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Full text of "Discours à l'étranger et au Canada [microforme]"

.MJtMmJ^ V 



^'-•.lirVI 



CIHM 
Microfiche 
Séries 
(i\Aonographs) 



ICMH 

Coliection de 
microfiches 
(monographies) 




Caiwdtan ImtItuM for Hhtorical Mlcroraproduetloin / ImtHut eaiwdian d* microfapraduetlofla hliterlquw 





995 



^-^-^■s 



,j^^^^éi»-A ^mms.:-^ '^-i^-^i^ .- !tA'i 



TMlMtéul and WMiofrapliK Nom / NotM HchiK«i« n WbUerwHlqM 



TIW ImUtun tiM ammpMd lo abntn «m b«t ortilMl 
M»v mUaMt ter Hlmint. ^Mtiina of Ail M»v wliMt 
•Hv ta blbUotn*)>lallv antqut, «niiMi nwy •hw anv 
ol tha imatat In tha n«ra iiieUon. w «Mali «wy 
•tfnifiaantlv dwnfa tka uiyal maoïad of fllmlni. ara 







Ceaan danufad/ 
Catnartun andemimiéa 



□ Co«an rattorad and/or lamkiatad/ 
Couiwtiin rattaurta at/ou palllaiiKa 

□ Conar tHIa minint/ 
La titra da aowwtura manqua 



I__l Cariât ttoy a plilquaa an ooviaiir 

0Cola<irad ink (i.a. ethar than blua or Maekt/ 
Encra da eoulaur (i.a. ainra qua Maua ou notral 

0Colo«rad platai and/or llluitrationi/ 
Planchai at/ou illunrationt an eoulaur 



D 



Sound with othar maiarial/ 
RalM avac d'autraa doaumanti 



□ Tiaht Mndln« may cauM ihadom or dWortion 
alont «itarior marvn/ 

La raliura tarrét paut cauiar da l'ambra ou da la 
dbtonion la Ion* da la marft intériaura 

□ Blank laaiiai addad durinj raitoration may appaar 
within iha tan. Whananr ponibla. «mm han 
baan omittad from filmini/ 
Il ta paut qua cartainat pafat blanchai ajoutéai 
Ion d'una rattauration apparamant dam la taxia. 
mah. loriqua cala tait poniMa. cat pagn n'ont 
pat ité filméas. 







Additional commants;/ 
Commantairas lupplémantairas: 



L'Imtitut a 
lut a ta poniMa 



la malllaur anmplaira qu'il 
•aproaurar. Lat dtaili da eai 



Mb l iotr i pliiqM a . qui pauaant modlf lar una imafa 
raproduHa, ou qui pwnnt axifar una modHiaation 
dana la mMrada normala da f Mmafa tant Indiquia 
cl daiaoui. 



□ Celowad paqat/ 
Paqat da a ou l iur 



WMOflMIMfMI 



□ hfn raatorad and/ar laminatad/ 
Paqaar 



0^: 



a natauréat n/ow paNIcuMat 

dlMotourad. nainad or toiad/ 
décolor4at. tadMttat ou piquéai 



□ Paqai dataahad/ 
PataadtacMai 

0Sliowthrou(h/ 
Trantparanca 

SOualHy of print >ariat/ 
Dualité iniqala da l'imprauion 

nContinuoui pagination/ 
Pa«inatian continua 

□ Indudn indaxiaal/ 
Comprand un (dai ) indax 

Titia on haadtr takan from: / 
La titra da l'an-tta proriant: 



pa«a ol tau»/ 

da titra da la livraison 



I I Caption ot iiiua/ 



Titra da dipart da la livraiion 

Masthaad/ 

Giniriqua (ptriodiquai) da la livraiion 



I I Masthaad/ 



Thit itam i« f ilmad al tha raduction ratio chachad balow/ 

Ca documant ait filmi au taux da réduction indiqué ci-da«out 

'"" KX 1IX 



Pagination multiple. 

ïnl Krîn^î^lT"' °" P»r"î"«™;' obscurcie» par un feuillet d'errata, 
ont été filmées i nouveau de façon « obtenir la meilleure Image possible. 



22X 



XX 



30X 



y 



t2X 



16X 



20X 



24X 



28X 



TtM eopv fllmad Iwra hm bMn raproduead thantu 
te th* gananMlty ef : 

National Ubrary of Canada 



L'axwnpMra Mme fut raprodult grftoa i la 
gén4roalté da: 

■IMIothéqua natlonala du Canada 



Tha Imagaa appaaring hara aia tha ba*t qualHy 
poialbla oanddarlng tha oondldon ana taglbllltv 
of tha original eopy and In kaoplng with tha 
fllmlng oonuast apacHIcatlona. 



Original copiât In printad papar eevan ara fHmad 
baginning wIth tha front oovar and anding on 
tha laal pago with a printad or lllutuatad Impraa- 
tlon, or tha back covar Mrhan appropriata. AH 
othar original ooplaa ara fllmad baginning on tha 
firtt paga wHh a printad or llluatratad Impraa- 
ilon. and anding on tha latt paga wKh a printad 
or llluauatad Impraaalon. 



laa Imagaa tulvantaa ont «té raprodultaa avae la 
plua grand «oln, oompta tanu da la eondltlon at 
da la nattati da l'axamplalra filmé, at an 
conformité avao laa eondltiona du conuat da 
fHmaga. 

Laa aiiamplalraa origlnaun dont la oouvartura an 
paplar aat Impriméa sont f Hméa an oommançant 
par la pramiar plat at tu tarminant lolt par la 
darniéra paga qui comporta una amprainta 
d'impraaaion ou d'IHuctratlon, toit par la laeond 
plat, aalon la caa. Tout la» autraa axamplalraa 
originaux tant fHmét on eommanfant par la 
pramMra paga qui comporta una amprainta 
dimpraatlon ou dllluttradon at an tarminant par 
la damKro paga qui comporta una uUa 
amprainta. 



Tha latt racordad frama on tach microfleha 
ihall conttin tha tymbd — »■ Imtaning "CON- 
TINUED"), or tha tymbol ▼ Imaaning "ENO"l, 
whichavar appllaa. 

Mapt. platat. ehartt, atc, may ba fllmad at 
diffarant roduction ratlot. Thoaa too largo to ba 
antiraly Includad In ona axpoturt ara fllmad 
baginning In tha uppar laft hand cornar, laft to 
right and top to bottom, at many framat at 
raquirtd. Tha followtng diagramt lllutuata tha 
mathod: 



Un daa tymbolat tulvantt apparaîtra tur la 
darniéra Imaga da ohaquo microfleha, talon la 
cat: la tymbola ^tlgnlfla "A SUIVRE", la 
tymbola ▼ tignifla "FIN". 

Lat oartat, planchât, tablaaux, atc, pauvant éwt 
fllméa é daa taux da réduction différanu. 
Lortqua la dooumant att trop grand pour étra 
raprodult an un taul cliché. Il aat filmé i partir 
da l'angla tupériaur gaucha, da gaucha é droite, 
at da haut an baa, an prenant la nombre 
d'Imagae néceatalre. Lee diagrammee tulvantt 
llluitrant la méthode. 



1 2 3 




1 


2 


3 


4 


5 


6 



fiaoafi mouiTioN tut oun 

(ANW ont ISO «SI CM*«I No. 1) 



1.0 [^Kfi 

^^S lit Ijl 



l.l 



ËSi 

1.8 



l^li^Uî 



/jPPUEDjM^GEJnc 

1853 EoM Ua.n St'Ml ~ 

Rochnlvr. Htw rork ue09 US* 
(718) 4M-0300-F»».on» 
(716) 188- Mm -re. 



il 



f' 



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m^^-^'AZ^ 



il 



SIR WILFRID LAURIER 




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^^^f^W*^ 



4^ 



^UyOfyi^^ 



SIR WILPBID LAURlEfi 



-i^ 



DISCOURS A LlTRANGa 



AU CANADA 




MONTRÉAL 

LIBIAIBI, Bkadch.«,n Lin,,*. 

19, me Saint-Jacque» 



im> .■«! • 1 

III «ui mm»" 1 
01 1»»»»- -•■■ 



• •' i 



PWI. MïKAIBIEBEAUCHEMIN Umli».. 
» buraiu .In mmlrtr» .1* l'A»ticall»r* 



Î 



^r 




AVIS DES EDITEURS 



f 



r 



pr. d. ,„, „_„„ ,,,^^,._^^ ^^ c...b J n J^r 

'•»«•> n ara <>nt #té onbllti. /i.. "»p«r- 

"braire. «1 „*„, J^^ "'""' '"•"""' "'"• "■"•"" 

.I„„ » "^ Journaux du tem,.. ! || „„„, vU, 

alora A la p«nMV> d» llrmii » i. - i •• > "" 

" oe Llverpool, ceux de l'arli ef ,i.. t m . ■ 

..nt. prononce au Parleulu . ^ Z: I'"'""/'"'"'^ 

conatanet^ .olennollen Nou. 1 " ""- 

P^ nt ■"" "■ "" '-""''■""'• "■"" '* -"'"■«• «l- noua 

oratoire, propre. A „,ettr. bien en lumière ,ou. len don. 
««minent. d« premier mlul.fre. "°" 



VI 



AVIS UBS flOITBUBB 



Le« dlBconri de notre collection ont été choiil. de façon à 
plaire à tou« les Canadiens. Il, ont trait à de, fait. n'ap. 
partenant p!u8 à la polémique on nortla depnis longtemp. 
du domaine de la politique active. Par .on pre.tlge au Ca- 
nada et à l'étranger, par l'éclat de .a renommée, .ir Wilfrid 
n'eHt pa. un homme de parti, mai. une gloire nationale 
dont ton. le. nétre. .ont heureux de .e réclamer. 




INTRODUCTION 



CHAPITRE I 
L'HOMME ET L'ŒUVRE 

U oo^Btltution non écrit, de .'Ang,et.r«, d.„it un Jour 
G .d.to„e Offre on ti«„ d'illogisme, et de contradiction.. 
Grâce an bon Ben, de. homme, qnl .'en «rvent, elle donne 
cependant d'excellent. rAini+»t. ^» . 

Ainsi Pli» ... Wsnltat. dan. son fonctionnement. 

A.n.., elle e.t m.«e en œuvre par un Con«eil-le Cabinet- 
et cependant von. chercheriei en vain .i-n. i . 
Ko.aum.X:ni une seule iigne Z^^Z Il^^r Z 
Bo., la Chambre de. Lord., le. Commune., mal disposé, le. 
-n.en.er. le. autre., pourraient .e faire ichec et dT. „ û^ 
la machine. Et ,ue dire de l'autorité des précédents 
.i .mportante à We.tmin.ter ? En vertu de cette praC 
de .uivre le. déci.ion. d'autrefois, l-er,.„r commise en un 
Ci co-tance ne peut-elle pa. . reproduire dan. une autre 
« . .npposon. un ca. extrême, mai. n'e.t-il pa. possible r 
I' y a encore bien de. choses nui semblent .nnonnale. 



^'" INTHODUOTION 

Jann !.. H,«éme angUi. adopté au Canada. Alnal, q„ol de 
moin, raisonnable, en apparence, que I. critique violente 
qui éclate dè« que l'autorité décrète un acte admlnistraUfT 
A peine est-il rendu public, que leg propo» le. plu. hawidé. 
remplirent l'air. U décUlon mini.térielle e.t ab.urde 
«an. raison d'être, voire même .u.cepUble de conduire' 
le pay» ù la ruine. Comment fixer .on Jugement au mi- 
lieu de cette Babel d'opinion, divergentes, de ce conflit 
de raisonnement, spécieux ? L'obwrvateur impartial re- 
garde, d^concortc. Mais vienne le calme après la lutte; 
«ute cette poussière de mots qui, pour l'obscurcir, charge 
I atmosphèr.., se dissipe comme la baie au souffle du crible 
et .envoie pour ne laisser que le bon grain : à savoir le.' 
faits sérieux de la politique g.M.vernementale. Le recul 
de quelques années suffit pour qu'aussitôt les faits se de.- 
«ment en relief précis, dans la vraie lumière qui permet de 
les voir avec impartialité. 

La politique de tous no. gouvernement, a subi cette 
preuve do la critique acerbe, de la critique quand même. 
•Malgré ses exagérations, malgré souvent son iniu.tice, 
J 1- rend des servic-es signalés en servant de modérateur 
et de contrepoids à un pouvoir qui, sans cet examen, 
«era,t exposé à verser dans les pire. abu.. Heureui^nent, 

Trop lifltifs ou mal inspirés. 

Le tempB est-il arrivé d'apprécier l'oeuvre du gouverne- 
ment Laurier. Pouvons-nous, dès à pt^ent, pieirie 
ngement de ,'hi.toire ? I, .emble que, sur bien des point. 
.1 «..t loisible de devancer ,'opinion de la postéritrcar 



J 



^ 



I/HOUUB ET 1,'œi'VBR 



IX 



I» «îgime Laurier, ,^Hair.= p„r ,o« i„„ij.res d'un esprit 

treue an«, dans «ne atmoKpWre de «ereine pruap^^r t^. On 
«ent quune main ,en„e autant que modi ne cesse de 
donner le coup de barre qui tient le vaisseau en Ih , 
récifs M !«!,. ,1 vaisseau en dehors des 

hÎs de sTn ™r' ""' """"" P""""""' ^ '•'^-'' d- qua- 
lités de son esprit et de la dignité de «„n caractère n'a d^ 

--te la domination r;;r:r:z;:t'rr 

thous.a«me, comme on l'a vu rechercher cel-e du pr m e 

rtt'edTceT* t" """ '''*''*"'^ ' ^'^ combien' d^ 
rente de celle qu'évoque d'ordinaire ce terme ' 

Depuis quarante ans, trois personnages ont soutenu leur 

rôle, avec grand éclat, sur la scène politique. A côté des 

%ures marquantes de sir J. .Macdonald, de Cartier Itd 

Lanner se rangent sans doute des personnalités de premier 

de cette occasion, de cette heure, de cette minute si impor- 



* i.vrnoDcoTioN 

tante qnl ne m préiente pai pour tous et qui révèle U y» 
leur d'un Individu, elle» n'ont pa. pe«5 du môme t.old. .ur 
les deitinée* du payi. 

Le nom de Cartier eit devenu .ynonyme de courage dana 
la lutte et de Mgeiie dan» l'action ; U rappelle avec quelle 
prévoyance cet eaprlt avigé a hu enfermer dan. l'autonomie 
provinciale le. organe» e««.uti..l« ii notre exlHtence natlo- 
nale et reli^VuHe. Mat^donal,l a conHolidé et complété 
l'œuvre de l'union de« province., avec le concour. d'homme, 
de valeur, c..m>„,. Ualt, Tnpper, Brown et Chapleau. Mai. 
nnfluenc de cch l.omu.eH n'a pas été analogue il la aupi^ 
n.atie de Macdonnld, de Cartier et de Laurier ; elle n'a 
point dominé leur époque. 

La prééminence de M. Laurier ne lui est pa. venue wn- 

dam, comme, pour ainsi parler, le coup de foudie de 

I amour. Elle n'a pan pri. .on e«,or, ni grandi d'une aeule 

envolée. Non ! 8a pui.s^ance .'e.t édiflée par ie. effort, cou- 

inu. au milieu d'ob.tacle. , traver. ,e«,„el. .on talent a 

fait la trouée en .'impo^.nt. Ce qui e.t encore au«,i .urpre- 

nant <,„e «a marche a.cen.ionnell.., ce.t la peraLtance^de 

.on pre.tige au point culminant. Quoi de plu. perfide que la 

.«rr ""' '?"^ •''' "'""^'""''^ ""- rlmber it 
.une «,1 ceux qu'elle élève dan. le. flamboiement, d'une 
g o. efu,., eertes, le d.but de M. Laurier . Québec 
en 18,1, retentit comme l'éclat du clairon; mai. ^ 

rable. Ce talent devait .'affirmer avec une maltri.e révéla 

::; ;r ' "^ ?r''' ^'^^ ^"""»"--' '»™ ^^^ 

cour. (1874) .ur "insurrection liiel, mai. .urtout à .a 



•il 



T* 






1 



L'HOIIMR ET I.'cKlIVnB j, 

8r.nde conférence ,ur le IIWralU.ne (1). P,e,„ d'élan 
dam. la pl.rnHe oratoire, ave.. „„ «tyle d'une b<.lle tenue 
littéraire, l'orateur nortait 1,1 de. banalltén d'u-aue en 

llWral canadien et d'en Inaugurer un nouveau encore Im- 
prévu Cétal, une rupture avec le pa..é. Il ne .'agirait 
Plu. de. c....re. dén.oora.lcue. pu, avalent be.fé Te 
r^M-H auH., .onéreux qu'irréallHableH, des ultra-démocrate. 
d« Mm,.,-. Le parti libéral allait dé.ormaU dépendre de. 
hauteur, de la cité nouvelle, a.ile d'une félicité toujours 
entrevue par le. réformateur, de ton. le. temp., mai. la- 
mai. atteinte, pour rechercher le. moyen, plu. pratique, de 
pou..er le pay. dan. le. région, du grogrè. po..lbIe 

Cette conférence coupait le. pont, entre le. dernier. 

lieutenant, de Paplneau et le parti libéral régénéré DO. 

lor., la population canadienne fut ra..nrée sur le. projet. 

de ce groupe. La lutte entre le. deux parti, en pré.ence pou- 

va t « engager .ur le terrain de la pure politique, .an. mal- 

.■ntendu et sann équiv.M,ue. U conférence .ur le libéra- 

l«Hme, pur .a .igniflcatlon et sa portée, con.tituait pour .on 

auteur une brillante prUe de po..e«.ion du commandement 

de. libéraux dan« la province de Québec. Elle eut l'im- 

portanoe et le retentin.ement du manife.te d'uu chef d'E- 

tat ù fout un peuple. 

^ 1 W?' 7 ''''y''''' ""' « P-»-*^ M- Laurier, d'une étape 
.VI autre, dan. la continuité de .a marche victorieu.e, du 
mode.te v.llage de Saint-Lin à !a légulature de Québe et 



(1) Conftonce prononce a Qutt„ «„ moi, d, n^ai 1,77. 



zn 



I.NTBOIIUCTION 



plui tard, an poite nprtme dani le« conaelli de la naUon, 
an châtMu de WIndior, aux triomphe, de Londi, » et de 
Pari.. Mai. cette éloquence ne .'appule-t-elle paa .or de* 
talent, de premier ordr,- qui In relevaient elle-mêmeT Amu- 
rément, nu parole, m! elle n'eftt p«. M fa»cinatrice. n'aurait 
point rCvelllé le» écho, d'une façon auN.i retentL.ante car 
eheï lui le. id.'e. et le» .entiment., par leur élévation va- 
lent par ..ux-méme». Il convient, toutefoi», de l'afarmer- de 
no» Jour., .an» l'éloquence Icm p|„. riche, faculté» chci'un 
homme public courent le ri«,ue de rester lncompri.e». Mal. 
qu'on veuille bien .'entendre. N'appelon. pa. éloquence le 
torrent de mot. .onore., vld»., qui «.uvent, héla. ! Inonde 
de iM,n abondance l'eaprit du peuple. Vain bruit .an. écho 
et .térile faconde. L'éloquence en .ol, c'est la parole au .er- 
vlce d'une intelligence forte et pondérée. In.i.ton. de nou- 
veau .ur ce point; le don trè» marqué de la parole e.t au- 
jourd'hui pre.que indi.pen.able pour arriver au pouvoir 
Un homme, eût-il le génie de Richelieu, «1 la nature ne l'a 
pa. doué de. don. de l'orateur, n'a que faire d'a.pirer à 
t'ouverner le peuple. 

Dan. la bouche de M. Laurier, la parole «> p„e à t,,„te, 
les exigence, de multiples situations au T-arleLut ZT. 
P^ace publique et aux ^unions électorales. Zml L 

indignations de l'orateur / , * ''*' profonde, 

orateur, a quel paroxysme émotionnel, 



I 



•~i»iew|nen,ijgoovenieinentdeiDPiini». *„».i. . 

'T:r T' ^"^""^"^ '-^•'--' - -- '" 

îexLl . '^'"""«''*"'^°t'' ? Q"' a mioux min à profit 
I exp^^rience de. grand, homme. d'Etat, .e. p«M.co. JurÎ 

?hT.t f h"""" """*'" "* •" •»"*""« '^ >• campagne toute 
» hUtoir* du monde a pa..é et repa..é «,„. ,^ y2 Tn 

«r^mer.'"""' """ '•"""•" * eomparerTe dS 
«nt. régimem leur action ,„r le. dlfféivnt. peuple. S'il - 

pu conclure qne le même .ytème ne pouvait paiement cou 

ven^à ton. i, lui a aembi.. au..i bien, ,ue nS. inrume" 

de règne n'e.t m.eux approprié que la ConHtitution an- 

mocmie" " '" "'^"*'' ■"'^'''°^^' ^-■^^ <^« ^^ 

E.t.ll po«,Ible de trouver aillenr. plu. de .age».e et plu. 

de.prit de .nite dan. le. projet., plu. de patience, de salg 

froid, dan. le, crise, que dan. le. annale, politique, de 



f( 



1 



XIV 

I.VTROnUCTION 

apr*. 1789. ,a France 2r.TJnt,^T "f"' ''-«* "• 

•"X utopie, d'un «rouv-rnemen de , k. ' "' "^ ""'«- 
••ab«d„e...e .e pf„. r. .oCa Jt ^^ T'""' * 

Oem rhoH.„„ re.t,ntT uCl^ nT" ^^^ «>" 
événement, et ine.nrer l.. T' "" '"'""mb*'- let 

.nivre pour dlZ a„x .LTre"'*^"""' "* " -"«""** » 
'•intérêt «.».,.:;„ cldr "" ""'""" ""'""»" ' 

tlonne^entdel'aÏa J."'^r:t2r" r""" " ''" '-• 
ne «-implaute pa« dao. n„te 2'" '''''•'''•^'^ ''''"*'<'••« 
de la volonté humaine " " "" •"■ '""P" *«<•« 

Quel champ d'4tude. n'avalf ii „. . 

-M. !.. M.c».„,|, |„ 2.117 1 " '"* '•■ "•"'»■ 

F.;™.., .... .„: ;:r«; rrr,";'" •• '•• 






I/IIOUMB rr L'IKITVRB „ 

Ul»* ^upleMe de cractèr.. P.a,.|| |V„ blâmer T II «e 
«Mpl. p.. trop de „ .rourer en f.ce d'un. b.rre d'.rler 

"nvre, il n «v«lt pa« «cqulN In .ulture lntelle.-,«olle lndl«. 
r-'n.able A un rl.ef de itonvernement 
H.- tenant en face de lui. Mardonold p,.H«Mfllt. J„«,„.à 

«d»er«lre. „ ,„„»*,„„ ,„ anpUoM, ,„ „,., ...veloppée, 
A ce poln , .,,„» de, qnall.^. r/art do manier le« homme, 
na l«noralt Ma.ken.le, servait «.hnir blemeut M,.edn„nld. 
M^me II ne «e fabait p«« ,„,„.. ,,„,„„., ,.,„,,„^ „^ ,.^^ ^ 
flattant le. «««rite, de celnl-l, exploitant le, ,albl,.,.e, de 
celui. lu. Parlementaire de race, plein de wuple,^.. 11 
Mt rare qu'il ne «ortlt pa.. comme en «. ,„„.nt, dea pire, 
mauvai, p... „ .«ellalt ù appar-Iller Ie„ voilen du navire 

de fol llbre-échangiate, on le vit «oudaln ^ faire protection- 
nl.te NapoKton diwlt un jour que al, .„ lieu de bniaquer 
la solution deH difflcult^n. on n'en remettait au tempa,7llo, 
H., pourraient r^^Koudre toutea «eulea. Sir John «'accom- 
modait de la temporisation comme d'une mi^thode de «ou- 
vemement. Cette façon de ,e hâter lentement lui valut 
d un Indien le «.briquet "d'old to-morrow ". Sou, le. «p. 
par..noe. de bont^ e, de bienveillance, Il cachait une v,. 
lonté de fer-,,„„lit^ indigpeD.able ù tout premier mi- 
»..tre Comble de l'habileté chez lui, il r^un^l,, e„ fin renard 
qu il était, ù atteler au char de .on .nccè. de. ennemi, par 
allleur. .rréconciliables, le. orangi.te. d'Ontario et le. ca- 
tholique. de Québec. A tout prendre, Macdonald fut un 



*" INTBOUl'OnOK 

Ce t„;r "* " '^"'""'- ''"' ^•''"-"' - •«"• 

Tout au.n. «• «„ntr.lt .on premier lleuten.D». .1, 

probablement .Imulée - bn.,,a. «..«t emp..rt.u Tnplr 

n.. pone, le coap ,...,. Cette combatLit l, J^ 
r^. t«.p «,„,ent p„„, .,„„ ,„^„„„ ,,,^^ P^J» 

th.rle, „-en était p.. „„,„. „„ ^..^.^^ ,,^ ^ «^ 

retour de. c„n«,nr.te„r. .„ p„„,„„ ,„ jg-g^f^^^ ^ 'J^ 
e«*ont. ,e projet dn p«m,er Tr.„«.„„u„ent 1 C«Xr 

S^teZn " '"*•"""• '•'«""•'-t •« ».lnl.tére. 

tt/vXiîiiixtr '"'"-'^-' - --^ --'-'- 

sir Wllfrid nt .„„, à r<Bnvre, pendant le. dernière. 
T^"^ leur vie parlementaire. Dorion, honnête homt! 

d'l« , ""■*" "■'""""'-''"'' ^^«•"•ho", U. politique 
d alor. le plu. ver«< en droit constitutionnel, muni d'un Im- 
men.e répertoire de connalaMnce. ..„eyeIop,<diq.e. ; Ponr- 
nier, miai.t,* de la Ju.tk*, au «-n. juridique trè. étendu, 
«nteur de la loi qnl a créé la Cour Suprême. Deux can«^ 



L'HOMMK «r I/OIUVIIB |v„ 

pv»\y,*n>nt ii> «u.aèa dp Fournl-r: «od Mrirér tardlT» •■ 
P«rlwaent et qh cenainc dinifnttii à parlor la larcnf 
aaflaiM. 

Oanloimniiuii ir<im<>lln> lUnH dw Miuvriilm W BUkr, 
komme de talent exwpiloDnel. 8on p«re fut un dii •i^nMe 
lei pltii n-marquablp», au Icnipii ili> Larontalne ; le flia « 
continué let tradltlona de la famille. Chef dei IIMrani, k 
la anito de la retraite de Markeniie, Juaqu'en 1887, Il a 
mené aon parti à la bataille ani Jonra tombrea de l'adfer- 
alté. Apr»a la défaite de I87H, mv» amlH «talent rerenua an 
Parlement, affalblla et d«mornliiH>ii. Main l'i-itraortllnaire 
éloquence de HIake ranima leura euptiranrea et refortna 
lea ranga. Il aurait été difflcile de trouver un parlementaire 
plua vemé dans In wlenre du droit, plu* rnnTainrant dana 
l'argumentation. U'<Hail mervillle de l'entendre lonner la 
charge contre le gouvernement. 8a pnivaance de raiaonne- 
ment était al pénétrante qu'elle atteignait Juiqu'k aea ad- 
veraairea. 81 la carrière de M. Blake ne a'ett point pro- 
longée aaaei longtemp* an Parlement pour lui permettre 
d'arriver au poate auprème, conatatona que «on influence 
•'j eat fait souvent aentlr k l'égal de celle d'un premier ml- 
niatre î A M. Blake revient l'Initiative d'avoir mis un terme 
an dernier vestige du privilège royal dauH la queation dn 
droit de grâce. En falHant dëcr«iter qu'à l'avenir i'exprea- 
alon de gouverneur général ilgnlflerait toujours le gouver- 
neur en Conaell, il étendait la reaponeabillté des ministrea k 
tous le» iictvK du friiiivprncnicnt. 

Lea actes les plu» méritoires d'un homme d'BUt ne sont 
paa toujours les plus ostensibles, les plus apparents. Per- 



XVIII 



iNTuoiironoH 



•.«•r •- Mil, par ri..uip|,, à ^w^ pol.t n»«eBi» M^»t» 
-y r- „r«»,l ,.(,.,.„„ ,.„, „..^ rt.M M proTiM,, po„ 

•""""•' '•' P'*i"«* <««« '•"•ton rt d» wi- H «liJ^M 
pBwlim. pht(ni * iiViiAaBim»r. 

«r'.l Mrtuul i-omm- arorat qu'il •«t rrato «b- rival ■« 
«H.».!—»,.,, du .l^.ll H „ p„|««„,^ .ll.lrrtl.,„r lou, n-B- 
J« 1^ mal.r,. .1.. barn-au .■an.dl..„, l,^ ,„,,„ .1^ ,„«, ,„ 
J.«r. .lu «v,B«.|| IMr* à Undw... Jumai. la ,.|,.nr. juri- 
J^q».- w IH «.„« Mg„ ,,„d,«. »•„», brilW d'un plu. »W 
*■'"• «l"i<'<l«ni( l<<ii pialdii^cn df M. niak<> 

M-ln...n«n. q„. .^ »,.„ ..Iblé..., «T,r^„„„, ,,„ .,^„ 
uvlanbl.. «,u» |„ ,„„p, .1-adver.alm. a.b«rn«., pli, «.«J 
.- ^rro „,., ,run.. ..ru..||,. w,|.dl.. «i,„„„ ,„ „ ^„^ 

mlnoriU... l,.,.|ln.m«.„.,„. pr,.f„ndé».,nl derant larocat 
do 1 Mau..., rA laman, «., arolt»; 1* d^fcnaeur dea Mtftla 
..p|.r(m.<. .., ,1... f,„bl«. ...utrr le. fort.. r>at lo trait d«.« 
»!<• militante qui kuuon>ra le plna la mémoire t 

An milieu de cette floralaou de brillantea iDlelllgencei 
le Jeuw doputé d'Arthabaaka ae trouvait plaré k aunbait 
pour apprendre la atrat^e parlementaire et profiter d« 
IVxpiWencedeaeaalnéadânala arriOf*. Tout en .'Impr». 
gnaot de la tradition, il aut reater lui-même aana Imiter 
«ea devanciers Klen ne aert dana la vie de ae preaaer ; il 
Hufat de partir A point et d'attendre aon beure. Anaal ne ae 
pHHliK.i...t.il point. Durant lea quatre annéea du t^me 
Mackenaie, il ne prend qre rarement la parole. Son 
meillenr diacouri de cette ëpoque eat aon plaidoyer aur 
Itiol fl874). Ministre en 1877, il ne fut pox uppelë à 



I/HOMMB IT l.-fIIVVR| 



XIX 



prtwlN Miir,ni la parul-. U dlm-iioa aiiparicull à M. 
Markfnaio qui, accanaraw prraquo toitir la b<«o|a«> mial» 
«rlfllr, p- lal.Mll k MH. rollèirum qno <(.. rar». »orwil„B. ,1^ 
ItaoppMwd). 

Ix- rrtuar «If ulr John au pouvoir ( IM7H) p«.rmit it M U,i 
H»r d- prrniln. im», Hl.n. l/»inK>.ltl>.B »t un.' rirHIrnl.- 
*coli.. «".Hie lA .,u.. r.ii xiniilr au wH-rri d» la balalll» 
partrmrnlalro. I/abM>ai-« dp la ronponiabilltit qni ••allarli.- 
an poaroir lalwi* * l'.,r«f..ur un.* plu. «rand» latitndf durui 
l'attaqup. A dr»ltP, an banr dm minlulrM, la Mlidarito «t 
atMoluf : l.> <U>put« do la ganilir, nI! «"aïanrp trop nVn 
gaRp qup iHil.m^mp. 

Urf (HP M. nUkP lui t^na >a «nrrpwiioti an |«»at»dppbpf 
dt l-oppoaltlon, M. Unrirr aralt déjà RaRD< m rbrrroaii pt 
•M galona d'or. Ccat dta Inm un B<<ai<rallMlmp accompli. 

AumI, Toy»t airpc i|upIIp mattrinp il prpod la dirpction (<u 
partir On dirait un ripux parleuiputain- ayant <>u a* gtoèw, 
■• formation an Palala de Wpatmintitpr, tellement la 
aclence du droit et de la politique apparaliwilt dan . «oni 
aea dliconn et dan. na lactique. Ce» qualités ii*a(Brm»reBt 
darantage et brillèrent d'un plu» vif .Sclat, le Jorir uA le 
pouvoir panait enlrp «pk main*, tr^t le proprp dea cbon>a 
bnmainei d'être toujouri dirigée* par un «oui homme, mo- 
narque rfbmtlu ou premier mlnlutre. Uuvrex l'biatoire : à 
tt,ute» |p» P8KPII, vi>un y verrez une iodividualil<« NupCrieure 
imposant sa volonté à tes adhérents. Dans le syatème soi- 
disant du gouvernement du peuple par le peuple, c'est en- 

!• pouTo'r iTM Mil i*«f n oclobr» 187». -"".-"n.» 



XX 



INTBOnUOTION 



vi-r-ir 



core un chef qui «ouMe iieul à la masse le mot d'ordre qui la 
fait marcher. Le régime de BIr Wilfrld est bien conforme à 
^^ ^ la tradition hUtoriquc. Jfaltre absolu au Parlement, Il sent 

I I sa volonté communiquer la vie et l'action, de son fauteuil 

aux dernierH sièges, et de la Chambre à l« foule qui vote. 
Loin de donner l'impulsion elle ne fait que la subir, souvent 
avec la pins belle Inconscience. Tout le parti libéral a été 
entraîné dans son sillage. 

niions-nons que le premier ministre conserve an pouvoir 
son attitude de l'opposition? Non, sa manière s'est profon- 
j démen» modifiée. Si la direction suprême an Parlement lui 

appartient, elle est tempérée par la modération et la gêné- 
rosité. Son éloquence, moins agressive que jadis, prend 
' <!<•« «1rs promue paternels, et .1 l'opposition abnso de son 

privilège d'attaquer les acte, do ministère, si la critique 
de MM. Porden, Poster et Monk tourne à la violence 11 
ne sen émeut nullement et ne s'en Irrite point. C'est son 
rôle de calmer les flots soulevés. Dlx-hult ans passés à 
gauche, dlx-hulv ans passé, à monter chaque jour à l'assaut 
du pouvoir, lui font excuser des emportement, qu'il a coa- 
nus^ Son expérience des jours de l'opposition l'incline à 
.ndulgenoe et il est plein de condes<*ndance pour des ce 
lère. d'ailleurs impuissantes. 

Un autre trait de son caractère, c'est le tact, l'esprit d'à 
propos, et l'intelligence qui le font sortir des difficultés en 
apparence inextricables, comme s'il s'agissait d'une affaire 
banale. Le mot qui caractérise la situation lui vient ton- 
jours à po.nt Ainsi avec quel art n'a-t-il pas expliqua à 
Londres, le rôle des Canadiens-français au Canada » 



l'homme BT I.'ŒI'VBB 



XXI 






" Permettez (jue Je voui dise ceci : Moi compatriotes 
" ayant obtenu les droits de sujets britanniques ils se eon- 
" Ridèrent liés par le devoir, l'honneur et l'amltiC à accepter 
" et à accomplir dans leur int(î(çrité IfS obligations et le* 
« responsabilltég des sujets britanniques. Ils sont flers de 
" leur origine et d'être les descendants d'une race altière, 
"fierté que peu d'Anglais leur reprorlieront. S'ils ont 
" l'orgueil de race, ils ont aussi au cœur un nuti'p orgueil, 
" celui de la reconnaissance. Kt au jour du Jubilé, dans 
"toute l'immense étendue de l'emp're, c'est de la terre 
" qu'habitent les sujets français de 8a Majesté, que s'élè- 
" vent au ciel ]ei prières les plus ferventes pour que Sa Ma- 
" jesté vive encore de longues années. " 

Non moins habile fut sa manière d'expliquer aux Pari- 
siens cotre loyauté envers l'Angleterre et notre attache- 
ment à la France. Lorsqu'il s'était, quelques jours aupara- 
vant, déclaré en Angleterre snjei. britanni.ae, cette décla- 
ration bien naturelle avait été très mal interprétée et 
avait produit un assez mauvais effet en France. Cette qua- 
lité de citoyen anglais, réclamée par sir Wilfrid, sonnait 
mal à certaines oreilles françaises. On était alors loin de 
l'entente cordiale et les Parisiens auraient voulu voir dans 
ce Français d'outre-mer un Français à leur image, atteint 
de rage anti-britannique. Avec quelle finesse n'at-il pas 
jeté de» clartés sur sa situation et défini, d'une façon lumi- 
neuse, le dédoublement de notre personnalité canadienne- 
française î Un diplomate vieilli sous le harnais n'aurait 
pas mietiz tracé notre physionomie complexe. 



XXII 



INTnODUOTION 



Qu il me «oit perml. maintenant, dit-ll à «e. auditeur, 
de Pari., de faire une allu.lon qui n.-e«t toute peP«.n„ ",7 
Je me ,„,,„,„, dire qu'ici, en France, I. e.t de. gen. qni 
.étonnent de cet attachement que j'éprouve et q!e je n 
oaeh,. p«, pour ,a couronne d'Angleterre , on appelle cela 
Ici du .o,ali.me. Pour ma part, «oit dit en pa,«,nt e 
n aime pa. cette nouvelle expre..lon de loyalUme ; j'a me 

^auté. Et certes, .'„ e.t une cho« que l'hiroire de 
J ranee n. a appri. à regarder .omme un attribut d ;« race 
françaue, Ce.t la loyauté, c'e«t la n.émoire du cœur. Je me 
rapp,.|le mo,Hleur«, ce« b<-au, vorn que ^-,e,or Hugo !'es 
appliquée à lui-même, comme l'in.plratlon de .a v^ : 

Fidèle au double «ng qu'ont versé dans ma reine 
Jlon père, vieux soldat, ma nièro vendéenne. 

tZlT """"' "'""' ' '" ''^'"'- ' •^«* -P-»"-" dis- 
tinctes, nous nou. en faisons gloire au Canada. Nous 
.onu„..« fl..èU.s à la ,r„ude nation qui noun « donné la v" 

ZJrST '■'" ' '" «"""'^ ""«»" ""' -" « -^onné' 
Il est rare qu'avec les contingences des choses humaines 

un ^-me d'Etat ne change pas le. principes dirigeanUd; 
«a va.. Il nest pas question ici des idées inspiratrices de 
- .,o„ne. années. Jusqu'à trente ans. l'homme est pU ou 
mo.ns pnsonnier des notions imposées par le milieu, l'am 
bancel éducation. Ce n'est qu'à cet âge que le contact 
Plus fré<,uent do., hommes et des choses,' observation^; 



I 



l'bommb et L'ŒUVHE XXIII 

dlflent Ma formation première, pour y HubBtituoi- une menta. 
litë pernonnelle. Ce n'e«t point lu de la vernatllité; autre- 
ment il ne Hervirait de rien de vieillir hI Teip^rience n'illu- 
mlnait pnH notre route de .lart.'H nouvelleM. I/invnriabi- 
lité d'une borne n'ent paH ilioHe enviable. 

En prenant la direotion Hupri^me du parti lib<îral, sir Wil- 
frid a eipo»ë clairement les principes qui détermineraient 
sa ligne de conduite ù l'avenir. C'est devant les ^I "cteurs 
de Somerset, -nu m.,iH de juin 1887. -qu'il exposait les 
idtfes qui dès lors, ...urne les feux rassurantH d'un phare, 
devaient Cclairer sa carrière. " Apprenons au peuple à ai- 
mer nos institutions, disait-il en substance ù ses amis ; fui- 
sons lui voir qu'elles sont excellentes. Que la libert<s de nos 
concitoyens qui ne pensent pas comme nous, nous soit aussi 
ihère que la nôtre. Il faudrait, en cas d'attaques, défendre 
l'une avec autant d'ardeur que l'autre. 

" II est essentiel que les droits des provinces soient sauve- 
gardés dans toute leur étendue. Là se trouve la garantie de 
l'autonomie des différents groupes de notre population 
Dans l'expression de nos opinions, tenons partout le même 
langage ; n'ayons pas des discours spéciaux pour l'Ontaiio 
et d'antres pour Québec. 

"Gouverner, c'est travailler à l'amélioration sociale et 
économique de la condition du peuple. Il faut, pour cela 
fournir un champ il son activité, à l'intérieur, et lui donner 
en même temps la faculté d'acheter sur les marchés les plus 
favorables du monde. " Tel fut dès lors son programme. 

Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement Laurier 
s'est inspiré des articles de ce programme. Jamais il n'a 



XZIV 



INTRODDOTION 



ùMé dp la liRoe indiquée à Someniet. Qualù ab incœpto. 
C'Mt par l'application de cei principe*, rormnl<% par le lena 
dei beaolni du paya, que le gourernement a awuré ion pro- 
gr^ diiui la stabilité. 



CHAPITIIK II 

LA QUESTION SCOLAIRE 

A p<>lnp arrivas au pouvoir, Hir Wilfii.l LnuriiM' »p trou- 
Ta aux prlHO» avoc In difflcult.* do In qucsHon des écoloi 
du Manitoba. Ugs peu enviable de ae» prédépesHOur», la 
«ituatiou se pri^rientait complexe et emuarraggée. Queli 
enuuif. n'avaitelle pa» cnuné» aux Kouverneiuenta Mue- 
donald, .bbott. T.; ,mpson, Bowell et Tupper? La hoIu- 
tion, clierchée depuis six ans (1891), fuyait toujoui». 
Faut-il accuser ces hommes on de faiblesse ou de fanatisme, 
on de manque d'Intelligence ? Ne convient-il pas plutôt de 
dire, en faisant taire l'esprit de parti, qu'ils furent victimes, 
dans leur échec, des pn^jug^s et de l'absence de vues élevées 
chei la majorité î 

Depuis les premiers jours de la Confédération, les ques- 
tions d'instruction publique ne se sont-elles pas toujours 
dressées sur la voie des gouvernements, comme des obs- 
tacles Infranchissables ? Quels ne furent pas le» embarras 
de Cartier, lorsque, au lendemain de l'union des provinces, 
les catholiques du Nouveau-Bruuswick le sommèrent de 
redresser leurs griefs ? Le gouvernement de cette province 
venait d'appliquer une loi qui supprimait toute subvention 
monétaire aux écoles confessionnelles. Or, avant la Confé- 
dération, les catholiques possédaient un système d'instruc- 
tion fondé sur l'enseignement religieux, avec subvention, à 
titre gracieux, mais non reconnue par la législation. 



^^^'' IXTIIOimCTION 

K.aiMl loiHlble ù Cartior de fr„„p,.p ,„ d.^.,,„ „„^ ,„, 
n da con ^re bien „„ ,;„„«.„ ,.,„, .,„ « 

avant ia Oonf«..at. .n. Mai. n,.,be„n.„..n.e„, , 'it^ 

gale , e ., avaient v^.„ de .a tolérance du pouvoir. J, 
étr. fortlfl^., „, prot,^^, p„ une loi .p^elale ou «.„Wa,! 
La oauHe dej. eathollnue,, parfaite au point de vue du droit' 
naturel et de la .,„p,e ju.tke. ne «'abritait pa« derri6re 
lu ( ouHt„u,io„. I, „•,. eut ..ependant au'uue voix dann la 
provin.... de .iuéb.r pour r^-clamer PabroRation d'une loi 
H. contraire anx intérétH de uoh .•orellKlonnaires. U„ oatho 
hque» d-ici 8e «,lidnri«ent «vee ceui du Nonv-au-Brun,- 
wlck et ton» gomment le gouvernement d'Ottawa de frapper 
de veto la loi provinciale. Aux argument» .uggéré. par 
le «euthneut et par I.. .,.,,i, naturel, qui devaient pr^ 
valoir dans l'espèce, Cartier se vit forcé d'opposer le texte 
d'une loi positive. App,.| ayant été interjeté au Conseil 
priv^, celui-ci confirma l'opinion de Cartier. Force fut bien 
de reconnaître que les catlioli,,ueH int<=reHsés auraient dû 
demander In rc^onuaissanco de leurs droits avant d'entrer 
dans h, ConfAKîration. Lorsque leurs amis de la Province 
de Québec mettaient Cartier en demeure de désavouer le 
statut malencontreux du Nouveau.Brunswick, Cartier répli- 
quait : " Vous, Canadiens-Français, vous ne devriez jamais 
réclamer l'intervention du gouvernement fédéral dans les 
affaires provinciales. Comment ne voyez-vouu pas que vous 



LA QVMTION tCOLAIRB 



XXVII 



propoiet ir««tabli- an b<<nCfli-<> iIp non amlii de In province 
Toliinev nn prA-Alcnt (pi'on pinirrnif invn<)nfr un Jour 
contre nons T " 

C'ëtnit In rnliion il'Etnt, In rnlntn Houvcrnino, qui purlnlt 
par la bonche do Cartier. On le preiwilt d'nmniiw'r In 
foudre qui aurolt pu (Vlater Hur mm t^tes ; on voulait qu'il 
entr'ouvrlt le* porte» de la citadelle, pour y fnlre pafwer 
l'ennemi. Il eut In force de refuiier. PerRonne ne comprit 
alors non courage et «a r>er»plcncU(î, et un conduite dauR 
l'affaire des écoles porta une nttclnte terrible il Ha popu- 
larité dnnu la province. Mai» un homme d'Etat, trop Iftche 
pour réaititer ù un mouvement populaire aveugle, deticend 
par là au niveau du politicien plu» préoccii[)é de préparer 
«a réélection que de remplir non devoir. 

Lorsque le Manitobn devint partie intégrante de la Con- 
fédération en 1871, Cartier, instruit par l'expérience, voulut 
parer ik tou» les dangers possibieH, et mettre Ien cntholiques 
i\ l'nbri de toute injustice. I,n ConHiltution, donmV à cette 
province et préparée par Cartier, gjirantisBnit aux cutbo- 
llqnes leurs droits de la façon In plus formelle ; l'esprit et 
la lettre de la loi semblaient s'unir pour monter In gorde 
contre l'ennemi. Hélas ! que les piécnutiims liuiiiaines 
sont courtes et vaines, en face d'iionime» eu possession de- 
là force et déterminés i> tout fniie ! Vingt ans plus tard, un 
trait de plume pulvérisait les remparts asscî! ])ui8santR, 
semblait-il, pour défier toute agression. En effet, la loi, 
votée en 1891, supprimait les garanties accordées par la 
Constitution en accordant des subvention monétaire» aux 
seules écoles publiques. 




XXVIII 



INTRODrCTIO.V 



I i 



* ~„ ,„«„. ,«,„.„• .x; * ' r, f ""'""" 

ii..p.ur»b,,.i,,„,,' '" ■ ' " * '""■ 

ES-— =-""^== 



I.A QVMTION ICOLAIRR 



XXIX 



prorince de Québec, courir auderant du dangfr que tiga»- 
lait 0«rtler T NVtaltce pa* établir le précMent d'une In- 
tenrention fMërale redoutable ft rantonomle provinciale ? 

On «ait que ilr Charle* Tupper retira «on projet de loi, 
parce que l'oppoiltlon lui harrnlt la vole par ilea iibHtaclea 
infrancblitablea. La vie lit^ale du Pariement tirait it sa Bn 
« t l'oppoKltlon Bc montriiit lrr«îdiutible, menaçnnt de faire 
de l'obvtmctlon Juiiqu'à la dernli-re heure. 

Il e»t ivéré que bien des collègues de sir Charl<>t applau- 
dirent «eiTi-tenient ik non Aliec, car Ils r<^)UKimlent A cette 
mesure souverainement. D'aucuns prétendaient que, pour 
le gouvernement, le Bill rémédiateur n'était qu'une ma- 
nœuvre électorale, destinée ù capter le» fuveiirH de la 
province de Québec et qu'il se dé«lut,(re»(ialt de sa réussite. 
N'allons pas jusque là ; faisons lui crédit de Kon courage. 
8i ce projet de loi ralliait Québec, ne lui allénaltil pas les 
autres provinces T 

Précisons la situation de la question scolaire à l'arrivée 
de sir WPfrld au pouvoir ; une réclamation en litige depuis 
cinq »ûB j nu procès, objet de cinq décisions contrnireg ou 
peu concordantes ; une province debout, presque en armes 
dans son opposition unanime aux écoles confessionnelles, 
et l'opinion catholique manitobaino, quantité uégii^eable 
A raison de sa faiblesse. Décrire cette crise scolaire, c'est 
en faire pressentir l'insolubilité presque radicale. 

L'intransigeance du Manitoba, identique chez leH deux 
partis politiques, imposait donc fatalement uue transaction. 
Elle se produisit sous la pression de sir Wiifrid, qui fit con- 
céder un enseignement religieux dans certaines conditmn». 



il. 



XXX 



iNTRontrorioN 



Ç!-H»[t Ir ni.ilmiim <l» conri^|„n, qao Toi. »„„r.l. „k. 
.on.. r^„„„..,„.„, ,„..„„.. rriHque. .nlenur' - ^ 

' . " ' ""•■"' "" KO«rer»em.„t du M.nl.oba ^'. 

«ne p-r..„e d.. Ju..,.. ,....,.1,„.. .„ ZZZTZ 

:::;i::rr^'"''"-"' '•'"---'• -----^^^^^ 

Na,-..„, «ard... ,H,ur bl-n nou. rendre co„.p„ d. 1, .|,„. 
en d^flnl.lv,. ,Iu„h le m„„do uuMiern.., c-e.t ù la maJorlM 

par la v„i, de« p|„. «,.,. ..anou., e.t bien al.<«Jlre. (ITne 

irlC """ """' "'""" " "'^" '^"" '" "«"""•■ "•- 
Or, il ,.Kt .ivident que douh HubUnonn, dan. de fâoheu«» 

^^.....1..,., ....... ..„ ,,„,, .,.., ,„„.,„.. „. „,,,,_,,^, J^";,-- 

t; """^ """"''•■'"• " "•" ^'' »""' «"'"Mnent l.,rHq„,. Kur- 
P«rtH Me r^vlleut .1,. pa„Hi.,„„ ,„.„,,, ,.„ apparence ; le. 
"en« de p„MI. kI r.,rtH d'ordinaire, n.enaeent 1 ne r..mpL 
.Ma mo,ndre t..n.i„„. r^ „„„ ,, ,, ^^,„,. ^, J^ 

Tout I .d.floe politique tremble de la ba.e a„ sommet Rien 



LA QtTWnON ■OOLAIIIB 

t^tfrairr ««rail le Kourcrarment qui ti>ntrr«it de traiter 
le* compllratlitnn rellitlenini na natloDRlmi comme le« af- 
faire* ^onomlqun nu politique*. An'ugle qui ne voit pa« 
qa'icl la Tnle (le* «olutloti traniartionDelle* re«te wale 
onTerte. 

Fa exposant k la chambre le projet de conititutlon de* 
nouvelle* prorlni-e*, iiir Wllfrld Irl ditiianda «IVlablIr l'en- 
•eignement de façon à répondre au vam de* coniclence* 
ratbollque*. t^ majorité de la députatlon parut d'abord 
dlipoiëe à le rendre au dMr du premier minlitre. Mal* l« 
lendemain, le rent du fanatisme lonfilait de* quatre points 
de l'horlson, ft ce point que le gouvernement dAt ne conten- 
ter de donner ik l'Alberta et h la HaMkatcbewan le régime 
scolaire du Manltoba. Il lui fallut subir Vullima ralio de la 
force. Hélas I celle-ci, trop souvent l'ennemie du droit qui 
devrait être son allié, le prime de plus en pins. 

Récemment, l'annexion de la Bosnie et de l'HenégovIne 
à l'Autriche, an mépris des traités, soulevait un conflit 
entre elle et la Russie : l'Europe fut à deux doigts 
d'une guerre formidable. Depuis un temps Immémorial, 
la Russie Joi Isaait de l'hégémonie dans les Balkans ; elle 
citait la protectrice-née de la populution nlave de ces 
pays. Or, régler d'autorité une qursllon qui intérimialt la 
Serbie, et, par la même, le gouvernement de Snint-l'étem- 
bourg, constituait une Insulte à ce dernier. Mais le spectre 
menaçant de l'Allemagne se dressait à côté de l'Autriche ; 
11 fit reculer la Russie peu préparée à la guerre. Elle capi- 
tula, humiliée, rugissante, en regardant «on droit écrasé 

sous la botte du soldat allemand. 
i 



XXSII 



i.vrNoiircmoN 



pr..v.nc.^ ..efforce de .«cer le. „„Ue. d^T.rt , « 
dn „ou,en.e»eBt oe«,«,. „ ^„.,, ^ ,„,„ ,'^';';* 

fol-S ,1™ r«,ar.dlc.l.,n, entre l'e.prlt «t I. leTtl , 

«•le de l-i„.,n,..„..« publique. U <-o«.,i,..,l„„ " 3.." 

P de la C„n.rUutlon .b.„„„„„e le contrôle de ce. L- 
r^rtan. .ujet au, p„,v|noe.. Or. pour qui connaît l7. , " 
Uance. autonom,.., je la r.ce anglo..„onne, I, nCt p.^ n" 
urprenau, de la voir Jalou.e, .„r un .uje. qui l„ «j. 
Un ^. ■„.,,, ,.„„.. luterventlon, même Mgltime, du pouTo" 
Wl.irnl ,I,„.H le domaine provincial "Pouvoir 

r.a IU<puhIlq„e voLIne « an..l été t*<m„ln de choc, entre 
Wa»hlnKton et le. diver. Etata II. v «,„t h.„ 
'I...'nt,.. Kappelon. le plu, c^ èbl i r."*""* "^ 

rl(.S • In , . . <*'*•"* de ce. conflit, d'auio- 

rk. . I„ guerre de la ft«ce..l„n ort le principe de l'Inï;" 

P^vû r tranT Î""" '^" *' "°°"'^^'*' "'-ona L. 
P«- vu Utran^ p„.itlon du gouvroement fédéral, Inca- 

nie, retranchée dan. ,e. droit. d'Etat, de donner aux .!»«,. 
fliiiH nn.. protection promlw par un traité aolenncl T " 



I.A QtrWrnOM «OOt.AIIIII 



XXSIII 



U» |>mTlnrlaliiinii> ■Vit «nirnKi ilim mmii nvi-r lanl <!•> 
forcK qup ni Ma<iton*l<l, ni Tupper, ni TbumpMiB n'ont ok. 
loi fnli* fnint unvc HvrovDt. l'rvoons In quMtlon dm *ti>li» 
du Manltoba. U trani((rm«lon de la loi était al «Tidrntp, la 
quMtlon Juriilii|u<> ai claire, i|u'rll)a app<>lnlcnt l'Intprvra 
tloD MMrnlc. l>i>iin)iiot l<> Rourcrni-tnont Hardnnald ne 
frappatll paa «If rrin la loi ni lnc(>n«tltuli<>nnHli< do 1801 t 
Parw" qu'il était cooratncn qu» lo Maoltnba la romPttnUt 
anaaItAt ilanN le» atatata. Un nnureaii iWo aurait amené 
une noavelle afflrmatlnn dea prélentlona de la prarinre ; 
de Ik, dédale Inextrirnble, ronfualon et anarchie. La pm- 
dence conaelllalt de toumi-r tu ilIflIrulK^ iii a'iidn-HKant anz 
tribunaux. Ix- gouvernement ft><l<iral n'avait du rwte anean 
moyen cwrcltlf d'Impoier aa volonté. Dana lea ronflll* 
d'nne nation avec une autre, l'hlatolre noua apprend qn'oa 
M a'Incllne devant le droit qne a'il a l'épée à la main. 

UtU.! ! dana l'affaire dn Manltoba, de bravr-^t geaa ae 
plalaent à frapper leur coulpe anr la poitrine d<-a goa >r- 
nementa. MaU combien 11 aurait été plua aage de pré- 
venir le mal que d'en demander, aujourd'hui, la répara- 
tion. Lora de la création de cette province, la prévoyance 
aurait pu y diriger un courant d'immigration conadienne- 
fi--çai»e. Quelque» milllera d'électeur» catholique», bien 
nni» ensemble, «an» attache politique, auraient tenu la ba- 
lance du pouvoir. Quel parti, pour orrlver oux affaire», oa 
pour y reater, grftce i» l'appui de» catholique», aurait o»é 
refuser justice à ces Indépendants, capable» de maintenir 
ou de renverser le gouvernemout ? 
L'ûpUuiisme de Cartier, tom de iu discussion du projet de 



INTRODUCTION 



xxnr 

Confédération, avait trop préaumé de la larg^ar d-emrit 
de. futur, oréatour. du Ortat^ Canada. Il ,'en apZut 
trop tard. II voulut y remédier en falaant entrer le Manl- 
tob. dan. l'union, mal. même .e. précaution, multiple, «i 
bien combinée, pour parer à tonte éventualité périlleuHe 
Hont re.tée.. pour cette province, Inefficace, dan. la pra-' 
tique. " Q„id leges mne m^ibu>r " A quoi bon le. loi., lor.- 
qu elle, ne «'adaptent pa« aux mœur.. lorsqu'elle, sont en 
désharmonit avec le sentiment public ! 



i f 



CHAPITRE III 

L'iMPtRlAUBMB 



L'Angle: ?rre, paya de tradition dau» lo .a/^e* le* cou- 
tume* et le* projet*, b. été témoin, ver* la dernière moitié du 
dix-neuvième *ièole, d'un i;rand bouleversement dan* sa 
politique coloniale. Ver* l'année 1867, l'école utilitaire 
de Manchester demandait .V la Grande-Bretagne quel* 
avantage* lui rapportaient ses possessions d'outre-mer ? 
Répondant eux-mêmes à l'interrogation, lo* chefs de cette 
école posèrent cette conclusion que les colonie* ne valaient 
pas les frai* que le pay» supportait pour les conaerver. Un 
courant d'idées dan* ce sen* *'établit bientftt, et l'on en 
vint, dan* les cercle* politique*, à invoquer l'abandon total 
de* colonie*. 

En 1868, le* marchand* de Québec offraient un ban- 
quet à sir John Toung, à son arrivée au Canada. A cette 
réunion, le uauveau gouverneur jeta aes auditeurs dan* 
l'effarement, en leur disant au nom du cabinet anglais, 
que si le Canada désirait se séparer de la Grande- 
Bretagne, celle-ci n'y mettrait aucun obstacle. C«tte cava- 
lière façon de nou* inviter à tirer au large fut suivie du 
retrait des troupes anglaise* de notre pays. A la même 
époque, le Times raillait les colonies australiennes, qui per- 
sistaient à désigner l'Angleterre sons le nom de mère pa- 
trie. 

Un homme d'Etat anglais important trouvait que les co- 



"'""''" INTRODUCTION 

"""*• '"'»*''''■» 4 l'endroit de l'Angleterre l'oM™ i- 
-eulede ..,.„ .„ eou a.n hc^efet/at^ra) " 

i^ urcater ttrilam de b r Clinrlpa nnt. 
parut en temps opportun (187s^ r.„, ^ "«"eH DUke 

ik nn^ 1 . "fPOTun (18,5) pour ramener l'AnKleterre 
A une pluH Ju«te appr^d„fio„ ,lo «es intérêtn Cet «T 
prouvait à nue. point la candeur de rEmpi e dÎ ndaZ 
-« colonie., et combien le. t.adltion. impL i. rd^plÏ 
•••mandaient IVxp„„.io„ de ^ pui« J,,. „„,,Mme't a 
—■n..e du drapeau «ur tou. ,.. oe.an«. La neept on 

tr^T"' "«'"-'"''' ^'-•"- -" in«ue„c;rr„ , 

V ..H p .f „„ ,.s.or ..ucore plus puissant, le jour où Froude 

«è,.e. Quel élan ces deux Hommes ne r^-usslront-il, pas à ]„. 
upnmer Quelle superbes visions de domination et dp^ 
•'«<■ mondial, dans VOceaua de Fronde ! L'orsueil , 1 



L'iMPâRIAUHMB 



XXXVII 



Oei Idéei, rev£tae« de graixleN unaRcti, au colorlK violent, 
Arent si bien leur chemin qu'elles purent, en 1884, He cril- 
talMser et prendre corp». La Ilritinh Empire Liague, et, 
pluM tard, Vlnipirial Fédération Lcague, sociétés de direction 
et de propagande impérialistes, en furent les aboutissants 
naturels. 

Dès lors, l'impérialisme devint le facteur d'une inlassable 
activité dans la politique anglaise. Le premier soin de se* 
zélateurs, voyant l' Angleterre éprise de leur projet, fut d'at- 
tirer les colonies dans le mouvement. Que l'idée panbri- 
taunique répondit aux aspirations des Anglais, partis du 
Royaume-Uni pour clierclier fortune au Canada ou aux 
Indes, 11 n'y a pas à en douter. Est-ce que l'Anglais émigré 
n'a pas toujours les yeux tournés vers son pays d'origine ? 
L'Angleterre n'est-elle pas toujours son home en quelque 
lieu qu'il aborde ? Les plus généreuses aspirations se mani- 
festèrent au premier appel chez les Anglais d'outre-nier, et 
ne ralentirent plus tard leur élan qu'en ne hiurfiint aux 
questions d'intérêt. 

A la réciprocité de sentiments se subordonna ensuite 
la réciprocité des intérêts ; cos derniers ne tardèrent pas à 
peser de tout le poids de l'arfcent sur les paroles et i"i les pri- 
mer. Que la fédération impénali" projetée demandât aux 
colonies de se solidariser avec l'Empire pour le défendre 
contre tout ambitieux rival, c'était bien naturel. Il ne 
l'était pas moins d'étendre la solidarité au commerce. Mais 
à I»ndres on ne l'entendait pas de cette façon. " Fermez la 
porte aux marchandises étrangères, disaient les Colonies, en 
échange de l'appui militaire que vous sollicitez. " — " Im- 



9 I 



■ 




i 



" "«TRODrOTIO!» 

co-.« a. .rirais, ; r; :rr;""" '^ 

De 0. fait. ,e. ,o,„„i,,, „,,,, ^„ priLn^e 17 .""""• 

tranchait Uan« ,e vieu, dog. rc.inT^"", " "■ 
nullement doctrinaire, en écLomÎp^it 1,' tV '^'^ 
renoncer aux recette» dn„«„iA ^f"'""l"''' ne pouvaient 
ioppement. S-rravIit d ''"''""■^ ' '^" d^^- 

aji des .eart« a-un tfri^ri^^r^Zr^^^^^^^^ 

^n cap et du Canada rurrnre;^.^^""' 
niser une vingtaine de tarif. t>i 7 ""°'^*** ''«''mo- 

'-«^ration flaLe dol^ ^ Jn tS d^ti^ ? '^'"- 
•nand, dans iaquelle la Grande Br/n ^°"^"'*"' '^'«• 

pr^f^rence aux colonies Lorî SaÎn *"' ""'"''*"'* »"« 
* - moment, Passent isur 1 pro^r ;/:' 'TT' ""'"^'^ 
" H est impossible à l'Anirll! ^ '^ " '" '""^ «^^'f- 
«Wcrét^r une léllt ^"/"*'"'''"' -"^P^nditil en r^sua,é. ,ie 

ie risque SÎ Îu "h r'""' '" "^''"^"^ ^ -""«it 
--..f,i,.J--^-^Jan.de^ 



l'impSbialismb 



XXXIX 



minée. Ce lerait bien pen cunnaltre le tempérament anglaia 
qne d'escompter ion découragement, après un écbec. La 
poniséc de la vagne impérialiste n'en fnt pas mémo ralentie. 
II parut de nouveaux chefs, plus ardents que cenx de la 
Leagne, de véritable» excitateurs d'énergie, comme l'on 
(Ut aujourd'hui ; et la cro .lade panbritaunique fut prêché»? 
l'Tec plus d'enthousiasme que jamais. 

Il fallait à la grande conception un prophète et un poète, 
pour souffler l'Idée dominante du moment au cœur de» 
masses et la faire pénétrer dans les dernières couches so- 
ciales. Ils se présentèrent dans la personne de Chamberlain 
et de Kipling. L'ancien lieutenant de Gladstone entra le 
premier en scène. C'était le dernier homme, cependant, que 
l'on attendait à l'avant-garde de l'armée nouvelle. Radical 
par tradition de famille et par conviction personnelle, il 
s'était, jusque là, attaqué à la condition sociale de l'Angle- 
terre. Partisan des réformes les plus avancées, 11 réclamait 
pour les masses une influence agrandie au parlement, une 
participation plus étendue & la somme des privilèges réser- 
vés aux classes riches. Il était sur la frontière du socin- 
lisme. 

Avec quelle surprise ne le vit-on pas se séparer de Olad- 
Btone, prétextant que les libertés, que le vieux lit>éral pro- 
posait d'accorder à l'Irlande, mettraient en grand danger 
le Boyaume-Uni. Son horreur vraie ou simulée du Home 
Rule fut le tremplin qui lui permit de sauter au premier 
rang des meneurs populaires. C'était bien l'avocat qu'il 
fallait à la cause ; ses défaut», encore plus que ses qualités, 
le mettaient en évidence. Qui, plus que lui, était de taille 



fî": 




5: 



II 



XL 

"TBonroTiow 
" remuer le fond i 

'""»««, pourvu ou., 1- r„f "^""'^ ' Qu'Import,. ce, exl? 

"'[^ -^ '" «-«or;; :rr- ^---e p^u.^: rs 
---t::;2'::s':r'^--ud...u,„e. 

*- ™ peut ](. ga„v(.r „ ' ""<? "^«"•ganisation de l'Em- 

■A" Aiiid de l'affai 

-■•^-•on.^eroodMaOrandlZat'^'''*^- 



^£^^^sm^ 



L'lMP£HiALIRllG XM 

ptfriclitpr d«TaDt la concnrrFnce envablmaote de l'Aile- 
magne. Eit-re qae l'Induitrie allemande ne ne montre point 
la rivale redoutable iur ton» Ici merrht^ du monde, où l'ar- 
ticle de Birmingham et de Mancheater ne rencontrait pan 
Jadlii de comp<!titeurs î Aujourd'hui, non seulement l'Alle- 
magne, mais le» EtatH-Uni» lui font une concurrence re- 
doutable, lorsqu'ilft no le d<^plact-nt point. 

" Quel egt le plu» grand <le nog intérêt», disait M. Cham- 
berlain au Vmmdn Club t C'pst le l'CMiimcrcc impérial. " 
VolIi\ ce qui importe le plu» au monde. Tout autre facteur 
de la cirilisation, tout autre ('•iénient HUBceptiblc d'upportor 
à l'humanité de nouveaux moyen» de rendn- la rie plu» 
supportable, ne compte pour rien, au regard de cet intérêt 
supérieur de lu nation. La conHtruction du canal de Suez 
n'a-t-eile pa» été une de» grandes conquêtes de la science 
moderne mise au service du commerce mondial, un moyen 
de rapprocher les royaumes et les empires ? Pour JI. Tham- 
berlain il aurait mieux vniu que le génie de Lcssi'ps ne se 
se fftt lniH attaqué il cette barrière élevée entre la Méditer- 
rannée et la mer liouge. 

" L'ouverture du canal de Suez a diminué no» profits et 
changé tout notre commerce. Elle nous n enlevé la situa- 
tion d'entrepositaires que nous avions jadis. Je pense que 
le monde aurait été mieux sans ce canal. Je sais que je val» 
paraître réactionnaire, mais sûrement nos intérêts mari- 
times s'en trouveraient mieux aujourd'hui. " Ainsi s'expri- 
mait Chamberlain il l'enquête sur la dépression commer- 
ciale. 
81 l'intérêt gouverne les hommes dans le cours de la vie. 



w 




XLII 



iNTiionrcTioi» 



l'en 11 '• ""'"""'• ""'"""" '"«' "K"»""»- .» 

bien de I. comman.uté. «al. d.n, ,. „e de. „."„„. ,,' 

Aln.l ce .uperbe navire, qui .e prt.en.,. flan.b„yant .ou. 
le ou ..ur. ,„ (Grande-Bretagne, cache dan. L «an" 
Ie« .nar..han.l,Ho. auRlalHe.. C'e.t po„r ,«. bouler avec 
P.«. de ,„e„U, ,„,. M. Chamberlain f.it appel au^ pu, 
nobl..H «..nti„,en.H de. colonie,. Que.tlon d'In.érCt encore 
et toujour. ! 



-:mrà^^me^. 



JHAPITUE IV 



CONreRENCBM IUPÊHIALE8 



En 1807, Ift (trande («inccptlon i'offralt dann toute ion 
amplitude ; plie pénétrait à In ronfércnee d<'« premier» ml- 
nlitrei dea colonies à Lf.ndreii, comme pouiaée par le luaffle 
d'un Tent favorable. Son aéduliant aspect allait capter 
toBi le* «uffrnge». Pilotée par rintelllgence et pur l'énirgie 
de Chamberlain, quel écuell avait-elle à redouter? Où 
trouver un colonial aiwi osé pour faire face à un nMetmm 
de l'envergure du plut redoutable orateur des Trola- 
Royaume. î Qui tenterait d'affronter l'Ironie, le sarcaame 
qui terrifiait ie« adversairea habituel! T A peine le député 
de Birmingham, devenu miniatre dea colonie*, eut-il déve- 
loppé *e* plan*, montré la néceaaité de concentrer toute* le* 
force* de l'Empire éparpillée» par le monde, dan» une for- 
midable alliance offenalve et dt^fenalve, au point de vue mi- 
litaire et commercial, et déclaré que la partdi lardeau det 
dépense* militaire* était mal distribuée, n'étant que de 2 
shillings par tête dans les colonies et de 293 shillings en 
Angleterre, qu'il se rencontra un homme, désavantageuse- 
ment placé, non pour combattre la grande idée impériale, 
mais pour la modifier dans le sens des intérêts réciproques 
de la Grande-Bretagne et des colonies. Cet homme était sir 
Wilfrld Laurier. Dans un langage souple et ferme, plein 
de dignité et de conviction, il la définit à son point de vue : 



t«fe 






xuv 



■■VrHODI'CTIOiV 



Il 'allait uno dH^Ji^, "'"" "P""««lon. ". 

de l-Europo. On lui tro»^^^ l ° "" P"" '"'*■ dlplom.te. 

-Ma:ïi-r:xr:r*'"^ 

" «t vrai, par ,e. p„r„,^r'^„ " f ^^^ P" "«^ —olume.f, 
•tituent pa, moin, ZolJ "'""'' """" ''"'• "••'» con- 

o'«d.to„, premier :,r.rr:w'r''* * "'""'"-• »»• 

dan. la néoenlté d'aceept ^'a L„ h "" "" ^"^ """^-^ 
«rienrement par lord Tn k * "' '°°''""* '""-«fe *«• 
par. avec .'AurHe "^er» 'u:!'"" '" '*'•"- ■'^ «o» 
Chef de roppo,it,on 7 Or L 7h "?. """'^ ""^'''" ^' 

««.ce „ffe„.,.e et défi 'iveo Crr""**' -" "■ 
toute ^„.rre po^ible 7 N'étaiMl n ' "*' "" ^"* "»^ 
l'on vint à arguer de la a„a Ï. i n """" " """"^■* •>«« 

tude anti-miiitaL te pI': '„r„r'*''''"^*" ^* '""' '^'"• 
i-ewonne ne connaîtra jamais le. 



V'^SBtL 



-- 1 



ootfr«iin«aBi iuMkialwi xlt 

••MDt* qn'tl mt A aablr, à ropooMer, poar rmit^r In^bnii- 
table «a milieu de la foagne dp» pamiona rnntraln>i), d^ 
cbatn^ «atonr de Inl. <> qal naura la nlluatlnn fut le 
Fonrann dei antrea rppr<<iH>ntaDta di« ctilonlea que uin In- 
fluence rallia A u cauae. En 1902, la ronWrenre impM«. 
Ilate »lt M. Chamberlain retenir A la rbarico ixjur oinpurtor 
cette foli la poaitinn de haute lutte, mal» l'IuHnence de 
•Jr VVilfrid aur aea collè)piea •'««lera encore comme une mu- 
raille d'acier en face de« pri>Jolii lm|M<rlaliNtea. (1) 

D'ancnna ont pria acte de l'attitude de air Wllfrld pour 
ie demander al aon refna de lier partie btit M. tihnmberloln 
••hannonlaait bien arec aa loyauté ^ l'KmpIri' T N'nnraltll 
paa dA aaiair d'une Ctrelnte plua vigourenae la mnln tendue? 
Uala encore Ici aurglt la quoatlon d'IuKir/it qui ilnlt (irt^vo- 
loir, entre la métropole et lea colonlea autonomcM, c'eHt-4\- 
dire dea natlona tenuea de monter la garde autour do leur 
proapérité. 

PIna on examine l'impérlallame, en le d<spouillant de «a 
aMniaante mégalomanie, plua on le volt eurglr aoua la 
ponaaée de multiplea Intérêta. Que cette politique aoit la 
meilleure an point de vue de la Grande-Bretagne, c'eat ma- 
tière A controverae ; maia que lea colonie» aolent juatiflablea 
d'oppoaer leum intérêta A ceux de la mère patrie, c'eat une 
Térité évidente, puisque l'égoïame le plua étroit préaide gé- 
néralement aux relationa iutemationalea. Le» Etata qui 



(I) A 1* ConMraiiM da 1007. U. CbunbcrUin, (tant diipiru do la acène, U 
pMltioii ■'•tait bim modiflM dau la Mu de la modération. 



SÊÊl *sS: 



<' 



il 






m 



*'•'" litTHooironox 

•iDt litron* u ,,.||, ^1, jx— ^ 

iiuoallr^, ta ronrenlratlon dm f..»^ ^ p' «« na- 

-■ .•.>... — . „ . .,...<" .'7. r,r»w:".t: 

ter UDo atteint* à cott* .». . ! «•»•<•«• paa por 

M"i«, .1.' la <ontopfl„n Impérl.Iiate, pe„,.„„ conclure 
qnV le ent lo pl.ot d. ,a grandeur con.m.^,.ie "t de ro^ 

d «n d..„.,....H., pour ,„. «ub.Uuer un ,^,„; JJ /,':; 
«mie. r II e,t certain que ce Zollrerein aux allure. belH- 



'XJSk' 



cmrtmtawm immIrulm xltii 

qMtMM, tlnoB «CTrMitrM, miralDPrali qn rrrHililiMHmvnt, 
■nM^ptlblo •!• iHt*n*m m nw InimilW danimuic T Wi- 
rnttr t* point non* entnilnfralt birn loin, mala qiM> l'on 
MamlDii I» plan d» rr^r un rniplrc mllltaln- ii^par«> (li> mib 
c#Bti» p»- ' ^ ix^na, pf II proDiIra (l»a aap<>rl( phlnMiriqnra. 
Aniline ('«'intun- ili> Dmatlnoniilila m<» |Murralt \r rfiittro In- 
viiln<<r«bl<>. liM mrmbrpa iliajuintii iIh rv rnUmuf Mrairnt 
mué» k la falblnuM- par un mnuqiip fatal ilf roh<>alnn. 

V'ollA Im arKUini'ntx i|iii> l'un n «iiti-nilii* Hniivonl ; font»- 
f..l» m ronrlont II pa» .r..nvlwiK..r ..-il.. ,|,„M.tl,m .l'un |M>lnt 
'!.• vue plu» ^ipvc, ,1.. la ,i^a„,.f .,.. ,„„,„ roni.l.lAntlona 
*KoIatea T II «it vrai qu'on jour rAnnletem.— Inraquf aoD 
lnl«i|*t paraiwiflit lui iDdlqupr v,-Ue p.>IIHqiie- miu» a 
preaqne aiRniA« uotn> roDB<« ; main ,.||.. u'a pa* tardé 
A voir «on prreur. dont, nu mie, noua n'avona paa 
voulu noua pr<<valolr. (Vtti- orientation pamaK<^- do mi 
«undulte ne compte pour rien dana In conllnult<i prolongée 
de aea relation* nver noUH. Il «V«t rt*é, dana lea rap|K)rta, 
d«a obllKatloua récIproqneM dont il fan» tenir ii.nipte. Ellea 
annihilent lia qucatlonii iIMnttinV, i|ni npri» tout, mi^me 
dan» IVtat préient du monde, ne doivent pa» Atrc le mobile 
aupréme de Partlon de» peuplea. Ne proclaiiionH-nau» paa 
à tout initant que noua devona à l'Anuleterre In liberté 
IHdltlque In plu» (<tendtte T <'e bienfait, de» peuple» indé- 

IM-udunl» le rfi(l:ii it min» l'obtenir. Un Hlècle durant, le 

fardeau de» ilmrRe» militaire», ai lourd ù tant di- pay», noua 
a été ineonnu. Ent-ce que notre vie nationale n'a paa oonlé 
dan» la paix et l'harmonie durant de longue» année», aana 
nuage» à l'horiïon, lau» la pen»<Se angolBaonte dune guerre 



XLVtlI 



INTRODUCllON 



II 



;x" 



à «KJoutor ? Et an reguni do aotre bonheur, le .ang coulait 

d.n« la balance, d'un autre côté, le. lnoonv<5nientH du ré- 
S^me colonial et de r„ut«, «e, avantagen, et „ou« verrou, le 
Pla ...„> portant cux-cl IVmporter fortement Hur l'autre 

Il importe dnnn une situation comme la nrttre de l'étudier 
«.u« tous Hen „«pe,.t«, de ne demander ,'il «eralt po.Bible de 

I am«l oror, ,„it en devenant Indépendant, «.It e' llan n! 
^.t,„ee« , celles de la république voisine. Xe «erait-H p„ 
ridicule de penser que cette évolution nous soustrairait L 
ç^harses m.l.taires ? Dans une époque où l'Europe hérissée 

la générale. En tontes choses, il Importe de ne pas tom- 
ber dans les excès. Si quelques organe, de l'opinion pu- 
bl-que semblent pris d'une fièvre belliqueuse ridicule ne 
voyons-nous pas en face de ces fureurs martiales une Lr- 
reur trop prononcée de toute pensée militaire ? La loi oui 
impose à tout citoyen ,a défense de son pays est vieille 
c^mme le monde et inéluctable. Vouloir s'y soustraire, 
cest fa.re œuvre anti-nationale et «nti-sociale. Il faut ha- 
bituer la nafon à l'idée de .'élever à la hauteur de grands 
«acr.fices possibles. Tonner contre le service miStaitt 
comme on le fait en certains quartier., c'est affaiblir l'ûmé 
Ce la jeunesse, énerver sou courage et préparer la dé- 

chéance du peuple. Sur tous les points du globe, le. 

hommes d'Etat proclament aujourd'hui qu'il importe de 

mettre au-dessus de tout les intérêts de la grandeur et de 

la défense nationales. 

II existe au Canada et à Londres, avec des organes à 



et 



OONFtRBNCEa IMPÊniALBIl 



XLIX 



Toronto et à Winnipeg, une concrption imp^rialinte ù ou- 
trance : elle magnifie l'id^' de romnipotcnce unglaise au 
point de perdre de vue le» intérêts des colonieN, pour elle 
taillableg à merci. Qu'on laUoo faire les exogiTé» atteints 
lie lu fièvre, et il» auront bientôt fait de tarir le piuH chiir île 
nos regBourceM. Il conviendrait peut-être de leH abaiidonaer 
à leur mal, hMIb n'attaquaient pas la loyauté dcH Canadiens- 
françaiM éloi-juéM de leur opinion. 

81 nous ne payons pas de tribut h_ la mère patrie sous 
forme de Dreadnought», la faute en est, disent-ilH, à la pro- 
Tlnce de Québec. Qu'importe à ces fanatiques que notre 
parlement ait accepté à l'unanimité la proposition de sir 
Wilfrid, substituant au projet d'offrir des cuirassés «1 l'An- 
gleterre celui plus rationnel de créer une flotte canadienne 
à la disposition de l'Angleterre, les circonstances l'exigeant. 
On comprend bleu que les batailleurs inipéiialistcs visent 
en ceci sir Wilfrid pour atteindre sa populariti- dans On- 
tario. Ils se gardent d'expliquer que l'Australie fixe de la 
même façon que nous le secours il donner à l'Empire au 
moment du danger. 

La cause des Dnaànoughts ayant été perdue, il fallait au 
moins laisser iV Londres le commandement des flottes co- 
loniales. 

Retenir la direction sur des navires payés de no» deniers, 
ce serait encore un acte déloyal. Voilà l'idée qu'ils ont es- 
sayé de faire prévaloir à la Conférence de la Défense Impé- 
riale, tenue à Londres l'été dernier. Que vont-ils dire au- 
jourd'hui que le Times, lui-raême, revieut au projet élaboré 



INTBODDOTION 

"Jiwqn'à une date companitlrem«i,t «Scente, l'exirtene. 

fen«* de no. Intérêt, dan. tonte. ,e. partie. d„ gC m1 
le problème e.t anjonrd'hnj différent V„n. 
..ce d.„n ln.n.en. dévelop^I^r Jr.";:::rr 
non paiement dan. un .eul nav. „„„ .„7 "•^■'«^ 

-u. .a protection du drapl? '" '"^' '"•*''-°'°- 

w."t;trerd:rsr dT ".-""-^ 

A««l la conférence de llZt^IZ'Je'T::'!' '"*• 
Fi«lerick Borden et M. Brodeur .-rSn, "^ °* "" 
Kinna H.„ ""eur, g est tenue, en ses conclu- 

la défenae. Peindre l'Angleterre en dange", quel mTe^ 

affaire ? E.en, ou pre«,ue rien. II, nous rappellent leur, 
confrères de PaH., <,ui. en 1870, à la veille dMagûi:;: 




OONrtBKNOn IMPtBIALM 



u 



fruco-praiiienne, hurlaient : " A Berlin, à Berlin ", et 
restaient dam leur bureau. On »»!' ce que vaut le patrie- 
tlsme en chambre. 

Oani la réalité dei faiti, rien de dangereux comme cette' 
eampagne de no* exaltés. Ces grands anglumanes sont le« 
pires ennemis d« leur cause. Paraisse jamais parmi nous le 
fardeau des charges militaires soum lequel gémit l'Europe, 
et on verra arec quelle rapidité le loyalisme des paysans 
d'Ontario s'usera à son frottement. 

La révolution américaine de 177R n'a surgi que d'une 
question d'intérêts lésés ; le reste n'était qu'accessoire. Les 
colons de la Nouvelle-Angleterre et de la Virginie s'insur- 
gèrent contre la mère patrie, décidée à mettre sur leurs 
épaules une partie des dépenses de la guerre, alors qu'elle 
lenr refusait tonte faculté d'établir chez eux une industrie 
quelconque. Que l'on ne voit aucun sens comminatoire 
dans cette allusion & uu passé fâcheux, mais plutôt un rap- 
pel aux leçons de l'histoire, auxquelles nos impérialistes se 
montrent rétractaires. 

■En cette question où tant d'intérêts s'opposent, on ne 
peut arriver à une solution raisonnable que par l'action 
concordante de la Grande-Bretagne et de ses colonies. Sur 
cette entente s'établira la loi d'équilibre qui régit les rela- 
tions internationales. Que les extrêmes ne l'oublient point: 
Nous traitons ici de puissance k puissance. 



CHAPITRE V 



LA OUGRRB 8UD-APHI0AINB 



N 



L mt^rét du rnuada. .e« «rande* .ntr.prUe« à parfair, 

17™ ". r r" '" '^"""'' ' ^'""-''' «» 1897. non, 
éloignerai da mllltari.me eu«,péen. Voilà pou«,„oI «;„, ne 

participât on. Ert-ce à dl«. q„. non. verrion. d'nn œH ,„. 

Zr „ d """ ''"*^'' "" "'"' ^ ^"' -'*- Vienne 

e Ll ! r**'' "" ''^"«•^**"« «^o" aKnme le fen ,„r 

^ t"^ ««■'tagne., que te clairon sonne l-appel et 

non. «Jpondron. an cri d'alarme ; elle non. verra a^p.^ 

d'elle le sabre an clair ". ""pre. 

he^ '"f «^'°™* ^°'<"'*««' '«t bientôt confirmé. Une 
oLTe.'ÏÏ"?'"'* """ '" «'«'«'-«'-«'«n'e en 1900, lor.. 
^"rl" "" "■"'' ''""""^ ""«'•"* P'"* «» "-^ 

On «> rappelle arec quelle promptitude guerrièi* mll|. 
«en. et .oldat. canadien, volèrent an .ecour. de. réri- 
men . anglai. Dan. cette campagne du Tran.vaal, .o,^e 
«.lell ardent du continent noir, le. nôtre, payèrent brave- 
ment de leur per*,nne «tn. ménager leur w„g. No. jeune, 
wldat., aguerri, en peu de temp. comme de. vétérans, aion- 
tèrent une belle page aux annale, de no. fa.te. milUalre.. 
Oette participation à la guerre .e flt de notre plein gré, .on. 



LA OUBBPB BCD-AFRIOAINI 



uu 



la aenle impulxion dn dévoaement h la mère patrie. Alnai 
fnt lerrie la canM» de l'Empire en laiRiant intacte notre 
antoDomle nationale. Noua avon* prêté h propos main-forte 
à l'Angleterre comme pour éclairer à l'henre préaente notre 
marche dana l'avenir. 



CHAPITRE VI 

CBÉATION DES NOCVELLB. PBOVINOM 

A la «eulon de loon «i.. wns-, ■ 
»ale la plu, lar,e2111T' ""'"'"'* » '« -'<" -"»• 

n<^« -^ Poun-o,r aux Jt^^'r^ZT'''''"" '^'' 
"•on «i brillant avenir To«7 „ '" '^°»« 

dl»e„«Hlon« amlealen «„xa J,? ,r"'°""»'* «""* ^^ ce. 

0'- o«.„.e complet en p it.,l Ce" '"""•" •*«'^' 
eonquo de l'hori.on ne cachn. " "" """ ""*'• 

"nage chargé de ten^péte ? ' """'"'' *""^"""' "» 

l'histoire du Nord.One.t ""'^' """^ « «'-ue 

twits, les premier, eMa^dp T ''^*" '^'''*' '^ ««»'">. 

prairie,, ,„„,^3 „,^; ^e gouvernement dan. ce. vaste. 

«»vage.. Puispas.JÏ'ira ;e';2r "-' ^ ^- 
montrait les population. nouv^Ue^de^,^ V"^' " ''°" 
«rouvernement populaire et pÏL V 1"' """"' •"" '« 

:r::::r^trp£-^-^^^^^ 



crCation on NODVBLLM PRovimn 



LV 



femk* troD«coDtiDent*le. Un iiyBtème d'ëcolea ralqué «ur 
celui de QnMiec, devait couronner l'édlflcc pour amurer le 
bonheur de toute* lea croyances dan* la plus large liberté 
de l'enielgnement. 

La Chambre avait écouté le premier miniatre avec cette 
attention «ontenne que aa parole ■éduiitante lui vaut tou- 
joun. Aucune note diicordante térieuae ne te fit entendre 
aprèa ion diicoura, et les apparence» falMient eapc'rer que 
lea nouvelles conatitutioni de l'Alberta et de la Saïkatche- 
wan entreraient triomphantes dans nos statuts. Sous ce 
calme de surface fermentait un levain de discorde, et le 
public- fut HurpriH d'apprendre, quelques jount plus tard, 
que des dissentiments profonds avaient éclaté au sein de la 
majorité, au sein même du cabinet, relativement aux ar- 
ticles qui établissaient des écoles confessionnelles au Nord- 
Ouest. Des négociations s'engagèrent de part et d'autre, et 
elles aboutirent an compromis que l'on connaît. 

Nous est avis, sans vouloir faire de la psychologie, que 
c'est à ce moment que sir Wilfrid traversa la crise la plus 
pénible, la plus cruelle de sa carrière politique. Quelle ne 
dut pas être la détresse de son cœur en présence du manque 
de générosité de la majorité protestante ! Donner à la liber- 
té religieuse la même largeur d'action qu'à la liberté poli- 
tique, tel avait toujours été son idéal souvent proclamé. Et 
il constatait un abtme sur ce sujet entre lui et ses collègues. 
Ici son empire, si puissant ailleurs, s'arrêtait ! S'il eût, à ce 
moment, obéi aux suggestions de son désappointement, 
il aurait, présumons-nous, pris sa retraite. Mais il com- 
prit, comme tous les ministres catholiques ses devanciers, 



INTROOVOnON 
comme MM. Lan«.Ti_ r.i. , 

ordinaires. '^ * *"'"■*» d'andfg 

de';:;e:e/u';: xr "■" •''«-^ *''"" "-- «'•-'a* 
•'i^-popuiai d! ; ;rrs "" r •''"^ "^ -^""^ ^^ 



;.-J|; 



OBftATION nu NOI'VRM.M PROVINCBH I.V1I 

montre amplement. CittiUN un iteul exemple : au moi* de 
Janrier 1870, M. Emile Ollivler deri-nalt premier minlitiw 
<le Napnlëun III et fiirmnll un i-nbiiiet, avec reHpnniabilIt^ 
A la Chambre ilen (li<puti<>i — H^fomic r<<<-lnm(ie depuii long- 
tempi. Sa maavalie étoile voulut que iiurult nu mol» île 
Juillet (le la niAme iinniie, l'iilre In l'ruMHe et la Krnnre, une 
complication an anjet de la candidature d'un prince alle- 
mand au trAne d'Eapainie. On lalt Que le dlffëreod amena 
cette Kuerre dont la France iiortlt meurtrie et mnttl^. Or, 
Emile Ollivler B'uppotia de ti>utea lei force» à la guerre. 
Contre lui, pouuant au conflit, «'agitaient la ('our, l'impé- 
ratrice, iea autrea mlni«treN ; Napoléon III inclinait vera 
nne aolation pacifique. Il aemblalt que la retraite d'Emll« 
OlUvier a'impniinlt en cette occurrence. Pourquoi aiwumer 
la responsabilité d'une entreprise qu'il avait désapprouvée? 
Démissionner, c'était Jeter le désarroi dans les préparatifs 
de la campagne et donner aux partisans de l'absolutisme 
gouvernemental l'avantage de regagner le terrain perdu. 
Donc, Emile Ollivler conserva son portefeuille, par esprit 
de devoir et de patriotisme. 

Qu'advint-il ensuite T Durant plus de trente ans, un flot 
d'injures s'abattit sur sa tète. On lui reprocha d'avoir voulu 
la guerre, on jeta »nr lui la rosponsnbilité de la catastrophe 
qui l'a terminée. 

Depuis quelques années la publication de documents offi- 
ciels a permis à M. Ollivler de revendiquer son honneur, & 
la lumière de la vérité. Il n'y a aujourd'hui en France 
qu'une voix pour rendre hommage à son désintéressement 
patriotique. 



LVIII 



INTBODDoriON 



0« détlgner le. éréque. à 1. nomination du P.pe fordt 

« rénn r pm, de dix à I. foU, de f«|«, „n royge * Bon./ 

apiK. nt.H par IKtat : ,uo, ab„. .• Ke le Concordat î n.' 
■•af pa. aux .«tLoIinu.. ,.. liberté de rennelRnement , lia 
ne la reçurent que de la loi Fallonx en 1860 
Le malheur de. tempn contraignit le Pape à a...=er le 

France, faute d'une entente. 

L'Intérêt roprême de l'Egliae aux priae, avec ce que l'on 
appe le le « fait du Prince ", Ceat-X la volonf. "on t" 
ran, telle fut la raUon déterminante de Pie vn. o. traité 



ouUtion du xot)rM.i.n raoviNCM ux 

m» trouva paa grikrr devant rrrtalnn ratbollqne*. M. do 
Malitrr, lulniém», osa taxer 1p Pape de faiblemie : Il avait 
aacrlfl^ le« droits Imprescrlpllbleii de l'EglIiie ! Qnl Tondrait 
ujonrd'bal contresigner le JnRement de l'Implacable an- 
tenr de» " Holr(<e»i de Mnlnt-I'eterabiiurii " ? 

An anrplus, si le compromis La-xrier a été Jugé Insnfflsant 
par des hommes tjul, n'a.vant JaniaiN exercf' le pouvoir, Igno- 
rent lea responsabilités qu'il comporte, il a paru aillenra ré- 
pondre A une nécessité de gunvemement. Lors d'une visite 
de sir Wilfrld A Kome en 1907, le cardinal Vanntelll s'em- 
pressa de féliciter publiquement dans une réunion de pré- 
lats, le premier ministre, il titre de ratholiqno éminent et 
d'homme d'Etat, comme l'Eglise serait heureuse d'en 
compter ailleurs du mAme esprit. 

Il est une vérité évidente — qai se passe de démonstra- 
tion, bien que dans certains milieux on refuse de la voir — 
c'est que, hors de la province de Québec, nous vivons dans 
un pays protestant, et que, lorsqu'il s'élève un conflit reli- 
gieux, ce sont nos frères séparés qui sont appelés A dire le 
dernier mot. (1) 



(I) Il «Mt produit, >n moi» d'âoO! dernier, un incident qui met In ehown 
au point. Au coun d< l'hlrer ( l»0»). M. l'abM UruM, euri de Wunde, 8a>k. 
publiait dan» lea Journaux une lettre dfclnnnt que 1m ratholiquei de cotte 
prarince. appuya «ur le coniptami» Uurier. avalent «tabli. de concert arae 
le» autorité» urovliulalee, uniforfu» liiorfi qui donnait A l'cn.cignement re- 
ligieux toute la latitude <M»lrable. M. IlfruM fut il*« Uir« |<rii il |iiirtie por 
MfT Langevin et quelque» prftrn de ion dltwhe. Mie en fncheuse poiture 
par cotte dénonciation, M. B«rubé pria ion év«que d'intervenir et de le pro- 
ttfT a'Il y avait lieu. Mgr Paical n'h»«lta paa h dUclarer qu'il approuvait 
Is conduit» de M. Wraht. Cela devrait clore la diicuulon. «1 In catho- 
liques directement intéreai^s trouvent que la loi répond aux nnpirationa de 
tour conacieace. pourquoi peraliter, maigri eux, t le» repr«>enter comme vic- 
times d'une odieuse persécution T 

Os tïOîiverâ 13 jcttfù :::: rîîfr nr Wâaô«. «vcc ";ippTcb.';tion ,if M^i X'mmmî, 

d*u la Pmtt et le Canada du 19 aoUt ItOO 



i^ 



t'HAI'ITHB VII 

l'ItlIKI'ÈllITft nir ( A.V.IKA 

" Hf-urett» Im |N.iipl,., qui n'ont p.» U'hlHli.lr.. ", .||mI( un 
J..ur K.<n..|,„.. «•.,„.m.. rui,u.lro. .In ..,„ ,n„.p.. .•.^.,,„„ ;, 

'" ""'"■ '■'''"''• " OPVII,. „. r*fl^,„„ „„, „ „.,»*n. ,lu 

pe. .le. «,o Milamaflon le oompwncl. VIv.nt .., m u ,1.. 

no.... il «„r.|, p„ .lire: <'n,.ar*ux .«. p,.up,eH d,„., rh,,. 
olr.. «. form.. .r..„,„.prl«,.H „,„„, .....r «bjo. .r.méllorer 
la .•,mdl.l„n ,|,. l-l,„m„,e, |.,in ,1,. |, ,|i,c.,rd.. fnl.l.. à |, 
I.r..Hp.'rl(.-. p„bll,,u,.. •• Tr..|„. nnuA-n ,|., r^„,„ i^^Her n. 
.^nt AoulA.. .iBo. un.. al>n.«p|,èn- d'hnrmonlP «ntre le. 
race, do ('«..ada, dan. une enfent.. pr,,qne fratornel'e 
1 nlM,..t^ll,. HO p,.rp.îtuer ! Dan. ««tte fortiflanto atm.m- 
pl..n., ..,u...s I... f.,r,,.H vivH d.. la nation ... .ont .Mplo,^ 
"U vue de proRrè. lne.p#rAi et inouï.. Et cependant, il ». 
Mit inj.mt,. d'oublier que le pa.v. marohalt & grand, pa.. Il 
y a quin». an.. Mai» dan. la .vlatlvlt*' de. cliowi^ la 

mnr.1,.. pro„r..«Hlv,. „,.,u.. i.ipa,«. de beaucoup la pr.„. 

|itTlt.î d'iintrefoiM. 

1... «'«m.,!,,, .|„„s l'.;v„l„ti„„ de r,itat «ocial, a parcouru 
le «tade de «.n autonomi,-. "Le Canada est une nation" 
«fflrmeit .ir Wilfrid A I^.ndreH. en pr.h.enoe de la toute! 
pui..ance britannique, en prA^nce de» minl.tre. .u.cep- 
tible. de conl,.Hter r.-x«ctUude do cette affirmation. 8e. pa- 
»tea ont retenti «a TaMâa e( en AnRieten* comme H 



pKmrûMtrà ov oan«da 



uci 



coMtaïailon ilc Dotrv IniKpradanrK nailoDiil». HIr WMfrlil 
a, poor aiDd din>, ml* li> icFau «ur l'arrhc mIdIp i1« liiatM 
Boa llbvrt<<« vt (••niiln<> l'<i-uvri> riimiii<>nri<<- par Lafoninlnp. 

En ftlet, c'mt blrn I^afoDlald» qui a fait «-ntivr If ('aaada 
dana la llb<Ti«i parlrmi-iilairc. Il Tu, |H)iir ainHi dire, «rm- 
chéi« k lord Metrairp ; r'riit «• (|0«' ii- ifixivcrnrur avouait rn 
fcrlTaot an minlalrr dra Colonira, à la r<>ll <> di' la rbulo dn 
régime perumarl : " M. tjirnnlaim- li- iinic blro, il v»t ninu 
■etil adrpraairp. En nVlamant In droit di> nominor «vi amia 
•ui functioni publique*, il tranRf<>rc l'initi>ril>'' iIi-n iimloN di> 
Doa amli i ^ x main* de» ait-na T II it<>Haniic lt>ii iirttrin et rien 
3'«nipécbrru l'Influence frun^'uliu* de rt'>Kni-r dnna l>- paya. " 

Plu» tard, noua eat venuf In libt'f li' l'iiiiiinerriale avec l'nu- 
Tertnre de ta nnrigatlon du HaiotI.aurent h toutin Ira 
flottea du inonde ot la farulti< de réKier notre li<|{iitlalion 
tarifaire aana l'Interrentlon de l'ALuletirre. D'anirca ré- 
fomiea de moindre Importance vinrent a'inipoaer, A leur 
beure, développement naturel de noa droit*. Enfin, loua le 
gouvernement Laurier, rAngleterre laiiwalt gilaa4'r de aea 
iiiaina le dernier veatlge de aa Houverninettî; le renoncement 
à toute Intervention dana la négociation de noa traltéa de 
commerce avec l'étranger, lie» conceiiHloni ilana cet ordre 
de choiea lont allée* al loin que, h la demande du gouver- 
nement rantidicn, lu métropole a dénoncé ae» proprea 
traltéa de commerce avec l'Allemagne et la Belgique, 
parce que no» intérêt» rexigeiUent. 

Voilà pourquoi air Wllfrid pouvait proclamer, en mettant 
pied à terre sur le »ol anKlui», que le Canada eat une na- 
tion. En effet, nou» posaédon» toutea lea réalité» de l'indé- 



um 



im-BODuonoN 



pcndance «rec une apparence indMae de ■njétion à l'An- 
gleterre. 

Dam le travail d'émancipation da Oanada, lea nôtre* ont 
Jonë nn rôle prépondérant. 81 Lafontalne a poaé la baae 
et Lanrter le couronnement, n'oublions paa que, de l'areu de 
Macdonald et de Tupper, c'eat à Cartier que revient le 
mérite d'avoir imposé à l'anion de» province! le ayatème 
fédératif, dans le but de mettre A l'abri de tout empié- 
tement les droits essentiels A notre existence nationale. 
Chacun de ces trois grands Canadiens a donc mis la main 
à l'œuvre, en y laissant son empreinte spéciale. 



CHAPITRE Vin 

BAI80N8 DU SllCOftg DB 8IB WILFBID — RANO QU'iL OCCUPB 
PARMI LB8 OBATlSUaS 0AMADIEN8-rRANCAIB 



Ohex tir Wilfrid Ie« qualités brillantea le balancent avec 
la bautear dn caractère. Son prestige est appnyé «ar des 
mërltei iollde* ; voilà poarqnoi 11 le maintient par toat le 
Canada avec nne inaltérable Tivacité : tel '■ertaina arbres 
de nos forets traversent tontes les saisonk. tians perdre de 
leur conlenr. 81 la popularité de M. Lanrier l'éteo d'un 
océan ft l'antre, c'eit surtout dans la province de Québec 
qu'elle atteint sou plus haut degré d'intensité. Ailleurs elle 
est faite d'admiration pour son talent et son caractère; ches 
nous, à ce sentiment se superpose l'aifection. On l'aime, 
comme s'il avait réhabilité notre race aux yeux des Anglaia, 
et comme s'il l'avait vengée de leurs dédains passés. En cet 
homme modeste s'incarnent notre fierté et notre orgueil ; il 
symbolise la réalisation de nos aspirations nationnlos. Be« 
adversaires politiques, même dans notre province, se sen- 
tent attirés vers lui et regrettent que les nécessités de parti 
les en séparent. Jamais homme d'Etat canadien n'a senti 
autant notre province sous sa domination, ni Papineau, ni 
Lafontaine, ni Cartier. 

N'était-ce pas la force des choses qui groupait les Cana- 
diens autour de Papineau : la patrie en danger de périr? Eu 
« 



Lxrr 



IMTBODCOTION 



face d'une nécenité pareille, aocnne divlalon de partii, lem- 
blable à cellei de noa joun, n'était admiialble. Traître ! 
telle était l'épitbète lancée à tout Canadien diapoaé à ac- 
cepter la tyrannie des bnreancratea. (1) Lafontalne ne rit 
l'unanimité de» aleni antoar de lui qu'au fort de «a lutte 
avec fiydenbam et Metcalfe. Après la victoire, dans le cour» 
normal de* affaires admlnlitratlvea, 11 sentit ses amis se 
déprendre de lui petit à petit. Cartier, qui était l'absolu- 
tisme fait homme, tenait ses adhérents en mains et pour 
ainsi dire, sous le fouet. Aussi était-il plus accepté comme 
l'homme indispensable que comme l'idole du peuple. 

A l'origine du régime actuel, Cartier descendait d'Ottawa 
à Québec pour donner des ordres à ses lieutenants ; 11 avait 
son siège à l'Assemblée législative. Sa présence gênait ; 
même lorsqu'il ne prenait aucune part aux discussions, on 
sentait que M. Chauveau et ses crUègues avaient pris 
langue avec lui avant de parler. I/abolltio- du double man- 
dat, réclamée et obtenue à cette époque, visait son expul- 
sion de la législature provinciale. M. Marchand et ses 
amis, avocats de cette réforme, soutenaient que le pouvoir 
fédéral devait être séparé du pouvoir provincial. Sous 
cette dualité, disaient-ils, les ministres de Québec ne 
faisaient que graviter dans l'orbite du puissant ministre 
fédéral. Curieux retour des choses d'ici-'aaa ! Le double 
mandat a vécu, mais la direction que Cartier allait donner 



(1) On dinit pluMt : Chouayen I On ntUsh. IWigin. de oe mot a la «Hk 
L^tiT'.'T^^ Chouayen p^r le. Francai,. On avait awliqn?°teli»to«î 



RAISONS DC SnOOftS Dl SIR WILITRID 



LXT 



jadis A Québec, on vient anjonrd'liai la lolllciter avec plai- 
sir t Ottawa t 

A toat prendre, l'iiistoire de notre pays sous le r^me 
Laurier déroule une série d'événements qui forment de 
l>elles pages fort intéressantes. Eile signale, comme les 
parties let plus éclatantes de son activité, la résistance op- 
posée d l'impérialisme, la conquête entière de notre liberté 
en matière de relations commerciales, et cette politique pro- 
gressive dans la paix, outil il efficace de notre avancement 
matériel. Avec cet art qu'il possède de donner parfois à sa 
pensée une forme qui ~.e grave dans la mémoire comme une 
inscription sar le marbre, il a dit un jour : " Le diz-nea- 
vième siècle a été celui des Etats-Unis ; le vintrtième sera 
celui du Canada ! " N'avons-nons pas vu la réalisation de 
cette propliétie de son vivant ï De 1896 à 190<i, le chiffre 
global de notre commerce a santé de 250 millions de dol- 
lars à 600 millions. A l'heure la plus brillante de leur plus 
grande prospérité^ 1er Etats-Unis n'ont jamais vu on pareil 
essor. 

Ce ne fut là que le pramier pas dans cette vole. Dès 1907, 
les honorables MiH. Fielding et Brodeur négociaient seuls 
avec le gouvernement français le traité de commerce qui 
vient d'être ratifié à Paris. Il y a leuz ans l'honorable M. 
Lemieaz arrêtait & Toklo, de concert avec les autorités ja- 
ponaises, les termes d'un accord important. Dans ce dernier 
cas comme dans le précédent, l'ambassadeur anglais n'in- 
tervenait, pour ainsi dire, que comme témoin pour la léga- 
lisation des signatures. En ce moment sept traités de 
moindre importance, entre le Canada et les Etats-Unis, sui- 



Lxn 



INTBODCCnON 



Tent le cour» des négociatioDS «au ancane entrave de la 
part dei autorités britanniques. La conquête du droit d'en- 
trer directement en rapport ayec les nations étrangère» 
est donc complète. 



CONCLUSION 

En terminant cette étude, il ne nous semble pas hi- ■. de 
propos d'assigner un rang à sir Wilfrid parmi les maîtres 
de la parole an Canada-fransais. Quatre' noms s'imposent 
entre tous dans le groupe nombreux de nos orateurs : 
Papinenn, Chaurean, Ohapleau et Laurier. Papinean a 
d'abord servi de terme de comparaison, et les Canadiens 
lui ont longtemps donne la primauté. Grand, bel homme 
à la snperbe prestance, vo:i retentissante, il avait bien 
les quaUtés extérieures qui font les Démosthènes et les 
Mirabeau. Et quelle grande cause pour donner l'essor à 
son verbe passionné : la revendication des droits à l'exis- 
tence politique de tout un peuple 1 II n'est pas un chef 
de parti ordinaire, à l'autorité contestée, expcé inx 
attaques de la faction adverse. Lorsqu'il élève la voix, 
c'est la pensée de toute la nation canadienne qui éclate 
dans le feu de ses justes indignations. De là, sa 
grande force sur l'opinion et contre ses ennemis. Mais 
cette cause unique, malgré l'ampleur des développements 
auxquels elle se prête, au» ,f sans cesse les mêmes 
raisonnements. Vingt années durant, Papinean a prononcé 
la même harangue, en y ajoutant, à la veille de 1837, un fort 



"S,'^^ 



y^zi^^.M,^...ÊÊ^:-^iL iâm 



BAIBONB DU MUC0È8 DE BIB WILFBIO LXVII 

colorli de révolte. Dam ce torrent de paroles qui ont remné 
nos ancétrea, pea d'idées, pen de pennées, quelques rappro- 
chements historiques entre la situation des Canadiens dn 
temps et celle des colons américains à la veille de la Uévoln- 
tion. Ce flot de mots s'abat sur la foule en périodes inter- 
minables, incorrectes, pleines de mots retentissants. Un 
homme de l'époque, auditeur assidu de Paplncau, nous di- 
sait : " Jamais, dans ses appels au peuple, il ne manquait 
de lancer cette phrase, en appuyant longuement sur chaque 
syllabe : " lie gouvernement britannique est un gouverne- 
ment tyrannlque. " Orand orateur, il fut, fatalement, ora- 
teur monocorde. 

Chauveau, c'est l'antipode de Papineau dont il subit long- 
temps le prestige. Autant le second était emporté, violent, 
autant le premier se montrait pondéré, calme, étudié. Chau- 
veau rappelle l'oratenr académique, bien plus que le tribun. 
8a parole, qui vise toujours l'élégance de haut vol, passe 
par-dessns la tète de la foule. I/organe est plutôt désa- 
gréable, le geste court, il y a dans toute sa personne une 
certaine mièvrerie qui choque ; son éloquence, qui manque 
quelque peu de virilité, fait penser à un homme élevé par 
les femmes. Ce n'est qu'après l'avoir écouté quelque temps, 
qu'oubliant ces côtés désagréables, on trouve du charme à 
son éloquence si élevée. Il force l'admiration par la beauté 
de la phrase. Bien n'égale à ce point de vue l'admirable 
prosopopée qui couronne son ditcoura à la mémoire des 
braves tombés sur les plaines d'Abraham. C'est écrit à 
l'antique ; on reconnaît, en le lisant, l'homme qui a vécu 
dans la fréquentation de Corneille, Racine et Pénelon. 



umn 



INTRODUOnOM 



Voye, .DMl 1. belle ordonnance de m. h.rMgne. • I» 
phnue rythmée, U cadence de» mot., 1. gradation de. rai- 
•onnement. ponr amener l'effet Tonln. L'exorde, prépaie 
avec art, amène, Mion le. règle., l'expowS dn mijet qn'Il 
traite, pour flnir en nne péroralwn où l'oratenr concentre 
tout .on «an. Ce.t on pur cl««lqne, pin. captivant à 
lire qnà écouter, le pin. littéraire de no. orateur. 

Tout e.t contra.te dan. la r.riété de. talent, de. homme 
Ohaplean ne re.«mble ni à Chanrean ni à Paplnean, Mn. 
wppeler Laurier. Cet nne nature exubérante, la pin. 
richement douée qui wlt. mal. nne nature, débridée, un. 
frein un torrent que l'art et l'expérience n'ont pa. tonJou« 
canalUé. Doué de la plu. belle voix dont on ait le .ou- 
venir, on pourrait l'appeler le ténor de la tribune, .1 cette 
expre..lon n'était pa. dé.obligeante. Il y avait toujonr. 
plalalr à l'écouter, même san. le comprendre, tellement «s 
parole care..alt l'oreille de .on. harmonieux. En face du 
peuple 8ur le husting, il fut Incomparable. Se. .uccè. sur 
le tréteau populaire n'ont jamai. été égalé.. Il avait tout 
pour .édnlre, entraîner le. mawe. : trait, d'une di.tlncUon 
patricienne, avec nne abondante chevelure tombant jus- 
qu aux épaule., une tête olympienne, telle que le. artiste, 
de I antiquité en imaginaient pour figurer leurs dieux, 
enfin tous les don. du théâtre, fia présence imposait • si 
d occasion, il se trouvait en face d'une foule rebelle, son 
prestige avait vite raison de cette colère. Maîtriser 
dompter un auditoire mal disposé n'était qu'un jeu pour 
Chapleau. 

Le. gens qui ne parlent jamais s'érigent en juge, impi». 



BAIIOMS DO ■DOOftS D> MB WILTHID 



LXIZ 



eablM de ceux qui, par néceitlté, parlent louTent II» ont 
■onTent reproché i Ohaplean certalnea audaces de langage, 
«cbappéea aux hawida de nmprovliaUon. Mali à côté de 
cea phraaet par trop fulgurantea, que de beaux mouTe- 
menta, que de belles envola I Tout homme a tes admira- 
tlons qu'il prend sourent, Inconsciemment, pour modèle. 
Admirateur passionné de Vergnlaud et captivé par cette 
Hgure il touchante, malgré ses fautes, Chapleau s'Imagi- 
nait ressembler an jeune Girondin. Il lui était probable- 
ment supérieur, à tous les points de vue. La nature s'était 
plu à combler Chapleau des dons les plus variés. Ainsi, 
cet impulsif à l'Imagination emportée était, à ses heures, 
an homme de chiffres de tout premier ordre. A la direction 
de la Banque d'Epargnes de Montréal, 11 étonnait les 
hommes du métier, blanchis sous le harnais. L'Influence 
de sa parole fut Immense. 

Après la mort de Cartier, la fortune du parU conserva- 
teur reposa principalement snr lui. C'est son éloquence 
prestigieuse qui contribua le plus, dans la province de Qué- 
bec, & ramener ses partisans au pouvoir en 1878, et à les 
y maintenir aux jours de leur défaillance. Lorsqu'il dis- 
parut, l'ennemi ne trouva plus aucune force de résistance 
pour retarder son élan conquérant. 

En pariant de Chapleau orateur, reportons-nous an 
champ de quelques-uns de ses plu» retentissants succès ? 
N'est-ce pas à la Cour d'assises qae sa parole vibrante a 
retenti avec le plus d'effet T C'était merveille de le voir aux 
prises avec la partie adverse, quelquefois même avec le 
juge, et triompher dans ia nitte. Ârec qaelîe sfeets aass 



us 



INTBODUOnON 



•on iDitlnct dlTlMtoIre de ptyelioloffiie tTlK m fatoUfu 
PM wnrdre I. Tërité du for Intérieur dun Mmoln rtc*!- 
cltwnt ! Il tt r«.ttf le m«ltre, «w. cootwte, «a prétoJ». 

Pourquoi n'aJouterion^noB. p.. un net» nom à U liste 
de no. grand. orateur.T Honora Mercier n'a-Ml pu été, en 
•on genre, un maître de I. paroleT Per«,nne peut-être n'a 
pénétré plu. profondément que lui dan. l'âme de. maMea 
Enfant du peuple, Il e.t re.té penple Ju«,ue .nr le. Mm- 
met. ot l'ont porté de. don. exceptionnel.. Se. défaut, 
auunt que mm qualité, le fal.alent communier fortement 
arec la foule. En l'écoutant, celle-ci derlnalt une forte 
peraonnallté wrtle de .on «In, en gardant toujour. ylT«.t 
le wuTenlr de M,n origine. Son langage .'émalllalt de mot. 
et d'expre..lon. aux Intonation, populaire.: «Jfon paii^ 
me, fréen, " dUalt-U. Ayec le .accè., l'e.prit de Mercier 
• «tait afflm^ mal. non w. goût.. Sa toIx pulwante man- 
qnait de dlatlncUon; c'était un beau garçon, flgu«, toujonr. 
wnriante et narqnolw. On retrouvait dan. m. façon, d'en- 
doctriner le. électeur, la flne«.e et ra.tuce d'un renard 
normand. Orâce à mu éloquence roublaide, il empoignait 
Jean-Baptiste ju.qu'à lui faire perdre le sentiment de .a 
perBonnalité; maîtrisé par le charme prenant de cette pa- 
rôle pimentée au gré de œ. goût., le bon habitant .wcep- 
tait la .uggeMion de l'idole. 

La tragédie Biel fut le beau moment de la carrière de 
Mercier; cette épithète ne détonne-t-elle pa« dan. une .1 lu- 
Ifubre affaireT Quel, dis.„n„ danimnesgue, dan. ce» tri.te. 



ft&noNi DU ïïootÊm oi u» wiltriu lxzi 

hcnrMi Vaudaee, l'appel aaz paMloM Icnr doBn«l«Bt daa 
lorart d'inceDdlc. Tonte !• prorlnce de Québec, fonetMe 
par cette parole tumultneaM, tr^lgnait de colère, prMe à 
ton* IM excèe. Oana aller jnaqa'à dire qu'il te fit un tié- 
tean du cercnell de Rlel, ne pooTODS-Doni pas troarer qn'll 
a qnelqne peu abnaé du malheureux drame de Béglna pour 
Buresclter lei paMlona de la fouleT 

8a Taate Intelligence projetait de Tiret clartéa inr le do- 
maine de la politique où «on eaprit dominateur et progrès- 
M lut trouTer, dam un règne auMl court que brillant, de 
promptes lolutloni à de difficile* problème*. 

La popularité e*t une force bien inconitante, dUiona- 
noo* tantôt, elle eemble i« plaire un Jour & précipiter dea 
•ommet* cens qu'elle j a naguère porté*. Mercier fit l'ex- 
périence de cette rérité. 8a chute fut auaai rablte et 
profonde que ion élération avait été rapide. Le* canie* 
de l'une et de l'autre «ont connue*. Inutile d'iniister. Di- 
*ona qu'apte* *a défaite, il *'e*t opéré une réaction en *« 
faveur. Oe ne fut pa* un homme ordinaire que celui qui, 
chaque année, à l'annivemaire de sa mort, attire les foule* 
autour de *a tombe. La aurvivance de ce* amitié* per- 
sistantes, dans un monde où le souvenir des disparus est 
■i fugitif, honore infiniment sa mémoire. 

La gloire de Laurier ne p&lit-elle point en présence de cea 
astres de première grandeur T Non, certes, elle peut même 
soutenir la comparaison avec avantage. Tous ces homme* 
de grande marque ont pu l'emporter sur Laurier par quel- 



un»oooonoi» 

HW MUIb, B.J. .neiw d'Mtrt tt» m doDD» .ntMt l'im- 
PfM.ion da TMUbl. homm. d'Kut, U l«. u.,«i», ,o„, „, 
ta,«liM „pdri.« d. « p«,. «,.rt. de gr.nd« 
W** 8U muqii. * Uori» u grendlloquence d« 
P«plnt»u, Im comctlon claMi<|M de Cl«nTe«n. 1. fouïn. 
bânnonieuM et <lectri.«nte d. Ch.pl.,a, II .urpiwe ce- 
pendant m. émnle. p.r dtrer. ritén. L'-prit, «Mné che. 
loi p«f ane tongne enltore iatentlre et .Ilmenté par on 
fond d'Idtfe. g6ntnl„ HKpnl^ble. fournit, en tonte, occ.- 
•iona, à on talent d'une MopleiM extraoïtllnalre, l'arg». 
m#nt. la pl,ra«^, le mot exigé par la .Itnatlon. Qnelqne dif. 
flc le ou complexe qae «,lt on problème, il (ni tronre la m,. 
IntloB néce.«U«, et tonJo«« la .enJe ,nl pa^l-e po«lbl. 
et Mt afalaante. 81, WIlfHd .'..t un Jour proclamé démo- 
crate Jnaqn'A la gude (to tbe hilt). Brldemment n-eat paa 
démocrate qnl Tent. Il non. «.mble bien plutôt que la 
tendance de wn Intelligence, — goftu releré. le rappro- 
cbent plu. de. gen. de qualité que de Jacqne. Bonhomme. 
Dl«)n., pour tout concilier, qu'il cache de. a.pIratlon. dé- 
mocraUque. wn. le. dehor. et le. manière, d'un grand 
•elgiieur. Cette ariatocratie de «,ntiment. n'exclut pa. la 
ju.tlce et la commLératlon : le cœur che. lui Incllue tout 
de même du côté du peuple, de. faible, et de. dé.hérité^ 
pour améliorer leur .ort. 

. ^^^T' '* ^"""'"''° <î« -o» e«prit en fait l'orateur 
de 1 élite plutôt que de la multitude. C'e.t au Parlement 
ou dan. le. grand, conconr. d'intellectuel, que .on élo- 
quence trouve l'écho qui lui convient. Eat-ce à dire que le 
peuple ne «ii.it point le wn. de .a parole T Oerte., la foule 



BAIMNS DD aVOt,>M DB HB WILTUD 



LXZIII 



!• comprend, mali Mt l'admire nrtont parc* qn'elle m 
MBt dominée par nne IntelIlRence mipMenre. Ccat par 
là qall Mt on entraîneur d'hommea. 

Oi qnl le met hon de pair, e'ctt cette pénétration 
algn* dn aent intime det choaea, qnl lui permet de faire 
jaillir dn fond même do injpt nne ilKnlflcation cachée anz 
yenx ordlnairea et tonte natnrpMp en apparence, nne foin 
mile en lumière. Peraonne antre, ni parmi lea écrlTaini, ni 
parmi lea grande oratenra dn paya B'anrait pn tirer dee M- 
monstratlona de Londrea et de Paria lenr Téritable ezprca- 
iloa, arec nn relief auati laiiiatant. Voilà pourquoi air 
Wilfrld rettera longtempi ponr la poatérité le prince de noa 
oratenra : Primtê» inter part». 

Le propre de la politique n'eat-il pas trop lonvont d'en- 
gendrer dea bainea et de aonlerer dea animoaitéaT Comment, 
aona l'empire de cea lentimenti qnl obnubilent l'eaprtt de 
Jnitice, nn homme engagé dani la lutte peut-Il reapecter 
aen adreraalrea, tenir compte de lenr penaée T Trop aouTent, 
un méprli exaip(<ré flétrit lea opinions oppnsdeg et U'ur aup- 
poae lea pirea mobllea. Il faut nne grandeur d'âme peu com- 
mune ponr le aouatralre à cea petiteaaea iméparablei dea 
paaalona bumalnea. Orftce & Dieu, lir Wllfrid a trouvé 
dana le fond de aa généreuie nature la force morale <le l'in- 
cliner devant le talent d'où qu'il vienne et de reapecter 
toute opinion. 8i violente que le aoit montrée la critique 
de lea actea, jamais elle ne lui a arraché une expression 
qu'il ait eu lien de regretter. Prenez garde que même au 
milieu de la tempête de 1896, alors que l'attaque se déchaî- 
nait autour de lui, rageuse, Injuste parce qu'elle était 






uzn 



iNmoittronoN 



iiii 



•u.»^I«. M mo<Mr.tloB Mt «IM. Jo*,.-» |a MMt^nc po.r 
d. . déuoDdaUoM MM aMnr*. «nr la tomb* d« ai:- J A 
Macdoaald, n'a-tll pu tépmuAn dw tflogM qn*, par VM- 
TâUon d«a l<M«. tt la «^a^rodltf d«a ••atlm.nt., l'oo ■• 
•w«lt attenda à twuw plutôt rbei uo ami qm- daaa ta 
bouche d'un adirmaire polIUqu,. On mra plu. loin am 
OuHk largeur d« »ne. il a auMl appHcM l'wnw da 
Cartier, cet implacable ennemi de ibtfmu. 

Ce qui caractrfriM l'homme d'Etat, c'eat l'art de prévoir 

le. événement, et de .e p^iparer A faire face aux «reutna. 

llt<a qu'il, apportent, rte aavoir proportionner lea mo««. 

•« but ft atteindre et de diriger le. conranfa de l'opinion, 

tout en paraiaaant j obéir. Barement le r.nt a a.>nffl« d'an 

point quelconque de lbori«,n. un. que .Ir Wllfrid on ait en 

la prewlence. A meanre que l'évolution du paya ou la marche 

de. affaire, exige la collaboration de. pouroln publlea, Il 

prévient, devance le. exigence, du progr«a national. Telle 

fut m politique, en ee qui regarde le aecond chemin tran«- 

continental. 

En trèa peu de temp., l'exercice du pouvoir a développé 
ehe. lut la notion de. choMW poaltive., le aentlment exact dn 
néceaaalre et du potaible. Quelle habileté de diplomate de 
carrière n'a-tll pai dépenaée pour prévenir ce. choc, d'opi- 
i.fon« rellRÎenw. on nationale. «1 néfaate. dana un paya 
comme le nôtre T A voir le cour, régulier et harmonieux 
de. événement, depui. trei» an., ne dlrnlt^in pa. qu'il n'y 
a ici qu'une benle nationalité communiant en noe wule folT 
Cette paix que le pays lui doit n'eat-elle pa. le triomphe de 
l'équilibre T 



m:zm!?^' 



. -.-^ 



luiMMra DD iiTOPti nn nn wiunuD 



uxxv 



Il y ■ M MpaBdanl d** boarnMqara : duna l'ordr* poil- 
tlqu», «ilM Mat latfvttablM ; mata d'aaa paroi* — coup d« 
tridnt d« MtptnM — Il a ta lea apalirr lur plan». Non 
i>ral«m<>Bt il poMMe Im qoalll^ d'an bomm« d'Etat, mala 
Il f n a aaiai l« t«inp4ram»nt : U wrfine lndlffi<r*oc<* pn fae* 
d» quoi qu'il advlcnn». 81 un hororn» d'Rtat tabtaaAtt l« 
coBtiV'«oap d» tontM l«t aurprliM, de tona l«a heurta qn'«B- 
traîne le fonctionnement d« noa Inititatloni, l'naare de ' 
vie «eralt foudrojante, Anaal lea «T^nementi dMlent f.mi 
aurprlie toui lea jrenx. Il accnellle I» baiiaae et la b*. <• 
dea cboaea arec le mAme demi-itourire ; Il aait de loii,; >' 
date que la manralae humeur n'eat paa un <tat d'ftme pc 
lltique farorable. Cette Impaïalblllté n'eat-elle paa la 
marque tria dtfmonatratlTe d'une ftme bien partante t 

Le premier minlatre rat le dernier anrrlvant de la pUHada 
dea granda bommea politiques. Il Ira a rua auei longtempa 
pour ae pénétrer de leura Id^ea, et aea talenta le placent bien 
dana leur Ugnëe. Peut-on dire qn'U représente le crépuicule 
dea dieux T Noua ne Toulona paa le croire, bien qu'à l'heure 
pr<aente, notre del politique semble asaes désert. Kona 
arnna beorenaement assisté, res dernières années, à des d^ 
buts aases heureux pour faire attendre procboioement des 
satres de premier ordre et de di^es continuateurs de 
l'œuvre de Laurier. Tels de ses collaborateurs sont déjà de 
fortes promesses de l'avenir. 



I 1 



■ '>=!ilt=; > 



SOUVENIRS 



On lira arec plaisir le* douvenlr» «ur Bip WUfrid Laurier 
qne l'bon. M. David a en l'amabilité de none donner. Nal 
n'a pin» de compétence pour parler du premier ministre 
qne «on plna ancien ami. Lei page* qu'on Ta lire comptent 
parmi les meilleures qui soient sorties de la plume de notre 
toujours jeune sénateur : 

La Confédération de tonte* les provinces de l'Âmériqne 
du Nord existait depuis quatre ans, et la nouvelle consti- 
tution fonctionnait de façon à satisfaire ceux qui l'avaient 
fondée. Le ministère McDonald-Cartier était au pouvoir 
k Otta<fa et jouissait de la confiance d'une forte majorité. 
Cartier, qui était un rude mais habile meneur d'hommes, 
avait décidé Chauvean, littérateur distingué, patriote 
éprouvé, à prendre la direction du gouvernement provincial 
de Québec, afin d'apaiser les mécontentements et de calmer 
les craintes que la nouvelle coustitution avait suscité» 
dans un grand nombre d'esprits, dans l'âme dw la jeunesse 
surtout. 



!r' 



iLii. 



Il il 



LXXVIII 



aonvENiRs 



Les première* annéei dn parlement proTlnctal avaient 
ét6 doncet, paisibles et heureuses pour M. OhaoTean et lea 
membres de ion gouvernement. M. Ohauveau conduisait 
la barque ministérielle comme un bon berger conduit son 
troupeau en jouant du chalumeau, et M. Joly, le chef de 
l'opposition, était un véritabie chevalier du moyen flge. 
Ils se combattaient en se convra:. . de fleurs et se hfttaient 
de panser les blessures légères faites par leurs lances bien- 
veillantes. 

Lorsque, après les élections générales de 1871, la session 
s'ouvrit, parmi lea nouveaux députés, celui qui attirait le 
plus l'attention publique était Laurier. Il venait d'être élu 
par une grande majorité dans le comté de Drummond-Ar- 
thabaska. C'était le premier battement d'ailes de la vic- 
toire qui devait pendant quarante ans lui être si fidèle. 

On avait hftte, à Québec surtout, la ville curieuse par 
excellence, de le voir et de l'entendie. On s'attendait à un 
début brillant, à quelque chose de nouveau. 

Parlerait il sur l'adresse T C'est ia question qu'on se po- 
sait partout. 

Il parla et on s'en souvient, ou en parle encore dans la 
vieille capitale et ailleurs. Ce fut un charme, un éblouisse- 
ment, une grande fête littéraire et oratoire. Les députés 
qui avaient proposé l'adresse et le premier ministre s'é- 
talent mutuellement félicités dans les termes les plus flat- 
teurs, et avalent fait de la situation de la province le ta- 
bleau le plus attrayant. 
lie discours de Laurier éclata comme une bombe au mi- 



l * 



■orvnniw 



LXXIZ 



lien de ce concert de félicltetioni et de réjoniaaancei, an 
miUen de cet chanta d'allégreaae. 

Le Jenne tribnn Jeta dm épine* an mllien d» flenn ; 11 
déchira le voile dn temple, et dinlpant les nuages d'encens 
qni enTeloppalent le sanctnalre, il porta nnt main sacrilège 
snr les Idoles. 

" Le tablean qu'on a mis devant vous, esi-ll bien, dlt-U, 
l'expression de la vérité T Je ne saurais accepter cette ma- 
nière de voir. On dit que nous sommes riches et prospères. 
Le sommes-nous vraiment ? Interroires tontes les classes 
de la société, le négociant, le banquier, le marchand, 
l'homme des professions libérales, l'agriculteur, le simple 
artisan, et partout, sans exception, vous constaterez une 
gêne, un malaise, un état de souffrance et de langueur dé- 
notant qu'il y a mal quelque , art. . . Voilà la vérité ! Voilà 
la véritable situation ! Aveugle qui ne la volt pas ! C!ou- 
pable qui, la voyant, ne l'avoue pas. . . C'est pour nous, 
nous surtout Canadiens d'origine française, nn devoir de 
créer une industrie nationale 



" Nous sommes environnés d'une race forte et vigoureuse, 
d'une activité dévorante qui a pris l'univers entier pour 
champ de travail. 

" Je suis jaloux, en tant que Canadien-Français, de nous 
voir éternellement devancés par nos compatriotes d'origine 
britannique. Nous sommes obligés d'avouer que, jusqu'ici, 
nous avons été laissés en arrière. Nous pouvons l'avouer et 
l'avouer sans honte, parce que 1" fait s'explique par des 
raisons politiques qui n'accusent chez nous aucune infério- 



uoz 



■OUVBNIBS 



rite. . . MaU le* temps font changéi, et le moment eit renn 
d'entrer en lice arec eux. Nm père*, Jadle, ont été ennemis; 
ils se sont fait, dorant des siècles, des gaerret sanKlantes. 
Kons, lenrs descendants, réunis soos 1« même drapeau, nous 
n'anrona pins d'autres combats que cenz d'une généreaie 
émulation pour nous raincre mutuellement dans le com- 
merce, dans l'industrie, dans les sciences et les arU de la 
paix. "... 

Lorsque Laurier termina, dans une péroraison éclatante, 
son éloquente philippique, la Chambre lui fit une véritable 
ovation ; les applaudissements éclatèrent même dans les 
galeries. Jamais, depuis Siméon Morin -, ce météore bril- 
lant si tôt disparu — personne n'avait fait dans la Chambre 
de Québec un début aussi triomphal. Le monde des lettres 
tressaillit à la vue de cette étoile de première grandeur qui 
se levait à l'horison de la patrie, et salua avec transport les 
premiers accents d'une éloquence si classique, si parfaite. 

Voici le portrait que je faisais de Laurier, à cette époque: 

"Grand, mince, figure pâle, chevelure brune, souple, 
abondante, regard posé, un peu rêveur, physionomie douce, 
modeste et distinguée, avec une teinte de mélancolie qui 
inspire la sympathie. . . 

" Voix douce et sonore, phrase claire, limpide, style vif, 
élégant, diction charmante, langage superbe, du beau fran- 
çais, des pensées élevées, des aperçus frappants, des hori- 
zons lumineux, des coups d'aile magnifiques, quelque chose 
qil charme, intéresse et porte la conviction dans les ftmes... 
de l'éloquence enfin, l'éloquence d'un honnête homme et 
d'un esprit supérieur. " 



[lii 



mw 



80UVIINIBI 



LXXXI 



Bon dlKonn en faveur de l'abolition dn double mandat 
qnl permettait aux membre* dn gouvernement et du parle- 
ment fMéral de «léger dans la Chambre provinciale, acheva 
de convaincre le pay« que la province de Qnébec ponédait 
un grand orateur. Il avait dit dans ce diicoun : 

" Avec le almple mandat, j'ai la garantie que le» droiti 
et lei privilègeti de Québec leront conaervéa, respecta et 
que M poaition sera maintenue ; avec le double mandat, 
cet droiti et privilègeii me paralMent dans un danger per^ 
pétnel. . . 

" Avec le simple mandat, Québec est Québec ; avec le 
double mandat, ce n'eat qu'un appendice d'Ottawa. " 

Loraque, dans un paye comme le nôtre, un homme débute 
par de pareils coups de maître, son avenir est assuré, toutes 
les portes du succès s'ouvrent devant lui. Bien ne l'arrête 
dans sa marche ascendante, si an talent il joint le tact, la 
sagesse, la force de résister aux séductions de la flatterie, 
des applaudissements, s'il continue ù travailler, il s'ins- 
truire, à développer ses dons naturels, s'il se croit tenu en- 
vers Dieu et les hommes de donner toute la mesure de son 
talent, de justifier les espérances de la patrie. 

Or, Laurier avait dans toute sa plénitude le sentiment de 
l'honneur, du devoir et la noble ambition de se faire légi- 
timement et honnêtement un nom, un nom honorable. 

Les succès de Laurier dans le parlement provincial déci- 
dèrent les chefs du parti libéral à réclamer ses services 
dans une sphère plus élevée, où son talent oratoire pourrait 
déployer plus largement et plus utilement ses ailes. Aussi, 
lorsqu'ils arrivèrent au pouvoir en 1873, ils le sollicitèrent 



■m^m'^ 



UCXXII 



aorvBNiM 



de «e faire élire pour le parlement (é<Mral } 11 conaentit et 
fut éln. 

Oholal, à la •étalon de 1874, ponr propoacr en françala 
l'iidreaae en rëponae an diacoura du Trône, Il s'acquitta de 
aa tâche de manière à juatlfler la réputation qu'il a'étalt 
faite à Québec. Hali obligé de le renfermer dana le cadre 
étroit de l'adreiae et de parler une langue Incompriae par 
lea trolaquarta de la Chambre, aon anccèa ne fut pai com- 
plet Lea circonatancea ne devaient paa tarder à lui per- 
mettre de donner la meaure de son talent. 

Louis RIel, le chef des Métis qui avalent pria part à l'In- 
surrection de 1870 sur les bords de la rivière Ronge, était 
revenu dea Etats-Unis avec la ferme résolution de forcer le 
gouvernement conservateur k remplir les promesses de 
pardon et d'amnistie qui avaient été faites par piusieura 
ministres afin d'engager lea Métis à mettre bas les armea. 
Il s'était porté candidat dans le comté de Provencher, avait 
été élu, s'était rendu secrètement à Ottawa, avait réusai à 
signer le rftle de la Chambre sans être reconnu, et voulait 
hardiment prendre son siège. Lorsque la nouvelle de ce qui 
s'était passé transpira, une tempête d'indignation éclata 
parmi la population et la dépntation anglaiaes. Des mil- 
liers de voix s'élevèrent pour crier qu'il ne pouvait être 
permis & un traître, à un meurtrier de braver ainsi l'opinion 
publique. D'un autre côté, la population canadienne-fran- 
çaise d'Ottawa et de Hull se prépara à entourer Blel et à 
l'accompagner jusqu'à la Chambre pour l'aider à prendre 
son siège, k le protéger au besoin. 
La situation était critique, dangereuse. Lea conseils des 



iinr*'^:' ^jéiÉ ''fBP'^rwt 



•OVVBNinil 



I.XXXIII 



amii, la crainte d'une émeute, qui aaialt pu nvuir le* conné- 
qnencea les plo» graves, aJntil que île» promeaiM-a qunni-oM- 
ciellea décidèreni RIel à renoncer & mm projet. 

Voulant profiter de l'ftnotlon produite daiiit le pay» par 
cette question, l'un des chefs conscrTateurH mit devant la 
Chambre one r^aolntion demandait l'expulsion de Kit-l, et 
un député ministériel proposa, comme amendement, de 
différer toute décision jusqu'à ce que le Comité nommé pour 
s'enquérir de l'existence des promesses faites à Biel, eût fait 
■on rapport 

Laurier prit part au débat et s'appliqua à démontrer que 
la Chambre ne pouvait voter pour l'expulsion de Biel sans 
porter atteinte à la loi et à la constitution. Il invoqua le* 
principes de la Orande Charte en faveur de la liberté, de la 
propriété et de l'honneur d'un citoyen. 

C'était la première fois que les députés anglais l'enten- 
daient parler anglais ; ils furent émerveillés de la faciUté, 
de l'élégance avec lesquelles il s'exprimait dans leur 
langue, et du tact qu'il avait déployé pour se faire par- 
donner la franchise avec laquelle il avait plaidé la cause de 
Riel et des Métis. 

Ils eurent l'occasion de l'admirer encore davantage, lors- 
qu'à la Hession de 187B, la commission d'enquête nommée 
pour s'enquérir de l'existence des promesses d'amnistie fit 
son rapport. Ce rapport établissait clairement que des 
promesses d'amnistie avaient été faites par Mgr Taché et 
les délégués du gouvernement provisoire du Manitoba, à la 
connaissance et avec l'autorisation do gouvernement im- 
périal. 



J 



LXXXIV 



aovvmmtm 



I* leuion tftalt à peine onrcrte qc ■ le premier ministie 
Mackeuie propoMlt l'Mioptlon d'noe ëMlntlon recomman- 
dant nne amniitie g^n^rale pour tons ceux qui avalent pria 
part à l'inaurrection du Nord-OuMt, à l'exceptiou de Blel 
et de Lëpine, qui éulent condamnëa à cinq ana de hannlMe- 
ment. 

Il était difficile de faire accepter cette réaolutloc ■ wlut 
d'un compromla entre libéraux anglala et françaii ■■ » «,n- 
■errateun anglali la dénonçaient commp une mcewlon 
odieuse, et le* conserratenn françali accuMtent lea mi- 
niitrea canadIens-franfaU d'avoir fléchi devant le fana- 
tlime orangitte. 

Lattrli>r Jeta de l'huile lur lea flota Irrita "n diiant que 
lea membres de la Chambre devaient, dans une question 
comme celle-là, «'élever au-deaani de» viiijugéa de race ou 
de religion et ae placer uniquement -t le terrain do la jna- 
tlce, que la loi doit à toua lea citoyen» «ans diatinction un<' 
égale part de liberté et de bien-être 

8e« appela éloquents à la concorde et A la justice furent 
acclamés par lee Canadiens-Français et admirés par les An- 
glais Jje projet d'amnistie proposé par le gouvernement 
fut adopté par la Chambre mais créa une mauvaise impres- 
sion dans la province de Québec. 

Les circonstances n'étaient pas favorables an parti libé- 
ral depuis qu'il était au pouvoir. 

Une crise financière exerçait des ravages terribles dans 
toutes les classes de la société ; les maisons de commerce 
les plus solides culbutaient, les usines fermaient leurs 
portes, des milliers d'ouvriers étaient sans travail, sans 



Lia:jr^tk.-j.f^ 



■OVTimM 



LZXXT 



pain. Duw I* prorlnce de Qa<bec, on continuait ft ■oal«*n> 
contre !«■ libéranx le* eentlmenU reltgleax de U popula- 
tion en le* comparant a» Ubéranz de France, en le* accu- 
Huit de profeaaer le llbérallime catholique condamné par 
l'EglIae. Laurier entreprit de T«poni*er cette accnaatlon et 
d'en démontrer l'injustice dan* une conférence qu'il fit * 
Québec, le 26 Juin 18T7. 

Oe fut un éTénement 

Aux applaudiuement* enthou*ia«ter d'un auditoire 
d'élite, il lit, en terme* lumineux, dan* un langage luperbe, 
arec une chaleur communlcative, l'hiitolre émouvante dn 
libéralitme politique et de» grande* réforme* que le monde 
lui devait, et il revendiqua le droit d'être libéral, comme 
Fox et O'Oonnell l'avaient été en AuEleterre et Lafontaine 
au Canada. Il «'appliqua à démontrer que le libéraliime 
anglni* avait toujour* été favorable à la liberté religieuse 
comme à la liberté civile et politique. 

T.ie parti llb<'ral de la province de Québec tout entier ac- 
clama cette conférence et proclama qu'elle était l'expre*- 
*ion vraie de w-s Bentimenta et de *e» opinion*. No» lecteur* 
liront avec inu'rtt, nou» en »omme* sûr*, cette page d'élo- 
quence chaude et rationnée, au**i «olide que brillante. 

L'entrée de Laurier dan» le mini»tère était devenue néce*- 
aaire, Iph cloche» de la renommée sonnant à tonte* volée* 
l'y api)elai(nt. Il accepta le portefeuille de ministre de 
r Accise, mai» il arrivait trop tard pour empêcher la débftcle 
du parti libéral. Lui-même, ranlgié sa popularité, ne put 
résister au torrent qui menaçait le gouvernement, lorsqu'il 




UtXZTI 



•oimonM 



I 



II 



»»«!« ■• f.lN «iw «Tant d« pm,di« pompon d* 
natraJl d» mialstf*. 



•on 



-- „.«^ flnanciftw, Ir n>fii. da RDaTeraPMnt d'accord» 
» I Indutri. I« tarif qu'elle réclamait, lea qoeatio». d'am- 
■latle, de rtllRloD et de llbérallraie fnrrat oxplolttfa oar lea 
coMerratenra arec laccèa. 

Cétalt le tempa où un oratrar en Toffue poaralt dira qoa 
lea libéraux deacendaient en ligne directe de Cain, le pi«. 
mier libéral du monde, oft dea " cabaleura " allaient de mai- 
•ona en maiioni, diaant que Um libéraux, ici comme en 
France, «Diraient par nona falf« marcher dana l« aug dea 
prétrea Jnaqn'anx genoux. 

" Eh bien 1 on ae chauiaera pour, aralt dit un bon cordon- 
nier, libéral obatiné. " 
Laurier tut raincn. 

Il fnt «înaibie * cet échec, le premier et le dernier de «i 
We^al. Québec, théât,. de ae. premier, triomphe, o^ 
toirea, ,, vieux Québec dont il aralt éreillé le patrioUame 
et «.uievé l'enthouaiaame. vint à «.n aecoura. TmZ 
deau repréaentant de la dlvlaion Bat de cette ville, lui olTrit 
*.n aiège aux applaudlaaementa de 1. population. Uurier 
•ccept. et fut éiu, maia eut guère le tempa de donner U 
meaure de aea Ulent. d'adminl.trateur, car le parti libéral 
fut écraaé aux électlona générale, de 1878, et le pert- con- 
•ervateur monta au pouvoir. 

I*nrier continua de ^ di.tinguer dan. l'oppoaulon par 
la aage..e de «i conduite et l'éloquence de «>. diacnr. 

La de.titution, en 1879, de M. Letellier, lienunant-fcou- 
Temeur de la province de Québec, pour le punir d'avoir ren- 



lili 



■omrBNiu 



LXXKVII 



rojé M* mlnlatnt foarnlt è Laarier l'ocrMlun dt falf* ■■ 
diaconn ptiiauint on faveur d« l'antiinomlr provinciale. Il 
n'appliqua à dteontrer que l'actr de Ijetelller <Ult pent- 
Atre Imprudent, mnla qn'II n'en était paa moins conitltutlon- 
nel et qu'A tont èT<<neroent u destitution par t« parlement 
fédéral neniit un conp fatal porté ^ l'Indépendauce des 
provlncea, et ferait dei lirotenantft-ironvpmeun de* aerrl- 
teura du gouTemement fédéra' 

Mnla ce furent eneoie lea trouble* du NordOueat qnl la» 
pirèrent loi plus beaux accent* de *on éloquence. 

De* bord* de la Snikatcbewan comme dp* rive* de la ri- 
vière RouKe *'éle\ nient depui* lon^temp* de* prot> «tatlon* 
et de* plaintea aérlenae* contre le* procédé* Injuates et 
Tesatoire* dea agents dn gouvernement à l'égard de* Mé- 
tis. Ce* pauvre* gens réclamaient la Jouissance paisible de 
lenra champs que des nuées d'arpenteurs taillaient, cou- 
paient et rognaient aans tenir rompte de* n*age* et de* tra- 
ditions de cette population. Il* finirent par a'Impatlenter, 
allèrent chercher Blel aux Et«ta-Unl* et le décidtoent à 
venir le* aider A défendre leur* droits. Apre* de* tenta- 
tive* Inutiles de conciliation, des coups de fen retentirent 
sur les bords de la Baskatchewan et l'Inaurrection se pro- 
pagea jusque parmi les sauvage*. 

Le* ln*urgé* furent écrasé*, leur chef RIel fut arrêté et 
condamné à mourir sur l'écbafaud, malgré lea protestation* 
et les prières de toute la population de la province de Qué- 
bec et des hommes Justes des autn?* provinces. 

Pendant la session de 1886, l'opposition demanda compte 
au gouvernement de cette grande Injustice et Laurier pro- 
nonça le plu* beau discour* de sa vie. 




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1B53 Eoil lu.,., .,„„. 

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LXXXVIII 



aouvamna 



Lorsqu'il ae leva pour prendre la parole, dana cette clr- 
constance «olennelle, toua lea députas étalent à leur» aiègea 
et les galeries étalent remplies. On anppoaait que, vu l'im- 
portance du sujet et les circonstances, il allait faire na 
grand effort et par conséquent remporter un grand auccès. 
L'attente du public ne fut pas trompée. Du commence- 
ment à la fin de son discours, durant deux heures, Laurier 
tint son auditoire soua l'effet de aa parole merveilleuse, an 
milieu (. jn gilence respectueux Interrompu de temps à 
autre par des applaudissements chaleureux. 

Laurier avait piononcé son discours en anglais, dana un 
anglais Irréprochable, 11 avait à peine cessé de parler que la 
plupart des députés l'entouraient pour le féliciter chaleu- 
reusement. Le lendemain, M. Blake, le chef de l'opposlUon, 
disait : 

"Non content d'avoir, depuis de longues années et dans 
sa propre langue, remporté la palme de l'éloquence parle- 
mentaire, mon honorable ami nous a enlevé la nôtre ; U 
vient de prononcer un discours qui, dans mon humble juge- 
ment, mérite ce suffrage, car je crois être vrai en déclarant 
que c'est le plus beau discours parlementaire qui ait été 
prononcé dans le pariement du Canada, depuis la Confédé- 
ration. " 

" Il a fait un discours — écrivait M. Tarte, dans Le Cana- 
dien—qui, dans n'importe quel pays du monde, placerait 
son auteur au premier rang des maîtres de la langue fran- 
çaise. M. Laurier est vraiment hors de pair dans l'éloquence 
étudiée, policée, qui fait les délices des auditoires triés sur 
le volet. Les clameurs violentes de la foule le laissent froid 
et indifférent ; il lui faut un amphithéâtre garni de lettrés." 



■OUVBNIRB 



LXXXtX 



La Oaxetie de Montréal, l'organe de» conierrateara an- 
KlalB, l'appelait " l'orateur à la bonche d'argent. " 

Il n'y eut pa» d'exception, ton» les Journaux conierra- 
teur» et libéraux proclamèrent que Laurier venait de rem- 
porter un succèa morreilleux, que son éloquence était un 
honneur pour la Chambre et le paya. 

Le correspondant du Star de Montréal, écrivait : 



" Ottawa, 17 mani. 

" Le discourg prononcé par l'honorable Wilfrid Laurier, 
hier au soir, est considéré comme un des plus beaux qu'il ait 
jamais faits et comme une des plus admirables pièces d'élo- 
quence qu'on ait entendues au Parlement depuis la Confé- 
dération. 

" M. Laurier s'est exprimé dans les termes les plus nobles, 
sans faire appel à l'esprit de parti, sans injurier qui que ce 
soit, sans recourir à la déclamation, envisageant le sen- 
timent des Canadiens-Français relativement à l'exécution 
de Biel sons son aspect le pins simple et le plus droit. 

" Avec une clarté et une simplicité étonnantes, avec une 
profonde conviction, il défendit l'honneur de ses compa- 
triote» contre l'accusation d'avoir attaqué les institutions 
du pays, parce que les tribunaux avaient condamné un de 
leurs concitoyens d'origine fransaise. 

" M. Qalbraith, un député anglais et conservateur, dit, e- 
montrant Laurier du doigt, à quelques amis : " Ce jeu! 
homme sera, un jour, premier ministre du pays. " 

M. Oalbraith fut bon prophète. 




xo 



B0UVBNI8S 



r^reque, en 1887, M. B>ake donna «a d^miHsIon comme 
chef dn parti libéral, Laurier, malgré ««■ hésitation», tut 
forcé de prendre sa place. Il «emblait audadeni, dange- 
reux même de mettre à la tête d'un parti composé en si 
grande majorité d'Anglaia et de protestants, un Canadien- 
Français catholique. Laurier lui-même fut le premier à 
signaler le danger, mais le sort en était jeté, il fallait que 
sa destinée s'accomplit. 

Le procédé généreux des libéraux anglais contribua con- 
sidérablement à adoucir l'amertume des luttes religieuses 
et nationales qui sévissaient depuis quelques années, à cal- 
mer l'antagonisme national. 

Ils n'eurent pas lieu de regretter leur générosité, car la 
province de Québec, appréciant l'honneur qu'on lui faisait, 
se fit un devoir de se rallier autour de Laurier. 

La lutte fut longue. Sir John n'était pas facile à délo- 
ger ; jamais premier ministre ne fut plus insinuant, plus 
sympathique, plus habile, plus roué, disons le mot. 

Il avait toujours réussi à garder groupées autour de lui 
tontes les puissances de ce monde, toutes les grandes in- 
fluences commerciales, industrielles, financières et reli- 
gieuses du pays, les loges orangistes dans la province 
d'Ontario et le clergé catholique dans la province de Qué- 
bec. 

Mais il mourut en 1891, et sa mort jeta le désarroi dans 
l'armée qui le suivait, ébranla les colonnes du temple con- 
servateur. 

Aux élections de 1896 le parti libéral arriva au pouvoir, 
grâce surtout à la province de Québec et malgré l'opposi- 
tion acharnée du clergé. 



BOnVBNIM 



ZOI 



II 7 a treize ani que Lanrier e«t premier minlitre. 

Le pays n'a jamais été pins prospère ; le commerce, l'in- 
dnstrie et l'agricultnre ont progressé dans des proportions 
étonnantes ; les ouvriers ont du travail et les cnltiTateurs 
s'enrichiMeiit ; la population est contente de son sort ; tou<i 
les foyers sont heureux. Or, de même que la misère tue les 
meilleurs gouTernemeD- s, ainsi la prospérité les fait vivre. 
Le gouvernement a toujours, aux yeux <\u peuple, le mérite 
ou la responsabilité de la situation fln.incière d'un pays. 
Laurier pouvait rétorquer plaisamment, aux dernière» élec- 
tions, à ceux qui lui conseillaient de ne pas s'attribuer des 
mérites dus à la Providence : " Eh ! bien, vous devriez voter 
pour un gouvernement qui a la Providence de son côté. " 

Aussi sa popularité et sa majorité, loin de diminuer, ne 
font que s'accroître : 11 avait quarante voix de majorité aux 
élections de 1896, il en avait plus de cinquante aux élec- 
tions de 1900, et il en a maintenant plus de soixante. . . 

Il a grandi dans l'estime et l'admiration du pays, non seu- 
lement por les splendeurs de son éloquence, mais encore 
par la sagesse de sa conduite et de ses actes, par l'habileté 
qu'il a déployée dans les circonstances les plus difficiles, 
par l'aménité, la bienveillance inlassable et la noblesse de 
son caractère, par la distinction de sa personne. 

Il a traversé sain et sauf les situations les plus difficiles, 
les tempêtes religieuses et nationales les plus violentes, 
luttant tour à tour contre les éléments les plus divers, fai- 
sant face un jour aux colères protestantes ou anglaises et 
le lendemain aux inquiétudes françaises et catholiques. 

Oe fut d'abord la fameuse question des écoles du Mani- 
toba. 




XOII 



aOUTENIRa 



Laurier aralt rtfoMl à tndoire le gonTornement du Mani- 
toba à modifier le. loi. .colalre. de cette province de façon 
ù faire dl.paraltrf le. grief, de. cathollqnp^ Mal. Mgr 
Langevln, archevêque de SaIntBonIface, et tou. le.ëv«qu..-. 
de la province de Québec repon..èrent avec Indignation le 
règlement proponé et entreprirent contre le parti libéral 
une croiMde formidable. N'ayant pu réunir devant 1^ 
peuple, il. ré.olurent de l'emporter, cette fol., en .'adre^ 
«ant à Rome pour obtenir la condamnation du règlement 
et du parti libéral en corp.. 

n. furent bien prè. de rénwlr, mal. au moment où tout 
semblait désespéré pour le. libéraux. Laurier obtenait l'en- 
vol d'un délégué apo.toIlqne chargé de faire rapport au 
Pape 8ur la .Ituntion religien»e au Canada et .ur la que., 
tlon de. école, du Manitoba. 

Mgr Del Val fut chargé de cette Importante miMion 
C'était un Jeune homme, mai. Il avait un jugement rolide, 
mftri par l'étude, une droiture d'esprit admirable et une 
fermetrt Inébranlable. 

Le résultat de ra mission remplit de joie tous les libé- 
raux. Le Pape décida que le. catholiques étalent libres de 
choisir le mode qu'ils croyaient le plus propre à faire triom- 
pher les droit, de. catholique, du Manitoba, et que le. an- 
torités religieuse, devaient accepter les concessions impor- 
tantes que contenait le règlement, tout en a'efforçant d'en 
obtenir de plus grandes. 

Sa Sainteté rappelait aussi les décrets qui, plus d'une 
fois, avaient été émis par Rome, pour défendre au clergé 
canadien de s'immiscer dans les luttes politiques, et de- 
mandait aux évoque» de faire respecter ces décrets. 



■OVVBNIM 



zom 



De ton* lea inccès de Laurier, c'e«t, pent-étre, le plut 
grand, le plui utile à l'Bgliw et à l'EUt, au bon fonction- 
Dament de la conititutlon. 

Il a fait dliparaltre le plaa grand danger qui menaçait 
l'Influence du clergé et l'avenir de la religion dana ce paya j 
11 a fait tomber dea déflanvea, dei rancunea et dea colère» 
dsngereuaea pour la fol. 

Deux nna plua tard, c'était la guerre du Tranavanl <|ut le 
forçait d'avoir recours à toute» aea reaaourcea dlploma- 
tlqnea et oratolrea pour parer au danger de In rituation. La 
guerre était à peine déclarée que de toute» le» ville» en- 
glalaea du Canada a'élevalent de» milliers de voix deman- 
dant an gouvernement d'envoyer de» aoldata au aecour» de 
l' Angleterre. D'un autre côté dea hommea Influenta de la 
P'ovlnee de Québec disaient que le gouvernement ne de- 
vait rien décider »an» consulter le Parlenent 

Que «eralt-il arrivé »1 Laurier avait refu»é d'aequleacer 
au dcair du gouverneur, de aea collègue» et de la grande 
majorité de la popuHtion du Canada T 

Il y aurait eu probablement une coalition de tontea lea 
province» anglaiaea pour faire triompher le» Idée» de air 
Charles î jpper, qui trouvait que le Gouvernement n'allait 
pas assez loin, et que c'était non pas 1,000 hommes mai» 
B,000 qu'il fallait envoyer en Afrique. 

Pour la simple satisfaction d'un sentiment plus ou moins 
chimérique, nous serions entrés dans une guerre de races 
où nous aurions perdu tout le terrain gagné. 

Laurier comprit la situation, et fit ce que la raison, le 
devoir et l'intérêt même de ses compatriotes exigeaient. 



ZOIT 



■ocvnnu 



La qneitlon de l'Imp^rialtune lui a canié auMi bcaaconp 
d'ennala. 

Troll foli U est allé en Angleterre et chaque foii il a ion- 
tPDU Talilamment les aaaauti de* fauteura de l'impérla- 
limne, chaque foia il a rduisl à capter l'admiration, à aoule- 
vir les applaudissements du peuple anglais sans sacrifier 
lin Iota de l'autonomie du Canada. 

I^ spectacle de ce représentant d'une colonie anglaise 
fondée par des Franjais, de ce dnicendant illustre d'une 
race vaincue, mais restée fidèle à ses traditions, n'était pas 
banal. On le recherchait, on Tonlait le voir ot l'entendre, 
<'t tous les Jonmaax faisaient à l'euTl l'éloge de son ta- 
lent et de son patriotisme. Bes discours, où l'élégance et la 
clarté de l'esprit français se mariaient si agréablement aux 
qualités solides de l'éloquence anglaise, électrisatent lea au- 
ditoires les plus froids. 

On lui a reproché d'avoir exprimé son admiration pour 
les institutions de l'Angleterre et sa reconnaissance pour 
la liberté politique qu'elle nous a donnée, en termes trop 
chaleureux. 

Mais les faits l'emportent sur les paroles. L'histoire dira 
que lorsque Chamberlain et les hommes d'Etat anglais vou- 
lurent faire accepter, par les représentants des colonies an- 
glaises, ses projets d'impérialisnit.' militaire, c'est Laurier 
qui a été son adversaire te plus redoutable, la pierre 
d'achoppement de leurs projets et oui réussit à les con- 
vaincre considérablement qu'en les combattant il servait 
les intérêts de l'Angleterre autant que ceux du Canada. 
A chacun de ses voyages en Angleterre, il se rendit en 



"\ 



■OUVBNIM 



xor 



Prune», où II fnt «ccuellli avec la pin* vive lympathle et 
prononça de* diiconn dont le fond et la forme furent ad- 
mira 

De* appréciation! peu «ympathlquei de la conduite, det 
critique! acerbe* mt^me de quelquea-unei de nés paroles, 
l'avaient précédé en France, et produit une fftcheuie Im- 
preaaion dans certain* cercle*. 

On *e rend dlfflcilement compte en France de notre *ltua- 
tlon politique, on y confond aourent le* pouvoir* et le* 
attribution* de* diver* gouvernement* qui adminiatrent le* 
affaire* fédérale* et proTinciale*. Par exemple, on oublie 
qne Laurier n'e*t pa* le premier mlnlvtre de la province de 
Québec, mai* de tout le Canada, qu'il e*t le chef d'un mi- 
ni*tère qui, *ur treicc membre*, ne compte que trcl* Cana- 
diena-Fransal*, qu'il eit le leader d'une Chambre composée 
de 211 membre*, dont cinquante lenlement «ont Canadien*- 
Françal*. 

Plu*ienr* foi*. J'ai eu l'occaiion d'appeler l'attention de 
vliiteur* fransai* di*tingué« lur ce fait important, et 
chaque foi» il* m'ont dit avec chaleur : 

" Mal* alor«, il e*t étonnant que le premier minlatre «oit 
un Canadien-Françai», et qu'il réumiase à garder le pouvoir. 
Certe*, il a grand mérite. " 

Au**! leë Français furent heureux de voir et d'entendre 
ce fil* de la France devenu le premier miDi*tre d'une colonie 
unglaise, et qui leur disait dans un langage ému : 

" 6'il est une cboae que l'histoire de France m'a appris & 
regarder comme un attribut de la race française, c'est la 
loyauté, c'est la mémoire du cœur. Je me rappelle, mes- 
7 



im:^ 



xcri 



•ouvnnM 



•lenn, cm brtni ren que VIrtor Hngo sVit iippliqa«< t 
inl mémp, comm« riniptratioD de h tI» ; 

Fldik m doubla laiif qu'ont Ttrti daiu ma tiIm 
Mon père rieux «oldat, m« mi -• vend^rnsc. 

" Otte double fidélité à de* idées, à dea aipiratlona diii- 
tlui'ttïs, nom nom en faiaoni gloire an Canada. Non* 
■nmmea fldèlea à la grande nation qnl nona a donné lu 
liberté. " 

" Balué d'nnanlmea applandlaaements, dit M. Henri Mo- 
rean, ce dliconn fut le grand ancc«s de la abirée. Cette pa- 
role al Jnatement françalie était cbaleureniiement applaudie 
tant par lea Françai* préients que par le* membre* de la 
Chambre de commerce britannique. " 

" De* le* premier* mot* de «on diiconr*, écrirait A ce »u- 
Jet M. Hector Fabre, »lr WilMd Unrier • pn toIt combien 
était heurenae l'inaplration qui l'avait poutaé A porter la 
parole en fran$ala, devant un auditoire en grande majorité 
anglalie. Le plalalr de» un», l'émoUob de* autre*, ont été 
Tidble*, et le auccè» du début a été grandiaaant Jusqu'à la 
fin, emportant tous le* *nffrage*. " 

Je ne croi* pa* opportun d'apprécier l'éloquence de M. 
Laurier ; ceux qui liront le* dI*cour* contenu* dan* ce livre 
constateront qu'il* dénotent une haute culture intellec- 
tuelle, de* connaiBiance* variée*, un esprit Jn»te, droit, lu- 
cide et logique, une imagination brillant*», une mémoire 
heurenae, un sentiment Inné du beau et du vrai. Le fonds en 
est solide, la forme brillante, la diction captivante, le style 
clair, limpide, élégant et gracieux. 



■ODVNmu 



XCVII 



A la vlTadttf, à l'<clat d« Vemptit francalt, il Joint le i 
froM H \f poaltlTlMDr dr l'AiiRlaii, aux donrM ^motlona 
d'one tmv poétlqui*, Il uult le* calculi logt'nlpux d'nne di- 
plomatie rafflnée. 

De tont lea homme* d'Etat qui ont llluatré la politique 
canadlpnne, prnonne n'a fait entendre avr<' plan do ainré- 
rit4 et d'eifet le lani^age de la ooncorde, de l'unluu, de l'en- 
tente cordiale, penoniie n'a pini contribué à fRlr> iiccepter 
le fait accompli et ft cooTalncre len hommra de toute race 
et de toute religion qui habitent le Canada, qu'il» peurent 
et dolrent rlrre dan* la paix et l'harmonie. 

lA Confédération a été un cruel dé*ap|H)lntement pour 
ceux qui berçaient leur patriotlime de* rêve* le* plu* bril- 
lant* *ur l'avenir de la race françal*e au Canada, et il* ne 
■ont pa* encore complètement ra**uré«. L'exécution de 
Blel, l'abolition de Tuange officiel de la langue françaiiie an 
Manitoba et dan* le* territoire* du Nord-Oue*t, l'excitation 
rellglenie et nationale aoulerée par la queatlon de* école* 
et la guerre dn Tranaraal, le* font Réfléchir. Bl d^à ce* 
Taate* et riche* région* du Nord-One*t ont déchaîné *ur 
le* Tielll«« province* de* tempête* qui ont ■etïoné pui«- 
aamment le* fondement* de la Confédération, 11* «e deman- 
dent ce qui arrivera, lonqu'elle* leront représentée* dan» 
le Parlement par une députatlon à peu près égale à celle de 
Québec. ; 

Quel rôle Jouera l'élément canadien-françoi* dan* le* con- 
flit* que l'avenir non* réoerve, dan* la lutte qui se fera pour 
la prépondérance. 

Combien de tet p* durera le «jstème fragile de com- 




somi 



■otmwiiM 



promis tt d« coammIom matnvIlM rar laqMl rtpoM 
l'Miece dt U OonfC.VntloD f 

Qfloi qu'il •■ Mtlt, Il fanl bU>D rvcoDMltrt qq», ponr I* 
nomeot, la polltiqm di> Lanrl<>r «at la pin* M|c», la plna 
pratlqu», la plna faTorable an dtfT»lopp«iii»nt, dana la pali 
et l'hannonl», dM Immrnara rMwourcM du paja, la plua 
propre k aaanrer lea deatlB<!#a du Canada françaia. 

0a polltlqne est un* politique de ralion, de Jnitlce et de 
conciliation, de propre* matériel et moral ; nans cmee II 
fait appel K ' intea lea bonne* Tolontéa, à ton* Ira talent^ 
ft tonte* le* Intelligence* povr l'aider k exécuter le* projeta 
le* plu* propre* k d^relopper le* lmmen*e« re**ources du 
Canada, aana ceaae, Il demande que lea homme* de tout* 
race et d> tonte religion nniaaent leur* force* pour en faire 
l'nn de* paya le* plu* riches, le* plu* hrurenz de la terre. 

Il veut crder un patriotiMM canadien aaaea fort et aasts 
sage ponr unir les nationalltda dllférentea qui habitent la 
Cknada sana lea confondre, le* fusionner. 
C'e*t une rude tkcbe. 

Se* éloquent* appel* ont ^é entendus toutefois, sa Totz 
puissante a conraincn bien des esprits et produit une im- 
pression profonde dans les kmes, elle a fait germer partout 
de* sentiments de conciliation et de bieuTeillance, elle a 
Jeté dn lustre sur la province de Québec et diuipé des pré- 
Jugés irritants contre tout ce qui n'était pas angial*. 

L'homme Juite, qui tient compte de la *ituatiou difficile 
que l'élément français et catholique occupe dans la Confé- 
dération, peut-il affirmer que Laurier anralt pu faire pins 
qn'll n'a fait ;>nnr concilier ses devoirs comme premier ml- 



i»iTy 



■OVTKNIM 



xmx 



•Ittiw d'oB p«y« «ngUI» 't pnilMtant «tw In dfdU rt Im 
wntlnirBl» dt- M palluDallt4 T 

I/BUtoIrt, JVn •ni» coB»»lncu, n^nilr» n4g»tl»raiPBt à 
«•tt* qaMttoD, «t «11» dira qn« pt-nonni- n'«ui« porti il 
k«al m Aii<4rlqn« I* nom canadlrn-fraDtal*. 

L-O. David. 



4^ 




M. LAURIER EN ANGLETERRE 



DISC0UB8 A UVEBPOOL 



Le premier voyage de Blr WiWrld à Londres en J«97 «'est 
fait dans de» circonstanceg d'un caractère tout spécial, 
de grandeur et d'importance. Il arrivait dans la capitale 
de l'Empire pour représentCT le Canada h la Conférence 
impériale et au moment des fêtes organisées pour célébrer 
le cinquantième anniversaire de l'avènement au trône de 
la reine Victoria. Le monde avait les yeux fixé» sur cette 
conférence où les premiers ministres de toutes les colonies 
étalent appelé» à traiter de leurs intérêts commun», et de 
ceux de la métropole, non comme des dépendances de celles- 
ci, mais plutôt comme ses alliés. 

Spectacle unique dans le monde, spectacle plein d'ensei- 
gnements même en Europe, où les colonies de la France et 
de l'Allemagne ne jouissent d'aucune parcelle d'autonomie. 

Sir Wllfrid eut un double rôle è jouer; il lui fallait repré- 
senter le Canada ù la Conférence et ensuite, aussi, aux 
grandes démonstrations publiques sur lesquelles se portait 
l'attention de l'univers. La première de ces réunions où le» 
Anglais aiment à voir leurs homme» éminents traiter les 




DisoovBa 

Mrlti«Ii Empire League avait Invité fe duc de De^Mh! Jt 
faire nne conf<!rence dan. cette ville, le 12 tn'"'"* ' 

ten. et IdentKa^anZ r/ln^Té't'r''''' '! ''^"*'«- 
ceni <l» 1. ».<<*_ , ""'"«^ **• mtérttg commerciaux ave<. 

rCÔ^aïnTaî'larjr^tilC-*"- -^^^^^ 
de «on dlBconr.. Ap^ a^,! "^""m ""^ "*"^ P*""* 

»:":r A"^''^ "'Vies sïïïï-s: 

Pnls 11 a ajouté : 

rnln,""" '""'°'' '' ''°°°^ '"'*"''« ^'^^ '«» premiers à ac- 
cueinir sur notre sol le premier mlnietre du Canadlqui „!> 

St? > r*"^"* "»^ ''^ "»« eo-.„ies, maïla ;^ : 
ration de huit de nos colonies ; un homme d'Etat oui, ac 
cepté par toute la population, canadienne-français! au«, 



î ' 



DK BIR WtLrRID LAVRIB» 8 

bien qn'anglalie, «ymboliie la réalité et la Titalité de cette 
fédération. {Applaudiêêemmti.) 

"Nons le lalnoni avec une latUfactlon d'autant plu« 
grande que la première mesure qu'il a présentée au Parle- 
ment est un jalon, et nous le croyons un Jalon de longue 
portée, posé sur la vole d'un rapprochement avec nous 
(Applaudissements) : Preuve éclatante du désir des hommes 
d'Etat canadiens, d'accord avec le peuple canadien tout 
entier, d'ajouter à notre propre puissance la force qu'il a 
tirée de ce régime de fédération et de resserrer les liens qui 
nous unissent plus étroitement et, nous l'espérons, d'une 
façon définitive. (Applaudisnementa.) 

" De tous les représentants de nos colonies, qui, dans cette 
heureuse année, visiteront nos rivages, aucun à coup sûr ne 
recevra une bienvenue plus chaude que le premier ministre 
canadien qui a fait ressortir par son propre exemple la 
vertu que possèdent nos libres institutions et qui écarte de 
la vole les obstacles d'ordre religieux et national. " 

Au banquet qui a suivi la conférence, le principal orateur 
a été }l. Laurier que le public était Impatient d'entendre, 
et qui avait dû jusque-là, pour suivre le programme arrêté 
d'avance, résister aux appels réitérés qui lui avaie;it été 
faits. Son magistral exposé des idées canadiennes a été 
accueilli avec une attention particulière et un sentiment 
général d'enthousiasme. 

C'était la première fois qu'un orateur canadien-français, 
maniant avec cette aisance la langue anglaise, se trouvait 
en présence d'un auditoire anglais ; et ni l'auditoire, ni le 
public canadien qui suivaient de loin, avec un intérêt qui 
s'étend à tous les partis, l'homme d'Etat placé par la for- 
tune politique à notre tète, et en une telle lumière, ne pou- 
vaient rien souhaiter de mieux que la façon dont il s'est 
acquitté, dès cette première rencontre, du rôle •'élicat et 
superbe qui lui était échu. 



f 




niBCouna 

M. Unpter place, daoi le discourt qa'on trouvera dIo. 
loin, aa premier rang de. événement, qui onT mZ„S u 
rJ^Rne de la reine Victoria, l'évolution qui .d^mt, « 
dan. le. relation, entre la Métropole et le. ^LtZX 
en a véritablement tran.formé IeTaract£ ^ aSplaL 

quêtaient II y a fixante an^ ce. relation.. II n'en a dm 
dl«ilm„lé e. ombre.. Cette .Ituatlon était an Canada, a 1 1 
dit, auR8l mauvalw que poMible " 

sn^ïl un peuple qui, tout en garant le lien colonial e.t 

qu on volt aln.l une colonie en po.«».lon de. droit, d'ûn^ 
nation. Ce. droit., le Canada, pour «. part, eptenTle. exer 
ttL 7, "t°'.r"" '""°" P"» complète avec l'Angle 
^^1, t "'"' """"'*"'« "« l'«doptlon d'un tarif prlfé- 
, wt .î^ T" "^^ '" Métropole. Le p.<,blème e.t A et 
c e.t à l'Angleterre de le résoudre. Il faudra qu'elle avance 
ou que le Canad . batte en retraite. Il «jralt .inguller de' 
voir la nouvelle politique flgcale échouer par le fait de l'An- 
gleterre elle-mâme. 

Ju.qn'lcl le Canada a eu toute liberté de frapper à m 
^Ue de droit, flevé. le. produit, anglai.. Cettrilberté 
sera-t-elle entravée par de. acte, aniquel. il e8t re.té 
étranger, alor. qu'il veut le. frapper de droit, moindre. T 
.», u /r f»^»"*"»*» •« '!''«»'>" du prem'- mini.tre 

nn Vi* r" ""^ P"*'* ^^ "^^ ^'»'"™^- Aug.l non. 
nous hftton. de le met ire .ou. le. yeux du lecteur. 

MlLORD, Mbsbibubs : 



a ce toast , il a parié de moi avec une bonté dont ie sni- ,^fus 
et que je ne »ais comment reconnaître. Quant aux acclamation 



^ A. 



Dl BIB WILTBID LAUBIIB 5 

qni imt ratonti lonque le nom dn Ctnad*, ma patrie, a M pro- 
noncé, je n'oublierai jamaiê leur lignification. 

I/O Canada est un noble paya. Quoiqu'en puiuent penier 

I I étranger! et not ooncitoyena des autres colonies, nous, Cana- 
dieiH, avoni peine i croire qu'il en est un autre aussi beau sous 
le soleil. 

Au Canada, on a depuis longtemps résolu les problèmes de 
la tolérance religieuse, de la liberté cÏTÏle et politique, et on 
pourrait imiter arec fruit ces solutions dans d'autres parties de 
l'Empire. Notre ami, le lord maire, vient de vous le rappeler, 
œ pays fut autrefois une colonie fracçaise. Mail les Canadiens 
d'origine anglaise et les Canadiens d'origine frangaise ont appris 
à se comprendre, i s'estimer et à s'aimer. 

Le sort des luttes politiques et la volonté du peuple canadien 
m'ont élevé au poste qui m'a fait assumer, avec l'aide de mes 
collègues, la grande responsabilité de gouverner le pays. C'est i 
mon titre de premier ministre que je dois l'honneur de repré- 
senter le Canada aux fêtes jubilaires et de déposer aux pieds de 
Sa Majesté la Reine notre hommage de respect, de loyauté et de 
dévouement. 

Vous avez, Milord, parlé des gloires du règne de Sa Ma- 
jesté d'une manière qui ne laisse rien à ajouter. Le règne de 
Victoria fera époque et marquera une ère nouvelle dans l'histoire. 

II vivra dans la mémoire de* hommes, à raison des faits mer- 
veilleux qu'il a vu s'accomplir: — l'expansion littéraire, le déve- 
loppement des arts et des sciences, leur application au bien-être de 
l'humanité et à l'avancement de la civilisation — mais surtout à 
raison des hautes qualités même de la Souveraine, qui, on peut 
le dire sans exagération ni flatterie, a su conquérir l'amour de 
tous ses sujets. Parmi les événements qui ont signalé le long 
règne de Sa Majesté et valu à l'empire britannique sa situation 
inouïe de grandeur et de stabilité qui étonne le monde, le pins re- 
marquable, j'ose le dire, eet l'évolution — car c'est une évolution — 
qui a transformé l'attitude de l'Angleterre à l'égard de ses co- 
lonies. Il y a soixante ans, lorsque Sa Majesté est montée sur le 
trône, le continent australien, qui occupe aujourd'hui une place 
si importante dans la vie politique et commerciale de l'Empire, 
était pratiquement une terre inconnue ; on avait une idée vague 
de son existence, mais c'était à peu près tout. Il y a soixante 



il 



il 




* DIKODU 

D-.''"^Ï'''" ''° ^'"'' 1"' '"' «moeroir lujonrd'hui tint de 
b.ta «p*«n«., «tp«.t4to» .uMi quelque inquittud», n'é^J 

^^è« «P"»'»; w M «oupçonnait point m rioh^ 

Il y « ■oiMDte uu, |« Canada m trouTtit dani la plui m.n 

lA»«r.que br.Unn.qu. étaient mécontente, et demandaient d» 
ré/orme. oon.t.tut.mu.elle. j d«i. deux d'entre elle., ce méco^ 
tontement finit par dégénérer en révolte à main armée! dZZ 

InJiz •^* 'î «""" •J^'P'W"» «t de Waterloo. T. furen 
appelé, un jour i comprimer le «.ulèyement d'un peuple qui il 
olamajt ce qu'il croyait être mm droit.. ^ ' 

tJL^'*^^ jubilaire, le. province, qui, il y a wixante an. 
ombre d agitation hort.1^ l'autorité de la Heine ne .-appniel^ 

Se l'^P^fi"""»' ,^ ~ ?•" ?-' *» «"^««"^ <lS?.'ét4" 
de 1 océan Pacifique i l'océan Atlantique, l'autorité de la rouv»^ 

?hÔMr'""'*!r '"'*«?,""» "•"' «« ~"^i»>« de cinq miuZ 

Une colonie, une nation, voilà de« mot. qui avant notra temn. 

«é appliqué, à un peuple pour marquer d'un c8té «on pouvoir 
«raverain, et de l'antre .. dépendance. Il y a environ tr^^M 
r.r^*T!f mtercoloniale .'e« réunie dL U X d^tlw^: 
oue d^horil t"""-"'' "? ~'"P°'**' *> *^ particulier, maî^ 
2i1.« r^ .'ouvrirent alor. aux yeux de. perwnne. qui ont 
a«i.té aux .éance. d'ouverture de cette conférence dont le ™1 

Quel grand spectacle «e présente à leur, yeux I De. rcnré- 
«nt«ito de toute, le, colonie, autonome, échelonnée. .uTtouX 

fa^nwl '• •^".P'y'i" "'«'«•'de^t de, «ones, patrie de, planta 
b^picale., jusqu'aux région, «îptentrionale. du «,leil de minuit 
^hTj"'^^ '^ l'Européen n'o,erait ,'aventurer I I^nL 
f ftl^rr'n ""^"T o V"? ""'*»' "">"* représenté, à cette L- 
férence le Canada, la Colonie du Cap, eeDe de Victoria, l'Aua- 



DB SIB WIUrBID LADRIIR 



tralie dn Bad, U NouTalla-Oallw du Sud, I» Taimui*, U Nou- 
Telle-Zélinda, et i oôté de cet colonie* le Cap de Bonne-Espéruioe, 
lonqu'ili m rendirent compte que le* uns et le* autre*, maigri U 
diitanoe et le* différenoe* de olimat, profeutient la même allé- 
geanoa i la mtme Souveraine, qu'il* étaici r£uni* pour promou- 
voir la* intérêt* du commerce entre leur* pa;* mpectifi, et entre 
ce* dernier* et la métropole aiuti repréaentie à cette réunion, non 
pour impoeer la volonté, mai* pour donner de* comeiU, un frinon 
de contentement travena leur* rang*. 

Et, en effet, chaque représentant de* colonie*, eu po**e*aion du 
privilège de vivre *ou* l'égide de* inetitutiona de la Orande- 
Bretagne, sentit ton coeur w gon£er de fierté, à lu grandeur, à la 
nouveauté, au caractère unique du apectacle qui ee déroulait 
devant lui. Chacun ae rendit compte que l'on venait du tourner 
*ou* aei yeux une nouvelle page dan* l'hiatoire du monde. Jamai* 
n'eat apparue d'une façon ai frappante la vérité de cet aphoriame 
de John Bri^t : " L'Angleterre mère vivante de grande* nation* 
en Amérique et en Australie, filles auxquelle* elle a donné une 
liberté plu* grande même que la sienne ". 

Le sentiment qui dominait alors les esprit* et les cœurs, ne 
«'est pas affirmé dans toute son ampleur 1 ce moment même, mais 
seulement un peu plus tard, lorsque le gouvernement du Canada 
formulait des vœux tendant à activer notre commerce avec la mé- 
tropole. Mais chaque colonie représentée pouvait dès lor* répéter 
avec Kipling : 



' Danghter am I in mj nwther'* home, Irat mMraH in my jwb * 
** Enfant sous U toit il« ma mèra. 
Je rMt« mftItrwM chu mot ". 



Ce* mots expriment absolument le sentiment qui prédomine au 
Canada, et qui sans doute se manifeste aussi dans les autres co- 
lonies. Chacune éprouve la fierté de l'autonomie locale, la fierté 
de l'indépendance législative jointe à l'orgueil de faire partie de 
l'unité impériale. 

Par le passé, comme l'atteste l'histoire, les relations entre les 
colonies et la métropole se sont invariablement terminées de la 




DMOOCTM 

le. condition. diSéU^i^dimTdL^t^T' "l",'*"'' •»'"" 

jtm.i, fermé ; avec le. n»m?^ '^' f P"^ "" >« ''"0 1 
vo... ai dit que dau 1. n«^^? »''rore d'une ère nouvelle. Je 
«ne révolte Hif^atS T^l^dT*?.''''. "^^^ ''' «* M«i««« 
SairNLaurent, pamMe, anefr.tl^'^' *"•' '" '«"""J" 
le. premier, «,un.™è f^il^ T °'" ^'■""'' 1"* P-rti™"' 
Angleterre -~oS.lW»,:tli\TZT ""»"'«"<' P»"'"' «" 
mai. non. ne ^uvoi «C t™-" "" '^'**' '^'' '"O^"' 

exact qu'en partie II eet vr.? „„?? *^"'^'"*- ^e'» "'«««it 
vinrent .uje^ de PAn^llrl L^ ^"f "^ «>»P«triote. de- 
droit, civir Ma ,^;^v^; Lî^'T* ''"';^'" r'"' •* '<»"« 

d'homme, qui, sur maint, «h»^^^ r. "n"^^^^ ''*• "•"'''■•9 

l'Ar^leterre^'étenSurde 'eufSuem^nt "tnv'"? P'"':^' » 
le. bouleversement, d'une révolnlT^Tj • °y"" P"™' «>" 

ne s'agirait p„ d'^rSt^^^e' l tlT "" """""" ""'" 

n m'a fait grandement pla ir d'entendre V 1. ^„„ J t^ 

-h.re parler de ce, grand, fomm« é'E^tZ-^l^'^s)! S^Z 



DB IIR WILmiD LADRIin R 

qiM la tituitioD du Cuada uinMit un ramètl* «utrt qu« la ri- 
prcMion, conaèrent à lord Uurbam la miuion de le trouver. Lord 
Durhtin fit loa en<|uét« et il put w rendre compte que la oauM 
du ooullit n'était point du tout nouvelle. Les ménui cauw* qui 
lui avaient aliéné mi coloniu d'Amérique au liicle dernier, 
étaient en voie de faire perdre k la Grande-Bretagne la région qui 
lui était reatée lidclc dan* nn heuni il'épreuve. 

Bien que m'acoordaut «voo lord Durliam au point de vue gé- 
néral, je no puii néanmoins accepter wi concluiicni lani réeerve* ; 
il n'a giiire été juate cnvcra le» liunimea do ma race. Maia je voua 
ai dit que le livre du paané était fenné. Je ne ania paa ici |)Our 
récriminer. Lca erreura ilu païaé n'exiatent plua et une ère nou- 
velle a lui pour noua. Lord Uurbam ayant découvert la nature 
du mal indiqua eana héaitation le romùde qui devait le faire dis- 
paraître. Il déclara hardiment aux autorité* impériale* que ai 
elles voulaient conierver la colonie, elle* devaient lui accorder la 
reaponiabilité miniatérielle, o'eat-i-ilire un gouvernement reapon- 
aablc au peuple de la colonie. 

Cette réfonne, je le dis avec orgueil en ma qualité de colo- 
ni*te, avait été déjà depni* longtempa réclamée par un groupe 
d'bommea d'Etat oanailiena, maia c^a réclamation» prenaient, ik 
Londree, la couleur de théoriea dangerciuei ; l'on auppoaait que 
de* oonceMiona de oe genre en entraineraient d'autre* avec la 
Tuptuni finale du lien colonial comme dénouement. Il n'eat pai 
•nrprenant qne le rapport de lord Durbam ait été accueilli avec 
défiance, et il faut bien admettre que c'était lu projet audacieux 
que celui de confier le telf-govemmeni i un peuple au lendemain 
de* décbirementa d'une guerre civile. 

Néanmoin», la concession fut faite. On l'entoura de reatric- 
t'one qui auraient pu la rendre illusoire, maia beureuaement pour 
le Canada, pour l'Angleterre et [mur l'Empire, la charge do gou- 
vemeur du Canada fut confiée à lord Elgin. Les services rendus 
i l'Angleterre par cet homme d'Etat dans toutes les parties du 
monde sont reconnus et appréciés ; mais, au Canada, son nom 
restera i jamais gravé dam les cœurs. 

Honneur i lord Elgin ! Ce fut lui qui, déployant un cou- 
rage inébranlable en face des sarcasmes et des insultes, et même 
de* violences d'une populace aveuglée, donna au Canada «on 
indépendance législative. Ce fut lui qui brisa les entraves de 
la colonie ; oe fut lui qui le premier appliqua les principe* de la 



II 

t [ «Il 



M 



DIMCUM 



MpooMbilil^ .1» RiiaiMm .u proplt, ,i ffcooj, j_^,, 
Ttillmix rtiuluti. ' ^^ 

l'eut-éir, lorU Klgin luiméiu. «t ewx qui .'«uint .MeMi 
I M p«>rf. n'ool-lb pu ,!«« prfrolr tout, l'immwuiù dîTT 

d.»cnu l.br. d. .. gouverne, 1 m gui,., d'une fKoa juita,^ 
»».b, „ ,v.„,.ge„„ , ,o«,„, u demi»,. .r^TTe^SiC 
t«n«m MrtU <l»,«ruc, que le. rel.tion. entre U métropole et l« 

jn.te. I Que .. politique fut uge I II n'exi.te plu. irM, de 
?^t:iT«r"' •" C«n«d.„ ^uTrfTolt*. de j.di/"n. liront 
d-hui de fldêe, ,„jet.. L'ilMge.noe eit leeepMe, non eeulenimt 
p.nn. .-e. .ujet. do l'Angleterre qui lui «„t .«.ohfa p., 1»^:^' 
du «ng, m.i, ,u,., p„ )„ fi), d, I, France - et j'm. J, - 
devenui .ujeu briluiniquet p.r le M>n de 1* guerre II, L,, 
"^«nment „.,ch«. » 1, libert* dont il, jouiSint m.intenwt. 
Ce fut tout, une r«»«l.i.on Comperez le. .ncienn., n,(i,ho.le, 1 
ce Im qu on emploie .ujonrd'hul. Bout l'.ncien rfcime, le neunlo 
/..«.t effort pour m rfp.r„ du p.,. „.t.l j .ujoûrd'h^r lê 
P^ple du C«..d.. celui de d.«.nd.nc frenceW. iomme ^li! 
de de«end.noo «igl,.«,, proclune à l'enri md ârdt.te loj.ut* 

n™. M 7J"^ ''y """• ^ P"""'!* 1"* P'*»»"' •" C.n.d. 
C.,u»? '•??''?»" •»» «utre. colonie.. Aujourd'hui leur 
loyeuté i I. métropole ne dépend nullement de I, force de cell^i 
™? '• «f'«""!'l« et de l',ff.ction de, peuple,, «ntiment. Vu 
peuvent être quelquefoi. .upérieur. i 1, force. Le méconten- 
ÎT. l'J2,T' •" ^"'•.''« » l'«Pr«rition de U liberté légi.U- 
tive. L idée de 1. rfp.r.tion, en .'effacent, t f.it pUoe 1 celle 
d une union plu. étroite .vec lu mère-patrie. et ce vœu e.t ...jou!! 

.•tlf 1 ilT' '"'"'• " ""'* ■"■ C»Md.-bien plu., il 
.étend par delà le. mer. et f.it le tour du globe. Que lui 
r6,erve l'avenir? Sur ce point, j'ose i peine «mettre une opinton! 
Aux co.onies, certaine, personne, con.tatant que ce .cntiment 
exi.te, ont e..ayé d'en diriger le. manifestation». Elle, m iwnt 
reiinie, pour discuter dm projet, d'union, mai. juK,u'à préeent. 
leurs efforts ue ce coté sont restés sans résultats. M. le duc de 
Dcvonshire nous a dit aujourd'hui que la Ligue de la Fédération 



DU n» wturmiD ukimiBii 



11 



ImpMala, la plu «MianiM d« cm ■■aelttiao*, t'tuit ditHoto, 
arouant, par là, au* toiu Im projat» il« f«<Mratloa araiaitl Mi 
Ironvl* impratieabtM, Pourquoi mit, mtMieurtt La raiton il* 
«t Mmo dm paraît ttiê éridunla et la «UM trta fasila t ooai- 
prandr*. C'«t qrn la géoia à» la ra«c briiaDnii|iw, «m hiiloir* 
•( Ma traditioiu na la portant paa k ierin de» eoutitutioiu at k 
inreatar daa tbIoriM ; il raut au contraire procéder tre« nieaurc, 
na jamaii dfcangar l'état da ohoen exiatant, à moine qu'il na 
darienne encombrant ou iniuffitant tu point de conatiluar un 
grief ; et même tlori, It réforme n'irt pu tudcti <)« cxif^oae 
du moment. Aujoui i'hui l'tipirttion oolonitle tend ver» une 
union impéritle plut étroite et une ptrtielpttion plut Xttf» tux 
pririlèfiia de lujett brittnniquat. Ce n'ett li qu'une Mpiration, 
mtit non nn grief. Nout «ommea latitfaiti de notre tort ; et le 
peuple tnglaia a témoigné tant et plut de tt répugntnee i changer 
l'ancienne oonititution de lee paueetioni. 

Je me demanda donc ce que tera l'arenirt Quai tara l'aranir 
daa coloniett Quel tara l'arenir de l'empire brittnniquet La 
tamp* viendra peut^tre — ce tempt te rapproche — où let droite 
dont jouiwent actuellement let coloniet, et dont ellet aont pleine- 
ment contentée aujourd'hui, deriandront intufStantt. Un jour 
viendra tant douta où, par auite dp l'augmentaticm de la popula- 
tion, on derra tenir compta de cet tentimenti et de cet ttpirationt 
Tan une union plut étroite. Qu'trrirert-t-il alortt J'ote i peina 
azprimer ici ma propre opinion, maii peut-être me pardonnera-t- 
on ti je dit qu'à mon avia, et ma manière de voir ett auati celle du 
Canada, l'on peut trourer une toluticn — tant heurter la contti- 
tution de cet poetetaiona et atna déranger l'eut de choiet tctuel, — 
dani l'antique principe britannique de la reprétentition dea 
ooloniet au Palaii de Wettmintter. Voilà une proposition tutti 
bien admite partout où l'on parle la langue angltiae, où l'on 
apprécie la littériture angitite, qtie l'eat cette viaion du voyigeur 
de la Xouvelle-Zélincle venant t'taaeoir aur une arche briaée du 
pont de Londret ou tur lea ruinea de l'égllae Siint-Ptul. 

Lonque ce tableau de déiolation ae prétenta à l'imagina- 
tion de Macanlav, il était obaédé par let aouvenira du pttaé ; 
il tvait prêtent à l'etprit le touvenir det Egyptiens, dea Aatyriena, 
dea Pertes, det Orect et det Romaina tour à tour tombée en 
pouitière. Mait en ce qui nout regarde, cet prédictione do malheur 






II 



u 



DiMorsa 




M M MM pu i<«IM« ( ■■ «oBinin •!!« m umnnt eoMiwif im 
Ot ^tgnr •)• U K<»««tMSilM<b, il m •ujoard'kni parmi 
•mw. Il rirai no,i pM pmtr ttttt m fi« a'»B •pwuoU d* ruii» 
•I d« lUwlaliua, mai* pour l<moi|nMr <ln •l«r*lo|)p«iMnt iaonll >\» 
U puiMwiM briumiiqu» qur Mw^ul.y, dam •« r«VM, m pourail 
•nlrwrolr. El l« jour virn.lra iK-m^in. nù un Sto-Zt\nd»i; m. 
prfciUwt aux porlM da W»«uiilB«i«r, (laoïandora, an nom da aon 
paya, «l'élra admii dana ralla aneainU) hiatoriqua qui arani M li. 

bansaau da la libarM (da« applaudiaaamrala proloufa 

fourrmi la Bn da la phraaa). 

Voili uip probabllii< pltu oii mcliu «lolfpWla ; mai» il «at una 
choae qui dimianik notre atlimtiini imin^Vliatu. L'union (mlitiqua 

rut être plua ou moini loin, mai» il tai un d»roir qui inoonibe 
loulaa laa partiaa da l'enipir» britannique, «'ta! celui da promou- 
Toir laora reUtiona commarrlalaa. 

l» Roiivpmainanf aetuel du Canaila, par aon tarif, aooonlv h 
la Oranda-DralaKca un traitement de faveur a'^leraot i 18| pour 
cent, rt qui alloindra bicnlot 2^ ,K>ur rent. ( '(xt une ooiieeMii>n 
faitn «an* demande do ronipiT.iiation. Certain» de uiw roncitoyena 
voudraient que de telle» con<t>»»ioi|i ne fu»»ent fuite» qu'à titre ilc 
quid pr.-) que. Le gourememont ranadien ne partiifi< pa» »lii. 
manière de voir. Nom l'avont faite panse que non» devon» i la 
Grande-Bretagne «ne d^te iIk n-ronnaiaaanoei Nom l'avutb falti- 
parce que noua n'eiilendonii pa» déranger en quoi que ee aoit le 
•yitèmo de libre^ehange qui a M li utile 1 t'Anglelerre. Hain 
on noti» objecte que cette politique adoplM par le fouv; mement 
canadien ne (aurait «'appliquer parce qu'elle entre en conflit avec 
Ica traitée eziatant». Permottez-moi do voua le dire: le peuple 
canadien e«t prêt t dont:er cette préférence à la Orande-Bretagne ; 
il ne déaire pat, pour le moment, accorder le même traitement à 
d'antrea pay«. Non» piétendon» que le» traité» qu'rm noua oppoae 
ne peuvent entraver notre action ; non» «omme» d'opinion qu'il» 
no ('appliquent pa» ) notre c»«, et non» illon» «oumcttre notre 
manière de voir nux autorité» impériale». Il »e peut, cependant, 
que notre prétention ue «oit pa» maintenue, et que la déci»ion 
nous »oit défavorable, comme par le pa«»é. Si le» traité? s'appli- 
quent, il noua faudra, ai-je be«oin de le dire, chercher une 
nouvelle ligne de conduite ponr l'avenir. Si le» traité» »'appli- 
quent, il faudra trouver la aolntion d'un nouveau problème qui «e 



DB m* «lUVI» lUtMM 



U 



poM *Iim( : Lt Cuwd* Mutt Htngruhr on rAB(l««wr% 
«'•TUKwrt 1^ tlliwlion n» lilvir p« qw' iCnlTrir rvrtiinM nmipll- 
MlloiM surlraw*. tl ; t Inol* ou qu*»Bl« iim, lonqun I» Vmêi» 
otitinl li mpoaubiUÛ mlnint^riKlIii, ddi» ni «ronii ui4 Urcptitml ; 
i<i>rtsiiiM Km •!• w cAl4 ont mtiw prélrmlii qiix nm» rn hvkim 
(biuA Noiu irloot lui Im prmhilu briunniquni, rt l'on iIImU: 
" A quoi bon «n enloniw qui tuent nw pnxlnitt I " Kh bini, 
John Bull n'Mt p*« un inrannu p<Rir moi. Mu O'Rell •lit qu'il 
lient bien r» qu'il tient ; mai* que nout l'timioni on non, tout le 
roonile doit ranneltre qu'il ml rempli <le ranraip-, J'feerfie ci 
il'nprit d'enirrpriie. Kn nmitalant que aon enfant reneilien 
tuait m pnxJuila, John Dull a il^ronyort rhea noii« lieanmtip iln 
«ca proprea qnalilAi. Il dut rnnmnaltre que cet enfant tenait du 
famille. 

En ce moment, noua réduiaon l'impôt anr lea nraduiU d* 
John Bull. U peuple de la Grande- Bretagne noua dira t-il que 
cette meaun ert inacceptable t (Non, non!) I.a choae e«t entre 
TU main*. Je ne dirai rien de plua à m aujel. 

Quela aont donc lea aontimenta du Canada t Sa po)iulati«l 
n'eat paa homoKtee. Let Canadiena ne aont paa tou» d'oriKina 
britannique ; un liera de la po|iHlalinn rat ir<>ri;iine francaiae. 
Quela aont lea aentimenu de cette population d'orifiine frantaiaa t 
Qnellea aont aea aapirationat Mvaaieum, la rfponae eat facile. 
Vea ancêtrea ont combattu loa ioldatk de l'Anjfli'tiTTo aur maint 
et maint champ de bataille, pour défendre et conacrrer pour le 
loi de France la colonie du Canada. lia ont irpouaWl invaiion 
aur 'nraaion, et de toute* lea partie* du monde oA la Talaur fran- 
çaiae et l'tinduranni britannique ae aont trouvée» en prévni'n, nulle 
part peut-être lea vertu» de* deux (le-.iple* ne »e manifMt^renl 
d'-'ne façon auaai éclatante qi dan» le* lorêt* du Nouveau-Monde. 

Il vint un jour où la fortune de la pierre fut défavorable k 
mea anoAtrea. Le aort de la guerre et un traité lolennel ont fait 
d'eux dea aujeta britannique* ; et à partir do ce jour, ili mW 
réclnmé de l'autorité impériale le droit que poaaide tout »ujet 
britui.niqiie d'exercer aa relipon, de parler aa liininio, et de main- 
tenir »e* inatitutione. l*ur rcliffion a toujonn été reipectée, je 
•ula heureux de le dire; lea droita politiques l«ur ont été lonfrtrmpa 
refuaé*, mai* loraque la ocnoeaaioii mt venue, elle nous a été faite 
avec bonne grlce et ampleur. 



f 

h 




14 



DIgCOUBS 



a«^.hT . "°"»?°«' «'«"due de l'empire. cW de I.^ terre 
qu habitent le. sujets français de Sa Majesté, que s'élèTwonfT! 
c.e le, pr,ère. les plus ferventes pour qJ sTu^^liyhTZZ 
de longue, «.nées. (Applaudissements proloqg*,) ~" 





IB JUBILE SE LA BEIIB 



Un peu plus tard, le 22 juin, toute la population de 
Londres était sur pied pour voir défiler & traven l'immenie 
Tille le cortège royal, qui te rendait de Buckingham Palace 
A l'église Saint-Paul. C'est dans ce vaste et antique temple 
qu'eut lieu, en présence de la Beine Victoria, la ce; ^monie 
religieuse, hymne de reconnaissance du peuple anglais à la 
Providence qui avait permis à l'auguste souveraine de ré- 
gner si longtemps sur l'Empire. Tous les premiers mi- 
nistres figuraient dans le cortège du jubilé et s'unissaient 
avec les hommes éminents de la Orande-Bretagne pour 
donner à ce déploiement de force et d'Intelligence une em- 
preinte de grandeur inetFa{able. 

Ces fêtes jubilaires n'ont pas été seulement l'apothéose 
d'un règne et l'hommage grandiose rendu par l'empire bri- 
tannique tout entier à une grande et bonne souveraine ; 
elles ont été aussi le triomphe des colonies anglaises, mises 
soudain en pleine lumière devant l'univers étonné, devant 
l'Angleterre surprise tonte la première, avec un effet d'au- 
tant plus grand que cet accessoire magnifique de la gran- 
deur impériale ne paraissait pas constituer une partie aussi 
Importante du programme. 



IS 



DI080UM 



lui acclamé. VUlon ^.lendlde qnl ,e déroulera loigtemp. 

uTn!»»" ^^P'*"'" ™ «" «O'»»* «"npll. et lor«,u'ell€ aura 
entement dl.paru, H en restera autre cboie qn^une colora 
«on nouvelle de. lointaine, perapectlve. qu'elle a ou^rte. 

Dan. cette wrte d'apparition du monde colonial anrial. 
dan. le. rue. de Londre., à la .ulte de la Beln^e d^ t 
rayo-nement du trône, le Canada, a occupé Ta p«miè,!^ 

eXdï. rruî. '°'""'^" -^ "»"*■ °" ^"* •« «''-' -- 

.'»fi"/'îî' P°°'^"o* "« P»» le dire, puisque chacun le penw 
c est le Canada qui, dan. ce défilé mémorable a fla^^T; 

ï.?«r:xsïïr' ■" * - »- '^"" 

Dans le banquet présidé par le prince de o«ii«. 

même temps qu'il a fait ressortir l„nh- "'^ '""P'"*' «» 
H^re que gardera touiouTaT^Sierd^;: Cad"a 
Mêle à ses glorieux souvenirs et à sa double ^ne S 



\m 



DU »IB WILTBID UlBEISB 



IT 



Canada e.t une nation, a-til dit, m population eat tupé- 

rleupe A celle de pluilenn nation, européenne.. Le. colo- 

. britannique, wnt faite, pour devenir de. nation. 

re. ; la nation canadienne e.t déjà libre et la liberté 

voilà M nationalité. Pulii 11 a ajouté : 

<• Je «ul. venu Ici pour dire que la .épwatlon ne donnerait 
na. un KUl droit que non. n'ayon. déjà. Chacun me de- 
mande de dire, de. multitude, de g-, m'écrivent pour 
.avoir quel. K)nt le. intiment, de. v^anadlen^Françal» : 
Nou. vénérons la terre de France qui nous a donné le Jour ; 
non. «)mme. loyaux à la couronne britannique qui nou. a 
donné la liberté. , 

" Le Canada a élevé au marquis de Montcalm et au géné- 
ral Wolfe, ensevelis l'un dan. sa victoire, l'antre dans .a 
défaite, un monument peut-être unique au monde, et 
qui marque bien le. véritables sentiment, de. Canadiens 
d'origine française et d'origine britannique, race» égale» 
en courage, en gloire et en renommée. 

«Tmonument porte cette Inscription, qui proclame no. 
senttaents envers la France et envers l'Angleterre: Afortem 
^rtus communes ; Famam hist«ria ; Mmumentum post^ta, 
dédit ; aux deux héros leur courage a donné une "ort jom- 
mune ; l'histoire, une gloire égale ; leurs descendants, un 

même monument. " „ 

Le marquis de Sallsbury, prenant la parole après M. 
Laurier, a parlé en terme, également éloquents : 

" Nous représentons ici l'Empire toujours croissant de la 
Grande-Bretagne. Nous ne savons au juste quel est 1 aye- 
S; ouvert devant nous, nous .entons que nous sommes e» 
"nstrument. d'une grarle expérience. Il y a eu avant notre 
époque, bien des émigratious et bien des colomes; bien sou- 
vent se sont établies les relations ordinaires entre a mère^ 
patrie et ses dépendances ; mais ces empire, n'ont jamais 



18 



Disoocns 



duré ; on bien le, colonie, ont été enlerée. À l> «,^^ , 
par de. force. .npérleu«^ on bien U mt^ JfriTtT'*''' 
Obligée, à M .éparer d'elle L» f«i» i.i.*„j '"«""•, le. a 
empire, n'ont J.mal. d„rj No« Into"^""' ' *" ''"'' '''' 
grande expérience d'^er de m^f^V" ** °""°"' '" 
exc.„.,vement.ur,.::^'dWrnne;ln^^^^ d'' ^"""^ 
pathle et d'nne affection mutuelle. ' ^^ ""* '''"■ 

'• On parle d'nnlon flicale et d'union mlHtaii* r^. ^ 

au".i: .oXe^xr;nn:î:rnn„''r ^"- ''"-"•- 

»t"i ™l„ï ;,"; *'"■ * '""■ ■"■'« "»" w» «"lo» 



Dl aiR WILIHID LAURIBR 



M 



•onbaitoni plein inccè* et brillant avenir — uvent «zercer 
an puissant contrAle inr elles-mtmet et accomplir leur haut 
idéal. En ce cai, elles créeront un empire tel que le monde 
n'en a Jamais tu, et qui sera la marque d'une puissante 
étape dans la marche en avant de rbumanité. " 

Le discours <*e sir Wilfrid et la réponse du marquis d« 
Balisbury ont créé le courant d'idées qui a dominé tous les 
convives. 

De cette rencontre sur .. pareil <d''^tre, de cet échange 
de nobles paroles et de grandes vu«!S, que sortira-t-il T Un 
monde colonial autre que celui que nous voyous aujour- 
d'hui, n'en doutons pas ; mais que sera-t-il T La pensée de 
l'abandon des colonies est pour toujours répudiée ; le prin- 
cipe absolu du libre-échange est bien atteint ; la connais- 
sance précise, exacte des colonies, les relations suivies, 
constantes avec elles, s'imposent non seulement aux poli- 
tiques, mais encore à tous : il n'est plus permis à personne 
d'être indifférent à ce qui se passe au-delà des mers. 

L'Angleterre n'attendra plus, soyons^n convaincu, que 
ses colonies viennent à elles. De son propre mouvement, 
elle ira vers le Canadu, vers l'Australie, comme au-devant 
d'alliés sur lesquels elle peut compter. 

M. Laurier l'a dit : ce sont des nations qu'elle trouvera 
devant elles. Comme des nations, elle les traitera. 

Et la présence d'un des nôtres dans ce conseil réuni de 
tons les coins de l'Empire, autant que la légitime satisfac- 
tion que tire l'Angleterre de notre contentement, sont des 
gages qr'un soin particulier sera pris, dans la conception 
de l'ordre de choses nouveau, de ne porter en aucune façon 
atteinte à nos sentiments de préservation non plus qu'à no^ 
espérances d'expansion. 

Après avoir résumé l'échange des vues entre les deux 



W DIlOOUU 

premien mintitm, le diKoan d« lir Wllfrid qne nom don- 
noiu tel «n entier apparaîtra dana toute ion tnunenie Im- 
portance. 



Altuu, MniiiuM, 

Le tout que Votre Âltewe Royale vient de porter en terme* 
si aimiblea ix)ur noui, touche i un «ujet d'une importance qui ne 
oewera pat avec la circonstance qui l'a fait naître, mais qui occupe 
en œ moment l'opinion publique. 

Depuis que nous sommes en Angleterre, mes collèf^ws et moi, 
nous avons constaté i mainte* repri^ combien les hommes qui 
songent à l'avenir se préoccupent de la destinée des colonies. 

Il est dans la destinée de ces possessions d'outre-mer de de- 
venir dm nations. On m'a fait observer ici que la population du 
Canada est supérieure à celle de plusieurs peuples indépendants, 
et l'on s'est demandé si les Canadiens ne deviendraient pas un 
jour une nation. Ma réponse i cette interrogation sera précise : 
Le Canada est une naticm. La Canada est libre, et la liberté 
constitue sa nationalité. Je suis heureux de dire que la rupture 
du lien colonial, que la séparation du Cansda de l'Angleterre ne 
nous donnerait pas un seul droit qne nous n'ayons déjà, bien que 
nous reconnaissions la suzeraineté d'un pouvoir souverain. 

Lord Lansdowne nous a parlé des dangers qui pourraient un 
jour menacer l'Empire. L'histoire démontre que l'Angleterre a 
toujours BU se défendre et combattre ses propres combat^ mais 
vienne l'heure du danger, que le clairon sonne, que l'on allume 
les feux sur le sommet des collines, et alors, de toutes part», le§ 
colonies voleront au «ecours de la mère-patrie dans la mesure de 
leur force. 

Une foule de personnes m'écrivent de tous côtés, de rAn,Tle- 
terre, pour savoir quels sont les sentiments de la po/>n\ntion 
française i l'égard de la Grnnde-Brt'agne ; si sa loyauté est 
absolue ? On me rappelle que les querelles de race persistent long- 
temps et sont longues à mourir, que les rivalités de la France, 
patrie de mes ancêtres, avec l'Angleterre ont duré pendant plu- 
sieurs générations. Qu'il me soit permis de répondre que bien 
que les guerres entre la France et l'Angleterre aient tenu pendant 



DB MIB WILmlI) LAUBIBU 



tl 



longtomp» une pl»oe trop mirquinta du» l'hiitoire, notre géné- 
ration a eu )e privilège de voir le» étendarda de la France et de 
l'Angletenn flotter l'un 1 coté de l'autre, agité* par le louffle de 
la victoire, »ur le» iiauteum d'Inkcrman, le» rive» de l'Aima et 
•ou» le« muM de Séba«topol. Il e»t vrai que durant le aiScIe 
dernier et le siècle précédent, une longue guerre, un long dnel a 
diviié l'Angleterre et la France, qui ae dieputaient la po«»e»»ion 
de l'Amérique du Nord. La dernière baUille qui a marqué la 
fin de cette guerre a vu tomber le» deux (jénéraux ennemi» »ur le 
champ de bataille, le vainqueur et le vaincu. 

Lor»que vou» vi«itere« la ville de Québec, vou» y verrer un 
monument qui commémore ce grand événement. Quelle o«t la 
aignification do la colonne que l'on doit à une haute peniée de 
lord Dalhouaie ? Le» monumenU qui rappellent le» victoire» ne 
«ont rare» ni en France, ni en Angleterre, mai» celui de Québec 
n'a pa» »on «emblable dam l'univers, car il n'a pa» été élevé à la 
gloire du vainqueur aeulement, mai» auaei à celle du général 
tombé dan» la défaite: il proclame à la foi» l'héroïsme de Wolfe 
et do Montcalm enaoveli» l'un dan» w victoire et l'autre dan» le 
désastre. Et rin»cription qui le couvre est une de» plus nobles et 
de» plu» belle» dan» le» «entiment» qu'elle exprime qu'il »oit po»- 
»ible de trouver. J'ajouterai qu'elle e»t au»«i trè» élégante dan» 
sa forme littéraire. Voici comment elle le lit : 



" MOBTXM VIBTOB COUMCNIIC ; 

FaMAM TIISTOBtA ; 

MOUDMEHTCM POBTEWTAg DEDIT ". 



Aux deux héroe, leur courage a donné une mort com- 
mune ; l'histoire, une gloire égale ; leur» descendant», un même 
monunisnt. Vous trouverez dans cette inscription un symbole de 
l'état du Canada. Noua sommes aujourd'hui les égaux de ceux 
qui ont triomphé sur le champ de bataille des plaines d'Abraham. 
C'est par des actes de ce geinre que l'Angleterre a conquis le cœur 
de mes concitoyen», et --ja'elle s'est acquise de» droit» à notre 
loyauté. 



" DIlOOUU 

• «u 1 unibilité (le nou. rippeler qoa duu u jeunnM elle . fTu 
«m Vr« At ~ '^rl*' ""'• 1"'" ■"• "i' F-rmi. d^ 







\/\/W\/V 



oomuxoi ntriwâT.i, a loisui, n uor 



Durant l'été de 1902, »lr Wllfrid w retrouT»lt ft Londre» 
•Tec le* premier* mlnlatrea de* grande* colonie* anglaiiea 
de l'Anatralie et de l'Afrique du 8ud. Deux événement* 
impoH t* le* appelaient en Angleterre : le couronnement 
dn roi et une nouvelle Conférence impériale. Le* délibéra- 
tion* de cette dernière portèrent *ur le* grand* Intérêt* de 
l'Empire et ceux de* po(*e«*ion* d'outre-mer. La céré- 
monie du couronnericui du roi allait donner lieu & un grand 
déploiement de loyaltame dan* la pompe de* démon»tra- 
tion* populaire», lor*qu'une maladie aubite d'Edouard VII 
Tint couper court à tonte* le* fête*. Il n'y eut aucune occa- 
■ion de prononcer de ce* discour* qui *ont tout un événe- 
ment et qui re*tent comme «ouvenlr» de* occa*lon* qui le» 
ont provoqué*. 

Une nouvelle Conférence impériale réunl*»ait encore le* 
premier* ministre* de* Colonie* à Londre* en 1907. Chow 
digne de remarque, air Wilfrid restait seul de ceux qui 
avaient figurés à celle de 1897; la mort ou le* accidents de 
la politique avaient fait disparaître ses anciens collègues. 
Bir Wilfrid fut appelé à prendre la parole au Guild Hall, 
à un banquet du lord Maire. Bous les lambris dorés de la 
salle des fêtes qui a répété le* échos de tant de harangues 



*• DiMoras 

hl^!^\* ""•*°""' ■"' »»"• 'nw<*nu»t Mentit .»ec OD. 
hâatPor de ».h, et une «mplltiide de penMie. et dtZlV. 

M. LR LoBi, Mayor, MaaaiBUM: 

Mal», Il nou. .von. fait peu de cho.e iW ^.^..7'^ ' 

nou. repr^eontono, .ont d^e. de vm™ Z .' ^ t" P'^' '•'"' 
venu, ici au nom de. Û\X v1^m„TT "■ •^°™ '"'""«" 
qui, «ur tou, le. winta dn M;™? ' ^^ "^ J*"°*« '""'>°'. 

brit.nni<,ue., X^'^où "e .r t't eT^^"^ t '::^T 
Ion et de l'ordre dan. la liberté ligueur, du nwpect d^ 

Nou. représenton. cee nations qui, fière, de leur majorité, 



praoluiMnt leur iléroiwtimii «• l«nr iffccttnn à la eouroniM brllto- 
niqiir, et imt l'nroy* l.'Un ni«ncl«(«irr« diviilpr «»«• Ir uouvif- 
Dciimit ils U aramlr BretadM il« quntiun» i>l dn prublèmci Vit» 
tnx int^rtu de U ir.Mropolc, im aoloDiw et cin l'nnpini c. RénértL 
On a vu, par Ij paw«, de* emftroBoaa interoolonialM ; «lUa H 
r<uniMaiiiiit oomnie raecompagneinciil d'Av«nei»»nl« d'iim granda 
«nrergiirr, tel» le jublK de la Keiiic Victiiria, m noc*i da 
diamant, et le rourontiniinit du roi. \Mn de «< dernier 
^(tnemeot, il fut décidé de mettre Hn à ce lyatème >hiu eontinulté 
d'idé»! et d'organiwr ilea rfuninnt à |)#ri<>'le« dftenninde» ; 
aujourd'hui, noua tenons la premii^rc de ee« eonf/^renee», et |)Our 
parler d'une façon plua prAcinc, je puin ilire nu'en ce moment, 
noua tenoni la conférence impériale do 1007. 

Depuis que j'ai mii le* pied» lur le m>I anKlaia, j'ai pu Toir 
que l'on t'ooonpe beaaeoup ici de la conférence. D'un autre eôlé, 
41 elle fait naître de grande* etpérancea, de l'autre, elle inapira 
dea cra'ite» sur ••• réaultata. Je puis awurer que lea délibéra- 
tiona ne aeront paa vaineii et qu'elUa n'aboutiront pa* à un échec, 
11 n'entre pas dana ma pensée de faire entendre qu'elle va réaliser 
tovtaa lea eapéranœa de certains impérialistes anlcnts, qui, con- 
naiwant l'incertitnde des choaa humaines, voudraient assurer 
l'avenir en chargeant le présent de responsabilités trop grandes. 
Mais ce que je pois assurer, o'eit que la conférence fera voir ati 
monde que l'unité de l'empire existe comme entité agissante. 
Elle jettera plus de lumière sur l'ensemble des projet? que suggère 
la situation de l'Empire et des coloniee. Elle fera voir d'un côté 
lea ohoaea pratiques et de l'autre celles qui sont do pur sentiment. 
Elle tracera une ligne entre ce qui peut être fait et surtout ce qui 
doit être évité. A mon avis, il serait oiseux de faire des pro- 
nostics Bur lo succès ou l'échec de la conférence. 

La façon dont elle est composée nous garantit l'heurcnso 
conclusion de see travaux. Je vous le demande, & vous tous qui 
m'entourez, de voui rendre compte do l'état des pays représentes 
dans cette réunion. Il vous suffira de faire ce travail pour 
convenir qu'elle constitue un des plus grands triomphes au cours 
de la merveilleuse carrière do l'Angleterre. A raison de notre 
système de publicité intense, les événement» qui se • rodnisent un 
jour dans un pays ont le lendemain une réperoussii. i cher, tous ses 
Toisins ; il est possible de dire aujourd'hui, sans exagération, que 



''^,k. 



" DMOOVM 

rABfbtom lUiM Im jna d* tow* U •iviliuii». n i 

Z «^™ Pf««n'«>t \m j.u»« «,|«,i„, don, q,„|„„,»„^^ 



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" D'à* lai Tlnimi j„ i,^ ,^f^ 
Cm niuia quVn uii adi., «||« ,•, ^^ f»rt* " f 

II <xni>tat<r« qn* tout*, om colonl» màttiê». «. .^, «. 

di-nifr .«0 I. m*™.p„ri. 1„ intérti d. IVmlnn TLTJ 

s il m;ét«it p«nn!. do vou. rivéiw ioi le fond de m. «niOU 



Ol «m WILTMD LAVMU 



tT 



DM ttadoM. Qal «ortlt prat*, il 7 t elaq #•*, tlon qu* mm 
MioM à pr4|iw«r I* «onfénn» aetucll* que dma d* •« H w mbtw 
•oraUni, l'an la Jwtour JiniMon, pnimii>r minUtra du C«p, M 
\'»ntn U (Aatnl Uoth«, pnmiw minitin» du Tmiiavul t 

Kn liM>!i, qu»lqu« pmoiam ttiê influvntvt Iralircnt J'm- 
tnrr un* fort* prmim rar !• ■DttrvmaiiMM pour l'anMMr I 
•iup«ndn !• eatutitutiao da U CoIobW ia Cip. Non «cuImmbI 
l« RbOvaniMMal («nna l'orallla t una lalla propoaitioa, mai» il 
n'hAtita pai, quatn im aprèt U guanv, à donner tau* Ix* droiu 
da eitojau da l'aropira britanniqua aux roloni du Traïunraal. 
LorMjiia ja aonc* à naa libénJiU da ea pinre, moi, «niant du 
Canada françait, jo proclama qu'un «ml peupla a*t capable d'una 
tclla oonduila, at qua e« peuple eat la f*^v' tnglaii. 

Oattii politique a été parfaitement juMiilAe par Ira ivtoemenla. 
Ella l'avait été aotérieureroent, lonqua la gouramement britan- 
nique donna au Canada — au Caiiada frantai» — In même* 
pourotra et Ira mtme« pririlégM qu'il rient de conférer aux 
oitsyana de > —'rique au riud. 

Si qiK^ jiM oboie pouvait eneora démontrer la haute concep- 
tion qu'implique cette politique, ce aéraient lea parolea proooaoée* 
par mon ami, le docteur Jameaon, N'a-t-il naa dit, en effet, ea 
qui a rempli mon cour de joie, r,u'il mt poaaible.que la prochaine 
oonféranee roit, repréaentée* ici, Im eolonioi uni» de l'Afrique du 
Sud. n aat donc pouible que la prochaine conférence accueille 
le* wpréae u tant* d'une autre Couf^lération, née daiu le Min da 
l'empira britanniqui laquelle comprendrait la Colonie du Cap, 
le Natal, la Colonie d'Orange et du Transiraal, 1* Rhodéiie, et 
d'autre* domaine* qui pourraient y être .^joutéi avec le tempa. 
Voill de la vraie politique impériale. Et je me fai* fort de dira 
que tant que l'empire britannique te maintiendra de ootta fifon, 
il reposera «ur de* bâte* plu* *olide« que le roc et auaai durable* 
que le monde. 




M. LAURIER EN FRANCE 



IH 1887 



SI la présence de sip Wllfrid Laurier à Londres avait pria 
la proportion de tout un év Inement, son arrivée à Paris pro- 
duisit une sensation dans tous les cercles intelligents de la 
grande ville. Un premier ministre canadien-français en 
France ! Il y avait dans ce fait toute une évocation du 
passé, le rappel de deux siècles d'histoire. Pouvait-Il ne 
pas ramener les esprits sérieux vers ces temps abolis où fll» 
de familles et de paysans attachés à la glèbe, soldats et 
missionnaires quittaient la France pour courir les chances 
de l'inconnu dans les solitudes du Canada ? 

Que devait-on penser alors de l'avenir de ces expatriés, 
exposés à une existence si pleine de hasards 7 Et voilà que 
plus de deux siècles après cet exode, parait sur le sol de se» 
ancêtreu un homme couvert du prestige d'une haute posi- 
tion et i-evêtn de la puissance suprême conquise dans un 
pays étrang- par la force de l'intelligence et le mérite. 
Quelle situation plus empoignante, plus susceptible de 
provoquer des réflexions de tous genres I 



•M 



uiaoouMi 




" Qnl eût cru, dînait le célèbre économiate Paul Leroy. 
Beanllen, au banquet offert à ilr Wllfrid par la Chambre de 
Commerce aoRlalHede Parli, qui eût cm, au temps de Loulg 
XV, qu'un siècle et demi plus tard, un premier ministre du 
Canada, qui avait alors soixante mille Ames et en compte 
aujourd'hui six millions, porterait à Paris un toast A la 
France " ! 

Partout ù Paris, la pr(^nce de sir WllMd attira l'atten- 
tion des hommes publics et des industriels, des journaliste» 
et des amoureux de .'histoire. C'est dire que l'accueil le 
plus sympathique l'attendait partout. C'fStait comme une 
fête de famille autour d'un parent longtemps perdu et re- 
trouvé avec bonheur. Banquets et réceptions s'offraient ii 
lui de toutes parts. Il fallait cependant se soustraire en 
partie ù ces effusions généreuses et sir Wllfrid n'accepta 
que deux dîners : celui de la Chambre de Commerce an- 
glaise de Paris, et celui d'un certain nombre de personnes 
appartenant aux classes les plus variées de la société. 

Le grand banquet organisé par la Chambre de Com- 
merce eut ce caractère particulier qu'il offrit une transition 
entre la série des grandes démonstrations anglaises et les 
manifestations de sympathie naturellement moinsi écla- 
tantes, quoique non moins sincères, dont k premier ministre 
canadien pouva't compter être l'objet en mettant le pied 
sur le sol de ses ancêtres. Dès les premiers moU de son dis- 
cours, il a pu voir combien avait été heureuse l'inspiration 
qui l'avait poutsaé à porter la parole «n français devr~t cet 
auditoire en grande majorité anglaise. Le plaisir des uns, 
l'émotion des antres, ont été visibles, et le succès du début 
a été grandissant jusqu'à la fin, emportant tous les suf- 
frages. Il s'est continué an dehors, et 11 n'y a eu dans le pu- 
blic et la presse qu'un sentiment sur l'élévation et le parfait 
accord des idées que, depuis Liverpool jusqu'à Paris, M. 
Laurier a développées devant deu: Publics si divers. 



DE RIR WII.FRID LAVRIER 



81 



Cm Idée» peuvent le pétnmer en qdelqnps lignes. M. Lau- 
rier, et tou» «e» compatriotes, gardent 1- fierté de leur ori- 
gine et le culte de» traditions françaises, au même degré 
que les Français qui n'ont pas quitté la France ; mais 
Us sont dans une situation différente, et ils ont des obliga- 
tion» qu'ils ne sauraient méconnaître, que leur impose la 
liberté même dont ils jouissent. Ils ne peuvent oublier que, 
grâce à l'Angleterre, ils sont aussi libres que la France „ 
elle-même. 

Aujourd'hui, le Canada est libre, c'est une nation libre. 
Que sera l'avenir î La solution à intervenir préoccupe tous 
le» esprits dont les prévisions s'élèvent au-dessus du mo- 
ment présent. Le jubilé de la Belne et la Conférence impé- 
riale ont provoqué l'examen du problème; mais c'est h tort 
qu'on a voulu enfermer cette étude toute indépendante sous 
la formule précise que comportait un projet de fédération 
générale de l'Empire et des colonies britanniques. En réa- 
lité, ce qu'a dit M. Laurier à Londres et à Paris ne diffère 
pas essentiellement de ce qu'a dit le premier ministre de 
l'Australie an banquet du Guild Hall ; il y a mis seule- 
ment plus de forme, une forme plus souple et plus en rap- 
port avec l'esprit policé de notre race. Il a parlé en un fran- 
çais d'un autre siècle, tandis que M. Reid s'exprimait sur 
le ton des habitants d'un autre hémisphère qui ne sont pas 
encore rompus au langage européen. 

Ce n'est pas Impunément que M. Laurier a vécu dans 
l'intimité intellectuelle des politiques et des philosophes des 
deux derniers siècles, qui savaient tout dire sans froisser et 
dénouer sans rompre. 

Cet auditoire mi-anglais, mi-français de la chambre bri- 
tannique a été séduit par cette franchise ; tandis que les 
Anglais s'inclinaient devant une attitude si correcte, les 
Français étaient charmés par un accent et des formes qui 
leur prouvaient mieux encore que toutes les déclarations, 



mM, 



32 



otsoorRi 





qne le. Pranç.l. du Canada leur «,nt en tou. poinu re.M. 
fidèle., de ton comme d'Idée., de .tyle comme de »,nti. 
^IT f •*'/'«' P»*"»** ''«"««l» vraiment que d'être 
comme l'a dit avec une véritable éloquent* M. Le,î»y.Beau: 

Al£SSI£VB8 : 

Puisque 
crois être fi- 

u^"^*" 1*"- "■"" ■"" ' '"""V"'"', en interrompant ici l'unaim Ha 1> 
«gue ,mgl..«,, pou, „e «,ryir de la langue mâtemë iTde ! 
^ e que J'ai appri» ,„, le, genoux doTmère? S^, Jr 

No,M Canadien, d'origine française, nous avons été séoaré. 

rr-Vdr^if .u'«»X^:;r:^rstag^"ea' 



DV Sm WILPRID LADRIBR 



83 



3 M U perte de os que Ira ooartiiuu tppeUient " qutlqueê arptnlê 
e neiye ", n'ait été pour lui qu'un léger Bouci ; il n'eat pta éton- 
nant qu'il n'ait rien fait pour porter secour» i ceux qui, en Amé- 
rique, multipliaient de» prodige», égalé» peut-être, mai» jamai» 
furpaaaé» par la valeur françaite, pour lui couBerver non paa 
" quelquti arptntt de t%etge ", mai» un empire, plus grand que 
l'Europe. 

' Séparé» de la France, nou» n'avona jamaig oublié 1 honiieur 
de notre origine ; >6paré» de la France, nou» en avons tou jour» 
gardé le culte ; »éparé« de U France, si nou» avon» perdu notre 
part do se» gloires, nous avons fait une conquête toujours chère 
aux âme» frantaises. En parcourant Pari», hier, je croyais plu» 
ou moins d'avance en connaître la beauté. La beauté de Pari» a 
été rendue célèbre dan» le monde entier, par le livre, par la pein- 
ture, par la gravure, par tou» le» moyen» que la littérature et le» 
art? mettent à la disposition de la publicité moderne. Maie, «i 
préparé que l'on y »oit, la beauté de Pari» étonne ceux qui, pour 
la première foi», on repaissent leur» yeux. En parcourant cette 
ville, belle entre toute» le» ville», j'ai remarqué «ur la plupart de 
se» édifice» public» la fièro devise que le» armém de la République 
promenèrent à travers l'Europe: Liberté, Egalité, Fraternité. Eh 
bien, tout ce qu'il y a dans oette devise de vaillance, de grandeur 
et de généroiité, noua l'avon» aujourd'hui au Canada: c'est là 
notre conquête. La liberté, noue l'avon», absolue, complète, plu» 
complète — pardonnez à ma fierté nationale l'affirmation que j'en 
fais — plus complète que dan» n'importe quel autre pays au 
monde ; liberté pour notre religion, avec son culte, se» cérémonie», 
eei prière», ses coutume» ; liberté pour notre langue qui est langue 
officielle comme la langue anglaise ; liberté pour toutes ce» insti- 
tutions que nos ancêtres apportèrent de France, et que noua regar- 
dons comme un héritage sacré. 

L'égalité, nou» l'avon». Et quelle autre preuve vous en don- 
nerai»-je que celle que je vais vous présenter i Bans ce pays, en 
majorité de race anglaise et de religion protestante, les dernière» 
élections générales ont porté au pouvoir un homme de race fran- 
çaise et de religion catholique qui a toujours affirmé hautement 
sa race et sa religion. 

La fraternité, nous l'avons. U n'y a paa parmi nous de 
domination d'une race sur une autre. Nous avons appris à rea- 



■'^m:w^mm^ 






M 



DIBCOUBa 




en i«ire rapeoter et «imer. Le. viei lei inimitiée ont «JLl^il 

wmmmâ 

n «tj,« là de la fr.temué. mesdeur., qu'e.tH» d,L qae 1. f,~ 
Se notreZ T"°"'"' '''»f>'™ent. Nous «.mme, Ttù, 

rttcv^..-rerrrrtT^^^^^^^^^^ 

ne «auraient permanemment rester ce au'ellM «nr.t rr ■ 
i&ni^ L%tr n'atS ''" -'' ""• ^"'" ^ ^P«^" 

^Sf^^K^i^-^;^----^ 

tout à fait. La solution sera principalement entre les main, de 






DB IIR WILFBID LACRIBR 



85 



l'AnifleteTre. Il est pouible que cette mlution te trouve dtni le 
grand principe de la repréaentition impériilc. Les colonirt fran- 
{■iie* lont repréMntéi>« d«n> te corpi l%ialatif. Notre ■ituation est 
bien différente. Noua avons non seulement une autonomie locale, 
mais l'indépendance législative lu plus complitc. Si comme prix de 
la représentation impériale, noua devions renoncer i notre auto- 
nomie, à notre indépendance législative, nous n'en voudrions i 
aucun prix. Mais si la représentation impériale doit être la eolu- 
tiaa, elle ne saurait l'être que comme le complément et non paa 
comme la destruction do ce qui exiite aujourd'hui^ 

Permettez-moi, maintenant, messieurs, d'ajouter que si le 
rêve de la représentation impériale doit se réaliser, je regarderais 
comme un jour glorieux le jour où le Canada aérait représenté sur 
le parquet historique des Communes d'Angleterre par un Cana- 
dien-françaia, qui apporterait dans cette atmosphère nouvelle, avec 
aa franche loyauté aux institutiona britanniques, l'eaprit de 
logique, l'ardeur de wntiments, l'imagination vive, l'instinct 
artistique, la conception poétique des choses, qui de tout temps 
ont caractérisé le génie français. 

Qu'il me soit permis maintenant de faire une allusion qui 
m'eat tonte persoimelle. Je me suis laissé dire qu'ici, en France, 
il est des gêna qui s'étonnent de cet attachement que j'éprouve et 
que je ne cache paa pour la couronne d'Angleterre ; on appelle cela 
ici du loyalisme. Pour ma part, soit dit en passant, je n'aime 
pas cette nouvelle expression de loyàliême ; j'aime mieux m'en 
tenir à la vieille locution française de loyauté. Et certes, s'il est 
une chose que l'histoire de France m'a appris à regarder comme 
un attribut de la race française, c'est la loyauté, c'est la mémoire 
du oœnr. Je me rappelle, messieurs, ces beaux vers que Victor 
Hugo s'est appliqnéa i lui-même, comme l'inspiration de sa vie I 

FUMc au doubI« sang qu'ont T«né dans ma veine, 
Mon ptr« vieux soldat, ma mtre vendSenne, 

Cette double fidélité à des idées, à des aspirations distinctes, 
nous nous en faisons gloire au Canada. Kous sommes fidèles à la 
grande nation qui nous a donné la vie, nous sommes fidèles à la 
grande nation qui nous a donné la liberté. (Applaudita(^erUt 
prolongés.) '~ 



:^z MÊmmmà^>-A^j^:â^iimixmmmÊ 



.M^mjÊ^m 




Quelque. Jour. .lu. tard, .*. «"tntd 11 fut pÏÏÏ 
.oonènînt un .utre banquet à .Ir W"«f,-^" ^ P™^^ 
p., M. Oocbery, mlnUtre de. p«.te., homme tr*. -ymP"^ 
^q"e .u Canada. Au toa.t porté à m «nté, M. Laurier, 
répondit comme .ult : 



t <-■,, 



UnoÂMU ET Mmm.db», 

Je ohereherai. vâmemeut de. exprewion. pour vou^ di«j 
«i^e lierai, à vou. le di«,. * ^«^ Q^^^îi Se"- 

■ j_ n.„.At. itt TOUi »veï rappelé U part que ] »i pn«e aux 



no. veine!. (Apphudmemenlt.) 



m-r^ 




Btpêri» de la Tnant, non* «rou lonjoura •sivi w 04mii« 
(TM un intirit p««ioaD4, prraint noir» pin de m Kloim «t d* 
•M Iriomphet, d« m« joiM «t de m deuili turtout, IWtt t jtroaU 
nat-«tra noue ne lame* à quel point elle noue «ttil obère qua la 
jour où elle fut tnalbaurauee. Oui, ea jour-là, <! voue avex eouf- 
fert, j'oee la dire, noue arou louffert autant que TOUi. (Stmt- 
lion.) 

Cependant, •<paréa da la France par le* mera, par la dUtanee, 
s'eût M faibleeee da notre part da noua <terniM>r dana d'inutilae 
regrete et de itfrilea etpAranoet. Notre devoir était clair pt Vft: 
c'était de noua redreeaer fièrement comme de> hommn, de porter 
haut la tête, de conierrer pieuwment notre héritage, de uvoir 
noui faire retpeeter en noua reupcctant noiit-tnéroea et de déve- 
lopper le« immentM rM«ourcci( Ho notre paye. Ce devoir, je puia 
ici l'affirmer, noui l'avoni accompli. 

Aujourd'hui le Canada rat une nation. Oui, je le r/pé-' ./eo 
orirueil, le Canada eet une nation, bien qu'il ne loit encore que 
colonie. Maia li le Canada eat colonie, c'est parce que noua 
iommea un peuple uni, c'eat parce que noui avoua la conviction 
profonde que l'indépendance ne noua donnerait pai plna de liberté 
réelle que celle dont nous jouisaons. Le lien qui nous attacbe à 
la Orandc-Brcta^no n'est pas un lien impwé par la force ; c'eat 
un lien maintenu par l'affection et la jfratitude — par la f^atitude, 
dia-je, pour la grande nation qui non seulement protège notre 
liberté, mais protêts noa intérêts i ce point que, sur notre 
demande, elle vient, il n'y a encore que quatre jours, de dénoncer 
le traité de commerce qu'elle avait depuis trente ans avec l'Alle- 
magne. (Applaudimemenit.) 

Notre paya est un pays plein de sève, de vigueur, d'activit< 
et d'ambition. Le nang do la jeunesse bout dana aes veines, il a 
foi dans son avenir, et il peut s'appliquer cette belle expreuion 
d'André Cbénier : 



' L'illiuloil fSconds habita dani moa Kla. 
" J'ai Iot aflM da l'Mpéraaes I 



_ Ce n'est pas à vous, Français, qui avea le culte ardent, pas- 
sionné de la patrie ; ce n'est pas 1 vous pour qui chaque parcelle du 






«.Aj-J* 



rsn'-'^JÉB.-. _ •• 



Dl Ul WILrmill UVBIBII 



■ol lU U patri* ot MeH* ; o* n'«t pt* à toim, dk-Ja, qu* i'«l I 
b'm MpliqiMr i Tow dm oampNadrw li j« roui dit mm oégai- 



P! 



/ J'tima la Fnno* qui nou* a doont ta ri*: j'aima l'Aoïilatenrt, 
qui notu a doont la lilwrU ; mai» la pnmièrD plu* daiu mon 
eaur Mt pour U Canada, ma patrie, ma t«rr« natale. 

OartM, ma* jtta na m laawnt paa d« oontamplar ea Paru ai 
lUin da manraiUaa, Paria, la Villa-Lumiire, comma Violor Huso 
'a appalé* avae tant da rérité, la pitw belle uni contredit da 
tontaa laa viHaa ; maii Paria arec touten •«■ baautja, ne parle paa 
à toon ftma uomma le radier da Quibao t (/twantimani << dravoa 
ripélét.) 

Voua en «nriendrea arao moi, Maaaioun, le Mmtiroant 
lutional d'un paya n'a de râleur que par l'orgueil qu'il lait ina- 
pirer à ma enfanta. Eh bien! noui l'aronr, noua Canadien*, cet 
orgueil de notre paya. 

Noua ic-nmei fiera de aon histoire, et oertea c'est une histoire 
glorieuse. Je n'ai pas besoin de rous le rappeler, Messieurs ; voua 
le sarei comme moi, mieux que moi, la France et l'Angleterre ont 
rempli le monde moderne de leurs guerres ; la lutte cvimmenci* 
entra les rois de France et d'Angleterre pour l'intcrpr£lation d* 
la loi salique a'eat continuée presque sans rel&clie, 1 travers le* 
Igas, jusqu'à notre époque. Cette lutte, elle se projet* mtme au- 
dell ikM mers, et lorsque les deux natiotu prirent pied en Améri- 

3ue, bien qu'elles eussent cliacune devint soi l'espace sans bomea 
'» tout un continent rierge, elles se disputèrent avec rage le* 
misérables huttes que formèrent leurs premiers établissement*. 
Cette Intta, elle se termina par 1* perte du Cans'l* imur la France. 
Et cependant jamais les armes françaises ne brillèrent de plus 
d'éclat que dans ces immortelles campagnes qui furent conduite* 

Sr le marqnM de Hontealm pour la défense de la colonie, 
ontealm I je riens de prononcer le nom de l'un de* plus brare* 
soldat* de la France, en même tempe que l'un des plus heurenz. 
Il ne perdit qu'une seule bataille, mais elle fut fatale. Le 18 
septembre 1759, le général W'olfp, le commandant des forcée 
anglaisea, aprèa s'être longtempa épuisé en inutilea efforts, parre- 
nait i poster son armée sur les plaines d'Abraham, sous les mura 
même de Québec. Le marquis do Montcalm sortit immédiate- 
ment de ses remparts pour lui donner l'assaut et le repousser sur 



iMiuoirM 





•«• tiImmiu, «tmi qu'il «fli !• i«„u, ,1, 



fortillnr ; mil» !■ 



ln».n,t,|H„rw «.1*1.. ,Un.lo..i,. ». Jr.,».,,.. tVl.» b.uiri7 

dernier» Prod.nt l'hiver, |, chev.li., d, I^i, q„j „1 * '' 
inouit, i rMMmbkr ont petite irmée, et «lu premien ioun H» 
à .on tour .„.^, I, vainques j,„ ,, ^j,,, . i^'^^'^ 

d^. ÎL^-IT'* •,', '• '""?"• '''' Mon"-»!"., r.utomneVrS. 
«^ wncontrtrent de nourew «,r le ra«mo ch.mp de b.t.ille ™C 

r>r. /' 'î ^r"*- ^' ehw«lier de Wri.. ,,n de. pin. 

terre pourtant fertile en .old.t. .it j«„,i, pro,lnit.. refouuT.» 

S^ru^r 'ir' "• ''"""'f "" i»n,*di..o;«ontTe .l^ 
bZ,.J,/ •.^'''" " P"" "» ^«i' «l"»» "o- comprendre! U 

Voioi Oronchyl oireulâ dtn. l'.rmée, et qn'.t, lieu drOronchr 
attendu .veo tant dWM, le. Prn..ien. débouchèrent "ur[é 
oh.mp do b.t.ille. En 1760, cinquante .n. pin. «tt^r Û prl 
montcre de Qn«b«,, quelque cboTde «mblable .rrir^ D.n.'^I* 
deux camp, ,1 y ,v,it l, m«me conviction, «-«t que 1. w"o » 
jpp.rt,endr.it » celle de, deux .rn,/« qui'l. p«2.Tire rJe^°iû 
d« .ecour, d'Europe. Elle, éuient toute. deixdinT Stl 
Tout-i-conp une voile fut .ign.I«e i l'horizon. H „ "t nne trtte 






ra ■!■ wiMPiitn i.Ai'MiBii 



41 



«ta» Im boMUitli. U« —Uft, du haut <U Un iwnparK U 
tHMRMBb du haut d« Imin Invaiii d'aiinquo, dai» un ailMM* 
d UM iadiaibl* faiollnr «iintilaienl !«• youx imini/» vcn la mw. 
C««l« voili. d'oA »•!> .,», lin Kran» ou <l'An«l«ti>rr« f trn erl lU 
IriMBpU partit d« («npart*, s'tiait un* n>il» anflai**. 

U rbanrilirr <ls UvU Iwa le ■ii|ti<, tt m mira k MoniWWI où 
aaii<ll4 t «n tour, apria ni» réiUlancu (loriouw, réduit à la dar- 
Bif re ««tr^iiiii^, ayant vainrmrni allnilu Jm wronn qua la roi 
•l« h'ranrK ni- «iiiKi'aii iii*iiir p» t lui «iirnypr, il dut Iraieer vue 
rrnnpiiii, mai. avant auparavant brûlé ara ilrapmnx (bnvot), 
pour iii< pai Ira ntultr. (Aiiplauiliâirmtnli rtdouhUê), C'était 
la fin <lo la domination (rançaiiv en Amérique. 

Il rr.iait (lO.iMM) r„l,„„. Qu'allainntil» ili-vcnir I l,a r«|">n««- 
1 «nie queaiion, roua l'avr» déjà donné», Monaieur CocWy. Noua 
aommw aujourd'hui prj^ <l« deux milliona, noua avona eonaerré 
notre lanffue, noa initilutiona, notre reliffion. Vivant nMo-k- 
oôto arec uni' |Hi|)ulaiion l)rltaiinit|m., noua fonnmu a»«! elle ima 
nation. Tmu» l«a droit» qu'elle a, noua Im arona ; ce qu'aile rat, 
noua le tommea. Toua enaemkie nou< aommea la nation eana- 
dianna, (i4pp/auJiM«fn«n(<.) 

ta force da notre raea a été da na pat faire de politique de 
race. Dana le cœur de toua lea bommea il ae tronre dea principca 
d'étemelle rérité et d'immuable juttiee, et o'eat enr c« prineipea 
qne noua arona toujoura placé noa droiu et noa deroira. Ri noua 
arona conaerré notre langue, ai noua arona maintenu nna iwlilu- 
tiona, o'eat que noue arona au faire appel à tout ce qu'il y a d'ina- 
tlBct de juatioe, de aentimenta noblea et fiénéreux dana le c«ur da 
ceux qne la Proridenre noua a dnnnéa crimme roncitoyena et 
comme fréraa, et c'eat auaai parce que nont arona accepté loyale- 
ment, de bonne foi, aana arrMre-pemée, toua lea deroira que noua 
impoaait notre titre de aujeta britanniquea. 

T.aitaef-moi roua en donner un exemple, nn leul, car ai j'eo- 
traia dana toua 1« déreloppementa que ce anjet comporte, cela 
m'entraînerait beaucoup trop loin. 

J'ai déjà eu oocaaion de dire, et c'eat même un plaiair de la 
répéter, que l'Anffleterre avait toujoura reapecté notre rclifoon. 
Il n'en fut paa toujoura ainti de no* droita politiqnea. Il ne fant 
paa t'en étonner, car l'Angleterre n'avait pat à cette époque, la 
grande politique coloniale qu'elle a adoptée depnit; elle noua trai- 



42 



DIKIOORS 



Uit eomme elle traitait tout m* (ujetj coloniaux, mime ceux de a* 
propre race. En 1837, une rjbellion éolata dana le Canada. Noua 
réolainimea, par lea armea, lea droite constitutionnela que noa 
repréaentationa n'avaient pu obtenir. Et o'eat juitiœ de dire que 
no* habitoTU* le battirent, au témoignage même dea officiera 
anglaia, arec tout le courage de leun aïeux. Cet appel aux armea 
eut un effet immenae. Il décida enfin lo gouremement anglaia, 
il noui donner un gouremement libre. C'était une grande riotoire; 
c'était la juatification de la rébellion, mais pour noua d'origine 
frantaiae, la rictoire n'était paa sans amertume. Il se trourait, 
dana la nouvelle constitution, deux diapositione qui cauaaient de 
justes alarmes, en même temps qu'une rive appréhenaion ; la pre- 
mière, c'était que la nourelle constitution réuniaaait lea deux 
prorincea du Haut et du Bas-Canada, maintenant Ontario et 
Québec, par une législation dana laquelle la race française se 
trouva placée en minorité sans aucune garantie constitutionnelle; 
l'autre abolissait la langue française comme langue officielle. Il 
ne manquait paa de mes compatriotes qui, en face de cette double 
disposition, étaient d'aris de s'isoler et de ne prendre aucune part 
au déreloppement national. M. Lafontaine qui, à cette époque, 
en l'absence de M. Papineau, alors en exil, était l'homme le plue 
autorisé parmi noue, eut une inspiration plua haute. 

Il était d'une opinion que je partage entièrement. Il était 
d'opinion que s'isoler est toujours une erreur, et que pour nous 
principalement, a'iaoler eût été s'enliaer dan» l'infériorité. (Tri» 
bien A) 

Il était d'opinion que quand un peuple a le droit de suffrage, 
si désespérée que soit la situation, il peut toujours en tirer parti. 
Sa politique fut de faire alliance arec lea libéraux anglais qui, 
comme nous, avaient toujours réclamé la liberté. Les éréne- 
menta montrèrent à quel point il arait eu raison. Aux pre- 
mières élections générale» qui eurent lieu «ous la nouvelle consti- 
tution, M. Lafontaine qui se présenta dans le comté de Terrebonne 
y fut défait, ou plutôt pour parler exactement, son élection lui fut 
enlerée par une fraude électorale. D'un autre côté, M. Robert 
Baldwin, le chef dea libéraux anglais, avait été élu dans deux 
comtés du Hau^Canada, le comté de Hastings et le comté de 
York. Il opta de siéger pour le comté de Hastings et le mandat 
du comté de York étant ainsi devenu vacant, il y présenta lui- 



v..t:rji,*«yr«/'£'i>'.«- 



I)B SIR WILFRID LADRIEH 



4S 



même M. Lafonttine, qui fut élu par une immeiwe majorité dani 
un comté où il n'y avait paa un seul électeur Je langue franeaiae. 
(Marquei d'attention.) 

Deux ana aprèa, par une de oea aberrations dont les gourer- 
nemenu populaires ne sont jamaia abaolument exempt», M. Bald- 
win, une grande et noble figure s'il y en eût jamaia, était défait 
dana aa province. Immédiatement, M. Lafoiitaine le prit par la 
main et alla le prétenter aux électeurs du comté français de 
Rimouski, où il fut triomphalement élu, bien qu'il n'y eût pas 
dans ce comté un seul électeur de langue anglaise. Dans une des 
sessions qui suivirent, M. Baldwin, représentant anglais du comté 
français de l^imouski, propose lui-même au p.arlement le rétablis- 
eement do la langue française comme langue officielle, et sa pro- 
position fut adoptée bien que, comme je vous l'ai déjà dit, la 
majorité y fût de langue anglaise. (Tria bien .') 

En parcourant Paris, je me suis à maintes reprise», arrêté 
devant tous ces admirables monuments dont le «ol de votre pays 
est parsemé. Il y en a deux que je n'ai pu voir sans sentir ma 
gorge se serrer et mes yeux -t mo'iiller. Je me suis longuement, 
pieusement arrêté devant cette sta;ae de Strasbourg toujours cou- 
ronnée des couleurs françaises. Elle rappelle une blessure encore 
et toujours saignante que les âmes pieuses ne veulent pas voir se 
fermer jamais. (Emotion générale : l'auditoire se Uve et fait 
une longue ovation à l'onUeur.) 

Je me suis arrêté devant le monument de Gambetta, de 
l'homme éminent dont le courage, le génie et le patriotisme 
auraient «auvé la France, si la France avait pu être sauvée, de 
l'homme éminent dont le génie politique, le bon sens pratique 
guidèrent la France d'une main si sûre à travers une crise pleine 
de périls et contribuèrent, pour une si large part, à lui donner le 
gouvernement qu'elle a maintenant. (Applaudiseemenig.) 

Si, Messieurs, vous venez dans mon pays, dans la ville de 
Québec, je pourrai vous montrer des monuments qui sang doute, 
an point de vue de l'art, ne peuvent se comparer aux vôtre.., i"ais 
qui pour le souffle patriotique, pour la grandeur de la conception, 
peuvent assurément soutenir la comparaison. 

Je vous ai parlé de la première bataille dee plaines 
d'Âbrabam. Sur la place la plus centrale de Québec, il se trouve 
un monument qui rappelle cette bataille. Est-ce un monument 
10 




DiMotma 

flwé i lâ gloire du vainqueur t Xullonuit Dm monumoiU d« 
M genre, jl s en toonve pwtont et U Frence en e*t oouTerte. Le 
m<mument dwit je tou» parle e<t oonatoti 1 U m«moire de Wdfe 
et de Montcelm, de celui qui triraupht et de celui qui luocomba. 
l«ur. nom» «ait enlictt dam une gloire ocanmune «Hnme le 
fut leur Tdenr. O'eet prfaiiAnent là, la peni«e que l'on 
retrouve dam l'uuoripUon. Cette inscription, j'ai eu certaine- 
ment une grande latiifaotion i U citer en Angleterre ; j'en ai 
encore une plui grande t la citer ici en France. La voici : 



Mortm ««rtw eamw e rwr». 
Famam MXorto, 
Mtmmmfm poêttrttt» itÊU. 



Je voua ai parlé de la aeoonde bataille det Plaine» d'Abraham 
qm fut une victoire françaiw. La SociM SaintJean-Bapti.te de 
gnébec, sooiM purement oanadienne-françaiie, a érig< un monu- 
ment commémorant cette bataille, mait dédié 1 la mémoire de 
Lévi. et de Murray, et de tous ceux, Fransais et Anglai., qui 
combattirent et moururent pour leur patrie reapeotive. 

Je voiM ai parlé de la mort de Montoalm. La main d'un 
gonvemeur anglais, lord Aylmer, — j'aime i vous dira «m nom,— 
a arnu «ngé un monument à Kontcalm qui porte cette aimple et 
touchante in.,cription: " 

houhsdb a uonTOAi,!! I 

U d«tla. « lui nfuut in Weioln, 
l» MoompaiM par uim mort gloritui*. 



ii»f!i monumeute, Mewieura, Kmt le Muvenir édatant de la 
liberté, de la libéralité, de la grandeur des inatitution» tous le.- 
quellea j ai l'honneur de vivre. En les contemplant, il n'y a pas 
un Cuudieu de race française qui ne se aente fier de son pays. la 
providence, dam ses décrets impénétrables, nous a placés. Anglais 
et Français, sur cette terre du Canada pour y vivre ensemMeions 



D* SIB WILT" ù LAUBICB 



«5 



b mime driiiMn. Il «fit été indigne de noiu, AngUi, «t F»nc«. 
dcablw no. origine, retp^tire^ Il eûTértéSUemait Si 
d. non., Angl.i. et Fru^sai., de po»r.uiyre pl^T^S^i^lSÎ 

owr.g^ ,n,nd le çounge .'.ffime. Sur un oh«np de UuiUe, 

f^ZS^^^'' h ~°"*''''i.'^r*' M.rg«eri,te et de U cr Jrie 
n^^^->. , •" ?"» d'«dimr.tion à leur» .dver.«ire.. No. 

£oiro de Montomlm. Nou, nou. inclinon. «veo respect devant U 
grande mémoire du génér.l Wolfe. Il peut » faire qu^rrîLe* 
le. «uvemr. de. ancienne, lutte, entre 1. France et l'Aiigleterr^ 

i^L^TS ** ^"™"» de» lour. glorieux que le. jour, où le. 

rfcftjfri tf^^'^^t; '* "^"P*'» '"«"'"e et 1. croix 
ae Hunt-George, flottèrent eniwimble triomphalement «ur le« rive. 
djUtaa, .„, le, hauten™ d'Inkerman, .ur le, rempart, de 

£^^L.îsVu/'.:r,rS-u„''r.« 

t-te^â-ie. <^né-«3e.''deux°^'dr;rMtre.'(5°pS 
Si oependttt, Menieur^ no. reUtion, politique, ont été nour 

dwS.Z^:^' 'î'* ■?'*'"" ««n'neroi.le.Ct^Ztrj 
dime grande atmuaa, bien que cette exten.ion aoit limiS! n« 

de commun, o'ert que tous deux «>nt de. pay. ajrricolœ et one t^ 
deux prodnwnt un excè. de denrée. JimintaTe. eT.i ie ne Z 

cr r ^^""^^ i^?-vn z:z^t 

"inrn.^™.nfiSf ^ "* P'"^""» «gricoles, excepté «. 
Tiius et U ert manifeste que nou. ne pourrion, y trouver pour no. 



46 



DISOODU 



produit! «milairM qu'un utwh* ttit w.tr.int. 11 y . «oi d. 
commun entreU, j»y«n de 1. France, l'IubitMt du (f.n.dTrt ij 
femuer de l'Ouct, cW qu'il. p«,ent toui i cette heu^i^ 

du t. igr colee. Il f,nt le r«conn.ître ici en exuninMt la choi 
telle qu'elle e.t ; cet .b,i««ment de. pm e.t un bieniaÙtT 

tn^A^'"'^'"^^'^'"""'^ '" P"*i« du mondeT 
^ attendant cet aba.«»ment de. prix e.t un préjudice t^ 

^^W. Pa "^^ "^ T • «gricnlteur a à vendre et de ce quTa » 

que^U France et obligée d'importer, qu'elle ne produit pa. eUe- 
J^n citerai troisaeulment: le. boi. de con.tniction, le. pâte. 

t^^, •"'""•. > •'«»"/'««»"«. ton. ro. boi, de conrtmc 
tion TOUS viennent de la Suède et de la Norvège ; il. devrait 
Touavenir du Canada. Non que je prétendeTuê vou.TJ^^ 
«d^r de nou.^ parce que la Fr«,ce e« plu, aimée au Canada 

ne connaît pu le «nt.ment, le commerce ne reconnaît qu'une loi. 
U loi du pr^^— mai, parce que non. pouvons vou, vendre lé 
boi. de oon.teuct.on à meilleur marché que la Suède et la Norvège 
ne peuvent le faira D s'agit simplement de détourner le «^ 
meroe des sentier, battus et de le porter dan. le. voie, nouvelle.. 
rdfJ. j 'l ""'4" ^}f ^* «""«roction est encore plus vrai des 
pâtes de bcus. Ds^ l'état de civilisation où nous .Ln.e. main- 
tenant, le bois e,t devenu la matière première de la fabrication du 
P«pier. Or, la consommation du papier dans un pays comme la 
*>ance est simplement énorme. Ici «ncore vou, tirez votre ma- 
taère première de la Suède et de la Norvège. Or, j'affirme sans 
crainte de contradiction possible, qu'il n'y a pa. de pays au monde 
qui puisse rivaliser avec le Canada, et notamment la province de 
yuébec, pour la production à bon marché de, pâte, de b ^ 

J ai appns depuis que je suis en France, que le tannage de. 
cnirs ert une des plus grande, industrie, de ce pays, et ^ue c'est 



4- 



u 



I>B «m WIU-BID LACBIBB 47 

Ttrwj'^i:i't?j'''''''^!Li"^«'-- NOU.POUVO»! 

WM Unini ' '^""*' '" «««it» de châtwgnier. «t le, 

principal SHueievL'L''' ^r"*"' """»" ''^' «"'• 
qu'a ^ ré.X-.ÛTft.ài.Z '*«°"'»««" ; j'«i la oonfi«.oe 

nou. envoyer ^65.^^. ""■"" *"" ■"» "o l"'"' Pourraient 

-'!>, Mtm "ÏTe t™Sl7 ^°",' -•« "- 

non. o^t .ppri, touTt qn'ify . d«'^* •./:!*P"f''°° "^^ ^'»'""'» 
do.B«net7.W'Ao„ j;^^^.tt'J^«T 'î^f'*" parole 
qm M wnt -(t en FruM» aLJi / . " "• événement, 
ont «ppri. t, /qn?'?~dteti'H'*''"f"°° •"." ^^'-J». uou» 
mt., le. con.ti.u'tion,'^ 'd« S^'n^ '*?«.' "'^'' '"^ ~"''"*- 
homme. d'Etat, ce. évfoflmm».!^.' . «onceptiona de. 
inten«té qne 1 wtlt Z^Troî^^LT' W"— «^eo «ne 
de l-hirtoSe-qn'à cha^o Cl T ** *.'"™°o """'e époque 

devoir de l'heure Ste^Wf?- ^ "1'*" "•"*' **" ««^^e «" 
.ûre de l'heure future Twe^î^T '' "f^P"»*'»" '» Pl". 

gnerai de se. ri;^ bénies n^^/ T. ""^ ^""^ J« ""'«oi- 



Ml 



Dinoims 



a l'horiMO, c'ait da touta mon Inw, c'ait dn plu* profond da mon 
ecnir qw ja dirai, qua je répéterai : Dieu protim U FruM» 
{AeekmtUumt çhUraUt. L'amdiioin, debout. onMtHM ienfiM». 




^1^ 



t 



DEUXIÈME VOYAGE EN FRANCE 



En 1902, ttr Wilfrid, let tniTaaz de la Conférence impé- 
riale teminét, pawM la ACanche an mois d'août, pour te re- 
mettre de aet fatigaea en France. Il était à ce moment trè« 
■onffrant ; malgré l'état de la aanté chancelante, 11 ne put 
guère le repoier, pria de tootei parti, par les réception* et 
lea Interriewi qn'on Inl demandait. 

Il aurait été pour loi de la plua haute prudence de ae 
ménager, maU le déair de lei amii de le voir, l'empêchait 
de se soustraire à ces manlfectations sympathiques. Il dut 
même accepter un grand banquet A l'hÂtel du quai d'Orsay, 
banquet auquel assistait ce qu'il y avait, à ce moment de 
l'été, de plus distingué dans le monde de la politique et de 
la finance. 

Ce fut un grand honneur pour le premier ministre du 
Canada d'avoir à la présidence du banquet un ancien pre- 
mier ministre, un des orateurs les plus écoutés du Parle- 
ment tnnçaia : M. Bibot. 



I ' . 



m 



M 



DIMWUM 



MoM ne poarou rMitor à l'envie de donner arut I. 
oelle» barangne* de ce maître de la parole françalae : 

UMOVia 18 H. laoT 
Su Wiu>Bn> LAvaira, 

A.^ "■ *'"'* h<mnnir pour moi de wluer ee loir lu ««m 

«ntim!^1* » développer p.nni ^ concitoyen, le. idfaTl! 
«mtiment., le. habitudes qui font d'un piv. une ytriuU^r^ 
^e morl, ,y.nt c««cLe. de ^ dro^^^^et c^p.ti''d^,j:r, 

done pu i une province ni à une moe oppoiée à ™ J^ n 
tpputient au Canada tout entier. ^'^ » un» raoe, il 

1. «^nmonauj* do^"^.t detutS*^' ^^T,?? r^^t'uf :Î 
par I. m«,i*re dont il «,it manier I. liiRue^» J" c W ' 

ta. uZ Zo^"'**"^ %'"'^- nouT^uon^dTn» 
p^u. onaude. .jmp.thiM, car ce FranBai», quand il parle d. U 
R^^ce trouve de, accents qui no«, taeivent et noCvonT.^ 
cœur. (Nouveaux applaudùiemenU.) 

Hi.î.7l? T "^"^ '''^"" P'°» <i'°n siècle de la France 
Wvou. » ro. compatriote,, et bien que différent. aùiourdT.ûî 
de. Fr«.s,„ p„ beaucoup de point., nom avon. gardéCcœur 



DB UR WILTMD LAOam B| 

pour Tou. 1. Till, p., 3^ ■'""*?•» C.n.d.. Q,rfb«, ,t 
wui dite qu'il n'y . qnT iro«M^!L T'^ '?'"' '°»'~ i «» 

•- .«.uvnir. où » mêlent Une d'.urflL'^"', ''"' '!'.^*^ ^ 
dwùl» ii crud». «urtolM de gloire jointee i de* 

PWirioo qui /• j^^'^,.™'.' * J«n oublier.! JM,.i. l'i^. 
de mot. fruiçu. qui .W !,W • '' " '*«" g««>uillement 

peler le. qxulia» de n^ Un^- • i ™* '""' *'" •" "P" 

S- UBgn» p.rf*; dii^iiT^dr : S'/"/'™'*ir« 

tr«.te, 1. p^bité ™Zt IM.?. fluand t^J;, '*°"""'' •*"*• 
Mvezlef.i™ !.*««».;. i ^ " °" P"'*' «"nme von» 



"• DIMOUU 

U qiMMioo dM fchuifM commmitux entra k Canaiit M 1m 
•utrat pty». A Dira m dUim oim <• rtuilU m* nrflw à m. 

«M, tir Wll/rid Uuri«r, M row kw (noon, li Jt ne m* troaiw. 
V^i-n ..m Ubm^. dM MU d. donuM qni ,ur.iTOt pour Ct 
moJui d» iuam U froatiiiw .ux payi Mnagm qut d» donnn 
•n Trtior IM nmoumu dont il t twwin. CW que toué (tm 
«traru pour rotr. p.7. U poMibilité d« j,«n«t«r f.rgnnent .nr 
K mmU d« TO» pniiunU Toiiim )«. Ei.U-Unlt. Voni itm 
pçoMIr* «1 da M cM quelques miaompte* <wuune d'iutiM p«n 
diillenn, et rou. tret M amené oomme nou«-méroe. k .-herciier 
dtiu le leu oombin< d'un tarif g«niral et d'un Urif minimum le 
moTen de lier nlui aolideineQt roe raUtiooe oommeniilei ireo 
I Angleterre et de roui donner plu de ficilit< pour n<«aier tfee 
lee entrée peye. ^ 

T r^o^^J'^T*"' ''• *'?"" •" *'"'' "«* "O" e«»IW«nt uni 
Julee oicRtried et mon ami Derelle, U convention qui r&rit encore 
•njonrd'hui noe ripporU tTeo le Ctnede. Nou. ironi eeee^é t ee 
moment de noue Moorder rfciproquament eur quelquee trtielee qui 
forment U metière de<i «ohingee entre lee per», le tarif le plui 
réduit. La ohoee n'a pai mal tourné, et depuia que ces noureauz 
tarife eont en vigueur, quoique le marahé canadien n'ait pae pris 
tonU> 1 ampleur qu'il prendra, il s'ert développé et se développe 
graduellement année par année. Vos imporUtions en Franoe (et 
te m en réjouis quoique — je le dis devant mon ami M. Frédéric 
V'". *""••'* rtftrenêl — je ne pousse pas la mauvaise doo- 
tnne jusqu'à vouloir écarter les importations en Franoe), voi 
importations ont quintuplé depuis 1895 Undis que les nôtres 
n ont fait que doubler. Ce n'est pas mal cependant et cela est 
œamrageuit pour l'avenir. Je ne crois pas, sans amour propre 
rétrrjpectif d'auteur, que le dernier mot ait «té dit en 1893; il j 
a encore quelque chose i faire pour le ministèra canadien et pour 
le ministère frangais. 

Je no vous pwse ici aucune question indiscrète ; je me permets 
seulement de dire ce que vous savez déji, c'est qu'il ne suffit pas 
de toucher i quelque» article! du tarif, qu'il y a quelque chose 
d'important encore, c'est d'établir, comme vous vouliez le faire en 
1898, des relations plus directes et plus rapides entra la Franoe 



i 



■p 



DM m» WILmiD LAUBIBB || 

!!_, j . ""P. •'^'•* PO»" "• P<M roir M qui M fait M ITS 
pw» dam h moo< c. Nom itoiu T luii«. «-?•-. jL " » P* 

TwCrrî ' r j °* '"" P**- ' «donn r, il faut Itn «otlf .t 

ai«i aTM oaimo; Eh bient quand rout aurai batii k. A«-l-?. 
bi«n oapabta de !• fai». . . (Àpplaudittmmi, \ V, ~».» 

::^:2",\raurt\''^ra-^''r'^^'^^^^^^ 

AiWda. «^ÎS^.*^ ; °™''", '•"'■«"!. «t qui pourront 

» praidra une pareille reranohe. •« i«- wre ooiige 

n y au« donc, je l'eapèra, «itre le Canada et nom, dei rao- 

h^ifc i^a d^i''!!;-"'!; "^ "?• "~ «nenriqueVntre loute^'et 
naoïtuèe l la domination et qui ont r«a tt«, qui ont eardé W 
na^ooriit* et tout ce qui ne dépend p., de-hlarSâde 1, pjlti- 
qn.. Non. peu*», i ce. troi. million, de Français qui p5Zt 



m 



p, ii 



"«n* BU Mt.i... Tv" """" Parmi «.«ri" " ■"■«■ ■! 

■■M. . """«""i «Iw laa «a— .^11. 



."« «W ,œ «''..J? .•*?•'"• tOUJo«H ,^ fo,^. 



ï^»rf« répondit à Kb:^''"''"*""" W'.».», ..> Wil/rid 
Vonnaca Raor, 

lf,i— j , 



t, îâ# 



r 



!>■ nt wiuraiD luiruM ■ 

J^ U»k p.» qo. M. I. »,«,u|, 4, Uri, , IlMM,», d. 

»»c.ii6i I fcl.1 d un. ,ymu,„ bl.li .lu'inutil. rlrtolrc, 

^Z "*''• Jir •!'»• «r^»»". » tout" l« «poqui d. 

n»jjp.lri, p» 1. tr.il« d. Kri., «p«.d7nt nou. n'.ron. f^ 
oMb* no. •ymp.tlUw pour notra ancimn. m»«.p.trifc ^ 

n ?* qn 00 fiit dM diorti pour uroir un peu o. qu'on f.it tu 
Oiiiâd^ M. . J. ,ui. obligé 5, di«, «1 m«mri.mp.%« I« U 
...»«><»< qu'on . „r 1, 0«wd. mt un p.u g*n*rVli2 et un ^ 

Il n'y , qu'un. oha« qu. l'on .«oh« bien : on e« oerUiu qu. 

ï n!S^,t^ ÎH""" *^ ""*'• '*"' '~ '■'''•" y «»t rigoureux 
M qu .1 Wmb. bwucoup d. n«g.. On n. „i, pi p.r contre, ou 

toqoelil nyt pu d'inontitud., à nroir que no. hirwi .ont 

X!I^ ?„*"• ~'»*1"'"'«« q" J» m. p.rmeu d. qualifiw 
d. faune., nns reproche, encore une foi* 

TrinStV '^/'''o'*". "' «"P»"» de comparer l'hiv„ de 
LT,^!^ rf. F "* "'" ^V^'- S y ' "■" immense différence. 
im,.^il. r/'P^""?'" ^'"'«''" simplement de. impr.^ 
«on. pénible.: de la pluie, du vent, de la neige auni trirte q^ la 



M 



DMCOtmt 



nie, de U boue loiu lei piede, du brouillard dtni lea mtrin • et 
> lee ponmom ; et i l'idée que le climat du Canada eat plui 
rigoureux que le climat de France, le Français penae que l'hiTer 
du Canada eat plui déeajjriable encore. 

O'eet 11 une grande erreur ; j'en appelle aux OanadieiH qui 
iont ICI, et j'ai l'avantage d'en voir quelquea-una I Ha voua diront 
oue 1 hiver du Canada, c'est à la fois la joie et l'orgueil dee Cana- 
dien». Cette ^cige que voua redoutez, noua la déairon», nous 
1 aimons, nous l'appelons de tous nos vœux, et quand, au S5 
norombre, on n'a pas ce qu'on appelle "La bordée de Sainte- 
Oathenne , c'est-à-dire quand nom n'avons paa une bonne et 
belle tempête qui laisse sur le sol au moin» un demi-mètre de 
neige, nous croyons que la Providence nous oublie. (Bireê et 
applauduttmentê. ) 

Le Français ne connaît de» beautés de la neige que ce que lui 
en ont dit les poète» qui l'ont vue au sommet des montagne» et qui 
généralement l'rait vue de très loin. La neige, en France, n'a rien 
de bien poétique que je sache ; la coucha qui twmbe en une nuit 
fond lo lendemain au lever du soleil, et selon U belle pensée do 
Victor Hugo: " Goutte d'eau qui tremble au bout de la feuille : 
perle avant de tomber et fange après sa chute ". Si les Français 
venaient chez noue, ils sauraient que la neige est perle après ta 
chute comme elle l'était avant 

Que le Français vienne chez non», il verra tout ce qu'il y a 
de beau, de grand, de vivifiant et d'exhilarant dan» une journée 
d hiver alom que le »ol, 1 perte de vue, est couvert du blanc man- 
,",'■ j,??"^ "ï"' «cintille gaiement sou» le» pâle» rayon» d'un 
soleil d hiver I Qu'il vienne chez nous et il apprendra que ce 
magnifique spectacle est surpassé par la splendeur des nuit» 
d hiver, alors que le firmament du plu» pur azur est constellé de 
Unt de millions d'étoile» qu'un œil européen n'a jamais vu de ful- 
gurance semblable I Qu'il vienne chez nous et il apprendra que 
cette saison d'hiver est la plu» gaie de toute» le» saison», il verra 
quelle est la saison des fêtes et il retrouvera parmi nous cett- 
vieille gaîté gauloise qui tend un peu à disparaître en France î 
yn II vienne chez nous et il verra que ce n'est pas seulement la 
saison des fêtes, mais que c'est aussi la saison du travail, car dès 
1 automne, 40,000 bûcherons au moins ont pénétré dans les forêts 
peu accessibles en été, mais que le froid bienfaisant de l'hiver 
généreux a rendues accessibles en durcissant la surface des 



'^ 



W:"'i^' 



•^ 



DB WB WIUTBiD LAUBIBB g^ 

*up«.,y„t, quatre pied.^t^ ± J*^'; ,'"*'''"*" «'""''•'«' 
le printemps , répandu .*iZ^"'"r*'« ~' i mâmtenut 
pourra « p^mener w". -ombr^T^^r P'"' ^"" P"""»' «» '"l 

Enfin, ,'il voulait D^ln,,™,^ /? pommier, en fleur.. 
tembrTet péXi T 3 7 '*'°" ^""»"''"' "">'» <>e «,p. 

oe. immenres troupeaux de Z J. ^'«'«"Parcourues jadi» par 
«veo t«,t de poésiëHî « trouvZ ''"'' 9,¥'«''"''ri«.d a décrits 
dure d'une imTenSté oTd W "hessë "Z^^" <>»''« »« à. ver- 
menter tout l'Empire BritZiqie etlaF™»'^ ' P"-"""' "'• 

l'.imon. et nous en ^^ t» Z^JJ^T" '" "■*" = "»•» 

.uj^et^qu'^ant lui. il ^^^^ !:z:.':L^'' i^^^^^^ 

ditSnsXrueTq^irir^Jlrrun?" '« •f'"'"' P" '" - 
ittrtitutioM politique et rr ™ ^- . ^''e ! ^ e»t unique par se. 

i .uonn autre ni Sd'hû; S CV "T "?'" "« '«^'«ble 
l'«ye. dit est une eolou'e mai^;?^ '* T ■*• > <^"'»'^«. ^i» 
pondant Cependant bTenn^rsoif fn!!^ ^^'" """oHoment indé- 
gouvernemenrantcnomrquTne «K'^"''''"'' ''''«' «"'a «oit un 
Canada est en même te^™ m2\ *"'"'? *"'"' "«Poudant le 
d'Angleterre. '^^ """ '« souveraineté de la couronne 

Frilirurî.ta2^«'rtd:':bT"' ^'^'^^ "- ^^ -« » 

Canada, et J'ai ^aniîLt tdau«'ft •""'" aujourd'hui au 

Canadien. ninwulemratwnTfifiri.f'T"''"' ">" «> "ï™ •«" 
leur loyauté. '"'" "''^'«« *> Angleterre, mais affichent 

Meœieurs, nous svnna /.;* 

.vonsf^tla'conquêteTlaSt^"* S,T' " ?"^' ^ 
libre qui soit au soleil et LT^' ' «>iome> le pays le plus 




" oiHooru 

p«« en toutM oirooMUnooi notre >IU«»]<n< «, *.„ j 

qu. nou. «»ordo ce bien im^î^ q^^Pe". r^fb. " T'"' 

Nom «voM /ait plu» Non. .v„„- j '^ I-iberté » 

«r le «,1 du C«,adoï racf ^1»-^ . "°" = """^ ""^ 
î.i«. dont vou, ^^pJîT^y^^T^r •' »"'»'; '• '•«> W 
vou, dire nue j',i iJlA ' !? '/^f éloquence. Je ,ui. fie, de 
.u Qouvo^L^» ,\:f4X^J » «*^t«We, un de me. collègue. 
M. Fielding. nJu. «,mm«1^vi. i !^lo-.axon, mon uni 

il n'y . pu rivalit* iwLT, iT * " P°'°' ^" «"^ le» "ce^ 
nation d W.onur tt f ^7" TuP*"" '*'«'" >« <»<^ 
loppement^mpfet dé .S;>*^'lt'" '"i"'. f'^"»'' '» «r^ 

Et .i cette idfo de FriZfi.i •'^'* P!°»P«"« de notre p.y,. 
pnimière E^publîque q^e^ Z^'"" "°« ''f devi». df], 
l'Europe, que M. euL^L ^ promenèrent à travers 

firent .«CerTaHrpott™; '/t îrT 'TT^ ''"-"'»" 
et de. bord, du Rhin .f^f -JL ^* 1' hollande, de la Belgique 
mot, ,i elle «prSe ûrri»'- ** t ^™.'*r"''« "'««' P" ™ 'lin 

qui exi,te au oZd. dok Z'"^' i"^"?''^ °* ''*'« ^e oh«^ 

dan. 1. FraW&iicl;„r,T'^'^ "«•' "«° certainement 

Voilà, SieuS^ « „n« ^^"""""^ "Pploudissemenl,.) 

^yon.^n^^Z"ù, ïotrrfierd'orir" '" ^"""^'' ' ^<™' 
hautement, nous n'en fa°«L „« mS" "''"' ,'" P'^lamon» 
J«rtanc6 ; c'e.t un ^nZ^SuT^^"'' '""" "'^ ^"»'»" P" 

lee populations future, de mr^^ P'"' «'""^ '»'*''" P»"' 

rà^-^>":zirlCLiitv' "^ "■ r-"'"* <j'«'«°<'" i- 

«eule. relations q"iptiSnfi^I''!!'1 '' '« ^r**"- °» ""t '« 
tiqne., il n'en est PM q^estio^ M.f" °°"' ' ^' "^''"<"" P»"" 
étendre no, rehù^^JZ^^'^^"' """" P°"^°"» «rtainei^nt 

Cependant, il n'est pas nécessaire de faire de distinction entre 



{ 



DB SIR WILFRID LADBtlB 



w 



rtntraat 



ent™leb„.d.étl.Fri„oe. •"*• ''* P"^""' «•°^e™i««» 

.ut«,tq„,.„;,fs;or ' ** '"'" '" '^'^ ""' *'»''» 

U pi^dre teUe an'eÛe «fil î»,!^^~ ' " Mpalatiou et il faut 
Stlt^e^r °"'^*°: P"?' ^"**'' 1» «"^^^ d'entre^ K 

=-=i=.ïaaîï.-=:!MÎ.: 



\i9Î 



60 



DIMODU 



je ,UB qu '1 y â en Ai^lelerre aujourd'hui dei annâtenri et qu'il 
y» an Cuâdâ de. otpittliite. qui Mot pi«U i faire leur apport 
&[.'ement • .1 w trouve de. armateur* et de. capitaliite* frai^d* 
Je rxT.pu, que lo. Françai. qui ont i cœur le aéveloppement de. 
relat:oa, commeroi^e. entre ce. deux paym n'hé,itero„t pas (ce 

,,r îii^ S ** °^ ''• '^' ^fenn<«. pour le. faire entrer dan. 
ZrtiTMan^.^"""""'"""" "*"' ^'""' ^'"^' ''" P~«** * 

n,„lT.'f '' ?"'^ T^*"? «"'!' y ■'' ^'*"'"« de. relation, oom- 
merciaio. entre le Canada et la France. 

Mai», que oe. eepéranoe. w r«ali«nt ou non, que no. rela- 
tion, .accentuent ou que nou. reetion. dui. le même état, j.mai. 
le «mvomr de la France ne .'effacera du cœur de. Cai,dien.L 
Non, «von. trop d attache, i ce pay. pour nbn, .«partir de ce qui 
de tout temps a fait notre gloire, c'eaNà-dire le «.uvenir de la nZ 
dont nou. wHnme. «nti.. 

MeMieun, me permettrei-vous, en terminant, de prendre 
quelque liberté avec le. habitude qui exi.tent gérôralaient en 
Jîranoe î Dan. mon pay^ dans une oc.iïion de ce .-enre, on boit 
toujoure à la .anté du Chef de l'Etat. Me «ra-t-il ^er,^,,^»^! 

T»!l î»/''îr'*.""""i*"'"«' ^ »«■"« •« repréeentait de U 
France Républicaine et de propo«r de boire i l'homme éminent, 

dent ! {Applaudutemi -Ut prolongé».) 

Me wra-t-il permis également d'avoir une autre penrfe, non 
pa. pour vou. ma» pour moi-même, et d'ajouter à cette santé celle 
de mon propre Souverain, le Roi d'Angleterre qui, lui auMÎ 
7,^T'' '^ "° ""^ d* '» ^"""^ ' i^o^v"^ applaudie 

Me Bwa-t-il permis enfin — et vous m'en ave» fait l'invitation 
tout à 1 heure — d'ajouter une autre santé, la santé du Canada, 
mon pay, natal, de boire au Canada, le pays de. contrastes, le pavs 
deerigonreux hivers et des été. pleins de soleil, le pays des grandes 
forêto et de. plaine, fertiles, le pay, de l'ordre, de la liberté, des 
hertés nationales et de la prospérité de tont«. le. races » (Vif, 
applaudissements.) ^ ' 



rn-^f^ 




an wunuD lArana a tau 



y 



d'abord, MoLZ hP^^J" ^'"^ ■^"'°<' * ^°« ^ut 
m Wpagnent, de présider ce banque """ *>"' 

f vt^HirelLiirLSt Sir; --h "-r'^-'-'' 

l'honneur de ^'inviter à ^L fête ^1 "' "^^ ""'^"^ ^"' 
(général Solara), pour le T^d h^L ™°'' '"<"' 8*°*™' 
d'honorer cette tabte de W^. .^^ 3"^ '""' °°°« f"t«» 
française, (fi,^^",/) ^ " "^'«°« "^^ ™'P«^ d« l'armée 

n.onTen'^rM'FaT^™ T: "X"'--" bien .incêre. â 
donner l'idée delJr -1^? ™ '""""" '""P'""»" «J" '^« 



« 



OMOOUU 



Qu'il me toit p«ml. de remercier M. SâuUy, qui, j» eroi*. 
•et celui qu. . in.pirf à M. F.bre cette bonne pe^ ' ^ 

Jt^Tt •*"*' P'"-»' ''"• ï" •'^P'* P»"* l»» M. Sâul.» 
ert pour moi une neille oonniiiwmce, prévue une vieille uniti*. 
Je lii connu non pu .ur là t»rre fr«.«.i», m.ii ,ur 1, terw- 
oan.dienne où voici quelque, «née., il fai„it connaître dana la 
ville â^IajM de Toronto, .e, production, de la France, le. mer- 
veille» de l'induatrie francaiae. 

Qu'il me wit permi, de me faire l'interprète, en particulier 
de me. collègu« d'origine «.gl*,axonne, qui reMentent mc^ 

ï!ZJir' ™. ^"^ ' 1*^ ^"' P." '• •""« PoP»l»tion lilloi«, : 
accueil tellement iympathique qu'en fermant le. yeux j'aurai, ou 
me croire, non pa. à LUle, mai. dui. notre ville de Québec 
du nJlV" ^*" '"•i".""' .Mo^ienr le Préfet, aux tradition. 
du pâmé ; yn. avez fait allu.ion à ce que le Canada fut terre 

«aurait aoffenwr. Au contraire, je vou. avoue toute ma recon- 
naiMuice pour la manière délicate et élevée dont vou. avez parlé 
de. relations plu. intime» d'antrefoi». 

Vou. avez dit qu'il était inutile de revenir .ur le paané. Il 
e.t, *n effet, inutile pour noua de chercher quel aurait été l'avenir 
du Canada, .'U était reaté terre français ; mai. ce dont je .ui. 
«ûr, ce.t que, même si le Canada était i«.té terre français, le 
<TrIÎ^L /{' ** ° ' '"'" P" P'"" '^"'^ qu'wjourdliui. 

Le» événement, nous ont «'paré., le «,rt de» arme., la force 
oe. traite» ont fait de nou. des sujet, britannique., mai. laiuez- 
moi vous dire que, descendante d'une race chevaleresque, nous en 
avons conservé le «mtiment dana notre attachement à notre nou- 
velle métropole. 

Ce n'est pa. nuiraient du loyalinne de notre part. Canadien, 
de 1 ancienne terre française ; nous en somme, restés dans notre 
langage, i oe qu'il était au siècle de Loui. XIV : nous ne nous 
«ervOTS pas de cette exprewion de loyalisme pour exprimer notre 
•OTtiment, noua non. .ervon. de la vieille expression de loyauté. 

Mais, bien que nous «>yons sujeU britanniques, nous avon» 
conservé le culte de la France, et oe culte nous l'affichons haute- 
ment, nous 1 affichons sou. l'égide du drapeau britannique, et oe 





D» SIR WILTBID LACBIBH Q) 

U J^SZrKT"*'j" •^"T' ^'^ "*"•*•• Cette pe»;*», j« 
mdheureuiemwt pu mettra i exécution plui Vôt, mii, elle m. 
r^irZ'"'^/' "~ Pl«. d'intensité 'que jim'aiT, '„ „ 
Je aroyaii que je oonnaitMÙ alors U France mai, ie voii 
ie .peot«jJe de cette Franoe induatrieUe. J'ai constat* par mes 
m^'Jj^ n "h; *""* "î* I"* '• ^'•°<» entreprend, elle y 

i.n,?5.«r5' ,î*'«^' »° ""»»'« <«ivert au Canada, et 
je me flatte de l'eapoir que non. pourrons aToir. en France un 
marah* aoseadUa aux produit» oanadiens '"nce, un 

Ici, 1 Lille, j-'ai ooii*tat« voa be«>ins de mikéraux, de charbon 
auqud. la producUon de 1. Franco ne peut suffire ' 

no.^ l^T"' '^ ° ^ ' r *> •»"-»"»•. ™n. prendrez 
ÏSÎdiSînr^ '" "°" '"»• "" «PPOrterons dan. de meilleure. 

UHuMie ne «nrart se comparer au C«uda par la nature du «>1 ; 
dan. mt» pay,, nos montagnes présentent la hardiesse de cîm« 

=e du'g^"*"™"*' "" '^'^--' P" <»* -i^ »- U • 

om^n'ïtt^j'*'* Pf 'î"*- f ""• "<»" >' *«"« inanité. in«nen«,, 
T v!^-S i**"* '^*' •""' ''«• t«vaillenrs. On a dit -je crofâ 
que c'est B.lz«,_que la terre était la maîtresse du pa^in Je 



♦ 



I 



Ui 



I 






64 



DiaoODU 



qni toit, à une Hule condition, o'«t qu'ili •'«t^went .' !!l ! 
qu'il, en derieiuMit de. eitoyen* (Bnvoi V '^^ '* 

ç^-Unt, mime qui «t •ui^'ï^'Set. M."lT«"^du 
.... Non. «.mme. mu. par un même «,ntimentrp.p un Jâ 



Di m wiLrmiD laurim gg 

I i BOdt tToof ra samr k tMpMt du pMrf «t noiu anm Im 
ywa t*éÊ ma t'»r»nlr. 

llaMiean, à omu qui rtnlmt renir m ixn p«nni noiu, noiu 
OttTriroM Unitai la. porta ; pmcnna m l«ur dcminden qii«|I. 
^liP^âiri P'""*"'* i tout ce que noui leur dcroanderoiu, m tn 
dttra fidèlM aux inititnUoni du payi, et certe* ce n'ett paa un» 
Hohe bieo ardue. 

Meiiiieurf, je n'ai plua qu'un mot i ajouter. Je ne laurali 
Tona dire 1 quel point je «uii toueh« de oe qui «'eat paarf 
aujourd'hui. ^^ 

Le iouronir de oo jour comptera daiu mon nittenoe comme 
un dee plut mAnorablee et det plw agréable* de ma rie : je 
oonnaia maintenant la ville de Lille, je la connaiwait par rtbnti- 
y°° i )• '• connaii maintenant pour l'avoir vue, et je n'ai qu'on 
Wgret, o'eit que demain, il me faudra la quitter. 





M. LAUKIER AUX ÉTATS-UNIS 



*.-kJT,. "■""'•• "*'»Wëe., d'abord « qaallM 
de chefde lopporifion, pal. comme premier mlnlrtr^B, 
PMO e émue, .„ m>ntùe pal^uit, m manière claire et pré- 

le même effet qu'en Angleterre et en France. U réputation 
W-hZ'* "otre premier minl.tre e.t auMl blent.b, ! " 

S^1?^„r H?"' '" c''eon.tance. particulière, de faire 
-Th^^ ""'*"'• "'^ ''««XJ"^"^ académique. Le, 
relation, du Canada avec le. Etat^Unl.. ce qu'elle. «,nt 

Lld " ' H."^°* *^' "^"'* P'^- ooi^taZuTle 
fond, de K. dl.conr^ Arec une maltrl*. .an. pareille et 

américaine à notre «gard e.t «Strograde et contr^re aux 

lo.f^!, . r r*'"""" "•* •''"" p^y- ï^»« >*•'?•«<•'" 

commerciale .'lmpo.e entre le Canada et le. Etata-Cni. 



aii^ 




n 



ntMOITM 



i:m 



CMt M qa'll i«pr<Miu an banqMt d» Chle«r>. m 
pr^nc <l» PrMdeiit McKInlry, Oet app-l «,t .".ib^,. 
rona-uirnt rNt4 mm nh>oDM. f.ccord inr c* p<.iiit rnin, 
l« ^u« par* Mt rncoN à t»bIp, h In Etata-Unli •.•mbl^nt 
• lD|{<<iiler k Jeter dn dlgan »n tnrvn dn deni counatt 
naturel, d'affaire* qui ront à la rencontra ••ii, de l'autre 
hD d.^lt de rei «IwiruelloM, le monUnt glol>al de* 
«•rhuiiRei ranacllenn-anMiricaloi monte tonjour*. 

Indiquer le mobile auquel obéit à notre «ganl le gourer 
neuent américain e*t cboae aaae» difficile. Eapèret II nom 
PWulrp par la famine pour noua amener enaulte à une 
union politique ? 81 tel eat ion calcul, H le trompe grande- 
ment, car l'orientation do notre syiteme douanier, résul- 
tante de rboatllllé américaine, démontre que noua pourona 
non* paaaer de lui. Il le peut kumI qu<. Washington, tout en 
trouvant que lei Etati limitrophe* prodlerah-nt d'un traité 
de réciprocité, e«t d'arl* qu'il ne tonnierait paa à l'arantag* 
du paya en général. 

Il / a à retenir, dana le* dlicours de M. Uuru^r aux 
Euta-Dni*, un point Important : la déclaraUon qu'il lit à 
Bo.ton en 1891. Elle allait à dire que le Canada jouliaait 
d'une indépendance trè* large que le parti libéral riicrait 
A compléter à son arrirée au pouvoir, en obtenant de la 
uère-patrie te droit de conclure noua-méme* no* traité* de 
commerce. Le jour où air Wllfrid retournera aux Etat» 
Uni», Il lui aéra bien permi» de conitater devant noa volaina 
voliifna, la réalisation de cette promenne. 

Cette Importante li, claratlon se trouve dana le diaconr* 
qu'il prononça à Boaton en 1891, à un banquet ofTert par 
de» CanBdi<-nR habitant* de cette ville. 

Non* ne pouvoni donner de ce diacours, qu'une analyae 
d'aprè* nu rapport peu complet d'un journal américain. 



"^^rmm^fiamiïïmt^^ 



DB ■!• Wll.rBtn l^ltRlBN n 

MomuauB ta PutaiDBNT, 

IfBMIBUlU, 

J. .loi. tout d'ihofj e,prim.r me. plu. .in«*„^ naml*. 
OHrnU pour r«cu,. plu. que corUiâl qu. »'ool f.it m. «ZT 

do «Mo ubl,. lU ►»» C,n.,li«.. do nilMMor. .1 Ain*riciin. 
iS .^^ ^ *"" <*"•'■'<»' l"» U-ur. ,muv«.u* coi!^ior«.. 

ter Mmr du p,y, où ,|. „u, „«,. ], t-^j, (Br.rol) Et j» 
nn con»a.Bcu quo j-«prim. I. plu, obor d, louA d«.ir, on p,^ 

o^Lî^li Jl""" '7'"««<»- J» -ui. t.*. heurwi, d.i» U 

u pr6«n;H> 1 «(.« t.ble do tut .rAnUSricm, di.ti»p.«* J« „, 
Mu,.i. d.r. oombjou j'.i dt« touché do. p,rol« de Hon Kxœll^^ 

Uln.tr*, p.r t.nt d'homme, «minent, qui ont f.it connut™ le 

et ^^JT^*»"'. *"T ""• "î'r '"' ■"•'• «'»' «"» p«y "i"». 

tt ««une d«, tOM le. p.y, libre., » popnlrtion m diTiw « 
part., politique. C.u,^,'; dit^,», «nt um nfeeuit* ; oT.'" 
WDt nfeoMure. ,1. doivent «tre ooniidôr*. comme un hîtn, quoi- 
quo çhe» nou., l'on no pm«e peut-être p„ fc, oomiidérer ^Lnf 

pr^. «K,loment d.vi.éo entre !«. différente. r.e«, h croy.noo. il. 
on cet .vantege, qu' 1. forcent le, citoyen, à « divij, Z P» 
-uivuit le. race, et le. croyance,, mai. d'.prè. le. opinion, que 
le. hmme, penrent avoir .ur le. queetion, publique* 

.le doi. dire, M. le Prfoidcnt, que rien ne m'a été plu, agréable 

tZ^^-^ '""■™"' '"^ P™«™<^» il y a un imitant on mon- 
ttonnant le. wnrice. que le parti libéral .'efforce maintenant de 



mU 



7» 



DtSOOUBI 



wndr. i U otUM de U oirUitation: Voui ara rcoonnu tout 1m 
•TutigM que dei relttioni plut oordidei entre Totre peyi et le 
mien rendriient 1 cette c»uoe. (Appl.) r / «ne 

.ii*i°^*^' .•«^««""'•."M colonie, et o'eit la destio^e de« colo- 
me. de devenir dee nation* indépendante*. (AppL) Mai» oom- 
aent çj quand le Canada deviendra4-il une nation indépendante» 
«^l.j'^p''"^ *"',?'" " V'toeeap, paa en ce mWnt le 
peuple du Canada. Vou. ..rcr, Mewieur.. et tou. ceu, qui .ui- 
T«mt le. événement, .annt que le lieo qui unit une colonie i U 
?i:I![''*^~l *°"^°"" ^ ^°« <>» ««t* ^ 1» eolonie- Votre 
«J^T'i""'! '*"*"'*''**• " ^"' "" «•'°P« °û le. colonie, 
uiglaiie., mère, de votre grande république, n'avaient aucune idée 

f^.T'-'"! ,.T "'•'i""" '"'«' 1« mère-patrie, et ce ne fut que la 
tyrjMie de 1 Angleterre qui les força graduellement à rompre leur 

.«Si?;,- o " ^-"' ^' "^"«^ L'Angleterre accorde 

Sfcr 1' '«" "f»»«" "tiefoi,. De no. jour. «, réalise la 
Ter té proclamée par Charles Jame. Fox au siècle dernier, que le 
«eul moyen de con»rv«r le. colonie, britannique. e.t de leur 
donner le plein pouvoir de m gouverner ellcmême.. D'accord 
avec cette règle, le gouvernement britanniaue ne cherche pas à nous 
grever d impôt, ou i forcer l'entrée de ses marchandises dan. 
nos porta. Nous somme, sur ce point libres, et nou. «von. 
te droit de taxer lee marchandÎM. et le. produite du Royaume- 

„?!• 1 n /"*" "î^*"' ^'^ V^ '» Canada soit encore une 
colonie, le Canadc e.t libre. 

Le «enllien qui unisse le Canada à la mère-patrie est un senti- 
ment d affection. Mais cette dépendance ne durera pas toujours. 
Dé}», le Çam^a et l'Angleterre ont des intérêts très différent», et 
un jour viendra — nécewairtment - où il. devront w séparer. 
Je tais cette déc.aration, bien que je eois sujet britannique et 
bien que, comme tou. mes concitoyens, à quelque race qu'il, 
appartiennent, je soi? sincèrement attaché à l'Angleterre, w il 
ri est agréable de le reconnaître, dun.nt les derniers cinquante ans 
elle nous a traités avec justice et générosité. Aussi lorsque 
sonnera l'heure de la séparation, nous nous quitterons en amis, 
sans éclat, comme lorsqu'un fils quitte la maison de son pèr^ 
pour devenir lui-même le chef d'una nouvelle famille. Bien que 
Ion ne désire pas l'indépendance du Canada en ce moment, le 



DB RIR WILFWD LACRIBn TJ 

parti liUnl croit que le* pouïuiri du gouvernement re.pon»«ble 

«^ dévdoppement «tuel. Nou. croyon. qu'on d«VT.it"o,u 
«»ft«r un .utre pouvoir: celui de nigocier ^, traités de Z^ 

^LJ^ "T P" T^"' '*'"" » o'"'*"" "tte réforme 
que non. rfoUmon, depui. de, uméee, m,i. le moment du «u^è. 

no» dem.tî*°*' " **'•* ^°™*' *"• ''"°'' <»" P^mière.^ 
Tu »uv™; C,r «"*":'"«»"»' britumique à notre arrivée 
«u pouvoir. Je eui. convaincu que noua ne rraeontrv. ma aucune 
^Cr okT '1^'** *> «•«tio- -mmereiale, liWrer™™ 
foreign Office d une foule d'embarra, et d'ennuis surtout 
dana nos rapports avec le gouvememeut des Etats-UnU Zm 

merce parce que noua oroyona que l'intérêt du Canada nZ 
oblige à trouver de. marché, i l'étranger. Si vou, consenti à 
v^r«n7«rr^'^*'' "°"" '"^^Vrêi., pour "Tm, à 

~.fK.f*!L?'.P°"'^''"* ^"* "*"" »^'»" «doptée, terrain de nos 
oombata récent., et pour laquelle noua combattons en oTmom^? 
pour Uquelle nous oombattrona jusqu'au triomohe «rtTpIl.^- 

ouvrir ao, marchés i la oondiUon que vous nou. ouvriez le. vStrML 
Ce serait un .v«i.,ge mutuel. Noua produisona^tïn" ^^ 
plus que noue n'en pouvons cona<mmer ; d'un «utre <^S n^ 

d'f^T * "^r^^; ° ■"" «"^l" qo'il »« manque T^ 
dindioatiwia que le mal économique dont souffre mai«enant k 

S' fT """ '* Etats-Unis, quoique d'une" moin, 
wnaible, évidemment, en raison de leur plus grand déveTcIemênt 
îlnLT» r ''"' '; '«'"•'''"'^ ^« 1 Vnion publique auShÛi 
1 .„«? î '"»"'" ''" '°*" P'^' "' de teni? compte du f«H ou" i 
Z m^f::, 1 r™T" •* .•»"'« P~<l-t et qu-n doû cheX 
un marché au dehors. Le sentiment me oaraît si fort ai univer»! 

grès, tarif qui a rendu le nom de son auteur célèbre dans le 

^lln/n^^" f!,P°r"/ '" '^-'P^i^ eommerciat" 
certams pays de, Indea Occidentale, et de l'Amérique esp^^ 




73 



DH00DB8 



Nom 6ommet loin d'être luui puiManta que tous Vn»r« n«»„ 

««t à peine développée. Tdtjà S,"::Î^Z'J;irourZr 
pouvons comommer. Vojez oe que l'on . Îwi7 pl!!.2^ ti ^>~ 

chacun refu«, la même offre à .on voisin WyA^At 

K&eraDhionB «t r»!?^^ ? " ^' "^ «ontinent. La diepoeition 

de la rivT^pp^ v2iT 7V° v-°' '" "T^"^''* '^«« ""«> 
Canada et iMEta^TTnrV ^'* ^""«•"' ^'^"^"^ ^"t™ ^ 

rrlr.». j itate-Umt Le gouvernement du Canada a olarf m. 
robuste douanier à une extrémité du pont qui la tr^e™ «t SlT 

^.res et app aud^sements.). Vos rivière., coulent sur no~^W 



Y y M 



DB 8IR WILFRIU LAUniKB 73 

«eooooôoo' r ^'-r,*)" !««"• «omm^ee ,>«it élevé pre'iue à 

chiifr« .PtnTl- J . mêmes, et ne pourraient m vendre. Les 

cnittre» actuels de notre commerce prouvent le contraire — Itf.l 
gre tous les obstacle,, nous sommes contraints d'Sêi^LTr 
comme vous êtes obligés d'acheter chez non. 'l' ,"'"."''«* ™"«. 

Québec qui Zt ZréZul Srf /T"""^ '^'^*""" ^"'« 
importer la houille de irp™"m/"x,-^'^''^".î" >">- faut 




prét«.doS'^Set'^SS„tSa"u à aS'^"^^^ 
peuples, quoique certains de leurs prS tol'ent t^mi"^"^ 

Ce^n ' a^rtouTlesi ' '"^ ™"?? ?'"» P»''»»"*' ^^ -Ue-là. 



Td 



DIS00CR8 



i une raoe moim fangiqoa^ 



nombre d'hotzimM «ppartaumt 
(AppUudiaMmcota.) 

A'^^IM^' "T«""' »° ?'«««>«• de ce» f«ito, lonque tant 
iZTy *^' * noH«,Portée, à 1. «,»], condition que nou. ^. 
dioninne mm unicalo p..-de«u. I. frontière, Lirqu" tai 

t.OT et no. beMuu ne démontrent-ils pu 1, néoewité d'une liberté 
•beolue de commerce entre ces deux grmd, p«y, f 

«fnl°H« P. fn ■"'r,''" ^™'* <•' réciprocité de 1884 et du 
refu. de. Etata-Um. de le renouveler au bout du terme de dix an^ 
et dit que , an. doute ce défaut de renouvellement était "û^ 

1 Angleterre pjmdant la guerre civile, conduite qu'il n'hésite p.. 

«brVu~if^jr "^ -^ '™' ''" '-- -«^ »""™^-- 

hî^^S'' T '^''^•'O'». "PPeler ces fait. î La raison en est 
Otûw. '^til ^?™î" ""^ administration libérale sera établie à 
(A^Z\~ • if '*",™ J?"r' ** P'"" *^' q"e t«'d, suivant moi 
un «fmL"" ''"\7"l"t «'adresser à Washington en présentant 
««r?» * °^"l'*'' réciprocité, j'espère que touteTc™, qu,^ 
nlZ lïT^!^ **""* °""'^ P°"' faire pluoe à de plus 
programme: relation, commerciale, plu. étendues avec les pays 
.itué. au sud de nou.. Ou nou. a dit quelquefois que cela n'était 
pa. sage, qu'il était téméraire de poser un principe dont l'adoption 
par le peuple canadien ne résoudrait pa, un problème, puiiqu'U 
faudrait encore qu'il fut adopté par le gouvernement dS ÊJat.. 
tt^J^, ^"*' "^"^ °°"' Tiendrons avec une offre de i^iprocité 
,m7i. %°°'" ^V^"^ •!« a part du gouvernement américain 

o^r^^^^^r'P'^'''"*'"''"'"-"^"''"'' " "OU. faisons une 
i'^ avantageuse au point de vue commereial, elle mn 

accoptée pour !. plu. grand bien de tou.. Nous avons fdt deS 
nne >in„tm de parti. Je me hâte de dire que je n'espère ni^ 
oegire quon tn fasse une question de parti aux Etats-Unis. 



IK 



peu 
En 



nord i undi. que vou.7j ti Cl^ IT*?.,'"' '* ^■"^'''^" 
gr«deur mtei, doit rL^^eiT,Siti^. 2- '"'"l'î'" 1"'' P" » 
importance poui lui quMtion. d'une bien plu, hante 

jour Tiendra oil oomni« P.n.Ji»- ' • . ■ ' *' '«"que le 

que je ser^deTut lu~ «'""^' '"•^'' ^"'^ ^' ^o™ «"ire 
parlement d'AmrIrterre «îrfff J w m " P*"P'* »°8'"» «» 

an'ell«^„r j .• ** V ""^ conditions économique» ie di. 
pu comprendre la force de cetteX^tl^ S „„"'" ^"""' 



iHk , 






DISCODH* 
dignité. (Appl«udiM«n«iU.) J« di« donc que nou. «mn». „.|„ 

w« deux argumrati «mt inju»t« enrer. le peuple canadien 8 
puéril de ne p.. n>er le, un. '.. le. autU' ^W m^ aTanC'u"' 




^:k #: 



*^lf 




LE LIBÉRALISME POLITIQUE 



qui mérite de flpirep dang nnf »^th , 3 "'* ""^ P"«* 

dernJère. Plaidoyer digon.ZI 'a première hpme A la 
qui a reuBé le d^h in^", !, ' '" "= ''' *"* "" véritable 
contre iK L^ll^l T ""T."'^" '^'''^'' J«<"- 
eut et de CT.'r^^^S.TZuT ''''' '''■ 
d'hommes à l'exirtenee polltlquri^L lïfa.t m"t''''''Ï''' 
Ur^n-on a achevé la leeU 'de ceTe d^^sltdmi/X'^n 
Wlit? " " ''"" P"*' "'^ complètement r4a 
C'est le 26 juin 1877 que M. Laurier mettait en relief «on 
vigoureux talent de polémiste, et au moi. d'octob" e «ïh ant 
Lve^", "' '" '"'''""* ^^'^^^--i-- 8a défende îu ,raU 
eussent pas déjà donné des titres à en faire partie flette 
Conférence eut un retentissement par tout le pays ; e e 
prit les proportions d'un manifeste d'une importauc^extra 



■ 9.1' 



n 



niKODBS 



ordinnirp. M. Hfctor F»bre «ut, dani le ttmpm, l'apprUcIcr 
A tont«« ra TBleur et II rendit un compte exact de l'Imprc» 
■ion qne cette «itade d'une il haute port<<e produUit par tout 
le payn daoH l'article qui «ait de VErénemiml: 

Jamaii, depui* le» grandi trlompbea oratoire* de M. Pa 
pineau, un n'avait vu un pareil auditoire, un public aui»< 
Ind'Iligent, auui cultivé et éclairé, le précipiter au devi • 
d'un orateur venant lui parier de libertés politique* et li,. 
exposer la vraie théorie du réftime conititutionnol, ce v6- 
gime aux progrè* luccemiri, mûrement élaboré», lent* et 
»tn, expre*»lon ral»onnée, ferme et pacifique de la marche 
d'un peuple ver* de* destinée* meilleure*. 

Depal* de longues, onl, de bien longue* année», nous 
avion» perdu l'habitude d'entendre un homme public parler 
d'autre» cho»e* qne de »e« adversaire», de» mériK » do son 
parti, de» crimes de ceux qui lui font oi)posiU(in, de* mille 
petite» chicanes qui sont la monnaie courante des diacou- 
reur». Il nou* manquait la théorie, le Hens de» principe* 
con»titntionnel«, la thèse qui établit, qui démontre et qui 
élucide. 

En un seul jour M. Laurier «'est placé à la hauteur de 
l'homme d'Etat et nous a ramené» aux notions «aines et vi- 
riles qui, d'âge en âge se développant, ont fait du régime 
conatltutionnel le modèle de tous le* gouvernements. 

L'auditoire semblait avoir été choisi, tant il y avait de 
notabilité» de tout genre »e pressant, »e dlsputan» une place 
pour entendre le chef désormais accrédité de» libéraux ca- 
nadien», pressentant l'immense portée de ses paroles et 
tontes prête» à le» recueillir comme la formule éloquente, 
comme le code préci», net et lumineux de nos institution». 

On était venu de toutes part», de tous les districts envi- 
ronnants, et jusque de St-Hyacinthe et de Montréal, pour 
assister à cette fête unique dont le spectacle a <5| •? aussi im- 
posant qu'instructif. Les premiers hommes du pays, appai^ 



■ 



D» IIR WILnilD LAUKIIR « 

w II n y avait pat d'exceptIoM pour ce que l'on coniid^lt 
Il y avait plus de deoz mille penonnea raiaeinblëo. .I.n. 

z.-,;: si^hT"*"* " '""'^"'°"- cerd?„;t „t"; 

!„?»M "^ ''■*'*• '" P»»»"« ! '*• K»"»""» de., porte* 
envahi, par un flot montant et groLl«.nt «.n.^^^* 

d^nal^TalajTn d' .L"* •»/»""»«««» «« •*8'<"»ént, or 
ainaire^ u a fallu de bonne heure lui lalMer libre cour* et 

e le-même, toujonr. fermée, même dani le. plu. attrayante, 
circonatance., et q.,1 ne me.ure pa. moln. de vlnS" d^ 

gradin^ qui mènent de cette porte au plancher de la .«lie 
«aient littéra'on^.rt inondé. d'auditeL qui .e pïtâïnt 
appui pour tenir le pin. profond rilence, afln de ne S 
perdre de. parole, qu'il, venaient entendit. 

Il y avait quelque choi» de magnifique dan. le apectacle 
de cette foule attentive et en même temp. enthou.irte o,.î 
voulait applaudir à chaque phnwe de l^wteur érln.^ 
contenait malgré elle, pour ne^ p:,^^^:;;,^» ," 
di«u t, de ce qu'il lui démontrait ; cax le diacour^ de M 
btat,e^Îlr "'^'»'"'"-«- - mêLtrprqîuf- 

dénatun^, ., calomnié., et quri'on^rnt V.L^t''"""'',''' 
auxéluc„bratio..,„ne,te.d'„libéry;merroS."" 



; 



m DIKOUU 

On p»nt Alt* que m dUconrt onTre om krt nonT«ll« daaa 
notre politique. Il l'affranchit (1m rotrrin, dp tout»* 1«« 
miM<rablea pptItPMea qui conitltoent l'aliment quotidien 
de* partit qui le disputent aur des rien* ou pour dei aatlt- 
factlons paMagèrea ; le llbérallime, envIuKlt à re |Hilnt de 
vue, derient une grande et féconde tbèae qui le débarraïae 
dea accuiatloni rexatolrea, et lui rend ion action lalutalrc 
en môme tempa qu'il l'élève à la hauteur d'une théorie lo- 
claie. 

L'éTénement du 36 Jnln eat pour noua lurtont, Canadient- 
Frantala, un lujet d'orgueil et de auperbe encouraKement. 
On noua a crua Juaqu'IcI improprei i^ ta vie parlementaire, 
et l'on a en trop aouvent raiaon, tant' notre éducation eat 
peu de nature à noua donner le tempérament néceiaaire, 
tant notre conduite dana lea cirronatancei polltiquea trahit 
cette lacune de l'éducation, et tant notre preuie, preaque 
uniquement occupée de querellea lecondalrea oil lea per^ 
aonnea aunt xenlea en canae, aemble en avoir peu l'intelli- 
gence. — Maia il ne faut paa confondre une certaine inexpé- 
rience avec de l'inaptitude, et lea Canadiena-Frantala ont 
démontré, dans la aolré<> déaormaia mémorable du 26 Juin, 
qu'ila pouvaient, tout auaat bien que leura concitoyeni d'ori- 
gine angiaiae, comprendre le jeu et aaltir la portée dea 
Inatitutlons repréaentativea, lomqn'ellea leur «ont expoaéea 
avec la clarté, la méthode lumineuae, l'argumentation 
calme autant qu'éloquente, en un mot avec le sena exact 
qu'a déployé M. Laurier dana tout le cour» de la con'ï^ 
rence. 

Cette conférence n'a pa» été une almple plaidoirie en fa- 
veur d'un parti politique, comme on pouvait s'y attendre en 
tonte justice, elle a été une définition de» choies, de» chose» 
depuis si louKtempM oubliées pour les mots, et nous a rame- 
nés par l'iiiatoire, par l'exemple des libéraux de la Orande- 



Dl HB WILFBID LAVRIBII 



tl 



BtrUgar, »t par rap«^a di' la marrh» progn^air» daa laa- 
tltotlona, an ■rntlmvnt dn principe», caidm lndlapraiabl»4 
dont Dima contrmplonN triitemcnt h' naurraitr di- plua ta 
plua prufond daiu !•• chlcaiMw JuarDalièm d» la »l<« 
pnbllqii«. 

Ceat d» la rPcoDDalMaore qui' m>« ronipatriut<>a dnlrvot 
maintenant A M. L^nrifr, apr^ rhommag»- étUtanl qu'lli 
lai ont rendu. Il» loi devront rlavotr wiiilaKé la roD*rl<>nr>> 
populair» (Ita accablantea dootrlne» qu'on veut lui lmpom>r, 
et qui aont la né|[atfiin «bmlue de tout principe t.matltu- 
tlonnel; lia lui derront d'avoir ouvert une vole et montré la 
route à aulvre, bienfait Ineitimable pour un peuple égaré 
dana toute eapèce de broulllardi, en pnde à toutea lea Incer- 
titude* ; lia lui devront enfin de lea avoir rendua au aatn 
amour du llbérallaœe, ce glorieux et Immortel penchant 
qui a été le aalut dea peuplei et auquel «e» nilvi-raairea ont 
rendu hommage, dam toua lea Agea, par la conceaaion dei 
réformea uéceiaairea et par la reeonnalMance de drolta po- 
pulairea, longtempa combattu» et déaormai» Inaliénable». 

O'eat donc une aorte d'apo»tolat dont M. Laurier a JetC le» 
premièrea aemencea dnn» la aoirée du 2B Juin. A non» d'en 
aulvre avec un aoln Jaloux le* développement* et de le* 
recueillir au temp* de la moi»»on. A nou» de marcher «an* 
crainte et »an» héaltatlon, " le front haut ", comme dit l'ora- 
teur libéral, et avec l'orgueil de no» principe*. Nou» »avon« 
où nou» alloua déaormai» ; non» n'allon» paa aux cata- 
«lyamea révolutionnaire» ; le libéralUme e»t dégagé de «e* 
n»pect» farouche», de «on caractère antlaoolal et antirell- 
glcnx, et 11 ne garde plu» que »a phy»ionomle véritable, 
celle de l'amour de» liberté» légitime» et néce««alrp«, de* 
liberté» progreaaive» qui résuitent do» condition» naturelle* 
dn progrès, et non de» brusque» ponaiiée» en avant que 
veulent Imprimer de» eaprit» dangereux. 



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(710) «ï -OÎOO-Phon. 
('16) ï88-S9B9-ro. 



€A 



^riz .. 



82 



DiaoouBa 



anlu V'^'''""''"""*' ^"'» '« "Mrall.me canadien cell- 



Mojfiiiiua ut PaiaiDKST. 

MmDAMKS et ilMglEtJIls, 

Je ne eauraie cacher aue iVi .,»»..< 

ment de pl.i«, l'offre qu^rL'l"téTfe'^d„T ^ '*'*''" »«"'■ 

«ont le» doctrine, du pm Hbértl f^« *"" "P"" quelle. 

'• libéraliane ", pour lïïbéraS 1 il "^ •* ^Î'P*"^ ce n .t de 
Je di. que m nW JL „ '" P™"""* "^^ «»«''«<!• 

que j'ai l^p.ï , ml ^"«r/ce^r "'"^ "^f "■*•" ''<' ?'"'" 
regardé qu'aie diffi"ul4 de ,11^'rT* "/"'* '' J" "'"'«» 
cultes de cette tâche »on7t„r!K Cependant, ei les diffl- 

je «ni, teUement^S de iw":*' '^^''''f^ ''''«' «""«> ««té, 
libéral de définir SeUement i^v ""? •>" '' ^ " P°" '« ?"« 

de la province, ;rretn^^Sra1rpour''r" ^nS'^^"' 
a toutes les autres. P°"' '°°' «"Péneure 

libé^r^ltnste^'rQSf ""/""r;' '^*'- <»" !>««* 
une position f aL^ au poL? d« ^; 1 ^ v ' ■ ''' '""* "ï"'" ^ «»ùp« 
que, pour un 3î nom W t^Z '^?^°^ P""'''™- J« '"» 
mZ parti SoséTho^^. ?J"""'Î"'"'"^'' '* P'rti libéral 
danœs dang^rS marchZ • '^°"'"°'' P'"'^"^'' «' » *»" 
révolutioWere'o"e^rnr*'^*°'/* délibérément à la 
parti libéral Jt un par?iCmpc^- STn,'" T •"""F"'"'"*». 1" 
peut-être, mais victimes et ^Z^ ■ "^ * mtention, droites 
conduits 'incoSrnt? mT ftCeTàT '??''• "' '""' 

de venir deva^tll^ TrZ^-:-^^^-^^ 



DB SIR WILFUID LAURIEII gg 

in^^UvT"^ °* "^ '"" '^'« """ife-t^tion «t inutile ou 

qui- «'dl.™/ n"w* f^ ''"•°'P«««« de combattre le, préjugé, 
qui le dre«ent p«rtont entre non» et l'opinion nublioue • îl nW 

qû-r^r ""*'"'""'' '" ''""^'" -«eLnt"nZ''2::iti,^?e!S 

et de nou. «pp'réd^ Zi. U « é^e^"^ ''? "'"" ?°°""«« 
tout parti politique non. ItÔL "„ i^ ^^^ "" T" "' f'™" 
parti politique non, avons été^ttaour C ' P'"' "l"^""™" 
avons, lee uns nous ont BvettoatianeZ;, S • «°°«'°" l'» nou. 
ont de bonne foi calomm=fe, L^l^T f , *°'^*'' '** *'"™» »<"•» 
ientés comme profesZ^d;» dX? " !,* '"„'"*■■" """» ""t "P^- 
pour certain, d-en^^^^oLn^nen^-"""^ *' ™'™'« 

:.to^t.'^^7?S^^^"^^^^^^^^ 

noeU:ir"ettl'"lrfar Srf '^S':?^"'* '^^ "* 
vaincu, la seule ezixwitinn J» »„ ""^""î™- <Jui, j en suis con- 

oomrne'la pluTé^Hp^L^: """'"" ^" "" '« """-^ 
«..mi«rq"4d"l:rns"f:^r '"*. '^■»'"»™ tel» que nous 

^t'crre-atriVr^t trait '"'•^'^ - -™: 

vemement responsable il' 1^ * '.P?"' """^ ■^'"^°'' '« ^i' 
et qui, ««tteTrrde'XTeZmréLbV '^"P''' P".,'" P^"?'"^ 
nous, par crainte que nfurn« fW *' ',^ ''"'* ^'''■'K»* de 

tait, par crainte quHarMiBatitTe^^'idL^"'/''" """' "P'^"" 
n'amenat la ^^^^^^2^:^^ ^^ Z^i:^^ 



uiBcovns 

mmmmM 

Uui, j en ai la confiance, j'en ai la certitude, si nos idées sont 

rl».T"' ■" i? '"■°"' "' ""» '<*««' «O"' »»« émana" on ^ Zl 
éternel et immuable, comme je le crois, elles ne périron oas e^« 

où on les verra germer, lever et grandir, lorsque le soleil aujafah 
son œuvre, et suffisamment préparé le terrain "" 

oi,^,,^ '**J\"8"*'* quelques-unes des accusations que l'on fait 
circuler contre nous, je reviendrai encore sur ce suje?, car c°est là 
trT f P "' "".portant. Toutes les accusations VrXsc^nt™ 
nou, toute, les objections à no, doctrines, peuvenrse ^^™e" 
nôûvekd^«7°"*'°"' '^'7r}?---^° 1" libéralisme est une fZé 
le Xf de l'EriTr: r ^"'^t f^^ "'^"«"«'"«nt condamnée par 

Von» ^ • , "" "athohque ne peut pas être libéral. 

Voilà ce que proclament nos adversaires. 

nenrd« Jlf''^"'' **>"' f*" q"' ""« *<>« «i" ce moment l'hon- 

r«n» „ M, !'" "" '^°'^'''"" """« J"»''''« l™ je pose la question 

«stirm e • ' '' 'Jî'-^'i'^tf'^™ "™- Tous me^rendrltcettê 
justice que je reprodua fidèlemrat les reproches qui nous sont 

^Ll r" '"^'"'^" '^""^ '"'"*"™°' '"« c'est'bienlà e an- 
gap^ de la presse conservatrice. 

Je sais que le libéralisme catholique a été condamné par le 



ii 



DK 8III WILPBII) LAlIlIEn W 

chef de l'Egliw. On mo doni«nder«; qu'est-ce que le libéralinrae 
Citholiquo* Sur le «euil de cette question, je m'arrête. Cette 
question n'entre pas dana le cadre de mon sujet ; au surplus, elle 
n est pas de ma compClcnce. Mais je sais et je dis que le libéra- 
lisme catholique n'est pas lu libéralisme politique. S'il était vrai 
que les or usures eocléfiastiquea portées contre le libéralisme catho- 
lique, dussent s'appliquer au liMralisme politique, ce fait consti- 
tuerai pour nous. Français d'origine, catholiques de religion, un 
état de choMs dont les conséiiucncca seraient aussi étranges que 
douloureuses. 

En effet, nom Canadiens Français, nous somme* une race 
conquise. G est une vérité triste i .lire, mais en6n c'est la vérité. 
Mais 81 nous sommes une race conquise, noue avons aussi fait une 
conquête: la conquête de la liberté. Nous sommes un peuple libre; 
noue «ommes une minorité, mais tous nos droits, tous nos privilèges 
noue sont conservés. Or, quelle est la cause qui nous vaut cette 
liberté I G est la constitution qui nous a été conquise par nos 
pores, et dont nous jouissons aujourd'hui. Nous avons une cons- 
titution qui place le gouvernement dans le suffrage des citoyens ■ 
nous avons une constitution qui noue a été octroyée pour notre 
propre protection. Nous n'avons pas plus de droits, nous n'avons 
pas plus de privilège», mais nous avons autant de droits, autant 
de privilèges que les autres population» qui composent avec nous 
la famille canadienne. Or, il ne faut pas oublier que les autres 
membres de la famille canadienne sont partagé» en deux partis: 
le parti libéral et le parti conservateur. 

Maintffliant, si nous qui sommes catholique», non» n'avioas pas 
le droit d avoir nos préférences, si noue n'avions pas le droit d'ap- 
partenir au parti libéral, il arriverait de deux choses l'une: ou 
nous serions obligé» de nous abstenir complètement de prendre 
part a la direction des affaires de l'Etat, et alors, la constitution — 
cette constitution qui nous a été octroyée pour nous protéger — 
ne serait plus entre nos mains qu'une lettre morte ; ou nous 
serions obligé» de prendre part à la direction des affaires de l'Etat 
sous la direction et au profit du parti conservateur, et alors, notre 
action n'étant plus libre, la constitution ne serait encore entre no» 
mains qu'une lettre morte, et noue aurions par surcroît l'ignominie 
de n être plu», pour ceux des autres membres do la famille cana- 
dienne qui composent le parti conservateur, que des instrument» 
et des comparses. 



Il 



II 



M 



OIIOOUBS 



I 



Ce. connéquonoe. .b.urde.. m,i, dont perwnn. ne pourr.i» 
OMteiter U rigoureux exactitude, ne montrent-elle. pu jiuqu'à 
léTidMioe i que point e.t /tuue l'uwrtion qu'un oatholS ne 
•aurait «ppârtenir.uputi liber»! I ua «moiique ne 

t.Jl'.Tm '•.^™r'''.*?'* ' '*""' '"■• « «oin d» terre de. populo», 
t^ diff«r.nte. d'origme et de religion, n'e.t-il p.. muiifito ni 

Wen?!?"^"?' ^""'^^ "°" "^"o de» intérêt. ^ml^M 
Identique., et que ,u, tout oe qui touche à ^ intérêt., chacun ert 
libre de .uivre «,it le parti libéral, .oit le parti con.erv.te^r, ,î?. 
van^^que .. conjo.ence lu-' dicte de .uivre l'un ou l'autre parti" 
d'«7rî-)r°V P.'PP"*'»'», •" P»rti libéral. Si c'eet un tort 
d'être iS ^r*P"' '»" ? ■"' '.« "?'•«»" i •• «'"t un crSî 
d«l?ni .' '*,"""«• J«° ">'• coupable. Pour moi, je ne 

prinoipe.. J'aurai, honte de no. principe,, .i ioSrn'o.ion. pu 
le. exprimer ; notre cause ue vaudrait pa. ne eflFort. pour la fidn 
triompher, ,i le meilleur moyen de la faire triomphrétait "en 
cacher la nature. Le parti libéral a «té vingt-cinq an. dan, l'Z 
position. Qu il y ,oit encore vingt^inq an., .i le ^uple n°eit pM 
encore arrivé à accepter ce, idée., mai, qu'il marche le front haut, 
bannière, déployée., à la face du pays I ' 

„..iL"^'~'^ cependant avant tout do s'entendre ,ur U .ignifi- 

mr"'cô'L:;ï,T4u^ »* ■"■^ '" •=* """ " """> "- «» <•« ^ ^" 

J'affirme qu'il n'eet pa. une choM ri peu connue en ce pay, 

ZZl X "'"'^"'""' "•"* '" "•^""'"*- " y " p"-" 

tatitêr ïrZ,1^r'^"^ r ^'^'"^ "" institution, ropré«,n. 
tatives. La population anglaise comprend le jeu de ces institu- 
tion,, en quelque sorte d'instinct, en outre par ,ui?e d'une ^ 
nence séculaire Notre population, au contraire? ne ir^^ 
guère encore. L'éducation ne fait que commence'r â se répZre 

Sir"' /-r '^'^r '<"" •"'^'™"»' "0'™ «d'ieation fra^ 
Sa^e nous conduit naturellement à étudier l'histoire de la liberté 

I17kV-° T','^'"? l?.*""^ "''«^'I"'' ^0 >« liberté, non pu 
f2 nili ' t '" u'*' '* Angleterre, mais chez lea pei.ples^du 
continent européen, diez le, peuple, de même origine et da même 
re igion que nous. Et là, malheureusement, l'histoire de la liberté 
est écrite en caractère, de sang, dans le, pag« les plus navrwte. 



DE 8IR WlLrKI» LAUUIBR 



ST 



que «mtiranent poiit-être le. «m.le. ,1» g,„« humain. D.n. 
toute. In oliiM. ,1e la Moiété in.truite, on po.it voir, effr.yée. par 
M pig« lugubre, de, fluie. loyale, qui regardent avec terreur 
1 «prit de liberté, « imaginant que 1'c.prit do liberté doit produire 
ICI le. même. dé.a.tre«, le, môme, crime, que dan. le. pay. dont 
]« parle. I our ce. e.prit. de bonne foi, le ,*ul mot de libér.li.me 
e»t gros de calamité, nationales. 

San. blâmer tout & fait oo, eraintw, mai. .an, non. en lainer 
effrayer, remonton. j.i«,u'à la .ource même, et examinon. avec 
calme ce ^ui m trouve au fond de ce, deux mot.: libéral, cow^r- 

?, ,, ' Q"o>'e ><i«e cache ce mot de <;on«rfa<eur, qui 
•eInb^e tellement consacré qu'on l'applique modctement à tout ce 
qui ert bien 1 L un e.t-il, comme on le prétend, comme de fait on 
1 affirme tous le. jour., l'expreasion d'une forme nouvelle de l'er- 
ïî"'' .^ autre «t-il, comme on «mble con.tamment l'in.inuer, la 
déhnition du bien sou. tou, te, aspect.? L'un e.t-i! la révolte, 

wJff7'%J*-!l^?'"''" ' ^'»"'" *""■'■ '« ""l P"°"P« rt«l>le de U 
société? Voilà de» queetion. qu'on .e poM tou. le, jour. dan. 
notre pays. Ce. di.tinotion. subtiles, que l'on retrouve sans cesse 
dans notre presie, ne sont cependant pas nouveUes. Elle, ne «ont 
que la répétition des rêverits do quelques publioiste» de France, 
qui, renfermés dans leur cabinet, ne voient que le passé et criti- 
quent amèrement tout ce qui existe aujourd'hui, pour la raison 
que ce qm existe aujourd'hui ne ressemble à rien de ce qui a existé 

Cei«-U diwnt que l'idée libérale est une idée nouvelle, et 
oeux-là se trompent. L'idée libérale, non plus que l'idée contrire, 
n est paa une idée nouvelle ; c'est une idée vieille comme le monde 
que Ion retrouve i chaque page de l'histoire du monde, mais c^ 
nest que de no, jour, qu'on en connaît la force et les lois, et qu'on 
sait 1 utiliser. La vapeur existait avant Fulton, mais ce n'est que 
depius Fulton qu'on connaît toute l'étendue de sa puissance et 
qu on sait lui faire produire ses merveilleux effets. C'est la com- 
binaison du tube et du pistou qui est l'instrument dont on se sert 
pour utiliser la vapeur ; c'est la forme des gouvernements repré- 
sentatifs qui a révélé au monde les deux principes libéral et con- 
aervateur, et cette forme de gouvernement est l'instrument qui 
leur fait rendre tons leurs effets. 




I 



M> OIMOUM 

Sur qii«1<,iie mijct cp .• ce toit, ilaiu lo <lomiine de* i-Iioum 
hiiinainca, le vrai ne m inanifette pu «Ktirment i toiite. 1m intol- 
liftimoei. Il en e«t dont le regard plonge pliia loin dam l'inconnu, 
mai. embraie inoin» à la foin; il en c»t d'autre» dont le rcRard, 
« il Mt nioini p^nc trant, aperçoit plut nettement dan< la i^c're 
où il peut i'«tendre. Cette distinction primordial,, explique de 
•uite jusqu'à un certain point l'idée libérale et l'idée conwrra- 
trice. Par cette seule raison, lo même objet ne sera pas vu souf 
lo même aspect par de» yeux iliffêrcnts ; par cette seule raison, lei 
uns prendront une route que lu autres éviteront, quan<l cependant 
les uns et les autres se proposèrent d'arriver au même but. Maia 
il y a une raison conoluante qui explique clairement la nature, la 
raison d'être et le pourquoi des deux diffiTcntos idées. Macaulay, 
dans son histoire d'Angleterre, en donne la raison d'une manière 
admirable de clarté. Parlant de la réunion des chambres pour U 
seconde sess.on du Long Parlement, sous Charles 1er, le grand 
historien s'exprime ainsi : 

" Do ce jour date l'existence organique dos deux grands partit 
qui, depuis, ont toujours alternativement gouverné le pays. A la 
vérité, la distinction qui alors devint évidente, a toujours exi^<té. 
Car cette distinction a son origine dans la iliversité 'de tcmpérji- 
ments, d'intelligences, d'intérêts, qu'on retrouve dans toutes le» 
•ociétés, et qu'on y retrouvera aussi longtemps que l'esprit humain 
sera attiré dans des directions opposées, par le charme de l'habi- 
tude ou par le charme de la nouveauté. Cette distinction se 
retrouve, non pas seulement en politique, mais dans la littérature, 
dans les arts, dsns les sciences, dans la chirurgie, <laiia la méca- 
nique, dans l'agriculture, jusque dans les mathématiques. Par- 
tout il existe une classe d'hommes qui s'attachent avec amour k 
tout co qui est ancien, et qui, même lorsqu'ils sont convaincus nar 
des arguments péremptoires qu'un changement serait avantageux, 
n'y con'ientent cependant qu'avec regret et répugnance. Il se 
trouve aussi partout une autre classe d'hommes exubérants d'espé- 
rance, hardis dans leurs idées, allant toujours de l'avant, prompts 
i discerner les imperfections de tout ce qui existe, estimant jen 
les risques et les inconvénients qui accompagnent toujours le» 
améliorations, et disposée à regarder tout changement comme une 
amélioration ". 

Les premiers sont ies conservateurs ; les seconds sont les libé- 



UB *ll| WILTRID LArniBR gf 

ncrtro .«turo. Coi.iii.c 1» ,|it ..|„,i„blei,.ent M.caul.y oii le. 

br.uche. ouverte. 4 I. .,HVul».i..„ hum.ine ; m^i, c'e.t eu roH 

tiquo qu'il, .ont le plu. iipparine.. ■■• cwi eu pou- 

Ain.i «|iix qui .•.>n,l«,„„,.„t |c |iMr«li.mo eomnic une idée 

,.T cCrlr' ^' ■'■" ' 'V"' "" '■""" '•'"'"^"- """ > '" 
nW n« rfflr,;:'^";!?'""''"' '■•.I"^"'i""« eon,me uue erreur, 

r.îtrTutt'î!;v:;;^::r„:' -- '" '"'-»'■•■ " -»''"-- 

M.in.on.nt, il „o fani p„, oublier que 1, forme ,1e notre «,n 

^me^nt „, eolle .le 1« ,„„„„„,,„•,! ropr^-.emat ve re.T » 

m..ru,„e„t qui n>et en relief et en ae.ion le« . .^ p ip" J^ 

dStre .le, W.pubheam». Je ne .i^ale pa« eo reproehe wur U 
relever: le rcproelie ne vaut pa« ,1'être rélevC Te .lU .Lîj^ ! 
que 1. fonne importe pe.„ ; «•elle ^i.^ itar ,' e, " ."^etToi 
républicaine, du moment qu'un neunle . Ip ,|,„:, i '„ . 7 

d7S;;'i' '^eT„rrr,rr' "'••'•' " • w.:in:r;ut 

oe la liberté. Cependant, la liberté ne serait bientôt qu'un vain 

I^L- . 1™* ''°'" '• '"«""«^ «tonnante a fonnulé le, 
«.orne, de I. «„ence gouverneu.entale avec «no juste.» n „ i X 

hftarty . Une vigilance étemelle est le prix de la liberté Oui 
™ P«"ple veut reeter libre, il lui faut comme Arpi/rvoir"^! 

moment ! ^,'7^°"" ^ *''^"- ^'il -'endort, .'il f^lbH, L^" 
moment d'indolence lui coûtera une parcelle de -,e. droit, xZl 
vigilance éterne le, de tou, le. instante, c'e.t là le prix don il doit 
payer «.bienfait inappréciable de la liberté. Or" la fX le U 
monarchie représentative se prête merveilleu.emeit, - plus p^„t 

nécessaire. Dun coté, vous avez ceux qui souvemont et de 
1 antre, ceux qui surveillent. D'un côté, vous avez ce™x oui onî 

oûiCT::''-,"!" ""' '"*'''• ' ^ '^'*"' <'" 1'"»*-' v^^av oe"x 
Tô„ ir '^^ * •l"""""'', '-""'-■""n^''- Q-">1 «ora le lion de cohé- 
nriner ,"""•"/'■'"■"" .''« "^ différents groupes? Quel sera le 
principe, le sentiment qui rangera les divei, éléments de la popu- 



1 



DIlOOUU 



3 



lition, •oit parmi ceux qui Koiircrnral, iioit parmi eaux qni lur- 
reillentl Ca tf ou la prioeip* liMral, nu l« priiwipa mmiwrva- 
teiir. Vuu« varrM «OMtuble mux qu'attira la charme <lo la 
nouveauté, et roua rtnct rn>rtiilil« crux qu'attire le eharuii- ita 
l'babilude. Voui rorrei rtufmhle ceux qui ■'•Hachent k tout ea 

ui r^t ancien, et vuu> verrex enienible ceux qui aont toujour* 

i«poa^ i riformer. 
Maintmani, ji- le ilrniamlo ; entre ce» ilcux iil^i» qui coniiti- 
tuent la ban tlivi partit, peut-il y avoir une différence morale t 
L'une eit-elle radicalement bonne et l'autre ra>licalement man- 
vaiiei N'ext-il pa» manifeste que toutn deux Mmt ce qu'on appella 
en morale, indiffirtnttt, c'cut-à-dirc que toutei deux «ont auicep- 
tible» d'appréciation, de pondi'iration et de choix I Ne iierait-il paa 
autti injuste qu'abaurde do condamner ou d'approuver, toit l'una 
•oit l'autre, comme abaolumcnt mauraiao ou btmnet 

L'une et l'autre aont •uMeptibW de beaucoup de bien comme da 
beaucoup do mal. Le conaorvateur qui défend lea vioillea inati- 
tutioni de «m paj», peut faire beaucoup de bien, de même qu'il 
peut faire beaucoup de mal, •'« l'obatine i vouloir maintenir dsi 
abua devenu» intolérablea. Le libéral qui combat cea abua, et 
apréa de longa effort» parvient à le» extirper, peut être un bienfai- 
teur public, de même que l'j libéral qui porterait une main légèn 
»ur de» inatitution» »acré«, pourraient être un fiéau non aeulement 
pour Bon paya, mai» pour l'humanité tout entière. 

Certea, je tuia loin de faire un reproche i noa adver»airea de 
leur» conviction», maia pour moi, je l'ai déjà dit, je «ui» un libéral. 
Je (uia un de ceux qui penaent que partout, dan» lea choae» 
humaine», il y a dea abua à réformer, de nouveaux horinnu à 
ouvrir, de nouvelle» force» à développer. 

Du reate, le libéralisme me paraît d(3 tous point» aupérienr t 
l'autre principe. Le principe du libéralisme réaide dan» l'ewience 
même de notre nature, dan» cette aoif de bonheur que noua appor- 
tons avec noua dan» la vie, qni noua »uit partout, pour n'être 
cependant jamais compl^teraent aasouvie de ce côté-ci de la tombe. 
Notre âme est immortelle, maia noa moyen» aont boméa. Noua 
gravitons sang cesse ver» un idéal que noua n'atteignon» jamai». 
Nous rêvon» le bien, noua n'atteignons jamais que le mieux. A 
peine «ommea-noua arrivés au terme que noua nous étions assigné», 
que nous y découvrons de» horizons que nous n'avions pas même 



ou Ȕn wiLmin lai'ribh 



M 



IV.,', ™izr r'"'" "' '"''""• ' ■«»•"''■,' 
frr™'Sr "" "■'" ™ ,*^jr„:,r: ft;- 

il y . toujou,, pl.cc pour l'.mélior.eion do nmî. co^ ",„ p^„r 

yeujc, coii.titue It «u|Wlr.orit« du libér.li.nie. 

tibtS..ÏÏ'Tl '";,£!!"'? "T"'" ""'■'""•-""''«non.. in.pe«»p. 

fcrn In ""'": P'7,''V"'" •'«•'•« .ppropri J» (■«,." 
Mr^ Ai, i.,1 "?'"' 1'* "'""''"'*"- «ni"-"! p.r devenir, 
«ou. lollr. a M p.rmi nom la tcniirc «cipicurialc. Il «t 
ncont«t.bIc qn aux début, de 1. colonie, ce .y^^me avait , in^ 
\^^'^ ^f"':l* l'«t.b iiaenient du .ol. M.i/en 1850 tout a^t 
te emrat ohanK» parmi noua que ce ..v-tMiie aurait .1... par pru- 
dn re de. complication, déplorable.. ,i notre ...emblée, ,ur l'inï^ 
tiative de. libéraux, n'avait eu la .aKeno <lo l'abolir. 

Comme connéquonoe de cette loi que j'ai indiquée comme la 
c.u,e déterminante de. idée, libérale et co„,ervatH«r iTTtreu 
IXVr ^ h"""^ •'"' «'.ttacheron. .vc. Z^ cel b^ 
qui le. défcn-lront â outrance, et qui verront av.c torrtur toute 
tentative d'y porter 1. main. Malheur à ce. homm» .'il. „ 
trouvent av^.r le pouvoir, et .'il, no ..vent pa. faire rCâcâ» 
de leur, '^éférence. I Malheur à ce. homme,, .'il, ne .aven pH 

nt^7d« "'"".*' 1°™*" P™'"^ ' "» «tireront Jr le" 
p.y. de. commotion, d'.utuit plu. terrible, que ji-.tice aura été 



«.:■-•.« 




Ai 



n DIIOOVBS 

ntmtê pitu longump*. L'bliloira, hit«l eoMUto rarabeadiaf 
mtol que bien p. ' 1* nus qui goaTcmanl oat in eomprwdiw «M 
upirttiou ili rhumaaltt tt y f*ir« droit. Il y • ta pin* <U fir» 
lulioiu etiuiM par l'obatintlii» iIm Cbntfrrttaura qu* par l«* 
•u(4r*tioiic ttM tiMrkiu. 

L'»rt •upr«me de Kou»ern«r «t d» Ruidtr et dirign, «o Ut 
ooDtrAlint, m upirtliou de Hiumuiti. Lm Ab«IiU poMtdeal 
cet art >u •uprtme di'ifr*. Ab»1 rojtt l'ouvre do grand parti 
libéral aoKlaii. Que de réformée il a op<r4e*. que d'abui il a fait 
diaparaltie, <uu aeoouHe, une perturbation, mim violsncç I II a 
oomprli le* atpirationi dn opprimée, il a comprit In beHÙM non- 
Trnuz stM* par de* titualioni nouvallp*, rt, aoui t'autarit£ ilv la 
loi, et . « autre iiulrunwnt que la loi, il a oftiri iiiw «Arie de 
réformée qui ont fait du peuple anKlait le peuple le plui libre, le 
plue prwpirr et le plue heureux de l'Europe. 

Voyei au eoatrair* lot gouTemcmenla du cootiBtnt. I« 
plupart n'ont jamai* lu comprendre le* aipiration* de leun 
peur le*. Quand Im malheureux relevaient la tjle, pour faire 
arriver juiqu'i) leur* poumon* quelque* «oufSc* il'air et de liberté, 
il* ont été brutalement repou»»*» dan* un cercle toujour* de plu» 
•n plut indiatolubltment retaerri, 

Ûai* un jour cet venu où le* obttaele* ont volé en éeUta, où 
CM peuple* le «ont rué* hon de* machine* qui lc> paral}r>aient, et, 
tlora, aou* le nom aaeré de la liberté, on a vu t'aocomplir le* plut 
effroyablet crimei. Faut-il *'en étonner ? 

S'étonne-t-on quand let nuage*, amoncelé* lur notre téta, 
éclatent en grtie et en foudre f S'étonne-t-on quand la vapeur fait 
Tolar en éclat* let paroi* qui la retenaient captive, parce que la 
mécanicien n'a pa* eu la prudence de lever la «oupapc qui doit la 
dégager de l'exubérance do ta propre force ! Non, il y a là une 
loi fatale, qui aura toujours le même effet, dan* l'ordre moral, 
comme dan* l'ordre phyiique. Partout oii il y a compre**ian, il y 
aura exploeion, violence* et ruines. .Te ne dii p*« cela pour 
excuser le* révolutions ; je hais les révolution! . je déteate toute 
tentative de vouloir faire triompher le* opinions par la violence. 
Au surplus, je «ui* moins dispo*é à en faire retomber la re*pon*ar 
bilité aur ceux qui les font que sur ceux qui les provoquent par 
leur aveugle obstination. Je dis cela pour expliquer la supériorité 



^ m 



J 



)-• oalnr» 



»WJ- qui M font pL MrtLcU l'i?. "/ ■'*"»'"'»•"<»" pro<«^ 

droit d. «.ffr.^ .ax cuîÏÏ LUI""" •*"'"* * "'-^ !• 
P«»..-.ou. quelle lionXdZ T rm.'*"''*T"' '''"•*• » 
tint de /oii «.WlttîTlM IfJ. j^ ■ . V*'''"' ««'»<• " • 

«t propos « .ppli,«4 r. ,:LmJ'"'"" ""• «»P'»«« •• m.I, 

«^^^d^il^^Vw'r'T^a "-,«"-<' P"" "^-i 

tOM l., liberté' dMUoi,JlutJli^ ''S" •*"• "•"'» P«' 

nn. de leur, chef, le, plu, ilb,,!r?l, ^*'°''?' "■•" «("«iT'e»- 
d'An<fleter«. Je ne .whe n„ ,1?^ "^S' ,"*™**« «'•'" '• pairie 

«e. noble., de ce. 'rîLL, de'^''tui"L°t: P"'" «J'A^'^em, de 
»»t Ponr d.r.ci„er u„é f^rTS-^^^^lZ,^^^ 



l 



m 



privilège) avec un calme enthouaiume pour rendre la vie plu* 
facile et plus heureiHO à un pluê grand nombra A ce lujet, 
laiuez-moi voug citer une lettre de Uacaulay à un de Ma amis, 
écrite au lendemain du vote sur le fameux bill do réforme, qui mit 
fin au «yitèmB dw bourgs pourrit. Cette lettre, auivant moi, fait 
voir admirablement ce que c'est qu'un libéral anglais. La voici. 
Je demande pardon de faire cette citation, parce qu'elle eat un peu 
longue ; 

" Je ne reverrai jamais, pe ne m'attend» paa à jamaia revoir 
une scène semblable à la divuion (divinon) de mardi dernier. Si 
je devais vivre cinquante ans, l'impression m'en resterait ..usai 
fraîche et aussi vive que ai elle venait d'avoir lieu. Cela doit être 
comme d'avoir vu César poignardé dan» le sénat, ou Cromwell 
enlevant la nuuae (n,ace) de la table du Parlement ; une scène 
qu'on voit une fois et qu'on n'oublie jamais. La foule débordait 
de la chambre de toutes parts. Quand lc3 é' rangers eurent 
l'ordre de se retirer et que les portes eurent été fermées, nous 
étions six cent huit membres présents, cinquante-cinq de plus 
ou'on n'en avait jamais vus dans aucune autre division précédente. 
L.'f oui et les non furent comme deux volées de canon, t-rées des 
deux côtés opposés d'un champ de bataille. Lorsque l'opposition 
se fut retirée dan» le corridor (lobby), opération qui dura plus de 



portes eurent été fermées, nous commençâmes à faire des calculs 
sur notre nombre. Tout le monde était découragé. " Nous sommes 
" battu», nous ne sommes au plus que deux cent quatre-vingts. 
" Je ne pense pa» que noua soyons même deux cent cinquante. 
" L'échevin Thompson les a comptés. Il dit qu'ils sont deux cent 
" quatre-vingt-dix-neuf ". Voilà ce qui se disait parmi nous. La 
chambre, lorsque les ministériels seuls s'y trouvaient, était déjà 
très remplie, plus même qu'elle ne l'est généralcnent dans le» 
débats d'un intérêt considérable. Cependant je n'avai» pas d'es- 
pérance que nous fussions trois cents. Comme les scrutateurs 
(iellers) passaient le long de la plus basse rangée gauche, l'inten- 
sité de notre attention devint intolérable — deux cent quatre-vingt- 
onze — deux cent quatre-vingt-douze, — nous étions tous debout, 
le cou tendu, comptant avec les scrutateurs. A trois cents, il y 



DB 8IR WILPRID LAUBIEIl |g 

retenir les miJnner mil fX'; ^°7 ""'i. ^." P""'"'' * P«'°« 

mSitc;:rrtr'^'^^^^^^^^^^^ 

compactes des gem qui orient Pt^iV^^tT û *" '^^'^ """'^ 
de leurs têtes^nfl!! et agitent leurs chapeaux au-dessus 




96 



DIIOOURB 



Celui qui écrivait ainii, dua cet terme* exhiltrante, Tentit 
de roter 1 abolition du »y»tème en vertu duquel il tenait ion man- 
dât. Mieaulay tenait son mandat de la généroeiti d'un pair d'An- 
gleterre, lord Lanidown», qui l'avait fait «ire par le bourg pourri 
de Oalne. Je connaia peu de pages qui faaaent plu» d'honneur 1 
1 humanité que cette limple lettre qui nous montre ces natures 
anglaises, calmes et opiniâtres dans la lutte, qui t'émotionnetU 
enfin, pleurant et riant à la fois, parce qu'un acte de justice vient 
d être accompli, parce qu'un abus vient d'être déraciné du sol de 
la vieille Angleterre. 

Membres du Club Canadien, libéraux de la province de 
Québec, voilà quels sont nos modèles! voilà quels sont nos prin- 
cipes 1 voilà quel est notre parti I 

II est vrai qu'il existe en Europe, en France, en Italie et en 
Allemagne, une classe d'homme» qui se donnent le titre de libé- 
raux, mai» qui n'ont de libéral que le nom, et qui sont les plus 
dangereux de» hoiniues. Ce ne sont pas des libéraux, ce sont des 
révolutionnaires ; dans leurs principe» ils sont tellement exaltés 
qu Ils n aspirent à rien moins qu'à la destruction de la société 
mclerne. Avec ces hommes, nous n'avons rien de commun ; mais 
est la tactique de nos adversaires de toujours nous assimiler à 
eux. Ces accusations sont au-dessous de nous, et la seule réponse 
que nous puissions faire dignement, c'est d'affirmer nos véritables 
principes, et de faire de telle sorte que nos actes soient toujours 
conformes à nos principes. 

Maintenant, arrivé à ce point de mon exposé, je paverai en 
revue 1 histoire du parti libéral de notre pays. Je suis de ceux 
qui ne craignent pas de scruter l'histoire de mon parti. Je suis 
de ceux qui pensent qu'il y a plus à gagner à dire franchement la 
yériM, qu à essayer de se faire illusion à soi-même et aux autres 
Ayons le courage de dire la vérité! Si notre parti a fait des 
fautes, nos dénégations n'empêcheront pas les choses d'avoir été ce 
quelles ont été. Du reste, si rcrtre parti a commis des fautes, 
nous trouverons toujours dans l'autre parti assez de fautes pour 
compenser les nôtres, et au surplus, l'autre parti fût-il immaculé, 
nos principes n'en seraient, pour cela, ai meilleurs ni pires. Ayons 
le courage de dire la vérité, et que la vérité dite sur nos fautes 
passées nous empêche d'y retomber à l'avenir. 
Jusqu'à 1848, tous les Canadiens Français n'avaient formé 






■ 



DB BIB WILFBID LACBIKB 



97 






qu un Mul pirti, le parti liMral. Le parti conjerrateur, ou plutôt 
X^^' fr'fi'*"^,'' °° ''«PI*'"». n'««»it qu'une faible minorité, 
u ojt de 1848 que datent lea première» trace» de» deux parti» qui, 
depuis le eont di»puté le pouvoir. M. Lafontaine avait accepté 
le régime établi en 1841. Lonque M. Papineau fut revenu de 
1 exil, Il attaqua le nouvel ordre de cho»e» avec sa grande éloquence 
et de toute la hauteur de se» idée». Je n'entreprendrai pa» ici de 
faire la critique de la politique respective de ce» deux grand» 
homme* Ton» deux aimèrent leur pays, ardemment, passion- 
nément, tou» deux lui dévouèrent leur vie ; tou» deux, par de. 
joie» différentes, n'eurent d'autre but que de le .ervir ; tou» deux 
furent probes et dé»intére»sés. Restons »ur ces souvenir», sans 
chercher qui des deux eut tort et qui eut raison. 

Il ae trouvait, à cette époque, une génération de jeune» gen» 
d un grand talent et d'une impétuosité de caractère plus grande 
encore. Désespéré» d'être venus trop tard pour jouer leur tête 
dans les événemento de '37, il» »e précipitèrent, avec une alacrité 
aveugle, dans le mouvement politique de l'époque. H» se trou- 
vèrent au premier rang de» partisan» de M. Lafontaine, dan» »a 
glorieuse lutte contre lord Metcalfe. Ils l'abandonnèrent équité 
pour la politique plus avancée de M. Papineau, et, tout en to ran- 
d^wiâ.'* '"'**' *'°"™° '' **"* naturel, ila l'eurent bientôt 
Enhardi» par leur propre succèa, entraînés par leur propre 
enthousiasme, ils fondèrent un journal L'Avenir, dan» lequel ils 
»e posèrent en réformateur» et en régénérateur» de leur pays. Non 
contents de «'attaquer à la situation politique, ils e'attaquèrent 
audacieuaement à la situation sociale. Hs lancèrent m pro- 
gTMnme œntenant pas moins de vingt-et-un article», qui commen- 
*' If jS?^""' ^'^ J"8^ <le P»i^ et finissait par l'annexion 
aux itats-TJni», et qui n'était en somme rien autre chose qu'une 
révolution complète de la province. S'il eût été possible qae, par 
un coup de baguette magique, le» vingt-et-un articles de ce pr<v 
gmnme fussent réalisés dm» le cours d'une nuit, le pays au matin 
neût plus été reconnaissable. Celui qui l'aurait quitté la veille 
et y serait revenu le lendemeain, n'aurait pu s'y retrouver, 
s J"!!. . '^""'1 ^^."^ libéraux, o'éta_. leur jeunesse ; le plu» 
âgé dentre eux n'avait pas vingt-deux an». 
Messieurs, je constate des faits, je n'entends pas faire de 



"" DIBCHUB» 

ont toujour, droit 4 notre re.p«t Quel et celui d'entre^^ 

•MTUr Tout pret.it «lort à cet exugér.tion. : I. .itu.tion de notre 
p»7«, 1« situation en Europe. 

aux premier» soufflée de cette grande tempête qui devait éclater 

de l'h™ I , r* ■effrayante, à contempler. On «prouve 
et qu^ Wad^rr'T'u* T"^ """'"' 1'" '« faisait partout 

:in^ imio^d-tm;:^^' * "" '"°'"^'" ''°'"^' p"- "" '»"- 

Cet état de choeea devait puissamment agir sur des imaei- 
nations jeunes, ardentes et inexpérimentées. Aussi, nos jeunes 
réformateurs, non contents de vouloir révolutionner leur pays, 
saluaient avec transport chaque révolution nouvelle en Europe 
^ Cependant, à peine avaient-ils fait deux pas dans la vie qu'ils 
s apercevaient de leur immense erreur. Des 1881, ils publiaient 
un nouveau journal. Ils abandonnaient L'Avenir aux énerm- 
mènes et cherchaient dans le nouveau iournal Le Pays, sans ton- 
jours la trouver il est vrai, la voie nouvelle (,..e devaient suivre 
les amis de la liberté sous la nouvelle constitution. 
/mL.,V ?™'- aujourd'hui, en relisant le programme de 
I^Avemr, s empêcher de sourire, en retrouvant avec un si grand 
bon sen, quelquefois, tant de propositions absurdes on impossibles. 

incrotl""""' . "P-^'"'' ""^ * ""^' ""•*«' '"« propositions 
incongrues que contenait le programme de L'Avenir. J'en pren- 
drai une au hasard: les parlements annuels. Je suis certain que 
chacun des jeunes reformateurs d'alors, qui est arri- 1 aujourd'hui 
à la députat.on, est fermement d'opinion qu'une élection tous les 
cinq an, est tout à fait suffisante. U d'ailleurs, n'est-il pas 



DE 8111 WIMTBID LAUBIEU M 

Unt^^toute I«g,.l.„o„ .é,.eu«, et u« «.uro. d'iKsiution «^ 

ment disparue de l'arène SLl^lf ''"">'"' '""^"^ 

raurorelunjourn^utauCrpr" WrTSî ' 'T'"''" 

caAoli^uTsr""-''"-'"''"*^^ '^ ""^^ "ItraUTan le part" 
catholique. Ses prmcpes m sont mo,lifié8 comme son nom Si 




MO 



DIIOOURS 



M. Cartier rereuit lujonrd'hui lur la terre, il m iMonuttndt 
pluf MO parti. M. Cartier <uit dévoué aux prinoipe* de la oont- 
titution anglaiie. Ceux qui aujourd'hui, parmi lea anoieni par- 
tuani, tiennent le haut du paré, repouMent ouTertement lea prin- 
cipee de la oonatitution aiifflaiae, comme une concewion i oe qu'ila 
appellent 1 eiprit du mal. lia ne comprennent ni leur pay», là leur 
époque. Toutee leur» idéea iont calquéee tur oellee des réaction- 
naire, de Fruice, comme lea idées de* libéraux de 1848 étaient 
calquée» lur uellea des révolutionnaires de France. Ils w passion- 
nent pour Don Carlos et le comte de Chambord, comme les libé- 
raux te paitionnaient pour Louis Blanc et Ledru-Rollin. Ils 
crient: vive le roi! comme les libéraux criaient: vive la républi- 
que! En parlant de Don Carlos et du comte de Chambord, ila 
affuctent de ne jamais dire que Sa Majesté le roy Charles VII, Sa 
Majesté le roy Henri V, tout comme leo libéraux, en parlant de 
Napoléon III, ne disaient jamais que M. Louis Bonaparte. 

Certes, je respecte trop l'opinion de mes adversaires, pour ne 
leur lancer jamais aucune injure ; mais je leur fais le reproche 
de ne comprendre ni leur époque, ni leur pays. Je les accuse do 
juger la situation politique de notre pays, non pas d'après ce qui 
ry pane, maia d'aprêa oe qui se passe en France. Je les accuse 
de vouloir introduire ici des idées dont l'application serait impos- 
sible dan;^ notre éut de société. Je les accuse de travailler labo- 
rieusement, et par malheur trop efficacement, à rabaisser la 
religion aux simples proportion» d'un parti politique. 

Oeet l'habitude, dans le parti de nos adversaires, de nous 
aoouMr, nous libéraux, d'irréligion. Je ne suis pas ici pour frire 
parade de mes sentiments religieux, mais je déclare eue j'ai trop 
de respcNJt pour lea croyances dana lesquelles je suis né, pour 
jamais les faire servir de base à une organisation politique. 

Vous vouleî organiser un parti catholique. Mai» n'avez-vous 
pas songé que si vous aviez le malheur de réussir, vous attireriez 
sur votre pays des calamités dont il est impossible de prévoir les 
conséquences ? 

Vous voulez organiser tous les catholiques comme un seul 
parti, sans autre lien, sans autre base que la communauté de reli- 
gion, mais n avez-vous pas réfléchi que, par le fait même, vous 
organisez la population protestante comme un seul parti et 
qn alors, au Iiou de la paix et de l'harmonio qui existent aujonr- 



. 



Om IIB WIIJI-RID LAHRIU 101 

principe d.^ge'Aulï.tbtrlÏ; """""" '-""'*■ '"'<"^*'"> 
«it'i^FrZ un'rui*^ '"VT ' ^•«-"' -o" <•"'« 

le. plu. .rdent. d« UlXS . "«"^"' "«> '•>■"»"■• Le. «ni. 
Elle .v.it «rd^m «Tm* utrr Ty' ^•'''"" «"'••«'• 

Wy. un dUnn*^ • ^'' «PI»""" quelquefois pour leur 

« que i^tZTc^J:^^' ~'™* '«P^'*' P"-' -u.. c'e.t 

li^r^lt^^"""' '•«'r"'"'"' ""' '"«"» «naudire 1. 
iiDenei jsi»u que wnone-nous donc sani U liberté? 0„. -.^ 

J'avoue bien que la liberté, telle qu'elle a été rfii«r.l«n»f 
Français ont eu le nom de la liberté il. n'nn» « '""■ ^ 

et qu on a vue pour la dernière fois à l'œuvre en 1871 m.' 
représente comme une femme " '' 



IM 



DiaoouM 



*','î°i"" «' "• IX". d, l„TZ In .niMll-. 



isi^.iiiJî îf".''"' •" w»w»« ^i««i 

<J«» il» gni (orto Mnaw «lia ri .>i ... . . 



'mbrMit 



•Itérée, il »r,r,°e à^l.'^T' f, P"""!""'- '"«lp« •» «nté 
Kt le ^èteTuTrtpondT^ "' '* ""' ''"""^"'' '''' ''Angleterre. 



It U th. Und tliat Intnm Ull. 
Th.1 »b.r*ilt«t FrMdom cho», 
TH. Und wh.™, girt wlth fr|«d, „ ,^ 
A mu Duiy ip^E th. thiii, h* wlll , ' 

ï"*! '"J""."' •^'■•^ «"""""Ht, 
Srv Si J"*' •"'' "M nmowii, 

ï'rom pre«d,nt to prwednit .• ' 

But by d»gre« to fullnm. wr..iight, 

nemi,, „n h„„une peut dire\e'';;!„™lrdTr' ' ■"" "" '^'''"- 



D« »IB WILrRID LAfRiiB 



invS^* "ï^'*' "~ «^ ««•«» j-f 



" Une terra d'un 
« utiqiM renom, oO 
précMrat. - ^ « 

prendre, et tout en râ ^.„t L! i * ^"''"' î""* '« '^■ 

«m jonr, d.n. un mom™H-^"kr,W.,„r ''"'''■ ^"^^^ 1'"' 
le loleil do leur. cri. et d. «i,.? !z ■ ' '*' ""'"" * '°""'t«" 
ri« d-„„ ,„o. eo'.rrp.e'lJ.pi'/.r'''*'"''""' ^ '»*'* ^"^ 

»»ri«It (iM lorMnta d« Jumitrt 
■« MI otwni» bU.|.li4iii«imn. 

<!«« leur, imprécSn. '^ ^ " '" ''*'•""' J»«ï»<' 

de u'to4,trr:M:u:z'' "•"'^'""' "'«'- •« -» 
lS^i:r^ni!s'ttr7'-. ''^?'» -p'^^- ^ 

clergé, de vouloir l'e^S.rdvr-'""""""'^ ^^ l'^Kliie. «" 
phrase comacrée, de voulorr l^i?^ , ' F""^ ™ «"^f ^e la 



Il 




IN 



nitoovn 



-Jli! 2" ','J> • P« «• «^1 «Mwl otnadiM qui fwUl* 
•npieliw I* olwgf d« prmdn jMn «lu afftirw poUUqoML ti te 
•lergâ rtut prandi* p4rt lui «AJi*. poUllq».* ^^ 

Au nom d« qaçl princin, ha «mU d« te libwU Toudrateal'ite 
rtfiuw tn pi«cn te droit i, pnndn part aux affaina politiqtml 
Au Bom da quat f ...p, |„ «mi, j, ], ub^^ Touîralinto 
rafuaar au prétra l» droit d'aroir dn opinioni politlqua. <t do tea 
mt!; 1 <l»PProuw ou d. dfaapprourer la. homma. 

publica at eur. act.., at d'anaaignar au paupla oa qu'il oroit «tre 
•on drroir I Au nom da quai principe te prèUre n'aurait-il paa te 

„,-' -fTi 7 T ".J*.""? *■"' ""*'• '• '•"«'" "» maMofaTiora- 
que J ai la droit, moi, da dire que ai mon adraraaira aat <lu, l'Eut 
aat en dancerl Pourquoi te pr«tre n'aurait-il paa te droit da dira 
que <i je aui. élu, te religion ra être infaillibtement détruite, lors- 
que j «1 le droit de dire que «i mon adversaire eat élu, l'Etat a'asi 
»a droit à la banqueroute r Non, que la prêtre parte et pi«oiw 
comme il 1 entend, c'est son droit. Jamais ce droit ne lui sera 
contesté par on libéral canadien. 

La oomtitution que nous avons invita tous lee oitorau è 
prendre part 1 te direction de» affaires de l'Eut ! elte ne fait 
d «toeotion pour personne. Chacun a te droit, non seutement 
d exprimer son opinion, mais d'influencer, s'il te pent, par l'ex- 
presaion de son opinion, l'opinion de ses concitoyens. C3e droit-là 
exHU pour tous ; il ne peut y avoir de raison pour que te prêtre 
en soit privé. Je suis ici pour dire tonte ma penaée, et j'ajoute 
que je suis loin de trouver opportune l'inUrventioo du elargé dans 
le domaine politique, comme elte s'est exercée depuis quelque* 
années. Je wois au contraire que te prêtre a tout i perdre, au 
point de vue dn respect dû i son caractère, en s'immi»çant dans les 
questions ordinaires de la politique ; cependant son droit eat 
incontestable, et s'il oroit bon de s'en servir, notre devoir à nous, 
libéraux, est d« le lui garantir contre toute conteate. 

Cependant, ce droit n'est pas limité. Nous n'svons pu parmi 
nous de droit» absolu». Le. droit» de chaque homme, dans notre 
état de société, finissent 1 l'endroit précis où ils empiètent sur les 
droiU d'un antre. 

Le droit d'intervention en politique finit i l'endroit où il 
empiéterait »;ir l'indépendance de l'électenr. 
La constitution do notre paya repose sur la volonté librement 



«primé» ,1, fi,^, ,| ••I» 

.i-"."i.i»l:^ rcr.;::'- ■'~S£-S r£« 



«iTKi)i«. — 1- ? *•• P" «on on nion .i-ii. 



,-" «" "me d'L 

"« de. aecteirTnttZ^'l- " ''"P'"'»" exprima d„ I • 

"f. «I un tel eut de rfioaJ 




IN 



wacoi'i 



î^l 



qu'un r.in mo«. r. t.lt oi t.rW W^^Z .iT"^^ *• " "' '^'" 
plmwnt nu« Boni aoininM i.i ._.,. i, i-i«ma« ■ini- 

«ulion et I « nom rxnoMr k in.IZ. u ™'""' «««• ooeiU- 

tiDcin; ft i «u"-U du moiiu je pui. dii». «t i. di.- " Vn!- .>n 
ITl ^'^'IL"" P'^' "* '■*•'«"" "«'holiqu». «it plu. "b» M 

r«2d.c.tion d, d„i.. inoompatibl^ .r«, no,,; é .IT.' .rWrt 

^o„., dc.l.vH.ppor 1.. fJ.Z-:LZJZlZ'lZ ""tZ 
«ta politique du parti Hb#r.l ; il n'en , p„ d^nî« » ' '* 

Il y. m.mten«t qu.rante «n., le p.y. .. .„„,.(, J^j^ 



"■•"""^"".i-iimM 



"*"«o l-ll «iBii 

^Q".'~: iXrr- ""-'" 'o... trie' '■ '"-"-' "^' 
«•« i>n,pird„T."v',r '' '""••• -•"'"p n; :•:; * ■• ""r""* 

"7 qu'il. Cc„ '',^^;''"' - •■'"■^r -./,::" fr/''','- """^ 

■•" > » "s purent 





108 



DISCOURS 



voir, dann I. vieille cath6dr.le, le b.ne d'honneur d«i (çouvernenn 
franç«. occupé par un gouverneur frwiç.i, ; .'il. pu,Tnt voir le. 

de 0«,,é jusqu'aux plame. de la Rivière Rouge ; .'il, purent voir 
ZIZ ''/•'"•"l.' T "<"» "PHle 1. plu. belle de leur, victoim' 
promcn* triomphalement dan. toute, no. cérémonie, publique. 
• 11. purent, enfin, voir no« libre, inrtitution., n'e.t-il p«, ptnni. 
deeroire que leur dernier «.upir .'éteignit danj un murmVre de 
leronnaiMance pour le ciel, ot qu'il, moururent consolé,? 

Si le, ombrée de ce, héro, planent encore «ur cette vieille cité 
pour laquelle il, «,nt mort,, .i leur, ombre, planent ce soir ,ur 1. 
salle OÙ nou, somme, réunis, il nou. e,t permis de croire » nous, 
libéraux, — du moim nou, avona cette chère illusion, — que leurj 
sympathie, sont toutes avec nom. 




PAGES D'HISTOIRE 



lA iSaz VIOTOMA 



"« discours de Cartier f„i' 1 ^"^^'^•^K et sa crHil. 

'*" de trouver plu, Joiu *^ ^ ''''*°'^ «l^^ ''<"" -era hen- 

Au milieu des mille et nn,. . 
""e session, sir WilfrW Iw .i'J!"''"^""''™ ^"'entraîne 
yn de la mort de iasZl S*° '''""°'"«' »» l^»d"! 
«âge à cette femme remZnJM ?' P""' '^"^re hom- 
comme souveraine d'un S "a™ ''''P'"^'*' "'•» «"« 

»«« une revue magistole / ""'«"*««''Mel. 
montré avec quel tact é 'ue„e \T, '^^°^' •"• ^ilWd a 
-««reprises «entir son nSc':;'^*' ^'î^ "^ ^''" ^ P'" 
Combien cette intervention fut h.t ? ^ "*" *•** ministn^s. 
mettre celle-ci en plein rXf h '"*°^'"««nte ' H suffit pou^ 
Pêohé un choc eff^^ab: :;tr:'iT''r•^"^'•''^'»-«^m' 
Ums, lorsqu'elle fit Lhir !'antoit°'''T'" ^* '^ ^tats- 
Ja»cer un ultimatum à nos votos " ^'""'«««». Prét à 



pt'gt 



110 



D1«00UB8 



At«c qnelle toncbe délicate et ■»«. /.««n , , 

" Dan, aa première larme elle noya .on cœur, " 

teZ^nr la Tl ^"^ P'* ""'" "" ^«^ ^"" ^° Angle- 
Ste " •'*«* P'"^ «éloquente et plus tou- 



(TRADUCTION). 



M. i.i; Pbésidext, 



ic^ju, pieusement veneree nar ton«) sf>a anî^fa -:«i,„ ^* 



i 



toute, ]Zr^ ■ '"*"« "«e que ws .,iiL "^"""« million. 

"«irait de réconciliation. * '' '«'"^ PO" l'heureT?[ 

troubler, en face de 1™° "ï" «""""e voix d"3„f ''™*'"^ 
En quoi consistrC^r^P^'^^and.^^^^^ 



112 



DISCOURI 




3" ' . * 'rouvent allié, à une âm. >" ' »"K>f>(« «iiprême et 

f «Ml v.f, se sont produits en hTv? " '7*" «""w d'un éclat 
'nfluence. Il .'est~bien dt él ""'^''^■"^«■""'ent de son 
le plus partial sera tenu de dire o,f'n '"T '^""^ '« P«>>^irt^ 
circonstances ta- . -abk, rf! ] ™ ^" ''* °°* "^"''t* flimplemmt If 



■i^ 



"*•'""•"■*•«•" Wl,«,e„ 



''Mnenoa de ,, . _ ""'" 113 

^"U tek q". ?." *"""' P»ï»- HoureuxT .' ^" «"jourd'hui 
«"indre queTé ^.r*""".''''» '« »ê>^ pc« ^^«""* ''°"«^'<' <!.« 
"M. nou» devoM ' Y- '".'^'•'""re do l'èrTw^ «.-"nboHit. Voilà 

'oi't aille,,™ l'i./^ "'■'-^•r it qu'en An!?^: 

lettre, de ,on V-""™» <'- «ouveïaind^^ *'*'''*' "«""me par- 

I« vie de la corétat?" ^""O"" '"i^e de T"""'" «""«"^ 
S'" <»t vrai q™!îexî,^P'^; '« '««"» o^M LT"" ^''«°"«. 



--.-«" ioure» d'une énon>.» • '™ '*• ""Burs d' 



terre. .* ,.1^ ". P'«n"êre 8oure,.;„. "! ?."" «" existé: ell« (... 



m 



114 



tXSOODM 




n^ kfL ''"^•'"W"'""*»/ de "fi^li^",, ."î"""''»" 'I» droit de 

•on peuple, m.i. «UMiTar -[ffé™" '^°"'''»'"''=« ^t l'amour de 
w irone de la reine d'Analete™ i. ■ ™-'<™enl« de terre, mtU 

q-elle a su tenir durant C^^ntflt 'S ~'"'"'"' ^«i™^ 
, Ce n'est pas tout T >tr,£ ""* ""n^s de son règne, 
de Vietoria I étr„LenttuTr^r'Z-'r'""''"''"^<'" ^«"e 
^'--fut le d..e,op,„,„^, .rrvSlrC™--;,^ £ 



"«•II.W,UrK10LAi;8,B„ 

-7 :ie '::-:'«'-'-.« POU, ^„,.,«„,"" 

Ph«tie eût é« «oou^ul! ''* '*"""'• de la popu «fil' ,'"" ' o^^ 

i'>au«;,réeii;T1 *" Pi-^^'ère lime « ""^'«''"'•ia- San, 

parlement. Z^'lr^r» P" ''^tawLimen dT"^ P^''"''"- 

colonies. '«^Po-^ble et la concesaiorde 1- «f"^«™™ent 

j; . , ""^ ' aiifonomie aux 

S"» en Angleterre 



■i*:^M 



I 




116 



DIKOVH» 




P" j<>ui du Kouvcmem^rpTrl.mentJLT "'1" ' * " "'•''''» 
•««ption de oe terme ; ^iJ^àJZr^t^ 1"" '* P'"' ""«• 
•ou. iM rtgne. pr&éd;nu en lutr! "*'*" *'•" *'*' «»""• 
• or.Jle« de toute «vi"^*"l,'?,°"7'''. T" '' •""^*»'>' ! 
développement du «ou«m^^ "*'''. '"'*'' P" J»"' d" plein 

gouyernementcoa,ti.iuiJnne d« tôurii^M ^ '^'-^ '"' <•" 
qu'il lui eût (té imnoMibl- L i. i " pl«nitii<le, i ont cl«ir 

«utionnel i l'Aneletem, !' ™ •«"."^W 1" (Wurcmemcnt comti- 

Gr.nd.B,«^«ta:o4'?rii:xr'°" ""^"- » 

huitième .iècle,tou.?rt^eot^^Jn^-^,Vr '" «" '"" ^''■• 
««uf la colonie français ri. n.ikl '^?«'«'<'"'' «» Am«riqu<. 

d«iee et l'obtinren pt lalo^ tf' '^''""^'«'" '■>"' iudé^n- 
loii^o et ardue, qui CMaH.n "T^"- ^« ^»« ""e îutte 

jon berceau "n s'eSumenT-^S?:,!', ^1^ '' ^''•""'' "'"''" """ » 
haine qui .'«t perpétua de géZàtiT^li^T' "" "^'"™™' ■'«' 
jour.. Hâton.-iouVd'ajouter 0,^ n», L*^'"^""™' ""1"'» "o» 
haine a aujourd-fani pordÛ ^e^lT.™"''?'"' ■'. '™"''"»' '«'' 
Murait affirmer, touUi^ au'n^lt.T ""*""!?• "»'"' "'•"' »« 
«tre en trouvera t-on „ ZIT. *" '.^-^f ' Ji«P«™. Peut- 
ce «miment d'animS ,w'''7"'''f' «j «''»; mais, enfin, 
actuellement entre l'it^ L re et î SL"/. if-'^'lK "?'" *=■'"'« 
amit^ qui ,0 fortifie .iTionr 'n („„' ^•''*"-^'"' -l'Amérique une 

Quels «ont les factpnm . ;'™. j 

P"»iWe? I-epI„spu?s,.rH; '„'''"«'"'•' ™«« •*«»cili.tion 

de la souveraine. Il êraôau^ AIT,?' •'"' '^°"*/ '" P^^onnalitê 

«on avènement au trône ut ne J^TZ ""'' '^" ^'"" '"^""' «"o 

donner des preuve, hZ^aIJIIa, * .'"^,'*' *" *»»*« occasion, de 

qui, «an, iJI f^es" tiS/p^^ ,'"'''1'"''''' "■"'"* * <* ^a 
ferait encore partie des doma^L^^ P a «"'"'"raernent coupable, 



"■•"'«■"••""" WIB.«„ 



«« '■Miger ui« di^.*!*'* P« homme i toK^V^M '"L "''°''«'* 
™'ne, «t alon que m rt!„iiA , P"""«"Te, ayant /!,i! . 

l'on modifia 'a'^déil' ^""'^^''"■«- On «utr,;. "' "^"'«"^ «J" 
«'^'^ et tout d.3^ f "" «""««qucnce /e, ,^( "^. ""«'o" «» 
1« reine JXTJ 'f"'""» '^oum^ ' ctt P"'"?"" ^■■™t 
Ltion, drEl'! :.. "--W. imp..,.,,f„ ,,^^ .^; ^^ a part de 

î?« pins tard, vers l„ L î ," "^ " <"»* P»» ton % • "^ P^P"" 
Etats-TIni, eût éZ i„ « ''^, '» f'""-» civile „,? k" ^"?''»" «--oi» 

'« «>ine doS Le Ton T-"" ^P""'" <! Wve r^' ""I'" ''^'"■* 

"* nouvelle m.ra.m de -Z i *'' »'°" q»« 

'°n bon cœur et de ^n 




lis 



micocu 



durant le qu.tre«uJi.„Jl^J^r'"!,.""" •>'•»« '• mort 

•'"*"<••'" » «.nd en foule dân.«.TJ,'r ' ^"«''«'"». !• P«.pl« 
PO'nt l'etpoir de voir i^mLJôSj,"*'?'- ^' "' «"""k 

de.p«rer qn» r.„/ti« .in,i i",!"^ ,""'' " °'<'''" P«™ii. 
continuer, à „ d^velop^Tr Sl^«l' '-."•P'*" <'• I« rein, 
«rouvont de no,,v«„r«uV^e.n™„„^, ?,"•,'"''•"« »•«<«" « 
P«r ceux de l'.ffeciion, \hm J^J" "^^ 'î'"' Po'i'ique., m.i. 
fuient Mnctionn*. p», hZi^tô'îlI^, *"?' durable, qnj ,'il, 

)•«... cet «vtoemenï venait iClte"'!' "^ ^'"^ P*'* ' «» " 
» 1» «We et noble fommo qui Z ItT/' ■ ' "*"'" "" "«^i«ndr.it 

•ux .n.pir,tion, de «m cî^ur ' ™ '•'^'""" «»»' «■'«pîcmB^ 

XJ«n. une vie où il y « Un» > .j ■ 
plu. .d„,ir.ble, c'e« J„[^^j ^^'jT' J? qu'ij 7 . peut^.re de 
^ "me . fait p„,„„ dâw î«'^,io ''"P''"!'* "^o ""««re dont 
P" P;!™'*; •» dernier iZieJ,T^^! \', "'"^ ^' "«»•'«'• 
1 .ff«ct,o„ de «>n peuple, et oeU Z J3 ' ' '' "" " «""'"i-r 
file avait le don de fiireTiîl.f / ^"'^" '°"*«' <='>oon.Unoe. 
1. façon 1. p,,„ ,i,p,/; « p'',:^';^;;™ - qu'il /.liait, e.7ê 
, C'est ainsi que, le io,„ 51 "•""""e du monde. 
I"i/.llut tenir pV la pCièreZl"™'»*,''.'' "»«• '""nuM 
-rcr le. v..ran. d» ' ^^ett dœ::^ t ^gltr^e 



J. 4-~ 



D..mw„.rH,n,v,,„„„ 

Châ.„„bri,n,,,. .. ,1 „„,„ ,',7'i";- 7""- I» 'lit q...lT^Z 
A d.tcr dn ce mom..n. „ ^ >*" •'•n'*. 



*■■• •• pram tn larnt «II. ■■,». 

où il dirait qu'a !tff" * "^ P«-«»»iou, d'où ro-L? ■""*' •">"" 

. • ' =---='re6 i.t des noble. 



i 



I 



IM 






•■■■ • inotl, — " lue la «)B|iB„.,i„ , """ S" 

_ Po«i- nm,., „„,,. ^ "«""iMIlM, ,1, «,,„j-'j^ 






Ksumoii 



' E-'ope Cherche à .„'te^ '^;'*Z: "' •"'"^"^"'■n^.^nt 

•;- "- .n,.^e p.ziz""'"^' """' " » -w ,"':;;;";: 

"ladiifonr avec ■». i.wn 
"-"■ à «I WII, ,1 t."?'""'"''"'''''' In- .il rT- ""'" * 

'•«HoS»^'- ««"-nui e.r biïn^iZr ;'*'•'•••' " » 



S 



■ÀJ 





DISCOURS 

On reasenMra h la lecture de l'éloge de Oladctune que sir 
Wilfrid a fait, le lendemain de la mort de son ami, l'émo- 
tion qui court de la première phrase à la dernière de ce vi- 
brant hommage rendu par lo prince dei. orateurs canadiens 
au prince des orateurs anglaix 



M. l'Orated»^ 



(thaduction) 




1 t; 



Tout le monde, je crois, admettra qu'il est (çramlement con- 
venable et digne, au milieu de l'expiesBion de regret universel, 
qui, de toutes les parties du monde, s'élève en ce moment vers le 
ciel, que nous joignions notre voix à oc concert et que nom témoi- 
gnions des sentiments intimes de respect, d'admiration et do véné- 
ration que tout le peuple du Cauada, sans exception de croyance 
ou de parti, professe pour la mémoire du grand homme dont la 
carrière humaine vient d'arriver à son terme. L'Angleterre a 
perdu lo plus illustre de ses fila, mais cette perte n'affecte pas aen- 
loment l'Angleterre et l'Empire qui reconnaît sa souveraineté, ni 
même la race fiêre que les liens du sang unissent à l'Angleterre. 
Cette perte retombe sur toute l'humanité. M. Gladstone a consacré 
tonte sa vie pour son pays, et le travail qu'il a accompli pour son 
pay? était conçu et accompli en vertu de principes d'une si haute 
élévation, dans un but si noble, pour un objet si digne que non 
seulement sa patrie ma's l'univers profitait de son œuvre. 

Tl n'vv-tt pas exagéré de dire qu'il a rehaussé le niveau de la 
C!-. liisation, qu'il a rendu le monde meilleur par ses préceptes et 
par l'exemple de sa vie. Sa mort est pleurée, non seulement par 
l'Angleterre, sa terre natale, par l'Ecosse, le pays de ses ancêtres, 
par rirlanle, pour qui il a fait tant et essayé de faire encore 
plus, mais sa mort est pleurée par le peuple dei Deux-Siciles, dont 
les droits méconnus ont trouvé en lui un avocat ardent en face de 
toute l'Europe ; par le peuple des îles Ioniennes dont il a o-^siiré 
l'indépendance ; par le peuple de la Bulgarie et des principautés 
danubiennes en faveur de qui il a forcé son propre pays à se pro- 
noncer. Vraiment, depuis les grands jours de jîapoiéon, pas 



I>E 8m WILPBID LArniBR 



or*S.tnre. humaine.. M.i.^ J"' > '^"" <>'' «"ilHon. de 
•mmen« personnalité pri^"'e lui fTf" /"?'««»''" de «on 
p.r l'étrange attrait que provoi' tnnï '">' P'^P'"^ ^««'i"*» 
partout le génie do la gue,?rrno„,T^°"" ''''''" '"« '"« ««<« ot 
1«« nation, civilisée, iCara'a l^^ de Gladstone eet dcvenu^our 





"" — " "uuiaiiie aan 
actif et do plus unirereel. ■-- """"". ae pi, 

P^ûittf desSe,^:4ril,t' '"^"!"« --'- . 

^rr=^j-^o;55fte;;,:'rt!ifS'!;: 

yen, de la postérUé ilTen détaohi'r T"'"".' " "« ««"W* qu'aux 
^»B lo, autres, ce «ont : Catur SoT^ "p- ''^"1""' <" «rf-x^nt 
S. nous ne considérons que î'a^niél ,?' ^Tf""^ "' Gladstone. 
P««».à la modicité des moven™^ Zju '^™'"'*^ "'«^'"■a »"• 
l'Italie unie a ,urgi du S ri. '^ i^ o' " """' «"Reons que 
«■ concl„re que ^ eoml de TZ' t ^"^"'^'^ ""»» ^eXs 
homme d'Etat d'une habile'é et d', „» "". '•"!'"'"'"''''«"<'°t "n 
preuve d'une foroe de dir«.tm« • , i." * '» Prés denoe a f.Jf 
I a sauvé l'Union ^éS!",-?"' "> "^ ^"'^ * aucune épL„^ 
ait presque miraculé.™' d';, t^^lf t '\""^ ""'-'^ " 
X /*™a" homme n'a déployé , m» H«''« <l"i '"i incom- 

plète des motifs complexes trCnnr''r^''-''?'''" P'"' "o"' 

de l'i^i-bl^'Sini:^ r?r <^"- "« -«Oe - sens 
«" b«t • révocablement sCplu, s'ém™''' '*' "''"'" = " °""''^' 
Im-memA M OladstoneTcer?»;!, "" ^"* ''" «'«it le sort 

•I concentrait .n lui une varié^'^l"?" ^' r"^^''^ '»"' ««'«- ^ 
de rencontrer d»n» vi, »e-,'T t**^ humaines qu'il p,» „..' 

'-^..Wme. IlavaitlegoûuCa^^^a! 




124 



DISCOURS 



câv;ùr°?rt!l,'^!T.''? "^"^ 1"' "«"l'-it •" comte 
ciare que n a jumai. montrées Lincoln. Il m»M»it ]•» m,W~ 

,M il ■ ". j ^ **"* " eorrojpondait dans lea journaux de Pari. 
viSiîr '""" *** ■«^"-«"««'t >« Pl"« «minent orateur dé 

.abre. Ses refontes et senrio^nir '"/"P""-» Puissance du 
principe qui transporta l'Aneleterrp A„llZJ,r """P*^' '» Ç"nd 



>) 



D» Sm WILFRID LAUBIER jjS 

par 1. force ou U vE" m^i.*""' T'' .'' ' « ««««"npli ion p„ 
« l'influence de JZ.^'nZé "^^^ ' ''""'"^'' '''' """ «'«i"^ 

e» «ote. de l'homme?^°t„é il é.âuTT''"*' ?,"'"<"" «"• 
lui comme pour les ÎmZvLT- j ■ ^^ '^"' *' "^ <». e' Pour 
nature moCe HB^Tm^^"" ^'\T,^ '""P"' ««"«■" dW 
qu'ici encore il é.rgr3 Tp^i, " !^/. P"? ^f'*^''' <"> "i™ 
l'existence. * *' "ï" " ennoblissait les réalités de 

«ntiment religieux qui domLT^ '^ "'■ *'*''* ''» *<'™e. Le 
d.f«.urs, ce sentiment ITTrèlZ,^ -.«publique et dans ^ 
•"■eux, apparaissait dais tor4t,tes7e,l7 ''. '^'^^^^^^t le 
fcumble,. C'était un homme ^x i^lif "'"' '*"'""' «« 1^» P'u» 
'.'amitié longue et durable Quanta ^°™.'°''''"''« P"»^. » 
trop en faire l'éloge, elle étâ tout .™^!' ""'^"T" "" "« «""ait 
«« derniers tempTiussi touch^n^l «."Piï"^*"- "''""■"'•'le et, dan, 
«no permettrez sL', doTte I rapL^r ct^ '^r"^'«- ^°- 
connaître et d'apprécier sa c^uSe L^s. i"" *", '" ^""'^^ <>« 

dem'indVVeKrrr-dS^ T' <^r" ^ •»- - 
caractéristique fixant la naître de T'h^™ T''-'^ '"P'*™»- J" 
incomparable pour la finant» ! V.,v *• \'^'^^ »»" K^iie 
oratoire f EtaTt^e .a me^Til Luae C„dhé'''''"'^\''%P""»^^ 
avis, ce n'est aucune de ces qualités *T°^'** .™ntale ? A mon 
'1 y en avait encore une plurm„m,f ^i^^î? ''"«"«» fn»»ent, 
antres, c'était son admiraWe huSS t: '^'"'•"*'"« ''"<' 1» 
droit ; sa haine de l'injustice, duTaJ de iC '*^'' '"P^'^" du 
forme qu'elles se présentassent ^,,'f^}.°PP^^«<»> sous quelque 

^«aient sur iui'presqieT^anfqSnrsi' " ■'' '''"'P'»»'»» 
nbres de son être et <}*« «> ^""l^^m, secouaient tontes 1«< 

était réparée, ulll 6%^^^^^""^ T' °* ''^ »^i" 
tont son «prit, tout son ^ur to?te^1" f ^f ' " ^ «>'"'«'rait 

-'Voyageait. x;:,î:e4-s?-S^„K? 



126 



DIBCOUB8 



> 



i'. I'; 



oubli, même l'objet qui IW.?..^'- t.'V" '*"" ^^ »««<. 

lonir^^rn .WeuTrl.''-'"^' ''/"' -■'"ni-.ire .ux île. 

hellénique du rXTu''QZ'^'f:t''?r''T; '^"'' P^P"'"^» 
malRré la pro-simiU «f I„. '• • ^"^^ ^^ ~"« séparation 

~lide devint 2w^li'r'-;i''T '="""""''•' "' ««"«""«n" 
et assura leur iXènCrEnfi"/^ """"'.' ' ?/''"' '«"' »'<«•' 
vie PubIique,et,ui?rtrerotdeMTM ''"'."**"' ""^ ^'^ '« 
chères étude^ ", le, aTocit^HJ^' 7' '^" ''*'°"°« * " «e» 

tien roumaine le reurêl?,^,' ^" '*" ^'"•'» "«"• '« Popula- 
une vêhém née, uni WoW e tn^,!' ""m™™'" politique 'v« 
torrent furieux qu^balaTeourd.n'''^ 'o" '" '»«"> d'™ 
je le considère, la car.otéri "t au^Hr.'"^'''- . ®' "'*'' '*> <»°>™e 
que ce que l'on a appelé le^Sn,! t^P^'-'^ent, elle expli- 

«evé à l'école la plSonSb^rr ^ " -T'!' " ""' «« 
mateur le plus actif de not^ ^^ du torysme, il devint le réfor- 

du parti iibéraUt un'^w'a'X'act^Tdord'''"'''' '^ "^"^ 
que dam son «prit si complexe irrerta^ttr,; '" *° J"'*^"» 

pour ce que l'on est convW d'apnetr 7 " "^•^'"'« P'"* 
«eulement son esprit était liber»! t?^I ^ouiiervatisme. Non 

conservait ,ee .Cio« ^tllT^t'^ut^d * '"/""' ""^ " 
d'importance immédiate ellei Xai^kt ^■. ^ "^T '*' •'°^'''»" 
du bien et cette horreur de l'fntS P".*" "P"^" *"«' <« "•" 
moment qu'il ,'ape.^aft que ^^a£i™°' ^ "' P"l«- M"' du 
en conflit avec cTqu'il crovait7t~T^^ conservatrices venaient 
à abandonner se, l^clenZ L "♦• '° *' ^""*' " "''"««'«"t pas 
dans la voie deîa rffômT ^0,0^' T'- ""^^ ^■"«'"'''" »'°'" 
aimant et fiUal p^ur PeX ^A^lî^" '"TT- "° dévouement 
dans plusieurs de ses ^s ^^^f» " '"■?"■' «* " 1'" <«* 
Angleterre, et les mênT^?,^;. * " * * """ ""'»" » ''^tat en 

uae, ec ait I Eglise de la minorité et il n'hésita pas. 



1 !' 



:j^^ 



DB BIR WILFRID LACRIBR X2T 

Il en fût de même pour le Home Rule. Mais en louchant k 
« .ujet hien qu'il y ait beaucoup à dire, ce nW Zt^™ n 1« 

mr rfiildC^ ! ' "'. " P°'"''""' P™P°^ P«' M. Oladrtonê 
troo Dro?™l! ^- * •^"''"°? • P™''~l"* "-"P 'l'anirrtume et de 

i™nSt„ J"""' "r* '". "™ ''* «"« C'"^b'^. pour 
JUU «oit à propos d'en parler aujourd'hui. Je veux seulement 

«ens de justice qui If. caract4ri«ait par-dessus toi^ ouand il fZ 
convaincu que le Home Rule était la seule méa'pZtiuo de 

ôhtillr ' P""™''' pop"'""»*- Tout cela fut sacrifié pour 
obtenir au peuple écrasé cette suprême mesure de justice. qS 

»,».WKi j.^ * ''^'.^" "°* P*°»*« "0" «eulement courageuse 
^enrânno^n^l'i; *^ "P**"' '« mécontentement de l'IrlaX™ 
« en lapportant à l'honneur et à la générosité irlandaise. 

.nïd'K ^H^LL^Z l^n^ir'^.-'L-' 

2sV»n^ T '" """"^' subsistera toujours, la graine qu'il a 
S"fla^W^^KC^«^.~ -™- et fru^tit: 






MB JOHir A. KACDOBAIB 



.J^,!Jl."' ^^"^ «'•^t'"K''«'t A Ottawa, au début do la «e^ 

devant le mérite de son rival et faitTn hJ j. ^ "^ 
grande et utile carrière. Voici cetïge. *"' "' 

M. l'Okatidb, 







I 



130 



uiacouM 







»«".* H„„ ., perte «.'L^, c^^.^^lfVi.-ifu''" *". "'""' 'l»- 

de. plu. «n.rq'„.ble, de « .iJ^t ''" " "^"''''" "' '■•"" 

il ie trouve d.„, ,, ciîriTrJ JTn ^^ '?"""'■'' "" '"' ! ">«'• 
■i rem.rq,.,bl«. q,.o7éjà if brille' l!'" ''r'-*""" "'" ""'•"" " 

•ujourd'hui 1 I. Ch.mbre tel. „^il "'•f.'*"'"'!"" par.ÎMent 
, Je coi que l'on peut dire qVedlTrî.TJr*™"",'''''"'"'"'- 
le. homme,, ,ir John A. M»«Ion.ld «..I, !î / ' ''" «»'»"'"'«' 
me. l'ont été dân. .uo,mnr. j "* "''"'"'' f*" '''''""• 

qualité, le, plu, «mineur S/"". ""'"P ""*''•' i ^ou* de, 

porte qnel th«,re et^ltion b n«T' T"'T '"'"* "" "''">• 
eût «I* plu, g,„d. '"* '' •"'""* Plo' l'-e ee thMtre 

T^r^rdi-r^t'^tn^f?-^^^^^^^ 

lement I. eonflana ml!^ I„ ïï '' ' "^"^ '""'«• »«"' «en- 

-on parti, e^unë prZv éWdeZTn^' «' /'"fll"^''"' "dente de 

lit^, d'homme d'Eut dont nou° It^on!,/"'-* ''•' "' '"'"•» I""- 

«tait encore dou« de <» "hame ««1 •'?•'""' ';'" '" i"""' " 

«ubtile, ind«fini«,bleruig^ele4 • de '2"'' '''' '"""' '"'■'""'• 
attaché. ^ ^^^ '® '^"" o»» homme, et to le tient 

du&d* "oJ'pe^tr, ''^'"''J""."' *<""<' '''"'' •'■'■••toire 
A. Macdonald à partir d.Tur'o,?1"*r ""f '' "« "'^ "' ^°^^ 
l'hi.toire du Canada- car il a éî/^ ^\""'* ?" parlement, est 
ton, le, fait., à ton, le, d/sil! """"^ *•""" '*' «"énemen ,, i 
de la PoeitionVn" XluTor-'cet Th""™^ 

Bien que me, vne,SSr ^ il^f^. g ^It!:; 




m 



DiaOOUM 



r''"" •«•^«lir 1" " •.""«■lu. .u ZT^," "" "Pp.'fcr ,M, 

*^ M 'w mj.i.t^.Th'"^ • "< uti./,!;:, 1 ^ "*« '«'» IN» 

n y « une vin^ain, ^. . """"" *** '"'^''■«'«"ent 



M 

I 




I 



Mon,...,, l'0„te„, I. mort «M.' î ■•'":' "* '*"« ' 

oh.mb„. f,„ch.m à dro"r.t à ^^h «Pr"'"» 'Un. r,„. 
pour 1» r.n,, n/.,nmoin. ZZct^Tlt: '"' **""' P"'" ''»«« "«. 

J no. o«„r.. r,. mort , touioul r"""* '''"' '« ""'rt • fiii. 
douIPur et le. ohi^rin.. m, . o„ "^.r ' T^ in.^p.r,l,|„ 1, 
mort. c;,.t I, «ntlîUt qu* , 7.iT„.',L' ''' '*''"•"•"' ''•«- I. 
|rfp.r.tion. - .«p.r.ti Jd, o„t ^ "'''"• .T* "."".• '''""o «..rn.ll, 
««•e là c qui „„d I. mort TZZL, """T ''*"' '» ^'■••; 
fr.ppo, .-il e.t oncor. en pleL'^Zri: >»"' , '^1''"""'' qu'oïl. 
!• fin naturelle d'une exi.K bÛ»!^' r^"'* '"'"l"'-"' «t 
«u. qui vient de di.p" 1 C , d^ JT'''''' .f*"''»"' '•T""" 

«•I«nf.e.,.eoompii,o„7»XiZ^.rr,'- '"''™""'» "• 
U douleur de U mort n'e.t nl„.^„ , ' ''' '"'• "' P'"» encore, 
««•x qui l',im,i«„t ., q, i ui u,^"' ?'"'<^"' ■'<« ^''. >"•!. po« 

din» la doiUeur, et prinpi>..lmr»w » i 7 * ** "ifant. plonefa 

teur, non, le. voyon. »^LZwu. ""'T ■*'»«'• M. l'Ôr. 
ont travaillé ici à ^r^Ztcl^XV'l^ '*!; *:.'"'" -« 1"' 
d«. lequel nou, le trouvo^, %„•("•' 5^*'«*«= d« développement 
do eelm q,^ „o,„ „„,„ .ccordon, à oon.w/ ' ''''"'™"« '« ""« 
Canadien de «,n temp. de ^Inl „ ™""''*™' 'omme le premi,, 
Pl.«. dan. l-hi-toiroTuCanal ^ ' ' "™P" '" P'- V.nd. 

5*^r :ùr«7rdu%tt":^rCeï'' n~'' » *^- 

d«. forterewe, du parti libéri; dont L? °° ''"P' "<>"""« "ne 
jour, comme d'un homme qu-furune?.."""!' '°"TV"'dron. tou- 
pure, et de, plu, «r.nde, fl^re^ q^ë^le Ô.S .' ""^'^'' ''*' P'>" 
.dmtes: ,,r Antoine-Aimé Dorion st An, " V" J""»" P">- 
.*.- pa, montr. d'abord Wrble'n^dt'dTf.'lJ^^^?,^- 



;|V' ,;,^ 




- p: r 




IM 



Diacoiru 






^4^^ 









■■•SÈ'" •*'■ 



...■•j,î^:-««l 



I 




•a owioiunun oabtub 



coup. I„«q„.„ ,,„t ,„ Cde ,SI "rïu.'r„ f 
b.tiW.A Toot lCn.l deï ^e-^in^i^t^'rv.Sîî^^^- 
•on ««"pri., d'aucun, parmi ceux-ci allaient Juwu'A Mal 
nier tout talent. Il «emblalt qu'il n'y avait n??u,t^ ^ 
impartante à attendre de ce. ?n^on^lC ." iS;e. 
parier de*™"» "' "î ""^""^ ""^"•' ''"" ^" M. Laûïer 
un e.prlt dégages de tout parti pria. Ayant à falw 
une critique de. dlaconr, de Cartier, H le jugea «v« un! 
hauteur de Tue bien éloignée de. lut^ m^Se. rrimr. 
nieu«. de 1. pCUque. dont eerta.n.t^rnt"Lm^r« 




^<^ 



I »\ 




ise 

»I80OUB8 

voici cette h«iu ». 

^»e celui q„, en f„?f^ j:if "<"* «"'«"t celui qui ra ^rit 
Js viens de ]ir« i j- 

à lui j^dr ^-' ■"•''»--->«*> ^nv^- 

. J-a principale valpn- j i"UManto 

q'"- non^ a^^on??' "'P°'^''le prit „°S°** r-^"' 1- 
1. lutte en«2l"! IV" » 1« pSè« "T, ^ ""«'" 

«•-titutiiï :^ «:„*d?>,p'- fcc/:.r V? «"t 

«ouveraeuraviifl^ • ''*''"® 1 «utocrate ir,lL' i, *"*""' 
«"lom-ee. le W t^ .^"«"«^J» de tout tl^^'T""?'» I"' •* 
â Montréal en mr ""' "^ '» «faite de ri'r ^ *°'ii" '«• 
«« l'âmVetî^i ' î" "«""ent où le emiJ.1 ^"'«^ Cartier 

«ul point de l""fel^:£"'t?' «« "^»t P-^ïe f-Ji^t^ ""? '''' 
!■«««: il combk'i! . P""'* P" M. Tm^ , '/"'*<»'™- A ce 
doute s'attTnTre dV ^P""' "=*'*« J»*™». Sf * °"" ''*« «""-de 
disçour,, mêle sU^uw" '""°'"'' '«"« deTlis';:?"'''' """ 
toujours qu'un Zf ^fiT *''*°P'» de passion nl,lT' '^'.'^ 



f^'^'A ' '-mii 



DE SIK WlLKllIU LACRIBB 18T 

cour, comme n «Tr^ dJ:,^^ "" 'T """" ''''-" "^ '"- 
prend du i^te A^eo ™T " ™"e»P<>'"'"'™' '» <*<«« «> «o»- 

nn.mf '/'"™ 'i"«.li'"i>»it«. Sur cet ensemble heurtél^e 
nhéeito jm..., le courage que rien ne semble pouvoir abattee? 

et «r Richard C.rtwright lui disait ^nefoUdl L'S^ 

^rdw" •'"''"*' ''" '" ^'"""'•"' = "I-'honorable ^istre^ 
usa d audace pour entreprendre quoi que ce soit ". n reflétait 
Iqpmm de tout le monde, y compri. sir Qeorgel lui^^e où 
Uiobard do son compliment ■^•"«roi» »ir 

fraf^SpeSe^rn'a'^rr ■""%'"'" ''"'^''* "''"' 
OnTe^herS vatrent d^ C ^^.^1- °°"'"°P°"'T 
éloquente, tout se réduit à deTim^t elp^ 1 17'^ ^"°^ 

compris que lui la .ituati^Slet'ï'rfrSa- ^Te^ ^1= 




188 



DtêOOVliB 



f~.le,u;„fr,ent lente.*" 'in.«^.bi]itéVl^^^^^ 



Ce nW^rtrT '^''" ^'^-Sot '"^'' "'"^"^ 
Geo^ CartL d&^^^J '"'f "« que le, di«>onr, de sir 

qu'il lui e„;r ^"„'i tj;;:-- ^ ^^^Zzj^i::: 

^«„ ^ , '„'" "*"«'»" locale de 1871 •". ■'' "*« «^ "«w. 
«pnté, à l'hôtel Victor!» 1 tV:."'. J «f?" avec quela«P» „ 



MilEWlLmOLACBIi,.. ^ 

député 00.1 pour le comtrde b^Jw.- ' ** • ' •" '"«»'' t"""!» 
fi- "^""■- ^••uh.mow, et il .Binait la session 

^mt i nous parler de .e. p^* "7. T,^ ''""«o-P d'enlrai„. iTrn 
*"««>■., p„ celle que .ou'fl'e'^ôndernn'àn";"' ""'"" ""« ''« - 



OC«i«d»,in<m 



P»y», mm «moiin. 



«■-«ne autre dont i'ai retenu ce, deux ver,, 



Uéi. (1) 

.«|u"itCXq""feoui " """ •^^'"'' '« plu. 
c«a|ver aon talent poétique vITT' "^""^ '>" "'«^oir pu 

être Jus par lous ceux qui ont U^ j ™' "»" I» doivent 

"Et moi. victim, infortunte 
De «tte f,t,l, j„„r„^_ 

Me tieat in»in. .t pied. 
Lite. 



IM 



OIIOOUU 



comme homœ, d'Eut, i "u™ rf^f/"° *P*'''« ! I»' " M«.cit<! 
qoe 1. Providence l'eût pl/4 " " "•"»"« «"' qoelquT^ 





iMAPFAïKMwriroiuwu-: 



tiist 



PBKM.ÈBB imv^^^oi, DK8 MÉT.8 

Denx foi. fe gouve^ïitTrTt a« t'* '" '^^'^ "'"^• 
«belles m>nUvée, par «a nnWt .'^uf*' '""' '^^ •>»»<1« 
homme de talent oaVn KT "i"""^*" ^to'^ee „n 
»e .W pa, pronoac ne ?acl„°:^ ^'^'""='»'' "^ »«'«»<* 
--"ni de M pe«onnal: En if? f '"* "" '* "^^^ ""yW- 
ne peut s'empêcher d'en venir à ull?! ^?' ** '"^^'^ »° 
<le grandeur mêlé, à desIiDlLt^ *^°°='"'''<'» <>»« de« rêves 
ce cerveau mal équlUbM*^ "**""" Patriotique, hantaient 

I« première fol. an'll ^nt^ 
«onvemement du Canada ve?nî*°r^*' ''"** *° ^S»»' Le 
du Nort-Ouest. prJSrt r"""""' ''" **-""<"'« 
d'Hndwn. '^ "* *" Compagnie de la Baie 

Une proclamation devait êtr» u t 

d'Ottawa pour annon^r lufîn^'^r'- '« «f<>°vernement 
Mda de ce. vaste. r^Tons ni ""^ l'«.nexion au Ca- 
ministre de l'IntérieSZtemT'^! f**^ '°"°"»«. >« 
<ie ee. employa mission'd'aSer T«*^°L"t' '"""^""" 
*^ "^ res terre, des environ. 




1 •*. 





U2 

niKouBa 

^e la BIv/ère-Bouee 1^ .»„ 

>*»« droit,. I*8onvernJmVt^éU tTr*,"^»'"^ ""• 
««SnaRement. «wr. cette vo^Jlf "" **»" * ««««n» 

consentement, d.n.nn^IÏ^E'rMH"'"'"*'' *"« •«» 
»e la défiance le. m^h. ? '^"""l""» «^leux r 

et enfin, à une .ûpSne Wt^Uotl",' "" "^«""-te-^-t. 

-ten.cede.int..j-:Lrt:reX;:r;r 

de l'étrange conduite dû mlnlièrTZ. "' f ' '"*' "» '««» 
de Blel. S'il w fut bon.rl nL ^^^'*'' '* »'«°"er .oln 
cri«>. il aurait pu ^,"2.^ T"'' '" "*'«»•"*• de la 

pouvoir con.tltnéàreS7nti;^aîbî" " f f**^' P" "* 
Pagnie de la Baie d'Hudwn ne ni ^ ""'"'"* •*" '» «om. 

vai^ inspiration Inl .int de ruZ!'"*^ "' ''^"- ^ "'»- 
qnes tamiKTé. canadiens LC^"!^ '^^ '^ «»'^ qnel- 
Pln.ieur.«,u.,e.,err„'":;j'^P^^'J^^ «e» Pn'Jet.. Il en mit 

«ntence de mort contre l'un S? xr^"* '^ ^"^^ ""« 
conrlent de le constater n". .! ' ^'«"n»« Scott qnl, il 
l'exécution de c^mS^^"^'!' -f"^ "" -"*"-•« lûeL 
métis avait été, à la fol. ?.' .^*^ "" P~"*" »* 'e chef 
tario en semant pa^fut^'T ' "* ^"«•'' '<""«'* O- 
en«ntlespln.McS*/Xs ™-ts '" ^"«««»- O»' 

blti^d"^ Na^f^"i7i^„^"' f ^Wen, '«•"■«lé à l-am- 
Pj-Mu'un cHme, cW ^^^^s «^ * »-' '^f-e: «cC 
'ut l'un et l'antre. Sons bonneM*!,» "'"""««'•'"t de Beott 
PlM en état de nnlre PoZlfT' '* """^^^^vx n'était 

«i quelque eho J peit a7t^*" "'? '''^°" -î» * -ort ? 
""» inutile, ce sont fe" n™' ""''" ''^ ■=««« «*u. 
tionnai^s du «onvi llTSL^r"'^""''- ^^•" '»- 






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B 



148 



M «m WII.rBID LAUBIBB ,^, 

Canada. *^' " '^'"' "*« ''"anexion de ce pay, an 

donner la molnd«. expiieaM^.,^*"'*"' '« '"«» •«"« 

Indolence de la part de «en" qui I'^» ^'"'"'" ""-"-cevable 
««UHl, mot. de droit.^ '^p,°;* *""^""' '^ '« bouche le. 
à 1'occa.ion ! Anralt-on Srt f '*' '««Pectent ,i pe» 
bec, nn pareil ^^^^ du d,!ff f T °''*'^° "» * 'î^^- 
porte de faire re^a.;„t" J^e ,/. M-tf^i!!'"" ' " '- 
Rial. ge montraient tont an«l ir^.i^ "* **"""'» «* an- 
la conduite de. employé. dnJ "'"' '*""' ^»'"n« le 
.arrêtent pa, ,e. p^SatlrEllL'"*'"*- "«^^ '^ "« 
place, «ou. toute. e.Dècp. h„ , ^ ** Produisent lur 
^ Schultz, M. MalrfS âÎut^T'c'L^. °"^"' ^°»'*-. " 
«"P. de volontaire, dan. teb^tH^.?*"*"™' "Ifanlaent un 
$«'•■ Ce qui condamur.urto„t If r°" '"• *'^"' '™- 
nue Jfuer,^ civile, c'e,t en „1 °L "* **''*»"^« "* «"«citer 

.npr*me provocation SSlaTMcn '"* n *'°"P*- ^"fl»- 
commlMiondegouveraerduMa^ifr'^*^^' '^°"' ""^ «a 
entrée en vigueur, délè^é dea^ôûl:. ^"^' ^'"' ""'"'^ 
anx Méti. à un nommé Mont» '^ ' ''•' '"^^ '» »»erre 

et à .e. ami.. iCLltlfn. . ' "" ""''^° J""*"- * R^î 
l'I^alité., en /Slfi"" ^T"'""""''' "'"«-^"^ «- 
ation inquiète, à bon dSt, ^ le Z'aTTï ""^ ^^P»' 
la pouawr à des excès? ^^ °° '"' réwrvalt et 

T*. trouble, de la RfvJirp-P . 

K.v.ère-R„age eurent un grand reten- 



M 



144 



niMODRa 



d. i'op,„.„„ S. ;„:x" u^° «: «"'■ «<"» •• pou;.é. 

PK.Tlnce offrit une prim^de M n^'^! T*"""' "" '*'** 

MlH nu courant de. <Svënement« de I. Hi,iwi, 
Konvernement canadien nrit h^ Rlvlère-Bouge, l« 

rjncendie que ion lmnr.,S f ""■*• P""' *''«''"«1"» 

faire entendre raiton à uiel p7r "" "" Nord.One.t, p„„, 

Ottawa, en «ate pTu^T^vX ;:X'm'^, ''*'"-" ' 
clairement fait Totaux m.nl^,' ^^ ^'"'^ *»•"« 
table» de l'aj^tatîo/de. Met.. "* ''""*>»^''<^« "•<!^1- 

sr ;s;- jï-dJorr"»^ -^^^--ntrareS 

Aprèadelontmeadaibn^onf ?"'^' "» ^«"»»1»- 

daratlon de. drolt.d.^, ',1*""^' ««'«Ptèrent une Dé- 

du Canadl S, Xll f 'f ''^ reconnaître l'autorité 

—^..pouriei'irirnVrirSbi-der 



D» un vriLnto laubiu 145 

«M, trait en b«aaconp de peine à «palier le* iléti. Ara»* 
«Ç» de la part dn «««vememont, IWam." „„« ,eZ 
droit, .erlent reconnu, et qu'une amnl.tle «,«it accoS 
H. con«,ntl«nt à mettre b«. U-, arme.. Lo!^lwoMtl' 

fertn h!7^ 1" ^"^ "' *"'* ''•"y- "» « retirèrent, en 
vertu de l'accord préalable, et le futur Kénér«ll.«lme7,^ 

l"fmL'h" '""5 '*''• ^•'"•' •""■^ P^» triomphale M 

^'T'Lirj: ■' *""'"""-• ' ^'«'-' --'••' 

Blel et ion lieutenant, Ambrol.e Wpine, qui avalent Dr* 
Mé à l'exécution de Scott, « réfugléi^nt aux Êutu.^, 
Aux élection, générale, de 1872, Blel reparut au M«u|. 

renher Cartier ayant été battu i Mont«<a|.E.t, le chTf 

Prowncher, que m mort l'empêcha de remplir. De nou- 
velle, «ection. générale, eurent lieu aprè. l'arrivée de Mac- 

durant U M«.lon de la môme année, arrivant Inopinément 

Grand émoi à la .ulte de cet Incident ; tout l'on.ngi.me e.t 
•nr pied et cherche Blel pour lui faire un manvai. parti ; le 
député de Provencher .'esquive. L'agitation pénètre à la 
Chambre de. Commune., et M. Bowell demande de rayer le 
nom de RIel du regi.tre de la Chambre. M. Holton propose 
en amendement à cette proposition de remettre l'affaire à 
1 examen d'un comité qui ferait une enquête pour voir .1 
Riel avait été amni.tlé. 81 l'éponge avait été paa.ee sur le 
passé, Blel rentrait dan. le droit commun et U n'y aurait 
pa. lieu de l'expulwr. M. Laurier prit la parole sur cette 
affaire. 

Ce dlMour. de M. Laurier fut tonte une révélation pour 



il J 







lu 

utoocu 

it. t'OUATWM, 

qui ont éU ,pport<, à iP." ^'î"^» «tontion, ton, l- .>_ 
dont 18 «.^J-T ^ »'PJm«nt» aj,nt <t« .n„.. ^ '^ •• •* ••'"> qn» 



M HB «riLrmi, Ul'IHBI, j^y 

•Uf M tuj««. ' ^ ■>"• J» n*»rdo «mhim |m plu, „i,^ 

«i»i« n-, p.. m ,^,^^* 7'"«bte qtt«t.on dont I. Ch.mb,c ^ 

•ntwdu p.rler. ^ * ''"••"°» '*'"•. °on» n'en «von. p.. 

tion Pri'Sï.'..M.i2i't.i:?l:' '- '•"• '"' '"q-'l. I. m» 
d» tout doute. Or if^.?:* *** P""'"*'. et proul«, . , ,ïî 

"j'*'.!'^' l'wpul.ioo. °"*"*™ * P«""«'« * c«t« t".m' 

«W i„dividu.llem,nt, je^^p^ Con^ I. d^pm* J. J^v™' 

)'«'". d«« ], boîte dVT jnîT •"" •"•" '"■P'f «I qu^ ri 

-ou. st'i-.".; îr^rr' — . ^^ co™„. ..• 

moment «„, de. fonrtion;,-rdicû^l'''"Tl"'' ?"' ««'îon. "à » 

m«'« il e,t «galemnit mi que l'.<C/ "^^^ "^^ ™"e Chambre • 
4 un de no. concitoyen. ^ ^ Lf Inr^T'"' «tre de f.ireTrd™ 
le d«pnt«d, P„ve„^„ * ^oi tLT^"''"" }u»Um.nt, de K 
d« ce^te Chambre, et de priv^He " «''i "S ^'"'^^^ de mLb« 
^' qu'il .'ert choi,i''porr^;;Sam T""^"^ ^^ ^"'^' 
•WSoni de. fonction, indici»!,! ,r.i*°'- /" """"tien, que non, 

-, =.^s a.iér piu, loin, j'appuie 




Mf 



DIKOVM 



«M» epinloo dM ptrolM qu* lord OrurilU proiMii««|| itaa U 
Ch«iBbr« cl-Hi (^iMnmuBM il'Anglxvrr* «n ISOT. Il •'■giiMil d'ua 
eai MmbUbU i ovlui-fli. Vnta opioioii fui plu» lard eiUa afw 
■raralMlioa par la ProonrcurOfoiral pour l'Irlaoda daaa U 
oéUbre affaira Hadùllar M)k Uni da loi» eitéê daoa oa débat. 
Voiei oa qu'il diuil : 

" Nom affiMoiu maintanaDt en noire eapaeilé judiciaire at non* 
iommea en oonWS<;uenoe tenut da baier la Jugeniant que noua alloua 
jandrejn<» paa rar nca d«<in et noa propenninni, mais aur da» 
fmU ■pfeiflq « alMfuéa et prouréa •uirant le» tMn ordinairaa 
oa notre pnxsMure ". 

Cette opinion de lord Oranrille, eomborfe et approuvée oomma 
B ' m' * *** •**' '' P'*'"'»'>'"<l*n*"l ix»"' rirlandp, dana l'affaire 
Saddiier, noua donne la irraie baw lur laquelle noua derriona 
régler noire déoiaion et confirme d'une manière concluante ma 
prétention, i aaroir que noua exerçona dpi fondiona judiciairea et 
que noua derooa tuirre lea rigita da la preuve juridiqnew 

LU RtOLM D» LA PRCUVI JTIBIOiqUB 

Ce point étant établi au-delà de tout doute, ezaminona laa faite 
alléfoi^'w 01 ceux qui ont été prouvée. 

I/bonorablc député d« North Ilattinff* (M. Bowcll) a baaé »a 
motion lur troia faiw. Il prétend 1" Que Uui. Rio), député de 
FrOTenoher, a été mia en accuiation devant la Cour du Banc de 
la Iw'«»de Hanitoba an moia di novembre dernier pour le meur- 
tre de Ilio aa Scott et qu'un Iru» biU a été trouvé contre lui ; 
8 Que li-deaaua un mandat d'amener fut lancé contre lui j maia 
que depuia cette époque, il a «yitématiquement fui la juatiœ et 
qu'il Ht en conséquence contumace ; 3* Qu'il a désobéi 1 l'ordre 
do cette Chambre qui lui enjoignait de ie trouver à ton aiége au 
jour fixé. 

Je conteate la première aaaertion de l'honorable député de 
North-Haatinga, et j'affirme qu'il n'existe pas l'ombre d'une 
preuve qu'un acte d'accusation a été porté contre le député de Pro- 
venoher, et qu'un «rue 6tK a été trouvé contre lui ; jo veux dire 
qu il n'existe pas la moindre preuve iuridinue aur Iftï^iu^lle 1^ 



!>■ ■m WILTMD LAirMH 14g 

««•»<, .1 rira d, ,.1 „•, MUii^^' '^ '""'"'" ''"''«'• 

E» «"e»» tout U n'y â DM Ht. m^ 1 s >, 

do» fonction, judici.ir«. «t «.- î "••"•'>« que noua oxcrçoni 

«••re, et p., autrement ^ '*«'" *•' '« P-^^ve judi- 

— m lfconor.1,1. député de North.H..Sg. Sii::' 



*>}■ 



î 





100 



DISCOUBa 



événement, qui i,^rp„2.'ÏÏZr°' '"f '? -?lheu™ax 
de cette prov'ince dZ' f.'^nîSo:'" """ " ''•'•"" ''"** 

*' ■"' pL-i^;Lr."'<'*^"'*^-ût.pp;?;i',rs^^^^^^ 

Pourquoi donc l'honoroble député de North w...- ..... 

venir ici le Procureur-Génér«I S„ \r .^°™'-H"ting, «-t-il f,it 

en ce -oient X ^ ,^«1 1'""°''^ "'"' ^'^ '^«'""^ 
que chacun de nous «v«i nS n«T« ~'^''"""<» «"nplôte 
1. Ch^nbre de, OomZ'LV^ • pa^^aX ST '^^'"' » 

:sre;t;':t7.;t'S"^"«'^"^'^^^^^ 

po5ée.eo^:\/Sp'utérfcC-' >- — - W'i. . 

fouS p^eXrrSr " '""' '•'" «"^"»'' ■' -j-"» 

oomplètement édboué ^ ««ugatiow. C'ert en quoi il a 

et îU'ï:;irccit^rci^pr'^5r;';^^ *» >. tâche, 

-ion, tccbnifuee, «u^^r^s Kl^^^rt?- To^'? = r'"" 
priété, ,on honneur et C'ce^q^ ZT^ZZ "eî""'''' "' ^"^ 



) 



DK aiR WILFBID LAtJBIBR m 

Miù. depui. le. jour, de U Gnmde Charte, jrai.i. ,ur le >oI 
briunmque un hranme n'a pu être dénouillfi d« « l LJ.I a 
propriété ou de ^n honneur! .i ce n'eT::"* U .'.uv S t " 

.uî^l'r"^^r;S? P«ut^tre encore que l'.dmi«ion de ce principe 

re,te 'r'dîilr «t*!!""" ''«^P'*^™' '« I»"""»- «=" •« Point qui 
Unt q»> non. n'.von. p., ,. p„„.e par écrit, ion. n-r^on. aummê 
Jverle™ '"' ''"'^ "" '"""*"' ""» ""'S»'" -e autorité 

iu,tT.rœ;'^r:.tTC7our/r^ i-'^"^^^^ 

et du citoyen î Si 1» rh»n,K p ''V .»°"'> «*<"«■'«« de la société 
qui sera un dan«er neroéCl^n' . ^ '"■^" "" pr&édent 

pUottt^lt oi ne tu r^;", ^ '"'"' T ' ,* ^"^ ^ V 
la loi. Je déclare qu'il /m Z^HjltL^'^'"', P'"" "^ "ï™ 
d-ewayer de violer la loi^,?^i,; ?"*•«"» P'" dangereuw que 
rable qu'il Ju ^ ''''**°" ™ ^»"'""' «""Iq™ d&i- 

qui en a davlnt^ ' W T ""l""^- '*'*"'"'' ^'"«'' ™» » 

2omn.equi"^"^:rie';ti.rsrpîr"'" '''-"^'" * »«"' 

Je répète que ce. objwtion. ne sont pa. de pures subtilité. 



ni 



I !: 






162 



KISCOUR» 



ner 



de N^'Salt?^;";'^ P^ri" "'« ""Wi* que l'honorable députf 

contre S.ddlier fut d^ p^re^^^T^" P'-^n>; ,, ''Cf'": 

raWo député dea^:j:^:'.f>^|"« de 1. „,o,-„„ ,, ,,„„^ 
veuoher . ByrténatiquementXdé le. ™* que le député de C 

^^n -t^rdtTdrp^r:,'' <^-*'™ d'un aete dW 
pas contumace î ' ^"'*"* ''^ «<« pays ? Est-il ou nWl 



DB BIB WILKRID LAUBIEH 153 

d'un kotA .('âoouMUon ; noui ivon, il „. • , 

qu'an mandat d'arrertat^onr/^ri/ ",' ""• '■ P^uvc, ici, 

qu'ici oe niMdât n'a na. J^ .\l\ï t ^,«»'™<'''«', «t quo ju^ 
Wte devant cette Oh^b™ il^t?"; /î " *" !» "»'"' '• P~uve 
député de Nortk H..t^" Or ^rn-ht' ' """T..'''' ''''«norable 
comme en ju,tice et en éjuit* o^ l. . P" *, '^'™ l"'"» J™!' 

vaut la cour avïnt la clôture d„ î!^ T', "°«°«'' >'«<»"«« de- 
extraordin^r» ; le dép„« d^ ProtSr n!!^ "•"- """ '>" W» 
Manitoba à cette époque. Il ZZ^^i "^ i"' *'™ »'"»'" <J" 
J*v« événement, de™869.70 T\ p^iri' ''r"'' '"' ""'"'<'°- 
1 étranger. Il e,t tiài pcible „„?T"' «'njt.n.ment résidé à 
•ocusation ne lui «,it pa^nùe oXn J , "T""" '''' » ■»'»« «» 

qu U était mieux pour lui de nwt», iTi-i ./• ^"°P«ment parce 
v«nt S'il .'était livré de .uiîTn î*^/*^ J""^"'»" t»"- » »ui- 
-OMier pendant cinq on ,'x il"'""î£'* »"•«« de rester pr - 
procè.. '^ °° •« "«»« peut-être, pour attendre Ln 

Qui peut dire oependin» .'îl ^. _ .^ . 
vaut le tribunal n'ilT^^t' ^^J"^'^i^ P".dè. demain de- 

:rlu«^^^/•--^L?™urp?:4i:^^^^^^ 

u C^Û^/^Tnl^^Tpai^^rpor.é'^'^^^^^^^^ - -- Oe 
pèse contre lui. '^ "" P°"' ^pondre à l'accusation qui 

Pri«8 pj.ur constater q^' .'et""* sZ V P"^''""» 1"' »« éS 
jnst.ce » Où est le ^Vort d„ Zrff ^ l'"'" P""™-"» ^^ '« 
qu'il a essayé d'exécuter le mldatW î P,""»»» «f Armant 
rencher et n'a pu y parvenir ? """^ '*°*™ '« ''«P«« de Pro- 

P-:e,ï:r.1,tuTeran^™raZf'"*'' ''^-'*« "^-e -^e 
qui osera se lever dans ce^ 7^' ^u '^ ""^'P^' "*« 1" loi anelaiM. 

Provencher est l>nZZi "'"''" '' ""'«'"■' «i™ '« Œîê 




154 

OISOOUU 

tmtmtu pour tom 1« «cteâ .1^ , T °.'"* »'"» ?">«'• UM 

1 . rfpété cette .Mertion ^Z Z^ZJ-T '« Confédér.,i„„. 
»''irmé comme lui et r.J!^^ peut-etre. Sea tmii l'ont 

"-rir 1. bouche .^'/lirSoCrr"'"' "'' i«""^oS. 
''« déclarer ce qui en «tah H„ ^^"* * """"^ «' »«!■«« n>priw 

promesse d^^^L^r^u?^-:',^ It** ''f,^--"" . eu u.e 
Manitoba pendant quTétait û SpÎT *""' ' P" «"""«ttre ,u 
«t-il étonnant qu'il neveu^ljl^tt 8°'"'''"'?'»<'>'t Provi«,ire, 
toumt veulent le traduit en '^^t?™ *"" * '^•" l"' »«•'- 
N'eat-il pas justifiable d'en ^1,^"^'^^, ?, "«'"«» ««te» » 
faire en sorte que la promesîf Sw« 't'-' P" "'«"■ <»• 

nom de la Reine, soitaXmpHe » *'"' '"' ' *« f"^' " 

P.y "qu^re,rt,nT^iîJ:t '""' "'" ""'" ^-' '« i»«ice de son 

f?Jai^r;:rmrpinTdr"'^ î"'---"» -•- p- 

fu.t la justice de son ^lyl D',£L'"": ^''""''».1»« <»* homm" 

nommé un comité pour s'en enaufoVr ""*'"!' ""^ •"'»« 
moment, et la Chambre, suivanrmoi I'» ,^ .<»""'« «^ « ce 

ront .. ^„„ a ^^^^ ^^ j^ ^^ 

>"'- ; or. 1. principale ^^'e X^'^s' ^e l'^^ÎX^-t 




\« 



in 



«« Sm »V1I.KKID LACBIBB 

"oulu en profiter. ^ «»• •> "ent ét« «puirfe, « ,„'« n',it p„ 

.. &~ 't^'-corut. vs 'j. "T"" '"" «•-- 

P»ree que Sâddiier pouvgU enc^rB^ 1 "P"'^*" '"' "jetée, 
pour y ,„bir «,„ p^"^ ^{Z^tlTâ"""' '" '''^'«»' 
oUrer oontunitoe. ^ *" *** P^maturé de le dé- 

I^ Pfoeureur-G&iéral noiir l'T,i.-j ■• • . 
.V. t un conseil » dom.e,ÏÏ Chimh ' ''•'m:' *• ** '"J*' " <»»». •'" 
«notion en suspon» jnMu'à 1. L •*'.'' ' «''«'«it de lj«^r 1. 

•erait ,„,ené devant la Sr et v.!"" ■""'*"' "' ^- 8.ddlie; 
'■«I.rf hor. la loi. Danri'un o^, r""?" "•" f"^' °^ " ««it 
«lor. quelque ehoee devant [Z ^ "'?? '"' '" ^'"'n'"» «urait 
U Chambre de, Coru:'!' ^dlt^lTte" ''*""°" '' 

-a» P« . lW;aVle «dVr«rHa\t,:^'lren'j> 

":rn2:rSet^r£*-'^^^^^^^^^^^ 

•voir ré«ulièremennZ,âi«a„J H T ^T '""P'^ "l"'" °'« P» 
jamais été ,ip.ifi& ™°°*'«'"'<* d« "t ordre, pni«,u'il ne lui a 

M. BOWELL.- Ecoutez, écoutez. 

veau l'honorable député aH^ent fe '" ''°^°''' "^^ "O"- 
?ur lequel il préten? «'appnveTrt^L / *"": *- "* P"**"*^» 
jours, n y y^^ la ChTmL H^n °^"™°"«' " 0"Wie tou- 
fier à Saddlier ivle qûiit^^^^ .^°T.°'»'«'« «^"t fait eigni- 
«v«t même envoyé, toSrCrè, nn ^ ™ * "'° "^' l"'»"" 

Je cte de nouvea?l„ i^ZfV^^Z,:^:^^ r """"''• 



IM 



DltOOCM 



' r pouTiit infonner la Ch«mbre que hindi dernier un de M 
mtutgen s'était rendu en Irlande, et le lendemain, il avait tigni- 
6é 1 M. Saddlier, à ton domicile dana le comté de Tipperarr, 
1 ordre oui lui enjoignait d'être i ion aiège ; que le même Jour, il 
avait laiaié une copie de cet ordre dani une maiion de Duhlin, où 
M. Saddlier avait antrefoii réaidé, qu'enfin il en avait laiaaé une 
autre copie aux avooaU de U- Saddlier ". 

Je m'attenda bien maintenant que l'honorable député de North- 
Haating» va noua dire qu'il éUit inutile d'eaeayer de lignifier 
l'ordre de la Chambre au député de Provenoher, pniaque personne 
ne aait où il se trouve en ce moment Mais, s'il était impossible 
de signifier l'ordre penonellement au député de Provenoher, il 
était facile de le faire signifier i aon d(«nicile comme dana l'af- 
faire Saddlier. N'y a-t-il pas similitude absolue dans les deux 
cas f Et vous voyei quelles précautions infinies prend la Cham- 
bre des Oommunee d'Angleterre pour notifier Saddlier et le mettre 
en demeure de le défendre contre la motion d'expulsion. 

Ici nen de cela n'a été fait, absolument rien. J'en conclus, 
— et je défie la contradiction sur ce point, — que la Chambre ne 
pourra prendre en considération la motion de l'honorable député 
de NorUi-Hastings tant qu'elle n'aura pas fait signifier au député 
de Provencher cet ordre par lequel elle lui enjoint de comparaître 
ici, tant qu'elle ne l'aura pas mis en demeure de se défendre. 

Car c'est le privilège, c'est le droit de tout sujet anglais de n'être 
jamais dépouillé do rien de ce qui lui appartient sans au préalable 
avoir été mis en demeure de ae défendre. 

Mais on dira peut^tre de l'autre côté de la Chambre: A quoi 
bon ces objectiona purement abstraites} A quoi eût-il servi de 
notifier te député de Provencher de la motion qui allait être faite 
contre luit Quelle défense eut-il pu opposer ? Tous les faite qui 
lui étaient reprochée n'étaient-ils pas véritables I N'était-il nas 
coupable ! *^ 

Quand même il eût été le plus grand coupable du monde, la Toi 
devait être mivie et respectée. Quand même il n'aurait eu rien 
a dire pour sa défense, absolument rien, il n'en devait pas moins 
être mis en draneure. Le principe fondamental de toute justice, 
c est que personne ne sera jamais condamné, sans avoir été entendu 
sur sa défense, ou sans avoir été mis en demeure de se faire en- 



SmÊiwm 

n « PM f,u oe qui «rt jun, »^ "" '°*°'' •• ''Aîi.ion «rait ju.te 

««ù pour moi, je T.^^^li'T'^ ^^^"'^ ^''ju.te. «2.1^ 
Pny«e8depreu7e8.uffi8ant«. ^"■^'Hwtmg, ne «ait7as ap- 

«^-.nde do?it:,rS ""*"'' ™^"™ " "" -"- -e 




158 



pitcouna 



d'axpulMr M. Riel que d'eiuTir d'«mbarruirr la gouTvrnmnenL 
Ja «oupconne que la but da l'ooDoribla diput4 de liigot, an pro- 
pount KHI uuendamant, nt ibaolument la mfitne. 

Il aenible y avoir une alliance intime entre l'konoritble diputi 
de North-Hastingi et l'honorable député de Bagat (lus extrCmaa 
«a touchent) : tous deux sont aur le sentier de la guerre, et tona 
deux attai|ucnt un ennemi commun ; l'un dirige l'attaque par le 
flano droit et l'autre par le flanc gauche, espérant tous deux, que 
si l'ennemi échappe aux coupa de l'un, il tombera sous les coups 
de l'autre, et qu'ils arriveront i hiiser chacun son drapeau au 
sommet da la fortares«o. 

Je n'ai pas l'honneur de connaître l'honorable député de North- 
Hastings, je ne voudrais pu suspecter ses motifs, je ne 

M. BOWELL: — Oh I ne voua gênez pas, je n'ai pas de soru- 
pulea .... 

M. I^UEIEE : — Maia j'en ai, moi. Encore une fois, je n'ai 
pas l'avantage do connaître l'honorable député de North-Haatingi. 
Je ne veux pas suspecter ses motifs ; je veux croire à sa sincérité. 
Hais quant à mon honorable ami le député de Bagot, je le connais 
trop bien, et depuis trop longtemps, pour ne pas lire bien claire- 
ment dans son jeu ; je n'hâite paa à croire qu'il s'occupe bien 
moins de faire amnistier U. Biel que de compromettre le gouver- 
nement, a'il est poasible. 

Je pense que, lorsque l'honorable député de Provencher appren- 
dra ce qui s'est passé ici aujourd'hui, il s'éorie/a : Seigneur, 
débarrassez-moi de mes amis t 

E>i effet, l'honorable député de Bagot pouvait-il espérer sérieu- 
sement que la Chambre adopterait egn amendement I Dana quel 
but pouvait-il bien le proposer ! 

Ce n'est que la semaine dernière que la Chambre a nommé - oa- 
nimement un comité pour s'enquérir de tonte cette question d'am- 
nistie. A cette heure, le comité siège, et Mgr Taché est i donner 
son témoignage. 

Or, ce comité est utile ou il ne l'est pas. 

Si ce comité n'est d'aucune utilité, pourquoi l'honorable député 
ne s'y est-il pas opposé quand il a été demandé? Pourquoi n'a-t- 
il pas proposé son sous-amendement et recommandé l'amnistie de 



i 



i>K wii \vii.rnii> i.AitiiiRit j5„ 

&ot» ulnm/l '^o'""»*» de Mgr T.ch« et .lu Pi" 
p.r 1 wli;'' """ ■* *■"• ''"" ' *"' ••" P""""- f«i'" » M. Iliel 

r:- :: rc^ir ^^ ""'•""" -" '- '"•'- » ^-- 

Et qufl mon honorable «mi me iH-rmette (le lo lui ,Iir„ • .„. 
umendement n'aura t». A.^ i """• "7 '" »" <nrr: «on son»- 

en .tten.1. Car ie dWalïlî ''""m™;!" ^"^'^- ''«'"'" I»'" 

ce. prétendu, .mi, d; M.Te 7t lm,'n^™"""'" ''""'•r'» 
crient ai fort en m fa™«, J wT/','^^^ Z M T', '"""'' "' 
dr» qu'il a 6t4 l« in„.f j v'^ ^"* **• ^"^ ewnpren- 

d'«ni",l' t^ulû C de h,?""-' ."'•™'"" '"''' •«"' '« *""> 

venî';.i:.nre% rnd"LtJiZ^^i.l!r^^ -P- - 
preuve qui a été commence a,™ /!^« f »n "pport, quand I. 

«taWitout ce que lC4ltte'di«l. î"^' 'î ''"'*''<• """• 
demander. "i " ' "" *" «««nd, je ne lerai pa. le dernier il 1„ 

South-Ontario ( M.Camfrin „, , '' "'""«"''''e député de 
reçu le, délépié, du Rouver^emenrdJ irp-T'""""* ™""'"™ « 
de pui^anee à puissant *^- ""'' "' » *"'■"' «vee l„i 

ni'L7„rc ?.^t,x'*';Ti!f,T,^'"-';r '•"'^■'■'* = •'- 

Bruce (M. BlakeWél;i . > ' ''"'""'■"''''■ dép,,,/: d<. South- 
o.ru,er avait émiae, car i, . d;mné po.^ Z^ ^^';;Z {^Z 



IM 



i>iaoovu 



•u toutien ■!• «m opinion m «urli: Zf^^" '' ";'»• • ""«rt. 
£b affM n„«ii- ^ ""^ "• »«ur»it ma conTtinere du «ouf 

~™£Xn-5.T'.Tir*K:.'^ M. niii. „ï: 

j««r» m™:!*'** P"""' ?• """'" m» confiner.. C.r 

quelle I?hoî *,Sfe § '* 'tî doTll^ '""f''^ '™ """"•'•• P" '•' 
.«.r .ff.i™ ,u'.„x délé^uTdu P.UP1. de 1? ^ Itr"'*" 

8^' r^l?^ de crfuioe „gn«e. do I. m.in même de M. m 

^ziï:::^rdS^,-;r/r^x- 
s^;^^?5^:;œ"t:^i^tn:^a^«i 

™;»f«1' «J!*""* ' •"*' d'ex&ution de sJt, n'. fàu qw 
mettre à effet U «entenoe d'un tribunal. ' 

trib^V^^',~. -r T' r^^•;™«*n«' «ait rendue V un 

mtTÎvtW^ """' r'''^''. * ^'""''' **«" "«» pour don- 

ner i 1 exécution un «rart*» cT,1„,i„!aeBt poUtiqBe. 



»>■ «lit n arniu lauhiib m 

IWi toile «rt là «ndid^ ?. l!^ . 'l" "°« ''• Thoinw Scott- 
«Ment qui .er.it un d.n«r «^7' T *" " ""•'« «'«>'"' »» P^- 





r 



i ii 



II* ! 




Il 



ta noom wiumcnoii ou nm 



BB8 0AU8B8. 



ment d, vînlM^o^'aT^ ,'""• ^î " '" '^P"''- 

donnant un front ù oha!u"r.tKïr.f ?".'•":•" 
•«r» t praticable lu h»™, j . "^'w* '« où la choM' 

lmpo«.r anx ter^ i. dM^' ^ ^««""""t prétendait 

- quart. ,e'S' ïït^'^.ttrdft*' ""^.'^'-^ 
•olution dorant nhi. rt^^ """=»'» attendit en vain une 

du MinUt^êhLSide taiî '"l' ' l"*"" ^"^ indifférence 

i. bien la V^'n^^'^l^^Z^t^^ Tn' 

raconte qo» c* .—-d _„ •^""'* ''"P"»^"* diable» T On 

grasa p,_,,,ijn«gr «-întéreaaalt «i bien à 



if 

i 
il 



' ï 



164 



DITCOCRS 



leur cauw, qu'il Mmnolalt pendant que Hgr Taché loi 

expoMJt le. grief, de. Métis tout en l'avertlMant que 

, , ; , ' ,,. * ^" Bon'ernenient provoquerait peut-être une ré- 

I jH ! bellion, 

' ' f « ^^*"J!r* '"**' ^°*'q"«« Métl. Invoquèrent l'Interven- 

, j «on de Blel. Celui-ci accourut à l'appe^de .e. 2^1 

j I i révolte de. Métl. et de. Sauvage, du Nord-Ou^t. L'in.ur- 

rectlon éclata au mol. de mam, dan. un temp. où le. com- 
munlcatlon. étalent difficile, entre le Canada et l'Ouert 
,. , la conatructlon du chemin de fer du Pacifique n'étant pa. 

; j!| , alorMermmée. U lev^ de boucliers .e produisit trop tôt 

au gré de Riel. II avait dit aux liidlen. et aux Métis : "8u. 
aux blanc, lorsque l'herbe de la prairie aura deux pouces " 
Malgré cet accident heure jx pour le Canada, la révolte fut 
aswz sérieuse pour amener .nr k terrain une dliaine de ré- 
giments qui ne réussirent à pacifier le pay. qu'aprè. une 
campagne de plu.ieur. mois. 

Que le gouvernement Macdonald ait été coupable de né- 
gligence dan» toute, k. négociation, avec le. Méti., 11 n'y 
a pa. à en dourer. C'est ce que MM. Blake et Laurier n'eu- 
rent pa. de peine à établir. 

Jfî "TT* "' ^""^"' *'»"» "^ <ï»"«on en répon- 
dant à s.r J. A. Macdonald à la session de 1885. 

(Traduction) 

HONSIBUR L'ORATEUB, 



DE SFR WILTBID I^UBIBB 195 

Kla™ de M ffl.r""" T' } '"' '""'> '' « f»»»* •« »" 
uu aiBooara de M. Blake en prétendant qu'il n'av«it i«.. .;. .^ 

que iTle dt,rr""""/ ""''"*' ■"»'' " n'-orairpa. dû oub et 

Rouge ; 1. justice exige que le, Métis L WdTde a Sastr 
Le très honorable monsieur, monneur l'Orateur k onWliS ~. 

.vait non .„le.e^ttéVi%tX'^t^rtrs î^ilî^î 
avait positivement nié qu'elles fussent iustes -Tt .fin ^ ^ 

r dr^^ri'êttfis""" -»^»^ï^- «^^«'^^^^^ 

<M VnnT? '*^,*?'.'*d'«« P" mon honoraUe ami de Bothwelî 

— fot':^ IT ffi" 1" "t"^' Mackenzie.^^7" 
territoires dnW^ r. * "^'. ''°" l'eutenant-gouveraenr des 

eemono« et d'Ls" u^^^TagrTÙw' " JeT'' '* ^""^ '^<' 




166 



Diaooima 



ce..i« de .'«ublir daT dl7 ti^;/ « """ comprendre 1. né- 
«nerKieàl'«levJ^derbLtu!,.rît ''■r'*. « d'appliquer leur 

p.. 8'att,. ,dre à m queTe" Jf-l ï"" .•*'* ''' °« <•»'""» 
.Péciaie dans leur'T „KorS:"'. ' ""' ''""^ '""'*™ 

-te.u^:/drtrâi:;rrd™t ^« «o'"-" 

tion du titre indien, mai» purement" " ^"*' "" * ''«ti»"- 
"wnt de, Méti, et â leur demTd» V ?"» ?'«""«■" «u tr.ite- 
mture de grain, de semencr^dW "'"""' ^" ""« f»"'" 
C'était tout, et eependant tl° te llr ^ "r"" "^ Viculture. 
rable monsieur a prêtent qtlé^bttM.;r"" '" *^ '""'- 
de reconnaître que les Métis Lssent Hrl » ""'^ '""* ™^™« 
eiale de terres en extinction Hn ?v • i' * ""* concession spé- 
«ur le même ton, le tj Wrable jT '''î''*''- ^"'"' ■»"«»»«« 
cesseurs d'avoir reculé devant IcurT'" " '"""'^ '»» P»^*" 
qu'ils étaient au pouvoir dêréiter v! /,™ "^''««"t- lora- 
Monsieur, est-il Aible que le^ h^n^ M*^"*- '?■" "^"^ «étis. 
courage de formuler un pi^iUI^dor, ' ""J"*™ "'' «» '« 
puis combien d'années l'aEî,w- ^ I^^","' '* J"'*'««' » De- 
versée » Voilà si^^ révoTùs ' n^S '*''''*. "■'■*"« *'« ™"- 
l«es depuis cette époqurÉh biifLt"'" "^^ *" "»"* *»"■ 
;» crime pour l'.dmlistradon MaS^dT n-?;'''*'"'' "/''''" 
r^Ier ces réclamations, comment IW l, °" P" ''*"»«' * 
«'exonérer lorsqu'il lui â étéTnf« i^ T'"^ monsieur peut-il 
ces même, r&lama "on, ? Au rlti^lf "^^ "'•?' ■"' P«"' '«g'» 
l'administration MaSie est J^ÎJ^T/'"" P°"^ '=-^t«' 
ainsi que je le démoM av.nt dr™™°' ''^""^ <>« fondement, 
cette prétendue e^cr^Vt C^luilSr" ""^ f «"' """'' ^' 
rable monsieur peut offrir de s^-^S ^*' "" "l"* '" *'-^« »">°«- 
-i c'est une iustTfication suffislrou^^n^' '"'^ "" ""^^ ''^ ''■" 

voix "rm^h^rquT^etai:'^^^^^^^^^ ^^"-î * '^^'-' d'une 
tendait pas même qÙl"^ «ns avaient ir™'"™' ""''"' "" P'*" 
^eul Métis n'avait Ité chasS de J^felf """"'"'''' """ P"^ "" 



»B 8IR WIIJBID LAUBIBU ig; 

Mai», moiui«ur l'Orateur n'«t>i».«. „. j » 
•iM «en» qui .'étaient «ùhi;l A.^, ^" ^ l'oppreMÎon lorwiue 

tique du gouvorneS ZZ ^llIT' '""•■«'^ * '» P»''" 
gne. i traver. leur, cl>«n™ » tort «« K°" '"'" '"*'.'"" ■*"' "" 
» mettre lee bâtiment, dvi.vr . i t""' """^ ' <^« n»*-"'*"» 
oe. geu. eurent r.ûd«I^heîd«J!r''''°'P ^'J"''"'' '""l"" 
du p.UTen.ement Dour K' r*»*!"'" »"'• délégation «u^ri. 

n'est nu l> ÀL V P*r""'»°«« de leur rendre justice î Si J, 
^fo"r. df l^'^ront'été ^*"\*^'' l'l«>nor'«ble mon^u" 
ment, Li. déIiKe"nV^rt Tnit' d^ f" '"''""""" 

^onsLï'^dii'T;r/T/.rf5^-'^^^^^^^ 

^^■'^^^^rZXZ^ZulX^T''" ''"^' ""•- "-' 
;"rt---V"" '^^' ~^P*"Kr]XrSm^^^^^ 

.-"^'XluKX^r^-i^-. Vivait . 

jusqu'à oe qrje perdisse ^f'^w'^ " ^""J''"" «™ ™=«ê», 
gens furent oblige de qnittërTT"™"^ ',*' P'''''^"" ^e n« 




in 

DIBOOUM 

dmrf», en lot. de grtve de lolL^ TV"" "*"P"»» "'«iSî 

(1883). Si je comprenda bîm r„. *■''.''•'" 'automne luirut 
et que tout finir» bfen • voitt d JJ!'?! ''"*' ''* P"»""" P«S 

nwnsœrt.%rpru;"^^^^^^ '- p- - ^^^i. 

»• wnno. ' ^™ P" "" Jttetu n'âvut j«n«ii perdu 

nouveau en .ngW. Vo" i'r;:'^.^^;^™:'" '" '"'^''"^ ^ 

j:«voIte de. Méti. a ?^J," ^^^l»*»' r'jt «té de provo^uerlï 
ligne de oonduite'qu'i? âZue'^ët ™T '" '"," «"'«" «"^^«'t II 
rendue. - déci.ioi, qw^2lri.?r°°'"^' '"» '*^»''»" qu'il a 

««station entre un Méti. et .m T "«otion de terrain en son 

^™1« en poMe«ion de ce. ^i^^^*"T, ?"«' depui. W 
d«tr«,ger, nouvellemenr.S'd.^ ont été dépouillé. .„ prZ 
Méti. ont été ainai forcé. dTouitte^ii?'^ ' "" «" infortuné, 
"llwr. où le même «,rt 1« .^!h ^^'^ «» d'aller .'éubl^ 
o««t que non. n'avonTî!. deS rST**™ "^"^ l'avenin^^' 
"««nton. profondément ^ ^°"' *° «"on. et nou. I^ 

OoTAyE BiLLEBOSE, 

Joui? CUWIÇINOHAM, 

BiPTISTli CODBTBPATTB 

JOHW ROWI^SD^ 

O. ROWI-AND, 

l^- ClfASTELLAIBE, 

!■• OoKBiTEnr. 



»>■ «m WILFBID LAfBIBR i^j 

liopter, que le, Méti. dn ÎFÎt. «' "', '"' J" "«"» <•« '" r.p- 

gante décUmation - ertiSdi<,^n 7^ r, P'"' ,''"•"» «*"•'"'»■ 
ert tout à f.it à l'unk.^ j T? ' ',"!;• Cependant, ce langage 

du Nord.Oue.t ont &lT4 U S^Td ^P"^' ?"* <=" "°'''"'» 
«té de M laver le. mainTde tomi ^,! ^ honorable, messieur, , 
tout à fait innocent. T^l'TjrjZf''''^' ''*' " P'""*"»" 
•ur le* insurgés. A chaau7d.m j j ' ^ "J***' »»>" 1» blâme 

l'origine deT trfubtron a'Ja" ?a mZ"'^™'~'' '"" '"' 
n'ont pa. raiwn ; i], n'ont n.. A • ^^ '«P<"^ : Les Méti. 
l'honorable u^on-i^r' Îu^^l-H.'fin*" Parllm 'J"", '" '^«« ^ 
dan. une ooca.ion ré<»nl2 il a diï'~ « '•? ï"" '* ""^ «"Jet 
hier- que le. Mét^.viien? pa «i^"*^ * l^*'* ''^ """^eiu 
une rébellion .an. c.u«, et' n ^ te^^^K dll^L'^''*""' *'"' 

M:^en?r^a-Terrqtt:,rra^'r «- iu..e,ue 
^^,et que, dan. -e^ocea-ion, n^Jac^el^^"^ J-- 

nJisrauZ'rr 'nt'ix'rai""* •"*- ---' 

fût due au pjrti grft - o'e«^e^/fe n^^^n?" I"" "' '«''ellio.i 

- -.« qu'elle eet due à Loui. slf "^^ quTS-'^'' 

(Hiii) e^^'^L.S'rre rtzt- '" ^'^■°»-. ^' 

- une «>rte de Maidi méti. -^et iU k^ef^ /"f ^ -^^ ^" «•"» 
de respect auperrtitieux : à cauJ d« I ™^"'*^* *"«> ""e «spêce 
œr oee pauvre gen. '^ ' "^ "^^ "* «»»timent, il peut infiSOTT 




170 



PISCOUM 



ia«ai^ n'traiant nu d. i».;.* 

vtZ '';i,J^'' RÎ-J ""' '"'''• ~" ** '" "•«»- H 

*qu. "u.'S^,rdrUuj;Hi!,'' ''••"^*" ^•""i'< d'«pr9. 
de en h«nmc. extraordinaire o„ii!'' ^"' "• P"»*' P" «tro^m 

plu. de.potiquet I] «y^t^^ j *' ."^^ d'un r&rima dl. 
?j'^«- Jo P"i» rendre malntt^i'.^, "?"» "ï"' '«•" «Uient 

époque de 'hi.t„î~ j.. ^ 1?* ^- ^«pinean i im. „...._. 



.••*""" que lui doué nur I. - » t^iooune na januia 

n«tio„. C'était un hoZ.e'^^;i:,°Vr.Pr *'" ''idole'dW 
q««ce entraînante, d'un e3« l^T'r""! '''"'« ^'une «1,^ 

compatriote, un contrôle DreJnTin- • . """^^ «wrça sur ae. 

un enthonsiasDie vibrant dana ton. 1^ j! ^"f '"«da tout entier, 
femme, et le. enfant, de tô™. k. â^TJ'' **"" ^' ''°»'°«'. S 
Quel «tait le .ecret de cette red^u^ •' *''""*" '«' «o-dit/on" 
Plement «)n éloquence son ;„?,!?" "* P«'M«nce ? Etait-ce .im 
Pa/rioti,me ? «^"aucurd^ f J^"-* d'«ite, °" -ême tTn p^r 
raison principale de son autorisé "'"^ ^ <»».tribuait ; mai. la 
cet e époque, se. compatriote^ étaiZ «""otojen,, c'est qu'à 

«tau le champion de leur caî^e "" ""* ^PP"'"^* «' qu'il 

«ue^'d^-rx^u^TS^^^irr"^-^^^^ 

--^e qu'eue restât en^re, S'^' i^?-*^ i«. ^ 



DE SIR WILFRID IJkUBIBB |7j 

aventurier. o4tW™btre à KnMr''"'^'i'' "«'«'''«'"«« à m. 
et » celle du AXdXsLKr?n'"r/u ^ ff ^■ 

;tnr'rur^e'/^rn.t; Kr ^^ P "^«^«^^^^^^^^ 

que rou . suivi coSXrm MeCir """""" '" '^''*""' 

a cntr^-n^ au, z„.,heureux procéda' "^u^ironr'rpr Z^u^ 
■h repro^e cec, au gouvernement, d'avoir, pendam derann W 
de. «.née., .gnoré le, ju.te, réclamation, de. Méti de iS.t 

^teéwS «°"7™'"«"t' ""i* toujour, en vain. Je di. 
qn lis ont été traités par le gouvernement avec une indifférence 
qui éqmvaut au mépri. non dégui.é, qu'il, ont été ponC dan. îa 
malheureux voie qu'il, ont nivie, rt que .i leur Son t^un 
Ôuntt' '*P°'"?''"''« d« «> «rime "-ent aut..^ .^"hlmJ^ 
qu.1 ont provoqué par leur conduite qu'à ceux qui l'oM peSTrf^ 

a^a t1r^n""%"r^™ " "^i* •■'- ^^ '« '"''f de îlp'^^t ^ 
ava^t préparé un factura pour le. avocat» de Loni, Riel 

MlTrierT"?'' fP"*^= -Ecoutez, écouter I c'e.t vrai 
M Lanner. II. d..ent maintenant que c'est vrai. Moi, je dU 



I 




173 



DMOOUM 



hior par mon honombla Zi n ^ ' " "' ^"^ '" - 'U énoiMk 

P»mi Im nombreux document. T^ ' *.' " '• i»««'<» exim on. 
P" «t6 .oumi. à cette Xmb4 ?1 v °°' *î* "'PP"'»«- "ûf„C 
•>der à 1. défenw de Riel o W. // ''•°'.'"» <=• •"'« qui p°i^ 
ç«h.ient I, m„i„d„ ^'^ ^^ '•"' devoir de le, produit eÏÏ^ 
je )« «w«e,.i. d'.yoirTârtS'A'' '"^'' * '* dofen« de Rid 

"»«I que l'hoaorable m^uTeurd, Pî?.'» "^e " '^^^- « .^. t 
»"«<» en cette -n^tiCll f^tL^'"'""" l'" l'^J^à^l 
AftSrente. wrte». Nom ne ,om™l. *"*''' d« préjuifé, .|' 

iranchemem que ]e« h»hi».n. j ^ °® °°« wig ne, • „, ;, j. 

M. Lanri ■ to^' aonaieur. 

t-on "aujcrdi;;;; «rrUS!^' ''r ^'■«^'«Pété hier, répê,». 

s,.». .. "^ » ;,.. fe',W..'-,!œ Se i 



DE aiB niLraiD LAtniRB 



1T8 



™pui. aix Huit tn. elle a d«jJi été attaquée deux foii par nne V 

tn.Te comme un '^m^d-T^re^"'//'^"*""'. .<'' '^T '»?'"«''' 
t«.t« ; on peut ai.é„„.nt o^^vot d.vT^""" '"•"'*' '™" 
moitié «rnrige, oomm, il, réS,\i ^ ' ^"' **» P«"P'<'«. » 

to«. à coup irruptic' .rS^W eTZhT""^' """ '""»''' 
dani le territoire. A'.ts anWr»*'i1 *î?"»'""t «on autorité 
eût été .„ moim nruricnt' de lT^w ^ ' ^ """'" P*°»« l»'" 
de^ raeeure, de conciHatron ™ ^ '^" 8°'"e™ement d'adopter 
M, il entra d.LT "Z^^trîtlT re'""™ = »»'« •"'» «l» 
Uit autrefoi, le, parf^fan tZ^l f ?'«•?*; ™""»» <"• """ 
«raient fait prrtird^T f •? ^/ '' féodalité, comme .'il. 

Baie d'Hud^r-ta iantTc'th^ t '• Compa^ie de U 
avaient été des ^rfsdrtXfTodtîT-' ''"■J«' ."""°'' -'"« 
vendae. Le peuple «^1' oetTe i>i; ^?;""; Py«'« d" I« «"re 
tout. Le goreraernew ,l.»l. '^'"'""«- . Mai, ce ne fut p«. 



•' i\ 



M 



IMIOOUM 




« .in.! L. »-„ '™'"<". •« J» n» ptiii mwiix f«ir« qu« d« oitor à 
Jj«jJ^«rtt* «po,»,, „„„,„, ^, p„„ ,,.,, ^ <«,,.*„»'« 

«"•«lent au n ni tôt f.!» .<i.~ i "•"mi™ tur m tarret qui 



pour «ux.mW;7e. ku r*tl«''"*'''J"u!' ''"'"'™«»' '••■°'" 
c^. trf. «tend™ «r^'„!l ,^* con,idér.bl«i et, d«n. certain. 

tertaient tu gouvernement le droit de s'emparer dHe iu'n. LT^^ 



mil 



Dl tw WILmiD LADRin 



m 



:3j«SïrKtŒ?ïiS'-j^H. 



tr.v.tt, public ,.,, «a »«S d«. Î^T """r^» « >8«8 'il» d« 
Compî;.i« r, B^^'PJ^^^^i'^ 'f' '•'•';« pour l'.utoriMTri: 

"ill- à !•«, d. ToH^t^ltlll'Zr • '"'"u* "'""™" ■'"» 
1888, .u nom dû C.n.d, un ^..^ ' ? '' ^ """'^•^f^*'"". ". 

&dfeK:-£^T4 "-^^ -^^™""«p=: 
«p^ûTur'd'rvrur r '" r^"''• *'*"■»-'« 

droit, comn.. peuple •"' ^Ti ° '•'*"' P*'" ""■ ^'^ » lenrt 

pouvaient p«, endurer cel, tÎ^^ !L ^'* "• rf^Itirent; il. ne 
quelle. quVIle. aient p,r«?™ » dW^"""-**" t ""^ '«•*">»». 
force, le gouvememen'^ de m^n„.ft^eS^'^^ ^';"''- ^"'^'" <»• 
.ur 1, ,e„e par la di.tribuU^ de mmcJ""' ''"' «"uvoraine.^ 
extinction du titre indien et if'.h.nj T* ™'™ «". o» 

d'.rpenta«« et d'en adop^'un nouveau ouTr '".ri" 'y'*^"" 
nien-, et le. propriété de, M^H, P* . ^ "*P*"**' '«'' «t«l>li»»e- 
l'expérience du passé aurt^i.ill, f""' ™ ''°"*" -'P^rer que 
« lui anr.it en^fgT* à tr" tcT.v'^c' ".^77™' Pj"" P™<f™r. 
population au«i .eT.ible q'X M^tifCvérî «T'''*''''''" ""• 
1 ou., in vente, le «ouvernament 



••focorr mounioN tbt omit 

(ANSI on) OO TISt CHA«T No. J) 



1.0 



M 



uUâ 12.2 



120 



1.8 



n^uàiâ 



^IPPLIED IN/HGE U 

'653 (.011 Main Slrttt 

fioch»»l«r. Htm Torii 1*609 uSA 

(?ie) 482 -0300 - Phofi» 

(718) 186-SBB9-Fa> 




DiaOOUBS 

semble être comme le* Bourbons, qui, d'après Napoléon, n'avaient 
rien appris ni rien oublié ; en cette matière, le gouvernement parait 
n'avoir rien appris ni rien oublié. Je dis que le gouvernement 
actuel mérite bien plus la censure pour le soulèvement de la Sas- 
katohewan, qu'il ne la méritait pour celui de la Uivièr vKouge. 81 
coupable qu'il fût en 1869, pour le traitement infligé aux Métis 
de la Rivière-Rouge, on peut au moin» dire i sa décharge, qu il 
n'avait pas eu le temps de changer sa politique, — que la rébellion 
avait éclaté avant qu'il eût eu le temps di réparer les erreurs qu'un 
peu plus de prudence aurait pu prévenir dès le cranmencement. 
Mais, dans l'occasion présente, si des millions de dollars ont été 
dépensés en quelques semaines, si dos vies précieuses ont été 
perdues, si le sang le plus pur du Canada a coulé, si les horreurs 
de la guerre civile et celles encore pires de la guerre sauvage 
ont souillé notre sol, quelle en est ta cause 1 Est-c" parce que le 
gouvernement n'a pas eu le temps de réformer une politique 
vicieuse ou de reconnaître «a route î — Non, c'est parce que, 
pendant des années et des années, le gouvernement a suivi un 
«ystème qu'il suit encore aujourd'hui, et qui consiste à nier que 
les Métia aient des raisons de se plaindre. C'est parce que, 
durant des années et des années, le gouvernement a fermé les 
oreilles pour ne pas entendre les plaintes, parce qu'il a fermé le» 
yeux pour ne pas voir le» tort», parce qu'il a agi comme l'autruche 
qni s'enfouit la tête dan» le eable pour ne pa» voir le danger et 
qui l'ignore ainsi ; c'est pour cela que nous avons eu un soulève- 
ment eur la Saskatchewan. Et, comme je l'ai dit, le gouven»- 
ment est plus à blâmer pour ce soulèvement-ci que pour celui do 
1869-70. Il n'y a pas eu de troublée sur la rivière Saskatchewan 
en 1869-70, et la raison en est évidente : en 1869-70, le gouver- 
nement n'avait pas essayé d'établir son autorité sur les bords de la 
Saskatchewan ; il n'étendait pa« alors son autorité au delà de la 
Rivière Rouge, et par conséquent, la population de la Rivière 
Saskatchewan n'étant aucunement molestée continuait à vivre 
comme par le passé. Mais le jour vint oii le gouvernement du 
Canada voulut exercer son autorité sur la Saskatchewan, et c'était 
à propos, dans le but d'ouvrir cette belle contrée aux immigrant» 
de l'Est ; alors les Métis de cette région montrèrent la même in- 
quiétude et firent les mêmes réclamations que les Métis de la Ri- 
vière-Rouge. J'ai démontré que les Métis de la Rivière-Bouge 



I)B 8IB WILFBID LAURIBB 



m 



•raient d« rtolwn.tioni de deux aortea : ib demandaient que 
leun dioiti au iol fuuent reconnui d'une manière quelconque 
et CM droit, ont M reconnu». II. demandaient auui de n'êtri 
pai troublé, .ur leurs propriété^ et cette demande leui a été auui 
accordée. AuMitôt que le gouvernement canadien a voulu 
Meroer œn autorité «ur la Saakalchewan, les Métis de cette 
Tiglon ont fait abMlument les mêmes réclamations. Au début 
lia ne demandaient que la reconnaiasance de leurs droit» au m>i 
et à 1 extinction du titre indien, et qu'il leur fût permis 
de continuer i jouir uns inquiétude des propriété» qu'il» dé- 
tenaient. Sur le premier point, je ne sache pas, bien que le 
premier ministre ait dit le contraire hier, que les Métis de la ri- 
vière Saskatchewan aient jamais formulé de demande» de terre, 
avant 1 année 1878, ou le» dernier» jour» de 1879. L'honorable 
minutpe a dit que des demande» avaient été adressées au gouver- 
nement de mon honorable ami de York-Est (M. Mackenzie) Je 
pense que quelque» demandes venant du district de Qu'Ai .pelle 
ont été faite» avant 1878, mai» aucune demande, que je i iche 
venant de» bord» do la Saskatchewan, n'est arrivée au gouveme^ 
ment avant 1878 j et la raison en eet bien claire. Cette r^on 
venait justement d'être ouverte à la colonisation ; le gouvernement 
n avait essayé d'y établir «on autorité que depuis trois am ; M. 
Laird, qui en a été le premier lieutenant-gouverneur, fut nommé 
en 1876, et n arriva à Battleford qu'en 1877 ; de fait, il dût faire 
un voyage de plusieurs mois pour ge rendre an siège du gouverne- 
ment à Battleford. En 1877, une pétition fut formulée par les 
Métis, se lisant comme suit : 

"Vos requérants désirent représenter humblement que leurs 
droits, émission de KripH en faveur des Métis et de» ancien» 
colons, sont auTO valide» et obligatoires que ceux de» Métis 
et des ancien» colon» du Manitoba, et ils espèrent qu'on res- 
pectera ces droits avec autant de scrupules qu'on les a respectés 
dans cette province, et, dans le but d'arriver > la répartition 
exacte de tel» droits, vos requérants demandent -nblement qu'il 
«oit fait le plus tôt qu'on pourra convenablemen, , faire un recen- 
sement de» dits Métis et anciens colons en vue de répartir entre 
ton» ceux qui n'ont pas déjà été compris dans le recensement du 
JBanitoba, et de leur assurer ainsi, leur part légitime de terrain» 
et de scnpi . 




f 



i 




178 



UI8COVB8 



Alon dini le cour, de février, une députation venue de Saint- 
Laurent eut une entrevue avec M. Laird à propo. de cette affaire 
et lui présenta une pétition comportant en aubatance la même de- 
m^de. Cette pétition était adre«A,, non pa. au gouvernement 
a Ottawa, maia au lieutenant-gouverneur lui-même. Il la référa 
» aon conaeil ; le conseil ne aiégea paa avant le mois d'août auivant • 
et (lana ce moia-là, le conseil adopta la résolution qui a été cité^ 
pluaieure foia hier et par laquelle lea réclamation, de. M éti. pour 
Ottawa"^ '^' **"*' *'"'™' "«""™«nd^ favorablement » 

.{JI.**?'*" P."^®""^ ''» f"' qne de. octroi, de terrain, et dea émi^ 
"TJV'TJ'"T^^'^^^^ fait, aux Méti. du Manitoba ^ 
vue de 1 extinction du titre aauvage aux terre, de cette province, 
U y aura .ans aucun doute un mécontentement général parmi le^ 
r^ttn't' '«"•"°''«'' ''"« ^ "xioiy^t paa Tmême^^S" 

.„ m!? f ^'i"* f ' '^?''*'" ''«««WiMement du Lac aux Canard. 

nutS ; TT''™ 'r^^ " *"' "^ «""t"^* avec "né: 

pu ation de la colonie de Saint-Laurent qui lui demanda œ Z 
était advenu de leur pétition, et quel accueil elle avait r^T 
W:„To""T- -^ ^""^ "P"''"* ''"''> '« Con^ilXnTTi^ 

«ati?f^^? ■ lî^."*** ^ conaidération. Lea délégué. fureSt 
m!nM • . «'^'■"""^ «' '«»" interprètes remeroièrTnt cordiale- 
Sri'lT°^'r"'"r"''TP°"' •««>"''«'»!« qu'il avait mise à 
^^rtll demande.. Us Métia. en cette circonatance, « 

comportèrent on ne peut plna convenablement. Alora survinJ la 
chute du gouvernement Mackenrie, et m. nouveau gouvernement 
Zf V fZT' '" «"""«"■«'"««'t du trèa honorable ministre ac- 
W«« Â , '- ^ Ç'»''«™™«Dt » fit autoriacr à traiter avec lea 
Jttétia, de la même façon que le premier gouvernement s'était fait 
autoriser à traiter avec les Métis de la Rivière-Bouge, et œ, con- 
formément aux anggestions faites par le conaeil du Nord-OÎieat • 
e8^à-dlre que le gonvememem *nt autorisé à éteindre le titre dea 
Bauvagea, en autant que lea Métic y avaient droit Avant d'aller 
plus loin, il convient d'examiné- coûte la légialation sur la matière 
aùn de fixer la responsabilité du gouvernement: l'acte de 1870 qni 



DK RIB WILTBIO LAURIER 



17» 



Î5M^S. •' "" *** *?^*' ■»"' ^»' ^ deuxième, et l'.olo de 
1879, pour voir ex«!tement 1. portée, l'objet et U cuw de 1. légii- 
Ution qui fut ilon inUtée dau. le, •tatut.. L'tote de 1870 m liSu 
oomma (uit : 

8.1^' '*'"^' qu'il importe, dm. le but d'éteindre le. titre, de. 
S.UTag^ •"" *fî?» ''.» '« P'0"'«'e. d'affecter une partie de ce. 
i^^Â ™'"^,*««. J"»<iu'4 concurrence de 1,400,000 «:rc», «j 

crété que le Ueutenant-gouvemeur, en vertu de règlement, établi, 

ZT^L ? ":, " '" ROT™"""-»*" '"• *" «»"«". 'toieira de. 
!!!.. *"î* terre, dans le. partie, de la province qu'il 

jugera à propos, jusqu'à concurrence du nombre d'acre. ci-de««u, 
^nmé, et en fera le partage entre le, enfant, de, chef, de fa- 

S ,!!L'î^"*!;iT'"^'*'^^"" '• P™""»» » l'«P«lue à laquelle 
le traurfert a été fait au Canada ". 

AiMi l'objet de l'acte e.t parfaitement clair ; c'est une conoe.- 
..on de terre d'une étendue de 1,400,000 acre, dan, le de„ein 
«voué de la dm», entre le. enfant, de. chef, de famille, méti,«., 
en extmction de. droit, de, Sauvage. ; pui. l'acte do 1874 disait 
ce qui auit : 

dérimt qu'aucune disposition n'a été priw pour Sdr'. e tZ 

d^.75l? ■ ■' ""P""**. <'" P''^'"î''« '«"«« "«'"^es, et qu'il «t exS- 
dient d'étemdre ce titre au moyeii d'octroi, de terre on S 
«m«„on de certificat, (scrips) r^etables en terre, fédérée, '" 

l'^nTTi'-! "®™ «'P"* »PP'™'*' '« "«■ne "Met est avoué 
I octroi e.t fait du» le but d'éteindre le titre indien en âu°.mi 





180 



DISOOVBI 



mx» 1m MéUi y ont droit ; — et en 1879, l'wte puu< p»r In lumo- 
nblei dépntéi d'en ftoe (ur cette queation comportait ce qui rait : 

" Le gouvernement a le pouvoir de régler toutes r£«lamationi 
existant au sujet de l'extinction du titre dos Sauvages, faite» par 
les Métis résidant aux territoires du Nord-Ouest, en dehors dea 
limites du Manitoba le quinze juillet mil huit cent soixante-dix, 
en octroyant de» tt\re« i telles personnes qu'il lui plaira, aux 
termes et conditions qu'il jugera convenable» ". 

Ainsi, il ne peut y avoir d'ambiguité. Une clause a été intro- 
duite dan» le «tatut par le* honorable» député» miniitériel* 
dan» le but avoué d'éteindre le titni indien po»»édé par le» 
Méti». Cet acte n'a jamai» été mi» en opération. Pourquoi t 
Nou» ne le savons pas encore. Le gouvernement ne nou» l'a 
jamais dit. Et je ne crois pas qu'il le sache lui^nême. Mai» 
il était important de donner effet à cette disposition de la loi. Pa» 
plu» tard qu'en 1879, le gouvernement nomma M. Davin pour 
faire un rapport »ur le »ujet ; il n'appatatt pa» qu'il ait jamais 
fait de» rapports; mais il paraît que plusieurs personne» éminente» 
dans le» Territoire», entre antre» l'archevêque Taché, ont été o<m- 
eultées à ce propo». Quant à l'importance d'en finir de «uito 
loyalement et généreusement avec le» Métis, voici ce qu'écrivait 
Sa Grâce l'Archevêque Taché : 

" B faut bien admettre que les Métis du Nord-Ouest ont une 
réclamation qui mérite d'être accueillie favorablement. Il règne 
chez eux un grand malaise de ce qu'aucune démarche n'ait encore 
été faite en leur faveur. Une politiaue libérale de la part du gou- 
vernement lui assurerait l'adjonction d'un pouvoir moral et phy- 
sique qui, dans les relations critiques existant actuellement entre 
le? diverses tribus sauvage» entre elles et le gouvernement, serait 
d'un appoint considérable pour le Dominion. D'im autre côté, 
l'élément métis, s'il est mécontent, sera toujours une menace per- 
manente pour la paix et la prospérité de» Territoires. H n'y a 
pas de doute que l'état actuel de? affaires dans le» Territoires, en 
ce qui concerne les Sauvages et les Métis, exige l'attention du gou- 
vernement, et l'on devrait adopter des mesures pour entretenir 
avee les Métis des relations capables de nous î»? attacher. 



Dl aiB WIimiD I.AURIBB 



181 



" I*» Mftw «ait imo rtce exoeHivament wntiblc : iU reHcrtent 
gwd. De fait, lU lont journellement humiliée par «pport t 
oS" *"' """ *"" ^"" '" '*~»°»" »"'»!• o" «emi- 

M. GIROUARD : - Quelle e.t la date Je cetto lettre ? 

M. LAURIER : — Janvier 1879 n..,. t i 

l'Archevêque .uggér.it un 7'^nln J:ZZ^V:Z^::h 
SU une certaine étendue de ter™ leur fit eo™4d& ^*^™" 

Il T» juaqu'à dire : 

" Ton» le» Métii, homme», femme, et enfant» résidant an \,^,A 
One.t ,u 1er janvier 1879 devraient «oevoTr ch^ldeSï Int 
non négociable, pour 80 acre, de terre, i êt« «Stf.Tp., ^L d^ 

lî»; À l'endue», m hypothéquée., ni taxée» juaqu'à ce qu'elle. 

le trè, honorable premier . déclaré Wn^... "^fî P" ' 
Pourquoi f Le trè» honorable mS^eloù Td^TJn, n'^"^'''- 

mêmes ? To /.,->;. j ^Y *''''' *'« soumis aux Métis eux- 

le plan du Xéral Ti-;kZ. n ' V' ™ ", ™ ?,"' "'**»"' Justement 
BièL de Paris X.;» " ^T?' ^'"^' '"' A"^™»'"1« à lever le 
son?o ne l'a Tamail V ' "l""'" '"' ■" P'"" ""«"ifiq^e, mais per- 

plan de rL'nSL;:!;'' ":•''?''' J''"? ''*- ''*"^"'«^' " «' l» 
. —narsn.o premier Himisire esi de même nature. 



189 



DIKOUB* 



le mar4« ^ " '"" " ^* *<"' '•"" *»««<«** ptr^e-u. 

en extinotiSn du U^"Se^8.™"n' '""! T'""'™' -^o »•"« 

oombatui. l'honorable minH?™ 1.^°' ?""'• • ^^ P"~'P« l"" 
jom-, prévalu d«u n«S. depuil mn,''"'"r ""' ' *°"- 
qui complétait le Dremiw .,nl '^ 1870 et par l'acte de 1874, 

•prè. avoir reçu «on .cri» Z, ,. ? *" ^'""^^ ** '» Méti,, 
,-_j:._ -__■., .„ •••"p pour ia terre en oTt™«»;._ j.. .-. ' 




une terre, et de 1. réclame? ooKu^e.enn, w-^û '^"''"'" "" 
nistre ne voulait p., «ccorieT^a aT^-fti,^''^ ^/^m''!?- '^■ 
encore le 20 mais dernier que le» M^f. f i ■ ^ ^?"' '' '^'""' 



p.. l'ho„o,.bI« premier miniZ T. ^Sr/ ' «"f *■* '*'«• 
du gouvernement ,,11, qu'in, 'uie dL^^f', ''"* '* •"""l"'' 
Mit,, «raient droit, tout «ut.nt o?.. 1^ i •"""' * "'* "1"« '« 
du t.tro indien, m.i, nue comme bl.Ï!.^*"''??^' .*. ''««"'«"ion 
«>mpen,.tion collectiveVur feur ti « T^d?" ''"" i''"^""''^ """ 
L.prendre individuellem™., et , ,'"-'"''',?/" '•"■• P«™'» do 
•xi.tâat entre eux et le. S.urwJ .,„ T * "*."'' '''«"»<» 

t'Xi:f r- ^"- ^- '-- -toîiTr^:^'^'» 
4-?^'Srir.^XW.it'"''" "■ ^-'•«- ' 

que le. Méti. /„,«.„» n.uni?d'ua lot rul ^'"'* "' »i»onn.bIe 
Nord-Oue.t, pendant qu'on \oc^?<,,i/ 1* ~î .''"""^""<« terre, du 
Manitob. ? Quelle r.i„n p^X^/ " P""'*»^ "x M«,i. du 
Mf ;» de k Saakatchewan le. droit. it^I^' -^^ "^"'«"- "x 
M«t.. de la Rivière-Ronw ? Com™ I r P.""'*«« «««ord*, ,nx 

1. Rivière Sa,katchew°n q„r.ur .r "^P";^'""' """î W» «ur 
d. 1. Rivière-Rouge Z^ZZ de. t""""'^' «' '«' Mftiî 
en extinction du thre dlTZ^T ^'°" '^'^'" <"• **"«. 
««•«p.. que le. même, dZ^Z' ^:^,,^'' l' Ju-tice n'exi! 
•ux Méti. de la SaskatchewM ? L^t2^ ^-"^^ *«»"'«• 
«ment d«„ le. Territoir^dû WolTr""^.,''". '^'™'- 
Oue.t, le. colon, eux-mêm» ^t «tf nP ' J? f """ ^" ^«"-d- 
M«t..quele trè. honorable moTseur A ^ ?*!'*''" .'°'"' "~ 
pnlation du Nord-Oue.t . .™.^T1 f- fl 4 "'«">'«' wprÏM., la po- 
«"te que,tio„. J.;"^é,» 2r. ÏLV-""" ''" K""™™em;nt ."S 
î,"9à™.uiet. Ê^Ze^mil^'^Z''" ^T"' P"-"*"- 
Oon«.l, pr««nta cette ré«>I„tion •' ' "° ^'" "*°''"'« d" 

d4?ru^ll1tl,S^ T-" ^"^^ <">• 

Cjmada quand il a pri, poesell^rT^J^'- '' «"""«""uent du 

le IS juillet 1870, rien n'a encore ét«'f^f \^^ '" *^»i«o»>a 

t'on du titre .auva«B attacha a^f^JÏ. ^""^ '^''"'" ™"« P»" 
de la province du ^nitobTt,»^^.^^- «'.««"itoire. en dehor, 
l'acte de 1870 ". """"*°'"' »«"« qu'onginairement formulfe par 




I ' 



f 




IM 



DIKOl'M 



M. Cl«ke eonllntie m dUant ami U même choM ttamit «•» 

drJ.iïïiil i Wul.t.on du Territoire du .\ord-6«™. tint 
tïï .. il ?:.X?u'f *"• '"" * "'•*"*"' *- ~'»^' ■«•• 

Tnil^î ••,•«»,")" de ..mbliblc. ««>. „„ colon. d»n>TZ 
NoHb" ^''"^"' '»» trMwniw tu gouvernement pu M. Chtrle. 

^^hi^pTrzrr.r.tr.'"'^'"^ •• '"'■^- 

Voici cette rfponM : 

" IMwIntion No S. — Comme en vertu d'an trtit< tvtc 1m fi.„ 

OWt M nll '""■"* v" ■*""""'" » '• population LVord- 
uuett. M. Clarke, qui .'était occupé de I^.ffti^e envov. une 
rfponie conc!u«te rel.t.nt toute 1. lépi.I.tion le 874? 1879 
et démontruit péremptoirement que 1. politique de ce «ouverne: 
Z f.:T r T/- •»" l'o^t-ction du ?itre d« CZ 
?iJlJ ^y ^f'"- ^''•" '''» '««lution. furent .r. 
Enfin ^"' '• f "t '*^. P" '« P'»i''«- °-' -«n. «^ 

WiUvr.'l'^r'"*'"?' /'""'" ""'in, eût pu .cj^rdêr',» 
Or,.S ^■!°T^^ "^""^ ' "■«'■' ■' "o «mua pM davantam» 

^r tTJa ^<^'';0"«»> «"»»« l'« démontré hier mon honorable 

.r„leil?'' ^''°^"' ■' ^* ''?'•''«' "'"»«' ! 1"" ' n demanda 
«implement un recewornent. A cette époque-lâ, le gouvernement 






im n» WILTRID lUl'RIBR 



185 



lémi-ion do ordre .... ««.«.il du m j.uri,, issu, ordonnu.! I. 

tria b<mor.b|. minirtr. à I. d.t« du «6 mir. .ui«n(. il nrvmilait 

«tmcf, .. du t.iro d« 8.uv.««. Il pret.nd.it .Implem^TquU 
n .«,..„, p.. pi„, j, ,,„i^ ^„^ ,„ ^^^ or.lin.ir« ; q, . toit e. 

n iriit luminc politique irrtKe. 

Mail il .nrvint dort quelque cho» qui fournil un« Dolitiniie 

•ant t celte chambre, diitit que le. M«ti( n'»T.ient m. nN.. ji. 
Hro... que U oolon, „r.|i„,iîr.. que tout e^ quTX'.iPi'THl* 

™ J^,:„.- ■ ^" ""■*" <*• demande, conit.ntc^ n'av.ient 
leur» pief», mus le. billcn du Lâc-«ux-C«niri. firent .irir 1. 

TmTrt r '"':••"«*-'» p^p-- der.;.nX.r'u 

«« „„^ ^''"' ^""7 'P'*'- '• (Px'vmement .. prfr-n,, 

™.i-M ^» *'*'"'l' J""!"* "» «rt'i» point reconnu» 
-H.ir^"*'™?»'- ^^ ~"« ordoiu,.nce, cif ,« S 



•• 




'■• DUOOVM 

Um m iloubkinrni ju.|« ri iloublvmmi prMauw quind «Ut 
Mt rrailiM librMiwttt «t ilo buaiM ftiei ; mait rll* perd 
|>m<|iM lutHe it v»l<iiir luni<|it'p||ii «i Uriiiw ri rouilun i eoMi*- 
omut nMiiina lUn* iwlto occasion. Ilior rair onmrr, l'boiMmbl» 
d«|/ulA n'a DM voulu iliiw qu'ro «Kiuanl aiiui le KinivrrnamMt 
ramlait juatiie aux Métia du Manituba ei qu'il risimnalMail laun 
droiU i il •'»( runlanU île ilire qu'il lo (i-rail «rt qu'il »y décidait 
pour l'amour da la paix, l'our l'amour da la paii, quand uoua 
itiuna an plcir^i Kucrr* t i'our l'amour dr la paix, quand laa ia- 
wrgtt éUient lur l« cliaiii|> di> lialailin H quo l« lang avait été 
répandu ! L'himoralilr d»put« proil'il que cetlo tardirv pononaion 
apaiM'r» laa reaMmtimanta dn Métia » Non. Lo M>ntiin«nt qui 
raatrra dana leur» CŒur» aéra celui que fait nécnHairniicnt naitra 
la pvnnAe que laura druila ont M miconnui tant qu'il» m «mt 
bornée à k» faire valoir au moyen de nn.iétaa, mail qu'auuitdt 
qu'ila ont pria leura vieux mou«]ueta nouilMa, ila ont for«< le kou- 
vemement à l'incliner et ont obtenu ainai ce qu'ila n'avaient pu 
obtenir par dea moyen» ronitiiutionncU. Voilà le lentiment qui 
iurvivra dana le «rur dea llé'ia. Lea m«mea remarquM a'appli- 
onent aux réelamatiom non enrore reconnue» dan» lo ManiloU. 
Il y avait au Manitoba un certain nombre de Métia qui n'avaient 
paa été aonmia au receniement et qui avaient droit i un oetrol apé- 
cial de terre. I.«a Mé»i», le conaeil du Xord-Oueat et lea amia dn 
Kouvemement dan» le Nord-Oueat •'adrewi^rcnt à lui, maia lana 
auccè». Mai» le avril, loraque la rébellion était depuU quelque 
tempa en pleine action, le frouvemement »e mit enenro i Renoux 
et ooneéda aux mcnacea et à la violence ce qu'il avait refuné aux 
|)étitiona et aux anppliquea. De fait, le gouvernement n'a pu 
même le coura»! de FaUtaff, car, ai ma mémoire ne me fait paa 
défaut, Fal«taiT liaait : " Lea rai»on» aéraient abondante» comme 
lea baie», que je n'en donnerai» pat une par contrainte". I* 
gouvernement, lui, n'a voulu rien donner excepté «ou» le» coupa. 
Il a réii«té aux prière» et aux requête» de» colon», mal» quand 
oeux-ei kont venu» le» arme» i la main, il »'e»t cmpreué de plier 
l'échiné et de leur accorder ce qu'il» d> mandaient. 

Il y avait encore, comme je l'ai déjà dit, une autre réclamation 
faite par le» Méti». C'était di n'être pa« inquiétée dan» leur poa- 
aeaaion et qu'on leur en 1ai»gât la paiaible joui»»ance telle qu'elle 
était et «an^ mole«l»tion. T* gouvernement avait adopté le 
mode d'arpentage américain, le mode rectangulaire. Ce mode cet 



»• MR WILmili I.AI.IIIKH 



UT 



rent «.„ «loip,A« d'un ou .1, .C n,mJ C ul .,r."T,.,'^- 
M.i. du momem que »ou. tll» ,|.n. dm «Ubli«m^„ , fr!w^ 

• aL «.kl- P^P"'»''"" métunfl du Nord-OuMt. partout ofl »I1. 




Itt 



DISOOUBB 



mère que 1 « hit h population, aoit lur lee bordi du S«uit-L»u- 
lon., Mit en Aoadie ou du. la Loui.iin«. Qnuid le «ouvot». 
n»nt prit po,««ion du Ncd-Oueet, il trouv, oe. éUblSaments 
.ur . Ea«k.lchcwan di.poeé. de 1. même muiière que tout «ut™ 
é at 8«,ment fr«iîa.. Le, terre, étaient diviZ en b«.d^ 
étroite, et le. ferme, étaient toute, proche, le. une. de. autre.. 
Jiét^t-il pa. ]u.te que 1. propriété de ce. brave, gen. fût re.- 
pertfe, qu on n intervint pa. .ur le. terres que cette population 

• était partagées, et que le mode rectangulaire d'orpenture dût 

• effacer auMitot qu'il venait en contact aireo oe, établi..^ente f 
Aïw-'îi» la politique de l'honorable député de BothweU 
(M. MiII.) quand il était à la tête du département de l'Intérieur 
J ai fait observer hier, que le premier ministre, quand il a abordé 
ce .ujet, a passé légèrement et rapidement sur cet aspect de U 
question. H n'en a pa. dit grand'choée. II s'est contenté d« dira 
que 1 honorable député de Bothwell, quand il était à la tête du dé- 
partement de l'Intérieur, n'avait pas été auui diligent qu'il aurait 
pu 1 être — mais il a vanté .a propre activité. H a dit que le gon- 
vemement dont il était membre avait montré "beaucoup de dili- 
genca à ce sujet 

L'honorable premier ministre ne s'est pas borné i faire oette 
double awertion, il a même promis d'en faire la preuve. Et alort 
avec une certaine ostentation, il prit une carte géographique et la 
mit sur la table. Examinez oette carte, dit-il, et elle vou. fera 
voir quelle étendue nous avon» arpentéei Et aumitôt après 
1 ajournement de la Chambre, j'ai vu un certain nombre do par- 
tisan, du premier ministre, qui ont une foi profonde et reposent 
une pande confiance dans sa parole, s'approcher de la table et 
chercher de. preuves de l'énergie et de l'activité de leur chef ; et 
d aprë. 1 ébahiMement qu'on voyait sur leur figure, il était évident 
que la carte ne prouvait pa. grand'chose, qu'elle ne prouvait rien 
du tout, car voici le. faits : les arpentages ont été dirigés par l'ho- 
norable député de Bothwell quand il était chargé du département. 

M. HESSOIf . — L'honorable député de Bothwell a fait ar- 
penter moin. de 2 millions d'acres ; l'ancien gouvernement con- 
servateur plus de 9 miUiom d'acres, et le gouvernement actueî 
plus de 65 million.. 

M. LAUEIE" - L'honorable député sait que le monde n'a 



m 8m WILFBID LAURIER jgg 

K^ntl?!^*1'"' iT". ^' P'*'°'*~ "'•"^ «'«« fut I, lumière. 

dTo^o^t, i 1^ . 5°" •"*' "• ''«»•• méridienn» afin 
t^prLdô. me eTiuS^I ■ "a°" """J'^"" ""' »'»"1. l'en- 

toï«ux d«p. t.gB q,&iia «^ont pour.uiTi. dur^t l'été pre! 

.yS1éT^»S1" "7 " ^") ^°" -î"* ^''"«'««'Mo député 
1, °®J* «"umenoé l'»rpent«ge spéo al de» l'été d<. 1«7« T? 

^propriété. d«,Ê.bit«.,. V0ic?"ce",r^:;:u1rrraî 

ISM**!*'* '^i^ politique de mon honorable ami (M Mills) en 
] admeto ceci : le peuple était impatient. L'arpentage ne nouva^t 
rdeJ^r/""!' Promptement qu'on le désir^^TuJZ^ 
r™?»r "" '?" P"P'^" ^"'■'■' "ous soumet ai^ourd'huTL'^ 
toe lignes méridiennes. Il y eut donc de nouvdlea démsrchesl^- 




IM 



oiaoouiia 



ppè. du gouvernement, et, comme mon honorable uni l'i prouvé 
hier p.r une .utorité qu'il e.t inutile de citer de nouveîu!^!, 
.TbkTl't-" •'"•?>"""'"« «""i rapidement qu'il "a t1^ 
vè™i„« n"" u^"' *° "" '• y ""' "" «•"ornent de ^ 
de^n™^ ' <*«*»™'?'. i'on «cou» le. ho^rable. d«p?îi 
n«n \ ~^' r*"," •""' "° «•"««ement de politique et, au 
heu de respecter le. poMe8,ion. de. habitanîT et de faiw 
faire un arpentage .péc.al là où le. établiwemenl. avaient prfcédé 
larpentagB, il, .ounurent le peuple à un mode d'arpentage rectan- 
fiS™?'i "" ?"*^'";" **"" ^"''™' coloni»*» ou n^, eTils .acri- 

moTyr^î '''' '"^ P'y* * '*" «""P"'"- Quand ce nouvTu 
mode d arpentage commença i être mi. en pratique, on .'en plai- 
^t dan. le Territoire. Ceu, qui s'étaient établi.' .ur d'êtîo", 
tota de front .en plaignirent, et dès >le moi. de mar. 1882, M. 

totit : ** ' '"^'^" '" ''"" '"'"'""* »" ^^P"^ 

rh'^S.Tf" '*,'""J°y*î* ■'«* ««lo»' àe la branche sud de la Saakat- 
chewan, dan. le voisinage de la paroiw de Saint-Laurent ^t 
pris possession de leur, terre. avLit l'arpentage âvecX W 
«t-oits, .emblable. aux lots riverain, dans d'auZs pHtierdn T^ 
trict, et en vue de, difficulté, qu'on éprouvera dan,Tbuti^t 
raccorder le, lijiite, de ce, propriété, avec l'.rpen a^ pa^^ 

de^t^ '" '*'""•'"''' '•^ •»'"•" "■"' «tabli,, rhonnfur'^dév^ 
demander de, renwignement, ,ur la poesibilité d'arpenter de non! 

tnl-Tntrttl.Sr'^'--'-^-^^* B'adree^re^nS 

tJ2^°"' ^f''"^ ','"*'' ''"* ™°» "^o^iez des ordre, pour que le. 
terre, soient arpentées le long de la rivière, en lot, de 10 chaîna 

mCX, L^,^ ^' '*r""* "" ""y*" ^'"="« "ï^ nousfaire con- 
naître les limite, de nos terre, rcpectives ". 



DE 8IH WILFRIO LAUBIEIt 



191 



"Mai. quant à l'arpentige du territoire en quention, toute, le. 

ÏI^ rJ^ T'n™ **" Nord.Oue.t doivent être arpe,..*:: 
a âpre, le mode aotueUement en vigueur ". 

iJ^Jf l'<."^u"'?i!„*' Pl^oM par le département de l'In- 
«rieur le 13 octobre 1882 ; dé«,rmai., toute, le. terre, du Nord- 
cu":îLt7'T «'" «n»nt«<» d'aprè. le nouveau .y.^mo, 

yit^^î^^^lV^. "^"Vf " '■'' ''^"'«rio»'. ■•«pondit enfin à la 
lettre de M. I>uek écrite le 11 mars précédent, et voici ce qu'il dit' 

«l^.T'''"îr'" '''*"'*°'^ P" *"" "P"''*' de nouveau. Il 

terrTf.t^f''" 'H '^""T>- '?'^"'"' «""•" P"' P""""»" de. 
f^^^'-M ^""."""« «"bdivision différente de l'arpentage régu- 
her qu ,1 leur plaira. Vou. voudrez bien faire part de cX d^- 
.«m aux partie. mtéie..ée. ". 

lorwjue les colons demandèrent que l'amentam tût fpi. a> ^ 
leur. po«e«ion., on répondit : ^^, .ÔT^Z^fZ^'I^ 

m«.«,n., cultivé le sol et l'avait amélioré en con^équen™ oue L^ 
qu'il exerça quand les terre, furent arpentée, .am S a^tl 

S7='£=,JaïrXfi-T= 

peçterons vos terre, telles que vous les possédez. %Z seutmen 
cela, maa le. missionnaire, de cette contrée, ce. hommerdeTalx 
V", en règle générale, ne se mêlent pas ' „ iffa res™„ues'^Z' 
TLTZ 'T ??™TJ"' '^' représentations au U.LZZ 
.11-, iH . . .e André êenvit lenres sur lettres, ainsi que 



I I 



if ii j 



IM 

DIBOOUB» 

dSlégatioM. Le, pétitions sont .3iî^ '*'°'""ons et envoyé dea 
délégués avaient tourné lo dos^ 1 ' ^^ °" """'«t dê« que 1« 

ouvrir ,1'"" *"'"* '^'"" I« pays Voilà » '"•"' ''"^' "'■«rcher 
ho;4Va"„<,S" f-^'?'~ n -vairre t î""'' "<» 

treux, comme ils l'ont AtS n„ j**"'»*» pouva ent être Hi».. 

«ouven^ement. Ljr^J^^_'^ r.. p„t é^o^ot 1 

-t«'t pa, mactif ; il tint b^^^^^ 



?im^ 



DB 8IB WILPBID LAUBIBR 



1»3 



d'iuemblée* «lucquelln aaeittmient en grand nombra, non aaule- 
ment le> Métis, miin lea colona de race blanche; on discuta la «i- 
tuatioo; m expoea le» griof» du peuple; et cependant lo peuple ne 
ae soulevait pas encore. I,e gouvernement ne pouvait plaider igno- 
rance, parce que la presse du pays, le» journaux publiés au Mani- 
tobt dans les intérêt» du parti au pouvoir avertirent l'administra- 
tion de temps i autre de ce qui se passait ; cependant, on n'agit paa 
davantage du côté du gouvernement. 11 y a plus : les propre» fonc- 
tionnaires du gouvernement l'avertirent & plusieurs reprises. Si 
vous examinez la correspondance, vous verrei que M. Duck, l'agent 
local i Prince- Albert, insista à plusieurs reprises auprès du gouver- 
nement pour qu'il remédiiît aux griefs de la population, mai» que 
«ea lettres restèrent toujours sans réponse. 

Vous verrez que M. Pearce, employé infatigable du gouverne- 
ment, signala fréquemment l'imminence du danger et fit des sug- 
gestion», mai» que le gouvernement ne se décida pas encore i agir. 
Qu'est<» que demandaient donc les Métis ? Quelque chose d'in- 
juste ou d'inique î Non, mais exactement ce qu'on avait accordé 
aux Métis du Manitoba ; rien de plu» ; quelque chose de si juste 
que le gouvernement lui-même a fini par l'accorder, mais lorsqu'il 
était trop tard. 

Tant qu'il avait été temps d'agir, le gouvernement n'avait rien 
fait. Mais »i le gouvernement demeurait inactif, l'opinion pu- 
blique, agitait Le pay. était si éloigné, les communications 
étaient si difficiles que, parfois, il n'arrivait ici qu'un écho affaibli 
de oe qui ee passait dan» ce territoire. De» 1883, mon honorable 
ami le chef de 1 opposition appela l'attention du gouvernement sur 
les plaintes que proférait le peuple de» Territoire». En cette 
occasion, le premiw mini»tre lui répondit que tout allait bien. 
Mai» 1 honorable député de Provencher <M. Royal) fit alors en- 
tendre un cri d'alarme et signala le danger. TJn tel avertissement, 
venant d un partisan si fidèle de l'administration aurait dû au 
moins piquer son attention ; cependant, rien ne se fit encore. De 
nouveau, i la session suivante, mon honorable ami de Huron- 
Ouest (M. Cameron) exposa lee griefs du Nord-Ouest et demanda 
un comité. le gouvernement répondit que tout était perein là-bas; 
Il ne voulait pas agir. Au commencement de la présente session, 
mon honorable ami appela de nouveau l'attention du gouvernement 
rar I état du pays en présentant wn biti pourvoyant à la repré- 



194 



DtSOOCIM 




<l»n. I'»uno.phère le* nmmiZ'. 7^** 'P*^"» <» ««lUit ribi»» 

vâit mM,u„ d, voir ce „„[ J^JL,!^ f/emement no pT 
preuve qu'à cette époque «i ?„îî "i ' ''• ^"^ »»•» »vom I, 

« propoM tranquillement IWrj . ? ". 1*" <*• •<» «'«8» 
i««»"'1!»n»nt qu'on dTnn. 4 1 Z?' ''" '^^'*- '^™'» ««^ 
heure, i n'éuit oeut-êt™ „.. P»"»"» gen^ Même à oetto 

Ben., en voyant cela, auJaienV^rfiiT'*' '\ ^" j^"»'^ l"» «» 
tevement aurait «té «vite p luî^^rj n™."' '"""''"' " ''"<"'' «">• 
premier ministre que i'ai dé 4 JfJ J ,"""" *" '» <•'«»»" du 
Jfclar.it qu'il com^ t „? L^**| f' '*^"''. '" «""^""««"enï 
«•«.ce lui di,.it qu'^ .va t fa^t ?o„t i „•?, """ « "ï"» « •»»>■ 
1».W.; De telle, r«t^di^ de .^j;! '] •""""' P°"' P^'i'ier 
wille d'une rébellion qu'il .TttiréeZ ? «»"''o™«»nent, à 1, 
adm.ni,tr.tion, «>„t, l croi, ,.„. ' 1^/"'' /" «* "'«'"'"" 
mom. que noua ne rapn^l.Tn'^^^'Sl^''"' l'histoire, 4 
<li«it au Corp. uJZtit TiX^"°-? ,f ^'^''' O'"'!»', qui 
<«««' l«ger, quand U allaLlo^l ' *'"'' """' * '" S»»'™ d-ln 

[e"sr -•"' -"' •- - ,r 'du Krd'ESir; 

comxne 4 tout citoyen libr. 'XT^^'^^^X^ai ^^^ 

t.onné Que pouvaient-iî. donc W ..^f " " »'" P«» pêti- 
fut d'une manière constifutioMe^T ?'"* !"?,<* "l"'"» »« 
oe,t que pendant ces longes Zi!! '., !■»,»«"«, la voici : 
tionner et Pétitionner, SdeTfT'y'' "T ^''" ''"<' P*"' 
POrte du gouvernement se traîner .4 17""^^' ^"PP«' » 1" 
gouvernement n'a jamais dSwT , m .Î'^J*' ""'""'""• ** '« 
Voilà la vérité. Le gouven^Cin^jJ"* P°»' 'f -ecourir. 

n a jamais nen fait pour ex- 



DR glB WILrRID LAUBIIB 



196 



•uoer Im prièrra « let vœux da cm piurra gtoê. Je me trompe j 
owi, le gouvernement * '-lit quelque ohoae: il a envoyé une troupe 
de poUce i Ctrlton. Qutnd le peuple revendiquait m droit» par 
dee péUUon», quand il tenait de* aiwmbl«et pour diicutpr mi 
grief», le gouvernement «vait ce qui h paaiait, et au lieu de re- 
dre«or cet grief», il envoyait la police i Carlton, afin d'en impo«ir 
au peuple. Voili l'etpècw de jmtice que ce peuple a reçue du 
gouvernement tant qu'il ne «'e«t paa révolté. Mouaieur l'Orateur, 
•'il y a dan» tout cela quelque cho^o de plu» reprébenaible dan» la 
conduite du gouvernement ; c'est bien le fait d'avoir envoyé de» 
homme» de police à Carlton pour rendre uux pétition» du peu- 
ple par la force armée. Ce nW pat li de la justice britannique ; 
oe n'e»t pat ain»i qu'un gouvernement britannique répond d'ordi- 
naire aux demande» de ae» »ujeta ; mai» c'est ainsi qu'on aîni- 
ni»tre la justice en Kusiie. C'est ainsi que la Russie répond 
aux demandes de la Pologne. Chaque fou que le» Polonaia »e 
lèvent pour réclamer leur» droit», le» Ruiaei font exactement ce 
qu a fait le gouvernement canadien : il» envoient de» troupes 
armée» 

Oe n'eet pu tout : il y a dan» toute cette affaire un autre point 
auquel on n a pa» touché i ma oonnaiasance et qui cependant pa- 
raît avoir frappé l'esprit de bon nombre de gen». On n'a pas ex- 
primé ce eentiment, mais on dirait qu'il eet dani l'atmoephlre 
non seulement dan» cette chambre, mai» aussi dan» le pays. On 
ne 1 a pa» dit, mais il y en a beaucoup qui croient que, ai cea gens 
se sont révoltés, c'est parce qu'il» sont, ju»qu'à un certain point, 
d'origine françaiae. 

Le premier minutie a dit hier que Gabriel Dumont et ees amis 
sont ce qu il» ont toujours été, de» rebelles. Il n'est pas .. ma 
connaissance que Gabriel Dumont ou aucun de ceux qui ont pris 
les armes sur la Saskatchewan ou sur la rivière Houge aient jamais 
songé à se révolter contre l'autorité de Sa Majesté. Ce n'est pas 
contre Sa Majesté la Reine qu'ils se sont révoltés ; c'est contre la 
tyrannie du gouvernement canadien. Il est très possible que les 
Métis, i peine sorti» d'une vie nomade, n'ayant pa» été en réalité 
plus de sept ou huit ans sous le régime britannique, n'aient pas 
encore appris à aimer le drapeau britannique parce que, jusqu'à 
présent, ce drapeau confié ans main? .!«= députés de la droite ne 
leur a pas apporté cette justice qui a accompagné le drapeau bri- 



IM 



OIIOOCBI 



tânniquK partout d»piii, rinquMto aiu. Mai. J« dU ««rf. moi oui 
TiMi d no. provino, où ,1 , , molni d* oinquanto tu toui Iw 
homm« d. 1. „«, à l«,u.ll. j-.pp,rti«„ ét2«.t d« «bZi* 
où totu oeui d« (MX, no» Kmt aujourd'hui do .ujeta .uni fidilat 

«îOordM-lcur l«un droiU tr.it«-le« comme tou. .rei trtitf 
le peuple du B.i-Cân»dâ dcpuii quinnto uu, et bientAt 
you, ,ure« le contentanent, 1, p.i,, «, l'h.rmonie dm. toute 
1 étendue de w. territoire, où rèpient aujourd'hui I. dJKorde, U 
btiM et la guerre, au détriment du payt 





BMooraa tra iixxcimo» m tm (i) 



doolonreuw ImppeMlon^^ i! de d^rrire aujourd'hui I» 
cinq «n., .'errend^ coLpte'"' C'e„ ' "i:!:^" '" ^'•"^• 

jamala .on Ironie ne .Cllfil ,'^"*'P'''" •"»»' ! 
•or«,n'U «cumulait! w,ï^,erveu?i'°' >'««« 9»^ 
-emble de leur, /autercause, dP T ^ ?"'^"*~*' ^•^''■ 
Jamai. ,.«„q„enee 0^1?»::^ .iSteV" "'!'" ' 
née, plna Tibranti> nn>«„ ^ZT . **** P'"* P«««lon. 

(1) C di«x.,« fat p„„^ » ^ ^,____ ^ j^ 



19e 



OIMOUM 



iTndtéelie») 

HONIIRVR L'otUTKV», 

Piliaqun uul uni du gouTcnuimcnt n'* )• emng» â» «mtiniwr 
1* dibil, j« rail tocomplir moi-mémo ce ilisvuir. Ij» minintrv dn 
Trtrtux Publioi a déolari qu« le nouvvnMinpDt était prêt et même 
anxieux de diaouter la quettion qui noua e>t toumiM. Celte abe- 
tention eat-elle la preure de ce couraiie dont il w prétend douél 

Vh tout oe qui a été dit ju«|u't prénent, de tout m qui Mt tombé 
de» lèrrM de noe adrenaire*, il a'j a qu'un point iur lequel noua 
noua entendoui un wul et unique point: je reux parler de l'éloge 
fait do nua volontairea par le Minintre de* Travaux Publica, 
quand il a pria la déienae du gnuvemopient. 

Lea Tolontairea avaient un douloureux deroir i remplir et ila 
l'ont rempli d'une manière qui leur fait honneur ainai qu'an 
paya, Soua l'uniforme du loldat bat généralement un ooiur ohaud 
et généreux. Conaidéroni en outre que noa aoldata aont dea ci- 
toyetu ayant dea intérêt! comme citoyen», mait quand lit aont aoua 
lea armea, ili ne oonnaiiaent d'antre deroir que celui du aoldat. 

Cependant, il eat permia de croire que In lue le loldat e<t aoua 
ka armea, il a encore un oaur et une intrlIiKence ; il eat permis 
de eroire que ceux qui combattaient au Nord-Ouent, le printempa 
dernier, araient lea mémea «entimentt et lea intmea iiléea que ce 
grand loldat, oe grand roi, le roi Henri IV de France, loraque, 
durant de longnea annéea, il combattait aea aujeta rebellée. Qnand 
il frappait quelqu'un de aon épée, il avait l'habitude de a'écrier: 
" Le roi te frappe, que Dieu te guéri««e ". San» doute, no» 
■oldata, qnand ila étouffaient la rébellion, étaient aniinéa du même 
eaprit et priaient Dieu de guérir lea bleatnrea qu'il était de leur 
devoir d'infliger. H» croyaient qu'on ne devait pa« verter plui 
de aang qu'ila n'étaient obligea d'en veracr eux-mêmea. 1> gou- 
vernement, lui, a penié que le aang répandu par le< ioldata ne 
anfHaait paa et qu'une autre victime devait être aaerifiée. 

Noua avons entendn le miniatre dea Travaux Pnblioi, loraqu'il 
eecayalt de défendre le gouvernement, dire que aa conduite était 
rendue justifiable par une de ceii dures néceaaité^ que noua impo- 
sent notre fidélité i la Couronne et lea intérêts dn paya. 



iw »» wiunao ULVtutiu 



IM 



MoMltur rOr«i.ur, j« tuU «Mon à bm <immUn, mloM «nfèt 

ïîS- S*.*^ ''" '""'"*' *• '^'^'^ iw JTpiu. rbïï 

-.-^ '•■«NM» ITionortbl. minUtn b'mI pt* nou»e«ui c« nW 
PM U prmUr* foi. qu. l'on roii 1m oonwillen mpooublM ou 
irn.poi>.ibl« <l. Il Couronne ««yer d. trorop.r 1. public n ptut- 

Dtértu du p.y. .l.»>w,d«.i du «nfc qu«d 1. p„don nou. offr. 
une lutn iltenutiro powibU. 

/d^vl''!!S'"',?'^ f« «ndâmn* à «tn fu.ill« pou, 1, „„l 
«it^r. „.1^ ">• h«.«u« d.n. un con.b.,, de hon-W'^ "S 
oMitrèrenl qu cmployèrrot le* ni4mM .r(mm.nl. «uor*. di. «.1 
iy.prè. «UT, il «t,it d.ni l'intértt du p.» ou" ù «VJ™ 7^1 

.Tdlnt'"°ir''"" 'f »"»>««.]. To<rd.mn.r7.^iïï 

, ^"^f " «'**• "*> '«"«"ce. Onxndtnl !«• tïi.Tml 

àtaquelU noi idrmtirM font roaintootnl .ppei, , r«n«« ,„ „„„ 
b« è« mourtr» judW.i„» r.xfculion d. ffîrîl Byn/ Ëm. 



«Hu. foi. qu'un gour.n^;;.T;o'dV;ppli;«^^^^ 

plâMble, lonque tout le monde demandait de par- 



rigueur impl 
donner. 

S.m-. RT!^i • *,f" ""• ~"""'°« '^f'"»' ••"«««•tion do 
if. h!,^i' uniTer-llenirat r«f(ard<« comme le .acriflw d'une 

viehumame, non pour «ti.f.ire à l'implacable ju.tice, mai, à de, 
id«M de vengeance et » do. paaiioni haineuie.. 

o™ !-."r,"l''°"'',r"" '^'""r P'"' '»*"• " ""« "«"* peut-être 
^JtZ "°"«'^'»'*'"'»" '"* l'agitation qui e.t n«e de virniver- 
K le ^ndamnation du gouvernement, non Mulement par «» enne- 
mi», ma» auui par sea amiî. 

U mouvement que l'exécution de Riel a fait naître a été mal 
compr.., ou plutôt j'oiorai. dire fau.«ment repré«mt« U 
prewe to,7 d'Ontario a attaqué tout à coup, d'une manière cruelle 
!«! J!?Ii ' *'/"'"«?' •'"«' canadicn.-fr.ncai, qui lui avaient 
été fidèle» pendant vingt-nnq an» et plni El. s'.t»s~..s 5,-n 



il t 



■miIdbimiI t Uun mm, miU lux moitft qal |m artiMl fait lair. 
KIb Im ucom 4'Mn animé*, non pat uir nii* bonalte aaa*iaUM, 
naii par cIm pr«ju(ia ila raiw. Ella n« borna pa* m* aliaqoaa i Ha 
aoaiaaa ami», mail étmdil tM aoeuMtiona I tom* la ra«a iwm- 
diattM-frantaiw. D'aprt* ta. dir», la fiii q», Loui, R|,l m 
d ori(JM frui«aita était la muI* ralwn il« l'aHitoda priia p«r Im 
OaBadiaa»Fraa«ait. Ella In tcruia tout d'Itra prêta t it mMtr* 
tntr* la orimiiMl at 1. jatti», rbaqiw foit que ea orim.nal 4Uit aa 
Oaiiadira-Fran«aii. Ella Im awuia tout dr vouloir •mplehn' 
I aMoutioo d* la loi, lortqua eatta loi mana«ait un dut Iran. 

Moniioar r()r.t«ur, j« n. luivrai pat tor oa tarriin IVmpU 
dooii* par la* députét minittériaU qui ont allé da Ion» eitraita 
dat joumaiu, quoiqua ia pniiaa donaar du Mail ,t daa aotraa 
«ganaa toriaa daa elutioiu ran/armaat laa pataagaa laa ploi 
joarhaa qni ta puÎMant «orira ooDt» la nationalilfoaiiadlaua- 

À^^^^u .* ?'J!Î'",'^ "?"" '^"' ««'•'«wir qu'il B'tD faot 
dana la d«Ut j ia eitarai timplamant tm ptrafraplM du ifaU, l'un 
daa pi» modfclt, qui /«., ,oir laa Mblimanti dont on était anint 
àuotMlmrddaïueattalatt* •«»»■« 

La T décambra damior, <m pouTait lira dana la Mail U paa- 
aaçaraiTaat, an rajat dca Canadlaut- Françait : " Lanrt ebafa DOw 
rfc«np«i»ant aujourd'hui «n prétandant qu'ila ont la droit d'an- 
pleht/ I appliottion «le la loi nir la trabiioii ohMiia foia qn'U 
a-agit d un traître d'origina françaita, fût-il dau foi» oonpaUa." 
MoMiaur rOrttaur, oala eat faux. Cela aat nue calomnia. J« 
rarendiqtta eatta juttioe pour mea eondloyant dirinine françaita, 
*'? ""j"?.,'^' tronrer nulle part aillaura tour la loleil une raea 
plut dodto, plut calma, plut toumiw aux loii. Je rerandiqne 
cette jnitica pour me* oonoitoyeni d'ori([ina frantaiie H j'ae 
appelle an témoipafie de tout ceux qui let oonniiitent et qui ont 
J>«u au milieu d'eux, pour dire que. l'ili ont i-ommit de* fautta, 
ilt B ont jama'i du moint oacbé, protéfjé et enwjuragé le crime. 

H Mt TT*i que, dtnt la prêtante occation, ilt ont montré une 
vive tTmpatbie pour l'infortuné mort tur l'échafaud le leiie no- 
Tembre dernior. Mail cela n'était pat dû aux préférencea natio- 
nale» ou aux pr^jnfçfei do racet, ni voue Toulei leur donner ce nom. 
n» n'ont pan «té plus ayeniflé» par let préju^fét de race* que na 
J a ét^ la presse «trangèro qui a blîmé l'exécution do Riel. La 
pretae étranf[*re, It preate américaine, la prwr» an^ltiie, la pretta 
friBçai», presque tant ftïMj>ti"n, a eoasidéré l'exéesti» do Eial 



M MB wturmu LAvuu (01 

¥irïïîJ''"r '"''" '"'"• ■*' ■'*•''• *«•'>''' w> •«>«'. point L. 

Ciiitdl«n»-ÏV«iiç.U *" •*"' ••'•»* ' »n<«ntn«ment dM 



202 



DiaCOURS 







Pour établir ce fait d'une manière péremptoire, je ne pnia 
mieux faire que de citer lei paroles prononoéea piii l'honorable 
député de Hoohelaga (M. De»jardin») à rassemblée qui a eu lieu 
récemment i Longueuil. Je crois que c'est au moi» de janvier 
qu'on a tenu cette assemblée. M. Benoit, le député de ce comté, 
avait été invité, mais s'était abstenu d'y paraître, et le fait avait 
été le sujet de commentaires de la part de ceux qui adressirent 
alors la parole. Voici comment s'exprima M. Deejardini: 

"M. Benoît a peut-être mieux fait de s'abstenir, car j'ai hésité 
moi-même, en lisant en tête de l'invitation que j'ai reçue, les mots: 
Parti National. Si on entend par ces mots un autre parti que 
ceux qui existent déjà, je ne suis pas de ce parti ; mais si on com- 
prend par là que les libéraux et les conservateurs doivent s'unir 
dans une même idée et présenter un front uni chaque fois que 
leurs intérêts nationaux sont en danger, je suis de ce parti. Le 
mouvement actuel n'a pas pour but de faire échapper un criminel 
à la mort parce qu'il est Canadien-Français; mais nous voulons 
que des deux coupables, Jackson et Eiel, si l'un devait avoir la vie 
sauve, l'autre l'eût aussi. Nous ne voulons rien de plus ; quelle 
que soit notre force, nous désirons la justice pour tom ". 

Des cœur» froids ont â't que l'exécution de celui que ses amis 
regardaient comme un insensé, fût-elle injuste, ne justifiait pas 
cette explosion de sentiments dont Québec a été le théâtre, lors de 
la mort de Hiel. Je ne suis pas de cette opinion. A notre époque, 
et au degré de civilisation où nous sommes parvenus, la vie hu- 
maire la plus humble a sa valeur et a droit à la protection des con- 
seillers de la nation. 

Il y a quelques années, l'Angleterre envoya une expédition, dé- 
pensa des millions, répandit le sang de quelques-uns de ses meil- 
leurs soldats dans l'unique but de délivrer quelques prisonniers 
des mains du roi d'Abyssinie. 

H en est de même ici ; la vie d'un simple sujet de Sa Majesté a 
sa valeur et ne doit pas être traitée légèrement. S'il y a des dépu- 
tés en cette Chambre qui pensent qne l'exécution de Riel n'était 
pas justifiable, que dans les circonstances cela n'était pas judi- 
cieux, que cela était injuste, je dis qu'ils ont le droit de porter 
nne accusation contre le gouvernement devant l'opinion publique, 
«t si cette accusation est portée et que le gouvernement soit appelé 



/:y :-^ 



M «IK WIUTBID LAURIBK g^ 

?..^Sp^r^^ de, «.„. ,., 

■"omo, pour chaque cl. J de ^e.te SJ I " '°"'^'* ^"'''"" '<■» 
le gouvernement n'avait pa, eu pour ,ô1 L "?''«'»'''«'" fl'-e 
ou avwent pri, part à la rêtelCn ^"^ ''"' *'"'«'" «<=™««» 

tor, c'était commettre un meurt™ -j'- """ *"' 1"«' >'««««- 
'"«Me du peuple croyaUauTnl •!''""?"■"• ^•" '» Pande 

««ter, par l'honorable dépu« de Aô™nl""/iS'P^'''" •'o '« «»"- 

Il nous a donné l'autre îm,, . ^e^oher (M. Royal). 
Selon lui, .ou, ,« m^nTei l'S"de"îa''°I?'^?-« ^" "-•"-• 
qu'une seule exception. Le oX 1? ' î*' ion, et il • ; , , 

^«rm«„' t.„,v,» en respontab le del ?évT'''î''^ ^'l' '^^""«î !• 
pensables de la révolte. Il n'y a t.. „^1 **' '" ™''"'» '»"' ^- 
Pmss.ez penser qui ne soit r^s^pon^blel'^'.f '^-'' *,''"1'«'"« ^«-^ 
gouvernement. le gouvemeS ^t / "^ '^™"«' «™Pt« 1» 
f..t a^ompli, aussi £iS q^^l'enfa^ff ? • ''?^"' j""»»*'' d» 

voilà ce que nous s «nn,;. viT , , ' ^"' ^'^nt de naître, 
«■il est séri' crmr'i'&fu^S'.'>"''V'°"^ai, 
poursuivis ? Si le Gioie est la P,r j , ^*"? *«"'« «i»"* été 
fura.t dû être mis en accusation T^^ '", '^'*"''"'. '« G'"*» 
étaient les instigateurs de "a éWlion ? ™'''î' "^^ "^o '"'""^''e 
SUIVIS également ret>emon, 1I9 auraient dû être pour- 

tor^étlLV^rritfc^^î "/~ -it l'au- 
-lures contre les ins%atëur?déTa iSf' '"" ^'"''"''^ "^^^ ?'»««■ 
race blanche qui certainementétaieutS""' ""kÎ^" ''=' ""'""^ <>« 
qu'il, avaient poussés à se révolter vlt •"'"'"'''.''"« '«' Métis 
f'ons données par le ministre de k T • "f ..P""» des inetruc 
ronne : *^ '"""^ "« « Justice à l'avocat de la Cou- 



4 




f * ^ - 





tM 



DISOOUBB 



71 doit Un vrai, et, ^apris Ut information» que le gouverne- 
ment a ohhnuet, U temhle probable 

On dirait que Ir gouTcrnement puUge l'opinion de l'honorable 
dipnté de Provencher et entend agir en oonBéquence : 

" Il doit être vrai, et, d'aprùa los infomiations que le gouverne- 
ment a obtenues, il semble probable que la rébellion a été active- 
ment encouragée par les blancs, spécialement à Prince-Albert. Il 
n'y a rien, dans toute la mission qu'on vous a confiée, de plu^i im- 
portant, je crois, que de découvrir, si c'est possible, quelque una 
des hommes qui, beaucoup plus instruits que les Métis, ont poussi 
ces derniers à se révolter, et vous êtes requis de porter toute votre 
affection sur ce point." 

L'honorable député de Provencher (M. Koyal) paraît n'avoir 
été d'aucun secours pour l'avocat' de la Couronne, malgré cette 
connaissance des faits qui lui a permis de dire dans cette cham- 
bre, avec l'autorité qui s'attache à chacune de «es paroles, que les 
colons blancs étaient seuls responsables de la révolte. 

S'ils le sont, comment se fait-il qu'aucun de ces colons n'ait été 
accusé, que tous soient en liberté I 

Que devons-nous conclure de tout cela ? Devons-nous conclure 
que le gouvernement n'a pas voulu soutenir la position prise par 
eir Alexander Car^ibelH Ou devons-nous conclure que l'hono- 
rable député de trovencher n'a fait qu'une de ces assertion» 
hasardées, dernier expédient pour défendre un acte autrement in- 
justifiable î 

L'honorable député a été plus loin. Il a non seulement accusé 
les colons, la Farmenf Union, le Olohe d'être responsables de ce 
qui s'est passé, mais aussi l'ancienne administration Mackenzie. 
n a dit que l'action de ce gouvernement depuis le moment où il a 
pris les affaires en main jusqu'au jour oii il les a laissées, a été 
nulle et que l'histoire de son administration au ÎJ^ord-Ouest est 
une page blanche. 

Eh bien ! M. l'Orateur, voilà une accusation que l'on ne salirait 
porter contre l'administration actuelle. L'histoire de l'adminis- 
tration actuelle n'est pas une page blanche. Du sangl du sang! 
encore du sang ! des prisons et des éohafauds ! des veuves 1 des 
orphelins! des destitutions! des ruines 1 voilà ce qui souille l'his- 



»» «IK WILPBID UAUBIBB «Or. 

~n:'d|„Sd1:?. "" •'"'"' "- ^'"«'■Oue.t P.r le ^ 
çomiTlTonoriwrdépmé wrii* J/'?" '"""'''r "•"»« * Ji'". 

nne oho« à l'honorable dêZl ";!^-. ^"""^■°«» cependant dire 
k«uie e.t répréhen.ible Zr 1. r^Inf**^"/'"-,™"* ''^ *!• ^ac. 
affaire, du /ord-Ouest*,^!. n T* f "l' ''•' •<l'°i»i»'r« 1" 
lourdement doit perer e h âl« ^ il . *' .*'*'"""' ™">bicn plu. 
^7HenK^-^-t^~;^^ac^J^ 

^;^?^^2;r»-^-!-^-ouaun.oin. 



le chef du partWj^ateurZni^ r V •^'' ^"' '«-»«°'e. 
dcmuMit au, M«ti, de. Terri toi«/H, ir °^"î*'^« ^'"'" «ne»™ 



liOU 



PIS00UR8 




meinra et à teU termo et ooDUitinns qu'il pourra être de tsmpa I 
kutie jugi à propot ". 

IiM diipoêition* de ce itatut furent répétéAt duu la loi de 1883. 

Mail avant d'aller plus loin, il peut Stre important de définir 
dèa maintenant quel» étaient le» privilège» et le» droit» qui furent 
aocordéa aux Métia du Ilanitoba. 

Far l'acte de 1870 on décréta ce qui suit: 

" Oontidérant qu'il importe, dan» le but d'éteindre le» droita 
des Sauvage» aux terre» de la province, d'affecter une partie de 
ce» terre» non concédées, juaqu'à concurrence de 1,400,000 acre», 
au bénéfice de» famille» de» Méti» rô-iidant», il eat par le nréaent 
décrété que le lieutenant-gouverneur, en vertu de réglementa 
établi» de temps à autre par le Gouverneur-général en con»eil, 
choiiira dea lot» ou étendue» de terrpa dan» le» partie» de la pro- 
vince qu'il jugera à propos, jusqu'à concurrence du nombre 
d'acre» ei-deasus exprimé, et en fera le partage entre les enfant» 
des chefs de familles méti»»e» domicilié; dans la province à 
l'époque à laquelle le transfert a été fait au Canada ". 

Far une loi ultérieure, l'Acte de 1874, les mêmes privilègea 
forent étendus, non seulement aux chefs de famille, maia aux 
enfants mine tr» des Métis, suivant qu'il apparaît à la «ection 83 
de ce statut. Ces acte», d'après lour interprétation, assignaient d'a- 
bord, on le voit, à chaque chef de famille, le morceau de terre dont 
il se trouvait possesseur à l'époque du transfert, soit une étendue 
de 180 acres, et en outre assuraient aux Métis, en rachat du titre 
indien, 160 acres de terre ou un ecrip pour autant ; plus 240 
acres ou un scrip pour autant à chaque enfant mineur. En 1870, 
le premier ministre se fit autoriser à étendre ces privilèges aux 
Métis '.i Nord-Ouest. On voudra bien remarquer que les Méti» 
du Mttuitoba ont été traités comme une classe spéciale ; non comme 
Sauvages, non pas comme blanca, mais comme une classe partici- 
pant aux droits des uns et dos autres. Pour les traiter comme des 
Sauvages, il aurait fallu les parquer sur les réserves ; pour les 
traiter comme des blancs, on aurait dû leur donner des home- 
.ileads. Mais non, on les considérait, encore une fois, comme une 
classe particulière, participant aux droit? des blancs et des Sau- 



WB 8in nariiii) lauhikh j,,; 

S.uvm^., iU dcv,iemTvoirl „*"'™ ,™ '^•*''r ' -""ne 

pour chaque p*re do fa.n Ile pÛ7ir.,r,l*, "'■.'''' '"" ',"" 
mineur. '^ ■""" P»'" ''"«que onfam 

.ppHc..io„do.^rp„ eire^^™^"'" \V' 'f" >" première 
U premier .ete qu'.it ^^£^^ f»lT ' ''"'"'^"'° * '* '"' 'l» 1"0 ? 

28 janvier 188... il.;,' ;j n '"T™/"" """"• » •"' '-» '« 
«coulée. .Tant .ue le mùve™»™^^ "^ '?"'^'.''' "'""^''" '» ^""«»» 
«cte de iu.tice en W d« ^!?- "'^'" °'*'"^ '^ """"P"' <=*» 
.'y fair^ .utTrit^r dan, le emp'\:?1' TT "^'^ '" "''"'• ''«' 
toute cette longue périolp ti™ '^' f '^ ^ "^'''""''"- I'o>„lunt 
voir le p,u.eS^t ' ' »•»»'"■"»' "«■» n'avait p„ émou- 

L'honnrablo député de Proveneher CAf T? n 
cjpend«it que le 'gouvernement ata" Zt In" ? "• '" " "''"'"^ 
M«tn. Si le gouvernement a fait .L j • " ''*'"'"' «'"'''"'■' '«» 
ment ,e fait-il q„e \TmthtL7j^T-' ■''''''''" '"« *f«<'"'' ™m- 
lon«temp, pour^Xen rlfÛr, drl f ?^ '"""'" " '"''™"' •" " 
délégation, et le, pétition, do^iUf'rd^',™?"'!-^»" '« 
Comment m fait-il qu'il, aien7«! .L„ . " * '* '"^P^'-ment î 
Proveneher lui-mêm? Sen 7 fl^t il"''"'*""* '^"^*P"'^ ''«' 
19 novembre 1882, Ma^re rén.r/ • ' P^*,"" '^'''''"P'*' 1"^ le 
pénitencier du Manit^r % Jj- /^ aujourd'hui prisonnier au 
de bataille ; Charles taValfrb]lf''"''''7' 'u'"^ "" '^ ^'"""P 
I,idore Dmna,, tué sur Te chamn ? k".""-, " "''"'"P ^^ bataille ; 
.'.dreasêrent àM. Duc^^'^^à Pr^»' a',,!! J""''^"" «'"- 
son entremise active auprès X^°„,L„°™ ^''?'"'' P™' «oUiciter 
ci à reconnaître leur, roi , lui "17^' *."" ''" l"^^' <*'"'■• 
«ion qu'il, avaient pétSé V^ueZ "' '''"'.''' '"^'"« <^'"'- 
l'appui d'homme, influent, entr« .T» Ti.' "''î'^'*" «^«'«"t «" 
député de Proveneher T.) ! ""'^' l'honorable M. Royal, le 

telle, épreuve, pour obt^nTr 1» T • '"°""'' "'""' P'^^ P" de 
gouvernement leTr a reudÛ t^oe Tr"""^ ''/ '^"«' ''"'■♦'. "i l" 
l'a^tation a ré«,é enT'- " ^ df "ï' T^^^ *'""' ™ '«""P"- 
vemement n'a p., rem^^'un dog '' ^"'d-Ouest, et le gou- 






208 



niiGOVRB 



LTionoTâble député de B«lle<!h.M« ^M. Amyot) » dit 1 .titre jour 
que, pendant cette longue rfrie d'.nnéei, le gmiveni«n«nt n « fut 
qu'une ohow: dormir et ronfler Selon moi, T ,<pr«.ion n > rien 
de trop fort, puiKjue nou. en avon. V.ttestation d.ni le livre bleu 
du gouvernement même. Le croiriei-vou», moniieur 1 Orateur 1 
nou< avon. la preuve que le département avait perdu le aonvenir 
de la loi qu'il avait lui-même fait mettre dani le. .tatut. ; nou. 
avona la preuve que le gouvernement avait bel et bien oublié que 
le: Méti. avaient droit à dea privilège, particulier.. C e.t a 
peine croyable ; cependant, ..ou. en avon. la preuve «.«.no. 
™ux, ici. Un jour, le. colon, de Prince-Albert .•'•«•»'>'*"?' 
Lu/délibérer .ur leur, propre, grief, et .ur le. grief, de. Mcti^ 
Parmi le. réwlution. adoptée., « trouve ccU««i, la troisième. 

8° « Proposé par M. Miller, wcondé par M. Spencer, et adopté 
i l'unanimité : . . > » 

" Attendu que le titre indien dan. ce district ou territoire n est 
pa. devenu éteint, et que les vieux colons de la population r..étisM 
du Manitoba ont reçu du icrip en remplacement de tel titre, et 
que cette allocation n'a pas été faite à ceux qui résident en ce ter- 
ritoire : 

" Riâolu, eue le très honorable ministre de l'Intérieur soit re- 
quis d'accorder le dit acrip aux dit. colons, les mettant ainsi sur 
un pied d'égalité avec leur, compatriotes du Manitoba". 

Cette résolution demandait simplement que les Méti. du Nord- 
Ouest fussent traités exactement comme les Métis du Manitoba 
avaient été traités, exactement comme l'honorable député de Pro- 
vencher a ailmis qu'ils auraient dû être traités. Et, tependant, 
quelle a été la réponse du département de l'Intérieur? La répoi-se 
du département va prouver précisément ce que je viens de dire,, 
qu'à cette époque en 1881 le département avait complètement ou- 
blié U teneur du statut qu'il avait lui-même fait mettre dans no. 
lois. Voici quelle a été cette réponse, adressée à l'honorable Law- 
rence Clarkc, qni avait trausiuis la ijétition à Ottawa: 



'■ Ifoniienr, 



D« MB WILrUlO LACBIBR |Qg 

DfiPARTBMBNT DE L'INTCRIBGR, 
OttiWi, 22 nov. 1881. 



" Sur instruction du miniitre de l'Intérieur i'.i rhn„„.„. 
d aooutrr rieent on H'n» ™x_ • i"ioriour, j gi i Honneur 

..». .";s::,'Mr;r r *""■• '■" '- "-^ *'- 

ei^iwtiÔn » • ^ *"""> "'«• '«'»'"'*'»' dem.nder.it 

de^d^;riffetTut°!''i"™n "","•' '««""vemement en demeu™ 
ti...it, et oependint le gouvernement répond que cette ré.oI,,tinn 



' Monsieur, 



Criton, T. N. 0., 26 j.nvier 1882. 



Al égard de I. résolution No 3, on . fait observer que: 




210 



IlIRCOUM 



(lu Canada a inaintn et 



" L* gouremcment du Dominion .... ........ . 

uainlM foit reconnu ce droit terrien de* habilanl» métii, comme 
l'atUite le lUtut du Parlement du Canada (IHTU), »3 Vict , chap. 
8, MCtion 31, ainii cuntu: " 

Suit l'énuméralion de toua le» itatut» par letqneli le l'arlt-nicut 
du Canada a consacré i maintea rcpriiei le droit de» M*lia à une 
compvnaation pour leur titre indien ; puii M. Clarke pounuit: 

" On voit que, depuia la première légialation en 1870, juaqn'à 
la dernière en 1870, lea droite terriena dea Métia ont *té reconnu» 
par le gouvernement, et qu'il a été expreaaément pourvu i IVx- 
tiiiction de leur titre". 

Certe», l'explication était a«»eï cjaire, ce «mble ; mai» non, le 
gouvernement retomba de plu» belle dan» «on état de »omnolenoe 
et d'inertie ; le ministre reprit l'attitude pare»«euie qui lui était 
babituoUo depuis tant d'année». 

Les JIéti« pétitionnèrent encore; il» envoyèrent leur» ami» en 
délégation à Ottawa ; il» envoyèrent même l'honorable député de 
Provenchef ; mai» à quoi bon tout cela ? le gouvernement ne de- 
Tait rien faire, abaolument rien, juaqu'au 22 janvier 1888, lorsque 
le miniatre fut réveillé en suraaut »ur ga ohaiae par le* première» 
»ecou»ac« de la tempête qui allait bientôt ravager le paya dan» 
toute »on étendue. 

Trop turdl Trop tard! Trop tardi 

Quand la gemenoe de l'injustice a trop longiempa germé dans 
le oœnr de l'opprimé; quand le» année» y ont accumulé, amassé 
nne trop forte dose d'amertume pour qu'il puisse plu» longtemps 
la contenir; quand le» humiliation», lea déceptions ont rendu 
l'homme farouche, déaeepéré ; il arrive alor» un moment où le 
moindre inciden' suffira pour déterminer une conflagration, tout 
comme une étinc le échappée dans la prairie peut à c^tains mo- 
ments y allumer in incendie que rien ne pourra arrêter, que rien 
ne pourra éteindre. 

Quand l gouvernement s'est décidé à agir, il était, hélas I trop, 
tard! Le petit incident s'était produit: quel fut-il? L'honorable 
député de Provoneber nous l'a raconté. A peine le gouTomement 
eût-il annoncé qu'une commission serait nommée, un homme com- 
mit l'împriîdencç de dire <îViÇ la (yiTnmi^-'^'.oTî p.fi viendrait pa?. 



DB IIR WIUTRIU LAl'RiBli 



SU 



.Jlnti""""^ ''"'°'? '»»'•"»'' "M comnii„iou ne /ut Doint 

««1. tongêrent t I. r«,i.l«nco et i m .léfen.lr... ^t.l .«.,«• .in. 
munuion. «n. provi,ion., il. .•empirèrent .1... , ,1' n , J^^ 

«lut, ao Lm dM Can»rd,, fut une dWiration de guerre ". 

«J?i,»*JT """ '^' 'î"*'l""' "•"»• <••' f"!'!'""! pour un bon 
»«nbr.: o^e., un. analogie .ingulière entre l'ori«i„rie e^tto „" 

^l",t BaT" ''? '•.'«'«"i"'' <•" Ba..C,n.d«'e„ 1837 

U»n. le Ba^Canada, l'agitation avait duré plu.ieur. année, do 
mtoo qu'elle a duré plu.ieur. année, au Nor louct, ërt'f î 
an«. loraque le gouvemem-nt chereha i foire arrêter le. cho7. dû 
mouvement ,„e la rébellion é<l«,a. Kt .a„. aller ,T„. t .'J' „t 

Bateau. J?r " ■»""' " ""^P '•"''•'« «ï"'»" «««""« rfvolte du 
Baj-Can.ua, ello n'en a pas moin, obtenu .ur-lc-ohamp aux Ba« 

n^ Tn '"* ?'"" ''"'^'' '««•'"»"»' •" -«in depù" 'tard'.n- 
nées. Elle eut encore un autre réxultat: ce fut do traii.form.r 
«u>d..nement un. population ju«,u<.là favorable à la XI ^ 
iiTi^:T ' '" "'"' '''*'" •"^'" ''"'' ''AngCrre 

œj:jSi/r-o^=«^^i3t 

avaient été refusés jusqu'il cette époque ^ 

L"™"! ':,r!î!^r7 '"''•" "'"T' --«-"l-ent na" 
-m_j«.., mai, =.,^n;incnt, par ût, actea de propos délibéré, les 



SIS 



DiacouM 



ànil* Mgitlmet ik. **!■. J'ai dit ^u* l« prMni*r »nM du ea» 
Mil dw miDiitm m «tfcution du lUkUt iviit «(i piiM4 la 18 jiD- 
vitr 1886. (^ue ditiit c«t iirtlél II importe d'en étudier le eoti- 
texte «n TU* de l'Mcuuliun i)ue je vient de porter contre le (ou- 
venument. Cet irt«l4 m lit linei : 

" Vu U mtnioire du ministre de l'Intérieur, en date nu 2A jan- 
Tier, portant qu'il eat d4«irable, — en rue du règlement équitable 
dei réclamatiou dee Métia du Manitoba et de« Territoire* du 
Nord-Oueit, qui auraient eu de» droit» au lol n'iU artient réuld* 
au Manitoba i l'époque du transfert et l'ilt avaient produit 
leur» réolamationa dana le* oondition» requiw* par l'Acte du Ma- 
nitoba, ainii que lei réolamationa de ceux qui, bien que résidant 
an Manitoba et ayant un titre équiteble à participer t l'octroi, ne 
l'ont paa fait — de vérifier le nombre de cea Métia ; lequel mé- 
moire recommandait que le minirtre de l'Intérieur fût autoriaé à 
faire oe dénombrement et à emplo,Ter troii penonne* k cette fin 

L'arrêté pourvoit ou premier lieu, voua le voyez, au relevé 
d'un dénombrement dee Métk ayant droit i compensation, afin de 
régler équitablement les réclunationa de ces Métis. Quel devait 
être co règlement j^uitablo 1 L'arrêté cat vague sur co poiiil ; non 
aeulement vague, maia muet Le règlement devait-il consister k 
donner oe qui avait été doiné aux Métia du Manitoba, comme l'a 
insinué l'antre jour le député de Provencher I Jo prétends que 
non ; je soutiens que le règlement que le gouvernement avait dans 
l'esprit et qu'il appelait équitable n'était paa celui auquel on vu 
était arrivé en ce qui concerne les Métia du Manitoba. On me per- 
mettra bien de rappeler ici en quoi avait consisté ce premier règle- 
ment On avait donné aux Métia du Manitoba, en premier lieu, 
k titre gratuit, les terres qu'il» occupaient jusqu'i concurrence de 
160 acres chacun, on leur qualité do blancs ; en second lieu, en • x- 
tinction du titre indien, 100 acres de terre pour chaque chef do fa- 
mille, plus 240 acres ou un nrip équivalent pour chaque enfant 
mineur. Etait-ce U le règlement qui devait être fait en vertu de 
l'arrêté ministériel du 28 janvier 1 Pas le moins du monde, dia- 
je ; et j'en prends à témoin sur ce point ce qu'a dit le premier 
ministre lui-même le 26 mara dernier loraque cette affaire est 
Vfinup devant cetta Chambre. 

n a dit en cette occasion: 



!>■ MM WIUTBIO LAVMU aU 

ehâoun, et cela leur tiendra lieu cU *oiW-Sî . *.""• 







tl4 



maoovn 



U70, le M ng mnrrMii Hk l»rr«i don» il mI prlwiitmMnl l'a*»»- 
pant inrontMiA rt do lumiMi fui, pour y iviiir r4»iM rt l'ârnlr 
mil rii pullnrv, Jn«)u') «nworrrocu de HIO tem; tt tl I* lot ou 
monwtn d» ttm dnni il ■ ronnipation *o<i« /ld« eomm* iaidil 
«Uil d« moiaa A* lOU tent, U dlir«rFnn> dmint «Ira n>mp«niii> 

Par niw tmiMion d* êerip rt«hMtbl« m lern, lu linx d'un dolUr 
ieii'l et lit minittra Ml «n oulrn d'â»i« qu'an « i|ui oonccriin 
ehai|u* iUtii rbnf d« familU rAaiJtut dtna Im Tarritoin'a du 
KordOoMt ■nl/<rii>un<m«nt nu 15<i jour <hi joilM 1870 qui n'»rt 
Wt pi<tMil(UM)nt occupant bona fidê d'un* Urre, un serip ikirnit 
«re «mh tn m ftmr, raebattbla «n terra, joaqnîi ennrummr* 
dallOO". 

8nlt nn diapotitif •eroUable mnrvmant lea enfintu ni incnr*. 
Kh hlen, tnal.TMina <<»t ordr» m nin«p||. A quoi pourroit-it I Slm- 
plctiipnt à pwi; (|in< le M*ti< riwvr» nn orfmi de tflO un» mi 

3ualit< de MitUr ou do hom«êltad»r, mai» qu'il ne lui Kri rien 
onn« «n extinction de wm titre indien. Si ce M*ti« Mt dAjà en 
posiPMion d'un lot de IflO «-re», il en ponwrvera U propriété t 
titre gratuit, rien de plu»; «i «on lot n'a pa« une étendue de J«0 
aor«, tl en recerra la dlffér»'n<«p, rien de pln«. 11 eut done bien 
manlfente qu'à i^te date, aux terme* mt-mci de l'ordre en ranwil, 
ce n'. tait pa» du tout l'intention du Kourermment de donner aux 
Méti» dm Terrilnirm du Nord-Ouc«t lea mèmea droit» que ceux 
qui avaient «t« dont <• aux Métii du Manitoba. Or, la rommi»- 
aion ne tenant ion n.andat qne de cet arrtté, il «tait impoMiUe 
pour lea eommimirea de faire antre eboaa que d'ex«euler lea dia- 
poaitiona eontennea dana oet ordre. 

Ht n'étaient pai autoriaéa à aller au-deli de ce qne cet ordre en 
oonaeil lea autoriiait à faire. Cette eommltaion fut confiée t 
MM. Street, Ooulet et Forgct, et Ai» leur arrivée au Nord-Ouett, 
dè« qu'il» nnri'nt commencé leur enquête, il« «'aperçurent tout «le 
anite que le r^lement projeté ne lerait pai du tout nn règlement, 
et que lea Métii allaient être de nouveau dénappointét et mécon- 
tents. AuMÏ, le 4 avril, M. Street télégraphiait-il en ce» termes 
i M. Marpberson, alors ministre de l'Intérieur : 

" Si 1«« Métis le déairent, ne terait-il pas sage de leur donner 
des leripi, un de soixante ou deux de quarante dollara, leur par- 



Chu ■■■ Datio, 

n;oD. Nou. ~î^ion,Zl:*l ''''.' Act» d« terre, du IW 
don., lui «oordrp™ c^* 6^1" ''••"••"«« quo nou. poMé- 

mâtion comme Méti^ Or «^.T P'"» P<"" •• '«e'»- 

P«m devo / traiter ,r« !« XfT * '* «""^""'"««t • toujour. 

rien de plu. que ce que peut '<^.^?,T î "" «""P"'" <"«'!• 
M extinction de leur titrJTndim M pî^ «Ion ordinaire, et rien 
'ur toute. «., f,ce, ,yeo nôu^ !?'„ ^; ^ w^'/ ''"«""« '« l""'!"" 

pemottr.it de I.iwr le. M«,ri ' ""? "♦«"««tion qui nou. 

;n vertu do, ci.urdiiij:'^; e'ui-'zr'''' «^"po;". 

-P« rour „«0 ou ,240 -ivant ie^l;!: ^ fer iStut 



216 



DISCOURS 



Voilà la politique >ugg«r£e par M. Street dèa qu'il eût com- 
mence aon enquête, et quelle fut la réponae î Dèa le lendemain, 
trrira ce tiléf^amme qui était au moins de lix ou aept ana ea, 
retard : 

W. P. R. Stmet, 0. K., 

Prjaîdent ùe la eomraiasion des affairea métiaaes, 

Winnipeg. 

" Pas d'objection 1 votre suggestion d'accorder des icripa et do 
permettre aux occupants d'acquérir titres par voie possossoire dans 
le cas oii ils en exprimeraient le désir ". 

Enfin, justice était donc rendue à ces pauvres gens! Depuis 
sept longues années, ils avaient pétitionné, mais toujours en vain. 
Le 26 mars, le premier ministre, de son siège en cette Chambre, 
avait donné comme sa politique que ces hommes n'avaient droit î 
aucuns privilèges spéciaux, qu'ils n'avaient rien des droits qui 
avaient été reconnus à leurs frères du Manitoba, mais qu'ils de- 
vaient être traités non comme Métis, non comme une classe parti- 
culière, mais soit comme des sauvages, soit comme des blancs, l'un 
ou l'autre. Enfin, le temps de la justice était arrivé pour eux. 
E"fin, ils recevaient ce qu'ils avaient sollicité en vain oar plu- 
sieurs années de pétitionnement ; et quelle était la cause de ce 
changement ? 

En dix jours, du 26 mars au 6 avril, le gouvernement avait 
changé d'idée et de politique, et leur donnait ce qu'il leur avait 

refusé depuis des années. Quelle était la cause de ce réveil ! 

Les balles du Lac aux Canards I la rébellion du Nord-Ouest I Le 
gouvernement les avait repoussés pendant des années, mais enfin 
ces hommes défendaient leur droit à la vie et à la liberté, 
et enfin le gouvernement se rendait et leur accordait ..e qui leur 
appartenait. J'en appelle maintenant à tous les amis de la liberté 
dans cette Chambre ; j'en appelle, non seulement aux libéraux qui 
siègent autour de moi, mais & tous les hommes qui ont dans la 
poitrine le cœur d'un Anglais, et je leur pose la question: quand 
des sujets de Sa Majesté ont pétitionné pour leurs droits pendant 
des années, et que ces droits n'ont pas été seulement perdus de 
vue, mais foulés aux pieds, et quand ces hommes risquent leur 



DB 8IR WILTBID LACniBI. 



31 



•!•<■, i.t-il ,n Hul 
■■■.m(>8 ;ie !avr»ient 
"ir réintégrjji 



membre de cette Chambre qui dira que c 

jour, une offen"»mri U ^- i° f '""J""" "" "«'. «'««' «>«>■ 

vai«e ou indifférente ".Je dis Dl„tnn ".'*fVi™' '*'""'• ™»»- 

ploie le mot dont l'honolw ^ '■ ''",' *" «l^'estable — j'em- 

«testable ce nW larw Tn*"' '"'' """^ " ™ q"' ««t 

gendre la ' rlbelli^n^ ce ^"^i'^; "^i'^C '" '""""""^ ''" «- 

rebelles, mais le, homme, Ônf J . i *' '^ "* "»" P" '«» 

n'en rempli,«it plTerievoir,^^ '1 ."T"*"' ''" P"»^»"' 

lo pouvoi? de rdCer les^t? 'refuZ . T""'' ""'' "y"" 

Pétitions qu'on lenr adresse cl ^nnfl v P'*'" '"«"''O" «"x 

leur demande un pain donnent LenJ " ^rT^ 1"'' '"«)»''"' 

déteste ton. les rrf,ellês: dft-n Te m."^' ^^T"}'^" """«i"" 

dans ce sentiment de h. ne le „.„d™ltlfT°'^^ 'I" ™'"P'-^"<' 

dresse ici, pour ainsi d « à f rtfe ^« i,' 'T '" *l.™ «"""« «« 

q'ie i^i cet homme, auquel le Z™t,^ T" •*"'• "^ '^™i dire 

«ne Statue ici, aviit pTrevaT^^*^' !"^fi'^. « ^"t élever 

?a place sur les bancs des Stresil^ rT'^^"',f '^P"'"',^ 

Il avait été rebelle lui «uS ' ^ '""" ™PP«'« 1"'"^ Jour 

Paa "te^ Wen^dr^Lltrin:^^^^ '" '''^'^ "'^P™-" 
vu un temps où le ministre de k^Mrr'™.*"^''"'''''''"''- J'ai 

belles cette haine implacaWeqVna^firaifrbr''^^ '^T '" ^ 
.^1 pays, pour ainsi dire â norti^: ! " Publiquement à la face 

«amné à mort; j'ai vu Tn temn „ft I '"'!'=.''''" malheureux con- 
dans le cœur la plus vive Znatbl "i"".**' ''" '" ^"'^^ «^ait 
«belle auquel il 'a £«17 allSnt don'i'tr'"'™' ?">" "" ">«■»« 
Rl-^ fnnèbre lorsqu'il est al H WinnL'' " 'T^ » ''"««o le 
P- la réMlion. Riel avaiî /éj! eTé 3 Cl:l: ; ita ^^^^â 





318 DIBCOUIIK 

été mis en acciieation auparavant, non pour simple rébellion, maia 
pour meurtre compliqué de rébellion. Cet honorable monaiiar, 
qui maintenant éprouve une telle haine pour le^ rebelles, ouvrit la 
boiicho en cette occaaion. Duna une certaine circonstance, cette 
Chambre fut saisie de résolutions ayant pour effet de couvrir 
d'amnistie tontes les offcnwn se rattachant à cette rébellion et tous 
les insurgés, à l'exception de Kiel et de quelques autres, à qui 
l'on accordait même une amnistie mitigée. £h bien, l'honorable 
monsieur a pria la parole dans cotte occasion. A-t-il alors pro- 
clamé, comme il le fait aujourd'hui, son horreur pour la rébellion ? 
A-t-il alors tenu le langage qu'il a tenu récemment à WionipegI 
A-t-il dit qu'il ''étestait toiis les rebelles < A-t-il dit: "J'éprouve 
une haine extrême pour tous les rebelles ; je n'ai aucune sympathie 
pour la rébellion, bonne, mauvaiw ou indifférente " 'i Non, mais 
voici ce qu'il a dit : 

" M. Caron dit qu'il votera contre la résolution parce qu'c"" ne 
donne pas une solution complète des difficultés du Nord-Ouest. 
Ayant voté contre l'expulsion de Riel de cette Chambre, il ne peut 
voter son bannissement du pays. Une amnistie complète serait 
la seule solution pratique, et il est convaincu que les mêmes diffi- 
cultés vont recommencer l'an prochain ". 

Monsieur l'Orateur, tel était lu sentiment de l'honorable mon- 
aieuT à cette époque. Eh bien, ai alors Riel avait droit à une 
amnistie pleine et entière, n'avait-il pas droit, au moins, à une 
commutation de peine après la dernière rébellion, qui n'avait pas 
été assombrie par un acte comme cc'ui qui avait ensanglanté les 
pages de la première rébellion ? L'honorable monsieur a dit na- 
guère, il a répété maintes et maintes fois que la première rébellion 
était parfaitement justifiée. Or, ai la première rébellion était 
justifiée' la seconde ne l'était-oUe pas également! Où en seraient 
les Métis aujourd'hui si cette damière rébellion -''avait pas eu 
lieu ? Auraient-ils obtenu les droits dont ils jouissent mainte- 
nant ? Je déclare que le gouvernement a été trouvé coupable, de- 
vant l'opinion publiqv,., de n'avoir cédé que devant l'insurrection, 
et non pas devant les justes représentations des Métis, et qu'il a 
littéralement forcé ces gens à se révolter. 

Monsieur l'Oratenr, voilà ma pensée telle que je l'ai déjà ex- 
primée dans d'autres occasions. J'en appelle, cette fois, comme 



D" SIR WILFBID LAURIER jlO 

«.ur chaque fois qu'ont b.tt.it^i' °" '*°'' -P^P"" 1"" 
pour 1. eu» de 1. liCé à ♦,!? ^"*'^"' '^'° «''> """de 

le. Italien,, Ior,qu"l déUmient W J:* *"!,' "?' '^P«">i.é .veo 
.veo le. AiérieL., djL TÛhu rdeT', " ^°"« '^« "'Autriche , 
n.le et 1. «upprewion dVÎ'Sv^'i! J""" P''«',''"nité nati,^ 
dan. leur triomphante résisUnl^ 1 ^ '" ' ^""^ '*' Mexicain. 
TEmpereur dea^ranjat ctrThait à Z',""""' ^'""^"> f!"> 
Françai. eux-même. dan. leÛr^ cffôl ts / ""P?"'' ' '"'« '«« 
mal dirigé., pour élever chér/uxfrr f '!"f' ,'''™ ''™ «»"'«•" 
vememeat parlementaTre elr^nl ^f'"""'^ de la liberté, le gou- 
Danube, lor^squ'eLoût cher^h/» i\' ""* ^"^ Population, du 
domination 1 T~ Ki„^::fif '"-^^^^ '« d^^r.dan.e 

«ce .'été reconnue!!!?» dè^S,™'' ""'!* ^?"' i- 
U vo.Je leur, fu.il,, de.onLnt.'V.:fvlr.7erttC 

*cr^H:"^^:t^Ctteir^r' "^''"' '" "^-^ " ^'^'"' 
«on autorité et de veiier 1. Z^?l . 8»"vemement d'affirmer 

demande à ton, le' Z!7e la bti°^v '*"•,'" T' """' J" '« 
quelque cho«, de plu. fort que ton. ,«^/-' P" '^"" '«« «»"' 
qui leur dit que <^ ho^el LtlV "7?"?"*°*' «"""ire., 
a toujour. été mrS jl V '"'=""''''''»' Telle e,t, telle 
J'ai pu, il est vrai, mwfoir denT""' -fP'!"^ '""*""• 
scandalisé le. mmZ^e^^^^Xrl JT '^^ ■'^'"'^'^^''' 
très bien ce que c'e.t que la loTa„tî\,!r/^-P"'*î '°"'"- J« '"i* 
tempe, » .ont targué, de lovaTé^ ^ °"f i ^ '""«'• de tout 
ont toujour. été^ort. en'wf T'> P'^''*'" '"'^ «"'™«- H» 
profit. Sou. le rtme de rlif ', **"' ■'"' ^"« '«" "PPorte 
de loyauté. parTque 1.73^^ !?,"^ étaient fati^^^ant^ 
whig, et le. di«ident,; ma?, lowïnfi. V T' ^^^ "" '«" 
«'appesantit .ur le. tori«, »„i ™^ ? '* ^^"^'^ de Jacques 
cœur, leur. idée, d^lote. reZrr'lf' T 'f«'"« '*1°° '«" 
•e rangèrent à côté Zw^ et 1 s .1^ "/"' 'S'"*"'"'*- "' 
tion.I_il. épaulèrent le mfûs^L? fi »'^"''?«t'0° de. abomina- 
^'n..._ -, ,*^ "■"reni ie mousquet, firent allianco gvp, u n^n». 
- ^.=g?e et le placèrent sur le trône, et encore de noTre tÏÏ^^^ 







220 



niBooniM 



c'ett, je croi», l'opinion courante chez les torie» que ce fut un jour 
heureux pour l'Angleterre i|ue celui qui vit «cUter cette rébellion. 
Si nous pasion» d'Angleterre en ce pay», nous voyons le même 
«peotaole. Kn 184'J, no» tories ont fait grande purade de leur 
loyauté à tous crins tant qu'ils ont pu espérer que le gouverneur- 
général se montrerait déloyal au peuple ; mai» à peine eurent-il» 
vu le gouverneur-général «e montrer loyal au peuple, que leur 
propre loyauté s'évaporait par toute» les pores et s'évanouissait en 
l'air. Cette fois, ils n'ont pas épaulé le mousquet — c'eût été 

une arme trop noble c'est avec des œufs et des pierre» qu lU 

poursuivirent le représenUnt de Sa Majesté. Ils ne prirent pa« 
le fusil, mai» avec dos plnmcs et de l'encre ils écrivirent et signè- 
rent des manifestes annexionnistes. , 

Monsieur l'Orateur, nous, pouvons poursuivre ce récit ^jus- 
qu'au temps où ce gouvernement a pris le pouvoir: lorsqu'il * 
inventé sa Politique Nationale, et lorsqu'on leur objectait que ce 
serait une politique injuste et peu généreuse envers l'Angleterre 
et qu'elle pourrait bien mettre en péril le lien britannique, le» 
tories ne noua ont-ils pas répondu froidement: " Eh bien, tant pu 
pour le lien britannique "1 , 3 • n 

Eh bien, voilà ce que c'est que la loyauté de» tories, l/es 
gens-là sont prête à sacrifier le lien britannique, si le Uen britan- 
nique devient un obstacle à leur ambition; ils le sacrifieront san« 
remord», le jour où il sera une barrière entre eux et le» délira» 
du pouvoir ; ils le sacrifieraient demain pour le simple appât du 
gain le plu» sordide I Et ce sont ces hommes qui affectent d être 
scandalisés quand nous professons de la sympathie pour les gens 
de l'Ouest qui ont eu le cœur de revendiquer jusqu au bout des 

droit» longtemps méconnus 1 . 

Je ne permettrai certes pa» à des hommes qui ont un tel passé 
de me donner une leçon de loyauté. Je eui» sujet britannique, 
et je m'honore, autant que qui que ce »oit dan» cette Chambre, 
de ce noble titre. Mai» que l'on n'attende pas de moi que je 
laisse ce gouvernement fouler aux pieds de» compatriote» sans 
amis, sans déf enaeurs, sans protecteur» et sans représentante, dans 
cette Chambre: ce n'est pas là ce que j'entends par loyauté; j ap- 
pellerai» plutôt ceU de l'esclavage. , ,, j v . 
Je »uiB sujet britannique, mais ce n'est pa» une loyauté du bout 
des lèvres que la mienne. Si le» honorables messieurs de la droite 
veulent lire l'histoire, ils verront que me» ancêtre», dans tnute» 



DE aiR WILTRID LAVBIKB 2|| 

et qu'.u«itôt qu'il. LX vm t.^ ^'" '"J*," """'«"«iq™- 
plâce à côté d« p'urCur»,,,!?^' 'ïîî"'^ *•'•' "• <»" P"« 
•an. toutefoi, «rdr. MT VJ"" «i''" l'Angleterre eût janiai,, 

«entm.rat.dem,»™etd«™„r ^•'■"7 ' ""P™»»'"" '"«m. do. 

le. .vantini' que nou, .volts? '^ ''"'',"/ "T" ^"y™' ^o"' 
regret d'êTe Xarf. II. P,? f" """"^^ '^'»' <*« «•«>«». "<>»'» 

«tendues, il ne nou. m^m,i. „I * **" "'"'""" «""""erciJe. 
gime poliUq™ Zt no^r.™t.^. "en; nous conserverons un ré- 

ment»». "tielaction de no. intérêt, et de nos .enti- 

jon!&;SmtSVuVir^'' des Canadien.Français d'au-' 
objectionV a^-n" X No« ZT ''? '^"">«»- Ehl quelle 



A ^■ 







239 



DIBCOUM 



terre, et nom •ommo* loyiaz à l'Angleterre. Et n l'on me d» 
mande un trait de cette lojauté, je n'en puia trouver de plua beao 
que le mot d'une dame canadienne-françaite i M. de BelTèze, qui 
en 1855 visita le Canada «lur l'ordre de Napolfcn III: " Noe 
cœur» «ont à la France, no? braa & l'Angleterre ". Mail le loyautt 
doit être réciproque. Ce n'eat paa tout que le sujet aoit loyal 
envera la Couronne; il faut auaai que la Couronne aoit loyale 
envor» le «ujet. En ce qui la concerne, l' Angleterre a noblement, 
géiiéreuiement fait aon devoir; mais ici, c'est le gouvernement 
canadien qui n'u paa fait aon devoir i l'égard des Métis. Le mi- 
nistère eat tout «candalisé, ot soa aniii feignent auaai d'être bien 
acandalisés de "o que ces hommes réclament leurs droits, qu'ils lea 
aient même réclamés le fuail i la main. Le gouvernement a-t-il été 
loyal envera ces Métia f Non, puiaque, «'il en avait été ainsi, les 
troublea n'auraient pas eu lieu. Or, si le gouvernement ne res- 
pecte pas la loi, et si par suite de ces dénis de justice, det hommes 
sont P0HS9&1 i braver 1« loi et à revendiquer leurs droits les armes 
il la main, je di? que le gouvernement est tenu de faire son examen 
de conscience et de a'aasurer s'il a fourri quelque cause d'insur- 
rection ; et dans ce cas, il doit loyatemeL donner le hénéfice des 
circonstances aux coupables. C'est ce que nous avoni. prétendu 
dans le Bas-Canada, et c'est une des raiaons pour lesquelles noua 
avons pri? cette affaire tant à cœur. 

Malheureusement, ce n'est pas li la doctrine du gouvernement. 
Cette doctrine a été éronoée tout autrement dans le mémoire que 
le gouvernement a publié peu de temps après l'exécution de Louis 
Riel. Peu après cotte ex^ution, le gouvernement a jugé à propoa 
— et je ne l'en blâme pas — de mettra sa défense devant le pays, 
dans un document très élaboré portant la signature de l'ancien mi- 
nistre de la Justi'j, air Alezander Camplxll. Voici ce qu'on y 
lit dès les premières phrases : 

" Lea adversaires du gouvernement ont accusé celui-ci d'avoir 
provoqué, sinon rendu justifiable la rébellion, par la mauvaise 
administration des affaires des Territoires du Nord-Ouest et en 
ne prêtant aucune attention aux justes réclamations des Métis. Je 
ne crois pas qu'il convienne de traiter ici cette question, dont se 
sont emparés les partis politiques. Lorsque ces accusations aèrent 
portées d'une manière ecnatitutionnelle, le gouvernement, qui est 
responsable aux représentants du peuple, sera en état d'y répcmdre 
et d'en démontrer le néant '*. 



DM am WILFRID LAURIEn 22.1 

conwitutionnelle pli, iSL^epubl" P»'ler d'une doctrine plu, in- 

trine; c« .'il ert 2 li^l^t 'Tf' """'"''^ * '« '""o doc 
•'...nrer tout d'.bord .'iTv . «T "'' '" f?'"'«™'n<>nt e.t tenu de 
tr.tné 1. peine de mort nW^ ^.'/T""",* ''. ^"«o 1"' • en- 
purement '^oliti.jueTô'^n^ioZ °"^" '' "P' d'un crime 
T.incu, que le minirtre dr U S ''"".''«r"' J o" '"" <">"■ 
faire «n\.pport f" vor^w' iU^iZf T' .^f"' '''«««P^itê de 
taie. D«n.T pay, chw * 'C""^'"""' d'une .entence cnpi- 

prononcée co„treTn'donTtibUbî«T<Tîf°".''« "">" ««« 
de I. Ju.tice dWmincrTe ^. ê, «, V' ^^'•'"^" ■"'•>'»'™ 
rorer à le. exiïence.de U loi n» . ™T' ^" '^°'« •"" do «'aa- 
.ntrement que'^aTl, t Se canit;^'''''p- "" ? "" '''''" """^"'es 
•rriver à cette concK" TtJ^t /'^"u *"». «Pargné pour en 
que. lor,qu'un ho^e «t" ai,UT " ''"' V™' ■""" dire ici 
"«.lent n'a V^A^Z.ZT.fJ^'^iir' '"""''"^' > «»"-'• 
de 1. part de la Couronne I ÂZl / " '" P""»«ti°u on non 
le. rébellion, «.nt le° mêmes^nv^"^' ** Eouvemement, toute, 
traitée, de la même mSre'^ ^. '.°" °°"' *î '''''^™' «"« 
toute, le, révolte, ^nt SéL J^^î t'^ P" d'alternative ; 
deveï trouver égaCentZ il" i f '^.'""'r '.'*"?«'>'<''• '^'«u» 
1. tentative d^&.:?^"rcriinV abl:/"?"'? ?™*'" ^' 
manière de voir que c'est nr/wî&l .' ,» ,7 ,' " *'* '' Peu ma 
quel, je cite le Tuveraern^t !^ °t '? ' "\''"' P"*"*' """ 'e," 
C'étai{,on devoir lown»,»» 7/1,'* *.'l'"""'' de ''«Piuion. 
.erait exécutée °ûr la ™n" de ^tl / ' '" ""'»*"™ '^' "«>« 
celui-ci n'avait pa. ITé pr^vo^^J^' '-i? '"'^T'" "T"' ««"* 'i 
cheUM position. Or le o^nv!^ . ^* '''" ' * ■"'' en s' fâ- 
donc, de^^n prop™ ave„ CpaM^Tv • %" «"^" '"" = " ««' 
Toir qui est 'un desDh , .Ti^ • •"■ ^°"'* ""'' P'ed" «n de- 
I)e faV cette ^J^j;",%'^"tne^"'»»'ent imposé, à l'homme. 

tenable qu'U n'a V^T^l'^^^tt^^l^^^''' C^ S 




au 



DIMMUn 



d»n« M Urforie, etr on tn.uve .u b.. tout » f.it 1„ lig«» „{. 
onlSSîT Î!.Î*." "",'u •, '*'*'''?' ■'"'^ •»" P»"' <»• mort, roili nn« 

1 Méciitif doit juftcr chaque .•on.lani.i.tion .l'.prè. le. f.iû p" 

SZ- 1 i""*' f '" •'"f^"' «" »*"•'" .triclement compte d, 
tonte. le. oireoMUnce. qui l'.ccompi«nent. D.n. le eu oui ou. 
occupe, c'était une récidive " ■»'»«. qui ou. 

no.îl' «■"J"'"" ''' '• •'""i''* ««inmenoe par powr en principe que 
îln« 1. îlS'rP" P""^»" ? con,idération le cauae. qSi ont 
w.en« 1. rébellion; maniijre fort commode do fermer l.T^uche 

î.^ ou.T'Z;°"" ''"' "f '\P" en>p«Mlui,de noter le 
lâit que «tait une aecondo offenw. En effet, c'était une 
«condo „ffeu«,. car c'était 1. «condo foi, que llouver^me" 
Si.Tîf.U^r"" '''' P'or'""" ■• "'«'*"'• ««»°de foi. que 

^îr,!l ?. •. j rf.P" ^^ "*"* 1"' ^''''"" •"> •'«'^ en Hiel. La 
rî^knJl!,""'*'^* ''"° «"""^ '«'"''■"' dequ.lité., mai. elle 

l'«^; « "^ ' V'"" *''?V ""* ^ •""""» "«"«■ I* "tnre 

l^u» mini ; ^''•?"* '■"''""" ^r' '«' "i'o; <!«••«• meil. 
MaU «TCù "° rf''"'"J''»<l°e ">"?«"« et politique. 

mo^n.?„°i A.1 P"^ r °l^'""" >'0'n'"e.-je ne croiTp^Tdu 
mom. qu'a fût le méchant homme qu'une certaine presse n^ re- 

SZ^M \T 7"] .^" * ^'*'^"*'« "° ^•'« «Je» Pl"» dom- 
mageable, a été relevé à .. charge; il e.t vrai qu'il .^-ait offert' 
d accepter une «)mme d'argent du gouvernement. Mai., en juatioe 

i^Yw^^T'-'' '"Po"» fl»« t™t« le. circon.Unce. de cet 
incidom soient mises devant la Chambre. II est évident qu'en 
Mi^ptant cet argent sa raison troublée ne lui faisait pas Toi? que 
ce fût une trahison de la cau8« de see compatriote.. . 

Quelques députés : — Oui, oui. 
n«^\ ^"""" = — Certes, monsieur l'Orateur, je sais fort bien 
que les honorables députés qui m'interrompent an ce moment 



«•«urâiïiit M* oomprii Im obow. da oeti* uisièn: mal. tutti 

da Loni. Hiel. Il «.t «vident que, ,'i * ^oulu tooepter cet Éri».n7 

«• eompatriot*., mau plutôt de tr..,iller pou, eux d'une a"rà 
mamin: ne d«ait-il pM qu'il irait lon.ler.vec cet „«mVu- 

«Jn député: — SuMiter une autre rébellion. 

ï«'^î^r, homme en pleine poMe«ion de «,n intcllip.„,.„ ..«.mne 
mon honorable interrupteur ami du gmivern^nunT c« «« it 

mettre de côté: c'est qu'il o«t prouvé que. li Riel n'était n.. .„.. 
«"ouTtou":* a'i "'T; •" ■""'■" P<-2.nie"ne"^.° *1 'qP'e ^'„'; 

««riw <"','! •'!'«.""«lli«<'>"» parfaitement .aini? Rien ne 
«ra,t plu. faux, plu. .nju.te. Il ne .aurait y avoir, à me. yeu^ 
de diMa»..on ,ur l'état mental de Hiel. Le printemp. derX et au 
oommM«»ment de l'été, lor«,ue arrivèrent le. pret^èrTnouAneï 
aS-rdkit'éuJT'? ''"" '" N-d-p"e't, lor.qS'on l'entendit dirt 
dSJiinL P '.^"L""'""''"" '^'"" '" I^^d-Oueet, qu'il allait 
dépowr le Pape et créer un pape «né, in, ceux qui ne le eon- 
namaient p» purent le prendre pour un impi-teur. mai. «ox^i 
le connaiMaient comprirent tout de >uite ce qu'il v avait che. lui 
Dan. I. province de Québec il n'y eut pa. u'n morne" de d" te i 
ce «ijet. Il n y avait peut-être pa> dan. toute la province un wul 
^mme qui ne ,ût qu'il avait déjà été pln.ieur. foi, intem7i 
Beauport, la population de Québec n'eut donc qu'une pen,fc."e.t 
que le pauvre malheureux venait de retomber dan. un de. ac^. 
auxquel. Il était .ujet. Quand «,, avocat, furent choi.i. e" qu^ 

r^ltî^T "' "^^V' TP"f "' '• )""•<*. »"' ï« Pl»« «im- 
^ ni. i-. ' ,M "■"»'«"' 1" «n* «tow a faire: plaider folie 

Un dit qu 11 a eu un procès équitable. .Te le nie formellement 
,niM. '?''™'*"" P" ™y 'f argument, qui ont été invoqué, à ce 

K;,L7"°°'*°m""^*^''«°»'"" ""« '«"'« particularité à 
latten^on de me^llèRue.. Cet homme a demandé un délai d'un 
moi. pour wn procê.; il , obten- huit jour.. Etait<!e 1» de la 



U! Ili 



[:| 



"" DMOOVM 

Joitle.» Euit-w lie II j„,ii«, britâimiquef Eltit^f doniwr t»ir 
pou, » àihm», il lui f.l|.ii un d«I.i .l'un ^j., ^„„ ^^^ 

Qudht «nud.. r»»» pub hqu« «igrniien» donc I. r«j.rt d'une 
dwi.nU« d« Mtt. Dttun f C'mi «.pend. .1 ce qu« l'on ■ f.it. El 

: u K^!*".' '".' *> '"'•"''"» '»'«<•"" <•• Rie", «ttMt.nt qu'il 
âT.» bMoin de pluiieun «moini, entre lutre. de Otbriel Dumont, 
de Uicbel I)um.. et d tuire.. J-.dmet. qu'il ét.it m«< difflriW 
d Mtigner Uebriel Dumont et Michel Dumi», toui deux oontu- 
m«!M;m.i. il r.nt M rappeler qu'il propoeâit une «Itematir». 
VOICI ee qn il demudait nou) lerment: 

eoûr^^'lr* '"' '''" 1" l»""™''"»'" "*'' '■f*' o" "»«'• honorible 
cour ne me foumnw le. moyen, d'emcner e« t«moinii devant cette 
oour, il eet euantul 1 m, défcnw que le. diver. papier., «criu et 

-2^iT?i?"!' " °"' ^* f''"*' *»"•'"' > "»• «ui. rendu tu ><■ 
n«r«I Middleton, et qui m'ont M pri. par lui et un c/floier. dau 
ma maij»n plu. tard, uient mi. entre le main, de me. arocata, 
POTu^qu II. le. examinent et le* «tudient artnt que je lubiiw mon 

Voua Tojea de quelle manière injojte on a tnité l'amnaé 
en cette ooca.ion. Il demandait de deux choeea l'une. Il dÏMit: 
FonmiMeï-moi certain, témoin», Gabriel Dumont et Michel 
IJuma. et autn. ; ou bien, li rou. ne pouvea ou ne Toulei pa. 
laire cela, nmdez » me. avocat, le. papier, qui m'ont M enlevé, 
â Jatoche. Y eut-il jamai. requête plu. raisonnable ou plu. mo- 
dérfo préwntée devant une cour de jurtice? Cet homme di.ait 
.implement: Je n'insirterai pa. abwlument .nr ce. témoin. e.Mn- 
tieli ï ma cauM, .■ vou. ne pouve. pa. le. amener ici, mai. au 
moins 11 y a une chou que vou. pouvt. faire pour moi: c'est de 
me dramer communication de. papier, qui m'ont ét« enlevés à 
RÎ^%'Tr^?t"'°*" «« P«Pj«».n'<«>t-il. pa. été produits» 
A™^ 1 "H- • • • • A"»" donc ! ce. papier, ont été demandé, 
durant la préwnte .ewion, et le gouvernement a .pontanément 
oonMinti a leur publication sani la moindre objection. Où pouvait 
donc être, alor», cette raiwn d'Etat? n «et vrai que ce. papier. 




or.li„,i«, p„ exemple, Ô'Xul U «;.«rj! ''"' "î "** "*'- 

qu'on « TU ,n cette ocMiion A„n\. i! ^ •. " ««•'"•''""''•ir» 
prit de bon nombreTe B^rti..nr '"**•• '' ' "''• ''•"' ''•► 

rtoioi, que plek." «.ttt« iZll" T"".'"'"»"'» «"o ««M. «m- 

dr«l«' «no com^rj^ rwrdrf.i« ,^""•""«'7'" l»"' 
mer, afin de l'aMurer t'il ti,i,^^i' i '"""'n «in priion- 
tiM m M Drtiedifc 1 1 .•."''•?'"">» ""n- Cette péti- 

«Ile. de. Met .?iU di^rt te"'"'"?;," "•" "•"* ^^ 

Euit^, bien une commi^on » Je ne II?. «"»"!'«<>" 

f«..i., Qnclle,i„.truction.™.iem«tSd™„r '" .^'"•* "* l"» 
gno«>n.. M.i. ce que nou, n'Z oW ^"ÏIT'. "' '^u'"'"' ""'" 

«Uient i I^n. et fI?..iJ» 1^ °°' 1"" ""Wecin, de l'Ert 
1. «ntencef Je di. p««,mpto";^"e„fqltn * """"""••'"» -^ 
P<mrf.irel-e«me„TRier^„''-?tihn"^r°'"""'^ * '«'^" 
public, «fin de pormeUre ï^ Ln~™ ". 5°"?.'* '"' '«" «i» 

où cette oommiMion ï^ ti^R^ ^"""^ ^,"'"' ""»»«•" "«me 
_ .__ «t ^ fe..«r V.i.de f.u.ient ,ubir un „.men VËiel 



m. 




!•/' 



ïf 



IMMOVM 

--.1. «OH d. KUI. ^''rrùrVÏ'l.'^* i"*"""^ 
■««■•. ptttt^ti, plu, ,«• tout I. ml * ^'*" ''"' *~''»^ 

public ^ "^ "' • " ""'•" •'»?''»«•» «rw,!,,, ,r.Jp,, jj 

d'OtUw.pour W .mi»lû„„,'" '"'"'^ <!• JVnor.bl, minltt™ 

la Milk» I **'" *>" '' *"'»»« «u niimttr. d* 

Hon cher Caioic, 

i «itto déeiiioB. '^'° •*" *> ne pM participer 

Prf^nce comme membre du co»«il T'il LT 2!1!1!',~ ?*" 

«it ce qui lui .pp,rtient T»! „"'! 2L L" ""IT^ J"'" •>"'" 
ci.ion finale »yTid^Lt^J^! \^ ^'^*'* «^ 0"«»«. la d«. 
garde toute Tpirt de ^,î! •?•'■" « "«•, ««"««ue,. Qu'il 

ou qu'il .u p'ieiL. p.rt*rho' irg':.- .'nirr'td '" "'*"'•• 

bilité dan* la comédie qui a ét« ioi.I, n.. ? ^Z ' ''* '*•?<«'«■ 

Car .„Hn, jele demanrà^^utCm'e JnT'^lri":^''' ""5"^ 
»ou. ceux ,ui .i*«en. ,„r le. banqueT,:.7.Vp^,';:^,T^l»^ 



»■ W» WILTUD LAUBIW 
I loiu k. *" 

I- ".riîoKVwi™."p'*" 1"'"" •"" w. 

fc'r *"""'" •'*^-° «..K'prt'.T ■"" "^« "'^ 

"it null,m*nt b«oi„ d'un, roi" ; '■'*"'' *'^« '»" O" n^ il Sv 
* «lir. rhi..oi« du pris M T, '*'",'*''• " l-U. H.,f 
^.ne„ou.u«f.i,,ulV"* î,)^"'»"- Nou. ""« dA»™."?, 

.Wit ? '■*? •"■ '°° "«««U WillUm r"? T*»»'" «t 

Xr::l'c„^'-x£.rSreot^f ^-^-.- 

P*" ^"PP* Im honorable, m».;..,,, j i ' ™"''«''on n'.-ulU 

B»-C.n.dm <"" '• «roy.L co„'!°!i 'P"!"^ '« P«uple du 
•.'«'« m«me pour Loui, H.v? "I"* '• J^ioTn'. dm 

«tfe ju,ti«, .„, „^™' ^' •"«". «on proc»,. et je doi, rZ„ 
r ^«it leur devoir. vLt ^J^T'^T <*'"" ««n .ff.i« l^.ju 
»>•" et '«onim.ndArem iwl^:^' •'"'"i'-nt '« Wier'pri:;'' 
.r 'r '« 28 juillet derni^ T^r, ; ^^ P"f" <»<« -fi^cC 
' =" «rmoi le pnei.: -^"'rçase^ 



ti I 



"~ DMOOUU 

li« ^. P'V"™^",.** •**•* ^'"<rfr Prii Part à !• Hetnu TtU^. 

^^ d. ce crime; .1. i, ^,° qu."«,n'' v.)^»; MrM:ÏX' 

deT^ .t u preuve oaftt';:r!:„u:"rc:^i^j«,»i?.^^ 

où je considère qu^t tr^ rrpCbLr Autoh^TiUrS 

•^T^'i™ •«'?'"'" JMtice à lui-même. '""«on 

W. Votre opinion eat donc, dans une mesure tnU 1.»» „, >•, 

ne pourrait pas contrôler ses actinn.» „ ï" ^.'"8^> «"J 

cri'™ j -^ l'îfi ■*" î-^**,,"""™» P» l'engager à commettre un 
oT^s il^ne'pKr.ienr *- ^^ "«' i« -^' .- 

1. condition où t ^ ^n^uM ie ne^T^' «ï^ ■""«» <»"" 
Bahia. T. «1,,. i«_> ""J"ff" ;""> je ne 1 en tiendrais pas respon- 
Hiel n,'. ^i? .M^" excitation produit sur lui un nandX 



tW: •!'S;"SS7^5.J^ W»ll. i tout homm. ùnp.,. 

"■le, d'où on lui peCt ^ii te d- T'^ "' *'"«"'« <i"" ^ 
monte ,ur l'fchaf.nd AniZï'?, • î 'û*"'^"' «»°<>'» que BW 
tem. Comment voulez^r/ono ' il^^ "' •"'"^> «^^ "' ° 
<»ncln„on que celle^i : on „', Zî^Jdl'»"?^* ? '"" ««tre 
•lire de justice qu'à l'aufri.1 t!>- "■ ■**°™e * I un Is ^j&ne me- 

tonjouB le fruit des mairiJ.^ £.^^^ '." P'*Jugé» ne >on» p» 
<* d» plu, noblealentr^r fe nT'i.*'* "?"' "ï«*>qurfo^^ IW 
preadon d'un légitime or^i J«onid^"5^ °'"°°" »*"' «'« l'«- 
Bas-Oanada vit qu'un dM nri^l- .•*"'"' ^""«J '« Peuple du 
inanière, ei que l°autrë éUitS^-«x *'*'' "«''« d'uue ce?^in° 
ti&Me de rlentir «tte^lfi^f:^!™^?"»' "'«tait-Il ^^C 

Noua aviona toujour, iS i^^T" '^ ' '. «««"'w » ^ 
vaux Public, eût parlé Ct™ ^^o?, ^ "„''"' K™»it« de. Tra- 
"'~n de l'erfoutiou de â^ï* ZIT^ *'?'* *** '« ^«"'•W* 
l'honorable monaienr a parlé et Z. ~'"'"'«<»" maintenant: 
d». -ca parole.. Le ^u™"" H^' P» «™ clairement 
«fnt pour w diMulper. Mai^Z ,. f-ri' /«"tant lancé un 
plu.; elle n'a iamain;ri.« "u™"; d^ '1 '*'' *** .^"^ "'»'»«^ 
née. pour jnrtifier l'exécution ni,. -r,™,"* S"' ^ ""t don- 
uta^té de cette p„blicati^'"^a «eétl^^^'T,^* '^»'« 
bureau de. imprewion, officielles^a !hln J1 '"1* *°°™'' »" 
fiance chancelante de quelque, parti»^^ ''* "^'™*' '• <=»«^ 
jourd'hui, par exemple nZ, t P"* '"" du gonvemement An- 

l'ex&utio;reH"rrvo°cUeC;:iT" î l"*»"» "i»n de 
de. Travaux Public : * •""* °""' ' » donnée le mini,tre 

r}^ttZt:^^:ZZ^l^^r.ism^^ avait, quin. 

on lui permit rs^e^^^t^'X?!?"' *^ f^j;*" <*«'™^: 
fct pj. même amené dl^^fTSaT^L* ^ «Î^-^'J " ue 
** y «tre puni ou ab«,«, p„ur la m^ï £^1^*7 '*"^^' 




283 



Dnconsa 



«1« Tr«.ux Public nnïnt« Z''°'^ *^°'"*- ^ "^'^ 

qu. cet «oto .7.it «« oonJiï p., r^f"" "° <»• «'"» <«• dire 
^ Ce n'éUit pu U ], vr^„ ,^.1L «?'"'«™"n«nt d> facto. 
«t«t.l,„ gouvernait Â/JSTon ^ «""^""■ement de Ri,, 




tonjoun penij que 'cette mort .if?',^* ^i*" ^*''"«' que j',i 
dont un p,y, ^? j J^, j^" ' fîfj» P "> douloureu» tri^M?, 
I<»que . il n'y , ^„ d'ï^^^^^' " "' "f.'Je ce. «te. Vu' 
«wnnâiMons mùntenui^TZà^ ' "'^'* ' "<™«« que iou. 
•<»»<« «Wt un inZS r*"^-<*":« «"« l'homme qui en ft.^î 

dW.ur.it p'u"^«tl^"enZre!;r'""'^^^^^ 
l'eu importe que l'exÉP.itmrTj ô -" '^*'- 

»»t * /a'So ou' noir1u,"'LtS^' l^r i'1' ''''"' 8°°-»™- 

f^/VV"' "l"'*»»^ que cel" fu'f» m2* "^ '?' «""«"«ment 
eution eût «t« responsible de ^ I^.. ' " .' *"'«"'" «^^ !'«««• 
««çnt eur le, b«S du Tr^Zt^^°ï?'' ]*" """"•»« l" 
de Soott Mr.it une t«he îu^.TlT^"''^' ''•' '«»". 1« mort 
tjon du duc d'EngU^^t^L^u^W 1.^1?'^^ comme' IW 
«)mme 1. mort de louie XVI est u^'?!!'^*"'»^' ^« I^»PoI«on, 
Convention, comme 1. mtrt L îw.^ nt?'™ ^' '""«''» <>« 1« 
Ihistoire du gouvernement .^C ™m^.*'' "^ ^^^o «J"" 
Stnart est une t«clie sur I« l,^- \ ^"^* '' ™ort de Mwie 
«ufin, I. mort de RieTjra urX m^"\f'^'«»^''»^™ 
tonte du gouvernement actueT ""««f'S'We et l'étemelle 

Bernent est re.« au^^oir jSàU 'fiT^ V.V"' '" «°»^«^ 
>I u'. j«n,i, rien f.i7 pour CtL ' tt^^"' <^P«"<'«« 

''"spfcrfi en «ocuMition. 



Je 



Tern«nene .r.i, ^roinJ"'"''' "'«'"" donc ? P*^*""**» P-»» 



«««M public. nJ^^fP""'^'^ le l«n««8 dû ™- • 
•entùnent. d'une nartf j ^''"" ^"''1 Parlée j "unutre des 

e-t l'une de» pC^JS' ' ^'^''^ l'Or.tetir K?" •*»<!"»- 

»oi» de jwWer, « luh,r-'^""'« d^^a ° .^e/f J°« * fait 
-ort de Rie,. ' «» '- '-' a p.rf« je cet .2^7*: «- 
^ ministre dea Tr« -a 

Il - donc .„. t Tei:&:-:r4» S - Ku^: 

P««« P«o le chapeau cher me. ^^"If" '' "'*'»dre. 

" Ponr --.cueillir de» 




SS4 



DIWOVU 



MMMriptioiu afla de inym lei d«pauM oocuiau>«M pu U d«- 
lente de I taoïué. Je l'ai fiit brtTement, mu espoir de ifaem- 
penie. (ApplaodiMementi.) 

" A im certain point de rv. l'ituurreotion de 1870 panimUt 
Mouiâbl*. Dee honmei plus àert» que moi dtni U politique ont 
«é jmqn i dire que cette rébelUon éuit juitiflable. Elle trait 
pour but de maintenir des droite nationaux, que la temon du 
territoire par un pouvoir inpérieur mettait en danger. Je dé- 
fendu mon client, et au cour» de la défenw j'eue la preure la plut 
évidente que l'exécution du malheureux Scott était le meurtre le 
plua atroce qui eût j jnai» été commis. Cet horrible meurtre avait 
«é commis sans la participation et tans l'approbation de Lépine; 
c éUit un acte de vengeance égoitte de la part dicUteur du Nord- 
Ouest, Louis Riel ','. 

Tellet loot les parolet prononoétt car l'honorable député en 
cette occasion. O'eet ainsi qu'il apprécie l«t faito dix ann api«t 
qn il est revenu du Nord-Ouest Ce qu'il a appris alors lui per- 
met de dire maintenant que l'exécution de Scott est le meurtre le 
plus atroce qui eût jamais été commis. Cependant, i peine quel- 
ques temainet aprit ton retour de Winnipeg, où il a défendu 
"P"». l^onorable député présenta dans l'Assemblée Législative 
do Québec, une résolution où il parle dans les terme» "îvtnts de 
1 acte qu'il appelle maintenant un meurtre atroce: 

" Les troubles dans l'établissement de Is Hivière-Houge, main- 
tenant la province de Manitoba, m 1869-70, ont pris une telle 
tournure qu'ils ont dégénéré en un soulèvement considérable. Lei 
diefs du mouvement ont constitué un gouvernement, et l'un des 
actes commis sous l'autorité mu.pée de ce gouvernement a été, 
nous le déplorons, l'exécution d'un sujet do Sa Majesté Ce- 
pendant, s'inclinant devant le verdict rendu contre l'un des fau- 
teurs du mouvement, le public, dans U lointaine province du Ma- 
nitoba, aussi bien que dani les autre» province» du Dominion et 
même en Angleterre, est fortement convaincu que ce déplorable 
acte de violence est si étroitement lié aux événements politiques 
de cette malheureuse époque, qu"' e»t impossible de l'asaiinileT à 

nu cas de meurtre oïdinaire Afin d'exercer la clémence, pour 

réaliser les idées de conciliation, He paix et de tranquillité qui sont 
le but auquel doit tendre la Confédération ; en outre, pour suppri- 



W" vg^, 



fî:'*«w.; 



Dl ni WILTKID LADBUB )|5 

meurtre^', et ceU »i.. de «uvVr " vt ?'„'"î °" ""«"•i"» d« 

tre «trooe afin de fuire«,rH~ 1. • i ** """^ <»''™« ™ meor- 
U mort de Seou . isï?^ ' T * "" '"'" ^«"^ » 

politique.. Elle f m Tm^","'"^'"" P°"' ^*' <»''»id«r.tion. 

a 1. droite de l'OiZtT^L n. „> " '"? '•*««°t «"jourd'hw 

de l'.ocorder; U. nWientTi^.i T' J*"'" «" "o • ••«• 

» i leur paroi etTdJnT *" '" "T*«» *> ^"" ""^ 
-..aient pro»?."'î^l^4^^«"'P«Me. «qu'a, ,,„ 

Q^d^ma^'^t^t tZu.'l?"*' 'V"-*- r *' -" --; 
Placé entre lea raul difa, wT"' "~?P''' *• P"»»»"' 
ment nW ri» C et il S. ToutTirlr"*' '" '?'r""^ 
tel point d'intendté qu'elle St le^y itnTn» ""''" ,T 
gonvemement n'oa» pa» faire fiuTe ^"^ *"''"*' '* 

deSCra^K'^^^tTr'^u"^ J'"'"?^^* ""'• '" "^"^ 
-^-onner^r^'Z^a-^rplnNCClr^^^^^^^^ 



Diaoouu 

mentf J, «petto ^Tk «SÎÏÏLIITV "^"^*' "■«"'"«^ 

wlfenn, demuHliremZe ,i Z. ^ T "î ■^'"'•"onWlle et 
dV • contribué à f.ire d" U «tW *"^'?".'n» ««te fiçon 

Kiel: ""*' ««nadiennes, écrirait oeoi i Loui. 

" Mmidienr Biel, 

vemement canadien P" " K»"" 

Frxb. Middlito». 



J 



hii^UbM : " "' "°""» que le K*ii«»l Middlcton 

le. ordre, du mlTZILlT r°\"'" '^'^"""^ » «*e»1. •»" 
«nidi, doux «cS^fc^" ï»"" •«• •»!•■ D.n. l'iprt" 

tombèrent .ur Kiel, XLndtlf ^.^ '*"" «•"••"do.. 

i<«q<i'» 0. q<u> «n âftiA iryS ■' P'"""^"»" de le protéger 
rmverwment o.n.dien » '^™' " «"-WérMion p., 1, 

f/d'rTdeCtdVq'ufre^tîite"' «■<"?•"' -d" .ur U 
S'jJ en-t .iMi^je de^'^t^^n'-"^»*"' Middieto»» 
«Me, M le gouveriement^MdL ?,.•.""'• J"'*» <" •'""o- 
«Muito on h<Lne qui .^[^^Za '■ ^''-''^^We d'exécuter 
du g«n«r.I. Il ^ ^eut q^~^t ^Z""""" '^' ''"'^'""i»" 
Riel n'ait pas pu inyoauer ,»I. -w^ *" ""' ««"«•tement léml 

Pngner à tont «.prit jnrte et honô«bl„T f?" "Pjn.on, il doit ré- 
komine qui „ con.titue votre pSnier T T''"!' *" «ibet ,u, 
d'&nter une nouvelle effusiS^de ZT ' ^'"™ ''™»'"'*' •«" 
4"i'-tlL\ftl^^¥- ^^^ -. dou. dict^ p., „ 
politique. Le r.pport^ulMr.Unrt.T "" T «"'«"ment 
•ppwnd que l'une de m. id&Tfi'e. ftif» i '*"" * ^•'«''"' "»■" 
•? consoit «iaément Tmt que Efel ,ui. "•"'"" **« «'«'■ Cela 
ton ne pouvait pa, «tre cUidérfL iît ? '»"P.«<Ç°e, la rébel- 
Diaer de. buxde. de gvertV^ Ju.î'^'^ '' P*»"""'' "«ore orga- 
de l'usent pour .uSeT», de™- "'' '""?'™ ^''"" <"« "">» et 
««néral dit dan, .oTra^j^rt? " ^""«'' '"'' '«I"*"!» Ae 

pi^e''ï;r^j;'£,v°p„--;^',i^r !• •'•'~"°" -''■ !•-«« ^^ 

dan. le voisinage, ^quiTe dlfj^?' ^^ «^ »"» <>»« RiTêtait 
ou QuardapuiTd'e qul^u« S *,r'Z™'.V'''««» Short 
pour la nuit ". "* ^ " """es pJn. proche et d'y bivouaquer 



I iMii I 



DnOODM 



"*»» »n g<n<nl Orut at «T-LÎ^»^' ' '!,«°"><1« »«>• «n- 



G<n«rt], 



Ptl«ii de Jurtiw d'Appamittoi, Virgini., 
• irril 186S. 



•ohiugB et ohaque oommtnduit Ja i^Lrit^r I. j H" " J •« •« 



Au général Leb. 



XT. a Obast. 



qu' 



P"-»-" qui cn.L, ,'Jl?ir"iiï» :r '^'^ '^^t^ 

Eut^Uni., Andrew l^n^^Jî T""" P**'"»"" *• 
nn pnioii tna«n<ral !.«.!/?' "^ °T°^ *'*"' "">•««• pour f«in 

Qu'iU «.p«««r,^.'7„'"gP^^. pour «tt, ,^«, ,^, t„^ 



•ont» tonto tnwtation et nLST n T ^"' P"^» 1« pro«W 
trrteiuit l'opinion diZiSiS^?'" '•V»»»' '• P»<«i«fcnrS! 

« ildridge — V "• ""^ «• " c«pitul«tion. 
qa'il. Tiolnaient oeHe pw^lir "^^ •*"" "» P"""^ q«e !««•• 

fc«ûnD.Tf - ^^^'«"■«■''•w q». oeU .'nTdiqudt à Jef. 

p.u*î;^î;p7,.^:5t»s:'drji"'*"'" "" -- p-'- 

•■il eût «.ppo.é qû^p^Têtr^r-.'IS*» •» «"d" les .mV 
b-ehiKH. et ftre ^,3S " ''° '' ''®' "'"' "» P'ocê. pou.: 




SM 



DMOOtri 



Bbhmm «t plaiimin inltwl pour mrwUr éb piMdMit tatri- 

2riUl.i ?" ^*", '"t,'''? *""" ■""»"*•• A»'*'^ J<*««« •» 
*i . "f"!'' •• »*"'••>'• '«W"n« J'Eu^ le rrii tutriol* n'était 
P«»oriui qni pludtil la o1«iimiu« » 

On Toit la téi<]M anjonrdliui. Vingt au à mIa. ■. «.t 
jamaii auparairant, ploi intimemMit m«m. ou'cIIm ne l'arakM 

ttirStrï'r* rt'" »»" >'inV.d.ïL vSs 

la Mpcta, m n„t pai «n répandant 1» «uff qu'on fera d« la nât» 
«nçu»..ion nni^ mai. uniqucm™t en « mon" rant ^ému* ZZ 
rtoordiaux pour tonlaa 1m oUaum politiquct UW««««rt 
dit ,a'il Tondrait fair, un .»mpl,.'^Vo?r.« V^Jt^l^^^U 
àmm paragraph. da ion apoloi^, fcri».: ' '' 

«IfL.T*^î " ''*'*^'* "' '• <•"»"<'• V» l'on a faita da 

ajrpi: ~rd.'t.'^.r;i-«'?»iTûir^^^ 
qni j «nt déjà ^SZk<::^LZnt'^:^iJ^:^ 

•é. dan, I. eu d'un lonléTement da. 8auTΫ, l'.Cî ^*" 
«igréa, de 1. moindr. défaillit Z^^L^fr. F '«J,"?; 

are oomm... „„, encourir l'extrême ripieur de la loi ,C W 
mvn .ndmdu qni «»,it ,njet 4 de. illuiiona ou qni pourrait fd« 
eroire anz autre, qu'il y eat anjet ". ^ Pourrait faira 

vttiJ ri' '* «""™"'T*"* ' '«'"'«inou tou. ceux dont a parla. 
Mfti., Indiemi, colon, de race blanche, de la force de .on br« iî 
« toute.pui«.nce à châtier. Plût au ciel qur.e7ûrdot^'.t 



'*'.,» 



4'hoauBM qnl,Tii»JS«!;.T i "*? » l'obumir p.r l« Jœrr,. 

««• M Mtoront pu MM SZT^: • r""^ ' >••''" ««ri- 
"»• d» «Ml* jnrtW l',nrZ V.^. Tl '•**" "" '•"" P«y. l'.»- 

And wtli Â^* '"' "' ">« •'-"• «« Wnd • 






hM. ""j" '" ■>''• pin» 



'l dlf" 




su 



DUOOOM 



«L «^ t?S»^ «"rtloln. TMI ITolr OM NMtaaUllw * 



-É- 




1« P«.ml.« choc, ^ w^ n ' • •"PP""*'*»' w»! 
I»«i» n'allait du mZ™» . '*'*^«» colonial de lEtn 

P«l d«. bo«l. de 1. T^X • l"A«t\!^u r" "'' ''''"™'' 
iMde offrirent à 1. métrô^u A Auttwlle, la NouvelIP-Z* 

»*ine cri». reiteTLcf.*^' PonTalMl, dan. une p.. 

de poud^, ; '„*f cS:f i.r« î " '"" ""• * -»• '«'-^ 

£:r;rtr.x?.u'rr«-:^s^^^^ 
afaa^x^rirsxr^^^^^^ 








au 



C'SOOUU 



•am la tanctlon du Partement, M. Boaraïaa attaqua Tlre- 
vemeat la politique du gouvernement à la lenion de 1900, 
et finit «ou diicoura en demandant aux Commanei de don- 
ner leur sanction à la déclaration que l'on va lii« : 

Que cette Chgmbre iiuiste sur le principe de 1* êouveraineté et 
de l'indépendance du parhment comme étant la bâte des institu- 
tion» britanniques et la sauvegarde des libertés civiles et poli- 
tiques do» citoyen» britanniques, et refuse, en conséquence, de con- 
sidérer l'action du gouvernement au sujet de la guerre de l'Afrique 
du Sud comme un précédent qui doive engager ce paya dans tout« 
notion à venir. 

Que cette Chambre déclare, de plus, qu'elle s'oppose i tout 
changement dans le» relations entre le Canada et la Orande-Bie- 
tagne à moins que tel changement ne soit décrété par la volonti 
souveraine du parlement et sanctionné par le peuple du Canada. 

fiir Wilfrid Laurier prononça, à cette occasion, le dis- 
cours suivant : 

(Tbaduotion) 

J'ai écouté avec une profonde attention chacune d«s pa- 
roles de mon honorable ami. Je l'ai écouté avec une atten- 
tion d'autant plus profonde que je connais l'honorable dé- 
puté, pour ainsi dire, depuis son enfance. J'admire ses bril- 
lantes qualités ; j'ai pour lui une amitié vive, et c'est pour 
cela que je regrette profondément l'attitude qu'il a prise. 
Mon honorable ami est jeune et enthousiaste, il est à cet 
âge heureux où les théories brillantes et chevaleresques ont 
plus d'importance que les réalités et les choses pratiques. 
Mon honorable ami déclare qu'il vent revendiquer les pri- 
vilèges et les droits constitutionnels qui appartiennent à ce 
parlement et que, d'après lui, le gouvernement actuel a mé- 
connus, quand il a décidé qu'il était de son devoir d'envoyer 
un contingent militaire en Afrique. 

Me permettra-t-ii de lui dire qu'il eût pu mieux atteindre 
son but, en soumettant sa proposition lors de la discussion 
sur l'adresse en réponse au discours du Trône, on quand 
l'honorable ministre des Finances (M. Fielding) demanda 
au parlement de ratifier ce que nous avons fait. 

Nous aurions pu alors discuter la proposition d'une ma- 



DB 8IB WILFBID LAUBIBB 345 

nlère pratique et utile; noui aurions pu l'amender la rele. 
il »" ' "^"PJ"- Au lieu de cela, 11 nou« arrlvlaul^i™ 
avec une déclaration dont le. te^me. peuvent être t,^aca 
démlquf., mai» que nou» ne pouvon. paa modifier et an; 
teer^o^^-ti^e: •" ^'""°'"^' " -"'■ 'au'Xtlr^": 

mïï^n'Î^I^-Wrd.e'x^Vîer^pS^^^^ 
eu entre noua deux sur cette question. ™PP°"' qu 11 y a 

♦Ji 1?*^'*^ 'iiy °'**»'* P" * «on »'ège quand la déclara- 
tion de .ympathiea en faveur de» Uitlandti^s du Sud afri- 
cain, leSl juillet ou te 1er ùt, je croi^ a été pXnt^ à la 
demi^ KUlon, et que s . avait été pt^n? H ^l^raû 
opposé à l'adopUon de cette résolnti.M. Il a également în 

avCTtl que si te gouvernement s'engageait dans aucune 
dépense pour de. fin. militaires, il combattrait cette 3i 

«net;-. tr^''°°°''"'' ■"'' ""^ I^™«ttra peut-être de rt^re 
que j'ai toujours respecté ses convictions, S que sans mr. 

mf™«™ ÎIS'"*^".*- ^''* *~P ** '«"P"^ J« dirSlmémë d'ad 
^^^i ^"^ l",*' P°" "* P«» •»» accorder toute la liberté 
qu'il réclame Plu» d'une (ois il m'a averti qu'il g^ p^po 

^Lt^J^'^^^^ '" P""""'"' ^" Konvememen^sr œ 
point, afin d'affirmer ses convictions. 

811 veut me permettre d'aller un peu plus loin dans la 
J.Stm?nt"S " «dmettraque j'ai d^la^ qull étfit par 
faitement libre de soumettre une proposition tendant à 

«?»n'"?H!'/lf ""^""•"""""t '''''"' cette affaire" maUjê W 
ai aussi déclaré que, pour accomplir ce qu'il croyait être son 
^'''•**'k } ^^^'^^ '» Pré^nter, soit so2s forSe d'am^d^ 
ment à l'adresse en réponse au discours du Sne soU ^1^ 
forme d'amendement aux résolutions proposa iarleTl 
nistre des Finances (M. Fielding) ^ 

» ^"^l?"""'?."^ pu alors offrir nous-mêmes un amendement 
à sa déclaration. Je n'ai rien à dire de» priLcipes énoncé» 
dax.» la proposition du député de Labelle ; je ne sn°» pas 
prêt, ce. ^ndart, à en accepter le texte entier, pas i.?.w 
que e suis prêt à admettre que le moment k été bien 

tlonl^fLL* P'^T*? "" !>"'«"•«"*• Mais, siîa proposi 
«on avait été soumise lors du débat sur l'adresse ou comme 



u» 



Dnoonu 






POM 1. majorité de cette cSmb~ ^^^ P'?' acceptable, 
preuioa ; moi nue form* «ni i^ »» permettre cette ex- 

metti*àIaChambrriadécl.~«on!..^.fP°î*.* P"**^ •»"• 
Il ne sera donc^M «ororii rit ?n? ZV"''"*'"* ««'8*^- 
accepter , a motto" b^on;!^.^!^ ''TJ* °* P"" 

•on. forme d'amendement an^otldM.nÏÏ&: P"^^*^*^ 
deux font quatre on 'il v . 2„ «nbrtdei^ qne deux et 
qn'll e.t dn der^r d'nn l^/cSXn^^h* *""'•/'«"»*. on 
mandement., pewonne n'v „T^l!° d'ob.erver le. dix com- 
côté. perwnne'^^^t tinn *'"'î '. "'""' "'»» «""*« 
proportion dan. 1« a^h^eVdTp^iJ^e'lJt™""'^"*' "^^ 

de l'appnjlr. Il préCd „„« "Tnl»^"*! » !"»« * propo. 
Tlrtuelleient violé Ulett5 mim« ^ f '""'°"«' »»'"' a^»"' 
mette..mol, M l'Oreten "de M*^, h * '* '*°''*'*''"°°- P"' 
partie de c4tte motton T' *** °°"™''" '" P'^"»'*'* 

rinï:„d^:t ï^^r !:ss: f * 's ^t^"-''* ^^ <>« 

britanniques et 1. TanvS Z"b^* •"•?"' ''"' i?»«tntion, 
citoyens britannique» T^nT^ „ ^'"'^^ «' politiques des 

l'mjîionduKourêSen .flwlr'^™'"?' <>« «>"»î-l«^« 
cain, conune%„ SI qurdoivîe^r? ^"^ ^ ^ud-afri- 
setion. à venir. ««"gager le pays pour toute 



DU 8IB WILFBID LAnWM 2„ 

«urcrolt de précanUon No^?î;,x,î''"" ««»"«on. ain«l par 
ce^te déclamion par?e que en d1n.?'/V *''""' "^ '"S'" 
mon honorable amL je malnMpn. ^f ? ' ''!■ " P'^««"tloii de 
Wolalt ni l'lndépendan« du Zlem.^nV'^'r''* *'"•'• <"■ °« 
coartltutlon britannique. ToS^i^^ « ."' '* ^'''"''P* "*« '« 
montrer que noua avon. riaLt i rayonnement pour dé- 
fait que 2ou. âvon, ?aU ù^ élZTT""' ''^^ "" '«' 
tenir ù cette fin ia «anctionn 3f «''argent avant d'ob- 
fait d'opinion avec lui Inr ^ S^ !""*?*• ^^ <*'«*'« tont à 

^lltlquS que nou?.-.vonaXp^°ta;^! „'"■''""•'"'• "»« 'a 
rée ne pa« créer nn préc^entltfit^t non» avon. décla- 
aonneUe. Je lui citerS^^ «i fiU "*.* '"^^ <='""'«*■>■ 
l'autorité par «celle^i en tlL mu^'"^.'"' ''."Pi"""" "« 
de dire qne cette :.aute autoritéV T^^^' ' * •"'* heureux 
nommé feu Alphenj T«M fl„îf '' °" ""^ canadien; J'ai 
«poaant la vŒt ^elrinrdZ^.'S** «*'«='>""« comme 
en Angleterre. Je renvo^emnn L"^ 'T,*"* •^""•"tutionnel 
de la dernière édlU^n de T^"^ AoZ,l^'"2' * '« ?*«« W 
cipe pKdementalre bien ,. .nn„ ,?. "f"''" ^""ncé le prin- 

qu'il y a il cela plûSe«^tion/eV.w" " "J"»** 
«g« .nlvant que je .ignaffl'mon tl^TZI' "^ 

qu'ils ne r^&enteT Se st «^^f** '^^'f' •'*P«^' Pl-» 
il ne serait p«a de «« nf pShfai / ^^'ï"* '^'' ''« «"Pê"*». 
de dépenser auouneZ^rinlZt.^'""'? *" «'"'^«"'«neni 
«ation préalable du p^om S ll*^ ■"<?' '""' ''«"fri- 
(»eorét.i« da bnre^au Z a„dftj„° ^ ?. d"^ "^^ ^- ^«^«W 
Ronvemement au«i compliqué aneî„„Af, -, "° 'y"*""' "î» 
oonrtanunent des cas, où i^devi^t d„7» ' .,'*« °« P'^**' 
de son pouvoir di^rftionnaiA Te ^"^7^ ^^' '"^*"/''^ """'' 
«■senoes législative.,, pour sW, „n^^ '■"d.ment de côté les 
■nent^nr se faire ~er, a^rè» Ttou'tTw ''"' ^^ ^"^^ 
ront été i.»ni;nrt5p<. ■ <^t ^ '^ ■ ^^ "'"*®' ™ circon«f)s,jo«. .„- 
- ^-q^-« , et ce ne «era^t p., un avantage, mais piu^ 



MS 



DigCOCM 



UM Mluuté pnbUque, .. 1« gonvernament «tait privé de ce pou- 

S,^'^- '^T'""- . ^'«'i^l»""'» «P^oi-le de 1. Chambre d« 
Communei du .ui« "que dan. <»rtaiii. ca. d'urgence, il devient 

S^tZnT îf^"" ''" iri'^'^/^^'^ noXori^. par le 
purement. Dan, ce. ca., l'exécutif eat tenu de prendre la i«q><»- 
•abilité de «nct.onner tout ce que demande l'ur^oe ; et il £^Mt 
J^ai» arrivé au parlement de refuaer enauite de voter le, orédiU 
néoeaaairea pour couvrir lea dépenaet. » 

T„I?"?*'\'?} ""«l"!»* et le principe généralement admia. 
Todd cite, à l'apptil de cette rèjrle, beaucoup de précédente 
mais je me contenterai d'en donr,- deux. Voici le premleïl 

Au commencement dea guerrea de la évolution franoaiae, M. 
l'Ut avanfa des .omme. énormea : 11,200,000 à l'empereur d'ÂUe- 
magne pour 'aider à défendre lea intérêts de l'EuVope, aan. U 
aanction préalable du parlement. Quand la Chambre dea Com- 
mune, eut oonnaïaaanco de cette affaire, on parla d'un vote de 
oenauM contre le ministre; maia «es partisans intervinrent, et la 
OJiambre adopta .m amendement déclarant que aa conduite ne de- 
Trait pas servir de précédent, maia que, vu l'urgence du cas et la 
gravité des circonstances, le ministre avait eu raison d'exercer le 
pouvoir duoréUonnaire que lui avait «(mféré un vote de crédit 
antérieur. 

^xîî°° honorable ami répondra pent-étre à cela qu'on avait 
déjà voté un crédit pour la guerre et qu'U était épuisé. Cela 
n'infirme en rien le principe. 

Je signalerai un antre ind?-nt snrvenn en 1867, et oui 
est encore cité par Todd : ^ 

I^^A ^JTT^I}^^''' '* Cbanoelier de l'Echiquier demanda un 
crédit de £46,721, pour l'achat de la collection de monnaies et de 
mMaiIIes uiciennes de Blacas, pour le musée anglais. L'automne 
pi^dent, les mmistres avaient pris la responsabilité de faire cet 
achat, pour assurer à l'Angleterre cette collection unique et pré- 
cieuse. : . , , cette circonstance, le crédit fut voté sans opposition. 

Je pourrais citer un autre précédent très remarquable. 
Le gouvernement Disraeli avait acheté toutes les actions du 



L-., 



':^' vi^^^'m^^â^jp^m^/mu 



DM •« WILPBID l^UaiM 349 

Chambre de.TaiSi';,' """ '"'»" ^" «tiflée'p^ u 

llbémnx de nom ^ulëménf • ^n^ ""l'- ^ "'^""t P«» de. 
table. priDciperd^ liMriS ' i n*^!"* * ««'"• '*« véri- 
avait Fox, et dn temp. d?ï)iZ«,,^,V **'°Pf «l* I''". » ? 
Bright. o;, ce. IlSx étaVen^l nf '''"" P"«»«one ot 
pouvait .anctionner de» S«. Çi?* "ï"* * P"'*"*-''' 
ment dan. le. ca. urgent. ^ P" '* S»»^""»- 

.nmfde^antXtTe^^rK".^!"*! '^ «"-^ernement a.- 
dnlte par la ChrmC vw,"'"'*^ *''' '"'^-^^ «««««• «a con- 
crolK que te piTem™t nô^ """°^ P" *°»*« '«'•»■' de 
mler.Joun.de'^t^BZîôn n?.? 'PP'"""*'»" ? De. le. pre- 
ce qui .'éVait pa.X nnî """" Tû^ •°'""'» ^ "on examen 
longue dlirn,,CretTe^rinc'!n» H '/"" "^ ""J"* <»'"»« 

lal«er gnider uniquement l?"ll yTZ f '''°'" P"" "°" 
nion publique a plu. d W^î^iî^ l ^^ journaux î L'opl- 
pa. •eulement*a%,^.e?n t*»",»/ '' ""^>t«. " n'y a 
conyerMtlon. part^î^it^" Non. ^?^ ^^ '" "•« "^ 'e» 
blfque ne non.WpiiTo.tHe *^'°"' •""* ''°P""°» P"' 

pa. de f;t avi.^"s rÏÏnion'^Dnb?."„l? '"'°. ' ^^ »« "«'• 

oho.e de contraire à •hTneuroSTll «?„?"?''*** ""^Xï''^ 

faire preuve de faib)eg.e one rt'v ^ °^ 'f'*""' <* **""^'t 

quelque cho«. de Jn.teTd'honoraMr^i*'.' !' *"^ '*='«"'« 
conformer. Ce Mralt 1» "f """'"We, il n'e«t pa. mal de g'v 

.Igne de MhLTVlT^^^.T^ ^nlvaudrait à un 

dan. quelle .ituation J t^St 1p T" '""*°"^'"^ «"»'. 

non. avion. refu«!d'éconteï"rvô*d.lî^1 anjon«l'hni, .1 

QueVe, VOIX : Eco.t. , ^iS.? ''"" ""'"""^ ^ 

-^/dSf ceTeTSdir/' """« '^'»- '^- 
M e je coMia«pais c mme un devoir im- 



380 



DIKIOUM 



Jiil 



I/honorable député Mt un de mp« ami* De«oniirti *♦ nn 

lîi,.J-.!. 1 ^. '■ *•* '* développement de l'union et de 
«oS^S?»'! *"?* '*■ «l'^'enf «St. de noCpopula 
o„nfl«« ■""• P^"^"' m'abandonner et me retlKur 

Mie ^nl m*™*°^"' ^ r^P"' "'honorable député de ïl 
^l:»r' "'* '''"'""'* P'*'"* ** entlè^'ju.tlc: i^r 

tanniqne, par conséquent dans nn toti Hh» S ♦„„♦ 



M WB WIWBID LAOKIBB |gj 

«curé ?e pi AMt'K l'on*"p:^ * ''Anglete^, „ .-..t 

«lïolU politique, et civil" '* '*'"" *** •"«"»«*. ««• 

J.^ro'itTr^^e^^ïttnden''"?''*' •'" «-«'«' 
lai enlever le pouvoir Mai. M k^' ' "''' '*""«»'t pour 

•e *rvir de cet^gument II^' ^fj^ ' •*"*" '* <^«"t <>« 
la population étrS^ .n i tj"ir*'"* """''* •°° P'^» * 

lation étranger, à veni'r î^r ^n VrlïtVJi.' '""'*" '* P^P"" 

-^mrrcru^frXpVr^'a".12^ 'f^l^ " -in 
Etat^Uni. et le Canada An Jm,^"^ Politique que le. 
Américain, ont ouvert leu^va^SX!"*"** "" "*"«' '*• 
«on. de la terre, en aVcordI Jt ?e dm^^ 1» *""**' '*• »*• 
«%ale à tout le monde idiu^^"ir"»y'^"'«tiMtIce 
m«me cho.e depui. 40 an. vJl *^*<'«' "<»"• 'aiwn. la 
l'immigration étran<rt«.^n„„ r'."^"" °»^«rt le pay. à 
nir .'établir au '^?^,' ^l '7"»»' >^ ^nge,^ / ve' 
aux loi. du pay., ij, dtvS.!! !! ^° "• * conforment 

Joni»entdetou.WroU;doS„&°' '*'" <^'««^« "* 
v«iriii . "'""'*"<"'•J<"^l«on.non^même•. 

1. ci^i^iiitC tuf^MT'Wti r"™"^ •'^ '*«'- "e 
»e« porte» à l'immierationpl?» *'"' ^''"''^ nation ouvre 
raie de reconnaît" a^xTmm'^a^"*,™'**'^"''"'?»»»'' ■"»- 
tiqne. et civil, qu^à .e' p™^ ^'iôrau^f'' '''°'*" P""" 

Mai., dan. le ca. aetnel il , . «i 
Pa. d'affirmer que le n^ilnf S- * *""* '=^'*- ^^ "« «^rain. 
l'élément étranger à alliée Ser^!"f " '"'-»«°'e «"vite 
mol, M. l'Orateur, de cHer m nt«? "^T"*'- P*™ette.. 
récemment par M Kiwl-nt ?f^^f "^ »" «^ Pnblié 
From WithiîT^'l^idSâne'cw"*'*'?^'^ = " "^"^ Tran.vaâî 

yer.alre décla,^ de. B^^^ «^r?! ".?."T ^^'^ P"' "■' «•»■ 
inmol» iSM nrvni J-- "^""j mai. u cite iIpii foU» «„i ^.,^. 

' M -*" «>«^™i>«- A la page 58. M. Pit".p^trick iit :"* 



^i- i 





SS9 



DtlOOVU 



tkher dej. procurer & l'M|«,t, dont iU w.ient Krind b^ 
•t pour obe«i.r «rtuioM modifiottioM i U oooTmtk». lU «m^ 
r««««. .uoe^ d. .. procura d« 1'.,^, ,„ HolÏÏId. pT?^ 

e»«-i«i d. ohamin. de for ; mai. !«. Mtgatt furent plut heu- 

d» tradre,, qm 6xt dei fromiin» «noore indéterminée. ; et dtn. 
An ZT '4.°.*^' P-î* ''""'r .«J» •• •«""••Inert do l'Angleterre. 

incident qu. fournit un. répon» à 1. prétention trop «.«vent M- 
^/M ùPlî*"'' ?",S° ° • J""»" *«°«'^* •'» CitUnder. d. 
d eui. MM. Kruger et Smit étaient deHendni i ITiJtd Alber- 
marle, et aprè. quelque. Mnnaine* de retard, ib eurent le déuuné- 
mmt de ne pouToir payer leur. frai, d'hatellerie. II. .'Wre* 

étoile br.n«.t d'un éclat particulier dui. le flmaiient de la 

««. «oriftn» de Lydenburu ! il «tait prêt à leur venir en aida, 
mai. à oertaine. condition.. En échange de w. bon. office., il de 
m«ada une garantie de bon vouloir d. proteetion et d'eMoura«e 
ment, pour !«• colon, «nglai. du Tranwaal. M. Kruger répondU 
au nom de la république, en publiant dan. le. joumauj de Lc«idrw 
une chaleureux invitation et de. pi«neMe. de pioteotion et de 
droit» égaux pour toua ceux qui voudraient aller ai TranavaJ. 
Cette invitation a été «.uvent citée dam ce. dernier, temps, comme 
un argument contre M. Kruger. 

Je n'ai Jamai» vn cela contredit nulle part ; et en pré- 
sence de cette invitation du plaident Krogel-, comment 
pent-on expliquer qu'il ait ei -.ute refusé ù ce» rena le droit 
de luffrage, pour en faire des ilotes politiques î 

Je n'entrerai pas dans les détails de la politique transTaa- 
ienne ; mais on me permettra de citer un simple fait que 

nJrî;''T ''''"• ',* f"'"*'" ''"°'^" «ïn "StatMmen Year 
Bock. La population du Transvaal est de 245,397, et le 
Î^T*S5,'' *^^ sur cette population est £4.480.218 on «24 - 
401,000 — 00 pi'éa de «100 par tête. Comparons cette taxe 



"on e.t .„^ , ^,^«; Sé'';^» de «W^r;S;'' "Vp"^ 
Bjande partie de cet ImwJt «t «..-T **' .**'*• *' '» P'n^ 

Cftte guerre e«t Jurte* rt comJî r„ P^'* ''* «nridèJe q». 
TJrement qne le cVntdVj^S^^L"^^'^'"' P"'»"'»''» <l<«.lSut 

'Wment dani ren)««nw an» lî^t^'"""' '» *""'°y«nt nn 
d&iawhe. Pwnnce qne le parlement ntifleivlt notre 

a.2L7.q''neW;t*5î| • *""""^ ""^ -«>-0* P'opo.itlon. 

d.S:n^î'a^t^.tr^^y"^^^^^^^ » tout 

»«.t t «notionn* p«1rS.rdnC.lT """'^ <•- P"l^ 
«tre ehanpie., elle, ne Jn^"fte !' '" ^"»<»» doiTent 

norr«r.',:i\"ru7a"ln'rchL'^^^^ 'f'-»* — 
et militaire Q»! exl^nrent^t <^„i^ ~'-«?»- /'vile. 
Je repon.» cette accnMtion^P^ î» «- 'Angleterre, 

anel ra!«nnn*-!P--' ïï, ._A5 '* "^ comprend, pa. sur 

--™ rapport. ; ma,, j/n'a. pari:.Vl^l;i„'^S!t~.S>;M.^^^^^ 



t 



DIOOOUM 




il b«M U ductrine que, m enrojant on régiment •■ 
Afrique, nona iiroiia cluing^ Ica rclationa politique* qui 
•siataiaiii entre tea deux pajra. 11 a été même ]aaqa^ dlrat 
on plutôt inainuer, qu'en agiaaant comme nona l'arona (ait, 
noua «Tona oMi a«x ordraa renna de Dowaiag atieet, «t 
que M. Chamberlain nona arait ton* la main. Il a anaal 
inalnné que, en adoptant la r<aolntton de l'an dernier, ex- 
primant noa «jrmpatblea |H>nr l«n Uitlandera, noua n'avona 
fait qu'oMlr à M. Obamberlain, et que cette rtfaolntlon avait 
été rédigée par l'agent de ce dernier. De fait, peraonne n'a 
ru cette réaolutlon, à l'exception, du chef de l'oppoaition, 
auquel J'en ai adieaaé une copie apria qu'elle eût été adop- 
tée par le conaeil. 

Mon honorable ami dit anaal que, dia le mota de Juillet 
dernier, loraque nona «Tona préaenté cette réaolntlon, M. 
Chamberlain ae préparait k la gncrre. 

Je demande A mon honorable ami comment il peut affir- 
mer une choae aemblable en préaenoe de faite ai connue T 
Oui, ce aéra à l'étemelle gloire de l'Angleterre qu'an lien 
de ae pr^|>uer * la gnerre durant l'été dernier, elle a'eat 
trouTée obligée de faire la lutte avant d'avoir fait aucun 
préparattf. Haie de aon côté, H. Kmger avait préparé cette 
guerre depuia dea annéea ; il achetait dea canona et dea mu- 
nition* de guerre ; il accumulait de* provlaione, il attirait 
an Tranivaal de* offlcier* habitué* aux tactique* militairea 
enropéennea et il exerçait aea compatriotea au maniement 
dea armée, aux manœnvrea militairea ; et quand il a'eat 
cm aufflaamment préparé à la lutte, il a lancé «on ultima- 
tum inaolent qui demandait à l'Angleterre d'abandonner 
ae* po**e*«ion* du Sud-africain. A ce moment l'Angleterre 
a'eat tronvée priae au dépourvu. Elle n'avait dana cett« 
partie dn monde que quelquea millier* de *oldata et c'eat 
pourquoi elle a dA lublr l'hainlllatton de défaite* *ucce«- 
aivea. Je le demande, en face de cet état de chose*, quel e»t 
l'homme *en*é qui prétendra que H. Chamberlain était pi^t 
& la guerre, depuia longtempa T 

Non, M. l'Orateur, ce n'eat paa rAni;Ieterr«, co n'eat pa» 
M. Chamberlain ou le bnrean colonial qui non* a forcé* 
& agir comme noua l'aTona fait. Je ne pui* comprendre ce 
qu'a Tonlu dire mon honorable ami quand il a dit que le 



DB nB wiLraiD laviubb fg^ 

■OBTmmMBt M dtvait pas «Dgacor l'âMsir d« ce pan 
gwuid, cominnt aTona-Dou engaRé l'artnlr de w pava T 
MoM^o». Ml .T.C tout. llDdép-tlaDce d« aot ^piîî'i; 
araTwain. Ot qa« noaa aroni accompli, noua l'avoua fait 
d. aotr. plein grt i ».|. ,, „e p«i, dfre'qaelle. îe^" le 
conadqoencea de m act»-^ je no puli prMIre re nne l'areDlr 

^f î?^ .' ''*°"' "P"""* '* '*»«ln>fnt qc. nona de 

peuple du Canada aéra retpectéc. 

Mon Lonorable ami me permettra de Ini M>D«ter la 
maxime qu'il a citie lul-mên^ aujourd'hui et quMl . tlr^ 
delad^p*che de lord Or^y à loru Elgln: "OnZ doit ^ 
SJΫf! A V^ S!.* '* »to°'*"><''neBt dea rolonlp. britaâ. 

^^iSTn*!* '•'«"?"" <>» P*«P"- " Ce langage dtait rral 

««î .r rf!l " "^ «^»<>«nt » ••1'* » mon honorable aS 
queal l'action dn gonremement aignlflatt qne le Oan^a 

toS^Un!^*.'"*"'' .'I' •'«^P""^ militaire, de l'empire^ 

teSS^Ll. « *"""*• ''* condition, entw l'Angleterre et 
le Canada, fil non. mmme. forcAi de prendre part à tont» 
IZf^^ "* '\0™ndP.Breta.-ne, j/part^%'^Z^ 
. SLm ^''•,'"°° '■"""'•''le «ml, r'e,t-à.dlrerqne «upp^rta" 

uranoe-Bretagne : 81 tour avn bomin de notre aide iiniJ. 

oeroir.. Mal. aujourd'hui, nous ne ponron. tenir ee lan- 
Mon honorable ami oublie un point eMentlel dan. «.*♦- 

«uerr.. Non. aWune lo/drm^iï;:| ^^^1"^^: :,l\ 



%J « 



MM do it#, ir la «•un..nt-ll. nNi«Ti< d.- di> dm r<liion.lVl k 

fa'mlSL dSi'î!: •">»• tout .|«pi^|;rfoBr;» tout»; IM 

iTu» a um doniHY leur tI<« pftnr l'honnenr d* Irar nan. 
pour le dnipean qa'iii cMriMent ■"'"' ** ""' V*^ 

jeniiM RM* qui TonWeut M>rvir leur •ouwsS.Zm «JJS 
«UW1» du Bnd..WcâlB. h, prirlIèR, qn'lirîfcr.mïï"n?lî! 

non. fait d* mal apr«« tout ; mon honorable ani peut II 
«SÏ^.^.TH".:!!*'' '■"■'•''"" P»'*»»' noua n^Vo^falt 
Jle J^n^HlT ^''*^*^ '•'* «* Joane. i^n, qui ont off^ leur 
Tie pour d^endre une ranie qn'll» croient iarr^eT M ro™ 
tenr. .Ml et une circonrtance où non. ne derriMia entendît 
«enne .olx dl«ord.„.e dan. cette ï^fX'Vt^tX': 

j/.'^. M?"?"" - ""* '" '"•~°" ^ """> honorable ami. 

!!,mT? j,^" 1' •PP«rtl«'nt A une famille de patriotes alnd 
qn'll le diwUt cette aprè«.mldl. i»"i««!., ainu 

Je Inl demande de w rappeler qne le. liberté dont il 
JonU aujourd'hui, Il le. dolï^Tn plnde paX à cette ," 

Et .'Il a de. Ilbert<^l^ ne con«.ntira.MI pa. d'autre part k 
aoceptor de. obllRatlon. et de. devoir. T Vent-ll qn^ CL 
crmce. .oWt tout d'un c6té et qn'll ne donne rien e^ ^ 



ïïMi-^m,. 



hyfh. 






»•■ WR witmin utmin 



»T 



II' fille 
II' .tiir« 



'• «U. le 
•• 'irt 
• qi !>■ 



Kow n-MIomi p., obllpf» Ur f,|„ „. im» n»M «ron* fait 

chant la tHwIlioD partil•ull^r<• .Uni IshupIIk 
P»/», ùou» fvra un rriuie d.. m.tr» rondnitp 

«un hoBorablf arol rvdunti» Imi ikmAu,, „ . 
d». ™ntlBç.BU «0 Afrique, yull meVr , . a 
qo» do rond d« mon «anr, J'np«i« que r i vu. » 
l«i rëanliata le* plut birBraiiania. 

quaud Boa jeuDra rolontainm ont la *< t , •. 
non* brrrioni toua de l'«ip<irance de le. ,(r m. , 

olBfaIn champ de bataille d'Afrique le m. , , ,' 

leurtancétrea ont fait preure au ai^cle de. ul r, , 
!ï!îiî î?''"*. "^ ""• ~""* •'• •"«'»* C' >. 

iZ^SLil^ "^ ?? volontaire, «tait al boBne, que le 
M premier raas, pour partager e danser arec le meiJ 

«ÏimL ^1 °"' Il "f."' " •'* P" »'■«'' d'onme I, de cet o° 
Riiell le plua noble, l'onniell dn pur patriotlame de I. «.«^ 

"JZ7 ''* ""ÎT '"'•''"' "- " "'n»<-l"cTqu>^ ce Jou^ le 
^?d«t%"""*' ""'""* '"•"'"* P»'^"'' avair.i"rSl ,': 

c«?,.V^J''*^ "1* *'i°*- ï'»»'»* d'union, d'harmonie et de 
concorde entre le« deux princlpalea raci dp oe nav. n'e.î 
PM encore terminée. Non» aaTona par cTqn^ l'Sll^^l 
jemalne dernière qu'il noua r^ate e'nco" b^anc" „W~ 
* cet éKard. LlaU, M. l'Orateur, 11 n'y a rien comme d'irn?. 
pour unir le* homme» et le» nation». "«nuicei 

-a ce moment, dana le Hud-africain, le» homme, reppé. 



m 



OISOOCM 



w^lV^i ***°i?*?*°*' ••* '• '•«^'« canadienne m bat- 

Sït5rc*Smmur*" ™ '*^'"* '* •"P'*'»' ^^^-t * >*»' 

Leurt dépouille* repownt dani la même foMe pour y 

^Ir Jujqn'à la Un de. temp., dan. un embraï^ït^ 

ternel. Ne nom eit-11 paa permis d'eapérer. — Je le ^ 

î!ïïf*i<°"'° •"î?"?'"*^ ami -que daiiï^ Ufeau o^ 
ani«l m enievelU Jnwju'aux dernier, reatige. de notre 
antagonl«ne pané T 81 ce r^nltat doit k produire Îmi 

rent/l^^^r-r^"" ~i ''•^"' •'^'"l^c^'ri- 
«n^„ î? ^ '*. P'™ K''"'*' «"'ce qu'on ait Jamiru 
rendu au Canada, depui» la confédération. 




Il f 




W8C0UM 8UX l'AFÏAlM 0X8 JBSUms 



«îf .r*"".* '^?*'^ ^^ '"■""'"ne et d'Intolérance oui de- 
Tait, l'année «nlyante, engager M. McCarthy à demander U 
.nppre.. on de J'n.age de la langue françalL dSîëNorï 
Oue.t, loi suggéra en 1889 l'odien«e Idée de blâmer le lu 
yeniement fédéral de n'avoir pas dé^voué l'Acte df Ta 

i-wr^^'x'*.*""^*™*""*"* ""Klais qui avait jusque-là 
laissé les Jésuites du Canada en possession de leurs Went 
apprenant que le Pape avdt supprimé cet ordre Xe^ 

porta à la législature du Bas<!an«da qui en appliqua 1^ 
.TZad^ f"'^ l'instruction publique. A w"';;*»" 
au Canada et après avoir été constitnJ par le Parlement 

Tot^o ^titution de leur avoir. Les autorités firent la 
S! Tm f ''**' '^''amatlon. Convenons que, sous le 
^me de l'Un on, avec une majorité protestante au Parle- 

f«2^i° "î""* ^.f ^*^ -"^"^ "> '«^'^ -l™"- Après la Cou- 
les 1^mn« P»"*"»» «'^twt profondément modifiée avec 
les institutions nouvelles, les Jésuites reprirent confiance 
et renouvelèrent lem, instances auprès des dUfér^nîs ^u- 



1.11 



il 



260 



DIROOUIia 



veraement. qal te .ucc^èrent à Québec depuii IfV m» 
qu'à l'arrivée de M. Mercier au pouvoir. ' 

Apre» d^ long! pourparler» et des négoclatio^g avec lei 

2hw T '*'",""* ?*'*'•'''* °* •*• devancier, «valent 
oX;f , " •"«•'«'«on de. prote.tant. de la T^vince de 
oû^'.^f "!" r"" "" ■"""'*• '"' »'*« «î» Parlemert de 

7/ *r . '** '*°"* ^'^ M<=<^rthy et une faible minorité de 
député, vinrent réclamer le déwveu à la .e»lon de 1M9 £ 

KeCarthjr. if. Laurier prêta maln-torte au pouvoir et pro- 

dSXï.Sr •'^ ''"^'^ '"^ '^ ''"^' '^ -P-* <^- 

Voici ce dlMonn : 

(tbaduotion) 
MoNBiara l'obatbub, 

k nom^'''"/" *°"™'" '"^ '' 8«'«''« «it l'occa.ion d'appuyer 
« pohtiquo du gouTemement ; mais dans le cas préwnt l^IZ 
le »Juvemement e.t attaqué par un certain noXe de ^^ ^^ 
part..»»,, et que .a conduite a déjà provoqué ^^ a^rati^ 
malheureusement, n'e«t pas exempte d'animosité relSe je^ue 

«tat'dCrrr^':.^"/ "'" f^'"'*"'' ' «'Wnentefriâ.^o^ 
B^thtT/w TiT-^?^f°' ™ '■"' "^^ «"*« après-midi le député de 
BothweU (M. M.lls), dans son admirable discours, je déclare aue 
le part. lii«ral, sauf quelques exceptions que je resp^te aZo?,™ 
entièrement l'attitude du gouvemLent sur ^a ^n Qu lit 
1 objet de ce débat. DJailleurs, M. l'Orateur, nuirautreli^e 

tiaue ot " '."i"î ^' l" «^"«''^ ■"> «">'' informe 113! 
t^ue que nous défendons depuis quinze à vingt ans, ou plïtô^ 

~ n»T '''-f*'"". ^•"■^•' ^'« '"'-P^^'ede félIcHe; t^. 
moment d en être enfin arrivé à admettre la vnue politique ou'il 
. souvent combattue, savoir : que le seul moyen ŒtaisTni 



yJ-.. 



DE BIR WILPRID LAURIER 



261 



«veo •uooii IM ifftire. de la confédération est de reconnaître k 
principe de, droit. prç«rinoia,u. Et je doi. dir^^'rLZ 

«rorr^^^^^n"*'"'' ""' *•""« * "*' difficulté de ù ■ .^d. 
«s propre, ami,, s'il „ trouve m préwnoe de l'airiution oui rtme 

Sim^Nord^M Vr T\ * ^^^"î ^" ''honorable député'^je 
Bimcoe-Kord (M McCarthy), c'e.t dû entièrement i « fauwe 

reculer , o est dû entièrement i la manière dont il a eouvem* 1« 

î^f iÇ" ""^"" """ " '"' ""' «^^ °'"^' ^ "^°''« 

Ceci, M. l'Orateur, n'e.t pas une question de parti, c'est tout 

d^iTtirdrT"'"*' 'T''" ■''''" --pi-^t ùi.dt>ri« 

aTTI!^^. f-'î^.'«?_"°»» ■?» P'-rti «.narrateur. Une fraction 




.^r^^e 1. r. -ibution doT^t 'onZrT^^râT!^;. ^i 
8 annonce pour le gouvernement. Le. deu, prindpa le. province 
«t fr.n™?i /T ^'««««.«'"«id^rablement entL elles L'Z 
V^ZT' ^> ""'"', ^"«'"«' ; ^'^0 <»t caiiolique, et l'autre 
I«^te8tante. Chacune d'elle, a se. préjugés particulier, à s. 
«ce et a ,a croyance. Je dis préjugés à dessein ; et je n'emploie 

ad" e"t« ZZT ™'°"/ *""?"> "^P""' "" t"»* 1^ "■""de 
admettra que les hommes à convictions fortement enraoinécé, sont 
^néraW portés par une exagération de sentiment à dSasïïr 
le. conséquences légitiire. de leurs convictions. Or i'accxi^B il 
gouveraement et le parti conservateur de n'avoir rfusHl: 
1854 à garderie pouvoir, presque sans interruption, qu'e^ eX 
tot le. préjugé, de ce. deux provinces. Dan. la k,L pi^C 
catholique de Québec, où je demeure, lo. partisan, du gS'véra^ 
n-»t es<mt toujours donné, pour le. champions ,ie la c^.^ 

à diXf .ÏF'f ^™''5"»« ««""ne moi, comme de. homme^ 
jTr^Vâ * '«"?/°««.d'»««re™«-. n. ont toujour. reprfr 

M auil!^»1 da,., toutes leurs inspirations, par la haine de tout 
oe qu. étai français et catholique. En même temps, dan. la 

«présenté comme le parti du protestantisme inflexible et inconci- 






MS 



DUOOCU 



! I 



»vent parfaitement tou. ceui !il S,utenL^ ô,~û°" *• 
«it peut^tre paa au«i bien. parTxeSp^ oW ,ufk^ «i^T 
teur. de la province de Quélio accu«,nt l^^uJ^uTdîSS^Ô" 
nen de oourti^ l-infl„e„oe catholique, mai. de ""t« t^^Ji 
de cette manière, le. aocuMtion. portent de. denl^wT dUI 
une ppovmoe, le, libéraux «,nt .«niéi d-miel^Tet dî« IW- 
on porte contre eu, une accu.ation diam^^it „p^ "'"' 

trJhoZX •="«'.»'^-='.«».«"' -"ticle» d» U preMe quU^„ie le 
trfti honorable premier ministre, pour prouver » fait mai. levai'. 

t«^A°^: ™ T * *" ''^ "" "^t» question, dan. la I«iri<la- 
Tu.^^^i^j:f ooj^ervateur «^«..itl; cabinlt K 

œÙrdil,,»^!^ , ^™ '* ^""""^ ^' *>«"««' "> • commenté 
cette diwmMion, et la Mtnene. un dee journaux qui aoDuient le 
«o^ernement fédéral, un organe du p Ji conaerva^^TaT^ÎI 

quI't^'Sriiunfl"*!^^!!'^* Durh«n-E.t nou. a valu une repli- 
que très brillante, trèe fortement peuée, ti«a large d'idée, et fort 
oono nante de la part de l'honorabte^ G. W. W mini^l! 
l'ui^tniotion publiqu,. M. Ro« e,t un grit de U^JEat 
mai. nou. eomme. trop habitué, aux dénonciation,^ f™»phS 
^ToZ^T^ o*it^ intempérance de langage quand il Ta^rde k 

prè. ou de lom, peut ressembler à une conversion ". 

Vous voyez le but de cette déclaration. la Minerve affirme 
do^que le langage deM. Ros. était une exception, Ta^dl,^™: 

iTuel^^Tl,^^^''"'' "^^' ^ gouvernement, au nom 
tiTf ^ } M- Iî<«. «Je oe qui ert regardé ici comme une excep- 
tion dan. le cas de ce dernier. Il en a toujours été «nsi! Ù 



DB SIR WILFBID t^UBIBB $|| 

a«M 1 ouM^ et la face dévote du oatholiciime dau l'ait, n!-! 
Ja provinoe d'Ontario, le ori An r.ll. •>».-_» j ^- . •'^"'* 

" Proteatm».^ mîfl-- !~^ j '" '^"t a» P»rti a toujoun été: 
tanta^ ^ méfiet-you, de. grit. ; oe «mt de faibli protêt 

Quelquei VOIX : Non, jainaii. 

population probB^tante d'Ontario à le considérer ^me"rcham 

Pjrau oette olawe, et aujonrdlui, ceUwi ,'écrie: "NouTtZ 

Toici UM l^riation que non. regardon. comme hostile aux inté^ 
3^Œ d^l"" mtérêU du pay, en général, et nZ ^1 

Quant au parti libéral, son attitude «ur cette question était 

"pXnT.r»"""*' -""'r P" "" P"'""'» '»« «"'tolique 
x»œS!'«lî^et," ^"^ '" '°^ '^"' '"''^'«^ »°- '- <»'««■ 
n'»*!!?' '** '''^"^ questions qui ont divisé les deux partis, il 
ait étTlr^T "" '"^'* ''^ ^T"'^'^" '" P°""1"« -ï" de^- part s 
^ItT '''"'?™«"' *"','«=''«« q»« dw» le présent cas. Le parti 
con enratenr, dingé par le très honorable premier mini,t« a 

S^n^o'^l™- ï "^"ï.'^ <^"''' "^ '^'»- la I%isl.tion d^ ll^isi 

te^u^-fl T ^"^ "'""' P"*- °°°' "^M «""JO"" sou- 

tenu que le seul uoyen de maintenir la «>r.f(M^ration est de reeon- 




264 



Dinouu 



Mitro qi» dâM n .phère, dtu U tphère que lui uium li «m», 
titution, oh,que province «M .u»i kdép^dwt, d^ ^tAlfS^ 
p«lemeut fédériU, q„e I-..t o, dernier dTcontrôl. d«Z\utu~ 
projinc.. e.. L'honor.ble premier mini.tre, .u ««TriiS . p3^ 

tr.tifi, qu .1 ,v.,t le pouvoir de réviser U ltei.l.tion provinciill 

^UréXeL'^Ir/'"' '"""^^" m.uvai«,,Tde I. dCe !S 
eue éUit en «mflu avec mm idée.. U Chambre le «ouvient de la 

i^JZ "'dit': ~"" irf; <*"'«^ •"■" ■'•'•^o'-aWel^mi 

flJte In^i ' • .««-P?"!"". il « Pri. «ir lui de dé.avouer 

^^ifll. '~"' ''"'•'» ™""" ' Simplement parce qu'elle éUit 
en conflit avec Me notion» du juste et de l'injuate. Voici», 
propre! parole» : '' »o>ci wt 

"Mais ici, où le. diverw. province, forment un muI et m«m« 

d un pay. à un autre et d'une ville à une autre, doi^on ,uppo^ 
que le. loi. reconnue, par le, woiété. oivili.ee, que "«Yo^fZ 
distinguent 1. civilisation de 1. barbarie, qui p4Xent U v e U 
réputation, et la propriété pui,«nt êtr? diWÎentaf^quê » oui 
con.t.tue un mérite dan. une province «,it uT^m'e^LTr 
autre, et que de. loi, différente, doivent exister 

defe^fu loTd'îfr' '"''"'"'"''''o P"»'*' "ini'tre a pris sur lui 
2^i! T ", * '' P™»'""» e*. trouvant qu'elle n'était pas con- 

dSe ~.?t"Ôffr^'T'" ^■"'"'■, " ,''- '^*»™"««^ Sa «Tire 
Son» M P fr n 1' "^ "ï"* '* législature d'Ontario eût dé- 
« oi?r f '*''*" ° ''^"' P" '« ''™" «'e flo't*' «=3 billot, dan, 
d^HL "'i''n"™î,""*"'"^ *f- McLaren, sans payeHe 
droit bien que le Conseil privé ait décidé dan, la suite que sans 

rie^ptvef Uh„?" m"" "" P™'^^ ''•' "^^ amélioratir: sa" 
rîâ SrL i'i'""'™'''* P"""'"' î"i°i»«" » «"ive maintenant 
f<hLl!2 .-1 , '""" ^^''T '°"'^'«« f°" P^l>«e dan, cette 
Chambre, qu'il n'a pa, à s'occuper ,i cette loi provinciale est 
^ITZ''"? "l mdifférente ; qu'elle et entfèi^ênt det 
Ô^te: *•'" '^''''""" provinciale de Québec, et, partit! 
quelle doit suivre son cour,. Examinon, le rapport du ministre 
de la 3U8t.ce d'alors, sur le bill de, .o,,., d'oa^, et eomp.r^lt 



HMT.IfîPi^?^ 



I>« «m WILrBIl) LÀVkIBB JM 

"•0 celui f«it p,r le niini,t„ de U iurticu .„r I. i 

P~ le pré«nt .Ce, e.S°e"r domeu^'^'^r" '"' "^ '"' 
que ce droit exi.te rigoureusemeiit i« „ ■ -, ' "" '"PPOMit 
reniement fédéral de vo r T^^nl ™ • '''"' '"""^^ '" K»»" 

Wol«iou fli^rJll'lXrirerdru' "".'"'' P" ■>"''•*' '•'' 
tout, lor«,«, comme d.„. le c« t^uel «ûîr "n^ "■"".r"". — 
droit parUoulier de It miniêrn îmli„ Z i- ' ' """P'""' '"■• '» 
jug«n»t d'un tribun.1 c^Xn? irfD '"" T '''' ""«^ "° 
que 1. loi . toujour. étéTlTT' "" t^"'"^ rétroactivement 
bunal . prétendiqu'eUe était " '''"*'™"' ''" «" 1"" '» '"- 

ju».ice, fai.ant al lurion à S^X L™"/"- J* "l'"''"« "1' '» 
1. loi, dit .implem^ '^ "' ■^™»°<i"" "• d^aveu de 

«-ll^^'avSnéifî^rjT'/l' ~""'ir * ■on «amen, le 
ome^.nVre„rco^"l^''tiJ;'" ^'■«'"»«' à" l«i»«r 
oonvaincn k «m. Ji™i j i. P*«'t'on« en question n'ont xin 

"«.dS." uT.'sL dri^i^""" 1-'%!^'^'''" ^'' '«^" 

ci.1, «. rapport»?» „" ti S^ finale'*'*' ?"""""'" P™""" 
du reMort de 1. légialat^^Québ^ »"""^"' '»"' "* o"'""»»»' 



.u gouvernement un co^î «nr la m^Z 2^7/™?' ^°^ 
noe ami, les AmérioainT àT«^^? T" ' ''^^"* '™''«' 
non-ii - <*' j^onoains, a propos dn modus mvendi. Wntr» 
- •■ . .«. .-cïu ï^c mépri., et Ie> honorables ministree ontdé^ 



1'* f- 

m 



■•• DiMonu 

alu4 qo* U praple eaïudJta Moueillartit aotr* propoiitlea itm 
didaiii ; •( Mptodut, troif MmaioM plu* tard, iU ont «faaaat 
d'opinion «t ont «doptf lu r .itiqu» que nou* triou lugiMik 
Tint que le gouTemement . utinuere i igir de eette fi«aB, i i» 
jeter d'ebord 1* politique de 1 • -wiiion et euuite à l'iscepter, \» 
peyi n'y perdra point 

Arant de tne r<(ondre à . r nir oeMe qoMtion, Je me nia 
dein«Dd« li je derait me bb .er I faire œa dfelarationi, maia je 
no pnii regarder, — comme tou« ceux qui ont à oœur le* intirCti 
du pay», la pais et l'harmonie du Canada, — avec indilT«renee 
lagitatidn qui règne en ce moment dan* la prorince d'Ontaria 
Enfant de la provioce de Qnébec, membre de l'Egliie catho- 
lique et partiaan dn gouTemement qui a paaaé cette loi, je ne 
puii m'empteher de rt'gretter profondément que l'on eaaaie 
aujourd'hui de TCulerer no« concitoyen* proteetant* de la pro- 
Tince de Qutbec <•• iitro cette légielation. Fermettez-moi de dire, 
œ qui doit *tr- «vident p<iar "haoun d'entre noua, qoe d noua 
«DUminona la lyrûeente queation ou toutu autre quention, au 
point de vue dea opinion* re1i|rien*e* que nou* profea»uU9 reipeo- 
tirentent, nou? «niino* expoeé* à noiui placer lur im terrain trè* 
étroit, trè» peu iiir et trè* dangereux, car l'higtoire nou* en*eigni 
que e'e*t toiijnarg uu nom sacré de la religion que lea paaticoa lea 
plus violentea du genre humain ont été excitées, et que le* crimea 
le* plu» effroyables ont été commia. 

Je ne pui» oublier que, dans lu ca* actuel, on a ea«ayé de sou- 
lever le* passions de la province d'Ontario. Mai* j'e*pèie que cette 
tentative ne réussira pat, et qu'un sentiment plu* sage prévaudra; 
j'espère que le langn^ modéro de la raison que nom avone en- 
tendu aujourd'hui sera compris, et que, bien que cette loi puisse 
déplaire à certaines personnes, tout le monde reconnaîtra que, dans 
ce» questions, nous devons avoir de l'indulgence pour le* «enti- 
mentt des autres. 

Quelle ost la cause de l'agitation qui règne aujourd'hui î Quelle 
est la cause do la législation qui a provoqué ces difficultés? I,a 
voici : il est regrettable que les nations européennes, les Français 
et les Anglais, en venant Ëur notre continent, aient emporté avec 
elles non seulem<>Mt leurs lois et leurs institutions, non seulement 
leur civilisation, ïnais encore leurs haines. Aujourd'hui, et depuis 
plus de soixante-dix ans, la France et l'Angleterre vivent en paix, 
ç-t il éttit réeeiTé à noîre eénérat' i d*fia«îster à tm s^ectftcîe ani 



MT 



dnon. p„ «tourne, à VMég.^ThF^^T"' •'"'' •?" "'»'• 
"MOU, toujour. iuu no. oœurrrTm». '•*'■"'*' "'•'• q"i nour. 

««W*V, d«„ do. q„o4ll« n,»2^" îî""" •'•P"" <•" •'*«•" 
<"» querelle, co. .nStfa"rri^"- ."\ ^Po^A^mt .v« eux 
ici, .nr ce COTUnmt U It ^ • '•'""' '""'"*" «n Europe; et 

proqnement le p^ de m»l ^'m "'Î^**™?' » •• W« rtSci- 
'•immen« «tendue de ce «nC' "' "!'•'"' '''^'"'« «« 

ment,. Ce Ion, "uei " ,.^r^'"°* '""" P"™'"" «'«••''■— 

■me .nnée v^uZev^L'^^A ^"' '*P«»'J«" P^'ongée eneore 

l'obtention de condt"^ dé tJuZZ"', "^ T'" '*•"'*«« 1"« 
du vainqueur. «P'tulation pin, g«n«reuw« de la part 

Ou a parW de cm conditions, et je n'ai n«. h«.„- j. 
1«« communautAi religieuie, fnrZil ■ . ^ , '" '' ^ "-evenir. 
'le tm» leur, bien, ,f,^Tb„!f™,"'""'™»" -J"" 1» po„e„ion 

»ou, la dominatî^Tro de p'r 'V.t"'' ^""*"« ""•^» 
HuBkoka (M. O'^ien? a dit ™ ™ 1 , ^ ''?'"'™'''e député de 

terme, de^a capuX Ln I^Zr^t^iZ"^' '',""" ''"* '-' 
Paris. Pour ma part ie ne vn!. 1» "»<>>.««? P«r le traité de 

«rence il v .JiTZ'iI„T/- * '"""''■* différencu; mai, ,i dif- 

frimeaiï ..„.,. ,'." '*"' '«"' pwition sous In rfim^^ 
-^ .. _..„, .^. rrginie „x,gia,s. te gonvememont anp!a"i7a 



ili 



J l'i! 



Il M 



96S 



DMOOOM 



traiK DM coouBBMvUi •! louto la popuUtica, mu* U rwpan dw 
iBttrIU nUgWni, arao la pliu graiida gtefeadO. TodM Im 
«antmnaanKi ralifieuwi, lau/ Im J<*uil««, ont M maintMiiM 
daaa U poMcwion d* leur» bieiu. On « fait une noàptioD pour 
JM JlniltM, n pourquoi I Ert-ca par droit de caoqu£t«, oonma 
l'aafflrro«ll. lloCartbyl 

II. MoCABTHY : Llionorible déput< rondrait-11 ma per- 
mattic da l'inlanampr»! J» n'ai pa< a/8rm4 ocla. CW an 
rartu da rintroduotion da U loi anglaiM dan* la paji Ion da la 
aonqutta, et nallement par droit de conqiitta, que o*< biena ont été 
oonfiiqué* au )>roflt de la rounmne. 

M. LAURIER: Quoi qu'il en wit, je tiena compte da l'obaarra- 
tion. Je n'ai paa l'intention de traiter le cAté léaal de la qiMMion, 
parce que, lUtTant moi, il ne ta prêtante pu dant le oaa aotoaL 
Maia quand même, «omme l'a dit l'iumorable député, le gouvame- 
ment uighit aurait pria poateuion de cea bien» en vertu de l'intro- 
ductioQ de la loi anglaise danii le pays, «ela aurait pu l'appliquer 
tout auui bien aux autn^x communauté* qu'A celle de* Jeanita*. 
Pourquoi a-t-on fait exception! Pourquoi cea autre* eommn- 
nauté* religieuae* ont-rlle^ été maintenue* dan* la poaaeaaion de 
lenr» bien», et le* Jéinite* excepté* I Ja croi* que le miniitra do 
la juitioe a donné hier la vraie raiaon de cette exception, lorequ'il 
a dit que c'était grâce t la convoitiw de lord Amher*t, qui, en 
1770, avait obtenu du roi la prome««e que ce* bien* lui aéraient 
concédé*. 

Si, plue Urd, l'ordre n'rû* paa été aboli par le Pape, 
je oroi» fermement que lea oiiuil.M auraient été maintenu* dan* 
la paaacMion de leur» biens i»[.-.nio le« autre* communauté* reli- 
gieuse*. Mais l'ordre fut aboli, et aprè* la mort du dernier 
Jésuite, le gouvernement anRlui* prit po»»e*»ion de« bien». 

Plu» tard, comme nou» le eavonn, le* héritiers de lord Amherst 
réolamèrent ces biens, en vertu de la promesse faite, en 1770, par 
le roi. Mai» le» protestation» furent si vive», non seulement de 
la part de* anciens habitant», mais, aussi, dee nouveaux habitant? ; 
non-seulement, de la part de» anciens sujet» du roi, mais, aus»i, 
de se» nouveaux sujet», qu'il fut imposeible au gouvernement d* 
céder ce» bien» aux héritiers de lord Atnher«t. mmme il en »»»[! 
l'intention. 



DB un WILTRID LAUMBB m 

P»<-,quVnT»rtn^K^^ ''.»- ftiit p.. oubli.,, non 
nfc i rOrdin.ir. I„ k™SL '^•"».>''* •'^•uiti-, «.r.i,.nt retour- 

triot de Mo„„Ï.T'T£t^:r mtlTsf^ "T" ^x" "'- 
Kiopton et To^nt* Ti^ifJ ? *,'*'"*• '''^ Montré»!. 



brook 
P«rl 



ke Ôt».w. H, w • 'i'"' "' ""no»»ki, A[ontr#.l, Sher- 
V.' iT Z ' °'-Ç;™"">'e et Chicontimi. 8. 2 i.nviVr 188S. 
I archevêque de Qiiébw ". J»nvi(tr isss, 

t.'?! r"^ ««iiOhque < mme ia province de Qnébe^ "cMnrota..' 
t.t,on, n'eu,«nt a,«,„„ r..«It.tî Bien de. {Ji^^tZCJ^^e 



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wcaocorv •nouniON tôt oun 

lANSI ond 190 tlSI CMAKt No. J) 



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^flS 1B» Eotl Mom SUm( 

^HnS Roch««t«r. Ne* York 1 

^^^B (718) *8ï-0ÎOO-P«<,r 

.^fjj^m (7IG) jea-^sas-Fo, 


+609 US* 



•<JÇ*r 



270 



Ut8C0UR« 



gonvornemont de Quôb«^ a ewa^é do di8po«er de ce> biens. M 
Mercier u eat pas le seul t^hef de cabinet qui ait entrepris de régie; 
cette question. A plusieurs reprises, ses prédécesseurs avaien 
aussi tenté de rendre justice aux Jésuites. Il y avait une raisoi 
pour cela. Ces biens sont évalués aujourd'hui par M. Kivard 
2SÔ «L'j «"«^eillance, à «1,200,000. Il» no rapportent qui 
*22,000 de revenus, soit moins de 2 pour cent. Une partie dei 
biens n a aucune valeur annuelle. L'ancien collège des Jésuite», 
par exemple, au centre même de la ville de Québec, en face de la 
basilique, ne rapporte pas un cou de revenu, mais, au contraire 
il constitue une charge pour le trésor de la province, tandis qu'il 
se vendrait un bon prix s'il était mis en vente. Lo gouvernement 
de Québec a souvent essayé d'en disposer, mais chaque fois les 
autorités religieuses ont réclamé et fait échouer la vente. 

Les choses devaient^Ues rester éternellement dans cet état ? 
Plus d'une fois, 'la ques' ion a été amenée sur le tapis. En 1870 
M. de Boucherville a essayé, mais en vain, de la régler avec les 
autorités religieuses de la province. On a affirmé plusieurs fois 
dans les journaux, bien que la chose n'ait jamais été annoncée 
officiellement, que M. Chapleau était entré en négociations avec 
les antorités religieuses lorsqu'il était premier ministre, et qu'il 
était allé jusqu'à leur offrir «500,000 en règlement de leurs récla- 
mations sur ces biens. J'ignore jusqu'à quel point cela est vrai. 
Je ne parle que d'après ce qu'ont dit leo journaux. Mais il est 
certain que M. Ross, qui lui a succédé comme premier ministre 
quelques années après, a entrepris de régler la question. Les 
négociations n'ont abouti à rien, et pourquoi ? Parce qu'il fallait 
du courage pour régler cette question, parce qu'il était certain que 
celui qui la réglerait aurait à affronter beaucoup de préjugés 
comme l'ont prouvé les faits. M. Mercier a eu ce courage, et il l'a 
réglée, et quand même la carrière de M. Mercier ne présenterait 
ncn autre chose de remarquable, le courage qu'il a eu de régler 
cette question suffirait pour lui donner droit au titre d'homme 
a itat. 

^tâ'i**'^r'^'-.T'/,"°i'',''T'' *'™ ""^Slée. Comment l'a-t-elle 
1 S " ,". ^ '^ ""^ ^^ '" ^"S"" '» P'"' faisonnable pour tous ; 
elle a été réglée par compromis. M. Mercier, en effet, a dit au^l 
autorités religieuses: Je suis en possession de ces biens, en ma 
qualité de représentant de la couronne ; le droit appartient à la 
province ,1c Québec ; nous avons un titre légal ; je n'admets pas 



r*j^-.:m?^yrM 



.w«»«»-i*--v 



DE BIB WILFBID LAURIEn JTI 

que «>ien, «, prê^r^J" jt le ^1?^;^",.^""^ ^''""'''"'' l-'' 

I« plu. grande confiance m1 ;»J -^"J ''* ^"""'^^ '''' T" i'" 
quMtion publique, un mov^lîuiT ! m'^"' P""' '«B'""- »"« 
adopté dan. ce' ci, ? iJI^rett^n 'l*"!.^ "'"' •"» ''o" » 
jonmalisio, .!«„, «on fauteuil il ^fîL^ **^. *"'" ^"''''' P°" '" 
dan, aon bureau; il e,t b ei Ll ' ^.r ?„ "'"k'^".' '« P»"'"»»*, 
wn cabinet; de réeler le. „n!. • ^I, " ™e>°''™ du clergé, dana 

Mai. l'homme puSa^po^„'r^/''''î^ '*' "'*'"''« «'«W'^" 

"Ulter, non seulement les désir, J^" *'■^'"'"■ " "J"'' «»''■ 
préjugé, des gen. avec Z£"i Z\S V.""" '' '^ 
comme la province de Québec o>? il l . i' j ' '''"'" "" P»?'» 
catholique,, avec une hiérarehie 12^ k P'"" ^^ l'OOO-OOO de 
une réclanlation aZ 1« ântoritr^ ltT'°' ™°»'i">«<-. avec 
renter, pouvait-on d « que ^trÔw- "'"'"" P""^"'™' P'^ 
et que l'on ne di.poL™?t a^^, T:^ ?e,^LT'* T "' '^'^ 
trésor de la proviScT? Il me .^«,1,^., '"" ' """"tage dn 

puis encore en appeler au SLl^.t T: "" "^^ "'"«♦i»". i« 
«nt la chose danTm^pr^ThS^T, /""'.-"""f ■"■' '""'"''=«^ 
M. l'Orateur, l'on n'a, jSauîoL'S • . ^'^i^'^^' ^P'^« *«"»- 
pour gouven^er le, boX» d-™. î "'' *''?7? «" "" ""I "oyci^ 
consiste à le, gouve^Lfo™/"^* »tHfai,«,te, et ce mo^ 

l'opinion publiée. r„rv^™f^rdU"^ *?.'"• ^''p'™^' ^- 

•oit toujours juste, que l'opS m h«n? «"«. ' "P^i"" publique 
prête de l'étemelle paix oTde 7éte™^ ? /°". ^'^J""" ''i-'er- 
d.re que l'opinion pu'bliqu:",ol totS'^tlS^* "* ^""^ P" 
81 VOUS gouvernez le peuple confeZémenr» i? *.«*8C8«>; mai, 
von, êtes ,ûr, de voir rf«,er'na^!?T., °?'T° P"''"'!»''. 
et lor,que cette questiouT^S ?£ el'e 'a é'S?"'/'"''. '* P'^' ' 
d«8ir, de l'opinion publique <.. la nrovtL^f n <î°™*'"*'" «>« 
«ant ainsi, vou, ftiL régner apaTen'hat,^"-'^' *' f" '^'- 
Or, si vous cherchez à contrecarra^ Lji-™™'^ •'*°' '« Pay». 
Mon de la province droXa^^iffl" JT""" '? '" ^PU" 
Pa-x, vou, ,u,ci,erez probablement un m^o^lit^Tn^LI J^e* 



273 



piscoiina 






Teux pu enritiger Ici oonajquenoat. Voilà pourquoi oett« quM- 
tion à été réglée comme elle l'a été. 

Mail le député de Simooe (M- MoOarthy) et quelques autrei 
membre! de cette Chambre ont iniiaté lor le fait que cette légiala- 
tion eut vicieuie au point de vue proteatant. Cependant, choae 
étrange I la minorité protestante eat représentéx dani la lé^ila- 
ture de la province 'de Québec. Si je me le rappelle bien, il y a 
encore douze députéa protestanta à la législature provinciale. Lors- 
que cette question est venue sur le tupis, deux députés seulement 
ont protesté et leun protestations ont été très faibles. Et ils ont 
protesté contre quoi 1 Contre une seule partie de l'acte, contre le 
fait que le nom de Sa Sainteté le Pape paraissait dans le préam- 
bule. M. Iilercier leur a fait, alors, la réponse même faite hier 
ptr le ministre de la justice et leur a dit: Si vous ne voulez pas du 
nom du Pape, dans cette affaire, veuillez me proposer le nom d'un 
autre, pour que je le mette à sa place- 

C'est un compromis fait avec les autorités religieuses de la pro- 
vince de Québec;, et M. Mercier a, je crois, agi équitablement et 
prudemment avec le chef de l'Eglise catho%ue romaine. Ses 
arguments ont été si concluants, que l'on n'a pas insisté sur cei 
objections; l'acte a été adopté unanimement, et M. Meroier a pn 
parler dans les termes suivants de l'attitude prise par ses eoUèguea 
protestants : 

" Je remercie les députés protestants de la modératiim qu'ils 
ont montrée en discutant cette question. C'est d'un bon augure. 
L'unanimité, qui existe maintenant, est une preuve que les diffé- 
rentes races dont se compose notre population, vivent en paix et 
en harmonie et étudient les questions les plus délicates avec cet 
esprit de conciliation qui fait des merveillee, lorsqu'il est conve- 
nablement dirigé ". 

Mais cette législation ne donne pas satisfaction & nos amis pro- 
testants d'Ontario. Cependant, puisque les protestants de la pro- 
vince de Québec 4ont satisfaits, qui peut trouver à redire ? 

J'ai compris que le député de Huntingdon (M. Scrirer) avait 
dit, I' 7 a un instant, que les protestants de la province de Québec 
ne «tint pas tous satisfaits. H peut arriver, en effet, qu'ils ne 
soient pas tous satisfaits. Il est très rare que sur une question 
qui se présente, des hommes de même croyance, de même race 



iiii 






"B «IB WILFIID LAUHIBR jTS 

•oioit complètement tttiiftit* ; mai. .i d«. kn»,»^ . , , 
d« parier pour I. minorit* i,rotMt«u L i ^^ °?* "• ^™» 
•H^ que S no »nt p J" ^^S'^'t «1 J «^rT""^ t ?"*'*»' 
province pour \e» repr««nter d«. u rlTi'^ '*. P*"P'» <*• <*'<« 
«e fo.t .ueune reprfSSj .Hu J^,"""^' ,^' "' •*">» 
tout, cette quction . é « rfilfo „? «"""'"'. ''' ^'•*°' ^••'•P'*' 
droit de «plaindre. M.i-lf H^nLTT''**' P»'*"""» n « le 

patriote, dtn. 1. province de Québ^ s'i i'^'^^'"™' f** ~'"- 

u^^iM^tur- %s:irj.';r,^rr.7,:!i:;i",^^^^ 
QuéS'Tuiiirèîdttnr.^pijsrt*'"*? t' ■• p"^"-"» "« 

«on rctât d.n, le ,«u^„f 0„t "t^"' '"V"" '*P"- 
pu que, 8i l'on donnait un eneoui«^™„ , '• ''"* "^ ' ™ "K"*»» 
rite proteetante de cette provTnréKdLd^T''''''"'- * > "'"«^ 

srt5:î.çSii^ï"mœ£Sv-^^^^^^^^ 
«Tu i: ^^^„i« mïr f ?^"" -"^^ "o^T 

laire «lire malgré le rote Je la minorité protestante " 

un comté mixte. Le colonel Wh^ i • ^ ** ?* Mégantic est 
. «té élu deïïTou trois môii .?r^1'..iT'"r ^' ^''^^^^r,, 
«ecteura ont dû Jc^l^rA^^^ 1 adoption de cet acte, et leé 
a en 1» majorité deTr^nL^ 4^ ''"*'"™- ^ <»'o°eI Rhodea 
j'affirme IZ^A'^Z^Z^^^T^ «* ''«' «"«holique,, mai, 
point, je ne orésent/Z. ^ ^ ^'^ '"**' protestants. Sur ce 




ST4 



DIICOVU 



M,!;: 



fourr.it e.pérer obtenir quelque Xi. of "" '" '''"-P"*''' ' 
hom^e.. di^e, ne « Zeo„.™""p« ^^ /*' ^■"''"' **• " 

f. tutelle de m<m honorable Jui iTdtnm* !**s-''' " T"" «>" 

croire qu'il, ne peuvent pu »drâini«tr^U "°'^' ^««'"O' 

Peut-on croire qL-il. ne Deuvêr^^ 'T .P"?"' «ff»!"» 

fêtj ? J'ai pi J do conCZTuIl^C"^'"" ?«•?"' '»« 

et« de. repréwntant, prôtetanf. T. "''''''''■ ""' ^•°» •'''«bi 

j'ai r.y.nt^ de le. iraîr^ ""^ '* X'*^""^ ''^ *>«>>«, ca, 

•ont de. hoZe. d'habile 1 nri"""*"*'^'"' " J» '"' q»e « 

habileté. Mai" M V^,teur ItT'T' ■'"^' ^'""^ *^ ^^^ 

député a de «» eomp, trioCë, 'corel ^1"'''°'°°. *"?" '''"""'^ «'''« 

Qu«l>«c ; a-il le, erSit mJlTfj^Tûr^' '''' '* P""'""^ ^^ 

prpprea affaire,, que le, 71','°,"^.'^'''? "^^ «"'«'■"" "««rs 

obligé, devenir à leur reJ^Tn ""*'!' P™"'»"** «o-'^t 

naître l'opinion énif^p^S,',» """^ i«"'-««™ inMre«é à con- 

Wnce de Qnébeo, a^,2l T^TTf'" protestant, de 1, pr^ 

qui veulem ,e bit?", Z e'r J-'alT"""' '"^ ?*'<■ '''O"*"'» 

publié dan. le. Canton, dé l'E,'f l'/j ^"" *î'"'* ^'"n io«™al 

par «n diaciple etflfd feÛ' M H^So^ - ?'~' '*'''«* 

ree'Tourt:" '-' ™-'- ^-t"S:„; to^S ^^0 

voi Jr.l?e wfdt Ci'°'Ltr°- r ''. f'' «*"«'"« P- 
«jésuites. I* projet est devenu loi, et aucune 






l'B iin nariiiu L-u-uibr 2TS 

& compen.itioTi é« » m?m. . """"il* P«"<«t«nte, «ne 
prote.t.nW. Crét.h W ? **'°P' T*" P°" ''«"«tion 
compri. .in.i ^ "" ** '"«'nMl'le, et 1. minorité 1'. 

provinoo, elle ne de^ande^ou" ^^u» ?°^*°i '"""" '*•' '« 
ptthie du delion. A tout mS»^ ' •*' ">"*'"' »'«"""' «y™- 

">•■" il n'y . pai, d.n, l'hi^t.^T ^"''•'' "* *" i"i'«'ion, 
le. force, de I. m.joriM .w itiS , P^""*' d'o^""?!" où 
minorité ou Iu?n"îr pZuet.rt?T*" '~"î °P'"''"«' '« 
purent vivre ensemble, ^^«^ turauo t" *' " ^T""''' 
interviendraimlle î L. minô^.'i"^ ?T * P"^'"*» «l'Ont.rio 
ne » plmt pZ el ne .'«'tTaTSlÇI?"'?',"' ™ '*»'" K*»*"'"' 
de. bi^ d« jLit^ T« r ^" '««'«™nt de la question 



§m.i 



«9 



E aoouin 



loe. m^ qu'il yrun «Ûl T^ d ' S m ^'*'' l" ''"" •«"" 

•uxqueU on . donné l.'wm dé «"iW-ln^ r".*"* T "^ 
P«rti conwrvâteur ai» 1« nt^w' . j P? *'* ■<'''?»* P" 

rirf. rtel. ou imiSniC T'i . 'T ««'«"Pne ingl.i., ont d 

j» pui. dire que j'y id aMlo^infl ^ "^"î* ""• l«ptlâtur 
besoin d'infli,^eeiVi2«fc.f"""^T;î »'•' -ne™ p, 

à leur don,:::T. \\^S q7.rS T '.-J""" "'•?<*' 
dont il. M plaigne J W^t^iou^T.™- °" 7'"*!^'" * ' 
•ntendu dire une 1. n,;nJ!^i ' " demien, ]e n'evai. jamai 

/.son dont U t "ait.urm.'tf.rîr'r'' •"' * "î PW»-»" <•« ' 
elle avait eu dei Ir J. i? -^ ''' '' P"""'"" ^« Qn«»e; •« • 

quece.gti:S.tetÏÏ''^' -^rTruSuir " T'""' 
•«itant» du peuple ? '^^ " «mnajManoe de« repH 

1. publie ei ^rTâl^TT'tT'/TS^'J^^^^' "-^ 
P.r de. tkéonCétSllLtm. fo-^t a^li'l'oJ?^*',*'^.?^"" 
fermement i 1, volonté du wûSe et 7e n^/ti" •'*«'" ~°- 
«irte de. grief, rfrieux, t^tW^n n>.„» *?"' P" '''''•' 

•V «té ôb.i^Va"b:rnt'£ We^ubteet"..'"' ^^ ^"'^ 

2srœoro^g---Sï'---- 

M. MoCARTHT : Ecoute. I écoutez ! 



l-^î^..'*. 



DB IIK WILraiD laUBIIB 



an 



kakU. JoIt <• ««J. r.,'1? i ^' ' °" »"■" ■'on"»* 'r«no 

no», .von. ,, p,u, V^d r.5^- 'tT.T^^TsT^,' '^.•»' 

duu itA„.„nT I ^ î' "* '■ <••"»*" «Iwt on qui . cii lien 

Mnritok. ie nThlfcr.^ — *t ]• ne bttme p.. le député de 
CertZr oon«,i»^ qui leTfalt l^r l 0^""*" ï ^ T" ''"' 

l^^iZ ""'""f .'J'»«*«i"t« q«J .'«t m.nife.t« contre Z 
Ô™ «l^t H- l!" '•'""'l'" P*y' ** P*"*»"" longtemps. (^ ^ 
}Z ^..•""î/" ^°""°«» du^fereux. SuppcMonTque tout ce que 
Unjn «.itvTM est-ce que ceU «„.it unVraiwn pou, leuri^ 
fn«r 1, jurtioe i Uquelle il. ont droit ? Suppcon. qu'il, ^ie^ 
.UM. dmgereux qu'on les représente ; cel. serait ne, fA,f ™ 
r.i.on pour leur ,«fu«,r les droit. ci;iirUr r^fu,'^; dt Te.^ 
c«nn.ftre. M.i, ils ont été constitué, en ^rporS il y .1^ 

Mr'eîeléLtért " t '"1 '^'' "^ *'*^'" P^'^tant, dont 
p«rle le député de S.mcoe, lesquels représentent la minorité à la 



L 



rfi- 



ST8 



ptKOVM 



■!i 'il, ! 



IMiUiur* de Québw. M. I.ynoh, un tml pelIliqM .le ITmioo- 
nïbln MfHti .le Simcoo, ptrliDt w <*«• olrcomfâBee, •«•! ewri 
de w langiKF remarqueble : 

" M. Lynch, à propoa da bill eonulitiKnl le« Jéauilea en corno- 
nt\aa, ■ dit que, ro«lr* ce que l'.i pourrait pewer dân» certain» 
quartier», 1» bill n'»v»il rien d'»iann»nt de u n«t\ire. Nou» 
rirou», dit-il, d»n» un «itele où 1» iigeaie pr«»»ut ; nou» Ti»on« 
dan» un ilicle où U liberté «t nntfm exiitcr d»n» tout l'univer» ; 
et, nulle pert, d«n« tout l'empire .le 8» M»JMt<, U libertf ne 
rfjine plu» que d«n« U province de Québec. Avec co»t« éiiuité 
dont font toujour» preuve lc« membrr» do 1» Chambre, oerteine» 
partie» -lu pr««mbiile ont et* retr»n<*«.'« en comité. E»t-il {loMible 
que l'opinion publique intelligente do 1» province de Québec 
rcfmo à ce» Pire» Jé»uite» le» droit» civil» que nou» âvon» accor- 
dé» à tout le» autre» t Si cette question » quelque c»r»ct»re reli- 
gieux, celi doit être réglé tillenr» que d»ni cette Chembre. 8 il 
T », d»n» ce bill, quelque cbo»e contre le» droit» civil», retrjn- 
ehon»-le. T»nt que l'on ne m'iur» p»» démontré ceU, je »ui» di»- 
pa»4 à ippuyer ce bill ". 

Et la bill a été appuyé et adopté. Dan» ce» circonatanees. il 
me aernble que le» plainte» que nou» avona entendue», anjotird'tini 
•t hier, ae font entendre bien tard- Mai% M. l'Orateur, tout 
homme, qu'il aoit l'ami ou l'ennemi de» Jé»uite», doit au moin» 
admettre qu'il» repou»»ent et nient toute» le» accusation» portée» 
oontn «nx ; il» repotuMut le» doetrinea danfinrenae» qn'oo leur 
prête. 

Je ne toucheraia pa» un »eul inatant A cette question, n'étaient 
le» remarque» faite» aujourd'hui par mon honorable ami le député 
de Norfolk-Nord (M. Ch«rlton) ; mai» je ne «aurai» laiaaer pa»»er 
•an» commentaire» de» idées comme celle» qui ont été exprimées, 
bien que ce ne »oit ni le lieu ni le temp» convenable» ponr défendre 
ou attaquer les Jésuites. Tous ceux auxquels la littérature fran- 
çaise e«t familière, savent que Pascal, dan» se» célJbres " Lettre» 
provinciales," a cité plusieurs paraf^raphes très répréhensible» 
qu'il attribue aux Jésuites. H m'a été impossible, pour ma par:, 
de découvrir les extraits ; j'ai souvent cherché dans le» livre» d'f a 
on était censé les avoir tiré» ; mais je n'ai pu les trouver et ji ne 
puis pas dire s'ils sont vrai» ou faux. Mai» je sais ceci : c'est 
que de» écrivains aussi éminent» que Pascal, ont affirmé à mainte» 



■3^^.* ^-^ 



Di SIR wii.rr - i^i'iiiBn 



m 



iibin.Tr" ' ""•" '■" """• •'" •"»•""" : il" .ont f,ll. 

ilb™ dlr^e. ,!^';" '"h. dti';b^'.L^LT r '•••""' ■""'"•' 
.i.».it pL jtir ""'"' "•"' ■" '■" '■" "«' »» •''"•""' "• -- 

J« M pouMuimi pu ce d<btt, M. l'Or.teur J« nwi..„j 
il pouvait convenir d'.rqJcr k j^uU^'^"*^,*.'*" ^o li"- f 

a A« foulé D.r i;'?r„; J ^•'"''"' P"'"" ''" "*' ^'Onf.rio 

le soi mémo do cette province a M conMcrtS „», 1. 'J^""^"^?,' 1"' 
répandu, en chercha:. A .a^c'r ITZI L „ 7,^.?" DÎe",î 

La réêol ition affirme qu'il, ont été cxi>i,I»é8 r^ ,l,i„,..- j. 



I 



f. ' 



^ Diaoov M 

Dilqne frutaiw. M«i<i ce d* Mot pu l« «ul, oui aunt *.7v 
pul.fc par » gou».n.«n«,t En 1880, .« o^^npî jîffZn 

^iZl j ,««'T""''«''t «» communauHli religirow,, maii 1 

KtTni: ï'o",?!"" l^-i*"' *»' •""' ««< «n^'r;. Fr^e 
»• pnnoM d Orléani, dai hommu qui «taiant l'élit, de la F«n« 
de. homm« dont, il y , pl„, J, quaruit^iL fe^i' J/ïï" 

|>« . U dno d'Aumale, Inn d'eux, a ét< exDuliè • i^M.it «Ja. 

Q^ J. ^i^ ^ CUntilly et de toute, m. rich««e. arti,ti 

ÔÏÏTi . , • "«5"'°«"*- J» '«i» mille foi. plu, «erde mot 
P«y. naUl, qui peut traiter le* Jémite. jn.teient rt XZ!, 

2rit ,i X,^ VY "1. '^"r''™™'»^ rfpublicain, monfi un 
Sa. U s nnV '''!'"""''" •'•' " -""«ituti;, et 1. pra. 

^.rœ st^^fM^vai-, a'"ditX";u^i'sz 



Nïiilli:: 



i^^'^:^m^.^i^!^^^*^wrmm 



I Mj» libft. 

• llbntfktt- 



ro»!- qu'il »-.û. p.. fil'^-in.C.. ' "" '^'^ "">'"•• ''■•''"•'• 
•«x!tt.ÉUoo k port«r il -û ,'"'""'•"«'. "-»» qii#. •'il ,„(, un, 

««on«. pour ..^ol, ,„',. ."[o „™,r ™"7"''7' ''« "" "*'* 
qu. J« m«ri.«r.i.. J, .ui, &Li„- / '^"' ''"•'"* '• ««Prii 

M. McCARTHY: Ecoutât Eco„,„, 

•roirpliuluMriS. m.t iltrr^'* ''"î •°?'''* ' " peut y 

dint l'Eoo«e Mt twt.iM wl "T"' 1»« J« "«h»; oepen- 
origin., „.i. j, .Zcl".di«. ./,: 'l""?"'" -'■''"'''i.r Too 
d.™ «K»re à mon hono,.bir.m ,°^. /* T »*""*""! <«• 
)« oompr«.df 1. forée du .tmmi »uT^l„ " """^ '"'*'»• i 
«»nme le poète I.tin, j« dii : "' """ "'"*«• "•!•. 

ff'«o ~m; humani nikil , m, ./■>„„„ p„,,. 

irbL%:%tr:/'Kero™r^^^^^^^ 

/___.;„ '. ,^ " J ■*■'» le Choix de revenir il I>.iia_ 
>'^o de. .e„.i„enu de .o^ ^IT^^HS', d^ Verdit 



II' 



l« 



« 




*~ DiaoouBa 

puté. Ca,i.dion^Frans,i, do U droite qtund je dii que u a 
jourd'hm une conaultation populaire aviît lieu duu U provin 
de Québec « d^ tout le C.aada, pour décider eiTe vJ^Z 
à 1 Angleterre et l'aUégeance i 1« France, il n'y aurait p.. ^Z 

r^Ter'ui'jr^Ui""""-* ''•"^"«» ^™«""'' ^O"» v" o 
reiter «ujeta angla» ; ma.» parce que uou. Mmme» «ujet. anirlai 

doit-on compter que nou* allon. nou^ montrer traître, â not™ ôi 
vTs'i rJïr ' '""î '"■'•"' ""r '^" P'« » •• vi'e'TQue . r"it 
«ympathie mstmctr. . pour ceux de «a race f L'honorable <\éZ 
noua a du hier qu'il «t Irland.i.. Voudrait-il «nier la pTt 

me. d origine françane, je su» .ûr que l'agitation qui se ponr„ii 

Z^flZ ■ '^ "T ''""«^"^ ^"''«'''^' » "-"■» libéraux d'ori 
pne française de voter pour le désaveu du bill des Jésuites. D, 

rai« de la province de Québec en leur demandant de voter contr. 

méros d unionmal dont le rédacteur, après avoir ressa.^é toute, 
les vilenies dont on accuse les Jésuites, poursuit en disant : 

" On peutdonc dire en toute sûreté que si les libéraiir d' \n„I^ 
terre ou de France se trouvaient dans la posWon TÀr T '^ 
et de «s partisans, ils n'hésiteraient p s un in^am Ir^Zll 
néant ce complot de Québec. Fusseni-ils d Vis o "e il "ctcs, o 

fn«ent désavoués comme contraires i l'intérêt public " 

En ce qui concerne les libéraux de France, je suis convaino,, 
que ce journal a parfaitement raison. Sans incnn doute »TT 

rifr;" " f '."r "">"' * ""*" ™' <'^*'^ question lis vote 
raient pour le désaveu du bill ; mais je dois diîe que e ne ,u7s 
pa« qV7»™.no sommes pas ici de, libéraux de l'école françar 

rai de I école an^Iaiae, que mes amis et moi, non, n'avons rien de 
commun avec les libéraux de France. H 'm'a fait Teine d'en! 



M «B WILFBID LAUBIBB 283 

j'u oomprii — qu'il n'y eflt «.. j ^*!2 *'"* ''" "0"» " que 

norebl. député et q" dé,°rê™?^?!i'^' ""' «°°' '''' ''«"» de l'h,v 
Je m. «ui. toujour. é e^^rri^â^'l^ f^' "■"//"' «"'«'"que. 
«n fruçai,, avant Z\Z^TTJ^"1,' '* T ^"^' P"l"t 
l'honnenr de repré.enter la bon?» ?^?'"în'''r '» ^'"» <!»« j'" 

honm>..annomàe.oroyano^°,;îg,j;^V°"''™«>''t divi«r le. 

gion, mai. n'ava-vou, p„ r^lw^,,? 7T)»»"'* de reli- 
oiKaniM». 1, populati^pX^,^ 1^" '" '"* "*""' '<"" 
qu'alor., an lieHe la Zx^XZrT^ "° ^"' P"«' «» 
dT.ni entre 1.. diver. «CenU t la ZuCr ?""j?°' "J»»^ 
amineiee la guerra la ««r,. Jif Jl,'^'^, i°° canadienne, vf j. 
le. gnem. » f ' ^""' ™''P»". 1« plu» terrible de toute. 

. dit que non. ne de^v^So^ p^ l^ et ^°^, ^ <^.""»i 
parce que les Jésuite, wnt \e»J^nnZ; a f^,?"'»'' «n vigueur, 
déclaration ne me .u%"ndra1t p« Z-t t ^'^"f,' ^"o *«»« 
I. Franoo, mai, je «uU eurprî d^'ea^d' ^"°''^'' "J" "^'«^ <'<' 
lement Pu,» nue de. hXm^ entendre formuler dan. ce par- 

à dire qu'on":: ^^^7^^!.^? ' "^i" ^''*' 4^ 
trme. et notre manière de voir 1. iTii^i • ^«P»*» no. doo- 
le. ami,, m«, auT ^„ 1^™^^ "' ."""-^"lenient pour 
bIi«on. pa, de dirt^nS ^JT " ^^ '" '''^•^^- ^°^' n^êta- 
gle.erre.'^^e .nia X S II" C T^P^ l? !'^'?- «^'A- 
voteraiont pa. comme iTréS^TuTJz *""'^* '? ' "' "^ 
raient Depui, plu, d'un «SV?;.^ "P^^ ^" "' ^°'«- 
champion, de U Iiber« da.^ tout le 1^5!"'/'^''''' ""' ^'* •«" 
liberté anjourd-hni, telle que non» 1. T ' *' " i"""' *"'»'» '» 
dan, notre .ièole c'est ™ ^LT i". """"P'^ons dan. ce pays et 

d'AngleterreSe not ™dS "Cewt'^ '" .r' "^™' 
P- que la liberté n'eat pa, .eu.em^n^ ;a":MV?S: 



M 




DIKIOUBa 

mtii pour tont le monde. Il y ■ longtempi qu'ili ont comprii que 
la Bjcurité de l'Etat dépend abeolument de la plui entière liberti 
aooordie i toute* les opinions, que chacun doit avoir la liberté d« 
son opinion, qu'elle soit bonne ou mauvaise, et qu'il faut accor- 
der la plus entière liberté à tontes le» opinions et laisser le juge- 
ment du peuple décider entre le grain et l'ivraie, choisir l'un et 
rejeter l'autre. Voilà le principe que, dans la mesure de mes 
forces, j'ai essayé depuis des années d'inculiuerdana l'esprit de 
mes concitoyens d'origine française. Ce principe, joint à une 
fidélité inébranlable aux principes les plus larges de la libertf 
constitutionnelle, c'est l'étoile qui me guide et que, dan» la posi- 
tion que j'occupe aujourd'hui et dan» toute position que je pourrai 
occuper pendant ma vie, je m'efforcerai toujours de suivra. 





lA LASOTO TiÈMÇilSE AV HORD-OUEST 



taine. parties dn pa,« quelque, germes de mi^contente. 

état dSt ' "^'T '" '■"■ *'"""*• P""»**-"* d^ -t 

f^L r'^î^l'^" r""**'" '" fanatisme conti* non,. On 
«gna du fait que le, Métl, franjal, ,'étalent révolté, nu 
Nopd-Onegt pour accnwir ton, le, Canadiena-francal, de 
déloyauté. Parmi le, mouvement, ridicule, de ce te^-là! 

Âlcït°ion'"fflZl"Mi!"" '' '" ^*'«'*»-* P«»t-tiv; 
„„nT„ ix ^^^ "* "ï"* ««"e de ci^r nne wciété 
pour protéger ceux qui ont la pui,M„ce en m.Sn dÏÏ L 

STf „ i""'"*''^ anti.françai«. ne Ht pa, rageTeule 
ment dan, le, assemblée, populaire. On vit iv,!!Jl 
ranimait pénétrer Ju,qn'.uTn du Parlement, e e'n 890 
M McCarthy qui Jnsque-là avait t.U preuve d'impaS! 
lité et comptait parmi le, députés conservateurs Tes plus 
di bngn^, osa proposer aux Commune, un pr^et de loi 
à l'effet de supprimer la langue française dZ le Nort 

vo"n?^; 1,"'''°^? ''°° •"" ''•"• """^ ^''^°-"> dan» equell, 
IZt.^^ "°'f' ■""*" "'**'* «^«^ d'une foule ^arg^: 
ment, pi„s on moin, sérieux, qu'il n'était animé, dan, cette 

Sr;'L'^°r°n''"f persécutrice, par ancune anTmo 
«té à l'égan" ^68 Oanadlen,.français 

M. Laurier lui flt nne vigoureuse réponse. Citant plu- 
•lenrs passages des discour, de M. WacCsrthy, prononcés 



i 



SM Disooun 

dans des aMemblée* publique*, * Toronto et aiUenra, il 
démontnt qu'Ui étAient Imprégnéi de ■eutlments par trop 
(rancophobea. Pnii, atmrdant le fond de la queRtion, il ilt 
▼oir combien cette agitation anti-françaiae Malt dange- 
renae, et de natnre A nuire à cette paix et 4 cette harmonie 
entre lei race* que toui les rraia patriote! doivent faro- 
riaer. 

If. l'Obàtivs, I 

Si je pouTtia accepter les déolirttîona aourent répétées de l'tn- 
teur du projet d« loi, iffirmuit qu'en cette tfftire, il n'est animé j 
d'aucun antre motif que du désir sincère, d'empfcher il l'avenir ,[ 
bi dinensimu dans le paya et d'y assurer la paix et l'harmonie I. 
en éloignant toutes les causes de dispute, je regretterais que l'ho- ) 
norable député, nourrissant d'aussi généreuses aspirations dans ; 
son cœur, eût tenté de les réaliser par des moyens aussi égoïstes, 
aussi mesquins, que ceux qui serrent d'appui an projet de loi qui 
•e trouve présentement devant la Chambre. Cependant, lorsque, 
pour trouver un motif au projet de loi qu'il propose à notre at- 
tention, l'honorable député invoque des considérations d'une sa- 
gesse aussi prévoyante, il s'abuse lui-même. H n'y a pas de 
doute que l'honorable député a réussi i se convaincre lui-même, 
mais il lui sera difficile de convaincre ceux à qui il s'est adressé 
que son but définitif dans cette question est simplement d'astnrer 
la paix et l'harmonie futures de notre pays, pendant que ses agi»' 
■ementa act< U doivent tendre à mettre en danger la paix et 
l'harmonie qui régnent heureusement. 

Je ne trouve, dana ce bill, je l'avoue, rien antre choae que l'an- 
cien, le vieil eaprit de despotisme et d'intolérance, qui, dans notre 
paya, comme ailleurs, a toujours caractérisé le pur et l'inaltérable 
torysme. Pris en lui-même, et séparé des motifs qui l'ont ins- 
piré, ce bill ne serait pas d'une très grande importance, noua 
convenons tous de cela ; mais il est d'une grande importance, 
parce qu'il constitue une déclaration de guerre faite par l'hono- 
rable député et ses partisans à la race française du Canada, dont 
l'hon 'flble député a parlé dans cette Chambre, en termes con- 
venables, mai^ dont il a parlé ailleurs, dans la province d'Ontario 
— je regrette qu'il ne soit pas à son si^ie pour m'entendie — 



!>■ SIR WILPRID LAITRIBR 



287 



dont il ■ parié, dine, en de* twmw qu'il n'oMr»it pt> répéltr 
dm» «tto Chambre ; l'honortble député a parlé de la race fran- 
gée «n dea terme» injurieux que, je le répète, il n'onerait pa» 
répéter dan» aette Chambre, en préaenoe de» Canadiens-Françai», 
qui ici, en Tertu de la loi, »ont avec lui »ur un pied d'égalité. 

n n'naerait pa» adiesier ici à me» compatriote» canadien»- 
franjai» le» terme» et lo» épithète» qu'il leur a appliqué» dans de» 
oirconatances précédente», dans la prorince d'Ontario. Il n'oie- 
rait pa» répéter ici, ce qu'il a dit ailleur» ; il n'o«crait pia traiter 
cette race de race bâtarde, comme il la fait au dehor». J'ai »oui 
le» jenx le» parole» même» qu'il a prononcée», par plu» tard que le 
18 juillet dernier, i Stayner, Ontario, et le» voici : 

" A Barrie, lor» de la dernière élection, j'ai aignalé en quelque» 
mote que le (çrand danger qui menaçait le Canada était le cri na- 
tional de cette race bâtarde; • ja pa» une race qui non» acceptera 
comme nou» lacoepton», mai» une race qui ne compte qu'avec 
ceux qui «ont d'origine française: une race qui réeume »e» affec- 
tion» dan» la profession de la foi catholique, et qui menace au- 
jourd'hui de démembrer le Canada ". 

Une "race bâtarde'', un "danger pour le Canada" I Mai», 

fî'iî; .*°'' "i^ T^ °* •* "O"' P" *^n'^» «leP"'» le jour 
où cette ""«» bâtarde ", pour employer le. mots de prédilection 
de 1 honorable député, appuyait unanimement le parti conserva- 
teur auquel l'honorable député appartenait alor» ; cinq année» 
ne te «ont pa» écoulées depuis le temps où l'honorable député 
aurait pu compter sur se» doigts les membre» de cette race dan» 
cett« Chambre, qui n'appartenaient pa» au parti conservateur. 
Jit, cependant, à cette époque, et tant que cette race a donné â »on 
parti presque tout le poids de son influence, nous n'avons jamais 
entendu dire que le Canada était menacé par le cri national fran- 
çais. A cette époque, la sensibilité de l'honorable député, main- 
tenant si aisément éveiUée, ne paraissait aucunement affectée. 
Bien plue, me» compatriotes d'origine française, siégeant du même 
côté de la Chambre que l'honorable député, pouvaient faire appel, 
et, de fait, ont fait appel à tous le» préjugé» de ma propre race. 
Mais c était de bonne guerre, parce que le cri national était alors 
poussé pour le bénéfice du parti conservateur, pour lui donner le 
pouvoir et pour lui procurer les avantages direct» et indirects du 
pouvoir. 




l>180OVM 

«rTâtioD. de 11 Mrt d. „„„ u '' '';"• '"' • »»in de jute. oh. 
nord (M. Bn^XnitT^îé^Z:^ 'f' '" "^^"^ ^"^«^ 

-nrie, <4.q„e jour, à«7îl^^ *■> PJ»'""'* •■• Q"*"*» • 
temps, p., un mot ne .W «W«^,„^°1'"'' '^"'"' «'™« «« 

ehân^ée. maintenant Aujourd'hui C n «l'eowUnoe. K,„t 
•ont plu, uni, pour .apporter Te n.rt'i '^^•''*<'»n»-Fr«nç.i, ne 
«lor. reoomm.id.bIe Tdu moiLtoff 7*'*'"i*"* 1»' «'"t 
»"' nn d.n«er pour le C.n^ 0„f Tlu"'/""""" ""'"'^ 
pour le 0«i.d«. Jnge,nt de P.„.„i ' , ' ^'^enr, un duuer 
.i.le. C.n.dien..FrZ.i° .tûv.rr ''" '' P"^' J'"" «''"Te, 
n.it« qu'.utrefoi. rp^r^i Sîw't,"^ '* "^o "»"''' 
encore lui-m&ne, noM nW^drVon. n ' ''*P'"* »PP»"ient 

<l«ngBr que f.it wurir .u C.^H. v P" "" ««••' "ot rel.tif ,„ 
q». rhonor.bIe d«p"« b'^r^* ??S' r"""" '"°"'''ï'^ 
•pp.rtient encore .upi^rti^mlL-S^* ~"""' indépendlnt, 
n'e«t peut^tre qu'une y,AT^^/?,î '* P«™ie' miniW Ce 

en<f..éd'.prè,..';C™'^:'^;^«Tvoi' '•' "'"' ''^"''"■' ^'^^ 
vaille prt.entement «n f.ve„r d" mTj "''"' "P'*' *»", il tr.. 
H>t, ]u..même, en plu. d'Z ^^' TT^^r " '«'°' l'« 

p.^rit^pr^^:>eVuyf '^ » «t.^. 

1« «nerre qu'il po„„„it «ûjou^d'hui lîT"? ^^''^ » «J*"!"^ 
«0. «rme. pour livrer un !S.u .u^'c.J',.'!"""'*!»'" fourbi«.it 
le parlement ser.it en «agi™ 'ïf j;«?»<J'™»-Franç.i8, de. que 
ardeur, qu'il .'«.t T.l.intTm.t l oLol '"?* ,'''""'' " «"»'•'' 
constitution, ne lui permettait „..%*' ""!'*'' I"'' «^Vè» '» 
Ju«,uo,t il le voudrai rm.f,,a'^"Jir"'''-"' '? <^'"«'Ji«n» 
mettait de s'attaquer à l'ulZ d« UU "^ ajontait-il, lui per- 




r 



Dl mit Wll.rRII> IMURIRU 



389 



l«r dir» ou il «tiit .n«>r« ocm.enr.l«ur, qu'il «,u»,i, con.«r».. 
^l^i?^l r'^*!' ""»•"■• >»•>» o» P-rti. J. n'»i .ucun dont. 
•„../•. 1 • I ' P""' l"" J* '"' ""'" P" 1"" l'honorable 
-put«.it le moindre «torw, de liMrili.me dtu tout. » »«onn«. 
^.™Î"T • ^ •'«o "»tion^ quelque* lionne. »mcs ont ou h 
demwder .. l'honorable député re.tij> en bon. terme, ivec le pre- 
m er mmi.tre, ou .'il n'in.ugurait pt. un nouveau mouvement 

52 u'^îf^"^ ''T*'™ •* '*'«" '""»"•' •»■•. 1»el q»" «oit le but 
ae M. MotJarthy, il eat trè. oorlain qu'il ne veut aucun mal 
au parti .XHuerrateur, et encore moin, au chef de ce parti. 

uan. 1 occaaion que je vien. de mentionner, il parla auui de 
»on atUchement au parti conwrvateur et au chef de ce parti, dani 
de. terme, qui d<pa«aient en cordialité oenx qu'il a coutume 
a employer. 

n.itr"''-"' "'?.P'»;i<"'" de «" exprewion. : mai. voici un 
pawye qn, caractériM bien tout «.n discour. : 

Je traiterai mon ancien -Jief avec toute la tendrcM dé.irabl<> 

«»Iu, bien que je ne .aohe pa. ce quo fon garde en ré«rve pou" 

it^^r^f^- ''^"'* ^"- MoO'rthy), n'en pa, ici , mai. .'il , 
««it, je lui dirai, que wn e.prit peut rester en paix. Il n'a pa. 

o3Ja ^ de 1 honorable premier ministre, .an. parler de ,^ 

d2m„?ii°. ""^'I P''" t'r*' »»"' 'K°°«" 1"e. »> l'honorable 
député recrute quelque. ,dhé.ion, nouvelle, au parti, il recela 
«m pardon, et ce .ont de. reonie. qu'il tâche maintenant d'amener 
a son camp* 

Je regrette que l'honorable député ne soit pa. ici, car je préfère 
.^l^? »».P'«?e»ce qu'en «,n ab.ei.« ; mai. je le déclare en 
touto franchii«, je croi. qu'il .'emploie à faire de. recrue, pour lo 
parti con^rvatenr, tout en ne .'oubliant pa., naturellement. 

IM paiti conœrvateur est au pouvoir depuis lonirtemp.. Il a 
l»^>uvemé prewjue .an. interruption pendant trepte ans, et il e^i 
butonquement vrai que, durant cette période, il .'e.t maintenu 
presque entièrement avec l'appui des Canadiena-Françai. catholi- 
que, de la province de Québec. Mai. il ne peut plus compter sur 
cet appui, parce que le peuple de la province de Québec est main- 
tenant dmsé »....- î, quçîtion de aon illogeance politique ; or il 



OiaOODM 

Mi triàtat pour tout U m<^j 

*•• OUA H'annï-»»^ «. "^«m*^ 




«î» «m chef. Si ]«. .piîCaT: 7.L^°* ?"* P" » »«?•«' 
profiter, enHU, ,t oniTWff Lii't. Il*^"' '«»"ir, i qui 

•»oo« ™ d« I«:rîT,2'nMte''.L«„<'*P"« 'l««'«r. qu'il « 
«m» doivent en «uffrir. c. .^t I« irtT.n'^S.^- .^' ''"*''«'»^ 
(?n»nt, „n. ,Iout«. 1, ^nptnre rfl , IT ? -^ ?°'"'°. qui, crai- 
jmen|!. » ,„i„e lT.onorX ?«pu«'Z.T'*»"': Po-'^^'^t «tr, 

•'âlmnm-. Si 1. DrtW^rJÏîi^. ''• P*"'- " n« fandr.it pu 
d'un, .ntr, , >ie€Z:it'^'Ta:'J'"f 3" ^^ «"î^ 
n>e.nre destinée à proMri« irf«^,^/ "* "> «^"'-idi», nue 

breuM, je le di. de .nit^. je .er^ 3.,? •^«"" "* P™ »<«'■ 
prorKxition, et k reprendr, i. " "jP**"? » ^'"^ «dopter cette 

«t«i.é w.„ê, ,„i Et: iotrsr '''"'*^ "^•'' ^'- 
j.^ri'.^'tsLr:Tnre:«l':T"^^^^^^^^^ -■-' p- ^ 

«tre «i-ne bientôt d' °n ^LHS, ^ " Pr«l.min.ire, qui doit 
population, il .-eTSrS;*"^''^ * '" P"»* "«W* de la 



>i"i». 



Itm MB WILTUO LAUBIU 



Ml 



n y 1 b^nronp d'ommig, d, t«iW pour BOM, W. OoniiMB- 
«ou ptr 0. qni nou pântt êtrt lé pltu poMibhk Ooonpoiu-iioai 
d. U duliU d, limcTis. du. 1. NorîOo-t. Ou. I. *Hi.ture, 
oomipoiu-iunu de rnueifraernent du frincai* dini Im «ooIm. Lor^ 
que OM d«u quMtioiu Hnmt r<gMM, bou« ituroni fait quelque 
r.'ÏSiî^' "*"" '*'°°* '^"'^^ •" *"» ••• '•''• «noore plu. 1 

Oee perolee lont trte ilxnifiratiTee. Le pr<wnt bill, m préMU- 
Utioo, neet que 1« promier pu, et lonque ce premier pu wri 
mt, U ler* fuivi de quelque ehoee de plut ; or, que doit-on com- 
prendre pir oe quelque vho» de pli ?t LTionorâDle d«put4 ne non» 
laiwa tnoun doute «ur oe point. Voici m ptrolee : 

" Nooe devom prendre noe armée... Noua rivone d»n« on paye 
uglau, et le plna tât noui pourrona anglieiaer lea Canadien»- 
francaii, le mieux ce lera pour notre pr ^p«rit« dont la tâche wra 
drroiDa plna facile, et cette qimtiou derra Itra régl«e tôt ou 

Hoi^„?'aî'""-i."i",'''"",'''"'*°«""- ^ Canadien^Françaia 
doivent ê^ pr»«. de leur langue, non «nlement dan. le.1^ 

t1^d.^l ^"^^Jl^' " r ~°*"™' 1~' nationalité di^ 
ttnote dam la «mfMération. Cette transformation doit .'opérer 

Sir^T'l'^K' ^^'^^^-^^ •'" »• f«"t. par la force, p^^ 
l'honorable député lui-même. lU n'ont pas été répété, une ou 
til^i"^ ma.» un grud nombre de foi. duu le. différent*, par- 
lCn«6 ^/ ,V^. 1°°° \ programme politique avec lequel 
ITionorable député .'efforce de former un nouveau parti, oa de 
réornaniMr un ancien parti. . «u uo 

Telle est la politique que l'honorable député offre k se. compa- 
triote, dongine an,rl.i«,. Je considère cette politique comme 
anti-oanadienne, comme uiti-anglaise, comme en désaccord avec 
toutes les tradition, du régime angl.i, au Canada. Je la consi- 
dère comme diamétralement opposée à l'idée que nous avons — et 
que je ne .ui, pu diepoeé, pour ma part, i abandonner — de 
Iramer une grande nation .nr le oontinrat américain. Je la con- 
Mîîêre comme mx eîimo, aux conwqueuoe. terriflantefc Miono- 



■" Duoovn 

p.rli, miU il ouvn (oui. g»ncl. I. ,h>h« ta» pu.imu qol an. 
I «n (Dp.!). ,B, p„,ioM n.tloMl« «t wl gi,u*«i, qui ^iZ 

«m.iaéré É«tr.m.nt qo. «mm. un crim. n.tim!ïi "^ 

r«ble (MpuK, M j'«jtuiiiM MmlniiMit qu.'ll«. „roal In ooDié- 
qu,.nc« d« M «mdult», M.i. qu.U qu..,i,n, .„ ,„„,if. i[7Z 

«nt. comme étant .nimé d'nn. Uin. «nti ■ f, .4.|«. T« 

repu h.tion. U iultMi «t un *i ri( intiment qu« je ne roudmii 
pt« 1 en croire oonjwbl, • „»!• li ce n'eet pu 1. b«ine qui le | 

ÎZZJaT' *''''"" 1?;" ";.*•" ^ 0.nÎ5l«*Fr.nç,?. u»; / 
M«e tri. étrange, ou qu'il ooneidire lenr nire.u mor.1 comme tr». ( 

LTionorible député duu le diiooun auquel j'ai déii faii .11» 

de .iptier r,gi.„tion qui eut lieu, il y . quelque, année, dln/u 

la pendaiion de œlui qui en était le chef. Il a cru. alon «m, 
l.«..tati<m devoir attribue, la tempête d'indignation qui .'•«C 
au .em d'une race trè. «naible, Zx plu. vT ^timin , q^î 

rCl" kI 1. ^""^ * ?•" P"*' """^ '•» "«•»» "nne., devant la 
Chambre, l'autre jour, lor«,u'iI a voulu blâmer la iK-ilion cour. 

ZZIm. m2r ""•"'"' "" ""^ "•""'"''''« •"' (••^''■ 

hJi'.'ÏTr'''* ^^^"^ ^ Simooe-nord (M. McC.rthv) n'a pa. 

la juBt œ, parce que le ioi-di«ant criminel appartenait i la n» 
françaw. L'honorable député diwit ; — >''"•"'"•"•'•""• 

,'.' 9-*" qui m'ont fait l'honneur de .uivrc de prê. ma carrière 
politique «, «.uviendront que, dan. le comté de'^Haîdi'mTn"; jj 






DB Mil iriLmin lai'iiirh 



3X1 



J»Ul, Il 7 • drax ou Iroit ta*, k cri it'tlimw. J» B» »olr «ii» la 
proTim» de QirfbM t'éuil inonK* jnaqn'à U Mi* mntrs Im mu» 
ritfc tUinU*, jHin» qn* eatim<ii ntUat «4 Mfeutw U loi ooMn 
un CaudinFruifiU". 

" Pare» qu'clW* iriltut orf «rfeutor U toi «mira un Cinmlin»- 
Fraacait I ^ 

JnTtptt» tM propre* paroi»», rt je r^pooilrai irulraMOt eaoi : 
qnioaaqaa dfclaro qn« la |w.it|on prim par 1« peuple de la pro- 

* ï* i* '',"**; "" T"" 1"~''™' "'"•'' P«» h-mn*!*, Mt cou- 
pable de calomnie et afflnne ne qu'il ne peut pai prouver. L'fc» 
norable d*put«, cependant, ne porte pan tout rodiiiu d'arolr 
invenM cMta aceuution. C'aal une accuutlon dont ••e«t lefTl, 
pendant le« Iroi» ou quatre dernière* ann«e*, la prwwe mini.t*- 
rielle eonaervatrice d'Ontario. Tant qu'elle n'a M rép<t4e que 
par quelque* olwcur* barbouilleur* de journaux, on pouvait la 
lai**er p**Mir ku* •ilenee; mai* du monu-nl que l'honorable d«- 
pnt« n'a pa* h<*it4 à lui donner l'autoril* de non nom, et qu'ella 
mt tépM» dan* eelta Chambre, je ne pui* U laiiaer pa**OT mm 
la rtfatar. 

Je TwiT reneontrer l'honorable d<pnt« «ur mn propre t<^*ln. 
Je ne reliTerai pa* le* mot* qui aecnaent le peuple de la protinoa 
de Qn«bee de a'être lalurf entraîner I de* aete* de folie *ur evtte 
quMtion ; mai* quant aux motif* que l'honorable dépui« lui attri- 
bue, je répondrai que le peuple de la province de Qnéhee croyait 
oouelenoieniement, à tort ou i raiaon, que l'exécution capitale 
" du Canadien-Franfai* ", pour me ecrvir de* exprention* de 
l'honorable député, «tait un homicide injustifiable. L'honorable 
député n'oubliera pat que vinj^t-troi* de *e* collèpie*, vînjtt-troi* 
de ceux qui appuyaient le prénent Kouvomement comme il l'ap- 
puyait lui-même, et dont la plupart, comme Ini-mSme, ne ieront 
pa* éliminé* du parti oonicrvatour, té1éIrraphl^rcnt an premier 
ministre que l'exécution capitale en question «erait un crime. 

Et il y a plu» que c»1a. L'honorable député n'oubliera pas que 
la preese du monde civilisé déclara, dan* cette occasion, que la 
" clémence devait prévaloir et non la sévérité ". L'opinion de la 
presse du monde entier ; le Lonâon Laneet, \c Chrinlinn World, 
le London Daily New», le London Echo, le Pall-Malt Gazelle, 
d'Ansleterre : le Natùmaf, le Journal det DihaU et la TéUoranke 



ir : 



'^1 



iJiJ 



MKOOM 

p- y»" I- iX^ if'sz: frî^r •*". - ~- 

rtmtuitm <in p,j^ **"* <>» »» tri «rin» t «lUeiit 1. 

^Wlwiie tn mond. un dr^ „l„. ÎL*** ****• '""""«tioB 

J« propriftf p„ u^ «m, jÎÎ j P?" «««''•tir» la T«l.ur da 

ton. le. m«nbr«. du X WiTl "^ ""?,' '* "'""•'ion. P«mi 
Md.. il n'y .T,i, pun^*! f '"' •"• «'«tait âlor, «^ 

Iwr. mit «t4 plu, hrotî^n^ * ""'"^» '*''• qn'nn d« 

.lor. i l'ftr.n^.'" 8i Tw rrm.'^.rî'rr'^'*" -^ ""•" "'«5^ 

•irâje-il p.. à leur obtenir IV^d, .iw ■' 'r"»''^- »• '^<"- 
«set homme; maii infortL- »? .** ' ^l» *"«» «n âPMl à 

d«.;t voir pour «t 1 W q'T'n t* "'• '^' *"* ''"»« «>^ 
«Jeriit le, proMger, m^h^irV" '?"•'"• '« •>'" Hui 



Km pr4iMM <U an ftiu, oa poar» aoautUr b jummi i» 

Sïï.^^J*.tL^ '' "r^.T.'''^ - ■■"• p- ■»~ i» >»" -»• 

riwimiaw, «• n Mt pM <Um U but d* fnrpMMr l« MNtTmir «dm 
y* ■•>»»•*• joar», nuif, du boombi qu'oo doim mmuot d'iuM 
gumrn d« no^ du Bonmit qu* omm koooribl. tmi ( M. CcCwih») 

p*iw, iM. pnlMMr, OM dfctarallon «omm. wll. f.it, k Ht.riMr, 

!ijX r~^'^'*~' 1^' ."' P"» " r4tâbli«n»„i 1. Û 
VMM f.uMfc. J* M puit Uiowr «iiUiniir p.r .In «ppréci». 
uoot fiuwH, la bonne r<inomn«* do mm cooipatriotaM tt J« m 
P"" ,'■"•',•• V'ofP'r un. coniraJàllon, rieeiiMlioo on* U 
Hopolalion d* QuélxM n'oMit pu k d'autra loi "u'k celle da «m 

?i* Tîlo ?"*> •"''^ '• '•'■'''' '''«P*"' 1"» 1 honorable d«puU 
(M. MeCwtbj), an aaaumant l'attitude qu'il a pri», en inaun- 
not ta DoOTaUe polltiqiw qui eipliquo la coi«|«ito qu'il tient 
dMUla qaalqa* Imnpa, aonil mû par de* motif* d'un ordre nlna 
ralart et plui noolai 
Je n'knor» paa ana, pMmi oau qui pMtagaol U maalkn dt 

«M T«>m k U ««eluaio. do.» 11 .W /ait l'iSt^rtt., -i T^ 
Tt«Uoo (A iU not que l'axiateno. da dwu natioaaUtf* diitinotaa 
âo CMada aat lnc«np.tibl, .r«, r«ii,«.e, d, u «m/ldST 
J. oa iraouaae pa* l'objeetim alul /ormuUr. Au eon»iir« ja 
dta qu. ««aa» u». qneation oui doit attim 1. airiaiM attZ' ^ 
ton. oeu, qui ont k cœur f ar«Ur du pa,., oar pwanma ne p««t 
aedlMininler que lexuterw» de dmix nationaliO. diitinote. ïolt 
MOMairement produire parfoii, «omme elle a produit dang le 
W«e«, dee eaum de ronfiit, et, partant, de danger. Mai. il noua 
faut prendrj. 1« f,:i. toi. qu'il, ^.nt et tel. que nou. pouron. laa 
oonatator. Nou. formon. deux race. di.tin<!te., unie* (éovraphi- 
qnoment mu. la mAme all«p!anra politique, et .«parfaiipar de 
nombreux caractère, ethnique.. U but apparent de l'boiiorabla 
d«pnt4 — le miun aaturtment, celui de tou., j'en .ui. conrainen 
— eat d eaaajer de former une nation arec cea «lément. oppoaja. 
Voilk lo problème que non. aron» k onTinfcer ; comment allon.- 
nona le rfcoudre I L'honorable d<put« non. a donn« .a m«diode, 





i 






f' 


1 






! 


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J 



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290 



OIBOOUBS 



U méthode to^r, et il a prouvé une foii de plu, que le. méthod« 

d^r^L «t h1 Jf^ * hum.me, mai. toujours de la crainte. 
n.V„^ f -, • '■/«?*»«* qoi ont tonjour. rendu le parti torv 
Ct lef™ „' "^^ •""^' " ""•"• LTionoràbre député /„ 

ÙZJê^^lT ""' P"^'/*' incompatible avec l'existence d^ ' 
V^C ètZl f;^' =°°'^»«"™°'. l'une de, deux doit dii. , 
paraître , et j ai o té les parole, dan, leaquelle» il ei a aonelé i ' 
^deTlT d'oripne anglai«, leur di,ant de boucler leur Sre ' 
f ". ?,''"'' ° y "' """'"' »»tion»lité .ur ce continent. 
A quoi tend la politique de M. McCarthy î A un c-;». .• , 
p ne demande rien moin, que lea cinadieni^r/w """T*': 
le joug de la servitude poser sur le^ épatSrtf S 1^^°' 
«oit par la législation, soit par la force ,i ^Û 1? 2? •''"7' 
tous le. privilège, doit il. ont oui î^û'id 8i ^T"l^' 
exécuté, sur quoi «po«rait la ConfSt™ il ?'" *"•" 

de B.^riX^"' M '^ %l ' ''"'l'""' '^^'- l'honorable député 
est d^^T (^-/«l^^ll). qw le devoir qui c'impose à nous 
est d édifier une nation sur ce continent, et d'établir uTordre de 
choses tel que tout citoyen de ce pays, quelle que soit ^ oririne! 



UK 8IB WILFUIO LAUttlEIt 



297 



Qu'il wit Anglaia ou f rusais, éprouve •incèreincnt un aentiment 
de (uprétne lierté de ('appeler Canadien. Haia je demanderai i 
l'honorable déput* — il m'est impouible de faire appel i «on 
oœur, mais je puis en appeler i sa logique — s'il croit qu'en sou- 
mettant toute une partie de notre population à l'humiliation de 
renonoer à son origine et de répudier son histoire, on la rendrait 
flère do son pays ! Qui ne voit que si l'on force une partie de la po- 
pulation à détester le» institutions sous lesquelles elle vit, ces insti- 
tutions ne peuvent subsister i L'humiliation d'une race, d'une 
classe, d'une croyance, d'un individu ne saurait servir de base & 
la Confédération. Elle ne peut a'oir qu'une base possible, celle 
qui consiste à donner la plus grande latitude, le plus complet 
essor à tous ces sentiment* qu'on ne peut arracher du cœur de 
l'honure sans le rabaisser. 

L'honorable député semble croire que tous les Canadien» de- 
vraient être fondus dan» le même moule. Il est fier de sa race 
et il a tout lieu d'en être fier, mais il ne s'en suit pas que nous 
devTioiis ton» être Canadiens-Anglais, que tous nous devrions aller 
non» fondre dans l'élément anglo-saxon. Assurément, personne 
ne respecte ou n'admire plus que moi la race anglo-saxonne ; je 
n'ai jamais dissimulé mes seatiments à et égard ; mais nous, 
d'origine française, sommes satisfaits de ce que nous sommes et 
ne demandons rien de plus. Je revendique pour la race à laquelle 
j'appartiens le droit de dire que bien qu'elle ne soit peut-être pas 
douée des mêmes qualités que la race anglo-saxonne, elle est douée 
de qualités tout aussi grandes ; je revendique pour elle le droit de 
dire qu'elle est douée de qualités souveraines à certains égards ; je 
revendique pour elle le droit de dire qu'il n'y a pas aujourd'hui, 
sons le soleil, de race plus morale, plus honnête ou plus forte an 
point de vue intellectuel. Et si l'honorable député venait dans 
le Bas-Canada, j'aurais la fierté, j'aurais l'orgueil de le con- 
duire dans l'une de ces anciennes paroisses des bords du Saint- 
Laurent ou de ses tributaires, et à lui montrer une population à 
laquelle, si préjugé qu'il soit, il ne pourrait s'empêcher d'appli- 
quer les paroles du poète à l'adresse de ceux qui habitaient autre- 
fois le bassin de Mines et les prairies de Orandpré : 

" Men whose lives glided on like rivers that water the woodlanc, 
Darkened by shadows c' earth. but refl«ting an imaAe o1 Heaven." 



ff 



i !f 

I II 
il" 




"» DiacouBS 

En nli, je ne revendique rien oui ne loit légitimement dû k 
mee compatriote», et je dia: " L*i»wz les deux race» vivre 1 cAt« 
1 une de 1 autre, tdiacune avec set traite oaractérintiquei; elle* n'en 
•eront que plni rapidement uniet dana une oommi' uté d'aapi- 
ration» ver» un but commun — celui de raater ai iae» d'alft- 
geance et canadienne» de lentiment". Mai» »i l'on teuw d'arracher 
a 1 une ce qui lui eat cher et «acre, au lieu d'avoir la paix et l'har- 
monie, on n'aura que dee diacorde» de plue en plua envenimfea. 
Mon honorable ami le député de ITorfolk-nord (M. Charlton) 
noua a dit, l'ai fre jour, qu'il eat de 1 "; .^rêt de» Canadiena-Fran- 
çaia de devenir partie de la race anglo^axonne, et, ae mettant en 
fraia de relater les exploits de cette firrande race, en temp» de 
guerre comme en temp» de paix, il demandait preaque permiaaion 
aux Oanadiena-Françai» et s'excusait auprès d'eux de se sentir 
fier des faits d'armes de la race anglaise »nr les plaines d'Abra- 
ham, dan» U baie dé Trafalgar, »ur le champ de bataille de Water- 
Itw. Mon honorable ami n'avait pa» besoin de s'excuser ; ses aen- 
timenta sont tout à fait naturels pour ceux qui sentent courir dam 
leura veine» le même sang que lui, et il» ne aanraient être blessants 
'^'vT*^™'^ j " ™°'' ''"' »PP"tien8 à la race défaite dans 
cea bataille», ]e ne .demande pas de permission pour dire que je ne 
prétends en nen à cet héro'nme stoïque, si héroïsme il y a, qui fait 
qu un homme peut contempler, même rétrospectivement, sans ae 
aentir le cœur serré, la défaite de ceux de sa race, bien que, dana 
^on esprit, il aoit évident que dana deux au moina de ces bataillea 
— celle des plaines d'Abraham et celle de Waterloo — la victoire 
de 1 Angleterre a été un triomphe pour la liberté. J'ai plus d'une 
fois dans cette Chambre, dit à mes compatriotes de la province 
de Québec que le jour oui a vu le Canada séparé de la France n'a 
pas été un mauvais jour pour les descendants des Français dana 
ce pays, parce que, sous la domination anglaise, ils ont joui de 
pins de liberté qu'ils n'eu pouvaient espérer sous le régime fran- 
çais, et qu'après tout la liberté est ce qu'il y a de plus précieux en 
ce monde. 

Mais, tout en parlant ainsi, je ne cache pas â mes concitoyens 
d'origine anglaise qui, je l'espère, me comprendront, que niême 
aujourd'hui, avec les opinions que j'ai, quand j'étudie notre his- 
toire et que j'assiste aux péripéties du duel prolongé, opiniâtre, 
implacable auquel ont pris part l'Angleterre et la France pour la 



DB SIR WILFBID LADBIBU JQO 

wtrâiUnt, même aprèa U victoire, retraitant dam un cereteS 
iZ 1^ i°" •''''" "r"*;,")""-!. '-du à la dernière pS^i-at 
«rte an dtrn.er combat où le Taillant Montcrlm, cet homTe vét!^ 
Ublement grand, a trouvé la mort dan. « prem èrTdS. je i^ 
^ e?^ Z: «"""tyo"». d'origine «"glaiw que j'ai I^ '4^ 
^ Ur'^.irv '^^"'"•" " «'"» <•"' «ne. veine.. Ne me 
Lnt^'^ ?• théonee purement utilitaire. 1 le. homme, ne 

■ont pa. de. automates. Ce n'e.t pa. en foulant aux pie<k là 

T^^^ ? ?'" '""■"" ''* ""« ""• ™'" atteindra v^^bS 
il tel eat le but que voua pounuivez. ' 

Et cependant, oW au nom de l'allégeance anglaine c'ait d.«. 

temmé par la rfparation de ce. coloniei de la mèZabie . 'Z 

de peXI'iu^.l"/" •*' °°".^*'"". '"^■'"'' P»i« v^ai 
.«T et^u'ft^^ * -^"^ ''?' '™"™' * «"« P" I«» lien» du 
'îu^^al' D,r r ^s"? ''? J".'**' eoncessions, elle n'y réns," 
oJnJ^ T "°. "P"' "'^ ™*iee et de Rénér^sité, elle fit le. 
con^ion. néoeMaire. pour atteindre son but. A *^, nouvla^ 

L'auteur du biU ignore-t-il ce que tout le monde sait auê ce 

rxïirterrcr/'r """• t °'" "^"^ ce^r'^cii 

L™ J-!" ! ^'^?r«-*-''. qne 81 les nouveaux sujet, de l'Anele- 

^tî T lu.' à prendre part au mouvement insurrection- 
neUe résultat aurait été pour le Canada le même qu~ îê. 
co lon.e. msursées la séparation définitive 1 Et nZ^Zl dt 
pufo devrait savoir que, bien que le marquis de Lafayette et le 

44E 



I !:i| 



300 



Diaoovia 



comte d'Ettain^a euaaent envoyé leura émintiret igiter l'taoian 
drapeau de la Franoe devant tea ancien! lujeta, oe* dernien let- 
tirrat fidèlee 1 leur allégeance et ra battirent loui le drapeau 
anglais autour d« mun de Québec, aveo le même courage qu'il* 
avaient déployé contre ce drapeau aeiie ana aeuleraent auparavant 

Suppoeona que l'honorable député eût vécu & cette époque et eût 
en voix au chapitre dans le conseil du roi, quel avia eût-il donné ! 
Eût-il dit : " Ne laiatez pas cea hommes parler leur langue ; ne 
leur accordez pas de privilège* f " S'il eût parlé ainsi et qu'on 
eût suivi son avis, ce pays ne serait paa anglais comme il l'est au- 
jourd'hui. J'ai dit et je répète que les Canadiens-Français, ayant 
réclamé et obtenu de l'Angleterre lea privilèges de» sujets anglaia, 
feraient preuve de la plus noire ingratitude a'ila repouasaient au- 
jourd'hui les obligations que leur impose ce titre de citoyen an- 
glais ; mais je dis aussi à l'honorable député que ce serait un acte 
d'ingratitude, de lâcheté, un acte dénué de générosité que d'en- 
lever aujourd'hui ou de tenter d'enlever aux Canadiena-Francais 
les concessions qui leur ont été faites pour gagner leur affection 
et obtenir leur appui à l'heure où l'Angleterre courait nn danger. 

L'honorable député de Norfolk-nord (M. Charlton) a dit, 
l'antre soir, qu'il avait des doutes sur la UUM ion de savoir si li> 
loyauté des Canadiens-Français, dans cette circonstance, a été 
•hsolnment pure et sans alliage; qu'il ava^t des doutes sur la ques- 
tion de savoir si, au lieu d'avoir été loyaux, ils n'avaient pas seu- 
lement eu en rue leur langue, leura lois, leurs institutions et leur 
religion. Je ne comprends pas les dortes de l'honorable député. 
Pour moi, je n'en ai aucun. Je suis absolument certain que 
ce sont 1& le) motifs qui ont engagé mes compatriotes à rester 
loyaux. Us avaient & choisir entre la conduite de la Couronne 
anglaise et celle du Congrès de Philadelphie. La Couronne 
anglaise venait de leur accorder l'acte de 1774 qui leur garantis- 
sait tout ce qui leur était cher — leur langue, leura lois et leur 
religion — et ils avaient à choisir entre cet Acte et l'Acte du Con- 
grès de Philadelphie, qui restera éternellement comme une tache 
sur une noble page de l'histoire américaine. L'honorable député 
a prouvé que dans la proclamation que le Congrès de Philadelphie 
adressait an peuple anglais, se trouvait la déclaration que cette 
eonoesaion constituait précisément l'un des griefs des colonies. 
Voilà quels sont les motifs qui ont engagé mes cjmpatriotes à 
prendre l'attitude qu'ils ont prise. 



!>■ SIR WILrniU I.AURIBII 



301 



Lii^""^"!"'' "^P"'* trouver.it-il i «di« 4 ce qu'il. « «,ie„t 
«.IuiT"^ol,V& * n« «onfi-te-t-elle qu'à b.i«r la maiu ,1e 

nenr d'.pp,rtenip, et dont il est fier à ju.te titre 

mni «'iJ!.'*".'î°'"'* "?"' aujourd'hui dos homme, ayant 1. mé- 

p«i;mrTui'V:i?^\t%'%rrv:rr,\"''"' '^ ''-'^ 

avait «t« JîwiÀuîi * ®" '*"" '^^ '• conrtitnton qri 

fCorLbrdl^tV'fi"*'"'™'' " '"•"'•«"t de. homme, comme 
inraorawe députa' de Simcoe-nord (M. MoCarthvl et le Ainntt 

teh^^îlîf ''"" ''* délibération, légiriativc. LeSf tenta* 

wuvf^?t,arlefîr^'"f ^* P*'*'"' '"^^"^ '''-' ^omme "'î 
pouvan parler avec autorité .nr cette quertion. Cet homme était 

A l'époque où Arnold et Montgomery envahirent le Canada 
ord Howe, qui commandait le. tro^, ^glaise, dl le. oint 
insurgée, avaient envoya de. dépêche, à .i, Guy CarletTn m!î 
commandait le. troupe, du roi au Canada il IZLv. 

^rtuéCV * ^""P"'- ^ «"" Cariett-avaitlû S" 
rar Québec, fuyant devant l'armée de Montgomery et il était 
occupé i^ mettre cette ville en état de résister aux ^vahiLur 
les dépêches ne pouvaient être portées plu. loin que MonTéai 
qnau nsqne de beaucoup de périls et de fatigue. : mairdeux 
jeunes gens entreprirent de le. porter. Joseph Pap ni, alors 
JBune homme de 28 an., était l'un des deux qui s'offrirent 

11 y avait de grande, rivière, i traverser, sans pont» »t ""!»ait 
a 1 autonme. M. Papineau et «m ami firent tout le trajeVâ piS. 



141 I 

rit 11 






302 



Duoouaa 




III arTiTerant i Qujbec et remirent lenn dépjchat. Que fireot-Ui 
enoore I II* l'enWUèrent oomiui TolonttinM et coopérèrent à U 
àttaur de Québec, juaqu'i ce que l'ennemi fût repouwé du ni 
euudien. Quelque* annéei plui tard, en 1791, M. Papineen fut 
élu dépoté 1 Montrant, et quand l'on tenta d'exclure la langue 
françaiae de la l«(fi«lu ure de Québec, M. Papineau pouvait parler 
arec autorité, et il demanda : 

_ " Eat-oe limplement parce que le Canada forme partie de l'em- 
mre anglaii, qu'il faut dépouiller de leun droits naturel! dee 
KJanadieni qui ne parlent paa la langue en utase aur les bords de 
lia Tamise t " 

Lee services récents de M. Papineau, sa fidélité i la cause com- 
promise étaient de nature i convaincre les députés anjrlsis que se* 
arguments étaient appuyés sur la raison et sur un esprit de géné- 
rosité j et j'estime que ses paroles, même après de si longues 
années d'intervalle, devraient trouver de l'écho dans oette 
Chambre. 

L'honorable député de Simooe nous a dit que lord Durham, 
dans son fameux rapport, avait conseillé l'abolition de la langue 
fransaise dans la législature du Canada. C'est parfaitement 
vrai, et l'on donna suite à sa manière do voir dans l'acte impérial 
de 1840, mais cinq ans ne s'étaient pas écoulés, que la législature 
du Canada décidait à l'unanimité, sans distinction de nuanoes 
a opinion, d'adresser au gouvernement impérial une pétition à 
l'effet de demander l'abrogation de l'odieux article qui fut en effet 
abrogé. L'union du Haut et du Bas-Canada venait d'être con- 
sommée et, sous la direction de M. Baldwjn, un esprit supérieur, 
l'on comprit bientôt que, pour qu'elle pût servir au bien général 
du paya, il fallait protéger tontei" les races en leur garantissant ce 
qui leur était cher. 

Cet acte de la législature a été, cependant, l'objet des critiques 
de l'honorable député de Simooe (M. McCarthy). H n'y a vu 
rien de grand, de généreux, de dipie d'un homme d'Etat. Au 
contraire, il le caractérise comme une lâche coniieasion des politi- 
ciens pour capter le vote français. Je ne serais pas juste envers 
l'honorable député si je ne citais ici ses propres paroles. Voici 
ca qu'il a dit : 

" Le parlement de 1840 fit tout ce qui dépendit de lui pour 



Dl IIR WILTHII) LAfKIBH 803 

M. MILLS (BothwoU) : C'e.t un homme d'Et.t. 
«if J;t^if Î^U.ii'''?- i*P'"* "' '~P ""^"'o pour «voir dit 

rB.tir? ^r .^'' ^"" ' ^^^ ^li^i^'^s- 

I'Ln„,.T '.X ■ fV'"*»"'*' "■• Allen MacNab et M. 1^ 
lib«?.l m.7. i • ■'^ •"■ " «" "" •)"• l<"d ï>nfl'an. «ttit 

•.it p« 1. hT«^d^ ZftZZ"^ ''• r "»p'' " »« «»>"'«!- 

;::^ir.n-:™:sr£ff'î^^^^^ 
*.e^Tdt"r;t:i^\„Tdr.H:rn^!:,^ t -:^^:t 

«emblée lépslative et un gouvernement irregponsabir ^A^* 
près do cinquante ans. l'asSmWée légi, a ,T?o™ derioifS 
essenfellee, absolument essentielles au bien^trll^, payret ml^ 
âl existence de l'assemblée législative elle-même c^meco^? 
et chaque foi. que ces lois fu^nt votéea, elle.l erCl^Tuï 






K ' 



('.-. 

I 



SM 



Diioouiia 



pledi p«r un goursrDemwt irruponuble. I,'«M«ii,hl& «Ult 
ratMrameDt franfiiM, l'exécutif «tiit pn»qup cntiirement lo- 
glwi, «t M tn«mbm étiicnt nemt, par lo bumu oolonitl, pirmi 
•M oréttuita. Comme on pouvait t'y attendre dan* un oa* aem- 
Wable, toute la oopulaiton franfaine prit paHi pour l'aHembMe, 
ei praaqne toute la population anglaiw m rangea du côt« de l'ex*- 
outif. Un trèa petit nombre, probablement, m demandèrent e«- 
rteuMunent qui arait raimn ou qui avait tort ; maia ai voua voulea 
•avoir qui, en nmme, avait raiaon dana cette diapute, je ne lauraii 
mieux faire que de citer le témoignage de lord Durbam mime, 
tel que conaigné dana aon rapport. Voici ce qu'il a dit : 

"Par coniéquent, depui* le commencement juiqu'i la fin dea 
diaoordea qui ont marqué toute l'kiatoire partementaira du Ba» 
Canada, je regarde la conduite de l'aiaemblée comme une lutte 
oontinuelle avec l'exécu .f, dani le but d'obtenir let pouvoir, in- 
MrenU i un corpa rwréaentatif par la nature mtme du gouver- 
nement ropréaontatif. " 

Voici donc l'aveu que, a'il y eut une rébellion, les Canadiena- 
irançaia dalon y furent pouaaéa par la conduite du poui .. 
exécutif, qui avait refuaé d'accor.Ier à l'aawîmblée légialativo le* 
ponvoira inUrento à un corp. légialatif. Cependant, en dépit de 
cette opinion, lord Durham dit que l'on ne pouvait ao fii^r i la 
loyauté de. CanadieM-Franeai», et qu'à l'avenir, le Baa-Canada 
aevait être gouverné par une population anglaiae; et la méthode 
qu 11 auggéra fut 1 union dea deux Canada., avec h condition que 
la population anglais aurait dan. 1. chambre mtô forte majorité 
de repréMinUntfc U niica qu'il donna, pour arriver à cette con- 
clusion, fut formulée en terme, trèa énergique.. La voici ; 

" Jamai. la pt^aente génération de Canadiona-Françai» ne w 
Mumettra déaormai. loyalement à un gouvernement anglais. 

J'ai déjà dit que lord Durham ui connaissait pas toute la force 
des institutions libres du régime représentatif, et que notre 
Baldwin était un plus grand homme d'Etat, sous ce rapport, que 
lord Durham. Celui-ci ne s'était pas imaginé, il n'avait paa 
«mgé que si l'on donnait aux Canadiens-Français tous leur, privi- 
lège», ils deviendraient immédiateu,ont de loyaux sujets, qu'ils 




DE iiR «viLrnib LAURian soo 

premier â luggénr que l'on reiutit eux CinidioM-Fr«nc«ii l'u- 
oomerviteur, et il monrut btronnet du rovâume n«I. M 

IWft«?n /' "• ' ''"'«''' '"'™" «inrlement p^^' effet de 
]ont«, qu. .bu«r..t ,in.i de 1. fo™, brutale du nomb" 



:■■ ï 



MM 



niMMCU 



l/honorabl» .Mput* doh n,m prend r», Il m* •mnbl*, qu. U poli- 
M •idraM* p.. .Bx „«ill,ur. i».lii,ct. d, tom.. 1« «lit^^d. 

1 w7,Wir"l"T •' t ""i!" '" "«" "' '"•"i'^ do Kii ï 
Uaffclorlt*. U C.ti.dienKr.iiï.i. qui .xhort, m. eompatrioUt 

1 m tanir ikM* ^ «utn» i»tiou«l[téi ; l'AD«lo<;»n«iH.n oui. 
oomm. mon bonoribl. uni, «xhurt» «. comp«trioU. à n< Miir 
wmpl. que d. leur» «ul, intMl., peut «.«ncr le .ppUudlM» 
mont. >!., ro», A ,|,„ ,1 .•„|r„M,, m.i. rhi.toir. imp.r.i.i d«el>ra- 
r« leur OMivr» iumi riciouae diui m conception, que pernicieue et 
miUTMM dau la tendance. Noua fonnoni i<-i, ou noui vduIoiw for- 
mer une nation rompoa^e de» fl^inH-nli Ir. plu» hétfroKfne. — pro- 
',?'""f •• «'•'oliquea, Anfflaia. Françai», Allfmanda, Irlan<lai., 
Jiooaaaia, — chacun, qu'on ne l'oublie paa, arec «e» tradilioD*. 
arec ■» préjuj(««. Dam chacun do «•• «Wmcnti oppoaée, cepen- 
dant. Il y a un point cmmun de patriotiimc, et la wiile T«ritabl< 
politique cit celle qui domine ce patriotiime commun, et porto toaa 
ce» «Mroenta rer» un mgme but et dc« auplraliona oommunea. 
T ^ "o /«"«nd"» peuUtre qnel wra alor> l'arenir du Canada. 
La de.t.n«e du Canada ..t d'être anglai,. Je ne partage p-l» 
révea ou le» illui»». du petit nombre de mr. concitoTenTd'wWne 
françaiie, qu, Ljui parlent de former une nation français aur '•<• 
^rd. du Saint-Laurent ; et .i mon honorable ami lï d«pnt« M 
Simcoe «tait ici, je lui diraia que ce. rêve, n'ont pa. bMoin de 
troubler wn lommeil. Cmx qui nourriwent «ea illuaiona lont en 
trêa petit nombre ; on pourrait le* compter inr lea doi>t* de la 
main et, à ma oonnmiaaanoe, il n'y a qu'un m>»\ journal qui lenr 
aUjamaie donn« cour.. Cependant, ai je dia que ce para aéra 
néocairrrnpnt anglai., il ne a'en auit aucunement qu'il ne doive 
7 «voir qnnne aeule langue — la langue angUiae — parlée dana 
ce payn. Je prétenda «tre ausai loyal que l'honorable d«put«, aux 
imtitution. du Canada ; je «nia fila d'une Canadienn^Franoaiae, 
et je déclare que je ania anaai attaché i la langue que j'ai apprise 
aur aea genoux, que je le «nia i la vie qu'elle m'a donnée. Et aur 
ce terrain, j en appelle à tout citoyen d'oHgine anglaise, i tout 
membre de cette race chez laquelle lea affection» domestique» «ont 
ai fortea; et tou» me répondront, je le aaia, qne a'il» «talent dana 
notre position, ila feraient comme non». 
Mai» l'honorable député va revenir aux argument» froid» et 



dun, 



M MK Wtunw LAVMVa 



NT 



qu'ipri'i luui uM liuêUté il» 



- .» imiiMrt lira froiMcuroi*, 
Te^Lnt ,7 î '^'^'"''''« %•"* qu'il n. M tiou». p„ dwu 

«■I» jo luit pâiiMblenidit «erti m que. onaua nu ••x..»»!». 

fc£zr;Çïp=';'rr;rHÏ 

Wér. 11 oomplite, que mon honorible uni le d#pu« Jo Bruco-nor.l 

ntion impériale VoiU ce que, d'.pr*. lui, «• (imp.trioterrt 

m~ comp.tnote. d'origine .ngU« ont i endurer. ^ 

-, • '" C'Mdien^Françâi. ont inni quelque ehoM i «ndon»> 

^ «ri de. pMTre. 0.n.dlm«-Fr.nç.i. opprimée. Ton r^-m- 
ment encore, mon honorable ami le dénut* de W-.Xlt T 

«ncore 1 imp^ do 1. dîme, pui. il , «jouté que, .Ml y «v«it d^t 
•bn^ n y ., chez nou., un pu^i libéral, qui n'ct p.. parfait, 



PP 



am 



MtOOl'M 





j» l'ifhMU, n»h qui a livré d'iuHi nobl« eoml %U qu'twnB 
■ntn pitrti liuu U pi^». Main *r*al il* lui liin Doarqnoi Ira 
liUnox M louehral pu à l'inpôt da U dtim, j* lui rtppcthrii 
qu'il y », m An(U>l <m, un parti liMral, ilool n'importa quai 
bomrn» ilmrait élw Her, un parti ilirixé aujourd'hui par fuB 
dca plui Krandi hummM qu« l'AnKlnlarm ait jamaii pioduita 
OU qu'aucun paya ait jamaia produin — M. Oladiton». Moj 
booorabla ami lait-il au»! qu'il y a, en Anglrtrrn-, rirapAl d« 
la dtme tout coronia dana la Itaa-Canada — non paa tout t 
fait Mmblabla. pan» qua l'impAt da la dtma an Anflatma «at 
baauooup plua dur et bniueoup plua injuata qua celui qui «liito 
dan. la Ha^Canada. 1,'impAi de la dlma dani le lianCanada 
B affecte qui» Im ratholique* romaini, maii m Angleterre, l'impAl 
de la dtme affpclo chaque homme, qu'il «lit membre <1p Vtglit 
d'Angleterre ou d'une autre égUm. Kl, nependant, jamai*, junqu'à 
ce jour, le parti libéral n'a toiuîhé i ce -vtlimc, ni tM»yi il'induira 
la peuple anfflai» 1 l'abolir. Pouronoi I Paroc que la )fr«ndo ma- 
jorité du peuple anglait ne roudrait pa» i'en défaire. Et, pour la 
même ralion, le parti libéral n'a jamaii touché 1 cet impAi ici, 
pare» que la population de Québec en eat uli«faitc. M<m hono- 
rable ami a lu quelque part que lea population» «ont opprlméea per 
l'impét d. la dîme, qu'ellea lont forcéea d'abandonner leum terraa, 
parce que l'oppnMiion eat telle qu'ellea ne peuvent payer la dîme. 
T.* fait eat que lea babitanU de la province de Québec donnent vo- 
lontairement aiijounî'hni k I'ErIin! le double de ce qu'il» tont 
tfoui de lui donneir en loi. Je déelare, au nom du parti libéral de 
(, lébeo, dont je luii un humble membre, que ce parti n'attaquera 
jamaia ee ayitème, au»! longtempa que la population de la pro- 
vince en aéra aatiafaite. 

Je dirai à l'honorable député <lo Simcne-nord (M. McCarthy), 
que si noua ponvion» faire un pacte, AnKlais et Canadiena-Fran- 
çaia, par lequel «ou» noua enKageriona à noua mêler chacun de 
Eoa affairée et à ne paa nous immitcer dans celle» de» autre», 
nous notu arrangerions tfwr. bien, non seulement assea bien, mais 
très bien. L'honorable député de Simcoo-nord (M. McCarthy) 
dira peut-être que si l'on doit unir les deux races, simplement par 
l'influence morale ef la pcrsnation, l'union peut être éloignée. 
Cette objection a de la force, parce qu'il y a duns la province de 
Québec, comme dans celle d'Ontario, des homme» extrêmes qui ne 



«lî^i A. / '™'"™"" •»"*"" -l" Q»th^ pétitut taioar- 

toiSZf «"«.t" -"^m''''' «■«'•-««t I. «.lio... «.„«, pi... 

«MMrd «t<it pr<M0i, it .•«cri.riit, peut tin ■ Vtl «ut d. 
•ItOM doil-il un.jou« durtr I N. rWnJrt.a P.. ,m t.r «S 

mon honor.b . m,. ,b. j, n. m'inauii., „„ .U „ .,„( ,»:„, ,',;;„ 
P«y% •! d. M pu mettre «.it. p.ix n ««t, h.rmonir «, „*,U 

UU^TJ','^*? *■ '•«'^'""«io» f« "r I» bord. d. U 
U 1..^. t',"'* l.«ngu« dominèrent .ucoe-ivement : le grec, 
U Utu^ et le fr.nî,,^ A U An du di,^pti«me .iWe, 1. iS 
Slnfr^FM . "«'"»"«?"fm«nt 1. Ungue dominante de. p.,. 
oivilirf,. E|le Mt encore I. l.ngi.e <lo It diplomatie, !.. moyori 
^ÎTtU^îllZ T"' '**•"«« '"««'■''•tionia de. conception, k. 
pin. éle»ée. de l'intelligence hum.ine, m.i. el|„ n'r,T plu- t. 
langue ■ , plmi grand nombre. Ce privilège appartient mainte- 
nant à k langue anglaiw. Cette révolution .'e.t accomplie par lo 
développement Étonnant do la race »nglo-ia»onne, durant Im dix- 
huuièmo et , |x.ncuv.èmo «iècle.. Cotte race a répan.lu .. langue 
partout où elle a «migré, dan. le monde entier, et, ...jonrd'hui, 
«lie e.t par fo par plu, do 100,000,000 d'habitant, di,p;r,é, danî 

.ST'*!. A/'"""*' '■*'" " ^"^ '«• "« «« ^ continente de 
I Uoian Facinquo. 

M. l'Orateur, le muI fait que la langue anglaiw e.t la langne 



SIO 



DISCOURS 



Prr.T > ™ T""*"' 1* 1 Amérique, oblige le. Cân.dion.- 
ï^.\\LTT'^"'f P,"'"!^ '"«'"•■ ♦•»" en con^rvant leur 
SrTn^T ?"" ''* P'°',J""». d« P>"- ««se que le. parole, 
prononcée, dornièrement par le député d'Ottawa (M. Robillard) 

rTn^I?.?" «?"■"""'".'''''• «"i»»"l'l'»i. ne fait pa. apprendre 
I ang ai, à «,n fiU, ne rend pa. ju.tice à «on enfant, car il le force 
i rester en arrière dan. la lutte pour l'exi.tence. 

Je dirfi plu» : il e.t d'une nécewité abwlue pour nou., Cana- 
diens-Françai, d'apprendre l'anglai., mai. -il ne m'appartient 
pas de donner des conwils à qui oue ce soit — .i j'avais m. conseil 
a donner à mes ami. anglocanadiens, je leur dirais qu'ils feraient 
bien d apprendre aussi le français. Les Anglais sont une race 
Hère, mais les Romain, étaient aussi une race fière, et, après qu'il, 
eurent conquis l'univers, un Romain avouait que l'instruction de 
JeUtin" '"' ™'"P'*"'' ''" °^ '*''*'' P" '" f^^ »""' ''i™ que 

Mon honorable ami, le député de Simcoe-nord (M. McCarthy) 
n accepterait peut-être pa. cet exemple pour lui ou le peuple de 
ce pays, car le but de mon honorable ami n'e.t pas seulement d'a- 
bolir 1 usage de la langue française dans les territoires du Nord- 
Ouest et de toute chambre législative, mai. son but e.t d'empêcher 
enseignement du français dans les écoles Ce la province^On- 

n y a aujourd'hui dans les cantons éloignés et les noiveaux 
é ablissement. de la province d'OnUrio, des école^ où les cZî 

leurs ai«ê res. L'œil perçant de mon honorable ami a déTuvert 
cela. L'œil de l'a gle ne peut pa, résister au «>lei], mliî^Ti, 
mon honorable ami ne peut pas résister à cette petite lueur 
ctS l-n 1"*'l"«' i»°"' " « P"16 dans une assemblée tenue dan. 
"^a é^Xl^r '" "'"'"'' *^ * ^"'"*' '» ^'"*- "'- 

"Et cette assemblée profite de cette occasion pour «primer 
1 opinion que l'usage de la langue français, dans notre province, 
c^me langue enseignée dans les écoles publiques, devrait être 
aboli et prohibé pour toujours, et que de. mesure^ énergique., ponr 
obtenir ce résultat, seraient satisfaïaml». pour le peuple d^n- 



DB SIR WILPRID LAURIEB 

«.^."^Zl*"]! ?*''."'1 ' ■ "''* * ' "'^r ■ "J" <»«"' T^'olution, et il 
en a approuvé toute la enpor Voie e, paroles ; 

n.'rtf« "'"f ""'P'-™ °>''> --:'<• ^en a'Ontario et du Canada, je 
Sîr^, H -"""^ '°P "''"' '"'« ••»-™blée vient d'exprimer' 

„« 'i .fA ™*^ «ireonstance, l'honorable député avait dit .n 
^t^^t.W ?^ *^"*'' " ^"'« 1" "" honorable citoyen pos- 

. :^wati^Tc;';irr'""' ^' ''*'»''"^*^ ^^ "■»" ••--'"<' 

d'ol.I!^rio"„',''lf ' "'' " ■'"' "'«P"»«l'le de prétendre que le peuple 
d Ontario quelles que soient sa croyance et son origine, n'aura oâ" 
k droit d'enseigner s'il le désire, une seconde langife âWsenfaufs 
Ordinairement les hommes ne sont pas cruels de gaie4 de cœur ■ 

St^L r?. «î^ """""^ "" f ^'^'''' P"' ^lontafremerÉt' 
quelle est la raison qui a poussé mon honorable ami à parler ainsi ! 
La raison, c'est que le. tories de la trempe de mon honorabnm 
Surh"„r.„'"^ P"™"'' * "^''^ aux meilleurs sentim^'sTû 
2^"s trZnf l^ ne peuvent pas se dépouiller de l'idée fausse que, 
• Ils traitent leurs adversaires avec générosité ou justice ces der 
mers abuseront du privilège. '' ' 

nJ^'î^ P*»''^»* pas se dépouiller de l'idée fausse que, s'il est 
permis aux Canadiens-Français de conserver leur We et leur. 
vSt'^"'r ""*' "' '^«"«■'d™"» traîtres comTraS. ^ 
veulent rendre ce pays anglais, de la même manière qu^s onl 
essayé de rendre l'Irlande anglaise. ^ 

^P"™"* îf' '^'T'^rf ''P' "^ts ans, les hommes d'Etat anelais 
U^:^ltt "'"'™ ^ ^''r-^^ "'«'"'«. '««' P" la justice n^pà 
la g6i/!.ro„té, non par de. appels aux meilleurs sentiments du 




I 



I 




812 



DlgCOORB 



«BU.- gÉnérciK (le co peuple, mai» par toute espèce .lu moycm de 
Tiolence et de cruauté. II. ont prowirit ea religion, ila ont tu* «on 
agriculture, détruit son commerce, et ils ont fait tout co qu'il était 
possible de faire pour avilir le pays et le pe- pic, mais avec quel, 
rteultata? Avec le résultat que l'Irlande est devenue une source 
Q inquiétude pour l'Angleterre; avec le résultat que le cœur du 
peuple irlandais est rempli de colère contre l'Angleterre. 

M. Gladstone a plus fait, en cinq ans, pour rendre l'Irlande an- 
glaise, que n ont fait les hommes d'Etat anglais durant sept siècles, 
ruis-je faire voir les différents résultats qui peuvent se produire, 
sur les sentiments d'un peuple sensible, au moyen d'un traitement 
généreux î Permettez-moi de citer un discours prononcé, l'année 
dernière, par M. Johu Dillon, député de Tiperaray. 

C'était a l'occasion d'une ovation faite à M. Dillon à sa sortie 
de prison, oii il avait purgé une condamnation en vertu de la loi 
odieuse de coercition, ^e cite ce discours, pour servir d'enseigne- 
ment à l'honorable député de Simcoe-nord (M. McCarthy) et à 
ceux qui l'approuvent en cette chambre. 

"Mais, a dit M. Dillon, il n'est pas ii ,iossiblo de ne pas me 
rendre à l'évidence des faits qui s'imposent à mon esprit, relati- 
vement au changement prodigieux qui s'est opéré dans les esprits 




-- J aigreur 

contre le peuple de l'Angleterre. Je me rappelle le jour otl la 
Ijiiissanco et le nom de l'Anglais soulevaient la haine dans mon 
cœur. Je puis avoir été touché par les preuves de bonté sans 
nombre que j'ai reçues de la part des Anglais ; mais, le sentiment 
est maintenant tout autre et rien ne peut me faire regretter le 
changement qui s'opère." 

Ces dernières paroles réjouiront, j'en suis certain, les amis de 
l'Irlande et les amis de l'Angleterre. Mais, quelle terrible si- 
gnifitdcion ces parolea ne comportent-elles pas ? On sait que 
M. Dillon est un homme d'un caractère noble et sans tache. On 



DE 8IR WILFItlD LAUIIIEU 



313 



ne peut ra» «'ai tendre <1e sa part i des paroles blesnantes, et, ce- 
pendant, il nous dit qu'il fut un temps où le nom seul de l' Anale- 
terre lui était odieux. ^ 

.„il"° ■*' ''•f?'", '°°' •*"''>'*' ' ^"" ««" l'expression de l'.mer- 
cheï le. K/nerations qui se sont succédé en Irlande. lUis%„yoi 
le <*.„Kemcnt. Moins de cinq années de tentative. g'nérZes 
faite, par un grand parti, dans le but de rendre justice à l'IrlancU 
de lu. donner la liberté et les loi. auxquelle. elle a droit onJ 

VIr\7jTlnT^^! i^ *™'?"^'^ Kénéreuses pour rendre justice à 
on? ,™nl ' *"' "^''P""!"™ le» «entiments d'amertume et les 
ont remplace par des sentiment, d'affection pour un pays dont le 
«ul nom éUit odieux, il y a quelques années^ tous 1^ Irl^dlis! 
Quel triomphe pour la cause de l'Irlande ! Quel triomphe pour 

Zn,''ï'' tT "f"" ^''"'"'' °'" '^" '""' ^"8'"'» q"e, s'ils trai- 
taient le. Irlandais généreusement, ils obtiendraient les même, 
résultat, en Irlande que dans notre pays ! Quelle preuve aussi, 
que le meilleur moyen de rendre un peuple fidèle à son allégeance 
e«t de le traiter avec justice et générosité ; et quel blâme pou^ 
tous ceux (y compris mon honorable ami le député de Simooe- 
nord) qui croient que le seul moyen de rendre un peuple loyal est 
de fouler aux pieds ce qu'il a de cher et de sacré ! ' 

M. 1 Oraten,, je viens de parler du " Home Rule". Le " Home 
Rule , pour nous, c'est l'autonomie provinciale, et j'espère ^e ce 
principe d'auto.-omie provinciale nous donnera un joSr, la^X 
tion de la difficuhi dont nous nous occupons en ce mLeit 

Ce qu. est répréhensible dans ce bill, ainsi qu'on l'a souvent 

^.;„ I' , Pf /"•'Jf '"-^ê-ne. q»î n'est, après tout, 
qu une question locale à quelques exceptions près, mais ce sont leâ 
tendances du bill et les principes qui y Mnt contenus, car nous 
savon, que ce n'est qu'un premier pas destiné à être suivi de plu- 
.leur. autres. '^ 

^ Voilà, aujourd'hui, quatre jour, que ce débat est commencé, et 
] ai â reprocher au gouvernement de ne pas avoir encore fait con- 
naître sa politique sur cette question. Depuis quelque temps, le 
gouvernement ne remplît pas son devoir envers la Chambre II 
peut nous aider dans des qurations de détaiU, do procédure mai. 



l -i II 



814 



UlgCOUttS 




quind luigit uns question de principe, il refuM de remplir le 
devoir dont il eit reepoutble enven cette Chambre. 

L'honorable mininre de> trarauz publics a dernièrement pro- 
noncé un ditoour». Il nom a dit qu'il était opposé au bill. mais 
il n'a pu affirmé un principe qui pourrait s'appliquer à la situa- 
tion. 

Nous avons, devant nous, trois propositions ; le bill lui-même, 
1 amendement soumis par mon honorable ami, le député d'Assini- 
boia (M. Davin), et l'amendement soumis par mon honorable ami, 
le député de Berthier (M. Beausoleil). Je suis libre d'en parler, 
mais je dois dire que je n'exprime que mon opinion personnelle. 
Je ne parle pa», ici, comme le chef d'un parti — j'exprime ma 
propre opinion, et rien de plus. 

Je (lois dire que, suivant moi, l'amendement de l'honorable dé- 
puté d Assiniboïa (M. Davin), est prématuré. Il tend à donner 
au peuple du Nord-Ouest, qui est encore en tutelle, un pouvoir 
plénier sur une question. Nous ne sommes pas disposés à accorder 
au peuple du Nord-Ouest une autonomie absolue. Nous ne pou- 
vons pas croire qu'une population qui, en 1886, comptait 30,000 
âmes — la population d'une petite ville, dispersée dans ces vaste» 
territoires <A l'on peut fonder des empires — puisse jouir de tous 
les pouvoirs d'un gouvernement responsable. L'amendement sou- 
mis par mon honorable ami, le député do Berthier (M. Beausoleil) 
est peut-être pins compatible avec notre position. Il affirme la 
proposition que l'état de choses actuel devrait être permanent. Je 
ne puis pas admettre cela, et, bien que je sois prêt à voter en fa- 
veur de l'amendement du député de Berthier, ce ne sera pa» en 
approuvant sa manière de voir. 

Par exemple, il est impossible d'admettre que les institutions du 
Nord-Ouest soient permanentes. Loin do là, elles sont exceptionnel- 
lement temporaires ; elles s'appliquent à un état de choses qui est 
en lui-même exceptionnel ; elles ont été créées à une époque oii il 
n'y avait pas de population, et elles doivent être modifiées de temps 
à autre, suivant les besoins du moment. Mais, dire aujourd'hui 
qu'elles sont permanentes est une chose que je ne pui» pas ad- 
mettre, excepté qu'elles soient permanentes dans chaque cas, tant 
que nous ne donnerons pas à cette population une forme plu» 
étendue de guvemement local. 

Mon honorable ami dit, de plus, dans cet amendement, que. 



. t' 



>',•" • 



DB «m WILFHID LAVBIBB 



81S 



depuia que cette loi a £té adoptée et que noua arona accordé cette 
première conititution aux territoires du Nord-Oue«t, il n'cat ricu 
aurrcnu qui puisse changer notre manière de voir. Je ne puia paa, 
non plu», admettre cela. Il eat aunrenu beaucoup de chose», non 
pas pour changer noa tub», mais pour nous donner i réfléchir sur 
ce que nous aurons à faire plus tard, relativement i ces territoires. 
Voici ce qui est arrivé : une population s'est établie dans ces terri- 
toires ; une législature lui a été accordée, et cette législature a 
demandé certaine» mesures, non seulement sur la question ds 
l'usage des langues, mais sur celle des écoles et sur un système 
de gouvernement. 

Ne perdant pas de vue ces faits, il me semble que le tempa con- 
venable pour traiter cette question sera quand nous aurons donné 
au Nord-Ouest une forme de gouvernement responsable plus éten- 
due, sinon complète ; et quand ce temps arrivera, nous de- 
vrons être disposés à traiter cette question d'après le grand prin- 
cipe de cette constitution qui a été accordée pour la protection de 
la majorité et celle de la minorité, et suivant l'état de choses 
qui existera alors dans les territoires. Mais jusque là, je crois qu'il 
vaut mietix suspendre l'examen de la présente question. Le bill 
qui est devant nous a ceci de remarquable : il ne s'appuie pas sur 
une expression de la volonté des habitants des territoires ; il s'ap- 
puie simplement sur de soi-disant principes applicables à tout le 
Canada. C'est à cette tendance du bill que je m'oppose, et — bien 
que je ne parle qu'en mon propre nom — je déclare à tous les 
membres de cette chambre, qu'ils soient Français, Anglais, libé- 
ratix ou conservateurs, que la meilleure chose que nous avons à 
faire, est de remettre l'examen de la présente question à plus tard, 
lorsque nous serons prêts à traiter toutes les questions qui con- 
cernent maintenant les territoires du Nord-Ouest. Mais en atten- 
dant nous devons — nous Français, Anglais, libéraux, conserva- 
teurs — nous souvenir qu'aucune race, en ce pays, ne possède 
de droits absolus, ne possède que des droits qui n'empiètent pas 
sur ceux d'autrui. Nous devons nous souvenir que les exigences 
de race ne doivent pas dépasser une certaine limite ; si elles la 
dépassent, bien qu'elles puissent être encore dans les bornes de ce 
qui est légitime, elles pourraient froisser les sentiments des autres 
raoes. 

Mais lorsque le temps de s'occuper de la présente question aen 
ar 



: h 

îi - 



II 



816 



OIBOOUU 








CHXinH DE FER THANSCOFriHElITAl-HATIOHAl 



Le mouTeinent colonisateur du Nord-Ouent prit un déve- 
loppement extraordinaire ver» l'année 1000. De toutes 
parts l'immigration se portait vers ces vastes régions 
d'une si grande fertilité. Devançant les besoins publics 
au lieu de les suivre, le gouvernement I/aurier réHoInt, en 
1903, d'ouvrir une voie nouvelle à travers les territoires et 
d'établir un deuxième chemin transcontinental de l'Atlan- 
tique an Pacifique. 

La constructioii de cette nouvelle vole ferrc^e et l'organi- 
sation des deux provinces de l'AIberta et de la Saskatcbe- 
wan complètent la Confédération (sauf pour Terreneuve) 
des provinces anglaises de l'Amérique-Nord. he nom de «ir 
Wllfrid Laurier reste attaché à cette grande œuvre. 

Voici le discours qu'il a prononcé sur le Transconti- 
nental : 

(tbaduotion). 

Le projet de loi que j'ai l'honneur -le présenter à la 
Ohambre se divise en deux parties. La première pour- 
voit à la création d'une commission qui se composera de 
trois membres et aura charge de construire une certaine 
section de ce chemin, indiquée dans le bill dont je viens de 



tli 



318 



KIICOUBS 



croU pa. utile, pi.ur le ui ,»?^„ ,,, '■ "l* f"' ■""'"*. J« n» 
confèrent aux mmbre. de 1 . « mm. "! "■•!"" * '"»••• «"" 
de. travaux «iSl^i e, d/ZI^;*.''!'' '" '^'"'•" •*« '""' 
leur» «bllRatloni «•^flolwM'nt leur, attribution, et 

personne, formant UMcomn^JniS'''l"'""*'" *' certaine. 

ment à la con.îrueHnl ,i„ ^'"'* "^^ ""*"" «"'"«"e relaUre- 
contlnenSu ïl ',;";'^°° ^%*^^ """V-J» '""n'Iu de fer trant 

«n Inl donnant toSr".r^Zî „'""■''"""'«"'""' ««"^o"»'' 
[H.nvolrdeIuldonn7r M rSi^'îï''''; """ *" •"■ """' 
^ iH^ponde tout d'abord'à une nll..'*'^''.'**"''"''''l"« 
dan. différent, oumle™ et n^,^ nup«tlon qu'on nou. pire 
de l'écho dan. ceïte en"einfe^ l^' '"'■''Pt'b'e de troiver 

ti*pri«.,dltK,n ?Pourquooé«oZr ''""'' °°"''"' *"" 
der au parlement de Mnctionner ,^ „ "î '^.P"""»»'» d.-man- 
- Pourquoi r Parce ^ënm..»v f™^"' '''""'"« «•''"•là T 
«Spondi:? par là à nV^X^n' °a "e it m":.?"*'* f'""""'' <*« 
ancré dan. l'egprit et encore nSiSl^' Profondément 
Canadien; c'est qu'an nofn?/ ""' '" ««•"• de tout 

point de v'„e com,2ërdal! i °e.t deZn"^^'"""'. '°'^'"' »" 
truire un chemin de fer oui .W»„7 5 ,?f ?""'■* ^^ «°n»- 
clflque et dont chaque ponce tll >'* "antique an Fa- 

Que la con.tmctlon^S'nn tel chTin .o"!? ]" ""' •■'""'""''°- 
Je Tien, de le dire, une néce«.itéT„« "°". ^^''^nne. comme 
que notre état de nation et le ni i ''''"'''* P"'"* ^^ ''ne ; 
merce nou, l'imXent V° ,4^^ ""eTT?* ''^ ""'^ coml 
tendu révoquer en dontr On a Wei -,?*'*' P" *"'='"* *"• 
n'était pas immédiatement „ A. ° '^'* *""* '^"« ®n^« 
du projet que nous avo"« à «onmett^l r ""* ''«^""«n 
Chambre pouvait ét,^ SîfférXml ^le 1",?^^""'"°° I" •« 
tendu un seul mot de crltin;»^. ' "' P"* ''"<='"* ^n- 
méme et je ne croîs vL n„n^.?i!. ^' ,-? ^P""^ * "'i-l^^ elle- 
nn .enl «„ conrrdc'!:?dëC^'"''' *""' ' "" """"^ ^"*«««' 



PB MB WII.rUlli I.Al'IttKll 



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A la première de cet ohiectiona, à ceux qui truuveut à 
Ndire à la conïtruitlon I. .médiate de ce ihi-iuln, et qui «ont 
d'avli qu'il faudrait attendre et remettre h plu» tard, qu'il 
faudrait l'arrêter, rt^lî-'clilr, i^tudler et militer, qu'il me 
tufflie de répondre th.' •■ n'i'»t pa» le munieiit de df^llWrer, 
mal» d'«Klr. Voici '" flot qui nouM apporte lu fortune ; ni 
nouH le lalmlonH piiRM-r 11 w |murr«it qu'il ne revint pua et 
que l'avenir de la nation, aujourd'hui il plein de prnmeiiiM'», 
■e chargeât de nnaKen. 

Non» ne laurlon» différer, parce que l'heure ne Miuffre 
point de retard et qu'à cette époque de merveilleux déve- 
loppement le tempa perdu l'eut doublement ; non» ne lau- 
rlon» différer, parce qu'il »'optre déjà dans le» condltloni 
de notre vie nationale une trHimfiiniintlon qu'il lierait In- 
•enté d'Innorer et criminel de dé<lal|{ner ; non» ne Miurionii 
différer, parce que lei pralrl.» du Nord-Oue«t, parcouruei 
de temp» Immémorial par le» troupeaux de blHonit «auvage» 
et le» tribu» de Peaux-rouge» à peine moin» sauvage», »ont 
aujourd'hui envahie» de tonte» part» par le» blanc». L'an- 
née dernière II »'y en e»t rendu 100,000 bien compté», et 
encore plu» cette anné.?. Il» »e livrent déjA h l'agriculture ; 
déjà II» »èraent et 11» mol»»onnent. Non» prétendon» que le 
gouvernement, que le parlement, que chacun de» manda- 
taire» du peuple ev tenu de répondre aux exigence» de ce 
progrès »l rapide . i du nouvel état de choie» auquel 11 
donne naiaaance; que chacun de cenx qui alègent Ici de par 
la volonté du peuple e»t tenu de trouver aux produit» de ce» 
nouveaux colon» un débouché ju»qu'à l'océan, aux condi- 
tion» le» plu» BvantageuBe», et dan» cette nouvelle région, 
un marché pour ceux qui travaillent dan» le» forêt», le» 
champ», le» mine» et le» fabrique» de» vieille» province». 
Notre devoir, le voilà. Il non» commande, il non» pre»se. 
Ce n'e»t pa» demain, c'e»t aujourd'hui, à cette heure, à l'In»- 
tant même qu'il faut agir. Plaise à Dieu qu'il ne «oit pas 
déjà trop tard, que notre trafic n'ait pn» encore pris d'antre» 
Tole», qu'un concurrent toujours en éveil n'ait pas profité 
du temp» que non» passons à délibérer, pour s'emparer 
dn trafic qui devrait plutôt revenir à ceux qui reconnaissent 
le Canada comme leur pays notai on leur pays d'adoption. 



pi 



I 



niacouu 

fol», Je ne rraln» oai 1 l? Jfl " '*'' "" "•«"«•» Toute' 

«••on» qui l'ont ra„tl"r':t om.'^n '''" '^ '" ''•'«""'1* 1... 
P"«rla d,if..„,|re. N«u, avôn,rL.7 '•"""""" '"voqu^r 
Ponple tout l'aranta«e ôu^raTlr^î/",'." '^""' P""-""'' «u 
I «ne devait «e diriger d2 centr. î^ ' '' "" ""^ndre, cette 
; l« ville de Monctî^ ver/r", "•,•'7 ^'"V'""^ maritime.. 
'"•'« iKne, qui partent d'iaiï!!' , !""."' '''' "''""<"' de. 

twcolonlal n'a iamafnM^ "' P^''«''"Pf<>l>* : cVat n„e l'în 

Pz^'T ''"«""-»-ntS.i"' r"""'î PO""- ^' 

MHH^ " 1 ""* ""-^ ""'K- mmtalre^ ee"^*'i T<^ »''"' 
poIltIqnoH et non pa» de. rai,J;„" de en'J^ """^ ^«^ "»"«">' 
■'de A .a oon.tniction Pt i, . , ,. '''"n'nerce qui ont nni 
vouloir ln.«IterT a mSLtl^i"''""""»''- >^ln de moMe 
«•ompll cette œuvre Tûmo- T" •"" ""t conçu et ac 
Vritc? «,|t connue le dlr« '..?"'" »" '«« qne toute I^ 

«tul é"i ""'' ''■"• '■"''■•'•h^r quër^e^." 1^^ ^l"""'" "- '-"•■ 
■n-nlte dan. un but nnlltin, 1 ' '^'^"« "(fne fut ron 

^»«; «I elle pa„e "ujonM-JuTor/lIe"""" »<'«^>'P'Mon" 

n c,T* P""* qu'on vonUlt donner !?"'""'• ^ *"* ♦'"'♦ "'«■ 

R^n ". i '" P°Pnlatlon "m«° ;i?'""'i;''''»<'e<'ommn. 

Brun.wicketdeIarive.ndduH«?nf T """^ ^« Nonrean. 

œiv AT'"^'' """"- «nr "euf Ji"":? *■ ««"'' vouWr 






Iilt NIR Wll.rillli LArNIRR 



331 



un» Icfflii doDi II uuua faut pr»fllrr. Nim«, rbarK^'o il<>« <lm- 
tiuéf (!<• I« natliin, nuu.', Ira niamlalulri'a du pt-uplr, m 
cooatruiiinnt et- l'Iii-niin i\e fc-r lrani«'iinllni-ulNl, ihmiii <I«*- 
Tona RDDK'T HOU KiMili'iiii'nl au |ir<%<'iit, hihIh il l'avi'ulr ; mm 
a«>uli>nicnt A uni- n'ulon, ninlii ik touti- IVicndui» du ranadn. 
i^>a hiiuiiiii-a de IH))T fiiD*trulalri>Dt riutiTriiloiilnl |Hiur 
HliHiiulrr nux tx'aititi» ilc c<- ti-iiiimlil; iiiuIh nnua, lea lioinnm 
de IIHKI, uoua aviiua à raire faci- aux fXJKi'Uvva du tvuipa pré- 
■eut <>t ni^mi' à ivilea d'un nouvel i^tut <lf cboara i|ui m- dva- 
Bln<> rapldi'uicut il l'Iiorlniu. I.u IIkuv que noua uoua pru- 
poiona de eonatrulre «'«^leiidrii depulH le pont de Ijui^bec, 
aur le venant nitiridlonnl dea nioulUKn<-M iiiii truvement le* 
conitt^a de !>>via, ItelU-i'liuna»', MonluiUKuyt l/Ulet, Kauion- 
niMka et TiinilKcimutu, Juih|u'i\ la ville d'Kdmundaton. Ict 
elle M- rarrordera au r<Wau île eheinInH de fer qui m«t au- 
jourd'hui cette ville en cuuimunlvatlon dlr<>vte avec Balnt- 
Jean. D'KdmuniUlnii elle ne dlrlKeru verH l'i-nt, Juaqu'à la 
Tille de Monelon, eu !mi<itiiiit on ne nnuriilt encore dire où, 
peut-Mre il rhl|imnn on pr^a de Ift. Gn ton* caa, il eat impoa- 
aible de dire pr<'i'lM<'iiient quel en aern le tracis d<^flnltlf. 
Qu'il me aufflae de déclarer que noua d^-«lrona uvoir entre 
Lévia et Moncton la ligne la meilleure et la plu» courte 
poaaible. Noua l'auriona eue en 1807, innia le paya qui aéra 
en partie trnveraé par la llRne projetiie étnit alora en quel- 
que aorte inhabité. Depuia ce tempalà II y n eu du change- 
ment; l'excédent de la population établie an nord dea mon- 
tagnea lea a frnnchiea et ae trouve aujourd'hui aur l'autre 
veraant ; elle a'eat emparée de la vallée fertile où la colonl- 
aatlon faU de rapidea progrèa ; Il n'y établit de nonvellea 
fermea, il y lurgit de nonvellea parolaaea. C'eat là notre 
jnatiflcation, car cette ligne va répondre à la fols à un bc- 
aoin local et à un beaoin national. Maia, noua dira-t-on, — 
déjà on noua l'a dit — elle va être parallMe fl l'Intercolo- 
niai. Sur ce point j'ai déjà différé et je diffère encore d'opi- 
nion avec mon ancien collègue l'exmlnUtre dea Chemina de 
fer et Canaux (l'honorable M. Blnlr). Que voit-on anr la 
carte T Que d'Halifax l'Intercolonlal ae dirige pretque en 
droite ligne jusqu'à la tête de la baie de Fundy, c'eat-è-dlre 
JQfiqa'à Tmro ; de cette tIUc, prcwinc dfûit ;i l'oucst Tcf» 



893 



DiacODU 



«Imite ||„n,. ,|7. Mw. » u ''"""■• '•"'nn>ttnl<.Hm, -^ 

Si":,;:?,'"/ .* •" •••'•™^-- vr,"";:'»-"-' j** '- "-^'-^ 

.,'""'""''" •'«•Iisnnl.iu,. lor«.„'ii"- . "5'" "'«nniliM. par ). 

Pi^fjo.. avec Indlgnaelon mi3 i" "' •'•* '*"l^. c-mt 

•'••n qui a fait Pa.«.r à ^nv^ nt.'f!'!''"' f^P^t" U Irfcl 
dfmareatlor qui deralt 1p2<1? /^ '•'"•Hoire la ligne d* 

Unrent. Porc* non. «t » .n'^^'''^/'' °"""' <«n ««Int. 
fp»rf Monrton d<. Mrl. p„, " "". """"• •« dlMance oui 

KÎ.';'rn^-proéSrf."^^^^ 

1*10 r Je no p,„. rr';;oTi\t"î;™ " 1'"°* "w'e pinu' 
"«re parce quviie part du mCe "TT ""'* P«n»"Me à nne 

POMible à la population étabUoZn.v """^ 'o"*!»'!! ett 

Pa. A oê«eToœ-'„7J;X";d^ -.tmln- ne .^ndr. 
y «nra nne dlatance de 30 iiHe, " 



DR ■m Wll.rUItt LAt'IlIKM 



S33 



cela ■rui lufAriiU à rniii^'brr la rommunlralloo d'une II^-im- 
fc l'autrv ; mai* ru uulrv, dana ift mi|hicp di> 30 mlllra \\ y n 
on» rbalnt* de uuiolaKUva, ••( r'nit U un gT»rv utMtai'li- u la 
cirrulalliin. On iii> Murnit donr |ir^t<>nilri> qui* la IIki»' pr^*- 
J*t*» ra ^Irv |iarnll<>li' A fflli» i|ul PXialH iWjù. J«> vIpm d» le 
dlri% l'Vai |Miur di'n raiwinii iHilItlquin <|ui> rinliTi-otniiliil 
paMH> lÀ on II |>ai>iu'. Ceux i|iil i-n »nt nitifu <•( rtialliH> li> 
pian n<- a'<'lalt-nt Janial* lniaKlni< i|Ui' r<-tli- liRni- m-rviriiit 
on Jour au iraAr irauRrunilufnlHl. A peint* i>At-iin |hhm> le 
dernier rail, A p<-ine le premier lonroi •<■ fAt-il ml» en niiiu- 
TemenI qu'on reeunnut dan* lea lonRaet turtueiix nii'unilre* 
de la niuli' un iM<rieux obatarle ou coninieri'e, m4^nie au 
cammerr<> conipuruliveuicnt ivulreinl île i-e tempu-IA. I)au« 
Ira proriiii'i'» tiinrilinn-ii, dnnii In province de (jut^lM-c et 
mi^me dans nlle d'Ontario, encore plu» A l'oueal, on le mit 
tout de lulte A demander la ciiniilrurtion d'une liRne pina 
courte, du rentra de la Confédération aux porta ranadi«na 
de l'eat. A chacune de* waaiona de IMW), IHMl, 18H2, 188S 
et 1884 la d^ntatiott fut témoin de r<*préw>ntatlnn« tendant 
à établir que l'Interculoninl ne pnuraU r>*p :udre aux be- 
aolni du rommerre KrandlMBiit du Canada et qu'il noua 
fallait une ligne plu* courte. Ce lentlment dertnt al Tif, 
cette agitation prit de telle» proportion» que le (fouveme- 
ment de air John Macdouald dut y donner son attention. 
En 18S4, »lr Charie» Tupper, alor» mlni»tre de» Chemin» de 
fer et Canaux, pré«eDta la réaolution auirante : 

Pour la conatniction d'unn Toie ferrée reliant Montréal inx 
port! 'I<" SaInt-.Ican et d'ÎIalifax, par la route la pin» courte M I* 
plui prat irablp, une subvention n'excédant pan $170,000 par année 
pendant 16 ann, ou une (tarant i« de pareille «ommc pour le même 
tempa, comme intérêt «ur lea v'jligationa de la compagnie qui 
entreprendra le* travaux. 

Qu'on T«nllle bien remarquer le» terme» de cette réao- 
lution. 

Pour la ooDitniction d'une voie ferrée reliant Montréal aux 
porta de Saint-Jean et d'Halifax, par la route la plut courte et la 
p2oi praticable. 



1, 



• 



niscouBs 



«4 

tempg-M M«1-^?'"" «J" tommer«o2ï^i''"« pouvait 

^' puis, dgjy ]„ 
P«n.j^"*i^ P™J'"«. de QuéfaTet d'te'? <<" Nord! 



Bien que „•«„ „. j ""0 «« du Ifonvean-Brun, J^"*^ 

- Sr Ver,'"'™ --Stenr "> /;T'o^''"ofde 

quelque. aSi ' .™"« Chambre Tvll''' P^K^^» »" P«7. 
vernement a «té Vl 5 ^*J? <*" «* rfp«M à la dfonf.r , 



*^^ .■?*?^-^-J^''•"i.«.^. 



DB BIR WILFRID LAURISR 



825 



pniiqu'il tend à l'étabUasement d'ime ligne de communication 
complète à traver» le Canada, et à ce que lee termini do l'Atlan- 
tique et du Pacifique loient situéi dani lea limites de ce paya. 

Ainai, Halifax ne aéra plua qu'à 672 millee de Montréal, et 
Sydney, qu'à 774 millea, pàoe à la ligne que cette aubvention va 
permettre de construire. Sydney aéra dino à 219 millea. Hali- 
fax, à 173 millea, et Saint-Jean, à 1S9 millea plus prèa de Mont- 
rfal. Cee chiffres auffiaent à faire voir que la aubvention reqniae 
par le miniatère afin de prolonger le terminua du chemin de fer 
Oanadien du Pacifique jusqu'aux porta des provinces maritimea, 
puiaqu'elle doit «'appliquer à la foia au trafic du Pacifique et à 
celui du Grand Tronc, va assurer le narachèvement de cette entre- 
priae. Je l'ai dit, on veut que cette liffiie aoit la plua courte, non 
seulement jusqu'à Montréal, mai» aussi jusqu'à Oiiébeo. 

Je crois que bientôt — il est dit quatre <aa dans la résolution — 
cette ligne sera terminée et qu'il nous sera donné d'assister à la 
complète réalisation de nos espérances : le trafic transcontinental 
du chemin de fer Canadien du Pacifique se rendra à nos propres 
ports de mer. Naturellement, j'ai traité toutes ces questiona 
jusqu'à présent à un point de vue larfçe, au point de vue national. 
C'est ce qu'exigeait une politique qui s'identifie avec notre pre- 
mier devoir envers le pays et qui doit s'affirmer par la construc- 
tion d'un diemin de fer national reliant l'une à l'autre lea deux 
extrémités du Canada. Ce dont le Canada a surtout souffert jus- 
qu'à présent, si tant est qu'il en ait souffert, c'est l'isolement de 
plusieurs de ses répons importantes. Kous avons donc cru devoir 
travailler de toutes nos forces à la réduction des distances et au 
rapprochement de tous lea principaux endroits de cee régions. 
Béduire lee distances et faciliter ainsi la communication de ces 
points éloignée avec les grands centres de commerce, c'est poser 
le principe des plus grands avantages tant au point de vue com- 
mercial que social. 

Ce qui ressort surtont de cet extrait de l'important dis- 
cours de sir Charles Tupp^r, c'est que l'intercolonial ne 
saffisait pas aux besoins de communication avec les ports 
maritimes parce ".u'il était d'nne longueur anormale, et que 
c'était le devoir du parlement et du peuple de construire 
Immédiatement une ligne moins longue pour mettre l'est en 



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326 



"e dlr* combien? !** ''"PPW évite Sïi'" P»' ""«e llg^ 
"«- .a, ,et? l^I^,-^-i- -«ft Keft£ 

Quelque. VOIX :Trt,We„, 
__yne h dite r&ol,,*; . 



nant, 



QueJ d- "ePWpoMidoncT-^™''" 

««stmotion duqnd K^^ ^^ SainWean et^ir*' ^*' ^"' ^<>i* 

*™' tra,«co„tlz.ental.^1,^»^°^c- 



DB BIB WILrBID LAURIBB 



«27 



Moncton, car U 'Igné eût pawé précliément là où nom Tou- 
lon» faire passe, celle dont il l'agit maintenant. Quoi qu'il 
en loit, ma motion fut repoassée ; et afln de décider la majo- 
rité de la dëputation à la repousser, le ministère dut pro- 
mettre en l'enceinte même de cette Chambre que, dans l'in- 
tervalle qui devait s'écouler entre cette session-là et la sui- 
vante, il ferait faire par des ingénleu.» compétents des ar- 
peniages et des explorations pour savoir s'il ne serait pas 
possible d'obtenir une ligne plus avantageuse que celle 
qn II s agissait, d'après nous, de construire à travers l'Etat 
du Maine. Pendant les vacances et dans l'été de 1884, il se 
fit des explorations; on en peut trouver le rapport dans 
cette réponse déposée pendant la session de 1886 : 

Eiponse i une adresse du Sénat à Son Excellence le C uver- 
neur-Général, en date du 17 mars 1885, priant Son Excellence de 
vouloir bien faire transmettre à cette Chambre copie des rapports 
concernant les diverses explorations qui ont été faites par des 
ingénieurs, d'après les instructions du gouvernement, en vue de 
déterminer le tracé d'un chemin de fer qui relierait Montréal aux 
ports de Saint-Jean et d'Halifax par la route la plus courte et la 
plus praticable, y compris les rapports de MM. A. L. Light and 
Vernon Smith sur le tracé des lignes respectivement explorées par 
eux, lesquelles remontent la vallée de la rivière Etchemin et se 
dirigent de Oanterbury, Nouveau-Bnmswick, sur l'extrémité nord 
du lac Cheeunoook, Etat du Maine. 

Pendant la session de 1885, Il arriva ce qu'on avait prévu 
à la session précédente: le gouvernement s'en tint au projet 
qui consistait à faire passer une ligne courte, non pas en 
territoire canadien, mais dans l'Etat du Maine, en territoire 
américain. Sir Charles Tupper présenta à cette fin la réso- 
lution suivante : 

Aussi, pour un chemin de fer reliant Montréal aux ports de 
Saint-Jean et d'Halifax via Sherbrooke, le Ia< ^ooee Head, Ma- 
tawamkeag, Harvey, Fredericton et Salisbury, une subvention de 
pas plus de $80,000 par année pendant 20 ans, et formant en 
tout, avec celle autorisée par l'Acte 47 Vict, oh. 8, une subven- 
ti<m de pas plus de $250,000 par année, k tout devant être versé 



_^i 



838 



DIBC0UR8 



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Cette Chambra «» ,1V-- ■ 



DU BIR WILTBID LAUBIER 



820 



bury, " la preuve d'un dëilr d'abréger la route conduliaut à 
Halifax. DauR le dlHcourB que je pruu()nçal alora à l'appui 
de ma motion, j'uiai dire que Je croyaiM voir dan» l'insertion 
de ces mots l'indice d'une réflexion faite aprèii coup. ('« 
projet me semblait dénué de sincérité et je lis connaître 
mon sentiment. Mes soupçons provoquèrent une réponie 
dn gouvernement ; elle me fut dunnëe par sir Hector Lan- 
gevin, qui s'exprima dans les termes suivants : 

Eh I bien, je suia sûr que l'honorsble député sera charmé d'en- 
tendre le gouvernement déclarer par mon entremiae que dan» les 
arrangementg qu'il va oonolure avec la compagnie pour conatruire 
le chemin dn .''r et profiter de ce crédit de $250,000 pendant vingt 
ans, il aura loin d'aseurer le parachèvement de la ligne non seule- 
ment juaqu'à Mattawamlceag, mais encore jusqu'à Salisbury, soi 
quoi il ne sera pas donné de subvention. Nous devons agir il. 
bonne foi ; le parlement a engagé sa parole et il nous faut voir k 
oe que l'argent soit employé comme le veut le parlement. 

Ces paroles étaient énergiques ; pourtant, l'on s'aperçut 
pins tard que mes soupçons étaient fondée et que l'insertion 
de ces mots n'était qu'un trompe l'œil ; car, malgré cet en- 
gagement solennel pris devant le parlement et en son nom, 
la vole entr Harvey, Salisburj et Prédéricton ne fut ja- 
mais construite. J'igr.ore quels motifs empêchèrent le gou- 
vernement de remplir cette promesse aussi s ' ^ -«nelle, aussi 
sacrée que l'eût été oelle dn parlement lui-mêm Quoi qu'il 
en soit, quelques années plus tard — il fallut quatre ou cinq 
ans pour construire le chemin de fer jusqu'à Sherbrooke et 
Msttawamkeag — lorsque les travaux tiraient à leur fin, 
pendaut la session de 1889, sir John Macdonald, cédant aux 
instances «^itérées de ceux qui favorisaient le prolongement 
de la voie eLtre Harvey, Prédéricton et Balisbury, présenta 
à la Chambre la résolution suivante : 

Qu'il est opportun de construire ira chemin de fer comme entre- 
prise du gouvernement, entre un point de jonction sur le chemin 
de fer du Nouveau-Brunswick à ou près Harvey, dans la province 
du Nouveau-Brunswick, et un point de raccordement avec l'Inter- 
colonial à ou près Salisbury, dans la dite province, ou quelque part 



ssr 

DHWOPBJ 
•""• 8.1i,burT et If^^ 

.•^"«^nni. que eut «"T* '*" motlft^;^'"'"» pî^nM 
Influencwi in nn«l "''«'ton mnrmni^ T ,, «^"ndnite dea 

congtant que. i'o„„r'"'' "ur ce point vi^' J* " «' «ucnn 

entente tacite e^tSfîi n" <^'^t«'t, dit on i^^*'''.*-^^'"«nt 
John MacdonaH '^ f 0"«nd T«nc et ie .^k,"'*« «J'nne 
♦«^Ire un chemlnrfw •'«■npaKnle «.„, «^«blnet de air 

^''"*«dn.l>,up"*P"'H"WaT,Moncton pi "^^ fommunl- 
qu'à Ifer^'ir,^'»'» du Chemin „.-,.- . 



(réal ) 






¥,W. 



p>w 



DB im WILI-RtO LAUBim 



ttl 



/ 



t4m moi-mima en oomptgnie d'un iiiK«niear-«d joint, on raoeour- 
fi t.' .'■""* ^ •" °">'" 1° "»'"«•• L'tméliorttion de U voie 
i !• Ri»i*re-d«i-Chute«, recommtndfe p»r M. Craïuton, réduirait 
■umi la diitanoe, ai bien qu'à mon avi», il n'y aurait plua que 199 
mille* d'Edmundaton à Moneton et 740 milice de Montréal k Hali- 
fax. Kou« n'aToni paa eu le tempe de faire un relevé complet de 
la hune par oee différente* route* entre le* deux point* men- 
tionné* ; cependant, je oroi* qu'en le complétant on trourera la 
moyen de réduire la diatance comme je l'ai dit. 

Sir John Macdonald moarut quelque tempe aprèa et le 
projet fut abandonné. 

Abstraction faite de toute autre considération, on peut 
envisager notre proposition comme un effort, tardif, ii est 
vrai, pour acquitter la promesse solennelle qui fut faite en 
1886. J'avoue que ce motif seul pourrait ne pas suffire, bien 
qu'en un sens il dût être suffisant ; car, pour le parlement 
du Canada, sa parole et l'accomplissement de chacune de 
•es promesses doivent être choses sacrées. 

Néanmoins, U existe un autre motif beaucoup plus urave 
que celui-là, qu'il m'Incombe maintenant de signaler d'une 
façon tonte particulière à l'attention du parlement Lors- 
qu en 1885, «ir Charles Tupper disait, du siège que j'occupe, 
que 1 Intercolonial, vu son parcours, ne pouvait rendre les 
services que nous en attendions, qu'il ne pouvait répondre 
entièrement aux besoins sans cesse grandissants du com- 
merce du Canada, Il faisait une déclaration que personne 
n a contredite alors et que personne ne saurait réfuter vlc- 
torieuspment de nos jours. Mais 11 y a plus encore. Ix)r8que 
■Ir Charles Tupper ajoutait, à cette époque, qu'il était es- 
sentiel à la prospérité du pays que la tête de ligne de tout 
chemin de fer transcontinental fût en territoire canadien, 
dans un port canadien, Il n'était que l'Interprète du senti! 
ment populaire. Je regrette que sir Charles Tupper _'ait 
pas affirmé d'une manière aussi énergique, non seulement 
que le term nus devait être dans un port canadien, mais que 
tonte la voie devajt être construite sur le sol du Canada 
En coiisentant ft faire passer le chemin de fer par les Etatfr 
Unis il a complètement ignoré les sentiments et les vœux 
on peuple canadien. 



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DMOODU 



«'«* T A quoi ionif^voni il.r,. i '^"'"'""J- Qu'avei-roo» à 

te commerce du cfn-d. eV Z,';'.7" " «T' " ^vld/nt^uî 

Quelle eit la iltuatlon T iTnûi. .îr"* '''^ Eut«.Unli f 

A«,rleter,e ll«„t aux «ntoi?t<i''^;S^'°»-«olo„Jale en 
^ mimVre. «,.^- . "»""•« 1 offre «ni vante : 

S"e?' T^^^^^^^^^^ ■« «--— 

'*« et «nrtont, ,'il dém-evait ?L P""??» <Jn commerce pri»i. 

■mport, ou de ceux q„i pour^rat 1^?' , '^'"" •<""e"en.enl 
Pfet« i remettre la auenti™; » iï?j *'* P'"» ««'d, ils «e„î™* 






monde 



•nffrage«idncorM«erto«il 7 '. *"^ ^t soumise anî 



Dl SIR WILTHID LACBIBK 



SU 



loniiM du " Time. " de Londrm, ce «rand interprète de 
■ opinion publique en Angleterre. M. Ciirnenle explinue 
pourquoi le public anglali et let élerteur» ranadUni ne mu- 
raient lonRer à adoptt-r, ni à appliquer la politique que Je 
Tlena dexpoier, pourquoi le* deux paya ne peuvent «•accor- 
der de faveur» rA;lproquea ; c'eat que le peuple anuiricain 
tient un glaive loipenda aur noa téteis et ce «lalve, c'eat 
1 abolition du privilège de tran.lt. Dani la lettre, dont 
quelque* Journaux ont publié un amnmalre, M. Cameale ac 
•ert de ce» terme» frappant» et algnlflcatlf» : 

D'an mot le préaident abolirait Is p^iTil^|{e, «ujourdTiui ti tibé- 
ralcniOTit «ccordé au Canada, de tranaporter, muu payer le» droita 
d entrée, aea exportation, et mm imporUtiona à travem le terriloiro 
amérioam, cinq moia de l'année pendant Icaquel» «■« port» aont 
empruonnéa dant lea Klaoea. Ce privilè(<c, le Canada en jouit 
^nte 1 année durant. De toua ceux que jo oonnai», le préaident 
Kooaevelt aérait le dernier à h«aiter à prononcer ce mot. D'ail- 
jeura, même lui et ton cabinet ne aauraient réaiater i la demande 
impérieu» qui lenr Mir.it faite de ne pu mettre entre le. main» 
i une antre pmM«i« l'arme deatinée à noua combattre. Le .cil 
«tr.it du privilège «cordé .u 0.n.d. niffir.it i démontrer à la 
Ur.nde-Bret.gne que le peuple américin ne pliii.nte pu. De» 
n^oci.tioM wr.ient bientdt entunée. et on reudr.it ce privilège 
dont le retr«it .ur.it eu lieu et qu'on .v.it d'.bord .ccordé ani».i 
imprndemmOTt. Cel. rét.blir.it .nsaitSt 1. p.ix ; m.ia, l'.ni- 
œoMté engendrée p.r ce conflit peniater.it pendant de. année, et 
nuirait au rét.bliaiwnent des rapporta ai éminemment cordiaux 
qui exutent .ujonrd'hni et qu'on aurait troublé» de micté de 
oœnr. " 

Je me permettrai de faire observer que si non. avons eu 
reconr» aux ports des Etats-Cnls, ce n'est pas parce que nos 
propres ports sont pris dans les glaces pendant cinq moU 
de 1 année. Chncnn sait qu'ils sont nnssl libres en hiver que 
le» ports américains. Chacun sait, sauf M. Andrew Car- 
negie et le gros de la population dos Etats-Unis, que si nous 
nous sommes prévalus du privilège de transit, ce n'est pas 
parce que la glace ferme l'entrée de nos ports, mais seule- 
ment parce que ecux-ci ne sont pas reliée à l'intérieur par 



su 



itiaooi'Ka 



d«t cbemlM de fer. En ptémum de cette aitoatlon. Mt«. 
prenre de ririllt* et ne nuua nn-ttf»nt paa en ueeare de 

terrée, maie pu deui ou plu», et d* dir.. aux Améric.lni 
t I c^mmer^Ul' î " " •""""" '"«■^P*"""'' •" P«"nt de »1: 

riclS"n!ri*n- *?'''^ CameBie T Un eimple cito7«n »mé. 
Ugâuche. Lor*,ne de. homme* de I. trempe de M. 0*fî 

Zl-^^ ' ™«">en»o»*nient, n'exprim.- paa uniquement 

1 a»Mr. 5tf'l''~"'°* ^* '' PoP"'»"»" «méricalne7caA 
«„H- V ^ '' »"*"• ^*" Etata-lJnli l'a répété à mainte 
taî«^" ? "^ "* '*?7''°' P" *•"'*'■ d'améliorer not^ .1 
tnation, de donner l'etM>r à notre commerce wna on'on 
non. crie de I-.ntre cM de 1. frontière de p^nd^ ^°2 
noua parce que, en réritë, on nona enl^vera le prWlIteTde 
?em.nH ^'*'° " }^ »" <^«"*« ^upper .ImS de 
^^«♦u-f.** *»'"»?«»" PO" l'<5tabli,Jl.ment d'une "gne 

S.™!^ ^ iï?*'"'^' ","'* '»»«""°'' d'admlnlatration In" 
n2nr A "T^ •■"«ricalne nona menaça de l'abolition dti 
privllèRede tran.it an caa où non. oaerion. mettre "êpro 
ÎLiil "*^""»;-, ^ "S""." de New-York, journal ^L™. 

Jnirf, de îa niîlnr^. ^ de. aentlment. et même de. pré- 
in «^n.h !.!•"•'* "•"■"P'"'* P«« le mot préjugé dant 
un .en. ble.wnt, car .onyent le. préjugé, ne .ont ane l'eia 
gératlon d'un noble aentlment et je nfblâmeT^nnfde 

iJ. ♦ ï ^* New-York, publia ce qui »nlt rrlatlvemenrau 



w 



DM IIR Wll.rilll> I.AIIRIM HD 

Lt trtjat par la nourrllc Mga» ilc •iMnim iW Lirtfpnol k lUIi- 
(m et de U JHiqu'l Chieajp) par la cbentin de fer Canadien dii 
Paei8qiie Mrail nlu> court que par New- York. I/v aTantanee de 
«■tte li|(ne tont donc manlfmte*. Lee marehandiiM m rendraient 
d'Halifax à QuAbeo m paaeant par lea Etate-Unii, à la faveur du 

fririlèRn de traneit, et il t'etuiuirrait nue leur tranepoK vera 
oueot •.Tait une eanee de beaux bénénoee pour le l'arifli|ii«- 
Caaadiea. 

VolUt no* condamnation de la dt^cMon pria» Il y • qntl- 
que* ann^a de faire paaaer le chemin de fer Canadien da 
Pacifique à trarera l'Etat dn Maine ; 

ZMjà, la pririlège que uoni arona eonféri eat indiipenaable à la 
pnapiriti de cette oompagnie. Bana lui, le chemin de fer ne 
aanrait ttre ex|doiti. Dodo, le Paeiflque-Oanadien ae maintient 
•t proaptre, grta» i notre toMranoe et à notre concourt direct. 
Kona lui fonmiiaona dea ligute aubeidiairee et du trafic qui lui 
iont indiipeniabba. Pourtant, conatniit et entretenu dan* un but 
•lrat<Kiqm le long de notre frontiire aeplentrionale, il aert à unir 
«n nn aeul Rronpe lea prorinoea du Canada diatantea lea unee dea 
antrea afin de doimer plna de force an Canada ponr noua combat- 
tre adrenant un conflit arao l'Angleterre. Ce chemin, conatmit 
dana un but militaire et économique, que lea Etata-Tînia faroriimt 
frrtee au privilifte de tranait, cet donc pour noua un p^ril coûtant. 
Bon exiatenee mtm« eat une preuve évidente d'hoatilité. 

Notre gouvernement foumira-t-il encore oc «pii équivaut à une 
Bubvention en faveur de cette ligne de ateamcrH rapides et fera-t-il 
la proepérité de cette route stratégique et économique en conti- 
nuant ce privilège de tranait dont le Canada profite déjà au détri- 
ment de nos propres chemina de fer f 

On me dit et on me répétera probablement encore: " C'eet 
nnlqnement l'avia d'un joumaltate. " Eh bien ! a'il ne 
■'aglasait que de l'opinion de particnlien, comme M. Carne- 
gie, on de» dires de journaux, comme le " Bnn ", de New- 
York, noua ponrriona porter aasez peu d'attention à cette 
qneition et bannir tonte crainte à cet égard. Maia, que dira- 
t-on quand j'aurai rapporté les paroirs des citûyCBii !e* pias 
éminenti dea Etats-Unis, des antorité américaines, de ceux 



<l m. 




"" DtWOOU 

<]«« effet, on mâfch»nai.i. "^^ ''' '" "^ EUtUni,. 

dJfVfîr'Et«t!.nS!f ,^"'!"P*"i.'^ ''°»* -^ •*"-«" '«- P"%l- 
A (iM Jitats-Unle. Il m probablement à nmivn ii Z. 

u.«u, réparer leun. embarcationi"et «,"^œetî« à l'abri de 



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"M -fgr 






nit im wiij'Riii iMi'Bina 



•37 



U t«iO|>«l»; mal» Il Ivnr mt lau>r«llt d'y ■t-betw d» la bultio 
on d'y (14biirt|upr Irur uolinun. U» Am^rlralm niia» ont dr- 
mand4 4 mainl» rrprlae dt> Itnir nmf^r rm dpui prlrl- 
Itgm: rcttti d'acbrtrr ilr U b<iltti> nu <'«ii»d* rC rrlul d'y 
dtfbarqttrr Ifuru (.■b«r|{<*iuvnta dp pulawin. NoOa arima rv- 
rua(> lit* Ira Ivur ncrurdrr, h nmlua d'<ibti>nlr i|Urlqui-« fa- 
Tvnra en rt-loor. Noua aTitoa toujoun i'i(» iir^l» A l'nlamcr 
dea Dëgociatluna rytv ••ui. Noua avoua dit aux («(^clipura 
amérlraina: Noua roua fvmna partlflpvr ù nna avanlagM, 
al Toua noua faltpa participer aux rAtn>*. La plagi- di> In 
NonrvIlv'Ecoaav «at la llgnp d'up<<rallun de nna p^i-brura 
ranadivna; lia peurent y allvr rbrrrbpr Irur IhiIUp rt A6- 
rbarKvr Ivura carRalaona dp puiaaun. I^ph (W^chpura am^ 
ricaina ont l'avantagp d'avoir obpx eux un marrbi' pour la 
vente du produit de leur p^che. Noua Irur avooa dit et 
répété: TNhi bipu, noua ronapntona à traltpr avpc voua ; 
ourrea-Doua lea portea de votre marrb<> et noua voua per- 
mettrona de proAter de notre ligne d'opération. Cette 
propoaitlon était honnête, mala ellp ne fut paa 4icout(>e. Le 

{tréatdent npveland noua menaça de l'abolition du privi- 
ège de tranait parce que noua ne voullonH paa cédpr 
notre patrimoine. Mala ce n'eat paa tout. Qutlquea annéps 
ptoi tard, en 1892, pendant la lenlon du ('<>nKr>>a, In coni- 
miaalon dn commerce entre lea Etata préwata au H<<nat un 
rapport qal traitait auaal dn tranait. Cette fola, ce n'était 

Îilna la queatlon dea pécheriea, mala c«-lle dea chemina de 
er, qui motivait cette menace. I^ea votca ferréoa améri- 
caine* roulaient Jontr chea noua de prirll^gea que noua ne 
ronaentiona paa à leur accorder. Parce que noua np vou- 
llona paa leur conférer cea privlltgea, parce que noua ne 
Touliona paa, pour lea flna du tranaport par chemin de fer, 
annexer notre territoire à ceint dea Etata-Unia, on noua 
menaça de non\oan d'abolir le tranait. Voici qc'lea 
étaient lea concluaiona du rapport que J'ai mentionné : 

A ce» causes, le ooramission recommande «oit d'établir un «y»- 
tème de permis qui s'appliquerait aux chemins de fer canadiens 
exploités aux Etats-Unis, loit d'adopter un autre ;'1an qui, sana 
SûirQ an commercé uii pâjô en générai, mvttrait it^ô voies toîTseâ 
amiricâinea en état de lutter sur un pied d'égalité arec celles dn 



838 



DISOODBa 



»«t !«• TOie. t™uoontin«nri« '•''î" *^«^.Pni,, principale- 

.» Congrt., contenait ceVr^'oot^a" '*''• '""*"*' 

«>« exigence. «"«"dleTI, Z T 'T ^/ r"*""" '»"^<'™'' 
chemin de fer Cradi^ tpTeZ^Tlî f" '' «"»t™<"ion dn 
d'une manière ni ! Àn^.-rJll ^^ ** '«(tlementer lecommeree 

toute juatioe noua ne ponv«L rZZZtJr '''" ^«•"■T^"!». «» 
t^ extraordinaire, â K^H™^ ^"""^ "'*î*'« «« "«»■ 
diennee, qui ,<mt libre. d'lK'î^,ii'l,^'5^«» ^«'^ <='»'.- 
de faveur, pratique, que nou" Wâmm. -V d'accorder d« taux 

que no, propre, VX, K ."Tv^?"" """' P""'*»»"'' !<>"- 

r^p«r.nce ql'elle, v^™ "^^rteront » ™^,7 co™îd«rationa d«„ 
plu, aa^ea et plu, «qnit,^ * ™^"' '<« '»'» «» » le» rendre 

no« :reSVd°Kt^i^X;' *ï£^1 '- P^"' ""« 
veralt-U à la faveur dW^J^'^«''..9^''*'«°*' «Jn'arrl- 

eneatparfoiaa„;ve„„eh«l«'^dS„?^^^ '''"■»* " 
celui de. Etatg-Unla ? Nom ^mml. ** "/"P'*"' ^ «"«P"» 
A nous voir enlever le priWlè^e dont'""**"""*"* "P"»*' 

.u'ic. r. .„. -.e„œsA"t"r/rdtiï:: 



» jyp?^"% W-' 



DB SIR WII.FBIl» LAL'ItlER 



S30 



reiUe éventualité, c'est de nou» y préparer et d'arolr »ur 
notre propre territoire toutes les ressources qnl nous per- 
mettraient d'avoir accès aux ports canadiens. Aujourd'hui, 
nous entretenouH des relations amicales avec nos voisins. 
Nous n'avons jamais été en meilleurs termes, et je souhaite 
que nos rapports soient toujours aussi amiables. Quant à 
moi — je n'en ai jamais fait uu mystère — j'ai la plus pro- 
frnJe «.dmiration pour la nation américaine. J'ai toujours 
admiré ses grandes et nombreuses qualités. Cependant, de- 
puis l'époque encore rapprochée uù j'ai eu l'honneur et 
l'heureux sort d'être placé par le peuple an timon de* 
affaires, j'aX constaté que le moyen le pins sûr et 1« plus 
efficace de conserver l'amitié de nos voisins c'est d'être 
entièrement Indépendant d'eux. Voilà pourquoi nons de- 
mandons au parlement de ratifier le projet que je viens 
d'exposer et dont Ve^ .ition doit signifier que ce nouveau 
chemin transcontinental n'aura pas d'autres termini que 
nos propres ports et que pour y ; ' teindre il passera entière- 
ment sur le territoire canadien. 

Maintenant, M. l'Orateur, laissez-moi vous signaler quel- 
ques-unes des objections soulevées contre notre projet par- 
mi le public et dans la presse. On nous dit : " En coni- 
tralsant cette voie ferrée jusqu'au littoral, vous allez nuire 
& l'intercolonial ". Je n'admets pas cela, car je suis con- 
vaincu — et j'en appelle à ce sujet an jugement et à l'intel- 
ligence de tonte la députatiou — qu'aussitôt cette vole 
construite, le trafic de l'Ouest suffira à alimenter deux che- 
mins de fer, sinon pins. D'ailleurs, je dirai à ceux qui crai- 
gnent que le nouveau chemin de fer nuise à l'intercolo- 
nial, qu'il n'y a rien à redouter à cet égard, car la nou- 
velle ligne ne saurait nuire à la région que dessert l'inter- 
colonial ; elle fera naître un nouveau trafic, et c'est ce tra- 
fic-là qui l'alimentera. Etant donné même que cette ligne 
ferait tort à l'intercolonial et lui enlèverait une certidne 
partie de son trafic, je le demande à la Chambre, je le de- 
mande au pays, est-ce l'intercolonial qil doit être au ser- 
vice du peuple on si c'est le peuple qui doit être au service 
de l'intercolonial T 

Nous dira-t-on que l'erreur qui a été commise est Irrépa- 



nK 



Diacouna 



v«M. ? îf"^ * ' °""'> •» population de ron«it ne d" 
wa pa. «yolr l'avantage de la ligne la plu» courte, et oue 
celle de l'eit ne Mnéflclera pa« d'une nouvelle limé all2^t 
c7rfl.t"""*^ ^' If '»«'*'. de I'IntercolonIa?W?Snen "n 
conflit avec ceux du peuple canadien, nou. laliJnt en ïoutë 
confiance à ce dernier le wIn de traiclier lalS^°t|oS 

CoFir*''!/"'"* '■ ^* publication de la correspondance que 
jal échangée avec l'ei-mlnlBtre de» Chemin» do fer et &i. 
^.2?* f déjà apprig au public que cette iigne oui doit 

!^?1 tf .''^*'*! *^ ^*'"' P»"'*"- I* première, comprite 
entre Moncton et Winnipeg, .era con.trulte pir l'Etat ; 
Dlonl^'n»!*'^ Winnipeg et l'océan, .e.-a con.tJulte et ex-' 
ploltée par une compagnie qui en sera propriétaire Je vU 
que ce projet a déjà «té fort critiqué. 5n L.,ur,îe^roche de 
g^er pour nou» la partie Improductive- du chemin et 

™h """.A°".!.*'""P»8°*« '» P«"« productive. ^ 
reproche aérait fondé »l nou» devion» exploiter nou».mêmeS 
la vole ferrée que nou» con»truiron». Mal» non» avons con- 
clu un arrangement en vertu duquel le chemin .era ëiplo" 
té, non par non», lal» par cette compagnie, qui conaent à 

loir h.™ '?"■ ^''"' - ' ••* P"* ^o"*^ 1" députatlon de vou 
ihPmiilL'^""^?"'*'"-'* gouvernement construira le 
chemin de fér de Moncton à Winnipeg sans qu'il en coûte 
un »on au paya, »auf l'Intérêt pendant quelque» ann^»d^ 
îni "* ^°*' ^^ reviendrai plu» tard. Nou» avancei^ni fet 
fond» et non» paleron» l'intérêt, qui non» sera rmboû?»é • 
îlTvl°d„":fr,r •*'»°^J"«'» «* •«'« recev^n,'^ Se' 
le ^'î.ple '"'"" "^""^ P°" "^ gouvernement ni ^ur 

Pourquoi donc le gouvernement atil voulu se rAiPinr», 
cet e partie du chemin de fer î Pourquo n'en a-t!^ S»7Z 

^tùrs":iiv\rnTvfnM^^^^^^ 
,^^r^u^r^^tLtdrSri"4':r,r^i?^^^^^ 



DK am WILFBID LAVBWB 



S41 



sent d« trafic, et le mouvement de» »flalre« y «era trèt actif, 
ff^exlrte dé à trou ligne, de chemin de fer, ^chem n de 
fer Canadien du Pacifique, le " Qreat Northern " et o che- 
min de fer Canadien du Nord. Ce""^'» /'^"«^''•yjîir**!; 
et 11 a-en con.trulra encore d'antre., afin de «^P^w^fe aux 
beMln. toujour. crol«.anU de ce. population.. Le chemin 
de fer Canadien du Pacifique a un débouché sur la rive nord 
du lac Supérieur, tandis que le. autre» n'en out P" du tout. 
Non. Toulon, que cette ligne et son exploitation demeurent 
«,u. notre surintendance, afin que toutes les lignes puissent 
en bénéficier, et que le peuple ««""dieu ne soit pb» obll^ 
d'en construire une autre dans cette région-là Voilà pour- 
quoi nous avons adopté ce système que je mettrai en pleine 
lumière, plus tard, au cours de ces observaUons. 

Mais, me demandera-ton, pourquoi le gouvernement ne 
» rServe-t-U na. également la section de l'ouest? Pourquo 
" TO^rtn.l -11 pa» au»l le chemin de fer de Winnlpeg à 
?^ér Pacifique T- Si -u. avons décidé de confier la 
construction et l'exploitation de ce chemin de fer à la com- 
pagnle en -.uestlon, c'est rie, à notre avis, dans la situation 
Kue et pendant nombre d'années, peut-être pendant 
plusieurs géîiératlons. Il wralt Impossible, en raison même 
de l'activité commerciale qui k développera dans cette sec. 
non du pays, de faire une exploitation avantageuse de ce 
chemin de fer comme chemin d'Etet. Il se peut que je ne 
Soirôas exempt de préventions et de préjugés «ur cette 
Taestlon II y a déjà nombre d'années que je me sui« formé 
Srop°nion à cet 4ard et on me permettra bien de relater 
i-1 un Incident qui a contribué, dans une large mesure, à 
affermir mes conviction, dan. ce .en.. Dans l'automne de 
189™!!. J. n. Booth, de cette ville, m'invita à visiter «.n 
iZmln de fer, le Canada-Atlantique, qui f t»^!^^';,!''"»/" 1° ^ 
de construction, et j'acceptai «o" /»7't?«°"- „t w„*îi* 
^Doaue ce chemin de fer était construit jusqu'aux bord. 
dVla bkie Géorgienne, jusqu'à à peu P^^ »° f^' f '"« ^^ 
la baie. En quittant le train, nous nous rendîmes à la rive 
du lac, rive désolée où il n'existait paf. une stule habitation. 
il Booth me dit : Voici le terminus de mon chemin de fer. 
Kî^i demandal-je, d'où viendra le trafic ? Il me faudnv 



Stt 



DiRoouiia 



m 
il 



dpcoMtancei lorJ^në tont Lf.^ comprl, qu'en paKille. 

ne .aurait ex^ilî^J^^nX^^V/^ i'v^ Sr*^""^"' 
contrée comm« celle-là «uccè» dani nne 

«Ira-t-on que cette ^mlnl.t«tl^ *T* ^.'"■•"'* ^ P"^*"- 

de confier la construction V?i.» ,* .'i"^.?'™*"* P^'^^'a^'e 

ferrée à nne compaSd°n«rin^^^^^ ^^ **«« ^"'^ 
nn Instant «nr ce s^et reviendrai dans 

«ble de c«.r .nel^uTS^ r Xur^^^'ii 



DB SIR WILFBID LADRIBB 



Ut 



crainte* chex ceux qui, tant daDi cette Chambre que dans 
le paya en général, nou» font l'honneur de noui accorder 
leur appui, acru«atloD qui ne manquerait pas do KraTité, al 
elle était tant soit peu conforme à la vérité de* faita. Hait, 
je luia bien ai»e de déclarer ici que cette accusation, comme 
tant d'autres qu'on a formulée!, est dénuée de tout fonde- 
ment. 

On a dit et répété tnr tous les tons possibles, tantAt avec 
des larmes dans la voix, tantôt avec des accents de pro- 
fonde Indignation, que le gouvernement entreprend de cons- 
truire un chemin de fer gigantesque à travers une région 
qui lui est parfaitement inconnue et qn'il n'a pas pris, au 
préalable, la précaution élémentaire de faire explorer. Je 
le répète, il n'y a pas ombre de vérité dans cette accusation. 

Avant d'aller plus loin, il importe de dire que l'idée qui 
a présidé à notre projet diffère complètement de celle que 
s'en sont formée nos critiques. A leurs yeux, ce projet n'est 
qu'une entreprise commerciale, qu'il faut juger au seul 
point de vue des profits et pertes. A notre avis, c'est une 
œuvre d'importance nationale, une œuvre d'urgence, justi- 
fiée par la situation du Canada en l'an de grâce 1903, 
comme l'était la construction du chemin de fer Intereo- 
lonial, À l'époque de la Confédération, et quelques années 
plus tard la construction du ' hemin de fer Canadien du 
Pacifique. 

H. l'Orateur, lorsque les pères de la Confédération se réu- 
nirent en conférence en 1864, afin de poser les assises même 
du régime fédératif, ils affirmèrent, par voie de résolution, 
l'urgence de la construction immédiate du chemin de fer 
Intercolonial. Ils n'attendirent pas, pour adopter cette ré- 
solution, qu'on eût fait des études et des explorations sur 
place, afin de constater si tontes les parties de la contrée 
que traverserait cette voie ferrée seraient éjïalement pro- 
ductives. Ils adoptèrent cette résolution parce qu'ils 
étaient convaincus de l'urgence de cette œuvre au point d^ 
vue politique, et dès lors la construction de ce chemin de fer 
s'imposait absolument, elle devait s'effectuer à tout prix. 
Quelques années plus tard, à l'entrée de la Colombie An- 
glaise dans le sein de la Confédération, le gouvernement 
s'engagea, et cela à fort bon droit, à construire à travers les 



m 



«if 



•"* DKOOUU 

f-i^îfr ^'•'î,»^ »»e «'«de rente nationale dettlnôe 
* relier la nouvelle province du Dominion, et il le ironw 
nement prit cette décLion, ce n'eat paa qu'il ."pmJâtqne 

«,i1'H"r„?l?f°^^* "^^T "l"" ""* ^^^ J"»** et vraie et qu'il 
•oit d Importance nationale, comme noua le prétendoni: 

l'ÂfT» t^*'"''".'*' '"'° "^ ~"" le. port, maritime, dé 
i--vi„ ''"/ " •*" "'" Pacifique, bien que noua ««îlonH 
d avance et que noua aoyona convaincu, que toute, le. m°* 
tlon. du paya de.Mrvie. par cette voie feïréc nërront mh 
ÎSi'n '" r""t' *° «"<">«*• et en produc?ivHé I lit 
iVltt f *»* »euie con.idératlon pour autori«îr le gouver 
l«w„. * entreprendre Mn œuvre «an. exploration. pr<?a 
lable» ; mai. je doi. ajouter qu'il exl.te une maue de ren- 
.eignement. .ur la queation à l'étude. Le. Rouvernement. 
fer îtf^^*:^. '°!^° ",' 'ï?'"l^«''t de con.truire le chëmTde 
1^» J«, 7 •""" ** '1 "^''*'"*" "'e fer Canadien du Pacifique, 
n avaient paa, au .ujet de cea entrepris., autant de don- 
?^'.r* f "• en poaaédon. relativement au projet en di.- 
cnwiion. A coup iùr, même le. plua exigeant, de noa cri- 

tel."" S"^**'"'.':S°* P" *""'" "»""* '«"» 'aire eîîSorer 
tt^îu i^ ^I*'^*"- "" """t wnvaincu. que le. donnée, 
actueiiea jettent aagez de lumière sur cette aection nnnr 

c.°Z" m"";"" '/••°''*' '" '>-«'«'"• eu connaiBt"^crde 
t.T!: nu' ■"* ^emandera-t-on, que Mvei-vou. de. mon- 
&»^?» ""*' ^ ^ "'■ ^^ '^P«'"'' <ï°e, relativement aux 
Rocheuae., nous avon. tonte une mine de renaeicnement. 
aon. forme de livre., de brochure., de rapport. pSwWiTpa; 
r''!L:^"°"°T""'i''' ^^ explorateur, et d ingénieur '^ A 
çai. .établirent sur le. bord, du SaintLaurent, ce. coura- 

{^^LP'""?'"",:'!* '?t *°"i«"« 4 atteindre la mT de 
l'oueat aujourd'hui ai connue, mai. inexplorée à «.tte 

drirconn'u"' '""*'""" ''"" '"" -P'""«^«^ ttr^u« 



I>B RIR WILrniD LAUniEH 



343 



flamnel de Obamplatn, pendant nombre d'année*, le con- 
sacra à la tAche de découvrir une route ver* cette mer. 
Robert Cavelier de La Salle paya de m vie la même tenta- 
tive. Un autre découvreur, La Vérendrye, entreprit un 
voyage à travers le continent, dan* le but d'atteindre cette 
mer de l'oueit en explorant la région de* prairie*, et set 
deuï fll* (1er janvier 1743) furent le* premier* Euroi>éen« 
qui contemplèrent le* montagne* KucUeuHeit. La Véren- 
drye, comme Robert Cavelier de La Salle, trouva la mort 
en cherchant à se rendre ju*qu'à l'océan Pacifique. Lor*que 
le Canada eut paisé lou* la domination de l'Angleterre, 
de* trafiquant* éco*«ai* établi* à Montréal reprirent cette 
œuvre, et Alexander Mackenzio (en 1793) fut le premier 
blanc qui atteignit l'océan Pacifique en traversant le* mon- 
tagnes Rocheu*e« au cour* d'un voyage par voie terrestre. 
Nombre d'autre* essayèrent, plus tard, d'accomplir le même 
exploit. Le dernier fut le capitaine Butler, de l'armée an- 
glalae, qui, au cour* de l'hiver de 1872, traversa le continent 
du Fort-àla-Corne jusqu'à la bifurcation de la 8a»kat- 
chewan, par vole de la rivière de la Paix, jusqu'à l'océan 
Pacifique. 

En 1872, le gouvernement canadien entreprit l'explora- 
tion systématique et scientifique de toute la région septen- 
trioniûe, du lac Abbitibi, en gagnant l'onest, jusqu'à l'océan 
Pacifique. De 1872 à 1880, il n'y eut pas moins de 28 expé- 
ditions organisée* dan* le but de visiter et d'explorer ce 
pays avec mission de faire rapport sur leur* études. Ces 
rapports sont aujoord'hni à notre disposition. Ajoutons 
que ces exploration* ont coûté an pays au moin* $5,000,000. 
Parmi les réglons qui furent l'objet d'études toutes spé- 
ciales à cette époque, figure la partie septentrionale de» 
montagnes Rocheuses. On a exploré plusieurs cols, ou pour 
mieux dire, tons les passages au nord du col du Cheval-qui- 
Rue (Kicking Horse Pass) surtout le col de la rivièr« aux 
Pins, et celui de la rivière de la Paix. 

Messieurs Marcns Smith, Cambie, Hunter, Qordon, Ho- 
retïky et plnsieurs aatres, tons ingénieurs de renom, ont 
traversé en tous sens ce territoire qu'ils connaissent aussi 
familièrement que les rues d'Ottawa. Celui qui se donne- 



il S 



346 



oiaoooBa 



connaît le. Âtre. rte m rnihiT^*^ ** ?* ". ««J* «»""»• " 

Paix offre lo. m ril t^™ h! .^ "" **'"' ^« '■ ^Tlère de la 
qu'on peSt -o\r .'rnfréuZTt,^';^ 

contrent de. tenSï .nLta« " "* T ""'*'*• •« »*»• 
Bouge on de la ^kîl?c^w«"'' ""* **"*• ""' " "»'*« 

menoement dn 19e .lècle Z.^„î?""°!?'i * ^^"^ <>° «»•»• 



jne„^«enMn«e^Me:u\%ïïn«"r 



S?o^i;^"d';:^:î;ë?;r?' ' ?;'* "J* ••«tendit à ra-;?iî;; 

••Implanta dan. Ia7rfrt„„ .^"if*""'' ' *** «*"" »""**. elle 
c^tti^dernlèiJ, el ' Stfeî^H,':^ Pf '• '•^'*« OWo ; d^ 
nol.^ pour ••lmpî«V;MU™u '•.,*'!:„'**"'•'" ''""• 

r^^^SliSe^e'^^^t'a'iE^'F î^^^^^^^ 

tenr. de blé arro.é. n«r u lïïïl J^ Territoire., prodnc- 
katchewan, 4îSiv5p'i?Jret on^i^T *' " «^'^"^ ^^ 
8<n<rall««e alor. 1m "aS^ dl u t.^"il°'f ""'^'^ »'? •"« 
la rivlèw» a„x Pin. dJvfinVf/'^J^.'^* ' ' P«'' «« de 
prodactlon dn blé. Au iie^Srim^,'*"'''*'" '*"*"* "^ 
Il serait pentOtrc préférable d'fnl^' T P.^P'" "P'"'»». 
•iploratenr. di. l'énnnn!, Invoquer le témoignare de^ 

le ?al«>, ,e"en. à crt'erlet^^î::,"?."- Ton;ef„..,'^,f^t d1 
dernier de ce. voTaBenr. nr?^l ." «-«pitalne Butler, le 
Initiative, ces einln-tî! ^ °"* entrepris de leur pronre 
Dan. l'>i^ZîcTi:^*^^\:^::L'''''']Z^'''' "•■* »"«^o^ 
North Und", le capitaine Cfr '"*'*r'^ " '"^«"e Wlld 

™.....e^^p,..ri^t^«-X'".rî:rt^:,y,^^^ 

8. on ve„.., » .„,.^, .^^. ^^^^^ ^^^ ^ ^^J«f_. 



Vm IIB WluriUB LAVBIW ^j 

•npéri«ur i totu 1m ooU «.nuJ. " '^•«•nqu» uu p«wi« bien 

nuit, duu 1. ohiîne miti«iL^l P""'"" * ' * "^ P»'»' ""Imi- 

ment ditp.n.î. duX m,M A.? " ^ '*'","• *'*'™' ««*'»• 
déjà .vZée "«« 1« wr» 1. hilT',*" •' '• "*«*'•"'» *«•" 
Mai. bien q™cr«^t 1» ^.^^•' '* "«»"•«»•• 

i<wiu'à 1. chaîne de Swirneidu mt^ ooo.denUle du col. 
800 mille, à tr.rer, 1. Col^ * '«tord ror un pereour. de 

T«llfc de k rivière .u,pîn,i.in.rV"T/"- v^" "i»»» 1« 

mont.gne ; de li on neut ..ï,. ^^f ? ' '•« '«'«>nt™r une «mie 
h moindre ob.tiele! et on ^t .„ 7^ '*"'' "" "»"'" » P'«««>»« 
de mer de Dean. ^ ^ •** '*"**"- * • *°"^ du bn. 

d.ble, rangée, de m'c^^L' dû ^udt ^^1!' f t" Y'- '"""'■ 
pnde Korge de la rivière Fra«r enfin ^7'"'»* Anglaise et 1. 
la ririère Nachar.oîe, on renc^îe'Z^v •" '' ?'"»"" ^« 
Wement à U colom,ation TZZ A ^l^t"" » ?»«»« «dmira- 
We nnUe part .ilC-dt^naTirKr" " ™ •'"" 
>oUa, M. l'Orateur, l'opinion d'un voyageur do renom. 



I 

! 



•48 



DMOOUM 



:|l| 



OItoM aMliiWMUit celle d'oB iiiftfiiteuy Jf. Oordon, dont 
i» rapport Mt InaM dani criut m M. ntmlag •■ dau d* 
1880. Voici c« qu'il dit : 

B'il iuU nfa in ir» ou oppoHna iê trooTar dm toU pour !• 
flbanin de fer du Ptoifique, euMi loin M nord que le eM de I* 
riritre de la Piix, Il l'ollrlreit une roote relstlTement (leile deoe 
oette direction. Mémo deni lei partie* ««ovieee de ee ool qui 
offre In eeoirpemenu lo« plui rtidw, lee mootaftnee tonl pretqne 
inTariablein<m> bordée* d> pUteaoi on de pentei doooet et greoieit- 
•ement iniMehiei, d'une tindu» rtritUe. Un ou deux couloir* 
que pereourent lee «TtUnehe*, quelque* rerlni, et {* et U de* 
MilUÎM de rooberf, roiU 1<* prineipiMe difAonltf* à lurmonter, 
dif 6oult4* bien moin* formidable* que nombre d'obetaole* qu'il a 
fallu franchir en eoDitruiiant d'autre* chemin* de fer au Canada. 
A Mm extrimitt oooidentale qui Mt la plu* <leT<e, le cd n'atteint 
Ruère plu* de 1,650 pied* au-aei*ui du nirean marin, et le oourant 
de la ririère, qui e*t fort uniforme, n'atteint fpAn plu* de quatre 
à oinq mille* à l'heure, là où il ae fraje une route à traver* la 
chaîne det montagne*. A I'e*t du ool, sur un paroonn de oinquanta 
mille*, intqn'à ce qu'on atteigne le eonion, le» diffioult<* de con*- 
truction ne aéraient probablement pia plu* f^rande* que oelle* ren- 
oontrée* en pleine prairie. Main U principale difflenlti mr cette 
route (e trouTerait an canton ot I* rivière prfeipite *** flot* autour 
de la baie d'un m*Mif aolitaire, connu mus le nom de Montagne 
de Rocher*, on Montagne* du Port*ge, préoiaément *n-de**ua de 
Hndion'* Hope ; ot cependant, même ici, bien que le* difficulté* 
•oient formidable*, elle* ne eeraient nullement inrarmontablea. 

Voici comment a'exprime M. Cambie dana le même rap- 
port: 

Ce déflli de la ririère de la Faix, le moi» élevé que l'on oon- 
nai**e k travera le* montagnes Rochense*, offre une route qui se 
prête merveilleuiement k la construction d'une voie ferrée à tra- 
▼er* cette diabie de SKmtagnee, et «ur un parcoura de soixante 
mille* k l'eet de se* principale* ctme*. 

H. Marcna Smith, dana le même rapport pour l'année 

1878-79, ait : 



w^^'^^Ê'wm. 



^ ir^ 



M «« WanUD LAI'MUI IIP 

••«tond prt. d, 300 mUI« 1. à l^^.™"''** j'.™''"''"* d* W« 

(YmUn^ii^A D V . "^'J* Pf"«nt par l« col Je ), x«i« J.ui» 

l traven,, d,ni U Oition dai mon. 

^^ J «1 p«l«. M. Pleming, du. .on rapport d« WTM, 

Itl. V«.couver, Port Sim^^''^ "'''!'''• «»«i»«'t .t «r 
«tué, pour le commeK^ de r^i, '"' " '~"» "^ "»*«« 

M. Marcn. Bmith dit : 



l'étendu, de «.nîîfc ^1^7»'^" '^'""''r'' •'?''''"'• ■>•" 



tàgo de là oOie de TAii» 



qo! » Tapp?aehe dsTgù- 



•M 



DinovBa 



Il I 



Du* M antr» rapport écrit n 18T>-Tt, 11. MarcM SHltk 
dit ! 

Il f, pOMlbl* qu'on ngênir knjoonl'kui Port 8im|Moii wmm 
trop iTtne4 la nord pour dcrmiir Wt tcrmiau* du rHÔnin d* tm 
Cinadini du Vi<lqoi<, mai* il mt un fait dont il impart» da laalr 
coidpto ; e'aat qu'an rai«>n d« altltiulaa pmi aoeuataa at d« panUi 
nlatiramanl fiiblra, ainai qua d« lu faoilllA ralalira dw travaus 
qu'il faudrait exfeultir {loiir aticimlre ce port, ce larmimia offri- 
lail dM arantagm qui ponnMtraiant à une li|nM canadimina da 
•onlanir Tirtoriruaeroent la eonourroDea quant au «ommitrtsa de It 
China at du Japon. 

O» B'Mt pM tont U partie dn paya t l'Mt de la rill» d« 
Wlanipeg et a'^tendant Jntqn'an lar Ahliltibi a anaal <t< 
explorée A cette époque par loa Inirénlmn du goureme- 
ment. Pour «tre pina bref, Je m'abatlena de dter lea opl- 
nlona expriméea à ce iniet, et J'en rlena aux renaelipteineiita 
recueillla per le gouveraement de U proTlace d'OnUrio, 
qol, en 1900, or^anlaa une expédition dana le bnt apédal de 
faire rlaltor la partie do paya compriae entre le lac Abbitibi 
et la frontière ocridentale de cette prorince, et d'obtenir nn 
rapport. Voici comment a'expriment lea commiaaalrca dana 
leur rapport : 

Ttmê arMt*. 

la Taits fona de terriina argilanx, partant de la frontière oueat. 
trarertant Im dutncta de Xipiiaingue et d'Almma et pénétrant 
jUMuo dana U diatrict de la Baie du Tonnerre, comprend uno au- 
perflcie d au moina 84,500 millea carré», aoit 18,680,000 aorea, et 
Mi torraiM » prêtent proaquo ton. i U culture. Cette zone proa- 
que ininterrompue de bornea terre» au point de rue de l'exploita- 
tion aftrioole, égale en «tondue presque lea troia quarts de la partie 
colonisée de la province au sud du lac Nipissinpie, de la rivière 
aux Français et de la Mattawa. Klle l'emporte en «tendue anr 
les Etat» du .MaMachiisett», dn Conncclicnt, du Rhode IsUnd, du 
Aew-Jcrsey, du Delawarc pris coUectiTcœent et est «n outre moitié 
plu. grand» que l'Etat de New-York. Cette région est arrosée 
par Sa n-îèFe à l'Oriimâî ,,„; ,=, 4,=*»., .4.>„„ î^ t5_!_ t — 



OîisBâi, qui m jett* au. U Baie James, et par 



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d« «oan d'eau offrini ,\t, 0»»™ ■ • ■ i ^;»'« ' 

w. ir««d« «,i« „.w„bijr7. .' ;j, ':, ::7" "'"",■■ ■ - 

5»^ « font .i «,„™, ilîli, ;,^ ,J' '• ;• *•« I.roU«^ 

c«»din.dup«iH,„^T..p."':^^"t.; :,:'"'•:"'"''' 

d«« Mux «tant un ininum» Vi . i . ' ^" "^ !""«««• 

l»cli««w.IaB,".rj.m« r. I ''"'"™'/*' '•'»"• m.«« 

«1. «..è«,".^fl"Trt. " *" **""" '~'*" ■'' - P«y. "'"M. 
wlIAi de la rl»l*rp Wahil^TTr *""'';"• 7" '« no"» dan. la 

*.«dn. d. ..„, p^„ » , irn^rdijcr Jxi': 

le drn^r:i;i:t'S'" *;•''' .P«r l., e,pIor.,ion., e'ct que 

toute awtiqn. de « Mv^-Tr," k '?""'/." "'J*' ■>' '» «'^«'it* 
m««trai«nt pa, âuxVrlh.. r, ' ,"*"•"* '''' •*" *'*« lui ne per- 

« i. cifmat ne .liffj,. ^,„ jV^Tui .1, u pS;i^ d^Ma^^S 



su 



DiBoonas 



•itofe ua le m«me paraUèle, uuf que l'hiver e*t tempjré par lea 
prinde, fortto d'épmette. blinohe. et la prfwnee d'nnVti grand* 
étendue de oour. d'eau. Le paya offre au»! de pandea quanUt<a 
de bon de ohauffage et de construction et d'ewenoet pour lea Bn* 
(tn eommeroe, ainii que de l'eau pure en abondance partout. 

Un autre fait qui ne le oide en importance au'à l'eii.t«.~. 
d'une vaste étendue de terre, arable, d^ ^ ^ntoéeTàZ 

nir« W '^k'*' !;*«5»'f « e«t oouverte^i^Cl^ J'é^ 
nette, blanche, de pin. de. rocher. (Jaok-pine.) et deCpliwi 
La valeur de cette ^tégorie d'ci«nce. de haute futaiTon te ^t 

rWieZ^^mf ' ' '*" ^""•'^ '"'«"'"dit coL^kZ^r^ 
riche en venté e.t te paya qui possède des rewouroe. iUimi^ m 
P«e.lte. var été. d'e.«nce.. C le di.tricTde^^^S^ « 
nord de 1. ligne du chemin de fer Canadien du PaoiZ» m 
ç.t,me qu',1 y a au moins, 20,000,000 de cord^ de C p^P.^ 

160,000,000 ; dan. le district de la rivière à la Pluie 18 OM 000 

•embte pas a'ftendre bien loin au deU de la r^ion de part.«e des 

««mmK et Lady-Evelyn, ainsi qu'au nord, on a exploré une nme 
forertjère où croissent le p.n blanc et le pin rouge de belle qualité, 
et on eetune que cette ïone contient troi. billions de pieds de boia. 

Les force» hydratHiques. 

Jif t"t ""/"^^^''.if « ,^^ ■» pays, qu'il est utile de noter au 
pomt de vue industriel, c'est l'existence de nombro de chutaî 

S^s^rl" '"^"°" ^' ^""^ économiques, lorsque le paT» 
Conclusion. 

d'«nlZf '"*"/"' P"' ""' ^'""^' * «" •»"« '«« -««rents groupe, 
d explorateurs fussent en mesure de faire une étude approfondi 



DB IIB WILFHID LADRIBB $g^ 

tmtti mxT leun rapport, taat fort modéi«ei. Pour tout réiumer 
tm«. f«Uto., K,,t .u ddi d. 16,000,000 d'«!,« et 228.000,000 

fciiwi ? ir^: '"•'" ? >"*• °"''°' «OMidérâble. tant de terre. 
boiaée. que de terre, m. le, qui ne «mt pi. oompri». duui ce. 
«hiffw., m... qu, «ront utili«ble. quuid le p.y. » développe^ 

La contrée .(tuée à l'«it dn lac Abbltlbl, don» la pro- 
vU.ce de Québec, a été exploit à dlverw» reprise. Le.'k- 
cleni colon. fronçalB étalent en poB«e«»lon de ce payr .i , » 
«!?it IT,,''*''*'.*"*- ^' F'^Sals, »i je ce me trompe, 
Tilî^ifif '.''"."" t°^ ""• '« '»•= Abbltlbl, au dlx-neptlèmé 
•lècle. Il n'est guère facile, toutefoif^ de w procurer ton. 
le. rengeignement» voulu, au sujet de ce pays, dispersés 
qu^^^s sont à travers teU de récit, d'exploration ^Tn 
nées dernières, le gouvernement de Québec a confié à un 
Ingénieur de renom, M. Sullivan, la mission d'explorer ce 
pay^ et c'e.t son opinion que M. Doucet, également Iniré- 
nleup, a résumée en ces quelques mot. : 

.„?^ ?°^rT"' ^T'-^ "^ '*•''«" d» <*«"*» de f« de Québec 
•u IjeSaint-Jean), juwju'à la limite occidentale de la prov-inoe de 
Québec sur un parcours de 376 mille., la ligne traver» un pay. 
propre à l'exploitation agricole, le wl étant surtout argileux. 

„'!'*!!'*>''"'*"* de prolonger cette citation, car ce qui suit 
nest qu'une amplification de la phrase que e viens de citer. 
B^apitulon. : II est établi qu'il est facile de construire ce 
f«lnlf ^ 1 -.^.x""!™ '^* montagnes Focheuses, soit par 

aux Pins. Il est prouvé que, sur le parcours de ces rivières, 
•e rencontrent de riches prairie, comparables, sous le rap^ 
S^~ » ^^'^•','*f' ^ui meilleures terres des vallées de la 
rirtère Bouge et de la Saskatchewan. II est acquis que ce 

Pinf L./ ' "=?,"«*/"" ««" par la voie de la rivière aux 
Pins, soit par celle de la rivière de la Paix, nous mettrait 
en communication avec le célèbre district d'Omineca, juste- 
ment renommé pour ses mines d'or. Si ces minesl^tent 



\ï' 



^ '7,: 



f! 1 



au 



DIlOOUBa 



^r I, "ti^i""^ ' *•* '"'*"*• «ont inMce«ibl«. u mi- 
neur chargé de «e« ontil.et de «et proyliion» ; mais, ,lu mo- 
ment que non» ponrroM y avoir accè., ce* miiie^ prendront 
KtendJtP t/w""" ** f tn>n»'onneront en u . nonvean 
On^ïf % *•* """"y* ^"* '» '^8'°" ""*•« Wlnnlpeg et 
Québec e«t une cône d'argile fertile, riche en bonne. teSe^ 

Lnt^i^'H.' "^ "y"™""*»"- «t qui offre tonteTleï^î 
»0OTce« d n. oeau pay» agricole et indn«triel. Il y a quel- 
que» lemaine. à poine, nn Journal qui fait autorité en ma- 

I«i™ltf n°n°""*rril'*°*fi '* " ^ '"'^^"^'^'^ ". de Chicago, 
afflmalt que cette rr^gion-là eut destinée à fournir au mondé 
entier de quoi alimenter l'induitrie de la pâte de bois et du 
papier. 

«M^V/^i"* de ces fait», quelle est la conclusion qui s'im- 

Lhtr^t ffrtTs* t^;"ri"totr° '"^ '^^ ""• «^"^ ">'- - 

rt/ilîî'ii'"'*"*,"^'"??"^*"" davantage sur de» faits connu» 

de c^cnlsatlon, etles noPveanx établissements marchent à 
grande» enjambée, dans la vote du progrès. Des millier» 

hK'^f°*V"* "^"^^^ ' ''*• centaines dTmille les env" 
hissent d'année en année. Pendant deux on trois généra- 
tions et peut-être plus, ces nouveaux colons se livrant il 
la production des céréales, et cela, probablement, TT^xelu 
^t ™V^' autre culture. Ils auront besoin de tout ceqnl 

«mT il' ^ "«^Wes et de. article, fabriqués de tout 
genre. Alors, que faut-il faire, M. l'Orateur.- ? Ptnnettron.- 
nou» à no» voisins, le» Américain», de »ub^ir aux 

d^ir *„nf r?/"'""'^ Tk".'^" construi^ns-non" ut chem" 
dofer qui mettra nos fabricants d'Ontario et d.e Québec en 
mesure de répondre aux demandes de ces iMipulatlons ? 

c^esT-Ll^d^b^ouV ^° r'j;? ""' "''«* to.ls?^'"utr^«; 
c est celui du bois d° construction. Il faut à Cis popnlationH 
dn bois pour la construction de leurs maisor.s dStation 

ment^'r^hor' ?^ 'T ^''"*'' ^* "' *•>« '«"^ ^ktl-' 
ment». Ce bois, où se le procureront-il» T Ce n'est cert-» 
pas dans la partie du pays qu'ils habitent et qui est le 



't^.'. 



Dl BIB WILFBID LAURIBB 



385 






Oiëâtee de lean travaux, pnitqne, dana cette contrée, le 
boia de conatructiou manque. 

Mala, henrenaemont pour nona, lea aatrea parttea du che- 
min, I une qn «e trouve comprlae entre Moncton et Québec, 
et 1 autre qui traverse les montagnea Bocheuae», «ont ri- 
cbea en easencea dt tout genre ; et dès que le chemin 
•era en exploitation, Il s'établira un commerce Important 
entre toutes les régions qu'il traversera. Ce n'est pas tout. 
Il y a un autre genre de commerce qu'on semble mettre en 
oubli ou passer sous silence à l'heure qu'il est, quoiqu'il 
soit de la iilus haute Importance; c'est le commerce de» 
beatlaux. J'ai à peine besoin de le dire, les plateaux des 
montagnea Rocheuse» sont peut-être aujourd'hui le» mell- 
teurea terre» à pâturage d i monde entier, et les troupeaux 
de bestiaux domestiques dans ce» districts à pâturage de- 
viennent aussi nombreux que l'étaient jadis le» troupeaux 
de bisons. Il faut à ce commerce un débouché vers l'océan 
La nouvelle ligne, si courte, si directe, et favorisée par le 
cllma. du pays qu'elle est appelée à desservir, est une ligne 
Idéale au point de vue de cette grande Industrie. L'expédi- 
teur, quand il débarquera se» bestiaux à Québec, à Saint- 
Jean ou à Halifax, se trouvera en mesure de réaliser le vé- 
ritable idéal du trafic, puisqu'il pourra le» transborder Im- 
médiatement sur les vaisseaux, sans perte de polù». 

n €»t une autre considération, encore plus Importante à 
certain» égards, c'est celle du commerce avec l'Orient 
Toute» le» nation» se disputent le commerce du Japon et 
de la Chine, et 11 n'y a pas un pays aussi bien situé que le 
Canada, pour l'accaparer. 

Il suffit de jeter un coup d'oeil sur la carte pour com- 
prendre que la route, d'Europe aux ports canadiens, est la 
pms courte de toutes les routes ouvertes au commerce euro- 
péen. Etudiez le tracé de la nouvelle ligne et vous consta- 
terez qu elle est la plus courte de toutes celles qui traver- 
sent le continent américain. Etudiez sur la carte la route 
de Port Simpson k la côte du Japon et vous verrez qu'elle 
est la plus courte de toutes les lignes entre ce dernier pays 
et le continent américain. Toutes ces considérations nous 
ont convaincus du devoir Impérieux de ne pas temporiser 



SM 



DITCOUM 



mal» de poorroir Immédiatement à la coutractlon d'un 
chemin de fer comme celui que je Tleni d'indiquer, «'Il noa« 
eat poMible de l'obtenir à des conditions raiionnablea. 

Maintenant, Je dois communiquer à la Chambre le teste 
même de* •tlpulation* relatives à l'établlMement de cette 
voie ferrée. AmU et advertalres «eront fort étonnés de leur 
incontecUble excellence on Je me «eral trompé étrange- 
ment. Avant de flnlr, J'anral l'honneur de déposer sur le 
bureau le contrat passé entre 

Sa Majesté le roi, représentée «u Cansda, pour le« fin» des pré- 
sente^ par l'honorable William S. Fieldinjç, ministre intérimaire 
des Oheminj de fer et Canaux, d'une part, et »ir Charle» Rivers- 
Wilêon, C.B., G. CM. G.; le trè. honorable Lord Welby, G.O.B., 
John A. Clntton-Brook, Joseph Priée, Alfred W. Smithers ; tous 
de la ville de Londres, Angleterre ; Charles M. Hays, Frank W. 
Morse et William Wainwright, tous de la ville de Montréal, Ca- 
nada ; et John Bell, de la ville de Belleville, Canada, représen- 
tant aux présentes la compagnie dite " The Grand Trunk Pacific 
Eailway Company ", compagnie devant être constituée en corpo- 
ration par acte du parlement du Canada & sa session présentement 
en cours, et agissant au nom de ladite compagnie, d'autre part. 

Je dirai tout d'abord que d'après une des premières 
clauses de ce contrat le capital-actions du Grand Tronc- 
Pacifique, fixé à 176,000,000 par le bill dont la Chambre est 
aujourd'hui saisie, sera réduit à 145,000,000. De ce capital 
de 146,000,000 il sera émis pour $30,000,000 d'actions pri- 
vilégiées et pour f26,000,000 d'actions ordinaires. J'attire 
tout particulièrement l'attention sur la caractéristique de 
ces actions ordinairea II est stipulé que ces $28,000,000 
d actions ordinaires devront être entièrement possédées par 
le Grand Tronc lui-même. Lorsque les promoteurs du pro- 
jet du Grand Tronc-Paclflque entrèrent en pourparlers avec 
nous dans le but d'en arriver à une entente au sujet de la 
construction de cette ligne, nous leur avons dit, quelque 
puissants et responsables que fussent les intéressés dans 
l'entreprise, que nous n'entendions pas traiter avec eux 
séparément ou individuellement ; que rien ne se ferait s'ils 
ne réussissaient à déterminer le Grand Tronc à s'intéieaser 



^.Ji^^sr^^é 



M aiR WILFRID LAURIER 



nn 



2!?^ *'*?'*'*• '"■ ***** compagnie est établie depuli 

vi^îPr L'^u*"".* ''*" province» de Qnëbei et d'Ontario. 
Voilà le réiultat de cette première convention enti* "^ 
membre, de la compagnie et nou«-même«. 
Le préambule du contrat le Ut comme tuit : 

Attmdu que ai l'on considère l'aocroiMemcnt de U population 
et le développement «pide de la production et du commerce du 
Mamtoba et de. Territoire» du NordOueet, la grande étendue de 
torrei fertile, et productive, rwtée ju«iu'aujourd'liul «an» moyen 
de communication par chemin de fer, de même que l'expansion 
rapide du commerce et de. échange, du Canada, il en de l'intérêt 
du dit payi que, pour assurer la rapidité et l'économie des 
«dian^ entre la partie orientale du Canada et le. territoire, 
situés a 1 ouest des grands lace, il soit construit et mis en œrvice 
une grande artère de communication par voie ferrée traversant le 
Canada d un océan à l'autre et sise en totalité en territoire cana- 
dien, ayant pour objet d'ouvrir et de développer la région septen- 
trionale du Canada, d'aider le progrès du commerce du Canada i 
1 intérieur, et de faciliter les échanges par voie des port, cana- 
diens. 

La danse 2 répartit la ligne en deux divlBlona — la dlvl- 
Bion de I e«t, depuia Moncton jusqu'à Winnlpeg, et la dlvl- 
«Ion de I ouest, depuis Winnlpeg jusqu'au littoral du Paci- 
fique. Une antre danse répartit encore la division de l'oneit 
en deux subdivisions : celle des prairies et celle des mon- 
tagnes. 

Comme je le disais il y a un instant, c'est notre désir que 
le gouvernement construise la division de l'est, depuis 
Moncton jnsqn^à Winnipeg, mais le Grand Tronc devra 
1 affermer et l'exploiter. Il est aussi convenu que la divi- 
sion de 1 ouest, depuis Winnipeg jusqu'au littoral du Paci- 
fique, sera construite, possédée et exploitée par le Grand 
Tronc-Paclflque. 

Il serait peut-être à propos, avant d'aller plus loin, de 
faire connaître à la Chambre les stipulations respectives du 
f^nvernement et de la compagnie par rapport à la construc- 
tion, à la possession et à l'exploitation de la division de 



t ^:'.^ 




3S8 



DiaooDia 



buïn ooiftL*r* ■* ~'»P'*»"»'»»t P'M 1«Sment II «.? éu 
ou *n conti»t qae le Kourernemeat ganuUra 1m obUn. 

tlon de la dirLlon de l'onett. Jiuqn'à concurrence de. trol. 
r«t !„ 1'°*^* "" '•'!!""' •** '"• •« ««Pon-blllté ne de 

mÔn.i!^J''w ^ et WCOOO par mille de la .ubdlvUlon de, 
™JÎ »??*"• ^"'•' «'«"'Mdera.t-on, si le gonvemement ne 
garantit que le. troi. quart, dn co4t de la con.tructlon 
AX?*i? compagnie «> procnrera-t^lle l'an^ quart f 
A cela je répondrai qu'il e.t .tipolé au contrat que la com- 
pagnie .era autori.ée à émettre une deuxième ^le d'obH. 
gatlon. qui .eront garantie, non par le gouv^raernent mal, 
i" ]'*!£!*'!"• ~«P»Iΰ'«' dn Grand Tionc. Ce°te clanie 

«on de louert 1, oompagnie .'engage par le. présenta à faire 
& nT f^TlT P" '* Compagnie du Grand T«,no du 
«r.î™ ,'?^ i" ,'^'5*~?!*. ^*''°' •" 1« "^tot requia pour 1, 
m IhoDB de dollar, requ.. pour l'équipement primordial, qui ^i 
exigé, de la compagme par la clanae 22 du prfuent .-nn^rat, et la 
compagme pourra «mettre une série d'obligation, à A.o garantie, 
comme .u«J,t par la dite Compagnie du oîand Trono duTânad" 
et devant conrt.tuer une charge de deuxième rang sur les biens 
f^oWi«»rrrt.I'-'l'^ ^«.présente, etZe subordonr*^ 
n!^» ^^iT ''"°' ' *»"«"<»i doit être garantie par le gouver- 

^J," ^'*^* bewin d'Insister sur l'Importance de cette stipu- 
la i? ^! 1»,P"^ de la compagnie : elle met virtuellement 
la garantie du gouvernement à l'abri de tout riMue L'Etat 
n avancera pas un seul dollar. Nous prétons notre crédit et 

n^^r^ T\.^\ '"^'' •>"* """^ Karantissions les trois 
quarts dn coût de la construction du chemin, à ces obll- 



y* 



,^F *î«K2rnr 



à -»_ 



DB HIR WILPBID LAURIBH >■§ 

<le ».« à e. .ujet la cU„J:;^i'Z'„"?^t?" "" "" '^""'"'' 

ord.n.i. de. chemin, de fer^I^anf ,." daS^'lT.!*" 

rh^Jh»"*^"'' ^ ^°'" maintenant appeler l'attention de la 
Chambre gur une autre clause importante. Noua prenonî 
oU?"" '^ «f"*""' '*■ oWlgatlonV. Mal. qaelïe wrtë Se 
f»t^i° «nroni-nou. î Voilà une quettlon qui Teit ^«„! 
Importance et j'y répond» comme suit : iTchemln^e de 

^. Winïï,^ 't '""ÎP-K"'" I» «rand Tronc PacSq'»"! t 
pnl» Wlnnlpeiî jusqu'aux montaeneg Rocheuses devro «t« 
en tous points l'égal de la ligSe déjà cons^iiteTar U 
compagnie du Grand Tronc entre Montréal et Crontô: 
M. MACLEAN : Sera-til à double voie 7 

i4 Sî^p^^'«™^ -■ ^'*"'"°™'"^ ''^^'' («• ^- 

nn.u'^TêtT.^^^^'l^Ti™'*''' '"»" l" P-^eVtL e^llsZ 
bUMtZ !l? '"'«'■P'^**» d« f'So» 4 imposer à la compagnie l'o- 
ougïtion de conatmire un chemin ds f.- h Aoiihh voie » "" "^ 



SM 



DltOODM 



" Araat que le tcmp* en eoit Tenu ", poami»}e ajouter. 
Malotenant, demanden-t-on, quelle leni la reaponsabiUM 
dn gonTernement T Quelle eera m part de contribatton à la 
conatructlon de ce v < jiin de fer T — car 11 devra 7 con- 
tribuer. La part de contribution dn gouTemement conali- 
tera ilmplement dam . t'ement de l'int<Tét pendant un 
certain nombre d'anu' /• '.â eat stipula que le montant de< 
obligatloni lera remt i.<able dans cinquante ans. Le* wpt 
première* année*, (^ei le gonremement, et non la compa- 
gnie, qui paiera l'int^rAt, dont le taux eat txé A troia pour 
cent Au bout de aept ani, le paiement de l'IntérM aéra à 
la charge de la compagnie ai le* recette* du chemin a'tflè- 
Tent A troi* pqnr cent, linnn il sera encore A la charge dn 
gouTememenl. Miiii an bout de troi* an*, la compagnie 
remboursera le gouvernement de tout ce qu'il aura payéi 
Il eat néceiMiire que Je faaae connaître & la Chambre la 
clause ménif qui porte sur ce point : 

Legoukfruement paiera aur un n> <tant d'obliftationi £gal an 
principal dea oblifrationa par lui garanties par rap[>oi t à la ouaa- 
tmotion do la iubdiriaion dei muntagnea, l'intérêt dâ dana le« 
aept première» annéea i compter de la date d'êmiaaion dea ditea 
obligationn, et il n'aura aucun recours contre la compifpiie pour 
le remboursement de l'intérêt ainsi payé. Après l'expiration de 
la dite période de sept années, la Compagnie éera en prcmiçr 
lieu reapmsable du paiement du dit intérêt, et dans le cas où 
elle ne paierait cet intérêt ni en tout, ni en partie, le fîonvcmement 
le paiera lui-même et retiendra les coupons le repréi'entant, et 
tous les deniers ainsi payés par le (çouvememcnt en rai"on de sa 
garantie, soit comme principal, soit comme intérêt 8Ur les dites 
oblif^tions, seront présumés payés en extinction de la responsabi- 
lité du gouvernement, mais non en extinction de la responsabilito 
de la compagnie à l'égard de ces obligations, H les deniers ainsi 
payés par le gouvernement continueront d'être une charge se rat- 
tachant à la dite hypothèque à donner pour assurer le paiement 
dea dites obligations garanties ci-après mentionnées, et le gouver- 
nement sera subrogé en tons les droits des détenteurs des ditea 
obligations dont il anra acquitté l'intérêt ou le principal ; et par 
rapport il tons deniers qu'il aura pu ainsi verser, il sera absolu- 
ment dans la position des porteurs d'obligations restées en «onf- 



DM IIR Wll.raiD I.AI7BIKH 



Ml 



inno» jtuqn'à eonourreiio* tk» noiunira aiiui ptjréra par la gou- 
Tcnwment, lauf U rwtrietiou «t l'cxcrpt i»n mniiioiuiéei el-iprt*, 
■avoir. Pendant la périoda de trois ani luivant colle do lapt ana 
plui haut mentioniWSo le gouTcmnnrat ne pourra exercer aucun 
droit de forfaiture ou de vente contre la compagnie, ni prendra 
pOMoeaion du dit chemin de fer ti le défaut do la compagnie M 
fwme i l'omiMiou de payer durant la dite pf'TioAe de troii au l'in- 
térit lur un montant d'obligation! égal 4 celui du principal 
garanti par le ff . -emement pour la construction do la dite aub- 
diviaion dea monikgnet ; maii toutea lea aommei ainni vrrtéet par 
le gouvernement leront rembouraéea par la compagnie de la 
maniire suivante. A la fin de la dite période de troia ana le mon- 
tant total ainiii payé par 1« gouvememcnt sera capitalisé et rem- 
boursé par la compagnie au gouvemonient avec intén't de troie 
pour cent par an, ou la compagnie pourra, à son choix, rembourser 
la somme en quarante versements égaux et annuels avec intérêt 
an taux anadit, ou donner au gouvernement dea obligations pour 
le dit intérêt au taux ausdit : dana tons lea cas, l'intérêt aimii capi- 
taliaé et lea obligationa à être ainai donnéea, s'il en est, continue- 
ront d'être garantis par la dite hypothèque consentie pour assurer 
In lembouraemcnt dea obligations garanties par le gouvernement 
«t dont il est queation ci-aprèa, et la dite constitution d'hypothKqne 
contiendra lea atipalationa voulue* \ cet égard. 

M. gPKOULE : Cette clancc ne a'appUqae qn'anz lubd'.- 
Tiaiona dea prairies et dea montagne* 7 

Le PREMIER HINIfSTRE : Ont. Qnellei «ont mainte- 
nant lea atipalationa par rapport à la division des prairies f 
II est établi que la compagnie devra pa]«r l'intérêt des 
obligations émises ponr pourvoir à la constraction de cette 
diviaion ; le gouvernement n'aura rien à payer de ce chef. 
Quelle responRabilIté fera peser sur le gouvernement la 
construction de ce chemin de fer depuis Winnipeg jusqu'au 
littoral da Pacifique ? En iiupposant que la partie qui tra- 
verse les montagnes ait 600 milles de long, il faudra |18,- 
000,000 pour la construire, et le chiffre total de l'intérêt 
pendant trois ans sera de |3,7S0,00O. Voilà toute la res- 
poniiabillté assumée par le gouvernement par rapport à la 
construction du chomin de fer depuis Winnipeg jusqu'au 
littoral du Pacifique. 



U 



8«3 



DIIOOVM 




— fîT"" "••'■♦«»•■« * '• «UtUIob de iMt. IJ Mt MlpaM 
on «II* MM exploitée par la compapile en Terto d'nn bail 
Comme la compagnie doit alTeraier à raieon de troi» poor 

^nlJÎ^Ï»!! ''^'"'" '■' '" •''"" ■""» ••""»• lOMtVuit 
Bona-méme., nou. aron. cm mr,. .Io lni ,M-rmett«. de «ur- 
Telller romme n<>ui le* travaux Ut- lonatmctloB. Voilà 
pourquoi il eat dit daaa la clanae 7 que : 

Afin d;u.urer pour U protection <1« 1. coropiMjni, «n « qu.lii4 
del<«âl..rc d. 1, ,l,v.«on «t du «lit chen.iu de fer. I. oon.t/uctio. 
feonomique du dit chemin do fer a«n. de. condition. UiIIm ane 
lexploilation .en pui«o faire .t«> 1, plu. g„nd .ruiti*., il^e.» 
par le. priante, convenu que le. d«i. de la «m.tructik« de la 
divuion «t «ront »um>. à l'approbation .1, la compagnie aranl 
que 1 on commence le. travaux de conrtniction, et que lea diu tra- 
vauJt icront exfcut*. «n i^onformit* de. dit. devi. et wront wumil 
« la .urvcil ancc, à l'In.pection et h l'acceptation <ie l'inflénienr 
en chef de la compagnie ; et, dan. 1« ca> de d^Mceord entre oea 
ingénieur, quant aux devi. ou aux travaux, le point en dtapnte 
aéra dfcidé par le. dit. ingénieur, et un tier» arbitre 1 être ehoiii 
de la manivre réglée par la olauM quatre du préMnt contrat. 

Loraqne le chemin sera terminé, la compagnie l'afferaiera 
et noiia paiera un loyer annuel repréaentant trola pour cent 
du coût des travaux de conatruction, quel qu'en pnliw être 
, ^^ . •. ^*" »"Pnl«tlon» relatlvea au loyer à payer ou ù 
la déduction à faire sont les mémea que pour la divialon de 
I oneat. Pendant sept ann^a la compagnie n'aura paa de 
loyer à payer ; pendant lea trola année* qui aulrront, ell« 
aéra tenue de ver«..r loa recette* et le. péage» du chemin 
ail. .élèvent à trois pour ont ; s'ils ne s'y élèvent paa, 
I écart entre les recette, pi-^iie. et le* trois pour cent sera 
capitalisé, ajouté au coût den travaux de construction et la 
compagnie en paiera l'intérêt. Ici encore, le gonvemement 
n asBume donc pa* d'antre responsabilité que et ile de paver 
iwndant sept ans l'lntéi*t du coût de la cnstrucUon du 
chemin de fer depuis Moncton jusqu'à WInnipeg. I^ gou- 
vernement aura à pay«T, en tout, par rapport à la con.tmc- 
«on de cette ligne depuis Moncton jusqu'au littoral du 
Pacifique, environ f 12,000,000 ou |13,000,000. Eh bien ' M 



rx 



DB ■» WtUPBIO LACmM ||| 

'"?*'.*"'• I»'»» Cl' iw 118,000,000 tu IM» ? nwt t «^ 

tOM IM fr«l. d« conitriictlon d« ce cbrmin 
J arrlTe malotpntnt »ax obMllon» que Je lia «or I. «».... 

1™ 1^1 ' '''^^«•""Im.iil.ll., p„ur croire ,,ue I, cZZlll 

noua ..on. âu in^orlro-lu' ZnlTi.V.X .Tant' """' 
.. il^tl]"" ''"'• *«''""~' ~°'~'' '" ""P"'«tion. ordinaire 

(6) R<«erTer au /(ouvemement le droit d'accorder .1m ™..^!. 

dJIr^t? «°"^^"'--'- - «««'«i -ux'droi;, a.' zs 

Driltai^'IT™ '" 'W«ve™emen, 4 régar.I .!« ,on droit de pro- 
ie D«^„T7T J-"^' '" '^""' ''* «'""'''"ion et de traction «ur 
le parcours de la diruion onMt on d'au- J- ^— »■ 

■-- - —^ -t-r — (jartics, SUA 




u 



MKiacon •oowTiM mr omit 

lANSI OM ISO IJSI CHAH! No. J) 




la 
lit I 



12.2 



12.0 



L25 il 1.4 



1.6 



APPLIED IM^GE Inc 



('18) *8Ï- OiOO-Phoni 
(716) 288- S989 - ro> 



rofii 1 *B09 US* 



3A4 



DISCOURS 



terme* et oonditiona dont il pourra i:re convenu entre le gou- 
vernement et la compagnie ; 

(d) Assurer à toute compagnie qui d&irera en faire naage le 
droit de circulation et de trantion sur le parcours de la dite divi- 
•ion ouest ou d'aucune de >ee parties, aux termes et conditions 
dont il sera convenu entre les compagnies, ou, au cas où elles ne 
s'entendraient pas, aux termes et conditions qui paraîtront justes 
et équitables au gouvernement ; 

(a) Assurer à la compagnie le droit de circulation et de trac- 
tion sur le parcours du chemin de fer l'Interoolonial ou d'aucune 
de ses parties, aux termes et conditions dont pourront convenir le 
gouvernement et la, compagnie. 

•Ainai, grâce à cette convention, un train de l'Intercolo- 
niai pourra se rendre directement de Saint-Jean ou d'Ha- 
lifax à Port Simpson, un train du Orand-Nord ou du Cana- 
dian Northern pourra prendre cette voie À n'Importe quel 
endroit et se rendre jusqu'aux provinces maritimes. Sur ce 
point encore, nous avons donc pris toutes les précautions 
possibles, et je suis fermement convaincu que les stipula- 
tions de cette clause donneront pleine satisfaction au 
peuple canadien. 

Je reviens à la question de l'intérêt. On dira peut-être : 
" Vous avez stipulé qu'à sept années près la compagnie sera 
tenue de payer l'intérêt du montant des obligations tant 
qu'il ne sera pas remboursable ; mais qui vous assure que 
cela se fera ? " Je vais maintenant faire connaître à la 
Chambre les mesures de précaution que nous avons prises 
à ce sujet : 

Pour les fins déterminées ci-après dans la présente clause, la 
compagnie pourra et devra créer des hypothèques à des ''déi- 
oommissaireo ainsi qu'il suit: — 

(o) Une hypothèque qui constituera une première charge sur 
le chemin de fer, l'entreprise, l'équipement et les biens, les 
recettes, droits et privilèges de la compagnie, y compris tout l'équi- 
pement et les biens que la compagnie pourra ci-après acquérir 
(mais à l'exception des embrardiementa de plue de six milles de 
longueur ou des recettes en provenant et des privilèges s'y ratta- 



W^.."^!- 



_»... •"'tertio 



•*i^.. 



D> MB WILTKID LAUHIEB 355 

.n. l' k°* hypoliêqne qui «era une charge de deuxième ordre 
wr le. bjejw couvert, par l'h^thèque prt^e au Mrà«.pho 36 
(«), «uf le matériel roulant comthuanj l'équipewn Tla diW 
«on e^t, pour assurer le remboursement deVobliRation, n ue do t 
g«u.t.r comme susdit 1. Compagnie du Grand TrLTu cTnal 
UtiôL P^ hypothèque qui grèvera tout le natériel roulant oon^ 

U r.il^^^l'^r'" ^^ '" ^"'r^ i'"«'«dia<en,ent à laTuit^dt 
l^arge feoncée au paragraphe 35 (a) pour garanUr au «m- 

e«^ leatretien de cette division en bon état et la continuité de 

^.^l'V*'^ '""'" '''°°' •"P"'^ »"« hypothèque spéciale 
dl^n. nnl t", '=''°*"î'»<''!J« comprgnle à remplir 1^00! 
re«?ol^?l,i^""K* "fP*;'^»' «"rtont en ce qui concerne 
™ /.i l^fl °.^î '^'■*°'*'' ^* '«'■• ï*»*»' «lemandera-t-on, cela 
ht^iïï^'''^^^.'"»*^'^^' '""'«nt «t»nt déjà grevé d'une 
hypothèque de |6,000,000, cette nouvelle BtipulaMon aura t 
eUe vraiment pour effet de forcer la compagnie ù tenir la 
promesse qu'elle a faite d'exploiter le chemin î 
l'h^^thèo^n^dn^n?- ''•** ^°t~P'^«*. beaucoup mieux que 
mWtâSt i1.XfàTx7.o K'T.èm^/°,Ta^^^^^^^^ 

chemin que le gouvernemenrdX)ntario S w^ "" '*' 



11 



366 



DISCOCBS 




Compagnie du Grand Tr<mc a nn intérêt Immenie à at- 
teindre la fertile région de* prairie*. A l'heure qn'il eat elle 
prend tout «on trafic dam les provinces dv QuélMc et d'On- 
tario. Elle ira prendre le« marchandiiea à Toronto, à Mont- 
réal et dan* les autre* centre* de l'e*t pour les transporter 
à North Bay, de Morth Bay à la nouvelle ligne par la vole 
ferrée que le gouvernement d'Ontario est à faire construire, 
tnui* elle le* dirigerr ver* la division des prairies. L'intérêt 
qu'elle y a est manifeste. Force lui est d'exploiter ce che- 
min, «an* quoi el!. n'aurait jamai* *igné ce contrat, qui lui 
confère bien le privilège de transporter vers l'ouest le* pro- 
duits de* provinces de Québec et d'Ontario, mais h la con- 
dition expresse qu'elle n'erpioitera pas seulenent cette di- 
▼i*ion-lÂ, mai* toute celle qui se trouvera comprise entre 
Moncton et Wlnnipeg. Comme elle ne saurait manquer à 
ses obligations dans l'est sans se nuire à elle-même dan^i 
l'ouest, il s'ensuit nécessairement qu'elle ne peut pas s'écar- 
ter des conditions que nous lui avons imposées. 

Les tarifs et péages ont fait l'objet d'une autre impor- 
tante stipulation. Il est dit dans la clause 39 que la r^le- 
mentation des tarif» et des péages relèvera directement du 
gouvernement ou de la commission des chemins de fer 
lorsqu'elle aura été formée. Nous avons songé un instant 
à suivre l'avis de mon honorable ami l'ex-ministre des Che- 
mins de fer et Canaux (l'honorable M. Blair) — avis donc il 
a été question dan* l'échange de correspondance qu'il y a 
eu entre lui et moi. Mou honorable ami désirait que non* 
fussions admis à partager les profits provenant de la divi- 
sion de l'ouest, mais au lien d'obliger la compagnie à nous 
verser une partie de ses profits lorsqu'ils auront atteint un 
chiffre raisonnable, nouR avons décidé, après mûre délibéra- 
tion, de les employer de façon ù provoquer une réduction 
des tarifs. 

J'attire maintenant l'attention de la Chambre sur un 
antre point caractéristique de ce contrat. Comme il est dit 
au préambule, c'est dans le but d'assurer le passage du 
trafic par les eaux, par les routes canadiennes, que nous 
avons signé ce contrat, et nous avons à cet effet Intéré dans 
la clause 42 une stipulation spéciale qui se lit comme suit : 



-^TT^p^!»^''^^::::!^ 



DB aiB WILFRID LAUIIIBII 3^7 

ponant du «mmw» !„ c^^Th. .m i* d'encourivo,. 1„ d^velop- 

du Omad», tr,n.port« p«r U tS,.!^ » deitination d'endroit» 
in^riour. du Canada, etlolourifdl^"'"" °" ™'™ '<« P»"» 

do.tm.tion, no .era JT^nH P°""/onKine au point d- 
port, cuudien. que par «ïlë C'^''"'/'*'^ P»' '' ^"î" ^^ 
tonte, le, mai^hkndiC loPMue l'«^?" ^^'t^"». ^t que 
•P<ciJementune"trn;nn»* f*^'**"! "« «"«««"«'a pas 
du Canada "' """" «™°»POrt<e, aux port, de mer 

.fft™tUL^^c^':î^;■tbu':^:■««''^^p^". •"«' «>«» toute 

«illera, direotemen^ oTin"[SZf ' ! ° *°«'"'««~ "i ne con- 
d'antre, route, que «lie. .«^KjL.T'^r' d« « fret par 
«•apport., elle fera de bonne foi tZ^^ - « ' °"" "l™' "o"' ««M 
le. condition, auxqueU^ri'aide ^h^o ' ? •' P"""' P"" ™"P'ir 
pour développer le conSe,^ p,?t tî '"' «" ««<»rd«e, savoir: 
port, de mer du C.nadT '^ °'*° «"««Ji^-ne. et par les 

don. bel et biea fkire W.°cter ,°fi *'° ^f, "'""' ^''t^''- 

a Chambre «ur une ant^'^timl î T"" ' «^tt^nOon de 

imposons à la Compagn terobUe^t nn^''^'°°^ "^ ■">»' 

extrémité, de la liene g„r 1 Af.„'^*- " **" '"""'''• ^n» deux 

bien que sur le 8a?ntC^u '""«'s'ieV^ "''"•^"'3"^' ^"«*' 
an commerce. "'u"?"!, tous les navires nécessaires 

™m.r'r^:;ïa^t7"-ê-y?-ir de, raccorde. 

navire, qu'elle achètrouTftétr^t^Ô ?f^''"%'"' ™»y«" <<» 
«ou, le rapport du tonna«^ m *, 'Il ^J ^ÎF""^ *'" «nffisant, 
~ cHar^r du tran.portVfrl? d^t^l^ It^ŒT:^ 



I 



3tl8 



Diaoouu 



retour, à teli port* de mer du Cuu Ja iur I« dite Hune de obemin 
de fer ou aur U ligne du chemin de fer l'Intercolunial, lelon qu'il 
lera convenu de tempe i autre, et U compagnie ne lUitoumera pta 
ou, autant qu'elle le pourra légalement, emptohora qu'on détourne 
Tors lea port« de mrr en dohora du Canada, aucun fret qu'elle 
pourrait légitimement contrôler, tou* prétexte qu'il n'y a paa 
aaaez de navire* pour transporter ce fret entre le* port* de mer 
du Canada. 

L'honorable député de Comwall et Stormont (M. Prlngle) 
ne manquera pas, j'en sali sûr, de faire bon accueil à cette 
stipulation qui oblige la compagnie d'acheter toutes ses 
fournitures au Canada. 

J'appellerai maintenant l'attention de la Chambre sur la 
dernière des stipwlatlons que Je m'étais proposé de lai 
signaler aujourd'hui. La voici : 

La compagnie aéra tenue de dépoeer entre le* main* du gou- 
vernement, dans Ica trente jour* oui auivront la date de la aanc- 
tion de l'acte oon&rmatif du présent contrat et de l'acte oonati- 
tuant en corporation la compagnie ci-après désignée, cinq millions 
ib ûollars en argent ou en valeurs admiMi de l'Etat, ou partie en 
argent et partie en telles valeurs, au choix de la compagnie, à titre 
de garantie, pour assurer la construction de U division ouest et 'e 
premier équipement de toute la voie ferrée ainai qu'il y est pourvu 
par le présent contrat. 

Tels sont les points saillants du contrat qne noua avons 
passé avec la Compagnie du Orand Tronc-Paciflque. Com- 
parons-en les conditions avec celles qui furent accordées à 
la Compagnie du chemin de fer Canadien du Pacifique, à la 
session de 1880-1881. Il fut octroyé à la Compagnie du 
Pacifique vingt-cinq millions d'acres de terre ; nous n'en 
donnons pas un seul acre au Orand Tronc-Paciflque. An 
Pacifique on a payé en espèces cinq millions de dollars, et 
on s'est en outre dessaisi en sa faveur de travaux que le 
gouvernement du Canada avait fait exécuter à même les 
deniers du peuple canadien, et qui, ei je me rappelle bien, 
avaient coûté au bas mot 135,000,000. L'aide en espèces 
qne nous avons accordée lu Pacifique a donc été d'environ 



r^f3i^.***jïr^^--. 






DB aiR WILTRII) LACHIIR 



889 



•60,000,000, Undli que l'aide promlw et aul »u. l-.».... 
;^ ce contrat. .„. «, oo^ée .u a«id tt&u7n'^;! 

le Paciflque était protégé contre toute ioncurrence S«2t 

« contrat. Ici, la concurrence a le chamo libre et le 
Grand Tronc-Paclfique devra .oui-nlr la lu^te con7^ to.^ 
le. concurrent., quel, qu'il. «,ieut. On a «)u.t™U te P^^ 
«que à l'oblltration de payer le. taxei et irM.T/nV. \, 
Te.Tltolr« du Nord-OuVt en .oSt11"'Sourd'Vu7 
Le Grand Tronc-Paclflque devra payer Jui^n'ab tUrniër 

dr^i P ",^'""' " ■"* r""^^" l"* '•'""' <•«• clrcon.tance« J'ai 
^i .ll'L' ?""' '* ^'""»''"' "t'fl"» avec om™ 
Thn^^J ^B^ '" ""'"»' •"•« J'»' l'tonnenr de dépoi^7»ur 

r^J^^A .^^'^'^*'"" McrICce. afin de construire de. 
chemin, de fer .u.ceptible. de favoriiier le. Intértf. d^ 

Œtn*^."""'".^' " " '*"" "» ft^* c^uJ^lfnotl^ 
nni^l^f K-^ographique. Non. étlon. voi.ln. d'une nation 
pnl«»nte qu a depuis longtemps pris les devants sur nonî 

teZ aue rinitCf^' ï"!""'"" -^"^ ''" conditions s^" 

ton^lnn ni ^"*^^*r*J* P*"* y entreprendre la con^ 

vZll^ *• ''^'°'°* ^* '" »«°'' «t^ obligée de .olliciter 

»l^e In gouvernement Oe. oacriflce., Il nSu. a aus«l fallu 

^^fZà r "*.''* ''••»■"*«"'« lettre tetîiitôirë, du S 
de densité de notre population et du devoir impérieux Vul 
nons lnco«.!«nt de relier entre eux tous le. groSpe. dWe« 
dont se composait notre population. Parfois, et mêmlle 
f,^ Tr^''^' \^. f»°»t"<:tlon de» chemins de fer s'est effec 
tuée à de. condition, excessivement onéreuses pour l' pays- 
néanmoins, il suffit de consulter l'histoire poSr se reS 

ce. conditions pour ainsi dire extravagantes. Nous prtMn- 
tons a,.jourd'hui à la Chambre un contrat exempt de'^t^e, 
les clau«?s qui ont entaché les autres contrat, relatifs à la 

avant?!""" ^ ''''"'''"' ^' '^'' "" «""t™* beaucoup plut 
avantageux qu'aucun antre à tous le. points de vue. 

M. 1 Orateur, on peut dire è bon droit que, de tontes les 



^' 




STO 



DMOOUU 



MeosTcrtM qnl ont UlnaM !• itèel* «walnr, c'Mt ettOê 4* 
U locomotlTt «t du chemla d* tm qui « le plu pilMimmrnt 
coatrlbntf à répandre les bienfait* de U drUleation. Dani 
■on " Hletory of onr own tlmea ", Juatln MeCartby dit qne, 
rappeM de Boate pour aller occnper à Londree la charge de 
premier mlnUtn-, ilr Bobert Pwl dut (aire le Toyafe de la 
même manière que l'avnit (ait Conitantin 1600 ane aapa> 
rarant, loraqn'il ae rendit de York à Borne poor derwnlr 
emperenr. I/écrlraln (ait obaerrer qne !«• deu Toyagenra 
n'aralent pn compter que (ur la rapidité de leur» connden 
«t de leur* Tolllen, mala qne il ilr Bobert Peel avait eu à 
elTectner ce Toyage quelques année* plu* tard, le chemla de 
fer Inl aurait permis de (ranchlr la même dUtani-e en k pen 
pré* qnarante-hnlt heure*. Le chemin de (er a été le plue 
important Initrument de clTlliMtlon du dècle dernier; 
plu* que tout antre' Intermédiaire humain U a contrlboé k 
re**errer l'union entre le* natlonr. Il a donné le coup de 
mort aux vieux pr^ngé* en permettant aux peuple* de ae 
mieux connaître le* un* le* antre* ; il a anial établi le règne 
de l'harmonie là où, san* lui, l'ignorance aurait continué 
d'entretenir la discorde et le* querelle*. 

Le pacte (édéral aérait recté lettre morte *1 le Grand 
Tronc, le Pacifique et l'Intercolonlal n'étaient venu* rénnlr 
lea diverae* partie* dn pay* et leur apprendre à aiaocier 
lenr* *entiment*, leur* aqtiration* et leur* «Sort*. Le non- 
Teau chemin de (er *era un autre chaînon de cette chaîne 
d'union. Il ne aerrira pa* aenlement à donner accè* à un 
territoire resté juaqu'ici inculte et ImprodactK et à assurer 
le paaaage du trafic canadien par le* ronte* canadienne* ; 
U ne aerrira pas aenlement à reaserrer les liens qui uniaaent 
lea citoyena de l'ancien et du nouveau Canada, maia il aura 
encore pour effet de noua assurer notre Indépendance com- 
merciale et de noua affranchir à jamala de l'obligation de 
tranaiter noa marchandiaea. A mon sens, cette aenle raiaon 
devrait anfflre à jnatifler non aenlement toaa lea aacriflce* 
qui noua aont à préaent demandée, maia à en Justifier 
d'autres encore beaucoup plna considérable*. 

C'est donc avec la plna grande confiance qne je présente 



D» «K WILTRio LACRIRR ,^j 

et projet A m«fl nmii tt à idm «ir^puip.» ...^ 



>Jf«^ 



^1 



I 



ouAnox PIS novnrou bu 5oiiM>unT 



P»«inc toate l'Aniiirique brIUnnIqup du Nord -t main- 
tMiant dlrliëe en prorince autnnomet. Il ne rente en terri- 
tolre. InorKanM» que le. r<iBlon« de l'Athabanka. du Mac 
kenrie, de Frunklln. de Keewatio et de l'UnKi.va, celle-ci 
cédée à Québec, he. popnlatlon de ce* vaitea aolltudea 
••t encore trop faible et trop «pan» pour que r„n longe 
ft loi donner nn Kourernement régulier, A Mr WilfriJ 

Oonf«ératlon en créant, .lana le. territoire, de iA^ |. 
deux province, de l'AIberta et de la 8a.katche« an. r' ^ 
à la w»lon de 1905 que le Pariement élabora U «.nrti, .. 
tl.n de. nouvelle, autonomie* 81r W'ifrid pp6„-uu \m 
«■MX Ici. con.tltntlonnelle», «n faUant nn m.Kl.tn.1 cxi» ^^ 
de. reMource. de. territoire., de leur étendue .t de» b™ 
que créait leur entrée dan. l'Union de. province». On 
ra par la Bn de .on dUcoui-., qu'il était i;;.po.t ù doi,u« 
1 Alberto et à la Baskatchewan un »y»tJ"ine «colaire calMU<^ 
•ur celui de 1.. province de Québec. MBlheureu.ement IV 
lémer' pr(.te.t«nt qui domine dan» ce» région, et la majo- 
rite de la députation aux Communes ne voulurent pa» l'ac 
cepter. Force donc fut d.^ modifier la constitution de façon 
A donner aux catholiques de. deux province, le. droit» 
dont jouiswnt leur coreligionnaires du Manitoba. 



f% 



n 



JK\ 



*^* Diaoovu 

Voici et dlMonn d» ■Ir wilMd : 
(Tiui>i;onoi«). 

pi^ «t <Un\oppét arw nii« rip < t« «tonnante il «m <«1.r!Z« 
y.l qu'on . u,u, .jeriM pour Ç.,ori.,;c^"';;rti;:.SS ^^^^ 
t on. .ru«,u'» ce. derniire. anéeê, on •'..t nen DrfoccnJTdl 
*Mmcnt. nouTeaux introduit, dan. la riuM-Zl U^^^.ttl 
. port* peu d'attention au reepe^di oi, etr^i «Hu .^ 

^â^r, l-,""-"°'7' du Nord.Ou<«t d'une ,„tell.7u trrfoi. St 
ce«.ire et de leur conférer d.n, toute leur plénitude le. d>*it7^t 
notre con.titution reconnaît aux province.. " ^'' 



4éW' 



- M ■ '".. .'^'ÏM 



M «■ witmii. LAimB, 









•prt^ le gouvernement ,1. ,ir John Macdon.ld. q« i.dmS li 

droiu et le> pririlègM d'une province. ' 

PRRMIftRB OROANIgATION IHI NOh -OUEST. 
pJiI''°-'^"!'"« '«f. •»>».'" t <^«« «poque on n'.ur, «eut^t™ 



876 



DI800UBS 



liilu 



le Ifanitoba au rang de* prorinoet autonomea, de le faire parvenii 
A cette dignité par étapes sucoeauves de quelque* année* diaoune. 
De cette manière, on aurait pu éviter dea erreurs dont lea oonsé- 
quences ne «ont paa encore entièrement effacéea. C'eat la ligne de 
conduite qu'adopta, à l'égard des territoires du Nord-Ouest, M. 
Alexander Mackenzie, i son avènement au pouvoir. Jusqu'en 
187S, il n'y eut aucun système régulier de gouvernement dans lea 
Territoires. Mais, cette année-là, M. Mackenzie, alors premier 
ministre du Canada, présenta et fit adopter à l'unanimité des voix, 
une loi d'une grande importance ayant pour objet, ainsi qu'il le 
disait lui-même, d'accorder aux territoires du Nord-Ouest un gou- 
vernement absolument libre. C'est cette loi organique qui leur a 
permis d'atteindre leur plein développement. Elle n'a jamais 
été abrogée. On lui a fait subir des retouches de temps i autre, 
•ans l'entamer, et iinjou. "hui elle sert d'assise aux institutions 
que noua allons parfaire en leur accordant une autonomie pleine 
et entière. Cette loi décrétait la nomination d'un lieutenant-gou- 
verneur des territoires du Nord-Ouest. Celui-ci était le déposi- 
taire du pouvoir exécutif qu'il devait exercer avec le ooncoura d'nn 
conseil composé de cinq membres choisis, comme lui, par l'Exécu- 
tif. Outre ce pouvoir administratif, le lieutenan^gouvemeur re- 
çut aussi des pouvoirs législatifs très étendus. Il pouvait rendre 
des ordonnances ayant trait aux impôt» pour des fins provinciales 
ou municipales, à la propriété et aux droits civile, à l'administra- 
tion de la justice, à l'hygiène, à la police, aux chemins, grandes 
routes et ponts, et, en général, à toutes les matières purement pro- 
vmciales ou personnelles. Une disposition de la loi décrétait aussi 
que lorsqu'un district d'une superficie de 1,000 milles carrés au 
plus aurait une population de 1,000 adultes an moins, sans comp- 
ter les étrangers et les Indiens non admis à jouir des droits et pri- 
vilèges de citoyens, ce district pourrait être érigé en une circons- 
cription électorale qui aurait désormais le droit de choisir des 
anembres du conseil. La loi contenait aussi une importante dis- 
position ayant trait à l'instruction publique et établissant dans 
cette partie du pays le système des écoles siSparées de la province 
d'Ontario. Je ne toucherai pas maintenant i cette importante pres- 
cription de la loi de 1875, car j'ai l'intention d'en parler plus tard 
an cours des commentaires que je désire faire. Cette loi demenra 
en vigueur sans subir de modifications importantes, jusqu'en 1886, 



Mâ^kM'r:' 



DD SIR WILFBID LAURIBR 



87T 



lonque les Territoire! obtinrent le droit d'envoyer des représen- 
tants au Parlement fédéral. Deux ans plus tard, en 1888, les ter- 
ritoires firent encore un grand pas dans la voie du progrès. Le con- 
seil exécutif fut aboli, — du moins on lui retrancha le pouvoir de 
rendre des ordonnances — et on créa une assemblée législative qui 
devait se composer de vingt-cinq membres, dont vingt-doux élus par 
la population, et trois désignés sous le nom de jurisconsultes, nom- 
més par l'Exécutif. Un nouveau conseil exécutif, nommé conseil 
consultatif, fut créé pour renseigner le lieutenant-gouverneur sur 
les questions financières. En 1891, les territoires firent un nou- 
veau pas en avant, et un grand pas. On conféra à l'assemblée légis- 
lative do nouvelle* attributions. Si l'on compare les dispositions 
de l'article 92 de l'acte de l'Amérique britannique du Nord aux 
pouvoirs qui furent alors conférée à la législature, on verra que ces 
deniiers se rapprochent beaucoup des attributions que la loi consti- 
tutionnelle reconnaît aux provinces. A vrai dire, sauÎE le pouvoir 
d'emprunt, l'assemblée législative des territoires a été revêtue dp 
la plupart ues prérogatives essentielles dont jouissent aujourd'hui 
les antres provinces. 

En 1894 eut lieu un nouveau changement que j'appellerai nne 
innovation. Cette innovation, à mon sens, n'est pas en tout con- 
forme à l'esprit de notre constitution. On a permis à l'assemblée 
législative de choisir dans son sein quatre députés pour former un 
comité exécutif chargé de renseigner le lieutenant-gouverneur. 

Cela, je le répète, est contraire aux principes de la eonstitutino 
angluse. D'après ces principes, c'est, ne a pas i la l%islature de 
choisir les conseillers du souverain, mais au souverain lui-même, 
ou à son représentant, de choisir ses conseillers, selon l'usage en 
vogue de nos jours. La seule condition qui restreigne l'exercice de 
cette prérogative c'est que l'Exécutif, la couronne ou le souverain 
prenne pour conseillers ceux qui ont l'appui de la majorité des re- 
présentants élus. Cette pratique ne subsista pas longtemps — ce 
qui ne m'étonne pas — et, en 1897, eut lieu une nouvelle et der- 
nière évolution. Cette année-là, la Chambre adopta une loi qui dé- 
crétait qu'il y aurait un Conseil exécutif choisi par le lieutenant- 
gouverneur au sein de l'Assemblée législative et ayant vraiment 
l'appui de la majorité de la dépntation. Ce fut là la dernière con- 
cession et ce fut aussi l'application du principe de la responsabilité 
ministérielle. Telle fut la loi en vigueur depuis cette époque et 



I 





lu 



ll| ! 



378 



DIBCOUBS 



toUc e.t •noore ]« loi. Aimi, U uute «ux yeux qu'à ITieuM au'il « 

2^^!^ J<»"' "O" «ulement du gouvernement napouMble et t 
toutei le. prérogative, eon.titutionnelle,, m,i, e^TS '.,!„ 
m.e prormoiJ,, d.n. une Urge me.ure, du môi^ O^ . ,i,î2u 
pu. f.it ju.qu'.ci qu'il ne re.te à f.ire. Il f.ut fr.nJhi, ÎHe 
^ZÀT' """'• «''"/'V^""'» «" "I-tivement de ^t d' imS 

canâdië^e. "^ "' '" * '^ 'PP*^' '* "=*•" <>* '« "«<> 

La Chunbre .ait qu'il y . deux ana environ, nou, avon. annri 
que pre.que toute la population de. territoire, du Nord ôlî'i^ei 
rait que le pay. qu'elle habitait fût admi. .an. retard au r^^rdJ 
province, de la coQfédération. Quant i moi i'^ êru i^^it 
rj-n ""f. ««"f '^™««' " -P-fMe quelle iût ét'ah n^ it 

Sdi^« L?'TÎ?1,'' "° """i™"' <•«» Pl"» honorable,,T« 
plu. digne., car c'était l'aveu que faiwient d» groupe, jeune, e^ 

îa ChâX """^ir ''"'!''. "'''™' «" eux-mêmerPourtlnt 
la Chambre M rappeUe aussi la réponw que non, avon. donn& 
«or, aux habitant, de. Territoire.. Non, leur avoL f ^oW^» 

de ce problème; que, vu l'approche d'une élection générale, ilva- 
ÎÔir.°T '"?,"?" "'"*• '^', «^«>'™«°t. «lor. que la reprfen™- 

L'élection eut lien et, le lendemain ou au8,itôt que cela fut poe- 
sible, nou, priâme, l'exécutif de. territoire, du Nord-On4t dC 

S df,"-""''' '^'"^Z' P"" ''''""^'"'™ '^'^ ''°"» "^ui^t^u 

SL ?' ^"' ««"" Pf^'ent* afin de leur ouvrir le. porte, de la 

M. Haultum le premier ministre de. Territoire,, et de M. Bulyea, 
un de ,e, col ègne,, et notre bonne étoile a voulu que nou, euJon. 
^ZZVT^T "'^ T- ^""^ "^'^^ »"'«'«» la fortune Se 

!î^ n ^« Jf""»''«»; «'.a»j™«l'hui c'est, à me. yeux, un bonheur 
et un privilège pour moi de présenter ce bill à la r" ,Jibre 
tôt «tTT.T' '"."•«P.rî'"^» -l'étudier le problème, il devint bien- 
tôt éviden , du moin, il me semble, qu'il y avait quatre queetiong 
qui primaient toutes le. autres. A part ces qu.tr. «u^^t?",? àn^ 



DB 8IR WILTRID LAURIKR STV 

quelle*, j'en triis la ferme conviction, '.e Parlement et la popula- 
tion du Canada t'intércMeraient profondément, les autrea étaient, 
lelativement, d'une importance aecondaire. Premièrement : com- 
bien de provincet fau^il créer au Nord-Ouoat — une, deux ou 
plua t Deuxièmement : à qui doit appartenir la propriété des terrea 
publique! I En troisième lieu : quelle devra être la aituation finan- 
cière des nouvelles provinces ? La quatrième question, qui n'était 
certainement pas la moins importante, était de savoir quel aystèmo 
scolaire il fallait, non pas établir, puisqu'il existait depuis long- 
temps, mais maintenir dans les Territoires. 

NOMBRE DB PB0TINGB8 A ftTABLIR. 

J'examinerai l'un après l'autre chacun de cea problèmes. Le 
premier, comme je viens de le dire, nt de savoir combien de pro- 
vinces il faut admettre dans la confédération. Chacun sait que la 
superficie des différentes provinces du Canada est loin d'être la 
même. L'île du Prince-Edouard a une étendue de 2,184 milles ; 
la Nouvelle-Ecosse comprend 21,428 milles ; le Nouveau-Bruus- 
wîck, 27,985 milles ; Québec, 351,873 milles, Ontario, 260,863 
milles ; le Manitoba, 73,732 milles, et la Colombie- Anglaise, 372,- 
630 milles soit une superficie totale de 1,110,694 milles pour les 
Hept provinces du Canada. 

Or, les Territoires sur lesquelles la législature exerce présente- 
ment son domaine et sa juridiction ont une étendue à peu près 
égale à celle des sept provinces du Dominion. Celles-ci je le répète, 
ont une superficie de 1,110,694 milles, et voici quelle est l'étendue 
des différents territoires : 

Milles. 

Âsainiboïa 88,879 

Saskafchewan 107,618 

Albert» 101,883 

Athabaska 251,965 

Mackenzie 562,182 

Total 1,112,527 

Soit une ftendue un pc plus grande que celle des sept pro- 
vincp? canadiennes rénnies. \insi que je le disais il y a un instant, 
31 




880 

OIMOUU 

"ier miniatro pS-n ï^' '"'"" i"^'» «^u pays l'honorable pr< 
Sir WILPRID rAïTRIER • t . 



.^^ â 



Imo tuperfloie. En 
«uoonp i 1, rtpu- 
" de diverse grui- 
'oumoinigrendt 
" ~J pu un m«l 
,1" '> n'y â pu de 
«»ow PB, ,flr,i„ 

'. diriiçer le cour» 
lent, autant que 
^nent, il e,t im- 
one province do 

ire, du climat et 
'«•iser en deux : 
>*ion un au «ud 
)Ti8oire de Mao- 
"""«le du eonti- 
e«t assez; assez 
I qu'elle est im- 
et son sol trop 
' 'iohcsse» mi- 
»• tTn jour ce 
■ Mais l'expé- 
"e le sol n'est 
» soit habitée 
«sons-noH» de 
', le pays est 

Dnorable pro- 

de défflarca- 
rt provisoire 
lèle de lati- 

We absolu- 
nt n'ust be- 
ros qui ont 
I déversent 



DE aiR WILPRin LAtTRIBR 



881 



r 

IS dans la baie d'Hudaon. Chacun sait que la vall£p de la Saskatche- 

' W wan égale en fertilité la vallée de U riviiïre Koiik», rt que ces deux 

■ bassins renferment les pins beaux champs de blé du monde. Nous 
9 nous proposons d'accorder l'autonomie non pas à tous \m Terri- 

■ toires, mais à cette \ trtie du pays qui s'étend depuis la frontière 

■ des Etats-Unis jusq à la frontière qui sépare le district provisoire 
2 de Mackenzie de celui d'Athabaska, o'est-î-dirc jusqu'au COr paral- 

'M lilo de latitude nord. 

La première fois qu'il nous fut fait des ouvertures, on nous pro- 
posa de créer ime province qui s'étendrait depuis la frontière amé- 
ricaine jusqu'au 57e parallèle, o'est-à-dire, jusqu'à un endroit situé 
un peu au «ud de la frontière des districts provisoires de îfacken- 
zic et d'Athabaska, mais nous avons cru qu'il était préférable d'in- 
clure dans les limites de la province tout le district d'Athabaska. 
La raison do cela c'est que, bien que l'Athabaska no passe pas pour 
un pays fertile et que la partie est en soit stérile, l'ouest, la vallée 
de la rivière de la Faix, vaut le bassin de la Saskatchewan et se co- 
lonise rapidement. On y voit aujourd'hui deux moulins il farine 
alimentés exclusivement par le blé récolté dans la vallée de la ri- 
j^ vière de la Paix. îfous avons donc résolu d'inclure dans les nou- 

3 vclle» provinces le territoire compris eptre la frontière des Etats- 

g Unis et la ligne qui sépare les districts de Mackenzie et d'Atha- 

baska. La superficie des deux provinces sera d'environ 550,345 
milles carrés. A nos yeux, ce territoire était trop vaste pour ne 
former qu'une seule province, vn la superficie des autres provinces 
dont la plus grande est la Colombie-Anglaise, qui couvre une éten- 
4ie de 372,000 milles carrés. Québec vient ensuite avec un terri- 
toire de 351,000 milles carré» En le partageant en deux, nous for- 
mons deux provinces ayant e ne une étendue do 275,000 milles 
carrés en chiffres ronds, c'es jire égale à la superficie do la pro- 
vinccd'Ontario. Si quelque député consulte la carte géographique, 
il verra que nous avons choisi le quatrième méridien pour frontière 
provisoire, ce qui, selon nous, donnera aux deux provinces un terri- 
toire d'une égale étendue et à peu près la même population. On 
estime que les deux provinces renferment aujourd'hui 500,000 ha- 
bitants. Nous n'avons pas de données exactes, mais nous pouvons 
accepter ce calcul en toute confiance. D'après le recensement do 
1901, les territoires possédaient une population d'un peu plus de 
lt)0,000 âmes. 




osa 

UIKODU 

View de rhonor.bIe Vr^';''^''' PI""". » " «ujet. un inter 
nitob.. Je me peme«;.?r!?UH™ n ," «?"^'ir'"°"" '^'' M.- 
mieux faire compZdre à I, 01.^^?'"^^' ,^; ^*^' •«» d" 

". poin. de lui .i^.,er;n'i^di:;iî ^tf ir^iî,::"' •- 
me:t?."^xrird':T.toîu'u;^ i!- ""^"«.- -^p-e- 

>wn]er noa frontièrB. ... ™„* P°P"""'oo a» notre provhce «fin de 

qu'à u frontir'it„7rr.Te' jr'?A h.'^b^r' *''"''*"• ''ï- 

«»»re a inclure Fort-Churchil I. J.Va iV' •" •""<"• «^e »>»• 
•f~«. Oettedemuidedëu Mrtd,. M '^^'r " '• *^''<>i~ 

tur. et qui .ièg. m«nS luParCr, ?2^'^'"f '''' '' '^"'•• 
projet de réwlution dsn. I '«.emblf» M^f . ^*^1"''' P'*^«« un 
ution eut l'appui de M OrZw.y.IoSJh i'.'" ,?" P™^'"" <><' '«»■ 
jourd'hui membre de la CbZb^A^r * ^' "'opporition et au- 
.ppuyé J»r le gouvernement du jou" ^ZTi '"' ^f»*"* 
l'asaemblée lépalative. Un oroL^. .S i ?P * l'unanimité par 
wnfé par M. Boblin leader d?r!l '*»°'""""' «.mblable fut prf- 
mi«. Sn 1902. Ciouveau prott 1"^^"^' "' "^"P'* » ''™^i- 
prf«,nte «..ion et «d^W pa^rTu. t '±1," '/'f T'^" » '« 
qn. ont exprimé par là C-Cir T.Jf^ 5 ? *' ,''"' '" W'I«ture 
M. Campbell et moi, no, « iaZ>d^^î ^'' '""' '^' ^anitobain.. 
mander la reconnaiCn^ "«d^M T.l^,"^" * °"''"' «J"^ 
ment qui e.t le tribunal dont la dSon doU C^L?e" .?""""" 

qu^te semblable fut pr^^^t^t Sltm^d^ Jr^Asl.': 



DB «B WILniD LACBIBR 



S8S 



dM»U. A ortU époqu., I« oon-il d* minUtrt. ditpoM tinti ■!• 
cette raqnêw: 

" Le. frontière, du Mânitobâ furent tout ?'».'»"1 ''*""';'*" 
i U demwde de. délégué, de cette province qui vinrent i Ottrwa 
m 1870 afin d'.rriter .vec le Kouvememcnt du Cwi.d. le. eon^ 
Sîtion. de l'entré, du M.nitob. d.n. U confWér.t.on de. pro- 
vince. de 8« M»je.té dtn. l'Amérique du Nor.l. 

" Le, frontière, établie, à cette époque renfermaient une «uper- 
ficie d'environ 9,500,000 tcre^ En 1881, o« frontière, furent 
reculée, et U province fut iP^ndie àl'o«e.t et «»''"''' ';^^"•""'" 
à former une iupericie de 96,000,000 d'.cre. ou .le 1 50,000 i, .le. 

'*^ nouvel «rindiMement que deman.le le M.nitoba "j"'""»'» 
environ 180,000 mille, carré, au territoire déjà con.idérable de 1« 
p«,vince, et il «rait accueilli avec défaveur -a. .1 P"J" "«'«"»" 
L>vinc^ que par le. nouveaux di.trict. d'A..iniboia, de 8a.k.t 
S^lTd'AlbJrt. et d'Ath.ba.k., créé, dan. le. terntoir^^du 
Kord-Oueet et qui deviendront un jour de. P™^,?<r °" ,°°f„^ 
nion. Il augmenterait fortement le. dèpen.e. de l'a.lminutr. ion 
Z^accroîSTle. re««>«ree. du Manitob. que le gouvemement d. 
la province juge déjà in.uffi.ante. pour fa.rc face à «. dépen-e. 
lAmlière. et néce.«aire.. vu 

" Dan» ce. circonstance, le comité du conseil expose humble- 
ment a Votre Excellence qi-'il est inopportun de changer le. fron- 
tière, de la province ainai qu'on le demande. 

TJn refu. formel fut opposé à la dem, le du Manitoba,^ i cette 
époque. Je doi. dire qu'il .'«t glissé une erreur ^"'l'» «°.f~"' ••» 
oZil. On y lit que 1. riperfioie de la Province de M«>tobaéta, 
alors de 160,000 milles carrés, tandis qu'elle était de 73,000 milles 
carrés seulement. Toutefois, ce détail n'a guère d'importance 

Je veux démontrer que la requête présentée par le Manitoba ne 
pourrait que très difficilement être accordée. I.e gouvernement de 
Vépoque, il y a trente ans, aurait pu, plus aisément que nous, r^ 
culCT les frontières du Manitob.. Les Territoires étaient^ encore 
n. l'enfance, tandis qu'aujourd'hui ils ont atteint e»' P'™ f/; 
veloppemcnt, et comment peut-on espérer que nous le, dépouille- 
rons an profit du Manitoba î Si cela était impossible en 1884, 
faffirnie que nous aurions encore moins raison de tenter 1 aventure 
en 1906. 




Ml 

DinODU 

*' xm territoire ver. l'ouest foiT^-. ^«qu'elle d«.ire J^. 
PO'Î^" Pâ. .ocorder cetrLT! ^ *" ?" «^*''«'«' que noT" 

q«.»l e.t, parce que ce territoir«?r ^■'/' ™ "«^''•u » l'heur» 

doucette population. '' *'"« '^°° '"'' «« ««"itoire. contre le Jlrf 

™e»%CmW,t"eSé«'o7Ene autre demande qui A 



ï 



DB ■» WlUnUD LADEIBK ■* 

katdMwiB turalmt «umI 1« droit d* rwutar leur» Irontièrw jui- 
iiM-U. Anni, dtni le projet de loi que nou» préeentou «njour- 
dliui à I* Ch«mbre, lu lieu d'inelure dtu U provinc» de B»»k»t- 
ehawtn la territoire qui «'étend tu nord de» Uc» Wmnip<«o»i. et 
Ilanitobt, non» l'«ron» lâi»té de c<it« »tni r»ttribucrni i 1« H»- 
lutehewui ni tu Mtnilobt, tfln d'en réRlor lo «>rl plu. ttr.l. fct 
je déclare »ur-le<htnip que mo» rolli'Rue» m'ont i>ermi« d annoncer 
notre intention de réunir à Ottaw» de. r«pr««-nttnt, dei prorinoe» 
d'Onttrio, de Québec, du Mtnitobt et de li S«»li»lch«w»n, tttn 
Qu'ili «> prononcent .ur l'opportunité de reculer le. limite» de ce» 
proTincee juequ'tu riTtge de It btie d'Hud.on et, d»n» 1 tffinnt- 
tire. .ur la mtnière de ré«)udre le problème. Stn. avoir examiné 
cette queation je me demande s'il ne «erait pa. »»Ke de prendre 
au»»i l'avi» de. autre» prorinc™. Quoi qu'il en «oit, ma propoai- 
tion, en ce qui a trait au Manitoba, e.t juate, et tnu. le. ob^irra- 
teur» impartiaux l'approuveront. 

Naturellement, le» nouvelle» province» «iront ropréientée» dant 
cette enceinte. Juiqu'à la prochaine élection, leur repré-enlation 
•era la mime qu'aujourd'hui. Chaque province aura une a»»«mblée 
léffi.lative compo.ee de vingt-cinq membre». 

Une queition que le» membre du comité chargé d élaborer le 
préwnt bill ont eu de la difficulté à réwudre, c'en celle du choix 
de» capitale» rcpective. de» deux province.. Quant à la capitale 
de la province de Saskatchewan — le choix fut facile — on ohoi.it 
Ré«na, la capiule actuelle. Pour l'Alberta, il en fut autrement. 
Troi. ville., — Calgary, Hed-Deer et Edmonton-..piraient 1 
l'honneur d'être choi.îee, et chacune avait de. titre, valable». Nout 
«von. réMlu do ne pa» faire un choix définitif et de laiMcr à la 
province le win de trancher cette question. En attendant, comme 
Edmonton Mmble être, d'après la carte géographique, an centre de 
la province, nou. avon. décidé que cette ville serait la capitale 
provisoire. . .__. 

Tout ce qu'il me reste à ajouter, c'ett que nou. nou. propo«on. 
de décréter que lo préeent bill entrera en vigueur le premier juillet 
prochain. 

PROPRIÉTÉ DES TBBRB8 PUBLIQUES. 

Apre» avoir fixé le nombre de province, i créer, il faut trancher 
la quwlioB de la propriété des terres publiques. A qui appartien- 




SM 

OMOOOM 

^iïwi' '■'' ^•"••"■B^^'k d'Ain r'°"'r ■'• '• » 

•»"« dn Dominion PlT "" ""' *** «ehetA» mÎ I ' " '* P" 

-;-d« „^:;fr^tî t" 2i: - S'nttc'r;; 

.i»-L *'•'• on ne uQ»it ^i~ **""* '• P«>pri«< d. 



«*"l"f 0. • 

P» • PrtteitdB 
"•»« iPIMncnir 
"•""OlioB ropoi 

«on'Mértlioii, 
<*• d» la Nou. 

piOTiBOM qa« 
t«init déjA an 
•i >IIm éuiral 
>• <>aiMt lou- 
laaaiM. Cha- 
' pouvait dit- 
">t »olt pour 

**>t P«< dirt 
''• "> la pro- 
'• goartntt- 
'i ni la po»- 
par la gon- 
daiuoaa,la 
de Donmier 
'n»pri*t« da 
Kralle* pro- 
I« droit da 
'■ du D(nni. 

ti en toute 
pu oonai- 

«nuid«ré 
I en obér- 
ait préfé- 
"i* par le 

du reete, 
l'exemple 
• mfcnn, 



DB •■■ WlU'Ilin LADHIBR 



38T 



d^ BOorel F'«l, la (ourcmcmpiii ila WK^infftoB ■ •oiijourt «lin 
i» gudar la pp.^'rlélt «t railminiitralion <\>>» lerr* publique*. 
Qaaad la Maaltobt «et «ntré lUu U (»n'é<K<ritlan, •! n'a pai ni 
la proprUU de m* terrw, •« e'wl le noureroament .itileral qui «et 
ttta «n poMeMion. Il «et rral qi» 1« Minii.'ba '. .l.m«n.l* i plu- 
•ieuri repriiet que •*• terrée lui {uwent retnitn, mai< nn a ton- 
jour» jugé, cheqtt.1 fol", qu'il était impixwiblc «le «• rendre k en 
domtn'le*. En 1885, lir John MairdooaUl mi. Hn, nm foi» pour 
toute*, à ee* rerendicatiaiu en expoeaut clairement et »»e« forfe li» 
raiioot qui nom metitirnt lUn* l'inipo««iliillt# d'y faire droit. 
Qu'on me permette de citer, 1 «i «ujet, l»< pamlo» même» de «ir 
John Uaodonald, qui re trourenl dane un dfcrel du ooneell por- 
tant la data du 30 mai 1884 : 

"La nieete de tiutei lee ratrepriie* tentlet par le Oonreme- 
neot dana le Nord-OuetI et pour non arantaxe, (l<t>ond en ((rkide 
partie dn riglement de la question dee term. En même taro|,« 
qu'on dtpeuait de» «ommei rontid^reblm pour orn»ni»er »i main- 
tenir un ferTiee d'immi((raiinn, tant 1 l'^'iranfrcr qu« dan* la pr» 
rince, le Parlemont prenait l'ragagement lolrnnei qu'une pande 
partie de ce* terre* «erait réeerrfc pour le» home«i*»d» donné* l 
ton* le* noureaux colon», et qu'une autre partie eerait pirdie pour 
ponrroir k l'éducation de leur* enfant*. Nul tr*n»port ne pourrait 
en oon»éq\:'aiee êtr« fait lan» que l'on exiRewt de I* srorinee la 
plu* ample garantie que cette politique lerait malntenbo Ceet 
pourquoi, quant aux terre* donnée» |fr*niitement, 1* proyinco ne 
pourrait retirer aucun aT«nt»([e pécuniaire d'un treniport, tandi» 
que ee traneport nuirait ««nrémcnl d'une manière ({r»Te i toute» 
lee ooûteute* opf'ration* d'immijfration faite» par le (foitTememrjt 
fédéral, eurtont d* >» l'intérêt du Minitnb* et de» Territoire». 

" La grand avantage que le goiiremonient canadien offre main- 
tenant et qui fait le plu» imprea»i'>n lur ceux qui »oagcnt à émi- 
grer, c'e»t qu'un gouvernement bien connu et reconnu poefède de» 
terre» qui ne »ont nullement engagée» et qu'il offre de donner gra- 
tuitement, et que oe Oou-ememcnt a fondé de» agence» et établi 
une organisation pour diriger, recevoir, traïuporter et établir I im- 
migrant »ur le homeitcad qu'il peut choisir. Et «î le» opération» 
d'immigration du Canada, qui entraînent une dépenie «i considé- 
r*bi«, doivent eùntînuer de se faire avec «ucci» et dâss i îsîcrêî «3 






""«., qni ont reli^ J ^ '"^•"•"'«/r-iMe i r&.,,J^ trouvent 

Voici qnel, «,nt «, .„.„ '* 

^^ ^otf ootuUtn- 



M MB WILTUD LAVRIM *>* 

ikiL lllirinrfa d»M l'ioU <•• l'Ain«Hou« hrii»Diilq«« iaHoti, 
•MtiMl «M ditpMllioo tr*« r..mârau»bU, •lipuUal qu* U Ttim 
ttiênî ptWt iiu proviiuiM, «ut form» d« »ub»l<k«, J.< «.iimw!» 
«OBia<Mr*blM pour Iwr f«eilllr» !• «"lioo J* l««r« propm •B«lr«fc 
Cttw dUpwiiioB «t pour U moin» »»tr»<>r Jmtiri-, M riU «i »ttw», 
U CTviU, tmiqiw. Uiiu loiu U* Cl», et éuUhI qu« Je »Mh*, i« *• 
eroU DM qu'iofUM mlr» «omlltuiion M<Mr«U contUnne un» mm- 
U*bl« dUpMltioD. S'il Ml un prlncip» «dmii en fln»n«., n à plu. 
fort. r«i»n m roillir» «le r>uv.rwment, o'mi tiirn que o.iix i qu 
iDcemt» U dwoir de d<|Kn«-r le. revenu, d'un pty. toieni iu«l 
ch*rf«« d» Il r»«pon.»bilii« do •« procurer e». revenue Din. Il 
pr««Mit eu OD n'i pu tenu corapm de et piinolp», et 11 dwilt J 
i«>ir. pour ?«li, di bonne. rilMn*. Comnwni m fiit-ll donc qui 
ema qui ont j«t*, en 1867, le. bim d« Il Con«d*rillon, il.nl po 
•'«eirtcr, à M point, d'un principe ■! unir*r.ellenienl 1.1:111. «n 
mtlUra di fluino* il do gouvernement t 0«« nlimn. «ont iimple- 
mm' celle. »l. ti eréilion de li ConfMfriilon n'iurii; pu «« fiir. 
uni de» eoni-eMlon. mutuelle, ou compromii, o'e»t-»dir« que (^ 
Il «rindo to' de l'offre et de U deminde qui 1 prei'dé à cette erél- 
Hon. Je ft ibiolument »ûr de ne pM me tromper en diamt qiM 
.rmil. Il Nouvelle-Ecoiee, !e NouteiuBrtiniwick. Onlino et 
Qnébee n'mriient eonMtitl à «bindonner leu . revenu. <le douine 
et d'i«ei«! «1 le Oouremement f«<l*ril ne «'^tiit engig* à leur 
illoiier ehique inn*e, i m»rae le. revenu, d., dou.ne et d .«!.« du 
Dominion, eertiine. wmmc. dc«tin«e. 111» fin» d idminl.lrilion 
de. «ouvemement. provinci.ux. Voilà pourquoi eette d..p.*iiioD 
te trouve d.n. l'iote de l'AmWque brlt.nnique du Nord. On n in- 
rii» pu dû. Mtlon moi, iniiérer cette di.po.ition din. notre eon.tl- 
tutioî. ; mii. enfin, pui«,u'on en 1 d*oid« lin.i, c e,t »''««"'"«'' 
d'iccepler cotte con.titntion telle quel'- et de cherrher à pcr,)*tuer 
Vœuvre de no. p^re. en nou. b...n \ notre tnur .t.r le. morne, 
principe-. C'e.t le deroir du P.rl. men' du C.n.d. de tr.iWr 
d'une fiçon rfn«reu«^ ce. deux nouvell.-. province, que non. 
Mmme. «ur le point d'.joutcr à U Confédér.tinn cnidionne. 

BB8M>URCDB FINANCIÈBBS DK8 PRO' .NOM. 

ir-!- -_--» J. »..i.. A^ rs»nnf<«u t cr/Ser nonr ce. province., 
il e.t ;^t-«tre préttrible que je vou. donne une idée de leur, oe- 




oiaoouBS 

ïa.""^''' ,,„, 

f-mp'ffl '-^"«ic. •:.•;.:: |w 

DiC ' ""'^ " '■yP^-e publi,;,. 4r,68( 

_ S0,00( 

Ce» «omme» om ttt jm " ' ®*>1W 

Traviinx public». 

&■; ••:■.:■..■:.•:. •j^^.ooo 

loo.on 

B„. j »"».810 eat aiwi réputà ■ 

|"e.u du Lt-Gouvemenr 

|V- ™p,.^ de iu,tir.ï .■;;;;;;. 18 880 

T>„„i 82,000 

=«>'<» dan. le. di»tri„t, ^ „;g^.^ ; T^OO 

"-î^t '^îSSr ^" ^'^-0- on. ^ et"d.pe„n. 

«' wiii^n, MURIER .. Oui ' "'^"""■^-"' 
M. Poster t 

'^' * 'ni-même 
8" WHEEID lAURiEH ■ G. 

'^B- Ce mauunt de «1,686,000 com- 



- -a 



'**'*i pour OM pro. 

•••101,840 
• ■ 81,875 
•• 89,000 
•• «80,000 
•• S«,12S 
• *7,680 

• • 80,000 

• • 88,178 

^"^t dee terri, 
ocvemement 16- 



it da 



reiaort de* 



••100,000 

• loo.on 

■ 188,810 



■ • 8,880 
• 32,000 

■ 70,000 

«,«00 

«Me, l'année 



ivernement 1 



pourrait-il 
> lui-même 



8,000 , 



DE «B WILFBID LÀURIBB Wl 

prend M qui a M fourni ptr le gouvernement dea Territoires, toit 
enTinm $180,000, je croie. Dono, ii les condition! étaient restéea 
lea mtmea, nous aurions à fournir, cette annfe, environ $1,636,000, 
soit $818,000, en moyenne, pour chaque province. Hais il ne faut 
pas oublier qu'il y aura dorénavant deux administrations, et que, 
par conséquent, certaines dépenses devront être doublées. Do plus, 
comme l'immigration continue de se porter vers le Nord-Ouest en 
flots de plus en plus pressés, il n'y aura guère lieu de s'étonner que 
les crédits déjà affectés i ces fins soient maintenant insuffisants, 
et que nous soyons dans l'obligation d'en voter de plus considé- 
rables. 

Voyons, maintenant, lea arrangements que nous avons conclus 
avec ces nouvelles provinces. Comme chacun le sait, nous avons 
pris ici pour guide l'acte de l'Amérique britannique du Nord, dont 
l'article 118 se lit ainsi : 

" Les sommes suivantes seront annuellement payées par le Ca- 
nada aux diverses provinces pour le maintien de leurs gouverne- 
ments et législatures : 

Ontario $80,000 

Québec 70,000 

Nouvelle-Eooese 60,000 

Nouveau-Brunswick 60,000 

Total $260,000 

" Et chaque province aura droit à une subvention annuelle de 
quatre-vingts " cents " par tête de la population, constatée par le 
recensement de mil huit cent soixante et un, et, — en ce qui con- 
cerne la Nouvelle-Ecosse et le Nouveau-Bruswiok — par chaque 
recensement décennal subséquent, jusqu'à ee que la population de 
ces deux provinces s'élève à quatre cent mille âmes, chiffre auquel 
la subvention demeurera alors absolument fixe. Ces subventions 
libéreront à toujours le Canada de tontes autres réclamations, et 
elles seront payées semi-annuellement et d'avance à chaque pro- 
vince ; mais le gouvernement du Canada déduira de ces subven- 
tions, à l'égard de chaque province, tontes sommes exigibles comme 
intérêt sur la dette publique de cette province si elle excède les 
divers montants stipulés dans le présent acte. " 




SB9 



OIKOVKB 



qm 



" Seront «llonée» 1 1.-.™ j 
«"t. et ^„„, fo«ife.'i7, dii"'"'''' """•'' » '• province 
C«..d., » ver.ement:'i«*.i^uTr "" '' «°» "™^ 

$^O.oZ''' °""''"'» "" Go„ven.«nc„t „ de 1. J^;,,. 

de ÎOni '""'* ""« lea cinq ans à n. J^ j "° 'eeensemeni 
800,000 âSei »."" ' " ""« >" Pop»I..ion'.ît' «tdntTcfe 

n e t paa très app.„„te, maia in i dfl """""""^ ''^ 400,000 âme 
de la population ne e'élêver»;* ,• '^^.""PPO'er alors que le chiffr. 



DE UR WII^RID LAURIBB 



nouvelle» provincet, car la population y e»t déjà d'environ 250,000 
Imei. Par eonaéquent, au lieu d'un maximum de 400,000 &me», 
noua diaoni 800,000 Imea. 

Une rémunération encore plu» importante e«t celle qui a trait à 
la dette publique. Et voici ce que non» proposons : 

" Attendu q-ie la dite province n'a paa de dette, elle aura droit à 
ce que le gouvernement du Canada lui fourniase, et de recevoir 
de ce gouvernement, par versement» semi-annuels faits d'avance, 
un intérêt de 6 pour 100 par année sur la somme de $8,107,500. " 

La Chambre se rend parfaitement compte des raisons qui »'im- 
posaient par rapport à l'allocation de cette indemnité, mais il est 
peut-être préférable que je passe de nouveau toutes ces raisons en 
revue. Quand la Confédération a été établie, en 1867, le Gouver- 
nement fédéral prit i sa charge les dettes des provinces confé- 
dérées, c'est-à-dire Ontario, Québec, la Nouvelle-Ecosse et le Nou- 
veau-Bruns-wick. La dette de l'ancien Canada, c'est-à-dire des deux 
provinoea d'Ontario et de Québec, s'élevait alors à $67,000,000. 
La dette du Nouveau-Brunswick était d'environ $7,000,000, et 
celle de la Nouvelle-Ecosse d'environ 8,000,000, ces deux dettes 
représf .,*ant une moyenne d'environ $25 par tête de population. 
La detw de l'ancien Canada donnait une capitation un peu plu» 
élevée. Par conséquent, lorsque les allocationa des diverses pro- 
vinces furent établies, on se basa, pour Ontario et Québec, sur une 
dette de $62,000,000 au lieu de $67,000,000. C'est-à-dire que ce» 
deux provinces turent allégées chacune d'environ $31,000,000, la 
Nouvelle-Ecosse de $8,000,000, et le Nouveau-Brunrwick de 
$7,000,000. Les provinces de la Nouvelle-Ecosse et du Nouveau- 
Brunswick entrèrent dans la Confédération libérées de toutes 
dettes, alors qu'Ontario et Québec avaient à se partager une dette 
d'environ $6,000,000. Dans la suite, de nouveaux arrangements 
furent conclus, de nouvelles obligations furent émises par le Do- 
minion, et les provinces furent libérées d'autres responsabilités, et 
c'est ainsi que la capitation fut élevée de $25 à $32.43. C'est là 
la dernière base qui a été établie, et qui, si je me rappelle bien, a 
été fixée par statut en 1884 ou 1885. Par conséquent, nous décré- 
tons qu'une allocation de $32.43 par tête sera faite à ces nouvelles 
provinces. La population de ces deux provinces étant, pour cha- 
cune, de 250,000 âme», cela représente un total de $8,107,500. 





"6 ''aiscifer ces chiffres- 

T» 1 . , 



"cpulation actuelle de, T„, •. • 



417,936 



898 



Dl IIB WILPRID LACBim 
Pop»I.tion toUH d'.prt. le «o«.«„ent d. 

Angmentati<i,"du ■nombri de.' détenteur, d. "*'"* 
home.te.d., depui. le reoenwmeat ^1901 221 ïKi 

hom) outre le nombre do. détenteur, df 
A^^'"^'' ''•P"" '" '««n«>«ent de 1001 16 000 
^^îr^our""' "^ " PoP"'"- dl "'"^ 

^stî:.^*'""""' "« '•■ POP"'"'»'». ■<!« "''^ 
^^ràtTor"""" '" ■"■p^p"'"-»: ^e *''" 
^^!sntiU^r'r"':;':;';p<r':':'™'^^ ''2 

ru» I • . 417,950 

que non. «von. étabU n« cdÔûl^ \°,°'.°5V.?'«'- C'e.t là-de.8u, 
et 1. Ohunbw . p.ru Mrt^, ™„ '^" >1 y a un instant - 

nou.nou.montrioM^é;!^' r ""—1"" ««t n»t«rel que 
le. dédommager dTce que n^-T» "" '"""""^ P"»^'"""»' PO" 

» oompen.at'i?n pouTseaT-^eril v f '^ ""'*' "'f"^^' " '^«" 
octroi annuel de «100,000. En iutrJ t w"^f .?" ""«' "*'' "" 
•«.ion de se. terre, de mar^^ aui'2. ^i""" ? «"■^* '» P»»" 
;j.leur. Il faut sans doute y «âuU^ P? '^^P"'' °°« «°»™« 
de drainage, mais une toi^ L^tlTZ^i,'^^^'"'^ préliminaires 
«outenir la comparaison aveo^ m Jfi °' "' ^^""^ pourront 

c« terres marécT^ soït ZTf^T' ■";"' ^^ P'""«- «^ 
aable, si même XT^^^Seit ^.tT"'-''.'' "",P"" ™»"- 
cieuse. Les Territoires ne Ztn». '^* J-' ""'"''* '» P'"" P'«- 
« là que des terres sècTes ,tT»? T" '"*° P"^»»^' «" " •''? 
pour eux ce qui a déjà é« ?a t'^^r'^' """" "'''^''"' P» f'"'^ 
Wou. avons donc conX 1 W JZ* ^ ?'°"°™ '^" ^''""»•"'• 
-dons , 1. .^enveillante c'^SS d^ut rCbZir'- 
Attendu que le, terre, publique., dans la dite province, 'con- 



li 




S96 



DIMOUM 



» I™ j' ** *"* !* P'0P"*«< du Can«d», il nrt payé uni 
• la dite prorinee, 1 litre de eompenution pour cm te 
•omme btête tur la valeur e«timé« det dite* terrei, iiav 
600,000 lei ditea terret é'ant ceni«e« reprJMnter une « 
de 25,000,000 <racre« et valoir »1.&0 l'acre, aiiui que • 
pulation de la Jite provinm telle qu'établie par chaque rew 
quinquennal, la dite tomme ae déterminant ainii : 

" La population de la dite province étant auppoeée être 
ment de 250,000 âme», la somme i veraer juaqu'i ce ( 
population ait atteint le oliiffro de 400,000 imea aéra 1 i 
de la dite valeur estimée, «oit 1750,000. 

I "v?i°' ]' *"''*• *" J<"q»'* oe que cette population ai 
le chiffre de 800,000 tmea, la tomme à vener lera 1% i 
de la dite valeiir eetimée, toit 1663,000 ; 

" Dan» la «uite, et jusqu'à ce que cette population ait i 
chiffre de 1,200,000 âmes, la eonime k verter tera 3 pou 
la dite valeur eatimée, eoit $750,000. 

" Et dèt lort, la tomme i verser aéra 8 pour 100 de la 
leur eetimée, toit ?1,136,000. 

" A titre de oompentation additionnelle pour le» dite» t 
afin de pourvoir i la conttruction dei édifice» public» né 
le gouvernement du Canada vertera chaque année i la < 
vinoe, pendant cinq an», à compter de l'entrée en vigue 
préeente loi, un quart de 1 pour 100 de la dite valeur 
•oit $94,8000." 

_ Je vait maintenant faire la récapitulation de ce que cha 
vinoe devra recevoir. Chaque province recevra, cette ann 
non gouvernement civil, $50,000, et pour allocation par tel 
pnlation, $200,000, la dite allocation devant augmenter ju 
que la population ait atteint le chiffre de 800,000 âme», 
cation pour dette représentera $405,375, et il y aura ceti 
une allocation de $375,000 pour les terres publiques. Le 
la dotation de chaque province s'élèvera donc à $1,030,3' 
y ai:ra en outre, durant cinq ans, une allocation annuelle 
600, pour les travaux publics de chaque province. 

Voilà le minimum qui devra être payé à chaque provin 
seule innovation est oel'a qui concerne les terres. Le mi 
à payer, advenant le cas où la population dépasserait 1, 






»■ sm iriLPBID LAURIBR 



I payé «nnuelloineiit 
pour OM terTM, viae 
I terrai, iitvoir $87,. 
enl«r une •u|ierfioia 
■iiui que aur 11 po- 
chique reœiuement 
rui : 

ippotée <tre aotuelle- 
iuaqu'à ce que cette 
ne* aert 1 pour 100 

>pulition ait atteint 
r iera IV^ pour 100 

ilation ait atteint le 
«era 3 pour 100 de 

r 100 de la dite va- 

r les ditea terres, et 
I public» nécessaire! 
innée à la dite pro- 
ie en vigueur de la 
lite valeur estimée, 



9 ce que chaque pro- 
a, cette année, pour 
ition par tête de po- 
^gmenter jusqu'à ce 
1,000 âmes. L'allo- 
y aura cette année 
liques. Le total de 
à $1,030,375, et il 
m annuelle de $62, 
ice. 

sque province. La 
res. Le maximum 
passerait 1,200,000 



897 



iî««^ •1.1Ï1.000. C'«t-».dire que nous paierions alors 
$1,188,000 pour les tcrr» que nous gardons en notre nosacsiion. 
Je «rois oue la Chambre admettra que ces arrangements sont on 
ne peut plus justes et équitables, et je m'en rapporte ici entière- 
ment à son jugement 

M. R. L. BOHDEN : Si j',i bien compris, le maximum ,1a 

1,200,000 âmes. U total de tous les paiements annuels arrive & 
son maximum quand la population atteint le chiffro le 1,200,000 
lme« ecst-à-dire en comprenant la capilation et la compensation 
pour le» terres. Le très honorablr premier ministre aera-t-il assez 
boa de nous dire ce que «era le maximum, en comprenant le sub- 
side et la compensation pour les terre» f 



L'allocation, pour capitation, s'é- 



Sir WILFRID LAURIEK 
lèv«ra i $640,000. 

M. R. L. BORDEN : Mais le total, en tout et partout? Il est 
possible, cependant, que mon honorable ami n'ait pas tous oes 
chiffiïs par devers lui, et alors je n'insisterai pas. 

Sir WILFRID LAURIER : Ce total pourrait être d'un peu 
plus de $2,000,000. Je dois maintenant. Monsieur l'Orateur, 
*îit'«L''*"™ attention sur une disposition que j'aurais beaucoup 
préféré, pour ma part, ne jamais introduire dans ce bill et que 
noua y avons introduite avec beaucoup de circonspection. Cette 
disposition se lit ainsi : 

" Le territoire compris dans chaque nouvelle province sera as- 
sujetti et continuera d'être assujetti à toutes les dispositions qui 
auront pu être édictées concernant la compagnie du chemin de fer 
du Pacifique Canadien." 

La Chambre doit sans doute «c rappeler que le contrat passé 
avec la Compagnie Ju Pacifique contenait un > disposition des plu» 
extraordinaires formulée dans les termes suivants. Je veut parler 
du 16e article du contrat passé entre cette compagnie et le Gou- 
vernement: 

" Le chemin de fer du Pacifique Canadien, et toutes les gares, 
les emplacements de eares, atelier-, hSfimcnt=, cours et autre! pru 



"" DIIOODU 

prUtti. le mttiriel roulâot et uot-oinê nfceMtirat. et •. 

fort «L«^k? • "• "'"*• «ujourd-hui. Cela Mt tuur 
v.iM LtnT^LT""'"'' ''• P'»"'»'»» ne «m p„ en plu. 

si:û*drJ''"^''.'f ■"*'^'"" <>« FZ^n^-i'd^ 

•voir lieu de cro;.* qu'il lenit arantamux nonr UC.r^. 
U o^p«me du Grand Tronc, 1. banque de Montréal et toÛt 

sirnrr.'pU'rtz"dr è***- ""- ^""' - 

PJ*Wer_un «>„, Ç/e faT .'rt'cor 'ag^rdû^T 
iuui qu'en a décida le Parlement du cS n v . jl^^i 
W^uïrf • ,^-"VP0<^'Î toZ'l'iiLf et 

" Que le contrat concernant le chemin de fer Canadim H., 
cifique exempte à perpétuité le chemin de fer, toTeV Us ^ 
ton, le, emplacement, de gare,, atelier., bâtimen't, toutes le, o 
et autres propriété,, le matériel roulait et le, a^iCre, ni 
~.re. à a construction et à l'exploitation du chei^lîi^ „" 
pital-action, de la compagnie, de toute, taxée impZbCT.^ le 



itirM, «t Mrrtat à 
1-Mtiou ds la ooin- 
4m par le OtiuuU, 
>rta, ou pour tout* 

>pigni« au chamia 
la l'arlemant du 
Udénltt, prorin- 

> coDtrat, ai aztra- 
fit an Ânglatarra 
u'il faut toujoun 
igagenienti •oiant 
En 1884 ou 1889, 
irorinoa du Mani- 
Mluite dana la loi 

> proTincialo. Il 
la eat aaiurtment 
■ faut l'aoceptar. 
pas en plus mau- 

Comme on dit 
alère. Si, en noua 
M noua déclarait 
ir le Canada de 
imo par exemple 
Iréal et toutea lea 
s pourriona par- 
ie pourriona pai 
Pa'^Cque. C'est 
y a de cela une 
oflition conduite 
lergiques, et M. 

'anadien du Pa- 
outes les gares, 
toutes les oours 
wcssoires néces- 
n, ainsi que oa- 
ibles par le gnu- 



DB MB warRiD laumisii 39g 

IrSît- ^ 1 '"J''»*-".»'>'«. «'«• indireottnnent iino tax« injuste 
r^Ïi^dt d.Z.T'; ""/"'»'•«• -■»*"'* •- d'auT-Tir 
djj^^rl».l,a at qua, pour oatt. conaidération, le contrat est 

Malheureusement, cet amendement fut raiett m I. ^i.^-.! 
dont je Tiens de parler fut a*rM« Tl n„„ / 1 dupoaition 

dliui laa faite acimpl s . Tu^hJI^T '"'.'«^P'»' "i»"" 
ici plus mal partarfii ô m nit. IT .' ^ P'"!""»* " «ont P" 
moient. o*«t S^s^ous n« ëff„« U' '? '"*" ^".P"'' •""> «» " 

heureux de faire vrott^r ÙJTJ^^T^' """" *"'<"« *™P 

0B0ANI8ATI0N DB L'INSTHCOTIOM PUBLIQUE, 
quf'en «n'-l,«"Sr.7' * • ' ^"*'"°° ^' '''""ruction publique, 

pai enterr^'^e rutlfla ITiti^LT ""'"'-'-<«»<"'* 




OItOODU 

principe. «««101. lu "'1" """»"■"•',-. "ou. impl 

do «. t«nn«> l)>oû vient-il fO«.IU/Tp ':"' '* "«"' 
l'objrt» P.uW,r. di™û„. " M.'.T„ 'i'il"*?'' " '''"'' 

tout 1. monde ?Cur m H P'^" 'i ''"" ««^ '•'"i 
teujour. la niêmi! II ,„r^t .„..• 1 ••e"o-l». L'humai 

•n en ippe ant à l'hirtoira rf., n..JI ^ ' •'"•*' «^néral 

.'in,po«n. i notre .«S li^rL" '' •°''"''"' ■>• «" 
tif .ur l'hiitoiro de notrêTeune D.« .i^^ "'' "<^"^ '^^ 
de I. que.,ion .col.iro IS/^,:' """f "r»?'" » '•" 



I de le 



ancien, jour, de la léffi.lature du Ba..C.n.^ii n ' ^ 

P-lement de c.,ho,i,ue,/e. 1? ;i7„S: lltU^T:..' p^ï, 



ra m wiLniiD uuun 



401 



"• Mot UM Êur- 
exirAriaoe^ du natif 
le I'o|)ini-in ptibliqn* 
leini» l'i cil quelque 
•Ot lux oonvi.'iioiM 
M> «e niiiiiHinl «olm. 
rértpxion, et inw li 

I nom iiwpjraat iIm 

II rmtiiit in«brinl|. 
•writ.'. dont II (!nn. 
'<■. "Ile Mt IVxpre». 
. «vint de frinefair 
<«>te quealion i li 
rat II liftiiificition 
gine et quel en fut 

■liacuter une telle 
t *trc fimilière i 
n deviit fiir» un» 
) lui dirila que j|. 
>• L'huminitj est 
X probUmee et eei 
•fntier bittu par 
par leur égolnne. 
>'ft généralement 
ÎMtiTron» le* pro- 
ntion de ooux qui 
repird rétrfwpec- 
ontoni à l'origine 
* «cole» léparéw, 
lonne de fou qui 
>ri notre marche. 
>ur, remonte aux 
>an« ce tempg-li, 
province natale, 
t paa, mais d'an- 
ntien deê éooloa. 
I» Ie« limiten du 

encore aujour- 
nnpo«»'t prinei- 
le, l .it protee- 



tMt*. Je auii bmireux de U proolamer— et peul^ir., me MraMl 
perml», «ant mnlmânie l'ifinaire de la prorliKo lUt guébr*, d'»- 
proM»»r nomme une «piV» d'orifiieil à faire cette d/Vlaralion— U 
minorité proteatante n'a Jamaia eu aucun aujet de m plaindre de 
la fonduile (le la majorité à wn <^|pird. Vn de. homme. I« plu. 
«minent, d alor., un île. plu. /.iiiini.ni. c.ll^um'. de «ir John A 
Masdonald 1 1'ép.Kjiie où fut fontW.. I« ('imfédération. ilr Johii 
Roie, «pporti un fort témoi({naK« à la rérité de ce que je rien. 

?• „ ";. .;"''" «»»™"" " «'«prlniait an cour, dm d«l>ai. «tir 
la Confédération: 

" Noua ne pouron.. nou. de la miiwrit* anfflaiœ proieitante du 
Baa^anada, oublier que, quel que ioi: U droit d'éducation aéparée 
qne notu ajrona, il nou. fut accordé de la manière I. plu. compIMe 
arant I union dea prorince., quand nou. étion. en minorité et en- 
tièrement entre le* main, de la population franfalM. Nou. ne 
pouTOM oublier qu en aucune manière on n'euaya de non. em|>«- 
cber d élever no. enfant, comme nou. le croyicn. convenable et le 
juRioo. bon et je m'éloi)çncrai. de la ré.-lté et de la ju.tice, ii 
1 oubliai, do mentionner que la di.tribution de. fond. d'Etat pour 
ka fin. Kolairc fut faite de manière 1 ne cauvr aucune plainte 
de la part de la minorité ". 

te iTatème, je le répète, était mdimentaire; il dcrint plu. effce- 
ttf, plu. réipilier aprèa l'unitm dea deux provinoea. le Ba. et le 
Haut-Oanai da, en 1841. 

M. SPROUT.E ; Cela ne lerait-il paa plutôt de nature à noua 
«Dfiager k laiuer lea prorinoea abwlumont libre» I 

Quelque. VOIX : A l'ordre I 

Sir WILFRIl) LAURIER ; J'arrive ju.tement à ce point et 
JMpère pouvoir nati.fairo mon honorable ami (M. Sproulc) .'il 
veut bien me prêter «on attention. En 1841, le parlement du Ca- 
nada-Uni adopta une loi pour l'éUbliiMment d'école, dan. la pro- 
Tjnoe du Canada. L'article 11 de ce statut était ainsi conçu: 

" Lorsque dans une paroisse ou un township quelconque, 'es 
règlemenU ou arrangement, faits par les commissaires des école, 
publiques pour U régie d'une école quelconque ne conviendront 



m 





8!!•^•^ 



MMJOCM 



fc«w««B.. diwidMi, d.;,A , • • •* " •"•, •"'•' 

POMf l« ■Ntm 4«oIm publiqu».." "^ "^ 



^'•«'•••"'Ifcrt'.ltc.qoi.ua, 




U moyenne an nombU ,l~rîii • '"* ('"''''T'", i 

*«>1<' ^P«r«r,TlIe „Vr«!l'.ïï^''. ',**»''''**>»e>>t d'un„ „, 
bro de,mZ: a"'Z\^^^ '«moyenne génér.lo d, 

principe de. école. Jfo.ZT' "L"' ' "P'-'"™' Po«r confln 
voqn, beaucoup de di«uJron, m.rfut X??''' '''' '° 



If hibilMU lia nNit 
IX diu bsbilnnu <li*- 
tiinicoi par émit «u 

n tn loUibIc à an 
i«intMilr UM ou pin- 

par k pHêtat wto 



onn» liait <lii fimil* 
itioiuquf iiiiviint:" 

ncfpiion, quVllc* 
w eonimuDM. Itaia 

la quaation d* ta- 
ille (le l'Eut. En 
i«paraltn. cMt« is- 

pr«w>nt acte aura 
w™» par la Uf^ja. 
l'iibliquM, auirant 

fr«qu*iit« la dite 
dant h nombrn de 
ni d'une nouvelle 
R^nirale du nom- 
cbaqne citt, vjlle, 

>t, »» o'eat la der- 
idoptf'e, non pour 
fwir pon Armer le 
I parfaitement — 
irojet de loi pro- 
à une majorité 
sn. 

nce« qui avaient 
» fin que l'on «e 



Dl MB WILTSIb LADmn 4gg 

prapoMil «( l'adnplaal. On y toIi rertair tan. e>M. kt laruiM 

«hKîn'i'.,** "^ «"Hollque. IBUIII. .U fair. ,b«n„ qu. |, 

rallfioa efarétitaa» r»i»« nm «•ulem.ot .ur un ewembW i pr*. 

«•pu» lia morale, roaii au xi lur un enmnbla <l« dnrmm. 1M« 

Upoqu. la plua r».ul«r, ;.., ,|,^„„ „„, ,„,„ ,|,„, ,.„,„i, .,„ ,„„. 

Ma «brMiMU um pla« au»! iniportani* que lr, pr&'.pi., m«n.M 
da la morale. U iviorme op«ra unr ■riwion panii le. chKHIri» 

. *y*" P^P*» tfttnm catholique, romain., le. novaleura 
t apoMunit prole.tant«. Entre eatholiqurt- romain, et proieaianin 
Il mM* d« p^fonile* diverKenee» en matière de dofpnea. D'une 
1 ï proie,tante t une autre, au eoniralrr, la diverganra 
•et plnlM affaire de .liMJplina que de dogme. AumI, l'ancien 
mranammit du Canada, mi. en pr<.enoe d'une population catho- 
lique et de diverMM lecte. pro(e.iante. plu, ou moin, .imilair», 
al eooatatant qu'au point de me de. croyance», il n'y avait lieu 
en pratique, de tenir compte que de la iciMian entre eatbolinuea 
al nrot^tant., autOTiaa l'euMlpirment relipeux dan. le, di»er«Hi 
éoolea, de maniitre à permettre à chaque père de /amille do faire 
inculquer t «-. enfant, ce, aniclea de fol auiqual. 11 tenait plu. 
0' a .* ..a m«me. C'eet U foute la raiaon d'«tre de. «colet en- 
feiaionnelle. ou a^parte*. Je vien. de ilire qu'en IR(1,1 il fut paw« 
une loi » ce iujet A cette époque il y avait an Canada deux 
bommrt ezerçanl chacun dan» .a »ph»re, dan. aon parti, unr. in 
fluenoe «lonveraine. L'un «tait M. Macdonald, connu aujourd'hui 
dan» l'hi.toire aoui le nom de «ir .Tohn Macdonald, et l'autre était 
M. Oeorjjp) Brown. M. Macdonald était en faveur de l'étahliMc- 
ment d école» confcMionnolIe.. Il appiiva de (on vole et de ton 
Influence la lot do 1803. M. Oeorp! Brown, au eontrairv était 
optKwé t l'élabli,.ement de ce, école,. Il f,t une guerre «an, répit 
à ce «yateme, il l'attaqua dan. »on journal, il la Chambre de» 
Comniune» et dan» let auemblée» publique». Il combattit le «y»- 
témo de. école» »éparée» avec toute la véhémence de »a nature for- 
tement paeaionnée. Le» arpiment» qu'on formule aujourd'hui i 
I encontre de ce régime d'éeoV onfe«,ionnelIe» ne «ont p«., neuf,; 
lU^ ont été nréaenté» il y a : ,qnantc an». Le» rai.onnementii 
on on nou» fait aujourd'hui no «ont que l'écho a»»ourdi de» vîffon- 
renaea dénonciation» do M. Brown que no, père» ont entendue», 
il y a deux génération». Mais le» opinions de M. Br.Avn n'oni 
paa prévalu, et en dépit de aei effort» il ne faisait pas r rtie de 




404 



DISCOURS 






l!l 



-alement denz province, tout ei leeS^f fdt! iSî 



DD aiR WIUritlD LAURIBB 



4W 



1863 conflr. ,ai- , !a 
' duu II jou'-iikifc 

îrown en faveur do 
Je» divers groupe) 
artun d'analyser oe 
nfime d'écoles con- 
otie 22. De cette 
'ince du IlautCa- 
iient de la province 
ne tenant aucun 
ne prenant que le 
B 18«3 fut adoptée 
dernière province. 
it plusieurs années 
aveur de la recon- 
iprës le chiffre de 
ite. 

08 événements de 
|ue la constitution 
da, était radicale- 
lu'elle ne contenta 
da, dès le début, 
^né dans le des- 
utions auxquelles 
I c'est cette même 
titution et refusa 
plus dangereuses 
la accepta cette 
ce qu'elle le libé- 
lers. Mais avant 
ada commença à 
s pour lui-même, 
iptions gêni:ite« 
!n de l'agitation 
ition proportion- 
titution de 1841 
e unissait nomi- 
ait, isolées l'une 



de Tautre, aooordait à chacune le même nombre de représentante, 
fixait une fois pour toutes le nombre des députés et établissait un 
exécutif unique. L'égalité du nombre des représentants de chacune 
des province», jointe à l'établissement d'un exécutif unique, 
était un vice que, plus tard, aucun expédient ne put entièrement 
faire disparaître. Dès que M. Fapineau fut revenu d'exil, il s'atta- 
qua à cet article de la constitution et en demanda lo rappel. Il fut 
combattu par M. Lafontaine, non pas au point de vue des principes, 
mais au point de vue de l'opportunité. M. Lafontaine lui repré- 
senta que la population du Haut-Canada augmentait plus rapide- 
ment que celle du Bas-Canada, par suite de l'immigration qui se 
dirigeait vers la première de ces provinces en beaucoup plus grand 
nombre que vers l'autre. Le Haut-Canada serait bientôt la plu» 
peuplée des deux proyin'ws, et par conséquent tou» les argumenta 
présenté» par M. Fapineau pour obtenir le rappel de cet article de 
la constitution en faveur du Bas-Canada se retourneraient contre 
cette dernière province. Les prévisions de M. Lafontaine se réali- 
sèrent bientôt ; le Haut-Canada devint la province la plus popu- 
leuse. Alors, M. Brown reprit l'agitation au point où M. Fapineau 
l'avait laissée et la mena pendant des années. Comme chacun le 
«ait, M. Brown souleva l'opinion publique en faveur du régime 
de la représentation proportionnelle ; le mouvement acquit de l'am- 
pleur d'année en année jusqu'à ce qu'il fût devenu à peu près irré- 
sistible. Des gouvememente de peu de durée se succédaient les 
uns aux autres, et un jour, en 1864, il se trouva, en présence l'une 
de l'autre, deux majorités : l'une composée de représentanta du 
Bas-Canada, et l'autre de représentants du Haut-Canada. Les 
deux partis se faisaient mutueller";nt échec, et il était devenu i 
peu près impossible d'administrer les affaires publiques dans la 
province du Canada. Une belle occasion s'offrit à M. Brown, et, 
il faut le dire, il la saisit prestement et courageusement. Qui- 
conque est appelé à raconter ces événements devra reconnaître que 
dans cette ci'constance M. Brown se signala comme chef politique 
de la plus grande envergure. Il ne se contenta pas de profiter de 
l'occasion pour faire admettre le principe qu'il avait à cœur ; mais 
il en fit la base d'une union de toutes les provinces britanniques 
du continent d'Amérique. C'est là son plus beau titre de gloire, 
tout Canadien le reconnaîtra. Mais, Monsieur l'Orateur, les diffi- 
cultés d'une telle œuvre étaient simplement énormes ; elles étaient 




m ' ! 



406 



DIKI0CB8 



maintenir chaCeryTenJ' l'î^'^''""*' »'•" 
rfpugn«,fl6 chacune de 1*^^^^. V^" '°"*' "<"" <>" 
PWir de .e, pouvoir, quH^laVr ^ '""?' ~'"«°"' « 

le. «nen, finalement i«^li "«T "''' ^-^ ^«t dé 
qu'elle, avaient ne^^t'^^^""""'''^"^ 
contre un «tour poe.?bI„T!r :5 *' '" "^"« <•« » 
province» canadieC« n^^^le Xr ,V' "^^^^ 
cette nature. Cee nrovinJ.^! • *'""" d'«ucun aen 

leur, habi^t. CT' ^' P" '" '^'^«"i« d'o 
point, de reJLblZe.c^fui'^^ff î""' P'^°taient 1, 
ritime,, éuient .«p.r^lCde "aûfre "J' ^'ï' '^' i^"" 
deui groupe, topomaphianem.nr ^^^ "^ '""«• "^^'f 

dt»"*' p'-"arr crCre-;!^ îi 

•e» «cole. eéparée. ; i^UmJr ^°'",^^<^'- longt 
romaine venait d'obteS, v^w"^"""^"' '" minorité ^t 
le. deux minorité o^aLiw"*"»' ^'""^ 'V^'^ «, 
division d« pouvKaTen?, T '? T^""» «»"«">«. 
dan. chaque L, arattaql d'un '"' ^ '^P'»'^' '«•^' 
protestante du Bas^S^.!"?; "'*^°"« hostile. Lan 

è- 8*"» de sa oroyanS^ «t de .1 "T-"^' "«° * <"»>n< 

Haut-Canada. Um^^iï'JXT ^*"^' '"' "«jorité 

redoutait «g«lementTnoûvea„^!r"'"'""°« ,^^ H»»*-' 

pnvée de l'aide puissanTd^ "^"'.P"*» l^'^^e se tro 

vince sœur. DaL <r^î?,Z!5'"'P^ '^^ »°° origine dans 

confédération aT^iZ'T^I^'^' *'V'/"" ' Q°«l Pr< 

coupes et â toute, tp^"r|f"^2« /'^ -««eptable h 

«te pour le trouver. Q^l ,^fi£'^'''' ' ^?"«'« de se cre, 

^ «nnise de «avoir qu'on déooni 



DE SIR WILTBID LACBIIR 



•llei qui l'oppoaaient à 
i-Unii. L'hi.toire non. 
M treize colonies, tprèi 
danœ, «'«tUohèrent 1 
re nom dit «reo quelle 
»nientit enfin i ae dé- 
I â l'établiaeement d'un 
i qui fut décisif et qui 
B souvenir de» dangers 
»«sit« de se protéger 
r la confédération des 
I aucun sentiment de 
» unes des autre», — 
livenité d'origine» dt 
isentaient le plu» de 
ui de» Province» ma- 
fortee distances. Le» 
Ontario et Québec, 
atre par la diversité 

n esprit trè» vif de 
'ooanx, et ohei tous 
la stabilité semblait 
^'■nses. Dan» la Ba«- 
ttda^t longtemps de 
nmorité catholique- 
système semblable, 
e constitution et la 
lassent leurs droit», 
Mtile. la minorité 
en à craindre, car 
a majorité dans le 
1 du Haut-Canada 
a'elle se trouverait 
•igino dan» la pro- 
• Quel projet de 
septable i tou» les 
le de se creuser la 
non découvrit le 



Wt 



moytn d'i 



ràli 



I province 1 



1 minorité de c 
de ses droits et que ce moyen ce f i __ 

vince» du Haut-Oanada et du Ba»<!ana(fa ie«"jroiu de"la miroritl 
qui devaient être confié» aux législature» respective» de ce» pro^ 
vmoo», seraient soustraits i l'arbitraire de la majorité. Je me 
permettrai de -appeler i la Chambre les résolution» qui furent 
alors adoptée, et qui devinrent la chart* de notre parlement actuel 
'•' , ;? ?""8»";'î''e "e 1» n»'»<»n canadienne. Voici le texte de l'ar- 
ticle 98 de ce document, et je vous prie d'en noter les terme. : 

" Le. législatures locales auront !î pouvoir de faire des lois sur 
les sujets suivants : 

"1. Impôts direct», et dan» le Nouveau-Brun»wick, imposition 
de droits sur l'exportation de bois carré, de. billots, mâu espar», 
madriers et bois scié, et dans la Non relie-Ecosse, du charbon et de^ 
autres minéraux. 

" 2. Emprunts d'argent si-r le crédit de la province. 

"8. Création et réglementation d'emploi, relevant des gouver- 
nements provinciaux ; nomination et rémunération des fonction- 
naires. 

"4. Agriculture. 

" 6. Immigration. 

" 6. Instruction publique, sauf les droits et privilèges que los 
minorité» catholiques ou protestantes dans les deux Canada» pos- 
séderont par rapport à leur» école» séparée, au moment de 
lunion. " 

Encore une foi., veuillez noter le. termes dont on s'est servi. 
Le. l^islatnres de la confédération d'alors, qui con prenait la Nou- 
velle-Ecosse, le Nouveau-Brunswick, Québec et OnUrio, ont reçu 
le pouvoir de légiférer sur le. sujet, suivant. : 

" ImpSt. direct» ; 
" Emprunt» d'argent ; 

" Création et réglementation d'emploi» relevant des eouveme- 
ment. provinciaux ; 
" Agriculture et colonisation. " 

Sur tou» ces »ujeta leur» pouvoirs sont absolus, et elle, peuvent 
laire ce quelle, voudront, sans autre entrave que le contrôk de 



il! 




408 



DIMODBa 



vent aiuai f.;,. t "-'""o^-ncoMe et du ^ouvetu-Bru 
««ne rj^^»,'«" ^"; etn>. de compte à™ 

Tioce. lont limité,. Ni l/lZ" ? . ' '".P»""»"" Je oei 
M peuvent pS ^atte nt f- 5 "^f ^.<^.''"'"''' "' <=*"« 

qu'elle eet, le, ZkTd. 1. ^ ' » <»Mtitution actuell, 
devront ê r, mfSen,!. ' """^ '^"" <î''«'«« « d. 
position enXm r li;"embî: Î^T"""""^ ""■' «" 
rappelé ,u.„„ de ceu:; S~i etVS'iï 
voir, de la provini» H'rin*..:. * /^"'"uotie restncti 

George Browa quUvait délH î ^^ ^'^"^ '"''"« 
était opposé à fêtMulr^^. î.} ?"""« "' ""«e re 

qu'il prit alor, et att.on«^f ""'"* *° "'«o" <1« 

"lée à%ombatt™ le Œ^-^P'-P™», disciple., qu'fl 

qu'il le faiMit lui-même Or M "CZ'i^"/'' ''"^''^ 
cour, du débat sur la confédéraHnf , *^™,'''* "O" «" 
car il n'y a^ait na, LTI hL ?' '"' P'"'°' " «^P'iqua 

me dit que, tTuTen ad» ^.35 ""•* """'?«' >« <»™ue'- 

exception en ce quTreZd:'^^^^^^^ '°<"'«^' »'' « ^ 

te^). Or l'article dont^^^^'plal^ttTnrrsu ^"^"^ 



DB 8IB WILFRID LAUBIBB 409 

prot«.Unte. d.n. 1m deux C.n.du iK>.«èderont. p.r rioDor. » 
leur, école. .épâr&., «u niomont de rJiion. " '^ ^^ * 

Htintenint, continuu if. Brown : 

" J'»i à peine bewia de faire obwrver i li f),.™!,,.. 
.m. toujour. oppo.é 0, que je c^ntuS de m W? àTéiM""' 

jmniii. compra pourquoi tou. la. h.l„In.V j * ' .■'® °" 

«.erifir!f ' '*.''"«®'' « «»t de voir le. intérêt» de la province 
«acr.fié. dans ce but, car un tel By»tème exigeant une lé^W 



iTTi 



410 



DiaoouBt 




titntcun m peut troir poor effet que de grew le bkJj 

otiirge énorme. Tou» lei faonortblea députée larcnt que l'i 

par oetto Chembro en 1863 fut regardé commo wlulion i 

de cette oontrovcr.e religieuje. Je n'étaù pu à Québe 

époque, mail ai j'y avait été, j'auraia voté contre ce biU pi 

favoriiait l'établiaaement d'écoles téparéee. On pouvait, ce 

dire i ton appui qu'il avait été accepté par le» «utorit 

nquee-romamea et par le parlement comme rf-gli-ment dé 

la question dan« le Haut-Canada. Auaei, je trouve que 1 

proposa d introduire dans le projet de confédération une 

tion à leiîet de reconnaître ce pacte de 1883 comme r 

détinitif pour que nous n'eussions plus, comme nous y i 

obligés depuis 1«49, i rester l'arme au bras dans l'attent* 

velles attaque! contre notre système d'écoles communes c 

position f'^iit de nature à ne pas être rejetée inoonsic 

(icoutez, écoutez). J'admets qu'à mou avis cela fait I 

projet dont la Chambre est saisie ; c'est évidemment une 

oeasions que nous avons dû faire pour assurer l'adoption 

grande mesure de réforme. Mais, pour ma part je n'a 

moindre hésitation i l'accepter comme condition du projet 

qui doit paraître doublement acceptable aux honorables » 

de 1 opposition, auteurs du projet de loi de 1863 (4ppl 

ment.) Mai» on me dit que bien que cet arrangement f ût i 

équitable pour le Haut-Canada, il n'en était pas de mêm 

au Bas-Canada, attendu que la population anglaise noi 

des griefs depuw longtemps et qu'il aurait été nécessaire 

quelques amendements à l'acte scolaire actuel pour leur 

justice égale. Or, lorsque cette question fut soulevée des 

tons les partis dans le Bas-Canada se montrèrent prêta i 1 

dan» un esprit de conciliation en vue d'en faire disparaît 

trace d injustice et c'est avec cette entente que la dispositi 

cernant l'instruction publique fut adoptée par la conférer 

M. T. C. WALBRIDGE : Vous allez enlever aux légi 
locales le droit de légiférer sur ce sujet. 

L'honorable M. BROWN : J'aimerais à «avoir quel i 
1 honorable député a de légiférer sur ce sujet aujourd'hui 
présente un projet de loi pour annuler le pacte de 1863 et \ 
voquer les actes relatifs aux écoles confessionnelles du H 



DTcr le buJgst d'unt 
■rcnt qu« l'aota ptH< 
le aolulion définitira 
M à Québec i cette 
tie ce bill puoe qu'il 
1 pouvait, cependant, 
les autorité! catlio- 
/givment définitif de 
trouve que loraqu'on 
lération une diapou- 
3 comme règlement 
me noua y avona été 
ana l'attente de nou- 
ommune», cette pro- 
tée inconaidérément 
cela fait tache au 
mment une des eon- 
■ l'adoption de cette 
part, je n'ai paa la 
n du projet d'union, 
onorablea mcssieura 
1803 (iipplaudiaae- 
remenl fût peut-être 
pas de même quant 
mglaise nourrissait 
nécessaire de faire 
I pour leur assurer 
lulevée, des gens do 
mt prêts i la régler 
re disparaître toute 
la disposition cou- 
la conférence. 

'er aux législatures 



jvoir quel pouvoir 
aujourd'hui. Qu'il 
de 1863 et pour rê- 
lelles du Haut-Ca- 



DK BIB ^.-II.rBID LACniBR 4^1 

nada, et il verra de combien de députés il aura l'appui. Sur 1m 130 
députés qui composent cette assemblée en trouvcrait-il 20 qui vote- 
raient pour sa mesure ? Si l'honorable député avait lutté comme 
moi pendant quinie ans pour défendre le syatéme scolaire du Haut- 
Canada contre les empiétements de» écoles coiifewiionnelle., il au- 
rait bientôt senti la nécessité d'accepter un compromis aussi mo- 
déré. Et que dit 1 honorable député de l'idée de laisser la popula- 
tion inglaise du Bas-Canada sous le pouvoir absolu de la législa- 
ture locale » Les écoles commune» du Bas-Canada ne sont paa 
comme cellea du Haut-Canada, ce sont presque toutes des écoles 
cathoIiques-romaine», quoique officielles. L'honorable député vou- 
drait-il que es protestants du Baa-Canada fussent mis dans l'al- 
temative de laisser leurs enfant» sans instruction ou de les envoyer 
aux écoles catholiques !" ' 

Arrêtons-nous un instant pour peser ces paroles. M. Brown 
u était pas partisan des écoles confessionnelle». Il avait lutté toute 
sa vie contre l'adoption de ce système. Uais il s'agissait d'at- 
temdre un grand but, de réaliser une noble conception ; et 
pour y arriver il était nécessaire de concilier des opinions ad- 
verses, de faire disparaître des crainte» et des aoupçon», et par- 
dessus tout, de donner aux droits de la conscience, aux droits sa- 
crés de la conscience, des garanties aussi fortes que cellea dont ils 
jouissaient auparavant, afin que personne ne pût trouver i redire 
et qu II fût possible 1 tous, sans distinction d'origine ou de religion, 
de donner à la nouvelle constitution un appui cordial, enthousiaste. 
Monsieur l'Orateur, M. Brown déclara à ses amis qu'il n'était 
pas partisan des écoles confessionnelles, mais qu'il y avait di ses 
concitoyen» d'Ontario et de Québec qui en étaient partisans et que, 
afin de se les concilier et de s'assurer leur coopération dans l'en- 
treprise qui était l'œuvre de sa vie, il avait fait le sacrifice de ses 
propres convictions pour que le projet fût adopté. Pour atteindre 
le but auquel il tendait, il avait consenti à fçreffcr sur sa propre 
province un système qu'il ne jugeait pas bon, mais que d'autres 
approuvaient. Monsieur l'Orateur, voilà plus de vingt ans que 
Brown est descendu dans la tombe ; mais sa mémoire vit encore. 
i.t certes, sa mémoire ne saurait périr chez cette vigoureuse classe 
des cultivateurs de l'Ontario qui lui a donné un appui si constant 
dans le cours de ses luttes politiques. Ils l'ont suivi fidèlement 



W.H-i^. 




413 



DIIOOCM 



pluf dodWt «>oor« lor*,u'il l« . priée dW. 
oonf«.ionn.llc., d, .«„ia„ l,ur prop« odwTÎt' 
.ur l'.ut,l de 1. nour.ll. „,„ie ,uir.rî?rt^ S 

«T. d« r.,.?; *°"«'î''" oultir.t.ur. de l'Omwio, je 
IS«*.. * î '"?■ "'!**"'" ^"^ '• Confédération n'L 
•chevé.; ,. leur dir... que nou. «mme. i 1, complète 
demander... ,;.I v, f.lloir m.inlen«. rerenir .ur ne 
nou. no devrion, p., pjutô, p.r.chev.r cet., «uvr 

T^rJ™ '"»'"'""■""• P" «* r"""» chef. 
nJîifi" '• ^'^'?' 1'Or.t.nr, l'état de. chose, à l'é, 
Confédér.t.on. M.i, on mo dir. peut-être que cotte ,■ 
. .ppl^ue qu'à Onfrio et Québec, et non pj.ux .„U 
1* /i..^T'," '/!'. ''".V" P""'''"»' qui .'unirent .lor 

a. r.pHé à 1. Chunbre, il y , un inrt«,t, qu. ce n'éU 
tention de, père, de 1. Confédération, que 2e n^tait^ 

Confédér. ,on dan, le, borne, étroite, qu'elle «ait Z 
avaient pri. de. meure, à l'époque de ,on ét.bl.W. 
qneUe couvrît toute I. partie nQ du continen * i ." 

'? ir Prinr^V^'t'-l' Colombie.Angl.i„ Terre 
1 lie du Pnnce-Edouard ; il, avaient auHi pri, de. me. 
y adme tre le, territoire, du îford-One.t, doî. inh.biST 
aujourd'hui, regorgent d'habitant, et demandent que ^J 
tion, au nombre ue, province, du Canada. Ert-il raÎM 
cIK V 'r '" î-o'-on-""»' par avan» '« rf 

le" m^^or^^f^^ *'^' '•■'"' "«"'I"" <>'' Canada ne i 
!rî^r^ ^ Ik!'',PÎ?'"'"*' ""' •« ">«"" Pi«d que cel 
vario et do Québec î Quel oa, auraient donc pu faire 

SL '.'"^'♦''«i»" I"'""»» "devaient d'entrer dan, 1 
du 1^ ert devenu i-.rticle 9a de l'acte de l'Amérique bri 

Z^/^^^T'V" ^' ■'■'"' """'"*« '- p- 

Vf j-uœ et a Lmiariu. il esi aiubi conju: 



ouwUm. Il* l'ont raivi 
!<• d'>cc«|,^r ia« «ool« 
opinion iti la liann* 
raient i onur d'établir 
îoutinMt d« l'Amérique 
t accent! arritrauent i 
'Ontario, je mo permet- 
Sration n'eit pa« encore 
la compléter, 1 1 je leur 
'enir iur no* paa ou li 
cetta ouvre nationale 

chose» à l'époque de li 

que cette exception ne 
a aux autrea provinœi, 
unirent alor», eei deuj- 
coufcMionnollei. Haii 
que ce n'éuit paa l'in- 
ce n'était paa l'inten- 
wn, de restreindre 1> 
le avait en 07. Ili 
n établiBwment pour 
nent ; ila avaient pri» 
laiac, Terre-Neuve ft 
Mia dea meaurea pour 
ra inhabités, maia qui, 
lent que noua les met- 
Eat-il raisonnable il» 
ince l'entrée dans la 
mêmes circonstances 
i^anada ne mette paa 
>ied que celles d'On- 
c pu faire cee pro 
itrer dans la Confô- 
1 avertiea que la pa- 
' et dan» Québec ne 
'• der résolutions de 
mériqne britannique 
ite aux provinces de 



DM IIB WILFBID LAUHIICH 4,3 

dé^i^e.trr.crrvldu'eS'"" r""™ ••"'"■-— 

dtapCiUona auiva"t« *^""'""'' •«m<>» «t conforme, aux 

UJ-^^raonne. dan. .-lirnlî.'-ilî.^ttZ'i 

rantie que noua accordon. i la minorité dana On/SluT» 1 rP 
tario «ra léitBlement nc^-Ai^ > 1. • ■ • W «» dan» On- 

nement régulier. II avait été adminùvJ* » 1 ^ ^^ S™''*"- 

P.«nie delà Baie d'Hud«n îl v Lva it é^ M 'f^""" f' '" ^''"■ 
par le» autorité» d., .„m^I r ^ • ' . *'''"'' «"•'«'»«« «colc» 

main, y a\\1:;^nf Lr 'd'e. ^ea Srr''c%^^^^^^ 

du Parlement de donner à la minorité le .v«Lt - 1?'*'""'.'' 

dan. le tem^a";^^ .^elu"^ 5c ïa"» "l""' Kr'^ 
«u pouvoir. Tel *tiiiH« *_;» . 1 î^f ,*',""'" 1" ''» «aient 

. ^ ■■■** était Je fait: 1p« nnnr/^ïiM. (le la -.^--v-- j tr 

nuuba relativeir -■» a !>:_ 1 •• — ■",. prûTincc dn Ma- 

relatives nt à 1 inatruction publique étaient aussi absolus 









r-nr 




411 



iHMmiru 



m ««78, oomm» j« 1» .liui. || , , un iutiol, M. M««kt 
•«lU une nunuK pour l« Kouvmrnnmt <lw Territoln» . 
Utie.!, rt par c«lt« i„«„r,, |« P„|,„,„„ o.n..li»n, - 
Kralent à elle «poqiii. i|ii,.K|ui».im. <lc« bmiimw poliiiqim 
h.bi « ç,„„ 1, Cn,,!, ,i, ,„^ _ .i, j^,„ M.c4oii.lfj, 
knul», M. Dlik«, .ir Ch»rl« Tupp^r et nombre .l'iiitm 
nlinr,m.n( «prit, ,„ùre r«fl..xion, «n <»nn«i.^n-„ .Ir eu* 
dtn< In TrrriioirM du Nor.l-0.iMt un •7>ll^^l« d'écU-, 

1880, 18S9. I«86 H 1808, le P.rlenient c.„..U oonflnj 
propre niournnmt le .y.l?me .l'/Wole, •«p.r«e> qu'il iviit 

M. SPnOULE: Je p«M>rai M une f|iionion to trèt h^ 
premier mmulre, l'il veut nie le permettre. 

Sir WILFUID LAURIER: F.ite^l», 

H«!nT/ Ch.inbre que l'honor.l,le M. OeorRo Brow, 

« n.. ™r °"^'' ^l.^'T^ *'" ''•°'"" ™n'"«i<mnolW 
Wi»wmcnt décole. confoMionnelle» dîna let Tcrritoiri 
«)nt«,o„ adoption et expliq„a pourquoi» 

«mf m^fi^^"L? ^FWE« = J" '»!• teureu, que mon ho 
tm 1 ; ^P™"'»), ">!« P«« cette queation. En 1875, loi 

'àLt naiu r''* .'"' !t^'t P" •« P"'™^»'- ^ B™' 
iît^^ 5 K .î"^ iv ^"^^'"' • <>PPO«« » r.doption du 
•rt de de 0. bill «tabliMant de. école, séparée.. Il ,'r odi 
toute, «. force.. Il déclara i la Ch.mbre^uîn n'.va t'pT 
£op.n,on i ce .ujet , mai. il ajouta que .i le prfn 'W 
confo..,onnelle, était accepté alor,, aux termc'de la »n,ti 

™„ i uV ""?'•"'* * '°'" i"^"'- 0"i. J» "»• heure 

mon honorable am. ait attiré mon attention ,ur ce point, c. 
lement toute la quertion » trouve renfermée dan. ion inte 
tion. Nous avon. i résoudre ce problème d'anri^. ]« 
même. Je la loi adoptée en 1875. Qu'on me permette de . 
à mon honorable ami tous le» renMismcmcnt. auxquels il a 
et qui, je I espère, trouveront chez lui un accueil favorable 
donnerai tout l'historique de cette question. M. Mackensi 



*-* 



llir>ll»-KcaM«. Ml{« 
1, M. Ma«km<ia pri- 
rnritoIrM du Nord- 
nnolini, — où lié- 
n poliliquM 1m plu* 
lltrilnnilj, U. U»e- 
bre .l'iiitrmi, — una- 
ti-i! dp <!«iui>, établit 
&nie d'^lm eoaift- 
pui» iy> trmpo-là : «n 
lira ronflrmi de ion 
> qu'il irait «tabli. 

n au trèi hoaorabla 



minittrc a donn« à 
•orKc Brown l'dtait 
•aionncltea. N'eat- 
B principe de l'fta- 
Tcrritoirea, vota 

que mon bonorabla 
■n 1878, lonqiie le 
II, H' Brown, qui 
idoption du nouvel 
Il «'y oppoaa de 
n'avait pat eban^ 
principe de» école* 
de la constitution, 
> tuia heureux que 
ce point, car réel- 
ina Bon interpella- 
'aprfs lei terme» 
ermette de donner 
iixqiiels il a droit, 
1 favorable. Je lui 
[. Mackensie pré- 



!>■ SIR Wlt.rnil) l.jkl'HIRR 



415 



•mia Inl-mlme le bill en l«T5. U blll, mu. .* fnniie ,,mn\l^ 
M meniionnait aucttnemrni Ira «cole. tiatrtn ; maii anrt't (lu* 
tir John Mardonald rut Uni de parirr, M. Illakc «mlcv» ,vti» 
queitiun nrfnie dn tm\nt <HMifniiii,mni<llM, rt il Ir (Il av,v cette 
teino* et «alla largeur de met que mon honorable atnl »• laurait 
quadmirvr. Voici en quel* tenue* «'eiprlma M. Illoke: 

" I.a tii'he que le Uuuvem<Mi»-nt n'ot imiio»/* c«t la plua iiiiinr- 
tante qu'il wil |K)Mible .le cimccvoir. CrCrr Ira imlituliim. fon- 
damentale* «oua l'empire deaquellca nnu> r>p<r»na voir île. cen- 
taine* de mille, — et le* plu. conH.ni» d'ciilrc nini», — de. mil- 
lion* d'homme, a'élablir et pro«p#rrr, e.l une de» plu. niililc* 
Œuvrea qui pillaient être entrepris, par aucun coriia U-gMttit, et 
oe neat pa* un indice néKlifteable de la piii.aancc et .le la véritable 
poaition du Canada que de voir «on Parlement occupé aujourd'hui 
à eelte œuvre imiKirtanle. Il reconnaît avec l'honorable il.'piiié .le 
Kingiton que e'eat une lâche qui requiert du tcmp., de la considé- 
ration, de la réflexion, et il importe .l'éviter tout faux pt. dana ce. 
circonalancea. Il n'eat paa de l'avia .lu tria honorable député 
quand il engage le Ooiivemeinent actuel i corriger le* erreur* .lu 
Gouvernement précédent. I^ tr*« honorable député a prétendu 
qu il «viit mia on œuvre le* iiwtilution, dont il demande actuelle- 
ment à la Chambre de doter le* Territoire* .lu Xor<l-Oue.t et pour 
la même raiaon qu'il a .lonnéc aujourd'hui, q,» 1, gonvememenl 
canadien ferait mieux de ae réaerver la .lirection de tout et do 
décider oe qu'il lerait préférable <1« faire à l'avenir. Il (M 
Blako) croit qu'il e*t eaaentiel, ai noua voiilona qu'il »o porte une 
forte immigration ver* le Nor.lOueat, que noua diaiona d'avance 
aux Mlont quoi, aeront leura .Iroit. .I«n. le paya que nou. lea invi- 
fona i peupler. Il eat intére.aant ,».ir le peuple de aavoir que 
d«a que la population aéra devenue «iiflla.imment nombrciiae dans 
un certain rayon, elle aura part au p.iivernemcnt des Territoire*- 
et 11 croit que le ministre fait preuve de «aireaie, — bien que la 
mesure puisse être annoncée tr?» tar.l cotte «c.aion et qu'il soit im- 
poMiblc de lui donner toute la considération voulue, — en déter- 
minant d'avance quelle sera la nature des institutions du pays 
dans lequel noua invitons les colons à s'établir. 

Il regarde comme essentiel, dans les circonstances où se trouve 
oe pays et considérant lea débat* qui ont eu lieu ces jour» demier. 



41« 



DiMoima 





pu'..i«.. d'un. m:„ir;'^:^rr,. 'ri'"r"" •"- 

«• 1« proT nw (J'(>ni.,i„ M T ■ ' "f .'•PP'*'"' IwiUTOui 

'".otion publia. 1, .rhi!','".r^''r*"' ;'• '• i""""" 

p.X".„ii.œr.^vS::"r'"' ~ » ••-- 

•" lieu <». jour. ."mlJr. eu^'n' ""•"',*™» "« 'Wl..»- 

P7.p«itio„ .^7.1^^1 f« t.. "éll"*':;:!/ "■'■«'"• 

"lativ. à l'é„bli„en«.m dY^," "!u ?• *"''" "'"'«"'•' 
principe du rf^im" VnZ,,! '7"'; ',' ''" P" '* -^'it" 

l"it pu enfreindw 1. oon..ii,^„T m n, , " ">">'»". 

e»'«t. l'initruction^r^K t'^ÙTu '* 'î''"";!"' '''""» 
rtponw d. M. M.ckon,iff ^ *"""■ ^'•' '''»"« 

qu«,tion de l'impôt poir fin. H'" J'" ',"" '"""' » «"d 
P"'po«,d'in^.™rrm.b"nLt„tï K'if ""> "■'• «»•»«'" 
di»po,ition qui aurait dû vT™^!Jr t" T' ''?''"'" '» «»"'«*. 
le Iio»(o„a„t-p,uverm,ur dul , ^ "' 'f'- ^'""'='« «» 
l'aMcnblÉ,, .uivantTo.; '!" .^""-"'«"^nt de .on conseil , 

-.0... de. f„„e. lancierpll^îlSI^S Sti 



l»«l «1 B, qui „„^ 
m* asvrioiu noo* «f. 
'ilnitm aux ilUardM 
•«•iBM lut». p,rt|« 
'■«"«nt qiw oeil, po- 
n<! b««un>U|i (io nli, 
«•Mit »«pA|ion« d'in- 
I nmttrini, roUlir». 
'"• «t privil^xm qtio 
>« pfincijjo, ,||, ^u- 
1» qiMfllon <!• l'in». 
!• importante d'un» 

» * l'illontion OM 
"nliel, ilatu Im eir. 
' !•• >l«l»t« qui oat 
*• «KUli <\m jour» 

Il aViMiil (l'une 
M TOn/(>«iiioniidl<>«, 
•^p»rt?c« au Nou- 

I» ronutitution, le 
>p(«- f-a minoriti 
I» Ohanibre pour 

»'y refoM, ne ron- 
'>Mtn que plutôt 
I Ii'h tPiTitoim du 
orité donner 1 «ea 

Or, quelle /ut la 



)'• paa atlirA mon 
'opu i «tudier la 
ui» aouvenu. Je 
it le comité, cette 
L'article autorise 
M conseil ou do 
nnanoen relatirea 
t preacrit que la 



!>■ am WII.FRID LAVUU 



41T 



î* ^^?'J"'i'*' ''"•"• !"«•" n*"-»'"» » ««le «B ; .1 nu, 
I* miPoril* dea frança t«nao«ier<, nit pr«t«lanl^ mIi .•aiboli.me. 
romalM. pourra «labllr d« «r„|„ ^,«rfe., „, i. ,„,.., '^jj;,';: 

faotoa qu ila w wroot eui-m*m«. imf,oiUm». J'mtitn que «Mie 
raplieation .atl.fora l'honorable d*pulé de Br.i«vrf„,|. Il » wut 
nue le bill dolre «tre an«.n,|#, mai., à mon avi.. il doit ripoïïre 
d une manière ^«r.le au. I,.„i„. du pay,. U Oourerrîement 

*"i'*7i''",T * ■' P*** * "'""' * P"»"' '" pr-'P^ilion. qu'on 
voudra bien lui MMimetlre ". ' 

rx>Mqu*on paa.- à l'examen du blll en «n..il«, M. Mack-ntia 
propjxa I article ,uirant. qui fut ajouté au bill. Aucun d«put« 
« .opp«. i «n adoption, ni .!r John A. Madon.ld, ni .ir 
i/ùarlea lupper, m aucun parti.an du mini.tère: 

i'I?^' ''" j " ''"*™' '•''"'l'*" ""• M «lahli .lan. une oireoM- 
cripUon ou dana une partie de. Territoire, du NordOtmit, le lieu- 
U,nant-jou»eraeur, d« l'ari. du conniil ou de l'a^embWle, .uivant 
le CM, «dicter* .oute. le. oHonnance, nectaire, au lujct .le l'in^ 

de. contribuable, d'une circMUicription pourra y «l.blir telle 
«cole. qu elle jugera 1 propo., et impoaer et prélever le* eotl.aliona 

ZlT K^T'7^,* ™' """' ; "' ''" P''"' T'- '• "•'"«'it^ <!«•• 
oontr buable. de telle circon«>nplion, qu'elle «,it protc.lante au 

catholique-romaino, pourra y établir de. école, ./.paré.., et .lana 
ce ca,, le, contribuable, étahli,.ant ce, école, .éparée,, .oit protc,- 
tanlM, »it catholiquea-romaincf, ne pourront «tre appelé, i payer 
^"teri.*^'" ■•"'""• *'"'°' '""^""^ * *uxmém« p^r 

1-1,^"''' Jf T?^** ,*■ '"' '"" """"y* •" ^*°*'- P""' l" Wnéflco de 
1 honorable djsputé qui m'a interrompu il y a un in.tant, je m'en 
Vâu faire 1 hi«torique de ce qui a'eat paué i la Chambre hante. 
M. Aiken», membre éminent de cette a,«emblée, propoea de biffer 
Jimplemcnt 1 article relatif i l'in.truction publique. Ce fut mon 
honorable ami et collègue, le wcrétaire d'Etat, leader du Sénat 
aina ce temp^li comme aujourd'hui, qui lui répondit : 

"Il n'eat aucun de me» oollêgnc, qui ne soit forcé d'admettre 
qœ ii popBiation de runiario verrait avec la plu, vive satisfao- 




! 



Illillill 



418 

DiaooTRa 

qni ont «,ut«nu que te, n.^,"'^ Provwo,». Je .ai, ^ 
•"fut, le pmre dTn.trôcî^^ ",•""" '* <'"'' <"• <J«"k 

Qn«l)e». et qui «donné do" • bon. ^ ,7'*°""" ''«" O"' 

province.. A mon .^ 1. W r°'^"« '» Popnl»tion 

««>7»nce., «émit d'tZLr 1.^ ^*- '?"'*' '««» «de 
d'autori«» le. eonWbn2w« à étawir^'^^ ?» ^ouverr» 
temtoire,, ce qui pem^ttrait d^t L. f ^^ '*?'"«*« d< 

Q-*^».»„.^r».i.ri?.tr7nS^'„î^^ 

Joici, «fin l'opinion q„.e:^ri„., M. B«,wn. 

proWn^'^fcj^iXKT "'^"^ "•' '""- d 
«mpU de gens «ppart^nl ?^°,^'" * ~' ^"'J- I* P«; 
d'v^se., et 1. confusion «Sait rfn^r^ *? î"" ™"P<»« '«» 
»y.tème d'école, à lui. ^ " ^W " "'""'"' «™»I>« «^«i 
«té maérée pour 1. protectfon %« ^tS)^ «e^,di.po.ition 
^ohque,, ce. dernier, étant lee 1?^Î^k^" * l'enoontre de 
l'mterprtte de. Drote«*«r,ïrl:^P ' nombreux. Mai;, ie m» 
P'o«gft. de ce!te^ m^Se r '*""' ">"' "'''^^ ^^ '«"JÔ-» pl 

SuM,uennnent, M. Brown parla en ce. tenues: 



itrenn tujot de dii- 
Je tuii nn de ceux 
oit de donner à leuri 
V« n>«Ueur, et qu'il 
>ie» iiuquellea il> ne 
ifânt». Tout notre 
o'Pe Mluteire ". 

' «minent du parti 
•der de aon parti au 

nt fût adopté. Le 
'«• Territoire» du 
r dan< Ontario et 
maintenant la oon- 
popnlation de ces 
» plus équitable et 
races et de toutes 
Gouverrranent et 
««parées dan» ces 
t dont Ontario et 
usinent libérés ". 



ie laisser chaque 

,. ^ P»y« est 
Bligiona les plus 
groupe arait sou 
aispogition avjit 
encontre des ca- 
Mai', je me fais 
voulons pas être 



ns de ses hono- 
orables députés 



DU BIB WILPRID LAURIER 



419 



tm^à'^^iJ "^^^Kr "' '•"'»<>«»"«'«. en ce qui concerne l'u- 
tlité d autoriser l'établissement des écoles séparées. Mais il ne 
• .gît pas de lavoir si ces écoles sont bonnes ou mauvaises, légi- 
times ou non, mais s'il est de l'intérêt du pays de légiférer sur 
cette question. Il «nv.ent de l'importance du problême qui a 
été soulevé, savoir; SI le règlement de cette question doit être lais- 
sfi à 1 initiative de la province intéressée, ou bien s'il faut l'attri- 
buer au fédéral ". 

i<-'^ S?'"!°*~,'^";?'*.^- Brown-que la Ici en question a 
éle adoptée et que le Nord-Ouest est devenu partie intégrante de 
1 Umon, Il a passé sou» le régime do la loi d'union et dw disposi- 
tions concernant les écoles séparée» " : 

^T!?<"' l'P"'*"' .i« "«n»le Ms paroles i l'attention de l'ho- 
uorable député. Je prie toute la députation do les bien méditer 
Il se rencontre aujourd'hui au sein de cette Chambre et au de- 
hors, comme il e'en trouvait à l'époque en question, des homme, 
qui ne sont pas partisans des école» séparées ; mai», comme le dé- 
olare M. Brown, il ne a'agit pa» de savoir »i ce système est bon ou 
mauvais, digne d approbation ou de censure ; non, ce n'est là ni 
ie problème qui s'impose à nos délibérations aujourd'hui, ni celui 
qm se dretaiit autrefois devant le sénateur Brown. Noua avons 
un autre devoir à remplir. Dan» l'enceinte de l'autre Chambre du 
l-arlement, M. Brown déclarait n'avoir en rien modifié son avis 
au sujet des écoles séparée». Virtuellement, il disait au Parle- 
ment du Canada: "Voici un nouveau territoire, voici un sol 
viOTge, non encore colonisé. N'y implantez pas le régime des 
«çole» séparfe» ; gardez-vou» d'y transporter cette brûlante ques- 
tion ; mai» du moment que vous avez implanté ce régime des 
écoles séparée», vous avez résolu le problème pour toujours ; ce 
régime fait partie de l'union, et la minorité aura droit à ce» écoles. 

M. SPRODLE : Le premier ministre 

Sir WILFBID LAUEIER : Nous avons donc inséré dan» 

«,.W ^^f ^^■^ j '^*,*'*°* * pr&enter une courte observation au 
dï^l *?*r^* *• ■'^''~"" '^^ ^- ^'O'^ l-i ^ rattache plu. 
directement à la queation et que le premier ministre n'a pas cftfi 



¥' 



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Il ! 



Il:^ Mil 



4M 



Dtaaovtm 



cour. IQJîl^i^J'^^^V'^T' ""'"' "•««' -J-^ 

^tations comme celle Qu" xut an^.il"-'*"*^''"" < 
domier à channo l~.-r.' . • '''J°'=™ "w au Canada, ( 

Or, cette motion tendait au reiet dn l'.rtj^u 
buant ^i au. proWnœs le po:î:$/LS"SrerZr;: 

voir,li de pî^C^'^e'SuîZf ne'*"'' T'"' ""' "" ^^ 
répète, M. Brown, au âlnZX^^ ? ™"' ?" entendre! 




le bot de l'intomip- 
»ur«it pu ,'en dif- 
Chambre en erreur, 
qu'on coMacre l'éu- 
lan« le régime établi 
t ellea doivent être 
islatnre. l'honora- 
cboae dans œ dia- 
lO"*, «'il le peut. 

«on argumentation 
igue les raisons que 

'■utérêt de la bonne 
de la nation. Les 
icle attribuant aux 
a les questions sco- 
otroverses et à des 
n Canada, et aban- 
ioolea, suivant aes 
9 il pourrait naître 
illes qui ont suscité 
Ontario. Ce serait 
et c'est ce qui mo- 
)Pable sénateur de 

en question, attri- 
•r sur ce sujet. 

onjours raison de 
qui ne veut pas 
i entendre ! Je a 
l ce qu'on insérât 
établissement des 
•eur de consacrer 
e ; il affirme son 
ajoute que si, à 
)arée8, oe r%ime 



DM au WILTBIO LAVBIBR 



421 



1.1, «".'««l^™'» ""Ilement bleuer les juitea •u.jeptibiUtfc de 
l'honorable député j maû qu'il mo permelte de 1. lui d^Tut 

ment de M. Broyni. Voilà done la situation qui .. dtJ^Z^t 
nous aujourd'hm. Je ne vien. pa. ici, en ce momentVTé^^^r 
l'ftabh«ement des école, confessionnelles, à titre Z'pJ^lZZn 
ti^lTvJ ^^°^ '"'"• ^"■'"^ incorporé dans la mesure l^isla- 
ive i l'étude, deux propositions: l'une portant que la minorité a 
1. pouvoir d'ét^bUr «» propre, écoles, erî'autre.^u'dle aTu l 
une part de. den.er, public. Voilà la loi en vigueur .u,W 
dhui loi d'accord avec la constitution qui nous i^t, la loi de 

rable député ferait bien de la méditer. Cependant, je veux lui 
poser une question. Suppoeon, qu'au lieu Fêtre en IWiTjxZ 
Trj^Jt",^" «'*<»,.^8«^' «t pût «'agir d'admettre au «?û 
t!.iL i.î'""' "ff »<i'«°"« i^ provinces d'Alberta et de Sa^ 

katdwwu. , l'honorable député prétend-U qu'en ce qui concerne 
te. école. confe,sK,nneUe. ou .éparées, ces provinces ne jouirai"! 

n .T.''?^'"""' ^ •*« ^^^ No« dirions à Ontario et à 
Québec: Vous aure» droit à vo. écoles séparées; et nous refu«^ 

vZ^l,^"^^^^ T P/T°~' ^'^^^"^^ «t de Sadcatchewan f 
3^ *.''j* f^^. >1'°'«>'»"« d«P"té ? Non, pareille pré- 
tention serait de la dernière absurdité. Sachons donc planer au- 
deesus de pareilles considérations. Au cours de mes observations, 

LT *"n ^A^^ ^? "^" "^ "*"' "'°' du principe des école, con- 
fessionnelle, dans le sens abrtrait. Je vais traiter la question à 
un autre pomt de vue que celui de. écoles séparées, c'est-à-dire au 
point de vue plus large du devoir envers le pays, de l'amour de la 
p- . j canadienne. 

Après avoir obtenu l'adhésion de la minorité à cette forme de 
gouvernement ; une fois qu'elle a consenti à se dessaisir de «s pri- 
vilège,, à abandonner une position pleine de force, aUons-nou. 
donc lui donner à entendre, aujourd'hui que la confédération est 
établie, que le prmcipe même sur lequel cette minorité s'est basée 
pour donner .ou acquiescement à cette convention doit être mie 
m rancart, et que ses droits et privilèges seront foulés aux pieds» 
^on, pareille proposition, à mon avis, ne saurait être soutenue 
ICI, et J en SUIS convaincu, U Chambre la repon.wrait. Pour le 




438 



Diaooima 



met d'inculqué 1.7eiiï«r^!l '^'^^"7 " ^"^ J?' 

tolérée de notre ^R^JT^: »T.S^',Î ';^ 

ne me parai*» paa tonionn Hi™I i' \ . ^"* ^ " 
r.ienr poin^r.Za7,\'^'','"' "1» doctrine qui ne 

Lire, dont l'un^ établi tTïT^^n • ^,f"" '««imei 
lequel e.tfeWril; ne ZLif*^^'ÏL'« '""''«•" C. 
moi, je ne cruns dm d^ HJ^ ^* *'" **" *""» '«» ^m- 

i.bie dS; i^Stiit .rpiï''"' ^'" "■"> ^" -^ 



wwêr^^ab 



•nr la priadpe de* 
le dfalâi» UUM b<ai- 
»»<• an anjat da oei 

m'«xpliquar qu'o» 
* qnJi »prè« «voir 

•• jMte part, par 
'là religion fondée 
'Hiona régnant p«p 
i confédération d« 
lui la nation cana- 
loir et a l'eaprit de 
inesae la morale et 
^e côté de la f ron- 
ion à l'endroit de 
n que ton exenipl» 
on et d'imitation, 
ne« a«t banni de» 
insa qui ne rallie- 

et lea Etats-Unis, 
I peuples, que J3 
t social de chacun 
de lynchages, de 
> grâce au ciel de 
B à la jeunesse la 
ux régimes sco- 
utre au Canada, 
les deux. Pour 
onnera raison, et 
une foi inébrim- 




£A BAIBT-JZAV-BAFnSTX A aUZBXO 



Oe que l'on a prononcé de dlBcoure à la Saint-Jean-Bap- 
tiite dans notre prorlnce depuis 60 ani, c'est quelque chote 
d'inoni ! Il est devenu à peu près impoislble de n'être pas 
banal sur nn sujet si rebattu. M. Laurier, appelé à son tour 
à prendre la parole, le jour de notre fête nationale t Qué- 
bec, en 1889, lors des grandes démonstrations organisées en 
l'honr. de Jacques Cartier et des premiers missionnaires 
français «a Canada, sut sortir des sentiers trop fréquentés. 
Il parla avec cette élévation d'Idées, caractéristique de tous 
•es discours, de nos gloires nationales et fit un appel !l la 
concorde qui doit régner entre les Canadiens d'origine fran- 
çaise et les autres nationalités qui les entourent. On aura 
r'ilslr à lire cette belle harangue que voici : 

HONBIEUB LE PRÊ8IDB!«T, 

Mksdahbs "^t Messieubs, 

J'ai souvent pensé, et après l'éclat des fêtes d'aujourd'hui, plu» 
que jamais je pense, qu'il ne devrait y avoir pour tout le pays 
qu'une seule célébration de la Saint-Jean-Baptiste, et que cette 
célébration devrait avoir lieu dans la bonne vieille ville de Québeo. 
J'ai toujours pensé, et plus que jamais je pense, que Québec de- 
vrait être, pour les Canadiens d'origine franjaise, ce que la Mec- 



I 



«24 



DIIOOUU 



qwM-. po», l'A,..». 1. viU. p., excUeno., 1. ,«1, , 

qui » «,nt fl„. à bon d,:;!^?"^"^?; ^^'t,^ ) 
pu ce. prote.t.tion« 1 De, ville, comme Momrt. îé l 
fougue , J'en prend, à témoin, no. If, v»n.'j«" 
Je ne di. pu de mal de Montré.! tant «•««/..;. 
qu'un Q^b«,. De, viUe, comTe Mo^réal «v^^de^î 

m, i. Vîe JLI^'m 'I' ^"^ ^ <*<*" «»" bien" 
TLaJÎ ^^^,' '' "> • 9" "■> <î"«b«»- Ce qui fait 
de Québec, c'eit la variété, c'e.t l'impréru de m. .-ni, 
que pu que vou, faite., 1. ^^, ohai^^n no^ea^Ta 
déroule ivoe yeux, au«i ravi»«.tTé le prSnt 

jouir, le. étranger, en joui,Mnt comme non,, plu. aue 

fi«miment apprécier oe qu'il, poeeède^t ' 

Ma , Québec powède un autre charme dont nou, ( 

t«r?'?%^'"î"'*' P°"'°°' ""1» J^ di^ toute 
tude: c'e,t le charme de. aouTenin. Citoven, dTonSl. 

&hrtt«,'''rr''* "»'" « Su^"^ m^; 

«pitaphe fameuse, où l'on recommandait au oasMnt H. 
^rcequ-a foulait la cendre d'un héiT: ma^v^S^ % 
Québw, vou, vive., vou, reepire. dan, une pou.,iè"'de 

édiùoe, une pierre, un coin de ciel au bout d'une me fl 

ZfourdT-'"*" "^"^.'r' "° -onde d'^énemSt, h 
Aujourd hui vou, venez d'élover un nouveau monument 

r^ rPr.C" "' '""T'' '" '" "^^ plantée par l'i 

Ce pays cependant n'est pas resté terre française m« 
^mme, toujours restés fidèle, au souvenir de notre 2i"ni 

Bien que séparée de la France depi,i, plus d'un siècle, 1 



iiîM 



DB MB WILTBID LADRIBR 



t» 



i*F 1» Till« Morfc entn 

1 fâreiiT de QnAeo. Si 
u>dMrtiioiud«l'<tTe: 

Qu«b«!. NMami. d, 
it fier» d« leur ville, et 
peut-être: je n'Mocpte 
>ntréal, le continent en 
venm dm Eut»-Cnis. 
în fiut, mail il n'y a 
, «veo des niee lâigo», 
li» Irlandais, je dirait 
I ont bien leur valeur, 
Ce qui fait le charme 
le aea a:pect< ; à ch«- 
nouveau panorama w 
précédent, maia d'un 
it le monde en peut 
I, plu» que nous peul- 
le Mvent jamais enf- 

ont nous. Canadien» 
1*11» tonte sa pléni- 
de Québec, vous cta 
ré la mémoire d'une 
passant de s'arrêter, 
lia vous, citoyens de 
Dussière de héros, 
le, un monument, un 
'une rue étroite fait 
énement» héroïque», 
monument qui pcr- 
itée par l'envoyé du 
pays au nom de son 

ançaiae, mais nous 
lotre ancienne mère- 

l'un siècle, bien que | 



différant d'elle aujourd'hui de pluaieur» manière», nou» avon» 
toujours oonaervé son culte dan» notre cœur, suivant de loin, mais 
■Tes un intérêt qui n'a jamai» cewié un »eul initant, toutei le» pé- 
npéUei de »■ vie tourmentée, prenant notre part de mm joie» de 
aea triomphe», de «e* déwMtm, de »e» douleur», plui encore de ae» 
donlears que de aei joies. 

L'adver«ité est l'épreuve de toute» lea affection», et j'en appelle 
1 voua tou», n'e»t-il pa» vrai que nou» n'aviona jamaia réaliaé com- 
bien la France noua était chère avant l'époque de aea revers, dan» 
lea fatales annéea do 1870 et 1871, quand lo télégraphe noua 
apprenait dei défaites au lieu dea victoire» que noua attendions î 
Et quund il n'y eut plu» à en douter, quand, ayant espéré contre 
toute espérance, il nou» fallut pour non» convaincre lire et relire 
le texte de la dure loi imposée par le vainqueur, quand l'AUace 
et la Lorraine étaient violemment arrachée» au territoire françaia, 
je vous le demande, ti on nous avait enlevé un de no» propre» 
membre», aurions-noua plu» souffert ? 

Le twut proposé par M. Langelier nous rappelle que notre sépa- 
ration d avec la France nou» a imposé de nouveaux devoir», créé 
de nouveaux intérêts et ouvert de nouvelle» affections. Nou» 
•omme» Canadiens-Français, mais notre patrie n'est pa» confinée 
an territoire ombragé par la citadelle de Québec. Notre patrie, 
c'est le Canada, c'est tout ce que couvre le drapeau britannique 
mr le continent américain, lea terres fertiles qui bordent la baie 
Fundy, la vallée du Saint-Laurent, la région de» grands lac», lea 
prairie» de l'Oueat, le» montagne» Rocheuses, lea terres que baigne 
cet océan célèbre où le» briaes sont aussi ùoucea que les brises de 
la Méditerranée. No» compatriotes ne sont pas seulement ceux 
dans lee veines de qui coule le sang de la France : ce aont tous ceux 
quelle que soit leur race, ou leur langue, que le sort de la guerre, 
lee accidents de la fortune ou leur propre choix ont amené parmi 
nous et qui reconnaissent la suzeraineté de la couronne britanni- 
que. Quant à moi, je le proclame hautement, voilà mes compa- 
triotes, mais je suis Canadien. Mais je l'ai dit ailleurs, et j'ai plus 
de plaisir à le répéter ici ce soir, entre tous mes compatriotes, la 
première place dans mon cœur est pour ceux dans les veines de qui 
ODule le sang de mes propre» veines. Je n'hésite pas à dire cepen- 
dant que les droite de mes compatriotes d'autres races me sont 
aussi chers, aussi sacrés que les droit» do ma propre raœ. et si le 




<M 



lUCOOUM 



malheur rouliit qo'iU fiuMnt juntù «tt«qufc. m 1», Mt, 

nm. T, dl. mo., ne derrei^je pM dire vou., nou. toui 
«OB. »mm„ trop «l, de I. Fr««!e, de cetf gÉ»«reu« „tTon 
tMt de fou donné ion Mn« pour défendre le* f.ible,, le. . 
UM, pour n être pu pr«u en tout temp., noui lUMi, 1 d«f 
lei droiu de noe compatriote de nationalitéi différente, à 
«• notn». Ce que je réclame pour nou., c'e.» une p.rt ési 
•oleil, de juetioe et de liberté; cette p.rt nou. r.von., „ou. 1' 
•mple, et oe que none réclemon. pour nou., non. rouloni 
I uoorder eux tutrei. 

Quant i moi; je ne veu» pm que le. C»n«dieu^Fr.nc»i. . 
««it .ur penonne, et je ne reux pu que per^nne domine .ui 
Ju.Uoe és^e, droit, égaux. Il ert écrit que le. .able. dT 
•ont oomptéa, que pa. un ohereu de notre tête tombe uci li 
muwon d'une Proridenoe étemelle, éternellement Mge N' 
PM p«mi. de croire, Wue, dan. la baUiUe .uprême livré 
ta plaine* d Abraham, 1* wrt de. arme, tourna contre nou. ; i 
Mpa. permi. de croire qu'il entrait dan* le. deuein. de la F 
«noe que le. deux raoee ju«iue.U ennemie. Téou.Hmt déwr 
•n paix et en harmonie lur ce continent, et déwrmai. ne fli 

te" T r^ °;^? '. ^'•^ " '''•"• <•"' • «« '• •<>•»«» 
piratnoe de la Confédération. Quand h» province, britanni 

furent unie, mnu la même oonttituUon, Teipéranoe mainte 

avouée étut de drainer à tou. le. élémenU épar. qui .'y trouvi 

le même idéal national, d'offrir au monde le .oectaole d'une n. 

diverje dan. m. origine., couMrvant dain ton. m. groupe, le 

pect de. tradition, de famille vt de race, mai. d(Mmant, dé«>n 

» tou» une unique et même ..piration. Je n'ai pa. oublié qu 

Umfédération, à «>n origine, ne fut pa. acceptée .an. teneur 

nombre de Canadien, d'origine françaiw. Mai. il e«t une cl 

cependant pour laquelle le. CanadieM-Françai. ont droit à l'< 

verwUe admiration. Le vice des démocratie, est d'ordinairt 

flattw le. foules. Je ne sai. pa. flatter : jamais je ne m'abais» 

au rôle de flagorneur, pas plu» de. foules que des pereonnee, n 

c est «mple justice de constater avec quelle admirable soupl( 

Jei Canadiens-Français se sont adaptés i tous les régimes par 

quels ils ont passé: la constitution de 1774, ceUe de 1791, ceU« 

1841, et enfin le régime de la Gonfsd^ratinn. Je n'ignore p<: 



»■ tu WOnUD LAVBin Mj 

d'une rim. «t t «• ».i.> .. j,"*™"* '•• iorc*« d una nation, on 

<iuvun M wraient impoaéea «ur le* plui rutM th/Satr» „„. 
P^ojrne .u, ce continent „'. excellé comme l"*? J^vJ^e,'',^ 

rZ^irrî ""' '^.r T' M- Mercier. L'aut^n^e^ 
Tom .ignâle ett le nom d'un homme qui a tti pour moi un ami et 
pl.« qu'un un., le nom de l'honorable Edward BUko T-r^ 
«J» quelque, année., parlant ici m«me de M. Blako j'ai dlh 

ZZ^r^T"^}'""^'""'^' » ™ "on-e-t, n'aVii*,';'.. :,n 
«BW, et que 1 Europe n'avait paa Km aupérienr. 

opini^ ^irl'i.^ depui. de M. Blake m'a confirmé dan, cette 
opinion , j ai eu l'avantajje de te voir de trê. près et i'ai >i.«T 

haute E;« ""*' """^ "1"' •*'«■'*' °''">» «J» >» plu» 

naute éminenoe, ae prewent «ur mea lèvrea ; je le. pas» rou. «i- 

':Z^rZ 'i^^r^-f;^— .ui 'r^umerHoroe^que 




4M 



DtMOUU 



mot II 7 a à paiiM qatlqu» MmaioM, )• fra dMrniMil SainI 
Baamr. Un hqaunt tW alon pHMnti noor ooabtttra )• Alai 
•t inlur k (UMitrt s tlUgnoimt, wm hMiâtiaa, itm l'IatH 
pidiU >l«rt« dn vériubi* wlilM qu'il 4uil, il l'Mt porU au pin 
fort dn dangar al 7 a tnaré la mort Le laiulcmalB, tout* la pc 
pnlalioii fraa^tiia dt QnAas m répandit dan* la* m«* — nso pa 
oomma anjourdlini dan* la Joi* «t ralUgm** mal* 1« danil dan 
la ocnir — al arca la pin* pian** rfrimioa «aluait an pamag* li 
oorp* muliM du major Short 

La major Short a'ttl pa* de notre rtoe ; e'<tait pourtant notr 
«ompalriotc, et qtial **t mlui d'vntra rou*, Oantdiena-Frantaii 
qui dan* oetta heure de deuil, *u milieu dé* ruine* fumante* A 
Totra Tille, en faoa de oe oorpi inanimé, mort d'une mort ti hirot 
ane, onel e*t oelui d'entre toc* qui ne •'«*t (enti fier d'ttre Cui* 

]f***i*ur(, lyon* l'orgueil de notre raee. Saohnu (tre jutte 
enren ton* no* eompatriote*, «aiM dittinotion de raoa* ni de oro; 
aneea. Sachon* non leulement (tre juate*, mai* lachoo* Itri 
géniienx ; que toute* no* «ntioni dan* la Confédération «oien 
di*tin^<e* par cette gft<ro*it< qui a marqné la earrièra de li 
France en Europe, 




iÉ^V^Vi4V 4 



nr TOACT A t'ACASnOB raAVCAUB 



I* 17 novembre 1880, Im amli de M I^nli FiA^hrttc «• 
rtfnnlMalent & Québec pour marqai>r le plaidr qne leur can- 
aalt aea incrè* à Paria. 1/ Académie françalie, venait de 
coaronner aea œnrrea et de témoigner par là de l'eatlme 
qu'elle portait au po«te canadien. Il a'aRiniiait auaai pour 
aea amia de reconnaître la g<<néroaité de l'illnatre corn- 
pagirie. If. Laurier était tout indiqué pour cet agréable et 
dlMcile riWe. 8a parole ae lit élégante et pleine de déllca- 
te»»e, arec une pointe d'atticiime trèa en lituation. Le 
poète et l'Académie furent donc lonéa avec ui e grâce qui 
donne une idée de la aoupleaae et de la variété dea talenta 
de l'oratenr. 

UONBIBVB ut PrÉBIDBNT, 
MK88IEUB8, 

Comme vou» 1'» dit notre président, j'«i maintenant l'honneur 
de vou« propoter la Banté de l'Académie Françaiêe. En voua 
priant de bt.ire i oe toaat, je n« croi» paa «tre appelé à Toua parler 
du corpi «avant, du centre de toutes lea gloire», du légiriateur de 
la langue, de l'arbitre «nprémo en matière littéraire j je ne croi» 
pa» être enfin appelé i vom parler de l'Académie Française telle 
que nom la otnmaiiunu, L'Acsd&m» «ist* çf i-'e^ j — -. . jj 



aui 




•^ mtoocu 

m lantlW d* rim dira <b plut ; «m binoin bom rafflt. Ja 
drab MultaMil rapp*Ur t »o»ra mAmoira IVu ,phi«r«uji p 
qucil AewMmw Friin«*iM, motliuii d« cM Im .utuu punit 
la riftwcnl pour n'Aroutrr qu* la voix du Mac rnwnnaiai 
Min poito, M. Frérhrtto, la quiUU d« Fnii«aU ot l'advi 
i!!!j*y' '"«'»'•• * preii'lr» part au «iiiroura uuvori, d'apW 
NgMBMia de l'Ai-adimia, aux wuU ciloyaiu (rantaii. 

0»»l ait wlui qui a pu lim «an* «motion l« cumnt«-mu 
««te rfam» mteorabla pour noiM, oâ M. FrAsbMto a M 
n»i>4 f 

Quai aat oalni qui a i tai» émotion, raroir par la panafo 
foula «oapoafc da tout» h illu>tntiou da la Fraœa conta 
raina, dtarebanl aridemnit i naiiir laa traita de ce frira 
d onire-mer, qna l'Acadteiie offrait à leun armoathin at k 
admiration I 

Quel «>t oalui qui a pu, uni aentir m yeu» humidea, H 
diieoun de M. Camille Doucet, le leorétairv perpélunl da I' 
demie, cl..m litiuel il fait part daa objection» qui l'oppoeaii 
1 adminion de M. Frécbette au concour» et de la maniire don 
objection, furent lerée» 1 M. Frfchetle «tait <ujet brilanniqn 
m '*,•'"!* ^? •'A''«ili'mie ne permettaient 1 pernnnne do ernirt 
a il n'était citoyen françai» ; mai» eea loii poaitirca, l'Acadénii 
mit de «"t,-. Pt elle admit la poite étranger an oonconra. La ii 
uni l'y <I/Vi<la fut celui-ci : li M. Fr«chetto n'éuit pa. cili 
français, il faiaait partie d'une population francaiw d'oriffin 
reatée, malgré lea érénementi, frantaiae de eœur et de aentimi 
L argument lupréme de M. Camille Doucet pour jmtifler 1' 
demie d'avoir, en riolation de m itatnt», admit M. Fréchel 
toui le» priTil^Kca rAterréi aux «eulii Françai», rappelait di"< 
venir» cniel», mai» montrait qu* l'Académii» nom avait bien jt 
M. Doucet rappelait une a»«embl«e tenue à Montréal en 187 
l'époque la plui déaaatreuae de la pierre, pour venir en aide 
bleaié» francaia, et dan» laquelle raMi»tanee toute entière a 
impétuennement affirmé «on oriifine française et ton attachcn 
inviolable 1 la fortune do la France. 

Il^la» I mcMieiim, l'exemple n'était que trop bien choi«i. t 
yer»ité est le creu«et d'épreuve de ton» le» sentiment», et c'est 
jour» de ranlheur <le notre ancienne mAre-patrie que nou» ai 
•enti à quel point non» lui étions attaché», i quel point nou» 



I fufll. h wvt- 
W^atmoM BU If 
ituu pomtlf* ^1 
I raooaiiaUMit 4 
I* •( l'adraHall, 
iVBii, ii'«prt( Im 

cumntO'rendn da 
cbrtle ■ M eou- 

ir U p«iia4« eut» 
ranm eaal«niio- 
b m frira T«Ba 
«thin tt k leur 

humiilea, lira la 
pélunl dt t'Ae*- 
i •'oppoMlmt à 
ntniira dont OM 
t britannique, at 
ma de «mnnirir 
I, l'Académie le« 
ionra. La motif 
ait pat citojren 
im d'origine, et 
t de aentiinenta. 
juttifler l'Aoa- 
M. Fr«ehett« à 
pp<>1ait dri Km- 
ivait bien juR*». 
r«al en 1870, t 
lir en tido aux 
:e entière arait 
on attachement 

m choiai. L'ad- 
it», et c'o»t aux 
)ne noua avm» 
point non A l'ai- 



»■ «a wiLniD LAvun 41, 

.. «r da. .nfan^M HZtZfZ' ""* " '^"^ "'-^ 

popnlatlon français ^ZJ^'ZZ ru/rT "~'' J" 
mlique m*r..n,t,j, I o.,i «.'".!!?.''' """' '."' ^ '"I •'• 



pki 

ranlique m*r..p,t,j, Y (^'i Zi'^"' '""" ," """• '"' I" •"! -le 

~««nir,, Millîe-u'r. 7i f „f . l^ûe * ^77' ^ '" T"* * ^«• 
noa propnri membre^ nC M ï^. ■ * * """•■««'ne. un de 

«ec aut'ant do ."«viZn pXde a^TuLtt '/'"" '"•"'■'" 
que eaux que nom per.i.to„, i^,^\~SL ,^"" ,? ''^'' «^''■. 

;ï::;r ;ïi'«t S" ^ f-"^-'™ -"= 

«ur uiuë"^ édm^ n„M! " ** •'''" •* "■'""'"" maintenant 

un ne noa Mifloea public, recevrait .on exécution on Europe : 

J« mil BB chlHi (,nl ronr* l'oa 
OÙ J» mordrai qni m'aarft morda. 



ii 




4S2 



DMOOUU 



Qntnt à nom, mcnieura, notre revanche, noua l'aToni mtii 
tenant 

Aprèa la oeuion finale de ce pays i h couronne d'Angletern 
noa pèrea acceptèrent loyalement le nouvel «Hat de choiea. Il» a 
jurèrent i eux-mêmea que, si l'oocaaion «'en prétentait, ils vers* 
raient leur sang aussi gînéreusement pour leur nouveau aouveraii 
qu ils l'avaient versé pour l'ancien ; mais ils se promirent aussi qu 
jamais la langue fransaiw, cette langue française aux acoenu d- 
laquelle ils avaient été bercés sur les genoux de leur mère, ils » 
promirent que jamais la langue française ne disparaîtrait du con 
tinent d'Amérique. 

Aujourd'hui, aprèé un siècle écoulé, l'Académie Française u 
donne le droit de cité dans la république des lettres françaises, e 
«lie proclame à la face du monde que non seulement la laneu< 
française vit encore parmi nous, mais qu'elle est digne de l'Aoa 
déraie I 

C'est là, messieurs, notre revanche, nous n'en désirons pas d'au 
tee ; elle est complète pour nous, et nom la devons à l'Académit 

S'il était jwssible que nos voU traversassent l'espace et parvins- 
Mnt au-delà de 1 océan, noua enverrions d'ici même, à l'Académie 
française, 1 expression de notre gratitude. La chose n'est pas 
possible, mais ce qri est possible, c'est que non» adressions, à l'ins- 
tant même, le témoignage de notre reconnaissance au vaillant 
poète qui a été frapper à la porte de l'Académie, qui en a obtenu 
lenWSe et qui ea. est sorti couronné. Car, messieurs, le succès de 
M. iréchette nest pas seulement un succès pereonnel, c'est un 
succès national. 

Et chose remarquable, comme nous l'a dit notre président, et 
qui atteste quelle haute conception nous avons de la liberté dans ce 
pays, ce ne ^ont pas seulement ceux qui parlent la langue de M. 
^réchette qui s'associent à son triomphe ; tous nos compatriotes 
d oripne britannique s'associent comme nous à sa gloire, et en 
revendiquent leur part 

Rappellerai-je cependant qu'il s'est trouvé parmi nœ compa- 
triotes de langue français des voix dise, 'anteo? Je ne mention- 
nerai le fait que pour rappeler à notre hôte que, dans les tricuphea 
antiques, il était permis à quiconque s'en sentait l'envie de se faire 
le détracteur du triomphateur, mais qu'il ne paraît pas que jamais 



DB UR WlUniO LADBIIB 



488 



l» Unri«r. du triomphateur en aient «té terni.. L'hi.toire . 

&"r."°"" '" '"'-P'»'*"". »"«' • J«dai«né de pàrWde: 

Je mentionne ce fait pour rappeler i tout que l'admiration du 

«^l^i-oi^"" ^l'."" ""f" ^'" i»<»n>P»tible avec î" 2e" 
pnoe. dopinon. LVeu n'aura peut-être pa. beauoourde v^ 

i:eV*FÎl' J r ^"^ •"" ? "°"'"'"" "»"« le même d™%;: 
ri :„^J^ f^- 1' 1"' W"''™' » la même école que lui : miï 
à ce, Boi-disant catholiquee qui, au nom de la religion quand là 

ohette, je citerai un exemple. o ju. r re- 

Sou. la Kestauration, il y avait un jour, dans une pri«>n de 
Par.,, un pri.omiier détenu pour délil politique lUvXétl 
«.ndamné pour une offemM, quaUfiée. par 1. poursuite, d'oûtrf^ 
à la morale. Son délit véritable, c'était d'avoir criblé d'êZ^T 

.aTre^JéTw ""n"'" '' ^^'^'^^ ''«"""'o <'■'« " était uTa^vT 
.«re déclaré. Un jour un visiteur, déjà chargé d'année., et q^ 

vri^LTr î^' "• "^^ ^' '" ^^""« régnante, ,e pré^^taTt à U 
o>î;t^t ^ " T^- '." P"»miier. Meesieurs, le prisomiier. 
Jll. „^"V^' ' ^!> """""■' «'^'"' Chateaubriand. QueZ« 
année, plu. tard, après m» nouvelle révolution, U branche cadette 

1^ Il y avait un prisonnier détenu, lui au«i, pour délit 

pohtuiue. Il av«t été condamné pour un 'article de oumal puî 

d W ^râr '2' ""' ^^ P""^- Son délit véritable ét^aït 

dédîna ^ hautement «m attachement à la dynastie 

Un jour, un visiteur se préwaitait à la prison pour faire visite 

c'étrE^r"^^ •"'' °''""', Ctat'ea„briL;Te",7teur 
ItmJ,^^. ^"?'«"."' f™ le 'avez, entre Chateaubriand 
ToTÀT' • { *""" "*" ^^ ''°"""™ " ■» "'«'«it le talent. 

piTantT rhir r-~r;'".* 1"« ^«Po'^" "-"' appelé, «n 
parlant de Chateaubriand, le feu sacré. En tout le rrate ils 

S êtrff'r- ^"Î::^^ '''^'' P- «'''^«- ^a'éau! 
un W. ■ P'5'""'ement chrétien. Chateaubriand avait publié 

^^iH" ■ """ '°°*:;*'*"' ""^ «ï» P'™ «'«^««"tes et ^rtai- 
Sï T!i'?r ™"^"« <îe to-tes le. défense, du christianisme 
n^S^ ^,^Ti, •î^'/'ï^^aire. de M. Fréchette conviendront 
peut^tre qu il faUait plus de courage et plus de conviction pour 



i 



484 



DiaOOUM 



il ne prtt^diùt PI, «rend» S ^ T «»7"^i'»>» ~lip« 

neum dam leaaiwlla. i.. «_„ "^"'w > u en dn iphèrea i 

qn'eUe. y «W^^" ^ ^71»"^^^ •"^~'"™' 
qnotidierns. ^ " aeplor«ble« diyuion» de U 

«moigiiS de l'A«idànT ' ^''"" '' "^"^ «° ^""«o 
.J!^dl^A'J^i:T4^^4- l'honneur de voue p„po. 




'â 



V9kJ! 



'im.miy^m^j.ë. 




UB PIAms VASRiSAM 



U^a'JlT ^ „ ""P" **" P"""^"»**' la jolie improrlBa- 
•on talent et de« grandes rewonrcea de ion eiçrit 

(TRADUCrrON). 

ezobllbnob, 

Mesdames et Messieurs, 

diZ°i''Sn\Ct' Pl-f r r ■''""'■^ -"' "- 0- je 

rience, - pour ma Mrt i'»; l'^ ""^ '"""" *""» P" ««P^ 

dans toute mai»ncwVn,?î ^T ""°''" "^^ '« '^"""^ - que 

parois (XTsX^ranp^^ktT'&r '" "^^^ •• 



M 



'^■^■J: 



4S6 



OlfOOURB 



Mtdune R«ford ■ trtité, elle ait excelM. Le fait e«t que je toi. 

déaoit que ce ne aoit pu une femme qui parle ce loir à ma place. 

Je ne me propoee pai de voue faire un long diaoourh Je me 

?*7f f.'.A '""' '*"* l"* J* "^o™" '«'" ™<»» concours le plu. cor- 
dial à 1 id«e et aux plan, qui ont «té expos*, ce «)ir par wn Excel- 
lence le gouTerneui-géuéral ; à une idée qui depuis longtemps, 
aurait dû passer dan. le domaine des fait», t une id.'o q Jlanofe 
avec autant d autorité, va rayonner de la vieille citadelle do Qué- 
bec Ym l'E.t et l'Ouest par-deMu. les prairiee et le. montagnes, 
U» coteaux et les vallon., ju«ju'à ce qu'elle atteigne le» deux 
océans qui baignent le Canada i l'Orient et à l'Occident. Vom 
.avM en quoi olb consirte. Il ,'agit de consacrer les terrains au- 
près de la citadelle de Québec, d'en faire une propriété nationale, 
Mr est un terrain qui a été sanctifié par le sang le plus héroïque. 
Personne ne me contredira, quand je dirai, que nulle part sous le 
noleil, n'existe un sol plus vénérable. 

n est triste de le dire, et cela donne une petite idée de l'huma- 
nité, que 1 histoire du monde, si haut qu'on puisse la faire remon- 
ter, n est qu un récit de conflits sanguinaires entre les peuples. J^ 
trois quarts dos pages, des annales du monde, ne parlent que de 
guerre» e-, de batailles entre le. hommes ; elles ont été si nom- 
breuMs qu un grand nombre en sont oubliée», mais il y en a 
d autre» qui vivent dans la mémoire des hommes et i mesure que le 
temps » enfuit, l'enthousiasme qu'elles ont excité, ne s'affaiblit 
point, mais semble, au coutraire, augmente/. 

Si nous comparons no» champs de bataille à ceux de temps plus 
anciens, et prenons en considération le nombre de soldat, qui y 
tignrèrent, nous n'aurions peut-êtro pas raison de non» vanter : 
mai. 81 nous tenons compte de la cause qu'il s'agissait de défendre 
sur ces champs de bataille, tous les murs de Québec, et si nous je- 
tons les yeux sur la valeur des hommes qui prirent part & ces com- 
bats, nous pouvons tirer gloire de ce fait que jamais le monde r'a 
vu de plus grand dévouement que elui dont il a été fait preuve 
sur notre sol. Nous pouvons certainement prétendre, nous, d'ori- 
gine française que jamai. la valeur de notre race et la ténacité 
britannique n'ont été déployées avec plus d'éclat qu'en ces en- 
droit». N'est-il pas vrai aussi que ce long duel qui s'est poursuivi 
durant 1 été de 1769, entre le général de Montcalm et le général 
Wolfe, constitue un de» faits les plus dramatiques de l'histoire ? 



( 



IJ" BIB «riLFIlIi, LAUBISB 437 

frins.i«. et reprendre Québec, ,'il T.it S*ê II .W** 

ae part et a antre l'arrivée dei vaiusai v^e^ i . ," 

Pointe de l'île d'Orléan. oue^el^r et^cha^n'^^Zu ou' n' 

aoit le. fleur, de ly^ Tout à coup, le. o<^uleu« vive, de l'K 
Jack parurent aux yeux de. deux armée, anx^u^rm. «T^ 

r^^LZr !,""' '*"V'f ' " ^""^ «vaiïïéfiXe^t^S: 
la partie, et le drapeau blanc repasea le. mers. Le. ^Î2 ^«^^ 

l-réSe"" """"" "" "*"-^^ »>«'""-' dTtott'norTd: 
U bataille de. plaine. d'Abrahun a fait époque dan. l'histoi™ 

«"ndaitf '" "'"'"" *°"' "" -antagc.ple.vrnit™ ^n 

La France et l'Angleterre en .'établissant .ur le continent amé- 

S riuror "r"' Il «"rf"". "?,'«"«' - fai..irt Ci. det 
iiecte. en Europe. C'est la Grande-Bretagne qui finit nar rester 

aacs I Hirtoire, est au lendemam de «m triomphe qu'a eommenoé 



4» 



Diiooinui 



«351 ?? iwnm d« mfcoatntancnt qui tmiDinnt uni rf. 
atim d« la min-pttrie. Et ehoM qui n'tvnit du t»ra «1)3?. 

Wtumiou., q« U «ng qui «oui. d«» iS. ^i^ JT ta 

■«W d. I. no. qui , „nyé 1, dr.pM« britanniqn. rioMTu'iUu î 

f<mS.„ pi«U p„ d« h«mn« d. mi>c rt dSpLnW^l^l*"' 

Om ohimp. d, batâilUr pnt ét< trop longtmp, aîZfc. P«w 

î^ w *l»<'?'>»«'t qni jr . W «ter* à U mtooTreT^Sir n 
•rt tout » fait mdi«ne du Léro* et du Otntdi. Mai. U a. b«». 
heupeuMmmt à QuttM un autr. monniSânt ^uffen. TuiS 
«n. «ntir t««aimr mon cœur d'onmaU, 0X01^^^ Tu 

m3:^«T*' " ''°? " ''*"''• "" ^^ pi»' bwnx panaWTdu 

Œ^„t / J "f f"'»..,*^" monument élevé à 1. mémoire dS 
Wolfe et de Montcalm. S'il ne rappelait que la gloire du oremiw 

conque voit cette colonne, que ce wit un Anglai., que ce witnn 
Canadien ne peut .'empêcher de «, trouverhfure;,^d: Wt^ «^ 

«"t;a"dr TcX r^*^"' '" ^^""^ •>* •" -"- ^^ *> 

.„^« ^««"""«e le ffouvemeur^néral qui m trouve à être un de. 
.uocc^ur. de lord Dalhourie, lequel fit élever en 1826 le monu- 

fr^l „, 1.'* 7^J^ P?'""', • <»°«" "^ «""«Je idée. D vou- 
drwt que l'on «levât .ur le, plaine, d'Abraham, i l'endroit qui a 
vu le dernier combat entre le. Prançai. et le. Anglai., un monu- 
mrait non pa. aux dieux de la guerre, mai. 2 l^Aigede la Paix. 
Ser.it-,1 poMible de faire quelque chow qui .^Wi«miit .^ 



irn^ m 



tout I. p,„nle Oâiudir^Q^^fn'™; » "" " "«"»"«nJ« » 

pour Toir 0. nobl. projet pmw H JJTÎT "* î^' l<»W»nnp» 
Pli.. Alor. tout to.i^Vq'^Tt^.f;"/, d^ÏÏ.""' ''" ^"" •«<"»• 
ai.» qui .. r.pp.l3o,ronT™m' Xu,^^.''.-' '"A^":" 

F-« iur i« terre «uz hom.no» de bonne volonté. 



^4f^ 




nnam m vunu 



■ABim (UMADiKma. 



AI. ••Mlon de 1900, le Parlement fédéral ent à .nblr 1. 
«-^ brltwuilqne.. Il était entendu depal. qnetanM 

•S«l «^ doUtonjonr. avoir «ne marine de gne« 
«P«enre, en «nlraMé. et en homme., k celle de deS an- 
tre. w.. Cette proportion exUte aujonrd'hnl et le» An- 
gW.. ««.„«$., vaquaient hier encore à lenr. affal^rdan. 

i^S J!.'!" '* ~"P "'"" «^'t'^'y"-*. Un Incident t^ 
naît de révéler un fait Inattendu. 

Angleterre T On «iv.lt bien que depnl. quelque, année., 
l'Allemagne travaillait à devenir une pui.„nee maritC 
de premier ordre, mal. qu'elle n'était pa. encore redoutable. 
Ce qui provoqua la criw ce fut d'apprendre que le gonver. 
nement idlemand avait fait outiller, dan. le «cret. i^ ars^ 
n»u» ae façon à pouvoir mettre d'abord en chantier et en- 



4«f 



OIM0I7M 



•t I E«pl« « ^„ritA Voilà I. „o»T.II, «*,Jl»nX 
Le cri d'Hame pouwé * Londr». trarerw l.i mm «t 
NonTril,.Z«<l.nde, oo flt Mroir à la mèw p,trie qa>llew,n 

•»l.lt I. C.n«d« « U Ohwnbre de. Commune., à I. de^ 
«^.* if ''J""* °'""'" * '• "«"•* d» 'Empire et le. 

'rd^.i"wi.î,T^'":i "^'"•' " «»-'"«-" ,« U 

lll^LiI ITf '^""'•' "" "*""' »•• «»«««■ •» point 
I* premier minute .'exprima comuie .ait »ur ce .nKt: 

(TRADUOTION). 

mta^ .i , „,., quelqu, critique i f.ir. .u rôjet du K™ qu^Î 
fient de prononcer, et du programme gu'il . ««jui^^.^'^, 
«^rt^ me«i,e, ce M,r,it que ,e. indic.tion. KmTtroprttî^ Z 



ra SIB WILVMO LAVUm «41 

l' b cBoft bW (Mpoti, i'oM Vmftnr, m m (onnaliaarft pu «1 J* lai 
dfaUf* qu'à mon vite la Miu d* MtM i^MluUoa n'mt p*at4tn 
pai (iMM elkir qua da l'tan il« roolia. L'booarabla dipaU n'a paa 
pféeM anad DaUtmant qua Don* l'auriou roulu la programma 
qu'il Tondrait boih Toir adoptar. La tnlxtaiMa da m prop«ilioo 
aa troava daaa laa paiolaa luiTaaM : 

" La Canada o* darrait pat tarder darantaga à aaaumar aa part 
da raapoDiabiiiti al da dépatuca incidenlea à la protcctiao adtquata 
do DM grandi porta et de xjti littoral iiiaritinia uiu défonae. 

La aatile intarpriiation ona l'on puiiM faira de rm parolea, o'aat 
q«a, da l'arit da l'hoDorable Atfutti (l'bon. M. Fotr r), le Canada 
a failli i ion devoir en na pourvoyant pai à ta propre défpup. Ca 
reprocha wt da nature à •urpmtdre ceux qui navrat que le Canada 
n'a auouna quaralle lur lea brai, qu'il ne Kn^a pa« 1 arrondir ion 
tarritoira, qu'il occupe giograpliiqueinent une «ituatioo itoMe, qu'il 
n'a qn'on roiain, areo lequel il a rfou an paix <tcpui« pria de cent 
an*. Mail maintetumt que noua arona eu le plauir et l'arantage 
da prCtar l'or»ill« i l'honorabla députi, noua tarnna qu'à ton atrit 
k Canada n'a pu failli k ton devoir envere lui-même, maia a failli 
k >-oo daroir anvara l'Empira. Eh bien, que l'honorable d<put4 ma 
pannatta da la lui dire, et j« le dia en toute lincirité, eapirant que 
ai noua différoni dani laa détaila, noua allotu tomber d'a<-«ord lur 
la qnaation principale, ai le Canada a failli k ion devoir envera 
l'Empire, nom n'en arcna nollement conteienoe. Monaienr l'Ora- 
tanr, noua n'admettona paa que c« reprodia aoit le moindrement 
fondt. 

N'ouï aommeii iujeta britinniquet ; le Canada est une doa na- 
tion» que dea lien» de fanii'le rattachent à l'empiro. et noua nous 
rendons pleinement comi ^^ droit» et dea obligationa conférés 
par ca noble titre. Notre dfciaion irrévocable a été, eet encore, de 
remplir toui lea devoirs impoa<!ii par ce titre de "aujeta britan- 
niques." Bien plu», non aeulement le Canada va remplir toute 
obligation qui lui est imposée | xr ce titre,, maia il est prêt k faire, 
je no crain» pas de le dire, tous le» aacrifices uéoeasaires en vue 
de maintenir pleinement le Canada au rang qu'il occupe dana 
l'empire britannique, et l'empire britannique lui-même au rang 
qu'il occupe parmi lea nationa du monde. Mais, monsieur l'Ora- 



qtf 



1 occupe parmi 
U 



OtaOODM 



444 

*•<"> j'ijootml — tl «• on. f-i 41 

•M» «t «4ri <,«. Boo. Bo^., «.jJS7";Jf ;r~7 " prêtai». 

•M.r I. .l.u..ion .rw^mJTjri-.''^"'"-."'»'" <«•»'«• 
«•S qu'ib «nr. ,1, nou. , ™'r. «ZT^"'' "^ «""Win-r Im Wm 
t« d. .i^.idM .'I T , ||,„ 1 rnliT*^^ ,1" »*'"' «* »»''• «mm*: 









rnopir. br.'t.nninu.. J, cZ, ,r« l"J C.n.d,en, doit .roir pour 
£. l'empirt britlnni,,» d^'^^' 'l""'»'". '^'" l'-aLtmo. 

P»«IM du monde, où il , n,f, nîL!l •"«"• ** ''■''• «<»"«■• 1« 

«•■ment dM p.upl„ q^I™"'.. '•' '"•"■•«'nu du lib« coni,n 

Po.» d'une pMi.derj,unrn„iZ, fl!!2^'7 ^"«""iT"» « com- 
couronne ,n«|.,V, ,, fl*^, ," ' 7.' f *'*'. ''?'•"' •""««•nce 1 U 
q»'«ll« puisent Jendr. rer. ^".4. h,,.'°''î'*°''''"T ^'- »"-'* 
• droit et lo dero/r de dér"„n~r 1 ,1*' "'"'""'• ""' '«»"< 
teindre .on but .niT.nt ». ™^L • l'^P"^ "«»>ree, et d'it- 



m^s^^Êg^2^wmm . 



Di ■m wiLraiit iwkintM 449 

dMTilnl troir um É<plnii.« «omniunr. Oui, j. U ramOBtlt • 
Bwit, UtBlr* pin, Im J«iiiu. uiiou Hll*. .U l'Aulowm oai 
i»uM ,«or q,,,, „rf„„ i ré«.r.l d, .^tu, ,,««il„„ .1. l7.|/,r..„^. „„ 
i<wr la at pl»in™M.n» Imr «iKoBomi* la»l« *i qu'il fat p»nai« 
Oi'iauiM <l «lin d'ibordw w luiol •uirinl leur» pri>|jrr> \um)tnr 
*• aou» . «imtiloa* pM oMia «trceuiuM*, qu« l« rtcm qui puM 
■ t,,. ,. .., 1,1,, „ p,„j, j, „,,j^ ilmi hoiHimine n ■!• 

-it I s ' 'in'" • p*ut iTLir pour objectif de la p«n do quciqun- 
I' •• lo non» f • i(pir à reiionrer t notre pr<)|frimni« fl k roiiirikiu r 
•ur !<• ■i.nmp frii> du iniiniimi dm li intriiM tii«ltii». Oui, 
01 .t>.i»..' ' ')!» rar, rarUmron< erUo quMtiun ma, mn »r»l jour ; 
j" "he. .Jiiini ;«i 1 IVIuiIff, prr>u«iluu»-noiii bien que n n'—t pu 
> .1 •!'■ m»m^rjque doui (raotfoiiiprii noir» devoir dii» l« p«M«. 
- J» • ■-■'-Vja n'«t DM neuve ; ell« nom rat fumilifre, elle n'«»l 
n d »i. in; hn; ni d'hier. J* n'irai pan juiqu'â dir. i|uVIU dala 
'' : . etfnt. n, nwU «lU dala du jwir de la ronfi'MlC.railon, et p«. 
ri<«li<|iiemenl elle rtrieni inr le tapi». Elle a pria la lorm» d'une 
propo«ition pr*ei«e, lora de la eonf«rene« impérialr do 100», pour 
ceux qui •'/ étaient aW> r«unii de lou> l«« pointa de l'empire bri- 
tannique, en vue de diibaltro la qpeation trve le KourerDemant de 
Il m<trupol«. On non» aonmil la propotition de faire contribuer 
toutee lei poMeaaiooi autouomea de l'empire britannique, au main- 
tien de 1 ann<e et de la marine. Lee mini>tre> canadiens prÉaenta 
à cotte conférence ne refcardjtrent paa ce projet d'un bon «il. Il* 
I aociueillirent areo reapent, maia ili refnrirent de l'endoaaer ; ila 
préaentèrent leurt ruea aoiia une autre forme énonçant ce qu'ila 
étaient pn«t« 1 faire au nom An Canada. I*ur« vue» dauo celte 
circonatance furent énoncéea dann un document qui a été «.mvont 
cité en cette Chambre, maia dont il e«l opportun que je cite un 
extrait aujourd'hui. Le voici : 

" ActneUement, lea frai» quo ferait le Canada pour la défenae 
du paya aont rctreint» i l'amiAi de terre ; lo gouvernement cana- 
dien e«t diaponé à faire dea frai» éKalement en vue <lc l'orpuilia- 
tion d une manne. Sur lo littoral maritime du Canada, i' ae 
trouve une nombreuse population admirablement qualifiée pour 
former de» réserve» navale», et on «père quo s„u» p.n il i^era poe- 
«iblo d établir on .ervice qui permettra de donner i ceite popu- 
lationl entraînement voulu et d'utiliaer aea »ervice9 pour la dS- 
lenae du paji en caa de beaoin. 



446 



OIMOUU 



dn P«y.. leur dWr iTi^TT Jîj" Pf?"^""» •» de U rfahU. 

1«™ plan, de dtfeau S mi. 4 „ï^ï< '"' •«'""'ent que 

•»P<rinienMi, dtna li m..,,™ 2i i aoffloiew impiriânx 

tonomio looJe, ^i . «r,^ Sjîr^,?"" '» P"-?"-»» de 1'." 
«»n»tih.tion de Tmiii topW Jr^' '°'"°' P™"«' <>«» 1« 

En tout 0», il i, j«n,t itHlUon/rf.»^"*'» "'•°' .'»™ J" «^"^ 
bien compri, la «n.T! "k «»qn« dan» cette enceinte, et >i j'ai 

qni y ett contenue. •oraeuement i redire A Is propoeition 

.dopiTpSî^j^u^.'rr^.'Xtfo,^'^- '."" *- "«»" ' «« 

de prime .bord posMSBiona qui n'en avaient pas voulu 

buf îiSfc^Tpr riTau" stt • r "'r- • -»"■ 

«narine. Cette Mlitimw . /« k j '!"'' P"" le» fin. de U 

auatralien et Ki^ ci de^t"^** P*'-'" «""-«"««n"? 
nn d«. ho™ !.. , ' .. "P^"" premier mini»trB d'An.t,.].-. 



auatralien et M. Deakb d-dêy^k^t'Z^*' P*'-'" 8°°'«™>n>ent 

«_ j- !.. . """. «• aevant premier mini»tre d'Au»tr»Iîii 

h» distu^é, de l'empire britan^i^ue,*"^ 



■W" a'r^ut «evtr tlS* '" ''-P'""'rita;riq""u^;;; 
eant A la défen» de l'Au'tr,'™ ' ^ ^" «'«Primer ainsi, W- 

n'y aura plu£ de contribua™, m.- °°"'*' arrangement, il 

contre.to:-?il!eJ;;'^:S'~',^'' °'',<»»»t™i'a et «^pera^ix 

port du matérieCce St^rèsT» tu7rT.'"'.P°" '" *'«"• 
«,277,500. En faisL'cett^tttt^'^^J^'SLr!^''" 



Dt KB wtLniD LAraira 



4éT 






âTM la puÏMinto organiMtion de flottn de U mère pttrie, de ma- 
nière i obtenir la ploi grande aomme d'utiliti et d'nniti, itna u- 
flrifler notre droit conjtitntionnel d'administrer dm proprei de- 
nien et tonte flottille ooiutniite et entretenue 1 nos iraii. " 

n y a mime plui. S'il j a dans tout l'empire un homme qui a 
oonaaori ses pensées, son oœur, son âme an orand problteie de la 
défense de l'empire, un homme qui en a fait rètnde de toute sa vie, 
je n'hésite pas à dire que cet homme c'est lord Milner. Il était 
ioi, il y a i peine quelques mois ; il a discuté cette question i diffé- 
rents endroits et part^'jt il a pris l'attitude que nous prenons en 
ce moment. A To- ;3to, oit il a discuté la question plus à fond, 
peut-être, que part,>ut ailleurs, il a dit : 

" Je n'ai jamais été fort partisan des contributions de* états 
autonomes i l'armée et i la marine du Rajanme-TTni. Je sois cer- 
tain que la forme que cette ccmtribution devrait prendre et prendra 
définitivement, la forme la plus compatible avec la dignité des 
étais individuellement, et la plud propre à réaliser leur force col- 
lective et leur union organique, c'est le développement de leurs 
délenses respectives, en matériel et en hommes- " 

Je crois donc avoir raison de dire que notre politique est «elle 
que conseillent tous les penseurs qui se sont occupés de cette ques- 
tion. Je pourrais encore citer l'opinion d'un vétéran parmi les 
hommes d'état canadiens, sir Charles Tupper, qui, dans un article 
remarquable que personne, j'en suie sûr, n'a oublié, disait : 

" L'idée de prélever un fort impôt est nouvelle, fausse et pleine 
de dangers. " 

Voili, monsieur l'Orateur, l'attitude que nous avons prise, et 
que nous avons gardée ; et l'honorable député de Toronto-nord, sans 
ee montrer très enthousiaste, ne la condamne pas non pl-js. Si j'ai 
bien compris, il insiste pour que nous fassions quelque chose ; mais 
quant à la forme particulière que doit revêtir notre action, quant 
à savoir si nous devons verser une certaine somme au trésor impé- 
rial ou améliorer notre défense maritime, il ne le dit pa& Fonr 
lui, c'est une question libre ; pour nous, elle ne l'est pas et dans 
les récents événements nous ne voyons aucime raison de nopt dé- 
partir de la règle que nous avons passée en 1903. 



448 



oHoouRa 



repon,« cette .oo,i,t on. C "Z f.V. îl"* * '"*''"''<"'• J» 
'""• '■» W«, bien ,ue ùom nVyZ „' /^."'""P P°"' '« <»«■ 
que nou8 aurions pu /«ire ^ '^•' '•"' Pe"t-«t«, «utint 

cb.^inf^^,~ t^;-^.^- m^ i;.i dit ,„e no. ^ 
fer Sur terre, no.,, .von, f^t XiTne 1^ T '■" ">"* «' •>» 
A.t «ne ehoee dont non, «tÔm Heu d"Itf ï° ''"T ' """^ •^'»» 
«ron, dépenaé, en chiffre. r^SJ deMlmlnn""; /".""i, non, 
«.l.ce et l'M. dernier, plu, de^, mm;!, f^l '* ^"'^J P°" »<>'" 

<Ju'.vcn..nou. accompli avec S ,„~" r^^P^Sf' P°" '« "i'ioe: 
*omme, chargé, de, Lr^ZT^v^°-^ de d«pen«,» Non, non, 
vant d'autant le tré,o?i^rSrL ,?""°'"'" «^ «l'Halifax, degr«- 
«nnée permanente ;nor.t^ii T" °'«"'Jf« ""« P^ 
non, non, somme, 'procurtd^ ^^S/'"°^ d'in.truction ; 
«von, enseigné le, e/ercices mimalresl oL^ Z" S^'^?" *' »<"" 

Ceux qui, aux fêtée du fr;<w»* • ^. ' ^' ""'""O hommes, 
«vue de'l2:00O hommes deTuM^S ^%'^' °''* "'-"« » '« 
««K,nt, un fri,«,„ d'orgucH en v^va^t ^■,"'* <^« <*«"«'. «""t 
l'apparence de vétéran. ft,4ttïra™n« Sr ^'''■"''"' "y"' ^uto 
de nombreux champ, de bat^X Id j^oS'"" "" "' ^««"■> 

■•i-n ce qui concerne la défen» ^„ „ °*"'- 
non. «.mme, en arrière de nZ tooW"^''' ^■'"'"«*' l»» 
«ommes dan. de grande, ent»,n? temps Engagé, comme non, le 

jnon honorable ami que nou, devo^^ " r ^"' J« ^'' «"^e 

accomplir sans retard Ma , cIZJ^^P'" T" -^«o ««•'e, et 

l'accomplirons nou,-mêmr norSlnï'^""''""""-'""" » ^»'>» 

que nou, avons fait pour noîrem-hl '~"'" "°*" ■""••"> ™ 

^a:-s''j4^;:sri:rsa;rntro\r"".'^'- 

et je sui, certain qu'il seri 11 honorable ami sur nn point, 
d'armement, maritime 7d: 7^ Toi',""-" "^ ^'"^ ^ "^^^t 
f modifie presque d', ornée en^it 1^' "^'^^^'ion navale 
les armement, de demainTuvemTr' JH"' P^ "«- que 
-ndre inutile, les armemer d'aÛj:!,'^^^"""*' *" ""-"j» 



i^wm:' 



DB aiR WIUTBID LADBIBB 



449 



Lonque noui étioni i Londres, «n 1902, nouB «ongioni à cotu- 
trnire osé navires école» ; on y attichtit une grande importance. 
A la conférence Je 1907, il n était plut du tout question des na- 
rirea écoles ; la grande question du jour, c'était la défense de nos 
ports. Lord Tweedmonth, de l'arairaiilé, parlant sur ce que de- 
vaient faire les colonies autonomes, négligea cciiip'.ôteuieut les na- 
vires écoles et insista pour que nous prissiona immédiatement les 
moyens de mettre nos ports en état de dél'ecse. Voici le langage 
qu'il a tenu en cette circonstance t 

" Je crois qu'en Australie, particulièrement, et dans l'Afrique 
du S'id, on désire établir un eerrioe naval propre à ces colonies. 
On me permettra de faire observer que si les colonies |4)iivaicnt 
fournir les naviree secondaires qui son*, le complément nétcMaire 
d'une grande flotte de cuirassés modernes, ce serait d'un grand se- 
cours pour la flotte en général 

" On ne peut pas faire traverser l'océan % de petits navin s 
comme les torpilleurs et les sous-marins, et si les cuirassés en arri- 
vant en Australie, dans l'Afrique du Sud, au Canada, trouvaient 
jt leur disposition des équipages bien dressés, avec de bons nuvires 
de cette catégorie, ce serait un énorme avantage. Ce serait un 
avantage énorme d'avoir sous la main des marins bien disciplinée, 
prSts à se joindre aux manœuvres de la flotte. 

'- TTn autre avantage que l'on tirerait de ces flottilles, c'est 
qu'elles seraient très utiles pour la défense des côtes ; grâce à 
elles les colonies seraient à l'abri d'une attaque soudaine par une 
eacedre qui croiserait dans ces parages. 

" Ce que je tiens surtout à faire ressortir, c'est que le sons- 
marin est probablement l'arme la plus nécessaire et la plus effi- 
cace. C'est une arme avec laquelle on peut repousser les attaques 
de jour d'une flotte ennemie, et les attaques de nuit de navires 
isolés. Mes conseillers de l'Amirauté m'assurent que c'est une 
arme très importante, qui a déjà atteint un baut degré de perfec- 
tion et sur laquelle on peut se reposer avec confiance ". 

Dans une autre partie de son discours, lord Tweedmonth, 
di'Sait : 

" J'aimerais à ajouter un simple mot sur la nécessité de ravi- 
taillement dans les colonies. L'énorme développement des naviree 



4S0 



DiMotma 



fc (î 



foi» que d'ici à deu, «n. nonT «n ' I>»«dnongtIi ". J, 
!•• P«ti«, du monde non.^!:!!," */°'^"'«' 9-» dui tout» 

ceZ "'"^" °" "-"''" »"--^" - ^" r^ît'i^ 

vernement ouiâdien d. eoniSuim .! î^ °' > P"^'''^'» d" gon- 

marine, et non de ve^r^^Ttl T"'*"'' •"""-"■«me, n!t«, 
n «Uit entièremenrZ^r. " "1'°°/";"*°' ^<^»'- 

•on^marin,, de. torpilC™ •t^?!,''^*"«<^« ^'^"*- ««"«truire de. 

de oel., et ,i .ujouST.ÏÏ"u,Zt t^°"'T".,, " ^ « deux lu» 
PrcM et w I.i^, entraîner B,r M' '""""« » '"■« certaine 
voyer un " Dreadnought " en An^fete^I^""""'""^' « ^«"drait en- 

P" Td^c rCi^ t^ r ""'■r -'— -* 

fai.ant pour notre marinroelnr' "'°*°* ^ ""^"er f En 
miKoe. Noua devon. noû, co^c^Z T' ^"^ '"* P»"' "°t™ 
^^ Grande-Bretagne, comme m» h.'^ m '** '?'»"*«' "«''«le'' «ie 
Milice (sir Fre&To"den"?eet^^ï.""' ^"•■"■•^«' "^o '-« 
d«fenw a rondree ; aprê. avoir ^ÎTr^i^^ '« «""«« <fe 1» 
mettre à ex&ution au CanX a^ "f '""'' """^ '^<^'"" '« 
propres re«ources. TelW S ZmâT^ "'^'' "' "<» "" 

Mon honorable «mJ . ♦ 'f f'X'qne du gouvernement, 
d'offrir un « S^CÛgSt^T ri:^,ef '"" T "' ''^ '^««'dait 
verait 1, proposition. Ce«i nousl^]!, 7\' "Ç'^''''"' "PP"»»" 
qm eet dans l'air, à l'heure pZ^r^// ''^"^*'- ""« l^^^ioa 
i"que ne peut se déaintérj^er ' ''°°' '"™" '"J«' ""ritan- 

B^Se^7ncttiZ'-V:nrr^ "r^^« '" ^-de. 
terre sur mer a été teUemenf X? ' ' ™P^°"tie de l'Angle- 
.-ne pouvait lui ^^l^ "^^-rde^TTo; ^ S^ 



DB a» WILFBID LAVUn 



«n 



I n pradniwDt trao ni» grande rapidité Noni «tou apprit 
damièramnit que la plui pninuite luticni du moade sur terre m 
pnpoie d'égaler la pniasance de la Orande-Bretagne «ur mer. 
IToni avon* probablement lieu de croire, comme on vient de noua 
l'qpprendre, que l'Allemagne ooutruit plu* de navim que l'An- 
gleterre, et lea eonatruit plu* rapidement 

n 7 a une conolueion à tirer de cea renaeignement*, et c'ett que 
l'Allemaf;ne m prépare à faire un jour «ur mer à l'Angleterre œ 
qu'elle a fait i la France tur terre. 

Tout le monde aeit aujourd'hui que pendant de* année* la 
Pnuae le préparait dan» l'ombre à lutter contre la France, qui, 
jnaqu'alors, avait été la plus puitaante nation militaire du m<mde; 
la Prutae attendait une oceaaion, et quand l'occaaion ae présenta, 
elle frappa le coup fatal. 

S'il est vrai que l'Allemagne s'organise pour porter la lutte sur 
mer, aucun sujet britannique ne peut rester indifférent aux oonsé- 
quenoes qui en peuvent dérouler. Pour ma part, je ne crois pas 
à l'imminence du danger. La nation allemande est une grande 
nation ; depuis 60 ans elle a fait plus de progrès dans les arts de 
la paix et de la guerre que toute antre nation ; elle a augmenté sa 
population de 40,000,000 à 62,000,000 ; elle a fait prendre à ses 
industries et à son commerce une merveilleuse extension ; elle a 
augmenté sa richease d'une manière prodigieuse. 

Mais quant à mettre la marine allemande sur le même pied que 
la marine anglaise, quant & obtenir en quelques années des résul- 
tats qui sont l'œuvre de plusieurs siècles, c'est une tâche au-dessus 
des forces de l'Allemagne même, si grands que soient ses m<^na 
et se» ressources. 

Quoi qu'il en soit, nous savons que la Grande-Bretagne ne 
a'alanne pas outre mesure ; lee grands organes de l'opinion pu- 
blique anglaise nous donnent l'assurance que l'Angleterre est en 
mesure de tenir tête à l'Allemagne sans l'aide des colonies. 

Kous savons que le gouvernement anglais n'a pas jugé à propos, 
pour l'instant du moins, d'accepter l'offre généreuse que la Hou- 
velle-Zélande lui a faite d'un " Dreadnought ". Il est encore un 
autre point qu'il importe de ne pas perdre de vue. 

Je le demande à tous ceux qui ont étudié l'histoire : n'est-il 
pas vrai que si l'Angleterre est, entre toutes les nations de l'uni- 
vers, oelle qui s'est adonnée au conunerce plutôt qu'à la guerre. 



4» 



Diaooinu 



.11. 1. doit .u«i » A'ZTZu. t T «"•'•^tî:^ 

tiqu.it 1« ,«. de 1. « Un^n/r**. 1 '' «""•' «"• P'«- 

P« à dire qïï ««U «S^d ''" '!.'*"'• ^'^ "''•^". PO-^Wt 

«ujourdT.ui le m* dW^nr«. "«■'""* ' '"' ''«"«i' ^^ 
.u«i ,u C«ud. et d«^ t"t«iT "" :r"' «P Angleterre. m.i. 

tr«i. que le Canad.^fût jft^^é^i^IlTnTl'"'''. J» "«"*■ 
fwme qu prévaut en Enr,»^ „\ i ^ . '""'•"Hon du milita- 

L'EuroU e« un véritable^l"* i*n''/"'*^''° *'^"» ^^ '" «>«"<»»• 
trouvent en un état de plix^S' * ' """** '•' "•''<»• »> 

prd* «on «ng-froid, nui^^H! '" If.."?'* "«i»» q"i «i» 

"■«u™ dont elle étai ZahLZT.i ,'<\VT^ ^'"'' »»"«. I» 

«on et de «acrifier^^n'f^uCr rIutetS^,1^^''°'^'" '? •"^^p- 
guerre. ' '^^ ' *"'«1 <"" dieu insatiable de la 

ment à affirmer q„e ^ ,uprfen.?i"Te ' l"'" -^^ l'''.*'''« "■"«»- 
chœe ab«,lun«,nt e«entielle'^^"û cfn ir^'" ''"•'""'il". «« 
bien que pour Ir maintien de"^ J^^^^'XT ""'"«"o". »»«{ 
à affirmer qu ;l ùut maintenirlCnd^ • '^^ """^"^ P" 
suprématie inconteetable qu'il oZ^ ''"'aimique en l'état de 
«i.âcle. Je n'hé8ite pas à Iffirm^^^ T '" "«" depuis un 
di-puter un jour à ÏÏ^lSTaTo^r* " '>^-"t » 
devoir incomberait à toute, «71 "i'^'*'^ """ '*» ™er,, le 
et de constituer autour d'elle «„ ^*"*°""'' '» ■"«'e P'tei. 
attaque wrait vaine Ce iour T ""?'!* ««"t™ l«!uel toute 
ia-ai,, mai, ,'il v^t à C' ! "! P''" * ''^P^^^. -« lu?™ 
oe.qnime «eterait de 4 ^d Wrie à™'"' **?",<•. «"«en,, 
faire entrer dan, l'esorit T™» '^ • ?»«»""'• l» pays pour 
compatriote, de la pX^c^TouT^'y»"' ^ .««^»t de m" 
^e l'Ang^terre et 'e^alut^n^t^^'t^i^-- .-^ 



DU MR WILTRID LAVRIU 



4SS 



le lalnt de l'Angliierre que réaide U gutntie de notre liberti 
oirile et nligieuie, de tout ce que nom irgiu de plui précieux ra 
monde. 

T*U tant lei MStimento qui mimait le gonrniMment à llienra 
actuelle. Comme je le faiuia obierrer tantôt à mon honorable 
aai <M. Foeter), le projet de rétolution qu'il a dépoaA ne me 
parait paa tuffinamment explicite ; c'eat pourquoi je me permet- 
trai d'y aulntituer le texte suivant qui, je l'eipire, lui «ra 
agi<able : 

" La Chambre >o rend pleinement compte du devoir qui incombe 
à la nation canadienne, étant donné l'accroisacment de «a |)opula- 
tion et de ae« richeaei<8, d'aMumer dana une plut large meeure lea 
responsabilité» de la di^fense nationale. 

" La Chambre rtefârme l'opinion, maintea foia exprimée par 
lea représentant* du Canada que, étant données les relations cons- 
titutionnelles existant entre la mère patrie et les colonie* autono- 
mes, le versement au trésor impérial d'une contribution détermi- 
née pour des fin* navales et militaires ne constituerait pas, en ce 
qui concerne le Canada, une solution satisfaisante du problème 
de la défense. 

" La Chambre a noté avec satisfaction le soulagement que le 
peuple canadien a apporté aux contribuables du Royatune-Uni en 
•e chargeant du fardeau de grandes dépenses militaires qui pé- 
taient autrefois sur le trésor impérial. 

" La Chambre approuvera cordialement toute dépense néces- 
■aire destinée 1 favoriser l'organisation d'un service naval cana- 
dien en coopération et relation intimes avec la marine impériale, 
dans le sens indiqué par l'Amirauté lors de la dernière conférence 
impériale, et en complet accord avec l'idée que la suprématie na; 
vale de la Grande-Bretagne est essentielle à la protection effective 
du commerce, au salut de l'empire et au maintien de la paix uni- 
verselle. 

" La Chambre est fermement convaincue que chaque fois quo 
le besoin s'en fera sentir, le peuple canadien se montrera prêt et 
disposé à faire tous les sacriBoes néceesaires pour prêter aux auto- 
rités impériales son concours le plus loyal et le plus cordial en 
toute mesure tendant au maintien de l'intégrité et de l'honneur de 
l'empire. " 

Cet amendement fut voté i l'unanimité par la Chambre. 



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,.„u- , -:ui- itonlp. Il n'j aTilt pa« llm <!•■ •rU-r au (irodiitc 
lOKÎH on trouvait dan» la fnrtno <!.• ir- iin-mirr »*«»!. dai ' 
!« f^•BH^T Ht ta lii'tion de l'or«»<*nr, n"''" '■ "' 

ipinii mi 'i lat.jnt p«int df il*|»«rt 1 
I 'N'ppnt ât* hirs fafoittblimi-ni du .f>.>ii. ■■ • 

■t .(iuimi- un futur niini'tn'. "an»- i«>iMm!ant "iiirp- 
1- ii»i..nnfll«> Xi hrilUiilf. 
il> ttttoquf' dans »on didrour» A 

■ TTifroi'ii '^'haaï'.il. H»fr.'- I"- 
t i^ipaîKa te bu!, Bortonl iorsqn»- 






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Rcchntar. t*n, York i «609 USA 

(J18) ♦«3 - OJOO - Pfion* 

(:i6) jas- S9e9 -foi 









>l|: UIM mt) t.AriîlKl! 



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^âElWi#^.';'.^^-Hr^^':. 





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ÏBEIHEB DIM0VB8 ]>£ SIB W. UVSISS 



DISCOURS SDR L'ADRESSE EN RÉPONSE AU DISCOURS DU 
TRAN'B, le 10 NOVEMBRE 1871, A QUËBEO 



Nous tennlnerons ce choix de discours de sip Wllfrid 
Lanrier, en donnant celui qu'il a prononcé à l'Assemblée 
législative de Québec en 1871. C'était le premier effort d'un 
débutant. Nous le mettons sous les yeux des lecteurs 
pour qu'Us puissent mesurer la grande distance qui sépare 
le travail des premiers jours de la puissante floraison de 
l'&ge mûr. 

Ce discours de 1871 attira l'attention sur le jeune dé- 
puté ; sans doute, il n'y avait pas lieu de crier an prodige, 
mais on trouvait dans la forme de ce premier essai, dans 
la tenue et la diction de l'orateur, quelque chose qui mar- 
quait un éclatant point de départ. Les ho les sérieux 
augurèrent dès lors favorablemei t du débc Jt et le re- 
gardèrent comme un futur ministre, sans cependant entre- 
voir sa marche ascensionnelle si brillante. 

M. Laurier s'était attaqué dans son discours à la poli- 
tique générale du gouvernement Chauveau. Sa critique se 
fit mordante et parfois dépassa le but, surtout lorsque 



4S6 



waoocB» 



cmanM de. emperen» Sf^ "" «'«dl.teuw qo 
-traient da„. S7 eTdîa'nr? ' '' "«'«''* 
te «ointe»* / i:« »oiiMr« : "***' ^«w. mor 

ten«re.po«atnr;erent»? ^T, "* ""-«^ 
Canadien, n'allaient pointTn ?1^ *"*°''*' ** <>» «*te 
tière. M. Chauvean ^ .entlt l^^l *" *"'"*"'"'* "» ' 
J»»te. le p«n>ler ml'.t^e iï'u T. '" "" '" *«^' 
«tlon d'un Jeune homme en '" * ^ ^'"' ""* ''«' 
-« ela..e de rhétorique '**'"^ ^"^ ««"^««l" 

«.a-rdr/.r sr^ri^ ^r^ --* «>« 

eMayalt.e.alle.. Mal.leaï,!^ "?"* P" ^•"=°'*. 
«anadienne allalenrbientô ' . ^'" ^''""' ^'^ ''«"«ï»" 
homme, et de. choi. ef n, û^" ^'"boerration d 
l'expérience, vont in^Ur à S"L '"**" '='•"«'"' <»« ''Et 
large envergure, p«5,en7^î 1^T\ ''" '^'"^'' "'""e 

P»iB longtemp., «a pa«fe a STu, ' ""' '"'^"*'"=«- » 
Chaîne ,o,. q„e .e, ciroon.rc::rdran"dr " " ^"'^ 



"'^°"™* •»■«««"» vol d'ol«,„ 



qu'on B« retient ph,e « 



MONSIBDB L'OBATBUR, 



«>(¥:»'^w?^aw 



,ia«r3!iii^? 



DE 8in WII^-BID LAUBIPit 



4ST 



Ce tableau e*t-il bien IVxpreuion Ae U v£ril{< t Je ne uuraU 
■cœpter cette manière de voir. 

Pour quiconque a étudié la tituation du paya aillenn que aur 
le papier et du fond de aon cabinet ; pour quicoii<iue a pu voir de 
pria notrr agriculture routinière, notre conimerce vacillant et 
craintif, notre industrie étiolée, la brillante image évoquée par lea 
honorabi» députéa qui ont proposé l'adreMe u'ett qu'un vain mi- 
rage, ce n'eat pas la réalité. 

S'il ne «'agissait que du côté purement politique et social de la 
situation, j'accepterais sans réserve tout ce qui a été dit par les 
honorables députée. 

Au pur point de vue politique et social, notre situation, grâce 
au principe fondamental de notre constitution, au principe du gou- 
vernement libre et représentatif, est excellente ; c'est grâce à ce 
principe que \m éléments disparates qui constituent notre popu- 
lation ont pu se réunir pour former un tout compact et homogène, 
tout en laissant à chacun de ces éléments son caractère propre et 
son autonomie. Certes, c'est un fait dont nous pouvons être 
justement fiers, que tant de races différentes, tant de rroyances 
opposées aient pu se concentrer sur ce petit coin de terre, et que 
notre constitution se soit trouvée assez large pour que toutes aient 
pu s'y mouvoir à l'aise, sans se gêner, sans se heurter, pour que 
chacun ait pu parler sa langue, pratiquer sa religion, conserver 
aee coutumes, pour que toutes enfin aient pu avoir une égale part 
de liberté et de soleil. 

Moi-même, j'ai l'honneur de représenter un comté où sont 
groupées tontes les nuancet, de race et de religion, et je suis heu- 
reux de pouvoir constater et constater hautement cet état de 
choses. 

Mais il y a un autre côté i la situation, il y a le côté économi- 
que, et celui-là me parait sombre, très sombre. 

On nous dit que nous sommes riches et prospères. Le sommei- 
nous vraiment î Interrogez toutes les classes de la société, le né- 
gociant, le banquier, le marchand, l'homme des professions libé- 
rales, l'agriculteur, le simple artisan, et partout, sans exception, 
vous constaterez une gêne, un malaise, un état de souffrance et de 
langueur dénotant qu'il y a mal quelque part- 
On dirait que ce pays est placé sous une immense machine 
pneumatique et qu'il fait de vains efforts, s'agite et se démène 



Wm- r-^, r: 



.uit^iX^ 




468 



DiaOODBfl 



inutihment pour faire «rriver jmqu'à m ponmon. gmIq 

oellM d'un tir de plut «n plu« rtASA. 
Voilà U virit< I VoiU U viriuble lituttitm I 
Aveugle qui ne U voit pu I Coupable qui, la voyant, ne 

Cependant, on noua répète uni oeiw que nom avon» Jei 
du bon, de» re««ouroe« de toutei sorte», que noua iommec 
enfin. Il y a ' icheaïe et rioheeM. 

Totale était riche. 11 avait tonjoura devant lui un 
abondamment, «omptueuaement, plantureusement aervie. 1 
hsuf est qu «vec tout cela il ae mourait éternellement de fai 

Nom auaai, comme à Tantale, il noua aernble qu'une mai; 
nate noua retire no» riehetae» quand non» voulon» y touche 

Celui qui dan» le désert trouva un sac de poudre d'or t 
homme riche. Mais quelque temps après, lui auaai se mou 
laim sur »on tré»or, et disait sans doute avec amertume 
aunple morceau de pain l'eût «auvé. 

Noua aussi, nou» non» éteignon» «ur no« trésor», et 
année le flot va toujour» grossissant de ceux qui abandomu 
ridiesse» et s'en vont aux Ftat»-Uni» chercher le morceau f 
qui le» sauvera. 

Encore une foi», telle eat la véritable situ&tion. A D 
plaise que je veuiUe en rendre le ministère uniquement i 
sable. Les cause» de cet éut de chose» sont multiple» et toi 
«mt pas sou» son contrôle. Mais ce que je reprocherai au 
tère c est, ou de ne pas voir la aitnation, ou, »'il la voit, de 
oser l'aborder. 

J'ai été désappointé hier en entendant le discours du ' 
Son Excellente nou» avait fait l'honneur de nous convoque: 
1 expédition de» affaires; nou» arrivons, nou» écoutons ai 
pieux recueillement, et la seule affaire que Son Excellena 

invite à dépêcher, c'est quoi ? de féliciter le gouvem 

«ur les heureux travaux du dernier parlement. Puis c'est li 
Pas une mesure proposée, pas une réforme suggérée. 

Oui, je le répète, j'ai été cruellement désappointé. Je 
tendai» à voir le ministère nous dire qu'il avait étudié la siti 
et qu'il nous indiquerait à la fois la cause du mal et le remi 

La principale cause du mal dont nous souffrons, c'est qu 
qu ici la production de ce pays n'a pe» égalé la consommatioj 



r^# ^» 



"«a 



mona qoalquM p«r- 

,1 

i voyant, ne r«voue 

lU aroiu Jm mine», 
>u> iomme» richo» 

int lui une table 
int Mme. Le mal- 
iment de faim, 
qu'une main infer- 
mi 7 toucher, 
ludre d'or était un 
luui ae mourait de 
: amertume qu'un 

tréeora, et chaque 
i abandonnent nos 
B morceau de pain 

:ion. A Dieu ne 
liquement reepon- 
Itiplea et toutes ne 
rocherai au uinia- 
la voit, de ne paa 

iacoura du Trône, 
ts convoquer pour 
écoutons avec un 
i Excellence nous 
• le gouvernement 
Puis c'est là tout, 
*rée. 

jointe. Je m'at- 
tudié la situation 
il et le remède. 
na, c'est que jua- 
)nsonunation. Le 



Dl SIB WILFBID LAUBtlB 4W 

miniitire pouvait d'autant mieux l'avouer qu'il n'eat paa muI à 
ai porter la reaponaabilité ; cette reaponaabililé pèae tur la nation 
entière. 

C'est un fait humiliant à avouer qu'après trois siècles d'exis- 
tence ce paya ue peut paa encore se auffire i lui-même, et que, 
quand la nature lui a prodigué tous les dons pour en faire un paya 
induatriel, il soit encore obligé de s'approviaionner en pays 
étranger. 

Avant 1837, il y a bien des années, le grand patriote quo nous ve- 
nons de perdre, l'hon. L.-J. Fapiuaau, cherchant un remède i no.4 
maux d'alors, résumait sa politique è ce sujet dans ce simple pré- 
cepte: Il ne faut rien acheter de la métropole. Je suis d'opinion 
que cette politique s'impose à nous aujourd'hui avec autant de 
force qu'à l'époque même (A elle était formulée. 

C'est pour nous, nous surtout Canadiens d'origine française, un 
devoir de créer une industrie nationale. 

Nous sommes environnés d'une race forte et vigoureuse, d'une 
activité dévorante et qui a jjris l'univers entier pour champ de 
travail 

Je tais certes, blessé, en tant que Canadien-Frangait, de 
nous voir éternellement devancés par nos compatriotes d'origine 
britaiinique. Nous sommes obligés d'avouer que jusqu'ici nous 
avons été laissés en arrière. Nous pouvons l'avouer et l'avouer 
sans honte, parce que le fait s'explique par des raisons purement 
politiques qui n'aocusent chez nous aucune infériorité. Après la 
conquête, les Canadiens, jaloux de conserver intact leur héritage 
national, se concentrèrent en eux-mêmes, sans conserver avec le de- 
hors aucune relation. La conséquence immédiate fut qu'ila rea- 
tèrent étrangers à toutes les réformes qui s'accomplissaient tous 
les jours au-delà de leurs frontières, et qu'ila demeurèrent fatale- 
ment enfermées dans le cercle de leurs vieilles ebéories. D'un autre 
côté les nouveaux colons arrivaient du pays le plus développé en 
fait de commerce et d'industrie qui fût aous le soleil. Ils appor- 
taient avec eux la civiliaation de leur patrie, ila se retrempaient 
sans oewe, par un courant continuel d'immigration, qui ajoutait 
«ans cesse non-seulement à leur nombre, mais à leurs connaissances 
et à leurs idées. Nous pouvons avouer sans honte que nous avons 
été devancés par de tels hommes dans de telles circonstances. 
Maie les temps sont changés et le temps est venu d'enttçr en 



1 



[ 



480 

d'immigr.ti'^"'*" ' P«ut jr contribua"' ?" '* «"«or. ai 
«on «gricolo ; -T.» *"''* • «ituiit M„h, • ' ^■"•'e roui 

.'*,'?' e« -^nts TJZ *^^ »«'««>n4^J'""« "'o l'« 




DB lia WILrBlD LAUKIBB 



Ml 



tuirei proTinoM et tatm» de la Puiiunm ii . . i . 

'«!;^ «n!J • '• «f'»««,du peupl. Voxero, librement, rt on. 
l«..et. «xpwMion de 1< volonté popuUir. «.rf d« vJat éC 

Je ne ptrlerii qu'incidemment de I. «ueition de l'édn«.i«n 

^•vs,"™ S iri ■"-'••• ~ "- 

rtS^uVé"'"""' ■*"" ' '"" "»' "'«^ P..^iuCdre"n^r^7^ 
J^lV^ ^'"*- ''"' '[Angleterre a bien compri. ce principe qu'elle 

•mmed.s.ement Je RonTememeut qui était au pouvoir, quel qn'ii 




DiaoouHa 

ohow i filr». !»"■"», mail <ju il y « citet noiu qi 

Mon DâHotlB^n f •'''■ '*"' •'"'• •« » •>'••' pi» !• 




m-^' W 



ik\/éi\/^ Y^ 



TABLE ANALYTIQUE 



ALBERT* -(Voir prorlnf»..) 

ACADÉMIE rRANÇAISE_(T0Ml à lOPir Sir Wllfrid Uuri., '«5 

ANGLETERRE (Bi« Wilwid UoRim m) 

DUwnn i Llwpool. Comp»nil.on antr* !• Onâd* d'il 

y > lolitiit* uii «t le C»nttd« «a Jubilé d« U Rtin* 5 

Lei iMblUnif dn Omd» formaDt âi^oo. J'hul an* luiUon 6 

T«bl«»n d* It oonftreno* tntoroolor.lal* d'OtUwa „ 7 

Lord Durham «t le C«n»d» "" j 

Lord Elgin et I* liberté loonitltoUonnello "... 10 

"^ImImA.!!*"*"'' ^" °°'°'''" '"«'''•^ ' Mao»uUy etie 
SentlmenU dea C«n«dien»-fr»n{»i« i l'égard de l'Angle 

»•"• Jg.2Q 

Jubilé de la Reine. Diicoure de Sir Wllfrid Uurier à 

Lrndrei, " Le Canada eat une nation " jq 

L''nlté de l'Empire existe ...."."." 26 

liblean imposant que préeententiLondre» les déléguée 
de toutei lee oolonlee britannique!. jg 

BLAKK (Edward). Son portrait ,y„ 

BOSTON (Di«)onn de S» WiuraiD à) -Voir Eut^Unle.... 69 



464 

»e««d»C»rtU.p«r8lrWllWd ' 

CHAPUCAU(8,.J.A.)8o„port«„ 

00NFÏRKNCK8 IMPKRULIM "' 

Wmtruotlon publi^u» n<gHg<, *>* 

Sa.chwan«Aio.r,.. Voir qu«tion. ,col.i,« 



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■ipiiqu. I. ,n»«i„o du omiui, M«»."i^;io'„'u briu,;;;; * 
•»•• ^ 

KipriB. !• T«B qn* |. pontol, w|r donn* «a Ckn.^iiï', 
n«r>ol.r lui-n«m« ni t»iM« d« oonmtrc* 7 

U,.l»„.ll„u,.,d«d«,p„., I,u, po.,u„„ Jp^ 
I.». dM>.nd.ol .„„, l„ d,„ p.,. d„ „i.,|„,., ,„„. 
otalM plMitcodoM 

AnomkliM d* l'«iBt d* oboMi »olo«l.... -, 

UnmM* „ 

7» 

FlANCAW{U)Pn)po.lUoi.d. |-.bolir. Voir lu|a. fnn- 

FABRÏ ( L'HOii. Hxm») Comm^nUlrw lur U oonMrtno* 

"U UMnIUm* poliUqo*" y, 

flANCK (B» W. Vaoumu m) DUeoor. â U oh.mbrt 
«Df UiM d« oomm.rot d* P.rli, 1897. L'.mpir. britân. 
niqu» rapoM lur Im «mUm d* :» lib*rt« oirit*, pollU. 

qa«*t rtlIfituM ^ jj 

AUitade d« C.i«Ji.ni-fr.DÇ«it i l'«(trd d. l'An|lrt.rë, 33 

8«nlloi«nt dM Anglal* dj Cuad* à notn égud 84 

horuaU dM C>n«ll.ni rl^i.»» d* l'Angl,i„r. j .. „i,on 

"•"• 3j 

SenUmenU Iniplrti pu U •«p.nUon du Canada d, la 

Vruae» ^ 

Coup d'œll aur notn biatoin g» 

Raiionade notri force ' ' ., 

Politique de LaFontaine, rw avaDtagea .i" 43 

RelaUona commercialea qui pourrkienl •'«ubiir entra la 

Canada et la France ^^ 

Dlacours i Pari», 1902. 



H 

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466 

»ABLI ANALrnqvi 
Blog» dn olimat du Cuiâd» 

GLADSTONE (Bloge de).. 

Son œuvre 

GUERRE SUD APRICAINP rm 

la guerre.ud africaine) ........ "• *" WUfrid .ur 

Motion Bonraee» — Buiml 243. 

•nvoyé de. troup«, !^^TL "''"""•-'»'* d'.voi, 

Parlement....""';!;. '"' '"" '' '""«'»' d" 

Sir Wilfrid démontre que 'en 'rr'!,; 

verne^ent peut faire 2 dV '"'°°''' '" """■ 

de. ohambrr:.._ "^'"'""«vant 1. réunion 

La guerre eud-afrioain. éuÏÏ justifiable ' 

Le gouvernenieiit en envoyant d.. , '^ 

d'aprèeea propre init-atln '^' " "«' 

rieure ' ""' «"KgMtion exté- 

IMPERIALISME (L-) Son hiatoire. 

Chamberlain et Kipling et l'Impiriaïi™"e "'^ '' '"' 

Visée» des impérialistes *«' 

Argumenta pour et contre........... ^"^ 

xtvi et auiï 



■■-iî 



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TABLI ANALYTIQUE 4(J7 

JESUITES (Diicoan lur l'.flU„ d«) p,r M. Uari.r '"" 
La demind* d* dtuTou de la loi de* Jéiuitee par 

M. McCarthy indique diTiiion dam ie parti minii- 

tériel. L'attitude du parti iibéral bien connue 263 

Dilousiion sur iee droite dee prorincei 264 

Begrette agitation «oulevée^ane la province d'Onta- 

^° 286 

Juitlfication de ia conduite du gouvernement de 

Québec >,ui a incorporé i'ordre dee Jteuitee 288 

Catlioliqnee et protestante de cette province heureux 

du règlement de cette question 271 

Défense dci Jésuites ' ~- 

LAFONTAINE (SiH L. H.) Son rôle dans la lutte consU- 
tutlonneUa. 

LANGUE FRANÇAISE au Nord-Ouest Son aboliUon 
demandée par M. Justin McCarthy. M. Laurier 

combat ce projet „-. 

Signification de la politique McCarthy. C'est la 

guerre à la race flrançaise 287 

Preuve à l'appui de cette assertion 291 

Défense des Canadiens-franjais contre l'accusation 
de déloyauté ^^ 

Réponse à M. Charlton qui partage l'opinion de 

M<«"»>y ^ 

Eloge de M. Baldwin et de sa politique 304 

Quel sera l'avenir du Canada? __ jgg 

Bêle du français et de l'anglais dans le monde 808 

LAURIER (Sir WiLPBiD) Coup d'œil sur l'ensemble de son 

administration viiiet ' 

LEMIEUX (L'hon R) Négocie traité avec le Japon. u -. 




*" TABtl AKALTTIQUI 

Po.ltion f„,„ du p,rtl liM«l d.n. 1, p^o^in^" ï^^^^ 

btc tu point d. vue d. l-oplnlon publlqu. . 
I-. un. oroi.nt à 1. droltur. d. ... lnt.ntlon.."mii."» 

1. libér.ll.m. ..t un. forme nouv.ll, du m.l ; un c^o- 

liqne n. p.ut «tr. libéral 

U llbéralLm, clholiqu. n'wt p«l,"liM'r.iu„;;"';;;i,u; 

que, tel qu'il Mt comprit loi 

8.gniac.lion du mot "libéral -- .t du mor.",;;.;;;.;;»;": 
Coup d'œil .ur l'œuvr. du parti libéral anglai, 

Hliloir. du parti libéral canadien 

Conaervateur. aprèa Cartier d.venu. réaotionn.iri.'Z.'."' 1 
Devoir de. Canadient-françal. dan. la poIiUquo i, 

MARINE CANADIENNE 

L.. Canadian. comm. .qjet. briUnniquM'iinuidrMrti-" 
oiperàla déf.nu du paya 

Lai>gag.tenu.urc..njeti 1. conférence impériale" Z 
no. miniatre. "^ 

Gouvernement di.po,é à créerun,' ;;;;;— ,;„;;;•• J 

Réaolution de la Chambre à cet effet 

■ 46 

METIS (Insurrection dj.) Voir Louis Riel. 

MACDOKALD (Sia J. A.) Portrait d. 

(Eloge de) Par Sir Wilfrid '2 

Grande place qu'il occupait dans la politique .""Z''"Z 130 

Son histoire Mt celle du pays même durant de longues 

années ° 

131 



SC^A! 






TABLI ÀHALTTIQUI 4Sg 

PROVINCES (Crfatlon d. nooT.llM) „ '^" 

QuMtlon dM <oo1m dam on prorinoa* ........" lv 

IWglé. d'nn* hçoD Mtii&iunte. d'iprè* H. r«bM B«rabé ux 

(Voir noto.) 

IMioaMion 1 1. Ch»mbr« daa Oommanm inr ce iqjtt 873 

Création dM doutoIIm provinoet de l'Albert, et de la 

SaBkatohewan. U ringtième liicle aéra le iièole du 

C'Mda ^^ gy^ 

Hirtorique dea territoirn dn Nord-Oae«t „ .....'"" 873 

StatiaUquee aur oe pays ." " " gjj 

BeMonroe» financière» dea nonvellea provinoM S89 

Queetion dea «oolea e<peréea aoni le régime de l'Union et 

à la Confédération ^qq 

Organigation de rinetruetion publique 399 

Opinion de M. Blake et HcKenaie et Brown aur l'établia- 

•ement d'éoolea aéparéei an Nord-Oueat 415 

PAPINEAU (L. J.) Son portrait ^^^ 

PLAINES D'Abraham (Diiooura par Sir Wilfrid Laurier) 486 

Coup d'œil aur guerre de Sept Ans. Eloge de Wolfe et de 
Uontoalm ,,- 

Plaines d'Abraham longtempe négligées; approuve l'idée 
d'y élever on monument 439 

BIBOT (M.) ancien ministre. Son discours au banqnet Uu- 

rieràParis, 1902 g^ 

RIEL (Louis) Aperçu de son histoire 141 

L'insurrection d 69, ses causée 

Discours Laurier sur motion Bowell 0874) demandant 

son expulsion de la chambre 14g 

Insurrection de 1886, ses causes; sa justification 163 

Discours sur l'exécution de Biel 193 

Biel n'était pas eompot in<n(H 203 230 



*'* TABLl AKÀLTTiqVB 

PollUqo. do gonTwnMnnt mom d* U nMUod 

KxfcatioD dtSeott 

IU.1 ■><UDt rwda à lliddl.ton*n."d6vdt "^'"étor^B; 
dimot i mort ^_ 

8A8KATCHEWAN (Voir MonvellM provtno..) 

SCOLAIRE (Qu.»Uon) m Canad». Son hiitoira 

Opinion d« Cartier ' " 

QnMtion dM «oolei au Nouvean.Brnniwiok. 

Difflonltéa qa'olle préianto dani un pay. oomm. le 
nôtro 

Qnertion dM «oolei dana laa noavellea provlnooa. ........" 

Voir aniai diacoon aur or<ation de nonTallea provinoei 

TliANSCONTINENTAL (Cli.min de fer) Sir Wilfrid eipll- 

qae le projet de loi de ohemiii de fer transcontinental. 
Coup d'œil aur lea raiaona qui ont inipir« la oonatruotion 

de l'interoolonial ; la queation militaire ] 

Importance du nonvean chemin de fer pour toua lei 

intértte du pays . 

Climat, qualités do boI, ressources du paya encore 

inconnu que traTeraera le ch»idio j 

Convention faite avec la compagnie du Grand Tronc . ... i 
TDPPER (Portrait de Sir Charles) , 

" Bill remédiatour xj 

VICTORIA (Eloge de la reine) , 

Son rôle comme souveraine d'un pays constitutionnel ... l 

Le Canada lora de son avinement au trône i 

Elle faTOrisa le rapprochr lent entre les Etats-Unis et la 

Grande-Bretagne ,. 

L'épouse et la mère . 



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inental. 317 
truotion 

821 

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883 

encore 

860 

ronc... 3fie 

XVI 

XXIX 

109 

mnel... 113 

114 

lia et la 

117 

119 




TABLE DES MATIERES 



IxmoDUonow — Cihapliw I. L'homme et l'œuvre "^ 

Chapitre II. La question looliire „v 

Chapitre III. L'Impérialiem xxxT 

Chapitre IV. ConKrenœe Impériale» xun 

Chapitre V. La guerre Sud-africaine ui 

Chapitre VI. Création de» nouvellee province» uv 

Chapitre VII. Proepérité du Canada „ 

Chapitre VIII. Raison» du ancoè» de Sir Wilfrid — 
lUng qu'il occupe parmi le» orv 

tenu oanadiena-françai» Lxm 

Souvenir» »nr Sir W. Uurier, par L'hon. L. 0. David Lixvn 

M. Laurier en Angleterre. Disoour» i Liverpool 1 

Jubilé de la Reine 15 

Conférence» impériales i Londre» en 1897, 1902, 1907» 28 

U. Uurier en France, 1897, 1902, 1907 2» 

Sir Wilfrid Laurier* Lille ei 

M. Laurier aux Etats-Uni» gj 

Le libéralisme politique 77 

Pagn d'histoire. La reine Victoria ... 109 

M.Gladstone Uj 

Sir John A. Macdonald 129 



la 



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' 'ABLB DU MATlilU 

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1- «ond. lB.nn«;Uon dM i|ftu;'"^"~ '* 

L'afaatloQ d« lUtl — -«Hi» _. jj, 

Qn»rM8ad.Arrio«ln«...!"!i.!..,.™. '" 

I* loi ooDMriuot !•• Jfaolt»,..,. " ^ 

I* Ungn. ftM>ç.lM ta Nord-Ouit ** 

^«nfnd. f„ iv.«oo„tin.„ui.n.ù;nj.i:::::: ,*?? 

Crfation dM proTlno6i du Nord-Oont "" 

I*WnW«i„.B,p,i.t,àQa«l«o ""« 

ToMt à l'A<ad«mi. frMçalM " *" 

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