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Full text of "Paléontologie française; description zoologique et géologique de tous les animaux mollusques et rayonnés fossiles de France"

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© 



PALEONTOLOGIE 

FRANÇAISE. 



Ouvrages du m^me auteur, 
Qui se tj-ouvent 
Chez VICTOR MASSON, libraire-editeur, rue et place de 
l'École- de Médecine, 17. 

TERRAINS CRÉTACÉS. 



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PALÉONTOLOGIE 



» 



Description zoologique et géologique 

DE TOUS 

LES ANIMAUX MOLLUSQOES ET RAYONNES 

J*065ilf5 ^c J-rancf, 

COMPRRNAM LEUR APPLICATION A LA RBCONNAISSANCB DES COUCBES, 

PARALCIDE D'ORBIGNY, 

DOCTEUR Es SCIENCES, PROFESSEIR, ADMINISTRATEUR (dE PALÉONTOLOSIe) 

DU MUSÉUM d'histoire NATURELLE DE PARIS, CHEVALIER DE L'ORDREHIPÉniAL 

BELA LÉGION-d'hONNECR, DE l'oEDRE DE SAINT-WLADIMIR DE RUSSIE, DE l'orDRE 

DE LA COURONNE DE FER D'AUTRICHE , OFFICIER DE LA LÉGION-d'hONNF.UII 

BOLTVIENNE; DES SOCIÉTÉS PHILOMATIQUE , DE GÉOLOGIE, DE GÉOGRAPHIE ET 

d'ethnologie DE PARIS, MEMERE HONORAIRE DE LA SOCIÉTÉ GÉOLOGIQUE DE 

LONDRES, DES ACADÉMIES ET SOCIÉTÉS SAVANTES DE TURIN, DE MADRID, DE 

HOSCOU, DE PHILADELPHIE, DE RATISEOSNE , DE MONTEVIDEO, DE 

DORDEAUX , DE NORMANDIE, DE LA ROCHELLE, DE SAINTES, 

DE BLOIS, DE LA MOSELLE, DE l'ïONNE, ETC.; 

AVEC 

Des Bgures de toutes les espèces, lilhographiccs d'après nature, 

Par MM. Willy cLE. Levasseur. 



TERMiAINS CRETACES, 

TOME SIXIEME, 

CONTENANT LES ÉCHINODERMES. 



PARIS, 

VICTOR MASSON, LIP.RATRE-ÉDITEÏIR, 
Piue et place de rÉcolc-dc-Médccinc, 17. 

185:^.— i.Hr)r>. 






Parif« — Impnniirii' di* r.ossoN , rac du Four Sjint-fîprmriin , /JS. 



PALEONTOLOGIE 

FRANÇAISE. 



TERRAIIXS CRÉTACÉS. 



QLAIRIiiMB EMBRANCHEMEM : ANIMAUX RAYOISiNÉS. 

ÉCHINODERMES. 



Après avoir passé en revue, dansDOire Paléontologie, fran- 
çaise, toutes les classes du troisième embranchemeiii des êtrt s, 
les animaux mollusques^ nous arrivons enfin au. (juairiènic oi 
dernier, celui ^%s animaux rajonncs. Chez ces derniers, la sy- 
métrie paire disparaît peu à peu pour être remplacée par une 
symétrie rayonnante autour d'un point central, ce qui les a 
fait désigner comme animaux rajonnés. Cependant nous di- 
rons que ce rayonnement est plutôt apparent que réel, au 
moins pour quelques classes. En effet, dans certains Éthino- 
dermes, on trouve encore une forme allongée qui montre, 
comme pour les animaux mollusques, des parties antérieures 
et postérieures, et même des punies qu'on peut diviser par 
paires , en régions droites et gauches. D'autres animaux 
rayonnes, les Acalèpkcs et les Zoophjics. ne montrent plus de 
VI. 1 



6 PALÉOM'OLOGIE FRANÇAISE, 

parties aiuérieiiies et posléiieiires, ni de parties paires, mais 
un rayonnemeni régulier de l'ensemble autour d'un centre 
( ommun, ofl'raot des divisions par trois, par quatre, par cinq, 
par six, par huit et ^nrdis. Ce sont certainement les animaux 
rayonnes par excellence ; car d'autres êtres, classés dans la 
même série, tels que les F or a mini f ères, les Infusoires et les 
Amorphozoaires, n'offrent réellement plus de formes rayon- 
nantes. Chez les Foraminifèrcs, avec des animaux d'une sim- 
p icité extrême et d'une organisation des plus inférieures, 
nous voyons des coquilles, symétriques ou non, d'une par- 
faite régularité, et qui, par leur diversité de formes, dans un 
ordre parfait de toutes les parties, les font réellement can- 
ti aster avec leur organisation. Chez les Amorpkozoaires , 
nous ne trouvons plus de formes régulières; plus de rayon- 
nement des parties animales ni des parties solides: il n'y a 
même plus de mouvement apparent, et leur inertie est telle 
que longtemps on les a classés plutôt parmi les végétaux que 
parmi les animaux. Ces différences si grandes entre les 
êtres de la grande division des animaux rayonnes, les a fait 
diviser ainsi qu'il suit. 

1" division. Zoophytes rayonnes^ contenant les classes des 
Echinodcrmes, des Acalèphes et des Zoophytes, où la forme 
rayonnée est la plus constante et la plus régulière. Ce sont 
nussi les plus parfaits par leur organisation cl la forme de 
leurs parties soiidts qui nous intéressent particulièrement. 

2* division. Zoophytes globuleux, contenant les classes 

(les Foraminif ères, des Infusoires et des Amorpliozoairea, ou 
Éponges, où l'on ne trouve plus qu'accidentellement la forme 
rayonnée, et où la partie charnue comme la partie solide 
ne présentent que des formes plus ou moins régulières dans 
un sens pair, ou des masses amorphes. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 7 

l" DIVISION. ZOOPHYTES RAYONNES. 

Les animaux de cette division, offrant des caractères 
différentiels très-tranchés, il est, pour ainsi dire, impossi- 
ble de tracer d'une manière générale leurs limites réel- 
les. Comme nous venons de le dire, ils offrent pourtant, 
le plus souvent, soit dans leur ensemble, soit dans leurs 
parties composantes, charnues ou testacées, des organes 
rayonnants autour d'un centre commun. On retrouve en- 
core chez eux, parmi les plus parfaits, une bouche et un anus 
distincts, et dès lors un véritable canal intestinal. Chez d'au- 
tres, et c'est le plus grand nombre, il n'y a qu'une bouche; 
les aliments étant digérés dans des régions spéciales. Les 
uns nagent vaguement dans les mers, quelques autres sont 
libres et rampent sur le sol au moyen d'organes locomoteurs 
spéciaux , mais, plus encore, sont fixés au sol par leur propre 
substance tégumentaire ou testacée. On trouve chez eux la 
vie individuelle séparée, ou la vie commune composée d'indi- 
vidus agrégés et souvent très-difficiles à isoler par l'analyse. 
Les uns n'ont aucun squelette testacé et n'ont pas laissé de 
représentants dans les couches terrestres, tandis que les au- 
tres ont des parties testacées solides sur lesquelles viennent 
s'attacher les différents organes internes et externes. Ceux 
ci nous ont laissé de nombreuses traces de leur existence dans 
tous les âges du monde géologique. Parmi les uns, chaque 
animal est pourvu extérieurement de nombreuses plaques ou 
petites pièces multiples, régulières, qui forment un squelette 
externe. Chez d'autres, au contraire, les parties solides sont 
internes, formées d'une seule pièce calcaire, d'autant plus 
volumineuse qu'elle se compose d'un plus grand nombre 
d'animaux agrégés, représentant néanmoins un ensemble 
régulier. 



8 PALÉONTOLOGJE FRAW^:A1S£. 

On les divise (îônéralemcnl en irois classes^ dont voici les 
caractères opposables. 
A Une enveloppe lestacëe externe, formée 

de nombreuses plaques. Le plus souvent 

une bouche et un anus distincts. ÉCHINODERMES. 

B Point d'enveloppe testacée externe , une 

bouche seulement et point d'anus dis- 
tinct. 

« Animaux mous, presque gélatineux, 
pourvus d'organes de locomotion qui 
leur permet de nager vaguement dans 
les mers. Point de parties teslacées in- 
ternes. Existence individuelle isolée. Acalèphis. 

bb Animaux charnus, fixés au sol par leurs 
téguments ou par des parties testacées 
internes , non divisés en plaques. Exis- 
tence le plus souvent agré;;ée, formée 
d'individus distincts ou confluents, réu- 
nis en colonies. ZoOPHYTis. 

1" classe. Les Égbinodermbs. 

Ce sont des animaux libres ou fixes. Libres, ils sont dispo- 
sés pour la reptation, et leur corps, irès-7arié de forme, est 
souvent couvert extérieurement d'une enveloppe légumen- 
laire, charnue ou testacée^ armée ou non de baguettes ou 
d'épines, ce qui leur a valu le nom d'Échinodtrmes. Des 
pores disposés en lignes régulières donnent issue à des ten- 
tacules terminés par des ventouses charnues. Lorsque ces 
animaux sont fixes, ils sont portés par un long pédoncule. 
Ils ont presque tous une bouche et un .Tnus distincts, et sur- 
tout treS'éloignéset a l'opposé l'un de Tauire. D'autres fois, 
ils nr prt'sen'cnl i]u'iirj<' ouverture buccale. 



TEBKAINS CRÉTACÉS. 9 

L'enveloppe solide des ÉchinoJermes, n'est point simple- 
ment une production des téguments qui entoure la masse 
générale du corps : c'est, au contraire, comme l'a pense 
M.Agassiz, une charpente solide, très-compliquée et intime- 
ment liée à tous les principaux organes. Les pièces des mâ- 
choires , lorsqu'elles existent , sont articulées avec ce test. 
L'anus, lorsqu'il existe, est entouré de plaques spéciales. Les 
baguettes s'articulent directement avec cette enveloppe tes- 
tacée externe. Toutes les parties organiques internes sont 
fixées aux parties solides et les modifient. Les ovaires ont 
extérieurement leurs plaques particulières. Les yeux ont 
aussi les leurs. Ainsi donc, sans aucun doute, le test ou l'en- 
veloppe testacée extérieure, dépend de l'organisation géné- 
rale, et en est une partie intégrante et essentielle, que cette 
enveloppe soit formée de pièces disjointes ou immédiatement 
réunies en un seul tout. Le moindre détail de structure de ces 
parties solides testacées a, en résumé, chez ces êtres, uni; 
immense importance que l'analyse démontrera dans l'élude 
partielle de ces singuliers animaux, et qui servira toujours à 
nous faire retrouver dans les genres et les espèces perdus, 
tous les caractères de l'être vivant. 

Les Holothuries ont une forme allonjjée, dès lors elles mon- 
trent des régions antérieures, postérieures et latérales. Cer- 
tains Echinoidea ollrent encore la même disposition très- 
apparente. On peut même dire qu'avec du soin on retrouve 
ces parties jusque dans les genres de l'apparence rayonnante 
la plus régulière; comme chez les Cidaris et les Oursins. C^tte 
disposition vient cependant se perdre chez les Asteioidca et 
les Crinoirlca, OÙ la forme rayonnée domine complètement la 
forme paire et la fait entièrement disparaître sous une foule 
de modifications de plaques testacées et ries différent"? or- 
ganes. 



10 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Les Échinodermes offrent, par leurs parties testace'es très- 
multiples, autant de conditions favorables de conservation, 
dans les couches terrestres, que les animaux mollusques. Les 
Échinoïdes montrent leur test ou leur coquille très-souvent 
entiers, et même on en possède avec' leur piquants encore 
en place tout autour. Cependant presque toujours ces parties 
sont séparées les unes des autres dans la fossilisation. Les 
Asteroidea et même les Crinoïdes sont moins souvent que 
les Échinoïdes conservées avec leurs parties réunies; l'on 
en connaît néanmoins un bon nombre d'espèces avec toutes 
ces parties réunies , et qu'on peut étudier presque aussi 
complètement que si elles étaient vivantes. Pour distinguer 
facilement les plaques ou parties séparées des Échinodermes 
des autres êtres fossiles, la nature a conservé à ces parties, 
lorsqu'elles sont à l'état calcaire, une cassure spathique qui, 
dans tous les cas, peut servir aies faire reconnaître. 

Nous croyons qu'on peut diviser régulièrement les Échino- 
dermes en cinq ordres différents , qui se distinguent aussi 
bien par leurs caractères zoologiques que par leurs parties 
solides conservées dans les couches terrestres. Voici leurs 
caractères différienliels en opposition les uns avec les 
autres. 
A Point de charpente testacée externe; Ordres. 

branchies externes. IIolotûuridba. 

]> Une charpente testacée externe ou in- 
terne, branchies internes. 

a lùisemble globuleux, point de bras. EciTiNoiDBA. 
b Ensemble stelliforme des bras. 
* Station normale la bouche en l)as, 
animaux toujours libres. 

z Bras creux , constituant des 
sinus de la cavité centrale, des 



TERRAINS CRÉTACRS. Il 

yeux à rexlrémité; ambulacres 
en dessous. Asteroidea. 

zz Bras pleins , simples organes 
de locomotion; point d'yeux à 
rexlrémité ni d'ambulacresen 
dessous. Ophiuroidea. 

** Station normale la bouche en haut, 
animaux le plus souvent fixes, bras 
pleins articulés. Cbinoidea. 

1" ordre. Holothuridea, d'Orb. 

Les Holothuries étant seulement représentées par des ani- 
maux mous, nous n'aurons pas à nous en occuper ici, puis- 
qu'elles n'ont pu laisser de traces de leur existence dans les 
couches terrestres. 

2' ordre. Echinoidea. 

Ensemble globuleux, discoïde, ovale ou allongé, convexe 
eu déprimé. Composé d'une coquille leslacée, externe, dans 
laquelle sont ouverts une bouche et un anus généralement 
opposés l'un à l'autre. 

Les organes de la digestion interne se composent d'une 
bouche , souvent du pharjnx^ de Vœsophage, de Vintesiin et 
de l'anus. La bouche a ou non un système dentaire. 

Les organes de la respiration consistenl en branchies exter- 
nes peu dévelopées, rameuses, placées autour de l'ouverture 
buccale ï elles sont au nombre de dix; et en branchies in- 
ternes, les plus développées se trouvent en dedans delà co- 
quille et y forment cinq rangées paires qui communiquent 
avec les ouvertures ocellaires. 

Les organes de la reproduction se composent d'ovaircs chez 
les femelles, et de testicules chez les mâles. Ces deux orga- 



12 l'ALÉONTOLOGIE FRANÇA.ISr:. 

nés, suivani les sexes, sont de même forme, et ont cinq par- 
ties allongées, internes, qui se terminent chacune à une des 
ouvertures génitales du sommet. 

Les organes du sens se composent, pour le tact, des tubes 
qui sortent par les cinq zones ambulacraires, et qui sont, en 
même temps, des organes de locomotion. 

MM. Forbes et Agassiz ont regardé comme organe de la 
vision , un organe pimenté entouré d'un cercle plus clair, 
placé dans les pores ocellaires des plaques qui se trouvent 
au sommet des ambulacres. 

Quelques auteurs, par exemple M. Dujardin, semblent (dans 
la 2' édition de Lamarck) ne pas croire à cet organe de la 
vue. Cependant le fait suivani, observé par M. Ferdinand de 
Candé, capitaine de vaisseau, qui commandait la ('léopâire 
dans les mers de la Chine, il y a quelques année:., le prouve- 
rait de la manière la plus péramptoire, et cela avec d'autant 
plus de certitude que M. de Candé ignorait qu'on eût trouvé 
des yeux chez les Échinides. Voici ce que cet habile obser- 
vateur m'a raconté. « J'examinais sur la côte, dans une fla- 
» que d'eau, un Oursin à longues baguettes (probablement 
» un Diadema), que je m'apprêtais à saisir lorsque je le vis 
» diriger de suite, dans la direction de ma main, toutes ses 
» baguettes, comme pour se défendre. Surpris de ccitp nia- 
» nœuvre, je voulus le saisir dans une autre direction ; imme- 
» diatement ses baguettes se dirigèi ent de ce nouveau côté. 
» Je pensai dès lors que l'Oursin nie voyait et se défendait 
« de mon approche ; mais cependant, pour savoir si ce mou- 
» vement de l'animal ne provenait pas d(^ l'agitation des eaux 
» à mon approche, je réiiéiai l'expérience avec Icnleur, «>t 
- même au-dessus de l'eau avec un bàlon. L'Oursin ayant 
' toujours dirigé ses bagtctlcs défensives fin rôit' do l'objet 
• qui s'approchait '!c lui, soit dans l'eau, soii en dehors, je 



Ti:Rr.\J\S CRÉTACKS. i% 

» dus ncquérir la certitude que les Ouisins y voyaient ceriai- 
>• nemenl, que leurs baguettes leur servaient de moyens de 
" défense. »> Nous croyons donc qu'après des observations 
directes faites par un horame aussi consciencieux, il ne peut 
rester de doutes sur l'organe visuel et sur la vue réelle des 
Échinoides. 

Maintenant que nous avons tracé à f[rands traits les carac- 
tères généraux de l'organisation des Échinoides, nous allons 
nous occuper plus spécialement de leurs parties testacées, 
qui, seules ayant pu se conserver dans l'écorce terrestre, mé- 
ritent notre attention toute particulière. Ces parties sont, 
pour nos recherches paléonlologiques, d'autant plus précieu- 
ses, qu'elles seules doivent nous révéler la disposition des 
organes qui existaient sur ces restes anéantis dans les diffé- 
rents âges géologiques. Nous allons aussi passer en revue la 
nomenclature et la terminologie de toutes les parties compo- 
santes adoptées dans nos descriptions. 

Terminologie ou analyse descnplii^e des parties composantes 
solides dfs Echinoides, 

Les auteurs ayant souvent varié dans la terminologie 
rigoureuse des parties solides composant les ÉchinoïJes, 
nous devons, pour l'intelligence des caractères et des des- 
criptions qui vont suivre, les delinir avec le plus grand 
détail. 

L'ensemble d'un être échinide se compose de deux parties 
(lisiincies ; d'un tout globuleux, diversilorme, rond, ovale, 
aplati ou conique, compose dune charpente de pièces testa- 
cées. Nous désignerons ce tout sous le nom de coquille (testa) 
(c'est la formc^ le test de M. Agassiz; la forme générale, le 
teai de M. des Moulins. 

Geite coquillt' est couvortr exiériiiurrmeiii do |.i('*ccs cpi- 



14 r,\T,KONTOTOr,IE FRANÇATSE. 

neuses qui s'en délacheni fucilcment, et que nous désifïne- 
rons toujours sous le nom dv baguettes (ce soni les épines, les 
baguettes, les bâtons calcaires^ l(\s pig^flM^s des auteurs). 
Nous analyserons d'abord la coquille dans toutes ses parties, 
et nous reviendrons plus tard sur les ba{]uettes. 

En parlant de la station normale d'existence des Échinoides 
qui vivent toujours la bouche en bas, nous appellerons dessus 
de la coquille les régions opposées à la bouche et supérieures 
lorsque l'animal rampe ou reste au repos (c'est le dos), et 
dessous , la face inférieure où se trouve la bouche (c'est le 
disque). Ces parties existent dans tous les Échinoides sans 
exception. 

Comme beaucoup d'Échinoides ont une forme oblongue ou 
irrégulière, et que la bouche n'est pas toujours centrale, nous 
donnerons comme régions antérieures les parties où se trouve 
la bouche lorsqu'elle est excentrique, ou, mieux encore, les 
parties opposées à l'anus ; et régions postérieures, celles op- 
posées à la bouche et où se trouve toujours l'anus. On peut 
toujours ramener à ces deux positions primordiales tous les 
Échinidcs, même ceux en apparence les plus irréguliers dans 
la forme rayonnée. 

Le point de plus grande convexité latérale, entre le dessus 
et le dessous, nous le désignerons comme pourtour (c'est 
Vambitus de quelques auteurs), ce pourtour est convexe, ar- 
rondi, anguleux ou caréné, suivant la plus ou moins grande 
épaisseur de la coquille. 

Pour nous la longueur de la cocjuille sera la distance qui 
existe entre les régions les plus antérieures et les régions les 
plus postérieures. La largeur sera lu distance d'un côté à 
l'autre à la partie la plus convexe des régions latérales , sur 
une ligne qui coupe à angle droit la longueur. La hauteur se 
piTiul toujours sur le poini le plus ('lovr*, vorlicalcmcnt, onUo 



TERRAINS CRÉTACÉS. 45 

le dessus et le dessous, sans avoir égard aux parties compo- 
santes. Celle coquille a consi'amment deux ouvertures, la 
bouche etV anus. 

La bouche est inférieure ; elle est le centre de Virradiation 
des ambulacres, et occupe, suivant les familles et les genres, 
des positions très-différentes. Elle est centrale, subcentrale ^ 
marginale ou antérieure. Elle consiste en une ouverture de la 
coquille, très-variable dans sa forme, ronde, ovale, penta- 
gone, décagone, transverse ; bilabièc lorsqu'elle a des lèvres 
distinctes. Quelques familles ont diverses plaques buccales 
rarement conservées dans l'état fossile, qui ferment en partie 
la bouche proprement dite ; d'autres ont de véritables mâ- 
choires tcstacécs au nombre de cinq, placées soit verticale- 
ment, soit horizontalement. 

L'anus est tantôt dessus au milieu, central ou suhcnntral; 
tantôt sur la face supérieure, postérieure .îw/>/f-t-/rt<era/e , 
supra-dorsale^ marginale ou infra-marginalo, suivant qu'il est 
en dessus , en dessous, plus ou moins éloigné de la bouche , 
et que sa position est relative à la bouche et au pourtour. 
Cette seconde ouverture de la coquille est ronde, ovale lon- 
gitudinalement, transverse. Dans la vie de l'animal et surtout 
dans les genres irréguliers, elle e^t en partie fermée par de 
petites plaques anales^ diversement disposées suivant les 
genres. A l'état fossile , ces pièces n'existent que très-rare- 
ment, et alors nous appelons anus toute l'ouverture laissées 
dans la coquille par l'anus même elles petites plaques ana- 
les qui devaient la fermer à létat de vie. 

La coquille, dans son ensemble, est composée d'un grand 
nombre de plaques \.Q%i'àC^&?,[plaqucties^assules, des auteurs) 
hexagonales ou polygonales,qui, suivant leur position ou leurs 
fonctions [par rapport aux organes qu'elles protègent ou 
qu'elles recouvrent, se coraitoseut, de quatre sortes de pia- 



16 FALliONTOr.OaiR fraxçaïse. 

ques, qui à elles seules composent toutes les coquilles. 

Le point de départ de toutes ces pièces, en dessus de la 
coquille, est généralement auprès ou au centre de la co- 
quille ; on le nomme sommet (apex), ce sommet est pour nous 
tout à fait indépendant du point où se trouve la plus grande 
hauteur de la coquille. Il se compose, du centre à la circon- 
férence : 1*» toujours de quatre à cinq plaques génitales , 2» 
de cinq plaques ocellaires, 3° de dix séries verticales de pla- 
ques ambulacraires ou plaques branchiales^ et4<' de dix séries 
de plaques interambulacraireSjOU plaques de reproduction. DàUS 
l'âge embryonnaire, les plaques génitales et ocellaires sont les 
premières formées, ainsi que celles qui entourent la bouche. 
L'accroissementse fait, entre ces deux centres, par la formation 
successive des plaques ambulacraires et interambulacraires, 
auprès des plaques génitales et ocellaires. Il en résulte que les 
deux premières séries, les plaques génitales et ocellaires, sont 
en nombre invariable, tandis que les deux autres séries de 
plaques ambulacraires et interambulacraires augmentent 
constamment de nombre au fur et à mesure que la coquille 
s'accroît, par la formation de nouvelles plaques semblables 
aux premières, à la jonction de ces plaques aux plaques 
ocellaires et génitales. 

Les plaques génitales sont au centre du sommet. Elles sont 
:uî noiiibre de quatre ou cinq. Chez les Échiuoides, où l'anus 
est au sommet, il y a cinq plaques qui entourent l'anus, et 
sont en contact entre elles. De ces cinq, l'une souvent plus 
.flfrande est postérieure, et les quatre autres latérales, rejiré- 
scnlent entre elles souvent une sorte d'étoile. Chacune est 
pcicc-e d'un pore qui est le pore génital, et ces quatre pores 
génitaux sont les orifices des organes df la génération mâles 
ou femelles, et corr('spondont au somm 't des cinq paires de 
|)l;i(|U(*s iiil<M:im!»ul:\cr'Mr' s. Lors(|ii(' l'aims osi ailleurs qu'au 



TERRAtiVS Cl'.HTACÉS. 17 

sommet, il y a géBéraiemeni quatre plaques {jénitales, tou- 
jours au sommet et correspondant aux quatre paires de pla- 
ques interambulacraires latérales; ces plaques génitales sont 
en contact entre elles, ou séparées. Quand elles sont en con- 
tact, elles sont généralement inégales. Il y en a deux à droite 
et deux à gauche ; mais l'antérieure droite est la plus grande 
et porte en arrière une partie radiée ou tuberculeuse qu'on 
désigne comme protubérance madiépori forme. Quand elles 
sont séparées, elles ne forment plus un|ensemble étoile, mais 
bien un ensemble oblong ou allongé et montrent deux pla- 
ques paires en avant et deux plaques paires en arrière , 
séparées par des plaques ocellaires également paires et in- 
terposées entre les plaques génitales. Ces plaques sont tou- 
jours percées chacune d'un pore génital , correspondant , 
comme dans l'autre cas, à l'extrémité interne supérieure de 
l'ovaire ou du testicule, et servant à laisser passer les œuls 
ou la liqueur séminale. 

Chez quelques genres pourvus de quatre plaques (genre 
Holectypus) , il y en a souvent une cinquième , non pourvue 
de pore qui correspond à la série impaire des plaques inler- 
ambulacraires, dans lesquelles Vanua est percé. C'est alors 
une plaque spéciale que nous désignons comme plaque com» 
fjlèmentaire. Elle n'a alors aucune fonction , et complète 
seulement la symt du côté de l'anus, ou il ne peut y avoir 
d'ovaire ni de testicule. 

Dans quelques autres genres exceptionnels (les genres 
Saîenia,Pcltastes et Acrosalenïa par exemple, paurvus d'anus 
au sommet, on voit au milieu des jilaques génitales, près de 
l'anus, isolée, et placée comme l'anus, entre les plaques gé- 
ni'ales, une sixième plaque que par sa position on a nommée 
plaque suranale. 

Les plaques ocellaires {j>laqites inte-r génitales de qucl- 
Vi. :i 



IS PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

ques auteurs), sont toujours au nombre de cinq. Chez les genres 
où l'anus est au sommet, et cbez le plus {jrand nombre des 
autres , les plaques ocellaires , irès-variables de formes, et 
de dimensions , mais généralement plus petites que les pla- 
quesgénitales, sont placées en dehors et entre ces dernières, 
savoir : une impaire antérieure correspondant à l'extrémité 
de l'ambulacre impair, deux de chaque côté correspondant 
aux extrémités des ambulacres paires, et intercalées entre 
les plaques génitales. Chacune est percée d'un pore qu'on 
désigne comme pore ocellaire , où passe le nerf de l'organe 
de la vision. Quelques genres seulement (Colljriles^Echinoco- 
ry8,Holaster et Cardiaster) font exception à celle règle; alors 
les cinq plaques ocellaires sont disposées de la manière sui- 
vante : une impaire en avant, entre les deux plaques génitales 
antérieures ; une paire antérieure sur la ligne médiane et 
en arrière de la paire antérieure des plaques géniiales, et une 
seconde paire, toujours sur la ligne médiane, enarrière delà 
paire postérieure de plaques génitales. 

On a souvent désigné l'ensemble de toutes ces pièces du 
sommet, comme pièces apicoles, ou appareil génital ; nOUS 
adoptons le dernier, employé plus généralement par y\. 
Agassiz. 

Comme on le voit, l'ensemble des plaques génitales , ocel- 
laires, complémentaires et surauales, lorsque ces deux der- 
nières cxisteul, foi munt ce que nous appelons sot/twte/, situé 
au centre d'irradiation supérieur, tandis que les plaques 
ambulacraires et interambulacraires, dont nous allons nous 
occuper, composent à (Ile/ seules tout le reste de la coquille. 
Elles consiituent en eiïot celle charpente remarquable formée 
de séries rayonantes de pièces, qui commencent aux pièces 
du sommet et se lermineut autour de la bouche. 

Les plaqufts ambulacrnires , OU hrnnchialfis^ fonniui, imi 



TEllFiAliNS CRÉTACÉS. 19 

partant, en dessus, du centre de chaque plaque ocellaire , 
cinq paires de plaques , qui se continuent de ce point, sans 
interruption jusqu'autour de la bouche, où elles se terminent. 
Chaque paire, de haut eu bas, forme une division allongée , 
comme la côte d'un melon par exemple, et se trouve séparée 
des autres, par une série jiaire de plaques interambulacrai- 
res. L'une de ces paires de plaques ambulacraires est anté- 
rieure et impaire, tandis que les autres sont latérales et pai- 
res, ou pour mieux dire, si l'un se borne à l'apparence chez 
les Échinoides réguliers , il y a cinq paires rayonnantes à 
égales distances, séparées par autant de paires de plaques 
interambulacraires. Chaque paire de plaques ambulacraires 
est formée d'un nombre illimité de plaques généralement 
allongées transverses, souvent six fois plus nombreuses que 
les plaques interambulacraires , mais généralement moins 
larges ; chacune néanmoins présente cinq ou six facettes ; 
une externe et deux internes très étroites ; une supérieure et 
une autre inférieure très-large. Chaque plaque est percée, le 
plus généralement, de deux porcs ambulacraires. La réunion 
de tous ces pores sur les deux séries de plaques ambulacrai- 
res, forme deux zones rayonnantes, qu'on appelle zones po- 
rifères.La réunion des deux zones porifères , par chacune 
des doubles séries de plaques, forme un «jw^zJacre, nom très- 
anciennement donné. Il résulte des cinq doubles séries c!e 
plaques ambulacraires , quechaque Echinoïde ofl're cinq am- 
bulacres. L'un antérieur unique qu'on désigne sous le nom 
d'ambulacre impair, et deux paires latérales nommées ambu- 
lacres i^airs antérieurs et ainhulacrcs pairs postérieurs. A. cha- 
que paire latérale on désigne, suivant sa position respective, 
l'une des zones ambulacratres,comme zone antérieure, ei l'au- 
tre comme 5o»ie;ws<erteMre.En résumé. il y aloujours, sur cha- 
que individu, mriis f -us ou moins complais ; cinq ambulacres, 



^20 PALIÎOlVTOLOniE FRANÇAISE. 

dix zones pori fores , chacune de ces dernières formées de 

deux zones de pores ambulacraires. 

Les portas ainbulacraires, suivantleurs formes, Sur Une zone, 
sont ronds, ohlongs , allongés, OU en larmes. Les pores de 
chaque zone, suivant leur disposition, sont e^a'i.T,ou inégaat, 
ils sont l'un par rapport à l'autre, <r,î;;siTr5c$ ou obliques; lors- 
qu ils sont réunis l'un àl'aulrs par un sillon iransverse, on les 
dil conjugales. 

Les zones porifères sont plus OU moins rapprochées ou 
écartées et laissent a'ors entre elles un espace plus ou moins 
}]rand ; ce sera toujours, dans nos descriptions, Vaire interpo- 
rifère. Il y a alors cinq aires : Vaire interporifère impaire OU 
antérieure, et les aires imerporifèrca latérales, dont les unes 
seront antérieures, les autres postérieures suivant leur posi- 
tion respective. 

1,\mbulacre formé des deux zones porifères , suivant sa 
forme, est simple quand les deux zones s'étendent en droite 
ligne, du sommet au pourtour. Quand, au contraire, les deux 
zones s'écartent l'uue de l'autre en partant du sommet, et 
qu'elles se rapprochent ensuite , en dessus, et qu'elles repré- 
senteiit la forme d'un pétale, on dit ambulacre pétaloïde. Lors- 
que le pétale n'est pas bien formé ni arrêté cà son extrémité , 
on dit alors ambulacre ■'<ubi)é(aln/ile.V imihuhcre est complet^ 
non interrompu quand il se continue sans interruption du 
sommet à la bouche. Il est in'errompu quand il s'clïace à une 
dislance quelconque du sommet, et reparaît autour de la 
bouche. Il est home quand il s'ellace tout à fait, plus ou 
moins loin du sommet, sans reparaître plus loin. 

Les séries de Plaques intcr ambulacraires, ont en lOUt les 
mêmes divisions que les plaques .imbularrairesavec !os(|uelles 
I Iles alternent dans la composition [jénérale de la coiiuiile. 
Lu eiïel, eu i>ailunidu ecnu»: do ciiiiiinc pièce ^eiiiialc, en 



TERRAINS CaÉTACl'S. "21 

dessus, chacune des cinq doubles séries se continue de même 
jusqu'à la bouche. Chacune en paniculier est formée d'une 
paire de séries de plaques, représntan t autant de zones, 
composées d'un nombre illimité de plaques, généralement 
hexagones et transverses, ayant deux petites facettes aux 
extrémités et deux grandes facettes : une en dessus, l'autre 
en dessous. Les plaques interambulacraires sont toujours 
infiniment plus grandes que les plaques ambulaoïaires, tt 
n'offrent aucun pore. Elles paraissent destinées à protéger 
les organes de la génération placés en dedans et vis-à-vis 
de ces plaques. Elles portent ordinnirement les plus forts 
tubercules, et dès lors les plus grosses baguettes. De ces 
cinq paires de plaques interambulicraires, l'une est impaire 
et postérieure ; elle renferme toujours, entre les deux sé- 
ries, l'ouverture de l'anus. Les quatre autres sont paires et 
suivant leur position, se désignent comme plaques interam- 
bulacraires paires antérieures et postérieures. On dit souvent 
dans les descriptions, pour les parties occupées par chaque 
série paire de ces plaques : rai/e interambulacraire, qui alors 
est impaire lorsqu'elle est postérieure^ et poire lorsqu'elle 
est latérale ; antérieure ou postérieure^ si elle est en avant 
ou en arrière, par rapport à l'ensemble de la coquille. 

Analyse des parties externes des Echinoides. 

Maintenant que nous avons successivement étudié toutes 
les pièces testacées qui composent la charpente d'une co- 
quille d'Échinoide, nous allons passer en revue d'autres ca- 
ractères qui, pour n'avoir pas la même valeur zoologique 
que les parties que nous venons de, décrire , ne sont pas 
moins très-utiles pour la circonscription des coupes secon- 
daires. Nousjvoulons parler des baguettes des pédicellaires et 
de leur point d'insertion sur la coquille. Pour linsoriicn de 



22 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE, 

ces parties, la surface eniière d'un Échinoïde est couverte 
d'éminences plus ou moins grosses, qui, suivant leur impor- 
tance, et le rôle qu'elles doivent jouer dans l'armure exté- 
rieure se nomment : tubercules ou granules. 

Les tubercules sont , chez tous les Échinoïdes, les plus 
{grosses protubérances, qui portent les plus grosses baguet- 
tes. C'est une saillie arrondie, conique à sa base, qui varie 
dans sa forme. Certains tubercules sont simples quand ils 
donnent immédiatement insertion à la baguette. On les dit 
mamelonnés , quand ils sont surmontés d'un petit mamelon 
rétréci à sa base. Les tubercules sont lisses ou crénelés ; on 
les dit lisses quand ils sont unis , et crénelés^ quand ils por- 
tent des crénelures rayonnantes à leur sommet, au-dessous 
du tubercule. Suivant que le sommet est ou non pourvu 
d'un petit trou , on les dit ^er/brc'.r ou imperforès. Les tuber- 
cules sont ordinairement entourés d'une partie lisse circu- 
laire, souvent concave, qu'on a nommée scrohicule. Les 
tubercules sont éjaux ou inégaux de taille. 

Par rapport à leur position relative, les tubercules sont 
épars et alors sans ordre sur la coquille, comme on le voit 
surtout chez les Échinoïdes où lanus n'est pas au centre su- 
périeur ; ou ils sont sériés, c'est-à-dire en lignes rayonnantes 
du sommet au bord. Cette dernière modification appartient 
surtout aux Échinoïdes dont l'anus est au sommet. Ils sont 
encore par lignes obliques ou trausverses, comme on le voit 
dans certains genres. On les distingue, suivant la place qu'ils 
occupent sur les plaques de la coquille, comme ambnlacrai- 
res et interanihulacndrcf, comme iiit<'rporifères, etc., Suivant 
les parties des plaques et dos aires où ils se trouvent places. 

Les granules^ aussi désignés comme tuherculcs iniliaircs^ 
sont très-pelits, toujours imperforés, et sans mamelons dis- 



TERRAINS GRÉTÂGÉS. 28 

tiocls. Ils sont ou scrohiculaires, annexes des véritables tu- 
bercules, indépendants et fascioJaires. 

Les granules sont indépendants et épars quand ils occupent 
irrégulièrement l'espace compris entre les tubercules, sans 
former des cercles réguliers autour de ceux-ci. 

Les granules sont scrobiculaires ^ lorsqu'ils forment une 
sorte de cercle régulier, serré autour du scrobicule des tu- 
bercules, qu'ils circonscrivent. Cette disposition se rencon- 
tre chez un grand nombre de genres d'Échinoides, réguliers 
et irréguliers. 

Les granules sont fasciolaires, lorsqu'ils servent à former 
ce que MM. Agassiz et Desor ont appelé fascioles. Ce sont 
des zones étroites d'apparence lisses, formées seulement de 
granules et servant à entourer certaines parties de la coquille, 
chez quelques Échinoïdes irréguliers. 

Suivant leur position, ces fascioles s'appellent péripètales 
quand ils circonscrivent les ambulacres , internes quand le 
fasciole circonscrit l'ambulacre impair, latéral lorsqu'il 
s'étend d'avant en arrière ou d'arrière en avant sur le 
côté, et sous-anal quand il est à la base de l'anus. C'est 
ainsi que MM. Agassiz et Desor les distinguent. 

Les tubercules et les granules donnent insertion , à la sur- 
face des Échinoïdes, à des baguettes de diverses formes et à 
des pédiccllaires ; les premiers paraissent être surtout des 
organes de défcDse,et les seconds semblent être des organes 
de préhension. 

Les bagtteites connues aussi suivant leurs formes sous les 
noms de pointes^ àe piquants ^Ôl' épines ^entowvent toute la co- 
quille. Elles sont fixées aux tubercules, au moyen de muscles 
et peuvent, à l'état dévie de l'animal, se diriger de tous les 
côtés. Ce sont, comme l'observation de M. de Candé le 
prouve, de véritables moyens de défense. Nous désignerons 



^ PALÉONTOLOGIE FRANfiAlSE. 

dans la bafjueite deux parties : la baguette elle-même, qui 
en forme toute la longueur, et le renjlement articulaire qui 
se trouve à la base. Le renflement articulaire est séparé du 
reste par un rétrécissement, et porte à l'extrémité inférieure 
la facette articulaire^ creuse , disposée pour s'implanter sur 
le tubercule. Les baguettes varient souvent à l'infini de 
de forme sur la même espèce dÊchinoides, même sur les 
plus caractérisés sous ce rapport, comme chez les Cidaris , 
suivant qu'elles sont placées sur les plaques ambulacraires 
ou interambulacraires,en dessus ou en dessous de la coquille. 
Elles n'offrent donc seules, sans la coquille qui les a portées , 
aucuns bons caractères spécifiques. Il est bien entendu que, 
suivant leur forme spéciale, ces baguettes sont aciculaires^ 
subuléesj baculiformes^ claviformes^ en palettes, en lames fo - 
liacées, etc., etc., de petites baguettes s'attachent aussi aux 
granules. 

Un petit organe décrit pour la première fois par 0. F. 
Muller sous le nom de pédicellaire, est très-variable de for- 
me. Suivant cette variation, ces organes ont été appelés par 
M. Valentin pédicellaires : gemiîiiformes^ tridactyles et ophi- 
céphales. Nous n'insisterons pas sur leurs descriptions puis- 
qu'elles manquent toujours à l'état fossile ; nous nous conten- 
terons de dire qu'elles sont éparses sur presque tous les 
points de certains oursins, mais qu'elles couvrent à elles 
seules ces fascioles si singuliers composés de granules qu'on 
remarque sur quelques Échinoïdts irréguliers des genres 
Echivobrisius Schizatter^ H miaster et Micraater. 

Éléments spécifiques sur les Échinoidcs. 

Comme l'avait déjà annoncé M. Agassiz, il csl peu de séries 
d'êlris (|ui oflrenl des caiacléros plus certains pour la divi- 



TKRUAINS CRÉTACÉS. 25 

sion des espèces et qui soient aussi propres à caractériser 
sûrement les étages géologiques, que les Échinoïdes. C'est, 
persuadé depuis longtemps de ce fait, que nous avons tou- 
jours recueilli depuis plus de trente ans , avec une scrupu- 
leuse attention, les espèces propres à chaque étage, à cha- 
que terrain dans les meilleures conditions slratigraphiques 
possibles. La nombreuse collection que nous avons réunie 
dans ces conditions favorables nous offre donc une base 
certaine et un point de départ d'une haute importance. Nous 
avions d'autant plus besoin de ces moyens de rectification , 
que toutes considérations géologiques certaines ne pouvaient 
résulter que d'éléments partiels bien constatés; quand, au 
contraire, toute idée d'ensemble, toutes les généralités géo- 
logiques basées sur des éléments fautifs ne peuvent qu'a- 
mener à des erreurs sans nombre et à des résultats géné- 
raux tout à fait inexacts et qui pèchent par la base. 

Nous avons été naturellement amené aux considérations 
qui précèdent en étudiant avec grand soin le Catalogue rai- 
sonné des Echinoïdes , publié en 1847 par MM. Agassiz et 
Desor. C'est certainement le catalogue le plus complet qui 
ait paru sur les Échinoïdes , et nous dirons le meilleur sous 
le rapport des généralités et des coupes génériques. Ces sa- 
vants s'élèvent, dans leurs conséquences générales, à une 
grande hauteur zoologique et entrevoient des généralités 
géologiques d'une haute importance. Cependant quand on 
veut descendre dans les détails qui servent de base à ces 
dernières généralités, on se demande comment ils ont pu les 
déduire des faits, quand ces faits eux-mêmes, loin d'être 
discutés à fond, offrent un si grand nombre d'inexactitudes 
géologiques. Nous n'avons nullement l'intention de critiquer 
les beaux travaux de ces deux auteurs, dont nous apprécions 
tout le savoir et la haute portée d'esprit; mais, habitue de 



26 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE, 

puis longtemps à l'analyse sévère des faits sur lesquels re- 
posent nos {|t'néraliiés paléontologiques , nous avons dû re- 
connaître à regret beaucoup d'erreurs dans leur catalogue 
raisonné. Ces erreurs reposent sur les spécialités, et surtout 
sur la détermination de l'espèce fossile et de son gisement 
géologique. Les genres dont ces messieurs ont fait les mono- 
graphies spéciales offrent des travaux consciencieux ; mais 
les genres non traités à fond par eux et dont les espèces sont 
seulement énumérées dans le catalogue précité , laissent 
beaucoup à désirer : pour le nom qu'elles doivent conserver, 
pour leur synonymie et surtout pour les localités géologiques 
indiquées. Nous avons voulu remonter aux sources dans ce 
travail spécifique sur les terrains crétacés, et le grand nom- 
bre de rectifications que nous sommes amené à faire , prou- 
vera plus que tout le reste ce que nous venons d'énoncer. 
Ces deux savants , ayant peu recueilli eux-mêmes d'Échi- 
nides dans les couches géologiques et ne s'étant pas occupes 
spécialement sur le terrain de l'étude stratigraphique, ont dû, 
pour le travail qu'ils avaient entrepris, prendre des rensei- 
gnements sur les collections, recevoir les communications de 
tout le monde , et reproduire , sans pouvoir les discuter, les 
éléments hétérogènes qu'on leur fournissaient. Pressés qu'ils 
étaient de partir pour rAmérii[ue, ils ont manqué de temps 
et ont dû précipiter la publication de leur catalogue imprimé 
après leur départ. Il en est résulté, daus les indications des 
localités et des âges géologiques, des erreurs nombreuses 
qu'il leur était impossible de découvrir et de rectifier. Dans 
notre Prodrome de Paléontologie stratigraphiqiie^ nous avons 
cherché à discuter, d'après les éléments que nous possédons, 
l'âge véritable des espèces fossiles citées dans le catalogue 
raisonné de MM. Agassiz et Desor, et à ramener les espèces 
à leur zone géologique bien certaine. Cependant nous nous 



TERRAINS CRÉTACKS. 27 

apercevons aujourd'hui que préalablement Tespèce même 
devait aussi être discutée, et que nos rectifications, loin d'être 
complètes, laissent encore subsister un grand nombre de 
fausses indications empruntées au Catalogue raisonné des 
Échinoïdes. Comme nous possédons un grand nombre de 
lypes déterminés par MM. Agassiz et Desor, nous'allons nous 
efforcer, par les recherches les plus minutieuses, de faire 
disparaître ces erreurs autant qu'il sera en notre pouvoir de 
le faire, afin d'arriver, dans les considérations générales que 
nous donnerons à la fin des Échinoïdes des terrains crétacés, 
à des résultats basés seulement sur les faits les plus cer- 
tains. 

Nous possédons dans notre collection un grand nombre 
d'espèces déterminées par MM. Agassiz et Desor, qui, réu- 
nies à beaucoup d'autres collections particulières également 
déterminées par ces savants , nous donneront les moyens de 
faire un travail assez complet. Nous devons à l'obligeance de 
M. le professeur Valenciennes la communication des Échi- 
noïdes fossiles des collections zoologiques du Muséum. Nous 
avons aussi consulté les collections géologiques de cet éta- 
blissement scientifique. Qu'il nous soit permis de remercier 
encore M. Albin Gras, de Grenoble, pour la communication 
des espèces traitées dans son intéressant travail sur l'Isère ; 
M. Cotteau, pour les types de sa collection et de ses travaux 
importants sur les Échinoïdes de l'Yonne ; MM. d'Archiac, 
Campiche, Pictet, Hébert, de Koninck, Bourgeois, Cailliaud, 
Raulin, Ricordeau,qui ont bien voulu mettre à notre dispo- 
sition le fruit de leurs incessantes recherches. C'est entouré 
de ces éléments nombreux , que nous allons entreprendre 
notre travail sur les Échinoïdes des terrains crétacés de 
France. 



28 PAriONT0L0«IE FRANÇAISE. 

Principes généraux de classification des genres et des espèces. 

Dans tous nos travaux, nous avons gardé un respect pres- 
que religieux pour l'antériorité de date, des noms de genres 
et d*e«/)èces. Nous trouvons que sans cette base rigoureuse de 
justice, il n'y aura dans les nomenclatures aucune stabilité , 
et la science restera dans Tincertilude la plus complète. 
Qu'un nom de genre et d'espèce ait éié donné par Linné 
même, ou par Lamarck, pour les travaux desquels nous pro- 
fessons certes une grande admiration, cela ne nous empê- 
chera nullement de le changer, si ce même genre, ou cette 
même espèce, avait reçu un autre nom à une date plus an- 
cienne. Pour nous, la date passe avant tout, malgré l'auto- 
rité des grands noms qui avaient cru pouvoir souvent ne rien 
garder des anciens travaux de leurs devanciers, parce qu'ils 
avaient créé une nouvelle méthode ou divisé les anciennes. 
Pour nous, le nom primitif d'un genre est sacré et ne peut 
disparaître, pas plus que le premier nom imposé à une es- 
pèce. Ces principes posés , discutons les méthodes elles- 
mêmes, en jetant un rapide coup d'œil sur les auteurs systé- 
matiques qui ont écrit sur les Échinoïdes et sur le dévelop- 
pement successif de la science à leur égard. 

Nous ne parlerons pas des premiers auteurs qui ont décrit 
ou figuré des Échinoïdes, avant de leur assigner un nom de 
genre, tels que Rousselet, Gesner en 1558, Lister, Mercati, 
Sloane, Romphius, etc., etc.; c'était l'enfance des sciences. 

Le premier auteur qui ait écrit systématiquement sur les 
Échinoïdes est, sans contredit, Breynius (1), en 1732. Cet 
auteur, en parlant du principe de la position de la bouche et 

(1) Dissertatio de Polythnlainiis, etc., scUediatma de Echinis. (îedani, 
i7H2. 



TERRArNS CRÉTACÉS. 29 

de l'anus, a donné une mélhotle très-ranoniiellê,dans laquelle il 
classe tous les Échinoïdes en sept genres qui sont les suivants. 

1" genre. Echinometra^ Breynius, 1732, créé pour les 
espèces dont l'anus est au centre supérieur et la bouche au 
centre inférieur, et opposés l'un à l'autre. Ce premier genre 
a été conservé par Guallieri, en 17^2 ; par Seba, en 1758; et 
par Van Phels, en 1770; mais il a été changé en Cidaris par 
Klein, en 1734; enEchinus par Linné, en 4758; et enEchi- 
nus et Cidaris, par Lamarck, qui supprimait tout à fait le nom 
ïEchinometra. Par le même motif qui nous guide aujour- 
ihui, nous avons retrouvé avec plaisir ce nom de genre dans 
les coupes nouvelles conservées par M. Agassiz, quoiqu'il 
attribue le genre Echinometra à Kiein, au lieu de l'attribuer 
à Breynius son créateur. 

2« genre. Echinoconus, Breynius, 1732. Les deux ouver- 
tures, l'anus et la touche, en dessons le premier en dedans du 
bord, le second au centre.Ce genre n'a été conservé par per- 
sonne. Klein, en 4734. l'a changé enConulus; Leske'4778\ en 
Echinites ; et Lamarck, malgré les trois noms génériques qu'il 
portait, lui en a donné un quatrième, celui de Gaîcritcs, que 
lousles auteurs postérieurs, sans exception, même M. Agas- 
siz, ont conservé , sans songer à Breynius. Nous sommes 
étonné que M. Agassiz, qui avec tant de justice est revenu 
aux coupes et aux noms donnés par Klein, Leske et Van 
Phels, ait, dans cette circonstance, préltré le nom impose 
par Lamarck, près d'un ;,iècle plus tard que celui de Brey- 
nius. Pour nous, nous restituons au genre Galerites de La- 
marck, son premier nom d'£c/a//oiy?/7<s3 imposé en 4732 par 
Breynius. 

3e genre. Echivocorjs ^ Breyr-ius, 4732. La bouche et 
l'anus en dessous : la première en avant, le second au bord 
mnr/;in:iî. Ce genre a été cons' rvé soui le r. ème nom p;ir 



âO PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Leske, en 177S ; et dans ce siècle par Parkinson, en 1S14 ; et 
par Mantell, en 1832. Klein, en 1734, l'a changé eu Galea; et 
Lamarck, en 1801, lui a imposé le nom à'Ananchyies^ qui, 
comme son genre Galeùtes^ a été conservé par M. Agassi z et 
par tous les auteurs sans exception, sans qu'on songeât au 
premier nom. On conçoit, comme pour le genre précédent, 
que nous revenions à la dénomination la plus ancienne, celle 
iV Eckinocorjs , qui remplacera dans noire travail celle 

(yAnanchytes. 

4'= genre. Echinanlhis^ Breynius, 1732, dont la bouche est 
presque centrale inférieure, et Tanus au bord marginal. Ce 
genre a été conservé par Gualtieri, en 1742; et Leske, en 
1778; mais a été changé en iScHfww par Klein, en 1734, en 
Clfpcaster par Lamarck, en 181G; et enfin en Echinolampas 
par M. Ciray, en 1834, M. Agassi/, et tous les autres auteurs 
ont conservé cette dénomination imposée par M. Gray, en 
supprimant le nom d'Echinanthus donné par Breynius si 
longtemps avant. Nous revenons, pour ce genre, à sa déno- 
mination la plus ancienne d'Echinanthus. 

5' genre. Eckinospaingus ^ Breynius, 1732, La bouche en 
dessous entre le centre et le bord ; l'anus en dessus du bord 
opposé, oblique par rapport à la première ouverture. Ce 
cinquième genre, comme le deuxième, n'a été conservé sous 
ce nom par personne. Klein l'a changé, en 173i; en Spatan- 
(jHs^ adopté par Lamarck et tous les auteurs. Nous sommes 
étonné que M. Agassi/,, si scrupuleux à restituer aux genres 
les noms imposés par Klein et Leske , l'ail tout à fait oublié 
dans les divisions qu'il a fait subir aux Spatangus de Kloin. 
Comme nous trouvons dans Breynius, sous le nom dEchi- 
nospalagus cordi forints le Toxastcr complanatns dc M. Agas- 
siz, nous leslituons au genre Toxastcr le mm d' Echinoapa- 
ta;n/s(\\\c lui a dunnc Brcvnius dès 1732. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 31 

6" {jcnrc. Echinohrissus , Breynius, 1732. Aiusi caraolé- 
risé : est Echinas cujus oris apertura CPiitrum basis fere oc- 
cupât, ani vero in vertice conspicitur, a centra aliquanlulum 
rentota, et in sinu quodam ori oblique opposita. En lisant ces 
caractères précis, et jetant les yeux sur les figures qu'il en 
donne, on reconnaît inimédiatemeni que le genre de Breynius 
correspond parfaitement au genre JSudcolitcs de Lamarck. 
Cependant personne ne l'a reconnu et n'a parlé du genre 
Echinobrissiis, Tous les auteurs, sans exception, n'ayant pas 
remonté à la source , ont admis le genre Nuclcoîites , que 
nous nous trouvons forcé aujourd'hui de changer en Echino- 
hrissus. 

7e genre. Echinodiscus ^ Breynius, 1732. Ce genre a élé 
adopté sous ce nom par Gualticri en 1742 , par Seba en 
17o8, par LCike et Davila en 177S. li a été changé en lio- 
tula par Klein en 173i, et en Scutella par Lamarck. En di- 
visant le genre Scutella de Lamarck en plusieurs genres, 
M. Agassiz aurait dû revenir au nom d'Echinodiscus pour 
l'une de ces divisions; mais il admit seulement le nom de 
Rotula donné par Klein, sans se souvenir de Breynius. Comme 
ce nom ne peut disparaître de la science, et que Breynius 
cite et figure comme espèces de son genre Echinodiscus les 
Rotula Rhuînphii et angusta de Klein et de M. Agassiz, nous 
nous trouvons forcé de restituer le nom d'Echinodiscus au 
genre Rotula de ce dernier, qui n'en est qu'un synonyme. 

Quand nous voyons M. Agassiz revenir avec tant de jus- 
lice à tous les noms de genres donnés par Klein, Van Phels et 
Leske, nous sommes à nous demander pourquoi il a oublié ceux 
antérieurement donnés par Bieyaius? ^'ous nous demandons 
encore, en partant du principe de l'antériorité, pourquoi il a 
préféré conserver les noms de Galerites , iVAnanchytet , 
d'Echinolampas^ de Nuckniiics et de Scutella , imposés au 



32 PALÉONTOLOGIK Fr.A^ÇATSE. 

comrni'ncemenl de ce siècle par Laniarck, quand ces genres 
avaient reçu, 68 ans avant, deBroynius, les noms d'Echino- 
conus , d^Echinocorj's , d^ Echinanthtis , d' Echinohrissiis , et 
d'Echinodiscus ? C'est sans doute par respect pour Lamarck ; 
mais alors, si Ton respectait ainsi les uns plutôt que les au- 
tres dans les nomenLlatures, il n'y aurait rien de stable et 
de cei tain dans la science ; tandis que le principe rigoureux 
de l'antériorité doit être le même pour tous les auteurs sans 
préférence aucune, afin de rétablir les nomenclatures sur un 
pied invariable. 

Nous ferons encore remarquer que les noms des genres de 
Breynius devaient d'autant mieux être conservés , qu'ils sont 
tous un composé dUEchimis comme racine, et d'un autre ad- 
jectif, comme Echinometra^Echinoconus ^ EchinOcorys^ Echi' 
nanihiis, Echinospatagus , Echinobrissiis et Echinodiscus. Ce 
mode de former les noms est, suivant notre manière d'envi- 
sager la nomenclature, un moyen d'une portée immense pour 
se rattacher toujours, par la pensée, à la souche primitive , 
et faciliter la mémoire, tout en étant, nous le répétons, la 
perfection par excellence de la nomenclature générique. 
C'est, du reste, la méihode rigoureuseque nous avons adoptée, 
dès 1839, dans nos Cr»rioic?es,en 1847 dans les Spongiaires, 
et ces dernières années dans les Bryozoaires. 

Deux ans après Breynius, Klein, en 1734 (1), fit un beau 
travail sur les ÉchiuoïJe.^; il établit quatorze genres basés 
.sur le même principe de la position de la bouclie et de l'a- 
nus, dont quelques-uns, déjà cités aux genres de Broynius, 
ne sont que les synonymes ; car Klein n'a pas conservé r.n 
seul des noms imposés par son prédécesseur. Après cr% ré- 
duciions, il hii rcsie em orc les noms dp Cidnris. de Clrprns, 



TERRAINS CRÉTACÉS. 55 

de Discoidea^ de Mellita, de Laganum, à'' Arachnoïdes , de 
Spatangiis et de Drissus , dont le premier et l'avanl-dernier 
ont été seuls adoptés par Lamarck en 1816, et tous les au- 
tres par M. Agassiz. de 4836 à 1847. Par la forme des noms, 
on voit qu'ils sont loin d'être aussi bien établis que ceux de 
Breynius, et qu'aucun ne réunit ce précieux accord de la 
racine commune à l'ensemble , et de l'adjeciif spécial au 
genre. 

Guallieri , en 1742 (1), divise tous les Ecliinoïdes en qua- 
tre genres empruntés à Breynius: les jEc/iimoffie/rfi, \esEchi- 
tiospatagus . les Echinantvs et\es Echinofiiscus. Cet auteur 
n'apporte donc rien de nouveau dans la science. 

Linné, en 1758 (2) , comme son compilateur Gmelin , en 
1789 (3), simplifient tout , en anéantissant à la fois tous les 
beaux travaux de leurs devanciers. Pour eux tous les Eclii- 
noïdes forment un seul genre, le genre Echinas, qui équi- 
vaut à l'ordre entier des Echinoides. 

Davila, en 1767 (4) , n'établit aucun nom nouveau ; il se 
contente d'adopter six des coupes génériques établies par 
Klein : les Cidaris^ les Spatanyus , les Brissus, les Scuta, les 
Placenta et les Rottila, sans s'occuper des travaux de Brey- 
nius. 

Van Pbels, en 1774(5), fait un immense travail sur les Echi- 
noides. Il avait apprécié en tout point les travaux importants 
de Breynius ; aussi trouvons-nous avec plaisir dans sa mé- 
ihode tous les genres de ce premier auteur, et la continuité 

(1) Index leslarum conchyliorum.Florence, 1742. 

(2) Systema nalurœ, xu* édition. 

(3) Systema naturœ, xiii' édition. 

(4) Catalogue systématique et raisonné, etc. Paris, 1767. 

(5) Brief van Cornélius Nozemann, over de Gewelsslehken, Rotterdam, 
4774. 

Tl. 3 



34 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE, 

des mêmes noms heureusement composés. C'est pour sui- 
vre ce principe rigoureux qu'il change à tort les noms 
imposés par Klein, pour leur donner une forme identique à 
ceux de Breynius. En dehors des noms de genres précédem- 
ment établis, et de ceux qui ne sont que les synonymes des 
genres de Klein , nous trouvons encore deux coupes nou- 
velles ; les Echinoneiis et les Echinocyanus^ rétablis plus tard 
par M. Agassiz. 

Leske, en 1778 (1), fait aussi un travail très- consciencieux 
sur les Échinoïdes, dans lequel il prend pour base la position 
de la bouche et de l'anus, et les noms de genres imposés par 
Klein, trois des noms de genres de Breynius [Echinanihus , 
Eckinocorys et Echitwdiscus^ et les deux genres nouveaux de 
Van Phels cités ci -dessus. Après les synonymes et les genres 
adoptés, il reste à Leske un seul genre nouveau, le genre 
Echinarachnius^ que plus tard M. Agassiz a heureusement 
adopté. Leske, comme Van Phels, est un excellent ouvrage 
pour l'époque où il a été publié, ei qu'on ne peut se dispen- 
ser de lire quand on veut étudier les Echinoïdes avec fruit. 

Nous arrivons enfin au savant auteur des animaux sans 
vertèbres. Lamarck, en 1801(2), établit ou conserve les gen- 
res suivants: Echinus, Galcrites , Echinoneus , Nucleoliles , 
Ananchjtes^ Spatangns^ Cassidiiltts et Clijpeisier. 

En 1816, il reprend plus longuement les caractères des 
onze genres suivants : les Soutella {Echinodiscns , de Brey- 
nius) ; les Cljpeastcr {Echinanthits, de Breynius); \esFihu- 
Inria (coupe nouvelle) ; les Echinoncus (de Van Phels) ; les 
Galcritcs {Echinoconus, de Breynius); les yinanchijies {^Echi- 

(1) I^(lition do Klein, avec AddUamenta ad Kleinii Echinodfrmata , 
Leipsig, 1778. 

(S) Extrait de son cniir< .>ii ixiil 



TERRAINS CRÉTACÉS. 85 

nucorys, de Breynius) ; Xe^Spalangus de Klein; {Echinospa- 
tagusj de Breynius) ; les Cassidulus (Lara.) ; les Nacleolites 
[Echinobrissus , de Breynius) ; les Echinas (genre de Linné) , 
et Cidaris (genre de Klein). En résumé, Lamarck a profité 
larjyementdes importants travaux de ses devanciers ; mais de 
tous les noms antérieurement donnés il ne conserve que les 
Echinoneus, les Spatangus, les Echinus et l£t> Cidaris; tandis 
qu'il donne, à lort selon nous, des noms nouveaux à cinq des 
genres de Breynius. Après ces réduciions, il reste en propre 
à Lamarck l'établissement de deux coupes génériques nou- 
velles, les Fibularia al les Cassidulus. Lamarck, comme ses 
devanciers, s'est servi, pour caractères plus spéciaux, de la 
position de la bouche et de l'anus ; mais il y a joint un carac- 
tère qui lui appartient "i propre, la forme des ambulacres. 

Après Lamarck, plusieurs auteurs ont bien décrit des 
Echinoïdes fossiles , tels que Faujas (histoire de Maestricht), 
Parkinson (organic Remanis), Schlolheen (Petrefactenk) , 
Brongniart (fossiles des environs de Paris) , Deslongchamps 
(dans l'Encyclopédie) , Risso (sur l'Europe méridionale) , 
Goldfuss (Petrefactenk), Marcel de Serres-, Deshayes (co- 
quilles caractéristiques) ; mais aucun de ces auteurs n'a éta- 
bli de coupes génériques nouvelles ; tous ont suivi la nomen- 
clature de Lamarck, excepté toutefois Parkinson en 1811 et 
Mantell en 1822 , qui ont adopté le genre Echinocorys de 
Breynius. 

Blainville, en 1834(1), se basant sur les caractères de po- 
sition de la bouche et de l'anus, sur la présence ou le manque 
de mâchoires, sur la forme générale , ronde ou allongée, sur 
les orifices des ovaires {pores génitaux), sur la nature des 
piquants (baguettes), sur les tubercules qui les portent et 

(1) Manuel cCActinologie, Paris ISS'i. 



36 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE, 

sur les ambulacres, a formé de l'ensemble dix-sept genres 
pris, soit dans ceux de Lamarck, soit dans ceux de VanPhels 
{Echinoneus et Echinocyamus), de Breynius {Echinodiscus 
et Echinometra) , de Klein {Laganus). Après ces noms déjà 
connus, et VEchinolampas de M. Gray (qui est V Echinait- 
thus de Breynius), il crée une coupe, VEchinoclj-pus, pour 
le Clrpeus de Klein ; de sorte qu'il ne reste aucun des noms 
de genres de Blainville. Tous les auteurs avant Lamarck n'a- 
vaient pris pour caractères que la position de la bouche et de 
l'anus. Lamarck y a introduit le caractère des ambulacres, et 
de Blainville les mâchoires, les pores génitaux, les tubercu- 
les et les baguettes. On voit qu'à l'exception des ouvertures 
ocellaires etdelaforme des plaques génitales, il ne restait 
plus à faire pour ses successeurs qu'à approfondir ces nou- 
veaux et importants éléments zoologiques d'étude pour per- 
fectionner les méthodes. 

En août 1835, M. Charles des Moulins (1) a fait paraître 
un premier mémoire sur les Échinoides. Ce mémoire, com- 
mencement d'un immense et important travail publié en 
1837, comprend deux tableaux où nous remarquons 17 gen- 
res basés sur l'élude comparative de toutes les parties zoo- 
logiques dont nous avons parlé à l'arlicle précédent , mais 
ayant principalement pour base la bouche , sa forme, ses 
appendices intérieurs et la forme des mâchoires. Ces genres 
sont ceux de Lamarck, à la- seule exception des Pyritia, des 
Echinocidaris, iiesEliocidaris et des Collyrites, qui sont nou- 
veaux et floivent rester dans la science. Le travail entier de 
M. Charles des Moulins , est d'une immense importance 
comme détails et comme synonymie; nous ne saurions trop 
conseiller sa lecture. 

(1) Etudes sur les Echinidet. 



TERRAINS CRÉTACIÎS. 57 

En même temps que M. des Moulins, deux auteurs s'oc- 
cupaient simultanément des Échinoides , M. Gray et M. 
Agassiz. 

M. Gray, dans plusieurs importants mémoires publiés en 
1834 et 1835, a établi plusieurs coupes génériques bien ca- 
ractérisées et conservées par M. Agassiz. Ce sont les genres 
Echinolampas (le même (\WEchinanthus de Breynius), Sale- 
nia^ j4stropjga^ Arbacia et Diadema, basés principalement 
sur les pièces génitales et l'ensemble du sommet ambula- 
craire. 

31. Agassiz a présenté , en 1854, une classification nou- 
velle des Échinides, imprimée seulement en 183G (1), dans 
laquelle, introduisant quelques éléments nouveaux, et sur- 
tout des éléments plus approfondis, basés sur toutes les par- 
ties, établit 28 genres parmi les Échinoides. Sur ces genres 
vingt rentrent dans les genres des auteurs indiqués ci-dessus. 
2 genres, les" Dysaster (le même que Collyrites de M. des 
Moulins), formant double emploi, et les Hemipneustes qui ne 
sont, pour nous, que des Holaster, doivent être supprimés. 
Ainsi dans la nouvelle méthode de M. Agassiz, il ne reste 
comme nouvelles coupes que les genres Holaster, Micrastei\ 
Amphidetus, Schizaster, Catopygus et Pygastei\ OU six gen- 
res nouveaux. Les anciens* sont rectifiés, et beaucoup d'es- 
pèces nouvelles sont introduites dans ia science. 

Une première Monographie des Échinoides vivants et fos- 
siles, imprimée en 1838, et contenant les SaUnia^ renferme 
plusieurs genres nouveaux : les Goniopygus , Peltastes et 
Goniophorus. 

Dans ses Échinides suisses, en 1839 et 1840, M. Agassiz a 

(1) Prodrome d'une monographie des Échinides, Mém. de Neuchllel, 
J836. 



^ PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE, 

créé quelques genres, tels que Pjgorhjnchus^ Conoclijpns^ 
Prgurus, Hjboclypus , Tetragramma, Acrocidaris, Pedina, 
Acrosalenia^ Hemicldaris tl Glypticus. 

Ed 1840, dans son Catalogue sy$t. Eclyporum Echinoder- 
matum fossilium Musei Neocomensis^ M. Agassiz a créé les 
genres Toxaster (auquel nous restituons le nom d'Echino- 
spatagus donné jCn 1732, par Breynius) ; Brisopais^ Nucleo- 
pygus, Globator, Caratomus , Amhlypygus^ Amphiope , En- 
copCf Echinopsis, Cyphosoma ^ Aeropeltis^ Cù'hpleurus, Co- 
diopsis^ Podopkora et Acrocladia. 

Dans son introduction à la Monographie des Scutelles, en 
1841, M. Agassiz annonce devoir créer, pour des espèces 
voisines des Oursins, les ^^livaTermopleurus , Pleurechi- 
nus^Microcj-phuSfTripneustcs, AniblypneusteSy Toxopneu- 
stes^ Stomopneusics, Tetrapygus et Agarites. Dans la Mono- 
graphie même, il établit encore les genres Runa, Lobophora^ 
Scuiellina et Moulinsia qui, avec les genres des auteurs an- 
ciens, se montent à treize. 

Une autre Monographie , publiée en 1842 par M. Desor, 
contient les Clypeasiroides ; elle comprend 11 genres, dont 
un seul est nouveau, Holeciypus^ et dix déjà cités plus haut. 
Enfin dans le Catalogue raisonné des Echinides^ publié en 
1847 par MM. Agassiz et Desor, nous trouvons réunis tous 
les genres créés successivement par M. Agassiz. C'est le ré- 
sumé de tous ses travaux partiels sur les Échinides. On re- 
connaît {dans ce travail 93 genres, sur lesquels 72 ont été 
dcerils anterieuremeni, et 21 nouveaux dont H sont créés 
p?r M. Agassiz : Ilcmidiadcma , E^ucosmus Salmacis , Poly- 
cyphuty Holopi.cvsics ^ Dendiastcr ^ Prgaulus , Archiacia ^ 
Asterostoma y Macroj vcuntcs Cl E!tipatagus. î^cuf Créva par 
M. Desor : Cciiiocidr.ris , Paleocidtirisj Mespilia , Bolelia , 



TERRAINS CRÉTACÉS. 39 

Lenita, Gualtieria^ Lovenia^ Breynia^ Hemiaster^ et enfin le 
genre Agassizia, créé par M. Valenciennes. 

Il est à remarquer que parmi ces coupes génériques qui 
doivent renfermer l'expression la plus complète des genres 
de M. Agassiz , nous ne retrouvons plus en 1847 les genres 
Amphiope^ Ancope^ Toxopneustes, Slomatopneustes^ Tetra- 
pygus et Agarites, que ce savant a indiqués en 1841 comme 
devant dépendre de la famille des Oursins. Nous en retrou- 
vons seulement quelques-uns : le Toxopneustes, comme sous- 
genre des Echinas, les Tetrapygus et Agarites comme SOUS- 
genre des Echinocidaris , etc., etc. JN'ous ne discutons ici 
aucune des coupes génériques éiablies par M. Agassiz, Bien 
qu'elles reposent sur des éléments très-divers de classifica- 
tion, et surtout d'une très-inégale valeur en zoologie, nous 
adoptonsi'ensemble, tout en nous réservant, dans cet ouvrage, 
d'en discuter sévèrement les détails. Nous regrettons cepen- 
dant que ce savant, appelé à élever pour aiusi dire un nouvel 
édifice sur les Échinoides, n'ait pas suivi, dans la terminolo- 
gie des coupes génériques, le précieux précédent des noms 
composés, établis par Breynius. Nous aurions voulu au moins 
trouver dans chaque famille, un principe de racine unique, 
dans la composition des noms au lieu des cléments hétérogè- 
nes de cette partie de sa nomenclature. 

Dans notre Prodrome de Paléontologie straiigraphique , 
écrit en 1847, nous avons adopté toutes les coupes généri- 
ques de M. Agassiz, ainsi que ses espèces. Nous nous sommes 
contenté de rectifier ce que la localité ou l'âge géologique 
paraissait avoir de fautif. C'est même, sous ce point de vue, 
pour avoir pris avec trop de confiance les travaux de cet 
auteur, que nous avons souvent nous-méme copié et pro- 
pagé des erreurs que nous rectifierons aujourd'hui avec le 
plus grand soin. 



ho PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Depuis les publications de M. Agassiz, trois personnes se 
sont occupées des Échinoïdes : MM. Albin Gras, Forbes et 
Cotleau. 

M. Albin Gras, dans un travail spécial et important sur les 
Échinoïdes du département de l'Isère, a décrit un bon nom- 
bre d'espèces nouvelles , mais n'a établi aucune nouvelle 
coupe générique. Son travail est fait avec beaucoup de 
conscience et donne beaucoup de rectifications sur les gise- 
ments géologiques. Nous avons eu communication de tous 
ses types. 

M. Forbes, si connu pour ses beaux travaux zoologiques 
sur beaucoup de points de la sciencejet en particulier sur les 
Échinodermes, continue dans les Memoirs of the geological 
Sitrvey^ of the United Kingdon, une suite de descriptions 
des plus importantes. C'est avec un grand plaisir que nous 
trouvons dans ses descriptions et ses belles figures une ana- 
lyse parfaite de tous les caractères, des genres et des espè- 
ces. M. Forbes n'admet pas tous les genres de M. Agassiz; il 
cherche à les restreindre le plus possible à ceux de Lamarck, 
ce qui ne l'erapôche pas , quand les besoins de la science 
l'exigent , de créer de nouveaux'genres. Nous pouvons citer 
sous ce rapport son genre Cardiaster établi en ItioO. 

M. Colleau a commencé la Monographie des'Échinoïdes 
du département de l'Yonne si varié dans sa constitution géo- 
logique. Nous devons donc y trouver des Échinoïdes de tous 
les étages jurassiques et crétacés, ou, pour mieux dire, des 
terrains qui en contiennent le plus. M.Cotteau fait un travail 
d'autant plus utile, qu'il a approtondi, par un grand nombre 
d'années de recherches, tout ce qui tient à la stratigraphie 
des espèces. Son travail, des plus consciencieux, bien fait et 
bien raisonné, sera rempli de rectifications importantes pour 
les gisements et pour les caractères des espèces. Il renfer- 



TERRAINS CRÉTACÉS. Û.! 

mera, à en juger par ce qui a déjà paru de cet important tra- 
vail, un bon nombre d'espèces nouvelles. Nous devons à son 
amitié la communication des Échinoïdes des terrains créta- 
cés ; qu'il nous soit permis de lui en témoigner ici notre sin- 
cère reconnaissance. 

Résumé sur la valeur comparative des organes dans la 
classification des Échinoïdes. 

Nous considérons, comme de première valeur, la place de 
la bouche et de l'anus par rapport aux organes de la généra- 
tion et de la vision. On voit, en effet, dans tous les Échinoï- 
des, deux divisions bien tranchées. Dans l'une, la bouche et 
l'anus sont toujours placés séparément et loin des organes 
reproducteurs, tandis que dans l'autre l'anus est, au con- 
traire, toujours au milieu des organes externes de la géné- 
ration et de la vision, dispositions qui entraînent avec elles 
de nombreuses et très-importaales modifications dans la dis- 
position de tous les organes. 

Viennent ensuite dans ces deux séries primordiales , la 
place respective des organes extérieurs de la génération, de 
la vision, et des orifices de la bouche et de l'anus ; car ces 
dispositions tiennent encore à des caractères zoologiques 
d'une haute importance, et, d'après notre manière de voir, 
doivent encore passer avant tous les autres caractères secon- 
daires. Ce seront les éléments de nos familles. La présence 
ou non de pièces mâchoires à la bouche, sont encore des ca- 
ractères d'une haute importance. 

Après tout ce qui tient aux organes delà reproduction, de 
la digestion et des sens, arrivent tous les détails qui tiennent 
aux ambulacres, et sont dès lors spéciaux à la respiration et 
à la locomotion. Là, en troisième lieu, nou» trouverons tou- 
jours les bonnes coupes génériques. 



18 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Jî reùie encore beaucoup d'autres caractères que nous re- 
gardons comme de troisième ordre. Ce sont des caractères de 
détails extérieurs, les pédicellaires ou les zones qu'ils forment, 
connues scus le nom defasciolesy en font partie. 

Enfin des caractères de moins de valeur générique sont 
ceux qui dépendent uniquement de la disposition et de la 
forme des tubercules. Cependant lorsqu'ils offrent des carac- 
tères constants parmi les espèces, ils ont souvent, à eux seuls, 
été pris pour caractères génériques. Nous en discuterons la 
valeur dans les recherches spéciales sur les Échinoïdes des 
terrains crétacés, afin de réduire, s'il y a lieu , quelques 
coupes génér'ques. 

En partant des principes qui précèdent, voici comment nous 
divisons l'ensemble des Échinoïdes en deux sous-ordres, les 
Echinoïdes irréguliers et réguliers. 

Sous-ordres. 

A Anus non opposé à la bouche , 
séparé des organes extérieurs 
de la reproduction et de la vi- 
sion. Généralement 4 plaques 
génitales perforées. Rarement 
une mâchoire testacée, alors 
formée de parties horizontales. Echinoïdes irréguliers. 

B Anus opposé à la bouche, placé 
au centre dts organes de la vi- 
sion et de la reproduction. 
5 plaques génitales perforées. 
Toujours une mâchoire testacée 
formée de parties verticales. Echinoïdes réguliers. 

1" sous- ordre ÉCHINOÏDES IRRÉGITLIERS. 

Anus non opposé à la bouche, placé en arrière , soit en 



TERRAINS CRÉTACÉS. 43 

dessous, soit en dessus, ou au bord marginal, toujours séparé 
et éloi^jné du sommel où sont les organes génitaux etde la vi- 
sion. Bouche en dessous, placée plus ou moins prèsducenire, 
ou le plus souvent antérieure. Le sommet se compose inva- 
riablement de 4 plaques géni'.aîes pourvues de pores géni- 
taux, et quelquefois d'une plaque complémentaire non per- 
forée , postérieure , et correspondant alors à la région de 
l'anuSjOÙilne peut y avoir d'organe de la reproduction, ce qui 
fait supposer qu'il n'y a que quatre lobes génitaux au lieu de 
cinq. Le plus souvent ces Échinoides manquent de mâchoires 
testacées; mais, lorsqu'ils en sont pourvus, ces mâchoires sont 
horizontales. La forme générale est ovale ou oblongue , 
tandis que la forme circulaire est exceptionnelle et spéciale 
à quelques genres seulement. Nous divisons cette série en 
cinq familles, avec les caractères opposés qui suivent : 

Familles. 
A 'Point de mâchoire testacée. 

o Appareil génital et ocellaire , sur une 
seule ligne longitudinale, formant un 
ensemble allongé. CoLLYRiiiDiE. 

b Appareil génital et ocellaire formant 
un cercle au sommet. 
* Point de plaque complémenlaire non 
perforée entre les quatre plaques 
génitales perforées. Ambulacre pe- 
taloïde. Bouche bilabiée. SPATANGiD^ai. 

** Une plaque complémentaire non 
perforée, entre les quatre plaques 
génitales perforées. Bouche non 
bilabiée. 
f Ambulacres pétaloides ; bouche 



lill PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE, 

excentrique; anus souvent supé- 
rieur. ECHINOBRISSIDA. 
■^■^ Ambulacres simples ; bouche pen- 
tagone ou décagone centrale ; 
anus souvent inférieur. ECHiNOCONiDiB. 
B Une mâchoire lestacée formée de pièces 
horizontales ; bouche inférieure cen- 
trale ; anus postérieur marginal ou in- 
framarginal; ambulacres pétaloïdes. ScuTELHOiE. 

4'e famille CoLLYRiTiDiE , d'Orb., 1833. 

appareil génital et appareil ocellaire , sur la même ligne 
médiane longitudinale , formant un ensemble allongé , com- 
posé : !• en avant d'une plaque ocellaire impaire, correspon- 
dant à l'ambulacre impair ; 2° en arrière de celle-ci, de deux 
plaques génitales paires en contact au milieu , généralement 
inégales ; 3° en arrière de ces deux plaques génitales anté- 
rieures, et sur la même ligne , de deux plaques ocellaires 
paires antérieures, en contact au milieu, et correspondant à 
l'extrémité des ambulacres pairs antérieurs; 4° de deux 
plaques génitales postérieures , comme les premières , en 
contact au milieu; et 5° enfin, en arrière, de deux plaques 
ocellaires paires pustérieures, aussi en coulacl au milieu, et 
correspondant à l'extrémité des ambulacres pairs posté- 
rieurs. Il en résulte que les deux paires de plaques génitales 
sont entièrement séparées sur la longueur , par les plaques 
ocellaires, et qu'elles n'ont entre elles aucun contact. L'al- 
longement des deux appareils réunis détermine l'écartement 
du sommet ambulacraire, dont les extrémités supérieures ne 
se rejoignent jamais dans leur convergence. Les ambulacres 
sont simples, non) pétaloïdes. Point d'appareil masticatoire. 
Douche subpentagonalc et imparfaitement bilabiiée. Anus 



TERRAINS CRÉTACÉS. ftS 

postérieur. Des cinq ambulacres , l'anlérieur impair diffère 
souvent des quatre autres. Des tubercules perforés, des gra- 
nules, rarement des fascioles. 

Rapport et différences. Cette famille se distingue nette- 
ment des Spatangidœ par les plaques génitales et ocellaires 
sur une même ligne longitudinale, par les plaques génitales 
non réunies ensemble, mais séparées en paires par les pla- 
ques ocellaires ; par la bouche moins bilabiée , par ses am- 
bulacres disjoints, par ses pores génitaux très-éloignés les 
uns des autres, par les pores ocellaires sur la même ligne et 
non autour des pores génitaux, et par les ambulacres non 
pétaloïdes. 

Cette famille ne se compose que d'espèces spéciales aux 
terrains jurassiques et crétacés. Encore des quatre genres 
que nous y classons, un seul, le genre Colljrites se Irouve- 
t-il dans ces deux terrains, tandis que tous les autres sont , 
au moins jusqu'à présent , spéciaux aux terrains crétacés 
seulement. 

Nous divisons ces genres de la manière suivante, en met- 
tant leurs caractères en opposition. 
A Deux sommets ambulacraires très-dis- 
tants, l'un au sommet antérieur , l'autre 
près de l'anus. Une protubérance poly- 
piforme. Collyrltes. 

B Un seul sommet arabulacraire , point de 
protubérance polypiforme. 
h Anus infra-marginal , point de sillon 

antérieur. Echinocorjs. 

bb Anussupra-marf|inal, presque toujours 
un sillon antérieur. 
c Point de fasciola Holaster. 

ce Un fasciole sous-anal et latétal. Cardiasier. 



ké PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

l*' genre. Collyrites, Deluc, 1831, Des Moulins 1S35. 

Dysaster^ Agassiz, 1S36. 

Appareil génital loul cDiier, près des trois ambulacres an- 
térieurs, et séparé des deux ambulacres postérieurs par un 
irès-lar{;e intervalle occupé , par la conliouation des très- 
larges plaques'de la région interambulacraire postérieure, qui 
passent sans s'interrompre d'un côté à l'autre. Il en résulte 
que les quatre pores génitaux , formant entre eux un carré 
long, sont en avant, deux eu avant et deux en arrière , de 
Tambulacre pair nnlérieur. Une protubérance polypiforme 
se voit à droite eu arrière du pore génital antérieur. Les 
plaques génitales sont placées deux en avant des ambulacres 
pairs antérieurs , et deux séparées entre elles par deux 
plaques ocellaires sur la même ligne que les plaques génita- 
les. Une plaque ocellaire impaire est intercalée entre les pla- 
ques génitales antérieures. Ces pores ocellaires correspondent 
au sommet des ambulacres antérieurs. Nous n'avons pu voir 
les pores ocellaires postérieurs. Us sont peut-être au sommet 
postérieur. Ambulacres disjoints formant deux sommets : 
l'un antérieur, l'autre postérieur près de l'anus, séparés par 
une grande distance. Ces ambulacres, néanmoins, sont visibles 
partout, et se continuent sans s'interrompre jusqu'à la bouche. 
Us sont à fleur de test , ou superliciels ; cependant Vambu- 
lacre impair est quelquefois dans un sillon. Tous sont formés 
de zones porifères, continues, égales, étroites, dont les pores 
sont ronds, ovales ou oblongs , non conjugués et égaux. A 
leur extrémité inférieure , autour de la bouche , les zones 
sont irrégulières et alternes sur trois ou quatre lignes, liouche 
d'aspect arrondi, mais dans le fait décagonale, placée en des- 
sous à la partie antérieure, ou subcenirale. yinus elliptique, 
postérieur, placé sur le bord raargin '. ou supra-marginal , 



TERRAINS CRlêTAC^S. 47 

généralement sans aire anale disiincie. Point de fasciole. 
Tubercules periovés, rares, petits et uniformes. Les granules 
qui les séparent sont petits. 

Rapports et différences. Les deux sommets des ambulacres 
de ce {jenre suffisent pour le distinguer nettement de tous les 
autres Échinoides connus. M. Michelin , en se basant sur 
la forme extérieure seulement , a cru devoir en séparer les 
espècestrès-élevées, sousle nom de Metaporhinus. Nous avons 
déjà dit que la forme extérieure ne pouvant, pour nous, être 
suffisante pour l'établissement d'une coupe générique, quand 
d'ailleurs tous les autres caractères étaient identiques. Nous 
ne pouvons, par celte raison , conserver le genre Metaporhi- 
nus, qui n'est qu'un Colljritcs. 

Histoire. En 1831, M. Deluc, de Genève, proposa à M. Des 
Moulins le nom de Collj-rites, po"" une es^:èce du genre qui 
nous occupe. Sous le même nom de CoUjriles^ M. Des Mou- 
lins, en juillet 1835, dans un travail général, institua définiti- 
vement ce genre , en citant les espèces qu'il y rapporte , et 
qui presque toutes en dépendent encore {Etudes sur lesÉchi- 
nides , l" mémoire , p. 46, -^ctes de la Société linnéenne de 
Bordeaux, t. Vil (1835). M. Agassiz, qui s'occupait aussi, lui 
de son côté, d'un travail analogue sur les Échinoides, a donné 
le même genre sous le nom de Dysaster. Il annonce avoir lu 
son travail à la Société d'histoire naturelle de Neufchâtel, en 
1834; mais ce travail n'a été réellement imprimé qu'en 1836, 
et avec les châtions des travaux des auteurs parus sur le 
même sujet, et publiés seulement en 1835, ce qui annonçait 
que le travail avait été modifié postérieurement à la lecture. 
En prenant la date manuscrite de la lettre de M. Deluc , le 
nom de Colljrites aurait une antériorité de trois années sur 
la communication également manuscrite de M. Agassiz, sur 
son genre Dysaster, et le nom de CoUyrites devrait être pré- 



48 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE, 

fére. En règle générale et certaine, c'est la date de l'impres- 
sion qui fait foi. Or, sous ce rapport, M. Des Moulins a fait 
imprimer son genre Collyrites en 1835 , tandis que le genre 
Dysaster de M. Agassiz ne l'a été qu'en 1836 , une année 
après. Il on résulterait, sans aucune incertitude, que le nom 
de CoUjrites, soit par la date manuscrite, soit par la date im- 
primée, est réellement plus ancien que celui de Dysaster^ et 
qu'il doit être conservé au genre. Nous sommes heureux, en 
pouvant maintenir ce genre de notre savant compatriote, de 
rendre en même temps justice à ses laborieux et intéressants 
travaux sur les Échinoides,qui, pour ne pas avoir eu l'antério- 
riié de toutes leurs parties sur ceux de M. Agassiz, n'en ont I 
pas moins rendu de grands services à la science. 

Presque toutes les espèces du genre dépendent des ter- 
rains jurassiques. Cependant nous en connaissons quelques- 
unes dans les terrains crétacés. Les premières espèces nais- 
sent dans le 10^ étage bajocien ou l'oolite inférieure. Le maxi- 
mum de développement spécifique se trouve dans le 13*' étage 
oxfordien. Les dernières sont, jusqu'à présent , du 17* étage 
néocomien. 

Nous mentionnerons ici les espèces jurassiques citées dans 
notre Prodrome, et nous y ajouterons les espèces nouvelles 
décrites depuis par les auteurs, ou découvertes par nous. 

Espèce du 10* étage bajocien. 

Collyritei avellana^ d'Orb., 1853. Dy*o*^er are//n«a, Agass. 

et Desor, 2847. Cal., p- 139. Desor, Monogr. des Dysaster, 

p. 23, pi. l,fig. 1-4. France, Mouliers, Eayeux (Calvados). 

Collyritct Eudciii,à'Ovh. 1853. Dysaster Eudesii, Ac'ùSf^. 
et Desor, 1847. Cat., p. 139. Desor. Monogr. des Dysaster, 
p. 23, pi. 1, lig. 5-12. France, Baycux, Les Monticrs (Cal- 
vados). 



TERRAINS CRÉTACÉS. fiO 

Collijrites riiigenSyDes Moulins, 1837. Études sur les Écb.,p. 
368, n» 15. Dysaster ringens, Agass. et Desor, 1847, Cal., p. 
139, Desor, Monogr. des Dysaster, p. 21, pi. 1, fig. 12»17. 
Suisse, Goldenthal, Mont Terrible ; France, Besançon, Salins 
(Jura), Saint-Vigor, cat. p. 139. Desor. Port-en-Bessin(Calva- 
dos), Avallon(Yonne). 

Collj-rites œqtialis, d'Orb.^ iSSU.Djsattcr œqualis, Agassiz 
et Desor., 1847. Çat., p. 139. Port-en-Bessin (Calvados), 
Saint-Maixent (Deux-Sèvres). 

Collyrites analis , Des Moulins, 4837. Éludes sur les 
ÉchinideSjp. 368 n° 14. Dysaster analis, Agass. et Desor, 
1847. Cat., p. 137. Échin.-Suiss, , 1, p. 6, pi. 1, fig. 12-14. 
Suisse, Goldenthal, Fringeli (Soleure), Wallenburg, Egg et 
Hurq (Argovie); France, Saint-Maixenl (Deux-Sèvres); Mont- 
Terrible. 

Collyrites ^^fossisii, [d'Orb., 1853. Dysaster\ Agassizïi ^ 
d'Orb., 1847. Prod. de Paléont., I, p. 290. Étage 10% n» 494. 
Espèce un peu carrée, tronquée oLIiqnenient à son extré- 
mité et très-renflée du côté de la^bouche. France , Port-en- 
Bessin (Calvados). 

Espèces du \\.^ étage\hathonien, 

Collyrites bicordata , Des Moulins , 1837. Éludes sur les 
Échinides , p. 366, n" 9. Dysaster bicordatus , Agass. et De- 
sor, Cal., p. 137. Desor, Monogr. des Dysaster, p. 9, pi. 2, 
fig. 1-4. Suisse, Mutienz, près Bâle;;France, Banville (Cal- 
vados). 

Espèces du 12* étage callo^'ieni 

Collyrites ellipiica ^ Des;Moulins, 1837. Loc. cit., p. 364, 

n» 5. Dysaster ellipticus, Agass. et Desor, 1847. Cat,, p. 137. 

Desor., Monogr. des Dysaster, p. i2, pi. 2, f, 5-7. France, 

Chauffour, Marelles (Sarthe); Chàiil!on-sur-Seine (Yonne); 

VI. 4 



50 PALEONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Lifol (Vosges) ; Cbaumoni (Haute-Marne) ; La VouUe (Ardè- 

che); étang de La IMècbe, près Béfort. 

Collj-rites dorsnlis, d'Orb., 1853. Dysaster dorsalis, Agass. 
et Desor., 1847. Cat., p. 132. France, Marolles (Sarthe). 

Collyrites transversa, d'Orb. Grande espèce de 61 milli- 
mètres de largeur. Sous ce nom, nous donnons une espèce 
cordiforme, dont la longueur n'a que les 90 centièmes de la 
largeur, et dont la hauteur est aussi grande que la lon- 
gueur. Elle est très-remarquable par sa forme transverse , 
son ensemble arrondi et sou large sillon antérieur. Du 12^ 
étage callovieu des environs d'Escraguolles (Var). Notre col- 
lection. 

Espèce du 12« étage oxfordien. 

Collyrites oraZia , Des Moulins, 1837, p. 368, n» 13. Dj- 
aaêter ofalis, Agassiz, 1836. Desor, Mon., p. 15, pi. 3, 
fig. 21-23. Salins, Bregille, près de Besançon ; Is-sur-Tille , 
Cbàtel-Censoir. 

Collyrites granulosa^H&s Mûulins, 1837, p. 304, u° 4. Dj-- 
saster granulosus, Agassiz, Desor, Mon., p. 17, pi. 3, li- 
gure 18-20. Coursoii (Yonne); Apremont ^Ain). 

Collyrites carinata , Des MoulinS , 1837, p. 366, U" 8. 
Dysa&ter carinatus ^ Agassiz , 1847. Cat., p. 138. Écbin., 
Suisse, 1, p. 4, pi. 1, fij,'. 4-6. Spalan^us carin(\tus, Goldf. 
pi. 46, fig. 4. Urach, Gunsberg, ScbafFbouse, Poreulruy, 
Amberg. 

Collyrites capistrati , Des Moulins, 18j7, p. 360, n» 7. 
Djsaater capistratus , Agass., 1847. Cat., p. 138. Écliin., 
Suisse, 1, p. 7, pi. 4, fig. 1-3. Mon. des Dysast., pi. 3, 
fi;;. 12-14. Spatnnjiis cnpistr alita , GoUiï., pi. 40, fig. 5, 
Bayreulb; Suisse, SchalThouse, Moui-Terrible (Berne). 

Colljriiea aubsemiglobita^ d'Orb., lSii3. Dysaater ttini- 



TERRAINS CRÉTACÉS. 51 

glohosns, Desor. Monojjr. des Dysast., p. IS, pi. 1, fig. 10- 
12. Agass. 1847. Cat., p. 138. (Non Des Moulins, 1837, 
n° 11). Bavière, Pappcnheim et Manheim. 

Espèce du 14e étage corallien. 

Colljrrites Buchii , dOrb. , 1S53. Djsaster Buckii, Desor 
Monogr. des Dysast., p. 21, pi. 3, fig. 9-11. Agass., 1847. 
Cat., p. 139. Slockach (Grand-Duché de Bade); Suchingen. 

Collj-rites Michelini ^ d'Orb., iSô5. Dysaster Mickelini , 
Agass. et Desor., 1847. Cat., p. 139. France, Drayes, Chaiel- 
Censoir (Yonne). 

Collyiitet Lorj-i , d'Orb., 1853. Djsaster Loryi, Albin- 
Gras, 18o2. Catalogue des Fossiles de l'Isère , p. 14 et 49, 
pl.fc2, fig. 4, 5. Du 14' étage corallien d'Échaillon (Isère). 
Collection de M. Gras. 

Collyrites elongata^ d'Orb., 1853. Hypoclj-pus elongatus, 
Albin Gras, 1852. Calai, des Foss. de l'Isère, p. 14 et 49, 
pi. 2, fig. 1-3. Du 14' étage corallien d'Échaillon (Isère). 
Collection de M. Gras. 

Espèces du 15* étage kimméridgien. 

Collyrites anasteroïdes^ d'Orb., 1853. Djrsaster anasteroi- 
rf«», Leymerie, 1846, Statist. analyt. de l'Aube, p. 239. (Non 
Agassiz, \^^l).J)ysaster suprajurensis , d'Orb., 1847. Prodr. 
2, p. 55. Étage 15», n° 183. Le Rocher, près de La Rochelle 
(Charente-Inférieure) . 

Les espèces crétacées ont été figurées avec leurs noms 
dans la Paléontologie. 

En résumé, le genre Collyrites apparaît pour la première 
fois à son maximum de développement spécifique au 10' 
étage bajocien ; il occupe tous les étages jurassiques, et 
montre enfin ses dernière» espèces dans le 17» éiage cré- 
tacé. 



52 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

N» 2097. COLLYRITES SDBELONGATA, d'Otb. , 1853. 

PI. 801, fig. 1-6. 

Dysaster anasteroïdes, Agassiz et Desor, 1847, Cat. rais, 
des Échin., p. 138 (non Leym., 1846). 

Id., d'Orb, , lSi7, Prod. 2, p. 87, n" 465. D'après 
M. Agassiz. 

Id., A. Gras, 1848. Ours, de l'Isère, p. 67, pi. 4, fig. H, 
12. 

Id., A. Gras, 1852. Cat., p. 26, n" 47. 

Collj-rites «longata , d'Orb., 1853. Foj-cz pi. 801, fig. 
1-6. 

Dimensions. Longueur totale, 31 millimètres, par rapport 
à la longuenr.Largeur, 70 centièmes. Hauteur, 65 centièmes. 

Coquille oblongue, élargie et arrondie en avant, tronquée 
et pourvue de deux angles en arrière , dont la hauteur est 
des 65 centièmes de la longueur , et dont le grand diamètre I 
transversal est au tiers antérieur. Dessus formant une courbe 
déprimée en arrière pour Taire anale, la plus grande épais- 
seur est au sommet antérieur placé à la moitié antérieure. Le 
pourtour est arrondi, placé près de \.\ base. Dessous peu 
convexe, cxcavé autour de la bouche, plus élevé sur la ré- 
gion médiane postérieure. Bouche très- petite, placée en 
avant du tiers antérieur. 'Anus ovale longitudinalement , 
placé à la région supra-marginale, à une grande distance du 
bord postérieur , dans une aire plane, terminée en arrière 
par deux angles, yimhulacrcs ncn visibles, à l'exception de 
Vamhulacrc impaii\ placé dans Une sorte de sillon particu- 
lier irès-prononcé , où les pores sont obliqnes , espacés et 
irès-piononcés. Nous n'avons pas pu apercevoir les ambu- 
lacres du sommet postérieur. 

lioijoTh (t lUffrrciices, Ccilc cspèce, par son allongement 



TERRAINS CRÉTACÉS. 53 

sa forme tronquée en arrière, se rapprocheMu C. granulo- 
sus ; mais elle s'en disliogue par sa^plus grande longueur , 
par son extrémité postérieure plus étroite, par son dessous 
moins creusé, par son sillon supérieur bien plus long, pro- 
longé jusqu'à près de la moitié de la longueur au lieu de 
n'en occuper que le tiers antérieur. 

//w/oiVe. M. Agassiz etDesor,dans leur Catalogue rai - 
sonné, indiquent cette espèce sous le nom de Dysasier ana- 
tteroïdes, Leymerie, et sous ce nom , ils ont nommé tous les 
exemplaires de notre collection. Lorsque nous sommes re- 
montés à la source, nous avons reconnu que \e',Dysaster 
anasteroides, de M. Leymerie (1846), non décrit, mais indi- 
qué seulement dans la Statistique géologique de VAiibe , p. 
239, est du 15* étage kemméridgien et non du 17« étage néo- 
comien. C'est là aussi que M. Coiteau et nous, l'avons ren- 
contré. VAnasteroid's de MM. Agassiz et Desor n'est donc 
pas V Anasteroides de M. Leymerie (le même que notre Dy- 
taster suprajnrensis. Prod., étage 15^, n° 183). Il résulte de 
celte méprise de MM. Agassiz et Desor : 1° que l'espèce citée 
par lui comme Anasteroides^ doit recevoir un nouveau nom, 
puisque ce n'est pas V Anasteroides de M. Leymerie, et nous 
lui imposons celui de Collyrites suhelongatn ; et 1° que l'es- 
pèce de M. Leymerie sera notre CoUyrites anaatoroides , 
portant pour synonyme le Dj-sasfer mhrajnrensis de notre 
Prodrome, qui lui est identique. 

Localité. Celte espèce est caractéristique de l'étage néo- 
comien inférieur. Elle se trouve surtout aux Lattes; à Ex- 
cragnolles (montée de Saint-Marlia) ; à la Martre (Var); près 
de Casiellane (Basses-Alpes); à Néron (Isère); à la Chartreuse, 
au-dessous du pont de Péraut; à Mariigues ^Bouches-du- 
Rhône). 

Explication des figures. PI. 801 , fig. I , grandeur natu- 



64 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE, 

turelle; fig. 2, coquille grossie, vue en dessus; fig. 3, des- 
sous ; fig. 4, profil longiiudinul ; fig. 5, le même plus forte- 
ment grossi; fig. 6, une plaque grossie. (Les tubercules 
sont trop gros et trop saillants dans toutes les figures.) De 
notre collection. 

N° 2098. COLLYRiTBS ovoLDM, d'Orb., 1853. 

PI. 801, fig. 7-13. 

D/saster opuluvi ^ hesov , iSi'l. Mon. des Dis., p. 22, 
n" 15, pi. 3, fig. 5-8. 
/J., Agass. et Desor, 1847. Calai, rais., p. 139. 
Jd., d'Orb., 1847. Prod. 2, p. 87, étage 17% n° 464. 
Id., A. Gras, 1848. Ours, de l'Isère, p. 66. 
/</., A. Gras, 1852. Catalogue, p. 26, n° 46. 

Dimensions. Longueur totale, 22 millimètres, par rapport 
à la longueur : Largeur 90 centièmes. Hauteur , 75 cen- 
tièmes. 

Coquille ovale, cordiforme, élargie et un peu sinueuse en 
avant , acuminée en arrière , dont la hauteur est des trois 
quarts de la longueur, et dont le grand diamètre transversal 
est au tiers antérieur. Dessus très-bombé , arrondi et obtu% 
en avant, moins bombé en dessus , mais très-conyexe en ar- 
rière. La plus grande épaisseur est au sommet; ambulacre su- 
périeur siiué au tiers antérieur, le pourtour irès-conveie l'est 
plus vers la moitié de la hauteur. Dessous conveiie, surtout à la 
région médiane postérieure. Bouche petite, oblique, presque 
ronde, placée au quart antérieur de la longueur. y4nus ovale 
transversalement, placé à la ngion infra-mar{;inale, un peu 
au-dessous de la grande convexité posiirieure , sans area. 
Amhulacres à peine visibles. \.' amhulacre impair esi dans un 
sillon profond, en partant de la bouche, mais scffaçaut avant 



TERRA INS CRÉTACÉS, 55 

d'avoir atteint le sommet. Tnhercules gros, surtout en des- 
sous. 

Rapports et différences. La forme ovale cordiforme , au 
lieu d'être allongée , distingue cette espèce de tous les 
Collyrites des terrains crétacés. 

Localité. Elle est encore spéciale à la partie inférieure du 
17* étage néocomien, et a été rencontrée à Censeau (Jura) ; 
au Fonianil, près de Grenoble (Isère); aux environs de la 
Malle (Var) ; à la Chaux-de-Fonds, canton de Keufchâtel, et 
à Sainte-Croix , canton de Vaud (Suisse), par MM. Marcou, 
Kœclîlin, Albin Gras, Campiche, et par nous. 

Explication des figures. PI. 801, fig. 7, grandeur naturelle; 
fig. 8, coquille grossie, vue en dessus; fig. 9, la même, en 
dessous; fig. 10, profil longitudinal; fig. H, la même, plus 
fortement grossie ; fig. 12, une plaque plus fortement gros- 
sie ; fig. 13, un tubercule plus grossi encore. De notre col- 
lection. 

N» 2099. Collyrites Gdeymardi, d'Orb., 1853. 

PI. 833. 

Metaporhinus Gueymardi^ A. Gras 1848. Desc. des Ours, 
foss. de l'Isère, p. 09, pi. 5, fig. 4-C, 

Dj-saster Gueymardi^ A. Gras, 1852. Cat. des corps orga- 
nisés, p. 26, n° 48. • 

Dimensions. Longueur 50 millimètres. Par rapport à la 
longueur, largeur, 82 centièmes ; épaisseur 65 centièmes. 

To^utï/s ovale, élargie au milieu, rélrécie et échancréeaux 
deux extrémités, dont la hauteur est des 05 centièmes de la 
longueur et dont le grand diamètre transversal est au milieu. 
Dessus très-convexe, en toit arqué, presque caréné sur la 
ligne médiane et tronqué obtusément à ses extrémités. La 
ligue médiane est plus élevée en avant qu'en arrière, envi- 



56 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE, 

ron vers le sommet antérieur placé au quart antérieur. Le 
pourtour uu peu anguleux est presque à la base. Dessous peu 
convexe, un peu creusé en avant de la bouche; tandis qu'en 
arrière de celle-ci part une partie élevée médiane'postérieure 
qui bientôt se sépare en deux côies pour se continuer jus- 
qu'à l'aire anale. Bouche très-en avant. Anus grand, placé 
en haut d'une aire anale creusée et bordée de bourrelet , 
près des régions supérieures, y^wftw/ocres très-visibles. L'i/n- 
pair dans un sillon antérieur, les ambulacres pairs flexueux 
larges, formés de zones composées de pores égaux, en larmes 
dirigés de dedans en dehors. 

Rapports et différences. Avec une forme élevée comme 
chez le C. Munsteri^ celle-ci est moins élevée, plus ovale , et 
non cordiforme ; elle s'en dislingue encore par l'élévation 
médiane inférieure bifurquée. 

Localité, M. Albin Gras l'a découverte dans la partie infé- 
rieure du 17« étage néocomien, au Fontanil, près de Grenoble 
(Isère). 

En supprimant le sous-genre Metaporhinus^ et changeant, 
par suite de la priorité de date, le nom de Dysaster en Collij- 
rites, cette espèce, sous son nom spécifique donné par M. 
Albin Gras, change seulement de nom de genre. S 

Explication des figures. PI. 833, fig. 1 , coquillç de gran- 
deur naturelle, vue en dessus, restaurée sur plusieurs échan- 
tillons ; fig.'î, la même en dessous ; fig. 3, la même, de profil 
dans le sens longitudinal ; fig. 4, profil transversal du côté 
de la bouche ; fig. 6; profil du côté de l'anus; fig, 6, une 
partie grossie de Tambulacre pair antérieur. Collection de 
M. Albin Gras, à Grenoble. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 57 

N<» 2100. CoLLYRiTES OBLONGA, d'Orb,, 18o3. 

PI. 834. 
Dimensions. Longueur totale, 24 millimètres. Par rapport à 
la longueur : largeur, 80 centièmes ; hauteur, 61 centièmes. 
Coquille oblongue, élargie et un pen sinueuse en avant , 
irès-rétrëcie et obtuse en arrière, dont la hauteur est des 61 
centièmes de la longueur, et dont le grand diamètre trans- 
versal est au tiers antérieur. Dessus convexe, arrondi en 
avant , s'élevant jusqu'au sommet antérieur, où est la plus 
grande épaisseur au tiers antérieur, et de là, en pente douce 
jusqu'au-dessus de l'anus , où une aire un peu tronquée 
et presque verticale , se continue jusqu'à la base. Le 
pourtour très-convexe et arrondi est assez prés de la 
base. Dessous convexe à la région médiane postérieure, 
où se remarquent quelques saillies , et sur les côtés 
antérieurs , creusé autour de la bouche et un peu au 
commencement des ambulacres pairs postérieurs. Boucht 
petite, placée au tiers antérieur de la longueur, ^^nws pres- 
que rond, supramarginal , placé à une grande distance du 
bord inférieur, au sommet d'une aire plane , un peu excavée 
au milieu. Ambulacres irès-visibles partout, des sommets jus- 
qu'à la bouche. Ambuiacre impair placé dans un sillon assez 
profond près de la bouche, puis s'efFaçani peu à peu sans 
arriver au sommet, ambulacres pairs antérieurs flexutux , 
larges, formés de larges plaques. Zones porifères à peine 
distinctes, placées en dehors des plaques et formées de deux 
petits pore* ronds inclinés en sens invers, appareil génital 
comme nous l'avons décrit au genre. 

Rcpportt et différences. Celte espèce rappelle en gros la 
forme allongée du C. subelongata ; mais elle s'en distingue 
par plus de largeur, par ses ambulacres très-prononcées, et 
surtout par le manque d'anglss aux extrémités postérieures 
de l'aire anale. 



58 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Localité. Elle caractérise la partie inférieure du 17' ëtao[e 
néoLomiea de Censeau (Jura), où elle a été recueillie par M. 
Marcou. 

Explication des figures. Pi. 834, fig. 1 , coquille de gran- 
deur naturelle ; fig. 2, la même grossie, vue en dessus ; fig. 
3, dessous; fig. 4, profil longitudinal; fig. 5, profil transver- 
sal vu du côlé de la bouche; fig. 6, le même, vu du côté de 
l'anus ; fig. 7, plaques ambulacraires a a, et plaque interam- 
bulacraire. A, grossies; fig. 8, appareil génital grossi, a pla- 
que génitale antérieure droite, h plaque génitale antérieure 
gauche portant la protuhéranc polj-piforme. c c. plaques 
génitales postérieures, dd, plaquas ocellaires paires, c plaque 
ocellaire impaire antérieure. De notre collection. 

2* genre. Echinocorys, Breynius, 1732. 

Ânanchj'tes, Lamarck , 1801, auctorum. 

Appareil génital et appareil ocellaire , sur une seule ligne 
longitudinale, comme dans la famille. Bouche sub-bilabiée 
inférieure, en avant. Aims ovale infra-marginal inférieur, et 
au bord postérieur, amhulacres disjoints ; l'impair différent 
des autres, non placé dans un sillon; tous les ambulacres à 
fleur de test, formés de zones égales en largeur et de pores 
égaux, non conjugues, visibles partout en dessus. Point de 
fasciole. Tubercules crénelés égaux et assez rares en dessus. 
Coquille ovale, très-élevée ; test épais, ambulacres tous sem- 
blables, formés de zones égales et de pores éjjaux. 

Rapports et diférences. Ce genre se distingue du précédent 
par un seul sommet ambulacraire central, au lieu de deux , 
et ides deux suivants : par son anus infra-marginal au lieu 
d'être supra-marginal, par son manque de sillon antérieur, 
par ses ambulacres égaux de forme et de largeur, ainsi que 
par ses zones ambulacraires c;jalcs de même que les porcs dont 



TERRAINS CRlîTACés. 59 

celles-ci sont formées. Nous dirons qu'à l'excepiion de la 
place inférieure de l'anus, et des ambulacres tous sembla- 
bles, nous n'attachons pas une grande importance aux autres 
caractères ; car certaines espèces 6'Holaster manquent du 
sillon antérieur , comme les Echinocorys, et ont les zones 
ambulacraires presque égales. 

Histoire. Ce qui constitue un genre dans les auteurs anciens 
c'est de trouver un nom générique et un nom spécifique dis- 
tincts ; or, Mercati en 1717, lorsqu'il parle des coquilles de 
ce genre, dit seulement:" Ananchytis,Sj-nochitis vel Pseudo- 
lepidotes. Mercati , ce que du reste son ouvrage démontre 
parfaitement , n'a donc pas établi de genres ni d'espèces- 
Nous n'en dirons pas de même de Breyiiius^qm, en 1732,dé- 
signe parfaitement ce genre sous le nom d'Echi7wcorys 
vulgaris. Klein, en 1734, lui donne le nom composé de 
Cassis galea ^ qu'on ne peut conserver; d'un autre côté 
Leske, en 1778, consacre aussi comme genre le nom d'£- 
chinocorys^ imposé par Breynius. Il est évident dès 'lors 
que c'est le plus ancien nom générique donné, et celui que 
tous les auteurs auraient dû conserver. Cependant, depuis, 
deux auteurs, Parkinson en 1811 et Mantell en 1821, 
l'ont adopté, tandis que tous les autres, contre la justice , en 
ont préféré un autre imposé 27 ans plus tard. En effet, Lu- 
marck, qui rarement a pris les noms donnés par ses devan- 
ciers, eu 1801, appliqua au genre Echinocorys de Breynius le 
nom nouveau d'^nanc/t/f es, qui, sans être discuté, fut sdmis 
par tous les auteurs indistinctement, parce qu'il était imposé 
par Lamarck. ^ous respectons sans doute beaucoup les ou- 
vrages du savant auteur des Animaux sans vertèbres, mais 
avant tout, nous nous devons à la justice, et comme Brey- 
nius a, siins qu'on puisse émettre aucun doute , parlaiienient 
élal)li, en 1732, 1(' genre EefUnoeorys. nous nous irouvoi:s 



60 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

dans l'obligation de le substituer à celui (ÏJnanchytes que 

Lamark ne lui a imposé qu'en 1801. 

Toutes les espèces de ce genre sont des terrains crétacés , 
mais se trouvent dans deux étages : une dans le 17* étage 
néocomien et les autres dans le 21' étage sénonien. 

En dehors des espèces que nous figurons ici, M. Rœmer a 
mentionné les Ananchj-tes spatangiformis, analis et latissi- 
ma.[Le premier nous paraît être le même que notre Epiaster 
aquitanicus. Le second est le Cardiaster pilula ; pour le 

troisième , nous doutons aussi qu'il puisse rentrer dans ce 
genre. 

N" 2101. ECBINOCORYS Grasanus, d'Orb., 1853. 
PI. 835. 

Dj-saster hemispheericus^ Albin Gras, 1848. Oursins foss.de 
l'Isère, p. 66, pi. 5, fig. 1-3. 

Ananchy tet hemisphœricus^ A.\h\n Gras, 1852.0ursins Foss. 
de l'Isère, p. 3i, n» 53 (non Brongniart, 1822 ; non Agassiz, 
1836). 

Dimensions. Longueur totale, 37 millimètres. Par rapport 
à la longueur : largeur, 92 centièmes; hauteur, 63 centièmes. 
Coquille elliptique, hémisphérique, un peu élargie et 
obtuse en avant, peu rétrécie et arrondie en arrière, dont la 
hauteur est des 63 centièmes de la longueur, et dont le grand 
diamètre transversal est environ aux deux cinquièmes anté- 
rieurs. Destus offrant une courbe hémisphérique régulière, 
dont le sommet est au milieu ; le pourtour très-arrondi, est 
presque à la base. Dessous très-concave, surtout autour de la 
bouche et de celle-ci vers les ré{;ions postérieures médio- 
latérales ; car le milieu postérieur est légèrement convexe. 
Bouché ovale transversalement , placée nu tiers antérieur. 
jinut rond, terminal, placé à la région infra-m»rginale. jim- 



I 



TERRAINS CRÉTACÉS. Cl 

hulacret non visibles (sur l'échantillon type), mais par la dis- 
position des plaques ambulacraires, on voit que les ambula- 
cres convergent vers le sommet sans se rencontrer, mais aussi 
saos former deux centres bien dictincls. 

Rapports et différences. La forme dé|)rimée de celte espèce, 
et son ensemble hémisphérique réf^ulier, suffisent bien pour 
la distinguer des autres. M. Albin Gras, dans son intéres- 
sant travail sur les Échinoïdes du département de l'Isère, a 
d'abord décrit cette espèce comme un Djsaster ; mais ensuite 
il le place dans le genre qui nous occupe jîous le nom 
d'j4nanchj-tes hemisphœricus . Sans pouvoir dire avec cer- 
titude auxquels des deux genres elle doit appartenir, à 
cause de son mauvais état de conservation , nous penchons 
cependant à croire, par la place de l'anus, par le manque de 
sillon antérieur et par le rapprochement des ambulacres au 
sommet^ qu'elle doit plutôt appartenir au genre Echinocorys. 
Mais alors, comme le nom d' Hennspliœricua nélé employé dès 
1836 par M. Brongniart, et en 1822 par M. Agassiz, pour une 
autre espèce, nous nous trouvons forcé de lui imposer une 
autre dénomination spécifique, et nous la dédions à M. Gras. 

Localité. M. Albin Gras croit qu'elle dépend du 17« étage 
néocomien. 11 l'a recueilli aux environs du Fu, près le village 
de Moniaud, non loin de Grenoble (Isère). 

Explication des figures. PI. S3o, fig. 1, co(|uille de gran- 
deur naturelle, vue en dessous; fig. 2, la même, en dessus; 
fig. 3, profil longitudinal; fig. 4, profil transversal, vu du 
côté de la bouche; fig. 5, profil transversal, vu du côté de 
l'anus. De la collection de M. Albin Gras, à Grenoble. 



62 PALÉONTOfOGIR FRANÇAISE. 

N» 2102. EceiNOCORTS VDLGARis, Breynius, 1732. 
PI. 804, 805, 806 et 808, Gg. i-3. 

Echinoconjs vtiîgaris^ Breyn., 1732. Echin., p. 58, pi. 3, 
fig.2. 

Klein, 1734. Ech., p. 62, pi. 5, fifj. A ; pi. 8, fig. F. 

Echinocorjtes ovatus^ Leske, 1778. Apud Klein, p. 178, 
179, pi. 53,%. 3; pi. 42, fig. 4, 5. 

E.scutatusj Leske, 1778. Id. p. 173, 170, pi. 42, fig. 4; 
pi. 15, fig. A, B. 

E. minor. (pars), Leske, 1778. Id., p. 183, pi. 17, fig. a, b. 

E. pustulosus^ Leske, 1778. Id., p. 180, pi. 16, fig. a, b. 

Echinus ovatus, GmeVm, 1789. Syst., p. 3185. 

Echinus sciUatus, Gmelio, 1789. Id., p. 3184. 

E. pustulosus, Gmelin, 1789. Id., p. 3185. 

Ananchites ovatus, Lam., 1801. Syst., p. 348. 

Echinocorys scutatus, Parkinson, 1811. Org. rem., III, pi. 
2, fig. 4. 

Echinites ursinus, Schlotheim,îl813. In Jahrb., p. 110. 
. Ananchjrtet ovata, Lamarck, 1816. An. s. vert,, 3, p. 25, 
n° 1. Encycl., pi. 154, fig. 13. 

A.siriata^ Lamarck, 181G. Id., p. 25, n''2. Encycl., pi. 
154, fig. 11,12, 13, 14, 15, 16,17. 

J.gibba, Lamarck, 1816. Id., p.25, n» 3. 

A. puatulosa^ Lamarck, 1816, n" 4 (le monle). 

Ananchytct ovata, Defrance, 1816. Dict., 2,snpp. p. 40. 

A. carinata, Defrance , 1816. Id., p. 4, (non Lamarck, 
1816). 

J. rustica, Dffrance, 1816. Id., p. 41. 

J. cariiiata, Di'fiaiRC, 1810. Id., p. 41. 

Echinxtot tcutatus {major et n/tHor), ^'clllolll., 1820. Pc- 
tref., l,p. 309. 



TERRAINS CRKTACKS. G3 

Echinocorjs ovatus, Maatell.IS21 Géol.lrans., 111, p. 201. 

Ananchites hemisphœrica^ Brongniart, 1822. Env. de Paris, 
p. 390, pi. 5, fig. 8 (moule intérieur). 

Anaiichjiesorata^ Bron{îniart, 1822. Env. de Paris, p. lo 
et 300, pi. 5, %. 7. 

Id., Deslong., 1824. Encycl., 2, p. 61. 

A. gibba, Deslongchamps, 1824. Encycl., 2, p. C2. 

A. «^nafrt, Deslongcb., 1824. Encycl., 2, p. 62. 

A. pustulosa^BesloDgch., 1824. Encycl., 2, p. 62. 

A. ovati, Desnoyers, 1826. Mém. sur leCoteniin, p. 27. 

A. ovatus, Goldf., 1829, Petref., 1, p. 145, pi. 44, fig. 1. 

A. conoideus, Goldf., 1829. Id., p. 145, pi. 44, fig. 2. 

A. striatus, Goldf., 1829. Id., p. 146, pi. 44, %. 3. 

A. ovatus, Hartmann, 1830. Wurtemberg, p. 48, n° o. 

A. ovata, siriata^ gihba et pustulosa^ Blainville, 1834. Ma- 
nuel d'Act. p. 187. 

A. ovata, gihba et hemisphœrica , Agassiz, 1836, Prod., 
p. 16. 

A. striata^ Grateloup, 183G. Mém. sur les Ours, de Dax, 
p. 60, pi. 2, fig. 9. 

^. /j«5iM/osfl, Grateloup, 1836. Id., p. 63, pi. 2, fig. 10, 11 
(moule). 

A. conoidea^ Grateloup, 1836. Id., p. 63, pi. 2, fig. 8. 

A. ovata, conoidea, striata^ g.hba et pustulosa, des Mou- 
lins, 1837. Études sur les Écbinides, p. 368-372, n" 1, 2, 5, 
4 et 5. 

A. ovata, Agassiz, 1889. Écbinides suisses, p. 30, pi. IV, 
fig. 4-6. 

A. ovata, carinata et Conica, Agassiz, 1840. Catal. neoc. , 
p. 2. 

A. conoidea, gihba, ovata, pustulosa (î slnain, Edwards, 
1840. Éd. de Lam., 3, p. 316 et 317. 



6/1 PALEONTOLOGIE FRANÇAISE. 

A.ovala^ Rœmer, 4841. Kreide, p. 35. 

A. ovata. Geinilz, 1842. Char. Kreide, p. 91. 

A. conoideut^ ovatus et striatua^ Morris, 1843. Cal. brit., 
p. 48. 

A. ovata^ E. Sismonda, 1843. iMém. géo-zool., p. 13. 

yi. conoidea tt pustulosafC3i[u\\OfiSÙL6. ^iém.géog., p. 1*24. 

A. ovala^ striala, gihha^ pustulosa, Gravesii et conica, Agas- 
siz et Desor, 1847. Prod. syst., p. 135 et 136. Modèles, 
Q. 11, Q. 67, T. 1, 14, 15, T. 2, 16, M. 24, R. 66, R. 91, 
M. 1, P. 93. 

A. ovata, gibba, striata, Grav«siiet conica^ d'Orb. 1847. 
Prod. 2, p. 268 et 269; étage 22», n" 1147, 1148, 1149, 1150 
et 1154 (d'après M. Agassiz). 

A, co«ina, Albin Gras, 1848. Descript. des Ours, de l'Isère, 
p. 65. 

Dimensions. Longueur totale, jusqu'à 10 centimètres. 

Par rapport à la longueur : Largeur. Centièmes. Hauteur. Centièmes. 
Var. Ovata 70 id. 68 id. 

Var. Gibba 86 id. 73 id. 

Var. Gravesii 80 id. 85 id. 

Var. Conica 84 id. 93 id. 

Coquille très-variable d^ns sa forme, et suitoul dans sa 
hauteur relative, généraloinenl ovale, arrondie en avaii!, un 
peu rétrëcie et presque acuminée en arrière, dont le grand 
diamètre transversal est un peu en avant de la moilii", tou- 
jours formée de plaijues lisses non convexes. Dessus très- 
convexe, formant une courbe plus ou moins régulière, dont 
la plus grande hauteur est un peu en avant de la moitié, où 
se trouve le commet ambulacraire. i.e pourtour, tout à fait 
à la base, est obtus, mais avec une tendance à former un 
angle. Souvent un léger an<]le à la région iiiurambnlacrairo 



Tl'RRAlIV'S CiiÉrACÉS. 65 

postérieure. Dessous plan ou même concave, seulemenl re- 
levé sur ses bords et au milieu de la région médiane posté- 
rieure ; on remarque sur celte dernière partie des iadices de 
protubérances alternes. La partie la plus excavée est autour 
de la bouche. Bouche transversale, à lèvre postérieure sail- 
lante, placée en avant du quart de la longueur. i4«MS0Yal, à 
bords relevés et saillants, placé sur le bord postérieur, mais 
tout à fait inférieur, sans area. Ambulacres très-visibles 
partout et absolument semblables les uns aux autres, tous 
formés de zones porifères égales, dont les fjorc* également 
égaux sont ovales ; d'abord par paires presque transversales 
près du sommet, mais ensuite par paires, très obliques, en 
sens inverse à chaque zone. Appareil génital très-pro- 
noncé. Seulement les plaques oceilaires sont plus petites que 
les plaques génitales. On voit parfaitement les quatre pores 
génitaux et les cinq pores oceilaires. Tubercules égaux, éga- 
lement espacés partout, au milieu de granules égaux, espacés 
et saillants. 

Rapports et différences. Sa forme ovale, sa grande hauteur 
ia distingue bien de l'espèce précédente. C'est du reste l'es- 
pèce la plus commune et la plus connue. 

Observations. On voit par la synonymie que nous avons 
réuni sous un seul nom spécifique les Ananchytes hernisphc- 
rica de Brongniarl ; ovata, striata, gibha, et pustulosa de L.i- 
marck; carînata eirustica de Defrance, conoideus de Gold- 
fuss; Gravesii et cnnica d'Agassiz. En effet, quand on analyse 
les caractères do ces variétés, on reconnaît que tontes les par. 
lies essentielles telles qu'appareil géniial, appareil ocellaire, 
les ambulacres, les zones et it^|i)rrs ambulacraires, la bou- 
che, l'anus, les tubercules et les granules, sont absolument 
identiques. On reconnaît encore que tous ces noms d'cspècrs 
no srni! appliqués qu'à des différences de largein", dn !on - 
VI. i 



66 PALl^ONTOLOGIE FRANÇAISE. 

gueur, et surtout de hauteur des individus, sans qu'il soit 
possible dans les échantillons d'établir une limite entre eux; 
tandis qu'on trouve, sans exception, tous les passages d'une 
forme à une autre et cela dans les échantillons d'une même 
couche et d'un même lieu. En résumé, après avoir cherché 
vainement des caractères réels, tranchés, nous avons dû nous 
déterminer à réunir iqutes ces espèces des auteurs dans une 
seule, caractéristique de la craie blanche ou étage sénonien. 

Hiitoive. Le plus ancien nom donné à celte espèce est 
certainement celui à' Echnocorjs vulgaris, que Breynius lui 
a imposé en 1732.. Le nom d'Ora^ua donné par Leske en 
1778, est moins ancien. Nous ne parlons pas des quatorze au- 
tres noms spécifiques imposés successivement à cette espèce 
par les auteurs et qu'on trouvera à la synonymie, puisque 
ÎÛU5 sont donnés postérieurement aux deux premiers que 
nous venons de citer. 

Lucalité. C'est peut-être de toutes les espèces la plus ca- 
ractéristique du 21" étage sénonien ou de la craie blanche 
de toute l'Europe. On la trouve dans le bassin anglo- parisien, 
en France, à Meudon (Seine-et-Oise) ; à Beauvais, à Notre- 
Dame-de-Thil, au MenilSaint Firmin,à Abbemont, à Méru, 
à Pouilly(Oise); àLouvieis(Eiiro); à Vilieneuve-l'Archevêque, 
à Sens, à Chamy (Yonne) ; à Rouen , à Fecamp , à Élrelat, à 
Dieppe (Seine-Inférieure) ; à Abbeville (Somme); à Reims, à 
Eperney, à Chavot, à Cui, à Césane (.Marne) ; à Orglande , à 
Picanville (Manche) ;à Provins (Scine-ct-Marne) ; à Monlri- 
char, à Blois (Loir-et-Cher. En Belgique, à Ciply, près de 
Mons ; aux environs de Maestrich et d'Aix-la-Chapelle. Eq 
Angleterre, dans le Sussex>yft>ves,à Whilelands, àDanes's- 
Dikc, àDcrry, à Auliim, i\ Brighion. 

Danslebassiiipyrénéei.,à Uoyan, à Meschcrs, àTalmonl, 
ù Wuriagne (Charente-Inférieure) ; à Daz, à Tercis, à Rivière 



TERRAINS CR1^:TACÉS. 67 

(Landes); aux environs de Lanquais, de Périgueux (Dordo- 
gne) ; aux environs d'Auch (Gers), M. l'abbé Dupuis; au- 
dessous de l'étage suessonieu, entre Biarilz et Bidarl (Basses- 
Pyrénées, M. Kœchlin. 

Dans le bassin méditerranéen , à Soulage, à Sougraigr.e, 
aux bains de Rennes(Aude);aux Ferres (Var) ; à Saint- André- 
de-Meauille (Basses- Alpes) ; à la Ruchère,aux Essart-Rochcr, 
près Chartrousette (Isère); en Suisse, à Muttersclnvarden 
(Berne); aux environs de Nice; à Mouvames (Vicenlin); à 
Ma{jne, environs de Scbio (de Zigno). 

On le trouve encore à Haldem, enWestphalie; eu Russie, 
sur le Simbirsk et le Volga ; en Scanie, en Suède. 

Explication des figures. Pi. 804, fig. 1 , variété régulière, 
vue en dessus; fig. 2, la même, en dessous ; fig. 3, un tuber- 
cule grossi ; figo 4, profil du même. — PI. 805, fig. 1, profil 
de YOvatus; fig. 2, profil de la variété élevée; fig. 3, profil 
de la variété bossue ; fig. 4 et 5, tubercules, grossis, d'après 
M. Forbes; fig. 6, appareil génital, d'après M. Forbes. — Pi. 
80G, fig. 1, moule siliceux, vu en dessus ; fig. 2, le même, de 
profil ; fig. 3, le même , en dessous ; fig. 4 et 5, plaques am- 
bulacraires et interambulacraires, grossies, d'après M. For- 
bes. — Pi. 808, fig. 1 , appareil génital dessiné par nous. 
a-a , plaques ocellaires; b-b , plaques génitales avec leurs 
pores ; fig. 2 , plaques ambulacraires, grossies, prises près 
du sommet ; fig. 3, tubercule inférieur , grossi. De notre 
collection. 

lï» 2102. EcriiNocoRYS TUBERCULATUs , d'Orb. , 4853. 
PI. 807. 

Ananchytes îuherculata ^ Defrance , 1816. Dict. des SC. 
nat., 2, 8up., p. 41, n° 3. 

ld,y Agas8iz,1836.Cat. syst., p. 2. 



G8 l'ALÉÔNTOLOr.IR FRANÇATSE. 

M., Des Moulins, 1S37. Éludes sur les Echinides, p. 374 
(exclus, synon.). 

Id., Edwards, 1S40. Édit. de Lam., 3, p. 320 (exclus, 
synon.) 

Id. Agassiz, 1840. Cat. neocom,, p. 2. 

Id., Agassiz et Desor, d847. Catalogue raisonné, p. 136. 
Modèles, n» 12, 13, S.64, T..9. 

Jd., d'Oib., 1847. Prod., 2, p. 268. Étage 22^ n" 1151. 

Dimensions. Longueur totale, 52 millimètres. Par rapport 
h la longueur : largeur , 85 centièmes; hauteur, 79 cen- 
tièmes. 

Cog»i//e ovale, très-élevée, presque conique, formée d'un 
test très-épais, dont toutes les plaques sont très-convexes, 
ce qui donne un aspect tout singulier à l'ensemble; elle est 
plus large cl plus arrondie en avant , réirécie et acuminée 
en arrière ; son grand diamètre transversal est aux deux 
cinquièmes antérieurs. Dessus très-convexe, conique, dont la 
plus grande hauteur est au sommet ambulacraire placé à peu 
près au milieu; le pourtour, très-arrondi, se trouve à la 
base. La région interambulacraire impaire forme comme une 
sorte de carène obtuse. Dessous plat, avec une légère saillie 
ik la région médiane postérieure. Bouche transversale, oblon- 
gue , placée au quart antérieur de la longueur dans une dé- 
pression. Anusoyix\, inframarginal, entouré de bords sail- 
lants. Amhulacre» très-distincts partout, formés de zones 
égales, chacune de deux popes oblongs, placés en chevrons 
brisés, et d'autant plus éloignés les uns des autres , qu'ils 
approchent davantage de la base. Les tubercules sont rares 
et très-petits. 

Rapports et différences. Avcc la même forme que VEchino' 
corys vuli;aris ^ celle espèce s'en dislingue de suite par la 
gronde épaisseur du test,, et surlout par l.i grande convexité 



TEhRAIKS CRÉTACÉS. G9 

de toutes les plaques composantes , ce qui produit comme 
l'aspect de pavés usés. 

Localité. Elle n'a encore été recueil!"e que dans le 22e étage 
sénonien ou craie blanche de l'Italie, ou scaglia^ du Vicenlin 
de Padoue. (M. de Zigno), Monte di Magre (M. Agassiz). 

Explication des figures. Pi. 807, %. 1, coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus ; fig. 2, la même, vue en des- 
sous; fig. 3, profil longitudinal ; fig. 4, profil transversal du 
côté de la bouche ; fig. 5, profil transversal, vu du côté de 
l'anus. De notre collection. 

N° 2103. EceiNOCORYS papillosds ; d'Orb., 1S53. 
PI. 808, fig. 4-6. 

Cassis galeola , sp. 1. Pa;jt7/o«o, Klein, 1734. Gall., § 67, 
p. 82. PI. 16, fig. C. 

Echinocorjtes viinor (pars) , Var. 1 , Papillosa , Leskc , 
1778. Ap. Klein, p. 183, pl. 16, C, D. 

£cAmî<« m»nor, Var. a, po/jt7/o5««. Gmelin, 1789. Syst. nat., 
p. 3186. 

Ananchytes temi-globus, Lamarck, 1816. An. s, vert. 3 , 
p. 27, n» 10. 

Ananchytes corculufH^Go\dï., IS'29. Pc'lrif. Germ., p. 147. 
Pl. 4o, fig. 2. 

Ananchjies minor, Blainville , 1834. Man. d'aci., p. 187. 

Ananchyles cr assis sima, Agass., 1836. Cat. syst., p. 2. 

A. corculum, Graleloup, 1836. Mém. sur les Ours, de Dax, 
n» 11, p. 65. 

A. corculum, Des Moulins, 1837. Étud. sur les Échin., 
p. 376, n» 9. 

A. semiglobus, Des Moulins , 1837. /</. , p. 57'i, n- 8. 

A.semiglohus , Edwards, 1840. Éd. de Lamarck , 3, 
p. 319. 



70 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

A, corrîi/Mîw, Edwards, 3840. Éd. de Lara., t. 3, p. 321. 

A. corculu7n, Rœmer, 1841. Kreide, p. 35, n» 3. 

A. semiglobus , Agass. et Desor, 1847. Calai, rais., p. 136. 

M., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 268. Élage 22^, n° 1152. 

Nous avons conservé cette espèce d'après l'autorité de 
MM. A{jassiz et Desor; mais nous avouerons que nous ne lui 
avons reconnu aucun caractère Irauché qui puisse la distin- 
{;uer nettement de VEchinocorys vulgaris. MM. Agassiz et 
Desor disent qu'elle est surbaissée, et plus ou moins dépri- 
mée à la face inférieure. Ces deux caractères se trouvent à 
lin iiaul degré dans plusieurs échantillons que nous avons 
observés et qui du reste ont tous les caractères de 1'^. vul- 
garis. Nous croyons donc en dernière analyse que cette es- 
pèce est pour nous très-problématique , et qu'elle devra 
probablement rentrer dans les nombreuses variétés de forme 
de VE. vulgaris. 

Localité. Dans le 22"' élage sénonien ou de la craie blanche ; 
d'après MM. Agassiz et Desor, de Picanvillc (Manche) ; de 
Tcrcis (Landes) ; de Ciply (Belgique); des sables de Slada et 
du Jutland (Suède) , absolument les mêmes lieux que VE. 
vtilgaris , ce qui confirmerait encore l'opinion émise ci- 
dessus. 

Ea-plication des figures. Pi. 808, fig. 4, coquille, vue cn- 
dcssus ; fig. 5 , la même, en dessous; fig. 6 , la même , de 
profil. 

^' 2104. EcuiNOCORYS sulcâtus, d'Orb., 1853. 
PI. 809. 

Annnchj-tcs sulcatuf^ Goklf. , 1829. Pctrif. Germ., p. 145. 
Pi. 45, fig. 1 (exclus, syn.). 
/f/., Agassiz, lî^36. Cal. syst., p. 2. 
Id.f Agassiz, 1840. Cal. neocom., p. 2. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 71 

/r/., Rœmer, 1841. Nordd Krcide, p. 35. 

/i., Afjassiz et Desor, 1847. Cat. raisonné, p. 136. 

Id., d'Orb., 1847. Prod. 2, p. 268. Étage 22% n° 1153. 

Ce que nous avons dit à l'espèce précédente peut se dire 
de celle-ci. Tout en la reproduisant comme espèce, nous ne 
lui trouvons pas assez de caractères distinctifs pour l'en sé- 
parer. La forme est identique à la forme de VE. vulgaris , 
et le] seul caractère différentiel indiqué par MM. Agassiz 
et Desor, est la légère convexité des plaques ou assules. Il 
reste à savoir si cette convexité dépend d'un caractère spéci- 
fique ou d'une simple monstruosité. Ce qui nous porterait à 
le penser, c'est que l'échantillon figuré par Goldfuss est 
indiqué comme de Maestrich , et que les échantillons que 
nous avons pu voir de cette localité , sont de véritables E. 
vulgaris. Après ces doutes, nous devons attendre pour nous 
prononcer, que nous ayons vu plusieurs exemplaires du type 
figuré par Goldfuss. 

Localité. Du 22' étage sénonien de Maestrich. 

Explication des figures. Pi. 809, fig. 1, coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus ; fig. 2, la même, vue en des- 
sous ; fig. 3, la même, vue de profil dans le sens longitudi- 
nal. Copies des figures données par Goldfuss.'^ 

Genre Holaster, Agassiz, 1836. 

Spatangut auctorum. Genres Hemipneustes et Holaster 
(pars), Agassiz. 

Appareil génital très-allongé, dans le sens longitudinal , 
celte disposition dépend des plaques ocellaires paires anté- 
rieures , qui se placent sur la même ligne et de manière à 
séparer entièrement les plaques génitales antérieures des 
postérieures. Quatre pore* génitaux sur ces plaques, formant 
entre eux un ensemble oblong. Plaques ocellaires au nombre 



72 rALlîOMOLOGlIÎ FllANÇAISE. 

de cinq : une impaire antérieure, deux intermédiaires anté- 
rieures , et deux postérieures terminales , toutes avec leur 
pore ocellnire, correspondant à l'extrémité de ciiaque ambu- 
lacre. Bouche ovale transversalement, placée en dessous et 
en avant. Jnus postérieur terminal ou supra-marginal, placé 
à Textrémité supérieure d'une aire anale. Ambulacres con- 
verfjents sans se rencontrer, et marqués seulement près du 
sommet , en s'effaçant vers le bord. L'ambulacre impair gé- 
néralement dans un sillon et composé de pores simples dif- 
férents des autres ; les ambulacres pairs à fleur de test, for- 
més presque toujours de zones inégales et de pores non con- 
jugués inégaux entre eux; point de fasçioles. Tubercules 
crénelés autour, égaux ou inégaux. Coquille ovale ou cor- 
diforme, plus ou moins renflée ou déprimée. 

Observations. M. Agassiza cru devoir en séparer son genre 
Hemipneustes ^ mais quand nous analysons les caractères de 
ce genre, nous n'en trouvons pas un seul dislinctif qui puisse 
l'éloigner des Holaster du même auteur : même appareil 
génital , mêmes pores génitaux et pores ocellaires ; la bouche 
à la môme place et de même forme ; l'anus, dans une posi- 
tion identique, dans l'aire anale ; également point de fasciole, 
une forme générale analogue, de même un sillon pour l'am- 
bulacre impair, et cet ambulacre impair différent des autres. 
Après ces rapports , il reste une différence plutôt apparente 
que réelle , qui consiste dans l'inégalité des zones porifères, 
plus larges à la zone postérieure ; mais ce caractère même 
existe aussi chez presque tous les Holaster^ car il est très-mar- 
qué chez les //. planus^ marginalis, nodulosus^ Trccensis^ sub- 
globosus , auborbicularis , lavis et Perecii, etc. Seulement il 
est plus visible sur V Ilemiptieustcs que chez les autres, parce 
que l'espèce est plus grosse. Nons pouvons même dire que 
nous n'avons trouvé les deux zones Régales et les pores de 



TliRllAlNS CRÉTACÉS. 73 

chaque zone égaux à ceux des H. VHardji cl Grasanus. 
Il faudrait donc , pour conserver les deux genresdeM. Agas- 
siz , ne placer dans le genre Holaster que ces deux dernières 
espèces et toutes les autres dans son genre Hemipneuates. 
Cependant, comme il y a dans les espèces citées tous les in- 
termédiaires, de zones presque égales et de zones très-iné- 
gales, il ne resterait en vérité qu'un caractère sans limites et 
sans aucune valeur. Nous en concluons que ces deux genres 
doivent être réunis en un seul auquel nous conservons le 
nom de Holaster. 

Rapports et différences. Voisin, par la place et la forme de 
l'appareil génital , du genre Echinocorys , il s'en dislingue 
nettement par son sillon antérieur, où est placé i'ambulacre 
impair, et par son anus supra-marginal , au lieu d'être infra- 
marginal. 11 se distingue des Cardiaster par le manque de 
fascioles. 

On a cité une espèce dans les terrains jurassiques ; mais , 
comme celle-ci nous paraît être la même que VH. L'Hardj-i^ 
avec lequel nous ne trouvons aucune différence , nous pour- 
rions croire que cette espèce est encore des terrains crétacés. 
Il résulterait de ce fait , que toutes les espèces du genre Ho' 
laster seraient des terrains crétacés. 

Voici la liste des espèces de ce genre que nous n'avons 
pas pu obtenir en France, 

Espèces nominales du genre Holaster, citées en 1847, dans 
le Catalogue raisonné de MM. Agassiz et Desor, et que nos 
recherches font disparaître des listes de ce genre. 

H. truncatus.^ Agassiz, 1847. Cat. raisonné ,p. 135. Celle 
espèce nous paraît n'être qu'une variété du Cardiaster anan- 
c/i^<t5 jeune. Voyez n» 2131. 

H. bioarinatusy Agassiz, 1847. Cal. rais., p. 135. C'est 
une espèce du genre Cardiaster. Voyez n" 2132. 5 



74 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

H. Italiens, Agassiz, 18'i7. Cat. rais. , p. 135. C'est une 
espèce du {^enre Cardiaster. Voyez n° 2133. 

Holasier cordatus, Agassiz, Cat., p. 134. Dubois 183G. 
Voyage au Caucase, pi. 1, fig. 2-4. (Non Cordatus, Lam. 
1816.) Le nom de Cordatus ayant été employé dès 1816 
pour une espèce du genre Holaster^ nous avons nommé 
l'espèce //•• Grasanus, voy. n" 2108. 

Holaster cinctus, Agass. 1847. Cat. rais., p. 133, P. 88. 
Nous avons reconnu sur le moule que nous a envoyé M. Cou- 
Ion, que cette espèce de M. Agassiz est la même qne le 
Cardiaster ananchj-tis, voy. n" 2131. ' 

Holaster placenta, Agassiz 1847. Cat. rais., p. 133. M. 2. 
D'après le moule qui nous en a été envoyé par M. Coulon , 
nous avons cru reconnaître que celte espèce de M. Agassiz 
n'est autre chose qu'un Echinocoris rulgaris^ déformé par 
la pression verticale} voy. n° 2101. 

Holaster g ranulosui, Agassiz. C'est un Card%aster^(\ne nous 
réunissons au Cardiaster Ananchjtis. Voyez n° 213!. 

H. Granoughii, Agassiz et Desor. C'est, d'après M. Forbes, 
une espèce du genre Cardiaster , qui doit porter le nom de 
C. Fossarius. Y oyez n° 2128. 

H. Cor-avium, Agassiz et Desor. Nous nous sommes as- 
suré, sur le type même déposé au Muséum, que cette espèce 
n'est autre que le moule en silex de VH. suhylobosus. Voyez 
00 2116. 

H. carinatua , Agassiz et Desor. Il est formé du type de 
Lamarck et de notre synonymie. Voyez n" 2118. M. Agassiz 
y rapporte à tort son //. nodulosus, qui n'est autre que le 
Cardiaster yiitanchytis. Voyez n" 2131. > 

H. Sandos^ Agassiz et Desor. C'est VH. cariuatus^ d'Orb. 
Voyez n» 2118. 

H, noiutus , Agassiz et Desor. Espèce basée sur une dé« 



TERRAINS CRÉTACÉS. 75 

formation que, d'après les étiquettes de la main de M. Agas- 
siz, nous avons reconnue appartenir , en partie (ceux des col- 
lections de MM. Gailliaud et Albin Gras) à YH. carinatus 
(voyez n° 2118), et les autres (ceux du Muséum), à VH, suh- 
glohosus. Voyez n° 21 16. 

H. traiisversusj Agassiz et Desor. C'est certainement un 
exemplaire du B. lafis^ déformé. 

H. intermedius , Agassiz et Desori Celte espèce ne nous 
paraît pas différer de YH.L'Hardji, et nous ne balançons pas 
à les réunir. Voyez n'» 2105. 

H. Pilula^ Agassiz et Desor. Sous ce nom, M. Agassiz réu- 
nit trois espèces bien distinctes. Sa variété maxima n'est, en 
effet, d'après le type de notre collection, que l'^. trecensis. 
Voyez n° 2H7. La variété minima renferme deux autres 
types : 1° Vananchytes pilula de Lamarck, qui est notre 
Cardiaster pilula (voyez n° 2129), et 2° une espèce de 
même taille, très-différente, que nous avons nommée H. se- 
nonensis, voy. n° 2124. 

Holaster ananchijtisj' AQ2iS5h. C'est notre Cardiaster Anan- 
ckytis. Voyez n* 2131. 

Résumé géologique sur les Holaster» 

Après avoir enlevé du genre toutes les espèces qui dé- 
pendent du genre Cardiaster^ il nous reste encore vingt-six 
espèces ainsi réparties. 

Dans l'étage néocomien, les H. intermedius, Agass. Co- 
wtcM«, d'Orb. Campicheanus, d'Orh. Grasanusj à'Orh.j Du- 
hoisanus, d'Orb. 

Dans l'étage Albien, les H. LœviSy Agassiz', Perezii , Sis- 
monda. Transversusj Aq^lss. Inflatus, d'Orh.Amplus, d'Orb, 
Ladssimus , Agass. 

Dans le 20« étage : cénoraanien , les H. suborhicularis , 



76 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Agass. Subglobosus, Agass. Trecensisy Leymerie. Carinatui^ 
d'Orb. Marginalis, Agass. Cenomanensîs ^d'Orh. 
Dans le 21» étage : turonien, VH. integer^ Agass. 
Dans le 22' étage : sénonien,les U. striato-radiatus, d'Orb. 
Planus, Agass. Senonensis, Agass. Semialriatus , d'Orb. In- 
diens^ Forbes. Cmctus, Agass. Amygdaîa^ Agass. 

On voit, en résumé, que !e genre Holaster commence à 
se montrer avec l'étage néocomien des terrains crétacés, et 
s'éteint dans les derniers étages de ces terrainsayant toujours 
à chaque étage montré un assez grand nombre d'espèces. 
W 2105. Holaster intermedius, Agassiz, 1836. 
Pi. 810. 
Spatangus intermedius ^ Munsterj, 1829, Goldf. , p. 149, 
pi. 46, fig. 1. 

Holatter V Hardy i,Ii\xho\^^ 1836. Voyage au Caucase, 1. 1, 
fig. 8-10. 
Id. Agassiz, 1836. Cat. syst., p. 1. 

Holaster intermedius^ Agassiz, 1839. Echin. Suisses 1, p. 
19, pi. 3, fig. 6-8. 

Holaster Z,'//oriji, Agassiz, 1839. Echin. suisses, 1, p. 12, 
pi. 2, fig. 4-6. 
/£?. Agassiz, 1840. Cat. neocom., p. 1. 
Holaster L'Hardyi^ Agassiz et Desor, 1847. Cat. raisonné , 
p. 133. 

//. intermedius, Agassiz ctDesor, 1847. — Id. p. 135 (mo- 
dèles 38, Q. 40). 
Id. d'Orb., 1847. Prod. 2, p. 87. Étage 17% n" 466. 
Dimensions. Longueur totale, 35 millimètres. Par rapport 
à la longueur : largeur, de 95 à 102 centièmes; épaisseur, 
58 à 60 centièmes. 

Coquille ronde ou ovale, déprimée , tronquée, et un peu 
sinueuse en avant et en arrière, dont le grand diamètre trans- 



TERRAINS CRÉTACÉS. 77 

versai est presque à la moitié de la longueur. Dessus arrondi 
en avant jusqu'à la fîu de l'ambulacre impair , peu convexe, 
mais un peu caréné de ce point jusqu'à l'aire anale tron- 
quée obliquement. La plus grande épaisseur est au sommet 
ambulacraire, placé un peu plus en avant qu'en arrière. Le 
pourtour est arrondi, placé près delà base,; surtout sur la 
région anale. Dessous peu convexe, presque plat, néanmoins 
un peu convexe et anguleux sur la région médiane posté- 
rieure, où se remarquent six à sept légères protubérances en 
zigzag. De chaque côté de cette partie saillante, est une dé- 
pression qui part de la bouche. Les bords antérieurs sont 
aussi convexes. St7/o« ambulacraire impair, large, creusé for- 
tement près de la bouche, et très-prononcé jusqu'au sommet. 
Bouche petite, ovale transversalement placée dans un enfon- 
cement , vers le tiers antérieur de la longueur, ^nus oval , 
irès-comprimé, placé tout entier au-dessus de la moitié supé- 
rieure de la hauteur, dans une aire anale très-peu marquée, 
cependant un peu creusée. Amhulaeres droits peu écartés, 
distincts sur les régions supérieures. Amhnlacre impair 
formé de zones très-étroites, composées de pores^, petits, 
ronds, placés de chaque côté d'un gros tubercule oblique. 
AmbuUcres pairs , droits, dont les deux zones égales en lar- 
geur, sont étroites, formées do pores ovales, obliques en sens 
invers, et pourvus d'un tubercule très-saillant entre les deux. 
Appareil oviductal ùyint des pores génitaux peu distants, for- 
mant un carré oblong et obliques entre eux. Tubercules per- 
forés et crénelés, très-distants les uns des autres, et presque 
du même diamètre en dessus, et plus gros en dessous, seule- 
ment une ligne de plus petits se voit en dedans des pores de 
l'ambulacre impair. Les^;anr//'.r sont espacés, et l'on eu voit 
une ligne iransverse entre les pores des ambulacres paircis. 
Observations, Nous avons sous les yeux un grand nombre 



78 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

d'échantillons de celte espèce chez lesquels on remarque, 
avec les mêmes caractères constants, une forme un peu plus 
courte et plus ronde chez quelques individus, et une plus ou 
moins grande épaisseur, mais dans des limites irès-restrein- 
tes. La variété de celte espèce que M. Albin Gras indique dans 
son important travail surTIsère, e^t certainement une espèce 
distincte , que nous dédions à celui qui l'a découverte. VH, 
intermediusj Agassiz, 1839. Échinidcs suisses, 1, p. 19, pi. 
3, fig. 6-8, nous parait être simplement VH. LHardji; mais 
alors le nom de VHardji ne peut plus êlre conservé, et ce 
sera YHolaster inter médius. Il y aurait seulement erreur 
de gisement. 

Localité. Celte espèce est, en France, caractéristique de 
l'étage néocomien, dans ses parlies néocomiennesproprement 
dites. On l'a recueillie: dans le bassin anglo parisien, à Saint- 
Sauveur, aux Saints-en-Puysaie, à Fo:.tenoy, à Auxerre à 
Gurgy (Yonne) -, à Vandeuvre, à MaroUe (Aube) ; à Saint- 
Dizier, à Vassy, à Beliancourt-la-Ferrée , à Baudrecourl 
(Haute-Marne) ; dans le bassin méditerranéen , à Nozeroy 
(Jura); à Morteau (Doubs); à Neuchâtel (Suisse); à Sointe- 
Croix, canton de Vaud (M. Canipiche); en Angleterre, à 
Brunswick (M. d'Archiac). 

Explication des figures. Pi. 810, fig. 1, coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus ; fig. 2, desîous; fig. 3, profil 
longitudinal; fig. 4, profil transversal, vu du côté de la 
bouche ; fig. 5, le même, du cùié anal ; fig. 6, une échantil- 
lon pour montrer la disposition des plaques , vu en dessus ; 
fig. 7, le même, vu de profil; fig. 8, disposition des ambula- 
cres cl des pores génitaux grossis; fig. 9, une partie de 
l'ambulacre pair grossi; fig. 10, une partie de l'ambulacre 
impair grossi ; fig. 11 , un tubercule grossi, Do notre col- 
ection. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 79 

No 2106. HoLASTER CONICDS, d'Orb., 1853. 
PI. 811, fig. 1-4. 

Dimensions. Longueur totale, 3o millimètres. Par rapport 
à; la longueur : largeur, 92 centièmes ; hauteur, 61 cen- 
tièmes. 

Tout en ayant fifiuré comme espèce distincte, sous le nom 
d'//. conictts^ réciianiillon qui nous occupe , nous craijïnons 
que ce ne soit une monstruosité de VH. L'Hardji. En effet, 
même forme au pourtour, en dessous , et dans les détails de 
tubercules et d'ambulacres ; mais avec tous ces caractères 
identiques, les différences suivantes se font remarquer : une 
forme bien plus élevée , conique lorsqu'on la regarde en 
avant , et bien distincte , par ces caractères, de tous les 
échantillons du Lllrdyi que nous connaissons. S'il se ren- 
contre d'autres échantillons identiques, l'espèce sera cons- 
tatée ; mais si celui que nous décrivons ici reste seul dans la 
science, il faudra peut-être le considérer comme une mons- 
truosité de r H. V Hardy i. 

Localité. Dans l'étage néocomien inférieur, oii il a été dé- 
couvert aux environs de Sainte-Croix , canton de Vaud 
(Suisse), par M. Campiche. 

Explication des figures. Pi. 811, fig. 1, coquille de gran- 
deur naturelle , vue en dessus ; fig. 2, dessous ; fig. 3, profil 
longitudinal ; fig. 4, profil transversal , vu du côté de la 
bouche. De la collection de M. Campiche. 

N° 2107. HOLASTER Campicheands, d'Orb., 1853. 

PI. 811, fig. 5-11. 

Dimensions. Longueur totale, 19 millimètres. Par rapport 
à la longueur : largeur, 80 centièmes; hauteur, 58 cen- 
tièmes. 



80 rALf-OMoroaiE franc aisf. 

Coquille obloDgue , {jibbeuse, déprimée , Irès-échancréG 
en avant, rétrécie et tronquée en arrière, dont la l)auteurest 
des 58 centièmes de la longueur, et dont le {jrand diamètre 
transversal est en avant de la moitié. Dessus remarquable 
par cinq sillons prononcés , et par l'onsemble gibbeux , ar- 
rondi et surbaissé en avant ; en arrière du sommet ambula- 
craire,se voit une bosse où se trouve la plus grande épaisseur, 
de là s'abaissant en s'inflécliissant jusqu'au-dessus de l'anusoù 
se trouve une seconde bosse. Le sommet ambulacraire est 
très en avant, et le pourtour, obtus, est plus saillant près de 
la base. Les assules ou plaques sont convexes en arrière. 
Dessous, avec la continuité des cinq sillons supérieurs, trcs- 
évidé au milieu et très- relevé à sa région médiane postérieure 
et sur les côtés antérieurs. Cinq sillons amhulacraires creusés, 
mais Vimpair large, très-profond, se continue jusqu'au som- 
met. Bouche ovale, iransverse, placée plus en arrière que le 
tiers antérieur. Anus très-grand, ovale longiludinalement , 
placé très-haut près du sommet de la bosse postérieure et très- 
distant du dessous. Ambulacres très-prononcés ; Vanibulacre 
im^jair large, droit. Les ambulacres impairs sinueux, simples, 
formés de zones étroites séparées, composées de petits pores 
ronds , égaux , séparés par un tubercule saillant. A/'parcil 
oviductal comme bosselé. Tubercules rares, mais égaux par- 
tout. 

Rapports et différences. Collc espèce est très-rcmarquablô 
et forme exception dans le genre, par les cinq sillons pro- 
noncés et assez profonds, qu'on ne trouve dans aucun autre 
Holaster. Cependant les ambulacres sont entièrement ceux 
de ce gpnre , et nous ne croyons pas qu'on puisse le placer 
ailleurs. Indépendamment do ses sillons, coite esp'»ce se dis- 
tingue encore do toutes les auires par ses gibbosités et sa 
forme. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 81 

Localilè. M. Cumpiche, à qui la science doit tant de recher- 
ches intéressantes, l'a recueilli à Sainte-Croix,canion de Vaud 
(Suisse), dans le 17^ étage néocomien, à sa partie moyenne. 

Explication des figures. Pi. SU, fig. 5, coquille de gran- 
deur naturelle; fig. G, la même, grossie, vue en dossus; 
fig. 7, dessous; fig. 8, profil longitudinal ; fig. 9, profil trans- 
versal , vu du côié de la bouche ; fig. dO, le même du côté 
de l'anus; fig. 11, pariie d'un ambuiacre pair, grossi, |)our 
montrer la forme des pores ambulacraires. De la colleciion 
de M. Campiche. 

N" 2108. HoLASTER Grasanos, d'Orb., 1853. 
PI. 823. 

Holaster cordatus, Dubois JS36. Voy. au Caucase, pi. 1, 
fig. 2-4 (Non Lamarck, 8116.) 

H. cordatusy Agass. 1847. Gat. rais., p. 134. 

Id., d'Orb. 1847. Prodrome, 2, p. 87. Étage 17% n''467. 

Holaster L'Hardyi, Albin Gras , 1848. Oursins de l'I-icre , 
p. 62 (non L Hardvi, Dubois). 

Id. Albin Gras, 1852. Fossiles de l'Isère, p. 26, n" 49. 

Dimensions. Longueur totale, '66 millimètres, par ra{jport 
à la longueur : largeur, 98 à 101 ceiiiiémes. Hauteur, 73 cen- 
tièmes. 

Coquille ronde, renflée, à peine évidée en avant , tronquée 
en arrière, dont la hauteur est des 73 ceniièmes delà Iod- 
guenr, et dont le grand diamètre transversal est un peu en 
avant de la moitié de la longueur. Dessus très-convexe, ar- 
rondi en avant, et en dessus, sans carène postérieure; mais 
très-relevé en arrière jusqu'à 1 aire anale, tronquée verticale- 
ment. La plus grande hauteur est en arrière du sommet ani- 
bulacraire ; ce derfiier olacé lui-même plus en arrière que la 
moitié de la longueur. Le pourtour arrondi a sa plus grande 
convexité assez près de la lias'.*. Dcawis pvcH\uc plan, a 
VL 6 



82 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE, 

peine convexe sur la région médiane postérieure, et sur les 
régions latérales antérieures. Sillon ambtdacraire impair à 
peine indiqué en avant, et presque superficiel près du som- 
met. Bouche ovale, transverse, placée vers le tiers antérieur. 
j4nu8 oval , comprimé , placé très-près du dessus dans une 
large aire plane non circonscrite. Ambulacres très-écartés 
sur la ligne médiane, peu distincts, aux parties supérieures 
seulement. Ambulacre impair à peine visible, tant ses pores 
sont petits. Ambulacres pairs très distincts , un peu arqués, 
formés de zones porifères simples, très-étroites^ égales, com- 
posées de pores ovales par paires obliques en sens inverse à 
chaque zone, et très-espaces partout. Ceux inférieurs diver- 
gent autour de la bouche, appareil génital très-allongé et 
formant une ligne très-longue. Tubercules peiits rapprochés. 

Rapporta et différences. Celte espèce, regardée comme une 
variété de VH. VHardji, par M. Desor, a été décrite comme 
telle par M. Gras. Cependant , ce paléontologiste pensait 
qu'on devrait en faire une espèce distincte, décision que 
nous avons dii prendre en voyant que les types communiqués 
par M. Gras se distinguent de Y H. LHardji par une plus 
grande hauteur, par la région postérieure dti dessus sans 
carène , par Taréa anale coupée verticalement , par sa plus 
grande hauteur en arrière du sommet , par le sommet plus 
en arrière, par l'anus placé plus haut, par l'appareil génital 
plus allongé, et les ambulacres pairs plus distants, par des 
zones porifères plus étroites, et formées de pores infiniment 
plus petits et plus écartés. La communication d'un moule 
de CH, cordatus de M.Dubois nous l'a fait reconnaître pour 
la même espèce. 

Localité. Recueilli par M. Albin iji^as , au Fontanil (Isère), 
dans le \1' éla{;c néocomicn ; par M.Kœclilin, à Angles 
(Basses -Alpes) ; par M. Dubois d.ns ie Caucase. 



TERRAmS CRÉTACÉS. 83 

Explicaiion des figures. PI. 823, (ig. 1, coquille de gran- 
deur naturelle, en dessus; fig. 2, dessous; fig. 3, profil lon- 
gitudinal ; fig. 4, profil transversal , vu du côté de la bouche; 
fig. 5, le même, vu du côté opposé ; fig. 6, appareil génital , 
grossi ; fig. 7, une partie de l'ambulacre pair, grossie. De 1:\ 
collection de M. Albin Gras. 

N" 2109. HOLASTBR L^vis, Agasslz. 

PI. 812. 

S/atangus lœvis. De Luc. M^ collection, 
/rf., Brongnian, 1822. Environs de Paris, p. 97 et 390, p!. 
9, fig. 12. 

7rf., Deslongchamps, 1824. Encycl.. 2, p. 689, n" 83. 

/</., Defrance, 1827. Dict. des se. nat., L, p. 9G. 

Id., de Blainville, 1834. Actinol., p. 186. ^ 

Holasterl(Bvis, Agâssiz, 1830. Mém. de la Soc. de Neuch., 
V. l,p. 183.Prod., p. 16. 

Spatangus /«-m, Des Moulins, 1837. Études sur les Échin., 
p. /Î06. 

Holaster suborbicularis, Agassiz, 1839. Échin. suiss. (Par- 
lie), pi. 3, fig 11-13 (non Brongniart, 1823). 

Holaster lœvis , Agassiz, 1839. Echin. suiss., p. 17, pi. 3, 

fig. 1-3. 

Id., Edwards, ^.840. Édit. de Lamarck, 3, p. 33^, n»0. 

Id., Rœmer, 1841. Kreide, p. 34. 

Id., Agassiz, 1847. Calai, raisonné, p. 135. Modèles 27, 31, 

P. 79. 

/rf.,*.d'Orb., 1847. Prod,, 2, p. 141; étage, 19, n">307. 

Id., Albin Gras, Descr. des Ours, de l'Isère, p. 63. 

Id., Albin Gras, 18a2. Foss. de l'Isère, p. 40, n<>. 35. 

Dimensions. Longueur totale, 43 millimètres. Par rapport 
à la longueur : 



85j PALKONTOLOGTE FRANÇAISE. 

Individu jeune. Lar{][eur, 91 cent. Épaiss., 55 centièmes. 

Individu adulte. Largeur, 92 » « 65 • 

Coquille un peu plus longue que large , ovale, plus ou 
moins bombée, suivant l'âge, élargie et sinueuse en avant, 
rétrécie et obtuse en arrière, dont la hauteur varie des 55 aux 
65 centièmes de la longueur, et dont le plus grand diamètre 
transversal est aux 2 cinquièmes antérieurs. Dessus lisse, 
bombé également partout, d'avant en arrière, seulement ob- 
tus ou légèrement échancré pour l'aire anale. La partie la 
plus convexe correspond au sommet ambulacraire , et se 
trouve un peu en avant de la moitié antérieure. Le pourtour, 
anguleux quoique obtus, est à la base. Dessous presque plan, 
peu creusé autour de la bouche, et à peine un peu plus con- 
vexe sur la région médiane postérieure, où l'on remarque 
quelques saillies coniques en zigzag. Sillon ambulacraire 
impair creusé seulement en avant, mais presque nul ailleurs. 
Bouche ovale transversalement, un peu tronquée en arrière 
du quart de la longueur. y4nus oval longitudinaleraent, 
acuniitié en haut et en bas, placé sous une légère saillie au 
sommet d'une aire anale triangulaire peu creusée. Ambulacre 
impair à peine marqué, .-itu/ncres pairs visibles seulement 
près du sommet. Les pores sont ovales, un peu transverses. 
Tubercules très-pelilS; écartés, ce qui fait paraître la surface 
comme étant lisse et polie. Nous avons cru remarquer qu'il 
y avait de plus quelques tubercules plus gros, mais très- 
rares, sur les pièces interambulacraires latérales, et sur une 
seule ligne irrégulière. Lls granules sont si petits que Tin- 
ifi'valle des tubercules paraît lisse. 

Observations. Comme nous l'avons déjà dii, on voit une 
dill'érenco produite par l'âge. Les individus jeunes sont plus 
déprimés, leur pourtour est plus anguleux, et le dessous plus 
plat, S' ult's (liirércnLcs (jue nous ayons pu remarquer. 



TERRAINS CUtlACliS. 85 

Rapports et différences. Cette espèce a beaucoup de rap- 
ports avec les H. carinatus et marginalis; mais elle 86 dis- 
lingue de la première par sa forme plus courte, par sa sur- 
face supérieure lisse, en apparence, par son pourtour plus 
an^juleux, el par une seule rangée de plus gros tubercules 
sur les côtés. Elle se distingue de VH. marginalis par sa 
forme plus ovale, par une plus grande longueur, par son 
pourtour plus caréné, el enfin par son aspect lisse en dessus, 
caractères qui ne se montrent jamais dans les deux espèces 
avec lesquelles nous les avons comparées. 

Histoire. Celle espèce a peu fait commeilre d'erreurs ; 
seulement elle a été figurée jeune comme H. lœvis^ et adulte 
sous le nom de Suborlicularis, par M. Agassiz dans ses Échi- 
nides suisses; mais ce savant a lui-même rectifié celte er- 
reur dans son Catalogue raisonné , fait en commun avec 
M. Desor. 

Localité, Elle est caractéristique de notre \9^ étage albien, 
ou du gault et du grès vert des auteurs. On la trouve dans le 
bassin anglo-parisien , à Saint-Aubin (Oise); dans le bassin 
méditerranéen, ùFlscragnolle (Var) ; à Vouvray el à !a ptrîe 
du Rhône (Ain) ; à Cluse, au Reposoir, à la moni;!gne dos Fis 
(Savoie); au Saxonei , à Sainle-Croix , canton de Vaud 
(Suisse) ; aux environs de Nice (Agassiz). 

Explication ries figures. PI. 81*2, fig. 1, individu adultP vu 
en dessus; fig. 2, le même, en dessous; fig. 3, profil longi- 
tudinal; fig. 4, profil transversal du côté de la bouche; fig. 
5, le même, du côté de l'anus; fig. 6, jeune indixiîu .ivre 
des plaques, vu en dessus; fig. 7, le même, dans son profil 
longitudinal; fig. S, plaques inicrambulacr.iires p<nir mon- 
trer l'accroissement sur les faces supérieures ol inférieures 
a rt, et sur les faces latérales h h. De notre collection. 



86 rALKONTOLOGIE FRANÇAISE. 

N" 2110. HoLASTER Perezii, E. Sismonda, 1845. 
PI. 813, fig. 1-7. 

HoJasier Perezii^ E. Sismonda, 1843. Mém. Ech. Nizza., 
p. \\, pi. 1,%. 13. 

/c?,, Agassiz et Desor, 1847. Catal. rais., p. 135. 

Jd., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 141 ; étage 19, n° 306'. 

/^., Albin Gras, 1848. Ours. foss. rlel'Isère, p. 62, n» 3. 

Holaster hisulcatus^ Albio Gras, 1848. Id., p. 62, pi. 4, 
ï^rr. 7, 8. 

7f/., Albin Gras, 1852. Foss. de l'Isère, p. 40; étage 19, 
n" 36. 

Dimensions. Longueur totale, 40 millimètres. Par rapport 
à la longueur : largeur, 90 centièmes; hauteur, 60 cen- 
tièmes. 

Coquille un peu plus longue que large, cordiforme, très- 
sinueuse en avant, réirécie en arrière, tronquée à son extré- 
mité postérieure, où se voit un second sinus. Sa hauteur est des 
60 centièmes, et son grand diamètre lransversal,des 90 cen- 
tièmes de la longueur, est aux deux cinquièmes antérieurs. 
Dessus peu convexe, arrondi et très-obtus en avant, formant 
une courbe peu convexe jusqu'à la région anale, oii se trouve 
une troncature obtuse. l>a partie la plus haute est au tiers 
postérieur, bien en arrière du sommet ambulacraire, qui se 
trouve en avant de la moitié de la longueur. Le pourtour, 
très obtus et arrondi, est près de la base. Dessous peu con- 
voxp, tiès-crousé en avant et sur les côtés de la bouche, 
re'.eîé au milieu de la ri /[ion posiérieure médiane, où se re- 
marquent quelques saillies alternes. Sillon ambulacraire im- 
pair irès-creusé en parlant de la bouche et en avant, un peu 
moins quoique irès-seusible jusqu'au sommet ambulacraire. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 87 

Bouche ovale, transversalement placée en avant du tiers 
antérieur de la longueur. Atius oval longitudinalement , 
placé assez près du bord inférieur dans une aire creusée en 
sillon , qui s'étend jusqu'en dessous. Ambulacres visibles, 
surtout au sommet, et seffaçant ensuite. Vambulacre impair 
a des pores très -petits. Les ambulacres pairs ont des zones 
inégales : la plus grande en arrière; celle-ci a des pores 
transverses, ovales , séparés par un tubercule. Une rangée 
transversale de granules surmonte chaque paire de pores. 
Tubercules égaux, épars partout en dessus, excepté de cha- 
que côté de l'ambulacre impair, où l'on remarque une rangée 
de plus gros tubercules, il y en a aussi de plus petits au mi- 
lieu de l'ambulacre impair. Les granules sont très-gros et 
très-espaces. 

Rapports et différences. Celte espèce se trouve souvent avec 
IH. lœvis, dont elle a la taille ; mais elle s'en distingue bien 
nettement, par sa forme plus large en avant, plus déprimée , 
par son sillon de l'aire anale, par le sillon antérieur plus 
profond et marqué partout, par sa grande épaisseur en ar- 
rière du sommet, par son pourtour arrondi, par son dessous 
bien plus creusé autour de la bouche, enfin par ses tuber- 
cules bien différents, ainsi que ses granules plus gros. Ce 
sont en effet deux espèces bien caractérisées. 

Histoire. M. Eugène Sismonda l'a décrite et figurée en 1S43 
sous le nom ù'H. Perezii, et citée ensuite dans le Catalogue 
raisonné de MM. Agassiz etDesor. Il paraîtrait que M. Albin 
Gras ne possédait pas des échantillons de cette espèce avec 
la détermination exacte ; car, la croyant nouvelle, il l'a nom- 
mée H. bisulcatus. Nous avons sous les yeux un grand nom- 
bre d'échantillons du Peresii et du Bisulcatus^ et nous 
pouvons affirmer qu'ils appartiennent à une seule et même 
espèce, à laquelle le nom de Pereaii devra rester comme le 



88 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISK. 

plus ancien. M. Forbes considère un Carrftas^er d'Angleterre 
comme le même que le bisulcatus de M. Gras. Comme nous 
possédons de très-bons exemplaires de celle espèce, nous 
pouvons affirmer que c'esl bien un Holaster el non un Car- 
dias ter. 

Localité. Jusqu'à présent celle espèce, propre au 19* étage 
albion, est reslreinle au bassin méditerranéen. Elle a été re- 
cueillie par nous à Clar près d'EscragnoUe , et à Saint-Pont 
(Var) , par M.Albin Gras, aux Hameaux des Prés el des Côies 
dans la vallée de Rancurel , et au Ravis, près de Grenoble 
(Isère). MM. Cailliaud etSismonda l'ont rencontrée aux envi- 
rons de Nice. 

Explication des figures. Pi. 813, fig. 1, coquiUe de gran- 
deur naturelle, vue en dessus; fig. 2, la même, en dessous; 
{\{\. 3 , profil longitudinal ; fig. 4, profil transversal , vu du 
côté de la bouche; fig. 5, le même, vu du côté de l'anus; 
fig. 6, une zone gros^ie des ambulacres pairs antérieurs; 
fig. 7, un tubercule et des granules grossis. Le tubercule 
dfvrait être crénelé. De notre collection. 

No 2111. Holaster transvbrsus, Agassiz, 1839. 
PI. 813, fig. 8-9. 

Holaster frarisfersus, Agassiz, 1839. Echin. suiçs. l,p. 18, 
pi. 3, fig. 4, 5. 

Id., Agassiz el Desor, 1847, Cal. rais., p. 135. Modèles, 
n° 26. 

Id., d'Orb., 1847. Prod. 2, p. 141 ; élage 19% n* 307'. 

M. Agassiz, tout en décrivant celte espèce comme nou- 
velle, ne paraît pas être certain que ce ne soit une défor- 
mation de l'Il. snborhicularis. Or , il «Si à remar(]iier que le 
Suhnrhiculairis des Ecliinides suisses, dont ce savant parle, 
a (té plus tard reconnu par lui comme étant l'//. lavU. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 89 

M. Agassiz n'en connaît qu'un seul exemplaire, recueilli par 
M. Studcr à la Montagne des Fis, en Savoie. Celte indication 
et l'isolement de cet échantillon nous portent à croire qne ce 
n'est qu'une déformation par la pression latérale d'avant en 
en arrière de Y H. lœvis, si commun à la montafjne fdes Fis, 
où beaucoup de fossiles sont déformés. Nous l'avons donné 
ici seulement pour compléter les rensei^jnements sur les 
Echinoides, et en attendant de nouveaux lenseignements. Le 
moule que nous avons vu au Muséum nous conBrme que VH. 
trnmversits n'est qu'une déformation de 1'//. lœvis. 

Explication des figures. Pi. 813, fîg. 8, coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus ; fig. 9, la même, vue de profil. 
Copie des figures données par M. Aga^isiz. 

N» 2112. HoLASTER iNFLATUS, d'Orb., 1847. 

PI. 814, fig. 1-5. 

Holaster inflatus y Desor , 1847. Catal. raisonné, p. 134. 

Dimensions. Longueur totale, 28 millimètres. Par rapport 
à la longueur : largeur, 99 centièmes; hauteur, 77 cen- 
tièmes. 

Coquille presque ronde, tronquée obtusement en avant; 
très-bombée, à peine un peu rétrécie en arrière ; sa hauteur 
a les 77 centièmesde sa longueur, et son grand diamètre trans- 
versal est en avant de la moitié. Densus arrondi et convexe 
partout, sans sillon ambulacraire ni aréa anale. La partie la 
plus haute est au tiers en arrière et loin du sommet , 
qui lui, est placé au tiers antérieur. La convexité du 
pourtour, par suite du renflement de toutes les parties, est 
presque au milieu de la hauteur. Dessous convexe partout, 
même autour de la bouche. Bouche ovale transversalement 
placée au tiers antérieur. Anus rond , place plus en dessus 



90 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

que près de la face inférieure. Ambulacres très-marqués, 
s'élargissani beaucoup sur la convexité du pourtour, et dont 
les plaques sont larges. 

Rapports et différences. Sa forme arrondie , son manque 
de sillon antérieur suffisent pour distin^juer parfaitement 
cette espèce remarquable, la plus convexe de toutes et celle 
dont le sommet est le plus antérieur. 

Histoire et localité. Nous possédons le type , que nous 
avions nommé inflatus, et que nous avons prêté à M. Desor 
sous ce nom, afin qu'il le mentionne dans son catalogue. Les 
exemplaires du Muséum ont été recueillis par M. l'amiral 
de Hell, au Sénégal, et le nôtre nous a été donné par M. Petit 
de !a Soussaye , comme ayant été recueilli par un officier 
de marine, au Cap-Vert. Ayant reçu du Sénégal VAm- 
monites inflatus bien caractérisée, nous pensons que cet 
Holaster se trouve avec elle dans notre 19^ étage albien. 

Explication des figures. Pi. 814, fig. 1, coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus; fig. 2, dessous; fig, 3, profil 
longitudinal; fig. 4, profil transversal, vu du côié de la 
bouche ; fig. 5, le même, vu du côté de l'anus. De notre col- 
lection. 

N* 2113. Holaster amplds, d'Orb,, 1853. 
PI. 836. 

Dimensions. Largeur, ôl millimètres. Par rapport à la 
largeur : longueur, 92 centièmes; hauteur, 48 centièmes. 

Coquille subcirculaire, un peu plus large que longue, très- 
déprimée , échancrée en avant, rélrocie et tronquée en ar- 
rière, dont la hauteur est des 48 centièmes de la largeur, et 
dont le grand diamclrc transversal est au milieu. Dessus cod- 
vexe, formaul une courbe régulière d'avant en arrière, jus- 
qu'à l'aire anale, qui est tronquée obliquement. Le sommet am- 



TERRAINS CRÉTACÉS. 91 

bulacraire correspond à la plus grande hauteur et se trouve 
à peu près au milieu. Le pourtour , légèrement caréné et 
flexueux, est à la base. Dessous presque plan, excavé assez 
fortement autour de la bouche, mais convexe, en toit, sur- 
baissé à la région médiane postérieure. Sillon ambulacraire 
impair assez large , droit , creusé également partout de la 
bouche au sommet. Bouche transverse, ob'ongue, tronquée 
en arrière, pourvue d'une lèvre en avant, et placée aux deux- 
seplièmes antérieurs de la longueur. Anus oval, longitudi- 
nal, placé à la partie supérieure d'une aréa anale creusée et 
triangulaire, assez loin du bord antérieur. Amhulacres visi- 
bles seulement près du sommet. Amhulacre impair^ à zones 
écartées, très-étroites, formées de deux pores obliques , sé- 
parés par un tubercule oblong. Amhulacres pairs légèrement 
arqnés, formés de bandes étroites presque égales en largeur 
et composées de pores égaux , oblongs , transverses ou un 
peu obliques. 

Rapports et différences. Par sa largeur , cette espèce se 
dislingue de toutes les autres de l'étage albien. Sa grande 
largeur la rapproche de Vif. latissimus; mais elle s'en dis- 
tingue par sa forme plus arrondie, moins large en avant, par 
son pourtour anguleux au lieu d'être rond , par son dessous 
plus plat, et par les zones de ses arabulacres pairs , égales 
en largeur. 

Localité. Elle est propre au 19' étage albien de Grand- 
Pré (Ardennes) , où elle paraît être rare. Nous en devons la 
connaissance à l'obligeance de M. Valenciennes. Nous l'a- 
vons recueillie au Havre, dans li; même étage. 

Eaplicaiion des finnros. PI. 836, fig. 1, coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus; fig. 2, dessous; fig. 3, profil 
longitudinal ; fig. 4, profil transversal du côté de la bouche ; 
fig. 5, le même, du côté de l'anus; fig. 6, une partie de 



92 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Tambulacre impair, grossi ; fig. 7, une partie de l'ambulacre 
pair antérieur, grossi. De la collection zoologique du Mu- 
séum et de notre collection. 

N» 2114. HoLASTER LATissiMUS, Agassiz, 1840. 

PI. 837 et 838. 

Holaster latissimus, Agassiz, 1840. Cat. syst., p. 2. 

Jd., Agassiz, 1847. Cal. raisonné, p. 133. 

fU., d'Orb., 1847. Prodrome, 2, p. 177. Étage 20% n' 630. 

Dimensions. Largeur, 68 millim.Par rapport à la largeur : 
longueur, 94 centièmes; hauteur, 50 centièmes. 

Coquille cordiforme, plus large que longue, très-déprimée, 
irès-élargie et échancrée en avant, irès-rétrécie et presque 
acuminée en arrière, dont la hauteur est des 50 centièmes de 
la largeur, et dont le plus grand diamèire transversal est 
bien en avant de la moitié. Dessus peu convexe, arrondi en 
avant, de là en pente déclive jusqu'au sommet placé un peu 
en avant de la moitié ; de ce point une pente douce règne 
jusqu'à l'aire anale très-échancrce, et coupé en partie ren- 
trante. La convexité du pourtour est arrondie et placée près 
de la base. Dessous peu convexe , excavé seulement très- 
près de la bouche ; le reste montre une légère saillie à la 
partie médiane postérieure, où se remarquent quelques pro- 
tubérances alternes, et sur les côtés de la région antérieure. 
Sillon ambula croire impair^ large, profond et prononcé de la 
bouche au sommet. Bouche tr;insverse, oblongue, placée au 
quart antérieur. /4nus longitudinal , oval , placé , loin du 
bord, au sommet d'une double aréa assez creusée , rinlcrne 
oblongue. ylmbulacres visibles seulement près du sommet. 
Ambulacro impair formé de pores très-petits. Ambnlacres 
pairs droits, composés de zones inégales , une plus larges en 
arrière, toutes deux formées de pores égaux, allongés, obli- 



TERRAINS GRIMACES. 93 

ques en sens inverse. Une ligne de tubercules plus gros que les 
autres se voit sur les bords du sillon antérieur et en dessous. 
Les autres tubercules du dessus sont petits et égaux. Les li- 
gnes rayonnantes de points de jonction des plaques sont 
légèrement convexes. 

Rapports et différences. Voisine par sa forme de VH. am- 
plus, cette espèce s'en distingue netiement par son ensemble 
cordiforme, élargi en avant,par son pourtour arrondi, par son 
dessous plus convexe , et par les zones des ambiilacies pairs 
très-inégales en largeur. 

Localité. M. Agassiz l'indique comme du gauli du Havre. 
Nous le possédons de l'étage albien de Segneley, où il a été 
recueilli par M. Ricordeau. Il se trouve aussi au Havre et à 
Grand-Pré (Meuse) dans le même étage. 

Explication des figures. PI. 837, fig. i , coquille de gran- 
deur naturelle , vue en dessus; fig. 2, dessous. — PI. 83S, 
fig. 1, profil longitudinal; fig. 2, profil transversal, vu du 
côté de la bouche ; fig. 3, le même, vu du côié de l'unus; fig. 4, 
zones porifères de l'ambulacre pair antérieur. De notre col- 
lection. 

N* 2115. HoLASTER suBORBicuLARis, Agassiz, 1836. 

PI. 814, fig. 6-7. — PI. 8io. 

Spatangus suborbiculat is.,J)e{r.xncey 1821. Manuscrit. 

Spatangusiuborbicularis^hvouQuhn, 1822. DtîSCiipl. géol. 
Paris., p. 84, pi. o, fig. 5 {Json Munster, 1829). 

Id. Deslongchamps, 1824. Encyel., t. 2, p. 687, n° 12. 

/«i.Defrance, 1827. Dict., art. Spatangus, t. 50, p. 95. 

Spatangus suborbicularis, Blainville , 'J83'i. Man. d'actin., 
p. 204. 

Uolastcr suborbicularis, A;;assiz, 1836. l'ioJ. duuc ino.-i., 
p. 16. 



94 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Spatangus suborlncularis, Des Mouliiis, 1837. Eludes sur 
lesÉchin., p. 400, n" 39. 

Holaster suborhicularis , Agass. , 1839. Echin. suisses, J, 
p. 21. (Exclus. fi{{. ei Loc.) 

Holaster suborbictdaris, Edwards, 1840. Edit. de Lamarck, 
t. 3, p. 334, n° 5. 

Id. Morris. Cat. brit., p. 54. 

Jd. E. Sismoada,*18'î3. Mém. géol.-zool. Echin., p. 8. 

Id. Agassizel Desor, 1847. Catal. raisonné, p. 133. 

Id. d'Orb., 1847. Prodr. 2, p. 177. Étage 20s n° 638. 

Dimensions. Longueur totale, 69 millim. Par rapport à la 
longueur -. largeur, 93 centièmes , hauteur ; 54 centièmis. 
Coquille ovale, cordiforme , très-déprimée, plus longue 
que large , dont la hauteur est des 54 centièmes de la lon- 
gueur, élargie et fortement échancrée en avant, peu retrécie 
et tronquée en arrière. Dessus arrondi en avant, et de là 
formant une courbe peu convexe, mais régulière, jusqu'à l'a- 
nus, puis tronqué et évidé pour Taire anale. Le sommet ambu- 
lacraire est un peu en arrière des "2 cinquièmes antérieurs, 
tandis que la plus grande épaisseur est au tiers postérieur. 
Le pourtour est très- convexe, arrondi , presque inférieur en 
avant, mais au milieu de la hauteur en arrière, p;,r suite de 
la forte saillie inférieure. Dessous très-e.\cavé rn avant et de 
chaque côté de la bouche, très-convexe aux côtés antérieurs, 
et surtout à la partie médiane postérieure, relevée en toit 
caréné, et où se remarquent 4 piulubérances alternes. Sillon 
ambulacrairc impair^ large, irès-creusé près de la bouche, et 
se continuant sansinleiruption jusqu'au iommetambulacraire, 
circonscrit de chacjue côté par une saillie du test. Bouche 
transversale, arrondie en avant, tronquée eu arrière, placée 
dans une grande dépression , au tiers antérieur de la lon- 
gueur. Anus oval, lougiludinalcuieut ucuminé aux deux 



TERRAINS CRÉTACÉS. 95 

extrémités , placé à la partie supérieure d'une aire anale , 
creusée et oblon{jue , très-prononcée. Ambulacres, visibles 
seulement près du sommet, et s'effaçant ensuite. Amhulacre 
impair^ à zones très écartées, peu visibles, formées de pores 
irès-petits , séparés par un tubercule. Ambulacres pairs ^ 
droits, formés de zones inégales, une plus grande en arrière, 
une plus étroite en avant , tontes deux formées de pores di- 
vergents, transverses, ayant la forme d'une larme. Les deux 
rangées sont égales à la zone antérieure, très -inégales à la 
zone postéiieure,où les plus grands pores sont en arrière. Tw- 
hercules petits, égaux, espacés également partout; on remar- 
que seulement de chaque côté de l'ambulacre impair une 
série de plus gros. Les jrranM/es sont très-petits et espacés. 
Rapports et différences. Cetie espèce, confondue le plus 
souvent, par les auteurs, avec YH. carînatus, s'en distingue 
nettement , de toutes les manières. D'abord par sa forme 
tronquée en arrière , par sa plus grande épaisseur au tiers 
postérieur, au lieu d'être au sommet ambulacraire, par la con- 
vexité de son pourtour , très-arrondi et non à la base , aux 
régions postérieures, où elles sont, au contraire, presque à la 
moitié de la hauteur; par son dessous largement creosé en 
avant et autour de la bouche , et très-convexe sur les côtés 
antérieurs, très-convexe, et en toit, saillant au nîilieu en ar- 
rière; par son sillon ambulacraire impair prolongé jusqu'au 
sommet, par sa bouche plus en arrière , par son aire anale 
plus oblongue, par ses ambulacres droits, par les pores de la 
zone porifère postérieure des ambulacres pairs, très-inégaux 
en grosseur et en longueur, enfin par les tubercules égaux , 
et non de deux sortes. Il est impossible du reste, quand on a 
vu ces deux espèces comparativement, de pouvoir les con- 
fondre. 
Histoire. Parfaitement figurée par M. Brongniart en 1822. 



00 l'ALlîOM'ÛLOGlE FRANÇAISE. 

Celle espèce a élé méconnue par beaucoup d'auteurs. Le 
comie Munster, dans Goldfuss, donne en effet, sous le même 
nom, le jeune du Cardiaster Ancnchj-tis^(\\x\x\Q. lui ressemble 
pas du tout. D'un autre côté, M. Agassiz, dans ses Echinides 
suisses, tout en citant comme type l'espèce de M. Brongniari, 
figure, sous le nom de VH. suborbicularis, un exemplaire de 
VH. lœvïs. Dans ce même ouvrage , il donne aussi, comme 
synonyme r^/iû»cA^-itscart«afa de Lamarck, qu'il place en- 
core comme synonyme du Djsaster carinatus^ p. 4. Dans son 
Catalogue raisonné en 1847, publié avec M. Desor, M. Agassiz, 
place VAnanchytes carinata , comme Holnster et comme 
espèce distincte. A son //. suborbicularis ,'\\ réunit à tort 
comme synonyme le Spatangus nodulosus de Goldtuss, dont 
nous venons de signaler les différences, et que nous conser- 
vons sous le nom d'H. carinatus; il y place encore le Spa- 
tangus planas de Mantel, dont il fait en même temps une 
espèce bien distincte dans le même Catalogue. Nous nous 
sommes assuré que les deux dernières espèces sont tout à tait 
différentes de VH. suborbicularis, comme on pourra en juger 
par nos descriptions et nos figures. Il résulte de ce qui pré- 
cède que le type du Suborbicularis de Bronguiart doit seul 
conserver ce nom, et que cest une espèce parfaitement dis- 
tincte et bien caractérisée. M. Forbes (Geological Survey). 
Dec. 4, regarde 17/. suborbicularis comme un Cardiaster ; 
mais nous pouvons aOirmer qu'il ne parle pas du véritable 
type, qui est bien uu Holaster sans aucun doute, et non un 
Cardiaster. Il parait confondre, comme M. Agassiz, plusieurs 
espèces sous ce nom . 

Localité. Cette espèce est spéciale et bien caractéristique 
di noire 20' étage cénomanien. Nous l'avons recueillie dans 
la craie chloriiée de S illors-sur-Mtr ci de Ilonlleur (Calva- 
dos) ; dani la craie chlorilée du cap la Ib vc, pi es du Havre 



TERRAINS CRÉTACÉS. 97 

(Seine-Infr^rieiipe' , et H:ins les {yrès jaunes du m'*Mi.3 àç^e, à 
l'Ile d'Aix (Charenie-Inférieure). M. Rjulin l'a reiicon;rée 
dans les fjrès à Grand-Pré (A.rdetines). 

Exjiliaition fies figures. Pi. 814. fi{T. 6, profil transversal 
de (grandeur naturelle, vu du côté de la bouche; fi^. 7, le 
même, vu du côté de l'anus. PI. 815, fi^j. 1, coquille vue en 
dessus (les ambnlacres pairs sont trop prolongés , ai -si que 
dans la fig. 3) ; fig. 2 , la même, vue en dessous; Hrr. 3, la 
même, vue de profil dans le sens lonf-itudinal ; fig. 4 , une 
partie grossie des ambulacres pairs postérieurs presque 
égaux; fig. 5, quelques plaques grossies pour montrer lu 
position des tubercules et des granules. De notre collection. 

N» 2116. HOLASTER SDBGLOBOSDS, Agassiz, 1836. 

PI. 816. 

SpntangHs subglobosus , Leske , 1778. Kleinii EcliinoJ., 
D" 81, p. 240, pi. 54, fig. 2-3. 

Echinus snbglobosus ^ Gmelin , 1789. Syst. nat., p. 3198, 
n" 96. 

S pnian g us subglobosus , L:\marck, 1816. An. s. verf, 3, 
p. 33, n» 17 (exclue, hoc). 

Ananchyies cor-aciuni, LaiTiarck, 18 16. An sa;is V.M't. 3 p. 

27. 

Eiicycl. iiiélliod. PI. 157, Rq. 7-8 (copie do Le,,ke). 

IrL, Deslonj^ohamps, 1821 Encyd. 2, p. 680. iv 19. 

Ananchjrtea cor-avium, Desloagcli. Eiicycl. 2, p. 64. 

Spatangussubglobosut, DelVaiice, 18i7 Dict. des sc. nat. , 
t. 50, p. 94. 

/i., Goldefus^ , 1829. Petrif. germ , p. 118, pi. 45, 
fig. 4. 

/i.,PJ:ti'nille, 18Vi. Man. d'aclia , p 20'i. 

Holaiter iuhgUhoiuK, A;fassiz, ISS'î. Prod , p. 16 ou IS.",. 
VI. ' 



98 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Si atanai s sithylolosuSyBes Mculiiis, 1837. Eliides sur les 
Ech., p. 398, n» 38. 

Spntfingus cor-avium. Des Moulins, 1847. Id., p. 412. 

Holaster subglolwsiis, Agaisiz , 1839. Ecliin. suisses î, 
p. 13, pi. 2,fig. 79. 

Holaster alitas, Ajj.rsiz, 1839. M. !, p. 20, pi. 3, fj^;. 9-10. 

Ici., Agassiz, 1840, Cat. neoc, p. 1. 

Spatangus iubglùbo&usj Eclwarcls, 18'iO. Édition de La- 
marck 3, p. VèO, n» 17. 

Ananchytes coi-avium ^ EdwUlds , 1S40. Id. 'S, p. 3i9, 
n° 12. 

Holaster subglobosus^ Euwards, 1840. Édit. de Lam. 3, 
p. 333, n» 1. 

/r7., Rœmer, 18ii. Kreld, p. 34. 

Ananchytes spaiang.furniis^ Rœmer, 1841. Kreid., p. 35, 
pi. 6, fig. 19. 

Holaster stiùglobosus, Sismonda, 1843. Mém. géo-zool. 
Eiliin., p. 5. 

Id. , Morris, 1843. Cat. brit., p. 54. 

//., Agassiz. 1847. Caial. raisonné, p. 133. Modèles Q 22, 
Q 23,Q43, P99,S100. 

H.nasutus ^pars) , A{ïassiz el Desor, 1847, Catal. rais., 
p. 134. 

H cor-atium, Agassiz et Desor. 1847, Catal. rjïis., p. 134. 

H. suhglohusns, d'Orb., 1847. Piod. 2, p. 200; étage 21% 
n° 221 (erreur d'élag(). 

Id., Albin Gras, 18û2. Caialo^^ue, p. 42, n- 21 ? 

A "ovrliyti-s {^[lolnstri] siibgloboms , Forbcs , 185-. Géoîo- 
giral Survt'V, d.-c. 4, pi. 7. 

J)ifii i.sions. Longueur toialr , 48 millinvHres. Par rapport 
à lu loD^iueur ; luigeur, 100 cenik'OHs; hauteur, 76 cen- 
tièmes. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 99 

Coquille presque circulaire , très-renflée , aussi large que 
longue , dont la limiieur esi dts 7<S ceniièmes de la longueur, 
élargie ei un peu sinueuse en avanî, un peu rélrécie et un peu 
acuminf e cnarrière. I'pssms Irès-convexe, arrondi parlout,niais 
un peu tronqué, en ai rière, par l'aire anale , le sommet ambula- 
crair<', placé un peu plus en avani qu'en arrière, est en même 
lemps la partie la plus hauie. Le pourtour est très-convexe, 
anondi et pUu é au-dessus du tiers inférieur de la huuteur 
totale. Les plaquas , à leur point de jonction , représentent 
quelquefois autant de rayons légèrement en relief. Dessoua 
trèî-coii^exe |jarioul, mais un peu plus sur la région médiane 
postérieure, sans montrer de dépressions latéralement à la 
bouche. SUlo7Kimbutac> a ire impair j large, peu profond, com- 
merçant à Ij boticlv, cil il est assez ex avé, puis s'effjçanl 
peu à peu sans cependant cesser d'éire visible jusqu'au 
soiiimet. On remarque en deliors de ceini-ci une ligne de 
légères protubérances sur le milieu des phiques iniérambu- 
lacraires ai.t' rieures internes. B juche ués-peiiic, ovale trans- 
versalemei-t , à bord postérieur saillant, placée un peu en 
avant du quart de la longueur. /^was oval, longitudinal, ^tu- 
miné a sea extrémités, placé presque au milieu de la hauteur, 
au sûiimel d'une aire anale oblongue et presque lancéolée, 
très- superficiellement creusée. Ambulncres très-visibles, 
étroits j umbulacre impaii ,a zones puiiferes irès-étroiies, cha- 
cune formée de deux petits pores obliques rapprochés, entre 
lesquels est un tubercule. L^s amhulacres pair» droits, arqués, 
formas de zones inégales, l'anléri'ure plus petite. Toutes les 
deux formées Ue \)ore$ inégaux : un p^^ii plus long en arrière, 
et unpres(|ue rond> t tout en avant , à l'ainbulacre antérieur. 
Tubercules égaux, petits, également espacés au milieu de 
jfrj/iu/f« espaces. 

Rapports et diffèrences.Ln forme presque ro.'^dc, le dessu» 



iW) PAf.ÉOMOLOGfE FhAXÇAISÉ. 

PI lo dessous bombés, ainsi que les prolubéranci^s latérales au 
sillon impair, sont autant fie cnrartèrps qui Jislin;;iient net- 
tement cette espèce de tontes les antres; aussi a-t-elle été 
toujours reconnue par les auteurs. Seulement une déforma- 
tion avait amené M. Afrassiz à on faire une espèce sous le 
nom d'A/. altu^; ma's, dans son Catalof^ue raisonné, cet au- 
teur la réuni: comme variété au Sabylobosm. 

Histoire. Ayant obtenu de M. Valenciennes c^e pouvoir 
étudier les types cités par M. Af^assiz , nous avons reconnu 
que V Ananchj-tea cor-avium, de T.a:iiarck, qui a servi à for- 
mer VH. cor-arium de, M. Afjassiz, n'était autre qu'un moule 
intérieur cilicetix de VH. s-ff/glnhosus , et c]'«e dès lors le cor- 
aviuin était à supprimer des catalogues. Nous avons encore 
reconnu que 17/. nusuius, étiqueté au Muséum par ^.1. Agas- 
siz. était encore i'H. subglohosns aya"»! sulù une déformation 
pat' la pression iai Taie. Ces deux espèces suni doue a sup- 
piimer entièrement. 

f.'irnUtp. Celte esj»èc<; (^st eicore caraciérisiique du 20"= 
étnjje cf'nonvjnicri ou craie ciiloiiiée. Il se trouve ;( Rouen , à 
Fécamp, a;; Havre dansl t coMche remaniée à l'état fossilede 
h !rionta{;ne Santo-Cilherioe (Sci'te-InférieM'e a Saiuie- 
l'nrrc et à r/uihrrsel, près vîe TroyeSi'Aube), avec V ^mmoni- 
i-.s HhitfoTiiagensls ; a Pourrain, à Sei.^neley (Yonne); ;i San- 
CT-rre (Cher' ; à Cassis (l^ondiesdu-Rhône); à ;>i lart , près 
\}v Biarritz (Basses- Pyrénéi s) . M. d'Archiac ; a Villors-sur- 
Mcr (Calvados") ; au Vit, près de Castellane ^Basses-Alpes) ; à 
r.V'oneiio, prè; de la Tiii.ité c» des ofiviious le la Palarea, 
comté do Ni(^e (M. Cailliiud) ; M. Siu ler l'a remieillie à 
Sclirailen, dans l'Oberlaud bernois, et à Nt^ueneck, dans la 
chaîne du Siniis ; Goldfuss l'indique à Qued'enburg ; M. Mor- 
ris a Doikiiijj, à Maidsltmc (Sussex). 

Kjjt'iratiofi des /î^f/r<'i. PI. 816 , Fi{j. 1, exemplaire do 



TERRAIIN'S Cr.KTACÉS. 101 

grandeur nalurelle . vu cw dessus li;,. 2, le mè«!e, vu ea 
dessous; fig. 3, profil loi/gitudiiial ; tig. 4, i-rolil transversal 
du côté de la bouche , fig. 5, le uiéiLe, vu du côté de l'aous; 
fig. 6 , appareil génital grossi ; fig. 7 , une partie d'un des 
ambulacres pairs grossie ; fig. b, (]uelqut'splaqui.s interam- 
bulacraires grossies pour nionirer les tubercules. De noire 
collection. 

No 2117. HoLASTBR Tbbcensis, Leymerie, 1842. 
Pi. 817. 

Holaster Trecensis , Leymerie, 1842. Méiii. de la Soc. 
géol., 5, p. 2, pl.,2, fig. 1. 

W., Agassiz, 1847. Catal. rais. ,'p. 134. (Exclus, loca- 
lité.) 

Holaster pilïula ( var. maxip.a}, Agassiz et Desor, 1847. 
Cat. rais., p. 135,' m. dèles T 52. (Exclus, v;)r. minim.). 

Holaster Trecei.sis, dOrl-., 1847. Pnd. 2, p. 2f)9; étage 
22% L» 1161? (Erreur d éuge, da{ résM. Agassiz.) 

DinieiuLm. Loigutui io .ic', 57 millimètres. Par rapport 
à !a longueur : largeur, 85 cer'iémes; épaisseur, 65 cen- 
tièmes. 

Coquille ovale, cordiforme, irts-bomhée, plus longue que 
large, élargie et sinueuse en avant, acuminée en arrière; 
dont la hauteur a les fi5 cerlièmes ,\e la loogueur, et dont le 
grand diamètre transversal est un peu en avant de la moitié 
de la longueur. De/jws très-bombé, montrant une courbe 
régulière de la base anlcrieure jusqu'à la saillie anguleuse 
de l'aire anale irès-échancrée. La partie la plus haute cor- 
respond au sommet ambulacraire, placé un peu en avant du 
milieu de la longueur. Le pourtour est assez anguleux , 
placé tout à fait à la base Dessous entièrem''nt p'at , avec 



102 rAXEONTOLOGIE FRANC \TSE. 

une très-léfîère snillie à la partie médiane postérieure, où 
l'on remarque sept protubérances Hliernes peu pronoicëps; 
une partie est un peu creusée en avant et sur les côtés de la 
bouche. Sillon antérieur droit à poine creusé près de la 
bouche et au bord , mais sVffaçant entièrement ensuite, bien 
avant d'arriver au s( mmet. Bouche {^rande, ovale transver- 
salement, un peu évidée en arrièie , p'arée aux deux septiè- 
mes antérieurs de la longueur. j4nus oval longiiudinale- 
ment, placé sous une saillie anguleuse de la région médiane 
postérieure, très près du bord , dans une aire anale trian- 
gulaire assez excavée. Amhulacres droits, visibles seu'e- 
ment près du sommet Ambulacre impair peu visible. Ambu- 
lacres pairs écarlés , formés de sonps porifèrts inégales , la 
plus petite en avant , et la plus large en arrière, formées de 
pores oblongs , transverses. Tubercules. Autant que nous 
pouvons en juger par quelques tubercules restés intacts, il 
y aurait doux sortes de tubercules : les uns, très gros, rares, 
et les autres beaucoup plus petits répandus partout. Les 
grannïps sont très petits. 

Bappports et drffpieticcs. Cette espèce a Its plus grands 
rapports avtc 1 //. carinatus, dont elle a 'a forme et les tu- 
bercules inégaux, et nous n'aurions même pas balancé à la 
réunira cote espèce, comme variété bombée, ««i, indépen- 
damment de cette bii n plus grande hauteur proportionnelle, 
nous n'avions pas trouvé queUpies autres caractères diiïérrn- 
tiels. En eflei , elle en ditfére encore par son pourtour plus 
anguleux et pUis inférieur, p;ir son dessous plus plat ei plus 
creusé autour de la bouche , par son anus place plus près 
du boni inférieur , dans une aire anale plus cour'c et plus 
laige, et euHn par ses pores placés iransversalemcnl à cha- 
que zone porifère, et non obliciuement. 

Hisioiip. Cette espèce a été assez bien fi;;urée en 1842 par 



TERRAINS CRÉTACÉS. 105 

M. Leymerie. En 1S47, MM. Aga>siz etDpsorlaciieni comme 
espèce disiinofe dans leur Ciiialo{)ije raisonné, mais en l'in- 
diquant à lorl comme de la craie blanche el la rapprochant 
de r^. fyinnus^quih re^jardent comme pouvant êlre une va- 
riélé d(i Trecemis Dans .ce même (dialogue . ils meniion- 
nenl un exemplaire de noire colleelion, comme une varitlé 
mnxima de V Holastcr pihila. Nous avons reproduit, sur 1 au- 
toriié de M^. Agassiz et Desor , dans notre Prodrome , ces 
mêmes classements fauiifs. En effet, en lisant la description 
donnée par M. Leymerie, nous avons reconnu que l'espèce 
nest pas de la craie blanche , mais bien de Sainle-Parre 
et de notre 20« tage cénomanieu. Lorsque nous avons corn» 
paré les échantillons entre eux , nous avons également re- 
connu que la var. maxirna de VHolaster pilula de MM. Agas- 
siz et Desor , dont le type est dans notre collection , n'est 
antre chose que VH . Trecmsis de Leymerie, mieux carac- 
térisé, qui n'est pas le Pihila^ dont il diffère même généri* 
quenient , mais n'est pas non plus V H. planas^ qui ne peut en 
aucune manière èiie confondu avec !'//. Treci-nsù^doni il est 
irès-ditférent , comme on pourra en juger par nos descriptions 
el nos lijjiii'cs. 

Localité Dans le 20^ étage céiiomanitMi.où M. Leymerie l'a 
recueillie àSainte-Parre.piès de Tioyes (Anb*i, ; nous lavons 
rencontrée dans les couches cenonianiennes remaniées , à la 
montagne Sainte-Catherine, à llouen (Seine-Inférieure), avec 
V Ammonites Rhotomagciisis ; et enfin M. Campiche l'a égale- 
ment découverte dans la craie cl)lo^itéede^ environsde Sainte- 
Croix , dans le canion.de Vaud (Suisse). C'est à tort que 
MM. Agassiz et Desor l'indiquent dans la craie blanche. 

Explication </*« figures. PI. 817, fig. 1, coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus ; fig. 2, la même, en dessous ; 
fig. Sy la même, de picfil . dans ! • sens locgiiudiial; fig. 4, 



\Oli rALïONTOLCCii: française. 

(lofil li;'.rsNCJS;il , <iii (ôié l'c. h ! oi'.dio; n^r. 5, le même, 

(!t: (ô:c de l'anu;. De lolif coîlcciioi). 

fi° 2118. HOLASTERCARINATDS, (i'Orb.,4853 (DOoAgass.). 
PI. 818. 

j4nanchjies cnrinata^ Lamarck, 1816. An. sans vert., 3, p. 
26, n^e. (Exclus, syn.) 

Spatavgus nodtilosus, Goldfuss, 1829. Petref., p. 149, pU 
45, fig.6 (non Nodulosus, Igassiz, 1836). 

Ananchijies carivrJn, Deslonfjchamps, 1834. Encvcl., t. 2, 
p. 63 (d'après Lamarck). 

Holnster Savdoz, LH/bois, 1836. Voy. au Caucase, pi. 1, 
fig.llIS. 

7^/., Agassiz, 1S36. Calai, sysj., p. 1. 

Spaianyus /lOfluloius, Des Moulins, 1837. Études sur les 
Ecl)., p. 410, n" 61. (Exclus, syn.) 

Holaster Sandoz. .\.g.ii&s\z, 1839. Ech. suisses, 1, r. H, 
pl.2,r. 11-13. 

/<£,, Agassiz, 1840. Caf. neor., p. 1. 

Hnlasier nodvlosus ^ Ldwards 1840. Édit. de Lam., 3, 
p. 335. 

Avcnchitcs carinatn^ Edwards. 1840. Id.,3, p. 318. (Ex- 
clus, syn.^ 

Id., Rœnicr, 1841. Kreid, p. 34. 

if/., Morris, 1843. Cal. brit. foss., p. 5i. 

Holaster Snvdoz^ Morris, 1843. Cal. brit. foss., p. 54, 

Holaster Savdoz^ Slsmouda, 1843. Mém. gëo-zool. Echin., 
p. 7. 

Holaster svhorhicnlnris (pars), Af^assiz et Def or , 18i7. 
Cat. rais., pi. 16, fiff. 3 (uon Iiionj;niavt, 1821). 

Holaitrr carivaltis (pars) , Agassiz et Desor, \S\T. Cat. 
r;'is , p IS'i rseulemeot syn. de I.amftrckV 



TERRAINS CRÉTACÉS. 105 

Holaster Sandoz, Agasbiz el Destr, lb47. Cm. raisoûno, 
p. 134. 

Bolaster nasutus (pars), Agassiz elDesor, 1847. Gat. rais., 
p. 134. (Exemplaires déformés par la pression latérale.) 
Modèles, n" M 8, P 87, F 100, P 75. 

Holaster Sandoz, d'Orl)., 1847. Prod. 2, p. 177; étage 20% 
n° 627 (d'après Agassiz). 

Holaster nasutus, d'Orb., 1847. Prod., 2, 177; étage 20% 
n" 628 (d'après Agassiz). 

Holaster suborbicularis, Albin Gras, 1852. Fossiles de l'I- 
sère, p. 42, n» 22. 

Dimensions. Longueur, 55 millimètres. Par rapport à la 
longueur : largeur, 85 centièmes ; hauteur, 56 centièmes. 

Coquille plus longue que large ; sa hauteur étant presque 
la moitié de la longueur, ayant son plus grand diamètre vers 
les deux cinquièmes antérieurs; dès lors ovale, élargie en 
avant , rétrécie et un peu acuminée en arrière, fortement 
échancrée en avant par le sillon ambulacraire '\vù\)2\v . Dessus 
bombé, Tormani une courbe régulière d'avant en arrière, la 
partie la plus convexe correspondant au sommet ambula- 
craire, arrondie quoique uu feu a:.{;ulc'use au pour our. 
Dessous presque plan, à peine un peu convexe sur 'a région 
médiane posuneuie, assez creusée eu avant iransiveisale 
ment sur les côfés de la bouche, et par la continuation du 
sillon ambulacraire. Sillon ambulacraire impair ussez pro- 
fondément creusé en avant, près du bord, mais s'effaçant à 
peu de distance de ce l»ord, sans se prolon^jer jusqu'au som- 
met. 5c?^c/ie ovale transversalement, un peu tronqué(i en 
arrière, placée dans un enfoncemoni à plus du quart anté- 
rieur de la longueur, jinus oval longiiudinalement acu- 
miné en haut, obtus en bas, placé sous une légère saillie 
supérieure, à une assez grande liistance du dessous, à la 



106 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE, 

panie snpérîPiirp d'iinp nirp anale, comprimée, irinrif^ulaire, 
lin peu creii<;ée , qui se continue en s'é!ar{»issrint jusqu'au 
bord inférieur. Ambulacre impair, visible seulement près du 
sommet. Jmhulacres pairs un peu flexueux près du sommet, 
surtout les antérieurs. Les zones porifères sont inégales, les 
postérieures plus iar^^^es que les autres Pores en larmes, de 
mêmes formes aux deux côiés de chique zone, seuUmenl 
chaque pore d'une paire est oblit|ue dans un sens opposé à 
l'autre : l'un dirigé vers le bord antérieur, l'autre vrrs le 
bord postérieur. Tubercules de deux sortes : les uns très- 
gros, disposés presque | ar rayons sur les aires interambula- 
craires principalement; les autres, le tiers des premiers, 
et espacés comme d'ordinaire. Les grannlos qui les sépa- 
rent, très-nombreux, disposés presque sur des lignes trans- 
verses. 

Rapports et différences. Voisine, par sa forme générale, de 
VH. suborbicularis, avec lequel cflle-ci a souvint été con- 
fondue , elle s'en dislingue cependant très nettement par 
beaucoup de caractères : d'abord par uue moins grande dé- 
pression, par ses bords plus anguleux, par s«s tubercules 
inégaux de deux grandeurs , par son sillon ambuiacraire 
moins profond et moins prolongé , et enfin par le dessous 
presque plan, sans cette saillie remarquable de la région 
médiane postérieure qui donne la plus giaïuie'hanteur en 
anière du sommet ambulacraire chez le H. subnrbicularù. 

Histoire. Feu d'espèces ont offert plus de méprises que 
celle-ci. Redevable à l'obligeance de M. V-ilenciennes, de 
pouvoir étudier les types de Lamank. déposés au Muséum 
d histoire naturelle de Paris, nous avons reconnu le type mal 
con!>ervé de cette espèce dans VAnanchi/Us carinati de cet 
auteur, cité eu ISIO dans ses Animaux ^^ans vertèbres. Mais 
Laiiiarck y a rapporté à tort la synonymie du Spatangus ca- 



TERRAINS CRIÉTACÉS. 107 

rinntns de Leske, qui est un Collyritus, et cela, aucun auteur 
ne remontant à la source, dcvj-.it plus t.ird devenir une source 
d'erreurs. En effet, les ronrjpi'atcurs, tels que MM. Deslon^»- 
chnmps et autres, répétèrent Ips mêmes synonymies et les 
mêmes erreurs. Pour Go'dfuss, en 18V9, il se ba^a sur c^'ite 
synonymie di' Lasiiarck, et iippela Spaiangns carinatus un 
Colhjrites, tandis qu'un échantillon paifaiiemeni conservé de 
DOtre espèce fut fij^nré par lui sous le nom de Sp<itangns 
nod'ilosus. Son dessin montre paifaiitm^nl les tubercules 
inégaux , et son texte indique comme localiié notre él;ige 
cénomanien. En 1836, M. Dubois di'crivit l'espèce qui nous 
occupe et la figura sous le uom A'Holnster Sandoz. La même 
arnée , M. Agassiz adoptait ce même nom, tandis que 
l'excellente figure duniiée par Goldfuss était r;ipporlée par 
lui à VH. suhorbiculuris, espèce toute différente. Il donnait 
de plus, sous le nom de H. nodulosus ^déjà employé par 
Goldfuss • t appartenant à une autre espèce), le jeune de 
notre Cardiaster nnanv.hytis (n* 2131). De V Ananchylis cari- 
natus de Lamarrk, comme Goldfuss, il le rapportait à un de 
ses Dysaster. M. Des Moulins a cité aussi le Spatanyus nodu- 
■ losus comme espèce, eu y ajiulHni l:t fausse syno'iyune de 
W. Agas^iz, en niciant lespèi e qui non^ v.ccupe au Carlinster 
ananchftis, voy. notre n" 2131, tandis qu à tort de ÏAnan- 
chj'tes carinata de LamùfcR , comme M. Goldfuss , comme 
M. Agassiz, et ensuite tous les autres qui l'ont suivi, il le 
porte à son genre Collyrites {Di/8ast>'r^ Agassiz). 

En 1847, dans le Catalogue raisonné de MM. Agassiz el 
Desor, nous trouvons \'H. carinatus ( iié à la lîn comme 
synonymie ôe V Ananchytes cnrinatad*' Lamarck,tandisqu'ils 
y placent comme espèce VH. nodulosns, qui n'est pas celui 
de Goldfuss, mais bien notre Cardiaster ananchytis , en 
indiquant beaucoup de fausses localité*. Par le fait, VU. 



108 TALÉOINTOLOGIE FRANÇAISE. 

carinatus de M. Agassiz n'est plus celui de Lamnrck, ou du 
moins n'en forme qu'une petite , artie. Quant au ISodulosut 
de Goldfuss, qui est Lien celte espèce, ils le mettent comme 
synonyme de l'H. suborhicularis (voy. n° 2116), qui, comme 
nous l'avons reconnu , en diffère complètement. Ils citent 
encore la même espèce sous le nom de H. Sandoz lors- 
qu'elle n'est pas déformée; sous celui de //. nasutus (1), 
lorsqu'elle a subi une pression latérale, comme nous avons 
pu r.ousen assurer ,)ar des échantillons de notre collection et 
de „elles de MM. Albin Gras et CaïUiaud, déterminés par cet 
auteur. Nous avons également reconnu par cet examen des 
types déterminés f>ar MM. Agassiz et Desor, qu'en effet pres- 
que loua les U. snfiorhicularis des diverses collections elles 
modèles M 3, P87, P 100, P 75, donnés comme Suborbicu- 
laris, dépende? t de ''espèce que nous décrivons ici , et non 
du véritable type du Vuô ,rhiculaiis figuré en 1822 par 
M. Brongiiiart. Pour nous, le nom de Carinatus ëlaut le plus 
ancien, nous le restituons j l'esj èce, en la plaçant das.s le 
genre H( laster, où elle doit rester. 

Localités certaines. Elle est caractéristique , s'il en fut 
jamais, de notre 20* étage cénoroanieo. Nous l'avons, e\: effet, 
dan- (e bassin anglo-paiif.ien,de Sant-Floroniiu.deSeigoeley, 
de Toucy (Yonne), par MM. Ricordeau, Cotteau et Salomon ; 
de Villers (^Calvados); deGacé (Orne) ; de SanCerre (Cher); 
de Grez (Sarihe) ; de Saint-Maur, près de Saumur (Maioe-et- 
Loire), M.d'Archiac; de Rodcn, dans ta couche remaniée de 
Sainte-Catherine, du cap l.u Uève, près du Havre (^Seine- 
loférioure) ; de Vierson ^^Loire^), par nous. Dans le bassin 
pyrémen de l'île d'Aix ; de Belair, près de Rocheforl (Cha- 
rcnie-Infërieure), M. d'Archiac. Dans le bassin mediierra- 

fl) M. Albin C,r»t a le premier pensi^ ii la réunion, fn nne seule ri- 
pèce, àet. II. Sandoi, warginalis et uojuilut. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 109 

néen, du ravin de la Fauge, près de Villard-de-Lans (Isère) 
par MM. Albin Gras et Berihelot ; de Be:louin, au pied dn 
Venioux (Vaucluse) ; de la Malle (Var), par M. Kœch'in. Elle 
se trouve encore en Westphalie, à Essen-sur-lc-Ruhr; en An- 
gleterre, à Lyme-Regis, à Warminster; à la Palarea, près 
de Nice, par M. Caiîljaud. 

Explication des figures. Pi. 818, fig. 1, échantillon de 
grandeur naturelle, vu en dessus; fig. 2, 'e in«ime, cIj côié 
opposé; fig. 3, îe même, vu de proliî sur le cô:j; fig. 4, vu 
de profil en avant ; fig. 5, vu de profil en arrière ; fig. 6, une 
des zones porifères, grossie; fig. 7, une assu' ^ latérale, 
grossie pour montrer la différence de grosseur des tubercu- 
les. De notre collection (13 exemplaires). 

N° 2119. HoLASTiiR MARGiNAi.is, Afrassiz, 1836. 
PI. 819, fig. 1-t) 

Holaster marginalis^ Agassiz, 1836. CalcL SVSt., p. 1. 

I(J., Agassiz, 1840. Gai. neoc, p. 1. 

/i., A,o[asïiz et Desor, 1847. Cat. ra;s., p. 134 (pars). 

/'/., d'Orb., 1847. Prodrome, 2, p. 177 ; étage 20% n°629. 

Dimenrions. Lon{|uenr, 30 millimètres. P.ir rapport à '.:i 
longueur : largeur, 100 centièmes; hauteur, 55 ce.f.lièmes. 

Coijuille aussi longue q le large, !u moitiô aussi hauie que 
lo:gue, ayaiii sou plus grand uiamètie irausv. psa' presque au 
milieu, presque ronde, seuleiiieni un peu retréoie e.; arrière, 
peu éc!;ancrce eu avant, pour le sinus ambulacraire impair. 
Dessus assez régulièremeut bombé, le point le plus co'.ivexe 
correspondant au sommet ambulaoriire, pourtour lOiJi à lail 
inférieur, assez fortement caréné. Dessous plan, peu convexe 
sur la région médiane pfistérieure, assez creusé autour delà 
région buccale, la dépression communiquant av c le sillon 
ambulacraire impair. Sillon ambulacraire imjiai', creusé 
fortement en avant, et jusqu'auprès du sommet ambulacraire. 



110 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Bouche ovale, liansverse, placée à moins du qdarl aniérieur 
de la longueur. Anus ovale, allongé, acumioé asesexlrémi- 
/és, placé sous une légère saillie supérieure, et ayant un 
léoer sillon au-des>ous Ambul cre impair apparent au som- 
met. Les anibtilacrcs impairs irèi flcxueux el comme coudés 
près dusoujinet, formés de zones porileies inéjfales, lea plus 
grandes étant en ;iiiiLre. Ses pores sont ovales, iransverses. 
Tubercules. Ils parai^senl être, comme chez le VU. nodulunu»^ 
de deux sortes : de très-gios, rares presque par lignes 
I ayonnaiiles, 1 1 d autres infiniment plus petits. 

Rapports vt (ii/frreiices. Toui en décrivant ici cette espèce 
comme distincte, d'api es l'autorité de M. Agassiz, nous 
pourrions ciaindre (juelle ne soit une defurinaiion , par 
suite d'une pression veriica'e de VU. cnrin'uwi, dont elle a 
beaucoup des car..tière>, et surtout celui dts tubercules de 
deux sortes. !Nous ne l'aunons même cuusidéiée que comme 
variété, si nous n'avions eu cinq exemplaires provenant de la 
Provence, tous ayant la même taille, elles caiacleres différen- 
tiels suivants : une plus {grande largeur relative, une forme 
plus arrondie, le pourtour caréné, le sillon ambulacraire im- 
pair (-.lus prolongé vers le sommet, la bouclie plus en arrière, 
des pores ambuh.craires moins allongés, ei lambulacre pair 
aiitérieur beaucoup plus flexueux el comme coudé. 

Localité. Les seuls exemplaires l'ien caracier-isés sont du 
20' étage cenomanien de Keilouin , près du Ventoux (Vau- 
cluse). Lts autres localités de M. Agas-iz ne bOnt pas cer- 
taines. 

Erplication drs f^vrcs. Pi. biD, fig. 1, dessus de grandeur 
naturelle; Hg 2, dessius ; fig. .^, profil; fig. 4, profil du 
côté de la bouclie; fig. 5, profil du côiéde l'anus ; fig. 0, 
détails d'un airliulatraue pair; a, zone ailérieure; 6, zone 
postérieure. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 111 

N» 2120. IIoLASTER Ceisomanensis, d'Orb., 4853. 
PI. 819, fig. 7-1-2. 

Dimcnsiovs. Longueur, i\ milliiètres. Pai rapport à la 
longueur : lai;; ur, 85 centièmes; épaisseur, 75 centièmes. 

Coquille plus longue que large ; sa hauteur étant les trois 
quarts de la longueur, son plus grand diaii.'ètre transversal 
étant un peu en avant de la moitié; sa forme est ovale, un peu 
réirécie en arrière , sinueuse en avant. Dessus s'élevanl 
promptemeni aux extrémités, laissant une courbe peu arquée 
au milieu. La partie la plus convexe est en arrière du som- 
met ambulacraire ; h région :inale étant haute et tronquée 
obliquement; le pourtour est très-convexe, arrondi. Dessous 
fortement convexe en arrière, avec une iéjjère dépre'^sioa 
autour de la bouche et en avant. Sillon omhulacraire impair 
très-large, non interromjju de la bouche au sommet. Bouhe 
ovale, transversalement p'acée au tiers aniérieur. J/o.? très- 
grand, ovale longiiudinalement, acuminé à ses extrémités, 
placé très-loin du bord inférieur, à h partie supérieure 
d'une facette plaiiC. Amhulacres peu visibles. Tubercules 
égaux en grosseur, excepté quelques-uns plus gros placés 
de chaque côté du sillon antérieur. 

Rapports et diffère t. ces. Nous trouvons avec celte espèce, 
écritts de la main de M. Agassiz, deux étiquettes; l'une porte : 
espèce nouvelle , et l'autre H . nodnlosus. Il serait possible 
que les échantillons ne fussent que de jeunes individus; 
mais, dans aucun cas, ils ne pourraient éire les jeunes de 
VH. carinatfis^ dont ils diffèrent surtout par la grande con- 
vexité inférieure ; l'un semble infiniment plus bombé, et les 
tubercules sont égaux, il se rappiothe de \'fJ. mboibicu- 
laris par sa plus grande hauteur en arrière du sommet; ce- 
pcadant la grande épaisseur de l'espèce, l'anui très-éloigoé 



512 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISB. 

du bord ioférieur, et beaucouj» d'autres caractères de détails 
que les dessins feront ressortir, nous erapêcheot de le rap- 
procher de cf'ite espèce. Nous le refrardons donc comme 
une espèce nouvelle. 

Localité. Dans le 20* étage cénomanien du Mans (Sarlhe). 

Explication des fi;^ures PI. 819, fjg. 7, {grandeur naturelle ; 
fifj. 8, dessus grossi ; fig. 9, dessous grossi ; Sg, 10, la même 
coquille, le proîil; fig. 11, profil antérieur; fig. 12, profil 
postérieur. De la coîleclion d Muséum. 

N» 2121. HoLASTKR iNTEGSR, Agassiz, 18i0. 
PI. 851. 

Holaster integer^ Agassiz, 18i7. Cal. rais., p. 154. 

Dimensions. Largeur, 82 millimètres. 

Coquille ovale, plus longue que large, déprimée, un peu 
élargie et siaueiise en avant, rétrécie et tronquée en arrière. 
Dessus s'élevanl en pente Jéclive jusqu'au sommet conique, ^ 
placé beaucoup plu^ e:i avant qu'en arrière, et de là en con- 
vexiié peu grande jusqu'au ! ord postérieur. Le pourtour est 
i-L'oflé ; et s'i'. est dnMil comme éinnt tr t uchant par M. Agas- 
s"z, c'est que cet auU'ur n'avait pas reconnu les brisures qui 
re. dent ce bord iraiich.ial. Dessous peu co:ivoxe. Sillon an- 
térieur marque au bord, mais s', fiaçinl v»'rs le sommet. 
Bouche pl.icée au sixième ariierieiir. Amhilacres pairs iné- 
gaux, superficiels, i'ani-rieur p miî vu de /ones arquées, iné- 
gales : la p'us large eu ariièrr, toutes deux pourvues de 
pores oblongs, presque égaux. Tubercules petits, raies. 

lUippoiis et iliffé' Clives. Notis ne connaissons de cette es- 
pèce (]ue la description donnée par M. Agassiz, el se rédui- 
sant à ce qui suit : grande espèce dilatée, à peu près aussi 
large qie longnc, a hur is Iranckints, et le moulc en plâlPC. 

Pour la doscripîio:), elle est complètement fausse; car la 



TERP.AI>S CRKTACKS. 11,'^ 

l'oquillf a un sinus aiuérieur, elle fSl pIuslon;^ue que \àrf^,o, 
et son bord n'esl pas tranchani. Le moule nous a permis d'en 
faire seulement une description incomplète. C'est une espèce 
qui paraît voisine du Suhorbicularis^ mais plus conique. 

Localité. M. Afjassiz l'indique de la craie à hippurites des 
Bains de Rennes (Aude), que nous rapportons au 21* étage 
luronien. 

ExpUcnt'on des figures. Pi. 851, fifj. 1, coquille de f][ran- 
ileiir naturelle, vue en dessus; fig. 2, la même, de profil, 
dans le sens longitudinal. 

N" 2122. HoLASTBR STRIATO-RADIATUS, d'Orb., 1853. 
PI. 802, 803. 

Klein, 1734.Natural. disp. Ecliin.,§ 101,p.l04,pl.l4,fig.A. 

Knorr, 176S. Pétrif., p. 11. Walch., Decc, p. 182, pi. E, 
IV, nf> 41 fijj. 1, 2. 

Spatangiis siriato-radintus, Leske, 1778. Klelnii Ecliio., 
n' 78, p. 234, pi. 25. 

Echinocoriis sGiiiatii$, Scbrœter, 1784. Einl., t. 4, p. 41, 
pi. 1, fig. 1. 

Echinus radiai us , Gmelin , 1789. Syst. mt. , p. 3197, 
N" 92. 

/<^., Faujas, 1799. Hist. de la mont. Saint-Pierre, p. 168, 
pi. 29, fijj. 1, 2. Encycl., pi. 156, fig. 9, 10. 

Spatangiis radiaius, Parkinson, 1811. Organ. rem., 'î, p. 
30, pi. 3, %. 4. 5. 

Echinites cannliculatii8.^Sch]olhe'\m, 1813. In min. Tascbb., 
VII, p. 110. 

Spatangus radiatusy Lamarck, 1816, An. S. vert., p. 33. 

Eucycl., pi. 156, fig. 9., 

Echinitei radiât us, Schlnlh., 1820, 1, p. 309. 

Spatangus radiitas, Deslongcb., 1824. Encyc, 2, p. 690. 

Id., Defrance, 1S27. Dict., t. 50, p. 94. 

VI. 8 



iili PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE, 

Id., Golcifuss., 1829. Pelref., i, p. 450, pi. 46, fig. 3. 

Hemipneuaies rat£îa/as, Agassiz, 18o0. Mém. de Neuch., 1, 
p. 203. 

Spatangus radiaiuSj Des Moul., 1837. Éludes sur les Éch,, 
p. 400, No 40. 

Hemipneustes radiatug^ Agassiz et Desor, 1847. Calai, rai- 
sonné p. 137. (Modèles S 96, Q 6, Q 9.) 

Hemipneustes radiatiis y d'Orb., 1847. Prodrome, 2, p. 268; 
étage ^2% n" 1146 (d'après Agassiz). 

Dimensions. Longueur totale , jusqu'à 110 millimètres. 
Par rapporta la longueur : largeur, 90 centièmes; hauteur, 
C9 centièmes. 

Coquille ovale, 1res haute, plus longue que large, dont 
la hauteur est des 69 centièmes de la longueur, sinueuse en 
avant, légèrement tronquée en arrière par l'aire anale. Des- 
sus très-convexe, relevé presque perpendiculairement en 
avant , jusqu'au tiers antérieur où se trouve la plus grande 
hauteur, puis de là eu pinle légèrement convexe jusqu'à 
Taréa anale qui est échancrée. Le sommet ambulucraire bien 
en arrière du point le plus haut, est vers la munie de la lon- 
gueur. Le pourtour, légèrement carcne quoique obius, a sa 
grande convexité à la base. Dessous plat, seulement excavé 
autour de la bouche, et un peu convexe en toit, à la région 
médiane poslcrieui e, où sont marquées de légères protubé- 
rances alternes au nombre de sept. Sillon amhulacraire 
impair étroit, assez protbndémeut creusé de la bouche jus- 
qu'au sommet. Bouche transversale, bilobée, placée au quart 
antérieur. Amis oval, lougiludiualcment, supra -marginal, 
place a la partie supérieure d une aire anale, courte, trian- 
gulaire, profondément creusé et formant une grande échan- 
crure dans le bord intérieur. Ambulacrea très-visibles, ^m- 
bulacrc impair^ loriiié de ires-élroilcs zones corn posées de 



TFRRATXS CRtTACKS. 115 

petits pores simples. Amhulacres pairs, Irès-lar^jes ei 
llexueux, formés de deux zones très-inégales : l'une posté- 
rieure, large; Tauire antérieure, étroite. La postérieure, 
formée de pores inégaux , de pores allongés en arrière, et 
de pores courts et ovales en avant. La zone antérieure est 
formée de petits pores ovales aussi inégaux. Tubercules petits 
et égaux, couverts de granules petits et écartés. L'appareil 
génital comme dans le genre. 

Raj)ports et différences. Cette espèce, voisine par sa hau« 
leur de i'^. trecensis , s'en distingue par son sillon plus 
étroit et plus circonscrit, par ses ambulacres pairs formés de 
zones plus inégales. Comme nous l'avons dit au genre, cette 
espèce ne constitue pas une coupe difl'érente comme 
M. Agassiz l'avait pensé, mais bien une simple espèce dans 
le genre Holasier, dont elle a tous les caractères. 

Histoire. Le nom le plus anciennement imposé à ceiie es 
pèce est ct\\i\(S.tSiriato-radiatus^ donné parLeske en 1778 
Gmelin en 1769 le réduisit au nom de Radiatus^ adopté en- 
suite par tous les auteurs, excepté par Scblotbeim, qui avait 
l'baLitude de tout changer. Kous lui restituons donc son 
nom spécifique le plus ancien. Classée dans les Spatangu* 
par Leske, Parkinson, Lauîarck, Des Moulins, elle avait servi 
de type au genre Bemipneustes de M. Agassiz. I^'ous la 
croyons un véritable Holaster, 

Localité. Dans le 22^ étage sénonien ou de la craie blan- 
che : des environs de Lanquais ^Dordogne) M. Des Moulins ; 
de jlaestrich. 

Explication des /j^Mfe3.Pl.S02, fig.l, coquille de grandeur 
naturelle, vue en dessus; fig. 2, la même, vue en dessous, 
fig. 3 ei 4, détails des tubercules ; pi. 603, lig. 3, prolil lo.;- 
giludinal; lig. 4, profil antérieur j fig. 5, plaques gémiaics 
grossies. Dema colltciiou. 



11(3 PALÉONTOf.OGIR FRANÇAISR. 

iS'^ 2123. HoLASTBR PLANDS, Afjassiz. 
PI. 821. 

Spatangus pîanus f Mantell. 1822, Géol. Sussex. p. 192, 
pi. 17, fig. 9 et 21 (non Phill. 1835). 

M. Fleming, brit. anim., p. 481. 

Id., Blainv. 1834, Zooph., p. 186. 

Holaster planus, Agassiz, 1836. Prod. 1, p. 183. 

Spatangus planas, Desmoulins, 1837. Études sur les Ëch., 
p. 410, n" 58. 

Holaster planus, Edwards, 1840. Ed. de Lamarck, 3, p. 
335. 

Id. Morris, 1843. Cat. brit. foss., p. 54. 

Id. Agassiz et Desor, 1847. Catal. raisonna, p. 135. 

Id. d'Orb., 1847. Prod. 2, p. 269. Étage 22», n» 1162. 

Dimensions. Longueur, 49 millimètres; par rapport à la 
longueur : largeur 90 centièmes; hauteur, 75 ceniièm<^s. 

Coquilh plus longue que large, dont la hauteur est des trois 
quarts de la longueur, dont le grand diamètre transversal 
est vers les deux cinquièmes antérieurs, ovale, seulement un 
peu sinueuse en avant, et p"u acuminée en arrière. Dessus 
très-bombé, formant da.s sa courbe d'avant en arrière pins 
de la moitié d'un cercle ; la partie la plus convexe corres- 
pond au sommet ambulacraire ; le pourtour plus bombé vers 
la moitié de la hauteur, mais arrondi , à peine un peu angu- 
leux au pourtour inférieur. Dessous presque plan, légère- 
ment convexe, sur la ligne médiane sur les trois quarts pos- 
térieurs, peu creusé en avant sur les côtés de la bouche seu- 
lement. Sillon nmhulacrnirê impair très-peu prononcé on 
partant de la bouche, mais s'elTaçanl bientôt sur la moitié de 
sa longueur sans atteindre le sommet. Pomc^* ovale transver- 



TERRAINS CRi'lACÉS. 117 

salemeol, placée au premier cinquième amérieurde la lon- 
gueur totale. Anus oval , un peu lancéolé lungitudinalement 
placé sans aréa spéciale, sur la convexité postérieure assez 
loin du bord inférieur. Ambulacre impair à peine visible au 
sommei. Amhulacres paires droits très-écartés , visibles près 
du sommet, mais s'efTaç^nt bien promptement. Les zones po- 
rifères sont iné{fales surtout à rambulacre antérieur. Les 
pores de forme allon^jée, en lames obliques, en sens inverse, 
soni inéfjauxaux zones ; les pores antérieurs étant plus petits. 
Tubercules rares , petits , im gaux sur cert:rmes parties et 
entourés de granules souvent par zones iransverses. 

Rapports et différences. Voi>iiie, par son épaisseur, de 
VH . Trecensis et Pillula , elle diffère (Je la première par sa 
forme plus arrondie, plus ; convexe , beaucoup moins plate 
en dessers, moins anguleuse au pourtour-, elle s'en distingue 
encore par une série di^ saillies un peu coniques de chaque 
côie du sillon ambulacraire impair, caractère que nous ne 
retrouvons que chez VJ/. subglohosus. Elle diffère de \H. 
pillula, par la présence du sillon ambulacraire impair, et par 
sa taille. 

Histoire. Décrite et figurée par RJantell, en 1S22, sous le 
nom de Spaiangusplanus, M. Phillips a, en 1835, figuré S^us 
le même nom une espèce bien distincte, qui n'.i pas du tout 
le même asp^'Ct, D'après la figure donnée par M. Manieil , 
M. Agassiza placé, avec raison, l'espèce dans le genre Ho- 
laster, sans qu'il la connût en nature. Pour M. Morris, il 
réunit, à tort, sous le même nom que l'espèce de Maniell, 
le Spatangus planus de M. Phillips, qui est infiniment plus 
déprimé. Eu 48'i7, dans son Catalogue raisonné. M. .Agassiz 
cite celte espèce deux fois : la première comme synonyme 
(le y H. suborhiculari» (p. 133) , avec lequel elle n'a pas de 
rapports cl comme espèce spéciale ;p. 135,. Elle ne m- trouv ■ 



118 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

pas dans le même ét;if;e que VH. Trecensis, que M. Agassiz 

(p. 135) regarde encore comme en étant peut-être une va- 

riétP. 

Locnlité. Nous l'avons recueilli dans le Tl^ étare sénonien 
on craie blanche, à Fécamp (Seine-inférieure); M. Cotieau 
l'a rencontré auprès de Sens (Yonne) dans le même étage, 
et c'est aussi dans l( s mêmes zon^s «traligraphiques que 
M. Mantell l'a découvert à Lewes , dans le Sussex (Angle- 
terre). 

Explication des figures. PI. 821, fîg. \, Coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus; fig. 2, la même, vue en des- 
sous ; fig. 3, la même, de profil , dans le sens longitudinal ; 
fig. 4, la même, de piofil, dans le sens transversal, vue du 
côté de la bouche; fig. 5, la même, vue du côté de l'anus; 
fig, 6, quelques pores, grossis, de la zone ambulacraire pos- 
térieure ; fig. 7 , une pièce interambulacraire , grossie avec 
ses tubercules; de notre collection; fig. 8, moule intérieur. 
De la collection de M. Colteau. 

N" 2124. HoLASTER SENONENSis, d'Orb. , 1853. 
PI. 822.; 

Holasicr pilula (pars') , Agassiz et Desor , 1847. Cat. rai- 
sonné, p. 135. Modèles, Q 4. 

Ananchjics {Holister) pi/«/a(pars), Forbes,1852. Mém. 
géol., Survey,déc. 4, pi. 8, fig. 1-16 (Ecliin.,fig. 5,9). 

Dimeimons. Longueur , 19 millimètres. Par rapport à la 
longueur : largeur, So coniièmes; hauteur, 70 cmiièmes. 

Coquille cordilormo, bombée, un peu tronquée en avant, 
acuminée en arrière, plus longue que large, dont la hantenr 
osi (les 70 <en»ièmes <le la lonj'.ueur ci dont le grand dian^è- 
ire iriinsveisal est aux ''eux sixièn es ;»nlérieitrs. Dinsus bom- 



TERRAINS CR'^TAClls. 119 

é,arrondi et en pontedéclive en avant cten arrière, et formant 
une courbe non interrompue au milieu, où le sommet ambu- 
lacraire est à la partie la plus élevée , placé à éj]ale distance 
des extrémités. Le pourtour très-marqné par un angle obtus 
tout à fait à la base. Dessous plan partout, avec une lé{jère 
dépression de chaque côté de la région médiane postérieure, 
à peine plus élevé que le reste. Sillon ambulacmire impair 
presque nul, à peine indiqué près de la bouche. Tronche ovale 
transversalement, placée à un peu moins du cinquième anté- 
rieur de la longueur. y^«ttsoval, comprimé, placé au-dessous 
d'u!;e saillie rosirale , mais sans aire anale. Dans les échan- 
tillons bien complets il y a une série très-compliquée de pe- 
tites pièces qui garnissent l'ouverture anale. Amhulacres 
peu distincts, formes de pores ronds, obliques et très-espaces 
les uns des autres, ce qui rend les zones indistinctes. Les 
plaques sont larges, non concaves, V appareil oviductal^ très- 
allongé et étroit, les plaques génitales très-éloignéfs les unes 
des autres. Tubercules peu élevés, peu visibles. Point d'appa- 
rence de fasciole. 

Rapports et différences. Cette espèce a été confondue avec 
le Cardiaster pilula par MM. Agassiz et Forbes ; nous avons 
reconnu qu'elle en diffère, non-seulemtnt comme espèce, 
mais encore comme genre. Nous n'avons pas, en effet, pu 
retrouver de fasciole dans celle-ci , tandis qu'elle est très- 
marquée dans l'autre; elle s'en dislingue encore par beau- 
coup d'autres caractères de moindre valeur : par son en- 
semble acumiiié en arrière, par moins de hauteur, par son 
grand diumèue transversal plus antérieur, par son aire anale 
plus courte , moins haute, par le dessous plan au lieu d'être 
bombé, por le poiirîour plus anf[iiloux, par la bouche plus 
ovn'e , |i ir 1' miiis pUic • plus bas cl pur ses plaquts uon con- 



i*20 PALÉOINTOLOGIE FRiL^ÇAlbE. 

caves. La distance des pores ambulacraires l'éloigné de VH, 
planus, avec lequel elle a des rapports de forme. 

Histoire. M. Agassiz l'a déterminée sous le nom d'Holaster 
pilula dans notre coUeciion , n'ayant pas vu le fasciole du 
véritable /)»7u/o de Lamarck, et n'ayant peut-être pas remar- 
qué le dessous plat de celui-ci quand celui de l'autre est 
convexe, comme l'a indiqué Lamarck positivement. M. For- 
bes, dans son excellent travail sur les oursins, a aussi figuré 
comme pilula l'espèce qui nous occupe : aussi la classe-t-il 
dans le genre Holaster et non dans son genre Cardiaster^ où 
le véritable pilula doit être placé. 

Localité. Elle est spéciale au 22« étage sénonien ou craie 
blanche. Nous l'avons recueillie aux environs de SeDs(Yonne). 
M. Forbes l'indique dans le même étage dans le Kent et le 
Sussex, en Angleterre. 

Explication des figures. PI. 822, fig. 1 , grandeur natu- 
relle ; fig. 2, coquille grossie, vue en dessus ; fig. 3, la même, 
vue en dessous; fig. 4, la même, de profil, dans le sens lon- 
gitudinal ; fig. 5, profil transversal, du côté de la bouche; 
fig. 6, le même, du côté de l'anus; fig. 7, appareil oviduc- 
tal, grossi ; fig. 8 , anus avec les pores ambulacraires qui 
l'entourent ; fig. 9, petites plaques qui tapissent l'ouverture 
anale ; fig. iO, plaques grossies; a, plaques ambulacraires; 
/>, plaques interambulacraires ; fig. 11, moule intérieur. De 
notre collection. 

N» 2125. Holaster sbmistriatus, d'Oib., 1853. 
PI. 852 et pi. So3. 

Tixaster semittrifitun^ Dc.'or, 1847. Catal. rais., p. 131. 
Dimcv.^iuns. Lon-ucur totalr, "/O niillimclivs Par rapport 



lERKAlINS CKÉTACiis. 121 

à la longueur : largeur, 90 centièmes; hauteur, 31 cen- 
tièmes. 

Coquille ovale , très-déprimée , presque scuiiforme , plus 
longue que large , dont la hauteur a les 31 centièmes de la 
longueur; élargie et très-sinueuse en avant, irès-rétrécie 
et encore sinueuse en arrière. La plus grande largeur est 
en avant. Dessus peu convexe , très- peu conique, arrondi en 
avant, de là en pente déclive jusqu'au sommet, placé un peu 
plus en avant qu'en arrière, et en pente de nouveau de ce 
point jusqu'à l'anus placé dans une troncature. Le pourtour 
est arrondi quoique irès-élroit, par suite de la grande dé- 
pression de l'ensemble. Dessous très-plat, même un peu 
concave au milieu. Sillon antérieur peu profond près du 
sommet, mais tiès-creusé en avant. Bouche antérieure. Anus 
large, oval transversalement, placé dans un sinus, ^mhula- 
cres visibles partout. Amhulacrc impair placé dans le sillon 
formé de zones très-étroites composées de paires très-petites, 
obliques, de pores ronds, séparés par un tubercule. Amhu- 
lacres pairs inégaux, l'antérieur le plus grand. Les deux se 
composent de zones très-inégales : l'antérieure est étroite , 
formée de petits pores ovales, transverses et un peu obliques. 
La zone postérieure a deux branch 's très-inégales, conju- 
guées entre elles ; l'antérieure étroite est formée de pores 
petits, simples, ovales; la postérieure est très-large, compo- 
sée de pores obliques, longs, en fente transverse, élargie en 
dehors. Les tubercules sont rares et petits , seulement un 
peu rapprochés en avant en dessous. 

Rapports et différences. Cette espèce a été indiquée par 
M. Desor, sous le nom de Toxaster semistrintus • ayant pu 
obtenir de l'extrême complaisance de M. Graves la commu- 
nication du type, il nous a été facile de reconnaître, au pre- 
mier aperçu, que, d'après la disposition des plaques génitales, 



122 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE, 

l'espèce dépend du {jenre Holaster , Pt non des Tosaafer de 
M. Agassiz, qui sont les Echinospatngns de Rrcynius. Nous 
la restituons donc à ton véritable genre. Elle est très-voisine 
de 17/. integer, par son ensemble, mais plus déprimée, et 
avec des zones porifères infiniment plus inégales. 

Localité. De Bolliusac (Dordogne). Certainement dans la 
craie supérieure marneuse dépendant du 22' étage sé- 
nonien. 

Explication des figures. PI. 652, fig. 1, coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus ; fig. 2, la même, en dessous. 
— PI. 853, fig. 1, profil longitudinal ; fi;;. 2, profil transversal, 
du côté de la bouche; fig. 3, le même, du côté de l'anus; 
fiij;.4, une partie gros ie de l'ambulacre impair ; fig. 5, am- 
bulacre pair antérieur , grossi. De la collection de lu ville de 
Beauvais (Oise). 

N» 2126. Holaster indicus, Forbes, 1846. 
PI. 905, fig. 1, 2. 

Holaster Indicus, Forbes, 1846. Trans. géol. Soc. L., vol. 
7, p. 459, pi. 19, fig. 4. 

Id, Agassiz et Des., i847. Calai, rais., p. 133. 

Id. d'Orb., -1847. Prod., 2, p 269. Étage 22c, n» 1157. 

JJimonswn». Longueur totale, 39 millimèires. Par rapport 
à la longueur : largeur, 95 cfuiièmes; hauteur, 64 ceu- 
tiènies. 

Coquille plus longue que large , ( ordiforme , élargie et 
sinueuse en avant , acumince et obtuse en arrière , dont la 
hauteur a les 64 centièmes de la lon{{U( ur, cl dont la grande 
largiur transversale se trouve au liers antérieur. Dessus ar- 
rondi en avant, eis'élevant en arc régulier jusqu'en arrière..du 
sommet "ù se trouve la partie la plus haule, cl s'abaisse vers 
r.iréa anale tronquée obliquement et môme cxtavée. l.e som- 



TERRAINS CRÉTACIÎS. 123 

met est excentrique en avant ; le pourtour très-convexe. De«- 
ùous un peu convexe. ^t//on antérieur assez lar^e et profond, 
se continuant du sommet à la bouche. Ambulncre impair p\ui 
étroit que les autres, placé dans un sillon. Amhulacres pairs 
à zones porifères étroites, formées de pores simples. 

Rapports et différences. Cette espèce nous montre le profil 
longitudinal de VH. suhgtobosus ,• mais elle est plus longue et 
bii^n plus acuminée en arrière. 

Localité. Aux environs de Pondichéry , avec des fossiles 
que nos recherches rapportent à l'étage sénonien ou à la 
craie blanche. 

Explication des figures. Pi. 905, fig. ], coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus; fig. 2, la même, de profil. 
Copie des figures données par M. Forbes. 

Genre Cardiaster, Forbes, 1850. 

Spatangus auctorum, Holaster (pars), Agassiz , 1836, In- 
s'/flasier^ Borchards. 

Appareil génital , comme chez les autres genres de la fa- 
mille, et notamment comme chez les Echinocorys et les Ho- 
laster. Bouche ovale , transversale , subbilabiée , placée en 
dessous à la partie atiérirure. Jmis oval, supra-marginai, 
placé souvent dans une aire anale. Amhulacres convergents 
sans se rencontrer; Vamhulacie i»i/^a»r généralement placé 
dans un sillon, ei compose de zones étroites et de pores tout 
différents de ceux desambtilacres pairs. Les omfeM/flcre* /;«<>*, 
superficiels, ft)rm<\s lonjours de zones inégales en largeur, 
et ch iqwe zoof le plus sotivent formée de pores aussi iné- 
gaux entre eux. Un fasciole forme une bande transversale 
sous l'anus , et se continue f)lns ou moins sur les côtés. Tu- 
berrules crénelés autour , ('g;mx ou iwégaux. Coquille pbis 
ou'moins cordiformo, eb!oiigue ou iriégulière. 



12/|. rALÉOMOLOGIE FRANÇAISE. 

Rapports et différences. Par ce qui précède, on voit que le 
genre Curdiasfer a tous les caractères des Holaster ^ dont il 
ne se distingue réellenieni que par la présence d'un fasciole 
sous l'anus, et sur les côtés postérieurs de la coquille. 

Histoire. Confondu avec les Holaster^ que M. Agassiz re- 
{jaidait comme privé de fasciole, ce {;enre en a été, en 1850, 
srparé par 1\J. Forbes tous le nom de Curdiaster. Ce savant 
a, en effet, découvert sur quelques espèces, un fasciole très- 
prononcé , que nous avons observé également sur les espèces 
décrites par lui et sur plusieurs aunes espèces nouvelles, 
que nous décrirons ci-après. Le même genre a été établi par 
M. Borcliards, sous le nom d'Insufluster^ nous ne savons pas 
s'il a l'aniérioriié sur M. Forbes. 

Voici le nom des espèces qui se trouvent en dehors de no- 
tre travail, 

Ca'dùntcr excentriciis^ Forbes, 1852. Gcol. Survey ol ihe 
United King, déc. 4. PI. 19, fig. 1-18, étage 1%\ du Norfolk. 

Cfirdiuster rostralus, Forl'-'S , 1852 , loc. cit. , déc. 4. PI. 
10, Hg. 19-24, du 2-« éiage, de K' nt et du Norfolk. 

Curdiaster prgmeus, Furlies, Aun. nort. hisl., 2*sér., vol. 
0, p 4i4, du 22* étage de Wliite. 

Cardtaster Benttedii, Forbes, 1852. Geol. Survey, déc. 4. 
Peui-êlre de l'étage néocomien. 

N* 2128. Cardiaster fossarids , Forbes, 1852. 
PI. 820. 

Spativgnt fossarius^ Mis. Bi'neit. Cat. , p. 7. 

Uolaster Grcenoughii , Agassiz et Desor, 1847. Cal, rais., 
p. 133. 

Cardiaster fonariui, Furbes, 1852. Géol. Survey. Dec, 4. 

Dunensiom. Largeur totale , 52 millim. Par rapport à la 
longueur : largeur, lUO ifnlirnii'.^ , opaiïbour, tifi leniiéincs. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 125 

Coquillf aussi longue que lar[;e, dont la hauteur a les 65 
centièmes de la lonjjupnr, et dont le grand diamètre trans- 
versal est presque au tiers antérieur, ensemble cordiforme, 
très-profondément écliancré en avant , irès-rétréci en ar- 
rière. De$Hus s'élevant prompteraent en avant et en arrière, 
gibbeuse en avant, relevée en arrière avec une courbe in- 
infiécbie en dessus. La partie la plus haute est en avant du 
sommet ambulacraire ; partie antérieure oblique, partie pos- 
térieure tronquée et frès-élevée. Le pourtour convexe, mais 
légèrement anguleux. Dessons convexe et an.fjulcux , en toit 
en arrière , creusé seulement autour de la bouche. Sillon 
ambutn croire impair très- large , très-profond , anj;uleux sur 
les côtés, où il est fortement limité par une sorte de cnrène; 
il se prolonge jusqu'à la bouche d'un côté , jusqu'au sommet 
de l'autre. Bouche ovale, iransverse, placée au quart anté- 
rieur de la longueur. Anus oval , placé assez loin du bord 
inférieur, sur une partie tronquée. Ambulacres pairs droits. 
Ne connaissant que le moule intérieur, nous ne pouvons rien 
dire des pores , ni des tubercules. 

Rapports et d^fférencei. Cette espèce se distingue facilement 
des suivantes par son large et profond sillon, par sa plus 
grande épaissenren avant du sommet .^mbulacraire, par l'é- 
lévation de sa région médiane postérieure en dessus , et par 
son peu de largeur postérieure. Nous ne la plaçons dans le 
genre Cardiasicr que d'après l'autorité de M. Forbes , car 
nous n'en connaissons que le moule intérieur. 

Localité. M. Greenough a envoyé cette espèce au Muséum , 
il l'a recueillie à Warminster et a Blackdown , Wiltshire, en 
Angleterre , dans un grès qui dépend certainement de noire 
2(1* étage cénomanien. C'est à ton que MM. Agas^iz el Desor 
la disent du gault. 

Explication des figures. Pi. S30, fig. 1 , moule inlérifUr 



1*2G PAI.lÎ0?{T0I0niE FRANÇAISE, 

de (jraiidenr naturelle, vu eu dessus; %. 2, le même, vti en i 
dessous ; fi{j. 3, profil longitudinal ; lig. 4, profil transversal , 
du côté de la bouche ; fig. 5, profil transversal, du côié de 
l'anus. Collection du Muséum. 

N» 1229. C ARDi ASTER PILULA, d'Orb., 1853. 
Pi. 824. 

Ananchytei pilula, Lamarck, 1816. An. sans vert., 3, p. 
27, n° H. 

Spatangus pruncUa,Mixnù\\^iS22f Gto\. ofSussex, p. 193, 
pi. 1 11g. 22 et 23. 

Ananchjles piiuLa^ Deslongciianips , 1824. Eucycl. mélh., 
2, p. 64, no 11. 

JSucieoities-coratium ^ Catullo 4827, Saggio de zool., p. 2*26, 
PI. 2 tig. e. 

Spatangus pilula, Des Moulins, 1837. Étudessur les Échin., 
p. 406, D° 50. 

j^nanchjtes analis,\KçcmeTj 1841. Kreide, p. 35, n°5, pi 
6,fig.l8. 

Hulaster pilulu, Agassiz et Desor, 1847. Catal. raisonné, 
p. 135. ^Exclus. Var. maxima.) 

Id., d'Urb., 1847. Prod.,2, p. 269 i étage 22', n» 1166. 

Ananchjtcs {tlolastcr) pilula (pars), Forbes, 1852. Mera. 
geol. Survey Dec, 4, pi. 8, fig. 5-9. (Exclus, fig. 1-4, G, 7, 8, 
14-17.) 

Dimensions : longueur, 17 millim. Par rapport à la lon- 
gueur : laigeur, yo ceniièmes; hauteur 85 centièmes. 

Coquille ovale, très-bombée, un peu conique, tronquée eu 
avant, uciuninee et obtus*; en arrière, un peu plus longue que 
larj;e, dont la haulouc est des 85 cenlumes de la lon{;ueur, 
el dont le grand dianielic transversal est aux deux cinquié* 



TERRAINS CRÉTACÉS. 127 

mes anléneurs. Dessus irès-bombé, relevé d'une manière 
abrupte en avant jusqu'à la fin de l'ambulacre impair; puis, 
presque au même niveau, jusqu'aux ambulacres pairs posté- 
rieurs, ce qui place la plus grande hauteur au sommet am- 
bulacraire, puis en pente douce jusqu'à la saillie de l'anus, et 
de là évidé par l'aire anale ; le pourtour est plus bombé et 
obtus vers sa base. Dessous convexe partout, un peu angu- 
leux sur la ligne médiane, sans partie concave autour de la 
bouche. Silloîi ambulacraire impair 'à peine sensible en avant 
de la bouche, et nul ailleurs. Bouche petite, presque ronde, 
placée au quart antérieur de la longueur. Anus peu comprimé, 
lormant un ovale presque rond, placé vers la moitié de la 
hauteur, avec une aréa plane ou à peine bombée, sans sillon. 
Ambulacres peu distincts, perdus entre les tubercules, tous 
formés de pores éloignés les uns des autres, ronds et obli- 
ques en sens inverse. Les pores inférieurs sont en demi-lune, 
avec un tubercule entre deux. Les pièces en assules sont 
grandes , hexagones et convexes à leur pourtour, ce qui 
forme sur la coquille comme des rayons divergents , du 
sommet au bord. Tubercules nombreux partout, même eu 
dessous, bur les côtés, au milieu de granules élevés. Fas- 
cioles faisant le tour de la coquille, presque sur i'ambitus, 
sinueuses, surtout sous l'anus. 

Rapports et différences. Bombée comme VHolaster planut^ 
celte espèce s'en dislingue nettement par sa forme plus 
élevée, plus ovale, convexe au lieu d'être plane en dessous, 
par son manque presque complet de sinus ambulacraire 
impair, par sts tubercules parioul, par ses assules relevés 
au pourtour, et eulin par des zones dont les pores sont ronds 
et U'éS'é. oignes les uns des autres. 

JJiitoiie. indiquée plutôt que décrite par Lamarck, eu 
Iblt), !>ous le nom d'Anauchj-ic$ pilula^ mais avec un signe 



irès-cnracléiisliqiie : subtus covccTiuscufa. F.lle fut ciléesous 
Je même nom par M. Deslonchamps. M. Des Moulins l'a clas- 
sée dans le {^enre Spntangm. Pour M. Rœmer, ne pouvant 
la reconnaître dans rindicalion si imparfaite de Lamarck, il 
la nomma Ananchytes analis. M. Agassiz, n'ayant pas vu la 
fasciole , crut qu'elle dépend;iit de son genre Holaster^ et 
l'y classa sous le nom de Pilula. Ce savant, dans son Cata- 
logue raisonné^ p. 5 35, cite comme f^ar . maxima un échan- 
tillon de l'étage cénomanien de Rouen, de noire collection, 
qu'il rapporte à la même espèce. Nous nous sommes assuré 
que cet échantillon n'est autre que VHolaster Trecensis^ qui 
n'a d'autres rapports avec celle-ci, que l'épaisseur; car il 
s'en distingue par son dessous plan, par la place inférieure 
de son anus, le rapprochement de ses pores, son manque de 
fasciole et beaucoup d'antres caractères que l'analyse dé- 
montre, aussi bien que le dessin que nous en donnons. Nous 
avons reci)nnu encore que, sous le nom de Pilula, M. Agas- 
siz a confondu , dans notre collection, deux espèces dépen- 
dantes de deux genres différents : celle qui nous occupe, 
qui dépend du genre Cardiastcr^ et une autre de même taille 
que nous décrimns sous le nom à' Holaster Senonensis et dont 
nous indiquerons les diflérences à son genre. M. Forbes a fait 
de même; car ses figures, sous le nom de Pilula^ ne repré- 
sentent pas celle-ci, mais bien notre Holaatei Senqucnsis^ donl 
le dessous est plan, et qui nous parait manquer de fasciole 
et dépendre du genre Holasicr. 

Localité. Celte espèce est spéciale au 22* éiage sénonie 
ou cra.e blanche, d patait piirtout la caractériser. Nous en 
connaissons de Meuilon, près de Paris ; do Sens, de Joigny 
(Yione); d B auvais (Oise); de Saintes (Charente-Infé- 
rieure) où iV.M. Colieau , Rœmer et nous l'avons recueillie. 
Elle a été citée à P<ine, à Yseburg , près de Hanovre, 



i 



TKRRAINS CRÉTVCKS. 1:20 

M. ForbesTindiquedaiislo Siissex, il à Kent, en Anj'jlelerrp. 
Explication des figures. Pi. 824, fi",. 1, {jrandeur iialnrelle' 
fi{j. 2, coquille {î^rossie, vue en dessus; (%. 3, la même, en 
dessous; fijj. 4, profil dans le sens lonojiuidinal ; fig. 6, profil 
dans le s< ns transveisal, du côté de la bo'ichî; fi;;. 6, môme 
profil , du cote de l'anus; fig. 7, quelques plaques arM!)uIa- 
craires impaires, grossies; fijj. 8, une plaque inlerambula- 
craire, grossie; fig. 9, fasciole grossi ; fig. 10, pores ambula- 
craires de la face infcrieure; fig. 11, moule intérieur grossi, 
vu en dessus ; fig. 12, le même, vu en dessous. De notre col- 
lection. 

N«2130. Cardiasïer Bourgeoisanus, d'Orb., 1853. 

PI. 825. 

Dimensions. Longueur toiale, 32 millimètres. Par rapport 
à la longueur : largeur , 85 centièmes ; hauteur, 62 centièmes. 

Coquille ovale, déprimée, oblusément tronquée, en 
avant , un peu rétrécie ei largement obtuse en arriè- 
re, bf'ouconp plus longue que large, dont la hauteur n'est 
que des 6?. ceniièmesde la longueur, ot dont le grand dia- 
mètre transversal est au tiers antérieur. Dessus peu convexe, 
arrondi et très-obtus en avant du côté du sillon, jusqu'à la 
moiti('; de la longueur de rambulacre, puis de là commence 
une courbe pou convexe, à peine arquée, qui occupe toutes 
les partie- supérieures et qui s'élève un peu jusqu'au-dessus 
de l'anus, et Je là descend presque perpendiculairement, 
mais en courbe peu sensible jusqu'au pourtour. Le pourtour 
a sa grande convexité très-arrondie vers le quart ioft^ieur 
de la hauteur. La plus grande hauteur est au sixième de la 
longueur, près de l'anus et bien en arrière du sommet ara- 
bulacraire placé environ au tiers antérieur. Les plaques ou 
îivsulcs inierambidacraires sont concaves et relevées sur 
Vl. 4> 



130 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

leurs bords, ce qui prodiùl un clTci reinarquablo. Dessous 
légèremeat convexe, plus conxcx*; sur la région médiane 
postérieure ; une légère dépressiim se voit de chaque côté de 
cette dernière partie en partant de la bouche ; en avant de 

9 

celle-ci est un fort sillon. Sillon amhulacraire impair^ très- 
creusé eu avant de la bouche jusqu'à sou tiers inférieur. Delà 
il s'efface sans se continuer jusqu'au sommet. Bouche ovale, 
transversale, simple, placée aux deux huitièmes antérieurs 
de la lon{;ueur. Anus grand, ovale, comprimé, placé tout 
entier au-dessus de la moitié supérieure de la hauteur, avec 
une aire ambulacraire à peine marquée. Ambulacres très- 
séparés par un long appareil oviduclal, droits, visibles par- 
tout en dessus, formés par des paires de zones porifères de 
même largeur, composés de pores ronds, rapprochés, obli- 
ques en sens inverse dans les deux zones. Vamhulacre 
impair est remarquable par ses pures p. tils, ronds, très- 
obliques, séparés par une petite côte et par l'espace ovale, 
lisse et un peu excavé , qui les entoure. Tubercules nom- 
breux , rapprochés, eg.iux, excepie ue ciiaque côté du 
sillon ambulacraire, où ils sont plus gros ; ils couvrent même 
les plaques ambulacraires. Les granules sont assez prononcés. 
Nous avons reconnu, au pourtour, un fnsciole qui entoure la 
base à sa convtxiié externe, en ;)ussant sous l'anus. Vappa- 
feil oviductal, irèi-allongé. Les trous ocellairet sont au som- 
met de chaque araijulacre, et uès-distauts. Le premier an- 
térieur, impair, forme un triangle avec les deux premiers 
pores génitaux ; Wi ûcu\ autres paires sont placés un peu 
plus près de la ligue médiane que les pores génitaux, qui 
sont irès-éloigiiés les uns des auties dans le sens longi- 
ludinal. 

Rapports et (Jiffci ?i:crs. La lomie allongée de celte esj ece 
la rapproche un pe.i du Caulmlc zigi^odanux, mais sj ,!é 



TERRAINS CRJÎTACÉS. 131 

pression générale l'en dislingue uetieiiient. Nous ne pouvons 
même la rapprocher d'aucune aulrc par suite de son allou- 
gemeot, du son sillon ambuîacraire impair nul eo dessus, et 
de tous ses autres caractères. 

Localité, Elle caractérise le 22* étage sénonien ou craie 
blanche des environs de la Loire. Elle a été découverte par 
M. Bourgeois, zélé géologue, aux Essards (Loir-et-Cher); et 
par nous, ii Saïut-Christophe (Indre-et-Loire), où elle est 
rare. 

h.Tplication des figures. PI. 825, fig. 1, coqiiille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus; iig. 2, vue en dessous-, fig. 
3, vue de profil dans le sens longitudinal ; Iig. 4, profil trans- 
versal, vu du côté de la bouche; fig. 6, profil transversal, 
vu du côté de l'anus ; fig. 6, appareil oviductal grossi : 
o, plaques ocellaires; ft, plaques génitales; fig. 7, une partie 
de l'ambulacre impair, grossie, avec ses pores; fig. 8, une 
partie d'un des ambulacres pairs, grossie; fig. 9, une plaque 
inierambulacraire grossie, avec ses tubercules; fig. iO, 
fasciole grossi. De notre collection. 

JN'^ 2131. Cardiaster ananchytis, d'Orb., 1853. 

PI. 826. 

Spatangus ananchjtis , Leske 1778. Kleinii ecbinod., n" 
82, p. 2'i3, pi. 53, fig. 12. 

Echinas a7ianchijtis , GmeVm^ 1789, édit. de Linn., p. 
3199, n° 97. 

Anancliftes cor^am, Lamarck, 1816. An. s. vert. 3, p. "iO, 
n' 8. Encycl., pi. 157, fig. 9, 10 (non Dubois, 1836). 

Id., DesloDgchumps, 1824. Eucycl. 2, p. 63, n°8. 

Spatangus yrannlosus, GoMf. 1829. Peirif., p. 148, j>l. 45, 
fig. 3. vA'iull.) 



132 FALKONfOLOGIli FRANÇAISE. 

Spatangus iuborhicularis, Goldfuss, 1829, /«?. , p. 148, pi. 
45, fig. 5. (Jnn. non Bron^jniart, 1821). 

Spittngtis truncafus, Goldf. 18*29. lil., p. 152, pi. 47, 
iiQ. 1. (Jun.) 

Spatangus cordifurmis , W'oodward, 1833. Géol. norf., 
p. 60, pi. 6, fi{î. 6. 

Spata7ujut corr/a/us, Blainville, 1834. Man. d'Aciin.,p.'. 3. 

Hitaster granulosus, Agassiz, 1836. Prod., p. 16 (non 
Goldfuss, 1829). 

Holasler truncaliis, Afjassiz, 1836, p. 16. 

Ananchytes cinctns et fmhriatus. Mort., 1824, syn., p. 
78, pi. 3, fig. 19, 20. (^Voir nos numéros 21.38, 2139.) 

Spatangus graiiulosus^ Des Moulins. 1837. Éludes, p. 410, 
n'ôO. 

Spi,tangus truncatus^ Des Moulins, 1837. Et., p. 39S, n° 37. 

Spatangus ananchjtis ^ Des MouIins , 1837. li., p. 406, 
n* 49. 

Holasler aqualis, Porllock. Geol. rep. Londonderry, p. 
356, pi. 17. 

Holaster granuloiusy Edwards, 1840. Edit. de Lam. 3, p. 
334, n» 7. 

Id.. Gein'ilz, 1842. Char. Kreid.,' p. 91 . 

Jd. Agassiz et Desor, 1847. Catal. raisonné, p. 133, 

J/olaaler auaiichj-tea, Agassiz et Desor, 1847. /</., p. 133. 

Hnlatter truncatns, Agassiz, 1847. /(i., p. 135. 

Holatter cinctns, Agassiz, 1847. Id., p. 133. 

Holasler ananchjtisy d'Orb. , 1847, Prod. 2, p. 209, élage 
22*, n" 1155. 

Holatter granulosus, d'Orb., 1847. Prod. 2, p. 269, étage 
22% n" 1166. 

Cardtusier cordifurmis, Forbes, 1850, Ann. nat. iiisf. 2* 
série, vol. 6. p, 443. 



TEllRAlKS CRÉTACIîS. 133 

Cardiasier gra)iulosus, Forl)es, il852. Geol. Siirwev.Dcc. 
4, pi. 9. 

Diîn en s ion t. Longueur totale, 60 millimètres. Par rapport 
à la longueur : largeur, 92 centièmes ; hauteur d'un adulte , 
70 centièmes, d'un jeune de la longueur de 28 millimètres, 
54 centièmes. 

Coquille cordiforme, plus ou moins haute suivant l'âge , 
fortement échancrée et large en avant; rétrécie, plus ou 
moins obtuse ou Ugèrement anguleuse en arrière, de très- 
peu plus longue que large, dont la hauteur chez les adultes 
est des 70 centièmes de la hauteur, mais chez les jeunes 
cette épaisseur descend jusqu'à 54 centièmes. Le grand dia- 
mètre transversal est un peu en avant de la moitié de la lon- 
gueur. Dessus très-convexe, arrondi en avant et en arrière, 
convexe au milieu, où est placé le sommet ambulacraire, en 
arrière une troncature droite ou évidée pour l'aire anale. Le 
pourtour obtus se trouve presque à la base, il en résulte pour 
le profil transversal une forme assez conique, caria r('gion 
postérieure en dessus est relevée et carénée chez les adultes, 
mais non chez les jeunes. Destous peu convexe, cependant 
plus élevé et un peu anguleux sur la région médiane posté- 
rieure et à peine creusé sur les côtés, mais très fortement 
en avant de la bouche. Sillon ambulacraire impair foritment 
creusé sur toute la longueurdel'ambulacre jusqu'au sommet 
mais plus encore en avant, où de forts angles le circonscri- 
vent latéralement. Bouche ovale transversalement, un peu 
saillante en arrière, placée aux deux neuvièmes antérieursde 
la longueur. Anus oval, grand, placé dans une aire anal© 
triangulaire, très- bas prés du dessous. Ambulacre impair 
très-remarquable; en effet, ses pores sont dans de» fossettes 
lancéolées, et ont une côte oblique entre les deux. j4mhula- 
r,r es pairs très-laigcs; visiblcs seulement atjjjiès du sommet, 



4M PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

lor/nés de zonps porifères irès-iné{»al('s enlar{»eiir, lapluslar- 
{[e élantVn arrière ; les /'or?j sont atissi"irèsinë{^aiix,les plus 
f;rands en arrière, tous a'inngés en forme de larmes. Tuhcr- 
ctilèf! (rès-caracléristiques dans celte espèce. On en voit 
effectivement de bien plus gros que les autres invariables 
dans leur position ; une ligne de ces plus gros tubercules se 
rem îrque sur la lifi^ne mf'diane postérieure aux nnibulacres 
pairs, quaîre ou cinq miionr de ranpareil oviduclal, et une 
ligne en dehors du siîlon antérieur. Le reste de la coquille 
a des tubercules égaux, infiniment plus "petits, assez rappro- 
chés, entre lesquels sont des 9ra^v/c.9 saillants et nombreux. 
Le sillon offre encore une particularité carac?éris:ique, c'est 
d'avoir tout le milieu, d'un bout à l'autre, sans aucuns tuber- 
cules, et avec seulement des granules égaux. Une lij^ne 
iransverse de granules au-dessus des pores des ambulacres 
pairs. Les pores génitaux sont irès-prononcés entre le som- 
met des ambulacres. Le fascioh^ très marqué, passe sous 
l'anus et se continue sur les côtés, à la partie convexe du 
pourtour. ? 

Observations. La hauteur est surtout très-variable dans 
celte esnèce, puisque la forme conicfuc élevée n'existe que 
chez les très-vieux individus, tandis que tous les jeunes 
sont infiniment plus déprimés. La troncature de l'aire anale 
varie aussi. Les déformations dues à la fossilisation sont aussi 
fréquentes. Les jeunes sont aussi plus étroits (>t un ; eu 
triangulaires. 

Rapports et différences. Un caractère invariable suivant 
l'âf^e et les déformations , est surtout celui des gros tuber- 
cules régulièrement disposés, ainsi qiie le silon ambulaoraire 
impair avec des granules seulement sans tubercules au milieu; 
caractère que nous ne retrouvons que chez le dirdiaater Cot- 
teauauus^ dont les loi mes et la liauieur sont trè.s diff' 



TERRAINS CRÉTACÉS. 135 

rents. Celte espèce, par ses ambulacrcs très-lar{jes , se 
rapproche le pins d s toxaster. La grande saillie des côtés 
de son sillon aniérienr commence à montrer un caractère 
singulier qui se dévf loppe encore davantage dans Us deox 
espèces qui suivent. 

Localité. Elle caractérise le 22' claf^e senonien ou de la 
craie blanche ; nous en avons vu un assez grand nombre 
provenant de Ciply (Belgique), où M. de Koninck l'a recueillie. 
Elle a été indiqut'e à Maëstrich pnr Goldfiiss, mois jusqu'à 
présent nous n'en connaissons aucun exemplair.? de cette 
localité. En France M. Bourgeois l'a rencontrée dans le dé- 
partement de Loir-et-Cher, et nous l'avons encore recueillie 
aux environs deTcars et à Saint-Christophe (Indre-et-Loire); 
M. Des Moulins l'indique à Lauquais Dordogne), et M. Hé- 
bert l'a également recueillie à Meiidon, près de Paris, dans la 
craie blanche. M. Forbes la signale à Harfordbridge , à 
Swassham et Theiford, et à Londonderry, en Angleterre. 

Histoire, Loske, en 17" 8, a figuré, sous le nom de Spatan. 
gits ananchj'tis^ un moule intérieur dans lequel nous retrou- 
vons tous IfS caraclèrts de l'espèce, et non une espèce dis- 
tincte comme quelques auteurs l'ont pensé.Ce moule, d'après 
le dessin, montre, en eflet, le large sinus, et absolument les 
caractères d'un individu d'âge moyen. Nous croyons donc , 
dans le but de faire dispiraîire une tspt ce incertaine dans 
les catalogues, devoir prendre ce nom, le plus ancien, pour 
notre espèce. Voici maioienantce qu'en ont fait les auteurs: 
Gmelin, en !7S9 , dans sa compilation l'appelle, Echinut 
anaîickyiis, d'apiès Lcàke. Lamarck en 1810, d'après sa sy- 
nonymie et ses caractères, adopterait l'espèce de Leske ,' 
mais en changeant le nom en An<inrjiytes cor«i««a(l).EQ lais- 

(l)Le nom de Cordntn ayanl dès 18IG, étéemployé par Lamarck 
pour uu Il'luiîtr birn caraclérisé, le même uooi ne peut plus elre 



136 l'ALEOMOLOGIE Fil ANç AISE, 

sant de cùlé les simples t ompilafeiirs nous voyons Goldfuss , 
en 1829, publier l'adulte sous le nom de Spaiangus granulo- 
SM«, elle jeune sous ceux de S. suborbicutaris et Sp. trunca- 
tus^ dont le premier nom apparlient à une espèce irès-diffé- 
rente. En 1836, M. Agassiz fil de la première son Holastvr 
grnvulcsus et de !;i dernière son //. truncatus. M. Ds Mou- 
lins, en 1837, conserve les Spatancjus granulosus^ truncatus 
et anavcliytis, loul eu rapportanl à tort, ainsi que M. Ed- 
wards en ibàO, \e Spatangus suborbicularis de Goldtussau 
Suborùiciilaris de Brongniarl et Défiance, qui en est irès- 
diflèrenl. M. A<]assiz, en '1847, conserve les H. ananchytis 
tiuncatus ei g) ainitosus ^ lundis que le S, suborbicularis est 
rapporté par lui comme synonyme de son H. carmatus^ qui, 
par les localités qu'il ii dique à cette espèce, ne peut être la 
ji.ênie. Nuus croyons devoir revenir au nom le plus ancien , 
ei placer les autres en synonymie, tout en la classant dans 
le {jenre Cardiastèr de M. Forbes. 

Explication des figuics. PI. 826, fig. l,coquilIe adulte de 
grandeur naturelle vue en dessus -, fig. 2, la niême en dessous; 
fig. 3 , profil longitudinal de la même ; fig. 4, profil longitu- 
dinal d'un jeune; fig. 5, | rofil transversal, vu du côté de la 
bouche, d'un individu adulte ; fig. 6, le même du côté de l'a- 
nus; fig. 7, une panier grossie de l'ambulacre impair; fig. 
8, une par'.i( grossie de l'ambulacre pair anii-rieur; fig. 9, une 
plaque interan.bulacraire grossit; fig. 10, un tubercule grossi. 
fig. H, fasciule.De noire collection. 

conservé à une espèce distincte. Cela nous force à changer le nom 
(17/. cordatus , donné en 1836, p.ir M, Dubois, en celui d< Holaster 

Ihiboimnut. V'oy. Agass., Cat. rais., p 134. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 137 

N» 2132. Cardiaster bicarinatus, d'Orb., 4853. 
PI. 827 elpl. 828. 

Holaster bicarinatus, Agassiz, 1840. Cal, Sj'St., p. 1. 

Id., Agas^iz, 1847. Cal. rais., p. 135. 

Id., d'Orb., 1847. Prodrom. 2, p. 477. Étage 20, n* G32 
(d'après M. Agassiz). 

Dimensions. Longueur totale, 79 millimètres; par rapport 
à la longueur : largeur, 90 centièn)es; hauteur, 60 cen- 
tièmes. 

Coquille cordiforrae, aussi longue que large, élargie et 
fortement ecliancrée en avant, rétrëcie et un peu acuminée 
en arrière où l'anus vient faire une légère échnncrure, dont 
la hauteur est des 60 centièmes de la longueur, et dont le 
grand diamètre transversal est un |)eu en avant de la moitié. 
Dessus très-convexe , caréné au milieu postérieur ; en avant 
commence une couibe arrondie qui se continue jusqu'au 
sommet ; puis de là, peu arquée jusqu'à Taréa anale qui est 
très-échancrée. Le sommei ambulacraire est presque au mi- 
lieu, tandis que la plus grande hauteur est en avani, et formée 
par la saillie supérieure des furls bourrelets de l'ambulacre 
impair. La partie saillante du pourtour est ai;guleuse quoique 
ohtuse. Dessous presque plan , seulement convexe en toit 
surbaissé à la région médiane postérieure , où se voient 
quelques protubérances en zi{^zag. SilLn ambulacraire impair 
peu large, mais irès-profond sur toute la longueur et bordé 
d'un irès-forl bourrelet de chaque côlé. Bouche irausverse, 
placée en avant du quart antérieur. Anus ovale, acuminé en 
haut et en bas, placé loin du bord inférieur, dans unearéa pro- 
fonde, étroite et lancéolée. Amhulacres prononcés seulement 
près du sûiiimet, s'effaçant vers le bord. Ambulacre impair 
formé de porcs très-pelits. Amhulacres pairs larges, formés 



138 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE, 

de zones pnrjfères larfjps , irès-inéga!es en largeur, la plus 
larjje en arrière, composées de pores aîlongés transverses, 
droits et inéfjaux. Tubercules, nous en nvons remarqué quel- 
ques gros de chaque côté du sillon , mais l'usure de l'échan- 
tillon ae nous a pas permis d'en voir ailleurs. 

R'ipportset différences. Très-voisine de forme du C. anan- 
chytis, il s'en dislingue, au moins à cet âge, par plus de lar- 
geur, par son échancrure postérieure, par sa grande hauteur 
eu avant du sommet , par son pourtour plus anguleux , par 
son sillon ambulacraire plus étroit et fortement limité par des 
bourrelets, et enfin par ses pores :trabu!acraires non obli- 
ques. Malgré ces différences , il serait néanmoins très-possi- 
ble que réchaniillon qui a servi de type à M. Agassiz , ne 
fût que l'adulte du C. ananchjiis. Dans tous les cas, c'est 
certainement un Cardiasler et non un vrai Holaster. 

Localité. M. Agassiz l'indique a la fois du Havre et de Ci- 
ply. Comme le Havre est cénomanien et Ciply sénonien, évi- 
demment l'une des deux localités est fautive. Nous la croyons 
seulement de Ciply, et du 2V ciage sénonien. Le moule en 
plaire nous a été communiqué par M. Valenciennes. 

Explication des figures. Pi. 827, fig. !, coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus ; fig. 2, dessous; fig. 3 , profil 
longiiU'iinal ; fig. 4, profil transversal, vu du tôté de la 
bouche ; fig. 5, le môme, du côté de l'anus ; fig. 6, les deux 
zones de l'ambulacn' pair grossies. De la colleciion zoologi- 
qui! du Muséum. 

N"il3j. Caudiaster LiGERiBNsis, d'Orb., 4S53. 
PI. 829. 

Dimensions. Longueur totale, 31 milliiuèlres; par rap- 
poit à la longueur : largeur, 84 cenlièmcs; hauteur, 60cen- 
l:èni''S. 



TERRAINS CUÉTACÉS. 130 

Coî«i//eoblongue,trèi-déprini(ie, écliancTiiecn avant, iioii- 
qure et évidte en arrière, beaucoup plus longue que lai-fje, 
dont la hauteur n'est que des 60 centièmes de la longueur, cl 
dont le grand diamètre transversal est aux deux cinquièmes 
arittrieurs d'^ la longueur. Dessus peu convexe, très-obtus et 
arrondi m avant, peu convexe au milieu où une courbe à 
grand rayon se continue jusqu'au-dessus de l'anus , où 
commencé une troncature évidée. Le pourtour, très-obtus, 
se trouve assez près du tiers inférieur. La plus grande hau- 
teur est au sommet ambulacraire placé aux deux cinquièmes 
aniérieuis. Dessous convexe en toit à ia ré;;ion médiane pos- 
térieure, lé{]èrement creusé de chaque côté près de la bou- 
che. Sillon ambulacraire impair fortement creusé en avant 
de la lioui he. moins profond e:^ dessus, sans pourtant cesser 
d'être sensible jusqu'au sommet. Bouche ovale, traosverse , 
un peu tronquée en arrière, placée vers le quart antérieur. 
Anus oval, placé dans une aire anale large et assez creusée 
très-près du dessus. Ambulacrc irnpair très-orné, formé de 
pores très-petits , rapprochés , obliques , séparés par une 
côte oblique. Chaque paire de pores se trouve dans une dé- 
pression lancéolée oblique, dont la pointe est externe, ^m- 
bulacres pairs , visibles sefilemeni près dti sommet , formes 
par des zones porifcres h-[;èrement inégales , la plus grande 
étant poslérieiire , coinposées de pores en fentes allongées 
obliques, très-prononcées. T'^iercu/e* petits partout, excepté 
sur les côtés de l'ambulacre irnpair, où ils sont très-gros et 
forment une bordure très-marquée, ^'ous avons cru aperce- 
voir les relies .'un fascioie qui passerait sous l'anus et sur 
les côtes de la coquille» 

Rapports et différences. Nous trouvons cette egpècc dans 
la collection du Muséum, avec une étiquette écrite de la main 
de M. A;:a5siz, poilant le nom à'Hotastcr suborbicularis , 



illO l'ALlîOMOLOGlE FRANÇAISE, 

var. OiUvgus. Il nous est impossible d'adopter ceit^ dé;er- 
m'nition, l'espèce nous paraissuni difl'érer ccmpiëiemnit par 
ses caractères, et éiunt d'ailleurs d'un éiafje [jéolojique dil- 
feieiii de l'Orhicvlmis. Elle s'en distingue, en effet, par sa 
forme infiniment plus alioujorée , évidée sur les côtes , non 
crensiie en dessous , à [)ro!il longitudinal tout différent, à 
j rofil transversal bien plus épais ; enfin, nous n'y voyons 
aucun motif d'y réunir cette espèce. Elle est pour nous plus 
voisine du Cardiasier Bourgeouanus , par sa forme et quel- 
qces-uns de ses détails ; néanmoins elle s'en distingue par 
son aire anale, par la place de la convexité au soinmel am- 
bulacraire, par le sillon amhulacraire impair creusé partout, 
par ses ambulacres non visibles partout, et enfin par ses pores 
ambulacT aires en fente au lieu d'être ronds. Il est bien plus 
déprimé et plus étroit que 1'//. truncatus ^ avec lequel il a 
des rapports. 

Localité. Elle est propre ;tu 22* étage sénonien des envi- 
rons de Tours (Indre-et-Loire). 

Explication des figures. PI. 629, fig. 1, grandeur naturelle ; 
fig. 2, coquille jjrossie, vi.c eu dessus; fig. 3 , la même, en 
de^sous; fig. 4, profil longitudinal ; fi;;. 5, profil transversal, 
vu du côte de la bouche ; fig. 6, le même, vu du côté de l'a- 
nus ; fijj. 7, une partie de l'ambulacre impair grossie, n pores, 
6 gros tubercules, c jieiiis tubercules; fig. i> , uhe partie 
groissie d'un ambulacre impair antérieur. De la collection du 
Muséum. 

N* 2134. Cardustbr C0TTBAUAND8, d'Orb., i853. 

PI. 830. 

Dimensions. Longueur totale, 41 millimètres. Par rapport 
à la longueur: lar{;cur, 89 centièmes; hauteur, fiO ccw- 
lièuuw 



rRRP.AllVS CRéTAClïS. l/jl 

Coquille cordifornie , déprimée , plus i<^ngue que large , 
lrès-ëlar{;ie et échancrée fortement en avont; rélrécie et ua 
peu échancrée en arrière, dont la hauteur a les 60 centièmes 
de la longueur, et dont le grand diamètre transversal est en 
avant du tiers antérieur. Dessus peu conv<'xe, relevé et comme 
{jibbeux en avant, presque horizontal en dessus, puis arrondi 
eiévidé en arrière par l'aréa anale. La plus grande hauteur 
est au tiers antérieur, en avant du sommet ambulacraire ; la 
partie la plus convexe du pourtour est arrondie et près de 
la base. Dessous un peu convexe, surtout à la région médiane, 
en loit très-surbaissé , sur laquelle sont plusieurs protubé- 
rances en zigzag. Sillon ambulacraire impair large, très- 
creusé en partant de la bouche et s'élevant jusqu'au sommet 
en étant bordé d'un très-lort bourrelet, saillant au-dessus de 
la surface environnante. Bouche ovale, iraiisverse, placée en 
avant du quart antérieur de la longueur. Jnus oval , com- 
primé, acuminé à ses extrémités, placé loin du bord inférieur, 
au sommet d'une aréa assez di>tincte. yimhulacres visibles 
seulement près du sommet. Ambulacres pairs formés par des 
zones très-inî gales : une ligne double plus large en arrière, 
composée de pores également inégaux, les postérieurs très- 
allonges et les plus grands , tons deux presque iransverses , 
pourvus au-dessus d'une ligne uansverse de granules. La 
zone antérieure composée de pores presque égaux. Tu- 
bercules petits, égaux, épars au milieu de fins granules. Le 
fasciole passe au-dessous de l'anus et se continue à une 
grande distance des deux côtes. 

Rapports et différences. La forme déprimée et les forts 
bourrelets qui circonscrivent le sillon ambulacraire impair, 
suffisent pour bien distinguer cette espèce des autres; elle 
est voisine, mais plus déprimée que le C. truncatus. 

Localité. Elle a été découverte par M. Coiioan dans le 



I 



l/i2 lALÉONTOLQPIE FRANÇAISE. 

22' éla{{e sénouien ou de la craie blanche de Dieppe (Seine- 
Inferieure) , où elle paraît très-rare. INous nous empressons 
de la dédier à M. Cotteau comme un témoignajT[e de recon- 
naissance pour ses importantes communications. 

La colleclion géologiqtie dn Muséum la possède de Rouen 
(Seine-Inférieure). M.D'Archiac, des enviions de Vierson. 

Explication des figures. PI. 830, fig. 1, coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus; fig. 2, la même, vue en des- 
sous ; fig. 3, profil longitudinal ; fig. 4, profil iransversal , vu 
du côté de la bouche ; fig. 5, le même, vu du côté de l'anus; 
fig. 6, une partie de i'ambulacre pair autérieur grossi , mon- 
iraut: a, la petite zone antérieure; 6, la grande zone pori- 
fère postérieure ; fig. 7, fasciole grossie a, avec les tuber- 
cules qui le circonscrivent. De la collection de M. Cotie.iU. 

]S° 2135. CardiasterItalicus , d'Orb., 1853. 
PI. 831. 

Holaster Italicus, Agassiz, 1840, Cat. syst., p. 1. 

Id., Agarsiz et Desor, 1847. Catalogue raisonné, p. ISc/. 
Modèles, F 84, S 62. 

id., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 209. Étage 22«, n» 269. 

Dimensions. Longueur totale, 40 millimèires. Par rapport 
à la longueur : largeur, 85 centièmes; hauteur, 05 cen- 
tièmes. 

Coçui/Ze un peu triangulaire, conique, haute, bien plus 
longue que large , très élargie et profondément échaucrée 
en avant, très-rélrécie et ironqure en arrière , dont la hau- 
teur a les 65 centimètres de la longueur, et doul le plus grand 
diamètre transversal est au quart antérieur. De$$u» très- 
convexe, un peu conique, arrondi à la base en avant, de 
là s'élevani en ligne oblique jusqu'au sommet tt en même 
temps le poinl d plus granule liau eur place au liers anié- 



TERRAIS CRÉTACKS. 1/13 

rienr, el de ce point en pente oblique jusqu'à i'aréa anale 
presque verticale et échancréf. Le pourtour est arrondi el 
montre sa plus grande convexité inférieure. Dessous peu 
convexe, mais également partout. Silloîi antérieur, lar{;e et 
profond en avant , mais s'effaçant avant d'avoir atteint le 
sommet. Bouche iransverse , ovale , placée en avant du tiers 
antérieur de la longueur. Anus oyal, iongiiudinalement, 
placé vers la moitié de la hauteur, à l'extrémité supérieure 
d'une aréa assez profondément creusée. Ambulacres peu 
visibles, superficiels. Amhulucraires pairs formés de zones 
étroites, composées de pores simples par paires obliques. 

Rapports et différences. La forme toute particulière de 
celle espèce, qui fuit pour ainsi dire le passage des espèces 
élevées aux espèces déprimées , suffit pour la faire recon- 
naître. 

Localité. Dans le 22^ étage sénooieo ou de la craie blan- 
che, représentée par la scaglia, dans le Vicenlin, et près de 
Padoue, où M. de Zigno l'a découverte. 

Explication dts fiaures. Pi. i)3i, fig. d, coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus; fig. 2, la même en dessous; 
fig. o, profil longitudinal j fig. 4, profil transversal vu du côté 
de la bouche ; fig. 5, le même, vu du côté de l'anus. De notre 
collection. 

N* 2136. Cardiaster Hagenowi, d Orb., 1853. 

PI. 832, fig. 1-7. 

Insuflaster Hagenowi , Borchards ^communiqué par M. de 
Hagenow). 

Dimensions. Longueur totale, 35 millimètres. Par rapport 
à la longueur : largeur, 65 centièmes; hauteur, 80 cen- 
tièmes. 

Coquille comprimée, très-haute, infiniment plus longue 



M\tl PALEONTOLOGIE FRA>ÇAISE. 

que larfie, élargie ei profondément échaocrée en avant, acu» 
minée tl tronquée en arrière, dont la haiifeur a les 80 cen- 
tièmes de la lonfjueur, et dont le plus }]franl diamètre trans- 
versal est vers le tiers antérieur. Dessus très-éicvé, formant un 
anfjle à côtés inégaux ; il s'élève verticalement en une ligne 
un peu convexe en avant , jusqu'au sommet , puis de là 
descend on dôme anguleux en ligne droite déclive, jusqu'à 
l"aire anale, coupée verricaK ment. La plus grande hauteur 
est au sommet du .sillon antérieur. La partie la plus convexe 
du pouriour, très-arrondie, est presque au tiers inférieur de 
la hauteur. Dessous très-convexe , un peu angulenx, en toit 
sur la ligne médiaop. Sillon amhulacraire twpatr étroit, très- 
profond, conimenrant à la base et se continuant jusqu'au 
sommet. Bouche petite, placée à la fin du sillon, vers le tiers 
de la longueur. Anus oval, plané au sommet d'une aire 
anale triangulaire p'.ane, très-loin du bord inférieur. Ambu- 
lacres et tubercules inconnus. 

Rapports et différences. Cette espèce , modelée en cire, 
nous a été donnée par M. de llagenow en 1851, sous le nom 
à'Insiiflaster Hagenowi, Borchards, sans autre indication de 
publication. Elle est voisine d'une partie des figures données 
sous le nom de Cnrdiast^r par M. Foibes ; mais elle paraît 
s'en distinguer par son aire anale très-anguleuse et prolon- 
gée en arrière. 

Localité. Étage sénonieu ou craie blanche d'Allemagne. 

Explication des ftijurns. Pi. 832, fig. 1, coquille, vue en 
dessus; fig. 2, dessous; fig. 3, profil longitudinal; fig. 4 , 
profil transversal, du côté de la bouche; fig. u, le même, du 
côte de l'anus. De notre colleclioD. 



TERRAINS CROACÉS. lf|5 

N' l\ZV. CardiasterZigmoanos, cJ'Orb., I8ô3. 

PI. 832, fi;;. 8-13. 

Dimensions. Lon{}Meur totale, 26 millimèlrcs. Par rapport 
à la longueur : lar^jeur, 75 centièmes; hauteur, 75 cen- 
tièmes. 

Coquille obloDgue, irès-bombee, tronquée et sinueuse en 
avuni, uès rélrécie ei obtuse en arrière , d'un quart plus 
lungu ' (]iie largp, dont la hauteur est des 75 centièmes, ou 
d'un qu;irl de moins seulement que la longueur, et dont le 
{jiand diiinièlre transversal est au tiers antérifur de la lou- 
rdeur. />p.(j'/« trèsélevé, tronqié presque verticalement en 
avant, ensuite formant presque une ligne droite anguleuse 
en toit en dessus, pro!f»ng'' j'isqu'à Taire anale co pée obli- 
quement, mais plane s;ins si'lon; la plus grande hauteur est 
plac e bien en Liirièie du sommet ambulacraire ; pourtour 
arr MiJi, offrant s.m grand diamètre presque au milieu de la 
h;iuteur. Dessous prei?que aussi convexe que le dessus, éga- 
lement un pc'uaguleuxen luit sur la ligne médiane, mais un 
peu moin^ sensible qu'en dessus, avec une très-légère dépres- 
sion aux côtés de la bouche , mais avec un fort sillon en 
ftivant de celle-ci Sillon amhuhcraire impair très-lar{>e , 
fonement creus ■ de la bou'^he jusqu'à une petite dis- 
tance du sommet, où il s'arrête brusquement et disparaît. 
Bouche petite, ronde, presque verticale, dans une dépres- 
sion, et placée au cinquième antérieur de la longueur. Anus 
ovil, place presque en dessus, tout près de la partie supé- 
rieure, son arca est plane, oblique en dessus, non circonscrite. 
Ambulacres peu distincts (au moins sur réchantillon que nous 
avons étudié). Sou sommet excentrique est au cinquième an- 
t{''rieî!i-. Tu!icrc>tl s gros, nombreux cl rupprocliés en dessus 
et en dessous; ils forment dessous, sur la hgne médiane, 
M. 10 



lllQ PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE, 

une bande élroile. Nous la plaçons dans le genre Cardiastcr^ 
d'après la forme ; car nous n'avons pu voir le fasciole, par 
suiie de la mauvaise couservalion de l'éciianiillon. 

Rapports et différences. Celle espèce se dislingue de loules 
celles qui précèJeni par sa forme plus allongée, par sa lace 
antérieure tronquée, par sa grande épaisseur, par son pour- 
tour presque au milieu de la hauteur, et par sou anus placé 
irès-baut. 

Localité. M, de Zigno, à qui la science doit de si beaux 
travaux géologiques, l'a recueillie dans le 2'Z* étage séno- 
nien ou craie blanche des environs de Padoue, dans le Vi- 
centin. 

Explication des figures. Pi. 832, fig. 6, Coquille de gran- 
deur naturelle ; fig. 7, la même, grossie, vue en dessus; fig. 
S, la même, vue eu dessous; fig. 9, profil longitudinal; 
fig. 10, profil transversal, vu du côté de la bouche; fig. H, 
le même, vu du côlé de l'anus. De notre collection. 

JS» 2438. Cardiaster fimbriatds, d'Orb., 1854. 

PI. 905, fig. 3. 

Ananch)^tes fimbriatus, Morton, 1834. Synopsis crél., p.-: 
78, pi. 3, fig. 20. 

Jd.y American journ., vol. XVIII, pi 3, fig. 9. 

Holaster fimhtiatus, Agassiz, 1847. Cal. raisqané, p. 141. 

là., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 269 ; étage 22% n" HC5. 

Dimensions. Longueur totale, 31 millimètres. Par rapport 
à la longueur : largeur, 85 centièmes. 

CojMi//e ovale, cordilorme, plus longue que large, pourvue 
d'un fort sillon antérieur qui echancre le pourtour, élargie 
en avant, acuminée en arrière. Dessus convexe. Amhulacres 
divergents ttruils. On remarque en dessus, parallèlement 
auJL zones des ambulacies , quelques lignes ponctuées , 



TERRAINS CRlîTAClîS. 1/l7 

rayonnanlPS. C'est tout ce que nous pouvons dire de celle 
espèce, que nous ne connaissons que d'après la figure in- 
complète donnée par M. Morton. 

Rnpports et différences. La forme, la largeur du sillon, nous 
portent à croire que cette espèce est la même que le Car- 
diaster ananchftis } les rayons ne sont probablement que 
les séparations des séries de plaques. 

Localité. Dans l'élage sénonien du New Jersey (États- 
Unis). 

Explication des figures. Pi. 905, fig. 3, coquille de gran- 
deur naturelle, copiée d'après M. Morton. 

N» 2139. Cardiaster cinctos, d'Orb., 1854. 

PI. 905, fig. 4. 

Aiianchytes cinctus^ Morton, 1834. Syn. crét. gr., p. 78, 
pl. 3, fig. 20. 

/rf., Morton. American journ., vol. XVIII, pl. 37. 

Holaster cinctus^ Agassiz, 1840. Cal. sysi., p. 1. 

/(/., Agassiz, 1847. Cal. rais., p. 133. 

Id., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 269; étage 22% n** 1158. 

Celle espèce pourrait bien être la même que la précé- 
dente dans un autre état de conservation. C'est pourquoi 
nous en donnons la figure d'après M. Morton. Elle se trouve, 
avec la précédente, dans l'étage sénonien de JNew-Jersey, 
aux États-Unis. 

Résumé géologique sur les espèces de Cardiaster. 

Noiis avons étudié comparativement 12 espèces dans les 
terrains crétacés, tt M. Forbes en indique quatre de plus. 
Voilà donc uu genre iaconnu il y a deux ans, qui renferme 
aujourd'hui 16 espèces, toutes spéciales «ux terrains cré- 
tacés. Mous trouvons: 

Dans l'étage aéocomien :1e C. Binsudis, 



i/|8 FALliONTOLOGU: FRA>'<;\ISR. 

Dans le 20* éiajje céno.iianien : If C. fossarius, Forbes. 

Dans le 22* étage sénonien : les C. pilula^ BourgsoisanuSj 
ananchiftis ^ hicnrinatus , liyeriensis , Cotteauanus^ ItaHcua^ 
Hngenowl ^ Zigiioanns ^ fimbrialus , cinctus ^ excentricus^ 
rostratus^ elpygmœus. 

Ainsi le iiiaximiim de développement spécifique serait avec 
l'étage sénonien, qui serait en même temps le dernier règne 
du genre; car, jusqu'à présent, il n'a pas passé cet étage. 

2' Fiimille des Spatangidées, d'Orbigny. 

Appareil génital et appareil ocellaire, formant au sommet 
un groupe ariondi , composés au centre de quatre pièces 
génittiles en toniact entre elles, dont un»' plus grande, à droite 
en avant, porte la plaque polypiforme ; louies soni percées 
d'une ouverture géniiale. Plaques ocelinrcs placées autour 
dans l'intervalle des pièces génitales, savoir : tn avant, une 
plaque triangulaire; sur les côtés, une plaque entre les pla- 
ques génitales -, et enfin en arrière, deux plaques ocellaires 
accolées ensemble ; en tout , cinq pourvues de pores ocel- 
laires. Cette I éunion de l'appareil détermine le rassemble- 
ment du sommet anibulucraire. Point de plaque complémen-" 
taire non perforée entre les quatre plaques génitales. Les ain- 
bulacres sont pélaloides. Bouche bilabiée ou subanguleuse. 
J/(u« postérieur. Des cinq ambulacres, l'aniéricur est toujours 
tiès-différent des autres par sa forme et ses pores. Des tu- 
bercules perforés, des granules, souvent des fascioKs, Le 
lest généralement mince. 

Rapport» tt difféicncet. Celle famille se distingue no, li- 
ment de la précédente par son appareil génital et ocellaire , 
formant un cercle au sommet, et des suivantes, par le inan- 
que de plaipie complémentaire non |)ei forée entre les quatre 
plaques {jenitales perforées ; par les ambulacres plus li- 



TKUUALNS CRÉTACÉS. 1^9 

miles, plus pétaloïdes, donl l'aDiéiicur esi toujours didéreut 
des aulres, el par la bouche toujours placée en avant. 

Tontes les espèces de la famille sont jusqu'à présent spé- 
ciales aux terrains crétacés et tertiaires. 

Dans cette famille, M. Agassiz forme un grand nombre de 
genres, en parlant de caractères de diverses valeurs. Il se 
sert •. 

\o De la forme de la bouche ; 

V De la forme et de la disposition des ambnU.cres; 

S» Du nombre et de la form*» des fascioles ; 

4° De la différence de gros^-eur des tubercules. 

Nous nous servirons aussi de ces caractères. 

A. Bouche pcntagonale non bilabiée, am- 
bulacres non pélaloïdes. 

a. Des pores ordinaires seulement à 

ratnbulacre impair. Kchinospatngus, 

h. Deux sortes de pores à Tambulacre 
impair. 

1. Des pores ordinaires et des pores 
accessoires. Hpteranter. 

2. Des pores ordinaires et des pores 
intermédiaires. Enal Instar. 

B. Bouche bilabice , ambulacres prta- 
loidcs. 

a. Ambulacres réi'.u'iers pélaloïdes. 

1. Sansfasciole. E/jinster. 

2. Avec fasciole. 

y. Un seul fasciole. 
* Fasciole sous-anal. 
X. Sans plus (ïros tubercule en 

dessus. Mi.r-.^trri 



i50 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

XX. Avec de plus gros tubercules 
en clessu>| S/jalangut, 

* * Fasciolc autour des ambu- 
lacres. 
X. Fasciole péripétale. 

0. Fasciule simple. H-miastcr. 

0. Fiisciolt avec une branche 
sous-anale. 

! Quatre ranjjées de pores 
aux ambulacres. 
m. Sillon fntérieur non 
irès-excavé, tubercules 
rares épars en dessus. Periaster. 
m m. Sillon antérieur Irès- 
prolond , tubercules 
très-nombreux et rap- 
prOCllés èa dessus; Schisaster, 

! ! Deux ran({ées de pores 

aux ambulacres. Agastizia. . 

X X. FasciDle laiér.l passant 
sur l'anus , des tubi rcules ex- 
ceptionnels. Macropncustes. 
y y. Plusieurs fasci 'les distincts. 

* Un fasciole péripétale et un 

fasciole latéral. Pcricosmus. 

* * Un fasciole péripctale et un 
fasciole sous-unal. 

X. Fasciole périp lale en de- 
hors desanibu'acrcs. 
0. Point de gros tubercules 

on dedans du fasciolc. Ih issus. 
0. De gros tidjcrciiles en 



TERRAINS CRÉTACÉS. 151 

dedans du fasciole. Plagiosiomus. 

X X. Fasciole péripétale cou- 
pant les ambulacres, Gualieria. 
b. Ambulacres irréf;uliers , non 
pétaloïdes. 

1. Trois fascioles : un péripé- 
tale, un sous anal, 'et un mé- 
dian. Breynia. 

2. Deux fascioles : un sous- 
anal et un médian. 

y. Sans gros tubercules 
exceptionnels'en des- 
sus. Amphidelus. 
y y. Avec de gros tuber- 
cules exceptionnels en 
dessus. Lovenial 

Genre Echinospatagus, Breynius, 1732. 

Echinospatagus (pars), Breynius, 1732, Spntangus (pars), 
Klein, 1734, Lamarck, Toxaster (pars\ Agassiz, 18^0. 

Carac/ère«. Appareil géoital etocellaire comme dans les au- 
tres genres de la famille, c'est-à-dire composé de quatre pla- 
ques génitales perforées en contact, au centre du sommet, dont 
la plaque antérieure droite, plusgrande que les autres , porte 
en arrière une protubérance madréporiforme. ^owcAe penta- 
gone, transversale , non labiée , placée en dessous en avant. 
y^nus oval, supra-marginal, souvent placé au sommet d'une 
aire anale, peu distincte. Ambulacres subpelaloides. plus ou 
moins larges, inégaux; Tamèu/acre »m^jo»r, généralement placé 
dans un sillon , et composé de pores différents de ceux des 
autres ambulacres, mais par paires roguiières nniform s a x 
zones, cl sans porci accessoires, in lépendauisde celte paire. 



152 l'ALÉONTOLOClE FRANÇAISE. 

Les amhulacres p'^irs superficiels , ou placés dans une léfjère 
dépression, sonl inéfjiuix, les aniéricurs les plus longs, lous 
subpéialoïdes,ou au moins de deux sortes dans leur longueur; 
près du sommel, ils sont formés de zones larges, inégales, la 
plus large en arrière, les pores dans celle partie sont aussi 
inégaux, car chaque zone montre des pores allongés plus 
longs en dehors de chaque ambulacre et de plus petits en 
dedans. L'ensemble de cette partie plus large des ambula- 
eies s'achève inseisiblemcnl , ( t alors de petits pores sim- 
ples, par paires éioriguées, les remplacent et se continuent 
jusqu'à la bouche. Point de fasciole. Tubercules rares, espa- 
cés, crénelés et souvent scrobiculés, généralement inégaux , 
quel<jues-uns plus gros se monirani près du sommet ou en 
dessous en avant de la bouche. Coquille mince, cordiforme 
ou oblungue. 

Rapports et diffêreiiccs. Manquant de fasciole, comme les 
deux genres suivants , celui-ci s'en distingue nettement par 
son ambulacre impair , uiiiforme , c'tst-à- dire formé seule- 
ment de j)ores ordinaires uiiifoi mes , sans avoir de pores ac- 
cessoir* S , ni de poit-s intermédiaires différenis des autres. 

Histoire. La première espèce du genre figurée par les au- 
teurs, l'a été, par Breynius, en 173*2 , sous le nom d'Echi- 
nospntagiis cordijvrmis ; espèce placée d;ms le genre .S"pa- 
tavgus de Klein en 1734, et par Leske et Lamar< k en 1801. 
]\1. Agassiz , en divisant le genre iS/^atan*;//* des auleurs, l'a 
classé en 1836 dans son nouveau genre Hoiaster ; mais en 
1840, en démeml lant son genre llolasicr^ il l'a placée dans 
son genre Toxaster. Quand nous reconnaissons que M. Agas- 
siz, avec justice, est revenu à lous les noms de genres établis 
avant lui et trop négijjrs par Lamarck, nous sommes étonnés, 
comme nous l'avons déjà dit dans l'hisloriquo des Échinoïdcs, 
de voir qu'il ait oulilié eniièrenjeut le genre Kchinofpatagus 



TliUllAlNS CRÉTACÉS. 155 

de Breynius. Pour nous, un nom {jénériqiie , primitif, bien 
établi, quand bien même on le diviserait cent fois, ne doit ja- 
mais disparaître de la science. Il doit toujours au contraire, 
se retrouver dans les coupes nouvelles. C'est ce principe 
d'antériorité et de justice qui nous fait revenir aujourd'hui 
au nom à'Evhinosjmtngus de Breynius, avec d'autant plus de 
raison, que la première espèce connue du genre y était éta- 
blie par son créateur. A l'avenir, le nom d'Echinospatagus 
devra donc remplacer celui de Tosister, imposé, plus d'un 
siècle après, par M. Af^assiz. 

E>«pèces du genre Toxaster de M. Agnssiz. Echinospatagus 
de Breynius, qui, d'après nos nouvelles recherches, doivent 
appartenir à d'autres genres. 

Toxaster oolongus, Agassiz. Cette espèce est le type de no- 
tre nouveau genre Heteraster. Voyez Heterasier oblongtis, 
n" 2J51. 

Toxaster semislriatiis^ Desor. Nous avons reconnu, par la 
disposition des plaques génitales et ocellaires , que cette es- 
pèce doit appartenir au genre Holaster. Voy. H. Semisiria- 
tus, d'Orb., n° 2125. 

Toxaster Coulant, Agassiz. C'est une espèce du genre He- 
teraster. Voy. H. Couloni, d'Orb., n*'21o2. 

Toxaster IS'icœnns, Sismonda et Agassiz. Nous croyons que 
cette espèce dohêlre réunie à Vtchinosputagus cordiformis 
Breynids. Voyez n°2141. 

N° 2140. Echinospatagus granosds, d'Orb., 1853. 

PI. 839. 

Dimensions. Longueur totale, 23 millimètres. Par rapport 
à la longueur : largeur, 88 centièmes; épaisseur, 64 cen- 
tièmes. 

Coquille ovale, oblongue, déprimée, bien plus longue que 



15^1- PALÉONTOLOGIE FRANr!\TSE. 

large, très-élar{;ie et un peu sinueuse en avant, rétrécie et 
obtusément tronquée en arrière, dont la hauteur a les 64 
centièmes de la longueur, et dont le grand diamètre trans- 
versal est au tiers antérieur. Z)e.s«u« peu convexe, offrant 
une courbe régulière eo avant jusqu'au sommet , puis pres- 
que horizontal ou à peine arqué en arrière jusqu'à l'aréa 
anale, qui est oblique et tronquée obliquement. La plus 
grande hauteur est au sommet, vers le milieu de lalonjjueur. 
Le pourtour est très-arrondi, et au quart inférieur. Dessouê 
uniformément convexe, cependant un peu plus sur la région 
médiane postérieure, où se remarquent six protubérances peu 
sensibles, et sur les régions latérales antérieures. Sillon am- 
bulacraire impair^ 'f^rge, peu profond , et visible jusqu'au 
sommet. Bouche un peu pentagone, placée au tiers antérieur. 
^nu8 o\ù\ y longitudinalement , acuminé uses extrémités, 
placé plus près du dessus que du dessous, sans aire pronon- 
cée. Ambulacres Irès-élroils, peu flexueux. Amhulacre im- 
pair étroit, formé de zones inégales, représentant entre elles 
un chevron brisé, la plus large externe , les deux composées 
de pores en larmes, dont la pointe est en dedans. Ambula- 
cres pairs, presque droits, étroits, formé de zones inégales» 
la plus large en arrière. Chaque zone a doux branches iné- 
gales , une branche postérieure de la zone antérieure est plus 
étroite, tandis que c'est la branche antérieure à Ta zone pos- 
térieure. Les pores sont arqués et allongés , séparés l'un de 
l'autre par un tubercule oblong qui forme une espèce de 
crête qui sépare les deux branches entre elles ; on remarque 
(!e plus des tubercules en lignes entre les pores. Vamhnla- 
crc pair postérieur a les tiiémes détails. Les tubercules 
sont petits et espacés partout , excepté en avant , où ils sont 
itifiniment plus gros, et montrent une ligne en dedans do 
raml)uluri(> imp:iir. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 155 

Rapporté et différences. Celte espèce, facile à confondre 

par la forme et les ambulacres avec les jeunes de 1'^. cor- 

iformis , s'en distingue bien neltement , par ses bien pUis 

jros tubercules sur toute la région antérieure , et par ceux 

qui sont en dedans de l'ambulacre impair. 

Localité. M. Campiche l'a rencontré à Sainte-Croix , can- 
ton de Vaud, à la partie la plus infi-rieure du 17« étage néo- 
comien , reposant sur les terrains jurassiques. 

Explication de» figures. Pi. 839, fig. 1, grandeumaturelle; 
fig. 2, coquille grossie, vue en dessus; fig. 3, dessous; 
fig. 4 , profil longitudinal ; fig. 5 , profil transversal du côté 
de la bouche; fi|j. 6, le même, du côté de l'anus.; fig 7, 
ambulacres grossis; a, ambulacre impair; 6, ambulacie pair 
antéiif'ur; c, ambulacre pair postérieur; d, appareil géni- 
tal , fig. 8, zone postérieure de l'ambulacre pair antérieur 
plus grossi ; fig. 9 , les (jros tubercules antérieurs grossis. 
De notre colleciion. 

N" 2I^j1. Echinospatagus cordiformis, Breynius, 1732. 

PI.S'jO. 

Echiiiosjmtagus cordiformis, Brevuius, 1732, Ech-, p. Gl, 
pi. .% fi;^ 3, i. 

Echiuvs conij lariattis, Gniclin, 17ft9, Svsl. nat., p. 3598 
(.Exclus syn.). 

Spatangus ictus'is, Lam., iSiO. An. san-i vert. 3, p. 33, 
II» iO. 

Echinui quai rnalui^ Sclilnlh , 1820. Pétiif. 
Echinua (fiiatcrnatHs^ Schii'lii., 1821. Tasch. 
Spntarfi,'us ri'tiisus^ D slongch l'ups , i82'4. Encycl. 2, p, 
689, n» 18. 

//., Ueir.ince, 1827. Dici. des se. ual., l. 50, p. 9'i 
Sp^longtis Heivcii us. Dffriuce. Id ., l. 60, p. 87. _^ j 



150 l'ALÉOINTOLOGlE FRANÇAISE. 

Spn'angns rrtusus, Gokifuss, 1S29. Peiref. , p. 14'.>, n" 6, 
pi. /.6, fig.2. 

Spntangiis complnnaUis , de Blainvilie, Î834. Man.d'aclin. , 
p. rsii, 

Holaster cnmplanatus, kQâ&sh , 1836. Prodrome. Mé;n. 
de la Soc. de Neiirh , p. 133. 

77., Afïassiz, 1836. Nolice sur les fossiles crëlacés, p. 128, 
pi. 14, fij. 1. 

Spatangus rctusus, Des Moulins, 1837. Étude sur les Éoh, 
p. 408, D" 54. 

Holaster complanatus^ Ag^assiz, 1839. Échin. suiss., p. 14, 
pi. 2, fifï. 10 12. 

Spatangus retusus, Edwards, 1840. Éd. de Lamarck, i. 3, 
p. 16, 11° 16. 

Toxaster Nicœnsi$,E. Sismonda , 1843. Ech. Nizza, p. 19, 
pi. l,fig.6-8. 

Toxaster complanntus^'E. Sismonda, 18'i3.Ec. Nizza,p. 18. 

Toxastcs iVicœ /< sis , Agassiz et Desor , 1847. Cal. rais. , 
p. 13. 

Toxaster ca/nplanatus , Agass. et Dosor , 1847. Cut. rais., 
p. 131, pi. 16, fig. 4, modèles 87. 

/f£., d'Orb., 1847. Piod., 2, p. 88. Éiage 17«, n" 470. 

Id., Albin Gras, 1848. Ours. foss. de l'Isère, p. 58, n° 2, 
Foss. de l'Isère, [ . 27, n° 51. 

Toxaster cvndformis , Albio Gras , 1848, Ours. fuss. de 
l'Isère, p. 57, pi. 3, fig. 19-20. 

Toxaster latuSy Colteau, 1853. Manuscrit. (Éch. déformé.") 

Dimensions. Longueur totale, 40 millimètres. Par rapport 
à la longueur: largeur, 100 centièmes; hauteur, 00 cen- 
tièmes. Les jeunes sont. plus allongés et plus déprimés. 

roçMt7/c déprimée, gil>beusc, aussi longue que large, pres- 
M" ' polygone au pounour, forlcmcnl simlcu^c en avant, rr- 



TERRAINS CRÉTACHS, 157 

irticie ei lar{;omenl ironquoe en arrière , dont la hauleur 
égale les 60 centièmes de la longueur, et donl le grand dia- 
mètre transversal esl un peu en avant de la moitié. Dessus 
assez convexe, en pente prolongée, un peu convexe en avant, 
en pente très-courte en arrière ; jusqu'à l'aréa anale tron- 
quée perpendiculairement, t'oinmet un peu concave, placé 
très en arrière ; la partie la plus haute se trouve encore plus 
en arrière que le sommet. Le pourtour est très-arrondi. 
Dessous peu convexe, mais plus sur la région médiane pos- 
térieure, un peu <n toit, où se voient en arrière cinq ou 
six protubérances peu saillantes. Sillon amhulacraire impair 
large, très-profond et creusé de la bouche jusqu'au sommet. 
Bouche penlagonale, placée vers le tiers antérieur de la lon- 
gueur. Anus oval longiludina'.ement , pbcé assez près du 
dessus, au sommet d'une aréa peu marquée, à la base de 
laquelle se voient cependant quelques proiiibérances laté- 
rales. Amhulacres Irès-visibles partout en dessus. Âmhula- 
crii impair large, l'ormé de zones larges, donl les deux bran- 
ches sont inégales : une plus large externe , toutes deux 
formées de pores allongés , rapprochés, séparés par un tu- 
bercule. Entre ch ique pore se voit une rongée de granu- 
les. Les ambulacres /airs sont larges, irè-flexueux , légère- 
ment creusés, la paire postérieure bien plus cnurie que 
l'autre. Les zones sont un peu inégales : la plus large en 
arrière. Chaque zone a des branches formées de pores 
allongés, obliciues, mégaux en longueur, les plus longs en 
dehors de chaque zone, les plus petits en dedans. Une ligne 
de granules transverse occupe l'iniervalle des pores. Les 
tubercules sontlarges, entourés d'un scrobicule , très- 
inégaux; les plus gros so:.t près du sommet et à la région 
inlra-antérieure. On voit des tubercules .sur toute la lon- 
gueur, entre ls;ones des ambulacres pairs. Les jranu- 



158 PALÉONTOLOGIE FKANÇAISE. 

les sont sailbnls et peu rapprochés les uns dfs aulres. 

Observations. Les jeunes sont infiniment [lus oblongs, non 
gibbeux; et avec des annbulacres moins flexueux. Leurs tu- 
bercules sont aussi plus égaux et moins scrobiculés. On 
serait tenté d'en faire une espèce distincte si l'on n'avait pas 
tous les passages. L'usure chez les adultes fait disparaître 
facilement les granules des ambulacres. % 

Rapports et différences, A l'étal adulte, la forme gibbeuse, 
lesamhulacres flexueux et leurs détails distinguent bien celte 
espèce de \E. granosus ; mais , jeune, elle a avec elle les 
plus grands rapports déforme et d'ambulacres; elle ne s'en 
distingue que par le manque, à la partie antérieure, de plus 
gros tubercules. 

Histoire.B'ien figurée en 1732,sous le nom à' Echinospatagu» 
corcliformis par Breynius, cette espèce, confondue avec plu- 
sieurs aulres, a été citée par Gmeiin en 1789,sous le nom d'E- 
chinus complanatus.L^m'àTc\L,eïv 1816, l'a nommée Spatangus 
retusus. Tous les auteurs qui ont suivi aveujjlément Lamarck 
ont conservé ce dernier nom. M. Agassiz, en 1836, revint au 
nom imposé par Gmeiin , en la plaçant dans son genre Ho 
laster, qu'il démembra plus tard pour en retirer ses Tosas- 
ter ; mais, tout en citant lui-même, dans ses Échinides suis- 
ses, le premier nom <ï Echinospatagus cordiformis^ il ne le 
conserve pas a l'espèce. 11 y joint encore comme' synonyme 
le Spatangus a/yiiiaceus de Phillips, qui est bien ditl'érent. 
Dans son catalogue t n 1647, il regarde le T. Niccœnsis de 
M. Sismonda comme espèce distincte. Après avoir discuté 
tous les synonymes et les caractères de l'espèce, nous reve- 
nons, en justice, au premier nom spéciiique que Breynius a 
donne en 1732, et nous croyons devoir rouiiir à l'espèce les T. 
nicœeusis de M. Sismonda, le T. cuueifomiis de M Gras, et 
le T. Utus de M. Colteau Ce dernier nous paraît être i>a 



TERRAINS CRÉTACIÊS. 159 

adulte de grande taille , déformé dans la fossilisation par la 
pression verticale. 

Localité. Celte espèce, très-commune, est caractéristique, 
s'il en fut jamais, du 17» étage néocomien, dans la partie in- 
férieure ou néocomien proprement dit. iNous l'avons recueilli 
ou obtenu de tous les points où se trouvent ces strates géolo- 
giques : dans le bassin anglo-parisien, à Chaoiirce,àTliieffrain, 
à Vandœuvre (Aube) ; à Auxerre, à Saint-Georges, à Ville- 
Fargeau, à Saint-Sauveur, aux Saims-en-Puisaye (_ Yonne), à 
Saint-Disier, àBeitancourt-la-Ferrée, à Vassy (Haute-Marne); 
à Sancerre (Cher) ; a Dampierre (Nièvre) ; par MU. Cotteau , 
Ricordeau et par nous. En Angleterre, à Brunswick, 

Dans le bassin méditerranéen ; à Morteau , au Russey 
(Doubs) ; à Noseroy (Jura) -, à Saint-Martin-du-Fontanil, près 
de Grenoble (Isère) ; aux Anglis, à Caussols(Var) ; à Védéen- 
nes, à Barème, aux environs de Castellane (Basses-Alpes) ; 
à Berrias, au Theil (Ardècbe) ; à la Cluze, à Narbonne (Aude); 
àMariigues„à Orgon^^BDuches-du-Rhône) ; à Charise, près de 
Nanlua (Ain) ; en Suisse, à Haulerive, à Creissier, à Neucha- 
lel ; a Samte-Croix, canton de Vaud ; dans les Alpes, à Daer- 
lioger, dans l'Avare-Alp, au Lohoer, à Strunneck, près de 
Scbrattenberg ; au Salère ; dans la chaîne du Sentis, près de 
Cbambéry ; au Hills (Hanovre). 

Explication des figures. PI, 840, fig. 1, jeune individu de 
grandeur naturelle ; fig. 2, adulte également de grandeur 
naturelle, vu en dessus; fig. 3, dessous; fig. 4, profil longi- 
tudinal; fig. 5, profil transversal, vu du côté de la bouche ; 
fig. 6, le même, du côté opposé ; fig. 7, ensemble du sommet 
et des ambulacies grossis; a, ambulacre impair ; 6, ambula- 
cre pair ; c, appareil génital ; fig. 8, un tubercule grossi. De 
notre collection. 



IGO PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

N» 2142. ECHINOSPATAGUS GIBBU8, d'Orb. , 1853. 
PI. 841. 

Toxaster gibbns ^ Agas.iz et Desor , 1847. Gâtai, rais., 
p. 132. 

/rf., Albin Gras, 1848. Ours. foss. de l'hère, p. 58, n» 3. 

Jd., d'Orb. 1847. ProJ., 2, p. 87 ; étage 17% u» 468. 

/(/., Albin Gras, 1852, Foss. de l'Isère, \). -6, n° 50? 

Dimensions. Lon{jueur lolale, 38 inillimèires. Par rapport 
à la longueur : largeur, 100 centièmes; hauteur, 72 cen- 
tièmes. 

Coquille très haiitp, gibbeuse, aussi large que longue, un 
I eu polygone, l.rgement sinueuse en avant, réirécie et iron- 
fjuée en ari-ière, doni la hauteur égale les 72 centièmes de 
1* longueur et dont ie grand diaiiiètre transversal est au litrs 
antérieur. On remarque des indices de protubérances laté- 
rales. Dessus très -convexe, s élevant de suite en décrivant 
une courbe, jusqu'au sommet, et de là s"ubai>sant avec la 
même couibe jus(|u"à r( joindre l'aréa anale, ironquée obli- 
quement. Sopjmei placé en avant du centre. Le pourtour est 
arron li, mais près de la base. Dessous presque plan, et jnéme 
évidé au milieu, transversalement. SilUm ambulacrairc im- 
pair lurge, assez piofond en avant, mai^ s'etTaçaiit en ap- 
prochant du sommol. lîjnche penta{;onale, p'ac^ée en avant 
du tiers antc-rieiiP Ji>us oval, oblung, placé vers la moitié 
de la hauteur, dans Uiie aréa lancéolée, circonscrite de lé- 
gères prolubôrancts alternes. Tous les ambulacres placés 
dans une légère dépression unilorme, et visibles pariout. 
Ambulacre ifiipair large, formé de zones étroites, dont les 
deux branches sont égales, formées de pores allongés, droiis, 
transxerses, irès-espaccs. On voit un |;ra:i;;le sur la ligne 
ii:cdiaiie dans riulervallo des pores. Les ambulacres pairs 



TERllAlKS ClîKTACKS. IGl 

sont larf(es, les aniérieiirs sont arijués, forrrKÎs de zones inr- 
{jales, la plus larjje en arrière, celle-ci composée de deux 
branches inégales : l'une plus lar(je en arrière, formée do 
pores allon-'jés. La zone antérieure a des pores presque égaux. 
Il n'y a aucun tubercule entre les zones des ambulacres. 
Les tubercules sont inégaux, irès-f.ros dans toutes les régions 
qui avoisinent le sommet, de là ils diminuent graduellement 
juiC)u'au pourtour. Les scrobicules de ces tubercules sont peu 
visibles. Oa voit encore en dessous, mais en avant seulement, 
de plus gros tubercules. Les granules sont si petits qu'il; 
sont à peine visibles à la loupe. 

Rapports et différences. Celte espèce, voisine de 1'/^. cor' 
diformis^ s'en distingue bien nettement par son ensemble 
plus haut, convM^xe uniformément; par son sommet en avant ; 
par l'aréa anale, ;oblique, et avec des protubérances; par son 
sillon non creusé au sommet ; par les pores de l'ambulacre 
impair plus espacés, plus égaux ; par les deux zones de l'am- 
bulacre pair postérieur égalr;s on largeur ; par ses tuber- 
cules non scrobicules^; et enfin par le manque de tubercules 
entre les zones des ambulacres. 

Localité. Dans la partie inférieure du 17<^ étage néoco- 
mien, mais spécial jusqu'ici au bassin méditerranéen; à la 
montagne de Néron, près de Grenoble (Isère) ; M. Gras, aux 
environs de Castellane (Basses-Alpes) j à Escragnolles , à 
Caussols (Var) ; à Martigues (Bouches-du-Rliôue) ; auSienlis, 
canlOûd'Appenzell (Suisse), M. Kœcblin. 

Explication des figures. PI. 841, fig. 1, coquille vue en 
dessous; (ig. 2, dts.>us ; lig. 3, profil longitudinal; fig. ^5, 
profil transversal, du côté de la bouche; fig. 5, la même, du 
côté de l'anus ; fig. G, détails grossis de l'embulacre impair ; 
fig. 7, détails grossis de l'ambulacre pair antérieur. De 

notre collection. 

VI. * Il 



102 rALÉQNTOLOGIE FRANÇAISE. 

N» 2143. EceiNOSPATAGUS NEOCOMiENSis, d'Orlj., 1853. 
PI. i>42. 

foxaster Neocomiensis, Colteau, 1853. Manuscrit. 

Dimensions. Longueur totale, 41 milUmèlres. Par rap- 
port à la longueur : largeur, 90 centiè.iies ; hauteur, 69 cen- 
tièmes. 

Coquille presque aussi large que longue, gibbeuse, un peu 
polygonale, élargie et largement sinueuse en avant, rclréeie 
Cl un peu sinueuse en arrière, dont la hauteur a les 69 cen- 
tièmes de la longueur, et dont le grand diamètre transversal 
est au tiers antérieur. Dessus arrondi en avant et de là s'é- 
levant en pente douce jusqu'au sommet placé un peu plus en 
arrière qu'en avant. La plus grande hauteur est en arrière du 
sommet, de là une pente déclive droite mène jusqu'à l'arca 
anale en pente rapide. Le pourtour est arrondi et presque 
inférieur. Dessous presque plan ou à peine convexe. Sillon 
antérieur large, profond et également creusé jusqu'au som- 
met. Bouche ovale, transverse, placée en avant du tiers an- 
térieur. Anus oval, acuminé en arrière, placé vers la moitié 
de la hauteur à la partie supérieure d'une aréa légèrement 
excavée. Amhulacre impair large, formé de zones étroites, 
dont les deux branches sont inégales : une plus large en de- 
liors, toutes deux composées de pores en larmes obliques 
comme des chevrons bris^^s. Anlmlacres pairs superficiels, 
non creusés, flexueux, larges, formés de zones ini'gahs, la 
plus large postérieure; les deux zones forment des branches 
inéj;ales, la plus petite en dedans, tuules composées de porcs 
peiils , en fente, tics raprochcs et iransverses. Il y a des tu- 
bercules au milieu de chaque ambulacre pair. Les tubcr- 
ctUe$ sont presque égaux en dessus, tous saillants, sans scro- 
bicuk's marqués ; on voit s«'ulement de plus gros luberculei 



TERRAINS CRÉTACÉS. 16Ô 

scrobiculés sur toutes les régions intérieures. Les granules 
sont d'une finesse extrême. 

Rapports ei différences. Voisine, par sa forme élevée, de 
VE.gibùus, celte espèce s'en distingue nettement par fson 
sinus postérieur, par sa hauteur moins grande, par son des- 
sus non également convexe, par son sommet en arrière, par 
son sillon creusé partout, par ses ambulacres pairs superfi- 
ciels, par ses tubercules entre les zones des ambulacres 
pairs, et enfin par ses tubercules non inégaux en dessus. 

Localité. M. Cotteau a découvert cette belle espèce dans 
l'étage néocomien inférieur des environs d'Auxerre (Yonne). 
M. d'Archiac l'a aussi rencontré à Sancerre (Cher). 

Explication des figures. Pi. 842, fig. 1, coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus; fig. 2, dessous; fig. 3, profil 
longitudinal; fig. 4, profil transversal, vudu côté de la bou- 
che ; fig. 5, le même, vu du côté de l'anus; fig. 6, ambula- 
cres et appareil génital grossis. De la collection de M. Cot- 
teau, 

N° 2144. ECHINOSPATAGDS ROULINI, d'Orb., 1853. 

PI. 843, fig. 1-8. 

Toxasier /îott/t/ii, Agassiz, 1847. Catalogue raisonné, 
p. 131. 

Dimensions. Longueur totale, 28 millimètres. Par rap- 
port à la longueur ■. largeur, 86 centièmes ; hauteur, 63 cen- 
tièmes. 

Co^/aV/e oblongue, déprimée, plus longue que large, élar- 
gie et très-sinueuse en avant, rétrécie et obtuseraent tron- 
quée en arrière, dont la hauteur a les 63 centièmes de la 
largeur, et dont le grand diamètre transversal est au tiers 
antérieur. Dessus ariondi aux extrémités, en pente douce du 
sommet au bord. Le sommet placé au tiers postérieur est en 



IQll PALIÎONTOLOGIE FRANÇAISE, 

même temps la partie la plus haute. Le pourtour est lolle- 
ment arrondi que sa plus {];rande convexité est presque au 
milieu. Dessous également convexe parioiit. Sillon large, 
peu creusé, surtout près du sommet. Bouche peniagonale, 
petite, placée au quart ant<'rieur. Anus oval, placé plus 
haut que la moitié de l'épaisseur, dans une aréa à peine pro- 
noncée. Jmhulacre impair large, dont les deux zones sont 
étroites, formérs de pores allongés, disposés ohliquement, 
inégaux, les plus grands en dehors. Amhulacres pairs super- 
ficiels, peu flexueux, larges, dont les deux zones sont très- 
inégales ; la plus large en arrière, formée de pores allongés, 
placés en chevrons brisés et très-inégaux, les plus grands en 
dedans de chacune des deux zones. 

Rapports et di0re?ices. Avec la même forme que VH. 
oblongus, cette espèce s'en distingue bien nettement par son 
ambulacre impair pourvu de pores homogènes, ainsi que par 
les zones moins inégales aux ambulacres pairs. C'est une 
bonne espèce. 

Localité. M. Agassiz, qui le cite pour la première fois, 
l'indique comme des terrains crétacés de l'Amérique méri- 
dionale. Sans autres renseignempnts, sa forme nous la fait 
classer provisoirement, en attendant d'autres notions plus 
précises, dans l'é/age néocomien,qui se trouve bien déve'oppé 
à l'Amérique méridionale, principalement à la Nouvelle- 
Grenade. 

Explication des figures. PI. 843, fig. 1, grandeur natn- 
rclle ; fig. 2, coquille grossie, vue en dessus; fig. 3, lamènie 
vue en dessus; fig. 4, profil longitudinal; fig. 5, profil iran;^- 
versal, du côté de la bouihc ; fig. 0, le même, du côlé de 
l'anus; fig. 7, pores de l'ambulacre impair, grossi; fig. 8 
une partie de l'ambulacre pair, grossi. De la collection zoo- 
logique du Muséum. Communiqué par M. Valenciennes. 



TLKRAINS CRÉTACliS. '165 

N» 2145. ECHINOSPATAGUS Verrani, (l'Orb., 1853. 
PI. 843, fig. 9, 10 

Toxasler Verrani, E. Sismonda, 1843. Mém. Echin.Nizza, 
p. i6, pi. 1, fig, 4, o. 

/(/., A{;azzi et Desor, 1847. Catalogue raisonné, p. 132. 

H., dOrb., 1847. Prodrome de Paléont. strat., 2, p. 87; 
étage 17e, n° 469. 

Dimensions. Longueur totale , 53 millimètres. Par rap- 
port à la longueur : largeur, 90 centièmes; hauteur, 54 cen- 
tièmes. 

Nous ne possédons pas celte espèce, aussi devons-nous 
nous en rapporter au dessin qu'en a donné M. E. Sismonda. 
Elle a la forme et surtout le profil longitudinal de 17/. obton- 
gus. M. Agassiz dit qu'elle en diffère par ses zones porifères 
homogènes. Ce caractère résulte-t-il de l'inspection du dessin 
de M. Sismonda, ou provient il de l'inspection directe? En 
attendant, nous croyons devoir nous borner à reproduire le 
dessin de M. Sismonda ; car celle espèce pourrait bien être 
seulement une variété , soit de ï Heteraster oblongus , soit 
de VH. Co.v/oni, qui ont tous deux à lambulacre impair 
des zones porifères hétérogènes, formées de trois sortes de 
pores. 

Localité. Dans de 17e étage néocomien de Castiglione, près 
de Nice. 

Explication des figures. Pi. 843, fig. 9, coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus; fi;î. 10, la même, de profil, 
dans le sens longitudinal. Copies des figures données par 
M. Sismonda. 



166 PALÉONTOrOMK FRANÇAISE. 

N- 2146. ECHiNOSPAtAGUS sDBCYLiNDRiCtjé, d'Orb., 4855. 
PI. 844. 

Holaater subcylindricm , Albin Gras, 1848. Ours. foss. de 
risère, p. 63, pi. 4, fig. 7, 8. 

Id. Albin Gras, 1852. Fossiles de l'Isère, p. 35 ; étage 18^, 
no 6. 

Dimensions. Longueur totale , 29 millimètres. Par rap- 
port à la longueur : largeur, 88 centièmes ; hauteur, 63 cen- 
tièmes. 

Coquille oblon!;ue, bien |)lus longue que large, élargie et 
sinueuse en avant, tres-réirécie et obtuse en arrière, dont la 
hauteur a les 63 ceniièmes de la longueur, et dont la plus 
grande largeur transversale est au tiers antérieur. Dessus 
arrondi en avant, et delà formant une courbe à grand rayon, 
uniforme jusqu'à l'aréa anale, coupée presque pcriundicu- 
lairement. Sommet placé vers le milieu de la longueur, tan- 
dis que la plus grande hauteur est en arrière de ce point. Le 
pourtour est arrondi, et sa plus grande convexité est au 
quart inférieur de la hauteur. Dessous peu convexe, seule- 
ment un peu relevé en toit à la région médiane postérieure. 
Sillon antérieur étroit, mais prolongé, sans inlcpruption, de 
la bouche au sommet. Douche située en avant du tiers anté- 
rieur, ylnus oval longitudinal , placé au-dessus de la moi- 
tié de la hauteur, à la partie supérieure d'une aréa étroite 
et un peu excavée. Amhnlacrc impair étroit, formé de zhns 
Irès-dioiies, composées de deux branches rapprochées, 
inégales, que forment des pores oblonjjs, inégaux, les plus 
grands en dehors, placés en sautoir l'un par rapporta l'autre. 
Les amhulacres pairs sont superficiels, presque droits, for- 
més de zones très-étroites, inégales, la plus large en arrière, 



TERRAINS CR'ÎTAClîS. 167 

toutes composées de branches inégales , la plus grnnde en 
dehors , formée de pores allongés , un peu obliques en sens 
inverse. Il paraît y avoir des tubercules assez gros, à ptu 
près égaux. 

Rapports et différences. Parsa forme générale, cette espèce 
se rapproche de VE. granosus ; mais elle est plus uniformé- 
ment déprimée et non {jibbeuse, à ambulacres plus étroits. 
M. Albin Gras l'a décrite sous le nom d'Bolnster subcylin- 
dricus ; mais la disposition des plaques génitales et la protu- 
bérance polypiforme en font un véritable Echinospatagus. 

Localité. M. Albin Gras l'a découverte dans le 48* étage 
aptien, aux Ravix, près de Grenoble (Isère). 

Explication des figures. PI. 844, fig. d, grandeur natu- 
relle ; fig. 2, coquille grossie, vue en dessus ; fig. 3, dessous ; 
fig. 4, profil lonjjiiu îinal; fig. 5, profil transversal, du côté 
de la bouche ;fig. 6, la même, du côté de l'anus; fig. 7, am- 
bulacres grossis; a, ambulacre impair; b, ambulacre pair 
antérieur; c, ambulacre postérieur ; d, appareil génital. De la 
collection de M. Albin Gras. 

N" 2147. EcniNOSPATAGUS ARGILACEUS, d'Orb. 1853. 

PI. 845. 

Spatangus argilaceus^ Phillips, 1835. Yorkshire, pi. 42, 
fig. 4. 

Toxaster Ricordeanus, Colleau, 1852 (Manuscrit). 

Dimensions. Longueur totale, 27 niillimùires. Par rap- 
port à la longueur : largeur, 97 centièmes; hauteur 76 cen- 
tièmes. 

Coquille presque aussi large que longue, gibbeuse, déca- 
gone au pourtour, sinueuse en avant, étroite et tronquée en 



165 PALÉO.NIOLOGIE FliAlNCAlSE. 

arrière, dont la hauteur a les 76 ceuiièmes de la longueur, 
et dont le .«^rand diamètre transversal est un peu en avant de 
la moitié. Dessus ti ès-convexe, en pente oblique en avant, 
arrondi an sommet, et en pente de nouveau en arrière jus- 
qu'à l'arca anale, tronquée obliquement. Le sommet est au 
milieu, mais la plus grande hauteur est un peu en arrière. 
Le pourtour est arrondi, mais ayant son plus grand diamètre 
près de la base ; on remarque quelques protubérances laté- 
rales, postérieures^et antérieures. Dessous peu convexe, va- 
lonné, un pen plus convexe aux régions médianes postérieu- 
res et latérales inférieures; on y remarque encore la suite 
des protubérances indiquées. Les ambulacres laissent des 
parties plus li.-ses. Sillon nviérieur très-large, assez creusé 
partout. Bouche pentagonale un peu iransverse, placée en 
avant du tiers antérieur de la longueur. Anus ova! longi- 
tudinal, acuminé en avant , placé en dessus de la moitié 
de la hauteur, à la partie supérieure d'une aréa oblongue, 
un peu creusée. Ambulacre impair large, droit, pouvu près 
du sommet de pores ovales rapprochés l'un de l'auire et sé- 
parés par une prolubéiance qui les unh. Ambulacres pairs 
superficiels, peu flexueux, mais subpétaloïdes , formés de 
zones inégales, lu postérieure plus large, quoique toutes 
soient lelativtment étroites. A chaipie ambulacre sont des 
pores allongés, inégaux, dont les plus petits sont internes. 
On voit des tubercules au milieu de chaque ambulacre et des 
granules entre les pores. Les tubercules très-saillants, petits 
et espacés, sont presque égaux partout. Les granules sont 
petits, saillants et rapprochés. Ses baguettes que nous pos- 
sédons en grand nombre sur un éciianlillon, sont aciculées, 
lisses et flexueuses, avec la surface articulaire crénelée. 

Rapports et différences. Voisine par la forme de VE. gibui^ 
cette espèce est plus élevée; elle s'en distingue encore oel- 



T£J\RAIiNS CUlîlACJiS. 169 

lement par son ambulacre impair, par les tubercules am- 
bulacraires latéraux, et par beaucoup d'autres iléiails. Nous 
croyons devoir la rapporter au Spatagus argilaceus de 
M. Phillips, qu'à tort M. Agassiz place comme synonyme de 
l'£, cordiformis. Reconnue parfaitement distincte des espèces 
de M. Agassiz, M. Coiteau l'avait dédiée à M. Ricordeau, qui 
l'a le premier découverte en France; mais le nom le plus 
ancien doit être ici préféré. 

Localité. MM. Ricordeau et Cotteau l'ont recueillie à 
Gurgy et aux environs d'Auxerre (Yonne), dans le 16^ étage 
aptien le mieux caractérisé. C'est aussi là dans l'argile du 
Speeton que M. Phillips l'a observée. M. d'Archiac l'a ren- 
contrée dans l'argile aptienne des environs d'Àpt (Vaucluse); 
et M. l'abbé Barges l'a recueillie à la Bedoule (Bouche- du- 
Rhône), dans le même étage, ce qui confirme encore l'ho- 
rizon de cette espèce. 

Explication des figures. Pi. 845, fig. 1, grandeur naturelle; 
fig. 2, coquille grossie, vue en dessus -, fig. 3, dessous; fig. 
4, profil longitudinal; fig. 5, profil transversal, du côté de la 
bouche ; fig. G, le même, du côté de l'anus; fig. 7. Ambula- 
cres grossis : a, ambulacre impair; b, c, ambulacres pairs; 
d, appareil génital et ocellaire ; fig. S , pores de l'ambula- 
cre impair; fig. 9, pores des ambulacres pairs; fig. 10, un 
tubercule supérieur; fig. M, une baguette grossie de la 
région supérieure. De notre collection. 

N» 2148. EcHiNOSPATAGUsCoLLEGNii, d'Orb., 1853. 
PI. 8'iG. 

Toxaster CoUegnii, E. Sismonda, 1843. Mém. Échin. foss. 
Niza, p. 21,t. 1, fig. 9-11. 

Id., Agassiz, 1847. Calai, raisonné, p. 132. (Exclus. Loc.) 
Jd., d'Orb., 1847. Prod. 2, p. 141 ; étage 19% n^ 308. 



170 rALBOiNTOLOGlE FRANÇAISE. 

Toxaster mirrastoriformit^ Albio Gras, 1848. Ours. foss. 
de risere, p. 60, pi. 4, fig. 5, 6. 

Id., Albin Gras, 1852. Foss. de l'Isère, p. 35; étage 18«, 
n» 9. 

Dimensions. Longueur totale , 43 millimètres. Par rap- 
port à la longueur : largeur, 97 cenlièmes ; hauteur, 66 cen- 
tièmes. 

Coquille presque aussi large que longue, déprimp'e, un peu 
hcxogone, très élargie et sinueuse en avant, rétrécie et tron- 
quée en arrière, dont la hauteur a les 66 centièmes de la 
longueur , et dont le grnnd diamètre transversal est aux 
deux cinquièmes antérieurs. Dessus élevé, arrondi en avant, 
puis, presque au même niveau sur tonte la surface supé- 
rieure jusqu'à l'îiréa anale tronquée obliquement, une saillie 
anguleuse prononcée se trouve entre le sommet et l'aréa 
anale, et entre chacun des ambulacres. Sommet presque 
au milieu, tandis que la plus grande hauteur est un peu 
en arrière de ce point. Le pourtour très-arrondi est près 
de la base. Dessons presque plan, seulement un peu convexe 
à la région médiane postérieure. Sillon antérieur largue, 
évasé, non interrompu de la bouche au sommet. Bouche sub- 
penlagonale, transverse, placée un peu en avant du tiers 
antérieur de la longueur. /1»ims oval longitudinal , placé 
près du dessus , à l'extrémité supérieure d'une area 
plane. Amhulacre impair placé dans le sillon impair assez 
large, formé de deux zones étroites, écartées, chacune com- 
posée de branches rapprochées , de pores espacés, oLlongs, 
inégaux et obliques, le plus grand en dehors. Amhulacrrs 
pairs très-flexueux, placés chacun dans une dépression peu 
profonde; ils sont larges, le postérieur très-court, subpéta- 
loides, tous les deux formés de zones très-peu inégales, la 
plus large postérieure, chacone formée de zones aussi un 



IJîRllALNS CIVÉIACIÎS. 171 

peu inégales, de pores allongés et un peu obliques, dont les 
plus longs sont en dehors de chaque ambulacre, et les plus 
courts en dedans. On voit quelques tubercules au milieu des 
ambulacres. Les tubercules sont petits, à peu près égaux 
partout. 

Rapports et différences. Ses ambulacres pairs, placés dans 
un sillon, rapprochent^celte espèce de VE. gibbus^ mais elle 
s'en distingue par sa forme moins élevée, par ses tubercules 
sur les ambulacres, et son ambulacre impair bien plus étroit. 
Il est évident, pour nous, que le Toxaater micrasteriformis 
de M. Gras n'est que le T. CoUcgnii de M. Sismonda , et 
nous réunissons ces deux espèces. 

Localité. M. Agasstz l'indique dans le gault ou 19« étage 
albien ; c'est aussi là que M. Lory la signale; mais M. Albin 
Gras pense qu'elle appartient au IS' étage aptien. Nous ne 
saurions nous prononcer à ce sujet , cependant nous la 
croyons aptienne. Elle a été recueillie aux Ravix, au Rimet, 
près de Grenoble (Isère); auTlieil, piès la Moite Chalançon 
(Drôme), par M. Albin Gras; aux environs de Nice , par 
M. Sismonda. 

Explication des figures. Pi. 846, fig. 1, coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus; fig. 2, dessous; fig. 3, profil 
lungiiudinal ; fig. 4, profil transversal, vu du côté de la 
bouche ; fig. 5, le même, vu du côté de l'anus ; fig. 6, ambu- 
lacres grossis. De nuire colledion. 

N" 2149. EceiNospATAGUS inflatos, d'Orb., 1854. 

PI. 814., fig. 4-5. P). 903. 

Holasterinjlatus^ Desor, 1847. Catal. rais., p. 134. 
Id., d'Orb. 1853. Voy. plus haut, p. 89. N« 2112. et PI. 
814, fig. 1-5. 
Dimensions. Longuejr totale, 28 millimètres. Par rapport 



172 l'ALÉOJNTOLOGlE FflANCAlSE. 

à la longueur : largeur, 99 centièmes; hauteur, 77 cen- 
tièmes. 

Coquille presque ronde, tronquée oblusëment en avant, 
très-bombée, ù peine un peu réirécieen arrière, sa hauteur 
a les 77 centièmes de sa longueur, et son grand diamètre 
transversal est en avant de la moitié. Dessus arrondi et con- 
vexe partout, sans sillon ambulacraire ni aréa anale. La 
partie la plus haute est tout à fait au tiers en arrière, et loin 
du sommet qui lui, est placé au tiers antérieur. La convexité 
du pourtour, par suite du renflement de toutes les parties, 
est presque au milieu de la hauteur. Dessous convexe par- 
tout,même autour de la bouche. Bouche pentagone, transver- 
salement placée au tiers antérieur. Anus rond, placé plus en 
dessus que près de la face inférieure. Amhnlacres très-mar- 
qués, s'élargissant beaucoup sur la convexité du pourtour, et 
dont les plaques sont larges. Amhulacre impair, sans sillon, 
large, droit pourvu de paires de pores ronds, espacés, mais 
égaux entre eux. ^w?)?*iacre5 /^air«, larges, droits, superfi- 
ciels., formés de zones égales en largeur, composées de porcs 
ovales en sautoir, et par paires très-éloignécs. Les tuber- 
cules sont gros, saillants partout, et très-espaces. 

Rapports et différences. Par son manque complet de sil- 
lon impair, par sa forme arrondie et gloltuleuse, cette espèce 
se distingue bien nettement de toutes les autres. 

Histoire. D'après M. Agassiz, nous avons donné, p. 89, 
cette espèce au genre Holaster ; mais, aujourd'hui, ayant 
pu nous procurer uu échantillon bien complet, nous avons 
reconnu que les pièces occUaires et génitales, loin d'être 
sur la même ligne, formaient un cercle au sommet. Il n'était 
plus possible, dès lors, de lu laisser dans le genre Holastery 
car ses caractères étaient ceux du genre Eclunospntngm, où 
nous le plaçons définitivement. 



TERRAINS CRKTACÉS. 173 

Localité, Dii oap Vert et du Scnéjjal, avec VÀmmonit s 
inflatus, et dès lors de l'einge nlbien. 

ExpUcaiion des figures. PI. S15, fi{j. 1, coquille de {fia:^.- 
deur naturelle vue en dessus; fijj. 2, dessous ; fij. 3, profi', 
lon{]^itud!iial; fijj. ^i, profil tranvers:il, vu du côté de la bou- 
che; fi;T. 5, le même, vu du côté de Tanus Pi. 903, fi^j. 1, 
coquille grossie, en dessus; fîg, 2. dessous; ïi^,. 3, profil 
longitudinal ; fig. 4, profi! transversal, du cô;é de la bouche; 
fig. 5. le même, du côté opposé ; fig. 6, profil d'un exem- 
plaire remarquable ; fig. 7, ambulacres grossis ; fig. 8, am- 
bulacre pair antérieur, grossi ; fig, 9, porcs de Tambulacre 
impair, grossis. De notre collection. 

N° 2150. ECHiNOsPATAGUs, Breyniusanls, d'Orb., 1S54. 
PI. 905. 

Dimensions. Longueur totale, 27 millimètres. Par rapport 
à la longueur : largeur, 90 centièmes; hauteur, 70 cen- 
tièmes. 

Coquille plus loiigue que large, cordiforme, assez rennée, 
très-élargie et peu sinueuse en avant, rëtrécie et obtuse en 
arrière, dont la hauteur a les 70 centièmes de la longueur, 
et dont le grand diamètre transversal est au tiers antérieur. 
Dessus convexe, déprimé et arrondi en avant, puis s'élevaut 
en pente déclive, jusque bien en arrière du sommet où se 
trouve la plus grande hauteur; de là une courbe courte s'a- 
baisse jusqu'à l'aréa anale, coup'e verticalement. Sommi 
placé en arrière du milieu ; le pourtour arrondi oflVe sa plus 
grande convexité vers sa base. Dessous creuse autour de la 
bouche, un peu convexe par la région médiane postérieure. 
Sillon antérieur assez profond, surtout au sommet. Bouche 
iransverse, placée aux quatre cinquièmes antérieurs. Anu» 
oval longilndinaî. placé près du dessus à l'extrémité supé- 



J74 PALÉOINTOLOGIE FRANÇAISE, 

rieuie d'uuc aréa à peine marquée. Ambulacre impair 
dans le sillon, formé de pores ovales par paires éloignées. 
Amhulacres pairs trè-,-inégaux, uu peu flexueux, presque 
superficiels, ils sont étroits, formés : les postérieurs de zones 
égales, les antérieurs de zones irès-iuégales, la plus large 
externe, formée de pores oblongs, égaux, Iransverses. La 
plus étroite formée de pores ronds égaux. Les tubercules 
sont petits et très-inégaux. 

Rapports et différences. Voisine de forme extérieure de VE. 
Collegnii^ cette espèce s'en dislingue bien nettement par sa 
coquille non truiii juée en arrière (quand on la voit en dessus), 
<Mi penle très-rapide d'arrière en avant, par son aréa anale 
coupée veriicalemeut et plus haute, par son ambulacre im- 
pair avec des pores plus écartés, et plus ronds, par ses am- 
bulacres pairs, dont les zones sontlrès-inégales, et les pores 
de la zone interne très-ditTérents. M. Agassiz avait écrit de 
sa main le nom de Toxasicr Rciuiini^ sur le carton de cette 
esiièce. Mais il a donné ce nom à une espèce toute diffé- 
renie dans son catalogue raisonné. (Voytznr 2144.) Nous le 
dtdions au créateur du genre. 

Localité. M. Raulin a découvert cette espèce dans le Gault, 
ou étage albien de Vuuzicrs (Meuse). 

Explication des fijuri's. Pi. 904, fig. 1, grandeur natu- 
relle; fig. 2, coquille grossie, vue en dessus; fig. 3, des- 
sous ; fig. 4, profil longitudinal ; fig. o, profil transversal, du 
cùié de la bouche ; fig. 6, le même, du côté <-pposé; fig. 7; 
ambulacres grossis; fig. 8, pores de l'ambulacrc impair 
grossis. De la co!l(Clion de M. Kuulin. 

Rcsuinc gcoloyiqua sur les Echiuospatagus. 

Après les réductions que nos riclurches ont fait subir au 
genre, nous avons encore onze espaces !i\i\s\ réparties. 



TERRAINS CKÉTACÉS. 175 

Dans le il" étage : Néocomicien, six espèces, les E. gra- 
nosuSj d'Orb., cordiformis, Brevnius, gibbus^ d'Orb., Neo- 
comietisis, d'Orb., Rouliuij d'Orb., el Verani, d'Orb. 

Dans le 18^ éiage : Aptiso, trois espèces^ les E. subcjlcn- 
dricus, d'Orb., argilaceus^ à' Oi'h.^ el Collrgnii, d'Oib. 

Dans le 19<5 éiage a!bien,rf€wj: c8j)cee3, i'E. Bre/nituanus, 
d'Orb., et inflaïus, d'Orb. 

Il résulte de ce que nous connaissons aujourd'hui : î° que 
le genre est spécial aux terrains crétacés, dont il n'a occupé 
que les trois étages inférieurs; 2» que les (spéces ont com- 
mencé à leur maximum spécifique avec l'éiage néocomien, 
qu'elles ont diminué de moiiié dans l'étage apiien, pour ne 
plus montrer que deux espèces dans l'étage albien,où elles 
ont cessé d'exister. C'est encore uu des noiiiureux faits qui 
démontrent la localisation des formes animales dans les âges 
du monde. 

Genre Heteraster, d'Orb., 18o3. 

Spatangus (pars}, Brongoiart. Toxaster (pars) , Agassiz, 
ISiO. 

Caractères. Appareil génital et occllaire, comme chez les 
autres genres de la famille, et surtout comme chez les Echi- 
nospatagus. Bouche jjeniagonale , non labiée. Anus ovai, 
supra-marginal. Ambulacres subpétaloldes inégaux. Vam- 
bulacreimpuir ^ placé dans un lé{jer sillou , se compose de 
trois sortes de pores; de pores simj)les internes, petits; de 
poies externes allongés irarisverses, et entre ceux-ci de porcs 
accessoires intercalés et alternant avec les autres à des dis- 
tances irrégulières et dépendant de plaques spéciales inter- 
calées qui réunissent les pures internes et ceux-ci. I^^es am- 
bulacres pairs sont presque superficiels ou à peine excavés, 
très-inégaux, les antérieurs les plus longs, tous subjtéialoï- 

'• r. 



176 p.viLONTOi.or.n: Fn.\NÇ\iSF. 

(les. Ils sont formés de zones iné^î^ales : l'une posléiicure, 
large ; l'aulre antérieure, étroite. A chaque zone , la rangée 
interne est formée de pores simples. La rangée externe de 
pores plus grands, généralement transverses. En dehors de 
la partie pétaloide des ambulacres, il n'y a plus que de petits 
pores simples. Poinl de /a<cioZf. Tubercules rares, espacés, 
inégaux , crénelés et souvent scrobiculos. Coquille mince , 
cordiforme, ovale et dépiimée. 

Rapports et dijjérenccs. Avec lous les principaux carac- 
tères extérieurs dei, Ethinosp itaçjus , celui-ci s'en dislin- 
gue nettement par trois sortes de pores au lieu de deux à 
l'ambulacre impair, c'esi-à-dire de pores internes et exter- 
nes à chaque zone, et de plus de pores intermédiaires inter- 
calés entre ceux-ci, et motivant des plaquts spéciales pla- 
cées entre les plaqu» s ordinaires. 

Les doux seules espèces connues sont de la région urgo- 
nienne supérieure, du 17' étage néocomien. Toutes les deux 
ont été décrites par }l. Agassiz comme des Toxaster. Il est 
bien singulier que cet auteur, pas plus que tous ceux qui ont 
parlé de ces deux espèces , n'aient pas aperçu les pores si 
disparates de ranibulacre impair. 

N« 2i51. HETERASTliR OBLO.NGUS, dOrb., J8j3. 
PL 8'i7. 

Spalavgus oblongns^ Deluc, manuscrit. 

Spalavyns ohlongus, Brongniart, 1821. Ann. des mines, 
p. 555, pl.7,fig. A,B,C. 

Tvxasler oblouç/iis, Ajjassiz, 1847, (ialal. lais., p. 131. 

Id. Albin Gras, 1848. Descrip. de- Keh. de l'Isère, p. 59, 
nM. 

Jd. dOrb., Prod., 2, p. 141. Lli.ge ly, u'' 311 (IVaprès 
Agassi/.) 



TERRAINS CRLTACliS. 177 

Id. Albin Gras, 1852. Foss. de l'Isère, p. 32. 18« Étage, 
n"38. 

Dimensions. Longueur totale, hS millimètres. Par rapport 
à la longueur : largeur, 82 centièmes; hauteur, 58 cen- 
tièmes. 

Coquille oblongue, beaucoup plus longue que large, élar- 
gie et sinueuse en avant, réirecie et tronquée en arrière, 
dont la hauteur a les 58 centièmes de la longueur, et dont le 
grand diamètre transversal est versle tiers antérieur. Dessus 
peu convexe, arrondi en avant de la pente jusqu'au sommet , 
placé au tiers postérieur qui est en même temps la partie la 
plus haute, de ce point en pente peu arquée jusqu'à l'aréa 
anale tronquée venicalement, le pourtour est arrondi et otîre 
sa plus grande convexité presque au milieu de la hauteur. 
Dessous convexe également partout. Sillon antérieur large 
et profond, commençant à la bouche et finissant au sommet. 
Bouche pentagone, placée au quart antérieur. Jnus oval 
transversalement, placé au-dessus de la moitié de la hauteur, 
à la partie supérieure d'une aiéa peu prononcée , plane. 
Ambulacre imj.air, pUicé dans le sillon antérieur ; sa forme 
est presque pélaloide, daigit; au n)ilieu et atténué à son ex- 
trémité, forme de deux larges zones rélrccies à leur extré - 
mité , composées chacune de branches inégales : une large, 
externe; une étroite, interne ; la branche interne formée d»; 
petits pores transverses éyaux. La branche externe large , 
composée de deux sortes de porcs .- de pores allongés, obli- 
ques, externes, rapprochés, et [d'autres pores accessoires , 
plus rares, placés entre ces deux séries. Amhulacres pairs 
irès-flexueux , formés de zones très-inégales, représentant 
chacune un sillon excave elttexueux. La zone postérieure est 
irès-iarge, composée de branches très-inégales : une posté- 
rieure, large, formée d^ porcs allongés, obliques, irès-rap- 
YJ. vi 



178 PALIÎONTOLOGIE FRANÇAISE, 

proches, UQc branche aDtérieurc éiroile, formée de porcs 
oblongs , obliques. La branche antérieure est Irès-étroite, 
formée de deux branches inégales de pores oblongs, trans- 
verses. L'intervalle compris entre les deux zones est en relief 
et porte des tubercules. Les tubercules sont petits, uniformes, 
partout en dessus ; ils sont seulement un peu plus gros en 
avant, en dessous. Les gramiles sont très-peiits, générale- 
ment par lignes transverses. 

Rapports et différencps. Celte espèce se distingue de la 
suivante par sa forme plus allongée, plus oblongue; par les 
zones porifères de ses ambulacres pairs excavées, et l'in- 
tervalle en relief, et par son ensemble plus déprimé. Il 
paraît que ce singulier caractère des trois sortes de pores à 
l'ambulacre impair avait échappé 5 M. Âgassiz ; car il n'en 
parle nulle part dans ses ouvrages, pas plus à cette espèce 
qu'à la suivante, qu'il décrit longuement. M. Albin Gras, 
ordinairement si exact, n'en fait pas non plus mention. Nous 
sommes donc le premier à signaler ce singulier caractère. 

Localité. M. Agassiz s'est complètement trompé pour l'é- 
tage de cette espèce. lU'indique à tort, dans son catalogue, 
comme appartenant au Gauli (notre 19» étage : Albien). Nous 
en rapportant à lui, nous avons également placé l'espèce 
dans ce même étage, tandis que les observations directes de 
MM. Albin Gras, Piclet et Lory, le placent, et cela avec 
la dernière certitude, dans la région supérieure de l'étage 
néocomien, contenant la Caprotina Lonsdalii et Ammonia, 
que nous en avons séparée sous le nom de sous-étage Urgo- 
nin. Elle a été recueillie au Rimet de Rencurel, à la Grande- 
Chartrense (porte dite de l'OEillet) (Isère), par M. Albin 
Gras ; à la perle du Rhône (Ain), par M. Piciel ; à Sainte- 
Croix, canton dr Vaud, par M. Campiche. Dans les Alpes 



TE?J\ATNS CRIÎTACÉS. 179 

d'Appenzel, de Saint-Gall, de Walcliner, de Reasteiner. 
M. Albert Gaudry l'a rapporté du mont Liban. 

Explication des figures. Pi. 847, fi{j. i, coquilhî de gran- 
deur naturelle en dessus; fig. 2, dessous ; fi{j. 3, profil Ion- 
{Tiludinal ; ùg. 4, profil transversal, vu du côte delà bouche;' 
fi{j. 5, le même du côté de l'anus; li{j. G, sommet ambula-^ 
craire grossi ; a ambulacre impair; bh ambulacres paiis; c 
appareil génital et ocellaire. De notre collection. 

N" 2152. Heteraster Couloni , d'Oib., i8o3. 
PI. 848. 

Holastcr Coulant^ Agassiz, 1839. Kchio. Suisses, p. 22, 
PI. 4, fig. 9-10.' 

Toxaster Couloni^ Afjassiz et Desor, 1847. Catal. rai- 
sonné, p. 132. 

Id.^ d'Orb., 1847. Prod. 2, p. 88. Etage 17% n" 471. 

T. Berthcloti, Albin Gras, 1848. Ours. foss. di- l'Isère, 
5. CO. PI. 4, fig. 3-4. 

/i., Albin Gras, 1852. Fossiles de l'Isère, p. 35. Etagel8% 
i»8. 

Dimensions. Longueur totale, 38 millimètres. Par rapport 
i la longeur : largeur, 92 centièmes, hauteur, Go centièmes. 

Coquille ovale, plus longue que large, élargie et sinueuse 
!n avant, rétrécic et arrondie en arrière, dont la hauteur a 
es 65 centièmes de la longueur, et dont le grand diamètre 
ransversal est presque à la moitié de la longueur. Dessus 
rès-convexe, arrondi en avant, en arc peu convexe; de là 
usqu'au sommet placé un peu eu arrière de la fiioiiié, à la 
lartie la plus haute; en arc peu cunvexe du sommet jusqu'à 
'aréa anale, tronquée perpendiculairement. Le pourtour est ar- 
ondi; mais sa convexité est au tiers inférieur de sa hauteur. 



180 l'ALltONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Dessous presque plai, un peu convexe à la ré{;ion médiane po- 
slérieureetaux rë;;ionslaléralesaiilérieures. Ji/Zo» antérieur^ 
large, peu profond, non interrompu de la boudie au sommet. 
Bouche pentagone, plus large que haute, placée en avant du 
liers antérieur de la longueur. ^^/ïwsoval, longitudinalement 
placé vers la moitié de la hauteur. Ambnlacre impair droit, 
placé dans le sillon, alloogé, un peu élargi au milieu, ré- 
tréci en avant et en arrière, formé de deux zones égales, 
allongées, composées chacune d'une brnnche interne, for- 
mée de /;orc5 simples, dune branche externe que forment des 
pores linéaires, obliques, et dans l'intervalle de ceux-ci, 
des porcs accessoires, également étroits, et comme in- 
terposés entre les autres. Les amhnlacres p<iirs sont très- 
larges, irès-flexueux , subpélaloides, superficiels, formés 
de zones inégales, une grande en arrière, une petite en 
avant. La zone postérieure a une branche postérieure 
large , formée de pores allongés-linéaires, et une bran- 
che interne formée de pores simples. La zone antérieure 
plus petite a les grands pores en avant, et les petits in- 
ternes et postérieurs. Des iub;>rcules se voient entre les 
ïones des ambulacres. Les luhcrcules qui couvrent la co- 
quille sont généralement petits. Ils deviennent plus gros à la 
partie inférieure en dessous. 

R:tppo)ts et di/férencos . Voisine de la précédente, celte 
espèce s'en dislingue par sa forme ovale, plus haute, dont 
le pourtour est plus inf. rieur; par son sommet moins en ar- 
rière, par sa grande largeur transversale plus en arrière, par 
iou dessous moins convexe, par son anus longitudinal, au 
lieu d'être transversal, par ses ambulacres pairs superficiels, 
et enfio par les zones ambulacriiircs moins iné{[ales en lar- 
geur. M. Agassiz, dans les figures qu'il en donne, n'a pas 
fifiuré, ni décrit les pores r.rccssoiies de l'ajiibolane impair. 



lERRAlNS CRÉTACÉS. 181 

C'est cvidemn^ent le T. Benheloii , de M. Albin Gras. 

J.ocaUic. Celte €spèce est spé»:iale jusqu'à présent au sous- 
étn^re iirfjoiiien ou néocomieD supérieur. Elle a été recueillie 
à Morieau (Doubs) , par M. Carteron; à Chesery (Ain), par 
M. Piclet ; M. Agassiz l'indique encore à Lasarraz du Mor- 
mont (ciinloii de Vau 1), à Saint-Jean-de-Couz (Chambery) ; 
M. Albin Gras, au Rimet (Isère); M. Kœchlin , au Sœniis, 
canton d'Appenzel! (Suisse). 

Explication des figures. Pi. 848, fig. i , ooquille, vue en 
dessus, de fjiandeur naturelle ; fig. 2, dessous; fig. 3, profil 
lonjjiliidinal ; tig. 4, profil transversal, vu du côté de la 
bouche; fig. 5, le mênîe, du côté de l'anus; fig. 6, ensem- 
ble du sommet grossi : a, ambulacre impair; Z>, ambulacres 
pairs; c, appartil génital et ocellaire. De notre collection. 

Genre Enallasteb^ d'Orb., 1853. 

Hemipiieusies, Forbes, l832(^non Agassiz, 1836). Tosasler^ 
Rœmer, 1850 (non Agassiz). 

Caractères. Appareil génital et ocellaire comme dans les 
deux jjenres précédents, avec celte différence, au moins d'a- 
près les figures de M. Forbes, qu'il y aurait en arrière des 
quatre plaques génitales une plaque complémentaire. Bouche 
iransverse, non labiée ; aî(?/s oval, supra-marginal, ^miu- 
lacres subpétaloïdes , in^'gaux. l'ambulacre impair^ très- 
large, placé dans un sillon,entièremeni différent des autres : 
ses deux branches se composent de pores très-disparates les 
uns des autres ; on voit, dans une succession régulière, aller- 
native, une paire de pores très-allongés, transverses, et une 
paire de pores simples, très-petits, et cela sur toute la par- 
tie large de l'ambulacre ; le reste est pourvu de pores égaux. 
Les a/«6M/ucrej;?a»rs superficiels, très-inégaux de longueur, 
formés de zones iné{;ales, la plus large en arrière. Point de 



182 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

fasciolos. Tubercules inî*(»aux, laros, crénelés et scrobiculés. 

Coquille mince, cordiforme, déprimée. 

Rapports et différences. Avec tous Ics caracièrps princi- 
panx des Echinospntagus et des Hcteraater^ ce genre s'en 
dislii>(ïue bien netlemenl par son ambulacre impair. Celui-ci, 
au lieu d'être formé de pores successifs égaux, comme chez 
le premier, ou de trois sortes de porcs sur trois lignes paral- 
lèles, Comme le second, a des pores de forme très-disparate, 
alternant les uns après les autres sur chacune des deux zones 
porifères. C'est l'une des plus singulières conformations de 
pores que nous connaissions chez les Échinoïdes. 

Des deux espèces connues, l'une est du 20« étage cénoma- 
nien. Elle a été décrite et figurée par M. Forbes sous le nom 
iV Hetnipneustes ; mais ce savant n'avait pas, sans doute, pré- 
sents les caractères des plaques génitales des véritables Jh- 
minnsnstes , lorsqu'il y a rapporté cette espèce. En effel, les 
H mîj)iieu8ics de M. Agassiz, que nous réunissons aux IIo- 
lastcr, ont les plaques génitales sur une seule ligne allongée, 
comme dans notre famille des Collyriiidécs, tandis que l'es- 
pèce de M. Forbes les a réunies comme chez tous les Spa- 
fangidœ. Le genre est donc fautif ; mais encore la disposi- 
liou (le l'ambulacre impair le distingue de tous ceux établis 
jusqu'à présent, et nous ne balançons pas à en. former une 
coupe générique distincte, d'autant plus qu'une seconde es- 
pèce, décri;e p:ir M. Rœmcr sons le nom de Toxasier Tcxasus, 
nous a offert absolument les mêmes caractères. Nous avons 
donc deux espèces de ce nouveau genre EnaUaster. Si la 
présence d'un lasciole a du autoriser la création de genres 
distincts, tous Ips cliangemenfs qui se présentent dans la dis- 
position des ambulacres ou de leurs pores , doivent mériter 
une attention plus particulière, attendu qu'ils tiennent à des 



TERRAINS CRÉTACÉS. 183 

modificalions de parties plus essentielles de l'existence des 
Échinoïdes. 

Le {jenre non-seulement serait propre aux terrains créta- 
cés, mais il ne montrerait que deux espèces, l'une du 20"^ 
étage : ccnomanien, l'autre du 22" étage : sénonien ou de la 
craie blanche du Mexique. 

N" 2153. Enallaster Greenovii, d'Orb., 1853. 

PI. 849. 

Hemipneustes Greenovii^Yorhes, 1852. Geological Survey, 
Dec, 4, pi. 5. 

Dimensions. Longueur totale , 27 millimètres. 

Coquille corditorme, aussi longue que large, élargie et 
sinueuse en avant, réirécie et tronquée en arrière, dont la 
hauteur a les deux tiers de la longueur, et dont le grand 
diamètre transversal est vers le tiers postérieur. Dessus peu 
convexe, arrondi en avant, et de ce point en pente douce jus- 
qu'au delà du sommet,celui-ci placé au trois cinquièmes pos- 
térieurs de la longueur. En arrière une pente déclive conduit 
à l'aréa anale un peu excavée. Le pourtour est arrondi et 
offre la plus gi ande convexité près du bord inférieur. Des- 
sous peu convexe, mais ég dément. Sillon antérieur large et 
profond creusé jusqu'au sommet. jBoMcAe ovale transversa - 
lement ou mieux rénilorme , placée au quart antérieur. 
Anus oval, longitudinal, placé un peuplus^haut que la moitié 
de l'épaisseur, dans une aréa peu prononcée. Ambulacre 
impair large, subpétaloïde, élargi au milieu, rétréci à ses 
extrémités, formé de deux zones égales en largeur, composé 
alieniaiivement de paires de pores très-grands, allongés, 
transverses, et de pores très-petits, simples. Ambulacres 
pairs flexueux , inégaux ; l'antérieur plus long, formé d'une 
zone antérieure de pores simples, petits, et en arrière^des 



iSll PALÎÎONTOLOGIE FRANÇAlSlî. 

branches inégales, larges, formées de pores allongés, Irans- 
verses. Vamhutare pair poslérieiir a deux zones presque 
égaies, seii.biîtbles à la zone posiérieuro de l'ambulacrc an- 
lérienr. L'intervalle compris entre les zones a des tubercules. 
Les tubercules sont crénelés, très-inégaux el entourés de 
êcrohiculcs et de granules. 

Localité. Elle est propre aux grès de Blackdown du De- 
vonshire qui, pour nous, dépendent de notre 20' étage: 
cénonianien, et a été découverte par M. Forbes. M. d'Ar- 
chiac l'y a également recueillie. 

Nous avons dit , à l'historique du genre, comment celte 
espèce n'est pas un Hemi/jneustes , mais bien un genre 
distinct. 

Explication des figures. Pi. 849, fig. 1, coquille, vue en 
dessus; fig. "2, dessous; lig. 3, profil, variété renflée; fig. 4, 
le même, vu du côiéde Tanus; fig. 5, variité déprimée; 
fig. 6, ambulaci e grossi : a, ambulacre impair ; 6, ambulacre 
pair antérieur; c, postérieur; fig. 7, extrémité externe de 
Tambulacre impair; fig. S, partie du même, grossie ; fig. 9, 
partie de l'ambulacre pair antérieur, grossie; fig. 10, extré- 
mité externe du même, grossie ; fig. 41, 12, tubercules et 
granules, grossis. Copies des figures données par M. Forbes. 

N» 2154. Enallaster Texasus, dOrb., 1853. 
PI. 850. 

Toxaster Texasu», F. Rœmcr. 

Dimensions. Loii{;ueur totale, 21 millimèires. 

Coquille, ovale, cordiforme, plus longue que large, élargie 
Cl échaticrée eu avant , irès-rtirécio et obtuse en arrière, 
dont la hauteur a un peu plus de la nioilié de la longueur, 
et dont le {[rand diamètre transversal est en arrière du tiers 



TERUALNS CRÉTACÉS. l85 

nntérieur. D'ssus convexe, arrf ndi en avani, et de ce poini 
représfnianl une courbe régulière jusqu'en arrière où se 
trouve une troncature oblique. Le sommet paraît être vers le 
milieu de la longueur où est le point le plus élevé. Le 
pourtour est arrondi et placé près de la base. Dessous un 
peu convexe partout. Sillon antérieur creusé de la bouche 
au sommet. Bouche ovale transversalement, placée environ 
au quart antérieur. Amis oval, supra-marginal , placé dans 
une aréa creusée, ^wiu/acre impair très-large , subpéia- 
loide , élargi au milieu , rétréci à ses extrémités. L'alter- 
nance des pores offre une paire de pores allongés , irans- 
verses, très-longs, et une paire de petits pores ronds, sim- 
ples, séparés par un tubercule. Ainhulacres pairs antérieurs, 
très-flexueux , très-grands, formés de zones très-inégales. 
Une postérieure très-large, composée elle-même de pores al- 
longés en arrière, et de pores courts en avant. La zone an- 
térieure est formée de deux branches de pores simples , 
égaux , obliques. Vamhulacre postérimir a deux zones éga- 
les , formées de pores oblongs , transverses. Les tubercules 
sont rares, la coquille mince, fragile. 

Rapports et dijfêrences. Cette espèce se dislingue de la pré- 
cédente par sa forme plus allongée, moins épaisse, plus ré 
trécie en arrière, plus anguleuse en avant, par un tubercule 
saillant entre les petits pores de l'ambulacre impair, p.ir ses 
ambulacres pairs différents, etc., etc. 

Localité. M. F. Rœmer nous a communiqué cette char- 
mante espèce sous le nom de Toxasier Texasus, Nous la 
cla-sons, d'après ses caractères , dans le genre Enallasier, 
Ce savant géologue l'a recueilli à Friedrichsburg (Texas), 
dans la craie , que ro:is regardons , d'après ses fossiles et la 
présence de YOstrea tesicularcs^ comme déf)endani de notre 
*22' élage : sénonien, ou de b» crait- biauche. 



186 PAi lontologie française. 

Explicaiion des figures. Pi. 850, fig. i, grandeur natu- 
relle ; fijj. 2, coquille grossie, vue en dessus ; fig. 3, la même, 
en dessous; fig. 4, profil longitudinal ; fig. 5, profil iraasver- 
sui du côte de la bouche; fig. G, les ambulacres grossis: 
rt, ambulacre impair; £, ambulacre pair antérieur; c, ambu- 
lacre pair postérieur ; fig. 7 , pores de l'ambulacre impair 
grossis. De notre collection. 

Genre Epiaster, d'Orb., 4853. 

Spataiigus (pars) auctorum. Micraster (pars), Agassiz, 
1836. 

Caractères, appareil génital et ocellairc^ comme dans les 
autres genres de la famille, 4 plaques génitales perforées en 
contact, au centre du sommet, dont la plaque génitale anté- 
rieure droite est la plus grande , et porte en arrière une 
protubérance maclréporiforme..6oMc/iebilabiée, transversale, 
pourvue inférieurement d'une lèvre saillante qui rend celte 
(iuverture comme sinueuse de chaque côté ; elle est placée 
(H dessous , en avant. Anus oval , longitudinal , supra- 
marginal , souvent pincé dans une aréa assez distincte. Am- 
hulacres pélaloïdes, inégaux. Vamhtilicre impair, placé dans 
un sillon, composé de pores diflerents de ceux des autres 
auibulacros, mais par paires régulières, uniformes. Amhu- 
l'icres pairs placés duns dos sillons plus ou moins circon- 
scrits , toujours inégaux, les antérieurs les plus longs. Ils 
sont formes de zones généralement égales, de pores alion- 
};és trausverses. Les ambulacrcs semblent limités à la dépres- 
sion qui les renferme ; mais ils bccviuiinucnl extéiicuremcnt 
jusqu'à la bouche par des pores très petits. Point de fasciolc 
Tubercules espacés , crénelés, souvent scrobiculés , inégaux. 
Coquille mince, cordiforme. 

Rapports et diffcrcuces. Ce genre se distingue nctlcmeut 



TERRAINS CRÉTACÉS. 187 

dos genres précédents, par sa bouche bilabiée, sinueuse ; par 
ses ambulacres pétaloïcles , génr ralement creusés el circon- 
scrits ; p;ir les zones de pores éj^ales aux ambulacres pairs. 
Il se distinj'jue de tous les genres qui suivent , dont il a les 
ambulacres et la bouche bilabiée, par le manque complet 
de Tasciole. 

Iliatoiic. M- Agassiz, en 1817, en limitant sou genre Mi- 
craster^ lui assigne pour caractère d'avoir un fasciole aous- 
anal. M. Agassiz a en effLi retrouvé le fasciole sur quelques- 
unes des espèces qu'il y place ; mais nous avons la certitude 
qu'il a classé encore beaucoup d'espèces dans son genre, 
plutôt d'après la forme que d'après le fasciole. Nous avons en 
effet reconnu que son Micraster undulatua n'avait pas de 
fasciole sous-anal , mais bien un double fasciole comme les 
Schj-snsicr , tandis que l'examen minutieux nous a démontré 
que ses Micraster poljgonus^ triyonalisy aciitiis^ distinctes 
et aqiiitanicua manquent totalement de fasciole sous-anal, et 
même daucun fasciole. Si, comme M. Agassiz, l'on attache 
une valeur g( uérique à la présence, à la forme et au lieu 
(ju'occupeni les fascioles dans celle famille , il est évident 
que les espèces précédentes et plusieurs autres qui sont 
toujours dépourvues dii ces fascioles ne peuvent plus rester 
da's le genre Micraster de cet auteur. C'est persuadé de 
ce fait, que nous nous trouvons forcé, de séparer du genre 
Micraster de M. Agassiz toutes les espèces dépourvues de 
fasciole 5 et de les réunir ici sous le nom g^^nérique d'E- 
piaslcr. 

Nous connaissons aujourd'hui huit espècf;s toutes spéciales 
aux terrains crétacés : une au Mî" éiage aplien , une au iO" 
étage albien, cinq au 20" étage cénomanien , et une au 22*^ 
étage sénonien. Ainsi le maximum do développement spéci- 
fique aurait lieu dans le 20° étage cénomanien. C'est encor 



188 PALÉOKTOLOGIE FRANÇAISE. 

pour ce genre un fait de localisation irès-remarquable. 
Ko2155. Epiaster POLYGONUs, d'Orb., 1853. 
Pi. 854. 

Micraster po/y^on»*, Agassiz et Desor, 1347. Calai, rai- I 
sonné, p. î30. Modèles, S. 59, S. 67. 

Id., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 141 ; éu^^e IQo, no310. 
(D'après M. Agassiz.) 

Dimensions. Longueur totale, 55 millimèlres. Par rap- 
port à la longueur : largeur, 100 centièmes; hauteur, 50 
centièmes. 

Coquille cordiforme, aussi longue que large, un peu po- 
lygone, élargie et échancrée en avant, très-réirécie et obtuse 
en arrière, dont la hauteur a la moitié de la longueur, et 
dont le grand diamètre transversal se trouve aux deux cin- 
quièmes antérieurs. Dessus convexe, arrondi en avant, et en 
courbe surbaissée de là jusqu'à l'aréa anale, tronquée obli- 
quement. Le sommet est un peu plus en avant qu'en arrière, 
et forme le point le plus élevé. Le pourtour est arrondi et 
assez loin de la base. Dessous presque plat, un peu creusé 
autour de la bouche, et plus convexe vers la rt'gion médiane 
postérieure. Sillon antérieur creusé de la bouche au som- 
met, mais un peu plus large en avant. i^owcAe ordinaire pla- 
cée en avant du quart de la longueur. .l?j»joval, placé à 
la partie supérieure d'une partie creusée, ovale. Ambulacres 
inégaux, creusés médiocrement. Vambulacre impair a des 
zones assez larges , formées de pores allongés, transverses, 
légèrement inégaux. Amhulacrcs pairs très-longs , assez 
creusés, droits, hs antérieurs d'un tiers plus longs que les 
autres, formés de zones légèrement inégales , la plus large 
postérieure, à peu près égale à l'espace qui sépare les deux, 
pourvus de pores trt'S-loiigs en fente oMi(jui , in<'gaux, les 



TERRAINS CRÉTACÉS. 1S9 

plus lon{js en dehors. Tubercules espacés, inégaux. Coquille 
peu cpuisse. 

Celle espèce montre un aspect analogue au Micrastcr 
cor anguintim ; mais son pourtour est polygone , son ensem- 
ble peu rléprimé. 

Localité. Elle est propre au ']8<= étage : aplien. Et c'est à 
tort que M. Agassiz l'a donné comme du lO'élage a'bien. A 
cet égard, il ne peut y avoir de doutes, comme l'ont re- 
connu tous les géologues suisses. Nous la connaissons de la 
perle dn Rhône (Ain), recueillie par MM. Piclet et Kœchlin ; 
de Sainle-Croix, canton de Vaud (Suisse), par M. Campicbe. 

Explication des figures. Pi. 854, fig. 1, dessus de gran- 
deur naturelle-, fig. 1, dessous; fig. 3, profil longiludinal ; 
fig. ^, profil transversal ; fig. 5, le même, du côté de l'anus ; 
fig. 6, ambulacre grossi : a, ambulacre impair; i, c, ambu- 
lacres pairs; fig. 7, partie grossie de l'ambulacre impair; 
fig. 8, partie de l'ambulacre pair, grossie. De noire collec- 
tion. 

N»21o6. Epiaster TRiGONALis, d'Orb., 1853. 
PI. 855. 

Miciaster trigonnlis, Desor et Agassiz, 1847. Gâtai, rais., 
p. 130. Modèles p. 90. 

Jd., dOrb., 1847. Prod. de Pal. strat., 2, p. 141; ttage 
19', n»312. 

Dimensùms. Longueur totale, 45 millimètres. Par rap- 
port à la longueur : largeur, 94 centièmes ; hauteur, 53 cen- 
tièmes. 

Coquille cordiforme, presque irigone, sans angle, ù sur- 
face unie, un peu moins large que longue, très-élargic et 
échancrée en avant, rélrécie et obtuse en arrière, dont la 
hauteur a les 53 ceniièmes de la longueur, el dont le grand 



190 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

(JianiMii'C transversal anlérieur se trouve vers le tiers anté- 
rienr. Dessus lisse, uniformément bombé, arrondi en avant, 
très-surbaissé, en dessus, et encore arrondi, mais un peu 
plus épais en arrière. Le sommet, qui est un peu en avant de 
la partie la plus bombfie, est anlérieur. Le pourtour est très- 
arrondi, et sa grande convexité est au tiers de la hauteur. 
Dessous peu convexe, mais un peu plus sur la région médiane 
postérieure et sur les côtés eu avant. Sillon antérieur étroit 
et très-peu profond, quoique prononcé de la bouche au 
sommet. Bouche ordinaire, placée en avant du quart de la 
longueur, /inus oval, placé en arrière, sans aréa, au-dessus 
de la moitié de la hauteur totale. Ambulacro impair étroit ; les 
zones sont aussi très-étroites, formées, sur un entourage 
spécial de deux petits pores obliques, inégaux, ovales ou en 
forme de larme. Amhulacr es pairs ^ presque superficitls, ou 
à peine déprimés, inégaux en longn(^ur, l'antérieur d'un quart 
plus large que le postérieur, formés de zones légèrement 
inégales, la plus large en arrière ; l'intervalle entre les zones, 
couvert de tubercules, est égal en largeur à la plus large 
zone. Les;;ores sont par pairs transverses, très-longs, à peine 
séparés l'un de l'autre, circonscrits d'une rainure, et sur- 
montés d'une rangée de granules. Tubercules petits, espacés 
en dessus, un peu plus gros en dessous, surtout eu avant. 

Rapports et différences. Cette espèce se (iisljngu'e de toutes 
les autres par ses ambulacres pairs superfici Is, par son 
sillon peu creusé, par son ensemble lisse et triyone. C'est un 
type impossible à confondre. 

Localité. Elle est propre au 19" étage albien on gaull ; 
Elle s'est rencontée à Escrapnolles (Var) , et à Gérodot 
(A.nbe), où nous l'avons recueillie ; et peut-être à Sainte» 
Croix, canlon de Vaud (Suisse). 



TERRAINS CRl^TACÉS. 191 

Explication des figures. PI. 8o5, fig. 1, dessus de gran- 
deur naturelle; fig. 2, dessous; fig. 3, profil longitudinal; 
fig. 4, profil transversal, du côté de la bouche ; fig. 5, le 
même, du côté de l'anus; fig. 6, ambulacre grossi : «, am- 
bulacre impair; h, c, ambulacros pairs; fig. 7, pores de 
l'ambulacre impair, grossis; fig. 8, une partie de l'ambulacre 
pair, grossie pour montrer la forme des pores. De notre col- 
lection. 

N° 2157. Epiaster Koechlinanus, d'Orb., 1853. 
PI. 856, et pi. 857, fi.;. 1,2. 

Dimensions. Longueur totale, 80 millimètres. Par rapport 
à la longueur : largeur, 90 centièmes; épaisseur, 51 cen- 
tièmes. 

Coquille ovale, oblongue , un peu plus large et sinueuse en 
avant,rétrécie et largement tronquée en arrière, dont la hau- 
teur est des 51 centièmes de la longueur et dont la plus grande 
largeur iransverse est au tiers antérieur. Dessus peu convexe 
et uniformément bombé, arrondi en avant et à peine tron- 
qué en arrière. Le sommet, placé à la partie la plus convexe, 
est aux deux cinquièmes antérieurs de la longueur. Le pour- 
tour offre sa convexité presque à la moitié de la hauteur. 
Dessous presque aussi bombé que le dessus, seulement un 
peu excavé autour delà bouche. Sillon peu profond, élargi 
en avant. Anus supra-latéral placé au sommet de la tron- 
cature. Ambulacres très-courts et placés très en avant. Am- 
bulacre impair court, formé de pores ovales, un peu ob- 
liques. Ambulacres pairs à peine excavés, presque super- 
ficiels, inégaux , Tanlérieur d'un quart plus long , tous les 
deux droits, divergents avec des zones un peu inégales , la 
plus large en arrière, mais bien moins large que l'intervalle, 



i92 rALKOMOLOGIE FRANÇAISE. 

toutes formées de pores ovales iransverses bien diâlincis. 
Tubercules inconnus. 

Rapports et différences. Le moule de celle espèce, que 
seul nous connaissons , se distingue bien nellemenl de tous 
les autres par sa taille , sa forme oblonfjue , ses ambulacres 
courts et placés irès en avant, et par ses pores ob'ongs. C'est 
un type particulier. 

Localité. Cette magnifique espèce , dont nous devons la 
connaissance à la complaisance de M. Kœclilin , de Mul- 
house, portail pour indication, de la main de I\J. Astier: Su- 
rirons de Caslellnne ( Bnsses-Alpcs ) , névonomien? avec un 
point de doute. >'ous ne savons, en effet, si elle est de l'étage 
néocomien ou du 20* étage cénomanien, qui , sur ce point, 
offrent souvent le même aspect minéralo.^ique. Cependant , 
comme ce genre est inconnu à Téiage néocomien d'autres 
localités, nous pensons qu'elle est plutôt du 20' étage céno- 
manien. 

Explication des figures. PI. SoC , fig. d , mou!e intérieur, 
vu en dessus ; fig. 2, le même, en dessous; fîg. 3, pores de 
l'ambulacre impair, grossis; fig. 4, pores de l'ambulacre 
pair, grossis. — Pi. {>o7, Hj;. 1, profil longitudinal du moule; 
fig, 2, profil transversal du côte de la bouche. Delà collec- 
lion de M. Kœchlin. 

K» 2158. Epiaster TUAiiDUS, d'Orb., 18u3. 

M. Sj7, fig. 3. — PI. 66$ et 1859. 

Dimensions. Longueur toi. de, 7G niillimélres. Par rapport 
à la longueur : largeur, 08 centièmes; liaulonr, 80 conl- 
lièmcs. 

Coquille cordiforme, Irès-rentlée, plus lon^iuc que large, 
élargie cl sinueuse en avant , rélrccic et obluse en arrière , 



TERRAINS CRÉTACÉS. 19S 

dont la hauteur a les 80 centièmes de la lon{»iienr, et dont le 
plus grand diamètre transversal est en arrière du tiers de 
la longueur. Deaus très-convexe, arrondi aux extrémités , 
mais moins convexe à la partie supérieure. Le sommet, placé 
un peu plus en avant qu'en arrière, est en même temps le 
point le plus convexe. Le pourtour est tellement convexiî 
que la plus grande saillie se trouve à moitié de la hauteur. 
Dcs.nus assez convexe, surtout sur la région méJiaae p')slé- 
rieure. fiowc^c placée dans un enfoncement au cin(|uième 
antérieur de la longueur. Atutsoval placé bien au-dessus de 
la moitié de la hauteur. Sillon étroit , mais assez profond , 
marqué de la bouch.' au sommet. Anihulacrcs pétuloïdas 
longs; Yïmpair étroit, pourvu de pores transverses, allon- 
gés, amhulacres pairs loogs, inégaux ; les antérieurs d'un 
tiers plus longs que les posiérieurs , tous larges, peu pro- 
fonds, pourvus de zoa*s porilères, larges, égales, chacune 
d'un tiers plus large que l'intervalle qui les sépare. Les po 
res sont longs , transverses, égaux; ils sont séparés pu- uu 
intervalle rugueux, qui se continue sur l'inteivallt' îles /.ones. 
Les tuberculea eu dessous Sont {fros et scrobiculés. 

Rapports et différences. La grande hauteur de cette espèce, 
son rn%emble bombe et arrondi à ses exlrénjiiés aiusi que 
les détails des ambulacres, sufiisent pour qu'on ue puisse lu 
confondie avec aucune autre. 

//tâ/oir*?. M. Desor, d'après la grande éj)aisseur de celle 
espèce, l'a placée daus son genre /lemiaster. Comme nous 
n'avoQS pas reconnu la moindre trace de fasciole et tous ses 
aulrt'S caractères la rapprochant des Efjïasier, nous la clas- 
sons dans ce dernier genre. 

Localité. Elle est propre au 20^ étage cénoraanien de Ja- 
bron (Var) , (ùi elle esi représenlée par un cdcaire bleuâtre 
compacie. 

VL 13 



194 l'AI.KoNTOLOGIE FRANÇAISE. 

Efffiltcaiion des figures. PI. 857, fig. 3, profil transversal , 
vu du côié de l'anus. — PI. 858, fifï- \ , coquille de grandeur 
naturelle, vue en dessus; fig. 2, dessous. — PI. 859, fig. 1, 
prolil longitudinal -, fig. 2, profil transversal du côté de la 
bouche ; fig. 3 , une partie des ambulaores pairs grossie 
pour montrer les pores. De noire collpclion. 

N* 2159. Epiaster crassissimds, d'Orb., 1853. 
PI. 860. 
Spatangtis crassissimtts, Defrance, 1827. Dict. des se. na- 
turelles, t. 50, p. 96. 

Spatangus acutus, Deshaves, 1831. Coq. Caract., p. 255, 
pi. H, fig. 5, 6. 

S. Crassissimus, Blainville, 1834. Man. d'act., p. 204. 
S. acuius, iJes Moulins, i837. Études sur les Échin., p. 
406. (Exclus, syn.) 

S. crassissimus y Des Moulins, 1837. Id., p. 374, n" 30. 
(Exclus, syn.) 

Micraster acntus^ Agassiz, 1840. Cal. SVSt., p. 2. 
Micraster acutiis^ Agassiz et Desor, 1847. Cat. raison., p. 
129; modèles 11, 10 ?*. 

Id., d'Orb., 1S47. Prod., 2, p. 177 ; étage 20«, n" 633. 
Dimensions. Longueur tola'e, 64 millimètres. Par rap- 
port à longueur : largour, 86 centièmes ; épaisseur, 63 cen- 
tièmes. 

Coquille cordiForme , trinnt^ulaiip, un peu polygone au 
pourtour, élargie et sinueuse en avant, Irès-rétrécie, très- 
prolongée et tronquée en arrière, dont la hauteur a les 63 
centièmes de la longueur et dont le grand diamètre trans- 
versal est I ien en arrière du tiers antérieur. Dessus très- 
convexe, très^arrondi en avant, de là s'élançaut en courbe 
assez régulière jusqu'à l'arca annlc qui forme une ponte 
inclinée, é vidée irès-prolougéT on talon en arrière. On re- 



TERRAliNS CRÉTACÉS. 105 

marque de chaque côté des régions interambulacrairrs, dps 
séries de lé^jères proiubérances. Le sommet est bien en avant 
de la moitié, tandis que le point le plus épais est en arrière 
de cette partie. Le pooriour arrondi, convexe, est nétinmoins 
près de la base. Dessous presque plan, seulement un peu 
plus renflé à la partie médiane postérieure et sur les côtés en 
avant. Sillon antérieur large et profond. Bouche bilabiée, 
placée au quart antérieur, avec des dépressions latérales. 
Anus oval , placé au sommet d'une aréa ovale, allongée, au- 
dessus des deux tiers supérieurs de cette large région dé- 
clive si caractéristique de cette espèce. Amhulacre impair 
assez large, formé de deux zones très-étroites composées de 
paires de pores obliques virgulaires séparés par un tuber- 
cule. Ambulacres pairs inégaux, lanlérieur d'un tiers plus 
long que le postérieur, tous deux larges, un peu arqués, 
profondément creusés , formes de zones porifères , larges, 
peu inégales, dont l'intervalle lisse et creusé en sillon, est 
plus large que les zones. Pores allongés, acuminés, irans- 
verses et rapprochés. Tubercules crénelés, espacés et petits 
en dessus ; beaucoup plus gros en dessus. 

Rapports et diff'rcncrs. La grande hauteur déclive de 
Taréa anale, qui forme uu long prolonjjeujetii postérieur, 
suffit , ainsi que la profondeur des ambulacres et la dispo- 
sition des zones porifères, pour caractériser parfaitement 
celte espèce. 

Histoire. Assez bien indiquée par M. Defrance, en 1827, 
sous le nom de Spatangus crasaissimus , celle espèce a néan- 
moins reçu quatre ans plus tard de M. Desliayes le nom de 
Spaiangus acutut. M. Des Moulins l'a conservée sous ces 
deux Jûums comme deux espèces différentes. En i840 et 
4.S47, iVJ. Agassiz, en la classant dans son genre Micraater, 
adopta seulement le dernier nom. Comme la dénomination 



196 PALÉONTOLOGIE TRANÇAISE. 

inip' sec jxir M. Dcfrance a quatre nus d'.nk'rioiiié sur 
l'autre , nous la conservons natiirellemeni à l'espèce. 
M. Agassiz ayant donné ponr caractère au genre ;T/xcfffsfer 
d'avoir un fasciole anal, cette espèce ne peut plus y rester, 
caf après un examen minutieux de plus de douze échantil- 
lons des mieux conserves, nous nous sommes parfaitement 
assuré que celte espèce, comme les précédentes, manque to- 
talement de faciole, et qu'elle ne peut dès lors rester dans le 
genre Micms'cr. 

Localité. Elle est caractéristique du 20« étage cénomanieo 
ou craie chloriiée. Elle a été recueillie par nous à Villers 'j 
(Calvados); au Havre (Seine-Inférieure) -, dans la plaine au 
bas de Tourtenay (Deux-Sèvres); M. d'Archiac l'a rencon- 
trée à Morlagne, à Gacé (Orne); à Saint-Mans, près de Sau- 
mur (Maine-et-Loire). 

Explication des figures. Pi. 860, fig. 1, coquille un peu 
réduite, vue en dessus-, fig. 2, dessous ; fig. 3, profil longi- 
tudinal; fig. 4, profil transversal, vu du côté de la bouche; 
fig. 5, la même, du côté de l'anus; fig. 6, ambulacres 
grossis : rt, ambulacre impair; h, ambulacre pair; fig 7, dé- 
tails grossis de r.'.mbulacre impair ; fig. 8, d»'tails grossis de 
Tanibulaf re pair. De noire collection. 

N* 2160. Epuster distinctus, d'Oib., 1863. 
PI. 861. 
Micraster distitictus, Agassiz , 1840. Cat. syst., p. 2. 
/f/., Agassiz et Desor, 4847. Calai, rai?., p. 129. Modèles 
P76, T44. 

Jd., dOib., 1847. Trod. de i al. .Mr;ii.,2, p. 177, n» 634. 

l)imei.8iona.],oï\(^uev\ totale, 57 millimètres. Par rapporta 

la longueur : largeur, 98 centièmes-, hauteur, 65 centièmes. , 

i'.oqtiille cordiforme. polygonç au pourtour, presque aussi 



TERRAIPÎS CnÉTACÉS. 197 

larfje que longue, élargie tl un peu sinueuse en avant, re- 
trécie el tronquée verlicalemcni en arrière, dont la hauteur 
a les 65 ceniièmes de la longueur, et dont le grand dianfièlre 
transversal est presque à la moitié. Dessus très convexe, 
arrondi en avant, et de là décrivant une courbe régulière 
jusqu'à l'aréa anale, coupée perpendiculairement. Le sotnmei, 
placé bien plus en arrière qu'en avant, n'est pas le point le 
plus épais , qui se trouve rn arrière. La partie convexe du 
pourtour est arrondie. Dessous légèrement convexe , surtout 
à la région médiane postérieure. Bouche placée au quart 
antérieur. Jnus oval , placé au sommet d'une aréa perpen- 
diculaire, légèrement creusée, au tiers supérieur de la hau- 
teur totale. Amhulacre impair placé dans un sillon peu 
creusé, mais élargi en avant , formé de zones très étroites , 
de pores simples ovales par paires obli(|ues , réunies par un 
tubercule. Ambutacr es pairs assez excavés, divergents, iné- 
gaux ; les antérieurs d'uQ tiers plus longs que les autres, et 
un peu arqués ; tous formés de zones presque égales , aussi 
larges que leur intervalle, formés de pores allongés irans- 
verses et par paires égales. Tubercules petits et rares en 
dessous, surtout en avant. 

Rapports et différences. Voisine de la précédente par ses 
ambulacres et son aspect, celte espèce s en distingue par sa 
région anale , coupée verticalement et non oblique. 

Localité. Elle est spéciale jusqu'à présent au 20* étage #i- 
noraanien.Elle a été recueillie au port des Barques(CI)areni€- 
Inlérieure); à Villers (Calvados); au Havre par nous ; à Rouen 
( Seine-Inléiieure ), par M. Hébert; auprès d'Aubenton 
(Aisne); à Sancerre (Cher) , par M. d'Arthiac ; dans 1q^ ravins 
de la Fauge, près de Villars de Lacs (Isère), par M. Albin 
Gras ; aux environs de Sainte-Croix, canton de Vaud (Suisse), 
par M. Campiche;à Sfgoelay (Youne) par M, Ricordeau. 



198 rALÉOiNTOLOGlE FRANÇAISE. 

T.xpHcntion des figures. Pi. 861, fig. 4, Coquille de gran- 
deur naturelle, vue eu dessus ; fig. "2, dessous ; fig. 3, profil 
longilurlinal ; fig. fi, profil transversal , vu du ( ôié de la bou- 
clif^ ; fig. 5, le même, du côté de lanus ; fig. 6, ambulacres 
grossis : o, ambulacre impair; i, c, ambulucres pairs ; fig. 7, 
partie de liimbulacre impair, grossi; fig. 8, partie grossie 
de l'ambulacre pair antérieur. De notre colieciiOD. 

N" 2101. Ei»iASTER VARUSENSis , d'Orb., 1853. 

PI. 802. 

dimensions. Longueur lolale, 30 millimètres. Par rapport 
à la longueur : lurgeur, U2 centièmes; hauteur, 7o cen- 
tièmes. 

Coquille cordiforme, très renflée, un peu moins large que 
longue, élargie et un peu échancrée en avant; rc'trécie et 
obtuse en arrière, dont la hauteur a les 75 centièmes de la 
longueur, et dont le (>rand diamètre transversal est aux deux 
cinquièmes antérieurs. Dessus très-convexe, bombé, ar- 
rondi en avant, en dôme en dessus, et un peu tronqué obli- 
quement en arrière, où l'aréa anale peu marquée est convexe. 
Le sommet est un peu en avant de la moitié , tandis que le 
point le plus haut est en arrière. Le pourl( ur offre la plus 
grande convexité arrondie , près de la base. Dpssous peu 
convexe, mais un peu plus sur la r. gion mé.liane postérieure. 
jBoMpfep placée au quart antérieur, ^/h/j oval , à la partie 
supérieure d'une aréa peu prononcée, placée bieu au'dessus 
de la moitié de Tépai-sseur. Amhul cre impair placé dans un 
sillon plus large que profond, formé de deux zones étroites, 
composées de paires obliques de |)0res ovales , séparés par 
un tubercule oblique. Ambnlacres pairs pétaloïJes, a.ssez 
largement creusés, inégaux, les antérieurs d'un tiers plus 
long que les postérieurs , formés de zones un peu inéflales, 



TERRAINS CRÉTACÉS. 199 

la plus large en arrière, un peu moins large que l'iniervalle 
qui les sépare, composés de paires de porcs allotifiés, trans- 
verses obliquement , dont les plus longs sont en dehors. Tu- 
hercules rares en dessus, bien plus gros en dessous, surtout 
en avant. 

Rapports et différences. Celte espèce, voisine des deux pré- 
cédentes, s'en distingue par sa forme plus renflée et par sa 
région anale convexe et déclive, intermédiaire entre les deux 
espèces citées. 

Locaitié. Elle est propre an 20' étage cénomanien de la 
Malle (Var)où nous avons recueilli trois exemplaires. 

Explication des figures. PI. 862, fig. i, grandeur natu- 
relle ;fig. 2, coquille grossie, vue en dessus; fig. 3, la même, 
en dessous ; fig. 4, profil longitudinali fig. 5, profil trans- 
versal , vu du côté de la bouche ;fig. 6, le même, vu du côté 
de l'anus; fig. 7,ambulacres grossis : a, ambulacre impair; 
5, c, ambulacres pairs -, fig. 8, pores de l'iimbulacre impair, 
grossi; fig. 9, pores grossis de l'ambulacre pair antérieur. 
De notre collection. 

N» 2162. Epiaster Aquitanicos, d'Orb., !S53. 
PI. 863. 
Spatavgm aquitanicus , Gralleîoup, i836. Mém. sur les 
ours, foss., p. 74. PI. 2, fig. 17. 
Id. Des Moulins, 1837, Études sur les Ech. p. 402. 
Ananchytes spatangifbrmis, Rœmer, 1840. Kreed., p. 35, 

PI. 6, fig. 19. 

ilicrasier aquitanicus, Agassiz, 1847. Cat. rais., p. 130. 

Modèles R 56,T4. 

U., d'Ob., 4847. Prod. 2, p. 329. Étage 24% n» 573 
(D'oprès M. Agassiz). 

Dimensions. Longueur totale, 57 millimètres. Par rapport 



•200 PALÉOÏVTOLOGIE FRANÇAISE. 

à la lonf^eur : largeur, 85 ceniièmes, hauteur, 58 centièmes. 
Les adultes ont en hauteur jusqu'à 78 ceoiièmes. 

Cog«i//eovale, déprimée, beaucoup moins largequelonfjue, 
élargie etobtuse en avant, très retricieet un peuacumioée en 
arrière, dont la hauteur varie des 58 à 78 centièmes de la lon- 
gueur, et dont le grand diamètre antérieur est vers le tiers de 
la longueur. Z^e5sw5 convexe, arrondi en avant, de là s'élevant 
jusqu'au sommet placé antérieurement a la partie la plus 
convexe , et de là s'abaissant vers la ré{]ion anale , coupée 
obliquement vers le desssous. Le pourtour est arrondi, et la 
convexité passe au-dessus de l'anus. Dessous peu convexe, 
un peu renflé à la région médiane postérieure , et au 
pourtour en avant. Bouche étroite, placée vers le quart de la 
longueur. Jnus infra marginal , oval , placé au-dessous de 
la grande convexité du pourtour dans une area peu marquée 
au litrs inférieur de la hauteur. Point de sillon antérieur. 
Amhnlacre impair non pétaloïde , étroit , placé dans nue lé- 
gère dépression qui ne se continue pas vers le bord. Ses zo- 
nes étroites ont des pores ovales, un peu inégaux par pairrs 
obliques, Aml'uiacrca pairs, non péialoides, allonjfés, pres- 
que égaux, presque superliciels , seulement un peu cieusc's 
vers le sommet; zones inégales, la plus grande en arrièri- , lor- 
tnée de pores iné{jaux, allongés en dehors, simplement ovaK' 
en dedanset conjU;;ués. 7'/t/>e/cH/rj petits et espacés en dessus, 
plus gros et rapprochi^s sur la région postérieure médians en 
dessous, mais plus gros encore sur les régions auiéri''Hres. 

J^ofpoTtt itdi/fcienccs. Celle singulièreespèce se distingue 
de toutes les autres par son manque de sillon antérieur, par 
ses ambulaores allongés non petalol des et par son anus iufia- 
maij;inal, presque comme chez les auanchytis. C'est s*>us 
tous ces rapports une espèce tout à (ait anomale. 

Hitfoire. Klle u été décrite pour la pieinièr»' lois par 



TERRAINS CRÉTACÉS. 201 

M. GraitPloup, sous ie nom despatangus aquUanicus, Quatre 
ans après, M. Rœmerla nomm^il /4nanchytes spatcngiformis, 
ne connaissant pas , sans doute, le mémoire de M. Graiie- 
loup. M. Agassizen 18i7, en a fait un Micraster , mais le 
manque certain de fasciolc sous-anal,nous l'a fait placer dans 
noire genre Epiaster. 

Localité. G'tsi par erreur, que M. Agassiz l'indique dans 
l'étage nummuliiique, de Laplanie Montfort (Landes). Celte 
espèce se irouve en effet à Laplante-Montfort , el à Tercis 
(Landes), mais dans le 22' étage sénoiuen avec lEchinocorya 
vutgarit [ananchytis ovata) ei lous lesau'res fossilt S de cet 
étage que nous avons lecueillis. C'est en suivant IVl. Ag.issiz 
que nous avons commis l'encur, en îS47, de citer celle es- 
pèce dans le 24' étage suessonii n ou nummu itique. M. Rœ- 
nicr l'a aussi reucoulré uaus le 22' étag-, stnonienà Coesfeki, 
cl à Sthlesien. 

Explication des figures. Pi. 863, fig. 1, coquille de gran- 
deur naiurelle vue en dessus \ lig. 2, la mLwe. vue en des- 
sous ; lig. 3, profil longitudinal; fig. 4, piofil iraoSYtiral du 
cote ue la bouche; fig. o, le même du côté de l'anus; fig. 0, 
amb 'lacre impair grossi; fig. 7, Mnbulacre pair, aulérieur 
grossi ; fig. 8, profil réduit d'un échantillon renflé. Do notre 
collection. 

Genre Micraster, ;'Agassiz, 1836. 

Spalangus (pars) auciorum. Jlicrasler (pars), Agassiz. 

Caractères. Appariil génilai et ocellaire.^ comme nOUS l'a- 
vons décrit a la famillv, et comme dans le genre précédent. 
jjoucltc biluljiéo, transversale, si.. ueuse, pourvue d'une lèvre 
saillanie eu dessous, placée en dessous el en avant. /4niis 
oval, dans le sens longiiudii.al, su[>ra-marginal, placé au 
sommet puatérieur de l'aréa anale. Ambulacrcs péialoïdes 
VL ' U 



i02 PALKONTOr.OGIE FRANÇAISE. 

i io{j;Ui\. l'ninhulacre impair est placé dans uo sillon médian 
antéiieur, i»lns oi moins excavé, surioiU près du soiniu^t, 
composé de pores toujours différents de ceux des autres 
ambulacres, par paires uniformes. Amhulacres pairs péta'oi 
des, placés dans des parties excavées plus ou moins circons- 
crites, toujours inégaux, les antérifiirs les plus lonf^is. tous 
formés de zones presque égales, de pores ovales ou ob!oj[i|TS 
transverses, conjugués. Au delà de la dépression pétaloide 
les pores sont très-petits et à peine apparents. Un fasciole 
sous-anal, formant une sorte d'anneau placé à la base de 
l'extrémité postérieure, moitié en dessus moiié en dessous. 
Tubercules assez é\o'\s,nôs, saillants pourvus de côtes au pour- 
tour du boulon articulaire, d'une dépression autour du tu- 
bercule, et de granules it réguliers. Les baguettessont grêles, 
aiguës, renflées et crénelées à leur base ; elles sont droites 
ou arquées. Coquille cordiforme, mince et fragile. 

Rapports et différences. Ce genre avec la bouche bilahiée 
comme dans le genre précédent, s'en distingue seulement 
par la présence d'un fasciole annulaire sous-anal. Encore 
très-voisin du gonre Hemiaster, il s'en distingue par son 
fasciole sous-anal, et le manque de fasciole ambulacraire. 

Histoire. Comme nous l'avons dit au genre Epiaster^ nous 
ne conservons dans ce genre que les espèces pourvues du 
fasciole annulaire sous anal, et nous en séparons les espèces 
qui en sont dépourvues, i>lacées à tort dans le genre micras- 
ler de M. Agassiz, ainsi (juc d'autres espèces munies de fas- 
ciole péripétale. 

Ainsi réduit, le genre ^licrasler, ne nous a plus offert que 
six espèces ainsi réparties. Doux dans notre 21« étage turo- 
nien, les .1/. M'itheroui çiMichclini. Quatre dans le 2*2* ciagf* 
sénonien ou de la craie blanche des auteurs, les M. Cor-an- 
fjuiiiutn^ I.iihif h.roporn$Q\ inlv^ci. On voit, par ce qui pré- 



TERRAIISS CRÉTACÉS. 203 

cède, que le genre Micrasier a commencé avec l'étage turo- 
nien, et a moniré ses dernières espèces et son maximum avec 
l'étage sénonien. Il a donc une localisation très-remarquable 
puisqu'il n'a occupé que deux des étages crétacés, dans les 
âges du monde. 

Les espèces suivantes classées dans le genre Micraster par 
MM. Agassiz et Desor, apparliennenl à d'autres genres, :iinsi 
que nos recherches, nous ont fait le reconnaître. 

Le M. acutus, Agassiz, est noire Epiastcr crassissimus. 
Voyez n" 2159. Il manque de fasciole sous-anal. 

Le M. fiistinctus^ Agassiz, qui manque de fasciole sous- 
anal est noire Epimter distinctus. Voyez n" 2160. 

Le M. undulaïusy Agassiz, non-seulement manque de fas- 
ciole anal, mais a un fasciole péripélale, et un fasciole laié- 
ral. Nous en avons fait notre Periaster iinrlulatns. Voyez 
n» 2200. 

Le M. aquitanicus , Agassiz , manque de fasciole sous- 
anal et devient i.oire Epiaster aquitanicus. Voyez ii" 2162. 

Le M. trigonalis, Desor, n'a pas de fasciole sous-anal et a 
(té classé par nous sous le nom d'Epiaster irigonalis. Voyez 
n° 2156: 

Le 1^1. pol)gonus, Desor, esl de même un Epiaster^ que 
nous donnons sous le même nom. Voyez n" 2155.' 

Les il/, acutug, cordatus, hreris^ et gihbus^ de M. Agassi/, 
ne sont pour nous que des variétés du M. cor~anguinum. 

N» 2163. iMiCRASTER jMatheroni, Desor, 1647. 

PI. 864 et pi. 865. 

Micrasier Matherovi, Desor, 1847. Cat. rais., p. 130, mo- 
dèles, R. 57. 

Id., d'Orb., 4847. Prod., 2. p. 201 ; étage 21', n- 222. 
Dimensions. Longueur totale, 72 milliinèlres. Par rapport 



204 PALl^ONTOLOGIE FRANÇAISE. 

à la longueur : largeur, 103 ceolièmes; hauteur 67 cen- 
tièmes. 

Coquille presque circulaire, renflt'o, un peu élarfjie et à 
peine sinueuse en avant, légèrement rélrécie et un peu tron- 
quée en arrière, dont la hauteur a les 67 centièmes de la 
longueur, et dont le grand diamètre transversal, est à peu 
près aux deux cinquièmes antérieurs. Dessus très-convexe, 
très-arrondi en avant, etde làs'élevant en courbe régidière 
jusqu'à 1 aréaanale,à peine tronquée d'une manière obtuse. 
Le sommet est bien en avant de la moitié, tandis que le 
point le plus élevé est à peu près à la moitié, en arrière du 
sommet. Le pourtour, très-arrondi , montre sa partie la 
plus convexe au tiers inférieur de la hauteur. Dissout un 
peu convexe partout, seulement un peu pltis^renfl'^ à la par- 
lie médiane postérieure. Sillon antérieur, assez profond près 
liu sommet , mais étroit et peu marqué prés du pouriour. 
Bouche bilabiée placée au cinquième antérieur. Anus oval, 
longitudinal, place au-dessous de la moitié de la hauteur, 
ei sans aréa distincte. Amhnlacre. impiir plus étroit que les 
autres, moios profond, formé de deux zones étroites, com- 
posées de paires obliques, de pores virgulaires , en chevron 
ei séparés pa»' un tuber' ule oblong. ^mbulacrcs pairs iné- 
gaux, '*'s .''n'jTieur.s d'un cinquième plus longs (\i\i- lt\s au- 
Ircs, tous ciroits, profonds, droi's. formés de zones porifères 
presque Cf;ales, dont rintrrvalle pourvu de granules est h 
peu près éjpl en largeur aux zon*^R. Pares iransverses, ova- 
les, conjugués par un sillon ; une ligne de granules passe en 
dessus do chaque paire. Tuberiules crénelés, espacés, un 
pt'U plus gros en dessous. Fasciule sous-anal, large et ovale 
transversalement. 

Bapporii tt diffcrtnce». Celle espèce, la plus grosw du 



J 



TERRAINS CRÉTACÉS. 205 

genre et sa forme arrondie la distingue bien nettement. Nous 
en avons huit exemplaires. 

Localité. Elle est caractéristique du "21' étage, turonien. 
Nous l'avons recueillie à la montagne des Cornes, près des 
Bains de Rennes (Aude), dans la couche à hippurites. C'est 
également dans la m^me position que M. Toiicas et nous l'a- 
vons retrouvée au Bausset (Var). 

Explication des figures. PI. 864, fig. 1, coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus; fig. 2, dessous; fig. 3, zone 
amhubcraire paire, grossie; fig. 4, zone de l'ambulacre 
impnir, grossie. — PI. 865, fig. \, profil longitudinal; fig. 2, 
profil lronsver^al, du côté de la bouche ; fig. 3, le n.ême, du 
côté de l'anus. De notre collection. 

N" 2164. MiCRASTER MiCHELiNi, Agass.,4847. 
PI. 866. 

Micrnster Michelini , Agassiz et Desor, lSi7. Cat. rais. 
p. 129. 

Jd., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 269; étage 22% n» 1168 
(d'après M. Agassiz). 

Dimensions. Longueur totale, 41) millimètres. Par rapport 
à la longueur : largeur, 89 centièmes; hauteur, 62 cen- 
tièmer.. 

Coquille cordiforme, oblongne, assez renflée, très-élargie 
et sinueuse en avant, irès-rélrécie et tronquée en arrière, 
dont la hauteur a les 62 centièmes de la longueur, et dont le 
grand diamètre transversal est au tiers antérieur. Dessns ar- 
rondi en avant, de là s'arquant régulièrement jusqu'à l'aréa 
anale, tronquée obliquement, de manière à ce que la partie 
saillante soit en bas. Le sommet est aux deux cinquièmes 
Antérieurs et la pan ie la plus haute est un pru en arrière. 
La partie la plus convexe du pourtour est à la^base. De$8oui 



206 i'ALÉONTOLOGlE FRANÇAISE, 

plat, seulcmeni un peu plus convixe sur la ligne médiane 
postérieure. Sillon antérieur irès-creusé près du sommet, et 
de là non interrompu, mais moins profond, jusqu'à la bou- 
che. Boitche bilabiée, placée au quart antérieur. Anus ovale, 
longitudinal, placé au sommet d'une arra ovale, circonscrite 
de légères saillies, assez près du dessus. Jmbulacre impair 
aussi large et aussi profond que les autres, formé de deux 
zones très-écartées, étroites de paires de petits pores ovales, 
transverses, séparés par un bourrelet. Ambulacres pairs très- 
inégaux, les antérieurs bien plus longs, tous larges, profon- 
dément excavés, un peu flcxueux, plus larges à leur extré- 
mité, formés de zones inégales, les plus larges externes, 
dont l'intervalle lisse est plus large que les zones. Les, porcs 
sont aussi inégaux, les plus longs en dehors, les plus petits 
en dedans de chaque zone, tous oblongs, iransverses et con- 
jugués avec une ligne de granules entre chaque paire de 
pores. Tubercules très-inégaux , les plus gros en avant en 
dessous. Fascioîe étroit, plus supérieur qu'inférieur. 

Rapports et différences. Par sa forme cordiforme, ovale, 
par la largeur des ambulacres et leurs zones inégales, cette 
espèce se dislingue très-facilement de la précédente. Elle se 
distingue du M. cor-anguinum, par son aréa anale, oblique 
en dessus, et par les ambulacres très-diCférenls. 

Localité. Cette espèce a été peu définie dans ses caractères 
et son étage p:ir M. Agassiz. Nos recherches nous ont donné 
la certitude qu'elle est bien tranchée et spéciale à l'étage 
turonien. Nous l'avons en cflet recueillie à Sainte-Maure, à 
Saint-Christophe (Indre-et-Loire); à Ponce, à Saint-Germaio , 
près de la Flèche (Sarlhe) ; aux environs de Châtelleraull 
(Vienne) ; à Martrou (Charente-Inférieur), dans les couches 
supérieures à Fumel (Lot-el-Garounc); à Ucbaux (Vaucluse); 



TERRAINS CRÉJACÉS. 207 

M. d'Archiac l'a rencontrée à Thaims (Cliarente-Inféiieure); 
elM. bourgeois à Couture (Loir-el-Cher). 

Explication des figures. Pi. 866, fig. 1, coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus; fig. 2, dessous; fig. 3, profil 
longitudinal ; fig. 4, profil transversal du côté Je la bouciie ; 
fig. 5, le niêjiie, du coté de l'anus ; fig. 6, ambulacres gros- 
sis; fig. 7, ambulacres pairs, grossis; fig. 8, zone de l'aoï- 
bulacro impair, grossie; fig. 9, une plaque latérale, grossie. 
De notre collection; 

IS" 2165. MiCRASTER COR-ANGUiNUM, Agassiz, 1830. 
PI. 867 ei 8G8. 

Lister, 4078. Lap. lurb., p. 224, fig. 28, 29. 

Oi'um viarinuvi, Luid., 1699. Lilli., p. 47, fig. 964-907. 

J'^chinospatagiis cor(Jiforntis,BveYniUSyMo'i. F.cllin. p. ()-', 
pi. Y, fig. 5, 6 (non fig. 1-4). 

Spalniifjiis cor-angiiintcm anglicunt , Klein , 1734. Nat. 
disp. Echin. sp., 1, pi. 23, A, H, C,v. [5. Norvagicum^ Klein., 
1734. Id.,pi.23, C, D. 

Spatangus tuhcrctdatus, Van Plicis, 1774, p. 40, sp. 3. 

Spatmi'jus cor-fingnimim^ var. 1, aiiglicnni Leske, 1778. 
Échin. Klein., p. 221, pi. 23, C, D, 23% fig. G. 

Var. 2, sulciscrispis, id., p. 224, pi. 45, fig. 12. 

Var. 3, Norvœgicum, Leske, id. , p. 225, pi. 23, fi;;. 
A, B, E,F. 

Echinus cor-anguinum^ Gmelin, 1789. Syst. nat., p. 3195, 

n'91. 

Spalaii gus cor-inarinum, ?Ark'msou, l'ill. Organ. rem. 3, 

pi. 3, fig. 11. 

Echiiiites corculum, Sclllotli. , 1-S13. M'a. tusoh.. Vif. 

Spat'ivgus cor-anguiiium, Lamarrk, 1S10. An s. vert., 3, 
;).32, n» 15. KiicycRmeili-, pi. 150, lîg 4-0. 



208 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE, 

Spanlangus punctatus, Lam., 4816. Id., p. 32, n° 14. 

Spaiang'is gihtis^ Lam., 1816. Id , p. 23, n° 48. 

Auativhytis spatnngus, Lam., I81G. Id., p. 26, n" 9. 

Echinites corculum^ Schloth., 4820. Petref., p. 311, 

Spatangus cor-anguinutn^ Brongniarl, 4822. Env. de Paris, 
p. 388, pi. rijig. 41. 

Spntangus rostratus^ Manlell, 4822. Geol. of Sussex, pi. 
47, fig. 10, 17. 

Spatangus c r-anginum, Dcslong , lS24.Encycl.,2, p. 688, 
nM7. 

Spalaufjus gibus, Heûous,., 4824. Id.,p. 681), n» 20. 

Spatangus punctatus, Deslong., 1824. Id., p. 688, iV 16. 

Ananchytea sp'itangus^ Deslong., 4824, id., p. 63. 

Spatangus cor-an giiinum, Defrance, 4827. Dict. des se. 
nal., oO, p. 93. 

Spatangus Reqnieni, RissO, 4826. 

Scutella pjramidalis, Risso, 4826. 

Spatangus gibus, Defrance, 1827. M , p. 94. 

S. bitttriceiisis, Difrance, 4827, Id., p. 94. 

S. ptinctatus, Difrance, 18"^7. IJ.j p. 93. 

S. an tiens, Dehànce, 1827. Id., p. 94. 

S. cor-anguinum, Goldfuss, 4829. Pelref., p. 457, pi. 48, 

S . cor-tcstndinarium, Goldf., 4829. Id., p. ^56, pi. 48, 

S. gibus, Guldf., 1829. Id., p. 156, pi. 48, fig. 4. 
Spatangus c r-auguinum , Blainv., Ib34. Manuel d'act., 
p. 204. 
S.punctalus, Blainv., 1834. Id., p. 204. 
S. -iWuiMs, BbiiiY., 1834. Id., p. 2*4. 
S. gibus, IMaiiiv., lS:i4. Id., p. 653 et 203. 
.V. suhglobosHi, Blainv., 1S34. Id., 203<' 



TERRAINS CRÉTACl5s, 209 

Micraster cor-angninttm, Agassiz, 1830. Procl., p. 2. 
M. cor-testudinarium, Agassiz, 1836. Id., p. 2. 
3/. gihua, Agassiz, 1836. Id., p. 2. 

Ananchytei cor-avium, Gratleloup, 1836. Mém. sur les 
Ours., p. 65, pi. 2. fig. 12. 

Spatangut cor-angninum^ Gratt., 1836. Id., p. 69, pi. 2, 
fig. 16. 

Spatangus cor-^anguinum^ Des Moulins, 1837. Éludes sur 
lesÉcli., p. 402, n« 44. 

S. gihm^ Des Moulins, 1837. Id., p. 402, n" 42.^ 
S. cor-^testudinarium^ Des Moul., 1837. Id., p. 404 n" 45. 
S. punctatus, Des Moul., 1837. Id., p. 404, n» 46. 
S.ananchj-toides, Des Moul., 1837. Id., p. 406. 
Micraster cor-anguinum, Agassiz, 1839. Écbin. suisses, 1, 
p. 24, pi. 3, fig. 14, 15. 

S. cor^anguinum^ EJwards, 1840. Éd. de Lamarck, 3, p. 
329, n° 15. 
S. punctatus, Edwards, 1840. Id., p. 329, n' 14. 
S. ^i6u«, Edwards, 1840. Id., p. 331, n«18. 
Ananchytes spatangus, Edw , 1840. Id., p. 319.,' 
Micraster cor-anguinitm, Agassiz, 1840. Cat. syst., p. 2. 
M. cor-testudinariumy Agassiz, 1840. Id., p. 2. 
M. arenaïus, Agassiz, 1840. Id., p. 2. 
^f. co>daius, Agassiz, 1840. Id., p. 2, 
M. gibus, Agassiz, 1840. Id., p. 2. 
M. cor-tcstudinarium^ Rœmer, 1840. Kreide, p. 33. 
M. gibus^ Rœmer. Id., p. 33. 
M. arenatus, Rœmer. Id., p. 34. 

M. arenatus, Sismoiida, 1843. Mem Ech. Nizza, p. 28, pi. 
1, fig. 12. 
M. latus, Sismonda. Id., p. 29, pli I, fig. 13. 
M. gibus, Sismonda. M., p. 25. 

VI. '^ 



210 PAT.KOMOLOOIE FRANÇAISE. 

M. cor-angiiiiiuni, JNlonis, IS'iS. Cal. brit. foss., p. ii4. 

M. cor-tesludinarium, Morris, 1843. Id., p. 54. 

M. ^i6ms, Morris, 1843. Id., p. 55. 

M. rostratus^ Morris. Id., p. 54. 

M. cor-angtiimtm , Agassiz, 1847. Cat. rais., p. 129. 
Moules, S. 55, S. 84, S. 99, S. 12, X. 80, X. 70, X. 92, 6, 
R.69, Q. 36. 

M. cordatuB, A{;assiz, 1847. Id., p. 129. 

m. brevis, Agassiz, 1847. Id., p. 130. 

M. gibus, Agassiz, 1847. Id., p. 130. 

31. brevis, d'Ovh. y 1847. Prod.,2, p. Î02, étage 21; n» 201 
(d'après M. Agassiz). 

M. cor-anguinum j d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 2G9 ; étage 
22% ir 1107. 

M. cordaïus, d'Orb., 1847. Id., n" 1170. 

M. gibus^ d'Orb., 1847. Id., n" 1171. 

M. cor-anguinum, Forbes, ISoO. Geolog. Sarvey of ihe 
un. king., dec, 3, pi X. 

M. corJatusj Albin Gras, 1852. Cat. des Foss. de l'Isère. 

p. 45. 
D/mensto/M. Longueur des plusgrands 65 milimèlres. Par 

rapport usa loiigueir. 







Largeur 


Hauteur 






ccnliènic. 


cenliî-mr, 


l'vpe de Meudoii inès de 1 


l*aris 


100 


08 


Type de Fécanip 




92 


()2 


Type de la Loire 




100 


7-2 


Type du lieausset (Var) 




100 


85 



Coquille cordiforme, aassi longue, ou un peu plus longue 
(lue large, reiiHée plus ou moins suivant les échantillons cl les 
lieux, élargie et sinueuse en avant, rétrécie en arriére, dont 
la lnulour varie des 02 aux 85 centièmes de la longeur, mais 
dont It' graud diaiiM'lic iransveisitl est lonjoursau liersanlé- 



TFRRAINS CRIÎTACL's. 211 

rieur. Dessus arrondi en avant el de là décrivant une courbe 
régulièrejusqu'à l'aréaanale, irouquéeetévidéedemanièreà 
ce que la partie la plus saillante soit en haut de l'aréa, le som- 
met est à peineexcenlrique un peu en avant, et la partie la plus 
haute est généralement ausommet. Le pourtour est arrondi et 
à la base. Dessous un peu convexe, surtout en arrière. Sillon 
antérieur également creusé partout du sommet à la bouche. 
Bouche h'Aohée, généralement placée au cinqièrae antérieur, 
mais quelque fois plus en avant. (Les exemplaires [de Meu- 
don). A7iut ovale, longitudinal, placé au sommet d'une aréa 
évidée et très prononcée. Amhulacre impair aussi larjje et 

aussjprofond que les autres, peu creusé, droit, formé de 
zones étroites, de pores ovales transverses, séparés par un 
bourrelet et conjugés. Amhulacre pairs inégaux, les plus 
longs antérieurs, tous peu excavés,droiis, élnrgis près de leur 
sommet. Formés de zones égales, dont l'intervalle plus large 
que les zones est remarquable par les deux bourreletsrugueux 
qu'il forme en dedans des zones. Les pores sont égaux, obli- 
ques et ovales, fortement conjugés entre eux, et pourvus 
d'une ligne de granules en dessus. Tubercule^ très-inégaux 
plus gros en dessous, séparés par beaucoup de granules. Le 
fasciole très-large, très-visible forme comme un carré long 
transverse. 

Rapports et différence. Voisine du Micraster Micheîiui, 
celle espèce dans toutes ses variétés s'en distingue toujours, 

par sa forme moins allongée, presqn'aussi large que longue, 
par son aréa anale évidée, dont la'parlie la plus saillante est 
en haut, par son sommet moins excentrique, par sa, région 

supérieure plus haute au sommet, par son sillon également 
creusé sur toute sa longueur, par ses ambulacres moins 
creusés, par les zone des ambulacres paires égales en largeur, 

par leshourrelets couverts de granules entre les pores et la suture 



212 PALÉONTOLOGIE FRANOA.ISE. 

qui unit les plaques nmhulacraires. Par les poreS égaux, et 
enfin par son fasciole carré et non ovale. Les deux derniers ca- 
ractères sont surtout ceux qui distinguent cette espèce de tou- 
tes les autres, dans toutes les variétés locales si nombreuses. 

Observations. Les deux derniers caractères constans dans 
tous les individus, sont pour nous les limites de Tespèce, car 
pour les autres ils sont très-variables suivant les localités, 
comme on a pu le voir aux dimensions, et comme nous allons 
lesdécrire. Cependant ces variétés considérées comme espè- 
ces, par Lamarck et MM. Agassiz et Desor, ne consistent que 
dans la forme extérieure, tandis que tous les caractères 
zoologiques comme ceux des ambulacres et de leurs détails 
sont invariables, ce qui nous a fait réunir en une seule espèce 
toutes ces variétés accidentelles, qui tiennent évidemment 
aux milieux ou vivaient l'espèce, et à des âges différents. 
Voici du resle ces mo.lificatious, suivant les grands bassins 
maritimes de Tépoque. 

Dans le bassin anglo-parisien. A Meudon près de Paris, 
se trouve un beau type qui a pour caractères distinctifs, 
d'avoir souvent ,1a bouche près du bord antérieur, et cela 
avec tous les caractères les mieux tranchés de l'espèce. C'est 
le cor-auguinum de Goldfuss. Dans les déparlements des 
Ardennes, de l'Oise, de la Somme, de lYonne, de l'Aiibe, de 
la Seine-Inférieure et en Angleterre, c'est le type parfait, 
cordiforme du Cor-auguinum des auteurs, etle Cor-tcsiudi- 
varium de Goldfuss. Lorsque des échantillons sont relevés 
et tranchants à la région postérieure, c'est le Rosiratus de 
Mantell; ils sont aussi souvent plus allongés que ceux des au- 
tres pays. Quand on se dirige du côté opposé du même bas- 
sin, dans la Sarlhe , le Loir-el-Cher, et l'Eure, tous les 
individus qu'on reuconircsonigéarr.ilpmeîU p'uç courts, lou' 



TERRAINS CRÉTACÉS. 213 

en ayanl les mômes caractères ; c'est alors !e Gibus de La- 
marck et de GolJfuss, le M. herisâe M. A{Tassiz. 

Dans le bassin Pyrénéen, nous trouvons des individus 
courts (hrevis), et des individus cordiformes, allongés, 
{cor-aiiguinum) à Périgueux (Dordogne)/des iodividus cor- 
diformes seulement à Cognac , à Saintes , à Mescbers, 
(Charente Inférieur), à Moutiers (Charente); des individus 
courts seulement à Mirambeau (Charente) ; à Tercis et dans 
le reste des Landes, on trouve la variété Cor-a7iguinum,et 
même la variété ro«^rofu« très-prononcée. 

Dans Je bassin Medilerrancen^ d'un côlé, à Soulage, à Sou- 
graigne (Aude), nous trouvons des formes courtes (prévis], 
des formes très-renflées («MOTtrfM* Agassiz), des types cordi- 
formes (cor-anguinum), et des types élevés, carènes en ar- 
rière (»•o«^ra/a5);'on ne trouve que le cor-angui7ium, à Ayglun, 
et au Mas (Var), à la Palarca, près de Nice, (M. Caillaud), 
et la variété courte, renflée au Beausset (Var). 

En résumé ces variétés toutes locales^ tantôt réunies sur un 
même point, et mélangées entre elles, ne peuvent constituer 
des espèces, puisque d'un côlé on trouve tous les passages 
entre les formes extêmes , et que de l'autre, toutes ces va- 
riétés ont les mêmes caractères essentiels de l'espèce. 

Histoire. Cette espèce est l'un des exemples fàch ux de la 
multiplicité des noms donnés à une seule et même espèce. 
Nommé cor-avguinum par Klein en 1734, elle reçut succes- 
sivement les noms suivants, de tuberculatus^ par Van Phels, 
en 1774 -, de cor marinum^ par Parkiiison, en 18H. Schlo- 
Iheim, en !813, l'appela corculumi Lamarck, en 1816, ajouta 
les noms de gibus, detpatangus^ et depunctatus; Mantell, en 
18^2, l'appela rostratus; Defrance, en 1827, aux noms con- 
nus ajouta ceux de bituricensis et d*anticus ; Risso, en 1826, 
celui de Requieni ; Goldfuss, celui de cor Icstudiiiarium: en 



214 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

J836,M.Agassizlaconserva SOUS trois desnoms connus. !\J Gral- 
teloup, en 1836, en fit son cor-avium; en 1840, M. Agassiz la 
plaça sous quatre noms, parmi lesquels un nouveau, celui de 
corclatus. M. Sismonda y ajouta le nom de latus; enfin, en 
4847, M. Agassiz ajouta le nom de brcvïs. Ainsi celte espèce 
aurait été figurée ou décrite sous seize noms différents. On 
voit qu'il élait temps de discuter ses caractères. 

Localité. C'est le type le plus certain pour rcconnaîlre 
partout noire 22" éinge scnonien, ou l'équivalant de la craie 
blanche de Meudon près de Paris. Voici au reste les localités 
certaines ou nous l'avons recueillie. 

Dans le bassin anglo-parisien^ à Meudon (Seine-et-Oise) J 
à Beauvais (^Oise) ; dans la Somme ; dans les Ardennes à 
Relheil, dans la Seine-Inférieure, à Ciqueport, à Éireial, à 
Fécamp, à Dieppe, au Tréport ; dans l'Yonne, à Sens, à Sei- 
gneley, à Joigny, à Villeneuve sur Yonne ; dans l'Eure, à Cliâ- 
teaudun ; dans la Sarlhe, à Saint-Frambault, aux Roches, à 

Vendôme ; dans le Loir-et-Cher, à Coulure, à Villiers, à 
Blois ; dansl'Indre-et-Loire, près de Tours En Angleterre, à 

Woolwich, à Rochester, à Brijjihon. 

Dans le bassin pyrénéen., nouS l'avons recueilli, à Péri- 

gueux (Dordogne); à Moutiers, à Cognac (Charente); à Mi- 

rambeau, à Coze, à Meschers, à Saintes (Charente-Inférieure) ; 

à Tercis, à Rivière, prèsde Dax (Landes); à Mauléon, Magnoac 

(Hautes-Pyrénées), a Bidart, (Basses-Pyrénées). 
Dans le bassin méditerranéen, à Soulage, à Songraigne, 

(Aude); à Ayglun, à Mers, au Beausset (Var) ; à Slrehlem, 

(M. Geinitz), en Scanie, en Allemagne, etc. 

Explication des figures. Pi. 867, fig. 1, type du cor-an- 

^uiïjum de grandeur naturelle, vue en dessus; lig. 2, dessous; 

ng. 3, profil longitudinal ; fig. 4, profil transversal, vu du côlé 

de la bouche ; fig. 5, le môme du côlé opposé; fig. 6, sys- 



Tr-RRAINS CRÉTACFS. 215 

K'rne des plaques (î^nitales et ocellaires {jrossi ; fij}. 7, am- 
bulacre impair grossi ;fig. 8, ambulacie pair antérieur grossi. 
— PI. 868, fig. 1, variété hrcvis, la plus renflée, du Beausset, 
vue en dessus; fig. 2, la même de profil; fig. 3, moule inté- 
rieur en silex vu en dessous; fig. 4, le même vu de profil ; 
fig. 5, une partie de rextrémité extérieure d'un ambulacre 
pair grossi, avec ses plaques inierambulacraires; fig. 6 et 7, 
tubercules et granules grossis; fig. 8, 9 et 10, baguettes gros- 
sies. De notre collection. 

N° 21G6. MiCRASTER Lbskei, d'Orb., 4853. 
PI. 869. 

Spatangus cor-angitinum^\'2ir. 3, norvœgicum (pro parle), 
Leske, 1778, p. 225. PI. 23, fig. E,F (nuclcus). 

Id., Lamarck, 1816, var. b. Encycl. PI. 455, fig. 7,2. 

Spatangus LeâAii, Des Moulins, 1837. Études sur les Echin., 
p. 392, n° 27, 

Micrasler trcpîdatus^ Agassiz, 1840. Car. SVSt., p. 2. 

Micrasler breviporus^ AgaSsiz, 1S40. Cat. syst., p. 2. 

Id.^ Agassiz et Desor, 1847. Catal. rais., p. 130. 

Micraster tropidatus^ Âgassiz, 1847. Cat. rais. , p. 129. 

Micrasler hraviporus^ d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 270. 
Étage 22% noll72. 

Dimensions. Longueur totale, 40 millimètres. Par ^rap- 
port à la longueur : largeur, 90 centièmes; bauteiir , (i5 
centièmes. 

Coquille ovale, oblongue,plu3 longue que large, élargie et 
sinueuse en avant, irès-retrécie et tronquée en arrière, dont 
ia hauteur est des 65 centièmes de la longueur, et dont le 
grand diamètre transversal est aux deux septièmes antérieur . 
Dessus arrondi en avant, et de là décrivant une courbe ré- 
gulière, jusqu'à l'aréa anale tronquée vcrlicalemenl. I.eson> 



216 PALlîONTOl.Or.lR FRANÇAISE. 

met est juste au milieu de la longueur, et. la partie ia plus 
haute est en arrière du sommet. Le pourtour arrondi montre 
sa plus grande convexité à la base. Dessous peu convexe , 
seulement renflé en toit au milieu de la région postérieure. 
Sillon assez creusé près du sommet, mais peu profond de là 
jusqu'à la bouche. Bouche bilobée, placée aux deux septièmes 
antérieurs. Anus ovale, longitudinal, placé au sommet d'un 
aréa ovale, marquée autour de légères protubérances. Ani' 
bulacre impair aussi .large et aussi profond que les autres , 
droit , formé de zones étroites , composées de pores ovales 
par paires obliques. Ambulacres pairs très inégaux, courts 
proportionnellement à l'ensemble , peu creusés , formés de 
zones très légèrement inégales, dont l'intervalle bien plus 
largejque les zones, est lisse ou seulement pourvue de gra- 
nules très petits sans protubérance. Les pores sont ovales , 
transverses, peu conjugués et munis de granules en dessus. 
Tubercules inégaux , plus gros en dessous. Le fascioîe est 
étroit, un peu carré comme celui du M. oor-anguinum. 

Rapports et différences. Très-Voisin du M. cor-anguinum^ 
dont elle a le fascioîe et la forme allongée des jeunes, celte 
espèce s'en dislingue par sa forme plus allongée, plus oblon- 
gue, toujours plus déprimée , par son aréa anale , tronquée 
verticalement, par son sommet placé au milieu, par ses am- 
bulacres bien plus courts , et par l'intervalle des zones aux 
ambulacres pairs, sans bourrelet. Enfin il diffère du M. mi- 
chelinij par ses ambulacres plus courts et moins profondé- 
ment excavés. 

Histoire. Considérée comme une variété du cor-angmnum 
de Leske, il en fit sa variété norvœgicum. M. Des Moulins , 
eu 1837 , en citant la figure de Leske, en fît son Spa- 
tagui Lcskei , en la séparant tout à fait du S. cor-angui- 
num. Trois ans plus tard, M. Agassiz donna à celle espèce le 



TERRAINS CRÉTACÉS. 217 

nom de M. Breviporus, el nous croyons d'après des éclianiil- 
lons nommés par M. Agussiz, et appartenant à la collection 
de M. d'Archiac, qu'on doit encore y réunir son M. tropida- 
tns. Le nom de Leaki ayant été imposé le premier, nous le 
conservons naturellement à l'espèce. 

Localité. Ele est propre, jusqu'à présetît, à l'étage séno- 
nonien ou craie blanche. Nous l'avons recueillie à Fécamp, à 
Eiretat, à Senneville à Dieppe (Seine-Inférieure); aux en- 
virons de Beauvais , de Méru (Oise) ; M. de Kanninck l'a 
rencontré à Cypli (Belgique); M. d'Archiacà Vervinset à la 
Capelle (Aisne); M. Colieau, aux Andelys; M. Kœkhlin, à 
Baudigni (Nord) ; M. Astier, à Caussols (Var). 

Explication des figures. Pi. 8G9, fig. 1, Coquille de (jraa- 
deur naturelle , vue en dessus; fi{ï. 2, dessous, tig. 3, profil 
longitudinal ; fig. 4, profil transversal, du côté de la bouche ; 
l'ig. 5, le mêmej du cùlé de l'anus; (ig. G, ambulacres grossis; 
(ig. 7, zone de l'ambulacre pair antérieur grossie; fig. 8, 
zone de l'ambulacre impair, grossie. De notre collection. 

N" 2167. MiCRASTER LAxoPORUs, d'Orb. 1853. 
PI. 870. 

Dimensions. Longueur totale , 45 millimètres. Par rap- 
port à la longueur : largeur, 1)1 centièmes ; hauteur, 60 cen- 
tiè:iies. 

Coquille ovale, plus longue que large, fortement élargie 
cl un peu sinueuse en avant, très-rcirécie et très-tronquée en 
arrière, dont la hauteur a les 60 centièmes de la longueur, 
et dont le grand tfiai^^lrc transversal est très en avant. 
Dessus arrondi en avant , et en arc régulier jusqu'à l'aréa 
anale tronquée perpendiculairement, mais trèi obtuse. Le 
sommet est au milieu, et la partie la plus haute se trouve en 
arrière. Le j:ourlour est arrondi. Dessous peu convexe p.u- 
VI. IG 



218 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE, 

tout. Sillon irè excavé près du sommet et peu ailleurs. 
Bouche hilobiée, placée presque au tiers antérieur. Anu$ 
irès-peiiij ovale , longiludiualement placé au sommet d'une 
aréa non circonscrite. Amhulacre impair^ plus large et plus 
Ion que les autres, tout en étant moins creux, pourvu de 
pores irès-peiits, irès-rapprochés , obliques, séparés par un 
{;ros bourrelet. A mbulaci espoirs très-inégaux, les plus longs 
en avant, irès-profondément creusés jusqu'à leur extrémité, 
la penie abiupie sur les côtés el en avant, formés de zones 
égales, la moitié moins larges que l'intervalle qui les sépare, 
munies de paires de pores écartées, fortement conjuguées, el 
dont tous les intervalles sont lisse. Tubercules iuPQHUX épars, 
plus gros on dessous. Le fasciole est ovale , étroit , el trans- 
versal. 

Rapporta et ({ifférenccs.Celle espèce se dislingue facilement 
de toutes les autres, par ses paires de pores écartées par ,ses 
ambulacres, liès-profondémcnt creusés, jusqu'à leur extré- 
mité, à parois abruptes, et un peu par l'inlervalle des zones 
poiifères bien plus larges. 

Localité. Nous l'avons découverte dans l'étage sénonien ou 
de la craie blanche, dans le banc jaune supérieur, à la tran- 
chée du chemin de fer, à la Rousselière, commune de Mou- 
liers (Charenle). Nous en avons quatre exemplaires. 

Explication des figures. PI. 870, fig. 1, coquille de gran- 
deur naturelle , vue en dessus; fig. 2, dessous ; lig. 3, profil 
lon;;ituJinali fig. 4, profil transversal, du côté de la bouche; 
fig. 5, !e mêi'.ie, du côté de l'anus; fig. «6, ambulacres gros- 
sis; fi[j. 7, zone des ambulacres pa#s , grossie; fig. 8, xone 
de ranibu'acre impair {;rossip. De i:otre collection. 



TERRAINS CRÉIACÉS. 219 

N» 2168. MiCRASTER INTEGER, d'Orb., 1854. 
Pi. 902. 

Dimensions. LoDjjueur totale, 40 millimètres. Par rap- 
port à la longueur : largeur, 85 centièmes j hauteur, 57 cen- 
tièmes. 

Coquille ovale, oblonfïue, bien plus longue que large, trcs- 
élargie et arrondie, sans echancrure en avant, tres-réirécive et 
obtuse en arrière, dont la hauteur a les 57 ceniièmes de la 
longueur, et dont le grand diamètre transversal est presque au 
tiers antérieur. Z)essMs peu convexe, formant unecourbe sur- 
baissée, des régions antérieures obtuses jusqu'à Taréa anale 
tronquée oblusément.ei un peu déclive. Sommet très-excen- 
trique en avant; la partie plus haute un peu en arrière du 
sommet. Le pourtour est arrondi , et montre sa plus grande 
convexité à la base. Dessous peu convexe, un peu évidé sur 
la ligne longitudinale. Sillon marqué seulement au sommet, 
nul ailleurs, surtout au bord. i5ouc^ebilobée, placée au quart 
antérieur. Anus très-petit, ovale, longitudinal , placé à la 
partie supérieure de la région anale, mais sans aréa marquée. 
Amhulacrc impair^ aussi large que les autres, très-court , 
formé de zones étroites, composées de poresovales, obliques, 
par paires conjuguées. Ambulacres pairs^ très-courts, très- 
inégaux, presque superficiels, formés de zones inégales, les 
plus larges en dehors aux ambulacres antérieurs^ en dedans 
aux ambulacres postérieurs. L'intervalle entre les zones est 
moins large que la zone elle-même, et entièrement lisse. Les 
poresovales, écartés, sont fortement conjugués par un sillon. 
Tubercules inégaux, très-petits en dcssus> très-gros en des- 
sous. Le fasciole est ovale, peu visible. 

Rapports •< différences. Cette espèce difiFère essentiellement 
de tous les autres Aficrai/cr, par son manque complc' de 
sillon antérieur , son bord antérieur étant arrondi e' ^ans 



920 PALÉOISTOLOGIE FR\NÇA.ISE. 

échancrure, par son arda anale plus obtuse, par sa fornno plus 
ovale et plus nllongée , parses ambiilacres* plus courts et 
plus superficiels, même que chez le M. Leskeï [hreviporus , 
Agassiz), et par l'intervalle des zones porifères aux ambu- 
lacrcs pairs, bien plus étroite qu'une des zones. Tous caracî 
tcres qui l'isolent complètement de toutes les autres. 

Localité. Nous l'avons rencontré dans l'éiaf^e scnonien de 
Tercis (Landes) ; dans les couches verticales du calcaire 
crayeux bleuâtre. Celte position des couches verticales a, par 
suite de la pression, déformé presque tous les fossiles qui s'y 
rencontrent. Les vin{îldeux exemplaires que nous possédons, 
ont subi des déformations dans tous les sens. ISous l'avons 
encore de Royan (Charente-Inférieure). 

Explication des figures. Pi. 902, fig. J, coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus; fig. 2, dessous; lijr. 3, profil 
longitudinal j fig. 4, profil transversal, vu du côié de la bou- 
che ; fig. 5, le même, du coté opposé ; fig. 6, ambuhcres 
grossis; fig. 7, zone de l'ambulacre impair grossie; fig. t>, 
zone de l'ambLlacre pair grossie. De notre collection. 

Genre Hemiaster, Desor, 1847. 

Spntavgus (pars) aoctorum. Micr aster (pars), Agassiz.^ 
Caractères. Appareil gcnitnl et ocellaire, comme dans les 
autres genres de la famille. Bouche fortement bilabiée, trans- 
versc, placée très en avant, pourvue d'une lèvre saillante, 
en dessus, yénus généralement ovale, longitudinalement, ce- 
pen liant quelquefois rond ou même transverse, supra-margi- 
nal, sans aréa très-distincte. Amhulacrcs incgcivx. Llm/air 
toujours plus étroit, non péialuïde, placé dans un sillon an- 
térieur plus ou moins prolongé vers la bouche, composé de 
porcs différents de ceux des autres nmbuLicres, non conju- 
gués, rapprochés cl séparés par uo tubercule. AmhuUcrcs 



TERRAINS CRKTACÉS. 221 

pairs, pélaloï'les, plus ou moins creusés, toujours iné(îaux, 
les antérieurs les plus Iop^^s. Tous formés de zones presque 
é{;ales entre elles et à l'intervalle qui les sépare. Les pores, 
ovales ou allongés, iransverses. sont le plus souvent conju- 
.«^ués. Un fasciole péripcialo ré{;ulier, entoure les ambulacres. 
Coquille mince, convexe, cordit'orme. Tubercuhs toujours 
irès-ir.égaux, plus yros en dessus. 

Rapports et différences. Par sa forme, son ensemble de 
caractères, ce genre se rapproche des Epiaster^ des Micras- 
Icr^ des Pericosmiis, d(S Feriaster et des Brissus. Mais il se 
distingue du premier par son fasciole, du second par son 
fasciole péripélale et non sous anal, du troisième |»ar son 
fasciole près des ambulacres, et non sous anal, et enfin des 
deux dei'nicrs par un seul fasciole au lieu de deux. 

Histoire. Ce genre était confondu dans le grand genre Spa~ 
(jantus de Klein, par tous les auteurs jusqu'à M. Agassiz.qui 
le plaça d'abord avec ses Micmstcr. Eu lSi7, M. Dcsor l'en 
a retiré, pour en former un genre spécial sons le non dV/o- 
miaslcr, genre que nous adoptons s>aiis le modiller. 

Nos recherches nous oni prouvé que les espèces suivantes 
classées dans le genre par M. Desor, dépendent de gem'cs 
bien différents. 

L'//. elauts^ Desor, a non-seulement un fasciole p''ripcta!c 
mais encore une branche latérale (jui passe sous l'anus, comme 
chez les Schizaster. C'est pour nous une espèce du genre 
Periaslcr. Voyez Qo 2199. 

Vlï. tumiilus, de M. De.or, ne nous a pas olltrl de fasciole 
et nous l'avons classée dans notre genre Epiastcr, \oycz 
n° 21aS. 

Kspèce des terrains crétacés (jui nous est inconnue. 
H. subalpinus, Desor, 1547. Catal. raisonné, p. l'2'i. Spn- 
langus subalpmus^ Ri^SO. 



2*22 PALÉOiMOLOGIE FRANÇAISE. 

licsumé gcoloyiqno sur les Hcmiaster des terrains crétacée. 

Nous avons pu étudier, décrire el figurer dans les terrains 
crciacés, treni': espèces, ainsi réparties. 

Dans le 19* étage : Alhien, les H. Ricordeauatius, d'Orb., 
et minimus^ D'sor. 

Dans le 20* étaje -. cénomanien, les H. Bufo^ Desor, Similis^ 
d'Orb. et Bucldandi, Desor. 

Dans le 21* étage : tnronien^ les H. Loj'mcrici^ Desor. 
Fourneîi, Desor; Verneuili^ Desor ; Cubicus, Desor; et Ton- 
casanns, d'Orb. 

Dans le 22* étage : sénonien, les H . Nucleus^ Desor; Prti- 
nella^ Desor ; Stella^ Desor; Moulim^'tius, d'Oib ; Rcguîusa- 
7i«s, d'Orb. ; Koninckanus, d'Orb.', Punctat" s, d'Orh. ; Li- 
geriensis, d'Orb. ; BreviusciiluSj d'Orb. ; Sexangulatus, 
d'Orb. ; Saulcjatmt, d'Orb ; Nucula, Desor ; Globotus, De- 
sor ; Amijgriala, d'Orb. ; Rana, DiSor ; Bucardium, Desor; 
Parastatus, Desor; Expinsus^ Desor; Tnœqualis. Desor; et 
Lacunostis, Desor. 

Ainsi nous connaissons : deux espèces dans le 19* étage, trois 
dans le 20*, cinq dans le 21% et vingt dans le 22* étage. 

Les espèces d'Hemiasier se seraient donc augmenloes 
progressivement de nombre dans les terrains crétacés, des 
étages inférieurs aux supérieurs, ou elles ont eiics leur maxi- 
mum de développrment numérique. En effet elles diminuent 
ensuite de nombre dans les terrains teriiaires, des étages 
inférieurs aux supérieurs, pour disparaître complètement 
dans le 26* étage : falunien, car on n'en connaît aucune es- 
pèce vivante dans les mers actuelles. 

Les espèces crétacées se trouvent souvent dans les diffé 
rentes mers à la fois, ainsi : 

Dans l'étage 19", les deux espèces //. Hicordeauanus et 



TERRAINS CRÉTACl^S. 22â 

Minimus, se trouvent simultanément dans les bassins an{>lo- 
parisien et méditerranéeD. 

Dans le 20' étnge,-l'H. Bucklandi^ parait spécial au bassin 
méditerranéen, VB. similis se trouve dans les bassins anglo- 
parisien et pyrénéen, tandis que VH. Bufo^ se rencontre si- 
mulianément dans les trois grands bassins de France. 

Dans le 21' étage, VH. cnhiom^ est spécial au bassin mé- 
diterranéen ; VH , Toucasanvs, est commun aux bassins anglo- 
parisien et méditerranéen, tandis que les H. Lej-meriei, Four- 
ncli, Ferveiiili, se rencontrent simultanément dans les trois 
grands bassins maritimes de celte époque, comme pour en 
montrer la conlemporaoéiié. 

Dans le 22' étage, les H. ISucîeus et MouJinsanus, sont 
spéciaux au bassinpyrénéen. Les U.pninella^Konnincliianus^ 
ligericnsis^ hreriusculus, amij^dala^ hucardium et lacnnosiis, 
sont spéciaux au bassin anglo-parisien. Les H. ReguluManus, 
Saulcyanus et 57?oiosuasonlspéci;iux au bassin méditerranéen. 
Tandis que ces espèces sont communes, à plusieurs bassins : 
VH. pvnctatus aux bassins anglo-parisien et pyrénéen ; et 
VH. Stella^ se trouve simultanément dans les bassins anglo- 
parisien, pyrénéen, en Europe et dans l'.^mérique septen 
trionale de la province, d'Alabama au New-Jersey. 

N« 2i09. Hemiaster ricordeauanus, d'Orb., 1853. 
PI. ,871. 

Dimensions. Longueur totale 35 millimètres, par rapport 
à la largiieur : largueur Do centièmes , hauteur 65 cen- 
tièmes. 

6^o3«t7/e ovale, moins large que longue, élargie et sinueuse 
en avant, rélrécie et tronquée en arrière, dont la hauteur a 
les 65 centièmes de la lon(;ueur, et dont le grand diamètre 
transversal, est au tiers antérieur. D^ji»/* arrondi en avant, 



224 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE, 

et de ce point en surface plane, décline jusqu'j l'aiéa anale, 
en pente inverse et plus rapide. Le sommet esi a peu près 
an milieu et la région la plus haute est en arrière près de 
l'aréa anale. Le pourtour est arrondi, sa convexité est à la 
base. Dessous plat presque partout. Sillon antérieur assez 
creusé sur toute sa longueur. Bouche, placée en avant du 
tiers antérieur. ^««^ ovale, longitudinal, placé à lu partie su- 
périeure d'une aréa ovale, circonstrite de légères protubé- 
rances. Ambulacre impair plus large que les autres, peu 
creusé. Les zones sont étroites, formées de paires de pores 
transvtrses, avec un bourrelet au milieu. Ambalacrcspairs 
très-inégaux, les antérieurs bien plus grands que les autres, 
tous superficiels, les zones presque égales, et aussi larges que 
leur intervalle. Les |)ores sont oblongs trans verses, bordés 
d'un bourrelet, ce qui détermine une lcj;ère cavité allongée 
entre chaque paire. Les tubercules sont inégaux et épars 
les plus gros en-dessous. Le fasciole, peu visible, passe à 
l'extrémité des ambulacres pairs. 

Rapports rt différences. Les bourrelets des zones dcs am- 
bulacrcs pairs, bordés d'un bourrelet qui s'étend d'un pore 
à l'autre, et laisse une cavité oblongue entre chaque paire, 
suflit, avec des détails de formes, pour distinguer parfaite- 
ment cette espèce. 

Localité. Elle est propre a notre \9' étage : Mbien ou du 
Gaull. Elle a été recueillie aux environs de Seignelay 
(Yonne) par M. Ricordeau, a qui nous nous empressons de 
le dédier. M. Kœchlin nous l'a communiqué de Clar, prés 
d'Escraquolles (Var). 

Explication des figures. PI. 871. fig. 1, coquille dc gran- 
deur naturelle, vue en dessus; Hg. 2, dessous; fig. 3, prulil 
longitudinal; fig. 4, proHl transversal, du côté dtMa bou 
che ; lig. i), le même (lu càtc »|p laiius; lij;. fi, amliulacro^ 



TCRRArVS CP.r'TACK!?. 225 

{jrossis; fi^ï. 7, zone de l'ambiilacre pair, {grossie; fi{7. S, 
zone de l'ambulacre impair, {grossie. De notre collociiuii. 

N" 2170. Hemiaster MiNiMus, Desor, 18'i7. 
PI. 872. 

Micraster miwmi/5, A^jassiz, 1830. Écliin., Suisse. l,p. 
20. pi. 3,lig. 10-18. 

l'I. Agassiz, 1810. Cal. syst., p. 2. 

Hemiaster mini mus ^ Desor, 1847. Calai, raisonné, p. 122, 
modèles 4, 6. 

H. Phrpius, Desor, 1847. Id., p. 122. ., 

ff. 1(1.^ d'OrI). 1847. Prodrome 2, p. 141. Étaj^c 19s 
no 314. 

H. minimus, d'Orb., 1847, Id. p. 141. Éia/je 19% n" 313. 

/r/., Albin Orjs 18.^2. Catal. de.s foss. do i'Isère, p. 40 
no 57. 

Dimensions. Longueur de 20 à 20 milliracires. Par rap- 
port à sa longueur : largeur, !00 ccniièraes. épaisseur, 7 ii 
centièmes. 

Coquille presque ronde, aussi longue que large, élargie 
mais à peine sinueuse en avant, tronquée en arrière, dont la 
hauteur a les 75 c<>nlième.s de la longueur, et dont le grand 
diumèlre transversal est aux dtux cinquièmes antérieurs, ^.es- 
sHs arrondi en avant, et de ce point s'élève en pente déclive 
jusqu'en arrière dusommet,oùse voit une courbe,jusqu'à l'a- 
réa anale, en pente tronquée, déclive. Le sommet est bien en 
arrière du milieu, et le point le plus élevé se trouve on 
arrière du sommet presque vis-cà-vis Textremité de Tarabula- 
cre pair postérieur. Le j)Ourtour a sa convexité inlérieure. 
Dessous assez plat, pourtant plus renflé à la partie médiane 
postérieure, où se remarquent plusieurs protubérances. Sillon 
antérieur cr«^usé près du sommet, et presque nul ailleurs. 
VL i7 



226 pat,t5oistologib française. 

Bouche placée au tiers aniérieur. Jnus ovale, loogiludinal, 
placé au sommet d'une aréa anale assez circonscrite. Amhula' 
crc impair plus large que les autres. Amhulacres pairs très 
inégaux, les aiuérieurs le double des autres, formés de zones 
presque égales, mais de la moitié plus larges que Tintervalle 
que les séparent. Le& pores sont allongés, transverses, acu- 
minés en dedans, bordés de bourreleîs, mais les bourrelets 
interrompus. Entre chaque paire de pv)resest une rangée de 
granules très -marquée. Tubercules, épars, peu inégaux. 
Fatciole presque triangulaire, à côtés arrondis, passant en 
dehors de tous les ambulacres. 

Rapport et différence. Ceite espèce se distingue de l'H. 
Ricordeauaniis , par sa forme plus large, plus courte, à 
peine sinueuse en avant, par son sommet excentrique en 
arrière, par sa plus grande hauteur, par son grand diamètre 
antérieur plus au milieu delà longueur, par les ambulacres 
pairs plus inégaux, par les zones porifères , à l'ambuiacre 
impair plus larges que leurs iûiervalles, et enfin par des 
pores et des tubercules interms'diaires tout différents, aux 
ambulacres pairs. 

Localités. Celle espèce est spéciale à l'étage aibien, ou 
gauli. Elle a été receuillieà Vouvray, et à la Perte du Rhône 
(Ain) par MM. Pictet, Bernard et d'Archiac ; aux environs 
de Seignelay (Yonne) par MM. Kicordeau ; au Rimet, et aux 
Prés, vallée de Rencurel (Isère) par MM. Aliin Gras elLory; 
à Clar près d'Escragno\les(Var)par M.Kœchlin, et par nous ; 
aux environs de Cluse et à la montagne des Fis (Savoie), 
parM.Hugard; aux environs «le Sainte-Ci oix, oanton de 
Vaud,par M. Canjpichc. 

Histoire. Si nous devons en juger d'après des é(iqu> lies de 
la main de M. Aj;assiz, iracéssoil dans notre collection, soit 
danscclle de M. H<'beii, VU. phr)mtt no serait basé que sur 



TERRAINS CRÉIACÉS. 227 

des exemplaires de VH, minimus, déformés par la pression 
verlicale. 

N« 2171. Hemiaster Bdfo, Desor, 1847, 
PI. 873, 

S/jatangus Biifo, Brongniart, 1822. Environs de Paris, p. 
84, 269, pi. 6, fig, 4. 

Id., Deslongchamp, 1824. Encycl., 2, p. 689, n''22. 

Id., Defrance, 1847. Dict. des se. nnt., t. 50, p. 95. 

/^., Goldfuss, 1829. P. 1H4, pi. 47, fig. 7. (Exclus, loca- 
lité.) 

Micraster Bufo, Agassiz, 1836. Prod., p. 17. 

Spatangus Bufo, Des Moulins, 1837. Études sur les Echin. , 
p. 400, n° 41. (Exclus, syn.) 

Micraster Bufo, Agassiz, 1840. Gat. syst,, p. 2. 

Hemiaster pisum , Desor, 1847, Cal. raisonné, p. 123. 
(Jeune individu.) 

Hemiaster Bufo, Desor, 1847. Cat. rais., p. 122. (Excis. 
localités.) Modèles S 13. 

Id., d'Orb., 1847, Prod., 2, p. 178; étage 20s n" 638. 

Id. Albin Gras, 1852. Foss. de l'Isère, p. 43; étage 20«», 
n°2o. 

Dimemions. Longueur totale, 32 millimèires. Par rapport 
à la longueur : largeur, 100 centièmes; hauteur, 75 cen- 
tièmes. 

Coquille aussi large que longue, un peu polygone, tron- 
quée largement et à peine sinueuse en avant, réirécie et 
tronquée en arrière, dont le grand diamètre transversal est 
au milieu de la longueur. Dessus arrondi en avant, et de là 
offrant une courbe à grand rayon jusqu'à l'aréa anale, tron- 
quée obliquement, mais presque verticale. Le sommet est 
presque au milieu de la longueur, et lepoiut le plus ilevé, 



228 PALÉONTOLOGIE FRAWgAISE. 

se trouve tu arrière du sommet, très-près de l'arca anale. 
Le pourtour a sa convexité inférieure. Dessous très-plat, 
pourtant plus élevé à la région médiane postérieure. Silhn 
antérieur marqué près du sommet, peu appréciable au bord. 
Bouche en demi-lune très-fortement bordée de bourrelets, 
placée en arrière du tiers antérieur. Amis ovaie, longitudi- 
nal, situé à la réjijion supérieure d'une aréa anale, étroite, 
mais circonscrite. Ambulacrc impair, aussi large que les au- 
tres V formé de zones très-étroites, de paires écartées, de 
pores rapprochés, ovales, séparés par un tubercule. Amhu- 
laores pairs inégaux, les antérieurs plus longs d'un tiers que 
les postérieurs , tous droits, peu creusés, les zones un peu 
plus larges en arrière et moins larges que l'intervalle qui les 
sépare; les zones et leur intervalle est lisse, les paires de 
pores écartées , non conjugués, formées de^ pores étroits, 
obliques , non bordés. Tubercules très-inégaux , épars et 
écartés. Fasciole presque pentagone dans son ensemble et 
peu marqué. 

Rapports et différences. Cette espèce, à la première vue, 
se rapproche beaucoup de VU. minimus; mais elle s'en dis- 
lingue bien nettement par ses détails, par son grand dia- 
mètre transversal plus en arrière, par son dessus moins plat, 
par sa région anale plus verticale, par sa bonche plus en 
arrière, par ses ambulacrcs moins inégaux, par ses zones 
porifères aux ambulacres pairs, moins larges que leur inter- 
valle, enfin par la forme de ses pores et le manque de gra- 
nules entre les porcs. Avec de l'atleniion, il n'est pas possi- 
ble de les confondre. M. Desor a donné, sous le nom de Pi- 
snm^ un très-jcunc individu du .AI ans, (juc nous croyons 
devoir réunir ù l'espèce type; car nous n'avons pu lui recon- 
naître de différences spécifiques. 

Localilé. Celle ejjpcce est < aractérisliquc , b'il eu fut ja- 



l'ERllAlNS CRÉTACÉS. 2"29 

mais, du 20*= clii{;e ou étage cénomanieu (craie thloiilée et 
(jrès veris supérieurs). Elle a été recueillie par nous^ à Vil- 
lers-sur-Mer (Calvados); au Cap la Hève, près du Havre, 
(Seine-Inférieurt); au Port des Barques (Charenie-hiferieure); 
à la Malle (Var); et à Gourdon (Lot). M. d'Archiac l'a reu- 
conlrce àGacé (Orne), et à Cassis (Bouches-du-Rliône) C'est 
à tort que M. Af;assiz l'indique à Saini-Christoplie, à Fécamp 
ei à Saiute-Maure j elle ne se trouve pas dans ces localités. 

Explication dos figures. Pi. 873, fig. 1, grandeur naturelle; 
li{j. 2, dessus, grossi ; fig. 3, dessous; fig. 4; profil lon{jiiu- 
dinal ; fig. 5, profil transversal, du côté de la bouche; fij;. (î, 
le même, du côté de l'anus; fig. 7, ambulacres grossis ; fig. 
8, zone de l'ambulacre pair antérieur, grossie ; fig. 9, zone 
de l'ambulacre impair, grossie; fig. 40, plaque interambu- 
lacraire, grossie. De notre collection. 

N° 2172. HÉMIASTER SIMILIS, d'Orb., 1854. 
PI. 874. 

Dimensions. Longueur totale, 26 millimètres. Par rapport 
à la longueur : largeur, 94 centièmes; hauteur, 80 cen- 
tièmes. 

Coquille ovale, moins large que longue, un peu hexagone, 
élargie et un peu cchancrée en avant, rétrécie et iron(iuée 
en arrière, dont la hauteur a les 80 centièmes de la lon- 
gueur, et dont le grand diamètre transversal se trouve un 
peu en avant de la moitié. Dessus très-convexe, arrondi en 
avant , de là s'élevant graduellement jusqu'à l'aréa anale, 
ti onquée obliquement. Le sommet est environ au centre , 
mais n'est pas le point le plus élevé, puisque c'est le bord 
supérieur de l'aréa anale. Le pourtour est arrondi, et sa 
grande convexité est près de la base. Dessous peu convexe, 
un peu creusé autour de la bouche, et un peu convexe sur la 
lé^iou médiane postérieure. Sillon antérieur peu creusé 



230 PALI^ONTOLOGIE FRANÇAISE, 

auprès de la bouche, mais l'étant de plus en plus en dessus 
en approchant du sommet. Bouche transversale , sinueuse 
en arrière, pourvue d'un fort bourrelet tout autour; elle est 
placée en avant des deux tiers antérieurs de la longueur. 
Anus ovale placé à la partie supérieure de l'aréa anale, 
très-près du dessus. Ambulacrea très-inégaux , fortement 
excavés. Vamhulacre impair^ placé dans un sillon, à mé- 
plat au milieu ; ses zones sont étroites, formées de pores 
ronds par paires obliques, placées dans une partie creusée, 
ovale. Amhulacrcs pairs très-inégaux, les antérieurs très- 
longs, droits, très creusés à méplat au fond, les côtés décli- 
ves, formés de zones égales, larges comme l'espace qui les 
sépare, pourvues de pores transverse^, ovales, conjugués. La 
paire postérieure est très-courte et n'a pas le tiers de la 
longueur des antérieures. Les tubercules sont petits, très- 
serres en dessus, plus gros et plus espacés en dessous. Le 
fasciole cerne de près les ambulacres; il forme un triangle 
large et tronqué en avant, acurainé en arrière. 

Rapports et différences. Cette espèce se trouve avec VU. 
Btifo; mais elle s'en distingue très-facilement : par sa forme 
plus ovale, par ses ambulacres plus creusés et à méplat au 
milieu, par les ambulacres p.iirs postérieurs très-courts, et 
enfin par un aspect extérieur irès-diflérent- donné par les 
tubercules serrés par lignes en dessus, au lieu d'être très- 
écartés et cpars. Ce dernier caractère surtout est on ne peut 
plus tranché. 

Localité. Elle est spéciale à notre 20*= étage , ou étage 
cenoinanien. ÎNous en avons recueilli quatre exemplaires à 
V ilItrs-sur-Mer (Calvados), avec l'espèce précédente ; 50 au 
port des Barques(Char.-Iufér.), et uji à Fumel (Lot-et-Gar.). 

ICxplicalion des figures. Pi, b74, fig. 1, grandeur naturelle; 
fig. 2, coquille grossie, vue en dessus; fig. 3, la même, on 



TERHàlNS CnÉTACKS. 231 

dsssous; lîg. i, profil dans le sens longUudinal ; figf. 5, profil 
transversal, vu du côté de la bouche; fi^j. 6, la même, du 
côté de ranu5 ; fig. 7, ambulacres plus grossis; fi/;. 8, pores 
de Tambiilacre impair très-grossis ; fig. 9, une partie de la 
zone des ambulacres pairs antërieurrs ; fig. 10, une plaque du 
dessus pour montrer la forme particulière des tubercules. De 
notre collection. 

N"» 2173. HEMI.4STER BoCKLANDii, Deso, , \S\7. 

PI. 893, fig. 1-3. 

Spntongiis Bucklandii^ GoldfusS, 18'29, PÔlrif., p. 1 Jl, pi. 
fû, fig. 6. 

Mkraster Bucklaudii^ Agassiz, 1836. Prod. Ech., p. 17. 

Spatangus Bncklandii, Des Moulins, 1S37. Éludes sur les 
Kch., p. 196, n" 31. (Excl. syn. et loc.) 

H emimtcr Bncklandii, Desor, 1847. Cat. rais., p. 123. 

/./.,d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 178; étage 20", n" 6.1S'. 

Dimensions. Longueur totale, 31 millimètres. Par rap- 
port à la longueur : largeur, 87 centièmes; hauteur, 49 cen- 
tièmes. 

Coquille Qyà\^ , plus longue que large, sinueuse en avant, 
réirécic et tronquée en arrière ; dont la hauieur a les 49 cen- 
tièmes de la longueur, et dont le grand diamètre transversal 
est au milif^u. Dessus peu convexe, très-déprimé et un peu 
anguleux en avant, de là s'élevant en pente déclive jusque 
prèsdelaréa anale, tronquée obliquement. Le sommet, irès- 
creusé, est presque au milieu; le pourtour offre sa plus grande 
touvexiie à sa base. Dessous plat. Sillon antérieur peu pio- 
DOQcé , mais marqué du sommet à la base. /'ohc/j^ .'^ Annx 
ovale , longitudinalement placé à la partie supérieur»' de 
l'aréa anale. Amhulacre impair très-long et étroit. Amhula- 
crca/.aiis médiocremeul iûé„uus', cependant plus grands en 



2S2 PAT.KONTOrOGTK FRANTIATSE. 

avant, creusés cl lancéolés. Tubercules. Ils paraissent être 
très-peiits. Fasciole? 

Rapports et différences. Cette espèce, par ses ambulacres, 
a du rapport avec \' H. Bufo, dont elle se dislingue par sa 
forme déprimée ; c'est même sons ce rapport la nwins haute 
que nous connaissions. 

Localité. Goldfuss l'indique de la craie d'Essen sur la 
Pdiœur, dont toutes les espèces sont cénomuniennos, au 
moins pour celles que nous connaissons. Nous ne la plaçons 
ici cependant, qu'avec doute. 

Explication fies figures. Pi. 893, fig. 1, coquille grossie, 
vue en dessus; fig. 2, la même, vue en dessous ; fig. 3, 
profil longtudinal. Copies des figures données par Gold- 
fuss. 

N° 2174. IlEMiASTER Leymeriei, Dcsor, 1847. 

PI. 875. 

Hemiaster Lrj^merici^ Desor, 1847. Calai, rais,, p. 1Î2. 

Id. d'Orb., 184'/. Prod., 2, p. 270; éfa.gc 2'2<-, n" 1170. 

Dimensions. Lon{;iieur totale, 40 millinu-U'cs. Par i")p- 
pori à la longueur : largeur, 95 centièmes ; liauieur, 72 cen- 
tièmes. 

Coquille ovale, moins large que longue, ('largie oi à peine 
('■rhancrée en avant, rélrécie et nn peu acinniiiée en arrière, 
dont la hauKîur a les 72 centièmes de la longueur, et dm i 
1<' grand diamètre transversal se trouve presipie au liers nii- 
«érieur. f)essus convexe, arrondi en avant, de là s'('!evanf en 
s'arrondissant jus(pi'en avant du sommet, où se (rouvcla plus 
grande épaisseur, puis s'ondiilaiit jusqu'à Taréa anale, iron 
<ju(e obliquement cl presque perpendiculairement. Le som- 
met est en avant do la moitié de la longueur. Les deux airf s 
iuterambulacraires anKTieures forment comme deux côtes 
saillanirs <oiiverg(!iites. Le pouilour Irès-arrondi est près 



TBRRAms cri5taciés. 283 

de la base. On remarque sur les aires inierambulacraires 
latérales deux séries de légères saillies. Dessous peu con- 
vexe, creusé autour de la bouche, un peu renflé en toit à la 
partie médiane postérieure. Sillon antérieur très creusé près 
du somnaet et s'effaçisnt au pourtour. Bouche transverse, 
fortement bordée, placée en avant des d;nix tiers de la lon- 
gueur. y^MMS ovale, placé très-près du bord supérieur de 
l'aréa anale. Amhularres très-inégaux, très-excavés. L'am- 
btilacre impair placé dans le sillon antérieur ; les zones sont 
étroites, formées de pores obliques, séparées par une saillie. 
Amhulacres pairs^ les antérieurs trois fois aussi longs que 
les autres, droits, fortement creusés, les zones sont égales 
en largeur à l'intervalle qui les sépare, pourvues de pores 
conjugués, allongés et distants. Les cimhulacres postérieurs 
sont presque ronds, assez profonds. Les tubercules sont de 
irtjis sortes : Irès-espacés et petits en avant, très-serrés et 
petits sur les côtés et en arrière, très-gros en dessous. Le 
fasciole entoure de près les ambulacres latéraux ; mais nous 
n'avons pu le découvrir en avant. 

Rapports et différences .\ ais'me de VU. similis par sesambu- 
lacres inégaux et par ses tubercules rapprochés en arrière , 
celte espèce s'en distingue nettement par moins de hauteur, 
par sa région antérieure plus haute, par sa plus grande 
épaisseur en avant du sommet au lieu de l'avoir en arrière. 

Localité. Nous avons recueilli cetteespèce dans l'étage turo- 
nien de Saint-Christophe (Indre-et-Loire); et aux environs de 
Chàtellerault (Vienne). M. Bourgeois l'a rencontrée à Arlins 
(Loir-et-Cher); M. dArchiac, à Thaims et à Pons (Charente- 
Inftrieure); M. Kœchlin-Schlumberger, à Uchaux(Vaucluse). 

Explication des figures. PI. 875, fig. 4, coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus; fig. 2, la même, vue en des- 
sous; fi;;. 3, la même, de profil ; fig. 4, profil transversal, vu 
VI. 18 



23/l PALÉONTOtOGTE m ANC AISE. 

du côté de la bouche; fig. 5, le même, du côté de 1 anus; 
fig. G, ambulacrcs f^rossis ; fij^. 7, pores de l'ambulacre im- 
pair, grossis; fig. b, pores de l'ambulacre pair antérieur, 
grossis. De notre collection. 

N" 2175. Hemiaster Foorneli, Desor, 1847. 
PI. 877. 

Hemiaster Fourneli (pars), Desor, 1847. Calai, raisonné, 
p. 123. (Exclus, type égyptien et types de Gourdon.) 

Jd. d'Orb., 1847, Prod. 2, p. 201 ; étage 21% n° 224. 

Dimensions. Longueur totale, 38 millimètres. Par rap- 
port à la longueur : largeur, 87 centièmes ; hauteur, 66 
centièmes. 

Co^wii/eoblongue, beaucoup plus longue que large, tron- 
quée aux deux extrémités, écliancrce en avant, dont la hau- 
teur a les 66 centièmes de la longueur, et dont le plus grand 
diamètre transversal se trouve un peu en avant de la moi lié de 
la longueur. Dessus peu convexe, arrondi et un peu surbaissé 
en avant, de ce point en f)eDie jusqu'en arrière du sommet où 
se trouve la plus grande hautourtlde là s'arrondissanl jus- 
qu'à l'aréa anale, tronquée presque verticalement ; le sommet 
est excentrique en arrière. Le pourtour est rond, et a sa 
grande convexité un peu au-dossous du milieu. Dessous con- 
vexe partout, excepté autour de la houcha.' Boucha traus- 
verse, bordée, placée en avant du licr^ antérieur, vinus 
ovale, placé en haut d'une aréa anale, lancéolée, bordée de 
saillies peu sensibles. Amhnlucres étroits et longs, ppu iné- 
gaux, creusés en sillons. L'amlmlacre impair est éiroil, placé 
dans une large excavation; ses zones sont étroites, par paires 
de pores ronds, séparées par uu fort tubercule oblong et 
oblique. Amhulacrcs pairs alloiijjés, étroits, les antérieurs 
un peu p luslongsque les postérieurs, formés do zones étroi- 
t«s , séparées par un intervalle umiiis l,ir{;e qu'elles. Les 



TERRAINS CRÉTACÉS. 235 

porcs sont allon[;és, obliques, et pour ainsi dire conjufjués. 

Les luhercnles, rares tl iné{;aux partout, sont plus {;ros en 
dessous. Le fasciolc est lar;;c et ob!oi).;; dans sou ensemble , 
vu en dessus. 

Happons et différences. Voisine par la lonfjueur des ani- 
bulacres de ÏH. Vcrncuili, celle-ci est inlininienl [dus 
loi)j;uc, plus étroite et plus rendée. Son aréa anale bien plus 
vei lii aie. M. Desor a confondu plusieurs espèces sous ce nom ; 
Le Pcriastcr oUoikjus^ d'Orb., voy. n"2202, d'Egypte, et le 
/', conicus, d'Orb., voy. n° 2201. ^'ous ne connaissons à l'es- 
pèce que son type de Thaims (Cliarcnle-lnférieure). 

Localité. Elle est spéciale à l'ctaj^e luronien, et se trouve 
avec les Hippurites , à Marligues (Boucbes-du-Rhône;; au 
Beausset (Var); à Thaims (Charente-Inférieure); à Cliâ- 
lellerault (Vienne); en Al.jjérie, à Biskra ; à Alcaniara (Portu- 
gal); àBurgos (Espagne), par MM. Toucas, d'Archiac et par 
nous. 

Explication des figures. V\. 877, Hg. i, grandeur natu- 
relle ; fig. 2, coquille grossie, vue en dessus ; lig. 3, dessous; 
lig. 4, profil longitudinal; fig. 5, profil irunsversal, vu du 
côté de la bouche ; lig. le même, du côié oi)posé; lig. 7, 
ambulacres grossis; fig. 8, pores de i'ambulacre impair, 
grossis; fig. 9, pores des ambulacres pairs antérieurs, gros- 
sis. Do notre collection. 

N" 2176. HE.'ttiASTER Verneuili, Desor, 1847. 

PI. 87b. 

Hcmiastcr Vernenili ^ Desor, 1847. Calai, rais-, p, Wi 
Modèle T-54. 

Id., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 201 ; étage 21, n" 225. 
DimenuuiiB Longueur totale, 2.> millimèlreb. I\ir rappoit 



2S6 rALÉONTOLOGIE FRANÇAISE, 

à la longueur : largeur, 100 centièmes ; hauteur,;56 cen- 
tièmes. 

Coquille un peu Iif'xagone, aussi large que longue; offrant 
en avant trois angles et une échancrure au milieu, plus re- 
iiécie en arrière où elle est tronquée, dont la hauteur a les 
06 centièmes de la longueur, et dont le grand diamètre 
transversal se trouve un peu en avant de h moitié. Dessus 
peu convexe, déprime et oblus en avant ; de là sélevanl in- 
sensiblement jusqu'en arrière du sommet, où se trouve sa 
plus grande épaisseur ; lu courbe de ce point s'arque jusqu'à 
l'aréa anale, coupée oblicjuemennt. Le sommet est à peu 
près à la moitié. Le pourtour, anguleux et assez obtus, se 
trouve à la base. Dessous irès-plal, creusé autour de la bou- 
che, mais légèrement renflé à la région médiane postérieure, 
où se remarque à l'extrémité une légère saillie conique. 
Sillon antérieur irès-iaige, fortement creusé partout. Bou- 
che transverse, bordée de lèvres, placée en avant des deux 
tiers de la lonifueur. Anus ovale, placé très-haut, prcs^du 
sommet d une aireanuie lancéolée, ornée de saillies tout au- 
tour. Ambulucres irès-grauds, peu inégaux, assez creusés. 
\.amljiilacre impair large ; ses zoues étroites sont formées de 
pores rapprochés, ronds, séparés par une forte saillie tuber- 
culeuse. Amhilacres pairs peu inégaux, les antérieurs soDt 
seulement un peu plus longs que les postérieurs, tous crou- 
S('s en sillons; les zones, légèrement incj^ales, sont aussi 
larges que l'intervalle qui les sépare. Les pores, en fente 
étroite , sont rapprochés et conjugues. Les tubercules sont 
inégaux, petits et (pars partout en dessus, beaucoup plus 
yros et écartés eu dessous. Le fisciole cerne de loin les am- 
bulacns en avant comme en arrière, en représentant un 
triangle éraoussé, arrondi en avant, acuminé en arrière. 
Rapports et différencié. Celle espèce se distingue de toutes 



TERRAINS CRÉTACÉS. ^^1 

les précédentes par ses ambnlacies irès-loDgs, peu inégaux, 
par sa dépression et sa forme élargie. 

Localité. Elle est spéciale à l'étage luronien et a été re- 
cueillie à Sainte-Maure dndre-et Loire), et à Tliaims (Clia- 
renle-Inférieure) , par M. d'Archiac; à Soulage (Aude); à 
Fume! (Lot-et-Giironne") ; et à^ Chûtellerault (Vienne) ; par 
nous. (Nous avons eu entre les mains plus de 10 échantillons 
de cette espèce.) 

Explication des figures. PI. 878, fig. 1, Grandeur natu- 
relle ; fig. 2, coquille grossie, vue en dessus ; fig. 3, dessous, 
fig. 4, profil longitudinal, fig. 5, profil transversal, vu du 
coté de la bouche; fig. 6 , le même, du côte de l'anus; fig. 
7, aaibulacres grossis; fig. 9, Pores de lambulacre impair, 
plus grossis; fig. 8, pores de l'ambulacre pair aiiiérieur, 
grossis. De notre colleciion. 

N° 2177.HE.MIASTER CUBICUS, Dcsor, 1847. 
PI. 879. 

Hcmiaster cuhicus, Desor, 5 847. Catal. rais., p. 1 24. 

Id., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 201 ; étage 1\\ n" 226. 

D'une usions. Longueur totale, ;i2 miîlinictres. Par rap- 
porta la longueur : largeur, 86 ccniicmes; hauteur, 63 cen- 
tièmes. 

Coquille ovale, anguleuse, renflée, plus longue que largo, 
montrant en avant 6 angles prononcés, cl un profond sinus 
médian; arrondie en arrière, dont la hauteur a les 63 cen- 
tièmes de la longueur, et dont le grand diamètre transversal 
est au tiers antérieur. Dessus convexe, très-arrondi en avant ; 
de là s'arquant régulièrement jusqu'au sommet qui se trouve 
dans un renfoncement, puis s'arquant de nouveau en ar- 
rière où se trouve la plus grande hauteur, et s'abaissant jus- 
qu'à l'aréa anale, obtuse et tronquée verticalement. Le som- 
met est bieu en arrière de la moitié. Le pourtour arrondi a 



238 l'ALÉONTOLOGlE FRANÇAISE. 

sa plus {;rande convexité au tiers inférieur. Dessous con- 
vexe partout, de la bouche à rexlrémilé, et cependant uu 
peu plus convexe à la ré{îion médiane postérieure, où se re~ 
rnar(|ucuL trois légères saillies. Sillon antérieur irès-élroil, 
mais très profond du sommet à la bouche. Bouche transverse, 
à lèvre inférieure très-saillante, placée, au huitième antt'rieur, 
tout à fait en avant. Anus pem^ ovale , longiludinalument 
placé à la partie supérieure d'une aréa étroite, peu marquée. 
Amhulacres irès-étroits, très-longs, peu inégaux, et forte - 
meut creusés, ylmhulacre impair étroit, peu visible, formé 
de zones étroites, composées de pores vir{;ulaircs, en che- 
vrons brisés, bordés d'une saillie autour. Amhulacres jxùrsy 
très-peu inégaux, étroits, les plus longs à la paire anté- 
rieure; zones plus larges que leur inteivalle, a porcs rap- 
prochés, conjugués, très-longs et très-étroits transversale- 
ment, entre lesquels sont des tubercules au milieu. Les lu, 
hercules sont petits, épars, distincts, grossissant des parties 
postérieures aux antérieures, surtout en dessous. Le (asciolc, 
assez large et droit en avant, forme un coude très-marqué 
sur les côtés, où il est droit ainsi qu'eu arrière. 

R'ipports et (différences. Voisine par ses longs ambulacres 
[)eu inégaux , des Hemiaster Fourncli et f^emcuili , celle 
espèce s'en distin;;ue bien nettement par son profond et 
ctroil sillon antérieur, par sa forme ovale, par son pourtour 
plus arrondi, par sa bouche tout à fait antérieure, par ses 
ambulacres bien plus grands, et par beaucoup d'autres dé- 
tails, que les ii{;ures feront ressortir. 

Localité. ^\. Lefèvre, enlevé à la science ilins ses intéres- 
sants voyages dans le Levant, a recueilli cette espèce avec 
i\%^ Radiolites dans l'étage sénonien ou turonien.au moni 
Garèbe, près de Suez, en Egypte. Elle nous a été connnuni 
quée par M. Valeucienues. 



TERRAINS CnKTACf'S, 2^9 

F,(rplicntion dos figures. Pi. 879, fijj. 4, Coquille, vue en 
dessus, de grandeur naturelle ; fig. 2, dessous ; fig. 3, profd 
longiiunal ; fig. ^, profd transversal, du côté de la bouche; 
fig. 5, le même, du côté de l'anus-, fig. 0, porcs de l'ambu- 
lacre impair, grossis; fig. 7, pores des ambul.icres pairs an- 
lôrit'urs, grossis. De la collection zoologique du Muséum. 
N. 2178. IIemfaster Toucasanus, d'Orb., 1854. 
PI. 880. 
Dimensions. Longueur totale, 41 millimètres. Par rapport 
à la longueur : 100 centièmes ; épaisseur, 68 ceniièmes. 

Coquille un peu carrée, aussi lonj-ue que large, très-ren- 
flée, très-élargie et tronquée en avant, un peu plus étroite en 
arrière, dont la hauteur a les 68 centièmes de la longueur et 
dont le grand diamètre transversal est au tiers antérieur. 
Dessus très-convexe , arrondi en avant, et s'élevant en arc 
régulier jusqu'au sommet placé dans une dépression, puis 
s'élevant de nouveau pour montrer sa plus grande hauteur, 
entre le sommet et l'aréa anale, qui est tronquée perpendicu- 
lairement. Le sommet est excentrique, très-en arrière. Le 
pourtour, très-arrondi , est placé près de la base. Dessous 
très-plat partout, seulement creusé de chaque côté de la bou- 
che. 6i//o» aîi/eViewr assez creusé, surtout près du sommet. 
Bouche iransverse, à lèvre inférieure très-saillante, bordée, 
placée aux quatre cinquièmes antérieurs. Aiinso\-à\e^ étroit, 
placé au sommet d'une aire anale assez prononcée, ^mlmla- 
cros in(?{{aux. Vamhulacre impair est moins large que les 
latéraux ; les paires de porcs séparées par un (ubercide trans- 
veise, saillant. Des amlmlacres pairs, forlemcnt creusés, les 
antérieurs ont un tiers de plus de longueur et de largeur, ils 
sont arqués, très-profonds, formés de zones plus larges que 
l'intervalle qui les sépare. Les pores allongés, sont conju- 
gués par paires inégales, les plus longs en dehors. Les tuber- 
cules sont inégaux et épars partout, seulement bien |)lus gros 



240 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

sur toutes les régions antérieures, en dessus et en dessous.Le 
fasciote, très-prononcé, est sinueux sur les côtés, arrondi en 
avant et tronqué en arrière. 

Rapports et différences. Cette espèce, remarquable par 
sa taille , par ses ambulacres fortement creusés et son en- 
semble large et convexe, fait le passage des espèces à ambu- 
lacres longs, presque égaux, aux espèces à ambulacres très- 
inégaux. Jeune, elle est plus dôprimée. Nous ne pouvons la 
rapporter à aucune des espèces indiquées par M. Desor, et 
nous la dédions à notre ami M. le docteur Toucas, aux re- 
cherches duquel nous la devons. 

Localité. M. Toucas l'a recueillie dans l'étage turonien à 
Hippuriie, du Beausset (Var), où elle est rare. Nous l'avons 
retrouvée aux environs de Châitlleraull (Vienne), où elle est 
peu commune. 

Explication des figures. PI. 880, fig. 1, coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus ; fig. 2, la même, en dessous ; 
fig. 3, profil longitudinal: fig. 4, profil transversal, du côté 
(le la bouche i fig. 5, le même, du côté de l'anus; fig. 6, 
ambulacres grossis ; fig. 7, zone de l'ambulacre impair, gros- 
sie ; fig. 8, zone de l'ambulacre pair antérieur. De notre col- 
lection. 

N" 2179. Hemiaster nucleus, Desor, 1847. 

PI. 870. 

Hemiaster nucleus, Desor, 1847. Catal. rais., p. 422. Mo- 
dèles T 55. 

Id., d'Orb., 1847. Prod.,2, p. 270 ; étage 22% n* H77. 

J)imansions. LonjjUi ur totale, 2ii millimètros. Pai' rap- 
port à lu longueur : largeur, 9U coulièmesi hauteur, 68 cen- 
tièmes. 

Coquille arrondie, aussi large que longue, très-élargi et 
ù peine sinueuse en avant, r»;trécie et obtuse en arrière, 



TliRRAI.NS eu 'fACli:^, 2/|l 

doul la hauteur a CS ceniiènies de la longueur, et (loi.l le 
grand diamètre transversal est au liers antérieur. Dessus peu 
convexe, arrondi en avant, de là en pente déclive, arquée, 
s'élevanl jusqu'en arrière du sommet où se trouve la partie la 
plus haute, puis s'abaissant jusqu'à laréa anale tronquée, 
presque perpendiculairement. Le sommet est bien en arrière 
du milieu ; le pourtour est arrondi et assez près de la base. 
Dessous peu convexe, excavé autour de la bouche, et peu 
convexe à la région médiane postérieure. Sillon antérieur 
très-creusé près du sommet, presque perdu près du bord. 
Bouche iransverse, étroite, bordée de lèvres, placée presque 
au quart antérieur. Anus ovale , placé à la partie supé- 
rieure d'une aréa peu prononcée. Ambulacres très inégaux, 
profondément creusés. Vamhulacre impair droit à zones 
étroites formées de pores par paires rapprochées. Chacune 
dans une cavité ovale, les pores séparés par un tubercule 
saillaut. Ambulacres pairs , profondément creusés , très- 
inégaux, les antérieurs trois fois aussi longs que les autres, 
arqués en dehors et presque sinueux. Les zones sont égah s 
en largeur à l'intervalle qui les sépare. Les pot es allongés 
sont par paires, non conjuguées. Les ambulacres antérieurs 
sont pyriformes. Les tubercules sont petits et serrés les uns 
contre les autres sur les côtés, et en arrière en dessus, épars 
en avant, mais bien plus gros en dessous. 

Rapports et differencs. Avec des ambulacres inégaux et 
des tubercules serrés et petits sur les côtés, comme les //. 
iimiiis ei Leymeriei^ celte espèce s'en distingue nettement 
par son ensemble plus large, bien plus déprimé surtout en 
avant, pour sa partie la pius hante en arrière du sommet. 

Localité. Nous avons rencontré trois exemplaires de cetlc 
espèce, à la base de l'étage séuoni n, à lumel H-oi-in-Ga- 
VI. Ï9 



âft2 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE, 

ronne) ; M. d'Archiac l'a recueillie à Thaims (Charente-Infé- 
rieure). 

Explication de$ figures. Pi. 876, fig. 1, grandeur natu- 
relle; fig. 2, coquille grossie, vue en dessus, fig. 3, dessous; 
fig. 4, profil longitudinal ; fig, 5, profil transversal, vu du côlé 
de la bouche ; fig. 6, le méme^ du côié opposé ; fig. 7, ambu- 
lacres grossis ; fig. 8, zone de Tambulacre impair, grossie. De 
notre collection. 

N' 2! 80. Hemiasteb prunella, Desor, 1847. 
PI. 881. 

Eocyclop. méth., pi. 158, fig. 3, 4. 

Spatangus prunella, Lamarck, 181 G. Anina. sans vert., 3, 
p. 33, no 19. 

Echinus avellanarm, Schloth., 1821. Pétrif., p. 139. 

Spalangus pruiiella , Deslongch , 1824. Encycl. méth., 2, 
p. G89, no 21. 

Id.y Dcfrance, 1827. Dict. des se. nat. , 50, p. 94. 

IlL, Goldfuss, 1829. Pctref.jp, lâô, pi. 48, fig. 2. 

IiL, Blainville, 1834. Zooph. , p. 186. 

Micraster prunella, Agassiz, 1836. Prod., p. 17. 

Sjjatangus bufo (pars), Des Moulins, 1837. Études sur les 
Échin. , p. 401. 

Spalangus prunella, Edwards, 1840. Édit. (}c Lam., p. 331, 
n» 19. 

Miciasier prunella, Agassiz, 1840. Cat. syst., p. 2. 

Uemiasier prunella, Desor, 1847. Cut. rais., p. 122; mo- 
dèle S, 19. 

lil., d'Orb., 1847. Piod., 2, p. 270 ; étage 22», n" M73. 

Dimeyisions. I.ongutur totale, 20 miliimètroî'. Par rapport 
a la longueur : largeur, 9o centièmes; hauteur, 80 ccutieines. 

Coffuttlc ovale, presque ronde, un peu plus longue que large, 
très-rcnflw*, non éehancrec en avant, et aussi large partout, 



TERRAINS CRÉTACÉS. 2^3 

dont la haoteur a les 80 centièmes de la longueur, et dont le 
grand diamètre transversal se trouve au milieu. Dessus égale- 
ment convexe , très-arrondi en avant, s'élevant en décrivant 
une courbe régulière jusqu'en dessus, où cette courbe est légère- 
ment déprimée jusqu'à la région anale très-légèrement tronquée. 
La plus grande hauteur règne sur toutes les régions centrales 
du dessus. Le sommet est un peu en arrière. Le pourtour est 
fortement arrondi et sa grande convexité presque au milieu. 
Dessous très-convexe partout, sans dépression autour de la bou- 
che. On remarque seulement en arrière, sur la région médiane, 
une seule saillie assez prononcée. Sillon antérieur peu profond, 
et seulement marqué à lambulacre, sans se prolonger en avant. 
Bouche petite, trigone, labiée, la ièvi-e inférieure formant une 
grande saillie en dessous, placée au tiers antérieur. u4m(s trans- 
verse , ovale , placé très-près du bord supérieur, et sans aréa 
distincte. Ambulacres inégaux , tiès-superficiels. h'ambulacre 
impair étroit, placé dans un court sillon et offrant de neuf à dix 
paires de pores seulement. Chaque paire espacée, est placée dans 
une dépression ovale, les deux pores séparés par une c6te sail- 
lante. Ambulacres pairs très-étroits , les antérieurs d'un tiers 
plus longs que les autres, lancéolés, étroits ; on leur compte une 
quinzaine de paires de pores espacés, très-lâches; chaque paire 
conjuguée, formée de pores oblongs et transverses. Chaque 
bande est le double plus large que l'intervalle médian qui les 
sépare. Les tubercules son très-inégaux , très-serrés partout, 
très-petits en dessus et grossissant deS régions ambulacraires en 
dessous où sont les plus gros. Tous sont entourés de scrobicules 
profonds. Le fasciole forme un ovale tronqué en avant. 

Rapports et différences. Cette espèce se distingue de toutes 
celles qui précèdent par sa forme globuleuse, arrondie partout, 
sans échancrure en avant, par ses ambulacres lancéolés, étroits, 
superficiels et composés de pores espacés par sa bouche sail- 



244 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

lante placée moins en avant. C'est un type spécial qu'on ne petit 

confondre. 

Histoire. Lamarck a décrit le premier cette espèce en y rap- 
portant avec raison le type des figures de l'Encyclopédie , pi. 
158, flg. 3, 4, qui représentent l'espèce de Maestricht, que 
Schotheim en 1821, a nommée Echinus avellanarus. M. Des- 
louchamps, dans sa compilation de l'Encyclopédie, l'a réunie, à 
tort, à 1'^. Bufo, et M. Des Moulins fait la même chose en y 
réunissant presque toutes les espèces connues, les plus disparates 
entre elles. Cependant Goldfuss la figure très-exactement, et elle 
aurait dû, dès lors, être bien distinguée. Cependant MM. Agassiz 
et Desor y ont confondu plusieurs autres espèces de la craie 
blanche de France, entre autres nos //. pnnciaius^ H. Ko- 
ninckianus, comme on le verra à ces espèces. ?<ous pouvons le 
dire d'une manière certaine, puisque nous avons sous les yeux 
le nom écrit de la main de ces auteurs, sur des étiquettes et des 
cartons de notre collection et de plusieurs autres. M. de Koninck 
nous l'a communiqué sous les noms de Micrasier Faujasiiy et 
de M. ylobatusj noms que nous ne pouvons conserver. 

Localité. Cette espèce est jusqu'à présent spéciale non -seule- 
ment à notre 22* étage sénonien, mais encore aux environs de 
Maestricht, de Ciply et dOtruppe. 

Explication des fiyurcs. PI. 881, fig. i, grandeur naturelle ; 
ttg. 2, coquille grossie, vue en dessus; flg. 8, dessous; fig. 4, 
profil longitudinal; fig. b, profil transversal, vu du côté de la 
bouche ; fig. 0, côte opposé; fig. 7, nmbulacres grossis; fig. g 
porcs de l'ambiilacre impair, plus grossis ; flg. n, porcs de l'am- 
bulacre pair antérieur, grossis ; fig. 10, tubercules sol>érleurs, 
grossiis. De notre collection. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 2Él5 

N' 2181. HeMIASTBR STELLA, DCSOF, 1847. 
PI. 882. 

Spatangus stellat Morton, 1834. Synopsis, p. 78, pi. 3, 
fig. 18. 

Id.^ .-imoican Journal y \ol. 18, pi. 3; fig. 11. 

Hcmiasler siella ^DkSOT, 1847. Catal. rais., p. 141. 

/f/., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 270; étage 22% n" 1179. 

Dimensions. Longueur totale, 22 millimètres. Par rapporta 
la longueur : largeur, 90 centièmes; hauteur, 70 centièmes. 

Coquille ovale, déprimée, un peu moins large que longue, 
élargie et tronquée en avant, un peu acuminée et obtuse en ar- 
rière, dont la hauteur a les 70 centièmes de la longueur, et dont 
le grand diamètre transversal est en avant de la moitié. Dessus 
très-déclive des régions postérieures aux antérieures, très-dé- 
primé, mais obtus en avant, de là s'élevant toujours jusque 
bien en arrière du sommet, où se trouve la partie la plus haute, 
s'abaissant un peu de ce point jusqu'à l'aréa anale perpendicu- 
laire ou même un peu rentrant. Le sommet est très-en arrière 
du centre ; le pourtour arrondi montre son grand diamètre à la 
base. Dessous très-plat, très-excavé en avant et sur les côtés de 
la bouche, un peu convexe sur la région médiane postérieure. 
Sillon antérieur nul, seulement indiqué près du sommet. Bou- 
che transverse, pourvue de fortes lèvres, placée aux deux tiers 
antérieurs. Anvs ovale longitudiualement, placé près du dessus, 
à la partie supérieure d'une aréa étroite, peu prononcée. Antbu- 
lacres à peine creusés, peu inégaux. Amhulacre impair très- 
étroit, formé de zones étroites, portant, espacées sur leur lon- 
gueur, huit ou neuf paires de pores placés dans un enfoncement 
et séparés par un tubercule saillant. Ambulacres pairsy droits, 
étroits, lancéolés, peu inégaux, les antérieurs, seulement un peu 
plus longs, dont les zones inégales, l'ioterne la plus large, de 



246 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

plus (!c Lirjicur que lintervaile, est formée de paires de pores 
coDJugucs, ovnles, séparés entre eux par une côte sur la conju- 
gaison même. Les tubercules sont petits et très-rapprochés en 
dessus, et entourés de scrobicuies profonds. Les inférieurs sont 
énormes, surtout en avant et sur les côtés de la bouche. Le [as- 
ciole est très-large, arrondi et placé très-près du bord en avant, 
prolongé en arrière, et sans coude. 

liapporls cl différerices. Cette espèce r.ippelle, par ses ambu- 
lacres et ses tubercules, les caractères de 17/. prunclln ; mais 
elle s'en distingue par sa forme toute particulière, déprimée en 
avant, offrant sur son profil longitudunal la forme d'un coin 
obtus. Sa forme est un peu celle de VH. nurteus, mais avec des 
ambulacres tout différents. Il serait possible que le Spalangus 
unyuia de M. Morlon [Mïcraster ungula^ Agassiz) fût la même, 
plus âgée, que 177. slclla. 

Localité. Cette charmante espèce, spéciale au 22« étage sé- 
nonien ou craie blanche, se trouve à la fois en France et aux 
Etats-Unis. iXous l'avons recueillie à Tours (Indre-et-Loire) ; et 
à Ville-Dieu (Loir-et-Cher). M. d'Archiac l'a rencontrée aux en- 
virons de Périgneux (Dordogne). M. Morton l'indique à Prairie 
Bluff (Alabam;i), d'où nous l'avons reçu, et à Tember Creek 
(New-Jersey), États-Unis. 

Explication des figures. PI. 882, fig. 1, grandeur naturelle ; 
fig. 2, coquille grossie, vue en dessus; fig. 3, dessous; fig. 4, 
profil longitudinal ; fig. 5, profil transversal du côté de la bou- 
che ; fig. G, le même, du côté de lanus; fig. 7, ambulacres plus 
fortcmint grossis; fig. 8, zone de l'ambulacre impair; fig. 9, 
zone de l'ambulacre piir antérieur. De notre culleclioD. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 247 

No 2182, Hbmiastbr Moulinsanus, d'Orb., 1851. 
PI. 883. 

Ucm'xaster bucardium (pars), Desor, 1847. Cat. rais., p. 123 
(non Goldfuss, 1829). 

Dimensions. Longueur totale, 32 millimètres. Par rapport à 
la longueur : largeur, lOO centièmes; hauteur, 75 centièmes. 

Coquille polygone, aussi largo que longue, élargie et très-si- 
nueuse en avant, rétrécie et tronquée en arrière, dont la hauteur 
n 75 centièmes de la longueur, et dont le grand diamètre trans- 
versal est à la moitié de la longueur. Dessus convexe , arrondi 
en avant , de là s'élevant d'une manière brusijue en s'arquant 
jusqu'au sommet, qui montre, en arrière, le point le plus haut, 
de là s'arquant encore en s'abaissant jusqu'à l'aréa anale coupée 
perpendiculairement. Le sommet t^l à peu près au milieu. Le 
pourtour arrondi offre pourtant sa grande convexité près d£ sa 
base. Dessous entièrement plat , seulement un peu exeavé au- 
tour de la bouche. Sillon antérieur creusé largement , partout 
du sommet au pourtour. Bouche transversale, placée en avant 
des deux tiers de la longueur. Anus presque rond, placé au deux 
tiers supérieurs de la hauteur totale dans une aréa peu creusée. 
Ambulacres très-inég.iux, et très-excavés. Uambulacre impair 
moins creusé que les autres, plus étroit, formé de pons ovales, 
transverses écarté», placés dans des fossettes spéciales. Ambu- 
lacre.i pairs très-profonds, tiès-iuégaux : les antérieurs très- 
larges, flexucux, deux lois aussi longs que les autres, formés de 
zones plus larges que leurs intervalles ; ces dernières composées 
de pores ovales , trausvi rses , très-écartés et conjugués par un 
sillon. La paire postérieure est ovale. Tubercules très serrés et 
très rapprochés sur les côtés, où ils ont leur mamelon excentri- 
que dans le scrobicule; épars et espacés en avant. Fasciole cer- 
nant de pies lesambulacres. 



2(i8 PALÉpNTQI.OGlE FRANÇAISE. 

Rapports et diffrrenres. M \l. Agassiz et Desor ont pensé que 
l'espèce qui nous occupe éin\tV H. ïiu car dium {Spalangus Bucar- 
dium de Goldfuss, pi. 29, fig. 1). Or, il suffit de jeter les yeux 
sur les figures données par M. Goldfuss et dessinées par M. Hohe, 
dont nous connaissons l'exactitude, pour reconnaître que ce rap- 
prochement est fautif. En effet, celle-ci s'en distingue par sa 
forme polygone , plus large, par son sillon plus large, et par 
sa plus grande hauteur. Ce sont certainement deux espèces dis- 
tinctes. 

Localité. Dans les silex de la craie blanche, ou étage sénonien 
des environ de Lanquais (Dordogne), où elle a été découverte 
par M. Des Moulins. Nous l'avons encore recueillie à Royan 
(Charente-Inférieure) . 

Explication des figures. PI. 883, fig. 1, grandeur naturelle; 
fig. 2, coquille grossie, vue en dessus; fig. 3, la même, vue en 
dessous ; fig. 4 , profil longitudinal; fig. 6, profil transversal du 
côté de la bouche; fig. 6, le même, ducôtédel'anus; fig. 7, am- 
bulacres grossis; fig. 8, pores des ambulacres pairs antérieurs 
grossis; fig. 9, tubercules des côtés en dessus ; moule intérieur, 
de grandeur naturelle. De notre collection. 

M" 2183. Uemusxeb Begulusamus, d'Orb., 18ô4. 

PI. 884. 

Dimensions. Longueur, 32 millimètres. Par rapport à la lon- 
gueur : largeur, 93 centièmes; hauteur, 75 centièmes. 

ro</"i//<? ovale, très-renflée, un peu moins larj^cque longue, 
non sinueuse en avant, tronquée en arrière, dont la hauteur a 
les 7 5 centièmes de la longueur, et dont le grand diamètre trans- 
versal se trouve presque au milieu. Dessus co\\\e\i\ très-arroudi 
en avant, tt s'èlevaiil ensuite eu courbe régulière jusqu'au som- 
met un peu déprimé, pu ss devant de nouveau en airière, ou il 
rounlre la plus grande hauteur, et s'abaisse vers la région anale 



TERRAINS CRI-lACIiS. 2/l9 

tronquée i»btuscmeni. Le .vommet est en arrière du centre; le 
pourtour, très-eonvexe, arrondi, offre sa plus grande con- 
vexité près de la base. Dessous très-plat, à peine convexe, sur 
la région médiane postérieure. Sillon antérieur assez profond 
du somnaet jusqu'au fasciole, où il s'efface presque entièrenaïut. 
Bouche transverse placée en avant des trois quarts antérieurs. 
Auu.1 o\Q\e longitudinaleineut, placé près du de>sus, à l'exlré- 
nr.ité supérieure d'unn aréa éiroite a peine prononcé' . Aiubula- 
cres peu creusés, très inégaux. Ua.nhulacrc impair étroit, est 
formé de paires de p res rapprochées, chacune avec un très-fort 
tubercule entre les por<s. Ambniaci es pairs très-laiges, très- 
inégaux; les antérieurs, le double des postérieurs, sont larges, un 
peu sinueux, dont le^ zones sont égales en largeur à l'iiitervalle 
qui les sépare. Les paires de porcs ne sont p;is conjuguées, es 
pores sont virgulaii es transverses. On voit sur le milieu de la lar- 
geur de chaque plaque un sillon longitudinal médian, tout à fait 
caractérisiique. L'am^w/ocre postérieur est ovale ou plutôt pyri* 
forme. Les /i(6t;rtu/es sont petits , espacés en dessus; mais ils 
grossissent beaucoup aux régions antéritures ei e.i dessous. Le 
fasciole est jarge, arrondi en avant, trcs-siuueux sur les cô.és. 
Rapporlu cl dïjfcrences. Par sa forme, Ci ite » spece rappelle 
17/. pruneilay tandis que par l'inégalité de ^esambulacres pairs, 
elle rentre duns la série des //. Lcijiner'iei , elle se distinguo 
donc de la première par ses arabulacies tres-inégaux , par sei 
pores et par ses tubercules espiicés. Elle se disiinj^ue d- la se- 
conde, par sa forme arrondie, par ses ambniacres plus superfi- 
ciels, par le.>> sdions transver^es des zones des ambulacres im- 
pairs, et eiifin par ses tubercules espacés. 

Localité. M. le docteur lleguius Toucds a découvul celti' 
espèce aux environs du Bcausset t,Var), dans la couche à O^Liea 
galio-proviticialis, que nous rapportons au 22* étagi' senouien 
ou craie blanche. 

VI. -2^ 



250 PAI.T^ONTOI.OGIE FRANÇAISE, 

Explication des figuien. PI. 884, fig. 1, grandeur naturelle ; 
flg. 2, coquille grossie, vue en dessus ; fig. 3, dessous; fig. 4, 
profil longitudinal; fig. 5, profil transversal du côlé de la bju- 
che; tig. 6, le même, du côté de l'anus; fig. 7, ambulacres 
grossis ; fig. 8, zone de l'ambulacre impair grossi ; fig. 9, zone 
de l'ambulacre pair antérieur grossi. De notre collection. 

N" 2184. Hemiaster Koninckanus, d'Orb., 1854. 

PI. 885. 

Echini les, 'YàMias, 1791, Maëstricht, pi. 30, fig. 2. p. 1 71. 
Dimensions. Longueur totale, 26 millimètres. Par rapport 
à la longueur : largeur, 100 centièmes; hauteur, 85 centièmes. 
Coquille aussi large que longue, très-renflée, non échancrée 
en avant, beaucoup plus large, et un peu tronquée en avant, ua 
peu acuminée en arrière, dont la hauteur a les 85 centièmes de la 
longueur et dont le grand diamètre transversal se trouve un peu 
en avant du milieu. Densus très-convexe, arrondi en avant , la 
courbe se continuant jusqu'au sommet, puis s'élève encore en 
arrière, où se trouve la plus grande hauteur, la courbe continue 
ensuite jusqu'à l'aréa anale qui surplombe. Le sommet, un peu 
déprimé, se trouve en arrière. Le pourtour, fortement arrondi, 
montre cependant sa grande convexité presque à la base. 
Dessous très-convexe, surtout aux régions moyennes postérieu- 
les. Sillon aniérieur marqué seulement jusqu'où fasciole. Bou- 
che transversp, placée aux deux tiers antérieurs. Anus ovale 
transversalement, placé à la partie supérieure d'une aréa non 
creusée. Ambulaire impair aussi long que les autres, tt offrant 
de 10 à 12 paires de pores, ronds, petits, séparés par une côlc 
traiisversc. Amhulurrc.s ;j<i»>s étroits, très-divergents, lancéolés, 
les antci it urs d'un tiirs plus longs que ks autres, on leur compte 
32 paires de porcs ovales, conjugués par un sillon , h s zones 



TERRAmS CRÉTACÉS. 251 

égales en largeur à l'intervalle qui les sépare. Les tubercules 
sont très-serrés partout. Ceux de dessus sont petits, entourés de 
scrobicuies profonds; ceux de dessous sont bien plus gros. Le 
fasciole est trois fois sinueux en avant , et acuminé en arrière. 

Rapports et différences. Cette espèce nous a été envoyée par 
M. de Koninck, sous le nom di'H. Bufo, dont elle diffère par sa 
forme par son fasciole et ses tubercules serrés. Elle nous paraît 
plus voisine de VH. prunella par ses tubercules, son ensemble 
renflé et ses ambulacres étroits. Cependant elle s'en distingue 
par sa plus grande largeur et bauieur proportionnelle, par sa 
plus grande hauteur en arrière, par son dessus déprimé au som- 
met et déclive dans son ensemble, par plus de paires de pores 
aux ambulacres pairs, et enfin par l'intervalle des zones de ceux- 
ci, aussi large que les zones elles-mêmes. Elle avait, du reste , 
été^figurée par Faujas. 

Localité. Nous avons sons les yeux deux échantillons , Tua 
recueilli à Maëstricht, par M. de Koninck, l'autre rencontré à 
Cypii (Belgique), par M. d'Ârchiac. Tous les deux dans notre 
22*^ étage sénonien ou craie blanche. 

Explication des figures. PI. 885, fig. 1, grandeur naturelle; 
fig. 2, coquille grossie, en dessus ; fig. 3, dessous; fig. 4, profil 
longitudinal ; fig. 5, profil transversal, vu du côté de la bouche ; 
fig. 6, le même, du côté opposé; fig. 7, ambulacres grossis ; 
fig. 8, pores de l'ambulacre impair grossis ; fig. 9, pores de 
l'ambulacre pair antérieur grossis. 

N» 2185. Hbmiastbr punctatus, d'Orb., 1854. 
PI. 886. 
Spatangns prunella, Mantell, 1822, Sussex, PI, 17, fig. 22, 
23 (non Lamarck isiG). 

flemtas/e; prM»eWa (pars), Desor, 1847, CataL rais,, p. 123. 
(Exclus syn. et loc.) 



252 PALLON10LO(;iL Fn\NÇ\ISE. 

Dim'')i'i<ni$. Longueur totale des plus grands, 30 millimètres. 
Par rapport à la longueur : largeur, 03 centièmes; hauteur, 
75 centièmes. 

Coquille ovale, plus longue que large, trcs-r(nflée, non si- 
nueuse et un peu tronquée en avant, dont la hauteur a les "5 cen- 
tièmes de la longueur, et dont le grand diamètre transversal est 
un piu en arrière du milieu. Dessus très-arrondi en. avant, la 
courbe se prolongeant jusiu'au .'■ommet légèrement déprimé^ 
puis s'élevant pour offrir la plus grande hauteur en arrière, ou 
une courbe s'éfend jusqu'à la région anale coupée verticalement. 
Le sommet est très en arrière. Le pourtour très-convexe mon- 
tre la plus grande convexité près de la basf^. DiSsous convexe, 
avec une légère dépression en avant de la bouche. Une saillie 
conique se voit à la région postérieure médiane. 5J//on antérieur 
marqué seulement près du sommet. Bouche transverse, arquée, 
placée en avant du tiers antérieur, y^nna ovale, transverse, pla(é 
au-dessus des deux tiers de la hauteur, sans aréa spéciale. .4m- 
bulacrcs inégaux, assez profondément creusés. Vambnlacrcim- 
pair, dans un sillon, offre de !2 à 13 paires de pores. Chacune 
de celles-ci est entourée d'une dépression et séparée d'un tuber- 
cule saillant. Amlnilacrcs pairs, longs, assez larges, les anté- 
rieurs le double plus longs que les autres, profonds et sinueux, 
on leur compte 22 paires de pores, sur des zones inégales, la 
plus large en dehors. Les pores conjugés sont o,vales et trans* 
verses, réunis par une dépression. Une rangée de tubercules se 
voit entre chaque paire de pores. Les tubercules sont très-nom- 
breux, très-rapprochés, a large serobicule autour, grossissant 
des parties supérieure s aux infei icures. Le fasciole large, arrondi 
en avant, un peu sinueux sur les côtes. 

Rapports cl diprences. Cette espèce a été confondue avec 
17/. ;;ruNe//a,doutcllea, en effet la forme, l'anus transverse et 
les tubercules, mais nous avons reconnu qu'elle en diffère par 



TKKRAINS CMÉlACiîS. 253 

ses proportions moins hautes, par sa plus gr^.ndc liauleur eu 
arrière du sommet, par sa région anale plus tronquée, par ses 
amliulacres creusés, plus inégaux, plus Inrjies et plus sinueux, 
par leurs zones inégales, par un bien plus grand nombre de 
paires de pores, autrement ornés. Pour nous, ce sont bien deux 
espèces distinctes. C'est évidemment 17/. prunella de M. Man- 
tell, mais non celui de Lamarck. M. Dcsor l'a confondu avec 
VfJ. prunella; c'est de celui-ci qu'il parle quand il cite les 
localités du sud-ouest de la France. 

Localité. C'est l'espèce la plus commune dans l'ouest et le 
sud-ouest de la France, dans l'étage sénonien. Nous l'avons re- 
cueillie successivement à Talmont, à M irambeau, à Saint-Georges, 
à Mescher etàRoyan (Charente-Inférieure); à Sainte-Colombe, 
à Orglande (Manche) ; aux environs de Tours (Indre-et-Loire) ; à 
Vendôme (Loir et-Cher) ; à Saumur (Maine-et-Loire) au 
sommet des coteaux ; M. d'Archiac et nous, l'avons rencontré 
à Sainte-Mêmes, aux environs de Périgueux (Dordogne). 

Explication des figures. PI. 886, fig. 1 , grandeur naturelle ; 
fig. 2, coquille en dessus, grossie; fig. 3, dessous; fig. 4, profil 
longitudinal; fig. 5, profil transversal, du côté de la bouche ; 
fig. 6, le même, du côté opposé; fig. 7, ambulacres grossis; 
fig. 8, pores de l'ambulacre impair, grossis ; fig. 9 , pores des ana- 
bulacres pairs antérieurs; fig. 10, tubercules du dessus. De notre 
collection. 

N''2I86, Hemiaster LiGERïEJJSis, d'Orb., 1854. 
PI. 887. 

Dimcmiom. Longueur totale, 27 millimètres. Par rapport 
à la longueur : largeur, 97 centièmes; hauteur, 82 centièmes. 

Coquille presque ronde, cependant plus longue que large, 
très-renflée, non sinueuse et tres-elargie en avant, rétrécie en 
arrière, dont la hauteur a les 82 centièmes de la longueur, et 



254 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE, 

dont le grand diamètre transversal est un peu en avant de la 
moitié. Dessus arrondi en avant, puis en pente convexe, jus- 
qu'en arrière du sommet, où se trouve la partie la plus haute, 
assez près de l'arca anale coupée presque verticalement. Le som- 
met est en arrière dans une légère dépression. Le pourtour, quoi- 
que très-arrondi, a sa plus grande convexité près de la base. 
Dessous peu convexe, déprimé autour de la bouche, et plus 
f:onvexesur la région médiane postérieure, où se remarque une 
saillie conique. Sillon antérieur marqué seulement du sommet 
jusqu'au faseiole. Bouche à lèvres saillantes, placée eu avant des 
deux tiers antérieurs. Anus rond, même peut-être un peu ovale 
longitudinalement, placé à la région supérieure d'une aréa non 
circonscrite. Aihbulacre impair plus long, et moins large que 
lis autres, assez creusé, offrant 16 à 17 paires de pores, petite, 
avec un tubercule oblong au milieu. Ambu'acres pairs assez 
courts, excavés, et larges, les antérieurs d'un tiers plus longs 
que les postérieurs ; on leur compte 30 paires de pores, oblongs, 
écartés, conjugées par un sillon. Les Tubercules sont assez espa- 
cés, inég;iux, croissant des supérieurs aux inférieurs. Le FascioU 
est large, urrondi en avant, rétréci et obtus en arrière. 

Rapports et différences. Cette espèce, étiquetée de la main de 
M. Agassiz sous le nom d'Zf. bufo, s'en distingue par sa forme 
plus ovale, par son manque complet de sillon antérieur, par ses 
ainbulacres plus courts, etc., etc. Elle se rapproche davantage de 
17/. punctatus avec lequel el le se trouve ; mais elle en diffère par sa 
plus grande hauteur, son dessus plus oblique, par son grand dia- 
mètre transversal en avant, par son anus ovale longitudinalement, 
par un plus grand nombre de pores aux ambulacres, beaucoup 
plus couris, et enfin par ses tubercules non rapprochés et d'une 
autre forme. 

Localité. Nous en avons deux exemplaires : l'un recuilli par 
M. d'Archiac, à la tranchée de Tours (ludrc-et- Loire], et l'autre 



TERRAINS CRÉTACIiS. 255 

recueilli par nous à Saint-Christophe, même département, dîins 
le banc jaune de l'étage sénonien ou craie blanche. 

Explication des figures. PI. 887, fig. 1, grandeur naturelle; 
fig. 2, coquille grossie, vue en dessus; fig. 3, dessous; fig. 4, 
profil longitudinal; fig. 5, profil transversal du côté de la bou- 
che ; fig. 6, le même, du côté opposé ; fig. 7, ambulacres grossis ; 
fig. 8, pores de l'ambulacre impair ; fig. 9, pores de l'ambulacre 
pair grossis; fig, 10, appareil occllaire grossi. De notre col- 
lection. 

No 2187. HEMiASTEa BBEviuscuLUs, d'Orb., 1854. 

PI. 888. 

Micrasier breviuscuhis, de Koninck (manuscrit). 
Dimensions. Longueur totale 5 millimètres. Par rapport à la 
longueur : largeur 100 centièmes; hauteur, 7 2 centièmes. 

CogMi7/e déprimée, aussi large que longue, sinueuse en avant, 
tronquée en arrière, dont la hauteur a les 72 centièmes de la 
longueur et dont le plus grand diamètre transversal se trouve à 
peu près au milieu. Dessus assez convexe, arrondi on avant et 
s'élevout de ce point jusque bien en arrière du sommet où se 
remarque la partie la plus haute; île ce point la courbe s'a- 
baisse vers l'aréa anale tronquée obliquement, l.e sommet est 
au milieu, le pourtour offre la plus grande saillie obtuse près de 
la base. Dessous excavé près de la bouche , convexe en toit 
partout ailleurs sur la ligne médiane. Ji//o/i antérieur large, 
mais peu profond, prolongé de la bouche au sommet. Bouche 
transverse, un peu triangulaire , placée aux deux tiers anté- 
rieur-. Anus grand, ovale lonjjltudinah ment , placé à la partie 
supérieure d'une area pi ne. Aiuhulacrc impair aussi large que 
les autres; formé de pores rares, espacés, sépares par une sail- 
lie. Ambulacres pairs larges , peu protonds, inégaux , les anté- 
rieurs d'un tiers plus longs que les postérieurs. Les zones plui 



250 l'ALÉONTOLOGIE FHitSÇAISt. 

larges que les intervalles qui les séparent sont formées de paires 
de pores obliques, ovaUs en sautoirs à chaque paire. Les tuber- 
cules sont épars, inégaux, petits el rares. Le fascïole est peu 
visible, cependant nous l'avons parfaitement vu. 

Rapports et différences. Cette tspece nous a été envoyée par 
M. de Koninck sous le nom de Micraster breviusculus, comme 
elle montre un fasciole péripétal très-reconnaissable, nous la 
p'açons dans le genre Heniiaster. Par son ensemble court el 
déprimé elle se rapproche un peu de 17/. \ erneniiii, mais elle 
est plus haute, à ambulacres moins profonds et beaucoup plus 
eourt<, et par tous les détails de ses pores ambulacraires. 

Localitr. M. de Koninck l'a recueillie à Maestricht, dans l'é- 
tage 22*= : sénonien ou de la craie blanche , car à Maestriiht , 
comme nous l'avons dit aux généralités sur les ryo zoaires, il 
n'existe que cet étage, et rien qui ressemble à l'étage danien. 

Explication des figures. P]. 888, fig. I ; grandeur naturelle j 
lig. 2, coquille grossie, vue en dessus; fig. 3, dessous; fig 4, 
profil longitudinal; fig. 5, profil transversal vu du côté de la 
bouche; fig. u, la même du côté de l'anus; fig. 7, ambulacre 
plus fortement grossi. De la collection de M. de Koninck. 

IS» 2188. Hemiâster sexangulatus, d'Orb. , 18.14. 
PI. 889. 

Micraster sc.xanyuîaiiis, d'Oib., 1840. Voy. au pôle sud de 
r Astrolabe; Paléout. , pi. û, fig. 4 7- li). 

Dimensions. Largeur totale 2î) millimètres par rapport à la 
largeur; longueur, 99 centièmes; hauteur, 71 centièmes. 

Co<iuHli- hexagone, plus large que longue, très sinueuse d à 
trois faces en avant, et trois eu arrière, retrécie aux extrémités 
dunt la postérieure est tronquée, dont la hauteur a les 7 1 cen- 
tièmes de la largeui, et dont le grand diamètre transversal est 
u la moitié, forme d'un angle saillant de chaque côté. Di-ssus 



TERRAINS CUKl'ACliS. 257 

convexe, anoiuîi en avant , de là s'élevant jusqu'au sommet ex- 
centrique placé en avant, et ensuite jusqu'à l'intervalle compris 
entre le sommet et la région anale, où se trouve la partie la plus 
élevée; aréa anale» coupée obliquement. Le pourtour arrondi 
offre la plus grande convexité presque à la base. Sillon anté- 
rieur assez large et profond, se continuant de la bouche au som- 
met. Bouche transverse, placée près du tiers antérieur. Anus 
ovale longiludinalcment, placé au sommet d'une aréa assez 
marquée. Ambnlacre impair, plus étroit que les autres, placé 
dans un sillon, formé de zones étroites, composées de pores ova- 
les, obliques, séparés par un léger tubercule. Anibulacrcs pairs 
assez larges, profonds, très-inéganx, les antérieurs deux fois 
aussi longs que les postérieurs, très-divergents et un peu arqués 
en arrière ; zones beaucoup plus larges que l'intervalle qui les 
sépare, formées de pores allongés, transverses. Fusciole trian- 
gulaire daosson ensemble. Tubercules épars. 

L'apportH cl ilifférencea. La forme de cette espèce nous l'avait 
fait confondre a \ecr//. /îa^a, mais elle s'en dislingue bien net- 
tement par sa forme plus hexagone, par sou dessus en pente et 
très-relevé en arrière, par son sommet excentrique en avant, par 
son aréa anale plus déclive, et surtout par ses ambulacres pairs 
infiniment plus inégaux. 

Localiié. Elle a été recueillie aux environs de Pondichéry, 
avec les trois espèces suivantes, dans des couches que, d'après 
sa faune, nous classons dans notre 2 2' étage sénonien ou de la 
craie blanche. 

Explicaiion des figures. PI. 889, fig. 1, grandeur naturelle ; 
fig. 2,co'iuillegro>sie, vueen'Jessus; fig. 3, dessous ; fig. 4, profil 
longitudinal; fig. .5, profil transversal, du côté de la bouche; fig. 6, 
le même, du côté de l'anus; fig. 7, ambulacres grossis; fig. 8, zone 
de pores de l'ambulacre impair grossie; fig. 9, zone de l'arabu- 
lacre pair grossie. De la collection paléontologique du Muséum. 
VL 21 



258 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

No 2189. Hemiasteb Saulcyanus, d'Orb., 1854. 
PI. 890. 

Dimensions. Longueur totale , 45 millimètres. Par rapport à 
la longueur : largeur, 90 centièmes ; hauteur, 60 centièmes. 

Coquille dcprimée, un peu anguleuse, plus longue que large, 
montrant en avant un profond sinus et deux larges facettes pro- 
noncées, en arrière un peu rétrécie, avec deux facettes latérales, 
et la partie postérieure tronquée et même sinueuse. La hauteur 
a les 60 centièmes de l'ensemble, et le grand diamètre trans- 
versal est au tiers antérieur. Dessus peu convexe, obtus et sur- 
baissé en avant 5 de ce point s'élevaut en pente déclive jusque 
près du sommet, qui est excavé ; la courbe se relève de nou- 
veau et se continue eu pente jusqu'à l'aréa anale coupée oblique- 
ment. Le sommet est environ au milieu ; le pourtout obtus offre 
sa plus grande saillie à la base. Dessous très-plat, excavé autour 
de la bouche, à peine renflé à la région médiane postérieure, où 
se voient, en arrière, quelques saillies coniques. Sillon antérieur 
très-large et profond partout. Bouche transverse, placée en 
avant des trois quarts antérieurs. Auus ovale longitudinale- 
ment , placé à la partie supérieure d'une large aréa bordée de 
SàWVies. Ambulacre impair aussi large que les autres; zones 
asstz larges, formées de paires de ports obliques, séparées 
par ui.e saillie; les pores sont allongés et incgaux. Ambula- 
cres pairs presque égaux, très-larges, très-prefonds et pres- 
que droits, dont les zones sont plus larges que leur intervalle. 
Les pores sont inégaux, bien plus longs en dehors, tous très- 
allongés, léliès entre eux par un sillon. On remarque au-dessus 
de chaque paire une ligne de petits tubercules. Les lubcrcnles sont 
très-petits et très-écartis à la surface de la coquille ; ils sont 
bien plus gros en dessous. Le fac'iulc est large et presque mar- 
ginal autour de la coquille, arrondi vn avant et on airièro, >i- 
nueux sur les côtés. 



TERRAINS CRÉTACÉS, 259 

Rapports et' différences. Par sa forme déprimée, par ses longs 
ambulacres peu inégaux, cette espèce se rapproche de VU. cu- 
bïcus, mais elle est b:en plus déprimée ; à ambulacres et sillon 
bien plus larges ; sa bouche est moins antérieure, son dessous 
plus plat et tous les détails différents. 

Localité. M. de Saulcy, à qui la science doit des travaux si 
importants sur le Levant, a recueilli cette espèce au mont Liban. 
Nous la croyons du 22' étage sénonien ou de la craie blanche, 
d'après les Ammonites rencontrées dans les mêmes couches. 

Explication des figures. PI. 890, fig. 1, coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus; fig. 2, dessous; fig. 3, profil 
longitudinal; fig. 4, profil transversal, du côté de la bouche; 
fig. 5, le même, du côté opposé ; fig. 6, ambulacres grossis ; 
fig. 7, zonedel'ambulacre impair grossie ; fig. 8, zone de l'am- 
bulacre pair antérieur grossie. De notre collection. 

N" 2190. Hemiaster nucula, Desor, 1847. 
PI. 891. 

Ilemiasier 7iucnta, Desor, 18^7. Catal. raisonné, p. 122. 
Modèles S 86. 

Dimensions. Largeur, 20 millimètres. Par rapport à la lar- 
geur : longueur totale, 95 centièmes; hauteur, 76 centièmes. 

Coquille très-renflée, plus large que longue, tronquée en avant 
et en arrière, non sinueuse en avant, dont la hauteur a les 76 
centièmes de la largeur, et dont le grand diamètre transversal 
est au milieu» Dessus très-convexe, très arrondi en avant, et s'é- 
levant ensuite, mais très-peu, jusqu'en arrière du sommet, où se 
trouve la partie la plus élevée. La courbe s'abaisse ensuite jus- 
qu'à l'aréa anale tronquée verticalement. Le sommet est à peu 
près au milieu. Le pourtour très-convexe se trouve au milieu 
de la hauteur. Dessous convexe partout, mais plus à la région 
médiane postérieure, sans partie creusée autour de la bouche. 



260 PALÉONTOLOGIE FRANÇA.ISE. 

Sillon marqué seulement à l'ambulacre. Bouclie à lèvre infé- 
rieure très-saillante, placée en avant des deux tiers de la longueur. 
Anus rond, placé aux deux tiers supérieurs, à la région liaute 
d'une aréa assez creusée. Ambulacres très-divergents, inégaux, 
droits et creusés en légers sillons. Uambulacre impair étroit. 
Ambulacres pairs inégaux , les antérieurs un peu plus longs que 
que les autres j tous étroits, lancéolés, pourvus de porcs par 
paires écartées, obliques et conjuguées. Tubercules petits, ser- 
rés partout, mais plus gros en dessous. Faiciole large, ovale 
dans son ensemble, tronqué eu avant, anguleux en arrière. 

Rapports et diflérences. Cette espèce se distingue de toutes 
les autres par son ensemble plus large que long. Voisine de VH. 
prunella par ses ambulacres et ics tubercules, elle est plus courte, 
plus ronde et plus élevée. Élevée comme VH. aliissimus^ elle 
s'en distingue par sa plus grande largeur, par le pourtour de la 
bouche non creusé, par le manque de sillon antérieur au pour- 
tour, et par les ambulacres plus étroits et moins inégaux. 

Localité inconnue. Par ses caractères, elle paraît être de l'é- 
tage sénonien ou de la craie blanche. 

Explieation des figures. PI. 891, fig. t, grandeur naturelle; 
fig. 2, coquille grossie, \ue en dessus; fig. 3, dessous; fig. 4, 
profil long'tudinai ; fig. 6, profil transversal, vu du côté de la 
bouche; fig. 6, le même, du côté opposé. Le moule de notre 
collection. 

N' 2J0I. Hemusteb globosus, Desor, i847. 

PI. 892. 

Spatangus globosus, Risso, 1825. Europe méridionale, t 5, 
p. 281, n" 36. 

/</., Des Moulins, 1837. Études sur les Échin., p. 392, n* 23. 

M icrasicr globosus, Agassiz, 1840. Cat. syst., p. 2. Modelés 
S., 17. 



TERRAINS CRIÉTACÉS. 261 

Hcmiasler yloboms^ Desor, 1847. Catal. raisonné, p. 123. 

ilemiaster altissiinus, Desor, 1847. Catal. raisonné, p. 123. 

Dimensions. Longueur totale, 50 millinoètres. Par rapport 
à la longueur : largeur, 100 centiènaes; hauteur, 92 centièmes. 

Coquille ronde, légèrement tronquée en avant et en arrière, 
très renflée, à peine sinueuse en avant, dont la hauteur a les 
92 centièmes de la longueur, et dont le grand diamètre trans- 
versal est à la moitié de la longueur. Dessus très-convexe, très- 
arrondi et moins haut en avant, de là s'élevant en arc jusque 
bien en arrière du sommet, où se trouve la partie plus haute, 
puis s'arrondissant de ce point jusqu'à l'aréa anale, convexe et 
oblique. Le sommet est un peu plus en avant qu'en arrière. Le 
pourtour très-convexe a son plus grand diamètre à la moitié de 
la hauteur. Dessous convexe partout, avec une légère dépres- 
sion autour de la bouche, et une partie plus saillante sur la ré- 
gion médiane postérieure. Silloyi très-prononcé près du som- 
met et s'abaissant ensuite au pourtour. Bouche ordinaire, placée 
en avant des deux tiers de la longueur. Anus ovale longitudina- 
lement, placé au tiers supérieur de la hauteur, dans une aréa 
étroite, à peine marquée. Ambulacres inégaux assez creusés. 
Uainbulncre pair un peu moins large que les autres; ambulacres 
impairs, inégaux, les antérieurs ont près de deux fuis la longueur 
des autres, tous divergents, lancéolés, assez creusés. Tubercules 
petits et serrés. Fasciole? 

Rapports et différences. Par sa forme renflée cette espèce a 
du rapport avec ï H. prunella^ mais elle est plus large et plus 
haute, avec son dessus plus déclive en avant, ses ambulacres 
plus larges et plus excavés. Nous réunissons sous un même nom 
deux espèces de M. Desor, regardant l'une comme le jeunes âge 
de l'autre. 

Localité. M. Desor dit, dans son Catalogue raisonné : « Du 
terrain pisoUtique de Saint-Mathias, Véronne. — M. Elle de 



262 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Beanmonr. » Or ce terrain pisolitique de l'Italie, pour M. Desor, 
à en juger par VEchinoconjs luherculnttis, qu'il cite dans ce 
terrain, est pour nous tout simplement notre 22» étage sénonien 
ou craie blanche. 

Explication des figures. PI. 892, fig. i, coquille de grandeur 
naturelle, vue en dessus; fig. 2, dessous; fig. 3, profil longitu- 
dinal ; fig. 4, profil transversal, du côté de la bouche; fig. 5, le 
même, du côté de l'anus. Le moule de notre collection. 

N° 2192. Hemiaster AMYGDAiA, d'Orb., 1854. 
PI. 893, fig. 4-6. 
Spatangiis amijgdala, Gold., 1830. Pétref,, 1, p. 155, pl. 48. 
fig. 3. 

Holaster amygdala, Agassiz, 1847. Cat. rais., p. 134. 
Id., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 2G9 ; étage 22% n" 1159. 
Nous empruntons cette espèce à Goldfuss, qui la rapporte 
peut-être à tort à VEcliiniis amygdala de Gmelin, figurée dans 
Leske, pl. 24, fig, h, i. Quoiqu'il en soit, il la décrit de la ma- 
nière suivante : 

Spata7îgus dcpressiusculns, subcarïnatns^ postice oblusus, ca- 
nali explanato, amlntu obovalo^ veriice centrali ^ canalibus 
ambulacrorum lateralium rectis snperficialibus œqualibus, ore 
submargilani, ano a margïne remoio. 

Goldfuss indique que c'est un moule siliceux rencontré aux en- 
virons d'Aix-la-Chapelle. Pour ne rien changer au genre, nous 
avions l'intention de placer, comme M. Agassiz, cette espèce 
parmi les flolasicr, mais nous croyons qu'elle ne peut y rester ; 
car les ambulacres interompus sur une coquille, ne le sont pas 
dans le moule, comme on peut en juger par les moules siliceux 
du Micrastcr coranguinum et des Hcmiaslcr. Nous croyons 
même qu'elle doit être classée dans le genre Hcmiasicry par la 
forme du sommet qui indique des plaques génitales et ocellaires, 
non sur la même ligne, mais bien groupées. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 263 

Explication des figures. PI. 893, fig. 4, coquille de grandeur 
naturtlle, vue en dessus; fig. 5, la même, grossie; fig. 6, profil 
longitudinal. Copies des figures données par M. Goldfuss. 

N° a 193, Hemiaster rana, Desor, 1847. 
PI. 893, fig. 7, 8. 

Brîssuarana, Forbes, 1846. Trans. géol. Soc. Lond., vol. Vil, 
p. 161, pi. 19, fig. 5. 

Hennaslerraiia^Desor^ 1841. Cat. rais., p. 125. 

id., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 270; étage 22% n" 1172'. 
(Exclus, syn.) 

Dimensions. Longueur totale, 38 millimètres. Par rapport à 
la longueur : largeur, 100 centièmes ; hauteur, 72 centièmes. 

Coquille presque ronde, aussi large que longue, fortement 
sinueuse en avant et un peu en arrière, où elle est rétrécie et 
tronquée, dont la hauteur a les 72 centièmes de la longueur, et 
dont le grand diamètre transversal est au milieu. Dessus con- 
vexe, arrondi et un peu surbaissé en avant, et se continuant en 
courbe ascendante jusqu'au sommet, qui est en avant de la ré- 
gion la plus haute , postérieure , et de là s'abaissant jusqu'à 
l'anus, placé sur une aréa peu marquée. Le pourtour arrondi 
offre la plus grande convexité près de la base. Sillon antérieur 
étroit et assez profondement creusé, et se continuant du sommet 
à la bouche. Ambulacre impair aussi large que les autres, placé 
dans le sillon. Ambulacres pairs étroits, allongés, assez forte- 
ment creusés, inégaux, les antérieurs d'un quart plus longs, 
formés de pores conjugués par zones étroites. Fasciole arrondi 
en avant, un peu sinueux sur les côtés. 

Happons et différences. Par sa forme arrondie, aussi longue 
que large, et ses ambulacres étroits, cette espèce se rapproche 
de VH. VerneulU , mais elle est bien plus arrondie. Nous y 



2611 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

avions rapporte à tort uotre MicraUer sexanqulalus, qui est 

bien différent. 

Localité. M. Cunliffe l'a découverte aux environs de Poridi- 
chéry, avec beaucoup d'autres fossiles que nous rapportons à 
notre 22« étage sénonieu ou craie blanche. 

Explication des figures. PI. 893, fig. 7, coquille, vue en des- 
sus, de grandeur naturelle; fig. 8, profil longitudinal. Copie des 
figures données par M. Forbes. 

N''2194. HeMIASTEB BDCABDIUM,DeSOr, 1847. 
PI. 894. 

Spataijgtis iwardium ^ Goltlfuss , 1829. Petref., p. 157, 
pi. 49, fig. 1. 

Heminst^r bt.cardinm^ Desor, 1847. Cat. raisonné, p. 123. 

7rf., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 270. Étage 22% n" 1176. 

D'mcnsions. Longueur, 50 millimètres. Par rapport à la 
longueur: hirgeur, 1 00 centièmes ; hauteur, 00 centièmes. 

CotfuiHc ronde, aussi large que longue, élargie et sinueuse en 
avant, rétrécie et tronquée en arrière, dont la hautour a les GO 
centièmes de la longueur, et dont le grand diamètre transversal 
est au tiers antérieur. Dessus arrondi et un peu tronqué en avant 
jusqu'à la région supérieure peu élevée, à sommet concave, dont 
la grande hauteur est en arrière, formant une courbe presque 
plane, jusqu'à l'aréa anale tron((urc verticalement. I.e sommet 
est très-excentrique en avant ; le pourtour t' onqué et obtus offre 
son grand diamètre au milieu dt la hauteur. Dessous plat. Sillou 
ayucricnr itow profon I , mais marqué du sommet à la bouche. 
Zîf»M(7i<? transversale, placée en a\ant des deux tiers antérieurs. 
Anus? y4mbulacrc impair plus étroit que les autres. Amhntacres 
pfi/>5 profonds, très-inégaux, les antérieurs larges, deux fois 
aussi longs que les postérieurs. Tubercules f Fnsciolef' 

Ruppvriii et dif fer mers. Cette espèce, décrite sous le nom de 



TERRAINS CRÉTACÉS. 265 

Spaiangus bucardhnn par M. Goldfuss, a été réunie par M. De- 
sor à l'espèce que nous avons appelée Moidinsanus ; mais elle 
s'en distingue par son ensemble arrondi, par sa hauteur bien 
moins grande, par sa forme plus plane en dessus, plus tron- 
quée eu avant, par son sommet excentrique en avant. Il suffit, 
du reste, de comparer les figures pour s'assurer que ce ne peut 
être la même espèce. M. Desmoulius la réunit à tort hVH. Par- 
kinsoni. 

Localité. Goldfuss l'indique à Aix-la-Chapelle, où nous ne 
connaissons que le 22" étage : sénonien ou de la craie blanche. 

Explication des figures. PI. 894, fig. 1, moule intérieur de 
grandeur naturelle; fig. 2, le même, en dessous; fig. 3, profil 
longitudinal. Copie des figures données par M. Goldfuss. 

N° 2195. Hemiastek pahastatus, Desor. 

PI. 894, fig. 4. 

Spaiangus parastalus, Morton, 1834. Synopsis, p. 77 ; pi. 3, 

fig. 21. 

Hemiaster parasiaius, Desor, 1847. Cat. rais, p. 141. 

7c/.,d'Orb.,l847. Prod., 2, p. 270 ; étage 22% nM 178. 

Dimensions. Longueur, 35 millimètres. Par rapport à la lon- 
gueur : largeur, 85 centièmes. 

Coquille cordiforme, un peu plus longue que large, convexe, 
élargie et sinueuse en avant,. rétréie etacu!ii|ée en arrière. Le 
sommet est excentrique en arrière ; le sillon antérieur large et 
profond. Ambulacre impair plus large que les autres. Ambula- 
crex pairs lancéolés, droits, excavés, les antérieurs d'un tiers plu3 
long que les postérieurs. 

Par la description qui précède on peut juger qu'on ne connaît 
encore que bien imparfaitement cette espèce, que dès lors nous 
ne pouvons comparer sérieusement aux autres. 

YL 22 



266 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Localité. Lllc est propre à la craie de Prairie-Blufr, province 
d'Alabama, nux États-Unis. Nous la rapportons avec certitude à 
notre 22<^ étage séuonien ou craie blaoclie. 

Explication des figures. PI. 894, fig. 4 , coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus. Copie de la figure donnée par 
M. Morton. 

N''2l96. Hemiaster EXPANSUS, Desor, 1847. 
PI. 895, fig. 1, 2. 

Bri'isus expansus ^ Forbes, 1846. Trans. geol. Soc. 1., vol. 
VII, fig. 160; pi. 19, fig. 7. 

Hemiaster expansus, Desor, 1847. Catal. raisonné, p. 125. 

Dimensions. Longueur totale, 66 millimètres. Par rapport à 
I;i longueur : largeur, 100 centièmes; hauteur, 53 centièmes. 

Coquille presque ronde, déprimée, aussi large que longue, 
fortement sinueuse en avant, rétrécie et échancrée en arrière, 
dont h hauteur a les 53 centièmes de la longueur, et dont le 
grand diamètre transversal est au milieu de la longueur. Drs^us 
peu convexe, arrondi et surbaissé ( n avant, la courbe se conti- 
nuant en montiiul jusqu'au som !;et ou se trouve le point le plus 
haut et de là s'abaissant jusqu'à l'aréa anale convexe. Sillon 
très creusé et étroit, prononcé du sommet à la bouche. Ambu- 
lacrc impair aussi large que les autres. Ambulacres pairs 
étroits, allongés, fortement creusés, très-inégaux, les anté- 
rieurs presque m double plus longs que les antres. Fasciole 
coupé carrément en avant, très-sinueux sur les côtés, tronqué en 
arrière. 

Rapports et d'iff':rences. La forme arrondie et déprimée de 
cette espèce la distingue facilement de la précédente avec la- 
qu» lli> c'ie a des rapports. 

Localité. A Pondiehéry, avee la préeeilcnte , découverte par 
M.CunlilTe. 



TERBAIISS CRKIACKH. 267 

Explication (1rs fif/nra;. PI. 81)5, fig. J, coiuiilc de grandeur 
naturelle, vue en dessus ; fig. 2, profil longitudinal réduit de la 
même espèce. Copie des figures données par M. Forbes. 

N<'2197 Hemiaster inqequalis, Desor, 1847. 
PI. 895, fig. 3,4. 

Brissus iiiœqualis, Forbes, 1816. Trans. geol. Soc, vol. VII 
p. 160, pi. 19, fig. 6. 

Hcmiasier inœqualis, Desor, 1847. Cat. raisonné, p. 125. 

Dimensions. Longueur totale, 47 millimètres. Par rappotJ; à 
la lon{]ueur : largeur, loo centièmes; hauteur, 60 centièmes. 

Cette espèce nous montre la même forme que VH. expansus, 
mêmes ambulacres, mêmes dispositions générales des parties 
seulement elle est un peu plus haute, son sillon parait plus 
large, sa région postérieure non tronquée. Ce sont les seuls ca- 
ractères différentiels qui ressortent des figures de M. Forbes. 
Nous les sijjnalons tout en pensant que VU. inœqualis pourrait 
bien n'être que le jeune de Vif. expansus. 

Localité. Avec les deux espèces précédentes, aux environs de 
Pondichéry. 

Explieaiion des figures. PI. 895, fig. 3, coquille de grandeur 
naturelle, "vue en dessus ; fig. 4, la même, offrant le profil lon- 
gitudinal. Copie des figures données par M. Forbes. 

N» 2198. Hemiastbr lacunosus, d'OVb., 1854. 
PI. 896. 

Spaiangus /acMwojus , Goldfuss, 1829. Petref., p: 158, pi. 49, 
fig. 3 (excl. syn.). 

5. crassissimns (pars) , Desmoulins, 1847. Etudes sur les 
Ech., p. 394 (excl. syn.). 

Hemiasier ampluSy Desor, 1847. Cat. rais., p. 123. 



268 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

K, d'OrK, 1847. Prod. 2, p. 270. Étage 22 ,n«> 1 175. 
Dimensiow. Longueur totale, 58 millimètres. Par rapport h 
la longueur: largeur, 98 centièmes; hauteur, 71 centièmes. 

Coquille ovale, un peu plus longue quo large, convexe, élargie 
et à peine sinueuse en avant, un peu rétrécie et arrondie en ar- 
rière, dont la hauteur a les 7 5 centièmes de la longueur, et dont 
le grand diamètre transversal est au tiers antérieur. Dcjshs très- 
convexe, arrondi en avant, et s'élevant ensuite en arc jusqu'au 
sommet, où se trouve la plus grande hauteur, et de ce point en 
s'abaissaut jusqu'à l'aréa anal très-échancré. Le sommet est 
excentrique en arrière ; le pourtour arrondi offre sa plus grande 
convexité au tiers inférieur. Dessous convexe, surtout au milieu. 
Sillo7i antérieur profond près du sommet, puis s'effaçant près 
du bord. Bouclie transverse, placée aux quatre cinquièmes an- 
térieurs, .^nui ovale, longitudinalcmeot. Ainbulacrc impair 
aussi large et plus long que les autres. Ambulacres pairs forte- 
ment creusés, très-inégaux, les antérieurs deux fois et demie plus 
longs que les postérieurs, flexueux en avant. Tubercules très- 
petits, épars et très-serrés en dessus, beaucoup plus gros en 
dessous. Ceux de l'écussou médian sont excentriques dans leur 
scrobicule ; les autres sont crénelés. 

Rapports et différences. Cette espèce se rapproche de la 
forme de Vil. Kuninckanus ^ mais (Ile s'en distingue par son 
ensemble plus déprimé, par son aréa anal plus échancré , et 
enfin par ses ambiilacres bien plus inégaux et plus flexueux. 

I/iaioire décrite par Goldfuss sous le nom de Spnlanyis Incu- 
nosus. M. Desor a cru devoir changer ce nom en Auiplus, parce 
que ce n'était pas VEcliinus lacunosus de Linné ni celui de 
Farkinson ; mois, dès l'instaut qu'il le plaçait d.ms le genre 
Hciniastcr et qu'il n'existait pas d'autre espèce du nom de La- 
cunosus dans ce genre, il convenait de lui conserver cette déno- 
mination, que nous lui restituons aujourd'hui. 



TERRAINS CRIÉTACÉS. 269 

Locnlîié. Goklfuss l'indique de lr\ craie d'Aîx-ln-ChapelIe^ et 
de Quedlimbourp; dépendant <le notre 22'' étage sénonien ou de 
la craie blanche. Ses caractères nous feraient craindre que cette 
espèce ne fût pas des terrains crétacés ; c'est donc avec doute 
que nous la plaçons ici. 

Explication des figures. PI. 896, fig. 1, coquille de grandeur 
naturelle, vue en dessus; fig. 2, la même, en dessous; fig. 3, 
profil longitudinal ; fig. 4 et 5, tubercules du dessus grossis; 
fig. 6, tubercules du centre en dessous grossis; fig. 7, tubercu- 
les latéraux du dessous. D'après M. Goldfuss. 

Genre PERiASTER,d'Orb., 1854. 

Spatangus (pars) auctorum ; Schyzaster (pars), Agassiz. 

Caractères, Avec tous les caractères extérieurs d'appareil gé- 
néral et ocellaire, de bouche, d'anus, d'ambulacres, de forme gé- 
nérale des trois genres précédents. Celui-ci est caractérisé prin- 
cipalement par sou fasciole, qui, tout en étant péripétale, com- 
me dans le genre Hemiasier, offre de plus sur les côtés une 
branche de plus qui se détache du f;sciole péripétale, vis-à-vis 
del'ambulacre pair antérieur, et vient passer bien au-dessous de 
l'anus. Le sillon antérieur est peu creusé , et ses pores ne sont 
pas surmontés de côtes verticales. Tubercules épars, inégaux, 
espacés. 

Rapports et différences. Par son fasciole péripétale entier, 
pourvu d'une branche latérale qui vient passer sous l'anus, ce 
genre se distingue nettement de tous les genres précédents. Il se 
rapproche par ce même caractère du genre Schijzasier, mais en 
diffère par son fasciole superficiel, et non dans un sillon, par ce 
fasciole entourant de moins près les ambulacres; par son sillon 
intérieur non profondément creusé et non pourvu lattéralement 
de sillons transverses, comme dans les Schyzaster ; par nne 



270 l'ALÉONTOLOGlE FRANÇAISE. 

forme non oblique^ et par des tubercules inégaux et uou serrés 

eu dessus. 

Ce genre ainsi circonscrit appartient aux terrains crétacés et 
tertiaires, et se trouve vivant dans les mers chaudes et froides. 
Voici du reste les noms des espèces de ces derniers terrains que 
nous rapportons. 

1° Periaslcr fracjïlïs, d'Orb,, 1855. Brissus fragilis, Dub. et 
Kor.,Zool. Bidr., p. 280, pi. 10, fig. 47, 49. Sclujzasier fia- 
gilis, Agassiz, 1847. Cat: raisonné, p. 128. Vivant, des'.côtesde 
Finmark, dans les grandes profondeurs. Découvert par M. Lo- 
ven, de Stockholm. 

2» Periaster cjibberulus, d'Orb., 1855. Savigny, Descript. de 
l'Egypte zool., pi. 7, fig. 6. Schizasler gybberuhiSj Agassiz, 
1847. Catalogue raisonné, p. 128. Vivante, de la mer Rouge. 
M. Lefebvre. 

Z° Periaslcr Cî/tc/isjs , d'Orb., \èbb.\Schyzaster CubemiSy 
Agass., 1847. Cat. raisonné, p. 128. Fossile de l'étage contem- 
porain dt lîle de Cuba, rapporté par M. de la Sagra. 

Résumé géologique. 

Nous connaissons aujourd'hui, des terrains crétacés , quatre 
espèces fossiles ainsi réparties : les Perins'.er elntus^ wululatus 
et conicus de l'étage cénomanien. Les trois sont du bassin py- 
rénéen , mais le P. undulatus se trouve encore dans le bassin 
anglo-parisien. 

Le P. oblongus a été recueilli en Egypte, au mont Garèbe, 
dans l'étage turonien, avec de nombreuses Radiolites. 

N» 2199. Pekiastbr elatus, d'Orb., 1853. 

PI. 897. 

Spaiangus clains, Des Moulins, 1837. Études sur les Éch., 
p. 406. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 271 

Hintiinstcr rlatits, Desor, 1847. Catal.rais., p. 123, 

/r/.,cl'0rl). , 1S47. Prod., 2, p. 178, n" 637. 

Dimension!^. Longileur totale, 31 milliraèties. Par rapport à 
la longueur : largeur, 97 centièmes; hauteur, 80 centièmes. 

Coquille très-haute, un peu anguleuse, presque aussi large 
que longue, non échancrée en avant, un peu acuminéeen ar- 
rière, dont la hauteur a les 80 centièmes de la longueur, et dont 
le grand diamètre transversal est un peu en arrière de la moitié. 
Dessus très-convexe, obtus en avant, et s'élevant beaucoup de suite 
en courbe presque inclinée, jusqu'en avant du sommet où se trouve 
la partie la plus haute, qui se continue horizontalement ensuite 
jusqu'à l'aréa anale très-excavée et évidée. Les parties interam- 
bulacraires s'élèvent comme autant de hautes collines entre les 
ambulacres. Le sommet est excentrique en arrière. Le pourtour, 
presque anguleux, offre sa plus grande convexité à la base. Des- 
sous presque plat, seulement un peu bombé à la région médiane 
postérieure et exeavé autour de la bouche. Sillon aniérieur peu 
creusé et marqué seulemenent jusqu'à la hauteur des ambula- 
cres. Boucht bilabiée, placée eu avant des deux tiers antérieurs. 
Anus ovale longitudinalement, placé au sommet d'une aréa très- 
prononcée, entourée de saillies coniques. Ambulacre impair 
plus étroit que les autres, formé de paires de porcs espacées. 
Chacune a deux pores rapprochés, obliques, avec un fort tuber- 
cule au milieu. Ambulacres pairs, profonds, très- divergents, 
RS<ez larges, un peu inégaux, les antérieurs ayant un tiers de 
plus long, formés de zones plus larges que l'intervalle qui les 
sépare, composés de pores allongés et conjugués transversale- 
ment. Tubercules épars, éloignés les uns des autres, très-inégaux, 
s'augmentant des régions postérieures aux antérieures, et des 
supérieures aux inférieures. Fasciolc arrondi en avant, sinueux 
sur les côtés et en arrière, La branche latérale s'abaissant brus- 
quement pour passer sous l'anus. 



272 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Rapports et différences. Par sa forme élevée, cette espèce se 
distingue bicD nettement des autres. Elle a été décrite comme 
Spaiangus par M. Des Moulins. M. Desor l'a placée dans le genre 
Ilemiaster; mais nous y avons découvert un fasciole latéral qui 
empêche de la conserver dans ce genre, et nous la plaçons dans 
celui des Periasier. 

Localité. Nous l'avons recueillie, dans le 20^ étage cénoma- 
nien, à Rochefort, à Fouras, à Charras, à l'Ile Madame (Cha- 
rente-Inférieure), où elle est peu commune. 

Explication des figures. PI. 897, fig. I, grandeur naturelle; 
fig. 2, coquille grossie, vue en dessus ; lîg. 3, dessous; fig. 4, 
profil longitudinal ; fig. 5, profil transversal, du côté de la bou- 
che; fig. 6, le même, du côté de l'anus; fig. 7, ambulacre 
grossi ; fig. 8, pores de l'ambulacre impair, grossis ; fig. 9, 
pores des ambulacres pairs antérieurs, grossis. De notre collec- 
tion. 

N» 2200. Periasier undulatus, d'Orb., 1854. 
PI. 898. 

M ter as 1er undulatus, Agassiz, 1840. Cat. syst., p. 2. 

/f/., Agassiz et Desor, 1847. Catal. rais., p. 130. 

Id., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 177, n» 635. 

Dimensions. Longueur totale, 5i millimètres. Par rapporta 
la longutur : largeur, 95 centièmes; hauteur, tJS centièmes. 

Coquille un peu polygone , presque iuissi large que longue, 
sinueuse en avant, tronquée eu arrière, dont la hauteur a les 
63 centièmes de la longueur, et dont le grand diamètre trans- 
versal est un peu en avant de la moitié. Dessus convexe, arrondi 
en avant, puis s'élevant de ce point par une courbe jusqu'au 
sommet légèrement creusé, puis s'élevant encore en arrière où 
se trouve la partie la plus haute, jusqu'à l'aréa anal tronque 
obtusement. Le sommet est presque au milieu. Le pourtoui 



TERRAINS CRÉTACIÎ8. 273 

arrondi offre sa partie la plus convexe près de la bnse. Des&ous 
un peu convexe, surtout à la région médiane postérieure, creusée 
autour de la bouche. Sillon antérieur large, mais peu profondé- 
ment creusé de la bouche au sommet. Bouche transversale, pla- 
cée en avant des deux tiers antérieurs de la longueur. Anus 
ovale longitudinalement, placé à la partie supérieure d'une aréa 
peu marquée. Ambulacre wipnir moins creusé que les autres, 
aussi large , formé de pores par paires rapprochées. Les deux 
pores obliques avec une saillie enlre les deux. Ambulacres pairs 
profonds, étroits, presque égaux, longs, formés de zones moins 
larges que leur intervalle, dont les pores conjugués sont sous la 
forme d'une virgule transverse. Tubercules épars, inégaux, gros- 
sissant d'arrière en avant, et du dessus au dessous. Fasciole 
cernant de loin les ambulacres, arrondi en avant, sinueux sur 
les côtés et rétréci en arrière. La branche latérale prend au 
coude de côté, et en s'ondulant vient passer sous l'anus. 

Rappoi'1% cl différences. Cette espèce a été indiquée , par 
M. Agassiz, sous le nom de Micraster, ni:;is nous y avons re- 
connu un fasciole péripétal et une branche latérale, ce qui ne 
permet pas de la conserver dans ce genre. Nous en avons sous 
les yeux vingt échantillons de divers âges, qui nous ont démon- 
tré que les jeunes sont plus hauts et un peu moins larges. 

Localité. Nous l'avons recueilli dans le 20'' étage : cénomanien, 
àl'Iled'Aix, à l'Ile Madame, à Fourras, au port des Barque» 
(Charente-Inféri( ure) ; à Lamnay, près de Vibraye (Sarthe). 

Explication des figures. PI. 808, fi^. i, coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus; fig. 2, dessous; lig. 3, profil lon- 
gitudinal ; fig. 4, profil transversal, du côté de la bouche ; fig. 5, 
le même, du côté de l'anus; fig. 6, ambulacres grossis; fig. 7, 
pores de l'ambulacre impair ;j fig. 8, pores de l'arabulacre pair. 
De notre collection. 

VL 23 



274 PALÉOiMOLOGlE FRANÇAISE. 

N" 2201. Periasteb conicus, d'Orb., 1854. 
PI. 899. 

Hemiaster Fourneli (pars), Desor, 1847. Cat. rais., p. 128. 
(Non Heminsler Fourneli, Desor. Voy. n» 2175.) 

Dimensions. Longueur totale, 36 millimètres. Par rapport à 
la longueur : largeur, 90 centièmes; hauteur, 68 centièmes. 

Coquille oblongue, ovale, plus longue que large, sinueuse en 
avant, tronquée en arrière, dont la hauteur a les 68 centièmes 
de la longueur, et dont le plus grand diamètre transversal est 
à la moitié. Dessus élevé, conique, obtus et presque anguleux 
en avant, d'où il s'élève en pente droite, oblique jusqu'au som- 
met, où se trouve la partie la plus haute. Il s'abaisse ensuite, en 
pente très- déclive, à l'aréa anale coupée très- obliquement. Le 
sommet est au centre ; le pourtour est anguleux à la base. Des- 
sous presque plat, seulement plus convexe à la région médiane 
postérieure. Sillon très-évasé et peu profond, s'étendant de la 
bouche au sommet. Bouche ordinaire, placée au quart antérieur 
de la longueur. Anus ovale, placé au sommet d'une arréa creu- 
sée surtout eu haut. Amùulacre impair étroit, placé dans le s\\- 
]ou. Avibulatni ;;nirs allongés, creusés, étroits, les antérieurs 
plus longs que les postérieurs. Zones formées de pores allongés 
transverses. TuOcrcules méga\i\, cpars et distants, plus gros en 
dessous. Fasciole peu marqué, à branche latérale droite. 

Kapforis cl diffrrences. Cette espèce a beaucoup de rapports 
avec le P. oblonfjus^ mais elle s'en distingue nettement par sa 
plus grande hauteur, son profil représentant un cône tronqué 
au sommet, par son pourtour plus anguleux, ses pentes laté- 
rales droites, et enfin par son sommet au milieu au lieu détre 
excentrique en avant. Elle est aussi d'un autre étage géologique. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 275 

Elle a été confondue par M. Desor, avec VHemiastcr Fonrneliy 
dont elle représente son type deGourdon (Lot), modelé, n' 777, 
avec étiquette de sa main. Elle en diffère, comme on le voit, 
même par des caractères génériques. 

Localité. Nous en avons trois exemplaires sous les yeux, re- 
cueillis par M. d'Ârchiac, dans notre 20« étage cénomanien, deux 
de Gourdon (Lot) , l'autre de Soubise (Charente-Inférieure) , 
dans le banc à Ostrea Columba. 

Explication des figures. PI. 899, fig. 1, grandeur naturelle; 
fig. 2, dessus grossi; fig. 3, dessous; fig. 4, profil longitudi- 
nal; fig. 5, profil transversal, du côté de la bouche; fig. 6, le 
même, du côté de l'anus; fig. 7, ambulacres grossis. De la col- 
lection de M. d'Archiac. 

N° 2202. Periaster OBLONGUs, d'Orb., ISS-*. 

PI. 900. 

Uemiasier Fourneti (pars), Desor, 1847. Cat. rais., p. 12S. 
(Non Hemiaster FourMe/t Desor. Voy. n^ 2175.) 

Dimensions. Longueur totale, 31 millimètres. Par rapport à 
la longueur : largeur, 90 centièmes; hauteur, 6i centièmes. 

Coquille oblongue, polygone, beaucoup plus longue que large, 
élargie, sinueuse et tronquée en avant, rétrécie et obtuse en 
arrière, dont la hauteur a les 64 centièmes de la longueur, et 
dont le plus grand diamètre transversal se trouve aux trois cin- 
quièmes antérieurs. Dessus déprimé, arrondi en avant, et s'ar- 
rondissant ensuite en arc jusqu'à l'aréa anale coupée très-obli- 
quement. Le sommet est excentrique en avant. Le pourtour est 
un peu anguleux et offre sa plus grande convexité à la base. 
Dessous peu convexe, cependant plus renflé à la région mé- 
diane postérieure. Sillon large et peu profond, se continuant de 
la bouche au sommet. Bouche transverse , placée en avant du 



276 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE, 

tiers antérieur. Anus ovale longitudinaleraent, placé ao sommet 
d'une aréa assez prononcée. A mbnlacrc impair plus large que les 
autres. Les zones sont étroites, formées de pores oblougs, obli- 
ques, séparés par un bourrelet saillant. y4mbulacres pairs al- 
longés, peu creusés, étroits, les antérieurs à peine plus longs 
que les postérieurs, formés de zones plus larges que l'intervalle 
qui les sépare. Les pores sont très-allongés, obliques. Les tu- 
bercules espacés sont médiocres, et grossissent des supérieurs 
aux inférieurs. Le fasciole est étroit, peu marqué, représentant 
un quadrilatère, la bande latérale, assez rapprochée de l'autre, 
est droite et passe bien nu-dessous de l'anus. 

Happons et différences. Cette espèce a été confondue , par 
M. Desor, avec Vffcmiaster Foumeli (c'est son type égyptien), 
dont il a la forme générale extérieure, cependant il s'en distin- 
gue par l'aréa anal coupée obliquement, par son sommet excen- 
trique en avant, par sa base plus anguleuse, et surtout par un 
fasciole pourvu latéralement d'une brancbe sous-anale. Elle se 
rapproche un peu du Pcr'iasler undulatxi^, tout en s'en distin- 
guant par sa forme plusoblongue, par son fasciole moius sinueux, 
et les pores des ambulncres pairs bien plus longs. 

Localité. M. Lefebvre l'a recueillie , avec des Radiolites,au 
mont Garèbe, près de Suez (Egypte) ; dans des calcaires que, 
d'après ses fossiles, nous rapportons à notre étage turonien. 

Explication des figures. PI. 900, fig. I, grandeur naturelle; 
fig. 2, coquille grossie, vue en dessus ; fig. 3, dessous; fig. 4, 
profil longitudinal; fig. 5, profil transversal, du ciMé de la bou- 
che; lig. 6, le même, du côté de l'nnus ; fig. 7, ambulacres 
grossis ; fig. 8, zone de l'ambulacrc impair, grossie ; fig. 9, zone 
dos ambulacres pairs antc-rieurs grossis. De la collection zoolo- 
gi(|uedii Muséum. Communitiué par W. Valenciennes. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 277 

Genre Pebicosmus, Agassiz, 1847. 

Spatangus^ auclorum. 

Caractères. Appareil génital et ocellaire comme dans les 
autres genres de la famille. Bouche bilabiée transverse, placée 
comme dans les deux genres précédents ; Vanus a aussi la même 
disposition , ainsi que les ambulacres. Le fasc'wle est marginal, 
très-étroir, et fait le tour de la coquille, sur le pourtour, en pas- 
sant sous l'anus. 

Rapporis et différences. Ce genre, avec tous les caractères 
extérieurs des Ncmiaster, s'en distingue par son fasciole qui, 
au lieu de circonscrire les ambulacres, en passant au-dessus de 
l'anus, fait le tour de la coquille, au pourtour, et passe au-des- 
sous de l'anus. 

Les espèces de ce genre avaient été classées parmi les Micras- 
ter par M. Agassiz; mais lorsque M. Desor en sépara les Ife- 
mlasicr, il sépara aussi, comme sous-genre, les Perkosmus, 
dont il donne trois espèces, l'une du pisolitique, peut-être de la 
craie et de notre étage sénonien ; les deux autres du 22' étage 
falunien. 

N« 2203. Pericosmus brevjsulcatus, Agassiz, 1847. 
PI. 901. 

Micraster brevisulcaïus, Agassiz, 1840. Cat. syst., p. 2. Mo- 
dèles S 2. 

Ilemiaster brevisulcatiis^ Desor, 1847, Catal. rais., p. 126. 

Id., d'Orb., 1847. Prod. 2, p. 329. Étage 24«, n" 582. 

Dimensions. Longueur totale, 46 mil). Par rapport à la Ion-' 
gueur : largeur, 95 centièmes ; hauteur, 45 centièmes. 

Coquille ovale, cordiforme, très-déprimée, plus longue que 



278 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE, 

large ; fortement sinueuse et bien plus large en avant ; rétrécle 
en arrière, dont la hauteur a les 45 centièmes de la longueur, et 
dont le grand diamètre transversal est au tiers antérieur. Dessus 
conique, très-déprimé et obtus eu avant, de là s'élevant jusqu'au 
sommet, où se trouve la plus grande hauteur, et s'abaissant 
ensuite en une courbe jusqu'à l'aréa anal , très-déprimé et tron- 
qué. Le sommet est en avant delà moitié. Le pourtour obtus et 
anguleux se trouve à la base. Dessous assez plat, évidé autour 
de la bouche, et légèrement saillant en arrière sur la région mé- 
diane. Sillon antérieur très-' large, mais peu profond. Bouche 
placée au quart antérieur. Anus ? Ambulacres assez égaux. Vam- 
bulacre impair peu marqué. Ambulacres pairs larges, courts, 
égaux, creusés en dessous. Tubercules et fasc'iole inconnus. 

Rapports et différences. M. Agassiz avait classé cette espèce 
dans le genre Micraster, où elle pouvait très-bien rester ; mais 
en 1847 M. Desor l'a placée dans ses Hemiaster, et M. Agassiz 
dans son sous-genre Pericosmus. Nous ne savons pas dans le- 
quel de ces trois genres elle devra prendre place définitivement, 
car cela dépend de la forme du fasciole, qui nous est inconnu. 
Nous ne le plaçons donc ici que d'après l'autorité de 31. Agassiz 
et non d'après nos observations. 

Localité. M. Agassiz l'indique du pisolitique de Montecchio- 
Maggiore, qui est pour nous notre étage sénonien ou de la craie 
blanche. 

Explication des figures, PI. 901, fig. 1, coquille de grandeur 
naturelle, vue en dessus ; fig. 2, dessous ; fig. 3, profil longitu- 
dinal ; flg. 4 , profil transversal, du côté de la bouche; fig. 5, 
le même, du côté de l'anus. (Nous ferons remarquer que nous 
n'avons pas vu de fasciole, et que celui dos figures 1, 3,-1, 6, 
est du fail du dessinateur, et doit être considéré comme nul). Le 
moule de notre collection. 



TERRAINS CRÉTAClîS. 279 

Supplément à la famille des Spatangiciées. 

A la famille des Spaiangidées (p. 148), nous avons donné 
comme distinguant plus particulièrement cette famille des Echi- 
nobristidées , indépenderament des autres, les caractères sui- 
vants : Des cinq ambulacres, rantérieur est toujours trh-diffé' 
reutdes autres par sa forme et ses pores. C'est en effet le carac- 
tère le plus constant et le plus tranché qu'on puisse assigner, 
puisque dans tous les genres de la famille des Echinobrissidées, 
Ici cinq ambulacres sont identiques de formes et composés de 
pores semblables à tous les ambulacres. Mais en étudiant les 
genres placés par M. Agassiz dans son groupe des JSucleol'ides 
(nos Echinobrissidées) , nous n'avons pas été peu surpris en 
découvrant que deux genres de cet auteur, placés dans ce groupe 
présentent encore le même caractère d'avoir deux sortes d'am- 
bulacres) l'impair étant non-seulement différent des autres par 
sa forme, mais ayant encore, comme chez les Spatangidées, des 
pores différents de ceux des autres ambulacres. Comme ce ca- 
ractère nous paraît plus important que les sillons du dessous, ou 
la présence de légers bourrelets en dessous, nous ne balançons 
pas un instant à les placer dans la famille qui nous occupe. 

Voici comment nous divisons ces genres. 

A, une paire de pores à chaque zone de l'ambulacre impair. 
6, sommet convexe, sans saillie. Asterosioma. 
b 6, sommet saillant en massue. Claviaster. 

B, deux paires de pores à chaque zone de 
l'ambulacre impair. Archiucia. 

Genre Asterostoma, Agassiz, 1847. 
Caracieres. Bouche subpenlagonale, transverse, non labiée 
placée au centre, un peu plus en avant qu'en arrière, d'où par- 
tent cinq sillons qui correspondent aux ambulacres. Jnus pos- 
térieur marginal. Ambulacres grands, subpétaloïdes, inégaux : 



280 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Vainbulacre impair^ non i&ns un sillon, formé de tiès-petits 
pores simples, par paires régulières. Les ambulacres pairs 
superficiels longs, ne se rétrécissant qu'au pourtour, formés 
de gros pores simples , égaux. Tubercules rares espacés. 

Rapports et différences. Ce genre se rapproche, par sa forme, 
par sa bouche pentagonale, et ses ambulacressubpétaloides, des 
Echinospaiangus ; mais il s'en distingue nettement par les cinq 
sillons inférieurs qui entourent la bouche, par le manque de 
sillons antérieurs en dessus, par ses ambulacres plus longs, ré- 
trécis seulement au pourtour. 

M. Agassiz, tout en ayant reconnu le caractère de l'ambula- 
cre impair différent des autres, le place dans sa famille des 
Cuss'iduiides, à côté des Conocbjpus, sans doute par suite de sa 
forme renflée. Nous croyous qu'il doit prendre place près des 
Echinospaiancjus dans notre famille de Spalangidées. 

Une seule espèce est connue, mais sans localités. 

N" 2204. ASTEROSTOMA EXCENTRICUM, AgaSSiz, 1847. 
PI. 906, 907, 908. 

Aslerosloma excenti icum, Agass,, 1817, Cat. rais., p. 1 lO. 

Dhncnsions. Longueur totale, 103 millimètres. Par rapport 
à la longueur : largeur, 83 centièmes; hauteur, 57 centièiuos. 

Coquille ovale, plas longue que large, élargie en avant, un 
peu acuminéc en arrière, dont l;i hauteur a 57 centièmes de la 
longueur, et dont le grand diamètre transversal se trouve au 
milieu. Dessus convexe, arrondi en avant moins convexe en 
arrière. Le sommet est au tiers antérieur, qui est , en même 
temps la région la plus haute. Le pourtour arrondi. Dessous 



TERBAI\S CRTÎTACl5s. 281 

plat, avec ses cinq sillons qui divergent de la bouche au bord, 
Ambulncres sul)pétal('ï;lcs. 

M. Agassiz met à cette espèce, p. lio, la synonymie de La- 
niarck: Clypeaster exceiur'icus i tandis qu'à sa page 108 il rap- 
porte celle même synonymie de Lamarck à son Ech'tnolainpas 
Klcimi (Clypeaster Kleinii de Goldfuss). Nous croyons que la 
véritable synonymie du Clypeaster exoenlricus de Lamarck 
s'applique à uu Echinolanipas plutôt qu'à l'espèce qui nous 
occupe. Dans tous les cas, elle ne peut être rapportée aux deux 
espèces à la fois. 

Locol'ité. Elle est inconnue, mais la nature du calcaire dur 
compacte de l'échantillon annonce un terrain plus ancien que 
le terrain tertiaire et pourrait être crétacé. 

Expiicaiion des figures. PI. 906, fig. 1, grandeur naturelle, 
vue en dei>sus. PI. 907, dessous. Pi. 908, fig. 1, profil longitu- 
dinal ; fig. 2 , profil transversal. De la collection zoologique du 
Muséum de Paris. Communiquée par M. Valenciennes. 

Genre Claviaster , d'Orb., 1855. 
j4rchîacia (pars) , Agassiz, 1847. 

Nous ne connaissons de ce genre que le sommet montrant 
une pirtie de Tambulacre. Ce sommi t est allongé, pour ainsi 
dire en m.'ussue, ce qui l'a fcit rapporter [)ar M. Agassiz au genre 
Anhiac'ia. Mais t-n examinant avec soin les espèces du genre 
Anhiacia de cet uUleur, nous avons reconnu qu'il avait pour 
caraclère : deux zones de paires de pores de chique ( ôté de l'am- 
bulacre impair, porticulariic qui avait échappé à M. Agassiz. 
Comme l'espèce qui nous occupe n'a au contraire, à Tambulacre 
impair qu'une seule p .ire de pores de chaque côté, à l'ambula- 
cre impair, elle ne peut dès lors être classée dans le genre Ar- 
Yl. 24 



282 PAtioNTOtOGIE FRANÇA.ISE. 

chiacin. C'est ce motif qui nous a oMiïïé à eu former un nouveau 

«jjonre sous le nom de Claviaster. 

}\a{i]ira il djf'crcnces. Ce genre, muni d'une seule paire de 
pores à chaque zone de l'ambulacre impair, comme chez les 
Asicrosioma ^ s'en distingue par son sommet saillant et allongé 
en massue. Pouvu d'un sommet saillant, comme chez les Arch'm- 
cin, ce genre m diffère par une s^ule paire de pores de cliaque 
côté de l'ambulacre impair au lieu de deux. Il diffère autant 
de l'un que de l'autre. 

Une seule espèce encore incomplètement connue en dépend ; 
elle est du 2 »• étage turoniîTJ. 

N"2205. Claviaster corndtus, d'Orb., 185.1. 
PI. 000, fig. 1-r,. 

A rch'-nda cornum, Agns^iz, 1847. Cat. rais. , p. 101. 

i(i., d'Orb., 1847, Prod. 2, p. 201. Étage 2îen° 227. 

Ainsi qjie nous l'avons dit au genre, celte (spèce, dont on ne 
commît qu'.' U" sommet, n'appartient p:'s ;tu gt-iirc Ar^ Ifuia^ au- 
quel M. Agassiz l'a rapporté, parce qu'elle n'a pas h double 
ligne de pores à l'ambulacre iinpair, qui caractérise ce genre. 
La forme du sommet est presque en massue, et les ambulacres 
paraissent s»' prolonger bien au delà de la putic qui nous est 
connue. A lambulacre impair lis pons sont bien plus petits, 
simples et p:u- paires rappro-hées; aux autres ambulacres les 
pires, également simples, sont bien {ilusgros. 

Localiic. Elle est indiquée au Muséum d histoire naturelle 
comme des t<rrains crétacés du monf Sinaï, qui parait dépen- 
dre de notre étage turonieii, 

l''xj)li<(iiion des figure^. PI. 909, flg. 1, sommet de grandeur 
nalimlle, >ue de côte: li^;. 2, le môme, vu en avant; lig. 3, I 



riîRRAIlNS CnÉTACÉS, 283 

même, vu eu t!cs:us; iig. 4 «t 3, [joi\s grossis. De la collcctitn 
zoologique tlu Muséum d'histoire naturelle. Communifiuée par 
M. Valencienms. 

Genre ÂHCHiAcrA, Agassiz, 1847. 

Caractères. Bouche décagonale, très-excentrique en avant, 
placée dans lo fond d'une grande dépression ; cette bouche est 
entourée de cinq légers tubercules, entre h squels se trouve une 
rosette de pores très peu prononcée. Souvent un léger sillon an- 
térieur et un autre postérieur en dessous. Anus très-grand, 
ovale longitudinal', ment, inférieur, place près du bord externe. 
Sommet trés-élevé, conique, excentrique en avant, place à l'ex- 
trémité ou près de l'extrémité antérieure , quelquefois surplom- 
bant à cette partie. Ambulacres très-courts, occupant seulement 
1(! sommet. \Jiunbii,iacre impair, tout à fait différent des autres, 
est non j-étaloidç, élarui à son extrémité, composé de chaque côté 
de deux séries de paires de. pores simfiles, obliques, sépares par 
un bourrelet. De forts tubercules scrobiculés séparent ces deux 
zones. Les ambulacres pairs sont subpétaloides, courts, formés 
chacun de deux zones iuégales : l'une externe, forniee de pores 
allongés transverses ou cbliqucs; l'autre interne, de pores sim- 
ples. Lappareil génitd est carré ou rhomboïdal, avec quatre 
poFcS génitaux prononcés. La coquille est tres-minco, déprimée 
et trcb-oblique dans son ensemble et d'une forme ovale dépri- 
mée très-remarquable. Les tubercuUs sont très-petits, excepté 
près du sommet, où ils sont gros. • 

Rapports et dijfén'iices. Ce genre est anormal de toutes ks 
manieies : par sa forme extraordinaire, à sommet excentrique 
et saillant, par ses ambulacres très-courts, et surtout par ce 
singulier caractère , unique dans la famille, d'avoir deux ran- 
gées de paires de pores de chaque côté de l'ambulacre impiiir. 
Ce caractère le distingue nettement de tous les autres genres, et 



284 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISK. 

de notre génie Claviusirt que M. Agassizy avait réuni. Sa bou- 
che décagonale le rappro he des E( hinospninijiis ^ dont il se 
distingue par les de; x rangées de paires do pores à l'anibulacre 
impair, par les bourrelets et les rosettes de pores de sa 
bouche. 

D'après ce quenons avons dit plus haut des caractères des 
Spntnnçjidrcs^ nous y plaçons ce singulier genre. M. Agassiz, 
qui ne le connaissait qu'imparfaitement, l'avoit mis dans ses 
NuclcoliileSy entre Us Pyçjunts et les Pyijirhynchus. Mais la 
présence de l'ambulacre impair diffarent des autres que nous 
avons découvert dans les trois espèces de ce genre , nous fait le 
classer dans les Spn!nyi.;;i'lécs et non avec les IS^ucleolicles de cet 
auteur qui ont les cinq nmbulocrcs semblables. 

Des deux seules espèces connues de M. Agassiz, son Archiacia 
sanialina devient le type du genre, et son A. cornnia est le type 
de notre genre Clnviasi, r, n'ayant qu'une zone de paire de pores 
à l'ambulacre impair. 

Nous connaissons aujourd'hui trois espèces de ce remarquable 
genre, toutes les trois des terrains crétacés et de notre étage cé- 
nomanien, le 20* des âges du monde. Il y a plus, toutes sont du 
département de la Charente-Inférieure. 

IN" 220G. Arcuiacia sandali>a, Agassiz, 1819. 

» PI. 909, lig. 6-U. 

C.hjpcdsicr saudaliiinf d'Archiac, 18. 

Arihindn êandalhm, Agassiz, 1847. Cat. rais., p. 101. (Mo- 
delés n» T. 71.) 

7rf., dOrb., 1847. Trod., 2, p. 178 j étage 20», n* 643. 



TERRAINS CRIïTACéS. 285 

lïuncus'ions. î.ongucur, 33 miiliri. êtres. Par rapp^t à li lon- 
gueur : largeur, 7 J centièmes; h.utcur, 69 centièmes. 

Coquille un peu triangulaire, très-éievée, plus longue que 
large, fortement acurainée et prolongée obliquement en avant, 
élargie et obtuse en arrière, dont la hauteur a 69 centièmes de la 
longueur, et dont le grand diamètre transversal est au tiers pos- 
térieur. Dessus très-convexe, conique obliquement, de manière 
à ce que l'extrémité aiitcrieure s'avance bien en avant en pointe 
obtuse surplombant le pourtour antérieur ; de c^ point le plus élevé, 
une pente déclive, un peu arquée, se continue jusqu'aux régions 
postérieures. Le sommet est en arrière de la saillie antérieure, 
placée sur la pente déclive. Le pourtour e^t arrondi, et sa grande 
convexité, sur les côtés et en arrière, se trouve jusqu'à la base. 
Dcs.'ous concave au milieu, et un peu en arrière, une ëchancrure 
se voit en avant, et une légère saillie sur les côtés en arrière. 
Boi'che pentagonale, avec des indices de bourrelets et de rosettes 
de pores; elle est placée un peu en avant. Amis grand, ovale 
longitudinalement, placé sur le bord inférieur. ÀinbulacresXrès- 
petits, très-courts , l'impair plus large que les autres, tous dis- 
paraissant près du sommet. 

Localiié. L'espèce est spéciale au 20^ étage cénomanien, et 
non au gault qui est noire 19« élnge : Albien, comme l'indi- 
que M. Agassiz ; M. d'Archiac l'a découvert à Fourras (Cha- 
rente-Inférieure). Nous en avons recueilli deux autres : l'un à 
Charras, l'autre au Port-des-Barques, même département. 

Explication des figures. PI. 909, fig. 6, grandeur naturelle; 
fig. 7, coquille grossie, vue en destus : fig. 8, dessous; fig. 9, 
profil longitudinal ; fig. 10, profil transversal, du côté de la bou- 
che 5 fig. 1 1, le même du côté de l'anus. De notre collection. 



286 PALKONlOLOGlli lUANÇAISE. 

N° 2207. AeCHIACIA GIGAMEA, (l'Orb. , 1865. 
PI. 910, 911. 

Dimensions. Longueur totale, 70 millimètres. Par rapport à 
la longueur : largeur, 88 etntièmLs; hauteur, 49 centièmes. 

Coquille mince, ovale, déprimée, plus longue que large, tron- 
quée et réticcie en avant, large et un peu acuminée en arrière, 
dont la hauteur a 49 centièmes de la longueur et dont le grand 
diamètre transversal, est au tiers postérieur. De'^sus conique 
obliquement. Lebord antérieur s'élève verticalement, en surplom- 
bant un peu jusqu'à la partie la plus éle\ée placée tout à fait 
tn avant 5 de là, une courbe régulière s'éiend jusqu'en arrière. 
On remarque en arrière et sur les côtés, une double série de lé- 
gères protubéranits oltern(S. Le sommet e.st placé sur le point le 
plus élevé, au huitième antérieur de la longueur. Le pourtour 
est légèrement anguleux, et montre sa convexité a la bas.'. I^ls- 
sotis très-concave, offrant sur le bord cinq 'égcrs siuus, dont un 
antérieur très-marqué. Deux protubérances, une de chiiquccôlc, 
se reriarqiitnl; sur le point le plus large de !a coijullle. UutuUe 
excentrique comme dans le genre, placée au tiers antérieur. 
Anus très-grand, ovale lougitudinalemeut, acuminé en avant, 
obtus en arrière, placé tout a fait eu des.sous, près du bord. Am- 
bulacrcs petits, courts, petaloides. L'impair, ben plus large que 
les autres, a deu.x rangées de paires de pores simples, de chaque 
c6té. Les anibulacres pairs sont lancéolés a zoues très-inéL;ales ; 
une extérieure formée de poies très-allonges, tiès-rapprochés, 
transver^es; l'autre iutcrieure, formée de pores simples. Tuber- 
cules bi petits qu'à la loupe on peut à peine les apercevoir. Ils 
sont plus visibles eu avant du sommet. Vapparcil génital forme 
un rhomboïde irrégulier, avec deux grands pores génitaux eu 
arrière, tt deux petits en avant. 



TERRAINS CRÉTACîîS. 287 

7? f, / ois ei différences. C(.'tte rspèee diffère complètomsat de 
la précédente, pirsa taille, pir sa forme pins large, plus dépri- 
nii'e, par son sommet moins en avant, et moins excentrique, 
tron'jué verticalement, par son bord plus anguleux, par sa bou- 
che plus excentrique, etc., etc. 

Loc'iliié. Nous l'avons recueillie dans le 20^ étage cénomanien 
au P-irt-dcs-Barquos (Charente-Inférieure) où elle paraît très- 
rare. 

Explication des figures. PI. 910, fig. 1, coquille de grandeur 
naturelle, vue m dessus; fig. 2, profil transversal, du côté de la 
bouche; fig. 3, le même dn côté de l'anus; fig. 4, un côtf' des 
pores de l'ambulacre impair grossi. PI. 911, fig. 1, dessous; 
fig. 2, profil longitudinal ; fig. 3, appareil génital grossi ; fig. 4, 
partie de l'ambulacre paire grossie. De notre collection. 

N" 2208. Archiacia santonensi«, d'Archiac, I8ii5. 

PI. 912. 

Anliimia saiiiuuensis^ d'Archinc, iSô."», manuscrit. 

Dimcnsious. Longueur, 50 miilimotrcs. P.ir rapport à la lon- 
gueur : largeur, 87 centièmes ; hauteur, 57 centièmes. 

Coquille très-mince, de forme ovalo, déprimée, plus longue 
que large, rétrécit', et arrondie en avant, élargie au milieu, un 
peu ros'rée en arrière, dont la hauteur a 57 cent-èmes de la lon- 
gueur et dont le grand diamètre transversal e-t au milieu. A'x- 
sus obtuseme it conique. Le bord antérieur s'élève en courbe 
convexe jusqu'. u sommet tiès-obtus, arrondi, et de là forme 
une ligne sinueuse, en S s'abaissanljusqu'a;! bord. Lesommet 
est placé sur k point le pl'js élevé en avant du quart de la ^n- 
gueur. Le pourtour arrondi moutresagrandeconvexitéà la base. 
D ssoux conca\e partout, avec une légère dépression, en avant 



288 PALÉONTOLOGIE FRANÇàlSE. 

et en nrrière. Bouche décagonnle, grande, excentrique, placée 
au tiers antérieur. Anus très-grand, ovale longiludinaicment, 
placé en dessous près du bord. Ambulacres plus grands et plus 
étroits, à proportion, que dans l'espèce précédente; l'impair large, 
non rétréci à son extrémité, formé de chaque côté de deux paires 
de petits pores simples, obliques, séparés par un tubercule trans- 
verse. Les ambulacres pairs ont deux zones inégales : l'une ex- 
térieure formée de pores allongés obliques, espacés, l'autre de 
pores simples, ronds. Tubercules très-petits partout, excepté près 
du sommet, et surtout en avant, ou ils sont gros scrobiculés, 
et occupent l'intervalle des deux zones de pores de l'iimbulacre 
impair. L'appareil génital paraît être un peu quadraugulaire. 

Rapports et différences. Celte espèce est voisine de l'A. gigan- 
tea, mais elle s'en distingue, par sa grande largeur transversale 
au milieu, par sa partie antérieure arrondie, par plus de hauteur, 
par son sommet placé au quart, et non au huitième anttrieur, 
par son pourtour plus convexe, par les zones de pores des am- 
bulacres pairs obliques, plus espacés, et par son appareil géni- 
tal carré. Nous possédons sept échaulillons de cette espèce, qui 
ne diffèrent pas entre eux. 

Localiic. Elle est spéciale à l'étage cénomanien, et a été re- 
cueillie à Bel- Air, près de Rochefort (Charente- Inférieure), par 
i\î. d'Archiac. Nous l'avons encore rencontré à Gharras, à Four- 
ras, et au Port-des-Barques, même département. Nous possédons 
un groupe de quatre individus réunis. 

Explication des fitjH) es. PI. 912, fig. i, coquille de granilciir 
naturelle,' vue en dessus ^ fig. 2, dessous ; lig. 3, profil longitu- 
dinal ; llg. 4, profil transversal, du côté de la bouche ; fig. 5, 
le même du côté opposé; (ig. c, ambulacres grossis ; fig. 7, 
partie de rarabulacre impair, grossi; lig. 8, partie des ambula 
cres pairs, grossie. De notre collection. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 289 

3e Famille ; EcHiNOBRissiDiE , d'Orbigny. 

Appareil génital et appareil ocellaire, représentant invaria- 
blement^ dans leur ensemble, un crroupe arrondi, composé au 
centre de quatre pièces génitales en contact entre elles, dont 
une énorme à droite, en avant, porte en arrière la plaque 
polypiforme ; celle-ci occupe tout le centre de Pappareil, de 
sorte que les trois autres, très-petites et presque carrées, 
viennent se joindre en dehors du cercle formé par la pre- 
mière; toutes percées d'une ouverture génitale. Entre ces 
quatre pièces génitales, vient se placer, en arrière, une cin- 
quième plaque complémentaire carrée, non perforée. Plaques 
ocellaires triangulaires au nombre de cinq, savoir : une en 
avant, placée entre les deux plaques génitales antérieures ; 
deux latérales entre les deux paires de plaques génitales, et 
tleux en arrière , une de chaque côté de la plaque complé- 
mentaire ; toutes correspondent aux sommets des ambulacres. 
Bouche régulière ou oblique, le plus généralement pentago- 
nale, excentrique en avant, pourvue ou non de bourrelets et 
de rosettes de pores. Anus postérieur. Ambulacres pétaloïdes 
ou subpétaloïdes, non circonscrits à leur extrémité, toujours 
égaux entre eux, et formés invariablement des mêmes pores, 
semblables à chaque ambulacre, dont les zones sont jnégales. 
Tubercules inégaux, scrobiculés, souvent très-petits, placés 
entre des granules. Coquille généralement allongée ou ovale, 
mince, souvent déprimée. 

Rapports et différences. Cette famille diffère des Spatan- 
gidées, par toiîs les ambulacres égaux, formés de pores de 
deux sortes : l'ambulacre impair étant en tout semblable aux 
autres, et par la présence d'une plaque complémentaire, non 
perforée, en arrière des plaques génitales postérieures. Elle se 
dislingue des Echinoconidées par ses ambulacres pétaloïdes, 
formés de pores allongés. 

VI. 25 



290 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

M. Agassiz avait réuni, sous le nom de Cossidulides, la 
famille qui nous occupe, et celle des Echinoconidées ; mais 
comme celle des Echinobrissidées a toujours les ambulacres 
pétaloïdes et que celle des Echinoconidées a, au contraire, les 
ambulacres toujours formés de pores simples, et dès lors non 
pétaloïdes, nous avons cru devoir les séparer les uns des 
autres comme des familles parfaitement circonscrites, et tou- 
jours faciles à distinguer par leurs caractères distinctifs. 

Les genres appartiennent plus particulièrement aux ter- 
rains jurassiques et crétacés, peu .^de genres remontent dans 
les terrains tertiaires. 

Nous trouvons dans la famille dix-sept genres dont voici 
les caractères opposables. 

A. Ambulacres pétaloïdes, anus inférieur avec 
rosettes et bourrelets. 

a. Ambulacres très-grands, arrivant près du 

bord. 

1. Anus transverse, sans arca; coquille ren- 

flée. Echinanthus. 

2. Anus longitudinal, avec aréa; coquille 

très-déprimée. Pygurus. 

b. Ambulacres petits, s'arrètant loin du bord. 

1. Anus inférieur. Faujasia. 

2. Anus supérieur ou marginal. 
X. Dessous concave. 

y. Anus marginal. Pij(jorliynchus. 

y y. Anus supérieur transverse. Hhynchopygiis. 

XX. Anus supérieur, dessous plan, 
y. Anus rond. Cc^sidulus. 

y y. Anus allongé, vertical. Stigmalopygus. 

II. Ambulacres subpétaloïdcs. 
a. Amis inféncnr ou inframarginal. 
1. Houcbc pcnlagonalc avec bourrelets. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 



291 



X. Anus marginal en fente verticale ,* co- 
quille déprimée. Botriopygus. 
X X. Anus inférieur, transverse; coquille 
renflée. Conoclypus. 
2. Bouche oblique sans bourrelets. 
X. Anus inframarginal ovale ou triangu- 
laire, placé près du bord, 
y. Anus ovale. Pygauhis. 
y y. Anus triangulaire. Caratomus. 
X X. Anus inférieur allongé, placé loin 

du bord. Amblypygus. 

b. Anus supérieur ou supramarginal. 

1 . Bouche oblique, anus allongé. Trematopygiis. 

2. Bouche pentagonale, régulière. 

X. Bouche sans rosette de pores. Echinobr issus. 

X X. Bouche avec rosette de pores. 
y. Bouche pentagonale, dans une sur- 
face concave. 
z. Bouche centrale, de forts bourrelets, 

coquille arrondie. Clypeus. 

z z. Bouche trcs-excentrique, faibles 

bourrelets, coquille oblongue. Clypeopygus. 
y y. Bouche allongée, dans une surface 
plane. Catopygus. 

1" Genre. Ecoinanthus, Breynius, 1732. 

Clypeaster (pars), Lamarck, 1810. Echinolampas, Gray, 
1834, Agassiz. 

Caractères. Appareil génital et ocellaire, peu apparent, 
mais semblable à ceux de la famille. Coquille peu déprimée, 
renflée, ovale ou subdiscoïdale, convexe en dessus, à sommet 
excentrique en avant, légèrement concave en dessous, autour 
de la bouche, où se remarquent cinq bourrelets plus ou moins 
saillants, séparés par des rosettes de pores très- prononcées. 



292 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

La bouche est transverse, pentagonale, placée presque au mi-. 
lieu. Uanus est ovale, transverse, placé sur le bord inférieur, 
non visible en dessus. Les ambulacres sont presque pétaloïdes, 
très-grands, surtout très-larges, arrivant presque jusqu'au 
pourtour où ils se rétrécissent; leur surface médiane est ren- 
flée et s'élève au-dessus des zones. Leurs zones sont inégales : 
la plus large, en dehors, formée de pores longs transverses, 
l'autre, interne, formée de pores simples, souvent conjugués. 
Tubercules épars, très-serrés, scrobiculés. 

Rapports et différences. La forme de ce genre se rapproche 
de celle des Conoclypus, dont il a la forme des bourrelets de 
la bouche et les rosettes de pores, mais il s'en distingue, par 
ses ambulacres plus larges, renflés, pétaloïdes, par son pour- 
tom* arrondi, par son dessous concave, et enfin par sa bouche 
presque centrale. Son anus est aussi transverse. Il se distingue 
du genre Pygurus par sa forme plus renflée, et un aspect tout 
diff'érent, comme le feront reconnaître les figures compara- 
tives des deux genres. 

Histoire. Breynius, en 1732, en formant les genres d'Echi- 
noïdes si bien établis dans sonftravail intitulé : De echinis et 
echinitis, sive methodica echinorum disfributione, schediasma. 
{Dissertatio physica de Polythalamiis), établit p. .^iO, et figure 
pi. 4, sous le nom à'Echinanthus, le genre qui nous occupe. 
Ce nom, conservé par Gualtieri , en 1742, parLeske, en 1778, 
a été réuni aux Scutum de Klein en 173i. Lamarck, on 1810, 
l'a confondu avec ses Ciypenster. Lorsque M. Gray commença 
à débrouiller les genres d'Echinoïdes, en 183i. il caractérisa 
parfaitement le genre, mais ne se souvenant sans doute pas 
que cette forme animale avait été parfaitement définie et 
figurée un siècle avant lui par Breynius. il lui donna le nom 
lï/'Sc/iinolnmpos, qu'il porte encore, ayant été conservé par 
M. Agassiz dans sa nouvelle classification. Comme il ne peut 



TERRAINS CRÉTACÉS. 293 

y avoir de doutes sur l'identité des caractères des Echinanthus 
de BrejTiius, et des Echinolampas de M. Gray, que d'un 
autre côté la priorité doit être religieusement conservée dans 
la nomenclature, si l'on ne veut pas tomber dans l'arbitraire, 
et dès lors dans le chaos, nous reprenons le nom à'Echi- 
nanthus, le plus ancien, pour le conserver au genre, nom qu'il 
doit maintenant conserver dans les nomenclatures bien faites. 

Voici les noms, par étages, de toutes les espèces du genre 
Echinanthus qui nous sont connues : 

Etage sénonien ou craie blanche (22^). Echinanthus Francii 
décrit plus loin. 

Etage suessonien ou nummulitique (2i^). 

Echinanthus ellipsoidalis , d'Orb., 1854. Revue de zool., 
janvier 1854, p. 22. Echinolampas ellipsoidalis, d'Archiac, 
Agass. et Desor. Catal. raisonné, p. 106. 1847. De Biarritz 
(Basses-Pyrénées). 

Echinanthus dorsalis, d'Orb., 1854. Revue de zool., p. 22. 
Echinolampas dorsalis, Agass. et Desor. Loc. sup. cit., p. lOC. 
1847. Saint-Palais (Charente- Inférieure). 

Echinanthus amygdala, d'Orb., 1854. Revue de zool., p. 22. 
Echinolampas amygdala, Agass. et Desor. Loc. sup. cit., 
p. 106. 1847(Eg\-pte). 

Echinanthus curtus, d'Orb., 1854. Revue zool., p. 22. 
Echinolampas curtus, Agass. et Desor. Loc. sup. cit., p. 106. 
1847. Environs de Vérone (Italie). 

Echinanthus brevis, d'Orb., 1854. Revue zool., p. 22. 
Echinolampas brevis, Agass. et Desor. Loc. sup. cit., p. 106. 
1847. D'Appenzell. 

Echinanthus Beaumonti, d'Orb., 1854. Revue zool., p. 22. 
Echinolampas Beaumonti, Agass. et Desor. Loc. sup. cit., 
p. 107. 1847. De Véronne (Italie). M. Agassiz l'indique du 
terrain pysolitique; or il confond sous cette dénomination le 



294 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

pisolitiquo de Paris, qui dépend de notre étage sénonien, et 
l'étage suessonien d'Italie, qu'il y rapporte à tort. 

Echinanthus Studeri, d'Orb., 1854. Revue zool., p. 22. 
Echinolampas Studeri, Agass. et Desor. Loc. sup. cit., p. 107. 
4847. D'Appenzell. 

Echinanthus Escheri, d'Orb., 1854. Revue zool., p. 22 
Echinolampas Escheri, Agass. et Desor. Loc. sup. cit., p. 107. 
1847. D'Appenzell. 

Echinanthus subsimilis, à' Ovh., 1854. Revue zool., p. 23. 
Echinolampas subsimilis, Agass. et Desor. Loc. sup. cit., 
p. 107. 1847. De Biarritz, de Saint-Palais. 

Echinanthus eurysomus, d'Orb., 1854. Revue zool., p. 23. 
Echinolampas eurysomus, Agass. et Desor. Loc. sup. cit., 
p. 108. 1847. D'Einsiedeln. 

Echinanthus politus, d'Orb., 1853. Revue zool., p. 22. 
Echinolampas politus, Agass. et Desor. Loc. sup. cit., p. 106. 
1847. Vérone. 

Etage parisien (24«). 

Echinanthus Blainvillei, d'Orh., 1854. Revue zool., p. 22. 
Echinolampas Blainvillei, Agass. et Desor. Loc. sup. cit., 
p. lOC. 1847. Nice, Dordogne. 

Echinanthus stelliferus, d'Orb., 1854. Revue zool., p. 22. 
Echinolampas stelliferus, Agass. et Desor. Loc. sup. cit., 
p. 100. 1847. Rlayo (Gironde). 

Echinanthus ovalis, d'Orb., 1854. Revu»? zool., p. 22. 
Echinolampas ovalis, Agass. et Desor. Loc. sup. cit., p. 100. 
1847. Polliac (Gironde). 

Echinanthus similis, d'Orb., 1854. Revue zool., p. 23. 
Echinolampas similis, Agass. et Desor. Loc. sup. cit., p. 107. 
1847. Paris, IJlayo. 

Echinanthus nf finis, d'Orb.. 1854. Revu»' zool., p. 23. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 295 

Echinolampns affmis, Agass. et Desor. Loc. siip. cit., p. 107. 
1847. Grignon, Laon, Courtagnoii;, Blayc. 

Echinanthus Kleinii, d'Orb., 1854. Revue zool._, p. 23. 
Echinolampas Kleinii^ Agass. et Desor. Loc. siip. cit., 
p. 108. 1847. Bunde. 

Etage falunien (26«). 

Echinanthus scutiformis, d'Orb., 1854. Revue de zool., 
p. 28. Echinolampas scutiformis, Agass. et Desor. Loc. sup. 
cit., p. 107. 1847. Martigues ( Bouches-du-Rhùne ), Suze 
(Drôme), Vedenne (Vaucluse), Sommières (Gard), Roma- 
gneux (Ain), Nice. 

Echinanthus hemisphœricus^ d'Orb., 1854. Revue zool., 
p. 23. Echinolampas hemisphœricus, Agass. et Desor. Loc. 
sup. cit., p. 107, 1847. Dax (Landes), Saint-Jean de Royane 
(Drôme), Martigues (Bouches-du-Rhône). 

Echinanthus Laurillardi, d'Orb., 1854. Revue de zool., 
p. 23. Echinolampas Laurillardi, Agass. et Desor. Loc. sup. 
cit., p. 107. 1847. Bordeaux, Savone, près de Turin. 

Echinanthus semiglobus, d'Orb., 1854. Revue zool., p. 23. 
Echinolampas semiglobus, Agass. et Desor. Loc. sup. cit., 
p. 108. 1847. Dax (Landes). 

Echinanthus Linkii, d'Orb., 1854. Revue de zool., p. 23. 
Echinolampas Linkii, Agass. et Desor. Loc. sup. cit., p. 108. 
1847. Environs de Vienne. 

Echinanthus angulatus, d'Orh., 1853. Revue zool., p. 23, 
Echinolampas angulatus, Agass. et Desor. Loc. sup. cit., 
p. 108. 1847. Saint-Just, près Saint^Restitut, les Angles. 

Etage subapennin (27«). 
Echinanthus Hoffmanni, d'Orb., 1853. Revue zool., p. 23. 
Echinolampas Hoffmanni, Agass. et Desor. Loc. sup. cit., 
p. 108. 1847. Sicile, Palerme. 



296 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Echinonthus Hayesianus, d'Orb., 1854. Revue zool., p. 24. 
Echinolampas Hayesianus, Agass. et Desor, Loc. sup. cit., 
p. 108. 1847. D'Oran (Algérie), de Carthagène (Catalogne). 

Espèces fossiles incertaines pour leur âge géologique. 

Echinanthus subdorsatus, d'Orb., 1854. Revue zool., p. 22. 
Echinolampas subdorsatus, Agass. et Desor. Loc. sup. cit., 
p. 106. 1847. 

Echinanthus columbaris, d'Orb., 1854. Revue zool., p. 23. 
Echinolampas columbaris, Agass. et Desor. Loc. sup. cit., 
p. 108. 1847. 

Echinanthus intermedius, d'Orb., 1854. Revue de zool., 
p. 23. Echinolampas intermedius, Agass. et Desor. Loc. sup. 
cit., p. 108. 1847. 

Echinanthus Alberti, d'Orb., 1855. Echinolampas Alberti, 
Michelin, 1851. Revue zool., p. 91, pi. 3, fig. 1. Des Andes 
(Amérique méridionale) ? 

Espèces vivantes, dans les mers actuelles. 

Echinanthus orientalis, d'Orh., 1854. Revue zool., p. 21. 
Echinolampas orientalis, Gray, 1834, Agass. et Desor. Loc. 
sup. cit., p. 105. 1847. De la mer Rouge. 

Echinanthus Richardii, dOrb,, 1854. Revue zool., p. 21. 
Echinolampas Richardii, Desmoulins, Agass. et Desor. Loc. 
sup. cit., p. 105. 1817. Mers du Sénégal. 

Echinanthus ovatus, Leske, 1778, ap. Klein, p. 191, pi. 20, 
tig. c, d. E. oviformis, d'Orb., 1854. Revue zool., p. 21. 
Echinus oviformis, CmcVm, 1789. Syst. nat., 13« édit. Echi- 
nolampas oviformis, Agass. et Desor. Loc. sup. cit., p. 105. 
1847. Mers australes (Pérou et Lesueur). 



TERRAINS CRÉTACÉS. 297 

Résumé géologique sur le genre Eciiinaisthus. 

Les espèces dont les gisements sont bien connus sont au 
nombre de vingt-neuf, ainsi réparties dans les étages : 

Dans les 22^ et 23*= étages, sénonien, VE. Francii, du bas- 
sin anglo-parisien. (Nous avons réuni, dans nos leçons de 
1855, les étages sénonien et danien en un seul, sous le nom 
de sénonien.) 

Dans le 2 ie étage , suessonien ou nummulitique, onze es- 
pèces, dont trois du bassin pyrénéen, les Echinanthus ellip- 
soidalis, dorsalts et subsimilis. Les huit autres sont du bassin 
méditerranéen. 

Dans le 25e étage, parisien, nous connaissons six espèces, 
dont deux, les Echinanthus stelli férus et ovalis, sont du bas- 
sin pyrénéen. Deux, les E. similis et affiniSj se trouvent à la 
fois dans les bassins anglo-parisien et pyrénéen. L'E. Dlain- 
villei se trouve dans les bassins pyrénéen et méditerranéen, et 
VE. Kleinii spécial à Bunde. 

Dans le 26*^ étage, falunien, six espèces sont connues, parmi 
lesquelles \esEchincmthus senti formis, Linkii ci angulatus sont 
spéciaux au bassin méditerranéen. Les E. hemisphœricus et 
Laurillardi se trouvent en même temps dans les bassins py- 
rénéen et méditerranéen, et VE. semiglobus spécial au bassin 
pyrénéen. 

Dans le 27e étage, subapennin, deux espèces spéciales au 
bassin méditerranéen. 

Trois espèces sont encore vivantes dans les diverses mers 
des régions chaudes. 

En résumé, le genre a commencé h paraître à son minimum 
dans le dernier étage des terrains crétacés. Il a montré son 
maximum de développement dans le premier étage tertiaire 
(le suessonien), et ensuite n'a fait que décroître jusqu'à l'é- 
poque actuelle. 

VL 26 



298 rALÉONTOLOGIL FUANÇAISli. 

No 2209. EcHiNANTHUS Franch, d'Orb., 1854. 
PI. 913. 

Clypeaster oviformis, Defrance, 4817. Dict. des Se. nat., 9, 
p. 450 {non Lam., 1816). 

Echinolampas Francii, Desor, 1847. Agass., Cat. rais., 
p. lOG (modèle R, 85). 

Id., d'Orb., 1850. Prod., % p. 295, n» 50. 

Echinanthus Francii, d'Orb., 1854. Revue zool., p. 22. 

Dimensions. Longueur totale, Gl millimètres. Par rapport 
à la longueur : largeur, 74 centièmes ; hauteur, 50 centièmes. 

Coquille déprimée, ovale, beaucoup moins large que lon- 
gue, arquée dans son ensemble, élargie et arrondie en avant, 
rétrécie et comme rostrée en arrière, dont la hauteur a les 
50 centièmes de la longueur, et dont le grand diamètre trans- 
versal est près du milieu de la longueur. Dessus peu convexe, 
obtus et arrondi en avant, un peu rostre en arrière, l'inter- 
valle presque plan ou formant un arc de cercle à grand rayon. 
Le sommet est excentrique très en avant, où se trouve la par- 
tie la plus convexe. Le pourtour est arrondi et pulviné. Des- 
sous arqué sur la longueur, excave autour de la l)ouche, où 
se voient cinq bourrelets saillants et une rosette de pores 
entre chaque bourrelet. Bouche pentagone, transversale, pla- 
cée seulement un peu en avant. Anus ovale, transversalement 
placé au bord postérieur, non visible en dessus. Ambitlacrcs 
assez étroits relativement, îu-rivant jusqu'au pourtour. Formés 
en dehors d'une zone large composée de pores transverscs 
longs, et en dedans d'une zone de pores simples. Les deux 
conjugués. Une légère saillie dans l'aire inleranibulaciaire. 
'Juherculcs petits et serrés. 

Localité. M. d'Archiac a découvert celle espèce dans l'élagr 
sénonien des environs de Sainte-Colombe (Manche). 



TERRAINS CRÉTACÉS. 299 

Explicdlion des figures. PI. «.)13, fig. 1, coquille df gran- 
deur naturoilc, vue en dessus ; fig. % dessous; fig. 3, profil 
longitudinal; fig, '(, profil transversal du côté de l'anus; fig. Ti, 
appareil génital grossi ; fig. G, une partie d'anibulacre grossie 
pour montrer les zones de pores. De la collection de 
M. d'Archiac. 

2e Genre Pygurus, Agassiz, 18i0. 

Clypeaster (pars), Lamarck, 4816. Echinolompas (pars), 
Agassiz, 1836. Pygurus (pars), Agassiz, 1840. 

Cnractères. Appareil génital et ocellaire peu apparent, 
montrant seulement les pores, comme ceux de la famille. 
Coquille très-déprimée, ovale, clypéiforme, ou discoïde, 
l^eu convexe en dessus, à sommet central ou peu excentrique 
en avant, concave en dessous. Bouche pentagonale, placée \\n 
peu en avant, en dessous, sur une partie concave. Elle est 
entourée de cinq gi'os bourrelets saillants, entre lesquels est 
une rosette de pores buccaux, très-prononcée et creusée. Le 
dessous montre invariablement cinq sillons, etjcinq saillies qui 
correspondent aux rosettes et aux bourrelets buccaux. Anus 
le plus souvent ovale, longitudinalement placé tout à fait en 
dessous d'une partie rostrée, saillante, et offrant autour une 
aréa très- prononcée. Les ambulacres sont pétaloïdes, très- 
grands, h fieur de test, arrivant jusqu'au bord, formés de 
zones larges, inégales, se rétrécissant graduellement près du 
bord. Ces zones sont : l'une en dehors formée de pores longs, 
transverses; l'autre, munie de pores simples, les deux con- 
jugués. Tubercules petits, serrés, scrobiculés, placés quelque- 
fois par lignes transverses [Pygurus Montmolini). 

Hopports et différences. Il suffit de jeter les yeux sur le 
genre Echinanthus^ pour s'assurer des caractères qui en distin- 
guent le genre Pygurus. En effet, ce dernier est toujours plus 



300 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

déprimé, clypéiforme, souvent anguleux,, à bords minces non 

renflés, et comme anguleux. 

Histoire, La première espèce du genre fut à tort classée 
par Leske, en 1778, dans le genre Echinanthus, que Breynius 
avait si bien circonscrit. Lamarck, en 1816, plaça le genre 
parmi les Clypeaster, qui en diffèrent par des mâchoires tes- 
tacées. Lorsque M. Agassiz s'occupa des Oursins, il réunit 
d'abord les espèces au genre Echinolampas de Gray, que l'on 
a vu, plus haut, avoir été nommé Echinanthus par Breynius. 
Il avait donc classé le genre qui nous occupe, absolument 
comme l'avait fait Leskc quarante-deux années avant lui. En 
1840, M. Agassiz ôta, avec raison, les espèces déprimées et 
en fit son genre Pygurus qu'il circonscrivit parfaitement, en 
n'y plaçant que les espèces que nous y conservons. En 1847, 
lorsqu'il publia son Catalogue raisonné, de concert avec 
M. Desor, M. Agassiz y a ajouté de plus : 1° les Py(]urus Fau- 
jasii, et apicialis, qui diffèrent des Pygurus par leur des- 
sous plan, sans sillons ni saillies, leurs ambulacres courts et 
leur anus transverse sans aréa ; nous formons de ces espèces 
le genre Faujasia; 2° les Pygurus obovatus, minor, eiiMcyeri 
différant des Pygurus par leur manque de sillons en dessous, 
par leur anus allongé placé non en dessous et non pourvus 
d'aréa, comme dans le genre Pygm'us, mais sans aréa et se mon- 
trant autant en dessus qu'en dessous, ce qui n'a jamais lieu chez 
les Pygurus. Nous les séparons sous le nom do IJotriopygus. 
En ôtant du genre Pygurus ces deux séries de formes^ qui en 
diffèrent complètement et ont d'autres caractères, nous ne 
pl.içons plus, dans le genre, que les espèces qui conservent 
les caractères généraux donnés plus liant. 

Voici les noms dos espèces propres aux terrains jurassiques 
qui doivent maintenant rester dans le genre tel (pie nous lo 
circonscrivons; ces espèces, avec étales décrites dans les 



TERRAINS CRÉTACÉS. 301 

terrains crétacés, complètent la monographie du genre. 

Pygurus acutus, Agass.^ 1847. Cat. rais., p. 104. De 
l'étage Bajocien de Nantua (notre collection). 

Pygui'm fungiformis, Agass., 1840. Cat. syst., p. 5. De 
rétage bajocien de Bayeux. 

Pygurus Michelini, Cotteau, 1852. Echinides de l'Yonne, 
pi. 5, f. 1, p. 70. De l'étage bathonien de Châtel-Gérard 
(Yonne). 

P. depressus, Agass., 1847. Cat. rais., p. 104 (Exclus 
syn.). De l'étage callovien de Chauffour (Sarthe). De notre 
collection. 

P. orbiculatus, Agass., 1847. Cat. rais., p. 104. Echi- 
nantites orbiculatus, Leske, 1778, p. 194, p. 41, f. 2. Echinus 
cataphractus, Brug., 1791. Encycl., p. 146, f. 3 (copie de 
Leske). De l'étage callovien? des environs de Mamers, de 
Chauffour (Sarthe). De notre collection. 

P. Marmonti, Agass., 1847. Cat. rais. , p. iOo. Laganum 
Marmonti, Beaudouin, Bull, de la soc. géol., vol. XIV, 
p. 135 (Exclus syn. et var.). De l'étage oxfordien d'Etrochey 
(Côte-d'Or). De notre collection. 

P. nasutus, d'Orb., 1847. Prod. 2, p. 26. Étage 14^ 
n° 408. Cotteau, 1855. Echin. de l'Yonne, p. 242, pi. 37, 
f. 4, 2. De Tonnerre? Notre collection. 

P.Blumenhachii, Agass., Cat. rais., p. 104. Cotteau, Échin. 
de l'Yonne, pi. 35, 36. Ecldnolampas id. , Koch et Dunkcr, 
837. Beitrage ool. geb., p. 37, pi. 4, f. 1. De l'étage co- 
rallien du Waltersberg (Hanovre), de Tonnerre (Yonne). De 
notre collection. 

P. Bausmanni, Agass., 1847. Cat. rais., p. 104. Clypeaster 
Ilausmanni, Koch et Dunker. Loc. cit., p. 38, pi. A, f. 3. De 
l'étage corallien de Kleinbremen (Allemagne), de Tonnerre 
et de Thury (Yonne). De notre collection. 



302 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

P. /cnunensis, CoUeau, IS^o.Èchm. de l'Yonne, p. 239, 
pi, 37, 38. Étage corallien de Bruycs (Yonne), Champlitte 
(Haute-Saône). De notre collection. 

P. fenuis, Desor/1847. Cat. rais., p. lOi. De l'étage kim- 
méridgien d'Oberbuchsiten (Suisse). 

P. Jia^ensis, Marcou, 1847. Agass., Cat. rais., p. 10-4. De 
l'étage portlandien de Salins (Jura), de Gray (Haute-Saône). 
De notre collection. 

Espèces qui n'appartiennent pas au genre Pygurus. 

Pygurus Faujasii, Agass., 1847. Cat. rais., p. 104. Voyez, 
pour cette espèce, le Faujasia Faujasii, d'Orb,, n" 2219. 

P. apicalis, Agass., 1847. Cat. rais., p. 104. Voyez notre 
Faujasia apicalis, d'Orb., n» 2218. 

P. florialis, Agass., 1847. Cat. rais., p. 141. Voyez notre 
Faujasia florialis, n» 2221. 

P. obovatus, Agass., Cat. rais., p. 105. Voyez notre Botrio- 
pygus obovatus, n» 2230. 

P. minor, Agass., 1847. Cat. rais., p. 103. Voyez notre 
/iofriopygus minor, n° 2231. 

P. Meyeri, Agass., 1847. Cat. rais., p. 105. Voyez notre 
Botriopygus Meyeri. 

Après ces changements, il reste encore dans le genre 
Pygurus seize espèces, ainsi réparties dans les étages : 

Dans r<itage bajocien, deux espèces : le P. acutus du bas- 
sin méditerranéen, \gJ'. fungi/onnis i\uhAS.s\n anglo-parisien. 

Dans l'étage bathonien, le P. MlchoUni du bassin anglo- 
parisien. 

Dans l'étage callovien, les P. dcprvssus et orhirulatus du 
bassin anglo-parisien. 

Dans l'étage oxfordicn, le P. Marmonti du bassin anglo- 
parisien. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 303 

Dans l'étage corallien, les P. Icmnensis et Hausmanni des 
bassins méditerranéen et anglo-parisien; les P. nasutus et 
IHumenbachii du bassin anglo-parisien. 

Dans Pétage kimméridgien (portlandien compris, comme 
nous les avons réunis dans nos cours de 1855), les P. tennis 
et Jurensis du bassin méditerranéen. 

Terrains crétacés. 

Dans Tétage néocomien, les P. rostratus et producfus spé- 
ciaux au bassin méditerranéen, et le P. Montmolini, qu'on 
trouve à la fois dans les bassins méditerranéen et anglo-pari- 
sien. 

Dans l'étage cénomannien, le P. oviformis spécial au bassin 
anglo-parisien. 

Il y a ensuite des espèces non parfaitement connues dans 
les étages urgonien, albien et sénoniiîn. 

Division du Genre en deux groupes. 

Dans une classification rigoureuse du genre Pygurus, deux 
espèces ne devraient pas y entrer, parce qu'elles n'en ont pas 
les caractères généraux. Pour qu'un genre soit bien circon- 
scrit, il faut que toutes les espèces réunissent tous les carac- 
tères qui lui sont assignés. Or, M. Agassiz donne pour ca- 
ractère d'avoir Vanus inférieur, ovale longitudinalement. En 
étudiant les espèces qui restent encore dans le genre, nous 
trouvons que toutes les espèces jurassiques ont, en effet, ce 
caractère essentiel, tandis que doux des terrains crétacés, les 
P. rostratus et oviformis ont, au contraire, toujours l'anus 
ovale traversalement et sont dès lors en contradiction avec les 
cai'actères établis. 

Nous proposons pour ces dernières, qui ne dillèrcnt du reste 
que par ce caractère, le nom iV Echinopygus. Les deux espèces 



304 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

seraient ; 1° Echinopygus rostratus {Pt/gurus rostratus, Agas- 
siz) ; 2" Echinopygus oviformis [Pygurus trilobus, Agassiz. 
Pygurua oviformis, d'Orb. décrits plus loin). 

N« 2210. Pygurus rostratus, Agassiz, 1839. 
PI. 914 et 915. 

Pygurus rostratus, Agassiz, 1839. Echin. suisses, 1, p. 71, 
pi. 11, fig. 4-6. 

Id. Agassiz, 1840. Cat. syst., p. 6. 

Id. Agassiz, 1847. Cat. raisonné, p. 104, modèles S, 41. 

Id. d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 88 ; étage 17^, n» 473. 

Id. Albin Gras, 1848. Ours. foss. de l'Isère, p. 50, n° 1. 

Id. Albin Gras, 1852. Cat. des corps org. de l'Isère, p. 27, 
n°53. 

Dimensions. Longueur totale, 83 millimètres. Par rapport 
à la longueur : largeur, 90 centièmes; hauteur, 30 cen- 
tièmes. 

Coquille déprimée, clypéiforme, presque aussi large que 
longue, rétrécie et évidée en avant, déprimée et rentrée en 
arrière, dont la hauteur a les 30 centièmes de la longueur, 
et dont le grand diamètre trans\iersal est au milieu. Dessus 
peu convexe, à bords minces en avant, s'élevant ensuite en 
arc jusqu'au sommet placé près du milieu de la longueur, et 
s'abaissant en s'évidant vers la région anale. Le pomlour est 
comprimé et obtus. Dessous concave, comme ondulé par cinq 
saillies (jui convergent vers le centre et correspondent à des 
bourrelets saillants qui cntoiu'cnt la bouche; chacune des 
saillies est sépai'ée par autant de dépressions qui se creusent 
en sillons vers le centre, et correspondent i\ cinq rosettes de 
pores cxcavées, en forme de pétales à extrémité ouverte. 
IJuuchc pentagonale, régulière, placée au centre des bour- 
rclcts et des rosettes do pores à un cinquième plus en avant 



TERRAINS CRÉTACÉS. 305 

qu'en arrière. Anus petit, ovale transversalement, placé près 
du bord, en dessous, dans une aréa triangulaire très-marquée, 
non fermée en dedans. Ambulacres très-grands et s'étendant 
près du bord externe où ils sont rétrécis, mais non fermés. 
Les zones de pores sont larges et en creux, laissant une con- 
vexité au milieu de chaque ambulacre. Ces zones sont for- 
mées de pores conjugués, dont les uns, externes, sont très- 
longs et très-étroits, transverses, les autres, internes, sont 
simples. Une ligne de petits granules visibles seulement sur 
les individus frais, conjuguent ces deux lignes. En dessus les 
tubercules sont petits et serrés; en dessous ils sont gros et 
inégaux. Les régions correspondant aux cinq sillons infé- 
rieurs sont lisses. 

Localité. Cette espèce est caractéristique, s'il en fut jamais, 
du 17* étage néocomien. M. Agassiz l'indique du néocomien 
inférieur de Belabuf (Doubs) et de Bouheram (Jura). M. Cam- 
piche nous Ta donnée de Sainte-Croix (canton de Vaud), 
et nous la possédons encore de Géovressiat, près de Nantua 
(Ain). M. Albin Gras Ta recueillie au Fontanil (Isère). 

Explication des figures. PI. 914, fig. I, coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus ; fig. 2, la même de profil ; 
fig. 3, zones des ambulacres grossies (individu frais) ; fig. i, 
la même, prise sur un individu usé. PI. 915, fig. 1, coquille 
vue en dessus; fig. 2, profil transversal, du côté de l'anus; 
fig. 3, appareil génital grossi. De notre collection. 

No 2211. Pygurls Montmollm, Agassiz, 1839. 
PI. 916, 917. 

Echinolampas Montmolini, Agassiz, 1836. Prod. Echin., 
p. 20. 

Id. Agassiz, 183G. Foss. crét. Mém. de Neuch., 1, p. 134, 
pi. 14, fig. 4-G. 

VL 27 



306 PALÉONTOLOGlIi FRANÇAISE. 

Fchinolampas triloba. Des moulins (pars), 1837. Etudes 
Ech., p. 350, n" 22. 

Py^urus Montmolini, Agassiz, 1839. Ech. suiss., 1, p. 09, 
pi. ll,fig. 1-3. 

Id. Agassiz, 18i0. Cat. syst., p. G. 

Id. Agassiz, 1847. Cat. rais., p. 104 (modèles S 48, S 95). 

Id. d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 88; étage 17% n° 472. 

Id. Albin Gras, 1848. Ours. foss. de l'Isère, p. 51, n° 2. 

Id. Albin Gras, 1852. Cat. des corps org. de l'Isère, p. 27, 
n« 52. 

Id. Cotteau, 1851. Cat. méth. Bulletin de la Soc. des se. de 
l'Yonne, p. 12, n» 32. 

Pygurus Oibignyanus. Cotteau, 1851. Id., ibid., p. 12, 
n'33. 

Dimensions. Largeur totale, 80 millimètres. Par rapport à 

la largeur : longueur, 90 centièmes; hauteur, 40 cen- 
tièmes. 

Coquille déprimée, conique, clypéiforme,plus large que 
longue, très-évidée en avant, bisinueuse et rostrée en arrière, 
dont la hauteur a les 40 centièmes de la largeur, et dont le 
grand diamètre transversal est aux deux cinquièmes posté- 
rieurs. Dessus peu convexe, conique, à bords un peu tran- 
chants, quoique obtus, s'élevant en pente ondulée jusqu'au 
sommet placé au tiers antérieur, et de là s'abaissant en pente 
régulière jusqu'au bord postérieur. Le pourtour est presque 
anguleux. Dessous concave , oflVant cinq grosses protubé- 
rances, convergeant vers le centre et corresponilant aux cinq 
gros bourrelets buccaux. Ces protubérances sont séparées 
par cinq sillons qui s'étendent jusqu'à la rosette de pores 
buccaux, profondément creusés. Douche pcntngonale, régu- 
lière, placée un peu en avant du centre. Anus grand, ovale 
longitudinalement, placé très-près du bord, sous le rostre, au 



TERRAINS CRÉTACÉS. 307 

milieu d'une aréa triangulaire régulière, fermée à son extré- 
mité. Ambulacres de moyenne grandeur, ne s'étendant pas 
jusqu'au bord. La disposition des pores est analogue à ce 
qu'on remarque chez l'espèce précédente. Tubercules comme 
chez le P. rostraius, mais formant des lignes brisées trans- 
verses plus régulières en dessus. On voit en dessus aux régions 
interambulacraires postérieures et latérales, des saillies régu- 
lières en zones rayonnantes. 

Rapports et différences. Cette espèce est voisine du P. ros- 
tratus, tout en s'en distinguant par son ensemble plus large, 
plus court, plus haut et plus conique en dessus, plus rostre 
et doublement évidé en arrière ; par son sommet plus ex- 
centrique, par les protubérances du dessous plus hautes, plus 
saillantes, par son anus ovale longitudinalement, placé plus près 
du bord, par l'aréa anale plus triangulaire fermée en dedans, 
par ses ambulacres plus étroits et plus courts, et enfin par les 
pores externes moins longs. On voit par ce qui précède, que 
c'est une espèce des plus distinctes et qu'on ne peut confondre. 

M. Cotteau avait, sous le nom de Pygw^us Orbignyanus , 
séparé un Pygurus de l'étage néocomien de l'Yonne, parce 
qu'il avait le rostre plus saillant que dans la figure donnée par 
M. Agassiz dans ses Echinides suisses. Mais nous avons re- 
connu, sur d'autres individus, que l'échantillon de M. Cot- 
teau était seulement plus frais et plus complet que celui figuré 
par M. Agassiz et dépendant de la même espèce. 

Localité. Cette magnifique espèce a été recueillie dans l'é- 
tage néocomien, partie inférieure, par M. Cotteau et par nous 
à Auxerre, à Leugny, à Saint-Sauveur, à Tronchoy et à 
Chenay (Yonne), par M. Gras à Fontanil, et au Fa (Isère). 
M. Agassiz l'indique déplus aux environs d'Aix (Savoie), aux 
environs de Neufchâtel (Suisse), et M, Campichel'a rencontrée 
à Sainte-Croix, dans le canton de Vaud. 



308 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Explication des figures. PI. 916, fig. 1, coquille de gran- 
deur naturelle , vue en dessus ; fig. 2, profil longitudinal ; 
fig. 3, partie postérieure du dessus, grossie pour montrer les 
saillies, et la disposition des tubercules. PI. 917, fig. 1, co- 
quille vue en dessous; fig. % profil transversal vu du côté de 
l'anus; fig. 3, partie d'un ambulacre grossie; fig. A, une des 
rosettes de pores buccaux grossie. De notre collection. 

N'> 2212. Pygurus conicus, Agassiz, 1839. 
PI. 920, fig. 2, 3. 

Pygurus conicus, Agassiz, 1839. Ech. suiss. , p. 73, 
pi. 13 bis, ûg. 1,2. 

Id. Agassiz, 1847. Cat. rais., p. 104. 

Nous reproduisons ici la figure imparfaite que M. Agassiz 
a donnée de son Pygurus conicus. C'est un fragment recueilli 
]jar M. Escher de la Linth, dans un bloc rapporté au Grès- 
Vert, aux environs de Risserschweil. M. Agassiz dit qu'il 
diffère des autres par son sommet conique. Nous avons sous 
les yeux plusieurs exemplaires du P. Montmolini, et nous les 
trouvons tous avec un sommet conique semblable en tout à 
celui du P. conicus. Cette ressemblance nous a fait conserver 
des doutes sérieux sur le fragment figuré par M. Agassiz. 
Nous pourrions croire, en effet, que c'est un fragment du 
P. Montmolini. Dès lors il ne serait pas du Gault ou étage 
albien, comme l'a pensé M. Agassiz, mais bien de l'étage 
néocomien. Attendons pour décider la question. 

Explication des figures. PI. 920, fig. 2, partie supérieure 
d'une coquille de grandeur naturelle ; fig. 3, profil de la 
même. Copies des figures données par M. Agassiz. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 309 

No 2213. Pygurus productus, Agassiz, 1839. 
PI. 918. 

Echinolampas productus , Agassiz, 1836. Foss. crét, inMém. 
soc. Neuch.,1, p. 135. 

Id., Agassiz, 1836. Prod. Ech., p. 20. 

Id., Desmoulins;, 1837. Etudes sur les Ech., p. 352, n» 32. 

Pygurus productus, Agassiz, 1839. Echin. suiss., 1, p. 72, 
pi. 13 bis, fig. 3, 4. 

Id., Agassiz, 1840. Cat. syst,, p. 5. 

Id., Agassiz, 18i7. Cat. rais., p. 103 (modèles Q, 26; 
S, 98). 

Id., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 88, étage 17^, m 474. 

Dimensions. Longueur totale, 59 millimètres. Par rapport 
à la longueur : largeur, 85 centièmes; hauteur, 34 cen- 
tièmes. 

Coquille déprimée, ovale, beaucoup plus longue que large, 
arrondie en avant, un peu rostrée en arrière, dont la hauteur 
a les 34 centièmes de la longueur, et dont le grand diamètre 
transversal est un peu en arrière du milieu de la longueur. 
Dessus très-peu convexe, formant un arc régulier, dont le 
point culminant correspondant au sommet se trouve au mi- 
lieu. Le pourtour est obtus et convexe, non anguleux. Dessous 
concave au milieu, à peine pourvu des cinq sillons et des cinq 
saillies qui les séparent. Bouche pentagonale , régulière, pla- 
cée un peu en avant, entourée de cinq légers bourrelets et de 
rosettes lancéolées, le tout peu prononcé, comme saillies et 
comme parties concaves. Anus assez grand, ovale transversa- 
lement, placé à une certaine distance du bord, entouré d'une 
aréa peu prononcée. Ambulacres très-longs, mais un peu plus 
étroits que chez le P. rostratus. Les zones ressemblent aussi à 



310 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

celles de cette espèce. Les tubercules sont inégaux , plus 
grands en dessous. 

Rapports et différences. Celte espèce se distingue de suite 
des deux précédentes par sa forme bien plus longue, plus 
ovale, arrondie et sans sinus en avant; par son dessus unifor- 
mément convexe, par son pourtour obtus, par ses sillons, ses 
bourrelets et ses rosettes de pores peu prononcés, ainsi que les 
protubérances qui séparent les sillons. 

Localité. Cette belle espèce est spéciale à l'étage néoco- 
mien du bassin méditerranéen. Elle a été recueillie près de 
Morteau (Doubs), par M. Carteron ; à Sainte-Croix, canton de 
Vaud (Suisse), par M. Campiche. M. Agassiz l'indique de 
plus à Mormont, près Lasarras, canton de Neuchâtel, et à la 
Chaux-de-Fonds. 

Explication des figures. PI, 918, fig. 1, coquille de grandeur 
naturelle, vue en dessus; fig, 2, dessous; fig, 3, profil longi- 
tudinal; fig. 4, profil transversal; fig. 5, partie d'un ambu- 
lacre grossie pour montrer la disposition des pores. De notre 
collection. 

No 2214. Pyoukuscoloibiani s, Agassiz, 1847. 
PI. 920, fig. 1. 

Laganum V. columbianum, d'Orb., 1839. Paléont. de l'Amer, 
mér., p. 60, pi. 6, fig. 10. 
Pygurus columbianus, Agassiz, 1817. Cat. rais., p. 105. 
Id., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 109, m 703. 

Nous avons publié en 1839, sous le nom de Laganum, mais 
avec doutes, un Échinodernie, dont nous ne connaissions 
qu'une partie supérieiu-e légèrement convexe , arrondie. 
M. Agassiz l'a rapporté au genre Pygurus, mais le classement 
de cette espèce dans le genre Pygurus même ne peut être que 



TERRAINS CRÉTACÉS. 311 

très-incertain, surtout à présent, que nous avons divisé ce 
genre en trois. 

M. Boussingault Va recueilli dans le calcaire noirâtre de 
Zapatore, sur la pente orientale de la cordillère du milieu, 
faisant suite au calcaire de Vêlez, dans la république de la 
Nouvelle-Grenade (Amérique méridionale). D'après des fos- 
siles identiques, nous rapportons ces fossiles à notre étage 
urgonien ou néocomien supérieur, 

Explication des figures. PI. 920, fig. 1, portion supérieure 
de grandeur naturelle. De la collection du Collège de France. 

N" 2215. PvGLRUS RicoRDEAUANUs, d'Orb., 1855. 
PI. 921, fig. 1. 

Nous figurons, pi. 921, fig. I, une partie intérieure d'un 
Echinoïde que M. Ricordeau, zélé paléontologiste, a recueilli 
dans le grès à gros grains de l'étage albien des environs de 
Seigneley (Aube). En examinant la forme des ambulacres, on 
reconnaît qu'ils ressemblent en tous points à ceux des Pugu- 
rus. C'est pour cette raison, en «attendant de nouveaux rensei- 
gnements, que nous avons plac^ cette empreinte dans le genre. 
Nous l'avons dédiée à M. Ricordeau, ayant acquis la certitude 
que cette espèce difTère de toutes les autres. 

N" 2216. Pygl'RUSOviformis, d'Orb., 1855. 
PI. 919. 

Clypeaster oviformis, var. 2, Lamarck, 1816. An. s. vert., 
3, p. 15, n» 7. 
_ Pygurus trilobus, Agassiz, 1840. Cat. syst., p. 5. 

Id., Agassiz, 1847. Cat. rais., p. 103 (modèles 39, P 46). 

Id., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 178, étage 20, no 639. 

Dimensions. Longueur totale, 58 millimètres. Par rapport à 
la longueur : largeur, 90 centièmes ; hautem-, 55 centièmes.] 



312 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Coquille assez renflée, ovale, plus longue que large, très- 
arrondie et large en avant, évidée sur les côtés et prolongée 
en rostre tronqué en arrière, dont la hauteur a les 34 cen- 
tièmes de la longueur, et dont le grand diamètre transversal 
est vers le milieu de la longueur, à une partie anguleuse. 
Dessus convexe, formant une courbe régulière un peu dépri- 
mée en arrière, dont le point le plus convexe est excentrique 
en avant et correspond au sommet. Le pourtour est assez an- 
guleux ; on voit comme deux carènes divergentes, en arrière, 
correspondant aux angles latéraux, de la troncature de la ré- 
gion rostrale. Dessous très-concave au milieu, pourvu de cinq 
sillons prononcés et de cinq protubérances qui les séparent, le 
tout prononcé. Bouche pentagonale, régulière, placée en avant 
du milieu, entourée de cinq bourrelets saillants et de cinq 
grandes rosettes de pores lancéolées, pourvues d'une dépres- 
sion à leur base. Anus grand, ovale transversalement, placé 
près du bord, en dessous du rostre anal. Ambulacres gi'ands et 
larges, rétrécis insensiblement à leur extrémité. Zones de 
pores conjugués par une ligne de granules, dont les pores ex- 
ternes sont allongés et les pores internes simples. Tubercules 
petits et serrés en dessus, inégaux et plus grands en des- 
sous. 

Rapports et différences. Cette magnifique espèce se distingue 
nettement de toutes les autres par son rostre tronqué et ses 
côtés évidés en arrière, par sa plus grande convexité, par les 
carènes rostrales du môme côté, et par les cinq fossettes de la 
base des rosettes de pores. Comme le P. Montmolini, elle a 
son anus transverse, mais n'en a aucunement la forme large 
et conique. 

Histoire. Lamarck, en 1816 (An. s. vert.), a indiqué cette 
espèce sous le nom de Clypeaster ovijormis, var. 2. Fossile 
du Mans. M. Agassiz, en 1810, l'a nommée Trilobus. Comme 



TERRAINS CRÉTACÉS. 313 

le nom donné par Lamarck est plus ancien, nous rétablissons 
à l'espèce son nom d'Oviformis. 

Localité. Elle est spéciale à notre étage cénomanien , et a 
été recueillie aux environs du Mans (Sarthe). M. d'Archiacl'a 
également découverte dans le même étage à Fouras (Charente- 
Inférieure). 

Explication des figures. PI. 919, fig. \, coquille de gran- 
deur naturelle vue en dessus; fig. 2, la même, en dessous; 
fig. 3, profil longitudinal ; fig. -4, profil transversal vu du côté 
de l'anus; fig. 5, une partie d'ambulacre grossie pour montrer 
les pores conjugués. De notre collection. 

No 2217. Pygdrus GEOMETRiCDS, Agassiz, i8i7. 
PI. 920, fig. \. 

Clypeaster geometricus , Morton , 183-i. Synop., p. 76, 
pi. 10, fig. 9. 

P y gurus geometricus, Agassiz, 1847. Cat. rais., p. \\ï. 

Id., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 270 ; étage 22«, n« 1164. 

Nous ne connaissons de cette espèce que les quelques lignes 
de descriptions générales se rapportant à toutes les espèces du 
genre, qui ont été données par M. Morton, et la figure du des- 
sus seulement, publiée par cet auteiu". Avec ces caractères 
vagues, nous savons seulement que l'espèce est circulaire et 
a des ambulacres identiques à ceux du Pygurus, sans pouvoir 
affirmer qu'elle dépend bien de ce genre, où nous la laissons 
provisoirement. 

Loco.litc. Elle a été recueillie par M. Morton dans les exca- 
vations du canal de Delaware, aux Etats-Unis, dans une 
couche chloritée, que, par les autres espèces que nous en 
connaissons, nous plaçons dans notre étage sénonien. 

Explication des figures. PI. 920, fig. -4, coquille vue en 
VI. 28 



314 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

essus et de grandeur naturelle. Copie de la figure donnée par 
Morton. 

3« Genre, Faujasia, d'Orb., I800. 

Pyguriis {pars), Agass\z,lSM. 

Caractères. Appareil génital et ocellaire peu distinct, mon- 
trant cependant les orifices propres à la famille. Coquille assez 
convexe, ovale ou arrondie, convexe ou conique en dessus, à 
sommet un peu excentrique en avant, plane en dessous.' 
Bouche pentagonale, placée un peu en avant, d'une surface 
entièrement plane, et pourvue de cinq bourrelets saillants, 
entre chacun desquels est une rosette de pores circonscrite. 
On ne voit en dessous ni sillons rayonnants partant des ro- 
settes de pores, ni saillies interambulacraires inférieures cor- 
respondant aux bourrelets buccaux. Anus ovale transversale- 
ment, placé tout à fait en dessous et près du bord externe du 
rostre, sans être entouré d'une aréa. Les ambulacres sont 
pétaloïdes, petits, s'achevant brusquement loin du bord. Les 
zones dont ces ambulacres sont formés sont inégales : une 
large en dehors, formée de pores transverses longs ; une étroite 
en dedans, formée de pores simples; les deux conjuguées. 
Tubercules très-petits, très-serrés et égaux en dessus; plus 
gros et très-inégaux en dessous. 

Rapports et différences. Ce genre, confondu par M. Agassiz 
avec les Pijgurus, s'en distingue nettement par un grand 
nombre de caractères : par sa coquille, plus convexe en des- 
sus; par son dessous, entièrement plan, non concave, et par 
la bouche à fleur de test en dessous; par le manque complet 
de sillons et de saillies rayonnantes autour des rosettes et des 
bom-relets buccaux ; par son anus constamment transverse et 
sans aréa; enfin par ses ambulacres petits, courts, s'achevant 
brusquement loin du bord. Comme on le voit, le nombre et 



TERRAINS CRÉTACÉS. 315 

l'importance des caractères différentiels ne permettent paf 
de laisser le genre Faujasia parmi les Pygurus. 

Histoire. Des espèces dont nous formons le genre, Xvok 
étaient connues avant nous. Non citées dans le genre Pygurus, 
tel que l'avait formé M. Agassiz, en 1839, elles n'y furent 
ajoutées qu'en 1847, dans le Catalogue raisonné rédigé par 
MM. Agassiz et Desor. Nous y ajoutons aujourd'hui une nou- 
velle espèce, ce qui élève le nombre à quatre. Toutes sont, 
jusqu'à présent, propres aux terrains crétacés, et spécialement 
à notre étage sénonien, comme on pourra s'en assurer par la 
distribution géologique suivante. En effet, les Faujasia apica- 
lis et Delaunayi sont jusqu'à présent de l'étage sénonien, et 
spéciales au bassin anglo-parisien de Maestricht, de Ciply et du 
Loir-et-Cher, en France. Le Faujasia Faujasii est spécial à 
l'étage sénonien du bassin pyrénéen en France, et se trouve à 
Lanquais (Dordogne) ; et le Faujasia florealis est du même 
étage du New-Jersey, dans les Etats-Unis. C'est donc un 
genre propre, jusqu'à présent, à un seul étage géologique. 

N° 2218. Faujasia apicalis, d'Orb., 1855. 
PI. 922. 

Echinites, Faujas, 1799. Maestricht, pi. 30, fig. 3. 

Pygurus apicalis, Desor, 18i7. Cat. rais., p. lOi (modèles 
R, 39). 

Id. d'Orb., 1817. Prod., 2, p. 270; étage 22% n° 1183. 

Dimensions. Longueur totale, 36 millimètres. Par rapport 
à la longueur: 92 centièmes; hauteur, 61 centièmes. 

Coquille convexe, conique, suborbiculaire, un peu plus 
longue que large, arrondie en avant, un peu plus anguleuse 
et rostrée en arrière, dont la hauteur a les 61 centièmes de 
la longueur, et dont le grand diamètre transversal est en ar- 



316 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

rière de la moitié de la longueur, à une partie anguleuse. 
Dessus convexe, conique, s'élevant en arc jusqu'au sommet 
un peu pointu, placé un peu en avant, et de là s'abaissant 
en s'évidant près de ce sommet, mais s'arquant en sens in- 
verse [avant d'arriver au bord postérieur. Le pourtour est 
anguleux,rplacé tout à fait à la base. Dessous plan ou même 
un peu convexe, au pourtour. Bouche pentagone, petite, pla- 
cée un peu en avant et superficielle, entourée de cinq bour- 
relets et de cinq rosettes de pores, lancéolées, peu excavées. 
Anus petit, ovale, transverse, placé tout à fait au bord infé- 
rieur, sous le rostre anal. — Ambulacres pétaloïdes, peu visi- 
bles, petits, occupant la moitié du diamètre supérieur, 
ouverts à leur extrémité, formés de deux zones étroites, dont 
l'intérieure est composée de pores transverses. Tubercules iTès- 
petits et serrés en dessus, inégaux et plus grands en dessous, 
formant des bandes transverses en arrière. 

Histoire. Figurée en 1799 par Faujas, sous le nom d'Fchi- 
nites, cette espèce est restée sans être citée jusqu'en 1847, 
époque à laquelle M. Desor la fit entrer dans le genre Pijgurus. 
Nous avons démontré à l'histoire de ce genre que, par ses 
caractères tout différents, elle ne pouvait être placée parmi 
les Pygurus. 

Localité. Elle est propre à l'étage sénonien, et a été re- 
cueillie à Maëstricht, par M. de Koninck, à qui nous en devons 
la communication. 

Explication des figures. PI. 922, fig. 1, coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus; fig. 2, dessous; fig. 3, profil 
longitudinal ; fig. 4, profil transversal, du côté de l'anus ; 
fig. 5, ambulacres grossis; fig. G, rosette de pores buccaux 
gi'ossis. De notre collection. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 317 

N» 2219. Faujasia Faujasii, d'Orb., 1855. 

PI. 923. 

Echinites, Faujas, 1799, Maëstricht, p. 72, pi. 30, fig. 7, a, 
b, fig. 7. 

Echinolampas Faujasii, Desmoulins, 1837. Etudes sur les 
Ech., p. 346, 11° 15. 

Pygurus Faujasii, Agass., 1847. Gat. rais., p. 104 (mo- 
dèles R, 41). 

M. d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 270; étage 22^, n» 1182. 

Dimensions. Longueur totale, 40 millimètres. Par rapport à 
la longueur : largeur, 100 centièmes; hauteur, 37 cen- 
tièmes. 

Coquille très-déprimée, un peu pentagone, aussi longue que 
large, tronquée obtusément en avant, un peu anguleuse et 
rostrée en arrière, dont la hauteur a les 37 centièmes de la 
longueur, et dont le grand diamètre transversal est au tiers 
postérieur. Dessus-pew convexe, arrondi à ses extrémités, mais 
peu convexe au milieu. Le sommet, en même temps la partie 
la plus élevée, est un peu excentrique en avant. Le pourtour 
est anguleux, placé à la base. Dessous plat, seulement un peu 
déprimé près de la bouche. Bouche i^eiite, pentagone, placée 
un peu en avant du milieu, entourée de cinq bourrelets buc- 
caux, petits, et de cinq rosettes de pores larges et superti- 
ficielles. Anus petit, ovale, transverse, placé tout près du 
bord, en dessous de la partie rostrée. Ambulacrcs pétaloïdes, 
petits, à peu près comme dans l'espèce précédente, à pores 
conjugués par une ligne de granules. Tubercules comme dans 

F. apicalis. 

Rapports et différences. Avec la forme de l'anus, les ambu- 
lacrcs, la bouche et les tubercules du F. apicalis, celle-ci 



318 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

s'en distingue nettement par sa forme peu élevée, déprimée^ 
non conique, aussi large que longue, et tronquée en avant. 
Il suffit, du reste, de jeter les yeux sur les figures que nous en 
donnons pour distinguer ces deux espèces. 

Histoire. Figurée, en 1799 , sous la seule dénomination 
d'Eckinites, par Faujas de Saint-Fond, M. Desmoulins la plaça 
comme espèce dans le genre Echinolampo.s {Echinanthus de 
Breynius), où elle ne pouvait rester. En 1817, M. Agassiz Ta 
placée dans le genre Pygurus. Nous avons à ce genre, et à 
celui-ci, expliqué pourquoi elle ne pouvait appartenir au 
genre Pygurus. 

Localité. Elle a été recueillie, dans l'étage sénonien, à 
Maastricht, par Faujas, et dans les silex des environs de Lan- 
quais (Dordogne), par M. Charles Desmoulins. 

Explication des figures. PI. 923, tig. 1, coquille de gran- 
deur naturelle vue en dessus; fig. 2, dessous, fig. 3, profil 
longitudinal; fig. i, profil transversal, vu du côté de l'anus; 
fig. 5, ambulacres grossis; fig. 6, une partie d'ambulacres plus 
grossie. De notre collection. 

N" 2220. Faujasia Delaunayi , d'Orb., 1855. 
PI. 924. 

Dimensions. Longueur totale, 51 millimètres. Par rapport à 
la longueur : largeur, 80 centièmes; épaisseui', 17 cen- 
tièmes. 

Coquille déprimée, ovale, beaucoup plus longue que large, 
rétrécie et arrondie en avant, anguleuse et rostrée en arrière, 
dont la hauteur a les M centièmes de la longueur, et dont le 
grand diamètre transversal est au tiers postérieur au commen- 
cement de la partie anguleuse. Dessus peu convexe, arrondi 
à ses extrémités, presque plat au milieu. Le sommet, en 



TERRAINS CRÉTACÉS. 319 

même temps la partie la plus élevée, est excentrique en avant. 
Le pourtour est obtusément anguleux près de la base. Dessous 
plat partout. Bouche pentagone, placée un peu en avant du 
centre, entourée de cinq bourrelets buccaux, convexes, et de 
cinq rosettes de pores, larges, non fermées à leur extrémité, 
et peu concave. Anus petit, transverse, avec la même forme 
et placé comme nous l'avons vu dans l'espèce précédente. II 
en est de même des ambulacres et de leui's détails calqués, 
pour ainsi dire, sur un même modèle. Tubercules petits, serrés 
et égaux en dessus ; un peu plus grands et inégaux en des- 
sous. 

Rapports et différences. Avec les mêmes détails d'anus, de 
bouche et d'ambulacres des deux espèces précédentes, celle- 
ci s'en distingue, à la première vue, par son ensemble ovale, 
bien plus allongé, par sa forme déprimée en dessus. Il suffit 
du reste de comparer les figures, pour reconnaître les diffé- 
rences capitales qui les distinguent. 

Localité. M. Delaunay, a découvert cette charmante es- 
pèce à Authon (Loir-et-Cher), dans l'étage sénonien, ayant 
sur ce point l'aspect de craie tuffeau. Nous nous empressons 
de lui dédier ce Faujasia , peut-être le plus curieux du 
genre. 

Explication des figures. PI. 9-2-i, fig. 1, coquille de gran- 
deur naturelle vue en dessus ; fig. 2, dessous ; fig. 3, profil 
longitudinal; fig. i, profil transversal, du côté de l'anus; 
fig. 5, portion d'un ambulacre grossi; fig. 6, une des rosettes 
de pores buccaux grossie. De la collection de M. Delaunay. 

N» 2221. Faujasia florealis, d'Orb., 1855. 
PI. 920, fig. 5, 6. 

Clypeaster florealis, Morton, 1834. Syn. crét. group., p. 76, 
pi. 3, fig. 12, pi. 10, fig. 12. 



320 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Pygurus florealis, Agass., 1847. Cat. rais., p. 141. 

Ce n'est que par analogie de forme, et surtout d'après la 
brièveté des ambulacres, que nous avons placé cette espèce 
dans le genre Fmjasia, car nous n'avons pour la caractériser 
aucune description, seulement les deux mauvaises, et surtout 
incomplètes figures que nous empruntons au travail de 
M. Morton, sur les terrains crétacés des Etats-Unis. M. Agassiz 
l'avait placée dans son genre Pijgurus, mais ici encore ce n'est 
que par suite de rapports encore plus éloignés, et tout aussi 
incertains. 

Localité. Des sables ferrugineux du Delaware et du canal 
de Chesapeake, aux États-Unis, que, d'après des espèces 
identiques, nous classons dans l'étage sénonien des terrains 
crétacés. 

4* Genre Pygorhynchus, Agassiz. 

Cassidulus (pars), Lamarck, 1816. Nucleolites eichjpeaster 
(pars), Goldfuss. 

Caractères. Coquille plus ou moins convexe, ovale ou al- 
longée, à sommet excentrique en avant, concave en dessous. 
Bouche pentagonale, excentrique en avant, placée au milieu 
d'une surface concave légèrement ondulée sur l'es bords, en- 
tourée de cinq bourrelets saillants et de cinq rosettes de 
pores buccaux bien circonscrites, sans sillons divergents. Anus 
ovale, longitudinalement placé, plutôt en dessus qu'en des- 
sous, dans un sillon qui se prolonge en dessous, au milieu 
d'un rostre plus ou moins marqué. Ambulacres pétaloïdes, 
petits, s' achevant loin du bord, tous saillants, bien circon- 
scrits, formés de zones inégales, dont les paires de pores sont 
conjuguées. Tubercules petits et serrés en dessus, inégaux et 
plus larges en dessous. 

liapports et différences. Les Pygorhynchus ont les ambu- 



TERRAINS CRÉTACÉS. 321 

lacres petits et pétaloïdes, les bourrelets et les rosettes buc- 
cales, comme chez les Favjasia, mais ils s'en distinguent par 
leur dessous concave et ondulé, par leur anus longitudinal, 
placé en dessus du bord, dans un sillon qui se prolonge en 
dessous. Le caractère du dessous concave les distingue 
bien des trois genres qui suivent, ainsi que la position de 
Panus. 

Quelques espèces du genre avaient été citées dans le genre 
Cassidulus de Lamarck, d'autres ont été données comme des 
Clypeaster et des Nucleolites, par Defrance et Goldfuss. Mais 
le genre n'a été circonscrit qu'en 1840. par M. Agassiz. Nous 
n'y apportons aucun changement, seulement nous plaçons 
dans les terrains crétacés, deux espèces décrites par M. For- 
bes, et nous en ôtons une espèce qui appartient à notre genre 
Stigmatopygus. Les espèces se trouvent dès lors ainsi ré- 
parties : 

Dans l'étage sénonien des terrains crétacés, deux espèces : 
les P. testudo et planalus, citées ci-après. 

Dans l'étage suessonien des terrains tertiaires, huit espèces : 
les P. Desorii, d'Archiac, de Biarritz; Scnlella, Agassiz (Goldf., 
pi. 43, f. 14), de Vérone; Sopitianus, d'Archiac, de Biarritz; 
Tumidus, Agass., Cat. rais.; Cras^sus, Agass., de Vérone; 
Brongniarti , Agass., du Kressenberg; Ddbosii, Desor, et 
Heptagonus, Desor, de Montfort (Landes). 

Dans l'étage parisien, quatre espèces : les P. Grignonensis, 
Agass. ; Cuvieri, Agass.; Subcylindricus, Agass., environs de 
Paris, et Desmoulinsii, Delbos, de Blaye (Gironde). 

Ainsi le genre commencerait avec l'étage sénonien; il au- 
rait son maximum de dévclo[)pement spécifique dans létage 
suessonien et ne remonterait pas plus haut que l'étage parisien 
dans les terrains tertiaires. 

Les Pi/gorhtjnckuselatiix de M. Agassiz, Cassidulus elatusde 
VL 2y 



322 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Forbes, n'appartient pas au genre, et nous l'avons décrit 
et figuré plus loin sous le nom de Stigmatopygus elatus. 
(Voyez n° 2229.) 

No 2222. Pygorhynchus TESTUDO, Forbes, 1846. 
PI. 921, fig. 2, 3. 

t Nucleolites [Pygorkynchus] testudo, Forbes, 1846. Trans. 
Géol. Lond., 7, p. 161, pi. 19, fig. 2. 

Pygorhynchus. Id. Agassiz, 1847. Cat. rais., p. 102. 

Id., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 331; étage 24e, n" 624. 

M. Forbes donne de cette espèce les deux figures que nous 
reproduisons pi. 921, fig. 2, 3, et la description suivante : 

N. ovatus, gibbosus, vertice supra-anali , marginibus declivis, 
sulco anali lanceolato, decUvi. 

Coquille ovale, à sommet central, et à côtés s'abaissant 
d'une façon très-abrupte. La partie la plus élevée se trouve 
vers l'extrémité de l'ambulacre postérieur. La partie posté- 
rieure s'échancre rapidement vers les bords et contient la 
longue rainure anale. Les ambulacres dorsaux sont très-ré- 
gulièrement lancéolés et étoiles. Vu le mauvais état des 
échantillons, les paires de pores unis par les rainures, sont à 
peine visibles. La surface inférieure est très-concave, la bou- 
che, im peu excentrique, est environnée de cinq gros tuber- 
cules, entre lesquels cinq rosettes de pores buccaux-ovalaires 
radient à l'instar d'une étoile. Les tubercules de la surface in- 
férieure sont très- fortement marqués. 

Localité. Recueillie par M. Kaye, près de Pondichéry, dans 
un grès que, d'après ses fossiles, nous rapportons à l'étage 
sénonien. 

explication des figiœes. PI. 921, lig. ^1. coquille de gran- 
deur naturelle, vue eu dessus; lig. 3, la même, de profil. 
Copies des figures données par M. Forbes. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 323 

N" 2223. Pygorhynchls PLANATUS, Forbes, 1846. 
PI. 921, fig. i, 5. 

Nucleolites {Pygorhynchus) planaius, Forbes, 1846. Trans. 
Géol. Soc. Lond., 7, p. 162. pi. 19, fig. 3. 

Pygorhynchus. Id. Agassiz, 1847. Cat. rais , p. 102. 

Id., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 331 ; étage 24% n° 625. 

L'espèce est décrite par M. Forbes ainsi qu'il suit : 

N. latè ovntus, depressiis, vertice centroli, sulco nnali 
vertical i. 

Coquille parfaitement ovale, arrondie à ses deux extré- 
mités, plus déprimée que l'espèce précédente et dont les cô- 
tés s'abaissent d'une manière régulière et graduelle. Sommet 
tout à fait central, d'où part une dépression légère qui con- 
duit au sillon anal. Les ambulacres dorsaux sont légèrement 
divergents. Venus est situé dans une cavité qui a la forme 
d'un sillon court et vertical. La surface inférieure est très- 
concave. La bouche, excentrique, est entourée de cinq gros 
tubercules entre lesquels se voient des rosettes de pores buc- 
caux parfaitement ovales. Les tubercules de la surface infé- 
rieure sont très-marqués. 

Localité. Aux environs de Pondichéry, comme l'espèce 
précédente. 

Explication des figures. PI. 921, fig. 4, coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessous; fig. 5, profil de la même. 
Copies des figures données par M. Forbes. 

5« Genre, Rhynchopygus, d'Orb., 1855. 

Nucleolites (pai-s). Desmoulins, 1837. Cassidulus, Agas- 
siz, 1847. 

Caractères. Coquille ovale, déprimée, à sommet central, 
convexe en dessus, concave en dossous. Douche pentagonale. 



324 PALIÉONTOLOGIE FRANÇVISE. 

un peu excentrique en avant, placée au milieu d'une surface 
concave, entourée de cinq rosettes de pores et de cinq tuber- 
cules buccaux bien circonscrits, mais sans ondulations ni sil- 
lons autour. Anus supérieur, ovale ou oblong transversale- 
ment, entouré d'une aréa et d'une partie saillante supérieure. 
Ambulacres subpétaloïdes, étroits et longs, à zones inégales : 
les pores externes les plus longs, les autres simples. Tubercules 
serrés, égaux et petits en dessus, plus grands et plus inégaux 
en dessous. 

Rapports et différences. Ce genre, par son dessous concave, 
se rapproche à la fois des Pygorhynchus, et des Echinohryssus, 
mais il se distingue du premier et même de tous les genres 
de la famille, par son anus transverse placé sous une saillie 
supérieure. Ce caractère, ainsi que le dessous concave, l'éloi- 
gné des Cassidulus à dessous plat et anus ovale. Dans tous 
les cas, il ne peut rester avec les Cassidulus où M. Agassiz 
l'avait laissé, ni avec les Nucleolites [Echinohryssus de Brey- 
nius), où M. Desmoulins l'a classé. 

La seule espèce bien caractérisée est de l'étage sénonien. 
Peut-être doit- on rapporter à ce genre \e\Cassidulus Guadalu- 
pensis de M. Dussaigne; Bulletin de la soc. Géol., 1847, qui 
est fossile dans l'étage contemporain de la Guadeloupe. Ce se- 
rait alors le li/iync/iopygus Gnadalupensis, d'Orb., 1855. Mais 
nous ne le connaissons pas en nature. 

N» 2224. BiiYNcnoPYGLS Marmini, d'Orb. 
PI. 027. 

Nucleolites Marmini, Desmoulins, I8.'n. Etudes sur les 
Ech., p. 360, n"2l. 

Cassidulus Marmini, Agassiz, 1817. Cat. rais., p. 00. (Mo- 
dèles l\, 45.) 

Id., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 271 ; étage 22% n» 1103. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 325 

Dimensions. Longueur totale, 17 millimètres. Par rapport 
à la longueur : largeur. 85 centièmes; hauteur, 50 centièmes. 

En décrivant ce genre, nous avons décrit la seule espèce 
certaine du genre; nous n'en répéterons donc pas les ca- 
ractères. 

Histoire. Citée, sans description, sous le nom de Nucleoli- 
tes Marmini, par M. Desmoulins, en 1837, cette espèce a été 
placée dans le Catalogue raisonné de M. Agassiz (en 1847) dans 
son genre Cassidulus, quoiqu'elle n'en eût pas les caractères 
généraux. 

Localité. Elle est spéciale à l'étage sénonien. Nous l'avons 
recueillie aux environs d'Orglande (Manche) et à Tours (Indre- 
et-Loire). M. Desmoulins l'a rencontrée au port de Lena (Dor- 
dogne) . Elle se trouve encore en Angleterre et à Maestricht. 

Explication des figures. PI. 927, fig. 1, grandeur naturelle; 
fig. :2, coquille grossie, vue en dessus ; fig. 3 ; dessous ; fig. 4, 
profil longitudinal; fig. 5, profil transversal, du côté de l'a- 
nus; fig, 6, ambulacres plus grossis; fig. 7, rosette buccale 
pins grossie. De notre collection. 

6« Genre, Cassidulus, Lamarck, 1801. 

Echinus, Gmelin (pars). Nucleolites (pars), Goldfuss. 

Coquiile ovale ou oblongue, déprimée, à sommet central ou 
un peu excentrique en avant, convexe en dessus, plane en des- 
sous. Bouche pentagonale, un peu excentrique en avant, placée 
au milieu d'une surface plane, entourée de cinq rosettes de 
pores et de cinq tubercules buccaux, bien circonscrits, sans on- 
dulations ni sillons autour, /Inws ovale, longitudinal, placé en 
dessus, à l'extrémité supérieure d'un sillon oblique cl déclive, 
se prolouç^eant jusqu'au bord seulement. Ambulacres pétaloî- 
des, inégaux , le plus grand en avant , tous courts et peu 
marqués, s'achevant loin des bords, formés de zones inégales 



326 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

de pores non conjugués, longs et obliques en dehors, petits et 
simples en dedans. Tubercules serrés et petits en dessus, 
grands et inégaux en dessous, ou une bande médiane posté- 
rieure est couverte seulement de petits pores. 

Jiappù7Hs et différences. Les Cassidules diffèrent des Pygo- 
rhynchus, dont ils ont l'aspect, par le pourtour plus anguleux, 
par le dessous entièrement plat et non concave, par la bouche 
à fleur de test, par le manque d'ondulations en dessous, par 
son anus placé en dessus, dans un sillon déclive, qui ne se 
prolonge pas en dessous. Ils se distinguent des genres 
Rhynchopygus et Stigmatopygus, par leur anus rond, ovale 
longitudinalement. 

Histoire. Une des espèces de ce genre, confondue par Leske, 
en 1778, par Gmelin, en 1789, sous le nom A'Echinus, servit 
à former le genre Cassidulus de Lamarck, en 1801, dans le- 
quel Lamarck plaçait à tort quelques Scuteliiîïa, surtout dans 
ses animaux sans vertèbres, en 1816. Goldfuss n'admit pas 
les Cassidulus de Lamarck et plaça les espèces dans le genre 
Nucleolitcs. M. Agassiz circonscrivit le genre en enlevant les 
Scutellina, mais y laissa deux espèces que nous en séparons 
entièrement pour on former le genre /ihynchopygtis. Voyez 
f{. Marmini, n° ^^^i, et II. Guadalupcnsis. 

Les espèces qui restent certainement dans le genre, sont 
par étages, les suivantes : Dans l'étage sénonien, les C. lapis- 
cancri, elongatus et œr/uoreus, dont les deux premières sont 
du bassin anglo-parisirn et la dernière des États-Unis. 

Dans l'étnge? le C. testudinarius , Brongniart, Vicentin, 
p. 83, pi. 5, fig. iri. Du Vicentin. 

Enfin, à l'époque actuelle, le C. caribœorum, Lamarck. 1801, 
P. 3i0. C. australis, Lamarck, 1810. Cuvier, Uègne animal, 
pi. in, lig. 5. Des"mers des Antilles. 



TERRAINS CRÉTACliS. 327 

No 2225. Cassidulus Lapis-cancri, Lam., 1816. 
PI. 925. 

Echinites lapis-cancri , Leske, 1778 (apud Klein), p. 256, 
pi. 43, fi-. 10, II. 

Eckinus lapis-cancri, Gmelin, 1789. Syst. nat., p. 3201. 

Echinites, Faujas de Saint-Fond, 1799. Maestricht, p. 30, 
fig. 1. 

Cassidulus belgicus, Lamarck, 1801. Syst. des an. s. vert., 
p. 349. 

Cassidulus lapis-cancri, Lamarck, 181G. An. s. vert., 3, 
p. 35, no 3. (Encycl., pi. 143, fig. 017.) 

Cassidulus belgicus, Defrance, 1817. Dict. des se. nat., 7, 
p. 227, u" 4. 

Echinites stellatus, Schlotbeim, 1820. Petrif., p. 320. 

Nuclcolites lapis-cancri, Goldf., 1829. Petrif., p. 143, 
pi. 4.3, fig. 12. 

Cassidulus lapis-cancri, Agassiz, 1846. Cat. syst., p. 4. 

Id., Agassiz, 1847. Cat. rais., p. 99. (Modèles Q 49.) 

Id., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 271 ; étage 22«, n° 1192. 

Dimensions. Longueur totale, 18 millimètres. Par rapport à 
la longueur : largeur, 85 centièmes; hauteur, 45 centièmes. 

Coquille déprimée, plus longue que large, ovale, arrondie 
en avant, élargie, un peu anguleuse et comme relevée en ar- 
rière, dont la hauteur a 45 centièmes de la longueur, et dont 
le grand diamètre transversal est au tiers postérieur. Dessus 
convexe, formant une courbe régulière du bord antérieur jus- 
qu'à l'aréa anale échancrée, qui commence au tiers postérieur. 
Le sommet est très-excentrique en avant, où se trouve aussi 
le point le plus élevé. Le pourtour est obtusément anguleux 
à la base. Dessou.< entièrement plat, un peu convexe sur la 



328 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

ligne postérieure médiane. Bouche petite, placée un peu en 
avant, pourvue de cinq petits bourrelets peu saillants et de cinq 
petites rosettes lancéolées, peu excavées. Anusroxià, placé aux 
deux cinquièmes postérieurs, dans une aréa qui l'entoure, et 
ne se continue pas en sillon au delà. Ambulacrcs peu marqués, 
inégaux, le plus grand en avant ; les latéraux sont flexueux. 
Les zones sont formées de pores très-petits. Des tubercules 
plus petits en avant et en arrière en dessous. 

Localité. Elle est spéciale à l'étage sénonien et a été re- 
cueillie à Orglande (Manche), à Saint-Christophe (Loir-et- 
Cher), à La Flèche (Sarthe), par nous. Elle est commune à 
Maeslricht et à Ciply. 

E X plicat ion des fi ij lires. PI. !295, fig. 1, grandeur naturelle; 
fig. 2, coquille grossie, vue en dessus; fig. 3, dessous; fig. 4, 
profil longitudinal ; fig. 5, profil transversal du côté de l'anus; 
fig. G, ambulacre plus grossi ; fig. 7, une partie d'ambula- 
cre pour montrer la forme des pores ; fig. 8, rosettes et tuber- 
cules buccaux grossis. De notre collection. 

N» 2226. Cassidulus elongatus, d'Orb., 1855. 
PI. 92G, fig. 1-5. 

Dimensions. Longueur totale, 22 millimètres. Par rapport 
à la longueur : largeur, 80 centièmes ; hauteur, 55 centièmes. 

Coquille déprimée, allongée, bien plus longue que large, 
arrondie en avant, toute d'une venue dans su longueur, un 
peu anguleuse, non rostrée et échancrée en arrière, dont la 
hauteur a 55 centièmes de la longueur, et dont le grand dia- 
mètre transversal règne sur tout le milieu. Dessus convexe, 
formant une courbe régulière jusqu'à l'aréa anale qui com- 
mence au cin(iuièmc postérieur, et échancre beaucoup cette 
partie. Le sommet, eu même temps la partie la plus con- 
vexe, est au milieu. Le pourtour est très-obtus à sa base. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 329 

Dessous plat, convexe sur la ligne médiane postérieure. Bou- 
che potile, un peu excentrique en avant. Bourrelets petits et 
saillants; rosettesde pores petites et peu profondes. -4«wsovale, 
placé au sixième postérieur de la longueur, à l'extrémité su- 
périeure d'un sillon assez profond qui se continue jusqu'à Pé- 
chancrure postérieure. Ambulacres plus inégaux encore que 
chez l'espèce précédente, surtout très-tlexueux sui les côtés. 

JRapports et différences. Cette espèce , non cit^'e par 
M. Agassiz, semble avoir été confondue par lui avec le C. la- 
pis-cancri, mais nous avons reconnu qu'elle en diffère par 
beaucoup de caractères : par son ensemble tout d'une venue, 
plus allongé, moins haut, non rostre et échancré en arrière ; 
par l'aréa anale avec sillon, bien plus en arrière, par l'anus 
ovale et placé au sixième postérieur, au lieu d'être aux deux 
cinquièmes. Ce sont deux espèces très-distinctes, comme les 
figures le feront ressortir. 

Localité. Elle est spéciale à l'étage sénonien et a été recueil- 
lie à Ciply parM. d'Archiac, et à Maestricht par M. de Koninck. 

Explication des figures. PI. 926, fig. 1, grandeur naturelle; 
fig. "l, coquille grossie, vue en dessus; fig. 3, dessous; fig. 4, 
profil longitudinal ; fig. 5, profil transversal, vu du côté de 
l'anus. De notre collection. 

No 2227. CASsmiLis ^equoreus, Morton, 1834. 
PI. 926, fig. 6-12. 

Cassidulus œquoreus, Morion, 1834. Syn. crét. group., 
p. 76, pi. 3, fig 14. 

/rf , Desmoulins, 1837. Etudes sur les Ech., p. 146, n° 6. 

fd., Agassiz, 1847. Cat. rais., p. 141. 

/d., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 271 ; étage 22% n» 1194. 

Dimensions. Longueur totale, 26 millimètres. Par rapport 
à la longueur : largeur, 86 centièmes; hauteur, 40 centièmes. 
VI. ' 30 



330 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Coquille très-déprimée, oblongue, plus longue que large, 
arrondie en avant, un peu élargie et tronquée en arrière, dont 
la hauteur a 40 centièmes de la longueur, et dont le grand 
diamètre transversal est au cinquième postérieur. Dessus peu 
convexe, formant une courbe régulière, d'avant en arrière, 
sans montrer d'échancrure anale sur le profil longitudinal. Le 
sommet est environ au milieu ; le pourtour est bien plus an- 
guleux que dans les deux espèces précédentes. Dessons plat 
et même un peu creusé régulièrement, avec la ligne médiane 
postérieure plus élevée. Bouche grande, presque médiane, 
pourvue de cinq énormes bourrelets triangulaires, et de cinq 
grandes rosettes de pores buccaux larges et obtus, creusés à la 
base entre les tubercules. Ambulacres comme dans les deux 
espèces précédentes, seulement les pores des zones sont plus 
inégaux. 

Rapports et différences. Avec les différences déjà signalées, 
cette espèce se distingue de la précédente par sa coquille plus 
déprimée et plus large, par le manque de troncature et d'é- 
chancrure, par s'^s côtés un peu élargis en arrière, par son 
profil non éehancré en dessus par l'aréa anale, par son dessous 
un peu concave, par sa bouche grande, par les bourrelets buc- 
caux plus grands et triangulaires, par les rosettes de pores 
plus grandes, plus larges etexcavées à la base, ce qui n'existe 
pas dans 1rs autres espèces. 

LncrtUté. Elle nous a été envoyée par M. Haie, d'Alabama, 
qui l'avait recueillie dans les terrains crétacés de Prairie Blutf, 
que nous rapportons à l'étage sénonien. 

Explication des fi(/urcs. PI. O'iO, fig. 0, grandeur naturelle; 
fi.;. 7, coquille grossie, vue en dessus; fig. 8, dessous; fig. 9, 
profil longitudinal; fig. 10, profil transversal, vu du côte de 
l'anus; fig. 11, portion d'ambulacre plus grossie ; fig. 12. 
une rosette de pores plus grossie. De notre collection. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 33f 

7» Genre, Stigmatopygus, d'Orb., 1855. 

Cassidulus, Forbes (non Laniarck), Pygorkynchus (pars), 
Agassiz. 

Coquille ovale, élevée, à sommet central ou excentrique en 
avant, convexe en dessus, plane en dessous. Bouche pentago- 
nale, un peu excentrique en avant, placée au milieu d'une 
surface plane et entourée de cinq tubercules buccaux et de cinq 
rosettes de pores très-prononcées, sans sillons ni ondulations 
autour. Anus pyriforme, longitudinal, commençant à la partie 
la plus élevée par une sorte de lente qui s'élargit peu à peu 
et se termine inférieurement par une partie ovale, arrondie. 
Il est placé obliquement en dessus et assez éloigné du bord. 
Ambulacres pétaloïdes, peu inégaux, Irès-courts, s'acbevant 
insensiblement loin du bord, formés de zones inégales, dont 
l'extérieure munie de pores longs obliques, et l'intérieure, 
de pores simples. Tubercules petits et serrés en dessus, plus 
grands et inégaux en dessous. 

Rapports et différences. Ce genre est voisin des Cassidulus 
par son dessous plan, ses rosettes et tubercules de pores, 
ainsi que par son ensemble, mais il s'en distingue nettement 
par son anus pyriforme, allongé, prolongé en une fente en 
dessus. Ce caractère, ainsi que le dessons plan, le sépare net- 
tement des Pygorhijnchus, et des Echinobr issus. 

Histoire. La seule espèce qui fût connue avant nos recher- 
ches fut classée par M. Forbes dans le genre Cassidulus, dont 
elle diffère complètement par son anus. M. Agassiz l'a classée 
dans ses Pyijorhi/nchm, qui diffèrent encore plus par la forme 
de l'anus et par le dessous concave. Nous y ajoutons une es- 
pèce nouvelle, et nous en formons un nouveau genre. 

Les deux espèces connues sont de l'étage sénonien. L'une 
du bassin pyrénéen en France, l'autre de Pondichéry, dans 



332 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

rinde. C'est encore un des nombreux faits sur l'identité de 
la faune, aux mêmes époques géologiques, sur toutes les 
parties du globe à la fois. 

N° 2228. Stigmatopygus galeatus, d'Orb., 185.^. 
PI. 928. 

Dimensions. Longueur totale. 32 millin\ètres. Par rapport à 
la longueur : largeur, 87 centièmes; hauteur, 56 centièmes. 
. Coquille déprimée, ovale, plus longue que large, arrondie 
en avant, tronquée et un peu échancrée en arrière, dont la hau- 
teur a 56 centièmes de la longueur, et dont le grand diamètre 
transversal est au tiers postérieur. Dessus convexe et arqué de 
la partie antérieure jusqu'au sommet placé un peu en avant, 
où se trouve le point le plus élevé et restant presque à la 
même hauteur jusqu'au tiers postérieur où se trouve une 
saillie qui surmonte l'anus. Le pourtour est un peu anguleux 
à sa base. Dessous plat, uniformément arqué. Bouche petite, 
avec des rosettes de pores et des tubercules buccaux, petits et 
peu prononcés. Anus dans la forme ordinaire au genre, obtus 
en bas, accompagné de deux saillies latérales en haut. Une 
aréa concave au-dessous. Ainbulocres petits et peu mai-qués. 
Tubercules peu marqués sur réchantillon que nous décrivons. 

Localité. M. d'Archiac, qui a bien voulu nous communiquer 
cette espèce, l'a recueillie à la station de Beaumont, près 
d'Angoulème, dans une roche que nous croyons pouvoir 
rapporter avec certitude à l'étage sénonien. Nous trouvons 
sur l'étiquette, écrit de la main de M. Desor : Nucleolites cre- 
piduln, Desor. Nous n'avons pas besoin de discuter ce nom, 
qui est sans doute une erreur de cet auteur. 

Explication des fiijures. PI. 028, fig. I, grandeur naturelle; 
fig. 2, coquille grossie, vue en dessus ; fig. 3, dessons; fig. 4, 



TERRAINS CRÉTACÉS. 333 

profil longitudinal ; fig. 5, profil transversal, du côté de 
l'anus; fig. 6, ambulacres grossis. De la collection de M. d'Ar- 
chiac. 

N" 2229. Stigmatopygus elatds, d'Orb. 
PI. 929. 

Nucleolites [Cassidulus) elotus, Forbes, 1846. Trans. Géol. 
Soc. Lond., 7, p. 182, pi. 19, fig. 1. 

Pygorhynchus elatus, Agassiz, 4847. Catal. rais., p. 102. 

M., d'Orb. 1847. Prod., 2, p. 331 ; étage 24% n" 623. 

M. Forbes, auquel nous empruntons cette espèce, la décrit 
de la manière suivante : 

N. convexus, tumidus, vertice plonato, subcentrali , lateribus 
abrupte declivis ; infra planus ; anus rotundus, prope inargi- 
nem posteriorem. 

a Coquille subglobuleuse, plate en dessous, très-convexe 
« en dessus. Sommet déprimé d'une façon oblique, de manière 
« que la partie la plus élevée se trouve en arrière du centre. 
« Côtés très- rapides, tout en s'abaissant avec régularité. Am- 
a bulacres lancéolés. Anus arrondi, accentué, placé au-dessus 
« du bord (qui forme en cet endroit une légère pointe), à un 
o tiers environ de la hauteur. Bouche faiblement excentrique, 
« entourée de cinq tubercules oblongs, situés dans une dépres- 
« sion centrale. Entre eux se développent les rosettes de pores 
« buccaux qui, possédant chacun une éminence rnédiale et 
« oblongue qui sépare la série des pores, offrent au plus haut 
« degré des ressemblances avec les radiations d'une belle 
« étoile. Les tubercules de la partie centrale sont plus déve- 
« loppés. » 

Rapports et différences. Par la figure plutôt que par les 
descriptions données par M. Forbes, nous voyons que cette 
espèce diffère du .S', gnleatus, par sa forme plus élevée, par 



334 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

son «nus sans saillies supérieures latérales, et surtout par son 
grand développement des rosettes de pores et des tubercules 
buccaux. 

Localité. M. Kaye a découvert cette espèce dans les ter- 
rains crétacés, composés de grès, aux environs de Pondi- 
chéry, dans l'Inde. Nous rapportons, d'après les fossiles, ce 
point à notre étage sénonien. 

Explication des figures. PI. 929, tig. 1, coquille de gran- 
deur naturelle, vue de profil, suivant son grand diamètre; 
fig. 2, profil transversal, vu du côté de l'anus ; fig. 3, un am- 
bulacre grossi ; fig. 4, rosette de pores grossie. 

8e Genre, Botriopygus, d'Orb., 1855. 

Pf/(/urus (pars), Agassiz, 1817. 

Caractères. Appareil génital et ocellaire comme dans les 
aut^e^ genres de la famille. Coquille déprimée, ovale ou 
oblongue, peu convexe en dessus, à sommet excentrique en 
avant ; concave en dessous, autour de la bouche, où se voient 
cinq bourrelets, plus ou moins saillants, séparés par des ro- 
settes de pores souvent très-prononcées. La bouche est penta- 
gonale, excentrique en avant. Vanus est ovale ou même 
oblong, longitudinalemcnt, placé au pourtour de manière à 
entamer le dessus et le dessous, à peu près également. Les 
ambulacres sont subpétaloïdes, étroits, mais longs, formés de 
zones inégales, la plus large en dehors, de pores généralement 
allongés et transverses, souvent conjugués. Tubercules scro- 
biculès, petits et serrés, presque égaux partout. 

Rapports et difféi'cnces. La forme de ce genre rappelle 
celle (les Pygurus, il en a aussi les bourrelets de la bouche 
et les rosettes de pores; mais il s'en distingue par une co- 
quille plus ovale, moins ronde, par ses auibulacres bien plus 



TERRAINS CRÉTACÉS. 335 

étroits, et surtout par son anus oblong ou allongé, placé au 
pourtour, presque autant en dessus qu'en dessous. 

Les trois espèces connues avant nous, avaient été classées 
par M. Agassiz dans son genre Pygurus ; nous y avons ajouté 
trois autres espèces, ce qui porte à six le nombre des espèces 
connues de ce genre. 

Le Botriopi/çjus Meyeri , d'Orb., 1855 {Pijfjurus Meyeri, 
Desor), signalé par M. Desor, Catalogue raisonné, 18-47, 
p. 105, comme étant du Gault et cité dans notre Prodrome , 
2, p. 141; étage 19*, n» 315, nous est totalement inconnu; 
mais ce peu de mots de M. Desor : L'anus n'est pas oblique, 
mais vertical, nous font croire qu'il dépend bien de ce genre. 
Il est d'Appenzel, mais nous doutons qu'il soit de l'étage 
albien. 

Résumé géologique. 

Les cinq espèces bien connues sous le rapport de leur po- 
sition géologique sont ainsi réparties : 

Dans Vêlage néocomien , deux espèces : les B. obovutus et 
minor, qui tous les deux se trouvent dans les bassins anglo- 
parisien et méditerranéen. 

Dans l'étage urgonien, le B. Campricheanus, d'Orb., du 
bassin méditerranéen. 

Dans l'étage turonien, les B. Tucasanus et Cotteauaaus, 
tous les deux du bassin méditerranéen des Bouches-du-Rliône 
et du Var. 

N» 2230. BoTRioPYGUS obovatus, d'Orb., 1855. 

PI. 9-29. 

Catopygus obovatus, Agassiz, 1830. Prod., Éch., p. 18. 
^/rf., Agassiz, 1836. Foss. crét. Mém. de Neucii., n"?, p. H. 



336 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Nucleolites obovatus, Desmoulins, 1837. Études sur les Éch., 
p. 362, no 30. 

Pyrjorhynchus obovatus, Agassiz, 1839. Ech, suisses, t. I, 
p. 55, pi. 8, f. 18-20. 

Id. Agassiz, 18^40. Cat. syst., p. 4. 

Pygurus obovatus, Agassiz, 1847. Cat. rais., p. 105 (mo- 
dèles Q 21, Q 22). 

M., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 88; étage 17^ n" 476. 

Id., Albin Gras, 1848. Ours. foss. de l'Isère, p. 51, n» 3. 

Id., Cotteau, 1851. Cat. méth. des Echin. de l'Yonne^ 
p. 42, n» 35. 

Dimensions. Longueur totale, 54 millimètres. Par rapport 
à la longueur: largeur, 82 centièmes; hauteur, 30 centièmes. 

Coquille très-déprimée, ovale, beaucoup moins large que 
longue, rétrécie en avant, élargie en arrière, et dont la hauteur 
a trente centièmes de la longueur, et dont le grand diamètre 
transversal est au tiers inférieur. Dessus très-peu convexe, 
obtus en avant et en arrière, et formant un arc de cercle à 
grand rayon, sur la ligne supérieure ; le sommet est excen- 
trique très en avant, et correspond à peu près avec la partie 
la plus convexe ; le pourtour est arrondi et comme pulviné. 
Dessous très-concave, surtout autour de la bouche, à sillon 
très-marqué en avant. Bourrelets à peine saillants autour de 
la bouche, séparés par des rosettes de pores peu prononcées, 
peu larges et peu profondes, mais cependant visibles. lïouche 
pentagone, longitudinale, quelquefois même oblique, placée 
au tiers antérieur. Anus ovale longiludinalement, placé moitié 
en dessus, moitié en dessous, sur la convexité du pourtour. 
Ambvlncrcs subpétaloïdes, arrivant presque jusqu'au pour- 
tour, où ils s'élargissent poiu* passer en dessous. Ils sont légè- 
rement inégaux, en ce sens que l'antérieur est plus étroit que 
les autres; tous sont un peu convexes entre les zones de 



TERRAINS CRÉTACÉS. 337 

pores formés de zones étroites, dont Tune externe est large, 
pourvue de pores longs, transverses, et l'autre , interne, de 
pores petits, courts, mais également transverses. Ces paires 
de pores sont séparées par une ligne de tubercules. Tubercules 
très-petits. 

Localité. Cette espèce est spéciale à l'étage néocomien ; elle 
a été recueillie à Saint-Sauveur (Yonne) par M. Cotteau; à 
Mormont, près de Lasarraz, et à Sainte-Croix, canton de Vaud, 
par MM. Coulon et Campiche. Elle est rare. 

Explication des figures. PI. 929, fig. 1, coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus ; fig. 2, dessous ; fig. 3, profil 
longitudinal ; fig. 4, profil transversal du côté de la bouche ; 
fig. 5, le même du côté de l'anus ; fig. 6, rosette de la bouche, 
grossie ; fig. 7, partie des zones d'ambulacres grossis; fig. 8, 
appareil génital grossi. De notre collection. 

N* 2231. BoTRiOPYGCS MisoR, d'Orb., 1855. 
PI. 930, fig. 1-7. 

Catopygus miner, Agassiz, 1836. Prod., Ech., n» 6, p. 20. 

Echinolampas minor, Agassiz, 1836. Foss. crét. Neuch., 
no 6, p. il. 

Id., Desmoulins, 1837. Éludes sur les Éch., p. 352, n« 33. 

Pyyorhynchus minor, Agassiz, 1839. Echin. suisses, t. 1, 
p. 56, pi. 8, fig. 15-17. 

/d., Agassiz, 1810. Cat. syst., p. 5. 

Pygurus minor, Agassiz, 1847. Cat. rais., p. 105 (mo- 
dèles Q 18, Q 25). 

Id., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 88 ; étage 17^, n» 475. 

M., Cotteau, 1851. Cat. méth. des Ours, de l'Yonne, p. 12, 
n" 34. 

Dimensions. Longueur totale, 23 millimètres. Par rapport 
VI, 31 



338 PALÉONTOLOGIE FRANC VISE. 

à la longueur : largeur, 85 centièmes ; hauteur, 45 centièmes. 

Coquille déprimée, ovale, moins longue que large, à peine 
rétrécie en avant, un peu acuminée en arrière, dont la hau- 
teur a les 45 centièmes de la longueur, et dont le grand dia» 
mètre transversal est en arrière du tiers postérieur. Dessus 
convexe également partout. Le sommet est un peu en avant 
de la moitié et correspond à la partie la plus convexe. Le 
pourtour est arrondi et pulviné. Dessous concave et ondulé 
par suite des dépressions divergentes de la bouche au pour- 
tour, des ambulacres légèrement creusés. Le sillon antérieur 
est plus creusé que les autres. Les bourrelets du pourtour de 
la bouche à peine sensibles, ainsi que la rosette de pores à 
peine distincte. Bouche pentagone, longitudinale, placée aux 
deux cinquièmes antérieurs. Anus ovale, longitudinal, échan- 
crant le dessus du pourtour moins que le dessous. Ambu- 
lacres subpétaloïdes, l'antérieur plus étroit que les autres. 
Tous sont superficiels, formés de zones égales en largeur à la 
moitié de leur intervalle, dont les lignes de pores sont inégales, 
l'une externe, très-oblique, écartée, l'autre interne, formée 
de pores ronds. Tubercules très-petits en dessus, un peu 
plus gros en dessous. 

Rapports et différences. Cette espèce pourrait n'être que le 
jeune dn B.obovatus, cependant voici les différences que nous 
avons constatées. Elle est moins rétrécie en avant, plus ovale, 
bien plus épaisse, son sommet est plus central, le dessous 
plus ondulé, la bouche plus centrale, ses ambulacres super- 
ficiels, les paires de pores obliques plus espacés, et les pores 
internes ronds. 

Localité. Elle est spéciale à l'ét;ige nt'ocomien et a été re- 
cueillie aux Saints, à Lrugny, à Chevannes, à Chenay (Yonne), 
par MM. Cotteau et Rathier ; à Mormont, près de Lasarraz. 
canton de Vaud, par M. Couloii. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 339 

Explication des figures. PI. 930, fig. 1, grandeur naturelle ; 
fig. 2, coquille grossie, vue en dessus ; fig. 3, la même en 
dessous ; fig. A, profil longitudinal ; fig. 5, profil transversal 
du côté de la bouche ; fig. 6, côté de l'anus ; fig. 7, pores des 
ambulacres. De la collection de M. Cotteau. 

N° 2232. BoTRioPYGUs Campicheanus, d'Orb., 1855. 
PI. 930, fig. 8-40. 

Coquille déprimée , ovale longitudinalement et d'une ma- 
nière régulière, dont la hauteur paraît avoir eu les 35 cen- 
tièmes de la longueur. Dessus formant un arc régulier peu 
convexe. Le sommet est un peu excentrique en avant, et paraît 
être le point le plus épais. Le pourtour est arrondi. Dessous 
peu concave, sans sillons marqués (nous n'avons pu voir, 
par suite du mauvais état de conservation de l'échantillon, 
ni les bourrelets, ni les rosettes de pores). La bouche est placée 
aux deux cinquièmes antérieurs. {Anus inconnu.) Ambulacres 
comme dans les espèces précédentes, mais plus étroits. Les 
zones de pores paraissent être d'égale largeur, formées de 
pores allongés transverses, très-serrés, égaux en longueur. 

Happoi^ts et différences. Nous ne connaissons qu'un échan- 
tillon incomplet de cette espèce, qui se rapproche pour la 
taille du B. obovatus, mais s'en distingue par sa forme plus 
régulièrement ovale, par le dessous moins concave et sans 
sillon antérieur, ainsi que par les zones de pores ambula- 
craires, formées de pores égaux en longueur. 

Localité. M. Campiche, à qui nous devons la communica- 
tion de l'échantillon connu, l'arecueilli dans l'étage urgonien, 
à Caproiina ammonia, des environs de Sainte-Croix, cantoii 
de Vaud. 

Explication des figures. PI. 930, fig. 8, coquille de gran- 



340 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

deur naturelle, vue en dessus ; tig. 9, dessous ; fig. 10. profil. 
De la collection de M. Campiche. 

No 2233. BoTRioPYGUs Toucasanus, d'Orb., 1855. 
PI. 931. 

Dimensions. Longueur, 55 millimètres. Par rapport à la 
longueur : largeur, 74 centièmes ; hauteur, iG centièmes. 

Coquille très-déprimée, oblongue longitudinalement, un 
peu rétrécie et arrondie en avant, un peu acuminée en 
arrière, dont la hauteur a les 46 centièmes de la lon- 
gueur, et dont le grand diamètre transversal est en arrière 
des deux tiers postérieurs. Dessus aplati, arrondi en avant, 
rétréci en arrière ; sommet excentrique placé aux deux cin- 
quièmes antérieurs, et offrant le point le plus haut. Le pour- 
tour est arrondi, pulvipé. Dessous presque plan, à peine creusé 
autour de la bouche, sans sillons marqués. Bourrelets for- 
mant cinq gros tubercules autour de la bouche et séparés par 
des rosettes de pores très-marquées, sans être profondes. 
Bouche pentagonale, un peu transverse, placée en arrière du 
tiers antérieur. Anus allongé, échancrant le dessus, mais 
placé verticalement, plus en dessous qu'en dessus. Ambulacrcs 
étroits, un peu convexes au milieu, égaux en largeur, très- 
longs, formés de zones moins larges que leur intervalle con- 
vexe ; composés de pores conjugués par une rangée de 
tubercules, transverses, très-serrés, très-inégaux; les pores 
externes très-longs, les internes simples, ronds. Tubercules 
scrobiculés, très-petits et très-serrés en dessus, plus gros et 
plus espacés en dessous. 

Bappnrts et différences. Cette belle espèce, avec une taille 
presque aussi grande que le B. ubovatus, s'en dislingue par 
beaucoup de caractères : par sa forme oblongue, droite sur 
jes côtés , par plus de hauteur, par son dessus aplati, par le 



TERRAINS CRÉTACÉS. 341 

dessous plan, par le manque de sillon, par ses bourrelets et 
ses rosettes de pores prononcés, par sa bouche transverse 
et par son anus allongé, étroit. 

Localité. Nous devons à M, Toucas, zélé paléontologiste, 
la découverte de cette espèce qu'il a recueillie au Castelet, 
près du Beausset (Var), dans l'étage turonien, avecles Hippu- 
rites corvu-vaccinum. Elle y est très-rare. 

Explication des figures. PI. 931, fig. 1, coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus; fig. 2, dessous; fig. 3, profil 
longitudinal; fig. 4, profil transversal du côté de Tanus; 
fig. 5, une partie d'ambulacres grossis ; fig. 6, rosette des 
pores buccaux, grossie. De notre collection. 

N" 2234. BoTRioPYGUs Cotteauams, d'Orb., 1855. 
PI. 932. 

Dimensions. Longueur totale, 49 nmillimètres. Par rapport 
à la longueur : largeur, 78 centièmes; hauteur, 43 centièmes. 

Coquille déprimée, ovale, plus longue que large, un peu 
rétrécie en avant, élargie et très-obtuse en arrière, dont la 
hauteur a les 43 centièmes de la longueur , et dont le 
grand diamètre transversal est au tiers postérieur. Dessus 
convexe, arrondi également en avant et en arrière. Sommet 
excentrique en avant, sur le point le plus élevé. Le pourtour 
est arrondi, pulviné. Dessous légèrement concave partout, 
sans sillons. Bourrelets de la bouche assez prononcés, entre 
lesquels sont des rosettes de pores très-marquées, mais peu 
profondes. Bouche pentagonale, placée aux trois cinquièmes 
antérieurs. Anus très-allongé, placé plus en dessus qu'en des- 
sous, au pourtour. Ambulacres étroits, superficiels, égaux en 
'argeur, longs, dont les zones sont inégales ; Tune large, en 
dehors, formée de pores allongés, transverses ; l'autre étroite, 
formée de pores petits, presque ronds, les deux conjuguées 



342 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. • 

par un sillon. Tubercules très-petits , scrobiculés , très- 
serrés en dessus et en dessous. 

Rapports et différences. Cette jolie espèce, très-voisine et 
du môme étage que l'espèce précédente, s'en distingue par 
sa forme plus ovale, par son dessus convexe partout, par son 
dessous plus concave, et surtout par son anus placé sur le 
pourtour, mais plus en dessus qu'en dessous, quand c'est le 
contraire dans l'espèce précédente. 

Localité. Elle est propre à l'étage turonien, à Hippurites 
organisans, du midi de la France. M. Cotteau nous l'a com- 
muniquée des environs de Martigues (Bouches-du-Rhône); 
et M. Toucas l'a recueillie au Castelet, près du Beausset (Var). 
Nous en possédons deux échantillons. 

Explication des fiyures. PI. 932, fig. 1, coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus; fig. 2, dessous; fig. 3, profil 
longitudinal; fig. 4, profil transversal, du côté de la bouche ; 
fig. 5, détail des ambulacres grossis ; fig. G, rosette de pores 
buccaux, grossie. De notre collection. 

9e Genre, Conoclypus, Agassiz, 1840. 

Galerites (pars), Lamarck, Clypeaster (pars), Goldfuss . 
Echinolampas (pars), Desmoulins. 

Caractères. Appareil génital et ocellaire, formé au milieu 
d'une grande plaque madréporiforme, plus ou moins carrée, 
perforée, plus large en arrière qu'en avant, autour de laquelle 
sont portés les quatre pores génitaux et les cinq ouvertures 
ocellaires. Coquille épaisse, ovale, oblongue, très-convexe, 
hémisphérique, à sommet un peu excentrique en avant. Dessus 
convexe, quelquefois subconique. Dessous entièrement plat. 
Bouche régulière, pentagonalc, transverse, placée un peu en 
avant, pourvue de cinq gros bourrelets, entre lesquels se voit 
une rosette pétaloide de pores. Anus triangulaire, trausverse. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 343 

Infrainargiuai, placé tout à fait au bord postérieur en des- 
sous. Ambulacres très-prononcés, assez larges, mais surtout 
très-longs, divergeant du sommet vers le bord, formés de 
zones larges dont les pores conjugués sont inégaux, l'un ex- 
terne, très-long, transverse, l'autre interne, simple ou ovale. 
Tubercules épars, petits, fortement scrobiculés. Quelques es- 
pèces portent de plus en dessus, près du sommet et des am- 
bulacres, des tubercules accessoires très-saillants, et non 
scrobiculés. 

Rapports et différences. Ce genre, que M. Agassiz a séparé 
des £ chinant hus, s'en distingue par sa forme conique, par son 
dessous plat, dont la bouche est sur le même niveau que le 
reste et nullement entourée d'une dépression, par ses ambu- 
lacres plus longs et plus étroits, et par son anus triangulaire. 
Renflé comme plusieurs Pygaulus et Caratomus, il s'en dis- 
tingue par les gros tubercules et les rosettes de pores de la 
bouche, ainsi que par ses longs ambulacres. 

Le plus grand nombre des espèces de ce genre perdu, ap- 
partient aux terrains tertiaires. Cependant nous en connaissons 
quatre des terrains crétacés, ainsi réparties dans les étages : 

Dans le 20» étage cénomanien, une espèce : le C. Rotho- 
magensis, spécial jusqu'à présent au bassin anglo-parisien. 

Dans le 22« étage, sénonien ou craie blanche, trois espèces : 
les C. ovatus, acutus et ovum, dont la première se trouve 
dans les bassins anglo-parisien et pyrénéen, et les deux autres 
sont spéciales au bassin pyrénéen. 

Les espèces plus modernes sont les suivantes : 

Dans l'étage suessonien, le C. Osiris, Desor, 1847, Cat. 
rais., p. 109, de Mondradan (Egypte). 

C. marginatus, Desor, 1847. Loc. cit., p. 109. 

C. œquidilatatus, Agass., 1847. Id., p. 109, du Kres- 
senberg. 



344 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

C. conoïdeus, Agass., 1847. Id., p. 409^ du Kressenberg. 

C. costellatus, Agass., 1847. Id., p. 110, du Kressenberg. 

C. Bouei, Agass., 1847. Id., p. 110, du Kressenberg. 

C. Duboisii, Agass., 1847. Id., p. 110, de Salghir (Cri- 
mée). 

C. Anachoreta, Agass., 1847. Id., p. 110, d'Einsiedeln. 

C. subcylindricus, Agass., 1847. Id., p. 110, du Kressen- 
berg. 

Dans l'étage falunien, les C. plagiosomus , Agass., id., 
p. 110. Cap Couronne, près deMartignes(Bouches-du-Rhône). 

C. Ucœ, Desor, 1847. Id., p. 110, d'Alicanle. 

Dont l'étage est inconnu. 

C. Bordœ, Agass., 1847. Id., p. 109. 

C. crassissimus, Agass., 1847. Id., p. 110. 

No 2235. CoNOCLYPUs Rhotomagensis, d'Orb., 1855. 
PI. 944. 

Dimensions. Longueur totale, 48 millimètres. Par rapport 
à la longueur : largeur, 84 centièmes ; hauteur, 70 cen- 
tièmes. 

Coquille ovale, très-renflée, bien plus longue que large, 
tronquée en avant, arrondie en arrière, dont la hauteur a les 
70 centièmes de la longueur et dont le grand diamètre trans- 
versal est au milieu. Dessus obtus en avant, de là formant une 
courbe régulière qui vient aboutir au bord postérieur, moins 
obtus que l'autre. Le sommet, en même .temps le point le 
plus élevé, est un peu excentrique en avant. Le pourtour, 
légèrement anguleux, a sa plus grande convexité un peu au- 
dessus de la base. Dessous très-plan, avec un indice de dé- 
pression en avant, et une autre de chaque côté, un peu en 
arrière. Bouche à fleur de test, pentagone, un peu transverse, 
placée aux deux cinquièmes antérieurs de la longueur. Bour 



TERRAINS CRÉTACÉS. 345 

relets médiocres, étroits et peu saillants ; rosettes de pores 
pétaloïdes, formées d'une double ligne de pores de chaque 
côté. Anus petit, ovale transversalement, placé près du bord 
postérieur en dessous. Ambulacres étroits, formés de zones 
inégales : une externe, composée de pores allongés, linéaires, 
arqués, et une intérieure, composée de pores simples, ronds. 
Tubercules petits, épars, égaux et scrobiculés. 

Localité. Nous avons recueilli cette espèce dans l'étage 
cénomanien avec V Ammonites Rhotomagensis, dans la zone re- 
maniée de la montagne Sainte-Catherine, à Rouen (Seine- 
Inférieure) . M. Agassiz nous l'avait étiquetée du nom A^Ovum ; 
mais cette espèce est bien distincte et d'un étage différent, 
comme on le verra au C. ovum. 

Explication des figures. PI. 944, fig. 1, coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus; fîg. 2, dessous; fig. 3, profil 
longitudinal ; fig. 4, profil transversal, du côté de la bouche ; 
fig. 5, une partie d'ambulacre grossie ; fig. 6, bouche et ro- 
sette de pores grossies. De notre collection. 

N» 2236. CoNOCLYPUS ovatus, d'Orb., 1855. 
PI. 945, 946. 

Gaierites ovatus, Lamarck, 1816. An. s. vert., 5, p. 22, 
no M . 

M., Deslongch., 1824. Encyd., 2, p. 433, n» 1. 

Clypenstcr Leskei, Goldfuss, 1829.Pétrif., 1, p. 132, pi. 42, 
fig. 1. 

Eckinotampas Leskei, Agassiz, 1836. Prod. d'une mon., 
p. 20 

Gaierites ovatus, Gratteloup, 1836. Mém. sur les Ech., 
p. .54, n" 5. 

Eckinolamptts ovota , Desmoulins, 1837. Etudes sur les 

Ech., p. 346, n° 2. 

VI. 32 



346 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Galerites ovatus, Edwards, 1840. Ed. de Lam., t. ill, 
p. 310, nMl. 

Conoclypus Leskei, Agassiz, 1840. Cat. syst., p. 5. 

Id., Agassiz et Desor, 1847. Cat. rais., p. 109. 

Id., d'Orbigny, 1848, Prod., 2, p. 270; étage 22e, 
110 1181. 

Dimensions. Longueur totale, 80 millimètres. Par rapport 
à la longueur : largeur, 75 centièmes ; hauteur, 64 cen- 
ièmes. 

Coquille ovale, très-renflée, conique, bien plus longue que 
large, très-arrondie en avant, un peu moins en arrière, dont la 
hauteur a les 64 centièmes de la longueur, et dont le grand 
diamètre transversal est au milieu. Dessus conique, très- 
élevé; la partie antérieure s'élève en courbe sinueuse, jusqu'au 
sommet, excentrique en avant, et de là s'abaisse avec la 
même courbe jusqu'en arrière. Le pourtour, obtusément an- 
guleux, offre sa partie la plus convexe à la base. Dessons 
très-plan, uniformément plat. Bouche non renfoncée, penta- 
gone, un peu transverse; placée vers le tiers antérieur de la 
longueur. Bourrelets saillants, très-inégaux, les deux anté- 
rieurs et le postérieur les plus gros. Bosettes de pores très- 
prononcées, larges, chacune comme divisée en deux pai'ties. 
Anus grand , triangulaire , transverse , placé près du bord 
postérieur en dessous. Ambulac7'es superficiels, larges, sur- 
tout très-longs, droits, formés de zones un peu moins larges 
que l'intervalle qui les sépare. Paires de pores très-rap- 
prochées, conjuguées, formées en dehors de pores longs, 
étroits, et en dedans, de pores infiniment plus courts. Tuber- 
cules de trois sortes : 

1° En dessus, au milieu ot près des ambulaeres des tuber- 
cules très-gros, très-saillants , non scrobiculés, épars près du 
sommet. 2° En dessus, partout ailleurs, de petits tubercules 



TERRAINS CRÉTACÉS. 347 

scrobiculés, espacés, entre des granules. 3° En dessous, de 
gros tubercules scrobiculés, très-grands., rapprochés les uns 
des autres. L'appareil génital offre une plaque convexe , 
transverse, irrégulière et en relief au milieu. 

Rapports et différences. Cette espèce se distingue au pre- 
mier aperçu du C. Rhotomagensis, par sa moindre hauteur, 
par son dessus conique, par sa bien plus grande taille, par 
les rosettes de pores plus larges, par les bourrelets inégaux, 
et enfin par les tubercules remarquables du dessus. 

Histoire. Le plus ancien nom donné à Tespèce est celui 
d'Ovatus, par Lamarck, en 1810, tandis que le second, celui 
de Lcskei, ne fut appliqué qu'en 1836, par Goldfuss. De ces 
deux noms, M. Agassiz a conservé le dernier. Comme un 
nom ne doit jamais se perdre, nous avons dû revenir au plus 
ancien, celui qui est le plus ancien dans la science doit être 
conservé à l'espèce. 

Localité. Cette magnifique espèce est propre à l'étage sé- 
nonien ou de la craie blanche, des bassins anglo-parisien et 
pyrénéen. M. d'Archiac et nous l'avons recueillie à Royan, à 
Merchers et à Talmont (Charente-Inférieure), aux environs de 
Lanquais (Dordogne). Elle se trouve encore à iMaestricht. 

Explication des figures. PI. 945, fig. 1, coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus; fig. 2, profil longitudinal; 
pi. 940, fig. l, coquille vue en dessous; fig. -2, profil trans- 
versal; fig. 3, pores des ambulacres grossis; fig. 4 et 5, tuber- 
cules exceptionnels du dessus grossis; fig. 6, tubercules 
ordinaires grossis. De notre collection. 

N° 2237. CoNOCLYPUS acitus, Agassiz, 1847. 

PI. 947. 

Echinolampas aciita. Desmoulins, 1837. Etudes sur les 
Ech.,p. 352. n°26. 



348 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Conoclypus acutiis, Agassiz, i847. Cat. rais., p. 109. 

Id., d'Orb., 1847. Prod., % p. 270 ; étage 22% n° 1180. 

Dimensions. Longueur, 50 millimètres. Par rapport à la 
longueur : largeur, 82 centièmes; hauteur, 65 centièmes. 

Coquille ovale, renflée , conique , bien plus longue que 
large, très-arrondie en avant et en arrière, dont la hauteur 
a les 65 centièmes de la longueur et dont le grand diamètre 
transversal est au milieu. Dessus conique, élevé, en courbe 
arquée, déclive de chaque côté. Sommet excentrique en 
avant, formant le point le plus élevé ; cependant la pente 
antérieure est plus renflée et plus courte. Le pourtour offre 
sa convexité presque à la base. Dessous légèrement concave, 
surtout autour de la bouche. Bouche transverse, pentagone, 
placée aux trois cinquièmes antérieurs. Ses bourrelets sont 
saillants, égaux ; rosettes de pores très-prononcées, larges, 
inégales ; les trois antérieures plus grandes ; chacune munie 
de petites stries transverses, de chaque côté, à leur base. Anus 
grand, triangulaire, transverse, placé près du bord postérieur 
en dessous. Ambulacres creusés, très-larges, sinueux, formés 
de zones concaves, moins larges que l'intervalle qui les sé- 
pare ; ces intervalles en relief. Paires de pores rapprochées, 
conjuguées : les pores externes très-longs, les autres petits. 
Txibercules égaux, rapprochés ; on voit seulement en dessus, 
près du sommet, des indices de tubercules diflérents des 
autres. Appareil génital formé d'une plaque centrale carrée, 
plus étroite en avant, surtout très-convexe. 

Rapports et différences. Cette espèce est voisine d'aspect el 
de forme du C. ovatus, mais elle s'en distingue nettement 
par son dessous un peu concave, par les bourrelets de la 
bouche égaux, par les rosettes de pores inégale^, rt auti'e- 
ment ornées, par ses ambulacres creusés, sinueux, et par le 
manque de tubercules anormaux, près du sommet. 



TERRAINS CRETACES. 349 

Localité. M. Desmoulins Va recueillie, ainsi que M. Rautin, 
au port de Lena^ rives de la Couze, près de Lalinde (Dor- 
dogne), dans l'étage sénonien ou craie blanche. 

Explication des figures. PI. 947, fig. 1, coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus; fig. 2, dessous; fig. 3, profil 
longitudinal; fig. A, profil transversal du côté de l'anus; 
fig. 5, appareil génital grossi; fig. 6, une partie d'ambulacre 
grossie ; fig. 7, rosette de pores buccaux grossie. De notre 
collection. 

No 2238. CoNOCLYPUS ovum, Agassiz, 1847. 

PI. 948. 

Galerites ovum, Gratteloup, 1836. Oursins foss., p. 55, 
no 6. PI. 2, fig. 5. 

Echiiiolampas ovum, Desmoulins, 1 837 . Etudes sur les Éch . , 
p. 352, n« 27. 

Conoclypus ovum, Agassiz, 1847. Cat. rais., p. 109. 

/rf.,d'Orb., 1847. Prod., 3, p. 140. (Erreur d'étage.) 

Dimensions. Longueur, 47 millimètres. Par rapport à la 
longueur : largeur, 84 centièmes ; hauteur, 76 centièmes. 

Coquille ovale, très-rentlée, plus longue que large, arron- 
die à ses extrémités, dont la hauteur a les 76 centièmes de la 
longueur et dont le grand diamètre transversal est au tiers 
antérieur. Dessus très-obtus en avant et en arrière, mais 
plus en avant, offrant une courbe presque régulière. Le som- 
met, en même temps le point le plus élevé, est excentrique 
en avant; le pourtour a sa convexité au quart de la hauteur. 
Dessous entièrement plat. Bouche transverse, pentagone, 
placée un peu en avant. Bourrelets égaux, très-peu saillants, 
rosettes de pores pétaloides avec deux lignes de pores de 
chaque côté. Anus transverse, placé sur le bord postérieur en 
dessous. Ambulacrcs étroits, très-courts, formés de zones de 



350 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

pores inégales : une externe, formée de pores longs, arqués, 
l'autre interne, formée de pores simples. Tubercules très-petits, 
épars. 

Rapports et différences. Cette espèce , très- voisine du 
C. Rhotomagensis, par ses ambulacres superficiels et sa forme 
arrondie, s'en distingue par une coquille plus renflée, arron- 
die à ses extrémités, bien plus haute, sans dépression au 
pourtour en dessous. 

Localité. Elle est spéciale à l'étage sénonien ou de la craie 
blanche ; elle a été recueillie à Bazin et à Laplante, près de 
Montfort (Landes), par M. Gratteloup; à Cozes et à Saintes 
(Charente-Inférieure), par iM. d'Archiac. 

Explication des figures. PI. 948, fig. 1, coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus ; fig. 2, dessous ; fig. 3 , profil 
longitudinal; fig. 4, profil transversal, du côté de l'anus; 
fig. 5, partie d'un ambulacre grossie ; fig. 6, rosette de pores 
buccaux grossie. De notre collection. 

10' Genre, Pygaulus, Agassiz, 1847. 

Catopygus, Agassiz, 1840. 

Caractères. Appareil génital et ocellaire, formé à droite 
d'une grande plaque génitale qui se prolonge à gauche vers 
le centre par une protubérance madréporiforme. Les trois 
autres plaques génitales viennent s'articuler sur celle-ci. Les 
plaques ocellaires se placent entre elles en dehors ; elles sont 
petites et triangulaires. Coquille ovale-oblongue , peu con- 
vexe en dessus, à sommet excentrique en avant, convexe en 
dessous, avec une simple dépression très-restreinte autour de 
la bouche, où l'on ne remarque ni bourrelets, ni rosette de 
pores. La bouche est ovale, et surtout très-oblique, de gauche 
à droite, irréguiière ; Vanus est ovale, infraniarginal, et ne se 
voit point en dessus. Les ambulacres sont subpétaloïdes, assez 



TERRAINS CRÉTACÉS. 351 

étroits et très-longs, formés de zones dont les pores sont iné- 
gaux : les pores externes longs, transverses, les pores internes 
courts, souvent conjugués. Autour de la bouche, les ambu- 
lacres, au lieu d'être sur une seule ligne de deux pores, en 
ont une autre paire vis-à-vis les dernières paires inférieures. 
Les tubercules sont scrobiculés, petits et serrés, plus gros en 
dessous, séparés par un grand nombre de granules. 

Rapports et différences. Ce genre est voisin des Botriopy- 
gus, par les ambulacres, et par la forme oblongue, mais il s^en 
distingue nettement par une coquille moins déprimée, par la 
bouche ovale, très-oblique ; par le manque de bourrelets et 
de rosette de pores autour de la bouche, et par l'anus ovale, 
inframarginal, qui ne se voit point en dessus. Il se rapproche 
plus encore des Caratomus, dont il a la bouche ovale, oblique, 
le manque de bourrelets et de rosettes de pores autour de la 
bouche, mais s'en distingue par ses ambulacres bien plus 
élargis, et surtout par son anus ovale, au lieu d'être trian- 
gulaire. 

Nous connaissons de ce genre sept espèces ainsi réparties 
dans les étages : 

Dans l'étage urgonien ou néocomien supérieur, deux es- 
pèces, les P. cylindriciis et depressus, spéciaux, jusqu'à pré- 
sent, au bassin méditerranéen. 

Dans l'étage alf/ien ou du Gault, une espèce, le P. ooatus, 
du bassin méditerranéen. 

Dans l'étage cénomanien ou de la craie chlorotée, trois es- 
pèces : les P. macropygus, subœqualis et pulvinnfvs. La pre- 
mière est spéciale au bassin pyrénéen, la seconde commune 
aux deux bassins pyrénéen et méditerranéen, et la troisième 
propre au bassin anglo-parisien. 

Dans l'étage turonien, une espèce, le P. Toucasanm, pro- 
pre au bassin méditerranéen. 



352 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

No 22.')9. Pygaulus cylindricus, Desor, 184.7 . 
PI. 933. 

Pygaulus cylindricus, Desor, 1847, Cat. rais., p. 401 
(modèles V, 21). 

Id., d'Orb., 1847. Prod., % p. 88; étage 17% n» 477. 

Id. , Albin Gras, 1848. Ours, de l'Isère, p. 49, pi. 3, fig. 16. 
18. 

Id., Albin Gras, 1852. Foss. de l'Isère, p. 32, n» 39. 

Dimensions. Longueur totale, 52 millimètres. Par rapport 
à la longueur : largeur, 80 centièmes; hauteur, 65 centièmesl 

Coquille très-renflée, ovale, plus longue que large, arron- 
die en avant, acuminée en arrière, dont la hauteur a 65 cen- 
tièmes de la longueur, et dont le grand diamètre transversal 
est aux deux cinquièmes postérieurs. Dessus très-convexe, 
arrondi en avant, de ce point, formant une courbe régulière, 
dont le point le plus élevé est au sommet, et qui se continue 
jusqu'au-dessus de l'anus, où une pente déclive en surplomb 
marque la place de l'anus. Sommet excentrique, un peu en 
avant du milieu de la longueur. Le pourtour très-arrondi, 
ayant sa grande convexité au tiers de la hauteur, /^e.ssoî/s renflé 
partout, excepté autour de la bouche, d'où part un léger sil- 
lon antérieur. Les bourrelets sont nuls, mais pur des pores 
rapprochés, il y a l'indice d'une légère rosette. Bouche ovale, 
longiludinalement,un peu oblique, placée presque au tiers an- 
térieur de la longueur. Anus grand, ovale longitudinalement. 
inframarginal, sur la pente tronquée de cette partie. Ambu- 
lacres superficiels, grands et larges, inégaux en ce sens que 
l'antérieur impair est plus petit, formés de zones ayant le 
tiev.s de largeur de l'intervalle qui les séjiare. Chaque zone 
est formée d'une rangée externe de pores allonges, obliques, 
très-serrés, et d'une rangée interne composée de pores ronds, 



TERRAINS CRÉTACÉS. 353 

petits. Les deux paraissent être conjugués par un sillon. 
Tubercules petits, scrobiculés, très-serrés et presque égaux 
partout. 

Localité. M. Albin Gras, qui a découvert cette espèce, l'in- 
dique dans l'étage urgonien ou néocomien supérieur, à Sasse- 
naj^e, à la Moucherolle, au Bois- Barbu, près de Viilard-de- 
Lans; au Pas-de-l'Echelle, au-dessus de Saint-Gervais, et au 
Rimet, autour de Grenoble (Isère). Nous y rapportons un 
échantillon recueilli à la perte du Rhône (Ain), par M. Kœchlin. 

Explication des figures. PI. 933, fig. 1, coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus; fig. 2, la même, vue en des- 
sous ; fig. 3, profil longitudinal ; fig. i, profil transversal, vu 
du côté de la bouche ; fig. 5, le mèm-, du côté de l'anus ; 
fig. 6, partie d'une zone ambulacraire grossie; fig. 7, tu- 
bercules grossis. De notre collection. 

N" 2540. Pygaulls depressls, Agassiz, 18i7. 
PI. 934. 

Galerites de/jressa, Brong., 1«22. Envir. de Paris, p. 100. 

Nucleolites d€pressa,^vo\v^màvi, 1822. Ibid., p. 4U0, pi. 9, 
fig. 17 (non Munster in Goldf.). 

Catopi/gus depressus, Agassiz, 1836. Prod. Éch., p. 18. 

Pyrina depressa, Desmoulins, 1837. Études sur les Éch., 
p. 258, n» 2. 

Catopygus depressus, Agass., 1839. Échin. suiss., I, p. 50, 
pi. 8, fig. 4-6. 

Id., Agassiz, 1840. Cat. syst., p. 4. 

Pygaulus Desmoulini, Agassiz, 1847. Cat. rais., p. 101. 

Id., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 109 ; étage 17% n" 704. 

Pygaulus depressus, k\i;ASÛz, 18^17. Cat. rais., p. 101 (mo- 
dèles n° 78). 

Id., d'Orb., 18i7. Pn.(!., 2, p. 141; étage 19% n" 316. 
VI. 33 



354 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Id., Albin Gras, 1848. Ours, de misère, p. 49. 

Id., Albin Gras, 185^2. Foss. de l'Isère, p. 32, n^i. 

Dimensions. Longueur totale, 43 millimètres. Par rapport 
à la longueur : 70 centièmes; hauteur, 50 centièmes. 

Coquille déprimée, ovale-oblongue, bien plus longue que 
large, rétrécie et arrondie en avant, élargie et comme rostrée 
en arrière, dont la hauteur a 50 centièmes de la longueur et 
dont le grand diamètre transversal est en arrière du tiers pos- 
térieur de la longueur. Dessus peu convexe, arrondi aux 
deux extrémités, et formant une courbe à grand rayon. 
Sommet à peine excentrique en avant, où se trouve le point 
le plus convexe. Le pourtour est fortement arrondi, ayant 
sa grande convexité presque à la moitié de la hauteur. 
Dessous légèrement arqué et un peu excavé autour de la bou- 
che, sans sillons. Bouche ovale, longitudinalement, un peu 
oblique, placée en avant de la moitié de la longueur. Anus 
infra-marginal grand, ovale, élargi en haut, acuminé en ar- 
rière, placé sur une pente déclive de la partie rostrée posté- 
rieure. Ambulacres étroits, superficiels, Tantérieur plus étroit 
que les autres; tous formés de zones étroites n'ayant pas la 
moitié de la largeur de leur intervalle. Chaque zone e.st 
formée : en dehors, de pores allongés transversés, et en de- 
dans, de très-petits pores presque ronds. L'usure rend les deux 
pores égaux et courts. Tubercules scrobiculés, rapprochés, un 
peu plus grands en dessous. L'appareil génital et ocoUaireest 
formé à droite d'une grande plaque génitale, prolongée à 
gauche en une plaque madrépori forme qui occupe le milieu 
de l'appareil, les trois autres plaques génitales viennent s'ar- 
ticuler sur celle-ci. Les plaques ocellaires viennent se placer 
en dehors des premières. Elles sont petites et triangulaires. 
On voit autour de la bouche, que les pores des ambulacres. 
au lieu de rester sur une seule ligne de deux pores, ont une 



TERRAINS CRÉTACÉS. 355 

autre paire intérieure correspondant aux quatre dernières 
paires inférieures. C^tte espèce est très-variable de taille, et 
se montre depuis le diamètre de 5 millimètres jusqu'au dia- 
mètre d'un œuf. 

Rapports et différences. Au premier aperçu, il est facile 
de la distinguer de l'espèce précédente, par son ensemble 
très-déprimé, par sa hauteur bien moins grande, par son des- 
sous sans sillons et non ondulé, par ses ambulacres plus 
étroits, par les pores de ses zones bien plus éloignés, et par 
tout l'ensemble très-ditférent. 

Histoire. M. Agassiz le rapporte au Nucleolites depressa 
de Brongniart, et le place d'abord dans son genre Cutojnjgus, 
et ensuite dans celui-ci. Noussuivons son rapprochement sans 
avoir la certitude que ce soit la même espèce, car M. Bron- 
gniart l'indique à la montagne des Fis. Quoi qu'il en soit, 
M. Agassiz, en 1847, Ta décrite sous les noms de Depressuset 
de Desmoulini. Le premier dans la craie c/tloritée, qui pour 
nous est l'étage cénomanien, et le second dans l'étage néoco- 
mien supérieur. Ce qui nous a amené à conserver les deux 
espèces dans notre Prodrome, ne pouvant comparer toutes 
les espèces. M. Albin Gras, tout en rectifiant l'élage du P. de- 
pressos, qu'il place avec raison dans notre étage urgonien, 
croit qu'on doit y réunir le P. Desmoulini de M. Agassiz. — 
Une comparaison miiyitieusc d'un grand nombre d'échantil- 
lons des différentes localités nous a amené en effet à recon- 
naître que le /'. Desmoulini de M. Agassiz est absolument le 
même que le P. depi^essus des environs de Grenoble. C'est 
donc une espèce à supprimer. 

Localité. Cette espèce est spéciale à l'étage urgonien ou à 
l'horizon de la f^aprotina ammonio. Elle a été recueillie au 
Rimet, à Sassenage. au mont Néron, près de Saint-Robert, à 
la Grande-Ciiartreuse , sur le chemin de Rencurel-au-Fa 



356 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

(Isère), par M. Albin Gras; à Orgon et à Marligues (Bouches- 
du-Rhône), par nous. 

Explication des figures. PI. 934, tig. 1, coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus; fig. 2, dessous; fig. 3, profil 
longitudinal; fig. 4, profil transversal, vu du côté de Tanus; 
fig. 5, appareil génital et ocellaire grossi; fig. 6, une partif^ 
de zone des pores ambulacraires supérieurs grossis; fig. 7, 
extrémité d'un ambularre, grossi, pour montrer les doubles 
pores du pourtour de la bouche. De notre collection. 

N° 2241. Pygaulus ovatus, Agassiz, 1847. 
PI. 937, fig. 1-6. 

Pygaulus ovatus, Agassiz, 1847. Cat. rais., p. 401. 

Id., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 141 ; étage 19% n° 316. 

Dimensions. Longueur, 29 millimètres. Par rapport à la 
longueur : largeur, 73 centièmes ; hauteur. 60 centièmes. 

Coquille oblongue, convexe , subcylindrique, bien plus 
longue que large, obtuse et rétrécio en avant, élargie et un 
peu rostrée en arrière, dont la hauteur a 60 centièmes de la 
longueur, et dont le grand diamètre transversal est tout à 
fait postérieur. Dessus très-arrondi et obtus aux extrémités, 
presque droit à la partie supérieure. Le sommet est presque 
au milieu de la longueur. C'est en môme temps le point le plus 
élevé. Le pourtour est très-arrondi, ayant sa grande convexité 
presque à la moitié de la hauteur. Dessous un peu arqué, con- 
vexe, n'ayant de dépressions qu'autour de la bouche. Bouche 
ovale longitudiiialement, un pou oblique, placée en avant 
de la moitié. Anus petit, ovale, infra-marginal. Ambulacres 
larges, un peu renllés, formés de zones moins larges que 
la moitié de 1 intervalle (lui les sépare, composées de paires 
de pores inégales, les pores externes longs, étroits, les pores 



TERRAINS CRÉTACÉS. 357 

internes courts, presque simples. Tubercules petits et serrés, 
surtout en dessous. 

Rapports et différences. Cette espèce se rapproche, par 
sa forme allongée, du P. dcpressus, mais elle s'en dis- 
tingue par sa bien plus grande hauteur , par son des^ 
sous moins concave, et par ses ambulacres plus larges. 

Localité. Elle est spéciale à l'étage albien ou du gault, et 
a été recueillie à la perte du Rhône (Ain), par M. Kœchlin. 
Elle paraît y être rare. 

Explication des figures. PI. 937, fig. \, grandeur naturelle; 
fig. 2, coquille grossie, vue en dessus; fig. 3, dessous; fig. -4, 
profil longitudinal; fig. 5, profil transversal, du côté de 
l'anus ; fig. 6, une partie d'ambulacres grossie. De la confec- 
tion de M. Kœchlin. 

No 2242, Pygaulcs MACROPYGUS, Desor, 1847. 

PI. 935. 

PygauLus macropygus, Desor, 1847. Cat. rais., p. 101 (mo- 
dules n" T, 90). 

Id., d'Orb., 1847. Prod., % p. 178 ; étage 20^, n" 641. 

Dimensions. Longueur totale. 19 millimètres. Par rapport 
à la longueur : largeur, 85 centièmes; hauteur, 75 cen- 
tièmes. 

(■oguille très-renflée, ovale, presque aussi longue que large ; 
arrondie aux deux extrémités, dont la hauteur a les 75 cen- 
tièmes de la longueur, et dont le grand diamètre transversal 
est pour ainsi dire au milieu de la longueur. Dessus très-con- 
vexe, arrondi aux deux extrémités, la courbe moins convexe 
au milieu. Le sommet, en même temps le point le plus con- 
vexe, est un peu excentrique en avant. Pourtour très-convexe, 
dont la grande convexité est presque au milieu de la hau- 
teur. Dessous très-convexe, seulement un peu aplati , mais 



358 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

sans dépression, près de la bouche. Bouche ovale, oblique^ 
placée presque au milieu de la longueur, un peu en avant. Anus 
très grand, ovale, infra-marginal^ élargi en avant, acuminé 
en arrière, placé dans la moitié inférieure de la hauteur. Am- 
bulacrcs très-étroits, superficiels, à peine visibles, formés de 
zones ayant le tiers de l'intervalle qui les sépare. Chaque 
zone a extérieurement des pores courts, mais transverses, 
bien plus grands que ceux de la branche interne, qui sont à 
peine ovales. Lextrémité des zones, autour de la bouche, 
montre, indépendamment des paires de pores obliques or- 
dinaires, deux paires obliques internes. 

Rapports et différences. Cette espèce se distingue du P. cy- 
lindi^icus, dont il se rapproche un peu par sa grande con- 
vexité, par une bien plus grande convexité, par une forme 
elliptique régulière, par le pourtour plus rond, par les deux 
extrémités aussi rondes, par ses pores ambulacraires plus 
lâches, plus courts, par son anus plus inférieur, etc., etc. 

Localité. Nous l'avons recueillie dans les grès rougeâtres de 
l'étage cénomanien, à Fourras (Chai'ente-InférieureK nous 
en possédons deux exemplaires, que nous avions communi- 
qués à M. Desor. 

Explication des figures. PI. 935, fig. i , grandeur naturelle ; 
fig. 2, coquille grossie, vue en dessus; fig. 3, dessous; fig. 4, 
profil longitudinal; fig. 5, profil transversal du côté de l'anus; 
fig. 6, une partie d'un ambulacre supérieur plus grossi; 
fig. 7, extrémité d'un ambulacre pour montrer les pores dou- 
bles du pourtour de la bouche. De notre collection. 

N" 2243. PvGALLUS SL'B^QUALis, Agassiz, 1847. 
PI. 936. 
Catopijqus subœqualis. Agassiz, 1840. Cat. syst.. p. \. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 359 

Pygaulus subœqualis, Agassiz, 1847. Cat. rais., p. 101. 
(Modèles n» M, 100.) 

Pygaulus affinis, Agassiz, 1847. Cat. rais., p. 101. (Mo- 
dèle n" S, 18.) 

Id., d'Orb., 1847. Prod., -2, p. 178 ; étage 20«, n° 04^2. 

Id., Subœqualis, d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 270; étage 24% 
n° 1185. (D'après M. Agassiz.) 

Dimensions. Longueur totale, 23 millimètres. Par rapport à 
la longueur : largeur, 88 centièmes; hauteur, 61 centièmes. 

Coquille renflée, ovale, arrondie en avant, élargie et un peu 
rostrée en arrière, dont la hauteur a 01 centièmes de la lon- 
gueur, et dont le grand diamètre transversal est au tiers 
postérieur. Dessus très-arrondi aux deux extrémités, et mon- 
trant une surface presque plane au milieu. Le sommet, point 
le plus élevé du dessus, est très-excentrique, presque au tiers 
antérieur. Pourtour très-arrondi, dont la convexité est pres- 
que au milieu de la hauteur. Dessous convexe, creusé autour 
de la bouche, d'où partent de légères dépressions qui cor- 
respondent aux ambulacres. Bouc/te ovale oblique, placée 
un peu en avant de la moitié de la longueur. Anus grand, 
ovale, infra-marginal, très-élargien avant, acuminé en arrière, 
occupant la moitié de la hauteur. Ambulacres assez larges, 
égaux, superficiels, formés de zones ayant près de la moitié 
de la largeur de Tintervalle qui les sépare. Chaque zone est 
formée de pores transverses, allongés, en dehors, et de pores 
plus petits en dedans. La paire conjuguée par une rangée de 
trois à quatre granules. L'extrémité inférieure des ambu- 
lacres, autour de la bouche, montre, indépendamn>ent des 
pores ordinaires externes, deux ou trois autres paires en 
dedans. Tubercules grands, épars, scrobiculés, séparés par 
un grand nombre de granules. 

Rapports et différences. Par sa grande épaisseur cette espèce 



360 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

se rapproche du P. macropygus, mais elle s'en distingue très- 
netlement par sa forme élargie en arrière, par sa moindre hau- 
teur, parson grand diamètre transversal en arrière,par ledessus 
plus plat, par le sommet plus excentrique, surtout par son des- 
sous concave et ondulé autour de la bouche, ainsi que par ses 
ambulacres plus larges. Ce sont deux espèces très-distinctes. 

Histoire. En 18i0, nous avons prêté à M. Agassiz deux 
exemplaires de cette espèce, en mauvais état de conservation, 
dont il a fait son P. subœquulis. En 18 i7, ayant pris, sur le 
moule, une cassure pour l'anus, il en sépara Tun d'eux sous 
le nom à'affinis. Nous pouvons assurer que les deux dépen- 
dent d'une seule et même espèce qui doit conserver le nom 
de P. subœqualis. 

Localité. Il y a, dans le catalogue raisonné de M. Agassiz, 
des erreurs de localité à l'égard de cette espèce. A son P. sub- 
œqualis, il met : « Craie inférieure de Saintes, d'Orbigny. » 
Ici, double faute, 1° il n'y a pas de craie inférieure a Saintes, 
où seulement existe la craie supérieure ou étage sénonien; 
2" et l'échantillon n'est pas de Saintes, mais bien de Fourras. 
A son P. affinis, nouvelle erreur, il dit : « du gault de l'île 
d'Aix, d'Orbigny. » Il n'y a pas de gault ou d'étage albien à 
rile-d'Aix, et nous n'avons pas indiqué cet étage àr M. Agassiz. 
En résumé, l'espèce dont nous possédons douze échantillons 
est propre à notre étage cénomanien, et a été recueillit' pai* 
nous à Fourras, à l'Ile-d'Aix, au Port-des-Barques, à Bel-Air, 
près de Rochefort. M. l'abbé Barges l'a aussi rencontrée dans 
la commune de Roquefort (Bouches-du-Rhône), dans le même 
étage. M. d'Archiac l'a aussi rencontrée à Bel-Air, à Fourras, 
à l'Ile-Madame, et à Brunswick (Angleterre). 

h.iplic(ition des figures. PI. '.>3(>, fig. 1, grandeur naturelle ; 
fig. ^, coquille grossie, vue en dessus; fig. 3, dessous; fig. 4, 
prolil longitudinal ; tig. 5, profil transversal, du côté de l'anus ; 



TERRAINS CRÉTACÉS. 361 

tig. 6, portion grossie d'un ambulacre; fig. 7, extrémité infé- 
rieure gi'ossie d'un ambulacre; fig. 8, tubercules et gra- 
nules grossis; fig. 9, un tubercule plus grossi. De notre col- 
lection. 

N" 2244. Pygaull'S pulyinatus, Agassiz, 1847. 
PI. 938. 

Pygurus pulvinatus , d'Archiac, 1847. Mém. Soc. Géol. 
Fr., % 2« série, vol. % p. 297, pi. 13, fig. 5. 

Pygaulus pulvinatus, Agassiz, 1847. Cat. rais., p. 101. 
( Modèles n" T, 89.) 

Id., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 178; étage 20^ n"640. 

Dimensions. Longueur totale, 18 millimètres. Par rapport 
à la longueur : largeur, 85 centièmes; hauteur, 55 centièmes. 

Coquille ovale, arrondie et rétrécie en avant, élargie et 
rostrée en arrière; dont la hauteur a 55 centièmes de la lon- 
gueur, et dont le grand diamètre transversal est au tiers posté- 
rieur. Dessus arrondi aux extrémités et en courbe régulière à 
la partie supérieure, le sommet paraît être au milieu. Pourtour 
très-arrondi, pulviné, dont la convexité est au-dessous de la 
moitié de la hauteur. Dessous très-concave au milieu, surtout 
autour de la bouche. Bouche ovale, très-grande, très-oblique, 
placée en avant de la moitié de la longueur. Anus médiocre, 
ovale, infra-marginal. Ambulacres ordinaires au genre. Tu- 
bercules gros, scrobiculés, espacés et très-visibles. 

Rapports et différences. Cette espèce, voisine du t*. subœ- 
qualis, s'en distingue par sa bouche, bien plus grande, et par 
sa partie postérieure très-rostrée. 

Localité. Elle est spéciale à l'étage cénomanien, et a été 
recueillie dans les couches dites de Tourtia, aux environs de 
Tournay (Belgique). 

Explication des figures. PI. 938. fig. 1, grandeur naturelle; 
VI. 34 



362 PALÉONTOLOGIK FRANÇAISE. 

fig. 2, coquille grossie, vue en dessus ; fig. 3, dessous; fig. 4, 
profil longitudinal ; fig. 5, profil transversal^ vu du côté de l'a- 
nus; fig. 6, la bouche bien plus grossie et ses ambulacres. 
De la collection de la Société géologique de France. 

N" 2245. Pygallls Toucasanus, d'Orb., 1855. 
PI. 937, fig. 7-10. 

.Dimensions. Longueur, 33 millimètres. Par rapport à la 
longueur : largeur, 85 centièmes; hauteur, 55 centièmes. 

Coquille ovale, oblongue, plus longue que large, rétrécis 
en avant, élargie en arrière, dont la hauteur a 55 centièmes de 
la longueur, et dont le grand diamètre transversal est au tiers 
postérieur. Dessus convexe, arrondi aux deux extrémités. 
Sommet très-excentrique, placé au tiers antérieur, sur le point 
le plus haut. Le pourtour est arrondi, sa grande convexité 
est inférieure. Dessous très-concave au milieu, autour de la 
bouche, avec un sillon médian antérieur. Bouche ovale, 
oblique, un peu excentrique en avant. Anus ovale, infra-mar- 
ginal. Ambulacres larges, superficiels, l'antérieur bien plus 
court que les autres, tous formés de zones très-étroites, 
n'ayant pas la moitié de l'intervalle qui les sépare. Chaque 
zone est formée en dehors de pores longs, transve'rses, serres, 
et en dedans de pores ovales courts. Tubercules gros, espa- 
cés, scrobiculés, séparés par de nombreux granules. Les infé- 
rieurs, sur la ligne médiane antérieure, sont plus gros. 

Bdp/iorts et différences. Cette espèce se rapproche un peu 
du /'. depressus, mais elle s'en distingue : par une hauteur 
plus grande, par le dessus convexe, dont le sommet est au 
tiers antérieur, par la présence d'un sillon médian antérieur 
en dessous, enfin par ses ambulacres bien plus largts. 

Localité. Elle est spéciale à l'étage turonien ou horizon de 
V Hippurites organisans. Elle a été recueillie au Castelet, près 



TERRAINS CRÉTACÉS. 363 

du Beausset (Var), par M. le docteur Toucas. Elle paraît y être 
très-rare. 

Explication des figures. PI. 937, fig 7, coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus; fig. 8, dessous; fig. 9, profil 
longitudinal; fig. 10, une partie d'un ambulacre supérieur 
grossi. Hp notre collection. 

H* Genre, Caratomus, Agassiz, 1840. 

Caractères. Appareil génital et ocellaire comme dans le 
genre Pijgaulus, mais seulement moins distinct. Coquille 
ovale ou circulaire, arrondie en avant, souvent subrostrée en 
arrière, plus ou moins convexe en dessus, à sommet plus ou 
moins excentrique ou central, ^généralement convexe en des- 
sous, avec une dépression restreinte autour de la bouche, 
sans bourrelets ni rosettes de pores. Bouche centrale ou 
excentrique, ovale, très-oblique de gauche à droite, et tou- 
jours irrégulière. Anus triangulaire, élaigi en arrière, toujours 
infra-marginal, et non visible en dessus. Les ombulacres sont 
très-étroits, subpétaloïdes, formés de pores égaux , simples, 
par paires conjuguées; ces paires de pores sont étroites au 
sommet, elles s'éloignent davantage vers le milieu de la lon- 
gueur des zones, et se rapprochent vers le bord de la coquille, 
comme dans tous les ambulacres subpétaloïdes. Autour de la 
bouche, les ambulacres. comme dans le genre précédent, ne 
restent pas simples, mais prennent en dedans quelques pores 
supplémentaires. Tubercules scrobiculcs, gros, épars, plus 
gros en dessous, mais si développés, dans quelques espèces, 
qu'ils cachent pour ainsi dire les ambulacres. On voit entre 
t'ux de nombreux granul»'S. 

Rapports et différences. D'après l'analyse scrupuleuse que 
nous avons faite des caractères de ce genre, il n'est pas voisin 
des Galérites. comme l'avait pensé M. Agassiz. puisque ses 



364 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

ambulacres sont réellement pétaloïdes, et que la bouche, 
comme chez les Pygo.nlus, est oblique et non décagonale. 
Pour nous, ce genre ne diffère des véritables Pygaulus. dont 
il a tous les caractères, que par la forme triangulaire de 
l'anus, par les ambulacres plus étroits, et par les paires de 
pores formées de pores simples de même forme. Ces der- 
niers caractères différentiels sont surtout très-tranchés chez 
toutes les espèces que nous connaissons. Le caractère plus 
spécial de Tanus triangulaire avait tout à fait échappé à 
MM. Agassiz et Desor, car ce dernier, en parlant du C. trigo- 
nopygus (Cat. raisonné, p. 93), dit qu'il se distingue par son 
anus triangulaire. Quand c'est le caractère du genre. 

Nous connaissons, de ce genre ainsi circonscrit, huit 
espèces réparties dans les étages, de la manière suivante : 

Dans létage cénomanien ou de la craie chloritée quatre 
espèces : les C. trigonopygus, fuba. rostraius et orbiadaris. 
De celles-ci les trois premières se trouvent en même temps 
dans les bassins anglo-parisien et pyrénéen, et la dernière est 
spéciale jusqu'à présent au bassin anglo-parisien. 

Dans l'étage sénonien, ou craie blanche, quatre espèces : 
les r. avellana, sulcato-radiatus, iruncatus et peltiformis. tou- 
tes les trois spéciales jusqu'à présent au bassin ânglo-parisien. 
D'aorès les caractères que nous assignons au genre, il nous 
paraît indispensable d'en séparer, et de replacer dans les 
Echinocomts les espèces suivantes de MM. Agassiz et Desor : 
Caratomushemisphœricus, Desor,i8ll . Monogr.desGalérites, 
p. 37, pi. 5, fig. 14-19. Galeritcs hemisphœrica, Lamarck; 
Faujas , pi. 30 , fig. 4. C'est X'Echinoconus Desorianus , 
d'Orb., 1856. 

Curatomns Hœmcri, Desor, 1847, Catal. raisonné, p. 93, 
qui nous parait aussi dépendre du même genre. C'est Vhchi- 
noconus Rœmeri, d'Orb., 1855. | 



TERRAINS CRÉTACÉS. 365 

N° 2246. Caratomis TRiGOPiOPYGis, Desor, 1847. 
PI. 039. 

Caratonms trigonopygus, Desor, 1847. Cat. rais., p. 93. 

Id., d'Orb., 1848. Prod., t. 2, p. 178; étage 20«, n» 649. 

Dimensions. Longueur totale, 7 millimètres. Par rapport à 
la longueur : largeur. 90 centièmes ; hauteur, 48 centièmes. 

Coquille ovale, déprimée, un peu moins large que longue, 
arrondie en avant, élargie et un peu rostrée en arrière, dont 
la hauteur a 48 centièmes de la longueur, et dont le grand 
diamètre transversal est au tiers postérieur. Dessus peu con- 
vexe, arrondi aux deux extrémités. Le sommet, en même 
temps le point le plus élevé, est un peu excentrique en avant. 
Pourtour très-arrondi dont la convexité est vers le milieu de 
la hauteur. Dessous concave au milieu, autour de la bouche, 
mais sans sillons, ni ondulations. Bouche petite, oblique, pla- 
cée un peu en avant de la moitié. Anus triangulaire, très- 
élargi en arrière, rétréci en avant, infra-marginal, occupant 
le tiers inférieur de la hauteur. Ambulacres très-étroits, 
égaux, superficiels, formés de zones ayant la moitié de la lar- 
geur de l'intervalle qui la sépare, pourvue de pores ovales, 
égaux, transverses, conjugués par un sillon. Tubercules très- 
gros, épars, égaux, scrobiculés, séparés par des granules 
nombreux. 

Rapports et différences. Cette espèce se rapproche du 
C. faba, par son ensemble large, par sa taille, mais elle s'en 
distingue par sa coquille légèrement rostrée en arrière. 

Localité, yi. d'Arcliiac et nous l'avons recueillie dans l'étage 
cénomanien à Bel-Air, près de Rochefort, à Fourras (Cha- 
rente-Inférieure), et au Mans (Sarthe), où elle est rare. 

Explication des figures. PI. 939, fig. 1, grandeur naturelle; 
fig. 2, coquille grossie vue en dessus; fig. 3, dessous; fig. 4, 



366 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

profil longitudinal; fig, 5, profil transversal, vu du côté de 
l'anus; fig. 6, un ambulacre grossi; fig. 1, appareil génital et 
ocellaire grossi ; fig. 8, bouche grossie ; fig. 9, pores des am- 
bulacres grossis. De notre collection. 

No 2247. Caratomus faba, Agassiz, 1840. 
PI. 940. 

Caratomus faba. Agassiz, 1840. Cat. syst., p. 7. (Modèles, 
n» 0, 73 ; n» P. 55.) 

Id., Desor, 1842. Monog. des Galérites, p. 37, pi. 5, 
fig. 8-10. 

M.. Agassiz, 1847. Cat. rais., p. 93. 

Id., d'Orb., 1847. Prodrome, 2, p. 178; étage 20e, n° 650. 

Caratomus làtii'ostris, Desor, 1847. Cat. rais., p. 93. 

/rf., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 178; étage 20% n» 648. 
(D'après M. Desor.) 

Dimension. Longueur totale, 12 millimètres. Par rapport à 
la longueur : largeur, 85 centièmes; hauteur. 44 centièmes. 

Coquille déprimée, un peu moins large que longue, ovale, 
également obtuse et arrondie à ses extrémités ; dont la hau- 
teur a 44 centièmes de la longueur, et dont le grand diamètre 
transversal est un peu en arrière de la moitié de la longueur. 
Dessus peu convexe, arrondi aux deux extrémités; le sommet 
parait être le point le plus élevé. Pourtour arrondi dont la 
convexité est presque au milieu de la hauteur. Dessous con- 
cave au milieu, autour de la bouche. Bouche petite, oblique, 
placée bien en avant de la moitié antérieure. Anus triangu- 
laire, placé très en dessous, occupant le quart inférieur. 
Ambulacres peu visibles . très-étroits . égaux . formés dp 
zones très-étroites, composées de pores simples, égaux, con- 
jugués entre eux. Tubercules très-gros, épars, scrobicnlés 
partout. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 367 

Rapports et différences. Cette espèce a les plus grands rap- 
ports avec le C. trigonopijgus, dont elle ne diffère réellement 
que par ses extrémités également arrondies et non rostrées, 
et par son anus un peu plus inférieur. 

Histoire. D'après les nombreux types que nous avons sous 
les yeux, et les étiquettes de la main de M. Desor, nous avons 
pu nous assurer que le C. lutirostris de cet auteur, dont nous 
avons vu le type dans la collection de M. d'Archiac, ne 
diifère en aucune manière du C. faba, auquel nous le 
réunissons. 

Localité. Cette espèce n'est point de la craie à baculites de 
Bonneville, ni du gault, comme lindique M. Agassiz. Elle est 
spéciale a notre 20e étage : cénomanien ou craie chloritée. 
M. d'Archiac et nous l'avons recueillie à Fourras, auPort-des- 
Barques , à l'Ile-d'Aix (Charente-Inférieure) , et au Mans 
(Sarthe). 

Explication des figures. PI. 940, fig. 1, grandeur naturelle; 
fig. 2, coquille grossie, vue en dessus; fig. 3, dessous; fig. 4, 
profil longitudinal ; fig. 5, profil transversal, vu du côté de 
Panus; fig. 6, un amliulacre grossi; fig. 7, une portion de 
zone d'ambulacre, plus grossie. De notre collection. 

N" 2248. Caratomus rostratls, Agassiz, 1840. 
PI. 941, fig. 1-5. 

Caratomus rostratus, Agassiz, 1840. Gat. syst., p. 7. 

Id., Desor, 1842. Mon. des Galérites, p. 38, pi. 5, 
fig. 1-4. 

fd., Agass., 1847. Cat. rais., p. 93. (Modèles n» 81.) 

Id., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 178; étage 20«, n« 647. 

Dimensions. Longueur, 8 millimètres. Par rapport à la lon- 
gueur : largeur, 85 centièmes; hauteur, 51 centièmes. 

Coquille déprimée, moins large que longue ; très-obtuse en 



368 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISK. 

avant, très-acuminée et prolongée en rostre en arrière ; dont 
la hauteur a les 51 centièmes de la longueur, et dont le grand 
diamètre transversal est au tiers postérieur. Dessus convexe, 
arrondi en avant, et comme rostre en arrière par la saillie de 
l'anus. Le sommet et le point le plus élevé se trouve un peu 
en avant de la moitié. Dessous très-convexe, pulviné, seule- 
ment en pente vers la bouche. Bouche petite, oblique, placée 
peu en avant du milieu. Anus triangulaire, placé au-dessous 
de la partie rostrée , au tiers inférieur de la hauteur. Ambu- 
lacres étroits, peu visibles, mais dans la forme ordinaire au 
genre, souvent confondus avec les gros tubercules qui ornent 
toute la coquille. 

Rapports et différences. Par son rostre postérieur cette 
espèce se rapproche du C. trigonopygus, mais avec cette 
différence que son rostre est infiniment plus prononcé. Elle en 
diffère encore par sa coquille plus renflée, et surtout par son 
dessous beaucoup plus convexe. 

Sous le nom de Rostrntus, M. Rœmer signale un Carato- 
mus, de IHilsconglomerat (notre étage néocomien). Nous 
croyons que c'est une espèce diff'érente du C. rostratus, 
d'Agassiz, et nous la nommons C. oblonyus, si, toutefois, elle 
dépend du genre. 

Localité. Encore spéciale à l'étage cénomanien, ou à la craie 
chloritée ; elle a été recueillie par M. d'Archiac, au Havre 
(Seine-Inferieure) , à Fourras (Charente-Inférieure), et aux 
Vaches-Noires (Calvados), où nous l'avons également ren- 
contrée. 

Explication des figures. PI. 941, fig. \ , grandeur naturelle ; 
fig. 2, coquille grossie, vue en dessus; fig. 3, dessous ; fig. 4, 
profil longitudinal; fig. 5, profil transversal, vu du côté de 
l'anus. De notre collection. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 369 

N° 22i9. Caratomus orbicllaris^ Agassiz, 1840. 

PI. 941, fig. 6-10. 
i . 

Catopygus orbiculoris, Agassiz, 1840. Cat. syst., p. 7. 

Id., Desor, 1842. Mon. des Galérites, p. 38, pi. 5, fig. 5-7. 

Id., Agassiz, 1847. Cat. rais.;, p. 93. (Modèles Q, 75, 
P, 56.) 

Id., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 178; étage 20% n» 046. 

Dimensions. Longueur totale, 4 millimètres. Par rapport à 
la longueur : largeur, 95 centièmes ; hauteur, 65 centièmes. 

Coquille globuleuse, presque ronde, très-obtuse en avant, 
avec un indice de rostre en arrière, dont la hauteur a les 
65 centièmes de la longueur, et dont le grand diamètre trans- 
versal est presque au milieu. Dessus très-convexe, arqué régu- 
hèrement de la partie antérieure jusqu'en arrière, où l'anus 
vient échancrer la courbe. Le sommet est au milieu. Dessous 
convexe, sans dépression. Bouche petite, oblique, presque 
ronde, placée près du centre. Anus triangulaire, transverse, 
placé près de la moitié de la hauteur. Atnbulacres peu visibles. 
Tubercules peu distincts. 

Rapports et différences. Cette espèce se rapproche, par sa 
taille, du C. rostratus, mais il s'en distingue nettement, par 
sa forme presque circulaire non rostrée, par une bien plus 
grande hauteur, et par son anus placé bien plus haut. 

Localité. Je l'ai recueillie au cap la Hère (Seine-Inférieure), 
dans la craie chloritée de l'étage cénomanien, où elle est très- 
rare. Elle se trouve encore à Villers (Calvados). 

Explication des figures. PI. 941, tig. 6, grandeur natu- 
relle; fig. 7, coquille grossie, vue en dessus; fig. 8, dessous; 
fig. 9, profil longitudinal; fig. 10, profil transversal. De notre 
collection. 

VL 35 



370 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

N" 2250. Caratomus avellana, Agassiz, 184.0. 
PI. 942, fig. 1-6. 

Catopygus aveUana, Dubois, 1837. Voy. au Caucase, pi. 1, 
fig. 19-21. 

Caratomus avellana, Agassiz, 1840. Cat. syst., p. 7. 

Id., Desor, 1842. Mon. des Galérites, p. 36, pi. 5, 
fig. 11-13. 

Id., Agassiz, 1847. Cat. raisonné, p. 93. (Modèles P, 59; 
P, o2;Q,72;Q, 80.) 

Id., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 271 ; étage 22% n° 1205. 

Dimensions. Longueur totale, 18 millimètres. Parrapport à 
la longueur : largeur, 95 centièmes ; hauteur, 45 centièmes. 
' Coquille hexagone, déprimée, anguleuse en avant et en 
arrière, tronquée sur les côtés ; dont la hauteur a les 45 cen- 
tièmes de la longueur et dont le grand diamètre transversal 
occupe les facettes latérales. Dessus convexe et pentagone, 
arqué régulièrement; le sommet, en même temps la partie la 
plus élevée, est au centre. Dessous convexe, excavé seulement 
au pourtour de la bouche. La bouche est petite, oblique, placée 
au centre. Anws triangulaire, transverse, infra-marginal. Awiôw- 
lacres très-étroits, à peine pétaloïdes, cependant les^ores ronds, 
par paires obliques, conjugués, sont espacés au milieu, et 
réunis avant d'atteindre le bord, comme dans tous les ambu- 
lacres pétaloïdes ordinaires. Tubercules épars, très-gros et 
espacés. 

Rapports et différences. La forme hexagone de cette espèce, 
qui se continue du pourtour au sommet, suffit parfaitement 
pour la faire distinguer des autres. 

Localité. M. d'Archiac l'a rencontrée dans la craie à bacu- 
lites que nous rapportons à notre étage sénonien ou de la 
craie blanche, à Sainte-Colombe (Manche). 



TERRAINS CRÉTACÉS. 371 

Explication des figures. PI. 942, fig. i, grandeur naturelle; 
fîg. 2. coquille grossie, vue en dessus; fig. 3, dessous; fig. A, 
profil longitudinal; fig. 5, profil transversal; fig. 6, détail 
d'une zone d'ambulacre. De la collection de M. d'Archiac. 

N° 2251. Caratomus sulcato-radiatus, Desor, 1847. 
PI. 942, fig. 7-H. 

Galerites sulcato-radiaius, Goldf., 1830. Petref., p. 130, 
pi. 41, fig. 4. 

/rf.^^Desmoulins, 1837. Études sur les Echin., p. 256, 
n» 9. 

Caratomus sulcato-radiatus, Desor, 1847. Cat. rais., p. 93. 

Id., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 271 ; étage 20% n° 1204. 

Dimensions. Longueur totale, 19 millimètres. Par rapport 
à la longueur : largeur, 95 centièmes ; hauteur, 55 centièmes. 

Coquille circulaire, un peu ovale, déprimée, élargie et 
arrondie en avant, un peu rostrée en arrière, dont la hauteur 
a les 55 centièmes de la longueur et dont le grand diamètre 
transversal est environ au milieu de la longueur. Dessus uni- 
formément convexe. Le sommet, qui représente la partie la 
plus élevée, est au centre. Dessous plan, non creusé autour de 
la bouche et offrant une saillie correspondant à l'anus. 
/îoî<c//e petite, oblique, placée au centre. yl?i»s triangulaire 
percé au milieu d'une partie inférieure saillante. Ambulacres 
comme dans l'espèce précédente. Tubercules gros et rares. 

Rapports et différences. La forme des ambulacres et la taille 
rapprochent cette espèce du C. avellana, mais elle s'en dis- 
tingue par son ensemble arrondi, plus haut, non anguleux, 
uniformément convexe, et par son dessous plat. 

Localité. Elle est propre à notre étage sénonien ou de la 
craie blanche. Goldfuss l'indique à Maëstricht; l'échantillon 



372 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

que nous avons sous les yeux, vient de Ciply (Belgique). 
Explication des figures. PI. 942, fig. 1, grandeurnaturelle; 
fig. '8, coquille grossie, vue en dessus; fig. 9, dessous ; fig. 40, 
profil longitudinal; fig. 11, profil transversal du côté de' 
l'anus. De la collection de la Société géologique de France. 

N" 2252. Caratomus truncatus, d'Orb., 1855. 
PI. 943, fig. 1-6. 

Dimensions. Longueur, 16 millimètres. Par rapport à la 
longueur : largeur, 100 centièmes; hauteur, 60 centièmes. 

Coquille presque circulaire, déprimée, arrondie en avant, 
tronquée en arrière, dont la hauteur a les 60 centièmes de 
la longueur et dont le grand diamètre transversal est au milieu 
de la longueur. Dessus uniformément bombé, le sommet étant 
au milieu. Dessous partout convexe et pulviné, légèrement 
creusé autour de la bouche, qui est petite, oblique, et placée 
au milieu. Anus triangulaire, infra-marginal, placé dans une 
légère dépression. Ambulacres comme dans les deux espèces 
précédentes. Tubercules petits, épars. 

Rapports et différences. Avec le même aspect et la même 
taille que les deux espèces précédentes, celle-ci s'en distingue 
très-nettement par la troncature, si remarquable pour le 
genre, qu'on remarque en arrière. 

Localité. M. d'Archiac l'a rencontrée avec le C. ovellana, 
aux environs de Sainte-Colombe (Manche), dans l'étage séno- 
nien ou craie blanche. 

Explication des figures. PI. 913, fig. 1, grandeur naturelle; 
fig. 2, coquille grossie, vue en dessus; fig. 3, dessous ; fig. 4, 
profil longitudinal; fig. r>, profil transversal, vu du ctMé de 
l'anus; fig. (>, bouche et ses ambulacres plus grossis. De la 
collection de M. d'Archiac. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 3T3^ 

N'' 2253. Caratomus peltiformis, Agassiz, 1847. 
PI. 943, fig. 7-8. 

Echinites peltiformis, Wahlemberg, Act. soc. Upsal., vin, 
pi. 3, fig. 4-5. 

Clypeaster peltiformis, Hisinger, 1837. Leth. suessica, 
p. 93, pi. 26, fig. 2. 

Caratomus peltiformis, Agass., i847. Cat. rais., p. 93. 
(Exclus syn.) 

Id., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 271 ; étage 22% n« 1202. 

Dimension. Longueur, 21 millimètres. 

Nous ne connaissons de cette espèce que la figure et la 
courte description données par M. Hisinger, et toute descrip- 
tion complète nous est impossible. Nous nous contenterons 
donc de dire qu'elle est très-voisine du C. sulcato-radiatus, 
mais s'en distingue par sa région postérieure, plus large et 
moins rostrée, et par son ensemble plutôt oblong qu'ar- 
rondi. 

M. Agassi z y rapporte le C. Gehrdensis de Rœmer, 1840. 
Creid., p. 31, pi. 6, fig. il, mais sa forme est bien plus 
oblongue, et nous pensons qu'elle constitue une espèce diffé- 
rente, si toutefois elle appartient bien au genre Caratomus. 

Localité. M. Hisinger l'a rencontrée en Scanie, à Balsberg, 
et à Ignaberga, dans l'étage sénonien ou de la craie blanche. 

Explication des figures. PI. 943, fig. 7, coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus; fig. 8, la même, vue en des- 
sous. Copies des figures données par M. Hisinger. 

12' Genre, Amblypygus, Agassiz, 1840. 

Caractères. Ce genre est principalement caractérisé par 
une forme ovale analogue à celle des Pygaidus, offrant de 
même des ambulacres étroits et longs, le dessus renflé, le 



374 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

dessous à bords arrondis, et concave en dessous, mais il s'en 
distingue, ainsi que de tous les autres genres delà famille, par 
son anus non ovale ni triangulaire, infra-marginal comme chez 
les Pygaulus et les Caratomus, mais de forme allongée, ar- 
rondi en arrière, acuminé vers le centre, et placé tout à fait en 
dessous, dans la distance intermédiaire entre le bord externe 
postérieur et la bouche, à égale distance des deux parties. 

M. Agassiz en décrit trois espèces, toutes trois étrangères 
aux terrains crétacés, et propres, à ce qu'il paraît, à notre 
étage suessonien. Les : 

A. Apheles, Agassiz, Cat. rais., p. 108; de Vérone. 

.4. dilatatus, Ag., Cat. rais., p. 109 ; de Salghir en Crimée. 

A. Arnoldi, Desor, Cat. rais,, p. 109; duVald'Era. 

13* Genre, Trematopygus, d'Orb., 1855. 
Nucleolites (pars), Agassiz. 

Caractères. Appareil génital et ocellaire un T^eu carré, formé 
de quatre grandes plaques génitales, dont l'antérieure de 
droite, plus grande que les autres, se prolonge en arrière par 
la protubérance polypiforme. En arrière une plaque com- 
plémentaire non perforée. Les pièces ocellaires, -très-petites 
et triangulaires, occupent les intervalles de ces cinq premières 
plaques. Coquille ovale, oblongue, peu renflée, souvent ros- 
trée en arrière, à sommet excentrique en axani. Dessous con- 
cave, pourvu de cinq sillons convergents vers la bouche, et 
d'ondulations qui les séparent, sans rosettes ni bourrelets 
buccaux. Bouche irrégulière, pentagone, comprimée oblique- 
ment de gauche à droite, et tle haut en bas, de manière à 
offrir l'angle saillant à gauche. A7ius grand, ovale, ou lan- 
céolé, supérieur, placé à la partie la plus élevée d'un sillon qui 
s'étend jusqu'au bord. Anibulacrcs subpétaloïdes, étroits et 



TERRAINS CRÉTACÉS. 375 

longs, formés de zones inégales, Tune externe, formée de 
pores longs, transverses, l'autre intérieure, formée de pores 
simples; les deux conjuguées. Autour de la bouche se voient, 
en dedans de l'extrémité des pores ordinaires, quelques pores 
supplémentaires. Tubercules scrobiculés, serrés, peu inégaux, 
séparés par de nombreux granules. 

Rapports et différences. Avec le dessous concave, une 
bouche oblique, et le manque de rosettes et de bourrelets 
buccaux, comme chez les genres Pygaulus, Caratomus et 
Ambli/pygus, ce genre s'en distingue par ses sillons, et ses 
saillies inférieures très-marquées, par sa bouche pentagone, 
et par son anus supérieur, placé dans un sillon. Il se dis- 
tingue des Echinobrissus avec lesquels il avait été confondu, 
par sa bouche irrégulière, comprimée et oblique, ainsi que 
par son anus allongé placé dans un sillon. 

Histoire. Ce genre avait été réuni, sous le nom de Nucleo- 
lites, par les auteurs, et surtout par M. Agassiz. En étudiant le 
genre Echinobrissus de Breynius {Nucleolites de Lamarck 
et de M. Agassiz), nous avons reconnu trois groupes diffé- 
rents dont nous avons formé trois genres : 1" les espèces à 
bouche oblique, irrégulière, comprimée, quoique pentagone 
et sans bourrelets ni rosette de pores buccaux, que nous sépa- 
rons sous le nom de Trematopijgus ; 2° les espèces à bouche 
régulière, non oblique, peu comprimée, plutôt transverse, 
parfaitement pentagone et sans bourrelets ni rosettes de pores 
buccaux : ce sont les espèces les plus anciennes du genre 
Echinobrissus de Breynius, le même que les Nucleolites de 
Lamarck, auxquelles nous conservons ce nom; et 3° les 
espèces à bouche régulière, pentagones, pourvues à la fois de 
rosettes de pores et de bourrelets buccaux. Nous leur réser- 
vons le nom de Clypeopygus. En résumé, ces trois genres 
comprennent toutes les espèces de Nucleolites de M. Agassiz. 



376 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Résumé géologique. 

. Nous connaissons de ce genre neuf espèces, appartenant 
toutes aux terrains crétacés, à savoir : 

Dans rétage néocomien, 4 espèces : le T. Olfersii, qui se 
trouve en même temps dans les bassins méditerranéen et 
anglo-parisien; les T. Campicheanus et Grasanus, spéciaux 
jusqu'à présent au bassin méditerranéen, et le T. Archiaci, 
spécial au bassin anglo-parisien. 

Dans l'étage albien, le T. liicordeauanus^ propre au bassin 
anglo-parisien. 

Dans l'étage sénonien, 4 espèces, dont une : le T. analis, 
qui se trouve dans les bassins pyrénéen et anglo-painsien ; 
les T. oblongus et ovulum, rencontrés seulement dans le bassin 
anglo-parisien, et le T. crucifer, des États-Unis d'Amérique. 

No 2234. Trematopygus Olfersii, d'Orb., 4855. 
PI. 949. 

Nucleolites Olfersii, Agassiz, 1836. Foss. crét., p. 433, 
pl. 14, fig. 2, 3. 

Jd., Agassiz, 183G. Prod., Ech., p. 19. 

Jd., Desmoulins, 1837. Études sur les Ech., p. 362, n" 32. 

Id., Agassiz, 1839. Echinides suisses, 1, p. 42, pl. 7, 
fig- 7-9 (jeune individu). 

Jd., Agassiz, 1847. Cat. rais., p. 97. (Modèles Q, 48; 
R, 9.) 

Id., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 88; étage 17^ n^' 480. 
(Non Albin Gras, 1848.) 

/rf.,Cotteau, 1851. Catalogue méth. des Ech. de TYonne, 
p. 10, no 26. 

£chinobrissus Olfersii, d'Orb., 1854. Revue zool., p. 25. 

/>//w;i5io/2s. Longueur totale des adultes, 30 millimètres . 



TERRAINS CRÉTACÉS. 377 

Par rapport à la longueur : largeur, 30 centièmes; hauteur, 
52 centièmes. 

Coquille peu renflée, ovale, rétrécie et arrondie en avant, 
élargie et comme pourvue d'un rostre tronqué en arrière, 
dont la hauteur a 52 centièmes de la longueur, et dont le 
grand diamètre transversal est au tiers postérieur. Dessus 
arrondi et convexe en avant, s'élevant ensuite en arc, jusqu'au 
sommet placé au tiers postérieur, en même temps la partie 
la plus convexe, et de ce point s'inclinant en pente presque 
droite jusqu'au pourtour postérieur. Le pourtour est arrondi, 
bien plus haut en avant qu'en arrière. Dessous concave, 
ondulé, marque de cinq sillons creusés dont les plus profonds 
sont en avant et latéraux-postérieurs, tous séparés par une 
saillie des régions interambulacraires inférieures. Bouche 
oblique, pentagonale, déprimée obliquement, dont la grande 
pointe esta gauche en avant, placée au deux cinquièmes anté- 
rieurs. Anus allongé, acuminé à ses extrémités, placé loin 
du bord, à la partie supérieure d'un sillon étroit qui s'élargit 
près du bord postérieur. Ambulacres étroits, subpétaloïdes, 
rétrécis à la moitié de sa longueur, et se continuant sans inter- 
ruption jusqu'à la bouche. Ils sont formés do zones étroites 
de pores légèrement inégaux : ceux externes oblongs, ceux 
internes simples, conjugués par des granules. Tubercules 
petits et serrés partout. 

Observations. Nous avons sous les yeux un grand nombre 
d'individus et nous avons reconnu que l'espèce varie consi- 
dérablement suivant l'âge. Les jeunes sont complètement 
ovales, ce n'est qu'au diamètre de 15 à 20 millimètres que la 
partie postérieure se prolonge en rostre, d'autant plus sail- 
lante que les individus sont plus vieux et plus grands. Le 
sillon se rétrécit aussi chez les adultes. 
Histoire. En 1836, M. Agassiz figure et décrit l'espèce 
VL 36 



378 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

jeune, sous le nom de Nucleolites Olfersîi. En 1848, M. Gras 
donne sous le même nom une espèce bien distincte, que nous 
figurons plus loin, n» 2256, sous le nom de Tremo.topygus 
Grasanus. En divisant le genre Echinobrissus {Nucleolites de 
Lamarck), nous plaçons Tespèce qui nous occupe dans notre 
genre Trematopygus, pai* suite de sa bouche oblique, allongée 
et de la forme de son anus. M. Agassiz la place dans son 
groupe des Nucleolites allongés et sans sillons. C'est à tort, 
car c'est Tune des espèces qui a le sillon le plus prononcé. 

Localité. Elle est propre à Tétage néocomien, et a été re- 
cueillie à Sainte-Croix, canton de Vaud (Suisse), par M. Cam- 
piche; par M. Agassiz, dans le canton de Neuchâtel; dans 
THilsconglomerat de ^yolfinbultel, par M. Rœmer. En France, 
elle a été recueillie à Subligny, à Nozeroi (Jura), à Chassenuy 
(Haute-Marne, à Marolle, à Vandœuvre (Aube) ; Leugny, à 
Fontenoy, à Saint-Sauveur, à Chenay, à Gy-L'évêque (Yonne), 
par MM. Agassiz, Marcou, Cotteau, d'Archiac et nous. 

Explication des figures. PI. 949, fig. 1, grandeur naturelle 
d'un adulte; tig. 2, coquille grossie, vue en dessus; fig. 3, 
dessous ; fig. 4, profil longitudinal ; fig. 5, profil transversal, 
du côté de l'anus; fig. 6, un jeune de grandeur naturelle; 
fig. 7, appareil génital très-grossi; fig. 8, une partie d'am- 
bulacres plus grossie ; fig. 9, bouche et ses alentours plus 
grossis. De notre collection. 

N" 2255. Trematopygus Campicdeanus, d'Orb., 1855. 
PI. 950, fig. 1-6. 

Dimensions. Longueur totale, 30 millimètres. Par rapport 
à la longueur: largeur, 75 centièmes; hauteur, 5i cen- 
tièmes. 

Coquille gibbeuse, ovale, assez renflée, arrondie à ses deux 
extrémités, dont la hauteur a 54 centièmes de la longueur, 



TERRAINS CRÉTACÉS. 379 

et dont le grand diamètre transversal est presque au milieu. 
Dessus arrondi et convexe en avant^ s'élevant ensuite en arc 
jusqu'au sommet, point le plus élevé, placé au tiers antérieur et 
de là s'abaissant en surface presque droite jusqu'au bord pos- 
térieur. Le pourtour est arrondi aux deux extrémités. Dessous 
concave, légèrement ondulé, bien moins que dans Tespèce 
précédente, le sillon antérieur étant le seul prononcé. Bouche 
oblique comme dans l'espèce qui précède. Anus allongé, lan- 
céolé, acuminé à ses extrémités, placé à la partie supérieure 
d'un sillon large et évasé. Ambulacres semblables à ceux du 
T. Olfersi', peut-être un peu plus larges. Tubercules scrobi- 
culés, nombreux et serrés en dessus ; de même taille et moins 
serrés en dessous. 

Rapports et différences. Cette espèce, très-rapprochée de la 
précédente par ses détails, s'en distingue nettement, parce 
qu'à la taille des adultes, elle est complètement ovale, égale- 
ment arrondie à ses deux extrémités, et sans rostre en arrière. 
Son anus est aussi bien plus large, plus grand, et sans carènes 
latérales. 

Localité. Elle nous a été communiquée par M. Campiche, 
qui l'a découverte dans l'étage néocomien de Sainte-Croix, 
canton de Vaud, en Suisse. Nous lui dédions cette espèce, 
comme un hommage rendu à ses intéressantes recherches. 

Explication des figures. PI. 950, fig. 1, grandeur natu- 
relle ; fig. 2, coquille grossie, vue en dessus; fig. 3, dessous; 
fig. 4, profil longitudinal ; fig. 5, profil transversal, du côté 
de l'anus; fig. 6, détails des zones ambulacraires plus gros- 
sies. De la collection de M. Campiche. 



380 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

N° 2256. Trematopygus Grasanus, d'Orb., 4835. 

PI. 950, fig. 7-12. 

Nucleolites Olfersii, Gras, 1848. Ours, de Tlsère, p. 48, 
n" 2. (Non Agassiz, 1836.) 
Id., Gras, 1852. Foss. de l'Isère, p. 27, n" 54. 
Dimensions. Longueur totale, 29 millimètres. Par rapporta 
la longueur : largeur, 85 centièmes; hauteur, 54 centièmes. 
Coquille ovale, non gibbeuse, arrondie et rétrécie en avant, 
élargie et légèrement échancrée en arrière, dont le grand dia- 
mètre transversal est au tiers postérieur. Dessus "arrondi et 
convexe en avant, et de ce point s'élevant en courbe régulière 
jusqu'au tiers postérieur où se trouve le point le plus élevé et 
de là s' abaissant en pente déclive jusqu'au bord postérieur. 
Le sommet est près du centre, le pourtour, uniformément 
convexe, offre sa convexité près de la base. Dessous concave, 
assez fortement ondulé, surtout par les sillons antérieurs et 
latéraux-postérieurs très-prononcés, ainsi que les saillies qui 
les séparent. Bouche pentagone, oblique et comprimée obli- 
quement, placée excentriquement en avant. Anus allongé, 
comprimé, placé dans un sillon qui se continue jusqu'à l'é- 
chancrure du bord postérieur. Ambulacres comme dans les 
deux espèces précédentes. 

Rapports et différences. Cette espèce a été citée par M. Al- 
bin Gras comme étant le Nucleolites Olfersii de M. Agassiz, 
mais nous avons reconnu, par le type même de M. Gras, 
qu'elle diffère complètement par son dessus non gibbeux, par 
le manque de partie rostrée postérieure, par cette partie bien 
plus largo, coninie la comparaison des figures le fera res- 
sortir. Elle se dislingue du 7'. Cuni/jichcanus, par sa coquille 
non gibbeuse en dessus, par sa région postérieure élargie au 
tiers postérieur, et échancrée de ce côté, par son sommet plus 



TERRAINS CRÉTACÉS. 381 

central, par ses ondulations plus marquées en dessous, par 
son sillon anal prolongé jusqu'au bord. 

Localité. M. Albin Gras Ta recueillie au Fontanil (Isère), 
dans l'étage néocomien. Nous nous empressons de lui dédier 
cette nouvelle espèce. 

Explication des figures. PI. 950. fig. 7, grandeur naturelle; 
fig. 8, coquille grossie, vue en dessus; fig. 9, dessous; fig. 
10, profil longitudinal ; fig. 11, profil transversal, vu du côté 
de l'anus; fig. 12, une portion de zone ambuiacraire plus 
grossie. De la collection de M. Gras. 

N» 2257. Trematopygus Arcbiaci, d'Orb., 1855. 
PI. 951, fig. 1-5. 

Nucleolites Archiaci, Cotteau, 1851. Cat. méth. des Échin. 
de l'Yonne, p. 10, n" 27. 

Dimensions. Longueur totale, 22 millimètres. Par rapport 
à la longueur : largeur, 90 centièmes ; hauteur, 45 cen- 
tièmes. 

Coquille ovale, subpentagonale, déprimée, rétrécie et un 
peu tronquée en avant, élargie au tiers postérieur, et de là 
s'avançant en rostre étroit jusqu'à l'extrémité ; dont le grand 
diamètre transversal est au tiers postérieur. Dessus peu con- 
vexe, formant une seule courbe régulière d'avant en arrière. 
Le sommet est excentrique en avant ; le pourtour est arrondi, 
mais peu haut. Dessous très-concave, peu ondulé et sans sillons 
bien marqués. Bouche ordinaire au genre, très-excentrique en 
avant. Anus ovale, allongé, placé dans un profond sillon qui 
s'étend jusqu'au bord. Ainbulacres analogues aux espèces 
précédentes. Tubercules serrés, un peu plus gros en dessus. 

Rapports et différences. Un peu analogue de forme avec le 
T. Olfersii, par son rostre, cette espèce s'en distingue, ainsi 
que de toutes les autres, par sa grande dépression et son man- 



382 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

que de gibbosité en avant. Elle se distingue plus particulière- 
ment du T. Grasanus, qui manque aussi de gibbosité^ par sa 
forme pentagonale^ rostrée en arrière, par son ensemble plat, 
et par son échancrure antérieure. C'est bien une espèce dis- 
tincte, comme l'avait pensé M. Cotteau. 

Localité. Elle est spéciale à l'étage néocomien, où elle a été 
découverte par M. Cotteau, aux Saints, près de Saint-Sauveur 
(Yonne). 

Explication des figures. PI. 951, fig. 1, grandeur naturelle; 
fig. 2, coquille grossie, vue en dessus; fig. 3, dessous; fig. 
A, profil longitudinal; fig. 5, profil transversal, vu du côté 
de l'anus. De la collection de M. Cotteau. 

No 2258. Trematopygus Ricordeauaisus, d'Orb., 1855. 
PI. 951, fig. 6-10. 

Dimensions. Longueur totale, 18 millimètres. Par rapport 
à la longueur : largeur, 80 centièmes, hauteur, 45 cen- 
tièmes. .^'^saojJ 

Coquille ovale-oblongue, déprimée, arrondie en avant, 
presque droite sur les côtés, un peu anguleuse, rostrée et 
échancrée en arrière, dont le grand diamètre transversal est 
au tiers postérieur, et dont la hauteur a 45 centièmes de la 
longueur. Dessus arrondi en avant, de là s'avançant en pente 
jusqu'au quart postérieur où se trouve le point le plus élevé, 
et s' abaissant ensuite d'une manière abrupte vers le bord pos- 
térieur. Le sommet est placé au tiers antérieur de la lon- 
gueur. Le pourtour est un peu anguleux, a sa convexité pla- 
cée près de la base. Dessous concave, assez fortement ondulé 
par des sillons et des saillies intermédiaires. Bouche avec les 
caractères du genre. Anus ovale, placé au tiers supérieur de 
la longueur, dans un profond sillon, étroit, qui se prolonge 
jusqu'au bord postérieur. Ambulacres très-étroits et cependant 



TERRAINS CRÉTACÉS. 383 

très-marqués ; ils ressemblent à ceux du T. Olfersii. Tuber- 
cules petits et serrés. 

Rapports et différences. Cette espèce est infiniment plus 
oblongue et surtout plus comprimée que toutes les espèces 
précédentes ; son sillon anal est aussi plus long et plus supé- 
rieur, ce qui, dans le profil transversal, place l'anus près du 
bord supérieur; il s'en distingue encore par son profil longi- 
tudinal coupé sur un plan incliné en arrière, et par le point 
le plus haut près de ce plan. 

Localité. Cette charmante espèce a été découverte par 
M. Ricordeau, dans les grès compactes de l'étage albien, aux 
environs de Seignelay (Yonne). Nous nous empressons de la 
lui dédier, en le remerciant de ses excellentes communica- 
tions. 

Explication des figures. PI. 951, fig. 6, grandeur naturelle; 
fig. 7, coquille grossie, vue en dessus ; fig. 8, dessous ; fig. 9, 
profil longitudinal; fig. 10, profil transversal, vu du côté de 
l'anus. 

N» 2259. Trematopygus analis, d'Orb., 1855. 
PI. 952. 

Nucleolites cruciferus (pars), Agass., 1847. Cet. rais., p. 47. 
(Non Morton, 1836.) 

Nucleolites analis, Agassiz, 1847. Cat. rais., p. 97. (Mo- 
dèle T, 78.) 

Id., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 271 ; étage 22", n» 1196. 

Eckinobr issus analis, d'Orb., 1854. Revue de zool., p. 25. 

Dimensions. Longueur totale, 29 millimètres. Par rapport à 
la longueur : largeur, 77 centièmes ; hauteur, 54 centièmes. 

Coquille ovale-oblongue, renflée, arrondie en avant, angu- 
leuse, rostrée, tronquée et échancrée en arrière, dont le grand 
diamètre transversal est près du tiers postérieur, et dont la 



384 PALÉONTOLOGIE FRANÇATSE. 

hauteur a 54 centièmes de la longueur. Dessus arrondi en 
avant, et s'élevant en arc jusqu'à la partie supérieure presque 
plane, et se continuant en arc encore un peu déprimé en ar- 
rière. Le sommet est au tiers antérieur. Le pourtour est ar- 
rondi et offre sa convexité assez près de la base. Dessous 
concave, fortement ondulé par cinq sillons ambulacraires con- 
vergents, et cinq saillies intermédiaires à peu près semblables. 
Bouche grande, oblique, pentagone, excentrique en avant. 
Anus grand, ovale, lancéolé, placé au tiers postérieur, à l'an- 
gle supérieur d'un large sillon presque crénelé qui s'étend 
jusqu'au bord postérieur et se continue, en dessous, par une 
area triangulaire. Ambulacres étroits, flexueux en arrière, à 
paires de pores conjugués. Les zones sont plus inégales, les 
pores externes étant à peine oblongs. L'extrémité buccale des 
ambulacres est formée de pores par paires obliques, et de plus 
de trois paires internes sur une ligne. Les tubercules sont 
serrés entre eux, scrobiculés, et séparés par de nombreux 
granules. 

Observations. Nous avons remarqué, pour cette espèce, les 
mêmes changements apportés par l'âge, que ceux signalés 
au T. Olfersii, n° ^'254. Les jeunes sont plus arrondis, ont le 
rostre à peine marqué, et offrent un sillon bien p'ius court. 

Rapports et différences. Cette espèce est voisine à la fois 
des T. Ricordeauanus et Olfersii. Elle se distingue de la pre- 
mière par sa plus grande hauteur, un profil longitudinal tout 
différent, par sa partie supérieure non coupée d'une manière 
abrupte en arrrière, par son sillon anal plus court et plus 
large et prolongé en dessous. Elle diffère de la seconde par 
son profil non gibbeux, par sou sillon anal, plus large et plus 
court, et beaucouj) dautres caractères que la comparaison des 
figures fera reconnaître. 

Histoire. Eu 1847, M. Agassiz a donné l'espèce sous le 



TERRAINS CRÉTACÉS. 385 

nom de Nucleolites analis, et en même temps citait un moule 
intérieur, de la Dordogne, comme synonymie du Nucleolites 
cruci férus, de M. Morton. M. Desmoulins nous ayant commu- 
niqué le type qui a servi au rapprochement opéré par 
M. Agassiz, nous y avons positivement reconnu un jeune indi- 
vidu de YAnolis, et nous l'avons réuni à cette espèce. 

Localité, Cette espèce est spéciale à l'étage sénonien de 
France et de Belgique. Elle a été recueillie à Villedieu (Loir- 
et-Cher), par M. l'abbé Bourgeois ; à Tours, à Saint-Christo- 
phe (Indre-et-Loire), par M. d'Archiac et par moi; aux envi- 
rons de Lanquais (Dordogne), par M. Charles Desuioulins; et 
à Ciply, près de Mons, par M. d'Ar<;hiac. 

Explication des figures. PI. 952, fig. 1, grandeur naturelle; 
fig. 2, coquille grossie, vue en dessus ; fig. 3, dessous ; fig. 4, 
profil longitudinal ; fig. 5, profil transversal, vu du côté de 
l'anus; fig. 6, croquis d'un jeune pour montrer son manque 
de rostre à cet âge ; fig. 7, appareil génital fortement grossi ; 
fig. 8, une partie d'ambulacre fortenjent grossie; fig. 9, bou- 
che et ses alentours plus grossis ; fig. 10, quelques tubercules 
fortement grossis. De notre collection. 

N° 2260. Trematopygus oblongls, d'Orb., 1855. 
PI. 953, fig. 1-5. 

Dimensions. Longueur totale, 15 millimètres. Par rapport 
à la longueur : largeur, 75 centièmes; hauteur, 55 centièmes. 

Coquille ovale, oblongue, arrondie en avant, arrondie et 
fortement échancrée en arrière et égale partout sur les côtés, 
dont le grand diamètre transversal est au milieu et dont la 
hauteur a 53 centièmes de la longueur. Dessus arrondi aux 
deux extrémités et formé d'une courbe égale peu convexe 
entre ces deux parties. Le sommet est excentrique en arrière 
VI. 37 



386 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

et le point le plus élevé est au milieu. Dessous concave, à 
peine ondulé par les cinq sillons convergents vers la bouche. 
Bouche petite, très- excentrique en avant. Anus grand, ovale, 
placé à Pextrémité supérieure d'un sillon qui commence pres- 
que à rexlrémité postéro-supérieure de la coquille, descend 
obliquement et laisse une forte échancrure en arrière. L'anus 
ne s'aperçoit pas en dessous, tandis que le sillon se prolonge 
très-loin sur cette région. Ambulacres comme dans l'espèce 
précédente. Tubercules petits et serrés partout. 

Rapports et différences. Voisine, par les ambulacres, de 
l'espèce précédente, celle-ci s'en distingue par sa forme plus 
oblongue, toute d'une venue, par sa forte échancrure en ar- 
rière, par ses extrémités semblables, par ses ondulations in- 
férieures à peine marquées, enfin par son anus placé infini- 
ment plus près du bord postérieur et sans rostre, presque 
vertical, dont le sillon est prolongé en dessous. 

Localité. Nous l'avons recueillie aux environs de Tours et 
à Saint-Christophe (Indre-et-Loire), dans l'étage sénonien où 
elle est rare. 

Explication des figures. PI. 953, fig. 1, grandeur naturelle; 
fig. 2, coquille grossie, vue en dessus; fig. 3, dessous; tig. 4, 
profil longitudinal; fig. 5, profil transversal, vu du côté de 
l'anus. De notre collection. 

N° 2261. Trematopygus ovulum, d'Orb., 1855. 
PI. 953, fig. 6-9. 

Nucleolites ovulum, Goldfuss, 1830. Pétrif. Germ., 1, p. 138,. 
n'>2, pi. 43, fig. 2. 

Catoptpjus lœvis (pars), Agassiz, 1847. Cat. rais., p. 100. 

Goldfuss décrit ainsi cette espèce : iV. assulcatus, fomicatus, 
anibitu ovali, bas.i subconvexa; atnbulacris redis, lineari-acu- 
minatis mque ad inarginein continuis; tuberculis œqualibus, 



TERRAINS CRÉTACÉS. 387 

ano prominulo, submarginali, in sulcum planum excurrente. 

Dimensions, Longueur, 15 millimètres. 

D'après les figures données par Goldfuss, cette espèce se 
rapproche beaucoup, par la forme, du T. oblonyns, mais elle 
en diffère par son extrémité postérieure beaucoup plus élevée, 
par son anus placé beaucoup plus à l'extrémité. Tous carac- 
tères qui ne nous ont pas permis de les réunir. 

Histoire. Goldfuss, en figurant cette espèce. Ta rapportée au 
Nucleolites ovulum de Lamarck. 11 est impossible d'affirmer 
si ce rapprochement est vrai, car l'espèce de Lamarck est 
beaucoup trop incomplètement connue pour qu'on puisse 
affirmer même à quel genre elle appartient. Dans son Cata- 
logue raisonné, en 1847, M. Agassiz place comme synonymie 
de son Catopygus lœvis la figure donnée par Goldfuss. Or il y 
a deux choses : l'espèce de Goldfuss diffère complètement du 
moule du Catopygus lœvis publié par M. Agassiz^ et il suffit 
de jeter les yeux sur la figure citée pour s'apercevoir que le 
manque de rosette de pores buccaux, le dessous concave, 
s'opposent formellement au classement de cette espèce dans 
le genre Catopygus. Il y a donc erreur de genre pour cette 
espèce, qui paraît au contraire réunir tous les caractères de 
notre genre Trematopygus où nous la classons. 

Localité. Elle est de l'étage sénonien et se trouve à Maës- 
tricht. 

Explication des figures. PI. 953, fig. 6, grandeur naturelle; 
fig. 7, coquille grossie, vue en dessus; fig. 8, dessous; fig. 9, 
profil longitudinal. Copies des figures données par Goldfuss. 

N^2262. Trematopygus crlcifer, d'Orb., 1855. 

PI. 933, fig. 10, 11; pi. 963, fig. 1-5. 

Ananchytes crticifer, Morton, 183i. Amer, journ,, 18, 
p. 245;pl. 3, fig. 8. 



388 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Nucleolites crucifer, Morton, 1834. Cret. group., p. 75, 
pi. 3, fig. 8. 

Nucleolites cruci férus, Agass., 1840. Cat. syst., p. 4. 

Id., Agassiz, 1847. Cat. rais,, p. 97. (Modèles P, 51, R, 52.) 

Id., d'Orb., 1847. Prod., % p. 271 ; étage 22e, no 1197. 

Fchinoorissus crua'ferus, d'Orb., 1854. Revue zool., p. 25. 

Nous ne connaissons de cette espèce que les deux figures 
que nous donnons, empruntées à M. Morton, et les quelques 
lignes que cet auteur a publiées, qui ne peuvent nous éclairer 
suffisamment. Nous nous contentons donc de les reproduire. 
M. Agassiz y a rapporté un moule en silex, découvert par 
M. Desmoulins aux environs de Lanquais. Comme nous l'a- 
vons dit au T. annlis, nous avons reconnu, dans ce moule, le 
Nucleolites nnalis de M. Agassiz, notre n° 2259, et non l'es- 
pèce de Morton, beaucoup plus large et moins longue. Nous 
la donnons donc comme espèce distincte, en attendant 
qu'elle soit mieux connue. D'après le moule en plâtre, que 
nous recevons à l'instant d'imprimer, et que nous figurons 
pi. 963, fig. 1-5, cette espèce se rapprocherait plus de notre 
T. ohlongus que d'aucune autre. 

Localité. Des sables ferrugineux du New-Jersey aux Etats- 
Unis. D'après les autres fossiles, examinés par nous, nous 
avons rapporté ces terrains à notre étage sénonien. 

Explication des figui^es. PI. 953, fig. 10, 11, copies des 
figures données par M. Morton. PI. 963, fig. 1, grandeur na- 
turelle ; fig. 2, coquille grossie, vue en dessus ; fig. 3, dessous ; 
fig. 4, profil longitudinal; fig. 5, profil transversal, du côté 
de l'anus. 

14» Genre, EciiiNODRissus, Breynius, 1732. 

Nucleolites, Lam;irck, ISI6, Agassiz, auctorum. 
Caractères. Appareil génital et ocellairc semblable à celui 



TERRAINS CRÉTACÉS. 389 

du genre précédent. Coquille ovale, oblongue, cordiforme ; 
plus ou moins renflée, généralement rétrécie en avant, élargie, 
mais non rostrée en arrière, à sommet excentrique en avant. 
Dessous concave, sans sillons convergents vers la bouche et sans 
ondulations entre ces parties. Point de rosettes, ni de bour- 
relets buccaux. Bouche régulière, pentagone, à côtés égaux, 
l'angle saillant en avant. Anus médiocre, ovale, supérieur, 
placé dans un sillon plus ou moins circonscrit. Ambulan-es 
subpétaloïdes, étroits et longs, formés de zones inégales, l'une 
externe, de pores longs; une interne, formée de pores géné- 
ralement simples, conjugues ou non conjugués. Tubercules 
scrobiculés, serrés, un peu plus gros en dessous, séparés par 
des granules nombreux. 

Rapports et différences. Les E chinobrissus sont évidem- 
ment voisins des Trematopygus, par leur nianque de rosette 
buccale; cependant ils s'en distinguent bien nettement, par 
leur coquille plus déprimée, par le manque de partie rostrale 
postérieure, par le manque, en dessous, de sillon et d'ondula- 
tions; parleur bouche régulière, pentagone, non oblique, 
dont la pointe du pentagone est en avant, et les côtés égaux. 
C'est surtout ce dernier caractère qui servira toujours à dis- 
tinguer les deux genres. 

Histoire. Breynius, en 1732, en créant la première mé- 
thode de classement des Échinoïdes, établit parfaitement et 
figura le genre qui nous occupe sous le nom d' Echinobr issus, 
en le caractérisant de la manière la plus complète. Klein, deux 
années après, ne conserva aucune des coupes établies par 
Breynius; il en fut de même de Leske, en 1778, qui plaça les 
Echinobrissus dans les Spatangus de Klein. Quand Lamarck, 
en 1801, institua son genre Nucleolites, il ne songea pas que 
ce genre avait été parfaitement établi soixante-neuf ans avant 
lui par Breynius. Cependant, en 181b, dans ses Animaux sans 



390 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

vertèbres, il cite le genre de son devancier, mais sans en tenir 
compte le moins du monde. Nous voyons ensuite tous les au- 
teurs, même M. Àgassiz (si scrupuleux à restituer les genres 
antérieurs à Lamarck), se borner à citer Breynius, d'après 
Lamarck, mais sans recourir aux travaux importants de ce 
savant. C'est ainsi qu'ils conservèrent tous sans exception le 
genre JSucleolites de Lamarck. Quand M. Agassiz démembra 
ce genre, en 1836, il forma du Nucleolites columbaria de 
Lamarck le type de son genre Catopygus ; du N. ovulus de 
Lamarck, son genre Pyrina, et ne conserva des espèces de 
Lamarck, dans son genre Nucleolites, que le N. scutatus, qui 
précisément était le type du genre Echinobrissits de Breynius. 
Il y avait donc double motif de conserver le genre de Brey- 
nius que nous rétablissons, en toute conscience, dans les no- 
menclatures, d'où il n'aurait jamais dû être écarté. 

Comme on l'a pu voir au genre Trematopyyus, nous divi- 
sons les Nucleolites de M. Agassiz en trois genres : l'un, avec 
rosette et bourrelets buccaux, que nous nommons Clypeopy- 
gus; l'autre, à bouche irrégulière et oblique, sans bourrelets 
ni rosette, que nous nommons Trematopygus, et enfin les vé- 
ritables Nucleolites, auxquelles nous restituons le nom d'Echi- 
nobrissus, dont les caractères sont d'avoir la bouche régulière, 
non oblique, et de manquer de rosettes et de bourrelets buc- 
caux. Après avoir séparé du genre E chinobvissus les espèces 
de M. Agassiz, qui rentrent dans les geiu'es Trematopygus, 
et Clypeopygus, voici par étages géologiques la liste des es- 
pèces qui restent dans le genre tel que nous le circonscrivons. 

Etage bajocien. 

N» \. Echinobrissus Terquicmi, d'Orb., 1854. Revue de 
zool., p. 2i. Nucleolites Terquiemi, Agassiz, 1847. Cat. rais., 
p. 95. Génivaux, près de Metz (Moselle). Notre collection. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 391 

N° 2. E. latiporus, d'Orb., 1854. Revue zool., p. 24. Nu- 
cleolites latiporus, Agass., Cat. rais., p. 95. Éch. suisses, pi. 1, 
fig. 13-15; Mettenguin (canton de Soleurei, Maiche (Doubs). 
N® 3. E. Surihocensis, d'Orb., 1835. Nucleolites Sartha- 
censis, A'Ovh., 1847. Prod., 1, p. 290; étage 10^ n°501; 
de Conlie (Sarthe). Notre collection. 

N» 4. E. Hugii, d'Orb., 1856. Clypeus Hugii, Agassiz, 
1839. Ech. suisses, 1 , p. 37, pi. 10, fig. 2-4; du mont Terri- 
ble (Berne), du Jura soleurois (Suisse), des Génivaux, près de 
Metz (Moselle). De notre collection. 

Étage bat honien. 

N" 5. EchinoWissus clunicularis , dOrb., 1854. Revue 
zool., p. 24. Eckinus clunicularis, Lwyd, 1(599; Lister, 1678, 
pi. 7, fig. 26. Nucleolites clunicularis, Agassiz. Cat. raisonné, 
p. 95; Cotteau, 1850. Echinides de TYonne, p. 65. pi. 4, 
fig. 7-12. Luc, Langrune, Ranville (Calvados), Châtel-Gérard 
(Yonne). Notre collection. 

N» 6. Echinobrissus crepidula, d'Orb., 1854. Revue zool., 
p. 24. Nucleolites crepidula, Desor, 1847, Cat. rais., p. 96; 
Cotteau, 1852. Ech. de TYonne, p. 68, pi. 5, fig. 4-6. Châ- 
tel-Censoir (Yonne). Notre collection. 

N<* 7. Echinobrissus conicus, d'Orb., 1855. Nucleolites coni- 
cus, Cotteau, 1850. Ech. de l'Yonne, p. 64, pi. 4, fig. 4-6; 
Châtel-Censoir (Yonne). 

N» 8. Echinobrissus Edmondi, d'Orb., 1855. Nucleolites 
Edmondi, Cotteau, 1852. Ech. de l'Yonne, p. 67, pi. 5, 
fig. 1-3. Châtel-Censoir (Yonne). Notre collection. 

N'^ 9. Echinobrissus Thurrnani, d'Orb., 1854. Revue zool., 
p. 25. Nucleolites Thurrnani, Desor, 1847. Cat. rais., p. 96; 
de Vercel (Doubs), Desor (incertain comme étage). 

No 10. Echinobrissus elongatus, d'Orb., 1854. Revue zool.. 



392 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE, 

p. 24. Nudeolites elongatus, Agassiz, 1840. Cal. syst., p. 4. 
M., d'Orb., 1847. Cat. rais., p. 95. Luc et Langrune (Cal- 
vados). Notre collection. 

Etage callovien. 

N^H. Echinobrissus gracitis, d'Orb., 1854. Revue zool., 
p. 24. Nudeolites gracilis, Agassiz, 1840. Ech. suisses, \, 
p. 44, pi. 1, fig. 10-12. Cat. rais., p. 95; de Durrenart (Jura 
soleurois). Incertain comme étage - 

Etage oxfordien. 

No 12. Echinobrissus elatior, Breynius, 1732. Ech., p. 63, 
pi. 6, fig. 2-3. Nudeolites dimidiatus. Phillips, 1829. Geol. 
Yorks. Nudeolites paraplesius, Agassiz, 1840. Cat. syst., p. 4. 
Nudeolites dimidiatus^ (Agassiz. Cat. rais., p. 96. Launoy 
(Ardennes), Trouville (Calvados). Notre collection. 

N" 13. Echinobrissus micraulus, d'Orb., 1854. Revue zool., 
p. 25. Nudeolites micraulus, Agassiz, 1840. Ech. suisses, 1, 
p. 43, pi. 7, fig. 16-18. Launoy (Ardennes), Largue (Jura 
soleurois). Notre collection. 

N° 14. Echinobrissus scutatus, d'Orb., 1854. Revue zool., 
p. 24. Nudeolites scutatus, Laniarck, 1816. An^ sans vert., 
3, p. 36. Id. Agassiz, Echin. suisses, 1, p. 45, pi. 7, fig. 19- 
21. Trouville, Vaches-Noires ((>alvados); Launoy (Ardennes); 
Chamsol (Doubs). Notre collection. 

Etage corallien. 

N° 15. Echinobrissus planulatus, â'Ovh. , 1854. Revue zool., 
j). 96. Nudeolites planulatus, Rœmer, Nord, ool., p. 28, 
pi. 1, fig. 19, de Spitzhut (Allemagne). Peut-être VEchino- 
hrissus scutatus, déprimé par accident ? * 

N" 16. Echinobrissus transversus, d'Orb., 1855. Nudeoli- 



TERRAINS CRÉTACÉS. 393 

tes tramversus, d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 26; étage 14% 
n» 409; de Saint-Mihiel (Meuse). Notre collection. 

Etage kimméridgien. 

N" 17. Echinobrissus major, d'Orb., 1854. Revue zool., 
p. 24. Nucleolites mnj'or, Agassiz, 1839. Ecbin. suisses, 1, 
p. 46, pi. 1, fig. 22-24. Vallée de la Birse, iM. Agassiz. Étage 
incertain. 

Espèces incertaines comme étage. 

N° 18. Echinobrissus amplus, d'Orb., 1855. Nucleolites 
amplus, Agassiz. Cat. raisonné, p. 96. Oolite ferrugineuse de 
Schaffouse. M. Agassiz. 

N° 19. Echinobrissus costulatus, d'Orb., 1854. Revue zool., 
p. 25. Nucleolites costulatus, Agassiz, 1847, Cat. rais., p. 97. 
D'Algérie. 

N" 20. Echinobrissus faba, d'Orb., 1854. Revue zool., 
p. 25. Nucleolites faba, Agassiz, 1847. Cat. rais., p. 98?? 

Résumé géolog ique sur les espèces décrites. 

Nous connaissons dans les terrains crétacés dix-huit espèces, 
ainsi réparties dans les étages : 

Dans l'étage néocomien, deux espèces : VE. NeocomiensiSj 
spéciale au bassin méditerranéen, et VE. Dourguignati, pro- 
pre au bassin anglo-parisien. 

Dans l'étage urgonien, cinq espèces, toutes du bassin mé- 
diterranéen. 

Dans l'étage albien , une espèce du bassin méditerra- 
néen. 

Dans l'étage cénomanien, quatre espèces : VE. similis, du 
bassin pyrénéen, VE. Morisei, du bassin anglo-parisien, et 
les deux autres de la Wcstphalie. 

VI. 38 



394 PALÉONTOLOGIE FRANÇ.\ISE. 

Dans l'étage turonien, une seule espèce du bassin médi- 
terranéen. 

Dans l'étage sénonien, six espèces : les E. CoUegnei , 
Moulinsii, du bassin pyrénéen; les F. parallelus, scrobicu- 
lalus et Bourgeoisii, du bassin anglo-parisien, et VE. mini- 
mus, qui se trouve à la fois dans les trois bassins français : 
anglo-parisien, pyrénéen et méditerranéen. 

Comme on le voit, les Echinobrissus ont toujours existé, 
depuis le dixième étage bajocien jusqu'à la fin des terrains 
crétacés. Les deux étages qui montrent le plus d'espèces sont 
Tétage bathonien dans les terrains jurassiques, et l'étage 
sénonien dans les terrains crétacés. On n'en connaît pas po- 
sitivement dans les terrains tertiaires. Et l'espèce vivante, Nu- 
cleolites recens, n'est pas certaine comme appartenant au 
genre, tel que nous le circonscrivons. 

N° 2263. Echinobrissus neocomiensis, d'Orb., 1854. 
PI. 954, fig. 1-5. 

Catopygus neocomiensis, Agassiz, 1839. Echin. suiss., 1, 
p. 53, pi. 8, fig. 12-14. 

Id., Agassiz, 1840. Cat. syst., p. 4. 

Nucleolites neocomiensis, Agassiz, 1847. Cat. râis., p. 98. 
(Modèles Q, 35; S, 10.) 

Id., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 88; étage 17% n" 481. 

Jd., Albin Gras, 1848. Ours, de l'Isère, p. 48, n° 3. 

Id., Cotteau, 1851. Echin. de l'Yonne, p. 9, n° 24. 

M., Albin Gras, 1852. Foss. de l'Isère, p. 27, n° 55. 

Echinobrissus neocomiensis, d'Orb., 1854. Revue zoologi- 
que, p. 25. 

Dimensions. Longueur totale, 29 millimètres. Par rapport 
à la longueur : largeur, 90 centièmes; hauteur, 55 cen- 
tièmes. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 395 

Coquille ovale, un peu carrée, déprimée, rétrécie et évidée 
en avant, arrondie, et légèrement échancrée vis-à-vis de l'a- 
nus en arrière, dont le grand diamètre transversal est au tiers 
postérieur, et dont la hauteur a 55 centièmes de la longueur. 
Dessus arrondi en avant de là, presque plat, mais s'élevant 
un peu à la partie médiane, jusqu'au huitième postérieur oii 
il s'incline obliquement, et ensuite verticalement à la partie 
postérieure. Le sommet est un peu excentrique en avant, le 
pourtour est arrondi et montre sa grande convexité au tiers 
inférieur de la hauteur. Dessous concave, avec un léger sillon 
ondulé en avant. Bouche petite, pentagone, placée excentri- 
quement en avant, à la partie la plus profonde. Anus ovale, 
longitudinal, placé à la partie supérieure d'un sillon presque 
vertical qui se continue jusqu'au bord inférieur, et même un 
peu en dessous. Ambulacres étroits, mais très-marqués, dont 
les zones sont inégales : les pores sont allongés et obliques 
en dehors, simples en dedans. Tubercules peu visibles. 

Histoire. Cette espèce, décrite d'abord comme un Catopy- 
gus, a été ensuite placée parmi les Nucleolites, par M. Agas- 
siz. Aujourd'hui, elle doit reprendre le nom du genre le plus 
ancien, établi par Broynius dès 1732. 

Localité. Elle est spéciale à l'étage néocomien, et a été re- 
cueillie au Fontanil (Isère), par M. Albin Gras ; dans le can- 
ton de Neuchâtel et à Douanne (canton de Berne), par M. EIs- 
cher de la Linth. 

Explication des figures. PI. 954, fig. i, grandeur natu- 
relle ; fig. 2, coquille grossie, vue en dessus; fig. 3, dessous; 
fig. 4, profil longitudinal; fig. 5, profil transversal, vu du 
côté de l'anus. 



396 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

IN" 2264. ECHINOBRISSLS BOURGUIGNATI, d'Oi'b., 1835. 
PI. 934, fig. 6-10. 

Dimensions. Longueur, 22 millimètres. Par rapport à la 
longueur : largeur, 88 centièmes ; hauteur, 51 centièmes. 

Coquille oblongue, presque carrée, déprimée, arrondie en 
avant, d'une venue sur les côtés, obtuse et très-légèrement 
échancrée en arrière, dont le grand diamètre transversal est 
au quart postérieur, et dont la hauteur a 51 centièmes de la 
longueur. Dessus arrondi en avant et de là formant une 
courbe à grand rayon jusqu'au tiers postérieur, où se trouve 
le point le plus haut , s'abaisse ensuite en pente jusqu'à 
l'anus, lui-même en pente vers le bord. Le sommet est à peine 
excentrique en avant; le pourtour est arrondi. Dessous un 
peu concave, sans sillons marqués. Bouche grande, penta- 
gone, excentrique en avant, Atius ovale longitudinalement, 
placé à la partie supérieure d'un sillon oblique et déclive 
jusqu'au bord. Ambulacres larges, très-marqués. Tubercules 
petits. 

Rapports et difféî'ences. Cette espèce, au premier aspect, 
est voisine VE. neocomietisis, mais en diffère par son ensem- 
ble plus carré, d'une venue sur les côtés, arrondi en avant, 
ayant son grand diamètre transversal plus en arrière, par son 
dessus plus élevé en arrière , et enfin par son sillon anal 
oblique, ainsi que son anus. 

Localité. Nous avons sous les yeux deux individus de l'é- 
tage néocomien: l'un recueilli par nous à Bethencourt (Haute- 
Marne), l'autre rencontré à Sainte-Croix, canton de Vaud, 
par M. Campiche. 

Explication des figures. PI, 954, fig. 6, grandeur natu- 
relle ; fig. 7, coquille grossie, vue en dessus ; fig. 8, dessous ; 



TERRAINS CRÉTACÉS. 397 

fig. 9, profil longitudinal ; fig. 10, profil transversal, vu du 
côté de l'anus. De notre collection. 

N" 2265. EcHiNOBRissus Roberti, d'Orb., 1855. 
PI. 955, fig. 1-6. 

Nucleolites Roberti, Albin Gras, 1848. Ours, de l'Isère, 
p. 48, pi. 3, fig. 10, 11. 

Id., Albin Gras, 1852, Foss. de l'Isère, p. 32. 

Dimensions. Longueur, 15 millimètres. Par rapport à la 
longueur : largeur, 80 centièmes; bauteur, 50 centièmes. 

Coquille ovale, arrondie et rétrécie en avant, élargie et 
arrondie en arrière, dont le grand diamètre transversal est 
au tiers postérieur, et dont la bauteur a 50 centièmes de la 
longueur. Dessus arrondi et renflé en avant, droit supérieu- 
rement jusqu'aux trois cinquièmes en arrière, où est une 
partie évidée par l'aréa anale. Le sommet est très-excentrique 
en avant, placé au tiers antérieur. Le pourtour, plus épais 
en avant qu'en arrière, est très-convexe. Dessous concave au 
milieu, renflé et pulviné sur les côtés, et évidé en arrière. 
Bouche pentagone, régulière, excentrique en avant. Anus 
grand, ovale, longitudinalement placé en dessus, au tiers 
postérieur, avec un court sillon, qui n'arrive pas jusqu'au 
bord. Ambulacres très-prononcés, inégaux en longueur, dont 
l'antérieur est le plus court ; les postérieurs les plus grands. 
Les zones de pores en sont peu inégales, égales aux inter- 
valles qui les séparent; les pores ovales. Tubercules gros, 
scrobiculés, espacés partout également. 

Rapports et différences. Gette espèce est le type d'une 
forme différente des deux espèces précédentes; elle s'en dis- 
tingue par son ensemble, plus allongée, très-évidée en dessus à 
la région anale, bien plus déprimée, s'en séparant surtout, in- 



398 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

dépendamment de beaucoup d'autres détails, par son anus 
grand, placé au tiers de la région postérieure, en dessus, 
sans sillon prolongé jusqu'au bord. 

Localité. Cette espèce est spéciale à l'horizon du Caprotina 
ammonia, ou étage urgonien du bassin méditerranéen. Elle 
a été recueillie par M. Albin Gras, à Rancurel, à Sassenage et 
à la Chartreuse, près de Grenoble, au Fa, au Rimet (Isère); 
M. Cotteau nous l'a communiquée provenant de Mnrtigues 
(Bouches-du-Rhône), et M. Campiche l'a rencontrée à Sainte- 
Croix, canton de Vand (Suisse). 

Explication des figures. PL 955, fig. 1, grandeur natu- 
relle; fig. 2, coquille grossie, vue en dessus; fig. 3, dessous; 
fig. A, profil longitudinal: fig. 5, profil transversal, vu du 
côté de l'anus; fig. 6, une partie des ambulacres grossis. 
De notre collection. 

N° 2266. EcHiNOBRfSSUS Mvrtimi, d'Orb., 1855. 
PI. 955, fig. 7-11. 

Dimensions. Longueur, 25 millimètres. Par rapport à la 
longueur : largeur, 88 centièmes ; hauteur, 35 centièmes. 

Coquille ovale, arrondie et rétrécie en avant, élargie et ar- 
rondie en arrière, dont le grand diamètre transversal est 
presque au quart postérieur, et dont la hauteur a 35 cen- 
tièmes de la longueur. Dessus arrondi en avant, de là horizon- 
tal sur toute la longueur, jusqu'au quart postérieur, déclive 
vis-à-vis de l'anus et jusqu'au bord. Le sommet est placé aux 
deux cinquièmes antérieurs de la longueur. Le pourtour ar- 
rondi a sa convexité presque à la moitié de la hauteur, bien 
plus étroit en arrière qu'on avant. Dessous concave, évidé en 
arrière, pulviné sur les côtés. Bouche pentagone, excentrique 
en avant. Anus large, ovale longitudinalement, placé en des- 



TERRAINS CRÉTACÉS. 399 

SUS, au tiers de la longueur, au sommet d'un sillon qui se 
prolonge presque jusqu'au bord. Ambulocres longs et assez 
larges, dans la forme ordinaire au genre. Tubercules grands 
et scrobiculés. 

Rapports et différences. Avec les caractères de forme d'anus, 
de disposition générale, analogues à ce que nous trouvons 
chez VE. Boberti, cette espèce s'en distingue nettement par 
un ensemble bien plus large, par rapport à la longueur, bien 
plus déprimé, plus arrondi, par son élargissement postérieur 
plus en arrière, par sa hauteur de 15 centièmes moins élevée. 
C'est une espèce très-distincte. 

Localité. Elle est spéciale à l'étage urgonien et a été re- 
cueillie dans la couche à Caprotina ammonia, près de Mar- 
tigues (Eouches-du-Rhône). 

Explication des figures. PI. 955, fig. 7, grandeur naturelle ; 
fig. 8, coquille grosse, vue en dessus; fîg. 9, dessous; fig. 10, 
profil longitudinal; fig. 11, profil transversal, vu du côté de 
l'anus. De la collection de M. Cotteau. 

N° 2267. EcHiNOBRissDS NicOLETi, d'Orb., 1854. 
Pi. 956, fig. 1-6. 

Nucleolites lacunosus, Agassiz, 183C. Cat., p. 6. (Non 
Goldfuss,1829.) 

Id., Agassiz, 1836. Foss. crét., Mém. de Neuch., 1 , 
p. 132. 

Id., Agassiz, 1839. Échin. suiss.,1, p. 40, pi. 7, fig. 4-6. 

Jd., Agassiz, 1840. Cat. syst., p. 97. 

Nucleolites Nicoleti, Agas&h, 1847. Cat. rais., p. 97. (Mo- 
dèles Q, 45; S, 47.) 

Id., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 88; étage 17% n" 478. 

Id., Albin Gras, 1848. Ours, de l'Isère, p. 49. 



400 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Echinobrissus Nicoleti, d'Orb., 1854. Revue de zoologie,. 

p. 25. 

Dimensions. Longueur totale, 26 millimètres. Par rapport 
à la longueur : largeur , 90 centièmes ; hauteur, 62 centièmes. 

Coquille un peu carrée, gibbeuse, rétrécie et arrondie en 
avant, élargie, tronquée et évidée en arrière, dont le grand 
diamètre transversal est presque à l'extrémité postérieure, et 
dont la hauteur a 62 centièmes de la longueur. Dessus très- 
élevé verticalement en avant, en courbe déprimée, conti- 
nuant à s'élever un peu jusqu'au sommet placé aux deux cin- 
quièmes antérieurs, puis s'abaissant en courbe déclive jusque 
vis-à-vis de l'anus, où se trouve une partie droite. Le pour- 
tour, très-arrondi, montre sa grande convexité au milieu delà 
hauteur, très-faible en arrière. Dessous concave au milieu, 
renflé et pulviné au pourtour, légèrement sillonné en arrière. 
Bouche pentagone, placée presque au tiers postérieur. Jnus 
ovale, court, placé très-près du bord postérieur, 1 cin- 
quième de la longueur, dans un sillon qui se continue jus- 
qu'au bord. Ambulacres larges, un peu saillants, dont les zones 
sont aussi larges que l'intervalle qui les sépare ; très-inégaux, 
formés en dehors de longs pores filiformes, et en dedans de 
pores courts, mais aussi allongés, les deux conjugués. Tu- 
bercules épars, scrobiculés, plus gros en dessous qu'en dessus. 

Rapports et différences. Cette espèce se distingue nette- 
ment de toutes les autres déjà décrites par son profil gibbeux, 
par sa grande largeur postérieure, et surtout par cette partie 
presque tronquée et largement échancrée. 

Histoire. Décrite d'abord, de 1836 à 1847, par M. Agassiz, 
coumio l'analogue du Lacunosus de Goldfuss, qui est très-dif- 
férent, cette espèce en fut distinguée avec raison par le même 
auteur dans son Catalogue raisonné on 1847. 

Localité. Elle est spéciale, avec les deux espèces précé- 



TERRAINS CRÉTACÉS. 401 

dentés, à notre étage urgonien, ou néocomien supérieur. Elle 
a été rencontrée à Martigues (Bouches-du-Rhône); au Salève 
(Savoie); à Cenleau (Jura); au Fontanil (Isère), par M. Gras. 
Explication des figures. PI. 9.o6, fig. \, grandeur natu- 
relle : fig. 2, coquille grossie, vue en dessus ; fig. 3, dessous; 
fig. h, profil transversal, vu du côté de l'anus; fig. 5, profil 
longitudinal ; fig. 6, une portion d'ambulacre grossi. De la 
collection de M. Cotteau. 

N° 2268. EcHiNOBRissus alpinus, d'Orb., 1854. 
Pi. 956, fig. 7, 8. 

Catopygus alpinus, Agassiz, 1839. Ech. suiss., \, p. 52, 
pi. 8, fig. 10, M. 

Id., Agassiz, 1840. Cat. syst., p. 4. 

Nudeoiites alpinus, Agassiz, 1847. Cat. rais., p. 98, (Mo- 
dèles w" 82.) 

7rf.. d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 89; étage 17% n» 483. 

Echinobrissus alpinus, d'Orb., 1854. Revue zoologique, 
p. 26. 

Cette espèce, très-imparfaitement connue, et décrite sur 
un échantillon très-usé et en mauvais état, a pour caractères, 
d'après M, Agassiz, d'être plus allongée que les autres, d'a- 
voir le côté antérieur étroit et arrondi, le côté postérieur 
large et tronqué ; les ambulacres étroits et renflés; la bouche 
et le sommet subcentral. 

Localité. Elle paraît propre à l'étage urgonien, et a été 
recueillie au Salève (Savoie) ; M. Agassiz l'indique encore 
dans les ébouluments de Ranlispitz, près de Nasfels. 

Explication des figures. PI. 956, fig. 7, coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus; fig. 8, profil longitudinal.' Co- 
pies des figures données par M. Agassiz. 

VI. 39 



402 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

N" 2269. EceiNOBRissus Requieni, d'Orb., 1854. 
PI. 963, fig. 6-10. 

Nudeolites Requieni, Desor, 1847. Gat. rais., p. 96. (Mo- 
dèles n" T, 79.) 

Echinobrisms Requieni, d'Orb., 1854. Revue zoologique, 
p. 25. 

Nous donnons, sous ce nom, une espèce non décrite, mais 
modelée sous le n" T, 79, et qui nous a été communiquée par 
M. Coulon fils, de Neuchâtel. En la comparant aux autres 
espèces, nous la trouvons presque identique avec le N. Ni- 
coleti de M. Agassiz [Echinobr issus Nicoleti, d'Orb.), et 
nous ne balancerions pas à les réunir, si M. Desor n'en 
avait, dans le même catalogue raisonné, formé une espèce 
distincte. Il Ta décrite ainsi : « Espèce très-voisine du N. mi- 
ct craulus, par son anus marginal, mais plus court; ambu- 
« lacres fort longs. Craie de Martigues. — Muséum d'Avi- 
« gnon. » 

En attendant qu'elle soit mieux connue, nous la conservons 
provisoirement sous ce nom, tout en croyant qu'elle doit être 
réunie à VE. Nicoleti. 

Localité. Nous la croyons de l'étage urgonien de Martigues 
(Bouches-du-Rliône), où se trouve aussi VE. Nicoleti. 

Explication des figures. PI. 963, fig. 6, grandeur natu- 
relle; fig. 7, coquille grossie, vue en dessus; fig. 8, dessous; 
fig. 9, profil longitu'linal; fig. 10, profil transversal, vu du 
côté de l'anus. Figures faites sur le modèle en plâtre T. 79, 
modelé par M. Desor. {N. B. \\ est à remarquer que cette 
collection de moule ne peut, le plus souvent, servir que pour 
la forme des espèces, sans en donner les détails.) 



TERRAINS CRÉTACÉS. 403 

N° 2270. Ecni>OBRissLS Kqechlim, d'Orb., 1855. 
PI. 957, fig. 1-5. 

Dimensions. Longueur totale, 14 millimètres. Par rapport 
à la longueur : largeur, 75 centièmes; hauteur, -iO cen- 
tièmes. 

Coquille ovale, oblongue, arrondie et rétrécie en avant, 
élargie, anguleuse, à cinq côtes, et échancrée en arrière, dont 
le grand diamètre transversal est au tiers postérieur, et dont 
la hauteur a 40 centièmes de la longueur. Dessus presque 
acuminé aux deux extrémités, convexe et surbaissé au mi- 
lieu, un peu échancré en arrière. Sommet au tiers posté- 
rieur, le pourtour presque anguleux. Dess-ous concave sur la 
ligne médiane longitudinale, surtout en arrière, pulviné sur 
les côtés. Bouche pentagone, excentrique, placée au tiers an- 
térieur. Anus ovale, placé au sommet d'un sillon qui s'étend 
jusque près du bord. Ambulacres et tubercules peu visibles. 

Rapports et différences. Cette jolie petite espèce se rap- 
proche évidemment de VE. Roberti, mais elle s'en dislingue 
par ses angles, et son échancrure en arrière, par sa compres- 
sion générale, par sa hauteur de -40 centièmes de la lon- 
gueur; par ses extrémités déprimées, par sa bouche plus en 
avant, et par son anus plus étroit. 

Localité. M. Kœchlin, à qui nous la dédions, l'a recueillie 
à Clar, près d"Escragnolle (Var), dans l'étage albien, où elle 
paraît être très-rare. 

Explication des fi<jures. PI. 957, fig. 1, grandeur natu- 
relle; fig. 2, coquille grossie, vue en dessus; fig. 3, dessous; 
fig. -l, profil longitudinal ; fig. 5, profil transversal, vu du 
côté de l'anus. De la collection de iM. Kœchlin. 



404 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

N° 2271. EcHiNOBRissus CORDATUS, d'Orb., 4854. 
PI. 937, fig. 6-9. 

Nudeolites cordatus, Goldf., 1829. Petref., 1, p. 442, 
pi. 43, fig. 9. 

Id., Agassiz, 4836. Prod., p. 49. 

Id., Desmoulins, 1837. Études sur les Échin., p. 360. 

]d., Agassiz, 4847. Cat. rais., p. 96. 

Echinobrissus cordatus, d'Orb., 1854. Revue zoologique, 
p. 25. 

Goldfuss décrit ainsi cette espèce : 

« N. depressiusculus, ambitu cordato, basi subexcavatâ, 
<j ambulacris in dorso, lineis lanceolatis redis, in oris am- 
« bitu subdivergent ibus, ano intra sulcum dorsalem. » 

Dimensions. Longueur, 45 millimètres. 

Coquille cordiforme, arrondie et réfrécie en avant, élargie, 
tronquée et largement évidée en arrière, dont le grand dia- 
mètre transversal est tout à fait en arrière, et dont la hauteur 
a la moitié de la longueur. Dessus arrondi aux extrémités et 
formant une courbe régulière sur toute la partie supérieure. 
Sommet au milieu, le pourtour a sa convexité au tiers de la 
hauteur. Dessous concave au milieu, pulviné sur les côtes, 
sans sillons. Bouche pentagone, placée excentriquement en 
avant. Anus ovale, allongé, commençant aux deux cin- 
quièmes postérieurs, placé à l'extrémité supérieure d'un sillon 
d'abord étroit, et s'élari-issant, en se contournant, jusqu'au 
bord postérieur. Ambulacres larges, dont les zones sont la 
moitié moins larges que l'intervalle qui les sépare. Tuber- 
cules petits et épais partout. 

Rapports et différences. Celte espèce rappelle la forme de 
\'E. Nicoleti, mais s'en distingue par son dessus non gib- 
beux, à courbe régulière, par sou sommet iiu milieu, jiar son 



TERRAINS CRÉTACÉS. 405 

dessous sans sillons, par son anus bien plus près 'lu centre, 
son sillon anal long et évasé, par ses zones de pores ambu- 
lacraires bien plus séparées. 

Localité. Elle paraît être spéciale à l'étage cénomanien, et 
se trouve à Essen, sur le Riihr, en Westphalie. 

Explication des figures. PI. 957, fig. 5, grandeur natu- 
relle ; fig. 7, coquille grossie, vue en dessus; fig. 8, dessous; 
fig. 9, profil longitudinal. Copies des figures données par 
M. Goldfuss. 

N" 2272. EcHiNOBRissus similis, d'Orb., 1855. 
PI. 958, fig. 1-6. 

Dimensions. Longueur, Il millimètres. Par rapport à la 
longueur : largeur, 85 centièmes ; hauteur, 45 centièmes. 

Coquille ovale, déprimée, un peu gibbeuse, arrondie et ré- 
trécie en avant, élargie et arrondie -en arrière, dont le grand 
dianrètre transversal est au tiers postérieur, et dont la hau- 
teur a 45 centièmes de la longueur. Dessus dans son profil 
longitudinal, rétréci et presque anguleux en avant, de là 
s'élevant en courbe peu arquée jusqu'au tiers postérieur, 
puis ensuite coudée jusqu'au bord postérieur. Le sommet est 
excentrique en avant ; le pourtour est comprimé, quoique 
obtus, de même largeur en avant qu'en arrière. Dessous con- 
cave, sans sillons, pulviné sur les côtés. Bouche pentagone, 
excentrique en avant. Anus grand, ovale longitudinalemenl, 
placé au tiers postérieur dans un sillon qui s'élargit et se 
continue presque jusqu'au bord. Ambulacres étroits, à zone 
aussi large que l'intervalle qui les sépare, formés de pores 
ovales, obliques, par paires presque inégales. Tubercules pe- 
tits et épars. 

Rapports et différences. Cette espèce ressemble beaucoup, 
par la forme, à V E. Roberti, mais elle s'en distingue par le 



406 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

caractères suivants : sa hauteur bien moindre, ses deux 
extrémités rétrécies également, son profil longitudinal de 
tout autre forme, son sommet moins excentrique, son pour- 
tour de la même épaisseur aux deux extrémités; son anus 
plus ovale, son sillon anal plus large, et les pores ovales 
égaux de ses zones ambulacraires. 

Localité. Elle est spéciale à l'étage cénomanien, et a été 
recueillie à l'Ile-Madame, à Fouras et à TIle-d'Aix (Cha- 
rente-Inférieure), par M. d'Archiac et par moi. 

Explication des figures. PI. 958, fig. \, grandeur natu- 
relle; fig. 2, coquille grossie, vue en dessus; fig. 3, dessous; 
fig. A, profil longitudinal; fig. 5, profil transversal, vu du 
côté de l'anus; fig. 6, une partie des ambulacres grossie. De 
notre collection. 

N» 2273. EcHiNOBRissus lacunosus, d'Orb., 1854. 
PI. 958, fig. 7-10. 

Nucleolites lacunosus. Goldfnss, 1829. Petref., p. 441, 
pi. 43, fig. 8. (Non Agassiz, 1836.) 

M., Desmoulins, 1837. Études sur les Échin., p. 360. 
(Exclus, syn.) 

Id., Agassiz, 1847. Cat, rais., p. 97. (Non Agassiz, 1836, 
Exclus, loc.) 

Echinobrissus lacunosus, d'Orb., 1834. Revue zoologique, 
p. 25. 

Goldfuss décrit cette espèce par la phrase suivante : 

« N. subconvexus, ambitu ovato, basi longitud inaliter ex- 
a cavutâ, ambulacris in dorso linearibus dimidiatis, in oris 
a ambitu subdivergentibus, ano intra lacunam dorsalem. » 

Dimensions. Longueur, 1 1 millimètres. 

Cette espèce ressemble i\ notre E. similis, cependant nous 
n'avons pas pu les réunir par suite des différences suivantes, 



TERRAINS CRÉTACÉS. 407 

très-marquées dans les dessins de M. Goldfuss, exécutés par 
M. Hohé, dont nous avons pu apprécier l'exactitude. En etfet, 
elle est plus oblongue, d'une venue sur les côtés, moins éle- 
vée; son profil longitudinal n'est pas évidé en dessus, à la 
région anale ; la région postérieure du pourtour plus épaisse 
et plus arrondie; l'anus plus étroit et sans large sillon, tous 
caractères qui les distinguent bien l'une de l'autre. 

Histoire. Décrite et figurée en i8-29 par M. Goldfuss. 
M. Agassiz, en 1836, y a rapporté à tort une espèce bien 
distincte, qu'en 1847 il a reconnu lui-même en différer 
complètement, puisqu'il la cite sous le nom de ?iicoleti. 
La synonymie et les localités sont fausses dans la coUectioii 
de M. Desmoulins : voir son article cité à la Synonymie. 

Localité. Elle est spéciale jusqu'à présent à l'étage céno- 
manien, et a été citée comme d'Essen, sur le Ruhr, en West- 
phalie. C'est à tort que M. Agassiz cite encore les localités de 
Martigues (Bouches-du-Rhône), qui revient probablement à 
\E. Roberti. Nous ne pouvons rien dire de la localité du 
Mans, citée par M. Agassiz. 

Explication des figures. PI. 9.j8, fig. 7, grandeur natu- 
relle; fig. 8, coquille grossie, vue en dessus; fig. 9, dessous^ 
fig. 10, profil longitudinal. Copies des figures données par 
M. Goldfuss. 

N" 2271. EcHiNOBRissus MoRRisii, d'Orb., 18r»5. 
PI. 9o9, fig. 1-6. 

Çassidulus lapiscancri, Morris. Cat. brit. foss., p. 49. (Non 
Lam., 1846; non Goldf., 1829.) 

Nucleolites Morrisii, Forbes, 1819. Brit. foss. Gèol. Surr. 
Dec, 1, p. 8. 

Dimensions. Longueur, 25 millimètres. Par rapport à la 
longueur : largeur, 85 centièmes; hauteur, 44 centièmes. 



408 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Coquille ovale, déprimée, arrondie en avant, un peu angu^ 
leuse, subrostrée et éciiancrée en arrière, dont le grand dia- 
mètre transversal est au tiers postérieur, et dont la hauteur 
a 44 centièmes de la longueur. Dessus, profil longitudinal, ar- 
rondi et déprimé aux deux extrémités, formant un arc légè- 
rement bossu au sommet, qui est un peu excentrique en 
avant, où se trouve la partie la plus élevée. Dessous très- 
excavé, surtout près de la bouche, et légèrement ondulé 
ailleurs. Bouche pentagone, un peu excentrique en avant. 
Anus ovale, placé au quart postérieur, au sommet d'un sillon 
prononcé qui se continue jusqu'au bord, et échancre cette 
partie. Ambulocres étroits, larges, oftYantdes zones de moitié 
moins larges que l'intervalle qui les sépare, formées de pores 
petits, longs en dehors, simples en dedans. Tubercules petits. 

Rapports et différences. Cette espèce se rapproche un peu 
de \'E. Bourguiynati, mais s'en distingue, à tous égards, par 
sa coquille bien plus déprimée, subrostrée en arrière, com- 
primée aux extrémités, bossue au sommet et bien plus con- 
cave et ondulée en dessous. 

Localité. Elle a été recueillie par M. d'Archiac, à Bruns- 
wick et à Warminster, en Angleterre, dans l'étage cénoma- 
nieii. 

Explication des figures. PI. 959, fig. 1, grandeur natu- 
relle ; fig. -2, coquille grossie, vue en dessus ; fig. 3, dessous; 
fig. 4, profil longitudinal ; fig. 5, profil transversal, vu du 
côté de l'anus; fig. 0, une partie de zone ambulacraire plus 
grossie. De la collection de M. d'Archiac. 

N° 2275. EcuiNOBRissus TUBERCULATUS, d'Orb., 1855. 
PI. 959, fig. 7-9. 

Coquille très-large, déprimée, rétrécie et arrondie en 
avant, élargie en arrière, dont le grand diamètre transversal 



TERRAINS CRÉTACÉS. 409 

est dans larégionnale, profil longitudinal arrondi et déprimé 
eu avant, de là s'élevanl en pente déclive jusqu'au sommet 
placé très-excentriquement en arrière, où se trouve le point 
le plus élevé, de là s'abaissant en ligne droite jusqu'au bord. 
Le pourtour est très-déprimé et arrondi. Dessous concave. 
Bouche? Anus ovale, placé au tiers postérieur, surmonté de 
saillies alternes en bosses. Ambulacres larges et assez courts. 

La description qui précède est tout ce que nous pouvons 
dire du seul échantillon incomplet que nous possédons de 
cette espèce. Elle suffit pour prouver, que par sa largeur, 
il se rapproche de VE. Nicoleti, mais s'en distingue par sa 
compression, son sommet anguleux et non gibbeux, et par 
son profil. Les nodosités qui surmontent l'anus n'existent 
dans aucune autre espèce. 

Localité. Nous l'avons recueillie dans la couche siliceuse 
des environs d'Uchaux, que nous rapportons certainement à 
Tétage turonien. 

Explication des figures. PI. 939, fig. 7, grandeur natu- 
relle ; fig. 8, portion de coquille grossie, vue en dessus; 
fig. 9, profil longitudinal de la même. De notre collection. 

N° 2276. EcHiNOBRissus Collegnvi, d'Orb., 1854. 
PI. 960, fig. 1-3. 

Nuclenlites Collegnyi, Desor, 1847. Cat. rais., p. 97. (Mo- 
dèles T, 100.) 

ïd., d'Orb., Prod., 2, p. 271. Étage 22% n» 11 19. 

Echinobr issus Collegnyi, d'Orb., 1834. Revue zoologique, 
p. 25. 

Dimensions. Longueur totale, 29 millimètres. Par rapport 
à la longueur : largeur, 83 centièmes; hauteur, 43 cen- 
tièmes. 

Coquille ovale, déprimée, arrondie en avant , presque 
VL -M) 



410 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

tronquée et évidée en arrière, presque partout également 
convexe sur les côtés, dont le grand diamètre transversal est 
au tiers postérieur, mais à peine prononcé, et dont la hau- 
teur a Ao centièmes de la longueur. Dessus profil longitudi- 
nalement, comprimé et anguleux en avant, de là formant 
une courbe régulière jusqu'à l'aréa anale, courte, tronquée 
obliquement et évidée sur une pente déclive. Sommet excen- 
trique en avant. Pourtour anguleux. Dessous très-concave, 
mais non ondulé. Bouche pentagone , très-excenlrique en 
avant. Anus ovale, presque rond, placé au sommet d'un 
court sillon presque vertical, tout à fait à l'extrémité de la 
coquille. Ambulacres très-étroits, longs. On n'en connaît que 
le moule intérieur. 

Rapports et différences. La forme ovale de cette espèce, 
sa dépression générale, la rapprochent de 1'^. Morrisii; ce- 
pendant elle s'en distingue nettement, par son bord posté- 
rieur échancré, par ses côtés plus droits, par son profil lon- 
gitudinal anguleux aux extrémités, et non gibbeux en dessus, 
par son aréa anale tronquée et évidée, et par son anus placé 
presque à l'extrémité de la coquille. 

Localité. M. Desinoulins l'a recueillie dans les silex de 
l'étage sénonien, aux environs de Couze (Dordogne); 

Explication des figures. PI. 9G0, fig. I, grandeur natu- 
relle; fig. 2, moule intérieur grossi, vu en dessus; fig. 3, 
dessous; fig. 4, profil longitudinal; fig. 5, profil transversal' 
du côté de l'anus. De notre collection. 

N° 2277. EcuiNOBRissis parallelus, d'Orb., 1854. 
PI. 9G0, fig. 6-1 i. 

IS'uclcolites parallelus, Agassiz, 1817. Cat. rais., p. 96. 
(Modèles T, Si.) 



TERRAINS CRÉTACÉS. 411 

Id., d'Orb., 1847. Prod., % p. 271 , étage 22% n° 1198. 

Ecldnobr issus parallelus, d'Orb., 1854. Revue zoologique, 
p. 24. 

Dimensions. Longueur totale, 17 millimètres. Par rapport 
à la longueur : largeur, 75 centièmes; hauteur, 50 cen- 
tièmes. 

Coquille oblongue, assez convexe, rétrécie et arrondie en 
avant, peu élargie et également arrondie en arrière, presque 
de la même largeur partout; pourtant son plus grand dia- 
mètre transversal est au tiers postérieur ; la hauteur a 50 cen 
tièmes de la longueur; profil au-dessus, très-convexe, et ar- 
rondi en avant, s'élevant en courbe jusqu'au sommet placé 
sur le point le plus culminant dans une dépression excentri- 
que, en avant, et de ce point décrivant une courbe jusqu'au 
bord postérieur, non échancré par l'aréa anale. Le pourtour 
est aussi épais en avant qu'en arrière. Dessous concave seu- 
lement au milieu, autour de la bouche, le reste est renflé et 
fortement pulviné. Bouche assez grande, pentagone, un peu 
excentrique en avant. Anus grand, ovale longitudinalement, 
placé au tiers postérieur, dans un court sillon, circonscrit, 
mais entouré d'une aréa déprimée, marquée tout autour, 
mais ne s'étendant pas jusqu'au bord. Ambulacres irès-mar- 
qués en relief, assez larges, dont les zones sont bien plus 
larges que leur intervalle, formées de pores conjugués par 
un sillon, et par une ligne de granules, dont les pores exté- 
rieurs sont ovales, les autres ronds. Tubercules gros en des- 
sous, plus petits en dessus, serrés partout. 

Rapports et différences. Par son aspect et sa forme, cette es- 
pèce est très-voisine de VE. lioberti, cependant elle s'en distin- 
gue par les caractères suivants : son profd longitudinal non 
évidé à la région anale, la dépression du sommet, son pourtour 
aussi convexe en avant qu'en arrière, le manque de sillon en 



412 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

dessous, pulviné tout autour, son aréa anale, ses ambulacres 
convexes, la forme conjuguée des zones ambulacraires. 

Localité. Nous l'avons découverte dans \a craie jaune de 
Tétage sénonien, à Saint-Christophe (Indre-et-Loire), où elle 
est très-rare. 

Explication des figures. PI. 960, fig. 6, grandeur natu- 
relle ; fig. 7, coquille grossie, vue en dessus ; fig. 8, dessous ; 
fig. 9, profil longitudinal; fig. 10, profil transversal, du côté 
de l'anus. De notre collection. 

N° 2278. EcHL>OBRissus iMoulinsii, d'Orb., 1855. 
PI. 961, fig. 1-5. 

Nucleolites lacunosus, Desmoulins, in Litt. (Non Goldfuss, 
1829.) 

Dimensions. Longueur totale, 1 1 millimètres. Par rapport à 
la longueur : largeur, 88 centièmes ; hauteur, 45 centièmes. 

Coquille ovale, déprimée, arrondie et rétrécie en avant, 
très-élargie, tronquée et arrondie en arrière, dont le grand 
diamètre transversal est au quart postérieur ; profil longitu- 
dinal du dessus comprimé et arrondi en avant, de là formant 
une courbe régulière jusqu'à l'aréa anale placée près du 
bord, et échancrée en pente déclive. Sommet excentrique en 
avant, pourtour arrondi et obtus. Dessous peu excavé, renflé 
autour. Bouche pentagone, très-excentrique en avant. Anus 
rond, avec un très-court sillon en avant, placé près de l'ex- 
trémité de la coquille. Ambulacres larges et longs. (Descrip- 
tion faite sur un moule eu silex.) 

Rapports et différences. M. Desmoulins nous a adressé cette 
espèce sous le nom de Nucleolites lacunosus, Goldfuss. Il est 
évident, en jetant les yeux sur les figures, que ce rapproche- 
ment est fautif. D'ailleurs l'espèce est d'un tout autre étage. 
Nous avons pensé, par suite de la place toute postérieure de 



TERRAINS CRÉTACÉS. 413 

l'anus, que ce pourrait être le jeune âge de \'E. Collegnyiy 
mais nous ne les avons pas réunis, ayant remarqué les carac- 
tères différentiels suivants : une coquille plus large, très- 
élargie en arrière, non évidée de ce côté, ayant un pourtour 
plus convexe, comme le montre le profil transversal, enfin 
des ambulacres bien plus larges et plus courts. 

Localité. Elle est spéciale à la couche à silex de l'étage sé- 
nonien des environs de Lanquais (Dordogne), où M. Desmou- 
lins l'a recueillie. 

Explication des figures. PI. 961, fig. 1, grandeur natu- 
relle; fig. 2, moule intérieur grossi, vu en dessus; fîg. 3, 
dessous; fig. 4, profil longitudinal; fig. 5, profil transversal, 
vu du côté de l'anus. 

N» 2279. EcniNOBRissus scrobiculatus, d'Orb., 1854. 
PI. 961, fig. 6-9. 

Nucleolites scrobiculatus, Goldfuss, 1829. Petref., p. 138, 
pi. 43, fig. 3. 

Id., Agassiz, 1836. Prod., p. 19. 

/rf., Desmoulins, 1837. Études sur lesÉchin.,p. 358, n° 14. 

Id., Agassiz. 1847. Cat. rais., p. 97. 

Id., dOrb., 1847. Prod., 2, p. 271 ; étage 22% n° 1195. 

Echinobrissus scrobiculatus, d'Orb., 1854. Revue zoologi- 
que, p. 23. 

Dimensions. Longueur totale, 7 millimètres. 

Goldfuss donne de cette espèce la phrase suivante : 

N. fornicatus, ambitu ovato, basi concavoplanâ, ambulacris 
linearibus, posterioribus redis elongatis, tuberculis circula 
amplo cinctis; ano dorsali, margine prominulo. 

Cette espèce, par sa forme ovale, par sa grande hauteur, 
a quelques rapports avec VE., mais elle s'en distingue par sa 
grande épaisseur, par son profil tout d'une venue, arrondi 



414 PALl^ONTOLOGIE FRANÇAISE. 

en avant, plat en dessus, et légèrement échancré à i'aréa 
anale, par son anus presque terminal en dessus, placé au som- 
met d'un court sillon oblique et presque vertical. C'est du 
reste de toutes les espèces la plus convexe et la plus droite en 
dessus. Ses ambulacres sont formés de zones étroites à paires 
de pores écartées, et à pores presque égaux et très-grands. 
Ses tubercules sont grands et épars. 

Localité. De l'étage sénonien de la montagne Saint-Pierre 
de Maestricht, où elle est rare. 

Explication des figures. PI. 961, fig. 6, grandeur natu- 
relle ; fig. 7, coquille grossie, vue en dessus; fig. 8, dessous, 
fig. 9, profil longitudinal. Copies des figures données par 
Goldfuss. 

N° 2280. EcoiNOBRissus minimls, d'Orb., 1854. 
PI. 962, fig. 1-6. 

Nucleolites minimus, Agassiz, 18-40. Cat. syst., p. 4. 

Id., Agassiz, 1847. Cat. rais., p. 96. 

Echinobrissus minimus, d'Orb,, 1854. Revue zoologique, 
p. 25. 

Dimensions. Longueur, de 5 à 21 millimètres. Par rapport 
à la longueur : largeur, 82 centièmes; hauteur, 50 cen- 
tièmes. 

Coquille oblongue, déprimée et arrondie en avant, élargie 
et un peu tronquée en arrière, à côtés obliques, montrant 
son plus grand diamètre transversal au tiers postérieur, sa 
hauteur a 50 centièmes de la longueur. Profil du dessus ar- 
rondi en avant, de là ofi'raut une courbe régulière jusqu'à 
l'arca anale, formant une ligne droite déclive. Sommet excen- 
tricjue en avant; pourtour plus épais en avant quen arrière. 
Dessous concave, épaissi sur les bords ; on remarque seule- 



TERRAINS CRÉTACÉS. 415 

ment une dépression postérieure médiane. Bouche grande, 
pentagone, excentrique en avant. Anus grand, oblong, placé 
au tiers postérieur, au sommet d'un sillon qui se prolonge et 
s'élargit jusques auprès du bord, sans aréa autour. Ambulacres 
plats, étroits et peu marqués, formés de paires de pores 
très-écartées, obliques, en sautoir l'un par rapport à l'autre, 
dont l'externe est un peu plus long. Tubercules petits par- 
tout, un peu plus gros en dessous. 

Rapports et différences. Cette espèce est très- voisine de \ E. 
parallelus, mais elle en diffère par ses côtés plus allongés en 
arrière, par son profil longitudinal tout différent, offrant une 
seule courbe en dessus, et une ligne droite sur l'aréa anale, 
par son sommet non déprimé, par son pourtour plus épais 
en avant qu'en arrière, par une dépression en dessous, en 
arrière, par le sillon de son anus s'élargissant, et plus pro- 
longé, sans aréa, enfin par ses ambulacres non convexes, à 
paires de pores plus obliques, plus écartées et en sautoir. 

Localité. C'est l'espèce la plus commune en France dans 
l'étage sénonien ; nous l'avons recueillie à Royan, à Talmont, 
à Mirchers (Charente-Inférieure) ; à Tours, à Sablançay (Indre- 
et-Loire) ; à Villedieu (Loir-et-Cher) ; aux environs de Néhou 
(Manche) : aux environs du Beausset (Var). 

Explication des figures. PI. 962, fig. 1, grandeur natu- 
relle; fig. 2, coquille grossie, vue en dessus; fig. 3, dessous; 
fig. 4, profil transversal, vu du côté de l'anus; fig. 5, profil 
longitudinal; fig. 6, paires de pores des ambulacres plus 
fortement grossies. De notre collection. 

N° 2-281. EcHi.NOBRissLs BocRGEOisii, d'Orb., 1855. 
PL 962, fig. 7-11. 

Dimensions. Longueur totale, 12 millimètres. Par rapport 



416 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

à la longueur : largeur , 90 centièmes ; hauteur, 54 centièmes. 

Coquille ovale, peu déprimée, très-large partout, cepen- 
dant un peu rétrécie et arrondie en avant, élargie et arrondie 
en arrière, à côtés convexes, dont le plus grand diamètre trans- 
versal est au tiers postérieur et dont la hauteur a 54 centiè- 
mes de la longueur. Profil du dessus, gibbeux, étroit en avant, 
puis s'élevant en courbe régulière, jusqu'au tiers postérieur 
où se trouve le point le plus haut, puiss'échancrant fortement 
vis-à-vis l'aréa anale et s'abaissant jusqu'au bord. Sommet 
excentrique en avant, pourtour ayant la même épaisseur en 
avant qu'en arrière. Dessous très-concave, au milieu ; pulviné 
sur les bords, la région postérieure un peu évidée en dessous. 
Bouche gi'ande, pentagone, excentrique en avant. Anus grand, 
oblong, placé au tiers postérieur, dans un sillon prolongé et 
très-élargi, presque jusqu'au bord. Ambulacres comme dans 
l'espèce précédente. Tubercules serrés. 

Rapports et différences. Quoique ayant beaucoup de rap- 
ports, par les détails, avec l'espèce précédente, celle-ci s'en 
distingue au premier aperçu par son ensemble bien plus large, 
sa région postérieure plus arrondie, par son profil gibbeux en 
arrière, et très-éch:mcré vers l'aréa anale, par son dessous 
plus évidé en arrière et son anus descendant bien plus bas. 

Localité. Je l'ai recueillie dans l'étage sénonien, à Tours 
(Indre-et-Loire). Elle y est rare. 

Explication des figures. PI. 962, fig. 7, grandeur natu- 
relle; fig. 8, coquille grossie, vue en dessus; fig. 9, vue en 
dessous; fig. 10, profil longitudinal; fig. H, profil transver- 
sal, vu du côté de l'anus. De notre collection. 

\o» Genre, Clypels, Klein, 1731. 

Appareil génital et ocellaire comme chez les Clypeopygus, 
avec cette différence que la protubérance polypil'orme est en- 



TERRAINS CRÉTACÉS. 417 

core plus distincte, plus grande, ne laissant dans l'appareil 
qu'un petit espace pour les plaques génitales très-petites. Co- 
quille épaisse, discoïdale, clypéiforme, très-déprimée dans 
son ensemble, à sommet <^entral ou à peu près. Dessous con- 
cave, pourvu de cinq sillons divergents de la bouche au bord, 
muni à la base de ceux-ci de cinq légères rosettes de pores 
placées autour de la bouche, et de cinq bourrelets buccaux. 
Bouche pentagone, très-régulière, placée au centre ou près du 
centre. Anus placé en dessus, dans un sillon très-profond qui 
se continue du sommet au bord, en s'élargissant. Ambulacres 
subpétaloïdes, larges, arrivant jusqu'au bord, et invariable- 
ment très-droits, nullement flexueux, formés de larges zones, 
munis en dehors de très-longs pores, et en dedans de pores 
simples. Deux caractères qui paraissent avoir échappé à tous 
les observateurs, et qui distinguent parfaitement les C/y/jews des 
C/ypeopygus, sont la présence, aux ambulacres en dessous, de 
pores divisés par trois paires placées obliquement de chaque 
côté des zones. Cette disposition se remarque jusqu'aux deux 
tiers de la longueur des ambulacres en partant de la bouche. 
Le second caractère est le manque complet de rosettes, de 
pores buccaux, entre les bourrelets buccaux. Tubercules ser- 
rés, petits, scrobiculés, plus grands en dessous. 

Rapports et différences. Ce genre est voisin, par ses détails 
des Clypeopygus, mais il s'en distingue par son appareil géni- 
tal, dont la protubérance polypiforme est bien plus dévelop- 
pée, par l'ensemble de la coquille discoïdale à sommet cen- 
tral, par son dessous muni de sillons convergents des bords 
à la bouche, par sa bouche placée au centre, par le sillon de 
l'anus se continuant jusqu'au sommet en dessus, et par ses 
ambulacres plus larges, non flexueux en arrière, par les lignes 
obliques de trois paires de pores à chaque zone en dessous, 
et le manque de rosettes de pores. 



II. 



4i 



418 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Lesespèces dont le giseme ii t géologique est bien connu, sont : 

i° Le C. Solollurinus, Agassiz, 4839. Échin. suisses, 
p. 35, pi. 5, fig. 1-3, de l'étage bajocien de Strohmeyer (Al- 
lemagne), de Obergoeschen (Jura soleurois), d'Egg (Argovie), 
des environs de Langres (Haute-Marne). De notre collection. 

2° Le C. rostratus, Agassiz, 1847, du canton de Bâle dans 
l'étage bajocien. 

3o Le C. sinuatus, Leske, 1778, p. 137, pi. 12; C. Palilla, 
Agassiz. Echin. suisses, p. 36, pi. 5, fig. 4-6, de l'étage ba- 
thonien de Marquise (Pas-de-Calais), de Salins (Jura), de Be- 
sançon (Doubs), de Chagul (Ardennes), de Luc (Calvados), de 
Fliney, de Montainville (Meuse), etc. De notre collection. 

4o Le C. acutus, Agassiz. Echin. suisses, p. 38, pi. 10, fig. 1, 
de l'étage kimméridgien d'Aiglepierre, près de Salins (Jura), 
de la vallée de Birse (canton de Soleure), Suisse. 

Toutes les espèces sont spéciales jusqu'à présent aux ter- 
rains jurassiques. 

Deux autres espèces, mentionnées par MM. Agassiz et De- 
sor, n'ont pas d'étages géologiques certains, ci-joint : 

bo Le C. angustiporus, Agassiz. Cat. syst., p. 4, des terrains 
jurassiques de France. 

6" Le C. rimosus, Agassiz. Cat. rais, du terrain jurassique de 
Glocestershire. 

16' Genre, Clypeopygl's, d'Orb., 1856. 

Nucleolitcs (pars), Agassiz; Ec/n'nobrissus (pars), d'Orbigny. 

Caractères. Appareil génital et ocellaire un peu circulaire, 
formé de quatre petites plaques génitales, arrondies, plus sail- 
lantes que les autres, toutes percées d'un pore génital, dont 
l'antérieur de droite porte en arrière une très-grande protu- 
bérance poiypit'orme, ovale, placée au milieu de tout l'appa- 
reil, et dominant l'ensemble par sa grande dimension. On voit 



TERRAINS CRÉTACÉS. 419 

en arrière une cinquième plaque complémentaire non per- 
forée. Les pièces ocellaires, très-petites et un peu triangu- 
laires sont placées entre les cinq plaques génitales et complé- 
mentaires. Coquille ovale, oblongue, généralement déprimée, 
rétrécie en avant, élargie en arrière, échancrée ou non 
de ce côté, à sommet excentrique en avant. Dessous concave 
au milieu, sans sillons convergents, mais pourvu autour de la 
bouche de cinq rosettes de pores buccaux, sépnrées par autant 
de bourrelets buccaux assez. marqués sans être très-saillants. 
Bouche régulière, pentagone, à côtés égaux, l'angle saillant 
en avant, /inus médiocre, ovale, supérieur, placé à la partie 
supérieure d'un sillon profond, oblique, toujours très-circon- 
scrit. Ambulacrcs subpétaloïdes, étroits et longs, toujours Irès- 
flexueux, surtout aux ambulacres pairs postérieurs. Les zones 
de pores qui les composent sont toujours inégales. Les pores 
externes sont longs, transverses; les pores internes simples, 
les deux conjugués par des granules sur une ligne. Tuber- 
cules scrobiculés, serrés, toujours très-petits en dessus et un 
peu plus gros en dessous, tous séparés par des granules. 

Rapports et différences. Ce genre avait été généralement 
confondu avec les Echinobrissus , dont ils ont l'aspect et la 
forme, et dont ils se distinguent néanmoins par des caractères 
constants: par leurplaqne polypiforine centrale de l'appareil 
génital, infiniment plus grande, plus distincte du reste; par 
la présence, autour de la bouche, de cinq rosettes de pores, 
et de cinq bourrelets buccaux très-marqués, par leur sillon 
anal toujours très-circonscrit, et par leurs ambulacres pairs, 
postérieurs, très-flexueux en avant à leur extrémité. La pré- 
sence des rosettes et tubercules buccaux st.rvira toujours à 
distinguer les Cli/peopi/f/us des Echinobrissus et des Trema- 
topygus, qui en sont toujours dépourvus. 

Des espèces que n^us classons dans ce genre, sept avaient 



420 PALÉOTSTOLOGIE FRANÇAISE. 

été placées dans le genre Nucleolites, par MM. Agassizet Cot- 
teau ; et une, le C. Paultrei, avait été placée par le dernier 
dans le genre Clypeus; mais elle se distingue des vrais Clypeus 
par son sillon anal s'arrêtant loin du som;iiet, par sa bouche 
très-excentrique et ses ambulacres droits et larges, par le 
manque de sillons divergents en dessous, et enfin par la co- 
quille toujours ovale ou oblongue, très-mince. 

Résumé géologique sur les Clypeopygus. 

Toutes les espèces que nous connaissons sont propres 
exclusiveujent aux terrains crétacés, et ne remontent pas, au 
moins d'après les connaissances actuelles, au delà de l'étage 
cénomanien. Les huit espèces que nous décrirons se trouvent 
ainsi réparties : 

Dans le I7e étage, Néocomien, six espèces : les C. Paulti^ei, 
Robimddinus et oviformis spéciaux jusqu'à présent au bassin 
anglo-parisien; les C. subqundratus et Rennudi spéciaux 
au bassin méditerranéen, et enfin le C. Gresslyi qui se 
trouve à la fois dans les deux bassins méditerranéen et anglo- 
parisien. 

Dans le 19« étage, Albien, deux espèces : le C. Cerceleti 
spécial au bassin anglo-parisien, et le C. Michelini propre 
jusqu'à présent au bassin méditerranéen. 

Il résulterait de ces données que le genre aurait conmiencé 
à paraître, au maximum de son développement numérique, 
avec l'étage néocomien, qu'il se serait éteint dans l'étage 
albien, et n'aurait duré que pendant trois époques des ter- 
rains crétacés. 

N° 2282. Clypeopygus Pailtrei, d'Orb., 1856. 
PI. UGl. 

Clypeus l'aultrei, Coltoau, 1851. Catalogue méthod. des 
Échinides néocomiens de l'Yonne, p. 11, n° 31. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 421 

Dimensions. Longueur totale, 55 millimètres. Par rapporta 
la longueur : largeur, 98 centièmes; épaisseur, 23 centièmes. 

Coquille très-déprimée, clypéiforme, presque carrée, ré- 
trécie et échancrée en avant, élargie et très-échancrée en ar- 
rière, vis-à-vis l'anus, dont le grand diamètre transversal est 
au tiers postérieur et dont la hauteur a 23 centièmes de la lon- 
gueur. Dessus, 'pvo^û obtus en avant s'élevant en courbe courte 
jusqu'au dessus qui est presque horizontal jusqu'à l'aréa anale 
coupée en pente décive jusqu'au bord. Le sommet est excen- 
trique placé aux deux cinquièmes antérieurs. Le pourtour est 
obtusément caréné à la base. Dessous concave partout, surtout 
autour de la bouche, pourvu en avant d'un sillon assez marqué, 
mais ondulé. Bouche pentagone placée presque au cinquième 
antérieur de la longueur ; elle montre autour cinq bourrelets 
assez prononcés et cinq rosettes de pores buccaux, oblongnes, 
mais très-marquées. Anus rond, vertical, placé en dessus à la 
partie supérieure, la plus profonde, d'un sillon triangulaire, 
élargi en avant, dont les bords sont carénés. Ce sillon s'étend 
jusqu'au bord. Ambulacres étroits, longs, très-marqués, l'im- 
pair est droit, les autres sont flexueux, formés de deux zones 
inégales, une large externe pourvue de pores allongés, une 
étroite formée de pores simples, les deux conjuguées par une 
ligne de granules. Tubercules très-pt'tits, scrobiculés, partout. 
Appareil génital et ocellaire, formé au centre d'une énorme 
plaque polypiforme, ovale, et autour de quatre plaques géni- 
tales, arrondies, perforées, et en arrière d'une cinquième 
plaque non perforée. Les plaques ocellaires sont entre ces 
cinq plaques génitales. 

Localité. M. Cotteau cite cette espèce à Saint-Sauveur 
Yonne), dans l'étage néocomien où elle est très-rare. 

Histoire. Le même auteur l'a publiée sous le nom de 
Clypeus Paultrei, mais nous avons déjà dit qu'elle ne peut 



422 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

rester dans ce genre, et nous en avons fait le type de notre 
nouvelle division des Clypeopygus. 

Explication des figures. V\. 964, fig. 1 , coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus; fig. 2, dessons; fig. 3, profil 
longitudinal; fig. 4, profil transversal du côté de l'anus; 
fig. 5, appareil génital et ocellaire grossi; fig. 6, une zone 
ambulacraire grossie. De la collection de M. Cotteau. 

N» 2283. Clypeopygus Robinaldincs, dOrb., 1856. 
PI. 965, fig. 1-6. 

Nucleolites Bobinai dinus, Cotteau, 1851. Cat. syst. des 
Échinides néoconiiens de l'Yonne, p. 10, n" 28. 

Dimensions. Longueur, 25 milli mètres. Par rapport à la 
longueur : largeur, 90 centièmes; hauteur, 40 centièmes. 

Coquille déprimée, cl ypti forme, un peu carrée^ peu ré- 
trécie et à peine sinueuse en avant, élargie, légèrement ros- 
trée et un peu sinueuse en arrière, dont le grand diamètre 
transversal est au tiers postérieur et dont la hauteur a 40 cen- 
tièmes de la longueur. Dessus. Profil arrondi en avant ; de là 
formant une courbe régulière jusque près du quart postérieur 
où commence le sillon anal, coupé obliquement et en pente 
déclive jusqu'au bord postérieur. Le sommet est excenirique 
en avant, le pourtour est pulviné, plus épais en avant qu'en 
arrière. Dessous légèrement concave, et continué en léger sil- 
lon de la bouche au bord. Bouche pentagone, placée au tiers 
antérieur de la longueur. Cinq légers bourrelets, et cinq ro- 
settes de pores entourent la bouche. Anus rond , placé en 
dessus, au sommet d'un sillon creusé, triangulaire, évasé 
vers le bord. Amhulacres comme dans l'espèce précédente. 
Tubercules scrobiculés, petits en dessus, plus gros en des- 
sous. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 423 

Rapports et différences. Cette espèce se rapproche telle- 
ment, par ses détails, du G. Paultrei, que nous pourrions 
croire qu'elle n'en est que le jeune âge; néanmoins, comme 
nous n'avons pas les intermédiaires pour arriver à une solution 
complète de la question, nous les décrirons séparément. Les 
seuls caractères différentiels, sont : d"ètre moins sinueuse en 
avant et en arrière, d'être légèrement rostrée en arrière, d'être 
plus épaisse, à pourtour plus convexe, plus arrondi, plus 
convexe en dessus; tous caractères qui peuvent tenir à l'âge. 

Localité. Elle a été recueillie à Fontenoy, à Saint-Sauvear 
et à Leugny (Yonne), par M. Cotteau. 

Histoire. Décrite comme un yucleolites, par M. Cotteau, 
nous devons la placer dans le genre Clypeo/jygus, y ayant re- 
connu des bourrelets et des rosettes de pores buccaux. 

Explication des figures. PI. 96o, fig. 1, grandeur natu- 
relle; fig. :2, coquille grossie, vue en dessus ; fig. 3, dessous; 
fig. A, profil longitudinal; fig. 5, [irofil transversal, vu du 
côté de l'anus; fig. 6, une partie des ambulacres plus forte- 
ment grossie. 

N° 2284. Clypeopygus subquadratus , d'Orb., 1856. 
PI. 965, fig. 7-12. 

Nucleolites subquadratus, Agassiz, 1839. Échin. suisses, 
p. 41; pl. 7, fig. 1-3. 

Id., Agassiz, 1840. Cal. syst., p. 4. 

Id., Agassiz, 1817. Cal. rais., p. 96. (Modèles S, 2; S, 4.) 

Id., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 88. Étage 17% n° 479. 

Echinobrissus subquadratus, d'Orb., 1854. Revue zoolo- 
gique, p. 24. 

Dimensions. Longueur, 30 millimètres. Par rapport à la 
longueur : largeur, 80 centièmes; hauteur, 37 centièmes. 

Coquille déprimée, oblongue, un peu carrée, rétrécie et 



424 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE, 

arrondie en avant, coupée presque parallèlement sur les côtés, 
un peu élargie, tronquée et sinueuse en arrière, dont le grand 
diamètre transversal est presque au quart postérieur, et dont 
la hauteur a 37 centièmes de la longueur. Dessus. Profil ar- 
rondi et déprimé en avant ; de là s'élevant en courbe peu con- 
vexe jusqu'en arrière du sommet où commence une pente 
déclive jusqu'au bord; le pourtour est obtus, plus déprimé en 
arrière qu'en avant; sommet excentrique en avant. Dessous 
très-concave et évidé en arrière. Bouche pentagone, placée 
aux deux cinquièmes antérieurs, et pourvue de cinq très- 
légers bourrelets, et de cinq rosettes de pores buccaux. Anus 
ovale, oblique, placé dans un sillon évasé, et entouré d'une 
aréa prononcée. Ambulacres étroits, les antérieurs très- 
flexueux, tous munis de zones de pores inégales ; une externe 
oblongue ; une interne simple, les deux conjuguées par un 
sillon. Tubercules scrobiculés, espacés en dessus, plus serrés 
en dessous. 

Rapports et différences. Cette espèce est voisine de la précé- 
dente, par sa forme déprimée, mais elle s'en distingue par sa 
forme plus oblongue, arrondie en avant, plus tronquée et 
non rostrée en arrière, dont le grand diamètre transversal 
est plus en arrière; par son profil longitudinal plus déprimé 
en arrière, par son aréa anale bien plus élargie, et enfin par les 
zones des ambulacres bien différentes. 

Localité. Elle est spéciale à l'étage néocomien ; elle a été 
recueillie près de la Chaux-de-Fonds (Doubs) ; à Nozeroy 
(Jura), par M. Marcou;et à Sainte-Croix, canton de Vaud 
(Suisse), par M. Campiche. 

Explication des figures. PI. 005, fig. 7, grandeur natu- 
relle; fig. 8, coquille grossie, vue en dessus; fig. 0, ilessous; 
fig. 10, profil longitudinal; fig. H, profil transversal, vu du 



TERRAINS CRÉTACÉS. 425 

côté de l'anus; fig. 12, détail des ambulacres plus grossis. De 
notre collection. 

N" 2283. Clypeopygus Gresslyi, d'Orb., 1856. 
Pi. 906, fig. 1-6. 

Catopygus Gresslyi, Agassiz, 1839. Échin. suisses, 1, 
p. 49, pi. 8, fig. 1-3. 

Id., Agassiz, 1840. Cat. syst., p. 4. 

Nucleolites Gresslyi, Agassiz, 1847. Cat. rais., p. 98. (Mo- 
dèles Q, 46.) 

Id., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 88. Étage 17", n° 482. 

Jd., Cotloau, 18.jl. Cat. syst. des Echinides néocomiens de 
TYonne, p. 10, n° 2o. 

Echinobrissus Gresslyi, d'Orb., 1854. Revue de zoologie, 
p. 26. 

Dimensions. Longueur, 27 millirnètres. Par rapport à la 
longueur : largeur, 90 centièmes; hauteur, 60 centièmes. 

Coquille peu renflée, ovale, à peine rétrécie et arrondie en 
avant, tronquée très-obtusément, et même un peu échancrée 
vis-à-vis du sillon anal en arrière, dont le grand diamètre 
transversal est au tiers postérieur, et dont la hauteur a 60 cen- 
tièmes de la longueur. Dessus, profil très-convexe et ar- 
rondi en avant; de ce point s'élevant en courbe régulière 
jusqu'au quart postérieur où commence une pente abrupte, 
un peu déclive qui correspond au sillon anal. Le pourtour 
est très-convexe, surtout en avant. Le sommet, en mcms 
temps la partie la plus élevée, est peu excentrique en avant. 
Dessous pulviné autour, concave seulement au centre. Bouche 
pentagone, excentrique, placée un peu en avant, pourvue de 
cinq bourrelets très-visibles, quoique peu convexes, et de cinq 
rosettes peu profondes. Anus ovale, placé en dessus, presque 
à l'extrémité supérieure, au sommet d'un sillon qui s'évase 

n. 4s 



426 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE, 

un peu vers le bord. Ambulacres assez larges; les postérieurs 
flexueux munis de zones inégales, la moitié aussi larges que 
rintervalle qui les sépare, La zone externe est formée de 
pores oblongs, l'autre de pores simples ; les deux conjuguées 
par un sillon et par une ligne de granules. Tubercules exces- 
sivement petits. 

Rapports et différences. Cette espèce se distingue de toutes 
les précédentes;, par son ensemble convexe, ovale, par son 
profil longitudinal très-convexe, par son anus bien plus en 
arrière et son sillon plus abrupte, par son pourtour très-pul- 
viné, par son dessous moins creux et ses ambulacres plus 
larges. 

Histoire. Décrite comme un Catopygus, en 1839 et 1840, 
par M. Agassiz. Cette espèce a été placée dans les Nucleolites 
Echinobrissus, par le même auteur, en 1847. Comme nous 
y avons reconnu, sur des échantillons bien conservés, des 
bourrelets et une rosette de pores, qui manquent chez les 
Echinobrissus, nous la plaçons dans nos Cli/peopygus, qui en 
sont toujours pourvus. 

Localité. Elle est spéciale et très-commune dans Tétrige 
néocomien. Nous l'avons recueillie, ainsi que M. Cotteau, à 
Leugny, à Fontenoy, à Saint-Sauveur, à Ouane, à Auxerre, 
à Chenay (Yonne), à Sancerre (Cher), à MaroUes, à Van- 
deuvre (Aube), à Bettancourt-la-Ferrée (Haute-Marne), à Neu- 
châtel (Suisse). M. Campiche l'a rencontrée à Sainte-Croix, 
canton de Vaud (Suisse). 

Explication des figures. PI. 966, fig. 1, grandeur natu- 
relle; fig. 2, coquille de grandeur naturelle vue en dessus; 
fig. 3, dessous; fig. 4, profil longitudinal; fig. o, profil trans- 
versal vu du côté de l'anns; fig. G, une partie des ambula- 
cres plus grossis. De notre collection. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 427 

N" 2286. Clypeopygus Renaudi, d'Orb., 1856. 
PI. 900, fig. 7-12. 

Catopygus Renaudi, Agassiz, 1839. Ecli. suisses, 1, p. 51, 
pi. 8, fig. 7-9. 

Id., Agassiz, 18-40. Cat, syst., p. 4. 

Nucleolites Renaudi, Agassiz, 1847. Cat. rais., p. 97. (Mo- 
dèles S, 9.) 

Id., dOrb., 1847. Prod., 2, p. 110. Étage 17% B, n° 765. 

Eckinobrissus Renaudi, d'Orb., 1854. Revue de zoologie, 
p. 25. 

Dimensions. Longueur, 30 millimètres. Par rapport à la 
longueur : largeur, 84 centièmes, hauteur, 50 centièmes. 

Coquille peu renflée, ovale, à peine rétrécie et très-arron- 
die, en avant arrondie, et légèrement élargie en arrière, dont 
le grand diamètre transversal est au tiers postérieur, et dont 
la hauteur a les 50 centièmes de la longueur. Profil du des- 
sus, convexe et arrondi en avant ; de là formant une courbe 
régulière jusqu'à l'anus, où se montre une pente déclive très- 
abrupte jusqu'au bord. Le pourtour est très-convexe, surtout 
en avant. Le sommet, placé un peu en avant de la région la 
plus élevée, est presque au centre. Dessous pulviné autour, 
concave au milieu. Bouche pentagone, excentrique en avant, 
munie de cinq bourrelets et de cinq rosettes de pores buccaux 
peu prononcés. Anus ovale, placé au sommet d'un sillon obli- 
que, étroit, un peu évasé près du bord. Ambulacres larges, 
flexueux, surtout les postérieurs, analogues de forme et de 
détails à ceux du C. Gresslyi. Tubercules très-petits partout. 
Rapports et différences. Nous avons été sur le point de réu- 
nir cette espèce au C. Gresslyi, et nous ne sonmies pas cer- 
tain encore que ce soit une bonne espèce. Les détails sont, 
en effet, les mêmes ; et l'analyse ne nous a fait découvrir 



428 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

d'autres différences qu'une forme un peu moins renflée,. 
moins large, et l'absence d'échancrure en arrière. 

Localité. Elle est spéciale à l'étage néocomien et a été trou- 
vée aux environs de la Chaux-deFonds et à Renaud-le-Comte 
(Doubs), par M. Agassiz, et à Sainte-Croix, canton de Vaud 
(Suisse), par M. Campiche. 

Histoire. Décrite en 1839 comme un Catopygus, elle a en- 
suite, en 1847, été placée dans le genre Nucleoliles, par 
M. Agassiz. Nous en faisons aujourd'hui, d'après sa rosette 
de pores, un Clypeopyyus. 

Explication des fiyures. PI. 966, fig. 7, grandeur naturelle; 
fig. 8, coquille grossie, vue en dessus; fig, 9, dessous; fig. 10, 
profil longitudinal; fig. 11, profil transversal, vu du côté de 
l'anus; fig. 12, détails, plus grossis, d'une partie d'ambulacres. 
De notre collection. 

N''2287. Clypeopygus oviformis, d'Orb., 1856. 
PI. 967, fig. 1-5. 

Nucleolites oviformis, Cotteau, 1851. Échinites néoco- 
miens de l'Yonne, p. Il, n° 29. 

Dimensions. Longueur totale, 22 millimètres. Par rapport à 
la longueur : largeur, 82 centièmes; hauteur, 55 centièuies- 

Coquille peu renflée, ovale, très-peu rétrécie et arrondie 
en avant, arrondie et peu élargie en arrière, dont le grand 
diamètre transversal est environ au tiers, et dont la hauteur 
a les 42 centièmes de la longueur. Profil du des'ius arrondi 
en avant; de là formant une courbe régulière jusqu'à la par- 
tie postérieure, tronquée verticalement. Le pourtour est Irès- 
convexe, arrondi ; le sommet, peu excentrique en avant, est 
un peu en avant de la régi(in la plus élevée. Dessous pulviné 
autour, presque plat, seulement à peine excavé près de la 
bouche. Bouche pentagone, peu excentrique en avant, munie 



TERRAINS CRÉTACÉS. 429 

de cinq légers bourrelets et de cinq rosettes de pores buccaux 
peu creusées. Anus ovale, placé tout à fait à l'extrémité au 
sommet d'un sillon vertical étroit, s'élargissant un peu vers le 
bord. Ambulacres très-étroits, droits, dont les zones de pores 
inégales sont la moitié aussi larges que l'intervalle qui les sé- 
pare. Les pores sont longs, transverses en dehors, simples en 
dedans. Tubercules très-petits, saillants. 

Rapports et différences. Au premier aspect, l'on serait 
tenté de réunir cette espèce au C. Renaudi ; mais elle s'en 
distingue nettement par moins de hauteur et moins de lar- 
geur, par son extrémité postérieure tronquée verticalement, 
par son dessous plat et à peine excavé autour de la bouche, 
par son anus et son sillon anal coupés verticalement, et enfin 
par des ambulacres très-étroits. 

Histoire. M. Cotteau, à qui nous devons de pouvoir décrire 
et figurer cette espèce, l'a placée dans le genre JSucleolites 
{Echiuobrissus) ; mais nous avons reconnu la présence, au- 
tour de la bouche, de légers bourrelets et de rosettes de 
pores, et nous la plaçons, par suite de ces caractères, dans 
le genre flypeopygus. 

Localité. Elle a été découverte, aux environs d'Auxerre 
(Yonne), par M. Cotteau, au sein des couches de l'étage néo- 
comien où elle est rare. 

Explication des figures. PI. 9G7, fig. 1, grandeur naturelle; 
fig. 2, coquille grossie, vue en dessus; fig. 3, dessous; 
fig. 4, protil longitudinal; fig. f>, profil transversal, vu du 
côté de l'anus. De la collection de M. Cotteau. 

N» 2288. Clyi'EOpygus Micrelini, d'Orb., 1856. 

PI. 967, fig. 6-11. 

Nucleolites Michelini, Albin Gras, 1852. Foss. de l'Isère, 
p. 40-53, pi. l,fig. 14-16. 



430 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE, 

Dimensions. Longueur totale, 21 millimètres. Par rapport 
à la longueur: largeur, 90 centièmes; hauteur, 75 cen- 
tièmes. 

Coquille très-renflée^ gibbeuse, arrondie et rétrécie en 
avant, très-élargie, tronquée et un peu sinueuse en arrière, 
dont le grand diamètre transversal est au tiers postérieur et 
dont la hauteur a les 75 centièmes de la longueur. Profil du 
dessus, ohius en avant ; de là s'élevant en pente raide jusqu'en 
arrière du sommet, et s'abaissant ensuite en pente égale, un 
peu évidée jusqu'au bord postérieur. Le pourtour a sa con- 
vexité obtuse, presque à la base. Le sommet est peu excen- 
trique en avant, placé en avant du point le plus élevé. Des- 
sous très-pulviné sur les bords, très-excavé au milieu, avec un 
sillon creusé de la bouche au bord postérieur. Bouche penta- 
gone, très-excentrique en avant, pourvue de rosettes de 
pores buccaux très-marquées. Anus ovale, placé au tiers pos- 
térieur, au sommet d'un profond sillon en pente déclive jus- 
qu'au bord. Ambulacres étroits. Nous n'en connaissons que le 
moule intérieur. 

Rapports et différences. Cette espèce se distingue de toutes 
les autres par son profil longitudinal conique, très-élevé et 
gibbeux, ainsi que par tous les autres caractères plus spéciaux. 
C'est un type spécial dans le genre. 

Histoire. M. Albin Gras qui l'a décrite et figurée, la place 
dans le genre Nucleolites (Ec/tinobrissus) ; mais la présence 
irès-marquée des rosettes de pores buccaux nous l'a fait clas- 
ser dans notre Clijpeopyrjus, qui n'en est du reste qu'un dé- 
membrement. 

Localité. Elle a été découverte au hameau des Prés, vallée 
de Rencurel (Isère), dans l'étage albien, par M. Albin Gras, 
qui a bien voulu nous la coMmumicjuor. 

Explication des figures. 1*1. «>07, lig. 0, grandeur natu- 



TERRAINS CRÉTACÉS. 431 

relie; fig. 1, moule intérieur grossi, vu en dessus; fig. 8, 
dessous : fig. 9, profil longitudinal ; fig. 40, profil transver- 
sal, vu du côté de l'anus: fig. Il, une rosette de pores buc- 
caux plus grossie. De la collection de M. Albin Gras. 

N° 2289. Clypeopygus Cerceleti , d'Orb., 1856. 

PI. 968. 

Nucleolites Cerceleti, Desor, 18i7. Cat. rais., p. 97. 

Id., d'Orb., 1847. Prod., % p. U2. Étage 19e, n"3l9. 

Echinobrisms Cerceleti, d'Orb., 18d4'. Revue de zoologie, 
p. 25. 

Dimensions. Longueur, 35 millimètres. Par rapport à la 
longueur : largeur, 85 centièmes ; hauteur, 30 centièmes. 

Coquille déprimée, clypéiforme, oblongue, rétrécie et ar- 
rondie en avant, élargie, à peine rostrée et fortement échan- 
crée en arrière, dont le grand diamètre transversal est aux 
deux septièmes postérieurs de l'ensemble, et dont la hauteur 
a 30 centièmes de la longueur. Profil du dessus déprimé et 
arrondi en avant; de là s'élevant en pente douce, jusqu'au 
tiers postérieur où se trouve la partie la plus élevée, puis 
commence une autre courbe déclive qui s'étend jusqu'au 
bord. Le sommet est presque au milieu de la longueur. Le 
pourtour est arrondi, convexe. Dessous pulviné autour, très- 
concave au milieu, avec une protubérance de chaque côté. 
Bouche pentagone, excentrique en avant, entourée de cinq 
gros bourrelets, et de cinq rosettes de pores buccaux pronon- 
cées et très-marquées. Anus ovale, vertical, placé en dessus, 
à la partie supérieure d'un profond sillon, qui s'étend jus- 
qu'au bord sans s'élargir. Ambulacres étroits et allongés dont 
les zones n'ont que le tiers de l'intervalle qui les sépare. Les 
pores sont oblongs en dehors, simples en dedans. Les tuber- 
cules sont petits, serrés et fortement scrobiculés. 



432 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Rapports et différences. C'est après le C. Paultrei, la plus, 
déprimée de toutes les espèces du genre; elle se rapproché 
un peu du C. Robinaldinus ; mais elle est moins rostrée en 
arrière, sans sinus en avant, plus fortement échancrée en 
arrière, bien plus déprimée, et son sillon postérieur n'est nul- 
lement élargi en arrière, caractère qui la distingue encore 
nettement de toutes les autres. 

Histoire. Décrite comme une Nucleolites (Echinobrissus), 
par M, Desor, elle ne peut rester dans ce genre puisqu'elle a 
autour de la bouche cinq rosettes de pores buccaux et cinq 
gros bourrelets très-prononcés. Ce qui nous l'a fait classer 
dans le genre Clypeopygus. 

Localité. Elle a été recueillie par MM. Raulin et Dutemple, 
à Grandpré (Ardennes), dans l'étage albien, représenté sur 
ce point par des grès. 

Explication des figures. PI. 9G8, fig. 1, grandeur naturelle; 
fig. 2, coquille grossie, vue en dessus; fig. 3, dessous; fig. 4, 
profil longitudinal; fig. 5, profil transversal, vu du côté de 
l'anus; fig. 6, une partie des ambulacres plus fortement gros- 
sie; fig. 7, rosettes de pores et tubercules buccaux grossis. 
De notre collection. 

17« Genre Catopygus, Agassiz, 1837. 

Nucleolites, Goldfuss, Lamarck, etc. 

Caractères. Appareil gônital et ocellaire formant un ensem- 
ble ovale, stelliforine, formé de quatre petites plaques géni- 
tales, saillantes, arrondies en dehors, tronquées on dedans, 
toutes percées d'un pore génital arrondi. La plaque anté- 
rieure de droite porte en arrière une protubérance polypi- 
forme, ovale, souvent très-grande, placée au milieu de l'en- 
semble. Eu arrière, au milieu, se voit une plnque complé- 
rnenlaire, plus petite que les plaques génitales et non perforée. 



TERRAINS CRÉTACÉS. /|33 

[Ici se termine le texte imprimé avant la mort de M. d'Orbigny. Ne 
voulant pas lais^ser ce volume inachevé, nous avons remis à M. Cotteau, 
qui a bien voulu se chargHr de les coordonner et de les compléter, les 
notes manuscrites laissées par l'auteur.] {yotc de l'éditeur, août 1859. \ 

L^s plaques ocoU lircs, très-coiirles, occupent l'intervalle 
des cinq premières. Coquille ovain ou oblon.qiie, géné- 
ralement renflée, le plus souvent rétrécie en avant, et 
élargie en arrière, à sommet excentrique en avant. Des- 
sous plane ou même nu peu renflé. Bouche à fleur de 
test, régulière, pentagone à côtés égaux, toujours allongée, 
ayant im angle eu avant , entourée de cinq bourrelets 
saillants, prononcés, entre lesquels se trouve une rosetto 
déprimée, garnie de pores buccaux inégaux, les uns dou- 
bles en dehors , les autres plus petits eu dedans. Anus 
ovale ou rond, placé toul^à fait en arrière et en dessus, au 
sommet d'une area verticale droite. Ambulacrcs subpé- 
taloides, plus ou moins larges, droits, ouverts à leur extré- 
mité. Les zoues de pores sont composées de pores plus 
longs en dehors , et de pores presque ronds en dedans , 
disposés par paires conjuguées. Tubercules très -petits, 
scrobiculés ou non, très-inégaux, ceux de dessous bien plus 
gros que les autres, tous séparés par de fins granules. 

/{apports et di/ferences. Ce genre se distingue des deux 
précédents par sa forme renflée , ovale, par son dessous 
plat, par sa bouche à fleur de test, allongée, et entourée de 
cinq gros bourrelets saillants et d'une rosette de pores 
très-prononcée. 

Nous séparons du genre Cotopyyus , tel que l'avait com- 
pris M. Agassiz , deux espèces qui en ditfèrent complète- 
ment par leurs ambulacres non pétaloides , et nous les 
plaçons dans notre nouvelle coupe des Oolopygus. 
VI. Û3 



ASA PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Résumé fféologirjue sur les Caîopijgus. 

Nous connaissons aujourd'hui, après en avoir séparé le 
C. tenuiporus de M. Agassiz qui fait partie de notre genre 
Oolopygus, onze espèces ainsi réparties dans les étages, et 
les dificrents bassins des mors anciennes. 

Dans l'étage albien, une espèce, le C. cylindricm, propre 
jusqu'à présent au bassin méditerranéen. 

Dans l'étage cénomamen, une espèce, le C. colwnbarim, 
qu'on trouve sur tous les points des bassins anglo-parisien 
et méditerranéen. 

Dans l'étage tiiro7iien, une espèce, le C. Ebrayanua, du 
bassin anglo-parisieu. 

Enfin dans l'étage sénonien, huit espèces ainsi réparties 
dans les anciennes mers : lesC su'f^cnrinatusQt clongal us se 
trouvent simultanémeut dans les deux bassins anglo-pari- 
sien et pyrénéen, tandis que les C. Icevis , fenestratus, 
conformis, pyriformis , obtusus et aijiais sont jusqu'à pré- 
sent spéciaux au seul bassin anglo-parisien. 

Il résulte des faits connus aujourd'hui que les Catopyyus 
ont commencé à leur minimum de développement S])écifi- 
quedans les terrains crétacés, avec le 19'^ étage albien, qu'ils 
ont atteint leur maximum de développement avec le 22" 
étage sénonien où ce genre a été anéanti pour toujours , 
car il manque encore dans tous L's terrains tertiaires et 
dans les mers actuelles. 

Dans son Catalogue raisonné , M. Agassiz cite, sous le 
nom de Catopyyus jx/rvulus, une espèce qui n'appartient 
pas au genre, par suite de son dessous concave; il en donne 
le modèle en plâtre sous le n» 80. Comme ce moule ne 
montre pas les anilmiacres , nous ne p(»uvons délinir an 



TERKAIMS CUÉTACÉS. ^35 

juste à quel genre il faudra le rapporler. Peut-être dépend- 
il des Pyrina (I). 

N" 2290. Catopygus cylindricds, Desor, 18i7. ■ 
PL 969, tig. 1-5. 

Cato]:ygus cnlindricus , Desor, 1847. Cnt. rais., p. 100. 
(Modèle T, 85.) 

M., d'Orb., 1847. rrod.,2, p. 142. Étage 19^ n" 317. 

Di)iicnsions. Longueur totale, 21 millimètres. Par rap- 
port à la longueur : largeur, 65 centièmes; hauteur, 
54 centièmes. 

Coquille oblongue, suboyliiidrique, bien plus longue que 
large , arrondie et rétrécie en avant, élargie et tronquée 
oblusement en arrière, dont la hauteur a les 54 centièmes 
de la longueur et dont le plus grand diamètre transversal 
est au tiers po^^térieur. Dessus arrondi en avant, de là for- 
mant une courbe peu convexe , à grand rayon jusqu'à la 
saillie anale. Le sommet est un ])eu excentrique en avant, 
et la région la plus élevée est au contraire en arrière. Le 
pourtour arrondi ofiVe sa plus grande convexité assez loin 
de la base. Dessous uniformément un peu convexe. Bouche 
à fl" ur de test , allongée et pentogone , à bourrelets petits. 
Anus ovale , placé au sommet d'une large arca assez pou 
creusée. Ainbulacres étroits, pourvus de pores inégaux; eu 
dehors des zones, ils sont transverses, allongés, et en de- 
dans simples. Tubercules très-petits. 

Localité. Cette espèce est spéciale à l'étage albien ou du 

(1) Dans le Synopsis dex Échmides fossiles fpa?. 191), M. Desorfait du 
f'niopygus porvulns un synonyme du Pyrina pygra. 

(Note de M. Cotienu.) 



ll?>e> PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

^ault, et a été recueillie à Clar, près d'Escragnolle (Var), par 
M. Kœchlin et par nous. M. Desor la cite dans le gault de 
rOber-Alph, dans le Waeggethal, avec le Discoidea rofuJu. 
Explication des figures. PI. 969, fig. 1 , grandeur natu- 
relle ; lîg. 2, coquille grossie , vue en dessus; fig. 3 , des- 
sous; fig. 4 , profil longitudinal ; fig. o , profil transversal, 
du côté de l'anus. De notre collection. 

N» 2291. Catopygus columbarius, d'Archiac, 1847. 
PI. 970. 

Echinites pijriformis, Parkinson, 1811. Organ. rem., 3, 
pi. 3, fig. 6 (non Leske, 1778). 

Nucleolites columbaria, Lamarck, 1816. Anim. s. vert., 
3, p. 27, n» 2. 

Id., Deslongchamps, 1824. Encycl. méth., 2^ p., p. 370, 
n»2. 

Id., Defrance, 1825. Dict. des se. nat., t. 3o, p. 313. 

Nucleolites ovîilwn, Defrance, 1825. Id., t. 35, p. 313. 

Nucleolites carinaf us , Goldfuss , 1826. Petret. allein., I, 
p. 142, pi. 43. fig. 11. 

Nucleolites columbaria , BlainvWle y 1830. Dict. des se. 
nat.,60, p. 188. 

Catopygus carinotus, Agassiz, 1336. Prod. Ecli , p. 18. 

Nucleolites columbaria, Des Moulins, 1837. Ktiules sur 
les Ecli., p. 356, n° 8. 

Nucleolites carinaf us , d'Archiac, 1837. Méui. soc. gi'ol. 
de France, p. 180. 

(latopygus carinaf us, Bronn, 1837. Letlieageogn., p. (il 3. 

Id., Edwards in Lamarck, 1840. Anim. s. vert., 2* éd.. 
3, p. 351. 



TERRAINS CRÉTACÉS. Z|37 

Nucleolites columbaria, id., p. 34 i, n°2. 

Catopygus carinalus, Agassiz, 1840. Cat. syst.,p. 4. 

Ici., Rœmer, 1840. Nordileuts. Krcidegeb., p. 32. 

Id., Morris, 1843. Cat. of Brit. foss., p. 49. 

Nucleolites Fourasensis , d'Archiac, 1843. Études sur la 
form. crét., p. 83. 

Calopijgus columbarius , d'Archiac, 1847. Mém. soc. 
géol. de Frauce, p. 20G. 

Id., Agassiz etDesor, 1847. Cat. rais., p. 100. (Modèle 
R. 71.) 

Catopygus carincdm, Agassiz et Desor, 1847. Id., p. 9'J. 
(Modèles Q. 41 et S. 91.) 

Id., d'Orbigiiy, 1847. Prod., 2, p. 178. Étage 20, no 644. 

Catopygus colwnbarms, d'Ûrbigny, 1847. /(/., 2, p. 178. 
Étage 20, n''645. 

Nucleolites (Catopygus) carinatus, Forbes, 1849. Geol. 
Survey, déc. 1, pi. X. 

Catopygus cannât us, Sorignet, 1850. Oursins de l'Eure, 
p. 43. 

Nucleolites carinatus, Quenstedt, 18.52. Hand. der Petref., 
p. 586, pi. 49, fig. 51. 

Ccdopygus carinatus, Bronn, 18.j2. Letli. geogn. , 2« éd., 
1>. 196, pi. 29', lig. 16. 

Id., Albin Gras, 1Hj2. Cafnl. des corps org. de l'Isère, 
p. 40. 

Id., Guéranger, 1833. Rép. pal., p. M). 

Catopygus columbarius, Guéranger. Id., p. 40. 

Catopygus carinatus, Morris, 1854. Catal. of Brit. foss., 
2* éd., p. 74. 

Dimensions. Longueur totale . 24 m 1 11 mètres (les plus 



438 PAf.ÉONTOT.Or.IE FRANCAISl. 

gros) . Par rapport à la longueur : largeur , 35 centièmes ; 
hauteur, 63 centièmes. 

Coquille ovale, plus longue que large, arrondie et rétré- 
cie en avant , élargie et obtusément tronquée eu arrière, 
dont la hauteur a les 65 centièmes de la longueur et dont 
le plus grand diamètre transversal est en arrière du tiers 
postérieur. Dessus élevé, arrondi en avant, et de là offrant 
une courbe réguUère jusqu'à l'area anale qui est tronquée 
verticalement. On voit une légère dépression supérieure 
de chaque côté de la protubérance de l'anus. Le sommet, 
un peu excentrique en avant, occupe le point le plus élevé. 
Le pourtour, arrondi , subanguleux, se rapproche de la 
base. Dessous uniformément plat. Bouche proéminente, al- 
longée dans le sens du diamètre antéro-posterieur , pen- 
tagone, à bourrelets égaux et saillants; ou voit entre ceux- 
ci une rosette de pores large à sa base, avec des pores très-, 
rapprochés en dehors, très-éloignés en dedans. Anus ovale 
longitudinalcmout placé au; sommet d'une arca verticale 
assez apparente. A7)ibulacres larges, subpétaloïdcs, pourvus 
de zones ayant la moitié de la largeur de l'intervalle qui 
les sépare, et formées de pores conjugués par paires; le 
pore externe est virgulaire, transverse, lintérieur presque 
simple. Tubercules très-i)Q[iis , épars, non scrobiculés, un 
peu plus gros en dessous. 

liapjjorls et dijj'érences. Cette espèce , bien différente de 
ia précédente, s'en distiiigu(; par soa ensemble plus large, 
plus renflé, par ses ambulacres plus développés, par son 
dessous plus plat, par les gros bourrelets de sa bouche et 
par tous ses détails. 

Ilistnirc. Le plus ancien nom donné à l'espèce est cehii 
i]i'. /Il/ri fon/u's, iKir Tarkinsou, en I8H . Mallieureusenienlre 



TERRAINS CRtTACf'S. /jSU 

nom ne peut lui être conservé, car un anirc Cal op?j(/ us avait 
reçu, dès 1778, cette dénomination. Lamarck, en 1816, 
l'appela Nuclcolitcs columharia, en TindiquantauMans, où 
elle est commune, ce qui lève tous les doutes quant à Uidcn- 
tité de l'espèce. En IslO, Goldfuss la figure sous le nom de 
carinatus. Ce qu'il y a de remarquable, c'est que, tandis 
que les auteurs françai- conservaient le nom de columha- 
} ius, M, Agassiz préférait celui de carinatus , qui prévalut 
parmi les auteurs peu habitués à discuter les synonymies. 
Cependant le genre Co.topygus, créé depuis 1840, contenait 
le C. carinatus, quand le premier, M. d'Arcbiac, en 18i7, 
lui restitua le nom do C. columbarius. Dans le Catalogue 
raisonne, M. Agassiz mentionne les deux espèces, le C. co- 
lumbarius et le C. carinatus. Nous avons sous les yeux les 
types de M. d'Arcbiac et ceux de M. Ai^assiz, des exem- 
plaires au nombre de plus de cent, de toutes les localités 
citées par JM. Agassiz, tt nous pouvons aflirmer qu'ils n'of- 
fi eut aucune autre ditierence que celle de la taille depuis 5 
jusqu'à 24 millimètres. Nous croyons donc, comme l'avait 
déjà fait M. Forbcs, que les deux espc ces doivent être réunies 
en une seule, qui portera le nom de columbarius, plus an- 
cien que celui de carinatus, adopté par M. Forbes (I) 



(1) Malgrij l'opinion si affirmative de M. d'Orbigny, nous persistons 
à considérer les Cn'oiygm columbarius et curj/iifus comme deux espèces 
distinctes. Ainsi que nous l'avons indi(iué dans nos Eckinides de la 
Sarihe, p. 158, le C. columbarius sera toujours recoonaissable à sa 
grande taille, à sa forme étroite en avant, dilatée en arrière , à sa face 
supérieure uniformément bombée, non carénée, à son anus moins élevé. 
Les individus jeunes eux-mêmes, lorsque leur taille les rapproche du C. 
earinittus s'en distinguent par Icir face supérieure plus déprimée. Le 
type du C. columbarius parfaitement figuré par M. d'Arcbiac se ren- 
contre à Tournay (Belgique) , à Fouras et dans la Sarthe, à Yvré-l'Évô- 



440 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Localités. Elle n'est pas du gault, ainsi que l'indiqué 
M. Agassiz dans le Catalogue raisonné, mais du 20e étage 
cénomanieu (craie chlontée et grès verts supéi leurs des au- 
teurs) Elle est commune au Mans, à Coulaines , à Saint- 
Calais et Goudrecieux (Sarthe); à Villers, à Trouville (Cal- 
vados); au Havre (Seine-Inférieure); à Gacé (Orne) ; entre 
Mehun et Vierzon (Cher); à Cliinon (Indre-et-Loire); à 
Fouras, à Bel-Air, près de Rochefort , à Vile d'Aix, à Tile 
Madame^ au port des Barques (Charente-Inférieure); à Per- 
sère-l'Abbesse, dans la forêt de Touvois (Loire-Inférieure) 
où elle a été recueiUie par M. Revilière et par nous. Elle 
se rencontre également en Belgique . dans le Tourtia de 
Touruay ; en Westphalie, à Essen sur le Riihr; eu Angle- 
terre, à Warminster, à Chute-Farm, à Maiden-Bradley 
(Wiltshire), à Hythe (Kent). 

Explication des figures. — PI. 970, fig. I, grandeur na- , 
turelle ; fig. 2, coquille grossie, vue en dessus; fig. 3, des- 
sons; fig. i, profil longitudinal; fig. o, pi ofil transversal, 
du coté de l'anus; fig. G, apporfil génital et ocellairc 
grossi; fig. 7, rosette buccale grossie ; fig. 8, plaques am- 
bulacraires grossies; fig. 9, uue plaque inlcrambulacraire 
grossie. De notre collection. 

N» 2292. Catopygus ebrayanus, d'Orb., 1850. 

PI. 999, fig. 7-11. 

Dimensions. Longueur totale, 28 millimètres. Par rapport 
à la longueur : largeur , 80 centièmes; hauteur , 75 cen- 
tièmes. 

que, à Goudrecieux et à Coulaines; il paraît occuper constamment un 
horizon un peu inférieur au C. carinadts, (Dl, de M. C.) 



TERRAINS CRÉTACÉS, 441 

Coquille ovale, plus longue que large , rétrécie et arron- 
die en avant, élargie, obtusément tronquée et échancrée 
en arrière vis-à-vis de l'area anale , dont la hauteur a 
75 centièmes de la longueur , et dont le grand diamètre 
transversal est au quart postérieur. Profil du dessus arrondi 
eu avant , de là s'élevant en pente droite jusqu'au som- 
met placé excentriquement en avant , où se trouve le 
point le plus élevé, un peu conique et s'abaissant ensuite 
en courbe peu arquée jusqu'à l'area anale. Le pourtour est 
très-convexe, arrondi. Le profil transversal est remar- 
quable par son sommet conique et acuminé. Dessous 
entièrement plat. Bouche à Oeur de test, avec les bourrelets 
et la rosette de pores ordinaires. Anus ovale , placé au 
sommet d'une area large et prolongée jusqu'au bord. .4m- 
bulacres et tubercules identiques à ceux du C. comhimha- 
rius. 

Bapports et différences. Cette espèce se rapproche évi- 
demment du C. eolumharius , mais elle s'en distingue par 
l'ensemble du piofîl longitudinal un peu conique et gib- 
beux au sommet , par son profil transversal conique et 
par sa plus grande hauteur. Son sommet conique la fait 
distinguer au premier coup d'œil. 

Localité. M. Ëbray Ta rencontrée dans l'étage tnronien 
aux environs de Chàtellerault (Vienne) et sur les bords du 
Cher (Loir et-Cher), où elle parait être rare. 

Hxplicf/.fion des figures. PI. 969, fig. 7 , grandeur natu- 
relle; fig. 8, coquille grossie , vue eu dessus; fig. 9, des- 
sous ; fig. 10, profil lougitudinal ; fig. 11, profil transversal, 
vu du côté de l'anus. De la collection de iM. Ébray, 



442 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

N" 2293. Catopygus lœvis, Agassiz, 1840. 
PI. 971. 

NucleoUtes lœvis, Defmiice, 1825. Dict. des se. nat., 35, 
p. 214. 

Catopygus lœvis, Agassiz, 1840. Cat. syst. , p. 4. 

M., Agassiz et Desor, 1847. Cat. rais., p. 100. (Modèles 
X. 60.) 

îch, d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 271. Étage 22, n" 1187. 

Dimensions. Longueur totale, 28 millim. Par rapport à 
la longueur : largeur, 95 centièmes; hauteur, 81 centièmes. 

Coquille très-globuleuse, presque aussi large que longue, 
arrondie en avaut , arrondie et légèrement tron«piéft vis-à- 
vis de Tarea anale en arrière, subpentagonale, presque cir- 
culaire dans son ensemble , dont la hauteur a 95 centièmes 
de la longueur et dont le grand diamètre transversal est au 
tiers de la longueur. Profd longitudinal formant une courbe 
très-reuÛée et non interrompue du bord antérieur à l'arca 
anole; il en résulte que le point le plus élevé est au milieu, 
en arrière du sommet. Prolil transversal très-convexe , un 
peu acumiué à son point le plus élevé. Dessous plat 
Bouclic pentagone, proéminente, placée en avant du centre. 
Les bourrelets buccaux sont saillants et la rosette de pores 
très-prononcée. j4«m.v s 'ouvrant plus haut que la moitié de 
la hauteur, avec une ai-ea étroite mais prolongée jusqu'au 
bord. Ambulucrcs larges, subpélaloides, pourvus de zones 
de pores ayant moins de la moitié de leur intervalle. Les 
pores externes sont obiongs, les internes simples. 

Ilapports et di/fcrences. On reconnaît au premier aspect 
cette espèce par suiie de sa forme gluljuleusc , pre>:(pic 



TERRAINS CRÉTACÉS. 443 

ronde , plus renflée et pins courte que toutes les autres. 
C'est un type qu'on ne peut confondre. 

Histoire. M. Agassiz rapporte cette espèce au iVwr/eo/îYe5 
lœvis de M. Ucfrance; nous adoptons ce rapprochement 
sans avoir de certitude. Le même auteur cite à tort comme 
synonymie les figures 6 et 8 de la planche 30 de Faujas, qui 
représente le Catoptjgus fenesfrofus n° 2204 , et non ce- 
lui-ci. Il cite encore à tort dans son Catalogue raisonné de 
18^47, le Nucleolites ovidum de Goldfuss, qui n'est autre 
que notre Tre)natopijgus ovuhim, et non un Catopijgus. 

Localité. M. Agassiz l'indique de Fox-les-Caves, c'est 
aussi sur ce point que M. d'Archiac l'a recueillie dans l'é- 
tage sénonieu ou craie blanche. 

Explication des figures. PL 971 , fig. 1 , grandeur natu- 
relle ; fig. 2, coquille grossie, vue eu dessous; fig. 3, des- 
sous; fig. \, profil longitudinal; fig. ."S, profil transversal, 
vu du côté de l'anus ; fig. 6, détails plus grossis d'un ambu- 
lacre ; fig. 1, détails plus grossis de la rosette de pores buc- 
caux. De notre collection. 

N» 2291. Catopygus fenestratus , Agassiz, 1840, 
PL 972. 

Faujas, 1799. Maëstricht, 1799. PI. 30, fig. 6-8. 
Catopygus fenestratus, Agass , 1840. Cat. syst.,p. 4. 
Id., Agassiz et Desor, 1847. Cat. rais., p. 99. (Modèle? 
G5. X. 84, 

Id., d'Orb. , 1847. Piod., 2, p. 271. Étage 22% n» 1190. 

Dimensions. Longueur , 28 millimétrés. Par rapport à la 
longueur: largeur, 90 centièmes; hauteur, 60 cen- 
tièmes. 



failli PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Coquille ovale, déprimée, arrondie et rétrécie en avant, . 
très-élargie au tiers postérieur, et ensuite acuminée et pres- 
que rostrée en arrière , dont la hauteur varie des 61 au 71 
centièmes de la longueur, et dont le grand diamètre trans- 
versal est au tiers postérieur. Profil longitudinal arrondi en 
avant, et de là formant une courbe régulière jusqu'à l'area 
anale ; le point culminant est le sommet placé un peu eu 
avant. L'area anale est escavée; profil transversal ar- 
rondi en com-be régulière. Dessous plat , néanmoins arqué 
d'avant en arrière. Bouche pentagone, allongée, placée ex- 
ceutriquement en avant et pourvue de bouiTelets et d'une 
rosette de pores buccaux, très-apparente et striée oblique- 
ment en dehors. Anus rond, s ouvrant sous une saillie supé- 
rieure, au dessous de la moitié de la hauteur. Ambulacres 
larges, doui les zones sont beaucoup moins développées 
que leur intervalle; les pores sont ovales en dehors, ronds 
en dedans. 

Rapports et différences. Cette espèce est parfaitement 
caractérisée par son ensemble plus déprimé que chez les 
espèces précédentes , plus rostre eu arrière , à côtés plus 
saillants. C'est un type bien distinct. 

Localité. A Ciply (Belgique), dans l'étage séuouien, re- 
cueillie par M. d'Archiac. 

Explication des figures. PI. 972, fig. 1 , grandeur natu- 
relle ; fig. 2 , coquille grossie , vue en dessus ; fig. 3, des- 
sous; fig. i, profil longitudinal; fig. 5, profil transversal, 
vu du coté de l'anus ; fig. G , appareil géuital et ocellaire 
plus grossi ; fig. 7, une partie des ambul.icres ; fig. 8, ro- 
sette et bourrelets buccaux plus grossis. De notre col- 
lection. 



TERRAINS CRÉTACÉS. llllh 

No 2295. CATOPiGUS PYRIFORMIS, Agassiz, 1836. 
PI. 073, fig. 1-6. 

Ecliinites pijriformis, Leske , 1778. Kleinii Echinod., 
p, 255, II» 91 , pi. 31, fig. 5, 6. 

Ec/iinus pi/riformis, Gmelin, 1789. Syst. nat., p. 3021. 

Encycl. méth., 1791, pi. 159, fig. 11, 12. 

Nucleolites Bomarii, Defrauce, 1825. Dict. se. nat., t. 35, 
p. 212? 

Id., Blainville, 1830. Id., t. 60, p. 188? 

Catopijgus pyriformis, Agassiz, 1836. Prod., p. 18. 

Nucleolites pyriformis, Des Moulius, 1837. Études sur les 
Éch., p. 358, no 16. 

Catopygus pyri formis, Edwards in Lamarck, 1840. Anim. 
s. vert., 2* édil., t. 3, p. 351. 

Id. (pars), Agassiz et Desor, 1847. Cat. rais., p. 100. 
(Modèle R. 76, excl. modèles S. 75., S. 83.) 

Id. (pars), d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 271. Étage 22% 
n° 1188. 

Difuensions. Longueur, 24. millimètres. Par rapport à la 
longueur : largeur, 75 centièmes; hauteur, 60 centièmes. 

Coquille oblouguo, déprimée, arrondie en avant, un peu 
rétrécie et rostréc en arrière , dont la hauteur a 60 cen- 
tièmes de la longueur, et dont le grand diamètre transver- 
sal est presque au milieu. Profd longitudinal arrondi et un 
peu déprime en avant , et de là formant une courbe régu- 
lière jusqu'à l'area anale où la saillie supérieure de l'anus 
est très-rostrée, tandis que l'area est excavée et flexueusc 
en avant à la base. Frofd transversal un pou en dôme à 
côtés à peine convexes. Des!>ous plat, cependant légère- 



/l^O PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

meut renflé en arrière , sur la ligne médiane. Bouche 
pentagone, un peu allongée, subexcentrique en avant. Les 
bourrelets et la rosette de pores buccaux sont peu pro- 
noncés. Anus ovale, placé sous une proéminence rostrale, 
et pourvu d'une area étroite. Ambulacres assez larges, 
prescpie droits, dune seule venue, courts et tronqués à 
leur extrémité, formés de pores espacés, simples et égaux 
en diamètre. 

Rapporls et différences. Cette espèce ne peut être confon- 
due avec aucuue autre. C'est la siule non élargie eu ar- 
rière et cyliodrique. Elle se distingue encore du C. fencs- 
tratus dont elle a le rostre anal, par sa forme, et de toutes 
les autres par ses singuliers ambulacres droits à peine pé- 
taloïdes (1). 

Histoire. Parfaitement figurée par Leske dès 1778, elle a 
été confondue par Goldfuss avec imc espèce bien distincte 
que nous décrivons plus loin sous le nom à'Oolopygus pyri- 
formis M. Agassiz n'avait pas non plus des idées bien arrê- 
tées sur les différences qui séparent ces deux espèces : dans 



(I) Nous avons dû conserver cette esp^^c parmi les Catopygu.-i, comme 
l'avait fait M. d'Oibigny lui-même dans la pi. 973; nous ferons cepen- 
dant observerque, par tous ses caractères, elle nous paraît appartenir au 
genre Oolopytjus. Les exemplaires que nous avons observés , les fii:uies 
que M. d'Oibigny a données et notamment la fig. 6 , montrant la struc- 
ture des ports, nous font voir que les ambulacres sont irès-étroits, à 
peine pétaloiilcs et compo-^és de porcs simples et ('gaux. Or, ces carac- 
tères sont précisi^niont ci'U\qui nous paraissent avoir engagé M. d Orbi- 
gny à séparur les O topygtis des Caiopygns dont les ambulacres plus ou 
moins pétaloidis sont toujours formé» de pores inégaux et conjugués. Si 
celte opinion était admise, c'est à lespèeequi vient d'être décrite qu'ap- 
partiendrait le nom d'CWopygns pyriformii et VOplopygus dériit plus 
loin n" 2302 devrait picudre celui d'Oolopygu$ tenuiporus {Culopygus 
imuiporiti, Ag.}. (.V. de .1/, C.) 



TERRAINS CRÉTACÉS. Iill7 

le Catalogue raisonné , il cite le Nucleolites pijriformis de 
Goldfuss comme synonyme du C. pyriformis, et cependant, 
dans le même ouvrage, il établit sou C. (rnuijwrus, qui 
n'est autre en réalité qnela Nudeolifcs j)//)'! foi mis deGoM- 
fuss. De plus, uous possédons dans notre collection des 
échantillons appartenant bien certainement à cette der- 
nière espèce et qui portent le nom àeC. pyriformis écrit de la 
main de RI. Agassiz. Les modèles S. 75. et S. 85. se rappor- 
tent à VOoIopygus jiyriformis et non au C. pyriformis. 

Localité. Elle est spéciale à l'étage sénouien de Êiaës- 
tricht, où elle est rar^. 

Explication des figures, PI. 973, fig. 1, grandeur natu- 
relle; fig. 2, coquille grossie, vue eu dessous; tîg. 3; des- 
sous; fîg. 4, profil longitudinal; fig. 5, profil transversal, vu 
du côté de l'anus ; fig. G, plaques ambulacraires grossii.s. 

No 2296. Catopygus conformis, Desor, 1847. 
n. 973, fig. 7-12. 

Catoj)ygus conformis, Desor, 18i7. Cat. rais.,p. 100. 

Ici., d'Orb., 1847. Prod., % p. 270. Etage 22% no J 186. 

Dimensions. Longueur, 31 millimètres. Par rapport à la 
longueur : largeur, 87 centièmes; hauteur, 65 cenlièmes. 

Coquille ovale, médiocrement comprimée, airoudio, mais 
peu rétrécie en avant, marquée, sur les côtés au licr.^ pos- 
térieur, d'une large saillie latérale , arrondie en arrière, 
dont la hauteur a 87 centièmes de la longueur et dont le 
grand diamètre transversal est au tiers postériL-ui". Profil 
longitudinal en courbe légèremiîut brisée au milieu par la 
saillie un peu gibbeuse du sommet. Area anale verticale. 
Profil transversal un peu conique en dessus. Dessous plat. 



A48 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

droit. BoacJie pentagone, un peu allongée , subexcentrique 
eu avant; les bourrelets et la rosette de pores buccaux 
sont assez visibles. Anus rond, placé très-bas et pourvu 
d'une forte arca. Amhulacres ordinaires, subpétaloides, dont 
les zones peu inégales , étroites , moins larges que l'inter- 
valle qui les sépare , sont formées en dehors de pores obli- 
ques, oblongs, et en dedans de pores simples. 

Rapports et différences. Cette espèce a beaucoup de rap- 
port avec le C. fenestratus, mais elle s'en distingue par sou 
ensemble plus haut, plus lage en avant, non rostre en ar- 
rière, non anguleux sur les côtés, par son profil longitudinal 
et transversal, gibbeux au milieu et un peu conique , par 
son dessous non arqué , et par son anus plus inférieur. 

Localité; Elle est spéciale jusqu'à présent à l'étage séno- 
nien de Fréviîle et d'Orglande (Manche), où elle n'est pas 
rare. C'est M. d'Archiac qui nous l'a communiquée. Elle se 
trouve encore à Maëstriclit, d'où elle nous a été envoyée 
sous le faux nom de pyriformis. 

Explicalion des figures. PI. 073 , lig. 7, grandeur natu- 
relle, fig. 8, coquille grossie, vue en dessus; fig. 1), dessous; 
fig. 10, profil longitudinal; fig. 11, profil transversal, vu 
du coté de l'anus; fig. {"1, plaques ambulacraireï grossies. 
De notre collection. 

N» 2297. Catoi'Ygus obtusus, Desor, 18 47. 
ri. 974, fig. 8-12. 

Llatoptj(jus oldusus, Desor, 1847. Cat. rais., p. U)0. 
Longueur, 23 millimètres ; largeur, \ 9 millimètres ; hau- 
teur, 14 niilliuiètres. 

Cofjuillc ovale, arrondie eu avant, dilattie et iubtronqutîe 



TERRAINS CRÉTACÉS. I\à9 

en arrière, ayant sa plus grande hauteur un peu en arrière 
du sommet et son plus grand diamètre transversal au quart 
postérieur. Profil longitudinal arrondi et un peu déprimé 
en avant, formant une courbe régulière jusqu'à la saillie 
supérieure de l'anus qui est apparente et subrostrée. Profil 
transversal assez régulièrement convexe. Dessous plat, quel- 
quefois légèrement bombé. Bouche pentagone , un peu al- 
longée, excentrique en avant, entourée de bourrelets et de 
pores buccaux formant une rosette toujours visible. Anus 
arrondi, un peu ovale, acuminé à la partie supérieure, 
placé assez haut et pourvu d'une area qui s'atténue vers le 
hov^. Ambul acres subpétaloides ; zones porifères étroites, 
moins larges que l'intervalle qui les sépare, formées en 
dehors de pores obUques , oblongs, et en dedans de pores 
simples. 

Rapports et différences. Cette espèce , dont la taille est 
très-variable , se distingue assez facilement de ses congé- 
nères et notamment du C. subcarinatus par sa forme plus 
ramassée, plus obtuse, plus étroite en avant et plus dilatée 
en arrière. 

Localité. Elle est spéciale à l'étage sénonien et a été re- 
cueillie par nous à Saint-Christophe (Indre-et-Loire) et à La 
Flèche (Sartlie); M. Cotteau l'a rencontrée à Bousse où elle 
est commune. 

Explication des figures. PI. 974, fig. 8, grandeur natu- 
relle; fig. 9, coquille grossie, vue en dessus; fig. iO, des- 
sous ; fig. 1 1, profil longitudinal; fig. 12, profil transversal, 
vu du côté de l'anus. 



VI. U!x 



llbO PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

N» 2298. Catopygus subcari .natus, d'Orb., 1847, 
PI. 974, tig. 1-7. 

Catopygus subcarinatus, d'Orb., 1847. Prod. , 2, p. 271 ; 
étage 22% ii° 1191. 

Longueur, 20 millimètres ; largeur, 4 7 millimètres ; hau- 
teur, 13 millimètres. 

Coquille oblongue , arrondie en avant, médiocrement 
• lilatée eu arrière, ayant sa plus grande hauteur un peu en 
arrière du sommet et son plus grand diamètre transversal 
au tiers postérieur. Profil longitudinal arrondi et un peu 
déprimé en avant, subcaréné dans la région postérieure et 
formant une courbe régulière jusqu'à la saillie supérieure 
de l'anus qui est très-apparente et subrostrée. Profil trans- 
versal convexe. Dessous plat. Bouc/te pentagone , un peu 
allongée , excentrique en avant , entourée , comme dans 
l'espèce précédente, de bourrelets et de pores buccaux for- 
mant une rosette toujours très-visible. Anus un peu ovale, 
placé assez haut et pourvu d'une area plus ou moins pro- 
noncée. Ambulacrcs subpétaloides; zones porifères, étroi- 
tes, moins larges que l'intervalle qui les sépare, formées en 
dehors de pores obliques, oblongs, et en dedans de pores 
simples. Tubercules abondants, très-petits à la face supé- 
rieure, plus gros et plus serrés à la face inférieure et vers 
le pourtour. Granules intermédiaires formant le plus sou- 
vent des cercles réguliers autour des tubercules et disposés 
en séries obliques très-délicates entre les pores pétaloides 
de la face supérieure. 

Rapports et difjercnees. Voisine de la précédente , cette 
espèce s'en distingue, comme nous l'avons dit, pai- sa forme 



TERRAINS CRÉTACÉS. 4M 

moins obtuse et plus étroite en arrière (1); elle se rapproche 
plus encore de certaines variétés du C. columbarius de 
l'étage cénomanien; elle s'en éloigne cependant par sa 
forme plus régulièrement ovale, par sa face supérieure plus 
déprimée en avant, plus sensiblement carénée en arrière, 
par ses ambulacres moins pétaloïdes et par son anus recou- 
vert d'une saillie un peu plus apparente. 

Localité. Elle a élé recueillie par nous dans l'étage séno- 
nien de Saint-Christophe (Indre-et-Loire) ; M. l'abbé Bour- 
geois l'a rencontrée au même niveau à Villedieu (Loir-et- 
Cher) (2). 

Explication des figures. PI. 974, fig. -J, grandeur natu- 
relle ; fig. 2 , coquille grossie, vue en dessus ; fig. 3 , des- 
sous; fig. 4, profil longitudinal; fig. 5 , profil transversai, 
vu du côté de l'anus ; fig. 6 , plaques ambulacraires gros- 
sies; fig .7, tubercules grossis. De notre collection. 

(4) Le C. tubcarinatus , malgré les quelques dilférences signalées par 
M. d'Orbigny, ne nous parait qu'une variété plus allongée et plus caré- 
née du C. obtiisus. Nous avons sous les yeux plus de deux cents exem- 
plaires recueillis par nous dans les sables de Bousse : la plupart présen- 
tent les caractères du C. obtusus , mais au milieu de ces échantillons il 
s'en trouve d'autres qui s'en éloignent insensiblement, et par L ur forme 
oblongue, rétrécie en arrière, renflée et subcaréuée, se réunissent certai- 
nement au C. subcarinatus. Du reste, à l'époque où M. d'Orbigny a éta- 
bli son C. subcarinatus (Prod. strat. , 18^7), il ne pouvait connaître le 
C. obtusus mentionné, la même année, dans ie Catal. raisonné avec une 
phnise descriptive de quelques mots et sans indication de gisement ou 
de localité. (N. de M. Cot.) 

(2) Les Cittopygus obtusus et subcai-inatus ne se rencontrent pçs, 
comme le croit M. d'Orbigny, dans l'étage sénonien , mais dans l'étage 
tuionien. A Bousse , à Saint-Germain-du-Val , à Duneaux (Sarthe) et 
à la Charte (Loir-et-Cher), nous les avons toujours trouvés au-dessous 
des assises à Micraster Michelini et Hcminsfer Leymerii, fossiles qui 
caractérisent d'une manière positive, suivant M. d'Orbigny lui-même, 
l'étage turonien. Ui^) 



/iÔ2 PALÉONTOLOGIE rRANÇAISt. 

No 2299. Catopygus elongatds, Desor, 1846. 
PI. 975, fig. 1-6. 

Catopygus elongatus, Desor, 1847. Cat. Rais., p. 100. 
(Modèle R, 73.) 

Id., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 271. ; étage 22, n" 1189. 

Longueur, 32 millimètres; largeur, 27 millimètres; hau- 
teur, 19 millimètres. 

Coquille ovale beaucoup plus longue que large, arrondie 
et un peu rétrécie en avant, légèrement dilatée et tronquée 
en arrière, ayant sa plus grande hauteur beaucoup en ar- 
arrière du sommet et son plus grand diamètre transversal 
à peu près au tiers postérieur. Dessus arrondi en avant, 
déprimé, s'élevant en courbe régulière jusqu'au sommet, 
s'incliuant un peu plus rapidement vers l'anus qui est re- 
couvert d'une saillie à peine apparente. Dessous unifor- 
mément plat. Bouche pentagone, allongée dans le sens 
du diamètre antéro-postérieur , entourée de bourrelets 
saillants, égaux, granuleux à la base, alternant avec les 
pores buccaux et formant une rosette très-visible. Anus 
lougitudinalement ovale, un peu acuminé au sommet, 
moins élevé qu'il ne l'est ordinairement dans les Catopygus. 
Area anale presque nulle. Ambulacres assez larges, péta- 
luides; zones porifères plus étroites que l'intervalle qui les 
sépare, formées de pores conjugués; le pore externe est 
très-allongé, obliquement transverse, le pore extérieur est 
simple, arrondi. Tubercules très-petits, épars, non scrobi- 
culés. un peu plus gros eu dessous. 

Rapports et différences. Cette espèce est voisine des in- 
dividus de grande taille du C(dop!/i/us columbarius; elle 



TERRAINS CRÉTACÉS. A53 

s'en distingue cependant par sa forme relativement plus 
allongée, moins étroite en avant, moins dilatée en arrière, 
par sa face supérieure plus renflée dans la région posté- 
rieure, par ses ambulacres plus pétaloides, par son anus 
recouvert d'une saillie moins apparente. 

Localité. Elle est propre à l'étage sénonien et a été re- 
cueillie à Villedieu (Loir et Cher) par M . l'abbé Bourgeois 
et par nous. M. Desor l'indique également à Royan 
(Charente) . 

Explication des figures. PI, 775, fig. \, coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus; lig. 2, dessous; fig. 3, profd 
longitudinal; fig. 4, protil transversal, vu du côté de l'anus; 
fig. 5, plaques ambulacraires grossies; fig. 6, pores buc- 
caux grossis. De notre collection. 

N° 2300. Catopygus affinis, d'Orb.,18o5. 
PI. 975, fig. 7- H. 

Longueur, 31 millimètres; largeur, 25 millimètres ; hau- 
teur, 20 millimètres. 

Coquille ovale, plus longue que large, arrondie et tron- 
quée en arrière, ayant sa plus grande hauteur un peu en 
arrière du sommet et son plus grand diamètre transversal 
au tiers postérieur. Dessus arrondi en avant, formant une 
courbe assez régulièrement convexe jusqu'à l'anus qui e>t 
recouvert d'une saiUie peu prononcée; sommet excentrique 
en avant. Dessous uniformt'ment plat. Bouche pentagone, 
allongée, entourée, comme dans les Catopygus, d'une ro- 
sette très-visible. Anus longitudinalement ovale, placé au 
sommet d'une area plus ou moins apparente. Ambulacres 
assez larges, subpétaloides;. zones porifères beaucoup plus 



A5â PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

étroites que l'intervallo qui les sépare, formées, comme dans 
Tespèce précédente, de pores inégaux. 

Rapports et différences. Cette espèce est très-voisine du C, 
elongatns ; elle nous a paru cependant s'en distinguer par 
sa forme moins allongée, par sa face supérieure plus ren- 
flée , plus régulièrement convexe et présentant sa plus 
grande hauteur très-peu en arrière du sommet apicial. (1). 

Localité . Elle est propre à l'étage sénonien et provient 
de Villedieu où elle a été recueillie par M. l'abbé Bourgeois 
et par nous. 

Explication des figures. PI. 975, fig. 7, grandeur natu- 
relle; fig. 8, coquille grossie, vue en dessus ; fig. 9, dessous; 
fig. 10, profil longitudinal ; fig. i\, profil transversal , vu du 
côté de l'anus. De notre collection. 

18" Genre, OoiOPYGUS, d'Orb., 1857 (2). 

Catopygm (pars) Agassiz. 

Caractères. Appareil génital et ocellaire formant un en- 
semble subcirculaire, composé de quatre plaques génitales 

(1) Le Catopygus ofpnis devra probablement Être réuni au C. elonga- 
tus. Les échanlillons assez nombreux que nous a communiqués M, l'abbé 
Bourgeois, et parmi lesquels se trouvent un des types du C. affinis, pa- 
raissent établir un passage incontestable entre ces deux es-pèces ; le plus 
ou moins de renflement que présente la face supérieure ne serait pas un 
caractère suffisant pour les séparer. {N. de M. Cot.) 

(2) Les notes de d'Orbigny relatives au genre Oolopygus manquent 
complètement. Nous le regrettons d'autant plus que ce type nouveau ne 
figure pas dans le tableau des genres de la famille des Echinobrissidéu 
et qu'aucune diagnose n'a été publiée par l'auteur. Nous avons cher- 
ché à y suppléer en étudiant avec soin les planches de l'atlas et les 
échantillons eux-mêmes qui ont été figurés. Mais peut-être quelques-uns 
des caractères qui avaient engagé d'Orbiguy à établir cette nouvelle 
coupe géaérique nous ont-ils échappé. {Id.) 



TEBRAINS CRÉTACÉS. Û55 

très-petites et perforées : la plaque antérieure de droite 
est quelquefois marquée d'un trou beaucoup plus petit, 
elle se prolonge , comme dans les Catopygus , au milieu 
de l'appareil en protubérance polypiforme; en arrière 
se montre une cinquième plaque génitale moins développée 
que les autres et non perforée. Les plaques ocellaires 
sont presque aussi larges que le^ plaques génitales et 
aboutissent directement sur le corps madréporiforme. Co- 
quille ovale, oblongue, subcylindrique, à sommet excen- 
trique en avant. Dessous plat ou même un peu renflé. 
Bouc/te pentagone, allongée dans le sens du diamètre an- 
téro-postérieur, s'ouvrant à fleur du test, entourée de cinq 
bourrelets saillants , alternant avec les pores buccaux et 
formant une rosette très-apparente. Anus ovale ou rond, 
placé tout à fait en arrière, au sommet d'une area verticale 
droite. Ambulacres subpétaloïdes, très-étroits, composés de 
pores égaux, arrondis, non conjugués, disposés par paires 
obliques. Tubercules très-petits, non scrobiculés, plus gros 
à la face supérieure qu'en dessus, toujours accompagnés de 
granules fins, serrés, homogènes. 

Rapports et différences. Ce genre a été jusqu'ici confondu 
avec les Catopygus dont il présente la physionomie géné- 
rale; il s'en distingue cependant par un caractère important : 
les pores ambulacraires, au lieu d'être inégaux et conju- 
gués, sont simples, égaux et arrondis comme dans les 
Caratomus , très-rapprochés les uns des autres et forment 
par cela même une zone porifère fort étroite. L'appareil 
génital et ocellaire ofire en outre un aspect singulier; tan- 
dis que trois des pores génitaux sont largement ouverts et 
entourés d'un bourrelet saillant, le quatrième est dépour\'n 
de bourrelet et remarquable par sa petitesse; nous ne 



456 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

croyons pas, cependant, devoir insister sur ce caractère qui 
ne paraît pas se reproduire dans toutes les espèces du 
genre, mais qui, sans doute, est spécial à l'Oolopygus Bar- 
(jesii, peut-être même à l'échantillon figuré. 

Résumé géologique sur les Oolopygns. 

Les deux espèces à'Oolopygus que nous connaissons sont 
propres exclusivement aux terrains crétacés moyen et supé- 
rieur. 

VO. Bargesii provient de l'étage cénomanien et jusqu'à 
présent est spécial au bassin méditerranéen. L'O. pyri- 
formis appartient à l'étage sénonien et au bassin anglo-pa- 
risien. 

No; 2301. OoLOPYGUS Bargesii, d'Orb., 1856. 
PI. 976. 

Longueur, 2o millimètres; largeur, 16 millimètres; hau- 
teur, 14 millimètres. 

Coquille ovale, oblougue, arrondie et un peu étroite en 
avant, très légèrement dilatée en arrière, ayant sa plus 
grande hauteur un peu en arrière du sommet apicial, et 
son plus grand diamètre transversal au tiers postérieur. 
Dessus arrondi et un peu déprimé en avant, formant une 
courbe régulièrement convexe jusqu'à l'anus qui est re- 
couvert d'une saillie peu prononcée; sommet excentrique 
<Mi avant. Dessous légèrement bombé. Bouche pentagone, 
allongée, entourée d'une rosette apparente. Anus longitu- 
diualcmeut ovale, placé au sommet d'une area presque 
droite. >lw?/;?//ftf/'cs très-étroits, subpétaloidos; zones pori- 
fères formées de pores égaux, arrondis , rapprochés les uns 



TERRAINS CRÉTACÉS. Zi57 

des antres, s'ouvrant dans une Répression ovale et oblique. 

Rapports et différences. Cette espèce est parfaitement 
caractérisée par sa forme oblongue, presque aussi large en 
avant qu'en arrière, par son dessus convexe et sa face infé- 
rieure légèrement bombée. 

Localité. Elle a été recueillie par M. l'abbé Barges dans 
l'étage cénomanien de la Bedoule, près Cassis, où elle est 
rare. 

Explication des figures. PI. 976, fig. 1 , grandeur natu- 
relle; fig. 2, coquille grossie, vue en dessus; fîg. 3, dessous ; 
fig. 4, profil longitudinal; fîg. o, profil transversal, vu du 
côté de l'anus; fîg. 6, appareil génital et ocellaire grossi; 
fig. 8, pores grossis. De la collection de M. Barges. 

No 2302. OOLOPYGUS PYRIFORMIS, d'Orb. , 1855. 
PI. 977. 

Nucleolites pyriformis, Goldfuss, 1829. Petref., p. 141, 
pi. 43, fîg. 7 (non Echiuites pyriformis, Leske). 

Catopygus pyriformis (pars), Agassiz et Desor, ^ 847. Cat. 
rais., p. 100. Modèles S. 75., S. 83. (excl. modèle R. 76). 

Catopygus tenuiporus, Agassiz et Desor, 1847. Cat. rais., 
p. 100. (Modèle R. 7. ) 

Catopygus pyriformis (pars), d'Orb., 1847. Prod. , 2, 
p. 271; étage 22, n" 1188. 

Longueur, 27 millimètres; largeur, 21 millimètres; hau- 
teur, 1G millimètres. 

Coquille oblongue, arrondie en avant, anguleuse et sub- 
rostrée en arrière, ayant sa plus grande hauteur en arrière 
du sommet et son plus grand diamètre transversal un peu 
en deçà du tiers postérieur. Dessus arrondi en avant, sub- 



A 58 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE, 

déprimé au milieu, s'abaissant en courbe régulière jusqu'à 
l'auus ; profil transversal, régulièrement convexe : sommet 
apicial excentrique en avant. Dessous presque plat, légè- 
rement ondulé par des sillons et des saillies intermé- 
diaires; l'interambulacre postérieur plus renflé que les 
autres s'abaisse en un rostre qui correspond à l'aréa anale. 
Bouche pentagone, allongée dans le sens du diamètre an- 
téro-postérieur, entourée de bourrelets et de pores buccaux 
formant une rosette très-visible. Anus arrondi, placé fort 
bas, sous une saillie apparente même de la face inférieure. 
Amhulacres à peine pétaloïdes, très-étroits vers le sommet, 
s'élargissant d'u^e manière sensible en se dirigeant vers le 
pourtour; zones porifères formées de pores égaux, arron- 
dis, très-rapprocbés les uns des autres et disposés par 
pcdres obliques. Tubercules non scrobiculés, serrés et très- 
petits à la face supérieure , plus gros et plus espacés en 
dessous. 

Rapports et différences. Cette espèce ne saurait être con- 
fondue avec TO. Bargesii ; elle s'en distingue d'une ma- 
nière bien nette par sa face postérieure anguleuse et ros- 
trée, par son anus placé beaucoup plus bas, par sa base 
marquée de sillons et de saillies plus ou m'oins appa- 
rentes. 

Localité. Elle est propre à l'étage sénonien et se ren- 
contre à Maestricht associée au Catopygus pijryformis; 
elle n'y est pas rare. 

Uisloirr. Décrite et figurée par Goldfuss sous le nom de 
\ucleolites pyriformis, cette espèce a reçu plus tard de 
M. Agassiz la dénomination de Catopygus tenuiponts. En 
lui restituant le nom le plus ancien, nous en avons fait le 
type de notre genre Oolopygus. 



TERRÂ1N9 PRÉTACÉS. A69 

Explication des figures. PI. 977, fig. 1 , grandeur natu- 
relle ; fig. 2, coquille grossie, vue en dessus ; fig. 3, dessous ; 
fig. 4, profil longitudinal; fig. o, profil transversal ; fig. 6, 
pores buccaux grossis ; fig. 7, moule intérieur grossi, vu en 
dessus; fig. 8, le même vu en dessous. De notre collection. 

4^ famille. Echikoconid^, d'Orbigny. 

Appareil génital et appareil ocellaire formant un en- 
semble compacte, plus ou moins circulaire, composé de 
quatre plaques génitales parfois en contact entre elles, 
dont une beaucoup plus développée que les autres se pro- 
longe au milieu de l'appareil , de cinq plaques ocellaires 
plus petites, également perforées, intercalées entre les 
plaques génitales et correspondant au sommet des ambu- 
lacres, et quelquefois d'une cinquième plaque complémen- 
taire, imperforée, placée en arrière, entre les deux plaques 
ocellaires postérieures (1). JSoî/c/zé' centrale, tantôt oblique, 
tantôt régulière et décagonale, pourvue le plus souvent d'un 
appareil masticatoire (2) . A}ius très-variable dans sa posi- 

(1) Nous avons constaté récemment que, chez certaines espèces à'Ho- 
lectypus, cette cinquième plaque complémentaire était perforéeet consti- 
tuait alors, comme les autres, une vOritable plaque génitale. Ce caractère 
a échappé non-seulement à M. d'Orbigny, mais à tous les auteurs. Au 
point de vue zoologique, son importance est incontestable et il nous for- 
cera à modifler, relativement à la structure de l'appareil apicial, la dia- 
gnose de la famille des Echinoconidées. Les Holeciypus chez lesquels 
nous avons remarqué cette singulière anomalie proviennent tous du ter- 
rain crétacé. (Voyez Ech. de la Sarthe, p. 174.) (/V. de M. Cot,) 

(2) Il est aujourd'hui reconnu d'une manière positive que parmi les 
genres que M. d'Orbigny place dans la famille des Echinoconidées^ les 
uns sont pourvus d'un appareil masticatoire, tandis que les autres sont 
certainement édentés. Dans la méthode actuelle, il ne nous a pas paru 
possible de réunir en une même famille des genres qui sont ou ne sont 
pas munis d'un organe aussi important, aussi, dans une Note sur le 
genre Gateropygus (Bull, soc. géol. de France, t. XVI , p. 296), avons- 



ÛÔO PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE, 

tion, supérieur, marginal, ou tout à fait inférieur. Amhu- 
lacres simples, toujours semblables ; zones porifères formées 
dans toute leur étendue de pores arrondis, égaux entre eux 
et convergant en ligne droite du sommet à la bouche. 
Tubercules petits, scrobieulés, plus développés en dessous 
qu'à la face supérieure, le plus souvent épars, disposés 
quelquefois en séries verticales et horizontales assez régu- 
lières. Granules intermédiaires abondants, serrés, homo- 
gènes. 

Rapports et différences. Cette famille se distingue des 
spatang idées par ses ambulacres égaux et composés de 
pores de même nature, par la présence d'une plaque com- 
plémentaire en arrière des plaques ocellaires postérieures 
et par la forme et la disposition de sa bouche. Elle diffère 
des Echinobrissidées par ses ambulacres simples, formés 
dans toute leur étendue de pores égaux, arrondis et tou- 
jours à la même distance les uns des autres. 

M. Agassiz avait réuni sous le nom de Cassidnlides, les 
Echinobrissidées et les Echinoconidées; nous n'avons pas 
cru devoir laisser dans une même famille deux groupes 
d'échinides qui diffèrent entre eux d'une manière si tran- 
chée parla structure de leurs pores. Nos Echinoconidées 

nous proposé, à l'exemple de M. Wright, de séparer des Echinoconidées 
les genres dépourvus de mâchoires et d'en faire la famille des Echinonci- 
déet. — Les Echinoconidées ne comprendraient plus alors que les genres 
Echinoeonus, Ilolcelypus, Discoidca, Pileus, Pygaster et Anortliopygus, 
chez lesquels, soii eu raison d'observations directes, soit par analogie, 
on doit admettre l'exislence d'un appareil dentaire. — Les genres fcV/ii- 
noncus, Pyrina, DcsovcUn, GaUropijgus et Puclniclypus qui ne présen- 
tent aucune trace des dents ou d'auricules, forment la famille des Echi- 
nonéidcis. Nous y plaçons également les Ifybochjptts que nous ne pou- 
vons, malgré leur appareil apicial allongé, réunir aux Collyritidccs, 
comme le voudrait d'Orbiguy. {/V. de M, Cot.) 



TERRAINS CRÉTACÉS. A61 

correspondent au groupe des Echino7iéide.s de MM. Agassiz 
et Desor; cependant nous en avons retranché le genre 
Caraiomus dont les ambulacres sont subpétaloïdes et que 
nous avons dû reporter, pour cette raison, parmi iesEc/dno- 
brissidées ; nous en séparons égalensent le genre HijbocUjpus; 
d'après les observations de M. Cotteau qui a reconnu que 
les plaques génitales et les plaques ocellaires étaient placées 
sur une même ligne, il doit faire partie de notre famille 
des Collyritidées, entre les genres Collyrites et Echinoco- 
rys; nous n'en parlerons pas ici, puisque toutes les espèces 
connues sont des terrains jurassiques inférieurs. 

M. Albin Gras, dans les Oursins fossiles de l'Isère, avait 
déjà fait du groupe des Echinonéides sa famille des Galeri- 
dées. En décrivant le genre Echinoconus nous indiquerons 
les motifs qui nous ont fait remplacer le nom de Galeridées 
par celui à' Ecldnoconidées. 

Les genres fossiles appartiennent aux terrains jurassiques 
et crétacés et n'ont point été jusqu'ici signalés dans les 
terrains tertiaires. 

Nous trouvons dans la famille six genres dont voici les 
caractères opposables. 

A. Bouche oblique, probablement dépourvue d'appareil 

masticatoire; appareil apicial ovale. 

a. Anus supérieur ou postéro-marginal. Pyrina 

b. Anus inférieur. Echinonem. 

B. Bouche régulière , subdécagonale ou décagonale , 

pourvue d'un appareil masticatoire ; appareil subcir- 
culaire. 

a. Bouche subdécagonale; anus inférieur ou infra-mar- 
ginal. Echinoconus. 

b. Bouche décagonale; anus inférieur ou supérieur. 



j|69 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

\ . Anus inférieur. 

X. Pourtour dépourvu d'entailles. Holectypus. 

XX. Pourtour muni d'entailles. Discoidea. 

2. Anus supérieur. Pijgaster. 

1«r genre. Pyrina, Des Moulins, 1837. 
Pyrina, Glohator et JSucleopygus, Agassiz, 1837. 

Caractères. Appareil génital et ocellaire formant un en- 
semble ovale, composé de qaaXve. plaques génitales ^Q'îio- 
rées, placées au centre^ dont une souvent énorme à droite 
eu avant, terminée en arrière par une partie madrépori- 
forme, et de cinq phuiues ocell aires intercallées entre les 
autres, bien plus petites, Qi saxis plaques complémentaires 
en arrière. Coquille ovale ou arrondie, déprimée ou globu- 
leuse, quelquefois pentagonale, le plus souvent rétrécie en 
arrière, à sommet presque central. Dessous pulviné, souvent 
déprimé autour do sa bouche. Bouche oblique, irrégulière, 
inclinée de droite à gauche, ovale ou pentagone, placée 
au miheu, sans bourrelets ni rosettes de pores , peut-être 
sans dents. Anus ovale, acuminé en haut, supérieur ou 
terminal, entamant le bord postérieur, généralement plus 
visible en dessus qu'en dessous. Ambulacres linéaires, for- 
més de zones étroites, égales, toutes composées de paires 
(le pores simples de même diamètre, d'un bout à l'autre. 
Autour de la bouche on voit par lignes obliques trois ou 
quatre fois répétées, les pores se grouper par triples paires 
successives. Tubcnulcs épars, scrobiculés, plus gros en 
dessous, entourés d'un grand nombre de granules. 

Rapports et différences. Ce genre souvent difficile à 
séparer des Echinoconus par la forme, s'en distingue ce- 



TERRAINS CRÉTACÉS. 463 

pendant toujours par le manque àii plaqa: coiûpléincntuirc 
à l'appareil génital, par sa bouche ovale, oblique et non ré- 
gulière. Il se distingue des Ecldnoneus par l'anus placé 
sur le bord, terminal en arrière, et non inférieur. 

Histoire. En 1835, M. Charles Des Moulins institua son 
genre Pyrina en lui donnant, pour caractère, une coquille 
circulaire ou ovale , plus ou moins bombée en dessus, 
subpulvinée ou légèrement concave à la face inférieure , 
une bouche centrale, un anus supère, supra-marginal ou 
placé entre le bord et sommet. En 1840, M. Agassiz fit trois 
genres des Pyrina de M. Des Moulins; ayant comme tou- 
jours donné une grande importance à la forme de la co- 
quille, il conserva seulement dans le genre Pyritia les 
espèces ovales ouoblongues; il nomma. Globator, les es- 
pèces circulaires, renflées, et fit son genre Nucleopygus 
pour deux espèces qui ont l'anus supérieur, mais ne pré- 
sentent entre elles aucun autre point de ressemblance. 

Comme nous l'avons imprimé, en 1847, dans notre Pro- 
drome, nous n'attachons aucune importance à la forme cir 
culaire, oblongue ou un peu pentagone, et nous avons réuni 
alors les Globator aux Pyrina, Aujourd'hui que nous avons 
examiné beaucoup d'échantillons très -parfaits, nous avons 
reconnu que les Globator ne sauraient être distingués des 
Pyrina dont ils ont la bouche obhque et irrégulière; leiu* 
forme même ne les eu sépare point, car parmi les véritables 
pyrines, nous avons des espèces arrondies et renflées qui 
conduisent par des passages insensibles aux Globator les 
plus circulaires. Quant au genre Mucleopygus de M. Agassiz, 
il comprend deux types bien distincts : l'un deux, leiV^ m- 
cis us que caractérise son anus supérieur, nous semble ren- 
trer, par tous ses caractères, dans le genre Pyrina; l'autre 



llQll PALÉOiMOLOGlE FRANÇAISE. 

est le N. minor; son ^anus s'ouvrant près du sommet et 
placé dans un sillon le rapproche plus des Eckinobrissus 
que des Pyrina. Mais, comme cette espèce est fort rare, 
à peine connue, nous n'avons pas voulu, quant à présent, la 
laisser seule pour représenter le genre Nucleopygus et nous 
l'avons fait figurer provisoirement sous le nom de Pyrina 
minor. Dans le Catalogue raisonné, INI. Agassiz a placé parmi 
les iYwc/eo/>^<7w.s une troisième espèce, le ^Y. cor-avium {Nu- 
cleolites cor-avium^ De f rame) qui paraît être un véritable 
Eckinobrissus {{). 

En résumé nous réunissons aux Pyrines les Globafor et 
les Nucleopygus de M. Agassiz. Nous y réunissons aussi les 
Galerites siibsphœroïdalis, lœvis et Orbignyana, dont la 
bouche est ovale et obUque. 

Observations. Nous avions d'abord pensé séparer des 
véritables pyrines dont l'anus est supère, telles que les 
P.pygœa, Campiclteana., etc., les espèces dont l'anus est 
plus visible en dessous qu'en dessus, comme les Pyrina 
cylindrica, Bargesana , etc., mais en suivant les diverses 
modifications de la place de l'anus, on reconnaît que ces 
espèces extrêmes sont reliées par les Pyrina ovulum et 
Peirocoricnsis, sans laisser de limites entre elles. Nous 
avons donc dû les réunir daus le genre Pyrina destiné à 



(1) Nous avons examiniî dans la collection de M. Michelin les types 
des Nucleopygus minor et cor-avium et nous adoptons complètement 
l'opinion de M. d'Orbigny. Ces deux espèces sont certainement des 
Echinobi issidccs : leur petite taille, l'étroitessc des zones porifères com- 
posites de pores très-rapproclu's les uns des autres et non conjugui^s 
expliquent comment on a pu jus(iu'ici se nn^prendrc sur la structure do 
leurs ambiilacres. — Du reste, M. Dcsor, dans le Synopsis des Échinides 
fos-ilcp, n'a pas liésilé à les ci'parcr des Suctcoptjgus et à les reporlr 
parmi les Ecliinvbrisiiilccf. (.Y. de M, Co(.) 



TERRAINS CRÉTACÉS. A65 

recevoir toutes les espèces à anus postérieur, plus ou 
moins supérieur ou inférieur, et dont la bouche est oblique 
el ii-régulière. 

De toutes les espèces citées par MM. Agassiz et Desor 
dans leur Catalogue raisonné, il n'y a qu'une espèce qui 
nous soit totale jient inconnue comme dessin et comme 
description, c'est le Pyrina Freuchenii, Uesor, 1847. Catal. 
raisonné, p. 9-2. Id., d'Orb., 1847. Prod., % p. 293; étage 
23, n" 50. De Faxoë. 

Résume géologique sur les Pyrina. 

Toutes les espèces connues dépendent des terrains cré- 
tacés. Les vingt et une espèces de ce genre que nous avoii-i 
pu étudier comparativement sont ainsi r îpartics dans les 
divers étages : 

Dans l'étage néocomien, trois espèees, dont deux, les 
P. Campic/teana et incisa, paraissent être spéciales au bassin 
méditerranéen, taudis que le P. J)ygea se trouve à la fois 
dans les bassins anglo-parisien et méditerranéen. 

Dans l'étage aptien, une espèce, le P.cylindrica, spéciale 
au bassin méditerranéen. 

Dans l'étage albien, deux espèces, les P. depressa et 
casianea , spéciales jusqu'à présent au bassiu méditerra- 
néen. 

Dans l'étage cénomauieQ, cinq espèces, dont deux, les 
P. Des MouLinsii cisubsp/iœroidalis, sont spéciales au bassiu 
anglo-parisien; une, le P. B^rgesana est spéciale au bassin 
méditerranéen; le P. ovalis se rencontre simultauément 
dans les bassius auglo-parisiea et pyrénéen, et eiirui le 
P. inflafa, dans les trois anciens bassius maritimes <lc la 
France, comme pour en prouver la comtemporanéité. 
VI. 45 



066 PALÉONTOLOGIK FRANÇAISE. 

Daus l'étage turouieu, une espèce, le P, Toucasam^ 
propre au bassin méditerranéen. 

Dans l'étage sénonien, neuf espèce, dont six, les P . ovu- 
lum, Goldfusii, nucJeus, fœris, minor et Orbiynyana, sont 
spéciales au bassin anglo-parisien; lePijrina Peirocoriensis 
est propre au bassin pyrénéen; le P. Ataciana, au bassin 
méditerranéen, et enfin le P. echinonea , aux bassins an^ 
glo-parisien et pyrénéen. 

En résumé, le genre commence à paraître dans l'étage 
néocomien; il présente Jes espèces dans chacun des étages 
successifs et atteint le maximum de son développement 
dans l'étage sénonien, le dernier où il se soit montré jus- 
qu'à présent. 

Espèce (le l'étiKje néocomien. 

N'':2303. Pyriina pygœa, Desor, 184^2. 

PI. 978,%. 1-6. 

Galerites pygœa, Agassiz, 1839. Echin. suisses, 1,p. 78, 
pi. 12, f. 3-6. 

Ici, Agassiz, 1840. Cat. syst., p. 7. (Modèles Q. 31., 
Q. 71.,R. 10, R. 53.) 

Nucleolitcs fruncatulns , Rœmer,i 1841. Kreidegeb, 
p. 33, pl. C, fig. 12. 

Pijrina pygœa, Ucsor, 1842. Mon. des Galerites, p. 29, 
pl.>5,f. 27-31. 

Jd., Agassiz, 1847. Cat. rais., p. 92. 

Id., D'Orb., 1846. Prod. 2, p. 89; étage 17 a, no 484. 

A/., Albin (îra^ 1848. Ours, de l'Isère, p. 47. 

rd., Albin liras, 1852. Fos. de l'Isère, p. 27, n" 50. 

Dimensions. longueur totale, 20 milli mètres. Par rapport 



TERRAINS CRÉTACÉS. /|(v 

à la longueur : largeur, 90 centièmes; hauteur, 55 cen- 
tièmes. 

Coquille ovale, oblougue, déprimée, arrondie en avant, 
arrondie et un peu échaucrée au milieu en arriére, dont la 
hauteur a les 55 centièmes de la largeiu* , et dont le plus 
grand diamètre transversal est au milieu de la longueur. 
Profil lon<jiludinal arrondi aux deux extrémités, formant 
un arc de cercle régulier en dessus, dont le point le plus 
convexe est au milieu. Le pourtour est pulvuié, arrondi, la 
hgne inférieure arquée et excavée. Dessous un peu déprimé 
au centre, pulviué sur les bords. Bouc/ie ovale, oblique de 
droite à gauche, placée au miheu. .-I«w5 longitudinal ement 
ovale, grand, acuminé eu avant, s'ouvrant en dessus, à l'ex- 
trémité postérieure, non visible en dessous. Ambulacrcs 
étroits, linéaires, ayant des pores simples séparés par un tu- 
bercule. Tubercules relativement assez développés, espa- 
cés, et un peu plus gros à la face supérieure. 

Histoire. Décrite en 1839 par M. Agassiz, sous le nom dé 
(jalerites pyyœa, cette espèce a été figurée par M. Rœmer 
en 1841, sous celui de Aucleolites truncatulus. En 1842, 
M. Desor ayant reconnu qu'elle dépendait du genre P//- 
rina de M. Des Moulins établi en 1 837, la plaça dans ce 
genre, avec la dénomination de Pyrina pygoja, qu'elle doit 
conserver à l'avenir. 

Localité. Elle est spéciale à l'étage néocomien et a été 
recueillie à Bettancourt-la- Ferrée (Haute-Marne) par nous; 
à Fontanil (Isère) par M. Albin Gras; à Oyouax, à Maillot 
(Ain) par M. Bernard; à Sainte-Croix, canton de Vaud 
(Suisse) par M. Campiche ; au Saléve près de Neuchâtel, 
à Censeau (Jura) par M. Marcou; dans le Hils de Hanovre, 
par M. Rœmer. 



A68 PALÉO-MOLOGIE FRANÇAISE. 

Explication (les figures. PI. 978, fîg. 1, grandeur natu- 
relle; fig. il, coquille grossie, vue en dessus; fîg 3, des- 
sous; fîg. 4, profil longitudinal; fig. 5, profil transversal, 
vu du côté de l'anus; fig. 6, pores des ambulacres grossis. 
De notre collection. 

N» 2304. Pyrina Campicheana, d'Orb , 1856. 
PI. 978, fig. 7-H. 

Dimensions. Longueur totale, 24 millimètres. Par rapport 
à la longueur: largeur 28 centièmes ; hauteur, 41 cen- 
tièmes. 

Coquille ovale, très-déprimée, un peu élargie et arron- 
die en avant, rétrécie et à peine échancrée en arrière, dont 
la hauteur a les 41 centièmes de la longueur, et dont le 
plus grand diamètre transversal est au tiers antérieur. 
Profil longitudinal [ai roudi aux extrémités et ofiVant une 
courbe peu conviixe en dessus, et une ligne presrpie droite 
en dessous. Dessous fortement excavé au milieu. Bouche 
ovale, oblique, irrégulière, placée au milieu. Ajuis lougitu- 
diualcment ovale, acuminé à sa partie supéneiu'c, s'ou- 
vrant en dessus, près du bord postérieur, non visible en 
dessous; ambulacres ordinaires, étroits. Tubercules assez 
développés, espacés partout. 

Tlopports et différences. Celte espèce est voisine de forme 
et de détails derespcce précédente, mais elle s'en distingue 
par son ensemble J)icn plus déprimé et plus rétréci en 
arrière, par la ligne inférieure de son profil transversal, 
par son dessous plus excavé, et par son anus placé plus 
liant dans le profil transversal. • 

LovalUc. Elle est spc'-ciale à Tètage néocoinien et a été 



TERRAINS CRÉTACÉS. 469 

recueillie aux environs de Sainte-Croix, canton do Yaud, 
en Suisse, par M. le docteur Campiche. 

Explication des figures. V\. 978, fig. 7, grandeur naturelle; 
fig. 8, coquille grossie, vue en dessus; fig. 9, dessous; 
fig. 10, profil longitudinal ; fig. 11, profil transversal, vu 
du côté de Tanus. De notre collection. 

N° 2303. PïRiNA INCISA, d'Orb., 1856. 
PI. 980, tig. 1-4. 

Nvcleopygus incisus , Agassiz, 1840. Catal, syst. , p. 7* 
(iModèle M. 90.) 

Id.y Desor, 1842. Monog. des Galerites, p. 33, pi. 5, 
fig. 23-2G. 

Cette espèce ne nous est connue que d'après un moule en 
plâtre mentionné par M. Agassiz. En analysant toutes ses 
parties, nous la trouvons en tout identique de forme et de 
détails au P. ptjgxa, auquel on devra peut-être la rappor- 
ter. Le seul caractère qui pourrait la distinguer serait, 
d'après la description et les figures de M. Desor, la décli- 
vité de la face postérieure, mais en examinant le moule que 
nous avons sous les yeux , il paraîtrait évident que cette 
partie déclive dépend d'une altération de l'échantillon. 
Eu résumé nous ne la plaçons comme espèce qu'avec 
des doutes, car elle nous parait être la même que le Pijriiia 
■pijga:a{\). 

(I) Considérée dans l'origine par MM. Agassiz et Desor conini'î lo type 
un genre yucleopygus, cette espèce avait été placée par nous dans le 
genre Desore'Li, prèî du D. Icaunensis (Bull. soc. g^ol. de France, 
2« sér., t. XII, p. 715). Nous ne la connaissions alors que par la descrip- 
tion et les figuros que M. Desor avait données, et nous considérions 



^70 PALÉOMOLOGie FRAXGAISE. 

Sa localité est inconnue, mais M. Desor pense qu'elle 
vient de l'étage néocomien. 

Explication des figures. PI. 980, fig. 1, coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus ; fig. 2, dessous ; fig. 3, pro- 
fil transversal, vu du côté de l'anus; fig. 4, profil longi- 
tudinal. Copie des figures données par M. Desor. 

Espèces de l'étage aptien. 

N»2306. Pyrina cylindrica, Albin Gras, 1838. 

PI. 979. 

Pyrina cylindrica y k\\Àn Gras, 1848. Ours, de Tlsère, 
p. 4o, pi. 3, fig. 12-13. 

/rf., Albin Gras, 1852. Fos. de l'Isère, p. 35, u° 10. 

Dimensions. Longueur totale, 31 millimètres. Par rapport 
à la longueur : largeur , 85 centièmes; hauteur , 60 cen- 
tièmes. 

Coquille ovale, oblongne, assez renflée , arrondie et un 
peu élargie en avant , presque droite sur les côtés, obtuse 
et échancrée eu arrière, dont la hauteur a les 60 centièmes 
de la longueur, et dont le plus grand diamètre transversal 
est au tiers antérieur, vis-à-vis de l'ambulacre où se remar- 
que une légère sailUe. Profil longitudinal arrondi aux deux 

comme un caractère d'une certaine valeur cet aplatissement si prononcé 
de la face postérieure. Depuis nous avons eu sous les yeux un grand 
nombre d'exen'plaircs chez lesquels cette dépression postérieure est à 
poine apparente, et nous n'hésitons pas à croire , avec M. d'Orbigny et 
avec M. Desor lui-nu'me, que cette espèce n'est ni un Auckopygus, ni 
un DcsorcUa, mais une véritable Pyrino, très-voisine par tous ses carac- 
tères des P. pyg<ra et Campicheana. Peut-être même arrivcra-t-on à ne 
considérer ces trois espèces que comme les variétés d'un même type et à 
les réunir sous le nom de vygca qui est le plus ancien. {!V, de M. Col.) 



TERRAINS CRÉTACÉS. 471 

extrémités, arqué eu dessus et un peu cxcavé eu dessous. 
Dessoitsnon excavé et renflé au milieu, pulviné sur les bords. 
Bouc/te ovale, oblique, irrcgulièrc, placée un peu plus eu 
avant qu'en arrière. Amis pyriformc, s'ouvrant sur le bord 
terminal en arrière , un pou plus en dessous qu'en dessus, 
mais échancrant également les deux faces. Ambulacrcs 
étroits; zones porifères formées de pores simples, séparés 
par un tubercule. Autour de la bouche on voit trois séries 
de trois pores obliques. L'appareil génital et ocellaire consti- 
tue un ensemble ovale , et présente au milieu une énorme 
plaque madréporiforme autour de laquelle se groupent les 
autres plaques beaucoup plus petites. 

Bapiiorts et différences. Deux caractères principaux dis- 
tinguent cette espèce , l'une des plus remarquables du 
genre : son anus presque infra-marginal et sa face infé- 
rieure convexe. 

Localités, Cette espèce paraît être spéciale à notre étage 
aptien. M. Albin Gras qui l'a découverte l'a rencontrée au 
Rimet, au Fà et aux Ravix près de Rencurel, aux environs 
de Grenoble (Isère). M. Campiche Ta recueillie à Sainte- 
Croix, canton de Vaud (Suisse). 

Explication des ftf/nrcs. PI. 979, fig. 1 , grandeur natu- 
relle; fig. 2, coquille grossie , vue en dessus; fig. 3 , des- 
sous; fig. 4, profil longitudinal; fig. o , profil transversal, 
vu du côté de l'anus; fig. 6, appareil génital plus grossi; 
fig. 7, quelques pores des ambulacres grossis, fig. 8, pores 
Iniccaux grossis. De notre collection. 



/i72 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Espèce de l'étage albien, 

N" 2307. Pyrina depressa, Des Moulins, 4 837. 

PI. 981 , fig. 4-3. 

Nucleolites dejjressa , Brongniart, 1822. Géol. de Paris, 
p. 400, pi. 9, fig. 17. 

Pyrina depressa, Des Moulins, 1837. Tableau syn., p. 258. 

Id., Desor, -1842. Mon. des Galerites, p. 28. 

Id., Agassiz, 1847. Cat. rais., p. 92. (Modèle 66.) 

Id., d'Orh., 1847. Prod., 2, p. 142; étage 19% n» 319. 

Nous ne connaissons de cette espèce que les figures très- 
imparfaites données, en 1822 , par Alexandre Brongniart. 
Elles indiquent, suivant nous, une Pyrine qui diffère des 
précédentes par moins de hauteur, par un dos plus con- 
vexe; c'est tout ce qu'on en peut dire, car la forme de la 
bouche et surtout celle de l'anus sont très-incertaines (1). 

(1) CeUe espèce a élé l'objet d'une grande confusion ; assez nuil 
figurée par Brongniart, en 1822, sous le nom de Nuclcolites deprcssus, 
elle a été placée, en ib'àl, par M. Des Moulins dans son genre Pyrinu 
et en 1839, par M. Agassiz dans le genre Caiopygiis, M. Desor , dans sa 
Monographie des Galerites, la maintient parmi les Pyrina et explique 
tres-clairenieut comment M. Agassiz, la réunissant par erreur à une «-s- 
pèce dont les pores sont pétaloîdi s, a été conduit à en faire uu Caiopy- 
yiis. Dans le Catalogue raisonné des l''chinidos , en 18i7 , une nouvelle 
confusion se reproduit et nous voyons ieiV. depimsus de Brongniart men- 
tionné à la fois comme synonyme du Pyrina depressa et comme syno- 
nyme du J'ygaulus deprcssus. M. d'Orbigny, lorsc^i'il décrivit (voyez plus 
haut, p. 363) le Pygaiilus deprcssus, tout en maintenant, à l'exemple de 
M. Agassi/, ,1e iSuclcolites deprcssus comme synonyme , émettait déj;\ 
quelques doutes sur la valeur de cette synonymie , qu'il considère au- 
jourd'hui comme tout h fait erronée. 11 suffit en effet de jeter un coup 
d'œil sur les figures de Brongniart pour y reconnaître, malgré leur im- 
perfection, que les porcs du N. deprcssus sont simples et ([ue celte espèce 
par consé(|Ment n'a rien à faire avec les l'yg<iulus dont Ks porcs sont 



TERRAINS CRÉTACÉS. 473 

Localité. Elle a été recueillie dans l'étage albien de la 
montagne des Fis et du Reposoir, eu Savoie, par M. Bron- 
gniart. 

Explication des figures. PL 981, fig. 1, coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus; iig. 2, moitié du dessous; 
fig. 3 , profil longitudinal. Copie des figures données par 
M. Brongniart. 

N° 2308. Pyrina castanea, Des MouUns, 4837. 
PL 981, fig. 4-6. 

Nucleolites castanea, Brongniart, 1822. GéoL de Paris, 
p. 100 et 399, pi. 9, fig. U. * 

Id., Defrance, 1825. Dict. des se. nat., t. 36, p. 214. 

Id., Blainville, 1834. Man. d'actinologie, p. 207. 

Catopygus castanea, Agassiz, 1830. Prod., p. 18. 

Pyrina castanea. Des Moulins,. 1837. Études sur les Écli., 
p. 258. 

L'espèce figurée par M. Brongniart, en 1822, sous le nom 
de Nucleolites costaneus , et citée sons ce nom par MM. De- 
france et de Blainville, est devenue, en 1836, pour M. Agassiz 
le Catopygus castaneus. En 1837, M. Des Moulins la classait 

pétaloïdes. Tel est également l'avis émis par M. Desor dans le Synopsis. 
Reste à savoir si l'espèce de Brongniart doit constituer, comme le pen- 
sait M. Des Moulins et comme le croit M. d'Orbigny, une Pyrine, ou si 
nous ne devons pas plutôt, avec M. Desor, y voir tout simplement une 
variété allongée et déprimée de V Ecldnoconus castaneus. Les figures 
données par Brongniart ne laissent apercevoir ni en dessus ni en arrière 
aucune trace de l'anus et indiquent certainement un Echinoconus plutôt 
qu'un Pyrina, Du reste, nous avons pu tout récemment, grâce à l'obli- 
geance de If, Hébert, consulter à la Sorbonne où elle est aujourd'hui 
déposée, la précieuse collection de M. Brongniart Nous avons examiné 
l'échantillon qui a servi de type au Nucleolites depressus , et nous 
croyons, comme M. Desor, qu'il appartient à un Echinoconus incomplet 
et déprimé. (N. de M. Cot.) 



1^7 h PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

SOUS le aom de Pijrina castanea. Quand nous comparons 
les figures données par U. Brongniart aux figures pu- 
bliées plus tard comme représentant la même espèce par 
MM. Agassiz et Desor, nous nous trouvons forcé de reco:i- 
naître que ces dernières ne sont pas identiques. En eiïci, 
le iV. ca5^072e« de Brongniart est ovale, très-déprimé, tan- 
dis que le Galerites castanea de MM. Agassiz et Desor est 
moins étroit et pourvu d'angles qui le rendent pentagone 
il est évident pour nous que c'est une espèce distincte qui 
doit en être séparée. Nous conservons donc le nom de 
Pyrina castanea à l'espèce de Brongniart, et nous eu 
séparons l'espèce pentagdnale sous celui A'Echinocomis 
castaneus (1). 

Localité. Elle a été recueillie , par M. Brongniart , dans 
l'étage albien de la montagne des Fis eu Savoie; nous ne la 
connaissons pas en nature. 

Explication des figures. PI. 981, fig. 4, coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus ; fig. 5, dessous; fig. 6, pro- 
fil transversal. Copie des figures données par M. Bron- 
gniart. 

(1) Il nous paraît bien difficile de reconnaître dans l'espèce figurée par 
Brongniart, sous le nom de tS'xicleoliics castaneayles caractères d'une Py- 
rine. Sa forme étroite en arrière, sa base aplatie, sa bouclie régulièro, son 
anus infra-marginal la rapprochent certainement beaucoup plus des lirhi- 
noconiii. L'exemplaire type que nous avons examiné dans la collection 
de M. Brongniart nous confirme dans cette opinion, elle N. cananca ne 
nous parait, ainsi qu'à la plupart des auteurs, qu'une variété oblongue 
et arrondie de V Ecliinocomts cuslancns si caractéristique de l'étago 
albien. (.V. de M. Cot.) 



TERRAINS CRÉTACÉS, li/b 

Espèces de l'étage cénomanien, 

N» 2309. Pyrina ovalis, d'Orb., I806. 

PI. 980, iig. o-IO. 

Sjjafangifes brissoides ovalis, Parkinson, 1811. Oig. 
rem., 3, pi. 3, fig. 8. 

Dimensions. Longueur totale, 26 millimètres. Par rap- 
port à la longueur : largeur, 90 centièmes; hauteur, 
53 centièmes. 

Coquille ovale f déprimée, arrondie en avant, un peu 
rétrécie et tronquée en arrière, dont la hauteur a les 55 
centièmes de la longueur et dont le plus grand diamètre 
transversal est au milieu de la longueur. Profil longitudi- 
nal arrondi aux extrémités, mais un peu plus renflé en 
arrière, offrant en dessus une courbe réguhère, légèrement 
convexe, et subexcavée sur le côté inférieur. Dessous très- 
déprimé au milieu. BoucJtc ovale, oblique, irrégulière, placée 
au milieu. Anus longitudinalemont ovale, s'ouvrauten des- 
sus, au sommet d'une area assez prononcée, non visible en 
dessous. Ambulacres ordinaires. Tubercules très-serrés en 
dessous, plus petits en dessus , tous profondément scrobi- 
culés. L'appareil génital et occllaire forme un ensemble 
ovale, composé de quatre grandes plaques génitales en 
coDtact; l'antérieure à droite est à peine plus grande que 
les autres ; les cinq plaques ocellaires relativement assez 
développées sont iutorcallées entre les premières, les deuj; 
postérieures se touchent par le milieu. 

Rapports et différences. Cette espèce est voisine du Py- 
rina Campicheona, mais elle s'en distingue par son ensem- 
ble plus ovale, par sou plus grand diamètre transversal 



^76 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

au milieu de la longueur , par sa plus grande hauteur. 

Localité. Tous les exemplaires que nous connaissons ont 
été recueillis dans l'étage cénomanien des environs de 
Brunswick, en Angleterre , par M. d'Arcbiac , et à Fouras 
(Charente-Inférieure) par nous. 

Explication des fîfjures. PI, 980, fig. o , grandeur natu- 
relle ; fîg. 6, coquille grossie, vue en dessus; fig. 7, des- 
sous; fig. 8, profil longitudinal; fig. 9, profil transversal, 
va du côté de l'anus ; fig. 10, appareil génital et ocellaire 
plus grossi. De notre collection. 

No 2310. Pyrina Des Moulinsii, d'Archiac, 1847. 
PI. 981, fig. 7-H. 

Pyrina Des Moulijmi, d'Archiac, 1847. Mém. de la soc. 
géol. de France, 2« série, v. 2, p. 297, pi. 13, fig. 4. 

M., Agassiz et Desor, 1847. Catal. raisonné, p. 92. (Mo- 
dèle T. 86.) 

Id., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 178; étage 20% n» Col. 

Id., Woodward, 1836. Geological Survey, dec. v, pi. 6, 
fig. A. 

Cette espèce nous est inconnue en nature; M. d'Archiac 
la décrit de la manière suivante : 

« Corps elliptique , régulier , symétrique , déprimé en 
dessus, régulièrement arrondi sur les côtés et concave en 
dessous. Sommet subcentral, lui peu plus basque le point 
culminant situé en arrière. Quatre pores génitaux entou- 
rant une plaque spongieuse madréporiforme. Cinq pores 
Oculaires très-distincts au sommet de chaque ambulacre. 
Cinq ainbulacres droits, se continuant jusqu'à la bouche et 
composés de deux séries linéaires de porcs très-rappro- 



TERRAINS CRÉTACÉS. Z|77 

chés, réunis par une strie transverse. En passant en des- 
sous^ les pores géminés de chaque série deviennent de plus 
en plus obliques, et finissent par ne plus constituer que 
deux séries de pores simples, qui joignent ainsi le pourtour 
de la bouche. Celle-ci est grande, elUptique, allongée dans 
le sens du grand axe, quoique un peu oblique, et placée 
exoctemcnt au-dessous du sommet organique. Anus ellip- 
tique , au milieu du bord postérieur. Partie supérieure du 
test couverte de tubercules lisses , peu élevés , mais nette- 
ment circonscrits, égaux, disséminés sans ordre, et dont les 
intervalles sont remplis de granulations très-fines, très- 
serrées et très-régulières. En dessous, et en se rapprochant 
delà bouche, les tubercules sont plus nombreux et leur 
grosseur est moins uniforme. — Hauteur , 1 1 millim. ^ ; 
diamètre ant-'^ro -postérieur, 22; diamètre trausverse, 1(3^. 
« La forme elliptique très-régulière , allongée et dépri- 
mée de la P. Des Moulinsii la distingue très-bien de toutes 
ses congénères. Le genre Pijr'uia , établi par M. Des Mou- 
lins, et circonscrit comme l'a fait M. Desor, nous parait 
bien caractérisé et avoir pour type le Nuclcolitcs ovulum 
Lamarck, différent de l'espèce représentée sous ce nom par 
M. Goldfuss (pi. -43, f. -2). Nous regrettons que M. Desor 
n'ait pas discuté les caractères de ces échinides en décri- 
vant le P. oculum, dont les dessins, pi. 5, f. 35,37 {Monog. 
d'Écliinkles, liv. 3, p. 26], ressemblent parfaitement aux 
individus que nous avons trouvés dans la craie de Tours. 
Ainsi, d'une part, le savant collaborateur de M. Agassiz, ne 
mentionne pas le Nuclcolitcs ovulum de Lamarck, que 
nous regardons comme le type du genre, ni celui de 
M. Goldfuss, qui est une espèce distincte; et de l'autre, 
M. Des Moulins laisse le premier avec les \ucl€oli(es , en 



/i78 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

lui assignant (page 203) une bouche pentagonale avec cinq 
tubercules autour, lesquels n'existent ni dans l'espèce de 
Lamarck, ni dans celle de M. Goldfuss. » 

Localité.Ceiie espèce provient de l'étage céuomauien des 
environs de Tournay (Belgique), dans les couches dites 
Tourtia, et de Chard (Angleterre) (1). 

Explication des figures. PL 981, fig. 7, coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus ; fig. 8, dessous ; fig. 9, pro- 
fil longitudinal; fig. 10 , profil transversal, vu du côté de 
l'anus; fig. H, quelques tubercules grossis. Copie des 
figures publiées par M. d'Archiac. 

N° 2311. Pyrina Bargesana, d'Orb., 48oG. 
PI. 98^2. 

Dimensions. Longueur totale , 30 millimètres. Pai- rap- 
port à la longueur : largeur , 97 centièmes ; hauteur , 87 
centièmes. 

Coquille presque sphérique, très-globuleuse, ai-rondie et 
un peu plus large en avant, dont la hauteur a 87 centièmes 
de la longueur, et dont le grand diamètre transversal est au 
tiers antérieur. Profil longitudinal irrégulièrement conique 
dans son ensemble , court et arrondi en avant , plus long 
et moins arrondi en arrière ; le point le plus convexe est 
bien plus haut en avant qu'en arrière, mais toujours très- 
élevé; sommet obtus. Dessous convexe, avec une légère 
dépression autour de la bouche. Bouche ovale, irrégulière, 

(1) Dans nos heliinides de la Savihc, nous signalons la iirt^scnce de 
ccUe cspi'cc au Mans et à Pontdc-Gennes, où clic a vW' recueillit' par 
MM. (ùiOrangcr, Triger et par nous. Li légalement elle caract«5riso l'étage 
cOiiouianiou. (A. de M, Lot.) 



TERRAINS CRÉTACÉS. Ii79 

oblique^ s'ouvrant au milieu. Anus très-grand, ovale , lon- 
gitudinalement acuuiiué en iiaut, placé au pourtour de 
manière à n'être visible qu'en dessous, mais échancraut le 
bord. Tubercules peu marqués sur les échantillons que 
nous possédons. 

Rapports et différences. Cette espèce se distingue nette* 
ment de toutes les autres par son ensemble globuleux et 
sphéroïde. 

Localité. M. l'abbé Barges l'a découverte sur les hauteurs 
entre la Bedoule et la Ciotat (Bouches-du-Rliôue) , dans 
l'étage cénomanien où elle est rare. Nous nous empressons 
de la dédier à notre savant ami, comme un témoignage de 
notre reconnaissance, pour tous les beaux fossiles que nous 
devons à ses intelligentes recherches en paléoulologie. 

Explication des figures. PI. 982, fig. 1 , grandeur natu- 
relle ; fig. 2, coquille grossie, vue en dessus; fig. 3, des- 
sous; fig. 4 , profil lougitudinal ; fig. o , profil transversal, 
vu du côté de lauus. Ue notre collection. 

N» 2312. Pyrina subsphceroidalis , d'Orb., 1856. 
PI. 983. 

Galerites subspJtœroidalis, d'Archiac, 1847. Mém. de la 
Soc. géol. de France, 2« série, vol. 2, p. 208, pi. 13, fig. 2. 

/(/., Agassiz, 1847. Cat. rais., 91. (Modèle T. 88.) 

Id., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 178; étage 20% n" 6o2. 

Echinoconus subsp/iceroidalis , d'Orb., 1854. Revue de 
zool., p. 21' 

Dimensions. Longueur totale , 25 millimètres. Par rap- 
port à la longueur : largeur, 95 centièmes; hauteur, 90 
centièmes. 



480 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Coquille subsphériquc, très-globuleuse, arrondie et élar- 
gie en avant, un peu anguleuse sur certains individus, 
dont la liauteur a les 90 centièmes de la longueur, et dont 
le grand diamètre transversal est au tiers antérieur. Profil 
longitudinal ayant les deux côtés égaux, formant les trois 
quarts d'un cercle, à sommet arrondi ; le point le plus 
convexe est au tiers inférieur. Dessous plat et même ex- 
cavé au milieu. Bouche centrale, ovale, un peu oblique. 
Anus petit, ovale longitudinalement , acuminé en haut, 
infra-marginal, de manière à se montrer tout entier dans le 
dessous, sans écbancrer le pourtour; il est ainsi placé sur 
le bord du profil transversal. Tubercules petits et espacés 
en dessus, plus serrés en dessous. 

Rapports et différences. Cette espèce , tout en se rappro- 
chant du P. Bargesana, s'en distingue par plus de hauteur, 
par son sommet plus arrondi , par ses deux côtés égaux 
dans le profil longitudinal , par son dessous plaue, par son 
anus bien plus petit et placé plus en dessous. 

Histoire. Décrite sous le nom de Galerites par M. d'Ar- 
chiac, elle a été laissée dans ce genre par M. Agassiz. Mais 
M. d'Archiac dit que sa bouche est « ovalairc, un peu obli- 
que par rapport à l'axe antcro-postérieur, » ce qui est pré- 
cisément le caractère différentiel àesPijrina. 

Localité. Elle est spéciale à l'étage cénomanien et a été 
recueillie à Tournay et à Montignies-sm'-Roc (Belgique), 
dans les couches dites Tourtia. 

Explication des figures. PI. 98.'î, fig. 1 , grandeur natu- 
relle; fig. 2, coquille grossie, vue eu dessus; fig. 3, dessous; 
liu. 'i, profil longitudinal; lig. 5, profil transversal, vu du 
••oté de l'anus. De notre collection. 



TERRAINS CRÉTACÉS. ^81 

No 2313. Pyrina inflata, d'Orb., 1856. 
PI. 98-i,fîg. i-5. 

Dimensions. Longueur totale , 2-4 millimètres. Par rap- 
port à la longueur : largeur, 80 centièmes ; hauteur , 60 
centièmes. 

Coquille ovale , oblongue , renflée , arrondie et un peu 
élargie en avant , un peu rétrécie et arrondie en arrière, 
dont la hauteur a les 60 centièmes de la longueur et dont 
le plus graud diamètre transversal est au tiers antérieur. 
Profil longiludinal arrondi et très-large aux deux extrémi- 
tés, formant une courbe peu renflée en dessus. Dessous 
convexe, seulement un peu évidé au milieu. Bouc/ie très- 
grande, ovale, oblique, placée au milieu. Anus ovale, très- 
grand , s'ouvrant en dessus près du bord postérieur , non 
apparent en dessous. Ambulacres étroits. Tubercules épars, 
très-petits. 

Rapports et différences. Cette espèce a les plus grands 
rapports avec leP.cijl/ndrica, tout en s'en distinguant par 
sa forme moins anguleuse , par son extrémité postérieiure 
arrondie , non tronquée , mais surtout par son anus placé 
bien plus haut et non visible en dessous. 

Localité. Elle est spéciale à l'étage cénomanien et a été 
recueillie par nous au Mans iSarthe); à Charras près de 
Rochefort (Charente -Inférieure) et à la Bedoulc (Var) par 
M. l'abbé Barges. 

Explication des figures. PL U84, fig. i , grandeur natu- 
relle ; fig. 2 , coquille grossie , vue en dessus ; fig. 3, des- 
sous ; tig. 4 , profil longitudinal ; fig. o, profil transversal , 
vu du côté de l'anus. De notre collection. 

M. 46 



hS'2 PALÉONTOLOGIE FRANÇAlSb. 

Espèces de l' étage cénomanien. 

]N« 2314. Pyrina Toucasana, d'Orb,, I806. 
PL 984, %. 6-10. 

Dimensions. Lougueur totale, 31 millimètres. Par rap- 
port à la longueur : largeur*, 75 centièmes ; hauteur , 35 
centièmes. 

Coquille ovale-oblongue , assez renflée , subcylindrique, 
airoudie et élargie en avant , peu rétrécie en arrière, dont 
la hauteur a les 55 centièmes de la longueur et dont le 
grand diamètre transversal est au tiers antérieur. Pro/ij 
longitudinal arrondi et subdéprimé en avant, plus élevé et 
tronqué en arrière, presque eu ligne droite en dessus. 
Dessous vcRÛé. Bouche très-allongée, oblique, irréguUère, 
placée au milieu. Anus oblong, acuminé en dessus , s'ou- 
vrantsurle bord terminal de manière à n'être visible qu'eu 
dessus. Amùulacres ordinaires. Tubercules très -nombreux, 
serrés, plus gros en dessous. 

liapporis et di /Je renées. Cet Le espèce est voisine de la 
précédente , mais s'en distingue par son ensemble plus al- 
longé, par SCS deux extrémités inégales dans le prolil lon- 
gitudinal, par sa lace postérieure plus tronquée, et par sou 
anus plus allongé et un peu moins élevé. 

Localité. Elle est spéciale aux couches à Hippnrites comu- 
vaccinum, de Tétage turonieu de Fcmtauière près du Beaus- 
set (Var), où elle a été découverte par M. le docteur 
Toucas, 

Explicidion des /igures. Pi. OS-i, iig. C, grandeur natu- 
relle ; fig. 7, coquille grossie , vuo eu dessus; Iig. 8, de»- 



TERRAINS CRÉTACÉS. /|83 

sous: fig. 9, profil transversal, vu du côté de l'anus; fig. 10, 
profil longitudinal. De notre collection. 

Espèces de l'étage ténonien. 

No 2315. Pyrina echinonea, Des Moulins, 1837. 

PI. 983, fig. 1-6. 

Pyrina echinonea, Des Moulins, 1837. Études sur les 
Écb., p. 238. 

Pyrina ovata , Agassiz, 1840. Catal. syst. , p. 7. (Mo- 
dèle P. 4.) 

Id., Desor, 1842. Monog. des Galerites , p. 27, pi. 3, 
fig. 32-34. 

Id., Agassiz, 1847. Cat. rais., p. 92. 

Id., d'Orb., 1817. Prod., 2, p. 271; étage 22% n» 1208. 

Pyrina ovulum, Woodward, 1856. Geol. Survey, déc. 3, 
pi. 6 B (non Lamarck, non Goldf uss) . 

Z)j/;?c«5îOrts. Longueur totale , 16 millimètres. Par rap- 
port à la longueur : largeur , 80 centièmes ; hauteur , 00 
centièmes. 

Coquille ovale, renflée, arrondie en avant, tronquée en 
arrière, dont la hauteur a les 60 centièmes de la lougueiir, 
et dont le plus grand diamètre transversal est au miheu. 
Profil longitudinal également renflé et arrondi aux extré- 
mités, en ligne droite en dessus. Dessous très-renflé et pul- 
viuè, sans dépression autour de la bouche. Bouche petite, 
oblique et irrégulière, placée au milieu. Ajius ovale, assez 
grand, s'ouvrant à l'extrémité supérieure de manière à ne 
montrer en dessous qu'une troncature , mais non l'anus 
lui-même. Ambulacres étroits, ordinaires. Tubercules serrés, 
plus gros en dessous. 



/i8/i PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Rapports et di/fércnces. Cette espèce, voisine de forme et 
de taille du Ptjrina inflata , s'en distiugue par sou profil 
loDgitudinal dont les deux extrémités sont également 
larges et renflées, par son extrémité postérieure tronquée, 
par son grand diamètre transversal placé au milieu . par 
son dessus presque droit , et enfin par son anus un peu 
plus bas. 

Histoire. M. Des Moulins, en 1837, a nommé cette espèce 
P. echinonca, tandis que ce n'est qu'en ! 840 qu'elle reçut de 
M. Agassiz le nom à'ovata, que nous avons dû abandonner, 
M. Woodward Ta figurée sous le nom de P. ovulum, mais 
ses figures, d'après la place de l'anus, se rapportent à l'es- 
pèce qui nous occupe, et non au P. ovuhn?). 

Localité. Elle est spéciale à l'étage sénonien et a été re- 
cueillie aux environs de Tours (Indre-et-Loire) par M. d'Ar- 
chiac et par nous ; à Saintes (Charente - Intérieure) par 
nous. 

Explication des figures. PI. 985, fig. !_, grandeur natu- 
relle; fig. 2, coquille grossie, vue eu dessus; fig. 3, des- 
sous; fig. 4, profil longitudinal; fig. 3, profil transversal, 
vu du côté de 1 anus ; fig, 6 , appareil géuital- grossi. De 
notre collection. 

N^' 2316. r-YRiNA OVULUM, Agassiz, 18-iO. 
PI. 985, fig. 7-11. 

Nuclcolitcs ovulum, Lamarck , 1810. Anim. sans vert., 
3, p. 37, no 3. - 

/(/. , Deslongohainps, 1824. .MoU. et Zoopli. , Eucyd. 
métb., 2, p. 550, n° 3. 

ïil., Defrance, 1825. Dict. des Se. nat., 35, p. 213. 



TERRAINS CRÉTACÉS. ^485 

Pijrbui ovuhim, Agassiz, 18i0. Cat. syst., p. 7. 

Nucleolites ovulum , Edward? in Lamarck, 1840. Anim. 
sans vert., 2* éd., 3, p. 344, n» 3. 

Pi/rina ovuhnn, Desor, 1842. Mon. des Galerites , p. 26, 
pi. 5, fig. 3o-37. '" 

Id., Agassiz et Desor, 1847. Cat. rais, des Éch., p. 92. 

Ici., d'Orbigny, 1847. Prod,, 2, p. 271; étage 24 , 
n° 1207. 

Id., Morris, 1854. Càtal. of Brit. foss., 2" éd., p. 88. 

Dimensions. Longueur totale , 28 millimètres. Par rap- 
port à la longueur : largr^ir , 80 centièmes ; hauteur, 63 
centièmes. 

Coquille ovale-ohlongue, renflée, arrondie en avant, 
fortement échancrce en arrière par l'anus , dont la hau- 
teur a les 63 centièmes de la longueur et dont le plus 
grand diamètre transversal est au milieu. Profil longi- 
tudinal plus haut en arrière qu'en avant et surtout plus 
tronqué; le dessus forme une pente légèrement déclive. 
Dessous convexe et pulviné , sans dépression au centre. 
Bouc fie irréguliére, pentagone, oblique , placée au milieu. 
Anus ovale, acuminé en haut, s'ouvrant à l'extrémité 
supérieure, mais un peu plus en dessus qu'en dessous, do 
manière àéchancrer les deux côtés. Ambulacres en sdlons, 
excavés , disposés comme à l'ordinaire. Tubercules épars, 
serrés, plus gros eu dessous. 

Rapports et différences. Cette espèce, au premier aspect, 
poirrait être prise pour l'âge adulte du P. ccJiinonea, mais 
en analysant ses caractères, on reconnaît qu'elle en diffère 
par une forme plus allongée , p ir sa grande échancrure 
postérieure, par son profil longitudinal plus haut et plus 



PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

tronqué en arrière, par sa bouche pentagone et par son 
anus un peu moins visible en dessous (1). 

LocoUté. Elle se trouve avec la précédente dans l'étage 
sénouieu. Nous l'avons recueillie à Saint- Christophe et à 
Tours (Indre-et-Loire), à Villedieu (Loir-et-Cher). 

Explication des figuies. PI. 985, fîg. 7, grandeur natu- 
relle , fig. 8, coquille grossie , vue en dessus ; fig. 9, des- 
sous; fig. 10, profil longitudinal ; fig. 11 , profil transversal, 
vu du côté de l'anus. De notre collection, 

N" 2317. Pyrina petrocoriensis, Des Moulins, 1837. 
PI. 986, fig. 1-5. 

' Pijrina peiroeoriensis, Des Moulins, 1837. Études sur les 
Éch., p. 258. 

Globator petrocoriensis, Agassiz, 1847. Cat rais., p. 92. 
(Modèle R. 42.) 

Pyrina petrocoriensis, d'Orb., 1847. Prod. 2, p. 272. 
Etage 22, no 1210. 

Dimensions. Longueur totale 24 millimètres. Par rapport 
à la longueur : largeur, 95 centièmes ; hauteur, 83 cen- 
tièmes. 

(1) Il ne nous paraît pas possible de distinguer, comme le fait d'Orbi- 
gny, le P. cchinonca du /', vvulum. Nous avons sons les yeux un grand 
nombre d'exemplaires recueillis soit h Villedieu, soit aux environs de 
Tours: leur taille est très-variable; les plus petits, remarquables par 
leur forme moins allongée, moins renfir-e en arrière, leur anus plus 
élevé et échancrant un peu moins la face postérieure, représentent cer- 
tainement le P. rchitionea, mais ces différences s'effacent au fur et i» me- 
sure que leur taille grandit, et ils se lient pnr des passages insensible* 
aux types les mieux cararti risés du P. orulum. — Dans le Si/iinp.sis des 
Échiiiides, M. Desor réunit, comme nous, le P. ecliiuonea {P. otatu, Ag.) 
RU P. ovulum. CiV. de .U. Col.) 



TERRAINS CRÉTACÉS. /jST 

Coqville très-renflée, très-haute , presque conique, pen- 
tagonale au pourtour , offrant deux facettes antérieures, 
deux latérales, et une tronquée eu arrière, dont la hauteur 
a les 85 centièmes de la longueur, et dont le grand diamètre 
antérieur est au tiers antérieur. Profil longitudinal un peu 
conique, à sommet obtus, à courbe régulière en avant, 
moins tronquée en arrière près de l'anus. Dessous pulviné 
sur les bords, déprimé et excavé au milieu, avec, cinq sil- 
lons formés par les ambulacres. Bouche pentagonale, 
oblique, irrégulière, s'ouvrant au miheu. Anus petit, ovale, 
placé très-haut, de manière à n'être visible qu'en dessus. 
Ambulacres saillants sur les cinq angles, formés de zones 
porifères assez profondément creusées. Tubercules serrés 
partout, un peu plus gros en dessous (1). 

Rapports et différences. Par sa hauteur et sa forme glo- 
buleuse, cette espèce se rapproche du P. Bargesana, mais 
elle s'en distingue par son ensemble plus pentagonal, plus 
conique, par le côté postérieur du profil longitudinal tron- 
qué en arrière, par les ambulacres saillants, par les zones 

(1) Dans le Ss-nopsis d'^s Échin. foss. , M. Desor maintient le genre 
Clûbator comme distinct des Pyrinn ; il se fonde principalement sur la 
structure de l'appareil apicial qui, suivant lui, est compact.', et composé 
de cinq plaques génitales embrassant le corps madréporiforme, tandis 
que daos les Pyrina, il est suballongé et formé seulement de quatre pla- 
ques génitales. Nous avons dans notre collection un exemplaire parfaite- 
ment conservé du Pyrina Petrocoriemis, l'une des espèces les mit'ux 
caractérisées du genre Clobator de M. Agassiz. L'appareil apicial est ap- 
parent et nous avons pu l'étudier : il est ovale, subcompacte, c'est-à-djro 
qu'il se compose de quatre plaques gf-nitales et de cinq plaques oceilaires; 
les plaques génitales et oceDaires postérieures, directement superposées, 
se touchent par le milieu et la cinquième plaque génitale manque. 
Comme on le voit, cet appareil est en tout conforme à celui des Py- 
rines. Ainsi disparaît un des caractères les plus importants qui parais- 
saient éloigner certaines espèces de Globalor des Pyrina. (/V. de M. Cot.) 



/|88 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

de pores figurant, en dessus et en dessous, dix sillons, par 
sa bouche pentagonale, par son anus placé bien plus haut, 
visible en dessous. 

Localité. Nous Tavons recueillie aux environs de Soulage 
(Aude), dans l'étage sénonien. M. Des Moulins l'a rencon- 
trée aux environs de Lalinde (Dordogne). 

Explication des figures. PI. 986, fig. 1, grandeur natu- 
relle; fig. 2, coquille grossie, vue en dessus ; fig. 3, dessous; 
fig. 4, profil longitudinal; fig. 5, profil transversal, \ai du 
côté de l'anus. De notre collection. 

No 2318. Pyrina Goldfussii, Agassiz, 1847. 
PL 98G, fig. 0-9. 

]Si!cleo!i(es depressus (non Brongniart, 1822), Munster 
in Goldf., 1829. Petref. ail., 1, p. 137, pi. 43, fig. 1. 

Pijgaster depressus, Agassiz, 1836. Prod., p. 18. 

Colhjrites depressa, Des Moulins , 1837. Études sur les 
Éch., p. 368, no 10. 

Pygasfcr depresms^ Edwards in Laraarck, 18i0. Anini. 
s. vert., 3, p. 3?)3, no 2. 

Pijrina Goldfussii, Agassiz, 1841. Catal. rais., p. 92. 

Id., d'Orbigiiy. Prod., 2, p. 271; étage 22, n» 1206. 

Dimensions. Longueur, 19 millimètres. 

Cette espèce a beaucoup de rapports dans la forme et la 
dépression de sa face supérieure avec le P. echinonea, dont 
elle se distingue pourtant trcs-netlemcnt par son anus plus 
grand , placé bien [il us haut et à une certaine distance du 
bord. Sa forme est au^si plus largo. 

Elle paraît être de l'élagc sénonien it avoir été recueillie 
aux environs d'\i\-la-('.hapLll(', en Prusse. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 489 

Explication des figures. Pi. 98G, lig. G, grandeur natu- 
relle (1) ; %. 1, coquille grossie vue en dessus; fig. 8, des- 
sous; fig. 9, profil longitudinal. Copie des figures données 
par Goldfuss. 

N^SSIO. Pyrina NUCLEUS, d'Orb., 1847. 
PI. 987, fig. 1-3. 

Glohator nucleus, Agassiz, 18iO. Cat. syst.^p, 7. 

Id., Desor, 18^2. Mon. des Galerites, p. 30, pi. 3, 
fig. 1-4. 

Id., Agassiz_, 1847. Cat. rais., p. 9-2. 

Pyrina nucleus, d'Orb., -1847. Prod., 2, p. 272; étage 
22, n» 1201. 

Dimensions. Longueur totale, 20 millimètres. Par rapport 
à la longueur: largeur, 97 centièmes; hauteur, 8.% cen- 
tièmes. 

Coquille très-renflée, haute, globuleuse, presque circu- 
laire, sans angles marqués, également arrondie à ses ex- 
trémités, dont la hauteur a 86 centièmes de la longueur, 
et dont le grand diamètre transversal est au milieu. Profil 
longitudinal arrondi et très-renflé en avant et en dessus, 
trijnqué en arrière à la hauteur de l'anus. Dessous renflé, 
jiulviné sur les bords. Bouche ovale, obliqup, s'ouvrant au 
milieu. .4nMs petit, ovale, terminal en arrière, placé de ma- 
nière à être visible seulement en dessous. Ambulacres non 
saillants et sans sillons apparents. 

Rapports et différences. Cette espèce offce, par son en- 
semble très-haut, des rapports avec le P. pctrocoriensïs, 

(1) Le dessinateur s'est trompé ; d'après Goldfuss, la graudeur de celte 
espèce n'est que de 19 millimètres. (A', de AI. Col.) 



490 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

mais elle s'en distingue par son ensemble non anguleux, 
et ses ambulacres à fleur de test , par son grand diamètre 
transversal au milieu, par sa forme plus arrondie en dessus 
dans le profil longitudinal , par sa troncature postérieure 
plus haute, et enfin par son anus visible seulement à la face 
supérieure. 

Localité. Elle est spéciale à l'étage sénonien et a été re- 
cueillie à Ciply (Belgique). 

Histoire. Décrite comme un Glohator par M. Agassiz, 
cette espèce appartient au genre Pyrina, qui comprend les 
Pyrina et les Globator de cet auteur. 

Explication des figures. PI. 987, fig. 1, grandeur natu- 
relle; fig. 2, coquille grossie, vue en dessus; fig. 3, des- 
sous; fig. 4, profil longitudinal; fig. 5, profil transversal, 
vu du côté de l'anus. De notre collection, 

N° 2320. Pyrina lcevis, d'Orb., 18o6. 
PI. 987, fig. 6-9. 

Galerites lœvis, Agassiz, 1840. Cat. syst., p. 7. 

/(/., Desor, 18i3. Mon. des Galerites, p. 24, pl:4, f. 8-H. 

Id., Agassiz, 1847. Cat. rais., p. 91. (Modèle 79.) 

Ici, d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 272; étage 22, n» «220. 

Ecliinoconus lœvis, d'Orb., 1834. Revue zool.,p. 21. 

M. Desor décrit ainsi l'espùce qui nous occupe ; 

« Cotte espèce se fait remarquer par quelques caractères 
qui, pour n'être pas très-appareuts, n'en sont pas moins 
précis : le plus saillant consiste dans la forme et la gran- 
deur de l'ouveiture anale, qui est supra-marginale, et s'é- 
lève jusqu'à la moitié de la hauteur du test. La forme gé- 
nérale est indistinctement pentagone , élargie en avant. 



TERRAINS CRÉTACÉS. /|91 

plus OU moins rétrécie en arrière. La liauteur n'a guère 
plus de la moitié de li longueur. La carène postérieure ou 
sur-anale est très-peu apparente. La face inférieure est à 
peu près plane, à bord arrondi. Les tubercules sont moins 
nombreux que dans le Goleriles costanea (Echinoconus 
Rhotomagensis), particulièrement ceux des aires ambula- 
craires, qui ne forment guère que quatre rangées prin- 
cipales. Les tubercules d(^ aires interambulacraires sont 
fort irréguliers; on n'en compte que dix ou douze sur une 
plaque, tandis que nous avons vu qu'ils étaient bien plus 
nombreux dans le G. casfonea de Rouen. » 

a Je ne connais encore qu'un exemplaire de cette es- 
pèce ; il fait partie de la collection de M. Desbayes, et est 
sans doute originaire des terrains crétacés de France. » 

Nous avons placé cette espèce dans le genre Pijrina, par 
suite de la forme ovale de laboucbe, très-marquée dans le 
dessin de M. Desor, caractère qui l'exclut du genre Echi- 
noconus et en fait un véritable Pxjrina. 

Explication des /if/ures. Pi. 987, fig. 6; coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus; fig. 7, dessous; fig. 8, pro- 
fil longitudinal; fig. 9, profd transversal, vu du côté de 
l'anus. Copie des figures données par M. Desor. Nous ne 
connaissons pas l'original. 

N» 2321. Pyrina. Ataciana, Cotteau, 18r)6. 
PL 988, fig. 1-0. 

Pyrina Ataciana j Cotteau, J8.36. Cat. des Ech. fos. des 
Pyr., Bull. soc. géol. de- France, T n», t. L3, p. 3:^1 . 

Dimensions. Longueur totale, 21 millimètres. Par rapport 
à la longueur: largeur 8o centièmes ; hauteur, G5 cen- 
tièmes. 



492 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Coquille ovale, assez renflée, arrondie à ses extrémités," 
dont la hauteur a 65 centièmes de la longueur, et dont le 
grand diamètre transversal est au milieu. Profil longilu- 
dinal arrondi des deux côtés, surbaissé et plus convexe 
au milieu. Dessous plat, pulviné sur les bords. Bouche 
oblongue, oblique, acuminée en avant, s'ouvrant au milieu 
de la face inférieure. Amis grand, ovale et presque rond, 
placé sur le bord externe, et vfsible seulement en dessus. 
Ambulacres un peu saillants, formes de zones porifères lé- 
gèrement déprimées. Tubercules serrés, presque égaux 
partout. 

Rapports et différences. Par ses ambulacres un pou sail- 
lants, par les sillons de ses zones, cette espèce se rapproche 
du P.petrocnricnsis, mais elle en diffère par sou ensemble 
ovale, par sa bien moins grande élévation, et par sa bouche 
non pentagone, très-acuminée en avant. Ce sont bien doux 
espèces parfaitement caractérisées. 

Localité. Elle est spéciale à l'étage ?énonien,-et a été re- 
cueillie à Sougraigne{Âude); elle nous a été coiTynuniquée 
par M. Cottean. 

Explication des figures. PI. 988, fig. 1 , grandeur natu- 
relle; fig. 2, coquille grossie, vue en dessus; lig. 3, dessous; 
fîg. 4, profil longitudinal; flg. 5, profil transversal, vu du 
côté de l'anus. De la collection de M. Cottcau. 

No Ç).^2;^ PVRINA MTNOR, d'Orb., 1856. 
PI. 988, flg. C-IO. 

Nuclcopygus niinor, Agassi/, -iSiO. Cat. syst., p. 7. (^[o 
dMoF. '21.) 



TERRAINS CRÉTACÉS. Zl93 

Id., Desor, 1842. Mon. dos Galerites, p. 33, pi. 5, f. 20-22. 

Ici., Agassiz, i857. Catrais., p. 94. 

îd., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 271; étage 22% u»120O. 

jM. Desor décrit ainsi cette espèce : 

« Cette petite espèce a au plus haut degré la physiono- 
mie des vraies Nucleoliies (Echinobrissus). Comme ces 
dernières, elle est arrondie et rétrécie en avant, tronquée 
et élargie en arrière. Le côté antérieur est sensiblement 
plus renflé que le côté postéj leur, qui parait même forte- 
ment déclive, lorsqu'on l'examine de profil. L'ouverture 
buccale est située à peu près au centre de la face mférieure, 
dans un grand creux t^e forme anguleuse. L'anus s'ouvre 
au fond d'un large sillon, tout près du sommet. Cet en- 
semble de caractère est bien de nature à faire supposer 
une vraie Nucléolite [Echinobrissus) , d'autant plus que les 
ambulacres sont tellement petits qu'on a de la peine à les 
apercevoir, même à la loupe. Mais si on les soumet à un 
examen rigoureux, on ne tarde pas à s'apercevoir que les 
pores ambulacraires se continuent d'une manière uniforme 
depuis le sommet jusque près de la bouche, sans être unis 
par un sillon transversal. Dès lors, d'après les considéra- 
tions que j'ai présentées à l'article du genre, on ne doit 
pas hésiter à ranger cette petite espèce parmi les Nucleo- 
pijgus Ses tubercules sont très-serrés, comme on peut le 
voir par la fig. 10, qui représente une portion d'une aire 
iuterambulacraire vue à la loupe ; et de plus, les mame- 
lons de ces tubercules ne sont pas perforés à leur sommet, 
ni phssés à leur b:i3e. 

« Je ne connais de cette espèce que l'exemplaire figuré 
qui fait partie de la collection de M. Deshayes. C'est, se- 
lon toute apparence, un fossile crétacé. » 



llQIl PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Explication des figures. PL 988, fîg. 6, coquille de 
grandeur naturelle, vue en dessus; fîg. 7, dessous; fig. 8, 
profil transversal, vu du côté de l'anus ; fîg. 9, portion d'une 
aire interambulacraire , très-grossie; fîg. 10, partie supé- 
rieure, grossie, d'une aire ambulacraire. Copie des figures 
données par M. Desor. 

No 2323. Pyrina Orbignyana, d'Orb., 1856. 
PI. 989. 

Galerites Orhignyana, Agassiz, 1840. Cat. rais., p. 7. 

M., Desor, 1842. Mon. des Galerites, p. 2-2, pi. 3, 
fig. 5-8. 

Id., Agassiz, 1847. Cat. rais., p. 91. (Modèle P. b3.) 

Id., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 272; étage 22% n» 1218. 

EchinoconusOrbigmjanm^ d'Orb., 18j4. Revue de ZooL, 
p. 21. 

M. Desor décrit ainsi cette espèce : 

« Cette espèce est circulaire , comme le G. abbreviata ; 
mais , au lieu d'être conique , elle est arrondie et presque 
hémisphérique. Un autre caractère qui la distingue d'une 
manière nou moins précise, c'est la position de l'anus, qui 
est marginal, et par conséquent visible d'en bas et do pro- 
fil , tandis que , dans le G. abbrcviaia, l'anus n'est visible 
qu'eu dessous. La lace inférieure est légèrement concave, 
à bords très-renflés. Les détails du test sont très-bien con- 
servés dans l'exemplaire figuré, mais ils ne présentent rien 
de particulier dans leur structure. La figure 6 montre une 
aire ambulacraire vue à la loupe, ofîVant la disposition des 
tubercules et des porcs ambulacraires. La figure 3 repré- 
sente quelques plaques d'une aire interambnlacraire : les 



TERRAINS CRÉTACÉS. ^95 

tubercules principaux uo sout pas bien nombreux, puisqu'il 
n'y en a guère que douze sur une plaque. En revanche, 
les tubercules miliaires y sout très-aboudants. La figure 7 
eufîn montre plusieurs tubercules principaux , vus au mi- 
croscope, avec les tubercules miliaires qui les entourent et 
qui sont très-nombreux. 

« Je iie connais cette espèce que par un seul exemplaire 
appartenant à M. d'Orbigny et provenant de la Touraine. 
C'est, selon toute apparence, un fossile crétacé. » 

D'après les figures données par M. Desor , la bouche est 
ovale et même un peu oblique, ce qui nous force à la clas- 
ser dans le genre Pijrina et non avec les EcJiinoconus. Nous 
aurions désiré nous assurer sur l'original de ce caractère, 
mais quoique le type soit indiqué comme provenant de 
notre collection et prêté par nous à M. Agassiz, il aura sans 
doute été égaré, car nous n'avons pu le retrouver. Cette es- 
pèce appartient probablement à l'étage sénonieu. 

Explication des figures. PI. 989, fig. 1 , coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus ; fig. 2, dessous ; fig. 3, profil 
longitudinal; fig. 4, profil transversal, vu du côté de l'anus; 
fig. o, plaques d'une aire interambulacraire grossie ; fig. 6, 
aire ambulacraire grossie; fig. 7, tubercules plus grossis. 
Copie des figures données par M. Desor (1). 

(1) Aux Pyrines décrites et figurées par M, d'Orbigny, uouà ajoutc- 
rouà les espèces suivantes : 

No 1. Pyrina Paimardi, Cotteau, 1856. 

Pyrina Paumardi^ Cotteau in Davoust, lb56. Note sur les fossiles de 
la Sarthe, p. 8. 

;d., Desor, 1857. Syoops. des Ech. foss., p. 190. 

Id., Cotteau et Triger, 1859. Ech. de la barihe, pi. 37, fig. 10-15, 

Hauteur, 10 millimètres; diaiutire transversal) 13 millimètres^ ; dia- 
mètre antéro'postérieur, U millimètres. 



/l96 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Genre EchinoconuS , Breynius, 1732. 

Genre Echinoconus , Breynius , 4732. Conulns, Klein, 
\1 SA. Conulus ei Echinites yheske, 1778. Galerifes , La- 
marck, 1801. 

Caractères. Appareil génital et ocellaire, ayant dans son 

Coquille subcirculaire , un peu plus longue que large , arrondie en 
avant , légèrement Ochancrée en arrière par l'ouverture anale ; face su- 
périeure renflée, uniformément bombée ; face inférieure subpulvinée, un 
peu convexe ; sommet subcentral. AmbuUicres très-légèrement renflés. 
Tubercules visiblement scrobiculés , plus abondants et plus serrés à ia 
face supérieure qu'aux approches du sommet. Appareil apicial subcom- 
pacte. Anus elliptique, aigu au sommet, submarginal , à peine visible de 
la face supérieure. Péristome central, allongé, oblique. 

Cette espèce présente, au premier aspect, quelque ressemblance avec 
certains individus jeunes du Pyrina ovulum ; elle nous a paru s'en dis- 
tinguer nettement non-seulement i>ar sa taille constamment plus petite, 
mais par sa forme moins allongée, subcirculaire, et par son anus un peu 
plus marginal. 

Localité, Bousse (Sarthe). Assez rare. Étage turonien. 

N° 2. Pybina BouRGEOisii, Cotteau, 1859. 

Pyiina Bourgensii , Cotteau et Triger, 1859. Éch. de la Sarthe 
(manusc). 

Hauteur, 16 millimètres ; diamètre transversal, 19 millimètres; dia- 
mètre antéro-postérieur, 23 millimètres. 

Coquille allongée, ovoïde, arrondie en avant, un peu obliquement tron- 
quée en arrière; face supérieure convexe, uniformément renflée; face 
inférieure légèrement pulvinée, arrondie sur les bords; sommet subcen- 
tral. Ambulacres subcostuiés. Tubercules scrobiculés , plus serrés à la 
faie inférieure qu'aux approches du sommet. Appareil apicial subconi- 
pacte. .4h«s ovale, marginal , échancrant un peu la face supérieure, 
pourvu à la base d'une arca triangulaire qui se dirige en s'atténuant 
vers la bouche. Pe'mf orne central, allorigé, oblique, irrégulièrement sub- 
décagonal. 

Celte espèce se rencontre avec le Pyrina ovulum ; elle nous a paru s'en 
distinguer neltcment par f& forme ovoïde, rétrécis en avant et en arrière, 
par sa face supérieure convexe, subaisséc dans la région nnalc, par son 
anus plus marginal, visible à peine de la face supérieure. 



TERRAINS CRÉTACÉS. h97 

ensemble uiio lornie quadrangulaire , composé de quatre 
plaques génitales grandes , placées au centre , dont l'anté- 
rieure droite énorme , prolongée en arrière par une partie 
madréporiforme occupant le centre de l'appareil; les trois 
autres plaques articulées à facettes et immédiatement con- 

Localité, Villedieu. Assez rare. Étage sénonien. 

N" 3. Pyrina Montainvillensis, Soriguet, 1850. 

Pyrina Montainvillensis, Sorignet, 1850. Ours. foss. de l'Eure, p. 40. 

W., Desor, 1857. Synops. des Ech. foss., p. 191. 

Nous ne connaissons pas cette espèce, décrite ainsi par M. l'abbé Sori- 
gnet: «Test épais, de forme ovale, aussi large devant qucderrière et à base 
pulvinée. Bouche centrale, pentagonale, oblique et s'ouvrant au milieu 
d'une dépresMon produite par le renflement de la base. Anus elliptique, 
supra-marginal et cependant invisible d'en haut, parce qu'il est plac: 
dans réchancrure de la face postérieure. Tubercules imperforés. Les 
aires interambulacraires comptent quatre rangées de tubercules sur lo 
milieu du test. Tubercules miliaires très-noinbreux et épars. Ambulacrei 
simples; pores ambulacraires superposés régulièrement par simples 
paires obliques depuis le sommet jusqu'à la bouche. Sommet génital mal 
conservé. 

(i Calcaire pi^olitique (dauien) de Montaiaville près Maule (Seiue-et- 
Oise). » 

M. Desor mentionne en outre, dans le Synopsis des Echiuides fossiles, 
les deux espèces suivantes : 

» PïKixA FiittcuE.Mi, Desor, Cat. rais. , p. 92. lispècc renOée, seusi- 
blenienl plus courte que les précédentes (Pyrina cylindricactToucasaaa). 
Périprocle Ircs-ample. 

« Dunien de Faxoë (Danemarck). Musée de Coppeiihague, coll. Freu- 
cli'.'U. » {Synoj)!>is des Echinidcs fosail-s, p. lyi.) 

« Pïi.iNA lîâPHAELi, Desor (nov sp.). Petite espèce ren liée, peu allon- 
gée, d'égale larjjcur par devant et par derrière. Périprocte grand, limité 
culièreuient ix la face postérieure, do manière à n'être visible ni d'eu 
haut ni d'en bas. 

« Néocomien de Druesbeig (.\lpes du cantou de Scliwyz), avec le Py- 
g<iulus Des Mouliusii. Musée de Zurich. 

<< Cette espèce est dédiée au l'iév. père Raphaël, pr .fesseur d'histoire 
naturelle au couvent d'Einsiedeln. >• (Synops., p. 1<(1.)(.V. de M. Cot.) 
VI. kl 



A98 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

tigues à la première; toutes les quatre terminées extérieu- 
rement par une saillie anguleuse , où se remarque un pore 
génital très-prononcé. Les cinq plaques ocellaircs , très-pe- 
tites, sont intercallées entre les plaques génitales. On re- 
marque entre les deux plaques ocellaires postérieures une 
petite plaque coi/iplémcniaire anguleuse. Coquille ronde, 
ovale ou pentagone au pourtour, généralemant élargie en 
avant, rétrécie en arrière, (lontln 2) >'o fil longitudinal varie, 
suivant les espèces, depuis la forme conique jusqu'à la 
forme hémisphérique ou même ovale. Sommet le plus sou- 
vent central. Dessous plane, pulviné ou anguleux au pour- 
tour, quelquefois concave au milieu , rarement ondulé par 
la dépression des ambulacres. Bouc/ie décagone, placée au 
centre inférieur, le plus souvent arrondie, presque toujours 
régulière, munie à l'intérieur d'auricules destinées à soute- 
nir un appareil masticatoire très-prononcé. Anus rond ou 
ovale, ordinairement acuminé en haut , s'ouvrant sur le 
bord, de manière à être plus visible en dessous que sur le 
profil transversal , non apparent en dessus. Ambulacres li- 
néaires, à fleur du test, formés de zones étroites do pores 
arrondis, obliquement disposés , et séparés par un petit 
tubercule. Aux approches de la bouche, les zones pori- 
fères s'élargissent, prciment un aspect strié et sont com- 
posées de pores rangés par triples paires plus ou moins 
obliques. Tubercules scrobiculés , plus grands en dessous, 
plus petits et plus espacés en dessus. Les graïuUes sont 
ordinairement de deux sortes : les uns fins , homogènes, 
remplissant tout l'espace intermédiaire , les autres plus 
rares, plus développés et formant <j[uelquefoi?, autour des 
tubercules, des cercles réguliers. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 499 

Rapports et différences. Ce genre tel que nous venons de 
le circonscrire nous parait se distniguer des Pijrina par 
plusieurs caractères importants , notamment par un appa- 
reil génital et ocelluire ayant un cnseuihle quadranguLiire 
et par la présence d'une plaque complémentaire entre les 
deux plaques ocellaires postérieures (1) ; il en diffère éga- 
lemeut par une forme générale plus pentagonale, plus ren- 
tlée, souvent conique, quelquefois ondulée en dessous, par 
une bouche décagonale, régulière, jamais oblique, pourvue 
de mâchoires qui ont laissé dans le moule intérieur la trace 
de leurs auricules , par son anus plus inférieur que supé- 
rieur, et enfin par les pores ambulacraires formant , aux 
approches de la bouche, des séries obliques phis apparentes 
et plus prolongées. 

Histoire. Breynius, en 1732, institua ce genre et le 
nomma Echinocomis, en décrivant et figurant deux espèces ; 
son E. conicus (appelé plus tard albogalerus), et son E. 
hemisphœricus , que personne n'a cité sous ce nom , et 
que nous avons cru devoir rétablir. 

On aurait dû penser que ce genre, parfaitement caracté- 
risé et représenté par d'excellentes figures , resterait dans 
lu science, mais Klein, deux années après, eu 1734, proposa 
une nouvelle nomenclature , et changea le nom d'EckinO" 
conus en celui de Conulus, adopté seulement par Parkiuson^ 



(d) Cette petite plaque complémentaire ne nous paraît pas devoir être 
considérée comme un des caractères essentiels du genre jtc/ij/ioco/jus. Elle 
Lxi&te, il est vrai, ainsi que l'a constaté M. d'Orbigny, dans plusieurs 
espèces, mais chez quelques autres elle est atrophii'e ou jieut-êire si in- 
timement soudée à l'une des autres plaques qu'il est impossible d'aper- 
cevoir la suture. L'appareil apicial n'en conserve pas moins une forme 
quadrangulaire et ramassée qui ie disliDjjuc fucilcmeul de celui des 
Pyrines, (.V. de M, Coi.\ 



500 PALÉONTOLOGIL FRANCAJSt. 

en V6i 1, et par Maiikll, en 18:22. Quant aux espèces, il en 
forme quatre : \o son albo(/aleru.% pour le conicus de Brey- 
nius; 2» soû (/lobulus , que les auteurs modernes ont con- 
fondu sous d'autres noms , et que nous avons rétabli ; 
3" son nodus, qui dépend de l'espèce précédente ; 4° et son 
bnlla, qui n'est autre que Vhemisphxricus de Breynius. 

Le commentateur de Klein^ Leske , en 1778, tout en ci- 
tant comme synonyme le nom de genre de Breynius, ne 
jvige point à propos de le reprendre; il adopte , saus y at- 
ticher d'importance, le nom de Conufus, sous lequel il 
diiuue Valbofjalerus de Klein (conicus de Breynius), et dé- 
crit les autres espèces sous le nom générique d'nchinites. 

Lorsque Limarck produisit sa nomenclature, en 1801 et 
I81i;, il ne conserva aucun des noms donnés par Breynius 
et Klein, et il appela le genr« qui nous occupe Galerita. 
Saus remonter à la source première, tous les auteurs adop- 
tèrent le nom donné par Lamarck. MM. Agassiz et Desor 
suivirent cet exemple : non-seulement ils ne tinrent aucun 
compte des deux noms génériques, EcJdnocomu et Conulus, 
mais encore, contre leur ordinaire , ils oublièrent les es- 
pèces instituées depuis si lougtemps par Breynius et Klein, 
et donnèrent les noms de conicus , à' hcmisphœricus et de 
global us à des espèces bien distinctes , tandis qu'ils dési- 
gnèrent sous de nouvelles dénomiuatious les espèces dé- 
crites et figurées par nos deux anciens auteurs. Pour nous, 
le nom du genre est aussi sacré que celui de l'espèce, aussi 
n'avous-nous pas hésité à remplacer le nom de Guleritcs 
par celui iVEc/iinoconus (I), et à reprendre les noms de 

(l) Nous p;u-t;igoo;i-> conipl>'t«iueiit l'opinion de M. d'Orbif;ny. Kn pré- 
8t.Mcc d'uDe aatirioritt.^ uussi bien établie, il uous paraît impossible de 
ii'j pas remplacer, dans la noiiienclature, le nom do Gatcriics par celui 



TERRAINS CRÉTACÉS. 501 

conicus , à'Iiemisjj/iœnciis, ôonnés ^RT Breyiiius, et celui 
(le (/lolnthis par Klein. Il en est résulté l'obligation de 
discuter tonte la synonymie , travail fastidieux , mais que 
nous avons dû cntrt^prondre afm de restituer aux espèces 
leurs véritables dénominations. 

De toutes les espèces décrites par MM. Agassiz et Desor, 



d'iùchinocouuf. Ce changement de dénomination a été admis par 
M. Wright dans l'introduction qui précède sa Monographie des F.chi- 
nides ooUtiques d'Angleterre. Nous l'avons nous-même adopté dan« nos 
l'khinides de la Sarthe et nous es, érons que cet exemple sera désormais 
suivi jiar tous les paléonto'ngucs. — M. De^or, dans une note insérée au 
Bulielin de la sociét/' géologique (2esér., t.XIV, p, 416), et plus tard dans 
le Synopsis des Échinides fossiles (p. 179), a proposé de maintenir à la 
fois dans la méthode les genres Galcriics et Echinoconns , laissant dans 
le premier le Gakrites albogalerus (type verè conicus de Breynius), et 
limitant le secord aux espèces à base circulaire, dont le type, suivant lui, 
est VEcIdnoconus hemisphœricusàe Bieynius; nous ne pouvons nous ran- 
ger à l'avis de notre savant ami. En admettant, ce que ne croit pa^ 
M. d'Orbigny et ce qui nous parait très-contestable, que les Kchinocomis 
verè conicus et heminpliœricus appartiennent à deux types génériques 
distincts, il ne nous paraît pas possible de changer l'attribution faite par 
M. d'Orbigny. Kn 18ô3, M. d'Orbigny, rétablissant le premier le genre 
Echiiioeoiius, l'a appliqué au type verè-conicus {albogalerus de Lamarck). 
C'est un fait accompli qui a pour lui l'antériorité et sur lequel on no 
peut revenir; aussi M. Desor ne saurait-il, trois années plus tard, dans 
le désir de conserver sa valeur au genre Galeriies , reporter ce mémo 
nom à'hehinocoiius au type Itemispliœricus ; il en résulterait cerîai- 
nement une confusion plus grande que colle qu'il cherche à éviter. Il 
faut ou rejeter complètement le nom d'Echinccouus, rc qui n'est pas 
possible en présence do l'antériorité qui lui est acquise, ou bien l'ad- 
niettn; avec la signi.'irution que lui a donnée M. d'Orbigny. Du rc:-te, 
comme nous le disions dans notre réponse à la note de M. Desor (Bull, 
soc. géol., t. XIV, p. il 8), indépendamment de l'antériorité, il existe 
en faveur de l'opinion de iM. d'Orbigny une raison puissuite, c'est que 
fc verè conicus {nUng>ikrus) est bien certainement le premier type des 
Ecliinocouus do Breynius , et que Lamarck , en établissant son genre 
Giilerilcs (\n\ y correspond exactement, a eu -le tort de n'en tenir aucun 
compte. (A'. </.• .1/. Cot.) 



502 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE, 

une seule nous est inconnue. Elle a été classée par ces 
auteurs dans le genre Caratomus , mais l'espèce avec la- 
quelle elle est comparée nous engage à la placer dans le 
genre Echinoconus. 

C'est V Echinoconus Eœmeri^ d'Orb.; Caratomus Bcemeri, 
Desor^, 1847. Cat. rais., p. 93. Ainsi indiquée : «espèce 
voisine du Caratomus hemispJtœricus {Echinoconus Deso- 
rianus , d'Orb., n° 2338), mais un peu plus haute et 
subconique. On la prendrait pour une Galerite , si l'anus 
n'était infra-marginal. Craie d'Ilten près de Hanovre. Rœ- 
mer, » L'anus étant le plus souvent infra-marginal chez les 
Echinoconus, il n'y a aucune raison pour ne pas la classer 
dans ce genre. 

Résumé géologique sur les Echinoconus. 

Nous connaissons jusqu'à présent vingt et une espèces 
du genre Echinoconus , toutes spéciales aux terrains créta- 
tacés et seulement dans les étages albieo , cénomanien et 
sénonien, c'est-à-dire trois dans l'étage albien, deux dans 
l'étage cénomanien et seize dans l'étage sénonien. Ainsi le 
maximum des espèces et les dernières du genre se trouvent 
dans l'étage sénonien. 

Ces espèces sont ainsi réparties dans les anciennes mers 
des terrains crétacés : 

Dans l'étnge albien, les trois espèces, E. castanea , mix- 
tm et nucula, sont spéciales au bassin méditerranéen. 

Dans l'étage cénomanien. dos deux espèces, l'une, YE. 
Jihofoniagcnsis , se trouve à la fois dans les dtnix bassins 
méditerranéen et anglo-pnrisien, et l'autre, 1'^. Bargesa- 
nus, est spéciale au bassin méditerranéen. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 503 

Dans Tétage sénonien, une seule , VE. s^ubconkux , se 
trouve à la fois dan? les anciens bassins méditerranéen et 
anglo-parisien. Deux, les E. gigas et Egypdacus, sont spé- 
ciales au bassin méditerranéen ; tandis que onze espèces, 
les E. comcuf!, subrntundus, globuJus, hœmhpliericus , sub- 
pyramidalis, orbicularis, magnificus, Desorionus, vulgaris, 
abbreviafus et Rœmcri, sont spéciales au bassin anglo-pari- 
sien. Le bassin pyrénéen renferme, jusqu'à présent, deux 
espèces spéciales, les E. Raulini et salcafus [\). 

Espèces de l'étage albien. 

N" 2324. ECHINOCONUS CASTANEA, d'Orb., 1854. 

PI. 990. 

Gnlerifescnstanea, Agassiz, 1839. Échin. suisses, 1 , p. 77, 
pl. 12, fi g. 7-9 (non Brongniart, excl. syn.]. 

(1) Le genre Echinoconu», si abondamment répandu dans les terrains 
crétacés de France, d'Allemagne et d'Angleterre, c^t un des plus ancien- 
nemeut connus. Il n'est pas un auteur traitant des Écliinides qui n'ait 
cité, d'Crit ou figuré quelques-unes de ses nombreuses espèces, aussi 
leur étude, malgré la magnifique Monographie publiée en 1842 par 
M. Desor, était-elle devenue des plus compliquées au moment où 
M. d'Orbigny s'en est occupé. Les dénominations les plus anciennes 
avaient été successivement abandonnées, puis reprises et souvent appli- 
quées à d s espèces tout à f.iit distinctes^ et dans la synonymie il régnait 
une confusion presque inextricable. M. d'Orbigny a apporté dins ce tra- 
vail ingrat sa sagacité habituelle. Les notes malheuieusement incom- 
plètes que nous avons sous les yeux, écrites quelques mois avant sa 
mort, sont le résultat de longues et patientes investigations. Nous ne 
disons pas qu'elles sont exemptes d'erreurs et donnent la solution do 
toutes les difficultés, mais on reconnaîtra du moins qu'elles jettent un 
grand jour sur la synonymie et la délimitation de la plupart des espèces. 

(/V. de M. Col.) 



504 PALÉONTOLOGIE FRANCAFSE.' 

Id., Agassiz, 1840. Cat. rais., p. 7. (Modèles G2 b., 64., 
67., Q. 42.) 

Jd., Desor, 1842. Mon. des Galerites, p. 28, pi. 4, fig. 14- 
d6 (excl. fig. 12-13. Excl. sjm.G Rolhoraagensis, Agassiz). 
Id., E. Sismonda , 1843. Mém. sur les Échin. de Nizza , 
p. 50. 

Jd., Agassiz, 1847. Cat. rais., p. 91 (exclus syn.). 
ffl., d'Orb , 1847. Prod., 2, p. 142 ; étage 19% no 120. 
fd., Albin Gras, 1848. Ours de l'acre, p. 44. 
Id., Albin Gras, 1852. Foss. de l'Isère, p. 40 : étage 19% 
n*40. 

Echinoconus castanea, d'Orb., 1854. Revue de zool., 
p. 21. 

Dimemiotu. Longueur totale , 48 millimètres. Par rap- 
port à la longueur : largeur, 90 centièmes; bauteur, 65 
centièmes. 

Coquille ovale, pentagone, peu renflée, élargie en avant, 
rélrécie et un peu arrondie en arrière, dont la bauteur a 
65 centièmes de la longueur, et dont le grand diamètre 
transversal est au tiers antérieur sur les aiiglcs latéraux. 
Profil longitudinal arrondi, mais étroit îi ses extrémités, 
formant eu dessus une courbe légèrement brisée au som- 
met. IJes.'iou.'! plat, sens'blement creusé au milieu, à bords 
pulvinés. Bouche un peu ovale, presque ronde , s'ouvrant 
au milieu. Anus assez grand, ovale, placé sur le bord même, 
de manière à n'être visible qu'à la lace supérieure; il est 
marqué en dessous d'une area peu [ironoucéc, mais acu- 
minée en avant. Amhulacres non .«aillants , correspondant 
aux angles de la coqnillo ; zom-s porifères étroites, formées 
de pcres simples, séparés par uu tubercule. Tubercules 
espacés; gramdcs intermédiaires fins et abondants. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 505 

Jlapporis et différence!^. Cette espèce se distingue de ses 
congénères par sa forme allongée et pentagone, légèrement 
concave en dessous. 

Histoire. Comme nous l'avons dit en décrivant le Pyrina 
castanea, M. Brongiiiart. en 1822, a figuré sous le nom de 
NvcleoIitescasta7iea, une espèce citée par Defrance et Blain- 
ville, et dont M. Agassiz a fait, eu 1836, son Catopijgus cos- 
to7}(iis, et M. Des Moulins son Pyrina castanea. C'est effec- 
tivement, d'après les figures de Brongniart, une véritable 
Pyrine, et nous avons dû la conserver dans ce genre (voy. le 
n" 2308) (1). Plus tard , en -1839, M. Agassiz a figuré, sous 
le nom de Galerites castanea, une espèce pentagone , bien 
difi'érente de celle de M. Broi^.guiart, qui eft ovale. Nous 
connaissons trop l'exactitude que cedernicr apportait dans 
ses dessins pour croire à ur.e erreur du dessinateur , aussi 
avons-nous séparé ces deux espèces et fait du Galerites cas- 
tanea de M. Agassiz notre EcJnnoconus castanea. M. Forbes 
y rapporte à tort une espèce qui u'est autre que VEchino- 
cnnus Rhotomayensis que M. Desor y réunit également !'2), 
mais les deux espèces sont bien distinctes. 

Localité. L'E. ms^oweo est spécial à l'étage albien ; il a été 

4 

(J) Nous arons indiqué plus haut, p. /i72, note 1, 1( s motifs qui nous 
engagent, malgré l'opinion do J!. d'Orbigny, à no considérer, avfc 
M. Desor, le KucUoliles castanea de M. Brongniart que comme uncxem- 
j)!aire arrondi et quelque peu déforoié de VEcfiinoconus cattanea. 

(Y. de M. Cot.) 

(2) Dans le Synopsis des Échinides fossiles , M. Desor sépare de nou- 
veau le Galerites Hlioiomagensis du Galerites castanea, il le fait avec 
doute, et suivant lui, la question d'identité n'est pas encore tranchée. 
— Nous comprenons parfaitement celte hésitation, car les deux espaces 
sont très-voisines; cependant nous les avons comparéesavecsoin et nous 
croyons, comme M. d'Orbigny, qu'elles constituent deux types distincts. 

\ld.) 



506 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

recueilli à Escragiiolles (Var) par M. Kœchlin et par moi, 
aux Près , vallée de Rencurel près Grenoble (Isère) par 
M. Albiu Gras, dans le comté de Nice par M. Cailliaud. 

Explication des figures. PL 990, fîg. \, coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus; fîg. 2, dessous; fîg. 3, profîl 
longitudinal ; fîg. 4, profîl transversal, vu du côté de l'anus ; 
fîg. a, pores grossis. De notre collection. 

N° 2325. ECHINOCONUS MIXTUS, d'Orb., 4854. 
PI. 99i. 

Gaferites mixtus, Defrance, 1825. Dict. des se. nat., 

t. 18, p. 87. 
Id., Des Moulins, 1837. Études sur les Éch., p. 256, n" 11, 
Id., Agassiz, 1847. Cat. rais., p. 91. (Modèle R. 87.) 
Echinoconus mixius, d'Orb., 1854. Revue de zoologie, 
p. 21 . 

Dimensions. Longueur, 45 millimètres. Par rapport à la 
longueur : largeur, 94 centièQies ; bauteur, 77 centièmes. 

Coquille presque aussi large que longue, pentagone, 
assez renÛée, conique, élargie en avant, rétrécie en ar- 
rière, dont la bauteur a 77 centièmes de la longueur, et 
dont le grand diamètre transversal est au tiers antérieur 
sur les angles latéraux. Profil longitudinal conique, élevé 
au sommet, un peu plus allongé en arrière qu'en avant, à 
côtés convexes, arrondis aux extrémités. Dessons plat, à 
peine creusé au milieu, à bords obtus. Bouche ronde, 
centrale. Anus médiocre, ovale, placé sur le bord, mais 
visible seulement h la face inférieure, pourvu d'une area 
triangulaire prolongée en dessous. Ainbulncrcs saillants 



TERRAINS CRÉTACÉS. 507 

placés sur les angles. Tubercules espacés , entourés de 
granules fins et abondants. 

Rapports et différences. Cette espèce, toujours associée à 
la précédente, s'en distingue nottomont pnr son ensemble 
bien plus court , plus haut et plus conique. Les profils lon- 
gitudinal et transversal sont surtout très-différents. 

Histoire. Indiquée plutôt que décrite par Defrancc, en 
1820, elle est caractérisée par ses angles saillants et par 
son gisement à Saint-Paul-Trois-Chàteaux. C'est à tort que 
M. Agassiz la décrit comme ronde, et qu'il y rapporte la 
fig. G, H, de la planche 13 de Leske, qui a une toute autre 
forme et dépend de l'étage sénonien (1). 

Localité. Elle est spéciale à l'étage albien. Elle a été re- 
cuedlie à Clar. près d'Escragnolles (Var) par M. Kœchlin 
et par nous ; dans les environs de Drap, par M. CailHaud ; 
aux Prés, vallée de Rencurel (Isère) par M. Albin Gras. 
On la trouve encore à Saint-Paul-Trois-Châteaux (Drôme). 

Explication des figures. PI. 991, fig. 1, coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus; fig. 2, dessous; fig. 3, pro- 
fil longitudinal; fig. A, profil transversal, vu du côté de 
l'anus; fig. 5, moule intérieur, vu en dessous pour montrer 
trer les auricules internes de la bouche. De notre collec- 
tion. 

(1) Suivant M. Desor, le Gaterites mixtus de Defrance est une variété 
circulaire et renflée du Gateriies albognlcnis (Synops. des l'xh. foss. , 
p. 183). La description donnée par Defrance, toute insuffisante quelle 
est; et la localité de Saint-Paul-Trois-Lliàteaux indiquée par cet auteur 
s'opposent à ce rapprochement. Cette espijco a beaucoup pins de rrssem- 
blance avec \'Kcli:nocoiius casiauea dont elle n'est peut-être qu'une va- 
riété circulaire et subconique. {N. de M. Cot.) 



Ô08 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

N" 232G. EcHiNOCONUS nucula, d'Orl)., I80G. 
PI. 992, fig. 1-3. 

Galerites imculo, Albin Gras, 1849. Sup, aux Or.rs. 
de l'Isère , p. A, pi. 1 , fîg. 0-8. ' 

JiL, Albin Gras, 1832. Fos. de l'Isère, p. 40; étage 19% 
i\° 41 . 

Dimensions. Longueur totale, i't millimètres. Par rapport 
à la longueur : largeur, 83 centièmes; hauteur, 60 cen- 
tièmes. 

Coquille ovale, renflée, arrondie au pourtour et à la fnre 
supérieuiv, dont la hauteur a les 73 centièmes de la lon- 
gueur, et dont le grand diamètre transversal est au milieu. 
Profil longifiidinal régulièrement convexe. Profil transver- 
sal arrondi partout, un peu plus large à la base. Dessous 
convexe. BoucJie ronde placée au centre inférieur. Aniis 
petit, s'ouvrant sur le bord de manière à n'être visible 
qu'à moitié en dessous. Ambulaeres ordinaires, sans angl. s 
saillants. Tubercules inconnus. 

Jiapporls et différences. Cette espèce se distingue nette- 
ment des deux précédentes par son pourtour ovale, et non 
pentagone, par ses deux extrémités égales en largeur, par 
sa forme bombée convexe , arrondie en dessus, rentlée en 
dessous, enfin par son anus placé beaucoup plus haut. 

Localité. M. Albin Gras l'a recueillie au hameau des 
Prés, vallée de Uencurcl, près de Grenoble (Isùre). 

Expliccdion des ligures. PI. 9'.!2, fig. I , grandeur natu- 
relle ; fig. 2, coquille grossie, vue eu dessus; fig. 3, des- 
sous; fig. i , profil longitudinal ; fig. 3 , profil transversal, 
vu du coté (le l'anus. Do l,i collertioii dt^ M. Albin Gras. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 509 

Espèces de V étage cénomanien. 

N" 2327. EcHiNOCO^us Hho tomagensis , d'Orb., 1856. 

PI. 993. 

Galerites Rhotomagensis, Agassiz, 1840. Catal. syst., 
p. 7. 

/(/., E. Sisiiionda, 18i3, Ecliin. de Nizza, p. 51, pi. 2, 
fig. 8-10. 

Galerites ca>tanea (pars), Desor, 1842. Mon. des Ga- 
lerites, p. 23, pi. 4, fig. 12-13 (exclus, tig. 14-16). 

Id., Forbes, 1850. Geol. Survey, dec. 3, pi. 7 (non 
Brongnidrt, 1822, non Agassiz, 1839.) 

Dimensions. Longueur, 30 millimètres. Par rapport 
à la longueur : largeur, 93 centièmes; bauteur, 67 cen- 
tièmes. 

Coquille ovale, à peine pentagone, renflée, un peu élargie 
en avant, rétrécie en arrière, dont la hauteur a les 67 cen- 
tièmes de la largeur, et dont le grand diamètre transversal 
est au tiers antérieur. Profil longiludinal trcs-arroudi et 
très-convexe à ses extrémités , formant en dessus une 
courbe simple, subdéprimée. Dessous assez profondément 
creusé. Bouche un peu ovale, grande, placée au milieu. 
i4?2M.'> ovale, médiocre, s'ouvrantsur le bord même, mais de 
manière à ne paraître que très en raccourci sur la face in- 
férieure, marqué d'une area postérieure. Ambulacres li- 
néaires, non saillants. Tubercules très-nombreux et très- 
rap proche s. 

Ilapporls et différeiices. Cette espèce séparée d'abord du 
Ga/eritescastanea par M. Agassiz, y a été réunie à tort par 
M. Desor et par M. P'orbes. Nous avons sous les yeux un 



510 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

liès-graud nombre d'échaiitillnns des deux espèces, et l'a- 
nalyse des parties nous a prouvé que ÏE. Rhoiomagemis 
diflere de VE. castanea par son profil longitudinal plus dé- 
primé au milieu, bien plus renflé et plus rond aux extré- 
mités, par son dessous plus creusé, par son anus un peu 
plus en dessus, par ses tubercules infiniment plus rappro- 
chés les uns des autres. Enfin elle est d'un autre étage géo- 
logique. 

Localité. Elle est spéciale à l'étage cénomanien et a été 
recueillie à Rouen (Seine-Inférieure), dans la couche re- 
maniée, par ^l. d'Archiac et par nous; à la Bedoule (Bou- 
ches-du-Rhône) par M. l'abbé Barges. 

iM. Cotteaunous a communiqué une variété très-déprimée 
provenant du tourtia de Belgique ; en Angleterre , VE. 
Rhotomarjensis se rencontre à Warminster et près du vil- 
lage de Chaldon, dans le Dorsetshire. 

Explication des figures. PL 993, fig. \, coquille de gran- 
deur naturelle, vue endtîssus; fig. 2, dessous; fig. 3, profil 
longitudinal; fig. 4, profil transversal, vu du côté de l'anus ; 
fig. 5, appareil génital et ocellaire grossi; fig. 6, extrémité 
inférieure des ambulacres autour de la bouche j grossie 
pour montrer les détails. De notre collection. 

N» 2328. ECHIiNOCONUS BARGESANUS, d'Orb., <8oo. 
PI. 99 i, fig. 1-5. 

Dimensions:. Tonguenr totale, .35 millimètres. Par rapport 
à la longueur : largeur, 92 centièmes; hauteur, 78 cen- 
tièmes. 

Coquille très-légèrement anguleuse au pourtour, très- 
haute, conique, un peu élargie en avant, un peu rétrécie 



TERRAINS CRÉTACÉS. 511 

en arriére, dont la hauteur a les 78 centièmes de la lon- 
gueur, et dont le grand diamètre transversal est au tiers 
antérieur. Profil longitudinal anguleusement obtus aux 
deux extrémités, à côtés déclives presque droits, à sommet 
conique très-obtus. Dessous plat, à peine concave autour 
de la bouche. Bouche ronde, placée au milieu. Anus ovale, 
médiocre, s'ouvrant sur le bord inférieur. Ambulacres lé- 
gèrement creusés en sillons. Tubercules rapprochés en des- 
sous, espacés et petits en dessous. 

Rapports et différences. Cette espèce diffère complète- 
ment de la précédente avec laquelle elle se trouve, par sa 
grande hauteur, par sa forme conique, par ses côtés cou- 
pés obliquement, presque droits. Il est impossible de les 
confondre . 

Localité. Elle a été recueillie dans l'étage cénomauien 
près de la Bedoule ( Bouches-du-Rhône ) i)ar M. l'abbé 
Barges. C'est encore l'une des nombreuses découvertes 
que nous devons au zèle infatigable de ce savant archéo- 
logue et philologue. 

Explication des figures. Fig. 1, coquille de grandeur na- 
turelle, vue en dessus ; fig. ^, dessous ; fig. 3, profil loDgi- 
tudinal; fig. 4, profil transversal, vu du côté de l'anus; 
fig. o, quelques pores des ambulacres grossis. De notre 
collection. 

Espèce de l'étage sénonien. 

N" 2329. EcHiNOCONUS gigas, Cotteau, 1856. 

PL 984, fig. 6. PI. 99o. 

Echinoconus gigas, Cotteau, 1850. Éch. fos. des Pyré- 
nées. Bull. soc. géol. de France, 2" sér., t. xil, p. 258. 



51*2 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Dimensions. Longueur totale , 63 millimètres. Par rap- 
uort à la longueur : largeur , 95 centièmes ; hauteur , 81 
centièmes. 

Coquille à peine anguleuse au pourtour, assez haute, un 
peu conique quoique très-renflée, élargie en avant, rétrécic 
en arrière, dont la hauteur a les 81 centièmes de la lon- 
gueur, et dont le grand diamètre transversal est au tiers 
antérieur. Pro(il longiludinctl arrondi à ses extrémités, et 
de là offrant une courbe régulière en dessus. Profil trans- 
versal également arrondi sur les côtés, mais à sommet ob- 
tusement conique. Dessous \)\aii , pulviné au pourtour. 
Bouche arrondie, décagone, placée au milieu. Anus grand, 
ovale, acuminé en haut, pourvu d'une area en dessous, 
placé sur le bord, et visible sur le profil autant que sur la 
face inférieure. Aminilacres très-étroits, linéaires. Tuber- 
cules petits, serrés en dessous, plus espacés en dessus. 

Rapports et différences. Par sa taille extraordinaire, par 
sou enseaiblc reullé et pourtant un peu conique sur le 
profil transversal, cette magnifique espèce se distingue 
nettement de toutes les autres de l'étage sénonien (1). 

Localité. Elle est spéciale à l'étage sénonieu et a été re- 
cueillie à Bauchalot, près Saint-Gaudens, à Saiut-Martory, 
à Auzas, à Picou près Roquefort, à Salies (Haute-Garonue) 
par MM. Leymerie et de Lorière. 

Explication des figures. PI. 994, iig. 0, profil longitu- 
dinal de grandeur naturelle. PL 995, iig. I, dessus; fig. "2, 



(1) Dans le Synopsis des Écliinides fossiles, M. Desor place cette espèce 
dans lo genre Globaior, tout en reconnaissant qu'elle rappelle tout à fait , 
pirsa foraio et sa physionomie, les Galcriies dont elle ne diffère, sui- 
vant lui, que pirsa granulation sporadin'ie et beaucoup plusserré(!. 

{/V. de M. Col.) 



TERRAINS CRÉTACÉS. 513 

dessous; fig. 3, profil transversal, vu du côté de l'anus; 
fig. 4, pores des ambulacres grossis; fig. 6, groupe de 
' pores buccaux grossis. De la collection de M. Cotteau. 

N° 2330. ECHINOCONUS CONICUS, BREYNIUS, 1732. 

PI. 996 et 997, fig. 1-7. 

Echinoconus vcrè conicus, Breynius, 1732. Scliediasma 
de Echin., p. 57, pi. 3, fig. 1-2. 

Conulus albogalcrus, Klein, 173-i. Nat. dispos. Ecliino- 
dermatum, édit. de Leske, p. 19, pi. 13, fig. A, B. 

EcJiinife conoide, Bourguet, 17 i2. Traité des Pétrif., 
p. 77, pi. 53, fig. 360. 

Conulus albogalcrus, Kleio, 1734-. Ordre nat. des Ours, 
de mer, édit. franc., p. 72, pi. 7, fig. C-B. 

Id., Leske, 1778. Klcinii nat. dispos. Ecliin, p. 162, 
pi. 13, fig. A, B. 

Echinus albogalcrus, Gmelin,1789. Systema naturse , 
p. 3182, no /,G. 

Bruguière, 1791.Tal»l. eucyclop. et raéth., atlas, p. 152, 
fig. 5 et 6. 

Conulus albogalcrus, Parkinson, 1811. Organic remains, 
t. 3, pi. 2, fig. 10 et 11. 

Galcrites albogalcrus, Lamarck, 1816. Anim. sans vert., 
t. 3, p. 20, n° 1. 

Id., Defrance, 1820. Galerites, Dict. des se. nat., t. 18, 
p. 8. 

Galcrites glohosus, Defrance, 1820. M., p. 80 (d'après les 
figures citées par Parki is n.) 

Galcrites albogalcrus, Brougniart, 1822. Fos. des euv. 
de Paris, p. 631, pi. L, fig. 12. 

VI. US 



514 PALÉONTOLOGIE mANÇAiSE. 

Comilus albogalerm, Mantell, 1822, Geology. of Susscx, 
p. 190, pi. 17, fig. IGetl9. 

Galeritcs a/^^oi/rt/f^w.^, Deslougchamps, 1824. Zoophytes, 
Encycl. méth., t. 2; p. 431. 

M., Goldfuss, 1826. Petrefacta ail., 1, p. 127, pi. 40, 
fig. 19. 

Conulus albogalerus. Fleming, 1828. History of Brit. 
au., p. 481. 

Echinoneus albogalerus, Bloxrvf'ilXQ, 1834. Man. d'actiu., 
p. 212. 

Discoidea albogalera, Agassiz, 1830, Proil. Moji. des Rad., 
p. 19. 

Galerites albogalerus, Stokes, 1829. Trans. soc. géoL, 
2^ série, t. 2, 3' paît., suppl., p. 406, pi. 45, fig. 14 
et 15. 

Id., Des Moulins, 1837. Etudes sur les Ech., p. 24>;, 
n» 2. 

Id.^ Agassiz, 1839. Catal. syst. ectyp., p. 6. (Modèle S. 
69.) 

Id., Milue Edwards iu Lamai'ck, 1840. An. «ans vert., 
2«édit., t. 3, p. 300, u« 1 . 

/f/., Rœraer, 1840. Norddeutsclieu Kreid., p. 32. 

Id., Desor, 1842. Mon. des Galerites, p. H, pi 1,- fifr. 
4-11, et pi. 13, fig. 7. 

Galerites anguhsa, Desor, 18i2. Id., p. 22, pi. 1, fig. a-7. 

Id. Morris, 1843. Cat oiBrit. fos., p. 53. 

Galeritcs albogalerus, Mom.s, 1843. Id., p. 53. 

7</., Agassiz et Desor, 1847. Catal. raisoni;('', p. 90. 

Galerites angulosa, Agassiz et Desor, 1847. Id ., p. 90. 

Galerites albogalerus, d'iJrh., 1847. Prod., 2, p. 271; 
étage 22% nM212. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 515 

Galeriies angulosus, d'Oib., ^847. Kl , p. 272, n" 1219. 

Galerilcs albogalcrus, lorbos in Dixou, ISoO. Geol. of 
Sussex, p. 340. 

/c/., Sorignet, ^8b0. Ours. fos. de lEure, p. 10. 

Id., Forbes, I8o0. Memoirs gcol. surv, dec. [\, pi. 8. 

Id. Bromi, 1851. Lethea geogn., Kreid., p. ^9,, pi. 29^ 
fig. 18 a, b. 

Id.y Quenstedt, 1852. Hand. Petrefakt., p. S83. 

Echinoconus cdbogalerus, d'Orb.; ISo-i. Revue de zool., 
p. 20. 

Echinoconus angulosus, d'Orb., 485-4. Id., p. 21. 

Galerites alOoyalerus, Morris, -1851. Gâtai. ofBrit. t'oss., 
2« édit., p. 80. 

Echinoconus albogalcrus, Leymerie et Cotteau, 185G. 
Catal. Ech. Pyrénées, Bull. soc. géol. France, t. 13. p. 258. 

Dimensions. Longueur, 44 millimètres. Par rapport à 
la longueur : largem-, 95 centièmes ; hauteur, 99 cen- 
tièmes. 

Coquille légèrement anguleuse et arrondie au pourtour, 
très-haute, conique, un peu plus large en avant, rétrécie 
eu arrière, dont la hauteur a 99 centièmes de la longueur, 
et le plus grand diamètre transversal est au tiers antérieur. 
Prolil longididi/tal i:ouu[\i(;,ùi cotes déclives, presque droitis, 
à sommet obtus. Pro/il (ronsversal également conique, 
mais un peu moins laj-ge. Dessous entièrement plat, non 
creusé autour de l'ouverture buccale. Bouche ronde, déca- 
gonale, placée au milieu. .4;/^^'; grand, ovale, acinniné en 
haut, pourvu en arriére d'une longue area triangulaire ; il 
s'ouvre sur le bord, de manière à être plus visible en des- 
sous que de profil, où il se montre en raccourci. Ambulacrcs 
très-réguhers, étroits, formant des sillons assez prononcés. 



516 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Tubercules serrés en dessous, plus petits et beaucoup plus 
espacés en dessus. Granules abondants, inégaux, quelque- 
fois allongés. Appareil génital et ocellaire formant dans 
sou ensemble une figure un peu quadrangulaire. 

Rapports et différences. Cette espèce se distingue nette- 
ment de ses congénères par sa forme conique régulière 
presqu'aussi haute que longue, bien différente, sous ce rap- 
port, de VE. Bargesama, qui est infiniment moins élevé. 
C'est le plus conique de tout les Ec/ii7wcoîuis. 

Histoire. Parfaitement figurée et décrite dès 1732, sous 
le nom à'EcItinoconus verè conicus, par Breynius, créateur 
du genre, cette espèce a dû reprendre ce nom de conicus, 
parce qu'il est le plus ancien, et qu'en outre il s'applique 
parfaitement à la forme de l'espèce. Le nom à'albogalerus, 
donné par Klein en 4 734, et qui a été préféré par La- 
marck et tous les autres auteurs, est postérieur de deux 
années au premier. Nous rapportons à cette espèce le Gah' 
rites fjlobosus de Defrance, établi sur la figure 10, pi. 3, de 
Parkinson, qui représente certainement YE. cotiicus. Nous 
avons cru devoir lui réuuir également VE. angulosus (ga- 
lentes angulosa Desor), variété pentagonale, anguleuse, 
beaucoup plus lai ge en avant qu'en arrière, mais qu'on ne 
saurait distinguer du type (1). 

(1) Les auteurs ne sont point d'accord sur les limites qu'on doit assi- 
gner hVEchinoconus conicus, M. Desor (Synops. des f.ch. foss., p. 182), 
à l'exemple de Forbes, a cru devoir y rapporter les Galeritcs vulgaris, 
conica, j^ijramidalis , angulosa et mixta. D'Orbigny, au contraire, 
adopte un système tout opposé; à l'exception du Galeritcs angulosa, \[ 
considère ces espèces comme entièrement distinctes. C'est aller peut- 
être trop loin en ce qui concerne notamment VK. pyrimidalis , qui 
nous parait se séparer assez, diflicilcment de VE. conicus; mais il en est 
autrement dc"^ A", vulgaris, r.iibion:cuf ((ùilrritci conica, Desor) et mixtMs; 



TERRAINS CRÉTACÉS. 517 

Localité. Elle est spéciale à l'étage scnonien, et a été 
rencontrée à Meudou, près de Paris, par nous ; aux envi- 
rons de Sens , de Villeneuve-le-Roi et de Charny (Yonne) 
par M. Cotteau; à Beauyais et à Roquemont (Oise) par 
M. Graves ; elle a été recuillie également à Chartres (Eure- 
et-Loire); à "N" eruonnet et à Pintcrville (Eure) ; aux bains de 
Reunes (Aude) ; en Angleterre, à Kent, Gravesend et dans 
le comté de Sussex; aux environs d'Aix-la-Chapelle (Prusse); 
et dans l'ile de Ruëgen. 

Explication des figures. PL 996, iig. \, coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus; fig. 2.. dessous ; fig. 3, profil 
longitudinal; fig. 4, profil transversal, vu du côtédeFanus; 
fig. 5, appareil génital grossi; fig. 6, moule intérieur, vu 
en dessous pour montrer les auricules; fig. 7, bouche gros- 
sie; fig. 8, tubercules de la base grossis; fig. 9 et 10, mâ- 
choires grossies. Pi. 997, fig. 1, dessous grossi; fig. 2, 
une partie du test plus grossie ; fig. 3, baguette grossie; 
fig. 4, sa coupe; fig. o et G, pédicellaires grossies; fig. 7, 
gros granules saillants grossis. De notre collection. 

No 2331. ECHINOGONUS SUBROTUNDUS, d'Oib. 1854. 
PI. 997, fig. 8-12. 

Comilus subrotumlus, JNIantell, 18:22. Geol. of Sussox, 
p. 191, pi. 17, fig. 15. 

relativement à ces espèces, nous sommes tout à fait de l'avis de d'Or- 
bigny, et nous y voyons des types bien différcnls et chez lesquels ne se 
retrouve plus cette forme si sensiblement conique qui caractérise l'/i. 
conicuf. Celle de ces espèces qui s'en r.approche le plus est VE. suO' 
conicus {Galerilcsconica, Dcisor). Nous verrons cependant plus loin, en 
la décrivant (n" 233:;), qu'elle s'un éloigne par sa forme constamment 
plus arrondie, son somm?t plus linge et muins conique, s s côtés plus 
coiive.\cs et son péristome un peu obliqi e. (A^. ((c M. Cot.) 



518 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Galerites subrotunda, Agassiz, 1826. Prod., Monog. des 
Radiaires, p. 19. 

Id., Des Moulins, 1837. Études surlesEch.,p.2o6,n<»10. 

M., Agassiz, 1839. Catal. syst. Eclyp. foss. , p. 7. 

Ici., Milne Edwards in Lamarck, 1840, Au. sans vert., 
2^ éd., t. 3, p. 313, no 19. 

Ici, Desor, 1842. Monog. des Galerites, p. 18, pi. M, 
fig. 11-14. 

Id., Morris, 1843. Catal of Brit. foss., p. 53. 

Id., Agassiz et Desor, 1817. Catal. rais, des Ech., p. 90. 
(Modèle Q. 78.) 

Galerites suhtruncatus, d'Orbiguy, 1847. Prod., 2, p. 272 ; 
étage 22, n° 1215. 

Galerites subrotundus, Forbes in Dixon, 1850. Geol. of 
Sussex, p. 340. * 

Id., Forbes, 1850. Mem. of geol. surv., dec. 3, p. 6. 

Id., Morris, 1854. Catal. of Brit. foss., p. 80. 

Echinoconus subrotundus, d'Orbigny, 1854. Revue de 
zool., p. 20 

Dimensions. Longueur, 40 milimètres. Par rapport à la 
longueur : largeur, 95 centièmes ; hauteur, 93 centièmes. 

Coquille presque ronde, à peine augul'^use au-pourtour, 
très-haute dans son ensemble, un peu plus large en avant, 
rètrécie en arrière, dont la hauteur a 93 centièmes de la 
longueur et dont le plus grand diamètre transversal est au 
tiers antérieur. Pro/il longitudinal également globuleux, 
arrondi en dessus, rétréci à la base. Dessous plat, présen- 
t;int cinq sillons formés par les ambulacres, et les ré- 
gions inlorambularraires un peu convexes et ondulées. 
Bouche légèrement ovale, décagonale, placée au milieu. 
Anus petit, saillant, s'ouvrant sur le bt>rd, de manière à 



TERRAINS CRÉTACÉS. 519 

être aussi visible en dessus que de profil, pourvu eu arrière 
et en dessous, d'une area bombée. Anibulacres en sillons. 
Tubercules serrés en dessous, très-espaces en dessus. 

Rapports et différences. Cette espèce se distingue de 
toutes les précédentes par son ensemble élevé, globuleux, à 
sommet large et arrondi, par sa base rétrécie et par les 
ondulations que présente la face inférieure. 

Histoire. Représentée à l'état de moule, par Manteli, elle 
a été figurée avec le test par M. Desor, MM. Agassiz et 
Desor l'avaient désignée par erreur dans notre collection, 
sous le nom de vulgaris. 

Localité. Elle est spéciale à l'étage sénonieu. Elle a été 
recueillie dans les couches les plus supérieures de la mon- 
tagne Sainte-Catherine, près de Rouen et à Fccamp (Seine- 
Inférieure) par nous. M. Cotteau l'a rencontrée aux environs 
de Sens (Yonne), M. Agassiz la cite de l'Ile de Wight. 

Explication des figures. PI. 997, fig. 8, coquille tle gran- 
deur naturelle, vue en dessus; f. 9, dessous; fig. 10, profil 
longitudinal ; fig. \ \ , profil transversal, vu du côté de l'anus, 
fig. 12, moule intérieur, vu en dessous, pour montrer les 
auricules du pourtour de la bouche. De notre collection. 

N" '2332. EcHiNOCONUS subconicus, d'Orb., 1856. 
PI. 998. 

Convins alhogalerus (pars), Manteli, 1822. Geol. Sussex, 
p. 190, pi. 17, fig-, 8 et 20, excl. fig. 1G et 19. (Non Klein, 
non Leske.) 

Galerites conica, Agassiz, 18i0. Cat. syst. suppl. (Non 
Breynius, 1732). 



520 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Id., Dcsor, 1842. Monog. des Gaierites, p. 10, pi. 1, . 
fig. 12-19. 

Ici., Agassiz etDesor, 1847. Catal. rais. p. 60. (Modèle 
S. 66.) 

/fZ., d'Orbigny, 1847. Prod. 2, p. 272 ; étage 22, no 1214. 

Galerites albogalcrus (pars), Forbes, -I8o0. Memoirs of 
gool. Sur. dec. 3, pi. 8, fig. 4. (Excl., fig. 1-3). 

îd., var B. tumidior, Forbes in Morris, 18o4. Catal. 
Brit. foss., 2" éd. p. 80. 

Echinocomts conieus, d'Orbigny, 1854. Revue de zool., 
p. 20. 

Dimensions. Longueur totale, 40 millimèties. Par rap- 
port à la longueur : largeur, 91 centièmes ; hauteur, 93 
centièmes. 

Coquille légèrement anguleuse et un peu ovale au. pour- 
tour, assez haute, large en avant, légèrement rétrécie en 
arrière, dont la hauteur a les 93 centièmes de la longueur 
et dont le grand diamètre transversal est au tiers antérieur. 
Vrojil longitudinal subconique, à côtés égaux, très-con- 
vexes, et à sommet large, arrondi. Profil transvcrscd aûec- 
tant la même forme, seulement un peu plus étroit. Dessous 
plat, subondulc par le creusement des ambulacres. Bouche 
centrale. i4;«<.v assez grand, ovale, acuminé en dessus, placé 
sur le bord, presque aussi visible en dessous que de profil 
et pourvu d'une area à peine apparente. Ambulacres lé- 
gèrement creusés, étroits. Tubercules petits et espacés en 
dessus, plus gros et plus serrés en dessous. 

Rapports et différences. Cette espèce souvent confoudue 
avec les Echinoconus conieus et ruh/aris se distinguo du 
priMnier p;ir son sommet moins élevé, plus largo et plus 



TERRAINS CRÉTACÉS. 521 

arrondi, par son profil longitudinal à côtés convexes et par 
sa base moins sensiblement pcntagonale. Elle se rapproche 
pins encore de l'E vuUjaris, elle en diflère cependant d'une 
manière constante par sa forme moins élevée, par sa face 
inférieure légèrement ondulée et son anus pourvu d'une 
area. Nous avons sous les yeux 16 échantillons qui appar- 
tiennent certainement au même type. 

Histoire. Eu 1821, M. Mantell confondit -cette espèce avec 
Valbogalerus de Klein (E. conicus) qui s'en distingue com- 
plètement, M. Agassiz reconnut cette erreur, mais il lui ap- 
pliqua le nom de conicus, déjà donné dès 1732 à une autre 
espèce. M. Forbes, en 1850, est tombé dans la même er- 
reur, en confondant celle-ci avec le co«/c2« de Breynius, qui 
comme nous venons de le voir, en est très-différent. En 
résumé étant obligé de changer le nom de conicus, nous 
avons donne à l'espcce celui de subconicus. L'échantillon 
qui nous a servi de type porte, dans notre collection, écrit 
de la main de M. Agassiz, le nom àevu/garis. 

Localitc. Elle est spéciale à l'étage sénonicn et a été re- 
cueillie à Sens, aux environs de Seignelay (Yonne) par 
MM. Cotteau, Ricordeau et par nous; à Bi^iuvais (Oise) par 
M. d'Archiac ; à Lalouotte, par M. Cailliaud ; à Groydon, à 
Brighton, et Gravesend (Angleterre) . 

Explication des figures. Pi. 998, fig. 1, coquille de gran- 
deur Jiaturelle, vue en dessus; fig. 2, dessous; fig. 3, profil 
longitudinal; fig. 4, profil transversal, vu du coté de l'anus; 
fig. 5, moule intérieur, vu en dessous, pour montrer les 
attaches des mâchoires. De notre collection. 



522 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

lyo 2333. EciiiNOCONUS globulus, d'Orb. 1856. 
PI. 999. 

Conulus glohulus, var a Wagriciis^ var b Gedanensis, 
Kleiu, 1734. Nat. disp. Echin., p. 20, pi. 13, fig. G, D, E, 
F, pi. 14,. fig. c, cl, e, f. (Exclus., pi. 13, fig. G, H, L, K. 
et pi. 14,fig. a, hj i, k. (Non Desor, 1843.) 

Conulus nodus, Rleiu, 1734. Id., pi. 14, fig. </, h. 

Ecltiniles vulgons (pars), Leske, 1778. Klein. Ecbin., 
pi. 13, f. G, D, E, F, pi. 1-i, f. G, D, E, F. (Non Desor.) 

Echinus vulgaris, Gmelin, 1789. Syst. nat. p. 3182. 

Bruguière, 1791. Encycl., pi. 153, fig. 6-7. 

Galeriïcs vulgaris (pars), Lamark, 1801. Syst., p. 346. 
(Non Desor, 1842.,^ 

Id.y Lamarck, 181G. An. s. vert. 3. p. 20. 

Echinites vulgaris, Schlotbeim, 1820. Diepetrcf. p. 320, 
no 25. 

Galerites trunccUus, Defrance, 1821. Galerites, dict. se. 
nat., t. 18, p. 87. 

Galerites vulgaris, Deslong, 182-4. Encycl. nietb., p. Î3l. 

hl, Goldfuss, 1829. Tetref, pi. -;6, f. 20 (Non fig. 21.) 

/<■/., Wocdward, 1833. Géol. of Norfolk, pi. o, fig. 2 
et 3. 

Ici., Blainville, 1834. Man. d'Octin., p. 222. 

Galerites 2)yra)niclalis {i)Rrs), Des Moulins, 1837. Études 
sur les Ecbin., p. 2^)8. 

Galerites vulgaris (pars), Edwards in Lamarck, 1840. 
An. sans vertèbres, 2" éd., 3, p. 307, no 2. 

Galerites ahhreriata, Desor, 1842. Mou. dos Galerites, 
p. A), pi. 3, fig. 9-17. (Non Lamarck, 1816.) 



TERRAINS CRÉTACÉS. 523 

Id., Agassiz et Dcsor, ^857. Cat. rais. p. 90. (Modèles 
S. 63., S. 70.) 

Galerites oblongus^Desor, d8'»7. Cat. rais., p. 91. 

Galerites vulgaris, d'Orb., 18-'<7. Prod., % p. 27-2 ; étage 
22e, uo 1217. 

Galerites ohlongus, d'Orb.^ ISW. Prod., 2, p. 272; étage 
22e, n" 1220. 

Galerites abbreviatus (pars), Forbes, l8uO.Mem.gcol, 
siirvey, dec. 3, pi. 8, p. o. 

Id. (pars), Bronn, 18o4. Lethea geogu., Krcitl, p. 192^ 
pi. igjfig. il, a, b. 

Id., Morris, 18o4. Catal. Brit. foss., 2« éd. p. 80. 

Echinoconus abbreuiatus, d'Orbigny, i8j4. Rev. de zooL, 
p. 20. 

Echinoconus oblongus, d'Orbigny, 1854. Id., p. 21. 

Coquille ovale, arrondie, non anguleuse au pourtour, 
médiocrement élevée, subconique, un peu plus large eu 
avant qu'en arrière, dont la bauteur a 78 centièmes de la 
longueur, et dont le grand diamètre transversal est au tiers 
antérieur. Profil longitudinal élevé , à côtés légèrement 
inégaux, presque droits, se courbant près de la base qui 
est largement arrondie. Le sommet est conique, mais ce- 
pendant un peu obtus. Profil transversal à sommet plus 
conique. Dessous un peu creusé, vers la région buccale. 
Bouche décagonale, arrondie, placée au milieu, ^nw^grand, 
presque rond , s'ouvrant sur le bord inférieur, à peine vi- 
sible sur le profd transversal. Amhuhœres ordinaires, non 
creusés. Tubercules aussi gros en dessus qu'en dessous. 

Rapports et différences. Cette espèce se distingue du 
subconicus, par son ensemble arrondi et non anguleux au 
pourtour, par sa partie postérieure bien plus large, par son 



blll PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

profil transversal plus court, plus conique et plus étroit au 
sommet, par ses côtés inégaux et droits, enfin par son 
anus rond, placé bien plus eu dessous. 

Histoire. La synonymie àeVEcIiinoconus globulus est des 
plus difficiles à débrouiller ; ce n'est qu'en remontant aux 
sources premières que nous sommes parvenus à la ramener 
à sa juste valeur. En 1734, Klein, d'après des écbantillons 
provenant d'Allemagne, figura cette espèce sous le nom de 
globulus qui aurait dû rester dans la science, mais qui a été 
cbangé par tous les auteurs. Lcske. en 1778, confondit les 
Conulus (jlohulus et nodus de Klein et les désigna sous le 
nom de vvlgaris quia prévalu. En cfi'et, Lamarck, en 1801 
et 1816, renvoie aux figures de Leske et leur conserve le 
nom de vuhjaris sans penser à celui de globuliis antérieu- 
rement appliqué par Klein. Ce nom de vulcjaris est cité sans 
autre critique par Schlotheim, Deslongcbamps, Goldfuss, 
Blaiùville, Des Moulins et Milne EJwards. Puis commence 
une autre série d'erreurs : jNI. Desor décrit, sous le nom 
à'ahbreciata, unegalerite bien différente de celle à laquelle 
Lamarck avait donné cette dénomination ; le Galerites ab- 
breviata de M. Desor, pour lequel sont mentionnées comme 
synonymes les figures C, D, E, F, et G, K de ïvlein, n'est 
autre que le véritable globulus de Klein et le vvlgaris de 
Leske, ce qui n'cmpèclie pas M. Desor de décrire et de figu- 
rer, sous le nom de globulus, une autre espèce, entièrement 
différente, probablement inconnue à Klein et à Leske. Nous 
avons dit que respocc de Klein était d'Allemagne, le G((le~ 
rites aùbrcviata de M. Desor (uou Lamarck) est aussi ci Ui 
par lui, comme provenant de Stada (Allemagne septen- 
trionale), ce qui viendrait confirmer notre opinion. M. Des 
Moulins, roinmc synonymes du Galerites pijrar/uclaliy, cit.- 



TERRAINS CRÉTACÉS. 5'25 

les figures de Klein et augmente encore la confusion. En 
résumé, sous le plus ancien nom connu, celui de globulus, 
donné par Klein dès 173 i, nous réunissons le G. ahhrcviata 
de M. Desor et en partie VEcJdnitcs vuJgaris de Leske, 
le Gaïcrites vulgaris de Lamarck et le G. pyramidalis de 
M. Des Moulins, tandis que nous en séparons les G. globu- 
lus et vulgaris de M. Dcsor qui forment des espèces cer- 
tainement distinctes (I). Nous croyons devoir réunir égale- 
ment à VEcIiinoconus globulus le Gaïcrites oblongus, pour 
lequel M. Desor renvoie à la pi. 40, flg. 2 de Goldfuss. 

Localité. Cette espèce se rencontre dans l'étage séno- 
uien, à Stada, Allemagne septentrionale (M. Desor, Klem, 
Leske); à Aix-la-Chapelle (Goldfuss.) 

Explication des figures. Pi. 999, fig.l, coquille de gran- 
deur naturelle, vue du côté de la bouche; fig. ;2, dessous; 
fig. 3, profil longitudinal; fig. 4, moule intérieur, vu de 
profil; fig. 5, un autre moule, vu eu dessus; fig. 6, des- 
sous; fig. 7, profil longitudinal du même. Copie des figures 
données pai* M. Desor; fig. 8, profil transversal d'un moule, 
copie d'après Goldfuss. 

(l) D'Orbigny nous paraît avoir rendu à cette espèce sa véritable 
?j nonymie. Assurément les figuras données par Klein et Leske et repro- 
duites dans l'Encyclopidie sont bien imparfaites; cependant il est im- 
possible de ne pas y voir le type de l'espèce décrite et figurée plus tard 
par M. Desor sous le nom de Gaïcrites abbrcviata. — M. Desor le recon- 
naît lui-même, et, dans le Synopsis des Échinides fossileS; p. 184, comme 
il l'avait fait dans sa Monographie des Galerites, il cite le Conulus glo- 
bulus de Klein et VEchinlics vulgaris de Leske (pro parte) comme syno- 
nyme de fon Galeriies abbreiiata, et si dès cette époque il n'a pas resti- 
tué à cette espèce le nom de globulus, c'est sans doute parce que, sous 
cette même dénomination, Klein avait confondu d(-s échantillons appar- 
tenant à d'autres espèces, mais cette considération ne doit point faire 
rejeter absolument de la méthode un nom dont l'antériorité est incon- 
testable, i^' ^<^ ^^' Cot.) 



526 TALÉOMOLOGIE FRANÇAISE. 

N" 2334. EcHiNOCONUS HEMiSPH^RIcus, Breynius, 1732. 
PI. 1000,%. 1-4. 

Echinoconus hemisji/fœricus fermé, Breyuius, 1732. Sclied. 
de Echiuis, p. 57, pi. 3, fig. 3 et 4. (Non Laraarck, 1816, 
non Desor, 1842.) 

Coniilus globulus. var o, Wagricus (pars), Klein, 1734. 
Nat. disp. Ecbinod. inLeske, p. 20, pi. 13, fig. G, H, (Escl., 
fig. C, D, E, F, Echinoc. globulus eti, K. Echinoc. vulgaris.) 

Conulns globulus var b, Gedanensis (pars), Klein, 1734. 
Id., p. 20, pi. 14, fig. a, b. (Kxcl. fig. c, d, e, f.) 

Conulus bulla, Klein, 1734. Id., p. 20, pi. 14, fig. /, h. 

Echinites vulgaris (pars), Leske, 1778. Kleini. Disp. 
Ecliin., p. 163, pi. 13, fig. G, H. (Excl., fig. G, D, E, F et 
I, K.) et pi. 1 4, fig. /, k. (Excl., fig. a, b, c, d, e, f.) 

Ecldnites sexfasciafus, Leske, 1778. Id., p. 171, pi. 50, 
fig. 1-2. (Monstruosité.) 

Echinus vulgaris (pars), Gmelin, 1 789. Systema nat , 
p. 3182, no 48. 

Echinus sexfasciatus, Gmeliu, 1780. Id.,p. 3183, no 30. 

Id., Encycl. méth. , IT'Jl. Atlas, pi. 133, fig. 8 et 9, 12 
et 13. 

Echinus vulgaris, Parkinson, 1811. Organ. remaius, 3> 
pi. 2, fig. 3. 

Galcriies vulgaris (pars), Laniarck, 1816. Anim. san?. 
vert. 3, p. 20, u" 2. 

Galerifes sexfasciafus , Lamarck, 1816. Id., 3, p. 21, 
no 4. 

Id.. Lcfrancc, 1821. Galeritos , dict. se. nat., t. 18, 
p. 86. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 527 

Galerites vitJgaris l])iM's), Deslongchamps , I8'2i. Encycl. 
méth., zoophytes, t. ?., p. A'6\. 

G (lier lies sexfasciatus, Dcslongchamps, 1824. Id., t. 2 , 
p. 432. 

GaleiUcs abbreviafus, Goldfuss, 1829. Petref. allem., 1, 
p. ]28, pi. 40, %, 21. {Non Lamarck, non Desor.) 

Galeritef scxfascialuii, Blaiiiville;, 1830. Zooph., dict. se 
nat., t. 60, p. 204. 

Galeriies pyramidulis (pars , Des Moulins, 1837. Et. sur 
les Ecli.,p. 2i8, ii° 3. 

Galeriies vulgaris (pars). Des Moulins, 1837, Id., p. 250, 
n» 4. 

Galeriies abbreviatus (pars), Des Moulins, 1837. Id., 
p. 252, li* 5. 

/(/., Edwards in Lamarck, 1840. Anim. sans, vert., 
2' éd., t. 3, p. 307, no 3. 

Galeriies sexfasciaius, Edv^airds in Lamarck, 1840. Id. , 
2* éd., t. 3, p. 308, no 4. 

Galeriies LesJcei, Agassiz et Desor, 1847. Cat. rais, des 
Eck,p. 91. (Modèle T. b7.) 

Echinoconus Lc.shci, d'Orbiguy, iSi'i. Revue de zoolog., 
p. 21. 

Dimemiom. Longueur totale, 35 millimèlres. Par rap- 
poi't à la longueur : 9o centimètres; hauteur 75 centi- 
mètres. 

Coquille presque circulaire, arrondie au pourtour, très- 
surbaissée, hémisphérique, aussi large eu avant qu'en ar- 
rière, dont la hauteur à 75 centimètres de longueur, et 
dont le grand diamètre transversal est au milieu. Profil 
lonçiiludinal et tramvcrsal hémisphérique, à extrémités ar- 
rondies, à sommet très-oblns et saus aucune saillie, la 



528 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

courbe étaut régulière en dessus. Dessous plat, non creusé. 
Bouche aiTondie, placée au milieu. Anus rond, s'ouvrant 
en dessous de manière à être peu visible de profil. 

Rapports et différences. Cette espèce est voisine de l'^". 
globulus; mais elle s'en distingue par son pourtour presque 
circulaire, aussi large en avant qu'en arrière, par son 
profil hémisphérique et non conique, infiniment plus dé- 
primé, par sou sommet formant une courbe régulière sans 
angle, et par sa plus grande largeur tranversale se trouvant 
au milieu de la longueur. 

Histoire. En instituant le genre EcMnoconus eu 4732, 
Breynius figure et décrit cette espèce sous le nom à'iie- 
misphœr i eus, que nons devons nécessairement lui conserver 
conmie le plus ancien. En 1734, Klein la figure sous les 
noms de Conulus globulus et de Conulus bulla, conîonàant 
ainsi deux espèces , Tune à laquelle nous avons laissé le 
nom de r/lobulus et Tautre, celle c^ont nous nous occupons, 
qui en difi'ère par sa face supérieure déprimée. Leskc en 
1778, confond aussi ces deux espèces sous le nom de vul- 
garis. Parkinson qui figure VEchinoconus hemispJucricus, 
lui conserve à tort le nom de vulgaris, tandis que Goldfuss, 
le rapporte également par erreur à Vaùbreviatus de La- 
marck. Augmentant encore cette confusion, Lamarck avait, 
en 1816, donné le nom à'hemispliœricus à nue petite gale- 
rite bien distincte de l'espèce de Breynius (I). 

(1) Dans le Synopsis des Échinides, M. Desor n'unit à VEcliiuocouus 
/iemis;?/i<cnVus de Breynius , le Caralomus Imnispliœricus , Desor, le 
Galcrilcs hemisplnvricus, Lamaick, et le Galcritcs sulciilo-radiatns de 
Goldfuss. Un pareil rapprochement est tout h fait contraire à la synony- 
mie si rigoureusement établie par d'Orbigny, et nous ne saurions l'a- 
dopter : le Ciiratomus licmi.i])liicricui est bien un Ecliinoconus , ainsi 



TERRAINS CRÉTACtS. 529 

M. Des Moulins n'a pas bien séparé VE. Hemisphœricus , 
des autres figures de Leske, de sorte qu'on le trouve suc- 
cessivement dans la synomymie de ses Galcrites pyramida- 
lis, vulgaris, abbreviata. Quant à M. Desor, il cite comme 
synonyme de son G. vulgaris, Y hemisphœricus de Brey- 
nius, et figure sous cette même dénomination, une espèce 
différente et de cf.'lle de Breynius et de celle ^de Lamarck. 
C'est après beaucoup de recbercbes que nous croyons avoir 
rétabli la synouymie de l'espèce d'une manière régulière. 

Nous rapportons à l'E. hemisphœricus, le G. Leshei de 
M. Desor, dont nous avons l'original sous les yeux; il 
a la même forme , mais il est seulement un peu plus 
haut. Le Galerites sexfasciatus de Lamarck, ainsi que cela 
a été reconnu depuis longtemps, est une monstruosité qui 
nous parait devoir être réunie à l'espèce qui nous occupe. 

Localité. Cette espèce est spéciale à la craie blanche et a 
été signalée dans l'Allemagne septentrionale. Nous en 
connaissons deux exemplaires , l'un sans indication de 
localité, l'autre provenant du sommet de la falaise de Vil- 
1ers (Calvados). 

Explication des figures. PI. lOOO, fig. i, moule en silex, 
vu en dessus; fig. 2, dessous; fig. 3, profil longitudinal; 

que l'indiquent ses pores simples et son péristome circulaire montrant 
des traces de mâchoires, mais il diffère de r£. hemisplutricus de Brey- 
nius ; d'Orbigny le décrit plus loin, N* 2336, sous le nom d'Ê. orbi- 
cularis. Le Galerites hemisphœricus de Lamarck correspond aux G^'ures 
L - de la planche 14 de Leske, il représente sans doute un Discoidea 
voisin du D. subnculus cl n'a aucun rapport avec VE, hemisphccricus de 
Breynius; il en est de même du Galcrites sulcato-radiitus, Goldfuss : la 
disposition des pores parfaitement indiquée par d'Orbigny, pi. 942, 
la forme de la bouche et celle de l'anus, ne permettent certainement pas 
de le retirer du genre Caraiomus où M. Desor lui-même l'avait placé. 

(iV. de M. Coi.) 
VI. » 



580 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

tig. A, profil transvcrfal, vu du côté, de Tauus. Des collec- 
tions de MM. Cailliaud et d Archiac. 

No 2335 ECHLNOCG.NUS SUBPYRAMIDALIS, d'Orb. 1836. 
PJ. 1000, fig. 0-7. 

Galerites pyramidalis,, Desor, 1842. Mon. des Galerites 
p. 13, pi. 1, f. 1-3. (Nonpyramidalis, Des Moulins, 1837). 

Id., Agassiz etDesor, 1847. Cat. rais., p 90. CMo- 
dèloX, 87). 

Echinoconus pyramUlalis, d'Orb. 18oi^ Revue de zoolo- 
gie, p. 20. 

M. Desor décrit de la manière suivante, l'espèce qui 

nous occupe (1). 

« Le G. Ptjramidalis se trouve mentionné comme espèce 
dans les tableaux synonyniiques de M. Des Moulins, d'où il 
a passé dans la seconde édition de Lamarck. Mais comme 
cet auteur n'en donne aucune description et que la plupart 
des synonymi s qu'il énumère ne sont autre chose que le 
G. ahbreviuta [E. globulus] , il était diliicile de savoir ce 
qu'il fallait entendre dorénavant par G. ^;y;Y/;/i/(/fl//.v. Ce- 
pendant le nom était sacré et pour ne pas embrouiller d'a- 
vantage la synonymie, M. Agassiz jugea convwiable de le 
conserver à une espèce particulière, voisine de l'espèce ci- 
dessus, à laquelle il parait très-approprié. 

(1) Nf. Desor coi siacn aujourd'lmi le, Galerites ryramidalis comme 
une variétp pyramiihdo du (iidcriics aihoifii'crus [llrhinoconiis coitiats); 
nous iidoptons volontiers cet avis : en effet , nous letrouvons dans cette 
espi ce la forme conique subpentagonalo et uu peu allongée qui caracti^- 
rise V Eehinocoiius ciihjcmj, et l'étranglcnK nt du sommet qui lui donne un 
aspect pyiiforme assez prononcé n'est sans doute que 1 résultat d'un 
accident. — CoUr hypothtse < ^l d'autant plus probal^le qu'on no connaît 
Jusqu'ici qu'un seul ccliantiilon de VEchinoeouus j'rjramidalif. 

{Pf, de M. Cot.) 



TERRAINS CRÉTACÉS. 531 

« Cette espèce no m'est encore connue qu'à l'état do 
moule. Je ne puis donc indi({ner que la forme et la posi- 
tion des principaux organes. Sa forme générale e?t celle 
d'une poire ; de là son nom spécifique : c'est, avec le G. co- 
nica {E. subco nions), le spul oursiu de la famille dont la 
hauteur égale le diamètre longitudinal, qu'elle offre le plus 
de ressemblance. Ce caractère est tellement saillant qu'au 
premier coup d'oeil , et lorsqu'on n'a pas soin de mesurer 
exactement les dimensions, l'oursin paraît beaucoup plus 
haut que long ; sa base est étroite, comme dans le G. vul- 
garis; ses bords sont arrondis, sou sommet est pointu et 
précédé d'un étranglement assez prononcé , qui détermine 
son aspect pyriforme. Les aires ambulacraircs sont légè- 
rement saillantes et très-étroites. Les aires interambula- 
craires laissent apercevoir distinctement les sutures des 
plaques coronales. L'anus est marginal. L'ouverture buc- 
cale est centrale et se montre entouiée de dix petits bour- 
relets allongés, correspondant à de petits creux qui régnent 
tout au tour du pourtour inicrne de la bouche et qui 
étaient sans doute destinés à maintenir l'appareil mastica- 
toire en place. 

«f Je n'en connais encore qu'un exemplaire; c'est le 
même que M. Agassiz a reproduit dans ses collections de 
moules en plâtre. L'original est un monic calc^doni^ux 
qui fait partie de la bello collection de M, Michelin, .Son 
origine ne m'est pas connue ; mais il est hors de doute que 
c'est un fossile crétacé. » 

Nous ne pouvons ici, en aucune manière, partager l'opi- 
nion de MM, Agassiz et Desor. M. Des Moulins décrit une 
espèce sous le nom Aa pyramidalis . Cette espèce repose, il 
est vrai, sur des citations mal établies, mais enfin le nom de 



532 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

pyramidalis existe; M. Desor le reconnaît lui-même, lors • • 
qu'il (Ut: « Cependant le nom existe et pourne pas embrouil- 
« 1er la synonymie^ M. Ayassiz jugea convenable de le con- 
« server à une espèce particulière. » Suivant nous il n'est 
pas permis, en boime nomenclature, de donner, dans un 
même genre, à une espèce nouvelle, un nom déjà employé 
pour une autre ; loin de simplifier la synonymie n'est-ce 
pas l'obscurcir davantage. Nous avons donc dû nommer 
l'espèce de M. Desor E. subpyramidalis , et mettre le G. 
jjyramidalis de M. Des Moulins aux espèces douteuses. 
Cette dernière espèce parait être, d'après les citations, de 
M. Des Moulins, le même que \&sE. (jlobulus et hemisphœ- 
ricus, de Breynius. Voyez ces espèces décrites sous les 
nos 2333 et 2334. 

Explication des fi fjures. PL 1000,fig. 5, moule iutt^rieur, 
de grandem- naturelle, vu eu dessus; tig. 0, dessous, fig. 
7. Profil. Copie des figures données par M. Desor. 

No 2330 EcHJNOCONUS orbicularis, d'Orb, 1856. 
PI. 992, fig. 7-12. 

Faujas de St Fond, 1801 . Mon. de Maestriclit, pi. 30 fig. 4. 

Caratomus hemispJiœricus, Desor, 1842. Mouog. des Gale- 
rites, p. 37, pi. 5, fig. 1 i-VJ (non Brepiius, nonLamarck). 

A/., Morris, 1843. Catal. ol' Brit. foss, p. 49. 

Id., Agassiz et Desor, 1847. Cat. rais.. Au. se. nat, 3» 
sér., t. 7., p. loi . 

M, d'Orb., 1847. Prod. strat., 1, p. 272; étage 22% n» 
1203. 

(Jalcrifcs abbrcviatKS (pars), forbes, 18o0. Mem. of gol. 
sur., dec. 3, pi. .S, p. li. 

Jd., Forbes in Morris, \So'i. Catal. Brit. foss., 2" éd. p. 80. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 633 

M. Desor décrit ainsi cette espèce. 

« Le nom de cette espèce en indique le caractère sail- 
lant qui consiste dans sa forme régulièrement hémisphé- 
rique. Le rostre postérieur n'est plus indiqué que par un 
faible renflement au-dessus de l'anus, à peu près comme 
dans les galérites. L'anus lui-même est complètement 
marginal. La face inférieure est plane. L'ouverture buc- 
cale, qui en occupe le centre, paraît, au premier abord, cir- 
culaire ; mais lorsqu'on l'examine attentivement, dans 
des exemplaires bien conservés, on y reconnaît la forme 
décagonale qui parait être commune à toutes les espèces. 
Les tubercides sont un peu plus serrés que dans les espèces 
précédentes, et il paraît qu'il en est de même des pores 
ambulacraires. L'appareil génital offre la même disposition 
des plaques que nous avons décrite à l'occasion du Cato- 
pygus avellana. Le moule intérieur, dont j'ai représenté 
un exemplaire très-bien conservé a la même physionomie 
que les individus revêtus de leur test, bien qu'il soit beau- 
coup plus grand qu'aucun de ceux que je connais. On re- 
marque, sur le pourtour de rouvcrturc buccale, les cinq 
paires de petits bourrelets dont j'ai parlé à l'article du 
genre; ils correspondent aux aires ambulacraires, et sont 
plus développés que dajis la plupart des moules des vrais 
galeriles. 

a Cette espèce parait être fréquente dans la craie blan- 
che d'Angleterre; M. lu Marquis de Northampton a eu 
l'obligeance d'en communiquer toute une série à 
M. Agassiz. 

« Le Galeriles sulcalo-radiatus de Goldfuss (Petref, 
Tab. XL, fig. 4); est une espèce très-voisine de celle-ci, 
mais moins renOée. » 



534 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

D'après les caractères que uous assignons aux véritables 
Caratomus de M. Agassiz (voyez ce genre), l'espèce ne peut 
y être conservée ; elle appartient certainement au genre 
Echinoconus par sa bouche décagouale et par les em- 
preintes, sur le moule intérieur, des organes masticatoires, 
qui n'existent pas dans la bouche oblique des Caratomus. 

Eu plaçant, par suite de ses caractères, cette espèce 
dans le genre Echinoconus, nous ne pouvons lui conserver 
le nom d'hemisp/iœricus, cette dénomination ayant déjà, 
dès 1732, été appliquée par Breynius à une autre espèce. 
Nous l'avons remplacée par celle d'orbicularis. 

Explication des figures. PI. 293, fig. 6, coquille de gran- 
deur naturelle, vue en dessus; fig. 7, dessous; fig. 8, profil 
transversal; fig. 9, moule intérieur vu en dessus; fig. 10, 
dessous; tig, 12, profil transversal. Copie des figures don- 
nées par M. Desor. 

No 2337. Echinoconus vulgaris, d'Orb., 1854. 
PL lOOl et 1002, fig. 1-3. 

Comilus ghbulus, var. o, Wagricus (pars), Klein, 1734. 
Nat. disp. Echin., p. 20, pi. 13, fig. I, K. (Exel.,' fig. C, D, 
E, F, Echiijoc. glubulus et G, 11, Echiuoc. hemisphaTicus.) 

Coniilus globulusy var. b, Gedunemis (pars), Klein, 1734. 
Id., p. 2U, pi. 14,%. rt, b. (Exd. fig. c, d, e, f, Echiu. glo- 
bulus.j 

Echinitcs vulgaris (pars), Leske, 1778. Klcinii, nat. disp. 
Echin. p. lO'i, pi. 13, fig. I, K. (Excl., iig. C, D, E, F, et 
G. lî.) et pi. 14, lig. «, b. (Excl. iig. c, d, c, f, et /, h.) 

Echinas vulgaris {pnvs] , Gmeliu, 1709. Systema, nat., 
p. 3182' nMS. 



TERRAINS CRÉTACfi . 535 

Galerites vulgaris (pars), Lamarck , 1816. Aiiim, sans 
vert., t. 3, p. 20, no 2. 

Id. (pars), Dcsloiigchamps, 1824. Eucycl. métb.,Zoopliy- 
tes t. % p. 431. 

Id. (pars), Blainville, 1830. Zoophytcs, Die. se. nat., 
t. 60, p. 203. 

Id. (pars), Agassiz, 1830. Prod. xMonog. des RadiaireS, 
p. 19. 

Id, (pars), Des Moulins, 1837. Etudes sur les Ech., 
p. 250, uM. 

Id. Agassiz, 1840. Catal. syst. Ectyp, , p. 6. 

Id. (pars), Edwards in Lamarck, 1840. Anim.saus vert., 
2e éd., t. 3, p. 307. 

Id., Desor, 1842. Monog. des Galerites, p. 14, pi. 2, fig, 
i-10,pl. 13, fig. 4-6. 

Id., Morris, 1843. Cat. of Brit., foss., p. 53. 

Id., Agassiz, 1847. Cat. rais ,p.90. (Modèles 68., P. 44.) 

Ul, d'Orb, 1847. Prod. 2, p. 272; étage 22«, no 1213. 

Id., Sorignet, I8o0. Ours. foss. do l'Eure, p. 40. 

Ecliinocomts vulyaris, d'Orb. 18.')4. Revue de zool., p. 20. 

Dimensions. Longueur, 30 millimètres. Par rapport à la 
longueur : largeur, 90 centièmes; liautonr, 7o centièmes. 

Coquille tin peu anguleuse au pourtour, ôlargie en avant, 
rétrécie en arrière, dont la hauteur a lli centièmes de la 
longueur et dort le grand diamètre transversal est au tiers 
antérieur. Profil longitudimd légèrement conique , à côtés 
égaux très-convexes, à sommet obtus. Pro/il transversal 
semblable, mais moins large. Dessous plat, non ondulé 
parle^; ambulacres. Bouche Yon(\c, ceniralc. .4»2<s ovale, mé- 
diocre, aussi visible dans le prolil transversal qu'eu dessous, 
et sans area. Ambulacres non creusés. 



536 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Bapports et différences. Cette espèce se rapproche évi- 
demment de VE. subconicus, mais s'en distingue néanmoins 
par sa hauteur moins grande de 8 centièmes, par son des- 
sous plat, non ondulé, par son anus sans area, et ses am- 
bulacres non creusés. 

Histoire. M. Desor, le premier, dans sa Monographie des 
Galerites, a donné de cette espèce d'excellentes figures que 
nous avons reproduites dans nos planches. Les fig. I, K et 
a, 6 des planches 13 et 14 de Leske appartiennent peut-être 
à VEcldnoconus hemisphœricus de Breynius, et ce n'est pas 
sans hésitation que nous les avons rapportées comme syno- 
nymes deVEcIiinoconus vulgaris. Dans le doute nous avons 
admis d'autant plus facilement ce rapprochement qull nous 
a permis de maintenir dans la nomenclature le nom si connu 
de vulgaris que nous aurions été forcé de changer, s'il eut 
été démontré, comme nous le pensions d'abord, que l'es- 
pèce de MM. Agassiz et Desor n'avait aucun rapport avec 
VEchinites vulgaris de Leske. 

Localités. Cette espèce est propre à l'étage sénonien et a 
étérecueiUie à Dieppe (Seine-Inférieure); à Beauvais (Oise); 
aux environs de Sens et d'Auxerre (Yonne) . 

Explication des figures. PI. 1001, fig. 1, dessus de gran- 
deur naturelle ; fig. 2, dessous; fig. 3, profil longitudinal; 
fig. 4, profil transversal, vu du côté de l'anus; fig. 5, som- 
met et appareil génital grossis ; fig, 6, partie des tubercules 
latéraux grossis. Copie des figures données par M. Desor. 
PI. 1002, fig. 1, moule intérieur, \'u en dessus; fig. 2, des- 
sous ; fig. 3, profil transversal. Do la collection de M. Cot- 
teau. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 537 

No 2338. ECHINOCONUS Desorianus, d'Orb., 18j6. 
PI. 1002, fig. 4-9. 

Galerites globulus, Desor, 18-42. Monog. des Galerites, 
p. 18, pi. 4., fig. 1-4. (Non globulus, Leske, 1734.) 

Id., Morris, 1843. Catal. of Brit. foss., p. 53. 

Id., Agassiz et Desor, 1847. Catal. rais., p. 90. (Modèle 
S. 76.) 

Id., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 272; étage 22, n" 1216. 

/(/., Sorignet, 18-iO. Ours, de l'Eure, p. 40, 

Galerites subrotundus (pars), Forbes, 1 8;J0. Mem. of geol. 
surv., dec. 3, pi. 8, p. 6. 

Echinoconus globulus:, d'Orb., 1834. Revue de zool., 

Galerites globulus, 'Slorris, 1834. Cat. of Brit. foss., 2« éd. 
p. 80. 

Dimensions. Longueur totale, 21 millim. Par rapoort à la 
longueur : largeur, 95 centièmes ; hauteur, 75 centièmes. 

Coquille ovale, assez élevée, arrondie et très-élargie en 
avant, rétrécie et un peu acuminée en arrière, dont la hau- 
teur a 75 centièmes de la longueur, et dont le plus grand 
diamètre transversal est au tiers antérieur. Profil longitu- 
dinal globuleux, très-arrondi en avant, plus renflé en ar- 
rière, ofiFrant à la face supérieure une courbe à grand 
rayon. Profil transversal (ormaniiia. ovale presque régulier, 
à peine un peu renflé vers l'anus. Dessous pulviné, sub- 
convexe, sans ondulations. Bouche petite, ovale, placée au 
milieu. Anus ovale, allongé, étroit et acumiué en dessus, 
pourvu d'un renflement en arrière et aussi visible en des- 
sous que dans le profil transversal. Ambulacres à fleur de 
test, ni saillants, ni excavés. Tubercules gros et serrés en 
dessous, petit." et lâches en dessus. 



538 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Rnjyports et diffcrcnces. Cette espèce est voisine de VEcîii- 
noconns subrotundus ; elle nous parait cependant s'en dis- 
tinguer assez nettement pour sa forme plus circulaire, plus 
arrondie, plus étroite à la base et plus sensiblement acu- 
minée en arrière, par son anus plus élevé, par son ensem- 
ble plus globuleux. Cet aspect globuleux lui donne égale- 
ment beaucoup de ressemblance, au premier abord, avec 
le Pi/rina subjjfiœroidalis , mais elle en difîere par sa bouche 
régulière, sa forme moius élevée et sa face inférieure plus 
étroite en arrière. Le Galeriies globulus d'Albin Gras qu'on 
rencontre dans l'étage cénomanien de l'Isère à la Fauge, 
près le Villars-de-Lans, ne saurait être réuni à l'espèce qui 
nous occupe ; il appartient plutôt à une variété jeune du 
Pijrina subsph œro idalis . 

Localité. Cette espèce paraît propre à l'étage sénonien et 
a été recueillie au Cap blanc, n° 7, près de Calais, par 
M. d'Arcbiac; M. Desor l'indique dans la craie blanche 
d'Angl(;terre. 

Histoire. M. Desor l'a décrite et figurée le premier, en 
1844, sous le nom de globulus; cet auteur avait, sans doute, 
oublié que Klein, dès 1784, avait déjà appliqué ce nom à 
une autre espèce (Voyez E. globulus, n° 2333). Comme il 
ne peut exister deux dénominations semblables pour deux 
espèces distiuctes, nous avons dédié celle ci, sous celui de 
Desorinnus, à l'auteur de la Monographie des Galerites (1). 

(1 ) M. Pesor, dans lo Synopsis des Échinides, semble abandonner cette 
esi>èce et la rOunit au Culerites subsplicrroidalis, d'Archiac. Nous n'ad- 
mpttoiis pus co rapprochein''nt. f.c GaUrites subsphtrroidnds, tout en 
étant pour nous un vTritable Echiiioconus, nous parait comme à d'Orbi- 
gny, distinct de l'C. globulus qui occupe du reste un horizon beau- 
coup plu» élevé. (N. de M. Cot.) 



TERRAINS CRÉTACÉS. 5S9 

Explication des figures. PI. 1002, fîg. 4, coquille de 
grandeur naturelle, vue en dessus; fig. îî, dcssou-^; fig, 6, 
profil longitudinal; fig. 7, profil transversal, vu du côté de 
l'anus; fig. 8, plaques intorambulacraires grossies ; fig. 9, 
plaques ambulacraires grossies. Copie des figures don- 
nées par M. Desor. 

N» 2339. EcHlxoco.MS Raulini, d'Orb.. 1856, 
PI. ^003. 

Dimensions. Longueur totale, 52 millimètres. Par rapport 
à la longueur : largeiu*, 88 centièmes; hauteur, 66 cen- 
tièmes. 

Coquille très-épaisse , ovale , anguleuse au pourtour, 
un peu conique, élargie en avant, étroite et presque acu- 
minée en arrière, dont la hauteur a 66 centièmes de la lon- 
gueur, et dont le grand diamètre transversal est au tiers 
antérieur. Profil longitudinal subconique, à côtés égaux, 
peu convexes, presque droits, arrivant près de la base où 
le pourtour est obtusément anguleux; le sommet est obtus. 
Profil transversal plus conique. Dessous entièrement plat. 
£oMc/*e pentagonale, allongée, relativement très-petite, pla- 
cée au milieu. Anus grand, rond, ^'ouvrant tout-à-fait 
en dessous, de manière à être à peine visible sur le profil 
transversal, pourvu d'une area qui se dirige en s'attéuuant 
vers la bouche. Ambulacres non saillants, à fleur de test. 
Tubercules plus gros et plus rapprochés eu dessous qu'en 
dessus. 

Rapports et différences. Au premier as}>cct, celte espèce 
ressemble un peu à VE. globulus, mais la coquille est plus 
épaisse et plus solide, plus longue, plus ovale, plus 



540 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

anguleuse, bien plus rétrécie en arrière, moins élevée; sou 
profil longitudiDal est plus eonique , à côtés plus égaux et 
plus droits, à base moins renflée; elle s'en distingue en- 
encore par sa face inférieure non couvexe et enfin par sou 
anus placé en dessous et à peine visible dans le profil trans- 
versal 

Localité. Elle a été découverte par M. Raulin, dans 
l'étage sénouien de Villagrains, au sud de Bordeaux (Gi- 
ronde). 

Explication des figures. PL 1003, fig. 1, coquille de 
grandeur naturelle, vue en dessus; fig. 2, dessous; fig. 3, 
profil longitudinal; fig. 4, profil transversal, vu du côté de 
l'anus; fig. 5, Ambulacre grossi, montrant près de la bou- 
che la disposition striée des pores. De la collection de 
M. Raulin. 

No 2340 ECHINOCONUS MAGNIFIGUS, d'Orb., 1856. 
PI. 1004. 

Dimensions. Longueur totale, 50 millimètres. Par rap- 
port à la longueur : largeur, 91 centièmes; hauteur, 64 
centièmes. 

Coquille o\a.\e, peu élevée, arrondie et élargie en avant, 
rétrécie et acuminée en arrière, dont la hauteur à G4 cen- 
tième de la longueur et dont le grand diamètre transversal 
est au tiers antérieur. Profil longitudinal hémisphérique, 
à courbe régulière en dessus, à extrémité antérieure arron- 
die et large, ù extrémité po.sléricure un peu roslrce, et 
tronquée par l'auus. Profil tranversal surbaissé , formant 
une courbe régulière, mais avec une dépression au sdiniuot 
cl une saillie lorin(''t' à la l)asc par l'aroa anale. JJrs.sous 



TERRAINS CRÉTACÉS. 5/l I 

très-pulviné , subconcave autour de la bouche, ondulé 
par les sillons assez profonds des zones porifères et par les 
saillies des parties intermédiaires. Bouche un peu ovale, 
légèrement oblique, mais décaqonale dans les détails, placée 
au milieu. Anus ovale, arrondi à la base, un peu acuminé 
à sa partie supérieure, pourvu d'une area triangulaire très- 
prononcée en arrière, creusée au milieu et saillante sur les 
bords. L'anus s'ouvre à l'extrémité d'un léger rostre ; il est 
marginal et plus visible en dessus dans le profil transver- 
sal, qu'en dessous. Ambulacres à fleur de test, très-légère- 
ment costulés aux approches du sommet ; plaques ambula- 
craires inégales , irrégulières, spéciales comme toujours à 
chaque paire de pores; zones porifères étroites, formées 
de très-petits pores obliquement disposés, rapprochés les 
uns des autres, séparés cependant par un renflement 
granidiforme. A la face inférieure les porcs, comme dans 
tous les EchinoconuSy se groupent par triples paires obli- 
ques et la zone porifère beaucoup plus large prend un 
aspect strié très-prononcé. Inter ambulacres lisses et légè- 
rement déprimés au milieu , sur la ligne suturale. Tuber- 
cules variant suivant la place qu'ils occupent, petits, égaux, 
espacés, saillauts, à peine scrobiculés à la face supérieure, 
plus gros , plus profondément scrobiculés et très-inégaux 
vers le pourtour et à la face inférieure, les uns et les au- 
tres visiblement crénelés et perforés. Granules intermé- 
diaires rares et espacés en dessus, abondants, serrés et 
homogènes en dessous. L'appareil génital et ocellaire re- 
présente un ensemble un peu carn'; ; les plaques ocellaires 
sont petites et isolées, à l'exception de la plaque posté- 
rieure de droite qui vient aboutir directement sur la grande 
plaque madréporiforme. 



542 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Rapports et différences. Par son dessus surbaisse et ar- 
rondi cette magnifique espèce se rapproche de VE. hemis- 
phœrkus; mais elle s'en distingue par sa forme ovale, par 
son pourtour rétréci en arrière et un peu rentré, par son 
grand diamètre transversal au tiers antérieur, par son des- 
sous pulviné, par sa bouche ovale, par ses sillons ambu- 
lacraires très-prononcés à la face inférieure, par son anus 
plus élevé tt pourvu d'une area. C'est une espèce bien dis- 
tincte de celles que nous venons de décrire. 

Localité. Elle est spéciale à l'étage sénonien , et a été 
recueillie, à Meudon, près de Paris, par M. Ozenne; elle y 
parait fort rare. 

Explication des figures. V\. 100-4, fig. I, coquille de 
grandeur naturelle, vue en dessus; fig. 2, dessous; fig. 3, 
profil longitudinal; fig. 4, plaijue de la face inférieure 
grossie ; fig. 5, plaque de la face supérieure grossie ; fig. 
6, ambulacre grossi , montrant la disposition des pores 
près de la bouche ; fig. 7, partie supérieure de Tambulacre 
grossie; fig. 8, appareil génital et ocellaire grossi; fig. 9, 
bouche grossie. De notre collection. 

N«23-i1. ECHINOCONUS SULCATUS, d'Orb., 1836. 
PI. ^ 003, fig. 1-6. 

Dimensions. Longueur totale, 28 millimètres. Par rapi>ort 
à la longueur : largueur, 93 centièmes; hauteur, 00 
centièmes. 

l.oquille ovale, presque ronde, non anguleuse au \m)uv- 
tmr, assez haute, très-arroudie et un peu plus large, en 
avaut qu'eu arrière, dont la hauteur à 90 centièmes de la 
longueur, et dont le grand diamètre ti-ansversal est au tiers 



TERRAINS CRÉTACÉS, 5â3 

autérieur. Profil lonyiludiiuil élevé, à côtés sensiblement 
inégaux et renÛés , formant nue courbe brisée au milieu; 
sommet subconique. Profil transversal également subco- 
nique, élargi à sa base. Dessous trés-oudulé, remarquable 
par cinq profonds sillons formés par les ambulacros, et 
alternant avec le renflement des régions interambulacrai- 
res. Bouche petite, ronde et centrale. Anus rond, petit, 
placé en dessous et près du bord, de mauièrc à n'être pas 
visible dans le profil transversal. Ainhulacres à fleur de 
test; zones porifères déprimées à la face inférieure, com- 
posées de porcs étroits. Tubercules médiocres et espacés 
en dessous, bien plus petits en dessus où ils sont entourés 
de crrannles nombreux, saillants et serrés. 

Rapports et différences. Cette curieuse espèce a, comme 
VE. Uuulini, l'anris tout à fait en dessous, mais sa forme 
générale est différente. Elle se rapprocbe davantage de 
VE. subconicus, tout en s'en distinguant par son pour- 
tour non aiiguleux , presque circulaire , par son profil 
longitudinal à coté? inégaux, à sommet plus conique , par 
sa face intérieure profondément sillonnée, par sa buuche 
très-petite, par sou amisiutVa-marginal et non visible dans 
le profil transversal, et enfin par ses granules saillants et 
serrés même aux approches du sommet. 

Localité. Nous avons rex3ueilli cette espèce dans l'étage 
sénonien de Rivières, de Tercis près de Dax (Laudes) et 
à Mauléon Maguoac (Hautes-Pyrénées). Elle y est abon- 
dante et nous en avons sons les yeux 21 exemplaires de 
dilférents âges. . 

Explication des figures. PI. 400-J, fig. i, coquille gran- 
deur naturelle, vue en dessus; fig. H, de dessous; fig. 3, 
profil longitudinal; fig. 4, profil transversal, vu du coté de 



b'ill PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

l'anus ; fig. Oj plaques interambulacraires grossies, pour 
montrer la saillie des granules ; fig. 6 , appareil génital 
et ocellaire grossi. De notre collection. 

N» 23 V2. Echi:noconus Egyptiacus, d'Orb, I806. 
PI. lOOo, fig. 7-9. 

Dimensions. Longueur, 43 millimètres. Par rapport à la 
longueur : largeur, 91 centièmes; hauteur, 101 centièmes. 

Coquille sensiblement pentagone au pourtour, un peu 
plus longue que large , dilatée en avant , rétrécie en ar- 
rière, dont le grand diamètre transversal est au tiers anté- 
rieur. Profil longitudinal et tranversal en dôme très- 
élevé, obtus mais légèrement acuminé au sommet, à côtés 
également convexes, s'étendant juscpi'à la base, où se trouve 
un angle obtus au pourtour. Z)(?.<.sow5'très-concave, uni, non 
ondulé. Bouche centrale. Ambulacrcs b.WQ\xv de test, étroits, 
très-réguliers, formés sur toute la face inférieure, de pores 
rangés par triples paires. Tubercules gros ot serrés en des- 
sous, épars et très-petits en dessus. 

Rapports et différences. Cette espèce est voisine de forme 
de VE. subconicus , elle s'en distingue cependailt par sa 
hauteur plus grande que sa longeur, par sa forme en dôme, 
et un peu acumiuée au sommet , par sa base plus angu- 
leuse au pourtour, par son dessous concave, non ondulé, et 
par ses ambulacres partout à fleur de test. 

Localité, Elle a été recuillie eu Egypte, à quelques kilo- 
mètres à l'ouest du Caire, dans l'étage séuouien, par 
M. Lefèvre; le calcaire qui l'empùte est rougeùtre et légè- 
rement ferrugineux. 

Explication des fiyurcs. IM. 1005, Og. 7, coquille de 



TERRAINS CHÉTACÉS. 5/15 

grandeur uaturoUc, vue do rôt!'", iig. 8. Dessous; fig, 9, 
portion d'ambulacre grossie , montrant la disposition des 
pores et des tubercules au-dessus et au-dessous du pour- 
tour. De la collection géologique du Muséum. 

N" 2313. ECHINOCONUS Kœmeri, d'Orl)., t.S^a. 
PI. 1006, fig. 1-C. 

Caratomus Rœmeriy Agassiz et Desor, 1847. Catal. rais., 
p. U3. 

Echinoconus Rœmeri, d'Orbigny, 18oo. (Voyez plus haut 
p. 366.) 

Dvnensions. Longueur, 30 millimètres; largeur, 29 mil- 
limètres ; hauteur, 23 millimètres. 

Coquille subcirculairc , arrondie au pourtour, un peu 
acuminée eu arrière, ayant son plu? grand dinmétre trans- 
versal au milieu et sa plus grande hauteur au point qui 
correspond au sommet. Profil longiludînal conique, à cô- 
tés convexes et légèrement inégaux, se courbant prés de la 
base qui est arrondie ; sommet élevé, central. Profil fram- 
versal également conique, mais à côtés convexes et parfai- 
tement égaux. Dessous presque plat, arrondi sur les bords, 
marqué autour de la bouche de cinq petits renflements qui 
correspondent à l'extrémité des interambulacrcs. Bouche 
centrale, distinctement pentagonale. Anus triangulaire, 
s'oiivrant à la face inférieure, à peine visible dans le profil 
transversal. Amhulacres très-étroits au sommet; zones po- 
rifères simples jusqu'à la bouche. 7'w/>'ercw/?.<î abondants et 
serrés à la face inférieure, mérliocrement scrobiculés,.plus 
petits et plus espacés en dessus. Granules partout fins, ser- 
rés, homogènes. Appareil génital et ocellaire subpenta- 
gonal, fortement granuleux. 

VI. 60 



546 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Rapjiorts et différences. Cette csppcc se rapproche tui 
peu de VE. hemisphœricus ; elle s'en distingue cependant 
d'une manière positive par sa forme plus circulaire et co- 
nitj[ue, par sa bouche petite, pentagonale et marquée sur 
les bords de cinq rentlements interambulacraires, par son 
anus triangulaire, infra-marginal et visible seulement en 
dessous. Ces caractères, du reste, en font un type à part, 
qu'on distinguera toujours facilement des autres Echino- 
conus (l). 

Localité. L'échantillon que nous venons de décrire ap- 
partient à M. Cotteau; il a été recueilli dans la craie séno- 
nienne de Ilten, près Hannover. 

Explication des figures. PI. lOOG, fig. 1, coquille de 
grandeur naturelle, vue en dessous; fig. iL, dessous; fig. 3, 
profil longitudinal; fig. 4, profil transversal, vu du côté de 



(1) M. Desor, dans le Synopsis des Échinides (p. 180), sans connaîtie 
l'opinion de d'Orbiguy relativement &\x Caraiomus liœmcri , arrive à 
un résultat à peu près identique et retire cette espèce du genre Carato- 
niu5, pour la placer dans les Echinoconus à coté de l'E. hcmispharicus. 
Suivant nous, d'Orbigny et M. Desor sont dans l'erreur. Nous avons 
examiné avec le plus grand soin non-seulement lYcliautillon qui a servi 
de type à d'Orbigny, m;\is encore ceux plus gros et mieux conservés que 
possède M. Michelin, et nous avons arciui-; la certitude que cette espèce 
n'est point un Echinoconus, La disposition do ses pores anibulacraires 
qui s'espacent un peu au fur à mesure qu'iU se rapprochent de l'ambitus, 
sa bouche pentagonale et marquée sur les bords de bourrelets interambu- 
lacraires, son anus triangulairr, son appareil .ipicini subpontagonal •ont 
autant de caractères qui s'opposent à ce que cette espèce reste dans la 
famille des Éclwwconidccs. C'est ,bicn plutôt parmi les Échinobrissidcn 
qu'il faut la classer. Dans le principe M. Desor en avait fait un Cani- 
tomim, elle diffère bien un peu des espèces de ce genre par sa grande 
taille et son péristomc pentagonal muni de bourrelets; cependant mal- 
l^ré re.s tlifférences qu'on peut re^^arder coiunn' f>implemenl ^péciliques, 
noui> ,-onmics d'avis» de la replacer parmi le» ( aratomu$. (N. de M. Cot.) 



TERRAINS CRÉTACÉS. 547 

l'anus; fig. o, plaque iiiterainbulacaire grossie; fil^^ G, ap- 
pareil apicial grossi. 

N° 234-4. EcHiNOCONUS abreviatus, d'Orli. i8o6. 
P. 1000, fig. 7-,S. 

EchinUcs vulgaris (parsj, Leske, 1778. Klein dispos. 
Ecbin. p. 160, pi. 40, fig. 2 et 3. 

Galerites abreviatus, Lamarck, 1816. An, sans vert, 3 
p. 20. (Non Agassiz et Desor, 1842 et 1847.) 

Lamarck décrit ainsi cette espèce : G. conoideus, obtii- 
sus ; ambilu suborbiculari; ambulacris impresbis^ subaspe- 
ris; areis prominulis ; ano inframarginem. Cette descrip- 
tion peut, par son vague, s'appliquer à beaucoup d'espè- 
ces différentes ; mais Lamarck cite pour synonyme les fi- 
gures 2 et 3 de la pi. 40 de Leske, décrites p. 166, qui 
paraissent se rapporter à son espèce, mais non aux échan- 
tillons que M. Desor a figurés sous le même nom, et qui ne 
sont autres que VEchinoconus (jlobulus (Couulus globulus, 
Kleijî, 1734}. Nous avons dû conserver le nom d'abbrevkt- 
tus à lespècc de Lamarck, en reproduisant les deux figu- 
res de Leske. 

Explication dos figures. PI. 1006, ûg. 7 et 8, copie des 
figures données par Leske. 

Aux espèces décriles et figurées par d'Orbigny, nous ajoute- 
rons les suivantes qui, dans l'état actuel de la science, complèleut 
le genre Echinoconus. 

N* 1. Ecui.NOCOM'S OBLo.NGts, d'Orb., 185&. 

Galerites oblongus, Desor, 18i7. Catal. rais, p. 91. (ModMe R. 8i.) 
Id., d'Orb, 18'i7. Prod.. 2, p. 272; étage 22, n* 1220. 
Echinoconus oblongus, d'Orb., lK5i. Ileviic de Zool., p. 21. 
Galeritei oblongus, Desor, 1867. Synops. des Kch., p. 18a. 



bha l'ALL()NTOLO(.lt FUANÇAISt. 

r.ongucur, ij milliiiiètrcs; largeur, 4i millimètros; hauteur, 27 mil- 
limètres. 

Coquille ovale, arrondie et dilatée eu avant, plus étroite en arri(>re, 
ayant son plus grand diamètre transversal au tiers antérieur et sa plus 
grande hauteur entre le sommet et la bouche. Profil longitudinal sur- 
baissé, à côtés convexes. Profil transversal un peu plus conique. Dessous 
presque plat, légèrement pulviné. Bouche centrale, subdécagonale. Anus 
grand, sabcirculaire, marginal, très-apparent dans le profil transversal. 
Interambulacres déprimés au milieu. Toujours à l'état de moule inté- 
rieur. 

C'est à tort que d'Orbigny réunit cette espèce à VEchinoconus glo- 
bulus (voyez plus haut, page 522). Elle nous parait constituer un type 
bien distinct, parfaitement reconnaissable à sa forme oblongue, arrondie, 
subdéprimée , à sa face inférieure pulvinée, à son anus circulaire et 
marginal. 

Localité. Villeneuve-sur-Yonne (Yonne). Étage sénonlen. 

N" 2. KcHixocoNLs GiBBLS, Cotteau, 1859. 

Longueur, A 6 millimètres; largeur, û3 millimètres; hauteur, 35 mil- 
limètres. 

Coquille ovale, renflée, arrondie et dilatée en avant, un peu plus 
étroite en arrière, ayant son plus grand diamètre transversal au tiers an- 
térieur et sa plus grande hauteur entre la bouche et le sommet. Profil 
longitudinal et trunsvcrsal ïlevé, gibbeux, à cotés convexes, presque 
droits sur le pourtour, un peu courbés à la base. Dessous plat, arrondi 
sur les bords. Bouche petite, subcirculaire, centrale. Anus elliptique, 
marginal, pourvu d'une area à peine apparente. Ambulacres à fleur de 
test. 

Cette espèce, par sa grande taille, sa forme oblongue et gibbeuse, se 
distingue nettement de ses congénères ; elle offre au premier aspect quel- 
que ressemblance avec l'ii. magni ficus; mais elle s'en éloigne par sa 
forme plus courte et plus gibbeuse, sa face inférieure plus plate et plus 
étroite, son anus moins grand et plus allongé. 

Localité. Conneré (Sartbe^. Étage turoniea? Musée du Mans. 

N* 3. EciiiNOCONUSODRoiTis, Cotteau, 18C>9. 

GaUritcs gurgitis, Pictet ot Renevier, 1857. Foss. du ti^rrain aptien , 
p. 156, pi. 22, fig. i. 

/rf., Hcsor, 1857. Synopsis des Lch. foss., p. 187. 

MM. Pictet ot r.cucvier décrivent ainsi cette espèce : 

« Oursin de forme subcirculaire, médiocremeat renflé, face supérieure 



TERRAINS CRKTACltS. 5/|9 

régulièrement arrondie, ainsi que les flancs, en sorte que la plus grande 
périphérie est située notablement au-dessus de la surface inférieure; 
bouche centrale, à périatome un peu oblique. Anus situé sur la face pos- 
térieure de manière à n'être pas visible en dessus, et à l'être à peine eu 
dessous : son contour ou périprocte est subpyriforme et allongé dans le 
sens vertical. Le sommet est central. Les ambulacres sont limités par des 
lignes de pores disposés par paires ; ils croissent régulièrement jusqu'au 
contour extérieur. Les tubercules sont médiocres, épars sur les aires in- 
terambulacraires, et tendent à former des séries sur les aires ambula- 
craires. 

a Rapports et DiFFéuB.NCBS. Cette espèce présente des caractères in- 
intermediaires entre les Galeritea et les Globator. Elle ressemble à 
ces derniers par la disposition de ses tubercules, et aux premiers par sa 
forme peu globuleuse. L'anus occupe une position intermédiaire, et sans 
être situé aussi complètement sur la face postérieure que dans les Globa- 
tor, il n'est pas aussi inférieur quedaus lesGalerites. Nous l'avons laissée 
dans ce derniergenre, qui est anciennement connu, à cause de son faciès, 
rappelant celui de la plupart des espèces qu'on a l'habitude de lui rap- 
porter. 

t Les caractères précités distinguent clairement notre espèce des Gale- 
rites connus et en particulier de la Galerites castanea dont la face buc- 
cale est plus plane, la face opposée plus bombée et l'anus presque tout 
à fait inférieur. 

s Localité, Nous ne connaissons de la G.gurgitis que quatre échan- 
tillons, provenant tous de l'étage aplien supérieur (grès dur, <i)de la 
Perie du lihoue. Musée de Genève et collection Reoevrier, » 

Cette espèce suffirait seule, d'après les caractères qu'on lui assigne, 
pour démontrer, au point de vue zoologique, le peu de valeur du genre 
Globiilor. 

Dans les genres Galerites et Globator du Synopsis, M. Desor men- 
tionne les espèces suivantes qui pour nous sont des hchinoeonus ; 

N» à. * GALRRiTts BAccA, Desor (nov. sp.). La plus petite espèce du 
genre, en forme de baie, à peu près sphérique, aussi haute que longue, 
la base étant très-resserrée. Périprocte supra-marginal , de manière à 
n'être pas visible d'en bas. 

a Gault de la perte du Rhône et d'Ecoullaz. Rare. Coll. Renevrier. » 
(Synops., p. 185.) 

N° 5. « Globator lobibri, Desor (nov. sp.). Oursin globuleux, mais 
avec une tendance à se rétrécir en arrière à la manière des Galerites. 
Périprocte postérieur , mais plus rappioché du bord inf-rieur que dans 
l'espèce précédente (Globutor nueieus.. 



560 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

«Craie supérieure de la Bedoule (Bouches-du-Rhône). Coll. deLorière. 
Mus. Neuchàtel. » fSynops., p. 188.) 

N* 6. Globator vio.nnkti, Camp. (aov. sp.). Grande espèce circulaire, 
moins renflée que les autres, légèrement rétrécie en arriére. Périprocte 
grand. Tubercules homogènes sur toute la surface du test. Péristome 
oblique, 

« Grès dur a;)tien de Noirvaux, près St-Sulpice. Coll. Campiche. a 
(Synops., p. 188.) 

Rœmer a décrit et figuré (Kreidegebirges , 1841), sous les noms de 
Galevitcs cloiigatus et conulus, deux Echinides qui nous paraissent des 
Echinoconus, sans que cependant nous ayons de certitude à cet égard ; 
car nous ne les connaissons que par une description insuffisante et des 
figures qui laissent beaucoup à désirer sous le rapport de l'exécution. La 
première de ces espèces {G. elungutus , p. 32, pi. VI,fig. 15) est de 
grande taille, subpèntagonale, plus longe que haute, fortement rétrécie 
et carénée en arrière; la face inférieure est plate et la bouche centrale 
présente des traces d'auricules; le périprocte est marginal. Elle appartient 
à la craie supérieure et se rencontre à IVtat de n.oule siliceux remanié 
dans les sables quaternaires du nord de l'Allemagne. La seconde {Cùderi- 
tes conulus, p. 32, pi. \L fig IG) est petite et conique, comme le Dis- 
coidea subuculus, mais la face infi'rieure est complètement plate et pa- 
raît tronquée; le périprocte est marginal. Elle provient du Plaîner de 
Sahgittcr (étage séuonicn). 



CONSlDl-RiTIONS GliOLOGIQUES 



Stn L ENSEMBLE DBS 



EGHINOIDES IRUÉGULIERS 

DI-S TEHKAINS CRÉTACÉS. 



Tous les Échinoides irréguliers des teîlTaiiis crétacés, à 
à rexceptioiides genres Discoidea, Holectypus et Pyyaster 
de la famille des Échinocouidécs, ont été décrits et figurés 
dans ce volume ; ils forment un total de deux cent cin- 
quante espèces, ainsi distribuées : 

Étage néocomieu . 47 

Étage aptien 5 

Étage albien 22 

Étage cénomauicn 45 

Étage turonien 16 

Étage sénouien 1 15 

Total. . . 250 

Ces chiffres sont parfaitement en rapport avec ceux qui 
nous ont été donnés par les Bryozoaires. Le nombre des 
espèces suit une proportion croissante, et leur maximum 
de développement se trouve encore au 22* étage séuonien. 
A cette épquc, les mers occupaient sur nos continents la 
plus grande smface , et sur des points nombreux elles 
offraient sans douIe,par leur nature, bulisposition de leurs 
rivages li pivtfM'idi'nr de leurs eaux, des foiidition'^ tr^s- 



552 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

favorables aux Écliinoides. Viennentensuite, avec un nom- 
bre d'espèces beaucoup moindre, les étages uéocomien, cé- 
nomanieu, turonien et albien. Quant à l'étage aptieu, il 
ne présente, comme pour les Bryozoaires, qu'un résultat 
presque insiguitiant. 

Espèces de l'étage iiéocomien. 

COLLÏBITBS. • pag. ECHI.NOSPATAGCS. pag, 

Guey mardi, d'Orb. 55 Iloulini,d'Orb. 163 

oblonga, d'Orb. 57 Verraai, d'Orb. 165 

ovuluni, d'Orb. 54 Hbterastbr. 

subelongata, d'Orb. 52 Colloni, d'Orb. (Urgoaieu.) 179 

EcHiNOCORïS. oblongus, d'Orb. (id.) 17G 

Grasanus, d'Orb. (1). 60 Pïgurus. 

HoLASTHR. Columbianus, d'Orb. 310 

Campicheanus, d'Orb. 79 Moutmollini. Agass. 305 

couicus, d'Orb. 79 productus, Agass. 309 

Grasanus, d'Orb. 81 rostralus, Agass. 309 

intermedius, Ag. 70 Cotriopygos. 

Cardiasieb. Caïupicheanus, d'Orb. (Urgo- 

Benstedis, Forbes. 424 nien). 339 

EcuiNosPATAGL's. uiinor, d'Orb. 837 

cordifornùs, Breyn. 165 obovatus, d'Orb.' 335 

gibbus, d'Orb. 160 Pïgailis. 

grauosus, d'Orb. 153 cyliudricus. Des. (UrgonieQ^.352 

Neoconiieiisis, d'Orb. 162 

(1) M. Desor réunit de nouveau cette espèce aux CoUyrites parmi 
lesquels M. Albin Gras l'avait placée dans l'origine. Sa forme générale 
et surtout son péristomc non bilabié nous font, adopter cotte opinion. Il 
serait du reste assez singulier de voir le genre Echinocorys se montrer à 
l'époque néocomienne et ne reparaître ens'iite que vers le milieu de la 
période sénonienne, sans laisser de trace dans les étages aptien, albien, 
cénomanien et turonien. En considérant cette espico comme un Collyii- 
te.i, toute anomalie disparaît et le genre l'.cliinocorys reste propre à la 
partie supérieure des terrains crétacés. Co (\>Uyrites devra reprendre le 
nom d'hanispharica que lui avait donné Aibin Gras et que d'Orbigny 
n'avait changé ([ue parce que un autre Lcliinucurys portait déjà le nom 
ù'lianispht\ liens. (A', de M, Coi,) 



TERRAINS CRÉTACÉS. 553 

Ptgauli'S. pag. EcHiNOBRissus. pag. 

depressus , Agass. (Urgo- Requieni, Des. CUrgonien) 402 

nien). 353 Roberti, d'Orb. (id.j 397 

Trbmatopyods. Clypeopïgus. 

Archiaci, d'Orb. 381 Gresslyi, d'Orb. (2). 425 

Campicheanus, d'Orb. 378 oviformis, d'Orb. (3). 428 

Grasanus, d'Orb. 380 Paultrei, d'Orb. 420 

Olfersii, d'Orb. 376 Reaaudi, d'Orb. 427 

EcHiNOBBissi;s. Robinaldinus, d'Orb. 422 

Bourguignati, d'Orb. 390 subquadratus, d'Orb. 423 

Neocomiensis, d'Orb. (1). 394 Pyrina. 

AlpiDus, d'Orb. (Urgonien) 401 Campicheana, d'Orb. 468 

Martinii, d'Orb. (id.) 398 incisa, d'Orb. 469 

Nicoleti, d'Orb. ("id.) 399 pygea, Desor. 466 

Quarante-sept espèces ont été rencontrées dans Tétage 
néocomien. Aucune, sur ce nombre, ne s'était montrée 
dans les couches du terrain jurassique, aucune ne se re- 
trouve dans les étages qui viennent au-dessus, toutes peu- 
vent donc être considérées comme réellement caractéris- 
tiques. Ce résultat démontre une fois de plus l'indépen- 
dance de l'étage néocomien dans les limites qui lui ont 

(1) L'espèce que d'Orbiguy décrit et figure sous le nom à' Eclnnobris- 
tus Neocomiensis n'est point, comme il le croit, le NucUolites Neoco- 
miensis de M. Agassiz. C'est un type bien distinct auquel M. Desor a 
donné le nom d'Echinobrissus Cottaldinus, et qui est remarquable par sa 
forme subdéprimée et son anus tout à fait postérieur. D'après M. Desor, 
le NucUolites Neocomiensis, Agassiz, n'est quune variété de VEchino- 
brissus lienaudi. (N. de M, Cot.) 

(2) Cette espèce nous a para s'éloigner à la fois et des Clypeopygus où 
l'a placée d'Orbiguy et des Echinobrissus parmi lesquels M. Desor a cru 
devoir la reporter : dans nos Études sur les Échinides de l'Yonne nous 
en avons fait le type du genre Phyllobrissus que caractérisent sa forme 
ovoïde et renflée, son anus postérieur et subvertical , sa face inférieure 
plane et sa bouche entourée d'une rosette de pores toujours apparente. 

(Id.) 

(3) Le Clypeopygus oviformis fait également partie de notre genre 
Phyllobrissus. [Id.) 



65â PALÉONTOLOCrE FRANÇAISE. 

été assignées, — Sur ces quarante-sept espèces, trente- 
sept proviennent de l'étage né.comien proprement dit, 
et dix de la partie supérieure ou sous-étage urirouien. 

Si nous examinons la distribution géographique des es- 
pèces dans les deux bassins qui alors se partageaient la 
France, nous trouvons dans le bassin anglo-parisien, dix- 
sept espèces seulement et trente-sept dans le bassin médi- 
terranéen 

Sur les dix-sept espèces du bassin anglo-parisien, huit 
lui sont spéciales : Cardiaster Bcnstedis ?... Ecliinospata- 
gus Neocohiiensis ; Tremato2)ijgus Arcliiaci ; Echinobriasus 
Neoco7nieîisis, Bourguignati ; Chjpeopygits Paultrei, Robi- 
nxddinus et ovifomis. Sur les trente-sept espèces du bassin 
méditeiranéen, vingt-huit sont spéciales : Colli/rites, Guei/- 
mardi, oblonga, ovuium, subelongata\ Echinocorys Grasa- 
nus; Hof aster Catnpic/icanus , conicus, Grasamis ; Echino- 
spatagus gibbns, granosus et Verrani; Ueterasier oblongus ; 
Pygurus productus et rostratus] Boiriopygus Campichc- 
anus; Pygaulus ciilindricus eX dcpressus ; Tremcdopygiis 
Cumpicitcanus et Grasunus ; Ec/iinobrissus Alpinus, Mar- 
tinii , Nicoldi , Rcquifnii et Robert i ; Clypeopygus Re- 
naudi etsubquadrntus; Pyriim Campicheana et incisa. Neuf 
espèces sont communes aux bassins anglo-parisien et mé- 
tlitcrrauécn : Holastcr intonerdius] Ec/iinospatagus cordi- 
fomis; Ueterasier Couï on i; Pygurus Montmollini ; Botrio- 
pygus minor vl obovalus; Clypeopyyas Gress/yi ; Pyrinn 
pygea. 



TERRAINS CRÉTACÉS. 555 

Espèces de l'cfoye opfien. 

ECHINOSPATAGUS. pag. EPIASTEB. pag. 

argilaceus, d'Orb. Cl). 4 67 pol}gonus, d'Orb. 188 

CoUegnii, d'Orb. (2) d69 Pyrina. 

subcylindricu3, d'Orb. 1G6 cylindrica, Al. Gras. 470 

Cinq espèces seulement ont été rencontrées dans l'étage 
aptieu. Ce petit nombre s'explique non-seulement par le 
peu d'épaisseur des couches aptiennes observées jusqu'ici 
daus de rares localités, mais encore par la disposition des 
mers éminemment favorables au développement des Cé- 
phalopodes, et qui par cela même, comme nous avons pu 
le voir dans les volumes précédents, ne nous ont offert que 
très-peu de Gastéropodes, d'Acéphales, de Brachiopodes, 
de Bryozoaires et d'Échinodcrmes. Ces cinq espèces d'E- 
chinoïdes sont caractéristiques de l'étage aptien. Quatre 
sont spéciales au bassiu méditerranéen : Eclnnospatagus 
CoUegnii et subcylindricus ; Epiaster polygonus; Pyrina 
cylindrica. Le bassiu anglo-parisien ne renferme qu'une 
seule espèce VEchinospatagus argilaceus, qui s'est égale- 
ment montré dans le bassin méditerranéen. 



(i) Cette espèce devra reprendre le nom de Ricorde(inu$ que nous lui 
avons donné on 1851. C'est à tort que d'Orbigny l'a identifiée au Spatan- 
gus argilaceus de Speeton qu'on ne connaît en France que par les figures 
insuftisantes que Phillips en a données. C'est également à tort que d'Or- 
bigny indique cette espèce comme provenant de l'étage aptien de Gurgy 
et d'Au.\erre, les échantillons figurés ont été certainement recueillis 
dans les couches supérieures de l'étage néocomieu (argiles ostréennes). 

(.V. de il. Cot.) 
(2) Nous rapportons à cette espèce le Toxaster Brunneri, Mérian, 
figuré par M, Desor da'is ]o Synopsis des Échinides fossiles (pi. XL, 
fig. /i-i). (W.) 



556 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Espèces de l'étage albien. 

HolAstbb. ' pag. Tbematopygi's, pag. 

amplus, d'Orb. 90 Ricordeauanus, d'Orb. 382 

latissimus, Agass. 92 Echinobrisscs. 

lœvis, Agass. 83 Kœchlini, d'Orb. 403 

Perezii, Sism. 86 Clypkopïgus. 

traosversus, Agass. 88 Cerceleti, d'Orb. (1). 431 

EcHiNOSPATAGOs. Michelinj , d'Orb. 426 

Breyniusanus, d'Orb. 173 Catopigcs. 

inflatus, d'Orb. 171 cylindricus, Des. 433 

Epiaster. Pyrina. 

trigonalis, d'Orb. 189 castanea, d'Orb. 473 

Hehiaster. depressa, d'Orb. 472 

minimus, Desor. 225 Echi>oconis. 593 

nicordeauanus, d'Orb. 223 castanea, d'Orb. 506 

Pïgurus. mixtus, d'Orb. 503 

Ricordeauanus, d'Orb. 314 nucula, d'Orb. 
Pygailis. 

ovatus, Agass. 956 

Vingt-deux espèces nous ont été fournies par l'étage al- 
bien; toutes sont caractéristiques. — Si de ce nombre nous 
retranchons V Echinospatagus inflatus qui provient du Sé- 
négal, nous trouvons dans le bassin méditerranéen dix es- 
pèces qui lui sont propres : Holaster Pcrezii et transver- 
sus ; Pyguulus ovatus : Echinobrissus Kœchlini ; Clypco- 
pygus Michelini ; Catopygus cylindricus ; Echinoconus 
mixtus et nucula; Pyrina castanea et depressa. Six espèces 
sont propres au bassin anglo-parisien : Holaster latissi- 
mus et anipius ; Echinospatagus Breyniusanus ; Pyyurus, 

(1) Dans le Synopsis, M. Desor fnit de cette espèce un NueUolites. 
Nous ne pouvons nous ranger à son avis : sa forme g('nL^rale subdt^pri- 
mi^e en dessus, fortement concave en dessous , ses ambulacros sensible- 
ment pi'taloides et la rosette de pores très-apparente qui entoure la 
bouciie nous engagent à la laisser, malgré sa petite taille, parmi les 
Ciypcopygin. (N, de W, Cot.) 



TERRAINS CRÉTACKS. ÔÔ7 

Rkordeauanus et Clypeopygus Ccrceleii. Cinq espèces sont 
communes aux deux bassins : Holastcr Ifevis ; Epiastcr 
trigonalis ; Hemiaster minimm et Ricordeauamis; Echino- 
conus castanea. 



Espèces de l'étage cénomanien. 



HOLASTER. 


pag- 


Hemiaster. 


pag- 


carinatu3, d'Orb. 


lOâ 


bufo, Desor. 


227 


Cenomaneasis, d'Orb. (i). 


111 


similis, d'Orb. 


229 


marginalis, Agass. 


109 


Periaster. 




subglobosus, Agass. 


97 


conicus, d'Orb. 


274 


suborbicularis, Agass. 


93 


eiatus, d'Orb. 


270 


Trecensis, Leym. 


101 


undulatus. 


272 


Cardiastbr. 




Archiacia. 




fossarius, Forbes, {2j. 


125 


gigantea, d'Orb. 


286 


Enallastbr. 




sandalina, Agass. 


284 


Greenovii, d'Orb. 


183 


Santonensis, d'Orb, 


287 


Epiaster. 




Pygl'ris, 




crassissimus, d'Orb. 


194 


oviformis, d'Orb, 


311 


distiuctus, d'Orb. 


196 


CONOr.LYPLS. 




Kœchlinanus, d'Orb. 


191 


Rliotoinagonsis, d'Orb. 


343 


lamidus, dOrb. 


198 


Pygallls. 




Varusensis, d'Orb. 


198 


inacropygus, Desor. 


."Jô? 


UeUI ASTER. 




pulvinatus, Agas<. 


361 


Bucklandi, Desor. 


231 


subœqualis, Agass. 


358 



(1) Dans les Échinides de la Sarthe(p. 201) nous avons considéré l'Uo- 
laster Cenomanensis comme vinc variété très-jeune deVUolasier subor- 
bicularis; les nombreux écliantillonsque nous avons eus sous les yeux et 
qui représentaient les diff<ireuts âges de cette espèce, ne nous ont laissé 
aucun doute sur ce rapprocbement. {N. de M. Lot.) 

(2) Il nous paraît douteux que celte espèce soit réellement un Cdr- 
diaster. Les exemplaires décrits par Forbes et ceux que d'Orbigny a 
figurés sont des moules intérieursne présentant aucune trace defasciole, 
et si ces auteurs les ont placés parmi les Cardiastcr, c'est uniquement 
d'après leur forme générale; la ressemblance de ces moules avec quelques 
exemplaires de moyenne taille de Vllolaster suborbicularis nous ferait 
plutôt penser qn'ils appartiennent à cette dernière espèce. 

(W) 



558 PALÉONTOLOGII- fRANCAISIi. 



C&RATOMLS. 


P^g- 


OOLOPYGUS. 


pag. 


faba, Agass. 


366 


Bargesi, d'Orb. 


456 


orbicularis, Agass. 


369 


Ptki\a. 




rostratus, Agass. 


367 


Bargesana, d'Oib. 


478 


trigonopygus, De?. (!)• 


365 


Des Moulinsii, d'Arcli. 


476 


ECHI.NOBRISSIS. 




influta, d'Orb. 


481 


cordatus, d'Orb. 


40 i 


ovalis, d'Orb. 


475 


lacnnosus, d'Orb. 


406 


subsphrfToidalis^ d'Orb. 


479 


Morrisii, d'Orb, 


407 


ECHINOCONCS. 




similis, d'Orb. 


405 


Bargesanus, d'Orb. 


5l0 


Catopygls. 




Rhotomagensis , d'Orb. 


509 


columbarius, d'Arch. 


436 







Le nombre des espèces oénomaniennes s'élève à qua- 
rante-quatre; toutes sont également caractéristiques. En eu 
séparant les Ec/iinobrissus cordatus et lacnnosus qui pro- 
viennent d'Allemagne, elles se repartissent de la manière 
suivante, dans les trois bassius qui occupent nos contrées à 
l'époque cénomanienne. Treize sont spéciales au bassin 
anglo-parisien: Holaster Cenomancnsis\ Cardiaster fossa- 
rius ; Enallaster Greenovii ; Epiaster crassissimus ; Pygurus 
ovifomis ; Conocbjpus RJiotomagensis ; Pygaulus pulvina- 
tus ; Caratomus orbicularis ; Echinobrissus similis et Mo- 
risii ; Pyrina Des Moulinsii et subsphœroidalis ; Echinoco- 
nus niiotomayensis. Six sont spéciales au bassin'pyrénéen : 
Pcriastcr undulalus ciconicus ; Arc/iiacia sandalina, yigan- 
tea et San/oncnsis ; l'yyaulus macropygus. Neuf sont spé- 
ciales au bassin méditerranéen : Uolastcr marginalis et in- 
tcgcr ; Epiaslcr (uuiidus , Kaclilinanus et Varusensis ; 
Hemiastcr liuchluvdi ; Oolopyyus Bargesi ; Pyri/iu Barge- 
sana ; Echinoeonus Bargesanus. Sept sont oomuumes aux 

(t) Le Vitralomus trifjonopygus n'est cprlainement qunne variété du 
Caritiomus fiiha avec lequel ou le rencontre et dont il ne se distiugue, 
suivant d'Urbigiiy Ini-niCnio, f]u<' par la coquille K^goroment rostrée en 
arrière. {N. lic M. Cot.) 



TERRAINS CRÉTACÉS. 559 

bassius anglo-parisien et pyrénéen : Uolasier subgloho- 
sus ; Hemimicr similis ; Periastcr clatus ; Camlomus faOa, 
rosfrafus et frif/ouopijgus ; Pi/rifia ovalis. Une, Vthlaster 
Trccensis, se trouve dans les bassins anglo-parisien et mé- 
diterranéen. Une également, le Pygaulus subœqualis, s'est 
rencontrée dans les bassins pyrénéen et Méditerranéen. 
Enfin, six espèces pins largement répandues, les Hola- 
stcr subglohosus et carinatus ; Epiaster distinctus ; Ue- 
miaster bufo ; Caiopygus columbarius et Pijrina inflata. 
se sont montrées simultanément dans les bassins anglo- 
parisien, pyrénéen et Méditerranéen, et en démontrent 
la contemporauéité. ^ 



Espèces de l'étage turonicn. 



HOIASTER. 


pag. 


Clatiater. 


pag. 


integer, Agass. 

MlCRASTEF. 


112 


cornutus, d'Orb. 

BOTRIOPYCUS. 


282 


Matheroni, Des. 


203 


Cotteauanus, d'Orb, 


341 


Micheliiii. Agass. 


205 


Toucasanus, d'Orb. 


340 


Hehiaster. 




Pygauli's. 




cubicus, Desor. 


237 


Toucasanus d'Orb. 


362 


Fourneli, Des. 


234 


ECHINOBRISStS. 




Leymerii, Des. 


232 


tubercnlatus d'Orb. 


408 


Toucasanus, d'Orb. 


23 9 


Catopygus. 




Verneuilli, Des. 


235 


Ebrayanus, d'Orb. 


440 


Periaster. 


• 


PlUI.NA. 




oblongus, d'Orb. 




Toucasana, d Orb, 


482 



Seize espèces, toutes caractéristiques, se sont montrées 
dans l'étage turonien. Le bassin anglo-parisien n'eu ren- 
ferme qu'une seule qui lui soit propre, le Catopygus Ebra- 
yanus. Le bassin jiyrénéen n'en a aucune de spéciale. Nous 
eu trouvons dix dans le bassiu méditerranéen : Holasfer 
inleger ; Micrusier Mut lier oni ; Hcmias/rr cubicus; Pe- 



O(>0 l'Ar.ÈOMOLOGlE FllAAÇAISJi. 

riu.sler oijio/KjUA ; Claciosfcr cornutus: Caioptjgus Touca- 
snnus et Co/teauamis; Pijgaulus Toucasanus\ Echinobris- 
sus iuherculatus ; Pijrina Toucasana. Une espèce, le 
Micmster Michelini, est commune aux bassins anglo-pari- 
sien et pyrénéen ; une également, VHemiaster Toucasanus 
se trouve à la fois dans les bassins anglo-parisien et médi- 
terranéen. — Trois espèces, les Heminsfer Fourncli, Le>j- 
mcriiet VcrncuiW, so sont rencontrées simultanément dans 
les bassins anglo-parisien, pyrénéen et méditerranéen. 

Espèces de Vétcuje sénonicn 

EcHINOr.ORVS. 

papillosuSj d'Orb. 
sulcatiis, d'Orb. 
tuberculatus, d'Orb. (1). 
vulgaris, Brcynius. 

HoLASTtn. 

indicus, Forbes. 
planus, Agass. 
scmistriatus, d'Orb. 
Senonensis, d'Orb, 
siriato-radiatiis, d'Orb. 
Cardiasteh. 
auanchytis, d'Orb. 
bicarinatus, d'Orb. 
Boiirgooisiaiuis, d"Orb, 
cinctus, dOib. 

(\) M. Desor a fait de cette espèce, sous le nom de S(cnon\a tubcrcit- 
lala (Synop., p. 333), le type d'un nouveau genre caracti'risé non-seule- 
ment par l'aspect tuberculeux de ses plaques coronales, mais surtout par 
la structure de son appareil apicial iiui est compacte et non allongé 
comme dans les Eclùnocorys. {N. de M. Cot.) 

(2) Par sa forme générale et la position de son anus , cette espèce so 
distingue neltcineut dos autres A/Ji'rtsrtr, et c'est avec raison que M. Desor 
y a vu le type de son fienre Isastcr. Débarnissi' de cette rspèce, le genre 
Kpiaster s'élève beaucoup moins liant et se trouve limité au terrain crti- 
tacé inftMJeur et moyeu. (/rf,) 



pag. 


(".ARDIASTER. 


pag. 


69 


Cotteauanus, d'Orb. 


ihO 


70 


excentricus, Forbes. 


124 


67 


fimbriatus, d'Orb. 


HQ 


62 


Hageuowi, d'Orb. 


U3 




Italicus, d'Orb. 


«42 


122 


J-igeriensis, d'Orb. 


138 


110 


pillula, d'Orb. 


126 


120 


pygmœus, Forbes. 


124 


118 


rostratus, Forbes. 


124 


113 


Zignoanus, d'Orb. 
Enallaster. 


145 


131 


Texasus, d'Orb. 


184 


137 


1. PI ASTER. 




129 


Aquitanicus, d'Orb. (2). 


199 


1/.7 







TERRAINS CRÉTACÉS. 



MiCRASTBR. pag. 

cor-anguinum, Agass. 207 

intngcr, d'Orb. 2! 9 

laxoporus, d'Orb. 217 

Leskei, d'Orb. 215 
Hbmiaster. 

amygdala, d'Orb. 262 

breviusculus, d'Orb. 255 

bucardium, Des. 26i 

expaiisus, Des. 263 

globosus, Des. 260 

inœqualis, Des. 267 

Koiiinckaiius, Des. 250 

lacunosus, De?. 267 

Ligeriensis, d'Orb. 253 

Moulinsanus, d'Oib. 2i7 

nucleus, Desor. 240 

nucula, Desor. 259 

parastatus, Desor. 265 

pruuella, Desor, 2ii 

punctatus, d'Orb. (Ij. 25 ï 

rana. Desor. 263 

Regulusaïuis, d'Orb. 2ài 

Saiilcyanus, d'Orb. 258 

scxangulatiis, d'Orb. 256 

Stella, Des. 245 
Pericoshcs 

brevisulcatus, Agass. 277 

ECHINAHTHCS. 

Francii, d'Orb. 298 
Pygurus. 

geomctricus, Agass. 313 

F.UTJASIA. 

api'alis, d"Orb. 315 

Delauoayi, d'Orb. 318 

(1) Cet Ilcmiaster devra reprendre le nom de nasuiulus , que 
M. l'abbé Sori^jnet lui a donné en 1851. 

(2}L'Ecliinubri.t$us Boingeoisii n'est probablement qu'une variété plus 
courte et plus dilatée do l'/i. minimus; nous avons exainim' dans la col- 
lection d'Orbigny, l'échantillon type, il ne nous a paru en différer par 
aucun caractère essentiel. (^. de M. Cot.) 

VI. 51 



Faujasia. 

Faujasii, d'Orb. 
florealis, d'Orb. 

PïGORHYNCHCS. 

planatus, forbes, 

îestudo, forbes. 
Rhv.nchopvcus. 

Marmiui 
Cassidllis, 

Œquoreus, Morlon 

elongatus, d'Orb. 

lapis-cuncri, Lam. 

StI5TA10PYGLS. 

elatus, d'Orb. 
gale;itns, d'Orb. 

CONOCLTPUS. 

août us, Agass. 
ovatus, dOrb. 
ovum, Agass. 
Caratomis, 

avellana, Agass. 
peltiformis, Agass. 
sulcato-radiatus, Des. 
truncatus, d'Orb. 

TflEMATOPYGUS. 

analis, d'Orb. 
crucifer, d'Orb. 
oblon^us, d'Orb. 
ovulum, d'Orb. 

ECHISOBRISSIS. 

Bourgeoisii, d'Orb. (2). 
Collcgiiyi, d'Orb. 
minimus, d'Orb. 
Moulinaii, d'Orb. 



561 

pag. 
317 
319 

323 
322 

S2& 

329 
336 
327 

333 
332 

347 
3â5 
3&9 

370 
373 
371 
372 

383 
387 
385 
386 

Zil5 
409 
hih 
412 



562 



rAF.LOMOLOGIE FRANÇAISE. 



KCHINOBHISSUS. 


pag. 


Pyrina. 


pag. 


parallclus, d'Orb. (Ij. 


ilO 


Petrocoriensis, Des M. 


AB6 


scrobiculatus, d'Orb. 


Aïs 


Orbiguyaua. 


494 


Catopïgcjs. 




ovulum, Agas. 


484 


affinis, d'Orb. 


^53 


ECHINOCONUS. 




conformls, Des. 


liin 


abbreviatus, d'Orb. 


547 


elongatus, Agass. 


/i52 


conicus, Breyn. 


513 


fenestratus, Agass. 


zi/42 


Dcsorianus, d'Orb. 


537 


lœvis, Agass. 


i/iS 


--Egypliacus, d'Orb, 


544 


pyrifomiis, Agass. 


4 A 5 


gigas, Cot. 


51i 


obtusus , Des. 


i/i8 


globuius, d'Orb. 


522 


, subcarinatus, d'Orb. 


Z!50 


hemisphœricus, d'Orb. 


526 


OOLOPYGL'S. 




magnificus, d'Orb. 


540 


pyriforniis, d'Orb. 


i57 


orbicularis, d'Orb. 


532 


PïRINA. 




Piaulini, d'Orb. 


539 


Ataciana, Cot. 


iOl 


Rœmeri, dOrb. 


545 


echinoncaj Des M. 


48:3 


siibcoiiicus, d'Orb. 


519 


Goldfussii, Agas. 


A 88 


subpyraniidalis, d'Orb. 


530 


lœvis, d'Orb. 


i'.'O 


subrotundus, d'Orb. 


517 


minor, d'Orb. 


Zi92 


sulcatus, d'Orb. 


542 


nucleus, d'Orb. 


Zi89 


vulgaris, d'Orb. 


534 



Cent quinze espèces toutes caractéristiques, nous ont été 
fournies par l'étage sénonien; de ce nombre nous retran- 
chons vingt-uiie espèces étrangères ; il en reste quatre- 
vingt-treize distribuées de la manière suivante, dans nos 
difîcreuts bassins : 

Cinquante-cinq sont spéciales au bassin anglo-parisien 1 
Echinoconus jjapiUosus et sulcatus ; Holasirr jjfanus et 
Senonensis ; Cardiaster bicarinatus , Bourgeoisanus , Cot- 
teuuanus, excentricus, Ligeriensis, pygmœus et rostratus ; 



{\) VEchinobriatua parallelas n'appartient pas, comme le croyait 
d'Orbipny , à l'étage si'iionien. Cette espèce, très-abondamuient répandue 
dans laSanhe, se rencontre toujours à la partie inférieure de l'étage tu- 
roiiicn, au-dessous des marnes sal)leuses à Micrastcr Michelini, Il en est 
de même des Catopygus oblusus et subcurinatus cités plus bats. 

{N, de M. Col.) 



TERRAhNS CRÉTACtS. 563 

Hemiaster amygdala, brcoiusculas, bucardium, Koninc- 
kanus , lacunosus , Ligcricnsis , iwuneUa ; EcJnmintJtus 
Francii ; Fuvjasia oj/icalis ei Delannayi; Jî/iync/topygus 
Marmini ; Cassidulns clongatus et lapis-cancri ; Stimato- 
pygus gnleatus; Caratonnis avellana, peïtt fonds, sulcato- 
raditttiis, (nawatus ; Trematojyygus oblongus et ovulum; 
Echinobr issus Bourgeoisii , parallelus et scrobiculatus ; 
Catopygus affinis, conformis, fenestratus, lœvis, pyrifomis 
et obtunus; Oolopygus pyrifonnis ; Pyriiui Goldfussii, lœ- 
vis, miîiar, nucleus, Orbignyana et ovulum; Echinoconus 
conicus, Desorianus, magni/icus, orbicularis, Rcemeri, sub- 
conicus, subrotundus etvulgaris. Quatorze espèces sont pro- 
pres au bassin pyronéen : Hol aster semisfriatus ; Mi- 
a'aster integer Qilaxoporus;Epiaster Aquitanimis ; HemiaS' 
ter nucleus et Moulinmnus ; Faujnsia Faujasii ; Conoclypus 
acutus et ovum ; Echinobrissus Collcgnyi et Moulinm ; 
Pyrina Petrocoricnsis ; Echinoconus suiccdus et Raulini. 
Dix espèces sont spéciales au bassin méditerranéen : Echi- 
nocorys tuberculatus . Cardiaster Italiens et Zignoanus ; 
Hemiaster globosus , Regulusanus et Saulcyanus ; Pericos- 
mus brcvisulcatus ; Pyrina Ataciana ; Echinoconus /Eyyp- 
tiacm et gigas. Neuf espèces sont communes aux bassins 
anglo-parisien et pjiénêen: Holastcr striât o-radiatus; Car- 
diaster ananchytis et pilula; Hemiaster punctatus ei Stella; 
Conoclypus ovatus ; Trcmatopygus analis: Catopygus clon- 
gatus et subcarinatus. Une seule, le Miciaster Leskei, se 
rencontre à la fois dans les bassin an^^lo-parisien et mé- 
diterranéen; quatre se sont montrées simultanément dans 
les bassins anglo-parisien , pyrénéen et Méditerranéen : 
Echinocorys vulgaris ; Micrastcr cor-anguinum; Echinobris- 
sus minimus et Pyrina echinonea , et démontrent, comme 



56/i PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

ravaient déjà fait les Bryozoaires, la contemporanéité de 
ces trois bassins et les commuuications directes qu'ils 
avaient entre eux. 

Répartition des genres dans les différents étages où 
ils ont vécn. 

Le tableau suivant offre le développement successif des 
genres dans les six étages qui composent le terrain crétacé; 
il permet d'embrasser d'un seul coup d'œil le point ou cha- 
cun de ces genres^ s'est montré pour la première fois, celui 
oi!i il a atteint son maximum de développement et celui où 
il a disparu. 

rnrï VRTTrnii'F«; ^'^^e Klage Étage Étage Etage Étage. 

ijViLjLii niiiucii:.!?. néocomieu. aptien. albien. céaomaaicu. turonieu. séauuien. 

CoUy rites. /i » » » » » 

Echinocorys. 1 » » 

Holaster. A » 6 

Cardiaster. i » » 

SPATANGIDÉES. 

Echinospalagus. 6 3 2 » »> » 

Heterastcr. 2 » » » » n 

Enallaster. » » » » » » 

Epiaster. » 1 1 5 » > » 

Micraster. » » » » 2 4 

Hcmiasier. » » 2 3 5 20 

Péri aster. » » » 3 1 • 

Pericosinus. » » » » » i 

Claviaster. w » * > « 1 

Arcliiacia. » i > > m l 

ECHINOBRISSIDÉES. 

Echinantbus. » ■ » • t 1 

Pygurus. 4 • 1 1 % » 

Faujasia. t > » x » jj 

Pygorliynclms. n » » n » 2 

Rliyncliopygus. >< » n > » i 

Cassidulus. i * i >i n 3 

Stimatopygus. a » » „ » 2 



B 


» 


à 





1 


5 


1 


» 


ià 



TERRAINS CRÉTACÉS. 565 

ECHINOBRISSl^ES. Étage Étage Élage Étage Étage Étage 

uéoconiien. aptien. albien. cénomauicu. luronicu. séaonien. 



Botriopygus. 3 


» 


» 


» 


2 


» 


Conoclypus. » 


» 


w 


» 


u 


3 


Pygaulus. 2 


» 


1 


3 


1 


D 


Caratomus. » 


» 


» 


û 


») 


à 


Trematopygus. A 


» 


1 


» 


n 


à 


Echinobrissus. 7 


» 


1 


à 


1 


6 


Clypeopygus. 6 


» 


2 


n 


B 


» 


Catopygus. i 


» 


1 


1 


1 


» 


Oolopygiis. » 


I) 


n 


1 


» 


1 


FCHINOCONIDÈKS. 












Pyrina. 3 


2 


2 


5 


1 


9 


EchinocoDus. » 


» 


3 


3 


3 


45 



FIN DU SIKlèUP. VOICWE. 



TABLE 

ALPHABÉTIQUE ET SY.NO.NYMIQUE 

DES 

FAMILLES, GENRES ET ESPÈCES DES ÉŒINOIDES IRRÉGCLIERS 

DES TERRAINS CRÉTACÉS. 



Pag. 

Amblyptgis, Agas, 18i0. 373 

Apheles, Agas. 871 

Arnoldi, Des. 374 

Dilatatus, Agas. 374 

Anakchïtes, Lam. V. Echinocorj-s, Brey. 58 

Analis, Rœm. F. Cardiaster pilula, d'Orb. 126 

Carinatus, Def. V. Echinocorj's vulgaris, Brey. 62 

Cincius, Mort. V, Cardiaster cioctus, d'Orb. 147 

Conica, Agas. V. Echinocorys vulgaris, Brey. 68 

Conoideus, Goldf. V. Echinocorys vulgaris, Brey. 62 

Cor-avium, Gratel. F. Micraster cor-anguinum, Ag. 209 

Cor-avium, Lam. F. Ho aster subglobosus, Ag. !î7 

Corculum, Gi-at. F. Echinocorys pa|iillnsus, d'Orb. 69 

Cordata, Lam. F. Cardiaster ananchytis, d'Orb. Î31 

Crassissima, Agas. F. Echinocorys papillosus, d'Orb. 69 

Crucifer, Mort. V. Trematopygus crucifer, d'Orb. 387 

Fimbriatus, Mort. F. Cardiaster fimbriatus, d'Orb. 1A6 

Gibba, Lam. F. Echinocorys vulgaris, Brey. 62 

Gravesii, Agas. F. Echinocorys vulgaris, Bny. 62 
Hemisphcericus, Alb Gras. F. Echinocorys Grasanus. d'Orb. 60 

Miuor, B!aiu. F. Kchinocorvs pai'illosus, d'Orb. 69 

Ovatus, Lam. F. Echinocorys vulgaris, Brey. 62 

Pilula, Lam. F. Cardiaster pilula, d'Orb, 126 

Pustulo=a, Lam, F. Echinocorys vulgaris, Brey. 62 



668 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

Ananchîtes. pi. Pag. 

Rustica, Def. V. Echinocorys vulgaris, Brey. 62 

Semiglobus, Lam. V. Echinocorys papillosuSj d'Orb. 69 

Spatangus, Lam. V. Micaster cor-aiiguinum, Ag. 208 

Spatacgifonnis, Rœm. V. Epia=ter Aquitanicus, d'Orb. 199 

Striata, Lam. V. Echinocorys vulgaris, Brey. 62 

Subglobosiis, Forb. V. Holaster subglobosns. Ag. 98 

SulcatuSj Goid, F. Echinocorys sulcatus, d'Orb. 70 

Tuberculata, Def. V. Echinocorys tuberculatus, d'Orb. 67 

ABCHiAciA,Agas. 18/i7. 283 

Cornuta, Agas. V. Claviaster cornutus, d'Orb. 282 

Gigantea, d'Orb. 910 et 911 286 

Sandalina, Aga?. 909 284 

Santonensis, d'Arch. 912 287 

AsTEHOSïOMA, Agas. 18i7. 279 

Excentricum, Agas. 906, 907 et 908 28» 



B 



BoTRiOPïocs, d'Orb, i 855. 

Campicheanus, d'Orb. 

Cotteauanus, d'Orb. 

Minor, d'Orb. 

Meyeri, d'Orb. 

Obovatus, d'Orb. 

Toucasanus, d'Orb. 
Baisses, expansus, Forb. V. Heniiaster expansus, Des. 

Inœqualis, Forb. V. Hemiaster inœqualis, Des. 

Rana, Forb. V. Hemiaster rana, Des. 



Gabatohcs, Agas, 18^0. 363 

Avellana, Agas. 9i2 370 

Faba. Agas. 9i0 366 
HemisphîEricus Des. V. Echinoconus orbicularis, 

d'Orb. 532 

Latirostris, Des. V. Caratomus faba, A g. 366 

Peltiformis, Agas. 9i3 372 

Oblongus, d'Orb. 368 

Orbicularis, Agos. 941 367 





23& 


930 


339 


982 


341 


930 


337 




335 


929 


335 


931 


340 




266 




267 




263 



TERRAINS CRÉIAGÉS. 569 



Caratohos. 


PI. 


Pag. 


Rœmeri, Agas. V. Echinoconus Rœmeri, dOrb. 




545 


Rostratus, Agas. 


941 


367 


Sulcato-radiatus, Des. 


9&2 


S7i 


Trigonopygus, Des. 


939 


365 


Truncatus, d'Orb. 


943 


872 


Cabdiaster, Forb, 1S50. 




iS3 


Ananchytis, d'Orb. 


886 


131 


Benstedis, Forb. 




124 


Bicarinatus, d'Orb. 827 et 


828 


137 


Bourgeoisanus, d'Orb. 


825 


139 


Cinctus, d'Orb. 


905 


147 


Cordiformis, Forb. V. Cardiaster ananchytis, 






d'Orb. 




131 


Cotteauanus, d'Oorb. 


830 


140 


Excentricus, Forb. 




124 


Fimbriatus, d'Orb. 


905 


146 


Fossarius, Forb. 


830 


124 


Granulosus, Forb. V. Cardiaster ananchjrtis. 






d'Orb. 




181 


Hagenowi , d'Orb. 


883 


143 


. Italicus, d'Orb. 


831 


142 


Ligeriensis, d'Orb. 


829 


188 


Pilula, d'Orb. 


82& 


126 


Pygmaeus, Forb. 




124 


Rostratus, Forb. 




124 


Zignoanus d'Orb. 


832 


145 


Cassidclls, Lam, 1801. 




325 


Australis, Lam. 




326 


CEquoreus, Mort. 


926 


329 


Belgicus, Lam. V. Cassidulus Lapiscanori, Lam. 




327 


Cariboeorum, Lam, 




326 


Elongatus, d'Orb. 


926 


328 


Guadeloupensis, Dus. 




324 


Lapis-cancri, Lam. 


925 


327 


Lapis-cancri, Morris ("non Lam. j V. Echinobris- 






sus Morrisii, d'Orb. 




407 


Marmini, Agas. V. Rhyncbopygus Marmini, 






d'Orb. 




334 


Testudinarius, Brong. 




326 


Cassis galeola, Sp. 1, papillosa, Klein. V. Echinocorys 




papillosus, d'Orb. 




69 



PI. 


Pag. 




A32 


975 






401 




370 




Â36 




473 


970 


A36 


373 


447 


969 


435 




353 


969 


440 


975 


452 


972 


àài 


97i 


442 




337 



570 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 



Catopigcs, Agas, 3S37. 
ADinis, d'Orb. 

Alpinus, Agas. V. Echinobrissus Alpinus, d'Or. 
Avellana, Dubois. V. Caratomus avellana, Ag. 
Carinatus, Agas, F. Catopygus columbarius, 

d'Arch. 
Castaneus, Agas. V, Pyrina castanea. Des M, 
Columbarius, d'Arch. 
Conformis, Des. 
Cylindricus, Des. 

Depressus, Agas. V. Pygaulus depressus, Ag. 
Ebrayanus, d'Orb. 
Elongatus, Des. 
Fenestratus, Agas. 
Lœvis, Agas. 

Minor, Agas. V. Botriopygus miner, d'Orb, 
Neocomiensis, Agas. V. Eciiinobrissus Neocomien- 

sis, d'Orb. 394 

Obovatus, Agas. V, Botriopygus obovatus, 

d'Orb. 335 

Obtusus, Des. 974 440 

Orbicularis, Agas, I'. Caratomus Orbicularis, 

Ag. 369 

Parvulus , Agas. 434 

Pyriformis (pars), Agas. 973 445 

Pyriformis (pars), Agas, V. Oolopygus pyriformis, 

d'Orb. 457 

Subœqualis, Agas, V. Pygaulus subœqualis, Ag. ' 358 

Subcarinatus, d'Orb. 974 450 

Tenuiporus, Agas. V. Oolopygus pyriformis, d'Orb. 457 

CtAviASTER, d'Orb, 1855. 281 

Cornutus, d'Orb. 909 282 

Cltpkastbr florealis, Mort. F. Faujasia florealis, d'Orb.' 319 

Gcometricus, Mort. F. Pygurus geometricus, Agas, 313 

Leskei, Goldf, F. Conoclypus Hhotomagensis, 

d'Orb. 345 

Oviformis, Des. (non Laniarck). F. Echinautus, 

Francii, d'Orb. 29g 

Oviformis, Lam. (uon Def.). V. Pygurus ovifor- 
mis, d'Orb. 311 



TERRAINS CRÉTACÉS. b'^A 

Clypeaster, pi. Pag. 
Peltiformis, Hesinger. V. Caratomus peltiformis, 

Agas. 373 

Sandalinus, d'Arcli. V. Archiacia sandaliua, Ag. 284 

Clypbopygcs, d'Orb, 1856. 418 

Cerceleti, d'Orb. 968 431 

Gresslyi, d'Orb. 966 425 

Micheliui, d'Orb. 967 429 

Oviformis, d'Orb. 967 428 

Paultrei, d'Orb. 964 420 

Renaudi, d'Orb. 966 427 

Robinaldiuus, d'Orb. 965 422 

Subquadratus, d'Orb. 965 423 

Clypeus, Klein, 1734. 416 

Acutus, Agas. 418 

Angustiporus, Agas. 418 

Patella Agassiz, V. Clypeus sinuatus, Leske. 418 
Paultrei, Cotteau. V, Clypeopygus Paultrei, 

d'Orb. 420 

Rimosus, Agas. 418 

Rostratus, Agas. 418 

Sinuatus, Leske. 418 

Solodurinus, Agas. 418 

COLLYRiTiDÉES, d'Orb. 44 

CoLLYRiTES, Des M, 1835. 46 

iEqualis, d'Orb. 49 

Agassizii, d'Orb. 49 

Aiialis, Des M. 49 

Anasteroides, d'Orb. 51 

Avellana, d'Orb. 48 

Bicordata, Des M. 49 

Buchii, d'Orb. 51 

Capistrata, Des M, 50 

Carinata, Des M. 50 

Dorsalis, d'Orb. 50 

Elliptica, Des M. 49 

EloDgata, d'Orb. 51 

Eudesii, d'Orb. 48 

Granulosa, Des M. 50 

Gueymardi, d'Orb. 83S 55 

Loryi, d'Orb. 51 



572 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

COLLYRITES. PI. Pag. 

Michelini, d'Orb. 51 

Munsteri, d'Orb. 56 

Oblonga, d'Orb. 834 57 

Ovalis, Des M. 50 

Ovulum, d'Orb. 801 54 

Ringens, Des ?>1. 49 

Subelopgata, d'Orb. 52 

Subsemiglobus, d'Orb. 50 

Transversa, d'Orb. 50 

CoNOCLTPCs, Agas. 1840. 342 

Acutus, Agas. 947 347 

iEquidilatatus, Des. 343 

Anachoreta, Ag. 344 

Bordœ, Agas. 344 

Bouei, Agas. 344 

Conoideus, Agas. 344 

Costellatus, Agas. 344 

Crassissimus, Agas. 344 

Duboisii , Agas 344 

Leskei, Agas. V. Conoclypus ovatus, d'Orb. 345 

Marginatus, Agas. 343 

Ovatus, d'Orb. 945 et 946 345 

Ovum, Agas. 948 349 

Plagiosomus, Agas. 34i 

Rhotomagensis, d'Orb. 944 344 

Subcylindricus, Agas. 344 

Ucae, Des. 344 

CoHDLcs albogaleruSj Klein. V. Echinoconus conicus, 

Brey. 513 

Albogalerus, Mantell (non Klein, non Leske). V. 

Echinoconus subconicus, d'Orb. 513 

Bulla, Klein. V. Echinoconus hemisphaericus, 

Brey. 520 

Globulus, var. a. et b. (pars), Klein. V. Echi- 
noconus hcmisphoerius, Brey. 5J6 

Globulus, var. a. et b. (pai-s), Klein. F. Echinoconus 

globulus, d'Orb. 522 

Globulus, var. a. et b. (pars), Klein. V. Echino- 
conus vulgari*, d'Orb. 534 

Nodus, Klein. F. Erhinoconus ;;!obuUis. d'Orb. 522 



TERRAINS CRtTACÉS. 573 

CoNULcs. PI. Pag. 
Subrotuudus, Maiitcll. V. Echinoconus subro- 

tundus, d'Orb. S17 



D 



DiscoiDEi albogalera, Agas. V, Echinoconus conicas, 

Brey. 513 

Dysaster, Agas. V. t^ollyrites, Des M. 46 

iEqualis, Agas. F. Collyrites œqualis, d'Orb. 49 

Agassizii, d'Orb. V. Collyrites Agassizii, d'Orb. 49 

Analis, Agas. V. Collyrites analis, Des M. 49 
Anasteroides, d'Orb. V. Collyrites anaste- 

roides, dOrb. 51 

Avellana, Agas. V. Collyrites aveliana, d'Orb. 48 
Bicordatus, Agas. V. Collyrites bicordata, 

Des M. 49 

Buchii, Des. V. Collyrites Buchii, d'Orb. 51 
Capistratus, d'Orb. V. Collyrites capistraia, 

Des M. 50 

Carinatus, Agas. F. Collyrites carinata , Des M. 60 

Dorsalis, Agas. F. Collyrites dorsalis, dOrb. 50 

Ellipticus, Ag. F. Collyrites elliptica, Des M. 49 

Eudesii, Agas. F, Collyrites Eudcsii, d'Orb. 47 
Heniispliœricus, Al Gras. F. Echinocorys Gra- 

sana, d'Orb. 60 
Granulosus, Agas. F. Collyrites granulosa, 

Des M. ' 50 
Gueymardi, Al. Gras. F. Collyrites Gueymardi, 

d'Orb. 55 

Loryi, Al. Gras. F. Collyrites Loryi, d'Orb. 61 

Michelini, Agas. F. Collyrites Michelini, d'Orb. 51 

Ovalis, Agas. V. Collyrites ovalis, d'Orb. 50 

Ovulum, Des. F. Collyrites ovulum, d'Orb. 54 

Ringens, Agas. F. Collyrites ringens, Des M. 49 
Semiglobus, Des. F. Collyrites subsemiglobus, 

d'Orb. 50 
Suprajurensis d'Orb. I'. Collyrites suprajurensis, 

d'Orb. 5* 



574 P/iLÉON'lOLOGIE FRANÇAISE. 

E 



EcHiNANTHiTES Orbiculatus, Leske. V. Pygurus orlri- 


PI. 


Pag. 


culatus, Ag, 




301 


EcHiNANTHis, Brey, 1722. 




291 


Affinis, d'Orb. 




29& 


Alberti, d'Orb. 




'296 


Amygdala, d'Orb. 




293 


Angiilatus, d'Orb. 




29$ 


Beaumonti, d'Orb. 




293 


Blainvillei, d'Orb. 




294 


Brevis, d'Orb. 




293 


Columbaris, d'Orb. • 




296 


Curtus, d'Orb. 




293 


Dorsalis, d'Orb. 




293 


EUipsoidalis, d'Orb, 




293 


Escheri, d'Orb. 




29& 


Eurysonms, d'Orb. 




29& 


Francii, d'Orb. 


913 


298 


Hayesianus, d'Orb. 




296 


Hemisphaericus, d'Orb. 




295 


Hoffmanoi, d'Orb. 




295 


Intermedius, d'Orb. 




296 


Kleinii, d'Orb. 




S95 


Laurillardi, d'Orb. 




295 


Linkii, d'Orb, 




295 


Orientalis, d'Orb. 




296 


Ovalis, d'Orb. •► 


* 


29& 


Ovatus, Leske. 




S96 


Politus, d'Orb, 




294 


Richardii, d'Orb. 




296 


Scutiformis, d'Orb. 




295 


Semiglobus, d'Orb. 




295 


Similis, d'Oib. 




294 


Subdorsatus, li Orb. 




296 


Subsimilis, d'Orb. 




294 


StL'lliformis, d'Orb. 




294 


Studeri, d'Orb. 




294 


EcHiNiTE coiioide, Doiirgwct. V. Kiiiinocoiuis oonicus.Bi 


icy. 


513 


EciHMTRscanaiiculaUis, Schl. F. Holastcr striato-ra- 






diutus, d'Orb. 




113 



TERRAINS CRÉTACÉS. 575 

ECBIRITES. / PI, Pag, 

Corculum, Sclil. V. Micraster cor-anguinum^ Agas. 207 

Lapis-cancri , Leske. V. Cassidulus. id,, Lain. 327 
Peltiforoiis, Wahlemberg. V. Caratomus peliifor- 

mis, Agas. 373 
Pyriformis, Leske (iiou l'ark). V. Catopygus 

pyriformis, Ag. 445 
Pyriformis, Park. (non Leske), V. Catopygus 

columbarius, d'Arcli. 436 

Radiatus, Sciil, F. Holaster striato-radiatus, d'Orb. 113 

Scutatus, Schi. V. Echinocorys vulgaris, Brey. 62 
Sexfasciatus, Leske. V. Echiaoconus hemis- 

pbsericus, Brey. .. 626 

Stellatus, Schl. V. Cassidulus lapis-cancri, Lam. 327 

Ursinus, Schi. î'. Echinocorys vulgaris, Brey. 62 
Vuigaris (pars), Leske. T. Echinoconus globulus, 

d'Orb. 522 
Vulgaris (pars), Leske. V, Echinoconus bemisphseri- 

cuâ, Brey. 526 

Vulgaris (pars}, Leske. V. Echin. vulgaris, Brey. 534 

EcHiNOBRissiDEÉs, d'Orb. 289 

EcHiNOBRisscs, Breynius, 1734. 388 

Alpinus, d'Orb. 956 4ol 

Amplus, d'Orb. 393 

Analis, d'Orb. V. Trematopygus analis, d'Orb. 383 

Bourgeoisii , dOrb. 962 415 

Bourguiguati, dOrb. 954 396 
Cerceleti, d'Orb. V. Clypeogygus Cerceleti, 

d'Orb. 431 

Cluuicularis, d'Orb. 891 

CoUegnyi d'Orb. 960 499 

Conicus, d'Orb. 391 

Cordatus, d'Orb. 957 404 

Costulatus, d'Orb. 393 

Crepidula, d'Orb. 391 

Edmondi, d'Orb. 391 

Elatior, Brey, 392 

Elongatus, d'Orb. 391 

Faba, d'Orb. 398 

Gracilis, d'Orb. 392 

Gresslyi, d'Orb. V Clypeopygus Gresslyi, d'Orb. 425 



576 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

ECHINOBRISStS. PI. Pag. 

Hugii, d'Orb. 3nt 

Kœchlini, d'Orb. 957 à(^o 

Lacunosus, d'Orb. 958 àO'J 

Latiporus, dOrb. 39-1 

Major, d'Orb. 393 

Martinii, d'Orb. 955 398 

Micraulus, d'Orb. 329 

Mininius, dOrb. 962 ài'\ 

Morrisii, d'Orb. 959 Û07 

Moulinsii, d'Orb. 961 Zii2 

Neocomiensis, d'Orb. 954 394 

Nicoleti, d'Orb. 959 3if9 

Olfersii, d'Orb. V. Trematopygus Olfersii, d'Orb. 376 

Parallelus, d'Orb. 960 ài'i 

Planulatus, d'Orb. 3Ci' 

Renaudi, d'Orb. V. Clypeopygus Renaudi, d'Orb. 427 

Requieni, d'Orb. 963 4C2 

Roberti, d'Orb. 955 307 

Sartbacensis, d'Orb. 301 

Scrobiculatus, d'Orb. 961 6J3 

Scutatus, d'Orb. 392 

Similis, d'Orb. 958 iO". 

Subquadratus, d'Orb. V, Clypeopygus subquadra- 45 :• 

tus, d'Orb. 423 

Terquiemi, d'Orb. 39) 

Tliurmanni d'Orb. 39! 

Transversus d'Orb. - 302 

Tuberculatus, d'Orb. 959 403 

EcHiNOcoMDÉES, d'Orb. 4ty 

EcHiNOcoMS, Brey, 1732. 5i7 

Abreviaius , d'Orb. 1006 547 
Albogaleriis, d'Orb. V Echinoconus conicus, 

Brey. 5i.T 

Angulosus, d'Orb, V. Echinoconus conicus, Brey. 5t3 

Bargesanus, d'Orb. 994 55 *) 

Castanoa, d'Orb. 990 50' 

Conicus, Brey. 996 et 997 51 5 

C'jnicus, d'Orb. (non Breynius). V. Ecliinoconus sub- 

conicus, d'Orb. 5! > 

.llgyptiacu!', d'Orb 1005 5i4 



TEHRALNS CRLIAGLS. 577 

ECHINOCONLS. l'I. Pagi 

Gibbiis, Cot. 548 

Gigas, Cot. 99i et 995 511 

Globulus, d'Orb. 999 522 

Globulus, d'Orb. (non Leske). V. Echinoconus 

Desorianus, d'Orb. 537 

Gurgitis, Cot. 548 

Hemisphœricus, Brey. 1000 526 

Lœvis, d'Orb. F, Pyrina lœvis, d'Orb. 490 

Leskei, d'Orb. V. Echinoconus hemisphœricus, 

Brey. 526 

Magnificus, d'Orb. 1003 540 

Mixtus, d'Orb. ^91 506 

Nucula, d'Orb. «92 608 

Oblongus, d'Orb. V. Echinoconus globulus, d'Orb. 122 

Oblongus, d'Orb. (Cotteau). 547 

Orbicularis, d'Orb. 992 532 

Orbignyanus , d'Orb. V. Pyrina Orbignyana , 

d'Orb. 494 

Pyramidalis, d'Orb, V. Echinoconus subpyrami- 

dalis, d'Orb. 
Raulini, d'Orb. 
Rothomagensis, d'Orb. 
Rœmeri, d'Orb. 
Subconicus, d'Orb. 
Subpyramidalis, d'Orb. 
Subrotundus, d'Orb. 
Subsphœroidalis, d'Orb. V. Pyrina subsphœroi- 

dalis, d'Orb. 
Sulcatus, d'Orb. 
Vulgaris, d'Orb. 

EcBiNOCORYS, Brey., 1732. 
Grasanus, d'Orb. 

Ovatus, Mantell. F. Echinocorys vulgaris, Hrey. 
Papillosus, d'Orb. 

Radiatus, Schr. F. Holastcr strialo radiatus, d'Orb. 
Scutatus, Park. F. Echinocorys vulgaris, Ftroy. 
Sulcatus, d'Orb. 
Tuberculalus, d'Orb. 
Vuluaris, Brey. 80/j, 80.', i:Or. et bOS 

tcHi.>ocoBYTES mïnor (pars), Leskc. F. Echinocorys 

vulgaris, Brey. •! 

VI, 52 





530 


1003 


539 


993 


509 


1006 


545 


998 


519 


1000 


530 


997 


517 




479 


lOOi 


542 




534 




58 


835 


60 




62 


Ï08 


69 




113 




62 


SOU 


70 


807 


67 


. bOS 


62 



578 PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE. 

ECHINOCORYTES. PI. P^g. 

Minor (pars) , Leske. V. Ecliinocorys papillosus, 

Brey. 69 

Ovatus, Leske. V. Ecliinocorys vulgaris, Brey. 62 
Pustulosus , Leske. V. Ecliinocorys vulgaris, 

Brey. 62 

Scutatus, Leske. V, Ecliinocorys vulgaris, Brey. 62 
EcHiNOLAMPAS acuta, Des M. V. Conoclypus acutua, 

Ag. ''i? 

Afflnis, Ag. V. Echinaiithus affinis, d'Orb. SBA 

Albert,], Micli. V. Echinanthus Alberti, d'Orb. 296 

Amygdala, Ag. F. Echiu. amygdala, d'Orb. :;93 
Angulatus , Ag. F. Echinanthus angulatus , 

d'Orb. 2»5 
f Beaumonti, Ag. V. Echinanthus Beaumonti, 

d'Orb. 293 
Blainvillei , Ag. V. Echinanthus Blainvillei , 

d'Orb. 294 
Blumenbachii , Koch et Dunker. V. Pygurus 

Blumenbachii, Ag. 301 

Brevis, Ag. F. Echinanthus brevis, d'Orb. 293 
Columbaris, Ag. V. Echinanthus columbaris, 

d'Orb. 296 

Curtus, Ag, V. Echinanthus curtus, d'Orb. 293 

Dorsalis, Ag. V. Echinanthus dorsalis, d'Orb. 293 
EUipsoidalis, d'Arch. V. Echinanthus cUipsoida- 

lis, d'Orb. 2\^i 

Escheti, Ag. V. Echinanthus Escheri, d'Orb. 2i.'i 
Eurysomus, Ag. V. l-.chinanthus Eurysomus, 

d'Orb. 29i 

Faujasii, Des M. F. Faujasia Faujasii, d'Orb. 317 

Francii, Des. F. Echinanthus Francii, d'Orb. 298 

Hayesianus, Ag. F. Echinanthus Hayesianus, d'Orb, 295 
Hcmisphtrricus, Ag. V. Echinanthus hemisphsp- 

ricus, d Orb. , 295 
Hoiïmanni, Ag. F. Echinanthus HofTmanui, 

d'Orb. 29.1 
Intornicdius, Ag. F. Echinanthus intermedius, 

d'Orb. Î96 

KIcinii, A^. F. Ixhinanthus Kleioii, d'Orb. 296 

Laurillardi,Ag. F, Echinanthus Laurillardi, d'Orb. 295 



TERRAINS CRÉTACÉS. 579 

ECBINOLIMPAS. PI. Pag. 

Leskei, Ag. V. Coiioclypus ovatus, d'Orb. 845 

Linkii, Ag. F. Echinanthns Linkii, d'Orb. 295 

Orientalis , Gray. V. Echiaanthus orientalis, 

d'Orb. S99 

Ovalis, Ag. y. Echiiianthus ovalis, d'Orb. 294 

Ovata, Des M. V. Conorlypus ovatus, d'Orb. 345 

Ovifoimis, Ag. V, Echiiianthus ovatus, Leske. 296 

Ovum, Des M. V. Coiioclypus ovum, Ag. ?49 

Politus, Ag. V. Echiiianthus politus, d'Ojb. 294 

Productus, Ag. V. Pygurus prodiicius, Ag. 309 

Montmollini, Ag. V. Pygurus MoutmoUini, Ag. 305 

Richardii , Des M. V. Echinauthus Richardii , 

d'Orb. 299 

Scutiformis, Ag. V. Echinantbus scutifornais, 

d'Orb. 295 

Seoiiglobus, Ag. V. Echinanthus semiglobus , 

d'Orb. 295 

Simili*, Ag. V. Echinanthus similis, d'Orb. 294 

Subdorsatus. Ag. F. Echinanthus sabdorsatus, 

d'Orb. 296 

Subsimilis , A g. V, Echinanthus subsimills , 

d'Orb. 294 

Stelliferus , Ag. F. Echinanthus stelliferus , 

d'Orb. 294 

Studeri, Ag. F. Echinanthus Studeri, d'Orb. 294 

Triloba {pars;, Des M. F. Pygurus Montmollini, 

Ag. 306 

EcHiNONEcs albogalerus, Blain. F. Echinoconus coni- 

cus, Brey. 
EcHiRosPATAGus, Brey, 1732. 
Argilaceus, d'Orb. 
Breyniusanus, d'Orb. 
Collegnyi, d'Orb. 
Cordiformis (pars), Brey. 
Cordiformis (pars), Rrey. F. Micraster cor-angui- 

num, Ag. 
Gibbus, d'Orb. 
Granosus, d'Orb. 
Inflatus, d'Orb. 
Neocomiensis, d'Orb. 





513 




151 


845 


167 


904 


17;; 


846 


169 


840 


155 


ai- 


207 


841 


160 


839 


153 


814 903 


171 


842 


162 



PI. 


Pag. 


8i3 


103 


844 


166 


848 


4 65 



080 PALÉONTOLOGIE FKANÇAISi; 

ECHINOSPATAGIS. 

Roulinl, d'Orb. 
Subcjiindricus, d'Orb. 
Verrani, d'Orb. 
EcBiM'S albogalerus, Gmelin. F. F.chinoconus conicus, 

Brey. 513 

Ananchytis , Gni. T'. Cardiaster ananchytis , 

d'Orb. 131 

Avellana, Sch. V, Hemiaster prunella, Des. 242 

Catapbractus, Brug. V. Pygurus orbiculatus, 

Ag. SOI 

Complanatus, Gm. V. Echinospatagus cordifor- 

mis, Brey. 15.S 

Cor-anguinum, Gm. V. Micraster cor-anguinnm, 

Ag. 207 

Lapis-cancri, Gm. V, Cassidulus lapis-cancri, 

Lam. 327 

Ovatus, Gm. V. Echinocorys vulgaris, Brey. 62 

Oviforniis , Gm. V. Ecbiuanthus ovatus , 

Leske. 296 

Pustulosus, Gm. V. Echinocorys vulgaris, Brey. 62 

Pyriformis, Gm. F. Catopygus pyriformis, Ag. àh5 

Quateruatus, Sch. F. Echinospatagus cordifor- 

mis, Brey. 155 

Radiatus , Gm. F. Holaster striato-radiatus , 

d'Orb. 113 

Scutatus, Gm. F. Echinocorys vulgaris, Brey. 02 

Sexfasciatus, Gm. F. Echinoconus hemispha.'- 

ricus, Brey. 562 

Subglobosus , Gm. F. Holaster subglobosus , 

Ag. 97 

Vulgaris fparsj, Gm. V, Echinoconus globulus, 

d'Orb. 522 

Vulgaris (pars), Gm. W Echinoconus hemispha^- 

ricus, Brey. 526 

Vulgaris (pars), Gm. F. Echinoconus vulgaris, 

d'Orb. 534 

Enallaster, d'Orb., 1853. ISl 

Grenowii, d'Orb. 8 9 183 

Toxasus, dOrb. 850 184 

l-PMSTKn, dOrh., 1S5.1. 188 



TERRAINS CRÉTACÉS. 5S i 



EPIiSTER. 

Aquitanicus, d'Orb. 
Crassissimus, d'Orb. 
Distincius, d'Orb. 
Kœchlinauus, d'Orb. 
Polygonus, d'Orb. 
Trigonalis, d'Orb. 
Tumidus, d'Orb, 
Varusensis, d'Orb. 



PI. 


l'ag. 


863 


199 


860 


19i 


861 


196 


356 et 857 


191 


854 


188 


855 


189 


857 858 et 859 


192 


8«2 


198 



G 



6'albbitbs, Lam. , 1801. >. Echinoconus, Urey. i96 

Abbreviata (pars), Des M. I , Ecliiuoconus henii- 

sphsericus, Brey. 526 

Abbreviata (pars), Forb. V. Echinoconus orbi- 

cularis, d'Orb, à 32 

Abbreviata, Des. (non Laniarck,\ F. Echino- 
conus globulus, d'Orb. 522 
Abbreviata, Lam. (non auct.) V. Echinoconus 

abbreviatus, d'Orb. 532 

Albogalerus, Lam. T. Echinoconus conicus, Br. 513 

Angulosa, Des. V. Echinoconus conicus, Br. 513 

Bacca, Des. 549 

Castanea, Broug. F. Echinoconus tastanca , 

d'Orb. 503 

Castaaea, Forb, (non Brong.) F, E'.hinoconus 

Rothomagensis, d'Orb. 509 

'^onica , Agas. F. Echinoconus subconicus , 

d'Orb. 519 

C.onulus, Raemer. 550 

Depressa, Brong. V. Pygaulus depressus, Ag. 35S 

Elongatus, R;eui. 550 

Globosus, Def. faon Desor.) F. Echinoconus co- 
nicus, Br. âl3 
Globosus, Des. (non Defr.) F. Echinoconus De- 

sorianus, d'Orb. ^37 

Gugitis, Pictet et Renevicr. 5i8 

Lœvis, Agas. F. Pyrina lœvis, d'Orb, A'-'O 

Lcskei, Aga^. F. Eciiinoconus hoinispbse''icus, 

• Br. 526 



585 PALÉONTOLOGIE FRANÇAESE. 

GlLEIIITBS PI. Pag. 

Mixtiis, Def. V. Echinoconus niixtus, d'Orb. 506 

Nucula , Al. Gras. F. Echinoconus nucula , 

d'Orb. 508 

Ohlongus , Des. V. Ecliinoconus giobulus , 

d'Orb. 522 

Orbigiiyanus , Agas. V. Pyrina Orbiguyana , 

d'Orb. Z|93 

Ovatus, Lani. V. Conoclypus ovatus, d'Orb. 345 

Ovum, Gratel. F. Conoclypus ovuin, Agas. 349 

Pygœa, Agas. F. Pyrina pygœa, Des. 466 

Pyramidalis (pars) , Des M. F. Echinoconus 

hemisphœricus, Br. 526 

Pyramidalis (pars), Desor. (non Des II.), F. 

Echinoconus subpyramidalis, d'Orb. 530 

Rhotomagensis, Agas. F. Echinoconus Rhoto- 

magensis, d'Orb. 509 

Sexfasciatus, Lam. F. Echinoconus hemisphœ- 

ricus, Br. 526 

Subrotuudus (pars), Forb. F. Echinoconus De- 

sorianus, d'Orb. 537 

Subrotunda, Agas. F, Echinoconus subrotundus, 

dOrb. 517 

Subsphœroldalis, d'Arch. F. Pyrina subsphœroi- 

dalis, d'Orb. 479 

Subtruncataj d'Orb. F. Echinoconus subrotun- 
dus, d'Ofb. 517 
Sulcato-radiatus, Goldf. F. C.aratomus sulcato- 

radiatus, Des. ' 371 

ïruncatus, Defrance. F, Echinoconus giobulus, 

d'Orb. 522 

Vulgaris (pars), Lain. F. Echinoconus giobu- 
lus, d'Orb. 522 
Vulgaris (pars), Lam. F. Echinoconus hemis- 

phocricus, Br. 526 

Vulgaris (pars), Laai. T. Echinoconus vul^jaris, 

d'Orb. 534 

Globator (|iarsj, Ag. F. Echinoconus, Br. 496 

Loriuri, Desor. 549 

Vionneti, Cainp. 550 

Glmatoh (pars), Ag. F. Pyrina, Dos M. 4^2 



TERRAINS CRlTACtS, 



583 



Globator. 

Xucleus, Aga?. V. Pyrina iiucleus, d'Orb. 
Petiocoriensis, Agas. V. Pyrina Petrocoriensis, 
d'Orb. 



PI. 



Pag. 
480 

Zi86 



H 



HiiMiASTEB, Des. 1847. 






220 


Aniplus, Des., V. Hemiaster lacuiiosus 


; d'Orb. 




627 


Aniygdala, d'Orb. 




893 


262 


Brevisulcatus, Des, V. Pericosmus breviâulcatus, 






Ag. 






277 


Breviusculus, d'Orb. 




888 


255 


lîucardium, Des. 




89i 


26Zi 


Bucardium (pars), Des. I. Hemiaster 


' Mouliii- 






sianus, d'Orb. 






247 


Bucklandii, Des. 




393 


231 


Bufo, Des. 




863 


227 


Cubicus, Des. 




879 


237 


Elatu*, Des. V. Periaster elaliis, d'Orb. 






271 


Expansus, Des, 




895 


266 


Fourneli (pars), Des. 




877 


231 


Fourneli (pars), Des. V. Periaster 


couicus , 






d'Orb. 






274 


Fourneli (pars), Des. V. Periaster i 


oblougus, 






d'Orb. 






275 


Globosus, Des. 




892 


260 


Koninckanus, Des. 




835 


250 


Iiiœqualis, Des. 




895 


267 


Lacunosus, d'Orb. 




896 


267 


Leymerii, Des. 




877 


232 


Ligeriensis, d'Orb. 




387 


253 


Minimus, Des. 




872 


225 


Moulinsianus, d'Orb. 




883 


247 


Niicleus, Des. 




876 


240 


Nucula, Des, 




891 


259 


Parastratus, Des. 




89.'i 


265 


Phrynus, Des. V. Hemiaster ininiinus, 


Des. 




225 


Pisum, Des. V, Hemiaster bufo, Dus. 






227 


Prunelia, Des. 




881 


242 


Puuctatus, d'Orb. 




8b6 


251 



bU 



PALEONTOLOGIE FRANÇAISE. 



Hemiastek. 

Rana, Des. 
Regulusanus, d'Orb. 
Uicordeauanus, d'Orb. 
Saulcyanu5, d'Orb. 
Sexangulatus, d'Orl 
Similis, d'Orb 
Stella, d'Orb. 
Subalpiniis, De?. 
Toucasanus. d'Orb. 
Verneui'li, Des. 
Hbvipnbustes^ Agas. V. Holaster, Agas. 

Grenowii, Forb. V, Knallaster Grenowii, d'Orb, 
Radiatus , Agas. V. Holaster striato-radiatus, 

d'Orb. 
Hkieuaster, d'Orb., 1853. 
Couloni, d'Orb. 
Oblongus, d'Orb. 
Holaster, Agas., 18o6. 

-Equalis, Portlock. 1'. Cardiastcr auaachytis, 

d'Orb. 
Altus, Agas. V. Holaster subglobosus. 
Aiiiplus, d'Orb. 

Amygdala, Agas. I'. Ilomiastcr ani3-gdala, d'Orb. 
Ananchytis, Des M. V. Cardiaster ananchytis, 

d'Orb. 
Bicarinatus, Agas. F. Cardiaster bicarinatus, 

d'Orb. 
Bisulcatus, Al. Gras. L. Holaster Pcrozii, Sism. 
Campichcanus, d'Orb. 
Carinatus, d'Orb. 
Cenoiiianensis, d'Orb. 
Cinctus, Ag. r. Cardiaster cinctus, d'Orb. 
Complanatus, Agas. I'. Ecliinospatagns cordifor- 

mis, Brey. 
Conicus, d'Orb. 

Cor-avium, Af^as. ( . Holaster subglobosus, A::, 
Cordatus, Dubois. F'. Holaster Gra^anus, d'Orb. 
I'iinbriatus,Agas. F. Cardiaster fimbriatus, d'Orb. 
Groonoughii, Agass., V. Cardiaster fo-isarius, 
Forb. 



PI. 


Pag. 


893 


263 


871 


248 


871 


223 


896 


258 


389 


256 


874 


329 


382 


24.3 




221 


880 


230 


878 


235 




71 




183 




114 




175 


845 


179 


845 


176 




71 




132 




98 


836 


do 




262 



133 



, 


137 




86 


8M 


79 


818 


104 


819 


lii 




147 




i.se 


811 


79 




98 




81 




146 



124 



PI. 


Pag. 




132 


823 


81 


905 


122 




17i 


851 


112 


810 


76 




l/i2 


838 


94 


812 


83 




76 


819 


109 




105 




98 



lERlUlNS (.KÉTACLS. 585 

HOLASTF.R. 

Graiiulosiis, Agas. T'. Car(liaterananchytis,d'Orb. 

Grasanus, d'Orb. 

Indicus, Forb. 

luflatus, d'Orb. F. Echinospatagus inflatus,d'Orb. 

Intcgcr, Agas. 

Intermedius, Agas. 

Italicus, Agas. V. Cardiaster Ilalicus, d'Orb. 

Latissimus , Agas. 837 et 

Lœvis, Agas. 

L'Hardyi, Dubois. V. Holaster intermedius, Ag. 

Marginafis, Agas. 

Nasutus (pars), Agas. F. Holaster cari natus, d'Orb. 

Nasutus (pars), Agas. V. Ho