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Full text of "Dialogues français-persans : précédés d'un précis de la grammaire persane et suivis d'un vocabulaire français-persan"

DIALOGUES ^ 

FRANÇAIS-PERSANS 

PRÉCÉDÉS D'UN PRÉCIS 

DE LA 

GRAMMAIRE PERSANE 

ET SUIVIS 
d'un 

VOCABULAIRE 

FBANÇAIS-PERSAN 

PAR 

A. DE BIBERSTEm KAZIMIRSKI. 



PARIS 

LIBRAIRIE C. KLINCKSIECK 

11 Rue de rjille 

1883. 



PREFACE. 



Ce livre est destiné à l'usage des Français qui se proposeraient 
de faire un séjour de quelque durée en Perse; il s'adresse aux Per- 
sans qui désirent apprendre la langue française , et il ne sera pas , 
je pense , inutile à ceux des jeunes Orientalistes français qui vou- 
dront joindre la pratique à la théorie , au lieu de se borner à l'étude 
de quelques ouvrages anciens fort recommandables et intéressants , 
mais qui ne représentent qu'une partie de la langue de l'Iran. 
C'est à ce triple point de vue que le livre offert aujourd'hui au 
public a été conçu et entrepris. J'avoue qu'un ouvrage de ce 
genre, un Manuel grand ou petit, était celui dont j'eusse le moins 
songé à m'occuper, il y a seulement quatre années ; le mérite de ces 
travaux , aurais-je pensé , ne se mesure pas à leur utilité, et je n'en 
avais ni ébauché le plan, ni préparé les matériaux ; mais voici com- 
ment j'ai été amené à l'entreprendre. Plus d'un Français porté par 
ses affaires ou par l'amour des voyages à visiter un pays illustré 
dans l'histoire et entouré d'une auréole de grandeur, je dirai 
volontiers de majesté, sentait le besoin d'un guide qui pût l'ini- 
tier à la connaissance de sa langue. Dans mes relations assez 
fréquentes avec les Persans que la curiosité ou les affaires com- 
merciales attiraient à Paris, et que l'exemple donné deux fois 
depuis dix ans par leur Souverain était bien fait pour encourager 
à ces voyages lointains , je constatais sans cesse chez eux , d'un côté , 
un vif désir d'apprendre la langue française à laquelle ils parais- 
sent donner la préférence sur les autres idiomes de l'Europe , et , 
d'un autre côté, le regret de ne trouver ni dans leur pays ni en 



IV PREEACE. 

Occident, des moyens suffisants pour s'instruire, sans maître, dans 
cette langue. Sans vouloir déprécier quelques publications faites 
à cette intention ou en contester l'utilité relative , les Français 
comme les Persans auraient désiré leur voir plus d'étendue et plus 
de développement. On ne manque pas en Europe de grammaires 
persanes ; depuis Sir William Jones surtout , on en a publié à l'usage 
des Européens, en latin, en anglais, en français, en allemand, de 
différentes dimensions et de mérite différent; nul n'a songé à com- 
poser une grammaire française à l'usage des Persans et une telle 
grammaire , figure encore , on ne sait pour combien de temps , parmi 
les desiderata qu'il serait cependant si urgent de combler. Des dialo- 
gues français-persans publiés jusqu'ici , me faisaient souvent observer 
mes interlocuteurs iraniens , se bornaient à des conversations ordinai- 
rement banales , destinées à pourvoir aux premières nécessités d'un 
touriste français en Perse ou d'un hôte passager persan en France. Quel- 
quefois , pour les Français , la transcription des mots persans en fran- 
çais était ou inexacte, ou puisée dans une province, ou mélangée de 
deux prononciations , celle de l'Inde et celle de la Perse. Quant 
aux dictionnaires, tout se bornait à des vocabulaires de quelques 
centaines de mots, appareil tout à fait insuffisant pour un Persan 
désireux de se familiariser avec les auteurs français ou de compren- 
dre un journal littéraire ou politique. Il m'arriva un jour 
de causer, un peu plus au long, de cette insuffisance de moyens 
d'instruction , avec un Persan , Mirza Mohammed de Kermanchah , 
médecin dans l'armée de S. M. le Chah, autrefois élève de méde- 
cine en Perse et qui , mû par une passion irrésistible pour la science 
européenne fit un voyage en France où il obtint au bout de deux 
ans le grade de docteur en médecine de la Faculté de Paris. Au 
lieu de causer sans but et sans suite, lui dis-je un jour, si nous 
mettions , au fur et à mesure , par écrit , les sujets dont nous nous 
entretenons: il en sortirait un petit Manuel de dialogues qui ne 
serait inutile ni aux Persans ni aux Français ? Qu'en pensez-vous ? 
Parfait, me répondit le Mirza qui n'était pas un illettré et qui 
outre le persan , connaissait l'arabe. Nous abordâmes donc plusieurs 
sujets, écrivant le persan et le français, alternativement sous la 
dictée l'un de l'autre. Une quinzaine de dialogues et un certain 
nombre de locutions se trouvèrent ainsi consignées dans les deux 



PREFACE. V 

langues. Le départ de Mir2a Mohammed pour son pays" mit fin à 
cette collaboration. En revoyant ce travail de premier jet et fait 
à la hâte , je dus y faire des changements et des retranchements ; 
de plus , j'ajoutai , plus tard , à peu près le double du travail primi- 
tif, non sans consulter souvent un autre Persan de mes amis que 
je nommerai plus loin. Je pensai qu'une grammaire persane de 
quelques feuilles était une introduction indispensable, surtout pour 
les Français, Ici, je me suis borné au strict nécessaire, à un Pré- 
cis rédigé sommairement, sans essayer d'innover sur mes prédéces- 
seurs, mais sans négliger d'y introduire quelques particularités que 
mes lectures ou ma mémoire pouvaient me fournir presque au 
moment où l'impression du Précis s'exécutait. 

Un instant , au début de la composition des Dialogues , j'eus l'idée 
de prendre pour modèle les Colloques d'Erasme, ce livre charmant 
où un esprit vif et alerte , jaloux d'instruire et d'éclairer, mettait la 
profonde connaissance d'une langue morte au service des idées du 
bon sens. J'eus pourtant bien vite renoncé à donner suite à ce pro- 
jet. Sans parler de ce qu'il pouvait y avoir de présomptueux de 
ma part à vouloir suivre même à distance ce bel esprit du 16e 
siècle, je réfléchis que des Dialogues de ce genre, dans les deux 
langues, le persan et le français, aveclesidiotismes propres à chacune 
et avec des explications et des notes indispensables , auraient formé 
un livre trop volumineux ; qu'une telle œuvre serait peut-être , pour 
les Français comme pour les Persans , prématurée , et que des dialo- 
gues sur certaines questions pouvaient prendre des allures de con- 
troverse et de critique. L'assentiment tacite de la part de beau- 
coup de lecteurs ne m'eut pas probablement manqué ; je ne me fusse 
pas trop ému d'un froncement de sourcils affecté, mais il eut 
été inutile de heurter certaines idées reçues et entretenues de 
bonne foi. Je me suis donc réduit à un rôle plus modeste , eflSeurant 
à peine certaines questions. Le modèle que je n'ai pas suivi est 
là; le suivra qui voudra. Français ou Persan qui se sentira suflS- 
samment préparé pour entreprendre une œuvre de ce genre. 

Il est d'usage dans les Manuels bilingues d'accompagner les Dia- 
logues d'un Vocabulaire, et, ici je me voyais placé entre le trop 
et le trop peu. Un vocabulaire qui n'aurait embrassé que les mots 
des Dialogues eut été de fort peu d'utilité. Les Persans et les 



VI rUEPACE. 

Français ne trouvant aucun secours direct, les premiers pour pou- 
voir lire les livres français, les seconds pour s'aider dans la conver- 
sation ou dans la composition, j'ai vu les uns et les autres forcés 
de recourir à des Dictionnaires français-turcs ou français-arabes , 
de deviner le sens d'un mot par induction ou de se contenter des à 
peu-près. Aussi tous les Persans avec qui j'étais en rapport n'ont cessé 
de me demander de donner à mon Vocabulaire le plus de dévelop- 
pement possible, d'y mettre le plus de mots, tous les mots de la 
langue française si c'était possible , de frayer, par ce premier pas , la 
voie à quelque travail lexicograpliique plus étendu. Je reconnus la 
justesse et la légitimité de ces demandes et , au risque de grossir le 
volume bien au delà de mon premier plan , j'y obtempérai. Mes premiè- 
res hésitations relativement à l'étendue à donner à mon Vocabulaire 
expliquent les nombreuses additions faites aux premières lettres de 
l'Alphabet. C'est ainsi que le Vocabulaire français-persan comprend 
plus de vingt mille mots ou différentes acceptions de mots, locu- 
tions, phrases et quelquefois des proverbes. Quelques centaines de 
mots et plus d'une locution m'ont été fournis pendant l'impression 
de l'ouvrage par mon ami le G»'. Kerim Khan de Firouzkouh 
Attaché Militaire de la Légation de Perse à Paris qui a eu l'occa- 
sion de lire avec moi pendant plus de trois ans plusieurs ouvrages 
français. Homme d'épée et homme du monde à la fois, ayant 
visité presque toutes les contrées de la Perse , ses avis n'ont pu que 
m'être très utiles, et, outre qu'ils ont enrichi mon Recueil, j'ai eu 
dans ses entretiens l'occasion de me rendre compte de la différence 
qui existe entre certaines idées d'un Européen et d'un Oriental et 
la manière différente dont l'un et l'autre les expriment. Je dois dire , 
pour que le général Kerim Khan recueille sa juste part de mérite 
dans la composition de ce livre, que c'est lui surtout qui n'a cessé 
d'insister auprès de moi pour que je fisse le plus d'additions pos- 
sible à mon manuscrit; et c'est son zèle pour l'instruction de ses 
compatriotes qui lui faisait mettre tant d'insistance sur ce point '). 

1) L'ouvrage du Dr. Schlimmer intitulé: «Terminologie médico-pharmaceu- 
tique et anthropologique française-persane" publié à Téhéran en 1874 m'a 
fourni un certain nombre de mots. Bien que ce travail du regretté professeur 
ait été fait avec beaucoup de soin, je n'ai pas cru devoir le suivre toujours, ni 
lui emprunter tout. 



paEFACB. vn 

Quelle que soit l'étendue de mon Vocabulaire comparé aux autres, 
e n'ai pas voulu l'appeler <Dictionnaire". Un livre, en tête du- 
rât î on inscrirait ce titre, devrait comprendre tout le répertoire 
langue : mots usuels , mots scientifiques et techniques ; indiquer 
aartout leur emploi propre et multiple, conduire, pour ainsi dire 
par la main , l'étranger , car cet étranger est un Oriental, par consé- 
jiuent, un homme à qui bien des idées familières à tout Européen 
échappent complètement ou ne lui présentent aucun sens satisfai- 
fânt. Et il ne faut pas s'en étonner. Les Orientaux, les Persans 
?n particulier, ont des aptitudes et beaucoup de goût pour les 
sciences de l'Europe; ils en comptent, comme ils ont toujours 
compté , des adeptes , mais tout ce qui est en dehors de ce domaine 
leur est iuconnu. Quelques princes et quelques grands personnages 
Font exception, mais l'immense majorité des Persans ayant reçu 
:jnelque culture dans leur propre langue rentre dans la catégorie 
générale dont je parle. Un Persan me demanderait peut-être, si, 
parmi les Européens , parmi les Français ayant reçu de l'instruc- 
tion, il n'y en a pas beaucoup qui ne connaissent pas du tout 
l'histoire d'Orient, qui regardent les Musulmans comme des païens 
et les Persans comme des adorateurs du soleil, des astres ou du 
feu, qui ne sachent, par exemple, que le Vendredi est en quelque 
sorte leur Dimanche. Il me répondrait, peut-être aussi, que les 
Chrétiens qui vivent parmi les Musulmans sont d'une ignorance 
étrange sur tout ce qui constitue rislamisme et croiraient commet- 
tre un sacrilège en lisant le Coran. Sans soulever la question de 
Bavoir lequel des deux , l'Oriental ou l'Européen , a plus d'intérêt à 
l'instruire de la manière d'être de l'autre, je répondrais que si tout 
Européen n'est pas instruit en ces matières , il a sous sa main , à 
a disposition, toute une bibliothèque d'écrits sur l'Orient, des 
ouvrages qui l'initient dans la connaissance de ses religions, de ses 
institutions et de sa littérature ; depuis deux siècles des lettrés euro- 
péens connaissent les productions les plus remarquables de l'Orient. 
Rien de pareil n'existe en Perse pour l'instruction d'un Persan. 
Fout* la littérature de l'antiquité classique repoussée par le» Ma- 
uilmans comme entachée d'idolâtrie, toute l'histoire sacrée ou 
profane des peuples européens, dédaignée probablement aussi par 
ioite des préventions religieuses; les institutions civiles et politi- 



Vm PREFACE. ■ 

ques de l'Europe frappées dé méfiance ; le théâtre , les arts , les pro 
ductions littéraires modernes sont complètement ignorés des Orien 
taux et même le peu de connaissances que quelques savants ancien 
persans ou arabes comme Birouni, Ebn-el-Acir et d'autres avaien 
consigné dans leurs ouvrages, est ou ignoré ou négligé. De la vien 
que lorsqu'un Persan aborde la traduction de quelque œuvre litté 
raire ou notice européenne sérieuse , il n'en offre à ses lecteurs , pou 
ainsi dire, qu'un squelette; de là vient aussi qu'un Européen qii 
veut exprimer une opinion sur telle ou telle question de politique 
de législation, de littérature ou d'art, cherche en vain des terme 
capables d'en porter l'intelligence dans l'esprit de son interlocuteu 
asiatique. La langue de celui-ci pour n'avoir pas été employée 
cet usage ne s'y prête pas encore , aussi , à chaque instant on es 
forcé , soit d'employer de longues explications ab ovo , soit de se boi 
ner à des définitions très imparfaites. Le Souverain actuel a 1 
premier par la Relation de son voyage à travers l'Europe donn 
un excellent exemple, mais jusqu'ici cet exemple n'a été sui\ 
par aucun de ses sujets. Et cependant quel sujet fécond! qu( 
vaste champ pour exercer l'esprit, le goût d'un Persans studieu 
et ami de son pays s'il voulait élargir le cadre du livre de so 
Souverain et y comprendre le résultat de ses études et de se 
propres observations. 

Un dictionnaire comme celui dont je parle plus haut n'es 
pas au dessus des forces d'un seul homme, d'un lettré qui s'en 
tourerait de tous les matériaux nécessaires à sa composition , mai 
ce serait un travail de longue haleine et d'une exécution trè 
lente. Et d'ailleurs , si à l'aide de livres moins complets , moin 
volumineux, l'étude de la langue française était facilitée, s 
elle devenait l'objet d'un travail assidu, si les Persans, outr 
la lecture des productions littéraires françaises, désiraient se foi 
mer jusqu'à pouvoir écrire dans cette langue, comme le font tan 
d'Européens , ils auraient recours aux grands Dictionnaires puremen 
français et à une foule de publications de tous les degrés. Pou 
leur en faciliter l'accès, mon Vocabulaire sera, je pense, sufifisanl 
Mon but et mon ambition n'allaient pas au delà, et il serait ei 
effet assez difficile d'initier suffisamment , à l'aide d'un seul livre , ui 
Oriental à la connaissance de l'Occident et de tout ce qu'il ren 



PBEPACE. IX 

ferme. Tout le monde devine d'instinct, que ces deux régions du 
globe difiêrent entre elles par quelque chose de plus que par leur 
longitude. Ceux qui se sont occupés de l'Orient, à quelque point 
de vue que ce soit, se rendent mieux compte de ce qui en carac- 
térise les habitants, mais ce n'est qu'en étudiant de plus près les 
idiosyncrasies des Orientaux qu'on arrive à découvrir les profondes 
différences qui existent entre les Orientaux et les Occidentaux dans 
leur manière de penser , de se conduire et de s'exprimer. Cette diffé- 
rence devenue un antogonisme est aussi ancienne que l'histoire ; la 
littérature classique en porte partout le témoignage et l'islamisme 
(ce n'est pas dans un esprit hostile que je fais cette remarque) a 
encore plus accentué ce désaccord et élevé en quelque sorte une 
barrière entre l'Orient et l'Occident. Il y a eu entre ces deux mondes 
des rencontres mais point de contact , et la Perse s'est tenue peut-être 
plus que quelques autres parties de l'Asie , plus que la Turquie et 
que l'Inde, en dehors de tous les mouvements de l'Occident. Est 
ce un bien, est-ce un mal pour elle? c'est à elle d'en juger. Et 
cependant cet isolement qui est plus intellectuel qu'il n'est po- 
litique ne pourra pas durer éternellement; bien des forces la 
stimuleront à en sortir; elle compte déjà dans son sein des 
esprits affranchis ou qui cherchent à s'affranchir des préventions de 
race et de doctrines, mais ils sont peut-être encore à chercher leur 
voie et ont besoin d'un guide. Ce guide ils le trouveront, mais 
seulement à certaines conditions, dans l'étude sérieuse des choses 
de l'Occident et particulièrement de la France , puisque leurs sym- 
pathies les portent plutôt de ce côté. A mesure que le goût des let- 
tres françaises sera plus facilement satisfait et que la connaissance, 
jusqu'ici très superficielle chez eux, de la langue française gagnera 
en profondeur, les Persans qui seraient aussi soucieux de leur posi- 
tion dans le monde qu'ils sont fiers d'occuper le sol d'une des plus 
anciennes monarchies de l'univers , reconnaîtraient la nécessité de ré- 
parer le t-emps perdu et d'emprunter les lumières de l'Europe. Je 
me sers à dessein du mot > lumières" au lieu du mot » civilisation 
européenne" expression trop souvent employée, selon moi, à tort, 
car une civilisation ne s'implante pas avec succès dans un pays 
quand elle n'est empruntée que dans ses formes extérieures ; ce sont 
les lumières acquises par les hommes du pays qui pourront indiquer 



X PEEFACE. 

à celui-ci le meilleur moyen de former une civilisation la plus ap- 
propriée au génie et aux besoins d'un peuple jaloux du progrès 
mais respectant certaines de ses traditions. 

C'est à ceux qui constituent l'élite de la nation de stimuler leurs 
compatriotes dans la voie dont elle ne saurait méconnaître les bons 
côtés et les avantages. La Perse a, dans son Souverain, dans 
plusieurs princes du sang, dans quelques uns de ses hauts foncti- 
onnaires, des promoteurs de ces tendances, mais il serait à désirer 
que leurs efforts fussent secondés. Ceci ne peut-être tenté avec 
quelque chance de succès que si les hommes le plus au courant 
des progrès de l'Europe font passer dans la langue du pays ce qui] 
peut contribuer efficacement à la culture intellectuelle d'un peu- ' 
pie; et ce but ne saurait être atteint que si langue elle même 
est mise au service de cette œixvre par des écrivains qui sauraient 
la manier et la plier aux exigences des thèses et des questions 
jusqu'ici peu connues, tout en ne s'écartant pas du génie de cette 
langue. J'ai en souvent l'occasion de remarquer combien sous ce 
rapport , en Turquie , on a suivi la fausse route en décalquant tout 
simplement la phraséologie européenne , en habillant de mots tiircs 
les idées encore peu familières aux Orientaux. Des procédés de ce 
genre ne devraient pas être recommandés à l'égard de la langue 
persane ; les plus vaillants et les plus zélés seraient rebutés en lisant 
des écrits encombrés d'expressions et de phrases inintelligibles pour 
la majorité des lecteurs. Une autre voie doit être suivie pour le 
Persan. On me demandera peut-être si la langue persane est riche 
ou pauvre. Oui et non , répondrai-je. En général , toutes les lan- 
gues à l'origine sont pauvres; les besoins d'une société naissante 
sont satisfaits avec une provision exiguë et ici, comme dans l'ordre 
économique , la richesse s'accroit et se développe en raison des be- 
soins que l'on se crée ou que l'on ressent et que l'on s'efforce de 
satisfaire. Il est vrai que même à l'époque de l'enfance et de la 
pauvreté relative d'une langue il peut y appai-aitre , surtout dans 
le domaine de l'imagination, en poésie, des créations charmantes, 
des chefs-d'oeuvre dans tel ou tel genre, mais, dès que le champ 
des connaissances s'élargit naturellement ou par quelque influence 
du dehors, dès que la nécessité de rendre des idées jusqu'alors peu 
familières se présente, cette langue ressemble à un vêtement taillé 



PKEFACE. XI 

dans une belle étofife, brochée souvent de joyaux mais trop étroite 
pour aller à une personne aux proportions athlétiques. L'exemple 
de ce que les langues européennes, autrefois pauvres et embarras- 
sées dans leurs allures ont fait entre les mains des écrivains de 
talent, pour le progrès intellectuel de leurs peuples, est très 
instructif et il n'y aurait rien d'impossible à ce que le persan par- 
courût les mêmes phases et accomplit la même mission. Et, que 
faut-il pour qu'il en soit ainsi? Une détermination bien arrêtée et 
des eiforts soutenus et suivis. La langue persane si simple dans 
sa construction offre encore assez de ressources pour se développer, 
et dès que les lettres, les arts, les questions de tout genre inté- 
resseront les personnes d'une certaine culture littéraire , dès qu'elles 
seront discutées en société ou dans les écrits, les mots et les 
termes propres seront trouvés , suggérés, se propageront et entre- 
ront petit à petit dans le domaine public. Telle a été la marche 
des langues européennes favorisées beaucoup plus là où les rapports 
sociaux ont été plus fréquents et plus faciles, oii des réunions lit- 
téraires, des académies du langage ont pu se former par la libre 
impulsion de chacun. Peut-on , doit-on espérer quelque chose de 
pareil en Perse? Ici, je dois exprimer quelques craintes que je 
désirerais vivement voir démenties par les faits. Depuis des années, les 
Persans , soit insouciance , soit découragement , soit incertitude sur la 
voie à suivre pour faire de leur propre langue un instrument , un véhi- 
cule de la propagation des lumières , la laissent dans une sorte d'aban- 
don. Depuis des années , leur langue s'appauvrit et le champ litté- 
raire est laissé en jachère ; on n'y voit surgir aucune production 
littéraire originale et digne d'attention ; leurs anciens écrivains sont 
ou relégués dans l'oubli, ou admirés de loin sur leur réputation 
et par ouï-dire; la charmante prose de Sadi, la prose plus étudiée 
de VAnvaré Soheïli, le style soutenu des lettres Kaim Makam (Mirza 
Aboul-Qacem premier ministre de Feth Ali Chah) ne sont plus 
imités et, l'étude de l'arabe qui est pour le persan ce que le latin a 
été autrefois pour les savants et les lettrés de l'Europe, n'est de- 
venu, je crois, que l'apanage de quelques mollahs plus instruits 
que leur confrères ; des lettres particulières de quelques Persans 
sont encore les seules productions où brillent quelques traces de 
l'esprit et de l'originalité. Ce serait une profonde erreur de la part 



PKErACE. 



\ 



des Persans de croire que Tancien persan , ce qu'on appelle fdrsî qi 
dim, puisse être ressuscité; on peut en faire un jeu d'esprit ou un 
tour de force , et composer une page en cette vieille langue , en ayant 
toutefois soin de mettre en marge le mot correspondant plus nouveau , 
mais ce n'est pas de ce coté qu'ils devraient tourner leurs efforts. 
Que l'on y répugne ou non , il sera impossible , sous peine de 
se condamner à la pauvreté des termes et aux ambiguïtés du sens, 
de déposséder l'arabe d'un domaine que l'islamisme et des siècles de 
suprématie littéraire lui ont donné et à l'établissement duquel 
les savants Persans eux mêmes ont contribué les premiers. Je 
n'irai pas jusqu'à dire que certains mots du persan de Ferdouci, 
d'Anveri, de Sadi et de quelques auteurs anciens ne puissent être 
remis en usage; ils pourraient même l'être à la place des mots 
arabes plus usités, mais, en négligeant complètement l'étude de 
l'arabe, en dédaignant ses richesses, on se prive des ressources 
qu'il offre pour les sciences et les lettres. Il est, du reste, plus ra- 
tionnel de créer certains mots de science à l'aide de l'arabe que 
de remplir des traités d'ailleurs très utiles, de mots français, an- 
glais ou allemands qui, complètement étrangers aux oreilles orien- 
tales, prennent dans la transcription en caractères arabes les formes 
les plus étranges. Malheureusement , il arrive que les savants euro- 
péens qui vont en Perse , ne connaissant pas l'arabe , ne sont guère 
capables de créer, par analogie, une nomenclature arabe et intro- 
duisent en persan les mots de la seule langue qu'ils connaissent '). 
L'emploi des mots du vieux persan , de l'arabe et au besoin de 
quelques mots européens est une question de mesure et de tact; 
une chose seulement me parait essentielle , c'est que l'écrivain per- 
san, quel qu'il soit, tout en s'inspirant de quelques modèles d'un 
style correct , quoique souvent fleuri à l'excès , cherche plutôt à rem- 

1) Dernièrement, j'ai vu dans un ouvrage très utile de Géographie publié 
en Perse non seulement tous les mots des pays et des peuples transcrits avec 
leur prononciation anglaise qui est , certainement, la plus incommode de toutes , 
mais ce qui plus est, pour indiquer que tel pays est une ,/ presqu'île" on a 
mis en persan «/Penin chula". 11 serait bon qu'on s'arrêtât, dans les ouvrages 
d'instruction qu'on publie en Perse , à un système uniforme de transcription des 
noms propres européens, car, si le même nom est emprunté, dans un livre, à 
l'anglais et dans un autre au français, on édifie une vraie Tour de Babel. 
Pour certains noms la terminaison latine serait préférable. 



PRÉFACE. XlII 

plir ses productions de pensées, d'idées, qu'à étaler le vain clin- 
quant d'assonances, d'hyperboles et de rimes qui ne satisfont plus 
même le lecteur persan et lui inspirent un médiocre respect pour 
celui qui s'en sert. Sous ce rapport, la lecture de la bonne lit- 
térature française peut exercer un effet salutaire. Un bon diction- 
naire persan conçu d'après le modèle de celui de l'Académie 
française , avec ses définitions , ses distinctions , avec la consécration 
qu'elle donne à certains mots et qu'elle refuse à d'autres , serait une 
œuvre désirable et méritoire. On est réellement frappé de l'incurie , 
de l'ignorance et de la négligence des lexicographes persans. 
Chaque nouvel auteur d'un dictionnaire copie servilement son pré- 
décesseur et non seulement il n'y ajoute aucun des mots dont il 
I fe.it lui-même chaque jour usage, mais encore il transcrit toutes 
les bévues du premier auteur'). J'ai su que le Souverain actuel qui 
a porté son attention éclairée sur cette question , a voulu réunir un 
certain nombre de lettrés persans et leur donner pour mission 
de composer un dictionnaire persan complet faisant autorité. 
Je viens d'apprendre que le projet n'a pas eu de suite, parce qu'on 
I n'a pas pu , dit-on , trouver même un petit nombre d'individus 
i aptes a entreprendre un travail de ce genre. J'ai quelque peine 
'â croire qu'il ne se trouve, dans toute la Perse, plusieurs hom- 
mes instruits, pris dans les différentes provinces de l'empire , capables 
de répondre dignement au vœu éclairé du Souverain et des Princes ses 
fils, ses frères et ses oncles parmi lesquels LL. AA. Zell-ôs-Sôl- 
tan et Ferhad Mirza encouragent de toutes leurs forces les publi- 
cations utiles ; je serais plutôt porté à croire qu'on ne s'est pas avisé 



i) Je citerai quelques exemples de ce genre. Sous le mot Qaidafa on 
trouve cette explication : nom d'une Reine d'Andalousie (Espagne) et de Berda 
et de Ghendje (Espagne et bords de la mer Caspienne!). Sous le nom de Bo- 
moiilmis on lit: »nom d'une ville et de celui qui l'a bâtie et qui était fils de 
Nemrod". Comme circonstance atténuante en faveur de l'auteur je serais 
porté à supposer que le nom de «Numitor" était pour quelque chose dans ce 
précieux renseignement et qu'un copiste trop savant l'a remplacé par celui de 
«Nemrod". De bonnes définitions sont très rares dans ces dictionnaires; un 
grand nombre de noms d'objets usuels est accompagné de ce mot «connu"; dans 
d'autres on avoue ne pas savoir si le nom signifie «tortue" ou «corbeau" ou 
«hirondelle" et l'on clôt la question par ce mot eacrementel «Dieu seul sait 
mieux". 



XIV PREFACE. 

de prendre , dans cette circonstance , la seule voie rationnelle qui est 
celle-ci: inviter, dans une réunion de Persans instruits, à apporter, 
chacun, un contingent de ses connaissances spéciales dans cliaquo 
branche du savoir ou de l'art , à rechercher les différentes dénomina- 
tions du même objet dans les différentes provinces, à faire discuter 
tout , à soumettre tout à un contrôle sérieux , à donner une définition 
exacte de chaque mot, le sens de chaque locution et à faire sanc- 
tionner le résultat par un président connu par son savoir , doué d'une 
intelligence claire et de beaucoup de précision dans l'esprit, qua- 
lité très rare parmi les Orientaux , mais que , pour l'honneur de la 
Perse, on ne voudrait pas déclarer introuvable. De beaux résultats 
seraient obtenus si on encourageait les élèves à s'exercer dans des 
compositions persanes en prose, et, pour l'étude du]français, si , sous 
l'œil d'un professeur instruit , on leur faisait traduire des morceaux 
persans en français. Pour me résumer, dans une entreprise de ce 
genre, comme dans l'étude des choses à laquelle mes Dialogues et 
mon Vocabulaire seront de quelque secours, c'est la méthode qui 
est un grand élément du succès, or, la méthode consiste à poser 
comme fondement , des connaissances préliminaires exactes , et à procé- 
der par degrés, de mettre pour ainsi dire une couche qui fixe les 
couleurs et leur assure leur durée ; autrement, des notions aspirées , 
en passant, avec l'air européen ne seront qu'un grain que l'on 
jetterait sur le sol du désert salé qui s'étend à l'Est d'Ispahan. 

J'ai dit au début de cette Préface que mon livre était destiné aux 
Français et qu'il ne serait pas inutile aux jeunes Orientalistes fran- 
çais qui voudraient joindre la pratique à la théorie. Si l'on ne 
veut pas se borner à l'échange de quelques phrases de convention! 
si l'on veut pénétrer plus en avant dans la vie d'un peuple au mi- 
lieu duquel on est appelé à séjourner, si l'on veut se rendre le 
propagateur des idées utiles et saines sous tous les rapports , il faut 
autant que possible se mettre en mesure de parler facilement et de 
pouvoir écrire dans la langue de ce peuple. Cette dernière aptitude est 
extrêmement rare parmi les Européens. Les particularités du langage 
et la manière d'écrire des Persans, quelque simple que ceux-ci parais- 
sent, échappent à l'attention même des Orientalistes ; une traduction du 
français en persan , fût elle exacte quant aux mots et correcte dans 
la construction, ne serait peut-être comprise par aucun Persan, et. 



PKEPACE. XV 

de même que je viens de conseiller aux élèves persans de traduire , 
sous l'œil du professeur , des morceaux persans en français , de même 
le meilleur moyen pour un Français de se former au style persan 
serait d'essayer de traduire quelque texte du français en persan et 
de demander à un Persan instruit s'il comprend. L'on peut parler 
couramment sans pouvoir rédiger une lettre, et c'est ici que le pré- 
cepte: »I1 faut écrire comme l'on parle" pourrait bien se trouver en 
défaut. Des conseils généraux sont difficiles à donner , entrer dans 
les détails si multiples exigerait un traité à part. Il faut observer et 
étudier '). Il me semble qu'il serait utile de ne pas négliger ce côté du 
savoir oriental. Il y a cinquante ou quarante ans , les occasions de le 
cultiver étaient rares et les moyens peu à la portée des Européens ; 
aujourd'hui, que les relations avec les pays orientaux ou avec les 
individus de ces pays , sont devenues si fréquentes et comparativement 
si faciles, la même excuse ne peut plus être alléguée. Les Orientalistes 
eux mêmes profiteraient des quelques clartés que la connaissance de 
la langue parlée peut jeter souvent sur tel ou tel passage difficile 
d'un auteur. Je ne voudrais pas cependant qu'on se méprît sur" le 
sens de mon observation et qu'on m'attribuât l'intention de mettre 
la facilité de parler ou d'écrire une langue d'Orient au dessus des 
travaux d'un Orientaliste ne connaissant d'autres compagnons que 
ses livres. Un talent tout particulier et presque transcendant d'écri- 
vain européen ferait seul dans mon opinion pencher la balance dans 
le sens contraire à cause des résultats qu'on pourrait s'en promettre. 



1) Les Orientaux, les Persans entre antres, n'ont pas l'habitude de généra- 
liser ou de personnifier les noms abstraits. Des expressions comme celles-ci: 
•Thumaaité marche"; .l'opinion publique s'émeut" «imprimer un auteur," jeu 
des institutions; »les campagnes se soulèvent;" /. frayer la voie au progrès ;" «l'amour 
propre est le plus grand flatteur" ne serait compris par personne; dans ce cas il faut 
introduire un être vivant. La féodalité, par exemple, qui existe bien en Perse 
n'a pas de nom qui l'exprime; du reste, en français même ce mot inconnu 
du temps du régime féodal n'a été créé que lorsque l'observation d'un ensem- 
ble des faits a conduit à la généralisation de ces faits. Ces exemples suffiront 
pour appeler l'attention sur ce point , comme sur la manière différente en fran- 
çais et en persan d'employer des métaphores et pour n'en donner qn'un, je 
dirai que lorsqu'on dit en français «peser tel avis dans sa sagesse" il est 
absolument nécessaire en persan de dire «peser tel avis dans la balance de sa 
«agesse" etc. etc. 



XVI PKEFACE. 

Un arabe dea plus savants, qui, outre la profonde connaissance 
de sa langue , a eu le talent de l'assouplir , dans un style sobre 
aux besoins d'une polémique de zélateur musulman, raille dans un 
de ses ouvrages (Es saq ala's saq) d'illustres savants français de ne 
pas savoir dire une phrase en arabe. 

Le très-savant Faris ben Yousouf el Chidiaq (car c'est de lui que 
je veux parler) me permettra de lui demander de mettre dans un 
des plateaux de la balance les services rendus par ces muets Orien- 
talistes européens à la connaissance de l'Orient , et dans l'autre , les 
mérites de ces Orientaux à faconde intarissable mais creuse; de 
me dire si ces derniers ont élucidé quelque point de l'histoire de l'Orient 
musulman ; s'ils ont déchiffré et expliqué quelque monument de son 
passé ; s'ils ont fait preuve du moindre esprit de critique ; s'ils ont , 
enfin, depuis des siècles produit quelque ouvrage de science ou de 
littérature digne de quelque attention. Et si , comme il le dit dans 
une autre de ses intéressantes publications {Kenz-dl-Raghaïb l^re par- 
tie p. 147) les Européens sont inférieurs aux Musulmans par l'esprit, 
par l'intelligence et par le goût, il ne sera que juste et généreux 
de sa part de nous signaler quelque production de cet esprit, de 
cette intelligence, de ce goût arabes; et je puis lui garantir qu'il 
se trouvera plus d'un Orientaliste en Europe empressé de faire con- 
naître au monde, par une traduction fidèle, une merveille de ce 
genre. Rien ne nuirait davantage au progrès intellectuel et moral 
des races de l'Orient qu'une présomption de ce genre ; elle ne pourrait 
venir que d'un parti pris, d'une ignorance volontaire ou d'une cécité 
intellectuelle ; aussi j'aime mieux croire que de la part du savant Faris 
c'est un paradoxe, une gageure de polémiste, et cet écrivain si 
distingué rendrait un mauvais service à ses coreligionnaires s'il les 
entretenait sérieusement dans des idées dont ils ne sont déjà que 
trop enclins à se bercer. 



PRÉCIS DE LA GRAMMAIRE PERSANE. 

CHAPITRE I. 

ALPHABET ET PRONONCIATION. 

L^jT ijù^ iai-lj^ iS^H^ y?/^* 
hhoroufe tehedjdji o telafouz nômoudené ônha. 



Le but qu'on se propose dans ce Précis n'est pas de donner 
ane grammaire complète de la langue persane, mais d'en résumer 
îeulement les éléments, afin de permettre à ceux qui se serviront 
les Dialogues, de se rendre compte des formes grammaticales 
employées dans les locutions les plus usuelles de la langue telle 
ju'on la parle actuellement en Perse. 

Les Persans se servent de l'alphabet arabe qui se compose 
le vingt huit lettres, mais comme certaines articulations ou 
îonsonnes persanes sont inconnues aux Arabes, les Persans, 
jans rien changer à la forme même des lettres arabes, ont ajouté 
% certaines de ces lettres des points pour indiquer les articu- 
lations propres à leur langue. Ces lettres sont le i»j p, le ^ tch^ 
et le v ja. Quant à la quatrième articulation inconnue aux 
Arabes, celle de é prononcée comme un g dans les mots français 
fare, guide ^ etc., elle, ne porte généralement, aucune marque 
iistinctive, mais les Persans se donnent quelquefois la peine 
de mettre, une petite barre au dessus S (K). Ces quatre lettres 
introduites dans l'alphabet arabe sont désignées sous les noms 
ie h persan c. à. d. p; de djim persan c. à. d. tch; de : persan 
c. à. d. ja et de kaf persan c. à. d. ga. 

1 



2 



L'alphabet arabe-persan est donc, dans son ensemble, en 
lisant de droite à gauche , le suivant : 

^ ^ 3 J j ^/ é 3 S S "^ "^ ^ ^ ' 

Ni en arabe ni en persan les mots ne s'écrivent avec des 
lettres indiquées ci-dessus', isolément et seulement juxtaposées , 
au contraire , ces lettres sont rattachées les unes aux autres ; on 
écrit la même lettre autrement au commencement d'un mot, 
autrement au milieu des doux autres, autrement à la fin et 
lorsqu'elle est précédée d'une autre lettre , ce qui fait que les 32 
lettres, par suite de ces combinaisons, prennent trois ou quatre 
formes différentes, au point de perdre, en apparence, la forme 
qu'elles ont isolément; mais si l'on examine de près leur struc- 
ture, on s'aperçoit que le rudiment fondamental, un jambage ou 
une courbure , subsistent toujours. De plus , le nombre plus con- 
sidérable des lettres arabes- persanes comparativement à celui 
des langues européennes, se trouvera réduit quant aux for- 
mes , si l'on réfléchit que sur ces 32 lettres , il y en a treize dans 
lesquelles la lettre, ayant exactement la même forme, ne reçoit 
sa propre articulation qu'au moyen des points diacritiques 
(xLaJ noqta pi. JaiiJ nàqat) mis au dessus ou au dessous de la 
lettre. Ainsi les v_j i_j ci> cy, et au milieu >. a * i, ont les mê. 
mes courbures et jambages et ne se distinguent que par les 

points; de môme „ _ _ ^, au milieu ,:^ jfv j<V ^; de même 
G 6» o o • V 

o et i3; de même . : ••^; de même ^j« et ^ji. et au milieu m*. ^• 
de même (jo (jr> et au milieu xa /ca; de môme _b et Ji; v_i et 
^ et au milieu à à; c et c et au milieu xi; é et iJ'. 
La lettre J suivie de I oiîre ces formes : ^ ou '^. 

Dans la supposition que le lecteur s'est déjà mis au courant 
de l'alphabet arabe-persan et des différentes formes que ces 



Bttres affectent en se liant les unes aux autres , nous allons scu- 
ement indiquer la prononciation de chaque lettre en particulier. 

' Elif dans les mots d'origine arabe peut se prononcerconsounes. 
omiue a, e, o ou, selon la voyelle qu'il reçoit en arabe et 
'est ce qu'on n'apprend que par les lexiques ou par l'usage. 
>ans les mots purement persans il se prononce au commence- 
lent comme a ou comme e selon que la consonne qui le suit 
st douce ou dure p. ex. JCi>l akhter astre , étoile ; ;^i Elborz et 
ujjl Elvend, deux noms de montagnes en Perse, S^ egiier si; 
ez de; mais aussi qI-sw.' armeghan cadeau q'^-è,' arghavan 
ois de Judée, yS\ œkher le plus âgé, le plus grand J-^t ekser 
s plus nombreux <cJo^\ w»— L-ci aghlab otvqat le plus souvent, 
orsque au dessus de l'Elif on voit un ^ medd ou medda 
)rolongation) l'Elif doit se prononcer comme un a très long p. 
K. v-jI âb eau, ^î âhou gazelle, \Xa\ âmed il vint. Il est rare 
16, même en écrivant très vite, un Persan omette de marquer 
s — dans les mots qui doivent l'avoir , qu'ils soient d'origine arabe 
1 purement persans. Dans les mots arabes, un Elif marqué 

un — indique le concours de deux Elifs p. ex. v_j'i.x> meah , jLi 

t«oZ, issue finale, sont pour «— jIL« et ^^\^. 

Les habitants d'Ispahan et de ses environs prononcent l'Elif 
livi d'un ^^^ comme oiin p. ex. ^Ij nan pain noxm , »jL> khaneh 
aison khounè , j«_j'l\-a^ je ne sais pas nemidounem , «— >^ûLj> 
hounichè grand plateau à rebords; mais ils ne diront pas ..,\j>- 
houn^ quand il est question du titre de khan. Cette pronon- 
ation ne ^'applique ordinairement qu'aux mots persans et ce- 

3ndant on entend quelquefois prononcer J «_>■ bains, ham- 

oum. 

V ba se prononce comme le b français. 



Lj pa comme le p français. 
o ta comme le t français. 

O sa comme le s français et jamais comme ts ou comm 
t ou th chez les Arabes. 

_. djim comme dj en français ou le j en anglais. 

_ tchim ou plutôt djim persan répond à tch en français. 

_ hha un h français double et tiré plutôt de la poitrin 
que du gosier. Cette lettre ne se rencontre que dans les vao\ 
d'origine arabe , et il faut la faire bien sentir pour en distingue 
l'articulation de celle du s p. ex. ^y> hhowl de J^ hotvl. 

^ kha. On n'a pas en français d'équivalent exact de ceti 
lettre, mais on est depuis longtemps convenu de la rendre pî 
kh. C'est le jota espagnol , le ch allemand et le x russe : artici 
lation bien moins gutturale en persan qu'elle ne l'est en arabi 
Ainsi p. ex, ;^\a/s mikh clou, se prononce exactement comme l'a 
lemand mich moi. 

L> dal c'est le d français. 

i3 zal c'est le z français. Il faut se garder de le pronoi 
cer comme dz ou comme d, dh des Arabes. 

. ra est le r français. 

; za est le z français. 1 

\ za persan ou ja c'est le j français p. ex. xSI-i jalè rosée, 

(j« sin est le s français. 

[Jm chin se prononce comme le ch en français; sch en alb 
mand et sh on anglais. 

(jo sad se prononce comme le s français; cette lettre ne s 
rencontre que dans un très- petit nombre de mots d'origiu 
persane p. ex. Joo sad cent vi>vAa,ii chast soixante (V. les obser 
sur les voyelles). 

(jo zad. Cette lettre qui est essentiellement et particulièn 



ént arabe et que les Arabes prononcent avec emphase et avec 
le langue grasse n'a en persan que la valeur d'un s' (V. les 
)serv. sur les voyelles). 

Ja ta, tha se prononce comme le t français. (V. les observ. 
ir les voyelles). 

Jû za comme le z en français. (V. les observ. sur les voyelles). 

c à'in, lettre qui ne se rencontre jamais dans les mots d'ori- 
ine persane. Elle ne reçoit sa prononciation que de la voyelle 
ai est censée l'accompagner, et ne diffère presque pas dans 
l bouche d'un persan de l'Elif dont elle paraît être une aspi- 
ition plus intense ; toutefois en la prononçant on fait un léger 
Fort de gosier. Pour indiquer sa présence dans la transcrip- 
on française des mots on mettra une apostrophe sur la voyelle 
ii l'accompagnera p. ex. ^ô^jum sa^di. n. pr. 5-*^ âjem' réunion 
^L**. sa'at heure ,c*-« saH effort. 

^ ghaïn, cette lettre se prononce au commencement et au 
ilieu des mots comme un q ou gh dur p. ex. (."^sLc qolam 
clave ^^y^•J roqan huile lJ^ qelaf fourreau !Àc qaza nour- 
turei). Souvent il se prononce comme ga ainsi liic nom de 
)iseau fabuleux, mot qui, d après la forme qu'il a en arabe 
jvrait se prononcer anqa, est toujours prononcé par les Per- 
ns onga. A la fin des mots c'est un son entre un g et un h, à 
5U près comme en allemand dans les mots Tag (jour) Herzog 

1) Dans le «Persian manual» de Mr. Wilberforce Clarke je lis //Aiza. 
eat là , en effet , la vocalisation arabe de ce mot , mais aucun Per- 
n ne me •comprendrait, si je lui disais hirevim ghiza hokhorim au 
m de hereoim fjaza hukhorim , allons manger. Dans ce petit Manuel 
li contient beaucoup de matière et qui est d'une grande utilité, 
vocalisation des mots arabes introduits dans le persan n'est pas 
tujours exacte ; on y lit p. ex ' t~^ djama U «j^ khutr pour djeni' 
hatar, ^SJ^a manadi pour fi.ûnadi etc. 



(duc) p. ex. cb hagh jardin k.KA migh brouillard «aj tigh rasoii 
sabre ê|y;> tcheragh lampe. 

O fa comme le f français. 

y^ Jca ou qa se prononce à la fin quelquefois comme le 
p. ex. v^Lbjl otagh chambre, mais le plus souvent comme u 
k très fortement guttural p. ex. olï*;^^ molaqat rencontre ït 
feraq séparation. 

«i) ^ kaf ou caf comme le k français, toutefois en l'adoi 
cissant un peu devant les voyelles brèves (dont plus bas) et 
la fin. Ainsi en prononçant *y kem peu, il faut prononci 
comme si l'on écrivait k^œm. Jamais dans la bouche d'un pe: 
san un >i) à la fin d'un mot n'a le son d'un k sec, ou y sei 
comme un léger i p. ex. i^Lj ïek^ (ce qui n'est pas ïeki) ié\.-*- 
k^œh¥ (ce qui n'est pas kebki) perdrix. 

^ kaf persan ou gaf comme un g français dans gare, guèn 
guêtre etc., ^ gém perdu oJ^ gôrd brave. A la fin d'un mot c 
le mouille p. ex. lik*- seg chien , prononcez comme s'il y avait segv, 

i3 larn • mim et ^ noun se prononcent comme les 1, m, ] 
français. 

Le Q n'a jamais le son nasal français des syllabes en, ii 
on, mais devant un ^ b le q se prononce comme un m. 
ex. .LoS embar magasin, grenier d'abondance. 

8 ha , hé répond à l'h français aspiré. Toutefois à la fin d'i 
grand nombre de mots, entre autres à la fin des participes passé 
le » perd son aspiration et ne présente plus que le son d'i 
è p. et «.*« se trois ^-aâP hafta semaine nJi^ kSchtè tué. I 
8 prend souvent dans les mots arabes deux points a, alors 
se prononce comme un t. 

^ vav se prononce tantôt comme ou en français et tan 
comme le v ou le ow en français. Cela dépend de la voyel 



7 

^ui le précède ou est censée le précéder, puisque on ne la marque 

pas p. ex. ». voir , roou va ; y>- djoic , djoou orge ; », î'om visage 

j— > fZ/o«« ruisseau ; _»-j èoît odeur. Même avec la voyelle ' le j 
peut se prononcer tantôt comme o tantôt comme ou p. ex. o^ 

khod soi-même et jj i> khoiid casque. Dans quelques mots le 

} disparaît dans la prononciation p. ex. |»j.L_> kharezm n. 
d'un pays iw>^L_i> khi.hiic]it petite table, grand plateau à 
rebords. Qw\j|y> khanden appeler, lire ,jiu»3> khich soi, parent 
etc. Lorsque » est une conjonction on le prononce o et on le 
joint au mot précédent et non pas à celui qui suit p. ex. ...Li 
f^ji^ ^ysài^ dWi» nano nemeko felfelo berendj , pain, sel, poivre 
et riz. 

t_5 ta se prononce comme ïa, ïe, ïou, selon la voyelle qui le 
précède xL ïelè cri , appel , ressemblement etc. UJb Yaghma butin. 

Les Persans d'aujourd'hui ne tiennent aucun compte de la 
distinction établie par les lexicographes entre les 5 et j^ clairs 
(vi^^.xx) et les 5 et ^^ latents (J^ijs^«./i) car p. ex. ^^ lait et 
jjJi lion, se prononcent exactement de la même manière. 

Les trente deux lettres de l'alphabet arabe-persan que nous Voyelles 
venons d'énumérer et de décrire ne sont que des consonnes. 
L'élif i même que l'on est porté à considérer, d'après l'ana- 
logie et d'après l'ordre qu'il occupe en tête de l'alphabet 
n'est qu'une consonne d'une légère aspiration et par conséquent 
susceptible de recevoir telle on telle voyelle qui en détermine 
la prononciation. On peut sous ce rapport le comparer à l'h 
français non aspiré suivi d'une des cinq voyelles p. ex. dans les 
mots habit, héroïne, hiver, homme, humide, dans lesquels, en 
suivant l'usage des orientaux, on omettrait les voyelles laissant 
^ "elui qui connaît la langue, le soin de les suppléer on ])arlant. 



Les lettres ^ et ^_5 sont également des consonnes et leur pro' 
nonciation dépend de la voyelle qui les accompagne. 

Ni les Arabes ni les Persans n'écrivent les voyelles^) mais 
ils les prononcent; la connaissance de la langue y supplée, 
bien que ce soit une des grandes défectuosités de l'écriture 
de ces deux peuples. C'est comme si en français on écrivait: 
hbtullmnt, rdcl , tmprmnt, thrbntn etc. au lieu d'écrire habituel- 
lement, radical, tempérament, thérébentine etc. Dans cette 
théorie une consonne est une articulation inerte comme b. dj. 
m. etc. et pour former une syllabe il faut qu'elle soit mise en 
mouvement au moyen de «motions» oli^s» hherekat qui sont 
précisément ce que sont nos voyelles. Ces motions ol/^ ou 
voyelles sont en arabe-persan au nombre de trois, correspon- 
dant à peu près à nos a, e, i, o, ou; car l'u français est in- 
connu dans ces deux langues. Les voici: 

1^ — fath ar. j; zeber pers. mis au dessus d'une consonne 
ou censé y être figuré se prononce comme un a ou comme un 
e ouvert. 

2o — kesr ar. _j: zir pers. mis au dessous d'une consonne ou 

censé y être figuré se prononce comme un e fermé (é) français 

3*^ — zamm ar. (ji5s-o pich pers. mis au dessus d'une con- 
sonne ou censé y être figuré donne le son d'un o plus ou moins 
ouvert ou d'un ou. 

Lorsqu'une consonne n'a aucune voyelle, elle est considérée 

comme étant en repos, comme n'étant pas mise en mouvement, 

elle est marquée ou doit être marquée du signe "appelé ^^^^^^ 

1 ) En arabe où une plus grande diversité de formes des mots 
rendrait, souvent le sens douteux ou difficile à préciser du premier 
coup, le texte du Coran et le texte des poésies sont presqiie toujours^ 
pourvus de voyelles. fl 



Sotikoun repos p. ex. dans _j ber le b est mu par le fath et le 

^! , . ' . 

r est en repos. Le soiikoun est appelé aussi ^y^- djezm coupe ; 
il coupe court , pour ainsi dire , à la marche de la consonne au 
dessus de laquelle il est mis. 

Les consonnes 1 ^ (^ se trouvent souvent après une con- 
sonne marquée d'un fath, d'un kesr ou d'un zamm, alors le 

! sert de prolongation au fath; p. ex. b bâ; le ^_5 sert de 

I prolongation au kesr p. ex. ^^ ml; et le^ sert de prolongation 

I 

3 

au zamm p. ex. _jj bou. Mais il faut aussi remarquer que le 
ifath, le kesr et le zamm peuvent appartenir à la consonne qui 
I précède le i le ^ ou le ^ et que ces \ ^ ei ^^ sont eux-mêmes 

imus par une autre voyelle p. ex. <S^^ meal ù^j reved .x-w sier 
^ beved. Voici les exemples de ces deux cas: ijU mal ri- 
chesse iJ^La meâl issue finale O3. roud rivière o^. reved il ira 
J^ boud il fut Oj_j il sera ;^«r-J ^ot^i" odeur ;^yj bevi que tu 
sois (en poésie) — y« s/r ail , ou , rassasié et *-*-*« sier biogra- 
phies, iji-î^ ïavach doucement (mot turc-persan). 

Il y a encore d'autres combinaisons des lettres 1 3 ^ entre 
elles, etj en mettant de côté la question de savoir, si on doit 
ou non appeler ces combinaisons, diphtongues, terme inconnu 
du reste aux Orientaux , nous en donnons ici des exemples : 

3I ow ou oou p. ex. dans _jl oivdj zénith Si^\ oivlad enfants. 

_^Jb> djelcm devant 5^ ou lui ^ji ouï lui (^» veï lui ^^.i m celui-ci 

ceci, q5>^' /tan ou ■m5>:>^ aïvan péristyle L>i aia est-ce que? 

La prononciation des voyelles qu'on a énumérées plus haut, 
bien qu'elle échappe à des règles absolues, n'est pas cependant 



10 

arbitraire et l'on peut en indiquer les plus généralement suivies. 

Le fath ^?J3 — se prononce distinctement comme a lorsque 
la consonne qui la reçoit est une de celles-ci: _ j, (jo ^_p _b 

Ji? c è ^ qu'on peut appeler dures, p. ex. dans —';-=> vente 

aux enchères hharadj i^x_*-s> ami hJiahih Oili» peuple khalq 

^^^X»Mé Sa'di n. pr. ^-iLc ^Ali n. pv. .aas patience sabr ^lXjo place 

d'honneur sadr ,à>o 2^ mois lunaire Safer u^AxIa médecin tabih 

t^jJb vase ^^ar/" (jcy-c présentation a^rz ^-c sueur àrag- (-v-é» . 

huile roqan ijOjà qaraz but intéressé (j^x^Lx troublé monaqqas 

û- o - 

(jio-ï prêt , emprunt qarz .O^ quantité qadr . Jcs destin qadar 
vyi désir chowq J^ longueur ^om^Z, presque comme choouq et 

comme tooul; ,v> abus djoivr, djoour etc. etc., mais lorsque le fath 
accompagne l'une des autres consonnes de l'alphabet il se pro- 
nonce comme un e ou entre l'a et l'e. Cette dernière pronon- 
ciation sera indiquée par un se. Exemples ^-j*^ pelouse tche- 
men ~à_A« voyage sefer o^_>w froid sœvd Ji^ armée lechker^ 
,'^L>**.jfu^ généralissime sepehsalar Sjj ancre lenguer l^^ encre 

môrekkeb »3 chaud guerm liL^J perdrix kœbk'^ etc. etc. 

Le kesr .v*^ a en persan presque toujours le son d'un e p. ex. 

Ajwî nom esm *-»*«-> corps djesm ,»,^ji^' exagération, hyperbole 
eghraq Jai^s*- hhafez qui sait le Coran par cœur, et nom d'un 
poète, ^ argile guel, Jj» cœur del, aS ver kenn, a-»*^ genre 
qesm ij^,c. honneur ^erz ^su.h enfant tefl. Ja\j^ khater esprit. 
Dans le mot l(Ài. nourriture, le kesr prend même dans l'usage 
habituel le son d'une a et l'on prononce qaza^ et jL.x_i> idée, 



11 

spectre, se prononce presque khaïal; 3Aj> ^^^ic à part, se pro- 
nonce àla hadè. ^^j^. Iraq, nom d'une province Eraq. 

Le kesr écrit ou sousentendu se prononce comme un é lors- 
qu'il fait fonction d'un ézafet dont il sera parlé plus loin et 
qui sert à exprimer le rapport d'annexion entre deux s ubstantifs 
ou entre un adjectif et un substantif p. ex. ^^-^ im^ djané men 
mon âme *J'uc / j\J> ,w*^ djeinfé khalqe' aalem tous les peuples 
du monde U.i; -w seré chouma par votre tète ! 

Le *X3 zamm — se prononce comme un o bref ouvert, lors- 
qu'il accompagne ou précède une des consonnes dures nom- 
mées plus haut. Exemples : / a.L> caractère , humeur Jw^^ê ablu- 
tion fXb injustice Ais» hibou J.sJs cadenas, se prononcent kholq, 
ghoslj zoltrij djoghd, qofl. Il a un son intermédiaire entre l'o 

et l'on dans les autres cas p. ex. o^f^^ hardiesse J» S' fleur, 

rose jj plein .^;.j fort O^ il porta ^jCx.Âi' propos ù-^ il mourut 
iXû. il devint ,jsj: excuse ujjj proximité. Pour indiquer ce son 
intermédiaire on se servira ici de 6 et l'on transcrira les mots 
ci-dessus ainsi: gôl, djôr'at, par, pérzour^ bérdj gâftôgou, mord, 
chôdf ^ôzr. qôrh. 

Un son plus rapproché de l'on bref se laisse constater dans 
certains mots p. ex. 33^-^' transgression des bornes J5I-2J op- 
pression, et d'autres encore de cette forme arabe que l'on pro- 
noncera tedjaouz, tetaoul, etc. etc. En un mot, il y a des 
nuances que l'usage seul peut faire saisir. 

C'est d'après ces règles que la transcription en français des 
mots persans et des mots arabes employés en persan a été 
établie dans ce volume des Dialogues; elle représente la 
prononciation la plus usuelle de la bonne société persane, 
la prononciation de Chiraz. En Turquie où la langue persane 
-t toujours cultivée avec prédilection, et dans l'Inde où lo 



12 

pérsati est parlé et écrit depuis le 5*^ siècle de l'hégire et oh 
il a été pendant des siècles et jusqu'à ces derniers temps la 
langue officielle , la prononciation du persan est un peu différente 
de celle de la Perse , surtout dans les voyelles. Les dimensions de 
ce petit livre ne nous permettent pas de discuter , pour les combat- 
tre , les arguments que les partisans de ces deux manières de pro- 
noncer, surtout de l'indienne, pourraient invoquer en leur faveur. 
Nous nous bornerons à dire qu'on n'en a tenu ici aucun compte, 
par cette raison péremptoire que l'on doit, dans la prononciation 
d'une langue, suivre l'usage du pays où elle est vivante, où elle 
est parlée avec toutes les nuances et toute la souplesse rebelles 
aux règles trop rigoureuses des lexiques, i). 

Outre les signes des voyelles dont nous venons de donner 
la forme et d'expliquer les fonctions , l'écriture arabe-persane se 
sert encore de quelques autres qu'il est essentiel de connaître. 
Ces signes sont le lAJvX-io techdid, le ry-'.y-^ tenvin, le si_^ 

hamza, le JwOj tvesl et le i-X./o Medd. Le techdid qui a cette 
forme - et qui se met au dessus d'une consonne , indique qu'elle 
est double; ce signe apparaît en majeure partie dans les mots 

arabes, p. ex. JaLv^ khaïïàt ar. tailleur v_jL*aï qassab ar. bou- 
cher, mais il se rencontre aussi dans les mots purement per- 
sans ik.5^0 betchtcM enfant jJ perr pers. plume »iAi.J> derrendè 
pers. bête féroce, etc. 



1) La transcription en caractères français des mots persans telle 
que Ta donnée M. Nicolas dans ses Dialogues (Paris 1857) est en 
général très bonne, sauf là où, en suivant trop la prononciation de 
l'Azerbaïdjan , l'auteur met toujours la voyelle e là où l'on doit faire ' 

sentir l'a p. ex. j^ï queilr Jt^ eli jcJoiav seedi etc. etc. ce qui est 
inadmissible. L'orthographe des mots arabes y est aussi souvent fautive. 



13 

Le tenvin n'est applicable qu'aux mots arabes, sa forme est 
le signe d'un fath^ d'un kesr ou d'un zamm répété de cette 

façon — — — et sert à indiquer: le fath l'accusatif: le kesr 

le génitif ou le datif: le zaynm le nominatif d'un nom arabe 

comme dans ces mots : p. et u.V> ^c uî ahan ^an djeddin de 

père en fils IÂjÎ ebedœn jamais *SiAsi J.^L«. selamon ^aleïkom 
Salut à Vous! 

Le hatnza , hemzé dont la forme est celle ci i^') remplit en 
persan des fonctions différentes de celles qu'il a en arabe. 
En arabe il indique la présence de l'élif comme consonne en 
repos ou mue par une voyelle, mais non pas comme lettre de 
prolongation. Nous n'avons pas à nous en occuper ici. En 
persan, le hamza se met à la fin des substantifs ou des parti- 
cipes terminés par un a non aspiré pour indiquer 1*^ Vezafet 
(Voy Chap II) 2^ la 2^ personne du sing. du prétérit parfait 
3" l'i (3 d'unité 4*^ l'unité et la qualité d'un nom abstrait. 
Dans toutes ces fonctions le hamza se prononce comme un i. 

Le vesl -^ ne se rencontre que dans les mots arabes et indique 
que deux consonnes, l'une d'un mot qui précède, l'autre du mot 
qui suit , doivent être prononcées ensemble en ne tenant aucun 

compte de l'élif intervenant p. ex. *JJ1 |*.m<j Bismillah. 

Le medd — dans les mots persans n'appartient qu'a la lettre 
Elif et indique , comme nous l'avons déjà vu , que l'Elif ! doit 
être prononcé long presque comme un o, p. ex. v_jt âh eau qI 

1) Le hamza rappelle par sa forme la lettre c tronquée et en 
effet, quiconque a compulsé avec attention les lexiques arabes a pu 
remarquer une certaine affinité entre les deux. Certains verbes arabes 
ont lii même signification avec un f. qu'avec un c. 



1 -i •' 

an, on cela, celui-là. Toutefois ce son n'est pas aussi pro" 

nonce dans^^î ahen fer ^j.î arzou désir ^^Ta^ow gazelle jyoL^j 
hiâmouz apprends. 

L'accent en persan n'a pas de place fixe. En général, tant 
dans les mots arabes que dans les mots purement persans il porte 
sur les syllabes longues formées par les lettre î 3 (^ P- ex. 

w«._jL..:^\_c adjâib merveilles (j^.^ melâl ennui lXjîo dâned il 

saura (3Joiv> dUnend ils sauront (A-^w.>^jo nevicend ils écriront 

(^^ijvw serai palais. Dans les mots de quatre syllabes l'accent 

est sur la troisième 8(.>^Jja« serapêrdé paravent des tentes. L'usage 
et l'attention prêtée au parler des Persans peuvent seuls in- 
struire chacun à cet égard. 



CHAPITRE IL 

PAETIES DU DISCOURS. 

J^ ls'v^^ ««i^'^aï^ kelam. 

D'après la théorie des grammairiens arabes que les Persans 
étudient avec soin et dont ils ont adopté les termes techniques, 
il n'y a que trois parties du discours ; tout mot d'une langue 
pouvant, selon cette théorie, être rangé sous l'une de ces trois 
catégories: le nom, le verbe et la particule. Cette simplification 
de la classification, quand même elle serait fondée à certains 
égards, ne facilite nullement l'étude d'une langue et n'est d'au 



J 



15 



jeune utilité pratique, attendu qu'on ne peut se dispenser, comme 
le font du reste les grammairiens arabes eux-mêmes, d'intro- 
duire dans chacune de ces trois catégories principales, des sub- 
divisions et de les traiter séparément. Nous préférons donc 
suivre le système européen et distinguer dans le discours les 
parties suivantes: 1" le substantif, 2" l'adjectif 3" le pronom 
4" le nom de nombre 6^ le verbe 6'' le participe 7° l'adverbe 
8" la préposition 9"^ la conjonction 10" l'interjection. 

1. Le substantif ,*.*«! Esni. 
i 

Le substantif est le nom d'un être animé ou inanimé, d'une 
chose, d'une idée. Dans la langue persane à laquelle appar- 
tiendront ici tous les mots arabes qu'elle s'est appropriées , le 
substantif peut être primitif ou dérivé, simple ou composé, 
réel ou abstrait. 

Il est réel primitif et simple, comme ^'J nan pain; ,-.Ujw5 
açouman ciel; ù^ menl homme; ,j^ chîr lait et lion; viLs- hâi 
état J-A^- khaial idée ; *>> dem souffle ; ^O dôm queue ; ^JS ketab 
livre; qLiI Iran la Perse; ^-ci-* mechrœq orient; ^*-y«3 zemin 
terre etc. 

Il est simple et dérivé p. ex. J,t— ji irani un Persan (de 
Q^y! Iran, la Perse); J,LjÀoi esfahani un Ispahanien (de ...L^âAoi 
Ispahan); ^jj^y loutij un vaurien (dérivé de Js^ n. pr. Loth). 
Les doux premiers et leurs similaires sont aussi adjectifs. 

Il est simple , dérivé et abstrait ex. ^J^»'^ doiisti amitié de 
\:iA^»^ù doust ami; ^^iXj> khodaïi qualité de maitro; divinité 
(de \J^j>'khoda maitre, Dieu) (^^l>_i; chahi royauté (de «L-à 
chah roi). 

Il est abstrait et composé ex, ^^^Lvi-xX^ kedkhoda'U qualité 
de maitro de la maison; j-wLLiJbi» haqqchinaci reconnaissance 



16 

(de y*'wA/i«Ài> haqq chinas reconnaissant, (^.^bb ïadàveri sou- 
venir (de ,»|bb ïadâver qui se souvient). 

Il est réel et composé et cela de trois manières différentes: 

a lorsque dans les deux substantifs qui le composent on 
cesse de tenir compte de leur significations primitives p. ex. 
(j*^.> khœrgouch lièvre (comp de ~> âne et de '^j:^ oreille) 
(jij,5'«'uA*« siahgouch karakal , animal qui a les extrémités du poil 
des oreilles noires. «|^J?vàj tenkhah somme d'argent, solde des 
troupes (de qj ten corps et s]j.6» khah demande) sl^^i* khœrgaJi 
tente (de ^-> khar âne et sl^ gah lieu) Jjr-^ khœrvar charge 
d'âne, certain poids variable selon les pays. «-^j^Jj zenmerdèh 
femme hommasse (de ... ; zœn et J>w« merd homme) '). 

b lorsque dans ce composé il entre un substantif ayant la 
forme de l'impératif d'un verbe, forme qui fait aussi fonction d'un 
participe inséparable (Voy plus bas au participe) p. ex. ij ..Ij 
nanpez boulanger (,..lj pain et y qui cuit) -.^ù &JLo pinèdouz 
savetier (de iuLo pinè morceau et t^J» qui coud). \{i.*M serhaz 
simple soldat (de .*« ser tête et :Li qui joue, sousentendu, sa tête). 
.Ijy« Serdar chef d'armée (de .a« ser tête et de j'o qui tient 
la tête de l'armée). 

c lorsque deux substantifs sont juxtaposés de telle manière 
que si l'on observait le rapport d'annexion qui existe entre eux , 
il faudrait intervertir l'ordre p. ex. ^^-yoi v^j^*^ mechrœq zemin 
les pays d'Orient ^-jf^y o'h' l'f'cinzemin la Perse pour ^^j-s^j 

1) Le mot zœnmerdè. est aujourd'hui peu conuu en Perse. Il est 
assez curieux de le rencoutrer dans une ancienne poésie arabe (V. 
Haniasa arabe de Freytag p. 822) mais cela n'étonnera pas ceux qui . 
en lisant les auteurs arabes ont dûremarquer les nombreux emprunts 
que les Arabes ont faits à la langue des Persans avant même cjua 
ceux-ci leur en aient fait de plus considérables. Les lexiques arabes 
même en offrent de nombreuses prouves. 



17 

^.xi^ zeminé mechrœq et (j'y.' oVj zeminé Iran formes qui 
ne sont pas employées. wLè^'U^^ mehmankhanè hôtellerie (de 
qU^^^ mehman hôte et xjL> khanè maison) j^'-*wo|j.!^ karvan- 
serai' hôtellerie (de .-i'^,^ karvan caravane et de ^'r** serai ha- 
bitation). wu^Cj.) doîvletkhanè la maison de votre Seigneurie 
(de vi^sJjO doiclet bonheur, fortune et xJL3- khanè maison). 
C'est un terme d'humble politesse dont se sert un inférieur, de 
même qu'on dit iuL>i.A5 gueddakhanè la maison de votre pauvre 
mendiant , pour dire : la maison de votre serviteur. 

d lorsque dans un substantif composé, le premier reçoit le 
complément du second et que le kesr de l'annexion est complè- 
tement supprimé dans la prononciation; c'est l'inverse de ce 
qu'on vient de voir au § précédent p. ex. .'i'vAi^'A:> khodavend- 
kar maitre xj'-_i> w'_:>'i— o sahheb-khanè maitre de la maison 
Ju>\_,is.s.'u3 sahheb del penseur (homme au cœur éveillé). <w-«.s>»Lo 
v«.A-.AaJ-^ sahhebmansœb officier, pour khodavendé kar, sahhebé 
khanè, sahebé del, sahhebé mansœbh. Au pi. ..L.Aa>U*:>uo sahheb 
mansaban, du moins dans l'usage actuel, n'est pas la même 
chose que ^yuoUvo (_j'w^wo' ashhabé menaceb personnages revêtus 
de grandes fonctions. 

On doit ajouter ici les substantifs composés de deux mots 
arabes dont l'un reçoit l'article J' et qui ne font en persan qu'un 
seul substantif, p. ex. (jOL*.!' t\-o«- seïid-oul-môrçalin le chef des 

Envoyés c. à d. Mahomet, pyj' v^ rabb en-noou' divinité spé- 
ciale. Ce mot , je crois , d'un usage assez récent en Perse , est 
employé pour désigner les dieux de la mythologie grecque et 
romaine. J^JaàJJI o^' tahht-ol-lafzi mot exactement équivalent 
à tel autre. 

Les participes présents en ..' an ou en »w\j', endè et les par- 
ticipes passés terminés en a é deviennent souvent des substan- 

2 



18 

tifs p. ex. qLj iUio pechè perran mousticaire ^y>\i hadzen éven- 
tait qLs^LJo senakhan panégyriste biAj.l) derrendè bête féroce 
iûûiiy kéchté homme tué, victime, sont employés comme sub- 
stantifs. 

Quelquefois un substantif est formé : soit , par des prétérits 
de deux verbes différents mis, l'un à l'a suite de l'autre, comme 
l\^ vXa! âmed châd le va et vient, soit, par la 3^ pers du prétérit 
parfait d'un verbe suivi de l'impératif du même verbe comme 
ji^Afti' goftogou propos , qeurelle _^.^\Xa*o- djâstoudjou recherche. 

Les substantifs indiquant un lieu ou un pays se forment en 
ajoutant à un substantif primitif la syllabe ...LjLa« stan ainsi 
...Lx.**Jo. riguestan terrain sablonneux ,..LiL»MjO debestan école 
primaire, pour ...LiLjwOi^! adehestan école où l'on enseigne la 
civilité i^oî. 

Les substantifs qui désignent un homme chargé de quelque 
soin se forment en ajoutant au nom de la personne la syl- 
labe qL ban etc. de (j-vL fjas garde qLa^Ij pasban gardien; 
jjL»_cLj baghban jardinier (de éU bagh jardin, vigne). Mais 
qLijIj badban signifie: voile s. fem. 

Les substantifs qui désignent un vase se forment en ajou- 
tant au nom de l'objet contenu la syllable ^^ô dan , ex. ..' Jut*-* 
chani'dan chandelier ...tvAijj bowldan vase de nuit (de Jo boivl 
urine). 

On doit comprendre dans la catégorie des substantifs cer- 
tains mots qui sont autrement classés dans les langues euro- 
péennes, ce sont: ^j*fS kes individu, quelqu'un pi, ..L-^y ke- 
çan des individus . . . ^jCajU^ keçanikè des individus qui , ceux 
qui . . . q'^s felan et J,^5 felani un tel. (jo-i'lj nakes (pi. qLvJIj 
nakeçan) un homme vil. ^jfJij^^^ hitchkes personne, nul. 

Les substantifs abstraits se forment P en ajoutant simple- 



19 

ment un (^ après la consonne finale du substantif concret ou 
réel, de l'adjectif, du pronom, et même du participe ou du nom 
de nombre p. ex. de q'^^ djevan jeune, jeune homme, on fait 
l'4^ djevani jeunesse; j^O-^* merdi qualités viriles, bravoure 
ie 0-/< merd homme (^.'o sOj. perdèdari fonctions de chambel- 
lan; (^j^t âchpezi emploi de cuisinier. ^.Lii qL>- <^'a« nef arî 
iévouement, sacrifice de sa vie (de .Lo .mL> dévoué) -jOjJ 
fourouteni humilité (de jVj-' humble). J,'olj nadani ignorance 
^de q'i^Ij nadan ignorant) ^JL» meni le moi (de ^ men moi) 
<JC*J> hesti existence de yii.»-.*^^ hœst il est. 

20 en ajoutant ^j iï aux substantifs ou adjectifs qui se ter- 
minent en t ou en^ p. ex. ^^}ôd> qualité divine, divinité, etc. 
'de b3-) l^jIj'^ danaïi savoir, sagesse (de li'o savant, sage); 
-j«j le toi ^J^y^'^, douïi dualité (de ^^ dou deux). 

3° en ajoutant ^-i gui aux substantifs qui se terminent par 
m 3 non aspiré, et le.» se trouve même éliminé p. ex. -jC^o be- 
chèffui enfance (de *w>o enfant) ^X^LiXj technègui soif (de iSjiij 
echnè altéré de soif). ^^Sy.^'l^ pakizègui propreté, netteté 
de 8;*5'L! jpakizè propre, net, fait avec soin) ^J>Lw sadegui 
implicite (de sj'ww sadè simple) ^-i'^XJ-ix^. bakhchendegui pro- 
ligalité (de «lA-Lci^^rfe bakhchendè qui donne beaucoup). 

L'infinitif d'un verbe est quelquefois employé comme sub- 
tantif p. ex. qv^ botiden être qiA^ chéden devenir, et se dé- 
lîne comme tout autre substantif, de même qu'en allemand : 
las Sein, l'être, das Werden, le devenir. 

Il y a encore une forme de substantifs abstraits, emprunté 
. la langt^e arabe; c'est celle qui consiste à ajouter à un sub- 

tantif ou à un adjectif arabe la syllabe c^ — iïïet p. ex. de 
• î qabel capable on forme c>.-JLIJ5 qabeliïiet capacité; de im^**^! 
. " on forme ^i>uJL*oI ençanvitet humanité v^^o^ horriïict 



20 

(mot très moderne) liberté. On n'en fait mention ici que pou 
avoir l'occasion de dire que les Persans, dans le langage familier 
créent, à l'aide de cette terminaison arabe nïetj des substantif 
abstraits des mots purement persans , p. ex. de .i»- hhœr âne , oi 

forme '«li^J r^ khœriïet stupidité , âncrie. C'est aussi bizarre qu( 
p. ex. le mot « inouïsme" en français. 

Un certain nombre de substantifs abstraits ou verbaux es 
formé par l'addition de la lettre (ji- à la forme de l'impérati 
p. ex. jjiiwP]^ khahech vouloir, de »|j-=»; (jioLvt âçaïech reTpo, 
de (^L«î. De même, on forme des substantifs verbaux avec Fin 
finitif en y ajoutant le (^ p. ex. ii,J>%.xi.s fermoudeni ce qui es 
à ordonner. ^'J>S kerdeni ce qui est à faire i3^j«-=» khorden 
ce qui est à manger (de q^t^j ry^^) O'^J'T^^' 
Diminutifs. Les diminitifs, en persan, se forment invariablement pai 
l'additiow de 1' ek é ou de tchè «j^ au substantif primitif p 
ex. éj>.^ merde¥ petit homme (homuncio) ^) x^î^-w seratch 
petite habitation })^Jc>^ ketabtchè petit livre i^jf jt«-ii chamtch 
petite bougie, rat de cave. 

Déclinaison des substantifs. 

Genre. Avant tout, il est à propos de faire observer qu'il n'existf 
dans la langue persane aucune distinction de genres; qu( 
les termes arabes de: masculin J^A^s môzœkkœr et de fé- 

minine dt^jy* mouennes n'y trouvent aucune application, et qu( 
les substantifs arabes masculins ou féminins sont traités dam 

1) Le mot ^çJJyo le petit homme, est bien l'orthographe de ??î07*- 
dekaï Mardochée du livre d'Esther. — A propos des diminutifs per 
sans, nous pouvons citer des exemples amusants réunis dans la gr., m 
maire persane de l'éminent professeur Fleischer, p. 99 seq. 



2i 

eurs rapports avec les adjectifs même arabes exactement comme 
es substantifs purement persans (V. plus bas aux adjectifs). 

Lorsque dans les noms de certains animaux on veut préciser 
e sexe, on se sert du mot J ner pour le mâle et du mot »jU 
nadè pour la femelle p. ex. J,j^ chiré ner le lion s^U -fJi chiré 
nadè lionne. J ,er~^ toutiïé ner perroquet mâle, etc. etc. Mais 
l'on a des substantifs particuliers pour: jument qIj^Lo madîo» 
t pour: poule qL^J^L* tnakian; ce dernier mot est inusité. 

Il y a deux nombres dans la langue persane, le singulier Nombres. 
>jS ferd et le pluriel ^-*^ djœm\ 

Le pluriel est formé par l'addition des lettres q' an ou des 
attres \S> ha au singulier. La terminaison ,..' est ordinairement 
fPectée au pluriel des êtres animés, mais dans l'usage ordinaire 
'est la terminaison \J> qui est la plus commune, même pour 
38 hommes , excepté certains mots où l'on ne se sert que des 
luriels rompus arabes ; ainsi : i_,*-»«i asp cheval pi. q^-v**' aspan 
t Lf^^î aspha; ^jia^.^i dervich pauvres pi. qUïjj .J> dervichan 
auvres; sLii chah roi QL5>Li chahan rois, mais au lieu de dire 
jljJaJLw sôltanan on se sert du pi. ar. (j\-b^i_A« selatin nLxS 
ounah péché a, le plus souvent, le pluriel ^J\S'\JS gounahan 
sûrement gounahha; j,'_jl irani Persan pi. qLo'^J iranian et 
jajLiI iraniha; cette dernière forme ne s'écrit pas, mais on l'em- 
loie en parlant et elle est très familière , mais on dit qLjLP»> 
ehatian villageois de ^iLPJ> dehati et ^Jj.ii'i.^.tS' hemchehrian 
Bmpatriotes de ^,^J:iJ> hemchehri. 

Lorsque le nominatif singulier se termine en I a, le pluriel, 

our éviter l'hiatus, se forme en qU tan p. ex. lib dana sage, 

ivant pi. ^Uib danaïan ^JS guedda mendiant ^JJ^^S g ueddaïan. 

I Lorsque le substantif se termine en » non aspiré , le pluriel , 

"n ne le forme pas en ajoutant U> ha, se forme pour éviter 



. 2â 

l'hiatus eu changeant ce » en lïS' p. ex. «JCib j ferichtè ange pi 
...bCA.ii-î ferichtègan ^tiJCCii' kôchtègan les hommes tués ...LXi-ci. 
technegan les hommes altérés de soif. qIX^o betchegan enfant 
Ql^.Lf^ hitcharegan malheureux, de »Ji^ kochté, «Js-io techm 
x-^o betchè, s.L>^^ bitcharè; quoique dans ces deux dernieri 
mots la terminaison en \S> soit la plus usuelle , surtout en ap 
pelant les enfants ou les domestiques : Eï betcheha ! On supprimi 
habituellement, en écrivant, l'un des deux s et au lieu d'écrir( 
L^B.L^sxj et L^iiL5=^o on écrit L^,Lj?wo et Uj^^j. 

11 y a encore une autre forme du pluriel pour un peti 
nombre des mots terminés par un » non aspiré; il se form( 
par l'addition de oL:^ , forme imitée dé l'arabe p. ex. de luLi^j. 
nevechtè lettre missive, on forme le ]^\. K::jLf\JiX:^^ nevechtedjat 
oL:5^lj:^. rouznamedjat de iwcli;^. rouznamè journal; de «j-*-* 
sœbzè légumes le pi. est o'^;^-^ sœhzevat. 

Les Persans ayant introduit dans leur langue une quantité 
infinie de mots arabes, se sont également approprié leur diffé- 
rentes formes du pluriel, et, plutôt que de se servir d'un mo 
arabe au singulier en y ajoutant ..I an ou LP ha, ils se servent def 
pluriels arabes appelés srompus;" ainsi, comme nous avons déj{ 
vu, au lieu de sôltanan, ils emploient le pi. arabe i^jJd^Im sela 
tin} au lieu de ...UClL^ melèkan rois, ils disent liS^JLo môlouk ; biei 
plus , on rencontre les deux formes ensemble , l'arabe et la par 
sane /mI^>1^ môloukan. 

Il est impossible de donner place ici à toutes les formes di 
pluriel arabe rompu , le nombre en est infini , on en trouvera le; 
plus usités dans le Vocabulaire des Dialogues. Citons en néan 
moins quelques unes: ^ja.^\-^ chakhs personne, individu pi 

jj^L^Uil achkhas ; f-i^y^ mowza' endroit pi. )cÀo|yo mevaze' ; »j^ 
ômmet nation pi. *^1 ômem; ^^ù din religion qIj^' adian ; y;», vesd: 



28 

vizir pi. tjj^ vozera; ^Li chaér poète pi. I-jlî; chéara; ^^^ nebi 
prophète pi. Lçoî enhiâ; (jya' f/nm ministre de confiance Lu' 
ôinena; ^J^ peW ami, ministre, saint LJ^I owlia;<,:^^^ dowlet 
Etat, empire pi. i3»J> douel; ^jJàb faqyr pauvre pi. U» fôgara; 
r^i-^XU^ memleket pays e^Ju-* memalik; ^j-J^ »w«(i;7is réunion , 

séance pi. ,j«. ;Lcs^ medjalis. Tous ces pluriels sont déclinés 

comme s'ils étaient des singuliers. 

Les substantifs féminins arabes qui se terminent par un S 
et qui ont le pluriel eu ol at conservent ce pluriel en persan 

p. ex. idc ''ellet cause a le pi. o^ ^ellat p. ex. 'ic>J<3uJ> o^ilju 
beellaté moteaddedé par plusieurs causes. Les Persans en forment 
même à l'instar des Arabes, mais irrégulièrement, dans les mots 
arabes p. ex. oU>.;> hhoboubat denrées alimentaires , de x»^»- 
hhabbet dont le pi. arabe est ^-^j-^=> hhoboub. 

Dans un paragraphe spécial on dira quelques mots du duel 
arabe employé dans la langue persane. 

Ainsi que nous l'avons déjà dit, le substantif persan se dé- 
cline, sauf au vocatif, sans subir aucune altération. 

Le datif et l'accusatif, tant au singulier qu'au pluriel, sont, 
tous les deux, indiqués par la syllabe L mis à la fin du sub- 
stantif. 

Le vocatif du singulier est formé , soit en mettant la parti- 
cule ^i eï avant le substantif, soit en ajoutant la lettre î à la 
fin de ce substantif, et si ce substantif se termine en ! on in- 
tercale un ^_c pour éviter le hiatus. Mais les substantifs en » 
non aspiré ne forment leur vocatif qu'à l'aide de la parti- 
cule ^\ et 

Au pluriel le vocatif se forme aussi par l'addition de ^i et. 

Voici la déclinaison d'un substantif persan , en prenant pour 
exemple chah roi, dana savant, ferichté ange, et Irani Persan. 



24 



Sing. 



PI. 



Nom. 


sLmi 


lib 




u<^y> 


Dat. 


l^sUi 


r,ijb 


l.iJl.ivJ 


';,^y 


Accus. 


î^«Ui 


r,i3b 


).&Xâw.9 


b^V-' 


Vocat. 


iPLci 


L^t^ 


«JCiijS(^i 


Lol;^.! 


Nom. 


O^^ 


oi^li^^ 


o^^-^ 


o^'^' 


Dat. 


îyL^u 


iybliî^ 


ijLXA.wJ 


'yLoly.l 


Ace. 


yiJj'uà 


lybLilo 


LiL^^vi j 


lyLoy 


Voc. 


^lpu^; 


oii^'^L?^ 


o'"^^^/^' 


o^^'^'^' 



On aura remarqué, que dans le paradigme ci-dessus il n'a 
pas été question du génitif. C'est que le génitif se forme, dans 
la langue persane , d'une manière particulière. Pour exprimer le 
rapport qui existe entre un substantif et son complément, en 
un mot, pour exprimer ce qui en français est rendu par: du, 
de la, des, on procède ainsi: à la fin du mot qui reçoit un 
complément on fait entendre un kesr ou voyelle é et c'est ce 
qui s'appelle c>^l-^5 Ezafet annexion. Ainsi pour dire: le Roi 
de Perse, on dira: ^-i\ »LàoLj padchahé Iran au pi. ^^L^UioLi 
Q^_ji padchahané Iran; le fils du Eoi »Ui ^jwj peceré chah '). 
Les serviteurs de Dieu \JJ> qI^Aâj bendègané khoda. 

Si le substantif finit en I on ajoute un ^ p. ex. les poètes 
de la Perse qI jl,^! Ji.«i choaraïé Iran. 

S'il finit en 3 précédé d'une consonne marquée d'un zamml 
on ajoute également un j^ p. ex. le parfum de la rose jJT^o 

houïé gôl le ruisseau d'eau \^\,^y>- djouïé âb. Il ne faut pas con- 

> 
fondre cette terminaison en ^ avec celle du 3 précédé d'une con- 
sonne marquée d'un fath, car alors le 3 ne reçoit pas le ^. 

p. ex. pour j^ djow orge , et le rapport d'annexion sera exprimé 

1) Bien que le mot sanscrit -"poutra" fils, soit évidemment l'or- 
gine du mot persan j.w-j, ce dernier est prononcé par les Persans 
pecer et même pser et non pas poucer ou pucer. 



25 

par un kesr sous-entendu; aij, »^ djowé rizè très-petit grain 
d'orge v-»'-a5T_^'^ pertowé âfetab rayon du soleil. 

Si le substantif qui reçoit le complément se termine en ,^ /, 
Vezafet sera exprimé par un kesr sous-entendu p. ex. l'exis- 
itence de Dieu îiAi» ^çX,*.^ hœstiïé khoda. Il en est de même 
jdes substantifs abstraits terminés en ^ji aïi p. ex. ^jLJ-Lû 
|ïi>3» chenasaïïé khoda la connaissance qu'on a de Dieu, 

Si le substantif qui reçoit le complément se termine en h 
non aspiré, on exprime Vezafet également par un kesr, mais 
alors ce kesr qui est très souvent écrit est indiqué par un hamzè 
f- mis au dessus du s p. ex. le serviteur de Dieu !A3- i^sAÂJ 
vendeï khoda. 

Quelquefois ce hatnzé est accompagné d'un kesr dans cette 
forme = . 

Pour finir le paragraphe relatif au substantif, il ne sera pas 
hors de propos de dire ici un mot de la formation des substan- 
tifs d'unité dont l'usage est très fréquent en persan. Ainsi pour 
faire un nom d'unité on ajoute la lettre ^ ex. J^J^^ô doiisti un 
ami ^^Li; chahi un roi; i^\^j rouzi un jour; ^ç**- chebi une 
nuit; t^vJ J pei'toici un rayon (de >i>wk«.^i3, aUi, ij,., v_.«_ii,^^j). 

Lorsque le substantif se termine en î on ajoute ^j p. ex. 
j^Ub danaïi un savant, un sage ■çjl-^ djati lieu , de L> et ^^L>- 
dja et dja'i ; dans ^ hou ou ^^j houï odeur, parfum, on mettra 
j_^j^ houïij etc. 

Lorsque le substantif se termine en s non aspiré , on met un 
hamzè accompagné ou non d'un kesr p. ex. a.vJUi j ferichtèï un 
ange «&A:u.iAjLJr gâldestèï bouquet »s1j ^Jj nanjpareî un morceau 
de pain i); quelquefois on écrit même ^aJCio et ^^^}-^ r^ 

1) Ce mot a eu au oe siècle de l'hégire le sens très précis d'une 
pension ou d'un immeuble donnés par le souverain en récompense 
des services rendus. 



26 



2. L'adjectif vi>>.à>o séfet. 

La langue persane est moins riche que l'arabe en adjectifs 
simples et primitifs , et son infériorité sous ce rapport devient 
surtout manifeste lorsqu'il s'agit d'adjectifs abstraits, mais quand 
on considère que , outre la faculté de se servir, souvent ad libi- 
tum^ d'adjectifs purement persans ou d'adjectifs empruntés à l'a- 
rabe, quelquefois avec une différence de signification i) , on peut 
des adjectifs composer de plusieurs manières, on est forcé de recon- 
naître que la langue persane , grâce à des procédés analogues à 
ceux du grec , du sanscrit, de l'anglais et de l'allemand, possède, 
à ce point de vue, des ressources infinies, au point que, quiconque 
a une certaine connaissance de l'arabe et du persan peut, d'après 
les catégories énumérées plus loin, former lui-même des adjec- 
tifs composés facilement compris de tous *). En laissant complè- 
tement de côté les adjectifs simples d'origine arabe , nous don- 
nons ici les plus usités des adjectifs purement persans. Ils sont : 

lo simples et primitifs p. ex. 

1) Pour ne citer ici qu'un petit nombre d'exemples nous mention- 
nerons |3>^L> (en ar. ignorant) jeune «Ax^i:^ (en ar. droit) brave, 
courageux ^y^ mahhdjouh (en ar. voilé) timide , modeste. \„Ju^ 
(en ar. épais) sale, c ^*J^ matbou (en ar. imprimé) et o^^ maq' 
houl (en ar. accepté) agréable, charmant, ic^^' a'ula (en ar, le plu? 
haut) de qualité supérieure (étoffe, etc). oJixA ma'qoul (en ar. abn 
strait) sensé , raisonnable p. ex. on dit Oy^** rjj zané maqoul uni 
femme qui se conduit bien. 

2) Le vénérable et éminent Mr. Fleischer me permettra de ne pa 
restreindre, autant qu'il le fait, dans sa Gramm. persane (p. 74) 
la faculté de former des adjectifs composés. Ou en improvise chaqi 
jour en persan, comme on le fait en anglais et en allemand, mai 
en persan, comme en anglais et en allemand , ces nouvelles création! 
n'étant pas toujours heureuses, l'usage ne les consacre pas et ne les 
adopte pas toujours. 



27 

^yi^ houzourg grand — ^W^ koutcheki petit — jly^^ koiit- 
choulou (popul. répondant au fr. petiot) — '^^^ khârd petit — 
»ij, rizè menu — *^ meh grand — iS keh petit — iAàL hôlend 
haut — i^>^Awo ^es^ bas — ti5vjô w^A; ou _j^aJ nJA;oM bon — »Aj hœd 
mauvais — ;'.3 rféra^ long — «lï.^ koutah court — ti5Lo fen^ 
étroit — ..yi~> pehen large — »;1j tazè nouveau, récent — n^ 
kohen vieux aJUi' kohnè vieux, usé — ^j^ khoub beau , bon — 
^ii^\ zecht laid — o*-^j-^ dôrôst bon , droit — ci*^!, ras< droit — 
v»^sj>- ^cAo?p gauche — ^ kœdj tors , non droit — 1.^:^-»^^ sâst 
faible , mou — *S guerm chaud — Jy« sœrd froid — *iLL:> khônôk 
frais , heureux — ii$Cixi> kJiochk'' sec — J> <er humide , mouillé — 
é<^ tchagh gras et frais — cV^' ^d«(i fort (boisson etc.) — * J nerm 
doux au toucher — .%^ù dour éloigné — <è^^ nezdik^ proche i) — 
<è^MM sébôk léger ^^^ gueran lourd, pesant — <^.p tarik obscur — 
^-yXi^ . rocTian clair — w j ferhè gras, obèze — j£1> lagher maigre — 
«i)o .lj harik^ mince (fil, cheveu) — c^^aJlï kôlôft gros — «iKli nazôk^ fin, 
mince , délicat — Aà/ kônd émoussé — ijù <î2 acéré — -j _p(îr plein 
^c^ iàhi vide — qK .' erzan bon marché — ^^Sgueran cher — (j^^ 
i/iOcZt agréable j.jO cZe/em désagréable — oLi c^(Z joyeux, content 
Oj^Lixi> khochnoud et l\-Lw3- khœrsend content ^) — Vr^ tcherh 
gras, graisseux — e^ fewA:, boiteux — J"^ lai muet — .^^ A;oMr 
aveugle ^) — -S ^^^ sourd — «sl^^L^ tchalaU alerte o*-*^ <cA(îs< et 
«d^-:^ tchahouk vif, dégourdi — q^-^I afa» facile — j^j-i^ dechvar 

1) Les adjectifs Jour et nezdik sont quelquefois employés comme 
substantifs , p. ex. dans cette expression du langage de la vie contem- 
plative (ii5v.v>jj «•l'iî'^ dourané nezdiLi les éloignés qui sont (en réalité) 
proches (de Dieu) . ^^ ...UCjJjJ nezdikané dour ceux qui sont (en ap- 
parence) proches et qui sont éloignés (de Dieu). 

2) Ces deux adjectifs semblent être des composés, mais leurs élé- 
ments échappent à une analyse sûre. 

3) Est aussi substantif. 



28 

diflBcile ^) qU> djevân jeune ^.aj pir vieux 2) C\^Ju» sefid blanc 
sUvw sîah noir — ^jyS kehoud bleu — y^ sœbz vert — ùy. zœrd 
jaune ^^m sârkh rouge — ^JùJ tôrch aigre, acide ^n-J^'. talkh 
amer — (V-r^*^ chirin ^) doux , sucré — cL^gouchad aisé , ample , 
ouvert. — 8l>Lw sadè simple (au moral et au physique) — ô\\\ âzad 
libre, indépendant. — tdlL pak pur, saint — till^j- ifc^aA; mis en 
pièces. S^ô diguer autre L^' tenha seul , ]y*n, rosva qui a reçu 
un affront, déshonoré etc. etc. *) 

20 adjectifs simples mais dérivés, formés par l'addition d'un 

^_5 i d'un ^j^ aï, s eï ou de ^j in au substantif dont ils dérivent. 

La terminaison ^. w est usitée surtout dans les adjectifs formés 

des noms des pierres ou des métaux, ^i^ âhi aquatique, d'eau, bleu 
j^L> khaki de terre J,L*avÎ açoumani céleste. ^».jiiJuo benef- 

chèï violet. ^^.: zerin ou ^^yi.^\ zerrin d'or {jJ^S>\ âhenin de fer 
(j%.j3, . rouïin d'airain (jOCi. renguin de couleur, ^J^Ji^fi£: ^aqyqyn 
de cornaline ^^;OCâ.>w senguin de pierre (^jysyç- tchermin de cuir. 
^^jCix^ mechkin de musc ^«*Àc ^amberin d'ambre (de k_jî , ti)L>, 
qU..wÎ, «./i^ÂÂj, . :, Q^î, t3i5^, ^'^jj '^-^^■f^j Uî5^juw, j»j^, liLi^j 
-*lc). yOjlj délicat, dorloté (de \ù vie délicate, orgueil). On 
forme aussi des adjectifs eu ,.y. dérivés de certaines préposi- 
tions et adverbes p. ex. (jv*^ pichin de devant ^;;ywo pecin 
de derrière (de ^Ji^o pich devant et jj^ jjes derrière). ^J^JLM^I 
emsalin de cette année, ^j^yct emrouzin d'aujourd'hui. Quel- 
quefois un adjectif de cette catégorie se termine en x-â-j inè 
p. ex. xàjo (^n'w^ d'hier soir. 

1) On le range ici parmi les primitifs bien qu'il vienne évidem-; 
ment du composé sanscrit douchknra difficile, 

2) Employés aussi comme substantifs. 

3) Pourrait être considéré comme dérivé, sans doute, de •a.w chir lait. 

4) élj et jJs»^> sont aussi substantifs. 



29 

« 

3^ adjectifs composés à l'aide des particules inséparables \XXa 
mend qL» man j»l5 fam \Jùy vech,J^ var,j^ ver, f^ kin éô nak^, 
L«l aça, .Lw sar (j-oO dis et ^.^S goun (ce dernier pour les cou- 
leurs) particules ajoutées à la fin d'un substantif p. ex. wXJUJd^^i 
doicletmend riche (XU.-ii<«J'o> danechmend savant (.Is Joti laH fam 
couleur de rubis (jij^?^* talkkvech un peu amer .IjvXiys' oumidvar 
qui espère ^-tî^^^ ghamkin chagriné td^LL»-ij> khœchmnak^ cour- 
roucé Lwî ^_5JJ periàça pareil à une fée. .L**x_i; chermsar hon- 
teux, pudique ...^^Xo nilgoun bleu. Les adjectifs formés avec 
. wwoo ne se rencontrent que chez les poètes anciens. 

A^ Adjectifs composés à l'aide d'un substantif arabe ou per- 
san suivi d'un pronom , d'un nom de nombre ou d'un participe 
présent inséparable ayant la forme de l'impératif p. ex. .'^xJu 
maldar riche .'«Axlj namdar et .^Llj namàver célèbre ^^;^ôy^ 
khodhin égoiste (qui ne voit que soi-même) JOLv-o c>y>- khod 
pecend fat .'jj^yOioki- khichtendar réservé , qui sait se maîtriser. 
j:>\Co- djengdjou belliqueux, guerrier (adj.) i) ijwoî o^^OUa» 
maslahhat-âmiz conciliant (ji^jS iV**"^ khôsn fôrouch coquet (qui 
fait étalage de sa beauté) iji™, j&iy*< serkéfôrouch aigre (qui vend 
du vinaigre , métaph) : sj^i^^o dotcletkhah dévoué au gouverne- 
ment j^^loL> doagout dévoué, qui fait des vœux pour quelqu'un 
«5oj50 dôreng double, faux ^^.f «-w^ gouchè-gôzin vivant dans 
la retraite. On peut ranger dans cette catégorie l'adjectif d'une 
construction tant soi peu bizarre ^'Ju-^fv-i^^ hitchmedan ignare 
(comparez le mot américain know nothing) *) ^^ i-oj- tchiz fehm 
qui entend bien les choses *) .bj ^Lji fei-man herdar obéissant 

1) Littéralement djengdjou signifie >qui recherche la querelle ouïe 
combat" mais en persan cet adjectif loin d'impliquer un blâme est 

|élo^ie^x, c'est pourquoi les mots français: guerrier (adj.), belli- 

Rqneux, en rendent mieux le sens. 
! 2) Il importe de distinguer cette composition de celle de j*-èi fS 



a 



30 

» 

«l^yti- khéîrkhah qui veut du bien à quelqu'un i^UCii^* mou- 
chekaf subtil (qui fendrait un cheveu en quarante dans le sens 
de la longueur) i£5o_«^ hemreng de même ooxûeur -J .^ hemraz 
confident (ji'->; imLj> (Z/an hakhch vivifiant Lix.5lJ^ delgouch 
charmant, qui épanouit le cœur Qjrs' ;»ij roM;^ afzoun qui 
augmente chaque jour. 

5" Adjectifs composés à l'aide d'un substantif arabe ou persan 
précédé d'une préposition persane, d'un adverbe persan ou d'une 
conjonction persane p. ex. J.jIe ^ k'^œm ^aql et '->?•> ,*^ k^œmkhe- 
red de peu d'esprit *-^s ^ k''œm fehm de peu d'entendement 
<^y>- tJ P<^^ hharf bavard , loquace c>>..5>';Ij barahat comfortable 
.t JLo biqarar et J.] ^>i hi âram inquiet, sans repos, agité. -j^JCaj 
Mkes délaissé , (qui n'a personne qui lui soit secourable)' (JAj^ 
bibedel irremplaçable. Tous ces adjectifs peuvent être employés 
comme substantifs. 

ijLiU-i^j bimeçal sans pareil. Jl^L bakemal accompli, parfait. 
bu^ hemta et (3U.P hemal pareil. Quelquefois un adjectif est 
composé d'un adjectif arabe et d'une préposition persane p. ex. 
.aIïj ^^ bi nazyr sans pareil. 

60 Adjectifs composés à l'aide d'un adverbe persan et d'un 
participe présent inséparable p. ex. »— «Lv^ k^œmïab rare , qu'on 
trouve difiicilement .Li>.Ly*o beciarkhar qui mange beaucoup- 
^^.^J) dourbin qui voit au loin ^) jij\j nagôriz inévitable. 

7" Adjectifs composés à l'aide d'un substantif arabe ou per- 
san précédé d'une préposition persane p. ex. i^>_AvJ_j; zirdest 

dont il est parlé au au § 5. Dans *J(i jaç> le mot /«-p n'est point 
le subst. arabe mais la forme de participe présent (inséparable) di 
verbe qA-m.^ qui , quoique formé de Tarabé *-§s a été , pour aing 
dire, naturalisé persan. 

1) Dourbin signifie aussi télescope. 



31 



inférieur c>»-*«>>-J3 zeberdest supérieur, maitre ry^^j-i fârouten 
lumble, qui se fait petit. 

8" Adjectifs composés d'un substantif arabe ou persan pré- 
îédé d'un adjectif simple persan ou arabe p. ex. ^j-»^ khôbrou 
ît c:;.y£ij*j> khobsouret beau (de visage) J*Xxc^ khochguel beau 
litt. de belle argile) .-mjCs q-^»» rochan zœmir d'esprit lucide 
^'o u^L pak damen pur, incorruptible J-^ui^ khochhal et 
i>cs»,iiki> khochvaqt content ^ ti^-*jy« sebokser léger, *-:io>8lAjw 
nahtchechm aux yeux noirs ic^^-*«0.^0 dourdest lointain ali^y^ 
:>w*J) koiitah dest impuissant c^-w-woy.^^ derazdest tyrannique 
«Aii> ^ k^œdj kholq de mauvaise humeur, acariâtre ,lXx*«>3 
îârôstkar droit, loyal .Las. iAj 6e(i reftar de mauvaise conduite 
V oVsj rouiïnten au corps d'airain, aux formes athlétiques. 

90 Adjectifs composés de deux substantifs arabes ou persans , 
souvent le substantif arabe étant suivi d'un subst. persan 
3. ex. \J^ vi^sï'cXjo sadaqat kich sincère, qui a la sincérité 
)Our habitude xxi-o ci^-ï'tA-o sadaqat pichè sincère, qui a la 
jincerité pour métier. 

10*^ Adjectifs composés de deux substantifs dont l'un repré- 
lente un être animé p. ex. t>tij j^-j péri nejad de la race des 
îëes S^ eVJLc melek nehad au caractère d'ange a^iCiiU^i Dara- 
:hekouh qui à le prestige de Darius. 

llo Adjectifs formés par deux substantifs arabes ou per- 
sans ou d'un substantif arabe ou persan et d'un participe pas- 
lif arabe p. ex. oAxi AjI ebed tnôddet d'éternelle durée c>>-5^5L>- 
-»wo djelalet méab (qui a l'illustration pour issue finale) illustre 
f->L«*;j' ci^l-*J nebalet enteçab (qui peut à bon droit se réclamer 
le la bravoure) brave (_><^'w« ci*.>L«-yo meïmenet mà'nous fortuné 
qui est le familier du bonheur). 

12** Adjectifs formés avec un participe passif persan suivi 



32 

d'un substantif arabe ou persan p. ex. ^1*0.:^' n^^yJ^ soutou(U 
kheçal doué de qualités louables. 

130 Adjectifs qui, d'après leur forme, sont des participes pré- 
sents p. ex. ...b'^-iCr chaïan «convenable," s'emploie dans le sens 
de »beau" comme dans la kacideh d'un poète moderne adressée 
à Abbas Mirza ^^a j^t ^iiA,X.»^s>-\ ^5*^^^ o'^'j^ J*^ O-'"*^ ^^ 
Fethhè chaïan der khoraçan kerdi, ahhsanta et melek. Tu as 
remporté une belle victoire dans le Khoraçan, c'est beau, 
prince! ') Le participe iJO^oLi; chaïesté «convenable" s'emploie 
également comme adjectif. 

14*^ Adjectifs dont la forme primitive parait avoir été celle 
des participes p. ex. (AJoLo manend semblable (de slXJjLc ma- 
nendë) comme chez Anveri lNJoLo vii*^', £5)'-^ dôroughé rasi 
manend mensonge ayant les apparences de la vérité. 

15» Adjectifs composés de conjonctions et d'un pronom p. 
ex. ^;;•^>^ tchenin et q^à:^ tchounan tel *). (j^*^ hemin et ,m'u^ 
heman pareil. 

16'' Adjectifs composés d'adverbes et de conjonctions p. ex. 
IjSj-j t')*f^-" ^^''-^^ khodavendé bitchoun ou tchera. Le Sei- 
gneur a qui on ne peut adresser la question : comment et pour 
quoi? c. à. d. Dieu. 

170 On peut donner place ici à certains adjectifs formés des 
noms de nombre persans p. ex. aj'I^jJ» dôganè double bS^X^ 
tchehareganè quadruple. 

18" Outre tous ces adjectifs simples, dérivés, composés, on 
en recontre d'autres formés des adjectifs ou des participes ara- 



1) Ahhsanta est le mot arabe 2e pers. sing. prétérit de la 
forme employé ici dans le sens de: » Bravo, prince!" 

2) En effet on rencontre chez des poètes . . . qV?- o'-*^ ichdnan 
tchoun ... tel que. . . 



1 



33 

bes par l'addition d'un ,^ p. ex. ^^I^à^ efvahi qui circule 
de bouche en bouche (bruit) i^^^ môvaqqati temporaire. ^^jJu 
naturel , qui se présente aussitôt à l'esprit, j^r^'o daïmi perma- 
nent. Ce dernier est dérivé de l'arabe ^}c> qui ne s'emploie en 
persan qu'adverbialement dans le sens de «constamment" comme 

si l'on disait L^-sb dattnen. Le poète Anveri (du 6*^ siècle de l'hé- 
pre) s'en sert ainsi dans ce distique \>JS *^ ^ocii' J> .-jl-é^î 
_cJsXi »Ai'»!i^ (3'*->lj (_5^L-*b v:i*-55 }<iy^ l*:?''^- »Le ciel fait con- 
stamment avec l'esquif de ma vie deur choses; aux heures des 
)laisirs il fait l'office d'une voile et à l'heure des chagrins il 
'ait le métier de l'ancre" ^). Il n'est pas hors de propos de 
aire observer ici que beaucoup des composés des catégories 
inumérées plus haut peuvent devenir des substantifs et alors 
Is ont un pluriel p. ex. qLx*..oj: zirdestan les inférieurs (^Ujw 
-jLw sehôk seran hommes à la tête légère imLi^ khouban les 
telles, et peuvent à leur tour prendre des adjectifs p. ex. ■•.U> 
Py^ khoubané mehvech les belles semblables à la lune. 

Les adjectifs en persan n'ont pas de genre et n'ont pas de 
luriel ; ce serait donc contraire à la nature de la langue persane 
e mettre à la suite d'un substantif pluriel un adjectif au pluriel 
k p. ex. pour dire, les jeunes gens obéissants, dire imI-«3 ^b^j-s» 
jUcy djevanané ferman berdaran; il faut aire djevanané ferman 
trdar et ici q'^> djevan est substantif. On dit v_jj3> . -^Ij]^ djeva- 
ané khoub de braves jeunes gens , mais v^^ khoub peut aussi 
TO pris substantivement et on peut dire ,*-ic>- »'»**» i')W> khou- 
iné siah tchechm les belles aux yeux noirs. Ce même adjectif oLyw* 
S»S!f siah-tchechm peut être pris substantivement comme dans 

Ters de Hafez (Xi J^]^ O^^ ^ O^"*"**^"^'^'^^**' r^ V* 

1) Açôman der kechtiié 'ômrem kouned daim dou kar: vaqté chadi, 
!*ft<im, gahi andoh lengueri. 



34 



mer a mehré siah-tchechman ze del hîroun nekhahed chôd «Ja- 
mais l'amour des belles aux yeux noirs ne quittera mon cœur.' 

Dans la langue persane l'adjectif peut précéder ou suivre le 
substantif auquel il se rapporte. Lorsqu'il précède le substantif, 
ce substantif prend le ^^ i d'unité p. ex. J,|^ S->^ khoub dje- 
vani brave jeune homme ^»^j>^. 'iKlJ nazôk partchèï fine étoffe 
j^'uiioLj id*. y houzourg padchahi grand monarque. Ordinaire- 
ment on met ou l'on sousentend le mot c>^A«t est, est. Mais, 
quelquefois le substantif, même quand il est suivi d'un adjectij 
prend le ^ d'unité comme dans ce vers de Hafez ^y.i> *.lo2<J 
(ji!JLx_s>lj (ji;j-3- kè darem khalveti khoch ha khaïalech car je 
jouis d'une délicieuse société avec son image. 

Mais lorsque l'adjectif suit le substantif, ce dernier reçoil 
Vezafet ou le kesr qui indique que tel substantif est qualifié 
par tel adjectif p. ex. sj^> O-x merdé khouh brave homme 
jjic ^jUaw^o doustané ''aziz chers amis. .LColi' sLàvoLj padchah( 
katnkar monarque absolu. Lorsque deux au plusieurs adjectifs 
appartiennent à un substantif ils sont réliés aussi l'un à l'autre 
par le kesr de l'ezafet , ainsi on dira : qWp fj'*-^^^^ r^j^ o.*«jJ 
{j^ dousté ^azizé môhhteremé mehrehané men. mon cher. 
respectable et affectueux ami! 

En exprimant le rapport d'annexion de l'adjectif avec le sub 
stantif on suit, quant aux lettres finales du substantif, exacte 
ment , les règles que nous avons exposées plus haut en parlan 
du génitif des substantifs , c'est à dire que : 

1" lorsque le substantif se termine en t a ou en » ow, oi 
insère entre lui et l'adjectif un ,^ p. ex. _ y^ (^^OS gueddai 
ledjoudj mendiant importun. o*>^ c5^^ bouïé khoch parfuB 
agréable. 



2" lorsque le substantif se termine par un s non aspiré il 
reçoit avant l'adjectif un hamzé exprimé par écrit ou non p. ex. 

[j«aLs^ BtAÀj bendèi môkhlis serviteur sincère ^j.i^j.^- iS^ lalèï 
khodrouï tulipe native. 

3" lorsque le substantif se termine en ^^ il reçoit également 
jvant son adjectif Vezafet c. a. d. le kesr, mais il n'est presque 
jamais écrit p. ex. j^-J^ ^ç^ hiniïè qalemi nez droit Jj ^ç*^**^ 
jLLj hœstné M païan existence (de Dieu) sans borne. 

Le comparatif dans les adjectifs persans se forme invariable- °^f* 
ment par l'addition de la particule ^ ter suivi de ;' ez et 
l'un substantif objet de la comparaison, mais certaines caté- 
gories des adjectifs énumérées plus haut n'ont pas de com- 
jaratif. Ainsi: ^'^X-LLj hôlendter plus haut J" o*--*»-» pestter 
plus bas ^yJLLj—^-i; chirinter plus doux j-'-^^-^ mehter plus 
frand yL^ kehter plus petit (de m meh et de keh) J^ k^œmter 
le moins de valeur , ou , pas si nombreux (Voy. aux adverbes). 
-MA élj pak damenter plus chaste , plus irréprochable ;( ->^-j 
^y^{.S*^ o' ^^^^^^ ^^ ^^ nemicheved il n'y a rien de mieux que 
jela, yvi>.>l.lj barahatter plus comfortable. 

Quelquefois les comparatifs en j" s'emploient comme simples 
positifs , p. ex. jji^ 5^4^ mehter o kehter les grands et les petits i). 
D'un autre côté le positif précédé ou non de ;' s'emploie 
ians le sens de comparatif p. ex. io ...! sS vj> .1 L« tnera on 
ieh kê on beh donne moi l'autre car il est meilleur ...I :' aj >.>^ 
cheved beh ez on il sera meilleur que l'autre. 

Nous avons déjà dit que beaucoup d'adjectifs deviennent des 

substantifs. On peut, d'un autre côté, faire observer ici, que dans 

le langage usuel il arrive de traiter certains substantifs comme 

1) Le mot . Â ' i i .A est aussi substantif avec une signification 
toute spéciale; il signifie » palefrenier." 



36 



des adjectifs et de les mettre au comparatif en ajoutant la par- 
ticule j" ter p. ex. |»y^ I^Mq^ men ezonha mollaterem je suis 
un plus (fort) Mollah qu'eux '). 

Le superlatif se forme en ajoutant au comparatif la syllabe 
^, in et par conséquent ^J> terin au positif; alors devant un 
substantif il ne prend point d'ezafet qI^AJLj ^—jjiuy kemterin 
bendeganle plus petit des serviteurs. Anveri dit (jiwCLX=> ry^.f^ 
kemterin khademech le plus petit de ses serviteurs ^). Tous les 
Persans ne se piquent pas de correction sous ce rapport et 
mettent un ezafet après ^^— jiJL^—i^ p. ex. kemterini bendegan. 
Le mot cyif^ au superlatif s'emploie quelquefois comme substan- 
tif dans le sens de «l'infime serviteur» dans les rapports adressés 
au souverain par ses ministres etc. C'est dans le même sens 
qu'on se sert du positif xJul»/ kemtnè «le très petit.» 

Disons quelques mots des fonctions du ,^ dans les substantifs 
et les adjectifs. On a déjà vu que l'on formait des substantifs ab- 
straits en ajoutant au substantif réel ou concret la lettre ^_5 et dans 
d'autres cas le ^ ou le ^5^. On forme également des sub- 
stantifs abstraits des adjectifs en y ajoutant, dans les mêmes 
cas, le ^ ou le ^. Ainsi de <i)Lj pur, on forme j^^Ij paki 
pureté; de ljl(3 dana sage, savant .^^^^ sagesse, savoir; de 
»^Ij pakizè net, propre ^^ijSIj netteté, propreté; de L\-À.Jb 
bâlend haut ^^OJl^ bôlendi élévation, hauteur; de 'o*— »*o pest 

1) Un des plus hauts personnages en Perse qui se considérait 
comme très versé dans les questions religieuses, fit un jour cette 
réponse à un Europien qui lui demandait auquel des Mollahs du 
pays il fallait s'adresser pour être éclairé sur une de ces questions. 

2) Le distique entier est qLj^ji3 ;ji;wei_X3- Qj^JC«y sS ^L^U-w aLà 
tX-iCu qL-^o 8Uw(.>iJ Chahé Sendjar ké kemterin khademech , der djehaii 
padechnh nechan bached. Le Roi Sendjar dont le plus infime serviteur 
marque dans le monde comme un Roi.» Le mètre indique suffisam- 
ment qu'il faut lire kemterin et non pas kemteriné. 



37 

tas ,jr^-^**-J pesti état de ce qui est bas; de jrj— *** sérkh rougé 
>.: zœrd jaune bU*- siah noir <AaÀm se^(i bleu , etc., on forme 
-3»j-w sôrkhi \^^\\ zœrdi (^La*- s/oAi le rouge, le jaune, le 
loir; de L^* tenha seul ^jI^* t-enhati état solitaire; de ^^\^ 
vzan bon marché adj. ^\^ erzani bon marché (subst). de ^j^ 
ueran cher ^^^\jJ^ guerani cherté. Citons ce dicton 

hhehnet o hitch erzani hVellet nist II n'y a pas de cherté (dans 

objet) sans quelque secret, ni de bon marché sans motif 3). 

►e c>*l.*5aj tS k^œm bezà'at pauvre ^JLjL^ ^ k'œmhezà'ati 

auvreté, de v^js>- Ojz> khodkhah égoiste ^^\yi>j>jj>- khodkhahi 

goisme et ainsi de suite. Mais, comme nous avons dit qu^un 

rand nombr d'adjectifs deviennent à l'occasion des substan- 

fe, il peut devenir incertain si, dans la pensée de celui qui 

sert d'un mot de cette catégorie, le substantif abstrait a été 

>rmé du substantif réel ou de l'adjectif, ce qui est du reste 

idifférent. 

Outre la fonction des ^ et de ^_j dont nous venons de 

'1er, ces deux lettres servent encore à indiquer l'indéfini p. ex. 

Jtc ^alétn savant (jij^.O dervich pauvre (subst. ou adj.) \J^ 

ttedda mendiant s'^ioLj padchah rOJ^ bendè serviteur, on fait 

,.*Sc ^alémi un savant ^^^Jioj^O dervichi un pauvre j-JlwXJ' 

uddati un mendiant ^-.^LioLj padchahi un monarque «lOci-j 

fndèi un serviteur. Le ^_J et ^-j s'emploient aussi à la fin des 

Ijectifs mis après leurs substantifs, pour exprimer l'unité en y 

[8) On voudra bien remarquer dans l'emploi de ces deux meta 

et c>lc une grande finesse d'expression ; vi>>.4.X>- signifie : 

se, science» mais ici ce mot doit être entendu dans le sens de: 

caché, mystère; de même \^,yXc veut dire «cause, et, aussi:» 

ublesse, maladie ade sorte qu'on peut traduire:» dan» chaque bon 

ebé il faut suspecter quelque défaut. 



SB 

insistant p. ex. ^^^->^^ ;xs> tchizé gharihi une chose étrange 
^jJi*y^ ^^*1a ^.ftAi^ (^L^- djaïé kecifi môntini mâteaffeni ub 
endroit sale, puant, infecte. 

Le (^ et le ^^ s'emploient encore à la fin des substantifs 
pour exprimer une grande quantité, ce qu'en français on exprime 
par «tout un» p. ex. (»l\jJ>L ^ç*-^^ ^aalèmira didem j'ai vu toui 
un monde, beaucoup de monde, ce qui est diiFérent de ii;_*_5 
*uX~Jv3 \jJL^ hemè ^aalemra didem j'ai vu tout le monde sans 
exception. i_\_w ^Ij" ^J^à> khalqy telef châd tout un monde 
y périt. 

3. Pronom j^^^-to Zœmir. 

Pronoms j^q pronom personnel , dans la langue persane , est pour lei 
trois personnes, le suivant: 

^^ft men moi_^' tou toi ^\ ou lui, elle. Il n'y a, comme or 
voit, aucune distinction de genres, et la déclinaison en est aussi 
simple que celle des substantifs. 
Sing. Nominatif ^^a men moi jJ tou toi ji ou lui, elle i) 

Datif \jA mera à moi, me \ji tôra à toi, te L^t oun 

à lui, lui, à elle. 
Accusatif Syjn mera moi, me 1^' tôra toi, te Î.5I oun\ 
^j^i ^^*^^ ou (ji- ech le, la. 
PI. Nom. Lo ma nous L«-.ii chouma vous qU^oJ ichm 

eux, elles. 
Datif i.Lo mara nous, à nous t.U-ii choumara vous 

à vous. lyLio ichanra à eux, à elles. 
Accus. I^U mara nous LL^xi choumara vous IjU*. 

ichanra eux, elles, 

1) Le 3' ou apparaît quelquefois sous les formes ^_5jl oMiet i^^ve 
on rencontre aussi cji ecA mais, cette dernière forme pour nom: 
natif «lui» est très-rare même chez les poètes. 



âô 



Par un pléonasme qui se rencontrait autrefois même chez 
!juelques auteurs, les Persans disaient et disent encore L^'«o maha 
Dous, et ^LUji choumaïan vous. 

Au datif et à l'accusatif les Î-* mera I J' tara et l.^l oura sont 
souvent, à la suite d'un verbe, qui les précède immédia- 
tement ou non, abrégés en *- em o- et et (ji- ech et il im- 
porte d'y faire attention parce que, à première vue, on peut 
prendre ces formes pour d'autres ayant une autre destination, 
omme on le verra plus bas. Ainsi, on dit *ofj dadem il me 
ionna, pour \jA olo dad mera co5o dadet il te donna, pour 
j' o]ù dad tôra {JùS^^^ dadech il lui donna pour L^\ i>\ù dad oura 

Xk^ gôftemet je te dis, pour I J* ^JCâi' gôftem tôra Kji (ji^lj 



iadech oura il le lui donna, pour tJi o^o \j^\ oura dad onra, 
Be dernier, du reste, ne se rencontrerait guère. Comme ex- 
împle on peut citer c^jt^ »j\ù J>J>^ nS kè dehed danè o âbet 
[Hafez) «^ qui te donnera du grain et de l'eau?» On pourrait 
lire ««jî^iôto oAS^^a^ kè dehedet danè o âh. ^\\ J<-V-o ^^J^ 
^\^s>- mekoun bidar ez in khàhem ^ ne me réveille pas de ce 
ïonge » (Hafez) est ici pour v_»l>-^ CT^:3^ O^ >^'-^ 'y" *^*^^<* 
bidar mekoun ez in khàb c>^t o^Ij baïedet rceft il te faut par- 
tir v»nS. i^AjIj baïedem rceft il me faut partir pour JsjL ÏjS \j* 
:>à. mera^ tôra baied rœft. Quelquefois, ce j»- ce o ce (ji sont 
séparés du verbe auquel ils appartiennent comme dans ce gra- 
cieux distique 

»\»-a\-^ l-c^ iM^9 (*^r^ ^' AJi^^ vAolj oLcs> «liA^ 
Be kôdam do ^at baïed khand ta berevem vôn do'a biamouzem 
«De quelle prière me servir pour te faire venir? Dis le moi 
pour que j'aille l'apprendre.» au lieu de lX-jL-j L-cO |»!lX— X-j 

i -^ > 

Le datif peut encore être exprimé à l'aide de la préposition 



I 

tyj placée avant le pronom p. ex. »l\j ^*j v_jt âb he men bedeh 
donne moi de l'eau »^ ^^ hemen tchè? qu' est ce que cela 
me fait? »s^ yCj betou tchè est ce que cela te regarde? Lorsque jl 
est précédé de t-j, on insère entre le *-j et le pronom la lettre o, 
alors l'Elif est éliminé et l'on dit jlX_j bedou à lui, mais dans 
le langage usuel on dit souvent ^L bèou et même (ji-L beech 
ou bech iAPAj (ji-lj bech bedehed qu'il lui donne, pour \\S>0^ ^lA 
bedou bedehed ou (ji-A^^ bedehedech. 

Le génitif dont nous avons à dessein omis de parler pour 
en traiter séparément, s'exprime de la manière déjà indiquée 
pour les substantifs , c'est à dire que le substantif précédant le 
pronom dont celui-ci est le complément, reçoit le kesr à'ezafet 
(annexion) exprimé dans la prononciation, mais presque jamais 
dans l'écriture, ainsi on dira ^yij^Xj pederé men (père de moi) 
mon père y ^^ peceré tou (fils de toi) ton fils ^\ f^^ dokhteré 
ou sa fille U-ii k_,A.«/l aspé chouma votre cheval ^MLi-ji d^ malé 
ichan leur bien \ J'uxiol JCi-o dokhteré ichanra à leur fille. 

Lorsque le substantif qui précède le pronom finit par un I 
un y ou un ^' ou un » non aspiré, on suit la règle euphonique 
observée dans les substantifs (voir plus haut) et on dira ^_5lït 
,.-/) aqaié men mon maitre ^S ,^^, routé tou ton visage ^\ ^'^ 
djaïé ou sa place U-ii ^lP_A_s»k3 dokhterhaïé chouma vos filles. 
U-i; *aAJo bendèï chouma votre serviteur QL-iot ij^biniïé ichan 
leur nez. 

Dans ce rapport d'annexion ou de complément, les pro- 
noms Q^ men et jli tou sont très souvent abrégés en *- em u:^- 
et et le ^î ou remplacé par (ji- le kesr de Vezafet est supprimé 
et le pronom fait corps avec le substantif dont il devient le 
pronom possessif p. ex. |»<<Aj pederem mon père pour ^^ ,0»^ 
pederé men cyvo peceret ton fils ^^y^. pederetra pour L> .A-» 



41 

pederé tara à ton père ^jX^ pederech bùH père pour ^\ y>—i 
pederé ou. 

Au pluriel qU man remplace U ma q'j ton (qu'on prononce 
{ordinairement toun) remplace U^ et qLw chan remplace qU^.^ 

' 'i p, ex. q'j;Aj pederetân votre père qL^JL* malichan leur 

Lorsque le substantif finit en 1 ou en 3' on insère un j^ 
p. ex. v:>oL:> <:2/at«^ ta place ^JiAs>' djalech u>^«»j rouiet ton 
Tisage. Lorsque le substantif finit en s non aspiré on insère 
entre le substantif et le pronom abrégé la lettre \ p. ex. {»Î»Aàj 
bendèem mon serviteur olx.iL-> khanèet ta maison Jw'xjLm 
ehanèech son épaule , ou , son pegne. ^) 

Pour donner un exemple de l'emploi à deux fins du pronom 
abrégé (j«' eeh on peut citer ce distique de Hafez. 

Khocha Chirazo vez V bimeçalechj khodavenda negahdar ez zeva- 
iech. tQue Chiraz est beau et ses sites sans pareils, Seigneur, 
préserve - le de la ruine!». — Dans le premier hémistiche le 
\J» de ^^^wU^ fait fonction de pronom possessif, et dans le 
second, le ^ de jjSJî^; est pour \.^\ et est le régime du verbe 
^k>9lXj negahdar. Par suite de la nature défectueuse du système 
d'écriture arabe et persane, souvent on ne se rend pas bien 
compte, de prime abord, de la nature des formes qu'on a 
doTant soi; ainsi î j'olo peut être, ou, î jol^^ dadetra pour ^^o 
\y dadé tara à ta justice (à la justice de toi) ou !_j\>i^ dad 

1) Dans le langage usuel lea l'ersans ne s'astreignent pas ton- 
jonrîs à l'observation des règles d'euphonie indiquée ici et disent 
jS»^ djach sa place , pour jJSjLs* djalech p. ex. L V -*-j (jiL— :^V-j 
K3^y kiiudjaeh péUla herdi «ù l'as tu trouvé? pour Ï«Aaj ^^J*Ji, L?« 
^S; de même on dit «Ju jSL Itieck hedeh donne-lui , pour ^JHfJO^ 
•■^dcherh ou SkXj «u htou bedeh. 

i 



4â 

iSra il te donna, mais le contexte amène bientôt le lecteur à 
démêler le sens. Les Persans ont encore d'autres manières, 
outre celles que nous avons indiquées, d'exprimer la possession, 
la propriété d'une chose et pour ainsi dire le pronom possessif. 
C'est à l'aide de ,..! \\ ez oné mis devant le pronom personnel 
p. ex. vi>«vvJ^ ...M i.„<uwî .yi} in asp ezonémen est ce cheval est 
mien, à moi _^" ...M v_j'j:^ ketah ezoné ton ton livre; ou bien 
encore on se sert du mot JLo mal bien, propriété, p. ex. v->La/ 
^^A JL« ketab malé men mon livre, au lieu du simple ^^ ^^CiS ^) 
réfléchi* Aux pronoms personnels dont il vient d'être parlé, il faut ajou- 
ter o^ khod qui fait fonction d'un pronom réfléchi et que l'on 
peut traduire tantôt par «soi, se, à soi» et tantôt par «même.» Ce 
pronom n'a pas de pluriel et peut suivre ou précéder les pro- 
noms ^, ^^ ^t, i^ji, ;^5 dans leur forme entière ou dans 
leur forme abrégée. On le décline ainsi: 

Sing. Nominatif ^:>y>■ khod soi, ôj^ ^ men khod ou (•■^j-?» 
khodem moi-même ^:> ys fou khod ou o^> khodet toi-même 
v>j-> 5Î ou khod ou i^y^y> khodech lui-même. 

Datif et Accus. K^^j^ khodra à soi , à soi même , soi même 
\yiôy>- khodemra à moi, me, moi \Jj>y>- khodetra à. toi, toi, te 
t.ijio^ khodechra à soi, à soi-même. 

Le pronom o^ n'a pas lui-même de pluriel, mais il s'em- 
ploie au pluriel en se joignant aux pronom personnels. Nomin. 
Ojj> Lo ou ^U.>^ khodeman nous-mêmes i.>^ U^ chouma khod 

1) Cette sorte de superf'étation rappelle l'emploi que l'on fait 
dans l'arabe parlé moderne du mot clx« marchandise. Ainsi on dit 
j^bU >«jLx5' ketah mtaï mon livre ié\.cbL«o v_juj ketah mtaak ton livre 
au lieu de dire simplement 1}^^ ketahi et likjbu ketàbak. Le mot 
cLx* est même déflguré en Algérie en cbo nta" et en Syrie en 
^^ b'ta. 'fl 



4â 

fOU ^[ijy>- khodetoun vous-mêmes ^y-=> qLîXjI ichan khod ou 
...Li;v.>^-:> khodichan eux-mêmes. 

Exemples: ^^'Aa-o o.>^^ khodet midani tu le sais toi-même 
v:>«.-iJ' ^py^ khodra kôcht il se tua *JCa^ Ojj> L 6a fcAoci gôftem 
(et non pas (o^.) je me dis à moi-même. On se sert aussi de 
l'expression >3j^. àyi> khod bekhod seul. 

Le datif et l'accusatif prennent !. comme au singulier. 

jjiu>> khich et ,.-iLciofci> khichten s'emploient comme pronoms 
réfléchis dans le même sens que ù^^ khod soi-même. 

^>j-à> s'emploie encore autrement qu'en qualité de pronom, 

il sert à donner plus de force à l'interrogation, à l'affirmation 

ou à la négation. Il répond souvent au français «donc» p. ex. 

^JyJ« c>«^3>> '->^^ ^ «« khod dousté meni n'es tu pas, donc, mon 

ami? I.U-ù. o^ ijy^ &^i '■^J^ khod résiné tchenin beved choU' 

mara (Anveri) Est ce donc votre coutume (d'en agir ainsi)? 

Les pronoms démonstratifs sont: Pronoms 

démon- 
• jt on celui-là, celle-là et q— j^ in celui-ci, celle-ci, car la stratifs. 

différence des genres n'existe pas plus ici que dans les sub- 
stantifs. En voici la déclinaison: 

Sing. Nom, ..! on celui-là, celle-là — ^} in celui-ci, celle-ci. 

Datif et Accus, au Li! ônra à celui-là, à celle-là, celui-là 
celle-là 'vjj' inra à celui-ci, à celle-ci celui-ci, celle-là. 

PI. Nom. (jlit ônan ceux-là, celles-là — ijLàjÎ inan ceux-ci . 
celles-ci. 

Datif et Accus, au 'JLjI onanra à ceux-là, à celles-là, ceux- 
là, celles-là — I-jLLj! inanra à ceux-ci, ceux-ci; à celles-ci, 
celles-ci. 

Dans le langage usuel on se sert plutôt du pluriel formé 
par l'addition de '\J> ha et l'on dit L^t ônha LjJLjÎ inha KL^t 
onhara et \X^} inhara. 



u 

Les proiioms qÎ et ^^— j\ s'emploient aussi bien pour les 
êtres animés que pour les choses, «cela,» et «ceci.» \^\jS ...t 
jcjl^i _^* «y on ketah kè *tou dari, ce livre que tu as là qjI 
vi>s*«t è-i)*^ ^^ àôrough est, ceci est un mensonge. 

Lorsque q! ow et ^\ in sont précédés de la préposition ^ 
be on insère , pour éviter l'hiatus , entre ces pronoms et la pré- 
position v_j la lettre O p. ex. q'^Aj hedân et qjAj hedin. Dans 
j^j î« précédé de la prép. j 6er on supprime l'Elif , ainsi ^^_^ : 
herin. 

Dans quelques mots j^.l in se change en j»! em p. ex. jj_*! 

emrouz aujourd'hui iwA.-ci^x! emchœb ce soir, cette nuit jLx*»^! 

emsal cette année pour ;^. ^^1 m rouz etc. 

Pronoms Les pronoms relatifs sont: sS kè qui, que, et &s?r tchè, qui, 
relatifs. 

que; ils sont souvent joints aux pronoms relatifs ^Jl on et ^\ in 

et forment les composés &Xiî ônkè celui qui ii^oî ôntchè ce qui. 

Pronoms j^gg pronoms interrogatifs sont JijS kôdam ou --jysîcX/ kôda- 

tifs. ^/,j lequel ? kédamin ^OJ^ tchendâm quel quantième (du mois )?. 

Lorsque iS et «^ sont suivis immédiatement du verbe c^^*-^ 
es^, ils subissent une altération et l'on dit .^^/^^^^^ kist qui est 
il? et o-xvw-o^- tchist qu'est ce? 

On peut joindre ici quelques mots dont la dénomination exacte 
comme parties du discours ne repondrait pas à celles que ces 
mots traduits en français ont dans les langues européennes ou 
on les clas d'une manière différente; ce sont yy^ tchenin et 
qU:$- tchenan tel. Ces deux mots ont été composés à l'origine de 
qÎ QfcSj- tchoun on et ^^} o*r^ tchoun in et par contraction ont 
pris ensuite la forme actuelle p. ex, c^n-w*! ^^:;^LoO dounia tchenin 
est le monde est ainsi fait [Juli ..LL:^ tchounan bach sois tel. 
qx*P hemin et qU.5> heman le même, (composés de *.^ et de 
qI ou ^.1) iSj^ herkè tout homme qui i^j^ her tchè tout ce que. 



45 

X4^ hemè tout, tous jjic k*^ hetnè aalem tout le monde. aJL« t^ 
hemè salé tous les ans. sjj, k^ hemè rouzè tous les jours ; ces 
deux sont, du reste, des adverbes (« quotannis » et «quotidle» 
latin). Le mot X4^ ne doit pas prendre Vezafet, quand il est 
suivi d'un substantif. On trouve toutefois dans Hafez Q^^Li^ ^*^ 
hemeïè aalemian tous les humains. De k^ hemè on a formé un 
substantif . ^-^U^ hemegui la totalité, et alors Vezafet est de ri- 
gueur p. ex. O'-^^JU/s j^jblcj ^^JL4^ hemeguiïé réa'iaïé memleket 
tous les sujets du royaume. 

4. Nom de Nombre lXAc **.^. Esmé ^aded. 

Au lieu de ranger le nom de nombre parmi les substantifs 
en les appelant substantifs numéraux comme le font beaucoup 
de grammairiens , on a jugé à propos d'en faire ici un paragraphe 
spécial, tant à cause du caractère particulier de ces noms, que pour 
les réunir en un seul corps. On verra, néanmoins, que quelques- 
uns d'entre eux pourraient rentrer dans la catégorie des sub- 
tantifs, tandisque d'autres doivent être rangés parmi les ad- 
jectifs. 

Voici l*' les nombres cardinaux, 
u^, iek^ un ^o dou deux jum se trois 

.L^ ichœhar quatre .«Uj pendj cinq yj*-^ chéch six 

vi>^5> hœft sept vi^^-i^ hœcht huit xi nôh neuf 

»o dœh dix 9ùj^^/iazdœh onze n^^^^Ciddvazdœh douze. 

>iA*. sizdœh treize s^.Lj:^ tchehardœh quatorze. 
9<^jiLjponzdœh quinze sjyU; chonzdœh seize 
^n\à.S> hœfdah dix-sept. 

hœchdœh dix-huit «oJlj nônzdœh dix-neuf 
hist vingt. 



Nombres 
cardinaux. 



46 

*i)o^ o-^^j^J bisto ïek^ vingt et un et ainsi de suite. 

^^M^ si trente (i,Vj^(c-*« sio ïek^ trente et un, 

J^=^ tchehel quarante etc. sLi^^u pendjah cinquante. 

vi>u«aA« chast soixante oUà^ hœftad soixante-dix. 

c^U-ci.^ hœchtad quatre-vingt o|^j nevad quatre-vingt dix 

iJj ô\j^ nevado noh quatre-vingt dix-neuf. 

(Aa^ sad cent li^o^ uVjo sado ïek^ cent et un 

vi>>.j*«.jçj j lA/û sad bist cent vingt. 

„îJu ^ »L?^AJ 3 «Aaû sad pendjah pendj cent cinquante cinq , etc. 

— (Aa3»j dâsad ou c>-^.^>-> devist deux cents. 

LXjyaxA»* sîsati (pour lX-o*.jw) trois cents iAA3.Lg^ tchaharsad quatre 

cents. 
i\*ailj ponsad cinq cents. 

Joo,jiwio chechsad six cents et ainsi de suite en ajoutant au mot 
l\aô le nombre voulu. 
j^jP hœzar mille 

^0>5 u^ouuJi 3 iAaojLj .tjP .^ï^^ pendjhœzar o jyonsad o chast o 
dou cinq mille cinq cents soixante deux. 

Dans le langage usuel on a l'habitude, en dénombrant les 
hommes, les animaux ou les choses, d'ajouter au nom de nom- 
bre cardinal la particule 1j p. ex. etc., IjjO douta deux b\-w sèta, 
lj.'_^ tchœharta 1j«J> dœhta 1jc>-**^j bistta \iJ>.to sadta ^S'^ hœzarta 
etc. et lorsque ce nom de nombre est suivi du substantif dé 
nombre, ce substantif reste toujours au singulier et on n'ex- 
prime leur rapport par aucune addition ni à l'un ni à l'autr 
p. ex. *oS lïJoo cent hommes ^15^ ^-^^^^J pendjta gav cinq bœu 
v_/.-wl .Ij^ hœzar asp ou i_,>i^I1j.L^ hœzarta asp mille chevaux. 

Remarque. Il faut toujours mettre la conjonction ^ o entre 
les nombres qu'on prononce p. ex. .«ssÂj ^ «L^^^j », O^^ sad o pen- 
djah Q pendj. 



î 



47 

En comptant le numéraire on se sert des mots indiens léU lak 
pour '«cent mille,» et de .jJ' krour pour iccinq cent mille.» Le 
mot qL*^" tôman dix mille, n'est employé que dans deux cas, 
savoir: dans ^|^' _y«! Emiré tôman chef de dix mille hommes, et 
ians le nom d'une pièce d'or censée contenir dix mille dinars ^). 

Quand on compte les mille, le mot .\jJ> est précédé im- 
médiatement du nombre inférieur p. ex. .\-^ Ao sad hœzar 
eent mille. Le mot ^IjP hœzar est susceptible d'un pluriel en 
^ ha ou en qI an, ce dernier est plutôt usité en poésie p. ex. 
ians ce vers de Hafez *-i-JO .o xij». ^^^^i^ k3^\^ '''«■^v^ O^*^- 
Be môjgané siah kerdi hœzaran rœkhnè der dînem Avec tes cils 
oirs tu as fait mille brèches dans ma foi religieuse. 

Le «demi» s'exprime toujours par le mot *.aj nim p. ex. ,.«nÀj 
jJ 5 pendj nim cinq et demi. Le mot j»-o moitié , n'a pas , 
laturellement , de pluriel. Il est du reste très-souvent rem- 
placé par le mot arabe ^Ju^ nesf. 

Les noms de nombre distributifs se forment en persan sim- 
ïlement en répétant le nom de nombre p. ex. *— *« »...*m se se 
Tois à trois léluL^j ïekaïek ou .-jL^. ri^^J ïekan ïekan un à un. 

Les noms de nombre-fractions peuvent être souj^ent exprimés 
8n persan en ajoutant après le nombre donné le mot vikj iek^ p. 
BX. (iV-j x*« se iek'- un tiers. i^Lj ,£sJ-j pendj ieki un cinquième 
ij^. a^ dœh iek* un dixième ti5Lj tA— o sad ïeki un pour cent, 
un centième; mais on se sert plutôt des termes arabes vi^JLi' 
6U un tiers «jj roV un quart ,j*^-«.3» khoms un cinquième 
jmXwx sdds un sixième -y^^ sômn un huitième j-ixc 'o'cA/- un 
âixième. 

1) Le dinar, pièce d'or représentait au 6 siècle de l'hégire la va- 
leur, en poids, de 10 fr. Aujourd'hui ce n'est plus qu'une valeur fic- 
ive. Les naille dinars appelés Q|yl*:> La .yaA Ae6 yyran valent 11 ^25ç, 



43 

Nom de Lgg nombres ordinaux se forment en ajoutant au nombre 
nombreor- 

dinaux. cardinal la lettre » précédé de la voyelle é avec quelques pe- 
tits changements purement euphoniques ainsi de ^,0 dou on 
forme *^^ dôvômet *j^o dôïôm deuxième (.^«^ sivom troisième *M;^ 
fchœharôm quatrième j*_^o dœhom dixième ^Ojilj ponzdahôm 
quinzième *J'^>w^ histôm vingtième j^a-w siiôm trentième ^c>\y^ 
nevadom quatre vingt dixième (.iA_o sadôm centième j..L_À_5' 
hœzarôm millième ^^^ »>-> dœhhœzarom dix-millième. 

Pour le nombre ordinal «premier» on se sert, soit du mot arabe 
J5I œvvel ou ^^^^ œvvelin ou des mots persans ^jOi^v-è^ nék- 
hâstin ^) ou *— ^-j ïekâm ; ce dernier est le plus usité surtout 
quand il est précédé d'un autre nombre p. ex. a-JCj^ c>w*yH 
bisto ïekôm vingt et unième. Par cet exemple on voit que lors- 
qu'un nombre ordinal se compose de deux, trois, quatre etc., 
membres, la terminaison * ' btn ne se met qu'au dernier p. ex. 
A-jjJ^j c>^>*>«u^ «AAoiLjji.îiP hœzaro ponsado bisto dôïôm le mille 
cinq cent vingt et unième. — 

Tous les nombres ordinaux ont, outre la terminaison * ôm 
celle de y^-^' ômin p. ex. (jy.x^^o dôiômin deuxième (jv./Oj,aa« 
sitômin troisième, mais elle est peu usitée. 

Dans les quatre opérations d'arithmétique: addition x_4-:> 
djènC ; soustraction ifij>-'^ tefriq ; multiplication vy^ zœrb ; di- 
vision > ; — o'' faqcim. voici comment on s'exprime: deux et 
doux font quatre .1^ ^y^-* •i^îî'^ dou dou micheved tchœhai — 
quatre fois quatre font seize : sO^Lci »^^_xi_A_« jHr^ y^ j^-?-^ 
tchahar der tchœhar micheved chonzdœh. — de seize je retire 
deux, reste quatorze «^ \^=>- AiLo ^/) J.L1 ^ ^a ^.o «J^ Li^l 
1) Le mot purement persan \ii/u*t..^\i noHas7 signifie «commence- 
ment » mais , il n'est guère plus usité , on le remplace soit par ày 
cevvel subst. soit par \\X*J ebteda. 



49 

tz chonzdœh dou k^œm mikounem baqy mi maned tchœhardœk. — 
Trois dans vingt quatre huit fois. cj*Jxî> y-^:??-^ ^i^"^*^ j^ *^**'- 
X^UîÇy* AJtso se der hist o fchehar hcecht de fa mi gôndjed. — 
Lorsqu' après avoir nommé un nombre on ne désigne pas 
exactement le suivant, on se sert de la particule >Ai! end quel- 
ques, p. ex. Jùi^ vi>v-»*^ histo end vingt et quelques. Le mot 
i\ end a son corrélatif dans lAis^ tchend quelques, et, combien? 

5. Le Verbe Joti fèl pi. JUtst afal. 

Rien n'est moins compliqué que la conjugaison des verbes 
lersans: il n'y en a qu'une. 

Les modes sont : l'indicatif, l'infinitif .«X^o.* (masdar) et l'impé- Modes, 
itif (^\ emr). Il y a, en outre, des formes particulières fort 
limples pour exprimer le prohibitif, l'optatif et le subjonctif. 

Dans la langue persane, l'infinitif se termine, sans excep- 

ion en ^ ten précédé d'une consonne, ou en qO den précédé 

oit d'une consonne, soit de l'une des trois lettres t ^ ^ qui, 

['après ce que nous avons dit dans le Chapitre de la Pronon- 

iation , peuvent être considérées comme des voyelles longues. 

emples: qOjJ hôrden porter ry^^ guereften prendre q'->'>^ 

n donner q*.>^» rébouden ravir, enlever qvX-i^O deviden 

oiirir. 

L'impératif, et c'est là la seule di£Scult4 dans les verbes 

s, offre quelques variétés et même quelques irrégularités. 

;;lieB formes qui ne sont pas tout à fait irrégulières, c'est à dire 

^ Jni s'éloignent le moins de l'infinitif peuvent être ramenées à 

petit nombre de modèles. Ainsi : 

l'* le verbes dont l'infinitif est en ^v*^*"' akhten ^v^.^ ikhten 

-^o»5 oukhten ont l'impératif en \\ azj jj t«, \^ ouz ex. qa>L 

khten jouer, fait, jlj haz ^^yJf:^\ âmikhten mêler, fait, jfjtyàmiz 

4 



50 

^Y^j"^ doukhten coudre, fait, \^^douz, mais ^^Jlià>\Juii chenakhten 
connaître, fait, (j**LLw chinas et iV^-^^ pôkhten cuire, fait ij 
pez ^^Jks>^^ féroukhten acheter, fait iji^^i fôrouch et ^^yC:5Ux*w>i' 
goucikhten rompre, fait J»:v*^ goucil. 

2® Les verbes dont l'infinitif se termine en ^ >L_vit achten 

ont l'impératif en .5 ar ex. ^^JCuilo dachten avoir, fait. .!i3 tZar 
^^yliiitXÀj pendachten penser , s'imaginer , fait, j'^^âj pendar, mais 
..JC-wjj nevechten écrire, fait (j-oo nevis. 

3® Les verbes dont l'infinitif est en im*^^» ouden ont, sauf 
les irréguliers, l'impératif en ^^\ aï q^j^j rébouden ravir, fait 
^_gLj. roubaï ry^^^y^ açouden se reposer (^Uwî ajai' — o'-^^^ 
no'mouden montrer, fait. ^_5UJ nômaï. Voy. plus loin une autre 
acception de ce verbe. 

3° Les verbes dont l'infinitif est en qlXj, iden retranchent 
tout simplement le qAj iden p. ex. j^iXow. reciden arriver, fait 
^JM. res — ry^.r} bôriden couper, fait. ^ bôr — ..lX-^ïl) demiden 
souffler, pousser, croître, fait. *j> dem. — ^^A-p.j guerdiden 
tourner, fait J>S guerd. — qJwaj!^ gueraïiden s'occuper de quel- 
que chose, fait. ^J\S gueraï. — qAjji> deviden courir, fait.^<^ dow. 

40 Les verbes dont l'infinitif est en qvAj! anden on enden 
retranchent simplement cette terminaison ..lXjUïo nechanden 
planter, fait. qL^o nechan ^^JJS^\ efkenden jeter, lancer, abattre, 
fait. Q^l efken. 

Dans le Vocabulaire mis à la suite des Dialogues on aura 
^oin de noter à côté de chaque infinitif la forme de l'impé. 
ratif, mais il ne sera pas hors de propos d'indiquer, dès ce! 
moment, les impératifs irréguliers des verbes les plus usités 
Ainsi: ^Jw<t âmeden venir Imp. î ci ou ^^ aï — qJ>j bérden\ 
porter I. j ber — ^oLû^l estaden être debout vii/wwî ist I — q*^'»^' 
ôftaden tomber I .^\ ôft. — q^ bouden être I \Ji\j bach — rf^ 



51 

ten lier, I lX>>-j bend — ^^J^-J*^:5>- djesten sauter. I. *-> djeh 
— {j<:fM^ djôsten chercher I. j^ djou et (^y?- djouï — .yuwL^ 
khasten se lever I. ijt> khyz — ^J^^s>■ khasten vouloir I. î$!jj> 
khah — Qvili> daden donner I. 8J> (?eA — ^^yûwoiii danesten savoir 

qÎJ> dan — o^-\^^ d«de« voir I. [^ bin — cy^j resten, être 
sauvé , échapper I. (j*», res — iV^; rôsten croitre I. ^ roM ou ^^^y 
roiit. — cr^j rœften partir I. •,. rotv — ^^y^^ rôften balayer I. 
\^^j roub — QL>U zaden naitre, et, enfanter L ^\\ zat — qJ>: 
zeden frapper I. ^^\ zen — q'-^ choden devenir, et, s'en aller I. 
yii> chow — ^^y<M*ji/ chosten laver hjjii chou et (^v*« chouï — 
^JiÀiJÙ> chêne f ten écouter I. jjjù^ chenow — cy^^ kerden faire I. 
Q^ koun — iV>V 9^*^^f^^ prendre I. jjS guir — ry*^ gàft&n 
dire L ^ gou et ^^l^ goût — cy^J' gueristen pleurer I. j^^ 
guéri — o'^r* nwrden mourir I. -y« mir — ^^yùwvJo negueristen 
regarder I. neguer — o^l-f^ nehaden mettre , placer I. «J neh — 
y y i>**J^ nechesten s'asseoir I. (jv-iiô nechin — ^^JUJi^ hechten 
quitter, et, laisser tomber L ^ hel — ry^^. 'iaften trouver L 
4jL> idb. — \^y*^j^ kouften piler , et , frapper I «-j^^ koub — rT***" 
sôften percer I <^*Sm sômb — cr^^ taften briller, et, tordre I. 
tab etc. etc. 

Pour donner plus de force à l'impératif on ajoute au com- 
mencement la syllabe v«> be ou b6 selon que la première syllabe 
4ie l'impératif a pour voyelle un fath ou un zamm p. ex. ^—j 
^irow va, par8_^ bôgou dis. qXj hôkoun lais, mais on dit ««j 
héber emporte (de qv>-j bôrden emporter) et _*_j bôbâr coupe 
(de Q«.\?jj bàriden) -*^, bemir meurs (de yy>j-^ niérden mourir). 

On met aussi dans le même but avant l'impératif la parti- 

e 1^ mi p. ex. ^ji-L*-* mibach sois. 

Le verbe qv^jj bouden a l'impératif ou Toptatif jL bad p. ex. 

lob 9^^ hertchè hada had arrive ce que pourra. A coté de 



52 

l'Impératif ou doit mentionner le prohibitif qui se forme en 
ajoutant à l'impératif la syllabe * me p. ex. j-*—a meber ne 
porte pas. ^^Co mekoun ne fais pas. Lorsque la première lettre 
du verbe est un i , cet Elif se change avec la lettre « de pro- 
hibition en (^ p. ex. de ^^X>ttXJÎ endakhten jeter, on fait ilOoLy» 
méîendaz ne jette pas. On peut citer à cette occasion ce dis- 
tique de l'empereur de l'Inde Akbar 

» Je ne veux pas de beng , n'en apportez pas (ou , apportez du 
vin) ; je ne veux pas de harpe , n'en apportez pas (ou , apportez 
la flûte). L'impérial poète joue ici sur les mots ^^ méi vin et 
^ néî flûte qui, joints au verbe lXj.I ne semblent être que les 
lettres de la négation j et de la prohibition » me. 

On dit t>Lye mebad que ne soit pas: sorte d'optatif négatif 
qui prend aussi cette forme: I^L-a_-* que ne soit pas! a Dieu 
ne plaise que... >3UX« mekounad qu'il ne fasse pas. '^^j^y que 
ne soit pas répandu! comme dans ce distique 

«Puisse ne jamais (se répandre) tomber en poussière la main qui 
a cueilli le raisin ; je serais fier du pied qui a foulé le raisin ^)." 

Le I» me prohibitif est inséparable du verbe, toutefois on \ 
rencontre chez les poètes, séparé du verbe, mais alors il preni 
la forme suivante: »^ mè. 
Temps. Les temps i»>^\\ azmenè pi. de ^U: zeman) en persan sont 
ou simples, savoir 1*^ le prétérit parfait ,c^^ mazy et 2° l'ao- 
riste c. \.xn.A m6zaré\ ou composés savoir: 1» le présent ^mj 

1) Merizad^ desti kè angour^ tchid , Benazem bepaii kè angour fdcJwrd. 

2) Men bcng^ nemiJchahem meiarid {meï arid) Men tcheng" nemikhahem 
neiarid {neï and). 



Sa 

2° le prétérit imparfait 3° le prétérit indéfini 4° le plus- 
jueparfait le S*' le fatur J^AiiX.**w« mâstaqbel et 6° le futur an- 
érieur. 

Les dénominations des temps prétérit et aoriste sont em- 
truntées aux grammairiens arabes qui ne connaissent en réalité 
[ue ces deux temps. Les Persans y ont ajouté les dénomina- 
ions v3L> hal présent et J».JiA*ww« mostaqbel futur, mais ils n'ont 
as de termes généralement adoptés pour les autres temps, 
toutefois on indiquera à sa place le terme arabe-persan le plus 
pproprié, de chacun des autres temps. 

Le prétérit parfait se forme en retranchant le ... en de ^re**"*- 
infinitif; on aura alors la 3ème personne sing., et en ajoutant 
cette forme de la Sème pers. sing. *- em on aura la 1ère pers. 
ing. ; en ajoutant à la 3ème pers. le ^J un aura la 2^ pers. — 
'our le pluriel, la l^re pers. se forme en ajoutant *j im^ la 
'^pers. en ajoutant iAj id et la 3^ pers. en ajoutant J^\ end 
la 3® pers. du singulier donner. Prenons pour exemples les ver- 
Bs: qJ>j hôrden porter et ^^^0 daden donner. 

ing. p. 1. f^j-^ bdrdem je portai ^\<^ dadem je donnai. 

p. 2. i^'^j-i hardi tu portas ;,5^5«.> dadi tu donnas. 

p. 3. *^j^—i hàrd il , elle porta i>li> dad il , elle donna. 

PL p. 1. |*^p;-^ 6or</2m nous por- t^\<^ dadim nous donnâmes, 
tâmes 
p. 2. «-^-O J bdrdéd vous por- «AJw>ik> dadid voua donnâtes, 
tâtea 

Ip. 3. cXJOjj tordend ils, elles (AJjlo t&ufend ils , elles donnèrent, 
portèrent 
Très souvent, pour donner plus de force au prétérit on 
oute au commencement , surtout à la 3^'^^ pers. sing. la lettre 
p. ex. Jjaj hàbord il emporta vij^-SjJj c^^àXj hôgôfto berœft il 
et partit. 
It 



: 



Aoriste. Le second temps simple est l'aoriste; c'est un temps qui 
participe, en quelque sorte, du présent et du futur et qui 
à l'occasion peut servir de subjonctif. Pour former ce temps 
il suffit de connaitre l'impératif d'un verbe et d'ajouter à 

cet impératif *- em ou *jI aïem pour la 1ère pers. ; ^_5 ou ^\ 

aïi pour la 2^; et l>- ed ou iAjJ aied pour la 3ème pers.; au 
singulier; et *j. im ou |«.ajI atini pour la 1ère p, j^ ici ou tX-ui- 

pour la 2ème p. et lXjÎ end ou tAJui aïend pour la 3ème au 
pluriel. 

Prenons pour exemple les verbes ry'^^^ bakhten. jouer Imp 
jL baz et q>^>^î âçouden se reposer Imp. (^LJ ap aï. • 
Sing, p. 1. *jlj hazem je joue, que je joue, je jouerai, 
p. 2. f^'\i hazi tu joues, que tu joues, tu joueras, 
p. 3. i3ilj bazed ïi, elle joue, qu'il, qu'elle joue , jouera 
PI. p. 1. *j:Li bazim nous jouons, ou jouions, jouerons, 
p. 2. lXJiLi bazid vous jouez, jouiez, jouerez, 
p. 3. OJijli bazend ils, elles jouent, joueront. 
Sing. p. 1. f»jLwt âçaïem je me repose, je me reposerai, que ji 
me repose. | 

p. 2. ic*^^ âçaïi tu te reposes , tu te reposeras , que <n 

te reposes. 
p. 3. JoLwt âçaïed il se repose, il, elle se reposer!^ 
qu'il, qu'elle se repose. 
PI. p. 1. (»^1-^^ âçanm nous nous reposons, reposerona 
reposions. 
p. 2. t\_A_jL-*(«l âcaïid vous vous reposez, reposerez 

reposiez. 

p. 3. cX._-LjLwÎ âcaïend ils , elles se reposent , repose 
ront, etc. 



5S 

Dans le distique qui suit on verra l'aoriste des verbes ^yLàto 
dachten avoir et ,m«-VP diden voir (Imp. (j\j) employés dans 
les cas où l'on mettrait en français le présent ou le subjonctif. 

»Si tu veux voir une rose, regarde ta joue, mais si tu veux 
voir (que tu voies) l'automne, tourne tes regards de notre 
côté ')" ou dans cette locution do tous les jours *i5' {joji *j^ 
tchè ^arz kounem que vous dirai-je? Que puis je vous dire? 
Ou dans ce distique de Sa'di 

«Lorsque la porte est fermée, qui saurait, si c'est un joaillier 
ou un mercier?" *) Ici \XJÀi i>ùi»^i et JlJIo sont des aoristes 
et l'on voit qu'ils sont susceptibles de prendre dans la tra- 
daction les aspects du présent, du futur et du conditionnel. 

L'aoriste prend aussi, comme le prétérit et l'impératif la 
lettre v_j p. ex. ^_^]y^ ^ y^ ^^i inqadar kè hetevani autant 
%ue tu peux. 

Nous avons, plus haut, rangé le présent parmi les temps "^^"P* 
composés. Il se forme en ajoutant avant l'aoriste la particule 
^^ mi et quelquefois , et surtout en poésie , ^4^ hemi. AinsL 

Sing. p. 3. 
[»jL-yo mibazem je joue I^Lwl^* miâçaïem je me repose. 

l^L-yj mibazi tu joues ^lm^^a miâçaïi tu te reposes. 

^jLaju« mibazed il, elle joue juLwJ. -^wiiapaied il, elle se repose. 

il 1) Eguer khahi kè gdl bini roukhé khodra temacha koun , Veguer meilé 
khezan dari negah ber djanebé ma koun. 

1 2) Tchou der bestè bached tchè daned keà, kè djowherfônmchetf ta 
|p«2èv«r. 



56 



PI. p. 1. 

*j;Luw« mibazim nous jouons j»,-^L*«r -^ miâçaum nous noud 

Jô-.L-yo mibazid vous jouez lA-jtjLjwl -/o miâçciiid vous voua 

reposes. 

Jo;L^jw« mihazend ils, elles joueut. jOoL«î _/0 miâçaïend ils, elles si 

reposent. 
Quelquefois , chez les anciens poètes la particule ^^^*â> hemi 

est mise après le verbe ^^^ tXjTj^xit Emir âïed hemi Voilà que 
l'Emir vient. 

Dans certains cas la particule ^/) n'indique nullement l'ac- 
tualité p. ex. '->^-iî^ micheved (du verbe ^Js-ii chôden devenir) 
signifie «cela se voit, cela arrive, cela se peut». ^^]yiKA miteian 
on peut. L\jL>-y« mibaïed il faut. iXwL-yo mibached cela est (habi- 
tuellement). 

Deux verbes, toutefois, dans la langue persane, ont réel- 
lement un présent simple et ils n'ont pas d'infinitif propre à 
eux. Ce sont: le verbe «Etre» auxiliaire et le verbe «exister.) 
i,i:A.M^. Ce dernier se conjugue ainsi: ' 

Sing. p. 1. aXv*P hœstem je suis, j'existe, 
p. 2. ^P^^*»^ hœsti tu es, tu existes. 
p. 3. vi^vM<^ hœst il, elle est, existe. 
PI. p. 1. (wyo-w.5> hœstim nous sommes, existons. 
p. 2. (AxAA^ hœstid vous êtes, existez. ' 

p. 3. l>Ua>**.5> hœstend ils, elles sont, existent. ^ 
L'autre verbe qui n'a pas d'infinitif propre mais qui 
est censé l'avoir dans r\'^_^ bouden «être» se conjugue 
ainsi : 

Sing. p. 1. *- et J em je suis 

p. 2. ^_5_ i ^i aï ou *8 éï tu es. 
p. 3. c>N.*.î est o-AwjJ ist il , elle est. 
PI. p. 1. *j im ou |««iui aïim ou j*jJ im nous sommes. 



57 



p. 2. Ju id Aaj id Jut id «AajÎ aïid vous 
p. 3. cXi- et (Ai! ewrf ils, elles sont. 
La différence entre ce rerbe «être» auxiliaire et le verbe 
réel ci-'-j*^ hœst «être, exister» consiste en ceci, que ce der- 
nier exprime l'existence absolue , tandisque le premier exprime 
l'état d'une personne ou d'une chose, qualifié par le substantif 
ou l'adjectif qui le précède p. ex. — j«i'JaJLw ^^ men sôltanem 
je suis monarque ^-j^JU-* memnounem je (vous) suis reconnais- 
sant j,-toL=> hazérem je suis prêt, à vos ordres, et c'est une 
faute de dire comme on l'entend souvent dire aux Persans p. ex. 
C_«^ 05"^*"*^ wemwoMn hœstem ou f,ji>**J> jtoL> hazér hœstem. 
Ainsi à la question: ^qui est là?» yuAu^S kist on doit répondre 
*JLc menem c'est moi ; mais quand on veut demander si telle ou 
telle chose existe , ou dire qu'elle existe , on se servira du mot 
«— w»fcj? hœst p. ex. v.:i*.jw*5> ^ X^jO bî aïa diguer hein hœst y en 
t-il un autre? et on repond: Il y en a >>m^ hœst. 
Le verbe cêtr.e» auxiliaire peut être précédé d'un substantif, 
d'un adjectif, d'un pronom, d'un adverbe ou d'une conjonc- 
tion qui font corps avec lui p. ex. ^Là ^ ton chahi tu es roi 
^^ yM^j ^ tou peceré meni tu es mon fils (f^jj qI^JCo U ma 
bendeganè touïim nous sommes tes serviteurs. ^^»—i>Ml^\yJi tou 
ademé khoubi tu es un brave homme tiv^y» tou tchouni comment 
es-tu ? vi>wk*Jjj;5- ^1 ou tchounest comment se porte-t-il ? ^) JOLXâ^ 

»Le monde a dit que tu es un second Joseph , mais lorsque j'ai 

bien regardé, je vis, en vérité, que tu es mieux que cela."') La 

2* p. sing. (^, est ici à la fin du pronom ^J (^, qI :laj). — 

Très souvent après une consonne ou après 1' t et le 3 le 

i ) GôftencP khalaîeq kè touîi Youçoufè sani; tchoun nike bedidem be 
i]yqat heh ezâni (Hafez). 



Sô 



mot <^iAjM^ perd son Elif p. ex. ^^^/u'mJ.jJ^ tcheninest c'est ainsi. 
vi;/s.jwL5UjJ indjast il est ifci. losjwjt JU malé oust cela lui ap 
par tient. 

L'Elif de vi>«.*wl se change en j i après la négation i ne ainsi 
qu'après les pronoms interrogatifs i>S ki et ks^ tchè p. ex. Ju 
-^ 6œ<? «îsi il n'est pas mauvais c^-am-aJ' A;îs^ qui est! 
tchist qu'est-ce? 

Le c;,^^' est avec la négation peut prendre la forme («.aaw-J 
nistem je ne suis pas ^JïJ**^ nisti tu n'es pas , ou bien on peut 
dire *-ô netem je ne suis pas *«J n^i" tu n'es pas. *jjiû wèm nous 
ne sommes pas ^}>c^ tchèi qu'es tu? De même au pi. au lieu de 
vXaaamuJ' kistid qui êtes vous? On peut dire lXjJ hS' ki id. 

On sait que dans quelques langues européennes tant an 
ciennes que modernes le verbe «être" ordinairement auxiliaire,, 
est défectueux , c'est-à-dire , que certains temps viennent d'une 
racine et certains autres d'une autre et se complètent et se sup- 
pléent l'un l'autre, comme en latin «esse" et «fuisse," et comme* 
on le voit eh français par les mots «est, étaient, sommes, fut, 
fûmes." ï) 

n en est de même en persan oti, à côté des formes du verbe 
«être *l, j^, (i>*^^, [*J^j «^' i-^»^ «*w, i est, im, id. end on a 
le verbe q>->^ bouden «être" qui n'a pas de présent mais qui 
avec son prétérit parfait et son aoriste contribue à la forma- 
tion de tous les temps composés. L'impératif en est {J^\j bach. 
Sing. p. 1 (O^ boudem je fus. A-àb bachem je sois, je serai, je 

serais. 
p. 2 i^^^ boudi tu fus. ^^\i bachi tu soies , tu seras ou 

serais. 

1) Ceux qui connaissent le sanscrit retrouveut rorigine de ces 
deux fonnei dans les racines as et bhu. • 



5d 

p. 3 .^ boud il , elle fat iXwL hached il elle , soit , sera 

serait. 
PI. p. 1 f»-J^>j-J houdim nous *i,*.*^Ij hachîm nous soyons, se- 
fûmes. rons, serions. 

p. 2 «XO^ boudid tous «Xi^^Ij hachid vous voyez, serez 

fûtes. seriez, 

p. 3 AJ>>jj boudend ils , i-JuCib bachend ils , elles soient , 
elles furent. seront, seraient ^). 

On Toit que le verbe qO^ bouden a formé son prétérit 
barfait d'après la manière de tous les autres verbes, manière 
Bloquée plus haut. 

Le prétérit imparfait j^àjUI S i3^ '>4^^ (hhekatet el hal ^^^^ 
fel mazy^ se forme en mettant avant le prétérit parfait la par- 
ticule ^ mi ou j^^*5> hemi p. ex. ^J^ mikerdem je faisais 
— c>Â^Vy* 5 ''^fi^ mirœft o migôft il s'en allait et il disait, 
il s'en allait disant. 

Le prétérit indéfini vijA-^ ^.^ ^^^jcL^JiS {el mazy ghaïri J^l^ 
Wmhhdottd) se forme en ajoutant le verbe auxiliaire «être" J, 
««, o^mI, j*j' iXjJ «AJi au participe passé d'un verbe qui est 
toujours formé en changeant la terminison ^' ten ou ^^ù den 
Ae l'infinitif en gJi tè ou eu ^ù de (voyez le paragr. Participe) 
p. ex. de ^^ù^ kerden faire, le participe passé sera rs:>S kerdè 
fcit, de ^jXi/' guère f ten prendre tSs^ guereftè pris; de ^o^ 
houden bo^ boudé été. Ainsi le prétérit indéfini de ces verbes 
sera. 

Sing. p. 1 j,l no^ kerdè em j'ai ^J lO^ 6(md^ em j'ai été. 
fait. 



1) On rencontre ches les poètes les formes çyi hevem (^^ 6m J^ 
heoed ou beuoed et *^ ftepiwj ^X>jy bevid «A>J^ bevend ou houoend pour 
^^» (.f^ '-^^> 1*^^ «•^^y!'^ et J«J^ 



6Ô 

p. 2 *8v>j^ kerdèt tu as fait. ^»^^ boudèï tu as été. 

p. 3 c;^»jwî sôjS kerdè est vi>-A>«t 8*3j-j houdè est il , elle 

il, elle a fait. a été. 

PL p. 1 *jl vôS' kerdè im nous *..j! ^iôyi houdè im nous avons 

avons fait. été. 

p. 2 lXjJ v^S kerdè id\ous tX.jt s^j 6oMi^ /(Z vous avez 

avez fait. été. 

^. S \Xi^ n^^S kerdè end lia, Ai' »ôj.i boudé end, ils, elles 
elles ont fait. ont été. 

narfait^ Le plusqueparfait ^^^^uis^.^\ ^5 ^..^isUit el mazy fel mazïj se' 
forme en ajoutant au prétérit parfait du verbe ,ml>^ le parti- 
cipe passé de tel ou tel verbe p. ex. -J^ 8j>j" kerdè houdem 
j'avais fait *ôj.i »^^ guereftè houdem j'avais pris. Le verbe 
,..i3^ lui-même n'emploie pas de plusqueparfait. On ne dit pas 
j.j^ »u>^ comme l'on dirait en français «j'avais été." 
Futur. Le futur se forme à l'aide du verbe ^^JJJ^ khasten ((Vouloir»: 
que l'on fait suivre de tel ou tel verbe de l'infinitif duquel ou 
aura retranché la lettre finale q n. C'est exactement comme en^ 
anglais on exprime le futur à l'aide du présent du verbe «will"; 
suivi d'un infinitif. Il est à remarquer que le verbe ^^J)i»M^j.s> n'a 
cette fonction de verbe auxiliaire qu'à l'aoriste. Dans les autres 
temps il a la signification de «vouloir" et «d'aimer, affectionner 
quelqu'un" et de «demander" ^). Voici comment il se conjugue. 

1) Dans cette dernière signification il est suivi de la préposition 
;1 ez et d'un régime p. ex. j*.Xavi^> jj;' Jvj poul ez ou khastem je Inm 
ai demandé de l'argent ^^ ^Lii! Jo ^ 9\jS>^^ meï khah o gol efcharr. 
koun «Demande du vin et répands des roses!» On rencontre dans des. 
prosateurs anciens le mot qX*«|^j» employé dans un sens analogue 
à celui que le mot » vouloir" a quelquefois en français (jï^^-^ 
Ou.y> \ii/^y^. [,J^\ ^ ô^ ci'^iîVA^ (AiJ>^. Khorouch kerdend sakht 
howl kè zemin hekhast derid. ««Ils poussèrent un cri terrible , tel que 
la terre (voulait) allait se fendre (Beiheqy. Ed Morley p. 129). 



61 



Infinitif ^— JLw|j_> khasten Impératif 8]^-3» khah ou s]^.^. 
bekhah. 

Prétérit parfait. 
3ing. p. 1 *J^*«|jj> khastem je voulus, 
p. 2 ^JC*»|jj> khasti tu voulus, 
p. 3 vii^-w]^ ^•Aas^ il , elle voulut. 
PI. p. 1 *-yC*wljj> khastim nous voulûmes, 
p. 2 iAaa*«1^ khastid vous voulûtes, 
p. 3 lAxxjw]^ khastend ils , elles voulurent 
Prétérit imparfait. 
3ing. p. 1 *Jowî^3-^/i mikhastem je voulais, 
p. 2 ^ji^^ySf^-A mikhasti tu voulais, 
p. 3 c>.A«i^i-^ tnikhast il , elle voulait. 
PI. p. 1 A-yCw-^^^^ mikhastim nous voulions, 
p. 2 vXyO**^^3»^.>o mikhastid vous vouliez, 
p. 3 vAaaa-j^j^ mikhastend ils, elles voulaient. 
Aoriste faisant fonction de verbe auxiliaire p. ex. avec le 
rerbe r\<->^ kerden faire. 

Hng. p. 1 (*^|^ khahem. ù^ l*^l>^ khahem kerd je ferai 
p. 2 ^^1>^ khahi. ù^ ^\^ khahi kerd tu feras, 

p. 3 y^\y=> khahed. ù^ 0^\^ khahed kerd il fera. 
PI. p. 1 j*x^i^ khahim. c>Sf,^]yi>khahim kerd nons ferons. 
p. 2 ,XjJ>\^ khahid. J>S ,XjJ>\y>- khahid kerd vous ferez, 
p. 3 ôJJ>\y>- khahend c>S ^\XS>\y>- khahend kerd ils, elles 

feront. 
Présent. 

Jing. p. 1 'j^^^s>^-A mikhahem je veux , 
p. 2 j^l^^ mikhahi tu veux, 
p. 3 ^>J>\y>^ mikhahed il, elle veut, 
PI. p. 1 *-^U.> -» mikhahim nous voulons, 



62 

p. 2 \XjS'^jS>i-^ mikhahid vouz voulez, 

p. 3 OJS>^^i>^gA mikhahend ils, elles veulent, ou, aimen 

Prétérit indéfini. 

Sing. p. 1 Jtùu.M^j3>' khastè em j'ai voulu , 

p. 2 *&X*«|^3- khastèï tu as voulu, 

p. 3 vi>~**«l *JCwî^-w khastè est il, elle a voulu, 

PI. p. 1 *ji xX*w5y> khastè im nous avons voulu, 

p. 2 (Aji xXjukI^ khastè id vouz avez voulu, 

p. 3 tXJi xLwîj3" khastè end ils, elles ont voulu, 

Plùsqueparfait. 

Sing. p. 1 *o^ iJuwlj-5» khastè boudetn j'avais voulu, 

p. 2 i_5i^ iJùwwt^ khastè houdi tu avais voulu, 

p. 3 c>^ iulAw^c* khastè houd il, elle avait voulu,' 

PI. p. 1 (*J^ «JLw,!^ khastè houdim nous avions voulu , 

p. 2 <Aji>^ iOû»<lj3- khastè houdid vouz aviez voulu etc.jj 

p. 3 lAJjjj »J)L*u\yjs> khastè boudend ils, elles avaient 

voulu , I 

Lorsque le verbe ^^-Xwt^s» signifie » vouloir, avoir l'inte» 

tation de faire quelque chose" le présent, le prétérit parfait, 

le prétérit imparfait , le prétérit indéfini de ce verbe doivent ! 

être suivis de tel et tel verbe que l'on met à l'aariste précédt 

de la lettre i be ou bâ p. ex. «jj ^[^^^a mikhahem bereveii 

*<^ji *JCwl^ khastem berevem »^ji *Ojj sJjJy^- khastè boudent 

berevem je veux aller; je voulus aller; j'ai voulu aller, j'avais 

voulu aller. 

Prétérit. L'impératif sL:> khah répété avant deux mots ou deux parties^ 
antérieur _ 

proposition signifie: soit, soit. p. ex. ^\ v[y=>^ qÎ »i^ khahon 

okhah in soit celui là, soit celui-ci cXjUj s|jj> l>^j n\^^ khah 

bereved khah bemaned soit qu'il parte, soit qu'il reste. 

Prêtent j^^ prétérit antérieur se forme à l'aide de l'aoriste du 



63 

erbe ry^ji précédé du participe de tel et tel verbe, p. ex. v^^S 
j^j kerdè bachem j'eus fait j^j^Ij nùJ^ kerdè bachim nous eus- 
ions fait. 

Le plusque parfait antérieur se forme à l'aide du participe 
■assé de tel et tel verbe précédé du prétérit antérieur du 
orbe ^^^'^ c. à. d. de *Jii\j s^^j boudé p. ex. *-ilj nù^ nôS jS\ 

■er kerdè boudé bachem. En supposant que j'eusse fait. Ce 
eraps est rarement en usage. 

H est encore un autre verbe auxiliaire qui sert à former le 
«ssif des verbes persans; c'est le verbe rj^J^ chéden »deve- 
lir," dont voici la conjugaison. 

Infinitif q^A-w châden — Impératif _^ choio. 
Prétérit. 
ling. p. 1 mXjù:, chôdem je devins, 
p. 2 (_$Oyjii cJiôdi tu devins, 
p. 3 lAii chôd il, elle devint. 
PI. p. 1 (*jiA-i chôdim nous devînmes, 
p. 2 iAjA^m châdid vous devîntes. 
p. 3 AJA^ chédend ils, elles devinrent. 
Aoriste. 

Sng. p. 1 1»^ chevem je deviendrai , devienne. 
p. 2 [jy^ chevi tu deviendras deviennes. 
p. 3 ùyXù cheved il , elle deviendra , devienne. 
PL p. 1 Jtjiyù, chevim nous deviendrons, devenions. 
p. 2 <Ajyi chevid vous deviendrez, deveniez. 
p. 3 A3j-ii chevend ils , elles deviendront , ou deviennent. 
Présent. 
BÎBg. p. 1 (»yij^ miehevem je deviens, 
p. 2 (^^^^^ michevi tu deviens, 
p. 3 Jj-i -^ micheved il devient 



64 



PI. p. 1 *.j^^^ michevim nous devenons. 

p. 2 iAj>^^^ michevid vous devenez. 
p. 3 (AJ^jc^ michevend ils, elles deviennent. 
Prétérit imparfait. 
Sing. p. 1 *Jui ^ michâdem je devenais. 

p. 2 (^Axi 1^^ michâdi tu devenais. 

p. 3 lA-w ^j9 michôd il, elle devenait. 
PI. p. 1 («.J^Âi ^^ niichôdim nous devenions. 

p. 2 (AjlXw ^/o michôdid vous deveniez. 

p. 3 lXJlX^ ^^ michâdend ils, elles devenaient. 
Et ainsi des autres temps en se conformant aux règles de h 
formation des temps expliquées plus haut. Le participe pass< 
du verbe ^^yXXi^ qui est siXii cMdè sert aussi à former le par 
ticipe passif p. ex. vi>-.w! siA-Xi iOLixi' kéchtè châde est il a étt 
tué. lX-ùL slX.^ iwoixy kéchtè chôde bached il aura été tué. Oi 
emploie le présent ô^ ^^ micheved dans cette phrase d'ui 
usage journalier nS ôyi:Kj..A (ja^ arz micheved kè je dis donc 
que... littéralement: il est représenté que.. . à 

Outre les verbes auxiliaires énumérés plus haut il faut men 
tionner les verbes qu'on n'emploie que dans la troisième per 
sonne du singulier de l'aoriste, du prétérit parfait et du pré 
térit imparfait. Ces verbes sont i-XjLj baïed et LXj'L*-y« mibaiec 
il faut c>-»**jlj baïest et c>*.>*olj ^^ mi baïest il fallut, il falla; 
et le verbe qui le suit perd le ^^ de l'infinitif p. ex. iA--j' 
ow»*Jîi.> baïed danest il faut savoir. Quelquefois dans le langagï 
usuel on met lXjIj après le verbe et alors celui-ci conserve sf 
forme d'infinitif p, ex. iAjLaj ^ô-. zeden nebaïed frapper, il n( 
le faut pas, pour ù\ AjLo. L'infinitif en est ^JC«*oIj baïeste* 
«falloir,» mais les autres temps et personnes ne sont guère en 
usage. Le verbe iXjUv chaïed il convient, il sied, et <^il M 



65 



leutB n'est guère employé que dans cette forme; l'infinitif en 
;st ^yO*u'ui chaïesten convenir. 

Le verbe .._JC.j>»*J|jj tevanesten pouvoir, s'emploie aussi im- 
)ersonnellement à la 3^"'* pers. sing. de l'aoriste et du présent 
Jôlp' ^a mitevaned et tevaned et encore plus souvent sous les 
ormes qI^* tevan et q'^' ^^-a mitevan, mais le verbe qui le 
uit perd le q de l'infinitif p. ex. o^ <A_5L_j tevaned houd il 
e peut. Ci*— ikXy ^J^JLi netevan gôzecht on ne saxirait passer, 
ranchir. — ii>.-àLj .-^y^ netevan taft on ne peut pas trouver. 
kJwJ w^ixjw «y o..^ o'^^ uS-ilc («-ii^. »0n ne peut fermer 
38 yeux de l'amant pour qu'il ne voie pas sa bien aimée 
a'di" 1). 

Tout ce que nous venons de dire s'applique aussi bien aux 

erbes actifs qu'aux verbes neutres et la nature d'un verbe n'influe 

a aucune façon sur la manière de le conjuguer. Il en est de même 

'une catégorie des verbes qu'on appelle causatifs et qui en fran- 

ais sont formés par l'addition du verbe faire p. ex. faire raar- 

er, faire asseoir, faire écrire etc. Ces verbes se forment très ré- 

ulièrement d'après la règle suivante: à la forme de l'impé- 

itif sing, d'un verbe primitif on ajoute qA-sJÎ aniden quel- 

oefois abrégé en Qv>à' anden p. ex. de qiAa*-jJ tersiden craindre 

mp. ^j<,j" ters on forme l'infinitif q^XxJL««j-j tersaniden faire 

i raindre c.à-d faire peur , effrayer ; l'impératif de QvXoLwJf sera 

,. | 1 . ii«««. V tersan et l'on saura toute la conjugaison de ce verbe 

;i uisatif. Voici quelques autres exemples: ^Aa**.. residen par- 

BBir, arriver, Imp. ;_w^ res, le verbe causatif sera ^A-kJL_*wj 

1 *çaniden ou qAjLw^ reçanden faire arriver, faire parvenir. — 

jjj periden voler (latin »volare") Imp. j per vole, causatif 

{Xxi^jjpéraniden faire voler, lâcher un oiseau; chasser les 

) Ichechmë 'aachéq netevan besl ke nachouqa nebined. 

lÉ > 



66 

moustics etc. — ^^yL♦^a-i gôrikhten fuir Imp. jiS gôriz fuir, 
causatif ....A-oIij.'^ gôrizaniden faire passer des marchandiseî 
en fraude (synonime de qiA-oLiÀ^^). 

La langue persane d'aujourd'hui ne saurait soutenir la com- 
paraison avec les autres langues anciennes ou modernes , et encore 
moins avec l'arabe, sous le rapport de la richesse en verbes, eî 
non seulement les dictionnaires purement persans n'offrent poin 
de verbes qui correspondent à un grand nombre de ceux dei 
autres langues , mais encore beaucoup de verbes purement per 
sans qu'on rencontre dans les auteurs anciens sont tellemen 
tombés en désuétude que celui qui s'en servirait aujourd'hu 
ne serait compris que par les savants^). Depuis des siècli 
déjà, pour remédier à cet appauvrissement de leur langue , lô 
Persans ont jugé nécessaire de former des verbes à l'aide de 
noms d'action arabes joints aux verbes persans ^^^^ kerde, 
faire ^y^^J> fermouden dire , et , ordonner ^^s>Im sakhten faire 

1) Cette observation ne s'applique pas seulement aux verbes, ell 
est applicable aussi à presque toutes les autres parties du discours 
au point que les éditeurs persans des auteurs persans, même de Tepoqu 
de Sa'di et de Hafez , se voient obligés souvent de mettre en marg 
le mot arabe usité aujourd'hui à la place du mot purement persai 
Quelques littérateurs persans de nos jours, mus par un sentimen 
patriotique , fort louable , du reste , ont essayé de retourner au persa 
pur en remplaçant tous les mots arabes usités par les anciens mot 
persans. L'un d'entre eux a écrit une histoire générale de 1 
Perse d'après ce système et y a réussi, seulement, il est forcé d 
se mouvoir dans un cercle très restreint de phrases, et en effe 
sans le secours des mots de la langue riche et nuancée des Arabe 
il lui eut été impossible de rendre d'une manière comprise de tou 
une idée abstraite, on des termes techniques quelconques. Celui , pa 
exemple , qui au lieu du mot arabe u.*-«~A-b tabib «médecin» emploierai 
sérieusement le persan t£X.wjj pé^ecAÂ;, ou qui, au lieu de dire i-^t^LÂ; 
^ôzr âvdrd dirait 0^\ u*^^ pouzech âvôrd exciterait le rire de l'assis 
tance. 



67 

endre tel et tel .^^'^^ nômouden montrer QiAjo^jyS^ giierdaniden 
aire devenir ..ô^ôJ^ guerdiden et ^J<J:^^ guechten devenir, 
ans compter les verbes q^^ bouden être, et ^^Oci> châden devenir, 
n ne sera pas hors de propos de faire observer ici que les 
erbes q^-^, O"^ ^^ O^^J^ ^°^* précédés ordinairement d'un 
om d'action arabe, tandis que ^^yci>U«, q>Aj>>j?, i^y-ci^, qcX-ôî Jy , 
•A-ii et ^^\^^ sont précédés d'un adjectif ou d'un participe 
rabes ou persans, p. ex. q'->4' o'wixii eltefat kerden o>.*s>-* 
jO S merhhœmet kerden ou q^>j^ j o>.*:>yo merhhœmet fermou- 

m accorder gracieusement quelque chose — o^j^ ojù' te^ar- 
)f kerden faire un cadeau — rf^"^ vi>s^bL« melamet kerden 
[amer — im"^*^ U^***^^ tahhsin kerden ou qO'J' v^ÀJJtj ta'arif 
irden louer, faire l'éloge de... — o^jf ^.-àAS^ v as f nômouden 
Scrire — 0"^;^^ v-âj~^' techrif avârden honorer quelqu'un , ou 
1 lieu, de sa présence — ^;)'^j^ ?^7^^ ekhtera^ kerden inven- 
ir, faire une invention rj^^ ;V^ teçavvôr kerden s'imaginer, 
I figurer telle chose. — ^^^:>S éJ terk kerden abandonner , quitter 
- ^-jO^j^ Jij 5-îa3 qafé nazar kerden renoncer à... — >»jUjo>-' 
P^ edjténab nômouden éviter. — On dit néanmoins fJ>^ 

ÏiS khali kerden faire évacuer, — cy^j^ ^^^ zaïé^kerden 
dommager. On dit ^JC^L*- J^jùi K^***^ kecira chad sakhten 
ijouir quelqu'un QjcAJ'jyT <:>y,^s> khochnoud guerdaniden satis- 
ire, contenter ^-JA•<i^ o'*^^ hhaïran guechten devenir stupéfait 
<!>yAJ o-iw* môcherref fermouden honorer. 

De plus, avec les noms d'action et les participes arabes de 

verses formes , accompagnés du verbe imiA.^ on forme des ver- 

5S passifs p. ex. i3^-ix-y« Ju«jt>l**! esté'mal micheved on emploie 

--y* J.^*jtxA«^ mostà'mel micheved est employé. 

1^ Le verbe quXx! ameden venir, servait autrefois beaucoup plus 



68 



fréquemment qu'aujourd'hui à former des verbes impersonne 
et des verbes passifs et on l'employait là où. l'on se servirait e 
français de son" p. ex. c>jw! «lX/s! slXjv^ didè amedè est, on 
vu ceci et ceci iAjÎ 8.>j^.Î Î^i^j veïra azmoudè aïed. Il faudra 
le mettre à l'épreuve iAj! aiAiLio ij" lA^L» c^Oj Cff^ ^ ^* tchoiin 
vaqt bached tara nechandè aïed afin que, le moment venu, tu 
sois placé, on te donne une place. j 

Bien que l'arabe fournisse sous ce rapport le plus ricW 
contingent de secours à la langue persane, les mots pureraeii 
persans servent aussi à former de ces verbes composés p. ex 
^^J î«Aaj peïda kerden trouver, produire, découvrir ^y>S bl 
reha kerden quitter , délivrer , se dépouiller de . . . q^j^ 
nabina kerden rendre aveugle, aveugler. 

Il ne faut pas confondre le rôle que jouent dans la fa 
mation des verbes persans les quelques verbes enumérés plus hau 
avec l'emploi de certains verbes qui, joints à des substantî 
ou à des adjectifs , servent à former un seul verbe. Au nomb 
de ces verbes on peut compter qlXxI âmeden ^^o j hôrden pori 
^^yCib dachten avoir quXjP diden voir ^A-yii/ kechiden tirer 
^y>\ zeden frapper r\'^)>f^ khorden manger, consommer, joui 
Qi^to daden donner ^^oUsî ôftaden tomber. Tous ces verbes per 
dent dans la composition avec des substantifs ou des adjectifs par 
dent leur signification primitive et forment des idiotismes. Ains 
QiA.*! «XLvwu pecend ameden être agréable, agréer à quelqu'ui 
Q'^y} o'^ ^wemaw hôrden , penser , croire , s'imaginer ^-x^cilo Ij 
rêva dachten se permettre telle chose qi-\.j>3 c>.â:s^ mehhnet didet 
éprouver des peines Q^X^-cisS" u>~*— ^ zahhmet kechiden prendr< 
de la peine ^^ù\ iuL*.À5ï- tchômhata zeden s'accroupir ^^ù-. ^ de»' 
zeden parler Q'^^^^ ^t*« serma khorden prendre froid vi;^.,*^ 
Q>3^^> chekest khorden être mis en déroute q^^»^ ^^j tcn dadei 



69 



)nsentir ^ob y. rou daden et q^^Us! ,^Uj< ettefaç[ âftaden se 
ïncontrer, avoir lieu. 

Il est encore une autre manière de former des locutions à 
lide d'un verbe persan et des substantifs ou des adjectifs arabes 
i persans p. ex. ^^JCiiÎJ ijL> djaïz dachten se permettre telle 
lose QwX— Jv> «— >Jya sevab diden trouver bon, juger à propos 

.4^ c^'-é-yx ghanimet chomérden profiter de . . etc. 

Lorsqu'il s'agit d'introduire la négation dans un verbe, il 
£Bt d'y attacher au commencement la syllabe i ne qui avant 
5 verbes commençant par un I se change en -o p. ex. J>-xi 
bord il ne porta pas (t^l^ ^c^ nemi khahem je ne veux pas ; 
«Lo néîamed il ne vint pas. 

Dans les auteurs anciens on rencontre la négation i avant 

lettre j du prétérit parfait p. ex. AJuCi-IJ^Xo nebegâzachtend 

s ne laissèrent pas," mais cet emploi de la syllabe j avec 

négation n'est plus en usage. 

Le tableau suivant de la conjugaison de quelques verbes 

rmettra d'embrasser d'un coup d'œil toutes les formes et 

vira de modèle à tous les autres. 



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Irapérutif. prétérit pr.rtait. 



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prétérit indéfini. 



prétérit imparfait. ptusqne parfait. 



76 



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plusque 
parfait. 



Futur. 



Futur antérieur. Sub- 
jonctif conditionnel. 



77 



§ 6, Le Participe. 

Dans la théorie des grammairiens arabes la partie du discours 
que nous désignons sous le nom de participe s'appelle nom; 
seulement, on y distingue le nom de l'agent J^j:l5 *-»«' esmé 
fa'el et le nom du passif <Sy^ (**-' €smé mafoîil. Cette dis- 
tinction, du moins quant à la forme des participes, n'est pas 
astreinte, en persan, aux règles aussi précises qu'elle l'est en 
arabe ainsi qu'on le verra plus loin. 

Nous divisons les participes en participes présents et en 
participes passés ; ces derniers sont souvent aussi des parti- 
cipes passifs. 

Le participe présent est, ou inséparable d'un substantif qui 

est virtuellement son régime, ou il en est séparé. 

Le participe inséparable est le mot qui constitue dans cha- Participe 

présent in- 
que verbe la 2 pers. sing. de l'impératif de ce verbe. Quel- séparablc 

ques auteurs européens le considèrent comme la racine, comme 

le thème du verbe , mais quand on considère ses fonctions , on 

ne peut y voir que le participe qui en arabe est désigné sous 

le nom de J^li *jwt esmè fa'el. Ainsi quand on dit ^^yi^'^ -.1, g-^ 

djehan aferin «créant le monde" c'est exactement comme si l'on 

disait qI^ =3jJJjSÎ aferinendèi djehan en se servant d'un auLra 

participe présent en sAJ' endè du même verbe, sauf que ce 

dernier doit précéder au lieu de suivre le substantif. 

En voici une autre preuve. Lorsque les Persans traduisent 

mot à mot les paroles arabes du Koran, des Traditions ou 

des Légendes, ils se servent du participe en bAjî endè là où 

8 se serviraient de ce que nous appelons le participe insé- 

arable, si au lieu de traduire, ils composaient originairement 

la phrase en persan. Ainsi p. ex. en traduisant cette phrase I^jI ^j 



78 

(^»xi..*i! /«.iAiS on traduirait mot à mot en persan 8(AÂjL*«. ^^\ 
*LJt^-j eï reçanendèï peigham o porteur de la nouvelle! dont 
l'équivalent serait exprimé ainsi qLw. (•Lx^j ^\ eï peigham reçan. 
Le mot, par exemple, -Xm ^i>xLw sà'atsaz ahorloger,» est, au 
fond, pour ci-^l.*" *8lXJ;La« ou L,^L>w sazendeï sa'at ou sa'ath 
constructeur de montres. 

Il est donc incontestable que le mot qui est l'impérati; 
d'un verbe sert en même temps toujours , et sans exception di 
participe présent. 
pTésenr ^^ participe présent séparable a deux formes. 
separable. JJuu est formé de l'impératif d'un verbe par l'additiofl 
d'un Elif \ ou d'un L ta p. ex. \jS gouïa qui dit; î^. rêva qui 
marche, qui va, qui a cours Ij»^^ djouïa qui cherche p. ex 
Ji,.m\ i^[>y-^ ç-bjJD i^^\ "bJi ala eï toutyiè goinaié esrar , tcMJ 
perroquet révélatrice de secrets. *-iL4->io c>^_a<\;o {^\>»j->- «AiPI 
hendè djouïaïè sohhbeté choumaïem je recherche votre conversa- 
tion. Cette forme du participe n'existe que pour un petit nombre 
de verbes. 

L'autre participe présent se termine eu qÎ an ajouté à la 
forme de l'impératif. Cette forme aussi, quoique plus fréquente 
que la précédente n'existe pas non plus pour tous les verbes. 
En voici quelques uns: ^^lXi chaïan convenable, qui sied. qI^' 
éfian qui tombe .•«'«^•> khizan qui se relève q'^j revan courant 
Ql.iÀJr gôzeran passant, passager, éphémère q'^jCJ negueran 
qui regarde, ^'lilj nalan gémissant, im^^^ khoran qui mange, 
qui dévore QlJ'I^i- khahan qui aime, et, qui veut, qui désire. 

QLjk> djoK/ian qui recherche r}-?.»f>- i3-^;f<". c>.Ji-f<- (^^ Eï dje- 
hanet he mehré del djouïan (Anveri) toi que l'univers recher- 
che de toute son affection. 

Quelques verbes joignent à la forme du participe insépa- 



I 



79 

able la syllabe q' et cumulent, en quelque sorte, deux formes 
I. ex. ..[jS iAjlXçj tehdid kounan (Anveri) faisant des menaces, 
lour ^.S AjtAiJ tehdid koun. qLjjhjij nà'rè zenan poussant des 
ris pour ^;^38J*j naVèzen. Il y a seulement cette observation 
, faire que la forme qI dans ce cas implique un présent plus 
irécis correspondant presque toujours au participe présent fran- 
ais en yant." 

La troisième forme du participe présent séparable est celle 
[ui se termine invariablement en blXjI endè et qui résulte de 
addition de «lAi! endè à la forme de l'impératif p. ex. de 
fiS faire, Imp. ^^ kotm, on fait le participe présent k\XJjS 
ounendè^ de ^yCiiAÏ' gôzechten passer, Imp. .lXÏ' gôzer pa^-tie 

i.i-Xi gôzerendè qui passe , passant — de ^^JCs. rœften aller, Imp« 

row , partie, près. stAi»,. revende — de ^V*4?^ nevéchten écrire 
mp. jjM-jyi nevis partie, prés. sA-Lwoy nevicendè qui écrit — 
e ^yUilo dachten avoir Imp. .\:> dar partie, prés. «Jù.î^ darendê 
ni a, p. ex. VjSô<J sslXj.'o darendèi tezkerè le porteur de ce 
asseport etc. 

Cette forme est la plus générale; elle existe presque pour 
nifl les verbes et la manière de former ce participe est, comme 
B vient de le voir, des plus simples. 

Tous les participes de cette forme sont souvent employés 

mme substantifs p. ex. *-(c i^.^y^ Ql^(AÀ..v«_jfc_i nevicendègane 

narikhé aalem , ceux qui écrivent les annales du monde. aJo.o 

\Jis> 5 »^tJ 3 ^'■^j^ 3 derendè o tcherendè o perendè o khe- 

hndè les carnassiers, les animaux qui paissent, les oiseaux et 

PS insectes (qui rampent). 

Le participe passé n'a qu'une forme ; elle a invariablement Participe 

passé. 
i terminaison en » non aspiré mis à la place de la finale .. 

" l'infinitif. Ainsi, de ^>L< sakhten faire q'^j^ kerdm faire 



80 

.JC^'j» danesten savoir q>>jJ bouden être iM"-^ chôden devenir 
^^JjjJyà> rchasten vouloir ^^JC*wL> khasten se lever q^v^T âçouden 
se reposer qlX^! âmeden \emr,^^JLùf^ gdzechten-pa.BBeT^X:^\ Xs 
gôzachten laisser, on forme, en retranchant la lettre q les par- 
ticipes passés de ces verbes »i^ houdè été «lX-îi cA<^(?è devenu! 
\X^Lw sakhtè et aj'^ A;er(Z(5 fait, ïCasÔÎJ) cZawes^è su \Xa«^^ khastè 
voulu *JC.A«Lj>- khastè levé sl>j-^! açoudè reposé; «lA-xî a^nedf 
venu >.X.i;Ài gôzechtè passé xX^^^X? gôzachté laissé. 

Nous avons accompagné les participes passés persans desl 
mêmes participes français, mais en persan comme en françai 
ces participes sont dans certains verbes des participes passé 
seulement, tandisque dans d'autres ils peuvent servir aussi d 
participes passifs. La règle suivante peut servir de guide poui 
distinguer les uns des autres et les employer en conséquence. 
Lorsque le verbe est neutre, le participe passé n'est jamais 
passif p. ex. »i3^a»«Î açoudè a^X-yw. recidè «JC/*^-i'(3 danestè sA^jJ 
didè ne s'emploie pas dans le sens passif de: reposé, parvenu 
su, vu, mais il doit être traduit par: qui s'est reposé, qu; 
est arrivé ; qui a su ; qui a vu. Mais dans les verbes actifs if 
participe passé peut aussi être passif et alors, pour qu'on ne It 
confonde pas avec le participe passé de l'actif, il faut ajoutei 
le verbe ,..«Axi chôden ou »A^ chôdè. Ainsi les participes ^d^ 

kerdè et xùiXù^ nevechté sont passifs dans expression •jy>voJ' i 
lXù ^^U-i^^ ez kerdèi khod pechiman chôd il se repentit de (s 
fait) ce qu'il avait fait ') Oj }. »J^_yi nevechtèra zed il biffa ce 
était écrit; et il est actif passé dans cette phrase v<j>S *^.>oî1 

1) On peut toutefois considérer le »^y kerdè. comme un substanl 
En nommant plus haut le participe »lXa.**i. recidè on ne tient auci 
compte de son autre signiBcatiou qui est celle de »mûr" en parlajS:! 
des fruits. 



81 

."v-vi ^ (jU-yio cjA^^ ez ontchè kerdè est pechiman micheved 

1 se répent de ce qu'il a fait. Dans le verbe Q_XJi^ kôchten 

lier gJ^^ kôchtè »oelui qui a tué," s'emploie aussi pour »tué" 

ce participe passé devient à l'occasion, comme tant d'autres, 

substantif avec un pluriel en ^JS gan p. ex. ^ J^ ...UsJoiJ' 

:'utègané Kerbela les tués de Kerbela. Lors donc que l'on veut 

uéciser le sens passif d'un participe on doit introduire le verbe 

..wVwii et dire vO^ »JJmS kâchtè chôde etc. A cette occasion on 

era observer que, dans le Chahnamè de Ferdowci ou ren- 

ontre le mot 8>>j dans le sens de «captif' et on serait porté 

le lire hôrdè et à le considérer comme le participe passif de 

yiji bôrden «enlevé." Il n'en est rien: il faut prononcer re 

lot berdè esclave. — ^Xài-lm sakhtè qui a fait, s'emploie aussi 

ans le sens de «fabriqué" (c yjAA) opposé à » naturellement 

I nu." Yoici d'autres exemples de ces emplois du participe 

-6 ou passif: KU jj^ vi^^-w^Aj v<>h ^1 Eï dadè be desté hedjr 

i'ira toi qui nous as livrés entre les mains de ta longue ab- 

^n^e — ThXJi &A<^j »0^ Jum sefer kerdè pékhtè chédè c'est un 

urae qui a voyagé et qui a mûri (proprement »cuit" et qui 

t plus J.L3- kham cru). Mais d'un autre côté on lit dans 

iMi lX-î; O^"^^) iw.x3'^.-w ^1 On soukhtè ra djan chéd l'âme 

liappa à ce (papillon) brûlé — ai>j^.U ;«ar ^mc2;ïW piqué par 

M serpent On dit: sJ^ y^jpeder môrdè dont le père est mort 

*-■=>>*>» ,Aj peder soukhtè qui a brûlé son père (terme d'injure) 

*-j JLi chetab zedé affairé , pressé bvXjvAjL^ ^ »-^>^^ pâkhtè 

'Ijehan didè mûri et ayant vu le monde iuLs^olj napôkhtè qui 

pas été. cuit à point. OJi\yS>ù q1 .4,. g a mehmané nakhandè 

ùte non invité. «JC***^ khœsté fatigué de ^JCm<3" khœsten être 

essé, et, blesser, et être fatigué. Le mot *JC*m[^ khastè est 

ussi un substantif qui signifie ries biens, les richesses." 

6 



82 



§ 7. L'Adverbe, ui-^ hharf. 

Les adverbes , en persan , peuvent être classés en catégorie 
suivantes: 

lo Adverbes des temps: présent, passé et futur, ou san 
temps déterminé, tels que: '^Lï> (ar.) ^\ alan (ar.) ^^^^ kenoui 
et (Mv^i^' eknoun (pers.) maintenant. — jjyol emrouz aujourd'hu 
.jyO dirouz hier — L-^^xi.^! emchœb oe soir ^.^i^jp dichœb hier soi 
«IXiL^ii chehangah nuitamment \^k iûL-ii chebanè rouz nuit e 
jour \») j -j perirouz avant- hier JL*s^l emsal cette année-ci ,L 
^ar et JLw^Lj parsal antan , l'an passé. .Lo pïVar l'année avant - 
'l>3 /erc^a demain b3 ,jm_i i'^s /ert^a après- demain ^) — \J^.-;.pi' 
précédemment — si^. x*^ ^emè row^;^ chaque jour *J'uw- «.♦P ^e/ 
sa?^ tous les ans — »Jisj^ hemichè et «a^v*^ hemvarè toujoui 
*Jj> daim (ar.) pour (Ujb) et *'iA/« inôdam toujours — ><^^j^ 
peïvestè continuellement, sans cesse — JL^ ^ /(?Z ^a^, (ar.) L 
fowrœn (ar.) et ,^! ^5 /^^ Z'^'^'' *out de suite — ^^>-^>J ^^w< 

dret rarement — y^pôr '^) souvent. LJLc qalebœn (ar.) et olSj! ',^ 
ag-Z^ô OM^ja^ (ar.) la plupart du temps. — J>5j zoud et lXJl> rf;> 
et liULç- tchabôk vite — yp cZ/r tard — ic^^ ya^î et »l5 i 
</aA gah quelquefois — ^_^l^ »Lii gah begahi de temps I 
temps 3) sLi est quelquefois abrégé en »j^ ; slX:! ôngah alorsl 

1) On remarquera que la proposition \jtt.i pes ne prend pasi 
d'ezafet et que l'on ne dit pas pecé ferda bien que loy s'emp| 
quelquefois comme substantif p. ex. dans le sens de «lendema 
;•). Qt^_5tt>J ferdaïé on rouz le lendemain de ce jour là. 

2) Peu usité aujourd'hui dans ce sens, mais employé autrefois, coi 
dans ce dicton cS'ww^ O^J^ Jv '^ O"^ -^ nekou kerden ze por ke 
est «On fait bien à force de le faire souvent.» 

3) Un dicton persan dit ^AJÂ^ji' vi>-%J ^^ »Li ^Lo j 
j^-^-La/ôj^ morg o mahi gah begahi, gouchté gdsfend her sabahhi>. 
volaille et le poisson de temps en temps , la viande de mouton 
que matin. > 



83 



ç^xil^ vonguehi et dans ce cas là — j«A*^^ dembedem d'heure 

heure ^) •o ^^y^ hetnin dem à l'instant même — ^J> her- 

uez jamais — ^^ keï quand? — ,^^\JJ^ tchendi un certain 

ps — bL?Ij nagah et ■m'-^Ij naguehan soudain, -.yj^ henouz 

ore , et , pas encore ^). Dans quelques mots arabes qui de- 

ent telle partie du jour on ajoute le ^ p. ex. ^^\x>o sobhhi 

matin (^^^ zohri à l'heure du midi {^yac ^asH dans l'après- 

idi (de ^^^ ^,ya£). 

On remarquera que certains adverbes ont, comme les ad- 

crifs, un comparatif p. ex. Ji^jj ^owtîter plus vite J*_o dîWer 

us tard JC^Î^ k^œmter moins. jJOiXxj bichter davantage. 

2^ Adverbes de lieu, avec ou sans mouvement, avec ou sans 

! rogation 'u;^UjI indja ici Lrpî ondja là — S kou et L^vT koudja 

^^ qM ez on taraf y**^!; zonsou de l'autre côté — r*^h 

■ r un peu plus loin (c'est un vieux mot, contraction de 

- qI;) — y*i ^^yi^^\ ezinsou et \^Jû ^^\\ ez in taraf de ce coté-ci 

.-> dour loin tilu^jj nezdik^ près î As»- (Z/o(/a séparément !jc>- 

> ((;d(/a rfy<J(ia et \yM\yM sevaseva séparément, on à un .-35-0 

'n au dehors, q»»-^ deroun dedans, 8.1x5' kenarè à part. 

>' Adverbes de quantité .■'-jy*o besiar et q'^^j-s feravan et 

.>3- fc/teïr/ beaucoup, <i)jùl andek peu jc*^ tiVj FeA; Arem/ i^,Jo ti5v-j 

/'/<ir/ un peu */ A;'fl5w peu ^^^ii-o ôicA avec le comparatif JCAaj 

-r plus, mais on l'emploie aussi dans le sens du comparatif 

I] ^»<Aj ^>Xi *vXj |0 tlem be dem bedem bedem > de moment en mo- 

t sonfBe avec un soufflet." 

Les poètes abrègent quelquefois jyJ> en ;*J nouz. De plus on 

iDtre Teipploi de yJ*^ henuuz dans le sens de » déjà," mais alors 

•rbe auquel il appartient n'a pas de négation. Dans ce sens ce 

est tombé en désuétude et n'a été remplacé par aucun antre, 

les Persans se rendent difficilement compte de l'emploi du 

français vdéjà" dont ils ne trouvent aucun équivalent dans leur 

le usuelle. 



84 



sans ajouter J' ter p. ex. ,jii.o i^ {J*^i ^^^^ ez plch plus que pai 
le passé. L'adverbe -«.^ k'œin s'emploie aussi sans J> avec h 
signification du comparatif p. ex. ^\-.\ ^^ Oj.A cheved k'-œm ez ôt 
sera moins que l'autre — rj^i^ f^^^^'^ ®* O^t'^ afzoun davan 
tage. — Lo.Li barha plusieurs fois — ,1j tiLi une fois — .L^o doubm 
ou iutsJ^jO doudafa ou xxjyo 5^3 (?om mertebè denx fois. — (^j 
6ari au moins (c'est le mot .L 6ar fois avec le ,^ d'unité). X). 
diguer encore XjvXw sediguer (pour Xi^ix*-) troisièmment. — : 
haz de nouveau , encore — y«o &es assez ^). lXà:>- tchend combien 

Lorsque AJL:^ employé dans le sens de «quelque" précèd 
un substantif, ce dernier ne subit aucun changement p. eî 
xji^ \Xis^ tchend kelimè quelques mots, mais lorsque (A_À_; 
est mis après le substantif, celui-ci prend un ^_5 ou un s p. e: 
jy.jLss- v3.;J>- hharfi tchend l\>Â5> s»^ kelimèi tchend quelqu» 
lettres , quelques paroles. — QtiAx:> tchendan et ^^.^.XJL:;^ tchendi 
tant. x^îwXx=s- tchendankè s'emploie dans la première partie d'u, 
proposition dans le sens de «quelque" p. ex. ^O-T ^^*^ ».^i\Jk^ 
,,:^^IJo J>yM tchendankè sà'ï kerdem soud ne dacht quelque effg 
que je fisse il n'en résulta rien. Mais xîoivAx:^ est plutôt 
une conjonction, 

^saP hitch rien. Ce mot est, en réalité, un substantif qui si 
fiait, comme en français, dans l'origine «chose" et ce n'est qu'a 
la particule négative i et xi ne ou avec la particule prohibi 
/) me qu'il prend la signification de «néant". Ainsi on dit 

*LX.AÂ/iiJ hitch nechenidemje n'ai rien entendu ^x^ a^*^ hitch ma 

r ** -^ Kit " ->, 

1) Le mot (j*«J hcs paraît être un reste du verbe, autrefol 
usage , i')<-^^^ beciden suffire ; on en a une trace dans le participe »i 
becendè qui suffit. Bes précédé de 5 s'emploie à la fin d'une ph§ 
dans le sens de «seulement" p. ex. (j**^ j ftXk^ ^^ *J ne menjjp 
tem les ce n'est pas moi seulement qui l'ai dit — « U^-y ^~ ^ 
peut se traduire par: »pour avoir tant fait que"... ^ 

m 



Ô5 



dis rien, mais on dit lA-ib {j'J':>- »^ c5^\y-»* **^ hitch che- 
kè tchenin hached As-tu entendu dire qu'il en ait été ainsi? 

tefois dans les composés il n'a que le sens négatif s.lX^wk^ 

'tkarè un désœuvré et y*jC^^ hitchkes personne. 

4o Adverbes d'affirmation et de négation j-ç=> kJmr non ^^ 
|e« et xj ne (séparés) ou i ne (attaché au verbe). On réunit 
uvent les deux jAi>xJ ne kheïr non , pas du tout , non , ne. 

La négation sous la forme de 'j n'est jamais séparée du sub- 
rantif ou du participe p. ex. eSycli namerd (terme d'injure) in- 
igne du nom d'homme (j-J^li nakes un homme de peu. »i^]^l3 

flkhandè sans avoir été appelé ou invité. i.>«v*J lùLwî^lj îi>3- S\ 

L, . \ 

yguer khoda nakhastè bemired si, ce qu'à Dieu ne plaise, il 

tenait à mourir — b^s» Ij 8Î^_3» khah na khah bon gré mal 

jré (en latin volens nolens) (A la rigueur Ij qui répond aux 

iarticules inséparables françaises lin" ou »im" ne devrait pas 

le compté parmi les adverbes) mais cette particule donne le 

> adverbial au participe auquel il est accolé) — ^^ beli (pro- 

jiicez balè) Oui, plait-il? me voilà! — ,^j\ âri (affirmation 

~ accentuée) oui, assurément — iJlJ' (ar.) albettè certaine- 

it — fjj(j> heraïné assurément — vii*-w«,^ dôràst oui, c'est 

a. — o-u»*!. rast vrai ^ ^Xax k:^^, rast mi gouti tu dis vrai. 

~<>^) ahestè doucement, ou, à vois basse, ijij^ U*:^-^ khoch 

■h doucement (remplacé aujourd'hui le plus souvent par le 

ture ji^. iavach) yX.iij.i> dV-i-j^- khochek* khochek*^ et ^è^^ 

^ nermek^ nermek^ (avec la forme de diminutif) tout dou- 

ement p. ex. dans ce vers de Qaani: -j; *-y**J vi^^j-J *i^j-i 

-s^w» Q^ nermek^ nermek^ necim ziré gôlan mikhezed tout 

loettement le zephir se glisse sous les fleurs. 

")" Adverbes de position p. ox. jjJjj rouberou face à face en 

?5, rouhem ensemble, en un tas — j^>-^. iekser à la fois. 



86 



-jtj beraber (littéralement ^poitrine à poitrine) au même niveau, 
et «autant" p. ex. .jLj xam se beraber trois fois autant — "^Li bah 
en haut — rTiV''-:^ païin en bas, deux mots employés adverbia- 
lement p. ex. lA^Î y^J^^ païm âmed il est descendu, venu eu 
bas — Jîji berier plus haut p. ex. »^ji> JiSberter kharam (Sa'di] 
élève-toi encore plus haut! f^^. j'^ l^, P^^ ^^^ P^^ (propr. piste 
sur piste) à la suite • — 5yw serhem en bloc. 

6j Adverbes qualificatifs terminés en xit anè formés pai 
l'addition de cette désinence à un substantif ou à un adjectif 
Cette forme correspond à la terminaison française de: «ment) 
p. ex. *jL^L.iiJ)Lj padchahanè en roi, royalement \ib_/« merdan< 
on homme, virilement xJ^Lc à'aqelanè en homme sensé (d( 
«UjoLj, L>yo, JoLc) KiVSy^ kourkouranê à tâtons, à l'aveugletl 
(de ,^_^ kour aveugle) &JLa^.v.Xj bedbakhtanè malheureusemen 
(de l\j bed mauvais et c>^:i=^ bakht fortune). Ce dernier adi 
verbe est de création toute récente; elle est due, si je ne m 
trompe , à un Persan lettré familiarisé avec la langue française ! 
le mot est maintenant usité en Perse. ' 

Une observation ne sera pas hors de propos ici. Il y a ej 
persan, des substantifs et des adjectifs qui se terminent aussi e} 
*iî anè ; or , quand on veut en former des adverbes qualificati I 
il faut ajouter .1^ var p. ex. de io(^jJ> divanè fou, de aJX' 
biganè étranger, on forme des adverbes .U x.j[j-_jv3 divanè vt 
en fou .1^ i^l-*^ biganè var en homme étranger; .1^ iù\^jjpe 
vanè var en papillon. 

7o Adverbes indiquant certaines circonstances ou certaù 
modes d'être ou d'agir p. ex. j^t ezber par cœur I.L^Î achkai 
ouvertement, ^^^^■^^. penhan et iua^ nôhaftè en secret : ce sont d 
adjectifs employés adverbialement. De même, plusieurs adjecti 
arabes qui en arabe seraient mis à l'accusatif, s'emploient en 



1 



>an sous forme de nominatif p. ex. ^-iC-j ^^-/^a'j vazehh hou- 
gou, dis clairement (pour L_<Oto^j vazehan). /^L-àji ettefaq par 
"hasard, pour li'Làjl. ettefaqan yj-^ mokerrer (pour môkerreren) 
! plusieurs fois oUiw motlaq (pour motlaqan) absolument. «tAài- 
\khoufié (pour khôfieten) en secret \ja-^ mahhz uniquement. 
etc. etc. 

Quelquefois on forme des locutions adverbiales à l'aide de 
la particule L ra p. ex. K^ïi chœbra dans la nuit t.Loaï g'a^ara 
fortuitement. 

Outre les adverbes, presque tous purement persans, énu- 

mérés plus haut, les Persans emploient beaucoup de mots ara- 

< , soit sous forme de noms mis à l'accusatif comme on vient 

le voir tout à l'heure , soit sous d'autres formes. On les trou- 

' a plus loin réunis dans un Chapitre séparé consacré aux 

utions ou mots arabes les plus usités conservant leur forme 

larabe. 

On a pu remarquer que quelques mots compris ici parmi 
les adverbes ont déjà figuré parmi les substantifs et les ad- 
jectifs. Il ne pouvait pas en être autrement, car en persan, 
jomme en français, du reste, et dans d'autres langues, le même 
t peut s'employer tantôt comme une partie du discours tan- 
corame une autre. Quelquefois deux substantifs peuvent ne 
lire qu'un mot pris adverbialement. Il arrive même qu'un mot 
■ considéré en français comme telle partie du discours, tandis 
l'ie le mot correspondant d'une autre langue appartient à une 
Witre partie. Une classification exacte est souvent difficile. 

§ 8. Préposition \^Jb zarf pL v_3j,j^ zôrouf. 
En examinant les prépositions persanes et arabes on voit que, 



88 

en grande partie, elles sont des'substantifs et dans ces cas elles 
sont rattachées au substantif qu'elles précèdent par le kesr ou 
par le ^j d'annexion (ézafet). 

Voici les prépositions tant persanes qu' arabes: 

:l ez , et en poésie abrégé en : ze de , du , des p. ex. j^ :l 
.0 ez her der v_>!j J> :I ez her bah , de chaque catégorie. 

"ilj, bala en haut, sur *Li ^_5'^Ij halaté bam sur la terrasse. 

v_j et ao &e dans, à, par, avec, au moyen, p. ex. \^:^i..^^^ 
hechehr rœft il alla à la ville J>.J^ »^o hetché delil? comment 
cela? — .jii bezour par force — ^jfr^ oÎiAjs^ bekhodat sôpôrden 
je te recommande à Dieu — U-w .m*j beseré chouma par votre têti 
(serment). Dans le langage parlé cette préposition est souven 
supprimée p. ex. on dit A.'i^ tchechm volontiers, pour j*_xi^>| 
(sur mon œil) *(AjywJ J^j-^ i.:>w9(Ai> vi>.A«Lj.O dir est khedmetl 
serJcar nereciden (pour jl^jj*- u>>^^-^) il y a long temps que j 
ne suis pas venu vous présenter mes devoirs. Cette suppressioj 
de (_j se rencontre même chez des écrivains anciens qui rep; 
duisent le langage usuel , p. ex. o^i. i4^f guermabé rœft (p 
^Lo^) il alla an bain. 

.i3 der^ quelquefois .lXjI œnder dans. 

_j ber sur, au dessus, ^^r•i ^i bena beron par conséque; 
(littéralement: en bâtissant là dessus). 

j ber reçoit quelquefois le kesr de l'ézafet, surtout en poésl 

j«wj pes ou j*wj-w sepes après; sJ^j ^j«^j pecé perde derri 
le rideau. (V. aux Conjonctions). 

(j*;.Aj pich «devant," et «avant," «chez" U yiwo piché i 
chez nous («J^;^ (*^^ (J^^. P^ché hhakem berevim allons ch 
devant le gouverneur ^-^f lAïV^. P^^^ ^'^^^ auparavant. 

JwaÏ qabl (ar.) avant ^^1 J^ ^_5Ai:^ tchendi qabl ezin i 
a peu de temps de cela ^j;! vAxj bà'd ezin (ar) après. 



i 



dd 



..kwij hiroun en dehors de. Mi> ,mî->o hirouné chehr en dehors 

la ville. Il s'emploie aussi comme adverbe. 

^.O deroun en dedans. 

jJLfj pehloii ou pehlow et ^-«.À> d/enZ» (ar) (côté , flanc) à côté 
-wCisjo ^ <S»r^ pehlouï men benechin assieds-toi à côté de moi. 

JoJù moqabel en face — Jy nezd et JiiJo benezd près q* «3jJ 
;'/^ »«gn chez moi. 

jysT guerd q^'t^j piramen et j.jy6Î^ piramoun autour o^ 
jjCa qI guerdé on meguerd ou i>jX/i ^^î ^,yot_jkj piramouné on 
\ine gwerd ne tourne pas autour de cela. 

-j; zir sous ^^■^-»o: jî zïVe zemin sous terre — yw sou (côté) (anc. 
II?) ^0 l5^ cJ^ i-^V* soMïe men aï viens de mon côté j>^ tçv*» 5^ 
JAJ^ *-^^' ou souïé khod tiché mizened lui, il frappe avec la 
ihache de son côté (se dit de celui qui ne pense qu'à son propre 
intérêt.) Anciennement \^y» souî s'employait dans le sens du 
français nà" p. ex. ci*;-^^ q^U j^^*» souïé f élan wet?ecA< il écrivit 
il un tel, et pouvait servir d'adresse sur une lettre ...^ l5V* 
'dé felan à un tel et tel. Cet emploi de <_5y-* n'existe plus. 

(^Lj beraié ,^Ij •^ ez beraïé ^ \\ ez behré pour; p. ex. ^Ij 
>i>->*5jj«j îkXJo beraïé bendé bes est, c'est assez pour votre servi- 
teur — \\Xs> j^\\ ezbehré khoda pour (l'amour de) Dieu. 

qL^o miané et Ja^-j vacaté au milieu de. . . JoLjL« moqabelé 
en face p. ex. dans cette phrase. 

{«Dans le marché des beautés, dans la rue des belles, au milieu 
(lu chateam des fées, en face de la maison des houris: voilà où 
jetait mon logis." 

1 ) Der bazaré khôsn forouchan , miané koutckêi khJbrouîan , der vaçal« 
-re periïun moqabelé khaneî hhourilan menzelé men houd. 



I 



90 

tou (ne s'emploie que dans l'usage familier) dans, de 
dans p. ex. ..-5^ l5-^ J-* '-^'*^ qand tou tchaï koun mets du sucre 
dans le thé. 

\\J) feraz en montant. 

ù^i fôroud en descendant ^\a\ J^-s fâroud âmed il descendit 

v_.-wk^ nechib, en descendant. Ces trois derniers mots son 
à la fois adverbes et substantifs. 

j*« ser (tête) s'emploie pour désigner un endroit quelconque! 
*>i./(j&!A-o iis?r^ yM serè koutchè peidach ket'dem je l'ai trouvé 
dans la rue — J^Jr»*' seré pôl au pont. O^ùJ^^ c>'.>-:î=wj s^^-w ^.*« 
sere so/ra sohhbet mikerdend ils s'entretenaient à table ^^LXc^ 

J^^.U.Â^ ^). »Les petits oiseaux mangent du grain, ils vont 
dans la plaine, ils ouvrent leurs ailes (prennent leur vol) et fon^ 
étalage de leur plumage rayé et diapré." 

Il y a en persan des prépositions inséparables (comme en 
allemand be , vor , ver, zer) qui, ainsi que quelques-unes des pr|| 
positions séparées, modifient la signification d'un verbe, ce sond 
^ j fârou en dedans (avec mouvement) et l_j fera vers. Ainsi 
qÙ>jJ »i^ fdrou bârden signifie: faire entrer, ou, faire rentrer, 

absorber, ^XèyTLs feraguereften cerner q-^jj' j?î^ s ferahem 

avârden amasser j réunir, accumuler »,! jy>^r2 ferakhoré on ce 
qui lui sied. Dans les anciens auteurs on rencontre ces e 
pressions: q-^|^ fera men vers moi. <X^ ^i><^A».t^ m^.XJu> I 
fera dàchnam khast chôd (Beïheqy) on allait en venir aux i; 
jures. Les prépositions ^ her yJ> der y^ ser (pour .>/o heSi 
modifient aussi le sens d'un verbe p. ex. ^-j-i^L; 'iaften trouv 
^^L .o der ïaften comprendre, deviner. qlX.xI, ^ ser âmeden 

1) Mdrghekan danè khorendo , seré sahra mi revendo , bal o per mi 
gdchnïend o , khoch khnl o khatt. mi nômnïend. 



01 

finir. qAxÎ ji her ameden sortir ^y:^ j ber guechten rebrousser 
chemin, retourner etc. mais c'est aux dictionnaires qu'il appar- 
tient d'en préciser la signification. 

§ 9. Conjonction \,Ju3c. ^Atf. 

Parmi les conjonctions on compte: 

^ ou ve. Ainsi que nous l'avons déjà dit dans le Chapitre 
de la prononciation, ^ comme conjonction se prononce comme 
lorsqu'on énumère l'un après l'autre deux ou plusieurs pér- 
imes ou objets, p. ex. qLsvAJjO JLwj éS^ )-^i «^^^^5 jiï^ <^**'' 
u l'-hng keftar o gôrg o satr derendègan le lion, la panthère, la 
hyène, le loup et autres bètes féroces. Lors qu'on a plusiéors 
objets ou personnes à énumérer, ou que l'on se sert de plusi- 
eurs adjectifs, il ne suffirait pas comme dans les langues euro- 
péennes de mettre la copulative »et" deyant le dernier membre 
de la phrase , de s'arrêter devant chaque , ou de mettre une vir- 
gule qui d'ailleurs n'existe pas en persan; en persan il faut 
repéter le ^ après chaque substantif ou adjectif. 

Quand le ^ se trouve au commencement d'une partie de la 
phrase on le prononce comme ve p. ex. dans ^^^^i^ vonguehi 
'- alors, et dans ce cas là. 
ySi- tchou lorsque, quand, et, comme. 
&-:^ quoi, répété entre deux mots ou deux parties d'une 
phrase répond au français «soit... soit" sJcJ: &^ ^ vù^^ x.:^ 
Tché màrdé o tchè zendè que l'on soit mort ou que l'on soit 
vivant. Les Persans écrivent souvent «j^ au lieu de j:^. 
jAJ nie aussi. 

i-^V-j hedjôz et ,:>- djôz excepté. Dans les auteurs anciens 
i> est employé dans le sens de » autre que" p. ex. j^ ^^y-^ 
^yMi sevaro djôz sevar ceux qui étaient à cheval et autres. 



92 

j»^ hem aussi , de même. . . que. . . p. ex. ^\ ^^ qÎ j».5> Ae?w 
^w hem in tant celui là que celui-ci. 

^^ hemtchou, hemtchi comme. 

QUjf^P hemtchenan et ^jJ^:^ hemtchenin de même. 

jjLjw»^f^ répond très souvent au français «tout de même". 

Lj ïa ou. On dit aussi «3j.:>Lj ïakhod. 

;j«o pes donc, par conséquent. Nous avons déjà vu ce mot' 
comme préposition prenant un kesr d'ezafet devant un substantif. , 

...^ tchoun comme, et, comment? et, lorsque. 

...Lc>- tchenan ainsi (composé évidemment de im^^ tchoun 
et de q! on) ;jy^ ainsi (composé de n^^ ^* •^^ C^-')' Dans 
un poète ancien (Menoutchehri) .•jI-à:ï=- et i,jJ^ sont suivis sou- 
vent de Qy>- tchoun, de sorte que (jy^ et qLà:^ sont consi- 
dérés comme un adjectif «tel," «tel que." 

iOCiiiAÀjç- tchendankè quelque. . . . 

^\ eguer si, contracté chez les poètes en .î er et avec le 
,5 ver. 

nu^S'-SS eguertchè quoique , bien que. lXJL:^ J> quoique. . . On 
verra plus loin au Chapitre de la Syntaxe l'influence de J'!, 
de x^j^' et de JsS^J> sur l'emploi des temps. 

JLa meguer peut-être, sans doute: particule de doute, de sup- 
position. On cite souvent en Perse ce distique de Sa'di interpel- 
lant une femme voilée : ^iO^A^j j . xSjIj lAÀui-L ^ . «oUiy ...L^ j^ 
^)i^XiX; ^ ))des personnes au beau visage vont la figure dé- 
couverte, tu es voilée, c'est que sans doute tu es laide." La. 
repartie ne s'est pas fait attendre AxXiLi JJé AJLLj ^Lit^s- _^ 

1) Khdbrouïan gochadè rou hachend, Tau kè roti hestél meguer zeclUtX 

2) Noir djevanan hélend^ qndd hachend Ton l-è khnm guechtèi megut 
pdchti. 



i- 



93 

«Les jeunes gens ont une taille élevée, toi, tu es voûté, 
c'est que sans doute tu es un . . . débauché." — Xo s'emploie 
encore dans le sens de » excepté, si ce n'est, à l'exception 
(\e. . ." — et dans le sens de. «est ce que par hasard? p. ex. 
.^ ^fuy w^ i^ *.5<3 J^ JC« meguer poul darem kè asp hekherem est 

que j'ai de l'argent pour que j'achète un cheval, des chevaux? 

\s^ tchera pourquoi ? Mais Lç- s'emploie aussi dans le lan- 
gage usuel dans le sens de «pourquoi non? pourquoi pas?" 
Oh, que sL 

b ba et en poésie Li' aba avec. 

Ji bi sans. SJ^^ei bichekk sans aucun doute. 

I_j: zira et J^^A'y zirakè car, parce que. I 

ij^ kach et ^e^^ kachki plût à Dieu que... 

ij ta s'emploie dans quatre sens différents. 

1° comme l'équivalent de ic*^>- hatta (ar) qui est également 
on usage chez les Persans dans le sens de «jusqu'à , jusqu'à ce 
(jue." On peut y joindre le nS et dire tS ^^^io- et &5'U> hattaké 
à tel point que... Ilest suivi d'un verbe à l'aoriste et même 
au présent, mais on dit mieux ^ ssAi; 'j ta zend4 em que «Jû^ Ij 
*i;b ta zendé bachem tant que je vivrai. 

2». Il s'emploie aussi comme préposition de lieu p. ex. ;l 
.i.xxi ^\s .svwj vXi-:^ L^î Ij L:?UjJ ezindja ta ondja tchend 
jirsakh rah micheved. D'ici jusque-là combien y a-t-il de para- 
niges de chemin? 

3° dans le sens de «depuis que" avec le verbe au prétérit 
parfait p. ex. ^'y Ij ta bezad depuis qu'il est né. 

4" s'emploie avec le prétérit dans des phrases comme celle-ci: 
J^JJiùS l.jl Ij i>^ j ii5ULo melek fermoud taoura kéchtend le Roi 
donna de le mettre à mort (et on l'a mis à mort), ce qui 
r différent de wVLiJu '.^' L» ta mira bekouchend. 



94 



I 



5o comme particule d'avertissement, suivie d'un verbe à 
l'aoriste accompagné de J de «garde toi de . . ." p. ex. j_^^,l> !j 
(^.1 JUjo jÂP ta dôrôchti hâner nependari garde-toi de prendre 
la grosseur du corps pour du mérite. 

60 s'emploie encore lorsque on parle de la différence de deux 
objets, p. ex. o.'o o^Uj qÎ b" ^^} in ta on tefavôt dared, il fj 
a de la différence entre l'un à l'autre. 

7'' s'emploie d'une façon elliptique dans le sens de »nou8 
verrons ce que. . ." p. ex. \XJiS n^ ic>î^ L» ta khadje tché 
gouïed nous verrons ce que le khadjeh dira. 

»S kè que nous avons déjà compté parmi les pronoms est 
aussi une conjonction, répond au français »que" et s'emploie 
avec le présent, le prétérit et l'aoriste. Il n'est pas hors de 
propos de faire observer que lorsqu'on cite textuellement les 
paroles de quelqu'un, il faut les faire précéder de !>S kè p. ex 
5 j xi' vi>^ géft kè hôrotv il dit (que) vas! — (^'>-\(^ xS ci^ 
gôft kè nemidanem il dit (que) je ne sais pas. »^»S ^uN-y* 
vi^sÂir midani kè tchègôft sais tu ce qu'il a dit ? — »S Ls=vjt j' 
ez ôndja kè considérant que. . . 

»S kè s'emploie encore d'une façon toute particulière et con- 
stitue un idiotisme de la langue persane, pour insister, ei 
quelque sorte, sur la négation ou sur l'affirmation, p. ex. s6 
ôyi^ kè nemi cheved oh que non , cela ne se peut pas. Cet emplo 
est d'un usage fréquent dans le langage usuel et on le rencontn 
même dans le Gulistan de Sadi Chap. III 23èiue hist. où l'on 
tort de l'éliminer comme une particule inutile et d'y substituer 
la leçon <^-X^ ^ kè besazed J>jLwJ nS S^JJS^ «^ oJ^ «-Ja b 
ba taVê meloulet tchè kouned del kè nesazed que peut faire un 
coeur (quelconque) avec ton humeur acariâtre? — Oh non, il 
ne pourrait jamais s'y accommoder." 



95 

10. l'Interjection. t<Ai i^.> hharfé nedah. 

Les interjections en persan sont, ou de simples exclamations 
^omme «I ah Ah. ^^^^ vaï Ah! ou des substantifs comme 
y.y>**i\ afsous malheur ! hélas imL*3 feghan cri de détresse que 
"' n fait suivre de sS kè. Du reste al a h est aussi un substantif 
X. jy* »T ahésœrd un (froid) amer soupir. 
u>} aïa (particule d'interrogation). Est ce que? \Ji*yS> khecha! 
>uivi immédiatement d'un subst) que c'est brau! 
«j.c> derigh et lÂi.o derigha hélas! 
■yiS\ âferin! bravo! 

.>jj; zenhar (subst. ayant plus d'une signification) s'emplira 
lans îe sens de «prends garde!" et est toujours suivi d'un 
e à l'impératif prohibitif, comme p. ex. dans ce quatrain 
ui peut servir d'exercice de prononciation: 

V^ tu un joyau? porte-le au marchand de joyaux; garde-toi 
porter un joyau au premier âne venu. L'âne veut de l'orge 
ru lui portes un joyau; un grain d'orge pour l'âne vaut 
ax que deux cents charges d'âne de joyaux." 
^, zehi Ah ! ! terme d'amiration. 
^'..^ heiliat Ah! hélas! 
\J^.^ ferich bravo! 

qI^ han et ^j^ hin hé, vois! Allons! bien vite! 
iLu' inek voicL 

) Gowher dari, bè piehé govcher-kher her ; zenhar meber be jnché 
lier gowher; kher dj'otr telebed tou gotcherech pich beri; tek djow 
kher beh ez dôsad kher gowher. 



96 



ôLiJ feriad au secours! à moi! — sby*!.^-'^ vahhasreta hélas! 
quel malheur ! — ^J'^p' hhaïf c'est dommage ! 

oi ouf fi! 



CHAPITRE IIL 

Quelques règles de Syntaxe _j.:^o nahhv. f 

Le substantif peut être précédé ou suivi de son adjectif. 
Dans le premier cas l'adjectif est intact et le substantif reçoit 
ou non un ^ d'unité p. ex. oLî^^j^ r-^\-^ 5 r-^^ chir saïi 
hhaïvanat le lion et les autres animaux c>>.jw*~y«oî v»j^:> khoub 
âdemist c'est un brave homme; mais si l'adjectif suit le sub- 
stantif il reçoit un kesr à'ezafet c'. a. d. l'annexion ou' le com- 
plément p. ex. l,i^^-AMtJ^i> mô\ ademékhoubest. Il arrive toutefois 
que le (^ d'unité est ajouté au substantif qui précedet l'adjectiJ 
ainsi que nous l'avons déjà dit au § adjectif comme dans et 
vers de Hafez ^JLxi» L (j*j.i> ,^»X^ *^b a^i kè darem khalve^ 
khoch ha khaïalech car j'ai un doux entretien avec son imag< 
[j^,-*^ jj jC> |^»Jot.JL> khaVati der ber cemin une robe de priî 
sur lui. 

Les substantifs arabes du genre féminin ne prennent 
d'adjectif féminin au singulier et l'on dit iAjiA-* oA^ mâdde 
tnedid «long espace de temps" au lieu de svXjiAx oAx môddÀ 
medidè -itj ci*.-«-jtJ nà'meté vafer de grandes richesses o.Lii 
-Ua mehareté kamel (et non pas nLo^ kamele) grande habileté 
On dit toutefois a^yto..* =sm2^>- hhesseïé mœrziïè portion conve 
nable; et ce ne serait pas une faute d'employer ici l'adjectif ai 
masculin. On doit surtout dire: iwo.C« s^tS^ mekkeï mékerrein 

la Mecque, la vénérée, et »jy»^ ^kXjs^a medineï ménevverè^ Médii 

l'illuminée (sous-entendu: par les Mânes du Prophète). M« 

if- 



97 



orsque le substantif arabe fem. est au pluriel rompu, l'adjectif 
uabe qui le suit se met au féminin p. ex. sy.i^ -.yw. roçoumé 
rè des pratiques tyranniqucs, des abus. &jL=>\/9 [}i^ù doueîé 
hhabbè les puissances les plus favorisées. »ss-h>- j^\ ômouré 
edjè Affaires étrangères &aLL:è? ,.Ju\jJa tavaïefé môkhtelefé 
iverses peuplades. Cette règle ne s'applique pas toutefois aux 
luriels rompus arabes des personnes et on ne dira pas (^îjti; 
,- J«J5 châ'araïé qadimé les poètes anciens , mais *j Jo (^^jt-i. 
|l Les noms arabes collectifs comme ^à"^l h tatefè troupe ^4J>- 
' groupe, uSJLi> khalq et vJb^L> kkalaïeq, »»_y? gérouh troupe, 
certain nombre d'hommes , les gens , se construisent avec un 
be persan au pluriel p. ex. sS Jo' JjS qÎj ^J-*^ djemH ber 
qaïehiul un groupe est de telle et telle opinion J^J^JLiS 

\JiS^iz> gôftend khalaïiq kè les gens ont dit que 

Les adjectifs persans , nous l'avons déjà dit , n'ont jamais de 
uriel v_jjj> j^Lj^l asphaïé khoub de beaux chevaux. 

'n se sert du verbe au pluriel lorsqu'on parle d'une per- 
une avec respect p. ex. iS ^X^ùy»^ ^jj v'»^ Djenabé vezir 
rmoudend kè. Son Excellence le Ministre (ont) a dit que. . . . 

De l'emploi de la particule t.. 

L'emploi du î. ra pour indiquer le datif ne souffre aucun 
;e; cette particule doit être toujours employée, à moins qu'on 
ia remplace par la préposition j ou 5j, ainsi p. ex. on peut 
\j ^^] ^S »ù qI \-a mera 6n deh kè on beh donne-moi 
car cela vaut mieux, ou bien «^ ^-,\ •yc. bemen on deh 
ne moi Cela etc. 

On emploie le 1. avec le sens ^u datif avec le verbe q-^ 
/en être, de la même manière qu'en arabe et en latin quand 
veut, par l'inversion du sujet, exprimer la possession, l'avoir 

7 



98 



p. ex. (Aj>>^ ^j Xw I.5I oura se pecer boudend, (trois fils lu 
furent) il eut trois fils , quoiqu' en persan on dira plutôt y*o «u 
ci*~wti3 se pecer dacht. Le distique suivant de Nezari Qoliestan 
^3ljO*«-^ L?)^-^ ®^ offre, entre autres, un exemple. 

^^ • ^-^ • j^- V r •• 

«Dis à celui qui a une blessure d'amour: n'espère point qu'ell 

se ferme par l'art du chirurgien." 

Quant aux cas où l'on doit employer ou omettre le L lors 
qu'il indique l'accusatif, on peut établir les règles suivanti 

1^ Il ne faut jamais mettre le 5. à la suite d'un substant 
persan ou d'un nom d'action arabe qui, avec un des verb( 
qOJ' kerden Qt>^J nâmouden ^i^^-i fermouden ..lAxXii' h 
chiden ^^Ouù diden servent à former un seul verbe, car ceti 
réunion de deux mots ne sert qu'à suppléer au manque d'u 
seul verbe propre p. ex. qO^J oLraJ! eltefat fermouden oU>j 
..oS eltefat kerden avoir la bonté de faire telle chose , c>>-r j 
QL>y« j mœrhhœmet fermouden accorder gracieusement quelqi 
chose, ne forment qu'un seul verbe. Ainsi ^^ô\s> Q^cio necM 
daden «montrer" forme un seul verbe employé aujourd'hui 
la place de qv^j-t nâmouden qui n'est plus usité dans ce s^ 
qu'en poésie , p. ex. c>\ô qL^ ^^. ^Jj^ ^"^j^- pc^fic^èï kh4 
bemen nechan dad il me montra une belle étoffe. Si l'on Bf^ 
tait après le mot .m1->-*J la particule î. cela signifierait: il 8 
donna la décoration. Voici quelques autres exemples: ip-^ 
^^<3.^ khahech kerden demander q^>j— «^ (clXJCa«! (ja^L^aJI elie^ 
ou ested''à nâmouden prier, demander à quelqu'un ^-y>S u|< 

1) Kèra djerahhaié 'echqest (/ou ômid medar kè eltiam pezired he san'à 
dj'errahh. — On voudra bien remarquer l'emploi de kera au 
mencement d'une phrase pour Uj^ herkera. 



99 



/ kerden employer, dépenser, faire consommation de quel 

chose 0Î(3 {J*^ , *LLii.i \.^\ oura dôchnam ou fohhch dad 

il lui dit des injures, il l'injuria, ^^y^Ji^ Jài nazœr kerden ^eiev 

1111 regard sur... regarder. On dit: AxXii' c^.J': jLy*^ heciar 

htnet kechid (et non pas |.c>»-»^) il a pris beaucoup de 
peine AjJ» JL^ qL^o^ 3^ ez icJtan zolm did il éprouva de l'injus- 
fi'po de leur part. cX-ç-ci^ ^^Li^^jJû », ^e^^ talkhi o chirini tchechid 

il goûté les douceurs et les amertumes de ce monde (sans 
y. oS liai» kJuita kerd ^S Ja>3- khaht kerd •\'^ j j - sahv 
fcerd il s'est trompé o^ Jaii ghalat gôft il commit une faute , 
nie méprise en parlant (sans t.). c>\ù vi>v*L:fï* <3tc> dadé chedja'at 
lad il s'acquitta dûment de la bravoure «J^. u>^r>Lai (^^5 goûté 
feçahhat rôhoud il enleva la balle de l'éloquence c.-à-d. il em- 
iborta la palme de l'éloquence. 

20 II ne faut pas mettre le L après un substantif quand 

iui-ci est employé d'une manière indéterminée, en un mot, 

ans les cas où l'on se servirait en français de l'article indé- 

ini ou de l'article partitif p. ex. .Lo iA_cI^^ V^r* 5 (^ qalem 

môrekkeh o kahez hiar apporte moi une plume (des plumes) 

l'encre et du papier. 

Ainsi on ne se sert pas de I . dans des locutions comme celles- 
i -o *lj ^ 8iAjqU nan bedeh o nam beber donne du pain et em- 

to un nom c.-à-d. fais des largesses pour te faire un nom. 

;i'. On joint le i. au substantif dans des phrases comme 
lies ci: iS ^lAjJLi. t. ^^Liio'uj padchahi ra chenidem kè. .. j'ai en- 

lu parler d'un roi que. . . 

4o. On • emploie le I . pour désigner le temps p. ex. I.w* ;; 

hra pendant la nuit l.jji. rouzra au jour I.LviajJ qazara par 

ard. 

')'^ Il est nécessaire de mettre le \j après un substantif lors- 



100 



qu'il s'agit d'un objet ou d'une personne déterminée et donj 
on avait fait mention expressément ou d'une manière sousen- 
tendue p. ex. .Lu f^^j-i *wCwl^ *>y 5.iA-â'^ kahezra Jcè khasU 
houdem biar apporte le papier que j'ai demandé. Les Persans 
de nos jours me paraissent employer le I. dans des cas où les 
meilleurs écrivains en prose, surtout les poètes se dispensen 
de l'employer. Ainsi on lit dans Sa'di (Gulistan III o.cLàyào q 
*.IlX^ ^j c-ù> A^- yS men bechefà'até tou hhaddécher'' (san 
L) fôrou negôzarem je n'enfreindrai pas à cause de ton inter 
cession les prescriptions de la loi sacrée. Ou encore: ^i, S 
^_5J>j O^ «5'Mer rœftï djan (sans I.) hordi si tu t'éloigne d'i( 
tu sauve ta vie »u\^ .(Ait j.s^ q.j ten (sans '.) hé'adjz andé 
medeh ne t'abandonne pas au découragement, ou bien encon 
tXJtA.jo J,i.a5>J> X3L> khanèï dehqani (sans t.) didend ils virei 
la maison d'un villageois, v-jjo j^Lx*«jO sja'3- khanèi doustù 
(sans 1.) heroub balaie la maison des amis; et dans cette phraw 

_yo :^ ^r*^ j^ U*^A^ f^-fr^ O^ ^^ ^i<e/im^ khich (sans 
beder mibord ez mowdj celui-là sauva des flots son tapis. 

7o le I. s'emploie encore dans cette locution: UtX.> khodA 
pour l'amour de Dieu! 

La construction des noms de nombre. 

Les noms de nombre n'exigent pas le pluriel dans les s^ 
stantifs qu'ils précédent; ainsi on dit *ù\ ^J> dô âdem deux ho? 
mes j\yiM Xam se sevar trois cavaliers. iJJJu^j^ (j*!. ,ivo pi^ 
ras gôsfend cinq moutons. ') Jl.>w J*^ tchehel sal quarante al 
Lorsque le nom de nombre persan précède un substantif d'o 

1) On indiquera dans un paragraphe spécial les termes parj^ 
liera dont on se sert eu persan pour indiquer le nombre de # 
tains animaux ou objets. 4 



loi 

gine arabe au pluriel rompu ce pluriel est considéré comme 

singulier ainsi on dit >£>Làc X^ tchœhar ^anacer comme ayec 

ingulier du mot persan ^,jJiJ>\ X^ tchœhar akhchidj les 

rre éléments VjjIj jl-f^ tchœhar hab quatre chapitres — qv?" 

^.^i ^JlîS v_Jj o/vi^j vi>»-i^J tchoun behecJU hehecht bob ettefaq 

'ôftiid il se trouva avoir huit chapitres comme le paradis a huit 

bortes. On emploie quelquefois le nom de nombre arabe pré- 

.' du substantif arabe p. ex. i^juj.5 ^y*a^ foçoulé arVa les 

tre saisons , ou bien l'on dit : aJÎ^L^ 6y*^ foçoulé tchéhare- 

Les noms de nombre ordinaux précèdent ou suivent un sub- 
itif et s'emploient exactement comme les adjectifs, ils doi- 
t même être considérés comme des adjectifs p. ex. ^^o v_jL 
'/ douîoum ou v_jlj aj^o doutoum bob deuxième chapitre. 

Quelques remarques sur les verbes. 

Outre les verbes actif, neutre, causatif et le passif on doit 
'■ntionner des exemples très rares du verbe impersonnel. Tel 

o*— ^ hœst il y a JciLi bached soit: je l'accorde. En voici 
n autre jJou ^^-^ k-^^i-> UV^ \ «ii*JL« molouk ra tehenin 

nalha mi bended chez les princes il se forme, il nait des idées 

ce genre. 

Des verbes actifs deviennent souvent des verbes neutres le 
■ jet mis avant ou après p. ex. 0:y»*< ^ fjJ^ ''amber misouzed 

mbre brûle J>h ^ ^^\y^ baran mibared la pluie (pleut) tombe. 

Dans le paragraphe du Verbe et dans le Tableau qui l'accom- 

ume on a déjà donné en français les équivalents des temps 

rsans. On ajoutera ici quelques observations complémentaires. 

Le présent formé par l'addition de la particule ^^ mi à 

triste s'emploie souvent en parlant d'une action future, et 



102 



l'on dit *jLy« bj ferda miaïem je viens, je viendrai demain, 
au lieu de k\a\ a.^^> ''^^ ferda khahem amed. On a déjà dit 
que Jyw^^ micheved s'emploie dans le sens d'un temps indé- 
terminé pour dire: »cela arrive, cela se peut, cela aura lieu." 

On met souvent, comme en arabe, le verbe au prétérit là 
où en français on emploierait le présent p. ex. ^\Xj.à:X^ bakh- 
chidem je te pardonne. 

La 3^ pers. du pt. du prétérit prend quelquefois à la fin h 
lettre ^^ p. ex. ^ô^^ boudendi ils étaient. Cette forme ap 
partient au style de narration. 

L'aoriste accompagné de la lettre j s'emploie après le verb( 
.yùk«|^i> khasten vouloir, mis, soit au prétérit, soit aii présen 
p. ex. *5j *X^|y> khastem berevem je voulus aller, ^y ^\y^ 
mikhahem berevem je veux aller. j»3-_j ô^]^^>^.^^ a-Jo del^ 
mikhahed berevem i'ai envie de m'en aller, d'aller. MaiSi 
faut remarquer que ^^^1^^ est ici employé dans le sens \ 
«vouloir" et non pas comme verbe auxiliaire servant à fon| 
le futur. Dans les auteurs anciens cet aoriste s'employait si 
le j p. ex ôyXù »j|y.k> ^i>wwv|^ khast divanè cheved il faillit (^ 
venir fou. 

L'aoriste s'emploie souvent dans le sens du futur mais ii 
terminé p. ex. dans cette phrase (A^L sAx^. i*}j'^ j' (3"/ 
>3^ «o-< aJoj^ X^ ta teriaq ez JSraq recidè bached mar j^ 
zidè môrdè cheved avant que l'antidote arrive de l'Iraq l'hoof 
piqué par le serpent mourra, sera mort. 

Après l'interrogation a..^ tchè quoi? l'aoriste ne prenc|| 
le i p. ex ù^X» a:^ tchè cheved qu'arrivera-t-il ? ^^XS xjsr U 
kounem? que férai-je? x^ ^.^ tchè gouïem que dirais-je?j 

Quoique les conjonctions S\ eguer et ^a meguer exigent^ 
le verbe soit mis à l'aoriste ou au futur antérieur, il y ac 



I 



103 



Cas où ces conjonctions peuvent être suivies du prétérit ou du 
présent p. ex. i^'^j-^ v5^-^-> ^^*) l5^j^ O^ l$^) 7^^ Eguer 
rœfti djan hardi ve eguer khâfti môrdi. Si tu pars tu sauves ta 
vie, mais si tu t'endors tu es mort. 

^Mguer na tevani bougou ta ^Alij veguer khœstè djani bougou ïa 
fAli Si tu es malade dis: o Ali! si tu as le cœur narré dis: 
1» Ali! 

Après ^^S" tchou «lorsque," on met quelquefois le verbe au 
prétérit p. ex *o^ ^ y^ tchou men môrdem lorsque je serai 
mort. 

Il n'y a pas en persan de forme spéciale pour exprimer le 
^ditionnel ; pour le rendre on se sert du prétérit défini ; comme 
exemple ou peut citer ce vers de Hafez 

tàrrl kè her djo'dech sad nafèi tchin erzed , khoch bondi eguer 
Hmdi boutech ze khochkhouï «Cette chevelure dont chaque boucle 
faut cent sachets de musc de la Chine — ce serait beau si son 
)arfum était celui de la bienveillance." Pour la 1ère pers. du 
ing. et du pi. on peut se servir d'une forme qui consiste à 
Jouter au prétérit parfait la syllabe ^ i p. ex. j^^-»JL»*oto jJ^ 
^vX«l eguer danestemi amedemi si j avais su je serais venu. S S 
«j^jlV^Î ^jùummoIl) eguer danestimi amedimi si nous avions su 
>uï serions venus. Au lieu de cette forme vieillie on dit au- 
jourd'hui jKXif j^ j^Ji-ôb ^ S\ etc. 

Dans les auteurs persans du 5® et du 6® siècle de l'heg. on 
encontre les formes ^^^Jcà'u bacfiedi et v^v^^ chevedi remplacés 
aujourd'hui par (^o^ boudi et ^Jui chédi. 

Dans le langage usuel l'impératif est toujours précédé de 



104 



la lettre j he, qp hezen frappe Lo hua viens -o beber emporte. 
Cependant, même dans le langage usuel on omet le i-j dans 
cette locution ^ jS gom châw disparais , va-t-en ! 



CHAPITRE IV. 

Locutions arabes employés en persan. 

La langue persane s'est appropriée un nombre infini fL 
mots arabes. Beaucoup de mots persans en usage chez le^ 
auteurs du 7* et du 8" siècles de l'hègire sont tellement tombe- 
en désuétude que les nouvelles éditions de ces auteurs por- 
tent souvent en marge le mot arabe plus généralement compris. 
Bien plus, on rencontre des mots d'origine purement persant 
qui, ayant passé en arabe et y ayant subi quelque altératioE 
sont rentrés dans l'usage des Persans avec cette forme altérée: 
ainsi , le mot » ;^ --.-s firouzè turquoise , changé par les arabes 

en _. :jj-a3 firouzedj, s'emploie aujourd'hui plutôt dans cette der 
nière forme par les Persans. Le mot persan extrêmement an 
cien, celui de ^iU^y ferseng parasange, a cédé la place à 1; 
forme arabisée ^s^rJ farsakh au pi. ^*«wi j ferasekh. 

D'autre part, les Persans donnent quelquefois à des mot 
purement persans un pluriel arabe rompu p. ex. de OJJ> hem 
hindou pi. c>yS> hônoud les hindous — de u>^s>j rakht pi. c^ 
rôkhent effets, bardes — de <^.rend «libertin, débauché" «3^ 
rônoud, au point que le lecteur trompé par cette forme arab 
chercherait en vain ce mot dans les lexiques arabes'). D 

1) V. Histoire des Seldjoukides de Mirkhond par J. W. VuUers ] 
246 où le savant éditeur s'est vu obligé de proposer une autr 
leçon tout à fait inadmissible, attendu que »rapiens internum" serai 



l05 

BjaaJ nebîrè «neveu, petit fils," mot persan, on forme le pluriel 
^Li nebaïr (comme en arabe de '^.juS kebiret pi. ^IjS kebaïr). 
Ou rencontre encore (j-w*^-^ f^ramin les firmans, comme pi. de 
jj-o j ferman et de Ac'^ kahez pi. lÀèi^ kavaghez papier , mais 
ce dernier est fort désapprouvé — oL^O dehai villages, est 
constamment employé comme pluriel de sO deh. Les Persans 
ont encore l'habitude de former du singulier de la forme (\*â^ 
mafoul le pluriel J»-^Là^ mefa"tl plus fréquemment que les 
Ai-abes, comme: JjÔLs^ mekhazil {^j^p^ melà'in t^X-JU-fl tnemu' 

-oîiX« meâabir (de Jjj^Àjè', makhzoul réprouvé Qfc«J^ maVoun 
maudit «ilJU^ memlouk esclave >y^^ medboiir reprouvé. ^) 

Les Persans emploient les mots arabes (^o^ ahoui mon père , 
Votre père et ^,5^' mon frère, votre frère au lieu de .vAj et 
,j'j p. ex. LoUu (^•-jî abou'i meqama vous qui m'êtes un père. 

L'usage seul peut apprendre de quels mots on peut se ser- 
vit' dans la conversation persane sans craindre de n'être pas 
compris de tout le monde ; de même quels sont les mots arabes 
que l'on peut employer dans le style relevé, dans les compo- 
sitions littéraires en prose ou en vers, ou dans les lettres qui 
visent à l'élégance et sont censées ne s'adresser qu'à des lettrés. 
On pourrait dire que dans ces derniers cas les emprunts qu'on 
fait ou que l'on peut faire à l'arabe sont sans limites. Mais, 

is parler de cette faculté illimitée des emprunts faits à l'ara- 

, il est des mots et des locutions qui, sans perdre leur forme 

<3V; (^j'^y 6t non pas C>^. cr^^- ^^ passage n'offre , du reste, aucune 
difficulté. 11 y est dit: ils envoyèreut ua exprès et, grâce à leur 
vilenie foncière (i^Lj vi>cjj>) ils apostèrent pendant des nuits des 
nvuchés v>ji. parmi la lie du peuple. 

1 ) C'est donc à tort que , faute de s'être rappelé ces formes , 
Uteur de l'Histoire des Seidjoukides (p. 72) a rejeté la leçon 
- Ax > reprouvés," 



106 

arabe, sont employées même dans la conversation et compris 
de tout le monde , comme le sont en français les locutions latines 
»vice versa," »nec plus ultra," »ab irato" «mutatis mutandis" 
«statu quo" etc. Voici les mots et les locutions les plus usités i, 

iA> Q.C li\ aban ^an djeddin de père en fils (proprem. en re4 

montant du père à l'aïeul); la locution purement persane estj 
vi>s„cio .L> vi^wiia pôcM der pôcht. 

\ôsJi ebedœn jamais. 
LïUj! ettefaqa (on supprime le an) fortuitement, par hasard 
^Lâj"ilj belettefaq de commun accord. 

...LaJI -jS âtiôl beïan dont il sera parlé plus bas. 

"l^U^I edjmalœn en abrégé. 

IjLa5>î ehhianœn de temps en temps. 

jAi\ y>' akher 61 emr en fin de compte ; à la fin. 

aIJI JtJûjJt estaghfer 61 lah A Dieu ne plaise ! pas le moin^ 
du monde, loin de là. 

jLiiii *_jL^:\*ôl ashhab 61 qalem les fonctionnaires civils. 
v.„ftAAMi.ll v-jLrSUat ashhab 6s sèif les militaires. f 

j.Lxi'iil^ f»!^*^' ei^ttvamm kel an'am la populace c'est comme 
les brutes. a 

xJLAfli eçaleten de son propre chef (et non pas par procuration)! 
■^1 ella si ce n'est. 

KxJt albette assurément, certes. 

iJJ L\.«iL alhhamdou lellah et vA^-^Jt aU lellah el hhamd, gloir| 
à Dieu, et, grâce à Dieu. 

^^^rjt-JI ^^wc aA-pil eUhdeto alerravi sur la foi de celui qii|S 
l'a raconté, en latin: sit fides pênes auctores. 



La.J'î JJî allahou ekber Dieu est grand! *j^ aJLÎt allah kerim 
Dieu est généreux. 

iili *'wioî iMc/m aZ/aA s'il plait à Dieu; il faut l'espérer. 

^jl evvela (en supprimant le son an) premièrement L-a- '^ j 
sania deuxièmement Lii'j çaliça troisièmement bu', ràbéa qua- 
trièmement — et ainsi de suite en se servant de l'accusatif des 
noms de nombre ordinaux arabes. 

^1 abréviation pour s .3-5 ^^ ela akhereh et cœtera. 

L^^l ^^ elal enteha et ainsi de suite, jusqu'à la fin. 

.Aiaj! eïzœn aussi — Liajï aÎj veleh eizœn à lui aussi (mots qu'on 
écrit en tête d'un morceau de poésie ou deprose pour indiquer 
qu'il appartient au même auteur que le morceau qui l'a précédé. 

«u'î^i elatè le verset, c'est à dire: et la suite du verset du 
Koran dont on a cité le commencement. 

JLSI é\i harek allah (que Dieu bénisse) Bravo ! parfait ! terme 
iVapprobation et d'encouragement. 

■»{»r.»,->lj bé'adjmaïhim tous tant qu'ils sont, 
jj!^ i;>5 ^^yu*s>{i beahhsane vedjhin kanè de la meilleure façon 
-àible y>5 ^^JM*s>\^. beahhsan vôdjouh le mieux qu'on pourra. 
i3Uij^lj beletteçal sans interruption, sans intervalles. 
J.**aà;'j|j bettafsil en détail. 

^lyoJlj bettekrar itérativement. On dit aussi .X« môkerrer 
, 'Ur \J^ mâkerrerœn. 

vVXJtj belkâll et KJL5^ kôllneten entièrement. 

Sj^Ij belmerrè tout à fait, entièrement. 
x».A»fcxilj bennesbè relativement, par comparaison. 
ikP'jo bedaheten ex abrupto, sans préparation. 

îJil *,M<o besmellah au nom de Dieul mot par lequel on in- 
\ ite quelqu'un à faire ou à commencer quelque chose. 



108 

iLLou heaïneh exactement comme l'autre. 
aaju hoghteten à l'iraproviste. 

».Ac. s\j.i benaen aleih c'est pourquoi, à cause de cela. 
«-w-sJLj henefseh \-Aû..i^Jis-j bechakhseh, Ljtj zaten en per?] 
sonne. 

LuL*^' tœkhminen approximativement, à peu près. 

Uis2 !£•> djôz'en fedjôz'en très en détail. 

Lojjij taqrîhœn à peu près, environ. 

y«'^lw*~«-^> hashôlemr en vertu d'ordres reçus '). 

^jywLwJI ^ UiLs* hacha men es samé'in loin de ceux qu 
entendent cela. (Mots dont on se sert en rapportant un fail 
ou un propos désagréable ou indécent). 

U^s* hhokmœn absolument, il le faut. 
iiiufts> hhaqéqaten vraiment. (On prononce souvent hhaïgaten^ 
8jL*iî oj^ hhareq ôVadè extraordinaire, monstrueux. 
LajLuw saheqa précédemment. 

LAaj>a> khoçouça^ spécialement, surtout. On dit aussi 
[joya^ ^alel khâçous et 'i^Vi- khassè. 

j^vX.if ,Jw../iLi» khamel 6z zekr homme obscur, de ceux dont 
on ne connait pas les noms. 

fi 

îkAobLi» kholacè ou kholaça enfin, en un mot. 

ajâp>- khoufié en secret. 

(j\-jjt o!«3 zat el beïn rapports , relations entre deux personnes! 

1) On rencontre, entre autres , sur les tapis persans , brodés ces mot» 
jl^SJJÎ t:yax \Ji*^M^ ^^f*.M*£>- hha^bol fermaïché melek ottàdjdjar,^ 
commande du chef des marchands. C'est une locution vicieuse et 
généralement désapprouvée , car il est contraire au génie de là 
langue persane d'accoler à l'aide de l'article arabe un mot persan 
à un mot arabe. Tout aussi choquante est la locution ^JliS']yè' ^ 
hhasbol khahech selon le désir de. . . 



109 

cyjjl s_ju ràbh oun note* divinités spéciales, dieux de la 
Mythologie grecque et romaine. 

«JÎii^L^u*»» sohhhanallah (terme déprécatoire) par la gloire 
de Dieu! 

iXLxj jûL^VMM sobhhanah te'ala gloire à loi ! qu'il soit exalté ! 

8 

[(mots qui remplacent le nom de Dieu *JL5î allah.) 

i ^JU^\ ,^>^4M semihhoul ^enan docile (littéralem, qui se prête 

Ifolontiers aux rênes du cavalier). 

IPj Icjia toto'an karhen bon gré mal gré. 



Soîc ^adeten habituellement. ' 






t^vfcc ^ôhourœn en passant. 

Jo>- 5 ;£. azz ve djell il est puissant et illustre. (Mots que 
'on met après le nom de Dieu.) 

xIL^ ^adjaleten promptement. 

i.'L?^l ^^ ^alel *adjalé pour le moment. 

J^-J6Ji^ U*^!-^' t^ f*^''^^ veVaïn (sur la tête et sur l'œil) 

•ntiers, j'obéis. 

^A> J^ alahadé séparément , à part (en arabe ^alahhidetin), 

'Â5> j^ ala haza c'est pourquoL 

'A^ ^amden et ^<Xju be'amda (cette dernière est une locu- 
ion fautive mais elle est employée même par les poètes) ox- 
, à dessein. 

wJLsit *x4jo ^ ^an satnim el qalb du fond du cœur. 

— Vj^iV^ et wuji>^ ^anqarib sous peu, prochainement 

~Ay^ ^ômoumœn en général. 

vcL '3'.^ Hazœn bellah ce qu'a Dieu ne plaise! 

^Lc qhalebœn le plus souvent. 



110 

LjCii gashan ab irato. 

Xlfti qafleten par inadvertance. 

L^ febeha alors, c'est bien «quod erat demonstrandura." 
cîUiÂs fezlek et voici. Ce mot composé de lJ et y^j est 
devenu en persan un substantif et signifie »le résultat net." 
-AoxJl iAjjÎ feridôl ^asr l'unique le phénix de sousiècle. 
yjiî feqys et ,j*o> j ijeg'î/s jugez du reste par analogie. 

I.fcj fowrœn et ;v-*-J' i5 /^^ foivr aussitôt, immédiatement 
tout de suite. 

^JUs. ^5 /eZ /lAa^ tout de suite. 

ii^ï- li fel djômlé en un mot, au résumé. 

Uta'i qafan décidément, tout à fait. 

3^ 5 J»ï 3'»^? ve dall concis, qui enseigne beaucoup en 
de mots. 

L^ï qahrœn de vive force, violemment. 
..Jsj J ,..1^ keeune lam ïekoun comme non avenu et nul. 

(jUlX/ kezalek c'est ainsi. 

,A L^y kema marra comme il a été dit plus haut. 
jL*.Ju U/ kema ïenbeghi comme il convient, comme il f( 

3sj ^ la hôdd absolument, inévitablement, il faut. 
(j*/L*wfl "bJ la meçaça n'y touchez pas! 
iè>LiL y*^ JCLc ''enda mess el hhadjé si besoin est, en 
de besoin. 

JLxj "i la ïaHem qui ne sait rien, ignorant. 
yjJI ,U marr 6z zekr susdit, sus mentionné. 

iô^\s\Jù u« ma chaallah ! Oh ! que Dieu l'a bien voulu ! (tenœ 
d'approbation et d'encouragement). 

iuJLc (^Js-« mâddaH ^aleïh défendeur; prévenu, accusé. ^ 



Ul 

3! ^3 U ma fiz zamir pensées intimes. 



i.v^^ medjbourœn par contrainte, xo ii)A-iXy« mechkouk fih 
ooint douteux. 

:<J^A mazannè (pour mazanneUen) probablement, sans dente 
aue. . . 

xas Pj^ m6nazà*on fih point litigieux, controrersé. 
^ ,5^-^Jw .»^Ui elma'inour ma'zour qui agit d'après l'ordre est 
pxcusable .w— ?\-*J':^ ;V^^' elma'inour kel medjbour celui qui 
-eçoit l'ordre est comme contraint. 
ÀP *j« mà'haza malgré cela. 

xLfc't —'i/c wd^aZi 61 ^ellè celui à qui on ôte toute excuse en 
ni fournissant tout ce qu'il avait demandé. 

Q«lii v«yLfl môqarrah ôl khagan personnage de la Cour du 
phah: titre oflBciel donné aux personnes d'un rang plus élevé 
i partir du grade de ^^^^uJjj*» sertip général de brigade. 

s-Ji ^j^j^ moumi ileïh i^Jl .Liwo mâcharôn iléth aoJI ^jjj** 
^azzi ileïh susdit , sus mentionné. Quand il s'agit d^une per- 
loime du sexe féminin au lieu de x^l il faut mettre L^l ileîha. 

■y^ L».i^ mehma ïemken autant que possible. 

♦-«Jv (»j-Xx/« *-ww"2(! <>y'>^ m&wdjoud ôUsm mà'doum ôldjesm 
om en existe, le corps n'en existe pas, c'est un mythe (se 
l'un être fabuleux). 

iHWj ôytl na'ouz billah que Dieu nous en garde! 

^jcXjyaJI vi;^ nefsôl masdouri dire ce qu'on a sur le coeur. 

Qico'i! .-o»-\^ vadjihôl ez'an qui implique l'obéissance et doit 
•tre obéi (ordre). 

~y-ry^ V^'j rowf/eô élvoudjoud celui dont l'existence est ab- 
jolne (Dieu) 'yy>-j}\ O^*^ mémken élvoudjoud dont l'existence 
contingente, possible. 

jJCJLi ^-^.la-'j vadjeb 61 qatl passible de la peine capitale. 



I 



112 

8-fci») veghaïrè et cetera '). 

'ûé»^ vekaleten par procuration (V. plus haut x!La3I). 

ijix-otit ouaj (jiiw-oti' \J0'0^ vasf âVaich nesfâl aïch le réci! 
du plaisir éprouvé c'est la moitié de ce plaisir. 

A ces locutions on peut ajouter les appellations arabes sou: 
lesquelles est désigné le prophète Mahomet, tels que: 

^2;^JL«Jil ^-^y* seïid 61 môrçalin Seigneur des Envoyés. 

Lxxj^iî ^\J> khatem 61 enhia sceau (c.-à.d. le dernier) d( 
prophètes. 

'u'-j.il -^ khaïroul beraïa le meilleur des êtres créés et jj^ 
(«jJî khmr6l vera le meilleur des humains. 

Il est d'usage de se servir, pour certains mots, du duel arabe 
mais toujours dans les cas obliques, même lorsque en persan ce 
mots sont employées au nominatif p. ex. (j%-aJL> djanebein et (j^ J 
taraféîn les deux côtés, les deux parties (contractantes), ^^jyjd 
\j^.SS^ gaVatein mezkoureteïn les deux places fortes susdit» 
^^fJiA£. ^^jv-JcJjO dowleteïn aUïïetein les deux hautes puissance 
{jJuJm ^J^^=^ harœmeïn cherifeïn les deux nobles encein^ 
sacrées : la Mecque et Médine ^^î -c ^jEraqeïn les deux Iraqs 
persique et l'arabique). ^.lAii^ valédeïn les père et mère, 
même on se sert du pluriel arabe aux cas obliques dans qui 
ques mots comme ^jv/jAaX.* môteqaddemin les anciens ^, 

1) Dans la transcription en français de ces locutions arabes fi 
s'est conformé à la prononciation usitée et non pas à leur vocalÛH 
tien selon la grammaire arabe; ainsi on prononce jumÂu hen 
xJLou heaïneh et non pas bine/sîhi, bfaïnihi; et nioumi ileïh, 7iio\ 
ileih et non pas mouma et mô'azza. C'est ainsi que le mot (J^, Lei 
n. p. est prononcé par les Persans Leili et j^-»A«-i£ 'Ici (au lieu < 
Iça) Jésus. Dans d'autres cas, comme dans (S^J»^ (J>^ awV^« < 
conserve les désineaces régulières arabes. 



113 

khkherin les modernes, ^^l*^ môbacherin les fonction- 
iues ^^jjLê à'aherin les passants ^j^U- saïrin les autres, 
-JC'jc malehin les propriétaires. Ces pluriels , quand ils sont suivis 
un substantif qui est leur complément , prennent le kesr d'ezafet 
ex. iuJLc -.^y^ ^Jàuji tnobacheriné doicleté ^ alité les fonction- 
Aires du haut gouvernement (de Perse). 
' tte liste pourrait être augmentée considérablement si l'on 
r y ajouter les termes de sciences , de philosophie , de mé- 
-, d'histoire naturelle etc., formés, en général, de deux mots 
-: le premier, un adjectif ou un des participes, l'autre, 
.bstantif précédé de l'article Jl ôl p. ex. -^^^jj' d-f^ qalil 
Jjoiid rare _il*i' ij-^ mïs 61 ^eladj incurable etc. On 
ncore ajouter ici les mots usités fréquemment ,5«>jC' ^^js> 
i-l- maqdour autant que possible; 'A^ lehaza c'est pourquoi; 
^ heina hetna entre les deux, moyen. tXau ^ men bà'd 
avant, à l'avenir. 

NOM DES JOURS DE LA SESIAINE 

&_X_à-^ ^L-S^j. j^«^L*»! açamiîé rouzhaîê Jueftœ. 

vLi Chembè Samedi. 2. \a;JïX> tekchembè Dimanche. 

— i»j Dâchembé Lundi. 4. kkX^s^ Sèchhembé Mardi. 
^jL^:^ Tcharchembé Mercredi 
-^^^..^Uj Pendjchembè Jeudi. 
'-t^ Djôni'a ou »J^.^\ Adinè Vendredi. 

est à remarquer que chez tous les Musulmans, le jour 
"Usé, comme chez les Juifs, commencer au coucher du 
: ainsi, lorsqu'on^t, par exemple, ml»j> w«-ù chœbé chetnbé 
lu samedi, c'est notre vendredi soir qu'on entend par là; 
*— -r^ chœbé djôni'a nuit du vendredi, veut dire: le soir 
udi et ainsi de suite. 

8 



114 

NOMS DES MOIS LUNAIRES 

^^^ j5^ jc/«l>wl açamiïé chôhouré qameri 

1. (»!r^' t*/^^ Mohharrem el hharam Moharrem le sacré. 

2. ^ftMl JuD Safer 61 Mâzaffer Safer le victorieux. 

3. ijj"^! «^ ReWél œvvel Rebi le premier 

4. J,LiJI «^, Rehi^ôs san\ Rebi le second. 

5. vU,"^! i^ôUs» Djômazi ôl oula Djoumada la premier. 

6. I ç^i-'bSI ^S^4s>- Djômazi ôl okhra Djoumada le second 



L5j- 



7. 



'?'' 



Redjeh ôl môredjdjeb Redjeb le vénéré. 1 



^Ljtw Cha'ban Chaban. 



9. Ql-*i2A Ramazan Ramadan, Ramazan. 

10. ti]^ Chœvval Chevval. 

11. «LXxiiJ! ^ô> Zou 'l qa'dè Zoulkadé. 

12. iw^il p Zou -l hedjdjè Zoulhidjé. 



NOMS DES MOIS SOLAIRES (PROPRES AUX PERSANS SEULS 

^MM-à jy^ ^ça\^ Açamiïé chôhouré chemsi 



1. ^jjpj^^ Ferverdin. 
3. v.>5ijy> Khordad. 
5. ^SôyA Môrdad. 



7. 



^ 



Mehr. 



9. ,ô5 -42;er. 
11. ^^y*^ Behmen. 



2. viivCi.^k>jî Ardebehecht. 

4. ^' TîV. 

6. y^jfwi Chehrir. 

8. qLI Aban. 

10. j^J Deï. 

12. jL^tjuLÂAwt Esfendan 



En mentionnant un de ces mois on a l'habitude d'ajofi 
à la fin le mot »Lo mah p. ex. »U -o T/r waA »Lo ^yt^ ^^^ 
maA etc. 

L'année solaire composée de ces douze mois à 30 j^ 
chaque, avec une intercalation subséquente de cinq jours, oéi 



115 

ence le 22 Mars de notre calendrier. Ce jour, grande fête el- 
le et officielle s'appelle j^.y nowrouz. 
Les Persans de nos jours emploient dans leurs actes publics 
privés ainsi que dans leurs lettres, le calendrier religieux 
i)mposé de douze mois lunaires indiqués plus haut, mais dans 
rtains actes publics, outre la date de l'année musulmane 
A mettent l'année du cycle turc ouïgour de douze années, 
^acune de ces années emprunte son nom à un animal, et à ce 
'"1 turc ouigour on ajoute au commencement le mot J— ju ïil 

'-. Ces douze années sont: 
il. J-o ijUirpwww sitchqan ïil année du rat. 



o^t 


oud » 


» 


du bœuf. 


u-}i 


bars » 


» 


du léopard 1). 


^U^ 


tavichqan » 


» 


du lièvre. 


^ 


louï » 


» 


du crocodile 2). 


o^ 


ïilan » 


» 


du serpent. 


viJ^ 


tount » 


» 


du cheval. 


L5y> 


qouï » 


» 


de la brebis. 


Lf^^ 


pitchi y> 


)) 


du singe. 


_y>L^' 


tehhaqou » 


» 


de la poule. 


v^l 


dit » 


» 


du chien. 


3^- 


tengouz » 


» 


du porc. 



I Quelques uns de ces noms sont connus dans la langue turque 
'iine avec une légère différence d'ortographe, cesont^L^W, 
,-ii^ lièvre Q^Lo serpent ^yj brebis ^^Lb poule j^Xiaporc. 

' >n trouve ce mot écrit souvent ij^X^ pars. 
On traduit quelquefois louï par •baleine," on a mis ici >cro- 
«jlile" sur la foi du q^iatrain persan qui traduit louï par neheng , 
'■■* que les Perpans appliquent toujours au monstre aquatique du 
il n'est pas probable qu'un peuple de l'Asie centrale ait connu 
i baleine !<oit le crocodile. Dans son Dictionnaire turc orien- 
I Pavet de Courteille traduit j^^ par «crocodile". 



116 



Pour aider la mémoire à se rappeler l'ordre de ces anné< 
nommées dans une langue étrangère, les Persans ont compos 
le quatrain suivant: 

^Kl^ y>T *!i)j.> j tiLwj ^y> 5 xi^iXiP 
«Compte d'abord le rat, le bœuf, le léopard et le lièvre, £ 
lorsque tu auras dépassé ces quatre, viendront le crocodile ( 
le serpent; ensuite viendront en ligne de compte le cheval 
la brebis (le mouton) le singe, la poule, le chien et en de 
nier lieu le porc." 

MESURES DE DISTANCE ET DE LONGUEUR 

8:t(3J!5 olil-Ms/* ^^Mi\ açamiïé meçafato endazé. 

La parasange ^k^-S ferseng arabisé en ^^-*^^ farsakh 
une distance qu'on parcourt dans une heure de marche à chc 
au pas rapide (iA_â_j j»AJs qademé tend). Le farsakh de ce 
longueur est évalué à 12,000 pas. Le farsakh légal i^J^ ché 
ou (£j^'« moîlan est évalué à 8000 pas , et le farsakh militfl 
i^Uii nezami n'est compté que pour 4000 c .j «ter' auneaj 
peu plus d'un mètre). 

Dans le Khoraçan , dans le Sistan et dans le Qaïen ou cora| 
pour une parasange ^^«**'3 12,000 pas (j»iAs qadom). 

qIuXa.» meïdan est le quart du farsakh. Deux meïdans foJ 
donc une demi parasange éN*« J *-o nim farsakh. 

c jô zœr^ ou ^ guez aune (un peu plus d'un mètre). 

c .0 *-ô nim zœr^ ou ii' j»xj nim guez une demi anne. 

1) Moiich bagar o peleng o khœrgottch chdmar; zin tchœhar i 
bdgzeri , neheng aïed o mar ; ongah he asp o gôsfend est'' hheçab, 
dounè mdrgh o seg o khouk akheré kar. 



lit 



.-5' giierè. Il y en a 16 dans un c ^ô; le VjS se subdivise 
ncore en Vj-^a * ■'» nimguére demi guereh et en un quart de 
■■'■'h. vS %j) roVê guère. — Les marchands de toiles et 
ries se servent du mot ^ de préférence à celui de c .ô. 



POIDS 
iiVjuwi seng ou qJj vezn pi. qU^Î mozan. 

Presque toutes les denrées, même les grains (x l.f ^oWi? 
p H ; -^ hhohoubat) se vendent on Perse au poids; bien plus, 
js morceaux du véritable cachemire. de l'Inde se vendent éga- 
ment au poids. Les poids sont. 

'.3> kharvar charge d'âne compte cent ^y% menu. 

^ menn. D'après le poids de la ville de Tebriz et dépen- 

■nces (qÎ »tj|^^ yijjJ j^ C^JuM sengué chehré Tebriz o leva- 

■t) le menn compte 1000 ^L.JLJL^ mesqals. A Ispahan à 

^heran , à Chir^z et même dans le Khoraçan , le menn réputé 

Tebriz n'est que de 640 mesqals. Le menn s'appelle aussi 

^♦iu batman. 

d^)l.^ tchœharteki (et par abréviation éXs>' tcharek?) est le 
tart d'un menn ou 160 mesqals. 
I fc^'^ji' guerivankè 80 mesqals *). 

^t^^ ><> est de T6 mesqals; jA*»« ^J^ pendjsir est 80 mesqal; 
conséquent ce dernier est \ d'un menn , et un sir est V« 
menn. 
yS^ nôkhoud, nekhàd pois. 24 nokhouds font un mesqal. 
♦A-L^ gnendôm grain de froment entier (owwa> dôrâst non 
); quatre guendôm font un <^^' nôkhoud. 
•utre ees poids on se sert, pour les denrées, du mot aJLJ' 



(Test le mot russe grivenka petit marc. 



118 



MU mesure , p. ex. pour le riz. nk*^ g.Mi se MU est de 30 men 
iô^jS jVAJ nim MU est cinq menn. 

Dans le Sistan un kharvar compte 175 menns. 

Il n'est pas hors de propos de mentionner ici le mot tiLi' 
dank que l'on prononce souvent donk et dont la significatic 
n'est pas indiquée dans les Dictionnaires avec assez de préc 
sion. Le dank est une unité censée composée de six partie 
comme l'As chez les Eomains était censé consister en 12 (que 
quefois aussi de 6) parties. Ainsi, une propriété, terre ( 
maison, est un dank censé consister en six portions etc. ( 
dit aussi i:i5o!L> (JSww chech dank, dank entier. 

MONNAIES 

ol^^jXvwwc meskoukat. 

^5-wi echrefi ou q^ tômen toman, ducat, monnaie d'of 

11 f 75c comprend dix grans (v. plus bas). Les ducats étranj^ 

qui ont cours en Perse sont: le ducat russe i3L-x-*i impef 

_^JLiL.^\_j badjaqlou ducat hollandais .L^ .madjar duca^ 

Hongrie ou d'Autriche. 

^/OjjjO dou-tâmeni toman double. 

Qtyi*j>|jo Sahhebqeran ^) par abréviation qran monnaie 
gent de 1 f 25. On l'appelle aussi .Lx^j>JijJ> hœzar dinar 
dinars. 

oLt sLjLj penah abad par abrev. panabad monnaie d'argf 
de dix ^Liw chaM un peu plus de 50c. 

^^L.ii,.^Uj pendjchaM monnaie d'arg. 25c. 

1) Ce mot signifie proprement » mai tre de la conjonction de») 
nètes fortunées". Plusieurs souverains orientaux ont porté ce S 
En Perse , on l'appliqua à Feth-Ali-Chah dès que son règne em 
passé trente ans et on le donna comme nom à la monnaie ô 
gent 10° partie d'un toman. 



119 



■XfJUM »Li chah sefid (monn. cuirre) dont huit font un qran. 
s^Ajw i3é^ poule siah denier noir (cuivre). 
3-ii chahi (cuivre) un peu plus de 5c. 
iui *-û nim chahi un peu plus de 2^/jC. 
,^,Lu.> lAxî sad dinari 10e partie du qran. 
Le nom générique «espèces, numéraire" est k^->5 vôdjouh 
\^JJ tenkhah. 



; Quoique, en comptant les hommes, les animaux ou les ob- 
?ts inanimés , il suffise de mettre le nom de nombre cardinal 

ait le substantif objet du compte, toutefois, lorsqu'on dresse 
ne liste ou un inventaire et qu'il n'est question ni de mesure 
i de poids, on se sert, dans le dénombrement, d'un mot par- 
iculier propre à chaque catégorie. Ainsi en comptant: 
s hommes on se servira du mot Jtj nefer individus 

chevaux, bœufs 



chèvres » 
Inès, mulets, / 


> 


•» 


^jh\j ras têtes 


moutons ] 








chameaux » 


1 




jà nefer individus 


tables etc. » 


B 




aJL^J takhtœ planches 


étoffes » 


» 




wiya toup coupe 


coupon d'étoffe » 


» 




i^ tekké coupon 


effets d'habillement » 


» 




sj^' sowh vêtement. 


ganta, chaussettes etc. » 


> 




-jjx zowdj paire 


châles » 


> 




ft^U? taqa pli 


bonnets de poil noirs » 


» 




MLb taqa pli 


tiipis grands ou petits » 


> 




K'À<\j takhtœ planches 


bonnet de cérémonie 








s^^bLà chœhkôlah ■ 


» 


> 


oi ferd pièce 



120 

le sucre on se servira du mot nJiS kellè pain 

les liyres » » » Jd:>- djeld tome, "voluvtn 

VOIX ET BRUITS DE l'hOMME , DES ANIMAUX ET LES BRUIT 
PRODUITS PAR DIFFÉRENTS CORPS OU OBJETS 



Sedaïéensan o hhaïvanat o sedahaïékè ez haazi ashabsadcr micheve( 

L'homme parle t\j-y« ^r^ qLawJI Ensan hharf mizened. A 

» crie iAJi>y« sjù (^Lm-wj! Ensan nà'rè mizened. 

Les hommes vocifèrent iJJLÀjC-yc lA^j^ t^r* Merdoum khorou< 

mikounend. 
L'homme pleure, pleure à chaudes larmes, se lamente qL»**- 
OJS.KA xjS .\\ .U (AàjCa/s »j>».a (^.K x^S Ensan gu 
rie , zari , mouiè mikouned , zar zar guerïè mikoum 
» gémit (Aà^^ *)j qL^oI Ensan nalé mikouned. 



I 



geint (AiLLys qLsJÎ Ensan minaled. 

chante, fredonne, chantonne i^^ vAJ|j^vx/o jjLwu 

JuXyo Ensan mikhaned, menmen mikouned. 

rit OiXi.^ ..Lwjl Ensan mikhended. '1 

bâille (AÀ^-yfl »3^^ »;^ rt^^ o'"^^ Ensan khœtnî 

dehenderè mikouned. 

chuchotte ôjXj^ h^jaj ..L*^it Ensan zemzemè mi\ 

ned. Chuchottement v^sj^yj-ii chepchep. 

bégaie Aj^jÇ^o xâJJ qL*JI Ensan loknè migouïedA 

sanglotte CsjSu.a ^Jis> (3-^ ^^^LamJI Ensan hhoq 

mikouned. 

éternue OsjX^ jumLlc qLvoI Ensan atsè mikounw» 

tousse iXk^A iéuo ^^LawoI Ensan sorfè mikouned. 

siffle l\xJÇ<-< ^su3 qL/*o! Ensan safir mikouned. 



à 



121 

L'homme ronfle iXiîCyc 7>~> jfA^ o'"**^' Ensannefir, khérkhér 
mikouned. 

crache JJSu^a v««j qL»*oI Ensan tôf mikouned. 
» grince des dents lAJjCya ^j^ rP" khretch khretch 

med. 
A femme jase c>jXya Jiï ^ Juç> q: 2;flp« qyl o qal mikouned. 
l'écolier balbntie des paroles , anonne sa leçon. ^^^ tXi^Ui 

chaguerd menmen mikouned. 
le chien aboie kXJS^ v_Ji-c oi-c (Aj"!i^-o ïî)u« seg* milaïedy 
vf mikouned. 

le cheval hennit OJSu.^ HtV^ v_.;^am! as^ cheUhè mikouned, 
j'âne braie JUXju* ,!c ,1c 3- &Aœr ^ar ^ar mikouned. 
i% bœuf beugle AJL^Ca^ (Aa^ ^15^ gâv sœnda mikouned. 
je mouton, la chèvre bêle «X!Xa^ «_/« «— « »i^ij iAJ-s-a«j5' 
gruZ, 6o2 ma' ma' mikouned. 
^Le chat miaule JJJ^ ^J-^ '^^ gôrhè maou maou mikouned. 
La souris piaule ^Xà^ax \è^.\ ^ê^\ u*^-^ mouch zig zig mi- 
\kouned. 

Le lion rugit oJ:- ^ m, chir mi gharred. Rugissement du 
jlion jfJi, (jiyC gharréché chir. 

Le loup hurle , le chacal hurle AxCy« «ii^t J'Jt-i ^éS gôrg , 
'^ngal, zouzè mikouned. 

Le coq chante JJJij^ «-^-jj*^ é^li {jm^^ khorous bang mi- 
ned, mikouned. 

La poule glousse (A:^IjCw« '^^•*^^ 0>J*^ t^3 p r* ^"orghé 

inegui doqdoq mikouned, mikeratched. 

Le cochon grogne «XUCyo i^ <dJ^-i» khouk boghbogh mi' 
'Uned. 

La grenouille coasse JCLjÇwo jy» «juJj qôrbagha qorqor mi- 

uned. 



i 



122 

Le corbeau croasse A/Xy« .Le .Lé t'^S kalagh ghar yhar 
mikouned. 

Le pigeon , la tourterelle roucoule jJtM yPL? (^r-*-^ j-J?-!-^ 
O'JXj^ hehouter, qômri: ïahou, boghboghou mikouned. 

Le poulet , le moineau piaule iXXys liV^jC:^- ii)wic5\Â5 x:>>> 
djoudjè, g6ndjech¥ tchekHchek^ mikouned. 

Le rossignol chante iAi|^^k-y<i J~Jb Jd^ôo/ mikhaned. 

Les oiseaux gazouillent l\-La^_a/9 xg^^:;*- j^lXiyo môrghekan 
tchehtchehè mikounend. 

Bordonnement de l'abeille .».a-. v\»,\», vézvezèi zembour. 

Le nuage gronde <^r^^ yl o&^ niigharred. 

Grouillement du ventre jX^ ^\^ qaraqoré chekem. ■ 

Le feu pétille OJS^ SS (jiij1 âiech guerguer mikouned 

Q-louglou d'une bouteille U-yc JJtlc gholgholé mina. i 

Frôlement d'une robe ^j«'-*J ^Ji.^\.i:>J>■ khechkheché lebas. 

Pétillement d'un rôti *-jL.5' ^j=>- djizdjizé kehab. 

Bruissement de la pluie q';L Ji.J^ chôrchôré baran. 

Cliquetis de sabres yfJ^i^^^*^ ii)L:>-ljC:>- tchekatchaké chemchir^ 

Claquement du fouet ^jykx» ^y« ^y« charq charqé challaq,, 

Machqé qaraat ba tedjniçati tchend 

S y*^^ _A^ r**"^ T*^ T^ 3^^ 

En mettant les points diacritiques (Jaiii noqat pi. de xJaJLl 
noqta) sur les lettres qui se ressemblent par leur structure G^ 
lira ce distique ainsi: 



123 

Tir teber heber be beré pire tiz^ guer 
Gou tiré tiz^ ser koun tir ez teber beber 

«Porte la flèche et la hache, porte les chez le vieux re- 
mouleur. Dis lui: affile la flèche plus fin que la hache". 
Un autre exemple: 

jce qu'il faut lire en mettant les points diacritiques ainsi: 

Bozé ner ber bozé ner nedjehed men tchè kounem 

!i bouc ne sautera pas sur un bouc, que puis-je y faire?" 
[(sorte de dicton pour dire qu'on ne saurait contraindre quel- 
qu'un à faire ce qui lui répugne). 

0^y> IAcj Ùj^ Uaï c>^» LisAi ^c^^ 
yiQazy beqaza rœft qaza kerd o qaza l^hord. 

î Le juge est allé au siège de la justice, s'acquitta de la 
prière qu'il n'avait pas pu faire en temps voulu et prit son 
repas" (le second L*i3Ï qaza signifie ici » compensation"). 

Voici un jeu de mots formé par les noms de quelques den- 
rées. Un premier ministre de Perse vivant du temps de Feth- Ali- 
Chah et connu généralement sous son titre de JJm *jL5 Qaim 
mœqain «Lieutenant du royaume" prié un jour par une femme 
pauvre nommée Merdjoumek (Lentille) de lui délivrer un bon 
pour ime mesure de blé, écrivit à l'intendant des greniers pu- 
blics un billet ainsi conçu: 



124 



I 



Ambardara, erzeniaïed merdjoumek nam, nekhâd amed, maeh 
ferestadim, berendjech medeh, guendoumech deh kè djow djow 
hheçab est. 

«Intendant des Magasins, si une femme (er zeni) vient; elle 
a nom Merdjoumek » Lentille" elle ne vient pas d'elle-même 
(nekhod amed), c'est nous qui l'avons envoyée {mach ferestadim), 
ne lui donne pas de riz (berendjech medeh), donne lui du blé 
car tout est compté grain par grain." 

Dans ce qui précède erzeni veut dire aussi wmillet" y>Mer- 
djoumek lentille; nekhàd «petit pois"; mach est une denrée, es- 
pèce de flageolet (phaseolus mungo , ou , radiatus) mach feres- 
tadim est pour ma ferestadimech qui est pour ma oiira feresta- 
dim} berendj »riz" et be rendj »avee peine, à contre-cœur": 
djow est »orge". 

Dans le Mesnevi de Djelal-eddin rourai on trouve ce distique! 



i 



^jy-^^ j^Lj' c^v-^t ^^ yCj^ ^[5 

On ïeki chirist kadem mikhored 

Von diguer chirist kadem mikhored. 

L'un est le chir (lion) qui dévore l'homme (les hommei 

L'autre est le chir lait que les hommes dévorent (boivent). 

Ce distique vient à l'appui d'une observation faite au Chap. 

de la Prononciation, où il était dit que les Persans ne font auc 

distinction entre le o^yw 1^. et le J^fs^ (^ des lexicographe 

du moins pour beaucoup de mots cette distinction n'existe past 

Dans le distique qui suit, un vizir a résumé sa position e» 

se servant des noms des pièces du jeu d'échecs. 

^*L«2 slXjLo s^Lo ^I xX.j ^ . i^ ySs^ 



I 



125 

Veziré chahem o sad aspé piPten le kemendem 
Bôgou kè rôkh bekè aretn piadè mande o matem 

» Je suis le vizir du Eoi et cent Chevaux au corps à' Eléphant 
sont dans mes lacs, dis moi vers qui tournerai-je mon Visage ^ 
resté piéton et mat. 

Dans le jeu d'échecs persan au lieu de la Reine ^^3;5 ferzin 
)n emploie le mot rizir ; le rôkh «visage" signifie aussi le >Roc" 
jmcien terme français du jeu d'échecs remplacé aujourd'hui 
»ar celui de la »Tour" ; piéton esi le pion. 
I Le jeu de mots du quatrain {^Ai^ rouhaHï) suivant consiste 
lans l'emploi trois fois de tersati dans trois acceptions différentee 




Eï lâ'beté Ici nefeci tersati 
Khahem kè berem chebi tau bi ters aïi 
Gah paki kouni zacitin tchechmê terem 
Gah ber lebé khochké men lebé ter sati 

chrétienne (tersatt) , o mon idole au soufile vivifiant de 
éaus ^) , je voudrais qu'une nuit tu vinsses à moi sans crainte 
>» ters ai"i); tantôt pour essuyer de ta manche mon œil hu- 
lî'l'^ (de larmes), tantôt pour que sur mes lèvres desséchées 

joses tes lèvres fraiçhes {ter sait) *)." 

Dans 1er quatrain suivant le mot ob dad est employé par 

Les Musulmans croient que Jésus Christ rendait la vie aux 
'-' avec son souflSe. 
jj* kr humide , ic*>^ saïi de \^y** souden frotter, toucher. 



126 

le poète dans ces quatre significations : dad justice; dad à donné ; 
a rendu; dad ce qui est dû, et dad! dad! justice! justice! (cri 
d'une victime, comme obj ferîad!). 

i^b ù\^^ «^-«^^' Q'AJLi' 8^ji' 'Juo J> 

her sœda kez kouh^ kenden tichèï ferhad^ dad 

Dad avazi kè dad ez desté chirin dad^ dad 

guertchè dadé men nedad in chahé hhosn amma ze men \ 

guer keci pârsed kè daàet dad^ gouïem dad^! dad! I 

«Chaque son que rendait le pic ) de Ferhad en perçant la | 
montagne donnait ce , cri que la justice de la main de Chirin i 
m'a rendu ce qui m'était dû. Et quoique cette reine de beauté | 
ne m'ait pas rendu mon dû , si quelqu'un me demande : T'a-t-elle 
rendu ton dû? je crierai: justice! justice! 

1) ioi-o tichè est proprement le pic avec lequel ou travaille la II 

pierre ou perce un rocher 

i 



ERRATA. 

Page 39, ligne 25 au lieu de JlXjG bekâdam, il faut lirei j 
^yi\Odii hekédamin, et au lieu de *jj berevem il faut lire »^, 
revem: le mètre l'exige. Il y a aussi une variante: on trouve la 
leçon i^^iU j?^^ khahem ïaft trouverai-je? au lieu de lXj]^s» iAjL 
baïed khand. 

Page 93, ligne 5 on a imprimé *j^. h-j^^ ce qui est uni^ 
faute. Il faut *yiR *-j*-wl. 



I 



DIALOGUES. 
I. 



rHRASES DETACHEES, CONSEILS, MAXIMES, CARACTERES. 

^^L>t3 C^^j ^.Uaj c^oUl AÏjâA^ ^^'^W^ 
^àbaraté môteferreqa ez habeté nagaïehh o nekat o akhlaq. 



1 Gela ne se peut pas. 

2 Ce sont deux choses incom- 
patibles, comme l'eau et le 
feu. 

Je ne consentirai jamais à 
cela, je ne le permettrai pas; 
je n'y cousentirai jamais. 

4 On ne saurait imaginer rien 
1 de mieux que cela, 

5 J'en suis très content. 



'^c^^'CT^' 



11 



f. ^^ c;^! J^^ à 



^j^ e^y 



3 Imaginer vous que. . . . 
7 J'en suis peiné. 

' 'en suis ravi. 



Oui ^^ f,ii>y=> 



;t- 



lj 



ob'^ 



^^o ji> jur ^^» ^ 8 

I i /n nemicheved. — 2 In dou bahrm mônafat darend; qessèi abo atcchest, 

l'/uez bahem der nemisazend. — 3 Men herguez razi nistem-nemi gdzarem 

'd~herguez ten der nekhahem dad. — 4 behter ez in nemicheved-behter 

leçacvér nemitevan kerd. — 5 men inra kheîli mpecendem-ez in kheili 

■ vaqlim-ez in khochem mi uîed, — 6 teçavvdr bej'ermaiid kè . . . — 7 ezôn 

môteassefem-ez in beriar teassôf mikhorem. — 8 men ez in kemalé 

- darem. 



128 



9 Cela m'est égal, la chose 
m'est indifférente; je n'ai 
rien à y objecter. 

10 Je m'ennuie. 

11 On voit bien que vous ne 
vous amusez pas, car vous 
bâillez. 

12 Je suis blasé sur tout, rien 
ne me fait plaisir. 

13 Tâchez de vous occuper sé- 
rieusement de quelque chose. 

14 II faut se proposer un but 
dans la vie et y tendre l'avoir 
devant les yeux pour l'at- 
teindre. 

15 Eien ne m'intéresse. 

16 Vous n'êtes pas curieux. 

17 La curiosité mène à la con- 
naissance des choses. 

18 Rien ne m'étonne. 

19 Cela m'étonne beaucoup;, 
j'en suis stupéfait. 

20 Je ne m'en étonne pas. 



j.IlM'^.^ -"O.ÎlXJ O^iLâJ' ^^ 
lAxJo |»tiAïî (^j^L. 












(jiXxj t.iAAaii/9 



fj'^ >^ ^^. oy^ , 



9 ècraïî men ïeksanest-beraie men tefavôt nedared-herkôdam hertchéhaé 
mozaîeqa nist. — 10 delteng chôde em. — 11 ma'loum est ke khoch ah 
nistid zirakè dehen dere mikounîd. — 12 Delem ez heme tchiz guere/Ù} 
be qadre ônke fidli hou kounem dctmagh nedarem. — 13 beqadri kè wîtfffl 
micheved'amdankhodra wnchjhoul kounid ; be emri eqdani kounid — \^ Ai 
baïed iek maqsadi beraïé khod ekhtinr kouned ve hemiche on maqsndra 
tcheckm dachte bached o qasde' hhoçoulé on koutied. — 15 C/ioivq behitcht^^ 
nedarem. — 16 kdndj kav nistid. — 1 7 es kdndj kavi derké heme tchiz wiche0 
mitevan beher''ameli jieî bord. — 18 me)i ez hitch tchiz te''adjdj6b nemikouifîtR 
hitch tchiz mera m6te''adjdjeb nemikouned. — 19 beciar te''adjdjdb darem-m 
métehhalierem. — 20 Te'adjdjdb ez on nedarem, ^ 

■'m 



129 



1 Rien ne m'étonne de sa part. 

22 II est capable de tout (des 
plus mauvaises actions). 

^3 H n'a de souci de rien. 

^4 Je ne m'en soucie pas , je 

1 n'y tiens pas. 

15 II s'en soucie comme d'une 
guigne , comme de l'an qua- 
rante, comme le poisson 
\ d'une pomme. 
16 C'est le cadet de mes soucis. 

7 Vous êtes pensif, préoccupé 

de quelque chose ? 
"8 Je désirerais en savoir le 

motif. 
j9 Je désirerais vous le dire 
I mais je ne le peux pas. 
P J'ai envie plutôt de pleurer 

que de rire. 
il Et moi, c'est le contraire, j'ai 
, sans cesse envie de rire des 

folies des hommes. 
- Il n'y a pas de quoi rire; 

l'homme est ou fou ou mé- 



3 J^j' 0-- 21 

viiM«l iU ^^ 23 
j iXJj ,o 24 




^J L-À,JL r^ 



jjtycAf Ui i^yo Ucio ^|>is=v« 29 

^ * -y.M ^ .i,- j Ai' Q^ u*^^ 31 
\j .'jL^wJ' vi>*-*»»^ «(AJ^" j^ls»- 32 



[21 Men ez karé ou hitch "adjeb nemikounem. — 22 her tchè ez ou bôgouîend 

'mi tded (îà'nt ez ou gkaîr ez karé bed tchechm medar). — 23 la dbalist. 

l der bêtifié on nistem - pechmech midanem. — 25 beqndré hhabbé o 

é'tena be ou nemikounem. — 26 aqall tchizi kè be khaïalé men mireced 

— 27 môtefehker id-choumara endicimak mibinem. — 28 mikhahem 

' onra (sebebé ônrn) bedanem. — 29 mikhahem bechouma be gouîem 

" tiemitei'anem. — 30 delem mikhahed guérie kounem ne khœndè. — 31 ber 

men kè peïvesiè delem mfkhahed ber hhamaqnlé merddm bekhendem. — 

(y aie khœndè nist, ensan îa dicanè est la eherir der her dou dja 



180 



chant ; dans les deux cas il 
mérite la pitié. 

33 J'en ris , je m'en ris, je m'en 
moque. 

34 C'est à éclater de rire. 

35 C'est amusant, c'est plaisant, 
il y a de quoi se tenir les 
côtes. 

36 Voyez: l'un est gai comme un 
pinson, l'autre pleure comme 
une Madeleine (comme le 
seïd Sedjdjad Zeïn ol Abedin 
petit fils d'Ali) , comme Ja- 
cob pleurant Joseph. 

37 II a pleuré à chaudes lar- 
mes. 

38 Quelquefois la joie fait pleu- 
rer. 

39 II est maussade, il a l'air 
refrogné , il a froncé le sour- 
cil , il a l'air sévère , au- 
stère. 

40 Cette fille jacasse comme 
une pie. 



- J^yMJ^ _J SlS,. 8lX-Â3- y ^] 34 



f^/ lM 



8lXJL:> 






8Ai> jt kS - lAîyLJ *y OJS 

tXÀilo (_^(^.' (i.\-ilJLmj) ^^jv-o 36 

'■"^yri ^JS'^^J'^ o'*^ 
8i3: 



sezavaré terakhdm est. — 33 Mer a khœndè miaîed ezou-maskharaem ez6\ 
miaîed. — 34 adem ez khœndè roudè-bdr micheoed-ez khcendè ghachch ker 
dem. — 35 in mdzkhek est baîed chaks khodra ez khœndè hhefz kouned h 
netereked-kè ez khœndè helak ne cheved. — 36 bebin (bebinid) in îeki ma 
nendé môrghé qahqahœ hemiche khœndan est, on digueri hemichè guerianes 
meslé hhazretè seïid sedjdjad {hhazreté Imam Zeïn dl ""abedin) (mesîé pir 
ken'an der feraqé îousouf). — 37 œchké souzan mirikht. — 38 gahi e.z zi . 
îadeîé chadi chakhs migueried, — 39 meloul est-abousest-rouber hem ;</' 
tchin ber pichani avdrdè. — 40 in ddkhtereki hemichè meslé zaghtchè zf ••:'■<■ 
mikouned. 



131 



il Elle repète comme un per- 
roquet tout ce qu'elle entend 
dire. 

12 C'est un bavard. 

3 Faites donc taire cette pe- 
tite bavarde. 
i II faut lui rabattre le caquet, 
, il faut le remettre à sa place. 

& Qu'il est obstiné, têtu, entêté 
ce petit bon homme ! 

6 Je ne peux plus supporter 
cela. 

J II faut s'armer de patience. 

J H ne peut pas rester tran- 
quille. 
Otez vous de là ! 

]) Prenez garde ! gare ! 

|l Va-t-en ! 

^ Peut-on être aussi importun? 



est un insolent, un imper- 
tinent. 

"est une impertinence sans 
.xemple; c'est un sot fini. 






if^J .LuMiO — V 



42 



Ip^l - Lyy jjij^L> J^jIj 1^*1 44 
j,^!AJ Jw»^' ^jl iji^ Q^ 40 



Ci. ■• 



«^Ui'-jy «^Lii'49 



iXi' j i .w».o _<jo (AjIj 47 

y^^-c^t^yj^_5i48 

^tv^^x:> - ^y ^(Â> 50 

^ (»i' 51 

- lX-w oA^a* Qil^iLyO .»l3 ^^} 52 



l^>^.A« 



LçS> ^îj — viJ^^w' »y*C> 



53 



L>^^U j5 ^ol ^ ^.1 54 

' ' hertchè micheneved meslé toute hemanra migouled. — 42 p<Sr hharf 
eciar goust-tchanè ech laq est. — 43 in beciargoura khamouch koun- 
' in pérver ra bôbôr. — 44 aura baîed khamouch kerd-oura baied moi- 
nkht ta 'djaïé khodra bedaned. — 45 pecerek (merdekè) bed edaîi lo' 

•fjudjist. — 40 men bich ez in tehhammôl nedarevi. — 47 baled sabr pichè 

*•(/, — 48 ou biqarar est-qarar hitch nemiguired. — 49 kenarè bdrow- 

' e bek'ech. — 50 hhiizar koun-khaber dar. — 51 gdm chow. — 52 in 

mitevan mdçadde'' chôdi -mitevan kell ber tabtat chéd ke meslé qyr 

\tchespedi — 53 dje'çour esl-bi khaîast. — 54 in biadebi bi manend e$t- 

\ der kheriiet bi nazir est. 



132 



55 II fait semblant de ne pas 
comprendre , de n'en rien 
savoir. 

56 Celui-là comprend à demi 
mot. A bon entendeur sa- 
lut! 

57 Celui là est très suscep- 
tible. 

58 II se fâche sans motif. 

59 Cet enfant est boudeur; il 
boude sans cesse. 

60 Cette petite fille est grima- 
cière et capricieuse. 

61 II est chatouilleux. 

62 II a le cœur très sensible. 

63 Cette femme est gâcheuse. 

64 Cet homme a gaspillé sa 
fortune; il a mangé toute sa 
fortune , il a ruiné sa maison. 

65 II y a du gaspillage , du ga- 
begie dans cette maison. 

66 L'un est prodigue, l'autre 
et ladre, pingre; l'homme 



(3yAsjy8 cLccXaJ i^i/.,^>- ^ 58 

^^ O^JJLa iiL-A_3-L> ^^y^} 60 

vc>s^5 ^^s^ 61 

— i^yjùs.^^ jjlXo (J^ji ^--js^ y 62 

(5—^ cjL-i» xJLj> qî q_>J 63 

- ob jL J J;'^>^ à* '^f qjJ 64 

j»j^ (^j\Jl> v,i>»..A«' 0-^*<..* j^J 66 



55 tedjahôl mikouned. — 56 On digueri be andeld echarè mifehmed-qôrbané 
ademé tcMz fehm! — 57 On kheïli kœdj khaîal est-behitch mirendjed-bikhod 
qahr mikouned. — 58 bidjehet bidamagh micheved. — 59 in te/l qahrist-môt- 
tecel qahr mikouned. — 60 in ddkhterek^ moqalle'do boul haveci est, ba edast. 
— 61 qylqyli est. — 62 ez tchizi zoud mdteassir micheved - rahhm delest ,viérg 
del est. — 63 in zœn khanè khareb kounist-bi mdbalatist. — 64 in merd 
malékhodra ber bad dad-mal beciar soukht, khanei khodra ez bikh ber kend. — 
65 der in khanè khardjé bihoude ziad est {esraf ziad est'); herdj o merdj 
ziad est. — 66 îeki mdsrif est, digueri leîm o kenes est-chàkhs ber esraf 



i3â 



LJJ5 ^.j^i "^jy"^^ er^MÔi 
J^. f^ ^\^\ f o,b »l/i vi>^ 

if 
,^69 



j'^ o*;^-^ 



prodigue vous fait hausser 
les épaules; l'homme avare 
vous cause du dégoût; la pro- 
digalité et l'avarice sont éga- 
lement blâmables. 

67 II ne faut ni lésiner ni pro- 
diguer (Ferdowsi). 

68 Suivez les bons modèles, 
n'imitez pas les hommes 
vicieux. 

69 Mettez vous toujours à la 
place des autres; ne faites 
pas aux autres ce que vous ne 
voudriez pas qu'on vous fît. 

70 Fais ce que dois advienne 
que pourra. 

71 Un i tiens" vaut mieux que 
dix »tu l'auras". 

72 Souvent femme varie, bien 
fol est qui s'y fie. 

73 C'est un grand trésor que 
l'indépendance. 

74 On est indépendant quand on 
sait se contenter de ce qu'on a. 

a/sous mikhored ve ez bokhl leîamet ekrah dared; hem esraf o hem bokhl 
her dou mezmoum end {mahallé mezemmet end). — 67 nebaîed fôchdrd o 
nebaîed fechand (Ferdowci). — 68 péireviîé {eqtedaie) nikmerdan ndma , 4e- 
ddmbalé bedkaran {/aceqnn) merow. — 69 khodra der meqamé digueran 
pendar, ôntchè bekhod nemi pecendi be digueran mepecend (rêva medar). — 
70 her ôntchè bechaïed bôkoun hertchè bada bad. — 71 in naqdra beguir, 
■ dest ez on neciè bedar-silié naqd beh ez hhalvaïé necié est. — 72 zœn her 
lahhza naqché diguer mibended, be chekhlé ber miaîed, dii^anèkes estkèberott 
e'etemad kouned. — 73 azadi guendjé bi keran est (bi palan est)-azadi 
neimeti bourzourgui est. — 74 azad kecist kè qane"" est. 



j.U^y y_ 






70 



71 



72 



Jo/ oUac' ^ f.^ 



oM74 



!^^_^ 






134 



75 La charité bien ordonnée 
commence par soi-même. 
(Une lampe chez soi et non 
pas à la mosquée). 

76 Une bonne santé est une 
immense richesse. 

77 Toute vérité n'est pas bonne 
à dire ; la vérité est amère. 

78 La colère est une courte 
folie. 

79 La volupté est douce, mais 
les suites en sont amères. 

80 II faut battre le fer tant qu'il 
est chaud. 

81 On a souvent besoin d'un 
plus petit que soi. 

82 De deux maux il faut choi- 
sir le moindre. 

83 A bon chat bon rat. 

84 Tel maître, tel valet *). 

85 Qu'est ce que cela me fait ? 
cela ne me regarde pas ; cela 
ne te regarde pas. 

86 Brisons là-dessus ; passons 
outre. 



^JUm.ôJJj ^, *^;/-^ j'j^ 76 
jj^) c>_^l lP!>-^.^ (^-^^^^ 78 

^^ iOCob lo \^^\ 80 
é^^ JoUjLi ^^jj^ S^ 81 






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Cr*-^ 



85 



\=>_^ - f»>'iAJ v^;/>Jj>*A.jO 



iAj.Ij ,^' - j^^IlN^Ij 



1; o^^ 



86 



isii;i»vl(.\5 .(3 



75 térahhdmé bedja an est ke osvoel chakhs nesbet bekhod bà'ad bedigueran 
némdied-{f.cheraghi ke bekhanè revast be mesdjed hharam est). — 76 hcezar 
tice'met ïek tendôrôsti. — 77 hharfé hhaqq talkh est - (ar. el hhaqqo mdrron) — 
"s khœchni divaneguist {djôunounîst) kiœm devam. — 79 lezaïzé dônia chirin 
est veliken ""avaqebe' on talkh est. — 80 ahenra madanike guerm est bdied 
kouft. — 81 gahi bouzôrgi niazmendé koutchiki bached. — 82 ez dou tchizé 
bœd onra ekhtiar koun ke bœdich kceinter bached. — 83 chagalé bichèi ma- 
zenderanra rieguired djdz segue mazendcrani. — 84 belè diki bèlè tchégonder 
ester, — 85 be men tchè? -men be in madkhalïiet nedarem-be tou tchè? — 
86 inra vagdzarim - ezin bdied der gôzecht. 



*) A la fin des Dialogues on trouvera l'explication litléMle du oerlaiiis proverbes et idiotismes persan». 



135 



S 7 Cela me parait probable , 
c'est possible. 

88 II n'y a pas de doute là- 
dessus. 

S9 Les avis diffèrent là-dessus. 

90 C'est certain. 

91 J'ai bonne opinion de lui. 
'2 J'ai une très mauvaise opi- 
nion de cet homme. 

•3 fl n'est pas aimé , ou ne 
l'aime pas ; on le dit égoiste , 
vaniteux, fat, présomptueux, 
ambitieux. 

'l Celui-ci est très intelligent 
et très fin, fûté,mais on doute 
de son honnêteté. 

95 L'autre est très honnête, mais 
il a l'esprit borné, c'est un 
imbécile. 

96 H ne voit pas plus loin que 
le bout de son nez. 

y 7 II est très crédule ; il gobe 
tout ce qu'on lui dit ; on lui 
fait facilement accroire. 

98 H est trop confiant; son frère, 
au contraire, est très méfiant 



c>u«l o^5b:>î ^y 89 

rJ^ c^!^ o^ cr^^' ^^y 91 



b 







93 






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« ^^J^ Ici 



sZyjM 









8" rfoar m«t îcè tchenin [bached - momken est. — 83 der in chekki nist- 
ler ta tche chekk? — 89 der in ekhtelaf est. — 90 ïaqyn est. — 91 der 
haqqê ou hhosné zanne katneli darem. — 92 der hhaqqé in merd sowé zann 
larem. — 93 oura doust nemi darend, migouiend kè khod khah est o khod 
jierest o khod pecend o lof zen o seré pôr bad. — 94 ou khétli ba houch 
est zereng, amma der dârost karié ou hharf est. — 95 On diguer beciar 
dârôst kar est, amma kowden est. ^96 ""aqlech guerd est - piché pâté khodra 
bezour mibined. — 97 sade lotohh est, eguer bôgoutend mast siah est baver 
mikouned- tcherbek zoud mikiiored. — 98 beciar ba é'etemad est ber aksé 
bôraderech kè e''etemad be hitchkes 



136 



et soupçonneux, il ne se fie 
à personne. 
99 II ne doute de rien, il se 
croit apte à tout. 

100 II n'a que des connaissan- 
ces superficielles; il n'a 
rien approfondi. 

101 Ilesttoujoursdel'avisdece- 
lui qui lui a parlé le dernier. 

102 Celui-là n'a pas de chance, 
rien ne lui réussit, il se 
noierait dans son crachat. 



103 Cet autre est né coififé, 
tout lui vient à souhait. 

104 Avec cela il a de l'audace, 
rien ne le rebute. 

105 Mais il entreprend trop de 
choses à la fois. 

106 Qui trop embrasse mal 
étreint. 

107 Qui ne risque rien n'arrive 
à rien. 



Ci*-*"' ci*-^^' i}-^3^ lA:^ \J*^ 
- JoUCxx ^^-yj^ &J? ^c3! 99 

,A>^ ,0 - O.b (jb (^-jwj-w 100 

Vi>^Jwt BJiXJ JtA>o" — 

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Jj:^) ^i^^^t ^[h L (^^.^ ^^î 103 



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«JLb 8.U«J 104 



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idUj q'vsmt J; xJt3«A_jLJ5 ^O 106 
^^llAJLo Ja:> .0 'jj'»^^^* Ij 107 

nedared ve kheîle bed geman est-herkes piché ou mahhallé tohmet est. — 
99 edde'diêhœmétchizmikouned-khodra qabelehœmè kar midaned. — 100 serseri 
ïad dared-der hitch ""elmi ghoior {khowz) ne kerdé est - tetœbbou' nekerdè 
est. — 101 hemichè tabé'e' gouïendêi akherin est. — 102 On îeki bi taie'' est- 
herguez be môradé khod nemireced ; ez bes kè bi taie' est faloude dendanech 
ra michekened - eguer tala bekhered tchouden ber mî died. — 103 On digueri 
batalé est, meslé berrèi dou mader est, eguer dest sengui ber dared zer mi- 
cheved. — 104 be ""alavèi talé'' djeri hem est, oura hitch tchiz ez maqsoudech 
nemiendazed. — 105 anima beciar tchizhara ïekdœfd pich miguired. — 
106 dou hendouvanè ra nemitevan be iek dest berdacht. — 107 ta khodetra 
der khatar neïendazi be hitch nereci. 



137 



108 n bâtit souvent des châ- 
teaux en Espagne. 

109 II caresse des songes, des 
chimères. 

110 C'est un château de cartes 
qu'un souffle renverse. 

111 II ne faut pas marcher à l'a- 
venture , à l'aveugle, à l'a- 
veuglette , les yeux bandés. 

112 Soyez prudent, laissez le 
moins possible à la chance , 
au hasard. 

113 Ne vous pressez pas tant! 

114 Allons doucement. Atten- 
dez! patience! 

115 II y a un temps à tout. 

116 La précipitation vient de 
Satan et la lenteur de Dieu: 
dit un proverbe arabe. 

117 «Dépêchez vous lente- 
ment" a dit un sage. 

118 Comment concilier ces 
deux choses qui s'excluent 
l'une l'autre ? 

119 Cela veut dire que, même 
en se hâtant il ne faut pas 
se' troubler. 



^j^ L^ r^ L5H^^ o^ 



108 



c;^! v3L:>5 ^^ sJuJ>j 109 

iUj iS c^s*.l ^\^\ ^^ ^^Lij 110 



3. s'. J^-*1j ^ lX_jL— j 111 

or f^ 

à,tjj1s - jiL ijL-^_;L>l L 112 

^ o'J^^ *J^ 113 
- (>—i.3j-i (u^l^.) «-ii-jw-^î 114 

^^'^ L$^3 <3ytf?r^ 115 
j JlSj c>^' o'-^j' «Jlr^ 116 

xJ^ ^^^y ujLX.^ i^JCma^Ij 117 

yÔ ^ SS' Ci'JW*! ^^j ^JM.;JL«X 119 

iw)bu<;> i-XjLj {j^si^ cy^v V*^^ 



108 yêZan khaïalhaié Icham mi pezed. — 109 refiqé vehm o hhc&al est. — 
1 10 . bàniané bi açacist kè berieki pouf (badé vecim) kkarab micheved. — 
111 nebaîed bi teammdl rah rceft-hourkouranè merow - tchechm bestè qadem 
mezen. — l\2ba ehhttat bach, ta tevani (Jier qadar moïesser bached kœmter 
beqaza vagôzar. — 113 ""adjelè tchendan mekoun. — 114 aheste {tavach)be- 
recim - beist (valst) - sabr koun. — 115 her tchizi vaqti dared. — 116 "adjelè 
ez Chéitan {Chèitoun) est ve teanni ez rakhman: gôftei tek hhakimist. — 117 
be ahestegui chetab koun goftèi iek hhakimist. — 118 tchetour in dou tchiz 
kè mono fié ïekdiguer end ba hem der mi tevanend sakht. — 119 mà'nich in est 
kè der chetab kerden chakhs nebaîed chetab zedè o hhaïran o dest patchè bached. 



138 



120 Continuez, dépêchons nous, 0^*^31 '^xi-^^j^ U^-^<x) Jj 120 
nous n'avons pas une mi- ,«-yLJ' Jwçs^-*^L Ojj-^^ 



nute à perdre. 






121 Toute parole a son temps J,bCc a:^ J>*^ ^^ ^^y^\j^ J> 121 



et tout bon mot a sa place 
(Hafez). 

122 C'est fort bien, mais si 
vous allez de ce train vous 
n'arriverez jamais à temps. 

123 J'y vais de ce pas, mais en- s^»^ OJ.s^ ^^ j»5-yo b \j^,*^ 123 
core quelques mots. 



»l, XjyCujy't \J yy>^Lv*o 122 



124 Encore des sentences des 
sages ? 

125 Des anciens ou des mo- 
dernes ? 

126 Des uns et des autres. 

127 Voyons , dites ce que vous 
savez. 

128 L'honneur est plus préci- 
eux que la vie; «plutôt le 
feu que le deshonneur" : a 
dit un des plus illustres 
parmi les Arabes. 

129 Plutôt mourir que se salir. 



L^> ^-^S ^^jf 124 

jt b ^jy/itXJiJU (^L^JLii*' jl 125 

L^ljl f^ Lpîjt f 126 
^Lz> ^UJo jvaJLço &ÙS *j^ 127 






128 






'JJiJ J^. 



'f 



vi>«.*i»l liJjJ ;l iJ ^iL« 



129 



120 vel mekoun (reha mekoun) (mâdavemet koun)-zoud bachim-ta'djil 
kounim, ïek daqyqa ra nebaïed ez dest dad. — 121 her sokhan vaqti o her 
nôktè mekani dared (kkadjè Hafez). — 122 beciar khoub , amma eguer in 
goune rah mirevi herguez be vaqt nemireci. — 123 be hemin pa mireoem, 
veli tchend kelimèi diguer darem ke bôgouîem. — 124 haz tchizi ez hhekemé 
hhokema? — 125 ez sokhanhdié moteqaddemin ïa ez moteakhkherinf — 
126 Ae?n ez onlia ve hem ez inha. — 127 besmellah bebinhn, ddetan khali kou- 
nid. — 128 ''erz o namous ve abérou ez djané chirin ""azizter est, tckenankè ïeki ez 
bôzorgterin redjale' taïfèi arab gôfte est: en nar vcla el'ar. — 129 nierg èeh ez neng 
est -ïek mârdé benam beh ez sad zendè beneng - nabouden beh ez damen /tlouden. 



139 



130 Parmi les modernes^ l'un a 
dit: «plutôt être brisé que 
fléchir". 

131 Mais un autre a dit: »fléchir 
et ne pas se laisser briser". 



iJCfti' ,^ 



Cr'-jr^ 



bjo xU> ;l 130 



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t ju,m<Am> <3 



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bf^ 



'^y:> ic>^^! i-Jisi^ k3^^ ^ 131 



tL\_Àw 



Ju' »Xp L=/ l iJOu 30 ^1 132 



ViiAJw' ...lXÀw 



132 Où avez vous rencontré 
ces deux sentences? 

133 J'ai vu l'une et l'autre em- -»-w j f^^ sJi^yi IjljjO J> 133 



o 



O^ j' (*-r?3^ 




ployées comme devises sur 
les écussons des deux fa- 
milles nobles , comme c'est 
l'usage en Europe. 

134 Je parie que la première ^-yo^-T) -lXJo ^^ .0^ q^ 
était celle d'une homme i.j,*.^Lo JU ^^t q) aJ' (j»«AJa 
d'épée et la seconde d'une 
homme de robe, d'un 
homme du monde, d'un 
diplomate. 

135 C'est possible, mais il se peut 
aussi que l'un et l'autre 
n'aient pas toujours con- 
formé leurs actions aux de- 
vises de leurs écussons et 
de leur cachets. 

136 A propos des cachets , j'ai 
llntention de me faire gra- 



134 



^^f ^^}\J c>s-*-' ^^j-JCi 135 



y^ 



JwAw» ^ \J>^ /v5 ^^^^ 136 



1 30 ez djômléi moteakhkerin teki gàfté est : khdrd châden beh ez khôrd 
chtSden est; khôrd chôden bez ez douta chôden {doulla chdden) est. — 131 
veli digueri géftè est: doulla chôden beh ez chekesten o khdrd choden est. — 
132 in dou nôktè ra koudja dide id. — 133 her douta ra nevechté didem 
ber seperhaïé dou khanevadei nôdjeba tchenankè der memalike' Jrenguestan 
resm est. — 134 men nazr mibendem {guerow mibendem) kè on œvveli maie' 
sahheb chemchir ve on douîdm ez oné sahheb qalem o dôniadar o diplomat 
boud. — 135 mdmken est, anima in hem mdmken est kè fè'elé hitch kôdam 
môaafeqé on tchè ber roulé seper ïa môhr negachté boudend neboud. — 136 
tchoun zekre' ntôhrha rœft mell darem kè ber môhré khod tek nôktèi ""arabi 



14Ô 



ver quelques devises arabes 
ou persanes. 

137 Quelles devises vous plai- 
raient ? 

138 II y en a plusieurs qui me 
plairaient également. Entre 
autres celle du cachet de 
Tamerlan: «Parla droiture 
tu as été sauvé". 

139 Elle est belle et concise en 
peu de mots elle dit beau- 
coup. 

140 Les devises les plus courtes 
sont les meilleures. 

141 Pourvu qu'elles ne soient 
pas immorales. 

142 Cela s'entend, cela va de soi. 

143 Et qu'elles ne soient pas 
prétentieuses , affectées , 
mais appropriées à la per- 
sonne ou à la famille. 

144 Citez m'en, s'il vous plait 
quelques unes. 

145 Volontiers, par exemple: 
))Rien de trop"- ou bien »ni 
trop ni trop peu" - ou bien 
«Faire sans dire". 



L-.4..W ^stAjAÀjMO &X^ »Sf 137 
Jj^ ^ x-T c>o-^lj"A^^ 138 

O-w^i^yaO^ 1^ s^xXSi^^ 140 
jx^l xv=^^ oi.w.0 iJ^ > .h. »>'o 141 
,bCiiT 142 



vi>»»«) 



Ij 8iA-JKO Jl^—^^t i,«a.jwLJ-4 

(3^Jbt4 xJiL^ «O^-i «...Àiai 144 
^y-fl "^i ^^ :iJi_>» f^--ci-^ 145 



ïa Jarçi hhakkaki bedehem bâkounend. — 137 tche ndkté pecendidei chou- 
mast? — 138 tchendta hcest kè her kôdam mdoafeqé pecendé bendè miaïed , 
ez on djomlè noktei neguiné Emiré Teïmour est ube rasti resH''''. — 139 
sendjidè vo gândjidè est - qall ve dall est. — 140 her noktè kè mdkhtecerter 
est behter est. — 141 be charti ke fesq o fâdjour amiz nebached. — 142 achekar 
est - bedihist. — l43 ve baz becharti kè guezaf o qolombe' o morassa 
khani nebached. — 144 lôif fermoudè nôkCei ma'qouléi diguer zekr kounid. — 
145 tchechm, mecela "kbaïrdl omouri owsatouha" îa on ïeki : ne e/rat o ne 
ta/rît; ta on ieki: lœb bè bend o bazou begoucha. 



Ul 



146 J'en connais une en arabe, 
la plus courte qui existe 
en aucune langue. 

147 Quelle est-elle , s'il vous 
plait ? 

148 C'est >) crains Dieu"; en 
arabe cela ne fait qu'une 
lettre ^3 qy et si c'est à 
une femme qu'on parle 
ce sera deux lettres: 1^. 

149 Encore quelques autres 
proverbes ! 

150 Tout ce qui brille n'est pas 
de l'or. 

151 Qui se ressemble s'as- 
semble. 

152 Dis moi qui tu hantes je 
te dirai qui tu es. 

153 II faut hurler avec les loups. 

154 Chaque pot trouve s on 
couvercle. 

155 Les montagnes ne se ren- 
contrent pas, les hommes 
se rencontrent. 

156 En voilà assez pour au- 
jourd'hui. 



yaA3!? *y c;>uwO SiO^j Ô^J^ ^^^ 



lXajU. 



.1 JOs^ 147 



Vj-*^ q1^ t^ (j^yj liAi» ;' 148 

^^ olLJ uU:>. J,li^l yCo 149 
iû - ci*^ ^^ «AJLixi-. j5> xj 150 
jl^jj U-^^^ L ^;.K>L^ jolT 151 
c;a.«*»-»i5' L ^J^f*' ^ i^. Q*J 152 

•^'^ t5^/- c^/ 154 

35^1 ^ .li^l ^;*O^L>j5 ^^ 556 




146 der ""arabi noictè ist kè tnokAtecerter ez on der hitch seban nist. — 
l4" ,kôdam est? bejermaïid — 148 ez khoda beters kè bezabané "arab "qy" 
est kè tek hharf est o bes , ve eguer bezœni khetab kerde cheved dou hharj". — 
I49 difjuer emsali tchend? — 150 ne Aer darakhchendè talast-ne her gnerdi 
fjuerdoust. — 151 kouned hemdjcns ba hemdjens pervaz. — 152 be mèn 
hdgou kè serékaret ba ktst , men migoutem fou tchè djour ademi. — 1 53 khafii 
nechevi rôsva hemrengué djema'at chow. — 154 her diki serpoucH dared. — 
155 kouh bekouh nemireced, adem be adem mireced. — 156 hemin qadar bes 
est karé emrouz. 



142 



1 Taisez-vous ! pas un mot de 
plus! 

2 II m'ennuie, il est ennuyeux. 

3 II empoisonne tous les mo- 
ments de mon existence. 

4 II divague. 

5 n bredouille, il s'embrouille. 

6 II ne se possédait pas de colère 

7 II ne se possédait pas de joie , 
il était aux anges. 

8 II ne savait que faire , il 
était aux cent coups. 

9 II riait à gorge déployée. 

10 Ne riez pas aux éclats, c'est 
indécent, on va vous gronder. 

11 Qu'est ce que vous nous 
contez là? 

12 C'est un conte à dormir de- 
bout. 

13 C'est une farce , une mysti- 
fication. 

14 II faut rire un peu. 

15 Soyons sérieux ! 

16 Je n'aime pas les plaisan- 
teries de ce genre. 



LXJXyo \jaJù^ I.^Lïjt 3 



l5->L 






OsJii ^^^^ 

- lX_â_^ )^,s?r \:^ w^J!lXa*J 8 

l\JJ lXJJ Qj-« 8LXJLi> sLÎLï 10 

tiLLàjs- - ci^-*«' 0»-i>j-^ i^.' 13 
l\jl>Jj> t^+i' lXjL 14 

LiT^ r%-> ^'r* r-^ a=^i 






16 



l khamouch chôw ! -khai-f mezen- saket choio - lai choio . — 2 mêlai aver 
est-mera meloul mikouned. — 3 owqatemra mônaqqas mikouned. — 4 hezdian 
migouied. — 5 perichanqoust. — 6 ez kkac/nn bikhod ckôd. — 1 ez chadi 
per zed—ez chadi bikhud cJiâd. — 8 nemidanest tche bôkouned-kkodra yâin 
kerdè est. — 9 qahqaha mxzed — qahqah khende lolend kerdè boud. — 10 
qahqah khende mezen, hi adebist , lônd lond bechouma mikounend {tagJiiir 
viikounend'). — 11 tche jajkhaïi mikouni-tchè môhhammel migou'ii. — 12 
hhekaïetist ke adem ra bedjaïê khod khochk mikouned. — 13 in mozakhraf 
est-djefeng est. — 14 baïed kemi khœndid. — 15 djeddi bougouïim-choukhira 
kenar begdzar. — IG ez in qes7n mezah khochem nemidied. 



143 



17 C'est une perte inutile de 
temps. 

18 Ne le dérangez pas de son 
travail ! 

19 Voyez comme il prend l'air 
sérieux. 

20 II est imperturbable , il ne 
se trouble jamais; on lui a 
donné un démenti , il n'a 
rien répondu. 

21 II n'a pas sourcillé, il ne 
craint rien. 

22 II ment comme un arracheur 
de dents. 

23 Cette fois-ci il a balbutie , 
ordinairement il a la langue 
bien pendue. 

24 On m'a trompé; il a été attra- 
pé; on m'a volé comme dans 
un bois. 

25 On le déchire à belles dents. 

26 Quelle audace ! quelle impu- 
dence ! quel front d'airain ! 

27 Ne vous en affligez pas! 

28 N'ayez pas d'inquiétude ! 

29 Soyez tranquille ! 



v:;/jMt ols^t *^^A*aj 17 
,toLj20 



^jijy> JJU iJu»SUa s^yi 22 
c>o»A^ lAJj u»*jU ^^*3 ^J 28 

j>-i' •} - iA_jjb w^-j/ îr^ 24 
(jiiJa«j-j — lXJOuCs' jl vi>^-*wj-AJ 25 

L>^ >-\iLj Jo ^jCwX;<: 27 

l\jJl\» iuioiAjt 1^ j' 28 

Q ..»,.♦, W./6 - e>yyi;lj «^♦.s» Jjl3- 29 

17 taz'tié owqat est. — 18 oura ez kar baz medar. — 19 bebin Icè tckè 
^abous chôd. — 20 padar est-àerguez eztarabra bekftod rah nemidehed, oura 
tekzib kerdend ve kitch djevab nekerd. — 21 vidjgan behem nezed , ez kitch 
nemitersed. — 22 dôrough migouîcd meslê khodech. — 23 in dœfa zebanech 
bend mirœft , loknei mized - bar ha zebanech deraz est , hhazer djevab est. — 24 
mera ferib dadend; ou goul khorde est-mara lokht kerdend. — 25 bepousté 
ou 6/tadend , poustech mikenend. — 26 ""adjib djàr''ati! -tche bi chermi! - tchè 
bihhatàii! — 27 chekestè del ne baied boud. — 28 ez in andichè medarid. 
— 29 khater djanC bachid, métmaïin bachid. 



II. 



SALUTATIONS, COMPLIMENTS. 

der selam o te^arâfat. 

1 Bon jour Monsieur, Bonjour 
Madame , Bon jour Made- 
moiselle. 

2. Comment vous portez vous? 
Comment allez vous ? Com- 
ment va votre santé? 



3 Comment ça va-t-il cher 
ami? 

4 Très bien, grâce à Dieu, je 
vous remercie. Et vous 
même? 

5 J'ai l'honneur, Madame, de 
vous présenter mes hom- 
mages. 

6 J'ai l'honneur , Monsieur le 
président, de vous présenter 
mes respects. 



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1A4.es. &U c>^-A«l Vf?-^ .Lçwj 4 

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(j*uu. vi,lc v'-^ j^l^tX^o (3|j^>t ( 
v,:>>wwl aJLw ^.Lw« 



sl^ 



1 selamôn ""aleïkdm aqa-selamôn ""aleikém kfianôm - selamôn ^aleïkôm Icka- 
nome koutc/iek. — 2 ahhvalé cherif tcTietour est? - ke'ifé chouma tchetour- 
est? damaghé choumn tchagh est? — mezadjé cherif tchè gouvè est? — 3 ahk- 
valé chouma khoub est dousté azizé, mehrebane' men? — 4 beciar khoub est , 
lellah alhhamd-ez merhhœmeté chouma (ez lôtfé chouma) (ez dâ' die choumn) 
khoub est-ahhvalé serkar niz incha allah khoub est. — 5 khedmeté kha- 
num môchcrref chdden ba''ecé cftekharé bendè est {zehi se''adet kè chcrejiabé 
khedmct cheoem). — 6 ahhoalé bendegané djenabé ""ali rctis khoub est , {incha 
allah mezadjé môbarek salem est). 



Uo 



7 II y a longtemps que je n'ai 
pas eu le plaisir de vous 
voir (l'honneur de vous 
voir). 

8 Je savais que vous étiez 
absent, sans cela je me se- 
rais empressé de vous pré- 
senter mes devoirs plus tôt. 

9 Je pense que vous avez été 
bien portant tout ce temps. 

10 J'ai été un peu indisposé. 

11 Ou avez vous été tout ce 
temps ? 

12 (à un grand personnage) je 
n'étais pas absent j'étais à 
votre ombre, occupé à faire 
des vœux pour votre santé. 

13 Asseyez-vous, je vous prie, 
vous devez être fatigué. 

14 J'ai, en effet, beaucoup 
marché; j'étais allé deman- 
der des nouvelles de N... 

15 Je craindrais de vous dé- 
ranger. 

16 Pas le moins du monde; j'ai 



iAj ,tuXJ V.ÀJ -wÀj iS aJCmÔIlXaX 8 
j.J^ i3>rv'^ SiAaJ 10 

o»-jj-^-j L;^^ l g.j'cX^^ ^^' 11 

JuUk j: .0 l»"^?^ iç^^ »lXjO 12 



lXaÀaàwOL} 



L\-^_ju_a_j 13 



xXai.<l:> x^ ' o ; lX»w' 







lAjtsvXw 






14 

15 


cr* 


Ci*.*»'» lo 




16 



7 j/idddetist kè chôumara môlaqat nekerdè em {rouzgaré derazist ke khed- 
icté serkar ne recidè em). — Smidanestem kè techrif ne darid ve ella ta behal 
' here/îab chddè boudem (zoudter ez fnzé hhôzouré ""aali behrèmend michd- 
'km). — 9 îaqijn kè der in mdddet be chouma khoch gôzechtè est. — 10 bendè''alil 
'"judem. — 11 in mdddetha koudja techrif dachiid'i — 12 bendè djaîi ne bou- 
ilem , der sire' saîèi serkar boudem - machghoul bedd" aïe' serkar boudem. — 13 
be/ermaïid, benechinid, zahhmet nebached j îaqynkèkhosste chddè id. — \Ahha- 
qtjqnten beciar rah rœfte boudem, be ahhval pdrsiïe' keci rmfle boudem. — 15 
"lebftda zahhmet bachcd (mebada mdqaddé'' chevem). — ;6 Estaghferoullah 
rahhal est; men 

10 



146 



toujours du plaisir à causer 
avec vous. 

17 Vous êtes mille fois trop bon. 

18 Si vous n'avez rien de mieux 
à faire, venez diner avec 
nous ce soir, (venez manger 
avec nous la soupe, venez 
casser une croûte avec nous). 

19 Vouz voudrez bien m'excu- 
ser aujourd'hui, je suis in- 
vité chez Mr. N... 

20 Alors ce sera pour un autre 
jour, je vous retiens pour 
Dimanche prochain. 

21 Venez diner avec nous quand 
il vous plaira, à la fortune 
du pot. 

22 Venez nous demander à di- 
ner sans façon. Entre amis 
pas de cérémonies, pas de 
façons. 

23 Vous me comblez. 

24 Nous vous attendrons à sept 
heures et demie. Nous dî- 
nons toujours à cette heure; 
toujours à la même heure. 






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hemichè môchtaqê sohhbethaïé serkar boude o hcèstem. — 17 Eltefat darii 
(merhhcemet darid). — 18 eguer emchœb meil be bedgôzerani darid be bendi 
rnenzel techrif biave7-id kè ïek loqmè nan o nemeki tazè kounim (ke sarj< 
cham bdkounim). — 19 mazour bedarid (mô''aj' be/ermaïid); emchœb meh 
mané J'ôlan aqdiem. — 20 pes beraïe vaqté dicjuer bached {pes, roiize diyiier 
inchaallah ïekchembèi aïendè ra ez choiima da'oet viinômaïem, — 21 her vaq, 
meïl darid techrif biaverid bahem qazaïe cham bokhorim, Itertchè hhaze. 
est. — 22 bi tekellouf techrif biaverid cham meïl kounid, miané doustan «e 
kellouf nist. — 23 rehiné mennete' serkarem. — 24 der sa'atè hœftonim mân 
tezeré chouma mibachim ; ma hemic/iè der henin mat cham mikhorim. 



147 



25 Nous avons à diner quelques 
uns de nos amis intimes et 
quelques personnes de con- 
naissance récente. Il ne faut 
pas que vous nous manquiez. 

26 Vous vous mettrez à la droite 
de la maîtresse de la maison 
c'est la place d'honneur. Je 
me mettrai en face d'elle. 

27 Je suis confus de vos bontés. 

28 Allez vous beaucoup en so- 
ciété, aux soirées où l'on 
danse , aux bals ! au théâtre? 

29 Je vais rarement au théâtre, 
j'évite autant que possible la 
foule et l'éclat des lumières , 
surtout depuis que j'ai eu 
mal aux yeux^ et quant aux 
soirées je ne connais encore 
ici que peu de personnes. 

30 Yous ne trouverez pas mau- 
vais que je vous fasse faire 
connaissance de quelques 
personnes distinguées que 
vous rencontrerez ici. 












26 



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127 



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25 tchend nffer ez doustané bakh&}oucneté makkçous o tckend chakhcê 
diguer Ice tazé achina chôdim mehmané bendé end , nebaïed djaïé chouvia khali 
bached: — 26 ckouma bnla desté khanôm be/ermatid kè sadré medjlis ondjast 
men rou be rouie ou minechijiem. — 27 ez merahhemé serkar cAermendè em. — 
28 bemedjalis beciar tecAri/ miberid? be medjalies rags o chadi,be temacha 
khanè {tialr) mirevid? — 29 bendè be temacAa khane khéili benôdret mire- 
vem, her qadar beteonnem ez ezdehham o rôcheniîé tcheraghha migdrizem 
""alel khôçous ez vaq tikè derde tchechmem ""aarez chode , ve ontckè ez chœh- 
nechinifin /ermoudè id ta in vaqt kcem nchéna kerdè em la beciar berevem. — 
30 iaqi/n bedeton nemiaïed kè ckoumara ba ac/ik/iarè tc/ie/id ez arbabé fazl 
kè iiuhè bendè mi aïend wo'arreji uomaïemf 



148 



31 Loin de la, je \ois serai 
même obligé de me présen- 
ter à tous vos amis. 

32 Un jour je vous présente- 
rai à un très grand person- 
nage qui vient quelquefois 
me voir. 

33 Je craindrais d'être embar- 
rassé en sa présence : je ne 
connais pas encore les usa- 
ges de ce pays. 

34 N'ayez pas plus de crainte 
à cet égard que je n'en ai 
pour vous. Les règles de la 
politesse sont sur les points 
essentiels à peu près partout 
les mêmes, or, vous avez été 
à la cour de votre souverain 
où l'on est assez diflScile sur 
l'étiquette. 

35 Oui, sans doute, mais on 
peut facilement y contreve- 
nir dans les détails. 

3G Voyons un peu si nous som- 
mes d'accord sur quelques 
uns. 



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31 Belkè kkochem mi aied; be mo'arreji kerden ba douatanè serkar be 
bendè mennet khahid gôzachl. — 32 in rouzha choumara ba ïek bôzourgtl 
kè gah ga/ii be bazdidè bendè mi died môarrejl khahem kerd. — 33 mitersei 
der hhôzourè ichan khodra gôm.kounan, zira kè de?- rôçoume' adebe' in oelaïa 
tchendan belediïet nedarem. — 34 ez in vaÂemè nedachté bac/tid zira kè me 
der in babet ziad ez kkodé chouma be c/iouma etminan darem; nekatê koa 
liïei qava'edê adeb der hemèdja taqribœn meslé hem est, ve Mal onkè choum 
deré khanèi sdltané khod boudé id ve merdôme ôndja der re'aieté roçoun 
adeb beciar daqyq o nôktèguir end. — 35 Balé , tchenin est, amma 6eç 
micheved kè der baazi djoziïat sa/iv micheved. — 36 beferiaaiid be binim d' 
kôdam kouUïat bahem môttej'eqijm. 



149 



37 Fort bien, par exemple, 
quand on est en présence 
d'un souverain ou d'un très 
haut personnage il est con- 
traire à la politesse de lui 
demander comment il se 
porte ou de lui adresser le 
premier la parole, n'est ce 
pas? 

38 C'est cela même. 

39 Et il est contraire à la poli- 
tesse de s'en aller de l'au- 
dience, n faut attendre que 
le souverain ou le prince 
du sang vous congédie d'un 
signe de tête ou de la main. 

40 C'est parfait. 

V l'égard d'un grand per- 
sonnage qui n'est pas sou- 
verain il faut observer une 
attitude de déférence et non 
pas d'obséquiosité. 

42 Tout cela est admis dans 
1 ous les pays parmi les gens 
qui ont quelque prétention 






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bcciar khoub , mecela , vaqii chahs der hhôzouré padchah la cltakhse 
bôzourgui mireved ez ga'edèi adeb dour est ke ez ichan ahhvalpôrsi nômated 
îa ebtedaîè khetab houned; aîa ichenin nistf — 38 in tchenin est — 39 in 
hem dour ez qoccCedé adeb est ke keci bedounè eznè on chakhcè bozourg ta 
chahzadè ta padchah môradjciat kouned, baïed inqadar sahr nomaïed ke on 
bôzourgui oura be echarèi dest ta ser ezné mârakhkhaci dehed. — 40 dôrôst 
est. — 41 nesbet be tek chakhsé bôzourgui ke padchah ne bached baïed der 
hhareket o sôkoun ehhteram ra mœnzour dacht veli ne be qadré padchah 
ou pëst o môtemelleq chôd. — 42 in a'amal der miané merdoumé djemPé 
■Itk kè dà'vi terbitet chôdegui mi nômatetid môçellem est 



150 



à passer pour bien élèves. 
Il ne faut pas trop élever 
la voie en parlant, il faut 
avoir une tenue réservée et 
en parlant, s'abstenir des 
gesticulations. Il ne faut ja- 
mais couper la parole à son 
interlocuteur ; il ne faut pas 
rire aux éclats; il ne faut 
pas marcher devant son 
compagnon; il faut toujours 
prendre la place inférieure 
à la sienne ; il faut répondre 
sans retard aux lettres et 
aux visites que l'on reçoit. 

43 Cependant vous convien- 
drez que sur certains points 
les usages des pays orientaux 
dififérent beaucoup des ceux 
de l'Occident. 

44 En quoi croyez vous? 

45 Par exemple, en Orient ce se- 
rait manquer de politesse que 
d'ôter sa coiffure, son bonnet, 
son turban ou son fez; chez 
vous on ôte son chapeau. 



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ve baz ne baïed der vaqté kharf zeden bôlend kharf zed, ve baïedhharek 
sôkoun be endazè bached; ve baïed ez hhare.keté beden o dest o ghaïrè di 
vaqté hharf zeden ehhteraz ndmoud; nebaUed qnfé kélamé motekellem n 
mou ' ; qahqah nehaied kkœndid; pich ez refiq nebaied rah rœft ve hemid 
baïed djaïe khodra pesiter ez djdie ou ekhtiar kerd; ne djeoabé môracel 
ve reddè bazdidha nebaïed tchendan der takhir endakht. — 43 ba vôdjoudi 
in ïaqynœn chouma' môqerr khahid chôd ke der baazi nekat rôçoumé m6te\ 
davelei machrœq zemin beciar tefavôt ba memaleké evropa dared. — 44 det 
che be e''eteqnde chouma farq dared'? • — 45 mecela der mechrœq zemii 
bcrdachten kôlah ïa ''ammamè ïafes ez ser môkhalefé adeb est ve nezdt 
chouma ber ""aks est; kôlah baïed bcr dac/it. 



151 



46 C'est vrai, et même les hom- 
mes qui veulent être polis 
ôtent leur chapeau dans une 
boutique, surtout où il y a 
des femmes. 

47 Ensuite, chez vous, pour té- 
moigner de la déférence à 
quelqu'un on lui laisse la 
droite, tandisque chez nous 
c'est le contraire; la place 
d'honneur chez nous est à 
gauche, comme pour dire du 
côté du cœur. 

" Oui c'est vrai , mais j'ai re- 
marqué une différence très 
grande entre les peuples de 
l'Orient et ceux de l'Occi- 
dent dans les formules de 
politesse usitées tant dans 
les lettres qu'en conversa- 
tion. 
49 En effet, sous ce rapport nos 
formules de politesse sont 
plus compliquées. Si un 
étranger y manque on l'ex- 
cuse facilement, mais on ne 



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46 £a/d tehenin est ve merdômé ma kè mikhahend ezharé adeb kounend 
vagtiké varedé dôkkani micheoend kôlahê khodra ber mi darend bekhôçous 
egner der budja zcen bached. — 47 bas hem der piché chouma keci kè ezharé 
ekhteram be keci viikouned oura der tarajé rasté khod dja mi dehed, ve nezdéma 
ber ""aks est, semtédel ra ma mohhteremter mi danim. — 48 Balè tehenin est, amma 
men be ïek tefavôtè bouzourgui der taryqai adabé motedavelé ahalïié mechrœq 
zemin o khalqé maghreb (ià'ni Evropa) der neoechledjat o sohhbeté ichan 
môltefet chôdé em. — 49 Albettè be in dj'ehet chakhs der tart/gaï adebé ma 
bichter môkellef est. hergah ff'inribi (edjnebi) der un sahoi nôninied be 
sôhoulet oura mtCzour mi darend (jiadldè kerdé 



lôii 



pardonnerait pas à un indi- 
gène, surtout à un lettré de 
ne pas se conformer aux 
usages. 



50 Chez nous ces formules sont 
dépuis longtemps abandon- 
nées ou simplifiées: on dit 
et l'on écrit: Monsieur ou 
Madame, en ajoutant, s'il 
y a lieu, le titre de noblesse 
ou de l'emploi (comme : Mon- 
sieur le comte , monsieur le 
Président, directeur etc.) de 
la personne. 

51 Ce n'est pas tout. En persan, 
à moins de parler à un 
homme du peuple ou à son 
domestique , on ne dit pas : 
vous allez , vous êtes venu , 
où allez vous ? quand vien- 
drez vous ? Il faut dire vous 
allez honorer, vous avez ho- 
noré (tel endroit de votre 



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Ijendarend) amma der hhaqqé iek nefer ez chehriha (ahlé memleket) 'aîet 
khâçous der hhaqqé ïek neferé danechmendi ke mova/eqé rôçoum hhareket 
nekenned hœmè oura moifoum (mo'af) nemî darend. -— 50 he 7iezdé ma (6a??ja) 
moddetist in qnvacedat {qava''ed) ber dachtè la môkhte'er chddè; migouïend o 
mineviceiid: Aqaïê men, ïa khandmé menj ve hergah laqabénedjabetïamansab 
dachtè bachend resm est kè ber kelimèi aqa o khandm ïa aqabé nedjabet ïa 
esmé mansab va iniefzdiend migouïend aqa kont , aqa reïis , aqa tnôdir ve ghaire. 
— 51 ye ber ôntche ''arz kerdem monhhacer nist ; der Iran meguer vaqti kè 
beïek nefer ez ""ammè ïa be nokeré khod hharj" mi zenend , ne mi gouiend; 
mirevid; amedè id; koudja mirevid; kéi mi aîidj baïed gô/t: techrif mibe- 
rid; techrif avôrde id, meslè der zebanè frança keci goiiïed kôdam meknn 
ra behhozouré khoditan 



153 



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présence). Quel endroit allez O^S ic^ 

vous honorer ? quand hono- ^b" C>y^ yf^^^- \) O^^ j»'»-^ 

rerez tous votre serviteur JbLxi ^ b <^.\^ ^ ciy^ 

de votre présence ? etc. Il ,. JjJjJ» jy^ia=> (jis-^ L sAàj 

est contraire aux règles de /flpIyoXip^iAjjL-j-^v^ij/i^ 

LtJio jj^ (AajUj j^x i^ U-i; 

(j»jC ^f*^i 8<AJo c^-àT iAjIj 



la politesse de dire que dites 
vous? il faut dire: qu'or- 
donnez vous? de même il 
n'est pas poli de dire : je vous 
ai dit; il faut dire j'ai re- 
présenté à votre seigneurie. 

52 Chez nous aussi on observe 
certaines nuances à cet égard 
en parlant à des personnes 
moins intimes ou d'un rang 
plus élevé. On se sert p. ex. 
des mots : j'ai l'honneur de... 
vous saluer ; vous m'avez fait 
l'honneur de m'écrire etc. 

53 De cette façon, ainsi que 
vous l'avez dit, dans plu- 
sieurs points essentiels on 
est partout d'accord sur les 
usages à observer. 

54 Ainsi c'est convenu que vous 






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l'ôcherrej' misazid; ta hêi menzelé bendèra be feizé hhozour khodetan 
.ùcherref misazid? ve diguer mova/eqé adeb nebached kè keci gouïed chouma 
Iche . migouïid?; baïed gôft tchè mi/ermaîid?. Men be chouma gôftem kheïli 
dour ez adeb est; baïed gôjt bendè be serkar ""arz kerdem. — 52 benezdé 
ma niz der in bab andek tefavouti hœst kè meri baïed dacht ; her gah be 
achkhaci hharf mizenend kè ez doustanè mahhrem nistend ïa chan o rôtbèi 
ichan balater ez mokhateb bac/ied, migouiend: selam daden be chouma cheref 
est ezberaïé men; ta: benevechten bemenmeram6cheTrefsakhtêid,veghairè. — 
53 pes tchenankè fermoudè id der qavaedè ""omdèi adeb ahaliïé hœmè mem- 
Itketha môttej'eq dïekreng end o ré'aïete' ùuha vadjeb midanend. — 54 khon 
laçœ , qarar dadè cAodè est 



154 



viendrez souvent nous voir. 
Nous sommes aujourd'hui 
mardi; peut-on compter sur 
vous pour Jeudi en huit? 

55 Je ne manquerai pas de me 
rendre à votre aimable, à 
votre gracieuse, invitation. 

56 C'est bien aimable à vous 
d'être venu nous voir. 

57 Mesdames et Mesdemoiselles 
j'ai l'honneur de vous pré- 
senter mes hommages. 



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ii)^k^ (^L^L> 3 L^-«-jLi> 57 



58 Comment se porte Mon- 
sieur N? 

59 A qui ai-je l'honneur de 
parler? 

60 Vous ne me remettez pas? 
Je suis un tel; j'ai eu le 
plaisir de vous rencontrer 
aux bains de mer de... dans 
la compagnie de mon ami N. 






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^è jnara izc^ ez jotc^ môcherref khahid fermoud; emrouz rouzé se chembè 
est; dia jjendjcAeînbèïé hœjtœ'i aïendè ez techrif avôrdenè chouma môlmain 
backim? — 55 dauefé doustanèi choumara herquez elimàt nekhahem nômond. — 
56 lôtf nômoudid; môcherrff {serafraz) fermoudid. — 57 khanômlia o kha- 
nômlmié koutcheki môsted''i tchenanem kè ""arzé "ôboudiïelé bendèra qaboul 
fermdiid. 



58 Ahhvalé serkar tchètoivrest? — 59 bejermaïid hè koudjakhedmelé serkar 
recidè etn? — 60 bendèra bedja nemiaverid? men felani em der felati 
hhammamé deriaïi der re/aqaté dousté men J'elan aqa chere/'ê môlaqat 
dest dad. 



155 



61 Oui, effectivement, je me 
souviens maintenant qu'il y 
a cinq ans nous avons fait 
une promenade dans un char 
à bancs en compagnie de 
plusieurs messieurs et da- 
mes ; un instant je vous avais 
confondu avec un autre per- 
sonne. 

62 Etes vous ici pour long- 
temps? Comptez vous rester 
ici quelques jours? 

63 Je pars immédiatement pour 
l'Italie j'ai l'intention d'al- 
ler à Rome. 

64 En ce cas je vous prie de 
me rappeler au souvenir de 
votre frère que j'ai beau- 
coup connu. 

65 II m'a souvent parlé de vous 
dans des termes qui témoi- 
gnaient d'une vive sympa- 
thie pour vous; de même 
que mon père qui ne tarit 
pas sur vos éloges. 















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Gl ras< e.s< {sahhih) hhala khaterem mial^d kè pendj sal qabl ez in be 
citefaké {be rejaqaté) ichend nefer ez aqaïan o khanômha der kaleskèi kè 
takhtœ nechimen dared guerdech kerdè im; der œvvelé nazar ckouinara''avezé 
keci diguer bedja avdrdè boudent. — 62 aîa tchendi indja mnks mifermaïid 
{tevaqqouf mifermaïed) {mandenùd) ? — 63 bi teammol semté iialia mirevem , 
der khater darem ckehre' roumara be bïnem. — 64 pes khedmete' akhouî kè 
hemalé achenaïé bahein darim ez bendè îadaveri befermaud. — 65 mdkerrer 
lâché bendè zekré serkar némoudè est ber vedjhi kè ber meratebé tnahhabbet 
>> vedad nesbet be serkar gueoahi midad, ve pederé bendè hemtchenan kè 
leindilé sdtoudèi serkar hemichè verdé zebanè ichan est. 



156 



66 II a toujours été très bien- 
veillant pour moi. 

67 II fait grand cas de vous et 
ses éloges sont mérités. 

68 Moi de mon côté j'ai pour 
Monsieur votre père la plus 
grande considération et je 
regrette de ne pas pouvoir 
cultiver sa connaissance par 
des rapports plus fréquents. 

69 Mon père et mon frère se- 
ront enchantés d'apprendre 
que j'aie eu l'occasion de 
vous rencontrer. 

70 J'espère vous revoir, vous 
aussi, bientôt, si vous re- 
venez ici. 

71 J'aurai bien du plaisir à 
renouveler votre connais- 
sance. 

72 Adieu donc ! 






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66 merhhemete valédé serkar hemichè rtesbet bemen beghaïet boude est — 
67 qadré choumara michenaced - menzelèi serkar piché ichan ziad estozekre 
djemilé ichan bedjast. — 68 bendè niz môntehaié ehhteram ez ichan darem 
veli afsous mikhorem ez in ke nemi tevanem be môravedaté môtevaUïé che- 
rej'ïabé ôljet bechevem. — 69 hem peder ve hem bôraderé bendè kheïli 
khochhhal khahend chôd hergah inôttaW guerdend ke molaqat ba serkar rou 
dade est. - 70 ômidoarem ke tchendi nekhahed gozecht bahem môlaqat mi 
kounim gah be in atraf techrif averid. — 71 ez tedjdidé aehencLtié 

choumn ochvaqi khahem chôd. — 72 khoda hhafezé chouma. 



157 



III. 



COMPLIMENTS, REMERCIEMENTS, ADIEUX. 
der te^aroitfat o techekkârat o vedà'. 



1 Je vous remercie, merci. 

2 Je vous suis bien obligé; 
mille grâces. 

3 Vous me rendez confus, je 
suis confus de vos bontés. 

4 Je n'oublierai jamais vos 
bontés à mon égard. 

5 Je ne sais comment vous re- 
mercier de toutes vos bon- élà> ^_5' iç*^^^ L^àkS) *jUi 
tés, comment vous temoi- 






gner ma reconnaissance. 

6 Je vous remercie de toutes 
les peines que vous vous 
êtes données pour moi. 

7 Je n'ai fait que mon devoir ; 
je n'ai fait qu'acquitter en 
partie envers vous une dette 
de. mes parents. Yous leur 
aviez rendu tant de serviceç! 









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\- zahhmet kechidid - khane abad- lôtf fermoudid- tecfieJckdr darem. — lez 
merahhemé serkar memnounem - mennet ber beiide (jdzachtid. — 3 vierahhemé 
■serkar bendè ra môstagreqé khœdjalet mikouned. — 4 hftguez on khoubiha 
kè der barei bendè fermoude id feramouch ne khahem kerd. — 5 neinidanem 
tchè gounè ezharé teckekkôr nômaïein (lâtfha mikouni et khaké deret tadjé 
serein). — 6 es zahhmet fidii kè beraié nien kechidè id kemalé memnoanilet 
darem. — 7 ôntchè kerdè em vadjêb ber men houd, djôzvi ez hhoqouqy kè 
ber valedeîne' bendè dachtid eda ndmoudem o bes ; ehtemamaté serkar der hhaqqé 
ichan bi chdmar est. 



158 



8 J'ai été très heureux de 
pouvoir leur être quelque- 
fois utile. 

9 Je ne me tiens pas quitte 
envers vous. 



10 Vos paroles et vos procédés 
ont d'autant plus de valeur 
que la reconnaissance est 
une vertu bien rare, surtout 
de nos jours. 

11 Je puis vous assurer que je 
m'estimerai toujours heu- 
reux de mériter votre ap- 
probation. 

12 Je viens vous faire mes 
adieux. 

13 Vous partez doue? Oii allez 
vous? 

14 Je dois partir bientôt pour 
retourner dans mon pays. 

15 Mais ce n'est pas sans pen- 
sée de retour. 

16 Je n'en sais rien, vous savez 
combien je me plaisais à 






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8 beciar h/iochhhal buudeni ke baazi owqat mitevanestem be ic/ian khed- 
ineti nômaïem. — 9 henouz chermendei merahheme Çatoufaté, avateje) ser- 
karem - henouz ez ''ohdei merhhœmethaïé chouma ber neïamedè em. — lO 
aqval a afalé chouma kè delil ber hhaqqcldnncist doit tchendan ber fazyleté 
on afzoude est zirake der in ""asr ademé hhaqqchinas bsciar nader est. — 11 
îaqyn bedanid kè metr khodra khochvaqt khuhem danest kè mowdjebé reza- 
mendiïe' khavatere' chouma chevem. — • 12 Amedem kè ba chouma veda'' kou- 
nem. — 13 'Azmé s(>feri darid? tchè spfer est? — 14 'Anqarib be semte' vatan 
ber ni'ujuerdem. — 15 ômidvnrem kè khaïalé môradjaat dachlè bac/iid. — 
16 hitch ma'loum niât, khodetoun midanid be tchè deredjè ez eqametc' 



159 



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Paris , mais mon retour ici 
dépend des circonstances. 

17 C'est avec le plus grand 
regret que je vous vois par- 
tir. J'espère que vous n'ou- 
blierez pas les nombreux 
amis que vous laissez ici. 

18 Je ne suis pas assez ingrat 
pour oublier l'accueil cor- 
dial que j'ai reçu partout 
ici et surtout chez vous et 
je vous demande à mon tour 
de me conserver une place 
dans vos souvenirs. 

19 Soyez persuadé que je con- 
serverai un souvenir agréa- 
ble de votre séjour parmi 
nous. Vous me dédomma- 
gerez , au moins en partie , 
de votre absence en m'écri- 
vant aussi souvent qu'il vous 
sera possible. 
Bon voyage donc ! Et vous , 

r Monsieur, vous restez ici. <-'^'-« c* 

21 Oui, je devais partir avec v^^sj^jO v^^oIîj ^ «JOLj J^j 21 

paris mahhzouz boude em , veli mo'avedeté bendè ber tchendin ahhvalat me- 

tt-^st. — 17 rœftené chouma baecé teassôf est beraïé men , «n chaallah 

endin doustanra ke indja gôzachte id feramouch nemij'ermdlid. — 18 beiide' 

^adar hhaqq nachinas ntstem kè on peziraïi ba vedad ke' der in memleket ""alel 

oçous der khatièi serkar didé em feramouch nomaïejii ; bendè tiiz ez serkar klia- 

pA darem ke mera ez khateré cherifneîendazid. — 19 ïagpi bedanid kè teoaq- 

fé chouma der indja behterin ïadgarha est , inchaallah betelafiïe mahhroumî 

feïze' Ahdzour beqadré emkan hemichè kahez be men khahid nevecht. — 

sefer mobarek bad. Chouma aqa der indja mi manid? — 21 Dalè ; bctdè 

birefakate' dousté 



U-Ci OlïjJ iS (AxJ'iAj (j^ 19 
'c>^' ^j^olj Qjy^ L:?^»' y^ 






160 



mon ami, mais j'ai reçu i»,o>j^ Loi *^ (i^-^i cr"* 
contre orde de mon gouver- ci^-jî'^ j' *^ i^p) ^rn-^^ (*^^ 



nement et je resterai, sans 
doute, quelque temps en- 
core ici. 
22 Tant mieux, alors sans 
adieux, nous sommes gens 
de revue. 






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23 Je n'ai pas pense à deman- 
der à votre ami s'il retourne 
dans son pays par terre ou 
par mer. 

24 II a l'intention de s'embar- 
quer pour Constantinople et 
de continuer son voyage par 
terre, car, la saison est belle 
et les chemins sont bons dans 
les pays où ils seraient im- 
praticables en hiver ou au 
printemps. 

25 J'ai à vous faire des repro- 
ches: vous êtes bien rare j_jj£'.v.>^3-.'A-jj> - lXj. ^Ijk-^ 
chez nous, vous vous faites i^y-^ ji i^ fc^}^^^^)- ^} ^'^^ 
désirer. Hier , par exemple , nS 33r^.i-> (i^v*« s^*^ \i c5;tS'- \i 



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où j'avais du monde à diner 



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men rej'teni boudem, anima be mowdjebé hliokmé djedid, {taze)keez dowlet 
be bendè recid méhhtemel est kè der indja ichendi tèvaqqéf mikounem. — 22 
Alhhamdou lellali, a fer in! pes djaïé veda" kerdcn ba chouman ist, tchoun 
chouma indja mimanid bahejndiijuer môlaqat khakim kerd. — 23 Jdtc/i kha- 
tereni neïained ez douste chouma estefsar nômaïem kè ez rahé khochki ïa ez 
rahé deria sefer mikouned. — 24 der khater dared kè sevaré kechti ta is- 
lambdl hecheved ve baad ez on mabaqaï sefer ez rahé khochki kouned, ke' 
mowsem mdsa''ed est ve rahha khoub est der hemin atraf kè der zemistan o 
avaïelé behar aqlab owqat vaar est. — 25 Ez chouma chekaïet darem; 
k'osm techrif miaverid; didaré khodra ''azis kerdè id {inikhaki ^aziz cke>ii , 
ta bemiri ïa dour chcoi); dirouz kè tchcnd nej'er mehinaii dachlem hemè ez 



161 



vous nous manquiez; tout 
le monde me demandait de 
vos nouvelles. Yous nous 
faisiez faute. 

26 Je craindrais souvent de 
vous déranger, d'être indis- 
cret, d'être importun. 

27 Vous n'êtes jamais de trop 
ici, vous comptez parmi les 
intimes. 

28 Oserai-je vous demander 
une faveur? 

29 Qu'est-ce? Je suis à vos 
ordres ; je me mets complè- 
tement à votre disposition. 
Que puis-je faire pour vous 
être agréable? 

30 Je désirerais avoir des car- 
tes d'entrée aux princi- 
paux établissements et in- 
stitutions à des heures qui 
ne sont pas celles du public. 

31 Dès demain je me mettrai 
en mesure pour vous les 
procurer, et je crois qu'il 



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tcheijouneguiïé ahhvalé chouma j^ôrsich mi nômoudend; djaié chouma khali 
boud; {gôm cho'dè dachtim). — 26 bichter oirqat mi tersem kè zahkmet dehem 
(mi tersem kè bi mowqa' biaïem) (kè baece' mêlai chevem) (kè barékhater che- 
vem). — 27 Es'.aghJ'eroullah , ez djemalé chouma herguez sir nemi chevim; 
chouma ez khodemonid. — 28 ezn mi dehid (mârakhkhas mi/ermatid) esteiTaté 
lôtfi nômaîem. — 29 tche tchiz est? her tchè bached hhaze'rem, her towr be- 
J'ermaïid bendè o beidè em - tchè bdied bâkounem kè rezaié khateré chouma 
bached? — 30 meïl darem belité dokhoul der ebniteha ve desigahhaté ''omdè 
der sa'athaïi kè keci ez ''ammè ôndja nebached dachtè bachem. — 31 ez he- 
min Jerda môhenaié tahhcilé ônha beraïé chouma khahem chôd ve tchenin 
m! l'cndarem kè beravàrdetè in hhadjete djôz'ié chouma ez 

11 



162 



me sera très facile de satis- 
faire vos modestes demandes. 

32 Pour moi elles ont une 
grande valeur, car, je m' 
intéresse à tout et je cher- 
che à observer tout et à 
m'instruire en tout. Je suis , 
du reste, très curieux par 
nature. 

33 Je vous promets de m'en 
occuper. 

34 Si toutefois cela ne vous 
cause trop de dérangement. 

35 Pas le moins du monde. 

36 Je suis obligé de vous quit- 
ter, car on m'attend chez 
moi. 

37 J'oublie de vous demander 
si vous avez dernièrement 
reçu des nouvelles de chez 
vous. Comment se porte-t-on 
chez vous? 

38 Je vous remercie, grâce à 
Dieu tout le monde se porte 
bien. 



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berdié men beciar açan khahed boud. — 32 berdié men in mallab beciar ba 
qadr est zirakè mikhahem ez her tchizi nacibi rowhhani beberem ve ez di- 
dené ônha ber vôqouf o estehhzarem ajzoudè cheved; bende zaten djouïait 
tazegui em. — 33 khater djavC bachid, men be in Jaqara inachghouL miche- 
vem. — 34 becharti ke bdece' zahhmet o sadme nebached. — 35 6e hitd 
vedjh. — 36 ez kkedmetè serkar môrakhkhas micheoem , (ra/'e' zahhmet mikou- 
nem) zira ke bendè khanè keci montezeré men mibached. — 37 khaterem rcs/ti 
boud ez chouma bepôrsem kè es ahl o dial der in owqat khaber bechoumc 
recid, ahhvalè ichan tchegounè estf — 38 Alhhamdou lellah ez eltefatt 
serkar hœme salent end. 



163 



IV. 



DES LANGUES FRANÇAISE ET PERSANE 
dei' zebanè feransœ o farsi. 



ï Parlez vous français ? - Sa- 
vez vous parler français? 

2 Je le parle un peu - je le 
parle assez pour me faire 
comprendre quand il me 
faut demander mon che- 
min ou quelque chose dont 
j'ai besoin. 

3 Ne pai-lez pas si vite, par- 
lez doucement. 

i Un tel écorche le persan, 
vous vous exprimez claire- 
ment. Vous parlez passable- 
ment. 



I^'ai beaucoup de peine à 
parler français. 



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1 Aïa feransœ hharf mizenidf {midanid feransœ gôftôgou kounid?) — 2 an- 
dtki hharf mizenem, be qadré ônkè matlab ra mitevanem hhali kounem her 
gah ta rah pôrsem ïa tchizi ke lazem darem khastè bachem. — 3 djeld hharf 
mezevid {tond hharf mezenid) ; tavach hharf bezenid. — 4 felani farsira 
djavidè {chekeste) (maghlout) hharf mizened; chouma matlabetanra vazehho 
achkara beïan minomaiïd (rowchan beïan id) ; der hharf zedené feransœ mô- 
'"'•piiset id. — 5 hhar zedene' feransœ ez beraïe me» bcciar môchkel est; ba 
■i.r mehhnet o rendj hharf mizenem. 



164 



6 C'est faute de pratique ; 
pour bien parler une langue 
il faut commencer par par- 
ler n'importe comment et 
se faire corriger à chaque 
faute. 

7 Avec du zèle et de l'appli- 
cation on fait des progrès 
en toute langue. 

8 Je comprends le français 
mieux que je ne le parle. 

9 Je parle persan tous les 
jours. 

10 II vous faut le parler sou- 
vent. 

11 Vous prononcez bien les 
mots les plus difficiles ; vous 
avez une bonne prononcia- 
tion. 

12 Ne mangez pas les mots. 

13 Vous appuyez trop sur telle 
syllabe. 

14 Depuis combien de temps 
apprenez vous le français? 

15 Je ne fais que de commen- 
cer à l'étudier. 






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6 djehelé kiœmkarist; beiaïé khouh hharf zeden baied fier towri kèbachid 
hharf zed ve ez dancndei zeban tashhihhé fier fjalati kfiast. — 7 becaceth 
hemmet o môvazebet der ders khanden fierkes mitevaned der fier zebam 
zoud terreqqy nômaied [mosellet becfieved). — 8 feransœ ra behier mijefimerr, 
ta fifiarf zeden. — . 9 men fiœme rouzè {fier rouz) farsi tifiarf mizenem. — 
10 bdied môkerrer farsi fifiarf zed. — 11 môchkelterin alfazra khoub edo 
mikounid (kftaïli khoub telafféz mikounid). — 12 kelimat ra medjavid. —' 
13 der rouie in syllabe kfieïli dereng minômaiid. — 14 tcliend rtn/l es/' 
kè zebanè feransixra ders mikfianid? — 15 der avaïelè ïad ijuereJïemS ùnerri 



16g 



16 Vous l'apprenez avec une 
merveilleuse facilité. 

17 Avez vous un bon maître 
de français? 

18 Je le trouve très bon, H se 
nomme M-N. 

19 Je le connais de nom, de 
réputation. 

20 A-t-il une bonne méthode? 
enseigne t-il bien? Est-il 
lettré? 

21 II est très lettré et sa mé- 
thode me parait bonne. 11 
enseigne à la fois les prin- 
cipes de la grammaire et 
les exemples et me fait faire 
sans cesse des exercices. 

22 Et votre maître de persan? 
en êtes vous satisfait? 

23 Parfaitement , outre sa lan- 
gue maternelle il connaît 
l'arabe, or, c'est indispensa- 
ble pour bien connaître la 
littérature persane. 






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16 ""Adjeb açan ônra tad miguirid. — oustadè (mo'allemé) khoubi der 
/eransce darid? — 18 beyidè ez ou hemalé rezamendi darem, esmech aqa ft- 

■ (St. — 19 esmen oura michenacem , marouj" est. — 20 tariqaté ta'Umech 
■ib est? aîa khoub mifehmnned? ba sevad est? — 21 kheîli ba sevad est 
(beciar sevad dared) , tariqaté' ta'Umech be nazare' men dérdst est, zirakè qa- 
vàiedé sarf o nahhvra mi amouzaned ve hem be vacetèi chevahed on qacaèd 
ra béian minômated ve peîvestè mera ber mœchq midared. — 22 mo'allemé 
farsie' chouma tche towr est? oura mi pecendid? {ez ou rezamendi darid?) — 
23 beghaïet ez ou rezaîet darem, ''alavè ber zebané khod zebané arab ra 
midaned re on e-r berdié danestené nasr o nazmé farsi ez vadjebat est. 



166 



24 En efiFet celui qui n'a pas 
étudié l'arabe n'acquiert pas 
une connaissance parfaite de 
la langue persane et se trouve 
dans la conversation avec 
les lettrés du pays dans une 
grande infériorité. 

25 C'est dans la capitale d'un 
pays qu'on apprend le mieux 
sa langue. 

26 Cela est peut être vrai pour 
la France, mais non pour la 
Perse. — En Perse il y a des 
des villes et des cantons où 
l'on parle un persan plus 
pur, plus correct et plus 
élégant que dans la capitale 
même. 

27 II doit y avoir en Perse 
d'autres langues, que le per- 
san ainsi que des patois et 
des dialectes. 

28 Assurément il y en a; le 
turc et le kurde qui sont des 
langues à part; indépen- 
damment de cela, il y a 







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24 /eZ voqs" keci kè zebané arab ra ders nakhande bached der zebané 
farsi tetebbo'é kamel nedared ve der medjlecé fozelaïè Iran pindè est, — 
25 her zebanra der patakhté memleket açanter ta sa'ir djaha ïad mitevan 
yuereft. — 26 in meguer nesbet be memleketé feransœ sahhihh est, nesbet be 
Iran t.chenîn nist, zirakè der Iran chehrha bdloukha hœst kè zebané farsi 
ùndja khalester o merboutter facihhter ez patakht hharf mîzenend — 

27 der Iran diguer zebanha, ve zebané dehati ve cha'behaié zebané farst 
hem kè andek tefavôt der eddie hhoroufé tekellôm darend baïed bached. — 

28 Alhettè iourk kourd dou taiefè hœstend kè zehanécfian alahhadè est 
ve (liant bcr on meslé der saïr memaleké diguer zebané ahlé déliât hem 



Î67 



comme dans d'autres pays, 
des patois particuliers aux 
villageois et aux gens du 
peuple, mais, en général, 
on cherche de plus en plus 
dans les classes élevées et 
moyennes à rendre le per- 
san uniforme. 

29 Le français est la langue la 
plus répandue dans le monde 
surtout parmi les classes éle- 
vées et moyennes. En Euro- 
pe le français est toujours 
encore la langue de la di- 
plimatie et des cours. 

30 Tout comme le persan l'a 
été longtemps dans l'Asie 
centrale et dans l'Inde. 

31 Puisque vous avez déjà fait 
dans la langue française des 
progrès considérables, dites- 
moi, s'il vous plait, com- 
ment vous la trouvez, est- 

K., elle belle; est-elle facile à 
■r apprendre? 



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Atest ke viakhçoucé khodichan ve avamm est, veli koullieten der her tabaqa 
ez asnàf ez aala ve motevasset bich ez pich sa'i end ke zehané farsi ra be 
tek tiehdj tekellàm kounend. — 29 zebané feransa entecharecA der "nlem bichtei- 
ez ifiir zebanhast "alel-khoçous nezde asnafé reJV o vaçaté khalq ve der our 
oup (Jerenguestan) , zebané feransœ ta in vaqt zebané deré selatin o diplomaoi 
(^"ni sôfera vo vozeraïé ôaiouré kharedjè) mibached. — 30 meslé zebané farsi 
kè méddetha nezdé tavdiefé asiaï vôsta ve hendoustan zebané selatin o di- 
vanha boudé. — 31 tchoun der zebané feransœ tereqqyïaté nômaian kerdè 
id, befermaïid be bijiim tchègounè benazaré choutna mi aïed, aîa zeban cki- 
rinest o iad quereftenech açan est? 



ÎG8 



32 Je la trouve agréable, douce 
et riche mais lorsqu'on veut 
la parler correctement et 
couramment et apprendre à 
l'écrire comme il faut, elle 
est très diflScile. Un étran- 
ger qui aura séjourné 
quelques mois à Paris , 
appris quelques centaines 
de mots usuels et comprend 
ce qu'on lui dit et se 
fait comprendre, s'imagine 
qu'il sait le français, 
mais lorsqu'il s'aventure à 
lire des journaux politiques 
ou des ouvrages en prose et 
en vers, il lui est impos- 
sible de saisir le sens des 
phrases et reconnaît la vé- 
rité de ce mot: »que ce qui 
lui parut d'abord facile pré- 
sente bien des difficultés." 
Et que dirai-je de pouvoir 
parler couramment et de 
bien écrire? 

33 Mais , je crois qu'il en est de 



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32 he nazaré men mi died ke matbou' o chirin o vœcf est, amma her qah 
keci bekJiahed merbout o selts o revan hharf begened ve enchaïé ddrûsti ra 
behem bereçatied {hhacel kouned) kheïli môchkel est. Chaklisé gharibi ke' tchend 
mah der Paris cqamet kerdè ve tchœhar ponsad kelime ez kelimaté mâle' 
davele ïad guereftè bached ve ôntchè be ou bdgouïend mi fehmed o matlabé 
khodra mifehmaned tchenin teçaovdr mikouned ke zebané feransœ ramidaned , 
amma her gah be môlalaaé akhbarnamehaïé ciaci o tasnifaté nasr o nazm 
eqdam nôinaïed ez edraké ma'nié ''abaraié on ''aadjez mi maned o be hha- 
çyqaté in nôkté eqrar mi kouned ke in zeban «açan nômoud aovel veli djtad^ 
môchkelha''' , ta der selis lihar/ zeden o ez "ohdei encÎMié facihh biroun ame- 
den tchè reced? — 33 beeteqade' men ba zebané farsi hemin 



169 



même du persan. Ainsi , un 
Européen qui est resté quel- 
que temps en Perse , et qui 
en peu de temps a appris 
quelques centaines de sub- 
stantifs , de verbes et de par- 
ticules, peut, à l'aide de ce 
petit nombre de mots s'ac- 
quitter de phrases de po- 
litesse usuelles et d'une 
conversation banale , mais 
dès qu'il s'agit d'aborder 
une discussion sérieuse et 
de quelque importance, il 
s'aperçoit lui-même que ce 
qu'il a appris est très in- 
suffisant et que sa façon de 
parler n'a pas la tournure 
persane. Seulement je vous 
ferai observer qu'il est beau- 
coup plus facile d'apprendre 
le français en France que le 
persan en Perse. 

34 Comment cela? 

35 En France un étranger a 



L> 









j^i xia^w]^ 














migôzered tchenântclie chahhsé ferengui ke tchendi der Iran mande bached 
o be môddeté qalili tcliaeharsad ponsad kelimè ez esm o Je'l o hliarf ïad 
miguired miteoaned beoacetei in kelimaté ma'doudè edaïé tearôfniè resmtié 
ve sokkbethaïé mdtedavelé ra benomdied, veliken hergah môbahhecei ''elmi o 
mohemmi rou dehed khod agah ez on micheved kè kelimatikèe fera guere/tè 
est kafi nist ve teerze gôftâgouïech chivèi zebané far si nedared. Ma" haza 
"•arz micheved ke beraié iek* gharibi tahkcilé zebané J'eransœ der feransœ 
beciar sahlter ez 6n est kè be khahed der Iran zebané farsi rabiamouzed. — 
34 ïa'nitchè? {tchétoior miclieved/) {be tchè delili') — 35 der feransœ chakhsé 
gharibi 



170 



mille moyens d'apprendre 
la langue du pays, sans 
quitter sa chambre. Il a des 
livres de toutes sortes; des 
grammaires de toute étendue 
et d'après les divers systè- 
mes, des dictionnaires de 
tout volume: gros, complets 
ou abrégés qu'il peut con- 
sulter à tout instant, des 
livres des auteurs les plus 
célèbres à bon marché, des 
pièces de théâtre, des jour- ». Jl« (^'iJ^^oiLi (^LgjUL^s 
naux quotidiens , hebdoma- ^ v_jbî ^ 



j' o^; o^^ 05^ 



daires et des Revues de toute 
nuance, politiques et litté- 
raires , des livres de science 
et d'art, et des traités spé- 
ciaux sur chaque matière. 
36 Mais, en Perse, aujourd'hui 
un étranger peut se procurer 









tout aussi facilement et à lX^I^. \S^ Joy*i .^ ;' t?*";^ 
très bon marché des livres 
persans qu'il désire. 



O. »Lo t^^^uMi.\j 



37 C'est vrai, mais dans les 
livres il n'apprendra que la 






bedjeheté tahhcilé zehané memleket he donné biroun reften ez menzelech 
hœzar qesm vecile dared; ketabhdié sarf o nahhv ez lier djour ber hhasbé 
ekhtelafè sabk loghat ez lier qesm o bélier hadjm bôzourg motavvd ta 
mdklitecer ke mete.vaned lier lahlizœ be ônha râdjou" nômdied ve hemtclienin 
tesnî/dté mechhourterinjozela ra erzan bedest biavered ve ketabtclieha'/é temaclia- 
khanè vè rouz name djaté lier rouze hœftegui ve ketabhdié baz didhaïé 
moqarraré môklitelefé d'er siacet o adab o sandie'' vc reçalehdié makhçous 
der lier faqara liazer o inowdjoud est. — 36 veli emrouz der Iran ïek 
gharibi be açani o erzani tevaned ketab kaïé farsi ez her qabil kè beklialied 
bedest biavered. — 87 rast est ainma ez ketabha sevdié amoukhtené zeban o 
terzé enchaïé 



171 



langue et le style des his- 
toriens et des poètes; vous 
n'avez pas de livres élémen- 
taires bien faits , et , comme 
la vie intérieure en Perse 
est moins accessible aux 
étrangers qu'en France , 
bien des choses demeurent 
comme une énigme pour ce- 
lui qui n'a pas été à même 
de nouer des connaissances 
intimes et longues. 

38 Mais , le persan est une lan- 
gue très simple, ses règles 
ne prennent que quelques 
pages; fort peu d'irrégula- 
rités, fort peu d'exceptions. 
Ne trouvez vous pas que 
la langue persane, si elle 
n'est pas très riche , est 
du moins très douce et 
agréable? 

39 C'est très vrai, il y a en 
persan un tel mélange for- 
tuit de sons et d'articula- 
tions que la langue est har- 



L-* y^-f ^ 'j*^ 5 u^jy» 

JJL» *L>y4J ^_g*^^ ci*.«0 V*:>jÊ 
L^jjÇÇ- .Ly*0 O^'AJ iLwjl J .J 

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OU3aJ 



o &^3 vi>-ww' soLcs! 



movœrrekhin o cho'ara tchizi diguer fera nemi guired; chouma ketabhdté 
moretteb beqa'edè bedjeheté môbtedian nedwid; vaz'é zendeganité dakhelè 
de?- Iran qesinist ke merdé gharib destreci be merdôm meslé der feransœ 
uedared, beciar tchizha berdié achkhaci kè vaqt bedjeheté chenaçàîio mahhre.- 
laiiet nedarend niôbhem o besté meslé mo'amma mi maned. — 38 Amma ze- 
bané farci kkeïli sadè est, qavà'edé sarf o nahhvé on der andek varaqa mi 
'lûtidjed, chazzatech k'œm est ve estesndiat beciar k'<xm , ve eguertchè tchendan 
'js'at nedared bari eqrar baïed kerd kè matbou' o chirin est. — 39 sahhihh est, 
fel vaqe"' der zebané farsi emtezadjé sœdaha vo mekharedjé hhorouf beUnvri 
khoub ettffaq â/tadè est kè der tenattûq 



172 



monieuse et l'oreille en est 
agréablement affectée , seu- 
lement par sa trop grande 
simplicité elle est souvent 
sujette à l'ambiguité. 

40 II faut attribuer ces défauts 
à celui qui parle ou qui 
écrit plutôt qu'à la langue 
elle même, car celui qui 
se rend bien compte lui- 
même de son sujet, trouve 
les moyens de l'exprimer de 
telle manière qu'il ne reste 
dans l'esprit de celui qui 
l'écoute ou qui le lit aucun 
doute sur le sens de ses 
paroles. 

41 Et si celui qui parle ou qui 
écrit profite du vague de 
la langue pour donner à 
dessein un double sens à 
ses paroles? 

42 En ce cas, il faut lui de- 






«Lw 5 vi;A.*wl (^Vâ^I ^JifcJ> 



JOlîl 



b v\\LitS%i I. 



L^ O' 



v:Lâi-| 



xbL>l t^^/^M^.ô K-^y>- ^v^*'« 5 
»S iXx^ qLj g^^'j5 i-^;^ 1) 



40 



O^ AjL as^ OsùS ^ujoJJ I. 



'I^i> ^jl JoL o^yô o^' j"^ "^^ 



mander de s'expliquer plus Jj/ j^Lo ^^/to!^, t_5;vtaj *^ 
clairement et de mettre, 
comme l'on dit en français , 
les points sur les i. 






khochaheng eftt o samé''a ez chenidené on lezzet mi bered, amma ez besk^ 
sadè est baazi owqat dur via'ni chôbhè o echtebah ettej'aq mi ôfted. — 40 in 
gesm me'aïeb begouiende ïa be 7ievic.endè mensoub bnïed dacht ne be zeban , zira 
ke kecî he matlab o menzouré khodra dorôst ehhate kerde est mitevaned un 
matlabra be towri vazehh beïan kouned ke der khateré chenevende ïa kha- 
nendè chekk o chôbhèi der ma'nVïé kelamech baqy ne maned. — 41 ve eguer 
keci be ihamé zebané farsi techebbous nômoudé qasdœn Çamdœn) der tpkel- 
lôm ïa der tahhrir lafzé môbhemi ra este'mal kouned tchè bnïed kerd? — 42 der 
in souret baïed ez ou khast kè be toivre vazehh be'ïan kouned, tchenankè /[■■ 
ransœ mi gouïend noqtaï vadjebe ber seré hhoroufé menqoutœ. 



173 



43 C'est quelquefois impossi- 
ble. Mais, à propos, quelles 
sout selon vous les difficul- 
tés de la langue française? 

44 II y en a plusieurs : première- 
ment , son orthographe : plu- 
sieurs lettres s'écrivent et 
ne se prononcent pas au 
point que dans la pronon- 
ciation on n'en aperçoit 
aucune trace ; ensuite il y a 
beaucoup de mots qui ont le 
même son et s'écrivent dif- 
féremment ; troisièmement 
le même mot a plusieurs 
sens tant au propre qu'au 
figuré , enfin les déclinaisons 
et les conjugaisons ne sui- 
vent pas toujours la même 
règle , il y a des exceptions 
et des irrégularités sans 
nombre. Et que dirai-je de 
la syntaxe? 

45 Toutes les langues en sont 
là, chacune à ses défauts. 
Dans tous les cas la langue 






iAjoUlSJ 



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lot —^ oV-r? (^^^ y^ ^ 
^^^jM lXà:^ ,kiÀJ eV^ LaJIj (Ait 



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43 Baazi owqat înmohlial est. Rasti,m6cAkelatè zèbané feransœ benazaré cAoU' 
ma kâdam est? — 44 tchendtast, ez on djômlè: œvvela, emlàîech, ez in djeAet 
Le beclar ez hhoroufi ke nevechte micAeved mesrouq chôde end, hhatta kè der 
tenattéq nam o nechan ez ônha nemandè est; sania , tchendin aljaz kè der 
tenattôq be hemin mœkhrœdj eda mi chevend der nevechten mokhtelef end; 
saliça, tek laj'z tchend ma'ni dared hem hhaqyqy ve hem medjazi omâsté'ar 
ve akheré kar sarfé açami o aj^al mebni ber tek qa'edè nist ve estesnatat 
chazzat bihheçnb end; ta der nahhv o siaqé kelam tchè 'arz kounem ! — 
45 fitem'e zebavha bekemin menval end {ber her kè benegueri behemin derd 
môblelast); bcher hhal zebané 



m 



française a la réputation 
d'être une langue claire par 
excellence au point qu'on a 
dit que ce qui en français 
n'est par clair n'est pas 
français. 

46 Comment enseigne t-on en 
France, le français aux en- 
fants? 

47 On leur fait d'abord con- 
naître l'A. B. C. c'est à dire 
l'alphabet, ensuite on leur 
fait épeler chaque mot, c'est 
à dire les réunir en sylla- 
bes, puis on leur fait lire 
les phrases entières, ensuite 
on leur enseigne par degrés 
les règles de la grammaire , 
on leur dicte des phrases et 
on corrige leurs dictées en 
indiquant les fautes ; ou leur 
fait apprendre par cœur et 
réciter des morceaux choisis 
en prose et en vers pour les 
exercer à la bonne pronon- 
ciation. 



kS^-J) LiH?^^^" ^îr^^i' 4^ 

^^ «.♦IxCi/o oLLac QiAilj3» 



or 



by^ i^" I; -^^-5 ^j'^ ^^!>^ 



ferançce gouïé serahhat o ruwchanbeïam bôrdè, vazeh 'alel etlaqcch migouïend 
hhattakè gôftè end ôntchè der zaher be'abaraté feransce neveclité vazehh nist 
es feransce nist. — 46 der feransè ichètowr zebané J'ransè ra be atj'al mi 
amouzanend? — 47 œvvela hhorouje tedhedjdjtra ïa'ni aUf ba ra {abdjed 
hevvez ra) be ûnha nechan mi dehend^ baad ez on eplè ra ïa^n hedji ra ke 
djanié hhorouf be syllabe est ïad mi deJiend, baad ez on ônhara ber khan- 
dené ''abaraté mdnteze'me' mi darend, pes ez on mâtederrcdjœn qaca'edé sarf 
o nahhv ra miamouzanend o barkhi mi neviçanend o her ghalati ta sa/ivi ra 
ke der tœsvid sader cheved tashhihh minâmaïend o nasr o nazm ra ez ber- 
khanden niz ïad mi dehend ta atj'al der telnjfuz dôrôst mav/tq guirend. 



175 



18 Vous venez de prononcer 
les mots îépeler" et » sylla- 
bes" que signifient ils? 

49 Epeler c'est réunir les let- 
tres en syllabes. 

50 Nous n'avons pas en persan 
de mot équivalent à votre 
mot: )) syllabe." 

51 Si, vous avez quelque chose 
de pareil, mais on n'en parle 
pas dans vos grammaires. 



^4S> ,^ju ci^' ^s^f^ *^' *^ 
(^' j y ^^ya^ Jà g.l auS' U 50 



13"" 



JvXJ V_jbL.AM 









JcjI 









ù^ L?*^ =^y O' 

52 S'il n'en est pas question ^ ^ <J>yo j^LgJLwj j^ jS^ 52 
dans ces traités, alors, où en 



\XjjLaAi 



parle-t-on? je serais curieux 
de le savoir, je suis tout 
oreille. 
53 Vous n'employez pas ce mot 
dans vos écoles primaires; 
c'est un terme de prosodie. 
Dans toutes les langues eu- 
ropéennes on appelle syllabe 









>>53 



une ou plusieurs lettres qui inf^ n]y>' é-^ »|j^) <V?H^ 
se prononcent d'une seule 



LS 



émission de voix, par exem- 
ple â , ou, aï font une sylla- 
be; Ahmed, fait deux syl- 









48 esmè eple o sillab hhala borde id in icAisi? — 49 eple hedj ist tà'ni 
djenCé œfradé khôrouf ta sillab cAeved. — bO ma kè lafzé makAçouci ez 
beraïé sillab vedarim ïa'ni tahhtollaJzecA picAé ma nist. — 51 tcAera? tcAizi kè 
be un nezdik iniaïed piché cjiouma hœst , oeli der reçalèkaïé sarf o nahhvé chouma 
zekre on kerde ncmi checed. — 62 e(juer der reçalèhaïe' sarf o nahhv 7iist pes 
koudjast , be fermaïid, hemé ten gouchem. — 53 der mektebhaté chouma môte- 
davel 7iist, ez estelahhaté 'elmé ^arouz est; der djernCe' zebanhaïe' J'eren 
(juestan sillab ""abaret est ez ïek ïn tchend hharf tehedjdji kliah mohharrek 
khah medjzoum kè be ïek etlaqé sceda telaffôz micheved, mecela d ïa dt be 
lek sillab chômôrdè mi checed ve kelimei Ahhmed do sillab est ; ve kelimèi Amedè 



176 



labes ; Amèdè , fait trois syl- 
labesjEs-fa-ha-ni en fait qua- 
tre. Dans vos prosodies ce- 
la s'appelle des «cordes" des 
»pieux" et des » séparations." 

54 Vous avez raison , en effet , 
c'est cela. Je vous promets 
que , chaque fois que j'aurai 
à traduire le mot français 
«syllabe" je mettrai comme 
équivalent ces termes tech- 
niques. 

55 Vous feriez peut-être bien de 
faire connaître aussi à vos 
compatriotes la ponctuation 
européenne : c'est l'emploi 
de certains signes destinés 
à marquer une pause, un 
temps d'arrêt dans la lec- 
ture , ou à indiquer l'interro- 
gation, l'exclamation, l'ad- 
miration, une phrase inci- 
dente , la citation des paro- 
les d'un autre etc. 

56 Nous nous sommes toujours 
passés de ces signes et nous 
nous en passons. 



xj^ 



^ Ci*./**' 



Js^Iaw K*m 



L«.xù 



J 



JoàJ 






iA>L/«Ua^ «Lolî •. iAJ'( 



'3 3 



L.twiill 



^ Jo-àiit 






O' 



>^t,^<j^ 



j y. 



)/^ 



r^ 






55 



,0^0 



JoAJ 



LS*=^j 



t J._._i-i' .'^t 



qoIj n'"'^ L?'-^ '•^>-*^^'-^-^ 

b ijCoJôw (iki.*>) O.Lxc ^i)o b 



O^/ ^'^-'3 o^^3' 



«r^ 3 r^ o^^ 



^o ^^^ 



ve kelimèi Esfahani ez tchœhar sillah morelckeh est; 



lafzé sesillabist , 

in der ''arouz ckouma sebeb o veted o facelè mirtamend. — 54 Sahhihh , 
hhaqq ha cJioumast , fel vaqe\ tchenin est , ve ïaqyn bedanid kè membaad 
der terdjemèi kelimè Jeransœ sillab tahhtol lafzé an estelahhaté mez 
houre ra vitneviccm. — 55 chaïed in niz maslalihat danid kè hemchehrihaïé 
khod agah kounid ez baazi noqat o 'alamaté ferengulha kè esie'mal micheved 
ez beraïé nechan daden meks o tevaqqôf o ''alamate' este/ ham o neda o 
te'adjdjôb ïa ïek 'abarete' (djômlèi) mo'terezè ïa chahcd avôrden ve trad ker- 
den qoiolé keci der miané kelam ve g haïr é. — 56 via hemithè ez in qesm 
'alamat môstaghni boudé itii ve hhala hem ez on der mi gôzerim. 



177 



56 Tant pis pour vous! Ces 
signes permettent à celui 
qui lit de saisir plus vite le 
sens de la phrase. 

57 Dans combien de temps, 
croyez vous, pourrai-je ap- 
prendre à parler couram- 
ment et écrire correctement 
le français? 

58 Cela dépendra de quelques 
conditions; d'abord, de la 
méthode que vous suivrez 
et ensuite du degré d'appli- 
cation que vous mettrez 
dans votre étude de la lan- 
gue. Au commencement sur- 
tout, il faut travailler sans 
relâche ; faire attention à ce 
que l'on entend, consulter 
sans cesse le dictionnaire 
et la grammaire, se rendre 
un compte exact des idio- 
tismes et des finesses de la 
langue et ne pas se conten- 
ter des à-peu-près; de cette 






c? 



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\i\ Kj^j-IiO-^ 






56 Bet/a be hkalé chouma , tchounke bevacetei in''ala}iiat , kkanendè djeldter 
mitevaned derké matlab o inà'niie kelam békouned. — 57 be e'eteqadé chouma 
tchend môddet mikeched kè men betevanem feransœ selis o reoan hharf be 
zenem ve enchaïé feransœ ra bi ghalat bedanem. — 58 in ber chôrouti tchend 
bette {menout) est: œooela, ber tariqai ta'' Uni o te^alldm, sania; ber sa'ï o 
mooazebet kè dei- ders khandené zeban bekar khahid bord; makhçouçœn der 
ebtedaïé ders khanden baîed bedonne' ta''til o Jacelè kar kerd; baïed be deq- 
qaté teniam gouch be hharf é gouïendegan dad, ve mokerrer rôdjou' beketahé 
lôghat o sarf o nahhv nômoud ve be kônhé estelahhat màkhroucéi zeban o 
daqaîeqe' on reçid, ve qane" be hhads o taqrib o takhmt'n nebàîed boud; ve 
be 171 goune ders ez qnra''é khnbt o tashhij' ia'ni ez este''malé ''abarati iè 

12 



178 



manière vous éviterez les 
contre-sens et les quipro- 
quo. Il n'y a rien d'aussi 
mauvais que de croire que 
l'on sait quand on ne sait 
pas. Un poète persan a dit : 
«celui qui croit savoir et ne 
sait pas restera jusqu'à la 
consommation des siècles 
dans une ignorance double." 

59 Y a-t-il encore d'autres cho- 
ses à apprendre? 

60 II faudra, en outre, chercher 
à prendre l'accent et l'into- 
nation propres aux gens du 
pays. 

61 Comment y arrive-t-on? 

62 L'accent et l'intonation se 
prennent facilement dans 
l'âge très-tendre; les en- 
fants s'y font bien plus fa- 
cilement que les personnes 
arrivées à un certain âge, 
probablement par ce que la 
langue qui est l'organe de 



•• • •• U^ A. •• 

lXjuÎ rs»XXjS j^ViX:A lJ^^L:^. 



..yi} y LXUy^X>wA_X 




LXib j^^ \Xji JL> 3 ^b 

Jj iS o-^y*^ XjO j-J^ \J 59 

*-^H^ O^^j^j f-H J^ è^ 60 
^lyLç-B JoioLï- iù^5c?> (. ^^1 61 
^3LàIp' Vit*.*»-' qLw! c>y:^>ft^ ;>-> 
L vit»-^'' y^j^ Jliis' Oji u;a^I 



AiïcA »?ja'nî nemi bakhchetid ïa bekhelafé manzourè gouiendè aïend mahhfou3\ 
michevid; ve ez in tchizi bedter nist Jcè keci gueman kouned ke mi daned vt 
hhal on ke nemidaned, tckenankè c/iaeri fjôfù est: • Onkes kè bedaned ki 
bedaued o nedaned der djehlé môrekkeb ebed-ôd-dehr bemaned." — 59 tchizi 
diguer hœst ke ïad bdied guereft? — 60 Baie', der behem reçanidené lekdji 
vo terzé sœddié makhçouce' ahlé memleket sa"i baïed kerd. — 61 in ra tckè 
goune hhacel mitevan kerd.'' — 62 lehdjè vo terze makhçouce ahlé memleke 
ra hhacel kerden der tôfoultiet açan est; at/al sahlter ez achkhacé senndm 
ez 'ohdei on ber mi aïend bedin djehet ke zeban ke aleté ndtq est nezdi 
at/al nœrmter est; ba vôdjoudé^ôn, hevacetei sa'ie beligh 



179 



la parole est plus souple; 
malgré cela avec beaucoup 
d'efforts on y parvient à 
tout âge. Du reste, cela dé- 
pend beaucoup aussi de la 
délicatesse de l'oreille. 
63 Que de choses à apprendre! 

6i D'autres l'ont fait, pourquoi 
ne le feriezvous pas avec 
les aptitudes que vous avez ? 

65 Je vous promets de me con- 
former strictement à vos 
conseils. 

66 Et moi, je puis vous pro- 
mettre, à mon tour, que 
lorsque vous serez en état 
de lire le français à livre 
ouvert, vous pourrez appré- 
cier les beautés de la litté- 
rature française et vous vous 
procurerez des jouissances 
intellectuelles qui ont leur 
prix. 



V;>jwl 2oy>Ji »J(/oLm i^^^sillxi 



«AjL iA^ .(-XJi:^ vi>vj*' v**:?^ ^3 

^) ij U-i Jui !o_r ^i^'yop 64 

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,_è^^ *>^ ajUUo U-iio *.5> .-yc 66 



VijOO JU/^0> 






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OlÂjuLaOJ 



«Ls? .(Aï tXuJi' 






der Aer scnn iè backed be maqsoud mitevan recid; baz beciar be letafetê 
same'a menbut est, — 63 adjeb est tcheqadar tchiz baîed ïad guerej't! — 
64 ditjueran kerdè end, chouma ba in este''dadé djébeUi kè darid tchètowr 
netevanid bôkounid. — 65 be seré chouma ke der kemalé deqqat na- 
çaïehhe' ckoumara peîrevi minomdiem (khahem nômoud). — 66 Men hem be 
chvuma zamenem kè vaqti kè chouma bedjdii recidid ke hcr ketabé feransœ 
ra bemahkz baz kerden betevanid motalda kounid qadré mehhaccné tces- 
tti/até ferançaviha ra khahid danest o anvdê lezaîze' rowhhani ônhara bedest 
khahid avôrd ve on meta'é môhhaqqari nist. 



180 



V. 

DU TEMPS qu'il FAIT. 
der hava. 



1 L'aurore parait ; le jour se 
lève; il fait jour; le jour 
commence à poindre. 

2 Le soleil se lève , dans quel- 
ques minutes il apparaîtra 
sur l'horizon; j'en vois déjà 
les clartés derrière la mon- 
tagne. 

3 Le jour commence à bais- 
ser; le. jour est sur le dé- 
clin. 

4 Le soleil vient de se cou- 
cher. 

5 Voilà la brune ; entre chien 
et loup, (en p: entre loup 
et brebis). 

6 La lune se lève. 

7 II fait clair de lune, un 
clair de lune magnifique; 
pas un nuage sur le firma- 
ment. 






L^'' y^ 



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1 sepidè demid-rouz ber amed-rouz chôd-inek bamdad-rouz ser zed,' 
2 Aftah ber amed, tchend daqyqaï diguer ber rouie açôman peïda micheve 
rowchenaïié aftab mi binem kè ez pecé kouh ser mi zened. — 3 rouz ni 
diki zeval est - rouz rou be zeval nehadè est. — 4 Aftab cfhéroub nômoud, ■ 
5 tarik o rowchan est-gôrg o mick est. — 6mah ber amed. — 1 mahtab f< 
mahtahê beciar rowchan est; {ba chôkouh est) -ber rouïé açôman abri 
nemicheved. 



1«1 



8 H fait nuit, il fait noir, on 
ne voit goutte. 

9 A l'entrée de la nuit; à la 
tombée de la nuit, à la nuit 
tombante. 

10 La nuit tous les chats sont 
gris (en p: sont des zibe- 
lines). 

11 Quel temps fait-il ce ma- 
tin ? Comment est le temps ? 

12 II fait très beau, un temps 
superbe , magnifique , un 
temps splendide. 

13 II fait mauvais temps; il 
fait un temps affreux , à ne 
pas mettre un chien dehors 
(en p. un chien n'irait pas 
au dehors). 

14 Le temps est très sombre , 
le ciel est par terre. 

15 Le temps est variable. 

16 L'horizon s'assombrit. 

17 II fait du brouillard; un 
brouillard épais, on ne se 
voit pas. 

18 Le soleil va dissiper le 



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vi>uwt aJCsJ' vJJi! 16 
vi^j--' (j^ »^ jx) ^ua «JyyaJ 17 



8 c^â?6 c/iéd - tarïk chôd - c^ceô tiré o tari est , hitch didè nemicAeved. — 
9 kengamé recidené chceb. — 10 choeh, gàrhè semour minâmàîed. — Il tciè 
iavaïist emsohhh? hava tchitowr est? — 12 khéili khoub havaïist-ez hava 
haïe khéili khoub qacheng est. — 13 bed havaïist , havaté beciar bedist segi 
biroun nemirevcd. — 14 hava gereftè est-abrnak est; hava khafœ est. — 
15 hava taghiir pezir est {hava rou be taghîir dared). — 16 oujouq guere/le 
est. — 17 betowri inigh (jneg/i , meh, nezm) est ke kes kes ra nemi bined,—' 
18 Aftab megh ra ber tara/ mikouned 



182 



brouillard; le temps s'éclair- 
cira tout à l'heure , voici le 
soleil qui perce à travers 
le brouillard. 

19 Le ciel est serein. 

20 Le temps se remet au beau. 

21 Je vois l'arc en-ciel, c'est 
signe de beau temps. 

22 On lit dans les Ecritures 
(dans la Bible) (dans le Pen- 
tateuque) qu'après le déluge 
l'arc-en-ciel apparut comme 
signe de pardon et de pro- 
messe de la part de Dieu de 
ne plus punir le genre hu- 
main par un déluge uni- 
versel. 

23 II fait du vent; le vent 
souffle en tempête. 

24 Le vent s'abat; il tombe de 
grosses gouttes de pluie. 
On dit: petite pluie abat 
grand vent. 

25 De quel côté vient le vent ? 



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kava hemin hhala rowchan micheved - inek aftab ez megh beder midied. — - 
19 hava saf est, açoinan bi abr est, — 20 hava rou bekhoubi dared. — 
21 qowsé qazali ra mi binem in nechanèi khochi'M havast. — 22 der kôlâbé 
semaviïê naçara vo îehoudian (der tarai) amedè est kè hengamé toufané 
hhazreté nouhh qowcé qazahh manende khatté aman ez djanebé khoda pedid 
amed kè baré diguer béni adem ra be belaïé toufané amin guereftar nekha- 
hed nô.noud. — 23 bad mi vezed, bad der ghaieté cheddet mi vczed-bad 
tend {sakhi) mi vezed, tâidbad est. — 24 bad aram guereft qetreha dé- 
rôcht mi bared; zarbé meccl mârouf est kè barane ticerm badc chedid ra 
for ou, mi nec/ianed. — 25 ez kôdam semt bad mi vezed, ez 



183 



du Nord, de l'Est, de l'Ouest 
ou du Sud? 

26 Le vent tourne sans cesse. 

27 Cette nuit il a fait un vent 
terrible, un véritable oura- 
gan; il a causé dans la 
ville de grands dégâts; il 
a enlevé des portes et des 
fenêtres, cassé des châssis 
et des carreaux, renversé 
des poteaux des télégraphes, 
des tuyaux des cheminées, 
déraciné des arbres sécu- 
laires. 

28 La girouette tourne sans 
cesse. 

29 Le vent a changé de direc- 
tion. 

30 II pleut; il pleut à verse, 
c'est comme si l'on était 
sous une gouttière. 

31 Ce n'est qu'une ondée, un 
grain, la pluie cessera bien- 
tôt, une pluie qui ne dure 
pas. . 

32 n grêle; il tombe de la 






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q5) tX3y>yjya xJukM^-çj UoL 28 
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sJûjAS' y ^' aJCi ci!u ^^} 31 



L^ o!;'^ ^'^ o-f^ ^^^^' 



citemal ta ez chcerq, ez gkarb ta ez djenoub. — 26 her lahhzas bad semté 
diguer mi guerded. — 27 emchœb badé môhib mi vezid hhaqyqatcen toujani 
boud chedid, der chehr kharabi ziad kerd, pendjerè vo derbhara kend o 
érouci o venedikha ra khôrd ndmoud ve tirhaté telegraj' ra negoun sakht 
derakhtané sadsalè ra riche ken kerd {ez bikh ber kend). — 28 bado- 
nâma pe'iveste mi tcherkhed (on tara/ in taraf mi reved). — 29 semté bad 
taghiîr kerd. — 30 baran mi bared , {barech mi ated) - manende séil mi bared, 
adem goûta ziré navdan bached. — 31 in tek lekkei abré dergôzerendè est, 
hemiri hhala baran »«i isted. — 32 teguerk mi ated; gain didè 



184 



grêle on a vu quelquefois 
des grêlons de la grosseur 
d'un œuf de pigeon. 

33 II neige, la neige tombe 
à gros flocons. 

34 La pluie tombe dru. 

35 II gèle, il gèlera cette nuit; 
nous aurons une forte gelée, 

36 La neige fond. 

37 Non pas, loin de fondre elle 
durcit. 

38 Je vous demande pardon, 
il y a de la boue dans les 
rues, les rues sont sales; 
j'ai été éclaboussé des pieds 
à la tête par une voiture 
qui passait rapidement. Il 
y a du gâchis. 

39 La rivière est prise, les en- 
fants y patinent déjà. 

40 II y aura demain du verglas, 
si vous sortez de bonne 
heure avant qu'on répande 
du sable, des cendres ou 
des sciures de bois, prenez 



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cA(5û?e esi À;è teguerk be endazei tohhmé kebouter amede est. — 33 barf mi 
aïed— barf Ivkkè lokke mîdied. — 34 baran nem nem (rechachè) miaïed {rize rize 
vo môltecel minïed). — 35 ïakh mi bended; emchœb ïakh sakhti khahim dacht. — 
36 ïakh ab micheved. — 37 khéir , nezdik be ab chôden nist, belkè sakhtter 
mi cheved. — 38 be bakhchid koutchèha bced o pôr ez guel end, ser ta pa 
çjharqé guel chôde. em ez kaleskei ke tôndi mi rœjt {terechchôhh chôdè em) — 
choulat est. — 39 roudkhanè ïakh besiè est, betcheha der routé on bazi mi- 
kounend, mi sârend. — AO ferda kouickeha laghzan michevend , eguer sobhhi, 
pich ez ônke rig o khakester ta soudèi tchoub be pachend djaii techrif 
miberid ehhléiat nôinaïid 



185 



garde de glisser, vous pour- 
riez facilement vous casser 
la jambe. 

41 Le temps est à la gelée. 

42 Les arbres sont couverts de 



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givre ; il y a des glaçons .L**s> L^'»-yi; oLbl ^ v>J{ 
aux toits. 



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43 II bruine. 

44 Je suis mouillé, 

45 Je suis trempé jusqu'aux os. 

46 Vous n'aviez donc pas de 
parapluie ? 

47 Malheureusement je n'en 
avais pas, ni ma casaque 
en feutre et à poil non 
plus, elle garantit bien de 
la pluie. 

48 II fallait mettre un pardes- 
sus imperméable. 

49 Voulez vous que je vous 
prête un parapluie? 

50 J'ai égaré le mien, je tâ- 
cherai de ne pas perdre le 
vôtre. 

51 Depuis quelque temps les 
hommes portent en été 
des ombrelles; autrefois les 



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mebada ez pa rceftè ber zemin khordè païitân bechekenid. — 41 hava havaté 
îakhbesten est. — 42 derakhtan ez barf poucAidè cAôdè end, ve atrafé 
chirvaniha hheçar beslé. — 43 baran beciar nœrm mi aied. — 44 men ter 
chôde em. — 45 ser ta pa ter chôdem {khiçé ab chédè em). — 46 ma'loum 
tchatr nedacktid. — 47 bedbakhtane tchatr nedacktem ve ïapountchi hem kè 
ez baran hhe/'e mikouned, on ra hem nedachtem. — 48 mi baïest tek barani 
{barouni) ghairé nacker jjoucliid. — 49 mikhahid be chouma tchatré ihodem 
ra ^ariïet iounem? — 50 nemidanem tchatr em ra tchè kerdem sa'ïj mikounem 
kè malé chouma ra gôm nekounam. — 51 hhala tckendist kè merdha tchatr- 
halé zenane mi guirend; pich ez in makhçouce' zœnan boud; 



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femmes seules en portaient , 
celles des hommes sont 
toujours en soie de couleur 
claire, blanc ou jaune. 

52 Autrefois en hiver les grands 
personnages portaient des 
manchons de fourrure, com- 
me les dames aujourd'hui. 

53 II tonne , entendez vous le 
grondement du tonnerre ? 
c'est la première fois cette 
année qu'il tonne. 

54 II fait des éclairs. 

55 Quel coup de tonnerre! 

56 La foudre est tombée sur 
une tour et a fendu en deux 
un peuplier. 

57 Pendant l'orage il est dan- 
gereux de s'abriter sous un 
arbre. 

58 Le ciel est en feu, les éclairs 
se succèdent rapidement et 
vous éblouissent. 

59 Certaines essences d'arbres 
attirent plus facilement la 
foudre que certaines autres 






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tchatrhdié zœnanè Ice merdan miguirend aqlah ebrichim rcngué rochan , sejidïa 
zerd est. — 52 der saheq faslé zemestan motechalchkhacin qesmé acetiné poustin 
herdié dou dest meslé khanômha'ié hhal viipouchidend. — 53 sœddiê ra^d est , 
ffharridené rà'd ra chenidè id? emsal dafaé œvvel est Tcè sœdaïe' ra^d che- 
nidé micheved, — 54 barq mizened. — 55 rà'd ''adjeb gharrechi kerd. — 

56 barq ïek menare ra zede est ve ïek senoivberé bôlend ra dounim kcrdè. — ■ 

57 der vaqté toufan pcnali bôrden beziré derakht beciar bakhatar est. — 

58 acôman àtech J'echan chôdè est, barq fowri pochté serheni mizened kè 
chakhs ra khirè minôindic.d. — 59 ba''azi anva'é derakfitan barq ra bich ez 
barhhé diguer djezb mikounend ; sebcbe' on tchist? 



18^ 



I>'où cela vient-il ? A quoi 
cela tient-il? 

60 Probablement de ce que cer- 
taines essences d'arbres sont 
meilleurs conducteurs de 
l'électricité que certaines 
autres. 

61 Ya-t-il des moyens de ga- 
rantir les édifices de la fou- 
dre? 

62 Oui, il y en a. C'est au 
moyen des paratonnerres 
qu'on les préserve du feu 
du ciel. Vous avez , sans 
doute, remarqué en Europe 
ces barres de fer terminées 
en pointe , hautes de quel- 
ques mètres et élevées au 
dessus des toits des mai- 
sons. Les savants européens 
ont, il y a bientôt deux cents 
ans reconnu, que les mé- 
taux en général et les poin- 
tes métalliques en particu- 









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lier attirent plus facilement .^ ^^.Xi éy -^ùi ^» o*^ 
que les autres corps le fluide ^^ 0%\ JciL «JCJy c>>-*«>> 
électrique, à tel point qu'une ;' g*o ^-ib a-JlJj^ 3 s^ 

O'n 6eicAè de/iV micheoedi) — 60 moMlemel sebebé on in bachedke baazi anva'e 
derakhtan behter ez saîr maddei barqyïé ra rehberi minômaîend. — 61 aîa 
môtnken est ebntié ra ez barq hhe/z nômoud? — 62 balé, beoacetèi barq- 
guir 'amaratha ez in aleche' semavi mitevan tnmen nômoud. Albetté chouma 
der ferenguestan môUefete' milhaié ahenin nowk tizi kè tchend zer" qadd 
darend ve balaie' chirvani khanèha efrackte end, chôdè id ; hhokematé /e- 
rengui qnribé dôoist sal qabl ez in be iedjribè der taftê end kè felizzal kôl- 
Uieten ve milkaïe' Jelizzi nowk tizi khéçoucœn rnaddèi barqgîè ra djeldter ta 
sair edjnas djezh mi kotmend, hhatta kè chakhsi ke hengamé loafan miléj'elizzi 
nowk tizi der desl gaerefte bached zoaJ barq zedè o kdcAtè ckeced, pes es 



m 



personne qui par un temps 
d'orage tiendrait dans la 
main une barre métallique 
pointue serait aussitôt tué 
par la foudre. Donc, pour 
préserver un édifice on élève 
au dessus de son toit une 
barre, et si l'édifice est 
grand et vaste, plusieurs de 
ces barres, et l'on en dore la 
pointe pour la préserver de 
la rouille; au pied de la 
barre c'est à dire à l'endroit 
où elle touche au toit on 
attache une tresse en cuivre 
qui, après avoir entouré 
tout l'édifice descend de 
haut en bas et plonge dans 
le sol ou dans un puits 
creusé à cet effet, de sorte 
que le fluide électrique qui 
est dans l'air est attiré du 
nuage , descend par ces bar- 
res et la tresse, sans bruit et 
sans secousse et l'édifice est 
préservé. 
63 Quelle admirable et heu- 






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^yc>l i^Lyo 3 (w*-ç^ ic^ 63 



berdié hhefzé ''amareti mile akenin ra belke hergah ''amaret bôzourg o vecV 
backed dou se ve ziad ez on milha balaie chirvaniïê on miefrazend ve noiok 
tizi ra mottala mikounend ta zeng neguired ve be païé her mili, ïa''ni djaïi 
kè mil bechirvani mowçoul mi cheved meftoulé mecini ra mi bendend ve be 
in meftoul dotoré amaret ra feraguereftè ez bala be patin kechidè be 
zemin ïa be tchahi kè makhsous ez berdié on kende boudend fôrou miberend, 
tchenan kè maddèi barqyïé kè der havast ez abr medjzoub chôdè be vecilèi 
6n milha o meftoulha bi sœda o sadmè bezemin fdrou mireved ve ''amaret 
salem mi maned. — 63 tchè "adjib o môbarek ekhtera'is 



189 



reuse invention! De quelle 
époque date-t-elle? 

64 Cette invention est de 1752 
de J. C; elle est l'œuvre 
d'un homme célèbre comme 
homme politique et comme 
moraliste , le savant améri- 
cain nommé Franklin. 

65 Le ciel se couvre, les nuages 
s'amoncèlent ; nous aurons 
de l'orage. Sommes nous ici 
à l'abri de la foudre? 

66 Parfaitement. Je vois un pa- 
ratonnerre sur l'édifice voi- 
sin. 

67 H fait très chaud , il fait 
une chaleur étouffante , suf- 
focante , une chaleur tropi- 
cale. Je suis tout en nage , 
je sue à grosses gouttes. 

68 Le thermomètre marque 35 
degrés centigrade à l'om- 
bre. 

69 Ce n'est rien en comparai- 
son des chaleurs de l'Inde 
ou du Sénégal. 



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tchend sal est kè idjad chôde estf — 64 tarikhé on salé 1752 ''tsavist o 
mokhler'eé on ïek danechmendi feranklin nain est kè sevaté in ekhtera' 6e açaré 
siaciïè o iesnijhte' mode'addedè der meçaîelé akhlaq chohrete' temam Caftè est. 
— 65 Açôman ez her tara/ guereftè mi cheved, toufan nezdik est, ata der 
indja ez barq eïmenim? — 66 der kemalé emniïet ez on im, balaie in'^ama- 
ret kè nezdik est ïek barqguir ra mi biiiem. — 67 hava beciar guenn est; 
guerma beghaîet est ; adein cz guerma helak micheved {khafœ michered) towri 
guemi est kè peïvestè gharqé "araqenu — 68 termoumetré (Jà'ni meqyacé 
guerma vo serma) sad deredjèi si o pendj deredjèi guerma nechan midehed 
der ziré saxe. — 69 der moqabele' guermaïe' hendoustan ta senegal naqli nist. 



190 

70 Le froid est préférable à .c> c>>— ^Lxj_^3 -S *u Le—*- 70 
la chaleur. Dans les pays ^i^s-^J»-; j'j^ Ij *oÎ o'-y*w6_5' 
chauds on a mille peines à (Aa^ax Jjàs* Uy :î K'^?-^ 

se garantir de la chaleur; L^t hS L^'jyw .;3 ^JT ,JC:> 

les caves même où l'on i^|^ L» 05UJ ciLSit iJ»j »LLj 

cherche un refuge n'offrent oL-vwl>ja« i^bL^. 0\b _^Lb 

que fort peu de différence ^J*o1 i f-^ c/'LJ *Jiwl^ iJ' 

avec la température du de- qLw! t qLXw-xi: (^Oy-*- v'j 

hors. Au contraire dans les j.^T r^^y^ 
climats froids, un vêtement 
chaud et le feu rendent 
l'hiver très supportable. 

71 A celui qui a l'un et l'autre ler-^-^ ^^s^ Jh-^ ^Z" ^ ^^ 
et qui, assis confortable- ^j*^ o}^ ..^jS ^^ .-S j^S^ }iS 
ment au coin de sa cherai- j^j^r^ .-y^j 0^==-'; <3-*^ ^'^ ^ 
née , enveloppé d'une robe ^ iJC*wikj (CjLi? iui^ jli ^ 
de chambre ouatée, les pieds \J^*^^ ri K ,'o *4^ ^f a-*^ 
sur les chenets , attise la ^LgJliiix j LpLj ^ «lA-JLjCil 
flamme qui pétille dans i^^^j^L ^JiJ\ iù\j\ }iJ>lp ^L^. 
l'âtre , mais imaginez-vous »,Ljf ^ JL> ^i,5 JsjSuuo j*3 !. 

ce que doit souffrir un mal- a «-Cw^-o »S cX-oUj ;y^" 

heureux qui grelotte tout Uyw :t »S Ck3j ^ 3 <-^l-^ 

le temps et qui dit : je gèle, *v>y>-3 («Uj j lNj) ^^ *î ». J 
je suis tout engourdi. siA^à c>.:^-5> ^ 

72 Vous avez raison, mais un ic^^ ^i c>«_*«'L*-iiLi /i-i> 72 
voyageur riche n'échappe oUa>o ;t *^ iW>^ jL*»-* 

70 serma beh ez guermast; der guermsirat adem ba kœzar zahhmet khodra 
ez guerma hhefz mikouned, hhatta Jce der serdabha kè àndja penah bered 
andek tefai-ôt ba hnudié zaher dared, bekhelafé sœrdsirat kè bevaceiei 
lebacé guei-m atech tabé sœrdié zemestan ra açan miteoan avôrd. — 71 tabé 
serma sahl avered keci kè hem on ve hem in dared, keci kè der kemale' 
rahhat o tenperveri o naz gouc/ièi bokhari nec/iestè ve djobbèi termèi pem- 
bèdar ra ber douch ejkendè o paha ber mangalhaïé bokhari nehadè zebanèi 
ateché ba djezdjez ra tiz mikouned, veli hhalé bitcharèi teçavvôr Jermaïid kè 
péîvestè mitchdied o minaled kè ez serma lerzeem mi died o temainé vd- 
djoudem bi hhareket chôdè. — 72 hhaqq bacJioumast veli ga/ii moça/eré 
môtemevveli hem ez sademat 



191 



pas toujours aux inconvé- 
ments de l'hiver, par exem- 
ple , lorsque dans les mon- 
tagnes élevées il est surpris 
par une tourmente de neige, 
une bourrasque où U risque 
quelquefois de perdre la vie. 
Etes-vous sensible au froid? 

73 Extrêmement sensible, je 
m'enrhume facilement et je 
crains les refroidissements. 

74 Dans certaines parties delà 
Perse , comme par exemple 
à Ispahau les saisons sont 
bien tranchées: le prin- 
temps, l'été, l'automne et 
l'hiver y arrivent presque à 
jour fixe. 

75 Dans d'autres pays les sai- 
sons arrivent irrégulière- 
ment. 

76 Cette année nous n'avons 
presque pas eu d'été, tout 
est retardé à cause des 
pluies continuelles. 



lAj.to IxuM 



tXJLjL ^tyj tiiUU-o jt a^'uj ^l> 74 









^-Vn * \ .i3 75 



(by) La_j^- lo t3i ..-xi 76 



o acj6e sei-Pia eîmen nist , mecela vaqtike der kouhé bâlend doutcharé badlemè 
{Jcôlak) c/teved o gaài der ma'fezé helak backed. Chouma tchétowr tabé 
serma daridf (ez serma môteasser michevid?) — 73 beciar, beghàiet môle- 
asser michevem , zdkkamem zoud a'arez vxicheved {zôkkam zoud behem mire' 
çanem) ve ez sermazede(jui milersem. — 74 der paré ez memaleké Iran 
manendé Esfahan fôçoulé tchehareganè khoub ez hem djddast, hœmè salé 
behar o tabestan o païiz Qchezan) o zemestan her ïeki der vaqté mo'aneni 
mibached. — 75 der baazi belad fôçoulé arba'a be khelafé vaqt o mowcem 
mi aïed. — 76 emsal ma iaqribœn (jjotiïa) tabestan nedarim, hœmè mahh- 
çoulat nazar be barendeguiïé mottecel 'aqab ôj'tadè est. 



Iii2 



77 On ne pourra faucher les 
prés que dans un mois, la 
fenaison se fera tard, les 
moissons aussi seront re- 
tardées et les vendanges 
aussi, la vigne à besoin de 
beaucoup de soleil et peu 
de pluie ; trop de sécheresse 
lui est également nuisible. 

78 Fort heureusement cet état 
de choses n'est pas gé- 
néral dans le monde, aussi 
les pays qui ont joui d'une 
température plus favorable 
pourront fournir l'excédant 
de leurs produits aux pays 
moins favorisés. 

79 Mais les prix des denrées 
s'en ressentiront; tout sera 
très cher, hors de prix, 

80 Mais au moins il n'y aura 
pas de disette, grâce aux 
moyens de communication 
rapides, sans nombre et à 
bon marché. 

81 C'est pourquoi le devoir de 



vaille qV>LX^ 3 *-\^ OJJ>]ys> 



3 (j^b j.j'bS oiç 



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yj!f 









5^*^;J (^^O^-'j') '^81 



77 ichemeiiha pes ez ïeh mahé digue?- khahend tchid ve tchidené ''alaf 
""aqah khahed d/tad-derow pes ôftadè o angour tchiden hemin tovcr ; nww i 
aftab ziade lazem dared o bar an k'cff/n , veli khochknê peïvestè beraïi on 
môzerr est. — 78 kemalé khochbakhtist ke in vaqa'a der kôlli ""alem ""omoum 
nedared , betowri ke memlekethaïé ke movaffaq o môtemette'' ez havaïe' khoub 
chôdé end mitevanend ez zevdiedé mahhsoulaté khod on bcladé qahhtdide ra 
behremend môstejiz kounend. — 79 veli qeïmeté edjnas bevacetèi ecere' on 
beciar gueran o guezaj" micheved. — 80 amma bari be sebebe' veçaïlé môra- 
vedaté sert' o môte''added erzan qahht ghala a^arez nemicJicved. — 8 1 lehaza 
{ez in djehet) ber djemVe 



193 



tout gouvernement éclairé , 
soucieux du bien, être do 
ses sujets est de créer le 
plus de ces moyens: rou- 
tes, canaux, chemins de 
fer, postes et télégraphes. 
Il faut aussi qu'il empêche 
les accaparements et pu- 
nisse les accapareurs. 



82 II faut, en vérité, qu'un gou- 
vernement soit bien inca- 
pable ou insouciant pour ne 
pas porter toute son atten- 
tion sur cette question vi- 
tale. Il ne mériterait pas 
le nom de gouvernement. 

83 D'un autre côté, il faut aussi 
que les sujets, grands et pe- 
tits, secondent le gouverne- 
ment en s'associant pour 
des travaux publics dont les 
avantages rejailliront sur 
tous. 



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t. *.lè *L>-« Ij <\XXS ^iaAJs 



82 










douelé babaciret o ghamkharé raîiat vadjeb est iè in veçaïlra manendé 
sakhtené rahha ve djari kerden qanavat o derb kerden rahé ahen ve kalaskai 
bok/iar o tchapar IJiatiè vo telegraf bedjehete rejahiteté re'aïaichan idjad 
kouiiend ve niz qadfikati kounmd ta tnerdôm (fkallè ra ambar nekounend (^ehh- 
tekar nekounend) ve amhardaranra (ve mâhhtfkerin ra) tenbik r.ômaiend. — 
82 hhaqijqaten bated ïek hhôkoumet beciar bi ""drzè (naqabet) ta ghafel ba- 
c/ied kè môlahhazeîé in mcçaïl kè ba'ecé zendegani re'aïast nenômated; 
tchenin khôkoumet ra esmé hltôkoumet nemizibed. — 83 baz bated kè tabe'eé 
dowlet , tchè kebir tche saghyr, behemrahiïé dowlet qeiam nômoudè cheraketha 
ber pa kounend bera'ié edjraïé a'amalé ""ammè kè J'evaiedé dn be hemeguiîé 
khalateq ''aîed micheved. 



13 



194 



VI. 



DE L HEURE. 



der sd'at. 



1 Quelle heure est-il? 

2 Quelle heure avez vous (à 
votre montre)? 

3 II est midi; je me trompe, il 
est midi moins un quart. 

4 Votre pendule et votre car- 
tel vont-ils bien? 

5 Elles vont comme l'horloge 
de l'éfflise voisine. 



6 II est tard ; il se fait tard. 

7 Je croyais qu'il était plus 
tard. 

8 Et moi, au contraire, je ne 
croyais pas qu'il fût si tard. 

9 Avez vous entendu sonner 
l'horloge ? 

10 Deux heures viennent de 
sonner. 



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(c>.*«l SlA^ -JO) vi>.Avt _Jl> 6 



03 )^5. 



L.^ 10 



1 Sa'at tchend est? — 2 sa'até chouma tcJiist? — 3 zohi- est; kliabt 
kerde em, zohr est ïeki rob'' Ic^œm. — 4 sa'até medjlici sa''até diva?- koube 
chouma khoub kar mi kounend? — 5 mesle' sa'até' zeng daré Icelicia ke nez--. 
dik* est {ba sa'até' keliciaii ke nezdiki est) motabaqat darend. — 6 (juemai 
mi bôdem kè dirter es in est. — 8 ber ""aksi men kè gueman nemibôrdem k't 
i^ in diri bached. — 9 aïa zengué sa'at ra chenidid? — 10 sa''at douta zedi 



195 



11 Je compte les heures. 

12 n est plus tard que je ne 
pensais. 

13 Ma montre ne s'accorde pas 
avec votre pendule. 

14 Ma montre retarde, la TÔtre 
avance. 

15 Votre montre est-elle à ré- 
pétition ? 

16 Votre montre indique- t-elle 
les secondes? 

17 Le ressort en est cassé, le 
balancier est faussé, la boite 
est cassée. 

18 Les aiguilles sont cassées. 

19 La montre s'est arrêtée. 

20 Ma montre a été réglée sur 
le soleil. 

21 La sonnerie de cette pen- 
dule est dérangée (vulg. la 
pendule décompte). 

22 Evidemment vous ne l'avez 
pas remontée? 

23 II faut etie exact au rendez- 
vous; il n'est pas poli de se 
faire attendre. 



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ytob* (9,Ac5 ^^v>) oy^ ^ 



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y:) 



yXiJi^f^ .tJiXil *<>^ «y 



11 sa'at mi châmareni. — 12 dirter -ez m est kè gueman mibôrdem, — 
13 saaté men ba saaté medjlicité chouma môtabeq nist. — 14 saati men 
Icônl est, maie' chouma tond. — 1.5 aîa sa'até chouma zengdar est? — 
16 sa aie' chouma sanièdar est? — 17 feneré on chekesié, {khare' on kkgdj 
ckôdè), raqqacé on ^aib kerde , qabe' on chekestè. — 18 ""agrabèhaté on khérd 
chôJè. — 19 sa'at khabidè. — 20 sa'até men ba ajtab kouk châdè. — 21 zen- 
gué in sa'até medjlici bi qa'edè mizened. — 22 taqyn kè ônra kouk nekerdé 
"'• — 23 bated chakhs bedouné tekhallouf der mahhallé mow'oud (der seré 
va dc'\ hhazer bached, zirakè dour ez adeb est le merdôm entezar bekechend. 



196 



24 J'arriverai juste à l'heure. 

25 L'exactitude est la politesse 
des Rois, a dit un Roi de 
France, et que dire du com- 
mun des mortels? 

26 Et puis , il faut connaître le 
prix du temps. 

27 On a remarqué que les 
Orientaux ne connaissent 
guère le prix du temps. Un 
peu plus tôt, un peu plus 
tard n'a à leurs yeux aucune 
importance. 

28 C'est un proverbe fort connu 
des Anglais que »le temps 
est de l'argent" qui perd le 
temps perd de l'argent. Et 
puis , le temps perdu ne se 
rattrape pas. 

29 Le cadran de votre montre 
a-t-il des chiffres romains 
ou des chiffres arabes? 

30 Les heures sont indiquées 
en chiffres romains et les 
minutes en chiffres arabes. 



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ii^\AwJlj lXjL ci*^3 j<-^ 3^ ^ ^^ 
^y »-^ L5;^ y-i); l5,^ 






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i,ijA,.w<i3 ; 



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29 



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jr*5^ 1^1^ ,*i; 30 



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24 dorôst de?- seie' saat Jchahem recid {mireçem). — 25 re'dieté vaqit 
môio'oud {vaqt païiden'^ ba adebiïé môlouk est ; {in ez sokhanhaiê ïeki ez scba- 
tiné feransœ est) ta ber 'amnié nas tche reced. — 26 ve baz qadré vaq\ 
baïed danesl. — 27 migouïend Jcè ahlé mœchrœq zemin qadré vaqt ra kœmtet 
danend , qadri zoudter , qadri dirter bac/ted nezdé ônha tefavôt nedared,mi 
gouïend naqli nîst. — 28 be nezdé englis zarbél mecelé ma''rouJîst ke Hvaq 
zer esti"" keci ke owqat ra zaïé mi kouned manendé on est ke jjoul z<\ 
kerde bached; ve vaqté ez dest rœfté ra ne tevanbaz guerdanid. — 29 raqa^ 
saflihai sd'até chourna roumist ïa ''arabi? Qiendi). — 30 raqamé sa''at, 
roumi st ve raqamé daqyqatha arabi Qiendî). 



197 



31 La boîte de votre montre 
est d'un nouveau modèle 
fort à la mode aujourd'hui. 

32 Ma montre n'a pas besoin 
de clé pour la remonter. 

33 On ne porte plus de brelo- 
ques aux montres comme 
c'était l'usage autrefois , on 
se contente de porter un 

oui médaillon qui est un 
souvenir ou bien un objet 
d'antiquité. 

34 Les pendules sont d'une 
grande variété; il y en 
a en bois, en marbre, en 
bronze doré ou naturel, 
même en zinc avec un 
sujet quelconque ou sans 
sujet; quelquefois avec une 
Tnusique qui joue un ou plu- 
- leurs airs. 

35 Je désirerais acheter un 
chronomètre, 

36 Un bon chronomètre est 
cher; il y en a d'une exac- 
titude J:elle que, une fois mis 
à l'heure, il ne varie pas 















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&^ «.«Ai ji3 tiLi «y >i>w*^ 



,3^ y^j^i/ 1^ f*^]^^'^-*-^ 35 






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31 dja'bèi sa'até chouma tarJihé lazè est kè hhala hichter revadj dared. — 
32 santé men kelid nemikhahed, desté kouk est. — 33 hhala ariihtené khordè 
alat he zendjiré sa'at môwqouj" chôdè est, veli tek partchè djevaher ta tek 
''atrdané ïadgari ta antika be on mi avizend. — 34 saaté medjlici aqsamé 
môkhtelef est, ez tchoub îa ez menner , ta berendj ta mœfrœqe' {hafl djouché) 
motlala ta khales , ta ez rouh ba soureté mdljessemè ta bedoune' on; ba saz 
hem hœst kè tek doit naghmè belkè zlad mizened. — 35 mikhahem tek kro- 
nometr bekherem. — 36 kronometré khoubi gueran est, baïed betowri ddrôst 
kar kouned kè her gah ônra tek dœj^œ ba vagt môiabeq kounend inahha kar 



198 



même d'une demi seconde 
pendant plusieurs mois. 

37 J'en trouverai certainement 
chez les horlogers fournis- 
seurs de la marine. Les 
navigateurs ont besoin de 
chronomètres très exacts 
car, en calculant le temps , 
ils savent à quelle distance 
ils se trouvent, sur mer, 
de tel ou tel point ou d'un 
endroit dangereux , d'un 
récif. 

38 Savez vous ce que c'est 
qu'un podomètre? 

39 Je n'en ai jamais entendu 
parler. 

40 Un podomètre qui a la forme 
d'une montre sert à indi- 
quer à celui qui l'a le nom- 
bre des pas , des mètres, des 
lieues qu'il aura faits en 
marchant. 

41 Comment cela? 

42 Voici comment: vouz avez 
votre podomètre sur vous 



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kouned bedouné ônke hr.qadré ne.sfé saniè tefavôt vômaied. — 37 Albettè ine 
qestn hronometrira piché sa'atsazané makhsoucé bahhriîé peïda tevanem bâ- 
kounem ; deiia néverdan {senahmé deria) kronometrehaïe begkaïet daqyq lazem 
darend zirakè bevacetèi hhc.çabé zeinan mitevcniend der deria be deqqe 
mcCloum kounend kè felan nôqtei zemîn ve felan mowqné khaternak o fele^k 
senfj dour ta nezdik est. — 38 podometer midanid tchist? — 39 hitch tu, 
chenide em. — 40 podometer terkibech meslé tcrkibê sa''at est , bevacetèi on 
darendei on ma^louni kouned kè tchend qadem ïa tchend zer ïa tchend J'ar- 
sakh der rah rœften peïmoudè (tœï kerdè) bached. — 41 tchè gou7iè ? tchè towr 
in micheoed? — 42 be in towr: chouma ïek podometr der baghal {der djibe 
djiletka) darid ; 



1Ô9 



43 



44 



45 



b 



(dans le gousset de votre 
gilet); dès que vous mar- 
chez il marche, dès que 
vous vous arrêtez, il s'ar- 
rête; une aiguille marque 
en chiffres sur le cadran 
le nombre des mètres par- 
courus par vous. Cet in- 
strument pourrait s'appeler 
y compte-pas." 

Vraiment, notre siècle est 
fécond en inventions et le 
génie inventif des Eizro- 
péens est étonnant. 
J'en ai un juste sur moi, je 
vous prie de l'accepter et 
nous allons en faire tout à 
l'heure l'expérience en pre- 
nant l'air et en faisant une 
promenade. 

Bien reconnaissant du ca- 
deau , et je ne demande pas 
mieux que de prendre l'air 
car j'ai été assis assez long 
temps et le médecin m'a re- 
commandé beaucoup d'exer- 
cice. 



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j^5jx=^ (^>^*"*^ oLc^ ^t j! 45 



Acr »>ag/ Z;e hhareket hounid o rah nùreved on hem rah mireved, be mahhz 
in kè chouma mi istid on hem ez rœflar mi isted, ve ""aqrabè her routé 
safhhaï ba arqam nechan mi dehed meqdaré mesajet ra kè chouma der rah 
rœften tcèi kerdè id; tchenanichè in alet ra qadem-chômar mitevan khand. — 
43 hkaqyqaten qarné hhal qarné ekhtera''at est ve kiaceté ferenguitan''adjcueb 
est. — 44 rasti , men ïeki qadem-chômar der baghal darem , pichkech est , qaboul 
bej'ermaïid ; hemin hhala be guerdecA o havakhori emtehhané dn kounim. — 
45 ez soivgat memnounem, tchizi ez in behter nemicheved {kemalé meïle' men 
der in est) kè hava bokherim zira kè mdddetist uechestè em o tabib mera 
tedjviz be hhareketé beciar kerdè est. 



200 



46 Vous avez travaillé sans 
doute une ou deux heures 
tout au plus. 

47 Que dites vous là? avant 
de venir chez vous j'ai tra- 
vaillé cinq heures sans dé- 
semparer, d'arraché pied. 

48 En ce cas une promenade un 
peu longue vous fera du bien. 

49 Avez vous remarqué que 
les jours commencent à 
être plus courts? 

50 En effet ils décroissent sen- 
siblement, ce qui n'est pas 
étonnant, car nous sommes 
à un mois depuis le solstice 
d'été. 

51 Je vois que le cadran de 
votre montre est marqué à 
l'orientale -, vous remontez 
votre montre au coucher 
du soleil et à cause de 
l'accroissement des jours ou 
des nuits vous êtes obligés 
de pousser à chaque instant 
les aiguilles, or c'est très 
incommode. 






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47 



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xLtw]^ 3 lXjI aOJ' t;i)»J' ^^-È 
vi>«.A«' \:^/Jia («jLxAvt fj:^!^' 



46 bichekki iehi sa'at dô sa'at môntehaîé me'i-adj kerde id. — 47 tche mî- 
fermdiidl {in tchè hharfest?) pich cz recidené khedmeté chouma pendj sa'at 
môttecel machjhoul hekar boude cm. — 48 der in souret (juerdec/i heraïé 
chouma nafé kliahed boud. — 49 mdltefet chodè id kè roùzha benaïtf kasten 
(koulak chôden) zôzaehte end? — 50 albette koutah chôdene' Çcastené) rouzha 
mahhsous est; te'^adjdjéb hem nednred, tchounkè ma der mahe' œvvelé ta- 
bentan im ke môiitehaié teznîoudè rouz est. — 51 safhhaï sa''atè chouma 
mibinem arqamé ahaltié mœchraq zetnin ra dared; chouma sa''até khodrd 
ffhôroubi koiik kerde id o beimcetèi ezdiadé rouz chceb ïa chœb o roui- 
der her roux mdizemid kè ''aqrabh ech ra becjuerdanid ve in kheili kôlfet estM 



52 C'est pour indiquer les heu- {joya^ 0^3 U^:**j l5';? iV.' 52 
res de la prière afin que 




les jours sans soleil, nous 
sachions le lever, le cou- 
cher du soleil , le midi , l'a- :Uj ^.i^JJ^ ,*sjLj U iS LX-ob^^ 
près midi et ainsi de suite. ^u3 jjo *Jt'v3 j^. J' v^'^ 
Car vous n'ignorez pas que ^ ^ ^ ^ i-jLasÎ c JLb j\ 
nous faisons cinq prières ^ Vj** i^- 3 f^^^ i<^r^^ 
obligatoires par jour: à l'au- U>ul ^ vi>^*«î Lisc j^_^_j^ 
be, le midi, l'après-midi, au Ai' édili ^_5LP;uJ t^'j^ 
coucher du soleil et à la 



nuit, sans parler des prières 
surérogatoires. 

53 Et vous ne manquez jamais \::)js U-ii :t •'=^— » <^ L^î ;3^«->' 53 
de vous acquitter de toutes (^'ol .0 iJU^t U-ii) o^ -^ 
ces prières? (Aaj-«j -«j L^i 

54 Assurément non, et si quel- «JLo ^^.^£. J\ ^^ -3- a.L^ 54 
que chose m'empêche de ^ j o^ L^l a. Ju j^W 
m'en acquitter à l'heure .0 Uf j^Uas xi' (^^s^^l v*^'^ 
voulue, je suis tenu d'y ».^\ L^. Xo osïj 
satisfaire à un autre mo- 
ment. 

55 Vous faites bien de vous nS «AAjUjàjuo <^yà> .Lx.>ia.o 55 
conformer aux préceptes de rp^_^ ^^yri■^ OVl^* v— <»-s|>-^ 
votre religion. JcuUjuuo ,}..é^ 

56 Chez vous on n'est pas aussi c>^-^'w>*' c y ^^} L«-Ji OiJ 56 
rigoureux sur ce chapitre. si>w«A^ 1— jIj ^^j' .J ^_j_aJ' 

52 in beraïé ta'ïiné vaqté makhçous beraïé namaz est, ta der havahcûé 
tiré tolou o ghdroub o zohr o ""asr ve qhazrè bedanim ; albettè chouma mi- 
danid ke ma pendj vaqté namaz vadjebé her rouz darim: teki qabl ez to- 
lou é aftab o teki zohr o digueri 'asr o ieki ghôroub o digueri 'acha est ve 
inha senaïé namazhdié nafelè end. — 53 eddié ônha herguez ez chouma 
fowt nemi chered (chouma ehmal der edaté ônha nemi fertnatid? — 54 dje- 
hareteii hhetr , veli eguer 'ameli mane'é edaïe' moqarrarèi ônha cheved ber 
men vadjeb est hè qazdié ônra der vaqté diguer bedja averem. — 55 becîar 
klioub mijermaïid kè môoaj'eqé qaoaniné ditié khodetan ""amel minomaïid. — 
56 nezdé chouma in now' sakhtgutriha der in bab nist. 



202 



57 Chez nous aussi il y a des 
personnes pieuses qui sui- 
vent scrupuleusement les 
commandements de l'Eglise, 
tout en contrevenant sou- 
vent à ceux de Dieu con- 
signés dans le décalogue, 
elles pensent évidemment 
qu'il y a avec le ciel des 
accomodements; d'autres, il 
faut le dire, conforment 
toutes leurs actions aux 
préceptes divins et humains, 
mais laissons cela. 

58 Vous rappelez vous quelles 
sont la latitude et la longi- 
tude de Téhéran? 

59 Téhéran est situé par 35 
degrés latitude Noi'd; sa 
longitude du Méridien de 
Paris est de 49 degrés Est. 

60 II est maintenant six heu- 
res. A l'heure qu'il est, à 
Téhéran , on se dispose à 
faire la prière de nuit. 

61 Allons maintenant nous 
promener. 






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57 tchera? piclié ma niz baazi achhhacé mote'ahhed hœslend kè ba kemaié 
môoazehet avameré aidé keliciara mer'i midarend ve be avameré ""acharat 
ilahi Iciœmter perdazend, mazanncè îchanra 'aqijdè in est kè ba khoda vende 
""aalem mitevan der sakht, baazi diguer , rast baïed gô/t, der djeiiné affalé 
khod môvafeqé avameré elnhi vo ôrji rah mi separend, amma inra lynqô- 
zarim. — 58 khaterélan kœst kè ""arz o towlé Tehran tchist? — 59 Tehran 
der 35 deredjèï ""arzé chemali o towlech der deredjèï 49 cherqy nesbet be khatté 
nesf-on-neharé parici vaqe chôdè. — 60 hhala saaté chech est dep in sa'at 
ahlé Tehran der sadede namaze' ""acha end. — 61 hhala berevim beguerdim. 



20à 



VII. 



LA PROMENADE. 



1 De quel côté allons-nous? 

2 Si vous voulez, nous allons 
faire d'abord un tour dans 
le jardin du Roi. 

3 La promenade sera d'autant 
plus agréable que la pluie 
a rafraîchi l'air. 

4 Nous sortirons ensuite de la 
ville et de la banlieue pour 
voir un peu la campagne 
loin de la foule et du bruit, 
mais il faut aller assez 
loin pour trouver la soli- 
tude et le calme. 

5 Le bruit des voitures qui 
roulent sur le pavé ne vous 
incommode-t-il pas? 

6 Oui, dans les rues pavées 
de gros pavés le bruit 
des voitures assourdit les 
passants. 



guechten o teferroudj. 

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,^1(Aa9 ScXui (jij (ji^jJ jV>-' 



1 ez kôdain sœmt haïed rœft? — 2 hergah inéil darid œovel der baghé 
chah tek* dowr bezenim. — 3 her qadar kè haoa ez baran khonôk cheved 
teferroudj khochter est. — 4 pps ez on ez chehr ve ez hhaoaliïé en biroun 
revint o ez qavqa o djendjal refia ïaftè temachnié sahhra kounim qadri 
dour haïed rœft kè aram o enzevaïi peida kounim. — 5 seedaïe' arradè der 
route' senqjofrchha be chouma aziet nemireçaned? — 6 tchera? der kou- 
tchèhaiikè ba sengué "adjour teracli fœrch chddè sceddié arradè 'aaberin ra 
ker mikouned. 



^04 



7 Le pavage en gros pavés 
doit (coûter) revenir cher. 

8 En effet il est cher , cha- 
que gros pavé coûte cinq 
sous au moins ; aussi tant à 
cause du bruit insuppor- 
table des voitures qu'à cause 
de la cherté des pavés, de- 
puis une quarantaine d'an- 
nées on macadamise les rues. 

9 En quoi consiste ce genre 
de pavage? quelle est l'éty- 
mologie de ce mot? 

10 Quand on veut macadami- 
ser une rue on y jette des 
pierres cassées menu, on 
les détrempe de beaucoup 
d'eau, on y jette du sable 
et de la terre, ensuite ou 
écrase le tout à l'aide de 
pilons ou de gros cylin- 
dres, et ce pavé s'appelle 
»macadam" du nom d'un 
Anglais qui l'a inventé. 

11 Ce pavage doit aussi reve- 
nir cher. 



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7 senjr fcerch koutcheha kheïli mekharedj dared,_ — 8 Balè, kheili be- 
khardj est bedjeheti kè her sengué adjour terachi be pendj chahi mi 
reced, pes, hem nazar be sœddié na motehhameli kè ez arradèha mi died 
ve hem nazar be qdimeté (jnerané seng, hhal bich ez tchehel sal est koutche- 
hara makadam mi sazend. — 9 makadam ïa'ni tche? {tche ma'ni dared?) 
echteqaqê in lafz befermdiid. — 10 hergah mikhahend koutchei ra makadam 
kounend senghaïe' qôlôftra rizè rize kerde beciar ab ber on mi rizend o riq 
khaki mipachend , pes ez on bevacetei havendesthaïé {lokhmaqé) senrjuin ïa be 
tcherkh mikoubend o mosattah nermech mikounend; in qesmé seng fœrch 
ra makadam mikhanend be esmé ieki chakhsi eiif/uelici kè dnra ekhtera' )iâ- 
tnoudè est. — Il in qesm seng fœrch niz chaïed mekharedjé ziad dared. 



205 



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12 II coûte probablement moins 
que l'autre, sans cela on ne 
l'aurait pas adopté de pré- 
férence à l'ancien; il coûte 
cependant encore assez cher, 
car il faut l'entretenir sans 
cesse,TÛ que,auboutde quel- 
que temps il s'y forme des 
inégalités et des creux qui 
le rendent incommode. Ce 
n'est pas tout que de con- 
struire une chaussée, il faut 
la réparer dès qu'elle est 
détériorée , de même qu'un 
bon maitre de la maison ne 
souffrira pas que sa ter- 
rasse soit abimée par les 
grandes pluies et que le 
plancher étant traversé par 
l'eau, ses meubles et ses 
vêtements soient abîmés. 

13 Traversons cette rue pour 
aller du côté des fortifica- 
tions; une fois que nous 
aurons passé la zone mili- 
taire nous serons en pleine 
campagne. 

14 Passons maintenant le pont. 

1 2 ie.hhtdinel ke ez an qadim erzanter hached ve ella in ra bcr Sn terdjich 
..cini dndend; baz in hem mekharedj dared, zirakè baïed peivestè tevedjdjdhé 
l'jn nomoud l'e onra ta'mir o dôrôst kerd, tchoun kè 7taheim-ari o gowdal der 
on pedid ated kè baecé' sadmèi à'aberin mi chered ; rahha sakhten o beskafi 
tiist ; hergah kliarab cfiôd ia'mirech la bôdd est; tchenankè kedkhodaté mà"- 
qouli herguez razi neviichevcd kè bamé khanè ech ez kesreté barendegui kha- 
rab ckôdè, ab ez saqfé 6n be otaghha rah ïaftè, asbab o râkhout belmerrè 
zaïe" cAeved. — \3 ez koutchè begôzerim , be iarafé barè vo khandaq berevim 
heman kè ez daïrèi qaCa gôzechtim be sahhra recidim. — 14 ezpdl gazer kounim. 






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15 II est élégant, jeté légère- 
ment sur un petit canal, 
mais croyez vous que ce 
pont soit solide? Je vois 
qu'il ne s'appuie que sur 
deux arches et sur des cer- 






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clés de fer assez minces. 

16 Je suis porté à croire que j-ia (*J^ ^5^^ Cr» '^'■^^'j 16 
les anciens ponts construits 
tout entiers en maçonnerie 
étaient plus solides et plus 
durables. 

17 C'est probable, mais ici 
lorsqu'on a construit un 
pont suspendu, il est dé- 
fendu de le livrer à la cir- 
culation avant d'en avoir 
éprouvé la solidité. 

18 Et comment l'éprouve-t-on ? 



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19 C'est en y faisant marcher 
ensemble un bataillon ou 
un régiment. Si, sous la 
pression des pas d'un mil- 
lier d'hommes le pont ne 
s'écroule pas, c'est qu'il est 
bâti solidement et de bons 
matériaux. 



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15 /jd/é" qachenrjuist ber qanaté koutchek efhende chôde ; aia be eeteqadé 
chouma iii pôl viôlihkem est ? mi binem ke ber dô taq o tchemberhaïé aheniïé 
les barik bena chodè est. — 16 6e e''eteqadé men pdlhaïe' qndimtœrz kè ez 
seng sakhte chôde est môhhkemter o badevamter end. — 17 chaied tckenin 
bached; diguer der in mcmalek, her vnqt kè pdlé mo'aUaqii sakiitè c/ieved 
qadghan est kè ezné ^ôbour dadè cheved meguer baad ez emfehhatte' estehkkamé 
an. — 18 estehhkamé ônra tcfictowr mitevan der laffi — 19 'iek dô fowdjé 
serbaz ra pôchtéserhem ez routé on pôl ''ôbour midehend, Jiergah pôl ez 
sadmèi qademé hezar nefer kharabi nepezirej't ma'loum mic/œved kè môh/ikevi 
be^ asbabé khoub bena chôde est. 



207 



20 Le tablier de ce pont com- 
mence à se dégrader. 

21 Bientôt on va le réparer et 
pendant la réparation on 
construira une passerelle 
en bois. 

22 Nous voilà en pleine cam- 
pagne; de tous côtés on ne 
voit que parcs, jardins, ver- 
gers, parterres de fleurs; 
potagers, des allées, avec 
des poteaux qui indiquent 
les routes. 

23 A notre droite la route est 
bordée de charmantes villas, 
de chalets, de cottages en- 
tourés de murs; la campa- 
gne est gaie et a ici un 
aspect pittoresque. 

24 Voici une belle villa dans 
laquelle on pénètre par 
une grille. 

25 De l'autre côté une ferme 
entourée d'une haie. J'a- 
perçois des bœufs , des ânes 
des chèvres et une basse 






21 



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s:j*.*gî. vi>uw«c> a^y-^ )^-*-^ P 23 

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20 takhté haïe in pdl rou bekharabi darend {maïotib chôde end). — 21 6e- 
hemin ■ zoudi beta'miré en machghoul inichevend ve der esnaté on tek polé 
tchoubi môcaqqati misazend. — 22 indja digiter sahhrast ; ez her tara/ ghàir 
€z bngh o bôstan o gôUslan o saïji kari ve khétabanha didè nemi cheved ve 
darha ke rahha nechan mi dehend. — 23 der kenaré koutchè desté rast ha- 
medja kakhhaïé ba rowhh ve kakhhaïe' tœrzé souici (chalè) ve enguelici (kot- 
tedj) divardar end, sahhra khorram o delgoucha mesle' naqchist. — 24 inek^ 
tek kakhé qachengui ke ez derbe aheni mdchebbeki (jnahhdjœre) an dakhel mi 
c/ieveiid. — 25 ez en tara/ ïek môhhawetè ist ke dowradowré on partchin 
est; gau o kfier o boz mibenem o hhdiaté tavilè par morgh o boug'dmoun o 



208 



(^LcoL5> X.>^-> L 3!^ 3 JaJ 



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cour avec des poules, des 
dindes, des canards et des 
oies avec leurs poussins. 

26 Le mur en est très bas, il 
serait facile de l'escalader 
sans les pointes de fer ou 
les morceaux de verre dont 
il est hérissé, et peut-être 
de l'autre côté, au pied de 
ce mur il y a des pièges ou 
des fosses. 

27 Voici un beau parterre de ^^m J^ ,JoLciJs ^^ é--^-^ 27 
fleurs: je vois des roses, des ^ iUixàA.j ^ _■ "^^^ ^ J^ 3, 



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dahlias, des violettes, des 
pensées, des soleils, des œil- 
lets, des tulipes, des nar- 
cisses, des jacinthes, des iris, 
des lis , des giroflées, et des 
lilas, des soucis, des jas- 
mins quelques uns épa- 
nouis , d'autres en boutons , 
d'autres encore dont la flo- 
raison est passée. 
28 Je vois aussi des basilics, c^yt ^ (*yA.u*5>Li.) qI~^o 5 28 
diverses variétés du géra- ^.oL 3 (j*3-3» ^Ijîç J-'tXju-ii 
nium , des amaranthes , de la ,^_x3-) (ioiJ>.() ^_^i;j>- 3 
verveine et de la lavande. ^.àaj^çX {'^Syt 

bat o kaz ba djoudj èhaclian mi blnem. — 26 dit are on kheïli koutah est (hitch bô- 
lend nîst) be açani mitevan ber on chdd, mer^urr inle balaîé on tike haïe 
chichei chekestè o miUiaïé ahenin riechandè end, ve ""alavè ber dn an tarafe 
divar ïa teVe nasb kerdè ïa tchahi kendè hachend. — 27 {)iek baçjhtchei qa- 
chengui: gâlé sorkh o gélê kowkeb o benpfchè o benefchei ferengui o aftnb 
guerdan o gôlé mikheki o laie' o vergues o soinbol o zcmbaq o souçœn o qaravjôl 
ïas o khodjesté ïacemin didè michnved, baazi chôkôfte, diguerha qôntchedar, 
diguerha ke mowcemé diôkôjei ônha gôzecht. — 28 o rtïhan {chahesperem) o 
anva''é charrCdani o tadjé khorous o badrendj khôzama {erdane) {kheïri berri) 
mibinem. 



209 



29 L'allée à droite est plantée 
de peupliers, celle de gauche 
de platanes, une troisième 
d'ormes et une quatrième 
de marronniers, de mû- 
riers et d'acacias ; les fleurs 
de ces derniers exhalent en 
juin un parfum délicieux 
et embaument l'air. Il y a 
aussi des saules et des sau- 
les pleureurs. 

îO A un quart de lieu d'ici se 
trouve un petit bois de di- 
verses essences d'arbres tel- 
les que: chênes, sapins, cè- 
dres du Liban, cyprès et 
autres arbres exotiques. 

31 Ce bois est-il clos de murs? 

32 Non seulement il est clos 
de murs, mais il y a un 
gardien qui veille à ce que 
l'on n'y commette aucun 
dégât, qu'on ne vole ni bois, 
ni broutilles, ni gibier, car 
il y a là des lièvres, des 



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Ij .t^O xJa-jwwl^ l.g.À.')' &i 32 
»XJb (j*o^ vi>^A«l 8iA.io xJCiJ' 



29 der khéiabané desté rast tebrizi nechandé end ve der âne desté tchœp 
tchœnar j ve on sivâtn narven , o tcheharôm chahbellout o tout o aqaqia kè gôlé 
6n der mahê haziran bouté khoch miefchaned hattake haoa ez 6n mo''attar 
micheved; ve bid o bidé medjnoun hem ïaft micheved. — 30 der roVé fer- 
seng djenguele' koutchikist kè der on anva'é derakhtan mowdjoud ett, mecela 
bellout o kadj o ''ar''ar o serve sehi (o serve soha) o saïr derakhtan kè ez 
aqalimè ba^id avôrdé end. — 31 der dowré in djenguel divar hcest ta nèi — 
32 ne tenha bevacetèi divar feragereftè cliôdè est, belkè pasbani hœst kè 
ftchechmech baz est) nazar dared kè keci zian {zarar , noqsan) bedœrakhtan 
nereçaned ïa hizôtn o tckelikè ïa chikar nedôzded tchounkè ôndja khcergouch 

14 



210 



lapins, des daims et des 
chevreuils. 

33 Voici une longue avenue de 
marronniers. Voulez-vous 
faire une course pour voir 
qui de nous deux est meil- 
leur coureur? 

34 Je ne suis plus aussi vif et 
aussi agile qu'il y a vingt 
ans, mais je parie que je 
vous battrai (à la course). 
Fixons d'abord le but et 
ensuite nous courrons à qui 
mieux mieux. 

35 Le but sera ce rocher qui 
se trouve à la séparation 
de quatre routes. 

36 C'est un carrefour. 

37 Vous voyez que je vous ai 
devancé de dix mètres au 
moins. 

38 Mais vous êtes tout essouflé 
et vous n'en pouvez plus. 

39 Ou voit ici des moulins à 
vent et plus loin un moulin 
à eau. 

40 11 doit y avoir ici un cours 






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khcergouché sefid o geveznê peken chakh o ahou negah mîdarend. — 33 inj 
khciîabané derazi negah kounid (ferinaîid) kè ez dœi-akhté chah bellout est,\ 
he drvim be binim kôdam ïeki tândler mideved. — 34 ;nen on tchdst tcho- 
laki kè bist sal qabl dachtem nedarem , bavôdjoudé an ba chouma guerow mi- 
bendem kè der deviden ez chouma pich ô/'tem. œvvel vieïdanra mdchakhkhas 
kounim, baad ez on sebqat djouïim. — 35 seré meïdan on sengué khara 
bached kè der seré tchœharrah vaqé^ est. — 36 In ieki mcïdantchèist, — 
37 men ez chouma aqaltœn dœh zer'' pich ôftadem. — 38 amma nefecetan 
baqy nemandè est o bitaqat chôdè id. — 39 ez indja aciahdié badi o acia' 
hàié abi didè micheved. — 40 ïehhtemel der nezdiki abé revan 



211 



d'eau qui le fait mouvoir le 
moulin d'eau. 

tl Yoilà un ruisseau, on peut 
le sauter à pieds joints. 

[2 Comme vous êtes ingambe ! 

[S Je marche bien, je cours, 
je franchis les fossés, je 
grimpe sur les arbres com- 
me un singe, j'escalade une 
hauteur comme un jeune 
homme, 

14 Sans doute , étant enfant 
vous avez fait de la gym- 
nastique. 

15 En effet, dès l'âge de dix 
ans on m'a habitué à tous 
les exercices du corps; j'ai 
appris à monter à cheval, 
à nager, à soulever des far- 
deaux, à lutter etc. 

46 Chez les peuples de l'anti- 
quitéjSurtout chez les Grecs, 
la gymnastique faisait par- 
tie de l'éducation de la 
jeunesse. La course, le pu- 
gilat, le jet du disque, la 






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iac^ec? tè aciaté abira miguer danek. — 41 inek djouié mokhteceri kè ez 
yn mitevan djest, — 42 ""adjeb tchabouk o sebék palid. — 43 fel vaqé khoub 
••ah revende vadevendè em; ez khandaq mi djehem o balaie dœrakkt meslé 
^ne'imoun (bouzenè) o sera balaie' tepé meslé chakhsé djevan mirevem. — 44 
der tôfouliiet verzech kerdè id (jimnastik amoukhte id). — 45 Balè 
dœhsolegui mern behœrné verzechhuie djesmani vadachtè end tchenaukè 
ievari o chena o berdachtené barhajé gueran o kouchté o gha'irè. — 46 der 
nezdè pichini'ian khasse lonnaniian verzech ez djdmlèi meratebé terbitet atfal 
djevanan boud; deviden o pendjè efkeni o qors dazi o arradè devanden o 
tir endazi ez baziAaïe' 



212 



course en chariots, le tir 
constituaient les jeux publi- 
ques et on décernait des ré- 
compenses aux vainqueurs. 

47 Les Persans ont encore au- 
jourd'hui des jeux gymnas- 
tiques comme le djérid et 
la natation, mais la lutte 
n'est pratiquée que par les 
lutteurs de profession qui 
déploient souvent dans cet 
art une habileté et une force 
peu communes. 

48 Un historien grec du temps 
des Keïanides et qui a été 
appelé en Europe le père 
de l'histoire dit que les 
Perses se faisaient gloire 
de trois qualités: d'être 
bons cavaliers, de tirer de 
l'arc et de dire la vérité. 
Est ce que les Persans 
d'aujourd'hui ont conservé 
toutes ces trois qualités? 

49 Vous avez été en Perse et 
vous avez pu voir combien 
ils sont habiles cavaliers et 









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temachdii der meïdan boud o ari'am be ghaleb mi dadend. — 47 der picht 
iranian niz baazi verzechha meslé djerid o chena matedavel est , meguer iouch- 
tiquiri kè mohhsoucé pehlevananîst kè in kar pîchei ichan est,ve hhaqyqatet, 
der in fenn mehareté temam o zoure bazouïé fowq-6l-''adè bekar miberend. — ! 
48 ïeki ez moarrikhiné ïounani kè mo'aceré kéianian boude o nezd ahlé fe- 
renquestan belaqabé baniïé tarikJinevici ma'rouf est fermoude est kè parsiîatl 
ïani irnnian be se tchiz chohret ïajte boudend: be sevari o tirendnzi o rasi] 
gouii; dia hkala hem ahlé Iran be in se hôner . mottecef endf — 49 chontncl 
kè Iranra dide id midanid tcheqadar sevaré nami o tirendaze' maher end V(\ 
eguer ba énha I 



2iâ 



excellents tireurs et si vous 
aviez vécu dans leur inti- 
mité vous auriez vu com- 
bien ils sont véridiques. 

50 Honneur aux peuples qui 
n'ont pas dégénéré et font 
honneur à leurs ancêtres! 

51 Mais, je commence vrai- 
ment à craindre que nous 

f ne perdions cette antique 
^ réputation d'habiles cava- 
liers et d'excellents archers. 



^i>v-wL 8:I(AJ' i^o tAwCCs-A.^ 
J^MwJ ;t s^ ^Lo_^ L-wj_3- 50 
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i^t-i; ,^j^A-> ..^>-*«0 :l ij« 



Depuis quelques années on jy, ^ ^^U.w*^_i tî .Lx-»*o 



a introduit et l'on introduit 
toujours d'Europe en Perse 
tant de voitures qu'on se 
déshabituera petit à petit 
de monter à cheval. Le 
fusil a remplacé l'arc et 
les flèches, bien qu'on dise 
de celui qui tire bien qu'il 
est un bon lanceur de flè- 
ches. 
52 En ce cas , mon cher ami , 
il ne vpus restera plus qu'à 
briller par la véracité. 



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tchendi ôlfet guere/tè ve ez onha chodè boudid bechouma mohhaqqaq michôd 
belcliè endazè rastgoutend. — 50 khocha merdômani ke ez nasl ber ne 
guechtè end o pacé namouce' nitagané {adjdad o aslafé) khod darend. — 
51 amma hhaqyqatœn mitersem kè mebada an chohreté qadimé sevari nami 
tirendazié khoub ra der in aïiam ez dest bedehim zirakè ez beske ez tchendi 
kaleska beciar ez J'erenguestan lier rouz mi averend, sevari metrouk khahed 
chdd: ve baz tôj'eng ''avezé tir o keman amedè, eguer tcAè hemtchenan keci 
ra kè khoub ba tôfeng nechanè mizened tirendazé maher migoutend. — 52 der 
in souret dousté 'azizem bechouma nemandè meguer ônkè djoutaie' site rast- 
gouii bachld. 



214 



VIII. 



DU SOMMEIL, DU REVEIL, DU LEVER ET DES 
EFFETS d'habillement. 



(jj^l 3 ey**^'^ y 5 o"-^ J"^ 



3 v!y> j^ 
der khab o hidar chôden o ber khasten o lebas. 






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jtJsÂst 



1 Comment? encore au lit? à 
cette heure-ci? Au moins 
avez vous bien dormi? 

2 J'ai fort bien dormi, j'ai 
bien reposé cette nuit. Du 
reste , celui dort bien qui a 
les intentions pures, dont 
le cœur n'éprouve aucune 
crainte, à qui la conscience 
ne reproche rien et à qui 
rien ne cause de vives 
émotions. 

3 C'est un excellent état de 
l'esprit , mais , peut on dor- 
mir si long temps, la grasse 
matinée? Vous vous rappe- 
lez ce qu« dit un célèbre 
poète de l'antiquité : »I1 ne 
sied pas à un homme du 
conseil de dormir la nuit 
entière." 



1 tchè towri ta in sa'at de?- ràkht khabid? îaqyn khoub khahidid. — ■ 
2 beciar khoub khabidem, emchœb rahhat khabidem; diguer, rahhat mikha-l 
bed her kes kè niîetch pak est o délech bi bak , ônkè ne ez nafsé levvamï^ 
der ""atab est o ne ez amour é dénia der ezterab. — 3 khoch hhalet in, velti 
mitevan inqadar khabid, ta rouzé bôlend? hitch nazaretan nist gôftèi chcCere\ 
mechhouri ez moteqaddemîn kè /ermoude « tcemam chœb ra khéften nechaïeà 
merde' choura ra.'''' 



^^yXài> t. i_,A-il j»Uj' «13^ J nS 



215 



4 Oui, mais dans l'hémistiche 
suivant il ajoute: » à celui 
qui a charge des affaires 
des peuples." Or, je ne suis 
pas de cette catégorie, je 



O^ j' 0^-5 ('*^^^^ L>^>-fi^ 

ne m'occupe que de mes .ystj ^Ua^ L^V" (***^ 'V') 

propres affaires qui sont ^t ^ i*)'*-^ î^^ i*^ r-^?-^ 

peu nombreuses et je ne »ii».:s=VAaJ &j ^ vi>.-wl JuJJs ja:^- 

me mêle de donner des con- i»)''^^ tc*^ o'*^"^ O'^j^ 
seils à qui que ce soit. 

5 Et cependant pas plus tard / aj Js j ^-«j ; ^jJO (j--:^ W 5 

qu'hier vous me conseilliez îS lAjOyi j , ^ 



de ne pas me tuer à tra- 
vailler tant, de me coucher 
plus tôt et de me lever plus 
tard. 

6 C'était un pur conseil d'ami, 
car je voyais que vous re- 
fusiez la dose nécessaire de 
sommeil, mais je vois que 
mes conseils ont été en pure 
perte , je ne conseille plus ; 
vous avez le diable au corps. 

'' 7 Du moment que je n'éprouve 
aucnne fatigue il n'y a au- 
cun mal, mais je crois que 



^ tt> L^ 



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Loi iX^tXi (5i-LE *jLa j_^ t>jj> 



4 Balé, lad àarem (khatérem hœsi) arnma der mesra'é dévvôm fermoude 
est uTuerdira kè vieçalehhé ""ebad der ''ôhdèi oust" (kè ômouré èbad be onmô- 
fœwez- chode) o men ez on zâmre nistem, sevaîé meçalehh o ômouré khodem 
qamé diguer nedarem ve on tcliizi qalilist o be nacihhat kerden be digueran 
neini perdazem. — 5 aïa hemin dirouz be men ber tariqé nacihhat nemi fer- 
moudid kè khodetra be choghlé daïmi rendj o ""azab mereçan, chœb zoudter 
bekhab o sobhh dirter berkhiz? — 6 mahhz nacihhaté doustanè boud zira kè 
didè boudem kè hemichè ez meqdaré lazémé khab kiœm mikerdtd veli mi 
binem kè soud nedacht, lehaza diguer nacyhhat nemikounemj chouma rounn 
tenid. — 7 madamkè eceré khastegui der vôdjoudé kkod nemibinem ""atbi 
nedared, anima be e''eteqadé men c/iouma ber 'aksé men 



âl6 



vous tombez dans l'excès 
contraire. Enfin , peut-on 
dormir si longtemps? 

8 Je m'étais déjà réveillé , 
mais je me suis rendormi. 

9 Cela revient au même, c'est 
comme si vous aviez dormi 
dix heures tout d'un trait. 
Dormiez vous quand je suis 
entré ? 

10 Je dormais d'un profond 
sommeil. 

11 Je vous avoue que je n'é- 
prouve pas un grand regret 
de l'avoir troublé. Et vous 
avez encore sommeil? 

12 C'est vrai, je dormirais bien 
encore une bonne petite 
heure. 

13 Et vous avez fait hier votre 
sieste (méridienne)? 

14 A cause de la grande cha- 
leur, après un copieux dé- 
jeuner. 

15 Les enfants ont besoin de 
beaucoup de sommeil; quant 
aux adultes trop de som- 



^^Ll5^ i^ ^^. c^yS jj|p- 
^XjoJ' aÎjJLo v1>^ 3-5^ •'^^ 

l\ju loS OAaw o g •>• (Jj 14 






e/"rat minômand ; àkher inqadar mitevan khabid? — 8 men bidar chàdè boudem 
amma baz khabem bord. — 9 mesLé on est kè ïekser dosh sa'ate tœmamkha- 
bidè boudid; vaqté men dakhel chôdem chouma khab boudid? — 10 gàarqé 
khab boudem (mostagreqé khabé sakht boudem). — 11 rast bôgouïem, ber 
bidar kerdene' choumara tchendan teassôf nemi tevanem bdkhorem ; ïaqyn kè 
hemtchenan tchortetan mibered. — 1 2 tchenin est khochem amedi eguer sa'ateki 
bich khabidem. — 13 dirouz khabé qailoulè kerdid. — 14 Baie', djeheté 
cheddeté guerma ba''ad ez sarfé ïek neharé vaferi. — 15 beraié atfal beciar 
khab lazem est; djevanané balegh ez beciar khôsbiden seqalet o ghelazete'kham 



217 



meil alourdit et épaissit le 
sang; plus on dort et plus 
on a envie de dormir. 

16 Je me rattrappe des plusi- 
eurs nuits d'insomnie, mais 
vous, avez vous bien dor- 
mi? 

17 Je n'ai pas fermé l'œil de 
la nuit. J'ai passé une nuit 
très agitée; la veille, j'avais 
passé une grande partie de 
la nuit à écrire. 

18 Rêvez vous quelquefois? 
avez vous des rêves? qu'avez 
vous rêvé? 

19 Quelquefois j'ai des rêves 
agréables , quelquefois des 
cauchemars ; tantôt je rêve 
que je tombe dans un pré- 
cipice, tantôt que je suis 
poursuivi par un tigre. 

20 C'est peut-être votre chat 
qui se promenait sur votre 
lit. 

21 Je me suis réveillé en sur- 
saut'd'un songe que j'ai eu. 



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behem. mi reçanend o hertche bicAter bekhabend bichter meïl bekhab példa 
kounend. — 16 men telajîîé tchendin chœbhdié bidari mi ndmaïem; chouma 
tchè towr? khoub khabidid? — 17 iamamê chœb ra môjgan behem negôzach- 
tem (môjganevi der hoeme chœb behem nerecid) (môjè behem nezedem) ,- chœb 
ra ba ezterab beser bôrdem, bichter ê chœb ra tahhrir kerdem. — 18 dia 
gahi der khab mi binidi (khabha mi binidi) tchè der khab didid? — 19^aAt 
khabhdie' khoch mi binem, gahi bakhtek {qabous) mera miguired, gahi der khab 
mi binem kè begowdali mi ôftem, gahi kè bœbri ""aqabé men miaïed. — 20 
ïaqyn gôrbei chouma dowré rakht khab mi guerdid. — 2 1 ez khabi kè dideni 
berdjeste bidar chôdem. 



218 



22 Moi, dès que je ne dors 
plus je me lève, je ne suis 
pas plus tôt éveillé que je 
me lève et je m'habille. 

23 Dans la chambre à côté 
j'entends des hommes qui 
ronflent. 

24 Mon voisin de droite a veillé 
tard et mon voisin de gau- 
che veillait un malade (était 
au chevet d'un malade). 

25 Et ma voisine de l'autre 
côté du corridor passe des 
nuits blanches en prières. 

26 Cela doit la fatiguer beau- 
coup et épuiser ses forces, 
à moins qu'elle ne fasse 
usage de feuilles fraîches 
du kat. 

27 Qu'est ce que le kat? 

28 Le kat est un arbrisseau 
qui croit dans l'Arabie heu- 
reuse (Yémen), et dans l'A- 
byssinie. Ses feuilles vertes 
et fraîches ont la propriété 



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22 hemandem kè ez chah bidar chôdem ber mi khizem, bidar chdden he- 
man est o ber khasten o lebas poucAiden heman. — 23 der otaqy kè pehlou vaqé"" 
ehodè merdômé khabide nefiré khab mikechend (kherkher mizenend), — 24 hem- 
sdiè ez desté rasté men dir bekhab rcej't, Aernsaïè ez desté tchœp môvazehé 
marizi boud (ber baléché nakhochi boud). — 25 ve on za'i/è hemsdiei menkè on 
taraj'é dalané towlani otagh dared be namaz o 'abadet chceb zendè mida- 
red. — 26 yaqyn kè ez in movazebet khastegui o sôstîié kôllich behem mi 
reced, elîa eguer berghàié tazei qat ra khdiide bached. — 27 qat ïa'ni tchè? — 
28 qat esmé darakhté koutchikist kè der ïemen o hhabech peïda micheved o 
bergué ter o tazeech mowdjebé bidari o k'amkhabi mibached bedouné onkè 
khastegui 



219 



de procurer l'insomnie sans 
fatigue aucune, et les ha- 
bitants de ces pays qui en 
font usage, loin de s'en trou- 
ver mal atteignent un âge 
très avancé; la longévité 
est assez commune parmi 
eux. 

29 Ainsi je connais un remède 
contre le sommeil , pourriez 
vous m'en indiquer un con- 
tre l'insomnie? 

30 Volontiers , c'est de lire des 
œuvres d'un tel ou d'enten- 
dre les récits que nous fait 
notre excellent ami un tel 
et qui sont des contes à 
dormir debout. 



31 Je vous promets d'avoir 
recours , à l'occasion , à ce 
moyen. 

32 Ce petit garçon que vous 
voyez là, comme il dort! il 






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o heçalet 'arez cAeved, ve ahlé on atraf beciar ou berg ra mal kounend ve 
hitch zarar hé ônha nemi reced, beOcè aghlabé ônha be kebré senn mirecend 
hhatta kè deraziîé "omr miané on taîfè "omoum dared. — 29 beciar khoub, 
kenounkè ez lôtfé chouma darouié khab danestem aïa mitevanid tek daromé 
kkemkAabi bemen necÂan bedehid. — 30 tcheckm, hergah rcefé bidari o 
kkemkhabi mikhahid motalaaé baazi ez kôlliaté felani befermatid kè fel vaqé 
kecalet reçan est , ta goucA bedestatihaïé dousté gueramiié ma félon aqa be- 
dehid kè hhaqyqatan ez estemaé sergouzechthaïé ou ensan istadè khabech 
mibered, — 31 yaqyn bedanid kè bemoqlezaié vaqt be an darou rddjou'' miiou- 
nem. — 32 in koudek ra negah kounid kè tchè sakAt khaiidè; khabech 



220 



dort du sommeil de l'inno- 
cence. 

33 II n'est pas aussi innocent 
que vous le croiriez, il est 
fatigué à force d'avoir trop 
joué, c'est un petit lutin, 
un petit diable, ne le re- 
veillez pas; n'éveillez pas 
le chat qui dort! 

34 Mais, il est temps d'aller se 
coucher; avez vous som- 
meil? avez vous envie de 
dormir? Nous n'allons pas 
coucher, comme l'autre jour, 
à la belle étoile. 

35 Allons voir si l'on nous a 
préparé nos lits. 

36 Dans cet hôtel les lits sont 
excellents. En Orient, en 
général, ou couche par terre. 



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Dans toute l'Europe un lit Axj'ylvvy^^ ^J^\ ^^j -Xxi^o 
est à demeure; il se com- ic^^j qLx.w.Joj ti5NJL«-^ .o 



pose d'un bois de lit, qui 
se démonte pièce par pièce, 
d'un sommier élastique ou 
d'une paillasse, d'un ou 

meslé khabé salehhan ba aram est. - 







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33 «è be on salehiiet est ke mi pen- 
darid, ez bes bazi kerden khasté cAôde o sakht khabidè ve ella îek betchèi 
chéitanist, zenhar, aura ez khab bidar nebaîed kerd, in J'etnè est khabech 
borde beh. — 34 vaqté khab est-hitcA khabetan midied? meîl bekhab darid> 
nebàied meslé on chasb ziré açôman bekhabim. — 35 berevim bebinim rakht 
khab ôftade est ïa ne '{dja ra endakhlè end ïa ne). — 36 der in mehmau- 
khane rakht khabha khoub pakizè dôrost kerdè micheved; der mœchrœq ze- 
min rakht bichter rouie zemin migôsteranend der memaleké ferenguestan 
rakkht khab daïmist ve on 'abaretest ez takhté tchoubi kè djôz'' djôz djôda 
mitevan kerd o takhté /ener dar 



221 



deux matelas, d'un traver- 
sin , d'un ou de deux oreil- tiLi ^ {<é>-iùy) tèJ^*'^ 5<3 [> tiVj 
lers , de deux couvertures , ^ 15-%^ j?.} 5'-^ [>. ^. *> ^-^^^ 
une de laine, l'autre de co- f^JJo^ OV-^ t^ "'^ j*^ 
ton, de deux draps de toile, ujL^ «AÀ:^ U tiX-> 3 j^xaàj 
d'un couvrepied et d'un a^ likjj jJiJUlj téVj ^ rj'^ 
edredon. Les rideaux et un o^j i^^j y^ kJ^^ O'^ 
ciel de lit ne sont pas indis- s J'jJ ^ v„Àft*- (AJ,'LXy v-j 



pensables, mais dans les pays ,^ i^^ vi^w-^-^J oL^yk—î ;î 
chauds , en été , on se sert a«io qUCxwjIj .0 c^î -kA»*^-^ 
de mousticaires et de drap LJLê vi^wwIJi^ÎLXJU .tli -^ q'^ 
de gaze. Le bois de lit est 15^^ c>^* (J-^^ o*^ U^"^ 
très souvent remplacé par ;î q) ^ c^^jwJjÎiAX* ^3,j^ Ij 
le fer ou le bronze ce qui lAJiXjyo ^g.o JC^ y^3-w>« 

garantit mieux des punai- 
ses. V 

37 A coté du lit on place une ^^j-y v!?^ c>^* L5vkïî ,'-> 37 
table de nuit sur laquelle q* ^^^^ .^ ^ lXJ.IlXjT |^_/> 
ou peut mettre un réveil- h^^^ L &jL4^ ci^^cLw télu 
matin, une veilleuse ou un .'Aij-ti' L iw^ou^ Lj iMVSi; 
rat-de-cave et des allumet- vi>j***AjL> xj^j-wo qI .0 ^ 
tes; dans la table de nuit 
on met le vase (vase de nuit). 

38 Je vous souhaite une bonne 
nuit. Faites vous reveiller 
demain à six heures par 
votre domestique. 

hi keckich ta kicèi kah ïeii ïa dou douchek (touchek) o tek motteka o 
ieki ta dou zirgouchi o dou leffafe îeki peehmin digueri pembèi o dou 
lehafê ketan o tek naz baliché bôzourg kè hedjeheté guermi ber roulé rakht 
khab gâzarend; sagf o perde ez levazemat nitt, veli der guemtsirat der tabès tan 
pechèperran ez tour môtedavel est; glmlebcen ""avezé takhtè tchoubi takhté 
oAeni ïa mefreqy môtedavel est ve on sôrkhek behter hhefz mikouned. — 
37 der pehlouïé takktkhab miztchèi mi gôzarend o der routé on sa'até 
chemmate ta tcheraghtchei zéitoun xa cham'tcké ba kebritdan ve der an miztchè 
djdiist bérdié gôldan (bowldan). — 38 chœbé chouma bekhéir , benokeretan 
befermdiid kè choumara der sa'até chech bidar kouned. 




222 



39 II ne faut pas laisser la clé «AjLo qji r^ , "5^3' *^-A-^ 39 
sur la porte. i^^-wÎLXy 

40 Nous nous couchons tard ^^\S^^ ^xj^^^^V» yP v^-ci-o' 40 



aujourd'hui et cependant il 
nous faut nous lever de très 
bonne heure. 
41 Bonne nuit pour de bon. 



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41 










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42 II faut nous lever, il est 
temps de se lever. 

43 Vous n'êtes pas matinal , 
vous vous levez trop tard; 
dépêchez vous de vous ha- 
biller. Quant à moi, vous 
me trouverez toujours sur 
pied à cinq heures, l'été 
comme l'hiver. Vous bâillez 
encore et vous vous détirez. 

44 Je ne serai pas long à m'ha- 
biller. Je vais appeler, je 
vais sonner mon domestique 
pour qu'il vienne ra'habiller. 

45 Vous ne pouvez donc pas 
vous habiller vous même? 
C'est une mauvaise habi- 
tude que de dépendre d'au- 
trui dans les actes les plus 
simples de la vie. 

39 helidé otagh hiroun nebaïed rjôzacht, — 40 Emchœb dir mik/tabim , 
hemtchenan bdied ferda sobkh pegah bidar bechevim. — 41 akherœn chœb bekheïr 
berasti. — 42 baïed ber khizim, vaqté berlchasten est, — 43 chouma sehher 
khiz nisfid, dir bermikhizid; zoud bachid, lebas bepouchid, chouma hœme 
rouzè khah tabestan , kfiaÀ zemestan bacàed, mera dcr saaté pendj sobhhi ber 
khaste' mi binid; chouma dehen derè mikounid o ikemïazè mikechid. — 44 lebas 
pouchidené vien towl nedared, sœda mikounem, zeng mizenem ke noker mera 
rakht bepouchaned. — 45 chouma khodetdn nemitevanid lebas bepouchid, bœd 
adetist kè c/iakàs der edaïe ômouré djôzvi môhhtadjé kômeké digueri bached. 






223 



46 Je le puis, mais c'est plutôt jjJ_fc-J ^>j-> (»— J^ 



pour qu'il m'apporte tous 
les effets dont j'ai besoin; 
il sait où ils se trouvent, 
car c'est lui qui les serre 
dans les armoires. 



47 Mon ami donnez moi une 
chemise à plastron on à 
petits plis, peu importe la- 
quelle, un caleçon, une paire 
de chaussettes, mon panta- 
lon gris perle, un gilet de 
piqué blanc, une cravate 
bleue à pois, une redin- 
gote et un pardessus. 

48 Avez vous ciré mes bottes ? 
C'est inutile , je mettrai ce 
matin des souliers et des 
guêtres. 

49 Vous m'apporterez un mou- 
choir de batiste avec mon 
chiffre brodé, les gants de 
chevreau noisette et mon 
chapeau. 

50 Ce soir je vais au bal de 
la Cour; vous me prépare- 
rez tout ce qu'il faut: bas 



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46 miteranem khod bekhod lebas bepouchem veli sadach mikounem kè leva- 
zematé mera biavered trhoun kè ou ônhara der guendjine takerdè pitchidè 
miffôzared. — 47 potcerè! pirahené bitchin ta batchin ra mera bedeh, her kô- 
dam bached ieksan est, ve zirdjamè (zir chahar) o djôrab o chalvaré nim 
reng o djeletqai sejid o destmalé {dasmale') guerdené abié khaldar o qaba o 
serdari ra biar. — 48 tchekmehara reng zedi f — lazem nist , emrouz pich ez 
zohr men k^iz/ch o motch pitch migôzarem. — 49 destmalé' {dasmalé) semenqour 
ba hlioroufé esmé gôldouzi o destkeché pousté aAou "'atmabireng o kolah 
mera bedeh. — 50 emchœb be medjlecé raqsé deré khanè mirevem; hertchè 
lazem estt djdrabé ebrechimé siah o nimchalvar 



224 



de soie noire, culotte, jar- 
retières, souliers à boucles, 
chapeau claque et gants 
blancs. 

51 Vous verserez quelques 
gouttes d'eau de vervaine 
ou de lavande ambrée sur 
le mouchoir. 

52 Monsieur met-il son épée? 

53 Oui, et n'oubliez pas le 
manteau de cour, car il 
fait frais, et il fera froid 
cette nuit. 

54 Vous rasez vous vous même? 

55 Non, mon coiffeur vient 
chaque matin me faire 
la barbe, arranger les 
moustaches et me donner 
un coup de fer ou couper 
les cheveux lorsqu'ils sont 
par trop longs, mais je n'ai- 
me pas les porter couper ras. 

56 Monsieur met-il pour la soi- 
rée les jabots en dentelles? 
la mode aux jabots en den- 
telles revient. 






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o zoubend o kke/chhaïé hhalqadar o koloké fener der o destkechê sejid ra 
herdié men hhazér koun. — 51 her destinai getrèi tchend ez abé badrendj boute 
ïa abé erdanei mo'amber beriz. — 52 aqa qaddarè mi bendend. — 53 Balè, 
ve ieki chenelé resmi ra hhazer (amade koun) tchounkè emchœb hava khonôk 
est o rou becerdi dared. — 54 khod chouma riche khodra miterachid? — 

55 khcïr, her sobhk dallak miaied beraié rich terachiden o bôrout {siblet) pi- 
rasten o zôlfra be mile ahen tab daden o modja'ad kerden, ïa zôlfra zeden 
hergah deraz chôde est veli khochem nemi died ke par koutah bached. — 

56 aqa beraié medjlécé ckcebnechini pirahené goldouzi migôzarend? tchounkè 
gôldouzi gôzachten baz revadj dared. 



225 



67 Je n'en veux pas, c'est trop 
recherché. Apportez-moi le 
démêloir et le peigne fin, 
un essuie- main, une serviet- 
te. Je vais me donner un 
coup de peigne et me dé- 
barbouiller. 

58 Donnez moi mon canif, je 



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vais faire mes ongles; ap- ^ j^S L é'^^ [T^-^y r;^ 



portez aussi la petite lime 
et un curedents. 
69 II faut acheter du cirage; 
on ne se sert plus de ver- 
nis. 

60 H faut faire ressemeler une 
paire de bottines et donner 
des talonnettes à celles qui 
sont éculées. 

61 Les bottes sont préférables, 
les tiges garantissent du 
froid. 

62 Elles sont percées à l'em- 
peigne et les semelles sont 
usées , elles ne sont bonnes 
qu'à jeter. 

63 Je vais essayer cette paire 



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57 nemikhahem, gôldouzi môkellef e*t. Chanel dendanè gôchad o detidan 
rize , ïei» howlè o o ïek* dest-khochk-koun mera biar, cewel ckanè zenem pes 
ez on dest chouiem, baad ez an souret bechoutem. — 58 qalemterachem 
btdeh ke nakhânha beguirem, sôhané koutchekra niz o mesvak biar. — 59 bated 
rengué siah icherid, diguer verni berôftade'. — 60 nim-tchekmèi mera bepine- 
douz baïed bord, vaslè kuuned, pendjepinè be on bezened o pachinèi on ra 
biendazed tchounkè pachinèi on derrcefte est. — 61 men tchekme khochter 
darem, saqaî on ez serma hhefz mikouned. — 62 routé pendjei tchekmèem 
aourakh chôdè est , k^afe' an hem mosta'mel chiidh, baïedonra dour endakht. — 
63 in djôfté kktfché roubaz ra enUehhan 

15 



226 



de souliers découverts (les 
escarpins). Ceux-ci sont 
trop étroits, les autres trop 
aisés. Il faut que le cordon- 
nier vienne me prendre me- 
sure pour une autre paire. 
Cette vieille-ci, vous la don- 
nerez à un savetier qui en 
fera ce qu'il voudra,En été je 
porte les souliers découverts 
(les escarpins). 







vAJj'J V_J^ J 



. J^^ 64 



64 Avez vous un bon chape- 
lier? 

65 Lorsque j'ai besoin d'un ;l ^Jù *yi »^ iS vi^Js^ ^ 65 
chapeau j'en achète un chez ^L .1 J^i «i" j_5j5(A^^Li' ^ 

le premier chapelier venu. j^APl^L^ *j^^k^ fjY^ H 



O 



Ijo 



^_yS^ Ijoj-d:^ 



Je n'ai pas de chapelier 
attitré. 

66 Alors comment pouvez vous jc^^ «-Vï^l?^^ j*»^^ (j*9. 66 
avoir un chapeau qui aille ^ y o>-wl. a^ cX-^^' 'cX-o 

à votre tête? OjT U-ù 

67 J'en essaie tant que je finis y>î li' *jL«î^_^ L^i ;t ^iAajT67 



par en trouver un qui me 
va, 
68 Nous , en Perse , nous n'a- 
vons pas tant de difficultés 






,.; jt ,o LPLc 68 






mikounem in tek* teng est, on diguer kheili gôçliad; haïed k'oe/chdouz 
biaïed endnzeî ïcki djô/té tchekme ez hernîé men beguired; in ko Ane ra be 
pinedouz bedeli, ônra lier tche khahed bôkouned; der tabestan bichter men 
k'ûsfchè roub'iz wipouchem. — 64 kôinkdouzé khuub darid? — 65 her 
vaqt kè kolnk lazem d'irem ez her kôlahdouzi kè eevvel bar be ou mikAorem 
mikherem; kôlaAdouzé makhcoucé khodem nedarem. — 66 pes tcfiè towr 
mitei'anid ko nhi jjtïla kounid kè rast ber sere' cAoumn aïed? — 67 onyadar 
ez onha mimiivïem ta nkher ïekira bed^st averein kê ber neré men rast 
aïed. — 68 maha der iran der poucheché ser onqadar sadmè behem nemi 
reçanim 



23: 



à nons coiffer, nos bonnets 
prêtent toujours plus ou 
moins. 

9 £a Perse tout le monde 
porte un bonnet noir en 
forme d'un cône coupé en 
biais, n'est ce pas? 

Oui, excepté les mollahs, 
les hommes de loi qui por- 
tent un turban; quant aux 
pauvres, aux paysans et aux 
ouvriers, ils portent des ca- 
lottes rondes de feutre. 

'1 Sa Majesté porte aussi un 
bonnet noir conique, n'est 
ce pas? 

f2 Oui, seulement , les jours de 
fête ou d'audience solen- 
nelle, le Chah y met une 
aigrette en diamants qui fait 
réellement un très bel effet 

r3 H y a encore d'autres coif- 
fures chez vous. 

r4 Oui, il y a le chalkolah: 
c'est un bonnet très haut 
entouré d'un beau cache- 



jiJii' U ;^L^^ if L 



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j^ ( .La.*0) iu«L*-c »_jbLb 












3 J^x_c .^U^j,^ y U ^ 72 
5 lAJ^ (j*!-»' ^^*-> (^ *^L>« 



^^ Jj:5 t^Ji ^}^ L IjJi *L*J 



ara kè Icôlakhhaîé ma kechech darend. — 69 der Ira» hétmH merdim 16' 
\ahé berrepousté siah darend be cheklé makkrouti kè seré ènra nukferreb 
ttdè bachend, ata tchenin nist? — 70 baie, meguer moUaha o téllab ki 
'ammamè {destar) mi bendend; foqara o sahhranechinan o kargueran kô- 
\ahé nemedé guerd darend. — 7 1 padchahé Iran niz kâlahé pousté berra 
makhrouti jni gôzared, ata tchenin nistf — 72 Baie, amma der rouzhàié 
'id o selamé "amm djeqqei aimas mizened ve in qesm poucheché ser kkeih 
ba djelve est. — 73 "alavè ber an piche' chouma diguer pouehecki aer hem 
hœst. — 74 balé, ez djomlèi en chaUc^aÀ est kè kotaké bâlenditt ki tœmamé 
énra ba chaU termèi à^ala nu 



228 



x?* ;î <J^^>X»~A tXJl->v 



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mire. Savez vous à quelles 
personnes il appartient! ii>«u«î (jioLs^^l 

75 Je me rappelle l'avoir vu en .o Uî a^ lA*-. ^ * J^Li» 75 

Perse ; les grands dignitaires .lj.k> j^L^Jj^ J buNjO qU^ 

de la Cour le mettent les ^J^cXJ.!v>Xyo*(c*bL« .o Lil 

jours des audiences solen- ^i>wM.I ^_P^^ L .Ly*o .lx*«J> 



nelles et il est très beau ! 

76 11 y a encore une autre 

coiflFure, celle des derviches. 

77 Je le sais, c'est un bonnet 
pointu de laine couvert d'in- 
scriptions tirées du Eoran 
ou orné du nom d'Ali. 

78 Même dans les bonnets noirs 
la mode change, il y a qua- 
rante ans on les portait très 
hauts et pointus ; petit à petit 
ou les a réduits en hauteur. 

79 Les bonnei s noirs en agneau, 
surtout ceux de Bokhara 
sont chers; un bonnet coûte, 
quelquefois vingt à trente 
tomans (200 a 500 francs) ; 
je vois que , par économie , 
on les a remplacés, il y a 
une quinzaine d'années, par 



vis ^J j c;,sA«^ Xj.J> JCjjL 76 
L^lj^ ^ »L^ ;^L^^'y 78 



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^^ «Lmm »jJ o.*«^ (^L^^ 79 

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pitchend midanid ez tcliè achkhas est? — 75 khaterem mi reced kè énra 
der Iran dide ern, owliaîé derbar ônra der selame ""amm mi(]ôzarend ve in 
destar beciar ba cJidkouhist. — 76 baz ïeki diguer ficest ve on kôlahé der- 
vivhan est kè tadj minamend. — 77 khaber darem, kôlnhe' nowkdaré peck- 
min est mdzeïien be aïaté kor^arié chéri/ ïa zekre' hhazreté Emir. — 78 
der kôlahhaïé siah hem renadjha hcest; tchehel sal qabl ez in kôlahhdié 
beciar bôlendé nowkdar migôzachtend , rœ/tè rœjtè ez bdlendich k'œm kerdè 
end, — 79 kôlahhaïé pouste berrei siah ""alel khôçous kôlahhaïi kè bokharaU 
mi gomend beciar gueran end, gahi qàîmetè ïeki ta bist, si tôman mireced 
kè môtabeqé devist, siçad ferank est; hhala pônzdah sal est kè djeheté 
tar/èdjouii ""avezé 



229 




des bonnets en drap noir 
légèrement frisé. Maïs, di- 
tes moi , pourquoi les bon- (^L^^ '^^^ J^ ^ ^^^^f^ 
nets dits de Bokhara sont i^Xjjj;^ c>*.r*JUX£> x:;^ ^l-L^. 
ils aussi chers? car, j'ai vu sAjOjLyi; JLo ^Lç^^^jT sJoo 
que ceux de Chiraz et qui J<jùy3 ^Xi 



IjJ^ j^ 



n'étaient pas laids ne coû- 
taient pas plus d'un toman. 
80 Je Tais vous le dire; c'est 
qu'il y a bonnets et bon- 
nets. Un bonnet ordinaire 
n'est pas cher, mais un 
peaussier , lorsqu'il veut 
faire un très beau bonnet 
à l'usage d'un grand per- 
sonnage, coupe dans cha- 
que peau d'agneau les par- 
ties les plus fines et les 
rassemble; la peau du bon- 
net a alors partout le même 
grain et la même finesse. 
On a eu peut- être raison de 
faire des économies sur cet 
article en inventant un bon- 
net moins cher, mais toute 
une industrie est perdue. 






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i^ èerrè «s mahoulé siaJié kè gôldar est mi douzevd; bej'ervw'iid 
der gueranîté holahhaïé bokharaïi tche hhekmet est? tchounkè bendè 
kôlahhaxé malé chiraz dide em kè tckendan bœd neboudend ve ïeki qnmeteck 
ez ïeki tôman bichter neboud. — 80 "arz micheved kè kélak ta kâlah tefavôt 
dared; kôlahé mote'arefi gueran nist, amma kdlahdouz hergah mihhahed 
ïei;» kôlahé laïeqé bôzourgan bedouzed ez her berrèpousti ïeki gâl kè khoub 
est entekhab kerdè her midared ve ez tthendin partchè kè gôltckin o djœm^ 
kird tek kôlah midouzed, tchenavichè pousfé kolah hœmèdja teknevnkht est 
kemalé nesakat dared. — 81 hhaqq dnchfend kè der in bab sar/èdjouïi 
nômoudè kôlahé k'cem khardj ekhtera' kerdè end, amma ez in sarfè djouïi 
hherjèi kôlahdouzi ez mian herdarhti rhôd. 



2S0 



82 Elle ne l'est pas tout à fait, Xip ^ «xciwô \^yi^ «Uj ^fp> 82 
et puis, les peaussiers sau- ^555*^ {J^S/jum^jl^ QÎjjOsXi^ 
ront se dédommager par les ^^ (o^^ o.L.mj> ^j ^5bU 
fourrures dont on ne peut i:;^;**^ ->' i^^J>^ "-^"-^li 
pas se passer. vi>s-woj5lj 

83 Je crois que la fourrure la oV-^ J^i^ ^ *^^*^j^ tJ'^ ^^ 
plus en usage en Perse est ^^^^^ ^^ôiJiA ^^jJimyi Am* ^ 
le putois qui en Europe est 
de peu de valeur. 

84 On porte aussi de l'agneau , 
du petit gris et de la zibe- 
line; les fourrures de re- 



^U>M*..XJ 



îr^y !; o^J5 



nard, de loup, d'ours, de 
loutre ne sont portées en 
Perse que par des étran- 
gers. 

85 Je vous avoue que les Orien- 
taux, les Persans comme les 
Turcs, ont eu tort d'aban- 
donner leurs costumes na- 
tionaux qui étaient si pit- 
toresques. 

86 En Perse il n'y a que les 
fonctionnaires et employés 
civils et militaires, en un 
mot ceux qui sont au ser- 



j! j> j-j «5^^ qJ;-?' jO Loi 84 



(^L^LJ ^^^^ wXJt tOjj .1^ 

X»^XM> (jmLaJ (Ail c^O^O ^^3^ 



82 khetr, tœmam viowqouf nechôd, ve diguer kôlahdouzan be poustindouzi 
telafiié khaçaret (^zian) mi tabend, tchounkè akher poustin nagôzir est. — 
83 be nazarem mi reced kè khezz der Iran ez sdir poustin motedavelter est 
ve an ra der ferenguestan mohhaqqar midanend. — 84 amma der Iran "alave 
ber khezz, ez poustè berrè o sendjab o semmour poustin midouzend; pousté 
roubah o go'-g o khers o segué abi sevàîé ghoreba keci nemi pouched. — 
85 rast baïed gôft ahalîié mechrœq , tchè iranian ve tche osmanian der terké 
lebacé melletiïé khodichan ve akhzé lebashnïé ferengui biensaji be kar bôrdè 
end tchounkè lebashdié qadimichan qacheng o ba djelvè boud. — 86 der Iran 
sahhebmansabané nezam o ghdiré nezam ia''ni achkhaci kè nokeré dowUt 
end lebacé chebih be lebacé ferengui mi pouchend; anima 



2S1 



vice du gouvernement qui 
se me';tent à peu près à 
l'européenne; le costume 
national persan est toujours 
en usage. 
87 Saurai-je bien dire de quoi 






o'^oiJi iXo^sj *aâjo ju 87 



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se compose le costume per- "^^^ xi ^ {^'J*-y« J>'->' u^LJ 
san ? D'abord , une chemise j oV^Î • O^'*^ ''ï>^ C^ W 
courte sans manches et sans 
col, ensuite un caleçon, un 
pantalon plus ou moins lar- 
ge, une veste (arkhalyq), 
ensuite une tunique plus 
ou moins longue serrée à 
la taille par une ceinture 
de cachemire, ensuite un 
koledjè dont les manches 
ne vont qu'au coude; par- 
dessus ce vêtement on met 
en visite de cérémonie un 
djoubbeh, vêtement long à 
manches amples, ou un aba 
en poil de chameau ou de 
chèvre. 
88 C'est cela même , quoiqu'on 
Perse ^lussi les modes chan- 
gent pour la coupe et pour la 
longueur de ces vêtements. 

lebacé makhcoucé Iran ta hhal Aamè dja der Iran motedavel est. — 87 6« binim 
beferviaiid tajsilaté lebacé irani midanem ta ne: evvela pirahené icutah da- 
men o acetin o bi guerihan, baad « dn zirdjamè vo chalvaré (fôiAad; pes 
ez 6n arkhaleq , baad ez 6n qabuïé deraz ta koutah ba chalé terme ke 
hekemer mi bendend o balaie on qoledjè ke aceiiné Su be vaçaté baziu tni 
reced, ve balaïé 6n hergah be bazdidé keri mi revend djôbbè mi powAend 
ve 6n lebacé derazist ba aceiiné gôchad, ta ""aba mipouchend ke ez mjuté 
ehdtor îa boz est. — 88 kemtchenin est, ella kè der Iran niz der terz o 
terkib o deraziïé lebas revadjha hast. 




^i^-*^ k^'i; LT^ L5;y 



2B2 



IX. 



DE l'âge et de la PARENT]Ê. 



vi>uy 3 _♦£ j5 ^JM jô der senn o ''omr o qarahet. 






^j"^cr 




1 Quel âge avez vous, mon 
jeune ami? 

2 J'aurai bientôt vingt ans. 

3 Et votre frère, quel âge 
a-t-il? 

4 II est mon cadet, il n'a que «Oi^ ^ii^jJ JC»/ q^ ;5 yiJjw 4 
dix-huit ans. 

5 Et votre troisième frère? 

6 II a quinze ans passés. 



oJj> i3L« 



7 II est bien grand pour son 
âge. 






8 Ma sœur est plus âgée que j' jjiuLjv slXàj (r^^^j^») fc=>^ 8 



nous tous ; elle est majeure, 
nous sommes mineurs. 

9 Votre sœur ne parait pas 
son âge; elle est dans la 

fleur de l'âge. c^*.^! Sl^ (qS*^ j"^) ;3>^ * 

10 Nous lui disons qu'elle pa- »S *-«jjk^A-« jL ^wCis-»-*-^ le 10 
rait bien son âge et au de- \XJb vii^pA^tcXo V;^^ _^' q-w 



*jl »iAxA«J ^Jlj Jl^ jvi^ 
(j»ii,,n,».M<w :i L«>Mr " ;. •'" t ^ 



1 £ï refiqé djevané men senne chouma tchist? (tchènd sal darid)? — ■ 
2 nezdiké bist sal. — 3 akhavi chouma tchè senn dared? — 4 sennech ez 
men kiœmter est , hejdœh sal dared. — 5 beraderé koutchekteriné chouma 
tchè tôwr? — 6 ou ez pdnzdah sal motedjavez est. — 7 nesbet be senn khoub 
bôzbrg est. — 8 badjiê (Jchaheré) bendè sennech ez hœmei ma bichter est, ou 
balegh chôdè (be hhaddé bôlough recide) , maha henouz behhaddé bôlough nere- 
ctdè im. — 9 62 simaîech in qadar senn petda nist , der ghorouré Çonjôoané) 
djevanist. — 10 ma hœmiehè be ou migouiim kè senne tou khoub péîdastbelkè 



288 



là, mais c'est pour la taqui- 
ner un peu. 

11 Est-ce quelle ne s'en fâche 
pas? 

12 Non , elle entend bien la 
plaisanterie, elle sait que 
c'est dit par manière de 
plaisanterie. 

13 Voyons les gradations de 
l'âge chez l'homme et la 
femme. 

14 L'homme est d'abord enfant 
à la mamelle, en maillot; 
un bébé, un bambin, en- 
suite petit garçon; puis gar- 
çon ; ensuite jeune homme ; 
puis homme mûr ; puis hom- 
me entre deux âges, ensuite 
vieillard et vieillard décré- 
pit. 

15 L'homme peut être orphelin, 
garçon c'est à dire céliba- 
taire, fiancé, homme marié , 
veuf. 

16 La femme est enfant, pe- 



t^A^wO L^^ Qji Lot iAAXa^ 



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JyS>^ HL^ Vi>ww' ^)Âb ,jj 16 



sirruûé ton ez ziadîé on khaber midehed, amma in hhar/ha dest endakhten 
est. — Il aïa ez in nemirendjedf (Jieghdtiôr nemi kounedf) — 12 khetr , 
dest nemi 6/ted, ou midaned ke ez rouïé chouhhi o mezahh est. — 13 be biniin 
deredjaté mokhtelefé der ""omré merd o zœn kddam est? — l4 merd œvvel 
tejl est, betchei chirkhar , tejii der qondaq {nint) bad ez en koudeki est, 
ba'd ez on pecer o djevan pes ez on merd pez ez on kainel merd, (merdé bétna 
beina), bad ez on merdé mâcenn o pire salkhordè o pire fertout. — 1 5 merd 
ïetim, zœn nebordè ta ni azab, ta namzed, ta zœn borde {choher, chout) ta zan 
morde mibached, — 16 zœn tejl est, betchti chirkhar o dokhtereki o dokhtertche 
o dokhteré 



284 



tite fille, puis fillette, puis 
jeune personne, (demoisel- 
le), fille à marier ou nubile ; 
femme, jeune femme; en- 
suite femme sur le retour, 
puis vieille femme, une 
vieille. 

17 Une femme peut être or- 
pheline, vierge, fiancée, 
femme mariée, divorcée, ou 
seulement séparée de son 
mari, ou veuve; une femme 
stérile. 

18 En Orient les femmes, dit 
on, sont très précoces. 

19 En effet, on les marie quel- 
quefois à l'âge de dix ou 
douze ans. 

20 Mais , aussi , dit-on , elles 
se fanent et vieillissent 
plus tôt. 

21 Quel âge donneriez vous à 
cette dame qui a un éven- 
tail à la main et qui l'ou- 
vre et le ferme â chaque 
instant ? 



(«\A-A-»«. J*-^^) (*-Vî^) **''? 



8j^Ij ùyii^eA X^.A-X-i i^SuJUfû 17 

aJ' *jL> qÎ ^^ U-ii Jà-*^ 21 



balégha (dokhteré rectdè) {sabiïè) o zané djevan , ba'd ez on îaïca o pire zœn 
ïani ^adjouzè Çadjouz). — 1 7 zœn ïetime micheoed, bnkére {douchizè, bekr) nam- 
zed o "arous o zœné choherdar , zœné talaq ïa tefriq chddè ez choheré khodech) 
ïa bivè, ïa zœné naza ïani aqi/mè Çaqym) {sôtorven). — 18 chenidem ke der 
mechrœq dokhteran zoud recidè chevend. — \9 J'et vagé" ba'azi ra der senne 
dœh ïa dôoazdœhsalegui 'arouçi kounend. — 20 ve hemtchenin chenidem 
kè zoudter pejmôrde o pir chevend. — 21 6c nazaré chouma senne en kha- 
nom kh badzen dest dared o gahech baz mikouned o gah berhem mizened 
tehè bachedf 



286 



22 Je parierais qu'elle n'a pas 
plus de trente ans. 

23 Vous perdriez votre pari, 
car je vous dirai qu'elle en 
a quarante cinq et a une 
fille à marier, mais elle est 
très bien conservée, pas une 
ride ni patte d'oie sur le 
visage. 

24 Lui avez-vous demandé son 
âge pour être si bien ren- 
seigné ? 

25 Dieu m'en garde I il n'est 
pas poli de demander à uine 
femme son âge, ce serait 
une impertinence; tout au 
plus il est permis de faire 
cette question à une fillette. 

26 Alors comment pouvez vous 
en être si bien instruit ? 

27 C'est que je l'ai vue naître , 
j'ai été un des témoins à 
son baptême et j'ai assisté 
à sa première communion, 
or, vous savez que cette 
cér.émonie , une vraie solen- 






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22 guerôw mibendem hè bich ez si sal nedachté bached. — 23 nazrra khahid 
bdkht ; ïœqynan sennech ichehel o pendj sal est ieici dokhteré recidè dared amma 
khoub ba Miiè mandé est: tchini o chekeni ber rôkh nétarôrdè (jtéîda nist). — 

24 meguer sennech ez khodech pérsidè id kè estehzaré khoub daridf — 

25 hhacha kè be/.6>sem, dour ez adeb est kè keci senne khanoumi ra ez kho- 
dech pôrsed, djeçaret o bi hhormeti bached; m6 itehach in qesm estetla'at der 
dokhfereki reoa bached. — 26 pes tchèffounè in ettela" ra behem reçanidè 
idf — 27 ez ebtednïé "ômré ou mdstahhzerem , tchounkè ez chdhoudé là'mi- 
dech ve ez djOmlèi hhazeriné nan cherab daden be atfal boudent o ma^lotum 
cherif est kè in djeehn kè nezdé at/ai bemeçabèi 'idé 



2S6 



nité pour les enfants, a 
ordinairement lieu à l'âge 
de douze ans. 

28 En ce cas on peut dire que 
vous le sarez de science 
certaine et le proverbe dit: 
il n'y a pas d'information 
qui vaille la connaissance 
»de visu." 

29 Nous sommes ici dans une 
réunion de personnes de 
deux sexes, de tout âge et 
de toute condition. 

30 Ce monsieur grand et chauve 
qui s'appuie contre la colon- 
ne, quel âge peut-il avoir? 
il est d'une belle prestance 
et a une physionomie agré- 
able. 

31 H frise la soixantaine et il 
grisonne à peine, il a le 
teint frais, la barbe, le 
cheveux, les favoris et les 
moustaches poivre et sel. 

32 Cette jeune personne qui 
est assise auprès de lui, est- 
ce sa fille ou sa nièce? 









29 



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32 



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bozourguiat der devazdah saleguîîé ônha ma'moul mibached. — 28 der in 
souret mitevan gôft kè be "elmê ïaqyn ônra midanid gôj'te end wleiçal 
khaber kel 'eïan" ("kel mo'aïenè"). — 29 in medjlis medjlicist kè djame'é 
achkhas ez do djens re ez lier senn ve ez lier senji ez asnaf est. — 30 in 
aqaïe' bôlendqaddê , ketcheli, kè her sôtoun ],ôcht kerdè be nazaré chouma tchè 
senn dared? adevié tidmaïani o khoch djenein est. — 31 ou qoribé chast sa- 
leguist, mouch (mouiech) andek rou be se/îdi nehadè, rôkhech tœravet dared 
o rich o mou o riche gounè Çazar) o sebil (bdrout) felfel-nemekist. — 32 on 
hhanômé djevnn kè pehlouié ou nechestè dokhteré ou ïa 'amouzadèi oustf 



2S7 



33 C'est sa femme , il Ta épou- 
sée l'an passé. 

34 II s'est marié si tard que 
cela? 

35 Mieux vaut tard que ja- 
mais. 

36 A mon avis, sur ce point, 
mieux vaut jamais que 
tard. 

37 Connaissez vous celui qui 
est assis devant lui? 

38 C'est son beau père, il est 
son gendre. 

39 C'est un beau vieillard de 
80 ans, il est encore vert, 
et cette jeune femme à qui 
il vient de dire un mot à 
l'oreille est sa bru. Le jeune 
homme qui est à sa gauche, 
si jeune que vous le voyez, 
a déjà fait le tour du monde : 
il a beaucoup vu et beau- 
coup retenu , il est très ran- 
gé et réfléchi, il fera son 
chemin et même il ira loin. 

40 Quelle belle chose que la 






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33 zœnech est , oura portai guere/te est. — 34 6e tn diri (ba piranè sert) 
''arouci kerde? — 35 dir kerden ez hitch nekerden behter est. — 36 be e''ete- 
qadé inen der in faqara nakerden owlater est. — 37 on chakhsra ke pichê 
ou nechesth mi cheiiacid? — 3S ou pederanderé oust ve ou damadé oust. — 
39 pire merde' hachtad salé est, pire' zendedelist ve on zatjei djevan kè 
ou begouchech hharf zed ""aroucé 'ia'ni zœné pecerech est , ve on djevan kè 
dette' tchœpe' ou ntchesté ba in seghré senn hœmè 'alem ra sîiahhat kerdè, 
beciar didè va beciar ïad guerefté, djevané mxCqoulist o sendjidè, kar o 
barech ez pich khahed reeft o be deredjate' bôlend khahed recid. — 40 zehi 
"ahdé chebab, hoemè tchiz der 



328 



jeunesse ! A un jeune hom- 
me tout sourit, » si jeunesse 
savait, si vieillesse pouvait." 
41 Le malheur est qu'il y a 
des ysi" et des «mais". 



v^^ajmI Ut 



42 Je vous citerai un dicton («v^*-* J>*^ ^. U^ siA-Lj 42 
persan envers. »0n a marié ^ 



un »si" avec un »mais" il en 
est venu une fille qui a 
nom: »plût à Dieu!" 

43 Plût à Dieu que ce mon- 
sieur âgé qui dépasse de 
toute la tète ses voisins 
avait »su" quand il était 
jeune ; il n'en serait pas où il 
en est ; sa vie devrait servir 
d'exemple à tous les jeunes 
gens. 

44 Qu'y a-t-il dans sa viePracon- 
tez-moi cela, s'il vous plait. 

45 II est, comme vous voyez, 
d'un certain âge, il était 
riche , de plus , il a dévoré 
trois héritages ; il a eu une 
jeunesse très orageuse et 
des traverses dans la vie, 



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rfom'a 6e rouïe djevanan mthkended, ah! efjuer djevananra danaïi boud,eguer 
piranra tevanaïi! — 41 A/sous ke djaïé eguer o meguer ve amma est. — 
42 bendè be chounvi ïek mecele manzoumé farci ra irad viikounem ve on 
inest „eguer ra ba meguer tezvidj kerdend, ez ichan dokhteri chôd kachki 
nam.'''' — 43 kachki on chakhs ke ez djetufe' hemnechinanech ïek^ kellè o guer- 
den bôlendter est der ''ahdé djevani midanest, herguez be in hhalete' hhaliie 
kè hast nemi ô/tad, zendeganich ""ebreté khoubist bera'ié djemCé djevenan. — 
44 taj'silé hhalé ou tchistf eltefat fermoude hhekaïet kounid. — 45 ou tche- 
nankè mibinid qadri môcenn est, kheiii motemevvel boud, se miras be ou 
recid, hœmè ra khord o tœmam kerd, der ''ahdé djevani ez àiiachi sademat 
dide ve taUchi chirini tchechidè. 



2S9 



il lai reste à peine de quoi 
vivre sur un pied très mo- 
deste voisin de la gène. En- 
core un peu et il serait obli- 
gé de tendre la main. Il a 
sauvé du naufrage à peine 
trois mille francs de revenu. 

46 Qui le dirait? je lui vois 
une mise très recherchée. 

47 Trop recherchée même; il 
sait dissimuler son âge, 
on dit qu'il passe chaque 
jour deux heures à sa toi- 
lette; il a encore des pré- 
tentions tout comme une 
femme qui se sent vieillir 
et qui cherche à «réparer 
des ans l'irréparable outra- 

48 Une femme, passe encore; 
un jeune homme qui se 
mire sans cesse dans une 
glace passe poiir un fat 
et un petit-maitre , mais un 
vieillard qui fait le jeune 
homme est vraiment ridi- 






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A^a/a be ou nemandè meguer qalili , tchenankè der khardj khoddari mikou- 
ned, nezdik be/eqnret o toual recidè, ez on dowlet kè dacht bich ez se hœzar 
fereng saliane pesendaz nekerd. — 46 ilvif keci baver kouned? lebacé khnli 
mônaqqa pouchidè. — 47 belke ez ôntchè mizibedech qachengter; senne khodra 
môkhtfji mikouned; chenidem ke her rouz be arasten o pirastené vodjoudé 
khodfich dâ saat mi perdnzed, eddeaha dared manendé zœnikè pirira der 
hhod ntahhsous kerde der meremmeté 6n mikouched kè ez djouré zeman me- 
remmet pezir nist. — 48 der zœn in a mal mn'zour est; djeoani kè her 
lahlizœ khudrn der aïinè negah mikouned khodnômn naz perrerdè kfiudra 
qalem miiiehed, reli pire merdi môiecœbbi aleté maskhara est o angoucht nômeûé 
khalq miclieved. œooel nezafet der her 



240 



cule et on se le montre au 
doigt. La propreté avant 
tout et pour tout âge; une 
mise décente c'est assez. 

49 Je vous avoue cependant 
que je préfère un excès de 
ce genre à l'excès dans le 
sens opposé; j'aime mieux 
qu'un homme sente l'ambre 
que l'ail. 

50 Je suis complètement de 
votre avis, mais il y a des 
gens qui affectent une mise 
négligée et ne prennent 
aucun soin de la propreté 
du corps; par un bizarre 
travers d'esprit ils seraient 
capables de prétendre qu'un 
homme élégamment mis 
n'est pas un honnête hom- 
me. Un célèbre poète russe 
a dit d'un ton de sarcasme : 
»0n peut être un honnête 
homme et soigner ses on- 
gles." 









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A^oi o rfcr Aer senn o lebacé chaîestè o bes. — 49 rast bôgouiem vien in qesm 
efratra ber efrat der zeddé on môradjdjahh midarem; bouté amber ez 
te'affôné bouié sir Ichochterem mi died. — 50 men hem ber in qowlem, amtna 
achkhaci hœstend ke der lebas sahl-engari darend o mdtlaqan der tetiqy'ièi 
bedené kJiod hitch moraqebet nenémaïend hhatta kè ez ghôrbeté rat nezdik 
est chakhse' qachertg-lebas ra dôrdstkar ne/jendarend s ïeki cAa'eré mech- 
houre' JRous ba kenaïè gôj'té est: inakhônhara paki dachten mônajïié sada- 
qat nist.'''' 



241 



LA SANTlé, LES MALADIES, CONSULTATION DU MÉDECIN. 
der mezadj o amraz o rôdjou' hetabih. 



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1 II y a un siècle que je n'ai 
eu de vos nouvelles. Com- 
ment cela vous-va-t-il ? et 
comment se porte-ton chez 
vous? 

2 Je me porte bien , je vous 
remercie. 

3 Vos enfants se portent ils 
bien? 

4 Depuis quelque temps ils 
sont malades, tantôt l'un 
tantôt l'autre. 

5 Quelle maladie ont-ils ? 

6 Mon petit garçon a eu la 
coqueluche , ma petite fille 
a eu la rougeole, nous crai- 
gnions même qu'elle n'eut 
la scarlatine ou la petite 
vérole.. 

7 J'ai entendu dire que votre 
tante maternelle a eu une 
fluxion de poitrine. 

l qarnhast kè ez selametié chouina khaber nedarem ; mezadjé cherîf tcki' 
gouné est? mansoubané {môtealleqyné) chouma tchè towr end? — 2 alhhamdô 
lellah ez merhfuemeté serkar mezadjé bendè khoub est. — 3 betchèha salem 
end? — 4 hAala tchendist kè nakhoch end, gahi in o gahi 6n. — btchèmaraz 
(nakhochi) darend? — 6 peceré ioutchoulou khoroucek dacht o dokhteré 
leoutcheki sôrkhtchè , vaheme dachlim kè mebada be makhmelek ta be abelè 
môbtela chOdè bached. — 7 chenidem kè khalè zal-or-riè guereftè est. 

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242 



8 C'était une bronchite, mais 
elle a gardé le lit pendant 
trois semaines; mon frère 
a eu une pleurésie et mon 
cousin est un peu indisposé , 
il s'est trouvé subitement 
mal d'une indigestion. 

9 Les maladies aigiies sont 
elles plus à craindre que 
les maladies chroniques? 

10 Les unes et les autres sont 
dangereuses. 

11 J'ai eu une violente migrai- 
ne, un mal de gorge et 
mal aux dents. 

12 Mon ami que vous avez vu 
l'autre jour avec moi à la 
promenade a un érysipèle. 

13 II ne faut pas qu'il prenne 
froid , un refroidissement 
dans l'érysipèle est mortel. 

14 II a en même temps la 
fièvre. 

15 Est-ce une fièvre tierce ou 
quarte ? 

16 C'est une fièvre paludéen- 
ne qu'il a contractée il y a 






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8 kheïr zalorrîe neboud veremé qasbè boud, se hœftœ besterî boud o aJcAavi 
zaiôl djemb dacht; "amouzadèi men "'alil est, andelc kecaleti bekem reçanid 
dirouz, ïehhtemal ez soué hazevie ahlwalech berhem khord. — 9 amrazé 
hhaddè bakhatarter est ïa amrazé mozmenè. — 10 her dou bàkhatar end. — 

1 1 bende soudaé cheqyqai chedid o derdê gdlou o derdé dendan dachtem. — 

12 refiqé men he on rouz ba men der guechten didè id be badé sôrkh môb- 
tela châdè est. — L3 nebaïed serma Jchored, sermazedegui ba badé sôrkh qatel 
est. — 14 tab hem dared. — 15 nowbèi ou ghabb ïa rab'' est? — 16 in 
iœbé "ôfowmt ke der sej'eri der djahaïé ballaqdar 



243 



trois ans en voyageant dans 
des contrées marécageuses. 

17 Je l'ai vu aujourd'hui, il 
était bien pâle. 

18 Mon domestique aussi est 
malade, il a le figure enflam- 
mée, son pouls bat fort; 
il donne 100 pulsations par 
minute. 

19 Mais , de tout ce que vous 
venez de me dire on ferait 
un bon bulletin d'hospice. 

ÎO Qu'y faire ? c'est triste, mais 
c'est comme cela. 

51 Pourvuque vous aussi à 
votre tour ne gagniez quel- 
que mal. 

52 Jusqu' ici, du moins, Dieu 
merci, je ne me suis aperçu 
d'aucun prodrome de mala- 
die; mon pouls est régulier. 

Î3 Tant mieux. De savants mé- 
decins , vous savez, ont re- 
marqué des différences nota- 
bles dans les battements du 
pouls chez les différentes 
races du genre humain. 






19 



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qI*.>jJ> U^ »S o'uL5o 1A> 21 
JouLmoIo oliL^utj oLl3>"X« 



saZ yaiZ C2 in behem reçanidé boud. — 17 oura emrouz didè em, khâli 

ngbakhte boud. — 18 nokeré men niz nnkhoch est, souretech gôl zedè, nab- 

teh qavist, der daqyqa sad qarœ mizened. — 19 c- on tchè fcrmoude id 

b» siahèi marizkhanè ber mi a'ted. — 20 tcAè kounem ? djaîe teassôf est 

hkaqyqate' hhal tchenin est. — 21 khoda nekounad ke chouma khodelan 

viôbtelaïé marazi chevid. — 22 ta behhal lellah alhhamd moqadJemèi 

Mtch marazi a'arez nechôde, nabzem beqa'edè est. — 23 lellah allhamd, albettè 

idanid ke atebbaié hhazeq bevacetèi mélahhazat o emtehhanat danestend kè 

rebané tiabz der her Uûéfé ez ebnate' djensé adem tefacôt dared. 



244 



24 Je le sais et l'on a remar- 
qué aussi de grandes diffé- 
rences dans le volume et le 
poids du cerveau des diffé- 
rents individus. Chez cer- 
tains hommes le cerveau est 
très développé. 

25 Les poumons, le foie, le 
cœur, l'estomac, les en- 
trailles sont des organes 
vitaux ; il faut y ajouter la 
vessie et les reins. Lors- 
qu'un de ces organes est 
atteint , lorsqu'il a éprouvé 
quelque lésion , l'individu 
est en danger de mort, 

26 II n'en est pas de même de 
la rate ni même de la tête. 

27 La phthisie fait de grands 
ravages dans les pays froids 
et les maladies de foie dans 
les pays chauds. 

28 La goutte, le rhumatisme, 
la sciatique causent des souf- 
frances atroces. 

29 Avez vous un bon médecin ? 

30 Mon médecin est un des 






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24 mîdanem ve Âemtchenin ma'loutn kerdè end kè hhadjm o vezné maghz 
der afradé nas tefavôt ziad dared maghzé seré ba'azi achkhas beghaiet 
hhadjim est. — 25 rie (chouchi) o djeguer {kebed) o del (qalb) o ma'dè o 
roudè {ahlicfia) alaté ''ômdèi zetidegani end be ''alauè meçanè o kiliè; /ter 
gah ïeki ez alaté mezkour sadmèi îa zalch mi khord chakhs der khataré 
helak est. — 26 topôrz {takhal) hemtchenin nist lie ne ser. — 27 marazé 
deqq der serdsirat gharetgaeré djanhast ve marazé djeguer der guerm si- 
rat. — 28 veqres o mej'acel o "erq-ônneça mourecé derdé howl end. — 29 
tabibé {hhakimé) khoub darid? • — 30 tabibé men seramedé Aœmé atebbaid 



245 



premiers praticiens de Pa- 
ris, il est en même temps 
bon accoucheur. 

31 Fait-il aussi des opérations 
chirurgicales ? est il bon 
chirurgien ? 

32 Oui , on dit qu'il manie les 
instruments avec une gran- 
de adresse quand il s'agit 
de l'amputation d'un mem- 
bre. 

33 En Orient il est contraire 
à la décence qu'un homme 
accouche les femmes. Ce 
sont les sages femmes qui 
accouchent les femmes en 
mal d'enfant. 

34 II faut beaucoup de choses 
pour faire un bon médecin. 

35 Assurément. L'art est long 
et la vie est courte, a dit le 
père de la médecine en Eu- 
rope, Hippocrate, mais la 
science seule ne suffit pas. 

t que faut il de plus que 
a science pour faire un 
excellent médecin? 



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aamelé chehré Paris est: ""alavè der qabélèguî hem meharet dared. — 31 aïa 
der a'amalé djerrahhi hem dest dared? ata djerrahé qabelistf — S2balémi- 
jouiend kè der este'emalé asbabé djerrahhi terdestvié toemam dared meeela 
der ebaneté ""azouii ez a'aza. — 33 der mecArœq zemin qabélègui nômoudené 
lerd vwnafiîé nenrj o namous est; zœnané qabélè zcenane' hhaméle ra mizata' 
vend. — 34 beci zahhmet baîed ta chakhs tabibé hhazeq cheved; ata intovxr 
met? — 35 alhetté 'elm vecC ve "omr koutah est tchenantchè baniïé ''elmé tabb 
der ferenijuestan djenabé Boqrat /ermoudé end, ve baz ""elm kafi nist. — 36 'atavè 
ber 'elmé tabb tchè lazevi est? 



246 



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37 II faut une attention sou- 
tenue, un esprit d'observa- 
tion , un coup d'œil juste , 
un jugement droit, de l'ex- 
périence, de l'assiduité et 
même un grand sentiment 
d'humanité. 

38 C'est beaucoup demander à 
un homme ; aussi comme la i^^ (*~^ t"^^' ^ c;^^^' 
médecine est une science tj^yi ^ c>--wi f~tr^^ l5;^'^^ 
très-vaste beaucoup de ^ xiâ:>-^. -«x *Uj U-lat ;! 
médecins se consacrent à 
l'étude et au traitement ex- 
clusifs de certaines maladies: 
on les appelle spécialistes. 

39 J'ai entendu dire que les 
maladies nerveuses sont les 
plus rebelles au traitement. 

40 Quel est le caractère distinc- J>L»,*^r (j:oLct »jx4-/o oLobL^ 40 
tif des maladies nerveuses ? ci'.-kMjc?»- 

41 Je crois que pour la plupart 
c'est leur retour périodique. 

42 Quelles sont les affections 
nerveuses les plus connues? 

43 Ce sont:l'épilepsie,la danse 
de St. Guy, la paralysie, la 
sciatique, l'hystérie et les 
diverses formes de la folie. 

37 modavemei der molahhœzœ ve eniané nazar o hhadsé saib o raie sedid o 
tedjrebè o movazebet o chefaqat o mehrebani hem lazem est. — 38 in qadar 
ez qovveté becheriïè hharedj est, fel vaqé "elmé tabb betowri vecV est Tce 
barkhi ez atebba tœmamé 'omr bemôlahhcezœ o mô'aaledjèi ïek noio'é amraz 
J'aqat mi perdazend ve ànanra atebbaié viaklisouçé on now" é amraz namend. ~^ 
89 clienidem kè amrazé ''asbani kheïli ladte'asser-ôL ""aladj end. — 40 ''alamati 
mômeîizei amrazé asbani ichist? — 41 be''eteqadé men ekseré onha betovoré 
nowbe a'arez cheved. — 42 ma''roufterin amrazé asbani kôdam end? — 48 
sar'' o qotrob o feledj o ''erq-ôn-neça o ekhtenaqé rahhem o aqsamé djôno^n- 



Jai L^t JtS'î ^^yji oULa-cL 41 



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247 



44 Peut on guérir l'hydropisie? 

45 Oui , dans les individus très 
jeunes. 

46 L'apoplexie ou le coup de 
sang est une maladie bien 
violente. Une saignée ad- 
ministrée au moment de 
l'accès sauve souvent un 
homme. On serait heureux 
que quelqu'un se trouvât 
là avec un bistouri. 



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47 Les médecins reconnaissent „'i/a ;^^^ U^V"-'^^^ l5'-^^' ^^ 



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quatre tempéraments: le san- 
guin, le bilieux, le lymphati- 
que et le mélancolique. Ceux 
d'autrefois rangeaient toutes 
les substances, par rapport 
à 1 eur tempérament sous qua- 
tre catégories , savoir: sec , 
froid, chaud et humide, 
mais cette classification n'a 
aucune valeur chez les mo- 
dernes, de même que la 
théorie de quatre éléments : 
l'eau , le feu, l'air et la terre 
n'excite aujourd'hui en Eu- 
rope que le rire. 

44 aia estesqa ""aladjpezir est 9 — 45 der djevanan "aladjpezir ett. •— 
46 sektœ à fôdfa marazé naguehanist, reg zeden bi ta'khir ghalebœn chakhs 
ra ez merg khalas midehed; tchè khoch ettej'aq ôj'tadi eguer keci hhazer 
boudi o nichler der djib dachti. — 47 atebbaté môteqaddemin betchehar 
mezadj qatel boudend: demevi o sa/ravi o belghami o sowdavi o djemCé 
adjsamra beheïciieté mezadjé dnha ber tchcehar tabaqa tertib dadè boudend 
ke khochk o scerd o guerm o ter end ,veli in tertib nezdé môteakhkherin ("etebari 
nedareJ , ve /lemtchcnin qoiclé qôdœmn bevôdjoudé ''anaceré tchehareganè {tchat- 
har akAc/iidj) kè ab o atech o hava o kÂak' end hhala der ferengutstan 
iHowdJebé khcertde mibached. 



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248 



48 Et pourquoi cela? 

49 Parceque le mot: «élément" 
suppose un corps simple , or , 
ni l'eau, ni le feu, ni l'air 
ni la terre ne sont pas des 
corps simples ; l'analyse dé- 
montre que ce sont des 
corps composés; ce n'est 
pas une opinion, c'est l'évi- 
dence et il est impossible 
de ne pas se rendre à l'é- 
vidence. 



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1 Soyez le bien venu, cher 
docteur, que vous venez à 
propos ! j'ai besoin de votre 
assistance, je ne vous lâche 
pas, je suis votre protégé. 

2 Qu'avez vous donc, cher 
ami? je pense que ce ne 
sera rien. 

3 Depuis avant-hier je me 
sens indisposé je n'ai pas 
d'appétit, j'éprouve des é- 
blouissements, des vertiges. 






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48 betchè delil? — 49 be in delil kè ontchè ""ônçôr (akhckidj) minamend 
baïed becit bached ve hhal on kè ab o atech , o hava o khaki becit nistend 
tchou7tkè hevacetei tedjziïè mohhaqqaq chddè kè in tchahar adjsam môrehheb 
end ez adjzaié mokhtelef ve in ne gueman est kè ""aïan est enkar nejie' 
mo'aïenè môhhal est. 



1 tchè khoch amedid ! tchè bemowqa' amedid hhakim bachi djan , aman 
est, beferiadem beres , dest bedarnenet, dakhil chouma em. — 2 tckè mi- 
cheved chouma ra ""azizem ? bed ne bached choumara. — 3 tz perirouz ta 
hehhal nakhochem, echteha nedarem, devar darem , serein guitch mireved. 



249 



4 Voyons d'abord votre pouls 
et montrez-moi votre lan- 
gue. 

5 La langue est chargée et 
le pouls est anormal; vous 
avez une légère fièvre; il 
faut vous purger et lorsque 
la purgation aura fait son 
effet vous serez rétabli. 

6 Quel purgatif dois-je pren- 
dre? 

7 Un purgatif qui ne soit pas 
drastique mais plutôt toni- 
que comme la rhubarbe. 

8 Tous ne me conseillez pas 
l'huile de ricin ou le séné ? 

9 Non , le ricin et le séné ne 
sont pas bons pour tous les 
estomacs. 

10 Yos selles sont elles régu- 
lières et les urines faciles? 

11 Je suis habituellement con- 
stipé, mais pour le reste rien 
à dire. 

12 II faut combattre la consti- 
pation quand elle se pro- 
longe. 






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4 <»(!(;e/ nabzé chouina ra he binem (beguirein) ; zebanra nechan bedehid. — 
5 zeban bar dared, nabz bi qa'edè est; tabé hhajifi darid, beràié chouma 
tenqyté lazem est; heman kè môdjib chôd chef a mitabid. — 6 tchè môshel 
baîed bôkhorem? — 7 môsheli kè qavi (^i>6r zour) nebached belkè méqavvi 
bached meslé rivas. — 8 ez beraïe' bendè roqané kertchek ta sena tedjviz 
nemi /ermaîdf — 9 kheîr bidendjir {kertchek) o sena ne ez beraîé her ma'dè 
môfid (jiafe') est. — 10 beqa'edè seré qadem mi revid? — U ^aadeten ïàboU' 
cet darem , hemichè qabz hœstem. — 12 vaqtikè îdboucet towl keched baîed 
énra dœj' kerd. 



250 



13 Par quels moyens la com- 
bat-on P 

14 D'abord, par un régime bien 
ordonné, un régime qui con- 
siste à mêler dans une pro- 
portion convenable les ali- 
ments échauffants et les 
aliments rafraichissants,ain- 
si que les boissons astrin- 
gentes et les boissons apé- 
ritives. On la combat aussi 
par les remèdes (lavements). 

15 C'est bien gênant, les re- 
mèdes (lavements). 

16 Eien n'est plus facile et 
plus simple , chez soi comme 
en voyage, à l'aide d'un ir- 
rigateur, ustensile moderne. 
Vous pouvez chaque matin 
vous administrer un remède 



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vous-même. 

17 Eprouvez vous quelquefois 
des maux de tête? 

18 Je suis sujet aux migraines 
et aux étourdissements. 

19 Vous prendrez un vomitif 
avant de vous purger. 

20 Je vous entends tousser un 
peu. 

13 tckarei ènra tche baïed kerdf — 14 œvvel, qazaïé tnônaceb, ve dn in 
est kè chakhs der makoulat mechroubat qabez môleïïen ra be meqdaré 
mdnaceb meïl kouned ve niz be emalè (hhoqnd) raf micheved. — 15 enialè 
beciar ba kol/et est. — 16 kheïli sahl o açan est, tche der menzel o (chè 
der se/er bevacetéi clàchèi emalè kèekkterà'é tazè est; chouma mitevanid her 
sobhh khodetan amel kounid. — 17 derdé ser gah gahi darid? — 18 bichler 
owqat cheqyqa o devar darem. — 19 pich ez tenqyïè berdié estefragh tek 
môqaîi meïl kounid, — 20 sdr/è ziad mikounid. 



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251 






21 Ma toux provient d'un irri- j^Ui> é^.-^ 3' ,••-« xi,.*w 21 
tation du larynx. 

22 Je TOUS défends de fumer, 
prisez plutôt; l'usage modéré 
du tabac à priser dégage le 
cerveau et vous ferait du 
bien. 

23 En prenant un vomitif je 
crains une trop forte se- 
cousse. 

24 C'est ce qu'il faut pour se 
débarrasser de la bile. 

25 J'éprouve souvent des coli- *,^^ U*^-^ 
ques. 

26 Yous pouvez les calmer à 



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l'aide d'un remède de son, ^ ij^j*^ 3' *^ *iLoî Jl * «X ^Ij 
de racine de guimauve dans X^ o ;^ *^ ç*^^ *-«*J.3 
lequel vous verserez quatre /»J'*^ C •Jj-J nV^'^ ^'^ -^^ 



ou cinq gouttes de laudau- 
num. 

27 Je suis sujet aux hémorr- 
hoides , mais Dieu merci je 
n'ai pas la fistule. 

28 Les hémorrhoides cèdent 
aussi aux remèdes d'eau 
froide. 

29 J'ai souvent des évacuati- 
ons sanguinolentes. 



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21 sôrfei men ez tahhriké hhandjar est. — 22 choumara ez kechidené 
tambakô qadghan mikounem enfiie bekechid, enjîïè kechiden tenqytèi damagh 
minômaied beraté chouma nafe" micheved. — 23 ez môqdii mitersem, ez tekan 
(tekoun) chediJ mitersem. — 24 heman tekan beraïe' estefraghé safra nafé 
est. — 25 bichler owqat pitchech darem. — 26 mitevan ônra tesiin dad bées- 
te''emalé emale ez sebous o richei khatmi kè der on tchcehar pendj qetrèi 
lôdanem {afioun, teriaq) rikhte cheved. — 27 gaA gah bevacer à'arezem mi- 
cheved, amma alhhamdo lellah kè nevacer nedarem. — 28 bevacer be emalèi 
abé sœrd raf micheved, — 29 bichter owqat khoun ez men dœj' micheved. 



252 



30 Appliquez-vous des sang- 
sues à l'anus. 

31 Vous n'êtes pas partisan des 
saignées, Docteur? 

32 On ne doit y recourir que 
très rarement. En Perse on 
se fait saigner plus d'une 
fois chaque mois, c'est un 
abus très condamnable. 

33 J'ai parfois les amygdales 
enflées à enfler la joue. 

34 Nous vous ferons disparaître 
cela à l'aide des fumigati- 
ons. Vous faites une décoc- 
tion de sureau et de tête de 
pavot, vous vous penchez sur 
le pot qui la contient, vous 
mettez un entonnoir sur le 
pot et par l'autre bout vous 
laissez pénétrer la buée dans 
le gosier, puis vous passez 
avec un pinceau de la teintu- 
re d'ïode sur les amygdales. 

35 J'éprouve quelquefois une 
pesanteur dans les reins. 

36 Appliquez vous un sinapis- 
me ou un vésicatoire. 



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30 za/oM hemaq'ad begôzarid (bien dazi'd). — 31 chouma e'eteqad befa- 
cœd (6e reg zeden) nedarid, hhakim bachi? — 32 7-ddJou' be/acced Icheili 
k'cem baîed kerd, der Iran viahi tchendin bar (dcef'œ)facœdmikounendin efraté 
beciar bedist. — 33 gah gaht louzeteîné tnen bad kerde micheved, ta souret varam 
chddè. — 34 ônra bevaceièi bokhour intowr raf^ mikounim; djouchandèi ez 
gôle akta o koknar (Jchacfikhach) baïed dôrôst kerd ve dekenra baz kerde 
balaîé zarji kè on djouchandé der an est negah baïed dacht, bevacetèi tek 
qyf bokharê djouchandé dakhelé hhalq micheved ve ""alave ber on louzeteïnra 
be abé ïod beqalemé mou baïed malid. — 35 gaà gah senguini der touhigah 
ehhsas mikounem. — 36 ïek^ mockamma''e' khcerdel ta zerarihh betchespanid 



âô3 



37 Faites vous frictionner les 
reins. 

08 J'éprouve souvent des dé- 
mangeaisons dans tout le 
corps. 

39 Buvez une décoction de sal- 
separeille ou une infusion 
de quelque plante dépura- 
tive. 

40 Je me ferai transpirer. 

41 Prenez garde de vous re- 
froidir en transpirant et 
évitez les courants d'air. 

42 Pour faciliter les expecto- 
rations prenez des pastilles 
de jus de reglisse ou de 
gomme , ou de jujube ou de 
la pâte de guimauve. Voici 
deux ordonnances , il y a là 
des poudres, des pilules, 
des décoctions, des infusions 
des sirops. 

43 Pour les tisanes et les dé- 
coctions adressez vous aux 
herboristes , pour le reste à 
un bon pharmacien. 



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37 Kftneretan sahht bemalanîd. — 38 bichler owqat hceme bedenem kha- 
réch dared. — 39 djouchandèi achbe ta demkerdei baazi nebataté môsjiie 

'il kounid. — 40 bated araq a'arez becheved (baîed araq kounem). — 41 
evedjdjeh bachid ke der beiné araq serma nekhorid, ve ez havàîé djari 
ehhleïat kounid. — 42 ez beraté açan kende chôden bcelgham ez sine qôrsé 
ruhb es sous ïa samghé'arabi ïa qôrsé "ônnab ïa qôrsé khatmi vieil kounid. In 
est nôskhe, habbe o sôfouf djouchandè o chôroub demkerdè, der ânderdj 
''■''SiJè. — 43 demkerdeni djo'uchandeni ez baqqal bekheridy baqychr ez 

are devasaz baîed khast. 



254 



44 Combien vous dois-je pour *LXJiit v«S.s> ^e^\i j«-i^^> .1^^.^ 44 



vos visites, Docteur? 

45 Nous compterons cela quand 
vous serez rétabli ou à la 
fin de l'année. 

46 Je suivrai scrupuleusement 
vos prescriptions. 

47 Prenez garde aux rechu- 
tes! 

48 Eprouvez vous quelquefois 
des spasmes? 

49 Quelquefois, car je suis très 
nerveux. 

50 Alors il vous faut éviter 
tout ce qui cause de vives 
émotions, aussi bien de joie 
que de chagrin. 

51 Ayez soin de tenir les épau- 
les et les pieds chaudement. 

52 Dois-je mettre du coton 
dans les oreilles? 

53 Vous pouvez le faire puis- 
que vous vous enrhumez 
facilement ; il n'y a que les 
Kois à qui les Sages con- 
seillent d'ôter le coton de 
leurs oreilles. Le Cheikh 



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44 serkaré hhakim bachi hkaqq-dl-qadem tche qadar micheved? — 45 
Vaqtiké, incJiaallak, tchagh chôdidïa der akheré sal ônra hheçab mikomiim. — 
46 destour 61 'amelé serkar ra bedeqqaté tœmam ""amel khahem kerd. — 47 ez 
neksé maraz ehhteïat kounid. — 48 gahi ekhteladj mi ïabid? — 49 gah gahi 
tchounke bes ""asbatii em. — 50 der in souret baïed khodetanra ez her tchizi 
kè ba'ece' bi qarari o ezterab bached dour darid, khah efraté chadi khah 
ghôssè. — 51 ghalebœn chaneha vo paha guerm negah darid. — 52 pembè 
begouch begôzarem? — 53 tche 'dib dared? Çaïbi nedared) begôzarid, me- 
guer selatin ra hhôkema pend tnide/iend kè pembè ez gouch biroun arend 
tchenantche Cheikh fermoudè: «ze gouch pembè biroun ar o dadé khalqe bedeh.'"' 



è55 



(Sa'di)adit: >Ôte le coton 
de tes oreilles et rends à 
chacun son dû." 
34 II n'y a pas seulement les 
Rois à qui un tel conseil 
serait profitable , mais d'un 
autre côté, Docteur, ne 
croyez vous pas qu'il serait 
bon quelquefois de se bou- 
cher les oreilles pour ne 
pas entendre les sottises des 
gens? 

55 En ce cas, mon ami, il serait 
bon aussi de se bander les 
yeux pour ne pas voir sou- 
vent des choses qui vous 
indignent, qui vous révol- 
tent ou qui vous remplis- 
sent de dégoût, mais cela 
n'est pas de la compétence 
des médecins. 

56 Alors je vous consulterai 
seulement sur quelques au- 
tres maladies, si vous le 
permettez, car j'aime à 
m'instruire en passant. 

57 Parlez, je vous répondrai 









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54 in /)end ne tenha beraïé selatin mdfid bached, veli hhakim bachi hitch 

i/iouma ra benazar neini reced kè tche khoub boudi eguer adem baazi owqat 

i gouché khodra ez pembè par dachti ta dje/engué {tcherendé) merddm 

necheneved. — 55 der in souret tchè khoch boudi eguer dou tcliechmra 

'è dachti ta tchizhaîi ra nebined kè môchahedèi on mowrecé qatz o nef r et 

tkrah est, veli in ma' ni ez daïrèi ahhkam o tedjvizaté atebba kharedj 

. — 56 pes der babé tchend amrnzé diguer ez chouma soual minômdiem 

uer ezn midehid, zira kè bendè talébé raghébé ker gounè danech em. — 

> 7 befermatid djeoabé her soual beqadré 



25é 



au mieux de mon savoir. 
Je vois, du reste, avec plai- 
sir que mon ordonnance a 
fait son effet avant d'être 
administrée, car je vous vois 
disposé à la conversation. 

58 C'est grâce à l'effet moral 
de votre présence que je 
me sens déjà mieux, et vous 
seriez capable de me con- 
sidérer comme un malade 
imaginaire. 

59 Non pas , mais vous êtes 









158 



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nerveux et mes pilules vous jJv^ ^ t3L«>> ^ '^} j,LAac 
feront du bien, à moins que t>J>]^i> _olj >— y> tXii 8v.>^ 



vous n'ayez celé au méde- 
cin quelque mal ou quel- 
que blessure. 

60 Et de quelle blessure vou- 
lez vous parler? 

61 De celle dont la science 
médicale n'a encore jamais 
triomphé. 

62 De quel mal voulez vous 
donc parler? 

63 Je veux parler de la bles- 
sure dont un poète a dit: 






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vdqoufè khôdem dadè micheved; diguer khochem miaîed kè nôskhei men pîci 
ez tenavdlé dava ecer kerd tchounke choumara talebé sohhbet mi binem. 
58 ez ïomné hhozouré cherif est, taciri rowhhanist kè khodemra behter m 
binem o dour nist kè mera malikhouliaïi pendachtè bachid. — 59 estaghfei 
allah, veli chouma kheïli ''asbani id, hhabbati kè tedjviz nâmoudè chôd khoul 
tacir khahed kerd, ella eguer ez tabib derdî ïa zakhmi ïa djerahhati penhan 
kerdè bachid. — 60 bekôdam djerahhat kenaïè mifermaiid? — 61 bedje- 
rahhati kè ta hhal atebba ez mo'aaledjèi on a'adjez mandé end. — 62 akher, 
bekddam derd echarè fermoudè idî — 63 menzoure' men derdist kè cha''eri 
ecliarè bedon kerdè der 



257 



Dis à celui qui a reçu une 
blessure d'amour qu'il n'es- 
père pas qu'elle se ferme 
par l'art du chirurgien". 

64 Vous aimez plaisanter, cher 
docteur; soyez tranquille, je 
vous jure qu'il n'en est rien. 

65 Alors je vous promets que 
vous guérirez promptement. 

66 J'en accepte l'augure et je 
poursuis mes questions. Un 
de mes amis souffre de la 
dyssenterie; que faut-il qu'il 
fasse ? 

67 En premier lieu qu'il chan- 
ge d'air, qu'il passe quel- 
que temps dans un autre 
pays et consulte ensuite de 
bons médecins. 

68 Et pour l'ophthalmie que 
prescririez vous? 

69 En premier lieu des purga- 
tions, ensuite des collyres. 

70 Et pour le lumbago ? 

71 tJn cataplasme bien chaud, 
presque bouillant appliqué 






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bat: ikhra djerahhaté 'echq est, gou oumid medar, kè eliiam pezired be 
Caté djerrah."" — 64 choukhi mikounid, hhakim bachi ""aziz, khnter djanC 
bftchid; be seré chouma kè tchenin ntst. — 65 der in souret zamenem iè 

oudi chef a ihahid taft. 66 fal miguirem ve sâcalha ez ser guirem; 

taJ» ez doustané men pitcheché dousenteria dared, tchè baïed bôkouned? — 
œwela kertchè zoudter taghtiré ab o hava nômaïed, be velaïete diguer 
•eved, ba'd ez ou rôdjou' be tabibé ihoub kouned. — 68 ez beraïé remed 
'ehè mifermaiid? — 69 œwela môshelat beraié tenqutèi beden ba'd ez on 
nvu'é kohhl o sdrmè. — 70 ve ez berate' derdé tchaharbmd. — 71 zemadé 
htili guerm nezdik be gueziden ber ""azouté derd nak 

17 • 



20» 






(Aâj^^J' o'SjÏ -^i^^i^J u>>a«' Ji>> 



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^tjtjC/e y 74 



sur l'endroit où l'on souffre, 
ensuite des frictions. Il 
faut aussi éviter une brus- 
que transition du chaud au 
froid. 

72 Comment traite t-on la pier- 
re de la vessie? par la li- 
thotritie ou par la lithoto- 
mie, la taille? 

73 Tantôt par l'une tantôt par 
l'autre, mais toutes les deux 
opérations sont très dange- 
reuses. Souvent l'opération 
réussit à merveille et le 
malade meurt au bout de 
trois ou quatre jours. 

74 Dans les traitements em- 
ploie t-on maintenant beau- 
coup les simples? 

75 On se sert toujours de sim- 
ples telles que la menthe, 
la camomille, l'absinthe, le 
saffran , le pavot etc. à leur 
état naturel, dans de légè- 
res indispositions, mais pour 
produire une action éner- 
gique on en extrait des es- 

baïed endakàt »e "ômoumœn ez djereïané hava taghïiré fowri ez guerma be serma 
douri (edjtenaU) noinoud. — 72 senguémeçanè ra tchegounè môaledjè mikounend? 
be tej'tit (be khôrd kerden) ta bechekaften. — 73 gaîii be an, gahi be in, 
veli her teki ez in dô amel beciar ba khnter est; bichter owqnt hertchend 
*amalé djerrahhi be ahhsen vedjh ez pick rœfl mariz ba'd se tckœkar rouz djan 
dad. — 74 hhala der môdavaié amraz este^malé môfredat ziad mi nômaïend? 
75 der môdavaié nakhochihniê djôzin méfredatra {rônteniha, nebaiat) vieslé 
na'nà' o babounè ve afsintin a za'feran o khar.hkhach (kôknnr) ve ghaïre 
este'mal mlkounend, veli hergah nùkliahend ta'ciré kdlli behem reçanend djôwher 
ez nebatat 



tX-uUJ ^A v>Lj: o5k>À9 



L55r^ j^L^^li j^IjIcX^^c) 75 



259 



sences qui sont souvent de 
violents poisons. 

i6 Connaissez vous un bon 
oculiste ? 

77 J'en connais un très habile 
et très célèbre , il opère de 
la cataracte, et guérit du 
strabisme. 

78 Et la surdité , la guerit-on ? 

79 Oui, quand elle n'est pas 
très ancienne, invétérée. 

80 Et le mal des dents qui fait 
souvent bien souffrir? 

81 Est-ce que les médecins 
font attention au mal de 
dents? c'est au dessous de 
leur dignité, cela regarde 
les dentistes et le meilleur 
remède c'est d'arracher la 
dent malade, cariée,et quand 
on n'a plus de dents, les 
dentistes vous posent un 
râtelief de dents artificiel- 



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mikechend {tstekhradj mikonnend) ne on djowherha aqlab zehré qatel end. — 
76 let» kahhhhalé hhazeq berdié derdé tchecAm mi chenacid? — 77 balr 
ieh kahhhhalé hhaztqé ma'roufé mechhouri mi chenacem kè babaqouri ru 
^evacetèi 'amelé tedi ve ahhveli ra (^loutchi ra) mônledjè mikouned. — 78 
terùV gouchra ""aladj pezir est? — 79 balè her qah môzmen o mâlemadi 
nebached. — 80 atebba, derdé dendan ra nio'aleJp mikounendf kè khrili 
ensanra aziïet mikouned. — 81 meguer atebba tevedjdjôhé derdé dendan 
mikounend kè be mô^aledjèi oh perdazevdf in "amel ra qabelé chané khod 
emi danend, in pirhè knré dendankeni (dendan saz) est ; ve diguer, géftè end: 
''ahidjé derdé dendan kender est,'" ve hergah keci dendan nedachté bached, 
dendansazha %eki rechlèi dendané bedel mi gôzarend veli beraié 



260 



les. Ils emploient toutefois (^L^'j|V> 0.v> i^y> Uh^*^J 



lAi-fcA^ 



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des palliatifs pour calmer 
momentanément le mal. 

82 Malheureusement, dans la .t> »S' ({jM^^ot) v,.àA.> Jj-^ 82 

plupart des maladies, les i^^^y^ Ui?' j^ O^'yo' y^' 

médecins ne vous donnent (AàjUJ ^jo j-ty^ K ry^-^*^ 

aussi que des palliatifs. On (j:o'-*î \.;^ljt/o iS Cyi n^ T^ 



devrait guérir les maux ra- 
dicalement, arracher le mal 
avec sa racine. 
83 Vous en parlez bien à votre 
aise , c'est aisé à dire , mais 
pour pouvoir le faire il fau- 
drait, d'abord, connaître les 
causes premières de certai- 
nes maladies, or, l'étiolo- 
gie, la science des causes 
n'est pas encore très avan- 
cée; il y a là des secrets 
qui défient la sagacité des 
esprits les plus pénétrants. 
Ainsi , on serait heureux de 
savoir ce qui engendre et 
de quelle manière, le cho- 
léra, le petite vérole, les 
fièvres, le diabète, le croup. 






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-5 o'^;^ 2» uy^ -5 



teskiné derd davahaïé môsakken ra bekar miberend, — 82 hœzar hhoàf 
{afsouz) ke der ekseré amraz niz asebba devahaïé môsakken ra tedjwiz 
minômaïend; behter ou boud ke mo'aledjèi amraz qafan kounend ïa'ni maraz 
ra richeken kounend. — 83 chouvia be metlé (be delkhahé) kkod fermàiech 
mi fermdiid, der gô/ten açan est amma beraîé mo'aledjèi ba'azi amraz 
œovel baïed sebebé Çelleté) cevveli on hara danest ve hhal 6n ke temïizé 
""elleté ba''azi amraz henouz tchendan tereqqy ne ïaft ; nôkteha hast ke az 
hané qabelterin atebba ez hhallé on ""adjez mande, her gah ''elleté necho o 
djeheté nœchré amrazi meslé veba vo abele {djedri) ve anva'é tœb o khdnaq 
boual {celace) ve naqris o saratan o daqq ve sair amrazé môsri o gha'iré 
mdsri ke djensé béni adem môbteUxié on 



âéi 






la goutte, le cancer, la 
phthisie et tant d'autres 
maux qui affligent l'huma- 
nité. 

84 Souvent aussi les maladies 
proviennent du vice pri- 
mordial d'un organe, du 
sang ou des humeurs, et il 
y a des maladies hérédi- 
taires, comme la folie, la 
phthisie, les scrofules (é- 
crouelles) etc. 

85 Tout juste, et alors la science 
est impuissante , toutefois à 
l'aide de l'anatomie, des ex- 
périences et d'observations , 
ou fait faire chaque jour un 
pas de plus à la médecine, 
seulement tous les médecins 
ne se mettent pas au courant 
de toutes les découvertes. 

86 N'est ce pas que mainte- 
nant on guérit très promp- 
tement et très sûrement de 
la gale? 

87 Précisément parce que l'on 
en a découvert la cause; 

'cheved ma'loum michôd ketnalé khoch bakhti chôdi. — 84 baazi owqat 
marazi ez aîbi fetri der tehi ez adevaté beden ia ez /eçadé khoun o akhlat 
peida micheved, ve niz amrazi hœst kè erçœn mâteretteb michevend vxeslé di' 
eanegui o daqq o ihanazir o ghdîré. — 85 ôntche fermoudid ""aîné sevab 
tst, vonguehi ""elm nages est; ma' haza bevacetèi ''elmé tachrihh o iedjribat 
môlahhezaté 'adidè her rouz der djaddei "elmé tabb qademi pich migdza- 

rend, amma ne her tabibi ber djemCé enkechafat o ekhterà'at pèî mibered. 

sovoda djereb ra be djeldi o bi chôbhè mSaledjè mitevan ierd, ata hem- 
teientn nist? — 87 balè, ve in ez on est kè sebebé 6n ma''loum cAéd tcAoun 
ievMeta 









^ ^ ,^$ôdsf. \j s-ij-> S^j^ 86 

o) '^^=^ q^aaA X>-bM XgiXw 



262 



c'est à l'aide du microscope 
qu'on a pu la découvrir: 
on a vu que la gale est 
produite par un petit ani- 
mal dégoûtant à voir qui 
se loge dans la peau, il 
suffit d'employer certain on- 
guent qui le tue. 
88 Ce que j'admire parmi tant 
d'autres découvertes et pro- 
cédés médicaux modernes 
c'est, d'abord, l'emploi des 
moyens anesthésiques, c'est 
à dire des substances qui 
endorment le patient et le 
rendent insensible aux dou- 
leurs occasionnées par l'am- 
putation ou quelque grave 
opération chirurgicale 5 en- 
suite l'auscultation: le mé- 
decin, en appliquant l'oreil- 
le au dos ou à la poitrine 
du malade, peut , en enten- 
dant certains bruits dans 
les poumons ou dans le 
coeur, se rendre compte de 






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U*>^ Q'^U-i (5^"*-:'. -^^ ■* * **** 






zerrèbin mohhaqqaq chddè ke in nakhochi ez ïeB djanvereké kerih-dl men- 
zœri kè ziré pousté nazôkè heden peïda chôdè môleretteb micheved; berdié 
nwaledjèi on poustra be rôqané makhçouci baïed malîd o bes, ve in ko- 
jlgf^ — 88 ôntche ez djômièi ekhtera'at o a'malé atebbaié in zeman be na- 
zarê men mostahhsen amedè œevela este''malé darouhaïé bihoucfiist ïa'ni 
djowherhaïikè bevacetii on marizi bekhab rœflè ehhsacé derdé qat"" chôden 
azouïi ra ve saïr a'malé ïedi djerrahhi vtmi ndmaïed, ne saniœn estema' 
'ixi'ni nehadené gouché fihakim der pehiouïe' pocht ïa sinèi marizi ba''ad ex 
estema'é sowti ke ez hhareketé khoun der chôch ïa der del peida mi 
cheoed hhakim behhaleté in ahhcha pet bôrdè davaïé monacebé hhalé ônha 
ra tedjviz mikouned. | 



263 



l'état de ces viscères et 
prescrire les remèdes en 
conséquence. 
89 C'est en effet admirable, 
mais c'est le diagnostic, 
seulement il s'agit alors de 
trouver le remède applica- 
ble au cas, et voilà le hic, 
surtout lorsque chaque mé- 
decin ou chaque école de 
médecins peuvent différer 
d'avis à cet égard, au point 
qu'on a dit: «Hippocrate dit: 
oui, mais Galien dit: non. 
Il existe encore une autre 
difficulté , c'est lorsqu'une 
maladie grave se compli- 



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que d'une ou de deux au- Xp (j»y* j*^ b d)u L JL^U* 



très et que ce qui peut en 
combattre une peut en ag- 
graver une autre. 
90 Merci, cher Docteur, de 
vos inestimables éclaircisse- 
ments; je ne veux pas abu- 
ser davantage de vos pré- 
cieux moments. Je sais com- 






cXjUsI (^j^o oA^ y Jciilj 
jl ^ ,*-^ ^y. j:îji. ;^b-| 90 

'^l? cri' 3' u^-^ • 

89 hhaqyqatam in "amel ez djômlèi karhaté mostakhcenè est ve in tœch' 
khicé maraz est o bes, veli in kafi nist; omdèi mesélè danesten o dadené 
davaîé mûnacebé vaqa'a est, ve AAal ônkè her tabibi la her zdmrèi atebba 
der tedjviz adeviîè môkhtelefé or -rat o el qowl mibachend, tchenanki zatb- 
ol-mecel chôdè kè: 'Bohrat fermoudè: dri ve Djalenous: ne." Ve sevaîé an 
achkali digucr hem motesawer micheved ve Sn in est kè her gah ieki marazé 
takhti ba teki ta dô marazé diifuer makhlout cheved, àngah mômken est kè 
davati kè dtifeé tek maraz bached ber cheddeté diguer ejzated. — 90 aqaté 
azizé men hhakim bachi, ez in béianaté bibehaii kè Jermoudè id kemaU 
numnouniiet darem o bich ez in be owqaté 'aziz serkar tnôzahiemet n«an 
reçanem 



264 



bien votre clientèle est 
nombreuse, vous vous devez 
à des milliers. Pouvez vous 
revenir demain? 

91 Demain, cela me serait im- 
possible; j'ai quelques cas 
graves à traiter; car, outre 
des etc. entorses, des jam- 
bes cassées que je soigne, 
la petite vérole sévit dans 
plusieurs quartiers parmi 
les enfants. Malgré toutes 
les injonctions des autori- 
tés, les parents négligent 
de les faire vacciner. 

92 Alors, ce sera pour après- 
demain ? 

93 Volontiers , à moins que 
vous ne veniez vous même 
chez moi, quand ce ne se- 
rait que pour me faire voir 
le prompt effet de mon or- 
donnance. 

94 Je ne demande pas mieux. 



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94 



2iVa kè midanem arbabe rddjou'hdié serkar tcheqadar end; serkar môkellefé 
perestariié hœzaran id. Aïa mitevanid pes ferda tndja techrif biaverid? — 
91 ferda kè behitch vedjh nemicheved djeheté ônkè bdied tevedjdjôhe' tchend 
darezei sakhti nômdiem tchounkè sevdié pa der rœfte (pa pitchï) o pa 
chekestè ke timaré ônha darem, abelè der baazi mahhalle mianê atfal ched' 
det guereftè; ba vôdjoudé ahhkamé mokerrerèi hhokkam, valedein der abele 
koubiïé onka ekmal o ghajiet ekhtiar mi nômdiend. — 92 der in souret va'de 
be pes ferda. — 93 betchechm, meguer an kè chouma kkodetan pich ez 6n 
bendè-khanè techrif fermaïid, mahhz mottaW guerdanidené bendé ra ber 
eceré davdié nôskhê. — 92 behter ez in tchè micAevedf 



265 



XI. 



MARCHJÉ, EMPLETTES, POIDS ET MESURES. 
der hazar o kherid o owzan o endaze? 



1 Le marclié est-il loin d'ici? 

2 H est à deux pas d'icL 

3 A quelle heure ouvrent or- 
dinairement le marché et les 
boutiques des marchands? 

4 Le marché est ouvert avec 
le jour, les boutiques des 
marchands ouvrent plus 
tard. 

5 Avez vous quelques achats 
à faire ? les faites-vous vous 
même? 

6 II y a des achats que je 
fais moi-même, pour d'au- 
tres j'emploie mon domes- 
tique. 

7 Quels sont les achats que 
VOUS" faites vous même ? 

8 Chez les marchands d'étof- 
fes , chez les bijoutiers , 
chez les libraires, chez les 



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1 bazar dour est ez indjaf — 2 kkéîr , dd qadem est ez indja. — 3 ""omou' 
nuen bazar o dôkanha der tchè sa''at baz michevend? {va michevendr) — 4 
bazar bamdad gdcAoudè micheved amma dôkanha dirter. — 5 mikhahid 
kherid kounid? chouma khodetan kherid mikounid? — 6 baazi ra khodem 
mikherem ve ez beraté baazi adem miferistem. — 7 ôntche kè cAouma khod 
mikhahid bekherid tchist? — & ez bezzaz o djevaheri o ketab/drouch ve 
asbabhaêe'qadim o kiaenùab ve bedaie' ve aslehha ra khodem mikherem 



266 



marchands de curiosités et 
d'armes j'achète moi-même; 
tout ce qui concerne le mé- 
nage et les victuailles c'est 
mon domestique qui fait les 
achats. 
9 Les vivres sont ils chers 
ici? 

10 Cela dépend des saisons. 

11 Votre domestique se con- 
nait-il en denrées et légu- 
mes qu'il achète? 

12 II s'y entend bien, il mar- 
chande même beaucoup , 
mais il ne refuse pas le 
prix lorsqu'il ne le trouve 
pas exagéré. 

13 Les fruitiers vendent tout 
très cher, il vaut mieux 
acheter les légumes au 
marché; les maraîchers y 
arrivent les premiers, de 
très bonne heure; ils voya- 
gent la nuit pour être au 
marché à l'aube et vien- 
nent quelquefois de cinq a 






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vc ôntche kè ez qabilé ôças-ôl-beït o azouqast nokeré men baïed bekhered. — 
9 aïa zendegani {vedjhé me'acli) mâchkel est der indja? (aïa gôzeran gueran 
est der indja i) — 10 bestè le fasl est. — Il nokeré chowna seré rechtèi 
azouqa vo scebzi alat dared? — 12 seré rechtè ziad dared, beciar hem ba 
dôkandaran tchane mizened, anima caqti kè qaïnieté ménaceb o mô'tedel est 
{guezaf nist) kkarji nedared. — 13 baqqalan kheïli gueranjôrouch end, ez 
beraté sœbzi alat kheriden der bazaré ''amm behter est; aeovel keci ke be 6n 
bazar ha nùreced sœbzikaran end; énha der chœb rah mirevend ta hengamé 
fedjr der bazar 'amm hhazer bachend, pendj chech farsàkh dour ez hhavaiité 
chehr micûiend. 



267 



six lieues des environs de 
la ville. 

14 On m'a dit que l'épicier 
du coin a des prix exa- 
gérés. 

15 Non, pour ceux qui achè- 
tent tout au comptant il 
est très accomodant, mais 
il vend souvent à crédit et 
ou ne le paie pas toujours 
exactement, il faut donc 
qu'il élève ses prix à ceux 
dont le paiement se fait at- 
tendre. 

16 Votre épicier vend-il en 
gros ou en détail ? et tient- 
il de la bonne marchandise? 

17 11 vend en gros et en détail 
et il a des denrées de pre- 
mier choix, c'est pourquoi 
il est très achalandé. 

18 Que vend-il? 

19 II vend du sucre blanc (raf- 
finé) de la cassonnade , du 
café de toute provenance, 
du thé, de l'huile, des si- 
rops, des confitures, des 






tXjtjàuyo (Ai \\ 



(o^-«| ^i^yju^ ^ 

lAiC^^S^ JC^ 18 



14 chenidem kè saqat farouche seré gazer guezaf mi fdroucked. — ÏSkhéïr, 
ba keçani kè naqd mikherend kheîli sazgarest, amma neci'è ziad midehed ve 
tchoun ne hcemè kes poule aura der seré va de midehed, beqatmeté ônhaïiki 
takhir mi endazend miefzated. — 16 saqatjôrouché chouma bar/drouch ta 
khôrdefôrouch est? djense' khoub dared? — 17 hem barfôrouch o hem 
khôrd'ejôrouch est, ve dJensé nemere aala dared o bazarech hem guerm 
est {^ôr kheridaran est). — 18 tchè mijôrouchedf — 19 qand o chek^ o 
qahrè ez memha'é mâkhtelef , o tchdi o roqané zeïtoun o choroub o morabba 
o beksimat o ard o felj'el o dartchin o mikheki o taboun o ruibat fi limoun o 



268 



biscuits, da la farine, du 
poivre, de la canelle, des 
clous de gérofle , du savon , 
du sucre candi, des citrons, 
des pastilles de jujube, du 
jus de reglisse , de la gom- 
me, de la noix muscade, du 
fromage, de la bougie, de 
la chandelle etc. en gros 
et en détail. 

20 Pèse-t-il juste ? ne trompe 
t-il pas sur le poids? 

21 II vous donne le poids exact; 
j'ai du reste des balances à 
la maison et je vérifie sou- 
vent le poids. 

22 Les poids sont ils unifor- 
mes dans toute la France ? 

23 Oui , de même que les me- 
sures ; les unes et les autres 
sont d'après le système dé- 
cimal qui est adopté pres- 
que par tous les Etats de 
l'Europe. Dans tous les actes 
officiels, dans toutes les 
transactions commerciales 
ce système est obligatoire 
pour tout le monde. 






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lAÀXçiJ vi^jLj^ ^j/»LL>-t 



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qorsé ^onnab o robb-es-sous o samgh o djowzé boua o penîr o chanC o chanCé 
pih ghaïrè lenguè lenguè o djâz o djâz. — 20 tœmam fôrouch est , der 
vezné adjnas khéianet nemikouned? — 21 senguech beciar tœmam est, diguer 
men ïek terazou khane darem ve khodem ônra miazmaïem. — 22 aïa der hœmè 
feransœ xek vezn mibached? — 23 Balè, ve endaze hemtchenin ber ïek qa'edè 
est faqat; ve an qa'edèi a'acharist kè hhala aqlabé memlekethaïé Ouroupa 
6nra qàboul nômoudè o tervidj dadè end, hhatta kè der djemré nevichtedjaté 
resmi o mo'amelate' tedjareti qa'edèi ach'ari vadjeb-dl-ez''an est. 



269 



24 H n'en est pas de même en 
Perse; les poids des denrées 
et les mesures des étoffes 
diffèrent souvent d'une pro- 
vince à l'autre et d'une ville 
à l'autre. 

25 Comment règlez-vous vos 
comptes avec vos fournis- 
seurs? 

26 Je les règle exactement à 
la fin de chaque mois, con- 
tre une facture aequittée. 

27 Vous faites vous donner 
une remise, un escompte? 

28 Non, comme ils me ven- 
dent tout au prix convenu 
et au plus juste prix , il ne 
serait pas équitable de leur 
demander une remise; on 
pourrait la demander si l'on 
achetait an marchand une 
grande quantité de mar- 
chandises à la fois. 

29 Avancez vous quelquefois 
de l'argent à vos marchands? 

30 Je n,e fais plus de ce genre 
de transactions j'y ai re- 









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24 der iron hemtchenin nixt , sengué adjnas o endazéi amteœ vekûet ta 
velutet beikè chehr ta chehr ekAtela/ darend. — 25 chouma talebé hà'mn 
ra tchetowr mi perdazid? — 26 bedouné tekhallouf der akheré lier mah, 
talebé ichanra mtdehem ve recid (jqabzé vôçoul) ez ichan miguirem. — 27 ez 
ichan te/avdt o takhfif o tenzil mikhakidf — 28 khéir, tchoun fier tchizra 
beqatmelé dôrôst o inôvaj'eqé qarardad be men mijàrvuchend, charte ensaf 
nebached, belkè bi mérôuveti bached kè tenzil bekhahem; tenzil rêva bached 
vaqtike der îekbar mablaghé ziadîïe' djens bekherend. — 29 gaM chouma 
poule picheki hem be bai^îin nddehid? — 30 ez in qesm mo'ameik dest 
tœmatn kechidem, tek mertebé ettejaq 



270 



nonce. Il m'est arrivé une 
fois d'avancer cinq cents 
tomans à un négociant; le 
pauvre homme a fait fail- 
lite et j'en ai été pour mon 
argent. 

31 Etait-ce une faillite on une 
banqueroute frauduleuse ? 

32 C'était une faillite; le né- 
gociant n'était pas un flou- 
eur, (filou, fripon) mais il 
avait peu d'ordre et vivait 
au dessus de ses moyens, 
il ouvrait tard sa bou- 
tique et, pendant que ses 
voisins avaient déjà réalisé 
des bénéfices il n'avait pas 
encore étrenné; en outre, 
il avait, une femme très co- 
quette qui dépensait pour 
sa toilette un argent fou. 

34 Quel malheur qu'une femme 
frivole,dépensière,gâcheuse! 

34 A propos , j'ai des achats à 
faire pour une de mes cou- 
sines et un cadeau pour une 



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éftad ke ponsad tdman picheki be tek tadjer dadem, bitcharè verchekest o 
môjles chôd poule men ez mian rœft. — 31 aîa rasti verchekest ïa kheïa- 
net teqallôb kerdè boud? — 32 verchekest egui boud; in tadjer malé mer- 
dôm khor ne boud, amma. zîadèrow maghchouch kar boud o pa ez rjuelimé 
khod biroun kechide boud; dôkanta dir baz mikerd madamkè hemsdïega- 
nech man/'a'nté khoubi hhacel kerdè boudend ou decht ne kerdè boud; 'atavè 
ber on zatné hhosn farouche nazdari {khaldarï) dacht kè poule si tdman khardje' 
ïek chalvaré pembèJar mikerd. — 33 na'ouz bellah ez zœné tchelei mosrefé khane 
kharabi, — 34 rasti ïadem amed; ichend kherid beraïé ""amouzadèi khod b6- 
kounem vetearôji beraié ïek 'amouzadèi digucr 



271 



autre ; un cachemire et une JLi xïLb isî^ *P|^.^jy« *. 



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36 



étoffe de soie pour robe 
bouffante, unie ou brochée 
ou à ramages. 

35 Vous a-t-on indiqué le mé- 
trage ? 

36 Au moins vingt mètres de 
chaque étoffe: satin, ve- 
lours, moire, taffetas. 
N'acheter vous pas de den- 
telles? 

38 Non, ma consine en a de très 
belles , et pour les ouvrages 
au crochet et les broderies 
et les broderies en or, elle 
les fait faire chez elle. 

39 II me faut , en outre , de la 
mousseline brochée et bro- 
dée pour rideaux de croisée 
et de la gaze et si j'ajoute 
plusieurs mètres de drap ce- 
la fera un gros ballot. 

40 Ayez soin de faire emballer 
vos étoffes dans des caisses 
qui ferment hermétique- 









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bekherem; mikhahem tek taga chalé terme , tchendioupé partehèi ebrichimi chaqq- 
varaqy ez beraté lebasech bekherem , pai tchèi sade o gôldar o gdl o boute. — 
85 Aitch destour-ôl-^amel be ckouma dadend kè tchend zœr' lazem est? — 36 
agallœn bist guez ez her partchi: atlas o makhmel o kharaté mowdjdar o 
taftct. — 37 gôldouzi touri nemikherid? — 38 kheîr, dokhteré ''amou khéUi 
kkoubech dared ve énlche qollabdouzi o zerduuzi o zerdouzîié talasl piché 
hhodech kar mifermdied. — 39 aghabanouïé sadè o gôldar o gôldouzi beràié 
pendjereha (^aqi'chqn) o berendjeki hem lazem est ve eguer ^alavè ber on tchend 
tatr'é mahout kherem îek boghlche! bézourg micheved. — 40 der pitckidené 
partchèha deqqat kouràd kè sandougha kAoub djdftguiri chevend; aïa ez 
amtéaé 



272 



ment. Achetez vous aussi 
des objets fragiles ? 

41 J'achète de la porcelaine, 
de la faïence, des cristeaux 
tels que globes, cloches, 
lustres et glaces etc. 

42 Choisissez un bon embal- 
leur, et même faites vous 
garantir ces objets par les 
chemins de fer, les messa- 
geries et les patrons des 
navires qui sont responsa- 
bles de la perte et de la casse, 
sauf les cas de force majeure. 

43 Je surveillerai moi-même 
l'emballage, car rien de tel 
que l'œil du maître. 

44 Je pense que vous avez 
choisi vous-même tous les 
objets , car les marchands 
profitent souvent de l'igno- 
rance d'un intermédiaire 
pour se débarrasser des vi- 
eilleries, du rococo. 

45 Sous ce rapport je ne me 
fie pas au goût des autres. 










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8Um ^Laam) ». Il 8<3, 



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chekenendè hem mikherid? — 41 balè, tchini o sofaX o bellour ez qahilê ser- 
pouch o merteban merdengui o tcheltcherag o aiiné o ghaîrè. — 42 ïek san- 
douqbendé khoubi peida kounid o zemanet bekhahid ez arbabé rahé ahen o 
kaleska kechti kè mes'oul bachend ez gôm chdden o kharab chôden amte''œ 
meguer der soureti kè hhadecèi ez hhavades vaqé"" cheved. — 43 men khodern 
môtevedjdjehé pitchidené asbab khahem boud kè nazaré arbab be mal behter ez 
tevedjdjohé mehter est. — 44 'iaqyn kè djemi'é amte'œ ra khodetan entekhab 
fermoudè id zira kè dôkandaran 'ademé sere rec/iteï môchteriïé motevesset ra 
fôrsat ghanimet chômôrdè be ou asbabé chah tahmasi nababe'ez revadj o/tadè ra 
vii/drouchend. — 45 der in bab men ez saligaï digueran khater djam' nistem. 



273 



XII. 

ÉCRITURE, RELIURE ET CORRESPONDANCE. 
der keiabet o sahhhhafi o mokatebet. 



1 Y a-t-il un papetier dans 
ce quartier? 

2 II y a en a même plusieurs. 

3 Je désirerais avoir du pa- 
pier, des plumes, de l'en- 
cre, de la cire à cacheter, 
un canif, un grattoir, une 
règle, un crayon noir et un 
compas. En outre , j'ai be- 
soin d'un portefeuille. 

4 Le papetier chez qui je me 
fournis a tous ces articles 
et tout ce qui est compris 
sous la dénomination de four- 
niture des bureaux, comme 
encriers, cartons, ciseaux, 
presse-papier, poinçons; il 
est en même temps relieur 
et encadreur, il a des ate- 
liers pour cela. 






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l Aa^M fôrouch der in mahhallè behem mirecedf — 2 Balè , bfUcè mote- 
''added hem heest. — 3 mikhahem kahez o qalem o môrekkeb o lak> o qnfem- 
ternck o knhez-kharach o mastar o medadé siah o perqar bekheiem, o bé'a- 
Invè ïeki djôzdan Inzem darem. — 4 kaàez jôrouchi kè men ez ou mikherem 
hœmè asbab kè der dej'terkhanèha zarour bached dared, meslé devat o mo- 
qavea o meqraz {quïtchî) o sengu€-rou-/œrch o dere/ch , ve ou sahhhhaiî niz 
miioutied o qabsnz "sl <re leraié in choghl desigahé makhçouci dared. 

18 * 



274 



5 Ses articles sont ils de bon- 
ne qualité? 

6 II en a dans tous les prix 
et pour tous les goûts, de- 
puis les plus communs (or- 
dinaires) jusqu'aux articles 
de luxe très élégants , à la 
mode, dans le dernier goût. 

7 J'ai aujourd'hui beaucoup 
de lettres à écrire , c'est le 
jour du départ du courrier 
pour la Perse. 

8 Voici une ramette de papier 
glacé très mince appelé pe- 
lure d'oignon, le papier est 
très mince qui pèsera peu , 
vous pouvez employer six 
feuillets pour une lettre 
simple. 

9 Comment pliez vous vos 
lettres? à la persane ou à 
l'européenne ? 

10 Je les plie à l'européenne 
en trois ou en quatre et je 
les mets dans une enveloppe 
d'un format correspondant. 

11 Les Persans écrivent leurs 
lettres sur le genou au lieu 



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5 asbabé khoub daredf — 6 beher qaimet o ez Aer seliga dared, ez khet 
pest ta bederedjèi kheïli a'ala o qacheng o terz o revadjé taze. — 7 emruù 
kheïli kahez-nevici darem tchounke rouzé hhareketé tchapar be Iran est. 

8 inest ïeki bendé (rezmei) kahtzé ntd/irè zedè kheïli nazôki , pousté piazech m 
gouïend, k'œm vezn est; mitevanid chech varaq bedjaïé ïeki méracele beferestid.- 

9 mdracelaté khodra manendé Iraniha ta meslê Ferenguiha ta mikoumd? — \A 
meslé ahlè Ouroup se la ta tchœhar la ta mikounem ve on ra der paketé môtabeq 
an migôzarem. — 1 1 Irantan (ahlé Iran) kaJiez ra der rouie miz nemi 



275 



12 



13 



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de poser le papier sur la 
table et lorsqu'on écrit de 
cette façon, les lignes ne 
peuvent pas être droites et 
régulières. 

Elles ne sont pas toujours 
droites , elles vont toujours 
de droite à gauche en re- 
montant à la fin de la ligne, 
c'est l'usage général qui 
plait à l'œil, l'éciiture est 
parfaitement régulière et 
la distance entre ces lignes 
parallèles est toujours bien 
observée. 

Avec cette façon de tenir 
le papier sans que la main 
soit appuyée, cette régula- 
rité a lieu d'étonner. 
L'habitude prise dès l'en- 
fance rend la chose plus 
facile qu'elle ne le parait , 
et voyez comme j'écris vite; 
l'alezan de la plume lancé 
sur l'hippodrome de la page 
ne s'arrête pas dans sa car- 
rière. 



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\l6zarend, der routé zanou mineoicend; et in tôwr neveehten tche iâwr sâtouré 
Â-hatt rast o môntezem chevend. — 1 2 satrhaïé khatt rast ke nistend, hemichè 
\ez rast be tchœp ser bnla necechté mlcheced ve in terzé môtedavel est o 
^naqboul atnede, veli khatt der kernalé entezam est o mfx^afet ma béîné 

fmtrhaïe' {soloure') môtenozi hemin est. — 13 be in tôwr md'aUaq negah 
iachtené kaliez in entezamé khatt djaïé teadjdjôb est. — 14 tchoun ez ta- 
t ^fouliïel a'det kounettd, inqadar ddchvar nist ke benazar miàied, negah kounid 
I j'cAè qadar djeld minevicem, kerendé qalem der metdané tafhha randèchSdi 
1 1'- djerehm nemi isied {nemimanetf). 



276 



15 Mais .aussi comme il est 
diflScile de lire votre écri- 
ture lorsqu'elle est un peu 
négligée! elle est souvent 
illisible: la plupart du temps 
il faut deviner le sens. 

16 Mieux on connait la langue 
et plus facilement on devine 
le mot peu lisible. 

17 Faites moi donc le plaisir 
de me montrer votre écri- 
ture. 

18 Elle est très négligée com- 
me celle de quelqu'un qui 
a été pressé. 

19 Quelques personnes préten- 
dent qu'à l'écriture d'une 
personne on peut deviner 
son caractère et sa nature. 

20 Je ne voudrais pas soutenir 
le contraire. 

21 Je vois que vous vous ser- 
vez de plumes d'oie. 

22 Les plumes de fer ne sont 
pas assez souples. 




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15 anima khalté choumara khanden tche qadar dâchoar est ""ale-l" khoçc \ 
vaqtike serseregui bached, aqlàb owqat nakhanast, c/iak//s baïed h/iads kouili 
ke mà'mra der biavered. — 16 hertchè behler keci zeban midaned kelhÛ 
nakhanara açanter de?- ïafl mikouned. — 17 lot f fer monde k/iatte' k/too? 
le men nechan bedehid. — 18 khatté sersereguist mesle' khalté chakhsi ' 
adjelelœn qalemra randè bached. — 19 baazi ber an end kè, destkhatté chah 
ez fetret o akhlaqech khaber midehed, ïa'nîkè ez khatteck akhlaqech m - 
tevan der laft. — 20 enkaré in qowl nemikounem; îehhtemel tchenin bached. ■ 
21 mibinem. choufna be qalemé kaz minevicid, — 22 qalemé a/ieniu ner 
nedared (nerm nist). 



277 



23 Mais celles d'oie s'émous- 
sent et s'usent vite, ou se 
dessèchent et se fendent 
ou s'amollissent trop. 

24 Tous avez une écriture très 
fine, la mienne est trop 
grosse, la vôtre est trop 
serrée et fatigue les yeux, 
la mienne est trop écartée. 



25 Yotre encre est trop épaisse. 

26 Je n'aime pas l'encre trop 
claire et pâle. 

27 Votre papier boit, il est 
un peu raboteux et on ne 
peut pas le gratter lorsqu'on 
a fait quelque faute. 

28 Vous écrivez d'un bout à 
l'autre de la page sans lais- 
ser aucune marge. 

29 Par là vous pouvez juger 
de mon caractère; je suis 
très économe. 

30 Expédiez vous vos lettres 



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23 amma qalemé kaz zoud kônd o mostamel micheved , ïa ônkè khochk 
ehâdè mttereked, ta ter chôde ziad nerm micheved. — 24 khatté chouma 
khnli rizè vo khajist, khatté bendè ber 'akse' an dôrôcht o djelist ; khatté 
chouma serhem o motlecel est o tchechm ez un khœsté micheved, malé bendè 
hhôroufé 6n môn/acel o djôda djôdast. — 25 mdrekhebé chouma ghaliz est. — 
26 ez môrekhebé saïl o k'œm reng khochem nemtaied. — 27 kahezé chouma 
nocher est, dôrôcht est, {mOçtùqal) môhrè zedè nechdde ,ve eguer ette/aq khabti 
sader checed nemitecan kharachidech. — 28 chouma ez tek tarafé safhha 
ta tarafé diguer nevechten a'adet kerde id, hilch kenarech nemi gdzarid. — 
29 ez in qesm nevechten fetreté bendè ra mitevanid der tabid kè beciar 
sarjê-djouiem. — 30 chouma môracelaté khodra ba tcha^taré 



278 



par un Tartare , par un ex- 
près ou par la poste? 

31 Les Tartares et les exprès 
coûtent très cher, j'expédie 
mes lettres par la poste. 

32 Y a-t-il en Perse un service 
de poste bien organisé et 
régulier ? 

33 II y en a entre certaines 
grandes villes; du reste, 
vous savez que l'institution 
des postes a existé en Perse 
de temps immémorial sous 
le nom des berid et d'os- 
koudar ; sur les grandes rou- 
tes il y a toujours des che- 
vaux de relais. 

34 Entretenez vous une cor- 
respondance suivie avec la 
Perse? 

35 Oui, mais il m'arrive quel- 
quefois de manquer le cour- 
rier. 

36 Combien de temps met une 
lettre pour venir de Téhé- 
ran à Paris? 

37 En été un mois; en hiver 



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makhçouci ta qaced ïa ha post revariè tnikounid? — 31 tchaparé mahhçouci 
ïa qaced revane kerden khardjé ziad dared, men ba post (posta) rcvanè 
mikouncm. — 32 dia der Iran "amelé post mônazzam ba qa''ede est? — 
33 der chehrhnté bôzorg mônazzam est, choumn kè midanid kè benaïé post 
dcr Iran ez qadim ber qarar boude ve ônra berid o éskâdar migôftend; der 
hœme menazele' chahrahha tchaparkhanè hhazer est. — 34 chouma 'aleU \ 
etteçal mokatebè ba Iran darid? — 35 Balè , amma bichter post ra ehmal ! 
minômaïem tchenanke forçaté nevechten fowt cheved. — 36 tchend vaqt lazem 
est der recidenê kahez ez 7 ehran be Paris!' — 37 tabestan ieki ma/i, der zemestan 



279 



quarante et quelquefois qua- 
rante cinq jours. 

38 Et que sera-ce si l'on écrit 
à Yezd, à Kerman, a Mech- 
hed ou à Kaïen? 

39 Naturellement bien plus ; il 
faut au moins deux mois. 

40 C'est plus qu'il n'en faut 
pour que la lettre parvienne 
en Chine. Avouez que vous 
êtes bien en arrière des 
autres peuples, même de 

j. ceux de l'Orient. 

41 Et en Europe le service des 
^postes se fait-il régulière- 
^ment? 

42 Avec une extrême régula- 
rité. Il arrive rarement 
qu'une lettre se perde, quoi- 
que les correspondances se 
montent à des centaines de 
millions par an. 

43 Comment est-on arrivé à 
cette régularité? 

44 On y est arrivé par degrés. 
Les gouvernements veil- 






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tchehel o <jahi tchehel o pendj rouz towl mikeched ta kakez bereced. — 38 pes 
es bera'ié Yezd o Kerman o Mechhed o Qaïen ta tchè recedf — 39 bedihist 
kè bichter ez on; aqallœn dâ mah mikeched. — 40 in bichter ez on est kè 
Moechie'i be Tchin ta be Japoun bereced; eqrar kounid kè Iran ez saïr me- 
malekè mechrœq hem 'aqnb mandé est. — 41 der memaleké Ouroup 'amele' post 
môiazzam est? — 42 der kemalé entezam est, be nôdret nevechtèi gôm mi- 
cheved ba vôdjoudé on kè 'adede' mokatebat der sali ez tchend sad kérour 
môtedjavez bached. — 43 tchè towr be in deredjèi entezam recidè endf — 
44 in entezam be tedridj (ree/tè reeftè) tour et pezireft; hem khokoumete' 



280 



lent à l'exactitude du ser- J»*c iS^j^ j^ ^^i^Li-x j^ 

vice postal et les particu- ^^a .IXj «Uj c>w*iL« vi^/w^u 

liers lie négligent jamais j! al^J» c>J^ ^^5;s' (*^ ^ "^j^ 

de faire des réclamations .o JuJ'l ^ ^pIj^ L i^^-è** 

et des plaintes s'ils s'aper- AJ^ »!^l qs— wu^ J>.-». Mf: 



çoivent de quelque négli- 
gence. Le contrôle se fait 
donc des deux côtés. 

45 Cela se fait peut-être à 
Paris, mais en province? 

46 En province aussi et jusques 
dans les campagnes. 

47 Qui est ce qui fait le ser- 
vice des campagnes ? 

48 Ce sont les facteurs ruraux, 
gens sûrs et pleins de dé- 
vouement, qui font quelque- 
fois plusieurs lieues par jour 
par le plus mauvais temps 
pour porter les lettres, les 
petits paquets et l'argent 
dans des villages isolés. 

49 Et s'ils ne trouvent pas le 
destinataire?" 

50 Ils cherchent aussi long- 



crî'^^l; 



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Aer memleketi der dâréstiïé ""amelé post môraqebeté tetmam bekar mi hered, 
ve hem afradé mellet, her gah ez sahtn ïa koutahi o ehmal der ''amelé post 
agah chevend mâtalebate vadjebé ra der in bah lazem mi daneiid o chekaïet mi 
kounend, tchenantc/iè em'ané nazar ez tarafeïn der kar est. — 45 in me- 
guer der Paris faqat mi cheved, der velaïat tche towr? — 46 der velaïat 
hhatta der dehnt hemin.towr est. — 47 der sahhra vo dehat in khedmet be 
^ohdèi kisti — AS ferrachhaïê posté dehati, ve ùnan achkhaci end emine' ha 
ghdiret ; gahi der havaïe' beciar bœd tchendin farsakh der rouz tœî minômaïend 
ez berdié bordcné neoechte o pout o bestè be deJiaté dour ez chahrah vaqê 
chode. — 49 eguer sahhebé mal o neoechte ra peïda nekounend tche tovjrf — 
50 be qadi é emkan tedjessôs o djôst 



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temps que possible et si , 
malgré des recherches et 
beaucoup de courses, ils ne 
peuvent pas le découvrir, la 
lettre est envoyée au bu- 
reau central, poste restante, 
ou aux rebuts. Au bout d'un 
an les lettres non réclamées 
sont brûlées pour qu'elles 
ne tombent pas dans les 
mains des tiers. 

51 Je trouve que c'est un im- 
mense bienfait que l'abais- 
sement du tarif postal et 
l'uniformité des taxes dans 
tous les pays. 

52 En effet, tout le monde y a 
gagné; les particuliers en 
se trouvant dégrevés des 
frais considérables de leurs 
correspondances, et les gou- 
vernements, par l'accroisse- 
ment des revenus de la 
poste , suite de l'augmenta- 
tion énorme du chiffre des 
correspondances. 

53 Voila des idées du progrès ^ j'î'r**' ^ «^)^' vl>-*^J 53 
bien entendu! A^Ljy* JJ* 

rf djou. miuômaïend , ve eguer ba vôdjoudé beciar djouiendegui o devendegui 
péïdach nekerdend nebechtè ra der posté kôUi emanet migôzarend , pes ez enqe- 
znïé ïel-i sal nevechtedjati ra kè sahhebé ou peïia neckâd der gouchet djam* 
herdè mi souzanend kè bedes'é dlguer kes neid/tend. — 51 be e' eleqadé men tenez 
zôl der ôdjrelé {mozdé) fchaparkhanè {post, posta) ve der dJeiiiPé memaleke' 
d'aïeul ïeksan kerdeuech na'melé /•ôzourguist. — 52 ensafœn hœme kes ez in sebk 
faïdè borde; hem tabe''eé Aer dowlet tcAoun kè khardje' guezaj'é mokatebat beraïé 
6nha hœmter chôd, ve hem fier do}olet,tchounke bevacetei ezdiadé mokatebat me- 
dak/ielé pogt tereqqy ïaj't. — • 53 inest œjkari kè sezavartf esmé tereqqy mibached. 



dU*» ^^\ \\ ^j^ s^ liLaJl 52 

^ j^ 3 tX-i J^ Uiî j^ljJ 
JijOji «Jo*-!^ '^^ÎH?' «ii^-ls^ 



282 



54 Est ce que celui à qui ar- 
rive une lettre affranchie 
ou non peut refuser de la 
recevoir ? 

55 Parfaitement, il en est 
libre. 

56 Mais, dans le cas où la let- 
tre n'est pas affranchie, lors- 
qu'elle est refusée, le trésor 
perd , car il aura transporté 
gratis des correspondances. 

57 Oui , le trésor y perdrait si 
ces refus étaient très nom- 
breux, mais avec le tarif 
abaissé comme il l'est, ces 
refus sont extrêmement ra- 
res. Autrefois ils étaient 
plus fréquents et ce sont 
ces refus qui ont suggéré 
à un anglais Rowland Hill 
l'idée de travailler à la re- 
forme postale. 

58 Comment cela s'est il fait ? 
Veuillez bien me l'expliquer. 






oln oL.5^.AXi^ Os S\ iOLxJl 57 
^j c5>-^^^ l5j^^ (q^-*"^) 



■0 J 



I^^ 



LfijL<w u>i 



d^(^ 



Ag^ jÂj C>wmO (;)Xaaw jAjJu y4 



54 aïa keci kè kahezira kè poul pich dadè ta ne ez tchaparkhane be ou 
avôrdè cheved mitevaned ônra redd kouned ïa'ni qaboul nekouned. — 55 
sahheb ekhtiar est. — 56 pes der soureti kè kahezé poul pich nedade chôde 
redd cheved bekhœzanei memleket zian mireced, tchounke hhaml o naqlé ônra 
medjancen kerdè boudé backed. — 57 albette eguer redde' neoechtedjat ziad chodi 
bekhœzanè memleket ziané {noqsané) khatiri recidi , veli ba in tenezzélé 
ôdjrete' post kè hhala hcemè dja môtedavel chôd, redd kerdené nevechtedjat 
benôdret vaqe" micheved; sabeqa mer dé m bichter redd mikerdend ve ez in 
''amel bekhavateré ïek chakhse' enguelici Rowland Hill nam dftad kè der 
tagliiiré sebké post bezlé djehd o sa''i nônia'ted. — 58 vdqou'é in ''amel rn 
Ut/ /ermoudè bêian kounid. 



283 



59 Voici comment: il y a de -r*^ *^ ^^y*'^^ (ji?-c &*^*^ ^^ 

cela une quarantaine d'an- .o ^^ ;1 J^ JLm J> ? ;f .^ 

nées, en Â.ngleterre, Row- ;' ai' ^^ '■^^îj s-aJKJ' 

land Hill qui était foncti- q'^-J"^ oV""^^"^^^ ^ ♦.*> 

onnaire de la poste anglai- ^y vi>..XJux ^1 »jLi>.Lxj^ 

se, remarqua un iour, par iAjO ^UjI w-ct.o»- j l5;33 

hasard , qu'une pauvre fille J*-^^ «^^a \3ji^ f^^ ^ 

à qui le facteur venait d'ap- J^ 0<c£ »j'l>.lx:^ (^:>wwo) 

porter une lettre non af- lO.jl ^U V »*Xi «o^Ai ^jSwo 

franchie, la prit, en regarda 3 tCii^ U^^^ s" \ «-^^ C)' "^ 

l'enveloppe et, sans l'avoir ^j«o «b Oj^ :lj L c^sJI-j 

décachetée, rendit la lettre qj' ^ &_/ o»— â-i' ^ ^'^ 

au facteur disant qu'elle ne «^^^j ^JlXa^j Jk-aJ» l.Jv_ci^ 

voulait pas la recevoir. In- w-«-m« .LtMÂ^Ù».' f^*^ i' J*i^ 

terrogée plus tard par Row- .0 jAi>o >J^ lA^ O^l^ "^^ 

land Hill sur son refus , la ^■^ i^ lX-ù t^jijw v_j' 



jeune fille lui avoua qu'elle jb 1. vi>^^ ^ >S ^^ »\i 

n'avait nul besoin d'ouvrir c>^*»o „.> A-».^^C« • ^^ 

la lettre et de payer le port, .s^ uJi) w^jo ^JCj»_:> r^*-^ 

du moment que, sur l'enve- *<Ajt> L ^Joo^Jjï o^Aj ^3 . 

loppe, elle avait aperçu une . «3 Jl**^ »-_5' (►^^U L» ^-^ 

marque convenue avec son j j»a^w'o ♦P Ij jJLs. vii*-*>0 

frère parti en voyage loin- 3I ^^^JocXw j c>»^^ ^5 ;î 

tain , que cette marque lui ^yt ^Lj jxS- ^Ij jKXt ff*3^ 

apprenait qu'il se portait bien »*>>> «-^^ rj:?' «^ »iXi^ J^ 

59 tchechm, ^arz micheved kè qarib be tchehel sol qabl ez in,der EngueU 
terre ^Rowland Hill kè ez djomlèi hargâzarané dioané tehapar-lchanèi 6n 
memlehet boud, rouzi ber hhasbé ette/aq did kè dokhteré faqyri kè ferraché 
tchapar kAanè ipost) kahezé poul pich nedadè châdè ra be ou doordè boud , dn 
kahez ra ez ferrach guere/tè o paket ra baz nekerdè be ou pes dad o gé/t 
kè men in kahezra qaboul nemikoanem. Rowland Hill ez dokhter estefsare' 
»^>ebé redd kerdené kahez némoud; dokhter der djecab moteref chéd kè 
hitch lazem neboud kè men paket ra baz kounem o motehhammelé khardjé 
post guerdem tchounkè be tek nazrœ der route' paket "alameti ra didem kè 
ba beraderem kè be seferé dourdest rœftè bahem dachtim ve ez on ""alatnet 
ber selametîé ou mottaU^ chôiem ve in khaber ez beràié men karé ""omâè 
boud. In teinhidé dokhtf.r 



284 



et que c'était tout ce qu'il lui 
importait de savoir. Cette 
supercherie de la jeune fille 
fixa l'attention de Kowland 
Hill; il en tira cette con- 
clusion que si le tarif pos- 
tal était abaissé, tout le 
monde correspondrait da- 
vantage et on ne refuse- 
rait pas les lettres. Dès 
lors, se vouant à l'œuvre 
de la réforme postale , il 
insista sans cesse, dans les 
rapports adressés à son 
gouvernement, sur l'abais- 
sement du tarif, et par des 
lettres adressées aux jour- 
naux il persuadait ses conci- 
toyens de l'utilité de cette 
réforme. Le tarif ne fut pas 
plus tôt abaissé que les cor- 
respondances s'accrurent , 
et, à mesure qu'on l'abais- 
sait, le chiffre des lettres 
doublait, triplait et qua- 
druplait. 



.< I .^M .<.! .i. 



^ 



olj^^il^t 






60 Ce que vous venez de dire, ôJS a^>j.-«..s (ji^-jUj x-^^JÎ 60 



khaterneckine Rowland Hill chdd, ou J'ekr kerd ke liergak ôdjreté post 
tenezzôl ïabed merdôin bichter be môracele beper dazend ve nevechtedjat 
ra herguez redd nekounend; bena ber on be emré eslahheté post kemer 
bestè hem der "'arizehaïi kè behhokoumeté khod peïcesté taqdim mikerd 
der vddjoube tenezzolé odjreté post elhhahh mi vôinoud , ve hem bevacetei 
tahhrirati kè berouznamedjat mijerestnd inma'nirabehemchehriané mosedjdjel 
mikerd, ve netidjei meçai''ic/i on boud ke takhji/é ôdjretè post lieman boud 
ve ezdiadé môkatebaté mèrdôm heman, ve be endazei takhjifc on ""adedé in 
dô o se tchœhar beraber ziad michôd. — 60 ôntche fenndiech fermoudè id 



285 



démontre qu'un homme in- 
telligent et doué d'esprit 
d'observation peut tirer des 
conclusions importantes d'un 
fait insignifiant auquel tant 
d'autres ne se seraient pas 
arrêtés un seul instant. 
61 Mais il importe aussi d'a- 
jouter qu'il faut qu'un hom- 
me convaincu de l'utilité 
de son idée mette beaucoup 
de zèle et de persévérance 
à la faire triompher par le 
concours et l'appui de l'o- 









0,5) j »«*^ *s^.^ «^v^ 



juucas 



J 



Job Jy »3^u j^ ^^1 jbei 



;^^ôLJo> tA-il — M, 



^1^1; 



pinion publique , car Row- jLv**^ V'' cy-' J'^ '^*^ iAJ"iJ5^ 
land Hill rencontra beau- o^ siAjO 5-J|^ j oUs'j^^î 



coup d'opposition de la part 
des hommes attachésà la rou- 
tine qui prédisaient au gou- 
vernement une grande per- 
te pour le revenu du pays. 

62 II pouvait aussi se faire que 
ces essais tournassent contre 
luL 

63 Assurément, mais il faut 
souvent faire des essais 









delil ber in est kè tek chakhsé houchiar ke tchechmé binaïich hemichè baz 
est mitevnned netatedjé môhemme ber avered ez qazy'tèi djôzvi kè di'gueran 
laïegé e^elenaié ïfk lahhzœ nechâmôrdè bachend. — 61 Baz in hein ""alavè 
ber dn baïed yô/t kè chakhsi kè mifteqed be fevatede' a/karé khod bached, 
bitied der edjra vo en/'azé on ketnalé ghaîret o esrar ra be kar bered ta 
becaretèi hcmrahné merdôm maslah/iat ra be endjahh reçaned, tchenantchè 
Rûwland Hill der in J'aqara beciar e'eterazat o mevane'' didè boud ez 
merdômani kè be sebké yadim teckebbous nôinoudè hhokoumetra ez zian der 
luedakkdé Ichaparkhanè enzar o ehhzar mi kerdend. — 62 mômken hem 
boud kè netidjèi in emtehhanat be khela/e' tevaqqtfé ou dfted. — 63 Baie', 
amma aqlab orcqat lazem est ke emtehhanati kè mahhx ber 



286 



même sur de simples 
conjectures et ne pas re- 
noncer au but à cause de 
quelque insuccès momenta- 
né. Beaucoup de réformes 
utiles, de précieuses dé- 
couvertes et d'entreprises 
n'ont été accomplies qu'à 
la suite d'essais, de labo- 
rieuses études d'expérien- 
ces et de tâtonnements. 
Voyez les merveilleux ré- 
sultats de l'invention des 
télégraphes , de l'emploi 
de l'électricité; ce sont les 
fruits des études, et des 
essais. Passons aux résul- 
tats de la persévérance et 
d'une volonté ferme, de la 
décision. Dans l'espace d'une 
quinzaine d'années, les Hol- 
landais, après avoir desséché 
une partie de la mer de plu- 
sieurs lieues, en ont fait une 
terre de rapport, un jardin 






vi>wwn- 








^.JU^^'i' Solo JL 






^L> î^-^r^ <XJLs?- vi^jiAwjj 



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_5 Ail sAii' Ij LPs'^^^Jsi' 



«ilj-<« ^^j^3 Ij L^s'-***^:' *^ 



ehhtemalat niebni bached kerde c/ieved ve be sebebé (jhabné ettej'aqy dest ez 
inatlab nebdied kechid; beça eslahhalé môtide o ekhteraatê pôrbeha o açaré 
djelilé souret nebes'è me<juer baad ez emtehhanaté modjeddeJei mokerrere o 
tedjribat o tetebbô'e zahhmet reçan o kour-kouranè reoi. On uetaïedjé hhaïret 
reçan ra negah kounid ke ez ekhter''at telef/raf o este'malé maddei kahrô 
bdti {elektricité) mater etteb chôdè, inek hhacelé tetebbo'at o emtehhanat est 
ve ez on gôzechte netaiedjé esrar o hkazm o djp.zm ra môlalihœzœ kounid: aklé 
Holanda der ^arazé ponzdah sal ïek qesmete' deria ra be vôs'até tchend 
J'arsakk khali ez ab o k&ochki kerdé zeminé ônra hhacelkhiz o ïek lalezari 
kerdè end; digueran der kouhhdt kè ez Demavend bôlendter end gôzerqahha. 
ra kendè end, ve be ehtimame' ïek J'erançavî , ba oédjoudé mcvaneé 



287 



V^>.AM^ J LXjtd 0^^ f''^-* UfH^ 

c^wwt sjLxjt ,.,LU(c »|j3l 



>>' 



O' 



de tulipes. Sous des monta- 
gnes hautes comme le Dema- 
vend, on a percé des pas- 
sages de plusieurs lieues, et 
un français, en dépit de 
toutes sortes d'obstacles , 
dans l'espace de douze ans , 
a percé un Isthme long de 
160 kilomètres (plus de 50 
parasanges) pour abréger la 
route entre l'Europe et 
l'Inde. Maintenant il ya à 
la conquête d'autres terri- 
toires. Je n'ai pas besoin de 
le nommer car son nom est 
dans toutes les bouches. 
64 Ce que vous dites est la 
vérité même , malheureuse- 
ment il y a des gens et 
des peuples qui, plongés 
dans le sommeil de l'indo- 
lence, les bras croisés, es- 
pèrent que la manne et les 
cailles descendront du ciel; 
qui s'attendent à une table 

toute dressée et, comme l'on ™ ._ 

dit, à ce que que les alou- ^l^ *_j^ ' JJil qL^J^Xj -ç5^'l 

môlé'add^dè , der muddete devazdah sal khaké mesr be towlé sad o c/iast 
kiloumeter kè ziad ez penjdah /arsakh micheved boridè chodè ta rah ez 
Ferenguestan be Hendoustan nezdikter cheved; hhala ou baz der bendè 
aqlimi diguer est, esmechra borden tchè hhadjet? tchoun der afvahé à'ale- 
mian ôftade est. — 64 ôntche fermalech J'ermoudè id ""aîné sœvab est , veliken 
hœzar a/sous kè achkhaci o luïjehoïi hoestend kè gharqé kfiahe' yhajiet o 
e/imal chàdè, dô dest der baghal môntezeré on end kè meguer innnn o selva 
mahhze' rezaïe' khateré ichan ez açônian nazel cheved o tchechmé maïdè da- 
reud o tchenanke der mecel est métevaqqe''é on end kè endjir be dehenechan 
ôjted. KAoub, veli 






3 ,^^ 



(J*.%— w — .1 .' 



l5^ U"^ l5^ 3 Ô^ /^ 
«XjU:^ j tAJ.tt.> v^Xil» ft^*f^ ^ 



288 



ettes leur tombent toutes 
rôties dans la bouche. Oui, 
mais voyez, cher ami,comme 
un propos en amène un autre! 
Nous avons commencé par 
le port de lettres et voilà 
que nous allions nous lan- 
cer dans des considérations 
philosophiques générales. 

65 C'est ce que j'allais dire; 
revenons donc à nos papiers. 
Comme vous avez beaucoup 
de relations dans le monde, 
vous devez avoir beaucoup 
de correspondances. 

66 En effet, j'en ai beaucoup 
et j'y consacre au moins 
trois heures par jour. 

67 Gardez vous les brouillons 
de vos lettres ou en prenez 
vous copie? 






Lo XJ «_aJIx4 «AiL^^w 



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IS ij^-^^ c^**' JJV*^ ^''^i^^^^ ^^ 

j».ÂNjiyO OjAÛ vilAxLw iUw 



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«>-X_j! L «Ajjto 



Oo.l^ 



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X^anO 



68 Pour les affaires de quelque A-iL j^-*^ jIXj / iUXo i^ôî 68 



importance je garde les 
brouillons ou en prends copie 
après. Quelquefois je prends 
note du contenu et de la 



xi^WJ [) ...î vJ^y^^ b 



O' 






dousté mehrebané men, ttegah kounid kè tckeiôwr ez hhadis hhadis chekafed ; 
matlabé evvelié ma khardjé post boud, hhnla vezdiki cliéd kè be mesaîelé 
ma'nevi eqdani nômaïim. — 6B hemin boud ke seré zeban dachtem, pes mat- 
labé mokatebatra ez ser guirim: tchoun chouma ba alialiié in velaïet beciar 
môravedat darid ïaqyn est ke kahez beciar minevicid, — 66 hhaqyqatœn 
cheriin est, hhatta kè her rouz der tahhriré rôciaha aqallœn se sa'at 
sarf mîkounem. — 67 nwçavredèi tahhrirate' khod ra vegah darid ta an ke 
ez her rôq''a nôskhe ber darid. — €8 èntchè moteallaq be karé môhemmi 
bached îa rndçavvedèi on 'ia tiôskhe ez on ber dachtè ra nepak darem; dcr 
baazi diguer iarikh o mazmouné ilnha ra ber vedjhé edjmal der det'teré 
ïad dacht 



289 



date de quelques unes; je 
conserve les reçus et les 
factures acquittées. 

69 Je vois que vous êtes un 
homme d'ordre: ce sont de 
louables habitudes de pré- 
caution, mais tout cela doit 
vous prendre beaucoup de 
temps et causer de la fatigue. 

70 Rien ne vient sans quelque 
fatigue, mais l'ordre dans 
les affaires est encore ce 
qui économise le plus de 
temps et nous épargne sou- 
vent de nombreux embar- 



lA^kJiiw. 



^ e^L 1^ ^J^ Js^J: 












I^UuOl 






_5 055! 



y Ax*aj 



O 



^/l^y' 



71 J'ai lu quelque part qu'un 
homme qui a beaucoup 
vécu dans le monde disait 
à un ami: «Gardez le plus 
de lettres des autres et écri- 
vez en le moins possible." 

72 Je comprends pourquoi: c'est 
pour avoir un jour de quoi 
confondre votre ennemi 
par ses propres paroles et 



8JÛ|^ L/ 



(.^L>71 










wét mikounem; ve hemtchenin her qabzé voçoul o siahehaté la recid 
ïieké men est. — 69 mcCloum kè sahheb nazm id ve in a'adeté ehhtétat-amiz 
tkeili môstehhsen est, amma iu ""amel haecé zahhmet o taz'iié owqat tniba- 
■hed. — 70 hilch tchiz bi andeki zahhmeti her neviiated , veli nazin o ente- 
beldjômle tevaned ensanra hem ez tazxié owqat ve hem ez voqou'é 
HMtiagoun sœdernat eïmen bedared. — 71 khaterem nist ioudja khandè 
m kè tek cJuikhsé djehan-didè be dousti mi (jôft kè -ez tah/iriraté di- 
lueran her tche bichter negah dar ve khodet bedigueran ta tevani k>oemter 
— 72 delile' (Jihekmeté) in nôkté ra derlajtem; îà'm neveihtèi di- 
an ra negah dar ta rouzi môdda'ietra be hharfé khodech beguiri o be- 
<ae*tei hharfé 

ly 



290 



pour ne pas donner par vos 
lettres à votre ennemi des 
verges contre vous. Et cela 
me rappelle le mot d'un 
autre qui a dit: »Ah, si 
mon ennemi faisait un li- 
vre 1" 

73 Pourquoi cela? 

74 Parce qu'un auteur est tou- 
jours sûr d'être critiqué et 
même »éreinté" par ses 
rivaux ou ses envieux. 

75 Mais , je crois , qu'à voir 
des milliers de livres qui 
paraissent chaque année, les 
ennemis que chacun peut 
avoir, ont de quoi le dé- 
molir. On en publie tant, 
que celui qui voudrait 
faire acquisition des nou- 
veautés littéraires aurait 
bientôt de quoi se faire une 
grande bibliothèque. Et il 
y en a qui ne vaudraient 
pas la reliure qu'on leur 
donnerait. 



,•*-/* .• « ■«.wO -X-ÀVÛ iJ^AW.Âj' 



J-Jj> iwfo 7i 
aS »^.lXj (3y*>-jj.^ ijL/**.»i>- 






7i 



Jb^ocf zenhar ta recenra beraïé khodet neïaveri , ve in nôkte nôktèi digu&\ 
ra be khaterem miavered ve an in est: «kachki dôchmené men môçannej 
ketabi chôdi.'''' — 73 be tche delil? — 74 zii-a kè her moçannefé ketab bi chek. 
o chôbhé nechanèi {hadefé) tiré towbikh o ta'ncei hemtchechman o hhâssai 
micheoed bederedjei kè pamal o kouftè micheped. — 7 n tclioun hœme salé hcezarh 
ietab be tab' o nechr mireced ddchmenane' ke keci dachte' bached mitecanend b 
kamé del maghz ez serech der averand ; khaqyqnteen merdôm inqadar encif 
o tchab mikounend kè keci kè meil bekheridsné an tasnifaté nowres dach' 
bached, der môddetê qalili sahhebé ïek' ketabkhanè tevaned becheoed ve hli" 
ônkè der 6n djômlè ketabha hœst kè khardjé djeld nemierzed. 



29Î 



76 A propos , vous me parliez 
tout à l'heure d'un papetier 
qui est en même temps re- 
lieur. Est-il bon? 

77 Ce n'est pas un relieur de 
grand renom, mais il tra- 
vaille bien, sa reliure est 
solide et ses prix sont assez 
doux, modérés. 

78 Pouvez vous me donner 
quelque idée de ses prix? 

79 Cela dépend du format du 
volume et du genre de la re- 
liure. Pour rélier un livre in 
folio en demi-veau il prend 
10 francs ; pour un volume 
in 4° cinq à six francs ; un 
in 8° coûte trois francs; 
une reliure en veau est plus 
chère, celle en chagrin ou en 
maroquin du Levant coûte 
bien plus cher; un simple 
cartonnage coûte moins. Je 
ne parle pas des reliures 



jec'/ J^JLJ lS^^ jO'>_j JOw*' 76 
^j-^t 77 






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«JLio b ^^ 

3 oyyjcâi' lJL^ b 



76 ras<e beïadem amed , naqlé kahez fôrouchi fermoudè id kè hem kahez 
Jérouch o hem. sahhhhaf est; aïa khoub kar miiouned? — 77 eguertchè ez 
meehahiré sahhafan nist pakizè djeld mikouned, kareck devam dared o 
qmmeté on hem motevassat ïa'ni mo'tedel est. — 78 mitevanid be bendè barkhi 
et qatmethaté ou nechan bedehid. — 79 qaïmeté djeld be endazè vo djehhm 
* qesmé an menout est ; tek ketabé nim-varaqy nim tcherm mdzdech tek tô- 
vum bached; veziri pendj rhech gran ; saj'hhaî se qran ; djeldi ke teiiiO' 
mech tchermé goçalè bached qadri bichter ez on mié/ted; djelde' saghri ta 
taghri merakech (saghri mechrœqy) baz ziadter ez dn; ve moqavva-bendi 
lâœmter ez hœmi; der babé djeldé ba zinet, labtala, ba nechanè îa tala- 
kari bdied ba sahhhhaf gôftôgou kerd o qarat -dadé 



de luxe, tranches dorées, 
écussons ou ornements do- 
rés; pour celles-là il faut 
débattre les prix d'avance 
avec lui , mais il n'aime pas 
qu'on le marchande trop. 

80 Sait-il entoiler les cartes 
géographiques et les rou- 
leaux ? 

81 II fait tout ce qui concerne 
son état. *- 

82 Est- il long à livrer les li- 
vres qu'on lui confie? 

83 II est assez exact, ce qui 
n'arrive pas aux relieurs de 
grand renom qui gardent 
vos livres quelquefois un an 
et plus , parce qu'ils ne tra- 
vaillent que lorsqu'ils sont 
bien disposés, que quand 
ils sont en train : ils n'aiment 
pas à se fouler la rate. 

84 Veuillez bien m'envoyer ce 
relieur après demain à la 
première heure, j'ai une 



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mahhsous kerd amma khochech nemiaied ke môchteri beciar der kiœm o ziaa 
kerden sakhtguir o ledjoudj bached (beciar tchanè zened). — 80 aïa der aster 
dadenê touviai o naqchèha raseré rechté dared? — 81 Balé, hertchè leh/ier- 
fetech môte'aUaq est hœmè ra mikouned. — 82 hitch momatetè der teslime 
kitabhaîi kè be ou sopôrdè chodè nemi avered? — 83 ghaleban ber hhasbe 
va'de vefa mikouned, ve in nezdê sahhaj'ané ma rouf ê inecàhour benôdret 
micheved; ba'azi ez ânha ketabkara ïek sal o ziadter ez an nega/i midarend ; 
ve djehetech in est kè be peïe' kar nemi revend meguer be tenaçani o hen- 
gami ke damagh darend, zira ke dendè bekarnemi dehend. — 84 lôlj' fermoudè 
in sahhaf ra piché'bende pes ferda sobhhi zoud befermaiid biaied; bendè 
tchend sad 



2d3 



certaine quantité de livres, 
des cartes, des livres à gra- 
vures à rélier et des peti- 
tes brochures à brocher, 
plusieurs ensemble. 

85 Je n'y manquerai pas. 

86 Je vous quitte mais si vous 
avez besoin de moi pour 
vous aider dans quelque tra- 
vail, je suis à votre dispo- 
sition tous ces jours-ci. 

87 Ce n'est pas de refus, et si 
je suis bien surchargé de 
besogne, je vous serai obligé 
de me donner un coup de 
main, à charge de revanche. 



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lK(a6 o naqchè o ketabha'ié ba tasvir darem ve hemtchenan reçaïèhaîi môkhtecer 
lu mikhahem ichetidta der ïek mâdjelled serhem djtldchevcd. — 85 tchechm, der 
edjraïé separechaté serkar koutahi nemikounem. — 86 môrakhkhas michevem 
{jrafé zahhmet mikounem), (bendè rœftè em) , veli eguer khedmeti tadesliari 
der kari lazem éfted bendè in rouzha hhazer em. — 87 reddé in mehrebani 
nechaîed kerd ve hergah itrakômé mecAayàel rou dehed, bekémek kerden 
mennet ber bendè khahid gôzacAt , be charti kè tnen hem ez ihœdjUté chouma 
ber atem. 



294 



XIII. 

DÉPOUILLEMENT DU COURRIER. 

siAxMf. c>wM>.j ^IzamI^ oL^Uw^ cy^r 3- )^ 
der haz kerdené nevechtedjat bevacetèi post recidè. 



1 C'est bien aimable à vous 
d'être si exact. 

2 C'est mon habitude ; dès 
que j'ai vu qu'il était l'heu- 
re convenue, je me suis 
mis en route pour venir ici. 

3 Asseyez vous, prenez le 
siège qui vous conviendra 
le mieux : voici un canapé , 
un fauteuil Voltaire, un 
tabouret et d'autres sièges 
encore. 

4 Je vois qu'il y en a pour 
tous les goûts et l'on a 
l'embarras du choix. 

5 Vous avez toutes ces let- 
tres à ouvrir? 

6 II y en a comme vous voyez 
une masse. 






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1 ghaieté eltefat est ke ba in deqqat der seré saat techrif avô'rdid. — 
2 a'adeté bende hemin est; hemnndem ke didem ke vaqt est ez menzel hha- 
reket kerdem ta khedmet berecem. — 3 befermaiid beîiechinid ; nechimeni lier 
kôdam ra vieil darid beguirid: ineki nimtakht o ïeki sœndeliïé destédar o 
ïeki scendeliïe' bi pôclit o deste o diguer djour hèm hœst. — 4 mibinem k} 
nechimengah movqfeq/ her tab'' mâwdjoud est, chakfis nemidaned kôdam ra 
terdjih dehed. — 5 in qadar ka/iez be chouvia recid ke baïed bas kounid? — 
C ambouh est tchenankè mi binid. 



295 



7 Que faut il faire? 

8 Veuillez les ouvrir une 
une. 






9 n n'y aura pas d'indiscré- 
tion de ma part si par ha- 
sard et sans le vouloir 
mes yeux tombent sur leur 
contenu ? 

10 Pas le moins du monde , 
n'êtes vous pas des intimes ? 

11 En voici une qui porte sur 
l'enveloppe le mot »confi- 
dentielle,"et une autre «per- 
sonnelle." 

12 Veuillez les mettre à part. 

13 Faut-il mettre les autres en 
un tas ou séparément"? 

14 Oui, en un tas, s'il vous 
plait. 

15 Voici une lettre dont l'écri- 
ture révèle une main de 
femme. 

16 Je me doute de ce que c'est, 
c'est une lettre de quête 
pour une bonne œuvre. 




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vi>wi'iÀ^ (AjIj îiAs" ttX:>. 



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xilj; 1 ii.Vi à> ny. 



(iVj *é)^JLjî 15 
(wLsL^o 16 






7 bendè- tchè baied bâkounem 1 — 8 eltefat fermoudè hœmè ra teki tek* ez 
paket biroun avôrdè baz Jcounid. — 9 djeçaret nebached eguer ghajletœn o 
nakhasté tchechmé bendè ber mazmouné ônha 6/tedf — 10 6e Aitch vedjh; 
meguer- chouma ez Ichodeman nistid? — 1 1 inek teki bè rouie' paietech keli- 
«A' »mahhremaTie" nevechtè dared ve ieki diguer ke "bechakhseh" dared. — 
lî lât/ kerde ânliara ala hhadè begôzarid. — 13 diguer nevechtedjatra serhem 
fa djôda djôda bated gôzacht? — 14 serhem, eguer zahhmet nebached. — 
15 inek teki raqymè (ta'liqa) kè tcerz o cMvei khattech zœnanè be nazœr 
uùaSed. — 16 derîafiem tchè tchiz est, iek* kahezé tekeddist bedjeketé tek* 
*amelé khéîr. 



296 



17 Compter vous y répondre ? 

18 Oui, certainement, et j'en- 
verai demain mon obole à 
la Dame quêteuse, un cha- 
que de 500 francs. 

19 Comme vous y allez ! 

20 C'est une œuvre louable, 
méritoire et digne de tout 
intérêt ; le sacrifice est ici 
obligatoire il faut se fendre, 
il faut se saigner. 

21 Voici la lettre d'un mar- 
chand de vins en gros qui 
vous offre des vins des 



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Joj,^ L=/ lï 19 



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grands crûs à des prix très y*^\}i (J**' j'rv*^ (3L-g..ilj-i>i 
bas. Il se dit fournisseur (jia«J \J^rk "^^ \ <^^ i.^-*^ 



de plusieurs grands person- 
nages. Il vous offre du vin 
de Chiraz à 2 fr. la bouteille; 
il le nomme Chiraz des Iles. 

22 Ce fournisseur marchand 
est jugé, veuillez déchirer 
sa lettre et la jeter au pa- 
nier. 

23 Voici la lettre d'un jeune 
homme qui vous demande 



f, ^1^. ii)/ ^y.l ^^. Kjfoij> 22 



17 khater darid djeoabi benevicid. — 18 nlbetté , bclkè Jerda tckendeki ïani , 
tek bcratê ponsad J'erengui ra bekhanôiné saïlè miferestem. — 19 ta koudja 
mirevid! — 20 in ""amelé kheir mahmoudé mechkour o môstehhaqqé her 
gounè hemrahi est ve »en nahhro vadjeb" mikhahem khodra reg zenem {khodra 
khoun beguirem). — 21 ineki nevechtei ïek cherab fôrouchi est ke môntezeré 
J'ermaiechate choumast ez babete' cherabhaM beciar a'ala be erzanterin qaï- 
meti; khodra guerek ïaraqé ba'azi môtechakhkhacin qalem midehd , cherabé 
Chiraz be do gran botri mijôrouched ; onra cherabé Chirazè djezaïr nam ne- 
hadè. — 22 khalas koun in guerek ïaraq ra, be hharfé khodech khatté bot- 
lan ber khod kechidè ;' kahezech batelè est para kounid o dour endazid. — 
23 inek ""arizœi ïeki djevanist ke ez serkar ested'aï ïeki 



297 



une recommandation au 
près du ministre de... pour 
entrer comme surnuméraire 
dans son ministère. 

24 Cela demande quelque re- 
flexion. 

25 II se recommande de votre 
parent M....; au bas de sa 
lettre il y a une apostille. 

26 Cela ne suffit pas ; on sait 
que ces apostilles s'obtien- 
nent facilement; pourtant je 
prendrai d'autres renseigne- 
ments sur ses aptitudes et 
sa conduite, et si ces rensei- 
gnements sont favorables 
je ferai toutes les démar- 
ches auprès d'un personna- 
ge qui a une position éle- 
vée et qui est en même 
temps un homme influent. 

27 Croyez vous qu'il pourra 
réussir ? 

28 Une fois l'affaire bien em- 
manchée cela ira tout seul? 






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se/arech name beveziré.... kè betevaned der selké nokerhaié ej'tekharîté der 
vezartteck kechide cheved. — 24 in J'aqarœist kè andek' teammol lazem 
dared — 25 in djevan ez djanebé khiché chouma felan aqa bechouma rôdjou' 
mikouned, zeîlé neoechté tchend kelimè ez ou hœst. — 26 in kaji nist, hamiè 
kei mfdaned kè in gesm sefarechha sahl tahhsil mitevan kerd, ma haza 
der babè estedadat o reftaré in pecer estetla'até vadjebè behem mireça- 
nem o herqah ma^loum kounem ke moça'ed bachend benezdé chakhsi kè hem 
êahhebe' rôtbeté bôlend ve hem saheb temekkân o masmou-6l-qowl est ehte- 
mamé tœmam der in bob avdrdé khahed chôd. — 27 gueman darid kè 
bemaqsoud mireced? — 28 vaqtikè kar khoub dest be guerden chôd sail ex 
pich khahed rœj't. 



298 



29 Cela ira comme sur des 
roulettes? n'est ce-pas? 

30 Oui, si le jeune homme est 
un sujet vraiment méri- 
tant. 

SI Voici plusieurs cartes de 
visite et des lettres de faire 
part de mariage, de nais- 
sance, de décès. 

32 Je suis confus d'abuser de 
votre complaisance , mais 
veuillez prendre dans le 
tiroir un paquet de petites 
enveloppes, écrire les adres- 
ses des personnes et y in- 
sérer ma carte. 

33 Voici une invitation à diner 
pour après demain et une 
autre pour une partie de 
de cartes. 

34 Je ne joue à aucun jeu de 
hasard; je répondrai pour 
m'excuser. 

35 Faut-il mettre votre cachet 
en cire rouge sur vos let- 



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^ tXjOjL Ja.*Jb Al=^ fci^jLjl 31 

{^^S) jj^s ^\j£\ 0I55 _5 

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j^t\y> c^M^j jb jJl^ g^p 32 
^ty l»U; v_3j*aj J,^c^ tiUjt 33 



29 meslé moUa kè mast mikhored, aïa tchenin nist? — 30 baie, eguer 
djevan peceré ma'qoulist. — 31 ineki tchend belité bazdid o rôtfaha kè 
der dn ez arouçiïé baazi achkhas tevellôdé atfal vefaté achenaïan ec^ar 
{e'elam) dadè mi cheved. — 32 eçjuertchè khœdjelem baz zakhmet midekem kè 
ez kecAowé miz ïek destèi pakethaïé koutchek der avôrdè o açamiïé achkhas routé 
dnka nevecAtè belitra be esme bendè ton ônha kounid. — 33 ineki da'veti be 
sarfé cham beraïe pes/erda ve ïeki diguer da'veti beïek desté qômaré 
guendjeje. — 34 bendè kè herguez be hitch qdmar bazi nemi bazem , der djevab 
*ozr ez ichan mikhahem. — 35 mohré choumara ber râq^ahaté chouma ez 
laké qermez bezenem ïa pakethara 



2d9 



très ou les fermer simple- 
ment à la colle? 
36 Vous pouvez fermer les unes 
à la colle; sur d'autres 
veuillez imprimer le cachet 












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rouge , sur d'autres un ca- :' ti «Ai:^ isS ^^^ aJOu eVj L 
chet noir, sec, à devise ara- 
be. Vous en avez là sous 
la main plusieurs. Voici un 
bougeoir et une bougie. 

37 Je vois aussi que vous avez 
dans la bonbonnière de 
l'encre grasse dont on se 
sert en Orient pour les ca- 
chets noirs. 

38 Je n'ai pas à vous appren- 
dre comment on s'en sert. 



39 Le tout est de d'appliquer 
le cachet comme il faut, 
ce qui n'est pas toujours 
facile. 

40 Je m'en rapporte, à cet 
égard, à votre adresse con- 
sommée. 

41 Y a t-il encore autre chose 
pour votre service ? 

42 Non, merci, quand nous 
besirich betchespanem o bes? — 36 




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ba'azira besirich bebendid, ber bcCazi 
diguer mdhr ez lak bezenid o ber diguerha mohré siah ba ieh nôktei 
^arabi, kè tckendla ez in qesm seré deste choumast, inek chaindantcAè ba 
chant ichè. — 37 der chirini-khori mibinem mârekhebé mechraqy kè ez doudéi 
teheragh misazend darid. — 38 hitch lazem nist be cliouma biamouzanem kè 
tchetéior in mohré siah ra baied zed. — 39 kar der in est kè tchenan ke baled 
zedè chevfd ta rast o pakizè ber aîed. — 40 der in faqara ez terdestiîe 

kamelé chouma khaterdjenCiié tœmam darem. — 41 khedemté diguer darid f 

42 kheir, heinin qadar kheili zahhmet 



300 



aurons tout fini il faudra 
nous reposer, car nous au- 
rons abattu beaucoup de 
besogne. Mais, une question 
seulement : quand vous écri- 
vez en persan à votre égal, 
que mettez vous en tête de 
la lettre? 

43 Je mets ou «Seigneur" ou 
les mots »que ma vie rachète 
la vôtre." 

44 Et à un inférieur? 

45 Je mets: «Digne homme." 

46 Et à un grand personnage? 

47 Au moins deux lignes de 
titres et d'épithètes, qu'il 
les mérite ou non. 

48 Que d'affaires ! et à quoi 
cela sert-il? 



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kechidid vaqtikè ez in cAoghl Jaregh chôdim miaçaïim kè kheili kar kerdè 
chôdè baclied baz le ïek' soual môçaddé michevim, befermand, vaqtlke le 
farsi hahez'i mi nevicid be kecikè der chan ba chouma môçavi bached der 
seré rôq'a tchetowr minevicid? — 43 « Makhdouma" ïa «fedàîet chevem.'''' — 
44 be keci kè chanech ez chané chouma kiœmter bached tchetowr? — 45 
iiArdjômenda,'''' — 46 ve eguer ''arizosi be ïek bâzourijhi bached tchè towr? — 
47 aqallœn dô satré alqab o sefat khah môstehhaqqê on bached khah neba- 
ched. — 48 tchè oioza" ! in tchè matraf dared? 



301 



XIV. 

DU LOGEMENT ET DES DOMESTIQUES. 
der menzel guereften o der nokerha. 






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1 J'ai appris que vous avez 
changé de logement , que 
vous avez quitté l'hôtel et 
que vous êtes dans vos 
meubles. 

2 En effet, j'ai préféré être 
tout à fait chez moi, et 
puis, à la longue, cela me 
coûtera moins cher qu'à 
l'hôtel. 

3 Cela vous reviendra, cer- 
tainement, à meilleur mar- 
ché à la fin, mais vous aurez 
à vous occuper des plus 
petits détails du ménage, si 
vous voulez que votre in- 
térieur soit bien organise, 
surtout si vous voulez pen- 
dre la crémaillère et rece- 
voir de temps en temps. 

1 chenide em menzelé khodra taghtir dadè id ve ez mehmankhani rafté 
asbabé khanè ra khodetan Jerahein ierdè id. — 2 J'el-vaqé'' men behœmè djehet 
in qesinra mdraJjdjahk dachté em kè asbabé khanè ez khodem bacAed, ve 
diguer in kè akher-âl-emr in qesm erzanter ez mehmankhanè beraîé men 
tœmam micheved. — 3 albettè in qesm "'agebelcen erzanter tœmam micheved, 
amma eguer mikhahid kè menzelé chouma tchenankè bdied o ckaïed mônazzam 
bached, baïed khod chouma be djéziaté khanè recidegui (môraqebet) nomaiid, 
kÂâçouçcen eguer meïl dachtè bachid kè dik* djouch bedehid o gahgahi hem 
mekmanniha kounid. 



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<\ Loy-jS? lX-oUJ (o^^îys) 



302 



4 J'aime mieux cela , comme 
je n'ai pas d'affaires ur- 
gentes, je pourrai me con- 
sacrer aux soins de ma 
demeure. 

5 Êtes vous content de votre 
nouvelle installation, vous 
plait-elle ? 

6 La maison où j'ai loué un 
appartement au deuxième 
n'est pas mal; la distribu- 
tion des pièces est bien en- 
tendue , l'appartement est 
bien aéré; l'exposition est 
excellente : au midi (au Sud) 
et à l'Est (au Levant), la 
vue est sur la rue et sur 
les jardins, le plafond est 
très élevé ; toutes les pièces 
sont parquetées , à l'excep- 
tion de la cuisine qui est 
carrelée, le vestibule est 
dallé, l'escalier et l'entrée 
dans le genre moderne , une 
station de voitures est à 



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4 in nôw' behter est, tchounJcè men kai-ém(fadjdjili {hhokmï) nedarem o miteva- 
nem ehtemam o môraqebeté khanèi khodra kounem , belkè în ""amel beraïé men 
îeki tefennôni est. — 5 aïa es vaz'é menzelê tazei khod khochhhalid? mova- 
feqé pecendé chouma mi died? — 6 khanè kè bendè tek* qesmeté ônra kè 
der mertebèi {tabaqaï) dôvvôm vaqé'' est, keraïè kerdè em môkhaqqar nist, 
tertibé otaghha beciar khoub vaqé' chôde est; in qesmeté 'amaret khoch 
havast menzeré khoubi be semté djenoub charq dared o be chare'é 'amm 
barjhha negah mîkouned o saqfé otaghha môrtefe'e est o sathhé ônha takhtè 
bendist sevaïé achpezkhanè kè kachi-Jœrch est o kirias ba sengha takhtè 
bôzôrg fœrch chôdè dalan pelekané khanè tarhhé tazè est (tazè tarhh 
est) be mahhallé kaleskaha sœdares est 



308 



portée de roix , le proprié- 
taire me parait très accom- 
modant et le concierge poli. 

7 Alors vous êtes complète- 
ment satisfait? 

8 Complètement non , parce 
que je ne peux pas trouver 
de bons domestiques. J'ai 
beau leur donner des gages 
plus élevés que d'autres , je 
ne puis mettre la main sur 
quelque bon sujet; ils sont 
ou négligents, ou adonnés 
à la boisson, ou flâneurs, 
ou gauches, maladroits qui 
cassent chaque jour quel- 
que objet; ils sont men- 
teurs, malpropres et quel- 
quefois voleurs. 

9 Pourquoi ne faites vous 
pas venir un domestique de 
la province? 

10 Ils sont presque partout 
les mêmes , et puis , un do- 
mestique honnête et conve- 
nable dans son pays, dès 






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o sahAeb khane ademé sazgarist o seraîdar {qapedjt) (derban) merdé môad- 
debi be nqzarem miaïed. — 7 pes chauma be hœme djehet rezdiet daridi — 
8 men djerniel-djehat khéîr, zira kè nemitevanem tek' noieré khoubi péida 
kounem; her tchè mikounem nemiclieved ; hertchend mevadjebéchan ziad ez 
sairin midehem, baz nemitevanem ïejk» noieré khoub bedest biaveretn; home 
nokerha îa môhmel end ta cherabkhor o daïm-ôl-khami- ta bikarè, ta dest o 
pa moumi {dest o pa tchôlôftï) hatta kè her rouz tchizi michekenend, ve 
dârough gouï end o kecif o gahi hem dûzd vagé"" mickeved. — 9 tchera 
ïeki nejer adem ez alraf nemiguirid? — 10 taqribxn hœme dja souret hem 
end ve eguer hem tek' nokeré dôrôstkaré "'aaqeli ma'qouU der velatelé khich 
ia/t cheved hemin kè tchendi 



304 



qu'il est resté quelque temps 
à Paris il est gâté par les 
autres; les bons sont cor- 
rompus par les mauvais. 

11 Je crois que les maîtres 
ont eu , de tout temps , à se 
plaindre de la rareté de 
bons domestiques. 

12 Oui, le mal est ancien, mais 
je vois que dans ces der- 
niers temps il a considéra- 
blement empiré. Autrefois 
ou voyait des domestiques 
vieillir chez leurs maîtres; 
aussi, lorsque l'âge les eut 
rendus moins propres au 
service, ils jouissaient d'une 
pension de retraite; il y 
en avait qui naissaient et 
étaient élevés dans la mai- 
son. Aujourd'hui un do- 
mestique ne s'attache pas 
à ses maîtres, il en change 
à chaque instant. De tous 
les côtés on entend les plain- 
tes de ce genre. 



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rfer Paris mand, bevacetèi saïi-in zaié' michened; khoubha bevacetei bedha 
Icharab mîchevend — 11 6e nazarem mireced he aqaha der hœinè dûam ez 
k'cemïabi o qahhté noherhaié khoub chekvè dnchté end. — 12 balé, in ""dibé 
qadimist amma guère ftem ke der in dôwrèi akher bich ez pich bœd chode 
est; sabeqa nokerha der khedineté aqahachan be piri mirecidend ve hemin kè 
môcenn chôdend qôvveté khedmet k'asmter dachtend ez aqnha movazzef 
chôde mostemerri miguerej'tend , belke nokerhaïé khanèzad o ncmek^ per- 
verdè boudendj in rouzha noker be aqaïé khod ""alaqa nedared ve lier dem 
^avezé khanè mikouned; ez her djaneb heinin chekvè begouché merdém mi- 
khored. 



305 



13 C'est étonnant; ils ne sont 
cependant jamais traités 
avec dureté ni avec mépris. 

14 En effet, je vois qu'un maître, 
ici, ne pourrait guère mal- 
traiter son domestique et il 
considérerait au dessous de 
lui de lui témoigner du mé- 
pris. Je crois que, chez les 
uns c'est la nature vicieuse 
qui en est cause, et chez 
d'autres le mauvais exem- 
ple et la fréquentation des 
mauvais. 

15 C'est que j'ai remarqué, c'est 

Éque presque tous ont l'ha- 
bitude de réaliser des béné- 
fices illicites ; quand on les 
charge de quelque achat, ils 
se font donner tant pour 
cent par les marchands qui, 
subissent ces exigences et 
font une augmentation sur 
le prix des articles. 



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16 Malheureusement c'est de- oo(c ^.«a «jmJ» ^I xjU:s>iAj 16 

13 ''adjebem tz in miàied tciounkè ez aqaha ne zedj'r o khdchouneti mi 

binend ve ne ehanet o tahhqyr. — 1 4 fel vagé"" der in memalek aqa ne- 

itevaned nokeré khodra zedjr kouned o ehanet o tahhqyr bedjaïé noker 

mônafiié chané khod midaned. Be e'eteqadé men der ba'azi noker ka 

'aï6 ez fet^ad djebilUchan bached ve der digueran ez petrewiîé bedan o 

naeri ha ônha. — 1 5 ontchè men mdchaAedè kerdè em in est kè taqribœn hegmè 

talebé menafté ghatré hhalal end, eguer ènha ra bedjeheté kheridé 

beferestend ez ddkandaran tchendin fi sad ra beraïé khod khahech 

nd ve dôkandarani kè be in gounè mo'amelat ten der mi dehend 

bated ber qaîmete' adjnas o amte^a bi efzàiend. — 16 bedbakAtanè 

qetm 'amel ""adet 

20 



306 



venu une habitude ; des co- 
chers aussi réalisent des bé- 
néfices sur l'orge , l'avoine 
et le foin; seulement, le mai- 
tre s'en aperçoit quand il 
voit ces chevaux maigrir 



i»XwJl^ «y (.5'^^ c>«*«5 scX-ii 



(Xiî »iA^ r"^"^ 



parce que le cocher vend \^^ ^ ,^^ioC<*Jl^ 



leur pitance. 

17 Je vois que chez vous aussi 
les domestiques se permet- 
tent des larcins de ce genre ; 
et que faites vous d'un 
domestique infidèle ou dés- 
obéissant ou insolent? 

18 Nous chassons un tel do- 
mestique après lui avoir ad- 
ministré une bonne correc- 
tion. 

19 loi cela ne se peut pas. 

20 Et alors quelle est la puni- 
tion de pareils méfaits ? 

21 Si le vol est considérable on 
traduit le coupable en jus- 
tice; si c'est peu de chose, 
le maître se dit que le jeu 
n'en vaut pas la chandelle , 









qJlI ^SW^ |}J^ L-^?^.' j<-> 19 






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chôdè est hatta kè halaskadjiha ez djow o djowé sahhrdii o ''alaf manjaati 
behem mireçanend, ella kè aqa zoud en on agah micheved vaqttkè did kè 
asphach zcCif o lagher chôdè end tchounke kalaskadji her roiiz djôzi ez 
""aliq mi foroakht. — 17 ma'loum kè nezdé chouma hem nokerha in dôzdilia 
ra mobahh midanend; tchenin nokeré khdien ïa serzen ïa djeçour tchè mikou- 
nid. — 18 ma tchenin nokerira biroun mikounim celi œvvel ïeki tenbihé 
sakht khoiibi mikounim. — 19 der indja nokerra tenbih kerden nemicheved. — 
20 pes djezaîé in taqsirat tchist? — 21 eguer in dozdiha tchizé ""ômdèist 
mdqasser ra be mehhkemè Çadalet-khanè) m.iberend hhakem {qazy) oura 
be hhaba hhokm mikouned , oeli her gah tchizé djàzvi 



307 



I 



U chasse le domestique et 
dit : vas t'en te faire pendre 
ailleurs! Il s'en va pour 
exercer le même métier ail- 
f leurs et décrie la maison 
précédente en disant que 
c'était une baraque. 



22 Je crois que les domesti- 
ques femelles ne valent pas 
mieux que les hommes , el- 
les sont paresseuses , négli- 
gentes, cancannièree , sou- 
vent malpropres, très sou- 
vent livrées au désordre. 

23 Ajoutez que parmi les cui- 
sinières il y a des ivrognes- 
ses, mais ce dernier vice 
au moins doit être inconnu 
chez vous. 

24 En effet, probablement, par- 
ceque les occasions et les 
moyens de s'y livrer y sont 
rares. 

25 H est d'usage en Perse d'a- 
voir beaucoup de domesti- 
ques. 



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¥Êcked aqa khod bekhod migouted kè kar bekherdeli nemierzed o nokerra ez 
':kiuà biroun mikouned kè djehennem bereved , ez ma nekhordè bached. — 2S 
kmuarem mireced kè kAedmeté zenanè behter ez merdha nist; ekseré ônka 
'■embel end o ghafel o khaber - tchin o kecif ve gahi fahhech o fadjer mi- 
rieeend. — 23 ''alavè ber 6n be/ermatid kè zcen achpez cherab khor o datm 
Urikamr vaqé'' micheved, bari in "atb nezdè chouma nadidè bated bached. — 
K4 albettè tchoun fôrsat o asbabé in qesm ""amel k'<gmter est benédret vaqé' 
mekeved, — 25 der Iran resm est kè khademè ez merd o zœn beciar dacktè 
mdàd. 



308 



26 Oui, c'est à peu près ce 
qu'on voyait dans l'ancien 
temps en Europe. Chez nous 
il y a un domestique et 
même plusieurs pour chaque 
service. Un personnage lors- 
qu'il se rend en visite ou se 
rend à la Cour se fait ac- 
compagnes de ses ferrachs 
(valets de pied) avec leur 
chef le ferrach bachi, de son 
valet de chambre, de ses 
autres valets (pich khed- 
mets) d'un palefrenier, d'un 
écuyer etc. le gynécée est 
aussi rempli de servantes 
et d'esclaves, de pages et 
d'ennuques. 

27 Vous n'avez pas besoin de 
tout ce monde ; un domesti- 
que peut faire plusieurs ser- 
vices. 

28 C'est vrai , mais je vous re- 
pondrai ce qu'un grand sei- 
gneur français a répondu à 



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U.Aio :Ij e>-Aw' ;;;!V!^ 'iSUSiS> 2f 

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26 ôa/e , resmé ma der in faqara taqribœn mesle 'adeté qadime ferengui 
hast; ma beraïé her Ichedmeti noheré makhsouci helhè tchendta darim mecek 
her vaqt ke hôzôrgui bedid bazdid ïa be deré khanè mireved, djernCé no 
herha ra ez ferrach ba ferrach bachi ferraché khalvet o pich khedmelhc 
ô djelowdar o mirakhor ve ghaïrè hemrah mi bered , ve anderounè khanl 
hem ez khademè tchoun keniz o gholam betchè o khadjè {kaka) memlouv ez 
adem est. — 27 in qadar nokeré ziad tche masraf dared? lazem nist in 
hcemè noker negah darid; iek^ noker mitevaned ez hhdei tchend kar biroun 
aîed. — 28 hhaqyqdten tchenin est, baz be chouma djevabi ez qowlé îek' 
bôzdrgué feransœ 'arz mikounem kè gdftè est: 



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X4.P Xj^ vi^-w*' îOwii !«A-0 



la même observation. Je 
n'ai pas besoin d'eux, mais 
ils ont besoin de moi. 

29 C'est d'un homme noble et 
généreux,mai8 je crois qu'en 
tenant plus de domestiques 
qu'il ne faut, outre la dé- 
pense inutile, on encourage 
l'oisiveté, or, l'oisiveté con- 
duit à de vilaines choses. 

30 Vous conviendrez cepen- 
dant qu'on ne peut pas 
charger un garçon d'écurie 
du service de la chambre 
à coucher. 

31 Oui , cela ne serait pas con- 
venable, mais cela se voit 
et cela dépend des moyens 
d'existence de chacun, et 
puis il *faut un juste milieu 
en tout. 

Mais vous ne m'avez pas 

dit si vous avez pris un bail 

de votre nouveau logement. 
}2 Un bail se fait à trois, six, 

neuf ans et ainsi de suite, 

mais comme je ne me prô- 
na ànhara iazem nedarim, ônha mara lazem darend. — 29 qowlé nedjibé 
terimist , veli noker bich ez on kè zarour bached negah dachten , qaCé nazar 
z khardjé bi fatdè, tenbeli o bikari perveriden est o lualoum est kè bikari 
€ nahékari endjamed. — 30 khodetan eqrar fermaïid kè mehteri khedmeté 
>taghé raJcht-khabra nechated. — 81 bnlé, liaqat nedared veli in hem didè 
iodi est; diguer hœmè in be asbabê me''aché her chakAti bestè est {menout 
*t) ve baz der her tchiz vaçatra baïed guere/t - hitch ne /ermoudè id kè 
tràXé menzelé khodetan keràtèi memdoud qarar dadè id ta ne? — 32 kercûei 
umdoud 'abaret est ez se ta cAech ïa noh sal ve qys 'ala haza, veli tcAoun 
tmzarem nemi 






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pose pas de rester ici des 
années je loue de trois en 
trois mois. 

33 Vous pouviez faire insérer 
dans votre contrat de bail 
un clause de résiliation, ou 
bien, en cas de départ, sous- 
louer votre appartement. 

34 Oui, mais je n'ai pas jugé 
à propos de le faire. 

35 Vous connaissez, sans doute, 
les us et coutumes de Pa- 
ris en fait de location. 

36 Je les connais en gros. Pour 
les appartements de la gran- 
deur du mien , il faut pré- 
venir le propriétaire trois 
mois à l'avance qu'on à 
l'intention de quitter la mai- 
son. En Perse chacun a une 
maison à lui; les étrangers 
se logent dans un caravan- 
sérail, et pour les ouvriers 
qui n'ont qu'un logement, il 
suffit qu'ils préviennent trois 



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aïed iè tchend sal der indja eqamet kounem ez in est ke bich ez se mah ta si 
mah edjarè nekerdè em. — 33 beraïé chouma djaïz boud ke der qarar dadé edjarh 
memdoud faqardi feskhé ônra derdj fermdiid, ïa ônkè ta vaqte enqazdii 
on bediguer kes keraïè tahhvil némaïid. — 34 baie', djaïz boud veli viasîahhat 
der on nedidem. — 35 albettè hhala chouma rdçoufnaté Paris ra éntche nié- 
te^allaq be kerdiei menzel est midanid. — 36 balé, edjmalcen ez on khaber 
darem; der menazeli kè be vds^até menzélé men est resmech ra midanem ke 
bdied se mah qabl ez koutchiden be sahheb khanè ettela'' dad. Der Iran 
her chakhsi khanei makhsoucé kkod dared; ghorœba der karvanseraïi hhôdjri 
miguirend kcecebh- kè ïeki dô otaq keraïè miguirend bdied se rouz qabl 
khaber bedehend kè mikoutcTiim. 



511 



jours d'avance qu'ils veu- 
lent déménager. 

37 Je vous avertis qu'à Paris 
on est très rigoureux à cet 
égard; lorsqu'on est décidé 
à donner congé de son ap- 
partement, il faut en préve- 
nir le propriétaire ou le con- 
cierge, avant midi de la 
veille du jour oîi commence 
le trimestre. 

38 Est ce par écrit ou de vive 
voix qu'il faut donner con- 
gé? 

39 Pour éviter toute diflSculté 
il vaut mieux le faire par 
une lettre. 

40 II n'y a pas d'antres for- 
malités ? 

41 Non , mais , au moment oh. 
le locataire est sur le point 
de déménager, le proprié- 
taire lui demande de prou- 
ver qu'il a acquitté la con- 
tribution mobilière de toute 






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87 bàied choumara màtenebbeh kounem ez 6n kè mer dôme indja der in bab 
hteeiar sakhtguir end; vaqti keci mikhahed ettela'é tœhhtîèi menzél ra 6e- 
déhed bdied ezharé an kkah be sahheb /thanè, khah be seraïdar {qapedji, 
derban) se mah qabl ez ebteddié se mahié akheriné keratè ech bokouned ve 
dn qabl ez zohré chabé on rouz bached. — 38 in ezhar tœhhrirœn îa môchafehetotn 
(eie/ahœn) kerdè mi chevedf — 39 bedjehete' qdiemJcari îdni eAhterazœn ez 
^emCé khabtha behter on est kè tahhrirœn ettela'é rœj'ten dadè cheved. — 
40 diguer teklifi nedared? — 41 nedared, ontchè ""arz kerdem kafist, veli 
dn demi kè môstadjer der sadedé asbab-kechist sahheb khanè ez ech esbaté 
êdmé maliaté asbabé khanè o ghàirè ra mikhahed ve esbaté un bevacetèi 



31^ 



l'année et on le prouve en 
exhibant la quittance du 
Bureau des contributions di- 
rectes du quartier. 

42 Est ce que le propriétaire 
peut aussi donner congé au 
locataire? 

43 Parfaitement , et quelque- 
fois même par huissier. 

44 Alors, quand j'aurai sup- 
porté des frais considéra- 
bles de déménagement et 
d'installation, le proprié- 
taire pourra, au bout des 
trois premiers mois, me don- 
ner congé? Mais c'est une 
injustice criante! 

45 Ce n'est pas aussi terrible 
que cela. Un propriétaire 
n'a aucun intérêt à chan- 
ger souvent de locataires, 
sans motif, par caprice et 
de gaieté de cœur ; il ris- 
querait souvent d'avoir dans 
sa maison des logements 
inoccupés , mais si un loca- 



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(jiljà JaAwylj *P j^li xjU}\ 43 
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nômouden qabzi mi cheved ke be her maliatgâzar ez de/ter - khanèi maliaté 
mahhallè dadè micheved. — 42 aïa kè sahheb khane hem mitevaned môsta- 
djerira ez khanèi khod djevab kouned? — 43 albette, gahi hem betevessôté 
ferraché divankhane oura djevab mikouned. — 44 aïa vaqtikè men mekha- 
redjé ziadi bedjeheté asbabkechi o dja bedja chôden kerdè em sahheb khanè 
mitevaned der akheré se mahé asvuel ""ôzré mera bekhaàed? (niera ez khanèi 
khod djevab kouned ?) amma in ïeki zolmé fahhechist ! — 45 tchendan khowf 
nedared; sahheb khanè hitch naf''i ez taghïir daden môstadjer be meïl o 
delkhahé khod bedoune' sebebi nedared; tchè midaned kè menazilé khane môd- 
deti khali nemaned'i veli eguer mdstadjeri reftaré bedi ta bi ehhterami ta 
yhowghaïi der menzélé khod ber pa kouned kè mdnaqqacé owqaté saïr 



313 



taire cause du scandale 
par sa conduite, ou si le ta- 
page qu'on fait chez lui 
incommode les autres loca- 
taires, le propriétaire préfé- 
rera toujours une petite 
perte à un grand dommage: 
il donne congé au locataire 
incommode et fait mettre 
l'écriteau: «Appartement à 
louer" ou »logement à 
louer." 

46 Est ce qu'il y a des loca- 
taires de cette espèce? 

47 II y en a souvent; tout se 
voit dans ce monde. Il y 
en a qui dégradent le lo- 
gement qu'ils occupent; j'en 
ai, moi-même, connu un 
de ce genre. C'était un 
jeune homme très studieux 
mais cerveau un peu dé- 
traqué; il venait de louer 
un logement au quatrième ; 
un jour d'été, désirant 
prendre un bain de pieds, 
il se fait apporter par un 



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y^i/Jo '. ^jJL». (Ajv«Cio Kl^jJ* 



mûstadjerin cAeoed, sahheb khanè ziané qalili ra ber naj''é kecir mâradjdjahk 
dacAtè oura djevab mikouned ve kahezé eelani ber deré khanè miavizanedkè 
iiuija qesmeté khanei ta menzeli khali h<est. — 46 aia intchenin môstadjerin 
kem hoest? — 47 khétli tz in qabil achkhas hast; hœmè tchiz der aalem 
aide micheved; achkhaci hœstend ke menzéli ra ke nechestè end kharab mù 
kounend, tchenanke men khodem ieki ez ânha ra sôragh darein ; djevaneki beciar 
aa'ti der tahhsil veli damagkech andeki ma'"ioub, menzeli der merteèèi (ta- 
bagaî) tchœharômè khanè keraiè kerdè, ieki rouze' tabestani khast ta pâté 
hhodra bechouied, saqqati ra gôft ta si tchehel detlvé ab avdrd o der 



314 



porteur d'eau, une trentaine 
ou quarantaine de seaux 
d'eau, les fait verser sur le 
plancher de sa chambre, s'y 
promène pieds nus et y pa- 
tauge tranquillement. L'eau 
traversait les plafonds ; ju- 
gez de la consternation et 
de l'indignation des voisins 
d'au-dessous et du proprié- 
taire; le jeune homme stu- 
dieux eut bien vite son 
congé. 

48 C'est fort juste, mais il peut 
y avoir aussi dos proprié- 
taires fantasques et injustes. 

49 II y en a , mais les juges de 
paix et les tribunaux sont 
là pour rendre la justice à 
chacun et couper court à 
tout litige. A propos, en 
enménageant on vous donne 
à signer «l'Etat des lieux" 
qui indique ce qui est en 
bon état et ce qui est déjà 



i»,*.>U3 ^ CT^jij '^^V* ^.^-**^ 

qÎ sO^ >>^y^ *^-^^ aLJL> 
L»! u>jj *i> qÎ l5^ ^^^^*> ^8 

(^uXca l».wj M' » *-~> wiL»i.*wi 



miané sathhé taghé ou rikht ve ou pahara bôrehaè kerdè der miané ab 
bena kerd bearami rah rœj'ten o bepa Map chlap kerden; ab cz sathhé 
otagh gôzechtè mitchekid, tesavvôr J'ermatid kè khowf khachmé hemsaîei 
mertebèi zirin sahheb khane be ichè deredjè bandé backed : dndjevanésaï' der 
tahhsil ra sahheb khanè fel fowr djevab kerd. — 4i8 Maqyqatœn hem djaïe'ôn 
boud anima hitch nemicheved kè sahheb khanèha hem demdemi-mezadj o bi 
ensaf bacAend? — 49 mômken est kè tchenin sahheb khaneha hem, bachend 
veli qazîha vo ""adaletkhanè bedjeheté ehhqaqé hhôqouq o rafé qdileha 
hcest — rasti îadem amed, hengame' asbab kechi be chouma kahezi mide- 
hend kè baïed emza kounid ve ou kahezist môchtemel ber tafsilé hhalete' 
menzel ve ker gah 



315 



détérioré et si tous causez 
quelque dégât dans l'appar- 
tement vous serez obligé d'en 
indemniser le propriétaire. 
Constatez donc avec soin 
l'exactitude de ce cahier. 

50 Je ne manquerai pas de le 
faire. 

51 H me vient une idée. Etant 
garçon vous avez plus de 
pièces qu'il ne vous en faut 
réellement ; meublez en une 
à la persane avec un tro- 
phée ârtistement arrangé de 
coutelas, de sabres, poi- 
gnards , arcs , flèches , arba- 
lètes, haches, masse d'armes 
etc. Ce sera curieux à voir. 
Qu'en dit votre Excellence? 



52 Approuvé ! Je ferai venir 
tout cela de Perse par Hadji 
Komeil et Hadji Abou Nasr. 






^^.a.^\a9 



a^LuM q! obLutâfij 



t^*^ O^^' y^^-^ L55; -5 

v,i>wwty> Js^|^3> L„;<il.»ij 



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52 



Ci 






khartbi der on vared averid garameté ônra qaramet bedehid lehasa bedeqqaté 
tœmam recidegui fermaUd ke àia tafsilat ou siahè sahhiA est ïa neh. — 50 kou- 
tahi dér 'inbab ne mikounem. — 51 ieki khdiali heman hhala der khaterem recide- 
mid; Ichoun chouma ""azab id ve otaç ziad ez ôntchè beraté choutna zarour est 
der menzel darid, tche cheved eguer ïek otaghra makhcouçœn beterzé irani 
biaraîid o rouïé divaré otagh tnadjma'i ez aslehhat irani meslé chemchir o 
khandjar o kard o keman o tir goUè- keman teber o debous o ghaïrè 
biaoerid o ber ôsloubé ôstadanèi qachengui terkib dadè biavizanid; temacha 
khahed dacht; rdié cherifé djenabé a'ali tchist? — 62 sahhhha; asbab ke 
fermoudè id be ehtevnamé Hhcuiji Kômeil o Hhadji Abou Nasr es Iran 
avârdè khahed chdd. 



316 




XV. 

RÈGLEMENT DE COMPTES À l'hÔTEL. 

tafrighé hheçab der mehmankhanè. 

1 Comme je dois partie de- 
main il faut que nous ré- 
glions nos comptes. 

2 Je suis à vos ordres. Cj^ »cX-o 2 

3 Avez vous la note? Com- i^JLb «Lm iAjo.^I t. x^Lmw 3 
bien vous dois-je en tout? 
(de combien vous suis-je 
redevable ?) 

4 Voici la note, j'ai relevé 
sur cette feuille la location 
de votre appartement ainsi 
que tout ce que j'ai dépensé 
pour vous sur différents ar- 
ticles. 

6 Voyons , lisez-moi cela. 
6 D'abord, le loyer de trois 

pièces à 200 fr. par mois 

cela fait 400 fr. Ensuite 

le chauffage , l'éclairage , 

bougies, lampes etc. 200 fr. 

cela fait 600 fr. 






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l tchoun men ""anqarib refieni em baïed hkecabé kàodeman be perdazim. — 
2 bendè hhazerem. — 3 siahe ra avordid'/ tœmamé talebé chouma ez men 
tche qadar est!' — 4 in est soureté hheçab, tch'e keraiei menzel o Iche pouli 
kè ez tchend babet beraïé chouma khardj kerdè em heemè ra der in ferd ne' 
vechtè em. — B 6e binim aqa, zahhmet kechidè beraîé men bekhanid. — 
6 œvvela keraîèi se otagh kè der mah devist fereng est , tcAcehar sad fereng 
baHad ez 6n hizoum o zoqal o cham" o tcheragh devist fereng kè djem'é ou 
chech »ad J'ereng micheved. 



317 



7 C'est très bien. Continuez. 

8 Le service de ces trois piè- 
ces à 30 fr. par mois. Pour 
diverses commissions, port 
de lettres et de paquets, 
voitures de place et de re- 
mise, à la femme qui vous 
apportait les journaux. Le 
total se monte (à cent cin- 
quante tomans) à 1500 
francs, 

9 Laissez-moi examiner la 
note en détail. J'espère que 
vous ne m'avez pas écorché 
comme font tant d'autres 
hôteliers. 

10 A Dieu ne plaise, je ne veux 
pas que les voyageurs évi- 
tent mon hôtel, je veux, au 
contraire, qu'ils le considè- 
rent comme un lieu sûr et 
comfortable et y accourent 
en foule. 

11 Je Tois que tout est exact. 
Je veux vous donner un à 
compte de mille francs et 






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7 beciar khoub , baqych ra bôgound. — 8 mdzdé khedmetkari beràîé si 
otagh si Jereng der mah, hhaqqé sa'ï ez babeté mokhtelef ve ôdjreté kkaml 

naglé n'evechtedjat va hhamlé bogtcheha o besteha ve ôdjreté kaleskaï ser- 
:ôzer ve kaleskaï kaleska - khanè ve ôdjreté za%/èi rouznamè — fôrouch , 
ijcnié hoeme {sad 6 pendjah tdman) Atezar o pdnsad jereng. — 9 begéza- 

d kè' men tafsilé siahè ra vareci kounem ; in chaallah meslé ba'azi karvan- 
craïdarha be men pa nezedid. — 10 esfagh/er allah , bendè herguez razi 
I micheoem ke môçaferin môteneffer chôde khodra ez khanei bendè dour 
'nrend, belke der bendé ônem ke onra meemen o djàié rahhat danesté gdrouh 
:6rouh biaïend. — 11 hheçabé chouma hcemè ech dôrôst est ; hhala becAouma 
id touman naqd 'ala-l-œdjalè .... midehem. 



318 



le reste vous sera payé par 
mon ami dont voici la carte, 
dans un mois. 

12 Je n'ai pas le moindre doute 
ni sur votre parole ni sur 
la solvabilité de votre ami, 
mais vous m'obligeriez 
beaucoup de me payer tout 
le montant de ma note. J'ai 
des paiements à faire à mes 
fournisseurs, et, outre cela, 
j'ai un billet à échéance et la 
patente à payer; sans cela 
je vous ferais volontiers cré- 
dit de tout. 

13 En ce cas , et si cette petite 
somme devait vous faire 
faute je vous paie tout. 

14 Je vous suis très reconnais- 
sant. 

15 Voici l'argent, acquittez moi 
cette note, mettez la date 
et signez-la. 



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baqychra ieki doustémen ke menzelecà der in safhha nevechti est îek* mahé diguer 
becfiouma kached dad. — 12 bendè , bedihist ke der sehhhheté qowlé serkar 
ve e'^etebaré dousté choumn zerrèi chekk o chôbhè nedarem , veli eguer tœmamé 
mablaghé siahè ra eda fermaiid viennet ber bendè khahid nehad, zira ke 
bendè bdied be guère k-ïaragha poulî bedehem ve ""alave ber 6n ïeki ternes-, 
souki darem ve hhokmé edjazèi meàmankhanè ra bdied dad ve ella tœmam 
ra neciè bekemalé meïl qaboul mikerdem, — 13 der in souret, eguer hhacel 
nekerdené in mablaghé mdkhteceri ba'ecé noqsané chouma bached hœmè ech 
ra bechouma mi dekem. — 14 kemalé memnouniïet ra darem. — 15 inek poule 
chouma, zahhmet kechidé qabz o recid (qabz o voçoul) ra benevicid o ta- 
rikhé ènra begdzarid o paie qabz esmé khodra benevicid. 



319 



16 Comme vous m'avez paru 
être satisfait de nous vous 
serez assez bon pour recom- 
mander mon hôtel à des 
amis qui auraient l'inten- 
tion de venir à Paris. 

17 Très volontiers, et si je dois 
revenir ici je vous prévien- 
drai à temps pour retenir 
deux ou trois pièces. 

18 Si vous avez besoin d'un 
passeport je me chargerais 
volontiers de remplir les 
formalités voulues et le faire 
viser à votre Légation. 

19 Merci, tout est déjà en rè- 
gle, mais je vous serai obligé 
de faire venir demain ma- 
tin à 7 heures un commis- 
sionnaire pour porter mes 
malles à la gare. 

20 C'est entendu. 



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16 tehoun serlcar achlcara ez ma razi id esteeTa darem Jce hergah teki ez 
doustané serkar ""azimeté Paris ra kerdé baehed mehman khanèi bendè ra 
veciïet fermatid. — 17 èa kemalé meil, beUcè eguer rouzi ihodem bcu indja 
amedeni bachem ckoumara pich khaber midehem ta ez beraté men dô se otagh 
temadi o môheria bedarid. — 18 eguer serkar tezkeré lazem darid bendè hha- 
Mérem kè djemié fealijaté lazemè ra pich guirem o tezkerè ra der se/areté 
dowleté djeiiabé beterdiq biaverem. — 19 in zahhmet ra bechouma nevùdtkem 
katmè tchiz dôrôst est veli eguer zahhmet nebached ferda sobhh der sà'aie' 
hesft ïek' hhammale biaverid kè ïakAdanAaié mera be niahliallé rahé ah^ 
bebered. ' — 20 tchechm. 



520 



XVI. 

NOUVELLES, JOURNAUX, JOURNALISME. 

der akhhar o rouznamè o rouznamè nevici. 



1 Qu'y a-t-il de nouveau? 
quelles sont les nouvelles? 

2 Je ne sais rien de neuf, je 
n'ai pas encore lu les jour- 
naux de ce matin. 

3 II circule des bruits de 
guerre. 

4 Je les crois sans fonde- 
ment; ce ne sont que des 
rumeurs vagues. 

5 On disait ces jours-ci sur 
les boulevards et dans les 
cafés que deux grandes puis- 
sances sont depuis quelque 
temps en froideur et l'on 
craint que les choses ne 
s'enveniment et n'aboutis- 
sent à la guerre. 

6 Ce ne sont que des suppo- 
sitions et je dirai même, des 
craintes imaginaires. 






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1 tche tazè darîd? tc.he hhaher darid? — ZJcAaberî nedarem, henouz rouz- 
namehaïé {akhbar - namekaié) emrouz nedide em. — 3 hemhemèi djeng der 
guere/tè est. — 4 6c e'eteqadé men bi per o past o aqval o aradjif est. — • 
5 in rouzha seré khdiabanha o der qahvè-khaneha migéftend kè miané dé 
dowleté bôzourg bôroudeti rou dadè est o merdôm vaheme darend kè mebada 
in rendjech be djeng endjamed. — 6 ferzeïat end belkè owhamé batcl o 
khdialaté bi bôniad est. 



321 



7 Mais comment expliquez- 
vous ces bruits qui ont même 
pris ces jours-ci de la con- 
sistance? quelle en peut 
être la cause? 

8 Je vais vous l'expliquer. 
Il y a entre deux grandes 
puissances une question 






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controversée; chacune d'el- _jXxi5' qÎ .:> ^ vi>vs*^P 
les cherche à faire préva- 
loir ses intérêts et ses vues; 
il y a eu quelquefois de la 
vivacité dans les discussions, 
mais, de là à une guerre il 
y a cent lieues , et puis , si 



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l'affaire, ce qu'à Dieu ne ,50 «Aa«. ié)OL^. .!^ (j v^|^ ^ 



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plaise, prenait une tournure 
grave , les autres puissances 
ne refuseraient pas leurs 
bons offices ou leur média- 
tion ; on pourrait même re- 
courir à un arbitrage, à une 
puissance choisie comme ar- 
bitre , et à la fin, au moyen 
de Conférences, on écarte- 
rait la calamité de la guerre. 



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7 /)es tn hemheme ra iè der in rouzha qavam pezire/iè est tchè tavil mi' 
fermatid? ânra tchè delil est? — 8 gouch bedehid kè ""arz iounem; albettè 
widanid kè mabetné dô dowleté moqteder mes'elèi mânazcton-Jih fiœst, ve 
der on gdftôgou darend (l'e der in "araz hharfha be mian amed) ; her tek der 
ijazé aqraz o edjraïé mœnzourat o meqacidé khed kouchidend ve gah gàhi 
mébahhecè miané iaraféin guerm chôd, veli ez in soual o djevab ta kar be 
djeng reced Jour est »ze 'echq ta be sabouri hœzar ferseng esC ve diguer 
tguer khoda nakhnstè kar bedjaté nazdk* reced, sa'ir douel ehtemamate' 
doustanè ta tevessôté miandjianei khodra es ônha dengh nekhahend dacht ïa 
Mcè mes'elè piché hhakemé sales, ta''ni piche' dovolelé bilaraji kè bemeqamé 
khakemé sales ber khized mo'ofà'a cheved ve akher-él-enir 

21 



â22 



9 Je le crois aussi, car une 
guerre entre deux grandes 
puissances pourrait amener 
une conflagration générale ; 
or , personne ne veut de la 
guerre et tout le monde la 
redoute. Mais il peut arriver 
que la querelle s'envenime 
au point de rendre la guerre 
inévitable. 

10 En effet, il arrive quelque- 
fois que les journaux des 
deux pays, auront tellement 
excité l'amour-propre na- 
tional que l'on sera entraîné 
dans la guerre. 

11 Les ministres et les hom- 
mes d'Etat qui dirigent les 
affaires de chaque pays ne 
devraient pas écouter le 
langage irréfléchi des per- 
sonnes qui ne sont respon- 
sables de rien. «Qu'ils ne se 



\Xjt (3b> 3 ^r^^J K ,> Si, r. 

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bevacetèi mdhkaverat o môzakerat aftté djeng daf o raf^ Ichahed chôd. — 
9 men nîz her in qowlem (hemtchenin mi pendarem) tchera ke djeng miam 
dd dowleté môqteder mitevaned mowdje.bé chô''lei becheved ke hceme a'alemri 
beguîred ve hhal 6n kè hitchkes serê djeng nedared o hcemè kes ez on hœ 
raçan est, ve liken gahi^ micheved ke soual o djevab o kechmekech bede 
redjèi hheddet reced kè djeng nagôriz cheoed. — 10 /el vaqé'' etlefaq m 
ôfted kè rouznamehaïé tarafeïn ghaïreté melletira tahhrik o tnhhriz miné- 
maïcnd kè a'nqi'bet kar bedjeng môndjerr ckeved. — 1 1 ômenaïé her dowle, 
o arbabé ciacet ra ke edarei meçalehhé a'amm ba énhast ne chaïed kè bt 
aqvalé nasendjidèi achkhacé gJidirê mes'uuli tchend gouch dehend «be qowhaïi 
vterdôm negucrdend sôtoulC (Sa'di), 



^23 



laissent pas ébranler par 
les clameurs des hommes." 
(Sa'di). 

12 II s'est vu cependant plus 
d'une fois, qu'on a écouté et 
qu'on s'est laissé ébranler. 

13 Mais alors les journaux se- 
raient une peste , un fléau ! 
Il faudrait les supprimer 
partout, puisqu'ils peuvent 
causer de si grandes cala- 
mités. 

14 Eh ! cher ami ! il y a eu des 
guerres et des tueries dans le 
monde avant qu'il y eût des 
journaux; les passions des 
hommes, les intérêts rivaux, 
l'antagonisme des races ont 
toujours été à l'œuvre; la 
différence entre le passé et 
le présent, sous ce rapport, 
est celle-ci que, aujourd'hui 
tout va plus vite, que les 
événements se succèdent ra- 
pidement , que l'on s'excite 
plus vite par les écrits; la 



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1 ,i> «jtJLs» 






12 amma beça dide chôdè kè gouch dadè o sotouh guerdidè end. — 13 
eguer hemtchenin est pes rouznamèha ra belàîé ''azim o ta'oun o qahré 
ihoda baïed chômôrd ve énhara kôUieten ez mian baïed berdacht tchoun baecé 
in now' belaka ônha michevend. — 14 Et dousté "azize' men qabl ez ekhtera" 
o enchaté rouznamè djengha vo kôcktarha bena ber aqraz o reqabet o 
hemtchechmné douel o zedditeté aslité melel miané béni now'é ensan boudé est , 
forq miané aîiamé gôzechtè vo hhaliiè der in est kè der in rouzgar karha 
beqademé seriter mireved o vaqate' pet der pet miated o khavateré merdâm 
zoudter bevacelèi akhbarnamedjat be bétedjan aeôrdè michevend, tchenantckè 
djeng zoudter vaqe" micheved o moçalehhè 



â24 



guerre éclate plus tôt et la 
paix vient aussi plus tôt. 

15 Du moment que vous avez 
si bien lavé les journaux 
des accusations dont ils sont 
souvent l'objet, je conti- 
nuerai à les lire. 

16 A la bonne heure I en lisez 
vous beaucoup? 

17 Je suis abonné à un journal 



.1— JWM-J &_/c'j:»^ x»iJ! (fLL 1 



et 



j'achète chaque jour deux ^o ^ *! »-a\j\*^. iii5o (w^blii^-. 



autres dans un kiosque, 
chaque journal d'une autre 
couleur politique. J'achète 
aussi quelquefois un journal 
amusant qui publie des 
caricatures très plaisantes 
mais aussi très méchantes. 

18 En ce cas vous êtes chaque 
jour au courant de tout pour 
l'intérieur et l'extérieur. 

19 Passablement, car je lis 






çt:axi Ut 






Ojb i-Jot 









o 



mes journaux d'un bout à ^ jî) 3-î Ij J^t ji L i»*^^^ 

l'autre. *jf^;s?^ (j^'j*" - Lj Ij 

20 La liberté de la presse .o QLvuy «"^Ijj^j qU' ^^^ Lj' 2l 

ni2 zoudter sowet mi bended. — 15 tcJioun hena ber qowlé ckouma rouz 
nameha ez in ""ainelê bœd ke be ânha mensoub kerdè micheved beri end me, 
ez môlalaaé ônha dest nemi kechem. — 16 Baréi allah! rouzname becia 
mikhanid? — 17 bendè abounei {ïa'ni môchteri be moqata'a) ïeki rouznam 
em o douldié diguer hem her rouz ez kochkha mikherem, her rouzname e. 
lowné diguer (ïa'ni qaïel be qowli), gahi hem ïeki rouznamèi môzhheki mi 
kherem ke tasoirhaié mezahh - amizé khœndè-evguiz dared amma ba''azi owqa 
kheïli guezende vo nichdar der on kechidè micheved. — 18 der in souret h 
djemi'e' ahhvalé kharedje vo dakhelè estehhzaré kameli darid. — 19 bœd nis 
tcAounkè rouznamehmé khodem ra ez œvvel ta akher (ez ser ta pa) seracei 
mikhaïKm, — 20 aïa der Iran rouznamènevican der 



325 



esiste-t-elle en Perse ? 

21 Jusqu'à présent non; il n'est 
pas permis à tout le monde 
de dire ce qu'il veut. 

22 Croyez vous qu'il fût avan- 
tageux pour votre pays d'a- 
voir la liberté de la presse? 

Î3 II y a du pour et du contre 
à dire à ce sujet, car c'est 
une arme à deux tranchants; 
une médaille a face et re- 
vers. 

J4 C'est à dire qu'il y a une 
bonne presse et une mau- 
vaise presse; la distinction 
est bien connue chez les 
gouvernants en Europe. 

5 Certainement, il y en a une 
bonne et une mauvaise pres- 
se; qui peut en douter? 

6 Je comprends ; la mauvaise 
est celle qui nous attaque 
ou nous injurie, qui nous 
calomnie, qui met toutes nos 
paroles et tous nos actes en 



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Ttmè tchiz nececkten ekhiiari dnrend (ekhtîaré qalem darend)? — 21 kÂeïr, 
i hhal djaîz nechodè kè her kes on tche der serech demed ber zebané qa- 
« revan kouned. — 22 aia be'eteqndé chouma beraîé memleketé Iran J'aîdèi 
ftoaied der ekhtiaré qalem môteçaover bached. — 23 der in bab djaté 
i o djaté ni hœst in mes'elé ist mesl tighé ddserè o manende' sekkè kè dé 
M dared. — 24 ïa''m kè rouzname kAoub hœst o bced hem hœst ve in farq 
bachten der feremjuestan nezde' arbabé siacet nik mà'rouf est — 25 al- 
ité rouznamei khoub o rouznamei bœd hœst, der in tche chekkf — 26 der 
ftem tche tchiz est, rouznamehuté bœd énhati end kè her rouz be seré ma 
'itaxend o mara mrlamet o chetamet o towbikh o taqbihh mikounend, belke 
Khch 



326 



suspicion , qui interprète 
à mal nos paroles ou les 
traite de mensonges; la 
bonne est celle qui applau- 
dit à tous nos actes, nous 
décerne des éloges et flatte 
nos goûts , nos préventions 
et nos haines, n'est ce pas? 



27 Oh ! non , ce n'est pas ainsi 
que je l'entends comme vous 
le dites ironiquement. La 
mauvaise presse est la presse 
frivole, immorale et indé- 
cente, méchante et de mau- 
vaise foi de parti près; la 
bonne c'est celle qui in- 
struit, qui éclaire, qui dit 
toujours la vérité et rien 
que la vérité , sans colère , 
sans passion, avec désinté- 
ressement, avec un entier 






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6e ma mîdehend o djemté aqval o afalé mara hadefé tiré etteham misa' 
zend ve aqvalé mara ïa tekzib ta tezvir mikounend , ve rouznamehaïé klioul 
ùnhaii end kè ber hœme kerdarha vo goftarhaié ma barék Allah mi scraïenu 
o senakhanè ma bachend o ber tabqé pecendé ma hharf mizenend o der boghz 
o kine o soué zann ïa der doustiié ma nesbet be digueran ba ma hemdem c 
hemdastan end. — 27 kheïr , mœnzoure' men ne inest kè ber tariqé ta'nœi me- 
liJih fermoudè id; rouznamehaïé bœd be e'eteqadé men énhaïi end kè ïavegoui 
o môkhellé açacé neng o namous end ve bihhaïa o chérir o qasdœn jnonheri 
hhaqq o rasti bachend, o rouznamèi khoub ônra midanem kè terbiïet-dehendèi 
khalq ve afrouzendèi mesbahhé danech o temeddân bached ve an kè ez bendt: 
her qarazé nefsani varestè hemichè sokhané rast gouïed o djôz be rasti c\ 
ddrâsti dem ' 



327 



dévouement au bien public 
et qui s'interdit les person- 
nalités. 

28 C'est superbe, c'est magni- 
fique ! quel beau programme 
vous avez rédigé là! Comme 
je vous vois orné de toutes 
les belles qualités de l'es- 
prit et du cœur et vous 
tiens pour un homme véri- 
dique , désintéressé , ami 
de la civilisation et dévoué 
au bien général, je vous 
engagerais à fonder en Perse 
un journal ayant le même 
caractère. 

29 Je ne me considère pas 
comme méritant les éloges 
que votre amitié pour moi 
veut bien me donner, ni ne 
me sens, ma foi, assez de dis- 
position pour entreprendre 
la tâche dont vous parlez. 

30 Ne soyez pas si modeste, je 
n'ai rien exagéré, et d'ail- 
leurs, vous pourriez vous 



xXi î j v>^|j a-ijj'^ Ja^i Jj^ (Ajjj 

K^^ v-j^ s^ aJJI éjj ^_S\ 28 
iuXjJ lXj' aO^J *Liij' ^^\i) 



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nezened bi qaïz o kinè bached veànkemaqsoudeclimaslahhaté''ammihachedo 
ia'neï achl^Aas ra rêva nedared. — 28 aferin! barék allah! khoub lathhèi 
rouznamè encha Jermoudè id, lehaza tchoun in bendè serkar ra bedjemré 
kemalaté souri o ina'neii arastè vo pirasiè ve rastgou vo bi qaraz o temed- 
dândjou o nikkhahé ""omoumé nos mibinem o midanem, mikhaJiem chouma ra 
ht idjadé rouznamei , kè môchtemel ber meratebé mezkourè vo môttecef be 
sejati kè ""arz kerdem der Lan teklif nomaîem. — 29 bendè khodemra 
mostahhaqqé in h/iosné zann ke ez merhkœmeti kè ba bendè darid nerni danem 
o môste'addè eqdnm be kari kè Jermoudè id, echhedou bellah, kè nislem. — 
80 chekestè nasj'si mej'ertnaïid , men e'jhraqijouïi nekerdè em ve diguer mom- 
kai est kè ber aïe' tes h i le' 



328 



adjoindre des collaborateurs 
animés des mêmes senti- 
ments. Vous en trouveriez 
bien trois ou quatre. 

31 Comment? trois ou quatre? 
j'en trouverais bien mille. 

32 Heureux le pays qui pro- 
duit tant d'hommes parfaitsl 
s'il en est ainsi vous êtes 
bien riches, mais n'allez 
pas ébruiter cela, car tout 
le monde vous porterait 
envie ; dans ce siècle on se 
plaint de la disette d'hom- 
mes désintéressés et droits. 

33 Je vois un sourire d'incré- 
dulité sur vos lèvres. Soit. 
Mais vous savez, sans doute, 
que nous avons déjà plu- 
sieurs journaux. 

34 Oui, et je les connais; il y 
en a même un qui me plait 
beaucoup , il est animé des 
meilleures intentions et il est 



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'oTneZ tchend nefer kè behemîn sêfat mdttecef bachend cherik der in karfer- 
mdiid; albetté se tchœhar tchenin nefer der Iran peïda kerden vwchkel 
nist. — 31 tche tôwr? se tchœhar mi/erinaud? /lœzaran tevanem peïda 
kounem, se tchœhar kè naqli nist. — 32 khocha velaïeti kè tchendîn ensané 
kamel zaïed! eguer tchenin bached sahheb tale'é sci'd id, amma efchaïé in 
raz mekounid ta rechké a''alemian nechevid, kè der in rouzgar merdôm ez 
qahhté achkhacé bi qarazé sadaqat-kich chekvè darend. — 33 ez tebessdnie' 
serkar derïaftem kè be qowlé bendè tchendan baver ne/ermoudè id; bached, 
amma albettè midanid kè ma hhala tchendtarouznamè darim,meguerbenazuré 
serkar ne recidè. — 34 tchera? ekseré dnhara didè em ve ïeki ez ônhara 
kheïli pecendidè em kè hem be sefdié niïet mottesef est ve hem nazar be 
khockkhatti o 



229 



autographié avec netteté et 
élégance, mais l'on voit que 
c'est encore un enfant en 
maillot, qui ne marche pas 
encore d'un pas assuré, 

35 Mais je crois que l'enfant 
marchera bientôt et quand 
il deviendra adulte il courra 
tellement qu'on ne pourra 
pas le suivre. 

36 Prenez garde qu'il ne s'é- 
lance comme un cheval fou- 
gueux qui prend le mors 
aux dents, qui s'emporte, 
brise la voiture et jette le 
maître sur le pavé. 

37 On saurait mettre un frein 
à un cheval fougueux. 

38 Et si vous ne pouvez pas 
le maîtriser, si les rênes 
cassent ? 

39 On saura enrayer le mal dès 
le début. Et puis, je vous 
dirai que nos journalistes 
sont très dociles et dévoués 
au Souverain, et vous avez 
certainement remarqué que. 



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pàkizeguiïé tchapech maqboul est, veli teflé qondaqy est, rah khoub ne'iô ftadi 
t*t. — 35 in-chaa-llah bezoudi inireoed; hemin kè be senne teklif' recid 
(balegh- chdd) mideved kè kes be guerdech nemireced. — 36 ber hhazar ba- 
cÂid kè mebada meslé aspé serkech kè ber dachtè bordé chôdè kaleskara zir 
o zeber kerdè sahhebecA ra zemin zened. — 37 6e aspé qalidjan dehenè 
ra tevan zed. — 38 veli, eguer djelowguirich mômken necheved oe ''enanra 
hegueceUd? — 39 der bedvé "amel tcharèi 6n beltiè djôstè mi cheved ve 
diguer ""arz mickeved kè rouzname-neviçané ma ram o Sôltan-perest end, 
alhettè môltej'et chôdè id kè hergah esmé houmaïouné aqdace' A'alahAazret 



330 



chaque fois que le nom au- 
guste , sacré de Sa Majesté 
se rencontre sous leur plu- 
me, ils ajoutent invariable- 
ment les mots «que Dieu 
perpétue son règne" et cette 
autre expression «que notre 
Yie soit sacrifiée pour ra- 
cheter la sienne." 

40 L'argument est concluant, 
et comme vous m'avez dit 
une fois que les Persans 
sont, comme leurs ancêtres, 
connus pour dire la vérité , 
il ne faut pas douter de la 
sincérité de leur protesta- 
tion de dévouement. 

41 Gardez-vous d'en douter ! 
Et puis, le gouvernement 
a toujours en main le mors 
avec lequel il les main- 
tient, et le Char de l'Etat 
(pour me servir de vos mé- 
taphores) est trop bien d'a- 
plomb pour que quelqu'un 
le fasse culbuter en jetant 
des pierres sur la route qu'il 
parcourt. 






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2!îre qaleméchan ciied kelimaté «Adama allahou mdikeh" ïa «rouhhouna 
fedah" ra ezafé mîkounend. — 40 borhané qate" o hhodjdjeté kafist , tchoun 
chouma rouzi fermoudè id ke Iraniané in ''ahd meslé aslafé qadiméchan be 
rastgouïi ma'rou/ end chekk o chôbhè der sedqé J'edecneté ichnn nesbet be 
Sôltan djaïez nist. — 4 1 der in chekki nist , ve ""alave ber on dehenei hhokmê 
dowlet Aemichè ônliara meharè kerdè dared ve kaleskaï dowlet {Ichenanke 
chouma be este'' are 7nigouïid), senguinter ez an est ke keci betevaned be seng 
pachiden der chahrahé on cura zemin zened. 



331 



I 



42 S'il en est ainsi, c'est très v«j^ J^j^- ^ci^ ij^r*^ ^^ 42 
bien. 

43 Maintenant, si ce n'est pas 
trop vous fatiguer, voulez- 
vous bien me dire ce qu'un 
journal, à votre avis, devrait 
contenir ? 

44 Un journal qui voudrait être wXxà* tXJl5>|^y« ^ i^ ^^ji) ** 



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à la fois utile et intéres- 
sant, devrait contenir d'a- 
bord : les actes oflBciels c.-à.- 
d. les décrets du Souverain, 
les arrêtés ministériels et 
les ordonnances des autori- 
rités locales; ensuite les nou- 
velles de la Cour, de la ville, 
(capitale ou siège d'un gou- 
vemement)et des provinces ; 
le bulletin météorologique 
du jour c.-à-d. de l'état du 
ciel et de la température; 
puis les nouvelles les plus 
importantes de l'étranger; 
puis des annonces de ven- 
tes, d'enchères et un bul- 
letin commercial du prix des 



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42 cguer tchenin est, khe'ili khouh est. — 43 khdlaçce, eguer zahhmet ne- 
bached befermaïid kè rouznamè bated mebni {môchtemef) ber tchè metaleb 
bached. — 44 rouznamèi kè mikhahed hem môfidé fdide ve hem deltchesp 
eeh kounend bated: evoela hhaviié a'amal o menachiré (menchouraté) 
resmi o fennanhaïé houmatoun ve ahhkamê owliaïé dowlet ve avameré 
hhôkkamé mahhalli bached; saniœn: akhbaré derhekhane o mahhroucè o koulli 
memleket der an monderedj guerded; saleçœn: safhhat havaïi ïa'n/ fehresté 
mzané hava o deredjèi guerma o serma ; rahè'œn : akhbaré mohemmé pouli- 
iiiiïè dakhele vo kharedje ; khameçœn : e'elanaté mal-ôl-tedjaré o hharadj o 
narkhé mahhsoulat ez qabilé ghalle o ""alaf o ebrichôm ve ghairè ve ""alavè 
ber on der osvvelé rouznamè tek dô faqara der bahhsé mes'elèi ez meçaïelé 



332 



diverses denrées, telles que 
grains, fourrages, soies etc. 
En outre, en tête un ou deux 
articles de fond, une discus- 
sion politique sur quelque 
question intérieure ou exté- 
rieure. 

45 Ce dernier point aurait des 
inconvénients- 

46 Je vous demande pardon. 
Pour un Souverain bienveil- 
lant à l'égard de son peuple 
et qui est comme un bon père 
pour ses sujets, il vaut mieux 
qu'il soit instruit de leurs 
vœux et de leurs besoins, 
afin de pouvoir redresser les 
fautes et les torts dont quel- 
ques fonctionnaires pour- 
raient se rendre coupables ; 
qu'il connaisse les disposi- 
tions d'esprit des hommes 
intelligents, et que si de 
grands fonctionnaires l'in- 
duisent en erreur sur quel- 
que sujet, que lui, démê- 
lant la vérité, s'occupe de 
réparer le mal. 



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poulitikvie dakhele ïa kharedje. — 45 môbahhecè der. ômourè dowlet Ichali 
ez ""aïb naqs nist. — 46 îcheïr, tchenin nist kè inifermaïid; beraïé Sôltané 
reouf kè nesbet be khalq be menzeleï pederé mehreban est tchè behter es on 
est kè ez temenniat o hhadjaté re''aïa molfale'' guerded ta et/uer ""dîbi ïa 
te''addi ke ïeki ez gdmachlerjan bedôn khordè bached pedid aïed rœfé onra 
nômaied ve ez ara o zpnoune' merdômané ba houch khaber dared oe eçjuer 
redjalé dowlet tchizi ra bcr ou môc/itebeh kerdè end, ez echtebah biroun 
amedè bedcefé on perdazed. 



333 



47 Laissons cela pour un autre 
moment. 

48 Non pas, je n'en démordrai 
pas; il faut que je vous tire 
de l'erreur et si vous per- 
mettez je vous citerail' exem- 
ple d'un de vos grands sou- 
verains. 



49 Voyons, j'écoute. 

50 Ceci est connu: Lorsque 
Nadir Chah Afchar fut battu 
à Bagdad par les Turcs ot- 
tomans, et que, mis en fuite, 
il arriva à Hamadan, il dit à 
son grand vizir: Ecris l'ordre 
aux gouverneurs et chefs des 
provinces de réunir de nou- 
velles troupes pour que j'at- 
taque de nouveau les Turcs. 
Le premier ministre écrivit 
quelques circulaires ainsi 
conçues:" Une petite con- 
trariété (comme qui dirait 
un petit mal) est arrivée à 



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47 "Veli in zeman begozar ta vaqié diçuer." — 48 >t^<»tr, bendè ezinmatlab 
dest nemikechem ta choumara ez echtebak biroun bi aceretn; eguer ezn mi' 
dekid taj'çili kè ez selatiné bâzârgué khodetan darem béian kounem ta kho- 
detan tasdiq beqowlé bendè fermatid kè perde pouchi der kar bœd est. — 
49 befermaïid kôdam est ? — 50 mechhour ta ni sarihh est kè vaqtikè Nader 
Chah Afchar der Baghdad ez Moumiîan chekest khord feraroen be tarafé 
Hamadan rœfi be sadré a'azem gâ/t kè hhokmi be hhokkam roouçaïé Iran 
benevis kè bezoudi {lecliker) qockoun ferahem arerend kè dô barè be seré 
MUmmitan berevim ; sadré a'azem ahhkami tchend be in mazmoun nevecht kè 
Mndek* tchechm-zakhmi be mowkebè houmatoun recidè ve inek* qochoun lazem 
t*t; tcÀoun khod Nader, migouïend , seoad nedachl der vaqte' mohr kerden 



334 



Pauguste cortège , on a be^ 
soin de troupes." Le monar- 
que était, dit-on, illettré; 
au moment d'apposer son 
cachet il dit au ministre: 
»Lis moi cela;" celui-ci lit 
la phrase dont il s'était servi. 
Nadir Chah se mit en co- 
lère , déchira la circulaire , 
et comme il ne mâchait pas 
les mots , il dit au premier 
ministre : Ah ! ma ... . raud , 
Écris ceci:"Nadir a été battu, 
ou a brûlé la maison de son 
père, on a déshonoré sa mère 
(c'est au figuré qu'il disait 
cela) , les Turcs ont mis en 
pièces son armée , il a pris 
la fuite , il est ici , à Hama- 
dan; l'heure est venue de 
montr.er du cœur; il faut, 
sur le champ, d'autres trou- 
pes, pour que nous puissions, 
avec la grâce de Dieu, laver 
cette honte de nos fronts." 
Nadir Chah ne cachait pas 









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Je OM grq/f A;^ bekhan, ou hemin ''abaret ra iè nevechtè boud hkand; padchah 
môteghaner chôde ahhkamra para kerd ve ez ondja he der kar perdepouchi 
nemikerdodendan le rouïé hharj nemigôzacht be ou gôj't: Eï qdrômsaq , bei^evis 

Nader chekest kliord, maderech ra g , pederech ra soukhtend (be este- 

d'are o eghraq migôft) Roumiian her tchè bedter oura para kerdend,môldja 
chôde ferar kerdy be Hamadan amede est, vaqté hhnmnet o ghaïret est ke 
bezoudi sepah revanè i^ômdiend chaïed be fazlè khoda in neng ez seré ma o 
cliouma rce,f cheoed; Nader Chah bedbakhlûe' khodra ez khalq penhannemi 
kerd o tchenankè Soltan nehdied ez khalq tchizi makhji dared , hemtcfienan 
nebdied ez Sôltan emri kè Idieqè e^tetiaïé ou bached pouchidè dareud. 



ààô 



à son peuple le malheur qui 
rayait frappé , et , de même 
qu'un SouYcrain ne doit rien 
cacher à son peuple,de même 
il faut qu'on ne lui cache 
rien de ce qui est digne de 
son attention. 

51 Vous ayez dit vous-même 
que Xadir Chah était illetl ré, 
mais notre Souverain je vous 
le jure, est savant et instruit, 
il sait tout et a plus de sa- 
gesse et de sagacité que tous 
ses sujets. 

52 Je le sais,mais selon vous mê- 
raeSjles Chiites ont ce dicton : 
»l'Imam, (salut à son nom!) 
s'il n'y regarde pas de près, 
ne saura pas ce qui se passe 
derrière la muraille." 

53 II n'y a que les gens de peu 
d'esprit qui disent cela. 

54 Très bien, mais lors même 
que le Souverain serait très 
instruit , ses informations 
ne peuvent que s'accroitre 
si on lui remet en mémoire 
une affaire. Les gouverneurs 






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^\ ^j-^ 3 »L-i>^Lj loi. ,,■,-,< 



51 j:Ao(/ mifermatid Nader sevad nedacht, in Sôltané ma ecbhedoa bellah 
e kefa iè "alim o khabir est, ber hœmè dja ettela' dared o ez hcemi khalq 
l'aqeller' o ba baciratUr est. — 52 midanem, amtnn be qowU chouma ahlé 
\echauou migouiend mEmam (aUihi-s-selam) hem ta tevedjdjôh nefermatend 
pôchté divar khaber nedarend. — 53 in à'qatedé merdàmané zaif-6l 'aql 
'■*t. — 54 beciar khoub amma be qowlé chouma eguer Sôltané ^alim hem est ex 
ekraré matlab ber ^elmech a/zoudè micheced; hhâkkam o mâbacAerin ez tersé 
Fa ki mebada padchah o merdom ez ""amelechan mostehkzœr cÂeeend 



33é 



des provinces et les fonc • 
tionnaires , craignant que le 
Monarque et le peuple ne 
connaissent leurs injustices 
et leurs abus, ne s'en ren- 
dront pas coupables. De 
mêrae^ vos voisins du dehors, 
dès qu'ils sauront que vos 
journaux connaissent leur 
politique et leurs disposi- 
tions réflécliiront et ne se 
laisseront pas aller à quel- 
que action précipitée. Les 
puissances étrangères, au 
moyen des agents avoués 
ou secrets du gouvernement 
et de ceux des journaux,sont 
bien renseignées sur vos 
affaires, tandisque je suis 
certain que beaucoup parmi 
vous ne savent rien sur les 
affaires intérieures de leur 
propre pays et sont comme 
la perdrix qui cache la tête 
dans la neige et croit que, 
lorsqu'elle ne voit pas le 
chasseur, celui-ci ne la verra 
pas non plus. 



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6c «dZm o te'addi môrtekeb nemi chevend , ve hemtchenin hemsa'iegané kharedj 
hemin ke danestend kè rouznamèhaïé chouma ez hhalet o politike ônha khaber 
darend der karha môlahhazœ mikounend o eqdamaté seri' nemi nômaïend; 
dowJethaié kharedjè, bevacetèi ma'mouriné resmi khôjièneviçané doivieti 
mamouriné rouznamèdjat ber ahhvalé chouma ettela darend, ve men ïaqyn 
darem kè ba''az{ ez merdômané chouma ez ahhvalé dakhelèi khodechan môstahh- 
zeer nistend meslé k*œbk' ser ziré barf darend o ichenan gueman mi kouiieiui 
kè tchoun ônha saïïadra nemi binend, sdiiad hem ônhara nekhahed did. 



337 



iS lXjuLclÀJ 8(3^4>J 



50 Tous avez bien exposé la Joo^ j ^Lo i_,JLka-« 
question. Veuillez bien,main- 
tenant, me dire ce qu'il faut 

que les journaux fassent *^ L5jy^ c;/J5'^ i3îy=*lj ^ 
pour qu'il n'arrive, de leur *JLc ;î s-gj *^ *0^ j iA*vJ 



55 



^Ijjî; 



J*.«x jl *y o*-««' |»j"^ 



3 &l>-b J^-«^ ;l .LcaS^Cw 



«Li;» 



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fait, aucun préjudice au 
gouvernement, pour que 
tout le monde participe aux 
bienfaits du savoir, pour 
qu'on soit instruit des af- 
faires intérieures et exté- 
rieures, et enfin pour que 
le directeur d'un journal 
aussi ne soit lésé en rien. 
►6 Tout cela dépend du gou- 
vernement. Il devrait don- 
ner la liberté de la presse j^ys Ij o^ sO^o ^ jl^y^ 
(le libre arbitre de la plume) ^ c^l-y.^* j ^ sA^ ^^^x4-Llx 







afin que les hommes, rassu- 
rés sur tout, puissent s'éclai- 
rer mutuellement, s'associer 
et entreprendre en commun 
mille différents travaux, par 
exemple, des chemins de fer, 
des banques, la création 
de manufactures et d'indus- 
tries, l'exploitation des mi- 



vAJjlÀ^O J.4X: j»-*«5 jf> ^Lo 

^ oL^j 5, (*JoIj) xj'wjbiy*d 

«y 8-^C ^ »tA-^ 3 ^j'^l-*^ 



55 khoub matlab beïan fermoudid, eltefat nomoudé befermatid kè tchè 
azem est kè ez amrlé rouznamè hem be ahhvalé doiolet zarari behem ne- 
eced ve merdâm behrè ez 'oloum ve estehhzar ez ahhvalé dakhelè ve kha- 
edjè bêler end ve sahhebé rouznamè hem zarar ne kouned. — 56 djemCé in 
'amal beslè be dowlet est, azadiïé ïn''m ekhtiaré qalem dadè cheved ta 
terdâm môtmeïin chôdè ve ber temennitat o hkadjaté hemdiguer vôqon/iafté, 
tenaie' hœzar qesm ""amel befjôzarend o cherik chôdè rahé ahen o sarrafkhanè 
banka) o idjadé karkhanèdjat o sanaïe'' o kar kerden der mé'aden o kechti 
edjareti o mehmonkhnrteha vr ijhoïrè re rjhaïrè kè hœmè rjuendjé bad-aver 
erate' dowlet est leia koiaend. 

22 



338 



JJ^^^sx J3 jL^y^î 5 



nés, l'établissement de bâti- 
ments marchands, d'hôtels, 
etc. entreprises qui seraient 
toutes, pour le gouverne- 
ment, une source de richesse 
(un trésor de Khosrou Per- 
viz). 

57 L'établissement de la liberté 
de la presse est une chose 
difficile, car il y a des hom- 
mes de rien qui écriraient 
toutes les fantaisies qui leur 
passeraient par la tête et 
égareraient le peuple. 

58 Pour empêcher cela, on n'au- 
rait qu'à publier une loi sur 
la presse qui contiendrait 
différentes peines contre tout 
individu, quand même ce 
serait un grand personnage , 
qui se serait , par la plume , 
rendu coupable d'un délit 
de presse; l'exécution de la 
loi ou la grâce (le pardon) 
appartiendraient à la gra- 
cieuse personne du Souve- 
rain. 

59 Tout cela est fort beau en 
théorie, mais je vois plus 



57 ekhliaré qalem môchkel est zira ke baazi merddmané redjdjalè hcestem 
ke be khaïalé khod hertchè viikhahend mi nevicend o merdômra gômrah mi 
kounend, — 58 ez beraïé dafé in mezarret, baïed ketubtchei qanouni encka Vi 
e'elan cheved o deredjaté ""oqoubat der an mônderedj guerded kè her kes kè dci 
nevichten ez hadd tedjavdz kounedbe ''oqoubete' monder edje der ketabtclièi qanow 
ve lôw kan redjal bereced ve edjraïé 6n ïa 'afv ba nœfsâ nejiié Sdltan ha 
ched, — 59 in hœine der ''elm kheïli khoub est veli ma'moul kerdené in 






lNjIj O^Aii/o ^^ji «(.> (_$Lj ;! 5 
ôjS \^\^ lAs* ;' cyA^ j^ 






339 



d'un obstacle à la réalisa- 
tion de ces belles idées. 

60 Je crois les deviner et je fini- 
rais par être de votre avis. A 
vrai dire, avec vos institu- 
tions séculaires politiques et 
religieuses, avec certaines 
opinions invétérées , vous 
n'êtes pas, peut-être, encore 
arrivés à un tel degré de 
maturité politique que vous 
puissiez accepter, au prix de 
quelques inconvénients, les 
avantages de la liberté de 
la presse et que vous puis- 
siez bien déterminer les li- 
mites entre ce qu'il devrait 
être permis et ce qu'il de- 
vrait être défendu d'écrire. 

61 Comment? Nous ne sommes 
pas encore mûrs? la Perse 
ne date-t-elle pas depuis des 
milliers d'années , n'est-elle 
pas la monarchie la plus an- 
cienne qui existe au monde? 

62 Profonde erreur! dangereu- 



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khaïalaté môstahhcenè Ichali ez mevane' o ""avaîeqé môte'addedè 7nst. — 60 
on mevane^ o ''avaïeq der taftem tchist o dour ntst ke der in bab ba chouma 
hem qôwl chevem ; vaqaœn baowza'é siacivetnezhebi o araïikhnezdé chouma ez 
tchendin "asr môtedaoel chôdè, chaïed kè chouma be hhaddébélougké ciaciia'ni 
pôkhteçiui bederedjèi ne recidè bacAid kè beraïénafé kecir le ez ekhtiaré qalem 
môtereVeb mi cheved môtehhameJé zararé qalili on bacAid betevanid hhô- 
doudi ra miané ôiilchè der rouznamè-nevici djaïz ve untchè memnou baïed 
dacht dôrôst taïin kounid. — 61 tchè mijermaïid ke ma henouz be hhaddé 
bàtough nerecide im, meguer nwlié Iran ra kè tarikhe' on be hœzaran sal 
mirered ve ez djemrë douelé ferenguestan qadimter est ua recidè kham mi 
\ckoumarid ? — G'2 -olnié môhiit est o ghorouré môricé 



340 



ses illusions ! mais ce serait 
trop long de discuter cette 
thèse et je vais vous dire seu- 
lement ceci: quand des jour- 
naux d'Orient croient devoir 
écrire de longs articles sur 
la supériorité de la science 
sur l'ignorance et sur les 
avantages du savoir, cela 
prouve qu'il y a encore en 
Orient la majorité des indi- 
vidus qui en doutent. 

63 Que faut-il faire alors ? Faut- 
il renoncer à ce but élevé 
et perdre tout espoir? 

ô4 Non pas , à Dieu ne plaise ! 
Mais il faut marcher lente- 
ment et par degrés, et ne 
jamais rétrograder. Il faut 
inspirer à ses concitoyens 
le goût des lectures sérieu- 
ses et utiles et étendre la 
sphère de leurs connaissan- 
ces dans toutes les branches 
du savoir. Et il ne faut pas 
croire que la civilisation 



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belaïa , veli tchoun in mes'elè tafsili dared in ïeki ra ""arz kounem ke tchoun ba'az 
rouznamèneviçané mœchreqy lazem midanend kè der tefevvôqé ""ehn ber djek 
mezaîaïê vôqouf o danech faqarahaïé toulanira nevicend, zaher est h 
ekceré ahaliïé mœchrœq-zemîn der in bah chôbhè dare.nd. — 63 pes tclu 
baïed kerd ; aia qat'é nazar ez en maqsadé a'nli kerde ômidra ez dest bn'iec 
dadi' — 64 'fïaz bellnh, ma'ïoiis nebaïed chôd, veli ahcstè o be tedi-id^ 
baïed rah rœft ve ez djaddèi kè peïmoude chôd ïeki qademra ''oqah ne baïei 
ôftad; baïed hemchehrianra {ehnaié vatan ra) be motala'aïé tahhrirate' mô 
fidei ba ma'ni tahhrik o techviq ndmoud der towci''e (towceaïé) ''areceïé da- 
nech o estehhzaré ichan kouchid, o nebciied pendacJit ke tcmeddôn ''abaret ez 



341 



^LjwwI 3 0"^T «L«^ ^J (j*0 



consiste dans la chimie, la 
médecine, la mécanique ou 
la photographie ; ce ne sont 
que des instruments de ci- 
vilisation. Il faut connaître 
les religions, les institutions, 
les lois et l'histoire des 

autres peuples anciens et JJic tjijv' J' ^à t.^^î «XIÀs^ 
modernes, savoir les com- o,-»x sJ^^ iJbUu ^ sA-^^^Uaw 






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parer, les peser et en tirer 
des exemples et des leçons. 
)5 Et comment inspirer ce goût 
au plus grand nombre? 

>6 C'est en publiant dans le 
journal des productions uti- 
les qui, par leur forme at- 
trayante, excitent chez le 
lecteur le désir de s'instrui- 
re. Un poète de l'ancienne 
Rome, celui qui fait les déli- 
ces des hommes de goût dans 
toute l'Europe, a dit: «Celui- 
là a atteint la perfection qui 
a su joindre l'utile à l'agré- 
able." 
7 Et que faut-il faire pour cela? 



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limé chimi (Jcimia) o iœbabet o Aendecè o ""akkacist o bes; in hœmè alat o 
sbabé temeddân est ne khod temeddôn ; baïed ez adi'an o mechareb o owza" o 
avanin o açaré émemé qadim o djedid estehhzar behem reçani'd o JezUkèi 
nra der terazouté ""agi sendjidè o moqabelè nômoude ''ebret ez on 
uereft. — 65 techviq nômoudene' khalqra be môtata'aei in gounè tahhrirat 
zhetowr mâtesser michevedf — 66 in michei^ed be vacetèi tasnifaté môjid 
è be tœrzé matbou'é maqboulé khod der delé qariin raqhbeté takhçil ra mi 
ngtàzend; ïeki cha'eré roumdi qadim kè arhabé inezaq de.r ferenguestan 
ch'arecA ra meslé cheker mi khaïend fermoud ki , goulé kemalra 6n kes rôboud 
e der sokhanech fàide o chirini low'am bachend. — 67 beràïé in tcfie bated kerdi 



342 



68 II faut que le propriétaire 
du journal s'attache quel- 
ques hommes instruits, con- 
naissant bien l'histoire et les 
institutions de l'Europe et de 
l'Orient, des hommes versés, 
en même temps, dans leur 
langue et l'écrivant avec 
talent. Des littérateurs de 
talent devraient publier 
dans les pages du journal 
des productions orginales 
qui plairaient aux lecteurs 
persans et ne pas se borner 
toujours à traduire des li- 
vres étrangers, quelquefois 
vieux de deux cents ans. 

69 Et comment trouver et at- 
tacher au journal des hom- 
mes de goût et de talent de 
ce genre? 

70 C'est en leur donnant des ap- 
pointements ou une rémuné- 
ration, du reste à eux comme 
aux correspondants de l'é- 
tranger. Lorsque des lettrés 



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68 baïed kè maleké rouznamè tchend nefer ez 'odebàîé ba fazl kè der 
tavarikhé feremjuestan mechrœq ce ovozdé on tetebbô^ kerdè o der enchaîê J arsi 
ïedé beïza dachtè bachend hemkar o c/ieriké khod kouned, ve owlater on est kè 
tchenin ôdeba hœmichè be terdjîmèi tasnijaté ferengai qadimé devist salegui 
enhkeçar nekerdè be faqaraté asli kè ez abkaré afkaré khodechan bached 
safahhalé rouznamti ra negac/itè qarliné Iranra ez en behremend o khochhal 
o mahhzouz nômdiend. — 69 in now' arbabe' zowq o hônerra tchetowr vii 
tewan be dest avérd o der selké entezam kechid'f — 70 in açan inicheved 
beoacetei djaïzé o mersoumé mo'd'iieni kè hem be ônha ve hem be inokate- 
biné kharedj dadè cAeoed; heiniukè merdomane' danechmend d'tdend kè 



343 



Verront qu'un tel littérateur, 
en écrivant des articles uti- 
les et recherchés, en a tiré 
un profit, ils entreprendront 
de pareils travaux. 

71 Est-ce que, en Europe, ceux 
qui écrivent dans les jour- 
naux sont payés? 

72 Assurément. Croyez-vous 



iS JuJJOj , ^ L»^ Ut \£jï 72 



que des hommes de talent ^U*« iùXi (^l3j^ ^ y^ vLJ 
et d'esprit se creusent le 






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cerveau pour rien? Il y 
a dans toute l'Europe des 
hommes qui, en écrivant 
dans les journaux, se sont 
fait une grande réputation, 
sont arrivés à la richesse 
et même aux plus hautes 
fonctions dans l'Etat. 
73 Mais oii prendre l'argent L^t !^*"y' J ^j^ cs'r^ Jy^ "^3 
pour payer ces auteurs? 






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74 II faudrait d'abord réunir 
un capital pour fonder le 
journal j et s'il était intéres- 
sant, la vente et les annon- 
ces commerciales non seu- 



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:l lA^Î i,_SJL5> iAÂmo &^l333. 



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danechmendi be enchdié faqarat o hhekàiat matbou'è mœrghoubè, monteje' 
chôd, anha hem be in ^amel eqdam mikounend. — 71 aia der ferenguestan 
be mônchian o rouznamè neviçan môzdi ta merçoumi dade micheved? — 72 
albettè; dia chouma mi pendarid kè arbabé hôner o zorafaié noklè-seiidj me- 
djanœn meghzékhodra ra khochk mikounend ? bel der kôllé ferengueslan achkkaci 
hcestend ke be rouznamè -nevici hem kesbé nam nomoudè end ve hem malé 
feravan andoukhte hhatta ba'azi be balalerin menaceb recidend. — 73 poul 
beràîé môzd o mersoumé dnha ez koudja pe'tda mi cheved? — 74 'avvelan 
beraïé bena gôzachtené rouznamè ba'ied sennatèi behem best, ne hemin kè 
rouznamè pecendé khalq amed, ez fôroukhlen nâskheha o ôdjrete' du e^elanaté 
tedjareti "alaoé ber mekharedjé 



344 



lement couvriraient tous les 
frais, mais rapporteraient en- 
core un bénéfice net. Toute- 
fois il faudrait imprimer le 
journal en caractères mo- 
biles , et non pas par l'au- 
tographie. 

75 Quel défaut trouvez-vous à 
l'autographie ? 

76 Le défaut en est que, si l'on 
tire le journal à un grand 
nombre d'exemplaires, l'en- 
cre ne prend plus et l'écri- 
ture devient pâteuse, bar- 
bouillée et difficile à lire. 

77 Et quel titre faudrait-il don- 
ner à ce journal dont vous 
avez tracé le prospectus? 

78 Rien n'est plus facile que 
de trouver un titre. Vous 
l'appelleriez «Miroir du 
Monde" ou «Coupe de Djem- 
chid" ou «Mercure" ou «Sa- 
chet de Musc" ou «Casso- 
lette" ou «Pierre de touche" 
ou «Rossignol persan" ou 
enfin «le Fouet." 






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destgah manfa'até khoubtra be maleké rouznamè mi avered, velî baied rouz- 
namè be hhoroufalé mogatta" tchap cheved ne be hhatté nevicendè. — 7.5 
'aïbé khatt tchist? {der khatt tchè dib didè id?) — 76 ''oïoubatech in est ki 
herqah 'adedé nôskhehciié rouznamè ziad cheved mdrekkeb der kaghez khoub 
ne miquired khatt maghchouch o nakhana micheved. — 77 in rouznamè ki 
laïhè ech fermoudè id tchè esm baïedech gôzacht'i — 78 esmra peïda ker- 
den kheïli açan est: meslê 'Aunèi djehan-nôma" ïa vDjamé Djem" ïa 
iiOtared" ïa «Qulièdàn'' ïa „Na/èi Mechk'" ïa tMedjmer"" ïa j,Sengué 
Mehhekki" ïa «"Andelibé derC'' ta » Tazianè.'''' 



345 



79 Vous voudriez sans doute 
qu'on fouettât les oppres- 
seurs , les prévaricateurs , 
les concussionnaires, les vo- 
leurs de deniers publics? 

80 Du tout, pour ceux-là c'est 
la prison, la potence, le 
bâton; le Fouet de la satire 
flagellerait l'orgueil, la sotte 
vanité, l'hypocrisie et les 
vices et les ridicules qui 
échappent au texte des lois 
positives religieuses et ci- 
viles. 

il Je ruminerai vos conseils 
et j'en ferai part à des amis. 
A.rrêtons-nou8 là et restons 
bons amis. 






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79 mœnzouré chomara der tnjïem; mikhahid ke her zalemé faceqé malé 
nerdôm khoré khaïené mdteqallebi derdé tazlané betcheched. — 80 khetr, beràié 
n now" moqasserin hhabs o dar o totek> o Jeluké (^falaqà) vadjeb est, 
dzùinèi hedjv faqat ez beraté her motekebber' o kkod pecendi o monafeq' ve 
jchkhcun kè meàieb o atvaré ichan kharedj ez naxs o mazmouné qacaniné 
ihœr' o ^ôrf bached. — 81 fermaïechaté chéri fra té'aqqél {pôkht o pez) 
mkounem o ba doiutani tchend der mian minehem; tar baqy o sohhbet baqif. 



84G 



XVII. 



QUELQUES CROQUIS ET PORTRAITS. 
tarhh rizi tchend ha tasviri tchend. 



1 Vous venez bien à propos ; 
voilà une surprise agréable ; 
vous offrirai-je une tasse de 
thé? Vous avez, dans votre 
pays, l'habitude de prendre 
du thé dans l'après-midi. 
Voici l'eau qui est près de 
bouillir, elle chante déjà et 
même elle perle. 

2 J'accepte d'autant plus vo- 
lontiers que cela me délas- 
sera d'une course assez lon- 
gue. 






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3 Je puis vous offrir du thé 
mélangé de quatre variétés, 
toutes de première qualité , 
entre autres de thé à poin- 
tes blanches. 

4 Je vois que vous vous ser- ^^^^ l5^ ^-♦-^ ^ (^i ic-* 



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1 tcàè khoub be mowqa techrif avôrdè id, noe'melé ghaïré môlevaqqa ist; 
be chouma tek' pialei tchaî bedehem? ïaqyn der velaïeté khodetan der 'asr//a 
tchaï khorden 'adet darid, ineki ab nezdiké djouch est, djez djez mikouned , 
belkè sandjaqè mi bended. — 2 ba kemalé meïl qaboul mikounem, in 
khasteguira ke ez beeiar rah rœften behem reçanidè em raf kouned. — 3 
mitevanem be chouma . tchdii bedehem ke tchehar djour her djouri ez qesmê 
aala dakhel hem bac/iend ve ez an djômle ïeki tchdiê pechnekisl. — 4 mi 
binem ke chouma tchcCié khodra 



347 



Véz, pour faire votre thé, 
d'une théière en vraie por- 
celaine de Chine et vous 
avez des tasses en Japon. 
5 Oui , la porcelaine est pré- 
férable au métal, car la cha- 
leur de l'eau bouillante y 
est plus intense et fait que 
les feuilles du thé s'infusent 
mieux. Sucrez-vous vous 
même ; voici les pinces ; 
mettez beaucoup de sucre, 
car le thé est fort. Voici 
des biscuits , si le cœur vous 
en dit. 

6 Merci, je ne prends rien 
avec mon thé dans l'après- 
midi. 

7 Après le thé vous ne serez 
pas, sans doute, fâché de 
fumer le calion? 

8 Au contraire. Je vois un ca- 
lion complet: la bouteille, 
le tuyau droit, le tuyau 
long et flexible, et il ne 
manque à ce calion, pour 
être tout à fait à la persane, 



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que les miniatures en émail. 

der teki gourïé tchtnité Tchin dôrôst mikounid o pialè na'lbeki malé Japoun 
est. — 5 Balé, gourîîé tchini ra bcr gourîté mandent mdradjdjahh mi 
darend, zira Icè guermîié abé guerm der on bekter hhefz michered ve tchat 
be/tter dem mikeched; be/ermatid, khodetan qand berizid, inei' qandguir, 
ziad berizid kè tchat p6r reng est, ineki beksimat eguer metUtan bached. — 
6 elte/ate chouma ziad, men "asri ba tchaï tchizi nemi khorem. — 7 baad ez 
tchai nlbettè ez kechidené qnh'on bedetan nemiaïfd? — 8 belké, ba kemalémetl ; 
mi binein qalioné temamist chiche (Jihoqqa) o mianè o net o net pitch , behcemè 
djehet meslé qalioné irani , tchizi kè kesr (kkem) dared tchend tœsoiré minatt. 



348 



9 On pourra les faire après 
coup. 

10 On fume avec plaisir le ca- 
lion après le thé. Un lettré 
persan a fait à ce sujet une 
sentence composée de mots 
persans auxquels il a donné 
des formes arabes: »Celui 
qui prend du thé et ne fume 
pas le calion, c'est comme 
s'il n'avait pas pris de thé." 

11 Quelques bouffées de tabac 
de Chiraz font plaisir et on 
cause volontiers après. 

12 Causons donc, mais de quoi? 

13 Si nous faisions de la mé- 
disance ? que vous eu sem- 
ble ? qu'en pensez-vous ? 

14 Je ne demande pas mieux, 
mais qui prendrons-nous 
pour cible à nos traits ? 

15 Naturellement nos amis, car 
nous connaissons mieux 
leurs défauts , leurs vices , 
leurs côtés faibles et leurs 
ridicules. 



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9 tœsvîrha ta mitevan Vaqtê diguer dôrôst kerd. — 10 galion kechiden 
ha' ad ez tchaï khorden lezzet dared; ïeki ez zorefaïé Iran alfazé ''arabi 
fa mo'arrah kerdè in nôkle ra gâ/t kè «man ïetetcha" tcha" ve lam îetekech- 
kech keenne lam ïetetcha' tcha." — 11 tchend demé tenibakoui chirazi khoub 
est o môhharreké sohhbet est. — 12 pes sohhbet kounim, veli ez tche 
hahel? — 13 eyuer qadri ghaïbet kounim tchè goune benazaré chouma mi 
reced? raie chouma tchist? — \4men hhazerem veli kira hadefé tiré ghalhet 
kounim ? — 15 bedihist kè doustanè khodemanra , tchounkè ez me''aïeb o he- 
feoat nakhochiha o atoaré khcendè-enguizé ônha behter estehhzar darim 



349 



16 Vous TOUS rappelez le con- 
seil de notre vénérable 
Cheikh (Sa'di) qui dit: ). Ar- 
rache la pelisse du dos de 
l'ami et la peau du dos de 
l'ennemi." 

17 Ma foi, j'ai quelques scrupu- 
les à l'endroit de ces deux 
procédés; je veux laisser mes 
amis tranquilles et être loin 
de mes ennemis. 

18 Alors que faire pour satis- 
faire notre démangeaison de 
médisance ? 

19 Ce sera facile : mettons-nous 
à cette croisée; notre rue 
est toujours très fréquentée, 
surtout à l'heure de la pro- 
menade. Impossible que nous 
n'apercevions beaucoup de 
gens que je ne connais pas 
personnellement et intime- 
ment, mais dont je connais 
l'histoire par les propos des 
journaux et de la société; je 
vous dépeindrai chacun. 



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16 iod dûrid on tchè djenahé Chetkhi mohhtereme ma J'ermoudè kè mdoch- 
menanra poust" ber ken dous^latira pousetin.'" — 1 7 6e hhoda qacem le men 
in hf.r dô ''amel tehhachi (Jehhacha) darem, mikhahem hem douslan ez 
men açoadi bachem ve men hem ez dôchmenan dour nechinem. — 18 pet tchè 
heUed kerd le khareché qnlb ra salet kounim. — 19 kheïli açan est : (demé) 
djelouïé in aqechqa (pendjerè) benechinim, in koutche ghaUbœn pôr ez a'aberin 
est "alc'l kho4;ous kè hhala vaqtéguerdechoteferrôdjt8t,môchkelestkèbeciar 
achkhacira nebinim le men ba ônha achinati nedarem veli bevacetèi qyl o qalè 
rouznamedjat o merdâmanè chehr ez ahhval o atvaré ènha bikhaber nittem , 
tourelé hcr teki ra beraté ckouma khoub mkechtm. 



350 



20 Voici un homme que je ren- 
contre souvent. Le connais- 
sez-vous? 

21 Lequel? 

22 Celui qui déploie un jour- 
nal et tire un monocle du 
gousset de son gilet. 

23 C'est un pédant insuppor- 
table. Il se croit l'homme 
le plus savant du siècle, il 
est envieux et médisant ; il 
critique tout et ne trouve 
aucun mérite à personne. 

24 Voici un petit homme bossu 
qui l'aborde et lui parle très 
amicalement. 

25 C'est son camarade de col- 
lège. 

26 Mais voyez comme il se dé- 
mène et puis éclate de rire! 
On prétond que les bossus 
ont, en général , beaucoup 
d'esprit. 

27 Celui-ci n'en manque pas, 
mais il a l'esprit méchant ; 
pour lancer un trait spirituel 



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20 î'neAri ïeA:» chakhsi kè men môkerrer ber ou mikhorem; midanid kist? — 
21 kôdam est? — 22 on ïeki kè rouznamèi baz kerdè 'nhieké ïektchechmi ra 
ez djibé djeletka der avordè. — 23 ieki nôkHe-guirist, khodra ''allamèi dœhr 
mi pendared, ademé hhoçoud o bœdgouïest , ber Iiœmè tchiz irad miguired, 
Mtchkes der nazaré ou ne hôneri ve ne fazileti dared, — 24 ïeki koulah-balaï 
kouzpôchti kè be ou vidlhhaq cfiddè ba ou dousianè sohhbet mikouned. — 
25 hemcAaguerde' ou der medrecè boude. — 26 netjah kounid kè tc/iè chatt o 
choutt mikouned o qdliqah mikhosnded ; migouïend kè kouzpdchtan qalebœn 
zarif o khochmezè mibachend. — 27 merd bi zarajeii nist veli zarajeteck 
cheïtanet-aïin est, her gah ta'nèi khoch mezè 



351 



il ne recule ni devant un s:^ '^r" i' "-^Ij ç^'^^ b 
propos indécent ni devant vX'Ju wûLÎm ^y:>'. ...LiLgj \j 
une calomnie, il lui sacrifie- ^ qU*«jc> ^_g5. v_jI ^V^-j j"^ 
rait l'honneur d'un ami ou 
la réputation d'une femme. 

Î8 Dieu nous garde des hom- 
mes d'esprit de ce genre! 
Connaissez-vous ce jeune 
homme qui se dandine et 
joue avec sa badine? 

19 C'est un jeune fat; il salue 
une dame qui fait semblant 
de ne pas le connaître. 

10 Et celui qui le croise? 

11 C'est un homme confit en 
dévotion; quand il vous 
parle, il ne vous regarde 
jamais en face; il est en des- 
sous , (sournois), très avare; 
il est ladre, pingre, faux et 
processif et chicanier. 

Î2 Voici un monsieur à cheval 



\ijb ^yji ^^\ jl »Uj \OsJp. 28 



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30 



lJ.^* (J*^u *Xaji3j ^jsML\it« 
j i,:,:^.^») .^O i^^H*^ (jX.*** ♦..'0 
ci^-w^ '.U-ii «;'y* c?'*' «iî^ 32 



qui vous salue de la main, t.^t |,^L« >-»î>^ «APo ^ (»^5L« 
Je vois que vous répondez Jw*i> «-pfo Juob «Jljy-i L^- 

I ihami bached ez hharfé herzè ïa bohtan zeden môzdîeqa nedared: der rikhten 
bé routé duiistan o hetké o namoucé zœnanéba ^ejffet koutahi nemi kouned. — 28 
ikhoda fjenah ez in nôw' zorafa. On pecer ra kè der hareket qerqarbeli mikou- 
edo ta^limi ra mitcherkhaned michenncid f — 29 djeoané khod pecendist , tek' iha- 
omi ra selnm mikouned, ia"ije aura achena ne kerd , khodra be koutcM ' AU 
'hfr/' zed. — 30 ve 6n diffueri kè tchœp orastè pehlouiéo gôzechtkist? — 31 in 
st môle'abbedé môteqaddeci , vaqtikè ba keci hharj' mizencd rouberou 
h nemi kouned, ademe' ab-ziré-kah est, indmseiè letimé letcher est o 
ourouié o da'vaîi hengamè tœleb, o cheri-chouri. — 32 tei' aqalë séoarè 
ho'tiiiora be dest selam midehed , djevabé selamé vura tckera serdani Ja- 
id, be tchi delilt 



352 



froidement à son salut; pour- 
quoi cela? 

33 Très froidement en effet , 
car je ne me soucie pas 
de cultiver sa connaissance^ 
c'est un charlatan et un in- 
trigant; il a été plusieurs fois 
impliqué dans des spécula- 
tions véreuses qui frisaient 
l'escroquerie. La dame à 
qui il donne le bras est sa 
femme. 

34 Quelle sorte de femme est- 
ce? 

35 Sa femme ne vaut guère 
mieux que lui; c'est une 
mégère, une femme aca- 
riâtre et très avare; elle 
se plaît aux commérages, 
elle ne peut pas vivre huit 
jours avec ses connaissan- 
ces, elle ferait battre les 
murailles. 

36 J'en fais mon compliment 
à son mari! 

37 Quel beau couple ! On dit 
qu'il y a chaque jour des 



-oli3 vl?~?" *-J''-^y^ OJ.l*J (J^J 



33 



»>^s ^àA*-/to c^Awiilo e5;'J^ 
vii*-M<l y*^ «JCSjJ \j (jijj^iJ 



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j^) vj>-»*^xj 3 jl yUi' (J^-J; 35 



-5 J"^ "V L5"^ J"**^ L<-^^ ^ 

(ji<_S^j»iv (jL^. Lwj3» 36 
j»iAxJU; Ajl iJ^À^- ^-fj-s* *^ 37 



33 6rt7e bfçjmet serdanè djevab dadem, zira ke men talehé mô'achereté in merd 
nisiem tchntchoul inôzebzeb est o mokerrer am/ochti dac/ité der mo'amelati ke 
bouié a'nari o tarrare' dathte, zaijè ke bazouch ra guerejtè zœnech est. — 
34 zaife iche djour est? — 35 zœnech k'cemter p.z ou mit (keher kicem 
ez keboud nist), zœnê selitœi bœd kkulq, khœsis hœin est {(jôsj'endé Emain 
Reza ra ta tckacht nemitcheraned) ee qyl o qal doust est ïeU fice/lè ba krci 
be ser nemibered, der o divar ra behem mizened {ba divar mi djetigued). — 
36 khocha be hhale' choherech. — 37 tche khoub djô/ti end chenidem ke lier 
rouze der khanèckan 



353 



scènes à la maison, des que- 
relles, des injures, des coups 
de pied et des gifles d'é- 
changés. 

8 Ont-ils des enfants? 

9 Ils ont une fille qui a fait 
parler d'elle, un fils qui est 
un flâneur , un pilier d'esta- 
minet et un tapageur, l'autre 
fils a escroqué des sommes 
considérables et s'est sauvé 
en Amérique. 

Quelle jolie famille! 

•1 Connaissez-vous ce mon- 
sieur très élégamment mis 
qui se prélasse dans son 
landau ? 

2 C'est un usurier des plus 
redoutables. 

:3 Je me figurais toujours un 
usurier comme un juif cras- 
seux n'aflBchant jamais son 
aisance. 

:4 Celui-ci est l'usurier type 
moderne, il a tous les de- 
hors d'un homme du mon- 



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Jùjto Si^\ 38 
.v> «k-/ (XJ.'o ^_5JCi>o 39 
-MO ^L> ^ c>>.amI soLxèi L^U 

(ji^ Ui'ji' ^^J^ *-^ si>*J>««' 

41 









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tXJilj f^^-*^ L5'■^^^. ^ii^";^^ 
c>>.jw<î np —Jo »<Aà50 (jrJi ^.1 44 

xarcklha vaqé" micheied , dava o dad o hidad o Joh?u:hkari o sœdaté zed 
khordé lipa o sili est. — 38 owlad darevdf — 39 dokhteri darend kè der 
tré zebanha ôjtade est o do pecer kè teki môqymé {mo'teke/e) meïkhanè est 
vel guerd ve 'arbedè-djou o diguer jjecer atiaré terdestist kè mablaghé 
ueznf gouch bôndè be ïeugui dénia gôrikht. — 40 tche khanevadéi nedjib ! — il 
ùckenaiid in c/iakhsé qacfieng-tœrz ra kè der kaleskaï tchehardjàii iekiè kerdé 
valemidè) — 42 ïrk reba kharé bi azermé sakhtist. — 43 men hemichè tesarrôr 
likeidem kè ademé rebakhar be heîiete' tehoudié keciji bachèd kè herguez 
lowlvlé khodra djelvè nemidehed. — 44 in qarz-dehetidè tarhhé tazè est, 
aherich ser ta pa mcslc merdômané ÇaXiach) aaUmé ''akh o ''ackret 

23 



604 



do ; sa parole est mielleuse , 
mais malheur à celui qui 
tombe dans ses griffes. Il 
exploite les jeunes gens 
inexpérimentés et dépen- 
siers; il plume ses amis 
comme des pigeons. 

45 Voyez-vous ce gros homme 
qui se fraie le passage en 
bousculant tout le monde? 

46 C'est un grossier personna- 
ge , un rustre , bourru et 
violent, enrichi on ne sait 
par quels moyens. 



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47 II me semble l'avoir vu l'an liL^w^l-J K^^ ^ ^-^-^rv* *j-^ ^^ 

passé aux courses ; il s'était *' ««AjO J,'^0 y»^*-v«î qS^X-ç* .0 

pris de querelle avec un xàIîw \^ ^^^^ liLi L :^J| 



autre du même acabit et 
peu s'en est fallu qu'ils 
n'en vinssent aux coups. 

48 Je me rappelle la scène, 
mais quel en était le motif? 

49 Le moins grand avait mar- 
ché à l'autre sur le pied et 
s'éloig^nait sans lui faire des 






der iehellôm tcherp o nerm est, veli bedbakht onkes kè der tchengalé ofte 
djevanané bi tedjribè o qomar bazan ra chekaré khod kerdè kœmèra belke 
doustan ra meslé morgk per mikouned. — 45 in chakhsé gôndè ra neijah 
kounid kè be zouré pendjè rah ez miané khalq bas mi kounedè hcemè ra teno 
mi zened. — 46 chakhsé bi adebist, roustaïi, naterachide (gkoulé biïabaiii), 
gouchté talkh, ademé tond khou, kes nemidaned tchétowr be doiolet recid. — 
47 benaznrem mi reced kè outa parsal der vieïdané asp devani didè em ; on 
rouz ba ïek hhariji kè mazannè hemdjensé oust djedal peïvest o k'œm mande 
boud kè kar be zed o khvrd keched. — 48 on medjles ra ïad darem , sebebech 
Ichè boud? — 49 <^nkè beqadd k'cemter boud lidié in chakhs ra lei/ucd kcrd 
o ''ôzr nekhasté rœjï; in ieki tchoun 



355 



excuses. Celui-ci, un mal- 
embouché , l'apostropha vi- 
vement et le traita d'une 
belle façon,l'appelant: chien, 
coquin, filou, fainéant, pro- 
pre à rien, lâche, proxé- 
nète (entremetteur). 

50 Et l'autre ripostait-il? 

51 îfon , voyant qu'il avait af- 
j faire à un homme taillé en 
I Hercule, U fila doux et 

esquiva au milieu des rires 
do la galerie. 
)2 Cette scène, vous devez 
vous rappeler, avait, le mê- 
me jour, un pendant sur un 
autre point du champ. Deux 
jeunes femmes très bien mi- 
ses étaient assises non loin 
l'une de l'autre ; elles se re- 
gardèrent , pendant quelque 
temps, de travers, puis, tout 
à coup, comme mues par un 
ressort, elles se levèrent en- 
semble, s'abordèrent, se crê- 



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Kwi dehen est oura sœda zedè ez J'ohhchkari tchizi baqy negôzacht ve aura 
egué na pqk o peder suakhtè o hharam zade o ber-dar o-bedôw o bPar o 
■eder namerd o djakech (jqôrômsaq) o ghaîrè khand. — 50 pes on diçuer 
ier djevab tchizi rjôft ? — 51 hitch , zlra iè did ke sa ékar ba tek tehemtenheikeli 
teheintenteni , landehowi) michevcd ; beromé khod neïavorde ziré djouli ferar 
erd ve nazerin kheïU k'iœndidend. — 52 mefjuer khaterétan bached ke 
>eman rouz on medjles medjlece' diquer ke qarinèi en boud ettejaf) d/'tad; 
16 znifei djevan lebacé J'akher pouchidé nezdiké tek* diguer nechestè bou- 
leiid , andek* zemani tchap tchap behem diguer neguerestend;ïek'vaqtiJowreen 
'er douta meslé bevacetéi feneri ez dja der rœj'tè o bôlend chôdé guisou'ié hem- 
ligutr kendend(^per per ktrdvnd) o ez nakhon ha rôkhé hemdiguer kharachidend 



356 



pèrent le chignon et s'égra- 
tignèrent en se lançant des 
mots comme: catin,cliameau, 
tramée, canaille etc. 

53 Sans doute quelque jalousie 
féminine; c'est fort heureux 
qu'elles n'aient pas été mu- 
nies d'un flacon de vitriol. 
A-t-on ri ce jour là! 

54 Et qui est donc ce mon- 
sieur bien mis qui porte des 
gants couleur noisette et 
une cravate bleue à pois 
blancs et qui se parle à soi- 
même? 

55 C'est un joueur effréné, il 
fréquente les tripots clan- 
destins, il joue de grosses 
sommes; un de ces jours il 
mettra sa femme et ses en- 
fants sur la paille et se brû- 
lera ensuite la cervelle. 

56 Quelle funeste passion! 






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ef*^ (j^LaJ (jn-^^,-X^ ^] 54 

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.Uib Xfr^ (s^T^ «j'^ j:*?^^ 

sL-Aw éL^. K'->j-=>- i3-ÀJa\ 3 



,'l> ^_^^>Xi (^.LXS>' ^i: w"^ 56 



Jbhhché ''erzi béiekdiguer gôftend, kè ei kouichè guerd serternch o hceini 
djaï o ^diecha o chalakhter ve 'ala kaza faqys. — 53 taqyn haçadé zœnatiè 
hnecé 6n boud ; Jchochbakhtanè hitch kôdam cMcKèi zadjé sefid der djih 
nedachie boud; medjlecé boud Jcè temacha dacht ; on rouz merdôm in 
qadar khœndidend Ici tchè ''arz kounem. — 54 on chakhcé lebace monaqqa 
pouchide dœstkeché fôndouq-reng guerden-beridé abiïé khalê sefid dar kist ; 
negah fermdiid k/iod bakhod hhùrf mizened. — 55 ïeki qômar bazê œfsar 
gôsîkhtei {zendjir para kerdeî), beciar be qômar khanèhaïé makhfi mi reved 
mahlaghaïé guezaf mi bazed, dour nist kè ""anqarib ""aïol o atfolé kliodra 
le khaké siah ncchaned o hd'ad ez an khodech ra be tapantchœ bdkouched. — 
f)6 'ndjeb bi ekhtiari'ié nekbeti dared ! 



357 



57 Et ajoutez que dans ces tri- 
pots il y a des filous expé- 
rimentés qui trichent au jeu. 
Il fait aussi des paris extra- 
vagants. 

58 Qui est celui qui lui donne 
une poignée de main? 

59 Ah! celui-ci est un intri- 
gant de première force ; il 
a du bagou,mai8 aucun fond; 
on se méfie de lui, et malgré 
cela il a tant intrigué qu'il 
s'est fait donner une place 
très lucrative. 

60 C'est un sujet d'étonnement 
et de regrets que dans une 
société civilisée , sous des 
dehors aussi brillants, il se 
cache tant de vices et de 
travers. 

61 Certainement, mais n'allez 
pas juger de toute la société 
par plusieurs cas individuels. 
L'écume monte à la surface 
des flots : au fond de cette 



wVjL 3 57 




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IA.AJM 



M. ^XatàÀ ^ 



3 V^-:>vjt_i j^L^ 60 

^^jjJojs- Ji' îOjj u«J c>«-«^ 



57 ve bàted danest hè der in qômarkhanèhaîé makhfi achkhnsi haslend 
tarrnrhaîe kardidè kè tegAalUsb mikounend (karé chilè-pile-dar mikounend) 
"alai-è ber on nazrha mibended. — 58 on kist kè desté aura der dest dared. — 
59 in md/ettini ez nômeré atovel est; hharraf est reti derounech meslé tabt I6là 
est , kcemè tnerddm ez ou ber hhazar end, ve ba vodjoudé en ez bes rhetlanet kè kerd 
be ïrki mansabe' ba manja'ati recid. — 60 djaté te'adjdjob o teassôj' est kè 
der melleté motemeddenè kè zavaherech be in rownaq o djela est pesé' perde 
tehendin nuPàieb o nachdiestegai mechhoud backed. — 61 albetté hheij' est , veli 
nebàied ez vaqdieé môn/eredè kè mâckahedè mickeved hhokme' môtlaq ber kafei 
merdumaue' in veldiet revan kerd ; mdloum est le kiœf ber roulé 



358 



mer il y a des perles de 
grand prix. Tenez, voyez- 
vous ce monsieur d'âge 
moyen qui vient de la rue 
en face et qui est accompa- 
gné d'un jeune homme ? 

62 Quelle belle physionomie ! 

63 Eh bien ! chez lui les qua- 
lités de l'esprit et du cœur 
sont supérieures aux avan- 
tages physiques ; un homme 
tout à fait comme il faut; 
il est distingué par sa nais- 
sance et par son mérite per- 
sonnel; il est très instruit, 
sagace et affable; il parle 
bien et il écrit avec talent, il 
est très capable, il est riche 
et fait le meilleur usage de 
sa grande fortune, et avec 
cela loyal et droit comme 
un i. 

64 Que fait-il? Avec de tels 
mérites il doit occuper des 
fonctions très élevées dans 
le gouvernement. 



^'S^ ..-_j| I^Ul* (A-iit) iOlàgJ 



J>.lo j^jLyCc' 







mowdj pedid aïed , cJtaïed der qaré in deria dorer e çjueran beha nohôftè baclied : 
mecela in aqaïé mdtevessat-os-senn ra negah kounid tè ez koutchèi moqabeléwa 
ba ïeJt' djevani be der amedè. — 62 ""adjeb khoch qyïafhi isti — 63 chemaïelé 
nia'7mvîch ez meAkacené sourich bichter est ; ademist tckenan ke deletmikhahed , 
hem be neceb hem be hhœçab menzelèi bdlend dared, sahheb 'elm o rdié row- 
chan est, gouchté chirin est, der taqrir o der lahhrir emtiazi dared; khe.'ili 
ba kefaïet est ve 'alavè ber on viotemevvel est o malé feravané khodra ber 
tnriqé mahmoud sarf'minômaïed, sadaqat kick est, hitch kejji derounist. — 
64 tche kar mikouned/ ba in menaqeb o fazaiel kè dared albettè sahebé 
mansabé bôzôrg o rdtbèi bôlendi niz bdied bached. 



359 



65 Du tout, il n'est pas au ser- 
vice du gouTernement , il 
préfère être indépendant ; 
probablement il ne veut pas 
se plier à certaines exigen- 
ces ou aux caprices du 
vulgaire. 

66 Alors on voit qu'il n'a pas 
d'ambition. Est-il marié ? 

67 II est veuf. Sa femme était 
une personne pieuse sans 
fanatisme, sévère pour elle- 
même , indulgente pour les 
écarts ou les faiblesses des 
autres, en un mot un mo- 
dèle des femmes vertueuses. 

68 Le fils ressemble-t-il à son 
père? 

69 Tout à fait, mais il n'a pas 
encore le sens rassis de son 
«ligne père. 

70 Quelle physionomie ave- 
nante ! 

71 Ce jeune homme est très 
recherché dans la société. 






65 



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'•-e sL^O \j iO^J^ ^i-jXHjHa 









X ^ l> 



67 



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j^ J, O^b ^Jo v^iU^ Ju 69 

*-^ Ci/ 

,ii^i ^^JiJ ui?^ QÎy> &=?- 70 
^ v-jj-cw« Lsï'^JLjI J^Ls^" .0 71 



65 iA«r, nokeré dovolet ntsl, azadi ra ekhtiar kerdè; mazannè nemikhast 
ziré ' nré baazi moqtezaîale vaqt ta delkhahè "avatnm reced. — 66 vazehh est 
iè ez hheisé djafi kélUîetofn mo'berra est; zan daredf — 6' kAeïr zœn-mordè 
têt, ce merhhoumè khanômi boud dindar veli bi tenssâb o tchendankè khodech 
ha rera boud nesbet be saîrin bordàbar o "atb pouch boud, bel djômiè qàdvetél 
mohhassenat (ser mechqé zœnhà) boud. — 68 pecerechan manende' peder est? 
{celede' khalef est?) — 69 balé, tineté peder dared reli htnouz nazidj-<Sr-rat 
metlé peder ne chôdè (be rtezdj o pokhtefiuiié calede madjedé khod nerecidi). — 
70 tchè djevané khoch leqàiist! — 71 der mehkafelé indja mergkoub o 
mahhboub-ôl qôloub est {chemimimèi 



Sdô 



où se l'arrache partout; il 
est, on peut le dire, la co- 
queluche des femmes. 

72 Voici trois personnes qui 
les abordent, il se forme un 
groupe; qui sont ces mes- 
sieurs ? 

73 Je ne connais que le plus 
grand. C'est un industriel 
remarquable qui a réalisé 
une grande fortune par les 
moyens les plus honorables. 
II a commencé presque avec 
rien, il est très actif et rond 
en affaires, il mène plusieurs 
affaires de front, il lui passe 
par les mains des sommes 
considérables , il fait beau- 
coup de bien autour de lui ; 
toujours à l'affût de quel- 
que découverte, il réussit 
dans tout ce qu'il entre- 
prend, ses affaires vont très 
bien. Sa femme est une 
excellente ménagère. 

74 Ont ils des enfants? 

75 Ils ont deux fils et une fille. 






A-wLÂXCr ^^ 















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^î^ ^ ^^^5 Ll 74 

merdâm est) kheridar beciar daredo loqmèi goulouguiré zœnhach tevan khand. — 
72 inek^ se neferé diguer be in dô molhhaq chôde (peïoestend), ïeki desth 
chôdend, onhara michenacid? — 73 sevaîé an ieki kè beqadd bôlendter est 
digueranra nemicàenacem ; ou ez djôinlei arbabé ma'rouf sanaie' est ; malt 
J'eravan be ahhsan-ôl vôdjouh andoukhtè ; ebtedaœn bendié dowletech kheiU 
mohhaqqar boud; ademékar bôrist sahl-âl beï' ; destech par est , krourha ez ziré 
destech migozered, be- her kes kè dest-res dachtè bached khoubi mikouned, her 
rouz der fekré ïek kari ïa ekhtera'e' taze mibached o be lier tchè dest mizened ez 
pich mibered, kar o barech kheili kboub est ; zœnecA be kedbanoiiîl ma'rouf est. — 
74 am owlad hem dared? — 1b dô pecer o ïeki dokhter dared, peceré 




361 



Son fils aîné s'est distingué 

à la guerre et a obtenu la 

croix, son fils cadet est dans {J^*-?. tj* 

la diplomatie. Ce dernier *^,L==- ,y«' 

n'est pas sans mérite, mais il (ikXJt Uî ci^-v^-o _*c^ ^ vi^v-w 

estpeu sympathique et prend ^^is^ ^ vi>uw«l (iLy*^OCj "l^îS 

des airs mystérieux, il parle aJL*^! ^J^;^ v^>sjw«' .lyu»! JwaLo 

très lentement , il s'écoute. AJ;x/4 v_3j=> -n^.^^ 

76 Et sa fille, est-elle bien? 

77 Elle est très jolie. 

78 Etes-vous intime avec le 
père ? 

79 Non, je ne le connais que de 
vue. Mais pour quoi cette 
question ? Désireriez vous , 
par hasard, qu'il vous asso- 
ciât à une de ses entrepri- 
ses lucratives, ou bien pré- 
tendriez-vous vous mettre (jijXio .lJu:*-|^i> iA*5>L^yo 

ur les rangs pour la main ^L »/ (3y> 'j-^r^ 3 «-^t^^r--*^ 
de sa fille et guigner la belle -ià-i ,^^*^ '-^^y>*'^ vX_^|^_> 
dot en perspective ? »<-X-i v— «Jj-*- 

80 Ni l'un ni l'autre; je ne suis ;' ^yo xii*^' ^} «J ^ ^1 aj 80 
pas de ceux qui recherchent ^^\^3 8>S ^>j^-»*^ ^.LjJI 
une femme qui ait, comme Jy^ \^>^ùc^ x^s lAJLilj ^: 
dit le vulgaire, le sac ; mais ic*^^ *^***^ "-j *-^-^>*^.*-^ 

archedeck der djeng nami kesb kerd o nechan guerejï, o peceré asqarech 
tz a'aïaï/ diplômacist , la" ni nokeré dowlet der ômouré hharedjè ; bi hôner niât 
nmma andek' la uttetchesprlc* est, tou tjôfti hhamele asrar est , kheïli ahestè, dnnè 
danè, chômôrdè khnrf mizened. — 76 dokhteré in aqa tchetowr est f — 77 thob- 
rou (Jchochguet) est. — 78 ba pederech rabetèi dousti o kho^ouctîet daridf — 
79 khfîr , men aura rouïetœn michenasem o bes , inra tchera ez vien mi pôrsid? 
meijuer mœnzouré chouma in est kè choamnta cheriké khod der "ameli ez 
a'amale' man/à'al reç<iné kho<lech touned, ta ànkè miihahid khastkaré dokh- 
tereih btcheoid o djehazé khoubi kè be ou khahel recid mntmahhé nazaré 
ckerif chôdè. — 80 ne en ve ni in est ; men ez ônhati nistem kè talebe' zœni 
barhfnd kè Ichenanki 'aramm migoutend tfké kisi nârsi 




3(52 



je voudrais connaître des 
hommes qui, par leur travail 
et à la sueur de leur front, 
se sont fait une belle for- 
tune, et si vous le connaissiez 
je vous aurais prié de me 
présenter à lui. Mais sa fille 
est-elle réellement si jolie? 
La beauté est une chose 
si rare! 

81 Extrêmement jolie, ravis- 
sante. 

82 Est-elle blonde, brune, ou 
rousse ? 

83 Elle a les cheveux châtain 
et le teint mat, elle est 
svelte et faite au moule, a 
de beaux grands yeux noirs 
fendus en amande, les sour- 
cils arqués, bien fournis, le 
nez droit, bouche moyenne , 
un râtelier comme une ran- 
gée de perles, mains petites, 
pieds idem. 

84 Alors vous la connaissez? 



ci*-wLiJj ^ J.Xw^3- ^^>jLij 81 

syio) (jii' »jg^_5 ciAA«i ^^Ly> 83 
»1 ». *M ■»..,w — :>- lA-ji xJ>J5?.. 
lAÀJLc L^IlXjO lAJLc BjîiAiL 



dacAté bached ; maq soudé men chenakhtend merdômané karamed est kè be keddé 
ïemin o ''araqé djehin be nan recidè end, ve eguer chouma ba in aqakhûçou- 
çiteti dachtid ez chouma ested'a mikerdem kè mera môarrejî kounid (be 
Jchedmeté ichan beberid); amma hhaqyqatœn dokhtereclibe in khochguelist ke fer- 
rnoudf: id, k^iochgueli kè nader-ul vôdjoud est. — 81 beghaïet khochguel o 
delroubast. -^ 82 rengué niouch (niouïech^) tchist? khôrmaïi ïa qahvei '/a 
zœrd? — &3 Jchôrma'ii est o tchehre ecli {becherè ecli) rengué khodi ; serv qàdd 
est, andainech kè gouli ha qaleb rikhtè end, tchechmé siah badami {a/iou ic/ieclim 
est), abrouïe' moqavvasé kechidè, bimïé qalemi, deha?} be endaze , aqdé den- 
danha manendê rechtèi môrvarid, dest pendjèi koutcheki o pa be cherhhé 
éïzan dnred. — 84 pe.s oura michenacid? 



363 



85 Du tout, mais j'ai vu son 
portrait en pied au Salon. 
Le peintre l'a représentée 
de face et j'ai vu aussi son 
profil en silhouette, on m'a 
dit que c'est bien elle. Je 
crois qu'un habile sculp- 
teur fera sa statuette ou au 
moins son buste. 

86 Elle doit avoir beaucoup de 
prétendants à sa main. 



(.Lvii j. 



. .iLJLJ 















iJj *jo bUs! b (.îtXJ' *'l»j U 



87 Naturellement, mais on la lilAi' JJ^Sj^ U' vi>«-w<' ,lXi;! 87 



dit un peu fière et dédai- 
gneuse ; jusqu'ici elle a re- 
fusé de très beaux partis, 
elle ne veut faire qu'un ma- 
riage d'inclination et non 
un mariage de convenance 
ou de fortune. 

88 Elle a raison d'être diflBcile 
dans son choix.Il vaut mieux 
que le couple soit assorti, 
uutant que possible, au phy- 
sique et au moral. 

89 C'est presque aussi difficile 
sous un rapport que sous 










Là 



.'yiij kJ o^tj» j«_P 



85 khtïr, veU lesrlré tœmam-emlnmc aura der talaré tascirha cUdemi 
naqqach souretech ra mostnqbel kechidè o tei' soureté digéré aura 
kè nimrôkh boud hem didè eni; chemdem kè be aïneha ottst , o tel* ûstad» 
hhadjdjar sourftech ra ez mermer ta tœmam endam ta aqallten nimlenè khahed 
kerd. — 86 baied dokhter khastekaran ziad dachté bached. — Si achekar e»t , 
anima migouiend andfiki maghrour est o tchendan guirendh nist , ia hhal hitch- 
îeki ra ez khastekarané motenddedé khtïli chaiesXé qaboul nekerdè , nemi- 
k/iahed be hhebalH nekak aïed meguer ez rouie' mellé khodech nt^ vnzar he 
iîiqnté chan ta dowlet. — 88 hhaqq hem dared kè dôchvar-pecend bached, 
owlater on est kè zom o merd, mehma emken, khalqan o khdlqan hemia o 
djû/t bachend. — 89 dcr her dô djehrt hemiati môte'asser e»! ; ïeki ez bôzârgant 



d64 



l'autre. Un personnage de 
votre pays m'a fait un jour 
cette remarque: »Yoyez, me 
dit-il, la physionomie d'une 
personne se compose, tout 
au plus, de cinq parties prin- 
cipales : le front , le nez , la 
bouche, les yeux, le menton, 
et voyez la grande diver- 
sité qui résulte des diverses 
combinaisons de ces cinq 
parties du visage. Une li- 
gne, un trait de plus ou de 
moins, en change le carac- 
tère, et il y a des physiono- 
mies qui rappellent certains 
animaux , quadrupèdes ou 
oiseaux. 

Ainsi il y a: le nez droit, 
le nez aquilin, le nez aplati, 
le nez gros, le nez mince 
et pointu , le nez échancré , 
le nez retroussé ou camus. 

Et la bouche, tantôt très 
petite, tantôt très grande, 
des lèvres charnues ou pin- 



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J.-^ ^_^li' ^^Lpo Lx( 
oUi^y jLv-j t_5-^'^ *> é^-^<-^ 



chouma rouzi ba men gôjt : àia môltefet chôdè îd iè qytafetè her chakhs 
''abaret est ez tchœhar pendj tchiz ke pichani Uni Iceb o tchechm o 
zenekh end,ve on ekhtelafêkôllike der sourethamechhoudviicheved ez edjlevuC 
o terkibaté môkhtelefè in tchehar pendj tchiz behem mireced; ïek khatié 
nazôké reqyqy kè k^œm ta ziad bached hhaleté qyïafet ra diguer koun mi 
kouned hhatta ke souretha dide mi cheved kè chebahat ba parœ vohhouc/i 
tôtour dared, mecelan cheklé biràra môlakhœzœ J'ermaïid kè binïié qalemi 
biniïe khœinidè o biniïé pehené khabidè o biniîé kdlôft o pek/i o birii nazôk' 
noukdar o biniïe' pere-ber-gueclité ; amma dehan , gahi kheïli teng o gahi beciar 
gàchad, o lœbha kôlo/t o setcbr ta nazdk' 



365 



cées, relevées ou pendantes. 
Et les yeux , outre leur 
couleur: noirs, gris, bleus de 
diverses nuances, tantôt sor- 
tant de la tête, tantôt ca- 



&X.^ «.à l> 



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L. 



;' LT^^ '■^•^ 5)3^ ii 0)3^ 

^^-5/ Lf^'^ «^^^ oîr^ ^^'^ 



vas, grands ou petits, doux, *j^ Lf^"^ *^W^^ i^ ^yi-} ii 
langoureux ou 

Et le menton : carré ou 



r^jrô'.c^^ 



pointu et fuyant ou arrondi, 
avec ou sans fossette. 

Et la coupe de la figure 
ronde comme la pleine lune 
ou ovale. 









_^>*~t^ 



90 C'est vrai. J'ai remarqué li^b^^i^ol Xovi>w«lvi>wwL 90 



aussi que tous les peintres 
ne saisissent pas bien la 
ressemblance. 
H C'est qu'il y a des physio- 
nomies si mobiles que la 
photographie elle-même ne 




— ^ a-j 



*j c:,..**'^ r*"-^ T***J l5)V^ 



réussit pas à les bien saisir -oLï ^ ;>le ^^1 vi^JL»- (j-jCc 



et reproduire. 
)2 C'est comme au moral , il y 
a des caractères très mobiles 
et changeants. Avec les per- 
sonnes ainsi faites on ne 
sait jamais où l'on en est. 



JùLe 



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,j-J' tS »xl;l-^ _';^ ^cX/«o 



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«JS^^J> CiO^ (^J^^ 



(juechlé la fôroa hechlè; amma tckechmha , tz rengué ônha gôzechti 
è tiiuh ïn keboud, ta azraq ta jirouzèi bachtdgahiezkacèbiroun amcdègaki 
drou rafle , ta hôzôrq ta koutchek' , qahi tnointein makhmour o mœst giihi tix 
azor. Ve zœtiœkh ta morabba'' ta kechidè ta. môdnover la liAah ta bi tchak 
•e aincè ber an lerkibé svuret ta manetidè mahé (œianm la kechidè tuicheved. — 
rast est ; diguer énlche men barha be dn môHefet châdem in est kè ne her naq- 
achi chebih kech est. — 9 1 Ez in est kè baazi souretha Leiowri taghîir pezir 
st kè San aie ""akkact hem ez zabt o ""aksé hhaleté 6n *adjez o çacer mi maned. — 
ider alhlaké achkhas niz hemin ettej'aq mi oj'ted , achkhaci demdemi mezadj 
cutend kè Les neuddaned ke ba ânha der tchenin vaqt der tchè meqam est. 



366 



XVIIl 



DEPART ET VOYAGE. 



J^y 



der sefer. 



1 AbdouUah beg! 

2 Plaît-il? 

3 Que fais-tu là? 

4 Je nettoie le kalioun de Mon- 
sieur; j'ai changé l'eau, j'ai 
mouillé le tabac, mis du 
charbon dans le réchaud et 
je m'occuperai tout à l'heure 
de la pipe. 

5 Et tu ne penses pas à notre 
voyage ? 

6 J'y ai déjà pensé, j'ai mis 
tous les effets dans les mal- 
les et emballé tous les objets 
de fantaisie. 

7 As-tu retenu les muletiers 
pour demain matin? nous 
partons au jour. 

8 Tout est convenu avec eux, 
ils seront ici avant que le 
soleil commence à poindre. 






t>y. o'y^ ^/;^ J^ 







^jiXjJ i—jLxs! i^-^t ;t (jii-.^ 



1 ''AbdouUah beg! — 2 Balé! — 3 <c/Jè mi kouni? — 4 qaliàn ta pak 
mikounem, abechra ''avez kerdem; tambakoura khis kerdem , zoqal der mamjal 
kerdeni, hhala tchoubouq ra hhazer mikounem. — f> hitch der fekré sefer émi' 
nistif — 6 pich ez karha be fekré on boudem ve hœme rôkhoutra der ïakh 
danha gôzachtem o djemié achia ra barbendi nômoudem. — 7 6a tcharvadarhv 
qararé ferda sohhh dadi? ma sepide dem hhareket mikounim. — 8 hcemè ra 
ba ônka tœmam kerdem, ferda pich ez ônkè aflab nich zened der indjêi 
hazer end, \ 



367 



9 Les tentes , les tapis , la li- 
terie doivent partir avant 
nous. Le mulet qui portera 
la tente-abri, le service de 
thé et de café et le kalioun 
marchera avec nous. 

10 C'est convenu. 

11 Où coucherons-nous cette 
nuit? 

12 Dans le caravanseraï de 
sinsin. 

13 Combien de farsakhs (para- 
< anges) compte-t-on d'ici à 

insin? 

14 Je crois qu'il n'y en a que 
cinq. 

15 Je préférerais cotfcher sous 
la tente, car les petites cham- 
bres des caravanseraïs sont 
pleines de puces et de pu- 
naises. 

16 Trouverons-nous à Sinsin 
de quoi manger? 

17 Nous y trouverons toujours 
du pain, du riz, des œufs, 
du mouton , de l'agneau , 
du fromage et des poulets. 






^ c'y 







11 



rt.-*ôl. 



O^****" t^y*^!!»;'^ ^v> 12 



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9 tchaJer o f'œrcA o rakhtkhab baied ba pichkhnne ferestad, malhaïi ki 
i/tabr/uerdan o asbabé tchàï o qahrè o galion baré ùnhast baied hemrahé 
«a baclied. — 10 bedihist aqa. — Il emchab menzelé ma koudjasl? — 
M der karvanseraté Sensen. — \'S ez îiidju ta Seiisen tcliend J'arsakh esK — 
14 ijou'ia jieiidj J'arsakh rah est. — 15 khabiden ziré ichader khochter da- 
'tm, Ichuunkè hhôdjrehaïê karcanseraï pdr ez ket v ker.è est. — 16 der 
fifnMn kkordein jinda micheved? — 17 her towr bached nan o berendj o 
iikkitié môryli u ijouf/end o berrè o j.euir o djoudjè jteïda mcheved, milçoan 
zhaguine ia nimrou ia 



368 

On fera une omelette, des ù^ ^\^ V^ii ji v' (^ 

œufs sur le plat ou à la .o iAÀ:$- ^yf^^ •, Jj^-^ r-'^y> 

coque et un rôti (kebab) ; il o>.>*^^ jCj'lXj! n^ 
y a, en outre, dos confitures 
et quelques fruits dans le 
panier. 

18 Tu n'a pas oublié les mar ^y^ ^ ^y-^ (J^-*:^^ 3 ^.'^ 1^ 
mites , le moulin à café de »v>Jo (j^U ', 
voyage et la tbéïère? 

19 Assurément non, tout est ^i^^-wOywJ ljs>- K4^ aXl^ .ÀiX*«l 11 
sous la main. k^>v^l 

20 Quel prix as-tu fait avec les Jji ^)S ^i>s^ L^.'i^t^.L:^ L 2( 
muletiers? ijUiîiÀi' 

^i Deux krans (saheb qerans) ^^^^. [^y> y^ <3\^) i^ r^ 2^ 
par bête de somme par jour .l*3j,Jl>- ^_5lj :' ^Lxj' 

et le pourboire par dessus 
le marché pour le chef des 
muletiers. ! 

22 As-tu de la petite monnaie ic^y^ sJy> ^L ;' iuOyi* J.^ 2:, 
pour les menues dépenses ? »'. ..*« (JoLw •'uàj'l S t (_5%to ! 
si par hasard on rencontrait »3j-w *^>rs? *^ !l>L-« iAjJ 
un pauvre il ne faudrait pas 

qu'il fût désappointé. 

23 J'ai des hœzardinars (saheb »^^ k^^ 3 '^ ^^^- 3 o't^ ^ 
qerans), des panabads et des 

chahis. 

24 Où portes-tu ton argent? ^_ç.L\ily9 Lp '. u>J^ 2 

25 Je mets mon argent dans >■>>—=> «bi- ^> <>-> L *._J^j 2 

mon bonnet. («.liÂ^xi 

tokhmé ab-pez o kebab ferahem kerd; diguer, môrabba mivei tchend miai 
ahdari hcest. — 18 diki o aciaï qahvè o court ra feramouch nekerdei. — 19 <; 
tarjhfer oullah , Jiœme ichiz seré dest est. — 20 ba tcharvndarha tche kerà 
gâzachti? — 21 her mali rouzi dé qran (sahheb qeran) be ''alavèi an ai 
ez berdîé djelowdar. — 22 poule khord ez beraïé khorde khardji dari 
eguer ettefaq sdili seré rah uïed mebada kè mahhroum cheved. — 23 çrcj— 
o {pennh abad) panabad o chahi darem. — 24 pouletra koudja migâzari? -M 
25 poulem ra der kôlahé khod migdzarem. M 



369 



26 Mais si le vent emporte ton ùjh j '.x^'^ii' c>\j LsUjI J I 26 
bonnet, ton argent partira sL*^ *P ^^>^ 
avec. 

27 Je tâcherai de le rattraper. (•îj'^ ^^"-^^ ';;' (J^-^' Ij 27 

28 Tu n'as pas la vélocité du tS''*^ ^5^ "^^ '^ J^ 28 
vent. 

29 Monsieur sait que j'ai été _bU; »«AJ-j A-i' tAJo'Js«y« Is' 29 
coureur du Eoi et que je C>\j L (^^as^w .o ^ -o^ «Là 
puis égaler en vélocité le (•t^'-^ 
vent. 

30 Ne te vante pas tant et jQi-«o'5^Q^(<JlA.wOjj>kj 30 
prends garde à ton argent ; UJLuw 5'. yw (jiLj c^-jjo »>=>^yiD 
nous aurons des torrents à .0 o^^^ «^ «-^j--**^ vi>«.j«*5> 
passer, ton bonnet peut y fJiS^.MM ^ J03l «JL>05» ..I 
tomber et disparaître; mets »S u;>.^t ^^! JLu ij^^j o-j 
plutôt ton argent dans ton o..*.^ soJ' ,-,1-^ ,o t. \j 
sac de ceinture. (^5'-'^-*-> 

31 Je suivrai le conseil de ^jS ^ sji^i' K '5' JOo ajsjo 31 
Monsieur. 

32 N'oublie pas de donner un ^^^\..ts> ^_j ^c*^ Lpj^^r^ 32 
pourboire aux portefaix. »Ju . ^L«J' 

Î3 Ils l'ont déjà reçu, »tJSï*«j l-fiLj 33 



H Nous voilà arrivés (rendus) *jAx*«. i3j>Uj y^Cul 34 

au gîte. 
i5 Firouz Beg, dites aux fer- .ob^yu L^Uj é^ :»^ 35 

26 f.guer ette/aqcen bad kôlahetra ber dared poulet hem hemrah. — 27 6a 
elach oura "be tchenk minverem. — 28 tou kè badpnï tiistî. — 29 aqa mi- 
lanrnd kè bende chateré Chah boudem o der sâr^at ba bad beraberem. — 
tou khodsetnïî mekoun o laf mezen o môteveddjehé poulet bach ; seré rah 
^Uia hœét, micheoed kè kd'ahet der an roudkhanè ôj'tedo seïlabech bered,pes 
tkter 6n est kè poul ra der heintan kerde bekemeret bendi. — 31 bendè pende 
tfara gouch mikvunem. — 82 feramouch ne kouni be hhammalan en ami 
«feA — 33 be 6nha recidè. 



S4 inek be menzel recidim. — 35 Firouz beg! beferrachha bôgou tchader 

24 



370 



rachs de dresser les tentes, 
d'étendre les tapis, de mettre 
les coussins et d'allumer des 
feux en dehors des tentes. 

36 Faut-il mettre les paravents 
autour des tentes? 

37 C'est inutile , nous ne pas- 
sons ici que cette nuit; ne 
déballez que ce qui est ab- 
solument nécessaire. 

38 Combien de farsakhs avons- 
nous fait aujourd'hui? 

39 Nous en avons fait plus de 
huit ; c'est une bonne trotte. 

40 Firouz Beg, va donc aider 
Abdoullah Beg à mettre 
pied à terre, je vois que 
son pied s'est embarrassé 
dans l'étrier. 

41 Le voilà qui s'est dégagé. 

42 Regarde donc ce paresseux 
de nègre qui s'est heurté 
contre une pierre et est 
tombé à la renverse. 

43 Voilà qu'il se relève, mais 
avec peine. 

44 Dès que nous aurons pris 






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t. (i\.j «JJ'iA>x jjj liLj jjfj^h 40 



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l ^-J J^^ ^\ ^ «b^i 42 

^t^ Lj ut J^_^ Lj (iU-jt 43 

Aara serepa kounend o farch be gôsteranend o pôchtihara begôzarend 
atech kharedjé tcliader rôchan kounend. — 36 seraperdè ra baïsd der alrafé 
tchader ber pa kounend ta ne'? — 37 lazem nist tchounkè der indja djôz ïek chctè, 
long nemi kounim; ghatr ez on tche lazem est baz mekoun {va mekoun). — l 
38 Ichend farsakh emrouz amedè im? — 39 hascht Jarsak/i amedim khoub meç^ i 
feti tœï kerdim. — 40 Firouz Beg bdrow ''Abdoullah Beg ra dest tari koun {hem 1 
dest chôw) ke piade cheved, iek païech der rekab guir kerdè. — 41 hhalal 
reha chôd. — 42 negah koun an kakdie' tembel ra kè pach ber seng khordèl 
(setati) be pôcht d/tad. — 43 inek pa cJiôd anima ba hœzar zahhmet. — 44 > 
hemin ke ma tchaï khordim 



371 

notre thé , vous aarez soin \XJJS (J^',J> \. fJiJ\ U>ii^o 

d'éteindre tons les feux , .^j iS jSii t^ *l_gj «j j_j 

et tu diras à Behram Beg (iP v^'rï) (3^*«Lj v_j^ oLs»- 

de faire bonne garde autour JjS 
de notre campement. 

45 Sans indiscrétion , Monsieur ^' (A_ioL_A_J o,L-*<_> —S ' 45 



veut-U nous dire oîi nous Lo JiLs v_,*-i; UJ sS JjJuoJo 
coucherons demain? o^ iA?iv=> Ls^^ 

46 Nous coucherons à Mortche- *.'i3 ,3'. ^ j'»^ '^j^-^ >*^ ^^ 
khar, et je compte m'y ar- ^JLi^ ^^v^.JL^^i; .0 L^'î 
rêter deux jours. ^^jS 

47 Sauf un caravanseraï il n'y ^_c'y*ôl«).l^ ti^Lj ;:f. L^l Lïl 47 
' rien à y voir ; il n'y a là ^_5,i^> vi>w-*jJ ^iJ^ ''-fT-<T 
âme qui vive. \i>ww«*jJ 

48 Je le sais, je ne vais de- .ù ^ xc^ o'"*^ (^'>-\ï-^ ^® 
mander l'hospitalité à per- qI ^ .b Jabi- .^ f^*^-t^ 1^5 
sonne; je désire seulement t6 ,»J-o &j I. je-*-**} j^'y^ 
visiter la plaine où Nadir j>Lj-ii jài> tiVj L^l .0 »U; .^li 
Chah remporta ime victoire ^Lw o^ ^i^^l-J ^lûc Jt -j 
signalée sur les Afghans ; ^\ 5 .y' .IXi L^^c &^ j«P 
peut-être,en passant ferai-je qUàoLj j-^Xj Ls^I ;l3,»JL^ 
la chasse à l'onagre et aux H^-^ 
gazelles. De là nous irons 
d'un trait à Ispahan. 

49 D'un trait? mais la journée «A^jUji-k-* »-:^ Ljsl y**.^xi 49 

serait trop forte pour nos bê- o^»-' c^^i^^** J^t^ «j «i^S-**^ 

te8,elles seraient surmenées. Ju^l^ ^1 w»lj -^^ Le ^^IjJU 

tetekeha âlechra khamouch kounend ; tou he Behram beg bôgou kè dowré tehader 
kouli pasbani (qaraoulf) kouned. — 45 eger djeçaret nebachedaqa bejermàiend 
\i J'erda chœb menzelé ma koudja khahed boud. — 46 Môrtchakhar o rai darem 
ter ôndj'n dd ckebanrouzî ievaqgâ/ kounem. — 47 aga, ôndja bedjés tek 
nrapanseraî tchizi dideni nist , daïiari nist. — 48 midanem, mekinané keci hem 
fer àndja nittem , der kkater darem 6n sahhraté vecf ra be binem kè Nader 
Chah der ôndja tek sa/eré chaîani ber afaghenè taftè boud; chcûed hem 
ce ^obouran chekaré gour o ahou kounem ce ez ôndja tekser be Esfahan 
evÏM. — 49ïek ser aga tchè mijermaiid, menzel khéili sakht est, malhaïé 
herguez tabé ou nedarend. 



372 



50 Alors, nous passerons la nuit 
à moitié chemin à Guez. Je 
ne ferai cette fois que tra- 
verser Ispahan pour aller à 
Sedeh et à Nedjef-Abad. 

51 Alors il faut que je me pour- 
voie d'un tonneau pour le 
vin de ce petit pays. 

52 Tu ferais même bien de t'en 
procurer deux, le vin de 
Nedjef-Abad, quand il est 
dépouillé, est excellent. 

53 Monsieur aurait peut-être 
bien fait de demander au 
gouverneur de Kachan une 
escorte. 

54 Ce n'est pas nécessaire , les 
chemins de ce côté-ci sont 
très sûrs; ne sommes-nous 
pas dans le pays placé 
sous l'autorité immédiate 
de l'illustre prince Zell-os- 
Soltan? Les malfaiteurs et 
les brigands, je vous assure, 
ne lui échappent pas. 



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50 pes der dd menzel bached, der Guez ïek menzel kerdè ez Esfahan 
gôzer nômoude be Sedè o baad ez an' be NedjeJ'abad mirevim. — 51 der in 
souret baïed iek pip beraïé cherabê on mahhaU tedarôk kounem. — 52 bel/cè 
douta tedarouk koun; cherabé Nedjef Abad , vaqti kè khoub saf chôd kheïli 
khoub est. — 53 aqa maslahhat nedidè end kè ez hhakemé Kachan ïeki desièi 
qaraçouran ested'a nômaiend? — 54 lô'zoumi nedacht , rahhaïé in atrnf der 
kemalé emniïet est , aia meguer ma indja der dowrèi hhokmraniié Navvabe 
valu Zell-ôs-Sâltan nistim? echhedou bellah kè ahle' feçad o qôtta''é tariq ez 
desté qôdreté ichan djan ber nistend. 



373 



XIX. 

MAISON PERSANE. 
khanèi irani. 



1 Vous voilà chez nous ! soyez 
le bienvenu! vous avez dû 
éprouver beaucoup de fati- 
gues dans votre voyage. 

2 Pas trop , excepté dans les 
montagnes; mais, enfin, me 
voilà sain et sauf, grâce à 
Dieu, et je suis dédommagé 
de toutes les fatigues par 
le plaisir de revoir d'anciens 
amis. 

3 Mais , où allez-vous comme 
cela seul? 

4 Je vais à la Légation de. . ., 
et j'allais demander mon 
chemin aux passants. 

5 L'hôtel de cette Légation 
n'est pas très loin d'ici, 
c'est une grande maison au 






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l inei- 6e vèlateté ma techrif avérdè ici; khoch amedid, in-cha-allah der 
tejer bœd ber chouma ne gôzecht , machaqqat beciar ne didè id. — 2 tchendan 
hœd negôzecht meguer der kouhsar ; akher lellah alhhamd be selamet 
indja recidem o hhazzé môlaqaté douslané qadim telafié rendjé rah kerd. — 
8 veli koudja tenha techrif miberid? — 4 6« sefareté /élan dowlet 
wirevem, alan mikhastem rah ra ez a'aberin be pdrsem. — 5 khanei un 
tefaret tchendan ez indja dour nist, 'amareté bôztSrguist kè baltOé bameck 



374 



dessus de laquelle (flotte) 
est hissé un drapeau de trois 
couleurs (tricolore). Je vais 
vous y conduire, car les rues 
sont étroites et tortueuses , 
il y a même des impasses 
(culs-de-sacs), vous pourriez 
facilement vous égarer dans 
ces zigzags. Resterez-vous 
longtemps à la Légation ? 

6 Du tout, le temps de re- 
mettre au suisse un paquet 
dont on m'a chargé ; je ne 
vous ferai pas attendre plus 
de deux minutes, (je ne 
vous planterai pas là). 

7 En ce cas, je vous attendrai 
à la porte et ensuite je vous 
conduirai chez moi, où nous 
déjeunerons. 

8 C'est parfait, j'accepte avec 
plaisir. 

9 Je vous piloterai, après, 
dans la ville. 



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10 Je ne demande pas mieux, «Aàj i^Xiy^ JC^ x:;^- qjJ ;' 10 

bdidaqé (bdiraqé) serengui iiasb chôdé; bendè serkarra ôndja miberem , zira 
kè koutcheha hœmè teng o kiœdj ou koudj end o koutchehaïé boumbest hem hcest , 
adem der m koutchehaïé kham pitch açan rah ra gôm ?«* kounedj der sefaret 
tchendi tevaqqôf mikounid? — &khéîr, hemin kè bestei ke be men sôpôrdè chôd 
be seraïdar dadein mi diem, dir nemi kounein, bich ez dô daqijqa towl nemi-, 
keched, mdloum kè choumara mo'attal nekhakem kerd, (houmara sere' koutché, 
nckhahem kacht — 1 der in souret demé dervazè montezeré choumamichevemOi 
bdad serkarra bendè rnenzel miberem kè naharra ôndja meïlj'ermaïid. — 8 6(i 
kemalé meîl zahhmet mide/iem. — 9 ba''ad ez sarfé nahar serkarra der in 
chehr guerdech midehem o nôinaïendegui mikounem. — 10 ez in tchè hehter? 
Ic/tounkè bendè 



375 



car je suis un nouveau dé- 
barqué et je ne pourrais pas 
encore m'orienter ici. 
11 Vous avez déjà vu une 
partie de la ville ; comment 
la trouvez- vous ? vous plaît- 
elle? 



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12 Les places sont vastes, les L LPJe^u-wa^ T-t:^*) 1-^'*-'^^ 12 



mosquées sont belles, mais 
les maisons n'ont pas de 
façade sur la rue, l'aspect 
en est triste et il n'y a du 
mouvement que dans les ba- 
zars; là c'est foule et va- 






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carme continuels; à chaque 
instant, vous entendez les 
mots : gare à vous, circulez ! 
13 En effet, dans les rues on ne (Ip iS'S>»S) l-^«^ j>-> ^[^^ i3 13 
voit qu'un mur qui donne jC* c>w*wà ^.V ■, ] ^^•—ts>■ 



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accès à une cour dans la- 
quelle se trouve une habi- 
tation. ^,;>^f ^^t .O iÙC> gS 

14 Les maisons ne sont pas J^-i-^ (« JJ"_x) cXJJLj L^".Uc 14 



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hautes comme en Europe, 
où elles ont quelquefois six 
étages. 
15 En Perse elles n'ont en gé- 






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(dcd piadé chôdè em ve henouz der indja beled nechôdem (belednet der in ckehr 
iarem). — Il qesmeii tz in chehr albette ta in vaqt be nazaré serkar recid; 
jteeendidè id? — 12 meïdanAa vecT o mesdjedha ba djelve end veli tchoun kia- 
nUta routé koutche nôma nedarend menzeré on khorremi nedared o amedchôd 
màkhlouq didè nemi clieved meguer der bazarha ke undja djendjal o haï o 
kaiA o mà'rekè est kè her lahhzce ,khaberdar" o -red choto" begouché adem 
mb:eced. — 13 /el vaqe" der koutcheha tchizi péida nist meguer divarhaïé 
iâUndi kè ez deré on dakhel michevend be hitatati kè khanè der on est. — 1 4 
amaretka bôlend {mdriefe') meslé ferenguestan nislend kè baazi ez on khanèha 
eiech nertebè est. — 15 khanèha der Iran ghaleboen tahhtani o 



3^é 



néral qu'un rez de chaussée 
et un étage au dessus. 

16 Et il n'y a pas des toits, 
comme en Europe , en tuile 
ou en ardoise; ce sont des 
terrasses oii, la nuit, pendant 
les chaleurs de l'été, on dort, 
et ces terrasses sont pour- 
vues de parapets, je sais cela. 

17 Dans les provinces du Nord 
de la Perse , il y a des toits 
en dos d'âne, comme en Eu- 
rope; on les appelle «Chir- 
vanis."Voici mon humble de- 
meure, entrez s'il vous plaît. 

18 Je vois que vous avez une 
jolie habitation. 

19 Elle est sur un pied moyen, 
en rapport avec mes moyens 
(ma fortune). 

20 C'est la maison d'une per- 
sonne aisée, fort à son aise. 
Est-elle de construction an- 
cienne ou nouvelle? 

21 Elle est nouvellement con- 
struite. Il y a deux ans, 
j'en avais donné le plan à 



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Jowqani est o bes. — 1 6 rc batnha meslé Ferenguestan sofal-pouch ïa sengu 
siah-Jarck nist , bamha mosattahh est kè der fasl tabestan o atianié gueri 
der cfiœbha ondja mikhabend o bamha djan-penah {sandouqa) darend, i 
danem. — 17 der atrafé chemaliïe' Iran balaïe' khatiè khœrpôchtî ha met 
Ferenguestan hœst ve ônra chirvani migouïend. Inek^ menzelé hhaq 
recidim , besmellak , befermàiid. — 1 8 khanèi serkar khéîli khoub benazart 
mi died. — 19 hhaddé vaçat est , der ferakhoré zeïi (hhalé) bende est. 

20 khanei ademé Sa esteta'at est; bendié qadim est ïa taze bena chôdèf 

21 bendié taze est; dô sal qabl khod be lihadji Hhaçan-Q,ouli »ie'»« 
naqc/iè dadem, ez rouie 6n sakht, hœmè 



â7t 



un architecte, Hadji Hassan 
Kouli; il a fait quelque 
chose de joli au dehors, 
mais que le ciel le confonde 
ce mauvais Hadji, le far- 
ceur! 
22 Pourquoi donc lui en vou- 
lez-vous? la maison est 
pourtant jolie. 









23 C'est comme je viens d'à- jc^jj Îj-^L^ (^—^ U^r-^ 23 
voir l'honneur de vous dire: 



à l'œil c'est beau , mais les 
fondations n'en sont pas so- 
lides. C'est comme l'archi- 
tecte lui-même, du reste 
un novice dans son métier , 
très bien au physique , mais 
au fond c'est un floueur. Si 
vous saviez de combien il a 
dépassé les devis! 






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24 Mais il me semble que c'est .^ aJ' j»JCc;IJCLiuuo j->^ ..-* 24 



le propriétaire qui, en Perse, 
fournit les matériaux, tels 
que bois , briques non cuites 
et cuites , marbre, pierre de 
taille etc; c'est le proprié- 
taire qui les achète. 
25 En erffet il en est ainsi, mais 




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25 



hhanè ech kharab , (melkè kemerech ra bezened) na-hhadji tchatchoui — 22 W 
tche delil la'netech mikounid f zaheré khanè ke khoub benazarem mi a'ied. — 
23 ''arz kerdem, zahercen rownnqy dared, amma bdniané mohhkemi nedared, 
mesiékhod memarénachi khoch zaher o bad-baten est, ah tchè môteqalUbist, hitc 
teçavcdr nemi kounid kè tchegadar ez mablaghy kè der maqlà' qarar dadè 
chôdè boud ledjacdz kerd. — 24 men hemtchou mipendachtem ke der Iran 
meçaUhhé bennaîi ez qabile' tcAoub o ihœcAt o adjour o mer mer o aengué 

ghdlbè o ghdire ez maleké khane est kè kAudech Jn meçalehh ra mi kkered, 

25 tchenin est veli me^mar hhaqqi 



378 



l'architecte a compté ses 
déplacements , la main 
d'œuvre et les ornements, 
colonnes, festons, astragales 
etc. à plus du double. 

26 De quel pays est-il, votre 
hadji ? 

27 Du pays sacré de Chiraz. 

28 Oh! alors n'en parlons plus. 

29 Maintenant, si vous voulez, 
nous ferons un tour dans la 
maison pour que je vous 
explique les détails des ha- 
bitations persanes. 

30 J'ai déjà saisi le système 
général , mais si vous m'en 
expliquez les détails, je vous 
en s^rai très reconnaissant. 

31 D'abord, il y a l'entrée avec 
deux bancs de chaque côté 
de la porte ; l'entrée à cou- 
vert conduit dans la cour, 
oii il y a un bassin avec un 
jet d'eau, et de chaque côté 
du bassin un parterre de 
fleurs d'un carré long. 



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sa'ï o qadem rendjèi khod o mozdé'' ameledjat o zinetkari o sôtoun o ricè à çuilouï 
ra betowri àheçab kerdè kèkhardjé''amaret mozcC efé maqtcC ôftad. — 26 hhadji 
merdâmi koudjast? — 27 aslech ez khaké pake Chiraz est. — 28 ah di- 
guer kAalaçem koun. — 29 hhala befermaiid qadri guerdech kounim ki 
tafsilé ""amaretha'ié Iranra be chouma hkali koiinem. — 30 hhala ber khordem 
kè sebké 'ômoumi "amarelha tchist, veli eguer tej'sil énhara be bende hhali 
kounid, be dide mennet darem. — 31 œvoelcen seré der est kè ez larajé 
tchœp o rast dô segou ïani mastabè dared ve dalan en est kè serpouchidè 
est ve ez on dakhel inichevend be hhaiati kè ïeki hhowzi ba faooarè der 
vasat dared ve ez dô djanebé an ïek baghtchèi môrabbaé toulanist. 



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32 Je vois que le corps du bâ- 
timent a trois baies (ouver- 
tures) ou entrées de face. 

33 Oui, et c'est ce qu'on ap- 
pelle une maison à trois 
ouvertures ; ces trois ouver- 
tures ne sont pas de la même 
grandeur, celle du milieu, 
salon(talar) est toujours plus 
grande que les deux autres, 
souvent baie à jour, et elle 
sert aux repas, aux di- 
vertissements et aux céré- 
monies de deuil. Ce salon 
a souvent un péristyle à 
colonnes minces. 

34 Est-ce que toutes les mai- 
sons sont à trois baies? 

35 Non, les maisons des grands 
sont à cinq baies de face; 
celle du milieu est plus 
élevée que les deux de cha- 
que côté , où il y a une paire 
de couloirs, en sorte qu'il y a 
parfaite symétrie. Du reste , 
il y a beaucoup de variété 



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32 ""amaraté 'omdè mi binem l:è se otagh ber ïek semt est. — 33 bali, 
tntchenin ihanè ra sèqesineli mi khanend, kè der tek semté un se otagh der 
pehlouïé hem bached, ve on se otaghha meslé hem nistend, kè otaghê vaçati 
hemichè bôzôrgter est ez on her dô kè et djanebèin end, ve un bôzôrgterra 
talar chekem déride khanend, ve an bedjeheté mehmani o chadi o "azadari 
{chiven) est, gahi on talar étoani ba sôtuunhàié barik dared, — 34 ala 
hœme 'amaretha se-gesmetistf — 35 kheir, ''amarethàïé b6:ôrgan pendj qes- 
metist kè der dô tarafé talare bôzérgué vaçati dô rahrow {ghôlam guerdecX) 
hœ*t, tchenounke qariue end; diguer, toerzé "amaretha der Iran hem ber 
hhnshé haoaié velatfA oe hem ber hhasbé tab' o seliqat 



360 



dans les constructions, selon 
les contrées et le goût de 
chacun. Quelquefois la fa- 
çade a des colonnes et un 
fronton; les trois entrées 
de face sont de plaîn pied 
avec la cour et quelque- 
fois il y a un perron avec 
un escalier de 20 à 30 mar- 
ches. 

36 Les deux autres entrées où 
conduisent- elles? 

37 Derrière le salon (talar) il 
y a d'autres pièces, comme 
des cabinets à hardes, des 
petits pavillons. 

38 Et qu'y a-t-il à l'étage su- 
périeur ? 

39 Les appartements de l'étage 
supérieur ont, la plupart du 
temps, les mêmes disposi- 
tions que celles d'en-bas. 
Dans certaines maisons, la 
salle à manger est très éle- 
vée de plafond et une 
galerie règne tout autour, 
comme dans certaines de 
vos églises. 






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Aer kes mokhteÀef est; gahi Tchanè sôtoun o djelowé pichani dared, gain 
otaghhdie khanei ba hhaiat jnosarvi est, gahi ïeki éwantchè pelegané bist ta 
sita paie dared. — 36 on rahrnw ke pefdouïé talar bached koudja mire- 
vedf — 37 'aqabé talar otaghha hosst mesle' sandouq-klianè o pestou o 
gouchvarè. — 38 balaie otaghhaié foxoqani tchist? — 39 otaghka'ié Jowqarnra 
balakkanè migouiend ; ve tertibé en mesle' tahhtanist ; der baazi 'amaretka 
otaglié qaza o mehmani saqfé môrtefe' dared u dowré on tek gliôrfe hœst, 
manendé on kè der baazé keliciahdié Ferenguestan didè micheved. 



381 



L-^O- Us-i3 40 



40 Et les femmes, à quel étage 
sont-elles logées? 

41 Ce que yous venez de voir 
est le sBirouni," habitation 
des hommes seuls ; mais il 
y a un corps de bâtiment 
exclusivement réservé aux 
femmes et aux enfants, c'est 
le gynécée wl'Anderouni." 

42 Le gynécée a-t-il une entrée v3.'l> hJsj> ,J^ ,<^ dVj i3jjAJ' 42 
particulière dans la rue? O^ :|j xJ^-Jo »S 

43 Quelquofois,mais cette petite .j> A^^^C:ç«fc5'o.L/:^^f ^ i?^ ^^ 



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construction qui est dans le 
coin de la cour et qui s'ap- 
pelle «cabinet" a deux por- 
tes, dont l'une s'ouvre sur le 
Birouni et l'autre sur l'An- 
derouni (le gynécée); c'est 
la loge des eunuques. 

44 Je trouve que dans votre 
talar les ornements, les 
baguettes et les moulures 
sont bien exécutés. 

45 Les cintres , les niches , la 
galerie en saillie sont d'un 
bon maçon décorateur. 

46 La pièce à miroirs est fort 
bien. • 



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40 zcenha koudja memel darend? — 41 ôntché môlahhœza fermoudidbirou- 
ni$t kè makhçoucé beraté merdan est, amina "amareté diguer hem hoest kè 
faqat beraté dial o atj'al est, ve ônra anderouni migouïend. — 42 anderouni 
tek deré ""ala hhadè dared kè bekoutchè baz chevedf — 43 gaki, veli in 'amareté 
iouicheki kè der gouchèi in ""amaret est khalvet est kè tek' derech be birouni 

îei deré diguer be anderouni baz mi cheved ke aghlab der ôndja kha- 
ijtha m nechinend. — 44 der in talar guetch bôri o djedvelkari khoub kerdè 
*d. — 45 balè , hœlaliha o taqnôma vo taqtchè o rasffra bennaié o nazdkkaré 
jtAeli sakhtè est. — 46 aïinè khanè ra khoub sakhtè end. 



382 



47 Rien d'extraordinaire. Voici 
à droite ma chambre à cou- 
cher et mon cabinet de tra- 
vail à côté. 

48 Quelle élégance! Elle est 



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très coquette votre chambre ^^} «xb (le^ ^r-^ u**^) 






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à coucher! des meubles à 
l'européenne pour lesquels 
il n'existe pas de noms en 
persan. C'est tout l'opposé 
de l'oiseau Onga. 

49 En effet, nous n'avons pas 
cette variété de meubles que 
l'on a en Europe. Les quel- 
ques objets d'ornement ou 
de luxe , pendules, vases de 
Chine etc , sont placés dans 
les niches taillées dans les 
murs et sur les saillies (raff). 

50 Ce que j'ai admiré tout à J^^» .IfLw ."^Ij .i3 biAàj «^oÎ 50 



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l'heure dans votre salon (ta- »>^ ^.i:,».**! (_e■**J^' *' s JoJOLwj 

lar) , c'est ce volet à jour tlLLixï ^ «^Ij ^j o>5 .1^ JJU 

sculpté et découpé comme «Ail xaJ>La« 
une dentelle. 



Il est, en effet, artistement 
travaillé , mais il m'a coûté 
les yeux de la tête. 



Lot 



iùbbuw.1 .1^ iC2.Jb> 51 



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47 tchendan tarifi nedared; desté rastech otaghé rakht-khabé bende est 
o pehlouïech otaghé ketabet. — 48 bah bah tche qachengui, {mekôch mergué maïi) 
daredin otaghé khabéchouma, asbab haemè tœrzé ferengaist o in asbab der Iran , 
ber khalafé Onga, mowdjoud-ôl-djesm ma^doum-ôl esm end. — 49 fel vaqe' 
ma anvcCé asbabi kè der Ferenguestan môtedavel est nedarhn, o asbabé 
zinet tedjemmôl ez qabilé sa'at o zdroufé tchinî o ghaïrè der taktchehaïé 
kè der divaré otagh ôstadanè sakhtè end o ber raff tnigôzarim. — 50 ôntche 
bendè der talaré serkar khéili pecendidè em ôrôci est kè meslé karé lot- 
bôri nazôk' o qacheng sakhtè end. — 51 hhaqyqatœn karé ôstadanè est, 
amma qaîmetech be men kheîli gueran ôftadè. 



9. 



383 



52 Je vois que vous avez aussi 
quelques tableaux. 

53 Je vous en supplie , ne les 
regardez pas de près. Vous 
diriez en vous-même qu'ils 
ne valent pas le prix de 
leurs cadres. 

54 Pourquoi les avez-vous ache- 
tés et fait venir à grands 
frais de l'étranger? 

55 C'est pour en orner les mu- 
railles. Du reste les gens du 
pays ne s'y connaissent pas 
et ne sauront pas distinguer 
entre le tableau d'un maître 
et une croûte (un barbouil- 
lage). 

56 Ne calomniez pas vos com- 
patriotes; ils ont du goût 
et savent bien distinguer 
une fée d'un ogre ; et d'ail- 
leurs, vous savez que le 
goût se forme souvent par 
la comparaison: ce qui est 
beau fait voir les défauts du 
mauvais. 

>7 C'est à notre Souverain, qui 



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52 fcurtVAa Aem darid. — 53 « behrékhodalcènezdiknegahneferviaud.me- 
•nda khod bckhod goutid kè khardjé tchartchoubech ne mi erzend. — 54 pes 
Snhaia kheridè be tchendin khardj o zahhmet ez kharedj avârdè idf — 
ihhz zlneté divarhaté otagh, ve diguer merdômané indja chenaça nislend 
liane perdèi "dstadi o kellhdjenn-qôrbagha (miané dough o douchab) farq 
temigdzarend. — 56 in sowé zann der babé hemchehriané khodetan bi ensa- 
îst, seliqa darend péri ra ez ghoul micAenacend , albetté midanid iè gAalebem 
tezaq o $eUqat ensan be vacetèi moqabelè o iatbiqé dS kar tereqqif o este- 
•omet mi iabed; zoud zaher micheved kè karé khoub karé bœdra miche- 
ened. — bl ez a'alahhazret padchahé ma kè 



384 



se connaît en peinture et 
qui est lui-même un habile 
dessinateur, de réunir une 
collection de beaux tableaux 
européens et de fonder 
une galerie qui serait ou- 
verte au public de la capi- 
tale, car un particulier, si 
riche qu'il fût, qui paierait, 
comme on le fait en Europe, 
un tableau 2000 ou 3000 
tomans, passerait dans notre 
pays pour fou. 

58 Les prix élevés dont vous 
parlez sont souvent des prix 
de fantaisie : caprice ou ri- 
valité de millionnaires. On 
pourrait commander en 
France à des peintres ha- 
biles , mais qui ne sont pas 
encore célèbres , d'exécuter 
de bonnes copies des chefs- 
d'œuvre qui se trouvent 
dans les Musées de l'Eu- 



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lAJ.L^Aiyjx ijit i^l^o Le 



Aem der naqqnchi seliqa darend ve hem khodichan der larhhmeharetétœmnm 
ra behem reçanidè end tevaqqo" on est kè tasviraté momtazèi Jerengui 
ra ferahem avdrdé ïeh mndjmcii idjad fermaïend ve ôntchenan talari et 
herdié aammé mahhroucè baz cheved, zira kè chakhsi ez afradé nas, ve 
low kan ez môlemeovelin bached, kè ïek perdèi naqqachi, tchennnkè der /V 
renguestan didè micheved, do ta se hœzar tôman kherîdè bached merdoman'à' 
memleketé ma dinanèech mi chômarend. — 58 en qriiineOioïé gucznf ]^- 
fermoudè id ez delkhah o boulhaveci o hemtchechmiïé ashhab servet ba «db 
diguer est; mitevan der Feransœ be naqqachhdié qabel kè henouz chohret4 
kôlli néiafiè end fermàîech kerd kè ez rouïé perdehaïé seramed kè der me-' 
djame'e' tasuiratè Ferenguestan mtJwdjoud est tasvirat be kechend ; khardji 
in "amel bennesbé kheïli k'cemtcr >< 



385 



rope; cela coûterait bien 
moins et la différence entre 
les copies et les originaux 
ne serait pas sensible. 
59 Le grand défaut de nos 
peintres est qu'ils n'obser- 
vent pas les règles de la 
perspective et qu'ils n'étu- 
dient pas le dessin. Il se- 
rait bon que les jeunes gens 
qui ont des dispositions na- 
turelles pour la peinture, 
eussent de beaux modèles 
des maîtres européens sous 
les yeux. Du reste, en fait 
de beaux arts, comme la 
peinture, la sculpture et 
l'architecture, nous ne re- 
cherchons que Tarchitec- 
ture, et encore celle-ci ne 
s'enseigne nulle part en 
Perse, c'est une tradition 
et certes les Persans aiment 
la bâtisse. 
En cela il faut vous rendre 
justice, il y a chez vous des 






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ticheved o farq miané perdehaïe asli o perdehaté màkhouz tchendan mer'i nemi- 
heved, — 59 aibé omdei kè der karhaîe naqqachan Iran môchahede micheved 

est le reaïetê qavaedé dournômaïi nemi kounend o der tarhh daqyq nistend; 
houh boud eguer djecanani ke este'dadé djebelli be san'até naqqachi darend 
!r mœchqé karhaîe' ostadanèi ferengui ra der nazar dachtend ; ve diguer 
• djôinlèi sanaîé'é zari/e kè "abaret ez naqqachi o hhadjdjari o me^marist, 
tmari faqat nezdé ma e'etebar o reoadj dared ve in sanat hem ne beders 

ta'lim der medrece veli be vacitéi âstadi be chagerdanech tahhsil micheved 
'. rast baled gôfi merdômané ma be bennakari macKouf end. — 60 ensaj'œn 
;r Iran ' amarethaïé qacheng o khôrram beciar hœst veli 

as 



386 



habitations charmantes,mais 
vous commencez déjà à in- 
troduire le style européen. 
Votre appartement le prou- 
ve, vos cheminées sont à 
l'européenne et vous avez 
des poêles au lieu des ta- 
bles «koursis" avec les bra- 
siers (mangals) au dessous. 

61 Aussi mes compatriotes 
m'appellent-ils un persan 
européanisé, francisé. 

62 Où est le mal? et puissiez- 
vous n'emprunter à l'Europe 
que ce qui est utile, com- 
mode et bon! Mais continu- 
ons encore un peu notre 
examen de cette agréable 
habitation. 

63 Je vois que les gouttières 
sont en pierre et les joints 
entre les pièces sont bien 
faits ; le ventilateur est d'un 
modèle élégant. 

64 Comment trouvez-vous l'es- 
calier en spirale qui conduit 
à la terrasse? 

65 II est très bien, mais oii 









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chouma niz terzhàié ferenguira revadj midehid ve chahede in qowl menzelê choum< 
est kè bokharihaié in menzel Jerenguisaz est ""avezé kôrci o mangal. — 61 e 
in djehet hemcheJirian bendè ra motefernek nam gôzachtend. — 62 tchè a 'il 
dared? khoda kounad kè ez Ferenguiha bedjôz asbabé entezam o rahhal >' 
ôntche mdjjîd o najé" est eqtebas nenômaïid; - amma baqyïé in ""amarete del 
jjecend ra serkechi nomdiim. — 63 navdanha ra hœme ez seng terachid> 
end bendkecki kheïli khoub kerde end ve badguir hem qacheng est. — 
64 pdekané pitc/i pitch kè be bame' khane rak mi delied tchelour be nasar- 
chouma mi diiedi' — 65 beciar khoub sakhtè end - ' 



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est l'écoulement des eaux ? 

66 II est du côté de la cour 
des cuisines; l'égout, les 
fosses d'aisance et le des- 
sous du bassin sont tous 
dans le sous-sol des bains. 
Maintenant, si vous voulez 
bien, nous allons déjeûner. 

57 Volontiers , du reste l'invité 
est l'esclave du maître de 
la maison. 

8 Vous devez cependant avoir 
bien faim. 

9 Pas précisément, mais je 
mangerais un morceau sans 
me contraindre. 

L'appétit vient en mangeant, 
dit-on ; seulement je n'ai pas 
grand' chose à vous offrir; 
c'est à la fortune du pot. 




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L^jcij' iS c:/.A«! J^i^J' vy^ ^® 



l Firouz Beg, le déjeuner est- 
il prêt? 

5 Voilà une demi-heure que 
Monsieur est servi; en at- 
tendant Monsieur, j'ai mis 



jtoLs» .L^ é^ jijfr' 71 



è'I Ij o..*»,' ?sA>^ »j_ft-A« «^ 

J '.'uJûId cXJo'-Oj^ v-à-ri— *^* 



rowc in 'amaret ez koudjast ? — 66 ez tarafé hhataté môtbakh est : hnloua 
niebrez o ziré abé hhowi o serdab Jicemè dakhelé tiaqbé fihammam est ; hhala 
tter ezn midehid nehnrra métl kounim. — 67 6a kemalé metl, diguer, meh- 
\n khere' sahheb khavè est. — 68 aklier dour n!st kè gôrosnè chôdè bachid. — 
ne tchendan , amnia tek loqmè mozateqn nist. — 70 zarb-ôl-mecel est kè 
Ueha be cJiôrou est, veli bendè ez qazaté klietli mohhaqqari khœdjelem , 
hhazari qaboul bej'ermaïid. — 71 Firouz beg nehar hhazer est ? — 72 Baie' 
hhala nhit sa''ai est kè sojra tchidè est, ta aqa techri/ /erviaxend 
\nqhara ber 



388 



les plats sur des réchauds. 

73 Apportez-nous l'aiguière et 
la cuvette et de l'eau de rose ; 
nous avons les mains cou- 
vertes de poussière. Dites- 
nous le menu du déjeûner. 

74 II y a du riz au naturel, 
du lait caillé , du poisson , 
des côtelettes d'agneau , 
quelques primeurs , un pou- 
let aux aubergines, des con- 
fitures et des douceurs tel- 
les que du nougat du pech- 
mek et des macarons. 









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75 Asseyez-vous, mon ami. 

76 Vous avez ' un service de 
table superbe. 

77 Une grande partie en est 
l'œuvre d'artisans indigè- 
nes qui ont appris l'orfè- 
vrerie en Europe. 

78 Permettez-moi de vous de- 
mander: ce breuvage rouge 
dans ce brillant cristal, est- 
ce quelque sirop ou du vin? 






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mangalha gôzachtem ta qaza serd necheved. — 73 aftabè-leguen o gôlab bù 
kè desteman ez guerd o khak zciie' chodè , khordenira djôzo djozv bôj/ou 
bedanim. — 74 tchelow hœst o mast o mahi o dendei berrè o tchizhe 
nowber o djoudje-badendjan o môrabba o chirini o baqlava o jjcchmeki 
kouloutchè. — 75 befermaud benechinid. — 76 bah bah ''adjeb sofraï rt 
guiniié ferengui saz darid. — 77 ekseré asbabé in miz kai-é ''amelei indjt 
kè zer guérir a der Ferenguestan ïad guerefte end. — 78 eguer djeç 
nebached, in abé ''dnnab goun der in c/iicàèi bellour chei-betist ïa abé angà 



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79 C'est le lait de la vigne de 
Nedjefabad; j'en ai fait ve- 
nir en l'honneur de mes amis 
européens. 

80 Et pour vous aussi, je pense, 
ne vous en défendez pas: «ne 
reniez pas la sagesse pour 
plaire à quelques hommes 
du vulgaire" (Hafez). 

81 J'en use modérément, c'est 
l'excès qui est blâmable »il 
n'y a pas de mérite à ne pas 
en boire ; un animal ne boit 
pas de vin et n'en devient 
pas pour cela un homme." 

82 Bravo ! voilà de bons prin- 
cipes ! 

83 Quel excellent pelow ! Si 
vous voulez bien le permet- 
tre, je demanderai à votre 
cuisinier de m'apprendre à 
en préparer du pareil. 

84 Ce n'est pas du pelote, c'est 
du tchelow, et on le fait fa- 
cilement. 

35 Et le pelow, qu'est-ce alors? 

36 C'est le tchelow cuit avec 



79 chiré dolchteré rez Nedjef Abad est kè techri/até doutlané ferengui 
id/tem aoordè end. — 80 dour nist iè beràîé chouma hem avdrdè c/iâdè 
tached, ukhacha nebaîed kerd ^ncejié hhekmet mekoun ez behré délé 'ammi 
ehend''' (^Ilafez). — 81 6« endazè o be meqdar gah gahi mikhorem ; ejrat 
tezmoumé merdoud est méi ne khorden ^kè ne tchendin hônerist hhetcani 
•i met nenouc&ed o ensan ne cheved" {Hafez). — 82 Baril allah .' qava'edé 
étoudè hemin est — 83 in pelovaé serkar ra tche pakizè pokhti end! 
'gmer ezn bedehid ez achpezé serkar mipôrsem tchètowr doiôstech mikow 
•*i — 84 in pelow nist , tchelow est , o dôrôst kerdenech kheili açan est. — 
* P'* pelow kôdam est. — 86 pelow tcheloio est kè ba (joucht 












390 



de la viande ou du poisson , 
mais c'est un art que de le 
bien préparer. 

87 La cuisine persane a d'ex- 
cellents plats , mais tous ne 
plairaient pas à tous les 
EuropéenSjSurtout aux Fran- 
çais, car vous y mettez du 
safran, des herbes odorifé- 
rantes et de l'eau de rose. 

88 Chaque pays a ses goûts. 
Vous mangez des colima- 
çons, des grenouilles et des 
huîtres , chez nous on con- 
sidère ces mets comme re- 
poussants, sinon défendus 
par la religion. 

89 II est dit dans l'Evangile 
que ce n'est pas ce qui 



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entre dans la bouche , mais ^^'ic-* n5j^ CJ^*^ )' *-^^' ^3i 
ce qui en sort qui souille c!:^j_JL^ 1jJL/*«-jî i;i)L.j qL.> 



l'âme, comme le mensonge, 
la médisance, les injures, 
la calomnie; mais il faut 
avouer que la gloutonnerie 






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ïa ba mahi pohhté mi cheved o ddrost kerdenech seré rechtè lazem dared. — 
87 der qazaïé irani tchend qesm khoch ta'mest, veli ekseré dnha môoa/eq: 
taVé ferenguian ""alel khôoous ahlé feransœ nemi aïed, bedjeheté in kè pich\ 
chouma za'feran o adeoiïei khoch hou tou gaza migôzarend o gôlab miri\ 
zend. — 88 her taïfè tab''é makkçouci dared, Iça be diné khod Mouça b 
diné khod, tchenaniche ferengui .liceki o qôrbagha o sadaf mikhorend h 
nezdé ma egaer tchè kharam nist mekrouh midanend. — 89 der Endjil atneà 
est kè ne ontchè bedehan vared micheved veli ônkè ez dehan biroun mi aïe 
djané pake ensanra môleiwes mikouned ve on dâroug o ghaïbet o fohhchkar 
o bohlan est; veli eqrar baïed k^rd kè cherhé ensan bi pàian est; ne tcki 
rendèi o ne 



391 



de l'homme n'a pas de bor 
nés : les bestiaux, les oiseaux, 
les bêtes qui piquent, les 
reptiles, rien n'échappe à sa 
tyrannie et à la convoitise de 
ses yeux ; il mange de tout 
et de tout ensemble. Eton- 
nez-vous ensuite des indi- 
gestions et des gastrites! 

90 Mangez- vous de la soupe à 
vos repas? 

91 Rarement. Dites-moi, doc- 
teur, faut-il manger la soupe 
avant ou après les autres 
plats? je crois que c'est la 
même chose. 

92 Non pas ; il faut manger 
avant, soit une soupe mai- 
gre soit un potage gras. Les 
médecins ont prouvé que, 
quand on prend un potage 
avant les autres plats, l'es- 
tomac est mis en mouve- 
ment et excite la pep- 
sine. 

93 Qu'est-ce que la pepsine? 

94 C'est une liqueur sui ge- 



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93 



perendèi o ne guezendèi o ne khezendèi ez tetacôlé deslech o tamaé Ichechmech 
èimen est ; Aer tchiz khor est o sad ta tchiz pocht ser hem mikhored ; "adjeb 
vist kè vekkamet o sowé liazm o kharabité ma de ez on môteretteb miche- 
wrf. — 90 ach khorden ra adet darid} — 91 ach ra benddret metl mikou- 
nem; hhakim bachi befermdiid ach pich ta pes ez gaza baled khordi 
lehhtemel kè pich o pes nednred. — 92 hemtchi (hemlchenin) nist; atebba 
{Môkema) sabet nômoadé end kè ez ach ta abéyoucht khorden pich ez gaza 
i^dè be heïedjan amede bichler terechchôhé -pepsin" mikouned. — 93 jiepsin 
tôdam est / — 94 rôtoubete' tnakhçouçist kè 



S92 



neris qui est sécrétée dans ^ (Aà^s^-^ h^^^^ ^X3U) -S 

l'estomac et qui dissout les k^ ' . t^'^^^ ^^y^ L5^rr"^ 

parties animales des ali- CKiS ^a Jsjs» Cy^ sAjw ùj^ 
ments qui arrivent. 

95 Et les substances végéta- ^^j-^^v« ^^ 3^ "^^y* ^^ 
les? 

96 Celles-ci sont dissoutes à (^l^^ i-jt) •îy *;Lian|^ Lpl 9( 
l'aide de la salive et du Jo »A«i' yJ^ ci^^^j 5 
chyle. ùyi^^A 

97 Trouvez- vous qu'il est plus -'Ai' «Av^-^/o \^ L»-w -^ 9' 
commode de manger assis ^XAà-oj --^ ^ ^^>.A«t .3Cw 

à table sur une chaise ou yij^_ é^j \XM*»cio _^!: ^ô U 

assis par terre penché sur IlX— c «(A-AJljt^c> L rp^ 

un côté ? QL>.»,i> 

98 Bien entendu qu'il est plus ixx ..*« xJ^ c^^-wî ^^jJu 9i 
comfortable de manger as- ._j c>.:>KIj *^' \_X.>*^-io 
sis. c>~w(i 

99 Pourquoi alors continue- j^k •i'^ ii^^j^ 'j-:^ (j*s-j 9! 
t-on à prendre ses repas iAi,^^-y« 'Ac iiJO*^xio 
assis sur ses genoux? 

100 Habitudes séculaires! \,iy^ (*J.-^ I*^; 10( 

101 Dites plutôt que c'est un jOL:^ ^^j^ ^.^w. xxiij *iJlj 10! 
reste deshabitudes des peu- ^U^3J>j,v_j^ J^ (;t>^-^ 
pies nomades comme les c:.vwî |.Li.s>! _jLa« j 
ArabeSjles Turkomans,etc. 

102 Les Romains étaient un 3 q*-^ 5'-^'-^ ^ M5j i3^' ^^^ 
peuple sédentaire et grands aJXi lXJi3^ «AJL.JLi' -^^ 

ez mà'dé terechchôhh mikouned o edjzdié mevaddé hheïvani ra kè varedé ma' d> 
cheved hhall mikouned. — 95 mevaddé nebati tcke mic/teved? — 96 ônha be 
vacetèi bozaq (abé dehan) o rôtoubeté lowz-el-made hhall micheved. — 9" 
benazarÉ chouma tchè mireced, kôdam behter est seré miz ber sandeli ïa d, 
znnou necheslè be ïeki pehlou bedenra khabanidè qaza khorden. — 98 bedihis 
kè seré miz necheste albetté ba rahhat ter est. — 99 pes tchera hemichi 
pecé zanou necheste gaza mikhorend? — 100 resmé qadim est, — 101 belki 
bnqyïei rdçoumé tavaifé tchader nechin meslé ""arab o tôrkeman o saîr ahh- 
cham est. — 102 nfilé Roma kè tchnder nechin o koutc/i kounende nebou- 
beiid belkè 



â93 



gourmands et gourmets, et 
cependant ils mangeaient 
couchés sur des lits. C'é- 
tait, je pense, encore plus 
incommode. 

Ce n'est pas ce qu'ils ont 
fait de mieux. On devrait 
aussi abandonner chez vous 
l'usage de manger avec les 






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Lfiî 80^ JUcljl t3 ^t 103 

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doigts et adopter l'usage ^ (yl^) A^^ 5 vJuilS L. ^ 






^L> 104 



3 v\o L) jtv*^' 






105 



des fourchettes et des cou- 
teaux. 

104 Maintenant la plupart des 
gens éclairés et propres le 
font, mais il y a chez nous 
des gens qui trouvent qu'en 
passant par la fourchette 
et la cuiller, un mets perd 
de sa saveur. 

105 Quelle drôle d'idée! mais 
j'ai entendu quelque chose 
de pire, c'est que plusieurs 
personnes à la fois mettent 
la cuiller dans la même sou- 
pière et puisent ensemble. 

106 Cela ne se voit que chez 
les gens du peuple, les ou- 
vriers et les paysans. 

mahhall-nechin o leziz Ichar boudend ber besterha deraz kechidè gaza mikhordend ; 
be nazaré men in resm baz narahhatter boud. — 103 in ne ez a'amalé sétoudèt 
énha boud; diguer khoub boud eguer merdômané chouma resmé qazakhorden 
ba dest terk mikerdend o ba qachôq o kard {tchaqou) o tchengal gaza mikhor- 
dend. — 104 hhala bichter merdômané dana o temiz ba kard o tchengal mikhorend 
veli achkhaci hœstend ke migouïend ke be este'malé tchengal o qachôq ez lezzeté 
gaza kasfè mi cheued. — 103 ""adjeb khaïalist, amma tchizi bedter ez dn chenidè 
em, ta''ni kè tchend nef et gachôgé khodra der hemin kacèi terid kerdèbahem 
mikhorend. — 106 in der khanehdié kecebè o raïîat o dehatian ma'moul est. 







106 



394 



107 Quel vilain usage! 

108 En effet, cardes maladies 
se communiquent ainsi de 
l'un à l'autre; mais, malgré 
les recommandations des 
Mollahs concernant la pro- 
preté, le peuple persiste 
dans ses mauvaises habi- 
tudes contraires à l'hygiè- 
ne. Et ce n'est pas la seule 
chose à blâmer. On a dit 
au chameau: pourquoi as- 
tu le cou tors ? — Qu'est- 
ce qu'il y a de droit chez 
moi , répondit-il, pour que 
mon cou soit droit? 

109 Vous êtes bien amer. 

110 C'est que je suis écœuré 
de l'ignorance et de l'en- 
têtement des gens qui dé- 
daignent les meilleurs con- 
seils. 

111 N'abordons pas ces ques- 
tions, nous risquerions de 
troubler la digestion de cet 
excellent déjeuner. 



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107 tcAè 6e«? i-esmi ist! — 108 ïaqynœn kè resmé beciar bedist, ba'azi 
nakhochiha be hemin djeJiet ez îek^ bedigueri serdiet mi kouned, amma ""avamm 
ba vôdjoudé mow''ezè chœborouzé ''ôlemdié ""elam der temif pakizcijuié 
khanèha o koutcheha o tethiri beden ez roçoumi kè mokhalefé settei zorou- 
riïè 'idni gav^edé hhefzé sehhhhat est ber nemUjuerdend , ve in ïeki tiist 
kè djdié melamet bached; be chôtôr gôf tend: tcheraguerdenet kiœdj est? gôft: 
nkoudjdié men rast est ke guerdenem k'œdj nebached?" — 109 sakht c/oun 
fermoudid. — llO^jVa kè damaghein soakhtè ez kheriïet o serzeneché merdom 
kè pendhdié mokhliçane'ra pecé pôcht mi endazend. — 111 owlater on est kè 
ez in qesm metaleb qaCe' nazar nomazim, mebada qazdié lezlzé in nehar 
tahhlil nebered. 



395 

112 Soit, mais encore un pe'it ^_5^La« «îL-j -L ,j«.-j JciL 112 
verre de cet viélixir de ^^miJ> ^L^4^* jt • I ^..x-iijjb 
l'existence" qui, comme dit ^^ ,a„ j^^Li'JJ» / iîL^ iS 

le poète" fait d'un mendi- (JââLs-) ut Lv/ lAi^ 

ant un Crésus"(un Karoun) 

(Hafez). 

113 A votre santé! U^ ,^^L*o 113 

114 A la vôtre et à celle des ^L*^ j *_^ L ^ A * -:09^Lmj 114 
amis absents ! ^Lc (^^o) ^bCwjO 

115 Firouz Beg! enlevez le Jl-^JJ' ob; y. « ... I .- . < •. _, 115 
couvert! Pour le goûter *Jly>ac j^U ^ (J».*;^^»- j) 
vous nous apporterez des j>toL>- JLj.a^ xjfo'*3» y5Lj 
sucreries. j^ i^ 

116 Oui Monsieur, tout sera ytoLo ■. _^_-:^ a^«^ '55 *^^ 116 
prêt. ' ^^^jX^ 

112 bacAed, pes baz tek seigheri benouchim tz in .Idmicné hœstï" ktmova- 
feqé qoioli cha'eri .qaroun kouned guedara" {Hafez). — \\z be selametîté 
ehouma; — Il 4 6c selametiis chouma hem o be tade' doustané ghaïeb (dour). — 
115 betchèha! sofra zlad kounid (ber tcMnld) o berate' ^asranè ïekkhanlcièi 
e/iirini hhazer darid. — 116 tchechin, aqa , hœme tchiz hhazer mikounim. 



396 



XX. 

ECURIE, CHEVAUX, ÈQUITATION. 

der estahl (tavilè) o asp o sevarL 



1 Vous avez une belle écurie, 



a ce que je vois 



2 Elle n'est pas mal , et la 
cour de l'écurie est très 
grande : on peut y attacher 
cinquante chevaux, et elle a 
cela de beau qu'il y a au 
milieu une belle estrade en 
maçonnerie autour de la- 
quelle on attache les che- 
vaux. 

3 Je vous serais obligé de me 
dire en détail quels sont les 
objets et ustensiles qui ap- 
partiennent à l'écurie. 

4 Volontiers, je vais vous dire 
ce que j'ai présent à l'es- 
prit. 

5 Bien entendu, il y a d'abord 
l'auge où l'on met l'orge et 



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1 be nazarem mi reced ke tavilèi khoubi darid. — 2 bœd nist ve hhaïntc 
taoilèi behar hem dared, ""adjeb bôzôrg est pendjah mal mitevan der 6n bcst, 
ve lihôsné on in est ke sekkou beciar khoubi dared kè dowré Sn asp mi 
bendend. — 3 asbabé tavilè iek* ïeki be/ermaïid koJain est kè niemnoun mi 
chevem. — 4 ônlchè be tmzaré bendè hhala hœst ez bernié serkar bdnn 
tnikounem. — 3 bedihist ceooel akhor est kè der Sn djoiv mi (jôzarend 



397 



le râtelier pour le foin, 
n'est-ce pas? 

6 II n'y a pas de râteliers ; on 
met l'orge et le foin dans 
l'auge. 

7 Donne-t-on chez vous de 
l'avoine aux chevaux? 

8 Chez nous on ne connaît 
pas l'avoine. 

9 Voyons les ustensiles. 

10 D'abord, une pelle, un balai, 
un seau, un frottoir, une 
étrille sont indispensables. 

11 Et qu'y a-t-il pour chaque 
cheval ? 

12 Pour chaque cheval il faut 



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des objets à part: les rê- ^ JL> JuLiU ^.--w' (.j":^ *j!^'«-X> 



nés , le licou , le bout pen- 
dant du licou, une entrave 
en fer pour les pieds de 
devant, une chaîne pour les 
pieds de derrière, une cou- 
verture, un sac à orge, un 
feutre, et, pour l'été, une 
housse légère et un chasse- 
mouche. 
13 Quelles sont les parties d'une 
selle et du reste du harnais ? 



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»e chebekèi ez beraié "alaf; aïa tchenin nist? — & khèir, éntché chebekè fer- 
moude id piché ma nist, 'alaf o djow serhem der akhor migôzarend. — 
7 piché cAoumn djowé sahhruti be asp nemidehend? — 8 khéir djowé sahhraîi 
piché ma mowdjoud nist. — 9 sah- asbab be binim kôdam esif — 10 œvvel 
paroub o djaroub o cetil o chai o qachow natchar est. — Il ve ez beraie 
hei- asp tc/iè lazem est? — 12 C3 beraîé her aspi hem asbabé djôdagane 
lazem est, manendé djelow o œfsar o dâmbalé œfsar o bakhaovo o pabend o 
djôll o vemedé serkech o ieug o tôbre, o der tabestan djôlie' tiatied o pechè 
perran. — 1 '6 zin o berg tchend partchè est. 



398 



14 II y a l'arçon de la selle, le 
feutre sous l'arçon, la cour- 
roie de l'étrier, l'étrier le 
coussin en feutre sous la sel- 
le, la croupière, la sangle par 
dessus et la sangle par des- 
sous la selle,les ornements du 
cou et les ornements du poi- 
trail, un collier en argent, 
ou en or; le mors,qui est com- 
posé de trois pièces: têtière, 
anneau et fausse martingale. 

15 On met aussi un coussin au 
milieu de la selle? 

16 Oui, un coussin en velours 
ou en Cachemire ou en tapis 
de Kurdistan. Il y a aussi 
les fontes de pistolets at- 
tachées au pommeau de la 
selle. 

17 En Perse coupe-t-on la 
queue aux chevaux? 

18 Non, j'amais, on la tresse 
en nattes ou l'on y fait un 
noeud, mais on ne la coupe 
jamais; cependant, dans cer- 
taines contrées, on la coupe 






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14 qaltaq est o ''araqguîi- o bendé rekab o rekab o tégeltou o qouchqoan 
o teng o zir teng o sine keck o koukech; baazi rechmè o guei-den bend 
o tarage noqra ïa iala hem mizenend, o dehene est kè on hem se jiartche 
mibacked; seré kelle, hhalqai dehene o la'iimi. — 15 diguer touchektché 
miané zin migozarend f — 16 Balè, touchektchèi makhmel ïa chalé terme 
la qalitchei kôrdestani ; o diguer qôbôlé tapantcfia kè ba qatché :in mize- 
nend. — 17 aïa der Iran dôme asjdia milôrrendr' — 18 kheïr , dôiné asjdia 
ra ïa mibaj'end ïa djowze guereh mizenend o herguez onra nemibôrend, 
meguer de.r baazi velaïat vaqtike aqa mord démé aspe' oura mibôrrend kè 
delile' ''azast. 



399 



en signe de deuil à la mort 
du maître. 

19 Et la crinière? 

20 Aux chevaux turcomans on 
coupe ras la crinière; aux 
chevaux arabes on la laisse. 

21 On donne beaucoup de soins 
aux chevaux en Perse,n'e8t- 
ce pas? 

22 Beaucoup, il faut un pale- 
frenier par quatre chevaux. 

23 Et le «djelowdar" qu'est ce 
qu'il fait? 

24 Le »djelowdar"est l'homme 
qui tient le cheval tout sellé 
par la bride avant que le 
maître le monte; mais on 
appelle aussi djelowdar le 
chef des muletiers d'une 
caravane, et par politesse on 
lui dit »papa" (Baba). 

25 Que fait le »Mirakhor?" 

26 Le Mirakhor est le chef de 
tous les garçons d'écurie. 



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^ j ,^1 ■ £ ■■>- J i3b 20 






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1.1^ 



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l^fAiAMl 



27 Vous avez aussi des ânes , ^ (y^) -laLs ^ (j-=*) A^j' 



27 



19 »e to/^ a«/> tchetovor? — 20 talé aaphaté tdrkemeni meqraz mikounend 
> fiak mibdrrend anima talé aspé ''arab migôzarend. — 2 1 der Iran asp ra 
'.iad motkredjdjefi viichevendi — 22 Balè , zahhmet ziad dared, brraïé ker 
chœhar asp tek nefer mehter lazem est. — 23 djeloicdar kistf — 24 
ijelowdar kecist kè aspé zin ker de ra negah miilared ta raqtikè aqa bi 
lied secar cheved ve djeluw dar rtticé tcharvadaraura niz mikhatieud o 
n rouïé adeb 'baba" khetabech mikounend. — 25 mirakhor tche karè est? — 
Î6 mirakhor riïis o tkhliardaré liœtiiè "ameledjaté tavilè (establ) est. — 
7 oulaiih (^khœr') o qater (sdlôr) o 



400 



des mulets et des chameaux ; j^t j ■] ijcJI Ju.b ^ 
pour ces animaux il y a des 
écuries spéciales. 
28 Naturellement. Les cha- 
meaux, qui sont souvent très 
nombreux, sont gardés dans 
des enclos particuliers. Le (!i.jls> Jii^)^Ju>- jci; ^ xjL>_blî 
chef des écuries de mulets et -v^ v'=^ ■« ^:>. ^,^:>\./^ 
de chameaux s'appelle «Sah- 
heb djem ," le muletier »ka- 
terdji" et l'homme qui a soin 












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îLè^.:;! 



<3^ (jLo «y ^A3\.jy'\^i U^^A 



.IjIï i,i>.jwwO JjlvAvC* iXw^ 



des chameaux, le chamelier, 
s'appelle »sarban;" je parle 
des muletiers et des chame- 
liers des particuliers; dans 
notre pays où il n'y a pas de 
voitures on a beaucoup de 
ces animaux. 

29 L'écurie pour les mulets a 
des objets particuliers, sans 
doute ? 

30 Oui, le bât, la housse, les ^ ;jix^=>yw *J^ ^ ^^"^Lj Jo 30 
clochettes ou grelots en mé- gJi^ j cj^^ i (l/'-^) '^^'^ 
tal, la sangle, la corde, la .Lo! j>ff'\ ^ »^UL> ► ^S^ 
chaîne , les clous , les bou- iXU/ xiiJb> ^ *.ij..L .i^^/o ^ 
clés de la corde , un petit i^^y-i J>L_3- J>L^ ^ i3|>^ 3 



.iL^vl aJLjy:) JJ:>j iuL>_bli 29 



^;o ^;,^ 



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sac en crin à fourrage et un 
très grand. 



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chôtôr niz darid, albetté ez beraïé ànha tavile ''alahhadè est? — 28 bedi 
hist, chôtôr ' kè der Iran yuelleha hœst djnïé mnkhçouii darend ke châtô 
khan est re'ticè qaterkhartè o chôtôr khan {chôtôr khanè) ra sahhcb djœm 
migouïend ; qaterdji khedmetgôzaré qater o sarban khedmetgôzaré chôtôr ei 
jjiché achkhaci ke malé khod darend, tchvun kè der reloïefe' ma kè knlasb 
motedavel nist qater chôtôr o beciar darend. — 29 qaterkhane mesle' tavil 
asbabé makhçous la'zem dared. — 30 baie', jjalan o gueiimé ser kech o zen 
{djeres) o naqous o zengoulè o kefei qôllab o tenab o zendjir afsar o vtikk 
tavîlè o hhalqaï kemend o djôval o djani-khani bera'ie' qaterkhane zarour esi 



401 



31 Quels sont les artisans qui 
fabriquent ces objets? 

32 Le sellier fait les selles et 
leurs accessoires, le bâtier 
les bât«; le cordier fait les 
cordes et les sacs. 

33 Avez- vous des vétérinaires? 
Î4 Non, c'est le maréchal fer- 
rant qui se connaît en art 



uîU^l *^ I^L^U^I ^.» 31 
!; o^^ ?r!r- ^jfj'- ^ cr^:) 32 



Ju^o^LLuj 33 



XJlÙMr 



"^ j-*« l^;*-^-^^ j> 



vétérinaire et soigne les che- (c ^) i^_^'^. 2^1*-* t-XJi.b 



vaux malades 
J5 En France, on a une École 
de vétérinaires où. l'on en- 
seigne l'art de traiter tous 
les animaux, tels que les 
chiens, les chats, les che- 
vaux et les bestiaux. Pour 



OujS,Jui i^uwk^U) 



&J.LLuJ SamaXa &_>«w^J^. 



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.Lir>*.J ^. .w .^ j LX-jLii:^_j«l 
être vétérinaire il faut pas- »Jl^ i)«>o^ K "i-j^^ 5 *->'>^ 



^Lko (jy> OlX/> 






ser des examens et obtenir 
un diplôme ; l'enseignement 
dure quatre ans. 

6 Nous n'avons pas de ces 
écoles, c'est par l'expérience 
et la tradition qu'on traite 
les animaux. 

7 En été vous mettez les che- 
vaux au vert? 



31 in cubabharal tchè asnaf mi [sazendf — 32 zin o berk ra serradj , 
alan ra palandouz, tenab o tôbri o djouval charbon misazed. — 33 
feilÀar darid? — 34 khéir, na'algueran kè 6a rabt end o der bttlari 
ré rechlé darend mo'aUdjè taboulé nakhoch mïkounend. — 35 der Feransœ 
edrecèi béîlaritè h<zst kè ûndja mo'aledjéi ihatvanat meslé segu* o gôrbè 

asp o sàtr behatem miamouzanend o tevi bettar nemicheved meijuer ba'ad 
! ânkh emtehhan dadé ce edjazè ra hhacel kerdè bached , o moddeté dersé 
tUari tchœhar sal mibached. — 36 piché ma in qesm medrece nist ; merdém 
îtedjribè ïa ez cheviden mo'aledjéi hhatoanat mikounend, — 37 iabestan 
tpha be Ichemen mibetendf 

• 26 




402 



38 Oui, ou bien on leur donne 
de l'orge verte, de la luzerne, 
du trèfle etc. 

39 Les selles persanes sont très 
différentes des européennes ; 






le cavalier peut donner à ^ 0»i\yJ^ }yjM J>'-jJ 0~^d 
son corps tous les raouve- \X$\y^^A n^S c>^^3y> j^i 



ments en avant et en ar- 
rière, à droite et à gauche, 
il peut se baisser jusqu'à 
terre et enlever un javelot 
ou un autre objet. 

40 Êtes-vous bon cavalier, ha- 
bile à monter à cheval? 

41 Pas trop, je n'ai jamais 
reçu de leçons d'équitation 
dans un manège. 

42 Avez-vous jamais été dé- 
sarçonné ? 

43 Non , mais avec un cheval 
fougueux ou rétif, je suis 
sûr que cela m'arriverait. 

44 Je vous ai vu monter tantôt 
un cheval blanc , tantôt un 
alezan, une autre fois une 
jument baie, une fois un 
cheval hongre Isabelle. 



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38 6a//, ïa dnkè khacil (Jchavid) o ïondja o chebder o gdirè be ônha mîdehend.— 
39 ziri kè de?- Iran motedavel est ba ziné ferengui tefavôt dared; der zini 
irani scvar miteoaned her qesin hhareket ke mikhaked bâkouned, pich o pes o 
rast o tchœp mitckerkhed hhattake serazir chodé djerid ta ichizé diguerraez 
zemin ber dared. — 40 desté sevari khoub darid? — 41 ne ichendan, heryw 
mœchqué sevari nekerdé cm. — 42 herguez ez k/ianèi zin zemin khordè idf — 
43 khéir , anima hergah sevaré aspé serkec/i ta tond bcchevem ïaqyn darem 
ke zemin khahem khord. — 44 barha choumara sevarè dide em, iek rot' 
chourna sevaré aspé kerendi boudid, rouzé diguer sevaré madiané kchc< 
vaqté diguer baz sevaré aspé aklitèi semendi boudid. 



403 



iô C'est vrai, mais j'ai toujours 
eu soin de choisir un cheval 
tranquille qui ne rue pas, 
qui ne secoue pas la tête, 
qui n'a besoin ni d'éperon 
ni de cravache ; j'ai eu , une 
fois, un cheval turcoman 
grand, fort, qui allait l'am- 
ble avec une grande rapidité. 

6 De quelle robe était-il? 

7 II était bai brun. 

8 Je vais vous faire une ques- 
tion embarrassante. Voyons 
si vous pouvez y répondre. 

9 Qu'est-ce? 

) Pourriez-vous me dire de 

quelle robe était le fameux 

Rakhch , cheval du fameux 

héros Roustem? 
L Parbleu ! il était rouan et 

cette robe est appelée de 

son nom Rakhch. 

Comment le savez-vous? 

La tradition lui donne cette 

robe. 

Vous connaissez- vous bien 

en chevaux? 



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*3 r<Mt est' amma hemiché aspé aram ekhtiar-.mi tounem kè lekedzen ta 
e endaz ta gahfjulr ne bached o ne mehmiz o tazianè lazem dared; teki 
térkemeni dachtem bôUndé dorôchl, tourrjha iôndmirœft. — 4G tchereng 
d. — 47 gara teher bvud. — 48 îek' môckkeli ra "arz kounem be binim 
ikallé 6n milevanid bôkounidf — 49 kddam est? Le/'ertnaîid. — 50 mitevanid 
•en bégouiid kè rengué Rakhch aspé namdaré RôsteiHé namdar renguech 
^ boudi — .5» peh, naqli nist , renguech rakhch boud ve in reng kè sejidi ba 

F™'zi amikhtè est be esmé ou ma'rou/ châd. — 52 tchetour midanidi — 53 
Can est ta' ni ez aslaf be akhlaj ta be "ohdémarecidè. — 54 sere' rechtei 



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55 Peu ; c'est pourquoi je ne 
fais rien sans consulter un 
marchand de chevaux qui 
est aussi un dresseur. 

56 N'avez-vous pas dernière- 
ment acheté des chevaux 
arabes? 

57 Si fait, un poulain gris pom- 
melé arabe et une jument 
demi-sang que je ferai sail- 
lir par un étalon pur sang. 

58 Le poulain est-il réellement 
arabe ? et quel âge a-t-il ? 

59 II a deux ans; je l'ai acheté 
à un Cheikh arabe; il est 
de race, il portait dans sa 
crinière un petit rouleau 
qui donnait sa généalogie. 

60 Ces documents sont souvent 
fabriqués et on n'y fait pas 
attention. 

61 Vous êtes- vous bien assuré 
de son âge? 

62 Oui, en lui regardant les 
dents. 

63 Quel pas allez- vous le plus 
souvent à la promenade? 






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65 ëcfc» ie»m' darem, ez in djehet bi mœchvereté matjôrouchi {djambazï) ke h 
ez ià'lim daden ha rabt est kart nemtkounetn. — ^ 56 aspé arabi be tazegui\ 
kheridé id? — 57 baltf, kheridè em, kdrrei gôl-gouni djensé khales ïeki w 
diané dô-regui ke oura ez aspé djensi mi kechem. — 58 kôrrèi ke kher 
id hhaqyqatœn djensist? tchè senn dared? — 59 dôsale est, énra ez 
cheïkhé arab kheridem, djens est, der ïalech loulèi ckedjerè an jntch 
boud. — 60 be e'^eteqadè men in qôbaleha bichter sakhteguist o kes be 
e'etena nemikouned. — 61 senne kôrreh peï borde id? — 62 balè, dendan 
ra negah kerde em, — 63 betchè revech bichter asp ra guerdech mi dek 



■i05 



>4 Je vais au trot, au galop, 
t 

ou au pas. 

15 On m'a fait cadeau d'un bel 

alezan qui boit blanc et qui 

a les pieds de devant et de 

derrière blancs. En Perse 

on n'aime pas ces chevaux, 

on les croit vicieux. 

6 L'avez-vous déjà essayé ? 

7 Je l'ai fait essayer par mon 
groom, qui l'a monté à poil 
et a pris un de ses camara- 
des en croupe; ils ont cara- 
colé à cœur joie. 

8 Vous avez des courses de 
chevaux chez vous? 

9 Oui , et de très belles , deux 
fois par an: au printemps 
et en automne. 

3 Les jockeys chez vous out- 
il un costume particulier? 

l Oui, ils ont des jaquettes 
et des casquettes de couleurs 
différentes particulières aux 
maîtres qui font courir. Sa 
Majesté le Chah, comme tous 



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65 ha lotte, ta tchcehar nà'l ta qadem. — 65 be men tek aspé kerendi 
htech kerdend kè dehenech se/id est o her dô desl o pach {patecli) hem 
ad end;, der Iran, midanem, in ifesm aspra nemi pecendend ânhara bed 
iet midaiiend. — 66 aura azmoudè id? — 67 ie gholam gôf'tem azmoud, 
>aré aspé lôkht chôdè refiqé thodra be terk kechid o her dôla be méradé 
l djeoelan daderid. — 68 aspdeoani piché choyima hcestf — 69 balè, ba 
ykouA hem est, sali dô bar, tek* beharan, ieki paliz. — 70 tchcdwksé- 
an ick' lebacé makhçouci darend? — 71 bâti, lebacé loulah-dameni okâlnhé 
•ali berençjué makhçoucé aqaÂaïi kè asp mi devanend. Chah manendé satr 
atin der tachoiqé aspdevam bezlè hemmet tni/ermatend 



406 



les autres souverains,encou- 
rage les courses de chevaux, 
car ces courses, dit-on, con- 
tribuent à l'amélioration de 
la race chevaline. Sa Majesté, 
du reste , est grand amateur 
de chevaux et je vous assure 
qu'elle en a dans ses écuries 
beaucoup et de très beaux. 

72 Vous avez aussi des élé- 
phants ? 

73 Sa Majesté seulement en 
a quelques uns et elle en 
monte quelquefois un, 

74 Dans le champs de courses 
de Téheran,quelle est l'éten- 
due que les chevaux par- 
courent? 

75 En faisant sept fois le tour 
du champ de courses les 
chevaux parcourent trois 
farsakhs et demi. 



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tchounke in a'mel be eeteqadé merddm ba'ecé eslahhé djensé asp mibacheo 
a'alahhazret khod ichan meïlé ziad be asp darend o echhedou hellah di 
estable khassè aspé khoub beciar hœst. — 72 fil niz darid. — 73 a'ai 
hhazret faqat tckendta ez on darend o gahgahi sevaré fil michevend. - 
74 sahhaté meïdané aspdeva?ii der Téhéran tchi xiôs'at dared? — 75 vec 
est, vôs''atechra ez in mitevan der ïaft kè aspi kè hœft mertebe' doioré l 
kerde bached tekkminœn hœft fasrnkh tœï kerd. . 



4U7 

XXI. 

l'armée. 



der qôchoiin. 

1 Sa Majesté doit passer au- qL« «Lii^Lj cyn^ulc' \^jaS 1 
jourd'hui en revue les trou- 




pes de la capitale; voulez- 
vous que nous y allions? L« nS l\j.'«> ^^ (kXxjLoA^ 

2 Très volontiers , pourvu que (i;y> l5^ -^^ d^ J^ ^ 
nous ayons une bonne place 5,^^^^ »-*3> Lpî :l aJ'*j,jJo 
d'où l'on puisse voir tout, Jk-p ,M^yô 

3 Nous tâcherons de nous glis- v^r^^ j>^ 'î"^?^ ^ (•iy^c5)'^ 
ser dans les tribunes qui j vjyi»^ CÛ^ t*^^ (3'-^'<-> 
dominent la place d'armes ; ^ S^^^ «L»i^ vi><^' q'Jvju» 
de là nous verrons tout. 



4 Combien de régiments, ^^>ss- ^Jlm, ^^} <^ ^»^ tXi:^ 
croyez-vous, figureront dans >->j--*^ 
cette revue? 

5 Dix bataillons d'infanterie, sXjm^ [J*-^ 3 «^'r^ r'*^ <^ 
six escadrons de cavalerie : ^ u^ rr^-?" 3 j'*^ "fi^ "jS** 
lanciers , cuirassiers , chas- bo'jC 
seurs à cheval, et cinq bat- 
teries d'artillerie. 

6 Votre frère qui est dans .j x^d L*.i ( ^^'rJ) c5v^' 6 

I emrouz à'alahhazret padchah sané a/vadjé mahhroucè {patakht) ra mi 
binend Çarzé îechker mi/errtia'iend); mal darid ke ma hem bereohn be binim T — 
S 6a kemali meil, eguer djaïé hhoubi begairim kè ez ôndja Aœmè tchizra 
betevan did. — 3 kart kounim kè khodra der menzeri dakhel kounim , tchoun 
môchref ber métdan est hœmè tchizra mi binim. — 4 tchend Jowdj der in 

i hhazer micheoed? — 5 dœh fowdjé piadè o chech destei sevarè neu 
*edar o djowchan-pouch o seoarè mdkAberan o pendj "arradi toup. — 6 akhevi 
{bâraderé) chouma kè der 



408 



l'armée , quel grade a-t-il ? 
7 II n'est que capitaine, mais 
il va passer major à la pre- 
mière promotion, à l'ancien- 
neté , car il a déjà dix ans 
de grade. En temps de paix 
l'avancement n'est pas ra- 
pide, car les occasions de 
se distinguer manquent. 



8 Comment? je vois cepen- 
dant de tous les côtés un 
grand nombre d'officiers 
couverts de décorations et 
de broderies d'or sur toutes 
les coutures! 

9 L'occasion de se distinguer 
leur aura aussi manqué,mai3 
ils ont eu de la chance; on 
leur a, sans doute, tenu 
compte des intentions. Or le 
dicton arabe dit: «L'inten- 
tion vaut l'acte": l'un connaît 
des ministres, l'autre a accès 
auprès des grands personna- 



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nezam est tcliè mansab dared? — 7 sôltan est, amma der aïendè, in çlia'alla/i , 
tereqqy kerde bemansabé ïaveri khahed recid ez rouie qedmeté kliedmet 
tchounkè dœh sal est ke khedmet der mansabé khod kerde; der dîïàmé solhh 
{selm) tereqqyïé mansab der nezam zoud dest nemi dehed, zira ke fôrsaté 
sebqat o emtiaz ber digueran k'œmter micheved. — 8 tche tdwr? men tchœp 
o rast tchendin sakhebinansabra mi binem ke gharqé nechanhaîé gounagoun 
end; zerdouzi ber lier derzé lebas darend. — 9 eguertchè /ôrçaté emtiaz 
ïaften berdié ônha hem dest nedadé , taWé khoub dachtè end, o îehhtemel kè 
niïeté safé ichanra didè bachend, zarb-ôl mecel nezdê ''arab est ke «el 
a''ainalou ben-niïai"; ïeki vezirchenas est, on digucri piché bôzorgan rah 
darttd, eltej'at o ^enaiél o hhôsné 



409 



ges ; la faveur et le savoir- 
faire sont pour beaucoup 
dans l'avanceraent. 

10 Les grades ne devraient être 
donnés qu'au mérite et les 
décorations pour des actions 
d'éclat. 

11 Souvent on donne un grade 



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au fils pour les services du Ql^(AjoLo^\i>(^'j|jOj-i-yo 



père ; ce colonel-là qui n'est 
pas âgé 5 qui est un enfant 
n'ayant encore jamais fleuré 
la poudre, commande un ré- 
giment. En Europe, aujour- 
d'hui, on en serait étonné, 
on en rirait même. 

12 II faut espérer qu'on chan- 
gera tous ces mauvais usa- 
ges. Voici un régiment d'in- 
fanterie qui passe; il marche 
avec beaucoup d'ensemble, 
et je vois que maintenant 
les uniformes sont de la 
même couleur et de la même 
coupe. 

13 Le contraire serait un grand 
défaut.Ce qui serait pire,c'e8t 



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nwi'amelè niz kar mikouned. — 1 mansab nebaïed djôz be ezdié hôner o kefatet 
nechan djôz be ezaté karé nômaiani der djetuj dadè cheved. — 1 1 ghalebcen 
winsabi be pecer dadè micheoed be ezàiê khedematé pederech ; on serhengra kè 
udkhordi nist belke khordsal est negah kounid, koudekist kè bouté barout ra 
lecienidè fermandehé tek J'owdJ châdè ; hhala der Ferenguestan hemtchou 
ehizi ba/ecé esteghrnb o richkhandè michôd. — 12 inchaallah in qesm rôçoum 
•nowqouf mikounend; negah kounid foiodjé piadè ra ke mi gôzered , der kemalé 
tezam mireved, ve hhala rengué lebashaté serbaz meslé hem est o terzé on 
tek terkib est o hemin bôrrich. — 13 zeddé an ""àibé bâzorgui boud, SntcAè 
bedter ez on boud in boud 



41Ô 



que les fusils fussent de types 
différents , les uns se char- 
geant par la culasse, d'autres 
par la bouche ; il y en avait 
même avec des pierres à fusil. 

14 On a bien fait de s'être dé- 
fait de ces derniers, mais il 
faut avoir soin des autres. 
Le soldat doit avoir pleine 
confiance dans son arme; il 
ne faut pas qu'elle rate au 
moment où il doit s'en servir. 

15 II faut, en outre, que l'arme 
soit entretenue avec soin. 



16 Les officiers inférieurs sont 
quelquefois aussi négligents, 
sous ce rapport, que les sol- 
dats. 

17 II faut que les chefs y aient 
l'œil. 

18 Le défilé durera- t-il long- 
temps ? 

19 Une heure probablement; 
ensuite les troupes rentre- 
ront en partie dans leurs 



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he tôfengha chan et her djour boud baazi toferifjlia ez teh, baazi ez dehan pôr 
michôd, belkè baazi ra didè boudemkè tchaqmaqe sengul dachfend. — l4khoub 
kerdend ke in qesm aslehhara ra vel kerdend, veli baïed motevedjdjehé on 
diguerha bachendf ser baz baïed ez aslehhœi khodech étminané kôlli dad 'î 
bached ke mebada téfencjuech der vaqté zarouret khali necheved. — 15' 
''alavè ber on, aslehha baïed pakizè darend o snhhebmansaban baïed môle- 
vedjdjehé on backend. — 16 baazi vaqt sahJiebmansnbané koutchek' ez 
serbaz behter nistend.' — 17 serkerdègan pes baïed nazer der on darend. — 
18 dejilè ziad iowl mikeched? — 19 ehhtemal dared ke ieki sa'at towl he- 
keched, ba'ad ez 6n baazi afoadj beserbazkhane ber miguerdend 



411 



casernes et en partie au 
camp qui est hors de la ville. 

20 Le camp sera-t-il bientôt 
levé? 

21 Dès que Sa Majesté se ren- 
dra dans sa résidence d'été. 

22 J'entends une fusillade et 
des coups de canons. Qu'est 
ce que c'est ? 

23 Ce sont les exercices des 
nouveaux conscrits. 

24 Vous avez une école mili- 
taire, je crois. 

25 Oui , et très bonne. Sa Ma- 
jesté et les princes prennent 
un grand intérêt à cet éta- 
blissement, où l'on enseigne 
le service des trois armes. 

26 A quelle arme appartient 
votre frère cadet? 

27 n est dans le génie. 

28 Et votre neveu ? 

29 II est dans l'intendance. 

30 Les troupes sont-elles payées 
régulièrement chez vous? 



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o èa'ari diguer be ordou ke birouné chehr est tnirevend. — 20 ordou be 
zoudi inâteferraq mic/ieved/ — 21 kemankè aalahhazret et mahkroucè nohzat 
Jermoudè chère f fermaïé ïàilaq khahend châd. — 22 ckeliké iôfeng o sœdaté 
toup michenevem , in tchè tchiz est? — 23 mechqé serbazhaté tazè est. — 
24 meguer medrecèi nezaini darid. — 25 balè o khéili ba qaedè hem est, 
ve a'alahhazret padchah o chahzadegané vala der on deslgah kè ta'lim as- 
lehhài seganè dadè micheoed deqqate ziad mifermdiend. — 26 braderé asghare' 
ekouma der kâdam djôzo khedmet mikouned? — 27 dakhelé môhendedné 
nezamist. — 28 "amouzadèi serhar tchetowr? — 29 ou der ma'oune o azoU' 
qndtii i est. — 30 aïa meoadjebé ser bazra b^gaedè midehend? 



4lâ 



31 Très régulièrement. A la fin 
de chaque mois, chacun, 
officier et soldat, reçoit sa 
solde. 

32 On m'avait dit le contraire. 
J'ai entendu dire que les 
soldats attendaient quelque- 
fois plusieurs mois leur sol- 
de. 

33 On vous a induit en erreur. 
Notre Souverain ne souffri- 
rait pas que ses soldats fus- 
sent exposés à mourir de 
faim ou à tendre la main ou 
se dédommageassent par le 
pillage des habitants. 

34 II n'y a pas de régiments 
chez vous? 

35 Non, il n'y a que des ba- 
taillons, qui sont moins qu'un 
régiment. 

36 De quelle manière le paie- 
ment des troupes se fait-il 
chez vous ? 

37 D'abord le ministre de l'ar- 
mée, qu'il ne faut pas con- 



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31 kheili beqà'edè est; her sahheb mansab o serbazi der akheré mnh 
mevadjebê khodra derïaft mi kounend. — 32 men ber "aksê in chenidè em, 
ïa'ni ke ba'azi vaqt mevadjebê serbazha môddeté tchend mah o sali hem der 
ta'khir boudé. — 33 ber chouma mochtebeh cliôde est, herguez padchahe' ma 
razi nemichevend kè serbaz ez (jôrôsnerjui bedjnn amede desté soual be ïazed 
ta ber re''aïa derazdesti o gkaretgueri o taradj rêva dareJ. — 34 chouma 
qesmeté qochoun kè ma rejiman migou'iim nedarid. — 35 kheïr nedarim, mafoiodj 
darim kè der Ferenguestan bataïon mikhanend ve on ez rejiman k'cemter est. — 
36 mevadjebê qochoun ra tchetowr midehend? — 37 veziré lechker kè sevaïe' 
veziré djeng ïa'ni sepehsalar est berate' 



413 



fondre avec le ministre de 
la guerre (sepehsalar), or- 
donnance sur le trésor la 
somme nécessaire que le pa- 
yeur distribue entre les sol- 
dats et les oflSciers. 

38 Quel est donc ce général 
âgé, un peu voûté, qui à l'air 
si martial, des moustaches 
énormes, des sourcils épais 
et des yeux étincelants, 
pleins de feu? 

39 C'est un des plus braves 
militaires de l'armée. Il est 
tellement couvert de bles- 
sures, coups de lance, ba- 
lafres de sabres, trous de 
balle, que son corps ressem- 
ble à un tamis. Il a reçu le 
surnom de «Lion des com- 
bats." 

40 Malgré son âge il a encore 
bon pied bon œil. 

41 Et il ne demande que plaie 
et bosse. 

42 Où est votre arsenal? 






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mevadjebé qochoun ra sader kerdè be tahhvildar midehed ta ou tenJchah ra der 
Vift kerdè be ahhad o afrad sahebmansaban o serbazan bereçaned — 38 
dn serdpé pir merd andeki khœmidè {pôchlè douta) kè hhaleté behaderanè 
o sebilhàîë gônde ve abrouié ambouh o tchechmhaté dared, kistf — 39 r«- 
chidterin pârhheddet merdané in qdchoun est ; es bes ta'nénéizè o zarbé chemchir 
o daghhate gouloulè bedenech betowri mocheblek est iè manendé qerbali est ; 
laqabech mghazanferé djeng" gôzachtend. — 40 ba in kebré senn pach o tcheck- 
mech bedjast. — 41 belki hemiché be djeng hhazer est o ez qowgha her dja 
kè bached khochech miated. — 42 qourkhanè koudjast? 



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43 Là où vous voyez les bou- 
lets de canon disposés en 
pyramides. 



44 Avez-vous une fonderie de 
canons et une manufacture 
d'armes à feu? 

45 Nous avons tout cela, ainsi 
qu'une fabrique de poudre 
et une capsulerie qui est 
loin des habitations, de sorte 
qu'une explosion ne les en- 
dommagerait pas. Quant aux 
fusils se chargeant par la 
culasse, on les achète à l'é- 
tranger. 

46 Tabrique-t-on encore chez 
vous de ces sabres damasqui- 
nés recherchés en Europe? 

47 On en fait encore dans le 
Khorassan ; une belle lame 
se vend quelquefois jusqu'à 
50 et 100 tomans. 

48 Outre les troupes régulières, 



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iAj.'o t^cjL-w \.i:\Lwi 

j»j^tL> Jw^ ^^Ji jl jA=5- Kt^ 45 









48 



43 on ''amareté boz6r<iui molahhœzœ fermdiid ke djelouie 6n gouloulehàie 
toup va tc/iidè o ber terkibé môcelleci {a!n-ain) gôrachtè end; 6n qour 
khane est, — 44 karlchnnei toup-rizi o karkkanei asslehha sazi da- 
rid? — 45 hœme tchiz ez in qabil darim o hemlchenin karkhaneî barout- 
sazi tchachni-sazi ve inra dour ez ebniei ""amm bena kerde end, ta e;iucr 
ez gaza atech rjuired ''amareti kharab necheved; ve amma i6jeuy//aïa Icli- 
par ra der kharedj kheridè acôrdè micheved. — 46 aïa der Iran hhala hem an 
i:hemchirhaïe' djowher dar (perend dar) kè der Ferenguestan kheïll merglimib 
est viisazend? — 47 der Khoraçan misazend ve tjaïmeté ïek> cheinchiré 
k/tuubi jieiidjalt ela sad tôman mireced. — '\% sevaïé (jucliuuné nezaini qoelimuiè 



41.) 

vous en avez d'irrégu- ^.M c^ ur*'^ jA* 

Hères. 
t9 II n'y a que de la cavalerie c>«-*»*P iii)u^ ^c^. j^L^ j^ 49 

irrégulière : les Arabes, les j^jJù . J ^ c^S\ ^ y^c JJix 
i Kurdes, les Louris. 
)0 Vous avez sans doute une ^nL«w« n^;^ 'îî/^ "^^^ *^' ^® 

troupe armée chargée spé- Jaâ>- Lo^^ta-ss? i^ iJ^— Jj'^ 

cialement de veiller à la <^jJLxJ) ^ c .<». .ù, ^ \3y^ 

sécurité des routes et de ci^jw-L^Î « v g >~ .o ^yaJLx 

rechercher les malfaiteurs ? 

1 Nous avons un corps de gen- ^-_j! ^ {*-Ji''^ o'^V^'r^ T*r^ ^^ 
darmerie; c'est une troupe a^ vi>-wl («lXjv) x*^ l$^-5"^ 
d'élite recrutée parmi les (>Jij) ^J^wai ^3^^< l5^^*-*5 3^ 
meilleurs sujets de l'armée, ^ v->L^Jot ^LciJ ,Lyi^ 
hommes rangés , sûrs et in- j>^ 
telligents. 

2 Quel est la durée du service ,o os^xiAJ* oJoo im'j-j' ^0 52 
militaire en Perse? 

3 En Perse on est soldat pour 
la vie. 

4 Comment recrute-t-on l'ar- 
mée en Perso? 

5 Chaque village, chaque dis • lXjU ^j^ J> ^ ^J^syia ..S> 55 
trictjdoit fournir tant d'hom- q^Ij vi>waAi> Joli" ,-)lj|^ ;' 
mes parmi les jeunes gens JJiiJ> .o 3 vA5>Aj J6 jJcc 
valides. En temps de guerre 'tX-o »Ly»fcj >«,JLb 3I0 tj5U> 




on enrôle des volontaires. 



-^j^^y 



air nezami hetii darid? -r~ 49 ghaïré nezami ta ni tcherik est mesléarab o akrad 
lour darim. — 50 albeité tek* f/ôrouhé merdomané mdçallah darid tè makhsou 
m hhrfzé tôrôq o checare' o taqybémoqaccerin der ohdei ônkast. — 5\ fowdjé 
raçuuran darim, ve in fjârouhi nôkhbe (^zôbdi) est ke ez ademhaïé mu' qoulé 
liné {séqà) houchiaré lechker entekhab micheced. — 52 der Iran mdddeté 
.edmet der nezam tcherjadar est? — 53 der Iran serbaz madam-el'hhaiai 
t. — 54 serbaz der Iran tchetowr miguirend? — 55 her bdlouki o her 
•M baïed ez djevanané qabelé khedmet Jelan 'aded nefer bedehçd ve der 
mgamé djeng duw taleb beciar jje'ida micheved. 



416 



56 Quelle est la solde d'un 
simple soldat en Perse? 

57 Un simple soldat reçoit douze 
tomans par an et quatre ha- 
billements complets, de plus 
un demi menn de pain par 
jour. Un cavalier reçoit des 
rations et du fourrage pour 
son cheval et une indem- 
nité pour un cheval perdu 
ou mort. 

58 Quels sont les objets d'é- 
quipement des troupes en 
campagne, dans le camp ou 
en garnison? 

59 La capote , le pantalon , le 
bonnet , la cravate , les bot- 
tines, les guêtres, la giberne, 
la cartouchière, la poire à 
poudre, le ceinturon, la ha- 
che, le réchaud, l'outre à 
eau. 

60 J'entends la musique, le 
tambour et le clairon jouent 
l'air habituel. Quels sont les 
instruments de musique em- 
ployés chez vous ? 



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56 t/er I)-an mcvadjebé ïek ne fer serboz tcheqadax est'} — 57 serbazé ptaCË 
sali devazdah tdinan mecadjeh o tchœhar desté melbous o rouzi nim menné nan da- 
red; amnia secar sad tôman miguired 'alavè bei- djirè o ''aliq beraté aspe' khodvt 
esqaté asp. — 58 asbah omelzoumatéqôchounkhahder seferkhahder ordou^ 
der sakhlou kôdam est'} — 59 qaba ïa serdari o c/iuhar o kôlah o (/uerdejibetii 
o nimtchekmè o laptchin o Jalasqa o kemerbend o teber o sadj o mcchk < 
raviïè. — 60 alan' sœdaïe' balaban be gouché men khordè; inoqoumé mott.- 
davel mizenend , (qharreché tabl bôlend guerdid, sœdaïe' cheïpour der pitchia 
alaté saz nezde' chouma kôdam est} 



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1 Ce sont la grosse caisse, les 
tambours grand et petit , le 
clairon, la flûte, le trom- 
bone et la musique turque; 
c'est ce qui compose le corps 
de musique ancien. La mu- 
sique avec des instruments 
nouveaux est à part, ce sont 
les »mouzikans." 
Bat-on la retraite le soir 
comme en Europe? 
Le soir on bat la retraite et 
le matin on sonne la diane. 
Autrefois à la cour du sou- 
verain la musique jouait 
trois ou cinq fois dans la 
journée, et cela s'appelait 
nowbet. 

Y aura-t-il ce soir des illu- 
minations? 

Oui , c'est à l'occasion de la 
fête de l'héritier présomp- 
tif; on pavoise déjà les rues, 
et nous aurons un magni- 
fique feu d'artifice avec un 
bouquet. Nous avons un 
excellent artificier qui a 









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51 tabl {dôhôt) bdsdrrj (kacè) o koutcheld est o chinjiour o net o Icerrena 
Xfondj, ve an saz tcerzé qadim est he bnlabnntchi-lchanè est, ve amma 
\t/ sazé tnzè "alahhadè est ve ânra mourikan migoutend. — 62 meslé 
renguestân aghcham mizenend? — fi 3 aghcham labl o sepide de m chèî- 
^r mizenend; der sabeq ber deré felatin naqqarakhanh tchend kerre der 
\z saz mi nevakhtend ve Snra nowbet mikhandend. — 64 tcheraghani 
\;h<Kb hœstî — 65 balè, nazar be ""idé mowloudé veiné 'a Ad tcheraghani 
tnerid; inek* der koutcheha diin mibendend ve atechbazi h^m khnhim 
\kt ba ïeki gelé qachengui , ôstadé aterhbazé qnbeli darim kè laqabech 
Ihehab-àl-môUc" est. 

27 



418 



reçu le titre honorifique de 
«Météore (ou, étoile filante) 
du royaume." 

66 La nuit vous avez sans doute 
des patrouilles ? 

67 Oui, elles ramassent les rô- 
deurs et les individus sus- 
pects , les gens sans feu ni 
aveu. 

68 Qui est-ce qui donne le mot 
d'ordre ? 

69 C'est le commandant du 
camp ou de la ville. 

70 En quelle langue se fait le 
commandement dans l'ar- 
mée persane? 

71 Quelques termes sont tirés 
du persan,d' autres sont turcs 
et même français, par exem- 
ple, les mots: présentez ar- 
mes! portez armes! posez 



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armes ! arme au bras ! joue ! 
sont persans; feu! qui vive! 
sont turcs; marche! halte! 
sont français. 

72 Quels sont les grades dans JuXi r^--^} oV*^ y"-^ Lg-j-^^ai^ 7 
l'armée persane? 

73 Ce sont : le caporal, le ser- J^' ]^r^ i^'^^ '^.y^^'^ L)^r^ ? 

66 chœb albetiè guezmè darid. — 67 balè, chôghlé (jueztnè inest ke 
khacé bi ser o paie chasbguerd o alvatra betchinend. — 68 kelivièi chœbra Wj 
dehed? (ez kist?) — 69 esmé chœb ez reïicé ordou ïa hhakemé c/iehr sa 
mîcheved. — 70 der qochouné Iran ferman der tchè zeban dadè 
ved? — 71 ba'azi kelimaié ferman Jarsi est , tchendta diguer tàrM^ 
feransœ hem hœst, mecelœn: pich feng {pich tôj'eng)! o bedouch fengl oï 
pa feng ! o bazou feng .' o row ! far si est ; at ! o guelen kim ? ! tôrkist 
hait! o march! feransœst. — 72 mansab/ta der qochouné' Iran kôdam eslf- 
73 ^arz micheved balaie' serbaz csvvel ii 

m 



lin 



gent, le sergent-major, le ca- 
det, l'enseigne, le porte- dra- 
peau, le fourrier, l'écrivain, 
le sous-lieutenant, le lieute- 
nant, le capitaine, le major, 
(le lieutenant-colonel) le co- 
lonel, le général de brigade 
(de premier, deuxième et 
troisième rang) , le général 
de division, le général en 
chef. Outre ces militaires 
il y a: l'instructeur, le mé- 
decin, le chirurgien, l'inten- 
dant, le tambour major, le 
chef de musique. 
4 Aime-t-on l'état militaire en 
Perse? le métier des armes? 



5 Beaucoup, on l'aime et on 
l'honore. 

6 C'est, en effet, la plus noble 
des professions. 

7 U y en a qui en parlent 
avec dédain. 

8 Ds ont tort. Un simple sol- 



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djouqa est , ba'ad ez an vekil o vekil bachi o begzadè o vekilé baSdaq o 
âdaqdar o tafihoUdar o adjoudan o môchref o naïebé acvcel o naiebé 
foodm o sâltan o taver o serheng o sertipé œwel (mire pendje) o sertipé 
imâm o sivôm o emiré touman o serdar; sevaté iti ahié seij mSallim 
HMcAcAag) o tabib {hhakim) o djerrahh o balabantchi bachi o mouzikantchi 
icii. — 74 ata bevezdé merdémané Iran choghlé nezami tà'ni selahdari o 
keitankè ma migoutim pichèi chemchirzeni merghottb estf — 75 tcherai 
merrjhoub est o hem mo'tebet ech midanend. — 76 J'eP vaqé^ cherijïerin 
^klhuie' merdan est. — 77 baz achkhasi hœstend kè dernazarécAan kiirmter 
eiebar dared. — 78 in ghaïeté bi ensajùit 



420 



dat qui, en retour d'une mi- 
sérable paie, supporte, sans 
murmurer, des fatigues et 
des privations, qui affronte 
mille fois la mort pour son 
Souverain ou pour son pays, 
fait preuve des plus belles 
qualités de la nature hu- 
maine : l'abnégation , la pa- 
tience, la résignation et le 
courage. Un chef militaire 
doit, en outre, avoir les plus 
grandes qualités de l'esprit: 
la prévoyance, la décision, 
le coup d'oeil. Une profes- 
sion qui exige tout cela 
n'est certes pas une profes- 
sion vulgaire. 
79 C'est vrai, mais tout le 
monde, surtout dans notre 
siècle, n'envisage pas la cho- 
se de la même manière. La 
plupart des hommes préfè- 
rent les carrières moins ar- 
dues et plus lucratives, et 
puis, on ne s'astreint pas 



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gîVa ke serbazi ke be ezdié semené qalili anva'é meckaqqat o rendj o sakhtt 
bi sœda ve nada mikeched o hœzar bar dcr meïdané djeng djané chirinrc 
qôrbané padchah ïa fedàié va tan misazed , zaher est kè beliterin khaçdieL 
beckeriïè ra kè biqarazi o reza o sabouri o chedjà'at end be kar mibered, 
ve amma serdaré qôchoun ^nlave ber khaçaïelé mezkourè bnied be cherif- 
terin sefatê rowhhani mcslé pichbini o hhazm o derrake môf.tecef bached; 
pe.s chogldi kè môqtezié in <jounè menaqei bached albette' choghlé ma'mouli (bazari) 
nist. — 79 rast est, veli ne hœmh kes der in djézvé zeman ber in qowl end 
belkè ekseri choghli .ra kè hem ba rahhatter o hem ba manfà'at ter bached 
doustter darend; ve diguer, merdôm ez siaceté o eta'ate' nezamî ehhteraz mi 
nômdiend. 



421 



volontiers à la discipline 
militaire. 

80 Avez-vous un Hôtel des In- q_cÎ^ ^g^oy^L^ o.Lé-x: tiL_j 80 
valides chez vous? *-V5»'^ dV-o- ;' ..-c^^ow 

81 Non, mais les militaires id' j»LJai J>^ J^ (*:îj'*-'^ :^ 81 



très âgés , estropiés ou mu- 
tilés reçoivent , de temps en 
temps, quelque secours. 
82 Ce n'est pas assez ; ce n'est 
pas l'aumône, c'est une ré- 
compense qui leur est due. 

33 En France, comment recru- 
te-t-on l'armée? 

34 En France, maintenant, tout 
le monde, à partir de l'âge de 
20 ans, doit servir dans l'ar- 
mée, d'après ce principe que 
chaque citoyen doit l'impôt 
du sang. Il n'y a d'exemp- 
tions que pour les individus 
maladifs ou difformes et les 
soutiens de famille. 



i5 Croyez- vous qu'un jour 
viendra où il n'y aura ni 



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80 tefc ''amçretémakhçouci beraîé ma'toubin ez djeng darid? — 81 iheir, neda- 
m, veli be ahlé nezam kè der khedmet pirta maioub o chelchôdeml gahgnhi ez 
hwlet tchizi mireced. — 82 in kaji nist, in tchenin bitchareha môstehhaqqé 
I nmé moatietn ne mahhallé sadaqa end. — 83 der Feransœ gâchoun tche- 
ferahem avôrdè mi chrved? ■ — 84 der Feransœ hhala her chaksi 
tmunke be senne bist sategui recid bàïed der nezam tchend sal khedmet 
ouned re in bejehhvaté in qa''ede est hè hœmè kes môltezemé edalé badji 
z khouné khod ta'ni ncçnre' djaué khod est ve fiitchkes ez edaïé on mocCaf 
iët, nieguer chakhsé ""alil ta ma"iottb ia on kè me''aché valedeïn ber ""ohdei 
« bached. — 85 àia be e'eteqadé chouma rouzi khahed recid kè der dénia 
i djengha 



422 



guerre ni armées perma- 
nentes ? 
86 Si ce jour doit venir, il est 
encore, selon moi, très éloi- 
gné. Tous les Etats ne ces- 



^^b ytoL, 



ci»jw) "-^vy' '-S^ o^ oLiJXcLi 



sent d'augmenter les efFec- JAj t_5j^. j (^ J -TLwj: oLp;' 









tifs de leurs armées de terre 
et de mer, de fondre, des ca- 
nons de plus en plus gros et de 
construire d'énormes vais- 
seauXjOt rivalisent entre eux 
à qui inventera les plus ter- 
ribles engins de destruction 
et de carnage. 

87 A quoi servent ces gros ef- 
fectifs militaires? o-»vycs- 

88 On a besoin d'une armée i^Ci c>~|5'^ t^ \ o'^'/ OT^ 



1 . 



er' 

Q^Cii (ji'ysù J\y^'^ ^^1 «lXjLs 



87 



nombreuse,à l'intérieur,pour 
protéger l'ordre contre l'es- 
prit de désordre et de sédi- 
tion, et à l'extérieur pour 
maintenir son rang et son 
influence et défendre les 
frontières contre 



^ x^f^ ,0 Loi ^ oL*o 3 



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e5';-J 



3 031^ •-'.L.Mj C^*«-i-*Wj (jSiOjkS» 



quelque 3 'j>Ly> xi' ^^j4-wO &»r:f^ 3' 



agression. 
89 Est-ce „Ue dans ce siècle de 



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O^-^* 0/ CH-' j^ 



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ve ne qôchounhdié lihazerê ddimî khahed boud? — 86 eguer tcfiemn rouzi 
recidenist be e'eieqadé men bdïd-6l-vdroud est, tchounkc djemï'é douel péî- 
veste der ezdiadé ""açakeré berri o bahhri bezlé hemmet nômoude, her rout 
touphaîé her tchè khadjïmter mirizend o kechtihdié zerèpouch her tchè 
zakhimter bena mikounend o der ekhterd idjadé anvcCé mendjenik 
asbabé telef o khounrizi sebqat mi djouiend. — 87 fdidèi in ezdiadé nôfouçé 
qdchoun tchist'/ — 88 qôchouné feravanra her dowlet lazem dared, der 
dakhelè berdié emniieté qatenané memleket o dafê cherré fetnè o fcçad, ra 
amma der kharedjè hem berdié hhefzê chan o menzeleï khodech neshet be snïr 
douel ve hem ez berdié hemdieté sôgkouré memalek ez lui Sjoamé dôchinen ki 
mebada bi hhaqq rou dehed. — 89 dia der in qarné teineddôu hhaqq 



civilisation le droit n'est pas 
une sauvegarde suffisante 
pour celui qui l'a? 

90 C'est facile à dire mais il 
en est autrement. Le meil- 
leur soutien du droit c'est 
la force et plus l'on en a 
mieux cela vaut. 

91 Vous seriez donc partisan 
de la thèse moderne; la 
force prime le droit ? 

92 La thèse n'est nullement 
moderne, et le célèbre hom- 
me d'Etat à qui on l'attri- 
bue n'a fait que constater, 
ce qui a toujours été et ce 
qui sera, sans doute, tou- 
jours. 

)3 Alors il faut absolument que 
nous soyons forts et même 
les plus forts? 

H C'est ce que je vous sou- 
haite de tout cœur. Seule- 
ment il faut en prendre sé- 
rieusement et résolument 



^-*> O^"^"**^ O^J^ vi>.«*^ 
^iSâS^ qI ^^ Lf^ U-i; _X^ 91 

c>-wl JJ^Ij »JL*5 \\a\ »^ j*)\ 
(A-jiA-s* \XiC>y>l »ji sjùiS' 92 

o*-*-t sO^jâJ =sîLj ix=>- (Ajl 



J^ *^t^i^ U-ù. ^\^ I.A3- 



a»i«nc' kajié' emntieté sahhebé hhaqq n{gt? — 90 ekhtiar darid, der qâwlaçan 
»t veli J'eC hhaqyqat hem tchentn nist, behterin pôchtebané hhaqq qôovet o qddret 
et ve kertche bicklfr behter est. — 91 meguer chouma niz jieireMé 6n guj'tèi 
IjeeUd'ôl-^ahd châdè bachid kè zour ber hhaqq teqnddôm dared , ïa'ni zour kè 
med qôbalè batel est f — 92 gô/tii kè Jermoudid djedid-ôl'''ahd nist oe un 
adré namdar kè mençoubeck be ou kerdè end tchize' iazei nc/erinoudè est, 
ifcè esbaté on nômoud kè hemichè boude ve ta rouzé qi/amet khahed boud. — 
'8 pes baled hhôkmœn pôr qôovet o beqôovet ez sairin bichter bachim. — 94 
tiHÙi est kè ez tehé qalb ez khoda beraïé chouma mikhahem, veli rahé un 
o be hhazm o be djezvi bdied peimoud o ledbiraté lazemè pich 



424 



lo chemin et aviser aux iAjç^ ôu\j ...t (^LxAvt ^ c>^j5^ 
moyens d'y arriver, afin que ^jo>^ ..'lAAûyOo ^ Q^^'y< ^ 
ceux qui vous observent ne «-.^jO^ «-^ ^'r^' L?' (•"^j-'" 
disent pas: «Je crains, o ^j»,j^ v> *^ «^ rjJ^ L5^y 
Bédouin! que tu n'arrives (^sXsu») itci*-*vobo*>.^3yo 

pas à la Kaaba , car le che- 
min que tu prends mène 
dans le Turkestan" (Sa'di). 



gereft o ashubé un baïed tchid, ta méraqcban o môterassedan negouïend: 
ntersem eï a'arabi Icè be Knhe ne recî, Jcin rnh kc tou mirevi be Târkmtan 
est''"' {Sadi). 



à 



42: 



XXII. 

MARIAGE ET NOCES. 
der ^aqdé nekahh o ^arouci. 



1 Etes-vous marié ou garçon ? 

2 II y a deux ans que je me 
suis marié. 

3 Avez- vous pris une jeune 
fille, une veuve ou une 
femme divorcée de son mari ? 

i C'était une jeune fille de 
15 ans. 

5 Je sais que dans les pays 
musulmans c'est l'homme 
qui dote sa femme. Votre 
mariage vous a-t-il coûté 
beaucoup? 

•j J'ai dépensé beaucoup d'ar- 
gent: rien que pour faire 
choix d'une femme (ma 
déclaration), cent tomans; 
deux cents pour le Chirini 
khoranj où le Mollah vient 



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««Xm xJCÂl' /'f^^ 



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1 zofn bârdè id ta "azœb id? — 2 hhala dd sal est zcen bordé em. — 
'khteri boud ta bivèi ta zœné ialaq gôftè chôde? — 4 dokiteri boudpônz- 
' salé. — 5 ez râçowiuf hhaké eslam in qadar kkaber darern iè midanem , 
rièi {sôdaqai, kabiné) zœn ba merd est, veli befermaïid khardjé "arouce 
tourna beciar d/tadf — 6 kAeili, mablaghé guezaf khardj chôd ; sad tôman 
■idjé khaslekari {nec/ian kerden) o dôvist toman mekharidjé cAirini khoran 
der hhôzouré molla merd 6 zen namzedé ieki diguer mi chevend, o Âtezar 



420 



fiancer les futurs et où l'on 
offre des sucreries ; mille to- 
mans de Chirbeha (prix du 
lait) que l'on offre à la mère 
de la fiancée, puis les frais 
de la noce et à la future: 
boucles d'oreilles en dia- 
mant la nuit du zefaf. 

7 Et à titre de dot ou dota- 
tion, combien? 

8 Mille tomans et une pro- 
priété, plus une négresse, 
mille meskals d'or et un 
exemplaire du Coran. 

9 Et à titre de cadeau pour 
les fiançailles? 

10 Une grande glace Psyché, 
une bague en diamant, 
un beau cachemire et dix 
grands plateaux de sucre- 
ries. 

11 Comment était le Chirini 
Khoran ? 

12 II était très considérable: 
outre les sorbets , cent pla- 
teaux de sucreries et du 
sucre candi que l'on porta 
au domicile de la fiancée. 






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tôman hem chîr-beha ke be madrré dokhter dadè micheved ve khardje "arouci vc tel ! 
gouchvnrèi aimas hem der chœbe zefaf {r ou nôma) {rou-<joucha)be''arous dadem. 
— 7 kabin {sôdaqa, mehriïe) tchè qarar dadid? — S hœzar lâman veïekjjar- 
tchei vietk o tek keniz o hœzar mesqalé tala o iek' djeldé kelam-ouHah. — 
9 ez bera'ié khastekari (tiechan kerden) tchè bôrdh id!' — 10 ïek* a'nnc senffué- 
beden-nôma ve ïeki angéchteré aimas o tek* taqa chalé terme o dœhkkonlchh 
chirini. — 11 chirini khoran tchetowr boud? — 12 beciar senguin, be 'alnrèi 
cherbet sad khôntchèi chirini o kacèi nebat be khanei 'arous bundend. 



427 



Et le jour de la cérémonie 
du mariage, comment cela 
s'est-il passé? 
14 Lorsque la cérémonie des 
épousailles fut terminée et 
les sorbets consommés, les 
Mollahs se sont retirés; j'or- 
donnai aux musiciens d'eu- 
trer; ah comme l'on a dansé 
jusqu'à minuit! Ah comme 
nous-avons godaillé ! 

3 Les noces ont-elles duré 
long temps? 

Ah ! ah ! ne m'en parlez pas ! 
trois jours et trois nuits nous 
avons eu des déjeuners et 
des diners: le premier jour, 
les artisans et les gens du 
quartier, le second, les Mol- 
lahs et quelques grands per- 
sonnages, le troisième, des 
princes. Le troisième jour 
après midi, j'allai au bain 
avec mes amis. Vous nous 
y faisiez faute (Ah ! que n'y 
étiez- vous pas?) 

7 Combien étiez-vous? 

il Nous étions une cinquan- 



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i 3 der medjlecé 'aqcl tchetovor gdzecht ? — 14 séqat ''aqd kè djari chôd 
herbet mrf chôd, aqatan techrif bôrdend mâtrebka ve raqqasha gôftetn 

•hel chôdend, ta nes/é chœb ùnha heï koubidend, ma heï pialè zedim. — 
arouci towl kechid? — 16 kethhét se ckebanè-rouz nehar o cham dadim, 

•-zé œvvel kecebè ve ahlé mahhallè, rouzé ddovom aqatan o ba'^azi bôzâr- 

', rouzé sivvom chahzadegané vala; rouzé set'vom ba^ad ez zohr ha rô/eqa 
hhammam rœftiiti; djnïé douma khali boud. — 17 tchend nefer bou- 

' ■ — 18 hœmè rôj'eqaié mahhrem o ïekreug 



428 



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taine, tous amis intimes. De 
la maison aux Bains, nous 
étions accompagnés de mu- 
siciens et de danseurs. Les 
barbiers avaient là de la be- 
sogne, ils rasaient, ils mas- 
saient et appliquaient la tein- 
ture en noir. Je m'appliquai 
sur tout le corps de la pâte 
épilatoire , nous goûtâmes 
et prîmes du thé à l'entrée 
des Bains, où les samovars 
bouillonnaient. Là, on m'a 
apporté de la part de la 
mariée un très beau vête- 
ment complet, depuis le 
bonnet jusqu'à la chaussure, 
une bague de diamant, une 
montre Mokebb (Mac Cab) 
avec une chaîne d'or et une 
bourse avec un caillou de 
prière, et enfin, pour chacun 
de mes amis une calotte en 
cachemire. Moi, selon l'usa- 
ge, j'ai donné au porteur tou- 
te ma défroque que j'avais 



boudend qarihé pendjah nefer ; ez khane ta be hhammam ba saz o dôhôl o 
motreb o raygas rœftim, dallakha khoub khedmet kerdend, hœme ser tera- 
chidè kice kechidè o reng o hena bestend; men Jchodem ser ta pa vadjebi 
kechidem (iiourè kechidem) {tenvir kcrdem) ; seré hhammam mîvehaïê 'asrane o 
kahou sekendjebin o tchaî ke der samavarha djouchid sarf kerdim ; ve ez 
khanii "arous be hhammam ez beraîé men ïek desté lebacé aala avordend, 
ser ta pa, ez kôlah ta k^œfch o sa''atê Mokebb ba zendjiré tala ve an- 
gôchteré aimas- ve ïek kicei mohré-namaz ve ""alavè berdié her ieki ez rôfeqa 
îeki 'araqtchiné terme avordend; men hem tchenantchè resm est tœmamé le- 
bashdié berem ra ke der ser hhammam kendè boudein be en adem dadem o 
be *alavè dœh tâman. 



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dans les Bains et quelques 
tomans par dessus le marché. 
9 Le marié voit-il la figure 
de sa future avant la céré- 
monie du mariage? 

Du tout, pas jusqu'à la nuit 
du «Zefaf ," (du voile ôté). 

1 Et comment sait-il si elle 
lui plaira ou non ? 

S Des parentes du jeune hom- 
me vont voir la jeune per- 
sonne et, si elles la trouvent 
bien, vont dire à ses père 

et mère : »Nous désirerions Jwy« sS JuuXy« Xj^^ u^;*^ 
que vous voulussiez accepter j^bbb \. **^ O^ f^O"^ 
un tel pour votre esclave ;" \jJi Q*Pr^ ^^ ^ vAjU j JLaÏ 
si la proposition leur agrée, cU^ V^'^ 3' <^^^ \XiJ>S 
on porte de la part du pré- ^^ JLi^l Ij Jl-^ *^^ ^. 
tendu un châle et une ba- AàaJC^ j>j^ L /^^^ 5 ^ji 
gue, et on fiance la jeune 
personne. 

3 Le consentement de celle-ci c>^**.l -r^^lj t^'^ ooLto. \J 23 
est-il nécessaire? 

!4 Oui, lors de la cérémonie du J'L- 1/5/^ j' iç^SvAsic jj. Jj 24 
mariage elle est interrogée ^y^ K ^^ *^ 0«^ ^ 
à cet eflFet par le Mollah, et kz^- S\ ^ lû \j ^jS ^a J^^ 

19 cûa damad "arous ra pic A ez "aqdé séqa mibined? — 20 khéir, la chcebé 
\fof aura nemi bined. — 21 pes tchegounè oura pecend o ekhtiar mihouned, 
vnuci nndidé chdied matbou' nebached. — 22 picA ez kar tchend aqvamé 
imanè ez djanebé pecer be khanèi dokhter mirecend ve oura mi bimend, fier 
oura pecendidend be peder o maderech ezhar mitcounend kè niftl darim 
'tian pecer ra be qolami qaboul fermatid; fier gah tarajeîn qaboul kerdend 
• vaqt ez djanebé damadiek taqaé ehal ta angâchter miberend ve dokhter 
namzed mikounend. — 23 aîa rezaleté dokhter vadjeb estf — 24 balé, 
o*zé 'aqd qazi ez "arous sôal mikouned kè J'elawa be ckoher qaboul mi- 
otuii ta ne:' ve eguer tche 



430 



quoiqu'elle soit voilée, on 
s'est assuré d'avance qu'il 
n'y a pas de substitution de 
personne. 

25 Les jeunes gens peuvent se 
voir alors? 

26 Pas du tout; quelquefois 
le jeune homme se rend 
secrètement à la maison de 
sa fiancée pour lui faire la 
cour, mais le mariage n'est 
consommé que la nuit du 
zefa£ 

27 L'homme peut répudier sa 
femme dos que la fantaisie 
lui en prend? 

28 Oui, mais il doit le faire de- 
vant le kadi et il ne le fait 
pas par caprice , car le mari 
qui répudie sa femme doit, 
selon la loi divine du Coran, 
lui assurer la subsistance, 
et d'ailleurs (en Perse) il 
peut la reprendre trois fois. 
Il ne peut plus la reprendre 
une quatrième fois que lors- 









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'aroMS poucMdè rou bached, œvvel ma'loum kerdè end kè be nafseha oust o ''avezé 
ou dokhteré diguer djdié aura neguere/té. — 25 aïa pecer ve dokhter ba'ad ez 
""aqdé séqa iekdiguer ra mi binend? — 26 kheïr,ga}n chœbha pecer be pe7ihani 
(khôjiè, makhfi) be Ichanèi dokhter be namzed-bazi mireved, anima pic h ez 
chœbé zefaf ba iekdiguer môbacheret rêva nedarend. — 27 merd ekhtiar 
dared zœné khodra talaq dehed'^ ■ — 28 balè , veli baïed be hhdzoure' qazi bô- 
kouned o be rneïle' sersereki nernikuuned , zira kè merdi kè zœnratalaq midehed 
baïed ber vafqé cheriat vedjhe' me'achech ra mo'anen kouned, ve "" alavè ber on 
mitevaned oura se bar baz beguired ve her gah ottra se mertebé talarj dad 
nemiteuaned oura baz beguired, meguer ba'ad ez an k'e zœu be digueri ke 
tnohhaliel 



431 



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qu'elle a épousé un autre 

qu'on appelle «mohallel" ou 
mostahell" et que celui-ci 

l'a répudiée. 
!9 Le divorce existe-t-il en 

France? 
10 Maintenant il n'y existe plus, 

mais il y a des personnes 

qui cherchent à le faire ré- 
tablir par la loi. 
il Alors les époux ne peuvent 

jamais se séparer? 
2 Ils le peuvent soit de gré soit 

judiciairement, mais ils ne 

peuvent contracter, ni l'un U Jûj-Xio '<>-> -XjJcJLj 

ni l'autre, aucune union, 



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car le mariage est regardé 

comme une union indisso- «v^, 
lubie. 

13 Comment fait en France un lA^I^J^ i^ ic*^*^ iiw-o' j .o 33 

homme qui veut épouser li.^ ^rf^ Oi~^ '; (3-*^^ 

une demoiselle? AàXj JuL 

14 II s'adresse à ses parents, c y>-. y^^^ i:^-^?*-^^^ ^^^ 34 
et si ce parti leur agrée et 3 ^ AjuJ ^.S:k>J^£> TiJ)S 
qu'ils y consentent, on pu- 5AjA-L««o I, «-^j^ o'^' "^^ 
blie deux fois les bans dans ^ ol-cb sk^ .o JùOj^ JL*Ji 

le quartier des futurs, et »J>_^ 



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mostahhelt) est tezoidj chôdè ez ou talaq ehôd. — 29 ma der Feransoe talaq resm 
<t f — 30 hhala baz resm nist, veli achkhaci hœstend ke talaq ra maslahhat danestè 
er tedjdidé resmé on ber hhasbé qatioun sà'i mikounend. — .3 1 pes choher o zan 
erguez nemileoanend mô/arai/at be chenrnd. — 32 tchera, mitevanend khah 
rezaté tarajnn khah be hhohné qazi ez tek* diguer djôda bechevend, amma 
nteoanend be 'aqdé yiekahh ba diqueri môbaderet bokounend, tchounkè hhabalti 
eàahh J'askh napezir chômôrdè micheved. — 33 der Feransœ chakhsi kè 
ikhn/ied diikhteri ra be zœn be<juired Iche bated èâkouned.^ — 34 baled be 
aledeme' dokhter râdjou" kerdè khastcLari nôntaied ve heiyah ichan ptivetid ra 
teendidè qaboul kerdend, der mahhaUei dainad o ""arous dâ bar è'eUmkerdé 



432 



tout le monde sait qu'un tel 
doit épouser une telle. 

35 Où se marie-t-on? 

36 En France le mariage est 
un contrat civil et il est 
seul valable devant la loi. 
On se marie donc à la mai- 
rie de la commune du mari. 
Ensuite, si les futurs veulent 
consacrer leur union par la 
religion, ils se rendent à 
l'Eglise et accomplissent les 
mêmes formalités. 

37 La célébration du mariage 
civil dure-t-elle longtemps ? 

38 Elle est très courte. Le 
maire demande au mari 



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s'il consent à prendre pour JCss-o j-j^ U-c; U .vS^ lAÀ^/i 
épouse une telle,ici présente, ^xÂ.>\^ ^ ^XjJSj^ J^ï ... p i. 
et il fait la même question ^ *XjUp iX^yf^ u*5-^ ;' 
à la femme. Dès que l'un et ^U -j ' . ^Jb «u-Jl^s lï ^o 
l'autre ont répondu: »Oui," 
le maire leur lit l'article du 
Code civil (Code Napoléon) 
où il est dit que le mari «..^iXo sJ» ^yuxaA ^ lXJjCxxi 

mi cheved kè felan merd ba felan zœn ra namzed kerdè anqarib tezvidj kha- 
htnd chéd. — 35 seqa dtr houdja modjra michcved? — 36 der Feransœ ''aqdé 
nekahhé nio'ahedei ""ôrfi est J'aqat bcr hhacabé qn.vaniné memleket eetebnréqa- 
nouni dared, bena ber on syqn der ''amareté kelanteré mahhallci damad môdjra 
micAeued, veti hergali damad o ''atous mikhaliend kè si/qaï ""ôrfi diticen o 
mezhebœn tn'kid ïabed, bekelicîamirei-endkèSndja tedjdidé sêqa minômaïend. — 
37 dia syqa'i ""drfi towl dared ^ — 38 kheïr , môtanvel nist, kheïU môkhtccer est: 
kelanter ez damad sôal mikouned kè: aïa chouma felan dokhter ra be zcen 
qaboul mikounid,ve hemtchenin ez 'arous mi pérsed ; hemankè lier dôtakelimei : 
baie 1er zelan y ai: de ml , krltmtirfaqarnï c.z qar.ou::-na:/ici''d>j'î kè qa-ion: ,<nna 
Napelioun est bçraïé ichan qaraat mikouned o mazmouné faqardi mezkourè 



433 



doit fidélité et protection à 
sa femme et que la femme 
doit fidélité et obéissance à 
son mari; le maire, alors, à 
haute voix , les déclare unis 
et l'affaire est finie, 

) Et la cérémonie religieuse , 
est-elle longue? 
Elle est un peu plus longue, 
car, avant d'aller à l'Église, 
le mari et la femme se con- 
fessent, obtiennent l'absolu- 
tion et communient. A l'É- 
glise il y a une me8se,et si les 
mariés sont riches, la messe 
est accompagnée d'une mu- 
sique religieuse d'un carac- 
tère sévère. 



Le mariage se fait devant 
les témoins, n'est-ce pas? 
Il en faut deux de chaque 
côté. 



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tat kè ber choher vefadari o hhemàiet bedjaté zomech o ber zœn vefadari 

*6tabaal nesbet be choher cadjeb est; on vaqt kelanter migouied ke der 

balèi nekahh avôrdè chéde end, ve ""amel be endjam recid. — 39 medjlicé 

i towl daredi — 40 towlech qadri ez medjlecé 'àrji ziad est, zira 

merd o zœn, ta ni damad o ''a tous, pich ez ônke be kelicia berevend vadjeb 

kè e'eterafé gônahan nezdé kechich nâmoudé ve hhallé on (hhetta) ra 

cel kerdè nan o cherabé moqaddas tenarôl nômaïend; ve diguer , der 

eta namazi kè nacara qouddas mi namend môdjra micheved, ve hergah ez 

mabé estetà'at bachend qôddas ba teghanni o sazi kè tarab enguiz nist 

*moul micheved. — 41 aïa ^aqdé nekahh der hhozouré chôhoud môdjra 

theved. — 42 balè , do cAahed ez tara/etn vadjeb est. 



434 

43 Est-ce tout? c>^' fj^i y^ n^-"*^ ^' 

44 Non , il y a un contrat de i^^y*' *-^ *^lj o!l\I j -^ 4 
mariage où l'on stipule tout (jU ^ ^^ttAAaj / iJL*>;x l\â-=^ 
ce qui concerne la dot. j>yikj^ _, .lXJwo ^^î .^3 ^^yjf>-^: 

45 Quels cadeaux le futur fait- y^jjtj ^»^ (*^ï *^:;?- ou'o 4 
il à sa future? tX^iAj iAjIj 

46 Cela dépend des moyens de ^i>>.A«t y*J' .S> JL^ Js^/i ^^J 4 
chacun, depuis rien jusqu' f^\.$>iJi^ -'\J>.*^.^\i jfS^^^-} 

à des millions. Les cadeaux ^ >-^J.^ -ç-* i3«^3 '; '->'-«''-> 

du futur s'appellent «cor- ^ o.^t ^ *^^ LT'Jjt^ '^' 

beille"; la fiancée apporte un ^ c>-i>, ;' ^jL*-c ^^vjLj 

«trousseau," mais une alli- vi>,.*vl ^j^L-i ^ j^'^ 3, L^^^.b 

ance est de rigueur, c'est à ^ o'"*^v **^ j^y^-ciXi' Lot ^^ 

peu près ce qu'est en Perse olob :i c>>-*vt î^îr^ i->>^_/«lj 

» châle et bague." yUiXiî JUi JJi^ iV-'-S U*3y^ 

47 II n'y a donc pas de repas *_*wj c^^ij^ si^v-sL-i^^ L-jJ 4 
de noces? ' (i>w*^i 

48 Un repas de noces, en Fran- .o ^^^^ li'-H^ 3 c^i^V^ 4 
ce, n'est en usage que dans Xo c^"-^*^:^ JjlsAJOo iL-*»*Jl_i 
le peuple. li^c Oii 

43 aïa heinin qadar bes est? — 44 Tchéir, qarardad namè kè chôrou 
tchend môte'aUaq be soudaq o malé zôwdjeïn de?- on monderedj michevei 
sabt o terqym mivômalend. — 45 damad tchè qesm tolihjé be 'mous batt 
bedehedi — • 46 in inenout be hhalé lier kes est, ez hitch tchiz te 
krourha; tohhjehdié damad ra zenbil viigouîend ve amma ""arous boghtchl 
avered ve boghtc/iè abaret ez rakht o partcheha o djevaher o lebas esti 
amma angouchteré kè peiman minamend nagôzir est ez damad be ""arou 
ui meslé chal-angouchter der Iran est. — 47 aïa ziafeté ''arouci restnnistl 
48 ziaj'et o mehmaniïé ""arouci der Feransœ mdtedavel nist meguer nez-' 
''avamm. 



435 



XXIII. 



TEINTURE DE CHEVEUX ET TOILETTE DES FEMMES. 



der reng besten o hezek' o zineté zœnan. 



On ne voit jamais en Perse 
que des cheveux noirs, et 
«barbe blanche" ne se dit 
qu'au figuré d'un chef. Evi- 
demment on les teint en 
noir. Et comment le fait- 
on? 

On emploie à cet effet le 
»hena" et le Bvesmè." 
Le hena, je le sais, est une 
plante connue chez nos bo- 
tanistes sous le nom de 
«Lawsonia inermis." Se 
trouve-t-elle chez vous? 
On sème le hena dans pres- 
que toutes les contrées chau- 
des de l'Orient, mais sur- 
tout dans le Kerman. Les 
feuilles desséchées de cette 



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«fer Iran seva'ié moitié siah rengué diguer môchahede nemicheved , o •riche 
i<f djôz be kfinaïè gôfté nemicheved le maniié rets o serkerdè; iaqynan 
negui mou o richra reng mikounend; ba tchè reng mikounendf — i beraté 
g kerden hhena o vesmè este^mal mikounend. — 3 midanem kè hhena 
akitt ke nezdé arbabé 'elme' nebataté ma Lawsonia inermis nam dared; 

piché chouma peida michevedi — 4 h/iena guiahist kè der semté Kerman 
wïr guermsiraté mechrœq'zemin mikarend; pes ez khochk* chéden bergué 
a ba Aaven meslé ard mi saïend ve énra der kiciha 



436 



plante sont pilées dans un 
mortier et mises en petits 
sacs ; on l'exporte dans tous 
les pays , ce qui donne lieu 
à un trafic considérable. 

5 Comment emploie-t-on cette 
poudre pour teindre les che- 
veux et la barbe? 

6 On délaie cette poudre avec 
de l'eau très chaude , on la 
pétrit, et après lui avoir 
donné la consistance d'une 
bouillie, on en enduit les 
cheveux et la barbe jusqu'à 
leur racine. 

7 Combien de temps faut-il 
garder cette pâte sur les 
cheveux et la barbe? 

8 II faut d'abord les en bien 
enduire, on couvre la tête 
de papier et ensuite d'une 
serviette; deux heures suf- 
fisent pour que la teinture 
prenne , mais si l'on met du 
hena avant de se coucher 









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et qu'on le garde toute la ^ liU. yig.3 l\xj|^. ^aô Ij 
nuit, la teinture n'en tiendra i-j! L q! ;i lA-xj ^ ^-v^=» 
que mieux. Le plus souvent O^Aj Uî l>-w »I^ ^-T »t^i> 

kerdè be kharedj mi berend kè tedjareté bôzôrgui be vacetei hkena miche- 
ved. — 5 tchè gounè rich o moura ba on renrj mikounend? — 6 hhena ra 
ba abé beciar guerm khamir naerm mikounend kè qavamé 6n meslé ach ba- 
ched, ba'ad ez on be ser ïa rick mi malend ta be bône' mou bereced. — 
7 ta kéi baïed onra gâzacht? — 8 œvvelœn bdied khoub bôné moukara 
aloudè kerd, pes ez 6n ser ra ba kahez pouchid; ba'ad ez on ba tcharqad 
Snra best; dd sd'at kejaïet mikouned kè reng bended, anima hergah vaqté 
k/iab rœften hhena be bendend ve ba on ta sobhh bekhabend behter reng mi- 
guired; ve ba'ad ez on ba abé khah guerm khah sœrd énra baïed 



437 



on fait cela dans le bain. 

9 On aime aussi à se baigner 
dans les rivières ou dans 
les bassins, n'est-ce pas? 

10 Oui, pendant la belle saison; 
et ceux qui savent nager 
nagent, font le plongeon, ou 
font la planche et se livrent 
à des ébats, mais naturelle- 
ment on n'y met pas le hena. 

11 Est-ce le hena qui donne la 
couleur noire aux cheveux 
et à la barbe? 

12 Du tout, le hena les teint 
en roux, et comme la plante 
a une odeur agréable et 
qu'elle assouplit la peau, 
les hommes et les femmes 
en mettent sur les mains, 
sur les ongles et même sur 
tout le corps. On se lave 
ensuite le corps avec de 
l'eau claire. 

18 Si le hena teint en roux, 
d'oîi vient alors la couleur 
noire 'des cheveux ? 



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chôst; agklab owgat der hhammam {guermabè) reng mi bendend. — 9 der 
roudkhané o der hhowzha hem abteni mikounend. — 10 6a/è derfasle' tabeslnn 
keçanikè chena midanend chena mikounend, ve ziré ab mire.vend vemârdioar 
chena mikounend o her gounh bazi der ab mikounend , veli bedihist ke der ândja 
Tcng nemibendend. — 1 1 dia rengué siahe' mou o rick ez hhenasl ? — 12 
khetr, ez hhena mou o rich germez micheoed o tchoun hhena ""ala/e khoch- 
boutist o poust ra nœrm mi kouned, merd o zœn k'>œfé dest o nakhônha va 
hhena mibendend ve ba'ad ez on beden ra ba abê k/tales mi chouïenJ. — 
13 tchoun ez hhena mou qermez-reng michened pes rengué siahé mou o rich 
ez tchisl ? 



438 



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•i c>>— ^' »-4-w»i ;' 14 



14 Lorsque la teinture de hena 
a été appliquée, on lave les 
cheveux et la barbe avec 
de l'eau claire et l'on y ap- 
plique le ïvesmeh" délayé 
et pétri comme l'on fait du 
hena. Au bout d'une demi- 
heure, on lave le tout avec 
de l'eau claire et l'on a les 
cheveux et la barbe noirs jJ JcU dS ^Xi-j^^i; -./s (j«^L 






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et brillants comme le plu- 
mage du corbeau. 

15 Ces teintures ne sont-elles 
pas nuisibles à la peau? 

16 Aucunement, au contraire, 
elles entretiennent les che- 
veux. 

17 Croyez-vous que nos prépa- 
rations chimiques pour la y» ry*-^^ 'à'^j l^^j^ ^ '^j-^ 
teinture de cheveux sont c^*-*"^ j*i2^ '-^>Av JUxa^wÎ 
nuisibles? 



15 



16 






18 II n'y a pas le moindre (^L^'^u^ 



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doute. La pierre infernale JJi/s (^^-^w) ^jLm^ oi.Ui^ 
(nitrate d'argent) et les sels ^ VV" ^^^^ j (*H^ liL-L^»/ 

liLi. 1.^^ &Xj5 jJ aj'liLc ^ytr^ 



de plomb non seulement 
teignent mal et abîment les 



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14 ez vesmè est ve on guiahist kè nil ez on estelchradj mikounend {ini 
kecftend) ; vnqtiké khena ra, tchenankè ""arz chôdé, hestend o moura ba ah 
chôstend, vesmè ra hem manendé hhena ba abe' r/uerm khis kerde be mouï o 
rich minialend o be qadré nim sn''at mi (jôzarend , ba'ad ez an ba abékhales 
micjiouïend ke vieslé perré Icelatjh siaJi o barrag mi cheved. — 15 in reny 
besten beraïé poustè beden o mou môzerr nist? — l6 estaghfer allah, ber 
''aksé in est; mou o rich ez on perueridè micheved. — 17 aïa be e'eteqadé 
chouma deoahaiikè benezdè ma beraïé reng bestene mou este'emal micheved 
môzerr est? — 18 der in chekki nist; deoahdié môkhlelefé kimidii {chimi) 
meslé sengué djehennem o nemeké sôrb o ghatre \ilnoè ben un kè muura reng 
bœd mikounend o potislé beden ra 



43d 



cheveux et la peau, mais ils 
sont encore nuisibles aux 
yeux. Plusieurs dames à 
Pai-is, trouvant que leur vue 
s'affaiblissait, allèrent con- 
sulter un oculiste très cé- 
lèbre. Celui-ci, à la suite 
d'un examen attentif, re- 
connut que la cause en 
était l'emploi d'une tein- 
ture nuisible. 

19 Combien de temps dure 
chaque teinture? 

20 Elle dure jusqu'à deux mois. 

21 Combien faut-il de hena 
pour chaque teinture? 

22 Pour une femme qui a une 
chevelure abondante , 40 
meskals (200 grammes) suf- 
fisent. En Perse le prix en 
revient à cinq sous. 

23 Et le Kvesmeh" est-il plus 
cher ou meilleur marché? 

24 Le vesmeh est encore meil- 
leur marché : deux sous pour 
une belle chevelure. Natu- 



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zaï^' miiounend ez beraté tchechm hem zarar dared; beciarii khanômÂa der 
Paris didé em hè ez k'œm-binaté chekaïet ierdè boudend, be ieii kahkhhalé 
mechhour rôdjou' kerdend, ou bai" ad ez emtehhan mohhaqqaq kerd kè ''elle té 
on "ellet reng kerden moitié ser ra ba melhhhate mcCdeni mâzerri boud. — 1 9 her 
dafat kè moura reng kerdend tcheqadar davam daredf — 20 ta dô mah 
mikeched. — 21 ez beraté her daf^oe reng besten tcheqadar hhena lazem 
est? — 22 ez beraté zœni kè gulçou ziad dachté bached tchehel mesqal ta' ni 
devist grain kajîst ke qàimete.ch der Iran pendj poule Feransce bached. — 
23 vesmè ez hhena gueranter ta erzanter est f — 24 oesmè ez hhena erznnter 
st, dô poule Feransœ ez be.roHé iek ne/eré pôr mou kefcûnt mikouned; 



44Ô 



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rellement, si l'on fait venir I — L> »li'_^ icJ" i^>.a*/^x^.c\j 
ces articles de Perse, ils j "-^jj' ic^ qV-' 3^ *<«^j 5 
coûteront un peu plus. sJi^ii' ^^.^sAJÎ qÎ vi>».4jJ> 

25 II est probable qu'en Perse lAiiLo ^LjI ^_ffL^■■j: l }s'^~> 25 
comme en Europe , les fem- iiLLci>i u^W^ i^*P^ qIjc*^ j 
mes tiennent beaucoup à 
leur toilette, à être mises 
avec élégance et recherche. 

26 Non seulement elles y tien- 
nent, mais encore, comme 
partout, elles voudraient pa- 
raître toujours jeunes et bel- 
les; aussi ont-elles souvent 
recours à toutes sortes de 
cosmétiques, tels que le fard, 



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le rouge, les mouches, le _j; ^J^ xL-wI^ t, J».^ L«l ^ 



collyre. Ce dernier s'appli- 
que sous les paupières avec 
une grosse aiguille pour don- 
ner plus d'éclat aux yeux. 

27 La toilette des femmes en 
Perse ne doit pas être très 
coûteuse. 

28 Elle l'est souvent; nous en 
savons quelque chose. 

29 Vous n'avez pas cependant 






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27 



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29 



bedihist fcè hergah hhena o vesme ez Iran mi averend ber qaïmeté on an- 
deki afzoude micheved. — 25 gouia zœnhdié Iran manendé Ferenguestan 
kheïli be lebacé qnchengué fakher moqaned end. — 26 belké be lebace qa- 
chenga(f fakher qayiaat ne nômoudè der bende' dn end kè hemichè djevan o 
khobrou be nazar aïend, lekaza anva'é zeïb o zinet o asbabe' bezek ez qabilé 
sefidab sorkhab o khatt o khal kohhl este'mal mi kounend , ve amma 
kohhl ra be vacetèi mili ziré pelèi tchechmha mikechcnd kè ber rôchenané 
tckechm afzoude cheoed. — 27 khardje' lebns o bezeké zcenanè der Iran 
albettè k'œintér ez Ferenguestan bacJied. — 28 èaazi vaqt kheïli khardj dn- 
red ,eî mcn pars fersoude rouzgar." — 29 piché chouma kè khaïîate zœnanè 



441 



de couturiers et de coutu- 
rières, de lingères et de 
modistes qui font payer leur 
industrie des prix fabuleux, 

30 II est vrai qu'on confectionne 
tout à la maison, mais on 
achète sans cesse de nou- 
velles étoffes et l'on entre- 
tient à la maison des ca- 
méristes avec leurs famil- 
les. Une dame riche qui va 
en société ne met jamais 
deux fois la même robe, et 
si l'ancienne robe en cache- 
mire était brochée de perles, 
on les découd pour les met- 
tre à la nouvelle. 

31 Les femmes en Perse por- 
tent-elles quelque chose sur 
la tête, comme bonnets, cha- 
peaux, ou calottes? 

32 Non , elles laissent flotter 
leurs cheveux; quelquefois 
elles les tressent et les nat- 
tent, quelquefois elles met- 
tent une aigrette sur un 
côté de la tête. 









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ZQtn o merd o pirahen o djamèdouz o kolahdouz nîst kè qoûmeté ''amele 
ichan be mablaghhaié guezaf mi d/ted. — 30 rast est hcemè tchiz ra der 
khanè dôrust mi kounend veli zœiiha her rouz partchèi tazè mikherend o der 
anderoun tchendla guicé sefid ba kôlfeté ànha negah mi darend kè khardj 
ziad est ve khanumé motechakhkhas kè be chœbnechiniha mireoed her guez dô 
bar hemin lebas ra nemipouched oe her gah lebacé sabeqech terme ba môrvarid 
ta ba aimas boud énra micheka/end o be lebacé tazè mi douzend. — .3 I ata 
der iran zœnha be ser tchizi migôzarend meslé kôlah ia araqtchin. — 32 khèir 
r-smi-cian e/'L-eitdrné giiiçou est , gnlii onra mi Inhend u mi La fend ; veli 
ba'azi djeqqè la tiiè ez tek' taraje ser mizenend. 



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33 Elles ne portent pas de cor- 
sets ? 

34 Non , elles ne se serrent ja- 
mais la taille, mais elles at- 
tachent sur la poitrine une 
bande façonnée pour main- 
tenir fermes les deux seins. 

35 Les femmes en Perse ne 
sortent jamais au dehors 
sans voile? 

36 Quand une femme sort en 
ville, elle s'enveloppe d'un 
manteau bleu en calicot et 
le visage est couvert d'une 
résille, de sorte qu'elle peut 
tout voir sans être vue. 

37 Quels sont les bijoux que 
les femmes de Perse portent 
comme parure? 

38 Ce sont : les bracelets aux 
poignets, les bracelets aux 
bras, les bagues, les boucles 
d'oreille, les colliers en per- 
les ou en corail, les rivières 
de diamants les anneaux 
aux jambes, les serre-cou 
et les médaillons. 



33 korsè {corset) ke nemibendend meslé zœnknïé Ferenguestan? — 34 Meïr, 
herguez bedenê khodra teng der bend nemiguirend , veli ba'zirouïésine partchè 
mibendend ez berdié ônke pestanechan qaïem rnanendé qôntche be nazar 
aîed. — 35 zœnha der Iran herguez gôchadè roit biroun nemi revend. — 
36 vaqtiké zcen ez khane biroun mireoed tchaderé mechki ez tchelvar be ser 
kerdè roubend be souret mizened kè hœmè tchizra mitevaned be bined ve 
kes rouie otira nemi bined. — 37 zœnhdié Iran tche qesm djevaherat o ziver 
mizenend (migôzarend). — 38 dest bend o bazoubend est o angouchter o 
gouchvarè o qaladei mârvarid ïa aimas ta merdjan o khalkhal o guerden-bend 
ba ''atrdan. 



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443 



39 Les modes de femmes chan- 
gent-elles souvent en Perse? 

40 Quelquefois, mais moins sou- 
vent qu'en Europe, où l'on 
en change à chaque saison. 

41 Qui donc donne le mot 
d'ordre pour un changement 
de mode? 

42 C'est quelquefois une des 
femmes de Sa Majesté ou 
des Princes ou les grandes 
dames. 

43 On ne s'imagine pas en Eu- 
rope de quoi peuvent s'oc- 
cuper les femmes en Orient; 
on croit qu'elles ne font 
que jaser tout le temps. 

44 C'est une grande erreur. Il 
y a en Perse , comme par- 
tout, des femmes frivoles, 
mais il y a aussi des femmes 
sérieuses et intelligentes , 
de tendres mères, d'excel- 
lentes ménagères. 






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39 c/er iran tcerzé lebacé zaenanè ziad taghâir mikouned? — 40 gahgdhi amma 
ne meslé Ferenguestari ke her ïek ee foçoulé tcheharegane revadji dared. — 41 
hhokmé revadjé tazè ez hi sader micheved. — 42 gahi ez hharemé aalahhazret ta 
chahzadé khanômha, gahi ez khanôinhaté motechakhkhacin. — 43 der Feren- 
guestan Ilitch teçnvvdr nemikouuend ke z<enha der Iran tchetowr owqatechan 
inigô-.eranend; hemtchi khnïal darend ke bedjôz qui o qnl choglé diguer ne 
darend. — 44 sahoé 'aziinist; der Iran meslé der sair mtmalek zœnhdié na 
iiia'qoul hœstend, veli baz khanôinhàîê khichtendare' houchïar o m tderané ba 
rlie/'nqnt o kedbanouhalé kaniel be<iur hœst. 



444 



XXIV. 



ENTRE UN CHALAND ET UN MARCHAND. 



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miané môchteri o dôkandar. 



1 Maître, soyez assez bon pour 
me dire combien vous vendez 
ce pantalon en drap. 

2 Nous le vendons vingt-cinq 
sabebqrans. 

3 C'est très cher, dites-moi 
votre dernier prix. 

4 C'est comme je viens d'a- 
voir l'honneur de vous dire, 
je ne puis le donner à moins. 

5 Je vous en offre vingt; si 
vous le donnez pour ce prix, 
je le prends. 

6 Non, Aqa, je ne le peux 
pas. 

7 C'est cependant votre pro- 
priété à vous , et je ne vou- 
drais pas aller chez un autre 
marchand. 

8 Partout où vous irez, vous 



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1 âstad , zahhinet nebached, qaïmeté in chœlvaré mahout rabdgouud,tchend 
est? — 2 bist pendj hcezar fôroukhiè im. — 3 kheili (jueran est, qniincAé 
akherich bôgouïid. — 4 hemin est ke ^arz chôd, kiœmter nemiteoanim bede- 
Mm. — 5 men pdnzdah hcezar màchteri {em) hœstem, eguer midehidber darem. — 
6 kheir aqa, nemiteoanem bedehem. — 7 malé khodetan est, men mikhahcm 
ez in ddkan be dâkané diguer nerenem. — 8 herdja bfreoid be in erzani o 



445 



ne trouverez rien qui soit 
aussi bon marché et aussi 
beau. 
9 L'étoffe n'en est pas déjà 
si belle! 

10 Nargue de celui qui vend 
de la mauvaise marchan- 
dises ! 

11 C'est vrai, mais ce n'est pas 
ainsi qu'on fait les affaires. 

12 J'ai dit mon prix; si je le pou- 
vais sans me faire du tort, 
je vous en ferais cadeau. 

13 Voyons, je veux aller jusqu'à 
dix-sept sahebqrans. 

14 C'est comme je l'ai dit, il 
est inutile de parler. 

15 Du moment que vous ne 
voulez pas, bonjour! 

16 Je suis votre serviteur (votre 
pied sur mon oeil); mais 
comme vous êtes un si bra- 
ve homme, je vous le don- 
ne pour vingt-deux saheb- 
qrans. 

17 Non , je ne peux pas aller 
jusque là. Adieu ! 

18 Monsieur , écoutez , venez , 






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^^ ^^ ^.ixz^ ^% Uù ^ 16 



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6c î'n khoubi be chouma nekAahend dad. — 9 tchendan emtiaz nedared par- 
tchei en. — 10 malé bœd bikhé riche sahheb. — II i« matlab sahhihh est, 
reli tœrzé in6''amele in nist. — 12 'arz kcrdevi , eguer zararnemikerd picAkech 
mikerdem. — 13 bari, ta hœfdœh. hœzar hem mikherem. — 14 heman est kè'arz 
kerdein, hkarf nemi kouned. — 15 hhal kè nemidehidkhoda hhafezé chouma. — 
16 qademé chouma bolaïé tchechm , veli tchoun chouma ademékhoubi (id) hœstid, 
bist o dô hœzar be chouma midehem. — 17 kheïr, qôvaté men nemireced der 
in qaïmct ; khoda hhafezé chouma. — 18 aqa, ber guerdid, iheïli ""adjele darid. 



446 



ne vous pressez pas tant, cX^PAj qL«^" y^ 

donnez deux tomans (vingt 

sahebqrans). 
19 Je vous ai dit mon prix. *ô\ s^ c>«^' O^ *^T^ ^^ 

20Yenez, prenez; comme ce iAj.j x-j tXj.jLj v^_j.«iXJ' 20 

matin je n'ai pas encore ,_^Cii^ 3 c:^.*wî ^^aaû ^\ q»^ 

étrenné, je ne veux pas &^^*-^ ^ K U-ii -' v^Xi 

vous renvoyer. 



1 Maître! Combien me donnez- 
vous de cette redingote? 

2 Faites voir, que je voie d'a- 
bord, ensuite je vous dirai ce 
que j'en donnerai. 

3 Eh bien, je l'ai examinée, 
non seulement le drap en 
est de qualité inférieure, 
mais encore elle a déjà été 
portée. 

4 Je vous jure (j'en prends 
Dieu à témoin) que depuis 
qu'elle est sortie de chez le 
tailleur, personne n'y a mis 
même la main; et quant au 
drap, on l'a acheté à la Com- 
pagnie trois tomans l'aune. 









Vi>>-«.l »L\-«t _bL;I> (J^J 3' 



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dd <o?»an bedehid. — 1 9 hharf heman est kè zedem. — 20 techrif binverid 
be berid, tchoun œuvelé sobhh est o dechii nekerdè ein chouma ra redd ne- 
mikounem. 



l ostad, in serdari ra be tchend mikherid? — 2 bedehid, œvvel bebinem, 
ba'ad ""arz kounem. — 3 didem, hem mahoutech jjest est ve hem mustnmel 
est. — 4 khoda chahed est kè ez rouzi kè ez piché khaïïat amedè est dest 
der mianech nerœfté est, o mahoutech ra hem ez kempatd zœr'i se toumau 
kheride chôde est, veli tchoun suhhebech lazem nedared mijôruuched. 



447 



mais comme le Monsieur 
n'en a pas besoin, il vend 
cet habit. 

5 Dans tous les cas , pour moi 
cela ne vaut pas plus de 
trois tomans. 

6 Que dites-vous donc? on 
dirait qu'on l'a ramassée par 
terre. 

7 Non, mais le commerce main- 
tenant ne va pas et personne 
n'en donnera davantage. 

8 Pas du tout, le commerce 
ne va pas si mal ; je com- 
prends , vous voulez pro- 
fiter de l'occasion. 

9 Comment! voyez toutes ces 
redingotes qui sont suspen- 
dues là, chacune d'elles 
vaut mieux que celle-ci, 
mais je vous les donne au 
même prix, 

10 Ce n'est pas là la question, 
car enfin la conscience est 
une bonne chose ; le brave 
propriétaire l'avait payée 
quinze tomans. 

11 Monsieur, vous avez raison, 



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5 der her Jikal ex beraïé men bich ez se tôman dja nedared. — 6 in tche 
kharjxst kè mizenid, meguer ez sahhra peïda kerdè end. — 7 khéir aqa bazar 
ieçad est, keci bich ez in nemikhered. — 8 kheïr, bazar in qadrha keçad 
nist, chouma khamleton bozguirist. — 9 tchegoitnè bozguirist kè in serdari- 
iaïi kè avikhtè est her ïek ez in behier end, men be hernin qaïmet bechouma 
midehem. — 10 maqsoud in nist, akher ensaj' hem khoub tchizist, bitcharh 
snhhebech jionzdah touman tœmam kerdè est. — 1 1 aqa , hhaqq bedjanebé 
choumast 



448 



la conscience n'a pas été 
bannie de ce monde; c'est 
le manque d'argent et la 
stagnation du commerce qui 
ont amené les choses à ce 
point. 

12 Voyons un peu l'argent que 
vous me donnez. 

13 Ce sont de bons sahebqrans 
et des tomans. 

14 Voyons, quelle date por- 
tent vos tomans? 

15 Quel rapport la date a-t-elle 
avec l'argent? 

16 La date fait précisément 
beaucoup, car je fais col- 
lection des beaux tomans 
anciens et je veux gagner 
quelque chose dessus. 

17 Je ne peux pas vous en don- 
ner d'autres, ceux-ci ont 
leur cours partout en Perse. 






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ensaf djaié nerœftè est, bi poulie merdom o keçadi kar ra be indja kechàndè 
est. — 12 mikhahem be binem kè tchè poulist in ke beinen mideliid. — 13 
sahhebqerané raïdj o tomanhast. — 14 tarikhé zarbé iômanha ra be binem — 
15 iarikhé zarb ba poule' naqd tche mânacebet dared? — 16 belkè iitona- 
cebeté kdlli beraïé men dai-ed, zira kè men mikhahem ezùntdmanhaïe' (jadimé 
serè djœm"" mikounem ta tchizi ez Sn bokhorem. — 17 nemiteoanem diçjuer be- 
dehem in sekkè hasmè dja der Iran raïdj est. 



449 



ÉCONOMIE DOMESTIQUE, AGRICULTURE ETC. 

der ketkhodaïi o zerà'at ve ghatré. 

1 Tous ces soirs nous avons ^ ;l .^y^ww iw^-ii JsjL:?> .^j' o 1 
parlé de toutes sortes de tX-i; »i-\j|. (w«.ili« ^ -S) .c> 
choses excepté de l'écono- c^^-c',; 3 j-j'Js->tA_i^ :' "îil 
mie domestique et d'agri- j-*-J v'^ CT^-' J*^ /*-?'>^y« 
culture. Je désirerais avoir }^^ c>'.4.r>y« -t t\Âs>. J'cblb' 
quelques notions à ce sujet J^-*« *^^jj^ ^ ;J t ^ Jw/jL^» 
puisque vous vous y en- «-\>»''-> ^^ .••jj «JLwv ww 
tendez, 

2 Veuillez m'interroger je xAJu «JsJLj A-JUjàj v3|^— w 2 
vous répondrai de mon (*-^^^Sv* LA^!>-r" imI^' 
mieux. 

3 Dites moi, s'il vous plait, ^^} .0 *-y^,M^ îOjx3 «wàLJ 3 
comment on laboure la terre lAÂJL^* xj^^^ (i^^) ^. -^^-A 
en Perse et comment on Jo.uCya :_b «^o *^' « 
l'ensemence. 

4 Avant d'ensemencer on la L t. ^-yo; ..-JLàK' ;' .)£>-«-» 4 
laboure avec la charrue ou » -c^ :>■ J—a—j L b ,.*-^) •l^ 
avec la bêche. JCLÀ5' ^a 

5 Est ce les chevaux ou les fl^S li ^î^ b v^*-' rr^^ j'^ 5 
bœufs- ou les ânes qu'on vXiAJL» ^ 
attèle à la charrue? 

1 det in tcAeiid chœb soi/ian ez fier der (ez her mallab) randè c/iôd ella 
ez kedkhodaïi o zeraat; mikhahem der in bab niz ettelaati tchend ez mer- 
hhoemeli serkar hhacel nôinatem, tchounkè serkar serérechleiin karhadarid. — 
2 sôal befermatid, bendè be qadré eiiikan djevabec/t ntikounem, — 3 lélf 
Jermoudè be biuim der Iran chokhm {cAiar) tcfiè goune mîkounend o tokhm 
be tc/iè lœrz miknrend? — 4 jjic/i ez kacliten zemin ra ba gavahen ta ba 
bil chokhm mikounend, — 5 be gavahen asp ta gav ta âlagh mi bendend. 

29 



450 



6 Ce sont les boeufs. On les 
attache à l'aide du joug. 

7 Où emploie-t-on la bêche? 

8 Partout où le sol est léger 
les travailleurs remuent la 
terre avec la bêche, cha- 
cun un mètre ou un demi- 
mètre carré , et écrasent les 
mottes; ensuite, après avoir 
jeté la semence, retournent 
le sol, l'aplatissent avec 
une pelle, l'arrangent en 
planches et y mettent plu- 
sieurs fois de l'engrais. 

9 Comment fait-on les se- 
mailles ? 

10 Le semeur prend une poi- 
gnée de grain et le jette 
dans le sillon ; dans les pays 
arrosés par la pluie il sème 
plus clair, dans ceux culti- 
vés par l'irrigation il sème 
plus dru. 

11 Et la récolte comment se 
fait-elle ? 

12 Lorsque les céréales sont 
mûres on moissonne le blé 



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6 gavra be gavahen mi bendend bevacetei ïough. — 7 bil koudja este'emal 
micheved? — 8 lier djaïi kè zemin k^œm-qôovel ïa'ni sebôk^ est merdôinan ba 
bil zemin ra beqadré ïek zœr'' ïa nim,-zœr''é môrabbà' kendè o zir o rou mi- 
koune7id o keloukhha koubidè kkôrd mivômaïend o pes ez pachidené bezr 
zeminra ba maie mi kecliend o kerl kert mi sazend o tchend bar ônra kout 
midehend. — 9 bezr ra betchè qesm mi endazend? — 10 chakhsê bezrguer 
môchté khodra pôr kerdè der miané chokhm mipached, der zera''até deïmi bezr 
ra nazôkter o der abi- porter mi efkened. — Il khacel ra be tchè qesm ber 
midarend? — 12 vaqtikè zera'at khochki clidd guendôin o djowra ba das 
deroio kerdè 



451 



3 lAijSAJl ^.x aJ0*O X-iLw-Ji 



et l'orge avec une faucille 

et on les réunit en gerbes; ^.o *Uj' ;l ^j-o tXi-XJo ^x 

et chacun porte les siennes ^S K^^ "^^^y'^ (C**^ t^ 



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au village où, sur une pe- L5;Hn ♦■■'^ CT^^i > 
louse, il fait des meules; on ^a q^»:^ «JsXpJu ifLjOjJ 
range les gerbes du blé en S. ^yx^ ^^^L^&Xa-o o.'À.S' 



rond, de façon que les épis 
convergent vers le «entre et 
les tiges touchent à la cir- 
conférence. Une meule a la 
forme d'une coupole conique. 
13 Comment et avec quels in- 
struments bat-on le grain? 












13 



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1 4 Quelques uns emploient des kS ^J^»-^ ^js^ L ^5*^2»^ 
petits cylindres pourvus ^y>- b ^c*-"^^ «jtjuo JsjL:^ 
le dents de fer ou de bois. \^^ a^JC-wO <AJLxXax 0.^J> 



14 



Vprès avoir étendu les ger- 
bes sur l'aire on attèle à ce 
ylindre un bœuf et on lui 
tait faire le tour de l'aire ; 
le cylindre fait sortir le 
grain de son enveloppe. 
Ceux qui n'ont pas de ces 
cylindres emploient un che- 
val, un mulet ou un bœuf 



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dw/c deslè mi endazend o mibendend, pes es etmamé derow Aer keci zeraaté 
ihodra guerd kerdè der zeminé tchetnenzaii nezdt'A be dehkedè he khermen 
'\gôzared ; destehaté guendôin m rou hem le toiorl mi gôzaretid ke khochè 
der mian o snqé 611 biruun est, tchenankè khermen cheklé gômbedé makhrouti 
dttred. — 13 khennen m be tchè asbab mikoubend, ïdvi hhabbè ra ez kah 
djôda mikounend/ — . 14 baazi ba tcherkhe' koutcÂéki kè tchend dendan'ei 

\heni ta tchuubi dared, mikoubend, destehme' derow ra der route' khermengnh 
gâstej-anidè tcherkhra be gav besté der routé an miguerdanend ; be vacetèi 6n 

eÀerkh danè ez qalaj' biroitn mi aïed ; keçanikè on ickerkh nedarend asp ta 
jaler ta gno m der rouie' an miguerdanend kè khochè ra teked koub né- 
ittoudè danè ra ez kah djôda mikvuned. 



452 



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qui fait le tour de l'aire, 
foule la paille et en sépare 
le grain. 

15 Comment vanne-t-on les 
grains ? 

16 Lorsque le grain a été ainsi 
battu , le jour où il fait du 
vent , les hommes prennent 
une pelle en bois à long 
manche et jettent le grain 
en l'air, la balle s'envole et 
le grain qui est plus lourd 

, tombe à terre ; on lance tant 
de fois le grain en l'air que 
la paille et le grain se sépa- 
rent complètement. 

17 Et lorsque il n'y a pas de 
vent? 

18 On attend qu'il y en ait et on 
l'attend quelquefois un mois. 

19 Vos instruments d'agricul- 
ture sont bien simples à ce 
que je vois. 

20 Tout à fait défectueux com- 
me ceux des gens ignorants. 

21 Votre manière de nettoyer 
les grains doit être aussi 
bien imparfaite. 

16 hhôboubat ra be tchè qesm pak mikounedi — : 16 vaqtikè tœmam khev 
men houbide chôd der her rouzi kè bad bevezed tchend nefor chenha (chakhi, 
tchoubè se chakh) ra der dest guere/tè khermenra be bad mi dehend, kah 
pousté hhôboubat ke sebokter est bad ânra mi bered o danè kè semjuin est 
be zemin mi ôfted. — 17 her gah bad nevezed tcke mikounend? — 18 mân- 
tezer mickevend kè bad bevezed eguer tchè ïek mah hem bached. — \^ asbabé 
zeraat mi binem kè kheïLi sadè est. — 20 kheïli natœmam est, asbabé mer 
domanê vahhchiïé bi etiela'. — 2 1 tœrzé pak kerdené hhôboubat niz khéili 
naqes baîed bached. 



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22 Ou tamise les grains mais 
très mal, il reste toujours du 
sable et des graines sauva- 
ges, aussi le pain est-il quel- 
quefois noir et amer. 

23 Comment récolte-t-on les 
autres denrées? 

2i Pour les pois, les haricots, les 



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lentilles, le flageolet Mungo, nj'j^j!^^ U*l*j ii)w«j>--fl ^ LjJ 
la graine de coton, dès qu'ils jj«o ^XXXf ^ ^ c>»-*«-> 









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sont mûrs , ce sont les fem- 
mes et les enfants qui vont 
les arracher à la main. 

25 De quels engrais se sert-on 
en Perse? 

26 On emploie comme engrais 
les cendres et les ordures; 
dans les potagers le fumier. 
Dans quelques provinces on 
emploie la fiente des pi- 
geons et il y a des proprié- 
taires de colombiers qui, en 
la vendant, se font des re- 
venus considérables. 

27 Vous avez en Perse beau- 
coup de terres incultes. 

22 ghallè ra gahi qerbal mikounend, amma Tchouh paie nemicJieved; hemichè 
jadri khak o rig o toTchmê ''alafhdié sahhrdii der on fiœst o be hemin djehet 
jahi nanha talkk o siah micheved. — 9.3 saïr hhôboubaté kkoraki ra tchetowr 
lerow mikounend? — 24 h/iôboubat ez qabilé nokhoud o loubia o merdji- 
neki mach o gavdanè ra dest-ken mikounend; pes ez reciden , zcenan o atfal 
IjoenC chôdh bouteha ba dest richè-ken mikounend. — 25 der Iran bn tchè 
'tout midehendf — 26 ghallè ra ba khakester o zebil, amma teré ra ba s^r- 
rin fazlè kout mîdehend; der ba'azi velatat ba zerqé kebcuter kout mi- 
leiend ve arbabhau kè bdrdjé kebouter bedjeheté in sakhté end o zerqé on m 
li/ôrouchend manj'a'nté khoubi ez on miberend. — 27 dei Iran zeminé ba'ir 
bi hhacet) beciar hœsl. 






(^l> Je) ^\j ^A^ ^J^) y 27 



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454 



28 Oui, à cause du manque 
d'eau ; souvent on y supplée 
par des irrigations , canaux 
et réservoirs, mais il y a 
aussi des terres saûmatres 
où rien ne vient. 

29 La grêle doit causer sou- 
vent de grands dommages 
aux récoltes. Avez vous des 
assurances contre des sinis- 
tres? 

30 Du tout, ni contre la grêle, 
ni contre les inondations, 
ni même contre l'incendie. 

31 On élève chez vous des' vers 
à soie? 

32 Oui, beaucoup, on vend les 
cocons et la soie écrue à 
l'Etranger qui la file, qui en 
tisse de belles étoffes qu'il 
nous vend ensuite très cher, 
et l'industrie indigène, au- 
trefois florissante, est à peu- 
près morte chez nous, le 
khara le moire, le hatchmez, 



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28 balè nazar be qelleté ab zeminé bi hhacel hœst, fjnhi bevacetèi qanalha 
o bendha abiari via'moul micheved; baz zeminhdiê chourè hœst kè her tchc 
hninend hilch der an ne rouïed. — 29 ez teguerr/ albettè afeté ziad be qallè 
vnreced; aïa ez berdié telafiié in qesm zararha bîmè nezdè c/ioutna ma'moul 
est? — 30 Aîtck tchiz ez in qabil nist, ne ez teguerg ve ne ez séilab ve ne' 
ez atech (ehhraq) bimè darim — 31 der Iran terbiïeté Icermé ebrechôin \ 
mikounend? — 32 balè, beciar terbiïeté ônha mikounend ; pile vo ebricMmé, 
kham be tôJJdJaré khaiedj mifôrouchend; der kharedj cbrr chômé mara mi-\ 
ricend ve partchehaïé fakheri ez on mi bafend kè be aidé Iran geran f6-\ 
roukhtè micheoed; san'até ebrechôm bajîîé irani ke der sabeq ab o tab 
dncht gouïa der in avakher 



4ÔÔ 



le velours, Validjè (aladjè) 
sont deyenues très rares. 



33 D'où cela vient-il ? 

34 Cela vient de ce que, pour 
établir des manufactures à 
l'européenne avec des ma- 
chines européennes, il faut 
des capitaux. 

35 Mais , il me semble qu'il y 
a en Perse beaucoup de per- 
sonnes riches. Pourquoi ne 
s'associeraient-elles pas pour 
établir des manufactures? 

36 Que voulez vous? L'esprit 
d'association n'existe pas en 
Perse. 

37 Si les particuliers ne le font 
pas, le gouvernement de- 
vrait en prendre l'initiative, 
pourquoi ne le fait-il pas? 
Vous avez à la surface de 
la terre de la canne à sucre, 
sous la terre des raines de 
toutes sortes, pourquoi ne 



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temanumi 6er oftad, khara o kharcûé viowdjdar o halchmez o makhtnel 
o alidjè hhala khéili k'œmîab est. — 33 sebebech tchist? — 34 sebelech 
in est le beraté ber pa kerden o mamoul dachtené kar khanè-djaié ferengui 
ba asbab o tcherkhaîé ferengui malé hhazer {sermale) lazem est. — 35 6e- 
nazarem mireced kè der Iran arbabé servet beciar hœst; tchera beraté in 

amel cherik nemickevendi — 30 tchè "arz kounem ? cherket o echteràk der Iran 
resm nec/iôdè. — 37 afradê nos kè nemikounend dowlet baied pichqademîté in 

amel ndmaïed, tchera nemikounedf ber roulé khaki neié cheker o ziré zemin 
mé'adené mdkhtele/è darid, tchera ma'tnoul nemikounid/ A/tetf est kè tchen 
din ne''amati labn kè khodnrendé iCalem 



45C 






O' lji^A>-W ^\/9 j»Jj O^^ ^^ 



38 



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.C »S A-irL) 



les exploitez vous pas vous 
mêmes ? C'est vraiment mal- 
heureux que tant de riches- 
ses que le ciel a départies 
à la Perse restent presque 
sans profit? Vous pourriez 
les faire valoir sans avoir 
recours a l'Etranger. 

38 Que vous dirai-je ? la cause 
en est peut-être celle que j'ai 
eu l'honneur de vous dire. 

39 Et peut-être d'autres encore 
que vous ne dites pas. Vous 
élevez, sans doute, des abeil- 
les. Comment construit-on ^ un.jjwm».a.« ^^-^^^^-^ 'j ^'■ 
les ruches chez vous et où t\i.'L\)Cy) LpL> ^^ j'-^ '^^j' i> 
les plaee-t-on? 

40 On place les ruches soit dans .ô jj> *) L^L .J» *^ ^.^ôJS 40 
les jardins, soit dans l'in- ^ JwI'A^axi A_jL-i> j>-j»b 
térieur des maisons même, ^^vw Jji \\ iS i,i>»-v*A3^ ^ôJS 
Une ruche dans la maison 






39 



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.AW.AX .«.Jo.^ 



est faite en terre rouge et 
a la forme conique; à l'ex- 
trémité du cône il y a un 
trou par lequel les abeilles 
entrent et sortent; la base 
de la jarre est mobile, que 



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■ •tl BiAcLïj Jww£ (j*'-^ l'iiA/o) 



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•j^ ^ lXjLâXa/o I(A> LjÎ ^**t*-£- 



(jesmete Iran erzani Jermoudè est bi masraf mandé bached; bi komek o 
mo'aveneté qôreba mitevanid ez on kolliïeten behremend bechevid. — t39 tchè 
'arz kounem? meguer sebebech on bached kè ''ars kerdem. — 40 ve sebebé 
difjuer hem bached kè nefermoudid. Be terbneté zeiiibouré 'açal, albettr, de'r 
Iran machijlioul mlchevend ; kendoura tcfietowr mi snzcnd o ônhnra der koudja 
miçfôzarendi' — 41 kendou ra hem der bdqhha ve hem der dakhelé khanè mi- 
(jôzarend, ne kendou zarfist kè ez guelé sorkh makkrouti-chekli mi sazend 
kè der nô'jlei ^n sourakhist ez beraïé dakhel chôden o biroun amedené meguecé 
'liçal, ve i/a^edèi on zarf qôrcist djôdagnnè kè der vnqtt' bôriden o ber dacfi- 
lené ''açal unra dû 



457 









l'on peut enlever pour re- JjOj ^ lA^ *j' xj i-jl a^L 
tirer le miel et que l'on re- 
place et adapte après. Cette 
base est dans l'intérieur 
d'une chambre, les jarres 
sont placées horizontalement 
dans les ouvertures du mur 
pratiquées à cet effet. 

41 Les abeilles n'incommodent- 
elles pas ceux qui habitent 
la maison? 

42 Si on ne les moleste pas, lXj.'JOo ->-o m L^L ^ Jî> 42 
elles n'attaquent jamais. J»uoL«_mj I3Î 






^J ;>^j ">^ lt^ 



8,Uj 43 



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43 Les essaims sont ils frè- ^L>; 
quents ? 

44 Quelquefois il y en a deux J^A^ s.Ij ^J v^u»» ^-^ 44 
par an. 

45 Si les jeunes essaims veu- [^'^ J^|j_^Ux »,L_^ j-^^ 45 



lent s'en-aller que fait on 
pour les ramener? 
46 Lorsque l'essaim s'est posé 
sur un arbre ou ailleurs, on 
porte du miel ou du sucre 
pour attirer sa reine dans 
une ruche préparée à cet 
effet et dès que la reine y 
est entrée l'essaim l'y suit. 



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45^r^ J>3j_j jXjw 



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g^^^y.^ «Xuâ^ 46 
iAJ..fcjy4 (lîJ^w-O ^ÀJjAÀw (iJ^JI 

ôorè »as/ m2A:oune(f, rc on qaedèi kendou der dakhelé otagh est. — 42 me- 
guecé 'açal ahlé khanè ra aziet nemikouned? — 43 hergah be ônha ser be 
ser nf.gôzarend eza nemireçanend. — 44 behare icCni djevanèi zembour ziad 
tRidehed? — 45 gahi sali dé beharè mideked. — 46 c^MCr behnrè tnihhahed 
djaié diguer bereved tchegoune ônhara baz mi averendf — 47 vaqtiiè dje- 
vanH zembour balaie doerakhti ta djaïé diguer nechest andeki chirini pichech 
miberend o be ïa'çoub mni sôltane ônha midehend ve aura be kendouïé khali 
kè mâhetia kerdè boudend miaoerend ; heman vaqt kè ïa'çoub dakhelé kendou 
chôd beharè der pété ou yni ated. 



458 



47 Vous avez sans doute quel- 
quefois des invasions de 
sauterelles. Faites vous au 
moins écraser les œufs que 
ces insectes déposent dans 
le sol? 

48 Non, la population en Perse 
est trop clairsemée pour 
qu'on puisse rassembler 
beaucoup d'hommes à la 
fois pour ce travail. 

49 Faites^ vous valoir vos pro- 
priétés vous même ? 

50 J'en afferme une partie à 
des fermiers (c'est celle qui 
m'est venue comme hérita- 
ge) et ils me paient en ar- 
gent ou en nature, mais celle 
que Sa Majesté m'a donnée 
comme fief je la cultive 
moi-même. 

51 Les impôts sont-ils lourds 
en Perse? 

52 Pas autant qu'en Europe, et 
puis, bon nombre de per- 
sonnes et de classes sont 
exemptes de tout impôt. 



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48 albetiè gahgahî be melekh khari mdbtela mîchevid; dia tokhmha ra kè in hhaA 
cherat der zemin minehend khôrd mi nomaïîd? — 49 k/ieïr, tchoun djem'iïet det. 
Iran ez hem perakende mi bached khalqé alraf ra ez berdié in ""amelferahet 
avôrden kheïli mdchkel micheved. — 50 amlaké khodetan ra khod ma'mour (rfoïr) 
minômdiid. — 51 ïeA;» qcsmeté ônra kè be ers be bendè recidè est be mosta4 
djeran edjarè midehem ve ân/ia be men keraîè be naqd ïa be djens midehene 
ve amma 6n kè A'alahhazret toïoul be bendè ''endiet fermoudè end khoden 
dater mikounem. — 52 aïa maliat o bedeh (bedehé divani) der Iran senguin' 
est? — 53 ne be qadré ôntchè der Ferenguestan didè micheved ve diguer 
achkhas o tabaqaté merdôm hastend kè ez her gounè maliat o bedeh mo'afend. 



4.");» 



"iS Le produit des impôts , des 
taxes et des douanes où va- 
t-il? 

54 n est versé dans le trésor 
du Souverain qui en est le 
suprême et exclusif dispen- 
sateur. 

55 II n'y a donc pas de trésor 
de l'Etat séparé de celui du 
souverain c'est à dire de la 
liste civile ? 

56 Non , chez nous l'Etat c'est 
le Padchah. 



^ -L. 5 j,t^j »A_j Jo^Ls* 53 

i^^Xi ^-^ !0'^ &Xj <éy4^ 






54 hhacelé maltaté divani o badj o gôinrôk be Icè dadè micAevedf — 55 
djenné en be khazanèi Padchah rikhté micheved ve ichan razzaqé kôltiié 
inotlaq end. — 56 pes malé dowlel o malé Sôltan seva seoa Cala hhàdè) 
iiist? — 57 khetr, benezdé ma doiclel Sôltan est. 



460 



ENTERREMENT ET FUNERAILLES. 

der defné amvat o djenazè. 

1 Comment procède-t-on en ^:^ x5^o '. -iJ-xi q'h' j*^ ^ 
Perse pour enterrer les OsJjS ^ ^o ^ ^^-à/ 
morts ? 

2 Au moment de l'agonie on *Juiù «ix Kj' p jj i^L> .u> 2 
place le moribond la face ryfr^k ^"^ v^ '^.i tXoL^i . ^ 
tournée vers la Kaaba (la Ul^) ilJS nJ^j^Xi ^ sX^^Ji^ •} 
Mecque) et une personne JjS ^ i^\^>- r}i'i (ooL^ 
assise à son chevet lui fait 

prononcer la profession de 
foi musulmane. 

3 Ou m'a dit qu'on lavait le i. ^t o^ •.\ ^J**-J J «AjuL^ïi 3 
corps du mort. ^^^.v^i (^ 

4 Oui, on le lave dans trois (AÂj^xi ^ tJÎ ^_jl &*« b ^L 4 
eaux; d'abord trois fois avec «uj-* &>w (jaJLi- vj) L J^l 

de l'eau claire, ensuite avec ^jiJ J>.^/o (^viAï ^ v_jÎ L lXxj 

de l'eau de myrthe, puis éj^j^ gS ,3 1 b /mÏ 3' ;j*o ;Ij 

avec de l'eau où l'on jette .Ij \*« i-ô lAJy. ^yl .0 .ô'i^ 

un peu de camphre on lui OJjiyi» ^w« 1. vC>.a j^Lj li" m 
lave tout le corps. 

1 der Iran mârdè ra be tchè nakhv kefen defn mikounend? — 2 der 
hlialeté naz" oura rou be qeble mi nômdiend ve ïek' ■nefer der baline' ou 
nechestè chehade-kelimé (kclîmei chehadet) be zeban djari mikouned. — 
3 chenidè em pes ez fowt oura michouïend. — 4 balè , ba se ab oura mi- 
chouiend; œouel ba abé khales se mertebè; ba'ad ba ab o qadri mourd , 
dovvôm bar, pes ez an ba abi ke andeki kafour der on rizend niz se bar ser 
ta pa mdrdè ra mi chouiend. 



461 



5 Où lave-t-on les morte? 

6 Dans chaque ville ou vil- 
lage il y a des morgues pu- 
bliques. 

7 Ces morgues par qui sont 
elles construites? 

8 C'est tantôt aux frais du 
gouvernement, tantôt aux 
frais du public, quelquefois 
par les personnes riches 
comme œuvre pie (pour 
Dieu). 

9 Comment fait-on la toilette 
du mort? 

10 D'abord, si c'est un homme 
majeur on prend deux bâ- 
tons minces, longs, chacun, 
d'une aune et on les met 
sous ses aisselles. 

11 A quoi servent ces bâtons? 

12 C'est pour que le mort puisse 
s'y appuyer dans le tombeau 
lors de l'interrogatoire que 
lui font subir les deux 
îfekirs (les anges Nekir et 
Monkir) ? 

13 Que signifient les deux Ne- 



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5 môrdeganra der kowlja michouïend? — 6 der her chehr o dehkedH 
tchend (jnôrdè-choukhané) ghassalkltanèi "ômoumi hœsL — 7 ghassalkhanè 
(niôrdè-choH-khane) ra ke misazedf — 8 dowlet misazed ta mellet, ta mô- 
temecoelin der rahé khoda misazend. — 9 môrdè ra tchi gounè ke/n mi 
nômnïend. — 10 œvvelœn hergah môkellej" est dô terkei nasôki ke nim zœr 
towlé her tek est ve ônhara djcrideleHn mi namend der ziré baghalhaie mérdè 
mi gdzarend. — Il i>i tchoubka be tchè kar miatedf — 12 ez beraïë ônkè 
môrdè der qabr der hengamé so'al o djevab ba nekiretn lekiè ber énha kou- 
ned. — ■ 13 nekiréin tchè mà'ni dared o 



462 



kirs et qu'est ce que l'inter- 
rogatoire qu'on fait subir 
au mort? 

14 Dès qu'on a déposé le mort 
dans la tombe et dès qu'on 
a recouvert celle-ci, deux 
anges terribles armés de 
massues flamboyantes appa- 
raissent à son chevet; par 
ordre de Dieu , le mort re- 
vient à la vie et s'asseoit 
en s'appuyant sur les deux 
bâtons ; les anges l'interro- 
gent sur sa religion; s'il 
fait profession de sa croyance 
en Dieu conforme à l'Isla- 
misme , les anges le laissent 
tranquille et le carressent; 
dans le cas contraire ils l'as- 
somment avec leurs massues 
et, l'ayant enchainé, le trai- 
nent dans l'Enfer. 

15 De quoi est fait la toilette 
du mort et de combien de 
pièces ? 

16 La toilette du mort est de 
blanc de coton ou de toile 



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môrdè tchecjounè djeoab sd'al mtnomaïed? — 14 pes ez ônkè môrdèra dcr 
qabr yôzachlend o rouie ônra pouc/iidend do melaïkè mô/iib ha fjôrzliaïe 
atechi be baliné veï Iihazer micheveiid ve morde be J'ermanè khodaïe' te^ala 
zendè micheved o mi nechined tekie ber djerideteïn nômoudh aïlne' mez/iebi ra 
ez oeï mipârsend; lier gah eqrar be khoda cheri'atê eslam némoud aura 
rahhat migôzarend o nôoazeeh mikounem ve elLa be en gôrzhaïé guerané 
atechi bedené aura de?- hem kouhidè ve aura zendjir kerdè be dje/iennein 
mikechend. — 15 kefené niôrde ez tchist tchend pare est? — 16 cî par^ 
Ichèi sejidé pcmbe ïa ketoun îek' pirahen v ïek' ser jntch 



463 



et se compose de trois piè- 
ces, une chemise, un linge 
qui enveloppe la tête et un 
linceul qui enveloppe tout 
le corps (comme le y>long" 
des bains) des pieds à la 
tête. 

17 Comment met-on le mort 
dans la tombe? 

18 On le couche sur le côté 
droit, le corps tourné vers la 
Kaaba; au dessus du corps 
on fait, en planches ou en 
pierre,une espèce de plafond 
d'un demi-mètre de hauteur 
et on recouvre le tout de 
terre , ensuite , chacun , se- 
lon ses moyens, y fait faire 

B' une pierre tumulaire ou un 
W tombeau ou un mausolée 
P voûté. 

19 Que fait-on des biens du 
décédé? 

20 Un tiers est dépensé pour 
le mort. 

21 Quelle peuvent être les dé- 
penses d'un mort en dehors 
de la -sépulture? 



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ïeir» qalije est {meslé longue hhammam kè akher bar ez ser la pa morde 
ra der on mi pitchend. — 17 mdrdè ra tckè goune der qabr migôzarend? — 
18 ônra be pehlouté rast rou be qeblœ mikhabanend o be facelèi nim zœr 
takhtèi seng ta tchoub manendé saqj balate on gôzachtè, ez giiel o khak 
aura mipouchanend , ba'ad ez on her kes beqadré esteta'at dnra ez seng o 
adjour mœrqad ta Uhœhartaqy ta gômbed misazend. — 19 amvalé môrdè 
tche tnicheoed. — 20 lek* solsé khardjé vteïit micheved. — 21 meîil ghatr 
ez kej'cn o dej'n tchè khardji dared? 



464 



22 D'abord les dépenses du 
deuil pendant trois jours, 
ensuite, on lui achète les 
prières et le jeûne , le pèle- 
rinage de la Mecque, celui 
de Mechhed et de Kerbela, 
la lecture du Coran com- 
plet; le reste est dépensé 
en œuvres de charité. 

23 Comment achète- t-on la pri- 
ère, le jeûne et le pèleri- 
nage. 

24 Voici comment: On donne 
à un individu une certaine 
somme pour faire des prières 
et pour jeûner chaque jour, 
ou bien on lui paie le pèle- 
rinage de la Mecque et de 
Kerbela; la récompense du 
ciel en revient à l'âme du 
mort. 

25 J'ai remarqué que ceux qui 
portent le corps du mort au 
cimetière marchent très, vite, 
pourquoi cela? 

26 C'est, dit- on, pour ne pas 
faire attendre les deux anges. 



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22 kharJjé ta'ziïèi se 7-ouzè , pes ez on namaz o rouze vo hhadjdj o 
ziareté Mechhed o Kerbela o khatnie' qôran ez beraïé ou mikherend o ma 
baqy bekhéîrat o môbeirat sarf niicheved. — 23 namaz o rouze o hhadjdjha 
tche (jounè mikherend. — 24 mecelœn ïek nefer ra mablaghi inidehend kè 
namaz mik/ianed o hœmè rouzè 7-ouzè miguired ve îa ànkè be Mekkè o Ker- 
bela mireoed ve sevabé dnra be rouhhé meïit gôrbet 'mi nômaïcd. — 25 be 
nnzaiem tchenan amed kè hhamelei mowt khe'Ui djeld ba nachè be qabresian 
rah mirevend, in be J.'hè delil micheoed? — 26 miijouïend hè be djeheté 
iukè Nekirein mo'atial ncchevend. 



465 



XXVII. 

UN PROCÈS EN PERSE. 
mârafà'at der Iran. 



1 ^ Vi Z-V0U8 que mon affaire 
avec Djemchid Aga a fini 
par un procès? 

2 A quel sujet, et à propos 
de quelle contestation? 

3 C'est au sujet de trois parts 
de propriété que j'avais ache- 
tées aux héritiers de Hadji 

Hp Hosseîn-KoulL 
^B Est-ce que vous n'auriez 
^ pas le titre de vente ou le 
titre de vente antérieur? 
6 Le titre de vente, je l'avais 
perdu , mais le titre anté- 
rieur valable , muni des ca- 
chets des Olama et des no- 
tables du quartier, je l'ai. 

6 Alors que pouvait-il dire? 

7 Je n'en sais rien, il voulait 
évidemment embrouiller l'af- 



^ Loi J.I «o/ j»/ tyT iJLs 5 






I //j<c^ kkaber darid iè karé ma ba aqa Djemchid be mârq/à'a kechid? — 
der tchè khoçous o tchè eddé'a ? — 3 der habé se danké melki ki ez 
lerecèi Hadji Hhésséin Qouli iheridè boudem. — 4 meguer qdbalè o bôné 
■CÂaqé ânra der dest nedarid? — 5 qdbalèi ônra gôm kerdè em, amma béné 
'xhaqé mSteberi be môhréhaîé 'olama o rich-sejidané mahhallè darem. — 6 
■ses diguer tche hharf dacht? — 7 nemidanem, mikhast chagal o daqal kou- 
led, chaied es an mianè 

30 



466 



faire pour attraper quelque 
chose; moi à mon tour je 
me suis dit : le cou est plus 
mince qu'un cheveu (allons ! 
je me soumets à la décision 
du juge), car si le juge 
vous coupe un doigt, il n'y 
a pas lieu au talion. 

8 Bien, mais comment cet 
homme s'y est-il pris pour 
établir sa demande? 

9 Que sais-je? Il disait ceci: 
»le huitième de la part du 
demi-dank de cette propri- 
été était venu par héri- 
tage au fils de Hadji Hos- 
seïn-Kouli, et, après la mort 
de ce fils , cette part revient 
à sa mère, qui est ma belle- 
sœur (la sœur de ma fem- 
me)." 

10 L'enfant quand est-il né et 
à quelle époque est-il mort? 
et Hadji Hosseïn-Kouli , à 
quelle époque a-t-il vendu 
sa propriété? 

11 La date de la naissance et 
celle de la mort de l'enfant 



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tchizi be tcheng âoered; tnen hem gdftem: guerden ez mou barikter, bes- \ 
mellah her angouchti kè liliakemé chœr' bebôrred khoun nedared. — Skhoub, H 
rahé edde'mé ou tche boud? — 9 tchè midanem? viigoft: do cha'ir (^sômn) ez I 
ïefc» sœhrn ez nim-danké in môlk be peceré Hkadji Hhôsseïn-Qouli be ers recidè 
est o pes ez môrdené tefi be madereck kè khahere' zœnê men est recic 
est. — 10 tejl kei tevellôJ chôdè est o tchè vaqt môrdh est ve hkadji Hhôs- 
sein Qouli der tchè zeman melk ra fôroukhté est? — 11 tevelldd o môrdené 
tejl ma'loum nist, men hem tc/ioun qôbalè 



467 



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sont inconnues, et comme 
j'ai perdu mon titre, je ne 
sais plus à quelle époque 
j'ai acheté ce bien 5 je de- 
mande à tout le monde du 
quartier, les uns disent que 
le fils est mort avant Hos- 
sein Kouli, d'autres disent 
qu'il était venu au monde 
après la mort de Hadji 
Housseïn Kouli. Dieu seul 
le sait. 

12 Eh bien , à quoi bon tout 
ce cassement de tête? la 
date du titre de vente, 
celle de la naissance de 
l'enfant, celle de la mort 
de Hadji Housseïn-Kouli et 
de son enfant, tout cela doit 
être inscrit dans les Regis- 
tres de l'état civil ; deman- 
dez-en un extrait. 

13 Tous êtes bien bon ! Vous 
en parlez à votre aise! il 
n'est pas dans nos habitudes 
de tenir les actes de nais- 
sance et de décès. Sur dix 
mille individus, pas un, si c^*^ .0 '. J^ jJ^* ^^Lj 

■0 gôm kerde em nemidanem der tchè zeman in melkra kheride em, ez her 
ces ez aidé mahkalle hem mipôrsem , bà'azi migouïend kè teji pich ez Mhadji 
Hhûsseïn-Qouli morde est, baazi diguer migouïend ba'd ez Jowté Hhadji 
Hhôssein-Qouli be dônia amedè; el ""elmo "and allah. — 12 khoub, in hœmè 
krde' ser lazein nist ; tarikhé qôbalè o tevellôdé tejl o Jowté Hhadji Hhôs- 
itin-Qouli o teflé ou hœmè der defteré hhôkoumeti sabt est, ez on sabtésened 
wlçhahid. — 13 ekhtiar darid; tarikhé teveltôd o fovot piché ma resm nist; 
» dœh hœzar ne fer îei* ne fer "ale-ttahhqyq nemidaned kè tchc senn dared; 
)aazi ez jtederan tarikhé tevellôdé teJi ra der pôchté 






Jj»j- 



,Lj JoJj> ,Lù;i>^ 13 



5 V.'Oy gO^l- s^^,y^ y 

^JLc jài i!î^ ^àJ }-yS> »0 ;l 



468 



on le lui demande, ne sait 
quel âge il a ; quelques pères 
inscrivent la date de la nais- 
sance de l'enfant au dos d'un 
livre ou d'un exemplaire du 
Coran qui, la plupart du 
temps, se perdent pour avoir 
été vendus, ou d'une autre 
façon. 

14 Alors demandez l'extrait de 
l'acte de vente aux regis- 
tres publics. 

15 Les actes de vente de pro- 
priétés, les contrats, les bil- 
lets et autres écritures sont 
tous écrits et munis de ca- 
chets d'un ou de plusieurs 
Olâmas, qui ne savent même 
pas ce que c'est que les Re- 
gistres , et quand ces actes 
sont perdus (égarés), il n'y 
a plus moyen de connaitre 
une affaire et sa date. 

16 Voyons, dites-moi, devant 
qui avez-vous porté votre 
affaire? 

17 Au tribunal de l'Imam- 
djém'a. 












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ketabi ta Qdr''am minemcend kè (j/ialebœn be Jorouck ïa be towré diguer et 
tnian mireved. — 14 der babé qôbalè be defter rôdjou' kounid. — 15 qôba- 
ledjaté amlak o 'aqd namè o temessôkat o saïr nevechtedjat tœmamœn bekhatt 
o môhré ïek* ïa tchend nefer ez 'olama est, kè ebedœn resme' defter o sabté 
nevechtedjat ra nemidanend tchist , ve lier vaqt kè gdm chevend diguer via''loum 
nômoudenê matlab o ' tarikhé on mômken nist. — 1 6 bôgouiid be binim be 
hhôzouré kè be môrafcCa rœftidi — 17 6c mahhkemèi aqaïe Imam-djoina 
rofjnim. 



469 



.8 Djemchid est grand parleur 
et a la langue bien pendue, 
comment vous en êtes-vous 
tiré avec lui? 

.9 J'avais constitué Mollah 
Chérif du Mazenderan mon 
avocat. 

ÎO Vous êtes tombé sur un fier 
gaillard pour mater l'autre: 
(à bon chat bon rat): «Un 
chacal des forêts du Mazen- 
deran ne peut être pris que 
par un chien duMazenderan.D 

Jl Ah ! vous ne savez pas com- 
me il l'a retourné ! que vous- 
dirai-je? à chaque détour 
que l'autre faisait pour s'é- 
chapper, mon avocat l'em- 
poignait, enfin il l'a telle- 
ment malmené que tout le 
monde le conspuait et l'ac- 
cablait de malédictions; mais 
lui, il ne se déconcertait 
pas; il faut qu'il ait un front 
d'airain. 

12 Enfin , l'affaire comment se 
terminart-elle ? 

!3A la fin, l'Aqa (l'Imam 



sl\-ja :' y^'^^ u;^w*o »iAj.k> 









lXuoL^I L^Uo y>! 22 
^Js:0<At fS o^ j»Xi> LSI y>T 23 



18 Djemchid kè mer dé hharraj'é dehen deridèïst tchè towr ez ^ohdèi ou ber 
tedid? — 19 molla cherifé Mazenderani ra ez djanebé khod vekil nâmou- 
em. — 20 khoub hhariji ez beraïech djostè id » Chaqalé bichU Mazen- 
eran ra, neguired djdz segué Mazenderani.'''' — 21 Akh! nemidanid, kart 
s rouzgarech avôrd kè tchè ''arz kounem! ez her rahi kh mirœft bedjdmbed 
<bA irad ez ou miguere/t; akher towri nefeceh ra bârrid kè kcemè merdâm 
if o la'net be ou kerdeiid, baz hem ez ron nemirœft : routé ou ez i-oui boudé 
t. — 22 akher be koudja andjamid? — 23 akher Aqa hhokm nâmoud kè màddaU 



470 



djôm'a) décida que le dé- 
fendeur, c'est à dire votre 
serviteur, prêterait serment ; 
moi qui craignais de jurer 
sur le Coran, je déférai le 
serment au plaignant , mais 
l'Imam (que Dieu lui accor- 
de une longue vie!) ne vou- 
lut pas qu'il prêtât serment 
et nous a conciliés. 

24 A quelles conditions l'ar- 
rangement s'est-il fait? 

25 Au prix de deux cents to- 
mans et avec l'accompagne- 
ment de trois bénédictions 
du nom du Prophète; le 
procès-verbal de l'arrange- 
ment, les reçus et quittances 
ont été faits séance tenante. 

26 II fallait faire la note de l'ar- 
rangement d'une façon va- 
lable, de crainte que demain 
l'affaire ne renaisse. Vous 
savez bien que cet homme 
est un filou, à la langue dé- 
liée et ne craignant pasDieu. 

27 J'ai fait tout cela; le Modj- 
tehed et l'Imam-djom'a et 






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''aleïh kè bende bachem qaçam bôkhored, men hem ez Qdr'an tersidem, qaçam 
ra be môdda'i redd kerdem; Imam djôm''a (khoda ''ômrech ra ziad kouned!) 
negâzacht qaçam bôkhored, mara solhh dad. — 24 'amel ra be tche solhh 
kerd. — 25 be devist tôman o se salavaté Mohhammedi, o ceqai solhh o 
qabz o eqbaz hem der medjles djari chôd. — 26 mikhastid mâçalehha- 
namtchè ra khoub mSteber bôkounid kè ferda hem ser diguer bala neïavered; 
chouma mldanid ke in merdé zeban-bazé daghalé khoda-natersist. — 27 dadem, 
aqnïe hhodjdjet-ôl-Eslam o Imam-djôirCa o naïeb-ôs-sadr o 



471 



le second juge et le Cheikh 
Dja'far le professeur et le 
docteur (Darogha) de la loi 
ont, tous, signé le document. 

28 Qui est-ce qui a rédigé 
l'acte d'arrangemant ? 

29 C'est Mollah Chérif de ma 
part et Mollah Taghy de la 
part de Djemchid, et j'ai 
aussitôt payé, en présence 
de l'Imam, la somme au 
moyen du sdest-guerdan." 

30 II fallait, séance tenante, 
faire peser et contrôler l'ar- 
gent, afin que demain cet 
homme ne dise pas qu'il y a 
un qran de mauvais alloi, 
afin que la transaction ne 
soit pas nulle et qu'il ne 
soulève quelque nouvelle 
contestation. 

31 Soyez tranquille, je ne suis 
pas si simple (cru); j'ai fait 
tout vérifier et l'acte a été 
lu une seconde fois. Vrai- 
ment, le monde devient de 
jour en jour plus corrompu. 
Autrefois la parole du ven- 



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Cheikh Djà'/er môderres ve daroghaî cher'iat tœmaviœn ônra môzénen fer- 
nunidend. — 28 cyqàî moçalehhœ ki djari nàmoudf — 29 Mollah Cherif ex 
djanebé men o Mollah Taghy ez djanebé Djemchid vekil chôd o poul ra 
hem der hhôzouré aqa dest-guerdan kerdim. — 30 mikhasti poulha ra der 
medjles sarrafi kounid kè ferda in merd negouïed: iek' qran qalb boudé ve 
ciqa batel est, o baz rahé edde'a peïda kouned. — 31 ah! khater djam" 
iachid, men in qadar kham nistem; hœmera sarrafi kerdè, téqdi solhh hem 
tard khandi chôd. Hhaqyqalœn dénia rouz berouz bedter micheved; pich ez 
inha qowlé J'drouchendè o kheridar kafi boud, hhala qôbalk o temessâi 



472 



deur et de l'acheteur sufl5- 
sait. Aujourdhui c'est un 
trafic de reçus, de titres, 
etc. 

32 C'est vrai, mais comme vous 
ne pouvez pas supprimer la 
mauvaise foi et la fraude, 
il faut employer tous les 
moyens de précaution et ne 
pas égarer les papiers d'af- 
faires. 

33 C'est ce que je ferai doré- 
navant. 

34 A propos , qu'est-ce que le 
dest-guerdan? 

35 Je vais vous l'expliquer. Par 
exemple, un tel a acheté un 
bien au prix de mille qrans ; 
arrivé chez l'homme de la 
loi, il n'a sur lui que dix 
qrans; il les met dans la 
main du vendeur, puis em- 
prunte à celui-ci ces mêmes 
dix qrans et les lui donne 
de nouveau comme prix du 
bien acheté; puis, de nou- 
veau, il les lui emprunte et 



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sened lazi peïda chddè est. — 32 rast est, veli tchoun teqallôb o kheïanet 
ra netevan ez rouïé zemin ber dacAt, her gounè ehhtiat bàïed bekar bord o 
senedat ra nébdied gôm kerd. — 33 men-ba'ad bendè khoub motevedjdjeh 
michevem. — 34 Lï rasti »dest guerdan"" ïa'ni tchè? — 35 alan beïan 
mikounem: mecelœn keci melki rd der hœzar qran kherid, der viedjlecé 
hhakeme cher'' hhazer chôdè bichter ez dœh qran nedared; dœh qran ra be 
''avezé qdimeté melk be deste' J'drouchendè mirized ve heman dœh qran ra ez 
jfârouchendè be qarz pes miguired, ve môdjeddedœn be ""avezé qoïmeté melk 
midehed ve baz be ''ônvané qarz miguired ve baz be ""avezé qdimeté melk mi- 
dehed ve hemin qcsm ta sad mertebè kè 



473 






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les lui donne comme prix 
du bien, et ainsi de suite, à 
cent reprises, dix qrans, en 
disant: je vous donne cela 
pour prix du bien, tandis- 
que le vendeur dit chaque 
fois: je vous donne cela à 
titre de prêt; de cette ma- 
nière l'acheteur a versé mille 
qrans pour le bien et en est 
devenu propriétaire , pen- 
dant que, de l'autre côté, 
il a emprunté mille qrans 
au vendeur de ce bien. L'a- 
cheteur devra acquitter la 
dette le lendemain, dans un 
mois ou à un terme quel- 
conque, et le vendeur ne 
peut plus rien réclamer pour 
le bien vendu par lui. 

der her dafœ dath qran ra be desté Jârouchendè mirized ve migouted kè 
men in ra be "aoezé qaîmeté melk be chouma midehem o fôrouchendè mi- 
gouted kè men in mablaghra be qarz be chouma midehem , ve bevacetèi in 
^amel kheridar Tuezar qran qatmeté melk ra redd kerdè est ve melk maie' 
ou chôd, ve ez tarafé diguer hœzar qran ez fôrouchendè qarz kerdè est; 
kheridar der ieki rouz ta tek mah la felan môddet be fôrouchendè bàted 
eda kouned o chakksé fôrouchendèi melk ebedœn ez babeté melk hitch hharji 
nemitecaned bezened. 



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474 



XXVXII. 



INSTRUCTION PUBLIQUE. 

der taHim o tœdricê ^amm. 



1 Veuillez bien me dire com- 
ment est organisé l'ensei- 
gnement en France? 

2 Je ne demanderais pas mieux 
que de le faire , mais ce se- 
rait très long; pour énumé- 
rer tous les établissements 
d'enseignement et le sys- 
tème d'instruction, il fau- 
drait des heures, je crain- 
drais de fatiguer votre at- 
tention, 

3 Veuillez bien, au moins, 
m'en donner une idée, quel- 
ques notions générales. 

4 Je vous ferai d'abord ob- 
server qu'en France l'in- 
struction publique a trois 
degrés : l'enseignement pri- 



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1 lât/ fermoude beïan fermaiid kè der Feransœ sebké ta'lim tœdrik 
tchè gounè môretteb chodè. — 2 6a kemalé méil viikounem, amma beràié 
te'dad kerdené mekateb medares meratebé tœrzé talim zemani lazem est ; 
sa'atha mikhahed mebada zahhmet bedehem. — 3 eltefat fermoude aqallœh 
ïeki rechtU 611610" ber vedjhé edjmal be desté bendè bedehid. — 4 cewelcei. 
*arz micheved kè ta'limé ""ômoumi der Feransœ ber se deredjè môretteb mi- 
bached: œvvel ta' limé ebtedaii ta' ni menchaïi; dâvvànt 



475 



maire , l'enseignement se- 
condaire et l'enseignement 
supérieur. Il y a, en outre, 
l'enseignement profession- 
nel. 

5 En quoi consiste l'instruc- 
tion primaire? 

6 Dans l'instruction primaire, 
qui est maintenant obliga- 
toire et gratuite, on enseigne 
aux enfants à lire , à écrire 
et le calcul élémentaire. 
Dans chaque commune, dans 
chaque quartier d'une ville, 
il doit y avoir au moins une 
école primaire. 



7 Et l'instruction secondaire, 
qu'est-ce ? 

8 L'instruction secondaire est 
donnée dans les collèges ou 
lycées, où, graduellement, 
dîms les six, sept ou hait 
classes, selon l'âge des élè- 
ves , on apprend les princi- 






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ta' limé sanevi, sivôm ta'Umé Imz balater ez 6n, ve sevcûéôn baz ta'limatéhherfeti 
o sarCati hœst. — 5 ta^limé ebtedati ber tchè môchtemel est? — 6 10" limé 
ebtedaïi ke der in zeman djernCé atfal mdltezem be tahhsilè on end o med- 
djarn ia'ni be douné khardjé valedéin, der mektebha {debestanhà) dadè mi- 
cheoed, môchtemel est ber garant {khanden) o ketabet (nevechten) o djôzvi ez 
moqaddematé hheçab; der her dehi o der her mahhallèi chehr aqallcen tek 

debestan baîed bached. — 7 ta'lim ez deredjèi dôoôm ia'ni sanevi tchist? 

8 ta'Umé sanevi dadé micheved der medrecehati kè ber checA ta hœft ta 
hœcht tabaqa môretteb end ve der éndja chaguerdan môtederredjœn ber 
hhasbé (Jihaçabê) senn sirf o nahheé zebané j'eransœ o levarikhé 



476 






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pes de la langue française, 
l'histoire, la géographie, les 
sciences naturelles , les ma- 
thématiques, la logique, la 
rhétorique, la philosophie, le 
grec , le latin et deux lan- 
gues étrangères modernes. 
Chaque grande ville en a 
un ou plusieurs. 
9 II reste donc encore quel- jwJ^' i^'jJ Xj<^ jj^^ jj Ll 
que chose à enseigner et à Ax^ KJi ci-._*w! 8cX_jL« ^ 






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apprendre ? 
10 Bien des choses. Vous au- 
tres, gens de l'Orient, vous 
ne vous imaginez pas toute 
la multiplicité et la variété 
d'instruction qu'on reçoit 
en France. Dans chaque 
branche des connaissances 
humaines, il y a des degrés. 
Après les notions prélimi- 
naires on entre dans les 
détails, et l'on se met au 
courant de toutes les in- 
ventions et découvertes ré- 
centes ; c'est l'enseignement 
supérieur. 



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<î?nem o djegrafia o moqaddematé 'elmé tah€at o riaziat o ""elmé mantiq o 
sokhanveri o felsefa o zebané ïounani o zebane latin (romai qadim) o dô 
zebané edjnebiïé djedidmi amouzendo der chehrhaïê bôzôrg tek medrecè ez in qesm 
belkè bichter hœst. — 9 aia baz tchizi diguer mande est kè te''allôm kou- 
nend? — 10 beça tchizhaié ziad. Chouma ahle' mechrœq-zemin hitch ieçavvàr 
nemikounid kè tcliè qadar ta'limaté m6te''addedèi mokktelefèi hœst kè der 
Ferança feramiguirend; der her cho'bè moLrefeté ensan deredjathœst ;ba'ad' 
ez tahhcilé moqaddemat o ma'rej'eté edjmali der her fenni ez fônoun be taf- 
silaté en miperdazend o ber djemî'é ekhiercCat o enkechafaté tazè ettela'é 
tcemam behem mireçanend ve inra ta''Limé balaïi minamend. 



4T7 



11 



12 



Quels sont les Établisse- 
ments de l'enseignement su- 
périeur ? 

n y a le Collège de France 
àParis,des Facultés de Thé- 
ologie, de Philosophie et 
des Lettres; il y a l'École 
de droit, l'École de méde- 
cine et de Pharmacie,l'Ecole 
des Beaux Arts, l'École des 
mines ; il y a surtout l'École 
normale où l'on forme des 
professeurs, et aussi des Éco- 
les normales pour les insti- 
tuteurs primaires et des Éco- 
les où l'on forme des institu- 
trices. Outre cela, plusieurs 
Écoles militaires, des Écoles 
pour les aveugles et pour 
les sourds-muets, etc. etc. 
En dehors de ces Écoles il 
y a des Écoles profession- 
nelles. 

Est-ce que tous Iqg États de 
l'Europe ont de pareils Éta- 
blissements ? 



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Il medrecekaïé ta' limé arfa' kâdam est? — 12 ez djomlèi ônha ïek ist 
kè mowçoum be medrecei Feransœ est ve dn der Paris est ve clw^ubé me- 
drecè der 'elmé ilahi ve hhekmet {/elsefé) ve adab ve medrecei feqh o 
medrecei ''elmé tabb o medrecei deva sazi o medrecei sanaVe zareje o medrecei 
meà'den-chenaci ve alel-khocous medrecei ^omde bedjeheté ta'limé qava'edé 
id'lim ve medrecehciié bedjeheté terbiïeté vioderreciné debestanha o hemtchenin 
zoenhaïi kè mikhnhevd be terbiïeté dokhterha beperdazend. Ve "alavè ber on 
tchend medrecei nezami o mektebha beraïé ta'limé nabinalan o atj'alé îal o 
ker, ve gkaïrè ve qhcCirè ve medrecehdiê hhn-feti 'alàhhade end. — 13 aÏQ 
djemi''é douelé Ourouji hemin qcsm medares darendi 



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14 La plupart en ont, et ceux JLtS xJCoLpî 5 (AJ.b (^y^^ 14 
qui n'en ont pas sont oon- sJl^ 
sidérés comme arriérés. 
Aussi il y a, sous ce rapport, 
une louable émulation entre 
toutes les puissances ; les 
uns empruntent aux autres 
ce qui leur paraît utile. 

15 Est-ce le gouvernement qui 
pourvoit aux frais de l'en- 
seignement public? 

16 Oui, et pour que vous puis- 
siez juger de la multiplicité 
des Écoles en France, je 
vous dirai que le budget 
de l'Instruction publique se 
monte à plus de cent mil- 
lions de francs par an, quoi- 
que les traitements des mem- 
bres du corps enseignant 
soient très modestes- 

17 Est ce que les étrangers 
sont admis dans ces Ecoles? 






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18 Pour être admis dans quel- 
ques unes, un étranger doit 



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14 ekseri darend ve ànhaïike k'oeiiiter ez on darend 'aqab-inande chômorde 
michevend, lehaza der miané douelé Ferenguestan der in bab ïelc mônafeceio 
hetntchechmiïe sôtoudè hœst kè ez tek* diguer bezoudi her ''amelé môfidi 
eqtebas minôma'iend. — 15 aia dowlet mekharedjé medares midehed? — 16 
baie, o bedjeheté onkè derïaft fermaiid ke der Feransœ tcheqadar ez her 
djour mektebha o medrecéhaé dowleti hœst ''arz micheved kè khardjé vezareté 
''oloum sali ziad ez sad melion J'ereng ke ""abaret ez deh melion tâman 
micheved ba ônke mevadjebê abvabé djem'é on vezaret o md''allèinin kheïli 
môtedel est. — 17 aïa qoreba mazoun michevend ke der medarecé Feransœ 
dcers tevanend bekhanetîdf — 18 iler ba'azi ezné makhçouci ez dowlet 
lagem est. 



é79 



demander une autorisation 
spéciale du gouvernement. 

19 Toutes les Ecoles appartien- 
nent-elles au gouvernement? 

20 Presque toutes, mais il y a 
des Écoles tenues par des 
congrégations d'hommes et 
de femmes. Les édifices en 

^ sont bâtis et entretenus 
^^ et les professeurs payés au 
^Bmoyen des cotisations des 
^*" particuliers de la même re- 
ligion. 

21 II y a sans doute des exa- 
mens dans toutes ces Éco- 
les? 

22 Oui, dans toutes, et à la 
suite des examens on dé- 
livre des diplômes , des bre- 
vets et des grades univer- 
sitaires. 

23 Est-ce que ces diplômes , 
brevets et grades universi- 
taires donnent droit à un 
emploi dans l'Etat? 

24 Ils ne constituent aucun 



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19 aïo djernCe mektebha o medreceha inalé dowlei est? — 20 ieqribcen 
home onha malé dowlet end, veli mektebha ve medreceha hœst iè kechichha 
> rôhbanka, merd o zœn, der 6nha ta'lim mikounend, ve idjadè 'amaretha o 
evedjdjohé an ve vievadjebé mo'alle'min o saïr khardjha dide micheved tz 
oouli kè ez hem-mezheban djœin' micheved ve on hem be kôrourha mi reced. — 
l albette der djemié medreceha emtehhane' chaguerdan mi nômaïend (chaguer- 
emtehhan midehend). — 22 balè der djemté énha ve pes ez on menchour 

hhokme' faregh-ol-iahhcil o dercdjaté "eimiîè be onha dadè micheved. 

3 aïa ashhahé in menchourat o deredjat hhaqq be mansab der dowlet dch 
end? — 24 khéïr in qarari nedared, amma der 



480 



droit, mais certains emplois 
ne peuvent être donnés qu'à 
ceux qui ont obtenu ces 
grades. 

25 Les professeurs et les insti- 
tuteurs sont-ils payés régu- 
lièrement ? 

26 On ne se rappelle guère en 
France que les fonctionnai- 
res et les employés n'aient 
pas été payés régulièrement. 
A. la fin de chaque mois ou 
à la fin d'un trimestre, cha- 
cun touche son traitement. 
Un gouvernement qui ne 
paierait pas régulièrement 
les traitements de ses ser- 
viteurs serait décrié. 

27 C'est juste, celui qui se voue 
à l'étude doit être libre des 
préoccupations des besoins 
de la vie, car, comme dit le 
Cheïkh: (Je souci de ses en- 
fants, du- pain, du vêtement 
et de la nourriture vous ra- 



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ekseré divanha o vezarat mansab o choghli dade nemicheved virquer bc. ach 
khaci ke der medarecé dowleti emteàhan dadè menchouraté mezkourè hhace 
kerdè bachend. — 25 aïn mevadjebé mo'allemin o viôdœrrecin be qa'edè mi 
reced? — 26 balè , kecira ïad neminïed ke der Fernnsœ herguez mevadjebé 
sahlieb niansaban o nokerané dowlet aqab ôj'tadè bached; dowlet mevadjebi 
herkes m der akheré mah ïa der akheré se mah mireçaned , ve dowleti h 
meoadjebé nokerhoch ddrdst nemi reçaved hœdnam micfieved. — 27 Iihaqi 
hem est ke hemtchenin bached, keci ke chaçfhli be ou mofavvaz chôd m de 
tçemamœn ber 'elm nehad baïed ez endichèi me'ach faregh-ol-bal bached 
Cheikh khoub fermoude i,ghamé ferzend o nan o djamè o qout, baz arede 
HZ siir 



481 



mènent d'un voyage dans 
les régions célestes." 

28 Vous avez aussi en Perse 
des Etablissements d'ensei- 
gnement primaire , secon- 
daire et supérieur? 

29 En fait d'enseignement su- 
périeur, il y a des collèges 
attachés aux mosquée8,mais 
les sciences y sont ensei- 
gnées comme il y a cinq 
cents ans. On y ignore tous 
les progrès faits depuis ce 
temps. 

30 Les élèves passent-ils des 
examens dans ces collèges ? 

31 Non, il n'y a d'examens 
qu'à l'École polytechnique 
(Dar-ol-fonoun) ; les élèves 
qui s'y sont distingués re- 
çoivent des décorations, des 
pensions et des cadeaux, et 
l'on augmente le traitement 
de leurs professeurs. Sa Ma- 
jesté accorde à peu-près 
cent mille tomans (environ 



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»■ meUkoutf — 28 oto dcr Jra« debestanha o medreceha beraté ta'Umé 
neoi o balati daridi — 29 ta'Umé sanevi o balaîi dade micheved dermedrC' 
haïi iè be meçadjed o djeoame' môzaf end, veli ta'lim der en medreceha 
•min est iè pônsad sal qabl ez m boudé, tchenantchè ez enkecAaJat o tereq- 
Oaté in zeman toUiietœn bikhaber end. — 30 aia chaguerdané in medares 
itehhan mi dehendf — 31 khéîr, emtehhan /aqat der medrecèi Dar-6l- 
'BOttn est ve be chnguerdani kè tereqqy kerdè bachend djaïze o meva- 
«6 o khaVat dade mickeced o be mâ'allemine ônha der mevadjeb afzoudè 
eh*oed; ve der her sal A^ala-hazreté padchahi beraté in medrece ki der 
r-cl-khelafe Tehran est, taqribcen tek sad hazar tôman mcerhhamet 

31 



482 



un million de francs) pour .0 «A_g_c ^^ ^ Aa-jLo„La-« 
l'Ecole de Téhéran. L'héri- rry^ Hj-^ ».*^al.^J\ .'j> 
tier présomptif en a fondé Uî r'J^ 8i3^j Uj \a«.iA^ 



et doté une semblable à 
Tauris (Tebriz); l'éminent 
Prince Zell-6s-S61tan en a 
fondé une à Ispahan et se 
propose d'en fonder d'autres 
encore dans d'autres villes 
de son gouvernement qui 
forme, à peu-près, deux tiers 
de la Perse; il est le pre- 
mier à seconder les vues de 
son auguste père. 

32 J'ai remarqué que vous avez 
beaucoup d'affection pour 
ce prince ; on dirait que vous 
êtes attaché à sa personne. 

33 Non, quoique j'aie été élevé 
à la Cour du Souverain, je 
n'ai aucune attache officielle 
avec celle de ce prince, mais 
il n'est que juste que je 
rende, comme tout le monde, 
hommage à ses efforts in- 



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viifermaiend , ve velûé ""akd der Dar-es-Seltanèi Tebriz tchenin medrecè befu\ 
fermoudè mekharedjé ànra mibinend,ve Chehenchahzadèi a'azem Zell-6s-Sôltai 
niz der Esfahan tchenin medrece ber qai-a?- ferihoudè , ve chenidem kè ber khoi] 
mokhammer dachtè end kè der djemié che/irliaïe'- bôzàrrj hè der tahhté hhù\ 
koumeté ichan est kè qarib be dô sôlsé Iran micheved idjad fermaïend »• 
ichan œvuel keci hœstend kè der in matlabé a'ali hemhhalé pederé bôzdrgi 
varéchan end. — 32 chouinara beciar dowletkhahe' in Chahzadè mibinem j 
gouïa der rekabechan mansab darid. — 33 kheïr, bende eguer tche name 
perverdèi in dowlet^ chehenchahi em, der zaher zirê hhokoumeté in Chahen 
chahzadè nistem, veli charte ensaf on est kè ba djemié khalqé Iran h 
sômuvvé hemmet bezlé meça'iïéchan der pichrœfté 



48i 



cessants pour le progrès en 
Perse. 

34 Je crois que chez vous l'in- 
struction secondaire est très 
arriérée et le système de 
l'instruction primaire très 
vicieux. 

35 C'est vrai; d'abord, dans nos 
écoles primaires on tient 
l'enfant de sept ou huit ans 
assis à la persane, depuis le 
matin jusqu'au soir, pendant 
quatorze heures par jour ; il 
tremble devant l'instituteur 
comme l'agneau devant le 
loup; à la moindre faute, 
l'instituteur frappe l'enfant 
d'une baguette à la tête à 
y faire des bleus; souvent 
il lui met la falaqa aux 
pieds et lui applique sur la 
plante des pieds deux cents 
ou trois cents coups, au 
point que l'enfant en est 
malade et doit s'aliter. 

J6 Les instituteurs de cette es- 
pèce devraient être renfer- 



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*77y o terbiïelé aidé an memalek eqrar kounem. — 34 benazarem mireced 
è nezdé chouma ta limé sanevi iheïli aqab mande o tœrze ta^limé ebtedaïi 
(flUieteen ■ naqes o beed est. — 35 bœflbakhtanè tchenin est; œorelœn der 
bestanhaïé ma resm 6n est kè teflé hœft ïn hœcht sale der mekteb ez sobhh 
a, cham, ki tchœhardœh sa''at est, dd zanou mi nechined, ve ez akhônd 
ttlé berrè ez gârij mitersed ve akhéiid be selôkterin sahvi tchenan be terkè 
Techra mi reoazed kè keboud mickeved, ïa pahachra befelekè {falaqa) 
izachlè devist ïa siçad tchoub mizened kè gahi tffl besteri micheved. — 36 
I gout.è moderrc^anra laïed der dar-ôl-medjamn hhuls nômoud ; ues 



484 



mes dans une maison de fous. 
Les parents ne disent donc 
rien à cela? 

37 Les parents très ignorants 
croient que c'est ainsi qu'on 
doit instruire les enfants. 

38 L'on sait que l'enfant, natu- 
rellement, préfère le jeu à 
l'étude. Vous avez le pro- 
verbe: ))le petit Ahmed ne 
va pas tout seul à l'école , 
on l'y porte," mais les sé- 
vices, outre qu'il nuisent 
au corps, au lieu de dé- 
velopper l'intelligence, l'é- 
toufPent. 

39 Y a-t-il en France des pu- 
nitions corporelles pour les 
enfants ou pour les adul- 
tes? 

40 Jamais; ces punitions sont 
défendues , et un adulte ou 
un homme mûr qui rece- 
vrait des coups de bâton 
n'oserait plus, durant sa vie, 
se montrer dans la société. 

41 Alors comment punit-on les 



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40 



peder o maderé tejî hharf nemizenendi — 37 eteqadé merdômané nadat 
6n est he at/al be in towr terbiïet mi ïabend, — 38 ma'loum est ke atfa 
taljœn meilèchan be bazigueri bichter , ta beders IcTianden est, o zarb-ôl-mect; 
est ke »Ahhmedek be mekteb nemireoed, miberendech'''' veli in ijounè aziïetku 
''alave ber ônkè mowrecé kharabiîe' sehhhhat o beden èônièi o micheved manè' 
nômovvé tablé o sebebé ezmekhlalé zehn mibacAed. — 39 aïa der Fei-ansi 
naçaq ïa'ni tenbih o ''oqoubaté djesmani der atfal o djevanan resm est? - 
40 estaghfer allait; qadghan est; djevani ïa merdi ke kotek khordè bâche. 
ta hhaïat der anzaré vierdôm rôsva micheved. — 41 pes ''éqoubeté chaguei 
dané tembel 



485 



paresseux, les vauriens, les 
mutins? 

42 On prive les uns de sortie, 
on fait honte aux autres de 
leur conduite, et s'ils sont 
incorrigibles, on les ren- 
voie de l'école ou du col- 
lège. 

43 Un autre vice de l'instruc- 
tion primaire chez nous est 
qu'on fait apprendre par 
cœur aux enfants un livre 
dans une langue étrangère 
dont ils n'ont jamais entendu 
un mot ; on dit qu'on gagne 
ainsi une récompense au ciel. 

44 II me semble qu'on gagne- 
rait mieux cette récompense 
en comprenant le Coran et 
en se conformant à ses pré- 
ceptes. Du reste, la lecture 
de ce Code honoré est un 
devoir pour les Musulmans, 
et la connaissance de l'arabe 
est très utile, parce qu'elle 
exerce l'esprit; donc il faut 



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ta badzat îa serlcech tchist? — 42 gahi be ônha ezné teferrôdj o guerdech 
nemidehend , gahi ônhara ez reftaré mazmoumechan bekhedjalet miaverend ne her- 
gak eslahh-pczir nechâdend ônhara ez mekteb ta medrecè biroun mi kounend. — 
42 ''arz micheved kè ""àibé digucr kè der (n'Unie ebtedati nezdé ma mechhoud 
micAeved in est iè tejl bcûed ketabi ra der zebané edjnebi kè alj'azé 6n her- 
guez be gouché ou nekhordè ez ber biamouzed {hhefz kouned) tnigoutend kè 
beraté seoab est. — 44 be è'eteqadé hende néilé sevai be vacetei enqyad 
ht avamer o nevahiîé kè der an ketabé mokerrem mânderedj end môiesser 
'eheved; beraté môçoulmanan telaoeté mâshhafé chéri f ferizè est, ve diguer 
ekmé ^arabite berdié matchq icCni riazeté zehn khetU ba Jcûdè est, pes nasse 
'iih'''an ra baâed fehmid ne loatioari ber zeban djari kerd; 



486 



[J^e O'^ ^ 3i o'"^ •■ 



3 o:?-'" 
oy^ o^ f-^y r'^» i "^r^ 3 



comprendre le texte du Co- 
ran et ne pas le réciter 
comme un perroquet. «Lis, 
comprends et examine-le" et 
«ne torture pas, comme tant 
d'autres, la lettre du Coran." 
Fondez, si vous voulez m'é- 
couter, une École normale, 
car tout le monde ne nait 
pas avec le don d'enseigner. 

45 Notre système d'écriture est 
défectueux. Il faudrait in- 
venter une autre écriture. 

46 N'allez pas ajouter une nou- 
velle difficulté à toutes les 
autreS' L'orthographe des 
mots français et des mots .o nS i^^^ Uw ^^oUjç- 



Ja.5* 



L5- 



-cUjij 45 









46 



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o-^-'r^ 



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anglais est encore plus com- 
pliquée, à tel point que si l'é- (A-iib iCC-iiltAJ a^_À'_w. _;«- 
lève ne connaît pas très bien ^y^^ f*^^ j^^^ t^J^^^ 



la grammaire de ces deux 
langues, son orthographe ne 
sera pas correcte, quoiqu'il 
soit en état de les parler avec 
facilité. Ne changez donc 
pas votre écriture; cela ne 









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-; w_;-. 



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I, J^ljÙlX», 



^ 05 '^- ^^j- 

(C^ *_jUî- Ja5» j ^5^»^ Ja:> 



ubekhan o bedan hebin pich pes"' o ^damé tezvir mekoun tchoun digiir: " 
Q.ôr'anra;'''' eguer qowlé bendè ra gouch dehid ïck viedrecèi makhçouci br. 
mœchqé moderrecin idjad kerdè cheved, tchounkè ne Aœmekes Jetretœn gobe- 
liïeié méalUmi dared. — 45 natœmamiïé khatté via hem ïek ""aïbé bôzorguist , 
khoub boud eguer ïek khatté dtguer idjad c/idd. — 46 zenkar be echkcJ 
hhal net efzatid, emlaié fe.ransœ vo enguelici be merateb ez emlaïé J'n 
môchkelter est tchcnantchè chaguerdikè de?- sarf nahhvé in dô zebnn sert 
redite nedachtè bacifed emlaïech herguez sahhihh nemicheved, her tchend der 
hharf zeden sahv nekouned talq-<Sl-leçan baclied {be selacet hharf zened). 
Khatté farsi môtedavel ra taghïir mekounid, hitch fcCidi nemi bakhched velu 
khatté dcsti o khatté tchap, alel- '' 



487 



vous avancera en rien. Ecri- 
vez et imprimez lisiblement, 
surtout pour les enfants. 
Ayez la patience de mettre 
les points diacritiques sur 






liLi 



O^:; 



Jù* 



r^ 



CÎ.>->^-AM 






rr 



v_j'_ct jJ^Xj »LôLi' tAO^ .«> ^ 

vos lettres, et, partout où il liV-^uw xJL^ljt!! J^ ^.'À^ L 
peut y avoir des doutes, AjL qv^ XjP ^i*J^ K j»jJL«j 
mettez les voyelles. Chan- 
gez plutôt entièrement votre 
système d'enseignement; à 
côté de l'enseignement com- 
plet en persan, faites appren- 
dre aux élèves une langue 
européenne qui sera comme 
une clé du trésor du savoir, 
de préférence la langue 
française, pour laquelle vous 
avez une prédilection mar- 
quée. Pour réformer votre 
enseignement, il vous faut 
un bon Ministre de l'In- 
struction publique. Il n'est 
pas nécessaire qu'il soit un 
grand savant, un Aristote de 
son siècle, il suffit qu'il soit 
intelligent, qu'il entende son 

khoçous der ketahtchehaîé atfal pakize o khana bached, ve diguer, in qadar 
khowcele darid kè ber hhoroufé lehedjdji noqaté lazeinè ra o der mecazeé eeh- 
tebahpezir e^erab begâzarid. Âlel adjalè sehké tcClim kôllrietœn diguer goun 
bated kerd o chaguerdan baîed ba tahhsilé kamelé zebané farsi zebani ez ze- 
banhaié Ferenguestan tad bcguirend kè kelidé guendjé "ôloum o fônoun beraté 
ônha bached , ve Ichoun mette' makhçouci be zebané Feransœ darid in zebanra 
hamelœn lad beguirend, ve beraté eslahhé sebké ta'lim o tœdris teki veziré 
oloumé ba kefaïet mikhahed, ve hitch lazem nist kè allamei zemano Arastoîé 
tur bached; houchiar o karagah o be ehhatè o beri ez zonouné balel ve ber 
Sntchè der memaleké pich rœjté der in matlab djarist eUela" be hem reça- 
nidé bached ve be "arm o le hhnzm beraïé in kar kemer be beiided. 







488 



métier, qu'il soit sans pré- 
jugés, qu'il sache ce qui 
se fait dans les pays plus 
avancés et qu'il se mette 
résolument à l'œuvre. 

47 Soyez persuadé que l'amé- 
lioration du système d'in- 
struction en Perse est la 
constante préoccupation de 
Sa Majesté, des Chahzadehs 
et même de quelques chefs 
religieux, et que bientôt on 
verra la réalisation de ces 
excellentes idées. 

48 Espérons-le, espérons-le! 






-^LaôI dS iAaj!v\j ^>^.j 47 



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47 ïaqyn be dnnid kè eslahhé sehké ta Uni der Iran khaler nechiné 
A'alah/ia-reté Chehenchahi o Chahzadegané vala belke mcrkou-é khavateré 
Olamaïé ''elam mibached ve inchallah in ej'karé sôtoude ''anqarib sourel 
khdhed best. — 48 inchallah! inchallah! 



APPENDICE. 



TRADUCTION LITTÉRALE DE QUELQUES LOCUTIONS ET PROVERBES 
PERSANS QUI n'ont PAS ÉTÉ TRADUITS DANS LES DIALOGUES. 

Page 128 N°. 12 »Sijt\ yJ<Ai etc. s>au point que je n'ai pas entie de 
flairer une rose." 
129 » 24 ^ji^4-io etc. yje le considère comme un peu de laine." 

129 » 25 &I:>.(A2j etc. ^pasplus qu'un grain, qu'un atome." 

130 t> 34 *<3Î etc. ^V homme s'en déchire les boyaux; se pâme, 
s'évanouit de rire." 

131 » 42 Ci*.*-! / ii ijitxib^ -usa mâchoire est détraquée." 

131 » 52 -kij JJU etc. tse colle comme la poix." 

132 » 56 Q^;5 etc. Kon se sacrifierait pour un homme qui 
compi-end les choses." 

132 » 62 S^ hfA »a un cœur d'oiseau." 

133 » 71 t^v>Jij ^1 etc. i>prendé cet argent comptant, laisse 
là Va crédit;" y>un soufflet au comptant vaut mieux 
qu'une sucrerie promise." 

133 » 83 JlÀii etc. nun chacal des forêts du Mazenderan 
ne peut être pris que par un chien du Mazenderan." 

133 » 84 (^p «Jb etc. ce proverbe turc prononcé à la per- 
sane est très usité en Perse; il signifie, ^une telle 
marmite veut une telle betterave" («JLj est pour 

135 » 96 ^JiLi (ji>-o etc. »ne voit que le devant de son pied." 
135 K 97 cXJLuXj y I etc. tsi on lui dit que le lait caillé 
est blanc, il le croira." 



490 



Page 136 N°. 102 ^^^^.J^ etc. i>il est si malheureux qu'il se casse- 
rait les dents en mangeant du faloudè (paloudè) 
(sorte de marmelade de pommes) — ^ii^-i^t etc. 
y>sHl achetait de Vor, Vor se changerait en scories.'''' 

» 136 » 103 ».j etc. yic'est un agneau qui a deux mères) (à 
têtery — i^sHl ramasse une pierre elle devient 
de Vor.''' 

» 136 » 106 «o^^AiP 3O etc. y>on ne peut pas tenir deux pas- 
tèques dans une main.'' 

» 136 » 108 ^l^l\^à> etc. ^nl fait bouillir des idées creuses'''' 
des chimères. 

» 138 » 129 sJijX ié)vj etc. i>un tnort avec honneur vaut mieux 
que cent vivants dans la honte." — y>n''être pas 
vaut mieux que de salir le pan de son vête- 
ment (au fig.y 

y> 139 » 130 (jjA-ii '-^v^ 6^''- Q<Ax; ^j»^=> signifie à la fois 
nêtre écrasé, mis en morceaux'''' et r>être abaissé.''' 

» 140 » 145 .^^"i' jxi> e^c. (dicton arabe) i>le mieux en toute 
affaire, c'est le juste milieu." — ^^letc. y>ferme la 
bouche et ouvre les bras." 

•» 141 » 150 i^^S jJ? n-^ etc. y> tout ce qui est rond n'est pas noix." 

» 141 » Ibl y) ceux qui sont de la même race volent ensemble.'^ 

» 141 » 16S ^]yà> etc. ■» si tu ne veux pas recevoir un affront, 
fais comme le reste de la compagnie." 

y> 144 » 2 êL=^ cLo veut dire r> cerveau frais" par oppo- 
sition à ii5^-i> cUo y) cerveau sec" qui se dit 
d'un homme un peu -» cerveau dérangé." pL—^o 
se dit aussi du y>nez" iç^- 

» 157 » 5 L^àJoJ etc. -Dtu me combles de faveurs, ô toi dont 
la poussière de ta porte est une couronne pour 
ma tête." 

» 160 » 25 ^]^_:è^A/i etc. y>tu veux te rendre (cher) rare, 
ou mourir ou aller au loin." 

» 173 » 45 \^=> -^ .J etc. nn'importe qui tu regarderas, 
tous sont affligés du même mal." 



491 



Pag. 270 N°. 32 *-J^ ;l L etc. i>allongeait les pieds au delà de sa 
couverture'^ c.à. d. vivait au dessus de ses moyens. 
270 » 33qLo^' ^^ J^ etc. r>qui dépensait trente tomans 
pour un pantalon oiiaté.^^ 

i> 272 » 43 w<1jJ Jàj etc. yle regard du maître du cheval vaut 

mieux que les soins du palefrenier" (J-o s'emploie 

du îichevaV et guand on parle de son propre cheval 

on se sert par modestie du mot _jjIj ïabou (rosse). 

287 » 64 îjAjL* *'i^ etc. y>V espoir d'une table toute servie 

descendue du ciel." — O^^ ?^^ ^^^' *^^^ figues 

ï dans la bouche." 

P » 288 » 65 ^\j-. yww »aM bout de la langue." 

» 290 B 75|ji..A« y ji» etc. ^enlèvent la cervelle de sa tête." 

A 293 » 86 viiv^^ ^» 1) faire cesser la fatigue de quelqu'un" 
c'est: prendre congé et le débarrasser de sa présence, 

) 296 » 20 ^^*.:>-^^ ^^J^^t) expression arabe nVimmolationj re- 
gorgement de la victime est de rigueur." 

I 296 » 22 jM^^ Jai> etc. -xil a tiré (contre) sur lui-même 
le trait d'annulation." 

) 298 » 29 bU JJl* etc. yi comme un Mollah qui mange du lait 
caillé et l'avale en une bouchée." 

► 301 B 3 iji^ iîi^P ^^ faire bouillir la marmite." 

» 307 » 21 s^jvS^ ^ 3' f^c. Bj"'^^ ^^ mange pas cela" ne reçoive 
pas cela de nous. 

* 308 » 8 (4-^3 etc. y>de V amour à la patience il y a mille 
parasanges" mille lieues^ énorme distance. 

» 338 » 56 j>.5'olj ^JS y> trésor apporté par le vent" bonne 
aubaine. Parmi les nombreux trésors de Khosrow 
Perviz le Sassanide^il y avait celui qui provenait 
d'un vaisseau échoué dans le golfe Persique. 

» 341 » 66 ^'Â/o v«»b»< e<c. y)les hommes de goût (le) croquent 
comme du sucre." 

» 342 » 68.IJ0I .IXj' i> les vierges des pensées" c. à. d. des pen- 
sées j des productions d'esprit originales que per- 
sonne n'avait encore eues. 



492 



Page 352 N°. 35 ^^ ^i^ etc. »Ze cheval bai ne vaut pas moins que 
le gris, Vun vaut Vautre." 

i> 352 » 35 *L«! ôsJJomj^ etc. r>elle ne donnerait pas à manger 
jusqu''au coucher du soleil même au mouton de 
Vlmam Reza." 

» 356 » 52 Aïecha, on le sait, est le nom de Vune des 
femmes du Prophète Mahomet. Grammaticale- 
ment ce mot veut dire y>qui vit" mais il n'y a 
que les Chiites, les Persans dont Vanimosité 
contre elle est sans bornes qui aient pu, dans 
leur langage vulgaire, se servir de ce nom tomme 
d'un terme d'injure en lui donnant le sens de 
» Viveuse," comme si Von disait *.*oLîc aiïachè. 

» 361 » 71 kÀaJ^ signifie ripastille;" V emploi de ce 7not dans 
le sens de y>recherché de tous" a vieilli et est 
rarement employé. 

» 377 » 21 »SJ> etc. yque la Mecque le frappe aux reins." 

» 387 » 60 v';^ {jii'ioLi> «g-we sa maison tombe en ruine." 

» 387 » 66y>QU^ etc. -aV invité est Vâne du maître de la 
maison." 

» 390 » 1^."-^ i<-**-*^ ^i^- '>'>Jésus suit sa religion et 

Moïse la sienne." 

» 394 » 110 (AJ;'Ail^-^ o>-^ (jM-J -^jettent derrière le dos" 
négligent , dédaignent. 

» 395 » 115 t\xJL^3 J>L_j; 8>À.>w au lieu de dire d enlevez la 
nappe, desservez," on dit: r> augmentez, ajoutez" 
comme pour éviter une expression d'un mauvais 
augure — L^-^o , L3>«. .^i Enfants ! c'est ainsi 
qu'on appelle les domestiques. 

» 440 » 28 (^yj-J ^^-* 3^ etc. ^> Demandez-le à moi que les 
malheurs du temps ont flétri" cet hémistische 
est employé dans les mêmes circonstances que 
la phrase française. 
■ •» 466 » 7 »,A -A ^o^^3 etc. vie cou est plus mince qu'un 
cheveu" c. a. d. on pourrait facilement me cou- 



493 



per le cou. — j^JkXJ q»-^ Ici ^^»^ est employé 
dans le sens de ^revendication du prix du sang." 
et J;*:> khouni est celui qui a commis un crime 
emportant la peine capitale. 
Page 469 îs°. 21 iji,}^\^.i ^^^ etc. yïl amena tant sur sa destinée" 
— L ^M*s6 etc. nil lui coupa la respiration." 
» 471 » 21ic*}ô est j proprement y aujourd'hui., le chef de la 
police d'un quartier. En remployant ici avec le 
mot oLfcC^ ■»loi divine" on se sert d'une expres- 
sion familière dont un Mollah se formaliserait 
comme d'une expression peu respectueuse. De 
même, le populaire, en Perse, appelle un avocat 
plaidant devant un tribunal de la loi divine, 
OjJi' y^ kher-chœr' {pour kheré chœr') DVâne 
de la loi divine" expression de mépris. 
482 « 32 pour dire têtre attaché à la cour d'un prince" ' 
on dit en persan têtre à son étrier," 



ERRATA DES DIALOGUES. 



p- 


21 


1. 


17 pauvres 1. pauvre. 


p. 48 


1. 


7 ^>^ 1. ^)f. 


y 


26 


1} 


8 on peut des adjec- 


)) 48 


» 


26 jL. 1. ^^L 








tifs composer lisez: 


» 51 


» 


22 premiere-lisez pre- 








ou peut composer 






mière. 








des adjectifs. 


» 52 


» 


8 iAj,L>.^ 1. (Aj.La-^. 


» 


27 


» 


4 »^i 1. jS^. 


T. 57 


» 


17 être 1. être. 


» 


27 


» 


15 obèze 1. obèse. 


» 65 


» 


11 bien aimée 1. bien- 


» 


33 


» 


11 métier 1. métier. 






aimée. 


» 


34 


» 


12 délicieuse 1. déli- 


» 65 


» 


12 Sa'di) 1. (Sa'di). 








cieuse. 


» 66 


)) 


30 on 1. ou. 


» 


34 


» 


17 au 1. ou. 


)^ 80 


» 


23 dans expression 1, 


» 


35 


» 


17 jXJUvilLsl. JC^Ij>i:i].J 






dans cette expres- 


» 


36 


» 


14 kenitnè 1. keminè. 






sion. 


» 


36 


ï 


26 Europien 1. Euro- 


» 85 


« 


28 Zephir 1. Zéphir. 








péen. 


» 93 


» 


5r.^-i-r;^-. 


» 


39 


» 


5 précède 1. précède. 


), 95 


» 


8 brau 1. beau. 


s 


39 


)) 


25 et 28 pîJ^^j lisez 


»103 


» 


24 i^^c^'ol. ^♦-^XavoU. 








(jys'iAXj. 


.104 


» 


22 rôkhent 1. rôkhout. 


» 


44 


» 


2 i-ijJ 1- ^3>j' 


»105 


» 


12 et 13 aboui, akhoin 


» 


44 


» 


2 êtres 1. êtres. 






lisez abevi, akhevi. 


» 


44 


y> 


6 éviter 1. éviter. 


«110 


» 


16 keeune 1. keenne. 


» 


44 


» 


8 précédé 1. précédé. 


»110 


» 


4 dkJAs l KklCM. 


» 


44 


» 


22 repondrait 1. ré- 
pondrait. 


)>111 


» 


19 ^^|X*-i l.4~i-A lisez 


» 


44 


» 


24 clas 1. classe. 


))111 


» 


20 tnehma ïemken 1. 


» 


48 


» 


4 dovômet\. dôvôm et. 






mehnla emken. 



4^6 



p. 119 1. 28 de cérémonie-lisez: 
de nuit. 

> 18 OJCL^. 1. wVVJ^y*. 

) 10 bordonnement 1. 
bourdonnement et 



>>r3 ^- )y^y 



» 21 ^.IJOCi 1. 



Œ^ 



IJOu 



» 129 num. 21 • 1. ^1. 

» 131 » 52 lA-ji^^w -.•>■-» lisez 



> 132 » 59 qahrist].qahrouek. 
» 136 » 102 ajC^y 1. iJC«o j<. 
*137 »110 t;ecîm 1. necim. 
» 137 » 1 18 u^c>'u* 1. Jo^Lmo. 
»143 » 19 Ju 1. JU. 
» 143 j 20 î,bL3 1. ,bL). 
1» 143 « 29 oViiLi 1. J^v^^y. 
» 146 » 19 Youz 1. vous. 
.147 » 30 J 1. jL 
» 148 K 35'^-%:.^^ 1. i^vLï?.. 
» 152 » 51 (j^i^uLx 1. -^g^gJ^. 
♦ 155 * 64 akhoiii 1. akhevi. 
«155 » 65^^'uL^1.^jUj>-\S>. 
» 156 » 70 ^a^ 1. hergah. 
» 157 » 4 L^.>y> 1. \^:^z>. 
y> 158 . 12 ^\ 1. jkX«I 
» 165 » 23 ,yo 1. (.yo. 
» 1G6 » 25 o-OC^Ij 1. ci^^V 

> 27 'w«J!^ 1. L^l^. 

.> 28J^I^U/1. ^4, 

» 29 diplimatie 1. diplo- 
matie. 
174 .» 45 ijiJJ^Lbl Jwc lisez 



166 
166 

167 



p. 175 n . 

»177 B 
))178 » 
»181 » 



B 184 » 

»187 B 

«191 » 

«191 « 

»193 » 

»205 » 

b209 » 

))211 » 

»211 » 

»212 » 

b216 y> 

«218 » 

»219 » 

))220 » 

»223 » 

7) 223 « 

»228 » 

» 231 » 



51 (iVjij 1. \i)oOiJ. 
58 c>>-î-^ly«l. vi>^V*. 
58 JcoJ 1. JOul. 
1 1 au lieu de ^>^kj<2a^ il 



faut dire ^^aao jj^a' 
' emrouz sobhh. 

38 Jou 1. JOu. 

62 ç/a^'JSi l' tj, ^'^ ■'**tw. 

76 (3L*MAxt 1. jl-***^^* 

76^ 1. ^. 

81 bien,. être 1. bien- 
être. 

12 !<c\aw 1. 8Aiï>. 

32 O3J0 1. .>v>j^. 

40 qui le fait-lisez: 
qui fait. 

47 ^y^ 1. j.i3y^. 

15 Xfr^ !• jW^)'* 
28J,Î^(^1.^I^^. 
36 O^àm 1. wÀiÏM. 
35 j^^b 1. Lc^.'^. 
47 _peceré 1. pserè. 
49 JjUc 1. ^3Joo fôn- 

dôqui. 
79 .:>w^ 1. 



43 ^L 1 



V 



88 i^yy^ ^ .'. *''~>-J !• 



» 240 » 50 vi>o^^A<^'*6e<^' lisez 
vi>ol^ gharaheté. 
8 kecaleti 1- keçaleti. 
35 assurément 1. assu- 
rément. 
47 (j^^ 1. (3jiÀo. 
33, 34 yOjy 1. ^^v'ô^. 



»242 » 

« 245 » 

«247 T) 

»252 » 



496 



p254 


n° 


. 50 viA^b 1. vi>xLj. 


))229 


lisez 329 (chiffre de la 


))267 


» 


15 Jù jt lAiLyo lisez 






page). 






(AJi'iAiLyO. 


))335 


o 

n 


. 54 bLyc 1. loLofl. 


))268 
))269 
))270 


» 


23 oLsi^ 1. oL^ui^, 
30 f*..wJ^ 1. xlxLx/) jfM^, 
32 waÂJjj 1. oJLsu, 


))345 

»348 
»359 


» 
» 


72 J;yy> 1. \àyi>. 

67 môhhassenat lisez 


»272 


» 


4 cristeaux-lis. cris- 






mâhhsenat. 






taux. 


)>372 


» 


50 SLXf 1. «oy'. 


y> 273 et 
))293 y> 


suiv. reliure 1. reliure. 
84 O^L^. 1. JvLs^ 


)>377 


» 


23 J.xi^ ^ 1. ^i 


))S04 


» 


12 ^4.3- 1. y5Ui. 


î380 


» 


35 môsarvi 1. môgavi. 


)>305 


)) 


16 C'est que j'ai 1. ce 
que j'ai. 


))387 


)) 


66 après «bassin" a- 
joutez «et les ca- 


))814 


» 


16 trentaine 1. tren- 






ves." 






taine. 


»395 


)) 


115 au lieu de «Firouz 


)>319 


)) 


17 L^J 1. L^Ujt. 






Beg" lisez xEh, 


))319 
))320 


y> 
» 


19 ^^>J> 1. a-.*-to. 
5 x*^! _5 1. *.^PÎ^. 


«403 


» 


enfants !" 
45^Uxi>t 1. ^U^!. 


))326 


» 


26 lX-j.I — *«^ — < lisez 


))409 


)) 


11 fleuré 1. flairé. 



VOCABULAIRE 



FRANCAIS-PERSAK 



ABKEVIÀTIOiiS. 



a. actif — adj. adjectif — ane. ancien — ado. adverbe — conj. conjonction — 
uph. euphémisme — fm. familier — f. féminin — Jîg. au figuré — /. Impéra- 
if — interj. interjection — m. masculin — n. neutre — prt. participe — pi, plu- 
tel — poét. poétique — pop. populaire — pr. pronom — prp. préposition — 
'iCan i/uelqti'un — qa''''ch. quelque chose — s. substantif — v. verbe. 

= indique la répétition du mot. || sépare les sir/nijications tout à fait 
lifférenles — le point-virgule ; sépare les synonymes ou les équivalents. 

Nota. On ne donne la transcription en lettres françaises des mots persans que 
ans les cas où il est nécessaire de bien fixer la prononciation de ces derniers. 



A. 

L s. m. v^l — Il a o.*L> j' 

(avoir ^jo jl). Il y a c>w>m^. 
L prp. «^, x_j, y, ^j3, Lj 

...^; ...y.. 
iba s. m. Le. 
ibaissement s. m. Jju j| (js'y^-, 

(khart), \:i^3j ^^^ (zebomii). 

ibaisBer n. a. q^j^î r^v)!r^ 

Abaisser fig. ^x^ j^ yy>. 
.bandon 5. m. «i)_j || jU^I || 

ri^j" Il <3^ à' 
bandonné j?r^. ^^^ || _• 



AL> 



er^ è- 



Abandonner n. a. ^^JC^i'Js^ 'j , 

Abasourdir v.a. qOJ^o^^j^ ^ S. 
Abâtardir v. a. ry^r^ -aJC.a>.uJ 

Abatis s m. y>M ^ y^"^ .5 ^ 
tr^ o^r^ 5 II vop- 
r» (3^l 3 il (^^*^;^ 

; Abattement 9. m. ^i.L> ^^5; ^^Jmjm 
{sôstî'}:, ^_5^AAx'l3. 
Abattre ». a. qx5>'«Aj' y {j «ç-i 

«' = 0^'^' ?3^llo^^'- 

32 



498 



Abattu, ue prt. Jb> 3 ; iAax'Ij. 
Abbaye s. f. qU»^ A'^- 
Abbé s.m.^yXi (^adr{}„^Ji.jJ:S . 
ABC s.in. fj^^f^ ^37^5 ^ ^-^'5 
j^.^ JcfJ; -1' = ;^ J-rifjl 

Abcès s. m. (j*^; J^"^- 
Abdication s. w. cj^-ÂlaLw (ilj' 

Abdiquer t?. n. [> c^^-ÀlaLw vi)^' 

Abdomen s. w. <-i^j?ji (""^J^ô' 
Abécédaire s. m. L oiJ' x^oLxJ'. 
Abeille s. f. Jw**** j^^i;. 
Aberration mentale s. f. SiXs>^ 

Abhorrer v. n. ^^yXJù^ô Ojài. 
Abîme 5. m. v^j^î ^-^S* 
Abîmer v. a. ry^j^ Or*' Il ^^ 



O' 



y.-s' = 



dans, 



>>*• 



-j^ o'^ Il o^^ t'-^- 

Ab intestat adv. c>^xaû^ oî*^- 
Ab irato adv, L^iac (qazbœn). 
Abject, te adj. if^i, ^à^- 
Abjuration s. f. Abjurer v. a. 

oV Ji^U ^t^i j ^^> d)y. 
Ablation 5. /: ;' ^^^Aiix v:>j|jt 

Ablution s. f. ,},.m*^ (ghosl); 

yta^ (vâzou)] c>-w^'. 
Abnégation s. f. ^^f- Jj ; ^y 

aux Abois adv. ^^j^.Lfwo; 

Abolir V. a, q^j-S^ Li^_5j.-« ; 



O' 



y ér^' 



Abolition s. f. ^ç^^s O'^j^r^"'*^ 

j,yls Lj. 
Abominable adj. f^\ j^v^' 

Abondamment at^t;. (j'^i'ri- 
Abondance s.f. o.J^; ^y^; li'i';' 

Il siXm «.Is'j' v_jS Xii^ tj ujL^ 
Abondant, te ac^y. j>j*5 q'j';'' 
Abonder v. n. q<^ o'-î'-T^ ~ 

dans le sens de qu"un ^L* j 

Abonné s. m. x-i^S; j^5j-X./ii>-> 

s'Abonner à...v. qO'j wtlaliv. Jo 
Abord s. w., LaJ, d'='^j! les = i 

j??._^)l>; L^.^y ^6 prime = 

tout d' = yo' ijjf ,0. 
Abordable adj. Voy. Accessible 
Aborder v. a, ql\-<! ^^-j «i, || -« 

o^^y^ Il <f/ r'^' ^5,^ Il 

^ji*o«- (djesten). 
Aboutir à... t?. n.... »j q'-^*' ;^ 

Il ...io ^^v>^ J-^a;:*. 
Aborigènes s. w. pi. (J>*o\ i^sAh 

Aboyer v. n. ^lA-^-j'iJ (I. (^"^,) 

Abrégé s. m. «LaûJCs»'; jL-^j'; 

JUj>! jor^. .Aûx^is? en = "^4^. 

Abréger v. a. »Ljj.^; qOjÎ' .U2X:>' 

Abreuver v. a. ujÎ (oLj^-x-.^.j) 
Qt>ît> = d'amertume ^^_j5^J-J' 



O 



,iAAJL/iX:>-. 



499 



Ibreuvoir s. m. »iJu*; jj^-j'. 
Lbréviation s. f. ^^ .Lai.>l. 
Lbri s. m. ^^ ; 3^ ; L:?Ou. 
Lbricot s. m. ^_jb^; = pêche 
i^.y^ iW^ (dâreguè). 
Lbriter v. a. qv>Iv3 q-*1-^ s' = 



Abstème adj. -^^ sS 



tsljL> 



,<3^ 8 



"^: 



L^^ 



r" 



s'Abstenir v. qO, 



.^1 Q<Ax^i^ 






Vii^AwO 



QtXii Ls^Xfl {môldja châden). 
Lbrogation s. f. Abroger v. a. 

Lbrotone s. m. (««rAatkï. 

Lbrupt, te adj. »^K J;. 

X Abrupto adv. ïC^'lXj (beda- 

hetœn) iy^* Jj ; i^ji^ (foivri). 
Lbruti adj. et _p^^. wXà ujp»- 

{khœref.) 

.brutir ». a. Q'«r;^> J»*^ 5 '^-^T^ 

bsence s.f. c:^^!-*^ ; c>^-«>;^; j»"^* 
vi>j^ les = 8 s. /".j)?. oJàc. 
Absenter r. ^ers. q^A^ VSî'-^ 
bsinthe s. f. ^^-iJJu^jl. 
bsolu, ue adj. vJ»Jlb.<; |^.«X>; 
l^blj^' J^ Çale-l-etlaq). 
beolûment okit?. ^_vbLi3l5i Jo:, 
"i; U.^a> (hhokmœtij la 
bôdd). 
bsolution g.f. qL^U^ J^:>; »ia>. 

r^5 1^ 



ïêorber r. a. .-P- 



U^» s' = qOuï ^^*X*m^. 
l)8orption s. /". j.-i-J; f-^^j 

oadre v. a. ^^S^^s■•^ jî'^** 

ib. 
J80U8 j9rf. nô^^kxA iina'fôvv). 



Abstinence s. f. ^^yfS>-i (per- 
hizgari). 

Abstraction faite de... J _LJv_Jj*a. 

Abstrait, te adj. <^;l^ ; ^_cyjw. 

Abstrus, se adj. / ûJjw (môgh' 
laq). 

Abus 5. m. ^^ctX-Juj; o'^-^s^'^-^i 
JLi?; i^»j SOL); (ziadè refn)\ 
y^Ji-*p> (hheif) = de confiance 
(Jlx^Dj Lj i^^j^ \:i^JLfp> les 

Abuser t?. n. 5^^, »<->->3 — *^~^'; 

qJ^ s' = t?. V. se tromper. 
Acacia s. m. LaSû'. 
Académicien s.m. j_5Ua£l :î ^Xj 

Qti-XJU-ixJb ^yt~:f6\. 
Académie s. f. ^lA-U-iob ^^j*^' 

Acariâtre ad/. / iL> ^ femme 

Accablé, éejjri.ioUil ^^^/ j^ ;Jm . 

Accabler t?. a. ^y^S »-Jlc (qalebè 

kerden). 
Accalmie s. f. •} kX^uj Li> J.i 

Accaparement s. m. .LXx^t. 
Accapareur s. m. S^*^\ .b.Lô'. 
Accaparer v. a. qJ^^s ^W-*'» 



500 



Accéléré, ée prt. et adj. j^.,**> , 

l\JI> V. Pas s. m. 
Accélérer v. a. n'^^js) \ii,^^fM .t> 

= le pas qJcs. »!. J)'l\Jj>. 

^'^jr^ Il ^-«^ 
(lehdje); yi'; vi>^iL:>. 

Accentuation s. f. ,^-_a_^IA^3 
Accentué, ée prt. et adj. o*^^c 
Accentuer v. a. ^ iu>î^ oU^ 



Accent s. m. ^ç*^*^ ri 






lÂy 






-5 :; 



l<^î 



o' 



e^:J^' 



Acceptation s. f. \^. 
Acceptable adj. ^i^oS J^. 
Accepter v. a. ,-j'->t^ ôy:^ = avec 

empressement ^c>^ J^i o'^^ 
Acception s. f. ^*K ^^âjw = des 

personnes ^joLJ^I olcLo. 
Accès s. m. o^jjï ; 4>~=>'^ ; ^'J 

avoir = auprès de .. ^^.^*^5'^JiXAJ 

^yLàik> si. = de fièvre *-J%-J 

(wowJè). 
Accessible atZ;'. (j^yLwv^. 
Accessit s. w. ^_5^_\JL<lAto. »UJb' 

AccesBoire adj. (_5«->b;; ljLa^lx 
(vii^Aw^AJ ^5^./to iw^si!) ^3^ |,J)"^ Il 
— les = 8 oU^j ; i-V.'î;' 

Accident s. m. »>>j^ pi. [i^*^ ; 
\^5jLc ^^. (jiSj'yt II (j^l^ par 

Accidenté, ée ai;. w^-a-c^Jj ;L» L 
Il vie=ée i^^^ij jLs Li j,'i'iAJ;. 



Accidentel, le a(Z/.J.Ujl || ^c^ 
Accidentellement ùdv. LïL_ft_ 

(ettefaqœn). 
Acclamation s. f. vi>xU> ^U 

par == 'ijJuili. 
Acclamer v. a. .^JjsT ^Uj^I 

QiA-oà^ L^(^Mrra7i);QLXi^ 
Acclimater v. a. ^j]^ 3 uj^ 

Accolade îj. s. /. q^j^ Jj^j x' 
Accoler îj. a. 

Accommodant adj. ^^^ J^ 

Accommoder tJ.a. QJ»J'^^.li^L 
s' = de . .L ^i>Lw .(3. 



r- 






Accompagner v. a. vi>*jL.^i., 
Accompli, ie ^J»*^. stX-oLw. ^l^J 
Accomplir v. a. q^X^U sAg^ 

s' = ^^J^ ^ys^; Q«Axt^. 
Accomplissement s. m, '~> 

(edjra) lij (ve/iœ) ; UjJ (ï'/a). 
Accord s. m. ^^L-j; ^^LâJ't; o'^ly 

^>*w»JU55; Il ii^Lcw; (ç>^t d'= 
vi>«./*.l Jl,*w./3 (môcellem est). 
Accordé prt. «Ju; Luc || fX'**.* 



Accorder v. a. ^a^a^s» 



O 



L.- 



|;^bJ,y||LLc;^^o/^ 
'^y l;j'-- Il oV' r-^-^ Il 

O^^ (Jjliw II ^0/ ^La^. 



501 



ccouchée s. f. ^svA-ol: x-^o ^^•.. 
ccouchement s. m. q\ ^^vXoI: 
1. x^o; \.^:>'Kjta^(vaz^è hhaml). 
ccoucher v. a. ^'^^ 15^*^'^ î 
^AxjLj^^ = V. n. QvXoK. 
ccoucheur5.»n.^^(J^lï -.*-y»i5 
= euse s. f. aJbLs (qabelé). 
Accouder v. pers. ^y^^ *^r^*' 
ccoupler v. a. c>à:>- ci*-â->- 
^jf s' = qlV-Ù vi:^â:>. 
ccourir v. n. qlXxI q'j»^ o'î"^» 

ccoutrement s.w. ^~*-ij-à U"'^* 
ccouluraé, éeprt. et arf/. ui^; 

ccoutumer à... v. a. iM^b o^t 

ccrédité, ée prt. iJCslj .Lylcf || 
créditer v. a. ,.,o'v^ 



^^ 



Bcrocher v. a. ^^-JL^.^Î || *_j-j 
= à... qu"un ^^^**^ ^y^-ih 

croire v. «. faire = à qu"uii 
[lXjK.Ij s'en faire= <->.X»o^> 

croissement s. tn.v3lj-> ;';^_pwjljst. 
croître c. a. Q>^^ià' (I. (^'j^') 

Lccroupir v. pers. qO; jG'l-fcÀ:^ 
tchombatœ zeden). 



: 



cueil .s. w. ^UÂj. 



Accueillir v.a, ^Jc_jÀj (I. jAj). 
Acculer v. a. qv^.j! ^ç^ajuo, 

Accumuler v. a. ^■•♦^ »^! s^' 

Accusation s. f. »**aftj J^-=>; 

v;>^4>gj (tohmet). 
Accusatif s. m. (yS^^ Oya ,■>) 

i»,*jcij (nasb). 
Accusé, ée prt. j> g a/q ; Jw^^uo 

Accuser v a. ^ »,.r> ^-k^aiiAj 
qJl5'; ^.^JLS^*^piX/o =les formes 

Acéré, eé atZ;. i*j. 

Acerbe adj \zi^\ (zômàkht) ^:>i; 

(zeft) fig. ^ j ^jS, j*. 
Acétique adj. ^/Sm. 
Achalandé, ée adj, Qiprt.}\\i »S 

Achalander f . a. ^«^4^ •y jKL 
Acharné, ée adj. v:>s.^\*« ^ jxj*. 
Acharnement .9. w. Oj'Ac CAA;i. 
s'Acharner v. qJ 
Achat s. m. «Ajy>; ^Lùo'. 
Acheminer p. a. ^J».^» *-^'5; 



(^jy' eV-L> ci'jsi-. 



Acheter v. a. ^jOuyi- (I. jà>) 
qO^ gl^v^' = u'^ Coran x>tX> 

Acheteur, euse .v. (^-_jiL.^iw<î; 



502 



Achèvement s. m. |,U-»' ; x*:o. 
Achever v. a. qiAxjLw. *Uj1j || 

Acide ac?/. (j« j" = s. m. iioto^^:>. 
Acidulé, ée adj. [Ju^ u^-jj- 
Acier s. m. Sijs, '^^.' 
Acoquiner v. a. q^;^ ^^^ (delé 

kerden) s' = QuX-à aJo. 
Acolyte s. w. ^jLj; 5-iJj o«^v 
A- compte s. w. xlL^ijtS' .^JLr 

Aconit s. m. (jî^-aj (ar. sJUL3-). 
Acoustique adj. ^ liA*aj \JelxXA 

Acquéreur s. m. é"^^ j^^JCci».*. 
Acquérir u. a. q^^j-^ d-à-*^^' 5 

Acquis, se ^r#. «lX-w ;},-u«a:^\j; 

Acquisition 5. f. iAj.i> j| Juua^'. 
Acquiescer v. w. ^^ob .v> j^'; 

Acquit s. m. J^ao^I (j^a^s || par 
manière d' = «j.-i' ^-^sm^ 
(sersereki) = à caution n.S^Sj 



J^ 



Acquitter v. a. qJJ'^^.l) i^\o^ 
{demy,^^^^i t^_^^ u^ Il 
Il qO^J' <Axa«. ^^l<aji>\ s' = de... 

Acre s. w. *«aj^:>-. 

Acre «(?/. vo.i=Uj {zomôkht). 

Acreté .9. /-. ^,^Xi:Uj; ^^j. 



Acrimonie s. f. ^^ <-> 15-^^^ 
Acrimonieux, euse adj. ^xJlj". 
Acrobate s. m. vUAJo {hendhaz 
Acrostiche s. m. a^y> (môvaci 

chahh). 
Acte s. m. ,i^; J*+£ pi. JL*-, 

Il x-;fvjjlj (J-Afl-s) »^j J do] 
= Oj-X»^^ o>~^" prendre = 



O' 



y vii*-o. 



Acteur s. m. J^li; JwcLxi || «AXii 
^Ax-i; ; j^3^? (baziguer). 

Actif, ve a(Z/. -J»!-^:» (karbâ 
d'airs- ^ c>>-*^ ; ,c^'*^ "^eï"^ 

Actif 5. m. UpJlb V. Passif s. « 
Action s. f. j^ ; J^.«x ; sjyT 

Il L5y^ Il o'-^5 '^^^^ ^y 

j».^ pi. Jj^\ Il V'-^ Il ^^ 

iutïj {vaq'a). 
Activité s. f. o»J.l-**«; {^yij^- 
Actrice s. f. «uXla^* (^ ;) (môqa 

ledè) j^jLj (qj); *^v*-**'' 
Actualité s. f. «^Jls» i3^>5. 
Actuel,le acZ;.^"^L>;iXL>; J>yL5' 
Adage s. m. JJlLI Vr^* 
Adapter v. a. ry^^ v^-v*^ s' = 

^^i^j ...,y>'j5; ...iu (^lXx! si;^jw<l 
Addition s. /". JoLto' || y-,»-7> | 

Il *jL> 8^ .0 _ -5> i^^L-w II 

Additionnel, le ad)'. s^X^ii ijLijI 
Additionner î>. a. r\^^=> 5-*^ 
Adepte s. w. «Â-ç+L'^Z. «À^xs^j 



503 



J.i-i; i-.V_5.-*« (»Mor«i) ; ^_jL_i. 
Adhérer v.n. \jijS^ ^ «Js-^jam^ 

O^^ Il O^^ ^V^' 
Adhérent, te adj. bJu; vJLo^, 

Adhésion s./l /i*o^L> j| J^i; Us.. 
Adieu s.jn. c.\o^-j ^L> IJc> =! 

Adjacent, te ad/. iJ^^ax; tf)^pJ. 

Adjectif s. m. U^Uj i^yo .<3) 
xi^Âo (sefet). 

Adjoindre v. a. ^j^ vjLjcl/i 
s* = à qu"un .^'a'jw^o ut**-^ 
s' = qu"nn dV-j— ic K y^-*^ 

Adjudication s. f. Adjuger v. a. 



«A-il j^^jX^isX fjt^.^S. 



,■» o¥ o^' 



Adjugé !^r^.^yUi^ ^^ JL» La;' 
Adjurer v. a. Pj-c2j 3 (»--*-a-J 
Admettre r. a. iy^^=* ^^-*-^ || 



o^'^> 



^0b^ya> O^' 



o 



Administrateur s.m. »JUi5' «i b'; 
I -Owo (moudir) \\ *i'b>; J,»j. 
Administ ration s. f. 9.b' ; o^-^U*» 

bonne' = ^i>.jw».Ly» ._*»«->■. 
Administré prt. et s. m vi>v^ 

{^jl^ w*^vX« ^o) ]i «Ai; 5^bl 



v::>, 



s»ô^jl\j V. Onction, les = es 



Administrer v. a. y^S «.bî || .0 

QL>b tfcAJ.*.»^ ; = nne répri- 
mande ou correction à qn"un 

Admirable o^/. ^tj*Aj. 
Admirateur s.tn. q|^'Jo; «.' Ax; 

Admiration s./", ^^--ywv:^'; J,|^i>4jo 
faire 1' = de tous ^ Lo e^^ 

Admiré, éeprt. ^^y*s:s^«*x, — 5 JUL 
Admirer v. a. ^^j-^ q-^-»*»^, 

Admis prt. *JCsIj Jy>0 ; :0:;b .b ; 

iJCsu Jji>^^ ^o'. 
Admission v. /". J*3-J ^31 1| J»*5. 
Adolescence ». /". v->L-i. 
Adolescent adj. et s. Qtk>;y«o. 
Adonis s. m. \^=x^^j>- w-*_j; 

Adonné à... prt. <..^]yij v,.àX;ow 
= à la boisson .^^l ^b. 

s'Adonner à... ,..ùS o^u?'.-*. 

Adopter v. a. yy>S iLë. 

Adoptif, ve adj. père =^u\-.wj 
tkX.^ v>-*j > fils = j^cX_J: -Ào 

Adoption s. f. ^VjS ; oLs^î. 
Adorable a<i;. (JiJuwj J^^j^. 
Adorateur ».m. ^JJJi>M.j- ^^jiXi,ic 
Adoration s. f. ooUc; o^^^u», 
^_pj:--jj iperesUch). 



504 



Adoré, ée adj. et prt. o^xx^. 
Adorer v. a. q\^>JCw.j (Lc>*jw_j) 

Adoucir v.a. ^y>S'J^)L9 || sjuà^ 

Adoucissant,e a(Z;.(jN.U(mo?mw) 
Adoucissement s. m. 

Adossé à... prt. ...xj boJ' o>.-^.. 
s'Adosser à... 17. ...Ki QjLÎ'ci^Ji.j. 
Adresse s. f. ^^i^ôji'^ *^;^^ Il 

Il ^^. L5jy ^/^ J O^ r-' Il 
Il v'-Lji» 3 jr?;-«-J' •> oLLj; 

Adresser v. a. ^^y^^ <3LâJl || iû'^j 
Q*3_y s' = à qu"un ^^^'^a 

Adroit, te «(?/. c>>»w^ »j_a_=5-; 

ic><-w>^j' (terdest). 
Adulateur s.m. Voyez: Flatteur. 
Adulé, ée prt. Voyez : Flatté. 
Adulte adj, et s. «JL; \.JiKa. 
Adultération s. f. (des monnaies) 

Adultère s. m. \jy 

Adultère adj. et s. j,t; femme= 

Adultérin, ine adj. Lhi' AJj (ve- 

led-ôz-zena). 
Adverbe s. m. q'l^ ii q^) 



Oj-o. 



Adverbialement adv. ^ o^ .o) 

^^) i3'i->-' i}-^' 

Adverse adj. partie = *.Aa>. 
Adversaire s. m. *Aai>; *.*aLi^ 



a 



>4>AW>^. 



,..Lw) y (i,VjL\ 



Adversité s./", ^b; ^i>>.A}o(we^Je^). 
Aéré, éo adj. \y>]^ ((C^^)- 
Aérien, nue adj. ^^^ \\ ^U-***! 

Il ^j^' 
Aérolithe s. m. 

Aéronaute s. m. .-^Jij ^u-^- 
Aérostat s. m. Q^-ti (Jbaloun). 
Affabilité s. f. ^^,i:^yi>. 
Affable adj. ^^...x_ii io«— w^i; 
j.^:>; ^ . njj^ikhœndè rou). 
Affaibli, ie adj. sA^ ^A*>to. 
Affaiblir t?. a. rj^^J' v.jLot/i3 ; ;5 

Affaire s. f. J^', yn^ pi. ..^/oi, ^Jotii 
vi:A.:ï=Uji.2/o jp?. ^Ljli.^, les = 8 
J.cLik/0 ; oX«Gw; j»L^ homme 
d' = s yi'wxx ; i3*:^^5 ; J<^J^ 
que d' = s ! pljtoj' ^^ avoir 
= à qu"un ^^^li ^cj'i" — w 

Affairé, ée adj. et ^r^. J^^^.^ 

sAxi «^Li (.l^AwO j. 

Affaissement s. m. ^^sJ^lxil; 
s'Affaisser v. pers. ^obSl qa^; ; 

qOjJ p'A^jLj JjLo II ^yC^^^^j. 
Affamé, ée ac^J. et prt. xJLm/ 

(gdrâsnè)z=: de tt^Lb. 

Affamer t? a. qX^^o âJSjô) aL 
Affectation s. /". (^Aâj xjLxj. 
Affecter e;. a. ^^J^J-^ Jil.X^ || 

O^ ^i> ^ Il o->/ j4^-* = 

à io qJ'^' ij'OX^. 

Affection s.f. ojU; ob^; c>^■^-=^ 



506 



Il (ji3y-< , = chronique j:^y^ 
^j/i (marazè mézmen). 
Affectionné, ée aclj. .'AXa^^O. 
Affectueux, euse adj. qWjP- 
Afférent, te à... adj. ...w vjUjtX». 
Affermer v. a. qO)^ «jL_>' || 

Affermir v. a. ^^ôS^Ji:^ (môhh- 

kem). 
Affermissement s. m. ^bC^u»,î, 

Js^^xisj (techiid). 
Afficher v. a. .L,jw\-j t. Js^Lcl 

Affiler V. a. q^j^ j^'. 
s'Affilier v. pers. J '^""'1 eVJLw .o 

Affinage 5. w. Affiner f. 



s. m. 



a. 



^/y^'s' = 



Affinité s. f. viiA^MoLs^ {nxôdja 

necet). 
Affirmation s. f. .Ïy5 
Affirmer v. a. .^o 

^-jt>j3' o^ >^j^5 oLoI 
Affliction s. f. rij— =* (hhôzn) 

iuac (ghossœ) ci*-*-**^^ (mécl- 

bet) pi. ^^oLiax (meçaïb). 
Affliger r. a. .mA^ «ukoc vi^xb; 

^^ô/^S^ Il ^y bU^. 
Affluence s. f. ^i'jtjS ; oJi'. 
Affluent s. m. g^ ^-jL^Og. 

S-*-^-'-^ ^L^^jJ *-^L^^,-^ 

(ménçabb) o^^^. 
Affluer !?. ït. (jvXeî sj^l «>*j'« 
Affolé, ée ûki;. j^-^ o^"*^jv' 



Affranchi, ie prt. adj. et s. &x*«. ; 

{reste) U"^) »A^ i3M; A^X*-^; 
iJi^^ Il Oj>\ ^^3 ^ÀcL^s 
s Jwii »o'o (ji-o ;t jji;.iLv^ (post). 
Affranchir z;.a.QLXAJLPj; qv^J'oM 
ll^yOb c:_^;3 O^ 8' = 
de... (resien) rf^^ (I- tj^ ^■^s)5 



Affranchissement s. m. ;î 









Il o^^^; ^ 

Affres s. /. p?. = de la mort 

Affreux, euse ad/. «ilLii^ (howl- 

nak). 
Affriander v. a. q^^^jS 8r4J. 
Affront s. w». |^X/ij> Jj; ^1^*^.; 

vi'utftj' 5 vi>JL^ recevoir un = 

Affût s. m. v-jjia ^'iAaÏ être à 
l'=de... qAxjLj ; iMi3^ w\Aflyù«. 

Agaçant, e adj. aAJ.jî ^li" ^ w. 

Agacer v. a. Q^ji' v'-» i3 = 
les dents {kônd) vXJLi I. ^t^iJ 

Agaceries 5. f. pi. «.«-iU^ (A;€- 

richmè , guerechmè). 
Agapes s. f. pi. ^ Q'y>î c^^l-yi» 

Agate s. /". vi,L4-«Jbw (sâleïmani). 
Âge s. «». ^y^ (senn) || ^^,^5; j*ac 

en bas = JLOj^ (khordsal). 
Agé, ée qmax (mâcenn) trè8 = 

3.5,.,^^ d'un certain='j.. 



^^y 



=j^cr 



506 



Agent s. m. J^^ ; X^Ji^, ; j^Lyi 
Il [513= de police ^_^oL*JC=>l. 
Agence s.f.^^jS^ U .Xd^ «bicwo. 
s'Agenouiller v. ^iXoî _^'jj. 
Agglomération s. f. s^'; (^'r"* 
Aggraver v. a. ^y>•)^^ cxXi; o 

s' = QiA-w jJcXj. 
Agile adj. é^l:>- ^ vi^A-A-Js»-. 
Agilité s. f. g;:^s%:^. 
Agio 5. m. Sy^^^Mi{sarfé pout). 
Agiotage s. m. y (cb-^ vi>*àÂ'9. 

Agioteur s. m. ^^.J^a {sarfi). 
Agir V. n. ^^o^ ^^J^^, ^o/ J.^ 
Il n'->4' r^"'---» Il s'agit de... 



v^;a»«m) 



a 



jt 






P *-ÎT 



^..JlIm 



Agitateur s. m. jxJol (ji^yi. 
Agitation s. f. J»<y^ \\ ^^aR-wÎ. 
Agité, ée prt. et a<^*. si^j *.aj ; 

Agiter v. a. Q^b c^»-iy>- 1| [•-4-J 
^^j>.A_â_^î; ^^lAwoK,^ Il Qv>j 
(I.»_yi!)||Qob ^^\Ju(tekan da- 
den) s'=QiAj.yi ; q*A-^ iO;À.i;î. 

Agneau s. m. «j (berre). 

Agneler t). «. Qt-X-oK sj. 

Agonie s. /. {naz') e^ c;A.iL>. 

Agonisant, te adj. »AJ^-yo. 

Agrafe e. f. ^^^âJLs q(jÏ (qazan 
qâlfi) (pour qazan qofli). 

Agrandir «?. a. ^^^T^^ T^^^>>i^ ' 
^^ob vi>ou«5 (t;(5s'a^ daden). 

Agrandissement isjumjj (téwciè). 

Agréable adj. (ji^-i> (Moc^); 



Agréé s. m. \4-C:^ .l> jJ-i^^dj. 
Agréé, ée prt. «uX-ii iV>i. 
Agréer v. a. q'^j^» i3»r-^ï || 

.'•lXjlXJLmo. 
Agrément s. m. Jàs> (hhazz), 

oÂJ (lezzet) Il ci*^;. 
Agrès s. w. jj?. ^>^ ^_5L^UK 
Agressif, ve a(Z/. s^AJ^-w ^ t^l^> 

Il (*V?^ ;'-^ Ki:^tM^ [Ju^., 
Agression s. f. »*,^^{h6djoum). 
Agrestfe adj. ^^^j^- 
Agricole adj. (i>sj:l.ij oiijuOo. 
Agriculteur s. m. -^a.jj; c .tj; 
j^jUii' {kechaverz) ; c .Lio. 
Agriculture 5. /". o*-c'. 3 ; o*.5>^. 
Agronome s. w. (jA.LLii o*.c',:. 
Aguerri, ie^r^. et a^/.jsJuo .1^ || 

Aguerrir î;. a. qO^ oJ>(c ii)JL^ 

Aguets s. m. p?. rjtr*^ {kemin) 
être aux = Voyez : Guetter. 

Ah! interj. »!; oLg-^5>. 

Ahuri, e ac?;. stX^ ^^Lj v^^jw^; 
HiJj' *y ^y^y^ (gâm kerde). 

Aide s. m. «AÀÂ^a lék*/; ^^y*«-< 
(mo'in) q»|1jw; cj^aa-lX*^; .«ib 
= de camp q'Oj.>I, venir en 
= à qu"un Q'Vf ^cjLj = s. f. 
i!i5^5' (kômek^) ; oojLjw ; cX\.< ; 

Aider «;. a. q<->X t:5Ui'; o^wiAS" 

Aïeul s. w. l\> (pi. (.>tLX:>-!) Ui* 



507 



Aïeux s. in. pi. o^Lw'; QUrLi; 

Aïeule 5. f. 3A> (djeddè). 
Aigle s. m. ^-j'Jic , i^i^ » J> (qara 
qoiich) = s. f. v-JJLc ^y-*^ 

Aiglon s. m. v^Lac ^jS. 

Aigre a^/. LArJ {tàrch) || (^1) 

Aigre-doux, ce adj. i^^^^.*^ 

{meïkhoch). 
Aigrefin s. m. J>;i> (d4zd). 
Aigri, ie prt. «lAii J^^j*. 
Aigrir r. n. ^^f>^ (Jijj ^ f. a. 



'"V^ L^" s' = Q«^-i^ (J^*- 



Aigrette s. f. «&> (djeqqè) 

(titè). 
Aigrexvr s.f.^y II L5«^g^ Il 

Aigu, ûe a<^j. i-o || ob> (hhadd). 

Aigue-marine s. /".ji e'iuLw O-*;. 

Aiguière s. f. ou^j' = et cu- 
vette «-J-AJÎ ^y^^-^ {leguen- 
aftabe). 

Aiguille s. /". q\»^ = de montre, 
pendule etc. &jyLc, k^X-j—ILc 
Caqrabè; ^aqrabek') de fil en 

Aiguillettes s./", p/. Jco ,V.>»if^3 

(allenu Achselbànde). 
Aiguillon s. m. J'^o .b^; ^^a*» 
llu^- 

Aiguiser v. a. ^J^^ i-o. 
Ail s. m. jjuM (arabe |^) pi. 
les aulx. 



Aile s. f. Sf \\ tsj^ Il ^^ = 
droite sJL*^ (m«m«nè)== gau- 
che «y*^ {tneîcerê). 

Ailé, ée adj. X> JL; «Jûjj. 

Ailleurs okit?. jOo i_c't> d' = 

Aimable adj. ^^fjj^ ,^.. .•v^g::^ • 
^— ^\Jo c'est bien = à vous 

Aimants.»». L ^^(ah€7^t■ouba). 
Aimant, te adj. v_,>w*c^vL>. 
Aimé, ée j>r<. «..j^isit «^j^a^. 
Aimer r. a. ^yLlJJ^ (I. sj^) ; 

t^j^^ O'^ OjJt-iwo il l'aime 
beaucoup -N^j^-J^Lj^^ Ljl =é 
mieux q*^'o .aX4«5»>; «\a>J 

Aîné o^;. ar. Js-i^t , -*i'l. 
Aînesse, droit d' = . --i q -^ 

Ainsi arfc. (j«*j |j qU:^ ; i^j^i:?-. 

Air s. m. |^ dans les = g _»: 
qLm«î grand =si>.*-io- ; «^^ 
au grand = ^5^, ';^«a3^o 
prendre 1'=:qOjJ' (^»y> |^ || 
^2l^v>|^^>=de famille u>^^>L^ 

sans en avoir l' = \5uT q^Aj 

Aire s. /". 8liiJLy> || t^lic xi"^. 

-Aise s. f. viiJ^^ ; J,L«I être à 
son == qO^ »»>ywT ^ vi^oL L 
en prendre à son = J- g , vf 
^^jA^ÂlXit à votre =: I aJL^Vc ^ 



606 



mettre qu"un à son = v»aIL-^ 

Aisance s. f. ii:.J^^; c^^cLLiXAixt il 
J^^i bt jl (^A*s ^ lieux d' 

Aisé, ée ac^'. J^.**; ^^L*,! || «Oj^t 

Il ouio II vi:/^L3AA«.! u-A.^'Lo, 
Aisselle s. f. Jâj (haghaï). 
Ajonc 5. m. ^ (we?). 
Ajournement s. m. jj^^Lj. 
Ajourner v. a. ^ o'^J^ rt^-^'j 
^^y:i»ttXJ' Xj^ c;aÏjj s' = (^Lj 

Ajouter v. a. ^^'^.S .\sLtol. 
Ajuster v. a. Q'-y^ «AJj. jl.j || 

Alambic s. m. oi^5. 
Alarabiquéjée adj.{fiff.)^JKx.:^^. 
Alarme s. f. o^i» ; o».'!^. 
Alarmé, ée adj. etprf. sO; lJ^-^. 
Alarmer t?. a. ^^.iLi-liAiî ^y^- 



O 



,oiJ> 



LK-^/- 



Album 5. m. (éL>-:> (djong) || 

Albumine s. m. b.A a^' Axâ^w. 
Alchimie s. f. Lm^J'. 
Alchimiste s. m. ^L/i^^o (mach- 

chaq). 
Alcool s. m. v_3r^ T^?-?"' ^'^' 

{alkoT) (pour ^.kï^jGI). 
Alcôve s. /". ^^~iuCi>.A^L^ Il sLkj|jj>. 
Aléatoire adj. ^J^-^ ^ o-^.; 

UiXi Ji3 ((ieZ &e deria). 
Alentours s.m.pl. ^]y»'(hhavaU). 



Alerte adj. ^è^ils»- ; lj yXjl^. 
Alerte s. f. [j^^J>] Oj3-. 
Alezan, ne adj. et s. m. lXJ J' 

(kârrend). 
Algarades, f. ;aa^; «l\i^, ('ar- 

bedè) ; Ix^; |^J {da'va). 
Algèbre s. f. sJb'Jil' ^ r^^-5'. 
Alibi s.w. ,^L> .J) i^AaSi^ .yC2> 

(•s O'Oj.iojLLs- Ay^Li- XJ)Xip. 

Aliénable a(?/. .J^.a^ i^oî 

Aliénation s. f. ,.Jaj>»,; L ,.,ob 
=mentale J^ix>t; JJic Js'^Ui»! 

Aliéné pri5., .5.et adj.iJ:s>^Ji L »^b 
iJt^.J ; ^y*^' i}''^ Il sA-Xi. 

Aliénera, a. AU .•X>»j L ,.,ob 
s' = qu"un ^^^S q.*A> Î JCw^o. 

Alignement ,9. m, v^àaa; Ja*^. 

Aligner v. a. ^^Joo i^. y ii:/v^.o 

Aliment j?. wi. 'lAc {qaza) (pi. 
wiAc' (aqzïe), (A^^j; '^K^^s* 
(khorak') -Ixla; Oji (qout). 

Alimentation s. /". «oÀij". 

Alimenter v. a. q^^j»^ Oji j. 

Alinéa s.m. Xj>> sJis; Xjl) Jxw. 

Alité, ée prt. ^yC*o (besteri). 

Allée s. f. qIsU^ Il (i)uu ^j'^b. 

Allées et venues .9. f.pl. (XiiiA/«î 

Alléger v. a. ^c>S ^S .U \\ , 
Allécher v. a. ^jiiu^j x^jtb (^^o 



509 



Allégorie s. f. i^.yi (towriiè). 
Allègre adj. qUoLù, -b^^t^U, 

Allégresse s. f. J,U3U; ; c>.:?VgJ 

(behdjet). 
Alléguer v. a. ^)>^o l_j wL^-j 

Aller s. w. ,v^; = ^t retour 



QwVwj', (par politesse) \JuyiiJ 

o¥ ^%> Il <^^- O^X^ 
(avec respect) qiA^ Uj v_iy^ |j 

o^j^ J^ Il o^-^^ >^^U^ Il 

Ij qOJ" .l^la montre ne va pas 

cr^^ U^^-rW j' (/) = chez 
qu"un ^^ ^,^^' (ji^ = à 
qu"un ^^A^1 jj-j^^ || ^.-«JLj 
C^e^v» s'en=^;^;^^J^, 
je m'en vais *^^-(0 U^^^y > 
J iSi. je m'en vais voir ^^1 
i»juço j»3-^va Yous allez bien? 
vii»^' *rd^^ '-♦-**' i3V^' Cela ne 
me va pas o^yi- ^^^ ^x ^L^ 

O^Ai ^ya^ ^ ^1 J.|| 



Alliage S: 7)i. oUià ^tiX* 



Alliance s. f. lX^; qU-o j| «Aiic 



(j«5yC ^ i^'j Jl^Xii 



,bo. 



Allié, ée prt. tXP'uùCx puissan- 
ces = ées «sJ^LjiX* JjJ. 

Allier v. a. l'un à l'autre ^•*=>- 
qJl-^ s' = à qu"un L_j A^ 



Alligator 5.m. ^',-oO ^^JU tiVjkjJ. 
Allocation s. /". »jj1^; («y^r*» 
Allocution s. /". ^LJjlj» ; \jel3l 

(nâtq). 
Allonger v.a. ^lA^/ii'; ry^j^ \K'^- 
Allongé, ée adj. et prt. sAjuJàS'; 

Jj'ifcL»; J^Im (motavval). 
Allumé, ée adj. et prt. ^j-^j 

sJUi »0-S' Il &Ai>5 j5 jj. 
Allumer t?. a. ^J^^f\ O'^/o^^J 
Il c/^V'y s'=^^vXà Jotx^. 
Allumette s. f. c>o— ki' (kebrit). 
Allure s.f. h^j^^ {chive) \Jo{tœrz). 
Allusion s. f. s.Liiî ; ^jUi' || = 

transparente ^.^Ji.^lxA x^nX^H^ 

Alluvion s. /. ^JiS\j>- dS ^^^\ 

Aloi s. m. .Le de bon = s-^ 

(serè) -, .Lnjc ^iiM*.A 
Alouette s. /". v^'js (qazalaq) ; 

Alors a(Zt'. aLxJl; vi^oij qÎj>^; 

Alphabet s. m. ^c■^^ ^ir^' 
Altercation s. f. J'A>; 8j>Li-o. 
Altéré, ée adj. = de soif xÀXia 

= de sang ,'^^^0^ 
Altérerî?.a.Q^ji *J-ci.j ^o 

Altor ego s. m. *UL« *j!5. 
Alternative s. f. ^T L» ^f L. 
Alterner v. n. q(A/»î c>oy»J. 
Alternativement adv. tc^. j-^ 



O^/^l 



510 



Altesse s. f. ^J>^ v^'^^ l! vl?-^' 

Altîer, re adj. ja5JC^. 

Altitude s. f. {^\ i^Liëi pL-àJ\t 

L^o ^ y. 
Amabilité s. f. j^.j^_^uij..:> , 

^sL^K^jà> (khochkholqy). 
Amadou s. m. jlS (qôv). 
Amadouer v. a. q'^^^ OîJUj'. 
Amalgame s. m. «^il/s. 
Amande s. f. Job. 
Amant, te s. m. ^yiiJM .../ A-iiLc 

= s. /". \iSyiijW. 
Amaranthe s./l (fleur)^j«5y> _Lj 

Il (couleur) JS léU^; ^.aw. 
Amarrer v. a. ..y^J v_jULu, 
Amas s. m. »^'. 
Amasser v. a. q>3j5' ^k-«>^ s' = 

qlX-w ^-♦^' 
Amateur s.m. .Uv Xww!^i>; .IlXjjS», 

(^_yt,ccv« ,... ^yuJL-Is les = s... 

...(^LJLb = de... ;lj / ^/iix. 
Amaurose s. f. »Luw v_jÎ. 
Amazone s. f. .1^ '^jV-*^ n) Il 

Ambassade s. f. {^y^ cj.Iàw. 
Ambassadeur s. m. .a*-^ -^à*» ; 

j-^l (eltchi). 
Ambiant, te adj. Ja-^ (mâhhit). 
Ambigu, lie adj. iuXxi^. 
Ambitieux, se ac^j. et s. m. f. 

Ambition s. f. sl^» LPp». 
Ambitionner y. a. v^S? (_^JLb 

o"^->^ Il o^'^ -?^ y -j^- 

Amble s. /". a.c_j (^ioiirgha). 



Ambre s. m. -».xc = jaune bj^li^. 
Ambroisie s. f. *»j. oLLX.^- .o) 

^\s>i\ juJJ (^(J^ (cy.il. 
Ambulance s. f. v-jUaw'^ 8lxx*w<3 

l;£50L>- JJJS> ^^l 

Ambulant, te adj.^J^ n^S c'est 
un dictionnaire = {^y.^_/«L5 ^1 

Ame s. Z'. qL>; ,j^ài (nœfs) ; p^. 

-^5.1 = en peine «-jiÂjw ^Lj- 
ne le dites à âme qui vive 

Amélioration s. /". — bLo!. 
Améliorer v. a. u'->j-^ «.^aoÎ s' 

Amende s. f. x«-j .:=» ; o'yi^' (de 
l'allem. par le russe: Strafe). 
Amendement s. m. (^^j> ;t^**J 

iuyj (tàwbè kerden). 
Amener t?. a. QO^^i (L ^^T et .(). 
Aménager v. a. \jL^» v_jLx-a«I 

^^/ L^ L>. 
Amer, ère adj. ,^Jj (talkh) 
Amertume s. 



Amender t?. a. ^y^S 



Ameuter v. a. 






o^y. 



Ami, ie s. et adj. vi>x-A«»L>; .L; 
v.A~/uJi. ; .tiA.A.AvjO puissances 
amies *_jLs^_X_x (jj^ (douelé 
môtehhahhè) en = ^_cj. :l 



Amiable adj. àl': 



= l^> cSî; j 



511 



Amical, o adj. aJbuwji^. 
Amidon s. m. aJù^Liô. 
Amitié s.f. ^jw.^; c^.^-^ mes 
:=s à un tel L^L-p^ ^*m S^ 

Ammoniac, que adj. sel = .o'uiio 
en Amont, "biLu; jLs (feraz). 

Ancêtres s. m. pi. i^1lX>', o^*'. 

Amnistie s. f. |»Lc _^. 

Amnistier r. a. q«->'o *Lc _^c. 

Amnistié, ée prt. et s. yâx. J^js? 
s<A^ «le 

Amoindrir v. a. qlX-aJL^I^s 
8'= Q^Xà gJUJé II .LacIj o'^J^ 

Amoindrissement s. m. (ji^. 
Amollir î?. a. qOj5'*^j -yo Jix; 

Amorce s. /". aûLàLç-; j^jLiiL;^. 
Amorcer v. a. r)'->'^ xX-iiL:^ Il 



Amortir ». a 



'j^j*^y c^^6?-^ 



^lAxJL^';^ = une dette L ^^j-»s> 

Amortissement s. m. imvî"^ (^W. 

Amour a. /". U»-;i^^; vi^-t-^ || 
/û-i^wc ^ wo mon = 1^ vi>J les 
= s s. f. t^\^\j \.JLi^= propre 
(jr^|^-> <->>-^ = de la patrie 

s'Amouracher de... t; 



Amoureux, euse ad/. oLiilc 
Amoureusement a(Zp. iùlJu;l£, 



Amphibie s. ?«. *-?' 



'>^> 



Amphibologie s. f. (•^^<^ sLxit. 
Amphigouri s. m. x»jUL5 *t5L5'. 
Amphithéâtre s. m. *aJ q>-^ 

Amphitryon 5. w. gSiS" v->oL«o ; 

Ample 0(i^'. jj,U ; jslj ; t^Lii'. 
Amplification s. f. JJax ji-r^. 
Amplifier îj. a. .ù ^-^S v_jULî 

Ampoule s. f. c>^*«^ xjbl. 
Ampoulé, ée adj. »uJXi (^^Ly) 

Amputation s. /". t^^v"~ viiob' 

Amputé, ée pr^. et s. j^'î^^-:^ 
(tchâlaq) »iAj.j U L> vii*.--0. 

Amputer t;. a. q^>JjJ Lj b viiA.*tO. 

Amulette 5. f. (s. w.) jy>. 

Amusement s. m. ry^j l>ï>-^ 
j,lp<À^3 les = S 3 w»— c^Lx 

Amuser t?. a. q>X^\ J^L^-oLj b' 

Amygdales s. f. pi. ^y^j>yJ 

(duel de »ô^) (lotvzeteïn). 
An s. m. JLw; 



Anachronisme s. m. ^.p y> \{f^ 



jlj'* 






■53 ; ul-=> j,Mé 
Anachorète 5. m. iL-àj-jT «A-^l: 

Analogie s. /". (j*-LS ; v;;,na**Lâ^. 
Analyse s. f. »jtyf'' {tedjziïè). 



512 



Anaphrodisiaque adj. «.—LL-ï 

Anarchie s. f. -,^^3> {herdje- 

merdj) ^_^4^ 3. 
Anarchiste s. m. ^^—.S> ^^ub. 
Anathème s. m. c>«JLxi; ^-ài; 

Anatomie s. f. («j'^Aj' ^J^. 
Anchois s. w. ^é^yi i^^ &^ 

Ancien, ne at?;. et 5. *jLXi; xÀJ-jp 
Il UùLw II lXaÂ/w (jio. Il les=s 

O^^J J o'^^-^'- a^^-^^^^ Il 

Ancienneté s.f. \:^,\^<JsJi(qedmet). 
Ancre s. f. JwJ (lenguer). 
Andouille s, f. \^^Xij^s^i v.^^. 

Androgyne s. f. ^JiKS>(khânsa). 

Anéantir v. a. ^^c>S Jj>^^. 

Anéantissement s, m. JiAjo! ; 

^j.tj^t||^lL>^. 

Ane s.m. j=>; ci^{âlaghy,i^J:^\^y^. 

Anecdote s. f. is-^oï; c>-jLX>. 

Anecdotique adj. ^ J^.4-AXis-^ 

Anémie s. f. q*,!>- oO. (reqqaté 

Jchoun). 
Anémone s. f. ^^Uxaj' ^JiJjiù/. 
Anerie s. f. u>Jj-=*; ci^L-»->. 
Anesse «./".«oU-i-lait d'=é^! -k^. 
Anesthétique at?/. (mL*s 157'*^^=* (3* 
Anguille s. f. j^L* y*-'». 
Ange s. m. ti)JU; aJCiiJ. 
Angélique ac?;. u>«.XAai> ij^JLo. 



Angine s. /". »LXj> {khounaq 
Angle s. m. i^_*}j || nJijS'. 
Anglomane s. m. f. j,yw. gJisLff 

Angoisse s. f. ^^Six^xl<:>. 
Angora 5. m. chat = ^U *.j J 
Anguleux, euse adj. .'o iUi^ 
Anier s. m. QUi"^!, Q'y>-3>. 
Animal s. w. qLas»; .>., 'A-.'> 

.'AiL>=r, le a(^*. i^t^xs*. 
Animadversion s. f. ^Jv>- 
Animations, f. j^i>5 j'j; (5-*^* 
Animé, ée adj. et ^r^. .lAiL; 

llr/'îi^"=^^-j'->^- 

Animer v. a. q->'^ K rX=>- \\ ^y 

Anis s. VI. *jLj\',. 

Annales s. f. pi. <>nj.'_j.j; ^\J)L| 

Annaliste s. m. .L^i-i «—jLïj 

Anneau s. w. \aJLs» ; *jLi». 
Anonyme s. et adj. j«-w"b! Jv^ 
Année s. f: Juv; &àa« nouvell 

= 35 ^y 3 J^.V^ cette = JLaw^ 

r = passée J'ua« .Lj, 
Annexe s. /; aôL/to! || X4.a4^. 
Annexer ?;. a. rpr^ l^isÀx. 
Annihiler v. a. rf>^ ■.'<-\c'. 
Anniversaire s, m. -fiuiïlj .Kju 

Annexion s. f. wl/tot; ,ïl^J. ; 
Annonce s. f. q^c^ {e'elan). \ 
Annoncer v. a. ^^J^c> y;â>\, *^ 

oy )-^^ 5 II o^r^' o^' Il 



Oio 



tLnnonciation s. f. 3' o, 

^.f" cyi=^- iHrt> ^j*ia>. 
Vjinuaire s. m. xxUJ'ww. 
Lnnuel, le adj. &iL«X> || xJLm^. 
annulation s. f. Jliij', ^^*>'lj. 
annulé, ée adj. J^Ij, ^y**JL«. 
annuler t*. a. q^^ J'-^' s' = 

Lnobli, iejjr^.QlIaJLw ;' iJ^^j*^! 



Lnoblir v. a. — ^^-s^J l^ ^'^ri 
0^S Y. Ennoblir. 
Inodin, ne adj. s^jLfÀ:>- ; *j^. 
anomalie s. /". 3 (j*L^ v_5^5l3* 

Lnon s. m. c*^l (pulaq). 
inormaljle a<f/. »Ac5 ^ t-j^' 
V.nse s. /". &XmO II ?j-kXx*o. 
antagonisme s. m. c;^._>iX_j[^ ; 

ntagoniste s. m. (»j^a^; yrJow. 

Jitan adv. JIa-.Lj. 

ntécédent a<(/. et s. m. obLw 

les = s JUc' 3 (^JLm obt^.jM. 

nte-Christ s. w. JL>o (dedj- 

djal). 

ntédiluvien, ne adj. ;' \j!'-ii^ 

-kX^ JÏI3 ^y Oj*a5> ^^Lî^. 

ntérienr, re flrf/. , iJL*;^J^JXi^, 

nthologie s. f. \èJ^ (djàng)-, 

nthropologie s. f. cl*Jl 

Qthropophage a<f;. et s. m^^a 



Anti- .(Xto (oUi^^^caju .c>). 

Antichambre s. f. ^ ji^^^LLI. 
Anticipation s. /: t_5vAÂJ iji^-*-J 

par = ^^jl «J^* 
Anticiper©, w. =8ur (^5iXàj (j«ukj 



LT-i^ 3 



a>/ 



Antidote s. m. ^y^j (^^r"' 
Antimoine s. m. y^ J>^« 
Antipathie s. f. AU (teneffàr). 
Antipodes s. m. pi. les = ^JJ^ Lm 

Antiquaire s. m. ^^vU-i *Xjuo'. 

Antique a<?;. *JtAï = s. f. «X-yo' 

Cabinet des =: s .LSt qj— s^ 

Antiquité s. f. vi^^ *AJJ; J_-jt 

= s «.«JcX)» .IS'!. 
Antithèse s. f. oIaJo; lôLiix. 
Antre s. m. .Le ; «.Lix. 
Anxiété s. /l ,J5uyio. 
Anus 8. m. JutiU; q»awJ. 
Aoriste s. m. p jLfS^ qL«. 
Aorte s./". jLH (oor^t); uXt^'t**^' f'*" 
Août 5. m. ,_^fà lîU- *jôi^ bU. 
Apaisement 5. m. ^^-*Xj>««J. 
Apaiser r. a. ry>^^^ cji'i^-**-' > 

Apanage s. m. J^-o (tàïoul). 
Aparté s. m. Xif .u> »— i' ^J<.^ 






.>toL>- Lj 



o^ j^ 



lO- 



Apathie s. f. ^a>>*ji«; o^L^.. 
Apathique adj. c>'-»*m*; JLs»- J5. 
33 



514 



Apercevoir v. n. qlX_jO s' = 

Aperçu, ue prt. «Jy-ii »t\jO »li^Li 

Apéritif, ve adj. et s. Ja--.**-»-/» 

(mdèseV). 
Apetisser V. Kapetisser. 
Aphorisme s. m. .o j^y d*^ 

Aphrodisiaque s. et ad;', o^-îi 

Aphthe ^L> .0 u*;^. 
Apiculture J..***^ .mJ; vi^^Ajjj. 
Apitoyer t;. a. (y>j^\ *-s>-Jii^ s' 
=z= sur qu"un. ...j Q^^y e5ih' 
Aplanir v. a. qJl^s ^s-L«m^ || 

Aplatir v. a. qJl^s ^ h.»M />; 

Aplomb s. m. Jsj, ; i^ju-o d' = 

Apocalypse s. /. Oj*a> !)S^yi\j»)j 

Apocalyptique acZ^. oiii^; *.f*-<. 
Apocope 5. f. *-*.J^ .LûAi>l. 
Apocryphe adj. ,^:>L«, (Jji^ 

Apogée s. m. ^^' {oivdj). 
Apologie s. f. qLw^;$Xa«' 3 \,Ju.xj. 
Apologue s. w. iJJi* ^/. jijixi. 
Apophthegme s. m. »:iii^ ci*-#X^ 

Apoplexie s. f. *JOCw ; »L^. 
Apostasie s. f, ljIiAjJ. 
Apostat s. m. lAi'-xi (mârtedd). 



Apostasier v. n. qlX*; lX-j\-<5 
Aposter v. a. (^ y ^^^ jS) ^^ 
Apostille a^A^j^x: Jo<3 iJ' i^xx^L> 

Apostolat s. m. ^z:/J)[^.; c;/Jiju. 
Apostolique adj. »W«j. 
Apostrophe s./". oJN^>(')ui^^ 

vi>o^^ b ujliaJ» Il e 0;=*. 
Apostropher v. a. ^^J>x 5tX_*fl 



O^ 



y 



jlJx> 



-5l^^^ J^- 



Apothéose s. f. qUamjJ ^.i:/.j Jsù) 
^ o'^J^ O"^/ O5O.XX ([^^-ï 

Apothicaire s. m. jLw'jO. 
Apôtre s. m. jCjL:>; (3y«^. 
Apparaître v. n. qcX-<! JwjJu; 

'O*^ ^y^' 0"-^~*' '^■^*-:^' 

Apparat 5. m. rsj^ ; ^LL^. 
Appareil s. m. l^jL.^! ^ ol«;LJ. 
Appareiller v. a. (i>.«>- c>«^ 

Apparemment adv. ...»S Jw^^l^.. 

Apparence s. f. ^Ud] (jiJ.jUJ 
les = s yJ>]^Jb selon les = s 
wtï'j ^L^ v_AAwj> _j sauver 
les = s j^ ^.x->ltXJl «i^j-J 

Apparent, te adj. J^\jb. 
Apparenté, e prt, bien = ^^^ 



tXil 



Z^\ 



oUt 



ppariteur s. m. jvia:^" u*';'' 
.pparition s. f. jv-Ç-^ || Lj.ji || 

ppartement s. m. L^Lbf «^^^-jî 

li '3i^- 

ppartenance s. f. oû>U. 
ppartenant a(7/. :=: à... oOixiL/a 

ppartenir v. n. ^^o^ ic^^ ô^ \ 
Il ne m'appartient pas de di- j 

» ■!»-A..j = à une société etc. I 



\a'-^ 



..,ciJU> •' s' = 



►Lo 



s'Appesantir v. = sur qu"un 

s' ^ sur un sujet ^-3^^^ r 

Appétissant, te adj. ^ d—fr^ 

Appétit s. m. LgJui;^ (echteha) 

Il (joy>- (hhers). 
Applaudi, ie ^^r^. Il a été = 

Applaudir v. w. <cyuMÙ ^ù \,jS 



^Ojj Oj-i» j'uûC^' Il ne s'ap- j 
partient pas _aoL;> ^'bi-c jt j 

ppas s. m. qj (j'i-*^ 31 ^^J■■*'•>• 
ppât s. m. \.*jtb (tourné). 
jpauvrir v. a. ry>r-^ j;^ s' = 

jpauvrissement s. m. &5li ^ Jis 
= du sang ^y> si>sïj. 
)peau s. w. ^J^-rr-^|->Jb is—^s-ibi. 
»pel «. m. qJu1^:>; «-x-î'-x 

ipeler v.a. ^y\i\^;^y>\ lA*£> || 

jsXxxlj en = à qu"un xjti'ya 

iomment s'appelle cet hom- 

'pendice s. m. a.*-A*/iî. 
Vppert V. impers, c:^**' ^^y) 



; 



= à qu"ch. ^^•f>^=> i^r-y*^^ 
= V. a. qu"un ^_a*-^3 ^ 
^yisJT aL'I LiLo s' = de qu"ch. 

Applaudissement s. m. ^^\X.*s 

\ii^*MC> 5O OU Q^j *-iJ. 

Applicable adj.z= à ...iu / iJL*;Cx. 
Application s. f. qs.. ,*-^>|^x |j 

l5;5^ t.5;y (^^*- 
Appliquer v. a. QlAiL«;«^*»J^ = 
des sangsues ^^y3>i AJi _^'; , 
cela s'applique à un tel «.Lil 
Kiy^»)\j s' = à qu"ch. ci*-j^|y« 

Appoint s. m. «Ust |j «.«jç»^. 
Appointements s. w.^/. wC>ljx; 

Apport s. m. ^^J Jl^. 
Apporter v. a. q-^^î (I. ,5! et 

jf)ll^o^,bg. 

Apposer v. a. QXvi'iAi', = son 
cachet ^^b^^x; ^0/ ^. 



516 



merHy 



o'^j 



Appréciable adj. ^e;^^^ ( 
Appréciateur s. m, 

Appréciation s, f. ^^ô.<Xi || ^c:. 
Apprécier v. a. .«Aï ^^j-^-wJb 

Appréhender v. a. ql\-iuw_j = 

au corps q^v^ jxXa^vO. 
Appréhension s. /". x^P'^ ; L/'H* 
Apprendre v. n. ^.î-j^ i^L_j ; 

^Mp_x_>^T (i. j^-^T) Il ij.^^ 



QiAjp^ Il = ^* ^- O'^''^ (*-:^ j 

Apprenti, ie s. m. f. J-iLii 

{chaguerd). 
Apprentissage s. m. ^j>y^Lw. 
Apprêt s. rn.JJ'). 
Apprêter ^7.a.^^ob v'^î n"^ j'^' 

Il O^/ W« J «"^^^ 5 /''^ Il 
s' = à ...Qi.>^__j 

Apprivoisé, ée prt. et a(ZJ, J.. 
Apprivoiser z;. a. iMt^4^ i»5.. 
Approbateur, trice s. ^jy^cs^vj 

Approchant, nte adj. t:5LjOjJ; 

Approche s. /". ^^^^^; v-jyi à 
r= de... ...lA-w ti^Oij *L\JL^ 



...iW— A3 .o: 



O 



yr^ 



lunette d' = q-o.jJ. 
Approcher v. a. qvX- 
j^iAiUwj isL5oJy= t?. w. ti) 
■^vX*i \j iM'->^ = du but ^é^,^ù 
qcXaaw^ Ojj»aA«j=du souverain 



Approfondir v. a. ^ oi— ♦-*- 
qJ^^d y^^' {ie'ammôq o k 
bahhhhâr). 

Approprier v. a. *) ry^^^ '^^ 
^^yLà!o sijl^sLj = à tel usag 

ijaya^ Il s' = qu"ch. o»->lJ 

L5j^ 0^;5' ^/^ 
Approuvé, éejpr^. ^^-aa^.^ j}.^ 

Approuver t;. a. q'->4 i;;"^-***-^* 

Approvisionnement s. m. et Aj 

provisionner î?. a. oLc^'J ^i^'^X 

qA.ji3 s' = en qu"ch. o'i'.'iA 

,.,lX-Jc> ka-^. 

Approximatif, ive adj. U«v-*>^ 

Approximation s. /. ryt:*^' pa 

=, approximativement L>^*;^ 

Lo.ftj {tœkhminœn^ taqrihœn] 

Appui s. m, JjLjJiio ; \a^3j | 

liUs'; l^^Ij*^ à r = de... ^l 

Appuyer v. a. ^^àS J^Llcio =t 
w. = à droite, à gauche c^^*^ 

sur... ...l\àw (AàXsmx , oLLJLm 

qJ)^' 8'= sur... j Q>\^ *^ 

Apre flc^'. c>-.^^; >iiA.-w.O= ai 
gain, à la curée (jaj^; «^U: 

Apreté s. f. y.. »-.^> j^-il.:^^'**' jj' 
^y. I 

Après ^r^. tX*j ; g^-j = avoi; 



517 



dit, parlé, etc. ^-xii'j' Ajtj 
êtr e^rqu"cli« qAjjO ^_5^a:;> j^ 



^^^l^; ...wC>^-.= tout, Ji^j^ 
= coup .':^ ;' tXju ci = J^P^O. 
près-demain b^ ^J**J. 
près-midi s. f. . *->. c , C****) = 

pte adj. Jo5=:à *j iAaXm<w«. 

ptitude s. /". o^JbS; i>Ii_Xj»a*«'. 
ipuration d'un compte ». f. 






5^yù. 



jquarelle s. f. «lyc liLij (^/ï^JLi 

H"- 

huarium s. m. «j'-j^UPL*. 
juatique ûk?/. ^}^\. 
luedue s. m.j\S Jùi (chétoiir 
melou). 

[ueux, euse adj. v_jî -j. 
[uilin atZ/. m, nez = ^ç-^^-^ 

[uilon s. m. vi>j<^ww» .^U-i i.>Ij 
abe adj. chiffres=s ^jJJJ>f^y 
kbesque s.f.pl. ^^Lxi»^_5L^>iJîj. 
ible ad/. _ib; .L^ JJS. 
ée s. /". 'cy^-fc^E. 
•ire adj,' LfJif^ / clIxax. 
alète s. f. ^Ui' xJL^a (^(î«a 

n). 
titrage s. m. *^3'..=>- Ja*»^' 

ÎU; eJlS jJ'L> ,JC>. 
«traire s. m. ^1 Jl^x*»' == adj. 

>itre s. w. vi>s— jL_S *_^dL.j> ; 
ils libre =: .La^»'. 



Arborer t?, a. ^^yCiL;! (I. jU') ::= 
des opinions etc. qOU yj j 

Arbre s. m. c>w5>.v3 pi. ^Us>.^ ; 
^L^Uil ; {pi. de y?U«). 
Arbrisseau s. m. tî)c^«4' vi>>3^o. 
Arbuste «. m. Kîyi (bouté). 
Arc s. m. q1..>.'^ tirer de 1' = 



Arc-boutant s. m. (AJLj o^^^î^ 

• V 

Arc-en-ciel s, m. _jjj u-ï^-^î 

(&MO».iM; ^.AM anc). 
Archaïsme s. m. ^»jJo xjl^. 
Arche de Noé s. f. -yS ^s^- 
Archer s. m. (j*|y5 ; ^j^ r}"*^' 
Archet s. m. \.J^.xaA (inezrah). 
Archéologie s. f. 3 ^y^y A-^ 

Archevêché s. m- é^S (^^f*» 
ci*^ ^ iS^^i II *^;^ L^'y-* 

Archêvèques.w.(^LAaJjy)ç^^J 
a^L*' u-^î^; *^:4^> o*'^'-^' 

Archi- .Lywo; "% c'est archi-faux 
ci'-wî ^5^^ iksèc> ^\f>. 

Archiduc 5. m. XmmJ sJ'i^Li 
= chesse s. /". sj'iî'Ui i^>53 

( J^j^' (3-^3 *-«^*J- 
Architecte s. m. .UjM(*ne'emar), 
Architecture s. f. ^^X » « < || .1^ 

Archives s. f. pi. ô^<s> yilso. 
Archiviste s.m. OjJLs» JlS^ JaiL^. 
Ardent, te adj. q';»^ 






518 



o'yi->- 



Ardeur s. f. c^-x^.^ (hhemnet) ; 

Ardillon s. m. ^^^Ji^ (seguek'). 
Ardoise s. f. (Ji^ i^LLw. 
Ardu, ue ac^'. >. 
Arène s. f. q|j.L>*_w« q'cXjl_x; 

Arête s. f. ^^ j-=>. 
Argent s, m. = métal a-xjw ; «JiJ 
== monnaie *X;w; J^; «j^^; 

vif =/ixj:; »jjw> en être pour 
son = qO'o c>-wt> ;Î "^-^Ij-I:^ i3^J« 

Argenté, ée ^jok^àa (môfazzaz). 

Argenterie s. f. o'i! »JiJ. 

Argentier s. m. o*^! «Jij ^L^ 

b'^ ^;^- ... 
Argile s. f. ^^^ ^^^ ^'■^ = 

rouge o«.*«. é\.i>. 
Argot s, w. ^^ ^^1^ ; _by I ^^|j^, 

Argousin s. m.po2?.j^_|?\jLvô:>l. 
Argument s. m. ci"-^ (hodjdjet) 

Argumentation s. f. S^>XL^\; 

Argumenter î>. a. Jo'^c) ^ c^c^" 

Argus s. m. .b. (*-^i^:$- »|j^ vsï^* 
Arguties s. /". ^?. ^J^ o^-^Us- 

Aride ac^*. liLci^ ^^. ii)Jio>. 
Aridité s. f. ^^Ci^i» ; jJTsi^ ,3;. 



Aristocrate s.m. lXJUaJjO ^ws-ic^ 
Aristocratie s. /". j^L^ JaJl./*>- 

Arme s. f. _'^l_;w ^;. x^s^^t = 
au bras ! ^J^s ^ ;Li portez = 
(iU-2 (j-OjlNj posez == s ti.V.;i L 
présentez =! i^Xs ,ji:>.juo = 
s. /". p/. i— .^^ o]^Li> «i'uio II 

Armé, ée adj. a>L^A = de pie( 

en cap iiL:^>w! ^^. 
Armée s. f. ^y^ ; XccJ ; A^vu 

2?/. Ji^LA*^Ji = régulière *l.^ 

= irrégulière ^j,:^. 
Armer v. a. ^^^ ^JL^^^ s' =, 

qA^ ^Lws^ s' == de... ;3UjtAM 

Armistice s. m. n^^sjjji. 
Armoire s. f. ii^jS (guendjè). 
Armoiries s. f. pi. o|jjLi> xiL-i 

Armoise s. /". qL^I < t_c»— j 

Armure s. f. ^Lj (ïaraq). 
Aromatique adj. j.*-à^r>. 
Arôme s. m. (jiy> (^^. 
Arquebuse s. /. ^.lXj ; ,L> liUfli 
Arquebusier s. m.^LMjUsCi' 
Arracher v. a. q*^ ^^*-Aj. 

= les mauvaises herbes c^*-* 



519 



jjj y ^^', On se l'arrache x^5> 

s' = à.., jt b ^^ ji y>3> 

d' Arrache-pied a(Zi;. J^^^oax (mot- 

tecel) ; y^4J^I (estemrarœn). 
Arrangé, ée prt. 8l>uo j,Uj', être 



O" 



"J- 



Arrangement 5. m. ^JaLJ || -.Xoi 

Arranger t;. a. ^J^^a c>-«^«^ || 
O^/ ^^^^^ ^ Il O^/ c^^^ 

s' = ^yf:i 3 cr^y y>^ 

s' = qA^ ^^i>ol s' = pour... 
^Y^Lw (5^.*^ s'= avec qu"un 

jjr^**^'^ oV '-^j'^ ^>^- 
Arrérages s. m. pi. jsiAJlo w^iic 

il soLxà' (j*«j. 
Arrestation s. /*. ^_a_KJL*0; 

^J*^A> (hhabs). 
Arrêt s. m. jjOwo^al temps d' = 

vii-^X/s sans = «iii>- e^î q^'-^ 

cix^ mettre aux = s {yy:^ 

arrêt s. m. it«Xs^ Ij ^^J (•■^^ 
les = s de la Providence »JiAftj 

brêté s. m.jij^ o^'^ ^- (*^^ 



j^ (^l> 



u i,:>j"!^j 



r^ 



L«<^s> 5J^"' 



= de compte «. 
rêter v. a. q^^j-^ o^jj-^a || 

oV^...cr^^"llo^/ rr^ll 
qOJ' -ik^iXwO s' = Q'>;^ liU^^; 



Arrhes s, f, pi. xiLai-o (ftdi'atiè). 

Arriéré, ée o^/. »»A_iL« v^-^^iLc; 

80^ J, j' = S. m. sAjLo i«,Jlc ; 

Arrogance s. f. Oj:5^ ; r»^'« 
Arrogant, te adj. oL j aJ^ (A:eZè). 
Arrivage s.m. ^';l-o (j*LjL>l v3y^j. 
Arrivée 5. f. O^^^j; i3j*a^; «^-i 

Arrivé, ée prt. sAi; 0.I3, Joo'^. 

Arriver p. w. qA-^ (I. q*,) 

^^vAxI (L ^l);^.Xii OjU; joo'3 

Arrondir v. a. ^y>y^ o^, j^A, a 

s' = Q*Xîi X n ^ ^^. v_,0>La3 

Arrondissement s. m. <î)jJLj I| 

Arroser r. a. im^^t^ (c^^. V^ î 

O^/ ^5)^"'^ Il o'V'i'î C^^^* 
Arrosoir s. m. (jiL v_j!. 

Arsenal s.w. *jL>.ki; ioL> xo». 

Arsenic s.w. .Làil *j»«; (ji^ fc^_*. 

Art 5. m. oocôo (pi. «jLLo); 

Artère s. f. ^'^yi =: fiff. «v>L> 
(djaddè) ; svX^x: x=>-^. 

Article s. «t. vii*iyw (v»iyo .0 
^-^j) Il «jib ; aJUix = s (j*U>-l 
faire 1' = q^;-^ (•-> 5 j»-:^ à 
l' = de la mort c ij c^^-Ls» ,o. 

Articuler v. a. ^^O-^d Jà^iLo; 



a^/ U=*;*î 



' O' 



./^k^t. 



520 



Articulaire adj. J~oIà«>j / oJIxa^. 
Artifice s. m. *wJw-j (temvih) ; 
(khé'd'a) feu d' = 




Artificiel, le adj. i^wXj; cyuuM; 

Artificier s. m. jLx/isïî. 
ArtificieuXjSe adj. .1^ isXjp-;JJit. 
Artillerie s. f. wL^^b. 
Artilleur s.m. ^^_^o Js {toptchi). 
Artisan s. m. J»<iLc pi. \JUc; 
^1^ Il Jwcls les = s oLâ>û'. 
Artiste s.m. «Jljo'j(^jiiLftj, .Ujix, 

«viyj .L^ j^XjLci^Js = dramati- 
que (AJUu ; «-M.*i ; jNj;L 
As s. m. (j^Lb (u>J nji^' jS) ; dVj 

Ascendant s. m. rj^^ ; o>^'« ; 

Ascendants s. m. pi. (-\:> ^ .iAj 

Ascenseur s. w. x.^3 ^— i>_:^ 

A8censions./l^Aw-aiOyia5>t>yto 
Ascète s. m. 0>J>h: Lw.L. 
Ascétique adj. >J'iA5>l: vie = , 

Ascétisme s. m. ^Lw.Lj ; 0S>l3 

{tezehhâd). 
Asile s. m. »LLj ; ^j~*L« ; L:SvJLc 

= des criminels \i>-**o (best). 
Aspect s. m. JoXa ; ». ; ijiioUJ = 

des choses \})ls- osisj* 



Asperge s. f. wv:;?-.L«. 
Asperger îj. a. ^Aj^wL \-jÎ. 
Aspersion s. /. ic*^'^. v'* 
Asphalte s. m. .1^ ~\s i!î)Li>. 

Asphodèle s. w. (iV i_-ii {cheng) 

racine de 1' = (jiu-w. 
Asphyxie s. f. iss>. 
Asphyxié, ée prt. «lX-;; lài». 
Aspic s. m. -cAJl (a/'ï) ^?.^x:'i' 

Aspirations s.f.pl. tfs-Ji3.«;'(AAaï 

oL^Vâi Jài. 
Aspirer t?. a. ^ t L—j uj! 

...(A-yiXi' cLoAj L r-y^'Aj = à... 

Assafoetida 5. m. sj^-it (a^;- 

qouze)] i-A-ylJLs* {hheltit). 
Assaillir » .a. ^y:>S |»y^^; rv^lj'" 
Assainir t\ a. QO-y^ilu » j«Jl*v 

Assaisonnement 5. m. ^JjJ^VjSf-, 
Assaisonner v. a. qJ»; ^^^L:^. 
Assassin s. m. (jmÀj Joo; J>yJ>. 
Assassinat 5. m. (j**ÀJ JJS. 
Assassiner v. a. ,^y^^ (I. \J^)- 
Assaut s. m. u*s^J livrer, don- 
ner r = ^^jy (ji,^. 
Assemblée, s. /". ,^'*^'; (j*J^; 

Assembler v. a. Qt^.jî (*-^'j-^5 

Assentiment s. m. i3vo; uw»,. 
Asseoir v. «. QiAiLiô ; ^ô\ù L>; 
qO'j .'-S = les impôts ob ,Ji 



521 



O' 



ù^ OwjJU s' = 



(I. 



Assermenté, ée prt. ^^<>f^ f^^' \ 

Asservir v. a. ^ù.^s y^w*^, j 

•o^Lb' c;^-^'; o'-y^ ^J < û ^ 1 

0^;5^- ^ j 

Asservissement s. wi. -kj<Uo. j 

Assesseur s. t». v_ajIj ; .A^ wo'-^ 5 ' 

Assez adp. ^j».i ; v:>ôU5' .'^1^= ! 
i (j«vi = bon tXi q'vX»^ 
ij'en ai=j0^^juw^ijt. 
Assidu, ue adj. w^^; ^.JtXxx^. 
Assiduité s. /. ^n^^^fA ; oLXXcl. 

Assidûment adv. aiwJC_Aw^_ii > 

{péîvestè) o^A^I^ jL4i^ u. 
Assiégeant s. w. joLs?. 
Assiégé pr^. et s. yf^^ les = s 



.Li3s> (hhézzar) ^^Jis\s> 1 ■ wiài. 
Assisté, ée ■Ajyo, oiij^ (mtJ- 

vaffaq) || i-jIj aJiài. 
Assister r. a. ^^^^^ o'iA-xl, 

^y vi>ilc' = à... ^^j^yaUi-. 
Associé, ée frt. et 5. .l£=3^ ; 

eV-j-ii^/. i^i chôreka. 
Assombrir t'. a. ^a 



O^^^ 



Ci^. 



Assiéger v. a. qOj^s b-aoL^wo; 

Assiette s. f. ^_j'Jli^ || .' Js = des 
impôts o'-aJU o'v> .lyj. 

Assiettée s. f. y^Sst^^ é^_ .liAil«. 

Assimiler ». a. ^^p^ >j'wiw« 8'= 
qu"un .4UjS> .:>^ L. L ^^-«-^ 
Q<j>j^3 s' = ^ qu"un ^-*M^|j 

Bsis, se prt. jùU*^ Magistra- 
ture = se oLcas (qôzat). 
Bsises s. /*. j){. yMLwt ^ QUyLj 
o.L^ Cour d'=r .v3 sUaï ijtJ^ 

Bistance «. /*. oJcx; id^t*^ 



Assommant, te adj. cOsjoa (^>a> j 
Assommer ». a. <— y^ '53^ 

^^yiiiS (kâchten) Q^X-iicAAax. 
Assommoir s. w. ; -5 ; ^^p^X:^. 
Assomption s./l Jv-^ (^_5.Laj Oi5) 

Assorti, le prt. j^-^ (t(;OMr), 

mal ^ .y> Ij (nadjour). 

Assortissement s. m. = de mar- 
chandises .y>- aati:/a^ 

Assouplir V. a. y-yOS *S^^ *-J. 

Assourdir ». o. ^y>S .^s (ker 
kerden). 

Assouvir ». a. = sa vengeance 

A^sujétir ». a. qv^t^» .»^^-gu 

Assujétissement s. m. v:>s_cLbl ; 

Assurance s. f. j^5JCL**o j^; 
o,Uc> Il ^yuj> ya'w^i- oJpL^Î 



^22 



= contre l'incendie etc. *-»^ 
(bimè) ; police d' = i..*-u lXJ-w. 
Assuré, ée prt. et s. /t*^ JaL> 
8l\^ Il X*.aJ lXJL«m slXj.Io. 



Assurément adv. *XJI {alhettè)\ 
Uxftj; i!i5^^ ,^ (6ï chekk). 

Assurer v. a. ^y>^ fS-^ (mohh- 
kem kerden) || qOJ' «-♦:>- JaLi- 
z= sa maison etc. iûls»- s. ,» * j 
^yiJ' 8 .-iL£5=qu"un de qu"cli. 
^^yLà^ f^j-*^ s' = de qu"ch. 
^^o^ v.Aii^; Q>->;^=> oi-îï-A^* 
s' = de qu"un q'^S j*xJL^J> 
s' = iV^;^ x.».*-j s' = qu"ch. 

Aster s. m. Ujlx ^{gôlé mina). 
Asthmatique adj. et s. ^iLx-* 

Asthme s.m. ioCo ; yA^àÀJÎ \ji^ 

(zyq- én-nefes). 
Asticot s. m. .o n-^s ^,^s 

0«^ ^ '-\^ 9t.XÀw )uLm9 \:^,f^^ . 

Asticoter v. a. ry^^^=> f^j-^ 

(ser he ser kerden). 
Astre s. m. JC>Î ; ».Laa« ; -Ij. 
Astreindre v. a. = qu"un à 

qu"ch. j^^L^aj \^ ^^^_^m»^3 

Astringent adj. et s. (jisjls. 
Astrologie s. f. -yS^ (JupL) J^. 
Astrologue s. m. (J~blj) ,>-:^U_x. 
Astronome s. m. *_5^Axi. 
Astronomie s. f. *y^ *.)Lc 
Astuce s. f. ^J^ xjj. (roubah 
kari)] e5j^7^ (djorhôzï). 



Astucieux, se a(^'. jJ;^; JlA.ï=^x. 
Athlète 5. m, jS^j:.^] ^^f JL^ 

Athlétique adj. J^^^ ry-*P' 
Atlas s. m. _j J^+x^ v_jLa^3 

Atours s. m. pi. (^L^Xaj: ^ <î)ij 

s'Attabler t;. c^-o'. Lj iaX) _^ 

Attache s- f. A>o || \9bl.c;-iii2j'. 

pi. -bj'^^. 
Attaché, ée prt. *._a_m^.j := à 

qu"un \Ji.Jl«A/î j| ^^.v*/ xJC-^j'^ 

i^l-^ ii *3;';^ oii*:c« ,^^>jv.- 
Attachement s. w. *ibLc; ,_50w5>>; 

Attacher t;. a. ^-Ji^i (I. «Aàj) = 
qu"un à sa personne '. (c--*^ 

s' = à qu"un ^^'AXi^o iobLi 
j^-»*^Nj II ..iiA*! ç.M*S -OCL/cU 
s' = à faire ...c>y>^|^ ^ (C*^ 
Qi.>^— * — J s' = à qu"ch. (jj 

Attaque s. /. iJU-o; ,y.^^; 
jli" 5 c:^j-lj" j j t— AjJ~* == ^6 nerfs 

J,Ua1C j^vw^lj XCO (c. 

Attaquer v. a. im^^j-j x— JL*_=>; 

s'Attarder w. ^^^ ^iLj.o {dereng 

kerden)', ^^^S ^c> j j qlXjLo ;_,Jic. 

Atteindre v.a.^^\J >i>s.*vO; .-.JoU 



523 



= qu"un 

Atteint, te prt. i^s>-/o L 



d^.y^-''' o'-^^' 






r^J 






Atteinte s. /l *_,a-uwÎ; t>jj vl>-wJ; 
Attendre tJ. a. Q^Xxxi/ .L^iXjt , 

0^*^? (I- c5>^j) ; o^ J^*^ Il 

..Oj^ ^ajo Attendez! ^-i' _a-*3 
c>>^'3(rai5/;) ceci l'attend i^î^ 
ïA-ii L^ ^l=longteinps J-Io*-* 

..Jui, Q^^ {mô'aUal) faire = 
qu"un ^^o^ J.L«x ^ ^^ = 
qu"ch. de qu"im i^y*r^ %iy 
j^yLiib j-M-y j^ s' = à qu"ch. 

Attendrir v. a. v^^iiàxcr ^ (•■=>y^ 

Attendrissement s. w. j*> J*. 
Attendu que,x^,'jj ;'; x^Lpîj'. 
Attentat, s. m. ^^Lj- lXaoï. 
Attenter k...v.n. qO^qLs- lXaoï. 
Atténuant, te s.f. «Ai^"^ v_À*à;èi' 
circonstances = tes ^3,LIi5>^ 

Attentif, ve cwi;. i).s>yi^\ c^^èxLs 
= aux ordres qU.s j iji>^. 

Attention s. f. »>>y^\ LaJLc! 
{e'etena, tevedjdjôh) faire ^ 
qO^ iw>^A^ ; qO-^LàX-cI = s 
délicates ^_jCxAi> -<tob>. 

Attentivement adr. »^>^* jUi'b 
Il vi><JO L (6a deqqat). 

Attermoyer v. a. q-^»^ /JLbU/o. 



Atterré, ée prt. et ad/. i3Ls> ^ ; 

Atterrer, v. a. q<Ajuw. J^_=>La«j 

Il c^/ !^*^^f^. 
Atterrir v. n. qA-^w. Jj>L*o. 
Attestation s. f. Y. Certificat. 
Attester v. a. im^'<-> ^^\j^. 
Attirail s.m. vi>v-fcP' (éhbet), oAc 
(eddet), oUJLs^ (môkhallefat). 
Attirer v. a. 

.A>kXwO o 



Attiser v. a. ^-y^S j-o (I. 

Attitré, ée yojAajs?. 

Attitude s.f. oUîCw ^ oL^3j>-; 

(jij^ (revech) ; ciOLs». 
Attraction s. /". v_aX_> (djezh) 

force d' == «o<3L> o^. 
Attrait s. w. ^-jLj Jt> (delrou' 

haït). 
Attrape s. f. iJij (^e/è) || --v^. 
Attraper v. n. -t^ c>-mO; ^^^ 

O"^ Ji^ (^Oî</ «efZen) || ^S^ . 
Attrayant, te adj. v-.ôl:>-; bJo 

(delrouba). 
Attribuer v. a. ^y>^:s »-jjaw-^^ 
Il Q'-yi' u-2-A-^ s' = qu"ch. 

^ob fJJi ^p^^ \j^^^ Il 

Attributions s. f. /?Z. ^ v^AjL^j 

Attrister v. a. q^-V^ (illJL*^ 

s' = o^j5^ ^A3ji. 
Attribut s. m. u>>.àAd (sefet) {pi. 

0U^)|l^(^_5 0;^y)|| 



524 



Attroupement s. m. *Jyo cUi^' 

Au pour A le 

Aubade s. f. ,f^^ <3lj d.L_< = 
le jour du mariage ,_^C-^jLj 

Aubaine s./". obLj .i3 [_50j*^ *^^' 
c>OjC bonne = 0.5) oL ^.â5'; 
*«j^ «JLb. 

Aube s. /. j:fo (fedjr) j.o «iAaxm. 
à r = ^^^^^lXxIj ; [.j» sAxx*-. 

Auberge s. f. qL> ; ,^l-v*j?^ .1^. 

Aubergine s. f. ^LpoL 

Aubier s.m. \iy^p O^jJuh c>.^«^. 

Aucun, ne adj. fjt*Ji^^. 

Aucunement adv. »j>y:^\^. 

Audace s. f. o^~> {djôr^at) 
OjU^ payer dW^o/ ,^^" 
{tedjerri kerden). 

Audacieux, se adj. i^j^', jv-*^. 

Audience s. f. ioL^'Ac (j*J^; 

.Lj: , ^-j' jÀ-j = solennelle 

j.(c *^ lettre d' = ^31 Jv^cli' 
cy'-ï^-x donner = ^^y>^'^ X-i 
avoir une = du Roi ^jLxJ 



T* 



^yA^^ya:>. 



Auditeur s. m. «cXi^J-w; ytoLs»; 

c^Liw^Ls^ oULsi' les = s .L»iî:> 

(hhézzar) ^^.ytoL>. 
Audition 5. /". . ^-«-w ; cUXw' = 

des comptes oLy*L:s? jc^'^- 
Auditoire s.m.Qj^^JtjV-*'^^'*^ 
Auge s. f-j^^ ; j)5>' (akhor). 



Augmentation s./'.LXxJij;yialjàl. 
Augmenter î?. a. n^-^» ^'^îj? 

0^i>/' (I. ^ijsi). 
Augure s. m. .^î j JI3 || ,_^1.^3 



Augurer v. a. ..0.^3 J 

Auguste arf/. Qy.L*^. 

Aujourd'hui 35^*'. 

Aulx j?/, de Ail. 

Aumône s. f. xslXa»; wLàJ = 
légale sL^a;. 

Aumônier s. m. ,jii.-iui:^S'= dans 
l'armée Xwi.c , ^-'^'ï = de fa- 
mille tsOJjS ^xflJlj. 

Aune 5. /". c ji3 (2;er'); ji' {guez) 
à r = Lcjô. 

Auparavant a(?y.Lftj'uw(safteg'ûgw). 

Auprès prp. = de o^ ; Oj^j ; 

Auréole s. f. LJ^t .*« L>ji .y = 

de gloire O^:^ .0. 
Auriculaire adj. confession = 

iAàâXax (ji!*_iy*o doigt =^jAwJL5> 

(khensir). 
Aurore s. /; .j^ (f^djr). 
Auscultation s. f. eL__*_X_v.l 

Ausculter v.n. xjL<ja*o im'^^J u>^ 
Aussi cow/.^; j»5> || o^^^^')'; 



525 



Austère adj, ij*^-*-c || p )3 ^ 

(ha fera). 
Austérité s. f. ci^-*^^-^c ]| c. .y 
Autant adv. ^'lAJ!^ || iXi! »«-Xiij. 

Autel s. in. v'r^ || V^^jct'-'^' 

Auteur s. w. v_àJ!j^w ; . ^; >^ài^ 

(moçannef, nwhharrer, moal- 

lef)\\J^^\^{fa'eléfé'li); 

Authenticité s. f. ^^J^Xjm os:^ 

Authentique adj. f^fr^\ o^jw.o 

Autocrate s. m. .IXcl^ ...llaJLw. 
Auto-dafé s. m. ^y^iJi^ ^JùK^w 

^lAii J jji^^J (.^^^ V^^ \i' 

Autochthone s.m. V. Aborigène. 
Automate s. m. (^J^yi^ y5^l. 
Automédon s. m. fm. j^^xX^Jii^ 

{kaleskadjt). 
Automne s. m. q'j^ ; r^W* 
Autographe s. m. JaiX*o (rfesf- 

khatt) = a(^'. .br^^wj. 
Autonomie s./", .o (C^'li' J^^LaJ^' 

Autopsie s. f. «uya q«Aj t^,Jit:i. 
Autorisé, ée adj. q^oU || -aajw. 
Autoritaire arf;. yj^;>^ i)^.^-^ 

I Autorité s. f.p^\ JaJLwo; .'lA^ïi; 
vi>»jiX/« les = s j»U[^>- {hhokkam) 

autour prp. ...Oj^ iguerd...) 
..^yù (douré...) ...Qycl^ tout 
= .5^l,5>> (dowradowr). 



Autour s. >w. :Lj^. 

Autre a<:?/.^XjO; _iU«=8 q'XjO; 
^^^-jL« tout = JCj ^J vJjLi? 
A d' = 8 ! ^ ^y.l Q^ijJo 
tXÀJo .^tj ikS'. 

Autrefois adv. o»jL*« ,t>. 

Autrui s, m. q'AJ'^. 

Aux, pour A les 

Avachi, ie adj. si^Ui' a^yu :'. 

s'Avachir t?. Q>>b3' n^ \l 

Aval s. w. (-.«-yio en = de ga- 
rantie ^^yéJto *^3" 

Avalanche s. f. ^4^j (bœhmen). 
Avaler ». a. q>3-^3 ^ (Jer 

Avance s. f. j.tXJij; O^ lA-ï^ 
à r =, d' = (jiwAj ;^ 

Avancement s. m. ^..ajcîJL/o ,5J>. 

Avancer v. n. ^^ JS^ || ^ 
cj^^ == de l'argent \àa.^.,a_) 
Qt>b = l'heure jJ«^o K u^ïj 
QiJ^y la montre avance o^Lw 
c;^' «A^* s' = ^^ yi-o II 

Avanie 5. /". (^lXjù'; JL^. 
Avantage s. m. oui* p/. Lti« 

le8=z=s iAj'^^ ^"^ Il CJ** ' 

oU>*^ {môhhassenat). 
Avantageux, se adj. c>otijL« L 
Avant-garde s. f. Jj^Jj jjS*i;0 

{pich qaraoul)\iS:ih{(SiQ 

talàîë'). 

Avant-propos s. m.^^JjS kaJsAa. 
Avare adj. e V .y*-t-A (mâmsek) 



e..^ 



526 



Avarice, s. f. J^. (bokhl) «îlLvwol 

(emsak). 
Avarie s. f. iotil/i' ^ L^î (3f'j> 

Avarié, ée ujj-ow; sA^ |^l-«5. 
Avarier v. a. ^^j^ (^•'■*° J V>:'^*^ 

Avec con;. L || q^ c>-^i=^>^; 

^^bU v^j^^s^u^ Il ...L »y^. 
Avellane s. f. . •lXàs (féndouq). 
Avenant, te adj. La^iji^ {khoch- 

leqa) dy^ , à 1' = ^î ;^^^^5 

Avènement s. m. %vg-^; ;5^-^^»^ 

= au trône ^_^_^\s^. 
Avenir s. m. ^sjJ*<^ ; 8uV>^jÎ = 

i^jçc (ghaïb) à F = iAjt.j q-, 

(wem bà'ad): 
Avent s. m. \^ lAîV^. ^jj ^_5■*- 

Aventure s. /'. *>;^*i2jj {qazyié) 
{\a\ (ji^o II ci^^y'r**' (serne- 
vecht). 

Aventurer v. a. ^i>L\Jl L'n o i 
V. Risquer, Hasarder. 



s'Aventurer f. 



O^ 



.IJc! 



Aventurier, ère s. q; Sr>^ V^ 
(tchap-tchoîip'Zeii) j^^^Lx-;;^- 
(tchapaoîitchi) qI-c"^' (alaman). 

Avenue s. /". rAtj'-tv^* (kheïaban). 

Avéré, ée adj. rs\Xii ^sj 3 v,ijajLS. 

Averse s. /". j»*^^ ^5^ çXj A.i; o';'"^* 

Aversion s. f. Jû'J {teneff6r)\ 
K^S\ (ekrah). 



Averti, ie prt. «A^ii si^î (agah 
chôde) sA— w a;— a.àJiLvo (môte- 
nebbeh chédè). 

Avertir v.a. hjSXa || qJl^ .'o-»^ 
(motenebbeh) || ^.^A-j^I .>_? 



cr 



O^/ -^-5- 



Avertissement .s-, m. q^^-^I || 
.ÎÂJl II Ja-'cj («a'^;) ; n^là-cj-A 
(mow^eze) (pi. Jàc|yi). 

Aveu s. m. ui'->^' gens sans = 
(3oU {arazeï) Lj ;.<w ,3 j^^li/coL 

Aveugle ac?/. et s. ^^^^ (A;oMr); 
LLo Ij. 

Aveuglement s. m. ^y '^^ ; 

Aveuglément orfy. *JK^ (A:ow- 

rane). 
à l'Aveuglette ac?y. i^.»^=>.S 

{kourkouranè) Lm.c ('am/aw). 
Avide af7/.«^Llp;^j,^^ || =do... 

...Ki j^Uw^ {môchtàq be...). 
Avidement adv. xJL2jy>. 
Avidité s, f. «.^ ^;^Jma'); uo.>. 
Avilir V. a. J-:yAJ'; q^^ ^|>^ 



oy 



^^A^^y 



Avilissant, te «(//. JÀ.* (tnézell). 
Avilissement s. m. u>J^ (zellet) ; 

<c:^-A^ (mezellet) ; ^.ty>. 
Aviné, ée ac?;. (^-.^w"^. 
Aviron s. m. j.Lj (paroii) 
Avis s. m. jA>; (•^'j Ijuci! || 

r^j 5 c?'^ ; CT^ Il ^ ; -^^-^^^aj 

à mon =^5 oU:<c1j les =: sont 
partagés v^LiLs^ •C>~a ,^M 
i^i>A«' changer d'= ,j (^1. ;' 



527 



^'ji^i^ prendre l'avis de qu"un 

Aviser v. a. q^XuSoJ^ «-Lia-*; 
...j)b—*3»= à... «woj'i o'-^jAJj 
^^uXjO s' = qiAjO c^^'J^*^^. 

Avisé, ée arZy. ^^-o (ji^o ; liiVJ.;. 

Aviso, s. m (iVjç-^ \S'^ - 

Avoine s. f. j^j'y^_^. 

Avocat s. m. qL^A» J> .*.'^3 
= général .O vi:^-*^^^» J,»/^^ 

Avoir s. m. JLo _pZ. ^3^*^ > 'èS-A 
(melk) pi. é±^\ \\ v-i-I^; 

Avoir V. a. ,v-*'"^ (!• j''^) J'^i 
i».tj> J'ai à faire ceci iA-->l-j 
*àXj ^^j qu'avez-vous ? '.U-i; 
«Xi 2t;s- = sur soi un objet 

Lvortement s. m. Avorter x^o 
^^-JL^'tAJ! faire = j^g-Jj.'A-j 

Lvorton 5. nt. stAAJM.Li x^o. 



Lvril s. m. q^-*^ (»L«). 



lVouc, s. m. 



O 



,LclX>j Jvj^aj. 



Lvouer r. a. qO^ o'ylc! s' = 
vaincu im^Jj^ u>^JL>w Cj'jAc' ; 

xe «. /■. .'vAx ; .*js?. 
xiôme -s. m. JijMrwo J^. 
jconge 5. m. V. Saindoux, 
ayme ad;. .y^Ias. 
-zur s. m. i^-jjj-jj (iUw 
zuré, ée adj. ^vajT n'™*-*^' H 
05^ «jîjA»- 



Ayant aJLi'o = donné jb ^.,V!?' 
= droit \Jis> w»^*ijo. 



or 



B. 

Babel s. f. Tour de = ^^ s^'is> 

Babil s. m. é^ é->- (djek-djek). 
Babillard, de adj. et s. iû'csr jJ 

(^^dr tchanè) ^ jJ (par gou). 
Babiole s. f. Jolia "^ (?a ^ate/)' 
Bac s. m. ^Li (nap). 
Bâcler v. a. ^•f^^=> ^^=>^^ 

(sersereki kerden). 
Badaud s. m. |^:>U;L4J'; _I^L3>. 
Badiane s. m. i-jLp'u. 
Badin adj. 1*^1 -»''j-«- 
Badinage s. m. _5;x; ,_^.:>j-i. 
Badine s. /". ,^«.,»JLaij ; é^i.ji s-j^. 



Badiner t?. a. 



Lo. 



O- 



en badinant 



^3 
Bagage s. wt. *ùj {hôné) La_^I 

(achia) v_juji*I (asbab). 
Bagatelle s. /". ^ii' »^v>; «^3». 
Bagne s. w. qLôI.> tj**-^- 
Bagou s. m. j'-y»o ^r^ il a du 

= c^wwl Li'y> (hharraf est). 
Bague s. f. yii:Sj\ (angéchter). 
Baguenauder v. n. j^vLo OiSji 

Baguette «. f. Lac; ^P^^ V^?" 
(ilo^L II (en Architect.) v35^J*^ 
(djedvet) = de fusil é^jJu huJ^m 
(sômbeï tôfeng). 

Bahut s. m. «^y x^UJ^. 



528 



Bai, ie adj. -^ (keher) = brun 

-g/ syj (qai'a keher). 
Baie, adj. a^o (hhabbe) || .OJ^ 

= à jour Archit. n\XjjJ> ^^. 
Baigné, ée prt. iJàS^-i v-jl — j 

= de larmes q'jJj yX^'. 
Baigner u. a. n^r^ iç*^ || vW 

qJl^ &i3L5>l se = n'^y' cf^^* 
Baignoire s. f. iù^j=> = dans un 

théâtre »-^ Il «Lii i^*i-c. 
Bail s. m. o^vA.*-* iu^S. 
Bailler v. a. V. Donner. 
Bâiller v. n. ^c>S w.o ^^^^' 
Bâillement s. m. «.o ^y^'^' 
Bailleur de fonds s. m. '^:>-{*a 

Bâillon s. m. ^^o lXw. 
Bâillonner v. a. OjAa»*/» i. ^Po 

Bain s. m. (•U=>; »J<-ii^=>(guerm- 
ahe) = de pieds ^wi^-iiLj = 
Marie «.j.Io («Us», *-îy« f^"*^^ 
garçon des = s .lj> iwL>. 

Baise-main s. m. fc^ji ci^M<J>. 

Baiser s. m. »u«^; ,^lo. 

Baiser v. a. ql\.j^*«^. 

Baisser v. a. ^^ôS ^.\K**^ || oV't? 
...i^.jt = pavillon , <;-*^ lA^ 



...A^S se = iMi-^- 



V. w. 



:^yr' 



se Balader t;. ^Ax-sî^*. 
Balafre .s. f. \\ o.yo .o (c-*->3 



Balai s. m. 



V5.) 



l>. 



Balance .ç. /". 53 'jj'; n'i^ 
Balancer v. a. qJ>'o ^_jLb II est 
balancé sA^ Jjijjt-*^ 



i 



'// 



c^^'wJ», se = 



o^j'r î o^"*! 



Balançoire s. /". ^_jLb. 

Balayer v. a. ^^y^^ (rôften) (I. 

ViS;) Il 0^'-> y O^j l55j j'- 
Balayeur, euse s. ^S' v !5^L^ 

Il == euse ^JiS -^tJ^ j^f^- 
Balbutier v, a. et n. 8(Aj^L.> 

Balcon s. m. ^JcU^'-o , (^U^^*. 
Baldaquin s. m. ,^^ f^- 
Balle s. f. ^JjJ^ (gélouîè). 
Balle 5. /". *iAjLi" fio'o c^^avjj. 
Ballot s. m. aJClS (lenguè). 
Ballottage s. m. qI^ *»h3 ^».cJi 

Ballotter v. a. Q*AÀioî _^ .^j. 
Ballustrade s. f. sJ j (nerde). 
Balourd de adj. .xL' ; ,p>. 
Balourdise s. f. ci^r->; _^*^- 
Balzan, ne adj. et s. .!iAJLi>. 
Balzane s. f. (JU>. 
Bambin s. m. j'v^ r>:^ iJàu* 
Ban s.m. q^' •} AJb r-';>'; jc^J 

le ban et l'arrière ban ,».gjt.«^Li 

(be adjma' ihim). 
Banal, le adj. >_»Ij; l5;H'^î i;M*^> 

Ju: Çamrn) ; ^i^ljûL*. 
Banane s. f. ;yo , »jv«. 
Bananier s. m. ;yo \i:/^.o. 
Banc s. m. ^^j*-yixi; xaIxmi^. 



.i29 



Bancal, le adj. et s. Lj 't^^=> 

{k'œdj pa). 
Bandage s. m. tAÀj. 
3ande s. f. v^S \\ Aàj. 
3audeaa s. m. AÂj |*-^jc^. 
3andelette s. f. é^ A-lj. 
Mander v.a. = les yeux f,^^^ ^o 



C7" 



l/»«*j = l'arc .«lO, 



y 



!> o' 



U. 



îanderolle s. /". <d5^fc5' ^sX-aj. 
(andit s. m. Qj5^ les = s cLIis 

J2 ■! (qottà' ôt-iôrôq). 
banlieue s. f. -g-w /«j^jj ^ v^'v^. 
•annière s. f. oo'. ; ^ji>iA> ; JLc 
"galant)] v^Aaj (bmdaq). 



•annir r. a. 



O- 



03- 



■annissement s.m.(AJb_l3-';^ÂJ 
anque s. f. xJL^i'ya. 
anquet «. m. c^^-yto ; (•JJ- 
anqueter p. n. rV^M (^ 
anquette ^. f. .^^-fc^j 
anqueroute s. f. (j*, 

anqueroutier, ère s. et 
j<JL»x (mâfles)', \X*-Xi.». 

ptêmes.m. ^Xt♦Jlj■(^c.U^j oJ). 

ptiser j;. a. ^^S iAa4Ju.= />n. 

iptismaux (fonts) «(?/. pi. m. 



adj. 



■h ^ 



jaet s. m. é'^. 
firagouin s. m 

Iiragouiner r. m. ^^ 



^^J^ 



^> 



►î ,..u 



Baraque s. f. \JL^^Lï (çafa- 
oulJihane) pop. Jâ^ ^ xjLs» 



&!^ 






Baratte s. f. ^ «.îiw|^ &i' ^jb 
Baratterie s. f. ^_5'A>li ci^l-ç> 



Barbare adj. et s. touo^Ji ^ | 

Barbaresque ad/. Jçjm. 
Barbarie s. /". ci^j-ï jk>-c | 
^Xo (i^Ci^ Il ?yLj t>^; vy^* 



Barbarisme 5. m. .o 
Barbe s. /; (ji*J » 



KJ 



tailler la 



<y^^7f4 



•h'-> O^J LT-tb 



Sainte=:^^^Oii' xj .o Oj.L »tô'. 
Barbet s. rn. ^-^^^-JUj >i!^. 
Barbiche s. /". ^^Xè^\ kJ*^.j' 
Barbier s. m. <é)1> (daUak). 
Barbon s. m. .'o (ji^j «o. 
Barboter r. n. uj^^L-ii J^ .o 

Barbouiller r. o. ^>3^T (I. i^^^- 
= du papier Qj>j5'^_^'Jût JL»., 
Barcelouette «.Lg.iT (guehvarè). 
Barde s. t». *jAï >„À>j'yl3 «:>p) 

Barder v. a. ^yXJJi^ v.x. 
Bardeau s. m. liUj ^î>y>- ^acAÏ? 

Barème .<?. m. ^Lj «-^oUii^ 

Barguigner v. n. ^y>yi *XOy» .J. 

34 



Baril 



530 



Bariolé, ée adj. i^.lXJi.. 
Baron s. m. *_jlsit jl ^si) qj.Li 
(c>oL^ les hauts = s ÀiKS) 

ViiA.XU J^jji ((«J^- 

Baronne s. f. r\^^ n 3 &^^' 
Baroque adj. ^ju-c vv^- 
Barrique s. f. lil.iJ léU:^. 
Barre s.f.^^^'i \j ^^^^ «u || Jai> 
ne faire que toucher=;ï (ji-jo 
qOjXj Oi^' j_^L> ,0 xtr^ ti)o 
avoir = sur qu"un ry^[i v:;^^^ 

.•isXâw ■waJlCJ iÇ^**^ t^* 

Barreau s. w. ^^ (mahhdjer) 
Il qUccX^ ^^j c;/^U:>. 

Barrer v. a. ^ô^ ; QtX-yi.5' JUs ; 
qO-^3 _^ (fj xJC-ci^) = le 
passage, le chemin à qu"un 
^^J>_5' _j jJL_> {djeîow bar 
kerden). 

Barrette s. f.\\ tîLrç-^ «bl^s 
Il [^mUjJmS' ^Ji is^. 

Barricade s. f. ^J^ (senguer). 

Barricader v. a. ^^^XJui:^S^ î^^^î 



. m. ^^-oIj:=, se adj. u>.mo 
(^esO Q5>^; NJ^y II = peu- 
ple ^5ôy ; tjiljît ; en = ^L. 

Bas s. m. lXàL ^^Lw v'jiyr*' = 
bleu (Ai; j^-^c o]^ v«j'ii «i' ,3^. 

Bas adv. ^^jajIj ici = ^^j— jj j^ 
UJc> ,o; qL^ là-bas Lp t cha- 
peau = AJçfa«J b , c>^*«'^ ^*-> »^^ 
mettre = les . armes t^ ' o^ 
^<^—^s Aw^ULjwt mettre = 
qJcaJK (ol3|>Aj>- ^o) traiter 



qu"un de haut en=Qo'Oijii-3?, 
Basane s. /". aÎLw^ *y:;>. 
Basané, ée adj. soy;»- »Luw. 
Bascule s. f. r^-^. 
Base s. f. slXcIî || Jooi ^Z. ^V>o\ 

(j«L«l II t>LAAj II iuL. . I 

Baser v. a. ^^jljs/ (j/»Lwi sej 

= sur qu"ch. ...^ ^^oS c>\jjJm[ 
Bas-fonds s. m. iJ; jtï. 
Basilic s. w. q^-^^^ (reïhhan)] 

Basilique s. /". »cX~«>c ,^Lçw»jJl/. 
Basilique s. f. veine = oLJLa*.!^ 
Basque d'habit s. m. ^^'c>. 



L$ 



.^J^! 



^• 



O^ 



Bas-relief s. m 
Basse s. f. (»j. 

Basse-cour s. /. ghJs JajLs> 
Bassesse s. f. 9l^L ^a>*o. 
Bassin s.m. {ju.yz^'^hhowz) 

(Jeguen || ^^tv^j, »%o. 
Bassine s. f. iub*. 
Bassinet s. m. AijL:^wio1. 
Bassinoire s. f. aa'j' J0*o. 
Bastonnade s. /". ti)J^ = sur 1» 

plante des pieds x^aU , wii-' 

(felekè). 
Bastringue s. m, J^c u^^y 
Bât s. m. q"^Lj. 
Bataille s. f. y5Lx_> (djeng)' 

«jëj (vag-'a); xj.Ljs^. 
Batailler î;. n. QiAjJCi>. 
Bataillon s. w. —^s (fowdj) pi 

—Lsl afvadj. 
Bâtard s. w. s^'i/ît,^ f^'^f^ 

Il *;^9.3^3 idâreguè). 



531 



Bâtardise i\ f. ^^ oîjxlp^. 
Bateau s. m. ^jj.»; ; ^JLJ^ = 
là vapeur^^t5;^LS;^L^. ^/.i^. 
Bateleur s. m. :1j Jj>- ; -Xi sso. 

batelier s. m. l«A3»j (lAi>;lj). 

îâté aâj. .b q^Lj âne == ^^. 

Jâtier s. 7M. ;jcXj"^Lj. 
Jatifoler v. n. y^c>S j^:1j iiJéc>^. 
lâtiment s. m. o.U^ ; Uo || 
; ;Lf:>- plusieurs = s 

lâtir V. n. y^jXs>\M4 1| ^^0\ éyi . 
âtisse s. /". LJo ; (^i-i? (bennaïi). 
atiste ^. f. .^ajU^m. 
âton s.tn. Lai («f a) ^^OwJ» ■-^^î 
(kâtek) == du faucon 

tonner f. a. QiXyii^ Jlï; qOj; 

:)■->; si?^î ad "^J^ Il 

ant s. m. tjkxXy (kâdenk) == 

'une porte .^ «XiJ {lenguèi 

er) porte à deux — s nJJS^ô .ù 

|ont = neuf «JCi-U- s;b' ==, nte 

: nte iM^lj 



(zedokhord) 



îO' yi = de 



uie 



pd;. -jAaJ; plui 



[ttement s. m. = du cœur 
.|j.*3 \zœrehanè qalb). 



od 



(I- o)) Il 

L^^'o osji**5Lii = la campagne 

i^^j- Il fi9' 
-^JlÎ ^Li JcP = la mesure 
-îJr Jvo' V— >j^ = ^^ retraite 

crie s. f. <iVJj>', ^y> ^ ^ 



cuismc ^^-hux (jyA<w« v_;^^. 
Battoir s. m. é>S>S (kàdenk). 
Battu, ue prt. sj^ v^-. ; v-j^JL*^ 

= chemin nJ<-j^y^s !oL_:>- 
se =qJ^' ki!JU> se = en duel 

Battue s. f. &^=>j> (djerguè). 

Baudrier s. m. JJo^. 

Baudet s. m. c^' (âlagh). 

Baume s. m. q»*Jj (belsen). 

Bavard, de adj. et s. oy> «j. 

Bavardage s. m. JlSj J^. 

Bavarder f. n. ^^J\ *^y> .Ly*o, 

Bave s. /*. ^^o wT; j-o> (khiv). 

Baver v. n. ^^Jià>^Jù\ j^P^- 

Bavette a. f. lXàj (jis-^j tailler 
une = Q^j^ wUawjO ic^"..»-^. 

Béant, te adj. jL ^2J^'3. 

Béat, te adj. AaxXx. 

Béatitude s, f. ^^oAjI coL«*«. 

Beau adj. m. belle /'.liU-cii; <-j^ 
Il ^;^=>'-, t).'^wyj> {khohrou^ 
khochguel) iwç>3 (vedjih) J'ai 
beau dire,rien n'y fait *Xji JU=> 
c>.^t(>j b>^.jw ftJLàS tout = I 
u^î^i ^1>J un = jour ^5^. 

Beaucoup adv. jLaavo ; im'j'j». 

Beau-fils s. w. .iXi' r*>«j; ^Ub. 

Beau-frère s. m. ^Lc^^L 

Beau père s. m. qj .Jo. 

Bébé s. m ,e*^ ; .ly>-yi J^. 

Bec s. w. jJiLo II >;^ Il /"w. ,c^ 
bec-à-bec j^j 3. se prendre de 



532 



=avec qu"un^^-X^.^t .o^-w»i b 
tenir qu"un le = dans l'eau 
^y>S ^y^xA ; jjOb i3jJ> (devel). 

Bec-jaune s. m. jç-àli i^'v?-- 

Bécasse s. f. vjLt (ïelvè). 

Becquée, s. f. Q^r* (^'>^' 

Becqueter v. a. qO; é^. 

Bedaine s. f. *XÂi (chekem). 

Bedeau s. m. Lu**.aX (ji-'j. 

Beffroi s. m. .b (j/^lî vIXa. 

Bégaiement s.m. ».a5J (^oJtwè); li'b'. 

Bégayer t?. w. ^^j>^Oj5> «JCJjJ^qL^. 

Bègue s. et ac^*. iOi^ qU. 

Bégueule 5. m. et f. y^-/is3- 
(Jchochk') j>- (djerr). 

Bel arf/. w. s^j-3> Bel homme 
(Aï lXJLLj j>_x Belle femme 

Bêler s. m. Q'^y' ^^« 
Belette s. /". j^'j- 
Bélier s. m. ^»i (goutch). 
Belitre s. m. f-jJu». 
Belle-mère s. f. qj oU. 
Belle-fille s. f. ij^^jC^ V. Bru. 
Belle-sœur s. f. (^^L>. 
Belliqueux, se adj. _^.^^\JCL>. 
Belvédère s. m. JaJU (mœw^er); 

Bénédiction s. f. ci^i^j (berekef). 
Bénéfice s. m. c>>JtâJL< pL jeiLjL* 

xs^ (sar/-^) Il »^L ^Ij. 
Bénéficier v. n. ^lA^t AaSaj^^^x. 
Benêt ac^*. et s. KtÂ^i ; ^^Ij ; 3-. 
Béni, ie prt. é}u^. 
Bénin, îgne adj. v^^ài».; *j^. 



Bénignité s. m. oA-i; c^-Jtis. 
Bénir t». a. Q^y' •^r^»- 
Bénit, te «il.U/o eau = te de Cour 

Benjamin s. m. v_j^JLfij! ^^y^, i 
Benjoin s. m. .OjS (kândâr). 
Béquille s. f. _n i^Loc) .ly:*». 

Bercail s, m. fit/, s^Jâ^-. 
Berceau s. m. «j'vgi' (guehvarè) 

fi<j. UxÀ/s ; ^-y^ ; ij^^Jt] JailM*-« 
Bercer î;.». q>3j^^_j"^"^ se= d'és 

pérances vaines^ 
Béret s. m. ti5^^ s^. 
Berge s. f. i>jL3-^^^ tXiJb .UT, 
Berger s. m. ^l^^^ (châhan] 



r^t* 



o' 



(tchéban). 



Bergère s. m. qLa-w (•«;. 
Bergerie s./". ôJJiMyf JoèT; x/Çji' 

Berline s. f. .L^^ dij-^ «Xww: 



Berner u. a. ^^-A:>t(AJf |^ || /ïjii 

Bernique ! interj. c>.**>Aj oL 
Berlue s. /; OjL/Xsi; ^.^tcj- ^«c ' 
Besace s. f. ^.y(f>^^ {khôrd 
Besant 5. m- = des dés c>^.àj: j 

Besicles s. f. pi. ii)uLxc (aïnek'] 
Besogne s. f. Js^ui (choghl) p 

J'wiLiot; ^1/; J^c Camel). 
Besogneux, euse adj. .aï». 
Besoins. m.va-A^L^-jp?. oL>!.?* 

îLi II *jJ si=r:est, au = *A^ 



53â 



xj>L:^l Çand el-hhadjè) avoir 
= (le... (V^'*^ fj^ satisfaire le 
besoin naturel c>^L:> c5'«^>î3Ï 

lestial, le adj. ^■*^' 

lestialité s. f. Sj^ f^^' 

lestiaux s. m. pi. »v\j-=>. 

lestiole s. f. «iKc-j— :> (djan- 

verek'). 

été s. f. ^l^x:>;^y'^, || JU = 

" omme «o'o {dabhè) pi. >— ^'^^ 
ahh) Il o»-#-ss-! {ahhmaq)', 
9L\ {ehleh); f>; j4^'. 

Ita a<?/. oJ-^-S"' ; »**A^ Ai^. 

3tel s. m. uWjJlj' 

^temcnt ae^p. iù\.uJl>m. 

^tise s. /". cJ*5U>; vi>.^';Â_*» |J 

L^ià> (djefeng) ; A3j^ (<cA«- 

•end); Jo'Ja'îi. 

iton s. m. p'iX^' 

tterave s. f. yXLi^ (tché- 

hénder). - 

urre 5, m, 0^5^ (ro^»») = 

rais «y' (kerè). 

orrer p. a. »j-^= l—j i^r-^Sj 

me s. f. ^iMi (sahv) J^;-^ 
î^6<)commettre une=Jaç>, 

is 5. m. en = v^r* {niôver- 
p6) Il s', ; s.L^ prendre un = 

|eron 5. m. [^^^ -^ ^uL^ 



liographie s. f. 



ii 



Bibliomane «. w. u^ù;^ icb*^ 

Bibliophile s. m. <^*^ v,JLwLc. 
Bibliothécaire s. m. aoL^.Ui'-^lj. 
Bibliothèque s. f. «JiJ?.!^. 
Biceps s. w. 3jL 
Biche s. /". joLc qJa^ (guevezn 

madde). 
Bicoque s. f. <dliJv>; (il.Lsi*, 
Bidet 5. wj. ^_5'JJ J-^^ Ij ^.A.^ 

Bidon 5. w. iw^è (qablame). 

Bien s. wi, «ç> (khétr) é^ \ liVJU 
(me/A;) pi. silbUt (amlak) S^ pi. 
J|y«J (atnvat), liVJU-j Lo (twa Fe»»- 
fefc) Il -^^^ Il c>c5^Lax = que 
i^S^ le= et le mal _i; ^ -v^; 
Aj j i^^^ (et non pas , <;^*J 

Bien ckip. ^-jj-^- || ^L3»; .ua*»oJ| 
*-:> "^ (Za djerem)= des choses 
à un tel! AxjLwjJ ry^ ^^ 
= à vous Uj« »^— J {berdèi 
chouma) c'est bien à vous de 
l'avoir fait J^.J>S ^_y-^ 'J-^ 
c'est = cela c>*-*"' ^^j*^ c'est 
= lui \iy.Mii^^ !^-*'if*-} (beatneh 
oust) Eh =? (i>««l lA^ &:>. 

Bien-aimé, ée adj. et s. wjj-»^ 

Bien-être s. m. ^ha-j^., ^ôjj^ 

ihehhoudi) ^ùyjM\ 
Bienfaisance 5. f. ^ o'_x-.=> 

oL»-« (khetrat màberraf). 



534 



Bienfaisant, te adj. *^\j\\ ^^\.^M.s>\ 

Bienfait s. ni. qI-*«^' (ehhsan); 

vi>s-«jij (ne' met) v^. ^ ine'em). 
Bienfaiteur s. m. Bienfaitrice f, 

ii>^^ ^3 {veliié ne'met). 
Bienheureux, se adj. Oyu*^ || 

Bienséance s. f. v-o' (adeh). 
Bienséant, te adj. «Ac|yj \Ju]y.jii 

Bientôt adv. JwJ-s olX-x ^^; 

Bière «. f. >> v' (**^ t^ioM?). 
Bière s. f. o^lj". 
Biffer v. a. ql5^ ; qv^a-^^ jJ^. 
Bifurcation s. /". 3O q^^<^ '«-^^ 

adaïLJ y5Lj .0 jx:?- ^O Lj s^. 
Bigarré, ée adj. i^^JSJj. 
Bigarade s. f. ^Jî (tôréndj). 
Bigarreau s. m. (j^^La. 
Bigle adj. ^y. 
Bigot, te s. et adj. vX-a-xJL* 

tî5Là3- QchochW) fm. 
Bijou s. m. y^j^ 2>^. j^!>-> || 

Bijoutier s. m. (jij-J ^y-^|^^; 

Bilan s. w. J^J •, ^^ o!i^' 
Bile s. f. v'^^35 î;^* 
Bilieux, se (^^'jà/ô. 
Billevesée «. /l ;iUfl> {djefengy 
Billiard s. m. ,LJb bille de = 

.LJLj xJii' (gôllèi hiliar). 
Billet .s. w. J^aL (ft«?/0 II *iV-^'*J 



(temessôk) || x*ï^ (rdg'a) i^^-oi.; 
wix^i = à ordre \^d ^JL^^ 

Billon s. w. |*^Ko ; «Llw J^j jj 

Billot s. m. sOJS (kénde). 
Binocle s. m. y^Âxc Çaïnek'). 
Biographe s. m. ,l5o JLw. 
Biographie s. f. o.jy/< pi. .^w. 
Bipartite adZ/.xJLi^Ojj^A^A-AÎ »w\ 
Bipède s. m. Lj^vi jV'^* 
Bis adv. ijiArs^ || _^ ;b ; ti\jy>. 
Bisser v. a. (Aaj^ jL Q^ài . 
Bisbille 5. f. »jax>w. 
Biscornu, ue ac^J. ^3 ^y cf 

Bisaïeul s. m. As-"^' (iA> Jx') 

(aladjedd). 
Biscotte s. f. *y .Lao q-[j^ qIj- 
Biscuit s. w. iOL^j «.L ^o i}j 

Ji9L«.AA^. 4 

Bissextile adj. année = li-L** 

Bistouri s. m. yOi^AJ (nichtery ; 
Bitume s. m. ^^^rf^ 'êlâ>. ] 

Bivac, Bivouac s. m. JSjtï (J**Ji 

Il 5^.1 JàsLs^; ^^L^L^. 
Bizarre ac?/. '^-^.jC vs^* 
Bizarrerie s. Z'. f^^. b A-k*^ v;:Ajlj*i| 
Blafard, de adj. *l5 tX-ù*- (jr^). 
Blague s. f. .vjj' j^'y »-***^ j 

Blâmable adj. ^ytuXA. 

Blâme e. m. o^^/o; ^»a-j^'; 



535 



îlâmer v. a. ...;I ^v^j^ "^V-'» 

îlanc ad/, w. Blanche adj. f. 

tXJiAM z= bec s. m. ^^ùJù ^^\^^f>■. 
îlanc s. m. uiA5> (hœdef)] „UÎ ; 

xJLiJ II lXxâaw ^^5'-^ = d'œuf 

(iJui^ ,0) de but en = ^ 
çt-co s-xJJLx = d'Espagne 



«^^* 
^ 



Lu-, 



îlanchet s. m. j,! «'^ iud (/e^* 
ketani, ketouni). 
Mancheur s. /". ^Ju^. 
Hanchir v. a. ^Oj^s \XfJtM, |j 

lanchisseur, euse 5. .yi aw«L>; 

lanc-seing s. m. — ;-^ \XfJuu 

{sefid mohr). 

lasé, ée pr^ et ad;'. = sur tout 

lasphémateur s. m. Ji^. 
lasphème s. m. JS (kâfr). 
laspbémer v. n. ^^yJLJtS so. 
(reddé gôften). 

6 s. m. *lXx5' (guendâm):=:de 
rurquié s.o (dorra). 

ème ad;. «JC5»lj (iVJ.. 

easéjée^r^. et s. f^^*^yi r^r^'i 

lesser v. a, ^^c^j ^y, ^^j^ 



<j^y) ^'£^ »®=o^>>:Pir^j 



O'-^ Z^"^ 



^iXw îO 






Blessure s. f. 

Blet, te adj. siAaaw^. 

Bleu, eue adj. ^\ ; J»xi ; qjaJLo 

Bleu s. m. ^J^ 
^^^iKAym {sôrmèt) 
Bleuâtre adj. <3j.*^ J^L«. 
Blinder ». a. ^yy ^;i^ ^ 

Bloc s. m. éjji ^^Ju>M en= *%, 



;i!^. = de roi 



sXs. 



f^ <3ij' 



Blocquer v. a. qJ^J^ .AJo a-oL^. 
Blocus r. s. ,>3'wJo Ij (^,(A>o yûLs^ 

Blondjde adj.^^Lj=>(khonnatf). 
Blondasse adj. ^jl A^à*- (se/îd 

lous). 
Blondin, ine s. liLxiO b éùjli' 

se Blottir v. QtXii f»ji5. 
Blouse s. f. ^ qLj1J>j> aii' (^'«^ 

Bluet s, m. »ÙJ^ JJt. 

Bluette s. f, 5.Jc>;| ^^Juij>jA:^. 

Bobèche s. f. ^J^jt^ li^y 

Bobine s. f. »,**>!«. 

Bocage s. m. qUmȔ'Ij. 

Bocal s. m. ..Low«; {j/*"^ s s Jj^fjii. 

Bœuf s. m. 3I— if' {gav) du = 

Bohème s. m. et ad;. Lj j*« ^^J; 
^iAj ^t> (de/' Jg der). 



536 



Boire v. a. et n. ^iX-A^Làt (I. 

Boire s. m. u*;^; oLij-^àwfl un 
pour = *l*jl (en'am). 

Bois s. m. v_j^; .b, || cL; »-w-o; 
(i^^ J-^>- = à brûler [.jxP 
(Jiîzôm) en =, de = Jjv^ = 

Boisé, ée adj. Sô J»^^- 
Boîte s. /". iç-%-S (qoutt); —^O 

(dârdj) Il i^-^^^iA-JL-AS = de 

montre vi^^'^^^ *-^*>' 
Boiter v. n. ^ô^^J^l (lenguîden) 

Boiteux, euse adj. et s. i^^SsJj 

Bol, bowl 8. m. -,^1-1 (partch); 

Bolide s. m. qU/^î jî j^XJLaw 

Bombe s. f. «j'^-^-*^ (Aj^Jw^are)!! 

^Xa<^ (hestent). 
Bombarder v. a. q^a-^ »»Ljç4-:>; 

Bon, ne adj. ^y>- ; >iLo ; j^', 
^i>>.Aw.o; f^j^ le = et le mau- 
vais ^Lb j ^-ÎL^; «Aj ^ ;iLo 
pour de = çA*wLj == pour... 
...;^Lj «ili = contre la toux 
«ilj !. A_5^>w à quoi = ? «-^ 

Bon s.in.é^.M*^ {temessâk)=]^our 

telle somme iJL^ ^1 ^^Lj j^vjo. : 
Bonbon s. m. ^âj-ç&. | 



' Bonbonnière s, f. .yi> i).-o>-'; 

Bond s. m. yiiwf.> (djehech)^ 
x-«Jij (vasbe) faire faux = à 
qu"un qO; Sjàb (tafrè zeden). 

Bondé, ée prt. et adj. l!u^ ; ^. 

Bondir v. n. ^^.Xm*.> {djesten) 
(I. x>- djeh)] Qo\M-iL; 

Bondissant, te adj.^^-.*. 

Bonheur s. m. o jLxa«; <jyà>- ^tiiL; 



5 0*^' 



JWï'5 



L5jt^ y*'"') {jr*^^^y^ 






^-> (hhazz) quel = ! 

Bonhomme s. m. -JLw ^ i,i:A^Lv. 

se Bonifier t;. a. ^lA-ii Ji^. 

Boniment s. m. ^S j'jL». 

Bonne s.f. .LXa/)A3»; j-iuL5'::=d'en- 
fants sl>J> (dedè) V. Nourrice. 

Bonnet s. m. «bli' {kôlah) = à 
poil >'^j>J* »^j j-U-iio »bL^3 
(kôlahé teber-dar, kôlahépech 
malou) = de nuit abL^a-^-i: 
{chœhkôlah) grand = de céré- 
monie sXXJLw (chalkélah) = 
de derviche ^Lj" gros = fm. 
\XjJiMé (jS^J.. Il a la tête près 



du== 



(i>wWl 






jï^5^ 



,■> t\xJ' 



v>; = s 



(Mw(? khou). 
Bonté 5. f. t3;y>; (V^' 

kt^^="; dt-s^; ci^-^; '-^^i 

{lôtf)\ oLà^Jl ; c>>-*.>y« Ayez 
la = de me dire nôyo^ v^LiJ 

Bord s. m. JjS (kenar) || «ww^ 
(gouchè) ^;y« à = d'un na- 



537 



Border v. a. ^. .iy {juitar ze- 
den). 



Borner v. a. ^^yi^^JSjs^' se 



^o/^Uo^t 



o- 



Bordé, ée prt. = de... ;' vO\ ^'y 

Bordure s. f.X^ || .'y (narar); 

o~^«*w (sedjaf). 
Borne s. f. iA_2> Qihadd) pi. 

iuLc (ghate) || ;^ J-^i-^ (ffj?7e 

nierz) «lA^ ,_,-oLaJ .<3 ^ 45U*w, 

Borné, ée ad;. .. . w 0»iA:S^ esprit 

&Âsyr */ {k'œm ^ôrze). 

= à 

Bosse s. f. y^ (kouz) = de cha- 
meau NJlâP^ (kotchanè) =, tu- 
meur «-UJLï {qôlômha). 

Bosselé, ée adj. sA/ol j. 

Bossu, ne ad;, et s. o^-^^j j*^ 
(Aro«2 pôchf). 

Bossue, ée prt. ^\y>- o'"^^ 

Botte s. /". &4.^:> Il ^ ; cVJLs 
(fenn, fend). 

Botté, ée prt. [J^j^ «-«^^. 

Bottine s. f. x«X:^ j^. 

Bouc s./". ;J, y JJ {boz, bozé ner); 
tJ^ (tekè). 

Bouche s, f. qL^ï*^, ^-^O (deJien) 
= à feu \.>yJn (toup) faire = 
en cœur ^y>S ^J<^.,^ ^^y^'i 
^0.^3 ;_w»^-; pour la bonne 
=«^' aLi (^1 j (cAaA <»t^) à = 
que veux- tu? Uxj oS^'o'^'j** 



Bouché, ée tJJ**.i (^ IjV*') ' *^*^' 

Bouchée s. /*. MJii {loqmè) ijJS 

(gueras anc). 
Boucher s. m. v-juai (qassah). 
Boucher v. a. qJum-o; ^^— Xj_^ 

qO-T (Ajw (sœdd kerden). 
Boucherie s. f. «J-:> v_jL*a5 || 

^;5r, .uLiJ' (A;JcAtor) jj;yyjj>. 
Bouche-trou s. m. J^ «J3-,. 
Boucle s. f. *JiJL:>. 
Bouclier s. m. -j^ (seper). 
Bouder v. n. ...a 



a 



'j^J^' 



Boudeur, euse adj. et s. ^^ jiS. 
Boudoir s. m. aûL J^Jj^iAJLac; 

Boudin s. m. ^t ^^i? «ij3» «Oj^ 

Boue s. /■. jJ" igueî). 

Boueux, se adj. ^ ^ {par guet) 
= 5. m. f^J:S ^^js»-. 

Bouffe adj. ^j-yèr^^Mwa. 

Bouffée s. f. J>5^ ^. 

BouflS, ie prt. «o^ i^ 

BouflBssure s. f. Jti. 

Bouffon 5. m. AJLiL« ; syè^w*'^. 

Bouffonnerie s. f. v^J^^jm^. 

Bougeoir s. m. «^o^Aju-^'. 

Bouger v. n. q>^j^ vi>«^^y>. 

Bougie s. f. j-«-i ; ,jr^-^ ^^ 
{cham''égu€tchî)^^2{guetchi) 
petite= g^^jL^ {chamtchè)= 
de cire blanche i^)*fi^ * »4 
fabricant de = s cL»^ (cham- 
ma'). 



538 



Bouillir v. n. QvAxÀij.s>- ; cji^ 
^^o^y>, faire =.^oy,>>^, 

Bouilloire s. f. \^Sij^si (ketri) 

(angl. kettle). 
Bouillon s. f. ci*-%^ v^ (^^^ 

goucht) Il u*^. 
Bouillonner t;. w. Qi_\-iyii^=:de 

colère (^i-Xw«S u*!^^- ■^.*.^ j'- 
Boulanger s, m. ]yLi (nanva) 

i-oU (nanpez). 
Boulevard s. m. yu (seghr) pi. 

yfl (sôghour) \\ ^^Xt=>5 «^L» || 

BouleYardier s. m. nJJSS^ u*"-V^ 

Boule s. f. »SS igôlU). 
Bouleversement s. m. oLXiiJÎ • 

Bouleversé, éeprt. «Am-^j ^ 

j[(jij.xi-« (mâchevvech)] qL/Ï^j^j, 

Bouleverser v. a. ■m'-^^ j^ 3 r^- 

Boulotte s. et a(^'. f. «lXj!^ (qj) 

Bouquet s.m. iùLwLXii (géldestè)\\ 

Bouquetière s. f. U*'^f «JCwlXw . 
Bourbe s. f. ^ (guel). 
Bourbeux, euse adj. JJT _j. 
Bourbier s. n. ^^y>-^- 
Bourdon s. m. y ^^>J^ || (j^lj 



O^ 



■•LX*« (^ L A iJ . r .jjvi) .jj _1a£>. 



Bourdonnement s. m. «J^jj. 
Bourg s. m. (iXsj.y' j^. 
Bourgeon «.m. »J>iJ y^ tisj ; «jJu. 



Bourgeonné, ée adj. Jo o.yû 
aiXio \X5»5(Ajl (souretè gél en- 
dakhtè chôde). 

Bourgeonner v. n. SjJ ^^\ jm 



Bourgeois s.m. v-jL' || ^^^^1^. 
Bourgeoise s. f. siLi» xxs>Lo 

Bourgeoisie s. f. ^LiJ (arbah)- 
Bourrasque s. f, , . .Ii^i3=de neige 

&iob ihadlemè) nX^ oL (6a(? 

guelè) q' ^y ; *il"^ (koulek)'. 
Bourre s.f. JLi^l (acJigal)', a^. 
Bourreau s. m. <3^Lj> (djellad) 

^^vilwJ (naçaqtchi) w^oac -.jX) 

(w«r/ qazah). 



Bourrer V. a. ,.,^. 



A-CiUil. 



Bourrique s. f. ê^' ; .i>. 
BourrUjUe adj. ^JJ i.:>-ii^ ((^0- 
Bourse s. /". i>...m^^ coupeur de 
== j ».>*>^{kicè hôr) \\»S ^L^ 

«.5 ^yM^ Il Oj-wij^xi c;^i>3y 

O^ les =: s ^J^JkJUki2J>■. 

Boursoufflé, ée adj. sj J' ob. 

Bousculer v. a. ^Ot ^>o (tewè 
zeden) être bousculé,.. o.y?-iJo; 

Bouse de vache s. f. jLi' i^iJLù'. 

Bousiller î;. œ. jjJ>J' .Li' ysr"^; 
qJ> J^ .i^ \i3. «JO*^*; Li. 

Bout s. m. jM4\ u>>J.^-^ Il *-*«>-^ 
{goucM) d'un:=à l'autre ywîww 
= à = __*M^^.-*w à = portant 
ii)oOiJ j' en venir à bout de... 



539 



O' 



Jofl) j «iAa£ y pousser qu un 



à =^gjMS ji QOjS'iiiJNÀj i^>*^j^\ 



a- 



j\ j 3j à tout = de 



champs iJà>- ^. 
Boute-feu, Boute en train s. m. 

Bouteille s. f. ^^ (botri) (angl. 

bottle) = du calion iJ^jJii. 
Bouton s. m. \..».5'o (dogme) ; 

iii^4-i = de la porte A^^. 
Boutonné, ée prt. et a<:y. x+iTo 

Boutonner v. a. ...v^ x-*>i^L>. 
Boutonnière s.f.^ Ju{madyui). 
Bouvier s. m. ^JiJ.\j^\ o'"^ ^^' 
Braconnier s. m. .IXà ^\ù. 
Bracelet s. m. wV-JLjjxIj = aux 

jambes (en Orient) JLèOi3-. 
Braiement de l'âne s. m. Je. Je ; 

Braillards. w.qU/o'Axj j v>Io; 

(-jLc^(gOM;Aau)ki*5(g'OM7iî)pop. 

Braire t?. n. ,m>3 J^ ,(c,!c. 



»' (akhguer). 



Braise s. /l 

Bramer v. 

Brancard s. m. Si^Js>- , j^ <Ue 
('aman"). 

Branche s. f. j}J*é fig. KxjtJft 
(châ'bè) pi. yj-*-^ = «l'une 
tribu VjfJisi SjAj (^tr^t ^achirè) 
= d'une dynastie »y?v*i (cA«- 
djerè). 

Brandir v. a. = la lance 



^- (q;/) O^-^jfi-^- 



O" 



LcXkxJLAJL=> = le sabre 



V-- 



QfcXùbji iguerdaniden). 



Braque ad;. cLo liLci^. 

Braquer t?. a. ^^J6. lijLs (qaraovl 
rœften) ^^c>S c>«-w'. (^ *— !>^)* 

Bras s. m. ^■Ji avant = tX-cLM = 
d'une rivière o»j **j»Lw accu- 
eillir à = ouverts J—it — i .w> 

Brasier s.»n.yii>Ti iJJlL«(wan^a/). 
Brassart s. m. . ïL^J^. 
Brasses./". q3^ (russe: sajène). 
Brasser de la bière v. a.y>- \-)\ 
jja3»Lm = une affaire vit*-i=U 

Bravade s. f. i^^ (tedjerri). 

Brave adj. et s. (Aa^î.; «-^.^Ui; 
,5"2>^3 (délaver) un = pL^v*i un 
homme = iA-a-m. j>_x un = 
homme (^LCùw.o J-vs* -oî. 

Braver v. a. Q^y-^ l-J ; (^yf^ 
^y>^ (pa fôchôrden ; tedjerri 
kerden) = les dangers, la mort 



C/^ 



IJu 



^^ ;l b J2i> ;l. 



Bravissimo adv. w^ ic'^t^» 
Bravo! interj. qtî^I; *liî' «^b, 

aJJI Li L» ^ s. w?. ^-jj»s5. 
Brebis s. /". yi*~y«. 
Brèche s. /". «J^i>. (rœkhnè). 
Bredouiller î).rî.Qj>;Oj£> s Ju^L>- 
Bredouille s.f. revenir =v;;a.a«o 

Bref, ve adj. % bIj^ || jtaX^ 
à = délai J^ï oJ^ oJ? o jj 
parole = ve c>^ i^j=> = adv. 
xo^l> (kholaçœ), «JU^I ,3 (/è/ 
d;(Jm«)=s. m. iwj^ wL ^4.^5^. 



640 



Breloques s. f. pi. o*!il s^^. 
Bretelle s. f. .LX^lXâj. 



•jr 






Bric à brac s.m. j5.Li 3Jls> 
Bride s. f.^^ (djelow). 
Bridé, ée so»: JL> œil = («-is:> 

Brider u. a. ^y>\ j^. 



Jo^i 



Brièvement adv 
Brièveté s. f. jLsfj ; .LoXi»' 
Brigade s. f. >-^.-o'. 
Brigand s. m. ,mj^, v-aj.1: 
Brigue s. /". Ic^'. 
Briguer v. a. q-^»^ Lc^'. 
Brillamment ac?v. oijjj Lj. 
Brillant s. m. «Ax^'y (j*UJI || 

iwAJj. (rotvnaq) ; bb=- (djela). 
Brillant, te afZ;. 8iA_à.^.>.j> , 

^JJ[i^, sAÀ/i^; ^Ijj (berraq) || 



O 



,LiUil 



,.,LjLà=: orateur ,kJLs^u« 



h ci^jLij. 



Briller v.n. ...Axjb'; , ..A-yix>.i3 ; 



-iAit 



l 



QiA.^ ^-fllj = il a brillé par 
son absence Oj.j .^'^ lAW" 

Brimade s. f. qI^ vi>o>3t ^^à"^. 
Brin s. w. «li' jJ || s, 3; ^i'iAil. 
Brique s. f. = cuite au soleil 

vi>*__>ii._^- {khecht\ = cuite au 

four jy>i. 
Brisées s. /". pi. iJO**Xii x.jCJL=s- 

courir sur les = de qu"un 

Brise s. f. *.a^; \«AAà> oL 



Briser v. a. ^.Xj*^^^ (I. q-^^) 

O^r^ ^y> Il ^AJ<Ly*.ir (^Oi^- 
siJchten) (I, J>w«a^3 goiicil) || 

|.,i3j' S.L) s.Lj. 
u ^ J V J V 

Brocanteur s. m. i3"ic> {dallai). 
Brocart s. m. ^.\. 
Broche s. f. ^jyw; q; »_j!j 
Brochage s. m. i_53^'3 Àèl^. 
Brocher v. a. ^yC^jO *^j o'^s'- 
Broché, ée pr^. aJC5>5J> Il j''-^^ 

(gâldar) ^•«■^lï (qalehi). 
Brochure s. f. xjf oLa^; *JL*v.. 
Brochet s. ni. , ç^Lo -ui. 
Broder v, a. q-^j^ LfJ^'-^ j'>- 
Broderie s. f. i^j^^^»; = en or. 



Broncher i'. M. 



O' 



^J^ 



O' 



Bronches s. /". pi. ^0»^^ iwwci'i. 
Bronchite s. f. >J^yw aujoi i.j. 
Bronze s. m. ^-.i..j (herendf) 

U*^r" c>à;>; ^^r^ {mafraqy 
Brosse s. f. = k habits cj^_^ 

^^ (ilL (mahout-pak-koun). 
Brosser v. a. ^^ ii)Lj o^w 

Brouette sf.,Ji:^ é^ijchak kech) 
Brouhaha s. m. ÂiXc. 
Brouillard s. m. i—A (megh) ; 

iwo; k^y j»ij (nezm anc). 
Brouiller v. (t. jM>3ji' (ji^-cioLx 

se = aYec qu"un a-^j ^.a-w^Ij 

Brouillon s. m. v^j.m^^ {tnôçav- 

vedè) ^gij^Mi^jMi. 
Brouillon s. m. M ji^i^ùJc^. 



541 



Broussailles s. f. ^S^\ *-«^« 
Brouter v. a. et n. qAj^^. 
Broutille s. f. .oCJLç- (tchelikë). 
Broyer v. a. ry^j^ V.^^- 
Bru s. f. 'j^^jSi y (nôw 'arous). 
Bruiner — Il bruine ^^Li i 

Bruire v. n. y^ùS Jtijité. 
Bruissement s. m. = de la pluie 

^'L yyi (chôrchâré haran). 
Bruit .«. m. ;'^î Lv^o (sœda) =:, 

rumeur «juL-i: (chat ta) sans 

Brûlant, te ^^^.^-w; îiXjj?. j 

Brûler r. a. ^^J^jjm (I. jy*-) 

Qi-X-û sj:j>y^ = d'envie de 

Brun, ne atZ/. ^0^— ;?• si-iy»»' 1| 

^X 'iljuiM II li>i^. 8^'. 

Brune s. /". Lix; Cacha). 
Brunir r. ;<. Q'A-ci s-o = f. a. 

Brusque adj. OJJ' (tond). 
Brusquer t;. a. ^Jl^ .!^ j^JJJo. 
Brusquement «Jf. iCob; ^_5AÀ:o. 
Brut, te fld/. *L3- diamant = 

Brutal, le adj. JAd\ q'^at*. 
Brutalement adv. ^c^j*^ ^ 
Brutaliser r.r^ ^.-«ALi qOJ'^^CÙ-.O 
Brute s. f. jw*^ j>?. *jL^. 
Buanderie s. f. iol3- .yi «w«l:>. 
Bûche s. f. vJJS (kéndè). 
Bûcher .s. 7m. \\J<^\ ^j^^ || sJOLi 



Bûcheron s. w. Q^a-ii »t\J^; 

Buée s. /". .L^. 

Buffet s. m. x.iAJLi' (ytiendjè) 

Buisson s. m. »J^ (boute) faire 
école buissonnière i^ X-^-fri 



Bulletin s. m. *^'i-vw. 
Buraliste s. m. f. sAJ..aww>^ ; 

Bureau s.ï/i. &jLi> ^o || j-^'j-yc. 
Burette s. f. ^e*^^ »^ (qahvè 

sini) 8^^ e^^^y^ (^'''^ g-aArè). 
Burin s. w. *i)J^ Jlï. 
Buse s. f. -^Pt' 
Buste s. m. &>u ^. 
But s. w. uiiAP; -Uî II vXAoiu 

•pi. Os^^Jsla II .>^jaJU ; y^àiA. 
se Buter v. Q>->jy> *i)^À<w jJ Li || 

Butor s. m. fm. q'«hV^. 
Buvette s. f. v'/* q'^*^- 
Buveur s. m. 8tXlxL£;l = de vin 
.y> v'y*; jV^'îV' (inetkhar) 
= de sang \s\^ ; j_j^j^. 

o. 

Ça pr. pour : Cela ^j qui ça ? 

Ça cw/i7. Ls^Âjl ça et là (i)ù«i)ù". 
Cabales/. ||^ft> JU: || ^.i]a,..i;,. 
Cabalistique adj. i^J^. 



542 






Cabane s. f. ^-jL-i^ua *jLi>. 
Cabaret s. f. Ki\^SJ» ; oLj(_:> 

Cabestan s. m. ,.,U./ 
Cabinet s. m. || 04 

Il ^5^ Il ^3^ (^'^jî o'y-^ I 

Il c>-_^_^3-:> = de travail 
JoLw^Llajt^rd'aisance-'jAAw^; 
\iL> v-jO'; (jU/«; jJ-j!. 

Caboche s. f. fm. -w; \J^ (kele). 

Cabochon s. m. serti en=8uX«JLo. 

Cabotage s. m. ko •Ui'c^.s-LAw. 

Cabotin, ine s. cÇj'jIj lX^a*. 

se Cabrer v. ,..:>LXiwl o ^o. 

Cabriole s. f. ij^^^ (djehech). 

Cabriolet s. m. ^s>^yj> \X^I^ 

Caboulot s. m. p^a «jL^jL^. 
Caca s. m. «Lia (fazle) c;^/.vL^. 
Cacade s. /". &l*iii || iii5U,Aw j -o. 
Cacao s. w. j^i ;i x^s ï\x£> 

Cacatois s. m. (^-^-^ *..^'s. 

Cache-cache s.m. i^ki J>.xc ^jIS ^_5;tJ 

Caché; ée prt. et arf;. q'^^v' 

iJCÂ^ ; (c^^ (penhan, nôhoftè, 

makhfi); qL^j (we/ian) || ^_5^La^ 

Cachemire s. w. »^J (terme). 

Cache-nez s. ni. ,^.-0 u*^. 

Cacher t?.w.^iJ> J'jJ^às^; qAj^-wjj; 
Qvjy/ qL_^.à_j = qu"ch. à 
qu"un ^ Aw»^3 ;! 1. ^j.^s>- 
^ij>_r j^^iiiLï^; ^^yLw^O slXxav^ 



8e=QL\; 



'is^Wa^^ 



Cachet s. m. _^ (méhn fiy. ^_5y; 
^^-ajÎ; \Jo cela a un = d'élé- 



gance C>-*«' f«-^'> O T^ 



^^A.v^2 



Cacheté, ée prt. .^■♦a yw {ser he 

mohr). 
Cacheter v. a. ^c>^ j^,^ \ |q>^. 
Cachot s. m. q'^Xj;; y*w»~s^/«. 
Cachottier, ère adj. _*« xjli> 

{khanè serr) So y». 
Cacochyme adj. J«^JLe »Ji.>^. 
Cacolet s. m. ^JiS «jLsr JJï, 
Cacophonie s. f. e *aIx<î 1j — >^ 

Cacographie s. f. -b^i.« ^blx'. 
Cadastre s. m. (^'j-j ^_5l.X_.♦«^ 



o 



î O^xsLp-, 



Cadavéreux, euse adJ.i^sJ 



^i>l.<^X 



Cadavre s. m. A.-xi'i; x-XCsjui 
o^ {mowt). 

Cadeau s. m. oLc^ (soivqat) ; 
j^Lix.' ; v_j.L*j ; ,i.i'olj (tadgar) 
= fait à un inférieur j»L*J' = 
du souverain .c>— «-i-i^ {khaV' 
at) == à un supérieur *^.A.* 
Qiediiè) pi. LI^A^; ;ji>.5Lci.«^_i , 
faire un=:de... lJ^Uj L (Jïja:^ 

Cadenas s. m, J^ g-o^ pop. yolf. 
Cadenasser v, a. qO: J^. 
Cadence s. /". ^-^■^ j qj^. 
Cadencé, ée imîjv* prose = ée 

f.^\jM (sedf). 
Cadet, ette adj. Jua^ ; (s<5C:^fcf=3 
Il QjyU-T; Jjil branche = te 



543 



d'une dynastie i^f^-*^ ^^j^- 
Cadet s. m. so'jXj (begzadè). 
Cadi s. m. j^^Lï {q.O'^y)- 
Cadran s. m. c>^l-*»' *x:s=VàA3. 
Cadre s. m. >-jj_>jL:^ =. dans 

l'armée qv^ j^ 3^- 
Cadrer v. n. = avec '..h/aAIia 

Cadrille s. f. \J^^ *>mÏ. 
Cadrillé, ée adj. ^^^Jxii. 
Caduc, que adj. soUi (3'r^- 5) > 
^l3 jl oy> (kheref) JJ^b || mal 

Caducité s. f. t3'^;; (j«U> || Làs. 

fard s. w». o^^Lâ^; *J) 1j. 
Café s. m. »*^ || »jL> «j^. 
Caféier s. in. »^ c>^v->. 
Cafetier s. w. \ji3- »^ ■,_.a.>1joj 

Cafetière s. f. v«,jb-jl. 
Cage s. f. (jofts (qafes). 
Cagneux, euse adj. ^U ; ^. 
Cagot s. m. (iwx>; cXaxax. 
Cahier s. w. lXxI^ ^is» «Ai:^-. 
Cahin-caha ac?y. imL-^ ^Li^. 

hot s. w. «X*o!^ o'^* 
Caille s. f. ^^.a^.lXJLj (belder- 

tchin) ^^ {vechm anc). 
Caille-làit s. m. &jL» (mai'é). 
Caillou s. m. ^yi, (chen) sjjJjXw. 
Caisses./"., ï.JUAa ' *.j'i>; xÂji> 

= (d'un instr. de mus.) iu*,^. 
Caissier, ère s. .b ^^vX^-as ; 

Cajoler p. a. ^^y L^'y. 



Cajolerie s. /". pi. v_aj Jij, yy^* 
Cal s.m.=aux mains ci*-w.o ^aJuu 
Calamité s. /. c:/s>jkA;i^ (màcibef) 

pi. w,*-j'uaw« Il iwJlj (beliiè) pi. 

b^b c>«iî ^?. ol5L 
Calcination s. f. (j*vJio" (teklis). 
Calcul s. m. v_jLm.s> || «jLiOfl ciJOuw 

g^ [) fig. {jojà (qaraz) .iJôIa 

Calculer v. a, et n. (^<^^ v^^=* 

ll^tj^(i.yj^.). 

Cale s. f. t^Ji^ *j'. 

Calèche s. f. \i>j^ .L^ «Xs*Ji^. 

Caleçon s. m. ii^^L>-_j: == de 



femme qUjo (^owôan). 

Calembour s. m. ,jt*.jS^ b *LgjL 

Calendes s. f. pi. aux = grec- 
ques jij^ {hergtiezy 

Calendrier s. m. (*jyij; iw«U)Lw. 

Calepin s.m. c>.^b ob ^it^obcJ'. 

Calfat s. w. .yccii' .Ls^. 

Calfeutrer t?. a. ^^y^^ Lf>!.yw. 

Calicot s. w. ^'5i=?■. 

à Califourchon .ly*» wm^-U J^. 

Câlin, ine adj. vJ»JUa/«; ^J(VJAJlc5-. 

Câlinerie s.f. (jpUJ'; i/-i-yà ^■>>^. 

Galion s. m. qLJj , qLJc. 

Calligraphe s. w. (j-oy u*>->' 

Calme s. m. J.l. 

Calme cidj. Jji L; tO^t. 

Calmer v. a. ^^S ^^^^X»»^", 

Calomnie s. f, q1 y ^ . ; (bohtan) 
IjXst (eftera). 

Calomnier v. a. qJj q*^' 

Calorifère s. w. «y ,^1 ^9,Li?. 



544 



Calorique s. m. i^ i^^^ ,t<-\ii« 

Calotin s. ?w. vi>.'«»'»o ,jiyj-ciy. 
Calotte ^\ /■. (J^^ j^ {arêqtchin) 
donner une ^ qO; ^_jw^j 

Calquer y a. 



O' 



,^\>XMS} . 



OLCCsX-Aw \jîUi^^-A 



Calvitie s. f. ^,Ljf^ (ketcheli). 
Camarade s, m. <Jifi^] ;La_4-?; 

j.j<M^ = inséparable L / Saî.. 
Cambouis s. m. JàAc «jL^ ^^^ .. 
Oambréj ée ad). ^j^^^Xa (mon- 

hheni). 
Cambrer v.a. ^^..^Ux»; ql\-o>v^j 

Cambrure s. /". *i» (kham). 

Camée s. m. iiU.»J> é^''^. 

Caméléon s. m. Ljj-i> (hharba). 

Camelot s. m. fm. i}^^. 

Camomille s. f. '"^J^'^j; q'^j^'^ïL 

Camp s. m. ^o.! {ôrdou). 

Campement s. m. *x>} J^. 

Camper v. n. ^c>\ *^c>X 

Camphre s. m. .Ji^é. 

Canaille s. f. Ji^; i^Ljl j| l^y. 

Camus a^*. et s. ^a^'oj ^^Uj. 

Canal s. m. ,£>~>Xj>- Il xJL=»u>». 
ffj^ iOL>Lw=; souterrain oUï 
=fig. o\»ix (me/2 f("2:); N^jy^'^; «L 

Canaliser ?'. a. , qiAâJ' Lgjl>^ 5 



Canapé s. m. 1^:^^ a-^j. 
Canard .5. m. Jui (batt) é<^.^ (or- 

dek') f^^j^ {môrghahi) || /"w. 

^ip £wuU ; '^ j ^ ^ ^3> ^. 

Cancan s. m.JLï 3 J>AÏ||(j«aï.*.A^s5. 
Cancanier, ère arZ;. et s. ^ J^^jj 

Cancer s. w. ^Lb^w (saratan). 
Cancre s. m. o~>; q^^ (^om;- 
c?en) l\,«.:^iâx (môndjemed) fm. 
Candélabre s. m. .^^^ jl:>. 
Candeur s. f. ^y>y •^J'I*- (sacZ^ 

Candidat *.'. m. ^^^Jb ^b (cZom' 
tœleb) = de qu"un i^.,:siiL>L><! 

j-.AA<.5 = a... ,^-,;c:ÀX i^Ld ♦'u). 

Canif 5, m. (jiLi Ai. 

Canne s. f. Laac; jS-o V:>^ Il 



^J>A 



Cannelé, ée adj. s'. bL 
Cannelle s. f. ^^y^.^o. 
Cannette s. f. ^ Jo (botri). 
Cannibale iV. et adj. .L> *l>jX. 
Canon s. m. ^^1d |[ coup de = 

Canon adj. di'oit = _^PÀx ..,yo 

Canonnade s. /", (CvLViil v!>^ Il 

Canonner v.. a. ^^yJLz>\^\ v_j»._b 



-a:>'Aj5 



uj«..i:> 



Canot s. m. 



.<jJ^ 



;^' 



q; 



0^^5 



.oL^'Uï. 



Cantatrice s. f. 8uX.-Â.i^.. 
Cantine .*f. f. i-^'A^. (ïakhdaii) 



545 



Cantique s. m. ^^axawJ 

Canton s. m. é^ (jbâlouk). 
Cantonner v. a. ^c^») j»^ ;U*« 

Cap s. m. &cLo (damaghœ) = 
doubler le=^^'jiiiSS kcL»^ ;I. 

Capacité s. f. ^JiAjS\lS {gôn- 
djaïech) || vi>s-JbS; oIAjùL*»! || 
vi>oU5' Il xLoj^>. 

Capitaine s. m. qILJLw ((.Loi .o) 



J^JT 



Capital s. m. ^uL«; x-jL^— jw 

i3U' (j-K {ras-ôl-mat). 
Capital, le aéj. bc\. »-r Çônidè) 

*?5 (eA«mm) peine = le J^J3 

Capitale s. /". o^b ; iu^j^. 
Capiteux, euse /". jb Uiô (necÀ'é 

'^/ar); t\_x_j {t6nd)\ .^=im^ 

tnôsker). 

Capitonné, ée ptt. ,^\y^ J ^ 

jôldouzi). 
Capitulation s. f. Ubli ,*.Ji>mÔ' 

k_^i-c ^-«.ii^ ^.1 L les ^ 8 

Capituler r. m. o »jJi ^.^J 

Capon s. m. qLL> ; _j-w j'. 
Caporal s.tn. iJL> y« (ser djôqa). 
Capote s. f. i^jLij*" t^M ; L**- 
Câpres s. m. pi.^ {kôhhar). 



Caprice s. m. 



{mette sersereki) »U_:s^wJv>, = 

d'enfant xjLçj (behanè). 
Capricieux, euse adj. sj^^è^; 

^y L^J^^; LT^-e-îl^J (boul 

hâves). 
Capricorne s. m. (^5<A> {djedi). 
Capsule s. f. tiV-jLJL*M.j (pesta- 

nek') ^gjjiiisi- (tchachni). 
Capsulerie s. f. (^;L« j^JLjàL^. 
Captation s. f. Capter v. a. 

Captieux, euse adj. sAjLoà 
Captif, ive adj. et s. ^juwwÎ. 
Captiver v. a. c>-wJu *Jy« Jj 

Captivité s. f. yJ (âsr) ; (^^^^ ; 

Capture s. f. ««Xi -^^Xa-o. 
Capturer v. a ^•yJ>S .^SXu*^. 
Capuchon s.m. \JiLJ:[j (bachlouq) 
Caque s. f. ,c-^ c5|y y^J^ 

Caquet, caquetage s. m. iSj^-d!» 

Car conj. *^' r?;. 

Carabe s. m. Li^!^ (kahrôba).. 

Carabin s. m.fm. \^^ |»JLc oSUi. 

Carabine s. f. bIj^ liLLàï. 

Carabinier s. m. .'o liLLàJ" Jy*,. 

Caracoler v. n. ^y>S q'^Jj^. 

Caractère s. m.^^YXi || c>«-«blAjî 
c>>.aJLa.:> (AAatcm^) |l s_i...^ïw« 
(mechreb) || /jfA->- (kholq) pi. 



7fAM^4M • 



L*x; 



-îJr 



:J5 



546 



Caractérisé, ée adj. f^») || = 

par ...^ \Jua^. 
Caractériser v. a. ...alj ojr-*-* 

Carafe s. f. y^uu (tông) ^^^j*^ 

{sôrakhy). 
Carafon s. m. é^j^ cî)uu. 
Carat s. m, -L)LJs. 
Caramel s. m. c\â5 *.Ai>^*«. 
Caravane s. /". q'^,»!^, *Jilî i?^. 

Carbon s. m. *,s? (fœhhm). 
Carbonisé, ée prt. «lX^ «i^j;- 
Carcan s. m. ^^*AÂPi wiJi>-. 
Carcasse s. f. ^_5lX..à-j *— !>-^ 
Il ^^Jo ^L*j- ej'^^^' Il e5>^- 
Cardamome s. m. J^a^, JJ^ (hel). 
Carde s. f. oIj tA*i (^^! iô'uii. 



Carder «;. a. ^ô 



>^ 



i_c-" 



►^L>. 



Cardeur s. m. ^^iL=* (hhalladj). 

Cardinal, le adj. 3lX,4-c Çomdê) 

= s. m. viT. ij (jiwyCii', {^\JçtùM 

Cardon s. m. ^\jâP XxsJ^. 
Cargaison s. f. ^^^ (}~*.i>. 
Cariatide s. f. J^X-ii «— ^ ii>>-'>-**' 



^Lx4-« J»yM ^1>\i 3 ^b 



OJ 



Caricature s.f. jjyo7 y^vP y^Aoj'. 
Carmin s. m. x3Îl>j5>».>. 
Carminatif, ve ac^J. et s. ^À*a*. 
Carnage, s. f. ,^jjJj^. 
Carnassière s. f. ^iç-.L^ ^>'**^' 
Carnassier, ère adj. vLi-os.Àiji'. 



Carnaval s. m. *ijl (^c^Lai Oii) 
^ui y i)M>.A_j 0...«'»i'».r ^ i)<tf..|*.c 

Carne s. f. »À>f>-'', v*^'^*^ o^ii^. 
Carnet s. m, ic^^J^O, i^^/toUj 

Carnivore adj. et s, .'^ ci'.-w^''. 
Caresse s. w. jL^ iXww.jl^3 

slXjlàw^ wm &f>^:>-. 
Carossable adj. route = »'. 

Carotte s. /". éùy. {zœrdek'). 

Carotide .9. f. Aj.^. 

Carotter v. a. ^Jfi.Xi' ^^j.*^ 

Carotteur, euse s. et ac^*. ôLï>î. 
Caroubier s, m. <— yr> c>^A 
Carouge s. /". v_jy«5>. 
Carpe s. f. **/« i^^'-»- 
Carquois s. m. (^Uj &->-jt-:>- 

^^U/^'; (jix^Sjj (terkech). 
Carré, ée adj.^y» {môrahhà'i) 

^»J*éyl^ ^-j^^ {tchehar gou- 

chèi) = s. m. /tJr*; iui^ X^s>- 

= d'infanterie wdï. 
Carreau s. m. 8_:$\jLj iLJ:>^ || 

Il (nJLif^JS yS) ^:^JaXi iX^ Il 



^r^ c^ 



wl^ rester sur le 



,.,iA-ii «u>!AiL 



■ ••(.AÀV &^wj , 



Carrefour s, m. \^o'l\j^: v^.L:^. 
Carrelé, ée adj. ijxi fc^''^ {kachi 

fœrch). 
Carrément adv. 1x3:^ || L^yo. 
Carrière s. f. ^lSjla || q'(Aax || 

Il ^y^^" ^^^ j J*^ Il J^ Il 



547 



Carrillon s.f.^^U ij^j^ Ai:;^ i^Jo: 
Carrousel s. m. i^^y-?- 5 n"^?^ 

Carte s. f. &jë . ; a^â^v-o; Ja-Jb 
{helit) = géographique iUiJLi 
= blanche -^ cXAft*» donner à 
qu"un = blanche î. ^*»*=^ 
^^jJ^j^ oULIm i}y^^=3 = S à 
jouer »À^^ (guendjefè). 

Cartel s. m. ^jS ^'vJ^ ci-^-cLw 
o^J (ji>.j».*jC2x iS i^^^ôsSiQ II 
ki>*.>w! «Ju»o f^J^. 

Cartilage s. m. L-îjw^iac; acç-jj^. 

Carton s. m. f^_/fl (mâqavva) || 

Cartonnage s. m. (^lA^Ipu. 
Cartouche 5. f. ti)uLii. 
Cartouchière s. /". «JL»*JI3 xjO 

Cas s. m. xjiïij || JL^- 1| {^^^ \\ 
l'fi {voqou') (5:^ 3 ^^ y) 
c>JL> le = échéant vi>Jli> jt> 
c tJé^ = de conscience LàL^ 
c'est le cas de... vi;/^jwl ^^T (3L> 
...iw^3 dans le = où..., au = 
où..., en ce = a^^a-AJ".»*» .0; 
^jt,*o ^^J .0 dans tous les = 
S-^>- j^ ; o ..,-0 ^ .0 faire 
grand ;= de qu"un ^^^ .iXi 

Casanier, ère adj. Q^yiô xjL>; 

Casaque s. /". JJLà {chenet) re- 
tourner sa = qV*-^ J5 l5Î} 3' 



Cascade s. /". .Lio'. 

Cascader c. n. q-oLj ,Uioî JJU 

Case s. f. ^S^*^ aûL> Il auaàa. 

Caser v. a, ^ob L^ij^ob ,3jJLo 

= ses enfants J JtXiit ^ j^^'j 

Casier s. m. .'w>*uafl3 i^:^uir. 
Caserne s. f. xJl3-,L.***. 
CasemertJ.a.Qob L>-aoL> :Ij j*<..L> 
Casque s. /". O^ (khoud)', ^six; 

(meghfer) v^ (j-l-b. 
Casquette s. f. xUc J»,^ v^. 
Cassation s. f. Cour de = 

Casse s. f. jjJJi )^-^- 

Casse s. f. &a.wX^; J^jJmXjù,.. 

Casse-cou 5. f. «XJLj^ (mehlekè). 

Casser v. a. ^^L^Xii (1. ^^y^) 
^Jc^iyvw^ (goucikhten) = un 
jugement x.tXs^ *X> q^LIij 
^.y^S^JuD se = iM^Xà aJCMwX*!^ 



Cassement de tête s. m. ^ j>.«>. 



Casse-noisette s. m. ^^;S^ 

{pesté cheken). 
Casserole s, f. i^^Xo (diktchè). 
Cassette s. m, (ja\s> i^xi'ji». 
Casse- tête s. m. \S {(fôrz) || fig. 

Cassolette s. f, y^ {mèdjmer)] 

Cassonade s. f. Xi {cJteker). 
Cassis s. m. sLuw é.SjK 
Castagnettes s. f.pl. Jjy^ n^^ 



548 



{bechkené tchoubi) = en cuivre 
^; {zeng). 
Caste s. f. «Jùia les z= s olA*-b 

Castrat s. m. '-*« iij>-|jj>. 
Castor s.w. ^t liLw (segué âbi)-, 

Castoréum s. w. JC^^iXo l\>L>-. 
Casuel, le acZ;. i^LaJ'l II ««AJLxJCù. 
Casuiste s. m. ,l> uiL^3.-w _yi 

Catacombes s. f. pi. _j: LgilXo 

Catafalque s. ;w. lASya (marqad). 
Catalogue s. m. v^ o^-^rg-J. 
C atalo guerv. a. ^ j> yi_.o:^vi>s^^. 
Cataplasme s. m. oU/to (zemad). 
Cataracte s, f. ,Uio! || ^çj^-i' IjIj 

{baba kouri). 
Catastrophe s. f. «wJb ; o>it. 
Catéchiser t>. a. ^^oS if^y». 
Catéchisme s. m. ji aS ^l^ J> 

Catégorie s. f. ujb ; oob ; c y 
(nôw^) pi. iff'y 5 lKv^' 

Catégorique at^j. ^-»o; ^^JsLï 
= ment ii>Lo (sarahhetœn). 

Catin s, f. (^L>x*^ ; «Aa^. 

Cathédrale s. f. tnXt^ (^L^w-J^ 
en Catimini adv. iuJi^(khofiè). 

Cauchemar s. m. {j^^^] lA'^^. 
(bakhtek'). 

Cause s. f. xuit J> (daHiè) , w»~*-w 
(sebeb) , vi^vLc ('e/!/e^) |j c>»-ê-> 
{djehet) \\ l-JJo-* (matlab) \\ 



»!.; iJv-çAJw la = première u-a.aawwî 
v.jLjw'^I à = de... «XJÎ k_A>»*vwj 
et pour = *fcJLx-« L-*».A_«*A-J. 
j-s- = avec 

Causer v. a. q^ c5r^ v3>-cL»; 



Causer p. ?î. ^^O: 
qu"un ^ç-**^lj O'^J^ vii'-^:^. 



O' 



vAjO 



ob/ 



, Qi-Xx;... 0,«,x. 



Causerie s. f. c>v-*-^ (sohhbet). 
Causeur, euse s. m. sAÂJii'o»-*-^. 
Causeuse s. f. ^ua^ ^o J^iAjuo. 
Causticité s. /". J,; (^«i^v^- 
Caustique adj.v\\^^fig.Q\ iJuiia; 

Cauteleux, euse at^'. _bU^. 

Cautère s. m. èjo. 

Cautériser v. a. ^y>^ p't>. 

Caution s. f. i.:>JL*.>i3 |[ ^j^Lto 
sujet à = v^UXc! ^i-^^A \_^ot 
i^i;A.j**fcjjj se rendre=,..(A«Jv j^Lto. 

Cautionnement s. m. ^.^t^^ÀJ" 

Cavale s. f. qIj^U. 

Cavalcade s. m. v*^^ (moivkeb). 

Cavalcadour s. m. Ecuyer = 

Cavalerie s.f. 8.L*«. 

Cavalier s.m..fy« Il ^J: i^s>lAax. 

Cavalièrement adv. \Jl5^L^ |j 

j-^3.jwyA« , {sersereki). 
Cave s. f. w'jyw || b «-^OJj^Xuo 

Cave ac^'. œil = iolj. ^-s a-^^s;-. 
Caverne s. f.Xs.\ s.L*/o. 
Caverneux, euse adj. vv^ (j'^O 



54» 



Cavité s. f. S^J>yS (^owdal) || 

Gepr. m.^jJ^Ji. 

Céans adv. L?\âj1 maître de = 



Cellulaire adj. tissu = ^ .1 j" 



Cécité s. /". ;3;5^ (kourî). 
Céder v. a. ,.,->, ^=> J'.^ ^li 



is'^ Il cy^^/ '^-^- o^^^ li 

jji^LgJ il ne lui cède en rien 

c>^-*^ r**^ yf:^ ^^^ y^ j' 3' 
= t;. n. ^^J^T ^U 
Cédille s. f. c ^y*- ji ci*^^^ 
Cèdre s. m. jï-c (ar'ar). 
Ceindre t?. a. ^^J"' j = la cou- 
ronne Il ^^y^>^'-^ ^ j _1j se = 

Ceint, te prt. s^Xi s:ii2^±. 

Ceinture s. f. A>o— ♦J' (kemer 
^^ &en<2) Il .5^ (dOM^r) ; «yb. 
^Hbinturon s. m. -ç^.«yti (AÀj^^i^ 

Céladon s. m. c^vwji^ q:. 
Célèbre a(i/. ^li; ^^jtA;^y^; 

il est = par... v>^'o ,U^' ...w. 
Célébrer c. a. ^y>Ji^ -..J^ || = 

une fête rj^-S «-V^. 
Célébrité s. f. '^-j-i (cAo^ref); 



voiture = j''-> »- 



J^. 






i= médicale 



Celer ». a. ^^JCi'^> i**^* 
Céleste ai/. ^3,U*>.i. 
Célibat s. m. ooj;^ Çâzoubet). 
Célibataire s. m. ^ic (azab). 
Cellule .s. /: «y^ (hhôdjr^. 



Cénacle s. m. ^ \^j^ u***^ 

Cendre s. /". yL^w^Ls» = s. p/. 
<^. ;j *OÎ v_5i^Jij remuer les =s 
fig. QL>'<^ «^ *^*^ JC«*i^L>. 

Cendrillon s. f. ^vj)/ «iJjû^i^ 

Cens 5. m. oLaJLo = électoral 

Censé, ée prt. &a9 ^t ; Via (mas> 
nounôn fih) il est = tel .J 

Censitaire s. et acï/. .tJ^ oLJu. 
Censeur s. m. «AJLÂi' wÂi>|y« || 

Censure 5. f. sÀ>|yi; v;>j«lxii. 
Censurer v. a, ^^J>S «À:>|^. 
Cent s. (A*o. 

Centaine s. /". IjJoo Ujj*^. 
Centenaire ac(/. et s. || »Ju«Ao ; j 

JLiM iJ<*o &jë|^ .I^iAj. 
Centième ad/. fiiX*o (sadém) ^= 

s. ni. lii^. cXjo. 
Centigrade s. m. thermomètre 

Centime s. m. qLS ii)kj liluJuo 
Central, lea<(/. (jfji'y* (merkezi). 



550 



Centralisation s. f. Centraliser 

Centre s. m. k_^ ; ^^j^' 
Centrifuge adj. force = Oj— ï 

Centripète 0(^'. force = o^ 

Centuple ac^". ^^IjiAas = s. w. 

au = qÎ ^Lj vAo Centupler 

V. a. l'tf^S jLj l\*£>. 
Cep s. m. = de vigne_^ (woi^). 
Cèpe s. f. ^ ^. 
Cependant acZt). q! j^US'I ;>->j|v^^; 

^-S^\ ^ (amma). 
Cérat s. m. -yi ^^j^. 
Cerbère s. m. .j xS'.ts.xw xu^ iJUCii 

*3j^aX JjLP'iXî p. 35^ j^^. /Vw. 

v^^ s L5y^ c>-^^ ob"^' 

Cerceau s. m. -*sJL=j- (tchember). 

Cercle s. w. »_jb || wiJL> || ,j4^'; 

J>i^ pi. JiLs? vin en = «-j'y*" 

,o faire = autour de... 



Cercueil s. m. OjjIj. 
Céréales s. f. pi. oIj^x>-; xLc. 
Cérébral, le adj. ^U-X-j v_iJL*JO«. 
Cérémonial s. m. oLâj wCio *^*«.. 
Cérémonie s.f. oLôj ./iio ; léUwLJLo 

maitre des = s (^-jwLcÎ (éLà.j' 



»iLL>- i!i^jLS>lJi.Aj 



^L 



Cerf s. m. ^^\^f~^ (guevezn) = 
Tolant liloljôL (badbadek). 



Cerisaie s. f. (j^'I^aÎ' cL 

Cerise s. f. y/^^-JT. 

Cerisier 5. w. (j/*^;^5 o^-^ji^. 

Cerneau s. m. «lAjyw.li j^^^oJ'. 

Cerné, ée acZ/. etprt. » A.i: iJCs J"! j 

Cerner t;. a. ^^Jssy»"!.!. 

Certain, ne adj. ^juù || ^J^Xt]aA ; 
^4.> ^b> Il aSii; (^^ == s 
personnes j^^-^iaxj; ^c*'*^5 15'!^^ 
un = jour ^^5^. 

Certainement a(?t?. ^^^Jb , Uxib ; 

Certes adv. iJlJ! (albettè). 
Certificat s. m. oij\AAaj vSiXi. 
Certifier v. a. ^-yJiS oLj(Aaûj'. 
Certitude s. f. i^a^Ji Jlc. 
Cérumen s. m. tji^ (3^-=^- 
Céruse s. f. -.'lAxà-wl. 
Cerveau s. f. cLwco || .^_*_i; = 
brûlé Jla 8(Aj.^ ; dV-i^i» xK. 
Cervelas s. m. c>v.xi^JLj «o^,. 

Cervelet s. m. ^ i^Làï jiw. 
Cervelle s. f. &L^3 i-*_/o se 
brûler, se faire sauter la = 

Cervical, le ac^'. ,^l.âï. 
César s. m. »*aAÏ ; .^IsLaxI. 
Césarien, enne ao(/. (^.aoaï opé- 
ration = nne ^£>Ls»- |j^-*_c 

O^j' x^o ^^o^jî y (^1^ yU. 

Cessant, te adj. siAxi |»Uj toute 

affaire = nte Jl-^-j' \\ i_\,jlj 



J^J 



jÀ*i. 



551 



Cesse s. f. cLLtaJ' sans = &-^}'^'i 
sX^\i ^ n'avoir point de = 



,.-XÀi lXXJ j 



JS. 



Cesser v. a. et n. ^^yiJù:^j<^ ^jS ; 
^o/ v_->s> faire = ^o/ ^j 
Cessez! ^i' éJ; .'lAxj. 

Cession s. f. ^^yl^'ÀiTlj ; b qOU 

/j-> cr^ ^^ t3L* Q>^j> 
Cessionnaire s. m. iju «/ j_^>awXjî 

Césure s. f. ( jt^ ci*îO .o) ^^Jiij. 

Cet, tte igr. ^.1 ; qI. 

Cétacé s.m. Oj^» *.*«i ;' <j;.yL>. 

Ceux fl. pr. L^.l , qUjI = qui 
iJ" (3l-«»^; ^^Ajl^i) = ci Lp_jl 
== là Lgjt ses chevaux sont 
plus beaux que ceux de son 
frère d*'p^^ (>5^^îr*"' j' u*'^^^' 

Chacal s. m. J^Âii. 

Chacun, une s. ^l-î^j ^oLo; 

Chafouin, ine acZ/. iS ^*aJ^ 

Chagrin s. m. *£ {gham) ; XAa_c 

ighôssœ) n^OsJS (andouh). 
Chagrin, ine ocZ;. .ï^Jlj (talkh). 
Chagrin s. m. peau de =(^jbo. 
Chagrinéjée a<^^". liJU-éi, .^iuac 
Chagriner t;. o. &,».t„<^ v^a-^Lj 

Chaîne s. f. -a-j^j || ««-jbLx:, 

Chaînon s. w. r*^^; ^wiLs*. 
Chair s. /". c>w%-^ ni = ni 



poisson ^Lo \j j .L» xj les = s 
a^Aj (becherè). 
Chaire s./". ^_,/^Ala5> L Jiiclj -yL«[; 



Chaise s. /; ^i,iAJ-^ = de poste 
(20ù*o) O^ji i>Xm^ = à por- 
teurs q'^. vi^—rèo = percée 

Chalands. M. JlXj 3"; ^_5jX^ || 

IIu^>'l5^^1Î 

Châle s. m. JL-' ^ de Cache- 
mire .iu«j' JLù. 

Chalet s.w. JjLaamj'j ^^Jy^ »JL>. 

Chaleur 5. /". Ll3 ; Oj'ji> | j c>.-ç«.> 
chienne en^siA^yw'^iw^-LciiX.Jw 

Chaleureux, euse o^'. ^ii/^-M.> u; 

Chaloupe s. ^. tji^j^ ^gJii^S. 

Chalumeau s. m. j^lj; ^i. 

se Chamailler «. rec. qO^Î^xO; 

Chamarrure s, f. (^-^^ vU. 



Chambellan s.m 



Chambre s. /". ,vL-ij' (o^a^A); 



Jj-i-fl; 8j^ {hhédjrè) || q'^; 

Chambrée s./l ïLbl qI^Lma» «jç^js».. 

Chambrière s./", j*-^; .l^JJtJ^s-. 

Chameau s. m. JLxi (chôtôr) = 
de course _^ (zelou) q^-a^ 
(^oïoMw) sjU^ deux, trois etc. 

= X jAdir J6 X*« ^O. 



552 



Chamelle s. f. xilj. 
Chamois s. m. ^^^ l55^^ ^^^" 
leur = ;i)o. i^J^^'i tiU, iç^'i-^lj 
Champ s. m. ^.'^\ ; 'y^ ; A K 1| 




= s Elysées (qUa.._j oj <3jj 
r'î)' l5'3^ C^r!'^ prendre la 
clé des = qJC^.. j' sur le == 

Champêtre adj.^'^j^\.^i^Juo^j^ 

Champignon s. w. _ ^ (kartch) 

Il «^iy ^is II 

Champion s. m. j^Ly»; ^c^\s>] 

Chance s. f. c>^^.; <tiLb II a 
de la = c>-*« 




a des = Ojjuaii^j ^5^ si>s.M.-y .^l 

AawjJ conter sa = lA»! ^Ji^ 

QL>_y J.Ji-i 'j'^i> quel = ! 

jtSLL uj^^ A.?j- courir la = 

Chancelant, te adj. .t.s> j-Jj-j 

santé = te jJ.aJIc -.U/a. 
Chanceler t;. m. ,..^.^r> j^j^. 
Chancelier s. m. Jô^; -«jaS'.jjj 

jjici .iA*o II O.U-w .';3_^XîJ. 

Chancellerie s. f. (^Uxt Q'y.^^jj 

O^Là>w ^XJO II i^-A-J^O. 
Chanceux, euse adj. -bj— i— ./o 

Chancir î;. w. V. Moisir. 
Chancre s. m. xJli't. 



Chandelier s. m. ^Ijot^-i;. 

Chandelle s. f. a~o «m*^. 

Change s. m. r^^ij' ; Jj'Aaj || 
J^ v_3j*o|j(j»^ Caves;); iUsjljiyo 
lettre de == ol_j agent de 
lJjAO oXcLjw J«.«.'^3 donner 
le = sur... ^y ^ ^. 

Changeant, te aâ[;. y.Âj jxaxj 

Changement s. m. j^-ou'; JoJyJ 
= de l'année Jo^5^. 

Changer «?. a. rf>^ r'^;^*J = de 
vêtement ^'^'^S tj^j^ K {j»^ 
= de la monnaie ^y>S [^/^^^ 
(deich kerden) = qu"un en... 



Changer v. n. ..^Jcii q^XjO. 
se Changer en... qJCsJ'... ^^,y«3- 
Changeur s. m. o'y^ (sarraf). 
Chanoine s. m. (jj^xi»/. 
Chanson s. /. ^^JuJJaj] *.-«jLj 

(noghmè) ; iwl^ anc. 
Chansonnier s. w. -^jS^xï .cLi 



'y 



'^l!> 



Chant s. m. qlXJ|j3-; «vij); «^j-w; 

J-Jlgj = du coq (j*5r>- (25oL 

Chantage s. m. v^àj^" ^ iXjJw^' 

Chanté, éeprt. sA^i 8Jù|^ »;I^Ç 
= par tel poète q^s -.^lX*/» 

Chanter v. a. et w. ,.,i3i 



0^-5>- 



O' 



,A_i!^-:> «3(51 (I. (^'^v.) = 



553 



qu"un ^jAài'j^**5' _»X« .v> Ji^ 
faire = qu"un ^ iX_jA-§_>Lj 

Chanteur, euse s, 8A>o|jj>. 



Chantier s.m. » 



Charbonnier s. w. || ij^srâ ^^'^Jli 

Charcuter v. a. ry^.^ înXjx^'. 
Charcuterie s./".*3^5^c>-%j qI^o 



,uLo, 



Chantonner v. n. ,_jixJucj" iJC»*s?î 

O^y cr^îO^-'^- 
Chantre s. m. Lv**^ aAAJ5^->- Il 

ll^lAx^u'll 

Chanvre s. m. ^^JùS (kenef). 

Chaos s. m. ^^-t^ ^}i c^^^J; 

Chapeau s. m, s^U'. 
Chapelain s. m. (j-^jj^a^ ^ji^yic^ 

Chapelet s. w, ^jwa_«.jw«_j enfiler 

le ^ o'^;^ ""^^ ^'■^vy**-'- 
Chapelier s. m. ;^>^ s^li^. 
Chapelle s. /". Jyjtx (mà'bed). 
Chapelure s. f. liLci-s* q'ù ^^. 

Chaperon s. m. *JJiA (tnaqnà'). 
Chaperonner v. a. ^S ^J^}'^>' 
Chapiteau s. f. imv^ f^- 
Chapitre s. m. || ooLi ; «-iii || 

Chapon s. m. »s>-^y>' y*^^. 
Chaque arf/. ^ = jour \^. _î». 
Char s. m. X^ '^jH ^"^^^ 

Charabias s. m, fjjjyJiJc^ J^. 
Charade s. f-f^ ^-^^ (loughaz). 
Charançon s. m. KtMyM, 
Charbon s. m. ^U &L-«o || JLcj;. 



Ch 



arcutier s. m. 



. l:|]^-J> o ié^ ^ 



Chardon s. m. 



x=>. 



(sehra) 



Chardonneret s.m. sys^v 

s-yw (seirè). 
Charge s. f. .L || vi>^ 

ci^j^yLo; ».Xp II J-A^sj J**^ 
Il oLJU||Vi>jUs- J^loJii'j; 

Il ^-^ il s^ 



s^^ll 
--■■ il ^!r^' 

revenir à la = &Lè-:> ««Li^O 

0^5^ Il oV' ^^^^ !;'-^-5^ Il ^ 

la= de «XJa.xio il a= d'âmes 

femme de = ^XjJum ^^yZ^. 
Chargé, ée prt. j^^Xi] \J^j^- 
=de qu"ch. sAii,y»'w« ...iu J^^ 
= d'années 80.>-..<\_JL*w = 
d'affaires .ItÀiT^ ci*.j5^J^Aa/« lettre 
:^ ée xJ«L>M-j Jâo ,0 i^iAc'^ 
ùyii.^ ^^j*:*M Lojjkûjs^ fusil = 

Chargement s. m. .1*; J.^.s>. 
Charger v. a. qoL_j.-j ^L- j || 



O 



oV u==M5^' Il o^/ ^ Il 



0,5!' aU=> 



0^^5 






QobL>- se = de qu"ch. fig. 
Charier v. a. .mOu-ï;»/ Xi II ^y. 



QiA-ciiy .b 



554 



L»-^!-?; ^5;^ 



Chariot s. m. ^U , nj'jC. 

Charitable s. m. ^-i'p'p q'^-*-^- 

Charité s. f. -••^>>J' {terehhôm) 
y^^JùS II ioJuo (sadga)] xaâj. 

Charivari s. w.(jyA^ 03»^^ !c>«jo 
llLcy:;^^^|| 

Charlatan s. m. t3y;>L^; ;Ij|»L>-. 

Chaïlatanerie s. f. Charlatanis- 
me s. m. ^J^[s>r^■, |^IaxL>. 

Charmant, te adj. b^io (delrou- 
ba); sAJLo^^ 
(ba rotvhh). 

Charme s. m. q^**s' ; a^*^^ \\ 

Charmer v. a. ^AJ^^i- a—jJj-c 

Charmeur, euse s. jC3jj*6(; L Jo; 

Charnel, le adj. i^,-^ (bechert) 

Charnier s. m. ^^^-o (dokhme). 
Charnière s. /". "^3"^ (laoulà). 
Charnu, ue adj. \^s^S -j. 
Charogne s. f. iùjc>; My^' 
Charpente s. f. (^Aàj ^y^- 
Charpentier s.m. ls^{nadjdjar). 
Charpie s. f. oL:>U> ^^ji *^^- 
Charretée, s. f. «aU .'Aito. 
Charretier s. m. ^^^nJj^. 
Charrette s.f. iJ^J-i C*^';^) *4M« 
Charron s. f. ;Lw »jU j^^. 
Charrue s. f. ^IjLi ; ^|ji' ^Lx*^. 
Charte s. f. >y*'>*^ = constitu- 
tionnelle V. Constitutionnelle 



Chartier .9. m. jx-iiUu JàsL^ || 

Chas s. m. qjv^ f-^^^^' 
Chasse s. f. v_jè*; uj^.L:^. 
Chasse s. /". ja.>\^' || sLJsT.bC^ ; 

.LX-ii donner la = à... /mAjL; 

qOJ' 1wa.5'l*j être en = (une 

vache) ^^*Xii u«"^. 
Chasser v. a. et «. q-J»;^ <^Jo || 



CT^!; ; 



LK/ivj 



O"^!; 0^3^' 



Chasseresse s. f. ^^ ,IXi; ^y 
Chasseur s. m. k:j^m^^ iJLii || 

Chassie s. f. U-^j^.j v'« 
Chassieux, euse adj. .b (jijjjî. 
Châssis s. m. v.j^ ^ «j-^-^J v'^' 
Chaste a(//. c>-*as£ Lj; Lw.Lj; 

Chasteté s. f. vi>u-s_c i^ effet) \ 
o^^jwii: Çesmet). 

Chat s. m. wyT (gârbè). 

Châtaigne s- /". -b^ bLw ^8^-y«. 

Châtain «(f/. ^^Jj-^ liiJo.. 

Château s. m. y^ == s en Es- 
pagne |,L> ^L^Li>. 

Châtelain, ne s. ./^ï i«*.s>Ld. 

Chat-huant s. m. t\i> (djoghd). 

Châtié, ée prt. et adj. ^a>«-â-j' 

Il oîjy II «^^ 

Châtier f . a. q^^j^ *^vt^'î ui^«;ii*J 

li^o^'^ o53y r^ Il o^S- 

Châtiment s. w. cioJic; ««ï^^i^J* 

= corporel oi^ (naçaq). 
Chaton s. m. ^JOo || liX^ki' ajJ> . 
Chatouillement s. in. ^ t i_f 



555 



(f/helghytch) .tj^jJLxJLc. (ffhel- 

ghylitch) ,aJ^; ,jA^- 
Chatouiller v. a. ^JJ>j .a^-i — S> 

{hendj zeden) (^^UàIc) ^}A^Ji 

..ob (^jJLJLc) (qelqeli daden). 
Chatouilleux, euse adj. ««j'j sSJi\ 



'r^\ ^î 






Chatoyant, te adj. i^jJo. Q*.Jlikj. 
Châtré adj. 'yw 20'^ édition 




= ée L L5-^^-^ -^ ^ ^«jtxJo 

Châtrer v. a. ..^ùS «j>I*;>. 
Chatte s. f. 50L0 au^. 
Çhatteraite s.f.^^ 
Chaud, de adj. »^ 

s. m. LcJ'. 
Chaudement adv. * JsT. 
Chaudière s. f. '^jji vi)oJ>. 
Chaudron s. m. [jy*^ 'sî^P- 
Chaudronnier s. m. ywx. 
ChauiFage s.m. Sjac ^ liLcjjj («i*^. 
Chauffer v. a. ^•y>y-^ i»jJ • 
Chaufferette s. f. (^^»^ J>Ji>^ 

Chaufour s. m. .y>l s.^. 
Chaume s. m. »1^; sous le = 

^\J>^ *jL> .0. 
Chaumière s. f. ^i^^ aJL:>. 
Chaussé, ée prt. (ji^ ^'^^-^^î 

Chaussée s. f. {Jit^ tii^ju* 8 3L>-. 

Chausser v. o. x*^:^ L (jii-ii' 
L (ji^ Il ^^U ,^^ (^l^j 
qiAa.m^ &*-Xj^ se = u^i^-À^ 



I Chausses s. /". pi. »[jJLi.; -yixSL^. 
I Chaussette 5. f. ujL^. 

Chausson s. m. (ji^-jL. 

Chaussure s. /". «-♦X:>-; ^ci^Lj; 

Chauve cm^'. J^^ (ketchel). 
Chauve-souris s. /: sj (»^. 
Chauvin s.m. «/j^jtMXjî, Uam ^^^ 

Chauvinisme s. m. ^^ wLiL»-^ 

Chauvir t?. «, q<.^-û à-^^' 
Chaux s. f. (ék^T (ahek'). 
Chavirer v. n. ijfj»)j [> ^e*^^) 

Chef s. m. yw; aJ^ (A;e/^) ]| ^^-^ 



,1 t^ 



«wSl-J'wi3 *^îj— ^ 



L5-^'='(jr 



aOui'^ ivi^oL; les chefs et les 
subordonnés {j^^jA ^ ^J**.-<_J.; 

Il L>j3-y*o II Ojj> >— njL> de ce 

Chef-d'œuvre s. m. ^ ^Xa\^. 

Chef-lieu s. m. ^^-vJiâ c^^ ^' 

Chemin .s. m. sL; = de fer si. 

^î sur son = st. _*v -j = 

faisant sL (^LàjI ,o il fera son 

Cheminée s. f. ^^. {hoTchari). 
Cheminer v. n. ^y3. »t.. 
Chemise 5. f. || q^'^ || «-sLà-J 

Chemisette s. f. ^xXj^*, iji>~o. 



556 



Chemisier s. w. \^ô q^Lxj. 
Chênaie 8. f. -bjJj JJ^^Às»-. 
Chenapan s. m. ^<Xi ^ -o (heher 

hôdôw) JJo (tarrar). 
Chêne s. m. Jo^i (bellout). 
Chenevis s. m. xi'iA^Li;. 
Chenil s. m. xJLi> »ijb. 
Chenille s. f. »S (kertn). 
Chenu, ue adj.^ O^jJum. 
Chèque s. m. oLj. 
Cher, re adj. L^ ^J^ \\j^.)^\\ 

Chercher v. a. ^JC^»^ (djôsten) 
Il jjv^aaU? Il Q-iL-cis^ = à fai- 



O 



' O^/ L5** 



Chercheur, euse s. .^Lb; i^v>. 
Chère s. f. é^j*^à>; Jjth', 'Ac. 
Chèrement adv. Y. Cher ac?«;. 
Chéri, ie adj. ^^5 v«>^A^fils = 



Ché 



erir «.a. ..-.a/*'».^ 



ib 



Cherté s. f. bU O/AeZa) || J,!^. 
Chérubin s.f. {^Jj ci)3^jjv_j^^ 
Chétif, ive adj. ^..à-oiao; -»Ji>. 
Cheval s. m. <-j*~*«' ; l^L* ; _^^. 

à = 8,^^*« être toujours à = 

sur ...lu Q'->5J A;^' 
Chevaleresque arZ/. iùljyj|jj>. 
Chevalerie s. f. *jl\5 |»Lj^ .0 



Lpj^ 



i,i>>a.MO (^.Lxj 



Lxj" ,0 «.Ail 



Chevalet 5. w», qL^Uu iuLi *.;w 
= du violon iiL> {kherek'). 

Chevalier s. w. || J>.^_3]^> || 
qLAj 1wA.5>Lo II w*-ç5^ Il «o'jXj 
= d'industrie .t Ja .Le ('ai'î'ar 
tarrar) S^^ (chaïïad) Jd2.Xi. 

Chevaline adj. f. race =: p-v-^^ 

Chevaucher f. n. ^^. »!. «jW. 
Chevelu, ue adj. 3-/1 Ij ; j^ ,j. 
Chevelure s. f. <^ly, y^^i\ 
Chevet s. m. yv'Li; (ji^L 
Cheveu s.m. j.a (mon) = x^/. 
_j„N«*x^; _j^ -, v_ji.i; {z6lf). 
Cheville s. f. qJ^ (A;/om»); ^psxx 

= du pied L> è-.^ = ouvrière 

iig . jy^^ JO<A. 
Chevillé, ée adj. *Jo*o ^J^ il 

a l'âme = éeosjwi jjL> O'-Jii^. 
Chèvre s. f. «^Lo y (bozmaddè) 

= (étoile) ^_VfcjLC (aïïouq). 
Chevreaus.m. aJLc ij {hozghalé). 
Chevreuil s. m.^\. 
Chévrier s. m. ,.,'•=?■ p. 
Cheyron s.m.c>-i*' , 3 '^^^ 'T^^^• 
Chevroter v. n. avoir une voix 

chevrottante ^yXuil>> ^ij y^î. 
Chevrotine s. f. «.Lj jL§^. 
Chez prp. J)ij ; Oiij ; (ji^ un 

chez-soi s. m. ijjÀx; xJLi». 
Chiasse s. f. = des mouches 

Chic s. m. ^JiJ^é = adi. wàJLi- 
(djelf)pl.^')L>'^;^ilo é.A^^JiJio 
(mekouch merguê maîi) fm. 



557 



hicane; Chicanerie s. f. ^ jii, 

' hicaner v. a. ^y>^ oi-^i^ 5 ^. 
Chicanier, adj. et s. ^\.xLû!i. 
Chiche adj. ,jm,aj»3-; ^^^ pois 

= ^jji ^^ ey- 

(,'hicorée, s. f. ^ç*-»'^ == sau- 
vage «uJUP; Q'b!.^\JL>-. 
liicot s. m. b c>^x^ »JôU j^L 

Chicotin s. m. <S^Ji,. 

Chien s. m. y^ (segu') = cou- 
chant, = d'arrêt ai^ (toulè) 
= du fusil ("ftJ^ elle a du= 

Chienne s. f. «oU (^L**. 
Chier v. n. pop. qAj^ (I. ^^. 
Chififon s. m. xJL^ (kohnè). 
Chiffonné, ée prt. et adj. jO^ j 

raine = ée Jv^ o.vo. 
Chiffonner Q^y-jS (I. (^l*-/). 
Chiffonnier, ère s. ^jvj^- &x^. 
Chiffonnier s.tn.\\ dW^i'fx^ui^ i 

"Chiffre s. m. J>Ac; «^U-i; *J>. 

Chiffrer p. ff. QiUiji (jcv*. Jr* •^ 
jl ^yL-^io ^^ Il se = par... 

Chignon s. m. ^ (^Uï (,5^. 
Chimère s. f. *>A_x_« ,»_jL> 

Il 1^=* r'^-s'-î ^"^^î^ Il ^i-^- 
Chimérique ad/, j^^^; («L-^; 



Chimie s. f. v-aa^" ^ NifF" A^ 

Chimique adj. ^JL^-J'. 
Chimiste s. m. q'oU**^'. 
Chinéjée a<i/. .b sîSo.L^. «b^ias* 
Chiourme s./". ,JJJ:^ .c> ^^[^y^. 
Chiper v. a. qiXjOîO. 
Chipoter v. a. ^^^ ii js»-"^. 
Chique 5. f. ^^ v<S.j^^ »^j 

Chiquer v. a. (yl^") ^^-j^' »iOj 

Chiquenaude s. /". i^^»^*. 
Chirographe s. m. Ja^w). 
Chiromancie s. f. ^^jJLs_Jr jLà 

Chirurgical, le adj. ^^>l_>. 
Chirurgie s. /". ^^^L> JLc 
Chirurgien s.m. «.'j> (djerrahh) 
Chiure s. f. ^j»^^ xLcai. 
Choc s. m. it_v«A_jo; ,-Nt '-» v 

Chocolat s. m. o"^^^. 
Chœur s. m. ^yXJ3^y> 

yJ,L^:Lx||^L 

V^r^^ V* ^ ^ .« .w-aK en = 

Choisir c. a. qJ>^=> ,L>— a3-I; 




Choix s. m. »_,»LsSjl;. LAi>l. 
Choléra s. m. Ijj (peJa). 
Cholérique s. L» (ji^li = cki;. 

Chômage «.m. Juduu; ^j^bÇoji 



55« 



Chômer v. n. q^^jJ .1 /^o || 

Il .^X^O iAa£. 

Chopine s. f, i^y^ (botri). 

Choquant, te adj. qL*«. ey.:si\A5. 

Choquer v. a. qi^ *__^ — j; se 
— QO.fc-i> A—%-^'-, J'en suis 
choqué o.^vjjx L/a qj' se = 

Chorégraphie s. f. (jaij *.j^\jù'. 
Choriste s. m. \'m»ù .o »tXÀi|^:> 

Chorégraphie s. f. obtj v_À*a5. 
Chorus s. m. faire = v«A-à_JL/a 

Chose s. /". Il ,ykXi II vii^j^vUax || 
i*:^ Il -*t = publique c^^.ï=0Lw2/9 
(.Le pas mal de = s .L_a.j*o 
L^iaç^ quelque = i^j^^ état 
de = s t31>>' peu de = j_a^ 
j^jii> les = s II oUoI^ Il Lwiit. 

Chou s. m. *J^ (k'œlem) = rave 
j«jtJLw {chœlyham). 

Choucroute s. f. (jiy') ,1^' (Ji 

Chouette s. f. ^\ lXjus-. 
Choufleur s. m. jj^ (jJT. 
Choyer v. a. ^^f>j*)jJ, j^*^- 
Chrême s. m. jm_jAJIj q— ^s; 

Chrétien, ne acZ;'. et s. ^_5*..*^OJ£; 

Chrétienté s. /'. iu^>*>.xc: JJix J^. 
Christ s.m. 1 1 ^-*vsi' ^w-^c oyias»- 






r^"^ i5' 



Christianisme s.m. j_5y*«.A£ ^o; 



es;' 



Chronique arf;. 



crr 



{môzmen). 



Chronique 's. f. ^.p >— ''-^• 
Chroniqueur s. m. (j«9.vJ ^.^ '•> 

Chronogramme s. m. ^K-t-^^-—> 

Chronologie s. f. ^.Xi- 
Chronologique adj. sJJ-îJo ._j 



"i "T^-P J^ J*^^ 



m. 



iV- 



Chronomètre s, m. -i^^»,. 

Chrysalide s. f. xLo .-«Ly» *J'. 
Chrysoccale s. m. JAj e5^-^' 
Chuchoter y. n. -^ ci ^_>-.xi, 

Chut! interj. (ji^Li>; v^^^uw. 
Chyle s. m. siAxx .o lÀc, (j^^L^ 

*JCîLj ^>-*-b Chyme s. w. (j^^^i^. 
Ci ac^t'. L_:^\JLj1 par-ci par-là 

tiLJ" liL-j ci-contre xx^L>- , J> 

ci-après ^ô ci-joint UJ. 
Ciboule s, f. ^^ -X^. 
Cible s. f. ^tAS»; «.iLio. 
Ciboire s. m. nS ^Jb (^^pajl O'^) 

L\J.fL> slio î. (jMAiL* ,..Lj ,.j! .o. 
Cicatrice -s. f. ,*->•; ét<3. 
Cicatriser v. a. q'^jJ' Ju_x_J>lJ' 

se = ,.y6_jiÂj *ljyljf. 
Cidre s. w. ;' >S (^.5d./» >«j'.-ci 

Ciel 5. w. qU/*Î; (i^ (/è/e/fc) 
^/. i^^is' ; j^j^ = de lit yj^ 
' ■ ,:i^-i>. i^"5lj les ciols 



559 



cierge s. m. ^o^^ ;t4-ii. 
Cigale s. f.é<^.j ^^;^3*% J>«>; 

Cigare s. m. \Sum. 
Cigarette s. f. o.Liw. 
Cigogne s. f. v_SJLaJ. 
Cigûe s. f. o*;^^- . , 

Cil s. m. »>« {môjè) pi. ^'J^i^. 
Ciliée s. m. vij*-wji3 ^^ tX-o^*/ 



l i 






J 







< ime s. f. ils (jôZ^); &ï^; ^. 
laent s. m. <^,,m>*^ f.^^. 
menter v. a. *^ iv?"' i^ â^N-**» 

Cimeterre s. m. 
Cimetière 5. m. imI-**-» 
Cimier .•?. m. (3*îilj 

Cinabre s. m. lJ^:^;. 

Cingler v. n. ^». tn } ^cC-i-^ ,>^ 

^OJl, = «. a. ^y03 ^bUj. 
Cinnaraome s. w. V. Cannelle. 
Cinq .V. m. ,iiJ,j, 
Cinquantaine s. f. »L>\JLj ^j^ 

Il ^^^XJ^ ,L?u^ Il 
Cinquantième adj. f^L>\J<j. 
Cinquième s, m. ^j»*..*^ (khôms) 

z= adj. A^'Jo. 
Cinquièmement nrlv. L«^/«L>. 
Cintre s. m. v^jj^ ; ^^. 
Cintré, ée adj. ^^. 
Cintrer v. a. ^^ob ^^^ jXio. 
Cirage s. m. ^L*».* 



Circoncire v. a. rj^^=* &âa:>; 

Circoncis adj. m. sJui «JuCs^. 
Circoncision s. f. sJJ:s> (khatnè) 

vi>ouw (sonnet). 
Circonférence s. f. 3jj'>>; «.j^^ 

(dotvrè). 
Circonflexe ad;, accent = 

Circonlocution s. f. ù\j\ o'.Uc 

Circonscription *\ f. svv-*- 1| 

yjo II .LcL^'l. 
Circonscrire t?. a. Q^»i^ ù^ô>^. 
Circonscrit, i.eprt. et adj.<:>^\X^\ 

/^•^^^ Il <â^' Il 
Circonspect, te ad!/. Jslîs^. 

Circonspection s. f. JsLyo*'. 

Circonstance s. f. ^\^s\ <3|^5 

suivant les = sy<.-Aw._5> ^ j 

qL^=.-« ^ vi^v-ï» pour la = 

Circonstancié, ée «.jj-i^; J^A^ià^. 
Circonvallation s. f. ^^jJsJLi*; ^.L 
Circonvenir v. a. ^\ ^j.A^_i 

être circonvenu ...o,.^ wo j. 
Circuit s. m. v.^ù (dowrè). 
Circulaire adj. _>c\X*«^. 
Circulaire s. f. x^lj .LiJj'. 
Circulation s./lcX-iiJ^Î || qK^*3; 

oj|,j; mettre en =^y^J l5)'^ 

Circuler v. n, || Q>-y^3 lA^V^î 
Cr^^^ (L o/) ^y^ ^V,50; 
^^J^ A— i; A_^t. Circulez! 



560 



Juy): J>. un bruit qui circule 

«tX-ci jtjUi j>->; hjuLmi. 
Cire s. f. **^ = d'Espagne, = 

à cacheter liU (lak). 
Cirer «;. a. ^^— X-uo ^-5>Lçjw || 

Ciré, ée j?r^ vJ\ ^^^^-ir^ toile 

— ée )t*xiv« {môchamma'). 
Cirque s. w. Q^tX-yo. 
Cisailles s. f. ^?. xxslys {qàrazœ). 
Ciseau s. m. \^ J^. 
Ciseaux s.m.pl. ^-jf yjj (çaiYcAî); 

Ciseler f. a. qO^ Ji^i. 
Ciseleur s. m. ^^\ JJs. 
Ciselure s. f. ^i,\ jJ.'i. 
Citadelle s. f. 1 — *a_j>; jJ>; 

Citadin, ine 5. et adj. j^ qS'Uw. 
Citation s./".j UL*i2>^ j {j*^j^ '^ V-' 

^.jLw oLà-Jlj ;I. 
Citéjée ^r^.j I «A^ .L:a:>' I |»*AJ|^ 

Il «(A-^ 'i'-^;-^ (jii— ♦..v<l II siX—i- 

Il 8t\^ J>t^.t II 
Cité s. f. j^ ; qU^w-Lù. 
Citer 1;. a. quXJ|^j> || ^L*aj>l 

Il o^y ^ r-' Il oy- 

Citerne s. f. ^i^^V (berke). 
Citoyen, ne .s. ^^Jsl*^ J^K 
Citron s. m. r\y*-i^- 
Citronnier s. m. ...^-f-xJ oj>.o. 
Citrouille s. f. ^lXjT (kedou). 
Civet 5. m. = de lièvre _j!iÀc 

iAJuLXaX. 



Civette s. /". ci*-.^jyl-> «>0 '-^'jj 

Civière s. f. i^jUc. 
Civil, le adj. ,_^'-^ j-*-J. || 
■ ll^i^ iôrii) Il v^U; v^i L 
guerre = le qLa.« »S ^c^^^^ 

O^ L5^ ^'-5 ^^^•'^31 à^^ état:^ 
d'une personne ^.J^i^iis;- _ _vi 

8_x_c ^ (jiÀ_jL>"^* (Js»rs^ ^ ma- 
riage = q^iAj) ^SjC -,LXj lAïc 

Civil s. w. (C^L^ ta£ J.^'. 



«•'î X- 



Civilement adv. Q».Jb" 

Il -wOl L; xjLoLo II ^5JC. 
Civilisation s. f. OA.AJLAv.it; qA^J* 

(temeddôn) ; c^-^r-J*-^"* (f^àdà- 

niïef). 
Civilisé, ée adj. et pr^. ..tX-tJO»; 

Civiliser î;. a. qO'o im^-X^' c>yo . j. 

Civilité 8. f. v_jJ>i (adeh) == pué- 
rile i3Là_bt v>ji3l (•5-*>'> mes =r s 
à un tel! '-« x-a-^Î^ oLslxJ' 

Civisme .s. m. • ^_5iA.>i.» 'v-a c 

Clabaudage s. m. ^U^; ÎJCsL 
Clabauder v.n. (^.L^/ik^ ^ O^*"^ 

Claie s. /". u>-àc>.U:ç-. 

Clair, re acZ;. ^û; ^U || ^y-j^; 
g>.^lj II njUi^i^j) Il lJL>o II 
.^>-)>o de l'eau =::re (vaJL^* «-jî 



561 



Il est clair que... c>*^' f^ji 



Clair adv. 



Clair s. m. = de lune 



o^/oLo 



jLjl5;L 



tirer au:=: ' J'bj-iX/s O"^"^ v_jIa9 

Clair-semé, ée aûj. (iLj" t^XJ*, 
Clairement ok^v. ^^-^Ij ; L^V/îolj. 



Clarifié, ée prt. «vA^ 0L0, 
Clarifier v. a. oLj Jiwo j^a 

Clarinette s. /". li-w» {sârna). 
Clarté s. f. ^L^5^ || ^ytoj. 
Classe s.f.!fJLh{tabaqa) il s^àÂjdj 

Il (j*^t.Xx y 5j> Il xoy». 
Classement s. m. Classer v. a. 



mLJs gJiJD ...0. 



O' 



y^y 



Classification s. f. 



.y ^ 



;lJul3 



v-SJ. 



L^l 



7i- 



Clairière s. f. .0 ^<•>U^ l?''*'^' | Classique adj. «vAjiiTy || ^jJLLaox 

.»-g..ci>x ; uJjjJt.^ ouvrages = s 

donner du \ .-*JC-k^ .^w<c oLâ^Ij = $. m. 

I \eB = 8y^[i Jiii jô iiS (_5v^»i*«« 



Clairon s. m. 



.y».A^W 



=r ,>>l\jçwÂS .^AaÀv. 



Clairvoyance s.f. .iyJdai'^ Ojjuaj. 
Clairvoyant, te adj. jjj^i. 
Clameur s. f. i^L ; Lc^; lAj t^« 
Clan s. m. «jjs; aLaï; s-yCix. 
Clandestin, ne a(?y. içâ^. 
Clandestinité s. f. Ua3»I. 
Clapier s. m. jji^^syi» -r^yw*. 
Claque s. f. .0 «—^ ^cv-a-j»*;^ 

6^/ LT^. Il cXiJ^3(_c^ (pes 
guerdeni). 
Claquement des dents s. m. 

^^ ' ' ù 

Claquenjuré, ée p'"^. c55i*^« 
se Claquemurer v. ...\Xii t^^jJ^- 
Claquer v, a. faire = son fouet 

qOj 'sXo ,^/yi = V. n. pop. 

Clarification .s-, f. s>À*aj. 



Claudication s, /". qlX-^^. 
Clause s. /l i* iwlj»A-f^ _b_-à 

Claustral, le adj. jJu ,„SJL*il<« 

Clavecin s. m. *Jt\ï ; -b ^^Lo. 
Clavicule s. /". s^jj (terqouva) ; 

iJLjww /<^'■*^; r^"^ (akher). 
Clavier s. m. _jiUj j^L^tyca/c. 
Clef, clé s. /. J^ ; ^IjCàx = 

d'un violon &jf oL^5' <i)^ iuJwO. 
Clémence s. f. vi^oK {rd'fet). 
Clément, te adj. v^|. (reouf). 
Clepsydre s. /'.^_^. [> ^it c>vcl-w. 



'Im3 



Clerc s. m. o|^ 
(mâncht) «..ôl^ Pas de: 

Clergé s. m. 



L^"*^*^ 



36 



562 



L^blx y = régulier jjLjLah^.. 

Clérical, le adj. (c^^j /c-«****^ 

Cliché s. m. ,<> ^jL^ <^^j-:>- 

Il 8(A^ 5i3j5' nS^ ^ iOI:^.. i^j'ï 

= fig. s.'ksiS' y^^=^ ^ 3}^^ 

Clicher t'. a. ^L?'l\j> Ojj-^* 

Client s. m. J'-^o; s»^,}"! i^^ jj 
Oj,_pt./« ^_5jJOi»-^ Il est un de 
mes = s '.i^^^ ^^ ,^JCX«X/«. 
Clientèle s. f. p-*r>-\ vW* 
Clignement s. m. = des yeux 

o^j r^ cj^;" r^ o^j'J- 

Cligne-musette s. /". V. Cache- 
cache. 
Cligner v. a. == les yeux *>i^ 

Clignoter îj. n. ^^[^=>jA »JàJ- ^ 

Climat s. m. ;y^; ^-i^^pl. j«-v5*' 

Il ^^3 VS II 
Climatérique adj. année = j-^ 

Clin d'œil s. m. q^; (*-^?^ '^.j 

Clinique s. f. (jLajys ,L«-ù'. 
Clinquant s, m. ;ja^x 3 ^^! cy"b' 

c'est du = lJj^-j P^. OV^ >••>)• 
Clique s. f. nyt\ ; ^^•^ prendre 

ses = s et ses claques ^ Lyàt 



Cliquetis s. m. 



>i)L>l3C: 



iw^lJLwl _:L 



Clisse s. f. [> vi^>-wO vAJLjiJ^i'' 

Clitoris s. w. ^ ; AÎy:;^^. 
Cloaque s. m. xcjJb ^/. vo^. 
Cloche s. /". (jiv^Lj 

à Cloche pied qLxàI 
Clochement s. w. ^^lXaJOJ. 
Clocher v. w. ^^LNujJCjLi il y a 

qu"ch. qui cloche Kiy.jM.Ju .1/ 



O^j^ 



C>«.A«I y«A^i qI yj> ^jJ^. 



Clocher s.m. SvU/o; .b 



u^>^^ s/- 



intérêts du = ijoy^ié^ (ji^'j^' 

Clocheton s. m. iè'S^»,^ «.Luc. 
Clochette s.f. i£5o;; (_/-,> (djeres). 
Cloison s. f. jJ) i^ ^l^iO:^' 

Cloître s. m. _j>> ((Zeir). 
Cloitrer v. a. jji\jL,ciJ _jj> .0 
Clopin-clopin adv. qIj^ qLXJJ. 
Cloporte s.m. ,^L>3-; 'iAi>j5-, 
Cloque s./". xLxLi (dombelé). 
Clore V. a. ^^JC-w-j (I. t-X-JL_j) || 

Clos s. m. »Joy^ (mohhavvetè). 
Clos, se ac^J. iJC**o; \xavo (,0) || 
\ASb *b:A>! V. lettres closes. 
Clôture s. f. iJo^ || (*-a-^ || 



.b:;:>i 



*ii;>L.x |,LAXi>î. 



Clou s. m. ^sjyO 



^jf 3^ mettre 
un objet au = ^^JCwtLX^3^.isr .0 
Il o^/ O--^ 

Cloué, QQprt. 8i->j àNA/« jAi' ^;;'>:'«3; 



563 




Clouer V. a. ^^\ ,^vjy«. 
Clouterie s. f. , c*~5j^ ^^^^ ^^. \ 
Club s.m.; ^S II Ji^ Il ^^1 

L'iystère s. m. iULJLs* (hhoqné) 

x'LoI (émalé) 5 nv"-»»"^- j 

Coaccusé, ée .«. ^^yç»^ ^^ g.y ^ i 

Coadjuteur s. m. i_î^^' qî^* | 
Coagulé, ée adj. eïprt. tA4^Âx j 

sang = »iA-ii iJC«.o i-)V>. 
se Coaguler v. ry->>^ lA^j^vJU || ; 

• .\\Jm ^OLwO .'iv^. 
se Coaliser v. lXPLïa^ 3 \^JisuA 

Coalition 5. f. slX^jw ^ ^Laj' ! 

Coassement s. m. Coasser v. n. \ 

Cocagne.pays 
mât de =:= ^^«jUaj ^AàJj —kJ 

Cocarde s. /". JJ^ (^o/) ; *JCÔ. 
Cocasse adj. dV-s^>>*iM V^-é- 
Coccyx Ss. m. x^vJlaa3; ^jiaiAc. 
Coche s. m. «X**Jli^ il a manqué 

le= f^JiJi)Mi^ ;l ,i;A*a j SiAxi -Jv3 

Cochenille s. /. liiiJo. j^J> *^. 
Cocher s. m. ^^iOC*Jii^. 
Cochléaria 6-. »;i. x>y«; ^^.I^'. 



Cochon s. m. Sy> (khottg) || 
^J*^^ v.,À*J:i' ^t =, ne ddj. 

Cochonner v. a. Y. Bousiller. 
Cochonnerie s.f. v:>^>wL^;c>èLi^. 
Coco s. m. J.*>jlj ; <y-^J^ || 

Cocon s. m. *-ciw.jjjl aLj. 

Cocotte s. f. 8(AJL>. 

Cocotier s. m. Jw-ys^.lj c>^:>.o. 



O' 



Coction s. f. (ji;j (pezech). 
Cocu s. et ad/, m. pop. ^L»fc>oy>. 
Cocuage s. m. j^?«l*-5^j> ^:. 
Code s. m. jLojJa || «AJb*; Ods^ 

j-j: Qyis = pénal V. Pénal. 
Codicille s. m. c;^v-y^» i:**A.*-<to 

Codification s. f. Codifier v. a. 

Coecum ». wt. .^cl îOj .. 
Coercitif, ve atf;. _j J^.*Xi:w-« 



C^ 



Coercition s.f. ,j^{djehr) w<jl>Ij 
Cœur s. m. v,pJlâ pZ. ujjJls ; Jj jj 
o^^ll u^L^Ui.; coUijlj 
^.,Ly.; >^aj> Ij ^L>. Il ^by«; 
^^3^0; Ojxc; c>^;U> Il -ku-j-, 

Il u*^ («a/s) Il L5ry^-^ 0^ 
i.ft.SUi') avoir mal au = j ^5^ 
^^^KÙ^ô !0»y>*^par==y ;l de 
bon = (jwÀJ w>-J9 y à contre 
=L^y (karhœn) ' >vs?^; sl^lj ; 
prendre à = ...J ^y>JJ «^«^5 



564 



..,lXa;^. ^^[^. du fond du = 

homme de = i.yj|^ avoir à 
= de... j-j o'^'"^ "^ avoir 
qu"ch. sur le = (^-^ j*^"^ 
i^i>f?r vi le = lui a manqué 
viiA.-i»Lj l-Jj> reprenez du = 

Coexistence s. f. ^^y^-^*^ f^' 
Coffre s. ni. ^ yyi v_55*^*^ = 

fort f>^^^ }~t:*^ o3^-^^*^' 
Coffrer v. a. ^^^ (j*^/^. 
Coffret s. m. «..^^^lXJLao ; ^-J"^. 
Cognassier s. m. xj \,i>c>.<.>. 
Cognât s. m. ^ pi. *'y t ; i^J*^.y^ 

Cognée s. /". -o' (teber). 

Cogner v. a. ^'J>\ (I.) qj) se == 
O'^V^ '^j-^ y se = (avec 
qu"un) ^02>. ^0<jô ^y>5 «^3 || 

Cohabitation 5. f. o».3wLs^, cl*> 
Cohabiter v. n. ,mi-> 



O' 



./fU>. 



■o'i r^. 



Cohéritier, ère s. O. 
Cohésion s. /, (•LoJt; oua^J". 
Cohorte s. /". -^ {fowdj) ; s^^.^. 
Cohue s. /". (•L>o;l; *J)y« xaJLc. 
Coi, coite adj. »J^! ; ^.^^Lw. 
Coiffe s. /". ijiijj^; 8^15'. 
Coiffé, ée ac?;. ^^âJt «JCwU || il 

est né = vii*.'**'' j^Lo 30 ^«j-^ ? 

«JLb (i)>.A J il est = de cette 

femme vô>J» ,..\ ..-jJ iOCàjUi. 
Coiffer î;. a. ^^y^M lS^ '^} li 

QXw'(jj_j<i^.A«|ise==-yCwy 1^;. 



Coiffeur s. m. &à^ (dallak). 
Coiffeuse s. f. nlsLii^ (mach- 

chatè). 
Coiffure s. f. (Jij-Jy« || \J>^) \\ 

Coin s. m. &ui^; iu^U; ^j^^. 

au == du feu f^.L^ ^. 
Coin s. m.JJu || «jCwyw marqué 

au bon = v «^•^ (j*^^ )'• " 
Coing s. m. xj (ôe/t) ; JcJ. 
Coincidence 5. /". vi>ô.ljl«. 
Coïncider t>. «. i^iO^ qU^ ,0 

Coïon s. w. pop.jM^J ; qU>. 

Coït s. w. cU:>. 

Col s. m. (q^Ijjo) qL-j^^; ijb 

(ya^a) Il (^I^V^^^) ^^Z- 
Colchique s. f. ^Ls^-yw. 
Colère s. f. A-iXs» ; Jà^ê = aci;. 

Coléreux, euse adj. (^^Os..xJ'. 
Colifichet s. tn. c^^-^-àS ^^ oUaj jj 

Il o'^j* <^'y *^' ^ ^^^^^^^^ o^ 

Colimaçon s. m. (^)cw-«J. 
Colin-maillard s. w. liiLjJui j^}S. 
Colique 5. f. fsJ.jyi (qàlendj). ' 
Colis s. m. Ji ; ^^ÔJu^ ; *icj. 
Collaborateur s, m. .IX*^. 
Collaboration 5. /. ^JJU^. 
Collaborer v. n, ^M^A5J X^*.^', 

Collage s. m. |ji>-y*o5-. 
Collatéral, le arf;'. *yj ^^. [«Ws'; 

Collation s. /". LLc' = de grades 



565 



Collation s. f. Hj^^^-^aj!^ 
Collation s. f. b tx^UÔ aLULs 

Collationner ». o. qv^ «JUIa» 

Colle s. f. (ji^i-*". 

Collecte *. f. n^ts»- jO^yo jî ^35J 

' uUecteur s. m. iOJjS ^-t>> = 
adj. égout = sA^x xcjJL 

Collectif, ive adj. nom = JtMi^ 
«-.♦> note = ive i>^s i^."^ 

Collectivement adp. OV.-^ j-J 

Collection s. /". j*^; ,<-«^' 
CoUectionnenr, euse s. r * r>- 

Collège 5. m. «u«j«X« || ^^.^^î; 

Collègue s. m. |j ,^,*jkaLa *_^ || 

Coller t;. a. q«X^Lx.jimj^ || 

Collerette s. f. *5j (yaqa). 
Collet 8. m. ^jdrLi qLj^; *jLj. 



Colleter v. a. ^o-; ql 

se = ^^.5l y ^b. 
ICoUeur s. m. vJJoI^m»^. 
|Collier s. m. «o*^ jpi. Ju^ = 

du faucon jJiJL> (djelgou). 

>lline s. f, xxj; ^^vAâL. 

jlliaion *. f. j^Uu ; q-^^ ,*f? ; 



Colloque s. m. «Il^ân ; »>9^' 
Colloquer ». a, •^''^ L>.. 
Collusion s. f. jwcaj jK>L_*_c| 

Collyre s. m. J^ (kohht) ; iu«yw 

Colombe s. /". j>^; «./«Us». 
Colombier «. m. J^S _ j. 
Colon s. m. QîV^ ('^))* 
Colon s. »/i. qI^j lidjj icS' iç*^^^ 
KJLij ^\s> ci*->"53 J,bbL îOjJ'. 
Colonie s. f. .c» c>>.^)Ux c^Lim 

Coloniser t?. a. *o^ 0"V^ o'"^'^' 

Colonel «. m. \ê<J^y*>. 
Colonnade s. f. UiyU- aXw.. 
Colonne s. /". q^JL-m || q*^-^^-^ 

(«-•bj^ b *_jUi' ikà:âP y). 
Colophane s. f. *«oLù1j. 
Coloquinte s. f. yj^^ù. 
Colorant, te adj. iOJJ><^ i^jsj.. 
Coloré, ée prf. i^Ci . visage = 

Colorer t?.o."Qt>'o i^il || (j<*xaJLj 

Colorié, ée prt. »jLà n^S t^.. 
Colorier r. a. ^S «jU^lio.. 
Coloris s. m. ^jf^*^ i2^». 
Coloriste ». m. i^So. .w> xî' ,j-i«UiJ 

^1-^ *Ui' Oji^ l5>V«'- 
Colossal, le adj. sAii^ {gôndè) 

A-çjLï (qolombè). • 
Colosse «. m. J>^a9 || ^ci^il a-a^; 



5S6 



Colost.ru m s. m. (^'•r*^' -a*- ■}*} 

■J ^•• 
Colportage 5. m. ^J^iy» ci*-*^^. 
Colporter v. a. ^^ ^ù^*)j!> c>^**->3 
= une nouvelle f4>*^ ^sy:^ 

Colporteur, euse s. Ji^f c^»-^»^. 

Combat s. m. i^J^L^; ti)^>^; ^^*n 
,jiJL:>- Il livrer des= s L^^i-i> 
..yCwjjçj hors de = b iJCAJ^ 

Combattant s. m. \X^. 



Combattre v. a. qO, 
t;. a.=qu"un ^^yLwL> 

Combien adv. tXJu^ || ^-^wj 

Combinaison s. f. w"— x-j'^'; 

^JslkmkHî II -OkAli i^iAâj i_,A.^J], 
Combiné, ée /?r^. '--oy' (wî(5'*f'<^- 

^a6) action = ée «-i^ (^-ovAj 

Combiner «;. a, Q'^ji' w*.x^3^j. 

Comble s. m. c>jLê; oj'^ || 

Il ^h:;^ :;-?.) 'Sy^ Wj^rf II 
^_5oU de fond en = L5jU-',iiAK. 

Comble acZ;. .Lwja« ; _^U-< (mem- 

lôvv) salle = j.Lyo _j ^Lbl. 



Combler t?. a. qO, 



^Uj. 



qu"un de fa- 
veurs ^^^1^ C^y^ (3m>**^' 
Combustible s. m. ^3^5; 3 |»j:v^ 

Combustion s. f. •'JCs^'. 



Comédie .9. f. jjJvil sAii» i^u:L 
Comédien, ne s. iAXo/o; t^o'^* 
Comestible adj. ii>'-^»r> = s* w* 

Comète s. f. Jo -o ^s.lXw. 
Comique a(^J.iiL:S^w02xi;jxXii >sAÂi» 
Comité s. w. (^3ij-> ij*>-^^ on 

petit = qI-«;^ u**^^ y^' 
Commandant s. m. || .^j.*»* || .jb 



.L^ 



ii-j .0) = en chef 



(soLa_j * 
Ji «AjLo. 
Commande s. f. (jioW de = 

Commandement s. m. ,»^^'>; 

maintenant il n'a pas de = 
c>.'iAJ ^ç«>- vl>^' "^^ l^s dix 
= s de Dieu «-/i^^ *l^a>' 

Commander t?. a. ^^^^ j*j^a> 

j' Il oy ^^f II Ly/ '^^^' 

Il —^ O*^ o-^ •l5^>^ u^j. 
Commandeur s. m. || sJl^d-*v || 

Commandite s. f. «^ 

L*^ '.I v.^>t.AvO Le 



L5 



J 



JCiL) 



:l S-jLo *JC^ 



Comme ac?/. et conj. ^ys-; v^^ 
(hemtcht)] JJix || iOC.!^ ji || 
= si ...xS^^j^jj = cela (jy^ 
il me raconta = quoi il fut 



sauve 



j>y 



L=> ^ 



o 



4-i <3. 



>/JJii 



îb u>obL> == ci = cela. 



ça 



iAj «-J 



c>wwî Ja*M5 As»-; c'est = cela 



567 



Commémoration s.f. ^ijë'^ Mô<j 
Çommémoratif, ive adj. .I^'lXXj 



«Axi sO, 



'/^^ 



^ulS> 



Commençant, te s. j^vAX»^. 
Commencement s.m. ^iAj (bedv) 






à faire 



t^^ 



par... ^^j 



.XJ Qw>, 



O^/j^' 



oVr^ 



Commensal s. *-j<AJ p/. L-*(AJ 

{nôdema) nÂu, *P. 
Comment arf». .^iijç-; xj^X=^; 

Commentaire s. m. »>u*>ij; ^j^. 
Commentateur s. m. _ .Li; ^-ni-sÀo 

(môfasser) «y**ij 
Commenter p. o. qu>, 

Commerçant s. m. y>lj ^î- ,Up 
(tôdjdjar) ^^li^^Lj^to^. 

Commerce s. w.cy.Lp" ; v>Xw ^ o'o 
(dacZ se<é(i) = o ;t !i -^Uq ; 
cj.^bw un homme d'un == sûr 
.b^.L> *JÎ = charnel çU-=»-; 

Commercial, le adj. i^X^- 
Commérage s. m. ^^-^:^^a-3-; 

Commère s. f. ^J^J*s>■ q;. 
Commettant s. tn. nJJJj ^X^ 



1 1 vi><JU (_^^i^=5 a-XJL;^»-^*-^^^!^' 

Commettre t?. a. ^^-JL^L^-i'; = 
un crime q*-^-^ (Jv.^^^ V^V' 
se = avec qu"un ^O^vi^JaiLs^ 

Comminatoire adj. jj^^ lXjiAaj". 
Commis, se pr^. nôsji, n^S. 
Commis s. m. xX&L»^ ; y^L*-^ || 
■" ^' -" = voyageur J"io 
v-sL»*wo = d'ordre u,*-_=>Lx3 



Commissaire s.m. J^j^^»} ; Jiy*^ ' 
Il yiL-» ; .IaJ^.I^ = de police 

v«;w*JC^ = du quartier xèj.io. 
Commissariat s. w. aS ^jo'i^' 

lAi.t^ Oy*^ &Ï3v3i .J> j-Lj = 

de police ..^.^^^j:^ o'^ -5 ^^'**** 
Commission s. f. c>^_j.*_^Ljfl; 

Il u^uU^ U sUiT vL<J3' !J^ Il 



Il ^^ (.^ Il c'>^ Il cA;4ï-' Il 
^_^*«' oi:>. 

Commissionnaire s. m. .'(À-i\(^ 
Il JUr> (hhammat) = en mar- 
chandises (3'^J. 

Commode adj. vi>s.>-l.lj; .Li\L«. 

Commode s. f. ^^jg-J **N^U^b 

Commodément adv. ^J^c>y.jiJ^ ; 

Commodité s. f. «ct«— >-K; = s 
de la vie J,Li lXJ; *-aû = s 



s. f. pi. 



x^. 



Commotion s. f. iJjLj {tezelzôl) 
qL^3j (tekarif tekôn). 



568 



Commuer 
O 



:; 



V. a. = la peine 



Commun^ne adj. || *(c || ii).A/i: 
i_5^|)lj ; t^^t'AXx» j j o^L*A^ [ {^_^'*|>-c 
v:>w.AM_j II nom = (j*>-JL> ^«-.awI 
le = 5. *n. Il vjULi» »..^L-c. || 

vi:/.*wl J^ en=: iilLx^l / ^y^jJ 
sur le = *J>jA (jLo ;l il n'y a 
rien de = entre lui et moi Le 

Communal, le adj. éyiùisA (JU) 

Communauté s. f. c>>.^3U« || 

(,:>xU> Il lil'jCw'. 

Commune s. f. sO 1 j ^ *i 

Chambre des=:^bL^35(j*.L:s^ 



se 



O' 



|l\— il ^_^,.A»^_* = V. 



n. 



.o vii*.L«. 



jH 



Communément ac?f. \_AJ-b 

Communicatif, ive a(^'. *S iMy> 

/w. (khoun guerm). 
Communication s, f. ,eSi:> 3^ »K 

s^lsi; ot^L^ij|«j|5t^-||^'u^ 

^?. obljl. 
Communier v.n. (^^^.Lai ^^,3 .0) 

Communion s.f. (^l*£i.i ^jJ> .0) 

Communiquer «;. a. qL-;^ j"^ 

^= une maladie Q^ji^ («-am-Jo 
»e=qu"ch.^yiï'j^5j;Ç^^A4^ 



>U 



Communisme 5.m. (i)îjiLàr|5 1 

Commutation s. f. = d.e la peine 

Compact, te adj. -hy^^^ ; f*^*^ 
population=tej».>J'i/c c>^^^*4^ 
édition = ,0 «^ , îsiJLi' Lx*..ij 



Compagne s. f. «.^jj (zowdjè) || 

Il (oj) ^-^>>' 

Compagnie s. f. c^^cU> 1 1 (jm.Ls^ 

Il o*^j^ Il ii^i^i^ (f»^^ j^) de 
= j«-^Ij; j_^y*-^ tenir ^ à 
qu"un r\'^j^ c:A>.5>u*a;« fausser 
= à qu"un qOj «^àla. 
Compagnon s. m. oi*s.; iLS' || 

Comparable a(^;. jj^; *^*^- 
Comparaison s. f. nXi^ || ^liLi; 
«.^LwX/« j ^svt^^-* Il ^\^y^ P^^ == 

Comparatif, ive adj.^li] iuUi^ 
== s. m. J»-**' (^■^J«) j-^ j^) 

Comparativement a«?i;. iu-v^Jb- 

Comparer v. a. J.>yUJ' ^ *«***^ 

xJ:L/« Il iM>->jS' *XjLiiw4 II Qv3.^3 

Comparoir v. n. Comparaître 
V. n. ^jL^t^Xc .0 , •.'->^ ^y^^ 
Compartiment s. m. *uaâï. 
Comparution 5. f. .0 .^»iau5> 



569 



Compas s. m.JSj^^ (pergar). 
Compassé, ée adj. ^jSuJ. 
Compassion s.f. ;^y 5 h^^J' 
Compatibilité s. f. ^\j^y>*i. 
Compatible ad). (ï*|>^'; .^Jj^a 
Compatir v. n. q->j- 

Compatissant, te adj. / 'i^À^. 
Compatriote s. m. ^^y-'^;^ j*-^ ; 

* ompendium s. m. j>>« (v'^) 
Compensation s. f. ^^■. 
Compenser v. a. ^-^S S^ï. 
Compère s. m. c>s.^A*^. 
Compétent, te adj. js-xi» JsJ»'; 

tribunal :^ J»-*^' *^ *»-*X^ 

Compétence s. f. v-<à>; vi>oU5',i 
OL*:> = d'un tribunal »<A-^ 

Compétiteur s. w. *-ii^>4iP. 
Compilateur s. m. v«À-I_Aa_/e; 

Compilation s. /". 



Complaisant, te adj. —/toL—s» 

ui«-*Ai> mari = vi^jjo y^. 

Complément s. f. &*aj (tetimmè) 

Complet, ète a(^;. ^U-j ; ^^•^ || 
.«-J c>"^i-à-ii ! ||_jJl«-«;^ Il BtXi sAajLw. ••U'Ij. 
Complètement adv. (.Ui^tj, L«U-'. 
Complexe adj. -^ ;. tf- .-. \', 

Complexion s. f. _ij^ || s^-cio || 

^. 
Complication 5. /". ■■'H ; "J ; 

Complice s. »o a^L*w« ^ éLii^ 



iJÙX:^ t-AAT 



C 



JsJ>\ 



y «^;5 



Compiler u. a. ^j^] «-»j> ^ Ai»-! 
Complaijite 8. f. vyJLXi, || «Jlj || 

Complaire v. n. qJw*! i>jL*»o; 
qA^ tX^^Î (ji^_> se = en, 
dans... ^jii^)^ Qv>jj Jils». 

Complaisance s. f. ^^wV>J^^l>> 
Il va^î^ù- Il 



Complicité s. f. ^ 

Compiles s, f. pi. VÎSJ-.C ;L-*-J 

Compliment .<?.m. c>«.*À^' ; »iXj -ô' ; 
O^LsuJ" je vous en fais mes 
compliments S^ '4>^' 

Complimenter v. a. Ajjaj (*^t«<« 

Compliqué, ée adj. bJcç^wo. 
Compliquer v. a. qvXç^^ se 

Complot s. m. JàSJS (kengach). 
Comploter v. n. i^y^ i^jl^sjS. 
Componction s. f. j^vJlâ vi>w«l(AJ 

Comporter ». a. qJ^ cela ne 

comporte aucun doute J«4i^^Lc 

o».**^ liiL^ cette affaire ne 

j comporte pas la plaisanterie 



570 



^J^ L5^ 7^ L^y^ r" cri se = 
à l'égard de... ^^y^^ù u;/.xjwvô 

^\ô ^Ui, Il ...^. 

Composé, ée prt. et at?/. 1».*/;^ 

Il ..._j ^)^,♦JOi;^-« le simple et 

le =i (^.«.^3-* ^ Jxiy*o. 

Composer v. a. ry^^ w-x^s J» || 

Il iM^;J \J)Kt,*n'i ^ oi-^jJ^' = 

une impression )t~A-i:> ^*>r^ 

mjAa:^ = son visage c^.t—to 



a 



>/Jl 



■t^ 



LiîAï! 



Ol.2}y« N'-^J-^' 



cela se compose de... o.Lx: 

Compositeur s. m. q^^^ un,..^' 

= de musique ^çjLw Pr^-^. 
Composition s.f. w^jO" •, >— à-JLj 
Il _" /^ ^ '^ '' de bonne = 

<^yr- e^'î ^?v^^^ iJ^-*- 

Compote .s. f. »^*.^^. <AÀis b sj-y* 

»iA.iw en = »^ ^^^ (*"^3 ' '^^^ 

Compréhensible adj. d.LXJi ^^^^ 

Compréhension s. f. *.p ; ép ; 

Comprendre v. a. J*_*— X_-ci.-/« 



Comprimer t'. a. . ^>_>cio = sa 
douleur q-W «ij-s Î. t3o J^^^ 
Qob o,y (^oV^ daden). 

Compris, se prt. || „ .lVjLx || 
«Avi; 8AA_*_g_s y = ..,*U>*aJL 

Compromettant, te adj. ^^■'•'^ 
vô<JJS •, i3v^ ^*^?^5 {p^ndjèt 
hhoiini). 

Compromettre v. a. ._l2-i» J> 
jV*^'»^' = son nom, sa ré- 
putation {j^f^. ';'->>■> 0^-5 r^ 
^o^^\ ji^'^ se = j»Ia<-. i^L>^=> 

Compromis, se^r^.sJJ^t vi>v*-g.j; 

Compromis s. m. ic^Lox. 
Compromission s. /".^jj^ n^Las^- 
Comptabilité .<?. /". x».m*Ls^\ 
Comptable s. ?». ^j.a.*wLs?. 
Comptant s. m. Aaj au= 'JJIJ. 
Compte s. m. || \x*.L^ || oijmjjl 
v_JLM^_=> rendre = de qu"ch. 
iÀ.^_A« J.ftj rendre 



^%^\ 



a- 



JL>1|.. 



y a^yi 



^3o/ ^JpL^t II ^^J^M^; = 
qu"un ^Ip b .i^A b ^U; 
^Y^bN»^ p iç-^-^ = qu"ch. 
dans... ^ô/^^0^\ |^^y ^y j | 
faire. = qu"ch. à qu"un ji,L5> 
Q(j>y; (^uX-oLé^s m'avez vous 
compris ? «AjlX^ i-L=>. 

Compresse s. /l oUàs, 

Compression .9. /. .Lii || Jai/to; 



les == s, ses = s ,mO'j> ujL 



Ui.;Lw«fc9>- 



se rendre bien = de qu"ch. 



qvA^jLv. en fin de = i.i>s-»J5Lc 
tenir = de qu"ch. lu ^oyiÀXcl 
tenir = de qu"unQt>j4wii _;Jow; 
^X.«ao!j> .v>JJ tenir = à qu"un 
de qu"ch.^^yc.i;(o o^^-Vi- c>.>Lx 



t 



à bon = 



o'jy 



de bon = làLAoii 



il est de bon= c^^^w-l .L^X*i<.^>=s 
rendu r-j--^; ^jUi^S^yn JJij on' 
lui à réglé, donné son =r i.jl 






571 



lXïJ^' o^»>y« sl:/^y^-=* j5 il a 

eu son = vXv»*s ijiJi^.' 
Compter v. a. ..o-^î >«jLm»j> 

j] ^^o-*.i:c=sur qu"un^^u>J'iwJo; 

comptez sur moi ,*«, ^ ^ij 
.-i' i^'wmo* .y« fm. je comp- 
tais V aller *»j L^î Oo IJo 
je compte le faire »^o ^J;Î. 
, '''^— »; cela ne compte pas 
v:;^umaaj .--^ ï_>Jo .O /Vu. 
Compter r. ». \^y**^... ad»^ ;' i 
^y^ 05wVjt.>î 3 il faudra = 
avec lui »_jL~«i-^_>- «1 -^ A.jL 

Compteur s. m. sA^L^ v_;L*o>- 1| 



^Hpomptoii 



Comptoir s. m. t^'yo «JC:^ b iju« 
Compulser t?. a. ^^^^ c y:>. 
Comte s. w. ^laJ' ;5 (cvii vi>»^ 
Comté s. m. et adj. o,U' 8;.fS> 

Il sii*ji Lo^ Il vi^Jj'. 

Comtesse s. /". oJ/ q;. 
Concasser p. a. ^^ "^y^' 
Concave adj. v-i^^ (môdjevvef) 
Concéder v. a. ry^^ ShJ^ || 

Concentration s. f. \«»Lu>*.l jwto 

Concentré, ée (»xaJL« ; ^^iii;» («(^^ 
San) colère == ée s^y 5^ 






Concentrer v. a. ^S i*» j^Sj^. 
= les troupes *-«i5 '. qv^-S 

Concentrique adj. j^'r* *^. 
Conception s. f. ^-y^^*^ ^-sJ^J ; 

Concernant prp. 

Concerner v.a. ...u q<^ vJJljtJôa; 
^^-iLib J>i>o cela ne me con- 
cerne pas J>JiJJi ^y:>J> cy-t-i 
à tous ceux que cela concerne 

Concert s. m. vLàjl || tljlj :Lm>» }{ 
sAJ-.Lw 3 stX-i_j5^_> (jJL^ de 

Concerté, ée prt. xJlc ^..Sixtl. , 
Concerter v. a. 






;L^1. 



se = i-jA-ii \JiÀjii9. 

Concession 9, f. Lkc || . 

Concetti s. m. pi. via ^^ iJJu. 

Concevable adj. J,J>-i^ <^.v>. 

Concevoir v. a. ^-y*^*^ xâLlJ; 
/à||^/^y||^^^X-à^^î 
i^U:> Il ^y:>^ ^ Il ^o^ 
qaauo cela se conçoit &-t^ 

Concierge s. m. qIjj^; ,^;$îSt^ï. 
Concile s. m. ^L^^. ij-'J^ 



jLi3/4 .0 



Conciliabule 5. m. ^«-s^ u'"^ 



Conciliant, te adj. ^> 

Il jii^^ s:>s.^JLsa^ Il 



t^ 



572 



Conciliation s. f. 



.:^L 



Concilier v. a. ^mAajLw. a.^ ^j^) 



(jN;4^r> ^^! 



Ix/o chercher à : 



:les 



choses contraires oix^Lj' yj 
QtXs-w^ o'Aào! se = qu"un 

Concis, ise ad}. »A_ ji._.ii\_-L.'^ 

Concision s. /". (^y^'' ^'3 .U3:ci>l 

Concitoyen, enne s. ^_g_^»-^ 

les = s ^^I^5 t_5Uj'. 
Conclave s. m, \^ f> ^ iç^^*^ 

Concluant, nte adj. «.bLw «.Jbo. 

Conclure v. a. ^ôS ^{^ *:>j> || 
qiAajLw. *Uj'1j II qOjS'lXsxÀ/s II 
Il ^^O^jl ^^ N:^J oU.>JL< ji II 

Conclusion s, f. l:^à>\ || -Uj"' ; 
ic^iJCJ II (i-X-gx) oljbtjt II f^:>. 

Concombre s. m. ,Li». 

Concomitant, te ac^". i-jJjï. 

Concordance s. f. c>>Jiî|j-* ; ^lij | j 

,_5VJU oUiXJI v.J).,mX^ Il u>^^'< 

== du Coran olj*^! i^-ci^s'. 
Concordat s. m. ^j^U oto.L-S 

^ \/o». >-jLj i:;^!^ x«Lj.Xgxi II ^1 

Concorde s. f. j^JC-àî; ^\JLo; 

Concorder v. n. q'->jJ v_SjLii^ 



Concourir «;. n 



= avec ...u 1^^ 



o^ r 



.lA«*.55 



oy> Il ^Jwà ^^ «^! «^xjî II 

Il ^Oy^ ^\Jo jb II ^oSl 

Concours s. m. q'j'jï \i>yau.i»-; 

^1^; ti5^ Il iUiJs (qochche) 

= du monde (•'■^'-^j'. 
Concret, te atZ/.JyLLx l'abstrait et 

le concret o^ijiLL/* 5 c:;"^jiijw || 

Concubinage s. m, ^i\y^4^. 

Concubine s. f. x_ji^_^<_;« ^ 

xj^A« (sôrriiè) pi. ^^.\ J». 
Concupiscence s. f. Oj.^. 
Concuremment adv. qL*-^ »o 



Concurrence s. /". ^♦^^«.♦J:; 
vi>.j'c\ Il \aoLu jusqu'à =r de... 

Concurrent, te adj. |«-iiof^. 
Concussion s. f. (^.*..'> »^j; 

Concussionnaire s. w. .^ »^.. 
Condamnable adj. J5O <; 

Condamnation s. /". ci*.jyi«J {*^^ 

= à mort JJCiij jji>- || c^^/sÂ/». 

Condamné, ée prt. et s. o^jOya ; 

L^if^ ^y^^ Il rr*^ = ^••• 

Condamner îj. a. || q^j^ (*>"^~^ 

Il ^yuob «35*3^0 II ,j^-y'c>«-*À.< 

= une porte A^t ^3 1; l^j*-^ 
Condensation .9. f. .joJJu. 



573 



Condensé, ée prt. et adj. JàAà\\ 

Condenser v. a. ry^^ JaJLiJ". 
Condescendance s. f. Jio. 
Condescendre v. n. = à... i3jâj 

Condisciple s. o^Li^. 
Condition s. f. *Jo^ || jûji* pi. 

^tj^ Il ^^ Il J^ Il O^ Il 
^.1^3l05vX2> c>>-Ji-^>j homme 
de = (jci^-iXiL* ^J»ai^i~ entrer 
en = QiAui 'Jji (;iLj -^3jJ = 
chercher une = ^_5.^3ji (,_c!jy> 
jjO^ à = que... &«^*h, 
acheté à ^ »<A_«i; 

Conditionné, ée adj. bien = ée 

, a.'i^;.j>,4..J : >5;_x^3l » mal = 

Conditionnel, le adj. Ja»yi-o || 

Condoléance .s./'.ajL* .o c>^^=>j^. 
Condor .s. w. u*^>> :l ï^»Ai_j 

Condouloir v.n. ry^^ f^}-^ (^' 

Conducteur s. m. U^l. ; _»^.. 

Conduire r. a. q^V^ ^^-jI_«_a^I. 

Il Q^j II = une voiture ^X^*JI^ 

QvXil.'= une affaire .1^ a.'ot 



O^ 



se = ^^-_iL^I«3 lil^JLjww ; 

Conduit, te prt. »Jy || sAJL 
Conduit s. m. v>.àÂx. 
Conduite s. f. s^Jûa \ [ ^Uà.; éjL*/. 
Cône .5. m. -b^^. 



Confection s. /". ^^ 

Il ^>^ u**^; *^^^? a^^^ Il 

Confectionner v. a. ^^3-L*w || 

Confédération s. /". viiA-«JL^v^ 

Confédéré, ée adj. et s. >„,àjJb>; 

>A^L*A^ les = s v3^i^*-'. 
se Confédérer v. ^\\X:> tX-^OI^e. 
Conférence s. f. »,^*-^. 
Conférencier, ère s. a.jL-Si^-x 

Conférer v. a. 

Conférer v. n. 



0"T 



= avec qu"un 



.^L 



Confesse s. f. aller à ^ u^-jj^f 
Confesser v. a. ,.,0 






se 



Confesseur s. m. 

Confession s. f. ^J^\JS o'Jà:! || 

|lvJUi.l;y/||v^Àxl| 
Confessionnel, le ac?;. v^jtJLx 

Confessional s. m. ^à.jyiJ ^^iXo 
c^.^al*mI v^^t.^^ Llaw.ajS .o «^iX^J^is 

Confiance s. f. ô\.4J^c}] oV^î *^ 
homme de =: iA.^xx (j-a^i-ii; 
*^ v)»^' > uy ' acheter qu"ch. 
de = qvAj^ oUacI (jUi'L 



574 



Confiant, te adj. «_^.:>- _bL:> ; 

j^léJax (rnôtméîn). 
Confidemment adv. «ôL»-^. 
Confidence s. f. *jU_2^ o-:>; 

Confident, te s. ;L *;-=^5 ;''^3';' 

Confidentiel, le adj. xJLo_=^. 

Confidentiellement adv. »JU^. 

Confier v. a. q^,>:-w; q^^^ J^s^ 
a]|^ Il Q'^b c;Ailo' oij^ yi 
Qjij^a se = en Dieu J^^s^' 



.,o, 



O 



'/• 



Configuration s.f. JwkJCiô' ; jXii. 
Confiné, éo prt. i^*,j^- 
Confiner v. a. ^y^^ (j^^^- 
Confiner v. n. = à... Jwxi.X_/o 

...X.J iM'^^ se = ,-.v\^ .A^^vÀ^. 
Confins s. m. jjl. otjsj>,v.; .yti". 
Confire v. a. c>^^ ;L^Î li (3;^ 

(jOJ' V. Confit, te adj. 
Confirmatif, ive adj. ^ji,0<,.*a.A 
Confirmation s. f. oi..jJuaJ) || 

Il *"\v**J' "-^^Ij* (l5)^*^ ^r')* 
Confirmer «. a. ,•,0,5' / (LnX*aS II 



o¥ 



JcJ'lj- 



o^f {ys 



a 



>S c>j'j 



se 



être confirmé || j^iAui \J?JL:^ 

^XSjJvXj -•LXjj^^l II ,MA*i oolj" 
Confiscation s. f. lilbLx' Ja>./i3 

Confiseur s. »n. oLa.ï (qannad). 
Confisquer v. a, ^ (i)X«' JsA^to 

Confiteor s. m. ^^)^^ oUi^^'. 

Confit, te prt. =, te dans le 

vinaigre .Ls^t = , ' te dans le 



•IJb! &4^ iii>.>L>. 



sucre j^-_j__<« = en dévotion 

y^-cic> {khoch¥). 
Confiturier s. m. ^'^3 ^j-* (oJ?). 
Conflagration s. /". (jLxJCiil || 

o'-iLs^t = générale i^l 

Conf