.MJtMmJ^ V
^'-•.lirVI
CIHM
Microfiche
Séries
(i\Aonographs)
ICMH
Coliection de
microfiches
(monographies)
Caiwdtan ImtItuM for Hhtorical Mlcroraproduetloin / ImtHut eaiwdian d* microfapraduetlofla hliterlquw
995
^-^-^■s
,j^^^^éi»-A ^mms.:-^ '^-i^-^i^ .- !tA'i
TMlMtéul and WMiofrapliK Nom / NotM HchiK«i« n WbUerwHlqM
TIW ImUtun tiM ammpMd lo abntn «m b«t ortilMl
M»v mUaMt ter Hlmint. ^Mtiina of Ail M»v wliMt
•Hv ta blbUotn*)>lallv antqut, «niiMi nwy •hw anv
ol tha imatat In tha n«ra iiieUon. w «Mali «wy
•tfnifiaantlv dwnfa tka uiyal maoïad of fllmlni. ara
Ceaan danufad/
Catnartun andemimiéa
□ Co«an rattorad and/or lamkiatad/
Couiwtiin rattaurta at/ou palllaiiKa
□ Conar tHIa minint/
La titra da aowwtura manqua
I__l Cariât ttoy a plilquaa an ooviaiir
0Cola<irad ink (i.a. ethar than blua or Maekt/
Encra da eoulaur (i.a. ainra qua Maua ou notral
0Colo«rad platai and/or llluitrationi/
Planchai at/ou illunrationt an eoulaur
D
Sound with othar maiarial/
RalM avac d'autraa doaumanti
□ Tiaht Mndln« may cauM ihadom or dWortion
alont «itarior marvn/
La raliura tarrét paut cauiar da l'ambra ou da la
dbtonion la Ion* da la marft intériaura
□ Blank laaiiai addad durinj raitoration may appaar
within iha tan. Whananr ponibla. «mm han
baan omittad from filmini/
Il ta paut qua cartainat pafat blanchai ajoutéai
Ion d'una rattauration apparamant dam la taxia.
mah. loriqua cala tait poniMa. cat pagn n'ont
pat ité filméas.
Additional commants;/
Commantairas lupplémantairas:
L'Imtitut a
lut a ta poniMa
la malllaur anmplaira qu'il
•aproaurar. Lat dtaili da eai
Mb l iotr i pliiqM a . qui pauaant modlf lar una imafa
raproduHa, ou qui pwnnt axifar una modHiaation
dana la mMrada normala da f Mmafa tant Indiquia
cl daiaoui.
□ Celowad paqat/
Paqat da a ou l iur
WMOflMIMfMI
□ hfn raatorad and/ar laminatad/
Paqaar
0^:
a natauréat n/ow paNIcuMat
dlMotourad. nainad or toiad/
décolor4at. tadMttat ou piquéai
□ Paqai dataahad/
PataadtacMai
0Sliowthrou(h/
Trantparanca
SOualHy of print >ariat/
Dualité iniqala da l'imprauion
nContinuoui pagination/
Pa«inatian continua
□ Indudn indaxiaal/
Comprand un (dai ) indax
Titia on haadtr takan from: /
La titra da l'an-tta proriant:
pa«a ol tau»/
da titra da la livraison
I I Caption ot iiiua/
Titra da dipart da la livraiion
Masthaad/
Giniriqua (ptriodiquai) da la livraiion
I I Masthaad/
Thit itam i« f ilmad al tha raduction ratio chachad balow/
Ca documant ait filmi au taux da réduction indiqué ci-da«out
'"" KX 1IX
Pagination multiple.
ïnl Krîn^î^lT"' °" P»r"î"«™;' obscurcie» par un feuillet d'errata,
ont été filmées i nouveau de façon « obtenir la meilleure Image possible.
22X
XX
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28X
TtM eopv fllmad Iwra hm bMn raproduead thantu
te th* gananMlty ef :
National Ubrary of Canada
L'axwnpMra Mme fut raprodult grftoa i la
gén4roalté da:
■IMIothéqua natlonala du Canada
Tha Imagaa appaaring hara aia tha ba*t qualHy
poialbla oanddarlng tha oondldon ana taglbllltv
of tha original eopy and In kaoplng with tha
fllmlng oonuast apacHIcatlona.
Original copiât In printad papar eevan ara fHmad
baginning wIth tha front oovar and anding on
tha laal pago with a printad or lllutuatad Impraa-
tlon, or tha back covar Mrhan appropriata. AH
othar original ooplaa ara fllmad baginning on tha
firtt paga wHh a printad or llluatratad Impraa-
ilon. and anding on tha latt paga wKh a printad
or llluauatad Impraaalon.
laa Imagaa tulvantaa ont «té raprodultaa avae la
plua grand «oln, oompta tanu da la eondltlon at
da la nattati da l'axamplalra filmé, at an
conformité avao laa eondltiona du conuat da
fHmaga.
Laa aiiamplalraa origlnaun dont la oouvartura an
paplar aat Impriméa sont f Hméa an oommançant
par la pramiar plat at tu tarminant lolt par la
darniéra paga qui comporta una amprainta
d'impraaaion ou d'IHuctratlon, toit par la laeond
plat, aalon la caa. Tout la» autraa axamplalraa
originaux tant fHmét on eommanfant par la
pramMra paga qui comporta una amprainta
dimpraatlon ou dllluttradon at an tarminant par
la damKro paga qui comporta una uUa
amprainta.
Tha latt racordad frama on tach microfleha
ihall conttin tha tymbd — »■ Imtaning "CON-
TINUED"), or tha tymbol ▼ Imaaning "ENO"l,
whichavar appllaa.
Mapt. platat. ehartt, atc, may ba fllmad at
diffarant roduction ratlot. Thoaa too largo to ba
antiraly Includad In ona axpoturt ara fllmad
baginning In tha uppar laft hand cornar, laft to
right and top to bottom, at many framat at
raquirtd. Tha followtng diagramt lllutuata tha
mathod:
Un daa tymbolat tulvantt apparaîtra tur la
darniéra Imaga da ohaquo microfleha, talon la
cat: la tymbola ^tlgnlfla "A SUIVRE", la
tymbola ▼ tignifla "FIN".
Lat oartat, planchât, tablaaux, atc, pauvant éwt
fllméa é daa taux da réduction différanu.
Lortqua la dooumant att trop grand pour étra
raprodult an un taul cliché. Il aat filmé i partir
da l'angla tupériaur gaucha, da gaucha é droite,
at da haut an baa, an prenant la nombre
d'Imagae néceatalre. Lee diagrammee tulvantt
llluitrant la méthode.
1 2 3
1
2
3
4
5
6
fiaoafi mouiTioN tut oun
(ANW ont ISO «SI CM*«I No. 1)
1.0 [^Kfi
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l.l
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1.8
l^li^Uî
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1853 EoM Ua.n St'Ml ~
Rochnlvr. Htw rork ue09 US*
(718) 4M-0300-F»».on»
(716) 188- Mm -re.
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SIR WILFRID LAURIER
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SIR WILPBID LAURlEfi
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DISCOURS A LlTRANGa
AU CANADA
MONTRÉAL
LIBIAIBI, Bkadch.«,n Lin,,*.
19, me Saint-Jacque»
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PWI. MïKAIBIEBEAUCHEMIN Umli»..
» buraiu .In mmlrtr» .1* l'A»ticall»r*
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AVIS DES EDITEURS
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pr. d. ,„, „_„„ ,,,^^,._^^ ^^ c...b J n J^r
'•»«•> n ara <>nt #té onbllti. /i.. "»p«r-
"braire. «1 „*„, J^^ "'""' '"•"""' "'"• "■"•""
.I„„ » "^ Journaux du tem,.. ! || „„„, vU,
alora A la p«nMV> d» llrmii » i. - i •• > ""
" oe Llverpool, ceux de l'arli ef ,i.. t m . ■
..nt. prononce au Parleulu . ^ Z: I'"'""/'"'"'^
conatanet^ .olennollen Nou. 1 " ""-
P^ nt ■"" "■ "" '-""''■""'• "■"" '* -"'"■«• «l- noua
oratoire, propre. A „,ettr. bien en lumière ,ou. len don.
««minent. d« premier mlul.fre. "°"
VI
AVIS UBS flOITBUBB
Le« dlBconri de notre collection ont été choiil. de façon à
plaire à tou« les Canadiens. Il, ont trait à de, fait. n'ap.
partenant p!u8 à la polémique on nortla depnis longtemp.
du domaine de la politique active. Par .on pre.tlge au Ca-
nada et à l'étranger, par l'éclat de .a renommée, .ir Wilfrid
n'eHt pa. un homme de parti, mai. une gloire nationale
dont ton. le. nétre. .ont heureux de .e réclamer.
INTRODUCTION
CHAPITRE I
L'HOMME ET L'ŒUVRE
U oo^Btltution non écrit, de .'Ang,et.r«, d.„it un Jour
G .d.to„e Offre on ti«„ d'illogisme, et de contradiction..
Grâce an bon Ben, de. homme, qnl .'en «rvent, elle donne
cependant d'excellent. rAini+»t. ^» .
Ainsi Pli» ... Wsnltat. dan. son fonctionnement.
A.n.., elle e.t m.«e en œuvre par un Con«eil-le Cabinet-
et cependant von. chercheriei en vain .i-n. i .
Ko.aum.X:ni une seule iigne Z^^Z Il^^r Z
Bo., la Chambre de. Lord., le. Commune., mal disposé, le.
-n.en.er. le. autre., pourraient .e faire ichec et dT. „ û^
la machine. Et ,ue dire de l'autorité des précédents
.i .mportante à We.tmin.ter ? En vertu de cette praC
de .uivre le. déci.ion. d'autrefois, l-er,.„r commise en un
Ci co-tance ne peut-elle pa. . reproduire dan. une autre
« . .npposon. un ca. extrême, mai. n'e.t-il pa. possible r
I' y a encore bien de. choses nui semblent .nnonnale.
^'" INTHODUOTION
Jann !.. H,«éme angUi. adopté au Canada. Alnal, q„ol de
moin, raisonnable, en apparence, que I. critique violente
qui éclate dè« que l'autorité décrète un acte admlnistraUfT
A peine est-il rendu public, que leg propo» le. plu. hawidé.
remplirent l'air. U décUlon mini.térielle e.t ab.urde
«an. raison d'être, voire même .u.cepUble de conduire'
le pay» ù la ruine. Comment fixer .on Jugement au mi-
lieu de cette Babel d'opinion, divergentes, de ce conflit
de raisonnement, spécieux ? L'obwrvateur impartial re-
garde, d^concortc. Mais vienne le calme après la lutte;
«ute cette poussière de mots qui, pour l'obscurcir, charge
I atmosphèr.., se dissipe comme la baie au souffle du crible
et .envoie pour ne laisser que le bon grain : à savoir le.'
faits sérieux de la politique g.M.vernementale. Le recul
de quelques années suffit pour qu'aussitôt les faits se de.-
«ment en relief précis, dans la vraie lumière qui permet de
les voir avec impartialité.
La politique de tous no. gouvernement, a subi cette
preuve do la critique acerbe, de la critique quand même.
•Malgré ses exagérations, malgré souvent son iniu.tice,
J 1- rend des servic-es signalés en servant de modérateur
et de contrepoids à un pouvoir qui, sans cet examen,
«era,t exposé à verser dans les pire. abu.. Heureui^nent,
Trop lifltifs ou mal inspirés.
Le tempB est-il arrivé d'apprécier l'oeuvre du gouverne-
ment Laurier. Pouvons-nous, dès à pt^ent, pieirie
ngement de ,'hi.toire ? I, .emble que, sur bien des point.
.1 «..t loisible de devancer ,'opinion de la postéritrcar
J
^
I/HOUUB ET 1,'œi'VBR
IX
I» «îgime Laurier, ,^Hair.= p„r ,o« i„„ij.res d'un esprit
treue an«, dans «ne atmoKpWre de «ereine pruap^^r t^. On
«ent quune main ,en„e autant que modi ne cesse de
donner le coup de barre qui tient le vaisseau en Ih ,
récifs M !«!,. ,1 vaisseau en dehors des
hÎs de sTn ™r' ""' """"" P""""""' ^ '•'^-'' d- qua-
lités de son esprit et de la dignité de «„n caractère n'a d^
--te la domination r;;r:r:z;:t'rr
thous.a«me, comme on l'a vu rechercher cel-e du pr m e
rtt'edTceT* t" """ '''*''*"'^ ' ^'^ combien' d^
rente de celle qu'évoque d'ordinaire ce terme '
Depuis quarante ans, trois personnages ont soutenu leur
rôle, avec grand éclat, sur la scène politique. A côté des
%ures marquantes de sir J. .Macdonald, de Cartier Itd
Lanner se rangent sans doute des personnalités de premier
de cette occasion, de cette heure, de cette minute si impor-
* i.vrnoDcoTioN
tante qnl ne m préiente pai pour tous et qui révèle U y»
leur d'un Individu, elle» n'ont pa. pe«5 du môme t.old. .ur
les deitinée* du payi.
Le nom de Cartier eit devenu .ynonyme de courage dana
la lutte et de Mgeiie dan» l'action ; U rappelle avec quelle
prévoyance cet eaprlt avigé a hu enfermer dan. l'autonomie
provinciale le. organe» e««.uti..l« ii notre exlHtence natlo-
nale et reli^VuHe. Mat^donal,l a conHolidé et complété
l'œuvre de l'union de« province., avec le concour. d'homme,
de valeur, c..m>„,. Ualt, Tnpper, Brown et Chapleau. Mai.
nnfluenc de cch l.omu.eH n'a pas été analogue il la aupi^
n.atie de Macdonnld, de Cartier et de Laurier ; elle n'a
point dominé leur époque.
La prééminence de M. Laurier ne lui est pa. venue wn-
dam, comme, pour ainsi parler, le coup de foudie de
I amour. Elle n'a pan pri. .on e«,or, ni grandi d'une aeule
envolée. Non ! 8a pui.s^ance .'e.t édiflée par ie. effort, cou-
inu. au milieu d'ob.tacle. , traver. ,e«,„el. .on talent a
fait la trouée en .'impo^.nt. Ce qui e.t encore au«,i .urpre-
nant <,„e «a marche a.cen.ionnell.., ce.t la peraLtance^de
.on pre.tige au point culminant. Quoi de plu. perfide que la
.«rr ""' '?"^ •''' "'""^'""''^ ""- rlmber it
.une «,1 ceux qu'elle élève dan. le. flamboiement, d'une
g o. efu,., eertes, le d.but de M. Laurier . Québec
en 18,1, retentit comme l'éclat du clairon; mai. ^
rable. Ce talent devait .'affirmer avec une maltri.e révéla
::; ;r ' "^ ?r''' ^'^^ ^"""»"--' '»™ ^^^
cour. (1874) .ur "insurrection liiel, mai. .urtout à .a
•il
T*
1
L'HOIIMR ET I.'cKlIVnB j,
8r.nde conférence ,ur le IIWralU.ne (1). P,e,„ d'élan
dam. la pl.rnHe oratoire, ave.. „„ «tyle d'une b<.lle tenue
littéraire, l'orateur nortait 1,1 de. banalltén d'u-aue en
llWral canadien et d'en Inaugurer un nouveau encore Im-
prévu Cétal, une rupture avec le pa..é. Il ne .'agirait
Plu. de. c....re. dén.oora.lcue. pu, avalent be.fé Te
r^M-H auH., .onéreux qu'irréallHableH, des ultra-démocrate.
d« Mm,.,-. Le parti libéral allait dé.ormaU dépendre de.
hauteur, de la cité nouvelle, a.ile d'une félicité toujours
entrevue par le. réformateur, de ton. le. temp., mai. la-
mai. atteinte, pour rechercher le. moyen, plu. pratique, de
pou..er le pay. dan. le. région, du grogrè. po..lbIe
Cette conférence coupait le. pont, entre le. dernier.
lieutenant, de Paplneau et le parti libéral régénéré DO.
lor., la population canadienne fut ra..nrée sur le. projet.
de ce groupe. La lutte entre le. deux parti, en pré.ence pou-
va t « engager .ur le terrain de la pure politique, .an. mal-
.■ntendu et sann équiv.M,ue. U conférence .ur le libéra-
l«Hme, pur .a .igniflcatlon et sa portée, con.tituait pour .on
auteur une brillante prUe de po..e«.ion du commandement
de. libéraux dan« la province de Québec. Elle eut l'im-
portanoe et le retentin.ement du manife.te d'uu chef d'E-
tat ù fout un peuple.
^ 1 W?' 7 ''''y''''' ""' « P-»-*^ M- Laurier, d'une étape
.VI autre, dan. la continuité de .a marche victorieu.e, du
mode.te v.llage de Saint-Lin à !a légulature de Québe et
(1) Conftonce prononce a Qutt„ «„ moi, d, n^ai 1,77.
zn
I.NTBOIIUCTION
plui tard, an poite nprtme dani le« conaelli de la naUon,
an châtMu de WIndior, aux triomphe, de Londi, » et de
Pari.. Mai. cette éloquence ne .'appule-t-elle paa .or de*
talent, de premier ordr,- qui In relevaient elle-mêmeT Amu-
rément, nu parole, m! elle n'eftt p«. M fa»cinatrice. n'aurait
point rCvelllé le» écho, d'une façon auN.i retentL.ante car
eheï lui le. id.'e. et le» .entiment., par leur élévation va-
lent par ..ux-méme». Il convient, toutefoi», de l'afarmer- de
no» Jour., .an» l'éloquence Icm p|„. riche, faculté» chci'un
homme public courent le ri«,ue de rester lncompri.e». Mal.
qu'on veuille bien .'entendre. N'appelon. pa. éloquence le
torrent de mot. .onore., vld»., qui «.uvent, héla. ! Inonde
de iM,n abondance l'eaprit du peuple. Vain bruit .an. écho
et .térile faconde. L'éloquence en .ol, c'est la parole au .er-
vlce d'une intelligence forte et pondérée. In.i.ton. de nou-
veau .ur ce point; le don trè» marqué de la parole e.t au-
jourd'hui pre.que indi.pen.able pour arriver au pouvoir
Un homme, eût-il le génie de Richelieu, «1 la nature ne l'a
pa. doué de. don. de l'orateur, n'a que faire d'a.pirer à
t'ouverner le peuple.
Dan. la bouche de M. Laurier, la parole «> p„e à t,,„te,
les exigence, de multiples situations au T-arleLut ZT.
P^ace publique et aux ^unions électorales. Zml L
indignations de l'orateur / , * ''*' profonde,
orateur, a quel paroxysme émotionnel,
I
•~i»iew|nen,ijgoovenieinentdeiDPiini». *„».i. .
'T:r T' ^"^""^"^ '-^•'--' - -- '"
îexLl . '^'"""«''*"'^°t'' ? Q"' a mioux min à profit
I exp^^rience de. grand, homme. d'Etat, .e. p«M.co. JurÎ
?hT.t f h"""" """*'" "* •" •»"*""« '^ >• campagne toute
» hUtoir* du monde a pa..é et repa..é «,„. ,^ y2 Tn
«r^mer.'"""' """ '•"""•" * eomparerTe dS
«nt. régimem leur action ,„r le. dlfféivnt. peuple. S'il -
pu conclure qne le même .ytème ne pouvait paiement cou
ven^à ton. i, lui a aembi.. au..i bien, ,ue nS. inrume"
de règne n'e.t m.eux approprié que la ConHtitution an-
mocmie" " '" "'^"*'' ■"'^'''°^^' ^-■^^ <^« ^^
E.t.ll po«,Ible de trouver aillenr. plu. de .age».e et plu.
de.prit de .nite dan. le. projet., plu. de patience, de salg
froid, dan. le, crise, que dan. le. annale, politique, de
f(
1
XIV
I.VTROnUCTION
apr*. 1789. ,a France 2r.TJnt,^T "f"' ''-«* "•
•"X utopie, d'un «rouv-rnemen de , k. ' "' "^ ""'«-
••ab«d„e...e .e pf„. r. .oCa Jt ^^ T'""' *
Oem rhoH.„„ re.t,ntT uCl^ nT" ^^^ «>"
événement, et ine.nrer l.. T' "" '"'""mb*'- let
.nivre pour dlZ a„x .LTre"'*^"""' "* " -"«""** »
'•intérêt «.».,.:;„ cldr "" ""'""" ""'""»" '
tlonne^entdel'aÏa J."'^r:t2r" r""" " ''" '-•
ne «-implaute pa« dao. n„te 2'" '''''•'''•^'^ ''''"*'<'••«
de la volonté humaine " " "" •"■ '""P" *«<•«
Quel champ d'4tude. n'avalf ii „. .
-M. !.. M.c».„,|, |„ 2.117 1 " '"* '•■ "•"'»■
F.;™.., .... .„: ;:r«; rrr,";'" •• '••
I/IIOUMB rr L'IKITVRB „
Ul»* ^upleMe de cractèr.. P.a,.|| |V„ blâmer T II «e
«Mpl. p.. trop de „ .rourer en f.ce d'un. b.rre d'.rler
"nvre, il n «v«lt pa« «cqulN In .ulture lntelle.-,«olle lndl«.
r-'n.able A un rl.ef de itonvernement
H.- tenant en face de lui. Mardonold p,.H«Mfllt. J„«,„.à
«d»er«lre. „ ,„„»*,„„ ,„ anpUoM, ,„ „,., ...veloppée,
A ce poln , .,,„» de, qnall.^. r/art do manier le« homme,
na l«noralt Ma.ken.le, servait «.hnir blemeut M,.edn„nld.
M^me II ne «e fabait p«« ,„,„.. ,,„,„„., ,.,„,,„^ „^ ,.^^ ^
flattant le. «««rite, de celnl-l, exploitant le, ,albl,.,.e, de
celui. lu. Parlementaire de race, plein de wuple,^.. 11
Mt rare qu'il ne «ortlt pa.. comme en «. ,„„.nt, dea pire,
mauvai, p... „ .«ellalt ù appar-Iller Ie„ voilen du navire
de fol llbre-échangiate, on le vit «oudaln ^ faire protection-
nl.te NapoKton diwlt un jour que al, .„ lieu de bniaquer
la solution deH difflcult^n. on n'en remettait au tempa,7llo,
H., pourraient r^^Koudre toutea «eulea. Sir John «'accom-
modait de la temporisation comme d'une mi^thode de «ou-
vemement. Cette façon de ,e hâter lentement lui valut
d un Indien le «.briquet "d'old to-morrow ". Sou, le. «p.
par..noe. de bont^ e, de bienveillance, Il cachait une v,.
lonté de fer-,,„„lit^ indigpeD.able ù tout premier mi-
»..tre Comble de l'habileté chez lui, il r^un^l,, e„ fin renard
qu il était, ù atteler au char de .on .nccè. de. ennemi, par
allleur. .rréconciliables, le. orangi.te. d'Ontario et le. ca-
tholique. de Québec. A tout prendre, Macdonald fut un
*" INTBOUl'OnOK
Ce t„;r "* " '^"'""'- ''"' ^•''"-"' - •«"•
Tout au.n. «• «„ntr.lt .on premier lleuten.D». .1,
probablement .Imulée - bn.,,a. «..«t emp..rt.u Tnplr
n.. pone, le coap ,...,. Cette combatLit l, J^
r^. t«.p «,„,ent p„„, .,„„ ,„^„„„ ,,,^^ P^J»
th.rle, „-en était p.. „„,„. „„ ^..^.^^ ,,^ ^ «^
retour de. c„n«,nr.te„r. .„ p„„,„„ ,„ jg-g^f^^^ ^ 'J^
e«*ont. ,e projet dn p«m,er Tr.„«.„„u„ent 1 C«Xr
S^teZn " '"*•"""• '•'«""•'-t •« ».lnl.tére.
tt/vXiîiiixtr '"'"-'^-' - --^ --'-'-
sir Wllfrid nt .„„, à r<Bnvre, pendant le. dernière.
T^"^ leur vie parlementaire. Dorion, honnête homt!
d'l« , ""■*" "■'""""'-''"'' ^^«•"•ho", U. politique
d alor. le plu. ver«< en droit constitutionnel, muni d'un Im-
men.e répertoire de connalaMnce. ..„eyeIop,<diq.e. ; Ponr-
nier, miai.t,* de la Ju.tk*, au «-n. juridique trè. étendu,
«nteur de la loi qnl a créé la Cour Suprême. Deux can«^
L'HOMMK «r I/OIUVIIB |v„
pv»\y,*n>nt ii> «u.aèa dp Fournl-r: «od Mrirér tardlT» •■
P«rlwaent et qh cenainc dinifnttii à parlor la larcnf
aaflaiM.
Oanloimniiuii ir<im<>lln> lUnH dw Miuvriilm W BUkr,
komme de talent exwpiloDnel. 8on p«re fut un dii •i^nMe
lei pltii n-marquablp», au Icnipii ili> Larontalne ; le flia «
continué let tradltlona de la famille. Chef dei IIMrani, k
la anito de la retraite de Markeniie, Juaqu'en 1887, Il a
mené aon parti à la bataille ani Jonra tombrea de l'adfer-
alté. Apr»a la défaite de I87H, mv» amlH «talent rerenua an
Parlement, affalblla et d«mornliiH>ii. Main l'i-itraortllnaire
éloquence de HIake ranima leura euptiranrea et refortna
lea ranga. Il aurait été difflcile de trouver un parlementaire
plua vemé dans In wlenre du droit, plu* rnnTainrant dana
l'argumentation. U'<Hail mervillle de l'entendre lonner la
charge contre le gouvernement. 8a pnivaance de raiaonne-
ment était al pénétrante qu'elle atteignait Juiqu'k aea ad-
veraairea. 81 la carrière de M. Blake ne a'ett point pro-
longée aaaei longtemp* an Parlement pour lui permettre
d'arriver au poate auprème, conatatona que «on influence
•'j eat fait souvent aentlr k l'égal de celle d'un premier ml-
niatre î A M. Blake revient l'Initiative d'avoir mis un terme
an dernier vestige du privilège royal dauH la queation dn
droit de grâce. En falHant dëcr«iter qu'à l'avenir i'exprea-
alon de gouverneur général ilgnlflerait toujours le gouver-
neur en Conaell, il étendait la reaponeabillté des ministrea k
tous le» iictvK du friiiivprncnicnt.
Lea actes les plu» méritoires d'un homme d'BUt ne sont
paa toujours les plus ostensibles, les plus apparents. Per-
XVIII
iNTuoiironoH
•.«•r •- Mil, par ri..uip|,, à ^w^ pol.t n»«eBi» M^»t»
-y r- „r«»,l ,.(,.,.„„ ,.„, „..^ rt.M M proTiM,, po„
•""""•' '•' P'*i"«* <««« '•"•ton rt d» wi- H «liJ^M
pBwlim. pht(ni * iiViiAaBim»r.
«r'.l Mrtuul i-omm- arorat qu'il •«t rrato «b- rival ■«
«H.».!—»,.,, du .l^.ll H „ p„|««„,^ .ll.lrrtl.,„r lou, n-B-
J« 1^ mal.r,. .1.. barn-au .■an.dl..„, l,^ ,„,,„ .1^ ,„«, ,„
J.«r. .lu «v,B«.|| IMr* à Undw... Jumai. la ,.|,.nr. juri-
J^q».- w IH «.„« Mg„ ,,„d,«. »•„», brilW d'un plu. »W
*■'"• «l"i<'<l«ni( l<<ii pialdii^cn df M. niak<>
M-ln...n«n. q„. .^ »,.„ ..Iblé..., «T,r^„„„, ,,„ .,^„
uvlanbl.. «,u» |„ ,„„p, .1-adver.alm. a.b«rn«., pli, «.«J
.- ^rro „,., ,run.. ..ru..||,. w,|.dl.. «i,„„„ ,„ „ ^„^
mlnoriU... l,.,.|ln.m«.„.,„. pr,.f„ndé».,nl derant larocat
do 1 Mau..., rA laman, «., arolt»; 1* d^fcnaeur dea Mtftla
..p|.r(m.<. .., ,1... f,„bl«. ...utrr le. fort.. r>at lo trait d«.«
»!<• militante qui kuuon>ra le plna la mémoire t
An milieu de cette floralaou de brillantea iDlelllgencei
le Jeuw doputé d'Arthabaaka ae trouvait plaré k aunbait
pour apprendre la atrat^e parlementaire et profiter d«
IVxpiWencedeaeaalnéadânala arriOf*. Tout en .'Impr».
gnaot de la tradition, il aut reater lui-même aana Imiter
«ea devanciers Klen ne aert dana la vie de ae preaaer ; il
Hufat de partir A point et d'attendre aon beure. Anaal ne ae
pHHliK.i...t.il point. Durant lea quatre annéea du t^me
Mackenaie, il ne prend qre rarement la parole. Son
meillenr diacouri de cette ëpoque eat aon plaidoyer aur
Itiol fl874). Ministre en 1877, il ne fut pox uppelë à
I/HOMMB IT l.-fIIVVR|
XIX
prtwlN Miir,ni la parul-. U dlm-iioa aiiparicull à M.
Markfnaio qui, accanaraw prraquo toitir la b<«o|a«> mial»
«rlfllr, p- lal.Mll k MH. rollèirum qno <(.. rar». »orwil„B. ,1^
ItaoppMwd).
Ix- rrtuar «If ulr John au pouvoir ( IM7H) p«.rmit it M U,i
H»r d- prrniln. im», Hl.n. l/»inK>.ltl>.B »t un.' rirHIrnl.-
*coli.. «".Hie lA .,u.. r.ii xiniilr au wH-rri d» la balalll»
partrmrnlalro. I/abM>ai-« dp la ronponiabilltit qni ••allarli.-
an poaroir lalwi* * l'.,r«f..ur un.* plu. «rand» latitndf durui
l'attaqup. A dr»ltP, an banr dm minlulrM, la Mlidarito «t
atMoluf : l.> <U>put« do la ganilir, nI! «"aïanrp trop nVn
gaRp qup iHil.m^mp.
Urf (HP M. nUkP lui t^na >a «nrrpwiioti an |«»at»dppbpf
dt l-oppoaltlon, M. Unrirr aralt déjà RaRD< m rbrrroaii pt
•M galona d'or. Ccat dta Inm un B<<ai<rallMlmp accompli.
AumI, Toy»t airpc i|upIIp mattrinp il prpod la dirpction (<u
partir On dirait un ripux parleuiputain- ayant <>u a* gtoèw,
■• formation an Palala de Wpatmintitpr, tellement la
aclence du droit et de la politique apparaliwilt dan . «oni
aea dliconn et dan. na lactique. Ce» qualités ii*a(Brm»reBt
darantage et brillèrent d'un plu» vif .Sclat, le Jorir uA le
pouvoir panait enlrp «pk main*, tr^t le proprp dea cbon>a
bnmainei d'être toujouri dirigée* par un «oui homme, mo-
narque rfbmtlu ou premier mlnlutre. Uuvrex l'biatoire : à
tt,ute» |p» P8KPII, vi>un y verrez une iodividualil<« NupCrieure
imposant sa volonté à tes adhérents. Dans le syatème soi-
disant du gouvernement du peuple par le peuple, c'est en-
!• pouTo'r iTM Mil i*«f n oclobr» 187». -"".-"n.»
XX
INTBOnUOTION
vi-r-ir
core un chef qui «ouMe iieul à la masse le mot d'ordre qui la
fait marcher. Le régime de BIr Wilfrld est bien conforme à
^^ ^ la tradition hUtoriquc. Jfaltre absolu au Parlement, Il sent
I I sa volonté communiquer la vie et l'action, de son fauteuil
aux dernierH sièges, et de la Chambre à l« foule qui vote.
Loin de donner l'impulsion elle ne fait que la subir, souvent
avec la pins belle Inconscience. Tout le parti libéral a été
entraîné dans son sillage.
niions-nons que le premier ministre conserve an pouvoir
son attitude de l'opposition? Non, sa manière s'est profon-
j démen» modifiée. Si la direction suprême an Parlement lui
appartient, elle est tempérée par la modération et la gêné-
rosité. Son éloquence, moins agressive que jadis, prend
' <!<•« «1rs promue paternels, et .1 l'opposition abnso de son
privilège d'attaquer les acte, do ministère, si la critique
de MM. Porden, Poster et Monk tourne à la violence 11
ne sen émeut nullement et ne s'en Irrite point. C'est son
rôle de calmer les flots soulevés. Dlx-hult ans passés à
gauche, dlx-hulv ans passé, à monter chaque jour à l'assaut
du pouvoir, lui font excuser des emportement, qu'il a coa-
nus^ Son expérience des jours de l'opposition l'incline à
.ndulgenoe et il est plein de condes<*ndance pour des ce
lère. d'ailleurs impuissantes.
Un autre trait de son caractère, c'est le tact, l'esprit d'à
propos, et l'intelligence qui le font sortir des difficultés en
apparence inextricables, comme s'il s'agissait d'une affaire
banale. Le mot qui caractérise la situation lui vient ton-
jours à po.nt Ainsi avec quel art n'a-t-il pas expliqua à
Londres, le rôle des Canadiens-français au Canada »
l'homme BT I.'ŒI'VBB
XXI
" Permettez (jue Je voui dise ceci : Moi compatriotes
" ayant obtenu les droits de sujets britanniques ils se eon-
" Ridèrent liés par le devoir, l'honneur et l'amltiC à accepter
" et à accomplir dans leur int(î(çrité IfS obligations et le*
« responsabilltég des sujets britanniques. Ils sont flers de
" leur origine et d'être les descendants d'une race altière,
"fierté que peu d'Anglais leur reprorlieront. S'ils ont
" l'orgueil de race, ils ont aussi au cœur un nuti'p orgueil,
" celui de la reconnaissance. Kt au jour du Jubilé, dans
"toute l'immense étendue de l'emp're, c'est de la terre
" qu'habitent les sujets français de 8a Majesté, que s'élè-
" vent au ciel ]ei prières les plus ferventes pour que Sa Ma-
" jesté vive encore de longues années. "
Non moins habile fut sa manière d'expliquer aux Pari-
siens cotre loyauté envers l'Angleterre et notre attache-
ment à la France. Lorsqu'il s'était, quelques jours aupara-
vant, déclaré en Angleterre snjei. britanni.ae, cette décla-
ration bien naturelle avait été très mal interprétée et
avait produit un assez mauvais effet en France. Cette qua-
lité de citoyen anglais, réclamée par sir Wilfrid, sonnait
mal à certaines oreilles françaises. On était alors loin de
l'entente cordiale et les Parisiens auraient voulu voir dans
ce Français d'outre-mer un Français à leur image, atteint
de rage anti-britannique. Avec quelle finesse n'at-il pas
jeté de» clartés sur sa situation et défini, d'une façon lumi-
neuse, le dédoublement de notre personnalité canadienne-
française î Un diplomate vieilli sous le harnais n'aurait
pas mietiz tracé notre physionomie complexe.
XXII
INTnODUOTION
Qu il me «oit perml. maintenant, dit-ll à «e. auditeur,
de Pari., de faire une allu.lon qui n.-e«t toute peP«.n„ ",7
Je me ,„,,„,„, dire qu'ici, en France, I. e.t de. gen. qni
.étonnent de cet attachement que j'éprouve et q!e je n
oaeh,. p«, pour ,a couronne d'Angleterre , on appelle cela
Ici du .o,ali.me. Pour ma part, «oit dit en pa,«,nt e
n aime pa. cette nouvelle expre..lon de loyalUme ; j'a me
^auté. Et certes, .'„ e.t une cho« que l'hiroire de
J ranee n. a appri. à regarder .omme un attribut d ;« race
françaue, Ce.t la loyauté, c'e«t la n.émoire du cœur. Je me
rapp,.|le mo,Hleur«, ce« b<-au, vorn que ^-,e,or Hugo !'es
appliquée à lui-même, comme l'in.plratlon de .a v^ :
Fidèle au double «ng qu'ont versé dans ma reine
Jlon père, vieux soldat, ma nièro vendéenne.
tZlT """"' "'""' ' '" ''^'"'- ' •^«* -P-»"-" dis-
tinctes, nous nou. en faisons gloire au Canada. Nous
.onu„..« fl..èU.s à la ,r„ude nation qui noun « donné la v"
ZJrST '■'" ' '" «"""'^ ""«»" ""' -" « -^onné'
Il est rare qu'avec les contingences des choses humaines
un ^-me d'Etat ne change pas le. principes dirigeanUd;
«a va.. Il nest pas question ici des idées inspiratrices de
- .,o„ne. années. Jusqu'à trente ans. l'homme est pU ou
mo.ns pnsonnier des notions imposées par le milieu, l'am
bancel éducation. Ce n'est qu'à cet âge que le contact
Plus fré<,uent do., hommes et des choses,' observation^;
I
l'bommb et L'ŒUVHE XXIII
dlflent Ma formation première, pour y HubBtituoi- une menta.
litë pernonnelle. Ce n'e«t point lu de la vernatllité; autre-
ment il ne Hervirait de rien de vieillir hI Teip^rience n'illu-
mlnait pnH notre route de .lart.'H nouvelleM. I/invnriabi-
lité d'une borne n'ent paH ilioHe enviable.
En prenant la direotion Hupri^me du parti lib<îral, sir Wil-
frid a eipo»ë clairement les principes qui détermineraient
sa ligne de conduite ù l'avenir. C'est devant les ^I "cteurs
de Somerset, -nu m.,iH de juin 1887. -qu'il exposait les
idtfes qui dès lors, ...urne les feux rassurantH d'un phare,
devaient Cclairer sa carrière. " Apprenons au peuple à ai-
mer nos institutions, disait-il en substance ù ses amis ; fui-
sons lui voir qu'elles sont excellentes. Que la libert<s de nos
concitoyens qui ne pensent pas comme nous, nous soit aussi
ihère que la nôtre. Il faudrait, en cas d'attaques, défendre
l'une avec autant d'ardeur que l'autre.
" II est essentiel que les droits des provinces soient sauve-
gardés dans toute leur étendue. Là se trouve la garantie de
l'autonomie des différents groupes de notre population
Dans l'expression de nos opinions, tenons partout le même
langage ; n'ayons pas des discours spéciaux pour l'Ontaiio
et d'antres pour Québec.
"Gouverner, c'est travailler à l'amélioration sociale et
économique de la condition du peuple. Il faut, pour cela
fournir un champ il son activité, à l'intérieur, et lui donner
en même temps la faculté d'acheter sur les marchés les plus
favorables du monde. " Tel fut dès lors son programme.
Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement Laurier
s'est inspiré des articles de ce programme. Jamais il n'a
XZIV
INTRODDOTION
ùMé dp la liRoe indiquée à Someniet. Qualù ab incœpto.
C'Mt par l'application de cei principe*, rormnl<% par le lena
dei beaolni du paya, que le gourernement a awuré ion pro-
gr^ diiui la stabilité.
CHAPITIIK II
LA QUESTION SCOLAIRE
A p<>lnp arrivas au pouvoir, Hir Wilfii.l LnuriiM' »p trou-
Ta aux prlHO» avoc In difflcult.* do In qucsHon des écoloi
du Manitoba. Ugs peu enviable de ae» prédépesHOur», la
«ituatiou se pri^rientait complexe et emuarraggée. Queli
enuuif. n'avaitelle pa» cnuné» aux Kouverneiuenta Mue-
donald, .bbott. T.; ,mpson, Bowell et Tupper? La hoIu-
tion, clierchée depuis six ans (1891), fuyait toujoui».
Faut-il accuser ces hommes on de faiblesse ou de fanatisme,
on de manque d'Intelligence ? Ne convient-il pas plutôt de
dire, en faisant taire l'esprit de parti, qu'ils furent victimes,
dans leur échec, des pn^jug^s et de l'absence de vues élevées
chei la majorité î
Depuis les premiers jours de la Confédération, les ques-
tions d'instruction publique ne se sont-elles pas toujours
dressées sur la voie des gouvernements, comme des obs-
tacles Infranchissables ? Quels ne furent pas le» embarras
de Cartier, lorsque, au lendemain de l'union des provinces,
les catholiques du Nouveau-Bruuswick le sommèrent de
redresser leurs griefs ? Le gouvernement de cette province
venait d'appliquer une loi qui supprimait toute subvention
monétaire aux écoles confessionnelles. Or, avant la Confé-
dération, les catholiques possédaient un système d'instruc-
tion fondé sur l'enseignement religieux, avec subvention, à
titre gracieux, mais non reconnue par la législation.
^^^'' IXTIIOimCTION
K.aiMl loiHlble ù Cartior de fr„„p,.p ,„ d.^.,,„ „„^ ,„,
n da con ^re bien „„ ,;„„«.„ ,.,„, .,„ «
avant ia Oonf«..at. .n. Mai. n,.,be„n.„..n.e„, , 'it^
gale , e ., avaient v^.„ de .a tolérance du pouvoir. J,
étr. fortlfl^., „, prot,^^, p„ une loi .p^elale ou «.„Wa,!
La oauHe dej. eathollnue,, parfaite au point de vue du droit'
naturel et de la .,„p,e ju.tke. ne «'abritait pa« derri6re
lu ( ouHt„u,io„. I, „•,. eut ..ependant au'uue voix dann la
provin.... de .iuéb.r pour r^-clamer PabroRation d'une loi
H. contraire anx intérétH de uoh .•orellKlonnaires. U„ oatho
hque» d-ici 8e «,lidnri«ent «vee ceui du Nonv-au-Brun,-
wlck et ton» gomment le gouvernement d'Ottawa de frapper
de veto la loi provinciale. Aux argument» .uggéré. par
le «euthneut et par I.. .,.,,i, naturel, qui devaient pr^
valoir dans l'espèce, Cartier se vit forcé d'opposer le texte
d'une loi positive. App,.| ayant été interjeté au Conseil
priv^, celui-ci confirma l'opinion de Cartier. Force fut bien
de reconnaître que les catlioli,,ueH int<=reHsés auraient dû
demander In rc^onuaissanco de leurs droits avant d'entrer
dans h, ConfAKîration. Lorsque leurs amis de la Province
de Québec mettaient Cartier en demeure de désavouer le
statut malencontreux du Nouveau.Brunswick, Cartier répli-
quait : " Vous, Canadiens-Français, vous ne devriez jamais
réclamer l'intervention du gouvernement fédéral dans les
affaires provinciales. Comment ne voyez-vouu pas que vous
LA QVMTION tCOLAIRB
XXVII
propoiet ir««tabli- an b<<nCfli-<> iIp non amlii de In province
Toliinev nn prA-Alcnt (pi'on pinirrnif invn<)nfr un Jour
contre nons T "
C'ëtnit In rnliion il'Etnt, In rnlntn Houvcrnino, qui purlnlt
par la bonche do Cartier. On le preiwilt d'nmniiw'r In
foudre qui aurolt pu (Vlater Hur mm t^tes ; on voulait qu'il
entr'ouvrlt le* porte» de la citadelle, pour y fnlre pafwer
l'ennemi. Il eut In force de refuiier. PerRonne ne comprit
alors non courage et «a r>er»plcncU(î, et un conduite dauR
l'affaire des écoles porta une nttclnte terrible il Ha popu-
larité dnnu la province. Mai» un homme d'Etat, trop Iftche
pour réaititer ù un mouvement populaire aveugle, deticend
par là au niveau du politicien plu» préoccii[)é de préparer
«a réélection que de remplir non devoir.
Lorsque le Manitobn devint partie intégrante de la Con-
fédération en 1871, Cartier, instruit par l'expérience, voulut
parer ik tou» les dangers possibieH, et mettre Ien cntholiques
i\ l'nbri de toute injustice. I,n ConHiltution, donmV à cette
province et préparée par Cartier, gjirantisBnit aux cutbo-
llqnes leurs droits de la façon In plus formelle ; l'esprit et
la lettre de la loi semblaient s'unir pour monter In gorde
contre l'ennemi. Hélas ! que les piécnutiims liuiiiaines
sont courtes et vaines, en face d'iionime» eu possession de-
là force et déterminés i> tout fniie ! Vingt ans plus tard, un
trait de plume pulvérisait les remparts asscî! ])ui8santR,
semblait-il, pour défier toute agression. En effet, la loi,
votée en 1891, supprimait les garanties accordées par la
Constitution en accordant des subvention monétaire» aux
seules écoles publiques.
XXVIII
INTRODrCTIO.V
I i
* ~„ ,„«„. ,«,„.„• .x; * ' r, f ""'"""
ii..p.ur»b,,.i,,„,,' '" ■ ' " * '""■
ES-— =-""^==
I.A QVMTION ICOLAIRR
XXIX
prorince de Québec, courir auderant du dangfr que tiga»-
lait 0«rtler T NVtaltce pa* établir le précMent d'une In-
tenrention fMërale redoutable ft rantonomle provinciale ?
On «ait que ilr Charle* Tupper retira «on projet de loi,
parce que l'oppoiltlon lui harrnlt la vole par ilea iibHtaclea
infrancblitablea. La vie lit^ale du Pariement tirait it sa Bn
« t l'oppoKltlon Bc montriiit lrr«îdiutible, menaçnnt de faire
de l'obvtmctlon Juiiqu'à la dernli-re heure.
Il e»t ivéré que bien des collègues de sir Charl<>t applau-
dirent «eiTi-tenient ik non Aliec, car Ils r<^)UKimlent A cette
mesure souverainement. D'aucuns prétendaient que, pour
le gouvernement, le Bill rémédiateur n'était qu'une ma-
nœuvre électorale, destinée ù capter le» fuveiirH de la
province de Québec et qu'il se dé«lut,(re»(ialt de sa réussite.
N'allons pas jusque là ; faisons lui crédit de Kon courage.
8i ce projet de loi ralliait Québec, ne lui allénaltil pas les
autres provinces T
Précisons la situation de la question scolaire à l'arrivée
de sir WPfrld au pouvoir ; une réclamation en litige depuis
cinq »ûB j nu procès, objet de cinq décisions contrnireg ou
peu concordantes ; une province debout, presque en armes
dans son opposition unanime aux écoles confessionnelles,
et l'opinion catholique manitobaino, quantité uégii^eable
A raison de sa faiblesse. Décrire cette crise scolaire, c'est
en faire pressentir l'insolubilité presque radicale.
L'intransigeance du Manitoba, identique chez leH deux
partis politiques, imposait donc fatalement uue transaction.
Elle se produisit sous la pression de sir Wiifrid, qui fit con-
céder un enseignement religieux dans certaines conditmn».
il.
XXX
iNTRontrorioN
Ç!-H»[t Ir ni.ilmiim <l» conri^|„n, qao Toi. »„„r.l. „k.
.on.. r^„„„..,„.„, ,„..„„.. rriHque. .nlenur' - ^
' . " ' ""•■"' "" KO«rer»em.„t du M.nl.oba ^'.
«ne p-r..„e d.. Ju..,.. ,....,.1,„.. .„ ZZZTZ
:::;i::rr^'"''"-"' '•'"---'• -----^^^^^
Na,-..„, «ard... ,H,ur bl-n nou. rendre co„.p„ d. 1, .|,„.
en d^flnl.lv,. ,Iu„h le m„„do uuMiern.., c-e.t ù la maJorlM
par la v„i, de« p|„. «,.,. ..anou., e.t bien al.<«Jlre. (ITne
irlC """ """' "'""" " "'^" '^"" '" "«"""•■ "•-
Or, il ,.Kt .ivident que douh HubUnonn, dan. de fâoheu«»
^^.....1..,., ....... ..„ ,,„,, .,.., ,„„.,„.. „. „,,,,_,,^, J^";,--
t; """^ """"''•■'"• " "•" ^'' »""' «"'"Mnent l.,rHq„,. Kur-
P«rtH Me r^vlleut .1,. pa„Hi.,„„ ,„.„,,, ,.„ apparence ; le.
"en« de p„MI. kI r.,rtH d'ordinaire, n.enaeent 1 ne r..mpL
.Ma mo,ndre t..n.i„„. r^ „„„ ,, ,, ^^,„,. ^, J^
Tout I .d.floe politique tremble de la ba.e a„ sommet Rien
LA QtTWnON ■OOLAIIIB
t^tfrairr ««rail le Kourcrarment qui ti>ntrr«it de traiter
le* compllratlitnn rellitlenini na natloDRlmi comme le« af-
faire* ^onomlqun nu politique*. An'ugle qui ne voit pa«
qa'icl la Tnle (le* «olutloti traniartionDelle* re«te wale
onTerte.
Fa exposant k la chambre le projet de conititutlon de*
nouvelle* prorlni-e*, iiir Wllfrld Irl ditiianda «IVlablIr l'en-
•eignement de façon à répondre au vam de* coniclence*
ratbollque*. t^ majorité de la députatlon parut d'abord
dlipoiëe à le rendre au dMr du premier minlitre. Mal* l«
lendemain, le rent du fanatisme lonfilait de* quatre points
de l'horlson, ft ce point que le gouvernement dAt ne conten-
ter de donner ik l'Alberta et h la HaMkatcbewan le régime
scolaire du Manltoba. Il lui fallut subir Vullima ralio de la
force. Hélas I celle-ci, trop souvent l'ennemie du droit qui
devrait être son allié, le prime de plus en pins.
Récemment, l'annexion de la Bosnie et de l'HenégovIne
à l'Autriche, an mépris des traités, soulevait un conflit
entre elle et la Russie : l'Europe fut à deux doigts
d'une guerre formidable. Depuis un temps Immémorial,
la Russie Joi Isaait de l'hégémonie dans les Balkans ; elle
citait la protectrice-née de la populution nlave de ces
pays. Or, régler d'autorité une qursllon qui intérimialt la
Serbie, et, par la même, le gouvernement de Snint-l'étem-
bourg, constituait une Insulte à ce dernier. Mais le spectre
menaçant de l'Allemagne se dressait à côté de l'Autriche ;
11 fit reculer la Russie peu préparée à la guerre. Elle capi-
tula, humiliée, rugissante, en regardant «on droit écrasé
sous la botte du soldat allemand.
i
XXSII
i.vrNoiircmoN
pr..v.nc.^ ..efforce de .«cer le. „„Ue. d^T.rt , «
dn „ou,en.e»eBt oe«,«,. „ ^„.,, ^ ,„,„ ,'^';';*
fol-S ,1™ r«,ar.dlc.l.,n, entre l'e.prlt «t I. leTtl ,
«•le de l-i„.,n,..„..« publique. U <-o«.,i,..,l„„ " 3.."
P de la C„n.rUutlon .b.„„„„„e le contrôle de ce. L-
r^rtan. .ujet au, p„,v|noe.. Or. pour qui connaît l7. , "
Uance. autonom,.., je la r.ce anglo..„onne, I, nCt p.^ n"
urprenau, de la voir Jalou.e, .„r un .uje. qui l„ «j.
Un ^. ■„.,,, ,.„„.. luterventlon, même Mgltime, du pouTo"
Wl.irnl ,I,„.H le domaine provincial "Pouvoir
r.a IU<puhIlq„e voLIne « an..l été t*<m„ln de choc, entre
Wa»hlnKton et le. diver. Etata II. v «,„t h.„
'I...'nt,.. Kappelon. le plu, c^ èbl i r."*""* "^
rl(.S • In , . . <*'*•"* de ce. conflit, d'auio-
rk. . I„ guerre de la ft«ce..l„n ort le principe de l'Inï;"
P^vû r tranT Î""" '^" *' "°°"'^^'*' "'-ona L.
P«- vu Utran^ p„.itlon du gouvroement fédéral, Inca-
nie, retranchée dan. ,e. droit. d'Etat, de donner aux .!»«,.
fliiiH nn.. protection promlw par un traité aolenncl T "
I.A QtrWrnOM «OOt.AIIIII
XXSIII
U» |>mTlnrlaliiinii> ■Vit «nirnKi ilim mmii nvi-r lanl <!•>
forcK qup ni Ma<iton*l<l, ni Tupper, ni TbumpMiB n'ont ok.
loi fnli* fnint unvc HvrovDt. l'rvoons In quMtlon dm *ti>li»
du Manltoba. U trani((rm«lon de la loi était al «Tidrntp, la
quMtlon Juriilii|u<> ai claire, i|u'rll)a app<>lnlcnt l'Intprvra
tloD MMrnlc. l>i>iin)iiot l<> Rourcrni-tnont Hardnnald ne
frappatll paa «If rrin la loi ni lnc(>n«tltuli<>nnHli< do 1801 t
Parw" qu'il était cooratncn qu» lo Maoltnba la romPttnUt
anaaItAt ilanN le» atatata. Un nnureaii iWo aurait amené
une noavelle afflrmatlnn dea prélentlona de la prarinre ;
de Ik, dédale Inextrirnble, ronfualon et anarchie. La pm-
dence conaelllalt de toumi-r tu ilIflIrulK^ iii a'iidn-HKant anz
tribunaux. Ix- gouvernement ft><l<iral n'avait du rwte anean
moyen cwrcltlf d'Impoier aa volonté. Dana lea ronflll*
d'nne nation avec une autre, l'hlatolre noua apprend qn'oa
M a'Incllne devant le droit qne a'il a l'épée à la main.
UtU.! ! dana l'affaire dn Manltoba, de bravr-^t geaa ae
plalaent à frapper leur coulpe anr la poitrine d<-a goa >r-
nementa. MaU combien 11 aurait été plua aage de pré-
venir le mal que d'en demander, aujourd'hui, la répara-
tion. Lora de la création de cette province, la prévoyance
aurait pu y diriger un courant d'immigration conadienne-
fi--çai»e. Quelque» milllera d'électeur» catholique», bien
nni» ensemble, «an» attache politique, auraient tenu la ba-
lance du pouvoir. Quel parti, pour orrlver oux affaire», oa
pour y reater, grftce i» l'appui de» catholique», aurait o»é
refuser justice à ces Indépendants, capable» de maintenir
ou de renverser le gouvernemout ?
L'ûpUuiisme de Cartier, tom de iu discussion du projet de
INTRODUCTION
xxnr
Confédération, avait trop préaumé de la larg^ar d-emrit
de. futur, oréatour. du Ortat^ Canada. Il ,'en apZut
trop tard. II voulut y remédier en falaant entrer le Manl-
tob. dan. l'union, mal. même .e. précaution, multiple, «i
bien combinée, pour parer à tonte éventualité périlleuHe
Hont re.tée.. pour cette province, Inefficace, dan. la pra-'
tique. " Q„id leges mne m^ibu>r " A quoi bon le. loi., lor.-
qu elle, ne «'adaptent pa« aux mœur.. lorsqu'elle, sont en
désharmonit avec le sentiment public !
i f
CHAPITRE III
L'iMPtRlAUBMB
L'Angle: ?rre, paya de tradition dau» lo .a/^e* le* cou-
tume* et le* projet*, b. été témoin, ver* la dernière moitié du
dix-neuvième *ièole, d'un i;rand bouleversement dan* sa
politique coloniale. Ver* l'année 1867, l'école utilitaire
de Manchester demandait .V la Grande-Bretagne quel*
avantage* lui rapportaient ses possessions d'outre-mer ?
Répondant eux-mêmes à l'interrogation, lo* chefs de cette
école posèrent cette conclusion que les colonie* ne valaient
pas les frai* que le pay» supportait pour les conaerver. Un
courant d'idées dan* ce sen* *'établit bientftt, et l'on en
vint, dan* les cercle* politique*, à invoquer l'abandon total
de* colonie*.
En 1868, le* marchand* de Québec offraient un ban-
quet à sir John Toung, à son arrivée au Canada. A cette
réunion, le uauveau gouverneur jeta aes auditeurs dan*
l'effarement, en leur disant au nom du cabinet anglais,
que si le Canada désirait se séparer de la Grande-
Bretagne, celle-ci n'y mettrait aucun obstacle. C«tte cava-
lière façon de nou* inviter à tirer au large fut suivie du
retrait des troupes anglaise* de notre pays. A la même
époque, le Times raillait les colonies australiennes, qui per-
sistaient à désigner l'Angleterre sons le nom de mère pa-
trie.
Un homme d'Etat anglais important trouvait que les co-
"'""''" INTRODUCTION
"""*• '"'»*''''■» 4 l'endroit de l'Angleterre l'oM™ i-
-eulede ..,.„ .„ eou a.n hc^efet/at^ra) "
i^ urcater ttrilam de b r Clinrlpa nnt.
parut en temps opportun (187s^ r.„, ^ "«"eH DUke
ik nn^ 1 . "fPOTun (18,5) pour ramener l'AnKleterre
A une pluH Ju«te appr^d„fio„ ,lo «es intérêtn Cet «T
prouvait à nue. point la candeur de rEmpi e dÎ ndaZ
-« colonie., et combien le. t.adltion. impL i. rd^plÏ
•••mandaient IVxp„„.io„ de ^ pui« J,,. „„,,Mme't a
—■n..e du drapeau «ur tou. ,.. oe.an«. La neept on
tr^T"' "«'"-'"''' ^'-•"- -" in«ue„c;rr„ ,
V ..H p .f „„ ,.s.or ..ucore plus puissant, le jour où Froude
«è,.e. Quel élan ces deux Hommes ne r^-usslront-il, pas à ]„.
upnmer Quelle superbes visions de domination et dp^
•'«<■ mondial, dans VOceaua de Fronde ! L'orsueil , 1
L'iMPâRIAUHMB
XXXVII
Oei Idéei, rev£tae« de graixleN unaRcti, au colorlK violent,
Arent si bien leur chemin qu'elles purent, en 1884, He cril-
talMser et prendre corp». La Ilritinh Empire Liague, et,
pluM tard, Vlnipirial Fédération Lcague, sociétés de direction
et de propagande impérialistes, en furent les aboutissants
naturels.
Dès lors, l'impérialisme devint le facteur d'une inlassable
activité dans la politique anglaise. Le premier soin de se*
zélateurs, voyant l' Angleterre éprise de leur projet, fut d'at-
tirer les colonies dans le mouvement. Que l'idée panbri-
taunique répondit aux aspirations des Anglais, partis du
Royaume-Uni pour clierclier fortune au Canada ou aux
Indes, 11 n'y a pas à en douter. Est-ce que l'Anglais émigré
n'a pas toujours les yeux tournés vers son pays d'origine ?
L'Angleterre n'est-elle pas toujours son home en quelque
lieu qu'il aborde ? Les plus généreuses aspirations se mani-
festèrent au premier appel chez les Anglais d'outre-nier, et
ne ralentirent plus tard leur élan qu'en ne hiurfiint aux
questions d'intérêt.
A la réciprocité de sentiments se subordonna ensuite
la réciprocité des intérêts ; cos derniers ne tardèrent pas à
peser de tout le poids de l'arfcent sur les paroles et i"i les pri-
mer. Que la fédération impénali" projetée demandât aux
colonies de se solidariser avec l'Empire pour le défendre
contre tout ambitieux rival, c'était bien naturel. Il ne
l'était pas moins d'étendre la solidarité au commerce. Mais
à I»ndres on ne l'entendait pas de cette façon. " Fermez la
porte aux marchandises étrangères, disaient les Colonies, en
échange de l'appui militaire que vous sollicitez. " — " Im-
9 I
■
i
" "«TRODrOTIO!»
co-.« a. .rirais, ; r; :rr;""" '^
De 0. fait. ,e. ,o,„„i,,, „,,,, ^„ priLn^e 17 .""""•
tranchait Uan« ,e vieu, dog. rc.inT^"", " "■
nullement doctrinaire, en écLomÎp^it 1,' tV '^'^
renoncer aux recette» dn„«„iA ^f"'""l"''' ne pouvaient
ioppement. S-rravIit d ''"''""■^ ' '^" d^^-
aji des .eart« a-un tfri^ri^^r^Zr^^^^^^^^
^n cap et du Canada rurrnre;^.^^""'
niser une vingtaine de tarif. t>i 7 ""°'^*** ''«''mo-
'-«^ration flaLe dol^ ^ Jn tS d^ti^ ? '^'"-
•nand, dans iaquelle la Grande Br/n ^°"^"'*"' '^'«•
pr^f^rence aux colonies Lorî SaÎn *"' ""'"''*"'* »"«
* - moment, Passent isur 1 pro^r ;/:' 'TT' ""'"^'^
" H est impossible à l'Anirll! ^ '^ " '" '""^ «^^'f-
«Wcrét^r une léllt ^"/"*'"'''"' -"^P^nditil en r^sua,é. ,ie
ie risque SÎ Îu "h r'""' '" "^''"^"^ ^ -""«it
--..f,i,.J--^-^Jan.de^
l'impSbialismb
XXXIX
minée. Ce lerait bien pen cunnaltre le tempérament anglaia
qne d'escompter ion découragement, après un écbec. La
poniséc de la vagne impérialiste n'en fnt pas mémo ralentie.
II parut de nouveaux chefs, plus ardents que cenx de la
Leagne, de véritable» excitateurs d'énergie, comme l'on
(Ut aujourd'hui ; et la cro .lade panbritaunique fut prêché»?
l'Tec plus d'enthousiasme que jamais.
Il fallait à la grande conception un prophète et un poète,
pour souffler l'Idée dominante du moment au cœur de»
masses et la faire pénétrer dans les dernières couches so-
ciales. Ils se présentèrent dans la personne de Chamberlain
et de Kipling. L'ancien lieutenant de Gladstone entra le
premier en scène. C'était le dernier homme, cependant, que
l'on attendait à l'avant-garde de l'armée nouvelle. Radical
par tradition de famille et par conviction personnelle, il
s'était, jusque là, attaqué à la condition sociale de l'Angle-
terre. Partisan des réformes les plus avancées, 11 réclamait
pour les masses une influence agrandie au parlement, une
participation plus étendue & la somme des privilèges réser-
vés aux classes riches. Il était sur la frontière du socin-
lisme.
Avec quelle surprise ne le vit-on pas se séparer de Olad-
Btone, prétextant que les libertés, que le vieux lit>éral pro-
posait d'accorder à l'Irlande, mettraient en grand danger
le Boyaume-Uni. Son horreur vraie ou simulée du Home
Rule fut le tremplin qui lui permit de sauter au premier
rang des meneurs populaires. C'était bien l'avocat qu'il
fallait à la cause ; ses défaut», encore plus que ses qualités,
le mettaient en évidence. Qui, plus que lui, était de taille
fî":
5:
II
XL
"TBonroTiow
" remuer le fond i
'""»««, pourvu ou., 1- r„f "^""'^ ' Qu'Import,. ce, exl?
"'[^ -^ '" «-«or;; :rr- ^---e p^u.^: rs
---t::;2'::s':r'^--ud...u,„e.
*- ™ peut ](. ga„v(.r „ ' ""<? "^«"•ganisation de l'Em-
■A" Aiiid de l'affai
-■•^-•on.^eroodMaOrandlZat'^'''*^-
^£^^^sm^
L'lMP£HiALIRllG XM
ptfriclitpr d«TaDt la concnrrFnce envablmaote de l'Aile-
magne. Eit-re qae l'Induitrie allemande ne ne montre point
la rivale redoutable iur ton» Ici merrht^ du monde, où l'ar-
ticle de Birmingham et de Mancheater ne rencontrait pan
Jadlii de comp<!titeurs î Aujourd'hui, non seulement l'Alle-
magne, mais le» EtatH-Uni» lui font une concurrence re-
doutable, lorsqu'ilft no le d<^plact-nt point.
" Quel egt le plu» grand <le nog intérêt», disait M. Cham-
berlain au Vmmdn Club t C'pst le l'CMiimcrcc impérial. "
VolIi\ ce qui importe le plu» au monde. Tout autre facteur
de la cirilisation, tout autre ('•iénient HUBceptiblc d'upportor
à l'humanité de nouveaux moyen» de rendn- la rie plu»
supportable, ne compte pour rien, au regard de cet intérêt
supérieur de lu nation. La conHtruction du canal de Suez
n'a-t-eile pa» été une de» grandes conquêtes de la science
moderne mise au service du commerce mondial, un moyen
de rapprocher les royaumes et les empires ? Pour JI. Tham-
berlain il aurait mieux vniu que le génie de Lcssi'ps ne se
se fftt lniH attaqué il cette barrière élevée entre la Méditer-
rannée et la mer liouge.
" L'ouverture du canal de Suez a diminué no» profits et
changé tout notre commerce. Elle nous n enlevé la situa-
tion d'entrepositaires que nous avions jadis. Je pense que
le monde aurait été mieux sans ce canal. Je sais que je val»
paraître réactionnaire, mais sûrement nos intérêts mari-
times s'en trouveraient mieux aujourd'hui. " Ainsi s'expri-
mait Chamberlain il l'enquête sur la dépression commer-
ciale.
81 l'intérêt gouverne les hommes dans le cours de la vie.
w
XLII
iNTiionrcTioi»
l'en 11 '• ""'"""'• ""'"""" '"«' "K"»""»- .»
bien de I. comman.uté. «al. d.n, ,. „e de. „."„„. ,,'
Aln.l ce .uperbe navire, qui .e prt.en.,. flan.b„yant .ou.
le ou ..ur. ,„ (Grande-Bretagne, cache dan. L «an"
Ie« .nar..han.l,Ho. auRlalHe.. C'e.t po„r ,«. bouler avec
P.«. de ,„e„U, ,„,. M. Chamberlain f.it appel au^ pu,
nobl..H «..nti„,en.H de. colonie,. Que.tlon d'In.érCt encore
et toujour. !
-:mrà^^me^.
JHAPITUE IV
CONreRENCBM IUPÊHIALE8
En 1807, Ift (trande («inccptlon i'offralt dann toute ion
amplitude ; plie pénétrait à In ronfércnee d<'« premier» ml-
nlitrei dea colonies à Lf.ndreii, comme pouiaée par le luaffle
d'un Tent favorable. Son aéduliant aspect allait capter
toBi le* «uffrnge». Pilotée par rintelllgence et pur l'énirgie
de Chamberlain, quel écuell avait-elle à redouter? Où
trouver un colonial aiwi osé pour faire face à un nMetmm
de l'envergure du plut redoutable orateur des Trola-
Royaume. î Qui tenterait d'affronter l'Ironie, le sarcaame
qui terrifiait ie« adversairea habituel! T A peine le député
de Birmingham, devenu miniatre dea colonie*, eut-il déve-
loppé *e* plan*, montré la néceaaité de concentrer toute* le*
force* de l'Empire éparpillée» par le monde, dan» une for-
midable alliance offenalve et dt^fenalve, au point de vue mi-
litaire et commercial, et déclaré que la partdi lardeau det
dépense* militaire* était mal distribuée, n'étant que de 2
shillings par tête dans les colonies et de 293 shillings en
Angleterre, qu'il se rencontra un homme, désavantageuse-
ment placé, non pour combattre la grande idée impériale,
mais pour la modifier dans le sens des intérêts réciproques
de la Grande-Bretagne et des colonies. Cet homme était sir
Wilfrld Laurier. Dans un langage souple et ferme, plein
de dignité et de conviction, il la définit à son point de vue :
t«fe
xuv
■■VrHODI'CTIOiV
Il 'allait uno dH^Ji^, "'"" "P""««lon. ".
de l-Europo. On lui tro»^^^ l ° "" P"" '"'*■ dlplom.te.
-Ma:ïi-r:xr:r*'"^
" «t vrai, par ,e. p„r„,^r'^„ " f ^^^ P" "«^ —olume.f,
•tituent pa, moin, ZolJ "'""'' """" ''"'• "••'» con-
o'«d.to„, premier :,r.rr:w'r''* * "'""'"-• »»•
dan. la néoenlté d'aceept ^'a L„ h "" "" ^"^ """^-^
«rienrement par lord Tn k * "' '°°''""* '""-«fe *«•
par. avec .'AurHe "^er» 'u:!'"" '" '*'•"- ■'^ «o»
Chef de roppo,it,on 7 Or L 7h "?. """'^ ""^'''" ^'
««.ce „ffe„.,.e et défi 'iveo Crr""**' -" "■
toute ^„.rre po^ible 7 N'étaiMl n ' "*' "" ^"* "»^
l'on vint à arguer de la a„a Ï. i n """" " """"^■* •>««
tude anti-miiitaL te pI': '„r„r'*''''"^*" ^* '""' '^'"•
i-ewonne ne connaîtra jamais le.
V'^SBtL
-- 1
ootfr«iin«aBi iuMkialwi xlt
••MDt* qn'tl mt A aablr, à ropooMer, poar rmit^r In^bnii-
table «a milieu de la foagne dp» pamiona rnntraln>i), d^
cbatn^ «atonr de Inl. <> qal naura la nlluatlnn fut le
Fonrann dei antrea rppr<<iH>ntaDta di« ctilonlea que uin In-
fluence rallia A u cauae. En 1902, la ronWrenre impM«.
Ilate »lt M. Chamberlain retenir A la rbarico ixjur oinpurtor
cette foli la poaitinn de haute lutte, mal» l'IuHnence de
•Jr VVilfrid aur aea collè)piea •'««lera encore comme une mu-
raille d'acier en face de« pri>Jolii lm|M<rlaliNtea. (1)
D'ancnna ont pria acte de l'attitude de air Wllfrld pour
ie demander al aon refna de lier partie btit M. tihnmberloln
••hannonlaait bien arec aa loyauté ^ l'KmpIri' T N'nnraltll
paa dA aaiair d'une Ctrelnte plua vigourenae la mnln tendue?
Uala encore Ici aurglt la quoatlon d'IuKir/it qui ilnlt (irt^vo-
loir, entre la métropole et lea colonlea autonomcM, c'eHt-4\-
dire dea natlona tenuea de monter la garde autour do leur
proapérité.
PIna on examine l'impérlallame, en le d<spouillant de «a
aMniaante mégalomanie, plua on le volt eurglr aoua la
ponaaée de multiplea Intérêta. Que cette politique aoit la
meilleure an point de vue de la Grande-Bretagne, c'eat ma-
tière A controverae ; maia que lea colonie» aolent juatiflablea
d'oppoaer leum intérêta A ceux de la mère patrie, c'eat une
Térité évidente, puisque l'égoïame le plua étroit préaide gé-
néralement aux relationa iutemationalea. Le» Etata qui
(I) A 1* ConMraiiM da 1007. U. CbunbcrUin, (tant diipiru do la acène, U
pMltioii ■'•tait bim modiflM dau la Mu de la modération.
SÊÊl *sS:
<'
il
m
*'•'" litTHooironox
•iDt litron* u ,,.||, ^1, jx— ^
iiuoallr^, ta ronrenlratlon dm f..»^ ^ p' «« na-
-■ .•.>... — . „ . .,...<" .'7. r,r»w:".t:
ter UDo atteint* à cott* .». . ! «•»•<•«• paa por
M"i«, .1.' la <ontopfl„n Impérl.Iiate, pe„,.„„ conclure
qnV le ent lo pl.ot d. ,a grandeur con.m.^,.ie "t de ro^
d «n d..„.,....H., pour ,„. «ub.Uuer un ,^,„; JJ /,':;
«mie. r II e,t certain que ce Zollrerein aux allure. belH-
'XJSk'
cmrtmtawm immIrulm xltii
qMtMM, tlnoB «CTrMitrM, miralDPrali qn rrrHililiMHmvnt,
■nM^ptlblo •!• iHt*n*m m nw InimilW danimuic T Wi-
rnttr t* point non* entnilnfralt birn loin, mala qiM> l'on
MamlDii I» plan d» rr^r un rniplrc mllltaln- ii^par«> (li> mib
c#Bti» p»- ' ^ ix^na, pf II proDiIra (l»a aap<>rl( phlnMiriqnra.
Aniline ('«'intun- ili> Dmatlnoniilila m<» |Murralt \r rfiittro In-
viiln<<r«bl<>. liM mrmbrpa iliajuintii iIh rv rnUmuf Mrairnt
mué» k la falblnuM- par un mnuqiip fatal ilf roh<>alnn.
V'ollA Im arKUini'ntx i|iii> l'un n «iiti-nilii* Hniivonl ; font»-
f..l» m ronrlont II pa» .r..nvlwiK..r ..-il.. ,|,„M.tl,m .l'un |M>lnt
'!.• vue plu» ^ipvc, ,1.. la ,i^a„,.f .,.. ,„„,„ roni.l.lAntlona
*KoIatea T II «it vrai qu'on jour rAnnletem.— Inraquf aoD
lnl«i|*t paraiwiflit lui iDdlqupr v,-Ue p.>IIHqiie- miu» a
preaqne aiRniA« uotn> roDB<« ; main ,.||.. u'a pa* tardé
A voir «on prreur. dont, nu mie, noua n'avona paa
voulu noua pr<<valolr. (Vtti- orientation pamaK<^- do mi
«undulte ne compte pour rien dana In conllnult<i prolongée
de aea relation* nver noUH. Il «V«t rt*é, dana lea rap|K)rta,
d«a obllKatloua récIproqneM dont il fan» tenir ii.nipte. Ellea
annihilent lia qucatlonii iIMnttinV, i|ni npri» tout, mi^me
dan» IVtat préient du monde, ne doivent pa» Atrc le mobile
aupréme de Partlon de» peuplea. Ne proclaiiionH-nau» paa
à tout initant que noua devona à l'Anuleterre In liberté
IHdltlque In plu» (<tendtte T <'e bienfait, de» peuple» indé-
IM-udunl» le rfi(l:ii it min» l'obtenir. Un Hlècle durant, le
fardeau de» ilmrRe» militaire», ai lourd ù tant di- pay», noua
a été ineonnu. Ent-ce que notre vie nationale n'a paa oonlé
dan» la paix et l'harmonie durant de longue» année», aana
nuage» à l'horiïon, lau» la pen»<Se angolBaonte dune guerre
XLVtlI
INTRODUCllON
II
;x"
à «KJoutor ? Et an reguni do aotre bonheur, le .ang coulait
d.n« la balance, d'un autre côté, le. lnoonv<5nientH du ré-
S^me colonial et de r„ut«, «e, avantagen, et „ou« verrou, le
Pla ...„> portant cux-cl IVmporter fortement Hur l'autre
Il importe dnnn une situation comme la nrttre de l'étudier
«.u« tous Hen „«pe,.t«, de ne demander ,'il «eralt po.Bible de
I am«l oror, ,„it en devenant Indépendant, «.It e' llan n!
^.t,„ee« , celles de la république voisine. Xe «erait-H p„
ridicule de penser que cette évolution nous soustrairait L
ç^harses m.l.taires ? Dans une époque où l'Europe hérissée
la générale. En tontes choses, il Importe de ne pas tom-
ber dans les excès. Si quelques organe, de l'opinion pu-
bl-que semblent pris d'une fièvre belliqueuse ridicule ne
voyons-nous pas en face de ces fureurs martiales une Lr-
reur trop prononcée de toute pensée militaire ? La loi oui
impose à tout citoyen ,a défense de son pays est vieille
c^mme le monde et inéluctable. Vouloir s'y soustraire,
cest fa.re œuvre anti-nationale et «nti-sociale. Il faut ha-
bituer la nafon à l'idée de .'élever à la hauteur de grands
«acr.fices possibles. Tonner contre le service miStaitt
comme on le fait en certains quartier., c'est affaiblir l'ûmé
Ce la jeunesse, énerver sou courage et préparer la dé-
chéance du peuple. Sur tous les points du globe, le.
hommes d'Etat proclament aujourd'hui qu'il importe de
mettre au-dessus de tout les intérêts de la grandeur et de
la défense nationales.
II existe au Canada et à Londres, avec des organes à
et
OONFtRBNCEa IMPÊniALBIl
XLIX
Toronto et à Winnipeg, une concrption imp^rialinte ù ou-
trance : elle magnifie l'id^' de romnipotcnce unglaise au
point de perdre de vue le» intérêts des colonieN, pour elle
taillableg à merci. Qu'on laUoo faire les exogiTé» atteints
lie lu fièvre, et il» auront bientôt fait de tarir le piuH chiir île
nos regBourceM. Il conviendrait peut-être de leH abaiidonaer
à leur mal, hMIb n'attaquaient pas la loyauté dcH Canadiens-
françaiM éloi-juéM de leur opinion.
81 nous ne payons pas de tribut h_ la mère patrie sous
forme de Dreadnought», la faute en est, disent-ilH, à la pro-
Tlnce de Québec. Qu'importe à ces fanatiques que notre
parlement ait accepté à l'unanimité la proposition de sir
Wilfrid, substituant au projet d'offrir des cuirassés «1 l'An-
gleterre celui plus rationnel de créer une flotte canadienne
à la disposition de l'Angleterre, les circonstances l'exigeant.
On comprend bleu que les batailleurs inipéiialistcs visent
en ceci sir Wilfrid pour atteindre sa populariti- dans On-
tario. Ils se gardent d'expliquer que l'Australie fixe de la
même façon que nous le secours il donner à l'Empire au
moment du danger.
La cause des Dnaànoughts ayant été perdue, il fallait au
moins laisser iV Londres le commandement des flottes co-
loniales.
Retenir la direction sur des navires payés de no» deniers,
ce serait encore un acte déloyal. Voilà l'idée qu'ils ont es-
sayé de faire prévaloir à la Conférence de la Défense Impé-
riale, tenue à Londres l'été dernier. Que vont-ils dire au-
jourd'hui que le Times, lui-raême, revieut au projet élaboré
INTBODDOTION
"Jiwqn'à une date companitlrem«i,t «Scente, l'exirtene.
fen«* de no. Intérêt, dan. tonte. ,e. partie. d„ gC m1
le problème e.t anjonrd'hnj différent V„n.
..ce d.„n ln.n.en. dévelop^I^r Jr.";:::rr
non paiement dan. un .eul nav. „„„ .„7 "•^■'«^
-u. .a protection du drapl? '" '"^' '"•*''-°'°-
w."t;trerd:rsr dT ".-""-^
A««l la conférence de llZt^IZ'Je'T::'!' '"*•
Fi«lerick Borden et M. Brodeur .-rSn, "^ °* ""
Kinna H.„ ""eur, g est tenue, en ses conclu-
la défenae. Peindre l'Angleterre en dange", quel mTe^
affaire ? E.en, ou pre«,ue rien. II, nous rappellent leur,
confrères de PaH., <,ui. en 1870, à la veille dMagûi:;:
OONrtBKNOn IMPtBIALM
u
fruco-praiiienne, hurlaient : " A Berlin, à Berlin ", et
restaient dam leur bureau. On »»!' ce que vaut le patrie-
tlsme en chambre.
Oani la réalité dei faiti, rien de dangereux comme cette'
eampagne de no* exaltés. Ces grands anglumanes sont le«
pires ennemis d« leur cause. Paraisse jamais parmi nous le
fardeau des charges militaires soum lequel gémit l'Europe,
et on verra arec quelle rapidité le loyalisme des paysans
d'Ontario s'usera à son frottement.
La révolution américaine de 177R n'a surgi que d'une
question d'intérêts lésés ; le reste n'était qu'accessoire. Les
colons de la Nouvelle-Angleterre et de la Virginie s'insur-
gèrent contre la mère patrie, décidée à mettre sur leurs
épaules une partie des dépenses de la guerre, alors qu'elle
lenr refusait tonte faculté d'établir chez eux une industrie
quelconque. Que l'on ne voit aucun sens comminatoire
dans cette allusion & uu passé fâcheux, mais plutôt un rap-
pel aux leçons de l'histoire, auxquelles nos impérialistes se
montrent rétractaires.
■En cette question où tant d'intérêts s'opposent, on ne
peut arriver à une solution raisonnable que par l'action
concordante de la Grande-Bretagne et de ses colonies. Sur
cette entente s'établira la loi d'équilibre qui régit les rela-
tions internationales. Que les extrêmes ne l'oublient point:
Nous traitons ici de puissance k puissance.
CHAPITRE V
LA OUGRRB 8UD-APHI0AINB
N
L mt^rét du rnuada. .e« «rande* .ntr.prUe« à parfair,
17™ ". r r" '" '^"""'' ' ^'""-''' «» 1897. non,
éloignerai da mllltari.me eu«,péen. Voilà pou«,„oI «;„, ne
participât on. Ert-ce à dl«. q„. non. verrion. d'nn œH ,„.
Zr „ d """ ''"*^'' "" "'"' ^ ^"' -'*- Vienne
e Ll ! r**'' "" ''^"«•^**"« «^o" aKnme le fen ,„r
^ t"^ ««■'tagne., que te clairon sonne l-appel et
non. «Jpondron. an cri d'alarme ; elle non. verra a^p.^
d'elle le sabre an clair ". ""pre.
he^ '"f «^'°™* ^°'<"'*««' '«t bientôt confirmé. Une
oLTe.'ÏÏ"?'"'* """ '" «'«'«'-«'-«'«n'e en 1900, lor..
^"rl" "" "■"'' ''""""^ ""«'•"* P'"* «» "-^
On «> rappelle arec quelle promptitude guerrièi* mll|.
«en. et .oldat. canadien, volèrent an .ecour. de. réri-
men . anglai. Dan. cette campagne du Tran.vaal, .o,^e
«.lell ardent du continent noir, le. nôtre, payèrent brave-
ment de leur per*,nne «tn. ménager leur w„g. No. jeune,
wldat., aguerri, en peu de temp. comme de. vétérans, aion-
tèrent une belle page aux annale, de no. fa.te. milUalre..
Oette participation à la guerre .e flt de notre plein gré, .on.
LA OUBBPB BCD-AFRIOAINI
uu
la aenle impulxion dn dévoaement h la mère patrie. Alnai
fnt lerrie la canM» de l'Empire en laiRiant intacte notre
antoDomle nationale. Noua avon* prêté h propos main-forte
à l'Angleterre comme pour éclairer à l'henre préaente notre
marche dana l'avenir.
CHAPITRE VI
CBÉATION DES NOCVELLB. PBOVINOM
A la «eulon de loon «i.. wns-, ■
»ale la plu, lar,e2111T' ""'"'"'* » '« -'<" -"»•
n<^« -^ Poun-o,r aux Jt^^'r^ZT'''''"" '^''
"•on «i brillant avenir To«7 „ '" '^°»«
dl»e„«Hlon« amlealen «„xa J,? ,r"'°""»'* «""* ^^ ce.
0'- o«.„.e complet en p it.,l Ce" '"""•" •*«'^'
eonquo de l'hori.on ne cachn. " "" """ ""*'•
"nage chargé de ten^péte ? ' """'"'' *""^"""' "»
l'histoire du Nord.One.t ""'^' """^ « «'-ue
twits, les premier, eMa^dp T ''^*" '^'''*' '^ ««»'">.
prairie,, ,„„,^3 „,^; ^e gouvernement dan. ce. vaste.
«»vage.. Puispas.JÏ'ira ;e';2r "-' ^ ^-
montrait les population. nouv^Ue^de^,^ V"^' " ''°"
«rouvernement populaire et pÏL V 1"' """"' •"" '«
:r::::r^trp£-^-^^^^^
crCation on NODVBLLM PRovimn
LV
femk* troD«coDtiDent*le. Un iiyBtème d'ëcolea ralqué «ur
celui de QnMiec, devait couronner l'édlflcc pour amurer le
bonheur de toute* lea croyances dan* la plus large liberté
de l'enielgnement.
La Chambre avait écouté le premier miniatre avec cette
attention «ontenne que aa parole ■éduiitante lui vaut tou-
joun. Aucune note diicordante térieuae ne te fit entendre
aprèa ion diicoura, et les apparence» falMient eapc'rer que
lea nouvelles conatitutioni de l'Alberta et de la Saïkatche-
wan entreraient triomphantes dans nos statuts. Sous ce
calme de surface fermentait un levain de discorde, et le
public- fut HurpriH d'apprendre, quelques jount plus tard,
que des dissentiments profonds avaient éclaté au sein de la
majorité, au sein même du cabinet, relativement aux ar-
ticles qui établissaient des écoles confessionnelles au Nord-
Ouest. Des négociations s'engagèrent de part et d'autre, et
elles aboutirent an compromis que l'on connaît.
Nous est avis, sans vouloir faire de la psychologie, que
c'est à ce moment que sir Wilfrid traversa la crise la plus
pénible, la plus cruelle de sa carrière politique. Quelle ne
dut pas être la détresse de son cœur en présence du manque
de générosité de la majorité protestante ! Donner à la liber-
té religieuse la même largeur d'action qu'à la liberté poli-
tique, tel avait toujours été son idéal souvent proclamé. Et
il constatait un abtme sur ce sujet entre lui et ses collègues.
Ici son empire, si puissant ailleurs, s'arrêtait ! S'il eût, à ce
moment, obéi aux suggestions de son désappointement,
il aurait, présumons-nous, pris sa retraite. Mais il com-
prit, comme tous les ministres catholiques ses devanciers,
INTROOVOnON
comme MM. Lan«.Ti_ r.i. ,
ordinaires. '^ * *"'"■*» d'andfg
de';:;e:e/u';: xr "■" •''«-^ *''"" "-- «'•-'a*
•'i^-popuiai d! ; ;rrs "" r •''"^ "^ -^""^ ^^
;.-J|;
OBftATION nu NOI'VRM.M PROVINCBH I.V1I
montre amplement. CittiUN un iteul exemple : au moi* de
Janrier 1870, M. Emile Ollivler deri-nalt premier minlitiw
<le Napnlëun III et fiirmnll un i-nbiiiet, avec reHpnniabilIt^
A la Chambre ilen (li<puti<>i — H^fomic r<<<-lnm(ie depuii long-
tempi. Sa maavalie étoile voulut que iiurult nu mol» île
Juillet (le la niAme iinniie, l'iilre In l'ruMHe et la Krnnre, une
complication an anjet de la candidature d'un prince alle-
mand au trAne d'Eapainie. On lalt Que le dlffëreod amena
cette Kuerre dont la France iiortlt meurtrie et mnttl^. Or,
Emile Ollivler B'uppotia de ti>utea lei force» à la guerre.
Contre lui, pouuant au conflit, «'agitaient la ('our, l'impé-
ratrice, iea autrea mlni«treN ; Napoléon III inclinait vera
nne aolation pacifique. Il aemblalt que la retraite d'Emll«
OlUvier a'impniinlt en cette occurrence. Pourquoi aiwumer
la responsabilité d'une entreprise qu'il avait désapprouvée?
Démissionner, c'était Jeter le désarroi dans les préparatifs
de la campagne et donner aux partisans de l'absolutisme
gouvernemental l'avantage de regagner le terrain perdu.
Donc, Emile Ollivler conserva son portefeuille, par esprit
de devoir et de patriotisme.
Qu'advint-il ensuite T Durant plus de trente ans, un flot
d'injures s'abattit sur sa tète. On lui reprocha d'avoir voulu
la guerre, on jeta »nr lui la rosponsnbilité de la catastrophe
qui l'a terminée.
Depuis quelques années la publication de documents offi-
ciels a permis à M. Ollivler de revendiquer son honneur, &
la lumière de la vérité. Il n'y a aujourd'hui en France
qu'une voix pour rendre hommage à son désintéressement
patriotique.
LVIII
INTBODDoriON
0« détlgner le. éréque. à 1. nomination du P.pe fordt
« rénn r pm, de dix à I. foU, de f«|«, „n royge * Bon./
apiK. nt.H par IKtat : ,uo, ab„. .• Ke le Concordat î n.'
■•af pa. aux .«tLoIinu.. ,.. liberté de rennelRnement , lia
ne la reçurent que de la loi Fallonx en 1860
Le malheur de. tempn contraignit le Pape à a...=er le
France, faute d'une entente.
L'Intérêt roprême de l'Egliae aux priae, avec ce que l'on
appe le le « fait du Prince ", Ceat-X la volonf. "on t"
ran, telle fut la raUon déterminante de Pie vn. o. traité
ouUtion du xot)rM.i.n raoviNCM ux
m» trouva paa grikrr devant rrrtalnn ratbollqne*. M. do
Malitrr, lulniém», osa taxer 1p Pape de faiblemie : Il avait
aacrlfl^ le« droits Imprescrlpllbleii de l'EglIiie ! Qnl Tondrait
ujonrd'bal contresigner le JnRement de l'Implacable an-
tenr de» " Holr(<e»i de Mnlnt-I'eterabiiurii " ?
An anrplus, si le compromis La-xrier a été Jugé Insnfflsant
par des hommes tjul, n'a.vant JaniaiN exercf' le pouvoir, Igno-
rent lea responsabilités qu'il comporte, il a paru aillenra ré-
pondre A une nécessité de gunvemement. Lors d'une visite
de sir Wilfrld A Kome en 1907, le cardinal Vanntelll s'em-
pressa de féliciter publiquement dans une réunion de pré-
lats, le premier ministre, il titre de ratholiqno éminent et
d'homme d'Etat, comme l'Eglise serait heureuse d'en
compter ailleurs du mAme esprit.
Il est une vérité évidente — qai se passe de démonstra-
tion, bien que dans certains milieux on refuse de la voir —
c'est que, hors de la province de Québec, nous vivons dans
un pays protestant, et que, lorsqu'il s'élève un conflit reli-
gieux, ce sont nos frères séparés qui sont appelés A dire le
dernier mot. (1)
(I) Il «Mt produit, >n moi» d'âoO! dernier, un incident qui met In ehown
au point. Au coun d< l'hlrer ( l»0»). M. l'abM UruM, euri de Wunde, 8a>k.
publiait dan» lea Journaux une lettre dfclnnnt que 1m ratholiquei de cotte
prarince. appuya «ur le coniptami» Uurier. avalent «tabli. de concert arae
le» autorité» urovliulalee, uniforfu» liiorfi qui donnait A l'cn.cignement re-
ligieux toute la latitude <M»lrable. M. IlfruM fut il*« Uir« |<rii il |iiirtie por
MfT Langevin et quelque» prftrn de ion dltwhe. Mie en fncheuse poiture
par cotte dénonciation, M. B«rubé pria ion év«que d'intervenir et de le pro-
ttfT a'Il y avait lieu. Mgr Paical n'h»«lta paa h dUclarer qu'il approuvait
Is conduit» de M. Wraht. Cela devrait clore la diicuulon. «1 In catho-
liques directement intéreai^s trouvent que la loi répond aux nnpirationa de
tour conacieace. pourquoi peraliter, maigri eux, t le» repr«>enter comme vic-
times d'une odieuse persécution T
Os tïOîiverâ 13 jcttfù :::: rîîfr nr Wâaô«. «vcc ";ippTcb.';tion ,if M^i X'mmmî,
d*u la Pmtt et le Canada du 19 aoUt ItOO
i^
t'HAI'ITHB VII
l'ItlIKI'ÈllITft nir ( A.V.IKA
" Hf-urett» Im |N.iipl,., qui n'ont p.» U'hlHli.lr.. ", .||mI( un
J..ur K.<n..|,„.. «•.,„.m.. rui,u.lro. .In ..,„ ,n„.p.. .•.^.,,„„ ;,
'" ""'"■ '■'''"''• " OPVII,. „. r*fl^,„„ „„, „ „.,»*n. ,lu
pe. .le. «,o Milamaflon le oompwncl. VIv.nt .., m u ,1..
no.... il «„r.|, p„ .lire: <'n,.ar*ux .«. p,.up,eH d,„., rh,,.
olr.. «. form.. .r..„,„.prl«,.H „,„„, .....r «bjo. .r.méllorer
la .•,mdl.l„n ,|,. l-l,„m„,e, |.,in ,1,. |, ,|i,c.,rd.. fnl.l.. à |,
I.r..Hp.'rl(.-. p„bll,,u,.. •• Tr..|„. nnuA-n ,|., r^„,„ i^^Her n.
.^nt AoulA.. .iBo. un.. al>n.«p|,èn- d'hnrmonlP «ntre le.
race, do ('«..ada, dan. une enfent.. pr,,qne fratornel'e
1 nlM,..t^ll,. HO p,.rp.îtuer ! Dan. ««tte fortiflanto atm.m-
pl..n., ..,u...s I... f.,r,,.H vivH d.. la nation ... .ont .Mplo,^
"U vue de proRrè. lne.p#rAi et inouï.. Et cependant, il ».
Mit inj.mt,. d'oublier que le pa.v. marohalt & grand, pa.. Il
y a quin». an.. Mai» dan. la .vlatlvlt*' de. cliowi^ la
mnr.1,.. pro„r..«Hlv,. „,.,u.. i.ipa,«. de beaucoup la pr.„.
|itTlt.î d'iintrefoiM.
1... «'«m.,!,,, .|„„s l'.;v„l„ti„„ de r,itat «ocial, a parcouru
le «tade de «.n autonomi,-. "Le Canada est une nation"
«fflrmeit .ir Wilfrid A I^.ndreH. en pr.h.enoe de la toute!
pui..ance britannique, en prA^nce de» minl.tre. .u.cep-
tible. de conl,.Hter r.-x«ctUude do cette affirmation. 8e. pa-
»tea ont retenti «a TaMâa e( en AnRieten* comme H
pKmrûMtrà ov oan«da
uci
coMtaïailon ilc Dotrv IniKpradanrK nailoDiil». HIr WMfrlil
a, poor aiDd din>, ml* li> icFau «ur l'arrhc mIdIp i1« liiatM
Boa llbvrt<<« vt (••niiln<> l'<i-uvri> riimiii<>nri<<- par Lafoninlnp.
En ftlet, c'mt blrn I^afoDlald» qui a fait «-ntivr If ('aaada
dana la llb<Ti«i parlrmi-iilairc. Il Tu, |H)iir ainHi dire, «rm-
chéi« k lord Metrairp ; r'riit «• (|0«' ii- ifixivcrnrur avouait rn
fcrlTaot an minlalrr dra Colonira, à la r<>ll <> di' la rbulo dn
régime perumarl : " M. tjirnnlaim- li- iinic blro, il v»t ninu
■etil adrpraairp. En nVlamant In droit di> nominor «vi amia
•ui functioni publique*, il tranRf<>rc l'initi>ril>'' iIi-n iimloN di>
Doa amli i ^ x main* de» ait-na T II it<>Haniic lt>ii iirttrin et rien
3'«nipécbrru l'Influence frun^'uliu* de rt'>Kni-r dnna l>- paya. "
Plu» tard, noua eat venuf In libt'f li' l'iiiiiinerriale avec l'nu-
Tertnre de ta nnrigatlon du HaiotI.aurent h toutin Ira
flottea du inonde ot la farulti< de réKier notre li<|{iitlalion
tarifaire aana l'Interrentlon de l'ALuletirre. D'anirca ré-
fomiea de moindre Importance vinrent a'inipoaer, A leur
beure, développement naturel de noa droit*. Enfin, loua le
gouvernement Laurier, rAngleterre laiiwalt gilaa4'r de aea
iiiaina le dernier veatlge de aa Houverninettî; le renoncement
à toute Intervention dana la négociation de noa traltéa de
commerce avec l'étranger, lie» conceiiHloni ilana cet ordre
de choiea lont allée* al loin que, h la demande du gouver-
nement rantidicn, lu métropole a dénoncé ae» proprea
traltéa de commerce avec l'Allemagne et la Belgique,
parce que no» intérêt» rexigeiUent.
Voilà pourquoi air Wllfrid pouvait proclamer, en mettant
pied à terre sur le »ol anKlui», que le Canada eat une na-
tion. En effet, nou» posaédon» toutea lea réalité» de l'indé-
um
im-BODuonoN
pcndance «rec une apparence indMae de ■njétion à l'An-
gleterre.
Dam le travail d'émancipation da Oanada, lea nôtre* ont
Jonë nn rôle prépondérant. 81 Lafontalne a poaé la baae
et Lanrter le couronnement, n'oublions paa que, de l'areu de
Macdonald et de Tupper, c'eat à Cartier que revient le
mérite d'avoir imposé à l'anion de» province! le ayatème
fédératif, dans le but de mettre A l'abri de tout empié-
tement les droits essentiels A notre existence nationale.
Chacun de ces trois grands Canadiens a donc mis la main
à l'œuvre, en y laissant son empreinte spéciale.
CHAPITRE Vin
BAI80N8 DU SllCOftg DB 8IB WILFBID — RANO QU'iL OCCUPB
PARMI LB8 OBATlSUaS 0AMADIEN8-rRANCAIB
Ohex tir Wilfrid Ie« qualités brillantea le balancent avec
la bautear dn caractère. Son prestige est appnyé «ar des
mërltei iollde* ; voilà poarqnoi 11 le maintient par toat le
Canada avec nne inaltérable Tivacité : tel '■ertaina arbres
de nos forets traversent tontes les saisonk. tians perdre de
leur conlenr. 81 la popularité de M. Lanrier l'éteo d'un
océan ft l'antre, c'eit surtout dans la province de Québec
qu'elle atteint sou plus haut degré d'intensité. Ailleurs elle
est faite d'admiration pour son talent et son caractère; ches
nous, à ce sentiment se superpose l'aifection. On l'aime,
comme s'il avait réhabilité notre race aux yeux des Anglaia,
et comme s'il l'avait vengée de leurs dédains passés. En cet
homme modeste s'incarnent notre fierté et notre orgueil ; il
symbolise la réalisation de nos aspirations nationnlos. Be«
adversaires politiques, même dans notre province, se sen-
tent attirés vers lui et regrettent que les nécessités de parti
les en séparent. Jamais homme d'Etat canadien n'a senti
autant notre province sous sa domination, ni Papineau, ni
Lafontaine, ni Cartier.
N'était-ce pas la force des choses qui groupait les Cana-
diens autour de Papineau : la patrie en danger de périr? Eu
«
Lxrr
IMTBODCOTION
face d'une nécenité pareille, aocnne divlalon de partii, lem-
blable à cellei de noa joun, n'était admiialble. Traître !
telle était l'épitbète lancée à tout Canadien diapoaé à ac-
cepter la tyrannie des bnreancratea. (1) Lafontalne ne rit
l'unanimité de» aleni antoar de lui qu'au fort de «a lutte
avec fiydenbam et Metcalfe. Après la victoire, dans le cour»
normal de* affaires admlnlitratlvea, 11 sentit ses amis se
déprendre de lui petit à petit. Cartier, qui était l'absolu-
tisme fait homme, tenait ses adhérents en mains et pour
ainsi dire, sous le fouet. Aussi était-il plus accepté comme
l'homme indispensable que comme l'idole du peuple.
A l'origine du régime actuel, Cartier descendait d'Ottawa
à Québec pour donner des ordres à ses lieutenants ; 11 avait
son siège à l'Assemblée législative. Sa présence gênait ;
même lorsqu'il ne prenait aucune part aux discussions, on
sentait que M. Chauveau et ses crUègues avaient pris
langue avec lui avant de parler. I/abolltio- du double man-
dat, réclamée et obtenue à cette époque, visait son expul-
sion de la législature provinciale. M. Marchand et ses
amis, avocats de cette réforme, soutenaient que le pouvoir
fédéral devait être séparé du pouvoir provincial. Sous
cette dualité, disaient-ils, les ministres de Québec ne
faisaient que graviter dans l'orbite du puissant ministre
fédéral. Curieux retour des choses d'ici-'aaa ! Le double
mandat a vécu, mais la direction que Cartier allait donner
(1) On dinit pluMt : Chouayen I On ntUsh. IWigin. de oe mot a la «Hk
L^tiT'.'T^^ Chouayen p^r le. Francai,. On avait awliqn?°teli»to«î
RAISONS DC SnOOftS Dl SIR WILITRID
LXT
jadis A Québec, on vient anjonrd'liai la lolllciter avec plai-
sir t Ottawa t
A toat prendre, l'iiistoire de notre pays sous le r^me
Laurier déroule une série d'événements qui forment de
l>elles pages fort intéressantes. Eile signale, comme les
parties let plus éclatantes de son activité, la résistance op-
posée d l'impérialisme, la conquête entière de notre liberté
en matière de relations commerciales, et cette politique pro-
gressive dans la paix, outil il efficace de notre avancement
matériel. Avec cet art qu'il possède de donner parfois à sa
pensée une forme qui ~.e grave dans la mémoire comme une
inscription sar le marbre, il a dit un jour : " Le diz-nea-
vième siècle a été celui des Etats-Unis ; le vintrtième sera
celui du Canada ! " N'avons-nons pas vu la réalisation de
cette propliétie de son vivant ï De 1896 à 190<i, le chiffre
global de notre commerce a santé de 250 millions de dol-
lars à 600 millions. A l'heure la plus brillante de leur plus
grande prospérité^ 1er Etats-Unis n'ont jamais vu on pareil
essor.
Ce ne fut là que le pramier pas dans cette vole. Dès 1907,
les honorables MiH. Fielding et Brodeur négociaient seuls
avec le gouvernement français le traité de commerce qui
vient d'être ratifié à Paris. Il y a leuz ans l'honorable M.
Lemieaz arrêtait & Toklo, de concert avec les autorités ja-
ponaises, les termes d'un accord important. Dans ce dernier
cas comme dans le précédent, l'ambassadeur anglais n'in-
tervenait, pour ainsi dire, que comme témoin pour la léga-
lisation des signatures. En ce moment sept traités de
moindre importance, entre le Canada et les Etats-Unis, sui-
Lxn
INTBODCCnON
Tent le cour» des négociatioDS «au ancane entrave de la
part dei autorités britanniques. La conquête du droit d'en-
trer directement en rapport ayec les nations étrangère»
est donc complète.
CONCLUSION
En terminant cette étude, il ne nous semble pas hi- ■. de
propos d'assigner un rang à sir Wilfrid parmi les maîtres
de la parole an Canada-fransais. Quatre' noms s'imposent
entre tous dans le groupe nombreux de nos orateurs :
Papinenn, Chaurean, Ohapleau et Laurier. Papinean a
d'abord servi de terme de comparaison, et les Canadiens
lui ont longtemps donne la primauté. Grand, bel homme
à la snperbe prestance, vo:i retentissante, il avait bien
les quaUtés extérieures qui font les Démosthènes et les
Mirabeau. Et quelle grande cause pour donner l'essor à
son verbe passionné : la revendication des droits à l'exis-
tence politique de tout un peuple 1 II n'est pas un chef
de parti ordinaire, à l'autorité contestée, expcé inx
attaques de la faction adverse. Lorsqu'il élève la voix,
c'est la pensée de toute la nation canadienne qui éclate
dans le feu de ses justes indignations. De là, sa
grande force sur l'opinion et contre ses ennemis. Mais
cette cause unique, malgré l'ampleur des développements
auxquels elle se prête, au» ,f sans cesse les mêmes
raisonnements. Vingt années durant, Papinean a prononcé
la même harangue, en y ajoutant, à la veille de 1837, un fort
"S,'^^
y^zi^^.M,^...ÊÊ^:-^iL iâm
BAIBONB DU MUC0È8 DE BIB WILFBIO LXVII
colorli de révolte. Dam ce torrent de paroles qui ont remné
nos ancétrea, pea d'idées, pen de pennées, quelques rappro-
chements historiques entre la situation des Canadiens dn
temps et celle des colons américains à la veille de la Uévoln-
tion. Ce flot de mots s'abat sur la foule en périodes inter-
minables, incorrectes, pleines de mots retentissants. Un
homme de l'époque, auditeur assidu de Paplncau, nous di-
sait : " Jamais, dans ses appels au peuple, il ne manquait
de lancer cette phrase, en appuyant longuement sur chaque
syllabe : " lie gouvernement britannique est un gouverne-
ment tyrannlque. " Orand orateur, il fut, fatalement, ora-
teur monocorde.
Chauveau, c'est l'antipode de Papineau dont il subit long-
temps le prestige. Autant le second était emporté, violent,
autant le premier se montrait pondéré, calme, étudié. Chau-
veau rappelle l'oratenr académique, bien plus que le tribun.
8a parole, qui vise toujours l'élégance de haut vol, passe
par-dessns la tète de la foule. I/organe est plutôt désa-
gréable, le geste court, il y a dans toute sa personne une
certaine mièvrerie qui choque ; son éloquence, qui manque
quelque peu de virilité, fait penser à un homme élevé par
les femmes. Ce n'est qu'après l'avoir écouté quelque temps,
qu'oubliant ces côtés désagréables, on trouve du charme à
son éloquence si élevée. Il force l'admiration par la beauté
de la phrase. Bien n'égale à ce point de vue l'admirable
prosopopée qui couronne son ditcoura à la mémoire des
braves tombés sur les plaines d'Abraham. C'est écrit à
l'antique ; on reconnaît, en le lisant, l'homme qui a vécu
dans la fréquentation de Corneille, Racine et Pénelon.
umn
INTRODUOnOM
Voye, .DMl 1. belle ordonnance de m. h.rMgne. • I»
phnue rythmée, U cadence de» mot., 1. gradation de. rai-
•onnement. ponr amener l'effet Tonln. L'exorde, prépaie
avec art, amène, Mion le. règle., l'expowS dn mijet qn'Il
traite, pour flnir en nne péroralwn où l'oratenr concentre
tout .on «an. Ce.t on pur cl««lqne, pin. captivant à
lire qnà écouter, le pin. littéraire de no. orateur.
Tout e.t contra.te dan. la r.riété de. talent, de. homme
Ohaplean ne re.«mble ni à Chanrean ni à Paplnean, Mn.
wppeler Laurier. Cet nne nature exubérante, la pin.
richement douée qui wlt. mal. nne nature, débridée, un.
frein un torrent que l'art et l'expérience n'ont pa. tonJou«
canalUé. Doué de la plu. belle voix dont on ait le .ou-
venir, on pourrait l'appeler le ténor de la tribune, .1 cette
expre..lon n'était pa. dé.obligeante. Il y avait toujonr.
plalalr à l'écouter, même san. le comprendre, tellement «s
parole care..alt l'oreille de .on. harmonieux. En face du
peuple 8ur le husting, il fut Incomparable. Se. .uccè. sur
le tréteau populaire n'ont jamai. été égalé.. Il avait tout
pour .édnlre, entraîner le. mawe. : trait, d'une di.tlncUon
patricienne, avec nne abondante chevelure tombant jus-
qu aux épaule., une tête olympienne, telle que le. artiste,
de I antiquité en imaginaient pour figurer leurs dieux,
enfin tous les don. du théâtre, fia présence imposait • si
d occasion, il se trouvait en face d'une foule rebelle, son
prestige avait vite raison de cette colère. Maîtriser
dompter un auditoire mal disposé n'était qu'un jeu pour
Chapleau.
Le. gens qui ne parlent jamais s'érigent en juge, impi».
BAIIOMS DO ■DOOftS D> MB WILTHID
LXIZ
eablM de ceux qui, par néceitlté, parlent louTent II» ont
■onTent reproché i Ohaplean certalnea audaces de langage,
«cbappéea aux hawida de nmprovliaUon. Mali à côté de
cea phraaet par trop fulgurantea, que de beaux mouTe-
menta, que de belles envola I Tout homme a tes admira-
tlons qu'il prend sourent, Inconsciemment, pour modèle.
Admirateur passionné de Vergnlaud et captivé par cette
Hgure il touchante, malgré ses fautes, Chapleau s'Imagi-
nait ressembler an jeune Girondin. Il lui était probable-
ment supérieur, à tous les points de vue. La nature s'était
plu à combler Chapleau des dons les plus variés. Ainsi,
cet impulsif à l'Imagination emportée était, à ses heures,
an homme de chiffres de tout premier ordre. A la direction
de la Banque d'Epargnes de Montréal, 11 étonnait les
hommes du métier, blanchis sous le harnais. L'Influence
de sa parole fut Immense.
Après la mort de Cartier, la fortune du parU conserva-
teur reposa principalement snr lui. C'est son éloquence
prestigieuse qui contribua le plus, dans la province de Qué-
bec, & ramener ses partisans au pouvoir en 1878, et à les
y maintenir aux jours de leur défaillance. Lorsqu'il dis-
parut, l'ennemi ne trouva plus aucune force de résistance
pour retarder son élan conquérant.
En pariant de Chapleau orateur, reportons-nous an
champ de quelques-uns de ses plu» retentissants succès ?
N'est-ce pas à la Cour d'assises qae sa parole vibrante a
retenti avec le plus d'effet T C'était merveille de le voir aux
prises avec la partie adverse, quelquefois même avec le
juge, et triompher dans ia nitte. Ârec qaelîe sfeets aass
us
INTBODUOnON
•on iDitlnct dlTlMtoIre de ptyelioloffiie tTlK m fatoUfu
PM wnrdre I. Tërité du for Intérieur dun Mmoln rtc*!-
cltwnt ! Il tt r«.ttf le m«ltre, «w. cootwte, «a prétoJ».
Pourquoi n'aJouterion^noB. p.. un net» nom à U liste
de no. grand. orateur.T Honora Mercier n'a-Ml pu été, en
•on genre, un maître de I. paroleT Per«,nne peut-être n'a
pénétré plu. profondément que lui dan. l'âme de. maMea
Enfant du peuple, Il e.t re.té penple Ju«,ue .nr le. Mm-
met. ot l'ont porté de. don. exceptionnel.. Se. défaut,
auunt que mm qualité, le fal.alent communier fortement
arec la foule. En l'écoutant, celle-ci derlnalt une forte
peraonnallté wrtle de .on «In, en gardant toujour. ylT«.t
le wuTenlr de M,n origine. Son langage .'émalllalt de mot.
et d'expre..lon. aux Intonation, populaire.: «Jfon paii^
me, fréen, " dUalt-U. Ayec le .accè., l'e.prit de Mercier
• «tait afflm^ mal. non w. goût.. Sa toIx pulwante man-
qnait de dlatlncUon; c'était un beau garçon, flgu«, toujonr.
wnriante et narqnolw. On retrouvait dan. m. façon, d'en-
doctriner le. électeur, la flne«.e et ra.tuce d'un renard
normand. Orâce à mu éloquence roublaide, il empoignait
Jean-Baptiste ju.qu'à lui faire perdre le sentiment de .a
perBonnalité; maîtrisé par le charme prenant de cette pa-
rôle pimentée au gré de œ. goût., le bon habitant .wcep-
tait la .uggeMion de l'idole.
La tragédie Biel fut le beau moment de la carrière de
Mercier; cette épithète ne détonne-t-elle pa« dan. une .1 lu-
Ifubre affaireT Quel, dis.„n„ danimnesgue, dan. ce» tri.te.
ft&noNi DU ïïootÊm oi u» wiltriu lxzi
hcnrMi Vaudaee, l'appel aaz paMloM Icnr doBn«l«Bt daa
lorart d'inceDdlc. Tonte !• prorlnce de Québec, fonetMe
par cette parole tumultneaM, tr^lgnait de colère, prMe à
ton* IM excèe. Oana aller jnaqa'à dire qu'il te fit un tié-
tean du cercnell de Rlel, ne pooTODS-Doni pas troarer qn'll
a qnelqne peu abnaé du malheureux drame de Béglna pour
Buresclter lei paMlona de la fouleT
8a Taate Intelligence projetait de Tiret clartéa inr le do-
maine de la politique où «on eaprit dominateur et progrès-
M lut trouTer, dam un règne auMl court que brillant, de
promptes lolutloni à de difficile* problème*.
La popularité e*t une force bien inconitante, dUiona-
noo* tantôt, elle eemble i« plaire un Jour & précipiter dea
•ommet* cens qu'elle j a naguère porté*. Mercier fit l'ex-
périence de cette rérité. 8a chute fut auaai rablte et
profonde que ion élération avait été rapide. Le* canie*
de l'une et de l'autre «ont connue*. Inutile d'iniister. Di-
*ona qu'apte* *a défaite, il *'e*t opéré une réaction en *«
faveur. Oe ne fut pa* un homme ordinaire que celui qui,
chaque année, à l'annivemaire de sa mort, attire les foule*
autour de *a tombe. La aurvivance de ce* amitié* per-
sistantes, dans un monde où le souvenir des disparus est
■i fugitif, honore infiniment sa mémoire.
La gloire de Laurier ne p&lit-elle point en présence de cea
astres de première grandeur T Non, certes, elle peut même
soutenir la comparaison avec avantage. Tous ces homme*
de grande marque ont pu l'emporter sur Laurier par quel-
un»oooonoi»
HW MUIb, B.J. .neiw d'Mtrt tt» m doDD» .ntMt l'im-
PfM.ion da TMUbl. homm. d'Kut, U l«. u.,«i», ,o„, „,
ta,«liM „pdri.« d. « p«,. «,.rt. de gr.nd«
W** 8U muqii. * Uori» u grendlloquence d«
P«plnt»u, Im comctlon claMi<|M de Cl«nTe«n. 1. fouïn.
bânnonieuM et <lectri.«nte d. Ch.pl.,a, II .urpiwe ce-
pendant m. émnle. p.r dtrer. ritén. L'-prit, «Mné che.
loi p«f ane tongne enltore iatentlre et .Ilmenté par on
fond d'Idtfe. g6ntnl„ HKpnl^ble. fournit, en tonte, occ.-
•iona, à on talent d'une MopleiM extraoïtllnalre, l'arg».
m#nt. la pl,ra«^, le mot exigé par la .Itnatlon. Qnelqne dif.
flc le ou complexe qae «,lt on problème, il (ni tronre la m,.
IntloB néce.«U«, et tonJo«« la .enJe ,nl pa^l-e po«lbl.
et Mt afalaante. 81, WIlfHd .'..t un Jour proclamé démo-
crate Jnaqn'A la gude (to tbe hilt). Brldemment n-eat paa
démocrate qnl Tent. Il non. «.mble bien plutôt que la
tendance de wn Intelligence, — goftu releré. le rappro-
cbent plu. de. gen. de qualité que de Jacqne. Bonhomme.
Dl«)n., pour tout concilier, qu'il cache de. a.pIratlon. dé-
mocraUque. wn. le. dehor. et le. manière, d'un grand
•elgiieur. Cette ariatocratie de «,ntiment. n'exclut pa. la
ju.tlce et la commLératlon : le cœur che. lui Incllue tout
de même du côté du peuple, de. faible, et de. dé.hérité^
pour améliorer leur .ort.
. ^^^T' '* ^"""'"''° <î« -o» e«prit en fait l'orateur
de 1 élite plutôt que de la multitude. C'e.t au Parlement
ou dan. le. grand, conconr. d'intellectuel, que .on élo-
quence trouve l'écho qui lui convient. Eat-ce à dire que le
peuple ne «ii.it point le wn. de .a parole T Oerte., la foule
BAIMNS DD aVOt,>M DB HB WILTUD
LXZIII
!• comprend, mali Mt l'admire nrtont parc* qn'elle m
MBt dominée par nne IntelIlRence mipMenre. Ccat par
là qall Mt on entraîneur d'hommea.
Oi qnl le met hon de pair, e'ctt cette pénétration
algn* dn aent intime det choaea, qnl lui permet de faire
jaillir dn fond même do injpt nne ilKnlflcation cachée anz
yenx ordlnairea et tonte natnrpMp en apparence, nne foin
mile en lumière. Peraonne antre, ni parmi lea écrlTaini, ni
parmi lea grande oratenra dn paya B'anrait pn tirer dee M-
monstratlona de Londrea et de Paria lenr Téritable ezprca-
iloa, arec nn relief auati laiiiatant. Voilà pourquoi air
Wilfrld rettera longtempi ponr la poatérité le prince de noa
oratenra : Primtê» inter part».
Le propre de la politique n'eat-il pas trop lonvont d'en-
gendrer dea bainea et de aonlerer dea animoaitéaT Comment,
aona l'empire de cea lentimenti qnl obnubilent l'eaprtt de
Jnitice, nn homme engagé dani la lutte peut-Il reapecter
aen adreraalrea, tenir compte de lenr penaée T Trop aouTent,
un méprli exaip(<ré flétrit lea opinions oppnsdeg et U'ur aup-
poae lea pirea mobllea. Il faut nne grandeur d'âme peu com-
mune ponr le aouatralre à cea petiteaaea iméparablei dea
paaalona bumalnea. Orftce & Dieu, lir Wllfrid a trouvé
dana le fond de aa généreuie nature la force morale <le l'in-
cliner devant le talent d'où qu'il vienne et de reapecter
toute opinion. 8i violente que le aoit montrée la critique
de lea actea, jamais elle ne lui a arraché une expression
qu'il ait eu lien de regretter. Prenez garde que même au
milieu de la tempête de 1896, alors que l'attaque se déchaî-
nait autour de lui, rageuse, Injuste parce qu'elle était
uzn
iNmoittronoN
iiii
•u.»^I«. M mo<Mr.tloB Mt «IM. Jo*,.-» |a MMt^nc po.r
d. . déuoDdaUoM MM aMnr*. «nr la tomb* d« ai:- J A
Macdoaald, n'a-tll pu tépmuAn dw tflogM qn*, par VM-
TâUon d«a l<M«. tt la «^a^rodltf d«a ••atlm.nt., l'oo ■•
•w«lt attenda à twuw plutôt rbei uo ami qm- daaa ta
bouche d'un adirmaire polIUqu,. On mra plu. loin am
OuHk largeur d« »ne. il a auMl appHcM l'wnw da
Cartier, cet implacable ennemi de ibtfmu.
Ce qui caractrfriM l'homme d'Etat, c'eat l'art de prévoir
le. événement, et de .e p^iparer A faire face aux «reutna.
llt<a qu'il, apportent, rte aavoir proportionner lea mo««.
•« but ft atteindre et de diriger le. conranfa de l'opinion,
tout en paraiaaant j obéir. Barement le r.nt a a.>nffl« d'an
point quelconque de lbori«,n. un. que .Ir Wllfrid on ait en
la prewlence. A meanre que l'évolution du paya ou la marche
de. affaire, exige la collaboration de. pouroln publlea, Il
prévient, devance le. exigence, du progr«a national. Telle
fut m politique, en ee qui regarde le aecond chemin tran«-
continental.
En trèa peu de temp., l'exercice du pouvoir a développé
ehe. lut la notion de. choMW poaltive., le aentlment exact dn
néceaaalre et du potaible. Quelle habileté de diplomate de
carrière n'a-tll pai dépenaée pour prévenir ce. choc, d'opi-
i.fon« rellRÎenw. on nationale. «1 néfaate. dana un paya
comme le nôtre T A voir le cour, régulier et harmonieux
de. événement, depui. trei» an., ne dlrnlt^in pa. qu'il n'y
a ici qu'une benle nationalité communiant en noe wule folT
Cette paix que le pays lui doit n'eat-elle pa. le triomphe de
l'équilibre T
m:zm!?^'
. -.-^
luiMMra DD iiTOPti nn nn wiunuD
uxxv
Il y ■ M MpaBdanl d** boarnMqara : duna l'ordr* poil-
tlqu», «ilM Mat latfvttablM ; mata d'aaa paroi* — coup d«
tridnt d« MtptnM — Il a ta lea apalirr lur plan». Non
i>ral«m<>Bt il poMMe Im qoalll^ d'an bomm« d'Etat, mala
Il f n a aaiai l« t«inp4ram»nt : U wrfine lndlffi<r*oc<* pn fae*
d» quoi qu'il advlcnn». 81 un hororn» d'Rtat tabtaaAtt l«
coBtiV'«oap d» tontM l«t aurprliM, de tona l«a heurta qn'«B-
traîne le fonctionnement d« noa Inititatloni, l'naare de '
vie «eralt foudrojante, Anaal lea «T^nementi dMlent f.mi
aurprlie toui lea jrenx. Il accnellle I» baiiaae et la b*. <•
dea cboaea arec le mAme demi-itourire ; Il aait de loii,; >'
date que la manralae humeur n'eat paa un <tat d'ftme pc
lltique farorable. Cette Impaïalblllté n'eat-elle paa la
marque tria dtfmonatratlTe d'une ftme bien partante t
Le premier minlatre rat le dernier anrrlvant de la pUHada
dea granda bommea politiques. Il Ira a rua auei longtempa
pour ae pénétrer de leura Id^ea, et aea talenta le placent bien
dana leur Ugnëe. Peut-on dire qn'U représente le crépuicule
dea dieux T Noua ne Toulona paa le croire, bien qu'à l'heure
pr<aente, notre del politique semble asaes désert. Kona
arnna beorenaement assisté, res dernières années, à des d^
buts aases heureux pour faire attendre procboioement des
satres de premier ordre et de di^es continuateurs de
l'œuvre de Laurier. Tels de ses collaborateurs sont déjà de
fortes promesses de l'avenir.
I 1
■ '>=!ilt=; >
SOUVENIRS
On lira arec plaisir le* douvenlr» «ur Bip WUfrid Laurier
qne l'bon. M. David a en l'amabilité de none donner. Nal
n'a pin» de compétence pour parler du premier ministre
qne «on plna ancien ami. Lei page* qu'on Ta lire comptent
parmi les meilleures qui soient sorties de la plume de notre
toujours jeune sénateur :
La Confédération de tonte* les provinces de l'Âmériqne
du Nord existait depuis quatre ans, et la nouvelle consti-
tution fonctionnait de façon à satisfaire ceux qui l'avaient
fondée. Le ministère McDonald-Cartier était au pouvoir
k Otta<fa et jouissait de la confiance d'une forte majorité.
Cartier, qui était un rude mais habile meneur d'hommes,
avait décidé Chauvean, littérateur distingué, patriote
éprouvé, à prendre la direction du gouvernement provincial
de Québec, afin d'apaiser les mécontentements et de calmer
les craintes que la nouvelle coustitution avait suscité»
dans un grand nombre d'esprits, dans l'âme dw la jeunesse
surtout.
!r'
iLii.
Il il
LXXVIII
aonvENiRs
Les première* annéei dn parlement proTlnctal avaient
ét6 doncet, paisibles et heureuses pour M. OhaoTean et lea
membres de ion gouvernement. M. Ohauveau conduisait
la barque ministérielle comme un bon berger conduit son
troupeau en jouant du chalumeau, et M. Joly, le chef de
l'opposition, était un véritabie chevalier du moyen flge.
Ils se combattaient en se convra:. . de fleurs et se hfttaient
de panser les blessures légères faites par leurs lances bien-
veillantes.
Lorsque, après les élections générales de 1871, la session
s'ouvrit, parmi lea nouveaux députés, celui qui attirait le
plus l'attention publique était Laurier. Il venait d'être élu
par une grande majorité dans le comté de Drummond-Ar-
thabaska. C'était le premier battement d'ailes de la vic-
toire qui devait pendant quarante ans lui être si fidèle.
On avait hftte, à Québec surtout, la ville curieuse par
excellence, de le voir et de l'entendie. On s'attendait à un
début brillant, à quelque chose de nouveau.
Parlerait il sur l'adresse T C'est ia question qu'on se po-
sait partout.
Il parla et on s'en souvient, ou en parle encore dans la
vieille capitale et ailleurs. Ce fut un charme, un éblouisse-
ment, une grande fête littéraire et oratoire. Les députés
qui avaient proposé l'adresse et le premier ministre s'é-
talent mutuellement félicités dans les termes les plus flat-
teurs, et avalent fait de la situation de la province le ta-
bleau le plus attrayant.
lie discours de Laurier éclata comme une bombe au mi-
l *
■orvnniw
LXXIZ
lien de ce concert de félicltetioni et de réjoniaaancei, an
miUen de cet chanta d'allégreaae.
Le Jenne tribnn Jeta dm épine* an mllien d» flenn ; 11
déchira le voile dn temple, et dinlpant les nuages d'encens
qni enTeloppalent le sanctnalre, il porta nnt main sacrilège
snr les Idoles.
" Le tablean qu'on a mis devant vous, esi-ll bien, dlt-U,
l'expression de la vérité T Je ne saurais accepter cette ma-
nière de voir. On dit que nous sommes riches et prospères.
Le sommes-nous vraiment ? Interroires tontes les classes
de la société, le négociant, le banquier, le marchand,
l'homme des professions libérales, l'agriculteur, le simple
artisan, et partout, sans exception, vous constaterez une
gêne, un malaise, un état de souffrance et de langueur dé-
notant qu'il y a mal quelque , art. . . Voilà la vérité ! Voilà
la véritable situation ! Aveugle qui ne la volt pas ! C!ou-
pable qui, la voyant, ne l'avoue pas. . . C'est pour nous,
nous surtout Canadiens d'origine française, nn devoir de
créer une industrie nationale
" Nous sommes environnés d'une race forte et vigoureuse,
d'une activité dévorante qui a pris l'univers entier pour
champ de travail.
" Je suis jaloux, en tant que Canadien-Français, de nous
voir éternellement devancés par nos compatriotes d'origine
britannique. Nous sommes obligés d'avouer que, jusqu'ici,
nous avons été laissés en arrière. Nous pouvons l'avouer et
l'avouer sans honte, parce que 1" fait s'explique par des
raisons politiques qui n'accusent chez nous aucune infério-
uoz
■OUVBNIBS
rite. . . MaU le* temps font changéi, et le moment eit renn
d'entrer en lice arec eux. Nm père*, Jadle, ont été ennemis;
ils se sont fait, dorant des siècles, des gaerret sanKlantes.
Kons, lenrs descendants, réunis soos 1« même drapeau, nous
n'anrona pins d'autres combats que cenz d'une généreaie
émulation pour nous raincre mutuellement dans le com-
merce, dans l'industrie, dans les sciences et les arU de la
paix. "...
Lorsque Laurier termina, dans une péroraison éclatante,
son éloquente philippique, la Chambre lui fit une véritable
ovation ; les applaudissements éclatèrent même dans les
galeries. Jamais, depuis Siméon Morin -, ce météore bril-
lant si tôt disparu — personne n'avait fait dans la Chambre
de Québec un début aussi triomphal. Le monde des lettres
tressaillit à la vue de cette étoile de première grandeur qui
se levait à l'horison de la patrie, et salua avec transport les
premiers accents d'une éloquence si classique, si parfaite.
Voici le portrait que je faisais de Laurier, à cette époque:
"Grand, mince, figure pâle, chevelure brune, souple,
abondante, regard posé, un peu rêveur, physionomie douce,
modeste et distinguée, avec une teinte de mélancolie qui
inspire la sympathie. . .
" Voix douce et sonore, phrase claire, limpide, style vif,
élégant, diction charmante, langage superbe, du beau fran-
çais, des pensées élevées, des aperçus frappants, des hori-
zons lumineux, des coups d'aile magnifiques, quelque chose
qil charme, intéresse et porte la conviction dans les ftmes...
de l'éloquence enfin, l'éloquence d'un honnête homme et
d'un esprit supérieur. "
[lii
mw
80UVIINIBI
LXXXI
Bon dlKonn en faveur de l'abolition dn double mandat
qnl permettait aux membre* dn gouvernement et du parle-
ment fMéral de «léger dans la Chambre provinciale, acheva
de convaincre le pay« que la province de Qnébec ponédait
un grand orateur. Il avait dit dans ce diicoun :
" Avec le almple mandat, j'ai la garantie que le» droiti
et lei privilègeti de Québec leront conaervéa, respecta et
que M poaition sera maintenue ; avec le double mandat,
cet droiti et privilègeii me paralMent dans un danger per^
pétnel. . .
" Avec le simple mandat, Québec est Québec ; avec le
double mandat, ce n'eat qu'un appendice d'Ottawa. "
Loraque, dans un paye comme le nôtre, un homme débute
par de pareils coups de maître, son avenir est assuré, toutes
les portes du succès s'ouvrent devant lui. Bien ne l'arrête
dans sa marche ascendante, si an talent il joint le tact, la
sagesse, la force de résister aux séductions de la flatterie,
des applaudissements, s'il continue ù travailler, il s'ins-
truire, à développer ses dons naturels, s'il se croit tenu en-
vers Dieu et les hommes de donner toute la mesure de son
talent, de justifier les espérances de la patrie.
Or, Laurier avait dans toute sa plénitude le sentiment de
l'honneur, du devoir et la noble ambition de se faire légi-
timement et honnêtement un nom, un nom honorable.
Les succès de Laurier dans le parlement provincial déci-
dèrent les chefs du parti libéral à réclamer ses services
dans une sphère plus élevée, où son talent oratoire pourrait
déployer plus largement et plus utilement ses ailes. Aussi,
lorsqu'ils arrivèrent au pouvoir en 1873, ils le sollicitèrent
■m^m'^
UCXXII
aorvBNiM
de «e faire élire pour le parlement (é<Mral } 11 conaentit et
fut éln.
Oholal, à la •étalon de 1874, ponr propoacr en françala
l'iidreaae en rëponae an diacoura du Trône, Il s'acquitta de
aa tâche de manière à juatlfler la réputation qu'il a'étalt
faite à Québec. Hali obligé de le renfermer dana le cadre
étroit de l'adreiae et de parler une langue Incompriae par
lea trolaquarta de la Chambre, aon anccèa ne fut pai com-
plet Lea circonatancea ne devaient paa tarder à lui per-
mettre de donner la meaure de son talent.
Louis RIel, le chef des Métis qui avalent pria part à l'In-
surrection de 1870 sur les bords de la rivière Ronge, était
revenu dea Etats-Unis avec la ferme résolution de forcer le
gouvernement conservateur k remplir les promesses de
pardon et d'amnistie qui avaient été faites par piusieura
ministres afin d'engager lea Métis à mettre bas les armea.
Il s'était porté candidat dans le comté de Provencher, avait
été élu, s'était rendu secrètement à Ottawa, avait réusai à
signer le rftle de la Chambre sans être reconnu, et voulait
hardiment prendre son siège. Lorsque la nouvelle de ce qui
s'était passé transpira, une tempête d'indignation éclata
parmi la population et la dépntation anglaiaes. Des mil-
liers de voix s'élevèrent pour crier qu'il ne pouvait être
permis & un traître, à un meurtrier de braver ainsi l'opinion
publique. D'un autre côté, la population canadienne-fran-
çaise d'Ottawa et de Hull se prépara à entourer Blel et à
l'accompagner jusqu'à la Chambre pour l'aider à prendre
son siège, k le protéger au besoin.
La situation était critique, dangereuse. Lea conseils des
iinr*'^:' ^jéiÉ ''fBP'^rwt
•OVVBNinil
I.XXXIII
amii, la crainte d'une émeute, qui aaialt pu nvuir le* conné-
qnencea les plo» graves, aJntil que île» promeaiM-a qunni-oM-
ciellea décidèreni RIel à renoncer & mm projet.
Voulant profiter de l'ftnotlon produite daiiit le pay» par
cette question, l'un des chefs conscrTateurH mit devant la
Chambre one r^aolntion demandait l'expulsion de Kit-l, et
un député ministériel proposa, comme amendement, de
différer toute décision jusqu'à ce que le Comité nommé pour
s'enquérir de l'existence des promesses faites à Biel, eût fait
■on rapport
Laurier prit part au débat et s'appliqua à démontrer que
la Chambre ne pouvait voter pour l'expulsion de Biel sans
porter atteinte à la loi et à la constitution. Il invoqua le*
principes de la Orande Charte en faveur de la liberté, de la
propriété et de l'honneur d'un citoyen.
C'était la première fois que les députés anglais l'enten-
daient parler anglais ; ils furent émerveillés de la faciUté,
de l'élégance avec lesquelles il s'exprimait dans leur
langue, et du tact qu'il avait déployé pour se faire par-
donner la franchise avec laquelle il avait plaidé la cause de
Riel et des Métis.
Ils eurent l'occasion de l'admirer encore davantage, lors-
qu'à la Hession de 187B, la commission d'enquête nommée
pour s'enquérir de l'existence des promesses d'amnistie fit
son rapport. Ce rapport établissait clairement que des
promesses d'amnistie avaient été faites par Mgr Taché et
les délégués du gouvernement provisoire du Manitoba, à la
connaissance et avec l'autorisation do gouvernement im-
périal.
J
LXXXIV
aovvmmtm
I* leuion tftalt à peine onrcrte qc ■ le premier ministie
Mackeuie propoMlt l'Mioptlon d'noe ëMlntlon recomman-
dant nne amniitie g^n^rale pour tons ceux qui avalent pria
part à l'inaurrection du Nord-OuMt, à l'exceptiou de Blel
et de Lëpine, qui éulent condamnëa à cinq ana de hannlMe-
ment.
Il était difficile de faire accepter cette réaolutloc ■ wlut
d'un compromla entre libéraux anglala et françaii ■■ » «,n-
■errateun anglali la dénonçaient commp une mcewlon
odieuse, et le* conserratenn françali accuMtent lea mi-
niitrea canadIens-franfaU d'avoir fléchi devant le fana-
tlime orangitte.
Lattrli>r Jeta de l'huile lur lea flota Irrita "n diiant que
lea membres de la Chambre devaient, dans une question
comme celle-là, «'élever au-deaani de» viiijugéa de race ou
de religion et ae placer uniquement -t le terrain do la jna-
tlce, que la loi doit à toua lea citoyen» «ans diatinction un<'
égale part de liberté et de bien-être
8e« appela éloquents à la concorde et A la justice furent
acclamés par lee Canadiens-Français et admirés par les An-
glais Jje projet d'amnistie proposé par le gouvernement
fut adopté par la Chambre mais créa une mauvaise impres-
sion dans la province de Québec.
Les circonstances n'étaient pas favorables an parti libé-
ral depuis qu'il était au pouvoir.
Une crise financière exerçait des ravages terribles dans
toutes les classes de la société ; les maisons de commerce
les plus solides culbutaient, les usines fermaient leurs
portes, des milliers d'ouvriers étaient sans travail, sans
Lia:jr^tk.-j.f^
■OVTimM
LZXXT
pain. Duw I* prorlnce de Qa<bec, on continuait ft ■oal«*n>
contre !«■ libéranx le* eentlmenU reltgleax de U popula-
tion en le* comparant a» Ubéranz de France, en le* accu-
Huit de profeaaer le llbérallime catholique condamné par
l'EglIae. Laurier entreprit de T«poni*er cette accnaatlon et
d'en démontrer l'injustice dan* une conférence qu'il fit *
Québec, le 26 Juin 18T7.
Oe fut un éTénement
Aux applaudiuement* enthou*ia«ter d'un auditoire
d'élite, il lit, en terme* lumineux, dan* un langage luperbe,
arec une chaleur communlcative, l'hiitolre émouvante dn
libéralitme politique et de» grande* réforme* que le monde
lui devait, et il revendiqua le droit d'être libéral, comme
Fox et O'Oonnell l'avaient été en AuEleterre et Lafontaine
au Canada. Il «'appliqua à démontrer que le libéraliime
anglni* avait toujour* été favorable à la liberté religieuse
comme à la liberté civile et politique.
T.ie parti llb<'ral de la province de Québec tout entier ac-
clama cette conférence et proclama qu'elle était l'expre*-
*ion vraie de w-s Bentimenta et de *e» opinion*. No» lecteur*
liront avec inu'rtt, nou» en »omme* sûr*, cette page d'élo-
quence chaude et rationnée, au**i «olide que brillante.
L'entrée de Laurier dan» le mini»tère était devenue néce*-
aaire, Iph cloche» de la renommée sonnant à tonte* volée*
l'y api)elai(nt. Il accepta le portefeuille de ministre de
r Accise, mai» il arrivait trop tard pour empêcher la débftcle
du parti libéral. Lui-même, ranlgié sa popularité, ne put
résister au torrent qui menaçait le gouvernement, lorsqu'il
UtXZTI
•oimonM
I
II
»»«!« ■• f.lN «iw «Tant d« pm,di« pompon d*
natraJl d» mialstf*.
•on
-- „.«^ flnanciftw, Ir n>fii. da RDaTeraPMnt d'accord»
» I Indutri. I« tarif qu'elle réclamait, lea qoeatio». d'am-
■latle, de rtllRloD et de llbérallraie fnrrat oxplolttfa oar lea
coMerratenra arec laccèa.
Cétalt le tempa où un oratrar en Toffue poaralt dira qoa
lea libéraux deacendaient en ligne directe de Cain, le pi«.
mier libéral du monde, oft dea " cabaleura " allaient de mai-
•ona en maiioni, diaant que Um libéraux, ici comme en
France, «Diraient par nona falf« marcher dana l« aug dea
prétrea Jnaqn'anx genoux.
" Eh bien 1 on ae chauiaera pour, aralt dit un bon cordon-
nier, libéral obatiné. "
Laurier tut raincn.
Il fnt «înaibie * cet échec, le premier et le dernier de «i
We^al. Québec, théât,. de ae. premier, triomphe, o^
toirea, ,, vieux Québec dont il aralt éreillé le patrioUame
et «.uievé l'enthouaiaame. vint à «.n aecoura. TmZ
deau repréaentant de la dlvlaion Bat de cette ville, lui olTrit
*.n aiège aux applaudlaaementa de 1. population. Uurier
•ccept. et fut éiu, maia eut guère le tempa de donner U
meaure de aea Ulent. d'adminl.trateur, car le parti libéral
fut écraaé aux électlona générale, de 1878, et le pert- con-
•ervateur monta au pouvoir.
I*nrier continua de ^ di.tinguer dan. l'oppoaulon par
la aage..e de «i conduite et l'éloquence de «>. diacnr.
La de.titution, en 1879, de M. Letellier, lienunant-fcou-
Temeur de la province de Québec, pour le punir d'avoir ren-
lili
■omrBNiu
LXXKVII
rojé M* mlnlatnt foarnlt è Laarier l'ocrMlun dt falf* ■■
diaconn ptiiauint on faveur d« l'antiinomlr provinciale. Il
n'appliqua à dteontrer que l'actr de Ijetelller <Ult pent-
Atre Imprudent, mnla qn'II n'en était paa moins conitltutlon-
nel et qu'A tont èT<<neroent u destitution par t« parlement
fédéral neniit un conp fatal porté ^ l'Indépendauce des
provlncea, et ferait dei lirotenantft-ironvpmeun de* aerrl-
teura du gouTemement fédéra'
Mnla ce furent eneoie lea trouble* du NordOueat qnl la»
pirèrent loi plus beaux accent* de *on éloquence.
De* bord* de la Snikatcbewan comme dp* rive* de la ri-
vière RouKe *'éle\ nient depui* lon^temp* de* prot> «tatlon*
et de* plaintea aérlenae* contre le* procédé* Injuates et
Tesatoire* dea agents dn gouvernement à l'égard de* Mé-
tis. Ce* pauvre* gens réclamaient la Jouissance paisible de
lenra champs que des nuées d'arpenteurs taillaient, cou-
paient et rognaient aans tenir rompte de* n*age* et de* tra-
ditions de cette population. Il* finirent par a'Impatlenter,
allèrent chercher Blel aux Et«ta-Unl* et le décidtoent à
venir le* aider A défendre leur* droits. Apre* de* tenta-
tive* Inutiles de conciliation, des coups de fen retentirent
sur les bords de la Baskatchewan et l'Inaurrection se pro-
pagea jusque parmi les sauvage*.
Le* ln*urgé* furent écrasé*, leur chef RIel fut arrêté et
condamné à mourir sur l'écbafaud, malgré lea protestation*
et les prières de toute la population de la province de Qué-
bec et des hommes Justes des autn?* provinces.
Pendant la session de 1886, l'opposition demanda compte
au gouvernement de cette grande Injustice et Laurier pro-
nonça le plu* beau discour* de sa vie.
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•'«M màLWÊ^.:^.^^Ê^f^::m
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1B53 Eoil lu.,., .,„„.
^ag ("«) «2 - ojoo - Phon.
LXXXVIII
aouvamna
Lorsqu'il ae leva pour prendre la parole, dana cette clr-
constance «olennelle, toua lea députas étalent à leur» aiègea
et les galeries étalent remplies. On anppoaait que, vu l'im-
portance du sujet et les circonstances, il allait faire na
grand effort et par conséquent remporter un grand auccès.
L'attente du public ne fut pas trompée. Du commence-
ment à la fin de son discours, durant deux heures, Laurier
tint son auditoire soua l'effet de aa parole merveilleuse, an
milieu (. jn gilence respectueux Interrompu de temps à
autre par des applaudissements chaleureux.
Laurier avait piononcé son discours en anglais, dana un
anglais Irréprochable, 11 avait à peine cessé de parler que la
plupart des députés l'entouraient pour le féliciter chaleu-
reusement. Le lendemain, M. Blake, le chef de l'opposlUon,
disait :
"Non content d'avoir, depuis de longues années et dans
sa propre langue, remporté la palme de l'éloquence parle-
mentaire, mon honorable ami nous a enlevé la nôtre ; U
vient de prononcer un discours qui, dans mon humble juge-
ment, mérite ce suffrage, car je crois être vrai en déclarant
que c'est le plus beau discours parlementaire qui ait été
prononcé dans le pariement du Canada, depuis la Confédé-
ration. "
" Il a fait un discours — écrivait M. Tarte, dans Le Cana-
dien—qui, dans n'importe quel pays du monde, placerait
son auteur au premier rang des maîtres de la langue fran-
çaise. M. Laurier est vraiment hors de pair dans l'éloquence
étudiée, policée, qui fait les délices des auditoires triés sur
le volet. Les clameurs violentes de la foule le laissent froid
et indifférent ; il lui faut un amphithéâtre garni de lettrés."
■OUVBNIRB
LXXXtX
La Oaxetie de Montréal, l'organe de» conierrateara an-
KlalB, l'appelait " l'orateur à la bonche d'argent. "
Il n'y eut pa» d'exception, ton» les Journaux conierra-
teur» et libéraux proclamèrent que Laurier venait de rem-
porter un succèa morreilleux, que son éloquence était un
honneur pour la Chambre et le paya.
Le correspondant du Star de Montréal, écrivait :
" Ottawa, 17 mani.
" Le discourg prononcé par l'honorable Wilfrid Laurier,
hier au soir, est considéré comme un des plus beaux qu'il ait
jamais faits et comme une des plus admirables pièces d'élo-
quence qu'on ait entendues au Parlement depuis la Confé-
dération.
" M. Laurier s'est exprimé dans les termes les plus nobles,
sans faire appel à l'esprit de parti, sans injurier qui que ce
soit, sans recourir à la déclamation, envisageant le sen-
timent des Canadiens-Français relativement à l'exécution
de Biel sons son aspect le pins simple et le plus droit.
" Avec une clarté et une simplicité étonnantes, avec une
profonde conviction, il défendit l'honneur de ses compa-
triote» contre l'accusation d'avoir attaqué les institutions
du pays, parce que les tribunaux avaient condamné un de
leurs concitoyens d'origine fransaise.
" M. Qalbraith, un député anglais et conservateur, dit, e-
montrant Laurier du doigt, à quelques amis : " Ce jeu!
homme sera, un jour, premier ministre du pays. "
M. Oalbraith fut bon prophète.
xo
B0UVBNI8S
r^reque, en 1887, M. B>ake donna «a d^miHsIon comme
chef dn parti libéral, Laurier, malgré ««■ hésitation», tut
forcé de prendre sa place. Il «emblait audadeni, dange-
reux même de mettre à la tête d'un parti composé en si
grande majorité d'Anglaia et de protestants, un Canadien-
Français catholique. Laurier lui-même fut le premier à
signaler le danger, mais le sort en était jeté, il fallait que
sa destinée s'accomplit.
Le procédé généreux des libéraux anglais contribua con-
sidérablement à adoucir l'amertume des luttes religieuses
et nationales qui sévissaient depuis quelques années, à cal-
mer l'antagonisme national.
Ils n'eurent pas lieu de regretter leur générosité, car la
province de Québec, appréciant l'honneur qu'on lui faisait,
se fit un devoir de se rallier autour de Laurier.
La lutte fut longue. Sir John n'était pas facile à délo-
ger ; jamais premier ministre ne fut plus insinuant, plus
sympathique, plus habile, plus roué, disons le mot.
Il avait toujours réussi à garder groupées autour de lui
tontes les puissances de ce monde, toutes les grandes in-
fluences commerciales, industrielles, financières et reli-
gieuses du pays, les loges orangistes dans la province
d'Ontario et le clergé catholique dans la province de Qué-
bec.
Mais il mourut en 1891, et sa mort jeta le désarroi dans
l'armée qui le suivait, ébranla les colonnes du temple con-
servateur.
Aux élections de 1896 le parti libéral arriva au pouvoir,
grâce surtout à la province de Québec et malgré l'opposi-
tion acharnée du clergé.
BOnVBNIM
ZOI
II 7 a treize ani que Lanrier e«t premier minlitre.
Le pays n'a jamais été pins prospère ; le commerce, l'in-
dnstrie et l'agricultnre ont progressé dans des proportions
étonnantes ; les ouvriers ont du travail et les cnltiTateurs
s'enrichiMeiit ; la population est contente de son sort ; tou<i
les foyers sont heureux. Or, de même que la misère tue les
meilleurs gouTernemeD- s, ainsi la prospérité les fait vivre.
Le gouvernement a toujours, aux yeux <\u peuple, le mérite
ou la responsabilité de la situation fln.incière d'un pays.
Laurier pouvait rétorquer plaisamment, aux dernière» élec-
tions, à ceux qui lui conseillaient de ne pas s'attribuer des
mérites dus à la Providence : " Eh ! bien, vous devriez voter
pour un gouvernement qui a la Providence de son côté. "
Aussi sa popularité et sa majorité, loin de diminuer, ne
font que s'accroître : 11 avait quarante voix de majorité aux
élections de 1896, il en avait plus de cinquante aux élec-
tions de 1900, et il en a maintenant plus de soixante. . .
Il a grandi dans l'estime et l'admiration du pays, non seu-
lement por les splendeurs de son éloquence, mais encore
par la sagesse de sa conduite et de ses actes, par l'habileté
qu'il a déployée dans les circonstances les plus difficiles,
par l'aménité, la bienveillance inlassable et la noblesse de
son caractère, par la distinction de sa personne.
Il a traversé sain et sauf les situations les plus difficiles,
les tempêtes religieuses et nationales les plus violentes,
luttant tour à tour contre les éléments les plus divers, fai-
sant face un jour aux colères protestantes ou anglaises et
le lendemain aux inquiétudes françaises et catholiques.
Oe fut d'abord la fameuse question des écoles du Mani-
toba.
XOII
aOUTENIRa
Laurier aralt rtfoMl à tndoire le gonTornement du Mani-
toba à modifier le. loi. .colalre. de cette province de façon
ù faire dl.paraltrf le. grief, de. cathollqnp^ Mal. Mgr
Langevln, archevêque de SaIntBonIface, et tou. le.ëv«qu..-.
de la province de Québec repon..èrent avec Indignation le
règlement proponé et entreprirent contre le parti libéral
une croiMde formidable. N'ayant pu réunir devant 1^
peuple, il. ré.olurent de l'emporter, cette fol., en .'adre^
«ant à Rome pour obtenir la condamnation du règlement
et du parti libéral en corp..
n. furent bien prè. de rénwlr, mal. au moment où tout
semblait désespéré pour le. libéraux. Laurier obtenait l'en-
vol d'un délégué apo.toIlqne chargé de faire rapport au
Pape 8ur la .Ituntion religien»e au Canada et .ur la que.,
tlon de. école, du Manitoba.
Mgr Del Val fut chargé de cette Importante miMion
C'était un Jeune homme, mai. Il avait un jugement rolide,
mftri par l'étude, une droiture d'esprit admirable et une
fermetrt Inébranlable.
Le résultat de ra mission remplit de joie tous les libé-
raux. Le Pape décida que le. catholiques étalent libres de
choisir le mode qu'ils croyaient le plus propre à faire triom-
pher les droit, de. catholique, du Manitoba, et que le. an-
torités religieuse, devaient accepter les concessions impor-
tantes que contenait le règlement, tout en a'efforçant d'en
obtenir de plus grandes.
Sa Sainteté rappelait aussi les décrets qui, plus d'une
fois, avaient été émis par Rome, pour défendre au clergé
canadien de s'immiscer dans les luttes politiques, et de-
mandait aux évoque» de faire respecter ces décrets.
■OVVBNIM
zom
De ton* lea inccès de Laurier, c'e«t, pent-étre, le plut
grand, le plui utile à l'Bgliw et à l'EUt, au bon fonction-
Dament de la conititutlon.
Il a fait dliparaltre le plaa grand danger qui menaçait
l'Influence du clergé et l'avenir de la religion dana ce paya j
11 a fait tomber dea déflanvea, dei rancunea et dea colère»
dsngereuaea pour la fol.
Deux nna plua tard, c'était la guerre du Tranavanl <|ut le
forçait d'avoir recours à toute» aea reaaourcea dlploma-
tlqnea et oratolrea pour parer au danger de In rituation. La
guerre était à peine déclarée que de toute» le» ville» en-
glalaea du Canada a'élevalent de» milliers de voix deman-
dant an gouvernement d'envoyer de» aoldata au aecour» de
l' Angleterre. D'un autre côté dea hommea Influenta de la
P'ovlnee de Québec disaient que le gouvernement ne de-
vait rien décider »an» consulter le Parlenent
Que «eralt-il arrivé »1 Laurier avait refu»é d'aequleacer
au dcair du gouverneur, de aea collègue» et de la grande
majorité de la popuHtion du Canada T
Il y aurait eu probablement une coalition de tontea lea
province» anglaiaea pour faire triompher le» Idée» de air
Charles î jpper, qui trouvait que le Gouvernement n'allait
pas assez loin, et que c'était non pas 1,000 hommes mai»
B,000 qu'il fallait envoyer en Afrique.
Pour la simple satisfaction d'un sentiment plus ou moins
chimérique, nous serions entrés dans une guerre de races
où nous aurions perdu tout le terrain gagné.
Laurier comprit la situation, et fit ce que la raison, le
devoir et l'intérêt même de ses compatriotes exigeaient.
ZOIT
■ocvnnu
La qneitlon de l'Imp^rialtune lui a canié auMi bcaaconp
d'ennala.
Troll foli U est allé en Angleterre et chaque foii il a ion-
tPDU Talilamment les aaaauti de* fauteura de l'impérla-
limne, chaque foia il a rduisl à capter l'admiration, à aoule-
vir les applaudissements du peuple anglais sans sacrifier
lin Iota de l'autonomie du Canada.
I^ spectacle de ce représentant d'une colonie anglaise
fondée par des Franjais, de ce dnicendant illustre d'une
race vaincue, mais restée fidèle à ses traditions, n'était pas
banal. On le recherchait, on Tonlait le voir ot l'entendre,
<'t tous les Jonmaax faisaient à l'euTl l'éloge de son ta-
lent et de son patriotisme. Bes discours, où l'élégance et la
clarté de l'esprit français se mariaient si agréablement aux
qualités solides de l'éloquence anglaise, électrisatent lea au-
ditoires les plus froids.
On lui a reproché d'avoir exprimé son admiration pour
les institutions de l'Angleterre et sa reconnaissance pour
la liberté politique qu'elle nous a donnée, en termes trop
chaleureux.
Mais les faits l'emportent sur les paroles. L'histoire dira
que lorsque Chamberlain et les hommes d'Etat anglais vou-
lurent faire accepter, par les représentants des colonies an-
glaises, ses projets d'impérialisnit.' militaire, c'est Laurier
qui a été son adversaire te plus redoutable, la pierre
d'achoppement de leurs projets et oui réussit à les con-
vaincre considérablement qu'en les combattant il servait
les intérêts de l'Angleterre autant que ceux du Canada.
A chacun de ses voyages en Angleterre, il se rendit en
"\
■OUVBNIM
xor
Prune», où II fnt «ccuellli avec la pin* vive lympathle et
prononça de* diiconn dont le fond et la forme furent ad-
mira
De* appréciation! peu «ympathlquei de la conduite, det
critique! acerbe* mt^me de quelquea-unei de nés paroles,
l'avaient précédé en France, et produit une fftcheuie Im-
preaaion dans certain* cercle*.
On *e rend dlfflcilement compte en France de notre *ltua-
tlon politique, on y confond aourent le* pouvoir* et le*
attribution* de* diver* gouvernement* qui adminiatrent le*
affaire* fédérale* et proTinciale*. Par exemple, on oublie
qne Laurier n'e*t pa* le premier mlnlvtre de la province de
Québec, mai* de tout le Canada, qu'il e*t le chef d'un mi-
ni*tère qui, *ur treicc membre*, ne compte que trcl* Cana-
diena-Fransal*, qu'il eit le leader d'une Chambre composée
de 211 membre*, dont cinquante lenlement «ont Canadien*-
Françal*.
Plu*ienr* foi*. J'ai eu l'occaiion d'appeler l'attention de
vliiteur* fransai* di*tingué« lur ce fait important, et
chaque foi» il* m'ont dit avec chaleur :
" Mal* alor«, il e*t étonnant que le premier minlatre «oit
un Canadien-Françai», et qu'il réumiase à garder le pouvoir.
Certe*, il a grand mérite. "
Au**! leë Français furent heureux de voir et d'entendre
ce fil* de la France devenu le premier miDi*tre d'une colonie
unglaise, et qui leur disait dans un langage ému :
" 6'il est une cboae que l'histoire de France m'a appris &
regarder comme un attribut de la race française, c'est la
loyauté, c'est la mémoire du cœur. Je me rappelle, mes-
7
im:^
xcri
•ouvnnM
•lenn, cm brtni ren que VIrtor Hngo sVit iippliqa«< t
inl mémp, comm« riniptratioD de h tI» ;
Fldik m doubla laiif qu'ont Ttrti daiu ma tiIm
Mon père rieux «oldat, m« mi -• vend^rnsc.
" Otte double fidélité à de* idées, à dea aipiratlona diii-
tlui'ttïs, nom nom en faiaoni gloire an Canada. Non*
■nmmea fldèlea à la grande nation qnl nona a donné lu
liberté. "
" Balué d'nnanlmea applandlaaements, dit M. Henri Mo-
rean, ce dliconn fut le grand ancc«s de la abirée. Cette pa-
role al Jnatement françalie était cbaleureniiement applaudie
tant par lea Françai* préients que par le* membre* de la
Chambre de commerce britannique. "
" De* le* premier* mot* de «on diiconr*, écrirait A ce »u-
Jet M. Hector Fabre, »lr WilMd Unrier • pn toIt combien
était heurenae l'inaplration qui l'avait poutaé A porter la
parole en fran$ala, devant un auditoire en grande majorité
anglalie. Le plalalr de» un», l'émoUob de* autre*, ont été
Tidble*, et le auccè» du début a été grandiaaant Jusqu'à la
fin, emportant tous le* *nffrage*. "
Je ne croi* pa* opportun d'apprécier l'éloquence de M.
Laurier ; ceux qui liront le* dI*cour* contenu* dan* ce livre
constateront qu'il* dénotent une haute culture intellec-
tuelle, de* connaiBiance* variée*, un esprit Jn»te, droit, lu-
cide et logique, une imagination brillant*», une mémoire
heurenae, un sentiment Inné du beau et du vrai. Le fonds en
est solide, la forme brillante, la diction captivante, le style
clair, limpide, élégant et gracieux.
■ODVNmu
XCVII
A la vlTadttf, à l'<clat d« Vemptit francalt, il Joint le i
froM H \f poaltlTlMDr dr l'AiiRlaii, aux donrM ^motlona
d'one tmv poétlqui*, Il uult le* calculi logt'nlpux d'nne di-
plomatie rafflnée.
De tont lea homme* d'Etat qui ont llluatré la politique
canadlpnne, prnonne n'a fait entendre avr<' plan do ainré-
rit4 et d'eifet le lani^age de la ooncorde, de l'unluu, de l'en-
tente cordiale, penoniie n'a pini contribué à fRlr> iiccepter
le fait accompli et ft cooTalncre len hommra de toute race
et de toute religion qui habitent le Canada, qu'il» peurent
et dolrent rlrre dan* la paix et l'harmonie.
lA Confédération a été un cruel dé*ap|H)lntement pour
ceux qui berçaient leur patriotlime de* rêve* le* plu* bril-
lant* *ur l'avenir de la race françal*e au Canada, et il* ne
■ont pa* encore complètement ra**uré«. L'exécution de
Blel, l'abolition de Tuange officiel de la langue françaiiie an
Manitoba et dan* le* territoire* du Nord-Oue*t, l'excitation
rellglenie et nationale aoulerée par la queatlon de* école*
et la guerre dn Tranaraal, le* font Réfléchir. Bl d^à ce*
Taate* et riche* région* du Nord-One*t ont déchaîné *ur
le* Tielll«« province* de* tempête* qui ont ■etïoné pui«-
aamment le* fondement* de la Confédération, 11* «e deman-
dent ce qui arrivera, lonqu'elle* leront représentée* dan»
le Parlement par une députatlon à peu près égale à celle de
Québec. ;
Quel rôle Jouera l'élément canadien-françoi* dan* le* con-
flit* que l'avenir non* réoerve, dan* la lutte qui se fera pour
la prépondérance.
Combien de tet p* durera le «jstème fragile de com-
somi
■otmwiiM
promis tt d« coammIom matnvIlM rar laqMl rtpoM
l'Miece dt U OonfC.VntloD f
Qfloi qu'il •■ Mtlt, Il fanl bU>D rvcoDMltrt qq», ponr I*
nomeot, la polltiqm di> Lanrl<>r «at la pin* M|c», la plna
pratlqu», la plna faTorable an dtfT»lopp«iii»nt, dana la pali
et l'hannonl», dM Immrnara rMwourcM du paja, la plua
propre k aaanrer lea deatlB<!#a du Canada françaia.
0a polltlqne est un* politique de ralion, de Jnitlce et de
conciliation, de propre* matériel et moral ; nans cmee II
fait appel K ' intea lea bonne* Tolontéa, à ton* Ira talent^
ft tonte* le* Intelligence* povr l'aider k exécuter le* projeta
le* plu* propre* k d^relopper le* lmmen*e« re**ources du
Canada, aana ceaae, Il demande que lea homme* de tout*
race et d> tonte religion nniaaent leur* force* pour en faire
l'nn de* paya le* plu* riches, le* plu* hrurenz de la terre.
Il veut crder un patriotiMM canadien aaaea fort et aasts
sage ponr unir les nationalltda dllférentea qui habitent la
Cknada sana lea confondre, le* fusionner.
C'e*t une rude tkcbe.
Se* éloquent* appel* ont ^é entendus toutefois, sa Totz
puissante a conraincn bien des esprits et produit une im-
pression profonde dans les kmes, elle a fait germer partout
de* sentiments de conciliation et de bieuTeillance, elle a
Jeté dn lustre sur la province de Québec et diuipé des pré-
Jugés irritants contre tout ce qui n'était pas angial*.
L'homme Juite, qui tient compte de la *ituatiou difficile
que l'élément français et catholique occupe dans la Confé-
dération, peut-il affirmer que Laurier anralt pu faire pins
qn'll n'a fait ;>nnr concilier ses devoirs comme premier ml-
i»iTy
■OVTKNIM
xmx
•Ittiw d'oB p«y« «ngUI» 't pnilMtant «tw In dfdU rt Im
wntlnirBl» dt- M palluDallt4 T
I/BUtoIrt, JVn •ni» coB»»lncu, n^nilr» n4g»tl»raiPBt à
«•tt* qaMttoD, «t «11» dira qn« pt-nonni- n'«ui« porti il
k«al m Aii<4rlqn« I* nom canadlrn-fraDtal*.
L-O. David.
4^
M. LAURIER EN ANGLETERRE
DISC0UB8 A UVEBPOOL
Le premier voyage de Blr WiWrld à Londres en J«97 «'est
fait dans de» circonstanceg d'un caractère tout spécial,
de grandeur et d'importance. Il arrivait dans la capitale
de l'Empire pour représentCT le Canada h la Conférence
impériale et au moment des fêtes organisées pour célébrer
le cinquantième anniversaire de l'avènement au trône de
la reine Victoria. Le monde avait les yeux fixé» sur cette
conférence où les premiers ministres de toutes les colonies
étalent appelé» à traiter de leurs intérêts commun», et de
ceux de la métropole, non comme des dépendances de celles-
ci, mais plutôt comme ses alliés.
Spectacle unique dans le monde, spectacle plein d'ensei-
gnements même en Europe, où les colonies de la France et
de l'Allemagne ne jouissent d'aucune parcelle d'autonomie.
Sir Wllfrid eut un double rôle è jouer; il lui fallait repré-
senter le Canada ù la Conférence et ensuite, aussi, aux
grandes démonstrations publiques sur lesquelles se portait
l'attention de l'univers. La première de ces réunions où le»
Anglais aiment à voir leurs homme» éminents traiter les
DisoovBa
Mrlti«Ii Empire League avait Invité fe duc de De^Mh! Jt
faire nne conf<!rence dan. cette ville, le 12 tn'"'"* '
ten. et IdentKa^anZ r/ln^Té't'r''''' '! ''^"*'«-
ceni <l» 1. ».<<*_ , ""'"«^ **• mtérttg commerciaux ave<.
rCÔ^aïnTaî'larjr^tilC-*"- -^^^^^
de «on dlBconr.. Ap^ a^,! "^""m ""^ "*"^ P*""*
»:":r A"^''^ "'Vies sïïïï-s:
Pnls 11 a ajouté :
rnln,""" '""'°'' '' ''°°°^ '"'*"''« ^'^^ '«» premiers à ac-
cueinir sur notre sol le premier mlnietre du Canadlqui „!>
St? > r*"^"* "»^ ''^ "»« eo-.„ies, maïla ;^ :
ration de huit de nos colonies ; un homme d'Etat oui, ac
cepté par toute la population, canadienne-français! au«,
î '
DK BIR WtLrRID LAVRIB» 8
bien qn'anglalie, «ymboliie la réalité et la Titalité de cette
fédération. {Applaudiêêemmti.)
"Nons le lalnoni avec une latUfactlon d'autant plu«
grande que la première mesure qu'il a présentée au Parle-
ment est un jalon, et nous le croyons un Jalon de longue
portée, posé sur la vole d'un rapprochement avec nous
(Applaudissements) : Preuve éclatante du désir des hommes
d'Etat canadiens, d'accord avec le peuple canadien tout
entier, d'ajouter à notre propre puissance la force qu'il a
tirée de ce régime de fédération et de resserrer les liens qui
nous unissent plus étroitement et, nous l'espérons, d'une
façon définitive. (Applaudisnementa.)
" De tous les représentants de nos colonies, qui, dans cette
heureuse année, visiteront nos rivages, aucun à coup sûr ne
recevra une bienvenue plus chaude que le premier ministre
canadien qui a fait ressortir par son propre exemple la
vertu que possèdent nos libres institutions et qui écarte de
la vole les obstacles d'ordre religieux et national. "
Au banquet qui a suivi la conférence, le principal orateur
a été }l. Laurier que le public était Impatient d'entendre,
et qui avait dû jusque-là, pour suivre le programme arrêté
d'avance, résister aux appels réitérés qui lui avaie;it été
faits. Son magistral exposé des idées canadiennes a été
accueilli avec une attention particulière et un sentiment
général d'enthousiasme.
C'était la première fois qu'un orateur canadien-français,
maniant avec cette aisance la langue anglaise, se trouvait
en présence d'un auditoire anglais ; et ni l'auditoire, ni le
public canadien qui suivaient de loin, avec un intérêt qui
s'étend à tous les partis, l'homme d'Etat placé par la for-
tune politique à notre tète, et en une telle lumière, ne pou-
vaient rien souhaiter de mieux que la façon dont il s'est
acquitté, dès cette première rencontre, du rôle •'élicat et
superbe qui lui était échu.
f
niBCouna
M. Unpter place, daoi le discourt qa'on trouvera dIo.
loin, aa premier rang de. événement, qui onT mZ„S u
rJ^Rne de la reine Victoria, l'évolution qui .d^mt, «
dan. le. relation, entre la Métropole et le. ^LtZX
en a véritablement tran.formé IeTaract£ ^ aSplaL
quêtaient II y a fixante an^ ce. relation.. II n'en a dm
dl«ilm„lé e. ombre.. Cette .Ituatlon était an Canada, a 1 1
dit, auR8l mauvalw que poMible "
sn^ïl un peuple qui, tout en garant le lien colonial e.t
qu on volt aln.l une colonie en po.«».lon de. droit, d'ûn^
nation. Ce. droit., le Canada, pour «. part, eptenTle. exer
ttL 7, "t°'.r"" '""°" P"» complète avec l'Angle
^^1, t "'"' """"'*"'« "« l'«doptlon d'un tarif prlfé-
, wt .î^ T" "^^ '" Métropole. Le p.<,blème e.t A et
c e.t à l'Angleterre de le résoudre. Il faudra qu'elle avance
ou que le Canad . batte en retraite. Il «jralt .inguller de'
voir la nouvelle politique flgcale échouer par le fait de l'An-
gleterre elle-mâme.
Ju.qn'lcl le Canada a eu toute liberté de frapper à m
^Ue de droit, flevé. le. produit, anglai.. Cettrilberté
sera-t-elle entravée par de. acte, aniquel. il e8t re.té
étranger, alor. qu'il veut le. frapper de droit, moindre. T
.», u /r f»^»"*"»*» •« '!''«»'>" du prem'- mini.tre
nn Vi* r" ""^ P"*'* ^^ "^^ ^'»'"™^- Aug.l non.
nous hftton. de le met ire .ou. le. yeux du lecteur.
MlLORD, Mbsbibubs :
a ce toast , il a parié de moi avec une bonté dont ie sni- ,^fus
et que je ne »ais comment reconnaître. Quant aux acclamation
^ A.
Dl BIB WILTBID LAUBIIB 5
qni imt ratonti lonque le nom dn Ctnad*, ma patrie, a M pro-
noncé, je n'oublierai jamaiê leur lignification.
I/O Canada est un noble paya. Quoiqu'en puiuent penier
I I étranger! et not ooncitoyena des autres colonies, nous, Cana-
dieiH, avoni peine i croire qu'il en est un autre aussi beau sous
le soleil.
Au Canada, on a depuis longtemps résolu les problèmes de
la tolérance religieuse, de la liberté cÏTÏle et politique, et on
pourrait imiter arec fruit ces solutions dans d'autres parties de
l'Empire. Notre ami, le lord maire, vient de vous le rappeler,
œ pays fut autrefois une colonie fracçaise. Mail les Canadiens
d'origine anglaise et les Canadiens d'origine frangaise ont appris
à se comprendre, i s'estimer et à s'aimer.
Le sort des luttes politiques et la volonté du peuple canadien
m'ont élevé au poste qui m'a fait assumer, avec l'aide de mes
collègues, la grande responsabilité de gouverner le pays. C'est i
mon titre de premier ministre que je dois l'honneur de repré-
senter le Canada aux fêtes jubilaires et de déposer aux pieds de
Sa Majesté la Reine notre hommage de respect, de loyauté et de
dévouement.
Vous avez, Milord, parlé des gloires du règne de Sa Ma-
jesté d'une manière qui ne laisse rien à ajouter. Le règne de
Victoria fera époque et marquera une ère nouvelle dans l'histoire.
II vivra dans la mémoire de* hommes, à raison des faits mer-
veilleux qu'il a vu s'accomplir: — l'expansion littéraire, le déve-
loppement des arts et des sciences, leur application au bien-être de
l'humanité et à l'avancement de la civilisation — mais surtout à
raison des hautes qualités même de la Souveraine, qui, on peut
le dire sans exagération ni flatterie, a su conquérir l'amour de
tous ses sujets. Parmi les événements qui ont signalé le long
règne de Sa Majesté et valu à l'empire britannique sa situation
inouïe de grandeur et de stabilité qui étonne le monde, le pins re-
marquable, j'ose le dire, eet l'évolution — car c'est une évolution —
qui a transformé l'attitude de l'Angleterre à l'égard de ses co-
lonies. Il y a soixante ans, lorsque Sa Majesté est montée sur le
trône, le continent australien, qui occupe aujourd'hui une place
si importante dans la vie politique et commerciale de l'Empire,
était pratiquement une terre inconnue ; on avait une idée vague
de son existence, mais c'était à peu près tout. Il y a soixante
il
il
* DIKODU
D-.''"^Ï'''" ''° ^'"'' 1"' '"' «moeroir lujonrd'hui tint de
b.ta «p*«n«., «tp«.t4to» .uMi quelque inquittud», n'é^J
^^è« «P"»'»; w M «oupçonnait point m rioh^
Il y « ■oiMDte uu, |« Canada m trouTtit dani la plui m.n
lA»«r.que br.Unn.qu. étaient mécontente, et demandaient d»
ré/orme. oon.t.tut.mu.elle. j d«i. deux d'entre elle., ce méco^
tontement finit par dégénérer en révolte à main armée! dZZ
InJiz •^* 'î «""" •J^'P'W"» «t de Waterloo. T. furen
appelé, un jour i comprimer le «.ulèyement d'un peuple qui il
olamajt ce qu'il croyait être mm droit.. ^ '
tJL^'*^^ jubilaire, le. province, qui, il y a wixante an.
ombre d agitation hort.1^ l'autorité de la Heine ne .-appniel^
Se l'^P^fi"""»' ,^ ~ ?•" ?-' *» «"^««"^ <lS?.'ét4"
de 1 océan Pacifique i l'océan Atlantique, l'autorité de la rouv»^
?hÔMr'""'*!r '"'*«?,""» "•"' «« ~"^i»>« de cinq miuZ
Une colonie, une nation, voilà de« mot. qui avant notra temn.
«é appliqué, à un peuple pour marquer d'un c8té «on pouvoir
«raverain, et de l'antre .. dépendance. Il y a environ tr^^M
r.r^*T!f mtercoloniale .'e« réunie dL U X d^tlw^:
oue d^horil t"""-"'' "? ~'"P°'**' *> *^ particulier, maî^
2i1.« r^ .'ouvrirent alor. aux yeux de. perwnne. qui ont
a«i.té aux .éance. d'ouverture de cette conférence dont le ™1
Quel grand spectacle «e présente à leur, yeux I De. rcnré-
«nt«ito de toute, le, colonie, autonome, échelonnée. .uTtouX
fa^nwl '• •^".P'y'i" "'«'«•'de^t de, «ones, patrie de, planta
b^picale., jusqu'aux région, «îptentrionale. du «,leil de minuit
^hTj"'^^ '^ l'Européen n'o,erait ,'aventurer I I^nL
f ftl^rr'n ""^"T o V"? ""'*»' "">"* représenté, à cette L-
férence le Canada, la Colonie du Cap, eeDe de Victoria, l'Aua-
DB SIB WIUrBID LADRIIR
tralie dn Bad, U NouTalla-Oallw du Sud, I» Taimui*, U Nou-
Telle-Zélinda, et i oôté de cet colonie* le Cap de Bonne-Espéruioe,
lonqu'ili m rendirent compte que le* uns et le* autre*, maigri U
diitanoe et le* différenoe* de olimat, profeutient la même allé-
geanoa i la mtme Souveraine, qu'il* étaici r£uni* pour promou-
voir la* intérêt* du commerce entre leur* pa;* mpectifi, et entre
ce* dernier* et la métropole aiuti repréaentie à cette réunion, non
pour impoeer la volonté, mai* pour donner de* comeiU, un frinon
de contentement travena leur* rang*.
Et, en effet, chaque représentant de* colonie*, eu po**e*aion du
privilège de vivre *ou* l'égide de* inetitutiona de la Orande-
Bretagne, sentit ton coeur w gon£er de fierté, à lu grandeur, à la
nouveauté, au caractère unique du apectacle qui ee déroulait
devant lui. Chacun ae rendit compte que l'on venait du tourner
*ou* aei yeux une nouvelle page dan* l'hiatoire du monde. Jamai*
n'eat apparue d'une façon ai frappante la vérité de cet aphoriame
de John Bri^t : " L'Angleterre mère vivante de grande* nation*
en Amérique et en Australie, filles auxquelle* elle a donné une
liberté plu* grande même que la sienne ".
Le sentiment qui dominait alors les esprit* et les cœurs, ne
«'est pas affirmé dans toute son ampleur 1 ce moment même, mais
seulement un peu plus tard, lorsque le gouvernement du Canada
formulait des vœux tendant à activer notre commerce avec la mé-
tropole. Mais chaque colonie représentée pouvait dès lor* répéter
avec Kipling :
' Danghter am I in mj nwther'* home, Irat mMraH in my jwb *
** Enfant sous U toit il« ma mèra.
Je rMt« mftItrwM chu mot ".
Ce* mots expriment absolument le sentiment qui prédomine au
Canada, et qui sans doute se manifeste aussi dans les autres co-
lonies. Chacune éprouve la fierté de l'autonomie locale, la fierté
de l'indépendance législative jointe à l'orgueil de faire partie de
l'unité impériale.
Par le passé, comme l'atteste l'histoire, les relations entre les
colonies et la métropole se sont invariablement terminées de la
DMOOCTM
le. condition. diSéU^i^dimTdL^t^T' "l",'*"'' •»'""
jtm.i, fermé ; avec le. n»m?^ '^' f P"^ "" >« ''"0 1
vo... ai dit que dau 1. n«^^? »''rore d'une ère nouvelle. Je
«ne révolte Hif^atS T^l^dT*?.''''. "^^^ ''' «* M«i«««
SairNLaurent, pamMe, anefr.tl^'^' *"•' '" '«"""J"
le. premier, «,un.™è f^il^ T °'" ^'■""'' 1"* P-rti™"'
Angleterre -~oS.lW»,:tli\TZT ""»"'«"<' P»"'"' «"
mai. non. ne ^uvoi «C t™-" "" '^'**' '^'' '"O^"'
exact qu'en partie II eet vr.? „„?? *^"'^'"*- ^e'» "'«««it
vinrent .uje^ de PAn^llrl L^ ^"f "^ «>»P«triote. de-
droit, civir Ma ,^;^v^; Lî^'T* ''"';^'" r'"' •* '<»"«
d'homme, qui, sur maint, «h»^^^ r. "n"^^^^ ''*• "•"'''■•9
l'Ar^leterre^'étenSurde 'eufSuem^nt "tnv'"? P'"':^' »
le. bouleversement, d'une révolnlT^Tj • °y"" P"™' «>"
ne s'agirait p„ d'^rSt^^^e' l tlT "" """""" ""'"
n m'a fait grandement pla ir d'entendre V 1. ^„„ J t^
-h.re parler de ce, grand, fomm« é'E^tZ-^l^'^s)! S^Z
DB IIR WILmiD LADRIin R
qiM la tituitioD du Cuada uinMit un ramètl* «utrt qu« la ri-
prcMion, conaèrent à lord Uurbam la miuion de le trouver. Lord
Durhtin fit loa en<|uét« et il put w rendre compte que la oauM
du ooullit n'était point du tout nouvelle. Les ménui cauw* qui
lui avaient aliéné mi coloniu d'Amérique au liicle dernier,
étaient en voie de faire perdre k la Grande-Bretagne la région qui
lui était reatée lidclc dan* nn heuni il'épreuve.
Bien que m'acoordaut «voo lord Durliam au point de vue gé-
néral, je no puii néanmoins accepter wi concluiicni lani réeerve* ;
il n'a giiire été juate cnvcra le» liunimea do ma race. Maia je voua
ai dit que le livre du paané était fenné. Je ne ania paa ici |)Our
récriminer. Lca erreura ilu païaé n'exiatent plua et une ère nou-
velle a lui pour noua. Lord Uurbam ayant découvert la nature
du mal indiqua eana héaitation le romùde qui devait le faire dis-
paraître. Il déclara hardiment aux autorité* impériale* que ai
elles voulaient conierver la colonie, elle* devaient lui accorder la
reaponiabilité miniatérielle, o'eat-i-ilire un gouvernement reapon-
aablc au peuple de la colonie.
Cette réfonne, je le dis avec orgueil en ma qualité de colo-
ni*te, avait été déjà depni* longtempa réclamée par un groupe
d'bommea d'Etat oanailiena, maia c^a réclamation» prenaient, ik
Londree, la couleur de théoriea dangerciuei ; l'on auppoaait que
de* oonceMiona de oe genre en entraineraient d'autre* avec la
Tuptuni finale du lien colonial comme dénouement. Il n'eat pai
•nrprenant qne le rapport de lord Durbam ait été accueilli avec
défiance, et il faut bien admettre que c'était lu projet audacieux
que celui de confier le telf-govemmeni i un peuple au lendemain
de* décbirementa d'une guerre civile.
Néanmoin», la concession fut faite. On l'entoura de reatric-
t'one qui auraient pu la rendre illusoire, maia beureuaement pour
le Canada, pour l'Angleterre et [mur l'Empire, la charge do gou-
vemeur du Canada fut confiée à lord Elgin. Les services rendus
i l'Angleterre par cet homme d'Etat dans toutes les parties du
monde sont reconnus et appréciés ; mais, au Canada, son nom
restera i jamais gravé dam les cœurs.
Honneur i lord Elgin ! Ce fut lui qui, déployant un cou-
rage inébranlable en face des sarcasmes et des insultes, et même
de* violences d'une populace aveuglée, donna au Canada «on
indépendance législative. Ce fut lui qui brisa les entraves de
la colonie ; oe fut lui qui le premier appliqua les principe* de la
II
t [ «Il
M
DIMCUM
MpooMbilil^ .1» RiiaiMm .u proplt, ,i ffcooj, j_^,,
Ttillmix rtiuluti. ' ^^
l'eut-éir, lorU Klgin luiméiu. «t ewx qui .'«uint .MeMi
I M p«>rf. n'ool-lb pu ,!«« prfrolr tout, l'immwuiù dîTT
d.»cnu l.br. d. .. gouverne, 1 m gui,., d'une fKoa juita,^
»».b, „ ,v.„,.ge„„ , ,o«,„, u demi»,. .r^TTe^SiC
t«n«m MrtU <l»,«ruc, que le. rel.tion. entre U métropole et l«
jn.te. I Que .. politique fut uge I II n'exi.te plu. irM, de
?^t:iT«r"' •" C«n«d.„ ^uTrfTolt*. de j.di/"n. liront
d-hui de fldêe, ,„jet.. L'ilMge.noe eit leeepMe, non eeulenimt
p.nn. .-e. .ujet. do l'Angleterre qui lui «„t .«.ohfa p., 1»^:^'
du «ng, m.i, ,u,., p„ )„ fi), d, I, France - et j'm. J, -
devenui .ujeu briluiniquet p.r le M>n de 1* guerre II, L,,
"^«nment „.,ch«. » 1, libert* dont il, jouiSint m.intenwt.
Ce fut tout, une r«»«l.i.on Comperez le. .ncienn., n,(i,ho.le, 1
ce Im qu on emploie .ujonrd'hul. Bout l'.ncien rfcime, le neunlo
/..«.t effort pour m rfp.r„ du p.,. „.t.l j .ujoûrd'h^r lê
P^ple du C«..d.. celui de d.«.nd.nc frenceW. iomme ^li!
de de«end.noo «igl,.«,, proclune à l'enri md ârdt.te loj.ut*
n™. M 7J"^ ''y """• ^ P"""'!* 1"* P'*»»"' •" C.n.d.
C.,u»? '•??''?»" •»» «utre. colonie.. Aujourd'hui leur
loyeuté i I. métropole ne dépend nullement de I, force de cell^i
™? '• «f'«""!'l« et de l',ff.ction de, peuple,, «ntiment. Vu
peuvent être quelquefoi. .upérieur. i 1, force. Le méconten-
ÎT. l'J2,T' •" ^"'•.''« » l'«Pr«rition de U liberté légi.U-
tive. L idée de 1. rfp.r.tion, en .'effacent, t f.it pUoe 1 celle
d une union plu. étroite .vec lu mère-patrie. et ce vœu e.t ...jou!!
.•tlf 1 ilT' '"'"'• " ""'* ■"■ C»Md.-bien plu., il
.étend par delà le. mer. et f.it le tour du globe. Que lui
r6,erve l'avenir? Sur ce point, j'ose i peine «mettre une opinton!
Aux co.onies, certaine, personne, con.tatant que ce .cntiment
exi.te, ont e..ayé d'en diriger le. manifestation». Elle, m iwnt
reiinie, pour discuter dm projet, d'union, mai. juK,u'à préeent.
leurs efforts ue ce coté sont restés sans résultats. M. le duc de
Dcvonshire nous a dit aujourd'hui que la Ligue de la Fédération
DU n» wturmiD ukimiBii
11
ImpMala, la plu «MianiM d« cm ■■aelttiao*, t'tuit ditHoto,
arouant, par là, au* toiu Im projat» il« f«<Mratloa araiaitl Mi
Ironvl* impratieabtM, Pourquoi mit, mtMieurtt La raiton il*
«t Mmo dm paraît ttiê éridunla et la «UM trta fasila t ooai-
prandr*. C'«t qrn la géoia à» la ra«c briiaDnii|iw, «m hiiloir*
•( Ma traditioiu na la portant paa k ierin de» eoutitutioiu at k
inreatar daa tbIoriM ; il raut au contraire procéder tre« nieaurc,
na jamaii dfcangar l'état da ohoen exiatant, à moine qu'il na
darienne encombrant ou iniuffitant tu point de conatiluar un
grief ; et même tlori, It réforme n'irt pu tudcti <)« cxif^oae
du moment. Aujoui i'hui l'tipirttion oolonitle tend ver» une
union impéritle plut étroite et une ptrtielpttion plut Xttf» tux
pririlèfiia de lujett brittnniquat. Ce n'ett li qu'une Mpiration,
mtit non nn grief. Nout «ommea latitfaiti de notre tort ; et le
peuple tnglaia a témoigné tant et plut de tt répugntnee i changer
l'ancienne oonititution de lee paueetioni.
Je me demanda donc ce que tera l'arenirt Quai tara l'aranir
daa coloniett Quel tara l'arenir de l'empire brittnniquet La
tamp* viendra peut^tre — ce tempt te rapproche — où let droite
dont jouiwent actuellement let coloniet, et dont ellet aont pleine-
ment contentée aujourd'hui, deriandront intufStantt. Un jour
viendra tant douta où, par auite dp l'augmentaticm de la popula-
tion, on derra tenir compta de cet tentimenti et de cet ttpirationt
Tan une union plut étroite. Qu'trrirert-t-il alortt J'ote i peina
azprimer ici ma propre opinion, maii peut-être me pardonnera-t-
on ti je dit qu'à mon avia, et ma manière de voir ett auati celle du
Canada, l'on peut trourer une toluticn — tant heurter la contti-
tution de cet poetetaiona et atna déranger l'eut de choiet tctuel, —
dani l'antique principe britannique de la reprétentition dea
ooloniet au Palaii de Wettmintter. Voilà une proposition tutti
bien admite partout où l'on parle la langue angltiae, où l'on
apprécie la littériture angitite, qtie l'eat cette viaion du voyigeur
de la Xouvelle-Zélincle venant t'taaeoir aur une arche briaée du
pont de Londret ou tur lea ruinea de l'égllae Siint-Ptul.
Lonque ce tableau de déiolation ae prétenta à l'imagina-
tion de Macanlav, il était obaédé par let aouvenira du pttaé ;
il tvait prêtent à l'etprit le touvenir det Egyptiens, dea Aatyriena,
dea Pertes, det Orect et det Romaina tour à tour tombée en
pouitière. Mait en ce qui nout regarde, cet prédictione do malheur
II
u
DiMorsa
M M MM pu i<«IM« ( ■■ «oBinin •!!« m umnnt eoMiwif im
Ot ^tgnr •)• U K<»««tMSilM<b, il m •ujoard'kni parmi
•mw. Il rirai no,i pM pmtr ttttt m fi« a'»B •pwuoU d* ruii»
•I d« lUwlaliua, mai* pour l<moi|nMr <ln •l«r*lo|)p«iMnt iaonll >\»
U puiMwiM briumiiqu» qur Mw^ul.y, dam •« r«VM, m pourail
•nlrwrolr. El l« jour virn.lra iK-m^in. nù un Sto-Zt\nd»i; m.
prfciUwt aux porlM da W»«uiilB«i«r, (laoïandora, an nom da aon
paya, «l'élra admii dana ralla aneainU) hiatoriqua qui arani M li.
bansaau da la libarM (da« applaudiaaamrala proloufa
fourrmi la Bn da la phraaa).
Voili uip probabllii< pltu oii mcliu «lolfpWla ; mai» il «at una
choae qui dimianik notre atlimtiini imin^Vliatu. L'union (mlitiqua
rut être plua ou moini loin, mai» il tai un d»roir qui inoonibe
loulaa laa partiaa da l'enipir» britannique, «'ta! celui da promou-
Toir laora reUtiona commarrlalaa.
l» Roiivpmainanf aetuel du Canaila, par aon tarif, aooonlv h
la Oranda-DralaKca un traitement de faveur a'^leraot i 18| pour
cent, rt qui alloindra bicnlot 2^ ,K>ur rent. ( '(xt une ooiieeMii>n
faitn «an* demande do ronipiT.iiation. Certain» de uiw roncitoyena
voudraient que de telle» con<t>»»ioi|i ne fu»»ent fuite» qu'à titre ilc
quid pr.-) que. Le gourememont ranadien ne partiifi< pa» »lii.
manière de voir. Nom l'avont faite panse que non» devon» i la
Grande-Bretagne «ne d^te iIk n-ronnaiaaanoei Nom l'avutb falti-
parce que noua n'eiilendonii pa» déranger en quoi que ee aoit le
•yitèmo de libre^ehange qui a M li utile 1 t'Anglelerre. Hain
on noti» objecte que cette politique adoplM par le fouv; mement
canadien ne (aurait «'appliquer parce qu'elle entre en conflit avec
Ica traitée eziatant». Permottez-moi do voua le dire: le peuple
canadien e«t prêt t dont:er cette préférence à la Orande-Bretagne ;
il ne déaire pat, pour le moment, accorder le même traitement à
d'antrea pay«. Non» piétendon» que le» traité» qu'rm noua oppoae
ne peuvent entraver notre action ; non» «omme» d'opinion qu'il»
no ('appliquent pa» ) notre c»«, et non» illon» «oumcttre notre
manière de voir nux autorité» impériale». Il »e peut, cependant,
que notre prétention ue «oit pa» maintenue, et que la déci»ion
nous »oit défavorable, comme par le pa«»é. Si le» traité? s'appli-
quent, il noua faudra, ai-je be«oin de le dire, chercher une
nouvelle ligne de conduite ponr l'avenir. Si le» traité» »'appli-
quent, il faudra trouver la aolntion d'un nouveau problème qui «e
DB m* «lUVI» lUtMM
U
poM *Iim( : Lt Cuwd* Mutt Htngruhr on rAB(l««wr%
«'•TUKwrt 1^ tlliwlion n» lilvir p« qw' iCnlTrir rvrtiinM nmipll-
MlloiM surlraw*. tl ; t Inol* ou qu*»Bl« iim, lonqun I» Vmêi»
otitinl li mpoaubiUÛ mlnint^riKlIii, ddi» ni «ronii ui4 Urcptitml ;
i<i>rtsiiiM Km •!• w cAl4 ont mtiw prélrmlii qiix nm» rn hvkim
(biuA Noiu irloot lui Im prmhilu briunniquni, rt l'on iIImU:
" A quoi bon «n enloniw qui tuent nw pnxlnitt I " Kh bini,
John Bull n'Mt p*« un inrannu p<Rir moi. Mu O'Rell •lit qu'il
lient bien r» qu'il tient ; mai* que nout l'timioni on non, tout le
roonile doit ranneltre qu'il ml rempli <le ranraip-, J'feerfie ci
il'nprit d'enirrpriie. Kn nmitalant que aon enfant reneilien
tuait m pnxJuila, John Dull a il^ronyort rhea noii« lieanmtip iln
«ca proprea qnalilAi. Il dut rnnmnaltre que cet enfant tenait du
famille.
En ce moment, noua réduiaon l'impôt anr lea nraduiU d*
John Bull. U peuple de la Grande- Bretagne noua dira t-il que
cette meaun ert inacceptable t (Non, non!) I.a choae e«t entre
TU main*. Je ne dirai rien de plua à m aujel.
Quela aont donc lea aontimenta du Canada t Sa po)iulati«l
n'eat paa homoKtee. Let Canadiena ne aont paa tou» d'oriKina
britannique ; un liera de la po|iHlalinn rat ir<>ri;iine francaiae.
Quela aont lea aentimenu de cette population d'orifiine frantaiaa t
Qnellea aont aea aapirationat Mvaaieum, la rfponae eat facile.
Vea ancêtrea ont combattu loa ioldatk de l'Anjfli'tiTTo aur maint
et maint champ de bataille, pour défendre et conacrrer pour le
loi de France la colonie du Canada. lia ont irpouaWl invaiion
aur 'nraaion, et de toute* lea partie* du monde oA la Talaur fran-
çaiae et l'tinduranni britannique ae aont trouvée» en prévni'n, nulle
part peut-être lea vertu» de* deux (le-.iple* ne »e manifMt^renl
d'-'ne façon auaai éclatante qi dan» le* lorêt* du Nouveau-Monde.
Il vint un jour où la fortune de la pierre fut défavorable k
mea anoAtrea. Le aort de la guerre et un traité lolennel ont fait
d'eux dea aujeta britannique* ; et à partir do ce jour, ili mW
réclnmé de l'autorité impériale le droit que poaaide tout »ujet
britui.niqiie d'exercer aa relipon, de parler aa liininio, et de main-
tenir »e* inatitutione. l*ur rcliffion a toujonn été reipectée, je
•ula heureux de le dire; lea droita politiques l«ur ont été lonfrtrmpa
refuaé*, mai* loraque la ocnoeaaioii mt venue, elle nous a été faite
avec bonne grlce et ampleur.
f
h
14
DIgCOUBS
a«^.hT . "°"»?°«' «'«"due de l'empire. cW de I.^ terre
qu habitent le. sujets français de Sa Majesté, que s'élèTwonfT!
c.e le, pr,ère. les plus ferventes pour qJ sTu^^liyhTZZ
de longue, «.nées. (Applaudissements proloqg*,) ~"
IB JUBILE SE LA BEIIB
Un peu plus tard, le 22 juin, toute la population de
Londres était sur pied pour voir défiler & traven l'immenie
Tille le cortège royal, qui te rendait de Buckingham Palace
A l'église Saint-Paul. C'est dans ce vaste et antique temple
qu'eut lieu, en présence de la Beine Victoria, la ce; ^monie
religieuse, hymne de reconnaissance du peuple anglais à la
Providence qui avait permis à l'auguste souveraine de ré-
gner si longtemps sur l'Empire. Tous les premiers mi-
nistres figuraient dans le cortège du jubilé et s'unissaient
avec les hommes éminents de la Orande-Bretagne pour
donner à ce déploiement de force et d'Intelligence une em-
preinte de grandeur inetFa{able.
Ces fêtes jubilaires n'ont pas été seulement l'apothéose
d'un règne et l'hommage grandiose rendu par l'empire bri-
tannique tout entier à une grande et bonne souveraine ;
elles ont été aussi le triomphe des colonies anglaises, mises
soudain en pleine lumière devant l'univers étonné, devant
l'Angleterre surprise tonte la première, avec un effet d'au-
tant plus grand que cet accessoire magnifique de la gran-
deur impériale ne paraissait pas constituer une partie aussi
Importante du programme.
IS
DI080UM
lui acclamé. VUlon ^.lendlde qnl ,e déroulera loigtemp.
uTn!»»" ^^P'*"'" ™ «" «O'»»* «"npll. et lor«,u'ell€ aura
entement dl.paru, H en restera autre cboie qn^une colora
«on nouvelle de. lointaine, perapectlve. qu'elle a ou^rte.
Dan. cette wrte d'apparition du monde colonial anrial.
dan. le. rue. de Londre., à la .ulte de la Beln^e d^ t
rayo-nement du trône, le Canada, a occupé Ta p«miè,!^
eXdï. rruî. '°'""'^" -^ "»"*■ °" ^"* •« «''-' --
.'»fi"/'îî' P°°'^"o* "« P»» le dire, puisque chacun le penw
c est le Canada qui, dan. ce défilé mémorable a fla^^T;
ï.?«r:xsïïr' ■" * - »- '^""
Dans le banquet présidé par le prince de o«ii«.
même temps qu'il a fait ressortir l„nh- "'^ '""P'"*' «»
H^re que gardera touiouTaT^Sierd^;: Cad"a
Mêle à ses glorieux souvenirs et à sa double ^ne S
\m
DU »IB WILTBID UlBEISB
IT
Canada e.t une nation, a-til dit, m population eat tupé-
rleupe A celle de pluilenn nation, européenne.. Le. colo-
. britannique, wnt faite, pour devenir de. nation.
re. ; la nation canadienne e.t déjà libre et la liberté
voilà M nationalité. Pulii 11 a ajouté :
<• Je «ul. venu Ici pour dire que la .épwatlon ne donnerait
na. un KUl droit que non. n'ayon. déjà. Chacun me de-
mande de dire, de. multitude, de g-, m'écrivent pour
.avoir quel. K)nt le. intiment, de. v^anadlen^Françal» :
Nou. vénérons la terre de France qui nous a donné le Jour ;
non. «)mme. loyaux à la couronne britannique qui nou. a
donné la liberté. ,
" Le Canada a élevé au marquis de Montcalm et au géné-
ral Wolfe, ensevelis l'un dan. sa victoire, l'antre dans .a
défaite, un monument peut-être unique au monde, et
qui marque bien le. véritables sentiment, de. Canadiens
d'origine française et d'origine britannique, race» égale»
en courage, en gloire et en renommée.
«Tmonument porte cette Inscription, qui proclame no.
senttaents envers la France et envers l'Angleterre: Afortem
^rtus communes ; Famam hist«ria ; Mmumentum post^ta,
dédit ; aux deux héros leur courage a donné une "ort jom-
mune ; l'histoire, une gloire égale ; leurs descendants, un
même monument. " „
Le marquis de Sallsbury, prenant la parole après M.
Laurier, a parlé en terme, également éloquents :
" Nous représentons ici l'Empire toujours croissant de la
Grande-Bretagne. Nous ne savons au juste quel est 1 aye-
S; ouvert devant nous, nous .entons que nous sommes e»
"nstrument. d'une grarle expérience. Il y a eu avant notre
époque, bien des émigratious et bien des colomes; bien sou-
vent se sont établies les relations ordinaires entre a mère^
patrie et ses dépendances ; mais ces empire, n'ont jamais
18
Disoocns
duré ; on bien le, colonie, ont été enlerée. À l> «,^^ ,
par de. force. .npérleu«^ on bien U mt^ JfriTtT'*'''
Obligée, à M .éparer d'elle L» f«i» i.i.*„j '"«""•, le. a
empire, n'ont J.mal. d„rj No« Into"^""' ' *" ''"'' ''''
grande expérience d'^er de m^f^V" ** °""°"' '"
exc.„.,vement.ur,.::^'dWrnne;ln^^^^ d'' ^"""^
pathle et d'nne affection mutuelle. ' ^^ ""* '''"■
'• On parle d'nnlon flicale et d'union mlHtaii* r^. ^
au".i: .oXe^xr;nn:î:rnn„''r ^"- ''"-"•-
»t"i ™l„ï ;,"; *'"■ * '""■ ■"■'« "»" w» «"lo»
Dl aiR WILIHID LAURIBR
M
•onbaitoni plein inccè* et brillant avenir — uvent «zercer
an puissant contrAle inr elles-mtmet et accomplir leur haut
idéal. En ce cai, elles créeront un empire tel que le monde
n'en a Jamais tu, et qui sera la marque d'une puissante
étape dans la marche en avant de rbumanité. "
Le discours <*e sir Wilfrid et la réponse du marquis d«
Balisbury ont créé le courant d'idées qui a dominé tous les
convives.
De cette rencontre sur .. pareil <d''^tre, de cet échange
de nobles paroles et de grandes vu«!S, que sortira-t-il T Un
monde colonial autre que celui que nous voyous aujour-
d'hui, n'en doutons pas ; mais que sera-t-il T La pensée de
l'abandon des colonies est pour toujours répudiée ; le prin-
cipe absolu du libre-échange est bien atteint ; la connais-
sance précise, exacte des colonies, les relations suivies,
constantes avec elles, s'imposent non seulement aux poli-
tiques, mais encore à tous : il n'est plus permis à personne
d'être indifférent à ce qui se passe au-delà des mers.
L'Angleterre n'attendra plus, soyons^n convaincu, que
ses colonies viennent à elles. De son propre mouvement,
elle ira vers le Canadu, vers l'Australie, comme au-devant
d'alliés sur lesquels elle peut compter.
M. Laurier l'a dit : ce sont des nations qu'elle trouvera
devant elles. Comme des nations, elle les traitera.
Et la présence d'un des nôtres dans ce conseil réuni de
tons les coins de l'Empire, autant que la légitime satisfac-
tion que tire l'Angleterre de notre contentement, sont des
gages qr'un soin particulier sera pris, dans la conception
de l'ordre de choses nouveau, de ne porter en aucune façon
atteinte à nos sentiments de préservation non plus qu'à no^
espérances d'expansion.
Après avoir résumé l'échange des vues entre les deux
W DIlOOUU
premien mintitm, le diKoan d« lir Wllfrid qne nom don-
noiu tel «n entier apparaîtra dana toute ion tnunenie Im-
portance.
Altuu, MniiiuM,
Le tout que Votre Âltewe Royale vient de porter en terme*
si aimiblea ix)ur noui, touche i un «ujet d'une importance qui ne
oewera pat avec la circonstance qui l'a fait naître, mais qui occupe
en œ moment l'opinion publique.
Depuis que nous sommes en Angleterre, mes collèf^ws et moi,
nous avons constaté i mainte* repri^ combien les hommes qui
songent à l'avenir se préoccupent de la destinée des colonies.
Il est dans la destinée de ces possessions d'outre-mer de de-
venir dm nations. On m'a fait observer ici que la population du
Canada est supérieure à celle de plusieurs peuples indépendants,
et l'on s'est demandé si les Canadiens ne deviendraient pas un
jour une nation. Ma réponse i cette interrogation sera précise :
Le Canada est une naticm. La Canada est libre, et la liberté
constitue sa nationalité. Je suis heureux de dire que la rupture
du lien colonial, que la séparation du Cansda de l'Angleterre ne
nous donnerait pas un seul droit qne nous n'ayons déjà, bien que
nous reconnaissions la suzeraineté d'un pouvoir souverain.
Lord Lansdowne nous a parlé des dangers qui pourraient un
jour menacer l'Empire. L'histoire démontre que l'Angleterre a
toujours BU se défendre et combattre ses propres combat^ mais
vienne l'heure du danger, que le clairon sonne, que l'on allume
les feux sur le sommet des collines, et alors, de toutes part», le§
colonies voleront au «ecours de la mère-patrie dans la mesure de
leur force.
Une foule de personnes m'écrivent de tous côtés, de rAn,Tle-
terre, pour savoir quels sont les sentiments de la po/>n\ntion
française i l'égard de la Grnnde-Brt'agne ; si sa loyauté est
absolue ? On me rappelle que les querelles de race persistent long-
temps et sont longues à mourir, que les rivalités de la France,
patrie de mes ancêtres, avec l'Angleterre ont duré pendant plu-
sieurs générations. Qu'il me soit permis de répondre que bien
que les guerres entre la France et l'Angleterre aient tenu pendant
DB MIB WILmlI) LAUBIBU
tl
longtomp» une pl»oe trop mirquinta du» l'hiitoire, notre géné-
ration a eu )e privilège de voir le» étendarda de la France et de
l'Angletenn flotter l'un 1 coté de l'autre, agité* par le louffle de
la victoire, »ur le» iiauteum d'Inkcrman, le» rive» de l'Aima et
•ou» le« muM de Séba«topol. Il e»t vrai que durant le aiScIe
dernier et le siècle précédent, une longue guerre, un long dnel a
diviié l'Angleterre et la France, qui ae dieputaient la po«»e»»ion
de l'Amérique du Nord. La dernière baUille qui a marqué la
fin de cette guerre a vu tomber le» deux (jénéraux ennemi» »ur le
champ de bataille, le vainqueur et le vaincu.
Lor»que vou» vi«itere« la ville de Québec, vou» y verrer un
monument qui commémore ce grand événement. Quelle o«t la
aignification do la colonne que l'on doit à une haute peniée de
lord Dalhouaie ? Le» monumenU qui rappellent le» victoire» ne
«ont rare» ni en France, ni en Angleterre, mai» celui de Québec
n'a pa» »on «emblable dam l'univers, car il n'a pa» été élevé à la
gloire du vainqueur aeulement, mai» auaei à celle du général
tombé dan» la défaite: il proclame à la foi» l'héroïsme de Wolfe
et do Montcalm enaoveli» l'un dan» w victoire et l'autre dan» le
désastre. Et rin»cription qui le couvre est une de» plus nobles et
de» plu» belle» dan» le» «entiment» qu'elle exprime qu'il »oit po»-
»ible de trouver. J'ajouterai qu'elle e»t au»«i trè» élégante dan»
sa forme littéraire. Voici comment elle le lit :
" MOBTXM VIBTOB COUMCNIIC ;
FaMAM TIISTOBtA ;
MOUDMEHTCM POBTEWTAg DEDIT ".
Aux deux héroe, leur courage a donné une mort com-
mune ; l'histoire, une gloire égale ; leur» descendant», un même
monunisnt. Vous trouverez dans cette inscription un symbole de
l'état du Canada. Noua sommes aujourd'hui les égaux de ceux
qui ont triomphé sur le champ de bataille des plaines d'Abraham.
C'est par des actes de ce geinre que l'Angleterre a conquis le cœur
de mes concitoyen», et --ja'elle s'est acquise de» droit» à notre
loyauté.
" DIlOOUU
• «u 1 unibilité (le nou. rippeler qoa duu u jeunnM elle . fTu
«m Vr« At ~ '^rl*' ""'• 1"'" ■"• "i' F-rmi. d^
\/\/W\/V
oomuxoi ntriwâT.i, a loisui, n uor
Durant l'été de 1902, »lr Wllfrid w retrouT»lt ft Londre»
•Tec le* premier* mlnlatrea de* grande* colonie* anglaiiea
de l'Anatralie et de l'Afrique du 8ud. Deux événement*
impoH t* le* appelaient en Angleterre : le couronnement
dn roi et une nouvelle Conférence impériale. Le* délibéra-
tion* de cette dernière portèrent *ur le* grand* Intérêt* de
l'Empire et ceux de* po(*e«*ion* d'outre-mer. La céré-
monie du couronnericui du roi allait donner lieu & un grand
déploiement de loyaltame dan* la pompe de* démon»tra-
tion* populaire», lor*qu'une maladie aubite d'Edouard VII
Tint couper court à tonte* le* fête*. Il n'y eut aucune occa-
■ion de prononcer de ce* discour* qui *ont tout un événe-
ment et qui re*tent comme «ouvenlr» de* occa*lon* qui le»
ont provoqué*.
Une nouvelle Conférence impériale réunl*»ait encore le*
premier* ministre* de* Colonie* à Londre* en 1907. Chow
digne de remarque, air Wilfrid restait seul de ceux qui
avaient figurés à celle de 1897; la mort ou le* accidents de
la politique avaient fait disparaître ses anciens collègues.
Bir Wilfrid fut appelé à prendre la parole au Guild Hall,
à un banquet du lord Maire. Bous les lambris dorés de la
salle des fêtes qui a répété le* échos de tant de harangues
*• DiMoras
hl^!^\* ""•*°""' ■"' »»"• 'nw<*nu»t Mentit .»ec OD.
hâatPor de ».h, et une «mplltiide de penMie. et dtZlV.
M. LR LoBi, Mayor, MaaaiBUM:
Mal», Il nou. .von. fait peu de cho.e iW ^.^..7'^ '
nou. repr^eontono, .ont d^e. de vm™ Z .' ^ t" P'^' '•'"'
venu, ici au nom de. Û\X v1^m„TT "■ •^°™ '"'""«"
qui, «ur tou, le. winta dn M;™? ' ^^ "^ J*"°*« '""'>°'.
brit.nni<,ue., X^'^où "e .r t't eT^^"^ t '::^T
Ion et de l'ordre dan. la liberté ligueur, du nwpect d^
Nou. représenton. cee nations qui, fière, de leur majorité,
praoluiMnt leur iléroiwtimii «• l«nr iffccttnn à la eouroniM brllto-
niqiir, et imt l'nroy* l.'Un ni«ncl«(«irr« diviilpr «»«• Ir uouvif-
Dciimit ils U aramlr BretadM il« quntiun» i>l dn prublèmci Vit»
tnx int^rtu de U ir.Mropolc, im aoloDiw et cin l'nnpini c. RénértL
On a vu, par Ij paw«, de* emftroBoaa interoolonialM ; «lUa H
r<uniMaiiiiit oomnie raecompagneinciil d'Av«nei»»nl« d'iim granda
«nrergiirr, tel» le jublK de la Keiiic Victiiria, m noc*i da
diamant, et le rourontiniinit du roi. \Mn de «< dernier
^(tnemeot, il fut décidé de mettre Hn à ce lyatème >hiu eontinulté
d'idé»! et d'organiwr ilea rfuninnt à |)#ri<>'le« dftenninde» ;
aujourd'hui, noua tenons la premii^rc de ee« eonf/^renee», et |)Our
parler d'une façon plua prAcinc, je puin ilire nu'en ce moment,
noua tenoni la conférence impériale do 1007.
Depuis que j'ai mii le* pied» lur le m>I anKlaia, j'ai pu Toir
que l'on t'ooonpe beaaeoup ici de la conférence. D'un autre eôlé,
41 elle fait naître de grande* etpérancea, de l'autre, elle inapira
dea cra'ite» sur ••• réaultata. Je puis awurer que lea délibéra-
tiona ne aeront paa vaineii et qu'elUa n'aboutiront pa* à un échec,
11 n'entre pas dana ma pensée de faire entendre qu'elle va réaliser
tovtaa lea eapéranœa de certains impérialistes anlcnts, qui, con-
naiwant l'incertitnde des choaa humaines, voudraient assurer
l'avenir en chargeant le présent de responsabilités trop grandes.
Mais ce que je pois assurer, o'eit que la conférence fera voir ati
monde que l'unité de l'empire existe comme entité agissante.
Elle jettera plus de lumière sur l'ensemble des projet? que suggère
la situation de l'Empire et des coloniee. Elle fera voir d'un côté
lea ohoaea pratiques et de l'autre celles qui sont do pur sentiment.
Elle tracera une ligne entre ce qui peut être fait et surtout ce qui
doit être évité. A mon avis, il serait oiseux de faire des pro-
nostics Bur lo succès ou l'échec de la conférence.
La façon dont elle est composée nous garantit l'heurcnso
conclusion de see travaux. Je vous le demande, & vous tous qui
m'entourez, de voui rendre compte do l'état des pays représentes
dans cette réunion. Il vous suffira de faire ce travail pour
convenir qu'elle constitue un des plus grands triomphes au cours
de la merveilleuse carrière do l'Angleterre. A raison de notre
système de publicité intense, les événement» qui se • rodnisent un
jour dans un pays ont le lendemain une réperoussii. i cher, tous ses
Toisins ; il est possible de dire aujourd'hui, sans exagération, que
''^,k.
" DMOOVM
rABfbtom lUiM Im jna d* tow* U •iviliuii». n i
Z «^™ Pf««n'«>t \m j.u»« «,|«,i„, don, q,„|„„,»„^^
fe'
" D'à* lai Tlnimi j„ i,^ ,^f^
Cm niuia quVn uii adi., «||« ,•, ^^ f»rt* " f
II <xni>tat<r« qn* tout*, om colonl» màttiê». «. .^, «.
di-nifr .«0 I. m*™.p„ri. 1„ intérti d. IVmlnn TLTJ
s il m;ét«it p«nn!. do vou. rivéiw ioi le fond de m. «niOU
Ol «m WILTMD LAVMU
tT
DM ttadoM. Qal «ortlt prat*, il 7 t elaq #•*, tlon qu* mm
MioM à pr4|iw«r I* «onfénn» aetucll* que dma d* •« H w mbtw
•oraUni, l'an la Jwtour JiniMon, pnimii>r minUtra du C«p, M
\'»ntn U (Aatnl Uoth«, pnmiw minitin» du Tmiiavul t
Kn liM>!i, qu»lqu« pmoiam ttiê influvntvt Iralircnt J'm-
tnrr un* fort* prmim rar !• ■DttrvmaiiMM pour l'anMMr I
•iup«ndn !• eatutitutiao da U CoIobW ia Cip. Non «cuImmbI
l« RbOvaniMMal («nna l'orallla t una lalla propoaitioa, mai» il
n'hAtita pai, quatn im aprèt U guanv, à donner tau* Ix* droiu
da eitojau da l'aropira britanniqua aux roloni du Traïunraal.
LorMjiia ja aonc* à naa libénJiU da ea pinre, moi, «niant du
Canada françait, jo proclama qu'un «ml peupla a*t capable d'una
tclla oonduila, at qua e« peuple eat la f*^v' tnglaii.
Oattii politique a été parfaitement juMiilAe par Ira ivtoemenla.
Ella l'avait été aotérieureroent, lonqua la gouramement britan-
nique donna au Canada — au Caiiada frantai» — In même*
pourotra et Ira mtme« pririlégM qu'il rient de conférer aux
oitsyana de > —'rique au riud.
Si qiK^ jiM oboie pouvait eneora démontrer la haute concep-
tion qu'implique cette politique, ce aéraient lea parolea proooaoée*
par mon ami, le docteur Jameaon, N'a-t-il naa dit, en effet, ea
qui a rempli mon cour de joie, r,u'il mt poaaible.que la prochaine
oonféranee roit, repréaentée* ici, Im eolonioi uni» de l'Afrique du
Sud. n aat donc pouible que la prochaine conférence accueille
le* wpréae u tant* d'une autre Couf^lération, née daiu le Min da
l'empira britanniqui laquelle comprendrait la Colonie du Cap,
le Natal, la Colonie d'Orange et du Transiraal, 1* Rhodéiie, et
d'autre* domaine* qui pourraient y être .^joutéi avec le tempa.
Voill de la vraie politique impériale. Et je me fai* fort de dira
que tant que l'empire britannique te maintiendra de ootta fifon,
il reposera «ur de* bâte* plu* *olide« que le roc et auaai durable*
que le monde.
M. LAURIER EN FRANCE
IH 1887
SI la présence de sip Wllfrid Laurier à Londres avait pria
la proportion de tout un év Inement, son arrivée à Paris pro-
duisit une sensation dans tous les cercles intelligents de la
grande ville. Un premier ministre canadien-français en
France ! Il y avait dans ce fait toute une évocation du
passé, le rappel de deux siècles d'histoire. Pouvait-Il ne
pas ramener les esprits sérieux vers ces temps abolis où fll»
de familles et de paysans attachés à la glèbe, soldats et
missionnaires quittaient la France pour courir les chances
de l'inconnu dans les solitudes du Canada ?
Que devait-on penser alors de l'avenir de ces expatriés,
exposés à une existence si pleine de hasards 7 Et voilà que
plus de deux siècles après cet exode, parait sur le sol de se»
ancêtreu un homme couvert du prestige d'une haute posi-
tion et i-evêtn de la puissance suprême conquise dans un
pays étrang- par la force de l'intelligence et le mérite.
Quelle situation plus empoignante, plus susceptible de
provoquer des réflexions de tous genres I
•M
uiaoouMi
" Qnl eût cru, dînait le célèbre économiate Paul Leroy.
Beanllen, au banquet offert à ilr Wllfrid par la Chambre de
Commerce aoRlalHede Parli, qui eût cm, au temps de Loulg
XV, qu'un siècle et demi plus tard, un premier ministre du
Canada, qui avait alors soixante mille Ames et en compte
aujourd'hui six millions, porterait à Paris un toast A la
France " !
Partout ù Paris, la pr(^nce de sir WllMd attira l'atten-
tion des hommes publics et des industriels, des journaliste»
et des amoureux de .'histoire. C'est dire que l'accueil le
plus sympathique l'attendait partout. C'fStait comme une
fête de famille autour d'un parent longtemps perdu et re-
trouvé avec bonheur. Banquets et réceptions s'offraient ii
lui de toutes parts. Il fallait cependant se soustraire en
partie ù ces effusions généreuses et sir Wllfrid n'accepta
que deux dîners : celui de la Chambre de Commerce an-
glaise de Paris, et celui d'un certain nombre de personnes
appartenant aux classes les plus variées de la société.
Le grand banquet organisé par la Chambre de Com-
merce eut ce caractère particulier qu'il offrit une transition
entre la série des grandes démonstrations anglaises et les
manifestations de sympathie naturellement moinsi écla-
tantes, quoique non moins sincères, dont k premier ministre
canadien pouva't compter être l'objet en mettant le pied
sur le sol de ses ancêtres. Dès les premiers moU de son dis-
cours, il a pu voir combien avait été heureuse l'inspiration
qui l'avait poutsaé à porter la parole «n français devr~t cet
auditoire en grande majorité anglaise. Le plaisir des uns,
l'émotion des antres, ont été visibles, et le succès du début
a été grandissant jusqu'à la fin, emportant tous les suf-
frages. Il s'est continué an dehors, et 11 n'y a eu dans le pu-
blic et la presse qu'un sentiment sur l'élévation et le parfait
accord des idées que, depuis Liverpool jusqu'à Paris, M.
Laurier a développées devant deu: Publics si divers.
DE RIR WII.FRID LAVRIER
81
Cm Idée» peuvent le pétnmer en qdelqnps lignes. M. Lau-
rier, et tou» «e» compatriotes, gardent 1- fierté de leur ori-
gine et le culte de» traditions françaises, au même degré
que les Français qui n'ont pas quitté la France ; mais
Us sont dans une situation différente, et ils ont des obliga-
tion» qu'ils ne sauraient méconnaître, que leur impose la
liberté même dont ils jouissent. Ils ne peuvent oublier que,
grâce à l'Angleterre, ils sont aussi libres que la France „
elle-même.
Aujourd'hui, le Canada est libre, c'est une nation libre.
Que sera l'avenir î La solution à intervenir préoccupe tous
le» esprits dont les prévisions s'élèvent au-dessus du mo-
ment présent. Le jubilé de la Belne et la Conférence impé-
riale ont provoqué l'examen du problème; mais c'est h tort
qu'on a voulu enfermer cette étude toute indépendante sous
la formule précise que comportait un projet de fédération
générale de l'Empire et des colonies britanniques. En réa-
lité, ce qu'a dit M. Laurier à Londres et à Paris ne diffère
pas essentiellement de ce qu'a dit le premier ministre de
l'Australie an banquet du Guild Hall ; il y a mis seule-
ment plus de forme, une forme plus souple et plus en rap-
port avec l'esprit policé de notre race. Il a parlé en un fran-
çais d'un autre siècle, tandis que M. Reid s'exprimait sur
le ton des habitants d'un autre hémisphère qui ne sont pas
encore rompus au langage européen.
Ce n'est pas Impunément que M. Laurier a vécu dans
l'intimité intellectuelle des politiques et des philosophes des
deux derniers siècles, qui savaient tout dire sans froisser et
dénouer sans rompre.
Cet auditoire mi-anglais, mi-français de la chambre bri-
tannique a été séduit par cette franchise ; tandis que les
Anglais s'inclinaient devant une attitude si correcte, les
Français étaient charmés par un accent et des formes qui
leur prouvaient mieux encore que toutes les déclarations,
mM,
32
otsoorRi
qne le. Pranç.l. du Canada leur «,nt en tou. poinu re.M.
fidèle., de ton comme d'Idée., de .tyle comme de »,nti.
^IT f •*'/'«' P»*"»** ''«"««l» vraiment que d'être
comme l'a dit avec une véritable éloquent* M. Le,î»y.Beau:
Al£SSI£VB8 :
Puisque
crois être fi-
u^"^*" 1*"- "■"" ■"" ' '"""V"'"', en interrompant ici l'unaim Ha 1>
«gue ,mgl..«,, pou, „e «,ryir de la langue mâtemë iTde !
^ e que J'ai appri» ,„, le, genoux doTmère? S^, Jr
No,M Canadien, d'origine française, nous avons été séoaré.
rr-Vdr^if .u'«»X^:;r:^rstag^"ea'
DV Sm WILPRID LADRIBR
83
3 M U perte de os que Ira ooartiiuu tppeUient " qutlqueê arptnlê
e neiye ", n'ait été pour lui qu'un léger Bouci ; il n'eat pta éton-
nant qu'il n'ait rien fait pour porter secour» i ceux qui, en Amé-
rique, multipliaient de» prodige», égalé» peut-être, mai» jamai»
furpaaaé» par la valeur françaite, pour lui couBerver non paa
" quelquti arptntt de t%etge ", mai» un empire, plus grand que
l'Europe.
' Séparé» de la France, nou» n'avona jamaig oublié 1 honiieur
de notre origine ; >6paré» de la France, nou» en avons tou jour»
gardé le culte ; »éparé« de U France, si nou» avon» perdu notre
part do se» gloires, nous avons fait une conquête toujours chère
aux âme» frantaises. En parcourant Pari», hier, je croyais plu»
ou moins d'avance en connaître la beauté. La beauté de Pari» a
été rendue célèbre dan» le monde entier, par le livre, par la pein-
ture, par la gravure, par tou» le» moyen» que la littérature et le»
art? mettent à la disposition de la publicité moderne. Maie, «i
préparé que l'on y »oit, la beauté de Pari» étonne ceux qui, pour
la première foi», on repaissent leur» yeux. En parcourant cette
ville, belle entre toute» le» ville», j'ai remarqué «ur la plupart de
se» édifice» public» la fièro devise que le» armém de la République
promenèrent à travers l'Europe: Liberté, Egalité, Fraternité. Eh
bien, tout ce qu'il y a dans oette devise de vaillance, de grandeur
et de généroiité, noua l'avon» aujourd'hui au Canada: c'est là
notre conquête. La liberté, noue l'avon», absolue, complète, plu»
complète — pardonnez à ma fierté nationale l'affirmation que j'en
fais — plus complète que dan» n'importe quel autre pays au
monde ; liberté pour notre religion, avec son culte, se» cérémonie»,
eei prière», ses coutume» ; liberté pour notre langue qui est langue
officielle comme la langue anglaise ; liberté pour toutes ce» insti-
tutions que nos ancêtres apportèrent de France, et que noua regar-
dons comme un héritage sacré.
L'égalité, nou» l'avon». Et quelle autre preuve vous en don-
nerai»-je que celle que je vais vous présenter i Bans ce pays, en
majorité de race anglaise et de religion protestante, les dernière»
élections générales ont porté au pouvoir un homme de race fran-
çaise et de religion catholique qui a toujours affirmé hautement
sa race et sa religion.
La fraternité, nous l'avons. U n'y a paa parmi nous de
domination d'une race sur une autre. Nous avons appris à rea-
■'^m:w^mm^
M
DIBCOUBa
en i«ire rapeoter et «imer. Le. viei lei inimitiée ont «JLl^il
wmmmâ
n «tj,« là de la fr.temué. mesdeur., qu'e.tH» d,L qae 1. f,~
Se notreZ T"°"'"' '''»f>'™ent. Nous «.mme, Ttù,
rttcv^..-rerrrrtT^^^^^^^^^^
ne «auraient permanemment rester ce au'ellM «nr.t rr ■
i&ni^ L%tr n'atS ''" -'' ""• ^"'" ^ ^P«^"
^Sf^^K^i^-^;^----^
tout à fait. La solution sera principalement entre les main, de
DB IIR WILFBID LACRIBR
85
l'AnifleteTre. Il est pouible que cette mlution te trouve dtni le
grand principe de la repréaentition impériilc. Les colonirt fran-
{■iie* lont repréMntéi>« d«n> te corpi l%ialatif. Notre ■ituation est
bien différente. Noua avons non seulement une autonomie locale,
mais l'indépendance législative lu plus complitc. Si comme prix de
la représentation impériale, noua devions renoncer i notre auto-
nomie, à notre indépendance législative, nous n'en voudrions i
aucun prix. Mais si la représentation impériale doit être la eolu-
tiaa, elle ne saurait l'être que comme le complément et non paa
comme la destruction do ce qui exiite aujourd'hui^
Permettez-moi, maintenant, messieurs, d'ajouter que si le
rêve de la représentation impériale doit se réaliser, je regarderais
comme un jour glorieux le jour où le Canada aérait représenté sur
le parquet historique des Communes d'Angleterre par un Cana-
dien-françaia, qui apporterait dans cette atmosphère nouvelle, avec
aa franche loyauté aux institutiona britanniques, l'eaprit de
logique, l'ardeur de wntiments, l'imagination vive, l'instinct
artistique, la conception poétique des choses, qui de tout temps
ont caractérisé le génie français.
Qu'il me soit permis maintenant de faire une allusion qui
m'eat tonte persoimelle. Je me suis laissé dire qu'ici, en France,
il est des gêna qui s'étonnent de cet attachement que j'éprouve et
que je ne cache paa pour la couronne d'Angleterre ; on appelle cela
ici du loyalisme. Pour ma part, soit dit en passant, je n'aime
pas cette nouvelle expression de loyàliême ; j'aime mieux m'en
tenir à la vieille locution française de loyauté. Et certes, s'il est
une chose que l'histoire de France m'a appris à regarder comme
un attribut de la race française, c'est la loyauté, c'est la mémoire
du oœnr. Je me rappelle, messieurs, ces beaux vers que Victor
Hugo s'est appliqnéa i lui-même, comme l'inspiration de sa vie I
FUMc au doubI« sang qu'ont T«né dans ma veine,
Mon ptr« vieux soldat, ma mtre vendSenne,
Cette double fidélité à des idées, à des aspirations distinctes,
nous nous en faisons gloire au Canada. Kous sommes fidèles à la
grande nation qui nous a donné la vie, nous sommes fidèles à la
grande nation qui nous a donné la liberté. (Applaudita(^erUt
prolongés.) '~
:^z MÊmmmà^>-A^j^:â^iimixmmmÊ
.M^mjÊ^m
Quelque. Jour. .lu. tard, .*. «"tntd 11 fut pÏÏÏ
.oonènînt un .utre banquet à .Ir W"«f,-^" ^ P™^^
p., M. Oocbery, mlnUtre de. p«.te., homme tr*. -ymP"^
^q"e .u Canada. Au toa.t porté à m «nté, M. Laurier,
répondit comme .ult :
t <-■,,
UnoÂMU ET Mmm.db»,
Je ohereherai. vâmemeut de. exprewion. pour vou^ di«j
«i^e lierai, à vou. le di«,. * ^«^ Q^^^îi Se"-
■ j_ n.„.At. itt TOUi »veï rappelé U part que ] »i pn«e aux
no. veine!. (Apphudmemenlt.)
m-r^
Btpêri» de la Tnant, non* «rou lonjoura •sivi w 04mii«
(TM un intirit p««ioaD4, prraint noir» pin de m Kloim «t d*
•M Iriomphet, d« m« joiM «t de m deuili turtout, IWtt t jtroaU
nat-«tra noue ne lame* à quel point elle noue «ttil obère qua la
jour où elle fut tnalbaurauee. Oui, ea jour-là, <! voue avex eouf-
fert, j'oee la dire, noue arou louffert autant que TOUi. (Stmt-
lion.)
Cependant, •<paréa da la France par le* mera, par la dUtanee,
s'eût M faibleeee da notre part da noua <terniM>r dana d'inutilae
regrete et de itfrilea etpAranoet. Notre devoir était clair pt Vft:
c'était de noua redreeaer fièrement comme de> hommn, de porter
haut la tête, de conierrer pieuwment notre héritage, de uvoir
noui faire retpeeter en noua reupcctant noiit-tnéroea et de déve-
lopper le« immentM rM«ourcci( Ho notre paye. Ce devoir, je puia
ici l'affirmer, noui l'avoni accompli.
Aujourd'hui le Canada rat une nation. Oui, je le r/pé-' ./eo
orirueil, le Canada eet une nation, bien qu'il ne loit encore que
colonie. Maia li le Canada eat colonie, c'est parce que noua
iommea un peuple uni, c'eat parce que noui avoua la conviction
profonde que l'indépendance ne noua donnerait pai plna de liberté
réelle que celle dont nous jouisaons. Le lien qui nous attacbe à
la Orandc-Brcta^no n'est pas un lien impwé par la force ; c'eat
un lien maintenu par l'affection et la jfratitude — par la f^atitude,
dia-je, pour la grande nation qui non seulement protège notre
liberté, mais protêts noa intérêts i ce point que, sur notre
demande, elle vient, il n'y a encore que quatre jours, de dénoncer
le traité de commerce qu'elle avait depuis trente ans avec l'Alle-
magne. (Applaudimemenit.)
Notre paya est un pays plein de sève, de vigueur, d'activit<
et d'ambition. Le nang do la jeunesse bout dana aes veines, il a
foi dans son avenir, et il peut s'appliquer cette belle expreuion
d'André Cbénier :
' L'illiuloil fSconds habita dani moa Kla.
" J'ai Iot aflM da l'Mpéraaes I
_ Ce n'est pas à vous, Français, qui avea le culte ardent, pas-
sionné de la patrie ; ce n'est pas 1 vous pour qui chaque parcelle du
«.Aj-J*
rsn'-'^JÉB.-. _ ••
Dl Ul WILrmill UVBIBII
■ol lU U patri* ot MeH* ; o* n'«t pt* à toim, dk-Ja, qu* i'«l I
b'm MpliqiMr i Tow dm oampNadrw li j« roui dit mm oégai-
P!
/ J'tima la Fnno* qui nou* a doont ta ri*: j'aima l'Aoïilatenrt,
qui notu a doont la lilwrU ; mai» la pnmièrD plu* daiu mon
eaur Mt pour U Canada, ma patrie, ma t«rr« natale.
OartM, ma* jtta na m laawnt paa d« oontamplar ea Paru ai
lUin da manraiUaa, Paria, la Villa-Lumiire, comma Violor Huso
'a appalé* avae tant da rérité, la pitw belle uni contredit da
tontaa laa viHaa ; maii Paria arec touten •«■ baautja, ne parle paa
à toon ftma uomma le radier da Quibao t (/twantimani << dravoa
ripélét.)
Voua en «nriendrea arao moi, Maaaioun, le Mmtiroant
lutional d'un paya n'a de râleur que par l'orgueil qu'il lait ina-
pirer à ma enfanta. Eh bien! noui l'aronr, noua Canadien*, cet
orgueil de notre paya.
Noua ic-nmei fiera de aon histoire, et oertea c'est une histoire
glorieuse. Je n'ai pas besoin de rous le rappeler, Messieurs ; voua
le sarei comme moi, mieux que moi, la France et l'Angleterre ont
rempli le monde moderne de leurs guerres ; la lutte cvimmenci*
entra les rois de France et d'Angleterre pour l'intcrpr£lation d*
la loi salique a'eat continuée presque sans rel&clie, 1 travers le*
Igas, jusqu'à notre époque. Cette lutte, elle se projet* mtme au-
dell ikM mers, et lorsque les deux natiotu prirent pied en Améri-
3ue, bien qu'elles eussent cliacune devint soi l'espace sans bomea
'» tout un continent rierge, elles se disputèrent avec rage le*
misérables huttes que formèrent leurs premiers établissement*.
Cette Intta, elle se termina par 1* perte du Cans'l* imur la France.
Et cependant jamais les armes françaises ne brillèrent de plus
d'éclat que dans ces immortelles campagnes qui furent conduite*
Sr le marqnM de Hontealm pour la défense de la colonie,
ontealm I je riens de prononcer le nom de l'un de* plus brare*
soldat* de la France, en même tempe que l'un des plus heurenz.
Il ne perdit qu'une seule bataille, mais elle fut fatale. Le 18
septembre 1759, le général W'olfp, le commandant des forcée
anglaisea, aprèa s'être longtempa épuisé en inutilea efforts, parre-
nait i poster son armée sur les plaines d'Abraham, sous les mura
même de Québec. Le marquis do Montcalm sortit immédiate-
ment de ses remparts pour lui donner l'assaut et le repousser sur
iMiuoirM
•«• tiImmiu, «tmi qu'il «fli !• i«„u, ,1,
fortillnr ; mil» !■
ln».n,t,|H„rw «.1*1.. ,Un.lo..i,. ». Jr.,».,,.. tVl.» b.uiri7
dernier» Prod.nt l'hiver, |, chev.li., d, I^i, q„j „1 * ''
inouit, i rMMmbkr ont petite irmée, et «lu premien ioun H»
à .on tour .„.^, I, vainques j,„ ,, ^j,,, . i^'^^'^
d^. ÎL^-IT'* •,', '• '""?"• '''' Mon"-»!"., r.utomneVrS.
«^ wncontrtrent de nourew «,r le ra«mo ch.mp de b.t.ille ™C
r>r. /' 'î ^r"*- ^' ehw«lier de Wri.. ,,n de. pin.
terre pourtant fertile en .old.t. .it j«„,i, pro,lnit.. refouuT.»
S^ru^r 'ir' "• ''"""'f "" i»n,*di..o;«ontTe .l^
bZ,.J,/ •.^'''" " P"" "» ^«i' «l"»» "o- comprendre! U
Voioi Oronchyl oireulâ dtn. l'.rmée, et qn'.t, lieu drOronchr
attendu .veo tant dWM, le. Prn..ien. débouchèrent "ur[é
oh.mp do b.t.ille. En 1760, cinquante .n. pin. «tt^r Û prl
montcre de Qn«b«,, quelque cboTde «mblable .rrir^ D.n.'^I*
deux camp, ,1 y ,v,it l, m«me conviction, «-«t que 1. w"o »
jpp.rt,endr.it » celle de, deux .rn,/« qui'l. p«2.Tire rJe^°iû
d« .ecour, d'Europe. Elle, éuient toute. deixdinT Stl
Tout-i-conp une voile fut .ign.I«e i l'horizon. H „ "t nne trtte
ra ■!■ wiMPiitn i.Ai'MiBii
41
«ta» Im boMUitli. U« —Uft, du haut <U Un iwnparK U
tHMRMBb du haut d« Imin Invaiii d'aiinquo, dai» un ailMM*
d UM iadiaibl* faiollnr «iintilaienl !«• youx imini/» vcn la mw.
C««l« voili. d'oA »•!> .,», lin Kran» ou <l'An«l«ti>rr« f trn erl lU
IriMBpU partit d« («npart*, s'tiait un* n>il» anflai**.
U rbanrilirr <ls UvU Iwa le ■ii|ti<, tt m mira k MoniWWI où
aaii<ll4 t «n tour, apria ni» réiUlancu (loriouw, réduit à la dar-
Bif re ««tr^iiiii^, ayant vainrmrni allnilu Jm wronn qua la roi
•l« h'ranrK ni- «iiiKi'aii iii*iiir p» t lui «iirnypr, il dut Iraieer vue
rrnnpiiii, mai. avant auparavant brûlé ara ilrapmnx (bnvot),
pour iii< pai Ira ntultr. (Aiiplauiliâirmtnli rtdouhUê), C'était
la fin <lo la domination (rançaiiv en Amérique.
Il rr.iait (lO.iMM) r„l,„„. Qu'allainntil» ili-vcnir I l,a r«|">n««-
1 «nie queaiion, roua l'avr» déjà donné», Monaieur CocWy. Noua
aommw aujourd'hui prj^ <l« deux milliona, noua avona eonaerré
notre lanffue, noa initilutiona, notre reliffion. Vivant nMo-k-
oôto arec uni' |Hi|)ulaiion l)rltaiinit|m., noua fonnmu a»«! elle ima
nation. Tmu» l«a droit» qu'elle a, noua Im arona ; ce qu'aile rat,
noua le tommea. Toua enaemkie nou< aommea la nation eana-
dianna, (i4pp/auJiM«fn«n(<.)
ta force da notre raea a été da na pat faire de politique de
race. Dana le cœur de toua lea bommea il ae tronre dea principca
d'étemelle rérité et d'immuable juttiee, et o'eat enr c« prineipea
qne noua arona toujoura placé noa droiu et noa deroira. Ri noua
arona conaerré notre langue, ai noua arona maintenu nna iwlilu-
tiona, o'eat que noue arona au faire appel à tout ce qu'il y a d'ina-
tlBct de juatioe, de aentimenta noblea et fiénéreux dana le c«ur da
ceux qne la Proridenre noua a dnnnéa crimme roncitoyena et
comme fréraa, et c'eat auaai parce que nont arona accepté loyale-
ment, de bonne foi, aana arrMre-pemée, toua lea deroira que noua
impoaait notre titre de aujeta britanniquea.
T.aitaef-moi roua en donner un exemple, nn leul, car ai j'eo-
traia dana toua 1« déreloppementa que ce anjet comporte, cela
m'entraînerait beaucoup trop loin.
J'ai déjà eu oocaaion de dire, et c'eat même un plaiair de la
répéter, que l'Anffleterre avait toujoura reapecté notre rclifoon.
Il n'en fut paa toujoura ainti de no* droita politiqnea. Il ne fant
paa t'en étonner, car l'Angleterre n'avait pat à cette époque, la
grande politique coloniale qu'elle a adoptée depnit; elle noua trai-
42
DIKIOORS
Uit eomme elle traitait tout m* (ujetj coloniaux, mime ceux de a*
propre race. En 1837, une rjbellion éolata dana le Canada. Noua
réolainimea, par lea armea, lea droite constitutionnela que noa
repréaentationa n'avaient pu obtenir. Et o'eat juitiœ de dire que
no* habitoTU* le battirent, au témoignage même dea officiera
anglaia, arec tout le courage de leun aïeux. Cet appel aux armea
eut un effet immenae. Il décida enfin lo gouremement anglaia,
il noui donner un gouremement libre. C'était une grande riotoire;
c'était la juatification de la rébellion, mais pour noua d'origine
frantaiae, la rictoire n'était paa sans amertume. Il se trourait,
dana la nouvelle constitution, deux diapositione qui cauaaient de
justes alarmes, en même temps qu'une rive appréhenaion ; la pre-
mière, c'était que la nourelle constitution réuniaaait lea deux
prorincea du Haut et du Bas-Canada, maintenant Ontario et
Québec, par une législation dana laquelle la race française se
trouva placée en minorité sans aucune garantie constitutionnelle;
l'autre abolissait la langue française comme langue officielle. Il
ne manquait paa de mes compatriotes qui, en face de cette double
disposition, étaient d'aris de s'isoler et de ne prendre aucune part
au déreloppement national. M. Lafontaine qui, à cette époque,
en l'absence de M. Papineau, alors en exil, était l'homme le plue
autorisé parmi noue, eut une inspiration plua haute.
Il était d'une opinion que je partage entièrement. Il était
d'opinion que s'isoler est toujours une erreur, et que pour nous
principalement, a'iaoler eût été s'enliaer dan» l'infériorité. (Tri»
bien A)
Il était d'opinion que quand un peuple a le droit de suffrage,
si désespérée que soit la situation, il peut toujours en tirer parti.
Sa politique fut de faire alliance arec lea libéraux anglais qui,
comme nous, avaient toujours réclamé la liberté. Les éréne-
menta montrèrent à quel point il arait eu raison. Aux pre-
mières élections générale» qui eurent lieu «ous la nouvelle consti-
tution, M. Lafontaine qui se présenta dans le comté de Terrebonne
y fut défait, ou plutôt pour parler exactement, son élection lui fut
enlerée par une fraude électorale. D'un autre côté, M. Robert
Baldwin, le chef dea libéraux anglais, avait été élu dans deux
comtés du Hau^Canada, le comté de Hastings et le comté de
York. Il opta de siéger pour le comté de Hastings et le mandat
du comté de York étant ainsi devenu vacant, il y présenta lui-
v..t:rji,*«yr«/'£'i>'.«-
I)B SIR WILFRID LADRIEH
4S
même M. Lafonttine, qui fut élu par une immeiwe majorité dani
un comté où il n'y avait paa un seul électeur Je langue franeaiae.
(Marquei d'attention.)
Deux ana aprèa, par une de oea aberrations dont les gourer-
nemenu populaires ne sont jamaia abaolument exempt», M. Bald-
win, une grande et noble figure s'il y en eût jamaia, était défait
dana aa province. Immédiatement, M. Lafoiitaine le prit par la
main et alla le prétenter aux électeurs du comté français de
Rimouski, où il fut triomphalement élu, bien qu'il n'y eût pas
dans ce comté un seul électeur de langue anglaise. Dans une des
sessions qui suivirent, M. Baldwin, représentant anglais du comté
français de l^imouski, propose lui-même au p.arlement le rétablis-
eement do la langue française comme langue officielle, et sa pro-
position fut adoptée bien que, comme je vous l'ai déjà dit, la
majorité y fût de langue anglaise. (Tria bien .')
En parcourant Paris, je me suis à maintes reprise», arrêté
devant tous ces admirables monuments dont le «ol de votre pays
est parsemé. Il y en a deux que je n'ai pu voir sans sentir ma
gorge se serrer et mes yeux -t mo'iiller. Je me suis longuement,
pieusement arrêté devant cette sta;ae de Strasbourg toujours cou-
ronnée des couleurs françaises. Elle rappelle une blessure encore
et toujours saignante que les âmes pieuses ne veulent pas voir se
fermer jamais. (Emotion générale : l'auditoire se Uve et fait
une longue ovation à l'onUeur.)
Je me suis arrêté devant le monument de Gambetta, de
l'homme éminent dont le courage, le génie et le patriotisme
auraient «auvé la France, si la France avait pu être sauvée, de
l'homme éminent dont le génie politique, le bon sens pratique
guidèrent la France d'une main si sûre à travers une crise pleine
de périls et contribuèrent, pour une si large part, à lui donner le
gouvernement qu'elle a maintenant. (Applaudiseemenig.)
Si, Messieurs, vous venez dans mon pays, dans la ville de
Québec, je pourrai vous montrer des monuments qui sang doute,
an point de vue de l'art, ne peuvent se comparer aux vôtre.., i"ais
qui pour le souffle patriotique, pour la grandeur de la conception,
peuvent assurément soutenir la comparaison.
Je vous ai parlé de la première bataille dee plaines
d'Âbrabam. Sur la place la plus centrale de Québec, il se trouve
un monument qui rappelle cette bataille. Est-ce un monument
10
DiMotma
flwé i lâ gloire du vainqueur t Xullonuit Dm monumoiU d«
M genre, jl s en toonve pwtont et U Frence en e*t oouTerte. Le
m<mument dwit je tou» parle e<t oonatoti 1 U m«moire de Wdfe
et de Montcelm, de celui qui triraupht et de celui qui luocomba.
l«ur. nom» «ait enlictt dam une gloire ocanmune «Hnme le
fut leur Tdenr. O'eet prfaiiAnent là, la peni«e que l'on
retrouve dam l'uuoripUon. Cette inscription, j'ai eu certaine-
ment une grande latiifaotion i U citer en Angleterre ; j'en ai
encore une plui grande t la citer ici en France. La voici :
Mortm ««rtw eamw e rwr».
Famam MXorto,
Mtmmmfm poêttrttt» itÊU.
Je voua ai parlé de la aeoonde bataille det Plaine» d'Abraham
qm fut une victoire françaiw. La SociM SaintJean-Bapti.te de
gnébec, sooiM purement oanadienne-françaiie, a érig< un monu-
ment commémorant cette bataille, mait dédié 1 la mémoire de
Lévi. et de Murray, et de tous ceux, Fransais et Anglai., qui
combattirent et moururent pour leur patrie reapeotive.
Je voiM ai parlé de la mort de Montoalm. La main d'un
gonvemeur anglais, lord Aylmer, — j'aime i vous dira «m nom,—
a arnu «ngé un monument à Kontcalm qui porte cette aimple et
touchante in.,cription: "
houhsdb a uonTOAi,!! I
U d«tla. « lui nfuut in Weioln,
l» MoompaiM par uim mort gloritui*.
ii»f!i monumeute, Mewieura, Kmt le Muvenir édatant de la
liberté, de la libéralité, de la grandeur des inatitution» tous le.-
quellea j ai l'honneur de vivre. En les contemplant, il n'y a pas
un Cuudieu de race française qui ne se aente fier de son pays. la
providence, dam ses décrets impénétrables, nous a placés. Anglais
et Français, sur cette terre du Canada pour y vivre ensemMeions
D* SIB WILT" ù LAUBICB
«5
b mime driiiMn. Il «fit été indigne de noiu, AngUi, «t F»nc«.
dcablw no. origine, retp^tire^ Il eûTértéSUemait Si
d. non., Angl.i. et Fru^sai., de po»r.uiyre pl^T^S^i^lSÎ
owr.g^ ,n,nd le çounge .'.ffime. Sur un oh«np de UuiUe,
f^ZS^^^'' h ~°"*''''i.'^r*' M.rg«eri,te et de U cr Jrie
n^^^->. , •" ?"» d'«dimr.tion à leur» .dver.«ire.. No.
£oiro de Montomlm. Nou, nou. inclinon. «veo respect devant U
grande mémoire du génér.l Wolfe. Il peut » faire qu^rrîLe*
le. «uvemr. de. ancienne, lutte, entre 1. France et l'Aiigleterr^
i^L^TS ** ^"™"» de» lour. glorieux que le. jour, où le.
rfcftjfri tf^^'^^t; '* "^"P*'» '"«"'"e et 1. croix
ae Hunt-George, flottèrent eniwimble triomphalement «ur le« rive.
djUtaa, .„, le, hauten™ d'Inkerman, .ur le, rempart, de
£^^L.îsVu/'.:r,rS-u„''r.«
t-te^â-ie. <^né-«3e.''deux°^'dr;rMtre.'(5°pS
Si oependttt, Menieur^ no. reUtion, politique, ont été nour
dwS.Z^:^' 'î'* ■?'*'"" ««n'neroi.le.Ct^Ztrj
dime grande atmuaa, bien que cette exten.ion aoit limiS! n«
de commun, o'ert que tous deux «>nt de. pay. ajrricolœ et one t^
deux prodnwnt un excè. de denrée. JimintaTe. eT.i ie ne Z
cr r ^^""^^ i^?-vn z:z^t
"inrn.^™.nfiSf ^ "* P'"^""» «gricoles, excepté «.
Tiius et U ert manifeste que nou. ne pourrion, y trouver pour no.
46
DISOODU
produit! «milairM qu'un utwh* ttit w.tr.int. 11 y . «oi d.
commun entreU, j»y«n de 1. France, l'IubitMt du (f.n.dTrt ij
femuer de l'Ouct, cW qu'il. p«,ent toui i cette heu^i^
du t. igr colee. Il f,nt le r«conn.ître ici en exuninMt la choi
telle qu'elle e.t ; cet .b,i««ment de. pm e.t un bieniaÙtT
tn^A^'"'^'"^^'^'"""'^ '" P"*i« du mondeT
^ attendant cet aba.«»ment de. prix e.t un préjudice t^
^^W. Pa "^^ "^ T • «gricnlteur a à vendre et de ce quTa »
que^U France et obligée d'importer, qu'elle ne produit pa. eUe-
J^n citerai troisaeulment: le. boi. de con.tniction, le. pâte.
t^^, •"'""•. > •'«»"/'««»"«. ton. ro. boi, de conrtmc
tion TOUS viennent de la Suède et de la Norvège ; il. devrait
Touavenir du Canada. Non que je prétendeTuê vou.TJ^^
«d^r de nou.^ parce que la Fr«,ce e« plu, aimée au Canada
ne connaît pu le «nt.ment, le commerce ne reconnaît qu'une loi.
U loi du pr^^— mai, parce que non. pouvons vou, vendre lé
boi. de oon.teuct.on à meilleur marché que la Suède et la Norvège
ne peuvent le faira D s'agit simplement de détourner le «^
meroe des sentier, battus et de le porter dan. le. voie, nouvelle..
rdfJ. j 'l ""'4" ^}f ^* «""«roction est encore plus vrai des
pâtes de bcus. Ds^ l'état de civilisation où nous .Ln.e. main-
tenant, le bois e,t devenu la matière première de la fabrication du
P«pier. Or, la consommation du papier dans un pays comme la
*>ance est simplement énorme. Ici «ncore vou, tirez votre ma-
taère première de la Suède et de la Norvège. Or, j'affirme sans
crainte de contradiction possible, qu'il n'y a pa. de pays au monde
qui puisse rivaliser avec le Canada, et notamment la province de
yuébec, pour la production à bon marché de, pâte, de b ^
J ai appns depuis que je suis en France, que le tannage de.
cnirs ert une des plus grande, industrie, de ce pays, et ^ue c'est
4-
u
I>B «m WIU-BID LACBIBB 47
Ttrwj'^i:i't?j'''''''^!Li"^«'-- NOU.POUVO»!
WM Unini ' '^""*' '" «««it» de châtwgnier. «t le,
principal SHueievL'L''' ^r"*"' """»" ''^' «"'•
qu'a ^ ré.X-.ÛTft.ài.Z '*«°"'»««" ; j'«i la oonfi«.oe
nou. envoyer ^65.^^. ""■"" *"" ■"» "o l"'"' Pourraient
-'!>, Mtm "ÏTe t™Sl7 ^°",' -•« "-
non. o^t .ppri, touTt qn'ify . d«'^* •./:!*P"f''°° "^^ ^'»'""'»
do.B«net7.W'Ao„ j;^^^.tt'J^«T 'î^f'*" parole
qm M wnt -(t en FruM» aLJi / . " "• événement,
ont «ppri. t, /qn?'?~dteti'H'*''"f"°° •"." ^^'-J». uou»
mt., le. con.ti.u'tion,'^ 'd« S^'n^ '*?«.' "'^'' '"^ ~"''"*-
homme. d'Etat, ce. évfoflmm».!^.' . «onceptiona de.
inten«té qne 1 wtlt Z^Troî^^LT' W"— «^eo «ne
de l-hirtoSe-qn'à cha^o Cl T ** *.'"™°o """'e époque
devoir de l'heure Ste^Wf?- ^ "1'*" "•"*' **" ««^^e «"
.ûre de l'heure future Twe^î^T '' "f^P"»*'»" '» Pl".
gnerai de se. ri;^ bénies n^^/ T. ""^ ^""^ J« ""'«oi-
Ml
Dinoims
a l'horiMO, c'ait da touta mon Inw, c'ait dn plu* profond da mon
ecnir qw ja dirai, qua je répéterai : Dieu protim U FruM»
{AeekmtUumt çhUraUt. L'amdiioin, debout. onMtHM ienfiM».
^1^
t
DEUXIÈME VOYAGE EN FRANCE
En 1902, ttr Wilfrid, let tniTaaz de la Conférence impé-
riale teminét, pawM la ACanche an mois d'août, pour te re-
mettre de aet fatigaea en France. Il était à ce moment trè«
■onffrant ; malgré l'état de la aanté chancelante, 11 ne put
guère le repoier, pria de tootei parti, par les réception* et
lea Interriewi qn'on Inl demandait.
Il aurait été pour loi de la plua haute prudence de ae
ménager, maU le déair de lei amii de le voir, l'empêchait
de se soustraire à ces manlfectations sympathiques. Il dut
même accepter un grand banquet A l'hÂtel du quai d'Orsay,
banquet auquel assistait ce qu'il y avait, à ce moment de
l'été, de plus distingué dans le monde de la politique et de
la finance.
Ce fut un grand honneur pour le premier ministre du
Canada d'avoir à la présidence du banquet un ancien pre-
mier ministre, un des orateurs les plus écoutés du Parle-
ment tnnçaia : M. Bibot.
I ' .
m
M
DIMWUM
MoM ne poarou rMitor à l'envie de donner arut I.
oelle» barangne* de ce maître de la parole françalae :
UMOVia 18 H. laoT
Su Wiu>Bn> LAvaira,
A.^ "■ *'"'* h<mnnir pour moi de wluer ee loir lu ««m
«ntim!^1* » développer p.nni ^ concitoyen, le. idfaTl!
«mtiment., le. habitudes qui font d'un piv. une ytriuU^r^
^e morl, ,y.nt c««cLe. de ^ dro^^^^et c^p.ti''d^,j:r,
done pu i une province ni à une moe oppoiée à ™ J^ n
tpputient au Canada tout entier. ^'^ » un» raoe, il
1. «^nmonauj* do^"^.t detutS*^' ^^T,?? r^^t'uf :Î
par I. m«,i*re dont il «,it manier I. liiRue^» J" c W '
ta. uZ Zo^"'**"^ %'"'^- nouT^uon^dTn»
p^u. onaude. .jmp.thiM, car ce FranBai», quand il parle d. U
R^^ce trouve de, accents qui no«, taeivent et noCvonT.^
cœur. (Nouveaux applaudùiemenU.)
Hi.î.7l? T "^"^ '''^"" P'°» <i'°n siècle de la France
Wvou. » ro. compatriote,, et bien que différent. aùiourdT.ûî
de. Fr«.s,„ p„ beaucoup de point., nom avon. gardéCcœur
DB UR WILTMD LAOam B|
pour Tou. 1. Till, p., 3^ ■'""*?•» C.n.d.. Q,rfb«, ,t
wui dite qu'il n'y . qnT iro«M^!L T'^ '?'"' '°»'~ i «»
•- .«.uvnir. où » mêlent Une d'.urflL'^"', ''"' '!'.^*^ ^
dwùl» ii crud». «urtolM de gloire jointee i de*
PWirioo qui /• j^^'^,.™'.' * J«n oublier.! JM,.i. l'i^.
de mot. fruiçu. qui .W !,W • '' " '*«" g««>uillement
peler le. qxulia» de n^ Un^- • i ™* '""' *'" •" "P"
S- UBgn» p.rf*; dii^iiT^dr : S'/"/'™'*ir«
tr«.te, 1. p^bité ™Zt IM.?. fluand t^J;, '*°"""'' •*"*•
Mvezlef.i™ !.*««».;. i ^ " °" P"'*' «"nme von»
"• DIMOUU
U qiMMioo dM fchuifM commmitux entra k Canaiit M 1m
•utrat pty». A Dira m dUim oim <• rtuilU m* nrflw à m.
«M, tir Wll/rid Uuri«r, M row kw (noon, li Jt ne m* troaiw.
V^i-n ..m Ubm^. dM MU d. donuM qni ,ur.iTOt pour Ct
moJui d» iuam U froatiiiw .ux payi Mnagm qut d» donnn
•n Trtior IM nmoumu dont il t twwin. CW que toué (tm
«traru pour rotr. p.7. U poMibilité d« j,«n«t«r f.rgnnent .nr
K mmU d« TO» pniiunU Toiiim )«. Ei.U-Unlt. Voni itm
pçoMIr* «1 da M cM quelques miaompte* <wuune d'iutiM p«n
diillenn, et rou. tret M amené oomme nou«-méroe. k .-herciier
dtiu le leu oombin< d'un tarif g«niral et d'un Urif minimum le
moTen de lier nlui aolideineQt roe raUtiooe oommeniilei ireo
I Angleterre et de roui donner plu de ficilit< pour n<«aier tfee
lee entrée peye. ^
T r^o^^J'^T*"' ''• *'?"" •" *'"'' "«* "O" e«»IW«nt uni
Julee oicRtried et mon ami Derelle, U convention qui r&rit encore
•njonrd'hui noe ripporU tTeo le Ctnede. Nou. ironi eeee^é t ee
moment de noue Moorder rfciproquament eur quelquee trtielee qui
forment U metière de<i «ohingee entre lee per», le tarif le plui
réduit. La ohoee n'a pai mal tourné, et depuia que ces noureauz
tarife eont en vigueur, quoique le marahé canadien n'ait pae pris
tonU> 1 ampleur qu'il prendra, il s'ert développé et se développe
graduellement année par année. Vos imporUtions en Franoe (et
te m en réjouis quoique — je le dis devant mon ami M. Frédéric
V'". *""••'* rtftrenêl — je ne pousse pas la mauvaise doo-
tnne jusqu'à vouloir écarter les importations en Franoe), voi
importations ont quintuplé depuis 1895 Undis que les nôtres
n ont fait que doubler. Ce n'est pas mal cependant et cela est
œamrageuit pour l'avenir. Je ne crois pas, sans amour propre
rétrrjpectif d'auteur, que le dernier mot ait «té dit en 1893; il j
a encore quelque chose i faire pour le ministèra canadien et pour
le ministère frangais.
Je no vous pwse ici aucune question indiscrète ; je me permets
seulement de dire ce que vous savez déji, c'est qu'il ne suffit pas
de toucher i quelque» article! du tarif, qu'il y a quelque chose
d'important encore, c'est d'établir, comme vous vouliez le faire en
1898, des relations plus directes et plus rapides entra la Franoe
i
■p
DM m» WILmiD LAUBIBB ||
!!_, j . ""P. •'^'•* PO»" "• P<M roir M qui M fait M ITS
pw» dam h moo< c. Nom itoiu T luii«. «-?•-. jL " » P*
TwCrrî ' r j °* '"" P**- ' «donn r, il faut Itn «otlf .t
ai«i aTM oaimo; Eh bient quand rout aurai batii k. A«-l-?.
bi«n oapabta de !• fai». . . (Àpplaudittmmi, \ V, ~».»
::^:2",\raurt\''^ra-^''r'^^'^^^^^^
AiWda. «^ÎS^.*^ ; °™''", '•"'■«"!. «t qui pourront
» praidra une pareille reranohe. •« i«- wre ooiige
n y au« donc, je l'eapèra, «itre le Canada et nom, dei rao-
h^ifc i^a d^i''!!;-"'!; "^ "?• "~ «nenriqueVntre loute^'et
naoïtuèe l la domination et qui ont r«a tt«, qui ont eardé W
na^ooriit* et tout ce qui ne dépend p., de-hlarSâde 1, pjlti-
qn.. Non. peu*», i ce. troi. million, de Français qui p5Zt
m
p, ii
"«n* BU Mt.i... Tv" """" Parmi «.«ri" " ■"■«■ ■!
■■M. . """«""i «Iw laa «a— .^11.
."« «W ,œ «''..J? .•*?•'"• tOUJo«H ,^ fo,^.
ï^»rf« répondit à Kb:^''"''"*""" W'.».», ..> Wil/rid
Vonnaca Raor,
lf,i— j ,
t, îâ#
r
!>■ nt wiuraiD luiruM ■
J^ U»k p.» qo. M. I. »,«,u|, 4, Uri, , IlMM,», d.
»»c.ii6i I fcl.1 d un. ,ymu,„ bl.li .lu'inutil. rlrtolrc,
^Z "*''• Jir •!'»• «r^»»". » tout" l« «poqui d.
n»jjp.lri, p» 1. tr.il« d. Kri., «p«.d7nt nou. n'.ron. f^
oMb* no. •ymp.tlUw pour notra ancimn. m»«.p.trifc ^
n ?* qn 00 fiit dM diorti pour uroir un peu o. qu'on f.it tu
Oiiiâd^ M. . J. ,ui. obligé 5, di«, «1 m«mri.mp.%« I« U
...»«><»< qu'on . „r 1, 0«wd. mt un p.u g*n*rVli2 et un ^
Il n'y , qu'un. oha« qu. l'on .«oh« bien : on e« oerUiu qu.
ï n!S^,t^ ÎH""" *^ ""*'• '*"' '~ '■'''•" y «»t rigoureux
M qu .1 Wmb. bwucoup d. n«g.. On n. „i, pi p.r contre, ou
toqoelil nyt pu d'inontitud., à nroir que no. hirwi .ont
X!I^ ?„*"• ~'»*1"'"'«« q" J» m. p.rmeu d. qualifiw
d. faune., nns reproche, encore une foi*
TrinStV '^/'''o'*". "' «"P»"» de comparer l'hiv„ de
LT,^!^ rf. F "* "'" ^V^'- S y ' "■" immense différence.
im,.^il. r/'P^""?'" ^'"'«''" simplement de. impr.^
«on. pénible.: de la pluie, du vent, de la neige auni trirte q^ la
M
DMCOtmt
nie, de U boue loiu lei piede, du brouillard dtni lea mtrin • et
> lee ponmom ; et i l'idée que le climat du Canada eat plui
rigoureux que le climat de France, le Français penae que l'hiTer
du Canada eat plui déeajjriable encore.
O'eet 11 une grande erreur ; j'en appelle aux OanadieiH qui
iont ICI, et j'ai l'avantage d'en voir quelquea-una I Ha voua diront
oue 1 hiver du Canada, c'est à la fois la joie et l'orgueil dee Cana-
dien». Cette ^cige que voua redoutez, noua la déairon», nous
1 aimons, nous l'appelons de tous nos vœux, et quand, au S5
norombre, on n'a pas ce qu'on appelle "La bordée de Sainte-
Oathenne , c'est-à-dire quand nom n'avons paa une bonne et
belle tempête qui laisse sur le sol au moin» un demi-mètre de
neige, nous croyons que la Providence nous oublie. (Bireê et
applauduttmentê. )
Le Français ne connaît de» beautés de la neige que ce que lui
en ont dit les poète» qui l'ont vue au sommet des montagne» et qui
généralement l'rait vue de très loin. La neige, en France, n'a rien
de bien poétique que je sache ; la coucha qui twmbe en une nuit
fond lo lendemain au lever du soleil, et selon U belle pensée do
Victor Hugo: " Goutte d'eau qui tremble au bout de la feuille :
perle avant de tomber et fange après sa chute ". Si les Français
venaient chez noue, ils sauraient que la neige est perle après ta
chute comme elle l'était avant
Que le Français vienne chez non», il verra tout ce qu'il y a
de beau, de grand, de vivifiant et d'exhilarant dan» une journée
d hiver alom que le »ol, 1 perte de vue, est couvert du blanc man-
,",'■ j,??"^ "ï"' «cintille gaiement sou» le» pâle» rayon» d'un
soleil d hiver I Qu'il vienne chez nous et il apprendra que ce
magnifique spectacle est surpassé par la splendeur des nuit»
d hiver, alors que le firmament du plu» pur azur est constellé de
Unt de millions d'étoile» qu'un œil européen n'a jamais vu de ful-
gurance semblable I Qu'il vienne chez nous et il apprendra que
cette saison d'hiver est la plu» gaie de toute» le» saison», il verra
quelle est la saison des fêtes et il retrouvera parmi nous cett-
vieille gaîté gauloise qui tend un peu à disparaître en France î
yn II vienne chez nous et il verra que ce n'est pas seulement la
saison des fêtes, mais que c'est aussi la saison du travail, car dès
1 automne, 40,000 bûcherons au moins ont pénétré dans les forêts
peu accessibles en été, mais que le froid bienfaisant de l'hiver
généreux a rendues accessibles en durcissant la surface des
'^
W:"'i^'
•^
DB WB WIUTBiD LAUBIBB g^
*up«.,y„t, quatre pied.^t^ ± J*^'; ,'"*'''"*" «'""''•'«'
le printemps , répandu .*iZ^"'"r*'« ~' i mâmtenut
pourra « p^mener w". -ombr^T^^r P'"' ^"" P"""»' «» '"l
Enfin, ,'il voulait D^ln,,™,^ /? pommier, en fleur..
tembrTet péXi T 3 7 '*'°" ^""»"''"' "">'» <>e «,p.
oe. immenres troupeaux de Z J. ^'«'«"Parcourues jadi» par
«veo t«,t de poésiëHî « trouvZ ''"'' 9,¥'«''"''ri«.d a décrits
dure d'une imTenSté oTd W "hessë "Z^^" <>»''« »« à. ver-
menter tout l'Empire BritZiqie etlaF™»'^ ' P"-"""' "'•
l'.imon. et nous en ^^ t» Z^JJ^T" '" "■*" = "»•»
.uj^et^qu'^ant lui. il ^^^^ !:z:.':L^'' i^^^^^^
ditSnsXrueTq^irir^Jlrrun?" '« •f'"'"' P" '" -
ittrtitutioM politique et rr ™ ^- . ^''e ! ^ e»t unique par se.
i .uonn autre ni Sd'hû; S CV "T "?'" "« '«^'«ble
l'«ye. dit est une eolou'e mai^;?^ '* T ■*• > <^"'»'^«. ^i»
pondant Cependant bTenn^rsoif fn!!^ ^^'" """oHoment indé-
gouvernemenrantcnomrquTne «K'^"''''"'' ''''«' «"'a «oit un
Canada est en même te^™ m2\ *"'"'? *"'"' "«Poudant le
d'Angleterre. '^^ """ '« souveraineté de la couronne
Frilirurî.ta2^«'rtd:':bT"' ^'^'^^ "- ^^ -« »
Canada, et J'ai ^aniîLt tdau«'ft •""'" aujourd'hui au
Canadien. ninwulemratwnTfifiri.f'T"''"' ">" «> "ï™ •«"
leur loyauté. '"'" "''^'«« *> Angleterre, mais affichent
Meœieurs, nous svnna /.;*
.vonsf^tla'conquêteTlaSt^"* S,T' " ?"^' ^
libre qui soit au soleil et LT^' ' «>iome> le pays le plus
" oiHooru
p«« en toutM oirooMUnooi notre >IU«»]<n< «, *.„ j
qu. nou. «»ordo ce bien im^î^ q^^Pe". r^fb. " T'"'
Nom «voM /ait plu» Non. .v„„- j '^ I-iberté »
«r le «,1 du C«,adoï racf ^1»-^ . "°" = """^ ""^
î.i«. dont vou, ^^pJîT^y^^T^r •' »"'»'; '• '•«> W
vou, dire nue j',i iJlA ' !? '/^f éloquence. Je ,ui. fie, de
.u Qouvo^L^» ,\:f4X^J » «*^t«We, un de me. collègue.
M. Fielding. nJu. «,mm«1^vi. i !^lo-.axon, mon uni
il n'y . pu rivalit* iwLT, iT * " P°'°' ^" «"^ le» "ce^
nation d W.onur tt f ^7" TuP*"" '*'«'" >« <»<^
loppement^mpfet dé .S;>*^'lt'" '"i"'. f'^"»'' '» «r^
Et .i cette idfo de FriZfi.i •'^'* P!°»P«"« de notre p.y,.
pnimière E^publîque q^e^ Z^'"" "°« ''f devi». df],
l'Europe, que M. euL^L ^ promenèrent à travers
firent .«CerTaHrpott™; '/t îrT 'TT^ ''"-"'»"
et de. bord, du Rhin .f^f -JL ^* 1' hollande, de la Belgique
mot, ,i elle «prSe ûrri»'- ** t ^™.'*r"''« "'««' P" ™ 'lin
qui exi,te au oZd. dok Z'"^' i"^"?''^ °* ''*'« ^e oh«^
dan. 1. FraW&iicl;„r,T'^'^ "«•' "«° certainement
Voilà, SieuS^ « „n« ^^"""""^ "Pploudissemenl,.)
^yon.^n^^Z"ù, ïotrrfierd'orir" '" ^"""^'' ' ^<™'
hautement, nous n'en fa°«L „« mS" "''"' ,'" P'^lamon»
J«rtanc6 ; c'e.t un ^nZ^SuT^^"'' '""" "'^ ^"»'»" P"
lee populations future, de mr^^ P'"' «'""^ '»'*''" P»"'
rà^-^>":zirlCLiitv' "^ "■ r-"'"* <j'«'«°<'" i-
«eule. relations q"iptiSnfi^I''!!'1 '' '« ^r**"- °» ""t '«
tiqne., il n'en est PM q^estio^ M.f" °°"' ' ^' "^''"<"" P»""
étendre no, rehù^^JZ^^'^^"' """" P°"^°"» «rtainei^nt
Cependant, il n'est pas nécessaire de faire de distinction entre
{
DB SIR WILFRID LADBtlB
w
rtntraat
ent™leb„.d.étl.Fri„oe. •"*• ''* P"^""' «•°^e™i««»
.ut«,tq„,.„;,fs;or ' ** '"'" '" '^'^ ""' *'»''»
U pi^dre teUe an'eÛe «fil î»,!^^~ ' " Mpalatiou et il faut
Stlt^e^r °"'^*°: P"?' ^"**'' 1» «"^^^ d'entre^ K
=-=i=.ïaaîï.-=:!MÎ.:
\i9Î
60
DIMODU
je ,UB qu '1 y â en Ai^lelerre aujourd'hui dei annâtenri et qu'il
y» an Cuâdâ de. otpittliite. qui Mot pi«U i faire leur apport
&[.'ement • .1 w trouve de. armateur* et de. capitaliite* frai^d*
Je rxT.pu, que lo. Françai. qui ont i cœur le aéveloppement de.
relat:oa, commeroi^e. entre ce. deux paym n'hé,itero„t pas (ce
,,r îii^ S ** °^ ''• '^' ^fenn<«. pour le. faire entrer dan.
ZrtiTMan^.^"""""'"""" "*"' ^'""' ^'"^' ''" P~«** *
n,„lT.'f '' ?"'^ T^*"? «"'!' y ■'' ^'*"'"« de. relation, oom-
merciaio. entre le Canada et la France.
Mai», que oe. eepéranoe. w r«ali«nt ou non, que no. rela-
tion, .accentuent ou que nou. reetion. dui. le même état, j.mai.
le «mvomr de la France ne .'effacera du cœur de. Cai,dien.L
Non, «von. trop d attache, i ce pay. pour nbn, .«partir de ce qui
de tout temps a fait notre gloire, c'eaNà-dire le «.uvenir de la nZ
dont nou. wHnme. «nti..
MeMieun, me permettrei-vous, en terminant, de prendre
quelque liberté avec le. habitude qui exi.tent gérôralaient en
Jîranoe î Dan. mon pay^ dans une oc.iïion de ce .-enre, on boit
toujoure à la .anté du Chef de l'Etat. Me «ra-t-il ^er,^,,^»^!
T»!l î»/''îr'*.""""i*"'"«' ^ »«■"« •« repréeentait de U
France Républicaine et de propo«r de boire i l'homme éminent,
dent ! {Applaudutemi -Ut prolongé».)
Me wra-t-il permis également d'avoir une autre penrfe, non
pa. pour vou. ma» pour moi-même, et d'ajouter à cette santé celle
de mon propre Souverain, le Roi d'Angleterre qui, lui auMÎ
7,^T'' '^ "° ""^ d* '» ^"""^ ' i^o^v"^ applaudie
Me Bwa-t-il permis enfin — et vous m'en ave» fait l'invitation
tout à 1 heure — d'ajouter une autre santé, la santé du Canada,
mon pay, natal, de boire au Canada, le pays de. contrastes, le pavs
deerigonreux hivers et des été. pleins de soleil, le pays des grandes
forêto et de. plaine, fertiles, le pay, de l'ordre, de la liberté, des
hertés nationales et de la prospérité de tont«. le. races » (Vif,
applaudissements.) ^ '
rn-^f^
an wunuD lArana a tau
y
d'abord, MoLZ hP^^J" ^'"^ ■^"'°<' * ^°« ^ut
m Wpagnent, de présider ce banque """ *>"'
f vt^HirelLiirLSt Sir; --h "-r'^-'-''
l'honneur de ^'inviter à ^L fête ^1 "' "^^ ""'^"^ ^"'
(général Solara), pour le T^d h^L ™°'' '"<"' 8*°*™'
d'honorer cette tabte de W^. .^^ 3"^ '""' °°°« f"t«»
française, (fi,^^",/) ^ " "^'«°« "^^ ™'P«^ d« l'armée
n.onTen'^rM'FaT^™ T: "X"'--" bien .incêre. â
donner l'idée delJr -1^? ™ '""""" '""P'""»" «J" '^«
«
OMOOUU
Qu'il me toit p«ml. de remercier M. SâuUy, qui, j» eroi*.
•et celui qu. . in.pirf à M. F.bre cette bonne pe^ ' ^
Jt^Tt •*"*' P'"-»' ''"• ï" •'^P'* P»"* l»» M. Sâul.»
ert pour moi une neille oonniiiwmce, prévue une vieille uniti*.
Je lii connu non pu .ur là t»rre fr«.«.i», m.ii ,ur 1, terw-
oan.dienne où voici quelque, «née., il fai„it connaître dana la
ville â^IajM de Toronto, .e, production, de la France, le. mer-
veille» de l'induatrie francaiae.
Qu'il me wit permi, de me faire l'interprète, en particulier
de me. collègu« d'origine «.gl*,axonne, qui reMentent mc^
ï!ZJir' ™. ^"^ ' 1*^ ^"' P." '• •""« PoP»l»tion lilloi«, :
accueil tellement iympathique qu'en fermant le. yeux j'aurai, ou
me croire, non pa. à LUle, mai. dui. notre ville de Québec
du nJlV" ^*" '"•i".""' .Mo^ienr le Préfet, aux tradition.
du pâmé ; yn. avez fait allu.ion à ce que le Canada fut terre
«aurait aoffenwr. Au contraire, je vou. avoue toute ma recon-
naiMuice pour la manière délicate et élevée dont vou. avez parlé
de. relations plu. intime» d'antrefoi».
Vou. avez dit qu'il était inutile de revenir .ur le paané. Il
e.t, *n effet, inutile pour noua de chercher quel aurait été l'avenir
du Canada, .'U était reaté terre français ; mai. ce dont je .ui.
«ûr, ce.t que, même si le Canada était i«.té terre français, le
<TrIÎ^L /{' ** ° ' '"'" P" P'"" '^"'^ qu'wjourdliui.
Le» événement, nous ont «'paré., le «,rt de» arme., la force
oe. traite» ont fait de nou. des sujet, britannique., mai. laiuez-
moi vous dire que, descendante d'une race chevaleresque, nous en
avons conservé le «mtiment dana notre attachement à notre nou-
velle métropole.
Ce n'est pa. nuiraient du loyalinne de notre part. Canadien,
de 1 ancienne terre française ; nous en somme, restés dans notre
langage, i oe qu'il était au siècle de Loui. XIV : nous ne nous
«ervOTS pas de cette exprewion de loyalisme pour exprimer notre
•OTtiment, noua non. .ervon. de la vieille expression de loyauté.
Mais, bien que nous «>yons sujeU britanniques, nous avon»
conservé le culte de la France, et oe culte nous l'affichons haute-
ment, nous 1 affichons sou. l'égide du drapeau britannique, et oe
D» SIR WILTBID LACBIBH Q)
U J^SZrKT"*'j" •^"T' ^'^ "*"•*•• Cette pe»;*», j«
mdheureuiemwt pu mettra i exécution plui Vôt, mii, elle m.
r^irZ'"'^/' "~ Pl«. d'intensité 'que jim'aiT, '„ „
Je aroyaii que je oonnaitMÙ alors U France mai, ie voii
ie .peot«jJe de cette Franoe induatrieUe. J'ai constat* par mes
m^'Jj^ n "h; *""* "î* I"* '• ^'•°<» entreprend, elle y
i.n,?5.«r5' ,î*'«^' »° ""»»'« <«ivert au Canada, et
je me flatte de l'eapoir que non. pourrons aToir. en France un
marah* aoseadUa aux produit» oanadiens '"nce, un
Ici, 1 Lille, j-'ai ooii*tat« voa be«>ins de mikéraux, de charbon
auqud. la producUon de 1. Franco ne peut suffire '
no.^ l^T"' '^ ° ^ ' r *> •»"-»"»•. ™n. prendrez
ÏSÎdiSînr^ '" "°" '"»• "" «PPOrterons dan. de meilleure.
UHuMie ne «nrart se comparer au C«uda par la nature du «>1 ;
dan. mt» pay,, nos montagnes présentent la hardiesse de cîm«
=e du'g^"*"™"*' "" '^'^--' P" <»* -i^ »- U •
om^n'ïtt^j'*'* Pf 'î"*- f ""• "<»" >' *«"« inanité. in«nen«,,
T v!^-S i**"* '^*' •""' ''«• t«vaillenrs. On a dit -je crofâ
que c'est B.lz«,_que la terre était la maîtresse du pa^in Je
♦
I
Ui
I
64
DiaoODU
qni toit, à une Hule condition, o'«t qu'ili •'«t^went .' !!l !
qu'il, en derieiuMit de. eitoyen* (Bnvoi V '^^ '*
ç^-Unt, mime qui «t •ui^'ï^'Set. M."lT«"^du
.... Non. «.mme. mu. par un même «,ntimentrp.p un Jâ
Di m wiLrmiD laurim gg
I i BOdt tToof ra samr k tMpMt du pMrf «t noiu anm Im
ywa t*éÊ ma t'»r»nlr.
llaMiean, à omu qui rtnlmt renir m ixn p«nni noiu, noiu
OttTriroM Unitai la. porta ; pmcnna m l«ur dcminden qii«|I.
^liP^âiri P'""*"'* i tout ce que noui leur dcroanderoiu, m tn
dttra fidèlM aux inititnUoni du payi, et certe* ce n'ett paa un»
Hohe bieo ardue.
Meiiiieurf, je n'ai plua qu'un mot i ajouter. Je ne laurali
Tona dire 1 quel point je «uii toueh« de oe qui «'eat paarf
aujourd'hui. ^^
Le iouronir de oo jour comptera daiu mon nittenoe comme
un dee plut mAnorablee et det plw agréable* de ma rie : je
oonnaia maintenant la ville de Lille, je la connaiwait par rtbnti-
y°° i )• '• connaii maintenant pour l'avoir vue, et je n'ai qu'on
Wgret, o'eit que demain, il me faudra la quitter.
M. LAUKIER AUX ÉTATS-UNIS
*.-kJT,. "■""'•• "*'»Wëe., d'abord « qaallM
de chefde lopporifion, pal. comme premier mlnlrtr^B,
PMO e émue, .„ m>ntùe pal^uit, m manière claire et pré-
le même effet qu'en Angleterre et en France. U réputation
W-hZ'* "otre premier minl.tre e.t auMl blent.b, ! "
S^1?^„r H?"' '" c''eon.tance. particulière, de faire
-Th^^ ""'*"'• "'^ ''««XJ"^"^ académique. Le,
relation, du Canada avec le. Etat^Unl.. ce qu'elle. «,nt
Lld " ' H."^°* *^' "^"'* P'^- ooi^taZuTle
fond, de K. dl.conr^ Arec une maltrl*. .an. pareille et
américaine à notre «gard e.t «Strograde et contr^re aux
lo.f^!, . r r*'"""" "•* •''"" p^y- ï^»« >*•'?•«<•'"
commerciale .'lmpo.e entre le Canada et le. Etata-Cni.
aii^
n
ntMOITM
i:m
CMt M qa'll i«pr<Miu an banqMt d» Chle«r>. m
pr^nc <l» PrMdeiit McKInlry, Oet app-l «,t .".ib^,.
rona-uirnt rNt4 mm nh>oDM. f.ccord inr c* p<.iiit rnin,
l« ^u« par* Mt rncoN à t»bIp, h In Etata-Unli •.•mbl^nt
• lD|{<<iiler k Jeter dn dlgan »n tnrvn dn deni counatt
naturel, d'affaire* qui ront à la rencontra ••ii, de l'autre
hD d.^lt de rei «IwiruelloM, le monUnt glol>al de*
«•rhuiiRei ranacllenn-anMiricaloi monte tonjour*.
Indiquer le mobile auquel obéit à notre «ganl le gourer
neuent américain e*t cboae aaae» difficile. Eapèret II nom
PWulrp par la famine pour noua amener enaulte à une
union politique ? 81 tel eat ion calcul, H le trompe grande-
ment, car l'orientation do notre syiteme douanier, résul-
tante de rboatllllé américaine, démontre que noua pourona
non* paaaer de lui. Il le peut kumI qu<. Washington, tout en
trouvant que lei Etati limitrophe* prodlerah-nt d'un traité
de réciprocité, e«t d'arl* qu'il ne tonnierait paa à l'arantag*
du paya en général.
Il / a à retenir, dana le* dlicours de M. Uuru^r aux
Euta-Dni*, un point Important : la déclaraUon qu'il lit à
Bo.ton en 1891. Elle allait à dire que le Canada jouliaait
d'une indépendance trè* large que le parti libéral riicrait
A compléter à son arrirée au pouvoir, en obtenant de la
uère-patrie te droit de conclure noua-méme* no* traité* de
commerce. Le jour où air Wllfrid retournera aux Etat»
Uni», Il lui aéra bien permi» de conitater devant noa volaina
voliifna, la réalisation de cette promenne.
Cette Importante li, claratlon se trouve dana le diaconr*
qu'il prononça à Boaton en 1891, à un banquet ofTert par
de» CanBdi<-nR habitant* de cette ville.
Non* ne pouvoni donner de ce diacours, qu'une analyae
d'aprè* nu rapport peu complet d'un journal américain.
"^^rmm^fiamiïïmt^^
DB ■!• Wll.rBtn l^ltRlBN n
MomuauB ta PutaiDBNT,
IfBMIBUlU,
J. .loi. tout d'ihofj e,prim.r me. plu. .in«*„^ naml*.
OHrnU pour r«cu,. plu. que corUiâl qu. »'ool f.it m. «ZT
do «Mo ubl,. lU ►»» C,n.,li«.. do nilMMor. .1 Ain*riciin.
iS .^^ ^ *"" <*"•'■'<»' l"» U-ur. ,muv«.u* coi!^ior«..
ter Mmr du p,y, où ,|. „u, „«,. ], t-^j, (Br.rol) Et j»
nn con»a.Bcu quo j-«prim. I. plu, obor d, louA d«.ir, on p,^
o^Lî^li Jl""" '7'"««<»- J» -ui. t.*. heurwi, d.i» U
u pr6«n;H> 1 «(.« t.ble do tut .rAnUSricm, di.ti»p.«* J« „,
Mu,.i. d.r. oombjou j'.i dt« touché do. p,rol« de Hon Kxœll^^
Uln.tr*, p.r t.nt d'homme, «minent, qui ont f.it connut™ le
et ^^JT^*»"'. *"T ""• "î'r '"' ■"•'• «'»' «"» p«y "i"».
tt ««une d«, tOM le. p.y, libre., » popnlrtion m diTiw «
part., politique. C.u,^,'; dit^,», «nt um nfeeuit* ; oT.'"
WDt nfeoMure. ,1. doivent «tre ooniidôr*. comme un hîtn, quoi-
quo çhe» nou., l'on no pm«e peut-être p„ fc, oomiidérer ^Lnf
pr^. «K,loment d.vi.éo entre !«. différente. r.e«, h croy.noo. il.
on cet .vantege, qu' 1. forcent le, citoyen, à « divij, Z P»
-uivuit le. race, et le. croyance,, mai. d'.prè. le. opinion, que
le. hmme, penrent avoir .ur le. queetion, publique*
.le doi. dire, M. le Prfoidcnt, que rien ne m'a été plu, agréable
tZ^^-^ '""■™"' '"^ P™«™<^» il y a un imitant on mon-
ttonnant le. wnrice. que le parti libéral .'efforce maintenant de
mU
7»
DtSOOUBI
wndr. i U otUM de U oirUitation: Voui ara rcoonnu tout 1m
•TutigM que dei relttioni plut oordidei entre Totre peyi et le
mien rendriient 1 cette c»uoe. (Appl.) r / «ne
.ii*i°^*^' .•«^««""'•."M colonie, et o'eit la destio^e de« colo-
me. de devenir dee nation* indépendante*. (AppL) Mai» oom-
aent çj quand le Canada deviendra4-il une nation indépendante»
«^l.j'^p''"^ *"',?'" " V'toeeap, paa en ce mWnt le
peuple du Canada. Vou. ..rcr, Mewieur.. et tou. ceu, qui .ui-
T«mt le. événement, .annt que le lieo qui unit une colonie i U
?i:I![''*^~l *°"^°"" ^ ^°« <>» ««t* ^ 1» eolonie- Votre
«J^T'i""'! '*"*"'*''**• " ^"' "" «•'°P« °û le. colonie,
uiglaiie., mère, de votre grande république, n'avaient aucune idée
f^.T'-'"! ,.T "'•'i""" '"'«' 1« mère-patrie, et ce ne fut que la
tyrjMie de 1 Angleterre qui les força graduellement à rompre leur
.«Si?;,- o " ^-"' ^' "^"«^ L'Angleterre accorde
Sfcr 1' '«" "f»»«" "tiefoi,. De no. jour. «, réalise la
Ter té proclamée par Charles Jame. Fox au siècle dernier, que le
«eul moyen de con»rv«r le. colonie, britannique. e.t de leur
donner le plein pouvoir de m gouverner ellcmême.. D'accord
avec cette règle, le gouvernement britanniaue ne cherche pas à nous
grever d impôt, ou i forcer l'entrée de ses marchandises dan.
nos porta. Nous somme, sur ce point libres, et nou. «von.
te droit de taxer lee marchandÎM. et le. produite du Royaume-
„?!• 1 n /"*" "î^*"' ^'^ V^ '» Canada soit encore une
colonie, le Canadc e.t libre.
Le «enllien qui unisse le Canada à la mère-patrie est un senti-
ment d affection. Mais cette dépendance ne durera pas toujours.
Dé}», le Çam^a et l'Angleterre ont des intérêts très différent», et
un jour viendra — nécewairtment - où il. devront w séparer.
Je tais cette déc.aration, bien que je eois sujet britannique et
bien que, comme tou. mes concitoyens, à quelque race qu'il,
appartiennent, je soi? sincèrement attaché à l'Angleterre, w il
ri est agréable de le reconnaître, dun.nt les derniers cinquante ans
elle nous a traités avec justice et générosité. Aussi lorsque
sonnera l'heure de la séparation, nous nous quitterons en amis,
sans éclat, comme lorsqu'un fils quitte la maison de son pèr^
pour devenir lui-même le chef d'una nouvelle famille. Bien que
Ion ne désire pas l'indépendance du Canada en ce moment, le
DB RIR WILFWD LACRIBn TJ
parti liUnl croit que le* pouïuiri du gouvernement re.pon»«ble
«^ dévdoppement «tuel. Nou. croyon. qu'on d«VT.it"o,u
«»ft«r un .utre pouvoir: celui de nigocier ^, traités de Z^
^LJ^ "T P" T^"' '*'"" » o'"'*"" "tte réforme
que non. rfoUmon, depui. de, uméee, m,i. le moment du «u^è.
no» dem.tî*°*' " **'•* ^°™*' *"• ''"°'' <»" P^mière.^
Tu »uv™; C,r «"*":'"«»"»' britumique à notre arrivée
«u pouvoir. Je eui. convaincu que noua ne rraeontrv. ma aucune
^Cr okT '1^'** *> «•«tio- -mmereiale, liWrer™™
foreign Office d une foule d'embarra, et d'ennuis surtout
dana nos rapports avec le gouvememeut des Etats-UnU Zm
merce parce que noua oroyona que l'intérêt du Canada nZ
oblige à trouver de. marché, i l'étranger. Si vou, consenti à
v^r«n7«rr^'^*'' "°"" '"^^Vrêi., pour "Tm, à
~.fK.f*!L?'.P°"'^''"* ^"* "*"" »^'»" «doptée, terrain de nos
oombata récent., et pour laquelle noua combattons en oTmom^?
pour Uquelle nous oombattrona jusqu'au triomohe «rtTpIl.^-
ouvrir ao, marchés i la oondiUon que vous nou. ouvriez le. vStrML
Ce serait un .v«i.,ge mutuel. Noua produisona^tïn" ^^
plus que noue n'en pouvons cona<mmer ; d'un «utre <^S n^
d'f^T * "^r^^; ° ■"" «"^l" qo'il »« manque T^
dindioatiwia que le mal économique dont souffre mai«enant k
S' fT """ '* Etats-Unis, quoique d'une" moin,
wnaible, évidemment, en raison de leur plus grand déveTcIemênt
îlnLT» r ''"' '; '«'"•'''"'^ ^« 1 Vnion publique auShÛi
1 .„«? î '"»"'" ''" '°*" P'^' "' de teni? compte du f«H ou" i
Z m^f::, 1 r™T" •* .•»"'« P~<l-t et qu-n doû cheX
un marché au dehors. Le sentiment me oaraît si fort ai univer»!
grès, tarif qui a rendu le nom de son auteur célèbre dans le
^lln/n^^" f!,P°r"/ '" '^-'P^i^ eommerciat"
certams pays de, Indea Occidentale, et de l'Amérique esp^^
73
DH00DB8
Nom 6ommet loin d'être luui puiManta que tous Vn»r« n«»„
««t à peine développée. Tdtjà S,"::Î^Z'J;irourZr
pouvons comommer. Vojez oe que l'on . Îwi7 pl!!.2^ ti ^>~
chacun refu«, la même offre à .on voisin WyA^At
K&eraDhionB «t r»!?^^ ? " ^' "^ «ontinent. La diepoeition
de la rivT^pp^ v2iT 7V° v-°' '" "T^"^''* '^«« ""«>
Canada et iMEta^TTnrV ^'* ^""«•"' ^'^"^"^ ^"t™ ^
rrlr.». j itate-Umt Le gouvernement du Canada a olarf m.
robuste douanier à une extrémité du pont qui la tr^e™ «t SlT
^.res et app aud^sements.). Vos rivière., coulent sur no~^W
Y y M
DB 8IR WILFRIU LAUniKB 73
«eooooôoo' r ^'-r,*)" !««"• «omm^ee ,>«it élevé pre'iue à
chiifr« .PtnTl- J . mêmes, et ne pourraient m vendre. Les
cnittre» actuels de notre commerce prouvent le contraire — Itf.l
gre tous les obstacle,, nous sommes contraints d'Sêi^LTr
comme vous êtes obligés d'acheter chez non. 'l' ,"'"."''«* ™"«.
Québec qui Zt ZréZul Srf /T"""^ '^'^*""" ^"'«
importer la houille de irp™"m/"x,-^'^''^".î" >">- faut
prét«.doS'^Set'^SS„tSa"u à aS'^"^^^
peuples, quoique certains de leurs prS tol'ent t^mi"^"^
Ce^n ' a^rtouTlesi ' '"^ ™"?? ?'"» P»''»»"*' ^^ -Ue-là.
Td
DIS00CR8
i une raoe moim fangiqoa^
nombre d'hotzimM «ppartaumt
(AppUudiaMmcota.)
A'^^IM^' "T«""' »° ?'«««>«• de ce» f«ito, lonque tant
iZTy *^' * noH«,Portée, à 1. «,»], condition que nou. ^.
dioninne mm unicalo p..-de«u. I. frontière, Lirqu" tai
t.OT et no. beMuu ne démontrent-ils pu 1, néoewité d'une liberté
•beolue de commerce entre ces deux grmd, p«y, f
«fnl°H« P. fn ■"'r,''" ^™'* <•' réciprocité de 1884 et du
refu. de. Etata-Um. de le renouveler au bout du terme de dix an^
et dit que , an. doute ce défaut de renouvellement était "û^
1 Angleterre pjmdant la guerre civile, conduite qu'il n'hésite p..
«brVu~if^jr "^ -^ '™' ''" '-- -«^ »""™^--
hî^^S'' T '^''^•'O'». "PPeler ces fait. î La raison en est
Otûw. '^til ^?™î" ""^ administration libérale sera établie à
(A^Z\~ • if '*",™ J?"r' ** P'"" *^' q"e t«'d, suivant moi
un «fmL"" ''"\7"l"t «'adresser à Washington en présentant
««r?» * °^"l'*'' réciprocité, j'espère que touteTc™, qu,^
nlZ lïT^!^ **""* °""'^ P°"' faire pluoe à de plus
programme: relation, commerciale, plu. étendues avec les pays
.itué. au sud de nou.. Ou nou. a dit quelquefois que cela n'était
pa. sage, qu'il était téméraire de poser un principe dont l'adoption
par le peuple canadien ne résoudrait pa, un problème, puiiqu'U
faudrait encore qu'il fut adopté par le gouvernement dS ÊJat..
tt^J^, ^"*' "^"^ °°"' Tiendrons avec une offre de i^iprocité
,m7i. %°°'" ^V^"^ •!« a part du gouvernement américain
o^r^^^^^r'P'^'''"*'"''"'"-"^"''"'' " "OU. faisons une
i'^ avantageuse au point de vue commereial, elle mn
accoptée pour !. plu. grand bien de tou.. Nous avons fdt deS
nne >in„tm de parti. Je me hâte de dire que je n'espère ni^
oegire quon tn fasse une question de parti aux Etats-Unis.
IK
peu
En
nord i undi. que vou.7j ti Cl^ IT*?.,'"' '* ^■"^'''^"
gr«deur mtei, doit rL^^eiT,Siti^. 2- '"'"l'î'" 1"'' P" »
importance poui lui quMtion. d'une bien plu, hante
jour Tiendra oil oomni« P.n.Ji»- ' • . ■ ' *' '«"que le
que je ser^deTut lu~ «'""^' '"•^'' ^"'^ ^' ^o™ «"ire
parlement d'AmrIrterre «îrfff J w m " P*"P'* »°8'"» «»
an'ell«^„r j .• ** V ""^ conditions économique» ie di.
pu comprendre la force de cetteX^tl^ S „„"'" ^"""'
iHk ,
DISCODH*
dignité. (Appl«udiM«n«iU.) J« di« donc que nou. «mn». „.|„
w« deux argumrati «mt inju»t« enrer. le peuple canadien 8
puéril de ne p.. n>er le, un. '.. le. autU' ^W m^ aTanC'u"'
^:k #:
*^lf
LE LIBÉRALISME POLITIQUE
qui mérite de flpirep dang nnf »^th , 3 "'* ""^ P"«*
dernJère. Plaidoyer digon.ZI 'a première hpme A la
qui a reuBé le d^h in^", !, ' '" "= ''' *"* "" véritable
contre iK L^ll^l T ""T."'^" '^'''^'' J«<"-
eut et de CT.'r^^^S.TZuT ''''' '''■
d'hommes à l'exirtenee polltlquri^L lïfa.t m"t''''''Ï'''
Ur^n-on a achevé la leeU 'de ceTe d^^sltdmi/X'^n
Wlit? " " ''"" P"*' "'^ complètement r4a
C'est le 26 juin 1877 que M. Laurier mettait en relief «on
vigoureux talent de polémiste, et au moi. d'octob" e «ïh ant
Lve^", "' '" '"'''""* ^^'^^^--i-- 8a défende îu ,raU
eussent pas déjà donné des titres à en faire partie flette
Conférence eut un retentissement par tout le pays ; e e
prit les proportions d'un manifeste d'une importauc^extra
■ 9.1'
n
niKODBS
ordinnirp. M. Hfctor F»bre «ut, dani le ttmpm, l'apprUcIcr
A tont«« ra TBleur et II rendit un compte exact de l'Imprc»
■ion qne cette «itade d'une il haute port<<e produUit par tout
le payn daoH l'article qui «ait de VErénemiml:
Jamaii, depui* le» grandi trlompbea oratoire* de M. Pa
pineau, un n'avait vu un pareil auditoire, un public aui»<
Ind'Iligent, auui cultivé et éclairé, le précipiter au devi •
d'un orateur venant lui parier de libertés politique* et li,.
exposer la vraie théorie du réftime conititutionnol, ce v6-
gime aux progrè* luccemiri, mûrement élaboré», lent* et
»tn, expre*»lon ral»onnée, ferme et pacifique de la marche
d'un peuple ver* de* destinée* meilleure*.
Depal* de longues, onl, de bien longue* année», nous
avion» perdu l'habitude d'entendre un homme public parler
d'autre» cho»e* qne de »e« adversaire», de» mériK » do son
parti, de» crimes de ceux qui lui font oi)posiU(in, de* mille
petite» chicanes qui sont la monnaie courante des diacou-
reur». Il nou* manquait la théorie, le Hens de» principe*
con»titntionnel«, la thèse qui établit, qui démontre et qui
élucide.
En un seul jour M. Laurier «'est placé à la hauteur de
l'homme d'Etat et nous a ramené» aux notions «aines et vi-
riles qui, d'âge en âge se développant, ont fait du régime
conatltutionnel le modèle de tous le* gouvernements.
L'auditoire semblait avoir été choisi, tant il y avait de
notabilité» de tout genre »e pressant, »e dlsputan» une place
pour entendre le chef désormais accrédité de» libéraux ca-
nadien», pressentant l'immense portée de ses paroles et
tontes prête» à le» recueillir comme la formule éloquente,
comme le code préci», net et lumineux de nos institution».
On était venu de toutes part», de tous les districts envi-
ronnants, et jusque de St-Hyacinthe et de Montréal, pour
assister à cette fête unique dont le spectacle a <5| •? aussi im-
posant qu'instructif. Les premiers hommes du pays, appai^
■
D» IIR WILnilD LAUKIIR «
w II n y avait pat d'exceptIoM pour ce que l'on coniid^lt
Il y avait plus de deoz mille penonnea raiaeinblëo. .I.n.
z.-,;: si^hT"*"* " '""'^"'°"- cerd?„;t „t";
!„?»M "^ ''■*'*• '" P»»»"« ! '*• K»"»""» de., porte*
envahi, par un flot montant et groLl«.nt «.n.^^^*
d^nal^TalajTn d' .L"* •»/»""»«««» «« •*8'<"»ént, or
ainaire^ u a fallu de bonne heure lui lalMer libre cour* et
e le-même, toujonr. fermée, même dani le. plu. attrayante,
circonatance., et q.,1 ne me.ure pa. moln. de vlnS" d^
gradin^ qui mènent de cette porte au plancher de la .«lie
«aient littéra'on^.rt inondé. d'auditeL qui .e pïtâïnt
appui pour tenir le pin. profond rilence, afln de ne S
perdre de. parole, qu'il, venaient entendit.
Il y avait quelque choi» de magnifique dan. le apectacle
de cette foule attentive et en même temp. enthou.irte o,.î
voulait applaudir à chaque phnwe de l^wteur érln.^
contenait malgré elle, pour ne^ p:,^^^:;;,^» ,"
di«u t, de ce qu'il lui démontrait ; cax le diacour^ de M
btat,e^Îlr "'^'»'"'"-«- - mêLtrprqîuf-
dénatun^, ., calomnié., et quri'on^rnt V.L^t''"""'','''
auxéluc„bratio..,„ne,te.d'„libéry;merroS.""
;
m DIKOUU
On p»nt Alt* que m dUconrt onTre om krt nonT«ll« daaa
notre politique. Il l'affranchit (1m rotrrin, dp tout»* 1««
miM<rablea pptItPMea qui conitltoent l'aliment quotidien
de* partit qui le disputent aur des rien* ou pour dei aatlt-
factlons paMagèrea ; le llbérallime, envIuKlt à re |Hilnt de
vue, derient une grande et féconde tbèae qui le débarraïae
dea accuiatloni rexatolrea, et lui rend ion action lalutalrc
en môme tempa qu'il l'élève à la hauteur d'une théorie lo-
claie.
L'éTénement du 36 Jnln eat pour noua lurtont, Canadient-
Frantala, un lujet d'orgueil et de auperbe encouraKement.
On noua a crua Juaqu'IcI improprei i^ ta vie parlementaire,
et l'on a en trop aouvent raiaon, tant' notre éducation eat
peu de nature à noua donner le tempérament néceiaaire,
tant notre conduite dana lea cirronatancei polltiquea trahit
cette lacune de l'éducation, et tant notre preuie, preaque
uniquement occupée de querellea lecondalrea oil lea per^
aonnea aunt xenlea en canae, aemble en avoir peu l'intelli-
gence. — Maia il ne faut paa confondre une certaine inexpé-
rience avec de l'inaptitude, et lea Canadiena-Frantala ont
démontré, dans la aolré<> déaormaia mémorable du 26 Juin,
qu'ila pouvaient, tout auaat bien que leura concitoyeni d'ori-
gine angiaiae, comprendre le jeu et aaltir la portée dea
Inatitutlons repréaentativea, lomqn'ellea leur «ont expoaéea
avec la clarté, la méthode lumineuae, l'argumentation
calme autant qu'éloquente, en un mot avec le sena exact
qu'a déployé M. Laurier dana tout le cour» de la con'ï^
rence.
Cette conférence n'a pa» été une almple plaidoirie en fa-
veur d'un parti politique, comme on pouvait s'y attendre en
tonte justice, elle a été une définition de» choies, de» chose»
depuis si louKtempM oubliées pour les mots, et nous a rame-
nés par l'iiiatoire, par l'exemple des libéraux de la Orande-
Dl HB WILFBID LAVRIBII
tl
BtrUgar, »t par rap«^a di' la marrh» progn^air» daa laa-
tltotlona, an ■rntlmvnt dn principe», caidm lndlapraiabl»4
dont Dima contrmplonN triitemcnt h' naurraitr di- plua ta
plua prufond daiu !•• chlcaiMw JuarDalièm d» la »l<«
pnbllqii«.
Ceat d» la rPcoDDalMaore qui' m>« ronipatriut<>a dnlrvot
maintenant A M. L^nrifr, apr^ rhommag»- étUtanl qu'lli
lai ont rendu. Il» loi devront rlavotr wiiilaKé la roD*rl<>nr>>
populair» (Ita accablantea dootrlne» qu'on veut lui lmpom>r,
et qui aont la né|[atfiin «bmlue de tout principe t.matltu-
tlonnel; lia lui derront d'avoir ouvert une vole et montré la
route à aulvre, bienfait Ineitimable pour un peuple égaré
dana toute eapèce de broulllardi, en pnde à toutea lea Incer-
titude* ; lia lui devront enfin de lea avoir rendua au aatn
amour du llbérallaœe, ce glorieux et Immortel penchant
qui a été le aalut dea peuplei et auquel «e» nilvi-raairea ont
rendu hommage, dam toua lea Agea, par la conceaaion dei
réformea uéceiaairea et par la reeonnalMance de drolta po-
pulairea, longtempa combattu» et déaormai» Inaliénable».
O'eat donc une aorte d'apo»tolat dont M. Laurier a JetC le»
premièrea aemencea dnn» la aoirée du 2B Juin. A non» d'en
aulvre avec un aoln Jaloux le* développement* et de le*
recueillir au temp* de la moi»»on. A nou» de marcher «an*
crainte et »an» héaltatlon, " le front haut ", comme dit l'ora-
teur libéral, et avec l'orgueil de no» principe*. Nou» »avon«
où nou» alloua déaormai» ; non» n'allon» paa aux cata-
«lyamea révolutionnaire» ; le libéralUme e»t dégagé de «e*
n»pect» farouche», de «on caractère antlaoolal et antirell-
glcnx, et 11 ne garde plu» que »a phy»ionomle véritable,
celle de l'amour de» liberté» légitime» et néce««alrp«, de*
liberté» progreaaive» qui résuitent do» condition» naturelle*
dn progrès, et non de» brusque» ponaiiée» en avant que
veulent Imprimer de» eaprit» dangereux.
t
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l«»«l snl «O KS, .HMT No. 2)
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82
DiaoouBa
anlu V'^'''""''"""*' ^"'» '« "Mrall.me canadien cell-
Mojfiiiiua ut PaiaiDKST.
MmDAMKS et ilMglEtJIls,
Je ne eauraie cacher aue iVi .,»»..<
ment de pl.i«, l'offre qu^rL'l"téTfe'^d„T ^ '*'*''" »«"'■
«ont le» doctrine, du pm Hbértl f^« *"" "P"" quelle.
'• libéraliane ", pour lïïbéraS 1 il "^ •* ^Î'P*"^ ce n .t de
Je di. que m nW JL „ '" P™"""* "^^ «»«''«<!•
que j'ai l^p.ï , ml ^"«r/ce^r "'"^ "^f "■*•" ''<' ?'"'"
regardé qu'aie diffi"ul4 de ,11^'rT* "/"'* '' J" "'"'«»
cultes de cette tâche »on7t„r!K Cependant, ei les diffl-
je «ni, teUement^S de iw":*' '^^''''f^ ''''«' «""«> ««té,
libéral de définir SeUement i^v ""? •>" '' ^ " P°" '« ?"«
de la province, ;rretn^^Sra1rpour''r" ^nS'^^"'
a toutes les autres. P°"' '°°' «"Péneure
libé^r^ltnste^'rQSf ""/""r;' '^*'- <»" !>««*
une position f aL^ au poL? d« ^; 1 ^ v ' ■ ''' '""* "ï"'" ^ «»ùp«
que, pour un 3î nom W t^Z '^?^°^ P""'''™- J« '"»
mZ parti SoséTho^^. ?J"""'Î"'"'"^'' '* P'rti libéral
danœs dang^rS marchZ • '^°"'"°'' P'"'^"^'' «' » *»"
révolutioWere'o"e^rnr*'^*°'/* délibérément à la
parti libéral Jt un par?iCmpc^- STn,'" T •"""F"'"'"*». 1"
peut-être, mais victimes et ^Z^ ■ "^ * mtention, droites
conduits 'incoSrnt? mT ftCeTàT '??''• "' '""'
de venir deva^tll^ TrZ^-:-^^^-^^
DB SIR WILFUID LAURIEII gg
in^^UvT"^ °* "^ '"" '^'« """ife-t^tion «t inutile ou
qui- «'dl.™/ n"w* f^ ''"•°'P«««« de combattre le, préjugé,
qui le dre«ent p«rtont entre non» et l'opinion nublioue • îl nW
qû-r^r ""*'"'""'' '" ''""^'" -«eLnt"nZ''2::iti,^?e!S
et de nou. «pp'réd^ Zi. U « é^e^"^ ''? "'"" ?°°""««
tout parti politique non. ItÔL "„ i^ ^^^ "" T" "' f'™"
parti politique non, avons été^ttaour C ' P'"' "l"^""™"
avons, lee uns nous ont BvettoatianeZ;, S • «°°«'°" l'» nou.
ont de bonne foi calomm=fe, L^l^T f , *°'^*'' '** *'"™» »<"•»
ientés comme profesZ^d;» dX? " !,* '"„'"*■■" """» ""t "P^-
pour certain, d-en^^^^oLn^nen^-"""^ *' ™'™'«
:.to^t.'^^7?S^^^"^^^^^^^^
noeU:ir"ettl'"lrfar Srf '^S':?^"'* '^^ "*
vaincu, la seule ezixwitinn J» »„ ""^""î™- <Jui, j en suis con-
oomrne'la pluTé^Hp^L^: """'"" ^" "" '« """-^
«..mi«rq"4d"l:rns"f:^r '"*. '^■»'"»™ tel» que nous
^t'crre-atriVr^t trait '"'•^'^ - -™:
vemement responsable il' 1^ * '.P?"' """^ ■^'"^°'' '« ^i'
et qui, ««tteTrrde'XTeZmréLbV '^"P''' P".,'" P^"?'"^
nous, par crainte que nfurn« fW *' ',^ ''"'* ^'''■'K»* de
tait, par crainte quHarMiBatitTe^^'idL^"'/''" """' "P'^""
n'amenat la ^^^^^^2^:^^ ^^ Z^i:^^
uiBcovns
mmmmM
Uui, j en ai la confiance, j'en ai la certitude, si nos idées sont
rl».T"' ■" i? '"■°"' "' ""» '<*««' «O"' »»« émana" on ^ Zl
éternel et immuable, comme je le crois, elles ne périron oas e^«
où on les verra germer, lever et grandir, lorsque le soleil aujafah
son œuvre, et suffisamment préparé le terrain ""
oi,^,,^ '**J\"8"*'* quelques-unes des accusations que l'on fait
circuler contre nous, je reviendrai encore sur ce suje?, car c°est là
trT f P "' "".portant. Toutes les accusations VrXsc^nt™
nou, toute, les objections à no, doctrines, peuvenrse ^^™e"
nôûvekd^«7°"*'°"' '^'7r}?---^° 1" libéralisme est une fZé
le Xf de l'EriTr: r ^"'^t f^^ "'^"«"«'"«nt condamnée par
Von» ^ • , "" "athohque ne peut pas être libéral.
Voilà ce que proclament nos adversaires.
nenrd« Jlf''^"'' **>"' f*" q"' ""« *<>« «i" ce moment l'hon-
r«n» „ M, !'" "" '^°'^'''"" """« J"»''''« l™ je pose la question
«stirm e • ' '' 'Jî'-^'i'^tf'^™ "™- Tous me^rendrltcettê
justice que je reprodua fidèlemrat les reproches qui nous sont
^Ll r" '"^'"'^" '^""^ '"'"*"™°' '"« c'est'bienlà e an-
gap^ de la presse conservatrice.
Je sais que le libéralisme catholique a été condamné par le
ii
DK 8III WILPBII) LAlIlIEn W
chef de l'Egliw. On mo doni«nder«; qu'est-ce que le libéralinrae
Citholiquo* Sur le «euil de cette question, je m'arrête. Cette
question n'entre pas dana le cadre de mon sujet ; au surplus, elle
n est pas de ma compClcnce. Mais je sais et je dis que le libéra-
lisme catholique n'est pas lu libéralisme politique. S'il était vrai
que les or usures eocléfiastiquea portées contre le libéralisme catho-
lique, dussent s'appliquer au liMralisme politique, ce fait consti-
tuerai pour nous. Français d'origine, catholiques de religion, un
état de choMs dont les conséiiucncca seraient aussi étranges que
douloureuses.
En effet, nom Canadiens Français, nous somme* une race
conquise. G est une vérité triste i .lire, mais en6n c'est la vérité.
Mais 81 nous sommes une race conquise, noue avons aussi fait une
conquête: la conquête de la liberté. Nous sommes un peuple libre;
noue «ommes une minorité, mais tous nos droits, tous nos privilèges
noue sont conservés. Or, quelle est la cause qui nous vaut cette
liberté I G est la constitution qui nous a été conquise par nos
pores, et dont nous jouissons aujourd'hui. Nous avons une cons-
titution qui place le gouvernement dans le suffrage des citoyens ■
nous avons une constitution qui noue a été octroyée pour notre
propre protection. Nous n'avons pas plus de droits, nous n'avons
pas plus de privilège», mais nous avons autant de droits, autant
de privilèges que les autres population» qui composent avec nous
la famille canadienne. Or, il ne faut pas oublier que les autres
membres de la famille canadienne sont partagé» en deux partis:
le parti libéral et le parti conservateur.
Maintffliant, si nous qui sommes catholique», non» n'avioas pas
le droit d avoir nos préférences, si noue n'avions pas le droit d'ap-
partenir au parti libéral, il arriverait de deux choses l'une: ou
nous serions obligé» de nous abstenir complètement de prendre
part a la direction des affaires de l'Etat, uines. .Te ne dii p*« cela pour
excuser le* révolutions ; je hais les révolution! . je déteate toute
tentative de vouloir faire triompher le* opinions par la violence.
Au surplus, je «ui* moins dispo*é à en faire retomber la re*pon*ar
bilité aur ceux qui les font que sur ceux qui les provoquent par
leur aveugle obstination. Je dis cela pour expliquer la supériorité
^ m
J
)-• oalnr»
»WJ- qui M font pL MrtLcU l'i?. "/ ■'*"»'"'»•"<»" pro<«^
droit d. «.ffr.^ .ax cuîÏÏ LUI""" •*"'"* * "'-^ !•
P«»..-.ou. quelle lionXdZ T rm.'*"''*T"' '''"•*• »
tint de /oii «.WlttîTlM IfJ. j^ ■ . V*'''"' ««'»<• " •
«t propos « .ppli,«4 r. ,:LmJ'"'"" ""• «»P'»«« •• m.I,
«^^^d^il^^Vw'r'T^a "-,«"-<' P"" "^-i
tOM l., liberté' dMUoi,JlutJli^ ''S" •*"• "•"'» P«'
nn. de leur, chef, le, plu, ilb,,!r?l, ^*'°''?' "■•" «("«iT'e»-
d'An<fleter«. Je ne .whe n„ ,1?^ "^S' ,"*™**« «'•'" '• pairie
«e. noble., de ce. 'rîLL, de'^''tui"L°t: P"'" «J'A^'^em, de
»»t Ponr d.r.ci„er u„é f^rTS-^^^^lZ,^^^
l
m
privilège) avec un calme enthouaiume pour rendre la vie plu*
facile et plus heureiHO à un pluê grand nombra A ce lujet,
laiuez-moi voug citer une lettre de Uacaulay à un de Ma amis,
écrite au lendemain du vote sur le fameux bill do réforme, qui mit
fin au «yitèmB dw bourgs pourrit. Cette lettre, auivant moi, fait
voir admirablement ce que c'est qu'un libéral anglais. La voici.
Je demande pardon de faire cette citation, parce qu'elle eat un peu
longue ;
" Je ne reverrai jamais, pe ne m'attend» paa à jamaia revoir
une scène semblable à la divuion (divinon) de mardi dernier. Si
je devais vivre cinquante ans, l'impression m'en resterait ..usai
fraîche et aussi vive que ai elle venait d'avoir lieu. Cela doit être
comme d'avoir vu César poignardé dan» le sénat, ou Cromwell
enlevant la nuuae (n,ace) de la table du Parlement ; une scène
qu'on voit une fois et qu'on n'oublie jamais. La foule débordait
de la chambre de toutes parts. Quand lc3 é' rangers eurent
l'ordre de se retirer et que les portes eurent été fermées, nous
étions six cent huit membres présents, cinquante-cinq de plus
ou'on n'en avait jamais vus dans aucune autre division précédente.
L.'f oui et les non furent comme deux volées de canon, t-rées des
deux côtés opposés d'un champ de bataille. Lorsque l'opposition
se fut retirée dan» le corridor (lobby), opération qui dura plus de
portes eurent été fermées, nous commençâmes à faire des calculs
sur notre nombre. Tout le monde était découragé. " Nous sommes
" battu», nous ne sommes au plus que deux cent quatre-vingts.
" Je ne pense pa» que noua soyons même deux cent cinquante.
" L'échevin Thompson les a comptés. Il dit qu'ils sont deux cent
" quatre-vingt-dix-neuf ". Voilà ce qui se disait parmi nous. La
chambre, lorsque les ministériels seuls s'y trouvaient, était déjà
très remplie, plus même qu'elle ne l'est généralcnent dans le»
débats d'un intérêt considérable. Cependant je n'avai» pas d'es-
pérance que nous fussions trois cents. Comme les scrutateurs
(iellers) passaient le long de la plus basse rangée gauche, l'inten-
sité de notre attention devint intolérable — deux cent quatre-vingt-
onze — deux cent quatre-vingt-douze, — nous étions tous debout,
le cou tendu, comptant avec les scrutateurs. A trois cents, il y
DB 8IR WILPRID LAUBIEIl |g
retenir les miJnner mil fX'; ^°7 ""'i. ^." P""'"'' * P«'°«
mSitc;:rrtr'^'^^^^^^^^^^^
compactes des gem qui orient Pt^iV^^tT û *" '^^'^ """'^
de leurs têtes^nfl!! et agitent leurs chapeaux au-dessus
96
DIIOOURB
Celui qui écrivait ainii, dua cet terme* exhiltrante, Tentit
de roter 1 abolition du »y»tème en vertu duquel il tenait ion man-
dât. Mieaulay tenait son mandat de la généroeiti d'un pair d'An-
gleterre, lord Lanidown», qui l'avait fait «ire par le bourg pourri
de Oalne. Je connaia peu de pages qui faaaent plu» d'honneur 1
1 humanité que cette limple lettre qui nous montre ces natures
anglaises, calmes et opiniâtres dans la lutte, qui t'émotionnetU
enfin, pleurant et riant à la fois, parce qu'un acte de justice vient
d être accompli, parce qu'un abus vient d'être déraciné du sol de
la vieille Angleterre.
Membres du Club Canadien, libéraux de la province de
Québec, voilà quels sont nos modèles! voilà quels sont nos prin-
cipes 1 voilà quel est notre parti I
II est vrai qu'il existe en Europe, en France, en Italie et en
Allemagne, une classe d'homme» qui se donnent le titre de libé-
raux, mai» qui n'ont de libéral que le nom, et qui sont les plus
dangereux de» hoiniues. Ce ne sont pas des libéraux, ce sont des
révolutionnaires ; dans leurs principe» ils sont tellement exaltés
qu Ils n aspirent à rien moins qu'à la destruction de la société
mclerne. Avec ces hommes, nous n'avons rien de commun ; mais
est la tactique de nos adversaires de toujours nous assimiler à
eux. Ces accusations sont au-dessous de nous, et la seule réponse
que nous puissions faire dignement, c'est d'affirmer nos véritables
principes, et de faire de telle sorte que nos actes soient toujours
conformes à nos principes.
Maintenant, arrivé à ce point de mon exposé, je paverai en
revue 1 histoire du parti libéral de notre pays. Je suis de ceux
qui ne craignent pas de scruter l'histoire de mon parti. Je suis
de ceux qui pensent qu'il y a plus à gagner à dire franchement la
yériM, qu à essayer de se faire illusion à soi-même et aux autres
Ayons le courage de dire la vérité! Si notre parti a fait des
fautes, nos dénégations n'empêcheront pas les choses d'avoir été ce
quelles ont été. Du reste, si rcrtre parti a commis des fautes,
nous trouverons toujours dans l'autre parti assez de fautes pour
compenser les nôtres, et au surplus, l'autre parti fût-il immaculé,
nos principes n'en seraient, pour cela, ai meilleurs ni pires. Ayons
le courage de dire la vérité, et que la vérité dite sur nos fautes
passées nous empêche d'y retomber à l'avenir.
Jusqu'à 1848, tous les Canadiens Français n'avaient formé
■
DB BIB WILFBID LACBIKB
97
qu un Mul pirti, le parti liMral. Le parti conjerrateur, ou plutôt
X^^' fr'fi'*"^,'' °° ''«PI*'"». n'««»it qu'une faible minorité,
u ojt de 1848 que datent lea première» trace» de» deux parti» qui,
depuis le eont di»puté le pouvoir. M. Lafontaine avait accepté
le régime établi en 1841. Lonque M. Papineau fut revenu de
1 exil, Il attaqua le nouvel ordre de cho»e» avec sa grande éloquence
et de toute la hauteur de se» idée». Je n'entreprendrai pa» ici de
faire la critique de la politique respective de ce» deux grand»
homme* Ton» deux aimèrent leur pays, ardemment, passion-
nément, tou» deux lui dévouèrent leur vie ; tou» deux, par de.
joie» différentes, n'eurent d'autre but que de le .ervir ; tou» deux
furent probes et dé»intére»sés. Restons »ur ces souvenir», sans
chercher qui des deux eut tort et qui eut raison.
Il ae trouvait, à cette époque, une génération de jeune» gen»
d un grand talent et d'une impétuosité de caractère plus grande
encore. Désespéré» d'être venus trop tard pour jouer leur tête
dans les événemento de '37, il» »e précipitèrent, avec une alacrité
aveugle, dans le mouvement politique de l'époque. H» se trou-
vèrent au premier rang de» partisan» de M. Lafontaine, dan» »a
glorieuse lutte contre lord Metcalfe. Ils l'abandonnèrent équité
pour la politique plus avancée de M. Papineau, et, tout en to ran-
d^wiâ.'* '"'**' *'°"™° '' **"* naturel, ila l'eurent bientôt
Enhardi» par leur propre succèa, entraînés par leur propre
enthousiasme, ils fondèrent un journal L'Avenir, dan» lequel ils
»e posèrent en réformateur» et en régénérateur» de leur pays. Non
contents de «'attaquer à la situation politique, ils e'attaquèrent
audacieuaement à la situation sociale. Hs lancèrent m pro-
gTMnme œntenant pas moins de vingt-et-un article», qui commen-
*' If jS?^""' ^'^ J"8^ <le P»i^ et finissait par l'annexion
aux itats-TJni», et qui n'était en somme rien autre chose qu'une
révolution complète de la province. S'il eût été possible qae, par
un coup de baguette magique, le» vingt-et-un articles de ce pr<v
gmnme fussent réalisés dm» le cours d'une nuit, le pays au matin
neût plus été reconnaissable. Celui qui l'aurait quitté la veille
et y serait revenu le lendemeain, n'aurait pu s'y retrouver,
s J"!!. . '^""'1 ^^."^ libéraux, o'éta_. leur jeunesse ; le plu»
âgé dentre eux n'avait pas vingt-deux an».
Messieurs, je constate des faits, je n'entends pas faire de
"" DIBCHUB»
ont toujour, droit 4 notre re.p«t Quel et celui d'entre^^
•MTUr Tout pret.it «lort à cet exugér.tion. : I. .itu.tion de notre
p»7«, 1« situation en Europe.
aux premier» soufflée de cette grande tempête qui devait éclater
de l'h™ I , r* ■effrayante, à contempler. On «prouve
et qu^ Wad^rr'T'u* T"^ """'"' 1'" '« faisait partout
:in^ imio^d-tm;:^^' * "" '"°'"^'" ''°'"^' p"- "" '»"-
Cet état de choeea devait puissamment agir sur des imaei-
nations jeunes, ardentes et inexpérimentées. Aussi, nos jeunes
réformateurs, non contents de vouloir révolutionner leur pays,
saluaient avec transport chaque révolution nouvelle en Europe
^ Cependant, à peine avaient-ils fait deux pas dans la vie qu'ils
s apercevaient de leur immense erreur. Des 1881, ils publiaient
un nouveau journal. Ils abandonnaient L'Avenir aux énerm-
mènes et cherchaient dans le nouveau iournal Le Pays, sans ton-
jours la trouver il est vrai, la voie nouvelle (,..e devaient suivre
les amis de la liberté sous la nouvelle constitution.
/mL.,V ?™'- aujourd'hui, en relisant le programme de
I^Avemr, s empêcher de sourire, en retrouvant avec un si grand
bon sen, quelquefois, tant de propositions absurdes on impossibles.
incrotl""""' . "P-^'"'' ""^ * ""^' ""•*«' '"« propositions
incongrues que contenait le programme de L'Avenir. J'en pren-
drai une au hasard: les parlements annuels. Je suis certain que
chacun des jeunes reformateurs d'alors, qui est arri- 1 aujourd'hui
à la députat.on, est fermement d'opinion qu'une élection tous les
cinq an, est tout à fait suffisante. U d'ailleurs, n'est-il pas
DE 8111 WIMTBID LAUBIEU M
Unt^^toute I«g,.l.„o„ .é,.eu«, et u« «.uro. d'iKsiution «^
ment disparue de l'arène SLl^lf ''"">'"' '""^"^
raurorelunjourn^utauCrpr" WrTSî ' 'T'"''"
caAoli^uTsr""-''"-'"''"*^^ '^ ""^^ "ItraUTan le part"
catholique. Ses prmcpes m sont mo,lifié8 comme son nom Si
MO
DIIOOURS
M. Cartier rereuit lujonrd'hui lur la terre, il m iMonuttndt
pluf MO parti. M. Cartier <uit dévoué aux prinoipe* de la oont-
titution anglaiie. Ceux qui aujourd'hui, parmi lea anoieni par-
tuani, tiennent le haut du paré, repouMent ouTertement lea prin-
cipee de la oonatitution aiifflaiae, comme une concewion i oe qu'ila
appellent 1 eiprit du mal. lia ne comprennent ni leur pay», là leur
époque. Toutee leur» idéea iont calquéee tur oellee des réaction-
naire, de Fruice, comme lea idées de* libéraux de 1848 étaient
calquée» lur uellea des révolutionnaires de France. Ils w passion-
nent pour Don Carlos et le comte de Chambord, comme les libé-
raux te paitionnaient pour Louis Blanc et Ledru-Rollin. Ils
crient: vive le roi! comme les libéraux criaient: vive la républi-
que! En parlant de Don Carlos et du comte de Chambord, ila
affuctent de ne jamais dire que Sa Majesté le roy Charles VII, Sa
Majesté le roy Henri V, tout comme leo libéraux, en parlant de
Napoléon III, ne disaient jamais que M. Louis Bonaparte.
Certes, je respecte trop l'opinion de mes adversaires, pour ne
leur lancer jamais aucune injure ; mais je leur fais le reproche
de ne comprendre ni leur époque, ni leur pays. Je les accuse do
juger la situation politique de notre pays, non pas d'après ce qui
ry pane, maia d'aprêa oe qui se passe en France. Je les accuse
de vouloir introduire ici des idées dont l'application serait impos-
sible dan;^ notre éut de société. Je les accuse de travailler labo-
rieusement, et par malheur trop efficacement, à rabaisser la
religion aux simples proportion» d'un parti politique.
Oeet l'habitude, dans le parti de nos adversaires, de nous
aoouMr, nous libéraux, d'irréligion. Je ne suis pas ici pour frire
parade de mes sentiments religieux, mais je déclare eue j'ai trop
de respcNJt pour lea croyances dana lesquelles je suis né, pour
jamais les faire servir de base à une organisation politique.
Vous vouleî organiser un parti catholique. Mai» n'avez-vous
pas songé que si vous aviez le malheur de réussir, vous attireriez
sur votre pays des calamités dont il est impossible de prévoir les
conséquences ?
Vous voulez organiser tous les catholiques comme un seul
parti, sans autre lien, sans autre base que la communauté de reli-
gion, mais n avez-vous pas réfléchi que, par le fait même, vous
organisez la population protestante comme un seul parti et
qn alors, au Iiou de la paix et de l'harmonio qui existent aujonr-
.
Om IIB WIIJI-RID LAHRIU 101
principe d.^ge'Aulï.tbtrlÏ; """""" '-""'*■ '"'<"^*'">
«it'i^FrZ un'rui*^ '"VT ' ^•«-"' -o" <•"'«
le. plu. .rdent. d« UlXS . "«"^"' "«> '•>■"»"■• Le. «ni.
Elle .v.it «rd^m «Tm* utrr Ty' ^•'''"" «"'••«'•
Wy. un dUnn*^ • ^'' «PI»""" quelquefois pour leur
« que i^tZTc^J:^^' ~'™* '«P^'*' P"-' -u.. c'e.t
li^r^lt^^"""' '•«'r"'"'"' ""' '"«"» «naudire 1.
iiDenei jsi»u que wnone-nous donc sani U liberté? 0„. -.^
J'avoue bien que la liberté, telle qu'elle a été rfii«r.l«n»f
Français ont eu le nom de la liberté il. n'nn» « '""■ ^
et qu on a vue pour la dernière fois à l'œuvre en 1871 m.'
représente comme une femme " ''
IM
DiaoouM
*','î°i"" «' "• IX". d, l„TZ In .niMll-.
isi^.iiiJî îf".''"' •" w»w»« ^i««i
<J«» il» gni (orto Mnaw «lia ri .>i ... . .
'mbrMit
•Itérée, il »r,r,°e à^l.'^T' f, P"""!""'- '"«lp« •» «nté
Kt le ^èteTuTrtpondT^ "' '* ""' ''"""^"'' '''' ''Angleterre.
It U th. Und tliat Intnm Ull.
Th.1 »b.r*ilt«t FrMdom cho»,
TH. Und wh.™, girt wlth fr|«d, „ ,^
A mu Duiy ip^E th. thiii, h* wlll , '
ï"*! '"J""."' •^'■•^ «"""""Ht,
Srv Si J"*' •"'' "M nmowii,
ï'rom pre«d,nt to prwednit .• '
But by d»gre« to fullnm. wr..iight,
nemi,, „n h„„une peut dire\e'';;!„™lrdTr' ' ■"" "" '^'''"-
D« »IB WILrRID LAfRiiB
invS^* "ï^'*' "~ «^ ««•«» j-f
" Une terra d'un
« utiqiM renom, oO
précMrat. - ^ «
prendre, et tout en râ ^.„t L! i * ^"''"' î""* '« '^■
«m jonr, d.n. un mom™H-^"kr,W.,„r ''"'''■ ^"^^^ 1'"'
le loleil do leur. cri. et d. «i,.? !z ■ ' '*' ""'"" * '°""'t«"
ri« d-„„ ,„o. eo'.rrp.e'lJ.pi'/.r'''*'"''""' ^ '»*'* ^"^
»»ri«It (iM lorMnta d« Jumitrt
■« MI otwni» bU.|.li4iii«imn.
<!«« leur, imprécSn. '^ ^ " '" ''*'•""' J»«ï»<'
de u'to4,trr:M:u:z'' "•"'^'""' "'«'- •« -»
lS^i:r^ni!s'ttr7'-. ''^?'» -p'^^- ^
clergé, de vouloir l'e^S.rdvr-'""""""'^ ^^ l'^Kliie. «"
phrase comacrée, de voulorr l^i?^ , ' F""^ ™ «"^f ^e la
Il
IN
nitoovn
-Jli! 2" ','J> • P« «• «^1 «Mwl otnadiM qui fwUl*
•npieliw I* olwgf d« prmdn jMn «lu afftirw poUUqoML ti te
•lergâ rtut prandi* p4rt lui «AJi*. poUllq».* ^^
Au nom d« qaçl princin, ha «mU d« te libwU Toudrateal'ite
rtfiuw tn pi«cn te droit i, pnndn part aux affaina politiqtml
Au Bom da quat f ...p, |„ «mi, j, ], ub^^ Touîralinto
rafuaar au prétra l» droit d'aroir dn opinioni politlqua. <t do tea
mt!; 1 <l»PProuw ou d. dfaapprourer la. homma.
publica at eur. act.., at d'anaaignar au paupla oa qu'il oroit «tre
•on drroir I Au nom da quai principe te prèUre n'aurait-il paa te
„,-' -fTi 7 T ".J*.""? *■"' ""*'• '• '•"«'" "» maMofaTiora-
que J ai la droit, moi, da dire que ai mon adraraaira aat <lu, l'Eut
aat en dancerl Pourquoi te pr«tre n'aurait-il paa te droit da dira
que <i je aui. élu, te religion ra être infaillibtement détruite, lors-
que j «1 le droit de dire que «i mon adversaire eat élu, l'Etat a'asi
»a droit à la banqueroute r Non, que la prêtre parte et pi«oiw
comme il 1 entend, c'est son droit. Jamais ce droit ne lui sera
contesté par on libéral canadien.
La oomtitution que nous avons invita tous lee oitorau è
prendre part 1 te direction de» affaires de l'Eut ! elte ne fait
d «toeotion pour personne. Chacun a te droit, non seutement
d exprimer son opinion, mais d'influencer, s'il te pent, par l'ex-
presaion de son opinion, l'opinion de ses concitoyens. C3e droit-là
exHU pour tous ; il ne peut y avoir de raison pour que te prêtre
en soit privé. Je suis ici pour dire tonte ma penaée, et j'ajoute
que je suis loin de trouver opportune l'inUrventioo du elargé dans
le domaine politique, comme elte s'est exercée depuis quelque*
années. Je wois au contraire que te prêtre a tout i perdre, au
point de vue dn respect dû i son caractère, en s'immi»çant dans les
questions ordinaires de la politique ; cependant son droit eat
incontestable, et s'il oroit bon de s'en servir, notre devoir à nous,
libéraux, est d« le lui garantir contre toute conteate.
Cependant, ce droit n'est pas limité. Nous n'svons pu parmi
nous de droit» absolu». Le. droit» de chaque homme, dans notre
état de société, finissent 1 l'endroit précis où ils empiètent sur les
droiU d'un antre.
Le droit d'intervention en politique finit i l'endroit où il
empiéterait »;ir l'indépendance de l'électenr.
La constitution do notre paya repose sur la volonté librement
«primé» ,1, fi,^, ,| ••I»
.i-"."i.i»l:^ rcr.;::'- ■'~S£-S r£«
«iTKi)i«. — 1- ? *•• P" «on on nion .i-ii.
,-" «" "me d'L
"« de. aecteirTnttZ^'l- " ''"P'"'»" exprima d„ I •
"f. «I un tel eut de rfioaJ
IN
wacoi'i
î^l
qu'un r.in mo«. r. t.lt oi t.rW W^^Z .iT"^^ *• " "' '^'"
plmwnt nu« Boni aoininM i.i ._.,. i, i-i«ma« ■ini-
«ulion et I « nom rxnoMr k in.IZ. u ™'""' «««• ooeiU-
tiDcin; ft i «u"-U du moiiu je pui. dii». «t i. di.- " Vn!- .>n
ITl ^'^'IL"" P'^' "* '■*•'«"" "«'holiqu». «it plu. "b» M
r«2d.c.tion d, d„i.. inoompatibl^ .r«, no,,; é .IT.' .rWrt
^o„., dc.l.vH.ppor 1.. fJ.Z-:LZJZlZ'lZ ""tZ
«ta politique du parti Hb#r.l ; il n'en , p„ d^nî« » ' '*
Il y. m.mten«t qu.rante «n., le p.y. .. .„„,.(, J^j^
"■•"""^"".i-iimM
"*"«o l-ll «iBii
^Q".'~: iXrr- ""-'" 'o... trie' '■ '"-"-' "^'
«•« i>n,pird„T."v',r '' '""••• -•"'"p n; :•:; * ■• ""r""*
"7 qu'il. Cc„ '',^^;''"' - •■'"■^r -./,::" fr/''','- """^
■•" > » "s purent
108
DISCOURS
voir, dann I. vieille cath6dr.le, le b.ne d'honneur d«i (çouvernenn
franç«. occupé par un gouverneur frwiç.i, ; .'il. pu,Tnt voir le.
de 0«,,é jusqu'aux plame. de la Rivière Rouge ; .'il, purent voir
ZIZ ''/•'"•"l.' T "<"» "PHle 1. plu. belle de leur, victoim'
promcn* triomphalement dan. toute, no. cérémonie, publique.
• 11. purent, enfin, voir no« libre, inrtitution., n'e.t-il p«, ptnni.
deeroire que leur dernier «.upir .'éteignit danj un murmVre de
leronnaiMance pour le ciel, ot qu'il, moururent consolé,?
Si le, ombrée de ce, héro, planent encore «ur cette vieille cité
pour laquelle il, «,nt mort,, .i leur, ombre, planent ce soir ,ur 1.
salle OÙ nou, somme, réunis, il nou. e,t permis de croire » nous,
libéraux, — du moim nou, avona cette chère illusion, — que leurj
sympathie, sont toutes avec nom.
PAGES D'HISTOIRE
lA iSaz VIOTOMA
"« discours de Cartier f„i' 1 ^"^^'^•^K et sa crHil.
'*" de trouver plu, Joiu *^ ^ ''''*°'^ «l^^ ''<"" -era hen-
Au milieu des mille et nn,. .
""e session, sir WilfrW Iw .i'J!"''"^""''™ ^"'entraîne
yn de la mort de iasZl S*° '''""°'"«' »» l^»d"!
«âge à cette femme remZnJM ?' P""' '^"^re hom-
comme souveraine d'un S "a™ ''''P'"^'*' "'•» «"«
»«« une revue magistole / ""'«"*««''Mel.
montré avec quel tact é 'ue„e \T, '^^°^' •"• ^ilWd a
-««reprises «entir son nSc':;'^*' ^'î^ "^ ^''" ^ P'"
Combien cette intervention fut h.t ? ^ "*" *•** ministn^s.
mettre celle-ci en plein rXf h '"*°^'"««nte ' H suffit pou^
Pêohé un choc eff^^ab: :;tr:'iT''r•^"^'•''^'»-«^m'
Ums, lorsqu'elle fit Lhir !'antoit°'''T'" ^* '^ ^tats-
Ja»cer un ultimatum à nos votos " ^'""'«««». Prét à
pt'gt
110
D1«00UB8
At«c qnelle toncbe délicate et ■»«. /.««n , ,
" Dan, aa première larme elle noya .on cœur, "
teZ^nr la Tl ^"^ P'* ""'" "" ^«^ ^"" ^° Angle-
Ste " •'*«* P'"^ «éloquente et plus tou-
(TRADUCTION).
M. i.i; Pbésidext,
ic^ju, pieusement veneree nar ton«) sf>a anî^fa -:«i,„ ^*
i
toute, ]Zr^ ■ '"*"« "«e que ws .,iiL "^"""« million.
"«irait de réconciliation. * '' '«'"^ PO" l'heureT?[
troubler, en face de 1™° "ï" «""""e voix d"3„f ''™*'"^
En quoi consistrC^r^P^'^^and.^^^^^
112
DISCOURI
3" ' . * 'rouvent allié, à une âm. >" ' »"K>f>(« «iiprême et
f «Ml v.f, se sont produits en hTv? " '7*" «""w d'un éclat
'nfluence. Il .'est~bien dt él ""'^''^■"^«■""'ent de son
le plus partial sera tenu de dire o,f'n '"T '^""^ '« P«>>^irt^
circonstances ta- . -abk, rf! ] ™ ^" ''* °°* "^"''t* flimplemmt If
■i^
"*•'""•"■*•«•" Wl,«,e„
''Mnenoa de ,, . _ ""'" 113
^"U tek q". ?." *"""' P»ï»- HoureuxT .' ^" «"jourd'hui
«"indre queTé ^.r*""".''''» '« »ê>^ pc« ^^«""* ''°"«^'<' <!.«
"M. nou» devoM ' Y- '".'^'•'""re do l'èrTw^ «.-"nboHit. Voilà
'oi't aille,,™ l'i./^ "'■'-^•r it qu'en An!?^:
lettre, de ,on V-""™» <'- «ouveïaind^^ *'*'''*' "«""me par-
I« vie de la corétat?" ^""O"" '"i^e de T"""'" «""«"^
S'" <»t vrai q™!îexî,^P'^; '« '««"» o^M LT"" ^''«°"«.
--.-«" ioure» d'une énon>.» • '™ '*• ""Burs d'
terre. .* ,.1^ ". P'«n"êre 8oure,.;„. "! ?."" «" existé: ell« (...
m
114
tXSOODM
n^ kfL ''"^•'"W"'""*»/ de "fi^li^",, ."î"""''»" 'I» droit de
•on peuple, m.i. «UMiTar -[ffé™" '^°"'''»'"''=« ^t l'amour de
w irone de la reine d'Analete™ i. ■ ™-'<™enl« de terre, mtU
q-elle a su tenir durant C^^ntflt 'S ~'"'"'"' ^«i™^
, Ce n'est pas tout T >tr,£ ""* ""n^s de son règne,
de Vietoria I étr„LenttuTr^r'Z-'r'""''"''"^<'" ^«"e
^'--fut le d..e,op,„,„^, .rrvSlrC™--;,^ £
"«•II.W,UrK10LAi;8,B„
-7 :ie '::-:'«'-'-.« POU, ^„,.,«„,""
Ph«tie eût é« «oou^ul! ''* '*"""'• de la popu «fil' ,'"" ' o^^
i'>au«;,réeii;T1 *" Pi-^^'ère lime « ""^'«''"'•ia- San,
parlement. Z^'lr^r» P" ''^tawLimen dT"^ P^''"''"-
colonies. '«^Po-^ble et la concesaiorde 1- «f"^«™™ent
j; . , ""^ ' aiifonomie aux
S"» en Angleterre
■i*:^M
I
116
DIKOVH»
P" j<>ui du Kouvcmem^rpTrl.mentJLT "'1" ' * " "'•''''»
•««ption de oe terme ; ^iJ^àJZr^t^ 1"" '* P'"' ""«•
•ou. iM rtgne. pr&éd;nu en lutr! "*'*" *'•" *'*' «»""•
• or.Jle« de toute «vi"^*"l,'?,°"7'''. T" '' •""^*»'>' !
développement du «ou«m^^ "*'''. '"'*'' P" J»"' d" plein
gouyernementcoa,ti.iuiJnne d« tôurii^M ^ '^'-^ '"' <•"
qu'il lui eût (té imnoMibl- L i. i " pl«nitii<le, i ont cl«ir
«utionnel i l'Aneletem, !' ™ •«"."^W 1" (Wurcmemcnt comti-
Gr.nd.B,«^«ta:o4'?rii:xr'°" ""^"- »
huitième .iècle,tou.?rt^eot^^Jn^-^,Vr '" «" '"" ^''■•
««uf la colonie français ri. n.ikl '^?«'«'<'"'' «» Am«riqu<.
d«iee et l'obtinren pt lalo^ tf' '^''""^'«'" '■>"' iudé^n-
loii^o et ardue, qui CMaH.n "T^"- ^« ^»« ""e îutte
jon berceau "n s'eSumenT-^S?:,!', ^1^ '' ^''•""'' "'"''" """ »
haine qui .'«t perpétua de géZàtiT^li^T' "" "^'"™™' ■'«'
jour.. Hâton.-iouVd'ajouter 0,^ n», L*^'"^""™' ""1"'» "o»
haine a aujourd-fani pordÛ ^e^lT.™"''?'"' ■'. '™"''"»' '«''
Murait affirmer, touUi^ au'n^lt.T ""*""!?• "»'"' "'•"' »«
«tre en trouvera t-on „ ZIT. *" '.^-^f ' Ji«P«™. Peut-
ce «miment d'animS ,w'''7"'''f' «j «''»; mais, enfin,
actuellement entre l'it^ L re et î SL"/. if-'^'lK "?'" *=■'"'«
amit^ qui ,0 fortifie .iTionr 'n („„' ^•''*"-^'"' -l'Amérique une
Quels «ont les factpnm . ;'™. j
P"»iWe? I-epI„spu?s,.rH; '„'''"«'"'•' ™«« •*«»cili.tion
de la souveraine. Il êraôau^ AIT,?' •'"' '^°"*/ '" P^^onnalitê
«on avènement au trône ut ne J^TZ ""'' '^" ^'"" '"^""' «"o
donner des preuve, hZ^aIJIIa, * .'"^,'*' *" *»»*« occasion, de
qui, «an, iJI f^es" tiS/p^^ ,'"'''1'"''''' "■"'"* * <* ^a
ferait encore partie des doma^L^^ P a «"'"'"raernent coupable,
"■•"'«■"••""" WIB.«„
«« '■Miger ui« di^.*!*'* P« homme i toK^V^M '"L "''°''«'*
™'ne, «t alon que m rt!„iiA , P"""«"Te, ayant /!,i! .
l'on modifia 'a'^déil' ^""'^^''"■«- On «utr,;. "' "^"'«"^ «J"
«'^'^ et tout d.3^ f "" «""««qucnce /e, ,^( "^. ""«'o" «»
1« reine JXTJ 'f"'""» '^oum^ ' ctt P"'"?"" ^■■™t
Ltion, drEl'! :.. "--W. imp..,.,,f„ ,,^^ .^; ^^ a part de
î?« pins tard, vers l„ L î ," "^ " <"»* P»» ton % • "^ P^P""
Etats-TIni, eût éZ i„ « ''^, '» f'""-» civile „,? k" ^"?''»" «--oi»
'« «>ine doS Le Ton T-"" ^P""'" <! Wve r^' ""I'" ''^'"■*
"* nouvelle m.ra.m de -Z i *'' »'°" q»«
'°n bon cœur et de ^n
lis
micocu
durant le qu.tre«uJi.„Jl^J^r'"!,.""" •>'•»« '• mort
•'"*"<••'" » «.nd en foule dân.«.TJ,'r ' ^"«''«'"». !• P«.pl«
PO'nt l'etpoir de voir i^mLJôSj,"*'?'- ^' "' «"""k
de.p«rer qn» r.„/ti« .in,i i",!"^ ,""'' " °'<'''" P«™ii.
continuer, à „ d^velop^Tr Sl^«l' '-."•P'*" <'• I« rein,
«rouvont de no,,v«„r«uV^e.n™„„^, ?,"•,'"''•"« »•«<«" «
P«r ceux de l'.ffeciion, \hm J^J" "^^ 'î'"' Po'i'ique., m.i.
fuient Mnctionn*. p», hZi^tô'îlI^, *"?' durable, qnj ,'il,
)•«... cet «vtoemenï venait iClte"'!' "^ ^'"^ P*'* ' «» "
» 1» «We et noble fommo qui Z ItT/' ■ ' "*"'" "" "«^i«ndr.it
•ux .n.pir,tion, de «m cî^ur ' ™ '•'^'""" «»»' «■'«pîcmB^
XJ«n. une vie où il y « Un» > .j ■
plu. .d„,ir.ble, c'e« J„[^^j ^^'jT' J? qu'ij 7 . peut^.re de
^ "me . fait p„,„„ dâw î«'^,io ''"P''"!'* "^o ""««re dont
P" P;!™'*; •» dernier iZieJ,T^^! \', "'"^ ^' "«»•'«'•
1 .ff«ct,o„ de «>n peuple, et oeU Z J3 ' ' '' "" " «""'"i-r
file avait le don de fiireTiîl.f / ^"'^" '°"*«' <='>oon.Unoe.
1. façon 1. p,,„ ,i,p,/; « p'',:^';^;;™ - qu'il /.liait, e.7ê
, C'est ainsi que, le io,„ 51 "•""""e du monde.
I"i/.llut tenir pV la pCièreZl"™'»*,''.'' "»«• '""nuM
-rcr le. v..ran. d» ' ^^ett dœ::^ t ^gltr^e
J. 4-~
D..mw„.rH,n,v,,„„„
Châ.„„bri,n,,,. .. ,1 „„,„ ,',7'i";- 7""- I» 'lit q...lT^Z
A d.tcr dn ce mom..n. „ ^ >*" •'•n'*.
*■■• •• pram tn larnt «II. ■■,».
où il dirait qu'a !tff" * "^ P«-«»»iou, d'où ro-L? ■""*' •">""
. • ' =---='re6 i.t des noble.
i
I
IM
•■■■ • inotl, — " lue la «)B|iB„.,i„ , """ S"
_ Po«i- nm,., „„,,. ^ "«""iMIlM, ,1, «,,„j-'j^
Ksumoii
' E-'ope Cherche à .„'te^ '^;'*Z: "' •"'"^"^"'■n^.^nt
•;- "- .n,.^e p.ziz""'"^' """' " » -w ,"':;;;";:
"ladiifonr avec ■». i.wn
"-"■ à «I WII, ,1 t."?'""'"''"'''''' In- .il rT- ""'" *
'•«HoS»^'- ««"-nui e.r biïn^iZr ;'*'•'•••' " »
S
■ÀJ
DISCOURS
On reasenMra h la lecture de l'éloge de Oladctune que sir
Wilfrid a fait, le lendemain de la mort de son ami, l'émo-
tion qui court de la première phrase à la dernière de ce vi-
brant hommage rendu par lo prince dei. orateurs canadiens
au prince des orateurs anglaix
M. l'Orated»^
(thaduction)
1 t;
Tout le monde, je crois, admettra qu'il est (çramlement con-
venable et digne, au milieu de l'expiesBion de regret universel,
qui, de toutes les parties du monde, s'élève en ce moment vers le
ciel, que nous joignions notre voix à oc concert et que nom témoi-
gnions des sentiments intimes de respect, d'admiration et do véné-
ration que tout le peuple du Cauada, sans exception de croyance
ou de parti, professe pour la mémoire du grand homme dont la
carrière humaine vient d'arriver à son terme. L'Angleterre a
perdu lo plus illustre de ses fila, mais cette perte n'affecte pas aen-
loment l'Angleterre et l'Empire qui reconnaît sa souveraineté, ni
même la race fiêre que les liens du sang unissent à l'Angleterre.
Cette perte retombe sur toute l'humanité. M. Gladstone a consacré
tonte sa vie pour son pays, et le travail qu'il a accompli pour son
pay? était conçu et accompli en vertu de principes d'une si haute
élévation, dans un but si noble, pour un objet si digne que non
seulement sa patrie ma's l'univers profitait de son œuvre.
Tl n'vv-tt pas exagéré de dire qu'il a rehaussé le niveau de la
C!-. liisation, qu'il a rendu le monde meilleur par ses préceptes et
par l'exemple de sa vie. Sa mort est pleurée, non seulement par
l'Angleterre, sa terre natale, par l'Ecosse, le pays de ses ancêtres,
par rirlanle, pour qui il a fait tant et essayé de faire encore
plus, mais sa mort est pleurée par le peuple dei Deux-Siciles, dont
les droits méconnus ont trouvé en lui un avocat ardent en face de
toute l'Europe ; par le peuple des îles Ioniennes dont il a o-^siiré
l'indépendance ; par le peuple de la Bulgarie et des principautés
danubiennes en faveur de qui il a forcé son propre pays à se pro-
noncer. Vraiment, depuis les grands jours de jîapoiéon, pas
I>E 8m WILPBID LArniBR
or*S.tnre. humaine.. M.i.^ J"' > '^"" <>'' «"ilHon. de
•mmen« personnalité pri^"'e lui fTf" /"?'««»''" de «on
p.r l'étrange attrait que provoi' tnnï '">' P'^P'"^ ^««'i"*»
partout le génie do la gue,?rrno„,T^°"" ''''''" '"« '"« ««<« ot
1«« nation, civilisée, iCara'a l^^ de Gladstone eet dcvenu^our
"" — " "uuiaiiie aan
actif et do plus unirereel. ■-- """"". ae pi,
P^ûittf desSe,^:4ril,t' '"^"!"« --'- .
^rr=^j-^o;55fte;;,:'rt!ifS'!;:
yen, de la postérUé ilTen détaohi'r T"'"".' " "« ««"W* qu'aux
^»B lo, autres, ce «ont : Catur SoT^ "p- ''^"1""' <" «rf-x^nt
S. nous ne considérons que î'a^niél ,?' ^Tf""^ "' Gladstone.
P««».à la modicité des moven™^ Zju '^™'"'*^ "'«^'"■a »"•
l'Italie unie a ,urgi du S ri. '^ i^ o' " """' «"Reons que
«■ concl„re que ^ eoml de TZ' t ^"^"'^'^ ""»» ^eXs
homme d'Etat d'une habile'é et d', „» "". '•"!'"'"'"''''«"<'°t "n
preuve d'une foroe de dir«.tm« • , i." * '» Prés denoe a f.Jf
I a sauvé l'Union ^éS!",-?"' "> "^ ^"'^ * aucune épL„^
ait presque miraculé.™' d';, t^^lf t '\""^ ""'-'^ "
X /*™a" homme n'a déployé , m» H«''« <l"i '"i incom-
plète des motifs complexes trCnnr''r^''-''?'''" P'"' "o"'
de l'i^i-bl^'Sini:^ r?r <^"- "« -«Oe - sens
«" b«t • révocablement sCplu, s'ém™''' '*' "''"'" = " °""''^'
Im-memA M OladstoneTcer?»;!, "" ^"* ''" «'«it le sort
•I concentrait .n lui une varié^'^l"?" ^' r"^^''^ '»"' ««'«- ^
de rencontrer d»n» vi, »e-,'T t**^ humaines qu'il p,» „..'
'-^..Wme. IlavaitlegoûuCa^^^a!
124
DISCOURS
câv;ùr°?rt!l,'^!T.''? "^"^ 1"' "«"l'-it •" comte
ciare que n a jumai. montrées Lincoln. Il m»M»it ]•» m,W~
,M il ■ ". j ^ **"* " eorrojpondait dans lea journaux de Pari.
viSiîr '""" *** ■«^"-«"««'t >« Pl"« «minent orateur dé
.abre. Ses refontes et senrio^nir '"/"P""-» Puissance du
principe qui transporta l'Aneleterrp A„llZJ,r """P*^' '» Ç"nd
>)
D» Sm WILFRID LAUBIER jjS
par 1. force ou U vE" m^i.*""' T'' .'' ' « ««««"npli ion p„
« l'influence de JZ.^'nZé "^^^ ' ''""'"^'' '''' """ «'«i"^
e» «ote. de l'homme?^°t„é il é.âuTT''"*' ?,"'"<"" «"•
lui comme pour les ÎmZvLT- j ■ ^^ '^"' *' "^ <». e' Pour
nature moCe HB^Tm^^"" ^'\T,^ '""P"' ««"«■" dW
qu'ici encore il é.rgr3 Tp^i, " !^/. P"? ^f'*^''' <"> "i™
l'existence. * *' "ï" " ennoblissait les réalités de
«ntiment religieux qui domLT^ '^ "'■ *'*''* ''» *<'™e. Le
d.f«.urs, ce sentiment ITTrèlZ,^ -.«publique et dans ^
•"■eux, apparaissait dais tor4t,tes7e,l7 ''. '^'^^^^^^t le
fcumble,. C'était un homme ^x i^lif "'"' '*"'""' «« 1^» P'u»
'.'amitié longue et durable Quanta ^°™.'°''''"''« P"»^. »
trop en faire l'éloge, elle étâ tout .™^!' ""'^"T" "" "« «""ait
«« derniers tempTiussi touch^n^l «."Piï"^*"- "''""■"'•'le et, dan,
«no permettrez sL', doTte I rapL^r ct^ '^r"^'«- ^°-
connaître et d'apprécier sa c^uSe L^s. i"" *", '" ^""'^^ <>«
dem'indVVeKrrr-dS^ T' <^r" ^ •»- -
caractéristique fixant la naître de T'h^™ T''-'^ '"P'*™»- J"
incomparable pour la finant» ! V.,v *• \'^'^^ »»" K^iie
oratoire f EtaTt^e .a me^Til Luae C„dhé'''''"'^\''%P""»^^
avis, ce n'est aucune de ces qualités *T°^'** .™ntale ? A mon
'1 y en avait encore une plurm„m,f ^i^^î? ''"«"«» fn»»ent,
antres, c'était son admiraWe huSS t: '^'"'•"*'"« ''"<' 1»
droit ; sa haine de l'injustice, duTaJ de iC '*^'' '"P^'^" du
forme qu'elles se présentassent ^,,'f^}.°PP^^«<»> sous quelque
^«aient sur iui'presqieT^anfqSnrsi' " ■'' '''"'P'»»'»»
nbres de son être et <}*« «> ^""l^^m, secouaient tontes 1«<
était réparée, ulll 6%^^^^^""^ T' °* ''^ »^i"
tont son «prit, tout son ^ur to?te^1" f ^f ' " ^ «>'"'«'rait
-'Voyageait. x;:,î:e4-s?-S^„K?
126
DIBCOUB8
>
i'. I';
oubli, même l'objet qui IW.?..^'- t.'V" '*"" ^^ »««<.
lonir^^rn .WeuTrl.''-'"^' ''/"' -■'"ni-.ire .ux île.
hellénique du rXTu''QZ'^'f:t''?r''T; '^"'' P^P"'"^»
malRré la pro-simiU «f I„. '• • ^"^^ ^^ ~"« séparation
~lide devint 2w^li'r'-;i''T '="""""''•' "' ««"«""«n"
et assura leur iXènCrEnfi"/^ """"'.' ' ?/''"' '«"' »'<«•'
vie PubIique,et,ui?rtrerotdeMTM ''"'."**"' ""^ ^'^ '«
chères étude^ ", le, aTocit^HJ^' 7' '^" ''*'°"°« * " «e»
tien roumaine le reurêl?,^,' ^" '*" ^'"•'» "«"• '« Popula-
une vêhém née, uni WoW e tn^,!' ""m™™'" politique 'v«
torrent furieux qu^balaTeourd.n'''^ 'o" '" '»«"> d'™
je le considère, la car.otéri "t au^Hr.'"^'''- . ®' "'*'' '*> <»°>™e
que ce que l'on a appelé le^Sn,! t^P^'-'^ent, elle expli-
«evé à l'école la plSonSb^rr ^ " -T'!' " ""' ««
mateur le plus actif de not^ ^^ du torysme, il devint le réfor-
du parti iibéraUt un'^w'a'X'act^Tdord'''"'''' '^ "^"^
que dam son «prit si complexe irrerta^ttr,; '" *° J"'*^"»
pour ce que l'on est convW d'apnetr 7 " "^•^'"'« P'"*
«eulement son esprit était liber»! t?^I ^ouiiervatisme. Non
conservait ,ee .Cio« ^tllT^t'^ut^d * '"/""' ""^ "
d'importance immédiate ellei Xai^kt ^■. ^ "^T '*' •'°^'''»"
du bien et cette horreur de l'fntS P".*" "P"^" *"«' <« "•"
moment qu'il ,'ape.^aft que ^^a£i™°' ^ "' P"l«- M"' du
en conflit avec cTqu'il crovait7t~T^^ conservatrices venaient
à abandonner se, l^clenZ L "♦• '° *' ^""*' " "''"««'«"t pas
dans la voie deîa rffômT ^0,0^' T'- ""^^ ^■"«'"'''" »'°'"
aimant et fiUal p^ur PeX ^A^lî^" '"TT- "° dévouement
dans plusieurs de ses ^s ^^^f» " '"■?"■' «* " 1'" <«*
Angleterre, et les mênT^?,^;. * " * * """ ""'»" » ''^tat en
uae, ec ait I Eglise de la minorité et il n'hésita pas.
1 !'
:j^^
DB BIR WILFRID LACRIBR X2T
Il en fût de même pour le Home Rule. Mais en louchant k
« .ujet hien qu'il y ait beaucoup à dire, ce nW Zt^™ n 1«
mr rfiildC^ ! ' "'. " P°'"''""' P™P°^ P«' M. Oladrtonê
troo Dro?™l! ^- * •^"''"°? • P™''~l"* "-"P 'l'anirrtume et de
i™nSt„ J"""' "r* '". "™ ''* «"« C'"^b'^. pour
JUU «oit à propos d'en parler aujourd'hui. Je veux seulement
«ens de justice qui If. caract4ri«ait par-dessus toi^ ouand il fZ
convaincu que le Home Rule était la seule méa'pZtiuo de
ôhtillr ' P""™''' pop"'""»*- Tout cela fut sacrifié pour
obtenir au peuple écrasé cette suprême mesure de justice. qS
»,».WKi j.^ * ''^'.^" "°* P*°»*« "0" «eulement courageuse
^enrânno^n^l'i; *^ "P**"' '« mécontentement de l'IrlaX™
« en lapportant à l'honneur et à la générosité irlandaise.
.nïd'K ^H^LL^Z l^n^ir'^.-'L-'
2sV»n^ T '" """"^' subsistera toujours, la graine qu'il a
S"fla^W^^KC^«^.~ -™- et fru^tit:
MB JOHir A. KACDOBAIB
.J^,!Jl."' ^^"^ «'•^t'"K''«'t A Ottawa, au début do la «e^
devant le mérite de son rival et faitTn hJ j. ^ "^
grande et utile carrière. Voici cetïge. *"' "'
M. l'Okatidb,
I
130
uiacouM
»«".* H„„ ., perte «.'L^, c^^.^^lfVi.-ifu''" *". "'""' 'l»-
de. plu. «n.rq'„.ble, de « .iJ^t ''" " "^"''''" "' '■•""
il ie trouve d.„, ,, ciîriTrJ JTn ^^ '?"""'■'' "" '"' ! ">«'•
■i rem.rq,.,bl«. q,.o7éjà if brille' l!'" ''r'-*""" "'" ""'•"" "
•ujourd'hui 1 I. Ch.mbre tel. „^il "'•f.'*"'"'!"" par.ÎMent
, Je coi que l'on peut dire qVedlTrî.TJr*™"",'''''"'"'"'-
le. homme,, ,ir John A. M»«Ion.ld «..I, !î / ' ''" «»'»"'"'«'
me. l'ont été dân. .uo,mnr. j "* "''"'"'' f*" '''''""•
qualité, le, plu, «mineur S/"". ""'"P ""*''•' i ^ou* de,
porte qnel th«,re et^ltion b n«T' T"'T '"'"* "" "''">•
eût «I* plu, g,„d. '"* '' •"'""* Plo' l'-e ee thMtre
T^r^rdi-r^t'^tn^f?-^^^^^^^
lement I. eonflana ml!^ I„ ïï '' ' "^"^ '""'«• »«"' «en-
-on parti, e^unë prZv éWdeZTn^' «' /'"fll"^''"' "dente de
lit^, d'homme d'Eut dont nou° It^on!,/"'-* ''•' "' '"'"•» I""-
«tait encore dou« de <» "hame ««1 •'?•'""' ';'" '" i"""' "
«ubtile, ind«fini«,bleruig^ele4 • de '2"'' '''' '"""' '"'■'""'•
attaché. ^ ^^^ '® '^"" o»» homme, et to le tient
du&d* "oJ'pe^tr, ''^'"''J""."' *<""<' '''"'' •'■'■••toire
A. Macdonald à partir d.Tur'o,?1"*r ""f '' "« "'^ "' ^°^^
l'hi.toire du Canada- car il a éî/^ ^\""'* ?" parlement, est
ton, le, fait., à ton, le, d/sil! """"^ *•""" '*' «"énemen ,, i
de la PoeitionVn" XluTor-'cet Th""™^
Bien que me, vne,SSr ^ il^f^. g ^It!:;
m
DiaOOUM
r''"" •«•^«lir 1" " •.""«■lu. .u ZT^," "" "Pp.'fcr ,M,
*^ M 'w mj.i.t^.Th'"^ • "< uti./,!;:, 1 ^ "*« '«'» IN»
n y « une vin^ain, ^. . """"" *** '"'^''■«'«"ent
M
I
I
Mon,...,, l'0„te„, I. mort «M.' î ■•'":' "* '*"« '
oh.mb„. f,„ch.m à dro"r.t à ^^h «Pr"'"» 'Un. r,„.
pour 1» r.n,, n/.,nmoin. ZZct^Tlt: '"' **""' P"'" ''»«« "«.
J no. o«„r.. r,. mort , touioul r"""* '''"' '« ""'rt • fiii.
douIPur et le. ohi^rin.. m, . o„ "^.r ' T^ in.^p.r,l,|„ 1,
mort. c;,.t I, «ntlîUt qu* , 7.iT„.',L' ''' '*''"•"•"' ''•«- I.
|rfp.r.tion. - .«p.r.ti Jd, o„t ^ "'''"• .T* "."".• '''""o «..rn.ll,
««•e là c qui „„d I. mort TZZL, """T ''*"' '» ^'■••;
fr.ppo, .-il e.t oncor. en pleL'^Zri: >»"' , '^1''"""'' qu'oïl.
!• fin naturelle d'une exi.K bÛ»!^' r^"'* '"'"l"'-"' «t
«u. qui vient de di.p" 1 C , d^ JT'''''' .f*"''»"' '•T"""
«•I«nf.e.,.eoompii,o„7»XiZ^.rr,'- '"''™""'» "•
U douleur de U mort n'e.t nl„.^„ , ' ''' '"'• "' P'"» encore,
««•x qui l',im,i«„t ., q, i ui u,^"' ?'"'<^"' ■'<« ^''. >"•!. po«
din» la doiUeur, et prinpi>..lmr»w » i 7 * ** "ifant. plonefa
teur, non, le. voyon. »^LZwu. ""'T ■*'»«'• M. l'Ôr.
ont travaillé ici à ^r^Ztcl^XV'l^ '*!; *:.'"'" -« 1"'
d«. lequel nou, le trouvo^, %„•("•' 5^*'«*«= d« développement
do eelm q,^ „o,„ „„,„ .ccordon, à oon.w/ ' ''''"'™"« '« ""«
Canadien de «,n temp. de ^Inl „ ™""''*™' 'omme le premi,,
Pl.«. dan. l-hi-toiroTuCanal ^ ' ' "™P" '" P'- V.nd.
5*^r :ùr«7rdu%tt":^rCeï'' n~'' » *^-
d«. forterewe, du parti libéri; dont L? °° ''"P' "<>"""« "ne
jour, comme d'un homme qu-furune?.."""!' '°"TV"'dron. tou-
pure, et de, plu, «r.nde, fl^re^ q^ë^le Ô.S .' ""^'^'' ''*' P'>"
.dmtes: ,,r Antoine-Aimé Dorion st An, " V" J""»" P">-
.*.- pa, montr. d'abord Wrble'n^dt'dTf.'lJ^^^?,^-
;|V' ,;,^
- p: r
IM
Diacoiru
^4^^
■■•SÈ'" •*'■
...■•j,î^:-««l
I
•a owioiunun oabtub
coup. I„«q„.„ ,,„t ,„ Cde ,SI "rïu.'r„ f
b.tiW.A Toot lCn.l deï ^e-^in^i^t^'rv.Sîî^^^-
•on ««"pri., d'aucun, parmi ceux-ci allaient Juwu'A Mal
nier tout talent. Il «emblalt qu'il n'y avait n??u,t^ ^
impartante à attendre de ce. ?n^on^lC ." iS;e.
parier de*™"» "' "î ""^""^ ""^"•' ''"" ^" M. Laûïer
un e.prlt dégages de tout parti pria. Ayant à falw
une critique de. dlaconr, de Cartier, H le jugea «v« un!
hauteur de Tue bien éloignée de. lut^ m^Se. rrimr.
nieu«. de 1. pCUque. dont eerta.n.t^rnt"Lm^r«
^<^
I »\
ise
»I80OUB8
voici cette h«iu ».
^»e celui q„, en f„?f^ j:if "<"* «"'«"t celui qui ra ^rit
Js viens de ]ir« i j-
à lui j^dr ^-' ■"•''»--->«*> ^nv^-
. J-a principale valpn- j i"UManto
q'"- non^ a^^on??' "'P°'^''le prit „°S°** r-^"' 1-
1. lutte en«2l"! IV" » 1« pSè« "T, ^ ""«'"
«•-titutiiï :^ «:„*d?>,p'- fcc/:.r V? «"t
«ouveraeuraviifl^ • ''*''"® 1 «utocrate ir,lL' i, *"*""'
«"lom-ee. le W t^ .^"«"«^J» de tout tl^^'T""?'» I"' •*
â Montréal en mr ""' "^ '» «faite de ri'r ^ *°'ii" '«•
«« l'âmVetî^i ' î" "«""ent où le emiJ.1 ^"'«^ Cartier
«ul point de l""fel^:£"'t?' «« "^»t P-^ïe f-Ji^t^ ""? ''''
!■«««: il combk'i! . P""'* P" M. Tm^ , '/"'*<»'™- A ce
doute s'attTnTre dV ^P""' "=*'*« J»*™». Sf * °"" ''*« «""-de
disçour,, mêle sU^uw" '""°'"'' '«"« deTlis';:?"'''' """
toujours qu'un Zf ^fiT *''*°P'» de passion nl,lT' '^'.'^
f^'^'A ' '-mii
DE SIK WlLKllIU LACRIBB 18T
cour, comme n «Tr^ dJ:,^^ "" 'T """" ''''-" "^ '"-
prend du i^te A^eo ™T " ™"e»P<>'"'"'™' '» <*<«« «> «o»-
nn.mf '/'"™ 'i"«.li'"i>»it«. Sur cet ensemble heurtél^e
nhéeito jm..., le courage que rien ne semble pouvoir abattee?
et «r Richard C.rtwright lui disait ^nefoUdl L'S^
^rdw" •'"''"*' ''" '" ^'"""'•"' = "I-'honorable ^istre^
usa d audace pour entreprendre quoi que ce soit ". n reflétait
Iqpmm de tout le monde, y compri. sir Qeorgel lui^^e où
Uiobard do son compliment ■^•"«roi» »ir
fraf^SpeSe^rn'a'^rr ■""%'"'" ''"'^''* "''"'
OnTe^herS vatrent d^ C ^^.^1- °°"'"°P°"'T
éloquente, tout se réduit à deTim^t elp^ 1 17'^ ^"°^
compris que lui la .ituati^Slet'ï'rfrSa- ^Te^ ^1=
188
DtêOOVliB
f~.le,u;„fr,ent lente.*" 'in.«^.bi]itéVl^^^^^
Ce nW^rtrT '^''" ^'^-Sot '"^'' "'"^"^
Geo^ CartL d&^^^J '"'f "« que le, di«>onr, de sir
qu'il lui e„;r ^"„'i tj;;:-- ^ ^^^Zzj^i:::
^«„ ^ , '„'" "*"«'»" locale de 1871 •". ■'' "*« «^ "«w.
«pnté, à l'hôtel Victor!» 1 tV:."'. J «f?" avec quela«P» „
MilEWlLmOLACBIi,.. ^
député 00.1 pour le comtrde b^Jw.- ' ** • ' •" '"«»'' t"""!»
fi- "^""■- ^••uh.mow, et il .Binait la session
^mt i nous parler de .e. p^* "7. T,^ ''""«o-P d'enlrai„. iTrn
*"««>■., p„ celle que .ou'fl'e'^ôndernn'àn";"' ""'"" ""« ''« -
OC«i«d»,in<m
P»y», mm «moiin.
«■-«ne autre dont i'ai retenu ce, deux ver,,
Uéi. (1)
.«|u"itCXq""feoui " """ •^^'"'' '« plu.
c«a|ver aon talent poétique vITT' "^""^ '>" "'«^oir pu
être Jus par lous ceux qui ont U^ j ™' "»" I» doivent
"Et moi. victim, infortunte
De «tte f,t,l, j„„r„^_
Me tieat in»in. .t pied.
Lite.
IM
OIIOOUU
comme homœ, d'Eut, i "u™ rf^f/"° *P*'''« ! I»' " M«.cit<!
qoe 1. Providence l'eût pl/4 " " "•"»"« «"' qoelquT^
iMAPFAïKMwriroiuwu-:
tiist
PBKM.ÈBB imv^^^oi, DK8 MÉT.8
Denx foi. fe gouve^ïitTrTt a« t'* '" '^^'^ "'"^•
«belles m>nUvée, par «a nnWt .'^uf*' '""' '^^ •>»»<1«
homme de talent oaVn KT "i"""^*" ^to'^ee „n
»e .W pa, pronoac ne ?acl„°:^ ^'^'""='»'' "^ »«'«»<*
--"ni de M pe«onnal: En if? f '"* "" '* "^^^ ""yW-
ne peut s'empêcher d'en venir à ull?! ^?' ** '"^^'^ »°
<le grandeur mêlé, à desIiDlLt^ *^°°='"'''<'» <>»« de« rêves
ce cerveau mal équlUbM*^ "**""" Patriotique, hantaient
I« première fol. an'll ^nt^
«onvemement du Canada ve?nî*°r^*' ''"** *° ^S»»' Le
du Nort-Ouest. prJSrt r"""""' ''" **-""<"'«
d'Hndwn. '^ "* *" Compagnie de la Baie
Une proclamation devait êtr» u t
d'Ottawa pour annon^r lufîn^'^r'- '« «f<>°vernement
Mda de ce. vaste. r^Tons ni ""^ l'«.nexion au Ca-
ministre de l'IntérieSZtemT'^! f**^ '°"°"»«. >«
<ie ee. employa mission'd'aSer T«*^°L"t' '"""^"""
*^ "^ res terre, des environ.
1 •*.
U2
niKouBa
^e la BIv/ère-Bouee 1^ .»„
>*»« droit,. I*8onvernJmVt^éU tTr*,"^»'"^ ""•
««SnaRement. «wr. cette vo^Jlf "" **»" * ««««n»
consentement, d.n.nn^IÏ^E'rMH"'"'"*'' *"« •«»
»e la défiance le. m^h. ? '^"""l""» «^leux r
et enfin, à une .ûpSne Wt^Uotl",' "" "^«""-te-^-t.
-ten.cede.int..j-:Lrt:reX;:r;r
de l'étrange conduite dû mlnlièrTZ. "' f ' '"*' "» '««»
de Blel. S'il w fut bon.rl nL ^^^'*'' '* »'«°"er .oln
cri«>. il aurait pu ^,"2.^ T"'' '" "*'«»•"*• de la
pouvoir con.tltnéàreS7nti;^aîbî" " f f**^' P" "*
Pagnie de la Baie d'Hudwn ne ni ^ ""'"'"* •*" '» «om.
vai^ inspiration Inl .int de ruZ!'"*^ "' ''^"- ^ "'»-
qnes tamiKTé. canadiens LC^"!^ '^^ '^ «»'^ qnel-
Pln.ieur.«,u.,e.,err„'":;j'^P^^'J^^ «e» Pn'Jet.. Il en mit
«ntence de mort contre l'un S? xr^"* '^ ^"^^ ""«
conrlent de le constater n". .! ' ^'«"n»« Scott qnl, il
l'exécution de c^mS^^"^'!' -f"^ "" -"*"-•« lûeL
métis avait été, à la fol. ?.' .^*^ "" P~"*" »* 'e chef
tario en semant pa^fut^'T ' "* ^"«•'' '<""«'* O-
en«ntlespln.McS*/Xs ™-ts '" ^"«««»- O»'
blti^d"^ Na^f^"i7i^„^"' f ^Wen, '«•"■«lé à l-am-
Pj-Mu'un cHme, cW ^^^^s «^ * »-' '^f-e: «cC
'ut l'un et l'antre. Sons bonneM*!,» "'"""««'•'"t de Beott
PlM en état de nnlre PoZlfT' '* """^^^^vx n'était
«i quelque eho J peit a7t^*" "'? '''^°" -î» * -ort ?
""» inutile, ce sont fe" n™' ""''" ''^ ■=««« «*u.
tionnai^s du «onvi llTSL^r"'^""''- ^^•" '»-
ne,
•u
lin*
■on
■nt,
ra-
m-
ée
in
la
l«
1-
i-
I-
t
B
148
M «m WII.rBID LAUBIBB ,^,
Canada. *^' " '^'"' "*« ''"anexion de ce pay, an
donner la molnd«. expiieaM^.,^*"'*"' '« '"«» •«"«
Indolence de la part de «en" qui I'^» ^'"'"'" ""-"-cevable
««UHl, mot. de droit.^ '^p,°;* *""^""' '^ '« bouche le.
à 1'occa.ion ! Anralt-on Srt f '*' '««Pectent ,i pe»
bec, nn pareil ^^^^ du d,!ff f T °''*'^° "» * 'î^^-
porte de faire re^a.;„t" J^e ,/. M-tf^i!!'"" ' " '-
Rial. ge montraient tont an«l ir^.i^ "* **"""'» «* an-
la conduite de. employé. dnJ "'"' '*""' ^»'"n« le
.arrêtent pa, ,e. p^SatlrEllL'"*'"*- "«^^ '^ "«
place, «ou. toute. e.Dècp. h„ , ^ ** Produisent lur
^ Schultz, M. MalrfS âÎut^T'c'L^. °"^"' ^°»'*-. "
«"P. de volontaire, dan. teb^tH^.?*"*"™' "Ifanlaent un
$«'•■ Ce qui condamur.urto„t If r°" '"• *'^"' '™-
nue Jfuer,^ civile, c'e,t en „1 °L "* **''*»"^« "* «"«citer
.npr*me provocation SSlaTMcn '"* n *'°"P*- ^"fl»-
commlMiondegouveraerduMa^ifr'^*^^' '^°"' ""^ «a
entrée en vigueur, délè^é dea^ôûl:. ^"^' ^'"' ""'"'^
anx Méti. à un nommé Mont» '^ ' ''•' '"^^ '» »»erre
et à .e. ami.. iCLltlfn. . ' "" ""''^° J""*"- * R^î
l'I^alité., en /Slfi"" ^T"'""""''' "'"«-^"^ «-
ation inquiète, à bon dSt, ^ le Z'aTTï ""^ ^^P»'
la pouawr à des excès? ^^ °° '"' réwrvalt et
T*. trouble, de la RfvJirp-P .
K.v.ère-R„age eurent un grand reten-
M
144
niMODRa
d. i'op,„.„„ S. ;„:x" u^° «: «"'■ «<"» •• pou;.é.
PK.Tlnce offrit une prim^de M n^'^! T*"""' "" '*'**
MlH nu courant de. <Svënement« de I. Hi,iwi,
Konvernement canadien nrit h^ Rlvlère-Bouge, l«
rjncendie que ion lmnr.,S f ""■*• P""' *''«''"«1"»
faire entendre raiton à uiel p7r "" "" Nord.One.t, p„„,
Ottawa, en «ate pTu^T^vX ;:X'm'^, ''*'"-" '
clairement fait Totaux m.nl^,' ^^ ^'"'^ *»•"«
table» de l'aj^tatîo/de. Met.. "* ''""*>»^''<^« "•<!^1-
sr ;s;- jï-dJorr"»^ -^^^--ntrareS
Aprèadelontmeadaibn^onf ?"'^' "» ^«"»»1»-
daratlon de. drolt.d.^, ',1*""^' ««'«Ptèrent une Dé-
du Canadl S, Xll f 'f ''^ reconnaître l'autorité
—^..pouriei'irirnVrirSbi-der
D» un vriLnto laubiu 145
«M, trait en b«aaconp de peine à «palier le* iléti. Ara»*
«Ç» de la part dn «««vememont, IWam." „„« ,eZ
droit, .erlent reconnu, et qu'une amnl.tle «,«it accoS
H. con«,ntl«nt à mettre b«. U-, arme.. Lo!^lwoMtl'
fertn h!7^ 1" ^"^ "' *"'* ''•"y- "» « retirèrent, en
vertu de l'accord préalable, et le futur Kénér«ll.«lme7,^
l"fmL'h" '""5 '*''• ^•'"•' •""■^ P^» triomphale M
^'T'Lirj: ■' *""'"""-• ' ^'«'-' --'••'
Blel et ion lieutenant, Ambrol.e Wpine, qui avalent Dr*
Mé à l'exécution de Scott, « réfugléi^nt aux Êutu.^,
Aux élection, générale, de 1872, Blel reparut au M«u|.
renher Cartier ayant été battu i Mont«<a|.E.t, le chTf
Prowncher, que m mort l'empêcha de remplir. De nou-
velle, «ection. générale, eurent lieu aprè. l'arrivée de Mac-
durant U M«.lon de la môme année, arrivant Inopinément
Grand émoi à la .ulte de cet Incident ; tout l'on.ngi.me e.t
•nr pied et cherche Blel pour lui faire un manvai. parti ; le
député de Provencher .'esquive. L'agitation pénètre à la
Chambre de. Commune., et M. Bowell demande de rayer le
nom de RIel du regi.tre de la Chambre. M. Holton propose
en amendement à cette proposition de remettre l'affaire à
1 examen d'un comité qui ferait une enquête pour voir .1
Riel avait été amni.tlé. 81 l'éponge avait été paa.ee sur le
passé, Blel rentrait dan. le droit commun et U n'y aurait
pa. lieu de l'expulwr. M. Laurier prit la parole sur cette
affaire.
Ce dlMour. de M. Laurier fut tonte une révélation pour
il J
lu
utoocu
it. t'OUATWM,
qui ont éU ,pport<, à iP." ^'î"^» «tontion, ton, l- .>_
dont 18 «.^J-T ^ »'PJm«nt» aj,nt <t« .n„.. ^ '^ •• •* ••'"> qn»
M HB «riLrmi, Ul'IHBI, j^y
•Uf M tuj««. ' ^ ■>"• J» n*»rdo «mhim |m plu, „i,^
«i»i« n-, p.. m ,^,^^* 7'"«bte qtt«t.on dont I. Ch.mb,c ^
•ntwdu p.rler. ^ * ''"••"°» '*'"•. °on» n'en «von. p..
tion Pri'Sï.'..M.i2i't.i:?l:' '- '•"• '"' '"q-'l. I. m»
d» tout doute. Or if^.?:* *** P""'"*'. et proul«, . , ,ïî
"j'*'.!'^' l'wpul.ioo. °"*"*™ * P«""«'« * c«t« t".m'
«W i„dividu.llem,nt, je^^p^ Con^ I. d^pm* J. J^v™'
)'«'". d«« ], boîte dVT jnîT •"" •"•" '"■P'f «I qu^ ri
-ou. st'i-.".; îr^rr' — . ^^ co™„. ..•
moment «„, de. fonrtion;,-rdicû^l'''"Tl"'' ?"' ««'îon. "à »
m«'« il e,t «galemnit mi que l'.<C/ "^^^ "^^ ™"e Chambre •
4 un de no. concitoyen. ^ ^ Lf Inr^T'"' «tre de f.ireTrd™
le d«pnt«d, P„ve„^„ * ^oi tLT^"''"" }u»Um.nt, de K
d« ce^te Chambre, et de priv^He " «''i "S ^'"'^^^ de mLb«
^' qu'il .'ert choi,i''porr^;;Sam T""^"^ ^^ ^"'^'
•WSoni de. fonction, indici»!,! ,r.i*°'- /" """"tien, que non,
-, =.^s a.iér piu, loin, j'appuie
Mf
DIKOVM
«M» epinloo dM ptrolM qu* lord OrurilU proiMii««|| itaa U
Ch«iBbr« cl-Hi (^iMnmuBM il'Anglxvrr* «n ISOT. Il •'■giiMil d'ua
eai MmbUbU i ovlui-fli. Vnta opioioii fui plu» lard eiUa afw
■raralMlioa par la ProonrcurOfoiral pour l'Irlaoda daaa U
oéUbre affaira Hadùllar M)k Uni da loi» eitéê daoa oa débat.
Voiei oa qu'il diuil :
" Nom affiMoiu maintanaDt en noire eapaeilé judiciaire at non*
iommea en oonWS<;uenoe tenut da baier la Jugeniant que noua alloua
jandrejn<» paa rar nca d«<in et noa propenninni, mais aur da»
fmU ■pfeiflq « alMfuéa et prouréa •uirant le» tMn ordinairaa
oa notre pnxsMure ".
Cette opinion de lord Oranrille, eomborfe et approuvée oomma
B ' m' * *** •**' '' P'*'"'»'>'"<l*n*"l ix»"' rirlandp, dana l'affaire
Saddiier, noua donne la irraie baw lur laquelle noua derriona
régler noire déoiaion et confirme d'une manière concluante ma
prétention, i aaroir que noua exerçona dpi fondiona judiciairea et
que noua derooa tuirre lea rigita da la preuve juridiqnew
LU RtOLM D» LA PRCUVI JTIBIOiqUB
Ce point étant établi au-delà de tout doute, ezaminona laa faite
alléfoi^'w 01 ceux qui ont été prouvée.
I/bonorablc député d« North Ilattinff* (M. Bowcll) a baaé »a
motion lur troia faiw. Il prétend 1" Que Uui. Rio), député de
FrOTenoher, a été mia en accuiation devant la Cour du Banc de
la Iw'«»de Hanitoba an moia di novembre dernier pour le meur-
tre de Ilio aa Scott et qu'un Iru» biU a été trouvé contre lui ;
8 Que li-deaaua un mandat d'amener fut lancé contre lui j maia
que depuia cette époque, il a «yitématiquement fui la juatiœ et
qu'il Ht en conséquence contumace ; 3* Qu'il a désobéi 1 l'ordre
do cette Chambre qui lui enjoignait de ie trouver à ton aiége au
jour fixé.
Je conteate la première aaaertion de l'honorable député de
North-Haatinga, et j'affirme qu'il n'existe pas l'ombre d'une
preuve qu'un acte d'accusation a été porté contre le député de Pro-
venoher, et qu'un «rue 6tK a été trouvé contre lui ; jo veux dire
qu il n'existe pas la moindre preuve iuridinue aur Iftï^iu^lle 1^
!>■ ■m WILTMD LAirMH 14g
««•»<, .1 rira d, ,.1 „•, MUii^^' '^ '""'"'" ''"''«'•
E» «"e»» tout U n'y â DM Ht. m^ 1 s >,
do» fonction, judici.ir«. «t «.- î "••"•'>« que noua oxcrçoni
«••re, et p., autrement ^ '*«'" *•' '« P-^^ve judi-
— m lfconor.1,1. député de North.H..Sg. Sii::'
*>}■
î
100
DISCOUBa
événement, qui i,^rp„2.'ÏÏZr°' '"f '? -?lheu™ax
de cette prov'ince dZ' f.'^nîSo:'" """ " ''•'•"" ''"**
*' ■"' pL-i^;Lr."'<'*^"'*^-ût.pp;?;i',rs^^^^^^
Pourquoi donc l'honoroble député de North w...- .....
venir ici le Procureur-Génér«I S„ \r .^°™'-H"ting, «-t-il f,it
en ce -oient X ^ ,^«1 1'""°''^ "'"' ^'^ '^«'""^
que chacun de nous «v«i nS n«T« ~'^''"""<» «"nplôte
1. Ch^nbre de, OomZ'LV^ • pa^^aX ST '^^'"' »
:sre;t;':t7.;t'S"^"«'^"^'^^^^^
po5ée.eo^:\/Sp'utérfcC-' >- — - W'i. .
fouS p^eXrrSr " '""' '•'" «"^"»'' ■' -j-"»
oomplètement édboué ^ ««ugatiow. C'ert en quoi il a
et îU'ï:;irccit^rci^pr'^5r;';^^ *» >. tâche,
-ion, tccbnifuee, «u^^r^s Kl^^^rt?- To^'? = r'""
priété, ,on honneur et C'ce^q^ ZT^ZZ "eî""'''' "' ^"^
)
DK aiR WILFBID LAtJBIBR m
Miù. depui. le. jour, de U Gnmde Charte, jrai.i. ,ur le >oI
briunmque un hranme n'a pu être dénouillfi d« « l LJ.I a
propriété ou de ^n honneur! .i ce n'eT::"* U .'.uv S t "
.uî^l'r"^^r;S? P«ut^tre encore que l'.dmi«ion de ce principe
re,te 'r'dîilr «t*!!""" ''«^P'*^™' '« I»"""»- «=" •« Point qui
Unt q»> non. n'.von. p., ,. p„„.e par écrit, ion. n-r^on. aummê
Jverle™ '"' ''"'^ "" '"""*"' ""» ""'S»'" -e autorité
iu,tT.rœ;'^r:.tTC7our/r^ i-'^"^^^^
et du citoyen î Si 1» rh»n,K p ''V .»°"'> «*<"«■'«« de la société
qui sera un dan«er neroéCl^n' . ^ '"■^" "" pr&édent
pUottt^lt oi ne tu r^;", ^ '"'"' T ' ,* ^"^ ^ V
la loi. Je déclare qu'il /m Z^HjltL^'^'"', P'"" "^ "ï™
d-ewayer de violer la loi^,?^i,; ?"*•«"» P'" dangereuw que
rable qu'il Ju ^ ''''**°" ™ ^»"'""' «""Iq™ d&i-
qui en a davlnt^ ' W T ""l""^- '*'*"'"'' ^'"«'' ™» »
2omn.equi"^"^:rie';ti.rsrpîr"'" '''-"^'" * »«"'
Je répète que ce. objwtion. ne sont pa. de pures subtilité.
ni
I !:
162
KISCOUR»
ner
de N^'Salt?^;";'^ P^ri" "'« ""Wi* que l'honorable députf
contre S.ddlier fut d^ p^re^^^T^" P'-^n>; ,, ''Cf'":
raWo député dea^:j:^:'.f>^|"« de 1. „,o,-„„ ,, ,,„„^
veuoher . ByrténatiquementXdé le. ™* que le député de C
^^n -t^rdtTdrp^r:,'' <^-*'™ d'un aete dW
pas contumace î ' ^"'*"* ''^ «<« pays ? Est-il ou nWl
DB BIB WILKRID LAUBIEH 153
d'un kotA .('âoouMUon ; noui ivon, il „. • ,
qu'an mandat d'arrertat^onr/^ri/ ",' ""• '■ P^uvc, ici,
qu'ici oe niMdât n'a na. J^ .\l\ï t ^,«»'™<'''«', «t quo ju^
Wte devant cette Oh^b™ il^t?"; /î " *" !» "»'"' '• P~uve
député de Nortk H..t^" Or ^rn-ht' ' """T..'''' ''''«norable
comme en ju,tice et en éjuit* o^ l. . P" *, '^'™ l"'"» J™!'
vaut la cour avïnt la clôture d„ î!^ T', "°«°«'' >'«<»"«« de-
extraordin^r» ; le dép„« d^ ProtSr n!!^ "•"- """ '>" W»
Manitoba à cette époque. Il ZZ^^i "^ i"' *'™ »'"»'" <J"
J*v« événement, de™869.70 T\ p^iri' ''r"'' '"' ""'"'<'°-
1 étranger. Il e,t tiài pcible „„?T"' «'njt.n.ment résidé à
•ocusation ne lui «,it pa^nùe oXn J , "T""" '''' » ■»'»« «»
qu U était mieux pour lui de nwt», iTi-i ./• ^"°P«ment parce
v«nt S'il .'était livré de .uiîTn î*^/*^ J""^"'»" t»"- » »ui-
-OMier pendant cinq on ,'x il"'""î£'* »"•«« de rester pr -
procè.. '^ °° •« "«»« peut-être, pour attendre Ln
Qui peut dire oependin» .'îl ^. _ .^ .
vaut le tribunal n'ilT^^t' ^^J"^'^i^ P".dè. demain de-
:rlu«^^^/•--^L?™urp?:4i:^^^^^^
u C^Û^/^Tnl^^Tpai^^rpor.é'^'^^^^^^^^ - -- Oe
pèse contre lui. '^ "" P°"' ^pondre à l'accusation qui
Pri«8 pj.ur constater q^' .'et""* sZ V P"^''""» 1"' »« éS
jnst.ce » Où est le ^Vort d„ Zrff ^ l'"'" P""™-"» ^^ '«
qu'il a essayé d'exécuter le mldatW î P,""»»» «f Armant
rencher et n'a pu y parvenir ? """^ '*°*™ '« ''«P«« de Pro-
P-:e,ï:r.1,tuTeran^™raZf'"*'' ''^-'*« "^-e -^e
qui osera se lever dans ce^ 7^' ^u '^ ""^'P^' "*« 1" loi anelaiM.
Provencher est l>nZZi "'"''" '' ""'«'"■' «i™ '« Œîê
154
OISOOUU
tmtmtu pour tom 1« «cteâ .1^ , T °.'"* »'"» ?">«'• UM
1 . rfpété cette .Mertion ^Z Z^ZJ-T '« Confédér.,i„„.
»''irmé comme lui et r.J!^^ peut-etre. Sea tmii l'ont
"-rir 1. bouche .^'/lirSoCrr"'"' "'' i«""^oS.
''« déclarer ce qui en «tah H„ ^^"* * """"^ «' »«!■«« n>priw
promesse d^^^L^r^u?^-:',^ It** ''f,^--"" . eu u.e
Manitoba pendant quTétait û SpÎT *""' ' P" «"""«ttre ,u
«t-il étonnant qu'il neveu^ljl^tt 8°'"'''"'?'»<'>'t Provi«,ire,
toumt veulent le traduit en '^^t?™ *"" * '^•" l"' »«•'-
N'eat-il pas justifiable d'en ^1,^"^'^^, ?, "«'"«» ««te» »
faire en sorte que la promesîf Sw« 't'-' P" "'«"■ <»•
nom de la Reine, soitaXmpHe » *'"' '"' ' *« f"^' "
P.y "qu^re,rt,nT^iîJ:t '""' "'" ""'" ^-' '« i»«ice de son
f?Jai^r;:rmrpinTdr"'^ î"'---"» -•- p-
fu.t la justice de son ^lyl D',£L'"": ^''""''».1»« <»* homm"
nommé un comité pour s'en enaufoVr ""*'"!' ""^ •"'»«
moment, et la Chambre, suivanrmoi I'» ,^ .<»""'« «^ « ce
ront .. ^„„ a ^^^^ ^^ j^ ^^
>"'- ; or. 1. principale ^^'e X^'^s' ^e l'^^ÎX^-t
\«
in
«« Sm »V1I.KKID LACBIBB
"oulu en profiter. ^ «»• •> "ent ét« «puirfe, « ,„'« n',it p„
.. &~ 't^'-corut. vs 'j. "T"" '"" «•--
P»ree que Sâddiier pouvgU enc^rB^ 1 "P"'^*" '"' "jetée,
pour y ,„bir «,„ p^"^ ^{Z^tlTâ"""' '" '''^'«»'
oUrer oontunitoe. ^ *" *** P^maturé de le dé-
I^ Pfoeureur-G&iéral noiir l'T,i.-j ■• • .
.V. t un conseil » dom.e,ÏÏ Chimh ' ''•'m:' *• ** '"J*' " <»»». •'"
«notion en suspon» jnMu'à 1. L •*'.'' ' «''«'«it de lj«^r 1.
•erait ,„,ené devant la Sr et v.!"" ■""'*"' "' ^- 8.ddlie;
'■«I.rf hor. la loi. Danri'un o^, r""?" "•" f"^' °^ " ««it
«lor. quelque ehoee devant [Z ^ "'?? '"' '" ^'"'n'"» «urait
U Chambre de, Coru:'!' ^dlt^lTte" ''*""°" ''
-a» P« . lW;aVle «dVr«rHa\t,:^'lren'j>
":rn2:rSet^r£*-'^^^^^^^^^^^
•voir ré«ulièremennZ,âi«a„J H T ^T '""P'^ "l"'" °'« P»
jamais été ,ip.ifi& ™°°*'«'"'<* d« "t ordre, pni«,u'il ne lui a
M. BOWELL.- Ecoutez, écoutez.
veau l'honorable député aH^ent fe '" ''°^°''' "^^ "O"-
?ur lequel il préten? «'appnveTrt^L / *"": *- "* P"**"*^»
jours, n y y^^ la ChTmL H^n °^"™°"«' " 0"Wie tou-
fier à Saddlier ivle qûiit^^^^ .^°T.°'»'«'« «^"t fait eigni-
«v«t même envoyé, toSrCrè, nn ^ ™ * "'° "^' l"'»""
Je cte de nouvea?l„ i^ZfV^^Z,:^:^^ r """"''•
IM
DltOOCM
' r pouTiit infonner la Ch«mbre que hindi dernier un de M
mtutgen s'était rendu en Irlande, et le lendemain, il avait tigni-
6é 1 M. Saddlier, à ton domicile dana le comté de Tipperarr,
1 ordre oui lui enjoignait d'être i ion aiège ; que le même Jour, il
avait laiaié une copie de cet ordre dani une maiion de Duhlin, où
M. Saddlier avait antrefoii réaidé, qu'enfin il en avait laiaaé une
autre copie aux avooaU de U- Saddlier ".
Je m'attenda bien maintenant que l'honorable député de North-
Haating» va noua dire qu'il éUit inutile d'eaeayer de lignifier
l'ordre de la Chambre au député de Provenoher, pniaque personne
ne aait où il se trouve en ce moment Mais, s'il était impossible
de signifier l'ordre penonellement au député de Provenoher, il
était facile de le faire signifier i aon d(«nicile comme dana l'af-
faire Saddlier. N'y a-t-il pas similitude absolue dans les deux
cas f Et vous voyei quelles précautions infinies prend la Cham-
bre des Oommunee d'Angleterre pour notifier Saddlier et le mettre
en demeure de le défendre contre la motion d'expulsion.
Ici nen de cela n'a été fait, absolument rien. J'en conclus,
— et je défie la contradiction sur ce point, — que la Chambre ne
pourra prendre en considération la motion de l'honorable député
de NorUi-Hastings tant qu'elle n'aura pas fait signifier au député
de Provencher cet ordre par lequel elle lui enjoint de comparaître
ici, tant qu'elle ne l'aura pas mis en demeure de se défendre.
Car c'est le privilège, c'est le droit de tout sujet anglais de n'être
jamais dépouillé do rien de ce qui lui appartient sans au préalable
avoir été mis en demeure de ae défendre.
Mais on dira peut^tre de l'autre côté de la Chambre: A quoi
bon ces objectiona purement abstraites} A quoi eût-il servi de
notifier te député de Provencher de la motion qui allait être faite
contre luit Quelle défense eut-il pu opposer ? Tous les faite qui
lui étaient reprochée n'étaient-ils pas véritables I N'était-il nas
coupable ! *^
Quand même il eût été le plus grand coupable du monde, la Toi
devait être mivie et respectée. Quand même il n'aurait eu rien
a dire pour sa défense, absolument rien, il n'en devait pas moins
être mis en draneure. Le principe fondamental de toute justice,
c est que personne ne sera jamais condamné, sans avoir été entendu
sur sa défense, ou sans avoir été mis en demeure de se faire en-
SmÊiwm
n « PM f,u oe qui «rt jun, »^ "" '°*°'' •• ''Aîi.ion «rait ju.te
««ù pour moi, je T.^^^li'T'^ ^^^"'^ ^''ju.te. «2.1^
Pny«e8depreu7e8.uffi8ant«. ^"■^'Hwtmg, ne «ait7as ap-
«^-.nde do?it:,rS ""*"'' ™^"™ " "" -"- -e
158
pitcouna
d'axpulMr M. Riel que d'eiuTir d'«mbarruirr la gouTvrnmnenL
Ja «oupconne que la but da l'ooDoribla diput4 de liigot, an pro-
pount KHI uuendamant, nt ibaolument la mfitne.
Il aenible y avoir une alliance intime entre l'konoritble diputi
de North-Hastingi et l'honorable député de Bagat (lus extrCmaa
«a touchent) : tous deux sont aur le sentier de la guerre, et tona
deux attai|ucnt un ennemi commun ; l'un dirige l'attaque par le
flano droit et l'autre par le flanc gauche, espérant tous deux, que
si l'ennemi échappe aux coupa de l'un, il tombera sous les coups
de l'autre, et qu'ils arriveront i hiiser chacun son drapeau au
sommet da la fortares«o.
Je n'ai pas l'honneur de connaître l'honorable député de North-
Hastings, je ne voudrais pu suspecter ses motifs, je ne
M. BOWELL: — Oh I ne voua gênez pas, je n'ai pas de soru-
pulea ....
M. I^UEIEE : — Maia j'en ai, moi. Encore une fois, je n'ai
pas l'avantage do connaître l'honorable député de North-Haatingi.
Je ne veux pas suspecter ses motifs ; je veux croire à sa sincérité.
Hais quant à mon honorable ami le député de Bagot, je le connais
trop bien, et depuis trop longtemps, pour ne pas lire bien claire-
ment dans son jeu ; je n'hâite paa à croire qu'il s'occupe bien
moins de faire amnistier U. Biel que de compromettre le gouver-
nement, a'il est poasible.
Je pense que, lorsque l'honorable député de Provencher appren-
dra ce qui s'est passé ici aujourd'hui, il s'éorie/a : Seigneur,
débarrassez-moi de mes amis t
E>i effet, l'honorable député de Bagot pouvait-il espérer sérieu-
sement que la Chambre adopterait egn amendement I Dana quel
but pouvait-il bien le proposer !
Ce n'est que la semaine dernière que la Chambre a nommé - oa-
nimement un comité pour s'enquérir de tonte cette question d'am-
nistie. A cette heure, le comité siège, et Mgr Taché est i donner
son témoignage.
Or, ce comité est utile ou il ne l'est pas.
Si ce comité n'est d'aucune utilité, pourquoi l'honorable député
ne s'y est-il pas opposé quand il a été demandé? Pourquoi n'a-t-
il pas proposé son sous-amendement et recommandé l'amnistie de
i
i>K wii \vii.rnii> i.AitiiiRit j5„
&ot» ulnm/l '^o'""»*» de Mgr T.ch« et .lu Pi"
p.r 1 wli;'' """ ■* *■"• ''"" ' *"' ••" P""""- f«i'" » M. Iliel
r:- :: rc^ir ^^ ""'•""" -" '- '"•'- » ^--
Et qufl mon honorable «mi me iH-rmette (le lo lui ,Iir„ • .„.
umendement n'aura t». A.^ i """• "7 '" »" <nrr: «on son»-
en .tten.1. Car ie dWalïlî ''""m™;!" ^"^'^- ''«'"'" I»'"
ce. prétendu, .mi, d; M.Te 7t lm,'n^™"""'" ''""'•r'»
crient ai fort en m fa™«, J wT/','^^^ Z M T', '"""'' "'
dr» qu'il a 6t4 l« in„.f j v'^ ^"* **• ^"^ ewnpren-
d'«ni",l' t^ulû C de h,?""-' ."'•™'"" '"''' •«"' '« *"">
venî';.i:.nre% rnd"LtJiZ^^i.l!r^^ -P- -
preuve qui a été commence a,™ /!^« f »n "pport, quand I.
«taWitout ce que lC4ltte'di«l. î"^' 'î ''"'*''<• """•
demander. "i " ' "" *" «««nd, je ne lerai pa. le dernier il 1„
South-Ontario ( M.Camfrin „, , '' "'""«"''''e député de
reçu le, délépié, du Rouver^emenrdJ irp-T'""""* ™""'"™ «
de pui^anee à puissant *^- ""'' "' » *"'■"' «vee l„i
ni'L7„rc ?.^t,x'*';Ti!f,T,^'"-';r '•"'^■'■'* = •'-
Bruce (M. BlakeWél;i . > ' ''"'""'■"''''■ dép,,,/: d<. South-
o.ru,er avait émiae, car i, . d;mné po.^ Z^ ^^';;Z {^Z
IM
i>iaoovu
•u toutien ■!• «m opinion m «urli: Zf^^" '' ";'»• • ""«rt.
£b affM n„«ii- ^ ""^ "• »«ur»it ma conTtinere du «ouf
~™£Xn-5.T'.Tir*K:.'^ M. niii. „ï:
j««r» m™:!*'** P"""' ?• """'" m» confiner.. C.r
quelle I?hoî *,Sfe § '* 'tî doTll^ '""f''^ '™ """"•'•• P" '•'
.«.r .ff.i™ ,u'.„x délé^uTdu P.UP1. de 1? ^ Itr"'*"
8^' r^l?^ de crfuioe „gn«e. do I. m.in même de M. m
^ziï:::^rdS^,-;r/r^x-
s^;^^?5^:;œ"t:^i^tn:^a^«i
™;»f«1' «J!*""* ' •"*' d'ex&ution de sJt, n'. fàu qw
mettre à effet U «entenoe d'un tribunal. '
trib^V^^',~. -r T' r^^•;™«*n«' «ait rendue V un
mtTÎvtW^ """' r'''^''. * ^'""''' **«" "«» pour don-
ner i 1 exécution un «rart*» cT,1„,i„!aeBt poUtiqBe.
»>■ «lit n arniu lauhiib m
IWi toile «rt là «ndid^ ?. l!^ . 'l" "°« ''• Thoinw Scott-
«Ment qui .er.it un d.n«r «^7' T *" " ""•'« «'«>'"' »» P^-
r
i ii
II* !
Il
ta noom wiumcnoii ou nm
BB8 0AU8B8.
ment d, vînlM^o^'aT^ ,'""• ^î " '" '^P"''-
donnant un front ù oha!u"r.tKïr.f ?".'•":•"
•«r» t praticable lu h»™, j . "^'w* '« où la choM'
lmpo«.r anx ter^ i. dM^' ^ ^««""""t prétendait
- quart. ,e'S' ïït^'^.ttrdft*' ""^.'^'-^
•olution dorant nhi. rt^^ """=»'» attendit en vain une
du MinUt^êhLSide taiî '"l' ' l"*"" ^"^ indifférence
i. bien la V^'n^^'^l^^Z^t^^ Tn'
raconte qo» c* .—-d _„ •^""'* ''"P"»^"* diable» T On
grasa p,_,,,ijn«gr «-întéreaaalt «i bien à
if
i
il
' ï
164
DITCOCRS
leur cauw, qu'il Mmnolalt pendant que Hgr Taché loi
expoMJt le. grief, de. Métis tout en l'avertlMant que
, , ; , ' ,,. * ^" Bon'ernenient provoquerait peut-être une ré-
I jH ! bellion,
' ' f « ^^*"J!r* '"**' ^°*'q"«« Métl. Invoquèrent l'Interven-
, j «on de Blel. Celui-ci accourut à l'appe^de .e. 2^1
j I i révolte de. Métl. et de. Sauvage, du Nord-Ou^t. L'in.ur-
rectlon éclata au mol. de mam, dan. un temp. où le. com-
munlcatlon. étalent difficile, entre le Canada et l'Ouert
,. , la conatructlon du chemin de fer du Pacifique n'étant pa.
; j!| , alorMermmée. U lev^ de boucliers .e produisit trop tôt
au gré de Riel. II avait dit aux liidlen. et aux Métis : "8u.
aux blanc, lorsque l'herbe de la prairie aura deux pouces "
Malgré cet accident heure jx pour le Canada, la révolte fut
aswz sérieuse pour amener .nr k terrain une dliaine de ré-
giments qui ne réussirent à pacifier le pay. qu'aprè. une
campagne de plu.ieur. mois.
Que le gouvernement Macdonald ait été coupable de né-
gligence dan» toute, k. négociation, avec le. Méti., 11 n'y
a pa. à en dourer. C'est ce que MM. Blake et Laurier n'eu-
rent pa. de peine à établir.
Jfî "TT* "' ^""^"' *'»"» "^ <ï»"«on en répon-
dant à s.r J. A. Macdonald à la session de 1885.
(Traduction)
HONSIBUR L'ORATEUB,
DE SFR WILTBID I^UBIBB 195
Kla™ de M ffl.r""" T' } '"' '""'> '' « f»»»* •« »"
uu aiBooara de M. Blake en prétendant qu'il n'av«it i«.. .;. .^
que iTle dt,rr""""/ ""''"*' ■"»'' " n'-orairpa. dû oub et
Rouge ; 1. justice exige que le, Métis L WdTde a Sastr
Le très honorable monsieur, monneur l'Orateur k onWliS ~.
.vait non .„le.e^ttéVi%tX'^t^rtrs î^ilî^î
avait positivement nié qu'elles fussent iustes -Tt .fin ^ ^
r dr^^ri'êttfis""" -»^»^ï^- «^^«'^^^^^
<M VnnT? '*^,*?'.'*d'«« P" mon honoraUe ami de Bothwelî
— fot':^ IT ffi" 1" "t"^' Mackenzie.^^7"
territoires dnW^ r. * "^'. ''°" l'eutenant-gouveraenr des
eemono« et d'Ls" u^^^TagrTÙw' " JeT'' '* ^""^ '^<'
166
Diaooima
ce..i« de .'«ublir daT dl7 ti^;/ « """ comprendre 1. né-
«nerKieàl'«levJ^derbLtu!,.rît ''■r'*. « d'appliquer leur
p.. 8'att,. ,dre à m queTe" Jf-l ï"" .•*'* ''' °« <•»'""»
.Péciaie dans leur'T „KorS:"'. ' ""' ''""^ '""'*™
-te.u^:/drtrâi:;rrd™t ^« «o'"-"
tion du titre indien, mai» purement" " ^"*' "" * ''«ti»"-
"wnt de, Méti, et â leur demTd» V ?"» ?'«""«■" «u tr.ite-
mture de grain, de semencr^dW "'"""' ^" ""« f»"'"
C'était tout, et eependant tl° te llr ^ "r"" "^ Viculture.
rable monsieur a prêtent qtlé^bttM.;r"" '" *^ '""'-
de reconnaître que les Métis Lssent Hrl » ""'^ '""* ™^™«
eiale de terres en extinction Hn ?v • i' * ""* concession spé-
«ur le même ton, le tj Wrable jT '''î''*''- ^"'"' ■»"«»»««
cesseurs d'avoir reculé devant IcurT'" " '"""'^ '»» P»^*"
qu'ils étaient au pouvoir dêréiter v! /,™ "^''««"t- lora-
Monsieur, est-il Aible que le^ h^n^ M*^"*- '?■" "^"^ «étis.
courage de formuler un pi^iUI^dor, ' ""J"*™ "'' «» '«
puis combien d'années l'aEî,w- ^ I^^","' '* J"'*'««' » De-
versée » Voilà si^^ révoTùs ' n^S '*''''*. "■'■*"« *'« ™"-
l«es depuis cette époqurÉh biifLt"'" "^^ *" "»"* *»"■
;» crime pour l'.dmlistradon MaS^dT n-?;'''*'"'' "/''''"
r^Ier ces réclamations, comment IW l, °" P" ''*"»«' *
«'exonérer lorsqu'il lui â étéTnf« i^ T'"^ monsieur peut-il
ces même, r&lama "on, ? Au rlti^lf "^^ "'•?' ■"' P«"' '«g'»
l'administration MaSie est J^ÎJ^T/'"" P°"^ '=-^t«'
ainsi que je le démoM av.nt dr™™°' ''^""^ <>« fondement,
cette prétendue e^cr^Vt C^luilSr" ""^ f «"' """'' ^'
rable monsieur peut offrir de s^-^S ^*' "" "l"* '" *'-^« »">°«-
-i c'est une iustTfication suffislrou^^n^' '"'^ "" ""^^ ''^ ''■"
voix "rm^h^rquT^etai:'^^^^^^^^^ ^^"-î * '^^'-' d'une
tendait pas même qÙl"^ «ns avaient ir™'"™' ""''"' "" P'*"
^eul Métis n'avait Ité chasS de J^felf """"'"'''' """ P"^ ""
»B 8IR WIIJBID LAUBIBU ig;
Mai», moiui«ur l'Orateur n'«t>i».«. „. j »
•iM «en» qui .'étaient «ùhi;l A.^, ^" ^ l'oppreMÎon lorwiue
tique du gouvorneS ZZ ^llIT' '""•■«'^ * '» P»''"
gne. i traver. leur, cl>«n™ » tort «« K°" '"'" '"*'.'"" ■*"' ""
» mettre lee bâtiment, dvi.vr . i t""' """^ ' <^« n»*-"'*"»
oe. geu. eurent r.ûd«I^heîd«J!r''''°'P ^'J"''"'' '""l""
du p.UTen.ement Dour K' r*»*!"'" »"'• délégation «u^ri.
n'est nu l> ÀL V P*r""'»°«« de leur rendre justice î Si J,
^fo"r. df l^'^ront'été ^*"\*^'' l'l«>nor'«ble mon^u"
ment, Li. déIiKe"nV^rt Tnit' d^ f" '"''"""""
^onsLï'^dii'T;r/T/.rf5^-'^^^^^^^
^^■'^^^^rZXZ^ZulX^T''" ''"^' ""•- "-'
;"rt---V"" '^^' ~^P*"Kr]XrSm^^^^^
.-"^'XluKX^r^-i^-. Vivait .
jusqu'à oe qrje perdisse ^f'^w'^ " ^""J''"" «™ ™=«ê»,
gens furent oblige de qnittërTT"™"^ ',*' P'''''^"" ^e n«
in
DIBOOUM
dmrf», en lot. de grtve de lolL^ TV"" "*"P"»» "'«iSî
(1883). Si je comprenda bîm r„. *■''.''•'" 'automne luirut
et que tout finir» bfen • voitt d JJ!'?! ''"*' ''* P"»""" P«S
nwnsœrt.%rpru;"^^^^^^ '- p- - ^^^i.
»• wnno. ' ^™ P" "" Jttetu n'âvut j«n«ii perdu
nouveau en .ngW. Vo" i'r;:'^.^^;^™:'" '" '"'^''"^ ^
j:«voIte de. Méti. a ?^J," ^^^l»*»' r'jt «té de provo^uerlï
ligne de oonduite'qu'i? âZue'^ët ™T '" '"," «"'«" «"^^«'t II
rendue. - déci.ioi, qw^2lri.?r°°'"^' '"» '*^»''»" qu'il a
««station entre un Méti. et .m T "«otion de terrain en son
^™1« en poMe«ion de ce. ^i^^^*"T, ?"«' depui. W
d«tr«,ger, nouvellemenr.S'd.^ ont été dépouillé. .„ prZ
Méti. ont été ainai forcé. dTouitte^ii?'^ ' "" «" infortuné,
"llwr. où le même «,rt 1« .^!h ^^'^ «» d'aller .'éubl^
o««t que non. n'avonTî!. deS rST**™ "^"^ l'avenin^^'
"««nton. profondément ^ ^°"' *° «"on. et nou. I^
OoTAyE BiLLEBOSE,
Joui? CUWIÇINOHAM,
BiPTISTli CODBTBPATTB
JOHW ROWI^SD^
O. ROWI-AND,
l^- ClfASTELLAIBE,
!■• OoKBiTEnr.
»>■ «m WILFBID LAfBIBR i^j
liopter, que le, Méti. dn ÎFÎt. «' "', '"' J" "«"» <•« '" r.p-
gante décUmation - ertiSdi<,^n 7^ r, P'"' ,''"•"» «*"•'"'»■
ert tout à f.it à l'unk.^ j T? ' ',"!;• Cependant, ce langage
du Nord.Oue.t ont &lT4 U S^Td ^P"^' ?"* <=" "°'''"'»
«té de M laver le. mainTde tomi ^,! ^ honorable, messieur, ,
tout à fait innocent. T^l'TjrjZf''''^' ''*' " P'""*"»"
•ur le* insurgés. A chaau7d.m j j ' ^ "J***' »»>" 1» blâme
l'origine deT trfubtron a'Ja" ?a mZ"'^™'~'' '"" '"'
n'ont pa. raiwn ; i], n'ont n.. A • ^^ '«P<"^ : Les Méti.
l'honorable u^on-i^r' Îu^^l-H.'fin*" Parllm 'J"", '" '^«« ^
dan. une ooca.ion ré<»nl2 il a diï'~ « '•? ï"" '* ""^ «"Jet
hier- que le. Mét^.viien? pa «i^"*^ * l^*'* ''^ """^eiu
une rébellion .an. c.u«, et' n ^ te^^^K dll^L'^''*""' *'"'
M:^en?r^a-Terrqtt:,rra^'r «- iu..e,ue
^^,et que, dan. -e^ocea-ion, n^Jac^el^^"^ J--
nJisrauZ'rr 'nt'ix'rai""* •"*- ---'
fût due au pjrti grft - o'e«^e^/fe n^^^n?" I"" "' '«''ellio.i
- -.« qu'elle eet due à Loui. slf "^^ quTS-'^''
(Hiii) e^^'^L.S'rre rtzt- '" ^'^■°»-. ^'
- une «>rte de Maidi méti. -^et iU k^ef^ /"f ^ -^^ ^" «•"»
de respect auperrtitieux : à cauJ d« I ™^"'*^* *"«> ""e «spêce
œr oee pauvre gen. '^ ' "^ "^^ "* «»»timent, il peut infiSOTT
170
PISCOUM
ia«ai^ n'traiant nu d. i».;.*
vtZ '';i,J^'' RÎ-J ""' '"'''• ~" ** '" "•«»- H
*qu. "u.'S^,rdrUuj;Hi!,'' ''••"^*" ^•""i'< d'«pr9.
de en h«nmc. extraordinaire o„ii!'' ^"' "• P"»*' P" «tro^m
plu. de.potiquet I] «y^t^^ j *' ."^^ d'un r&rima dl.
?j'^«- Jo P"i» rendre malntt^i'.^, "?"» "ï"' '«•" «Uient
époque de 'hi.t„î~ j.. ^ 1?* ^- ^«pinean i im. „...._.
.••*""" que lui doué nur I. - » t^iooune na januia
n«tio„. C'était un hoZ.e'^^;i:,°Vr.Pr *'" ''idole'dW
q««ce entraînante, d'un e3« l^T'r""! '''"'« ^'une «1,^
compatriote, un contrôle DreJnTin- • . """^^ «wrça sur ae.
un enthonsiasDie vibrant dana ton. 1^ j! ^"f '"«da tout entier,
femme, et le. enfant, de tô™. k. â^TJ'' **"" ^' ''°»'°«'. S
Quel «tait le .ecret de cette red^u^ •' *''""*" '«' «o-dit/on"
Plement «)n éloquence son ;„?,!?" "* P«'M«nce ? Etait-ce .im
Pa/rioti,me ? «^"aucurd^ f J^"-* d'«ite, °" -ême tTn p^r
raison principale de son autorisé "'"^ ^ <»».tribuait ; mai. la
cet e époque, se. compatriote^ étaiZ «""otojen,, c'est qu'à
«tau le champion de leur caî^e "" ""* ^PP"'"^* «' qu'il
«ue^'d^-rx^u^TS^^^irr"^-^^^^
--^e qu'eue restât en^re, S'^' i^?-*^ i«. ^
DE SIR WILFRID IJkUBIBB |7j
aventurier. o4tW™btre à KnMr''"'^'i'' "«'«'''«'"«« à m.
et » celle du AXdXsLKr?n'"r/u ^ ff ^■
;tnr'rur^e'/^rn.t; Kr ^^ P "^«^«^^^^^^^^
que rou . suivi coSXrm MeCir """""" '" '^''*""'
a cntr^-n^ au, z„.,heureux procéda' "^u^ironr'rpr Z^u^
■h repro^e cec, au gouvernement, d'avoir, pendam derann W
de. «.née., .gnoré le, ju.te, réclamation, de. Méti de iS.t
^teéwS «°"7™'"«"t' ""i* toujour, en vain. Je di.
qn lis ont été traités par le gouvernement avec une indifférence
qui éqmvaut au mépri. non dégui.é, qu'il, ont été ponC dan. îa
malheureux voie qu'il, ont nivie, rt que .i leur Son t^un
Ôuntt' '*P°'"?''"''« d« «> «rime "-ent aut..^ .^"hlmJ^
qu.1 ont provoqué par leur conduite qu'à ceux qui l'oM peSTrf^
a^a t1r^n""%"r^™ " "^i* •■'- ^^ '« '"''f de îlp'^^t ^
ava^t préparé un factura pour le. avocat» de Loni, Riel
MlTrierT"?'' fP"*^= -Ecoutez, écouter I c'e.t vrai
M Lanner. II. d..ent maintenant que c'est vrai. Moi, je dU
I
173
DMOOUM
hior par mon honombla Zi n ^ ' " "' ^"^ '" - 'U énoiMk
P»mi Im nombreux document. T^ ' *.' " '• i»««'<» exim on.
P" «t6 .oumi. à cette Xmb4 ?1 v °°' *î* "'PP"'»«- "ûf„C
•>der à 1. défenw de Riel o W. // ''•°'.'"» <=• •"'« qui p°i^
ç«h.ient I, m„i„d„ ^'^ ^^ '•"' devoir de le, produit eÏÏ^
je )« «w«e,.i. d'.yoirTârtS'A'' '"^'' * '* dofen« de Rid
"»«I que l'hoaorable m^uTeurd, Pî?.'» "^e " '^^^- « .^. t
»"«<» en cette -n^tiCll f^tL^'"'""" l'" l'^J^à^l
AftSrente. wrte». Nom ne ,om™l. *"*''' d« préjuifé, .|'
iranchemem que ]e« h»hi».n. j ^ °® °°« wig ne, • „, ;, j.
M. Lanri ■ to^' aonaieur.
t-on "aujcrdi;;;; «rrUS!^' ''r ^'■«^'«Pété hier, répê,».
s,.». .. "^ » ;,.. fe',W..'-,!œ Se i
DE aiB niLraiD LAtniRB
1T8
™pui. aix Huit tn. elle a d«jJi été attaquée deux foii par nne V
tn.Te comme un '^m^d-T^re^"'//'^"*""'. .<'' '^T '»?'"«'''
t«.t« ; on peut ai.é„„.nt o^^vot d.vT^""" '"•"'*' '™"
moitié «rnrige, oomm, il, réS,\i ^ ' ^"' **» P«"P'<'«. »
to«. à coup irruptic' .rS^W eTZhT""^' """ '""»'''
dani le territoire. A'.ts anWr»*'i1 *î?"»'""t «on autorité
eût été .„ moim nruricnt' de lT^w ^ ' ^ """'" P*°»« l»'"
de^ raeeure, de conciHatron ™ ^ '^" 8°'"e™ement d'adopter
M, il entra d.LT "Z^^trîtlT re'""™ = »»'« •"'» «l»
Uit autrefoi, le, parf^fan tZ^l f ?'«•?*; ™""»» <"• """
«raient fait prrtird^T f •? ^/ '' féodalité, comme .'il.
Baie d'Hud^r-ta iantTc'th^ t '• Compa^ie de U
avaient été des ^rfsdrtXfTodtîT-' ''"■J«' ."""°'' -'"«
vendae. Le peuple «^1' oetTe i>i; ^?;""; Py«'« d" I« «"re
tout. Le goreraernew ,l.»l. '^'"'""«- . Mai, ce ne fut p«.
•' i\
M
IMIOOUM
« .in.! L. »-„ '™'"<". •« J» n» ptiii mwiix f«ir« qu« d« oitor à
Jj«jJ^«rtt* «po,»,, „„„,„, ^, p„„ ,,.,, ^ <«,,.*„»'«
«"•«lent au n ni tôt f.!» .<i.~ i "•"mi™ tur m tarret qui
pour «ux.mW;7e. ku r*tl«''"*'''J"u!' ''"'"'™«»' '••■°'"
c^. trf. «tend™ «r^'„!l ,^* con,idér.bl«i et, d«n. certain.
tertaient tu gouvernement le droit de s'emparer dHe iu'n. LT^^
mil
Dl tw WILmiD LADRin
m
:3j«SïrKtŒ?ïiS'-j^H.
tr.v.tt, public ,.,, «a »«S d«. Î^T """r^» « >8«8 'il» d«
Compî;.i« r, B^^'PJ^^^^i'^ 'f' '•'•';« pour l'.utoriMTri:
"ill- à !•«, d. ToH^t^ltlll'Zr • '"'"u* "'""™" ■'"»
1888, .u nom dû C.n.d, un ^..^ ' ? '' ^ """'^•^f^*'"". ".
&dfeK:-£^T4 "-^^ -^^™""«p=:
«p^ûTur'd'rvrur r '" r^"''• *'*"■»-'«
droit, comn.. peuple •"' ^Ti ° '•'*"' P*'" ""■ ^'^ » lenrt
pouvaient p«, endurer cel, tÎ^^ !L ^'* "• rf^Itirent; il. ne
quelle. quVIle. aient p,r«?™ » dW^"""-**" t ""^ '«•*">»».
force, le gouvememen'^ de m^n„.ft^eS^'^^ ^';"''- ^"'^'" <»•
.ur 1, ,e„e par la di.tribuU^ de mmcJ""' ''"' «"uvoraine.^
extinction du titre indien et if'.h.nj T* ™'™ «". o»
d'.rpenta«« et d'en adop^'un nouveau ouTr '".ri" 'y'*^""
nien-, et le. propriété de, M^H, P* . ^ "*P*"**' '«'' «t«l>li»»e-
l'expérience du passé aurt^i.ill, f""' ™ ''°"*" -'P^rer que
« lui anr.it en^fgT* à tr" tcT.v'^c' ".^77™' Pj"" P™<f™r.
population au«i .eT.ible q'X M^tifCvérî «T'''*''''''" ""•
1 ou., in vente, le «ouvernament
••focorr mounioN tbt omit
(ANSI on) OO TISt CHA«T No. J)
1.0
M
uUâ 12.2
120
1.8
n^uàiâ
^IPPLIED IN/HGE U
'653 (.011 Main Slrttt
fioch»»l«r. Htm Torii 1*609 uSA
(?ie) 482 -0300 - Phofi»
(718) 186-SBB9-Fa>
DiaOOUBS
semble être comme le* Bourbons, qui, d'après Napoléon, n'avaient
rien appris ni rien oublié ; en cette matière, le gouvernement parait
n'avoir rien appris ni rien oublié. Je dis que le gouvernement
actuel mérite bien plus la censure pour le soulèvement de la Sas-
katohewan, qu'il ne la méritait pour celui de la Uivièr vKouge. 81
coupable qu'il fût en 1869, pour le traitement infligé aux Métis
de la Rivière-Rouge, on peut au moin» dire i sa décharge, qu il
n'avait pas eu le temps de changer sa politique, — que la rébellion
avait éclaté avant qu'il eût eu le temps di réparer les erreurs qu'un
peu plus de prudence aurait pu prévenir dès le cranmencement.
Mais, dans l'occasion présente, si des millions de dollars ont été
dépensés en quelques semaines, si dos vies précieuses ont été
perdues, si le sang le plus pur du Canada a coulé, si les horreurs
de la guerre civile et celles encore pires de la guerre sauvage
ont souillé notre sol, quelle en est ta cause 1 Est-c" parce que le
gouvernement n'a pas eu le temps de réformer une politique
vicieuse ou de reconnaître «a route î — Non, c'est parce que,
pendant des années et des années, le gouvernement a suivi un
«ystème qu'il suit encore aujourd'hui, et qui consiste à nier que
les Métia aient des raisons de se plaindre. C'est parce que,
durant des années et des années, le gouvernement a fermé les
oreilles pour ne pas entendre les plaintes, parce qu'il a fermé le»
yeux pour ne pas voir le» tort», parce qu'il a agi comme l'autruche
qni s'enfouit la tête dan» le eable pour ne pa» voir le danger et
qui l'ignore ainsi ; c'est pour cela que nous avons eu un soulève-
ment eur la Saskatchewan. Et, comme je l'ai dit, le gouven»-
ment est plus à blâmer pour ce soulèvement-ci que pour celui do
1869-70. Il n'y a pas eu de troublée sur la rivière Saskatchewan
en 1869-70, et la raison en est évidente : en 1869-70, le gouver-
nement n'avait pas essayé d'établir son autorité sur les bords de la
Saskatchewan ; il n'étendait pa« alors son autorité au delà de la
Rivière Rouge, et par conséquent, la population de la Rivière
Saskatchewan n'étant aucunement molestée continuait à vivre
comme par le passé. Mais le jour vint oii le gouvernement du
Canada voulut exercer son autorité sur la Saskatchewan, et c'était
à propos, dans le but d'ouvrir cette belle contrée aux immigrant»
de l'Est ; alors les Métis de cette région montrèrent la même in-
quiétude et firent les mêmes réclamations que les Métis de la Ri-
vière-Rouge. J'ai démontré que les Métis de la Rivière-Bouge
I)B 8IB WILFBID LAURIBB
m
•raient d« rtolwn.tioni de deux aortea : ib demandaient que
leun dioiti au iol fuuent reconnui d'une manière quelconque
et CM droit, ont M reconnu». II. demandaient auui de n'êtri
pai troublé, .ur leurs propriété^ et cette demande leui a été auui
accordée. AuMitôt que le gouvernement canadien a voulu
Meroer œn autorité «ur la Saakalchewan, les Métis de cette
Tiglon ont fait abMlument les mêmes réclamations. Au début
lia ne demandaient que la reconnaiasance de leurs droit» au m>i
et à 1 extinction du titre indien, et qu'il leur fût permis
de continuer i jouir uns inquiétude des propriété» qu'il» dé-
tenaient. Sur le premier point, je ne sache pas, bien que le
premier ministre ait dit le contraire hier, que les Métis de la ri-
vière Saskatchewan aient jamais formulé de demande» de terre,
avant 1 année 1878, ou le» dernier» jour» de 1879. L'honorable
minutpe a dit que des demande» avaient été adressées au gouver-
nement de mon honorable ami de York-Est (M. Mackenzie) Je
pense que quelque» demandes venant du district de Qu'Ai .pelle
ont été faite» avant 1878, mai» aucune demande, que je i iche
venant de» bord» do la Saskatchewan, n'est arrivée au gouveme^
ment avant 1878 j et la raison en eet bien claire. Cette r^on
venait justement d'être ouverte à la colonisation ; le gouvernement
n avait essayé d'y établir «on autorité que depuis trois am ; M.
Laird, qui en a été le premier lieutenant-gouverneur, fut nommé
en 1876, et n arriva à Battleford qu'en 1877 ; de fait, il dût faire
un voyage de plusieurs mois pour ge rendre an siège du gouverne-
ment à Battleford. En 1877, une pétition fut formulée par les
Métis, se lisant comme suit :
"Vos requérants désirent représenter humblement que leurs
droits, émission de KripH en faveur des Métis et de» ancien»
colons, sont auTO valide» et obligatoires que ceux de» Métis
et des ancien» colon» du Manitoba, et ils espèrent qu'on res-
pectera ces droits avec autant de scrupules qu'on les a respectés
dans cette province, et, dans le but d'arriver > la répartition
exacte de tel» droits, vos requérants demandent -nblement qu'il
«oit fait le plus tôt qu'on pourra convenablemen, , faire un recen-
sement de» dits Métis et anciens colons en vue de répartir entre
ton» ceux qui n'ont pas déjà été compris dans le recensement du
JBanitoba, et de leur assurer ainsi, leur part légitime de terrain»
et de scnpi .
f
i
178
UI8COVB8
Alon dini le cour, de février, une députation venue de Saint-
Laurent eut une entrevue avec M. Laird à propo. de cette affaire
et lui présenta une pétition comportant en aubatance la même de-
m^de. Cette pétition était adre«A,, non pa. au gouvernement
a Ottawa, maia au lieutenant-gouverneur lui-même. Il la référa
» aon conaeil ; le conseil ne aiégea paa avant le mois d'août auivant •
et (lana ce moia-là, le conseil adopta la résolution qui a été cité^
pluaieure foia hier et par laquelle lea réclamation, de. M éti. pour
Ottawa"^ '^' **"*' *'"'™' "«""™«nd^ favorablement »
.{JI.**?'*" P."^®""^ ''» f"' qne de. octroi, de terrain, et dea émi^
"TJV'TJ'"T^^'^^^^ fait, aux Méti. du Manitoba ^
vue de 1 extinction du titre aauvage aux terre, de cette province,
U y aura .ans aucun doute un mécontentement général parmi le^
r^ttn't' '«"•"°''«'' ''"« ^ "xioiy^t paa Tmême^^S"
.„ m!? f ^'i"* f ' '^?''*'" ''«««WiMement du Lac aux Canard.
nutS ; TT''™ 'r^^ " *"' "^ «""t"^* avec "né:
pu ation de la colonie de Saint-Laurent qui lui demanda œ Z
était advenu de leur pétition, et quel accueil elle avait r^T
W:„To""T- -^ ^""^ "P"''"* ''"''> '« Con^ilXnTTi^
«ati?f^^? ■ lî^."*** ^ conaidération. Lea délégué. fureSt
m!nM • . «'^'■"""^ «' '«»" interprètes remeroièrTnt cordiale-
Sri'lT°^'r"'"r"''TP°"' •««>"''«'»!« qu'il avait mise à
^^rtll demande.. Us Métia. en cette circonatance, «
comportèrent on ne peut plna convenablement. Alora survinJ la
chute du gouvernement Mackenrie, et m. nouveau gouvernement
Zf V fZT' '" «"""«"■«'"««'t du trèa honorable ministre ac-
W«« Â , '- ^ Ç'»''«™™«Dt » fit autoriacr à traiter avec lea
Jttétia, de la même façon que le premier gouvernement s'était fait
autoriser à traiter avec les Métis de la Rivière-Bouge, et œ, con-
formément aux anggestions faites par le conaeil du Nord-OÎieat •
e8^à-dlre que le gonvememem *nt autorisé à éteindre le titre dea
Bauvagea, en autant que lea Métic y avaient droit Avant d'aller
plus loin, il convient d'examiné- coûte la légialation sur la matière
aùn de fixer la responsabilité du gouvernement: l'acte de 1870 qni
DK RIB WILTBIO LAURIER
17»
Î5M^S. •' "" *** *?^*' ■»"' ^»' ^ deuxième, et l'.olo de
1879, pour voir ex«!tement 1. portée, l'objet et U cuw de 1. légii-
Ution qui fut ilon inUtée dau. le, •tatut.. L'tote de 1870 m liSu
oomma (uit :
8.1^' '*'"^' qu'il importe, dm. le but d'éteindre le. titre, de.
S.UTag^ •"" *fî?» ''.» '« P'0"'«'e. d'affecter une partie de ce.
i^^Â ™'"^,*««. J"»<iu'4 concurrence de 1,400,000 «:rc», «j
crété que le Ueutenant-gouvemeur, en vertu de règlement, établi,
ZT^L ? ":, " '" ROT™"""-»*" '"• *" «»"«". 'toieira de.
!!!.. *"î* terre, dans le. partie, de la province qu'il
jugera à propos, jusqu'à concurrence du nombre d'acre. ci-de««u,
^nmé, et en fera le partage entre le, enfant, de, chef, de fa-
S ,!!L'î^"*!;iT'"^'*'^^"" '• P™""»» » l'«P«lue à laquelle
le traurfert a été fait au Canada ".
AiMi l'objet de l'acte e.t parfaitement clair ; c'est une conoe.-
..on de terre d'une étendue de 1,400,000 acre, dan, le de„ein
«voué de la dm», entre le. enfant, de. chef, de famille, méti,«.,
leur, terre. avLit l'arpentage âvecX W
«t-oits, .emblable. aux lots riverain, dans d'auZs pHtierdn T^
trict, et en vue de, difficulté, qu'on éprouvera dan,Tbuti^t
raccorder le, lijiite, de ce, propriété, avec l'.rpen a^ pa^^
de^t^ '" '*'""•'"''' '•^ •»'"•" "■"' «tabli,, rhonnfur'^dév^
demander de, renwignement, ,ur la poesibilité d'arpenter de non!
tnl-Tntrttl.Sr'^'--'-^-^^* B'adree^re^nS
tJ2^°"' ^f''"^ ','"*'' ''"* ™°» "^o^iez des ordre, pour que le.
terre, soient arpentées le long de la rivière, en lot, de 10 chaîna
mCX, L^,^ ^' '*r""* "" ""y*" ^'"="« "ï^ nousfaire con-
naître les limite, de nos terre, rcpectives ".
DE 8IH WILFRIO LAUBIEIt
191
"Mai. quant à l'arpentige du territoire en quention, toute, le.
ÏI^ rJ^ T'n™ **" Nord.Oue.t doivent être arpe,..*::
a âpre, le mode aotueUement en vigueur ".
iJ^Jf l'<."^u"'?i!„*' Pl^oM par le département de l'In-
«rieur le 13 octobre 1882 ; dé«,rmai., toute, le. terre, du Nord-
cu":îLt7'T «'" «n»nt«<» d'aprè. le nouveau .y.^mo,
yit^^î^^^lV^. "^"Vf " '■'' ''^"'«rio»'. ■•«pondit enfin à la
lettre de M. I>uek écrite le 11 mars précédent, et voici ce qu'il dit'
«l^.T'''"îr'" '''*"'*°'^ P" *"" "P"''*' de nouveau. Il
terrTf.t^f''" 'H '^""T>- '?'^"'"' «""•" P"' P""""»" de.
f^^^'-M ^""."""« «"bdivision différente de l'arpentage régu-
her qu ,1 leur plaira. Vou. voudrez bien faire part de cX d^-
.«m aux partie. mtéie..ée. ".
lorwjue les colons demandèrent que l'amentam tût fpi. a> ^
leur. po«e«ion., on répondit : ^^, .ÔT^Z^fZ^'I^
m«.«,n., cultivé le sol et l'avait amélioré en con^équen™ oue L^
qu'il exerça quand les terre, furent arpentée, .am S a^tl
S7='£=,JaïrXfi-T=
peçterons vos terre, telles que vous les possédez. %Z seutmen
cela, maa le. missionnaire, de cette contrée, ce. hommerdeTalx
V", en règle générale, ne se mêlent pas ' „ iffa res™„ues'^Z'
TLTZ 'T ??™TJ"' '^' représentations au U.LZZ
.11-, iH . . .e André êenvit lenres sur lettres, ainsi que
I I
if ii j
IM
DIBOOUB»
dSlégatioM. Le, pétitions sont .3iî^ '*'°'""ons et envoyé dea
délégués avaient tourné lo dos^ 1 ' ^^ °" """'«t dê« que 1«
ouvrir ,1'"" *"'"* '^'"" I« pays Voilà » '"•"' ''"^' "'■«rcher
ho;4Va"„<,S" f-^'?'~ n -vairre t î""'' "<»
treux, comme ils l'ont AtS n„ j**"'»*» pouva ent être Hi»..
«ouven^ement. Ljr^J^^_'^ r.. p„t é^o^ot 1
-t«'t pa, mactif ; il tint b^^^^^
?im^
DB 8IB WILPBID LAUBIBR
1»3
d'iuemblée* «lucquelln aaeittmient en grand nombra, non aaule-
ment le> Métis, miin lea colona de race blanche; on discuta la «i-
tuatioo; m expoea le» griof» du peuple; et cependant lo peuple ne
ae soulevait pas encore. I,e gouvernement ne pouvait plaider igno-
rance, parce que la presse du pays, le» journaux publiés au Mani-
tobt dans les intérêt» du parti au pouvoir avertirent l'administra-
tion de temps i autre de ce qui se passait ; cependant, on n'agit paa
davantage du côté du gouvernement. 11 y a plus : les propre» fonc-
tionnaires du gouvernement l'avertirent & plusieurs reprises. Si
vous examinez la correspondance, vous verrei que M. Duck, l'agent
local i Prince- Albert, insista à plusieurs reprises auprès du gouver-
nement pour qu'il remédiiît aux griefs de la population, mai» que
«ea lettres restèrent toujours sans réponse.
Vous verrez que M. Pearce, employé infatigable du gouverne-
ment, signala fréquemment l'imminence du danger et fit des sug-
gestion», mai» que le gouvernement ne se décida pas encore i agir.
Qu'est<» que demandaient donc les Métis ? Quelque chose d'in-
juste ou d'inique î Non, mais exactement ce qu'on avait accordé
aux Métis du Manitoba ; rien de plu» ; quelque chose de si juste
que le gouvernement lui-même a fini par l'accorder, mais lorsqu'il
était trop tard.
Tant qu'il avait été temps d'agir, le gouvernement n'avait rien
fait. Mais »i le gouvernement demeurait inactif, l'opinion pu-
blique, agitait Le pay. était si éloigné, les communications
étaient si difficiles que, parfois, il n'arrivait ici qu'un écho affaibli
de oe qui ee passait dan» ce territoire. De» 1883, mon honorable
ami le chef de 1 opposition appela l'attention du gouvernement sur
les plaintes que proférait le peuple de» Territoire». En cette
occasion, le premiw mini»tre lui répondit que tout allait bien.
Mai» 1 honorable député de Provencher <M. Royal) fit alors en-
tendre un cri d'alarme et signala le danger. TJn tel avertissement,
venant d un partisan si fidèle de l'administration aurait dû au
moins piquer son attention ; cependant, rien ne se fit encore. De
nouveau, i la session suivante, mon honorable ami de Huron-
Ouest (M. Cameron) exposa lee griefs du Nord-Ouest et demanda
un comité. le gouvernement répondit que tout était perein là-bas;
Il ne voulait pas agir. Au commencement de la présente session,
mon honorable ami appela de nouveau l'attention du gouvernement
rar I état du pays en présentant wn biti pourvoyant à la repré-
194
DtSOOCIM
<l»n. I'»uno.phère le* nmmiZ'. 7^** 'P*^"» <» ««lUit ribi»»
vâit mM,u„ d, voir ce „„[ J^JL,!^ f/emement no pT
preuve qu'à cette époque «i ?„îî "i ' ''• ^"^ »»•» »vom I,
« propoM tranquillement IWrj . ? ". 1*" <*• •<» «'«8»
i««»"'1!»n»nt qu'on dTnn. 4 1 Z?' ''" '^^'*- '^™'» ««^
heure, i n'éuit oeut-êt™ „.. P»"»"» gen^ Même à oetto
Ben., en voyant cela, auJaienV^rfiiT'*' '\ ^" j^"»'^ l"» «»
tevement aurait «té «vite p luî^^rj n™."' '"""''"' " ''"<"'' «">•
premier ministre que i'ai dé 4 JfJ J ,"""" *" '» <•'«»»" du
Jfclar.it qu'il com^ t „? L^**| f' '*^"''. '" «""^""««"enï
«•«.ce lui di,.it qu'^ .va t fa^t ?o„t i „•?, """ « "ï"» « •»»>■
1».W.; De telle, r«t^di^ de .^j;! '] •""""' P°"' P^'i'ier
wille d'une rébellion qu'il .TttiréeZ ? «»"''o™«»nent, à 1,
adm.ni,tr.tion, «>„t, l croi, ,.„. ' 1^/"'' /" «* "'«'"'""
mom. que noua ne rapn^l.Tn'^^^'Sl^''"' l'histoire, 4
<li«it au Corp. uJZtit TiX^"°-? ,f ^'^''' O'"'!»', qui
<«««' l«ger, quand U allaLlo^l ' *'"'' """' * '" S»»'™ d-ln
[e"sr -•"' -"' •- - ,r 'du Krd'ESir;
comxne 4 tout citoyen libr. 'XT^^'^^^X^ai ^^^
t.onné Que pouvaient-iî. donc W ..^f " " »'" P«» pêti-
fut d'une manière constifutioMe^T ?'"* !"?,<* "l"'"» »«
oe,t que pendant ces longes Zi!! '., !■»,»«"«, la voici :
tionner et Pétitionner, SdeTfT'y'' "T ^''" ''"<' P*"'
POrte du gouvernement se traîner .4 17""^^' ^"PP«' » 1"
gouvernement n'a jamais dSwT , m .Î'^J*' ""'""'""• ** '«
Voilà la vérité. Le gouven^Cin^jJ"* P°»' 'f -ecourir.
n a jamais nen fait pour ex-
DR glB WILrRID LAUBIIB
196
•uoer Im prièrra « let vœux da cm piurra gtoê. Je me trompe j
owi, le gouvernement * '-lit quelque ohoae: il a envoyé une troupe
de poUce i Ctrlton. Qutnd le peuple revendiquait m droit» par
dee péUUon», quand il tenait de* aiwmbl«et pour diicutpr mi
grief», le gouvernement «vait ce qui h paaiait, et au lieu de re-
dre«or cet grief», il envoyait la police i Carlton, afin d'en impo«ir
au peuple. Voili l'etpècw de jmtice que ce peuple a reçue du
gouvernement tant qu'il ne «'e«t paa révolté. Mouaieur l'Orateur,
•'il y a dan» tout cela quelque cho^o de plu» reprébenaible dan» la
conduite du gouvernement ; c'est bien le fait d'avoir envoyé de»
homme» de police à Carlton pour rendre uux pétition» du peu-
ple par la force armée. Ce nW pat li de la justice britannique ;
oe n'e»t pat ain»i qu'un gouvernement britannique répond d'ordi-
naire aux demande» de ae» »ujeta ; mai» c'est ainsi qu'on aîni-
ni»tre la justice en Kusiie. C'est ainsi que la Russie répond
aux demandes de la Pologne. Chaque fou que le» Polonaia »e
lèvent pour réclamer leur» droit», le» Ruiaei font exactement ce
qu a fait le gouvernement canadien : il» envoient de» troupes
armée»
Oe n'eet pu tout : il y a dannn,;. viT , , ' ^"' ^'^nt de naître,
«■il est séri' crmr'i'&fu^S'.'>"''V'°"^ai,
poursuivis ? Si le Gioie est la P,r j , ^*"? *«"'« «i»"* été
fura.t dû être mis en accusation T^^ '", '^'*"''"'. '« G'"*»
étaient les instigateurs de "a éWlion ? ™'''î' "^^ "^o '"'""^''e
SUIVIS également ret>emon, 1I9 auraient dû être pour-
tor^étlLV^rritfc^^î "/~ -it l'au-
-lures contre les ins%atëur?déTa iSf' '"" ^'"''"''^ "^^^ ?'»««■
race blanche qui certainementétaieutS""' ""kÎ^" ''=' ""'""^ <>«
qu'il, avaient poussés à se révolter vlt •"'"'"'''.''"« '«' Métis
f'ons données par le ministre de k T • "f ..P""» des inetruc
ronne : *^ '"""^ "« « Justice à l'avocat de la Cou-
4
f * ^ -
tM
DISOOUBB
71 doit Un vrai, et, ^apris Ut information» que le gouverne-
ment a ohhnuet, U temhle probable
On dirait que Ir gouTcrnement puUge l'opinion de l'honorable
dipnté de Provencher et entend agir en oonBéquence :
" Il doit être vrai, et, d'aprùa los infomiations que le gouverne-
ment a obtenues, il semble probable que la rébellion a été active-
ment encouragée par les blancs, spécialement à Prince-Albert. Il
n'y a rien, dans toute la mission qu'on vous a confiée, de plu^i im-
portant, je crois, que de découvrir, si c'est possible, quelque una
des hommes qui, beaucoup plus instruits que les Métis, ont poussi
ces derniers à se révolter, et vous êtes requis de porter toute votre
affection sur ce point."
L'honorable député de Provencher (M. Koyal) paraît n'avoir
été d'aucun secours pour l'avocat' de la Couronne, malgré cette
connaissance des faits qui lui a permis de dire dans cette cham-
bre, avec l'autorité qui s'attache à chacune de «es paroles, que les
colons blancs étaient seuls responsables de la révolte.
S'ils le sont, comment se fait-il qu'aucun de ces colons n'ait été
accusé, que tous soient en liberté I
Que devons-nous conclure de tout cela ? Devons-nous conclure
que le gouvernement n'a pas voulu soutenir la position prise par
eir Alexander Car^ibelH Ou devons-nous conclure que l'hono-
rable député de trovencher n'a fait qu'une de ces assertion»
hasardées, dernier expédient pour défendre un acte autrement in-
justifiable î
L'honorable député a été plus loin. Il a non seulement accusé
les colons, la Farmenf Union, le Olohe d'être responsables de ce
qui s'est passé, mais aussi l'ancienne administration Mackenzie.
n a dit que l'action de ce gouvernement depuis le moment où il a
pris les affaires en main jusqu'au jour oii il les a laissées, a été
nulle et que l'histoire de son administration au ÎJ^ord-Ouest est
une page blanche.
Eh bien ! M. l'Orateur, voilà une accusation que l'on ne salirait
porter contre l'administration actuelle. L'histoire de l'adminis-
tration actuelle n'est pas une page blanche. Du sangl du sang!
encore du sang ! des prisons et des éohafauds ! des veuves 1 des
orphelins! des destitutions! des ruines 1 voilà ce qui souille l'his-
»» «IK WILPBID UAUBIBB «Or.
~n:'d|„Sd1:?. "" •'"'"' "- ^'"«'■Oue.t P.r le ^
çomiTlTonoriwrdépmé wrii* J/'?" '"""'''r "•"»« * Ji'".
nne oho« à l'honorable dêZl ";!^-. ^"""^■°«» cependant dire
k«uie e.t répréhen.ible Zr 1. r^Inf**^"/'"-,™"* ''^ *!• ^ac.
affaire, du /ord-Ouest*,^!. n T* f "l' ''•' •<l'°i»i»'r« 1"
lourdement doit perer e h âl« ^ il . *' .*'*'"""' ™">bicn plu.
^7HenK^-^-t^~;^^ac^J^
^;^?^^2;r»-^-!-^-ouaun.oin.
le chef du partWj^ateurZni^ r V •^'' ^"' '«-»«°'e.
dcmuMit au, M«ti, de. Terri toi«/H, ir °^"î*'^« ^'"'" «ne»™
liOU
PIS00UR8
meinra et à teU termo et ooDUitinns qu'il pourra être de tsmpa I
kutie jugi à propot ".
IiM diipoêition* de ce itatut furent répétéAt duu la loi de 1883.
Mail avant d'aller plus loin, il peut Stre important de définir
dèa maintenant quel» étaient le» privilège» et le» droit» qui furent
aocordéa aux Métia du Ilanitoba.
Far l'acte de 1870 on décréta ce qui suit:
" Oontidérant qu'il importe, dan» le but d'éteindre le» droita
des Sauvage» aux terre» de la province, d'affecter une partie de
ce» terre» non concédées, juaqu'à concurrence de 1,400,000 acre»,
au bénéfice de» famille» de» Méti» rô-iidant», il eat par le nréaent
décrété que le lieutenant-gouverneur, en vertu de réglementa
établi» de temps à autre par le Gouverneur-général en con»eil,
choiiira dea lot» ou étendue» de terrpa dan» le» partie» de la pro-
vince qu'il jugera à propos, jusqu'à concurrence du nombre
d'acre» ei-deasus exprimé, et en fera le partage entre les enfant»
des chefs de familles méti»»e» domicilié; dans la province à
l'époque à laquelle le transfert a été fait au Canada ".
Far une loi ultérieure, l'Acte de 1874, les mêmes privilègea
forent étendus, non seulement aux chefs de famille, maia aux
enfants mine tr» des Métis, suivant qu'il apparaît à la «ection 83
de ce statut. Ces acte», d'après lour interprétation, assignaient d'a-
bord, on le voit, à chaque chef de famille, le morceau de terre dont
il se trouvait possesseur à l'époque du transfert, soit une étendue
de 180 acres, et en outre assuraient aux Métis, en rachat du titre
indien, 160 acres de terre ou un ecrip pour autant ; plus 240
acres ou un scrip pour autant à chaque enfant mineur. En 1870,
le premier ministre se fit autoriser à étendre ces privilèges aux
Métis '.i Nord-Ouest. On voudra bien remarquer que les Méti»
du Mttuitoba ont été traités comme une classe spéciale ; non comme
Sauvages, non pas comme blanca, mais comme une classe partici-
pant aux droits des uns et dos autres. Pour les traiter comme des
Sauvages, il aurait fallu les parquer sur les réserves ; pour les
traiter comme des blancs, on aurait dû leur donner des home-
.ileads. Mais non, on les considérait, encore une fois, comme une
classe particulière, participant aux droit? des blancs et des Sau-
WB 8in nariiii) lauhikh j,,;
S.uvm^., iU dcv,iemTvoirl „*"'™ ,™ '^•*''r ' -""ne
pour chaque p*re do fa.n Ile pÛ7ir.,r,l*, "'■.'''' '"" ',""
mineur. '^ ■""" P»'" ''"«que onfam
.ppHc..io„do.^rp„ eire^^™^"'" \V' 'f" >" première
U premier .ete qu'.it ^^£^^ f»lT ' ''"'"'^"'° * '* '"' 'l» 1"0 ?
28 janvier 188... il.;,' ;j n '"T™/"" """"• » •"' '-» '«
«coulée. .Tant .ue le mùve™»™^^ "^ '?"'^'.''' "'""^''" '» ^""«»»
«cte de iu.tice en W d« ^!?- "'^'" °'*'"^ '^ """"P"' <=*»
.'y fair^ .utTrit^r dan, le emp'\:?1' TT "^'^ '" "''"'• ''«'
toute cette longue périolp ti™ '^' f '^ ^ "^'''""''"- I'o>„lunt
voir le p,u.eS^t ' ' »•»»'"■"»' "«■» n'avait p„ émou-
L'honnrablo député de Proveneher CAf T? n
cjpend«it que le 'gouvernement ata" Zt In" ? "• '" " "''"'"^
M«tn. Si le gouvernement a fait .L j • " ''*'"'"' «'"'''"'■' '«»
ment ,e fait-il q„e \TmthtL7j^T-' ■''''''''" '"« *f«<'"'' ™m-
lon«temp, pour^Xen rlfÛr, drl f ?^ '"""'" " '"''™"' •" "
délégation, et le, pétition, do^iUf'rd^',™?"'!-^»" '«
Comment m fait-il qu'il, aien7«! .L„ . " * '* '"^P^'-ment î
Proveneher lui-mêm? Sen 7 fl^t il"''"'*""* '^"^*P"'^ ''«'
19 novembre 1882, Ma^re rén.r/ • ' P^*,"" '^'''''"P'*' 1"^ le
pénitencier du Manit^r % Jj- /^ aujourd'hui prisonnier au
de bataille ; Charles taValfrb]lf''"''''7' 'u'"^ "" '^ ^'"""P
I,idore Dmna,, tué sur Te chamn ? k".""-, " "''"'"P ^^ bataille ;
.'.dreasêrent àM. Duc^^'^^à Pr^»' a',,!! J""''^"" «'"-
son entremise active auprès X^°„,L„°™ ^''?'"'' P™' «oUiciter
ci à reconnaître leur, roi , lui "17^' *."" ''" l"^^' <*'"'■•
«ion qu'il, avaient pétSé V^ueZ "' '''"'.''' '"^'"« <^'"'-
l'appui d'homme, influent, entr« .T» Ti.' "''î'^'*" «^«'«"t «"
député de Proveneher T.) ! ""'^' l'honorable M. Royal, le
telle, épreuve, pour obt^nTr 1» T • '"°""'' "'""' P'^^ P" de
gouvernement leTr a reudÛ t^oe Tr"""^ ''/ '^"«' ''"'■♦'. "i l"
l'a^tation a ré«,é enT'- " ^ df "ï' T^^^ *'""' ™ '«""P"-
vemement n'a p., rem^^'un dog '' ^"'d-Ouest, et le gou-
208
niiGOVRB
LTionoTâble député de B«lle<!h.M« ^M. Amyot) » dit 1 .titre jour
que, pendant cette longue rfrie d'.nnéei, le gmiveni«n«nt n « fut
qu'une ohow: dormir et ronfler Selon moi, T ,<pr«.ion n > rien
de trop fort, puiKjue nou. en avon. V.ttestation d.ni le livre bleu
du gouvernement même. Le croiriei-vou», moniieur 1 Orateur 1
nou< avon. la preuve que le département avait perdu le aonvenir
de la loi qu'il avait lui-même fait mettre dani le. .tatut. ; nou.
avona la preuve que le gouvernement avait bel et bien oublié que
le: Méti. avaient droit à dea privilège, particulier.. C e.t a
peine croyable ; cependant, ..ou. en avon. la preuve «.«.no.
™ux, ici. Un jour, le. colon, de Prince-Albert .•'•«•»'>'*"?'
Lu/délibérer .ur leur, propre, grief, et .ur le. grief, de. Mcti^
Parmi le. réwlution. adoptée., « trouve ccU««i, la troisième.
8° « Proposé par M. Miller, wcondé par M. Spencer, et adopté
i l'unanimité : . . > »
" Attendu que le titre indien dan. ce district ou territoire n est
pa. devenu éteint, et que les vieux colons de la population r..étisM
du Manitoba ont reçu du icrip en remplacement de tel titre, et
que cette allocation n'a pas été faite à ceux qui résident en ce ter-
ritoire :
" Riâolu, eue le très honorable ministre de l'Intérieur soit re-
quis d'accorder le dit acrip aux dit. colons, les mettant ainsi sur
un pied d'égalité avec leur, compatriotes du Manitoba".
Cette résolution demandait simplement que les Méti. du Nord-
Ouest fussent traités exactement comme les Métis du Manitoba
avaient été traités, exactement comme l'honorable député de Pro-
vencher a ailmis qu'ils auraient dû être traités. Et, tependant,
quelle a été la réponse du département de l'Intérieur? La répoi-se
du département va prouver précisément ce que je viens de dire,,
qu'à cette époque en 1881 le département avait complètement ou-
blié U teneur du statut qu'il avait lui-même fait mettre dans no.
lois. Voici quelle a été cette réponse, adressée à l'honorable Law-
rence Clarkc, qni avait trausiuis la ijétition à Ottawa:
'■ Ifoniienr,
D« MB WILrUlO LACBIBR |Qg
DfiPARTBMBNT DE L'INTCRIBGR,
OttiWi, 22 nov. 1881.
" Sur instruction du miniitre de l'Intérieur i'.i rhn„„.„.
d aooutrr rieent on H'n» ™x_ • i"ioriour, j gi i Honneur
..». .";s::,'Mr;r r *""■• '■" '- "-^ *'-
ei^iwtiÔn » • ^ *"""> "'«• '«'»'"'*'»' dem.nder.it
de^d^;riffetTut°!''i"™n "","•' '««""vemement en demeu™
ti...it, et oependint le gouvernement répond que cette ré.oI,,tinn
' Monsieur,
Criton, T. N. 0., 26 j.nvier 1882.
Al égard de I. résolution No 3, on . fait observer que:
210
IlIRCOUM
(lu Canada a inaintn et
" L* gouremcment du Dominion .... ........ .
uainlM foit reconnu ce droit terrien de* habilanl» métii, comme
l'atUite le lUtut du Parlement du Canada (IHTU), »3 Vict , chap.
8, MCtion 31, ainii cuntu: "
Suit l'énuméralion de toua le» itatut» par letqneli le l'arlt-nicut
du Canada a consacré i maintea rcpriiei le droit de» M*lia à une
compvnaation pour leur titre indien ; puii M. Clarke pounuit:
" On voit que, depuia la première légialation en 1870, juaqn'à
la dernière en 1870, lea droite terriena dea Métia ont *té reconnu»
par le gouvernement, et qu'il a été expreaaément pourvu i IVx-
tiiiction de leur titre".
Certe», l'explication était a«»eï cjaire, ce «mble ; mai» non, le
gouvernement retomba de plu» belle dan» «on état de »omnolenoe
et d'inertie ; le ministre reprit l'attitude pare»«euie qui lui était
babituoUo depuis tant d'année».
Les JIéti« pétitionnèrent encore; il» envoyèrent leur» ami» en
délégation à Ottawa ; il» envoyèrent même l'honorable député de
Provenchef ; mai» à quoi bon tout cela ? le gouvernement ne de-
Tait rien faire, abaolument rien, juaqu'au 22 janvier 1888, lorsque
le miniatre fut réveillé en suraaut »ur ga ohaiae par le* première»
»ecou»ac« de la tempête qui allait bientôt ravager le paya dan»
toute »on étendue.
Trop turdl Trop tard! Trop tardi
Quand la gemenoe de l'injustice a trop longiempa germé dans
le oœnr de l'opprimé; quand le» année» y ont accumulé, amassé
nne trop forte dose d'amertume pour qu'il puisse plu» longtemps
la contenir; quand le» humiliation», lea déceptions ont rendu
l'homme farouche, déaeepéré ; il arrive alor» un moment où le
moindre inciden' suffira pour déterminer une conflagration, tout
comme une étinc le échappée dans la prairie peut à c^tains mo-
ments y allumer in incendie que rien ne pourra arrêter, que rien
ne pourra éteindre.
Quand l gouvernement s'est décidé à agir, il était, hélas I trop,
tard! Le petit incident s'était produit: quel fut-il? L'honorable
député de Provoneber nous l'a raconté. A peine le gouTomement
eût-il annoncé qu'une commission serait nommée, un homme com-
mit l'împriîdencç de dire <îViÇ la (yiTnmi^-'^'.oTî p.fi viendrait pa?.
DB IIR WIUTRIU LAl'RiBli
SU
.Jlnti""""^ ''"'°'? '»»'•"»'' "M comnii„iou ne /ut Doint
««1. tongêrent t I. r«,i.l«nco et i m .léfen.lr... ^t.l .«.,«• .in.
munuion. «n. provi,ion., il. .•empirèrent .1... , ,1' n , J^^
«lut, ao Lm dM Can»rd,, fut une dWiration de guerre ".
«J?i,»*JT """ '^' 'î"*'l""' "•"»• <••' f"!'!'""! pour un bon
»«nbr.: o^e., un. analogie .ingulière entre l'ori«i„rie e^tto „"
^l",t BaT" ''? '•.'«'«"i"'' <•" Ba..C,n.d«'e„ 1837
U»n. le Ba^Canada, l'agitation avait duré plu.ieur. année, do
mtoo qu'elle a duré plu.ieur. année, au Nor louct, ërt'f î
an«. loraque le gouvemem-nt chereha i foire arrêter le. cho7. dû
mouvement ,„e la rébellion é<l«,a. Kt .a„. aller ,T„. t .'J' „t
Bateau. J?r " ■»""' " ""^P '•"''•'« «ï"'»" «««""« rfvolte du
Baj-Can.ua, ello n'en a pas moin, obtenu .ur-lc-ohamp aux Ba«
n^ Tn '"* ?'"" ''"'^'' '««•'"»"»' •" -«in depù" 'tard'.n-
nées. Elle eut encore un autre réxultat: ce fut do traii.form.r
«u>d..nement un. population ju«,u<.là favorable à la XI ^
iiTi^:T ' '" "'"' '''*'" •"^'" ''"'' ''AngCrre
œj:jSi/r-o^=«^^i3t
avaient été refusés jusqu'il cette époque ^
L"™"! ':,r!î!^r7 '"''•" "'"T' --«-"l-ent na"
-m_j«.., mai, =.,^n;incnt, par ût, actea de propos délibéré, les
SIS
DiacouM
ànil* Mgitlmet ik. **!■. J'ai dit ^u* l« prMni*r »nM du ea»
Mil dw miDiitm m «tfcution du lUkUt iviit «(i piiM4 la 18 jiD-
vitr 1886. (^ue ditiit c«t iirtlél II importe d'en étudier le eoti-
texte «n TU* de l'Mcuuliun i)ue je vient de porter contre le (ou-
venument. Cet irt«l4 m lit linei :
" Vu U mtnioire du ministre de l'Intérieur, en date nu 2A jan-
Tier, portant qu'il eat d4«irable, — en rue du règlement équitable
dei réclamatiou dee Métia du Manitoba et de« Territoire* du
Nord-Oueit, qui auraient eu de» droit» au lol n'iU artient réuld*
au Manitoba i l'époque du transfert et l'ilt avaient produit
leur» réolamationa dana le* oondition» requiw* par l'Acte du Ma-
nitoba, ainii que lei réolamationa de ceux qui, bien que résidant
an Manitoba et ayant un titre équiteble à participer t l'octroi, ne
l'ont paa fait — de vérifier le nombre de cea Métia ; lequel mé-
moire recommandait que le minirtre de l'Intérieur fût autoriaé à
faire oe dénombrement et à emplo,Ter troii penonne* k cette fin
L'arrêté pourvoit ou premier lieu, voua le voyez, au relevé
d'un dénombrement dee Métk ayant droit i compensation, afin de
régler équitablement les réclunationa de ces Métis. Quel devait
être co règlement j^uitablo 1 L'arrêté cat vague sur co poiiil ; non
aeulement vague, maia muet Le règlement devait-il consister k
donner oe qui avait été doiné aux Métia du Manitoba, comme l'a
insinué l'antre jour le député de Provencher I Jo prétends que
non ; je soutiens que le règlement que le gouvernement avait dans
l'esprit et qu'il appelait équitable n'était paa celui auquel on vu
était arrivé en ce qui concerne les Métia du Manitoba. On me per-
mettra bien de rappeler ici en quoi avait consisté ce premier règle-
ment On avait donné aux Métia du Manitoba, en premier lieu,
k titre gratuit, les terres qu'il» occupaient jusqu'i concurrence de
160 acres chacun, on leur qualité do blancs ; en second lieu, en • x-
tinction du titre indien, 100 acres de terre pour chaque chef do fa-
mille, plus 240 acres ou un nrip équivalent pour chaque enfant
mineur. Etait-ce U le règlement qui devait être fait en vertu de
l'arrêté ministériel du 28 janvier 1 Pas le moins du monde, dia-
je ; et j'en prends à témoin sur ce point ce qu'a dit le premier
ministre lui-même le 26 mara dernier loraque cette affaire est
Vfinup devant cetta Chambre.
n a dit en cette occasion:
!>■ MM WIUTBIO LAVMU aU
ehâoun, et cela leur tiendra lieu cU *oiW-Sî . *.""•
tl4
maoovn
U70, le M ng mnrrMii Hk l»rr«i don» il mI prlwiitmMnl l'a*»»-
pant inrontMiA rt do lumiMi fui, pour y iviiir r4»iM rt l'ârnlr
mil rii pullnrv, Jn«)u') «nworrrocu de HIO tem; tt tl I* lot ou
monwtn d» ttm dnni il ■ ronnipation *o<i« /ld« eomm* iaidil
«Uil d« moiaa A* lOU tent, U dlir«rFnn> dmint «Ira n>mp«niii>
Par niw tmiMion d* êerip rt«hMtbl« m lern, lu linx d'un dolUr
ieii'l et lit minittra Ml «n oulrn d'â»i« qu'an « i|ui oonccriin
ehai|u* iUtii rbnf d« familU rAaiJtut dtna Im Tarritoin'a du
KordOoMt ■nl/<rii>un<m«nt nu 15<i jour <hi joilM 1870 qui n'»rt
Wt pi<tMil(UM)nt occupant bona fidê d'un* Urre, un serip ikirnit
«re «mh tn m ftmr, raebattbla «n terra, joaqnîi ennrummr*
dallOO".
8nlt nn diapotitif •eroUable mnrvmant lea enfintu ni incnr*.
Kh hlen, tnal.TMina <<»t ordr» m nin«p||. A quoi pourroit-it I Slm-
plctiipnt à pwi; (|in< le M*ti< riwvr» nn orfmi de tflO un» mi
3ualit< de MitUr ou do hom«êltad»r, mai» qu'il ne lui Kri rien
onn« «n extinction de wm titre indien. Si ce M*ti« Mt dAjà en
posiPMion d'un lot de IflO «-re», il en ponwrvera U propriété t
titre gratuit, rien de plu»; «i «on lot n'a pa« une étendue de J«0
aor«, tl en recerra la dlffér»'n<«p, rien de pln«. 11 eut done bien
manlfente qu'à i^te date, aux terme* mt-mci de l'ordre en ranwil,
ce n'. tait pa» du tout l'intention du Kourermment de donner aux
Méti» dm Terrilnirm du Nord-Ouc«t lea mèmea droit» que ceux
qui avaient «t« dont <• aux Métii du Manitoba. Or, la rommi»-
aion ne tenant ion n.andat qne de cet arrtté, il «tait impoMiUe
pour lea eommimirea de faire antre eboaa que d'ex«euler lea dia-
poaitiona eontennea dana oet ordre.
Ht n'étaient pai autoriaéa à aller au-deli de ce qne cet ordre en
oonaeil lea autoriiait à faire. Cette eommltaion fut confiée t
MM. Street, Ooulet et Forgct, et Ai» leur arrivée au Nord-Ouett,
dè« qu'il» nnri'nt commencé leur enquête, il« «'aperçurent tout «le
anite que le r^lement projeté ne lerait pai du tout nn règlement,
et que lea Métii allaient être de nouveau dénappointét et mécon-
tents. AuMÏ, le 4 avril, M. Street télégraphiait-il en ce» termes
i M. Marpberson, alors ministre de l'Intérieur :
" Si 1«« Métis le déairent, ne terait-il pas sage de leur donner
des leripi, un de soixante ou deux de quarante dollara, leur par-
Chu ■■■ Datio,
n;oD. Nou. ~î^ion,Zl:*l ''''.' Act» d« terre, du IW
don., lui «oordrp™ c^* 6^1" ''••"••"«« quo nou. poMé-
mâtion comme Méti^ Or «^.T P'"» P<"" •• '«e'»-
P«m devo / traiter ,r« !« XfT * '* «""^""'"««t • toujour.
rien de plu. que ce que peut '<^.^?,T î "" «""P"'" <"«'!•
M extinction de leur titrJTndim M pî^ «Ion ordinaire, et rien
'ur toute. «., f,ce, ,yeo nôu^ !?'„ ^; ^ w^'/ ''"«""« '« l""'!""
pemottr.it de I.iwr le. M«,ri ' ""? "♦«"««tion qui nou.
;n vertu do, ci.urdiiij:'^; e'ui-'zr'''' «^"po;".
-P« rour „«0 ou ,240 -ivant ie^l;!: ^ fer iStut
216
DISCOURS
Voilà la politique >ugg«r£e par M. Street dèa qu'il eût com-
mence aon enquête, et quelle fut la réponae î Dèa le lendemain,
trrira ce tiléf^amme qui était au moins de lix ou aept ana ea,
retard :
W. P. R. Stmet, 0. K.,
Prjaîdent ùe la eomraiasion des affairea métiaaes,
Winnipeg.
" Pas d'objection 1 votre suggestion d'accorder des icripa et do
permettre aux occupants d'acquérir titres par voie possossoire dans
le cas oii ils en exprimeraient le désir ".
Enfin, justice était donc rendue à ces pauvres gens! Depuis
sept longues années, ils avaient pétitionné, mais toujours en vain.
Le 26 mars, le premier ministre, de son siège en cette Chambre,
avait donné comme sa politique que ces hommes n'avaient droit î
aucuns privilèges spéciaux, qu'ils n'avaient rien des droits qui
avaient été reconnus à leurs frères du Manitoba, mais qu'ils de-
vaient être traités non comme Métis, non comme une classe parti-
culière, mais soit comme des sauvages, soit comme des blancs, l'un
ou l'autre. Enfin, le temps de la justice était arrivé pour eux.
E"fin, ils recevaient ce qu'ils avaient sollicité en vain oar plu-
sieurs années de pétitionnement ; et quelle était la cause de ce
changement ?
En dix jours, du 26 mars au 6 avril, le gouvernement avait
changé d'idée et de politique, et leur donnait ce qu'il leur avait
refusé depuis des années. Quelle était la cause de ce réveil !
Les balles du Lac aux Canards I la rébellion du Nord-Ouest I Le
gouvernement les avait repoussés pendant des années, mais enfin
ces hommes défendaient leur droit à la vie et à la liberté,
et enfin le gouvernement se rendait et leur accordait ..e qui leur
appartenait. J'en appelle maintenant à tous les amis de la liberté
dans cette Chambre ; j'en appelle, non seulement aux libéraux qui
siègent autour de moi, mais & tous les hommes qui ont dans la
poitrine le cœur d'un Anglais, et je leur pose la question: quand
des sujets de Sa Majesté ont pétitionné pour leurs droits pendant
des années, et que ces droits n'ont pas été seulement perdus de
vue, mais foulés aux pieds, et quand ces hommes risquent leur
DB 8IR WILTBID LACniBI.
31
•!•<■, i.t-il ,n Hul
■■■.m(>8 ;ie !avr»ient
"ir réintégrjji
membre de cette Chambre qui dira que c
jour, une offen"»mri U ^- i° f '""J""" "" "«'. «'««' «>«>■
vai«e ou indifférente ".Je dis Dl„tnn ".'*fVi™' '*'""'• ™»»-
ploie le mot dont l'honolw ^ '■ ''",' *" «l^'estable — j'em-
«testable ce nW larw Tn*"' '"'' """^ " ™ q"' ««t
gendre la ' rlbelli^n^ ce ^"^i'^; "^i'^C '" '""""""^ ''" «-
rebelles, mais le, homme, Ônf J . i *' '^ "* "»" P" '«»
n'en rempli,«it plTerievoir,^^ '1 ."T"*"' ''" P"»^»"'
lo pouvoi? de rdCer les^t? 'refuZ . T""'' ""'' "y""
Pétitions qu'on lenr adresse cl ^nnfl v P'*'" '"«"''O" «"x
leur demande un pain donnent LenJ " ^rT^ 1"'' '"«)»''"'
déteste ton. les rrf,ellês: dft-n Te m."^' ^^T"}'^" """«i""
dans ce sentiment de h. ne le „.„d™ltlfT°'^^ 'I" ™'"P'-^"<'
dresse ici, pour ainsi d « à f rtfe ^« i,' 'T '" *l.™ «"""« ««
q'ie i^i cet homme, auquel le Z™t,^ T" •*"'• "^ '^™i dire
«ne Statue ici, aviit pTrevaT^^*^' !"^fi'^. « ^"t élever
?a place sur les bancs des Stresil^ rT'^^"',f '^P"'"',^
Il avait été rebelle lui «uS ' ^ '""" ™PP«'« 1"'"^ Jour
Paa "te^ Wen^dr^Lltrin:^^^^ '" '''^'^ "'^P™-"
vu un temps où le ministre de k^Mrr'™.*"^''"'''''''"''- J'ai
belles cette haine implacaWeqVna^firaifrbr''^^ '^T '" ^
.^1 pays, pour ainsi dire â norti^: ! " Publiquement à la face
«amné à mort; j'ai vu Tn temn „ft I '"'!'=.''''" malheureux con-
dans le cœur la plus vive Znatbl "i"".**' ''" '" ^"'^^ «^ait
«belle auquel il 'a £«17 allSnt don'i'tr'"'™' ?">" "" ">«■»«
Rl-^ fnnèbre lorsqu'il est al H WinnL'' " 'T^ » ''"««o le
P- la réMlion. Riel avaiî /éj! eTé 3 Cl:l: ; ita ^^^^â
318 DIBCOUIIK
été mis en acciieation auparavant, non pour simple rébellion, maia
pour meurtre compliqué de rébellion. Cet honorable monaiiar,
qui maintenant éprouve une telle haine pour le^ rebelles, ouvrit la
boiicho en cette occaaion. Duna une certaine circonstance, cette
Chambre fut saisie de résolutions ayant pour effet de couvrir
d'amnistie tontes les offcnwn se rattachant à cette rébellion et tous
les insurgés, à l'exception de Kiel et de quelques autres, à qui
l'on accordait même une amnistie mitigée. £h bien, l'honorable
monsieur a pria la parole dans cotte occasion. A-t-il alors pro-
clamé, comme il le fait aujourd'hui, son horreur pour la rébellion ?
A-t-il alors tenu le langage qu'il a tenu récemment à WionipegI
A-t-il dit qu'il ''étestait toiis les rebelles < A-t-il dit: "J'éprouve
une haine extrême pour tous les rebelles ; je n'ai aucune sympathie
pour la rébellion, bonne, mauvaiw ou indifférente " 'i Non, mais
voici ce qu'il a dit :
" M. Caron dit qu'il votera contre la résolution parce qu'c"" ne
donne pas une solution complète des difficultés du Nord-Ouest.
Ayant voté contre l'expulsion de Riel de cette Chambre, il ne peut
voter son bannissement du pays. Une amnistie complète serait
la seule solution pratique, et il est convaincu que les mêmes diffi-
cultés vont recommencer l'an prochain ".
Monsieur l'Orateur, tel était lu sentiment de l'honorable mon-
aieuT à cette époque. Eh bien, ai alors Riel avait droit à une
amnistie pleine et entière, n'avait-il pas droit, au moins, à une
commutation de peine après la dernière rébellion, qui n'avait pas
été assombrie par un acte comme cc'ui qui avait ensanglanté les
pages de la première rébellion ? L'honorable monsieur a dit na-
guère, il a répété maintes et maintes fois que la première rébellion
était parfaitement justifiée. Or, ai la première rébellion était
justifiée' la seconde ne l'était-oUe pas également! Où en seraient
les Métis aujourd'hui si cette damière rébellion -''avait pas eu
lieu ? Auraient-ils obtenu les droits dont ils jouissent mainte-
nant ? Je déclare que le gouvernement a été trouvé coupable, de-
vant l'opinion publiqv,., de n'avoir cédé que devant l'insurrection,
et non pas devant les justes représentations des Métis, et qu'il a
littéralement forcé ces gens à se révolter.
Monsieur l'Oratenr, voilà ma pensée telle que je l'ai déjà ex-
primée dans d'autres occasions. J'en appelle, cette fois, comme
D" SIR WILFBID LAURIER jlO
«.ur chaque fois qu'ont b.tt.it^i' °" '*°'' -P^P"" 1""
pour 1. eu» de 1. liCé à ♦,!? ^"*'^"' '^'° «''> """de
le. Italien,, Ior,qu"l déUmient W J:* *"!,' "?' '^P«">i.é .veo
.veo le. AiérieL., djL TÛhu rdeT', " ^°"« '^« "'Autriche ,
n.le et 1. «upprewion dVÎ'Sv^'i! J""" P''«',''"nité nati,^
dan. leur triomphante résisUnl^ 1 ^ '" ' ^""^ '*' Mexicain.
TEmpereur dea^ranjat ctrThait à Z',""""' ^'""^"> f!">
Françai. eux-même. dan. leÛr^ cffôl ts / ""P?"'' ' '"'« '««
mal dirigé., pour élever chér/uxfrr f '!"f' ,'''™ ''™ «»"'«•"
vememeat parlementaTre elr^nl ^f'"""'^ de la liberté, le gou-
Danube, lor^squ'eLoût cher^h/» i\' ""* ^"^ Population, du
domination 1 T~ Ki„^::fif '"-^^^^ '« d^^r.dan.e
«ce .'été reconnue!!!?» dè^S,™'' ""'!* ^?"' i-
U vo.Je leur, fu.il,, de.onLnt.'V.:fvlr.7erttC
*cr^H:"^^:t^Ctteir^r' "^''"' '" "^-^ " ^'^'"'
«on autorité et de veiier 1. Z^?l . 8»"vemement d'affirmer
demande à ton, le' Z!7e la bti°^v '*"•,'" T' """' J" '«
quelque cho«, de plu. fort que ton. ,«^/-' P" '^"" '«« «»"'
qui leur dit que <^ ho^el LtlV "7?"?"*°*' «"""ire.,
a toujour. été mrS jl V '"'=""''''''»' Telle e,t, telle
J'ai pu, il est vrai, mwfoir denT""' -fP'!"^ '""*""•
scandalisé le. mmZ^e^^^^Xrl JT '^^ ■'^'"'^'^^'''
très bien ce que c'e.t que la loTa„tî\,!r/^-P"'*î '°"'"- J« '"i*
tempe, » .ont targué, de lovaTé^ ^ °"f i ^ '""«'• de tout
ont toujour. été^ort. en'wf T'> P'^''*'" '"'^ «"'™«- H»
profit. Sou. le rtme de rlif ', **"' ■'"' ^"« '«" "PPorte
de loyauté. parTque 1.73^^ !?,"^ étaient fati^^^ant^
whig, et le. di«ident,; ma?, lowïnfi. V T' ^^^ "" '«"
«'appesantit .ur le. tori«, »„i ™^ ? '* ^^"^'^ de Jacques
cœur, leur. idée, d^lote. reZrr'lf' T 'f«'"« '*1°° '«"
•e rangèrent à côté Zw^ et 1 s .1^ "/"' 'S'"*"'"'*- "'
tion.I_il. épaulèrent le mfûs^L? fi »'^"''?«t'0° de. abomina-
^'n..._ -, ,*^ "■"reni ie mousquet, firent allianco gvp, u n^n».
- ^.=g?e et le placèrent sur le trône, et encore de noTre tÏÏ^^^
220
niBooniM
c'ett, je croi», l'opinion courante chez les torie» que ce fut un jour
heureux pour l'Angleterre i|ue celui qui vit «cUter cette rébellion.
Si nous pasion» d'Angleterre en ce pay», nous voyons le même
«peotaole. Kn 184'J, no» tories ont fait grande purade de leur
loyauté à tous crins tant qu'ils ont pu espérer que le gouverneur-
général se montrerait déloyal au peuple ; mai» à peine eurent-il»
vu le gouverneur-général «e montrer loyal au peuple, que leur
propre loyauté s'évaporait par toute» les pores et s'évanouissait en
l'air. Cette fois, ils n'ont pas épaulé le mousquet — c'eût été
une arme trop noble c'est avec des œufs et des pierre» qu lU
poursuivirent le représenUnt de Sa Majesté. Ils ne prirent pa«
le fusil, mai» avec dos plnmcs et de l'encre ils écrivirent et signè-
rent des manifestes annexionnistes. ,
Monsieur l'Orateur, nous, pouvons poursuivre ce récit ^jus-
qu'au temps où ce gouvernement a pris le pouvoir: lorsqu'il *
inventé sa Politique Nationale, et lorsqu'on leur objectait que ce
serait une politique injuste et peu généreuse envers l'Angleterre
et qu'elle pourrait bien mettre en péril le lien britannique, le»
tories ne noua ont-ils pas répondu froidement: " Eh bien, tant pu
pour le lien britannique "1 , 3 • n
Eh bien, voilà ce que c'est que la loyauté de» tories, l/es
gens-là sont prête à sacrifier le lien britannique, si le Uen britan-
nique devient un obstacle à leur ambition; ils le sacrifieront san«
remord», le jour où il sera une barrière entre eux et le» délira»
du pouvoir ; ils le sacrifieraient demain pour le simple appât du
gain le ét« ioi.I, n.. ? ^Z ' ''* '*•?<«'«■
Car .„Hn, jele demanrà^^utCm'e JnT'^lri":^''' ""5"^
»ou. ceux ,ui .i*«en. ,„r le. banqueT,:.7.Vp^,';:^,T^l»^
»■ W» WILTUD LAUBIW
I loiu k. *"
I- ".riîoKVwi™."p'*" 1"'"" •"" w.
fc'r *"""'" •'*^-° «..K'prt'.T ■"" "^« "'^
"it null,m*nt b«oi„ d'un, roi" ; '■'*"'' *'^« '»" O" n^ il Sv
* «lir. rhi..oi« du pris M T, '*'",'*''• " l-U. H.,f
^.ne„ou.u«f.i,,ulV"* î,)^"'»"- Nou. ""« dA»™."?,
.Wit ? '■*? •"■ '°° "«««U WillUm r"? T*»»'" «t
Xr::l'c„^'-x£.rSreot^f ^-^-.-
P*" ^"PP* Im honorable, m».;..,,, j i ' ™"''«''on n'.-ulU
B»-C.n.dm <"" '• «roy.L co„'!°!i 'P"!"^ '« P«uple du
•.'«'« m«me pour Loui, H.v? "I"* '• J^ioTn'. dm
«tfe ju,ti«, .„, „^™' ^' •"«". «on proc»,. et je doi, rZ„
r ^«it leur devoir. vLt ^J^T'^T <*'"" ««n .ff.i« l^.ju
»>•" et '«onim.ndArem iwl^:^' •'"'"i'-nt '« Wier'pri:;''
.r 'r '« 28 juillet derni^ T^r, ; ^^ P"f" <»<« -fi^cC
' =" «rmoi le pnei.: -^"'rçase^
ti I
"~ DMOOUU
li« ^. P'V"™^",.** •**•* ^'"<rfr Prii Part à !• Hetnu TtU^.
^^ d. ce crime; .1. i, ^,° qu."«,n'' v.)^»; MrM:ÏX'
deT^ .t u preuve oaftt';:r!:„u:"rc:^i^j«,»i?.^^
où je considère qu^t tr^ rrpCbLr Autoh^TiUrS
•^T^'i™ •«'?'"'" JMtice à lui-même. '""«on
W. Votre opinion eat donc, dans une mesure tnU 1.»» „, >•,
ne pourrait pas contrôler ses actinn.» „ ï" ^.'"8^> «"J
cri'™ j -^ l'îfi ■*" î-^**,,"""™» P» l'engager à commettre un
oT^s il^ne'pKr.ienr *- ^^ "«' i« -^' .-
1. condition où t ^ ^n^uM ie ne^T^' «ï^ ■""«» <»""
Bahia. T. «1,,. i«_> ""J"ff" ;""> je ne 1 en tiendrais pas respon-
Hiel n,'. ^i? .M^" excitation produit sur lui un nandX
tW: •!'S;"SS7^5.J^ W»ll. i tout homm. ùnp.,.
"■le, d'où on lui peCt ^ii te d- T'^ "' *'"«"'« <i"" ^
monte ,ur l'fchaf.nd AniZï'?, • î 'û*"'^"' «»°<>'» que BW
tem. Comment voulez^r/ono ' il^^ "' •"'"^> «^^ "' °
<»ncln„on que celle^i : on „', Zî^Jdl'»"?^* ? '"" ««tre
•lire de justice qu'à l'aufri.1 t!>- "■ ■**°™e * I un Is ^j&ne me-
tonjouB le fruit des mairiJ.^ £.^^^ '." P'*Jugé» ne >on» p»
<* d» plu, noblealentr^r fe nT'i.*'* "?"' "ï«*>qurfo^^ IW
preadon d'un légitime or^i J«onid^"5^ °'"°°" »*"' «'« l'«-
Bas-Oanada vit qu'un dM nri^l- .•*"'"' ^""«J '« Peuple du
inanière, ei que l°autrë éUitS^-«x *'*'' "«''« d'uue ce?^in°
ti&Me de rlentir «tte^lfi^f:^!™^?"»' "'«tait-Il ^^C
Noua aviona toujour, iS i^^T" '^ ' '. «««"'w » ^
vaux Public, eût parlé Ct™ ^^o?, ^ "„''"' K™»it« de. Tra-
"'~n de l'erfoutiou de â^ï* ZIT^ *'?'* *** '« ^«"'•W*
l'honorable monaienr a parlé et Z. ~'"'"'«<»" maintenant:
d». -ca parole.. Le ^u™"" H^' P» «™ clairement
«fnt pour w diMulper. Mai^Z ,. f-ri' /«"tant lancé un
plu.; elle n'a iamain;ri.« "u™"; d^ '1 '*'' *** .^"^ "'»'»«^
née. pour jnrtifier l'exécution ni,. -r,™,"* S"' ^ ""t don-
uta^té de cette p„blicati^'"^a «eétl^^^'T,^* '^»'«
bureau de. imprewion, officielles^a !hln J1 '"1* *°°™'' »"
fiance chancelante de quelque, parti»^^ ''* "^'™*' '• <=»«^
jourd'hui, par exemple nZ, t P"* '"" du gonvemement An-
l'ex&utio;reH"rrvo°cUeC;:iT" î l"*»"» "i»n de
de. Travaux Public : * •""* °""' ' » donnée le mini,tre
r}^ttZt:^^:ZZ^l^^r.ism^^ avait, quin.
on lui permit rs^e^^^t^'X?!?"' *^ f^j;*" <*«'™^:
fct pj. même amené dl^^fTSaT^L* ^ «Î^-^'J " ue
** y «tre puni ou ab«,«, p„ur la m^ï £^1^*7 '*"^^'
283
Dnconsa
«1« Tr«.ux Public nnïnt« Z''°'^ *^°'"*- ^ "^'^
qu. cet «oto .7.it «« oonJiï p., r^f"" "° <»• «'"» <«• dire
^ Ce n'éUit pu U ], vr^„ ,^.1L «?'"'«™"n«nt d> facto.
«t«t.l,„ gouvernait Â/JSTon ^ «""^""■ement de Ri,,
tonjoun penij que 'cette mort .if?',^* ^i*" ^*''"«' que j',i
dont un p,y, ^? j J^, j^" ' fîfj» P "> douloureu» tri^M?,
I<»que . il n'y , ^„ d'ï^^^^^' " "' "f.'Je ce. «te. Vu'
«wnnâiMons mùntenui^TZà^ ' "'^'* ' "<™«« que iou.
•<»»<« «Wt un inZS r*"^-<*":« «"« l'homme qui en ft.^î
dW.ur.it p'u"^«tl^"enZre!;r'""'^^^^^
l'eu importe que l'exÉP.itmrTj ô -" '^*'-
»»t * /a'So ou' noir1u,"'LtS^' l^r i'1' ''''"' 8°°-»™-
f^/VV"' "l"'*»»^ que cel" fu'f» m2* "^ '?' «""«"«ment
eution eût «t« responsible de ^ I^.. ' " .' *"'«"'" «^^ !'«««•
««çnt eur le, b«S du Tr^Zt^^°ï?'' ]*" """"•»« l"
de Soott Mr.it une t«he îu^.TlT^"''^' ''•' '«»". 1« mort
tjon du duc d'EngU^^t^L^u^W 1.^1?'^^ comme' IW
«)mme 1. mort de louie XVI est u^'?!!'^*"'»^' ^« I^»PoI«on,
Convention, comme 1. mtrt L îw.^ nt?'™ ^' '""«''» <>« 1«
Ihistoire du gouvernement .^C ™m^.*'' "^ ^^^o «J""
Stnart est une t«clie sur I« l,^- \ ^"^* '' ™ort de Mwie
«ufin, I. mort de RieTjra urX m^"\f'^'«»^''»^™
tonte du gouvernement actueT ""««f'S'We et l'étemelle
Bernent est re.« au^^oir jSàU 'fiT^ V.V"' '" «°»^«^
>I u'. j«n,i, rien f.i7 pour CtL ' tt^^"' <^P«"<'««
''"spfcrfi en «ocuMition.
Je
Tern«nene .r.i, ^roinJ"'"''' "'«'"" donc ? P*^*""**» P-»»
«««M public. nJ^^fP""'^'^ le l«n««8 dû ™- •
•entùnent. d'une nartf j ^''"" ^"''1 Parlée j "unutre des
e-t l'une de» pC^JS' ' ^'^''^ l'Or.tetir K?" •*»<!"»-
»oi» de jwWer, « luh,r-'^""'« d^^a ° .^e/f J°« * fait
-ort de Rie,. ' «» '- '-' a p.rf« je cet .2^7*: «-
^ ministre dea Tr« -a
Il - donc .„. t Tei:&:-:r4» S - Ku^:
P««« P«o le chapeau cher me. ^^"If" '' "'*'»dre.
" Ponr --.cueillir de»
SS4
DIWOVU
MMMriptioiu afla de inym lei d«pauM oocuiau>«M pu U d«-
lente de I taoïué. Je l'ai fiit brtTement, mu espoir de ifaem-
penie. (ApplaodiMementi.)
" A im certain point de rv. l'ituurreotion de 1870 panimUt
Mouiâbl*. Dee honmei plus àert» que moi dtni U politique ont
«é jmqn i dire que cette rébelUon éuit juitiflable. Elle trait
pour but de maintenir des droite nationaux, que la temon du
territoire par un pouvoir inpérieur mettait en danger. Je dé-
fendu mon client, et au cour» de la défenw j'eue la preure la plut
évidente que l'exécution du malheureux Scott était le meurtre le
plua atroce qui eût j jnai» été commis. Cet horrible meurtre avait
«é commis sans la participation et tans l'approbation de Lépine;
c éUit un acte de vengeance égoitte de la part dicUteur du Nord-
Ouest, Louis Riel ','.
Tellet loot les parolet prononoétt car l'honorable député en
cette occasion. O'eet ainsi qu'il apprécie l«t faito dix ann api«t
qn il est revenu du Nord-Ouest Ce qu'il a appris alors lui per-
met de dire maintenant que l'exécution de Scott est le meurtre le
plus atroce qui eût jamais été commis. Cependant, i peine quel-
ques temainet aprit ton retour de Winnipeg, où il a défendu
"P"». l^onorable député présenta dans l'Assemblée Législative
do Québec, une résolution où il parle dans les terme» "îvtnts de
1 acte qu'il appelle maintenant un meurtre atroce:
" Les troubles dans l'établissement de Is Hivière-Houge, main-
tenant la province de Manitoba, m 1869-70, ont pris une telle
tournure qu'ils ont dégénéré en un soulèvement considérable. Lei
diefs du mouvement ont constitué un gouvernement, et l'un des
actes commis sous l'autorité mu.pée de ce gouvernement a été,
nous le déplorons, l'exécution d'un sujet do Sa Majesté Ce-
pendant, s'inclinant devant le verdict rendu contre l'un des fau-
teurs du mouvement, le public, dans U lointaine province du Ma-
nitoba, aussi bien que dani les autre» province» du Dominion et
même en Angleterre, est fortement convaincu que ce déplorable
acte de violence est si étroitement lié aux événements politiques
de cette malheureuse époque, qu"' e»t impossible de l'asaiinileT à
nu cas de meurtre oïdinaire Afin d'exercer la clémence, pour
réaliser les idées de conciliation, He paix et de tranquillité qui sont
le but auquel doit tendre la Confédération ; en outre, pour suppri-
W" vg^,
fî:'*«w.;
Dl ni WILTKID LADBUB )|5
meurtre^', et ceU »i.. de «uvVr " vt ?'„'"î °" ""«"•i"» d«
tre «trooe afin de fuire«,rH~ 1. • i ** """^ <»''™« ™ meor-
U mort de Seou . isï?^ ' T * "" '"'" ^«"^ »
politique.. Elle f m Tm^","'"^'"" P°"' ^*' <»''»id«r.tion.
a 1. droite de l'OiZtT^L n. „> " '"? '•*««°t «"jourd'hw
de l'.ocorder; U. nWientTi^.i T' J*"'" «" "o • ••«•
» i leur paroi etTdJnT *" '" "T*«» *> ^"" ""^
-..aient pro»?."'î^l^4^^«"'P«Me. «qu'a, ,,„
Q^d^ma^'^t^t tZu.'l?"*' 'V"-*- r *' -" --;
Placé entre lea raul difa, wT"' "~?P''' *• P"»»»"'
ment nW ri» C et il S. ToutTirlr"*' '" '?'r""^
tel point d'intendté qu'elle St le^y itnTn» ""''" ,T
gonvemement n'oa» pa» faire fiuTe ^"^ *"''"*' '*
deSCra^K'^^^tTr'^u"^ J'"'"?^^* ""'• '" "^"^
-^-onner^r^'Z^a-^rplnNCClr^^^^^^^^
Diaoouu
mentf J, «petto ^Tk «SÎÏÏLIITV "^"^*' "■«"'"«^
wlfenn, demuHliremZe ,i Z. ^ T "î ■^'"'•"onWlle et
dV • contribué à f.ire d" U «tW *"^'?".'n» ««te fiçon
Kiel: ""*' ««nadiennes, écrirait oeoi i Loui.
" Mmidienr Biel,
vemement canadien P" " K»""
Frxb. Middlito».
J
hii^UbM : " "' "°""» que le K*ii«»l Middlcton
le. ordre, du mlTZILlT r°\"'" '^'^"""^ » «*e»1. •»"
«nidi, doux «cS^fc^" ï»"" •«• •»!•■ D.n. l'iprt"
tombèrent .ur Kiel, XLndtlf ^.^ '*"" «•"••"do..
i<«q<i'» 0. q<u> «n âftiA iryS ■' P'"""^"»" de le protéger
rmverwment o.n.dien » '^™' " «"-WérMion p., 1,
f/d'rTdeCtdVq'ufre^tîite"' «■<"?•"' -d" .ur U
S'jJ en-t .iMi^je de^'^t^^n'-"^»*"' Middieto»»
«Me, M le gouveriement^MdL ?,.•.""'• J"'*» <" •'""o-
«Muito on h<Lne qui .^[^^Za '■ ^''-''^^We d'exécuter
du g«n«r.I. Il ^ ^eut q^~^t ^Z""""" '^' ''"'^'""i»"
Riel n'ait pas pu inyoauer ,»I. -w^ *" ""' ««"«•tement léml
Pngner à tont «.prit jnrte et honô«bl„T f?" "Pjn.on, il doit ré-
komine qui „ con.titue votre pSnier T T''"!' *" «ibet ,u,
d'&nter une nouvelle effusiS^de ZT ' ^'"™ ''™»'"'*' •«"
4"i'-tlL\ftl^^¥- ^^^ -. dou. dict^ p., „
politique. Le r.pport^ulMr.Unrt.T "" T «"'«"ment
•ppwnd que l'une de m. id&Tfi'e. ftif» i '*"" * ^•'«''"' "»■"
•? consoit «iaément Tmt que Efel ,ui. "•"'"" **« «'«'■ Cela
ton ne pouvait pa, «tre cUidérfL iît ? '»"P.«<ǰe, la rébel-
Diaer de. buxde. de gvertV^ Ju.î'^'^ '' P*»"""'' "«ore orga-
de l'usent pour .uSeT», de™- "'' '""?'™ ^''"" <"« "">» et
««néral dit dan, .oTra^j^rt? " ^""«'' '"'' '«I"*"!» Ae
pi^e''ï;r^j;'£,v°p„--;^',i^r !• •'•'~"°" -''■ !•-«« ^^
dan. le voisinage, ^quiTe dlfj^?' ^^ «^ »"» <>»« RiTêtait
ou QuardapuiTd'e qul^u« S *,r'Z™'.V'''««» Short
pour la nuit ". "* ^ " """es pJn. proche et d'y bivouaquer
I iMii I
DnOODM
"*»» »n g<n<nl Orut at «T-LÎ^»^' ' '!,«°"><1« »«>• «n-
G<n«rt],
Ptl«ii de Jurtiw d'Appamittoi, Virgini.,
• irril 186S.
•ohiugB et ohaque oommtnduit Ja i^Lrit^r I. j H" " J •« •«
Au général Leb.
XT. a Obast.
qu'
P"-»-" qui cn.L, ,'Jl?ir"iiï» :r '^'^ '^^t^
Eut^Uni., Andrew l^n^^Jî T""" P**'"»"" *•
nn pnioii tna«n<ral !.«.!/?' "^ °T°^ *'*"' "">•««• pour f«in
Qu'iU «.p«««r,^.'7„'"gP^^. pour «tt, ,^«, ,^, t„^
•ont» tonto tnwtation et nLST n T ^"' P"^» 1« pro«W
trrteiuit l'opinion diZiSiS^?'" '•V»»»' '• P»<«i«fcnrS!
« ildridge — V "• ""^ «• " c«pitul«tion.
qa'il. Tiolnaient oeHe pw^lir "^^ •*"" "» P"""^ q«e !««••
fc«ûnD.Tf - ^^^'«"■«■''•w q». oeU .'nTdiqudt à Jef.
p.u*î;^î;p7,.^:5t»s:'drji"'*"'" "" -- p-'-
•■il eût «.ppo.é qû^p^Têtr^r-.'IS*» •» «"d" les .mV
b-ehiKH. et ftre ^,3S " ''° '' ''®' "'"' "» P'ocê. pou.:
SM
DMOOtri
Bbhmm «t plaiimin inltwl pour mrwUr éb piMdMit tatri-
2riUl.i ?" ^*", '"t,'''? *""" ■""»"*•• A»'*'^ J<*««« •»
*i . "f"!'' •• »*"'••>'• '«W"n« J'Eu^ le rrii tutriol* n'était
P«»oriui qni pludtil la o1«iimiu« »
On Toit la téi<]M anjonrdliui. Vingt au à mIa. ■. «.t
jamaii auparairant, ploi intimemMit m«m. ou'cIIm ne l'arakM
ttirStrï'r* rt'" »»" >'inV.d.ïL vSs
la Mpcta, m n„t pai «n répandant 1» «uff qu'on fera d« la nât»
«nçu»..ion nni^ mai. uniqucm™t en « mon" rant ^ému* ZZ
rtoordiaux pour tonlaa 1m oUaum politiquct UW««««rt
dit ,a'il Tondrait fair, un .»mpl,.'^Vo?r.« V^Jt^l^^^U
àmm paragraph. da ion apoloi^, fcri».: ' ''
«IfL.T*^î " ''*'*^'* "' '• <•"»"<'• V» l'on a faita da
ajrpi: ~rd.'t.'^.r;i-«'?»iTûir^^^
qni j «nt déjà ^SZk<::^LZnt'^:^iJ^:^
•é. dan, I. eu d'un lonléTement da. 8auTΫ, l'.Cî ^*"
«igréa, de 1. moindr. défaillit Z^^L^fr. F '«J,"?;
are oomm... „„, encourir l'extrême ripieur de la loi ,C W
mvn .ndmdu qni «»,it ,njet 4 de. illuiiona ou qni pourrait fd«
eroire anz autre, qu'il y eat anjet ". ^ Pourrait faira
vttiJ ri' '* «""™"'T*"* ' '«'"'«inou tou. ceux dont a parla.
Mfti., Indiemi, colon, de race blanche, de la force de .on br« iî
« toute.pui«.nce à châtier. Plût au ciel qur.e7ûrdot^'.t
'*'.,»
4'hoauBM qnl,Tii»JS«!;.T i "*? » l'obumir p.r l« Jœrr,.
««• M Mtoront pu MM SZT^: • r""^ ' >••''" ««ri-
"»• d» «Ml* jnrtW l',nrZ V.^. Tl '•**" "" '•"" P«y. l'.»-
And wtli Â^* '"' "' ">« •'-"• «« Wnd •
hM. ""j" '" ■>''• pin»
'l dlf"
su
DUOOOM
«L «^ t?S»^ «"rtloln. TMI ITolr OM NMtaaUllw *
-É-
1« P«.ml.« choc, ^ w^ n ' • •"PP""*'*»' w»!
I»«i» n'allait du mZ™» . '*'*^«» colonial de lEtn
P«l d«. bo«l. de 1. T^X • l"A«t\!^u r" "'' ''''"™''
iMde offrirent à 1. métrô^u A Auttwlle, la NouvelIP-Z*
»*ine cri». reiteTLcf.*^' PonTalMl, dan. une p..
de poud^, ; '„*f cS:f i.r« î " '"" ""• * -»• '«'-^
£:r;rtr.x?.u'rr«-:^s^^^^
afaa^x^rirsxr^^^^^^
au
C'SOOUU
•am la tanctlon du Partement, M. Boaraïaa attaqua Tlre-
vemeat la politique du gouvernement à la lenion de 1900,
et finit «ou diicoura en demandant aux Commanei de don-
ner leur sanction à la déclaration que l'on va lii« :
Que cette Chgmbre iiuiste sur le principe de 1* êouveraineté et
de l'indépendance du parhment comme étant la bâte des institu-
tion» britanniques et la sauvegarde des libertés civiles et poli-
tiques do» citoyen» britanniques, et refuse, en conséquence, de con-
sidérer l'action du gouvernement au sujet de la guerre de l'Afrique
du Sud comme un précédent qui doive engager ce paya dans tout«
notion à venir.
Que cette Chambre déclare, de plus, qu'elle s'oppose i tout
changement dans le» relations entre le Canada et la Orande-Bie-
tagne à moins que tel changement ne soit décrété par la volonti
souveraine du parlement et sanctionné par le peuple du Canada.
fiir Wilfrid Laurier prononça, à cette occasion, le dis-
cours suivant :
(Tbaduotion)
J'ai écouté avec une profonde attention chacune d«s pa-
roles de mon honorable ami. Je l'ai écouté avec une atten-
tion d'autant plus profonde que je connais l'honorable dé-
puté, pour ainsi dire, depuis son enfance. J'admire ses bril-
lantes qualités ; j'ai pour lui une amitié vive, et c'est pour
cela que je regrette profondément l'attitude qu'il a prise.
Mon honorable ami est jeune et enthousiaste, il est à cet
âge heureux où les théories brillantes et chevaleresques ont
plus d'importance que les réalités et les choses pratiques.
Mon honorable ami déclare qu'il vent revendiquer les pri-
vilèges et les droits constitutionnels qui appartiennent à ce
parlement et que, d'après lui, le gouvernement actuel a mé-
connus, quand il a décidé qu'il était de son devoir d'envoyer
un contingent militaire en Afrique.
Me permettra-t-ii de lui dire qu'il eût pu mieux atteindre
son but, en soumettant sa proposition lors de la discussion
sur l'adresse en réponse au discours du Trône, on quand
l'honorable ministre des Finances (M. Fielding) demanda
au parlement de ratifier ce que nous avons fait.
Nous aurions pu alors discuter la proposition d'une ma-
DB 8IB WILFBID LAUBIBB 345
nlère pratique et utile; noui aurions pu l'amender la rele.
il »" ' "^"PJ"- Au lieu de cela, 11 nou« arrlvlaul^i™
avec une déclaration dont le. te^me. peuvent être t,^aca
démlquf., mai» que nou» ne pouvon. paa modifier et an;
teer^o^^-ti^e: •" ^'""°'"^' " -"'■ 'au'Xtlr^":
mïï^n'Î^I^-Wrd.e'x^Vîer^pS^^^^
eu entre noua deux sur cette question. ™PP°"' qu 11 y a
♦Ji 1?*^'*^ 'iiy °'**»'* P" * «on »'ège quand la déclara-
tion de .ympathiea en faveur de» Uitlandti^s du Sud afri-
cain, leSl juillet ou te 1er ùt, je croi^ a été pXnt^ à la
demi^ KUlon, et que s . avait été pt^n? H ^l^raû
opposé à l'adopUon de cette résolnti.M. Il a également în
avCTtl que si te gouvernement s'engageait dans aucune
dépense pour de. fin. militaires, il combattrait cette 3i
«net;-. tr^''°°°''"'' ■"'' ""^ I^™«ttra peut-être de rt^re
que j'ai toujours respecté ses convictions, S que sans mr.
mf™«™ ÎIS'"*^".*- ^''* *~P ** '«"P"^ J« dirSlmémë d'ad
^^^i ^"^ l",*' P°" "* P«» •»» accorder toute la liberté
qu'il réclame Plu» d'une (ois il m'a averti qu'il g^ p^po
^Lt^J^'^^^^ '" P""""'"' ^" Konvememen^sr œ
point, afin d'affirmer ses convictions.
811 veut me permettre d'aller un peu plus loin dans la
J.Stm?nt"S " «dmettraque j'ai d^la^ qull étfit par
faitement libre de soumettre une proposition tendant à
«?»n'"?H!'/lf ""^""•"""""t '''''"' cette affaire" maUjê W
ai aussi déclaré que, pour accomplir ce qu'il croyait être son
^'''•**'k } ^^^'^^ '» Pré^nter, soit so2s forSe d'am^d^
ment à l'adresse en réponse au discours du Sne soU ^1^
forme d'amendement aux résolutions proposa iarleTl
nistre des Finances (M. Fielding) ^
» ^"^l?"""'?."^ pu alors offrir nous-mêmes un amendement
à sa déclaration. Je n'ai rien à dire de» priLcipes énoncé»
dax.» la proposition du député de Labelle ; je ne sn°» pas
prêt, ce. ^ndart, à en accepter le texte entier, pas i.?.w
que e suis prêt à admettre que le moment k été bien
tlonl^fLL* P'^T*? "" !>"'«"•«"*• Mais, siîa proposi
«on avait été soumise lors du débat sur l'adresse ou comme
u»
Dnoonu
POM 1. majorité de cette cSmb~ ^^^ P'?' acceptable,
preuioa ; moi nue form* «ni i^ »» permettre cette ex-
metti*àIaChambrriadécl.~«on!..^.fP°î*.* P"**^ •»"•
Il ne sera donc^M «ororii rit ?n? ZV"''"*'"* ««'8*^-
accepter , a motto" b^on;!^.^!^ ''TJ* °* P""
•on. forme d'amendement an^otldM.nÏÏ&: P"^^*^*^
deux font quatre on 'il v . 2„ «nbrtdei^ qne deux et
qn'll e.t dn der^r d'nn l^/cSXn^^h* *""'•/'«"»*. on
mandement., pewonne n'v „T^l!° d'ob.erver le. dix com-
côté. perwnne'^^^t tinn *'"'î '. "'""' "'»» «""*«
proportion dan. 1« a^h^eVdTp^iJ^e'lJt™""'^"*' "^^
de l'appnjlr. Il préCd „„« "Tnl»^"*! » !"»« * propo.
Tlrtuelleient violé Ulett5 mim« ^ f '""'°"«' »»'"' a^»"'
mette..mol, M l'Oreten "de M*^, h * '* '*°''*'*''"°°- P"'
partie de c4tte motton T' *** °°"™''" '" P'^"»'*'*
rinï:„d^:t ï^^r !:ss: f * 's ^t^"-''* ^^ <>«
britanniques et 1. TanvS Z"b^* •"•?"' ''"' i?»«tntion,
citoyens britannique» T^nT^ „ ^'"'^^ «' politiques des
l'mjîionduKourêSen .flwlr'^™'"?' <>« «>"»î-l«^«
cain, conune%„ SI qurdoivîe^r? ^"^ ^ ^ud-afri-
setion. à venir. ««"gager le pays pour toute
DU 8IB WILFBID LAnWM 2„
«urcrolt de précanUon No^?î;,x,î''"" ««»"«on. ain«l par
ce^te déclamion par?e que en d1n.?'/V *''""' "^ '"S'"
mon honorable amL je malnMpn. ^f ? ' ''!■ " P'^««"tloii de
Wolalt ni l'lndépendan« du Zlem.^nV'^'r''* *'"•'• <"■ °«
coartltutlon britannique. ToS^i^^ « ."' '* ^'''"''P* "*« '«
montrer que noua avon. riaLt i rayonnement pour dé-
fait que 2ou. âvon, ?aU ù^ élZTT""' ''^^ "" '«'
tenir ù cette fin ia «anctionn 3f «''argent avant d'ob-
fait d'opinion avec lui Inr ^ S^ !""*?*• ^^ <*'«*'« tont à
^lltlquS que nou?.-.vonaXp^°ta;^! „'"■''""•'"'• "»« 'a
rée ne pa« créer nn préc^entltfit^t non» avon. décla-
aonneUe. Je lui citerS^^ «i fiU "*.* '"^^ <='""'«*■>■
l'autorité par «celle^i en tlL mu^'"^.'"' ''."Pi"""" "«
de dire qne cette :.aute autoritéV T^^^' ' * •"'* heureux
nommé feu Alphenj T«M fl„îf '' °" ""^ canadien; J'ai
«poaant la vŒt ^elrinrdZ^.'S** «*'«='>""« comme
en Angleterre. Je renvo^emnn L"^ 'T,*"* •^""•"tutionnel
de la dernière édlU^n de T^"^ AoZ,l^'"2' * '« ?*«« W
cipe pKdementalre bien ,. .nn„ ,?. "f"''" ^""ncé le prin-
qu'il y a il cela plûSe«^tion/eV.w" " "J"»**
«g« .nlvant que je .ignaffl'mon tl^TZI' "^
qu'ils ne r^&enteT Se st «^^f** '^^'f' •'*P«^' Pl-»
il ne serait p«a de «« nf pShfai / ^^'ï"* '^'' ''« «"Pê"*».
de dépenser auouneZ^rinlZt.^'""'? *" «'"'^«"'«neni
«ation préalable du p^om S ll*^ ■"<?' '""' ''«"fri-
(»eorét.i« da bnre^au Z a„dftj„° ^ ?. d"^ "^^ ^- ^«^«W
Ronvemement au«i compliqué aneî„„Af, -, "° 'y"*""' "î»
oonrtanunent des cas, où i^devi^t d„7» ' .,'*« °« P'^**'
de son pouvoir di^rftionnaiA Te ^"^7^ ^^' '"^*"/''^ """''
«■senoes législative.,, pour sW, „n^^ '■"d.ment de côté les
■nent^nr se faire ~er, a^rè» Ttou'tTw ''"' ^^ ^"^^
ront été i.»ni;nrt5p<. ■ <^t ^ '^ ■ ^^ "'"*®' ™ circon«f)s,jo«. .„-
- ^-q^-« , et ce ne «era^t p., un avantage, mais piu^
MS
DigCOCM
UM Mluuté pnbUque, .. 1« gonvernament «tait privé de ce pou-
S,^'^- '^T'""- . ^'«'i^l»""'» «P^oi-le de 1. Chambre d«
Communei du .ui« "que dan. <»rtaiii. ca. d'urgence, il devient
S^tZnT îf^"" ''" iri'^'^/^^'^ noXori^. par le
purement. Dan, ce. ca., l'exécutif eat tenu de prendre la i«q><»-
•abilité de «nct.onner tout ce que demande l'ur^oe ; et il £^Mt
J^ai» arrivé au parlement de refuaer enauite de voter le, orédiU
néoeaaairea pour couvrir lea dépenaet. »
T„I?"?*'\'?} ""«l"!»* et le principe généralement admia.
Todd cite, à l'apptil de cette rèjrle, beaucoup de précédente
mais je me contenterai d'en donr,- deux. Voici le premleïl
Au commencement dea guerrea de la évolution franoaiae, M.
l'Ut avanfa des .omme. énormea : 11,200,000 à l'empereur d'ÂUe-
magne pour 'aider à défendre lea intérêts de l'EuVope, aan. U
aanction préalable du parlement. Quand la Chambre dea Com-
mune, eut oonnaïaaanco de cette affaire, on parla d'un vote de
oenauM contre le ministre; maia «es partisans intervinrent, et la
OJiambre adopta .m amendement déclarant que aa conduite ne de-
Trait pas servir de précédent, maia que, vu l'urgence du cas et la
gravité des circonstances, le ministre avait eu raison d'exercer le
pouvoir duoréUonnaire que lui avait «(mféré un vote de crédit
antérieur.
^xîî°° honorable ami répondra pent-étre à cela qu'on avait
déjà voté un crédit pour la guerre et qu'U était épuisé. Cela
n'infirme en rien le principe.
Je signalerai un antre ind?-nt snrvenn en 1867, et oui
est encore cité par Todd : ^
I^^A ^JTT^I}^^''' '* Cbanoelier de l'Echiquier demanda un
crédit de £46,721, pour l'achat de la collection de monnaies et de
mMaiIIes uiciennes de Blacas, pour le musée anglais. L'automne
pi^dent, les mmistres avaient pris la responsabilité de faire cet
achat, pour assurer à l'Angleterre cette collection unique et pré-
cieuse. : . , , cette circonstance, le crédit fut voté sans opposition.
Je pourrais citer un autre précédent très remarquable.
Le gouvernement Disraeli avait acheté toutes les actions du
L-.,
':^' vi^^^'m^^â^jp^m^/mu
DM •« WILPBID l^UaiM 349
Chambre de.TaiSi';,' """ '"'»" ^" «tiflée'p^ u
llbémnx de nom ^ulëménf • ^n^ ""l'- ^ "'^""t P«» de.
table. priDciperd^ liMriS ' i n*^!"* * ««'"• '*« véri-
avait Fox, et dn temp. d?ï)iZ«,,^,V **'°Pf «l* I''". » ?
Bright. o;, ce. IlSx étaVen^l nf '''"" P"«»«one ot
pouvait .anctionner de» S«. Çi?* "ï"* * P"'*"*-'''
ment dan. le. ca. urgent. ^ P" '* S»»^""»-
.nmfde^antXtTe^^rK".^!"*! '^ «"-^ernement a.-
dnlte par la ChrmC vw,"'"'*^ *''' '"'^-^^ «««««• «a con-
crolK que te piTem™t nô^ """°^ P" *°»*« '«'•»■' de
mler.Joun.de'^t^BZîôn n?.? 'PP'"""*'»" ? De. le. pre-
ce qui .'éVait pa.X nnî """" Tû^ •°'""'» ^ "on examen
longue dlirn,,CretTe^rinc'!n» H '/"" "^ ""J"* <»'"»«
lal«er gnider uniquement l?"ll yTZ f '''°'" P"" "°"
nion publique a plu. d W^î^iî^ l ^^ journaux î L'opl-
pa. •eulement*a%,^.e?n t*»",»/ '' ""^>t«. " n'y a
conyerMtlon. part^î^it^" Non. ^?^ ^^ '" "•« "^ 'e»
blfque ne non.WpiiTo.tHe *^'°"' •""* ''°P""°» P"'
pa. de f;t avi.^"s rÏÏnion'^Dnb?."„l? '"'°. ' ^^ »« "«'•
oho.e de contraire à •hTneuroSTll «?„?"?''*** ""^Xï''^
faire preuve de faib)eg.e one rt'v ^ °^ 'f'*""' <* **""^'t
quelque cho«. de Jn.teTd'honoraMr^i*'.' !' *"^ '*='«"'«
conformer. Ce Mralt 1» "f """'"We, il n'e«t pa. mal de g'v
.Igne de MhLTVlT^^^.T^ ^nlvaudrait à un
dan. quelle .ituation J t^St 1p T" '""*°"^'"^ «"»'.
non. avion. refu«!d'éconteï"rvô*d.lî^1 anjon«l'hni, .1
QueVe, VOIX : Eco.t. , ^iS.? ''"" ""'"""^ ^
-^/dSf ceTeTSdir/' """« '^'»- '^-
M e je coMia«pais c mme un devoir im-
380
DIKIOUM
Jiil
I/honorable député Mt un de mp« ami* De«oniirti *♦ nn
lîi,.J-.!. 1 ^. '■ *•* '* développement de l'union et de
«oS^S?»'! *"?* '*■ «l'^'enf «St. de noCpopula
o„nfl«« ■""• P^"^"' m'abandonner et me retlKur
Mie ^nl m*™*°^"' ^ r^P"' "'honorable député de ïl
^l:»r' "'* '''"'""'* P'*'"* ** entlè^'ju.tlc: i^r
tanniqne, par conséquent dans nn toti Hh» S ♦„„♦
M WB WIWBID LAOKIBB |gj
«curé ?e pi AMt'K l'on*"p:^ * ''Anglete^, „ .-..t
«lïolU politique, et civil" '* '*'"" *** •"«"»«*. ««•
J.^ro'itTr^^e^^ïttnden''"?''*' •'" «-«'«'
lai enlever le pouvoir Mai. M k^' ' "''' '*""«»'t pour
•e *rvir de cet^gument II^' ^fj^ ' •*"*" '* <^«"t <>«
la population étrS^ .n i tj"ir*'"* """''* •°° P'^» *
lation étranger, à veni'r î^r ^n VrlïtVJi.' '""'*" '* P^P""
-^mrrcru^frXpVr^'a".12^ 'f^l^ " -in
Etat^Uni. et le Canada An Jm,^"^ Politique que le.
Américain, ont ouvert leu^va^SX!"*"** "" "*"«' '*•
«on. de la terre, en aVcordI Jt ?e dm^^ 1» *""**' '*• »*•
«%ale à tout le monde idiu^^"ir"»y'^"'«tiMtIce
m«me cho.e depui. 40 an. vJl *^*<'«' "<»"• 'aiwn. la
l'immigration étran<rt«.^n„„ r'."^"" °»^«rt le pay. à
nir .'établir au '^?^,' ^l '7"»»' >^ ^nge,^ / ve'
aux loi. du pay., ij, dtvS.!! !! ^° "• * conforment
Joni»entdetou.WroU;doS„&°' '*'" <^'««^« "*
v«iriii . "'""'*"<"'•J<"^l«on.non^même•.
1. ci^i^iiitC tuf^MT'Wti r"™"^ •'^ '*«'- "e
»e« porte» à l'immierationpl?» *'"' ^''"''^ nation ouvre
raie de reconnaît" a^xTmm'^a^"*,™'**'^"''"'?»»»'' ■"»-
tiqne. et civil, qu^à .e' p™^ ^'iôrau^f'' '''°'*" P"""
Mai., dan. le ca. aetnel il , . «i
Pa. d'affirmer que le n^ilnf S- * *""* '=^'*- ^^ "« «^rain.
l'élément étranger à alliée Ser^!"f " '"'-»«°'e «"vite
mol, M. l'Orateur, de cHer m nt«? "^T"*'- P*™ette..
récemment par M Kiwl-nt ?f^^f "^ »" «^ Pnblié
From WithiîT^'l^idSâne'cw"*'*'?^'^ = " "^"^ Tran.vaâî
yer.alre décla,^ de. B^^^ «^r?! ".?."T ^^'^ P"' "■' «•»■
inmol» iSM nrvni J-- "^""j mai. u cite iIpii foU» «„i ^.,^.
' M -*" «>«^™i>«- A la page 58. M. Pit".p^trick iit :"*
^i- i
SS9
DtlOOVU
tkher dej. procurer & l'M|«,t, dont iU w.ient Krind b^
•t pour obe«i.r «rtuioM modifiottioM i U oooTmtk». lU «m^
r««««. .uoe^ d. .. procura d« 1'.,^, ,„ HolÏÏId. pT?^
e»«-i«i d. ohamin. de for ; mai. !«. Mtgatt furent plut heu-
d» tradre,, qm 6xt dei fromiin» «noore indéterminée. ; et dtn.
An ZT '4.°.*^' P-î* ''""'r .«J» •• •«""••Inert do l'Angleterre.
incident qu. fournit un. répon» à 1. prétention trop «.«vent M-
^/M ùPlî*"'' ?",S° ° • J""»" *«°«'^* •'» CitUnder. d.
d eui. MM. Kruger et Smit étaient deHendni i ITiJtd Alber-
marle, et aprè. quelque. Mnnaine* de retard, ib eurent le déuuné-
mmt de ne pouToir payer leur. frai, d'hatellerie. II. .'Wre*
étoile br.n«.t d'un éclat particulier dui. le flmaiient de la
««. «oriftn» de Lydenburu ! il «tait prêt à leur venir en aida,
mai. à oertaine. condition.. En échange de w. bon. office., il de
m«ada une garantie de bon vouloir d. proteetion et d'eMoura«e
ment, pour !«• colon, «nglai. du Tranwaal. M. Kruger répondU
au nom de la république, en publiant dan. le. joumauj de Lc«idrw
une chaleureux invitation et de. pi«neMe. de pioteotion et de
droit» égaux pour toua ceux qui voudraient aller ai TranavaJ.
Cette invitation a été «.uvent citée dam ce. dernier, temps, comme
un argument contre M. Kruger.
Je n'ai Jamai» vn cela contredit nulle part ; et en pré-
sence de cette invitation du plaident Krogel-, comment
pent-on expliquer qu'il ait ei -.ute refusé ù ce» rena le droit
de luffrage, pour en faire des ilotes politiques î
Je n'entrerai pas dans les détails de la politique transTaa-
ienne ; mais on me permettra de citer un simple fait que
nJrî;''T ''''"• ',* f"'"*'" ''"°'^" «ïn "StatMmen Year
Bock. La population du Transvaal est de 245,397, et le
Î^T*S5,'' *^^ sur cette population est £4.480.218 on «24 -
401,000 — 00 pi'éa de «100 par tête. Comparons cette taxe
"on e.t .„^ , ^,^«; Sé'';^» de «W^r;S;'' "Vp"^
Bjande partie de cet ImwJt «t «..-T **' .**'*• *' '» P'n^
Cftte guerre e«t Jurte* rt comJî r„ P^'* ''* «nridèJe q».
TJrement qne le cVntdVj^S^^L"^^'^'"' P"'»"'»''» <l<«.lSut
'Wment dani ren)««nw an» lî^t^'"""' '» *""'°y«nt nn
d&iawhe. Pwnnce qne le parlement ntifleivlt notre
a.2L7.q''neW;t*5î| • *""""^ ""^ -«>-0* P'opo.itlon.
d.S:n^î'a^t^.tr^^y"^^^^^^^ » tout
»«.t t «notionn* p«1rS.rdnC.lT """'^ <•- P"l^
«tre ehanpie., elle, ne Jn^"fte !' '" ^"»<»» doiTent
norr«r.',:i\"ru7a"ln'rchL'^^^^ 'f'-»* —
et militaire Q»! exl^nrent^t <^„i^ ~'-«?»- /'vile.
Je repon.» cette accnMtion^P^ î» «- 'Angleterre,
anel ra!«nnn*-!P--' ïï, ._A5 '* "^ comprend, pa. sur
--™ rapport. ; ma,, j/n'a. pari:.Vl^l;i„'^S!t~.S>;M.^^^^^
t
DIOOOUM
il b«M U ductrine que, m enrojant on régiment •■
Afrique, nona iiroiia cluing^ Ica rclationa politique* qui
•siataiaiii entre tea deux pajra. 11 a été même ]aaqa^ dlrat
on plutôt inainuer, qu'en agiaaant comme nona l'arona (ait,
noua «Tona oMi a«x ordraa renna de Dowaiag atieet, «t
que M. Chamberlain nona arait ton* la main. Il a anaal
inalnné que, en adoptant la r<aolntton de l'an dernier, ex-
primant noa «jrmpatblea |H>nr l«n Uitlandera, noua n'avona
fait qu'oMlr à M. Obamberlain, et que cette rtfaolntlon avait
été rédigée par l'agent de ce dernier. De fait, peraonne n'a
ru cette réaolutlon, à l'exception, du chef de l'oppoaition,
auquel J'en ai adieaaé une copie apria qu'elle eût été adop-
tée par le conaeil.
Mon honorable ami dit anaal que, dia le mota de Juillet
dernier, loraque nona «Tona préaenté cette réaolntlon, M.
Chamberlain ae préparait k la gncrre.
Je demande A mon honorable ami comment il peut affir-
mer une choae aemblable en préaenoe de faite ai connue T
Oui, ce aéra à l'étemelle gloire de l'Angleterre qu'an lien
de ae pr^|>uer * la gnerre durant l'été dernier, elle a'eat
trouTée obligée de faire la lutte avant d'avoir fait aucun
préparattf. Haie de aon côté, H. Kmger avait préparé cette
guerre depuia dea annéea ; il achetait dea canona et dea mu-
nition* de guerre ; il accumulait de* provlaione, il attirait
an Tranivaal de* offlcier* habitué* aux tactique* militairea
enropéennea et il exerçait aea compatriotea au maniement
dea armée, aux manœnvrea militairea ; et quand il a'eat
cm aufflaamment préparé à la lutte, il a lancé «on ultima-
tum inaolent qui demandait à l'Angleterre d'abandonner
ae* po**e*«ion* du Sud-africain. A ce moment l'Angleterre
a'eat tronvée priae au dépourvu. Elle n'avait dana cett«
partie dn monde que quelquea millier* de *oldata et c'eat
pourquoi elle a dA lublr l'hainlllatton de défaite* *ucce«-
aivea. Je le demande, en face de cet état de chose*, quel e»t
l'homme *en*é qui prétendra que H. Chamberlain était pi^t
& la guerre, depuia longtempa T
Non, M. l'Orateur, ce n'eat paa rAni;Ieterr«, co n'eat pa»
M. Chamberlain ou le bnrean colonial qui non* a forcé*
& agir comme noua l'aTona fait. Je ne pui* comprendre ce
qu'a Tonlu dire mon honorable ami quand il a dit que le
DB nB wiLraiD laviubb fg^
■OBTmmMBt M dtvait pas «Dgacor l'âMsir d« ce pan
gwuid, cominnt aTona-Dou engaRé l'artnlr de w pava T
MoM^o». Ml .T.C tout. llDdép-tlaDce d« aot ^piîî'i;
araTwain. Ot qa« noaa aroni accompli, noua l'avoua fait
d. aotr. plein grt i ».|. ,, „e p«i, dfre'qaelle. îe^" le
conadqoencea de m act»-^ je no puli prMIre re nne l'areDlr
^f î?^ .' ''*°"' "P"""* '* '*»«ln>fnt qc. nona de
peuple du Canada aéra retpectéc.
Mon Lonorable ami me permettra de Ini M>D«ter la
maxime qu'il a citie lul-mên^ aujourd'hui et quMl . tlr^
delad^p*che de lord Or^y à loru Elgln: "OnZ doit ^
SJΫf! A V^ S!.* '* »to°'*"><''neBt dea rolonlp. britaâ.
^^iSTn*!* '•'«"?"" <>» P*«P"- " Ce langage dtait rral
««î .r rf!l " "^ «^»<>«nt » ••1'* » mon honorable aS
queal l'action dn gonremement aignlflatt qne le Oan^a
toS^Un!^*.'"*"'' .'I' •'«^P""^ militaire, de l'empire^
teSS^Ll. « *"""*• ''* condition, entw l'Angleterre et
le Canada, fil non. mmme. forcAi de prendre part à tont»
IZf^^ "* '\0™ndP.Breta.-ne, j/part^%'^Z^
. SLm ^''•,'"°° '■"""'•''le «ml, r'e,t-à.dlrerqne «upp^rta"
uranoe-Bretagne : 81 tour avn bomin de notre aide iiniJ.
oeroir.. Mal. aujourd'hui, nous ne ponron. tenir ee lan-
Mon honorable ami oublie un point eMentlel dan. «.*♦-
«uerr.. Non. aWune lo/drm^iï;:| ^^^1"^^: :,l\
%J «
MM do it#, ir la «•un..nt-ll. nNi«Ti< d.- di> dm r<liion.lVl k
fa'mlSL dSi'î!: •">»• tout .|«pi^|;rfoBr;» tout»; IM
iTu» a um doniHY leur tI<« pftnr l'honnenr d* Irar nan.
pour le dnipean qa'iii cMriMent ■"'"' ** ""' V*^
jeniiM RM* qui TonWeut M>rvir leur •ouwsS.Zm «JJS
«UW1» du Bnd..WcâlB. h, prirlIèR, qn'lirîfcr.mïï"n?lî!
non. fait d* mal apr«« tout ; mon honorable ani peut II
«SÏ^.^.TH".:!!*'' '■"■'•''"" P»'*»»' noua n^Vo^falt
Jle J^n^HlT ^''*^*^ '•'* «* Joane. i^n, qui ont off^ leur
Tie pour d^endre une ranie qn'll» croient iarr^eT M ro™
tenr. .Ml et une circonrtance où non. ne derriMia entendît
«enne .olx dl«ord.„.e dan. cette ï^fX'Vt^tX':
j/.'^. M?"?"" - ""* '" '"•~°" ^ """> honorable ami.
!!,mT? j,^" 1' •PP«rtl«'nt A une famille de patriotes alnd
qn'll le diwUt cette aprè«.mldl. i»"i««!., ainu
Je Inl demande de w rappeler qne le. liberté dont il
JonU aujourd'hui, Il le. dolï^Tn plnde paX à cette ,"
Et .'Il a de. Ilbert<^l^ ne con«.ntira.MI pa. d'autre part k
aoceptor de. obllRatlon. et de. devoir. T Vent-ll qn^ CL
crmce. .oWt tout d'un c6té et qn'll ne donne rien e^ ^
ïïMi-^m,.
hyfh.
»•■ WR witmin utmin
»T
II' fille
II' .tiir«
'• «U. le
•• 'irt
• qi !>■
Kow n-MIomi p., obllpf» Ur f,|„ „. im» n»M «ron* fait
chant la tHwIlioD partil•ull^r<• .Uni IshupIIk
P»/», ùou» fvra un rriuie d.. m.tr» rondnitp
«un hoBorablf arol rvdunti» Imi ikmAu,, „ .
d». ™ntlBç.BU «0 Afrique, yull meVr , . a
qo» do rond d« mon «anr, J'np«i« que r i vu. »
l«i rëanliata le* plut birBraiiania.
quaud Boa jeuDra rolontainm ont la *< t , •.
non* brrrioni toua de l'«ip<irance de le. ,(r m. ,
olBfaIn champ de bataille d'Afrique le m. , , ,'
leurtancétrea ont fait preure au ai^cle de. ul r, ,
!ï!îiî î?''"*. "^ ""• ~""* •'• •"«'»* C' >.
iZ^SLil^ "^ ?? volontaire, «tait al boBne, que le
M premier raas, pour partager e danser arec le meiJ
«ÏimL ^1 °"' Il "f."' " •'* P" »'■«'' d'onme I, de cet o°
Riiell le plua noble, l'onniell dn pur patriotlame de I. «.«^
"JZ7 ''* ""ÎT '"'•''"' "- " "'n»<-l"cTqu>^ ce Jou^ le
^?d«t%"""*' ""'""* '"•"'"* P»'^"'' avair.i"rSl ,':
c«?,.V^J''*^ "1* *'i°*- ï'»»'»* d'union, d'harmonie et de
concorde entre le« deux princlpalea raci dp oe nav. n'e.î
PM encore terminée. Non» aaTona par cTqn^ l'Sll^^l
jemalne dernière qu'il noua r^ate e'nco" b^anc" „W~
* cet éKard. LlaU, M. l'Orateur, 11 n'y a rien comme d'irn?.
pour unir le* homme» et le» nation». "«nuicei
-a ce moment, dana le Hud-africain, le» homme, reppé.
m
OISOOCM
w^lV^i ***°i?*?*°*' ••* '• '•«^'« canadienne m bat-
Sït5rc*Smmur*" ™ '*^'"* '* •"P'*'»' ^^^-t * >*»'
Leurt dépouille* repownt dani la même foMe pour y
^Ir Jujqn'à la Un de. temp., dan. un embraï^ït^
ternel. Ne nom eit-11 paa permis d'eapérer. — Je le ^
î!ïïf*i<°"'° •"î?"?'"*^ ami -que daiiï^ Ufeau o^
ani«l m enievelU Jnwju'aux dernier, reatige. de notre
antagonl«ne pané T 81 ce r^nltat doit k produire Îmi
rent/l^^^r-r^"" ~i ''•^"' •'^'"l^c^'ri-
«n^„ î? ^ '*. P'™ K''"'*' «"'ce qu'on ait Jamiru
rendu au Canada, depui» la confédération.
Il f
W8C0UM 8UX l'AFÏAlM 0X8 JBSUms
«îf .r*"".* '^?*'^ ^^ '"■""'"ne et d'Intolérance oui de-
Tait, l'année «nlyante, engager M. McCarthy à demander U
.nppre.. on de J'n.age de la langue françalL dSîëNorï
Oue.t, loi suggéra en 1889 l'odien«e Idée de blâmer le lu
yeniement fédéral de n'avoir pas dé^voué l'Acte df Ta
i-wr^^'x'*.*""^*™*""*"* ""Klais qui avait jusque-là
laissé les Jésuites du Canada en possession de leurs Went
apprenant que le Pape avdt supprimé cet ordre Xe^
porta à la législature du Bas<!an«da qui en appliqua 1^
.TZad^ f"'^ l'instruction publique. A w"';;*»"
au Canada et après avoir été constitnJ par le Parlement
Tot^o ^titution de leur avoir. Les autorités firent la
S! Tm f ''**' '^''amatlon. Convenons que, sous le
^me de l'Un on, avec une majorité protestante au Parle-
f«2^i° "î""* ^.f ^*^ -"^"^ "> '«^'^ -l™"- Après la Cou-
les 1^mn« P»"*"»» «'^twt profondément modifiée avec
les institutions nouvelles, les Jésuites reprirent confiance
et renouvelèrent lem, instances auprès des dUfér^nîs ^u-
1.11
il
260
DIROOUIia
veraement. qal te .ucc^èrent à Québec depuii IfV m»
qu'à l'arrivée de M. Mercier au pouvoir. '
Apre» d^ long! pourparler» et des négoclatio^g avec lei
2hw T '*'",""* ?*'*'•'''* °* •*• devancier, «valent
oX;f , " •"«•'«'«on de. prote.tant. de la T^vince de
oû^'.^f "!" r"" "" ■"""'*• '"' »'*« «î» Parlemert de
7/ *r . '** '*°"* ^'^ M<=<^rthy et une faible minorité de
député, vinrent réclamer le déwveu à la .e»lon de 1M9 £
KeCarthjr. if. Laurier prêta maln-torte au pouvoir et pro-
dSXï.Sr •'^ ''"^'^ '"^ '^ ''"^' '^ -P-* <^-
Voici ce dlMonn :
(tbaduotion)
MoNBiara l'obatbub,
k nom^'''"/" *°"™'" '"^ '' 8«'«''« «it l'occa.ion d'appuyer
« pohtiquo du gouTemement ; mais dans le cas préwnt l^IZ
le »Juvemement e.t attaqué par un certain noXe de ^^ ^^
part..»»,, et que .a conduite a déjà provoqué ^^ a^rati^
malheureusement, n'e«t pas exempte d'animosité relSe je^ue
«tat'dCrrr^':.^"/ "'" f^'"'*"'' ' «'Wnentefriâ.^o^
B^thtT/w TiT-^?^f°' ™ '■"' "^^ «"*« après-midi le député de
BothweU (M. M.lls), dans son admirable discours, je déclare aue
le part. lii«ral, sauf quelques exceptions que je resp^te aZo?,™
entièrement l'attitude du gouvemLent sur ^a ^n Qu lit
1 objet de ce débat. DJailleurs, M. l'Orateur, nuirautreli^e
tiaue ot " '."i"î ^' l" «^"«''^ ■"> «">'' informe 113!
t^ue que nous défendons depuis quinze à vingt ans, ou plïtô^
~ n»T '''-f*'"". ^•"■^•' ^'« '"'-P^^'ede félIcHe; t^.
moment d en être enfin arrivé à admettre la vnue politique ou'il
. souvent combattue, savoir : que le seul moyen ŒtaisTni
yJ-..
DE BIR WILPRID LAURIER
261
«veo •uooii IM ifftire. de la confédération est de reconnaître k
principe de, droit. prç«rinoia,u. Et je doi. dir^^'rLZ
«rorr^^^^^n"*'"'' ""' *•""« * "*' difficulté de ù ■ .^d.
«s propre, ami,, s'il „ trouve m préwnoe de l'airiution oui rtme
Sim^Nord^M Vr T\ * ^^^"î ^" ''honorable député'^je
Bimcoe-Kord (M McCarthy), c'e.t dû entièrement i « fauwe
reculer , o est dû entièrement i la manière dont il a eouvem* 1«
î^f iÇ" ""^"" """ " '"' ""' «^^ °'"^' ^ "^°''«
Ceci, M. l'Orateur, n'e.t pas une question de parti, c'est tout
d^iTtirdrT"'"*' 'T''" ■''''" --pi-^t ùi.dt>ri«
aTTI!^^. f-'î^.'«?_"°»» ■?» P'-rti «.narrateur. Une fraction
.^r^^e 1. r. -ibution doT^t 'onZrT^^râT!^;. ^i
8 annonce pour le gouvernement. Le. deu, prindpa le. province
«t fr.n™?i /T ^'««««.«'"«id^rablement entL elles L'Z
V^ZT' ^> ""'"', ^"«'"«' ; ^'^0 <»t caiiolique, et l'autre
I«^te8tante. Chacune d'elle, a se. préjugés particulier, à s.
«ce et a ,a croyance. Je dis préjugés à dessein ; et je n'emploie
ad" e"t« ZZT ™'°"/ *""?"> "^P""' "" t"»* 1^ "■""de
admettra que les hommes à convictions fortement enraoinécé, sont
^néraW portés par une exagération de sentiment à dSasïïr
le. conséquences légitiire. de leurs convictions. Or i'accxi^B il
gouveraement et le parti conservateur de n'avoir rfusHl:
1854 à garderie pouvoir, presque sans interruption, qu'e^ eX
tot le. préjugé, de ce. deux provinces. Dan. la k,L pi^C
catholique de Québec, où je demeure, lo. partisan, du gS'véra^
n-»t es<mt toujours donné, pour le. champions ,ie la c^.^
à diXf .ÏF'f ^™''5"»« ««""ne moi, comme de. homme^
jTr^Vâ * '«"?/°««.d'»««re™«-. n. ont toujour. reprfr
M auil!^»1 da,., toutes leurs inspirations, par la haine de tout
oe qu. étai français et catholique. En même temps, dan. la
«présenté comme le parti du protestantisme inflexible et inconci-
MS
DUOOCU
! I
»vent parfaitement tou. ceui !il S,utenL^ ô,~û°" *•
«it peut^tre paa au«i bien. parTxeSp^ oW ,ufk^ «i^T
teur. de la province de Quélio accu«,nt l^^uJ^uTdîSS^Ô"
nen de oourti^ l-infl„e„oe catholique, mai. de ""t« t^^Ji
de cette manière, le. aocuMtion. portent de. denl^wT dUI
une ppovmoe, le, libéraux «,nt .«niéi d-miel^Tet dî« IW-
on porte contre eu, une accu.ation diam^^it „p^ "'"'
trJhoZX •="«'.»'^-='.«».«"' -"ticle» d» U preMe quU^„ie le
trfti honorable premier ministre, pour prouver » fait mai. levai'.
t«^A°^: ™ T * *" ''^ "" "^t» question, dan. la I«iri<la-
Tu.^^^i^j:f ooj^ervateur «^«..itl; cabinlt K
œÙrdil,,»^!^ , ^™ '* ^""""^ ^' *>«"««' "> • commenté
cette diwmMion, et la Mtnene. un dee journaux qui aoDuient le
«o^ernement fédéral, un organe du p Ji conaerva^^TaT^ÎI
quI't^'Sriiunfl"*!^^!!'^* Durh«n-E.t nou. a valu une repli-
que très brillante, trèe fortement peuée, ti«a large d'idée, et fort
oono nante de la part de l'honorabte^ G. W. W mini^l!
l'ui^tniotion publiqu,. M. Ro« e,t un grit de U^JEat
mai. nou. eomme. trop habitué, aux dénonciation,^ f™»phS
^ToZ^T^ o*it^ intempérance de langage quand il Ta^rde k
prè. ou de lom, peut ressembler à une conversion ".
Vous voyez le but de cette déclaration. la Minerve affirme
do^que le langage deM. Ros. était une exception, Ta^dl,^™:
iTuel^^Tl,^^^''"'' "^^' ^ gouvernement, au nom
tiTf ^ } M- Iî<«. «Je oe qui ert regardé ici comme une excep-
tion dan. le cas de ce dernier. Il en a toujours été «nsi! Ù
DB SIR WILFBID t^UBIBB $||
a«M 1 ouM^ et la face dévote du oatholiciime dau l'ait, n!-!
Ja provinoe d'Ontario, le ori An r.ll. •>».-_» j ^- . •'^"'*
" Proteatm».^ mîfl-- !~^ j '" '^"t a» P»rti a toujoun été:
tanta^ ^ méfiet-you, de. grit. ; oe «mt de faibli protêt
Quelquei VOIX : Non, jainaii.
population probB^tante d'Ontario à le considérer ^me"rcham
Pjrau oette olawe, et aujonrdlui, ceUwi ,'écrie: "NouTtZ
Toici UM l^riation que non. regardon. comme hostile aux inté^
3^Œ d^l"" mtérêU du pay, en général, et nZ ^1
Quant au parti libéral, son attitude «ur cette question était
"pXnT.r»"""*' -""'r P" "" P"'""'» '»« «"'tolique
x»œS!'«lî^et," ^"^ '" '°^ '^"' '"''^'«^ »°- '- <»'««■
n'»*!!?' '** '''^"^ questions qui ont divisé les deux partis, il
ait étTlr^T "" '"^'* ''^ ^T"'^'^" '" P°""1"« -ï" de^- part s
^ItT '''"'?™«"' *"','«=''«« q»« dw» le présent cas. Le parti
con enratenr, dingé par le très honorable premier mini,t« a
S^n^o'^l™- ï "^"ï.'^ <^"''' "^ '^'»- la I%isl.tion d^ ll^isi
te^u^-fl T ^"^ "'""' P"*- °°°' "^M «""JO"" sou-
tenu que le seul uoyen de maintenir la «>r.f(M^ration est de reeon-
264
Dinouu
Mitro qi» dâM n .phère, dtu U tphère que lui uium li «m»,
titution, oh,que province «M .u»i kdép^dwt, d^ ^tAlfS^
p«lemeut fédériU, q„e I-..t o, dernier dTcontrôl. d«Z\utu~
projinc.. e.. L'honor.ble premier mini.tre, .u ««TriiS . p3^
tr.tifi, qu .1 ,v.,t le pouvoir de réviser U ltei.l.tion provinciill
^UréXeL'^Ir/'"' '"""^^" m.uvai«,,Tde I. dCe !S
eue éUit en «mflu avec mm idée.. U Chambre le «ouvient de la
i^JZ "'dit': ~"" irf; <*"'«^ •"■" ■'•'•^o'-aWel^mi
flJte In^i ' • .««-P?"!"". il « Pri. «ir lui de dé.avouer
^^ifll. '~"' ''"'•'» ™""" ' Simplement parce qu'elle éUit
en conflit avec Me notion» du juste et de l'injuate. Voici»,
propre! parole» : '' »o>ci wt
"Mais ici, où le. diverw. province, forment un muI et m«m«
d un pay. à un autre et d'une ville à une autre, doi^on ,uppo^
que le. loi. reconnue, par le, woiété. oivili.ee, que "«Yo^fZ
distinguent 1. civilisation de 1. barbarie, qui p4Xent U v e U
réputation, et la propriété pui,«nt êtr? diWÎentaf^quê » oui
con.t.tue un mérite dan. une province «,it uT^m'e^LTr
autre, et que de. loi, différente, doivent exister
defe^fu loTd'îfr' '"''"'"'"''''o P"»'*' "ini'tre a pris sur lui
2^i! T ", * '' P™»'""» e*. trouvant qu'elle n'était pas con-
dSe ~.?t"Ôffr^'T'" ^■"'"'■, " ,''- '^*»™"««^ Sa «Tire
Son» M P fr n 1' "^ "ï"* '* législature d'Ontario eût dé-
« oi?r f '*''*" ° ''^"' P" '« ''™" «'e flo't*' «=3 billot, dan,
d^HL "'i''n"™î,""*"'"^ *f- McLaren, sans payeHe
droit bien que le Conseil privé ait décidé dan, la suite que sans
rie^ptvef Uh„?" m"" "" P™'^^ ''•' "^^ amélioratir: sa"
rîâ SrL i'i'""'™'''* P"""'"' î"i°i»«" » «"ive maintenant
f<hLl!2 .-1 , '""" ^^''T '°"'^'«« f°" P^l>«e dan, cette
Chambre, qu'il n'a pa, à s'occuper ,i cette loi provinciale est
^ITZ''"? "l mdifférente ; qu'elle et entfèi^ênt det
Ô^te: *•'" '^''''""" provinciale de Québec, et, partit!
quelle doit suivre son cour,. Examinon, le rapport du ministre
de la 3U8t.ce d'alors, sur le bill de, .o,,., d'oa^, et eomp.r^lt
HMT.IfîPi^?^
I>« «m WILrBIl) LÀVkIBB JM
"•0 celui f«it p,r le niini,t„ de U iurticu .„r I. i
P~ le pré«nt .Ce, e.S°e"r domeu^'^'^r" '"' "^ '"'
que ce droit exi.te rigoureusemeiit i« „ ■ -, ' "" '"PPOMit
reniement fédéral de vo r T^^nl ™ • '''"' '"""^^ '" K»»"
Wol«iou fli^rJll'lXrirerdru' "".'"'' P" ■>"''•*' '•''
tout, lor«,«, comme d.„. le c« t^uel «ûîr "n^ "■"".r"". —
droit parUoulier de It miniêrn îmli„ Z i- ' ' """P'""' '"■• '»
jug«n»t d'un tribun.1 c^Xn? irfD '"" T '''' ""«^ "°
que 1. loi . toujour. étéTlTT' "" t^"'"^ rétroactivement
bunal . prétendiqu'eUe était " '''"*'™"' ''" «" 1"" '» '"-
ju».ice, fai.ant al lurion à S^X L™"/"- J* "l'"''"« "1' '»
1. loi, dit .implem^ '^ "' ■^™»°<i"" "• d^aveu de
«-ll^^'avSnéifî^rjT'/l' ~""'ir * ■on «amen, le
ome^.nVre„rco^"l^''tiJ;'" ^'■«'"»«' à" l«i»«r
oonvaincn k «m. Ji™i j i. P*«'t'on« en question n'ont xin
"«.dS." uT.'sL dri^i^""" 1-'%!^'^'''" ^'' '«^"
ci.1, «. rapport»?» „" ti S^ finale'*'*' ?"""""'" P™"""
du reMort de 1. légialat^^Québ^ »"""^"' '»"' "* o"'""»»»'
.u gouvernement un co^î «nr la m^Z 2^7/™?' ^°^
noe ami, les AmérioainT àT«^^? T" ' ''^^"* '™''«'
non-ii - <*' j^onoains, a propos dn modus mvendi. Wntr»
- •■ . .«. .-cïu ï^c mépri., et Ie> honorables ministree ontdé^
1'* f-
m
■•• DiMonu
alu4 qo* U praple eaïudJta Moueillartit aotr* propoiitlea itm
didaiii ; •( Mptodut, troif MmaioM plu* tard, iU ont «faaaat
d'opinion «t ont «doptf lu r .itiqu» que nou* triou lugiMik
Tint que le gouTemement . utinuere i igir de eette fi«aB, i i»
jeter d'ebord 1* politique de 1 • -wiiion et euuite à l'iscepter, \»
peyi n'y perdra point
Arant de tne r<(ondre à . r nir oeMe qoMtion, Je me nia
dein«Dd« li je derait me bb .er I faire œa dfelarationi, maia je
no pnii regarder, — comme tou« ceux qui ont à oœur le* intirCti
du pay», la pais et l'harmonie du Canada, — avec indilT«renee
lagitatidn qui règne en ce moment dan* la prorince d'Ontaria
Enfant de la provioce de Qnébec, membre de l'Egliie catho-
lique et partiaan dn gouTemement qui a paaaé cette loi, je ne
puii m'empteher de rt'gretter profondément que l'on eaaaie
aujourd'hui de TCulerer no« concitoyen* proteetant* de la pro-
Tince de Qutbec <•• iitro cette légielation. Fermettez-moi de dire,
œ qui doit *tr- «vident p<iar "haoun d'entre noua, qoe d noua
«DUminona la lyrûeente queation ou toutu autre quention, au
point de vue dea opinion* re1i|rien*e* que nou* profea»uU9 reipeo-
tirentent, nou? «niino* expoeé* à noiui placer lur im terrain trè*
étroit, trè» peu iiir et trè* dangereux, car l'higtoire nou* en*eigni
que e'e*t toiijnarg uu nom sacré de la religion que lea paaticoa lea
plus violentea du genre humain ont été excitées, et que le* crimea
le* plu» effroyables ont été commia.
Je ne pui» oublier que, dans lu ca* actuel, on a ea«ayé de sou-
lever le* passions de la province d'Ontario. Mai* j'e*pèie que cette
tentative ne réussira pat, et qu'un sentiment plu* sage prévaudra;
j'espère que le langn^ modéro de la raison que nom avone en-
tendu aujourd'hui sera compris, et que, bien que cette loi puisse
déplaire à certaines personnes, tout le monde reconnaîtra que, dans
ce» questions, nous devons avoir de l'indulgence pour le* «enti-
mentt des autres.
Quelle ost la cause de l'agitation qui règne aujourd'hui î Quelle
est la cause do la législation qui a provoqué ces difficultés? I,a
voici : il est regrettable que les nations européennes, les Français
et les Anglais, en venant Ëur notre continent, aient emporté avec
elles non seulem<>Mt leurs lois et leurs institutions, non seulement
leur civilisation, ïnais encore leurs haines. Aujourd'hui, et depuis
plus de soixante-dix ans, la France et l'Angleterre vivent en paix,
ç-t il éttit réeeiTé à noîre eénérat' i d*fia«îster à tm s^ectftcîe ani
MT
dnon. p„ «tourne, à VMég.^ThF^^T"' •'"'' •?" "'»'•
"MOU, toujour. iuu no. oœurrrTm». '•*'■"'*' "'•'• q"i nour.
««W*V, d«„ do. q„o4ll« n,»2^" îî""" •'•P"" <•" •'*«•"
<"» querelle, co. .nStfa"rri^"- ."\ ^Po^A^mt .v« eux
ici, .nr ce COTUnmt U It ^ • '•'""' '""'"*" «n Europe; et
proqnement le p^ de m»l ^'m "'Î^**™?' » •• W« rtSci-
'•immen« «tendue de ce «nC' "' "!'•'"' '''^'"'« ««
ment,. Ce Ion, "uei " ,.^r^'"°* '""" P"™'"" «'«••''■—
■me .nnée v^uZev^L'^^A ^"' '*P«»'J«" P^'ongée eneore
l'obtention de condt"^ dé tJuZZ"', "^ T'" '*•"'*«« 1"«
du vainqueur. «P'tulation pin, g«n«reuw« de la part
Ou a parW de cm conditions, et je n'ai n«. h«.„- j.
1«« communautAi religieuie, fnrZil ■ . ^ , '" '' ^ "-evenir.
'le tm» leur, bien, ,f,^Tb„!f™,"'""'™»" -J"" 1» po„e„ion
»ou, la dominatî^Tro de p'r 'V.t"'' ^""*"« ""•^»
HuBkoka (M. O'^ien? a dit ™ ™ 1 , ^ ''?'"'™'''e député de
terme, de^a capuX Ln I^Zr^t^iZ"^' '',""" ''"* '-'
Paris. Pour ma part ie ne vn!. 1» "»<>>.««? P«r le traité de
«rence il v .JiTZ'iI„T/- * '"""''■* différencu; mai, ,i dif-
frimeaiï ..„.,. ,'." '*"' '«"' pwition sous In rfim^^
-^ .. _..„, .^. rrginie „x,gia,s. te gonvememont anp!a"i7a
ili
J l'i!
Il M
96S
DMOOOM
traiK DM coouBBMvUi •! louto la popuUtica, mu* U rwpan dw
iBttrIU nUgWni, arao la pliu graiida gtefeadO. TodM Im
«antmnaanKi ralifieuwi, lau/ Im J<*uil««, ont M maintMiiM
daaa U poMcwion d* leur» bieiu. On « fait une noàptioD pour
JM JlniltM, n pourquoi I Ert-ca par droit de caoqu£t«, oonma
l'aafflrro«ll. lloCartbyl
II. MoCABTHY : Llionorible déput< rondrait-11 ma per-
mattic da l'inlanampr»! J» n'ai pa< a/8rm4 ocla. CW an
rartu da rintroduotion da U loi anglaiM dan* la paji Ion da la
aonqutta, et nallement par droit de conqiitta, que o*< biena ont été
oonfiiqué* au )>roflt de la rounmne.
M. LAURIER: Quoi qu'il en wit, je tiena compte da l'obaarra-
tion. Je n'ai paa l'intention de traiter le cAté léaal de la qiMMion,
parce que, lUtTant moi, il ne ta prêtante pu dant le oaa aotoaL
Maia quand même, «omme l'a dit l'iumorable député, le gouvame-
ment uighit aurait pria poateuion de cea bien» en vertu de l'intro-
ductioQ de la loi anglaise danii le pays, «ela aurait pu l'appliquer
tout auui bien aux autn^x communauté* qu'A celle de* Jeanita*.
Pourquoi a-t-on fait exception! Pourquoi cea autre* eommn-
nauté* religieuae* ont-rlle^ été maintenue* dan* la poaaeaaion de
lenr» bien», et le* Jéinite* excepté* I Ja croi* que le miniitra do
la juitioe a donné hier la vraie raiaon de cette exception, lorequ'il
a dit que c'était grâce t la convoitiw de lord Amher*t, qui, en
1770, avait obtenu du roi la prome««e que ce* bien* lui aéraient
concédé*.
Si, plue Urd, l'ordre n'rû* paa été aboli par le Pape,
je oroi» fermement que lea oiiuil.M auraient été maintenu* dan*
la paaacMion de leur» biens i»[.-.nio le« autre* communauté* reli-
gieuse*. Mais l'ordre fut aboli, et aprè* la mort du dernier
Jésuite, le gouvernement anRlui* prit po»»e*»ion de« bien».
Plu» tard, comme nou» le eavonn, le* héritiers de lord Amherst
réolamèrent ces biens, en vertu de la promesse faite, en 1770, par
le roi. Mai» le» protestation» furent si vive», non seulement de
la part de* anciens habitant», mais, aussi, dee nouveaux habitant? ;
non-seulement, de la part de» anciens sujet» du roi, mais, aus»i,
de se» nouveaux sujet», qu'il fut imposeible au gouvernement d*
céder ce» bien» aux héritiers de lord Atnher«t. mmme il en »»»[!
l'intention.
DB un WILTRID LAUMBB m
P»<-,quVnT»rtn^K^^ ''.»- ftiit p.. oubli.,, non
nfc i rOrdin.ir. I„ k™SL '^•"».>''* •'^•uiti-, «.r.i,.nt retour-
triot de Mo„„Ï.T'T£t^:r mtlTsf^ "T" ^x" "'-
Kiopton et To^nt* Ti^ifJ ? *,'*'"*• '''^ Montré»!.
brook
P«rl
ke Ôt».w. H, w • 'i'"' "' ""no»»ki, A[ontr#.l, Sher-
V.' iT Z ' °'-Ç;™"">'e et Chicontimi. 8. 2 i.nviVr 188S.
I archevêque de Qiiébw ". J»nvi(tr isss,
t.'?! r"^ ««iiOhque < mme ia province de Qnébe^ "cMnrota..'
t.t,on, n'eu,«nt a,«,„„ r..«It.tî Bien de. {Ji^^tZCJ^^e
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^HnS Roch««t«r. Ne* York 1
^^^B (718) *8ï-0ÎOO-P«<,r
.^fjj^m (7IG) jea-^sas-Fo,
+609 US*
•<JÇ*r
270
Ut8C0UR«
gonvornemont de Quôb«^ a ewa^é do di8po«er de ce> biens. M
Mercier u eat pas le seul t^hef de cabinet qui ait entrepris de régie;
cette question. A plusieurs reprises, ses prédécesseurs avaien
aussi tenté de rendre justice aux Jésuites. Il y avait une raisoi
pour cela. Ces biens sont évalués aujourd'hui par M. Kivard
2SÔ «L'j «"«^eillance, à «1,200,000. Il» no rapportent qui
*22,000 de revenus, soit moins de 2 pour cent. Une partie dei
biens n a aucune valeur annuelle. L'ancien collège des Jésuite»,
par exemple, au centre même de la ville de Québec, en face de la
basilique, ne rapporte pas un cou de revenu, mais, au contraire
il constitue une charge pour le trésor de la province, tandis qu'il
se vendrait un bon prix s'il était mis en vente. Lo gouvernement
de Québec a souvent essayé d'en disposer, mais chaque fois les
autorités religieuses ont réclamé et fait échouer la vente.
Les choses devaient^Ues rester éternellement dans cet état ?
Plus d'une fois, 'la ques' ion a été amenée sur le tapis. En 1870
M. de Boucherville a essayé, mais en vain, de la régler avec les
autorités religieuses de la province. On a affirmé plusieurs fois
dans les journaux, bien que la chose n'ait jamais été annoncée
officiellement, que M. Chapleau était entré en négociations avec
les antorités religieuses lorsqu'il était premier ministre, et qu'il
était allé jusqu'à leur offrir «500,000 en règlement de leurs récla-
mations sur ces biens. J'ignore jusqu'à quel point cela est vrai.
Je ne parle que d'après ce qu'ont dit leo journaux. Mais il est
certain que M. Ross, qui lui a succédé comme premier ministre
quelques années après, a entrepris de régler la question. Les
négociations n'ont abouti à rien, et pourquoi ? Parce qu'il fallait
du courage pour régler cette question, parce qu'il était certain que
celui qui la réglerait aurait à affronter beaucoup de préjugés
comme l'ont prouvé les faits. M. Mercier a eu ce courage, et il l'a
réglée, et quand même la carrière de M. Mercier ne présenterait
ncn autre chose de remarquable, le courage qu'il a eu de régler
cette question suffirait pour lui donner droit au titre d'homme
a itat.
^tâ'i**'^r'^'-.T'/,"°i'',''T'' *'™ ""^Slée. Comment l'a-t-elle
1 S " ,". ^ '^ ""^ ^^ '" ^"S"" '» P'"' faisonnable pour tous ;
elle a été réglée par compromis. M. Mercier, en effet, a dit au^l
autorités religieuses: Je suis en possession de ces biens, en ma
qualité de représentant de la couronne ; le droit appartient à la
province ,1c Québec ; nous avons un titre légal ; je n'admets pas
r*j^-.:m?^yrM
.w«»«»-i*--v
DE BIB WILFBID LAURIEn JTI
que «>ien, «, prê^r^J" jt le ^1?^;^",.^""^ ^''""'''"'' l-''
I« plu. grande confiance m1 ;»J -^"J ''* ^"""'^^ '''' T" i'"
quMtion publique, un mov^lîuiT ! m'^"' P""' '«B'""- »"«
adopté dan. ce' ci, ? iJI^rett^n 'l*"!.^ "'"' •"» ''o" »
jonmalisio, .!«„, «on fauteuil il ^fîL^ **^. *"'" ^"''''' P°" '"
dan, aon bureau; il e,t b ei Ll ' ^.r ?„ "'"k'^".' '« P»"'"»»*,
wn cabinet; de réeler le. „n!. • ^I, " ™e>°''™ du clergé, dana
Mai. l'homme puSa^po^„'r^/''''î^ '*' "'*'"''« «'«W'^"
"Ulter, non seulement les désir, J^" *'■^'"'"■ " "J"'' «»''■
préjugé, des gen. avec Z£"i Z\S V.""" '' '^
comme la province de Québec o>? il l . i' j ' '''"'" "" P»?'»
catholique,, avec une hiérarehie 12^ k P'"" ^^ l'OOO-OOO de
une réclanlation aZ 1« ântoritr^ ltT'°' ™°»'i">«<-. avec
renter, pouvait-on d « que ^trÔw- "'"'"" P""^"'™' P'^
et que l'on ne di.poL™?t a^^, T:^ ?e,^LT'* T "' '^'^
trésor de la proviScT? Il me .^«,1,^., '"" ' """"tage dn
puis encore en appeler au SLl^.t T: "" "^^ "'"«♦i»". i«
«nt la chose danTm^pr^ThS^T, /""'.-"""f ■"■' '""'"''=«^
M. l'Orateur, l'on n'a, jSauîoL'S • . ^'^i^'^^' ^P'^« *«"»-
pour gouven^er le, boX» d-™. î "'' *''?7? «" "" ""I "oyci^
consiste à le, gouve^Lfo™/"^* »tHfai,«,te, et ce mo^
l'opinion publiée. r„rv^™f^rdU"^ *?.'"• ^''p'™^' ^-
•oit toujours juste, que l'opS m h«n? «"«. ' "P^i"" publique
prête de l'étemelle paix oTde 7éte™^ ? /°". ^'^J""" ''i-'er-
d.re que l'opinion pu'bliqu:",ol totS'^tlS^* "* ^""^ P"
81 VOUS gouvernez le peuple confeZémenr» i? *.«*8C8«>; mai,
von, êtes ,ûr, de voir rf«,er'na^!?T., °?'T° P"''"'!»''.
et lor,que cette questiouT^S ?£ el'e 'a é'S?"'/'"''. '* P'^' '
d«8ir, de l'opinion publique <.. la nrovtL^f n <î°™*'"*'" «>«
«ant ainsi, vou, ftiL régner apaTen'hat,^"-'^' *' f" '^'-
Or, si vous cherchez à contrecarra^ Lji-™™'^ •'*°' '« Pay».
Mon de la province droXa^^iffl" JT""" '? '" ^PU"
Pa-x, vou, ,u,ci,erez probablement un m^o^lit^Tn^LI J^e*
273
piscoiina
Teux pu enritiger Ici oonajquenoat. Voilà pourquoi oett« quM-
tion à été réglée comme elle l'a été.
Mail le député de Simooe (M- MoOarthy) et quelques autrei
membre! de cette Chambre ont iniiaté lor le fait que cette légiala-
tion eut vicieuie au point de vue proteatant. Cependant, choae
étrange I la minorité protestante eat représentéx dani la lé^ila-
ture de la province 'de Québec. Si je me le rappelle bien, il y a
encore douze députéa protestanta à la législature provinciale. Lors-
que cette question est venue sur le tupis, deux députés seulement
ont protesté et leun protestations ont été très faibles. Et ils ont
protesté contre quoi 1 Contre une seule partie de l'acte, contre le
fait que le nom de Sa Sainteté le Pape paraissait dans le préam-
bule. M. Iilercier leur a fait, alors, la réponse même faite hier
ptr le ministre de la justice et leur a dit: Si vous ne voulez pas du
nom du Pape, dans cette affaire, veuillez me proposer le nom d'un
autre, pour que je le mette à sa place-
C'est un compromis fait avec les autorités religieuses de la pro-
vince de Québec;, et M. Mercier a, je crois, agi équitablement et
prudemment avec le chef de l'Eglise catho%ue romaine. Ses
arguments ont été si concluants, que l'on n'a pas insisté sur cei
objections; l'acte a été adopté unanimement, et M. Meroier a pn
parler dans les termes suivants de l'attitude prise par ses eoUèguea
protestants :
" Je remercie les députés protestants de la modératiim qu'ils
ont montrée en discutant cette question. C'est d'un bon augure.
L'unanimité, qui existe maintenant, est une preuve que les diffé-
rentes races dont se compose notre population, vivent en paix et
en harmonie et étudient les questions les plus délicates avec cet
esprit de conciliation qui fait des merveillee, lorsqu'il est conve-
nablement dirigé ".
Mais cette législation ne donne pas satisfaction & nos amis pro-
testants d'Ontario. Cependant, puisque les protestants de la pro-
vince de Québec 4ont satisfaits, qui peut trouver à redire ?
J'ai compris que le député de Huntingdon (M. Scrirer) avait
dit, I' 7 a un instant, que les protestants de la province de Québec
ne «tint pas tous satisfaits. H peut arriver, en effet, qu'ils ne
soient pas tous satisfaits. Il est très rare que sur une question
qui se présente, des hommes de même croyance, de même race
iiii
"B «IB WILFIID LAUHIBR jTS
•oioit complètement tttiiftit* ; mai. .i d«. kn»,»^ . , ,
d« parier pour I. minorit* i,rotMt«u L i ^^ °?* "• ^™»
•H^ que S no »nt p J" ^^S'^'t «1 J «^rT""^ t ?"*'*»'
province pour \e» repr««nter d«. u rlTi'^ '*. P*"P'» <*• <*'<«
«e fo.t .ueune reprfSSj .Hu J^,"""^' ,^' "' •*">»
tout, cette quction . é « rfilfo „? «"""'"'. ''' ^'•*°' ^••'•P'*'
droit de «plaindre. M.i-lf H^nLTT''**' P»'*"""» n « le
patriote, dtn. 1. province de Québ^ s'i i'^'^^'"™' f** ~'"-
u^^iM^tur- %s:irj.';r,^rr.7,:!i:;i",^^^^
QuéS'Tuiiirèîdttnr.^pijsrt*'"*? t' ■• p"^"-"» "«
«on rctât d.n, le ,«u^„f 0„t "t^"' '"V"" '*P"-
pu que, 8i l'on donnait un eneoui«^™„ , '• ''"* "^ ' ™ "K"*»»
rite proteetante de cette provTnréKdLd^T''''''"'- * > "'"«^
srt5:î.çSii^ï"mœ£Sv-^^^^^^^^
«Tu i: ^^^„i« mïr f ?^"" -"^^ "o^T
laire «lire malgré le rote Je la minorité protestante "
un comté mixte. Le colonel Wh^ i • ^ ** ?* Mégantic est
. «té élu deïïTou trois môii .?r^1'..iT'"r ^' ^''^^^^r,,
«ecteura ont dû Jc^l^rA^^^ 1 adoption de cet acte, et leé
a en 1» majorité deTr^nL^ 4^ ''"*'"™- ^ <»'o°eI Rhodea
j'affirme IZ^A'^Z^Z^^^T^ «* ''«' «"«holique,, mai,
point, je ne orésent/Z. ^ ^ ^'^ '"**' protestants. Sur ce
ST4
DIICOVU
M,!;:
fourr.it e.pérer obtenir quelque Xi. of "" '" '''"-P"*''' '
hom^e.. di^e, ne « Zeo„.™""p« ^^ /*' ^■"''"' **• "
f. tutelle de m<m honorable Jui iTdtnm* !**s-''' " T"" «>"
croire qu'il, ne peuvent pu »drâini«tr^U "°'^' ^««'"O'
Peut-on croire qL-il. ne Deuvêr^^ 'T .P"?"' «ff»!"»
fêtj ? J'ai pi J do conCZTuIl^C"^'"" ?«•?"' '»«
et« de. repréwntant, prôtetanf. T. "''''''''■ ""' ^•°» •'''«bi
j'ai r.y.nt^ de le. iraîr^ ""^ '* X'*^""^ ''^ *>«>>«, ca,
•ont de. hoZe. d'habile 1 nri"""*"*'^'"' " J» '"' q»e «
habileté. Mai" M V^,teur ItT'T' ■'"^' ^'""^ *^ ^^^
député a de «» eomp, trioCë, 'corel ^1"'''°'°°. *"?" '''"""'^ «'''«
Qu«l>«c ; a-il le, erSit mJlTfj^Tûr^' '''' '* P""'""^ ^^
prpprea affaire,, que le, 71','°,"^.'^'''? "^^ «"'«'■"" "««rs
obligé, devenir à leur reJ^Tn ""*'!' P™"'»"** «o-'^t
naître l'opinion énif^p^S,',» """^ i«"'-««™ inMre«é à con-
Wnce de Qnébeo, a^,2l T^TTf'" protestant, de 1, pr^
qui veulem ,e bit?", Z e'r J-'alT"""' '"^ ?*'<■ '''O"*"'»
publié dan. le. Canton, dé l'E,'f l'/j ^"" *î'"'* ^'"n io«™al
par «n diaciple etflfd feÛ' M H^So^ - ?'~' '*'''«*
ree'Tourt:" '-' ™-'- ^-t"S:„; to^S ^^0
voi Jr.l?e wfdt Ci'°'Ltr°- r ''. f'' «*"«'"« P-
«jésuites. I* projet est devenu loi, et aucune
l'B iin nariiiu L-u-uibr 2TS
& compen.itioTi é« » m?m. . """"il* P«"<«t«nte, «ne
prote.t.nW. Crét.h W ? **'°P' T*" P°" ''«"«tion
compri. .in.i ^ "" ** '"«'nMl'le, et 1. minorité 1'.
provinoo, elle ne de^ande^ou" ^^u» ?°^*°i '"""" '*•' '«
ptthie du delion. A tout mS»^ ' •*' ">"*'"' »'«"""' «y™-
">•■" il n'y . pai, d.n, l'hi^t.^T ^"''•'' "* *" i"i'«'ion,
le. force, de I. m.joriM .w itiS , P^""*' d'o^""?!" où
minorité ou Iu?n"îr pZuet.rt?T*" '~"î °P'"''"«' '«
purent vivre ensemble, ^^«^ turauo t" *' " ^T""'''
interviendraimlle î L. minô^.'i"^ ?T * P"^'"*» «l'Ont.rio
ne » plmt pZ el ne .'«'tTaTSlÇI?"'?',"' ™ '*»'" K*»*"'"'
de. bi^ d« jLit^ T« r ^" '««'«™nt de la question
§m.i
«9
E aoouin
loe. m^ qu'il yrun «Ûl T^ d ' S m ^'*'' l" ''"" •«""
•uxqueU on . donné l.'wm dé «"iW-ln^ r".*"* T "^
P«rti conwrvâteur ai» 1« nt^w' . j P? *'* ■<'''?»* P"
rirf. rtel. ou imiSniC T'i . 'T ««'«"Pne ingl.i., ont d
j» pui. dire que j'y id aMlo^infl ^ "^"î* ""• l«ptlâtur
besoin d'infli,^eeiVi2«fc.f"""^T;î »'•' -ne™ p,
à leur don,:::T. \\^S q7.rS T '.-J""" "'•?<*'
dont il. M plaigne J W^t^iou^T.™- °" 7'"*!^'" * '
•ntendu dire une 1. n,;nJ!^i ' " demien, ]e n'evai. jamai
/.son dont U t "ait.urm.'tf.rîr'r'' •"' * "î PW»-»" <•« '
elle avait eu dei Ir J. i? -^ ''' '' P"""'"" ^« Qn«»e; •« •
quece.gti:S.tetÏÏ''^' -^rTruSuir " T'""'
•«itant» du peuple ? '^^ " «mnajManoe de« repH
1. publie ei ^rTâl^TT'tT'/TS^'J^^^^' "-^
P.r de. tkéonCétSllLtm. fo-^t a^li'l'oJ?^*',*'^.?^""
fermement i 1, volonté du wûSe et 7e n^/ti" •'*«'" ~°-
«irte de. grief, rfrieux, t^tW^n n>.„» *?"' P" '''''•'
•V «té ôb.i^Va"b:rnt'£ We^ubteet"..'"' ^^ ^"'^
2srœoro^g---Sï'----
M. MoCARTHT : Ecoute. I écoutez !
l-^î^..'*.
DB IIK WILraiD laUBIIB
an
kakU. JoIt <• ««J. r.,'1? i ^' ' °" »"■" ■'on"»* 'r«no
no», .von. ,, p,u, V^d r.5^- 'tT.T^^TsT^,' '^.•»'
duu itA„.„nT I ^ î' "* '■ <••"»*" «Iwt on qui . cii lien
Mnritok. ie nThlfcr.^ — *t ]• ne bttme p.. le député de
CertZr oon«,i»^ qui leTfalt l^r l 0^""*" ï ^ T" ''"'
l^^iZ ""'""f .'J'»«*«i"t« q«J .'«t m.nife.t« contre Z
Ô™ «l^t H- l!" '•'""'l'" P*y' ** P*"*»"" longtemps. (^ ^
}Z ^..•""î/" ^°""°«» du^fereux. SuppcMonTque tout ce que
Unjn «.itvTM est-ce que ceU «„.it unVraiwn pou, leuri^
fn«r 1, jurtioe i Uquelle il. ont droit ? Suppcon. qu'il, ^ie^
.UM. dmgereux qu'on les représente ; cel. serait ne, fA,f ™
r.i.on pour leur ,«fu«,r les droit. ci;iirUr r^fu,'^; dt Te.^
c«nn.ftre. M.i, ils ont été constitué, en ^rporS il y .1^
Mr'eîeléLtért " t '"1 '^'' "^ *'*^'" P^'^tant, dont
p«rle le député de S.mcoe, lesquels représentent la minorité à la
L
rfi-
ST8
ptKOVM
■!i 'il, !
IMiUiur* de Québw. M. I.ynoh, un tml pelIliqM .le ITmioo-
nïbln MfHti .le Simcoo, ptrliDt w <*«• olrcomfâBee, •«•! ewri
de w langiKF remarqueble :
" M. Lynch, à propoa da bill eonulitiKnl le« Jéauilea en corno-
nt\aa, ■ dit que, ro«lr* ce que l'.i pourrait pewer dân» certain»
quartier», 1» bill n'»v»il rien d'»iann»nt de u n«t\ire. Nou»
rirou», dit-il, d»n» un «itele où 1» iigeaie pr«»»ut ; nou» Ti»on«
dan» un ilicle où U liberté «t nntfm exiitcr d»n» tout l'univer» ;
et, nulle pert, d«n« tout l'empire .le 8» M»JMt<, U libertf ne
rfjine plu» que d«n« U province de Québec. Avec co»t« éiiuité
dont font toujour» preuve lc« membrr» do 1» Chambre, oerteine»
partie» -lu pr««mbiile ont et* retr»n<*«.'« en comité. E»t-il {loMible
que l'opinion publique intelligente do 1» province de Québec
rcfmo à ce» Pire» Jé»uite» le» droit» civil» que nou» âvon» accor-
dé» à tout le» autre» t Si cette question » quelque c»r»ct»re reli-
gieux, celi doit être réglé tillenr» que d»ni cette Chembre. 8 il
T », d»n» ce bill, quelque cbo»e contre le» droit» civil», retrjn-
ehon»-le. T»nt que l'on ne m'iur» p»» démontré ceU, je »ui» di»-
pa»4 à ippuyer ce bill ".
Et la bill a été appuyé et adopté. Dan» ce» circonatanees. il
me aernble que le» plainte» que nou» avona entendue», anjotird'tini
•t hier, ae font entendre bien tard- Mai% M. l'Orateur, tout
homme, qu'il aoit l'ami ou l'ennemi de» Jé»uite», doit au moin»
admettre qu'il» repou»»ent et nient toute» le» accusation» portée»
oontn «nx ; il» repotuMut le» doetrinea danfinrenae» qn'oo leur
prête.
Je ne toucheraia pa» un »eul inatant A cette question, n'étaient
le» remarque» faite» aujourd'hui par mon honorable ami le député
de Norfolk-Nord (M. Ch«rlton) ; mai» je ne «aurai» laiaaer pa»»er
•an» commentaire» de» idées comme celle» qui ont été exprimées,
bien que ce ne »oit ni le lieu ni le temp» convenable» ponr défendre
ou attaquer les Jésuites. Tous ceux auxquels la littérature fran-
çaise e«t familière, savent que Pascal, dan» se» célJbres " Lettre»
provinciales," a cité plusieurs paraf^raphes très répréhensible»
qu'il attribue aux Jésuites. H m'a été impossible, pour ma par:,
de découvrir les extraits ; j'ai souvent cherché dans le» livre» d'f a
on était censé les avoir tiré» ; mais je n'ai pu les trouver et ji ne
puis pas dire s'ils sont vrai» ou faux. Mai» je sais ceci : c'est
que de» écrivains aussi éminent» que Pascal, ont affirmé à mainte»
■3^^.* ^-^
Di SIR wii.rr - i^i'iiiBn
m
iibin.Tr" ' ""•" '■" """• •'" •"»•""" : il" .ont f,ll.
ilb™ dlr^e. ,!^';" '"h. dti';b^'.L^LT r '•••""' ■""'"•'
.i.».it pL jtir ""'"' "•"' ■" '■" '■" "«' »» •''"•""' "• --
J« M pouMuimi pu ce d<btt, M. l'Or.teur J« nwi..„j
il pouvait convenir d'.rqJcr k j^uU^'^"*^,*.'*" ^o li"- f
a A« foulé D.r i;'?r„; J ^•'"''"' P"'"" ''" "*' ^'Onf.rio
le soi mémo do cette province a M conMcrtS „», 1. 'J^""^"^?,' 1"'
répandu, en chercha:. A .a^c'r ITZI L „ 7,^.?" DÎe",î
La réêol ition affirme qu'il, ont été cxi>i,I»é8 r^ ,l,i„,..- j.
I
f. '
^ Diaoov M
Dilqne frutaiw. M«i<i ce d* Mot pu l« «ul, oui aunt *.7v
pul.fc par » gou».n.«n«,t En 1880, .« o^^npî jîffZn
^iZl j ,««'T""''«''t «» communauHli religirow,, maii 1
KtTni: ï'o",?!"" l^-i*"' *»' •""' ««< «n^'r;. Fr^e
»• pnnoM d Orléani, dai hommu qui «taiant l'élit, de la F«n«
de. homm« dont, il y , pl„, J, quaruit^iL fe^i' J/ïï"
|>« . U dno d'Aumale, Inn d'eux, a ét< exDuliè • i^M.it «Ja.
Q^ J. ^i^ ^ CUntilly et de toute, m. rich««e. arti,ti
ÔÏÏTi . , • "«5"'°«"*- J» '«i» mille foi. plu, «erde mot
P«y. naUl, qui peut traiter le* Jémite. jn.teient rt XZ!,
2rit ,i X,^ VY "1. '^"r''™™'»^ rfpublicain, monfi un
Sa. U s nnV '''!'"""''" •'•' " -""«ituti;, et 1. pra.
^.rœ st^^fM^vai-, a'"ditX";u^i'sz
Nïiilli::
i^^'^:^m^.^i^!^^^*^wrmm
I Mj» libft.
• llbntfktt-
ro»!- qu'il »-.û. p.. fil'^-in.C.. ' "" '^'^ "">'"•• ''■•''"•'•
•«x!tt.ÉUoo k port«r il -û ,'"'""'•"«'. "-»» qii#. •'il ,„(, un,
««on«. pour ..^ol, ,„',. ."[o „™,r ™"7"''7' ''« "" "*'*
qu. J« m«ri.«r.i.. J, .ui, &Li„- / '^"' ''"•'"* '• ««Prii
M. McCARTHY: Ecoutât Eco„,„,
•roirpliuluMriS. m.t iltrr^'* ''"î •°?'''* ' " peut y
dint l'Eoo«e Mt twt.iM wl "T"' 1»« J« "«h»; oepen-
origin., „.i. j, .Zcl".di«. ./,: 'l""?"'" -'■''"'''i.r Too
d.™ «K»re à mon hono,.bir.m ,°^. /* T »*""*""! <«•
)« oompr«.df 1. forée du .tmmi »uT^l„ " """^ '"'*'»• i
«»nme le poète I.tin, j« dii : "' """ "'"*«• "•!•.
ff'«o ~m; humani nikil , m, ./■>„„„ p„,,.
irbL%:%tr:/'Kero™r^^^^^^^
/___.;„ '. ,^ " J ■*■'» le Choix de revenir il I>.iia_
>'^o de. .e„.i„enu de .o^ ^IT^^HS', d^ Verdit
II'
l«
«
*~ DiaoouBa
puté. Ca,i.dion^Frans,i, do U droite qtund je dii que u a
jourd'hm une conaultation populaire aviît lieu duu U provin
de Québec « d^ tout le C.aada, pour décider eiTe vJ^Z
à 1 Angleterre et l'aUégeance i 1« France, il n'y aurait p.. ^Z
r^Ter'ui'jr^Ui""""-* ''•"^"«» ^™«""'' ^O"» v" o
reiter «ujeta angla» ; ma.» parce que uou. Mmme» «ujet. anirlai
doit-on compter que nou* allon. nou^ montrer traître, â not™ ôi
vTs'i rJïr ' '""î '"■'•"' ""r '^" P'« » •• vi'e'TQue . r"it
«ympathie mstmctr. . pour ceux de «a race f L'honorable <\éZ
noua a du hier qu'il «t Irland.i.. Voudrait-il «nier la pTt
me. d origine françane, je su» .ûr que l'agitation qui se ponr„ii
Z^flZ ■ '^ "T ''""«^"^ ^"''«'''^' » "-"■» libéraux d'ori
pne française de voter pour le désaveu du bill des Jésuites. D,
rai« de la province de Québec en leur demandant de voter contr.
méros d unionmal dont le rédacteur, après avoir ressa.^é toute,
les vilenies dont on accuse les Jésuites, poursuit en disant :
" On peutdonc dire en toute sûreté que si les libéraiir d' \n„I^
terre ou de France se trouvaient dans la posWon TÀr T '^
et de «s partisans, ils n'hésiteraient p s un in^am Ir^Zll
néant ce complot de Québec. Fusseni-ils d Vis o "e il "ctcs, o
fn«ent désavoués comme contraires i l'intérêt public "
En ce qui concerne les libéraux de France, je suis convaino,,
que ce journal a parfaitement raison. Sans incnn doute »TT
rifr;" " f '."r "">"' * ""*" ™' <'^*'^ question lis vote
raient pour le désaveu du bill ; mais je dois diîe que e ne ,u7s
pa« qV7»™.no sommes pas ici de, libéraux de l'école françar
rai de I école an^Iaiae, que mes amis et moi, non, n'avons rien de
commun avec les libéraux de France. H 'm'a fait Teine d'en!
M «B WILFBID LAUBIBB 283
j'u oomprii — qu'il n'y eflt «.. j ^*!2 *'"* ''" "0"» " que
norebl. député et q" dé,°rê™?^?!i'^' ""' «°°' '''' ''«"» de l'h,v
Je m. «ui. toujour. é e^^rri^â^'l^ f^' "■"//"' «"'«'"que.
«n fruçai,, avant Z\Z^TTJ^"1,' '* T ^"^' P"l"t
l'honnenr de repré.enter la bon?» ?^?'"în'''r '» ^'"» <!»« j'"
honm>..annomàe.oroyano^°,;îg,j;^V°"''™«>''t divi«r le.
gion, mai. n'ava-vou, p„ r^lw^,,? 7T)»»"'* de reli-
oiKaniM». 1, populati^pX^,^ 1^" '" '"* "*""' '<""
qu'alor., an lieHe la Zx^XZrT^ "° ^"' P"«' «»
dT.ni entre 1.. diver. «CenU t la ZuCr ?""j?°' "J»»^
amineiee la guerra la ««r,. Jif Jl,'^'^, i°° canadienne, vf j.
le. gnem. » f ' ^""' ™''P»". 1« plu» terrible de toute.
. dit que non. ne de^v^So^ p^ l^ et ^°^, ^ <^.""»i
parce que les Jésuite, wnt \e»J^nnZ; a f^,?"'»'' «n vigueur,
déclaration ne me .u%"ndra1t p« Z-t t ^'^"f,' ^"o *«»«
I. Franoo, mai, je «uU eurprî d^'ea^d' ^"°''^'' "J" "^'«^ <'<'
lement Pu,» nue de. hXm^ entendre formuler dan. ce par-
à dire qu'on":: ^^^7^^!.^? ' "^i" ^''*' 4^
trme. et notre manière de voir 1. iTii^i • ^«P»*» no. doo-
le. ami,, m«, auT ^„ 1^™^^ "' ."""-^"lenient pour
bIi«on. pa, de dirt^nS ^JT " ^^ '" '''^•^^- ^°^' n^êta-
gle.erre.'^^e .nia X S II" C T^P^ l? !'^'?- «^'A-
voteraiont pa. comme iTréS^TuTJz *""'^* '? ' "' "^
raient Depui, plu, d'un «SV?;.^ "P^^ ^" "' ^°'«-
champion, de U Iiber« da.^ tout le 1^5!"'/'^''''' ""' ^'* •«"
liberté anjourd-hni, telle que non» 1. T ' *' " i"""' *"'»'» '»
dan, notre .ièole c'est ™ ^LT i". """"P'^ons dan. ce pays et
d'AngleterreSe not ™dS "Cewt'^ '" .r' "^™'
P- que la liberté n'eat pa, .eu.em^n^ ;a":MV?S:
M
DIKIOUBa
mtii pour tont le monde. Il y ■ longtempi qu'ili ont comprii que
la Bjcurité de l'Etat dépend abeolument de la plui entière liberti
aooordie i toute* les opinions, que chacun doit avoir la liberté d«
son opinion, qu'elle soit bonne ou mauvaise, et qu'il faut accor-
der la plus entière liberté à tontes le» opinions et laisser le juge-
ment du peuple décider entre le grain et l'ivraie, choisir l'un et
rejeter l'autre. Voilà le principe que, dans la mesure de mes
forces, j'ai essayé depuis des années d'inculiuerdana l'esprit de
mes concitoyens d'origine française. Ce principe, joint à une
fidélité inébranlable aux principes les plus larges de la libertf
constitutionnelle, c'est l'étoile qui me guide et que, dan» la posi-
tion que j'occupe aujourd'hui et dan» toute position que je pourrai
occuper pendant ma vie, je m'efforcerai toujours de suivra.
lA LASOTO TiÈMÇilSE AV HORD-OUEST
taine. parties dn pa,« quelque, germes de mi^contente.
état dSt ' "^'T '" '■"■ *'"""*• P""»**-"* d^ -t
f^L r'^î^l'^" r""**'" '" fanatisme conti* non,. On
«gna du fait que le, Métl, franjal, ,'étalent révolté, nu
Nopd-Onegt pour accnwir ton, le, Canadiena-francal, de
déloyauté. Parmi le, mouvement, ridicule, de ce te^-là!
Âlcït°ion'"fflZl"Mi!"" '' '" ^*'«'*»-* P«»t-tiv;
„„nT„ ix ^^^ "* "ï"* ««"e de ci^r nne wciété
pour protéger ceux qui ont la pui,M„ce en m.Sn dÏÏ L
STf „ i""'"*''^ anti.françai«. ne Ht pa, rageTeule
ment dan, le, assemblée, populaire. On vit iv,!!Jl
ranimait pénétrer Ju,qn'.uTn du Parlement, e e'n 890
M McCarthy qui Jnsque-là avait t.U preuve d'impaS!
lité et comptait parmi le, députés conservateurs Tes plus
di bngn^, osa proposer aux Commune, un pr^et de loi
à l'effet de supprimer la langue française dZ le Nort
vo"n?^; 1,"'''°^? ''°° •"" ''•"• """^ ^''^°-"> dan» equell,
IZt.^^ "°'f' ■""*" "'**'* «^«^ d'une foule ^arg^:
ment, pi„s on moin, sérieux, qu'il n'était animé, dan, cette
Sr;'L'^°r°n''"f persécutrice, par ancune anTmo
«té à l'égan" ^68 Oanadlen,.français
M. Laurier lui flt nne vigoureuse réponse. Citant plu-
•lenrs passages des discour, de M. WacCsrthy, prononcés
i
SM Disooun
dans des aMemblée* publique*, * Toronto et aiUenra, il
démontnt qu'Ui étAient Imprégnéi de ■eutlments par trop
(rancophobea. Pnii, atmrdant le fond de la queRtion, il ilt
▼oir combien cette agitation anti-françaiae Malt dange-
renae, et de natnre A nuire à cette paix et 4 cette harmonie
entre lei race* que toui les rraia patriote! doivent faro-
riaer.
If. l'Obàtivs, I
Si je pouTtia accepter les déolirttîona aourent répétées de l'tn-
teur du projet d« loi, iffirmuit qu'en cette tfftire, il n'est animé j
d'aucun antre motif que du désir sincère, d'empfcher il l'avenir ,[
bi dinensimu dans le paya et d'y assurer la paix et l'harmonie I.
en éloignant toutes les causes de dispute, je regretterais que l'ho- )
norable député, nourrissant d'aussi généreuses aspirations dans ;
son cœur, eût tenté de les réaliser par des moyens aussi égoïstes,
aussi mesquins, que ceux qui serrent d'appui an projet de loi qui
•e trouve présentement devant la Chambre. Cependant, lorsque,
pour trouver un motif au projet de loi qu'il propose à notre at-
tention, l'honorable député invoque des considérations d'une sa-
gesse aussi prévoyante, il s'abuse lui-même. H n'y a pas de
doute que l'honorable député a réussi i se convaincre lui-même,
mais il lui sera difficile de convaincre ceux à qui il s'est adressé
que son but définitif dans cette question est simplement d'astnrer
la paix et l'harmonie futures de notre pays, pendant que ses agi»'
■ementa act< U doivent tendre à mettre en danger la paix et
l'harmonie qui régnent heureusement.
Je ne trouve, dana ce bill, je l'avoue, rien antre choae que l'an-
cien, le vieil eaprit de despotisme et d'intolérance, qui, dans notre
paya, comme ailleurs, a toujours caractérisé le pur et l'inaltérable
torysme. Pris en lui-même, et séparé des motifs qui l'ont ins-
piré, ce bill ne serait pas d'une très grande importance, noua
convenons tous de cela ; mais il est d'une grande importance,
parce qu'il constitue une déclaration de guerre faite par l'hono-
rable député et ses partisans à la race française du Canada, dont
l'hon 'flble député a parlé dans cette Chambre, en termes con-
venables, mai^ dont il a parlé ailleurs, dans la province d'Ontario
— je regrette qu'il ne soit pas à son si^ie pour m'entendie —
!>■ SIR WILPRID LAITRIBR
287
dont il ■ parié, dine, en de* twmw qu'il n'oMr»it pt> répéltr
dm» «tto Chambre ; l'honortble député a parlé de la race fran-
gée «n dea terme» injurieux que, je le répète, il n'onerait pa»
répéter dan» aette Chambre, en préaenoe de» Canadiens-Françai»,
qui ici, en Tertu de la loi, »ont avec lui »ur un pied d'égalité.
n n'naerait pa» adiesier ici à me» compatriote» canadien»-
franjai» le» terme» et lo» épithète» qu'il leur a appliqué» dans de»
oirconatances précédente», dans la prorince d'Ontario. Il n'oie-
rait pa» répéter ici, ce qu'il a dit ailleur» ; il n'o«crait pia traiter
cette race de race bâtarde, comme il la fait au dehor». J'ai »oui
le» jenx le» parole» même» qu'il a prononcée», par plu» tard que le
18 juillet dernier, i Stayner, Ontario, et le» voici :
" A Barrie, lor» de la dernière élection, j'ai aignalé en quelque»
mote que le (çrand danger qui menaçait le Canada était le cri na-
tional de cette race bâtarde; • ja pa» une race qui non» acceptera
comme nou» lacoepton», mai» une race qui ne compte qu'avec
ceux qui «ont d'origine française: une race qui réeume »e» affec-
tion» dan» la profession de la foi catholique, et qui menace au-
jourd'hui de démembrer le Canada ".
Une "race bâtarde'', un "danger pour le Canada" I Mai»,
fî'iî; .*°'' "i^ T^ °* •* "O"' P" *^n'^» «leP"'» le jour
où cette ""«» bâtarde ", pour employer le. mots de prédilection
de 1 honorable député, appuyait unanimement le parti conserva-
teur auquel l'honorable député appartenait alor» ; cinq année»
ne te «ont pa» écoulées depuis le temps où l'honorable député
aurait pu compter sur se» doigts les membre» de cette race dan»
cett« Chambre, qui n'appartenaient pa» au parti conservateur.
Jit, cependant, à cette époque, et tant que cette race a donné â »on
parti presque tout le poids de son influence, nous n'avons jamais
entendu dire que le Canada était menacé par le cri national fran-
çais. A cette époque, la sensibilité de l'honorable député, main-
tenant si aisément éveiUée, ne paraissait aucunement affectée.
Bien plue, me» compatriotes d'origine française, siégeant du même
côté de la Chambre que l'honorable député, pouvaient faire appel,
et, de fait, ont fait appel à tous le» préjugé» de ma propre race.
Mais c était de bonne guerre, parce que le cri national était alors
poussé pour le bénéfice du parti conservateur, pour lui donner le
pouvoir et pour lui procurer les avantages direct» et indirects du
pouvoir.
l>180OVM
«rTâtioD. de 11 Mrt d. „„„ u '' '';"• '"' • »»in de jute. oh.
nord (M. Bn^XnitT^îé^Z:^ 'f' '" "^^"^ ^"^«^
-nrie, <4.q„e jour, à«7îl^^ *■> PJ»'""'* •■• Q"*"*» •
temps, p., un mot ne .W «W«^,„^°1'"'' '^"'"' «'™« ««
ehân^ée. maintenant Aujourd'hui C n «l'eowUnoe. K,„t
•ont plu, uni, pour .apporter Te n.rt'i '^^•''*<'»n»-Fr«nç.i, ne
«lor. reoomm.id.bIe Tdu moiLtoff 7*'*'"i*"* 1»' «'"t
»"' nn d.n«er pour le C.n^ 0„f Tlu"'/""""" ""'"'^
pour le 0«i.d«. Jnge,nt de P.„.„i ' , ' ^'^enr, un duuer
.i.le. C.n.dien..FrZ.i° .tûv.rr ''" '' P"^' J'"" «''"Te,
n.it« qu'.utrefoi. rp^r^i Sîw't,"^ '* "^o "»"'''
encore lui-m&ne, noM nW^drVon. n ' ''*P'"* »PP»"ient
<l«ngBr que f.it wurir .u C.^H. v P" "" ««••' "ot rel.tif ,„
q». rhonor.bIe d«p"« b'^r^* ??S' r"""" '"°"'''ï'^
•pp.rtient encore .upi^rti^mlL-S^* ~"""' indépendlnt,
n'e«t peut^tre qu'une y,AT^^/?,î '* P«™ie' miniW Ce
en<f..éd'.prè,..';C™'^:'^;^«Tvoi' '•' "'"' ''^"''"■' ^'^^
vaille prt.entement «n f.ve„r d" mTj "''"' "P'*' *»", il tr..
H>t, ]u..même, en plu. d'Z ^^' TT^^r " '«'°' l'«
p.^rit^pr^^:>eVuyf '^ » «t.^.
1« «nerre qu'il po„„„it «ûjou^d'hui lîT"? ^^''^ » «J*"!"^
«0. «rme. pour livrer un !S.u .u^'c.J',.'!"""'*!»'" fourbi«.it
le parlement ser.it en «agi™ 'ïf j;«?»<J'™»-Franç.i8, de. que
ardeur, qu'il .'«.t T.l.intTm.t l oLol '"?* ,'''""'' " «"»'•''
constitution, ne lui permettait „..%*' ""!'*'' I"'' «^Vè» '»
Ju«,uo,t il le voudrai rm.f,,a'^"Jir"'''-"' '? <^'"«'Ji«n»
mettait de s'attaquer à l'ulZ d« UU "^ ajontait-il, lui per-
r
Dl mit Wll.rRII> IMURIRU
389
l«r dir» ou il «tiit .n«>r« ocm.enr.l«ur, qu'il «,u»,i, con.«r»..
^l^i?^l r'^*!' ""»•"■• >»•>» o» P-rti. J. n'»i .ucun dont.
•„../•. 1 • I ' P""' l"" J* '"' ""'" P" 1"" l'honorable
-put«.it le moindre «torw, de liMrili.me dtu tout. » »«onn«.
^.™Î"T • ^ •'«o "»tion^ quelque* lionne. »mcs ont ou h
demwder .. l'honorable député re.tij> en bon. terme, ivec le pre-
m er mmi.tre, ou .'il n'in.ugurait pt. un nouveau mouvement
52 u'^îf^"^ ''T*'™ •* '*'«" '""»"•' •»■•. 1»el q»" «oit le but
ae M. MotJarthy, il eat trè. oorlain qu'il ne veut aucun mal
au parti .XHuerrateur, et encore moin, au chef de ce parti.
uan. 1 occaaion que je vien. de mentionner, il parla auui de
»on atUchement au parti conwrvateur et au chef de ce parti, dani
de. terme, qui d<pa«aient en cordialité oenx qu'il a coutume
a employer.
n.itr"''-"' "'?.P'»;i<"'" de «" exprewion. : mai. voici un
pawye qn, caractériM bien tout «.n discour. :
Je traiterai mon ancien -Jief avec toute la tendrcM dé.irabl<>
«»Iu, bien que je ne .aohe pa. ce quo fon garde en ré«rve pou"
it^^r^f^- ''^"'* ^"- MoO'rthy), n'en pa, ici , mai. .'il ,
««it, je lui dirai, que wn e.prit peut rester en paix. Il n'a pa.
o3Ja ^ de 1 honorable premier ministre, .an. parler de ,^
d2m„?ii°. ""^'I P''" t'r*' »»"' 'K°°«" 1"e. »> l'honorable
député recrute quelque. ,dhé.ion, nouvelle, au parti, il recela
«m pardon, et ce .ont de. reonie. qu'il tâche maintenant d'amener
a son camp*
Je regrette que l'honorable député ne soit pa. ici, car je préfère
.^l^? »».P'«?e»ce qu'en «,n ab.ei.« ; mai. je le déclare en
touto franchii«, je croi. qu'il .'emploie à faire de. recrue, pour lo
parti con^rvatenr, tout en ne .'oubliant pa., naturellement.
IM paiti conœrvateur est au pouvoir depuis lonirtemp.. Il a
l»^>uvemé prewjue .an. interruption pendant trepte ans, et il e^i
butonquement vrai que, durant cette période, il .'e.t maintenu
presque entièrement avec l'appui des Canadiena-Françai. catholi-
que, de la province de Québec. Mai. il ne peut plus compter sur
cet appui, parce que le peuple de la province de Québec est main-
tenant dmsé »....- î, quçîtion de aon illogeance politique ; or il
OiaOODM
Mi triàtat pour tout U m<^j
*•• OUA H'annï-»»^ «. "^«m*^
«î» «m chef. Si ]«. .piîCaT: 7.L^°* ?"* P" » »«?•«'
profiter, enHU, ,t oniTWff Lii't. Il*^"' '«»"ir, i qui
•»oo« ™ d« I«:rîT,2'nMte''.L«„<'*P"« 'l««'«r. qu'il «
«m» doivent en «uffrir. c. .^t I« irtT.n'^S.^- .^' ''"*''«'»^
(?n»nt, „n. ,Iout«. 1, ^nptnre rfl , IT ? -^ ?°'"'°. qui, crai-
jmen|!. » ,„i„e lT.onorX ?«pu«'Z.T'*»"': Po-'^^'^t «tr,
•'âlmnm-. Si 1. DrtW^rJÏîi^. ''• P*"'- " n« fandr.it pu
d'un, .ntr, , >ie€Z:it'^'Ta:'J'"f 3" ^^ «"î^
n>e.nre destinée à proMri« irf«^,^/ "* "> «^"'-idi», nue
breuM, je le di. de .nit^. je .er^ 3.,? •^«"" "* P™ »<«'■
prorKxition, et k reprendr, i. " "jP**"? » ^'"^ «dopter cette
«t«i.é w.„ê, ,„i Et: iotrsr '''"'*^ "^•'' ^'-
j.^ri'.^'tsLr:Tnre:«l':T"^^^^^^^^^ -■-' p- ^
«tre «i-ne bientôt d' °n ^LHS, ^ " Pr«l.min.ire, qui doit
population, il .-eTSrS;*"^''^ * '" P"»* "«W* de la
>i"i».
Itm MB WILTUO LAUBIU
Ml
n y 1 b^nronp d'ommig, d, t«iW pour BOM, W. OoniiMB-
«ou ptr 0. qni nou pântt êtrt lé pltu poMibhk Ooonpoiu-iioai
d. U duliU d, limcTis. du. 1. NorîOo-t. Ou. I. *Hi.ture,
oomipoiu-iunu de rnueifraernent du frincai* dini Im «ooIm. Lor^
que OM d«u quMtioiu Hnmt r<gMM, bou« ituroni fait quelque
r.'ÏSiî^' "*"" '*'°°* '^"'^^ •" *"» ••• '•''• «noore plu. 1
Oee perolee lont trte ilxnifiratiTee. Le pr<wnt bill, m préMU-
Utioo, neet que 1« promier pu, et lonque ce premier pu wri
mt, U ler* fuivi de quelque ehoee de plut ; or, que doit-on com-
prendre pir oe quelque vho» de pli ?t LTionorâDle d«put4 ne non»
laiwa tnoun doute «ur oe point. Voici m ptrolee :
" Nooe devom prendre noe armée... Noua rivone d»n« on paye
uglau, et le plna tât noui pourrona anglieiaer lea Canadien»-
francaii, le mieux ce lera pour notre pr ^p«rit« dont la tâche wra
drroiDa plna facile, et cette qimtiou derra Itra régl«e tôt ou
Hoi^„?'aî'""-i."i",'''"",'''"'*°«""- ^ Canadien^Françaia
doivent ê^ pr»«. de leur langue, non «nlement dan. le.1^
t1^d.^l ^"^^Jl^' " r ~°*"™' 1~' nationalité di^
ttnote dam la «mfMération. Cette transformation doit .'opérer
Sir^T'l'^K' ^^'^^^-^^ •'" »• f«"t. par la force, p^^
l'honorable député lui-même. lU n'ont pas été répété, une ou
til^i"^ ma.» un grud nombre de foi. duu le. différent*, par-
lCn«6 ^/ ,V^. 1°°° \ programme politique avec lequel
ITionorable député .'efforce de former un nouveau parti, oa de
réornaniMr un ancien parti. . «u uo
Telle est la politique que l'honorable député offre k se. compa-
triote, dongine an,rl.i«,. Je considère cette politique comme
anti-oanadienne, comme uiti-anglaise, comme en désaccord avec
toutes les tradition, du régime angl.i, au Canada. Je la consi-
dère comme diamétralement opposée à l'idée que nous avons — et
que je ne .ui, pu diepoeé, pour ma part, i abandonner — de
Iramer une grande nation .nr le oontinrat américain. Je la con-
Mîîêre comme mx eîimo, aux conwqueuoe. terriflantefc Miono-
■" Duoovn
p.rli, miU il ouvn (oui. g»ncl. I. ,h>h« ta» pu.imu qol an.
I «n (Dp.!). ,B, p„,ioM n.tloMl« «t wl gi,u*«i, qui ^iZ
«m.iaéré É«tr.m.nt qo. «mm. un crim. n.tim!ïi "^
r«ble (MpuK, M j'«jtuiiiM MmlniiMit qu.'ll«. „roal In ooDié-
qu,.nc« d« M «mdult», M.i. qu.U qu..,i,n, .„ ,„„,if. i[7Z
«nt. comme étant .nimé d'nn. Uin. «nti ■ f, .4.|«. T«
repu h.tion. U iultMi «t un *i ri( intiment qu« je ne roudmii
pt« 1 en croire oonjwbl, • „»!• li ce n'eet pu 1. b«ine qui le |
ÎZZJaT' *''''"" 1?;" ";.*•" ^ 0.nÎ5l«*Fr.nç,?. u»; /
M«e tri. étrange, ou qu'il ooneidire lenr nire.u mor.1 comme tr». (
LTionorible député duu le diiooun auquel j'ai déii faii .11»
de .iptier r,gi.„tion qui eut lieu, il y . quelque, année, dln/u
la pendaiion de œlui qui en était le chef. Il a cru. alon «m,
l.«..tati<m devoir attribue, la tempête d'indignation qui .'•«C
au .em d'une race trè. «naible, Zx plu. vT ^timin , q^î
rCl" kI 1. ^""^ * ?•" P"*' """^ '•» "«•»» "nne., devant la
Chambre, l'autre jour, lor«,u'iI a voulu blâmer la iK-ilion cour.
ZZIm. m2r ""•"'"' "" ""^ "•""'"''''« •"' (••^''■
hJi'.'ÏTr'''* ^^^"^ ^ Simooe-nord (M. McC.rthv) n'a pa.
la juBt œ, parce que le ioi-di«ant criminel appartenait i la n»
françaw. L'honorable député diwit ; — >''"•"'"•"•'•""•
,'.' 9-*" qui m'ont fait l'honneur de .uivrc de prê. ma carrière
politique «, «.uviendront que, dan. le comté de'^Haîdi'mTn"; jj
DB Mil iriLmin lai'iiirh
3X1
J»Ul, Il 7 • drax ou Iroit ta*, k cri it'tlimw. J» B» »olr «ii» la
proTim» de QirfbM t'éuil inonK* jnaqn'à U Mi* mntrs Im mu»
ritfc tUinU*, jHin» qn* eatim<ii ntUat «4 Mfeutw U loi ooMn
un CaudinFruifiU".
" Pare» qu'clW* iriltut orf «rfeutor U toi «mira un Cinmlin»-
Fraacait I ^
JnTtptt» tM propre* paroi»», rt je r^pooilrai irulraMOt eaoi :
qnioaaqaa dfclaro qn« la |w.it|on prim par 1« peuple de la pro-
* ï* i* '',"**; "" T"" 1"~''™' "'"•'' P«» h-mn*!*, Mt cou-
pable de calomnie et afflnne ne qu'il ne peut pai prouver. L'fc»
norable d*put«, cependant, ne porte pan tout rodiiiu d'arolr
invenM cMta aceuution. C'aal une accuutlon dont ••e«t lefTl,
pendant le« Iroi» ou quatre dernière* ann«e*, la prwwe mini.t*-
rielle eonaervatrice d'Ontario. Tant qu'elle n'a M rép<t4e que
par quelque* olwcur* barbouilleur* de journaux, on pouvait la
lai**er p**Mir ku* •ilenee; mai* du monu-nl que l'honorable d«-
pnt« n'a pa* h<*it4 à lui donner l'autoril* de non nom, et qu'ella
mt tépM» dan* eelta Chambre, je ne pui* U laiiaer pa**OT mm
la rtfatar.
Je TwiT reneontrer l'honorable d<pnt« «ur mn propre t<^*ln.
Je ne reliTerai pa* le* mot* qui aecnaent le peuple de la protinoa
de Qn«bee de a'être lalurf entraîner I de* aete* de folie *ur evtte
quMtion ; mai* quant aux motif* que l'honorable dépui« lui attri-
bue, je répondrai que le peuple de la province de Qnéhee croyait
oouelenoieniement, à tort ou i raiaon, que l'exécution capitale
" du Canadien-Franfai* ", pour me ecrvir de* exprention* de
l'honorable député, «tait un homicide injustifiable. L'honorable
député n'oubliera pat que vinj^t-troi* de *e* collèpie*, vînjtt-troi*
de ceux qui appuyaient le prénent Kouvomement comme il l'ap-
puyait lui-même, et dont la plupart, comme Ini-mSme, ne ieront
pa* éliminé* du parti oonicrvatour, té1éIrraphl^rcnt an premier
ministre que l'exécution capitale en question «erait un crime.
Et il y a plu» que c»1a. L'honorable député n'oubliera pas que
la preese du monde civilisé déclara, dan* cette occasion, que la
" clémence devait prévaloir et non la sévérité ". L'opinion de la
presse du monde entier ; le Lonâon Laneet, \c Chrinlinn World,
le London Daily New», le London Echo, le Pall-Malt Gazelle,
d'Ansleterre : le Natùmaf, le Journal det DihaU et la TéUoranke
ir :
'^1
iJiJ
MKOOM
p- y»" I- iX^ if'sz: frî^r •*". - ~-
rtmtuitm <in p,j^ **"* <>» »» tri «rin» t «lUeiit 1.
^Wlwiie tn mond. un dr^ „l„. ÎL*** ****• '""""«tioB
J« propriftf p„ u^ «m, jÎÎ j P?" «««''•tir» la T«l.ur da
ton. le. m«nbr«. du X WiTl "^ ""?,' '* "'""•'ion. P«mi
Md.. il n'y .T,i, pun^*! f '"' •"• «'«tait âlor, «^
Iwr. mit «t4 plu, hrotî^n^ * ""'"^» '*''• qn'nn d«
.lor. i l'ftr.n^.'" 8i Tw rrm.'^.rî'rr'^'*" -^ ""•" "'«5^
•irâje-il p.. à leur obtenir IV^d, .iw ■' 'r"»''^- »• '^<"-
«set homme; maii infortL- »? .** ' ^l» *"«» «n âPMl à
d«.;t voir pour «t 1 W q'T'n t* "'• '^' *"* ''"»« «>^
«Jeriit le, proMger, m^h^irV" '?"•'"• '« •>'" Hui
Km pr4iMM <U an ftiu, oa poar» aoautUr b jummi i»
Sïï.^^J*.tL^ '' "r^.T.'''^ - ■■"• p- ■»~ i» >»" -»•
riwimiaw, «• n Mt pM <Um U but d* fnrpMMr l« MNtTmir «dm
y* ■•>»»•*• joar», nuif, du boombi qu'oo doim mmuot d'iuM
gumrn d« no^ du Bonmit qu* omm koooribl. tmi ( M. CcCwih»)
p*iw, iM. pnlMMr, OM dfctarallon «omm. wll. f.it, k Ht.riMr,
!ijX r~^'^'*~' 1^' ."' P"» " r4tâbli«n»„i 1. Û
VMM f.uMfc. J* M puit Uiowr «iiUiniir p.r .In «ppréci».
uoot fiuwH, la bonne r<inomn«* do mm cooipatriotaM tt J« m
P"" ,'■"•',•• V'ofP'r un. coniraJàllon, rieeiiMlioo on* U
Hopolalion d* QuélxM n'oMit pu k d'autra loi "u'k celle da «m
?i* Tîlo ?"*> •"''^ '• '•'■'''' '''«P*"' 1"» 1 honorable d«puU
(M. MeCwtbj), an aaaumant l'attitude qu'il a pri», en inaun-
not ta DoOTaUe polltiqiw qui eipliquo la coi«|«ito qu'il tient
dMUla qaalqa* Imnpa, aonil mû par de* motif* d'un ordre nlna
ralart et plui noolai
Je n'knor» paa ana, pMmi oau qui pMtagaol U maalkn dt
«M T«>m k U ««eluaio. do.» 11 .W /ait l'iSt^rtt., -i T^
Tt«Uoo (A iU not que l'axiateno. da dwu natioaaUtf* diitinotaa
âo CMada aat lnc«np.tibl, .r«, r«ii,«.e, d, u «m/ldST
J. oa iraouaae pa* l'objeetim alul /ormuUr. Au eon»iir« ja
dta qu. ««aa» u». qneation oui doit attim 1. airiaiM attZ' ^
ton. oeu, qui ont k cœur f ar«Ur du pa,., oar pwanma ne p««t
aedlMininler que lexuterw» de dmix nationaliO. diitinote. ïolt
MOMairement produire parfoii, «omme elle a produit dang le
W«e«, dee eaum de ronfiit, et, partant, de danger. Mai. il noua
faut prendrj. 1« f,:i. toi. qu'il, ^.nt et tel. que nou. pouron. laa
oonatator. Nou. formon. deux race. di.tin<!te., unie* (éovraphi-
qnoment mu. la mAme all«p!anra politique, et .«parfaiipar de
nombreux caractère, ethnique.. U but apparent de l'boiiorabla
d«pnt4 — le miun aaturtment, celui de tou., j'en .ui. conrainen
— eat d eaaajer de former une nation arec cea «lément. oppoaja.
Voilk lo problème que non. aron» k onTinfcer ; comment allon.-
nona le rfcoudre I L'honorable d<put« non. a donn« .a m«diode,
i
f'
1
!
Li
J
™
290
OIBOOUBS
U méthode to^r, et il a prouvé une foii de plu, que le. méthod«
d^r^L «t h1 Jf^ * hum.me, mai. toujours de la crainte.
n.V„^ f -, • '■/«?*»«* qoi ont tonjour. rendu le parti torv
Ct lef™ „' "^^ •""^' " ""•"• LTionoràbre député /„
ÙZJê^^lT ""' P"^'/*' incompatible avec l'existence d^ '
V^C ètZl f;^' =°°'^»«"™°'. l'une de, deux doit dii. ,
paraître , et j ai o té les parole, dan, leaquelle» il ei a aonelé i '
^deTlT d'oripne anglai«, leur di,ant de boucler leur Sre '
f ". ?,''"'' ° y "' """'"' »»tion»lité .ur ce continent.
A quoi tend la politique de M. McCarthy î A un c-;». .• ,
p ne demande rien moin, que lea cinadieni^r/w """T*':
le joug de la servitude poser sur le^ épatSrtf S 1^^°'
«oit par la législation, soit par la force ,i ^Û 1? 2? •''"7'
tous le. privilège, doit il. ont oui î^û'id 8i ^T"l^'
exécuté, sur quoi «po«rait la ConfSt™ il ?'" *"•"
de B.^riX^"' M '^ %l ' ''"'l'""' '^^'- l'honorable député
est d^^T (^-/«l^^ll). qw le devoir qui c'impose à nous
est d édifier une nation sur ce continent, et d'établir uTordre de
choses tel que tout citoyen de ce pays, quelle que soit ^ oririne!
UK 8IB WILFUIO LAUttlEIt
297
Qu'il wit Anglaia ou f rusais, éprouve •incèreincnt un aentiment
de (uprétne lierté de ('appeler Canadien. Haia je demanderai i
l'honorable déput* — il m'est impouible de faire appel i «on
oœur, mais je puis en appeler i sa logique — s'il croit qu'en sou-
mettant toute une partie de notre population à l'humiliation de
renonoer à son origine et de répudier son histoire, on la rendrait
flère do son pays ! Qui ne voit que si l'on force une partie de la po-
pulation à détester le» institutions sous lesquelles elle vit, ces insti-
tutions ne peuvent subsister i L'humiliation d'une race, d'une
classe, d'une croyance, d'un individu ne saurait servir de base &
la Confédération. Elle ne peut a'oir qu'une base possible, celle
qui consiste à donner la plus grande latitude, le plus complet
essor à tous ces sentiment* qu'on ne peut arracher du cœur de
l'honure sans le rabaisser.
L'honorable député semble croire que tous les Canadien» de-
vraient être fondus dan» le même moule. Il est fier de sa race
et il a tout lieu d'en être fier, mais il ne s'en suit pas que nous
devTioiis ton» être Canadiens-Anglais, que tous nous devrions aller
non» fondre dans l'élément anglo-saxon. Assurément, personne
ne respecte ou n'admire plus que moi la race anglo-saxonne ; je
n'ai jamais dissimulé mes seatiments à et égard ; mais nous,
d'origine française, sommes satisfaits de ce que nous sommes et
ne demandons rien de plus. Je revendique pour la race à laquelle
j'appartiens le droit de dire que bien qu'elle ne soit peut-être pas
douée des mêmes qualités que la race anglo-saxonne, elle est douée
de qualités tout aussi grandes ; je revendique pour elle le droit de
dire qu'elle est douée de qualités souveraines à certains égards ; je
revendique pour elle le droit de dire qu'il n'y a pas aujourd'hui,
sons le soleil, de race plus morale, plus honnête ou plus forte an
point de vue intellectuel. Et si l'honorable député venait dans
le Bas-Canada, j'aurais la fierté, j'aurais l'orgueil de le con-
duire dans l'une de ces anciennes paroisses des bords du Saint-
Laurent ou de ses tributaires, et à lui montrer une population à
laquelle, si préjugé qu'il soit, il ne pourrait s'empêcher d'appli-
quer les paroles du poète à l'adresse de ceux qui habitaient autre-
fois le bassin de Mines et les prairies de Orandpré :
" Men whose lives glided on like rivers that water the woodlanc,
Darkened by shadows c' earth. but refl«ting an imaAe o1 Heaven."
ff
i !f
I II
il"
"» DiacouBS
En nli, je ne revendique rien oui ne loit légitimement dû k
mee compatriote», et je dia: " L*i»wz les deux race» vivre 1 cAt«
1 une de 1 autre, tdiacune avec set traite oaractérintiquei; elle* n'en
•eront que plni rapidement uniet dana une oommi' uté d'aapi-
ration» ver» un but commun — celui de raater ai iae» d'alft-
geance et canadienne» de lentiment". Mai» »i l'on teuw d'arracher
a 1 une ce qui lui eat cher et «acre, au lieu d'avoir la paix et l'har-
monie, on n'aura que dee diacorde» de plue en plua envenimfea.
Mon honorable ami le député de ITorfolk-nord (M. Charlton)
noua a dit, l'ai fre jour, qu'il eat de 1 "; .^rêt de» Canadiena-Fran-
çaia de devenir partie de la race anglo^axonne, et, ae mettant en
fraia de relater les exploits de cette firrande race, en temp» de
guerre comme en temp» de paix, il demandait preaque permiaaion
aux Oanadiena-Françai» et s'excusait auprès d'eux de se sentir
fier des faits d'armes de la race anglaise »nr les plaines d'Abra-
ham, dan» U baie dé Trafalgar, »ur le champ de bataille de Water-
Itw. Mon honorable ami n'avait pa» besoin de s'excuser ; ses aen-
timenta sont tout à fait naturels pour ceux qui sentent courir dam
leura veine» le même sang que lui, et il» ne aanraient être blessants
'^'vT*^™'^ j " ™°'' ''"' »PP"tien8 à la race défaite dans
cea bataille», ]e ne .demande pas de permission pour dire que je ne
prétends en nen à cet héro'nme stoïque, si héroïsme il y a, qui fait
qu un homme peut contempler, même rétrospectivement, sans ae
aentir le cœur serré, la défaite de ceux de sa race, bien que, dana
^on esprit, il aoit évident que dana deux au moina de ces bataillea
— celle des plaines d'Abraham et celle de Waterloo — la victoire
de 1 Angleterre a été un triomphe pour la liberté. J'ai plus d'une
fois dans cette Chambre, dit à mes compatriotes de la province
de Québec que le jour oui a vu le Canada séparé de la France n'a
pas été un mauvais jour pour les descendants des Français dana
ce pays, parce que, sous la domination anglaise, ils ont joui de
pins de liberté qu'ils n'eu pouvaient espérer sous le régime fran-
çais, et qu'après tout la liberté est ce qu'il y a de plus précieux en
ce monde.
Mais, tout en parlant ainsi, je ne cache pas â mes concitoyens
d'origine anglaise qui, je l'espère, me comprendront, que niême
aujourd'hui, avec les opinions que j'ai, quand j'étudie notre his-
toire et que j'assiste aux péripéties du duel prolongé, opiniâtre,
implacable auquel ont pris part l'Angleterre et la France pour la
DB SIR WILFBID LADBIBU JQO
wtrâiUnt, même aprèa U victoire, retraitant dam un cereteS
iZ 1^ i°" •''''" "r"*;,")""-!. '-du à la dernière pS^i-at
«rte an dtrn.er combat où le Taillant Montcrlm, cet homTe vét!^
Ublement grand, a trouvé la mort dan. « prem èrTdS. je i^
^ e?^ Z: «"""tyo"». d'origine «"glaiw que j'ai I^ '4^
^ Ur'^.irv '^^"'"•" " «'"» <•"' «ne. veine.. Ne me
Lnt^'^ ?• théonee purement utilitaire. 1 le. homme, ne
■ont pa. de. automates. Ce n'e.t pa. en foulant aux pie<k là
T^^^ ? ?'" '""■"" ''* ""« ""• ™'" atteindra v^^bS
il tel eat le but que voua pounuivez. '
Et cependant, oW au nom de l'allégeance anglaine c'ait d.«.
temmé par la rfparation de ce. coloniei de la mèZabie . 'Z
de peXI'iu^.l"/" •*' °°".^*'"". '"^■'"'' P»i« v^ai
.«T et^u'ft^^ * -^"^ ''?' '™"™' * «"« P" I«» lien» du
'îu^^al' D,r r ^s"? ''? J".'**' eoncessions, elle n'y réns,"
oJnJ^ T "°. "P"' "'^ ™*iee et de Rénér^sité, elle fit le.
con^ion. néoeMaire. pour atteindre son but. A *^, nouvla^
L'auteur du biU ignore-t-il ce que tout le monde sait auê ce
rxïirterrcr/'r """• t °'" "^"^ ce^r'^cii
L™ J-!" ! ^'^?r«-*-''. qne 81 les nouveaux sujet, de l'Anele-
^tî T lu.' à prendre part au mouvement insurrection-
neUe résultat aurait été pour le Canada le même qu~ îê.
co lon.e. msursées la séparation définitive 1 Et nZ^Zl dt
pufo devrait savoir que, bien que le marquis de Lafayette et le
44E
I !:i|
300
Diaoovia
comte d'Ettain^a euaaent envoyé leura émintiret igiter l'taoian
drapeau de la Franoe devant tea ancien! lujeta, oe* dernien let-
tirrat fidèlee 1 leur allégeance et ra battirent loui le drapeau
anglais autour d« mun de Québec, aveo le même courage qu'il*
avaient déployé contre ce drapeau aeiie ana aeuleraent auparavant
Suppoeona que l'honorable député eût vécu & cette époque et eût
en voix au chapitre dans le conseil du roi, quel avia eût-il donné !
Eût-il dit : " Ne laiatez pas cea hommes parler leur langue ; ne
leur accordez pas de privilège* f " S'il eût parlé ainsi et qu'on
eût suivi son avis, ce pays ne serait paa anglais comme il l'est au-
jourd'hui. J'ai dit et je répète que les Canadiens-Français, ayant
réclamé et obtenu de l'Angleterre lea privilèges de» sujets anglaia,
feraient preuve de la plus noire ingratitude a'ila repouasaient au-
jourd'hui les obligations que leur impose ce titre de citoyen an-
glais ; mais je dis aussi à l'honorable député que ce serait un acte
d'ingratitude, de lâcheté, un acte dénué de générosité que d'en-
lever aujourd'hui ou de tenter d'enlever aux Canadiena-Francais
les concessions qui leur ont été faites pour gagner leur affection
et obtenir leur appui à l'heure où l'Angleterre courait nn danger.
L'honorable député de Norfolk-nord (M. Charlton) a dit,
l'antre soir, qu'il avait des doutes sur la UUM ion de savoir si li>
loyauté des Canadiens-Français, dans cette circonstance, a été
•hsolnment pure et sans alliage; qu'il ava^t des doutes sur la ques-
tion de savoir si, au lieu d'avoir été loyaux, ils n'avaient pas seu-
lement eu en rue leur langue, leura lois, leurs institutions et leur
religion. Je ne comprends pas les dortes de l'honorable député.
Pour moi, je n'en ai aucun. Je suis absolument certain que
ce sont 1& le) motifs qui ont engagé mes compatriotes à rester
loyaux. Us avaient & choisir entre la conduite de la Couronne
anglaise et celle du Congrès de Philadelphie. La Couronne
anglaise venait de leur accorder l'acte de 1774 qui leur garantis-
sait tout ce qui leur était cher — leur langue, leura lois et leur
religion — et ils avaient à choisir entre cet Acte et l'Acte du Con-
grès de Philadelphie, qui restera éternellement comme une tache
sur une noble page de l'histoire américaine. L'honorable député
a prouvé que dans la proclamation que le Congrès de Philadelphie
adressait an peuple anglais, se trouvait la déclaration que cette
eonoesaion constituait précisément l'un des griefs des colonies.
Voilà quels sont les motifs qui ont engagé mes cjmpatriotes à
prendre l'attitude qu'ils ont prise.
!>■ SIR WILrniU I.AURIBII
301
Lii^""^"!"'' "^P"'* trouver.it-il i «di« 4 ce qu'il. « «,ie„t
«.IuiT"^ol,V& * n« «onfi-te-t-elle qu'à b.i«r la maiu ,1e
nenr d'.pp,rtenip, et dont il est fier à ju.te titre
mni «'iJ!.'*".'î°'"'* "?"' aujourd'hui dos homme, ayant 1. mé-
p«i;mrTui'V:i?^\t%'%rrv:rr,\"''"' '^ ''-'^
avait «t« JîwiÀuîi * ®" '*"" '^^ '• conrtitnton qri
fCorLbrdl^tV'fi"*'"'™'' " '"•"'•«"t de. homme, comme
inraorawe députa' de Simcoe-nord (M. MoCarthvl et le Ainntt
teh^^îlîf ''"" ''* délibération, légiriativc. LeSf tenta*
wuvf^?t,arlefîr^'"f ^* P*'*'"' '"^^"^ '''-' ^omme "'î
pouvan parler avec autorité .nr cette quertion. Cet homme était
A l'époque où Arnold et Montgomery envahirent le Canada
ord Howe, qui commandait le. tro^, ^glaise, dl le. oint
insurgée, avaient envoya de. dépêche, à .i, Guy CarletTn m!î
commandait le. troupe, du roi au Canada il IZLv.
^rtuéCV * ^""P"'- ^ «"" Cariett-avaitlû S"
rar Québec, fuyant devant l'armée de Montgomery et il était
occupé i^ mettre cette ville en état de résister aux ^vahiLur
les dépêches ne pouvaient être portées plu. loin que MonTéai
qnau nsqne de beaucoup de périls et de fatigue. : mairdeux
jeunes gens entreprirent de le. porter. Joseph Pap ni, alors
JBune homme de 28 an., était l'un des deux qui s'offrirent
11 y avait de grande, rivière, i traverser, sans pont» »t ""!»ait
a 1 autonme. M. Papineau et «m ami firent tout le trajeVâ piS.
141 I
rit 11
302
Duoouaa
III arTiTerant i Qujbec et remirent lenn dépjchat. Que fireot-Ui
enoore I II* l'enWUèrent oomiui TolonttinM et coopérèrent à U
àttaur de Québec, juaqu'i ce que l'ennemi fût repouwé du ni
euudien. Quelque* annéei plui tard, en 1791, M. Papineen fut
élu dépoté 1 Montrant, et quand l'on tenta d'exclure la langue
françaiae de la l«(fi«lu ure de Québec, M. Papineau pouvait parler
arec autorité, et il demanda :
_ " Eat-oe limplement parce que le Canada forme partie de l'em-
mre anglaii, qu'il faut dépouiller de leun droits naturel! dee
KJanadieni qui ne parlent paa la langue en utase aur les bords de
lia Tamise t "
Lee services récents de M. Papineau, sa fidélité i la cause com-
promise étaient de nature i convaincre les députés anjrlsis que se*
arguments étaient appuyés sur la raison et sur un esprit de géné-
rosité j et j'estime que ses paroles, même après de si longues
années d'intervalle, devraient trouver de l'écho dans oette
Chambre.
L'honorable député de Simooe nous a dit que lord Durham,
dans son fameux rapport, avait conseillé l'abolition de la langue
fransaise dans la législature du Canada. C'est parfaitement
vrai, et l'on donna suite à sa manière do voir dans l'acte impérial
de 1840, mais cinq ans ne s'étaient pas écoulés, que la législature
du Canada décidait à l'unanimité, sans distinction de nuanoes
a opinion, d'adresser au gouvernement impérial une pétition à
l'effet de demander l'abrogation de l'odieux article qui fut en effet
abrogé. L'union du Haut et du Bas-Canada venait d'être con-
sommée et, sous la direction de M. Baldwjn, un esprit supérieur,
l'on comprit bientôt que, pour qu'elle pût servir au bien général
du paya, il fallait protéger tontei" les races en leur garantissant ce
qui leur était cher.
Cet acte de la législature a été, cependant, l'objet des critiques
de l'honorable député de Simooe (M. McCarthy). H n'y a vu
rien de grand, de généreux, de dipie d'un homme d'Etat. Au
contraire, il le caractérise comme une lâche coniieasion des politi-
ciens pour capter le vote français. Je ne serais pas juste envers
l'honorable député si je ne citais ici ses propres paroles. Voici
ca qu'il a dit :
" Le parlement de 1840 fit tout ce qui dépendit de lui pour
Dl IIR WILTHII) LAfKIBH 803
M. MILLS (BothwoU) : C'e.t un homme d'Et.t.
«if J;t^if Î^U.ii'''?- i*P'"* "' '~P ""^"'o pour «voir dit
rB.tir? ^r .^'' ^"" ' ^^^ ^li^i^'^s-
I'Ln„,.T '.X ■ fV'"*»"'*' "■• Allen MacNab et M. 1^
lib«?.l m.7. i • ■'^ •"■ " «" "" •)"• l<"d ï>nfl'an. «ttit
•.it p« 1. hT«^d^ ZftZZ"^ ''• r "»p'' " »« «»>"'«!-
;::^ir.n-:™:sr£ff'î^^^^^
*.e^Tdt"r;t:i^\„Tdr.H:rn^!:,^ t -:^^:t
«emblée lépslative et un gouvernement irregponsabir ^A^*
près do cinquante ans. l'asSmWée légi, a ,T?o™ derioifS
essenfellee, absolument essentielles au bien^trll^, payret ml^
âl existence de l'assemblée législative elle-même c^meco^?
et chaque foi. que ces lois fu^nt votéea, elle.l erCl^Tuï
K '
('.-.
I
SM
Diioouiia
pledi p«r un goursrDemwt irruponuble. I,'«M«ii,hl& «Ult
ratMrameDt franfiiM, l'exécutif «tiit pn»qup cntiirement lo-
glwi, «t M tn«mbm étiicnt nemt, par lo bumu oolonitl, pirmi
•M oréttuita. Comme on pouvait t'y attendre dan* un oa* aem-
Wable, toute la oopulaiton franfaine prit paHi pour l'aHembMe,
ei praaqne toute la population anglaiw m rangea du côt« de l'ex*-
outif. Un trèa petit nombre, probablement, m demandèrent e«-
rteuMunent qui arait raimn ou qui avait tort ; maia ai voua voulea
•avoir qui, en nmme, avait raiaon dana cette diapute, je ne lauraii
mieux faire que de citer le témoignage de lord Durbam mime,
tel que conaigné dana aon rapport. Voici ce qu'il a dit :
"Par coniéquent, depui* le commencement juiqu'i la fin dea
diaoordea qui ont marqué toute l'kiatoire partementaira du Ba»
Canada, je regarde la conduite de l'aiaemblée comme une lutte
oontinuelle avec l'exécu .f, dani le but d'obtenir let pouvoir, in-
MrenU i un corpa rwréaentatif par la nature mtme du gouver-
nement ropréaontatif. "
Voici donc l'aveu que, a'il y eut une rébellion, les Canadiena-
irançaia dalon y furent pouaaéa par la conduite du poui ..
exécutif, qui avait refuaé d'accor.Ier à l'aawîmblée légialativo le*
ponvoira inUrento à un corp. légialatif. Cependant, en dépit de
cette opinion, lord Durham dit que l'on ne pouvait ao fii^r i la
loyauté de. CanadieM-Franeai», et qu'à l'avenir, le Baa-Canada
aevait être gouverné par une population anglaiae; et la méthode
qu 11 auggéra fut 1 union dea deux Canada., avec h condition que
la population anglais aurait dan. 1. chambre mtô forte majorité
de repréMinUntfc U niica qu'il donna, pour arriver à cette con-
clusion, fut formulée en terme, trèa énergique.. La voici ;
" Jamai. la pt^aente génération de Canadiona-Françai» ne w
Mumettra déaormai. loyalement à un gouvernement anglais.
J'ai déjà dit que lord Durham ui connaissait pas toute la force
des institutions libres du régime représentatif, et que notre
Baldwin était un plus grand homme d'Etat, sous ce rapport, que
lord Durham. Celui-ci ne s'était pas imaginé, il n'avait paa
«mgé que si l'on donnait aux Canadiens-Français tous leur, privi-
lège», ils deviendraient immédiateu,ont de loyaux sujets, qu'ils
DE iiR «viLrnib LAURian soo
premier â luggénr que l'on reiutit eux CinidioM-Fr«nc«ii l'u-
oomerviteur, et il monrut btronnet du rovâume n«I. M
IWft«?n /' "• ' ''"'«''' '"'™" «inrlement p^^' effet de
]ont«, qu. .bu«r..t ,in.i de 1. fo™, brutale du nomb"
:■■ ï
MM
niMMCU
l/honorabl» .Mput* doh n,m prend r», Il m* •mnbl*, qu. U poli-
M •idraM* p.. .Bx „«ill,ur. i».lii,ct. d, tom.. 1« «lit^^d.
1 w7,Wir"l"T •' t ""i!" '" "«" "' '"•"i'^ do Kii ï
Uaffclorlt*. U C.ti.dienKr.iiï.i. qui .xhort, m. eompatrioUt
1 m tanir ikM* ^ «utn» i»tiou«l[téi ; l'AD«lo<;»n«iH.n oui.
oomm. mon bonoribl. uni, «xhurt» «. comp«trioU. à n< Miir
wmpl. que d. leur» «ul, intMl., peut «.«ncr le .ppUudlM»
mont. >!., ro», A ,|,„ ,1 .•„|r„M,, m.i. rhi.toir. imp.r.i.i d«el>ra-
r« leur OMivr» iumi riciouae diui m conception, que pernicieue et
miUTMM dau la tendance. Noua fonnoni i<-i, ou noui vduIoiw for-
mer une nation rompoa^e de» fl^inH-nli Ir. plu» hétfroKfne. — pro-
',?'""f •• «'•'oliquea, Anfflaia. Françai», Allfmanda, Irlan<lai.,
Jiooaaaia, — chacun, qu'on ne l'oublie paa, arec «e» tradilioD*.
arec ■» préjuj(««. Dam chacun do «•• «Wmcnti oppoaée, cepen-
dant. Il y a un point cmmun de patriotiimc, et la wiile T«ritabl<
politique cit celle qui domine ce patriotiime commun, et porto toaa
ce» «Mroenta rer» un mgme but et dc« auplraliona oommunea.
T ^ "o /«"«nd"» peuUtre qnel wra alor> l'arenir du Canada.
La de.t.n«e du Canada ..t d'être anglai,. Je ne partage p-l»
révea ou le» illui»». du petit nombre de mr. concitoTenTd'wWne
françaiie, qu, Ljui parlent de former une nation français aur '•<•
^rd. du Saint-Laurent ; et .i mon honorable ami lï d«pnt« M
Simcoe «tait ici, je lui diraia que ce. rêve, n'ont pa. bMoin de
troubler wn lommeil. Cmx qui nourriwent «ea illuaiona lont en
trêa petit nombre ; on pourrait le* compter inr lea doi>t* de la
main et, à ma oonnmiaaanoe, il n'y a qu'un m>»\ journal qui lenr
aUjamaie donn« cour.. Cependant, ai je dia que ce para aéra
néocairrrnpnt anglai., il ne a'en auit aucunement qu'il ne doive
7 «voir qnnne aeule langue — la langue angUiae — parlée dana
ce payn. Je prétenda «tre ausai loyal que l'honorable d«put«, aux
imtitution. du Canada ; je «nia fila d'une Canadienn^Franoaiae,
et je déclare que je ania anaai attaché i la langue que j'ai apprise
aur aea genoux, que je le «nia i la vie qu'elle m'a donnée. Et aur
ce terrain, j en appelle à tout citoyen d'oHgine anglaise, i tout
membre de cette race chez laquelle lea affection» domestique» «ont
ai fortea; et tou» me répondront, je le aaia, qne a'il» «talent dana
notre position, ila feraient comme non».
Mai» l'honorable député va revenir aux argument» froid» et
dun,
M MK Wtunw LAVMVa
NT
qu'ipri'i luui uM liuêUté il»
- .» imiiMrt lira froiMcuroi*,
Te^Lnt ,7 î '^'^'"''''« %•"* qu'il n. M tiou». p„ dwu
«■I» jo luit pâiiMblenidit «erti m que. onaua nu ••x..»»!».
fc£zr;Çïp=';'rr;rHÏ
Wér. 11 oomplite, que mon honorible uni le d#pu« Jo Bruco-nor.l
ntion impériale VoiU ce que, d'.pr*. lui, «• (imp.trioterrt
m~ comp.tnote. d'origine .ngU« ont i endurer. ^
-, • '" C'Mdien^Françâi. ont inni quelque ehoM i «ndon»>
^ «ri de. pMTre. 0.n.dlm«-Fr.nç.i. opprimée. Ton r^-m-
ment encore, mon honorable ami le dénut* de W-.Xlt T
«ncore 1 imp^ do 1. dîme, pui. il , «jouté que, .Ml y «v«it d^t
•bn^ n y ., chez nou., un pu^i libéral, qui n'ct p.. parfait,
PP
am
MtOOl'M
j» l'ifhMU, n»h qui a livré d'iuHi nobl« eoml %U qu'twnB
■ntn pitrti liuu U pi^». Main *r*al il* lui liin Doarqnoi Ira
liUnox M louehral pu à l'inpôt da U dtim, j* lui rtppcthrii
qu'il y », m An(U>l <m, un parti liMral, ilool n'importa quai
bomrn» ilmrait élw Her, un parti ilirixé aujourd'hui par fuB
dca plui Krandi hummM qu« l'AnKlnlarm ait jamaii pioduita
OU qu'aucun paya ait jamaia produin — M. Oladiton». Moj
booorabla ami lait-il au»! qu'il y a, en Anglrtrrn-, rirapAl d«
la dtme tout coronia dana la Itaa-Canada — non paa tout t
fait Mmblabla. pan» qua l'impAt da la dtma an Anflatma «at
baauooup plua dur et bniueoup plua injuata qua celui qui «liito
dan. la Ha^Canada. 1,'impAi de la dlma dani le lianCanada
B affecte qui» Im ratholique* romaini, maii m Angleterre, l'impAl
de la dtme affpclo chaque homme, qu'il «lit membre <1p Vtglit
d'Angleterre ou d'une autre égUm. Kl, nependant, jamai*, junqu'à
ce jour, le parti libéral n'a toiuîhé i ce -vtlimc, ni tM»yi il'induira
la peuple anfflai» 1 l'abolir. Pouronoi I Paroc que la )fr«ndo ma-
jorité du peuple anglait ne roudrait pa» i'en défaire. Et, pour la
même ralion, le parti libéral n'a jamaii touché 1 cet impAi ici,
pare» que la population de Québec en eat uli«faitc. M<m hono-
rable ami a lu quelque part que lea population» «ont opprlméea per
l'impét d. la dîme, qu'ellea lont forcéea d'abandonner leum terraa,
parce que l'oppnMiion eat telle qu'ellea ne peuvent payer la dîme.
T.* fait eat que lea babitanU de la province de Québec donnent vo-
lontairement aiijounî'hni k I'ErIin! le double de ce qu'il» tont
tfoui de lui donneir en loi. Je déelare, au nom du parti libéral de
(, lébeo, dont je luii un humble membre, que ce parti n'attaquera
jamaia ee ayitème, au»! longtempa que la population de la pro-
vince en aéra aatiafaite.
Je dirai à l'honorable député <lo Simcne-nord (M. McCarthy),
que si noua ponvion» faire un pacte, AnKlais et Canadiena-Fran-
çaia, par lequel «ou» noua enKageriona à noua mêler chacun de
Eoa affairée et à ne paa nous immitcer dans celle» de» autre»,
nous notu arrangerions tfwr. bien, non seulement assea bien, mais
très bien. L'honorable député de Simcoo-nord (M. McCarthy)
dira peut-être que si l'on doit unir les deux races, simplement par
l'influence morale ef la pcrsnation, l'union peut être éloignée.
Cette objection a de la force, parce qu'il y a duns la province de
Québec, comme dans celle d'Ontario, des homme» extrêmes qui ne
«lî^i A. / '™'"™"" •»"*"" -l" Q»th^ pétitut taioar-
toiSZf «"«.t" -"^m''''' «■«'•-««t I. «.lio... «.„«, pi...
«MMrd «t<it pr<M0i, it .•«cri.riit, peut tin ■ Vtl «ut d.
•ItOM doil-il un.jou« durtr I N. rWnJrt.a P.. ,m t.r «S
mon honor.b . m,. ,b. j, n. m'inauii., „„ .U „ .,„( ,»:„, ,',;;„
P«y% •! d. M pu mettre «.it. p.ix n ««t, h.rmonir «, „*,U
UU^TJ','^*? *■ '•«'^'""«io» f« "r I» bord. d. U
U 1..^. t',"'* l.«ngu« dominèrent .ucoe-ivement : le grec,
U Utu^ et le fr.nî,,^ A U An du di,^pti«me .iWe, 1. iS
Slnfr^FM . "«'"»"«?"fm«nt 1. Ungue dominante de. p.,.
oivilirf,. E|le Mt encore I. l.ngi.e <lo It diplomatie, !.. moyori
^ÎTtU^îllZ T"' '**•"«« '"««'■''•tionia de. conception, k.
pin. éle»ée. de l'intelligence hum.ine, m.i. el|„ n'r,T plu- t.
langue ■ , plmi grand nombre. Ce privilège appartient mainte-
nant à k langue anglaiw. Cette révolution .'e.t accomplie par lo
développement Étonnant do la race »nglo-ia»onne, durant Im dix-
huuièmo et , |x.ncuv.èmo «iècle.. Cotte race a répan.lu .. langue
partout où elle a «migré, dan. le monde entier, et, ...jonrd'hui,
«lie e.t par fo par plu, do 100,000,000 d'habitant, di,p;r,é, danî
.ST'*!. A/'"""*' '■*'" " ^"^ '«• "« «« ^ continente de
I Uoian Facinquo.
M. l'Orateur, le muI fait que la langue anglaiw e.t la langne
SIO
DISCOURS
Prr.T > ™ T""*"' 1* 1 Amérique, oblige le. Cân.dion.-
ï^.\\LTT'^"'f P,"'"!^ '"«'"•■ ♦•»" en con^rvant leur
SrTn^T ?"" ''* P'°',J""». d« P>"- ««se que le. parole,
prononcée, dornièrement par le député d'Ottawa (M. Robillard)
rTn^I?.?" «?"■"""'".'''''• «"i»»"l'l'»i. ne fait pa. apprendre
I ang ai, à «,n fiU, ne rend pa. ju.tice à «on enfant, car il le force
i rester en arrière dan. la lutte pour l'exi.tence.
Je dirfi plu» : il e.t d'une nécewité abwlue pour nou., Cana-
diens-Françai, d'apprendre l'anglai., mai. -il ne m'appartient
pas de donner des conwils à qui oue ce soit — .i j'avais m. conseil
a donner à mes ami. anglocanadiens, je leur dirais qu'ils feraient
bien d apprendre aussi le français. Les Anglais sont une race
Hère, mais les Romain, étaient aussi une race fière, et, après qu'il,
eurent conquis l'univers, un Romain avouait que l'instruction de
JeUtin" '"' ™'"P'*"'' ''" °^ '*''*'' P" '" f^^ »""' ''i™ que
Mon honorable ami, le député de Simcoe-nord (M. McCarthy)
n accepterait peut-être pa. cet exemple pour lui ou le peuple de
ce pays, car le but de mon honorable ami n'e.t pas seulement d'a-
bolir 1 usage de la langue française dans les territoires du Nord-
Ouest et de toute chambre législative, mai. son but e.t d'empêcher
enseignement du français dans les écoles Ce la province^On-
n y a aujourd'hui dans les cantons éloignés et les noiveaux
é ablissement. de la province d'OnUrio, des école^ où les cZî
leurs ai«ê res. L'œil perçant de mon honorable ami a déTuvert
cela. L'œil de l'a gle ne peut pa, résister au «>lei], mliî^Ti,
mon honorable ami ne peut pas résister à cette petite lueur
ctS l-n 1"*'l"«' i»°"' " « P"16 dans une assemblée tenue dan.
"^a é^Xl^r '" "'"'"'' *^ * ^"'"*' '» ^'"*- "'-
"Et cette assemblée profite de cette occasion pour «primer
1 opinion que l'usage de la langue français, dans notre province,
c^me langue enseignée dans les écoles publiques, devrait être
aboli et prohibé pour toujours, et que de. mesure^ énergique., ponr
obtenir ce résultat, seraient satisfaïaml». pour le peuple d^n-
DB SIR WILPRID LAURIEB
«.^."^Zl*"]! ?*''."'1 ' ■ "''* * ' "'^r ■ "J" <»«"' T^'olution, et il
en a approuvé toute la enpor Voie e, paroles ;
n.'rtf« "'"f ""'P'-™ °>''> --:'<• ^en a'Ontario et du Canada, je
Sîr^, H -"""^ '°P "''"' '"'« ••»-™blée vient d'exprimer'
„« 'i .fA ™*^ «ireonstance, l'honorable député avait dit .n
^t^^t.W ?^ *^"*'' " ^"'« 1" "" honorable citoyen pos-
. :^wati^Tc;';irr'""' ^' ''*'»''"^*^ ^^ "■»" ••--'"<'
d'ol.I!^rio"„',''lf ' "'' " ■'"' "'«P"»«l'le de prétendre que le peuple
d Ontario quelles que soient sa croyance et son origine, n'aura oâ"
k droit d'enseigner s'il le désire, une seconde langife âWsenfaufs
Ordinairement les hommes ne sont pas cruels de gaie4 de cœur ■
St^L r?. «î^ """""^ "" f ^'^'''' P"' ^lontafremerÉt'
quelle est la raison qui a poussé mon honorable ami à parler ainsi !
La raison, c'est que le. tories de la trempe de mon honorabnm
Surh"„r.„'"^ P"™"'' * "^''^ aux meilleurs sentim^'sTû
2^"s trZnf l^ ne peuvent pas se dépouiller de l'idée fausse que,
• Ils traitent leurs adversaires avec générosité ou justice ces der
mers abuseront du privilège. '' '
nJ^'î^ P*»''^»* pas se dépouiller de l'idée fausse que, s'il est
permis aux Canadiens-Français de conserver leur We et leur.
vSt'^"'r ""*' "' '^«"«■'d™"» traîtres comTraS. ^
veulent rendre ce pays anglais, de la même manière qu^s onl
essayé de rendre l'Irlande anglaise. ^
^P"™"* îf' '^'T'^rf ''P' "^ts ans, les hommes d'Etat anelais
U^:^ltt "'"'™ ^ ^''r-^^ "'«'"'«. '««' P" la justice n^pà
la g6i/!.ro„té, non par de. appels aux meilleurs sentiments du
I
I
812
DlgCOORB
«BU.- gÉnérciK (le co peuple, mai» par toute espèce .lu moycm de
Tiolence et de cruauté. II. ont prowirit ea religion, ila ont tu* «on
agriculture, détruit son commerce, et ils ont fait tout co qu'il était
possible de faire pour avilir le pays et le pe- pic, mais avec quel,
rteultata? Avec le résultat que l'Irlande est devenue une source
Q inquiétude pour l'Angleterre; avec le résultat que le cœur du
peuple irlandais est rempli de colère contre l'Angleterre.
M. Gladstone a plus fait, en cinq ans, pour rendre l'Irlande an-
glaise, que n ont fait les hommes d'Etat anglais durant sept siècles,
ruis-je faire voir les différents résultats qui peuvent se produire,
sur les sentiments d'un peuple sensible, au moyen d'un traitement
généreux î Permettez-moi de citer un discours prononcé, l'année
dernière, par M. Johu Dillon, député de Tiperaray.
C'était a l'occasion d'une ovation faite à M. Dillon à sa sortie
de prison, oii il avait purgé une condamnation en vertu de la loi
odieuse de coercition, ^e cite ce discours, pour servir d'enseigne-
ment à l'honorable député de Simcoe-nord (M. McCarthy) et à
ceux qui l'approuvent en cette chambre.
"Mais, a dit M. Dillon, il n'est pas ii ,iossiblo de ne pas me
rendre à l'évidence des faits qui s'imposent à mon esprit, relati-
vement au changement prodigieux qui s'est opéré dans les esprits
-- J aigreur
contre le peuple de l'Angleterre. Je me rappelle le jour otl la
Ijiiissanco et le nom de l'Anglais soulevaient la haine dans mon
cœur. Je puis avoir été touché par les preuves de bonté sans
nombre que j'ai reçues de la part des Anglais ; mais, le sentiment
est maintenant tout autre et rien ne peut me faire regretter le
changement qui s'opère."
Ces dernières paroles réjouiront, j'en suis certain, les amis de
l'Irlande et les amis de l'Angleterre. Mais, quelle terrible si-
gnifitdcion ces parolea ne comportent-elles pas ? On sait que
M. Dillon est un homme d'un caractère noble et sans tache. On
DE 8IR WILFItlD LAUIIIEU
313
ne peut ra» «'ai tendre <1e sa part i des paroles blesnantes, et, ce-
pendant, il nous dit qu'il fut un temps où le nom seul de l' Anale-
terre lui était odieux. ^
.„il"° ■*' ''•f?'", '°°' •*"''>'*' ' ^"" ««" l'expression de l'.mer-
cheï le. K/nerations qui se sont succédé en Irlande. lUis%„yoi
le <*.„Kemcnt. Moins de cinq années de tentative. g'nérZes
faite, par un grand parti, dans le but de rendre justice à l'IrlancU
de lu. donner la liberté et les loi. auxquelle. elle a droit onJ
VIr\7jTlnT^^! i^ *™'?"^'^ Kénéreuses pour rendre justice à
on? ,™nl ' *"' "^''P""!"™ le» «entiments d'amertume et les
ont remplace par des sentiment, d'affection pour un pays dont le
«ul nom éUit odieux, il y a quelques années^ tous 1^ Irl^dlis!
Quel triomphe pour la cause de l'Irlande ! Quel triomphe pour
Zn,''ï'' tT "f"" ^''"'"'' °'" '^" '""' ^"8'"'» q"e, s'ils trai-
taient le. Irlandais généreusement, ils obtiendraient les même,
résultat, en Irlande que dans notre pays ! Quelle preuve aussi,
que le meilleur moyen de rendre un peuple fidèle à son allégeance
e«t de le traiter avec justice et générosité ; et quel blâme pou^
tous ceux (y compris mon honorable ami le député de Simooe-
nord) qui croient que le seul moyen de rendre un peuple loyal est
de fouler aux pieds ce qu'il a de cher et de sacré ! '
M. 1 Oraten,, je viens de parler du " Home Rule". Le " Home
Rule , pour nous, c'est l'autonomie provinciale, et j'espère ^e ce
principe d'auto.-omie provinciale nous donnera un joSr, la^X
tion de la difficuhi dont nous nous occupons en ce mLeit
Ce qu. est répréhensible dans ce bill, ainsi qu'on l'a souvent
^.;„ I' , Pf /"•'Jf '"-^ê-ne. q»î n'est, après tout,
qu une question locale à quelques exceptions près, mais ce sont leâ
tendances du bill et les principes qui y Mnt contenus, car nous
savon, que ce n'est qu'un premier pas destiné à être suivi de plu-
.leur. autres. '^
^ Voilà, aujourd'hui, quatre jour, que ce débat est commencé, et
] ai â reprocher au gouvernement de ne pas avoir encore fait con-
naître sa politique sur cette question. Depuis quelque temps, le
gouvernement ne remplît pas son devoir envers la Chambre II
peut nous aider dans des qurations de détaiU, do procédure mai.
l -i II
814
UlgCOUttS
quind luigit uns question de principe, il refuM de remplir le
devoir dont il eit reepoutble enven cette Chambre.
L'honorable mininre de> trarauz publics a dernièrement pro-
noncé un ditoour». Il nom a dit qu'il était opposé au bill. mais
il n'a pu affirmé un principe qui pourrait s'appliquer à la situa-
tion.
Nous avons, devant nous, trois propositions ; le bill lui-même,
1 amendement soumis par mon honorable ami, le député d'Assini-
boia (M. Davin), et l'amendement soumis par mon honorable ami,
le député de Berthier (M. Beausoleil). Je suis libre d'en parler,
mais je dois dire que je n'exprime que mon opinion personnelle.
Je ne parle pa», ici, comme le chef d'un parti — j'exprime ma
propre opinion, et rien de plus.
Je (lois dire que, suivant moi, l'amendement de l'honorable dé-
puté d Assiniboïa (M. Davin), est prématuré. Il tend à donner
au peuple du Nord-Ouest, qui est encore en tutelle, un pouvoir
plénier sur une question. Nous ne sommes pas disposés à accorder
au peuple du Nord-Ouest une autonomie absolue. Nous ne pou-
vons pas croire qu'une population qui, en 1886, comptait 30,000
âmes — la population d'une petite ville, dispersée dans ces vaste»
territoires <A l'on peut fonder des empires — puisse jouir de tous
les pouvoirs d'un gouvernement responsable. L'amendement sou-
mis par mon honorable ami, le député do Berthier (M. Beausoleil)
est peut-être pins compatible avec notre position. Il affirme la
proposition que l'état de choses actuel devrait être permanent. Je
ne puis pas admettre cela, et, bien que je sois prêt à voter en fa-
veur de l'amendement du député de Berthier, ce ne sera pa» en
approuvant sa manière de voir.
Par exemple, il est impossible d'admettre que les institutions du
Nord-Ouest soient permanentes. Loin do là, elles sont exceptionnel-
lement temporaires ; elles s'appliquent à un état de choses qui est
en lui-même exceptionnel ; elles ont été créées à une époque oii il
n'y avait pas de population, et elles doivent être modifiées de temps
à autre, suivant les besoins du moment. Mais, dire aujourd'hui
qu'elles sont permanentes est une chose que je ne pui» pas ad-
mettre, excepté qu'elles soient permanentes dans chaque cas, tant
que nous ne donnerons pas à cette population une forme plu»
étendue de guvemement local.
Mon honorable ami dit, de plus, dans cet amendement, que.
. t'
>',•" •
DB «m WILFHID LAVBIBB
81S
depuia que cette loi a £té adoptée et que noua arona accordé cette
première conititution aux territoires du Nord-Oue«t, il n'cat ricu
aurrcnu qui puisse changer notre manière de voir. Je ne puia paa,
non plu», admettre cela. Il eat aunrenu beaucoup de chose», non
pas pour changer noa tub», mais pour nous donner i réfléchir sur
ce que nous aurons à faire plus tard, relativement i ces territoires.
Voici ce qui est arrivé : une population s'est établie dans ces terri-
toires ; une législature lui a été accordée, et cette législature a
demandé certaine» mesures, non seulement sur la question ds
l'usage des langues, mais sur celle des écoles et sur un système
de gouvernement.
Ne perdant pas de vue ces faits, il me semble que le tempa con-
venable pour traiter cette question sera quand nous aurons donné
au Nord-Ouest une forme de gouvernement responsable plus éten-
due, sinon complète ; et quand ce temps arrivera, nous de-
vrons être disposés à traiter cette question d'après le grand prin-
cipe de cette constitution qui a été accordée pour la protection de
la majorité et celle de la minorité, et suivant l'état de choses
qui existera alors dans les territoires. Mais jusque là, je crois qu'il
vaut mietix suspendre l'examen de la présente question. Le bill
qui est devant nous a ceci de remarquable : il ne s'appuie pas sur
une expression de la volonté des habitants des territoires ; il s'ap-
puie simplement sur de soi-disant principes applicables à tout le
Canada. C'est à cette tendance du bill que je m'oppose, et — bien
que je ne parle qu'en mon propre nom — je déclare à tous les
membres de cette chambre, qu'ils soient Français, Anglais, libé-
ratix ou conservateurs, que la meilleure chose que nous avons à
faire, est de remettre l'examen de la présente question à plus tard,
lorsque nous serons prêts à traiter toutes les questions qui con-
cernent maintenant les territoires du Nord-Ouest. Mais en atten-
dant nous devons — nous Français, Anglais, libéraux, conserva-
teurs — nous souvenir qu'aucune race, en ce pays, ne possède
de droits absolus, ne possède que des droits qui n'empiètent pas
sur ceux d'autrui. Nous devons nous souvenir que les exigences
de race ne doivent pas dépasser une certaine limite ; si elles la
dépassent, bien qu'elles puissent être encore dans les bornes de ce
qui est légitime, elles pourraient froisser les sentiments des autres
raoes.
Mais lorsque le temps de s'occuper de la présente question aen
ar
: h
îi -
II
816
OIBOOUU
CHXinH DE FER THANSCOFriHElITAl-HATIOHAl
Le mouTeinent colonisateur du Nord-Ouent prit un déve-
loppement extraordinaire ver» l'année 1000. De toutes
parts l'immigration se portait vers ces vastes régions
d'une si grande fertilité. Devançant les besoins publics
au lieu de les suivre, le gouvernement I/aurier réHoInt, en
1903, d'ouvrir une voie nouvelle à travers les territoires et
d'établir un deuxième chemin transcontinental de l'Atlan-
tique an Pacifique.
La constructioii de cette nouvelle vole ferrc^e et l'organi-
sation des deux provinces de l'AIberta et de la Saskatcbe-
wan complètent la Confédération (sauf pour Terreneuve)
des provinces anglaises de l'Amérique-Nord. he nom de «ir
Wllfrid Laurier reste attaché à cette grande œuvre.
Voici le discours qu'il a prononcé sur le Transconti-
nental :
(tbaduotion).
Le projet de loi que j'ai l'honneur -le présenter à la
Ohambre se divise en deux parties. La première pour-
voit à la création d'une commission qui se composera de
trois membres et aura charge de construire une certaine
section de ce chemin, indiquée dans le bill dont je viens de
tli
318
KIICOUBS
croU pa. utile, pi.ur le ui ,»?^„ ,,, '■ "l* f"' ■""'"*. J« n»
confèrent aux mmbre. de 1 . « mm. "! "■•!"" * '"»••• «""
de. travaux «iSl^i e, d/ZI^;*.''!'' '" '^'"'•" •*« '""'
leur» «bllRatloni «•^flolwM'nt leur, attribution, et
personne, formant UMcomn^JniS'''l"'""*'" *' certaine.
ment à la con.îrueHnl ,i„ ^'"'* "^^ ""*"" «"'"«"e relaUre-
contlnenSu ïl ',;";'^°° ^%*^^ """V-J» '""n'Iu de fer trant
«n Inl donnant toSr".r^Zî „'""■''"""'«"'""' ««"^o"»''
[H.nvolrdeIuldonn7r M rSi^'îï''''; """ *" •"■ """'
^ iH^ponde tout d'abord'à une nll..'*'^''.'**"''"''''l"«
dan. différent, oumle™ et n^,^ nup«tlon qu'on nou. pire
de l'écho dan. ceïte en"einfe^ l^' '"'■''Pt'b'e de troiver
ti*pri«.,dltK,n ?Pourquooé«oZr ''""'' °°"''"' *""
der au parlement de Mnctionner ,^ „ "î '^.P"""»»'» d.-man-
- Pourquoi r Parce ^ënm..»v f™^"' '''""'"« «•''"•là T
«Spondi:? par là à nV^X^n' °a "e it m":.?"*'* f'""""'' <*«
ancré dan. l'egprit et encore nSiSl^' Profondément
Canadien; c'est qu'an nofn?/ ""' '" ««•"• de tout
point de v'„e com,2ërdal! i °e.t deZn"^^'"""'. '°'^'"' »"
truire un chemin de fer oui .W»„7 5 ,?f ?""'■* ^^ «°n»-
clflque et dont chaque ponce tll >'* "antique an Fa-
Que la con.tmctlon^S'nn tel chTin .o"!? ]" ""' •■'""'""''°-
Je Tien, de le dire, une néce«.itéT„« "°". ^^''^nne. comme
que notre état de nation et le ni i ''''"'''* P"'"* ^^ ''ne ;
merce nou, l'imXent V° ,4^^ ""eTT?* ''^ ""'^ coml
tendu révoquer en dontr On a Wei -,?*'*' P" *"'='"* *"•
n'était pas immédiatement „ A. ° '^'* *""* '^"« ®n^«
du projet que nous avo"« à «onmett^l r ""* ''«^""«n
Chambre pouvait ét,^ SîfférXml ^le 1",?^^""'"°° I" •«
tendu un seul mot de crltin;»^. ' "' P"* ''"<='"* ^n-
méme et je ne croîs vL n„n^.?i!. ^' ,-? ^P""^ * "'i-l^^ elle-
nn .enl «„ conrrdc'!:?dëC^'"''' *""' ' "" """"^ ^"*«««'
PB MB WII.rUlli I.Al'IttKll
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A la première de cet ohiectiona, à ceux qui truuveut à
Ndire à la conïtruitlon I. .médiate de ce ihi-iuln, et qui «ont
d'avli qu'il faudrait attendre et remettre h plu» tard, qu'il
faudrait l'arrêter, rt^lî-'clilr, i^tudler et militer, qu'il me
tufflie de répondre th.' •■ n'i'»t pa» le munieiit de df^llWrer,
mal» d'«Klr. Voici '" flot qui nouM apporte lu fortune ; ni
nouH le lalmlonH piiRM-r 11 w |murr«it qu'il ne revint pua et
que l'avenir de la nation, aujourd'hui il plein de prnmeiiiM'»,
■e chargeât de nnaKen.
Non» ne laurlon» différer, parce que l'heure ne Miuffre
point de retard et qu'à cette époque de merveilleux déve-
loppement le tempa perdu l'eut doublement ; non» ne lau-
rlon» différer, parce qu'il »'optre déjà dans le» condltloni
de notre vie nationale une trHimfiiniintlon qu'il lierait In-
•enté d'Innorer et criminel de dé<lal|{ner ; non» ne Miurionii
différer, parce que lei pralrl.» du Nord-Oue«t, parcouruei
de temp» Immémorial par le» troupeaux de blHonit «auvage»
et le» tribu» de Peaux-rouge» à peine moin» sauvage», »ont
aujourd'hui envahie» de tonte» part» par le» blanc». L'an-
née dernière II »'y en e»t rendu 100,000 bien compté», et
encore plu» cette anné.?. Il» »e livrent déjA h l'agriculture ;
déjà II» »èraent et 11» mol»»onnent. Non» prétendon» que le
gouvernement, que le parlement, que chacun de» manda-
taire» du peuple ev tenu de répondre aux exigence» de ce
progrès »l rapide . i du nouvel état de choie» auquel 11
donne naiaaance; que chacun de cenx qui alègent Ici de par
la volonté du peuple e»t tenu de trouver aux produit» de ce»
nouveaux colon» un débouché ju»qu'à l'océan, aux condi-
tion» le» plu» BvantageuBe», et dan» cette nouvelle région,
un marché pour ceux qui travaillent dan» le» forêt», le»
champ», le» mine» et le» fabrique» de» vieille» province».
Notre devoir, le voilà. Il non» commande, il non» pre»se.
Ce n'e»t pa» demain, c'e»t aujourd'hui, à cette heure, à l'In»-
tant même qu'il faut agir. Plaise à Dieu qu'il ne «oit pas
déjà trop tard, que notre trafic n'ait pn» encore pris d'antre»
Tole», qu'un concurrent toujours en éveil n'ait pas profité
du temp» que non» passons à délibérer, pour s'emparer
dn trafic qui devrait plutôt revenir à ceux qui reconnaissent
le Canada comme leur pays notai on leur pays d'adoption.
pi
I
niacouu
fol», Je ne rraln» oai 1 l? Jfl " '*'' "" "•«"«•» Toute'
«••on» qui l'ont ra„tl"r':t om.'^n '''" '^ '" ''•'«""'1* 1...
P"«rla d,if..„,|re. N«u, avôn,rL.7 '•"""""" '"voqu^r
Ponple tout l'aranta«e ôu^raTlr^î/",'." '^""' P""-""'' «u
I «ne devait «e diriger d2 centr. î^ ' '' "" ""^ndre, cette
; l« ville de Monctî^ ver/r", "•,•'7 ^'"V'""^ maritime..
'"•'« iKne, qui partent d'iaiï!!' , !""."' '''' "''""<"' de.
twcolonlal n'a iamafnM^ "' P^''«''"Pf<>l>* : cVat n„e l'în
Pz^'T ''"«""-»-ntS.i"' r"""'î PO""- ^'
MHH^ " 1 ""* ""-^ ""'K- mmtalre^ ee"^*'i T<^ »''"'
poIltIqnoH et non pa» de. rai,J;„" de en'J^ """^ ^«^ "»"«">'
■'de A .a oon.tniction Pt i, . , ,. '''"n'nerce qui ont nni
vouloir ln.«IterT a mSLtl^i"''""""»''- >^ln de moMe
«•ompll cette œuvre Tûmo- T" •"" ""t conçu et ac
Vritc? «,|t connue le dlr« '..?"'" »" '«« qne toute I^
«tul é"i ""'' ''■"• '■"''■•'•h^r quër^e^." 1^^ ^l"""'" "- '-"•■
■n-nlte dan. un but nnlltin, 1 ' '^'^"« "(fne fut ron
^»«; «I elle pa„e "ujonM-JuTor/lIe"""" »<'«^>'P'Mon"
n c,T* P""* qu'on vonUlt donner !?"'""'• ^ *"* ♦'"'♦ "'«■
R^n ". i '" P°Pnlatlon "m«° ;i?'""'i;''''»<'e<'ommn.
Brun.wicketdeIarive.ndduH«?nf T """^ ^« Nonrean.
œiv AT'"^'' """"- «nr "euf Ji"":? *■ ««"'' vouWr
Iilt NIR Wll.rillli LArNIRR
331
un» Icfflii doDi II uuua faut pr»fllrr. Nim«, rbarK^'o il<>« <lm-
tiuéf (!<• I« natliin, nuu.', Ira niamlalulri'a du pt-uplr, m
cooatruiiinnt et- l'Iii-niin i\e fc-r lrani«'iinllni-ulNl, ihmiii <I«*-
Tona RDDK'T HOU KiMili'iiii'nl au |ir<%<'iit, hihIh il l'avi'ulr ; mm
a«>uli>nicnt A uni- n'ulon, ninlii ik touti- IVicndui» du ranadn.
i^>a hiiuiiiii-a de IH))T fiiD*trulalri>Dt riutiTriiloiilnl |Hiur
HliHiiulrr nux tx'aititi» ilc c<- ti-iiiimlil; iiiuIh nnua, lea lioinnm
de IIHKI, uoua aviiua à raire faci- aux fXJKi'Uvva du tvuipa pré-
■eut <>t ni^mi' à ivilea d'un nouvel i^tut <lf cboara i|ui m- dva-
Bln<> rapldi'uicut il l'Iiorlniu. I.u IIkuv que noua uoua pru-
poiona de eonatrulre «'«^leiidrii depulH le pont de Ijui^bec,
aur le venant nitiridlonnl dea nioulUKn<-M iiiii truvement le*
conitt^a de !>>via, ItelU-i'liuna»', MonluiUKuyt l/Ulet, Kauion-
niMka et TiinilKcimutu, Juih|u'i\ la ville d'Kdmundaton. Ict
elle M- rarrordera au r<Wau île eheinInH de fer qui m«t au-
jourd'hui cette ville en cuuimunlvatlon dlr<>vte avec Balnt-
Jean. D'KdmuniUlnii elle ne dlrlKeru verH l'i-nt, Juaqu'à la
Tille de Monelon, eu !mi<itiiiit on ne nnuriilt encore dire où,
peut-Mre il rhl|imnn on pr^a de Ift. Gn ton* caa, il eat impoa-
aible de dire pr<'i'lM<'iiient quel en aern le tracis d<^flnltlf.
Qu'il me aufflae de déclarer que noua d^-«lrona uvoir entre
Lévia et Moncton la ligne la meilleure et la plu» courte
poaaible. Noua l'auriona eue en 1807, innia le paya qui aéra
en partie trnveraé par la llRne projetiie étnit alora en quel-
que aorte inhabité. Depuia ce tempalà II y n eu du change-
ment; l'excédent de la population établie an nord dea mon-
tagnea lea a frnnchiea et ae trouve aujourd'hui aur l'autre
veraant ; elle a'eat emparée de la vallée fertile où la colonl-
aatlon faU de rapidea progrèa ; Il n'y établit de nonvellea
fermea, il y lurgit de nonvellea parolaaea. C'eat là notre
jnatiflcation, car cette ligne va répondre à la fols à un bc-
aoin local et à un beaoin national. Maia, noua dira-t-on, —
déjà on noua l'a dit — elle va être parallMe fl l'Intercolo-
niai. Sur ce point j'ai déjà différé et je diffère encore d'opi-
nion avec mon ancien collègue l'exmlnUtre dea Chemina de
fer et Canaux (l'honorable M. Blnlr). Que voit-on anr la
carte T Que d'Halifax l'Intercolonlal ae dirige pretque en
droite ligne jusqu'à la tête de la baie de Fundy, c'eat-è-dlre
JQfiqa'à Tmro ; de cette tIUc, prcwinc dfûit ;i l'oucst Tcf»
893
DiacODU
«Imite ||„n,. ,|7. Mw. » u ''"""■• '•"'nn>ttnl<.Hm, -^
Si":,;:?,'"/ .* •" •••'•™^-- vr,"";:'»-"-' j** '- "-^'-^
.,'""'""''" •'«•Iisnnl.iu,. lor«.„'ii"- . "5'" "'«nniliM. par ).
Pi^fjo.. avec Indlgnaelon mi3 i" "' •'•* '*"l^. c-mt
•'••n qui a fait Pa.«.r à ^nv^ nt.'f!'!''"' f^P^t" U Irfcl
dfmareatlor qui deralt 1p2<1? /^ '•'"•Hoire la ligne d*
Unrent. Porc* non. «t » .n'^^'''^/'' °"""' <«n ««Int.
fp»rf Monrton d<. Mrl. p„, " "". """"• •« dlMance oui
KÎ.';'rn^-proéSrf."^^^^
1*10 r Je no p,„. rr';;oTi\t"î;™ " 1'"°* "w'e pinu'
"«re parce quviie part du mCe "TT ""'* P«n»"Me à nne
POMible à la population étabUoZn.v """^ 'o"*!»'!! ett
Pa. A oê«eToœ-'„7J;X";d^ -.tmln- ne .^ndr.
y «nra nne dlatance de 30 iiHe, "
DR ■m Wll.rUItt LAt'IlIKM
S33
cela ■rui lufAriiU à rniii^'brr la rommunlralloo d'une II^-im-
fc l'autrv ; mai* ru uulrv, dana ift mi|hicp di> 30 mlllra \\ y n
on» rbalnt* de uuiolaKUva, ••( r'nit U un gT»rv utMtai'li- u la
cirrulalliin. On iii> Murnit donr |ir^t<>nilri> qui* la IIki»' pr^*-
J*t*» ra ^Irv |iarnll<>li' A fflli» i|ul PXialH iWjù. J«> vIpm d» le
dlri% l'Vai |Miur di'n raiwinii iHilItlquin <|ui> rinliTi-otniiliil
paMH> lÀ on II |>ai>iu'. Ceux i|iil i-n »nt nitifu <•( rtialliH> li>
pian n<- a'<'lalt-nt Janial* lniaKlni< i|Ui' r<-tli- liRni- m-rviriiit
on Jour au iraAr irauRrunilufnlHl. A peint* i>At-iin |hhm> le
dernier rail, A p<-ine le premier lonroi •<■ fAt-il ml» en niiiu-
TemenI qu'on reeunnut dan* lea lonRaet turtueiix nii'unilre*
de la niuli' un iM<rieux obatarle ou coninieri'e, m4^nie au
cammerr<> conipuruliveuicnt ivulreinl île i-e tempu-IA. I)au«
Ira proriiii'i'» tiinrilinn-ii, dnnii In province de (jut^lM-c et
mi^me dans nlle d'Ontario, encore plu» A l'oueal, on le mit
tout de lulte A demander la ciiniilrurtion d'une liRne pina
courte, du rentra de la Confédération aux porta ranadi«na
de l'eat. A chacune de* waaiona de IMW), IHMl, 18H2, 188S
et 1884 la d^ntatiott fut témoin de r<*préw>ntatlnn« tendant
à établir que l'Interculoninl ne pnuraU r>*p :udre aux be-
aolni du rommerre KrandlMBiit du Canada et qu'il noua
fallait une ligne plu* courte. Ce lentlment dertnt al Tif,
cette agitation prit de telle» proportion» que le (fouveme-
ment de air John Macdouald dut y donner son attention.
En 18S4, »lr Charie» Tupper, alor» mlni»tre de» Chemin» de
fer et Canaux, pré«eDta la réaolution auirante :
Pour la conatniction d'unn Toie ferrée reliant Montréal inx
port! 'I<" SaInt-.Ican et d'ÎIalifax, par la route la pin» courte M I*
plui prat irablp, une subvention n'excédant pan $170,000 par année
pendant 16 ann, ou une (tarant i« de pareille «ommc pour le même
tempa, comme intérêt «ur lea v'jligationa de la compagnie qui
entreprendra le* travaux.
Qu'on T«nllle bien remarquer le» terme» de cette réao-
lution.
Pour la ooDitniction d'une voie ferrée reliant Montréal aux
porta de Saint-Jean et d'Halifax, par la route la plut courte et la
p2oi praticable.
1,
•
niscouBs
«4
tempg-M M«1-^?'"" «J" tommer«o2ï^i''"« pouvait
^' puis, dgjy ]„
P«n.j^"*i^ P™J'"«. de QuéfaTet d'te'? <<" Nord!
Bien que „•«„ „. j ""0 «« du Ifonvean-Brun, J^"*^
- Sr Ver,'"'™ --Stenr "> /;T'o^''"ofde
quelque. aSi ' .™"« Chambre Tvll''' P^K^^» »" P«7.
vernement a «té Vl 5 ^*J? <*" «* rfp«M à la dfonf.r ,
*^^ .■?*?^-^-J^''•"i.«.^.
DB BIR WILFRID LAURISR
825
pniiqu'il tend à l'étabUasement d'ime ligne de communication
complète à traver» le Canada, et à ce que lee termini do l'Atlan-
tique et du Pacifique loient situéi dani lea limites de ce paya.
Ainai, Halifax ne aéra plua qu'à 672 millee de Montréal, et
Sydney, qu'à 774 millea, pàoe à la ligne que cette aubvention va
permettre de construire. Sydney aéra dino à 219 millea. Hali-
fax, à 173 millea, et Saint-Jean, à 1S9 millea plus prèa de Mont-
rfal. Cee chiffres auffiaent à faire voir que la aubvention reqniae
par le miniatère afin de prolonger le terminua du chemin de fer
Oanadien du Pacifique jusqu'aux porta des provinces maritimea,
puiaqu'elle doit «'appliquer à la foia au trafic du Pacifique et à
celui du Grand Tronc, va assurer le narachèvement de cette entre-
priae. Je l'ai dit, on veut que cette liffiie aoit la plua courte, non
seulement jusqu'à Montréal, mai» aussi jusqu'à Oiiébeo.
Je crois que bientôt — il est dit quatre <aa dans la résolution —
cette ligne sera terminée et qu'il nous sera donné d'assister à la
complète réalisation de nos espérances : le trafic transcontinental
du chemin de fer Canadien du Pacifique se rendra à nos propres
ports de mer. Naturellement, j'ai traité toutes ces questiona
jusqu'à présent à un point de vue larfçe, au point de vue national.
C'est ce qu'exigeait une politique qui s'identifie avec notre pre-
mier devoir envers le pays et qui doit s'affirmer par la construc-
tion d'un diemin de fer national reliant l'une à l'autre lea deux
extrémités du Canada. Ce dont le Canada a surtout souffert jus-
qu'à présent, si tant est qu'il en ait souffert, c'est l'isolement de
plusieurs de ses répons importantes. Kous avons donc cru devoir
travailler de toutes nos forces à la réduction des distances et au
rapprochement de tous lea principaux endroits de cee régions.
Béduire lee distances et faciliter ainsi la communication de ces
points éloignée avec les grands centres de commerce, c'est poser
le principe des plus grands avantages tant au point de vue com-
mercial que social.
Ce qui ressort surtont de cet extrait de l'important dis-
cours de sir Charles Tupp^r, c'est que l'intercolonial ne
saffisait pas aux besoins de communication avec les ports
maritimes parce ".u'il était d'nne longueur anormale, et que
c'était le devoir du parlement et du peuple de construire
Immédiatement une ligne moins longue pour mettre l'est en
I tjj
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326
"e dlr* combien? !** ''"PPW évite Sïi'" P»' ""«e llg^
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««stmotion duqnd K^^ ^^ SainWean et^ir*' ^*' ^"' ^<>i*
*™' tra,«co„tlz.ental.^1,^»^°^c-
DB BIB WILrBID LAURIBB
«27
Moncton, car U 'Igné eût pawé précliément là où nom Tou-
lon» faire passe, celle dont il l'agit maintenant. Quoi qu'il
en loit, ma motion fut repoassée ; et afln de décider la majo-
rité de la dëputation à la repousser, le ministère dut pro-
mettre en l'enceinte même de cette Chambre que, dans l'in-
tervalle qui devait s'écouler entre cette session-là et la sui-
vante, il ferait faire par des ingénleu.» compétents des ar-
peniages et des explorations pour savoir s'il ne serait pas
possible d'obtenir une ligne plus avantageuse que celle
qn II s agissait, d'après nous, de construire à travers l'Etat
du Maine. Pendant les vacances et dans l'été de 1884, il se
fit des explorations; on en peut trouver le rapport dans
cette réponse déposée pendant la session de 1886 :
Eiponse i une adresse du Sénat à Son Excellence le C uver-
neur-Général, en date du 17 mars 1885, priant Son Excellence de
vouloir bien faire transmettre à cette Chambre copie des rapports
concernant les diverses explorations qui ont été faites par des
ingénieurs, d'après les instructions du gouvernement, en vue de
déterminer le tracé d'un chemin de fer qui relierait Montréal aux
ports de Saint-Jean et d'Halifax par la route la plus courte et la
plus praticable, y compris les rapports de MM. A. L. Light and
Vernon Smith sur le tracé des lignes respectivement explorées par
eux, lesquelles remontent la vallée de la rivière Etchemin et se
dirigent de Oanterbury, Nouveau-Bnmswick, sur l'extrémité nord
du lac Cheeunoook, Etat du Maine.
Pendant la session de 1885, Il arriva ce qu'on avait prévu
à la session précédente: le gouvernement s'en tint au projet
qui consistait à faire passer une ligne courte, non pas en
territoire canadien, mais dans l'Etat du Maine, en territoire
américain. Sir Charles Tupper présenta à cette fin la réso-
lution suivante :
Aussi, pour un chemin de fer reliant Montréal aux ports de
Saint-Jean et d'Halifax via Sherbrooke, le Ia< ^ooee Head, Ma-
tawamkeag, Harvey, Fredericton et Salisbury, une subvention de
pas plus de $80,000 par année pendant 20 ans, et formant en
tout, avec celle autorisée par l'Acte 47 Vict, oh. 8, une subven-
ti<m de pas plus de $250,000 par année, k tout devant être versé
_^i
838
DIBC0UR8
"■
Cette Chambra «» ,1V-- ■
DU BIR WILTBID LAUBIER
820
bury, " la preuve d'un dëilr d'abréger la route conduliaut à
Halifax. DauR le dlHcourB que je pruu()nçal alora à l'appui
de ma motion, j'uiai dire que Je croyaiM voir dan» l'insertion
de ces mots l'indice d'une réflexion faite aprèii coup. ('«
projet me semblait dénué de sincérité et je lis connaître
mon sentiment. Mes soupçons provoquèrent une réponie
dn gouvernement ; elle me fut dunnëe par sir Hector Lan-
gevin, qui s'exprima dans les termes suivants :
Eh I bien, je suia sûr que l'honorsble député sera charmé d'en-
tendre le gouvernement déclarer par mon entremiae que dan» les
arrangementg qu'il va oonolure avec la compagnie pour conatruire
le chemin dn .''r et profiter de ce crédit de $250,000 pendant vingt
ans, il aura loin d'aseurer le parachèvement de la ligne non seule-
ment juaqu'à Mattawamlceag, mais encore jusqu'à Salisbury, soi
quoi il ne sera pas donné de subvention. Nous devons agir il.
bonne foi ; le parlement a engagé sa parole et il nous faut voir k
oe que l'argent soit employé comme le veut le parlement.
Ces paroles étaient énergiques ; pourtant, l'on s'aperçut
pins tard que mes soupçons étaient fondée et que l'insertion
de ces mots n'était qu'un trompe l'œil ; car, malgré cet en-
gagement solennel pris devant le parlement et en son nom,
la vole entr Harvey, Salisburj et Prédéricton ne fut ja-
mais construite. J'igr.ore quels motifs empêchèrent le gou-
vernement de remplir cette promesse aussi s ' ^ -«nelle, aussi
sacrée que l'eût été oelle dn parlement lui-mêm Quoi qu'il
en soit, quelques années plus tard — il fallut quatre ou cinq
ans pour construire le chemin de fer jusqu'à Sherbrooke et
Msttawamkeag — lorsque les travaux tiraient à leur fin,
pendaut la session de 1889, sir John Macdonald, cédant aux
instances «^itérées de ceux qui favorisaient le prolongement
de la voie eLtre Harvey, Prédéricton et Balisbury, présenta
à la Chambre la résolution suivante :
Qu'il est opportun de construire ira chemin de fer comme entre-
prise du gouvernement, entre un point de jonction sur le chemin
de fer du Nouveau-Brunswick à ou près Harvey, dans la province
du Nouveau-Brunswick, et un point de raccordement avec l'Inter-
colonial à ou près Salisbury, dans la dite province, ou quelque part
ssr
DHWOPBJ
•""• 8.1i,burT et If^^
.•^"«^nni. que eut «"T* '*" motlft^;^'"'"» pî^nM
Influencwi in nn«l "''«'ton mnrmni^ T ,, «^"ndnite dea
congtant que. i'o„„r'"'' "ur ce point vi^' J* " «' «ucnn
entente tacite e^tSfîi n" <^'^t«'t, dit on i^^*'''.*-^^'"«nt
John MacdonaH '^ f 0"«nd T«nc et ie .^k,"'*« «J'nne
♦«^Ire un chemlnrfw •'«■npaKnle «.„, «^«blnet de air
^''"*«dn.l>,up"*P"'H"WaT,Moncton pi "^^ fommunl-
qu'à Ifer^'ir,^'»'» du Chemin „.-,.- .
(réal )
¥,W.
p>w
DB im WILI-RtO LAUBim
ttl
/
t4m moi-mima en oomptgnie d'un iiiK«niear-«d joint, on raoeour-
fi t.' .'■""* ^ •" °">'" 1° "»'"«•• L'tméliorttion de U voie
i !• Ri»i*re-d«i-Chute«, recommtndfe p»r M. Craïuton, réduirait
■umi la diitanoe, ai bien qu'à mon avi», il n'y aurait plua que 199
mille* d'Edmundaton à Moneton et 740 milice de Montréal k Hali-
fax. Kou« n'aToni paa eu le tempe de faire un relevé complet de
la hune par oee différente* route* entre le* deux point* men-
tionné* ; cependant, je oroi* qu'en le complétant on trourera la
moyen de réduire la diatance comme je l'ai dit.
Sir John Macdonald moarut quelque tempe aprèa et le
projet fut abandonné.
Abstraction faite de toute autre considération, on peut
envisager notre proposition comme un effort, tardif, ii est
vrai, pour acquitter la promesse solennelle qui fut faite en
1886. J'avoue que ce motif seul pourrait ne pas suffire, bien
qu'en un sens il dût être suffisant ; car, pour le parlement
du Canada, sa parole et l'accomplissement de chacune de
•es promesses doivent être choses sacrées.
Néanmoins, U existe un autre motif beaucoup plus urave
que celui-là, qu'il m'Incombe maintenant de signaler d'une
façon tonte particulière à l'attention du parlement Lors-
qu en 1885, «ir Charles Tupper disait, du siège que j'occupe,
que 1 Intercolonial, vu son parcours, ne pouvait rendre les
services que nous en attendions, qu'il ne pouvait répondre
entièrement aux besoins sans cesse grandissants du com-
merce du Canada, Il faisait une déclaration que personne
n a contredite alors et que personne ne saurait réfuter vlc-
torieuspment de nos jours. Mais 11 y a plus encore. Ix)r8que
■Ir Charles Tupper ajoutait, à cette époque, qu'il était es-
sentiel à la prospérité du pays que la tête de ligne de tout
chemin de fer transcontinental fût en territoire canadien,
dans un port canadien, Il n'était que l'Interprète du senti!
ment populaire. Je regrette que sir Charles Tupper _'ait
pas affirmé d'une manière aussi énergique, non seulement
que le term nus devait être dans un port canadien, mais que
tonte la voie devajt être construite sur le sol du Canada
En coiisentant ft faire passer le chemin de fer par les Etatfr
Unis il a complètement ignoré les sentiments et les vœux
on peuple canadien.
I
i
i
1 j;
àâé
m
DMOODU
«'«* T A quoi ionif^voni il.r,. i '^"'"'""J- Qu'avei-roo» à
te commerce du cfn-d. eV Z,';'.7" " «T' " ^vld/nt^uî
Quelle eit la iltuatlon T iTnûi. .îr"* '''^ Eut«.Unli f
A«,rleter,e ll«„t aux «ntoi?t<i''^;S^'°»-«olo„Jale en
^ mimVre. «,.^- . "»""•« 1 offre «ni vante :
S"e?' T^^^^^^^^^^ ■« «--—
'*« et «nrtont, ,'il dém-evait ?L P""??» <Jn commerce pri»i.
■mport, ou de ceux q„i pour^rat 1^?' , '^'"" •<""e"en.enl
Pfet« i remettre la auenti™; » iï?j *'* P'"» ««'d, ils «e„î™*
monde
•nffrage«idncorM«erto«il 7 '. *"^ ^t soumise anî
Dl SIR WILTHID LACBIBK
SU
loniiM du " Time. " de Londrm, ce «rand interprète de
■ opinion publique en Angleterre. M. Ciirnenle explinue
pourquoi le public anglali et let élerteur» ranadUni ne mu-
raient lonRer à adoptt-r, ni à appliquer la politique que Je
Tlena dexpoier, pourquoi le* deux paya ne peuvent «•accor-
der de faveur» rA;lproquea ; c'eat que le peuple anuiricain
tient un glaive loipenda aur noa téteis et ce «lalve, c'eat
1 abolition du privilège de tran.lt. Dani la lettre, dont
quelque* Journaux ont publié un amnmalre, M. Cameale ac
•ert de ce» terme» frappant» et algnlflcatlf» :
D'an mot le préaident abolirait Is p^iTil^|{e, «ujourdTiui ti tibé-
ralcniOTit «ccordé au Canada, de tranaporter, muu payer le» droita
d entrée, aea exportation, et mm imporUtiona à travem le terriloiro
amérioam, cinq moia de l'année pendant Icaquel» «■« port» aont
empruonnéa dant lea Klaoea. Ce privilè(<c, le Canada en jouit
^nte 1 année durant. De toua ceux que jo oonnai», le préaident
Kooaevelt aérait le dernier à h«aiter à prononcer ce mot. D'ail-
jeura, même lui et ton cabinet ne aauraient réaiater i la demande
impérieu» qui lenr Mir.it faite de ne pu mettre entre le. main»
i une antre pmM«i« l'arme deatinée à noua combattre. Le .cil
«tr.it du privilège «cordé .u 0.n.d. niffir.it i démontrer à la
Ur.nde-Bret.gne que le peuple américin ne pliii.nte pu. De»
n^oci.tioM wr.ient bientdt entunée. et on reudr.it ce privilège
dont le retr«it .ur.it eu lieu et qu'on .v.it d'.bord .ccordé ani».i
imprndemmOTt. Cel. rét.blir.it .nsaitSt 1. p.ix ; m.ia, l'.ni-
œoMté engendrée p.r ce conflit peniater.it pendant de. année, et
nuirait au rét.bliaiwnent des rapporta ai éminemment cordiaux
qui exutent .ujonrd'hni et qu'on aurait troublé» de micté de
oœnr. "
Je me permettrai de faire observer que si non. avons eu
reconr» aux ports des Etats-Cnls, ce n'est pas parce que nos
propres ports sont pris dans les glaces pendant cinq moU
de 1 année. Chncnn sait qu'ils sont nnssl libres en hiver que
le» ports américains. Chacun sait, sauf M. Andrew Car-
negie et le gros de la population dos Etats-Unis, que si nous
nous sommes prévalus du privilège de transit, ce n'est pas
parce que la glace ferme l'entrée de nos ports, mais seule-
ment parce que ecux-ci ne sont pas reliée à l'intérieur par
su
itiaooi'Ka
d«t cbemlM de fer. En ptémum de cette aitoatlon. Mt«.
prenre de ririllt* et ne nuua nn-ttf»nt paa en ueeare de
terrée, maie pu deui ou plu», et d* dir.. aux Améric.lni
t I c^mmer^Ul' î " " •""""" '"«■^P*"""'' •" P«"nt de »1:
riclS"n!ri*n- *?'''^ CameBie T Un eimple cito7«n »mé.
Ugâuche. Lor*,ne de. homme* de I. trempe de M. 0*fî
Zl-^^ ' ™«">en»o»*nient, n'exprim.- paa uniquement
1 a»Mr. 5tf'l''~"'°* ^* '' PoP"'»"»" «méricalne7caA
«„H- V ^ '' »"*"• ^*" Etata-lJnli l'a répété à mainte
taî«^" ? "^ "* '*?7''°' P" *•"'*'■ d'améliorer not^ .1
tnation, de donner l'etM>r à notre commerce wna on'on
non. crie de I-.ntre cM de 1. frontière de p^nd^ ^°2
noua parce que, en réritë, on nona enl^vera le prWlIteTde
?em.nH ^'*'° " }^ »" <^«"*« ^upper .ImS de
^^«♦u-f.** *»'"»?«»" PO" l'<5tabli,Jl.ment d'une "gne
S.™!^ ^ iï?*'"'^' ","'* '»»«""°'' d'admlnlatration In"
n2nr A "T^ •■"«ricalne nona menaça de l'abolition dti
privllèRede tran.it an caa où non. oaerion. mettre "êpro
ÎLiil "*^""»;-, ^ "S""." de New-York, journal ^L™.
Jnirf, de îa niîlnr^. ^ de. aentlment. et même de. pré-
in «^n.h !.!•"•'* "•"■"P'"'* P«« le mot préjugé dant
un .en. ble.wnt, car .onyent le. préjugé, ne .ont ane l'eia
gératlon d'un noble aentlment et je nfblâmeT^nnfde
iJ. ♦ ï ^* New-York, publia ce qui »nlt rrlatlvemenrau
w
DM IIR Wll.rilll> I.AIIRIM HD
Lt trtjat par la nourrllc Mga» ilc •iMnim iW Lirtfpnol k lUIi-
(m et de U JHiqu'l Chieajp) par la cbentin de fer Canadien dii
Paei8qiie Mrail nlu> court que par New- York. I/v aTantanee de
«■tte li|(ne tont donc manlfmte*. Lee marehandiiM m rendraient
d'Halifax à QuAbeo m paaeant par lea Etate-Unii, à la faveur du
fririlèRn de traneit, et il t'etuiuirrait nue leur tranepoK vera
oueot •.Tait une eanee de beaux bénénoee pour le l'arifli|ii«-
Caaadiea.
VolUt no* condamnation de la dt^cMon pria» Il y • qntl-
que* ann^a de faire paaaer le chemin de fer Canadien da
Pacifique à trarera l'Etat dn Maine ;
ZMjà, la pririlège que uoni arona eonféri eat indiipenaable à la
pnapiriti de cette oompagnie. Bana lui, le chemin de fer ne
aanrait ttre ex|doiti. Dodo, le Paeiflque-Oanadien ae maintient
•t proaptre, grta» i notre toMranoe et à notre concourt direct.
Kona lui fonmiiaona dea ligute aubeidiairee et du trafic qui lui
iont indiipeniabba. Pourtant, conatniit et entretenu dan* un but
•lrat<Kiqm le long de notre frontiire aeplentrionale, il aert à unir
«n nn aeul Rronpe lea prorinoea du Canada diatantea lea unee dea
antrea afin de doimer plna de force an Canada ponr noua combat-
tre adrenant un conflit arao l'Angleterre. Ce chemin, conatmit
dana un but militaire et économique, que lea Etata-Tînia faroriimt
frrtee au privilifte de tranait, cet donc pour noua un p^ril coûtant.
Bon exiatenee mtm« eat une preuve évidente d'hoatilité.
Notre gouvernement foumira-t-il encore oc «pii équivaut à une
Bubvention en faveur de cette ligne de ateamcrH rapides et fera-t-il
la proepérité de cette route stratégique et économique en conti-
nuant ce privilège de tranait dont le Canada profite déjà au détri-
ment de nos propres chemina de fer f
On me dit et on me répétera probablement encore: " C'eet
nnlqnement l'avia d'un joumaltate. " Eh bien ! a'il ne
■'aglasait que de l'opinion de particnlien, comme M. Carne-
gie, on de» dires de journaux, comme le " Bnn ", de New-
York, noua ponrriona porter aasez peu d'attention à cette
qneition et bannir tonte crainte à cet égard. Maia, que dira-
t-on quand j'aurai rapporté les paroirs des citûyCBii !e* pias
éminenti dea Etats-Unis, des antorité américaines, de ceux
<l m.
"" DtWOOU
<]«« effet, on mâfch»nai.i. "^^ ''' '" "^ EUtUni,.
dJfVfîr'Et«t!.nS!f ,^"'!"P*"i.'^ ''°»* -^ •*"-«" '«- P"%l-
A (iM Jitats-Unle. Il m probablement à nmivn ii Z.
u.«u, réparer leun. embarcationi"et «,"^œetî« à l'abri de
ï
"M -fgr
nit im wiij'Riii iMi'Bina
•37
U t«iO|>«l»; mal» Il Ivnr mt lau>r«llt d'y ■t-betw d» la bultio
on d'y (14biirt|upr Irur uolinun. U» Am^rlralm niia» ont dr-
mand4 4 mainl» rrprlae dt> Itnir nmf^r rm dpui prlrl-
Itgm: rcttti d'acbrtrr ilr U b<iltti> nu <'«ii»d* rC rrlul d'y
dtfbarqttrr Ifuru (.■b«r|{<*iuvnta dp pulawin. NoOa arima rv-
rua(> lit* Ira Ivur ncrurdrr, h nmlua d'<ibti>nlr i|Urlqui-« fa-
Tvnra en rt-loor. Noua aTitoa toujoun i'i(» iir^l» A l'nlamcr
dea Dëgociatluna rytv ••ui. Noua avoua dit aux («(^clipura
amérlraina: Noua roua fvmna partlflpvr ù nna avanlagM,
al Toua noua faltpa participer aux rAtn>*. La plagi- di> In
NonrvIlv'Ecoaav «at la llgnp d'up<<rallun de nna p^i-brura
ranadivna; lia peurent y allvr rbrrrbpr Irur IhiIUp rt A6-
rbarKvr Ivura carRalaona dp puiaaun. I^ph (W^chpura am^
ricaina ont l'avantagp d'avoir obpx eux un marrbi' pour la
vente du produit de leur p^che. Noua Irur avooa dit et
répété: TNhi bipu, noua ronapntona à traltpr avpc voua ;
ourrea-Doua lea portea de votre marrb<> et noua voua per-
mettrona de proAter de notre ligne d'opération. Cette
propoaitlon était honnête, mala ellp ne fut paa 4icout(>e. Le
{tréatdent npveland noua menaça de l'abolition du privi-
ège de tranait parce que noua ne voullonH paa cédpr
notre patrimoine. Mala ce n'eat paa tout. Qutlquea annéps
ptoi tard, en 1892, pendant la lenlon du ('<>nKr>>a, In coni-
miaalon dn commerce entre lea Etata préwata au H<<nat un
rapport qal traitait auaal dn tranait. Cette fola, ce n'était
Îilna la queatlon dea pécheriea, mala c«-lle dea chemina de
er, qui motivait cette menace. I^ea votca ferréoa améri-
caine* roulaient Jontr chea noua de prirll^gea que noua ne
ronaentiona paa à leur accorder. Parce que noua np vou-
llona paa leur conférer cea privlltgea, parce que noua ne
Touliona paa, pour lea flna du tranaport par chemin de fer,
annexer notre territoire à ceint dea Etata-Unia, on noua
menaça de non\oan d'abolir le tranait. Voici qc'lea
étaient lea concluaiona du rapport que J'ai mentionné :
A ce» causes, le ooramission recommande «oit d'établir un «y»-
tème de permis qui s'appliquerait aux chemins de fer canadiens
exploités aux Etats-Unis, loit d'adopter un autre ;'1an qui, sana
SûirQ an commercé uii pâjô en générai, mvttrait it^ô voies toîTseâ
amiricâinea en état de lutter sur un pied d'égalité arec celles dn
838
DISOODBa
»«t !«• TOie. t™uoontin«nri« '•''î" *^«^.Pni,, principale-
.» Congrt., contenait ceVr^'oot^a" '*''• '""*"*'
«>« exigence. «"«"dleTI, Z T 'T ^/ r"*""" '»"^<'™''
chemin de fer Cradi^ tpTeZ^Tlî f" '' «"»t™<"ion dn
d'une manière ni ! Àn^.-rJll ^^ ** '«(tlementer lecommeree
toute juatioe noua ne ponv«L rZZZtJr '''" ^«•"■T^"!». «»
t^ extraordinaire, â K^H™^ ^"""^ "'*î*'« «« "«»■
diennee, qui ,<mt libre. d'lK'î^,ii'l,^'5^«» ^«'^ <='»'.-
de faveur, pratique, que nou" Wâmm. -V d'accorder d« taux
que no, propre, VX, K ."Tv^?"" """' P""'*»»"'' !<>"-
r^p«r.nce ql'elle, v^™ "^^rteront » ™^,7 co™îd«rationa d«„
plu, aa^ea et plu, «qnit,^ * ™^"' '<« '»'» «» » le» rendre
no« :reSVd°Kt^i^X;' *ï£^1 '- P^"' ""«
veralt-U à la faveur dW^J^'^«''..9^''*'«°*' «Jn'arrl-
eneatparfoiaa„;ve„„eh«l«'^dS„?^^^ '''"■»* "
celui de. Etatg-Unla ? Nom ^mml. ** "/"P'*"' ^ «"«P"»
A nous voir enlever le priWlè^e dont'""**"""*"* "P"»*'
.u'ic. r. .„. -.e„œsA"t"r/rdtiï::
» jyp?^"% W-'
DB SIR WII.FBIl» LAL'ItlER
S30
reiUe éventualité, c'est de nou» y préparer et d'arolr »ur
notre propre territoire toutes les ressources qnl nous per-
mettraient d'avoir accès aux ports canadiens. Aujourd'hui,
nous entretenouH des relations amicales avec nos voisins.
Nous n'avons jamais été en meilleurs termes, et je souhaite
que nos rapports soient toujours aussi amiables. Quant à
moi — je n'en ai jamais fait uu mystère — j'ai la plus pro-
frnJe «.dmiration pour la nation américaine. J'ai toujours
admiré ses grandes et nombreuses qualités. Cependant, de-
puis l'époque encore rapprochée uù j'ai eu l'honneur et
l'heureux sort d'être placé par le peuple an timon de*
affaires, j'aX constaté que le moyen le pins sûr et 1« plus
efficace de conserver l'amitié de nos voisins c'est d'être
entièrement Indépendant d'eux. Voilà pourquoi nons de-
mandons au parlement de ratifier le projet que je viens
d'exposer et dont Ve^ .ition doit signifier que ce nouveau
chemin transcontinental n'aura pas d'autres termini que
nos propres ports et que pour y ; ' teindre il passera entière-
ment sur le territoire canadien.
Maintenant, M. l'Orateur, laissez-moi vous signaler quel-
ques-unes des objections soulevées contre notre projet par-
mi le public et dans la presse. On nous dit : " En coni-
tralsant cette voie ferrée jusqu'au littoral, vous allez nuire
& l'intercolonial ". Je n'admets pas cela, car je suis con-
vaincu — et j'en appelle à ce sujet an jugement et à l'intel-
ligence de tonte la députatiou — qu'aussitôt cette vole
construite, le trafic de l'Ouest suffira à alimenter deux che-
mins de fer, sinon pins. D'ailleurs, je dirai à ceux qui crai-
gnent que le nouveau chemin de fer nuise à l'intercolo-
nial, qu'il n'y a rien à redouter à cet égard, car la nou-
velle ligne ne saurait nuire à la région que dessert l'inter-
colonial ; elle fera naître un nouveau trafic, et c'est ce tra-
fic-là qui l'alimentera. Etant donné même que cette ligne
ferait tort à l'intercolonial et lui enlèverait une certidne
partie de son trafic, je le demande à la Chambre, je le de-
mande au pays, est-ce l'intercolonial qil doit être au ser-
vice du peuple on si c'est le peuple qui doit être au service
de l'intercolonial T
Nous dira-t-on que l'erreur qui a été commise est Irrépa-
nK
Diacouna
v«M. ? îf"^ * ' °""'> •» population de ron«it ne d"
wa pa. «yolr l'avantage de la ligne la plu» courte, et oue
celle de l'eit ne Mnéflclera pa« d'une nouvelle limé all2^t
c7rfl.t"""*^ ^' If '»«'*'. de I'IntercolonIa?W?Snen "n
conflit avec ceux du peuple canadien, nou. laliJnt en ïoutë
confiance à ce dernier le wIn de traiclier lalS^°t|oS
CoFir*''!/"'"* '■ ^* publication de la correspondance que
jal échangée avec l'ei-mlnlBtre de» Chemin» do fer et &i.
^.2?* f déjà apprig au public que cette iigne oui doit
!^?1 tf .''^*'*! *^ ^*'"' P»"'*"- I* première, comprite
entre Moncton et Winnipeg, .era con.trulte pir l'Etat ;
Dlonl^'n»!*'^ Winnipeg et l'océan, .e.-a con.tJulte et ex-'
ploltée par une compagnie qui en sera propriétaire Je vU
que ce projet a déjà «té fort critiqué. 5n L.,ur,îe^roche de
g^er pour nou» la partie Improductive- du chemin et
™h """.A°".!.*'""P»8°*« '» P«"« productive. ^
reproche aérait fondé »l nou» devion» exploiter nou».mêmeS
la vole ferrée que nou» con»truiron». Mal» non» avons con-
clu un arrangement en vertu duquel le chemin .era ëiplo"
té, non par non», lal» par cette compagnie, qui conaent à
loir h.™ '?"■ ^''"' - ' ••* P"* ^o"*^ 1" députatlon de vou
ihPmiilL'^""^?"'*'"-'* gouvernement construira le
chemin de fér de Moncton à Winnipeg sans qu'il en coûte
un »on au paya, »auf l'Intérêt pendant quelque» ann^»d^
îni "* ^°*' ^^ reviendrai plu» tard. Nou» avancei^ni fet
fond» et non» paleron» l'intérêt, qui non» sera rmboû?»é •
îlTvl°d„":fr,r •*'»°^J"«'» «* •«'« recev^n,'^ Se'
le ^'î.ple '"'"" "^""^ P°" "^ gouvernement ni ^ur
Pourquoi donc le gouvernement atil voulu se rAiPinr»,
cet e partie du chemin de fer î Pourquo n'en a-t!^ S»7Z
^tùrs":iiv\rnTvfnM^^^^^^
,^^r^u^r^^tLtdrSri"4':r,r^i?^^^^^
DK am WILFBID LAVBWB
S41
sent d« trafic, et le mouvement de» »flalre« y «era trèt actif,
ff^exlrte dé à trou ligne, de chemin de fer, ^chem n de
fer Canadien du Pacifique, le " Qreat Northern " et o che-
min de fer Canadien du Nord. Ce""^'» /'^"«^''•yjîir**!;
et 11 a-en con.trulra encore d'antre., afin de «^P^w^fe aux
beMln. toujour. crol«.anU de ce. population.. Le chemin
de fer Canadien du Pacifique a un débouché sur la rive nord
du lac Supérieur, tandis que le. autre» n'en out P" du tout.
Non. Toulon, que cette ligne et son exploitation demeurent
«,u. notre surintendance, afin que toutes les lignes puissent
en bénéficier, et que le peuple ««""dieu ne soit pb» obll^
d'en construire une autre dans cette région-là Voilà pour-
quoi nous avons adopté ce système que je mettrai en pleine
lumière, plus tard, au cours de ces observaUons.
Mais, me demandera-ton, pourquoi le gouvernement ne
» rServe-t-U na. également la section de l'ouest? Pourquo
" TO^rtn.l -11 pa» au»l le chemin de fer de Winnlpeg à
?^ér Pacifique T- Si -u. avons décidé de confier la
construction et l'exploitation de ce chemin de fer à la com-
pagnle en -.uestlon, c'est rie, à notre avis, dans la situation
Kue et pendant nombre d'années, peut-être pendant
plusieurs géîiératlons. Il wralt Impossible, en raison même
de l'activité commerciale qui k développera dans cette sec.
non du pays, de faire une exploitation avantageuse de ce
chemin de fer comme chemin d'Etet. Il se peut que je ne
Soirôas exempt de préventions et de préjugés «ur cette
Taestlon II y a déjà nombre d'années que je me sui« formé
Srop°nion à cet 4ard et on me permettra bien de relater
i-1 un Incident qui a contribué, dans une large mesure, à
affermir mes conviction, dan. ce .en.. Dans l'automne de
189™!!. J. n. Booth, de cette ville, m'invita à visiter «.n
iZmln de fer, le Canada-Atlantique, qui f t»^!^^';,!''"»/" 1° ^
de construction, et j'acceptai «o" /»7't?«°"- „t w„*îi*
^Doaue ce chemin de fer était construit jusqu'aux bord.
dVla bkie Géorgienne, jusqu'à à peu P^^ »° f^' f '"« ^^
la baie. En quittant le train, nous nous rendîmes à la rive
du lac, rive désolée où il n'existait paf. une stule habitation.
il Booth me dit : Voici le terminus de mon chemin de fer.
Kî^i demandal-je, d'où viendra le trafic ? Il me faudnv
Stt
DiRoouiia
m
il
dpcoMtancei lorJ^në tont Lf.^ comprl, qu'en paKille.
ne .aurait ex^ilî^J^^nX^^V/^ i'v^ Sr*^""^"'
contrée comm« celle-là «uccè» dani nne
«Ira-t-on que cette ^mlnl.t«tl^ *T* ^.'"■•"'* ^ P"^*"-
de confier la construction V?i.» ,* .'i"^.?'™*"* P^'^^'a^'e
ferrée à nne compaSd°n«rin^^^^^ ^^ **«« ^"'^
nn Instant «nr ce s^et reviendrai dans
«ble de c«.r .nel^uTS^ r Xur^^^'ii
DB SIR WILFBID LADRIBB
Ut
crainte* chex ceux qui, tant daDi cette Chambre que dans
le paya en général, nou» font l'honneur de noui accorder
leur appui, acru«atloD qui ne manquerait pas do KraTité, al
elle était tant soit peu conforme à la vérité de* faita. Hait,
je luia bien ai»e de déclarer ici que cette accusation, comme
tant d'autres qu'on a formulée!, est dénuée de tout fonde-
ment.
On a dit et répété tnr tous les tons possibles, tantAt avec
des larmes dans la voix, tantôt avec des accents de pro-
fonde Indignation, que le gouvernement entreprend de cons-
truire un chemin de fer gigantesque à travers une région
qui lui est parfaitement inconnue et qn'il n'a pas pris, au
préalable, la précaution élémentaire de faire explorer. Je
le répète, il n'y a pas ombre de vérité dans cette accusation.
Avant d'aller plus loin, il importe de dire que l'idée qui
a présidé à notre projet diffère complètement de celle que
s'en sont formée nos critiques. A leurs yeux, ce projet n'est
qu'une entreprise commerciale, qu'il faut juger au seul
point de vue des profits et pertes. A notre avis, c'est une
œuvre d'importance nationale, une œuvre d'urgence, justi-
fiée par la situation du Canada en l'an de grâce 1903,
comme l'était la construction du chemin de fer Intereo-
lonial, À l'époque de la Confédération, et quelques années
plus tard la construction du ' hemin de fer Canadien du
Pacifique.
H. l'Orateur, lorsque les pères de la Confédération se réu-
nirent en conférence en 1864, afin de poser les assises même
du régime fédératif, ils affirmèrent, par voie de résolution,
l'urgence de la construction immédiate du chemin de fer
Intercolonial. Ils n'attendirent pas, pour adopter cette ré-
solution, qu'on eût fait des études et des explorations sur
place, afin de constater si tontes les parties de la contrée
que traverserait cette voie ferrée seraient éjïalement pro-
ductives. Ils adoptèrent cette résolution parce qu'ils
étaient convaincus de l'urgence de cette œuvre au point d^
vue politique, et dès lors la construction de ce chemin de fer
s'imposait absolument, elle devait s'effectuer à tout prix.
Quelques années plus tard, à l'entrée de la Colombie An-
glaise dans le sein de la Confédération, le gouvernement
s'engagea, et cela à fort bon droit, à construire à travers les
m
«if
•"* DKOOUU
f-i^îfr ^'•'î,»^ »»e «'«de rente nationale dettlnôe
* relier la nouvelle province du Dominion, et il le ironw
nement prit cette décLion, ce n'eat paa qu'il ."pmJâtqne
«,i1'H"r„?l?f°^^* "^^T "l"" ""* ^^^ J"»** et vraie et qu'il
•oit d Importance nationale, comme noua le prétendoni:
l'ÂfT» t^*'"''".'*' '"'° "^ ~"" le. port, maritime, dé
i--vi„ ''"/ " •*" "'" Pacifique, bien que noua ««îlonH
d avance et que noua aoyona convaincu, que toute, le. m°*
tlon. du paya de.Mrvie. par cette voie feïréc nërront mh
ÎSi'n '" r""t' *° «"<">«*• et en produc?ivHé I lit
iVltt f *»* »euie con.idératlon pour autori«îr le gouver
l«w„. * entreprendre Mn œuvre «an. exploration. pr<?a
lable» ; mai. je doi. ajouter qu'il exl.te une maue de ren-
.eignement. .ur la queation à l'étude. Le. Rouvernement.
fer îtf^^*:^. '°!^° ",' 'ï?'"l^«''t de con.truire le chëmTde
1^» J«, 7 •""" ** '1 "^''*'"*" "'e fer Canadien du Pacifique,
n avaient paa, au .ujet de cea entrepris., autant de don-
?^'.r* f "• en poaaédon. relativement au projet en di.-
cnwiion. A coup iùr, même le. plua exigeant, de noa cri-
tel."" S"^**'"'.':S°* P" *""'" "»""* '«"» 'aire eîîSorer
tt^îu i^ ^I*'^*"- "" """t wnvaincu. que le. donnée,
actueiiea jettent aagez de lumière sur cette aection nnnr
c.°Z" m"";"" '/••°''*' '" '>-«'«'"• eu connaiBt"^crde
t.T!: nu' ■"* ^emandera-t-on, que Mvei-vou. de. mon-
&»^?» ""*' ^ ^ "'■ ^^ '^P«'"'' <ï°e, relativement aux
Rocheuae., nous avon. tonte une mine de renaeicnement.
aon. forme de livre., de brochure., de rapport. pSwWiTpa;
r''!L:^"°"°T""'i''' ^^ explorateur, et d ingénieur '^ A
çai. .établirent sur le. bord, du SaintLaurent, ce. coura-
{^^LP'""?'"",:'!* '?t *°"i«"« 4 atteindre la mT de
l'oueat aujourd'hui ai connue, mai. inexplorée à «.tte
drirconn'u"' '""*'""" ''"" '"" -P'""«^«^ ttr^u«
I>B RIR WILrniD LAUniEH
343
flamnel de Obamplatn, pendant nombre d'année*, le con-
sacra à la tAche de découvrir une route ver* cette mer.
Robert Cavelier de La Salle paya de m vie la même tenta-
tive. Un autre découvreur, La Vérendrye, entreprit un
voyage à travers le continent, dan* le but d'atteindre cette
mer de l'oueit en explorant la région de* prairie*, et set
deuï fll* (1er janvier 1743) furent le* premier* Euroi>éen«
qui contemplèrent le* montagne* KucUeuHeit. La Véren-
drye, comme Robert Cavelier de La Salle, trouva la mort
en cherchant à se rendre ju*qu'à l'océan Pacifique. Lor*que
le Canada eut paisé lou* la domination de l'Angleterre,
de* trafiquant* éco*«ai* établi* à Montréal reprirent cette
œuvre, et Alexander Mackenzio (en 1793) fut le premier
blanc qui atteignit l'océan Pacifique en traversant le* mon-
tagnes Rocheu*e« au cour* d'un voyage par voie terrestre.
Nombre d'autre* essayèrent, plus tard, d'accomplir le même
exploit. Le dernier fut le capitaine Butler, de l'armée an-
glalae, qui, au cour* de l'hiver de 1872, traversa le continent
du Fort-àla-Corne jusqu'à la bifurcation de la 8a»kat-
chewan, par vole de la rivière de la Paix, jusqu'à l'océan
Pacifique.
En 1872, le gouvernement canadien entreprit l'explora-
tion systématique et scientifique de toute la région septen-
trioniûe, du lac Abbitibi, en gagnant l'onest, jusqu'à l'océan
Pacifique. De 1872 à 1880, il n'y eut pas moins de 28 expé-
ditions organisée* dan* le but de visiter et d'explorer ce
pays avec mission de faire rapport sur leur* études. Ces
rapports sont aujoord'hni à notre disposition. Ajoutons
que ces exploration* ont coûté an pays au moin* $5,000,000.
Parmi les réglons qui furent l'objet d'études toutes spé-
ciales à cette époque, figure la partie septentrionale de»
montagnes Rocheuses. On a exploré plusieurs cols, ou pour
mieux dire, tons les passages au nord du col du Cheval-qui-
Rue (Kicking Horse Pass) surtout le col de la rivièr« aux
Pins, et celui de la rivière de la Paix.
Messieurs Marcns Smith, Cambie, Hunter, Qordon, Ho-
retïky et plnsieurs aatres, tons ingénieurs de renom, ont
traversé en tous sens ce territoire qu'ils connaissent aussi
familièrement que les rues d'Ottawa. Celui qui se donne-
il S
346
oiaoooBa
connaît le. Âtre. rte m rnihiT^*^ ** ?* ". ««J* «»""»• "
Paix offre lo. m ril t^™ h! .^ "" **'"' ^« '■ ^Tlère de la
qu'on peSt -o\r .'rnfréuZTt,^';^
contrent de. tenSï .nLta« " "* T ""'*'*• •« »*»•
Bouge on de la ^kîl?c^w«"'' ""* **"*• ""' " "»'*«
menoement dn 19e .lècle Z.^„î?""°!?'i * ^^"^ <>° «»•»•
jne„^«enMn«e^Me:u\%ïïn«"r
S?o^i;^"d';:^:î;ë?;r?' ' ?;'* "J* ••«tendit à ra-;?iî;;
••Implanta dan. Ia7rfrt„„ .^"if*""'' ' *** «*"" »""**. elle
c^tti^dernlèiJ, el ' Stfeî^H,':^ Pf '• '•^'*« OWo ; d^
nol.^ pour ••lmpî«V;MU™u '•.,*'!:„'**"'•'" ''""•
r^^^SliSe^e'^^^t'a'iE^'F î^^^^^^^
tenr. de blé arro.é. n«r u lïïïl J^ Territoire., prodnc-
katchewan, 4îSiv5p'i?Jret on^i^T *' " «^'^"^ ^^
8<n<rall««e alor. 1m "aS^ dl u t.^"il°'f ""'^'^ »'? •"«
la rivlèw» a„x Pin. dJvfinVf/'^J^.'^* ' ' P«'' «« de
prodactlon dn blé. Au iie^Srim^,'*"'''*'" '*"*"* "^
Il serait pentOtrc préférable d'fnl^' T P.^P'" "P'"'»».
•iploratenr. di. l'énnnn!, Invoquer le témoignare de^
le ?al«>, ,e"en. à crt'erlet^^î::,"?."- Ton;ef„..,'^,f^t d1
dernier de ce. voTaBenr. nr?^l ." «-«pitalne Butler, le
Initiative, ces einln-tî! ^ °"* entrepris de leur pronre
Dan. l'>i^ZîcTi:^*^^\:^::L'''''']Z^'''' "•■* »"«^o^
North Und", le capitaine Cfr '"*'*r'^ " '"^«"e Wlld
™.....e^^p,..ri^t^«-X'".rî:rt^:,y,^^^
8. on ve„.., » .„,.^, .^^. ^^^^^ ^^^ ^ ^^J«f_.
Vm IIB WluriUB LAVBIW ^j
•npéri«ur i totu 1m ooU «.nuJ. " '^•«•nqu» uu p«wi« bien
nuit, duu 1. ohiîne miti«iL^l P""'"" * ' * "^ P»'»' ""Imi-
ment ditp.n.î. duX m,M A.? " ^ '*'","• *'*'™' ««*'»•
déjà .vZée "«« 1« wr» 1. hilT',*" •' '• "*«*'•"'» *«•"
Mai. bien q™cr«^t 1» ^.^^•' '* "«»"•«»••
i<wiu'à 1. chaîne de Swirneidu mt^ ooo.denUle du col.
800 mille, à tr.rer, 1. Col^ * '«tord ror un pereour. de
T«llfc de k rivière .u,pîn,i.in.rV"T/"- v^" "i»»» 1«
mont.gne ; de li on neut ..ï,. ^^f ? ' '•« '«'«>nt™r une «mie
h moindre ob.tiele! et on ^t .„ 7^ '*"'' "" "»"'" » P'«««>»«
de mer de Dean. ^ ^ •** '*"**"- * • *°"^ du bn.
d.ble, rangée, de m'c^^L' dû ^udt ^^1!' f t" Y'- '"""'■
pnde Korge de la rivière Fra«r enfin ^7'"'»* Anglaise et 1.
la ririère Nachar.oîe, on renc^îe'Z^v •" '' ?'"»"" ^«
Wement à U colom,ation TZZ A ^l^t"" » ?»«»« «dmira-
We nnUe part .ilC-dt^naTirKr" " ™ •'""
>oUa, M. l'Orateur, l'opinion d'un voyageur do renom.
I
!
•48
DMOOUM
:|l|
OItoM aMliiWMUit celle d'oB iiiftfiiteuy Jf. Oordon, dont
i» rapport Mt InaM dani criut m M. ntmlag •■ dau d*
1880. Voici c« qu'il dit :
B'il iuU nfa in ir» ou oppoHna iê trooTar dm toU pour !•
flbanin de fer du Ptoifique, euMi loin M nord que le eM de I*
riritre de la Piix, Il l'ollrlreit une roote relstlTement (leile deoe
oette direction. Mémo deni lei partie* ««ovieee de ee ool qui
offre In eeoirpemenu lo« plui rtidw, lee mootaftnee tonl pretqne
inTariablein<m> bordée* d> pUteaoi on de pentei doooet et greoieit-
•ement iniMehiei, d'une tindu» rtritUe. Un ou deux couloir*
que pereourent lee «TtUnehe*, quelque* rerlni, et {* et U de*
MilUÎM de rooberf, roiU 1<* prineipiMe difAonltf* à lurmonter,
dif 6oult4* bien moin* formidable* que nombre d'obetaole* qu'il a
fallu franchir en eoDitruiiant d'autre* chemin* de fer au Canada.
A Mm extrimitt oooidentale qui Mt la plu* <leT<e, le cd n'atteint
Ruère plu* de 1,650 pied* au-aei*ui du nirean marin, et le oourant
de la ririère, qui e*t fort uniforme, n'atteint fpAn plu* de quatre
à oinq mille* à l'heure, là où il ae fraje une route à traver* la
chaîne det montagne*. A I'e*t du ool, sur un paroonn de oinquanta
mille*, intqn'à ce qu'on atteigne le eonion, le» diffioult<* de con*-
truction ne aéraient probablement pia plu* f^rande* que oelle* ren-
oontrée* en pleine prairie. Main U principale difflenlti mr cette
route (e trouTerait an canton ot I* rivière prfeipite *** flot* autour
de la baie d'un m*Mif aolitaire, connu mus le nom de Montagne
de Rocher*, on Montagne* du Port*ge, préoiaément *n-de**ua de
Hndion'* Hope ; ot cependant, même ici, bien que le* difficulté*
•oient formidable*, elle* ne eeraient nullement inrarmontablea.
Voici comment a'exprime M. Cambie dana le même rap-
port:
Ce déflli de la ririère de la Faix, le moi» élevé que l'on oon-
nai**e k travera le* montagnes Rochense*, offre une route qui se
prête merveilleuiement k la construction d'une voie ferrée à tra-
▼er* cette diabie de SKmtagnee, et «ur un parcoura de soixante
mille* k l'eet de se* principale* ctme*.
H. Marcna Smith, dana le même rapport pour l'année
1878-79, ait :
w^^'^^Ê'wm.
^ ir^
M «« WanUD LAI'MUI IIP
••«tond prt. d, 300 mUI« 1. à l^^.™"''** j'.™''"''"* d* W«
(YmUn^ii^A D V . "^'J* Pf"«nt par l« col Je ), x«i« J.ui»
l traven,, d,ni U Oition dai mon.
^^ J «1 p«l«. M. Pleming, du. .on rapport d« WTM,
Itl. V«.couver, Port Sim^^''^ "'''!'''• «»«i»«'t .t «r
«tué, pour le commeK^ de r^i, '"' " '~"» "^ "»*««
M. Marcn. Bmith dit :
l'étendu, de «.nîîfc ^1^7»'^" '^'""''r'' •'?''''"'• ■>•"
tàgo de là oOie de TAii»
qo! » Tapp?aehe dsTgù-
•M
DinovBa
Il I
Du* M antr» rapport écrit n 18T>-Tt, 11. MarcM SHltk
dit !
Il f, pOMlbl* qu'on ngênir knjoonl'kui Port 8im|Moii wmm
trop iTtne4 la nord pour dcrmiir Wt tcrmiau* du rHÔnin d* tm
Cinadini du Vi<lqoi<, mai* il mt un fait dont il impart» da laalr
coidpto ; e'aat qu'an rai«>n d« altltiulaa pmi aoeuataa at d« panUi
nlatiramanl fiiblra, ainai qua d« lu faoilllA ralalira dw travaus
qu'il faudrait exfeultir {loiir aticimlre ce port, ce larmimia offri-
lail dM arantagm qui ponnMtraiant à une li|nM canadimina da
•onlanir Tirtoriruaeroent la eonourroDea quant au «ommitrtsa de It
China at du Japon.
O» B'Mt pM tont U partie dn paya t l'Mt de la rill» d«
Wlanipeg et a'^tendant Jntqn'an lar Ahliltibi a anaal <t<
explorée A cette époque par loa Inirénlmn du goureme-
ment. Pour «tre pina bref, Je m'abatlena de dter lea opl-
nlona expriméea à ce iniet, et J'en rlena aux renaelipteineiita
recueillla per le gouveraement de U proTlace d'OnUrio,
qol, en 1900, or^anlaa une expédition dana le bnt apédal de
faire rlaltor la partie do paya compriae entre le lac Abbitibi
et la frontière ocridentale de cette prorince, et d'obtenir nn
rapport. Voici comment a'expriment lea commiaaalrca dana
leur rapport :
Ttmê arMt*.
la Taits fona de terriina argilanx, partant de la frontière oueat.
trarertant Im dutncta de Xipiiaingue et d'Almma et pénétrant
jUMuo dana U diatrict de la Baie du Tonnerre, comprend uno au-
perflcie d au moina 84,500 millea carré», aoit 18,680,000 aorea, et
Mi torraiM » prêtent proaquo ton. i U culture. Cette zone proa-
que ininterrompue de bornea terre» au point de rue de l'exploita-
tion aftrioole, égale en «tondue presque lea troia quarts de la partie
colonisée de la province au sud du lac Nipissinpie, de la rivière
aux Français et de la Mattawa. Klle l'emporte en «tendue anr
les Etat» du .MaMachiisett», dn Conncclicnt, du Rhode IsUnd, du
Aew-Jcrsey, du Delawarc pris coUectiTcœent et est «n outre moitié
plu. grand» que l'Etat de New-York. Cette région est arrosée
par Sa n-îèFe à l'Oriimâî ,,„; ,=, 4,=*»., .4.>„„ î^ t5_!_ t —
OîisBâi, qui m jett* au. U Baie James, et par
Imllk
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«.«' «eill. ».r, SOO ^« 4M r^JT . . 'f^"'' ** *"' '"^
jatajjja^p.r,„^,,„, ..^ij^». , , ' -".
WIOlW»! Im «tiix «l'un, i„^„(,4 ,1e . . , , ' ' ' '" •'
d« «oan d'eau offrini ,\t, 0»»™ ■ • ■ i ^;»'« '
w. ir««d« «,i« „.w„bijr7. .' ;j, ':, ::7" "'"",■■ ■ -
5»^ « font .i «,„™, ilîli, ;,^ ,J' '• ;• *•« I.roU«^
c«»din.dup«iH,„^T..p."':^^"t.; :,:'"'•:"'"'''
d«« Mux «tant un ininum» Vi . i . ' ^" "^ !""«««•
l»cli««w.IaB,".rj.m« r. I ''"'"™'/*' '•'»"• m.««
«1. «..è«,".^fl"Trt. " *" **""" '~'*" ■'' - P«y. "'"M.
wlIAi de la rl»l*rp Wahil^TTr *""'';"• 7" '« no"» dan. la
*.«dn. d. ..„, p^„ » , irn^rdijcr Jxi':
le drn^r:i;i:t'S'" *;•''' .P«r l., e,pIor.,ion., e'ct que
toute awtiqn. de « Mv^-Tr," k '?""'/." "'J*' ■>' '» «'^«'it*
m««trai«nt pa, âuxVrlh.. r, ' ,"*"•"* '''' •*" *'*« lui ne per-
« i. cifmat ne .liffj,. ^,„ jV^Tui .1, u pS;i^ d^Ma^^S
su
DiBoonas
•itofe ua le m«me paraUèle, uuf que l'hiver e*t tempjré par lea
prinde, fortto d'épmette. blinohe. et la prfwnee d'nnVti grand*
étendue de oour. d'eau. Le paya offre au»! de pandea quanUt<a
de bon de ohauffage et de construction et d'ewenoet pour lea Bn*
(tn eommeroe, ainii que de l'eau pure en abondance partout.
Un autre fait qui ne le oide en importance au'à l'eii.t«.~.
d'une vaste étendue de terre, arable, d^ ^ ^ntoéeTàZ
nir« W '^k'*' !;*«5»'f « e«t oouverte^i^Cl^ J'é^
nette, blanche, de pin. de. rocher. (Jaok-pine.) et deCpliwi
La valeur de cette ^tégorie d'ci«nce. de haute futaiTon te ^t
rWieZ^^mf ' ' '*" ^""•'^ '"'«"'"dit coL^kZ^r^
riche en venté e.t te paya qui possède des rewouroe. iUimi^ m
P«e.lte. var été. d'e.«nce.. C le di.tricTde^^^S^ «
nord de 1. ligne du chemin de fer Canadien du PaoiZ» m
ç.t,me qu',1 y a au moins, 20,000,000 de cord^ de C p^P.^
160,000,000 ; dan. le district de la rivière à la Pluie 18 OM 000
•embte pas a'ftendre bien loin au deU de la r^ion de part.«e des
««mmK et Lady-Evelyn, ainsi qu'au nord, on a exploré une nme
forertjère où croissent le p.n blanc et le pin rouge de belle qualité,
et on eetune que cette ïone contient troi. billions de pieds de boia.
Les force» hydratHiques.
Jif t"t ""/"^^^''.if « ,^^ ■» pays, qu'il est utile de noter au
pomt de vue industriel, c'est l'existence de nombro de chutaî
S^s^rl" '"^"°" ^' ^""^ économiques, lorsque le paT»
Conclusion.
d'«nlZf '"*"/"' P"' ""' ^'""^' * «" •»"« '«« -««rents groupe,
d explorateurs fussent en mesure de faire une étude approfondi
DB IIB WILFHID LADRIBB $g^
tmtti mxT leun rapport, taat fort modéi«ei. Pour tout réiumer
tm«. f«Uto., K,,t .u ddi d. 16,000,000 d'«!,« et 228.000,000
fciiwi ? ir^: '"•'" ? >"*• °"''°' «OMidérâble. tant de terre.
boiaée. que de terre, m. le, qui ne «mt pi. oompri». duui ce.
«hiffw., m... qu, «ront utili«ble. quuid le p.y. » développe^
La contrée .(tuée à l'«it dn lac Abbltlbl, don» la pro-
vU.ce de Québec, a été exploit à dlverw» reprise. Le.'k-
cleni colon. fronçalB étalent en poB«e«»lon de ce payr .i , »
«!?it IT,,''*''*'.*"*- ^' F'^Sals, »i je ce me trompe,
Tilî^ifif '.''"."" t°^ ""• '« '»•= Abbltlbl, au dlx-neptlèmé
•lècle. Il n'est guère facile, toutefoif^ de w procurer ton.
le. rengeignement» voulu, au sujet de ce pays, dispersés
qu^^^s sont à travers teU de récit, d'exploration ^Tn
nées dernières, le gouvernement de Québec a confié à un
Ingénieur de renom, M. Sullivan, la mission d'explorer ce
pay^ et c'e.t son opinion que M. Doucet, également Iniré-
nleup, a résumée en ces quelques mot. :
.„?^ ?°^rT"' ^T'-^ "^ '*•''«" d» <*«"*» de f« de Québec
•u IjeSaint-Jean), juwju'à la limite occidentale de la prov-inoe de
Québec sur un parcours de 376 mille., la ligne traver» un pay.
propre à l'exploitation agricole, le wl étant surtout argileux.
„'!'*!!'*>''"'*"* de prolonger cette citation, car ce qui suit
nest qu'une amplification de la phrase que e viens de citer.
B^apitulon. : II est établi qu'il est facile de construire ce
f«lnlf ^ 1 -.^.x""!™ '^* montagnes Focheuses, soit par
aux Pins. Il est prouvé que, sur le parcours de ces rivières,
•e rencontrent de riches prairie, comparables, sous le rap^
S^~ » ^^'^•','*f' ^ui meilleures terres des vallées de la
rirtère Bouge et de la Saskatchewan. II est acquis que ce
Pinf L./ ' "=?,"«*/"" ««" par la voie de la rivière aux
Pins, soit par celle de la rivière de la Paix, nous mettrait
en communication avec le célèbre district d'Omineca, juste-
ment renommé pour ses mines d'or. Si ces minesl^tent
\ï'
^ '7,:
f! 1
au
DIlOOUBa
^r I, "ti^i""^ ' *•* '"'*"*• «ont inMce«ibl«. u mi-
neur chargé de «e« ontil.et de «et proyliion» ; mais, ,lu mo-
ment que non» ponrroM y avoir accè., ce* miiie^ prendront
KtendJtP t/w""" ** f tn>n»'onneront en u . nonvean
On^ïf % *•* """"y* ^"* '» '^8'°" ""*•« Wlnnlpeg et
Québec e«t une cône d'argile fertile, riche en bonne. teSe^
Lnt^i^'H.' "^ "y"™""*»"- «t qui offre tonteTleï^î
»0OTce« d n. oeau pay» agricole et indn«triel. Il y a quel-
que» lemaine. à poine, nn Journal qui fait autorité en ma-
I«i™ltf n°n°""*rril'*°*fi '* " ^ '"'^^"^'^'^ ". de Chicago,
afflmalt que cette rr^gion-là eut destinée à fournir au mondé
entier de quoi alimenter l'induitrie de la pâte de bois et du
papier.
«M^V/^i"* de ces fait», quelle est la conclusion qui s'im-
Lhtr^t ffrtTs* t^;"ri"totr° '"^ '^^ ""• «^"^ ">'- -
rt/ilîî'ii'"'*"*,"^'"??"^*"" davantage sur de» faits connu»
de c^cnlsatlon, etles noPveanx établissements marchent à
grande» enjambée, dans la vote du progrès. Des millier»
hK'^f°*V"* "^"^^^ ' ''*• centaines dTmille les env"
hissent d'année en année. Pendant deux on trois généra-
tions et peut-être plus, ces nouveaux colons se livrant il
la production des céréales, et cela, probablement, TT^xelu
^t ™V^' autre culture. Ils auront besoin de tout ceqnl
«mT il' ^ "«^Wes et de. article, fabriqués de tout
genre. Alors, que faut-il faire, M. l'Orateur.- ? Ptnnettron.-
nou» à no» voisins, le» Américain», de »ub^ir aux
d^ir *„nf r?/"'""'^ Tk".'^" construi^ns-non" ut chem"
dofer qui mettra nos fabricants d'Ontario et d.e Québec en
mesure de répondre aux demandes de ces iMipulatlons ?
c^esT-Ll^d^b^ouV ^° r'j;? ""' "''«* to.ls?^'"utr^«;
c est celui du bois d° construction. Il faut à Cis popnlationH
dn bois pour la construction de leurs maisor.s dStation
ment^'r^hor' ?^ 'T ^''"*'' ^* "' *•>« '«"^ ^ktl-'
ment». Ce bois, où se le procureront-il» T Ce n'est cert-»
pas dans la partie du pays qu'ils habitent et qui est le
't^.'.
Dl BIB WILFBID LAURIBB
385
Oiëâtee de lean travaux, pnitqne, dana cette contrée, le
boia de conatructiou manque.
Mala, henrenaemont pour nona, lea aatrea parttea du che-
min, I une qn «e trouve comprlae entre Moncton et Québec,
et 1 autre qui traverse les montagnea Bocheuae», «ont ri-
cbea en easencea dt tout genre ; et dès que le chemin
•era en exploitation, Il s'établira un commerce Important
entre toutes les régions qu'il traversera. Ce n'est pas tout.
Il y a un autre genre de commerce qu'on semble mettre en
oubli ou passer sous silence à l'heure qu'il est, quoiqu'il
soit de la iilus haute Importance; c'est le commerce de»
beatlaux. J'ai à peine besoin de le dire, les plateaux des
montagnea Rocheuse» sont peut-être aujourd'hui le» mell-
teurea terre» à pâturage d i monde entier, et les troupeaux
de bestiaux domestiques dans ce» districts à pâturage de-
viennent aussi nombreux que l'étaient jadis le» troupeaux
de bisons. Il faut à ce commerce un débouché vers l'océan
La nouvelle ligne, si courte, si directe, et favorisée par le
cllma. du pays qu'elle est appelée à desservir, est une ligne
Idéale au point de vue de cette grande Industrie. L'expédi-
teur, quand il débarquera se» bestiaux à Québec, à Saint-
Jean ou à Halifax, se trouvera en mesure de réaliser le vé-
ritable idéal du trafic, puisqu'il pourra le» transborder Im-
médiatement sur les vaisseaux, sans perte de polù».
n €»t une autre considération, encore plus Importante à
certain» égards, c'est celle du commerce avec l'Orient
Toute» le» nation» se disputent le commerce du Japon et
de la Chine, et 11 n'y a pas un pays aussi bien situé que le
Canada, pour l'accaparer.
Il suffit de jeter un coup d'oeil sur la carte pour com-
prendre que la route, d'Europe aux ports canadiens, est la
pms courte de toutes les routes ouvertes au commerce euro-
péen. Etudiez le tracé de la nouvelle ligne et vous consta-
terez qu elle est la plus courte de toutes celles qui traver-
sent le continent américain. Etudiez sur la carte la route
de Port Simpson k la côte du Japon et vous verrez qu'elle
est la plus courte de toutes les lignes entre ce dernier pays
et le continent américain. Toutes ces considérations nous
ont convaincus du devoir Impérieux de ne pas temporiser
SM
DITCOUM
mal» de poorroir Immédiatement à la coutractlon d'un
chemin de fer comme celui que je Tleni d'indiquer, «'Il noa«
eat poMible de l'obtenir à des conditions raiionnablea.
Maintenant, Je dois communiquer à la Chambre le teste
même de* •tlpulation* relatives à l'établlMement de cette
voie ferrée. AmU et advertalres «eront fort étonnés de leur
incontecUble excellence on Je me «eral trompé étrange-
ment. Avant de flnlr, J'anral l'honneur de déposer sur le
bureau le contrat passé entre
Sa Majesté le roi, représentée «u Cansda, pour le« fin» des pré-
sente^ par l'honorable William S. Fieldinjç, ministre intérimaire
des Oheminj de fer et Canaux, d'une part, et »ir Charle» Rivers-
Wilêon, C.B., G. CM. G.; le trè. honorable Lord Welby, G.O.B.,
John A. Clntton-Brook, Joseph Priée, Alfred W. Smithers ; tous
de la ville de Londres, Angleterre ; Charles M. Hays, Frank W.
Morse et William Wainwright, tous de la ville de Montréal, Ca-
nada ; et John Bell, de la ville de Belleville, Canada, représen-
tant aux présentes la compagnie dite " The Grand Trunk Pacific
Eailway Company ", compagnie devant être constituée en corpo-
ration par acte du parlement du Canada & sa session présentement
en cours, et agissant au nom de ladite compagnie, d'autre part.
Je dirai tout d'abord que d'après une des premières
clauses de ce contrat le capital-actions du Grand Tronc-
Pacifique, fixé à 176,000,000 par le bill dont la Chambre est
aujourd'hui saisie, sera réduit à 145,000,000. De ce capital
de 146,000,000 il sera émis pour $30,000,000 d'actions pri-
vilégiées et pour f26,000,000 d'actions ordinaires. J'attire
tout particulièrement l'attention sur la caractéristique de
ces actions ordinairea II est stipulé que ces $28,000,000
d actions ordinaires devront être entièrement possédées par
le Grand Tronc lui-même. Lorsque les promoteurs du pro-
jet du Grand Tronc-Paclflque entrèrent en pourparlers avec
nous dans le but d'en arriver à une entente au sujet de la
construction de cette ligne, nous leur avons dit, quelque
puissants et responsables que fussent les intéressés dans
l'entreprise, que nous n'entendions pas traiter avec eux
séparément ou individuellement ; que rien ne se ferait s'ils
ne réussissaient à déterminer le Grand Tronc à s'intéieaser
^.Ji^^sr^^é
M aiR WILFRID LAURIER
nn
2!?^ *'*?'*'*• '"■ ***** compagnie est établie depuli
vi^îPr L'^u*"".* ''*" province» de Qnëbei et d'Ontario.
Voilà le réiultat de cette première convention enti* "^
membre, de la compagnie et nou«-même«.
Le préambule du contrat le Ut comme tuit :
Attmdu que ai l'on considère l'aocroiMemcnt de U population
et le développement «pide de la production et du commerce du
Mamtoba et de. Territoire» du NordOueet, la grande étendue de
torrei fertile, et productive, rwtée ju«iu'aujourd'liul «an» moyen
de communication par chemin de fer, de même que l'expansion
rapide du commerce et de. échange, du Canada, il en de l'intérêt
du dit payi que, pour assurer la rapidité et l'économie des
«dian^ entre la partie orientale du Canada et le. territoire,
situés a 1 ouest des grands lace, il soit construit et mis en œrvice
une grande artère de communication par voie ferrée traversant le
Canada d un océan à l'autre et sise en totalité en territoire cana-
dien, ayant pour objet d'ouvrir et de développer la région septen-
trionale du Canada, d'aider le progrès du commerce du Canada i
1 intérieur, et de faciliter les échanges par voie des port, cana-
diens.
La danse 2 répartit la ligne en deux divlBlona — la dlvl-
Bion de I e«t, depuia Moncton jusqu'à Winnlpeg, et la dlvl-
«Ion de I ouest, depuis Winnlpeg jusqu'au littoral du Paci-
fique. Une antre danse répartit encore la division de l'oneit
en deux subdivisions : celle des prairies et celle des mon-
tagnes.
Comme je le disais il y a un instant, c'est notre désir que
le gouvernement construise la division de l'est, depuis
Moncton jnsqn^à Winnipeg, mais le Grand Tronc devra
1 affermer et l'exploiter. Il est aussi convenu que la divi-
sion de 1 ouest, depuis Winnipeg jusqu'au littoral du Paci-
fique, sera construite, possédée et exploitée par le Grand
Tronc-Paclflque.
Il serait peut-être à propos, avant d'aller plus loin, de
faire connaître à la Chambre les stipulations respectives du
f^nvernement et de la compagnie par rapport à la construc-
tion, à la possession et à l'exploitation de la division de
t ^:'.^
3S8
DiaooDia
buïn ooiftL*r* ■* ~'»P'*»"»'»»t P'M 1«Sment II «.? éu
ou *n conti»t qae le Kourernemeat ganuUra 1m obUn.
tlon de la dirLlon de l'onett. Jiuqn'à concurrence de. trol.
r«t !„ 1'°*^* "" '•'!!""' •** '"• •« ««Pon-blllté ne de
mÔn.i!^J''w ^ et WCOOO par mille de la .ubdlvUlon de,
™JÎ »??*"• ^"'•' «'«"'Mdera.t-on, si le gonvemement ne
garantit que le. troi. quart, dn co4t de la con.tructlon
AX?*i? compagnie «> procnrera-t^lle l'an^ quart f
A cela je répondrai qu'il e.t .tipolé au contrat que la com-
pagnie .era autori.ée à émettre une deuxième ^le d'obH.
gatlon. qui .eront garantie, non par le gouv^raernent mal,
i" ]'*!£!*'!"• ~«P»Iΰ'«' dn Grand Tionc. Ce°te clanie
«on de louert 1, oompagnie .'engage par le. présenta à faire
& nT f^TlT P" '* Compagnie du Grand T«,no du
«r.î™ ,'?^ i" ,'^'5*~?!*. ^*''°' •" 1« "^tot requia pour 1,
m IhoDB de dollar, requ.. pour l'équipement primordial, qui ^i
exigé, de la compagme par la clanae 22 du prfuent .-nn^rat, et la
compagme pourra «mettre une série d'obligation, à A.o garantie,
comme .u«J,t par la dite Compagnie du oîand Trono duTânad"
et devant conrt.tuer une charge de deuxième rang sur les biens
f^oWi«»rrrt.I'-'l'^ ^«.présente, etZe subordonr*^
n!^» ^^iT ''"°' ' *»"«"<»i doit être garantie par le gouver-
^J," ^'*^* bewin d'Insister sur l'Importance de cette stipu-
la i? ^! 1»,P"^ de la compagnie : elle met virtuellement
la garantie du gouvernement à l'abri de tout riMue L'Etat
n avancera pas un seul dollar. Nous prétons notre crédit et
n^^r^ T\.^\ '"^'' •>"* """^ Karantissions les trois
quarts dn coût de la construction du chemin, à ces obll-
y*
,^F *î«K2rnr
à -»_
DB HIR WILPBID LAURIBH >■§
<le ».« à e. .ujet la cU„J:;^i'Z'„"?^t?" "" "" '^""'"''
ord.n.i. de. chemin, de fer^I^anf ,." daS^'lT.!*"
rh^Jh»"*^"'' ^ ^°'" maintenant appeler l'attention de la
Chambre gur une autre clause importante. Noua prenonî
oU?"" '^ «f"*""' '*■ oWlgatlonV. Mal. qaelïe wrtë Se
f»t^i° «nroni-nou. î Voilà une quettlon qui Teit ^«„!
Importance et j'y répond» comme suit : iTchemln^e de
^. Winïï,^ 't '""ÎP-K"'" I» «rand Tronc PacSq'»"! t
pnl» Wlnnlpeiî jusqu'aux montaeneg Rocheuses devro «t«
en tous points l'égal de la ligSe déjà cons^iiteTar U
compagnie du Grand Tronc entre Montréal et Crontô:
M. MACLEAN : Sera-til à double voie 7
i4 Sî^p^^'«™^ -■ ^'*"'"°™'"^ ''^^'' («• ^-
nn.u'^TêtT.^^^^'l^Ti™'*''' '"»" l" P-^eVtL e^llsZ
bUMtZ !l? '"'«'■P'^**» d« f'So» 4 imposer à la compagnie l'o-
ougïtion de conatmire un chemin ds f.- h Aoiihh voie » "" "^
SM
DltOODM
" Araat que le tcmp* en eoit Tenu ", poami»}e ajouter.
Malotenant, demanden-t-on, quelle leni la reaponsabiUM
dn gonTernement T Quelle eera m part de contribatton à la
conatructlon de ce v < jiin de fer T — car 11 devra 7 con-
tribuer. La part de contribution dn gouTemement conali-
tera ilmplement dam . t'ement de l'int<Tét pendant un
certain nombre d'anu' /• '.â eat stipula que le montant de<
obligatloni lera remt i.<able dans cinquante ans. Le* wpt
première* année*, (^ei le gonremement, et non la compa-
gnie, qui paiera l'int^rAt, dont le taux eat txé A troia pour
cent Au bout de aept ani, le paiement de l'IntérM aéra à
la charge de la compagnie ai le* recette* du chemin a'tflè-
Tent A troi* pqnr cent, linnn il sera encore A la charge dn
gouTememenl. Miiii an bout de troi* an*, la compagnie
remboursera le gouvernement de tout ce qu'il aura payéi
Il eat néceiMiire que Je faaae connaître & la Chambre la
clause ménif qui porte sur ce point :
Legoukfruement paiera aur un n> <tant d'obliftationi £gal an
principal dea oblifrationa par lui garanties par rap[>oi t à la ouaa-
tmotion do la iubdiriaion dei muntagnea, l'intérêt dâ dana le«
aept première» annéea i compter de la date d'êmiaaion dea ditea
obligationn, et il n'aura aucun recours contre la compifpiie pour
le remboursement de l'intérêt ainsi payé. Après l'expiration de
la dite période de sept années, la Compagnie éera en prcmiçr
lieu reapmsable du paiement du dit intérêt, et dans le cas où
elle ne paierait cet intérêt ni en tout, ni en partie, le fîonvcmement
le paiera lui-même et retiendra les coupons le repréi'entant, et
tous les deniers ainsi payés par le (çouvememcnt en rai"on de sa
garantie, soit comme principal, soit comme intérêt 8Ur les dites
oblif^tions, seront présumés payés en extinction de la responsabi-
lité du gouvernement, mais non en extinction de la responsabilito
de la compagnie à l'égard de ces obligations, H les deniers ainsi
payés par le gouvernement continueront d'être une charge se rat-
tachant à la dite hypothèque à donner pour assurer le paiement
dea dites obligations garanties ci-après mentionnées, et le gouver-
nement sera subrogé en tons les droits des détenteurs des ditea
obligations dont il anra acquitté l'intérêt ou le principal ; et par
rapport il tons deniers qu'il aura pu ainsi verser, il sera absolu-
ment dans la position des porteurs d'obligations restées en «onf-
DM IIR Wll.raiD I.AI7BIKH
Ml
inno» jtuqn'à eonourreiio* tk» noiunira aiiui ptjréra par la gou-
Tcnwment, lauf U rwtrietiou «t l'cxcrpt i»n mniiioiuiéei el-iprt*,
■avoir. Pendant la périoda de trois ani luivant colle do lapt ana
plui haut mentioniWSo le gouTcmnnrat ne pourra exercer aucun
droit de forfaiture ou de vente contre la compagnie, ni prendra
pOMoeaion du dit chemin de fer ti le défaut do la compagnie M
fwme i l'omiMiou de payer durant la dite pf'TioAe de troii au l'in-
térit lur un montant d'obligation! égal 4 celui du principal
garanti par le ff . -emement pour la construction do la dite aub-
diviaion dea monikgnet ; maii toutea lea aommei ainni vrrtéet par
le gouvernement leront rembouraéea par la compagnie de la
maniire suivante. A la fin de la dite période de troia ana le mon-
tant total ainiii payé par 1« gouvememcnt sera capitalisé et rem-
boursé par la compagnie au gouvemonient avec intén't de troie
pour cent par an, ou la compagnie pourra, à son choix, rembourser
la somme en quarante versements égaux et annuels avec intérêt
an taux anadit, ou donner au gouvernement dea obligations pour
le dit intérêt au taux ausdit : dana tons lea cas, l'intérêt aimii capi-
taliaé et lea obligationa à être ainai donnéea, s'il en est, continue-
ront d'être garantis par la dite hypothèque consentie pour assurer
In lembouraemcnt dea obligations garanties par le gouvernement
«t dont il est queation ci-aprèa, et la dite constitution d'hypothKqne
contiendra lea atipalationa voulue* \ cet égard.
M. gPKOULE : Cette clancc ne a'appUqae qn'anz lubd'.-
Tiaiona dea prairies et dea montagne* 7
Le PREMIER HINIfSTRE : Ont. Qnellei «ont mainte-
nant lea atipalationa par rapport à la division des prairies f
II est établi que la compagnie devra pa]«r l'intérêt des
obligations émises ponr pourvoir à la constraction de cette
diviaion ; le gouvernement n'aura rien à payer de ce chef.
Quelle responRabilIté fera peser sur le gouvernement la
construction de ce chemin de fer depuis Winnipeg jusqu'au
littoral da Pacifique ? En iiupposant que la partie qui tra-
verse les montagnes ait 600 milles de long, il faudra |18,-
000,000 pour la construire, et le chiffre total de l'intérêt
pendant trois ans sera de |3,7S0,00O. Voilà toute la res-
poniiabillté assumée par le gouvernement par rapport à la
construction du chomin de fer depuis Winnipeg jusqu'au
littoral du Pacifique.
U
8«3
DIIOOVM
— fîT"" "••'■♦«»•■« * '• «UtUIob de iMt. IJ Mt MlpaM
on «II* MM exploitée par la compapile en Terto d'nn bail
Comme la compagnie doit alTeraier à raieon de troi» poor
^nlJÎ^Ï»!! ''^'"'" '■' '" •''"" ■""» ••""»• lOMtVuit
Bona-méme., nou. aron. cm mr,. .Io lni ,M-rmett«. de «ur-
Telller romme n<>ui le* travaux Ut- lonatmctloB. Voilà
pourquoi il eat dit daaa la clanae 7 que :
Afin d;u.urer pour U protection <1« 1. coropiMjni, «n « qu.lii4
del<«âl..rc d. 1, ,l,v.«on «t du «lit chen.iu de fer. I. oon.t/uctio.
feonomique du dit chemin do fer a«n. de. condition. UiIIm ane
lexploilation .en pui«o faire .t«> 1, plu. g„nd .ruiti*., il^e.»
par le. priante, convenu que le. d«i. de la «m.tructik« de la
divuion «t «ront »um>. à l'approbation .1, la compagnie aranl
que 1 on commence le. travaux de conrtniction, et que lea diu tra-
vauJt icront exfcut*. «n i^onformit* de. dit. devi. et wront wumil
« la .urvcil ancc, à l'In.pection et h l'acceptation <ie l'inflénienr
en chef de la compagnie ; et, dan. 1« ca> de d^Mceord entre oea
ingénieur, quant aux devi. ou aux travaux, le point en dtapnte
aéra dfcidé par le. dit. ingénieur, et un tier» arbitre 1 être ehoiii
de la manivre réglée par la olauM quatre du préMnt contrat.
Loraqne le chemin sera terminé, la compagnie l'afferaiera
et noiia paiera un loyer annuel repréaentant trola pour cent
du coût des travaux de conatruction, quel qu'en pnliw être
, ^^ . •. ^*" »"Pnl«tlon» relatlvea au loyer à payer ou ù
la déduction à faire sont les mémea que pour la divialon de
I oneat. Pendant sept ann^a la compagnie n'aura paa de
loyer à payer ; pendant lea trola année* qui aulrront, ell«
aéra tenue de ver«..r loa recette* et le. péage» du chemin
ail. .élèvent à trois pour ont ; s'ils ne s'y élèvent paa,
I écart entre les recette, pi-^iie. et le* trois pour cent sera
capitalisé, ajouté au coût den travaux de construction et la
compagnie en paiera l'intérêt. Ici encore, le gonvemement
n asBume donc pa* d'antre responsabilité que et ile de paver
iwndant sept ans l'lntéi*t du coût de la cnstrucUon du
chemin de fer depuis Moncton jusqu'à WInnipeg. I^ gou-
vernement aura à pay«T, en tout, par rapport à la con.tmc-
«on de cette ligne depuis Moncton jusqu'au littoral du
Pacifique, environ f 12,000,000 ou |13,000,000. Eh bien ' M
rx
DB ■» WtUPBIO LACmM |||
'"?*'.*"'• I»'»» Cl' iw 118,000,000 tu IM» ? nwt t «^
tOM IM fr«l. d« conitriictlon d« ce cbrmin
J arrlTe malotpntnt »ax obMllon» que Je lia «or I. «»....
1™ 1^1 ' '''^^«•""Im.iil.ll., p„ur croire ,,ue I, cZZlll
noua ..on. âu in^orlro-lu' ZnlTi.V.X .Tant' """'
.. il^tl]"" ''"'• *«''""~' ~°'~'' '" ""P"'«tion. ordinaire
(6) R<«erTer au /(ouvemement le droit d'accorder .1m ™..^!.
dJIr^t? «°"^^"'--'- - «««'«i -ux'droi;, a.' zs
Driltai^'IT™ '" 'W«ve™emen, 4 régar.I .!« ,on droit de pro-
ie D«^„T7T J-"^' '" '^""' ''* «'""'''"ion et de traction «ur
le parcours de la diruion onMt on d'au- J- ^— »■
■-- - —^ -t-r — (jartics, SUA
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MKiacon •oowTiM mr omit
lANSI OM ISO IJSI CHAH! No. J)
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1.6
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('18) *8Ï- OiOO-Phoni
(716) 288- S989 - ro>
rofii 1 *B09 US*
3A4
DISCOURS
terme* et oonditiona dont il pourra i:re convenu entre le gou-
vernement et la compagnie ;
(d) Assurer à toute compagnie qui d&irera en faire naage le
droit de circulation et de trantion sur le parcours de la dite divi-
•ion ouest ou d'aucune de >ee parties, aux termes et conditions
dont il sera convenu entre les compagnies, ou, au cas où elles ne
s'entendraient pas, aux termes et conditions qui paraîtront justes
et équitables au gouvernement ;
(a) Assurer à la compagnie le droit de circulation et de trac-
tion sur le parcours du chemin de fer l'Interoolonial ou d'aucune
de ses parties, aux termes et conditions dont pourront convenir le
gouvernement et la, compagnie.
•Ainai, grâce à cette convention, un train de l'Intercolo-
niai pourra se rendre directement de Saint-Jean ou d'Ha-
lifax à Port Simpson, un train du Orand-Nord ou du Cana-
dian Northern pourra prendre cette voie À n'Importe quel
endroit et se rendre jusqu'aux provinces maritimes. Sur ce
point encore, nous avons donc pris toutes les précautions
possibles, et je suis fermement convaincu que les stipula-
tions de cette clause donneront pleine satisfaction au
peuple canadien.
Je reviens à la question de l'intérêt. On dira peut-être :
" Vous avez stipulé qu'à sept années près la compagnie sera
tenue de payer l'intérêt du montant des obligations tant
qu'il ne sera pas remboursable ; mais qui vous assure que
cela se fera ? " Je vais maintenant faire connaître à la
Chambre les mesures de précaution que nous avons prises
à ce sujet :
Pour les fins déterminées ci-après dans la présente clause, la
compagnie pourra et devra créer des hypothèques à des ''déi-
oommissaireo ainsi qu'il suit: —
(o) Une hypothèque qui constituera une première charge sur
le chemin de fer, l'entreprise, l'équipement et les biens, les
recettes, droits et privilèges de la compagnie, y compris tout l'équi-
pement et les biens que la compagnie pourra ci-après acquérir
(mais à l'exception des embrardiementa de plue de six milles de
longueur ou des recettes en provenant et des privilèges s'y ratta-
W^.."^!-
_»... •"'tertio
•*i^..
D> MB WILTKID LAUHIEB 355
.n. l' k°* hypoliêqne qui «era une charge de deuxième ordre
wr le. bjejw couvert, par l'h^thèque prt^e au Mrà«.pho 36
(«), «uf le matériel roulant comthuanj l'équipewn Tla diW
«on e^t, pour assurer le remboursement deVobliRation, n ue do t
g«u.t.r comme susdit 1. Compagnie du Grand TrLTu cTnal
UtiôL P^ hypothèque qui grèvera tout le natériel roulant oon^
U r.il^^^l'^r'" ^^ '" ^"'r^ i'"«'«dia<en,ent à laTuit^dt
l^arge feoncée au paragraphe 35 (a) pour garanUr au «m-
e«^ leatretien de cette division en bon état et la continuité de
^.^l'V*'^ '""'" '''°°' •"P"'^ »"« hypothèque spéciale
dl^n. nnl t", '=''°*"î'»<''!J« comprgnle à remplir 1^00!
re«?ol^?l,i^""K* "fP*;'^»' «"rtont en ce qui concerne
™ /.i l^fl °.^î '^'■*°'*'' ^* '«'■• ï*»*»' «lemandera-t-on, cela
ht^iïï^'''^^^.'"»*^'^^' '""'«nt «t»nt déjà grevé d'une
hypothèque de |6,000,000, cette nouvelle BtipulaMon aura t
eUe vraiment pour effet de forcer la compagnie ù tenir la
promesse qu'elle a faite d'exploiter le chemin î
l'h^^thèo^n^dn^n?- ''•** ^°t~P'^«*. beaucoup mieux que
mWtâSt i1.XfàTx7.o K'T.èm^/°,Ta^^^^^^^^
chemin que le gouvernemenrdX)ntario S w^ "" '*'
11
366
DISCOCBS
Compagnie du Grand Tr<mc a nn intérêt Immenie à at-
teindre la fertile région de* prairie*. A l'heure qn'il eat elle
prend tout «on trafic dam les provinces dv QuélMc et d'On-
tario. Elle ira prendre le« marchandiiea à Toronto, à Mont-
réal et dan* les autre* centre* de l'e*t pour les transporter
à North Bay, de Morth Bay à la nouvelle ligne par la vole
ferrée que le gouvernement d'Ontario est à faire construire,
tnui* elle le* dirigerr ver* la division des prairies. L'intérêt
qu'elle y a est manifeste. Force lui est d'exploiter ce che-
min, «an* quoi el!. n'aurait jamai* *igné ce contrat, qui lui
confère bien le privilège de transporter vers l'ouest le* pro-
duits de* provinces de Québec et d'Ontario, mais h la con-
dition expresse qu'elle n'erpioitera pas seulenent cette di-
▼i*ion-lÂ, mai* toute celle qui se trouvera comprise entre
Moncton et Wlnnipeg. Comme elle ne saurait manquer à
ses obligations dans l'est sans se nuire à elle-même dan^i
l'ouest, il s'ensuit nécessairement qu'elle ne peut pas s'écar-
ter des conditions que nous lui avons imposées.
Les tarifs et péages ont fait l'objet d'une autre impor-
tante stipulation. Il est dit dans la clause 39 que la r^le-
mentation des tarif» et des péages relèvera directement du
gouvernement ou de la commission des chemins de fer
lorsqu'elle aura été formée. Nous avons songé un instant
à suivre l'avis de mon honorable ami l'ex-ministre des Che-
mins de fer et Canaux (l'honorable M. Blair) — avis donc il
a été question dan* l'échange de correspondance qu'il y a
eu entre lui et moi. Mou honorable ami désirait que non*
fussions admis à partager les profits provenant de la divi-
sion de l'ouest, mais au lien d'obliger la compagnie à nous
verser une partie de ses profits lorsqu'ils auront atteint un
chiffre raisonnable, nouR avons décidé, après mûre délibéra-
tion, de les employer de façon ù provoquer une réduction
des tarifs.
J'attire maintenant l'attention de la Chambre sur un
antre point caractéristique de ce contrat. Comme il est dit
au préambule, c'est dans le but d'assurer le passage du
trafic par les eaux, par les routes canadiennes, que nous
avons signé ce contrat, et nous avons à cet effet Intéré dans
la clause 42 une stipulation spéciale qui se lit comme suit :
-^TT^p^!»^''^^::::!^
DB aiB WILFRID LAUIIIBII 3^7
ponant du «mmw» !„ c^^Th. .m i* d'encourivo,. 1„ d^velop-
du Omad», tr,n.port« p«r U tS,.!^ » deitination d'endroit»
in^riour. du Canada, etlolourifdl^"'"" °" ™'™ '<« P»"»
do.tm.tion, no .era JT^nH P°""/onKine au point d-
port, cuudien. que par «ïlë C'^''"'/'*'^ P»' '' ^"î" ^^
tonte, le, mai^hkndiC loPMue l'«^?" ^^'t^"». ^t que
•P<ciJementune"trn;nn»* f*^'**"! "« «"«««"«'a pas
du Canada "' """" «™°»POrt<e, aux port, de mer
.fft™tUL^^c^':î^;■tbu':^:■««''^^p^". •"«' «>«» toute
«illera, direotemen^ oTin"[SZf ' ! ° *°«'"'««~ "i ne con-
d'antre, route, que «lie. .«^KjL.T'^r' d« « fret par
«•apport., elle fera de bonne foi tZ^^ - « ' °"" "l™' "o"' ««M
le. condition, auxqueU^ri'aide ^h^o ' ? •' P"""' P"" ™"P'ir
pour développer le conSe,^ p,?t tî '"' «" ««<»rd«e, savoir:
port, de mer du C.nadT '^ °'*° «"««Ji^-ne. et par les
don. bel et biea fkire W.°cter ,°fi *'° ^f, "'""' ^''t^''-
a Chambre «ur une ant^'^timl î T"" ' «^tt^nOon de
imposons à la Compagn terobUe^t nn^''^'°°^ "^ ■">»'
extrémité, de la liene g„r 1 Af.„'^*- " **" '"""'''• ^n» deux
bien que sur le 8a?ntC^u '""«'s'ieV^ "''"•^"'3"^' ^"«*'
an commerce. "'u"?"!, tous les navires nécessaires
™m.r'r^:;ïa^t7"-ê-y?-ir de, raccorde.
navire, qu'elle achètrouTftétr^t^Ô ?f^''"%'"' ™»y«" <<»
«ou, le rapport du tonna«^ m *, 'Il ^J ^ÎF""^ *'" «nffisant,
~ cHar^r du tran.portVfrl? d^t^l^ It^ŒT:^
I
3tl8
Diaoouu
retour, à teli port* de mer du Cuu Ja iur I« dite Hune de obemin
de fer ou aur U ligne du chemin de fer l'Intercolunial, lelon qu'il
lera convenu de tempe i autre, et U compagnie ne lUitoumera pta
ou, autant qu'elle le pourra légalement, emptohora qu'on détourne
Tors lea port« de mrr en dohora du Canada, aucun fret qu'elle
pourrait légitimement contrôler, tou* prétexte qu'il n'y a paa
aaaez de navire* pour transporter ce fret entre le* port* de mer
du Canada.
L'honorable député de Comwall et Stormont (M. Prlngle)
ne manquera pas, j'en sali sûr, de faire bon accueil à cette
stipulation qui oblige la compagnie d'acheter toutes ses
fournitures au Canada.
J'appellerai maintenant l'attention de la Chambre sur la
dernière des stipwlatlons que Je m'étais proposé de lai
signaler aujourd'hui. La voici :
La compagnie aéra tenue de dépoeer entre le* main* du gou-
vernement, dans Ica trente jour* oui auivront la date de la aanc-
tion de l'acte oon&rmatif du présent contrat et de l'acte oonati-
tuant en corporation la compagnie ci-après désignée, cinq millions
ib ûollars en argent ou en valeurs admiMi de l'Etat, ou partie en
argent et partie en telles valeurs, au choix de la compagnie, à titre
de garantie, pour assurer la construction de U division ouest et 'e
premier équipement de toute la voie ferrée ainai qu'il y est pourvu
par le présent contrat.
Tels sont les points saillants du contrat qne noua avons
passé avec la Compagnie du Orand Tronc-Paciflque. Com-
parons-en les conL f ^oW^»
de ce problème; que, vu l'approche d'une élection générale, ilva-
ÎÔir.°T '"?,"?" "'"*• '^', «^«>'™«°t. «lor. que la reprfen™-
L'élection eut lien et, le lendemain ou au8,itôt que cela fut poe-
sible, nou, priâme, l'exécutif de. territoire, du Nord-On4t dC
S df,"-""''' '^'"^Z' P"" ''''""^'"'™ '^'^ ''°"» "^ui^t^u
SL ?' ^"' ««"" Pf^'ent* afin de leur ouvrir le. porte, de la
M. Haultum le premier ministre de. Territoire,, et de M. Bulyea,
un de ,e, col ègne,, et notre bonne étoile a voulu que nou, euJon.
^ZZVT^T "'^ T- ^""^ "^'^^ »"'«'«» la fortune Se
!î^ n ^« Jf""»''«»; «'.a»j™«l'hui c'est, à me. yeux, un bonheur
et un privilège pour moi de présenter ce bill à la r" ,Jibre
tôt «tTT.T' '"."•«P.rî'"^» -l'étudier le problème, il devint bien-
tôt éviden , du moin, il me semble, qu'il y avait quatre queetiong
qui primaient toutes le. autres. A part ces qu.tr. «u^^t?",? àn^
DB 8IR WILTRID LAURIKR STV
quelle*, j'en triis la ferme conviction, '.e Parlement et la popula-
tion du Canada t'intércMeraient profondément, les autrea étaient,
lelativement, d'une importance aecondaire. Premièrement : com-
bien de provincet fau^il créer au Nord-Ouoat — une, deux ou
plua t Deuxièmement : à qui doit appartenir la propriété des terrea
publique! I En troisième lieu : quelle devra être la aituation finan-
cière des nouvelles provinces ? La quatrième question, qui n'était
certainement pas la moins importante, était de savoir quel aystèmo
scolaire il fallait, non pas établir, puisqu'il existait depuis long-
temps, mais maintenir dans les Territoires.
NOMBRE DB PB0TINGB8 A ftTABLIR.
J'examinerai l'un après l'autre chacun de cea problèmes. Le
premier, comme je viens de le dire, nt de savoir combien de pro-
vinces il faut admettre dans la confédération. Chacun sait que la
superficie des différentes provinces du Canada est loin d'être la
même. L'île du Prince-Edouard a une étendue de 2,184 milles ;
la Nouvelle-Ecosse comprend 21,428 milles ; le Nouveau-Bruus-
wîck, 27,985 milles ; Québec, 351,873 milles, Ontario, 260,863
milles ; le Manitoba, 73,732 milles, et la Colombie- Anglaise, 372,-
630 milles soit une superficie totale de 1,110,694 milles pour les
Hept provinces du Canada.
Or, les Territoires sur lesquelles la législature exerce présente-
ment son domaine et sa juridiction ont une étendue à peu près
égale à celle des sept provinces du Dominion. Celles-ci je le répète,
ont une superficie de 1,110,694 milles, et voici quelle est l'étendue
des différents territoires :
Milles.
Âsainiboïa 88,879
Saskafchewan 107,618
Albert» 101,883
Athabaska 251,965
Mackenzie 562,182
Total 1,112,527
Soit une ftendue un pc plus grande que celle des sept pro-
vincp? canadiennes rénnies. \insi que je le disais il y a un instant,
31
880
OIMOUU
"ier miniatro pS-n ï^' '"'"" i"^'» «^u pays l'honorable pr<
Sir WILPRID rAïTRIER • t .
.^^ â
Imo tuperfloie. En
«uoonp i 1, rtpu-
" de diverse grui-
'oumoinigrendt
" ~J pu un m«l
,1" '> n'y â pu de
«»ow PB, ,flr,i„
'. diriiçer le cour»
lent, autant que
^nent, il e,t im-
one province do
ire, du climat et
'«•iser en deux :
>*ion un au «ud
)Ti8oire de Mao-
"""«le du eonti-
e«t assez; assez
I qu'elle est im-
et son sol trop
' 'iohcsse» mi-
»• tTn jour ce
■ Mais l'expé-
"e le sol n'est
» soit habitée
«sons-noH» de
', le pays est
Dnorable pro-
de défflarca-
rt provisoire
lèle de lati-
We absolu-
nt n'ust be-
ros qui ont
I déversent
DE aiR WILPRin LAtTRIBR
881
r
IS dans la baie d'Hudaon. Chacun sait que la vall£p de la Saskatche-
' W wan égale en fertilité la vallée de U riviiïre Koiik», rt que ces deux
■ bassins renferment les pins beaux champs de blé du monde. Nous
9 nous proposons d'accorder l'autonomie non pas à tous \m Terri-
■ toires, mais à cette \ trtie du pays qui s'étend depuis la frontière
■ des Etats-Unis jusq à la frontière qui sépare le district provisoire
2 de Mackenzie de celui d'Athabaska, o'est-î-dirc jusqu'au COr paral-
'M lilo de latitude nord.
La première fois qu'il nous fut fait des ouvertures, on nous pro-
posa de créer ime province qui s'étendrait depuis la frontière amé-
ricaine jusqu'au 57e parallèle, o'est-à-dire, jusqu'à un endroit situé
un peu au «ud de la frontière des districts provisoires de îfacken-
zic et d'Athabaska, mais nous avons cru qu'il était préférable d'in-
clure dans les limites de la province tout le district d'Athabaska.
La raison do cela c'est que, bien que l'Athabaska no passe pas pour
un pays fertile et que la partie est en soit stérile, l'ouest, la vallée
de la rivière de la Faix, vaut le bassin de la Saskatchewan et se co-
lonise rapidement. On y voit aujourd'hui deux moulins il farine
alimentés exclusivement par le blé récolté dans la vallée de la ri-
j^ vière de la Paix. îfous avons donc résolu d'inclure dans les nou-
3 vclle» provinces le territoire compris eptre la frontière des Etats-
g Unis et la ligne qui sépare les districts de Mackenzie et d'Atha-
baska. La superficie des deux provinces sera d'environ 550,345
milles carrés. A nos yeux, ce territoire était trop vaste pour ne
former qu'une seule province, vn la superficie des autres provinces
dont la plus grande est la Colombie-Anglaise, qui couvre une éten-
4ie de 372,000 milles carrés. Québec vient ensuite avec un terri-
toire de 351,000 milles carré» En le partageant en deux, nous for-
mons deux provinces ayant e ne une étendue do 275,000 milles
carrés en chiffres ronds, c'es jire égale à la superficie do la pro-
vinccd'Ontario. Si quelque député consulte la carte géographique,
il verra que nous avons choisi le quatrième méridien pour frontière
provisoire, ce qui, selon nous, donnera aux deux provinces un terri-
toire d'une égale étendue et à peu près la même population. On
estime que les deux provinces renferment aujourd'hui 500,000 ha-
bitants. Nous n'avons pas de données exactes, mais nous pouvons
accepter ce calcul en toute confiance. D'après le recensement do
1901, les territoires possédaient une population d'un peu plus de
lt)0,000 âmes.
osa
UIKODU
View de rhonor.bIe Vr^';''^''' PI""". » " «ujet. un inter
nitob.. Je me peme«;.?r!?UH™ n ," «?"^'ir'"°"" '^'' M.-
mieux faire compZdre à I, 01.^^?'"^^' ,^; ^*^' •«» d"
". poin. de lui .i^.,er;n'i^di:;iî ^tf ir^iî,::"' •-
me:t?."^xrird':T.toîu'u;^ i!- ""^"«.- -^p-e-
>wn]er noa frontièrB. ... ™„* P°P"""'oo a» notre provhce «fin de
qu'à u frontir'it„7rr.Te' jr'?A h.'^b^r' *''"''*"• ''ï-
«»»re a inclure Fort-Churchil I. J.Va iV' •" •""<"• «^e »>»•
•f~«. Oettedemuidedëu Mrtd,. M '^^'r " '• *^''<>i~
tur. et qui .ièg. m«nS luParCr, ?2^'^'"f '''' '' '^"'••
projet de réwlution dsn. I '«.emblf» M^f . ^*^1"''' P'*^«« un
ution eut l'appui de M OrZw.y.IoSJh i'.'" ,?" P™^'"" <><' '«»■
jourd'hui membre de la CbZb^A^r * ^' "'opporition et au-
.ppuyé J»r le gouvernement du jou" ^ZTi '"' ^f»*"*
l'asaemblée lépalative. Un oroL^. .S i ?P * l'unanimité par
wnfé par M. Boblin leader d?r!l '*»°'""""' «.mblable fut prf-
mi«. Sn 1902. Ciouveau prott 1"^^"^' "' "^"P'* » ''™^i-
prf«,nte «..ion et «d^W pa^rTu. t '±1," '/'f T'^" » '«
qn. ont exprimé par là C-Cir T.Jf^ 5 ? *' ,''"' '" W'I«ture
M. Campbell et moi, no, « iaZ>d^^î ^'' '""' '^' ^anitobain..
mander la reconnaiCn^ "«d^M T.l^,"^" * °"''"' «J"^
ment qui e.t le tribunal dont la dSon doU C^L?e" .?"""""
qu^te semblable fut pr^^^t^t Sltm^d^ Jr^Asl.':
DB «B WILniD LACBIBR
S8S
dM»U. A ortU époqu., I« oon-il d* minUtrt. ditpoM tinti ■!•
cette raqnêw:
" Le. frontière, du Mânitobâ furent tout ?'».'»"1 ''*""';'*"
i U demwde de. délégué, de cette province qui vinrent i Ottrwa
m 1870 afin d'.rriter .vec le Kouvememcnt du Cwi.d. le. eon^
Sîtion. de l'entré, du M.nitob. d.n. U confWér.t.on de. pro-
vince. de 8« M»je.té dtn. l'Amérique du Nor.l.
" Le, frontière, établie, à cette époque renfermaient une «uper-
ficie d'environ 9,500,000 tcre^ En 1881, o« frontière, furent
reculée, et U province fut iP^ndie àl'o«e.t et «»''"''' ';^^"•""'"
à former une iupericie de 96,000,000 d'.cre. ou .le 1 50,000 i, .le.
'*^ nouvel «rindiMement que deman.le le M.nitoba "j"'""»'»
environ 180,000 mille, carré, au territoire déjà con.idérable de 1«
p«,vince, et il «rait accueilli avec défaveur -a. .1 P"J" "«'«"»"
L>vinc^ que par le. nouveaux di.trict. d'A..iniboia, de 8a.k.t
S^lTd'AlbJrt. et d'Ath.ba.k., créé, dan. le. terntoir^^du
Kord-Oueet et qui deviendront un jour de. P™^,?<r °" ,°°f„^
nion. Il augmenterait fortement le. dèpen.e. de l'a.lminutr. ion
Z^accroîSTle. re««>«ree. du Manitob. que le gouvemement d.
la province juge déjà in.uffi.ante. pour fa.rc face à «. dépen-e.
lAmlière. et néce.«aire.. vu
" Dan» ce. circonstance, le comité du conseil expose humble-
ment a Votre Excellence qi-'il est inopportun de changer le. fron-
tière, de la province ainai qu'on le demande.
TJn refu. formel fut opposé à la dem, le du Manitoba,^ i cette
époque. Je doi. dire qu'il .'«t glissé une erreur ^"'l'» «°.f~"' ••»
oZil. On y lit que 1. riperfioie de la Province de M«>tobaéta,
alors de 160,000 milles carrés, tandis qu'elle était de 73,000 milles
carrés seulement. Toutefois, ce détail n'a guère d'importance
Je veux démontrer que la requête présentée par le Manitoba ne
pourrait que très difficilement être accordée. I.e gouvernement de
Vépoque, il y a trente ans, aurait pu, plus aisément que nous, r^
culCT les frontières du Manitob.. Les Territoires étaient^ encore
n. l'enfance, tandis qu'aujourd'hui ils ont atteint e»' P'™ f/;
veloppemcnt, et comment peut-on espérer que nous le, dépouille-
rons an profit du Manitoba î Si cela était impossible en 1884,
faffirnie que nous aurions encore moins raison de tenter 1 aventure
en 1906.
Ml
DinODU
*' xm territoire ver. l'ouest foiT^-. ^«qu'elle d«.ire J^.
PO'Î^" Pâ. .ocorder cetrLT! ^ *" ?" «^*''«'«' que noT"
q«.»l e.t, parce que ce territoir«?r ^■'/' ™ "«^''•u » l'heur»
doucette population. '' *'"« '^°° '"'' «« ««"itoire. contre le Jlrf
™e»%CmW,t"eSé«'o7Ene autre demande qui A
ï
DB ■» WlUnUD LADEIBK ■*
katdMwiB turalmt «umI 1« droit d* rwutar leur» Irontièrw jui-
iiM-U. Anni, dtni le projet de loi que nou» préeentou «njour-
dliui à I* Ch«mbre, lu lieu d'inelure dtu U provinc» de B»»k»t-
ehawtn la territoire qui «'étend tu nord de» Uc» Wmnip<«o»i. et
Ilanitobt, non» l'«ron» lâi»té de c<it« »tni r»ttribucrni i 1« H»-
lutehewui ni tu Mtnilobt, tfln d'en réRlor lo «>rl plu. ttr.l. fct
je déclare »ur-le<htnip que mo» rolli'Rue» m'ont i>ermi« d annoncer
notre intention de réunir à Ottaw» de. r«pr««-nttnt, dei prorinoe»
d'Onttrio, de Québec, du Mtnitobt et de li S«»li»lch«w»n, tttn
Qu'ili «> prononcent .ur l'opportunité de reculer le. limite» de ce»
proTincee juequ'tu riTtge de It btie d'Hud.on et, d»n» 1 tffinnt-
tire. .ur la mtnière de ré«)udre le problème. Stn. avoir examiné
cette queation je me demande s'il ne «erait pa. »»Ke de prendre
au»»i l'avi» de. autre» prorinc™. Quoi qu'il en «oit, ma propoai-
tion, en ce qui a trait au Manitoba, e.t juate, et tnu. le. ob^irra-
teur» impartiaux l'approuveront.
Naturellement, le» nouvelle» province» «iront ropréientée» dant
cette enceinte. Juiqu'à la prochaine élection, leur repré-enlation
•era la mime qu'aujourd'hui. Chaque province aura une a»»«mblée
léffi.lative compo.ee de vingt-cinq membre».
Une queition que le» membre du comité chargé d élaborer le
préwnt bill ont eu de la difficulté à réwudre, c'en celle du choix
de» capitale» rcpective. de» deux province.. Quant à la capitale
de la province de Saskatchewan — le choix fut facile — on ohoi.it
Ré«na, la capiule actuelle. Pour l'Alberta, il en fut autrement.
Troi. ville., — Calgary, Hed-Deer et Edmonton-..piraient 1
l'honneur d'être choi.îee, et chacune avait de. titre, valable». Nout
«von. réMlu do ne pa» faire un choix définitif et de laiMcr à la
province le win de trancher cette question. En attendant, comme
Edmonton Mmble être, d'après la carte géographique, an centre de
la province, nou. avon. décidé que cette ville serait la capitale
provisoire. . .__.
Tout ce qu'il me reste à ajouter, c'ett que nou. nou. propo«on.
de décréter que lo préeent bill entrera en vigueur le premier juillet
prochain.
PROPRIÉTÉ DES TBBRB8 PUBLIQUES.
Apre» avoir fixé le nombre de province, i créer, il faut trancher
la quwlioB de la propriété des terres publiques. A qui appartien-
SM
OMOOOM
^iïwi' '■'' ^•"••"■B^^'k d'Ain r'°"'r ■'• '• »
•»"« dn Dominion PlT "" ""' *** «ehetA» mÎ I ' " '* P"
-;-d« „^:;fr^tî t" 2i: - S'nttc'r;;
.i»-L *'•'• on ne uQ»it ^i~ **""* '• P«>pri«< d.
«*"l"f 0. •
P» • PrtteitdB
"•»« iPIMncnir
"•""OlioB ropoi
«on'Mértlioii,
<*• d» la Nou.
piOTiBOM qa«
t«init déjA an
•i >IIm éuiral
>• <>aiMt lou-
laaaiM. Cha-
' pouvait dit-
">t »olt pour
**>t P«< dirt
''• "> la pro-
'• goartntt-
'i ni la po»-
par la gon-
daiuoaa,la
de Donmier
'n»pri*t« da
Kralle* pro-
I« droit da
'■ du D(nni.
ti en toute
pu oonai-
«nuid«ré
I en obér-
ait préfé-
"i* par le
du reete,
l'exemple
• mfcnn,
DB •■■ WlU'Ilin LADHIBR
38T
d^ BOorel F'«l, la (ourcmcmpiii ila WK^infftoB ■ •oiijourt «lin
i» gudar la pp.^'rlélt «t railminiitralion <\>>» lerr* publique*.
Qaaad la Maaltobt «et «ntré lUu U (»n'é<K<ritlan, •! n'a pai ni
la proprUU de m* terrw, •« e'wl le noureroament .itileral qui «et
ttta «n poMeMion. Il «et rral qi» 1« Minii.'ba '. .l.m«n.l* i plu-
•ieuri repriiet que •*• terrée lui {uwent retnitn, mai< nn a ton-
jour» jugé, cheqtt.1 fol", qu'il était impixwiblc «le «• rendre k en
domtn'le*. En 1885, lir John MairdooaUl mi. Hn, nm foi» pour
toute*, à ee* rerendicatiaiu en expoeaut clairement et »»e« forfe li»
raiioot qui nom metitirnt lUn* l'inipo««iliillt# d'y faire droit.
Qu'on me permette de citer, 1 «i «ujet, l»< pamlo» même» de «ir
John Uaodonald, qui re trourenl dane un dfcrel du ooneell por-
tant la data du 30 mai 1884 :
"La nieete de tiutei lee ratrepriie* tentlet par le Oonreme-
neot dana le Nord-OuetI et pour non arantaxe, (l<t>ond en ((rkide
partie dn riglement de la question dee term. En même taro|,«
qu'on dtpeuait de» «ommei rontid^reblm pour orn»ni»er »i main-
tenir un ferTiee d'immi((raiinn, tant 1 l'^'iranfrcr qu« dan* la pr»
rince, le Parlemont prenait l'ragagement lolrnnei qu'une pande
partie de ce* terre* «erait réeerrfc pour le» home«i*»d» donné* l
ton* le* noureaux colon», et qu'une autre partie eerait pirdie pour
ponrroir k l'éducation de leur* enfant*. Nul tr*n»port ne pourrait
en oon»éq\:'aiee êtr« fait lan» que l'on exiRewt de I* srorinee la
plu* ample garantie que cette politique lerait malntenbo Ceet
pourquoi, quant aux terre* donnée» |fr*niitement, 1* proyinco ne
pourrait retirer aucun aT«nt»([e pécuniaire d'un treniport, tandi»
que ee traneport nuirait ««nrémcnl d'une manière ({r»Te i toute»
lee ooûteute* opf'ration* d'immijfration faite» par le (foitTememrjt
fédéral, eurtont d* >» l'intérêt du Minitnb* et de» Territoire».
" La grand avantage que le goiiremonient canadien offre main-
tenant et qui fait le plu» imprea»i'>n lur ceux qui »oagcnt à émi-
grer, c'e»t qu'un gouvernement bien connu et reconnu poefède de»
terre» qui ne »ont nullement engagée» et qu'il offre de donner gra-
tuitement, et que oe Oou-ememcnt a fondé de» agence» et établi
une organisation pour diriger, recevoir, traïuporter et établir I im-
migrant »ur le homeitcad qu'il peut choisir. Et «î le» opération»
d'immigration du Canada, qui entraînent une dépenie «i considé-
r*bi«, doivent eùntînuer de se faire avec «ucci» et dâss i îsîcrêî «3
""«., qni ont reli^ J ^ '"^•"•"'«/r-iMe i r&.,,J^ trouvent
Voici qnel, «,nt «, .„.„ '*
^^ ^otf ootuUtn-
M MB WILTUD LAVRIM *>*
ikiL lllirinrfa d»M l'ioU <•• l'Ain«Hou« hrii»Diilq«« iaHoti,
•MtiMl «M ditpMllioo tr*« r..mârau»bU, •lipuUal qu* U Ttim
ttiênî ptWt iiu proviiuiM, «ut form» d« »ub»l<k«, J.< «.iimw!»
«OBia<Mr*blM pour Iwr f«eilllr» !• «"lioo J* l««r« propm •B«lr«fc
Cttw dUpwiiioB «t pour U moin» »»tr»<>r Jmtiri-, M riU «i »ttw»,
U CTviU, tmiqiw. Uiiu loiu U* Cl», et éuUhI qu« Je »Mh*, i« *•
eroU DM qu'iofUM mlr» «omlltuiion M<Mr«U contUnne un» mm-
U*bl« dUpMltioD. S'il Ml un prlncip» «dmii en fln»n«., n à plu.
fort. r«i»n m roillir» «le r>uv.rwment, o'mi tiirn que o.iix i qu
iDcemt» U dwoir de d<|Kn«-r le. revenu, d'un pty. toieni iu«l
ch*rf«« d» Il r»«pon.»bilii« do •« procurer e». revenue Din. Il
pr««Mit eu OD n'i pu tenu corapm de et piinolp», et 11 dwilt J
i«>ir. pour ?«li, di bonne. rilMn*. Comnwni m fiit-ll donc qui
ema qui ont j«t*, en 1867, le. bim d« Il Con«d*rillon, il.nl po
•'«eirtcr, à M point, d'un principe ■! unir*r.ellenienl 1.1:111. «n
mtlUra di fluino* il do gouvernement t 0«« nlimn. «ont iimple-
mm' celle. »l. ti eréilion de li ConfMfriilon n'iurii; pu «« fiir.
uni de» eoni-eMlon. mutuelle, ou compromii, o'e»t-»dir« que (^
Il «rindo to' de l'offre et de U deminde qui 1 prei'dé à cette erél-
Hon. Je ft ibiolument »ûr de ne pM me tromper en diamt qiM
.rmil. Il Nouvelle-Ecoiee, !e NouteiuBrtiniwick. Onlino et
Qnébee n'mriient eonMtitl à «bindonner leu . revenu. <le douine
et d'i«ei«! «1 le Oouremement f«<l*ril ne «'^tiit engig* à leur
illoiier ehique inn*e, i m»rae le. revenu, d., dou.ne et d .«!.« du
Dominion, eertiine. wmmc. dc«tin«e. 111» fin» d idminl.lrilion
de. «ouvemement. provinci.ux. Voilà pourquoi eette d..p.*iiioD
te trouve d.n. l'iote de l'AmWque brlt.nnique du Nord. On n in-
rii» pu dû. Mtlon moi, iniiérer cette di.po.ition din. notre eon.tl-
tutioî. ; mii. enfin, pui«,u'on en 1 d*oid« lin.i, c e,t »''««"'"«''
d'iccepler cotte con.titntion telle quel'- et de cherrher à pcr,)*tuer
Vœuvre de no. p^re. en nou. b...n \ notre tnur .t.r le. morne,
principe-. C'e.t le deroir du P.rl. men' du C.n.d. de tr.iWr
d'une fiçon rfn«reu«^ ce. deux nouvell.-. province, que non.
Mmme. «ur le point d'.joutcr à U Confédér.tinn cnidionne.
BB8M>URCDB FINANCIÈBBS DK8 PRO' .NOM.
ir-!- -_--» J. »..i.. A^ rs»nnf<«u t cr/Ser nonr ce. province.,
il e.t ;^t-«tre préttrible que je vou. donne une idée de leur, oe-
oiaoouBS
ïa.""^''' ,,„,
f-mp'ffl '-^"«ic. •:.•;.:: |w
DiC ' ""'^ " '■yP^-e publi,;,. 4r,68(
_ S0,00(
Ce» «omme» om ttt jm " ' ®*>1W
Traviinx public».
&■; ••:■.:■..■:.•:. •j^^.ooo
loo.on
B„. j »"».810 eat aiwi réputà ■
|"e.u du Lt-Gouvemenr
|V- ™p,.^ de iu,tir.ï .■;;;;;;. 18 880
T>„„i 82,000
=«>'<» dan. le. di»tri„t, ^ „;g^.^ ; T^OO
"-î^t '^îSSr ^" ^'^-0- on. ^ et"d.pe„n.
«' wiii^n, MURIER .. Oui ' "'^"""■^-"'
M. Poster t
'^' * 'ni-même
8" WHEEID lAURiEH ■ G.
'^B- Ce mauunt de «1,686,000 com-
- -a
'**'*i pour OM pro.
•••101,840
• ■ 81,875
•• 89,000
•• «80,000
•• S«,12S
• *7,680
• • 80,000
• • 88,178
^"^t dee terri,
ocvemement 16-
it da
reiaort de*
••100,000
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■ • 8,880
• 32,000
■ 70,000
«,«00
«Me, l'année
ivernement 1
pourrait-il
> lui-même
8,000 ,
DE «B WILFBID LÀURIBB Wl
prend M qui a M fourni ptr le gouvernement dea Territoires, toit
enTinm $180,000, je croie. Dono, ii les condition! étaient restéea
lea mtmea, nous aurions à fournir, cette annfe, environ $1,636,000,
soit $818,000, en moyenne, pour chaque province. Hais il ne faut
pas oublier qu'il y aura dorénavant deux administrations, et que,
par conséquent, certaines dépenses devront être doublées. Do plus,
comme l'immigration continue de se porter vers le Nord-Ouest en
flots de plus en plus pressés, il n'y aura guère lieu de s'étonner que
les crédits déjà affectés i ces fins soient maintenant insuffisants,
et que nous soyons dans l'obligation d'en voter de plus considé-
rables.
Voyons, maintenant, lea arrangements que nous avons conclus
avec ces nouvelles provinces. Comme chacun le sait, nous avons
pris ici pour guide l'acte de l'Amérique britannique du Nord, dont
l'article 118 se lit ainsi :
" Les sommes suivantes seront annuellement payées par le Ca-
nada aux diverses provinces pour le maintien de leurs gouverne-
ments et législatures :
Ontario $80,000
Québec 70,000
Nouvelle-Eooese 60,000
Nouveau-Brunswick 60,000
Total $260,000
" Et chaque province aura droit à une subvention annuelle de
quatre-vingts " cents " par tête de la population, constatée par le
recensement de mil huit cent soixante et un, et, — en ce qui con-
cerne la Nouvelle-Ecosse et le Nouveau-Bruswiok — par chaque
recensement décennal subséquent, jusqu'à ee que la population de
ces deux provinces s'élève à quatre cent mille âmes, chiffre auquel
la subvention demeurera alors absolument fixe. Ces subventions
libéreront à toujours le Canada de tontes autres réclamations, et
elles seront payées semi-annuellement et d'avance à chaque pro-
vince ; mais le gouvernement du Canada déduira de ces subven-
tions, à l'égard de chaque province, tontes sommes exigibles comme
intérêt sur la dette publique de cette province si elle excède les
divers montants stipulés dans le présent acte. "
SB9
OIKOVKB
qm
" Seront «llonée» 1 1.-.™ j
«"t. et ^„„, fo«ife.'i7, dii"'"'''' """•'' » '• province
C«..d., » ver.ement:'i«*.i^uTr "" '' «°» "™^
$^O.oZ''' °""''"'» "" Go„ven.«nc„t „ de 1. J^;,,.
de ÎOni '""'* ""« lea cinq ans à n. J^ j "° 'eeensemeni
800,000 âSei »."" ' " ""« >" Pop»I..ion'.ît' «tdntTcfe
n e t paa très app.„„te, maia in i dfl """""""^ ''^ 400,000 âme
de la population ne e'élêver»;* ,• '^^.""PPO'er alors que le chiffr.
DE UR WII^RID LAURIBB
nouvelle» provincet, car la population y e»t déjà d'environ 250,000
Imei. Par eonaéquent, au lieu d'un maximum de 400,000 &me»,
noua diaoni 800,000 Imea.
Une rémunération encore plu» importante e«t celle qui a trait à
la dette publique. Et voici ce que non» proposons :
" Attendu q-ie la dite province n'a paa de dette, elle aura droit à
ce que le gouvernement du Canada lui fourniase, et de recevoir
de ce gouvernement, par versement» semi-annuels faits d'avance,
un intérêt de 6 pour 100 par année sur la somme de $8,107,500. "
La Chambre se rend parfaitement compte des raisons qui »'im-
posaient par rapport à l'allocation de cette indemnité, mais il est
peut-être préférable que je passe de nouveau toutes ces raisons en
revue. Quand la Confédération a été établie, en 1867, le Gouver-
nement fédéral prit i sa charge les dettes des provinces confé-
dérées, c'est-à-dire Ontario, Québec, la Nouvelle-Ecosse et le Nou-
veau-Bruns-wick. La dette de l'ancien Canada, c'est-à-dire des deux
provinoea d'Ontario et de Québec, s'élevait alors à $67,000,000.
La dette du Nouveau-Brunswick était d'environ $7,000,000, et
celle de la Nouvelle-Ecosse d'environ 8,000,000, ces deux dettes
représf .,*ant une moyenne d'environ $25 par tête de population.
La detw de l'ancien Canada donnait une capitation un peu plu»
élevée. Par conséquent, lorsque les allocationa des diverses pro-
vinces furent établies, on se basa, pour Ontario et Québec, sur une
dette de $62,000,000 au lieu de $67,000,000. C'est-à-dire que ce»
deux provinces turent allégées chacune d'environ $31,000,000, la
Nouvelle-Ecosse de $8,000,000, et le Nouveau-Brunrwick de
$7,000,000. Les provinces de la Nouvelle-Ecosse et du Nouveau-
Brunswick entrèrent dans la Confédération libérées de toutes
dettes, alors qu'Ontario et Québec avaient à se partager une dette
d'environ $6,000,000. Dans la suite, de nouveaux arrangements
furent conclus, de nouvelles obligations furent émises par le Do-
minion, et les provinces furent libérées d'autres responsabilités, et
c'est ainsi que la capitation fut élevée de $25 à $32.43. C'est là
la dernière base qui a été établie, et qui, si je me rappelle bien, a
été fixée par statut en 1884 ou 1885. Par conséquent, nous décré-
tons qu'une allocation de $32.43 par tête sera faite à ces nouvelles
provinces. La population de ces deux provinces étant, pour cha-
cune, de 250,000 âme», cela représente un total de $8,107,500.
"6 ''aiscifer ces chiffres-
T» 1 . ,
"cpulation actuelle de, T„, •. •
417,936
898
Dl IIB WILPRID LACBim
Pop»I.tion toUH d'.prt. le «o«.«„ent d.
Angmentati<i,"du ■nombri de.' détenteur, d. "*'"*
home.te.d., depui. le reoenwmeat ^1901 221 ïKi
hom) outre le nombre do. détenteur, df
A^^'"^'' ''•P"" '" '««n«>«ent de 1001 16 000
^^îr^our""' "^ " PoP"'"- dl "'"^
^stî:.^*'""""' "« '•■ POP"'"'»'». ■<!« "''^
^^ràtTor"""" '" ■"■p^p"'"-»: ^e *''"
^^!sntiU^r'r"':;':;';p<r':':'™'^^ ''2
ru» I • . 417,950
que non. «von. étabU n« cdÔûl^ \°,°'.°5V.?'«'- C'e.t là-de.8u,
et 1. Ohunbw . p.ru Mrt^, ™„ '^" >1 y a un instant -
nou.nou.montrioM^é;!^' r ""—1"" ««t n»t«rel que
le. dédommager dTce que n^-T» "" '"""""^ P"»^'"""»' PO"
» oompen.at'i?n pouTseaT-^eril v f '^ ""'*' "'f"^^' " '^«"
octroi annuel de «100,000. En iutrJ t w"^f .?" ""«' "*'' ""
•«.ion de se. terre, de mar^^ aui'2. ^i""" ? «"■^* '» P»»"
;j.leur. Il faut sans doute y «âuU^ P? '^^P"'' °°« «°»™«
de drainage, mais une toi^ L^tlTZ^i,'^^^'"'^ préliminaires
«outenir la comparaison aveo^ m Jfi °' "' ^^""^ pourront
c« terres marécT^ soït ZTf^T' ■";"' ^^ P'""«- «^
aable, si même XT^^^Seit ^.tT"'-''.'' "",P"" ™»"-
cieuse. Les Territoires ne Ztn». '^* J-' ""'"''* '» P'"" P'«-
« là que des terres sècTes ,tT»? T" '"*° P"^»»^' «" " •''?
pour eux ce qui a déjà é« ?a t'^^r'^' """" "'''^''"' P» f'"'^
Wou. avons donc conX 1 W JZ* ^ ?'°"°™ '^" ^''""»•"'•
-dons , 1. .^enveillante c'^SS d^ut rCbZir'-
Attendu que le, terre, publique., dans la dite province, 'con-
li
S96
DIMOUM
» I™ j' ** *"* !* P'0P"*«< du Can«d», il nrt payé uni
• la dite prorinee, 1 litre de eompenution pour cm te
•omme btête tur la valeur e«timé« det dite* terrei, iiav
600,000 lei ditea terret é'ant ceni«e« reprJMnter une «
de 25,000,000 <racre« et valoir »1.&0 l'acre, aiiui que •
pulation de la Jite provinm telle qu'établie par chaque rew
quinquennal, la dite tomme ae déterminant ainii :
" La population de la dite province étant auppoeée être
ment de 250,000 âme», la somme i veraer juaqu'i ce (
population ait atteint le oliiffro de 400,000 imea aéra 1 i
de la dite valeur estimée, «oit 1750,000.
I "v?i°' ]' *"''*• *" J<"q»'* oe que cette population ai
le chiffre de 800,000 tmea, la tomme à vener lera 1% i
de la dite valeiir eetimée, toit 1663,000 ;
" Dan» la «uite, et jusqu'à ce que cette population ait i
chiffre de 1,200,000 âmes, la eonime k verter tera 3 pou
la dite valeur eatimée, eoit $750,000.
" Et dèt lort, la tomme i verser aéra 8 pour 100 de la
leur eetimée, toit ?1,136,000.
" A titre de oompentation additionnelle pour le» dite» t
afin de pourvoir i la conttruction dei édifice» public» né
le gouvernement du Canada vertera chaque année i la <
vinoe, pendant cinq an», à compter de l'entrée en vigue
préeente loi, un quart de 1 pour 100 de la dite valeur
•oit $94,8000."
_ Je vait maintenant faire la récapitulation de ce que cha
vinoe devra recevoir. Chaque province recevra, cette ann
non gouvernement civil, $50,000, et pour allocation par tel
pnlation, $200,000, la dite allocation devant augmenter ju
que la population ait atteint le chiffre de 800,000 âme»,
cation pour dette représentera $405,375, et il y aura ceti
une allocation de $375,000 pour les terres publiques. Le
la dotation de chaque province s'élèvera donc à $1,030,3'
y ai:ra en outre, durant cinq ans, une allocation annuelle
600, pour les travaux publics de chaque province.
Voilà le minimum qui devra être payé à chaque provin
seule innovation est oel'a qui concerne les terres. Le mi
à payer, advenant le cas où la population dépasserait 1,
»■ sm iriLPBID LAURIBR
I payé «nnuelloineiit
pour OM terTM, viae
I terrai, iitvoir $87,.
enl«r une •u|ierfioia
■iiui que aur 11 po-
chique reœiuement
rui :
ippotée <tre aotuelle-
iuaqu'à ce que cette
ne* aert 1 pour 100
>pulition ait atteint
r iera IV^ pour 100
ilation ait atteint le
«era 3 pour 100 de
r 100 de la dite va-
r les ditea terres, et
I public» nécessaire!
innée à la dite pro-
ie en vigueur de la
lite valeur estimée,
9 ce que chaque pro-
a, cette année, pour
ition par tête de po-
^gmenter jusqu'à ce
1,000 âmes. L'allo-
y aura cette année
liques. Le total de
à $1,030,375, et il
m annuelle de $62,
ice.
sque province. La
res. Le maximum
passerait 1,200,000
897
iî««^ •1.1Ï1.000. C'«t-».dire que nous paierions alors
$1,188,000 pour les tcrr» que nous gardons en notre nosacsiion.
Je «rois oue la Chambre admettra que ces arrangements sont on
ne peut plus justes et équitables, et je m'en rapporte ici entière-
ment à son jugement
M. R. L. BOHDEN : Si j',i bien compris, le maximum ,1a
1,200,000 âmes. U total de tous les paiements annuels arrive &
son maximum quand la population atteint le chiffro le 1,200,000
lme« ecst-à-dire en comprenant la capilation et la compensation
pour le» terres. Le très honorablr premier ministre aera-t-il assez
boa de nous dire ce que «era le maximum, en comprenant le sub-
side et la compensation pour les terre» f
L'allocation, pour capitation, s'é-
Sir WILFRID LAURIEK
lèv«ra i $640,000.
M. R. L. BORDEN : Mais le total, en tout et partout? Il est
possible, cependant, que mon honorable ami n'ait pas tous oes
chiffiïs par devers lui, et alors je n'insisterai pas.
Sir WILFRID LAURIER : Ce total pourrait être d'un peu
plus de $2,000,000. Je dois maintenant. Monsieur l'Orateur,
*îit'«L''*"™ attention sur une disposition que j'aurais beaucoup
préféré, pour ma part, ne jamais introduire dans ce bill et que
noua y avons introduite avec beaucoup de circonspection. Cette
disposition se lit ainsi :
" Le territoire compris dans chaque nouvelle province sera as-
sujetti et continuera d'être assujetti à toutes les dispositions qui
auront pu être édictées concernant la compagnie du chemin de fer
du Pacifique Canadien."
La Chambre doit sans doute «c rappeler que le contrat passé
avec la Compagnie Ju Pacifique contenait un > disposition des plu»
extraordinaires formulée dans les termes suivants. Je veut parler
du 16e article du contrat passé entre cette compagnie et le Gou-
vernement:
" Le chemin de fer du Pacifique Canadien, et toutes les gares,
les emplacements de eares, atelier-, hSfimcnt=, cours et autre! pru
"" DIIOODU
prUtti. le mttiriel roulâot et uot-oinê nfceMtirat. et •.
fort «L«^k? • "• "'"*• «ujourd-hui. Cela Mt tuur
v.iM LtnT^LT""'"'' ''• P'»"'»'»» ne «m p„ en plu.
si:û*drJ''"^''.'f ■"*'^'"" <>« FZ^n^-i'd^
•voir lieu de cro;.* qu'il lenit arantamux nonr UC.r^.
U o^p«me du Grand Tronc, 1. banque de Montréal et toÛt
sirnrr.'pU'rtz"dr è***- ""- ^""' -
PJ*Wer_un «>„, Ç/e faT .'rt'cor 'ag^rdû^T
iuui qu'en a décida le Parlement du cS n v . jl^^i
W^uïrf • ,^-"VP0<^'Î toZ'l'iiLf et
" Que le contrat concernant le chemin de fer Canadim H.,
cifique exempte à perpétuité le chemin de fer, toTeV Us ^
ton, le, emplacement, de gare,, atelier., bâtimen't, toutes le, o
et autres propriété,, le matériel roulait et le, a^iCre, ni
~.re. à a construction et à l'exploitation du chei^lîi^ „"
pital-action, de la compagnie, de toute, taxée impZbCT.^ le
itirM, «t Mrrtat à
1-Mtiou ds la ooin-
4m par le OtiuuU,
>rta, ou pour tout*
>pigni« au chamia
la l'arlemant du
Udénltt, prorin-
> coDtrat, ai aztra-
fit an Ânglatarra
u'il faut toujoun
igagenienti •oiant
En 1884 ou 1889,
irorinoa du Mani-
Mluite dana la loi
> proTincialo. Il
la eat aaiurtment
■ faut l'aoceptar.
pas en plus mau-
Comme on dit
alère. Si, en noua
M noua déclarait
ir le Canada de
imo par exemple
Iréal et toutea lea
s pourriona par-
ie pourriona pai
Pa'^Cque. C'est
y a de cela une
oflition conduite
lergiques, et M.
'anadien du Pa-
outes les gares,
toutes les oours
wcssoires néces-
n, ainsi que oa-
ibles par le gnu-
DB MB warRiD laumisii 39g
IrSît- ^ 1 '"J''»*-".»'>'«. «'«• indireottnnent iino tax« injuste
r^Ïi^dt d.Z.T'; ""/"'»'•«• -■»*"'* •- d'auT-Tir
djj^^rl».l,a at qua, pour oatt. conaidération, le contrat est
Malheureusement, cet amendement fut raiett m I. ^i.^-.!
dont je Tiens de parler fut a*rM« Tl n„„ / 1 dupoaition
dliui laa faite acimpl s . Tu^hJI^T '"'.'«^P'»' "i»""
ici plus mal partarfii ô m nit. IT .' ^ P'"!""»* " «ont P"
moient. o*«t S^s^ous n« ëff„« U' '? '"*" ^".P"'' •""> «» "
heureux de faire vrott^r ÙJTJ^^T^' """" *"'<"« *™P
0B0ANI8ATI0N DB L'INSTHCOTIOM PUBLIQUE,
quf'en «n'-l,«"Sr.7' * • ' ^"*'"°° ^' '''""ruction publique,
pai enterr^'^e rutlfla ITiti^LT ""'"'-'-<«»<"'*
OItOODU
principe. «««101. lu "'1" """»"■"•',-. "ou. impl
do «. t«nn«> l)>oû vient-il fO«.IU/Tp ':"' '* "«"'
l'objrt» P.uW,r. di™û„. " M.'.T„ 'i'il"*?'' " '''"''
tout 1. monde ?Cur m H P'^" 'i ''"" ««^ '•'"i
teujour. la niêmi! II ,„r^t .„..• 1 ••e"o-l». L'humai
•n en ippe ant à l'hirtoira rf., n..JI ^ ' •'"•*' «^néral
.'in,po«n. i notre .«S li^rL" '' •°''"''"' ■>• «"
tif .ur l'hiitoiro de notrêTeune D.« .i^^ "'' "<^"^ '^^
de I. que.,ion .col.iro IS/^,:' """f "r»?'" » '•"
I de le
ancien, jour, de la léffi.lature du Ba..C.n.^ii n ' ^
P-lement de c.,ho,i,ue,/e. 1? ;i7„S: lltU^T:..' p^ï,
ra m wiLniiD uuun
401
"• Mot UM Êur-
exirAriaoe^ du natif
le I'o|)ini-in ptibliqn*
leini» l'i cil quelque
•Ot lux oonvi.'iioiM
M> «e niiiiiHinl «olm.
rértpxion, et inw li
I nom iiwpjraat iIm
II rmtiiit in«brinl|.
•writ.'. dont II (!nn.
'<■. "Ile Mt IVxpre».
. «vint de frinefair
<«>te quealion i li
rat II liftiiificition
gine et quel en fut
■liacuter une telle
t *trc fimilière i
n deviit fiir» un»
) lui dirila que j|.
>• L'huminitj est
X probUmee et eei
•fntier bittu par
par leur égolnne.
>'ft généralement
ÎMtiTron» le* pro-
ntion de ooux qui
repird rétrfwpec-
ontoni à l'origine
* «cole» léparéw,
lonne de fou qui
>ri notre marche.
>ur, remonte aux
>an« ce tempg-li,
province natale,
t paa, mais d'an-
ntien deê éooloa.
I» Ie« limiten du
encore aujour-
nnpo«»'t prinei-
le, l .it protee-
tMt*. Je auii bmireux de U proolamer— et peul^ir., me MraMl
perml», «ant mnlmânie l'ifinaire de la prorliKo lUt guébr*, d'»-
proM»»r nomme une «piV» d'orifiieil à faire cette d/Vlaralion— U
minorité proteatante n'a Jamaia eu aucun aujet de m plaindre de
la fonduile (le la majorité à wn <^|pird. Vn de. homme. I« plu.
«minent, d alor., un île. plu. /.iiiini.ni. c.ll^um'. de «ir John A
Masdonald 1 1'ép.Kjiie où fut fontW.. I« ('imfédération. ilr Johii
Roie, «pporti un fort témoi({naK« à la rérité de ce que je rien.
?• „ ";. .;"''" «»»™"" " «'«prlniait an cour, dm d«l>ai. «tir
la Confédération:
" Noua ne pouron.. nou. de la miiwrit* anfflaiœ proieitante du
Baa^anada, oublier que, quel que ioi: U droit d'éducation aéparée
qne notu ajrona, il nou. fut accordé de la manière I. plu. compIMe
arant I union dea prorince., quand nou. étion. en minorité et en-
tièrement entre le* main, de la population franfalM. Nou. ne
pouTOM oublier qu en aucune manière on n'euaya de non. em|>«-
cber d élever no. enfant, comme nou. le croyicn. convenable et le
juRioo. bon et je m'éloi)çncrai. de la ré.-lté et de la ju.tice, ii
1 oubliai, do mentionner que la di.tribution de. fond. d'Etat pour
ka fin. Kolairc fut faite de manière 1 ne cauvr aucune plainte
de la part de la minorité ".
te iTatème, je le répète, était mdimentaire; il dcrint plu. effce-
ttf, plu. réipilier aprèa l'unitm dea deux provinoea. le Ba. et le
Haut-Oanai da, en 1841.
M. SPROUT.E ; Cela ne lerait-il paa plutôt de nature à noua
«Dfiager k laiuer lea prorinoea abwlumont libre» I
Quelque. VOIX : A l'ordre I
Sir WILFRIl) LAURIER ; J'arrive ju.tement à ce point et
JMpère pouvoir nati.fairo mon honorable ami (M. Sproulc) .'il
veut bien me prêter «on attention. En 1841, le parlement du Ca-
nada-Uni adopta une loi pour l'éUbliiMment d'école, dan. la pro-
Tjnoe du Canada. L'article 11 de ce statut était ainsi conçu:
" Lorsque dans une paroisse ou un township quelconque, 'es
règlemenU ou arrangement, faits par les commissaires des école,
publiques pour U régie d'une école quelconque ne conviendront
m
8!!•^•^
MMJOCM
fc«w««B.. diwidMi, d.;,A , • • •* " •"•, •"'•'
POMf l« ■Ntm 4«oIm publiqu».." "^ "^
^'•«'•••"'Ifcrt'.ltc.qoi.ua,
U moyenne an nombU ,l~rîii • '"* ('"''''T'", i
*«>1<' ^P«r«r,TlIe „Vr«!l'.ïï^''. ',**»''''**>»e>>t d'un„ „,
bro de,mZ: a"'Z\^^^ '«moyenne génér.lo d,
principe de. école. Jfo.ZT' "L"' ' "P'-'"™' Po«r confln
voqn, beaucoup de di«uJron, m.rfut X??''' '''' '°
If hibilMU lia nNit
IX diu bsbilnnu <li*-
tiinicoi par émit «u
n tn loUibIc à an
i«intMilr UM ou pin-
par k pHêtat wto
onn» liait <lii fimil*
itioiuquf iiiiviint:"
ncfpiion, quVllc*
w eonimuDM. Itaia
la quaation d* ta-
ille (le l'Eut. En
i«paraltn. cMt« is-
pr«w>nt acte aura
w™» par la Uf^ja.
l'iibliquM, auirant
fr«qu*iit« la dite
dant h nombrn de
ni d'une nouvelle
R^nirale du nom-
cbaqne citt, vjlle,
>t, »» o'eat la der-
idoptf'e, non pour
fwir pon Armer le
I parfaitement —
irojet de loi pro-
à une majorité
sn.
nce« qui avaient
» fin que l'on «e
Dl MB WILTSIb LADmn 4gg
prapoMil «( l'adnplaal. On y toIi rertair tan. e>M. kt laruiM
«hKîn'i'.,** "^ «"Hollque. IBUIII. .U fair. ,b«n„ qu. |,
rallfioa efarétitaa» r»i»« nm «•ulem.ot .ur un ewembW i pr*.
«•pu» lia morale, roaii au xi lur un enmnbla <l« dnrmm. 1M«
Upoqu. la plua r».ul«r, ;.., ,|,^„„ „„, ,„,„ ,|,„, ,.„,„i, .,„ ,„„.
Ma «brMiMU um pla« au»! iniportani* que lr, pr&'.pi., m«n.M
da la morale. U iviorme op«ra unr ■riwion panii le. chKHIri»
. *y*" P^P*» tfttnm catholique, romain., le. novaleura
t apoMunit prole.tant«. Entre eatholiqurt- romain, et proieaianin
Il mM* d« p^fonile* diverKenee» en matière de dofpnea. D'une
1 ï proie,tante t une autre, au eoniralrr, la diverganra
•et plnlM affaire de .liMJplina que de dogme. AumI, l'ancien
mranammit du Canada, mi. en pr<.enoe d'une population catho-
lique et de diverMM lecte. pro(e.iante. plu, ou moin, .imilair»,
al eooatatant qu'au point de me de. croyance», il n'y avait lieu
en pratique, de tenir compte que de la iciMian entre eatbolinuea
al nrot^tant., autOTiaa l'euMlpirment relipeux dan. le, di»er«Hi
éoolea, de maniitre à permettre à chaque père de /amille do faire
inculquer t «-. enfant, ce, aniclea de fol auiqual. 11 tenait plu.
0' a .* ..a m«me. C'eet U foute la raiaon d'«tre de. «colet en-
feiaionnelle. ou a^parte*. Je vien. de ilire qu'en IR(1,1 il fut paw«
une loi » ce iujet A cette époque il y avait an Canada deux
bommrt ezerçanl chacun dan» .a »ph»re, dan. aon parti, unr. in
fluenoe «lonveraine. L'un «tait M. Macdonald, connu aujourd'hui
dan» l'hi.toire aoui le nom de «ir .Tohn Macdonald, et l'autre était
M. Oeorjjp) Brown. M. Macdonald était en faveur de l'étahliMc-
ment d école» confcMionnolIe.. Il appiiva de (on vole et de ton
Influence la lot do 1803. M. Oeorp! Brown, au eontrairv était
optKwé t l'élabli,.ement de ce, école,. Il f,t une guerre «an, répit
à ce «yateme, il l'attaqua dan. »on journal, il la Chambre de»
Comniune» et dan» let auemblée» publique». Il combattit le «y»-
témo de. école» »éparée» avec toute la véhémence de »a nature for-
tement paeaionnée. Le» arpiment» qu'on formule aujourd'hui i
I encontre de ce régime d'éeoV onfe«,ionnelIe» ne «ont p«., neuf,;
lU^ ont été nréaenté» il y a : ,qnantc an». Le» rai.onnementii
on on nou» fait aujourd'hui no «ont que l'écho a»»ourdi de» vîffon-
renaea dénonciation» do M. Brown que no, père» ont entendue»,
il y a deux génération». Mais le» opinions de M. Br.Avn n'oni
paa prévalu, et en dépit de aei effort» il ne faisait pas r rtie de
404
DISCOURS
l!l
-alement denz province, tout ei leeS^f fdt! iSî
DD aiR WIUritlD LAURIBB
4W
1863 conflr. ,ai- , !a
' duu II jou'-iikifc
îrown en faveur do
Je» divers groupe)
artun d'analyser oe
nfime d'écoles con-
otie 22. De cette
'ince du IlautCa-
iient de la province
ne tenant aucun
ne prenant que le
B 18«3 fut adoptée
dernière province.
it plusieurs années
aveur de la recon-
iprës le chiffre de
ite.
08 événements de
|ue la constitution
da, était radicale-
lu'elle ne contenta
da, dès le début,
^né dans le des-
utions auxquelles
I c'est cette même
titution et refusa
plus dangereuses
la accepta cette
ce qu'elle le libé-
lers. Mais avant
ada commença à
s pour lui-même,
iptions gêni:ite«
!n de l'agitation
ition proportion-
titution de 1841
e unissait nomi-
ait, isolées l'une
de Tautre, aooordait à chacune le même nombre de représentante,
fixait une fois pour toutes le nombre des députés et établissait un
exécutif unique. L'égalité du nombre des représentants de chacune
des province», jointe à l'établissement d'un exécutif unique,
était un vice que, plus tard, aucun expédient ne put entièrement
faire disparaître. Dès que M. Fapineau fut revenu d'exil, il s'atta-
qua à cet article de la constitution et en demanda lo rappel. Il fut
combattu par M. Lafontaine, non pas au point de vue des principes,
mais au point de vue de l'opportunité. M. Lafontaine lui repré-
senta que la population du Haut-Canada augmentait plus rapide-
ment que celle du Bas-Canada, par suite de l'immigration qui se
dirigeait vers la première de ces provinces en beaucoup plus grand
nombre que vers l'autre. Le Haut-Canada serait bientôt la plu»
peuplée des deux proyin'ws, et par conséquent tou» les argumenta
présenté» par M. Fapineau pour obtenir le rappel de cet article de
la constitution en faveur du Bas-Canada se retourneraient contre
cette dernière province. Les prévisions de M. Lafontaine se réali-
sèrent bientôt ; le Haut-Canada devint la province la plus popu-
leuse. Alors, M. Brown reprit l'agitation au point où M. Fapineau
l'avait laissée et la mena pendant des années. Comme chacun le
«ait, M. Brown souleva l'opinion publique en faveur du régime
de la représentation proportionnelle ; le mouvement acquit de l'am-
pleur d'année en année jusqu'à ce qu'il fût devenu à peu près irré-
sistible. Des gouvememente de peu de durée se succédaient les
uns aux autres, et un jour, en 1864, il se trouva, en présence l'une
de l'autre, deux majorités : l'une composée de représentanta du
Bas-Canada, et l'autre de représentants du Haut-Canada. Les
deux partis se faisaient mutueller";nt échec, et il était devenu i
peu près impossible d'administrer les affaires publiques dans la
province du Canada. Une belle occasion s'offrit à M. Brown, et,
il faut le dire, il la saisit prestement et courageusement. Qui-
conque est appelé à raconter ces événements devra reconnaître que
dans cette ci'constance M. Brown se signala comme chef politique
de la plus grande envergure. Il ne se contenta pas de profiter de
l'occasion pour faire admettre le principe qu'il avait à cœur ; mais
il en fit la base d'une union de toutes les provinces britanniques
du continent d'Amérique. C'est là son plus beau titre de gloire,
tout Canadien le reconnaîtra. Mais, Monsieur l'Orateur, les diffi-
cultés d'une telle œuvre étaient simplement énormes ; elles étaient
m ' !
406
DIKI0CB8
maintenir chaCeryTenJ' l'î^'^''""*' »'•"
rfpugn«,fl6 chacune de 1*^^^^. V^" '°"*' "<"" <>"
PWir de .e, pouvoir, quH^laVr ^ '""?' ~'"«°"' «
le. «nen, finalement i«^li "«T "''' ^-^ ^«t dé
qu'elle, avaient ne^^t'^^^""""'''^"^
contre un «tour poe.?bI„T!r :5 *' '" "^"« <•« »
province» canadieC« n^^^le Xr ,V' "^^^^
cette nature. Cee nrovinJ.^! • *'""" d'«ucun aen
leur, habi^t. CT' ^' P" '" '^'^«"i« d'o
point, de reJLblZe.c^fui'^^ff î""' P'^°taient 1,
ritime,, éuient .«p.r^lCde "aûfre "J' ^'ï' '^' i^""
deui groupe, topomaphianem.nr ^^^ "^ '""«• "^^'f
dt»"*' p'-"arr crCre-;!^ îi
•e» «cole. eéparée. ; i^UmJr ^°'",^^<^'- longt
romaine venait d'obteS, v^w"^"""^"' '" minorité ^t
le. deux minorité o^aLiw"*"»' ^'""^ 'V^'^ «,
division d« pouvKaTen?, T '? T^""» «»"«">«.
dan. chaque L, arattaql d'un '"' ^ '^P'»'^' '«•^'
protestante du Bas^S^.!"?; "'*^°"« hostile. Lan
è- 8*"» de sa oroyanS^ «t de .1 "T-"^' "«° * <"»>n<
Haut-Canada. Um^^iï'JXT ^*"^' '"' "«jorité
redoutait «g«lementTnoûvea„^!r"'"'""°« ,^^ H»»*-'
pnvée de l'aide puissanTd^ "^"'.P"*» l^'^^e se tro
vince sœur. DaL <r^î?,Z!5'"'P^ '^^ »°° origine dans
confédération aT^iZ'T^I^'^' *'V'/"" ' Q°«l Pr<
coupes et â toute, tp^"r|f"^2« /'^ -««eptable h
«te pour le trouver. Q^l ,^fi£'^'''' ' ^?"«'« de se cre,
^ «nnise de «avoir qu'on déooni
DE SIR WILTBID LACBIIR
•llei qui l'oppoaaient à
i-Unii. L'hi.toire non.
M treize colonies, tprèi
danœ, «'«tUohèrent 1
re nom dit «reo quelle
»nientit enfin i ae dé-
I â l'établiaeement d'un
i qui fut décisif et qui
B souvenir de» dangers
»«sit« de se protéger
r la confédération des
I aucun sentiment de
» unes des autre», —
livenité d'origine» dt
isentaient le plu» de
ui de» Province» ma-
fortee distances. Le»
Ontario et Québec,
atre par la diversité
n esprit trè» vif de
'ooanx, et ohei tous
la stabilité semblait
^'■nses. Dan» la Ba«-
ttda^t longtemps de
nmorité catholique-
système semblable,
e constitution et la
lassent leurs droit»,
Mtile. la minorité
en à craindre, car
a majorité dans le
1 du Haut-Canada
a'elle se trouverait
•igino dan» la pro-
• Quel projet de
septable i tou» les
le de se creuser la
non découvrit le
Wt
moytn d'i
ràli
I province 1
1 minorité de c
de ses droits et que ce moyen ce f i __
vince» du Haut-Oanada et du Ba»<!ana(fa ie«"jroiu de"la miroritl
qui devaient être confié» aux législature» respective» de ce» pro^
vmoo», seraient soustraits i l'arbitraire de la majorité. Je me
permettrai de -appeler i la Chambre les résolution» qui furent
alors adoptée, et qui devinrent la chart* de notre parlement actuel
'•' , ;? ?""8»";'î''e "e 1» n»'»<»n canadienne. Voici le texte de l'ar-
ticle 98 de ce document, et je vous prie d'en noter les terme. :
" Le. législatures locales auront !î pouvoir de faire des lois sur
les sujets suivants :
"1. Impôts direct», et dan» le Nouveau-Brun»wick, imposition
de droits sur l'exportation de bois carré, de. billots, mâu espar»,
madriers et bois scié, et dans la Non relie-Ecosse, du charbon et de^
autres minéraux.
" 2. Emprunts d'argent si-r le crédit de la province.
"8. Création et réglementation d'emploi, relevant des gouver-
nements provinciaux ; nomination et rémunération des fonction-
naires.
"4. Agriculture.
" 6. Immigration.
" 6. Instruction publique, sauf les droits et privilèges que los
minorité» catholiques ou protestantes dans les deux Canada» pos-
séderont par rapport à leur» école» séparée, au moment de
lunion. "
Encore une foi., veuillez noter le. termes dont on s'est servi.
Le. l^islatnres de la confédération d'alors, qui con prenait la Nou-
velle-Ecosse, le Nouveau-Brunswick, Québec et OnUrio, ont reçu
le pouvoir de légiférer sur le. sujet, suivant. :
" ImpSt. direct» ;
" Emprunt» d'argent ;
" Création et réglementation d'emploi» relevant des eouveme-
ment. provinciaux ;
" Agriculture et colonisation. "
Sur tou» ces »ujeta leur» pouvoirs sont absolus, et elle, peuvent
laire ce quelle, voudront, sans autre entrave que le contrôk de
il!
408
DIMODBa
vent aiuai f.;,. t "-'""o^-ncoMe et du ^ouvetu-Bru
««ne rj^^»,'«" ^"; etn>. de compte à™
Tioce. lont limité,. Ni l/lZ" ? . ' '".P»""»"" Je oei
M peuvent pS ^atte nt f- 5 "^f ^.<^.''"'"''' "' <=*"«
qu'elle eet, le, ZkTd. 1. ^ ' » <»Mtitution actuell,
devront ê r, mfSen,!. ' """^ '^"" <î''«'«« « d.
position enXm r li;"embî: Î^T"""""^ ""■' «"
rappelé ,u.„„ de ceu:; S~i etVS'iï
voir, de la provini» H'rin*..:. * /^"'"uotie restncti
George Browa quUvait délH î ^^ ^'^"^ '"''"«
était opposé à fêtMulr^^. î.} ?"""« "' ""«e re
qu'il prit alor, et att.on«^f ""'"* *° "'«o" <1«
"lée à%ombatt™ le Œ^-^P'-P™», disciple., qu'fl
qu'il le faiMit lui-même Or M "CZ'i^"/'' ''"^''^
cour, du débat sur la confédéraHnf , *^™,'''* "O" «"
car il n'y a^ait na, LTI hL ?' '"' P'"'°' " «^P'iqua
me dit que, tTuTen ad» ^.35 ""•* """'?«' >« <»™ue'-
exception en ce quTreZd:'^^^^^^^ '°<"'«^' »'' « ^
te^). Or l'article dont^^^^'plal^ttTnrrsu ^"^"^
DB 8IB WILFRID LAUBIBB 409
prot«.Unte. d.n. 1m deux C.n.du iK>.«èderont. p.r rioDor. »
leur, école. .épâr&., «u niomont de rJiion. " '^ ^^ *
Htintenint, continuu if. Brown :
" J'»i à peine bewia de faire obwrver i li f),.™!,,..
.m. toujour. oppo.é 0, que je c^ntuS de m W? àTéiM""'
jmniii. compra pourquoi tou. la. h.l„In.V j * ' .■'® °"
«.erifir!f ' '*.''"«®'' « «»t de voir le. intérêt» de la province
«acr.fié. dans ce but, car un tel By»tème exigeant une lé^W
iTTi
410
DiaoouBt
titntcun m peut troir poor effet que de grew le bkJj
otiirge énorme. Tou» lei faonortblea députée larcnt que l'i
par oetto Chembro en 1863 fut regardé commo wlulion i
de cette oontrovcr.e religieuje. Je n'étaù pu à Québe
époque, mail ai j'y avait été, j'auraia voté contre ce biU pi
favoriiait l'établiaaement d'écoles téparéee. On pouvait, ce
dire i ton appui qu'il avait été accepté par le» «utorit
nquee-romamea et par le parlement comme rf-gli-ment dé
la question dan« le Haut-Canada. Auaei, je trouve que 1
proposa d introduire dans le projet de confédération une
tion à leiîet de reconnaître ce pacte de 1883 comme r
détinitif pour que nous n'eussions plus, comme nous y i
obligés depuis 1«49, i rester l'arme au bras dans l'attent*
velles attaque! contre notre système d'écoles communes c
position f'^iit de nature à ne pas être rejetée inoonsic
(icoutez, écoutez). J'admets qu'à mou avis cela fait I
projet dont la Chambre est saisie ; c'est évidemment une
oeasions que nous avons dû faire pour assurer l'adoption
grande mesure de réforme. Mais, pour ma part je n'a
moindre hésitation i l'accepter comme condition du projet
qui doit paraître doublement acceptable aux honorables »
de 1 opposition, auteurs du projet de loi de 1863 (4ppl
ment.) Mai» on me dit que bien que cet arrangement f ût i
équitable pour le Haut-Canada, il n'en était pas de mêm
au Bas-Canada, attendu que la population anglaise noi
des griefs depuw longtemps et qu'il aurait été nécessaire
quelques amendements à l'acte scolaire actuel pour leur
justice égale. Or, lorsque cette question fut soulevée des
tons les partis dans le Bas-Canada se montrèrent prêta i 1
dan» un esprit de conciliation en vue d'en faire disparaît
trace d injustice et c'est avec cette entente que la dispositi
cernant l'instruction publique fut adoptée par la conférer
M. T. C. WALBRIDGE : Vous allez enlever aux légi
locales le droit de légiférer sur ce sujet.
L'honorable M. BROWN : J'aimerais à «avoir quel i
1 honorable député a de légiférer sur ce sujet aujourd'hui
présente un projet de loi pour annuler le pacte de 1863 et \
voquer les actes relatifs aux écoles confessionnelles du H
DTcr le buJgst d'unt
■rcnt qu« l'aota ptH<
le aolulion définitira
M à Québec i cette
tie ce bill puoe qu'il
1 pouvait, cependant,
les autorité! catlio-
/givment définitif de
trouve que loraqu'on
lération une diapou-
3 comme règlement
me noua y avona été
ana l'attente de nou-
ommune», cette pro-
tée inconaidérément
cela fait tache au
mment une des eon-
■ l'adoption de cette
part, je n'ai paa la
n du projet d'union,
onorablea mcssieura
1803 (iipplaudiaae-
remenl fût peut-être
pas de même quant
mglaise nourrissait
nécessaire de faire
I pour leur assurer
lulevée, des gens do
mt prêts i la régler
re disparaître toute
la disposition cou-
la conférence.
'er aux législatures
jvoir quel pouvoir
aujourd'hui. Qu'il
de 1863 et pour rê-
lelles du Haut-Ca-
DK BIB ^.-II.rBID LACniBR 4^1
nada, et il verra de combien de députés il aura l'appui. Sur 1m 130
députés qui composent cette assemblée en trouvcrait-il 20 qui vote-
raient pour sa mesure ? Si l'honorable député avait lutté comme
moi pendant quinie ans pour défendre le syatéme scolaire du Haut-
Canada contre les empiétements de» écoles coiifewiionnelle., il au-
rait bientôt senti la nécessité d'accepter un compromis aussi mo-
déré. Et que dit 1 honorable député de l'idée de laisser la popula-
tion inglaise du Bas-Canada sous le pouvoir absolu de la législa-
ture locale » Les écoles commune» du Bas-Canada ne sont paa
comme cellea du Haut-Canada, ce sont presque toutes des écoles
cathoIiques-romaine», quoique officielles. L'honorable député vou-
drait-il que es protestants du Baa-Canada fussent mis dans l'al-
temative de laisser leurs enfant» sans instruction ou de les envoyer
aux écoles catholiques !" '
Arrêtons-nous un instant pour peser ces paroles. M. Brown
u était pas partisan des écoles confessionnelle». Il avait lutté toute
sa vie contre l'adoption de ce système. Uais il s'agissait d'at-
temdre un grand but, de réaliser une noble conception ; et
pour y arriver il était nécessaire de concilier des opinions ad-
verses, de faire disparaître des crainte» et des aoupçon», et par-
dessus tout, de donner aux droits de la conscience, aux droits sa-
crés de la conscience, des garanties aussi fortes que cellea dont ils
jouissaient auparavant, afin que personne ne pût trouver i redire
et qu II fût possible 1 tous, sans distinction d'origine ou de religion,
de donner à la nouvelle constitution un appui cordial, enthousiaste.
Monsieur l'Orateur, M. Brown déclara à ses amis qu'il n'était
pas partisan des écoles confessionnelles, mais qu'il y avait di ses
concitoyen» d'Ontario et de Québec qui en étaient partisans et que,
afin de se les concilier et de s'assurer leur coopération dans l'en-
treprise qui était l'œuvre de sa vie, il avait fait le sacrifice de ses
propres convictions pour que le projet fût adopté. Pour atteindre
le but auquel il tendait, il avait consenti à fçreffcr sur sa propre
province un système qu'il ne jugeait pas bon, mais que d'autres
approuvaient. Monsieur l'Orateur, voilà plus de vingt ans que
Brown est descendu dans la tombe ; mais sa mémoire vit encore.
i.t certes, sa mémoire ne saurait périr chez cette vigoureuse classe
des cultivateurs de l'Ontario qui lui a donné un appui si constant
dans le cours de ses luttes politiques. Ils l'ont suivi fidèlement
W.H-i^.
413
DIIOOCM
pluf dodWt «>oor« lor*,u'il l« . priée dW.
oonf«.ionn.llc., d, .«„ia„ l,ur prop« odwTÎt'
.ur l'.ut,l de 1. nour.ll. „,„ie ,uir.rî?rt^ S
«T. d« r.,.?; *°"«'î''" oultir.t.ur. de l'Omwio, je
IS«*.. * î '"?■ "'!**"'" ^"^ '• Confédération n'L
•chevé.; ,. leur dir... que nou. «mme. i 1, complète
demander... ,;.I v, f.lloir m.inlen«. rerenir .ur ne
nou. no devrion, p., pjutô, p.r.chev.r cet., «uvr
T^rJ™ '"»'"'""■""• P" «* r"""» chef.
nJîifi" '• ^'^'?' 1'Or.t.nr, l'état de. chose, à l'é,
Confédér.t.on. M.i, on mo dir. peut-être que cotte ,■
. .ppl^ue qu'à Onfrio et Québec, et non pj.ux .„U
1* /i..^T'," '/!'. ''".V" P""'''"»' qui .'unirent .lor
a. r.pHé à 1. Chunbre, il y , un inrt«,t, qu. ce n'éU
tention de, père, de 1. Confédération, que 2e n^tait^
Confédér. ,on dan, le, borne, étroite, qu'elle «ait Z
avaient pri. de. meure, à l'époque de ,on ét.bl.W.
qneUe couvrît toute I. partie nQ du continen * i ."
'? ir Prinr^V^'t'-l' Colombie.Angl.i„ Terre
1 lie du Pnnce-Edouard ; il, avaient auHi pri, de. me.
y adme tre le, territoire, du îford-One.t, doî. inh.biST
aujourd'hui, regorgent d'habitant, et demandent que ^J
tion, au nombre ue, province, du Canada. Ert-il raÎM
cIK V 'r '" î-o'-on-""»' par avan» '« rf
le" m^^or^^f^^ *'^' '•■'"' "«"'I"" <>'' Canada ne i
!rî^r^ ^ Ik!'',PÎ?'"'"*' ""' •« ">«"" Pi«d que cel
vario et do Québec î Quel oa, auraient donc pu faire
SL '.'"^'♦''«i»" I"'""»» "devaient d'entrer dan, 1
du 1^ ert devenu i-.rticle 9a de l'acte de l'Amérique bri
Z^/^^^T'V" ^' ■'■'"' """'"*« '- p-
Vf j-uœ et a Lmiariu. il esi aiubi conju:
ouwUm. Il* l'ont raivi
!<• d'>cc«|,^r ia« «ool«
opinion iti la liann*
raient i onur d'établir
îoutinMt d« l'Amérique
t accent! arritrauent i
'Ontario, je mo permet-
Sration n'eit pa« encore
la compléter, 1 1 je leur
'enir iur no* paa ou li
cetta ouvre nationale
chose» à l'époque de li
que cette exception ne
a aux autrea provinœi,
unirent alor», eei deuj-
coufcMionnollei. Haii
que ce n'éuit paa l'in-
ce n'était paa l'inten-
wn, de restreindre 1>
le avait en 07. Ili
n établiBwment pour
nent ; ila avaient pri»
laiac, Terre-Neuve ft
Mia dea meaurea pour
ra inhabités, maia qui,
lent que noua les met-
Eat-il raisonnable il»
ince l'entrée dans la
mêmes circonstances
i^anada ne mette paa
>ied que celles d'On-
c pu faire cee pro
itrer dans la Confô-
1 avertiea que la pa-
' et dan» Québec ne
'• der résolutions de
mériqne britannique
ite aux provinces de
DM IIB WILFBID LAUHIICH 4,3
dé^i^e.trr.crrvldu'eS'"" r""™ ••"'"■-—
dtapCiUona auiva"t« *^""'""'' •«m<>» «t conforme, aux
UJ-^^raonne. dan. .-lirnlî.'-ilî.^ttZ'i
rantie que noua accordon. i la minorité dana On/SluT» 1 rP
tario «ra léitBlement nc^-Ai^ > 1. • ■ • W «» dan» On-
nement régulier. II avait été adminùvJ* » 1 ^ ^^ S™''*"-
P.«nie delà Baie d'Hud«n îl v Lva it é^ M 'f^""" f' '" ^''"■
par le» autorité» d., .„m^I r ^ • ' . *'''"'' «"•'«'»«« «colc»
main, y a\\1:;^nf Lr 'd'e. ^ea Srr''c%^^^^^^
du Parlement de donner à la minorité le .v«Lt - 1?'*'""'.''
dan. le tem^a";^^ .^elu"^ 5c ïa"» "l""' Kr'^
«u pouvoir. Tel *tiiiH« *_;» . 1 î^f ,*',""'" 1" ''» «aient
. ^ ■■■** était Je fait: 1p« nnnr/^ïiM. (le la -.^--v-- j tr
nuuba relativeir -■» a !>:_ 1 •• — ■",. prûTincc dn Ma-
relatives nt à 1 inatruction publique étaient aussi absolus
r-nr
411
iHMmiru
m ««78, oomm» j« 1» .liui. || , , un iutiol, M. M««kt
•«lU une nunuK pour l« Kouvmrnnmt <lw Territoln» .
Utie.!, rt par c«lt« i„«„r,, |« P„|,„,„„ o.n..li»n, -
Kralent à elle «poqiii. i|ii,.K|ui».im. <lc« bmiimw poliiiqim
h.bi « ç,„„ 1, Cn,,!, ,i, ,„^ _ .i, j^,„ M.c4oii.lfj,
knul», M. Dlik«, .ir Ch»rl« Tupp^r et nombre .l'iiitm
nlinr,m.n( «prit, ,„ùre r«fl..xion, «n <»nn«i.^n-„ .Ir eu*
dtn< In TrrriioirM du Nor.l-0.iMt un •7>ll^^l« d'écU-,
1880, 18S9. I«86 H 1808, le P.rlenient c.„..U oonflnj
propre niournnmt le .y.l?me .l'/Wole, •«p.r«e> qu'il iviit
M. SPnOULE: Je p«M>rai M une f|iionion to trèt h^
premier mmulre, l'il veut nie le permettre.
Sir WILFUID LAURIER: F.ite^l»,
H«!nT/ Ch.inbre que l'honor.l,le M. OeorRo Brow,
« n.. ™r °"^'' ^l.^'T^ *'" ''•°'"" ™n'"«i<mnolW
Wi»wmcnt décole. confoMionnelle» dîna let Tcrritoiri
«)nt«,o„ adoption et expliq„a pourquoi»
«mf m^fi^^"L? ^FWE« = J" '»!• teureu, que mon ho
tm 1 ; ^P™"'»), ">!« P«« cette queation. En 1875, loi
'àLt naiu r''* .'"' !t^'t P" •« P"'™^»'- ^ B™'
iît^^ 5 K .î"^ iv ^"^^'"' • <>PPO«« » r.doption du
•rt de de 0. bill «tabliMant de. école, séparée.. Il ,'r odi
toute, «. force.. Il déclara i la Ch.mbre^uîn n'.va t'pT
£op.n,on i ce .ujet , mai. il ajouta que .i le prfn 'W
confo..,onnelle, était accepté alor,, aux termc'de la »n,ti
™„ i uV ""?'•"'* * '°'" i"^"'- 0"i. J» "»• heure
mon honorable am. ait attiré mon attention ,ur ce point, c.
lement toute la quertion » trouve renfermée dan. ion inte
tion. Nous avon. i résoudre ce problème d'anri^. ]«
même. Je la loi adoptée en 1875. Qu'on me permette de .
à mon honorable ami tous le» renMismcmcnt. auxquels il a
et qui, je I espère, trouveront chez lui un accueil favorable
donnerai tout l'historique de cette question. M. Mackensi
*-*
llir>ll»-KcaM«. Ml{«
1, M. Ma«km<ia pri-
rnritoIrM du Nord-
nnolini, — où lié-
n poliliquM 1m plu*
lltrilnnilj, U. U»e-
bre .l'iiitrmi, — una-
ti-i! dp <!«iui>, établit
&nie d'^lm eoaift-
pui» iy> trmpo-là : «n
lira ronflrmi de ion
> qu'il irait «tabli.
n au trèi hoaorabla
minittrc a donn« à
•orKc Brown l'dtait
•aionncltea. N'eat-
B principe de l'fta-
Tcrritoirea, vota
que mon bonorabla
■n 1878, lonqiie le
II, H' Brown, qui
idoption du nouvel
Il «'y oppoaa de
n'avait pat eban^
principe de» école*
de la constitution,
> tuia heureux que
ce point, car réel-
ina Bon interpella-
'aprfs lei terme»
ermette de donner
iixqiiels il a droit,
1 favorable. Je lui
[. Mackensie pré-
!>■ SIR Wlt.rnil) l.jkl'HIRR
415
•mia Inl-mlme le bill en l«T5. U blll, mu. .* fnniie ,,mn\l^
M meniionnait aucttnemrni Ira «cole. tiatrtn ; maii anrt't (lu*
tir John Mardonald rut Uni de parirr, M. Illakc «mlcv» ,vti»
queitiun nrfnie dn tm\nt <HMifniiii,mni<llM, rt il Ir (Il av,v cette
teino* et «alla largeur de met que mon honorable atnl »• laurait
quadmirvr. Voici en quel* tenue* «'eiprlma M. Illoke:
" I.a tii'he que le Uuuvem<Mi»-nt n'ot imiio»/* c«t la plua iiiiinr-
tante qu'il wil |K)Mible .le cimccvoir. CrCrr Ira imlituliim. fon-
damentale* «oua l'empire deaquellca nnu> r>p<r»na voir île. cen-
taine* de mille, — et le* plu. conH.ni» d'ciilrc nini», — de. mil-
lion* d'homme, a'élablir et pro«p#rrr, e.l une de» plu. niililc*
Œuvrea qui pillaient être entrepris, par aucun coriia U-gMttit, et
oe neat pa* un indice néKlifteable de la piii.aancc et .le la véritable
poaition du Canada que de voir «on Parlement occupé aujourd'hui
à eelte œuvre imiKirtanle. Il reconnaît avec l'honorable il.'piiié .le
Kingiton que e'eat une lâche qui requiert du tcmp., de la considé-
ration, de la réflexion, et il importe .l'éviter tout faux pt. dana ce.
circonalancea. Il n'eat paa de l'avia .lu tria honorable député
quand il engage le Ooiivemeinent actuel i corriger le* erreur* .lu
Gouvernement précédent. I^ tr*« honorable député a prétendu
qu il «viit mia on œuvre le* iiwtilution, dont il demande actuelle-
ment à la Chambre de doter le* Territoire* .lu Xor<l-Oue.t et pour
la même raiaon qu'il a .lonnéc aujourd'hui, q,» 1, gonvememenl
canadien ferait mieux de ae réaerver la .lirection de tout et do
décider oe qu'il lerait préférable <1« faire à l'avenir. Il (M
Blako) croit qu'il e*t eaaentiel, ai noua voiilona qu'il »o porte une
forte immigration ver* le Nor.lOueat, que noua diaiona d'avance
aux Mlont quoi, aeront leura .Iroit. .I«n. le paya que nou. lea invi-
fona i peupler. Il eat intére.aant ,».ir le peuple de aavoir que
d«a que la population aéra devenue «iiflla.imment nombrciiae dans
un certain rayon, elle aura part au p.iivernemcnt des Territoire*-
et 11 croit que le ministre fait preuve de «aireaie, — bien que la
mesure puisse être annoncée tr?» tar.l cotte «c.aion et qu'il soit im-
poMiblc de lui donner toute la considération voulue, — en déter-
minant d'avance quelle sera la nature des institutions du pays
dans lequel noua invitons les colons à s'établir.
Il regarde comme essentiel, dans les circonstances où se trouve
oe pays et considérant lea débat* qui ont eu lieu ces jour» demier.
41«
DiMoima
pu'..i«.. d'un. m:„ir;'^:^rr,. 'ri'"r"" •"-
«• 1« proT nw (J'(>ni.,i„ M T ■ ' "f .'•PP'*'"' IwiUTOui
'".otion publia. 1, .rhi!','".r^''r*"' ;'• '• i"""""
p.X".„ii.œr.^vS::"r'"' ~ » ••--
•" lieu <». jour. ."mlJr. eu^'n' ""•"',*™» "« 'Wl..»-
P7.p«itio„ .^7.1^^1 f« t.. "éll"*':;:!/ "■'■«'"•
"lativ. à l'é„bli„en«.m dY^," "!u ?• *"''" "'"'«"'•'
principe du rf^im" VnZ,,! '7"'; ',' ''" P" '* -^'it"
l"it pu enfreindw 1. oon..ii,^„T m n, , " ">">'»".
e»'«t. l'initruction^r^K t'^ÙTu '* 'î''"";!"' '''""»
rtponw d. M. M.ckon,iff ^ *"""■ ^'•' '''»"«
qu«,tion de l'impôt poir fin. H'" J'" ',"" '"""' » «"d
P"'po«,d'in^.™rrm.b"nLt„tï K'if ""> "■'• «»•»«'"
di»po,ition qui aurait dû vT™^!Jr t" T' ''?''"'" '» «»"'«*.
le Iio»(o„a„t-p,uverm,ur dul , ^ "' 'f'- ^'""'='« «»
l'aMcnblÉ,, .uivantTo.; '!" .^""-"'«"^nt de .on conseil ,
-.0... de. f„„e. lancierpll^îlSI^S Sti
l»«l «1 B, qui „„^
m* asvrioiu noo* «f.
'ilnitm aux ilUardM
•«•iBM lut». p,rt|«
'■«"«nt qiw oeil, po-
n<! b««un>U|i (io nli,
«•Mit »«pA|ion« d'in-
I nmttrini, roUlir».
'"• «t privil^xm qtio
>« pfincijjo, ,||, ^u-
1» qiMfllon <!• l'in».
!• importante d'un»
» * l'illontion OM
"nliel, ilatu Im eir.
' !•• >l«l»t« qui oat
*• «KUli <\m jour»
Il aViMiil (l'une
M TOn/(>«iiioniidl<>«,
•^p»rt?c« au Nou-
I» ronutitution, le
>p(«- f-a minoriti
I» Ohanibre pour
»'y refoM, ne ron-
'>Mtn que plutôt
I Ii'h tPiTitoim du
orité donner 1 «ea
Or, quelle /ut la
)'• paa atlirA mon
'opu i «tudier la
ui» aouvenu. Je
it le comité, cette
L'article autorise
M conseil ou do
nnanoen relatirea
t preacrit que la
!>■ am WII.FRID LAVUU
41T
î* ^^?'J"'i'*' ''"•"• !"«•" n*"-»'"» » ««le «B ; .1 nu,
I* miPoril* dea frança t«nao«ier<, nit pr«t«lanl^ mIi .•aiboli.me.
romalM. pourra «labllr d« «r„|„ ^,«rfe., „, i. ,„,.., '^jj;,';:
faotoa qu ila w wroot eui-m*m«. imf,oiUm». J'mtitn que «Mie
raplieation .atl.fora l'honorable d*pulé de Br.i«vrf„,|. Il » wut
nue le bill dolre «tre an«.n,|#, mai., à mon avi.. il doit ripoïïre
d une manière ^«r.le au. I,.„i„. du pay,. U Oourerrîement
*"i'*7i''",T * ■' P*** * "'""' * P"»"' '" pr-'P^ilion. qu'on
voudra bien lui MMimetlre ". '
rx>Mqu*on paa.- à l'examen du blll en «n..il«, M. Mack-ntia
propjxa I article ,uirant. qui fut ajouté au bill. Aucun d«put«
« .opp«. i «n adoption, ni .!r John A. Madon.ld, ni .ir
i/ùarlea lupper, m aucun parti.an du mini.tère:
i'I?^' ''" j " ''"*™' '•''"'l'*" ""• M «lahli .lan. une oireoM-
cripUon ou dana une partie de. Territoire, du NordOtmit, le lieu-
U,nant-jou»eraeur, d« l'ari. du conniil ou de l'a^embWle, .uivant
le CM, «dicter* .oute. le. oHonnance, nectaire, au lujct .le l'in^
de. contribuable, d'une circMUicription pourra y «l.blir telle
«cole. qu elle jugera 1 propo., et impoaer et prélever le* eotl.aliona
ZlT K^T'7^,* ™' """' ; "' ''" P''"' T'- '• "•'"«'it^ <!«••
oontr buable. de telle circon«>nplion, qu'elle «,it protc.lante au
catholique-romaino, pourra y établir de. école, ./.paré.., et .lana
ce ca,, le, contribuable, étahli,.ant ce, école, .éparée,, .oit protc,-
tanlM, »it catholiquea-romaincf, ne pourront «tre appelé, i payer
^"teri.*^'" ■•"'""• *'"'°' '""^""^ * *uxmém« p^r
1-1,^"''' Jf T?^** ,*■ '"' '"" """"y* •" ^*°*'- P""' l" Wnéflco de
1 honorable djsputé qui m'a interrompu il y a un in.tant, je m'en
Vâu faire 1 hi«torique de ce qui a'eat paué i la Chambre hante.
M. Aiken», membre éminent de cette a,«emblée, propoea de biffer
Jimplemcnt 1 article relatif i l'in.truction publique. Ce fut mon
honorable ami et collègue, le wcrétaire d'Etat, leader du Sénat
aina ce temp^li comme aujourd'hui, qui lui répondit :
"Il n'eat aucun de me» oollêgnc, qui ne soit forcé d'admettre
qœ ii popBiation de runiario verrait avec la plu, vive satisfao-
!
Illillill
418
DiaooTRa
qni ont «,ut«nu que te, n.^,"'^ Provwo,». Je .ai, ^
•"fut, le pmre dTn.trôcî^^ ",•""" '* <'"'' <"• <J«"k
Qn«l)e». et qui «donné do" • bon. ^ ,7'*°""" ''«" O"'
province.. A mon .^ 1. W r°'^"« '» Popnl»tion
««>7»nce., «émit d'tZLr 1.^ ^*- '?"'*' '««» «de
d'autori«» le. eonWbn2w« à étawir^'^^ ?» ^ouverr»
temtoire,, ce qui pem^ttrait d^t L. f ^^ '*?'"«*« d<
Q-*^».»„.^r».i.ri?.tr7nS^'„î^^
Joici, «fin l'opinion q„.e:^ri„., M. B«,wn.
proWn^'^fcj^iXKT "'^"^ "•' '""- d
«mpU de gens «ppart^nl ?^°,^'" * ~' ^"'J- I* P«;
d'v^se., et 1. confusion «Sait rfn^r^ *? î"" ™"P<»« '«»
»y.tème d'école, à lui. ^ " ^W " "'""'"' «™»I>« «^«i
«té maérée pour 1. protectfon %« ^tS)^ «e^,di.po.ition
^ohque,, ce. dernier, étant lee 1?^Î^k^" * l'enoontre de
l'mterprtte de. Drote«*«r,ïrl:^P ' nombreux. Mai;, ie m»
P'o«gft. de ce!te^ m^Se r '*""' ">"' "'''^^ ^^ '«"JÔ-» pl
SuM,uennnent, M. Brown parla en ce. tenues:
itrenn tujot de dii-
Je tuii nn de ceux
oit de donner à leuri
V« n>«Ueur, et qu'il
>ie» iiuquellea il> ne
ifânt». Tout notre
o'Pe Mluteire ".
' «minent du parti
•der de aon parti au
nt fût adopté. Le
'«• Territoire» du
r dan< Ontario et
maintenant la oon-
popnlation de ces
» plus équitable et
races et de toutes
Gouverrranent et
««parées dan» ces
t dont Ontario et
usinent libérés ".
ie laisser chaque
,. ^ P»y« est
Bligiona les plus
groupe arait sou
aispogition avjit
encontre des ca-
Mai', je me fais
voulons pas être
ns de ses hono-
orables députés
DU BIB WILPRID LAURIER
419
tm^à'^^iJ "^^^Kr "' '•"'»<>«»"«'«. en ce qui concerne l'u-
tlité d autoriser l'établissement des écoles séparées. Mais il ne
• .gît pas de lavoir si ces écoles sont bonnes ou mauvaises, légi-
times ou non, mais s'il est de l'intérêt du pays de légiférer sur
cette question. Il «nv.ent de l'importance du problême qui a
été soulevé, savoir; SI le règlement de cette question doit être lais-
sfi à 1 initiative de la province intéressée, ou bien s'il faut l'attri-
buer au fédéral ".
i<-'^ S?'"!°*~,'^";?'*.^- Brown-que la Ici en question a
éle adoptée et que le Nord-Ouest est devenu partie intégrante de
1 Umon, Il a passé sou» le régime do la loi d'union et dw disposi-
tions concernant les écoles séparée» " :
^T!?<"' l'P"'*"' .i« "«n»le Ms paroles i l'attention de l'ho-
uorable député. Je prie toute la députation do les bien méditer
Il se rencontre aujourd'hui au sein de cette Chambre et au de-
hors, comme il e'en trouvait à l'époque en question, des homme,
qui ne sont pas partisans des école» séparées ; mai», comme le dé-
olare M. Brown, il ne a'agit pa» de savoir »i ce système est bon ou
mauvais, digne d approbation ou de censure ; non, ce n'est là ni
ie problème qui s'impose à nos délibérations aujourd'hui, ni celui
qm se dretaiit autrefois devant le sénateur Brown. Noua avons
un autre devoir à remplir. Dan» l'enceinte de l'autre Chambre du
l-arlement, M. Brown déclarait n'avoir en rien modifié son avis
au sujet des écoles séparée». Virtuellement, il disait au Parle-
ment du Canada: "Voici un nouveau territoire, voici un sol
viOTge, non encore colonisé. N'y implantez pas le régime des
«çole» séparfe» ; gardez-vou» d'y transporter cette brûlante ques-
tion ; mai» du moment que vous avez implanté ce régime des
écoles séparée», vous avez résolu le problème pour toujours ; ce
régime fait partie de l'union, et la minorité aura droit à ce» écoles.
M. SPRODLE : Le premier ministre
Sir WILFBID LAUEIER : Nous avons donc inséré dan»
«,.W ^^f ^^■^ j '^*,*'*°* * pr&enter une courte observation au
dï^l *?*r^* *• ■'^''~"" '^^ ^- ^'O'^ l-i ^ rattache plu.
directement à la queation et que le premier ministre n'a pas cftfi
¥'
_m
il i
Il !
Il:^ Mil
4M
Dtaaovtm
cour. IQJîl^i^J'^^^V'^T' ""'"' "•««' -J-^
^tations comme celle Qu" xut an^.il"-'*"*^''"" <
domier à channo l~.-r.' . • '''J°'=™ "w au Canada, (
Or, cette motion tendait au reiet dn l'.rtj^u
buant ^i au. proWnœs le po:î:$/LS"SrerZr;:
voir,li de pî^C^'^e'SuîZf ne'*"'' T'"' ""' "" ^^
répète, M. Brown, au âlnZX^^ ? ™"' ?" entendre!
le bot de l'intomip-
»ur«it pu ,'en dif-
Chambre en erreur,
qu'on coMacre l'éu-
lan« le régime établi
t ellea doivent être
islatnre. l'honora-
cboae dans œ dia-
lO"*, «'il le peut.
«on argumentation
igue les raisons que
'■utérêt de la bonne
de la nation. Les
icle attribuant aux
a les questions sco-
otroverses et à des
n Canada, et aban-
ioolea, suivant aes
9 il pourrait naître
illes qui ont suscité
Ontario. Ce serait
et c'est ce qui mo-
)Pable sénateur de
en question, attri-
•r sur ce sujet.
onjours raison de
qui ne veut pas
i entendre ! Je a
l ce qu'on insérât
établissement des
•eur de consacrer
e ; il affirme son
ajoute que si, à
)arée8, oe r%ime
DM au WILTBIO LAVBIBR
421
1.1, «".'««l^™'» ""Ilement bleuer les juitea •u.jeptibiUtfc de
l'honorable député j maû qu'il mo permelte de 1. lui d^Tut
ment de M. Broyni. Voilà done la situation qui .. dtJ^Z^t
nous aujourd'hm. Je ne vien. pa. ici, en ce momentVTé^^^r
l'ftabh«ement des école, confessionnelles, à titre Z'pJ^lZZn
ti^lTvJ ^^°^ '"'"• ^"■'"^ incorporé dans la mesure l^isla-
ive i l'étude, deux propositions: l'une portant que la minorité a
1. pouvoir d'ét^bUr «» propre, écoles, erî'autre.^u'dle aTu l
une part de. den.er, public. Voilà la loi en vigueur .u,W
dhui loi d'accord avec la constitution qui nous i^t, la loi de
rable député ferait bien de la méditer. Cependant, je veux lui
poser une question. Suppoeon, qu'au lieu Fêtre en IWiTjxZ
Trj^Jt",^" «'*<»,.^8«^' «t pût «'agir d'admettre au «?û
t!.iL i.î'""' "ff »<i'«°"« i^ provinces d'Alberta et de Sa^
katdwwu. , l'honorable député prétend-U qu'en ce qui concerne
te. école. confe,sK,nneUe. ou .éparées, ces provinces ne jouirai"!
n .T.''?^'"""' ^ •*« ^^^ No« dirions à Ontario et à
Québec: Vous aure» droit à vo. écoles séparées; et nous refu«^
vZ^l,^"^^^^ T P/T°~' ^'^^^"^^ «t de Sadcatchewan f
3^ *.''j* f^^. >1'°'«>'»"« d«P"té ? Non, pareille pré-
tention serait de la dernière absurdité. Sachons donc planer au-
deesus de pareilles considérations. Au cours de mes observations,
LT *"n ^A^^ ^? "^" "^ "*"' "'°' du principe des école, con-
fessionnelle, dans le sens abrtrait. Je vais traiter la question à
un autre pomt de vue que celui de. écoles séparées, c'est-à-dire au
point de vue plus large du devoir envers le pays, de l'amour de la
p- . j canadienne.
Après avoir obtenu l'adhésion de la minorité à cette forme de
gouvernement ; une fois qu'elle a consenti à se dessaisir de «s pri-
vilège,, à abandonner une position pleine de force, aUons-nou.
donc lui donner à entendre, aujourd'hui que la confédération est
établie, que le prmcipe même sur lequel cette minorité s'est basée
pour donner .ou acquiescement à cette convention doit être mie
m rancart, et que ses droits et privilèges seront foulés aux pieds»
^on, pareille proposition, à mon avis, ne saurait être soutenue
ICI, et J en SUIS convaincu, U Chambre la repon.wrait. Pour le
438
Diaooima
met d'inculqué 1.7eiiï«r^!l '^'^^"7 " ^"^ J?'
tolérée de notre ^R^JT^: »T.S^',Î ';^
ne me parai*» paa tonionn Hi™I i' \ . ^"* ^ "
r.ienr poin^r.Za7,\'^'','"' "1» doctrine qui ne
Lire, dont l'un^ établi tTïT^^n • ^,f"" '««imei
lequel e.tfeWril; ne ZLif*^^'ÏL'« '""''«•" C.
moi, je ne cruns dm d^ HJ^ ^* *'" **" *""» '«» ^m-
i.bie dS; i^Stiit .rpiï''"' ^'" "■"> ^" -^
wwêr^^ab
•nr la priadpe de*
le dfalâi» UUM b<ai-
»»<• an anjat da oei
m'«xpliquar qu'o»
* qnJi »prè« «voir
•• jMte part, par
'là religion fondée
'Hiona régnant p«p
i confédération d«
lui la nation cana-
loir et a l'eaprit de
inesae la morale et
^e côté de la f ron-
ion à l'endroit de
n que ton exenipl»
on et d'imitation,
ne« a«t banni de»
insa qui ne rallie-
et lea Etats-Unis,
I peuples, que J3
t social de chacun
de lynchages, de
> grâce au ciel de
B à la jeunesse la
ux régimes sco-
utre au Canada,
les deux. Pour
onnera raison, et
une foi inébrim-
£A BAIBT-JZAV-BAFnSTX A aUZBXO
Oe que l'on a prononcé de dlBcoure à la Saint-Jean-Bap-
tiite dans notre prorlnce depuis 60 ani, c'est quelque chote
d'inoni ! Il est devenu à peu près impoislble de n'être pas
banal sur nn sujet si rebattu. M. Laurier, appelé à son tour
à prendre la parole, le jour de notre fête nationale t Qué-
bec, en 1889, lors des grandes démonstrations organisées en
l'honr. de Jacques Cartier et des premiers missionnaires
français «a Canada, sut sortir des sentiers trop fréquentés.
Il parla avec cette élévation d'Idées, caractéristique de tous
•es discours, de nos gloires nationales et fit un appel !l la
concorde qui doit régner entre les Canadiens d'origine fran-
çaise et les autres nationalités qui les entourent. On aura
r'ilslr à lire cette belle harangue que voici :
HONBIEUB LE PRÊ8IDB!«T,
Mksdahbs "^t Messieubs,
J'ai souvent pensé, et après l'éclat des fêtes d'aujourd'hui, plu»
que jamais je pense, qu'il ne devrait y avoir pour tout le pays
qu'une seule célébration de la Saint-Jean-Baptiste, et que cette
célébration devrait avoir lieu dans la bonne vieille ville de Québeo.
J'ai toujours pensé, et plus que jamais je pense, que Québec de-
vrait être, pour les Canadiens d'origine franjaise, ce que la Mec-
I
«24
DIIOOUU
qwM-. po», l'A,..». 1. viU. p., excUeno., 1. ,«1, ,
qui » «,nt fl„. à bon d,:;!^?"^"^?; ^^'t,^ )
pu ce. prote.t.tion« 1 De, ville, comme Momrt. îé l
fougue , J'en prend, à témoin, no. If, v»n.'j«"
Je ne di. pu de mal de Montré.! tant «•««/..;.
qu'un Q^b«,. De, viUe, comTe Mo^réal «v^^de^î
m, i. Vîe JLI^'m 'I' ^"^ ^ <*<*" «»" bien"
TLaJÎ ^^^,' '' "> • 9" "■> <î"«b«»- Ce qui fait
de Québec, c'eit la variété, c'e.t l'impréru de m. .-ni,
que pu que vou, faite., 1. ^^, ohai^^n no^ea^Ta
déroule ivoe yeux, au«i ravi»«.tTé le prSnt
jouir, le. étranger, en joui,Mnt comme non,, plu. aue
fi«miment apprécier oe qu'il, poeeède^t '
Ma , Québec powède un autre charme dont nou, (
t«r?'?%^'"î"'*' P°"'°°' ""1» J^ di^ toute
tude: c'e,t le charme de. aouTenin. Citoven, dTonSl.
&hrtt«,'''rr''* "»'" « Su^"^ m^;
«pitaphe fameuse, où l'on recommandait au oasMnt H.
^rcequ-a foulait la cendre d'un héiT: ma^v^S^ %
Québw, vou, vive., vou, reepire. dan, une pou.,iè"'de
édiùoe, une pierre, un coin de ciel au bout d'une me fl
ZfourdT-'"*" "^"^.'r' "° -onde d'^énemSt, h
Aujourd hui vou, venez d'élover un nouveau monument
r^ rPr.C" "' '""T'' '" '" "^^ plantée par l'i
Ce pays cependant n'est pas resté terre française m«
^mme, toujours restés fidèle, au souvenir de notre 2i"ni
Bien que séparée de la France depi,i, plus d'un siècle, 1
iiîM
DB MB WILTBID LADRIBR
t»
i*F 1» Till« Morfc entn
1 fâreiiT de QnAeo. Si
u>dMrtiioiud«l'<tTe:
Qu«b«!. NMami. d,
it fier» d« leur ville, et
peut-être: je n'Mocpte
>ntréal, le continent en
venm dm Eut»-Cnis.
în fiut, mail il n'y a
, «veo des niee lâigo»,
li» Irlandais, je dirait
I ont bien leur valeur,
Ce qui fait le charme
le aea a:pect< ; à ch«-
nouveau panorama w
précédent, maia d'un
it le monde en peut
I, plu» que nous peul-
le Mvent jamais enf-
ont nous. Canadien»
1*11» tonte sa pléni-
de Québec, vous cta
ré la mémoire d'une
passant de s'arrêter,
lia vous, citoyens de
Dussière de héros,
le, un monument, un
'une rue étroite fait
énement» héroïque»,
monument qui pcr-
itée par l'envoyé du
pays au nom de son
ançaiae, mais nous
lotre ancienne mère-
l'un siècle, bien que |
différant d'elle aujourd'hui de pluaieur» manière», nou» avon»
toujours oonaervé son culte dan» notre cœur, suivant de loin, mais
■Tes un intérêt qui n'a jamai» cewié un »eul initant, toutei le» pé-
npéUei de »■ vie tourmentée, prenant notre part de mm joie» de
aea triomphe», de «e* déwMtm, de »e» douleur», plui encore de ae»
donlears que de aei joies.
L'adver«ité est l'épreuve de toute» lea affection», et j'en appelle
1 voua tou», n'e»t-il pa» vrai que nou» n'aviona jamaia réaliaé com-
bien la France noua était chère avant l'époque de aea revers, dan»
lea fatales annéea do 1870 et 1871, quand lo télégraphe noua
apprenait dei défaites au lieu dea victoire» que noua attendions î
Et quund il n'y eut plu» à en douter, quand, ayant espéré contre
toute espérance, il nou» fallut pour non» convaincre lire et relire
le texte de la dure loi imposée par le vainqueur, quand l'AUace
et la Lorraine étaient violemment arrachée» au territoire françaia,
je vous le demande, ti on nous avait enlevé un de no» propre»
membre», aurions-noua plu» souffert ?
Le twut proposé par M. Langelier nous rappelle que notre sépa-
ration d avec la France nou» a imposé de nouveaux devoir», créé
de nouveaux intérêts et ouvert de nouvelle» affections. Nou»
•omme» Canadiens-Français, mais notre patrie n'est pa» confinée
an territoire ombragé par la citadelle de Québec. Notre patrie,
c'est le Canada, c'est tout ce que couvre le drapeau britannique
mr le continent américain, lea terres fertiles qui bordent la baie
Fundy, la vallée du Saint-Laurent, la région de» grands lac», lea
prairie» de l'Oueat, le» montagne» Rocheuses, lea terres que baigne
cet océan célèbre où le» briaes sont aussi ùoucea que les brises de
la Méditerranée. No» compatriotes ne sont pas seulement ceux
dans lee veines de qui coule le sang de la France : ce aont tous ceux
quelle que soit leur race, ou leur langue, que le sort de la guerre,
lee accidents de la fortune ou leur propre choix ont amené parmi
nous et qui reconnaissent la suzeraineté de la couronne britanni-
que. Quant à moi, je le proclame hautement, voilà mes compa-
triotes, mais je suis Canadien. Mais je l'ai dit ailleurs, et j'ai plus
de plaisir à le répéter ici ce soir, entre tous mes compatriotes, la
première place dans mon cœur est pour ceux dans les veines de qui
ODule le sang de mes propre» veines. Je n'hésite pas à dire cepen-
dant que les droite de mes compatriotes d'autres races me sont
aussi chers, aussi sacrés que les droit» do ma propre raœ. et si le
<M
lUCOOUM
malheur rouliit qo'iU fiuMnt juntù «tt«qufc. m 1», Mt,
nm. T, dl. mo., ne derrei^je pM dire vou., nou. toui
«OB. »mm„ trop «l, de I. Fr««!e, de cetf gÉ»«reu« „tTon
tMt de fou donné ion Mn« pour défendre le* f.ible,, le. .
UM, pour n être pu pr«u en tout temp., noui lUMi, 1 d«f
lei droiu de noe compatriote de nationalitéi différente, à
«• notn». Ce que je réclame pour nou., c'e.» une p.rt ési
•oleil, de juetioe et de liberté; cette p.rt nou. r.von., „ou. 1'
•mple, et oe que none réclemon. pour nou., non. rouloni
I uoorder eux tutrei.
Quant i moi; je ne veu» pm que le. C»n«dieu^Fr.nc»i. .
««it .ur penonne, et je ne reux pu que per^nne domine .ui
Ju.Uoe és^e, droit, égaux. Il ert écrit que le. .able. dT
•ont oomptéa, que pa. un ohereu de notre tête tombe uci li
muwon d'une Proridenoe étemelle, éternellement Mge N'
PM p«mi. de croire, Wue, dan. la baUiUe .uprême livré
ta plaine* d Abraham, 1* wrt de. arme, tourna contre nou. ; i
Mpa. permi. de croire qu'il entrait dan* le. deuein. de la F
«noe que le. deux raoee ju«iue.U ennemie. Téou.Hmt déwr
•n paix et en harmonie lur ce continent, et déwrmai. ne fli
te" T r^ °;^? '. ^'•^ " '''•"• <•"' • «« '• •<>•»«»
piratnoe de la Confédération. Quand h» province, britanni
furent unie, mnu la même oonttituUon, Teipéranoe mainte
avouée étut de drainer à tou. le. élémenU épar. qui .'y trouvi
le même idéal national, d'offrir au monde le .oectaole d'une n.
diverje dan. m. origine., couMrvant dain ton. m. groupe, le
pect de. tradition, de famille vt de race, mai. d(Mmant, dé«>n
» tou» une unique et même ..piration. Je n'ai pa. oublié qu
Umfédération, à «>n origine, ne fut pa. acceptée .an. teneur
nombre de Canadien, d'origine françaiw. Mai. il e«t une cl
cependant pour laquelle le. CanadieM-Françai. ont droit à l'<
verwUe admiration. Le vice des démocratie, est d'ordinairt
flattw le. foules. Je ne sai. pa. flatter : jamais je ne m'abais»
au rôle de flagorneur, pas plu» de. foules que des pereonnee, n
c est «mple justice de constater avec quelle admirable soupl(
Jei Canadiens-Français se sont adaptés i tous les régimes par
quels ils ont passé: la constitution de 1774, ceUe de 1791, ceU«
1841, et enfin le régime de la Gonfsd^ratinn. Je n'ignore p<:
»■ tu WOnUD LAVBin Mj
d'une rim. «t t «• ».i.> .. j,"*™"* '•• iorc*« d una nation, on
<iuvun M wraient impoaéea «ur le* plui rutM th/Satr» „„.
P^ojrne .u, ce continent „'. excellé comme l"*? J^vJ^e,'',^
rZ^irrî ""' '^.r T' M- Mercier. L'aut^n^e^
Tom .ignâle ett le nom d'un homme qui a tti pour moi un ami et
pl.« qu'un un., le nom de l'honorable Edward BUko T-r^
«J» quelque, année., parlant ici m«me de M. Blako j'ai dlhÂ
ZZ^r^T"^}'""^'""'^' » ™ "on-e-t, n'aVii*,';'.. :,n
«BW, et que 1 Europe n'avait paa Km aupérienr.
opini^ ^irl'i.^ depui. de M. Blake m'a confirmé dan, cette
opinion , j ai eu l'avantajje de te voir de trê. près et i'ai >i.«T
haute E;« ""*' """^ "1"' •*'«■'*' °''">» «J» >» plu»
naute éminenoe, ae prewent «ur mea lèvrea ; je le. pas» rou. «i-
':Z^rZ 'i^^r^-f;^— .ui 'r^umerHoroe^que
4M
DtMOUU
mot II 7 a à paiiM qatlqu» MmaioM, )• fra dMrniMil SainI
Baamr. Un hqaunt tW alon pHMnti noor ooabtttra )• Alai
•t inlur k (UMitrt s tlUgnoimt, wm hMiâtiaa, itm l'IatH
pidiU >l«rt« dn vériubi* wlilM qu'il 4uil, il l'Mt porU au pin
fort dn dangar al 7 a tnaré la mort Le laiulcmalB, tout* la pc
pnlalioii fraa^tiia dt QnAas m répandit dan* la* m«* — nso pa
oomma anjourdlini dan* la Joi* «t ralUgm** mal* 1« danil dan
la ocnir — al arca la pin* pian** rfrimioa «aluait an pamag* li
oorp* muliM du major Short
La major Short a'ttl pa* de notre rtoe ; e'<tait pourtant notr
«ompalriotc, et qtial **t mlui d'vntra rou*, Oantdiena-Frantaii
qui dan* oetta heure de deuil, *u milieu dé* ruine* fumante* A
Totra Tille, en faoa de oe oorpi inanimé, mort d'une mort ti hirot
ane, onel e*t oelui d'entre toc* qui ne •'«*t (enti fier d'ttre Cui*
]f***i*ur(, lyon* l'orgueil de notre raee. Saohnu (tre jutte
enren ton* no* eompatriote*, «aiM dittinotion de raoa* ni de oro;
aneea. Sachon* non leulement (tre juate*, mai* lachoo* Itri
géniienx ; que toute* no* «ntioni dan* la Confédération «oien
di*tin^<e* par cette gft<ro*it< qui a marqné la earrièra de li
France en Europe,
iÉ^V^Vi4V 4
nr TOACT A t'ACASnOB raAVCAUB
I* 17 novembre 1880, Im amli de M I^nli FiA^hrttc «•
rtfnnlMalent & Québec pour marqai>r le plaidr qne leur can-
aalt aea incrè* à Paria. 1/ Académie françalie, venait de
coaronner aea œnrrea et de témoigner par là de l'eatlme
qu'elle portait au po«te canadien. Il a'aRiniiait auaai pour
aea amia de reconnaître la g<<néroaité de l'illnatre corn-
pagirie. If. Laurier était tout indiqué pour cet agréable et
dlMcile riWe. 8a parole ae lit élégante et pleine de déllca-
te»»e, arec une pointe d'atticiime trèa en lituation. Le
poète et l'Académie furent donc lonéa avec ui e grâce qui
donne une idée de la aoupleaae et de la variété dea talenta
de l'oratenr.
UONBIBVB ut PrÉBIDBNT,
MK88IEUB8,
Comme vou» 1'» dit notre président, j'«i maintenant l'honneur
de vou« propoter la Banté de l'Académie Françaiêe. En voua
priant de bt.ire i oe toaat, je n« croi» paa «tre appelé à Toua parler
du corpi «avant, du centre de toutes lea gloire», du légiriateur de
la langue, de l'arbitre «nprémo en matière littéraire j je ne croi»
pa» être enfin appelé i vom parler de l'Académie Française telle
que nom la otnmaiiunu, L'Acsd&m» «ist* çf i-'e^ j — -. . jj
aui
•^ mtoocu
m lantlW d* rim dira <b plut ; «m binoin bom rafflt. Ja
drab MultaMil rapp*Ur t »o»ra mAmoira IVu ,phi«r«uji p
qucil AewMmw Friin«*iM, motliuii d« cM Im .utuu punit
la riftwcnl pour n'Aroutrr qu* la voix du Mac rnwnnaiai
Min poito, M. Frérhrtto, la quiUU d« Fnii«aU ot l'advi
i!!!j*y' '"«'»'•• * preii'lr» part au «iiiroura uuvori, d'apW
NgMBMia de l'Ai-adimia, aux wuU ciloyaiu (rantaii.
0»»l ait wlui qui a pu lim «an* «motion l« cumnt«-mu
««te rfam» mteorabla pour noiM, oâ M. FrAsbMto a M
n»i>4 f
Quai aat oalni qui a i tai» émotion, raroir par la panafo
foula «oapoafc da tout» h illu>tntiou da la Fraœa conta
raina, dtarebanl aridemnit i naiiir laa traita de ce frira
d onire-mer, qna l'Acadteiie offrait à leun armoathin at k
admiration I
Quel «>t oalui qui a pu, uni aentir m yeu» humidea, H
diieoun de M. Camille Doucet, le leorétairv perpélunl da I'
demie, cl..m litiuel il fait part daa objection» qui l'oppoeaii
1 adminion de M. Frécbette au concour» et de la maniire don
objection, furent lerée» 1 M. Frfchetle «tait <ujet brilanniqn
m '*,•'"!* ^? •'A''«ili'mie ne permettaient 1 pernnnne do ernirt
a il n'était citoyen françai» ; mai» eea loii poaitirca, l'Acadénii
mit de «"t,-. Pt elle admit la poite étranger an oonconra. La ii
uni l'y <I/Vi<la fut celui-ci : li M. Fr«chetto n'éuit pa. cili
français, il faiaait partie d'une population francaiw d'oriffin
reatée, malgré lea érénementi, frantaiae de eœur et de aentimi
L argument lupréme de M. Camille Doucet pour jmtifler 1'
demie d'avoir, en riolation de m itatnt», admit M. Fréchel
toui le» priTil^Kca rAterréi aux «eulii Françai», rappelait di"<
venir» cniel», mai» montrait qu* l'Académii» nom avait bien jt
M. Doucet rappelait une a»«embl«e tenue à Montréal en 187
l'époque la plui déaaatreuae de la pierre, pour venir en aide
bleaié» francaia, et dan» laquelle raMi»tanee toute entière a
impétuennement affirmé «on oriifine française et ton attachcn
inviolable 1 la fortune do la France.
Il^la» I mcMieiim, l'exemple n'était que trop bien choi«i. t
yer»ité est le creu«et d'épreuve de ton» le» sentiment», et c'est
jour» de ranlheur <le notre ancienne mAre-patrie que nou» ai
•enti à quel point non» lui étions attaché», i quel point nou»
I fufll. h wvt-
W^atmoM BU If
ituu pomtlf* ^1
I raooaiiaUMit 4
I* •( l'adraHall,
iVBii, ii'«prt( Im
cumntO'rendn da
cbrtle ■ M eou-
ir U p«iia4« eut»
ranm eaal«niio-
b m frira T«Ba
«thin tt k leur
humiilea, lira la
pélunl dt t'Ae*-
i •'oppoMlmt à
ntniira dont OM
t britannique, at
ma de «mnnirir
I, l'Académie le«
ionra. La motif
ait pat citojren
im d'origine, et
t de aentiinenta.
juttifler l'Aoa-
M. Fr«ehett« à
pp<>1ait dri Km-
ivait bien juR*».
r«al en 1870, t
lir en tido aux
:e entière arait
on attachement
m choiai. L'ad-
it», et c'o»t aux
)ne noua avm»
point non A l'ai-
»■ «a wiLniD LAvun 41,
.. «r da. .nfan^M HZtZfZ' ""* " '^"^ "'-^
popnlatlon français ^ZJ^'ZZ ru/rT "~'' J"
mlique m*r..n,t,j, I o.,i «.'".!!?.''' """' '."' ^ '"I •'•
pki
ranlique m*r..p,t,j, Y (^'i Zi'^"' '""" ," """• '"' I" •"! -le
~««nir,, Millîe-u'r. 7i f „f . l^ûe * ^77' ^ '" T"* * ^«•
noa propnri membre^ nC M ï^. ■ * * """•■««'ne. un de
«ec aut'ant do ."«viZn pXde a^TuLtt '/'"" '"•"'■'"
que eaux que nom per.i.to„, i^,^\~SL ,^"" ,? ''^'' «^''■.
;ï::;r ;ïi'«t S" ^ f-"^-'™ -"=
«ur uiuë"^ édm^ n„M! " ** •'''" •* "■'""'"" maintenant
un ne noa Mifloea public, recevrait .on exécution on Europe :
J« mil BB chlHi (,nl ronr* l'oa
OÙ J» mordrai qni m'aarft morda.
ii
4S2
DMOOUU
Qntnt à nom, mcnieura, notre revanche, noua l'aToni mtii
tenant
Aprèa la oeuion finale de ce pays i h couronne d'Angletern
noa pèrea acceptèrent loyalement le nouvel «Hat de choiea. Il» a
jurèrent i eux-mêmea que, si l'oocaaion «'en prétentait, ils vers*
raient leur sang aussi gînéreusement pour leur nouveau aouveraii
qu ils l'avaient versé pour l'ancien ; mais ils se promirent aussi qu
jamais la langue fransaiw, cette langue française aux acoenu d-
laquelle ils avaient été bercés sur les genoux de leur mère, ils »
promirent que jamais la langue française ne disparaîtrait du con
tinent d'Amérique.
Aujourd'hui, aprèé un siècle écoulé, l'Académie Française u
donne le droit de cité dans la république des lettres françaises, e
«lie proclame à la face du monde que non seulement la laneu<
française vit encore parmi nous, mais qu'elle est digne de l'Aoa
déraie I
C'est là, messieurs, notre revanche, nous n'en désirons pas d'au
tee ; elle est complète pour nous, et nom la devons à l'Académit
S'il était jwssible que nos voU traversassent l'espace et parvins-
Mnt au-delà de 1 océan, noua enverrions d'ici même, à l'Académie
française, 1 expression de notre gratitude. La chose n'est pas
possible, mais ce qri est possible, c'est que non» adressions, à l'ins-
tant même, le témoignage de notre reconnaissance au vaillant
poète qui a été frapper à la porte de l'Académie, qui en a obtenu
lenWSe et qui ea. est sorti couronné. Car, messieurs, le succès de
M. iréchette nest pas seulement un succès pereonnel, c'est un
succès national.
Et chose remarquable, comme nous l'a dit notre président, et
qui atteste quelle haute conception nous avons de la liberté dans ce
pays, ce ne ^ont pas seulement ceux qui parlent la langue de M.
^réchette qui s'associent à son triomphe ; tous nos compatriotes
d oripne britannique s'associent comme nous à sa gloire, et en
revendiquent leur part
Rappellerai-je cependant qu'il s'est trouvé parmi nœ compa-
triotes de langue français des voix dise, 'anteo? Je ne mention-
nerai le fait que pour rappeler à notre hôte que, dans les tricuphea
antiques, il était permis à quiconque s'en sentait l'envie de se faire
le détracteur du triomphateur, mais qu'il ne paraît pas que jamais
DB UR WlUniO LADBIIB
488
l» Unri«r. du triomphateur en aient «té terni.. L'hi.toire .
&"r."°"" '" '"'-P'»'*"". »"«' • J«dai«né de pàrWde:
Je mentionne ce fait pour rappeler i tout que l'admiration du
«^l^i-oi^"" ^l'."" ""f" ^'" i»<»n>P»tible avec î" 2e"
pnoe. dopinon. LVeu n'aura peut-être pa. beauoourde v^
i:eV*FÎl' J r ^"^ •"" ? "°"'"'"" "»"« le même d™%;:
ri :„^J^ f^- 1' 1"' W"''™' » la même école que lui : miï
à ce, Boi-disant catholiquee qui, au nom de la religion quand là
ohette, je citerai un exemple. o ju. r re-
Sou. la Kestauration, il y avait un jour, dans une pri«>n de
Par.,, un pri.omiier détenu pour délil politique lUvXétl
«.ndamné pour une offemM, quaUfiée. par 1. poursuite, d'oûtrf^
à la morale. Son délit véritable, c'était d'avoir criblé d'êZ^T
.aTre^JéTw ""n"'" '' ^^'^'^^ ''«"""'o <'■'« " était uTa^vT
.«re déclaré. Un jour un visiteur, déjà chargé d'année., et q^
vri^LTr î^' "• "^^ ^' '" ^^""« régnante, ,e pré^^taTt à U
o>î;t^t ^ " T^- '." P"»miier. Meesieurs, le prisomiier.
Jll. „^"V^' ' ^!> """""■' «'^'"' Chateaubriand. QueZ«
année, plu. tard, après m» nouvelle révolution, U branche cadette
1^ Il y avait un prisonnier détenu, lui au«i, pour délit
pohtuiue. Il av«t été condamné pour un 'article de oumal puî
d W ^râr '2' ""' ^^ P""^- Son délit véritable ét^aït
dédîna ^ hautement «m attachement à la dynastie
Un jour, un visiteur se préwaitait à la prison pour faire visite
c'étrE^r"^^ •"'' °''""', Ctat'ea„briL;Te",7teur
ItmJ,^^. ^"?'«"."' f™ le 'avez, entre Chateaubriand
ToTÀT' • { *""" "*" ^^ ''°"""™ " ■» "'«'«it le talent.
piTantT rhir r-~r;'".* 1"« ^«Po'^" "-"' appelé, «n
parlant de Chateaubriand, le feu sacré. En tout le rrate ils
S êtrff'r- ^"Î::^^ '''^'' P- «'''^«- ^a'éau!
un W. ■ P'5'""'ement chrétien. Chateaubriand avait publié
^^iH" ■ """ '°°*:;*'*"' ""^ «ï» P'™ «'«^««"tes et ^rtai-
Sï T!i'?r ™"^"« <îe to-tes le. défense, du christianisme
n^S^ ^,^Ti, •î^'/'ï^^aire. de M. Fréchette conviendront
peut^tre qu il faUait plus de courage et plus de conviction pour
i
484
DiaOOUM
il ne prtt^diùt PI, «rend» S ^ T «»7"^i'»>» ~lip«
neum dam leaaiwlla. i.. «_„ "^"'w > u en dn iphèrea i
qn'eUe. y «W^^" ^ ^71»"^^^ •"^~'"™'
qnotidierns. ^ " aeplor«ble« diyuion» de U
«moigiiS de l'A«idànT ' ^''"" '' "^"^ «° ^""«o
.J!^dl^A'J^i:T4^^4- l'honneur de voue p„po.
'â
V9kJ!
'im.miy^m^j.ë.
UB PIAms VASRiSAM
U^a'JlT ^ „ ""P" **" P"""^"»**' la jolie improrlBa-
•on talent et de« grandes rewonrcea de ion eiçrit
(TRADUCrrON).
ezobllbnob,
Mesdames et Messieurs,
diZ°i''Sn\Ct' Pl-f r r ■''""'■^ -"' "- 0- je
rience, - pour ma Mrt i'»; l'^ ""^ '"""" *""» P" ««P^
dans toute mai»ncwVn,?î ^T ""°''" "^^ '« '^"""^ - que
parois (XTsX^ranp^^ktT'&r '" "^^^ ••
M
'^■^■J:
4S6
OlfOOURB
Mtdune R«ford ■ trtité, elle ait excelM. Le fait e«t que je toi.
déaoit que ce ne aoit pu une femme qui parle ce loir à ma place.
Je ne me propoee pai de voue faire un long diaoourh Je me
?*7f f.'.A '""' '*"* l"* J* "^o™" '«'" ™<»» concours le plu. cor-
dial à 1 id«e et aux plan, qui ont «té expos*, ce «)ir par wn Excel-
lence le gouTerneui-géuéral ; à une idée qui depuis longtemps,
aurait dû passer dan. le domaine des fait», t une id.'o q Jlanofe
avec autant d autorité, va rayonner de la vieille citadelle do Qué-
bec Ym l'E.t et l'Ouest par-deMu. les prairiee et le. montagnes,
U» coteaux et les vallon., ju«ju'à ce qu'elle atteigne le» deux
océans qui baignent le Canada i l'Orient et à l'Occident. Vom
.avM en quoi olb consirte. Il ,'agit de consacrer les terrains au-
près de la citadelle de Québec, d'en faire une propriété nationale,
Mr est un terrain qui a été sanctifié par le sang le plus héroïque.
Personne ne me contredira, quand je dirai, que nulle part sous le
noleil, n'existe un sol plus vénérable.
n est triste de le dire, et cela donne une petite idée de l'huma-
nité, que 1 histoire du monde, si haut qu'on puisse la faire remon-
ter, n est qu un récit de conflits sanguinaires entre les peuples. J^
trois quarts dos pages, des annales du monde, ne parlent que de
guerre» e-, de batailles entre le. hommes ; elles ont été si nom-
breuMs qu un grand nombre en sont oubliée», mais il y en a
d autre» qui vivent dans la mémoire des hommes et i mesure que le
temps » enfuit, l'enthousiasme qu'elles ont excité, ne s'affaiblit
point, mais semble, au coutraire, augmente/.
Si nous comparons no» champs de bataille à ceux de temps plus
anciens, et prenons en considération le nombre de soldat, qui y
tignrèrent, nous n'aurions peut-êtro pas raison de non» vanter :
mai. 81 nous tenons compte de la cause qu'il s'agissait de défendre
sur ces champs de bataille, tous les murs de Québec, et si nous je-
tons les yeux sur la valeur des hommes qui prirent part & ces com-
bats, nous pouvons tirer gloire de ce fait que jamais le monde r'a
vu de plus grand dévouement que elui dont il a été fait preuve
sur notre sol. Nous pouvons certainement prétendre, nous, d'ori-
gine française que jamai. la valeur de notre race et la ténacité
britannique n'ont été déployées avec plus d'éclat qu'en ces en-
droit». N'est-il pas vrai aussi que ce long duel qui s'est poursuivi
durant 1 été de 1769, entre le général de Montcalm et le général
Wolfe, constitue un de» faits les plus dramatiques de l'histoire ?
(
IJ" BIB «riLFIlIi, LAUBISB 437
frins.i«. et reprendre Québec, ,'il T.it S*ê II .W**
ae part et a antre l'arrivée dei vaiusai v^e^ i . ,"
Pointe de l'île d'Orléan. oue^el^r et^cha^n'^^Zu ou' n'
aoit le. fleur, de ly^ Tout à coup, le. o<^uleu« vive, de l'K
Jack parurent aux yeux de. deux armée, anx^u^rm. «T^
r^^LZr !,""' '*"V'f ' " ^""^ «vaiïïéfiXe^t^S:
la partie, et le drapeau blanc repasea le. mers. Le. ^Î2 ^«^^
l-réSe"" """"" "" "*"-^^ »>«'""-' dTtott'norTd:
U bataille de. plaine. d'Abrahun a fait époque dan. l'histoi™
«"ndaitf '" "'"'"" *°"' "" -antagc.ple.vrnit™ ^n
La France et l'Angleterre en .'établissant .ur le continent amé-
S riuror "r"' Il «"rf"". "?,'«"«' - fai..irt Ci. det
iiecte. en Europe. C'est la Grande-Bretagne qui finit nar rester
aacs I Hirtoire, est au lendemam de «m triomphe qu'a eommenoé
4»
Diiooinui
«351 ?? iwnm d« mfcoatntancnt qui tmiDinnt uni rf.
atim d« la min-pttrie. Et ehoM qui n'tvnit du t»ra «1)3?.
Wtumiou., q« U «ng qui «oui. d«» iS. ^i^ JT ta
■«W d. I. no. qui , „nyé 1, dr.pM« britanniqn. rioMTu'iUu î
f<mS.„ pi«U p„ d« h«mn« d. mi>c rt dSpLnW^l^l*"'
Om ohimp. d, batâilUr pnt ét< trop longtmp, aîZfc. P«w
î^ w *l»<'?'>»«'t qni jr . W «ter* à U mtooTreT^Sir n
•rt tout » fait mdi«ne du Léro* et du Otntdi. Mai. U a. b«».
heupeuMmmt à QuttM un autr. monniSânt ^uffen. TuiS
«n. «ntir t««aimr mon cœur d'onmaU, 0X01^^^ Tu
m3:^«T*' " ''°? " ''*"''• "" ^^ pi»' bwnx panaWTdu
Œ^„t / J "f f"'»..,*^" monument élevé à 1. mémoire dS
Wolfe et de Montcalm. S'il ne rappelait que la gloire du oremiw
conque voit cette colonne, que ce wit un Anglai., que ce witnn
Canadien ne peut .'empêcher de «, trouverhfure;,^d: Wt^ «^
«"t;a"dr TcX r^*^"' '" ^^""^ •>* •" -"- ^^ *>
.„^« ^««"""«e le ffouvemeur^néral qui m trouve à être un de.
.uocc^ur. de lord Dalhourie, lequel fit élever en 1826 le monu-
fr^l „, 1.'* 7^J^ P?'""', • <»°«" "^ «""«Je idée. D vou-
drwt que l'on «levât .ur le, plaine, d'Abraham, i l'endroit qui a
vu le dernier combat entre le. Prançai. et le. Anglai., un monu-
mrait non pa. aux dieux de la guerre, mai. 2 l^Aigede la Paix.
Ser.it-,1 poMible de faire quelque chow qui .^Wi«miit .^
irn^ m
tout I. p,„nle Oâiudir^Q^^fn'™; » "" " "«"»"«nJ« »
pour Toir 0. nobl. projet pmw H JJTÎT "* î^' l<»W»nnp»
Pli.. Alor. tout to.i^Vq'^Tt^.f;"/, d^ÏÏ.""' ''" ^"" •«<"»•
ai.» qui .. r.pp.l3o,ronT™m' Xu,^^.''.-' '"A^":"
F-« iur i« terre «uz hom.no» de bonne volonté.
^4f^
nnam m vunu
■ABim (UMADiKma.
AI. ••Mlon de 1900, le Parlement fédéral ent à .nblr 1.
«-^ brltwuilqne.. Il était entendu depal. qnetanM
•S«l «^ doUtonjonr. avoir «ne marine de gne«
«P«enre, en «nlraMé. et en homme., k celle de deS an-
tre. w.. Cette proportion exUte aujonrd'hnl et le» An-
gW.. ««.„«$., vaquaient hier encore à lenr. affal^rdan.
i^S J!.'!" '* ~"P "'"" «^'t'^'y"-*. Un Incident t^
naît de révéler un fait Inattendu.
Angleterre T On «iv.lt bien que depnl. quelque, année.,
l'Allemagne travaillait à devenir une pui.„nee maritC
de premier ordre, mal. qu'elle n'était pa. encore redoutable.
Ce qui provoqua la criw ce fut d'apprendre que le gonver.
nement idlemand avait fait outiller, dan. le «cret. i^ ars^
n»u» ae façon à pouvoir mettre d'abord en chantier et en-
4«f
OIM0I7M
•t I E«pl« « ^„ritA Voilà I. „o»T.II, «*,Jl»nX
Le cri d'Hame pouwé * Londr». trarerw l.i mm «t
NonTril,.Z«<l.nde, oo flt Mroir à la mèw p,trie qa>llew,n
•»l.lt I. C.n«d« « U Ohwnbre de. Commune., à I. de^
«^.* if ''J""* °'""'" * '• "«"•* d» 'Empire et le.
'rd^.i"wi.î,T^'":i "^'"•' " «»-'"«-" ,« U
lll^LiI ITf '^""'•' "" "*""' »•• «»«««■ •» point
I* premier minute .'exprima comuie .ait »ur ce .nKt:
(TRADUOTION).
mta^ .i , „,., quelqu, critique i f.ir. .u rôjet du K™ qu^Î
fient de prononcer, et du programme gu'il . ««jui^^.^'^,
«^rt^ me«i,e, ce M,r,it que ,e. indic.tion. KmTtroprttî^ Z
ra SIB WILVMO LAVUm «41
l' b cBoft bW (Mpoti, i'oM Vmftnr, m m (onnaliaarft pu «1 J* lai
dfaUf* qu'à mon vite la Miu d* MtM i^MluUoa n'mt p*at4tn
pai (iMM elkir qua da l'tan il« roolia. L'booarabla dipaU n'a paa
pféeM anad DaUtmant qua Don* l'auriou roulu la programma
qu'il Tondrait boih Toir adoptar. La tnlxtaiMa da m prop«ilioo
aa troava daaa laa paiolaa luiTaaM :
" La Canada o* darrait pat tarder darantaga à aaaumar aa part
da raapoDiabiiiti al da dépatuca incidenlea à la protcctiao adtquata
do DM grandi porta et de xjti littoral iiiaritinia uiu défonae.
La aatile intarpriiation ona l'on puiiM faira de rm parolea, o'aat
q«a, da l'arit da l'hoDorable Atfutti (l'bon. M. Fotr r), le Canada
a failli i ion devoir en na pourvoyant pai à ta propre défpup. Ca
reprocha wt da nature à •urpmtdre ceux qui navrat que le Canada
n'a auouna quaralle lur lea brai, qu'il ne Kn^a pa« 1 arrondir ion
tarritoira, qu'il occupe giograpliiqueinent une «ituatioo itoMe, qu'il
n'a qn'on roiain, areo lequel il a rfou an paix <tcpui« pria de cent
an*. Mail maintetumt que noua arona eu le plauir et l'arantage
da prCtar l'or»ill« i l'honorabla députi, noua tarnna qu'à ton atrit
k Canada n'a pu failli k ton devoir envere lui-même, maia a failli
k >-oo daroir anvara l'Empira. Eh bien, que l'honorable d<put4 ma
pannatta da la lui dire, et j« le dia en toute lincirité, eapirant que
ai noua différoni dani laa détaila, noua allotu tomber d'a<-«ord lur
la qnaation principale, ai le Canada a failli k ion devoir envera
l'Empire, nom n'en arcna nollement conteienoe. Monaienr l'Ora-
tanr, noua n'admettona paa que c« reprodia aoit le moindrement
fondt.
N'ouï aommeii iujeta britinniquet ; le Canada est une doa na-
tion» que dea lien» de fanii'le rattachent à l'empiro. et noua nous
rendons pleinement comi ^^ droit» et dea obligationa conférés
par ca noble titre. Notre dfciaion irrévocable a été, eet encore, de
remplir toui lea devoirs impoa<!ii par ce titre de "aujeta britan-
niques." Bien plu», non aeulement le Canada va remplir toute
obligation qui lui est imposée | xr ce titre,, maia il est prêt k faire,
je no crain» pas de le dire, tous le» aacrifices uéoeasaires en vue
de maintenir pleinement le Canada au rang qu'il occupe dana
l'empire britannique, et l'empire britannique lui-même au rang
qu'il occupe parmi lea nationa du monde. Mais, monsieur l'Ora-
qtf
1 occupe parmi
U
OtaOODM
444
*•<"> j'ijootml — tl «• on. f-i 41
•M» «t «4ri <,«. Boo. Bo^., «.jJS7";Jf ;r~7 " prêtai».
•M.r I. .l.u..ion .rw^mJTjri-.''^"'"-."'»'" <«•»'«•
«•S qu'ib «nr. ,1, nou. , ™'r. «ZT^"'' "^ «""Win-r Im Wm
t« d. .i^.idM .'I T , ||,„ 1 rnliT*^^ ,1" »*'"' «* »»''• «mm*:
rnopir. br.'t.nninu.. J, cZ, ,r« l"J C.n.d,en, doit .roir pour
£. l'empirt britlnni,,» d^'^^' 'l""'»'". '^'" l'-aLtmo.
P»«IM du monde, où il , n,f, nîL!l •"«"• ** ''■''• «<»"«■• 1«
«•■ment dM p.upl„ q^I™"'.. '•' '"•"■•«'nu du lib« coni,n
Po.» d'une pMi.derj,unrn„iZ, fl!!2^'7 ^"«""iT"» « com-
couronne ,n«|.,V, ,, fl*^, ," ' 7.' f *'*'. ''?'•"' •""««•nce 1 U
q»'«ll« puisent Jendr. rer. ^".4. h,,.'°''î'*°''''"T ^'- »"-'*
• droit et lo dero/r de dér"„n~r 1 ,1*' "'"'""'• ""' '«»"<
teindre .on but .niT.nt ». ™^L • l'^P"^ "«»>ree, et d'it-
m^s^^Êg^2^wmm .
Di ■m wiLraiit iwkintM 449
dMTilnl troir um É<plnii.« «omniunr. Oui, j. U ramOBtlt •
Bwit, UtBlr* pin, Im J«iiiu. uiiou Hll*. .U l'Aulowm oai
i»uM ,«or q,,,, „rf„„ i ré«.r.l d, .^tu, ,,««il„„ .1. l7.|/,r..„^. „„
i<wr la at pl»in™M.n» Imr «iKoBomi* la»l« *i qu'il fat p»nai«
Oi'iauiM <l «lin d'ibordw w luiol •uirinl leur» pri>|jrr> \um)tnr
*• aou» . «imtiloa* pM oMia «trceuiuM*, qu« l« rtcm qui puM
■ t,,. ,. .., 1,1,, „ p,„j, j, „,,j^ ilmi hoiHimine n ■!•
-it I s ' 'in'" • p*ut iTLir pour objectif de la p«n do quciqun-
I' •• lo non» f • i(pir à reiionrer t notre pr<)|frimni« fl k roiiirikiu r
•ur !<• ■i.nmp frii> du iniiniimi dm li intriiM tii«ltii». Oui,
01 .t>.i»..' ' ')!» rar, rarUmron< erUo quMtiun ma, mn »r»l jour ;
j" "he. .Jiiini ;«i 1 IVIuiIff, prr>u«iluu»-noiii bien que n n'—t pu
> .1 •!'■ m»m^rjque doui (raotfoiiiprii noir» devoir dii» l« p«M«.
- J» • ■-■'-Vja n'«t DM neuve ; ell« nom rat fumilifre, elle n'«»l
n d »i. in; hn; ni d'hier. J* n'irai pan juiqu'â dir. i|uVIU dala
'' : . etfnt. n, nwU «lU dala du jwir de la ronfi'MlC.railon, et p«.
ri<«li<|iiemenl elle rtrieni inr le tapi». Elle a pria la lorm» d'une
propo«ition pr*ei«e, lora de la eonf«rene« impérialr do 100», pour
ceux qui •'/ étaient aW> r«unii de lou> l«« pointa de l'empire bri-
tannique, en vue de diibaltro la qpeation trve le KourerDemant de
Il m<trupol«. On non» aonmil la propotition de faire contribuer
toutee lei poMeaaiooi autouomea de l'empire britannique, au main-
tien de 1 ann<e et de la marine. Lee mini>tre> canadiens prÉaenta
à cotte conférence ne refcardjtrent paa ce projet d'un bon «il. Il*
I aociueillirent areo reapent, maia ili refnrirent de l'endoaaer ; ila
préaentèrent leurt ruea aoiia une autre forme énonçant ce qu'ila
étaient pn«t« 1 faire au nom An Canada. I*ur« vue» dauo celte
circonatance furent énoncéea dann un document qui a été «.mvont
cité en cette Chambre, maia dont il e«l opportun que je cite un
extrait aujourd'hui. Le voici :
" ActneUement, lea frai» quo ferait le Canada pour la défenae
du paya aont rctreint» i l'amiAi de terre ; lo gouvernement cana-
dien e«t diaponé à faire dea frai» éKalement en vue <lc l'orpuilia-
tion d une manne. Sur lo littoral maritime du Canada, i' ae
trouve une nombreuse population admirablement qualifiée pour
former de» réserve» navale», et on «père quo s„u» p.n il i^era poe-
«iblo d établir on .ervice qui permettra de donner i ceite popu-
lationl entraînement voulu et d'utiliaer aea »ervice9 pour la dS-
lenae du paji en caa de beaoin.
446
OIMOUU
dn P«y.. leur dWr iTi^TT Jîj" Pf?"^""» •» de U rfahU.
1«™ plan, de dtfeau S mi. 4 „ï^ï< '"' •«'""'ent que
•»P<rinienMi, dtna li m..,,™ 2i i aoffloiew impiriânx
tonomio looJe, ^i . «r,^ Sjîr^,?"" '» P"-?"-»» de 1'."
«»n»tih.tion de Tmiii topW Jr^' '°'"°' P™"«' <>«» 1«
En tout 0», il i, j«n,t itHlUon/rf.»^"*'» "'•°' .'»™ J" «^"^
bien compri, la «n.T! "k «»qn« dan» cette enceinte, et >i j'ai
qni y ett contenue. •oraeuement i redire A Is propoeition
.dopiTpSî^j^u^.'rr^.'Xtfo,^'^- '."" *- "«»" ' ««
de prime .bord posMSBiona qui n'en avaient pas voulu
buf îiSfc^Tpr riTau" stt • r "'r- • -»"■
«narine. Cette Mlitimw . /« k j '!"'' P"" le» fin. de U
auatralien et Ki^ ci de^t"^** P*'-'" «""-«"««n"?
nn d«. ho™ !.. , ' .. "P^"" premier mini»trB d'An.t,.].-.
auatralien et M. Deakb d-dêy^k^t'Z^*' P*'-'" 8°°'«™>n>ent
«_ j- !.. . """. «• aevant premier mini»tre d'Au»tr»Iîii
h» distu^é, de l'empire britan^i^ue,*"^
■W" a'r^ut «evtr tlS* '" ''-P'""'rita;riq""u^;;;
eant A la défen» de l'Au'tr,'™ ' ^ ^" «'«Primer ainsi, W-
n'y aura plu£ de contribua™, m.- °°"'*' arrangement, il
contre.to:-?il!eJ;;'^:S'~',^'' °'',<»»»t™i'a et «^pera^ix
port du matérieCce St^rèsT» tu7rT.'"'.P°" '" *'«"•
«,277,500. En faisL'cett^tttt^'^^J^'SLr!^''"
Dt KB wtLniD LAraira
4éT
âTM la puÏMinto organiMtion de flottn de U mère pttrie, de ma-
nière i obtenir la ploi grande aomme d'utiliti et d'nniti, itna u-
flrifler notre droit conjtitntionnel d'administrer dm proprei de-
nien et tonte flottille ooiutniite et entretenue 1 nos iraii. "
n y a mime plui. S'il j a dans tout l'empire un homme qui a
oonaaori ses pensées, son oœur, son âme an orand problteie de la
défense de l'empire, un homme qui en a fait rètnde de toute sa vie,
je n'hésite pas à dire que cet homme c'est lord Milner. Il était
ioi, il y a i peine quelques mois ; il a discuté cette question i diffé-
rents endroits et part^'jt il a pris l'attitude que nous prenons en
ce moment. A To- ;3to, oit il a discuté la question plus à fond,
peut-être, que part,>ut ailleurs, il a dit :
" Je n'ai jamais été fort partisan des contributions de* états
autonomes i l'armée et i la marine du Rajanme-TTni. Je sois cer-
tain que la forme que cette ccmtribution devrait prendre et prendra
définitivement, la forme la plus compatible avec la dignité des
étais individuellement, et la plud propre à réaliser leur force col-
lective et leur union organique, c'est le développement de leurs
délenses respectives, en matériel et en hommes- "
Je crois donc avoir raison de dire que notre politique est «elle
que conseillent tous les penseurs qui se sont occupés de cette ques-
tion. Je pourrais encore citer l'opinion d'un vétéran parmi les
hommes d'état canadiens, sir Charles Tupper, qui, dans un article
remarquable que personne, j'en suie sûr, n'a oublié, disait :
" L'idée de prélever un fort impôt est nouvelle, fausse et pleine
de dangers. "
Voili, monsieur l'Orateur, l'attitude que nous avons prise, et
que nous avons gardée ; et l'honorable député de Toronto-nord, sans
ee montrer très enthousiaste, ne la condamne pas non pl-js. Si j'ai
bien compris, il insiste pour que nous fassions quelque chose ; mais
quant à la forme particulière que doit revêtir notre action, quant
à savoir si nous devons verser une certaine somme au trésor impé-
rial ou améliorer notre défense maritime, il ne le dit pa& Fonr
lui, c'est une question libre ; pour nous, elle ne l'est pas et dans
les récents événements nous ne voyons aucime raison de nopt dé-
partir de la règle que nous avons passée en 1903.
448
oHoouRa
repon,« cette .oo,i,t on. C "Z f.V. îl"* * '"*''"''<"'• J»
'""• '■» W«, bien ,ue ùom nVyZ „' /^."'""P P°"' '« <»«■
que nou8 aurions pu /«ire ^ '^•' '•"' Pe"t-«t«, «utint
cb.^inf^^,~ t^;-^.^- m^ i;.i dit ,„e no. ^
fer Sur terre, no.,, .von, f^t XiTne 1^ T '■" ">"* «' •>»
A.t «ne ehoee dont non, «tÔm Heu d"Itf ï° ''"T ' """^ •^'»»
«ron, dépenaé, en chiffre. r^SJ deMlmlnn""; /".""i, non,
«.l.ce et l'M. dernier, plu, de^, mm;!, f^l '* ^"'^J P°" »<>'"
<Ju'.vcn..nou. accompli avec S ,„~" r^^P^Sf' P°" '« "i'ioe:
*omme, chargé, de, Lr^ZT^v^°-^ de d«pen«,» Non, non,
vant d'autant le tré,o?i^rSrL ,?""°'"'" «^ «l'Halifax, degr«-
«nnée permanente ;nor.t^ii T" °'«"'Jf« ""« P^
non, non, somme, 'procurtd^ ^^S/'"°^ d'in.truction ;
«von, enseigné le, e/ercices mimalresl oL^ Z" S^'^?" *' »<""
Ceux qui, aux fêtée du fr;<w»* • ^. ' ^' ""'""O hommes,
«vue de'l2:00O hommes deTuM^S ^%'^' °''* "'-"« » '«
««K,nt, un fri,«,„ d'orgucH en v^va^t ^■,"'* <^« <*«"«'. «""t
l'apparence de vétéran. ft,4ttïra™n« Sr ^'''■"''"' "y"' ^uto
de nombreux champ, de bat^X Id j^oS'"" "" "' ^««"■>
■•i-n ce qui concerne la défen» ^„ „ °*"'-
non. «.mme, en arrière de nZ tooW"^''' ^■'"'"«*' l»»
«ommes dan. de grande, ent»,n? temps Engagé, comme non, le
jnon honorable ami que nou, devo^^ " r ^"' J« ^'' «"^e
accomplir sans retard Ma , cIZJ^^P'" T" -^«o ««•'e, et
l'accomplirons nou,-mêmr norSlnï'^""''""""-'""" » ^»'>»
que nou, avons fait pour noîrem-hl '~"'" "°*" ■""••"> ™
^a:-s''j4^;:sri:rsa;rntro\r"".'^'-
et je sui, certain qu'il seri 11 honorable ami sur nn point,
d'armement, maritime 7d: 7^ Toi',""-" "^ ^'"^ ^ "^^^t
f modifie presque d', ornée en^it 1^' "^'^^^'ion navale
les armement, de demainTuvemTr' JH"' P^ "«- que
-ndre inutile, les armemer d'aÛj:!,'^^^"""*' *" ""-"j»
i^wm:'
DB aiR WIUTBID LADBIBB
449
Lonque noui étioni i Londres, «n 1902, nouB «ongioni à cotu-
trnire osé navires école» ; on y attichtit une grande importance.
A la conférence Je 1907, il n était plut du tout question des na-
rirea écoles ; la grande question du jour, c'était la défense de nos
ports. Lord Tweedmonth, de l'arairaiilé, parlant sur ce que de-
vaient faire les colonies autonomes, négligea cciiip'.ôteuieut les na-
vires écoles et insista pour que nous prissiona immédiatement les
moyens de mettre nos ports en état de dél'ecse. Voici le langage
qu'il a tenu en cette circonstance t
" Je crois qu'en Australie, particulièrement, et dans l'Afrique
du S'id, on désire établir un eerrioe naval propre à ces colonies.
On me permettra de faire observer que si les colonies |4)iivaicnt
fournir les naviree secondaires qui son*, le complément nétcMaire
d'une grande flotte de cuirassés modernes, ce serait d'un grand se-
cours pour la flotte en général
" On ne peut pas faire traverser l'océan % de petits navin s
comme les torpilleurs et les sous-marins, et si les cuirassés en arri-
vant en Australie, dans l'Afrique du Sud, au Canada, trouvaient
jt leur disposition des équipages bien dressés, avec de bons nuvires
de cette catégorie, ce serait un énorme avantage. Ce serait un
avantage énorme d'avoir sous la main des marins bien disciplinée,
prSts à se joindre aux manœuvres de la flotte.
'- TTn autre avantage que l'on tirerait de ces flottilles, c'est
qu'elles seraient très utiles pour la défense des côtes ; grâce à
elles les colonies seraient à l'abri d'une attaque soudaine par une
eacedre qui croiserait dans ces parages.
" Ce que je tiens surtout à faire ressortir, c'est que le sons-
marin est probablement l'arme la plus nécessaire et la plus effi-
cace. C'est une arme avec laquelle on peut repousser les attaques
de jour d'une flotte ennemie, et les attaques de nuit de navires
isolés. Mes conseillers de l'Amirauté m'assurent que c'est une
arme très importante, qui a déjà atteint un baut degré de perfec-
tion et sur laquelle on peut se reposer avec confiance ".
Dans une autre partie de son discours, lord Tweedmonth,
di'Sait :
" J'aimerais à ajouter un simple mot sur la nécessité de ravi-
taillement dans les colonies. L'énorme développement des naviree
4S0
DiMotma
fc (î
foi» que d'ici à deu, «n. nonT «n ' I>»«dnongtIi ". J,
!•• P«ti«, du monde non.^!:!!," */°'^"'«' 9-» dui tout»
ceZ "'"^" °" "-"''" »"--^" - ^" r^ît'i^
vernement ouiâdien d. eoniSuim .! î^ °' > P"^'''^'» d" gon-
marine, et non de ve^r^^Ttl T"'*"'' •"""-"■«me, n!t«,
n «Uit entièremenrZ^r. " "1'°°/";"*°' ^<^»'-
•on^marin,, de. torpilC™ •t^?!,''^*"«<^« ^'^"*- ««"«truire de.
de oel., et ,i .ujouST.ÏÏ"u,Zt t^°"'T".,, " ^ « deux lu»
PrcM et w I.i^, entraîner B,r M' '""""« » '"■« certaine
voyer un " Dreadnought " en An^fete^I^""""'""^' « ^«"drait en-
P" Td^c rCi^ t^ r ""'■r -'— -*
fai.ant pour notre marinroelnr' "'°*°* ^ ""^"er f En
miKoe. Noua devon. noû, co^c^Z T' ^"^ '"* P»"' "°t™
^^ Grande-Bretagne, comme m» h.'^ m '** '?'»"*«' "«''«le'' «ie
Milice (sir Fre&To"den"?eet^^ï.""' ^"•■"■•^«' "^o '-«
d«fenw a rondree ; aprê. avoir ^ÎTr^i^^ '« «""«« <fe 1»
mettre à ex&ution au CanX a^ "f '""'' """^ '^<^'"" '«
propres re«ources. TelW S ZmâT^ "'^'' "' "<» ""
Mon honorable «mJ . ♦ 'f f'X'qne du gouvernement,
d'offrir un « S^CÛgSt^T ri:^,ef '"" T "' ''^ '^««'dait
verait 1, proposition. Ce«i nousl^]!, 7\' "Ç'^''''"' "PP"»»"
qm eet dans l'air, à l'heure pZ^r^// ''^"^*'- ""« l^^^ioa
i"que ne peut se déaintérj^er ' ''°°' '"™" '"J«' ""ritan-
B^Se^7ncttiZ'-V:nrr^ "r^^« '" ^-de.
terre sur mer a été teUemenf X? ' ' ™P^°"tie de l'Angle-
.-ne pouvait lui ^^l^ "^^-rde^TTo; ^ S^
DB a» WILFBID LAVUn
«n
I n pradniwDt trao ni» grande rapidité Noni «tou apprit
damièramnit que la plui pninuite luticni du moade sur terre m
pnpoie d'égaler la pniasance de la Orande-Bretagne «ur mer.
IToni avon* probablement lieu de croire, comme on vient de noua
l'qpprendre, que l'Allemagne ooutruit plu* de navim que l'An-
gleterre, et lea eonatruit plu* rapidement
n 7 a une conolueion à tirer de cea renaeignement*, et c'ett que
l'Allemaf;ne m prépare à faire un jour «ur mer à l'Angleterre œ
qu'elle a fait i la France tur terre.
Tout le monde aeit aujourd'hui que pendant de* année* la
Pnuae le préparait dan» l'ombre à lutter contre la France, qui,
jnaqu'alors, avait été la plus puitaante nation militaire du m<mde;
la Prutae attendait une oceaaion, et quand l'occaaion ae présenta,
elle frappa le coup fatal.
S'il est vrai que l'Allemagne s'organise pour porter la lutte sur
mer, aucun sujet britannique ne peut rester indifférent aux oonsé-
quenoes qui en peuvent dérouler. Pour ma part, je ne crois pas
à l'imminence du danger. La nation allemande est une grande
nation ; depuis 60 ans elle a fait plus de progrès dans les arts de
la paix et de la guerre que toute antre nation ; elle a augmenté sa
population de 40,000,000 à 62,000,000 ; elle a fait prendre à ses
industries et à son commerce une merveilleuse extension ; elle a
augmenté sa richease d'une manière prodigieuse.
Mais quant à mettre la marine allemande sur le même pied que
la marine anglaise, quant & obtenir en quelques années des résul-
tats qui sont l'œuvre de plusieurs siècles, c'est une tâche au-dess'un autre
côté les nouveaux colons arrivaient du pays le plus développé en
fait de commerce et d'industrie qui fût aous le soleil. Ils appor-
taient avec eux la civiliaation de leur patrie, ila se retrempaient
sans oewe, par un courant continuel d'immigration, qui ajoutait
«ans cesse non-seulement à leur nombre, mais à leurs connaissances
et à leurs idées. Nous pouvons avouer sans honte que nous avons
été devancés par de tels hommes dans de telles circonstances.
Maie les temps sont changés et le temps est venu d'enttçr en
1
[
480
d'immigr.ti'^"'*" ' P«ut jr contribua"' ?" '* «"«or. ai
«on «gricolo ; -T.» *"''* • «ituiit M„h, • ' ^■"•'e roui
.'*,'?' e« -^nts TJZ *^^ »«'««>n4^J'""« "'o l'«
DB lia WILrBlD LAUKIBB
Ml
tuirei proTinoM et tatm» de la Puiiunm ii . . i .
'«!;^ «n!J • '• «f'»««,du peupl. Voxero, librement, rt on.
l«..et. «xpwMion de 1< volonté popuUir. «.rf d« vJat éC
Je ne ptrlerii qu'incidemment de I. «ueition de l'édn«.i«n
^•vs,"™ S iri ■"-'••• ~ "-
rtS^uVé"'"""' ■*"" ' '"" "»' "'«^ P..^iuCdre"n^r^7^
J^lV^ ^'"*- ''"' '[Angleterre a bien compri. ce principe qu'elle
•mmed.s.ement Je RonTememeut qui était au pouvoir, quel qn'ii
DiaoouHa
ohow i filr». !»"■"», mail <ju il y « citet noiu qi
Mon DâHotlB^n f •'''■ '*"' •'"'• •« » •>'••' pi» !•
m-^' W
ik\/éi\/^ Y^
TABLE ANALYTIQUE
ALBERT* -(Voir prorlnf»..)
ACADÉMIE rRANÇAISE_(T0Ml à lOPir Sir Wllfrid Uuri., '«5
ANGLETERRE (Bi« Wilwid UoRim m)
DUwnn i Llwpool. Comp»nil.on antr* !• Onâd* d'il
y > lolitiit* uii «t le C»nttd« «a Jubilé d« U Rtin* 5
Lei iMblUnif dn Omd» formaDt âi^oo. J'hul an* luiUon 6
T«bl«»n d* It oonftreno* tntoroolor.lal* d'OtUwa „ 7
Lord Durham «t le C«n»d» "" j
Lord Elgin et I* liberté loonitltoUonnello "... 10
"^ImImA.!!*"*"'' ^" °°'°'''" '"«'''•^ ' Mao»uUy etie
SentlmenU dea C«n«dien»-fr»n{»i« i l'égard de l'Angle
»•"• Jg.2Q
Jubilé de la Reine. Diicoure de Sir Wllfrid Uurier à
Lrndrei, " Le Canada eat une nation " jq
L''nlté de l'Empire existe ...."."." 26
liblean imposant que préeententiLondre» les déléguée
de toutei lee oolonlee britannique!. jg
BLAKK (Edward). Son portrait ,y„
BOSTON (Di«)onn de S» WiuraiD à) -Voir Eut^Unle.... 69
464
»e««d»C»rtU.p«r8lrWllWd '
CHAPUCAU(8,.J.A.)8o„port«„
00NFÏRKNCK8 IMPKRULIM "'
Wmtruotlon publi^u» n<gHg<, *>*
Sa.chwan«Aio.r,.. Voir qu«tion. ,col.i,«
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■ipiiqu. I. ,n»«i„o du omiui, M«»."i^;io'„'u briu,;;;; *
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KipriB. !• T«B qn* |. pontol, w|r donn* «a Ckn.^iiï',
n«r>ol.r lui-n«m« ni t»iM« d« oonmtrc* 7
U,.l»„.ll„u,.,d«d«,p„., I,u, po.,u„„ Jp^
I.». dM>.nd.ol .„„, l„ d,„ p.,. d„ „i.,|„,., ,„„.
otalM plMitcodoM
AnomkliM d* l'«iBt d* oboMi »olo«l.... -,
UnmM* „
7»
FlANCAW{U)Pn)po.lUoi.d. |-.bolir. Voir lu|a. fnn-
FABRÏ ( L'HOii. Hxm») Comm^nUlrw lur U oonMrtno*
"U UMnIUm* poliUqo*" y,
flANCK (B» W. Vaoumu m) DUeoor. â U oh.mbrt
«Df UiM d« oomm.rot d* P.rli, 1897. L'.mpir. britân.
niqu» rapoM lur Im «mUm d* :» lib*rt« oirit*, pollU.
qa«*t rtlIfituM ^ jj
AUitade d« C.i«Ji.ni-fr.DÇ«it i l'«(trd d. l'An|lrt.rë, 33
8«nlloi«nt dM Anglal* dj Cuad* à notn égud 84
horuaU dM C>n«ll.ni rl^i.»» d* l'Angl,i„r. j .. „i,on
"•"• 3j
SenUmenU Iniplrti pu U •«p.nUon du Canada d, la
Vruae» ^
Coup d'œll aur notn biatoin g»
Raiionade notri force ' ' .,
Politique de LaFontaine, rw avaDtagea .i" 43
RelaUona commercialea qui pourrkienl •'«ubiir entra la
Canada et la France ^^
Dlacours i Pari», 1902.
H
I I
466
»ABLI ANALrnqvi
Blog» dn olimat du Cuiâd»
GLADSTONE (Bloge de)..
Son œuvre
GUERRE SUD APRICAINP rm
la guerre.ud africaine) ........ "• *" WUfrid .ur
Motion Bonraee» — Buiml 243.
•nvoyé de. troup«, !^^TL "''"""•-'»'* d'.voi,
Parlement....""';!;. '"' '"" '' '""«'»' d"
Sir Wilfrid démontre que 'en 'rr'!,;
verne^ent peut faire 2 dV '"'°°''' '" """■
de. ohambrr:.._ "^'"'""«vant 1. réunion
La guerre eud-afrioain. éuÏÏ justifiable '
Le gouvernenieiit en envoyant d.. , '^
d'aprèeea propre init-atln '^' " "«'
rieure ' ""' «"KgMtion exté-
IMPERIALISME (L-) Son hiatoire.
Chamberlain et Kipling et l'Impiriaïi™"e "'^ '' '"'
Visée» des impérialistes *«'
Argumenta pour et contre........... ^"^
xtvi et auiï
■■-iî
#f%
TABLI ANALYTIQUE 4(J7
JESUITES (Diicoan lur l'.flU„ d«) p,r M. Uari.r '""
La demind* d* dtuTou de la loi de* Jéiuitee par
M. McCarthy indique diTiiion dam ie parti minii-
tériel. L'attitude du parti iibéral bien connue 263
Dilousiion sur iee droite dee prorincei 264
Begrette agitation «oulevée^ane la province d'Onta-
^° 286
Juitlfication de ia conduite du gouvernement de
Québec >,ui a incorporé i'ordre dee Jteuitee 288
Catlioliqnee et protestante de cette province heureux
du règlement de cette question 271
Défense dci Jésuites ' ~-
LAFONTAINE (SiH L. H.) Son rôle dans la lutte consU-
tutlonneUa.
LANGUE FRANÇAISE au Nord-Ouest Son aboliUon
demandée par M. Justin McCarthy. M. Laurier
combat ce projet „-.
Signification de la politique McCarthy. C'est la
guerre à la race flrançaise 287
Preuve à l'appui de cette assertion 291
Défense des Canadiens-franjais contre l'accusation
de déloyauté ^^
Réponse à M. Charlton qui partage l'opinion de
M<«"»>y ^
Eloge de M. Baldwin et de sa politique 304
Quel sera l'avenir du Canada? __ jgg
Bêle du français et de l'anglais dans le monde 808
LAURIER (Sir WiLPBiD) Coup d'œil sur l'ensemble de son
administration viiiet '
LEMIEUX (L'hon R) Négocie traité avec le Japon. u -.
*" TABtl AKALTTIQUI
Po.ltion f„,„ du p,rtl liM«l d.n. 1, p^o^in^" ï^^^^
btc tu point d. vue d. l-oplnlon publlqu. .
I-. un. oroi.nt à 1. droltur. d. ... lnt.ntlon.."mii."»
1. libér.ll.m. ..t un. forme nouv.ll, du m.l ; un c^o-
liqne n. p.ut «tr. libéral
U llbéralLm, clholiqu. n'wt p«l,"liM'r.iu„;;"';;;i,u;
que, tel qu'il Mt comprit loi
8.gniac.lion du mot "libéral -- .t du mor.",;;.;;;.;;»;":
Coup d'œil .ur l'œuvr. du parti libéral anglai,
Hliloir. du parti libéral canadien
Conaervateur. aprèa Cartier d.venu. réaotionn.iri.'Z.'."' 1
Devoir de. Canadient-françal. dan. la poIiUquo i,
MARINE CANADIENNE
L.. Canadian. comm. .qjet. briUnniquM'iinuidrMrti-"
oiperàla déf.nu du paya
Lai>gag.tenu.urc..njeti 1. conférence impériale" Z
no. miniatre. "^
Gouvernement di.po,é à créerun,' ;;;;;— ,;„;;;•• J
Réaolution de la Chambre à cet effet
■ 46
METIS (Insurrection dj.) Voir Louis Riel.
MACDOKALD (Sia J. A.) Portrait d.
(Eloge de) Par Sir Wilfrid '2
Grande place qu'il occupait dans la politique .""Z''"Z 130
Son histoire Mt celle du pays même durant de longues
années °
131
SC^A!
TABLI ÀHALTTIQUI 4Sg
PROVINCES (Crfatlon d. nooT.llM) „ '^"
QuMtlon dM <oo1m dam on prorinoa* ........" lv
IWglé. d'nn* hçoD Mtii&iunte. d'iprè* H. r«bM B«rabé ux
(Voir noto.)
IMioaMion 1 1. Ch»mbr« daa Oommanm inr ce iqjtt 873
Création dM doutoIIm provinoet de l'Albert, et de la
SaBkatohewan. U ringtième liicle aéra le iièole du
C'Mda ^^ gy^
Hirtorique dea territoirn dn Nord-Oae«t „ .....'"" 873
StatiaUquee aur oe pays ." " " gjj
BeMonroe» financière» dea nonvellea provinoM S89
Queetion dea «oolea e<peréea aoni le régime de l'Union et
à la Confédération ^qq
Organigation de rinetruetion publique 399
Opinion de M. Blake et HcKenaie et Brown aur l'établia-
•ement d'éoolea aéparéei an Nord-Oueat 415
PAPINEAU (L. J.) Son portrait ^^^
PLAINES D'Abraham (Diiooura par Sir Wilfrid Laurier) 486
Coup d'œil aur guerre de Sept Ans. Eloge de Wolfe et de
Uontoalm ,,-
Plaines d'Abraham longtempe négligées; approuve l'idée
d'y élever on monument 439
BIBOT (M.) ancien ministre. Son discours au banqnet Uu-
rieràParis, 1902 g^
RIEL (Louis) Aperçu de son histoire 141
L'insurrection d 69, ses causée
Discours Laurier sur motion Bowell 0874) demandant
son expulsion de la chambre 14g
Insurrection de 1886, ses causes; sa justification 163
Discours sur l'exécution de Biel 193
Biel n'était pas eompot in<n(H 203 230
*'* TABLl AKÀLTTiqVB
PollUqo. do gonTwnMnnt mom d* U nMUod
KxfcatioD dtSeott
IU.1 ■><UDt rwda à lliddl.ton*n."d6vdt "^'"étor^B;
dimot i mort ^_
8A8KATCHEWAN (Voir MonvellM provtno..)
SCOLAIRE (Qu.»Uon) m Canad». Son hiitoira
Opinion d« Cartier ' "
QnMtion dM «oolei au Nouvean.Brnniwiok.
Difflonltéa qa'olle préianto dani un pay. oomm. le
nôtro
Qnertion dM «oolei dana laa noavellea provlnooa. ........"
Voir aniai diacoon aur or<ation de nonTallea provinoei
TliANSCONTINENTAL (Cli.min de fer) Sir Wilfrid eipll-
qae le projet de loi de ohemiii de fer transcontinental.
Coup d'œil aur lea raiaona qui ont inipir« la oonatruotion
de l'interoolonial ; la queation militaire ]
Importance du nonvean chemin de fer pour toua lei
intértte du pays .
Climat, qualités do boI, ressources du paya encore
inconnu que traTeraera le ch»idio j
Convention faite avec la compagnie du Grand Tronc . ... i
TDPPER (Portrait de Sir Charles) ,
" Bill remédiatour xj
VICTORIA (Eloge de la reine) ,
Son rôle comme souveraine d'un pays constitutionnel ... l
Le Canada lora de son avinement au trône i
Elle faTOrisa le rapprochr lent entre les Etats-Unis et la
Grande-Bretagne ,.
L'épouse et la mère .
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00 90B
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386
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inental. 317
truotion
821
tons 1m
883
encore
860
ronc... 3fie
XVI
XXIX
109
mnel... 113
114
lia et la
117
119
TABLE DES MATIERES
IxmoDUonow — Cihapliw I. L'homme et l'œuvre "^
Chapitre II. La question looliire „v
Chapitre III. L'Impérialiem xxxT
Chapitre IV. ConKrenœe Impériale» xun
Chapitre V. La guerre Sud-africaine ui
Chapitre VI. Création de» nouvellee province» uv
Chapitre VII. Proepérité du Canada „
Chapitre VIII. Raison» du ancoè» de Sir Wilfrid —
lUng qu'il occupe parmi le» orv
tenu oanadiena-françai» Lxm
Souvenir» »nr Sir W. Uurier, par L'hon. L. 0. David Lixvn
M. Laurier en Angleterre. Disoour» i Liverpool 1
Jubilé de la Reine 15
Conférence» impériales i Londre» en 1897, 1902, 1907» 28
U. Uurier en France, 1897, 1902, 1907 2»
Sir Wilfrid Laurier* Lille ei
M. Laurier aux Etats-Uni» gj
Le libéralisme politique 77
Pagn d'histoire. La reine Victoria ... 109
M.Gladstone Uj
Sir John A. Macdonald 129
la
47S
' 'ABLB DU MATlilU
«» Otorcw-KUraot Oirticr
1- «ond. lB.nn«;Uon dM i|ftu;'"^"~ '*
L'afaatloQ d« lUtl — -«Hi» _. jj,
Qn»rM8ad.Arrio«ln«...!"!i.!..,.™. '"
I* loi ooDMriuot !•• Jfaolt»,..,. " ^
I* Ungn. ftM>ç.lM ta Nord-Ouit **
^«nfnd. f„ iv.«oo„tin.„ui.n.ù;nj.i:::::: ,*??
Crfation dM proTlno6i du Nord-Oont ""
I*WnW«i„.B,p,i.t,àQa«l«o ""«
ToMt à l'A<ad«mi. frMçalM " *"
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