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HISTORIQUE ET HÉRALDIQUE
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NOBLESSE
FRANÇAISE
RÉDIGÉ DANS L'ORDRE PATRONYMIQUE
D'après les archives des anciens Parlements
les manuscrits de d'Hozier
et les travaux des auteurs
CONTENANT
UN VOCABULAIRE DU BLASON
ET LA NOTICE DES FAMILLES NOBLES EXISTANT ACTUELLEMENT EN FRANCE
AVEC LA DESCRIPTION ET EE DESSIN |)K LEURS ARM
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Tome
Second
PARIS
DIRECTION ET RÉDACTION
16, Boulevard de Strasbourg, 16
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HISTORIQUE ET HÉRALDIQUE
DE LA
NOBLESSE FRANÇAISE
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NOBLESSE
FRANÇAISE
RÉDIGÉ DANS L'ORDRE PATRONYMIQUE
D'après les archives des anciens Parlements
les manuscrits de d'Hozier
et les travaux des auteurs
CONTENANT
UN VOCABULAIRE DU BLASON
LA NOTICE DES FAMILLES NOBLES EXISTANT ACTUELLEMENT EN FRANCE
AVEC LA DESCRIPTION ET LE DESSIN DE LEURS ARMES
PAR
I). DE MAILHOL
Tome
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Second
DIRECTION ET RÉDACTION
16, BOULEVARD DE STRASBOURG, 16
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ABANCOURT (<f ).
Ancienne famille noble
originaire d'Amiens, suivant
un arrêt du conseil d'Etat
du roi, rendu à Gompiègne,
le 23 juin 1867, en faveur de
François d'Abancourt, sei-
gneur de Courcelles, et de
Claude et Louis, ses cousins,
par lequel ils furent main-
tenus dans leur noblesse; le
plus ancien du nom qui y
soit rappelé est Jean d'A-
bancourt, écuyer et seigneur
de Courcelles, en 1377.
François d'Abancourt, sei-
gneur de Courcelles, troisième du nom, fut reçu
chevalier de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem,
dit de Malte, où ses preuves furent admises le
14 octobre 1G62, et fut maintenu dans la qualité
de noble et d'écuyer avec Claude et Louis d'Aban-
court, ses cousins, leurs enfants, succession et
postérité sur la production de leurs titres, par ar-
rêt du conseil d'Etat du roi, rendu à Compiègne,
le 23 juin 1(367.
Une expédition en parchemin de cet arrêt, col-
lationnée à l'original, est déposée aux archives du
Louvre.
Armes : Picardie : D'argent, à une aigle de
gueules, becquée et membrée d'or, les ailes
étendues.
ABBATUCCI.
La famille Abbatucci, ori-
ginaire de Corse, a été dé-
clarée noble en 1772, lors de
la réunion de cette ile à la
France. Deux de ses mem-
bres siégèrent à l'Assemblée
législative. Jean-Charles Ab-
batucci, représentant du
Loiret, né en Corse en 1791,
était le neveu du général de
l'empire. Il était depuis 1816
dans la magistrature quand
Dupont de l'Eure le nomma,
en 1830, président de cham-
bre à la cour royale d'Orléans. Il siégea à diverses
reprises à l'Assemblée élective comme député du
Loiret. Après la révolution de février, il fut
nommé conseiller à la cour d'appel, d'où il passa
à la cour de cassation.
Armes : Ècartelé ; aux 1 et 4, d'azur, à Varbre
terrassé de sinople -posé à dextre, sénestré d'un
lion d'or rampant contre le fût de l'arbre; aux
2 et 3, d'or, à la tour ajourée et crénelée de
sable, sommée d'une aigle du même.
ABBEMA.
Cette famille, originaire de la Frise, est citée
dans un ouvrage du docteur Pierium Winsenium,
imprimé à Francker en 1622, parmi les familles
nobles du district de Colmerland en 1505.
11 —
12 —
L'histoire du compromis
des nobles de Te Water in-
dique un des ancêtres du
comte actuel comme signa-
taire de ce compromis.
Un Abbeina fut ministre
plénipotentiaire en Basse-
Saxe.
Armes : Parti : aul, d'ar-
gent, au cou de héron issant
de murais: au 2, coupé
d'azur à la /leur de lis d'or
et de gueules au trèfle de
sinople.
ABEILLE (//).
Famille de Provence d'où
sont sortis les seigneurs de
Peyrolles et de Rognette.
La famille Abeille s'éta-
blit à Marseille, où Pierre
Abeille fut nommé viguier
royal en 1555. On trouve
dans les archives de Taras-
con qu'un Louis d'Abeille
était compris parmi les no-
bles de cette ville, dont il
était juge en 1427. Le 10 avril
1669, la famille d'Abeille fut
maintenue dans sa noblesse
par les commissaires du roi, députés pour la véri-
fication des titres. Jean Abeille fut pourvu, le
25 avril 1684, de l'office de secrétaire du roi près
la cour des comptes de Provence, sur la résigna-
tion de Jean-Baptiste de Villeneuve, qui obtint
ses lettres d'honneur le 21 août suivant. Jean-
Louis d'Abeille, seigneur de Rognette, épousa en
1726 Anne-< iabrielle-Catherine d'Albert, fille de
Jean-Baptiste d'Albert, chevalier de Saint-Louis,
commandant l'artillerie en Provence. Il n'eut de
cette union qu'un fils, Jacques d'Abeille, mort en
1755 au service du roi, dans la compagnie des
gardes de la marine du département de Toulon.
Armes : D'azur, à une ruchs d'or accompa-
gnée de trois abeilles de même.
ABRIAL.
Famille de robe, anoblie
sous le premier Empire,
avec titre de comte, qui fut
octroyé à Abrial (André-
Joseph). Xi'' à Annonav (Ar-
dèche). le 19 mars 1750, mort
A Paiis, le 14 novembre
1828. Il fut chargé (1800)
d'organiser la République
parthénopéenne, et devint
ensuite ministre de la jus-
tice, sénateur et pair de
France.
Armes : D'argent, au chêne de sinople, ter-
rassé de même; au chef d'azur chargé d'un
soleil d'or.
Ce nom est destiné à s'éteindre, le dernier repré-
sentant, M. Léon Abrial, député, étant mort ne
laissant qu'une fille, la vicomtesse de Villèle, de-
meurant à Montech (Tarn-et-Garonne).
ABRIC DE FENOUILLET.
Cette famille est originaire
du Languedoc.
Maurice Abric de Fenouil-
let rendit hommage au roi le
23 décembre 1776, pour les
seigneuries de Fenouillet et
de L'hom ; il reçut en don,
par arrêt du Conseil du roi,
en date du 26 janvier 1770,
moyennant une redevance
annuelle d'un éperon d'or,
plusieurs terres appartenant
à Sa Majesté et situées dans
la baronnie de Meyrueis en Languedoc.
Armes : D'azur, au chevron cousu de gueules,
accompagné en chef à dextre d'un soleil d'or, et,
en pointe, d'une montagne à six coupeaux
d'argent adextrée d'un arbre d'or.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Abric de Fenouillet ( Xavier-Marie-
Léon ce-Maurice). — Résidences: Cannes
(Alpes-Maritimes), et château des Fons. par
Pompidou (Lozère) ; marié en 1861 à Marie-
Euffénie-Louise Testanière de Miraval.
Enfants: a) Jeanne-Marie-Marguerite;
b) Victor- Adolphe-Maurice, avocat à Mont-
pellier; c) Léonce-Marie-Camille.
ACLOCQUE DE SAINT-ANDRÉ.
Cette famille est originaire
d'Irlande, d'où un de ses
membres vint en France à
la suite de Marie Stuart et
forma la branche de. Picar-
die. Un autre passa sur le
continenl avec le roi Jacques
Stuart, et fut l'auteur du ra-
meau établi à Taris : André
Arnoult Aclocque, qui, au
20 juin 1792, chef de batail-
lon de la garde nationale,
protégea les jours du roi
Louis XVI, et qui mourut
en 1810; sa veuve lui a survécu jusqu'en mars
1827 (Moniteur du 2b mars). En récompense de sa
conduite en cette circonstance, son dis André
Aclocque fut anobli le 11 novembre 1814 et obtint,
— 13
— i'i —
le 31 janvier 1815, l'autorisation d'ajouter à son
nom celui de Saint-André. M. Aclocque aîné, chef
de la 11 e légion d'Amiens, père d'un capitaine
d'état-major de la garde nationale, fut anobli en
1816 (Moniteur du 4 avril). Un autre membre de
la famille, ancien conseiller municipal d'Amiens,
reçut aussi des lettres de noblesse en 1826.
Armes : Tiercé en fasces : au \,de gueules, au
lis de jardin, au naturel, adeœtré d'un bou-
clier d'or ; au 2, d'azur, au chevron d'or, accom-
pagné de trois cloches dumême; au 3, d'argent,
au palmier de sinople.
ADORNO DE TSCHARNER.
L'état historique de cette
famille nous est inconnu.
Armes: D'or, à une bande
échiquetée d'argent et de
sable à trois tires.
REPRÉSENTANT
ACTUEL :
Adorno de Tschar-
ner (Antoine-Charles),
général, chef d'état-ma-
jor du 10 e corps d'armée,
à Rennes (Ille-et- Vilaine).
AGAY (cT).
Cette maison, qui appartient à la Franche-
Comté et à la Bretagne, est connue depuis le
xv siècle.
Hugues d'Agay vivait à Poligny en 1463. En
1766, François d'Agay reçut des lettres patentes
de comte.
Au siècle dernier également, Marie-François
Bruno, comte d'Agay, fut intendant de Bretagne
et président au grand conseil.
Cette maison a, en outre, fourni des magistrats
à la cour des comptes de la Franche-Comté, des
chevaliers de Saint-Louis, des chevaliers de Malte
(1773), des gouverneurs de places et des officiers
supérieurs de toutes armes.
Armes: L'or, au lion de gueules; au chef
d'azur.
Couronne de marquis.
I Jimier : Le lion issant de Vécu.
AGUADO.
Le marquis de Las Marismas del Guadalquivir
(Alexandre-Marie Aguado), de l'ancienne famille
des comtes de Montelerios, et non d'origine juive,
comme le dit Bouillet dans les anciennes édi-
tions de Séville. naquit le 29 juin 1784, dans cette
ville où résidait l'aîné de la famille Aguado,
le comte Alexandre de Mon-
telirios. < ladet de. famille no-
ble, il entra en cette qualité
dans l'armée espagnole, où
sa bravoure et ses connais-
sances de l'art militaire lui
valurent promp'tement le
brevet de colonel du 1er lan-
ciers.
A l'époque de l'occupation
de la Péninsule par l'armée
française, le maréchal Soult
rattacha le colonel Aguado à
la cause française, et le prit
en qualité d'aide de camp.
Lorsqu'en 1828, la France et l'Angleterre insis-
tèrent toutes deux pour obtenir du cabinet de
Madrid le payement des sommes considérables
qui leur étaient dues par la trésorerie espagnole,
la France menaça de ne point évacuer la Pénin-
sule, tant qu'il n'aurait pas été fait complètement
droit à ses réclamations, s'élevant à 92 millions
de francs. Un échange de notes très vives eut lieu
entre les deux cabinets. A ce moment critique,
M. Aguado vint au secours de l'héritier de la mo-
narchie de Philippe IL La révolution de juillet
1830 mit fin à cet état de choses, et le trésor de
Madrid cessa alors de payer toute espèce d'inté-
rêts. Mais M. Aguado n'en avait pas moins rendu
un immense service au roi catholique, qui, par
reconnaissance, non seulement le décora du titre
de banquier de sa cour et de la croix de ses diffé-
rents ordres, mais le créa, en outre, marquis de
Las Marismas del Guadalquivir.
En 1828, le roi lui conféra la croix de la Légion
d'honneur en même temps que la chancellerie lui
expédiait des petites lettres de naturalisation.
Armes : Écartelé : au I parti : aul, de pour-
pre, à la tour d'argent, ouverte de sable, sur-
montée d'une //miette d'or: au 2, de gueules, à
qualrebandes d'or, à labordure d'azur, chargée
de quatre fleurs de lis d'or ; au II coupe: au 1,
d'argent, à la chaudière de sable en chef et à
l'aigle noir de gueules en pointe; au 2, d'azur,
à deux renards d'argent, l'un sur Vautre, pas-
sant devant un olivier de sinople, à la bordure
de gueules; au LU coupe : au 1, d'argent, à
deux renards passant et contournés d'azur,
l'un sur l'autre, la bordure de gueules, char-
gée de quatre étoiles d'or', au 2, de sable, au
lion léopard é d'argent: au IV, d'argent, à la
fasce d'azur, accompagnée de deux renards
passant au naturel, l'un en chef et l'autre en
pointe.
Devise : Nigrasum, sed forMosa.
AIGNANuH.
L'origine de cette famille est essentiellement in-
certaine; on la trouve mêlée à toutes les affaires
— 15 -
— 16 —
de la ville de Toulouse et
de la province, jusque bien
avant le xv siècle.
Elle était divisée en trois
branches :
1° Branche ainée d'Ai-
gnan, marquis d'Orbessan,
possédait un superbe châ-
teau dans la paroisse de ce
nom. Un de ses membres a
laissé un nom dans la litté-
rature ; le dernier de tous
était premier président au
parlement de Toulouse au
moment de la Révolution;
2° D'Aignan du Sendat avait un château de ce
nom dans la paroisse de Roquetaillade ; il est en
ruines. L'abbé d'Aignan du Sendat, archidiacre
de Sainte-Marie d'Auch, mort en 1730, a laissé de
nombreux manuscrits, très estimés au point de
vue de l'histoire locale et provinciale. Depuis la
Révolution, ils sont à la bibliothèque de la ville.
3° D'Aignan de Lasseran, la seule qui existe
encore, ne porte plus que son nom patronymique
depuis la disparition des deux autres.
Paul d'Aignan, capitoul de la ville de Toulouse
en 1710 ou 1713, mort en 1730, avait épousé sa
cousine-germaine Marthe de Pardeillan.
Son fils, Jean-Baptiste, subdélégué de l'intendant
M. d'Etigny, fut chargé, par commission royale
de Louis XV, de délimiter une partie de la fron-
tière entre le Béarn et l'Espagne. Gomme témoi-
gnage de satisfaction, le roi lui envoya son portrait
et celui de la Reine. Ces deux souvenirs ont été
brûlés à la Révolution.
Il avait épousé en premières noces Madeleine
de Miguerie, en secondes noces Glaire de Martres,
dont il eut quatre fils : l'aîné, Clément, était con-
seiller au parlement de Toulouse au moment de
la Révolution; — le deuxième, Gabriel, était lieu-
tenant des maréchaux de France pour la Guyenne
et la Gascogne ;. . — le troisième, Marc, après avoir
été mousquetaire et chevalier de Saint-Louis, en-
tra dans les ordres après l'émigration ; il est mort
archiprêtre de la cathédrale. Il reçut en cette qua-
lité Napoléon 1er, e t ; comme l'empereur remarquait
sa croix, il lui répondit: « Sire, j'ai commencé par
servir mon roi, et maintenant je sers mon Dieu. »
Le quatrième, après avoir été capitaine d'infan-
terie, épousa Marguerite de Bat/,: il en eut deux
fils : Henri et Alexandre, tous deux gardes du
corps de Louis XVIII et de Charles X. Le premier
épousa Alix d'Aignac; il en eut cinq filles et un
tils: il ne reste plus que M">es la marquise de
Gommarque, Doujat et de Beaupuy de Génis et
M me d'Aignan, née deGugnac; le deuxième épousa
Madeleine Pérez et eut deux filles : la comtesse de
laHelteet M"*' Berthe d'Aignan quiexistentencore.
Armes : D'azur, au chevron d'or, à Vagneau
passant d 'argent; au chef cousu d'argent chargé
de trois croix d'az-ur.
AIN VAL (<f ).
Cette famille, originaire du Ponthieu, a formé
trois branches principales :
I. Celle des seigneurs de Filles-Camps parait
s'être éteinte avec les enfants de Louis d'Ainval,
page de la petite écurie du roi en 1730, frère de
Marguerite d'Ainval, mariée à Antoine de Mais-
nel, seigneur de Beaufort.
IL La branche dite des seigneurs de Hen eut
pour dernier rejeton mâle Jean-Frédéric-Armand
d'Ainval, qui avait épousé, en 1775, Anne-Elisa-
beth de Rély, dont il eut Marie-Jeanne-Elisabeth
d'Ainval, femme de Louis-François, marquis de
Sarcus, morte le 30 décembre 1804.
III. La branche dite des seigneurs du Frétoy,
qui s'est perpétuée jusqu'à nos jours, était repré-
sentée en 1789 par Jacques-Antoine et par son
frère Charles-Félix d'Ainval, colonel de cavalerie,
chevalier de Saint-Louis, qui épousa en secondes
noces Marie-Geneviève de Louvencourt et mourut
sans postérité masculine.
Jacques-Antoine d'Ainval du Frétois, gendarme
du roi, chevalier de Saint-Louis, épousa Marie-
Joachime Martel, dont il eut deux fils :
Antoine-François d'Ainval, l'aîné, garde du
corps du roi Louis XVIII, a épousé, en 1821, Cla-
risse-Agathe Dupressoir de Nauroy, dont il a eu :
lo Gabriel-Antoine d'Ainval, né en 1835, marié en
avril 1870 à M lle de Gerbois; 2° Louise- Antoinette,
femme d'Alphonse Jousselin, inspecteur des
forêts.
Antoine d'Ainval, le puîné, garde du corps
comme son frère, est mort en 1855, laissant trois
filles.
Armes : D'argent, émanché de gueules, à la
bande d'azur côtoyée de deux cotice s de même et
brochant sur le tout.
ALAMARGOT.
Cette famille est originaire du Bourbonnais et
descend des seigneurs de Fontbouillaud, de Glu-
zeau, de Villiers, etc.
Nous trouvons en l'an 1000 un Nicolas Alamar-
got secrétaire du roi.
Armes : D'argent, à une pie au naturel.
Nous trouvons encore : D'argent, à une pie au
naturel à un chevron d'argent accompagné de
trois gibeûsières de sable liées d'or.
Une famille d'Alamargot a porté : De sinople, à
une fasce d'argent, chargée d'une pie de sable.
ALAYER DE COSTEMORE (>/').
Cette famille, originaire de Digne, en Provence,
a fourni de nombreux officiers aux armées
royales.
Elle s'est alliée : aux de Puget, de Chesnegros,
de Réquistins, de Rascas, de Pontevès, de Martin
— 17 —
— 18
de Janet, de Gravier, Séjourné, Plagnéol, Rivière
d'Arc.
Armes : D'azur, à un croissant d'argent sur-
monté <T une branche de laurier de sinople; au
chef de gueules, chargé de trois étoiles d'argent.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Alayer de Costemore (Auguste d'),
chef actuel de la famille. Résidence :
Marseille. Marié le 17 février 1857 à Emma
Plagniol.
Enfants : a ) Auguste-James ; b) Léonce,
marié le 28 janvier 1888 à Amélie Rivière
d'Arc, dont deux fils : Jacques et Jean.
ALBENAS (cf).
Noblesse établie à Som-
mières , en Languedoc ,
1608, originaire de Nîmes,
seigneurs de Gajan depuis
1521.
Raymond d'Albenas, pro-
fesseur es loi, servait le roi
en 1359 ; dans la cavalerie.
Il était au combat qui fut
donné en Gascogne entre les
Anglais et les Français, en
l'an 1351.
On lit dans l'histoire du
Languedoc que l'archevêque
d'Auch, commandant dans la province du Lan-
guedoc, convoqua la noblesse de la sénéchaussée,
avec ordre de se trouver à Toulouse le 1er jan-
vier 1350 ; il donna des lettres de répit, le 4 dé-
cembre 1346, à noble Raymond d'Albenas, profes-
seur es lois, qui était actuellement en armes au
service du roi dans la présente guerre de Gasco-
gne, à la suite de Bernard de Perme, seigneur de
La Guépie, pour ne pas se trouver à cette assem-
blée des nobles de la sénéchaussée.
Dans un livre manuscrit de l'ancienne biblio-
thèq'ie de Harlay, intitulé Registre du parlement
de Paris, coté n° 7, folio 523, déposé à la biblio-
thèque des bénédictins de l'abbaye royale de Saint-
Germain-des-Prés, à Paris, on trouvait non seu-
lement la lettre de répit, mais encore le certificat
de ses services, donné par Bernard de Perme, sous
fes ordres duquel Raymond d'Albenas servait,
'[adressé au parlement, daté du 16 décembre 1349;
et la lettre du roi Philippe de Valois, à sou parle-
ment de Paris, du 18 janvier 1350, qui ordonne
l'enregistrement de cette lettre de répit, ce qui fut
exécuté le 8 avril 1350.
Il y est qualifié de noble et de professeur es
lois, qualité distinguée que prenait la noblesse
qui composait les parlements et qui jugeait les
peuples.
On voit dans des actes du procès de Philippe
le Bel, en 1303, contre le pape Boniface VIII, que
les chevaliers Pierre Flotte, Duplessis, Guillaume
de Nogaret prennent cette qualité de professeurs
es lois.
Raymond d'Albenas épousa, en 1360, Garice
Azat.
Emile d'Albenas épousa, en 1387, Anne de
Gondrin.
Paul épousa, en 1430, Gillette Ponchut, fille de
Claude Ponchut et de Julie d'Arennes, connu
dans l'histoire de Nîmes. Il fut élu premier consul
de cette ville en 1454; il était docteur es lois,
lieutenant du sénéchal de cette ville en 1462, au
rapport de Ménard (Histoire de Nîmes, t. IV,
p. 385, et t. VI, p. 7 et 24).
Il est compris dans le rôle de la représentation
des nobles de la sénéchaussée de Beaucaire et
de Nimes, pour le service du ban et arrière-ban.
Ces rûles, qui existent encore aux archives du do-
maine de Montpellier, sénéchaussée de Nimes en
général, première liasse, n° 3, sont rapportés par
Dom Vaissette (Histoire du Languedoc, t. V,
p. 18, et aux Preuves, p. 15).
Par son testament du 16 mars 1464, reçu par
Génian de Denidis, notaire de Nimes, il fait héritier
Louis, son fils aîné, lègue à Claude, qui mourut
sans postérité.
Selon Ménard (Histoire de Nîmes, t. III, p. 53,
et aux Preuves, p. 327), le roi de Portugal, Al-
phonse V, logea chez lui le 3 septembre 1475; la
preuve citée ci-dessus est un compte rendu par les
consuls de leur administration et de la dépense
qu'ils firent pour la réception du roi.
Armes : De gueules, à un demi-vol d'argent,
accompagné de trois étoiles d'or, 2 en chef et 1
en pointe.
ALBIS (cD.
Famille de robe, originaire du Rouergue, dont
la filiation remonte, en 1639, à Laurent d'Albis,
seigneur de Gissac et de Boussac.
Elle est divisée aujourd'hui en trois branches:
la branche de Belbèze, la branche de Gissac et
celle de Razengues.
Armes : D'azur, au cygne d'argent, accompa-
gné en chef d'un croissant d'or accosté de deux
étoiles du même.
Devise : Albus in albis.
La branche de Razengues blasonne : D'azur, au
semé d'étoiles d'argent, treillissé du même.
ALDEBERT (cV).
La famille d'Aldebert existait dans le haut Lan-
guedoc dès le commencement du xn e siècle.
Pierre d'Aldebert, chevalier, consul de Nîmes,
19
— 20 —
figure dans une charte ac-
cordée, en 1144, aux habi-
tants de cette cité, par Ber-
nard-Aton, vicomte de Nî-
mes. Ce vicomte, par une
autre charte de l'année 1151,
promulguée avec le con-
sentement de la vicomtesse
Guilelme, sa femme, fit une
concession féodale à Pierre
d'Aldehert, à Bernard de
Portevieille, et à Bertrand
de Montmirail, tous consuls
de la ville de Nimes. Pierre
d'Aldebert était parvenu à la chevalerie lorsqu'en
1163 il prêta serment de fidélité à Raymond V,
comte de Toulouse. 11 fut présent, en 1175, avec
Pons de Vezenobre, chevalier, Guillaume, évêque
de Narbonne, à une donation faite à l'abbaye
Saint-Sauveur, par Bertrand et Pierre Bernard des
Arènes, père et fils. On juge, par le rapport des
temps, que Bertrand et Guillaume d'Aldebert
furent présents au traité de paix conclu en 1162,
entre Guillaume VII, seigneur de Montpellier, et
les seigneurs de Pignan.
Cette famille a formé diverses branches. L'aînée
de ces branches, la seule existante de nos jours,
reconnue l'aînée suivant un acte du 25 fé-
vrier 1730, et confirmée dans sa noblesse par
lettres de S. M. Louis XVIII, du 21 juillet 1818,
où se trouve rappelé le jugement de 1671, a eu
pour auteur :
Jean-Pierre Aldebert, premier du nom, lequel
quitta le diocèse de Narbonne, où résidait sa
famille, et fut s'établir à Sauve, en bas Langue-
doc, dans les Cévennes.
Armes : D'azur, à l'aigle d'argent, accompa-
gnée en pointe d'un croissant du même.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions affrontés.
ALÈGRE {cV).
Seigneurie considérable de l'Auvergne, qui a
donné son nom à deux maisons différentes, dont
la première, d'origine chevaleresque, llorissait dès
le cummenceinentdu xme siècle. Armandd'Alègre,
premier du nom, chevalier, vivait en 1225. Eusta-
che d'Alègre, qui épousa Sibvlle de la Rom, fit
un échange de rentes avec Guignes de La Roche-
Reignier, en 1300, et renouvela l'hommage qu'Ar-
mand d'Alègre, deuxième de ce nom, avait rendu
à l'évêque du Puy en 129 A . Cette première race
s'éteignit , vers 1361 , par la mort d'Armand
d'Alègre, troisième du nom, dont le neveu, Ber-
trand de Saint-Nectaire, héritier, céda la baronnie
d'Alègre à Jean de France, duc de Berry et d'Au-
vergi.e. Klle avait pour armes : De gueules, semé
de fleurs de lis d'or.
Moiïnot, seigneur de Tourzel, favori du duc de
Berry, reçut en don de ce prince la terre d'Alègre,
en 1385, et forma la seconde maison de ce nom. A
cette nouvelle race, appartenaient : Pierre d'Alègre,
tué à Azincourt en 1415 ; Yves 1er, tué à Tartas, en
1444; Yves II et Jacques, son fils, a Ravenne en
151:?. La baronnie d'Alègre fut érigée en marquisat
par lettres du mois de mars 1576, en faveur d'Yves
d'Alègre, échanson du roi Henri III.
La souche se divisa en deux branches : l'aînée
s'éteignit le 9 mars 17-' >3 par le décès d'Yves, mar-
quis d'Alègre, qui servit aux sièges de Limbourg,
Condé et Yalenciennes. fut blesté d'un coup de
feu à Steinkerque, assiégea et prit Bouchain en
1712 et fut créé maréchal de France en 1724.
La branche cadette, celle des seigneurs deBeau-
vais, se perpétua jusqu'à la fin du siècle dernier.
Elle a donné : Claude d'Alègre, sénéchal d'Au-
vergne en 1674: Joseph d'Alègre, marquis de
Beauvais, né en 1702, exempt des gardes du corps
du roi. marié, le 25 février 1737, à Madeleine-Gene-
viève, fille du marquis de Sainte-Hermine, dont il
eut Yves-Cliarles-Godefroi d'Alègre, né le 17 no-
vembre 1747.
La maison d'Alègre a contracté des alliances
avec les maisons d'Apchier, d'Affremont, de
Beaupoil-Saint-Aulaire, de Chabanes, de Colbert,
d'Estouville, etc.
Armes : De gueules, à la tour d'argent, ma-
çonnée de sable, accompagnée de six fleurs de
lis posées en pal, 3 à dextre et 3 à sënestre.
ALEMAN DE MONTRIGAUD.
Cette maison a produit un cardinal, archevêque
d'Arles, Louis Aleman (1426-1457), deux évêques
de Cahors, trois évêques de Grenoble, un grand
prieur de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, des
chevaliers de Malte, des chanoines, trois lieute-
nants au gouvernement du Daupbiné, des com-
mandants d'année, des conseillers et cbambellans
de nos rois. Soffrey Aleman.
dit le capitaine Molard,
compagnon d'armes du che-
valier Bayard, s'illustra sous
les murs de Brescia et fut
tué à la journée de Ra-
venne ; Bararchin Aleman
deRochechinard suivitChar-
les VIII en Italie et périt, en
1486, à la défense deNovare.
En 1450, il y eut un con-
cordat fait entre quinze
branches en présence de
Sibon d'Aleman, évèque de Grenoble, pour régler
leurs relations à venir. Il y fut convenu que tous
les rejetons de la maison prendraient ou ajoute-
raient à leurs armes le blason des seigneur» de
Valbonnais, leurs aines.
Six brandies existaient encore en 1070 ; elles se
sont toutes éteintes, et la maison n'est plus repré-
sentée que par un seul rejeton, dont voici l'origine.
— 21 —
22 —
Jean Aleman, fils naturel de Jean-Claude, sei-
gneur d'Uriage (marié le 18 octobre 1613 à Louise
de Glermont, dont il n'eut pas d'enfants), fut légi-
timé par lettres patentes du roi Henri IV, en lé-
vrier 1609. Il lit son testament le 4 septembre 1654
et institua légataires ses petits-fils Mat! lias et Louis.
Jean-Claude Aleman, deuxième du nom, sieur
de la l'ivoire, reçut de Jean, son père, qui pré-
cède, la terre de Montrigaud, par acte notarié de
1634. Il épousa Anne de Bussod, filin de Jean de
Bussod, avocat consistorial, et en eut deux fils :
Mathias, qui suit, et Louis qui mourut sans posté-
rité, et institua pour héritier son frère par testa-
ment du 10 mars 1007.
Mathias Aleman, sieur de Montrigaud, fit ses
preuves de noblesse avec son frère, lors de la
recherche de 1000.. et obtint une déclaration por-
tant que noble Mathias Aleman d'Uriage, sieur
de Molard, et Louis, sieur de Montrigaud, avaient
suffisamment justifié de leur noblesse. Il mourut
le 20 décembre 1721, laissant un fils de Jeanne
Chapuis, qu'il avait épousée en 1719.
Joseph Aleman, sieur de 'Montrigaud, né le
25 août 1721, épousa, le 28 décembre 1745, Cons-
tance Sillaux, dont il eut :
1° Jean-Bapiiste Aleman, qui lit partie de l'expé-
dition de La Pérouse en 1785; 2° Joseph-Antoine,
décédé en 1810.
Mathieu-Laurent Aleman de Montrigaud, offi-
cier de marine, est mort en 1851.
Armes : De gueules, semé de fleurs de lis d'or,
à la bande d'argent brochant sur le tout.
Devise: Place, place à madame /Et: Tôt in
corde, quoi in armis.
ALEXANDRE (d>).
L'ancienne noblesse de la famille d'Alexandre
est originaire d'Angleterre et sort, par les femmes.
des maisons de Salisbury, de Tirconnel et de
Marbury : une branche aînée subsistait en Angle-
terre dans la personne de Milord Alexandre, vi-
vant en 1720. Deux frères cadets, nommés Joseph
et Alexandre, passèrent en France en 1218, et Jo-
seph Alexandre vint s'établir en Basse-Normandie
en 1224; et son frère Alexandre fut un des pre-
miers docteurs de l'Université de Paris et y mou-
rut en 1245. 11 fut inhumé dans l'église des Grands
Gordeliers à Paris.
Cette famille est restée en Basse-Normandie jus-
qu'en l'an 1317, où Antoine Alexandre passa dans
le Beauvaisis et où il s'établit. 11 fut seigneur de La
Moite-d'Hanache et de Sully en 1401, du Vivier
en 1431, du Mourieux en 1500, etc.
De Joseph Alexandre qui précède, descend mes-
sire Adrien Alexandre, chevalier, qui fut un des
chevaliers qui acompagnèrent le roi saint Louis
à son premier voyage en Terre Sainte.
Armes : D'argent, à une aigle à deux tètes
éployée, becquée et onglée d'or.
Couronne de marquis.
Supports : Deu.r lions d'argent, les télés cou-
ronnées et terrassées de sinople.
Cimier: Deux têtes naissantes du champ des
a ri, tes.
Nous trouvons encore :
D'azur, à l'aigle éployée et à deu.r té tes cou-
ronnées d'or.
D'or, au renard d'azur, la tète contournée;
au chef de g ni' nies, chargé de trois roses d'or.
(Normandie, généralité de Caen, famille ano-
blie en 1570).
Coupé d'azur et de gueules, à la fasce d'ar-
gent, accompagnée en chef d'un croissant d'or,
et, en pointe, d'au trèfle d'argent.
ALEXANDRY D'ORENGIANI (cT).
La famille d'Alexandry d'Orengiani, originaire
du Piémont, remonte à Humbert Orengiani, sei-
gneur de Romans, au xie siècle. Jan-Etienne, fils
d'Alexandre d'Orengiani et de Anne Alessan-
dri, fille unique et héritière de cette famille, fut le
premier à ajouter à son nom celui de Alessandri,
et à écarteler ses armes de celles de cette maison.
Michel-Antoine d'Alexandry d'Orengiani. tils de
Jérôme et d'Octavie de Saluées, de la maison sou-
veraine des marquis de Saluces, seigneurs de
Monterano, fut le premier de la famille qui vint
en Savoie, il était gouverneur-de Montmélian ; ce
fut lui qui acheta la terre de Montchabod, appar-
tenant encore à la famille, et y mourut en 10't7.
Ses descendants ont toujours habité la Savoie, où
ils sont alliés aux meilleures familles du pays :
la généalogie complète de la famille, depuis 1580,
se trouve dans l'armoriai nobiliaire de la Savoie,
du comte de Foras; avant cette date, on n'a pas
encore pu, jusqu'à ce jour, rétablir la généalogie
complète: on fait actuellement des recherches en
Italie, où la famille a possédé plusieurs fiefs, et
on espère arriver à pouvoir compléter ce travail.
La famille a eu des membres illustres dans
l'armée et dans la magistrature ; depuis le com-
mencement de ce siècle, elle a compté trois séna-
teurs, dont un président du Sénat de Savoie, Bal-
thazard d'Alexandry, et un juge mage, Hippolyte
d'Alexandry.
Armes : Écartele: aux 1 et 4, d'azur à trois
soleils d'or, 2 et l; aux 2 et 3, parti d'or et d'a-
zur à l'oranger de sinople fruité d'or.
Couronne de baron.
Cimier : Une nymphe de carnation, tenant de
sa main dexlreune orange d'or,etde la senestre
une banderolle flottante sur laquelle est écrit :
pulchiori detur.
Supports : Deux lions d'or lampassés de
gueules.
La famille actuelle est représentée par
23 —
— 24 —
trois fils et une fille du baron d'Alexandrv,
sénateur, ancien maire de Chambéry, offi-
cier de la Légion d'honneur, des Saints-Mau-
rice et Lazare et autres ordres, mort le
28 octobre 1894 :
1° Alexandry d'Orengiani (B on Lu-
cien cT). — Résidence : château de Mont-
chabod (Savoie), veuf de M llc Brascoren
de Savoiroux, dont une fille, Béatrix ;
2° Humbert, officier des haras. — Rési-
dence : château de Chiron, par Chambéry,
marié avec M lle de La Forcade de Tauzia,
dont : a) Hippolyte, b) François-Joseph,
c) Osmin, d) Camille.
3° Michel, lieutenant de cuirassiers. —
Résidence : château du Puy (Savoie), marié
avec M lle de Nerville, dont : a) Paul,
b) Inès;
4° Marguerite, mariée avec le comte
Fernex de Montgex. — Résidence : Cham-
béry.
ALFONSE ou ALPHONSE (d").
La famille d'Alfonse, ou
d'Alphonse, est originaire de
l'île de Corse.
Les d'Alfonse passèrent
en France avec le maréchal
d'Ornano, leur parent, après
avoir vu leurs biens spoliés
par les Génois, pour leur
attachement à la France.
Une branche s'établit à
Avignon, et une autre, celle
des d'Alfonse de Petraupolo,
à Bordeaux. Cette dernière
se fondit avec celle d'Avi-
gnon en 1746 par le mariage de son unique descen-
dante avec Jean-Baptiste, marquis d'Alfonse. —
Joseph-Louis fut fait chevalier après la bataillede
Fornoue (1493) et vint se fixer à Avignon. Il avait
épousé Paule de Vintimille, des comtes de Mar-
seille, ii lie de Henry et de Bartholomée d'Aragon.
Ils eurent trois fils dont :
Philippe, reçu chevalier de Malte en 1499, qui
se trouva à la convocation faite en 1522 par Vil-
liers de l'Isle-Adam, et :
Jean, qui reçut de François 1er des lettres de na-
turalisation et l'autorisation d'ajouter à ses armes
la fleur de lis d'or sur écusson d'azur : « pour ses
recommandables services au fait de nos galères et
autres vaisseaux de mer, et au fait de nos guerres
où il n'a jamais épargné sa personne, mais icelle
plusieurs fois exposée pour notre dit service
Donné à Blois au mois de mars 1540. »
Ces lettres, contresignées « Bayard », furent
enregistrées au parlement de Provence le 23 mai
1541. D'autres lettres patentes de Henri II portent
confirmation des précédentes et furent enregistrées
en la chambre des comptes de Montpellier, le
22 juin 1556.
Jean d'Alfonse fut premier consul d'Avignon en
15i6. Il épousa Jeanne de Serres dont il eut plu-
sieurs enfants, parmi lesquels :
Pierre, qui fonda à Rome un majorât resté dans
la famille jusqu'en ces dernières années. Son tom-
beau avec son épitaphe se trouvait à l'église des
Chartreux, près les thermes de Dioclétien.
Louis, baptisé le 2 octobre 1533 dans l'église de
Saint-Didier d'Avignon, épousa, le 30 septembre
1569, Violande de Gardioles. Ils eurent :
Pierre, baptisé le 25 juin 1584. Capitaine chas-
telain de Ghâteauneuf-du-Pape, nommé deux fois
viguier d'Avignon (1616 et 1623) , succédant en
cette charge à un Crillon et à un Galéan de Ga-
dagne. Les lettres patentes qui le font patrice
romain sontproduitespour le jugement de noblesse
de 1668. Il épousa Gabrielle de Plantade et ils
eurent :
1° Raymond, baron deClairao, qui épousa Anne
d'Ogier de Cavoye, par contrat du 19 octobre 1662.
11 fut longtemps grand prévôt de Guyenne ainsi
que son père le marquis d'Ogier de Cavoye.
Raymond eut trois fils, tous les trois officiers de
marine, qui moururent au combat de LaHagueou
des suites de leurs blessures.
2° Louis épousa Jeanne de Latières par contrat
du 7 juin 1656. Sa noblesse fut reconnue par ju-
gement de M e de Bezons, député par le roi pour la
vérification des titres de noblesse le 19 décem-
bre 1668.
Jean, fils de Louis, marié par contrat du
12 juillet 1707 à Rose de Tuffet de Pradines,
tille de Charles, chevalier de Saint-Louis et de
Saint-Lazare et d'Elisabeth de Polastron. Ils eu-
rent :
1° Jean-Baptiste , marquis d'Alfonse, patrice
romain, conseiller au parlement de Bordeaux,
marié le 26 janvier 1746 à Marguerite d'Alfonse,
dernière descendante des d'Alfonse de Petraupolo,
dont il n'eut que deux filles. Il mourut le 20 oc-
tobre 1779.
2° Louis, archidiacre d'Avignon, nommé au
canonicat fondé par sa famille et dont l'aîné des
d'Alfonse avait la nomination. Meurt en 1774.
3° Jean, né en 1712, mort à l'armée en 1745.
4° Jean-Louis, né en 1715, capitaine à. Royal-
Infanterie, major de Sedan, puis de Cette, cheva-
lier de Saint-Louis, épousa Marie-Anne de Sarret
en 1747. Ils eurent pour fils :
Jean-Baptiste-Jostqfii, marquis d'Alfonse, patrice
romain, chevalier de Saint-Louis, né le 1er jan-
vier 1749, qui épousa par contrat du 8 mai 1775
Marthe de Sarret. Ils eurent :
1° Henri-Joseph, marquis d'Alfonse, né en 1778,
mort sans postérité.
2° Louis-Hyacinthe, marquis après la mort de
son frère, patrice romain, chevalier de Malte et
26 -
de la Légion d'honneur, né le 19 août 1789. 11
épousa Constance de Serres le 19 mars 1817.
N'ayant pas de postérité, ils adoptèrent, par acte
du 12 juin 1865, Jean-Marie-Alfred de Serres, leur
neveu, à qui ils oat transmis les titres de marquis
d'Alfonse et de patrice romain.
Armes : L'or, à deux ours de sable, posés sur
une montagne de six coupeaux de sinople, por-
tant un écusson d'azur chargé d'une fleur de
lis d'or.
Devise : Ubique pro liliis bellaturi.
ALLIÉ (cV )
Nous trouvons : une première pièce originale,
signée de Louis de Bourbon à la date du 4 août
1581, à l'adresse du seigneur d'Allié, par laquelle
il le prie de protéger ses sujets de Perreuse et
d'empêcher que les gens de guerre n'y causent des
désordres ; une deuxième pièce se rapportant à
une vente faite par un boucher de Montbard à
Louis d'Allié, écuyer, seigneur des Ouches.
Armes : De gueules à deux fasces d'or.
ALMELDAu/ )
Maison dos plus illustres de Portugal, qui a
produit île grands hommes. Frère Bernard de
Brito, auteur portugais, la fait remonter à Palayo
d'Almeida, de la maison de Goelho, qui vivait du
temps de Henri de Bourgogne, comte de Portu-
gal, mort l'an 1112. La branche ainée de cette
maison a Uni à Christophe d'Almeida, marié, âgé
de 88 ans, à Louise de ïavora, qui avait déjà été
mariée deux fois.
Les autres branches sont :
I e Celle d'Almeida Contador ou chef de la
branche des comtes.
2° Celle d'Alvintes, de laquelle sont sortis un
amiral des Indes-Orientales, un commandeur de
Saint-Martin de Soulheira et de Bemposta, dans
l'ordre du Christ, etc.
3° Celle d'Almeida Lancastre, qui a donné un
gouverneur de Centra en Afrique.
4° Et celle des seigneurs d'Assumar, parmi
lesquels on trouve un chef du Sénat, ou maison
de la ville de Lisbonne ; des premiers maîtres d'hô-
tel du roi, etc.
François d'Almeida, le premier vice-roi des
Indes, fut un des plus grands hommes que cette
maison ait fournis ; il fut tué le 1" mars 1509,
âgé de soixante ans.
Armes : Sicile : De gueules, à six besants d'or,
2 2 et 2
Portugal :\Ecartelé : aux 1 et 4 d'or à six
carreaux de gueules, 2,2 et 2, chargé chacun
d'un besant d'or ; aux 2 et 3 d'argent ait sautoir
de gueules chargé de cinq écussons d'azur, sur-
chargés chacun de cinq besants d'argent, 2. 1
et 2. et entre /es écussons, de quatre franchis d'or.
ALTON-SHÉE (<T)
La maison (l'Alton, dont
l'origine se perd dans la
nuil des temps, vint s'éta-
blir en Irlande au xie siècle.
A cette époque, on trouve un
• l'Alton qui suit la fortune
deGuillaume le< ionquérant.
Plus tard, douze de ses des-
cendants portèrent les ar-
mes sous Jacques IL
bue branche de cette fa-
mille vint se ûxeren France :
elle était représentée par
Guillaume d'Alton, qui fai-
sait partie de la brigade noble irlandaise.
A partir de cette époque, le nom des d'Alton
appartient à l'histoire militaire. Ils ont produit,
dans ces derniers temps, un généra] de division
sous la Bestauration, deux colonels et un feld-
maréchal au service de l'Autriche, un gouverneur
des Pays-Bas, etc.
Le père du comte Charles, général à quarante-
deux ans, a été enlevé en 1866, par une mort pré-
maturée à une carrière des pins brillantes. Les
membres existants sont les petits neveux de
James d'Alton qui, avant épousé la tille du comte
Shée, a été autorisé à ajouter le nom de Shée à ce-
lui de d'Alton.
Armes: D'azur, a un lion d'argent accompa-
gné de cinq fleurs de lis d'or. \! en chef et 3
en pointe.
AMBLY u/1.
La terre et seigneurie d'Ambly, dans le Réthe-
lais en Champagne, a été érigée en marquisat, par
lettres patentes du mois de novembre "1768; en
faveur de G'.aude-Jean-Antoine d'Ambly, maré-
chal des camps et armées du roi. Ces lettrés d'é-
rection ont ('dé enregistrées au Parlement de Paris
le 12 mai 17G9, et en la chambre des comptes le
8 janvier 1770.
Cette terre d'Ambly a pris son nom d'une des
plus anciennes maisons de la Champagne, aussi
distinguée par ses services ([n'illustres par ses
alliances, et les dignités et emplois dont ceux de
ce nom ont été revêtus.
Pour prouver l'antiquité de la maison d'Ambly,
il suftit de dire que Regnault, le premier seigneur
d'Ambly, dont on ait une particulière connais-
sance, vivait il va plus de oui i ans. Il possédait
cette terre de son nom, et était un grand seigneur
eu égard au nombre des terres énoncées dans
l'acte de partage de sa succession. Il rendit son
nom illustre et glorieux en commandant une
armée navale pour le service de son prince et de
la religion à une des croisades de sainl Louis. Des
mémoires authentiques disent qu'il fut connétable
de Bourgogne. Pepuisce Regnault, seigneur d'Am-
bly, jusqu'à présent, on justifie une libation suivie
\
— 27 —
— 28 —
et exacte de ses successeurs, qui possèdent la
même terre d'Ambly, le même nom et les mêmes
armes.
Le dernier marquis d'Ambly (Jean-François-
Charles-Louis) est mort il y a 25 ans., ne laissant
après lui que des filles : 1" Béatrix, mariée à
M. de Raucourt; 2° Marie, mariée au vicomte
Charles-Albéric de Rotalier; 3° Hélène, mariée au
comte Eb les d'Argy; 4° Edwige, mariée au comte
Arthur de Saint-Cricq.
La maison d'Ambly est donc éteinte dans toutes
ses branches.
Armes : D'argent, à trois lions de sable lam-
passés de gueules.
Couronne de marquis : Casque taré de front
armé de son bourrelet et de ses lambrequins d'ar-
gent et de sable.
Cimier : Un épervier au naturel, grilletê et
longé d'or.
Supports : Deux lions ou deux sauvages de
carnation, appuyés sur leur massue au naturel.
AMPHERNET (>/' i
Famille d'origine chevaleresque de la province
de Normandie. La Roque fait mention d'un Guil-
laume d'Anfernet, trésorier des guerres, en 1383.
Elle a fourni plusieurs magistrats et officiers
distingués et des chevaliers de Saint-Louis. Elle a
obtenu les honneurs de la cour sur preuves faites
au cabinet des ordres du roi.
Cette famille a été présentée, en 1784 et 1786,
sous les titres de marquis d'Amphernet de Pont-
Bellanger, et de vicomte de Pont-Bellanger. Elle
a été précédemment maintenue, en 1667, sous le
titre de baron de Mont-Chauvet et de Pont-Bel-
langer.
Armes : De sable, à l'aigle éployée au vol
abaissé d'argent, becquée et membrée d'or.
AMPHOUX (Vf)
Cette famille est originaire de Saint-Auban,
chef-lieu de canton de l'arrondissement de Grasse
(Alpes-Maritimes). Jean d'Amphoux, marchand
drapier de Marseille, et Balthazar d'Amphoux,
bourgeois de cette ville, avaient fait enregistrer
leur blason en 1697 dans l'armoriai général.
Armes : De gueules., frelté d'or, semé cVécus-
sons d'argent dans les claires-voies.
ANDELOT ((/')
La maison d'Andelot, une des plus anciennes et
des plus illustres du comté de Bourgogne, a brillé
d*un vif éclat dès son origine, qu'un vieux chro-
niqueur fait remonter au xfi siècle. Des légendes
populaires dans 1rs montagnes de la Franche-
Comté célèbrent encore les exploits de ses cheva-
liers contre les infidèles, sans nous transmettre
les noms de ceux qui ont versé leur sang clans la
Palestine. Elle était alliée aux premières maisons
de Bourgogne.
Elle a produit des généraux d'armée, des gou-
verneurs de villes et de places, de grands digni-
taires de l'Etat et du clergé', qui se sont distingués
par leur courage, leur prudence et leur piété. Elle
a donné 18 chevaliers de Saint-Georges, 1 com-
mandeur et 6 chevaliers de Malte, 4 grands prieurs
et abbés des abbayes royales de Saint-Claude,
2 abbesses de Château-Chàlon et de Baume-les-
Dames, et 14 chanoinesses de ces chapitres.
Jehan d'Andelot est l'un des fondateurs de la
célèbre confrérie de Saint-Georges, en 1390. Pour
y être admis, il fallait faire preuve de 16 quartiers
de noblesse, sans bâtardise, ni roture, 8 paternels
et 8 maternels, et remonter jusqu'à son dixième
ascendant, le présenté non compris.
Jean d'Andelot, baron de Jonvelle, seigneur
d'Andelot, de Myon, de Fleurey, deChemilly, etc.,
chevalier de Saint-Georges en 1546, commandeur
de l'ordre d'Alcantara, fut page et ensuite premier
écuyer de l'empereur Charles-Quint. A la bataille
de Pavie, il eut l'insigne honneur de combattre
corps à corps avec le roi François 1er, q U i i e blessa
d'un coup d'épée à la joue. — En 1554, on le trouve
à la bataille de Renty, où il combattit auprès de
Charles-Quint, qu'il couvrit plusieurs fois de son
corps. Il fut aussi chargé par ce prince de missions
diplomatiques en France et ensuite à la cour de
Rome, pour activer la clôture du concile de Trente.
Jean d'Andelot reçut de son souverain une der-
nière preuve d'estime et de confiance, quand il fut
choisi par lui pour l'accompagner dans sa retraite
au monastère de Saint-Just, après son abdication.
Jean d'Andelot est le premier de sa famille qui
vint se marier et s'établir aux Pays-Bas. Un de
ses fils, Jean-Baptiste d'Andelot, baron de Jon-
velle, seigneur de Myon, d'Olans, etc., maréchal
de camp de sa majesté catholique aux Pays-Bas,
gentilhomme de la bouche du roi Philippe II, se
distingua par son courage et son dévouement
pendant les terribles luttes religieuses des Pays-
Bas, et fut blessé à la bataille de Gravelines et à
celle de Saint-Quentin ; c'était, dit un historien du
temps, l'un des meilleurs guerriers de la Bour-
gogne.
Marie-Louise-Désirée-Félix-Joséphine d'Andelot
fut reçue chanoinesse de Maubeuge sur preuves
de trente-deux quartiers de noblesse en 1763.
Léon-Louis-Maximilien d'Andelot, né en 1813,
était l'unique représentant mâle de la maison
d'Andelot. Nous le croyons décédé sans postérité.
La famille serait donc éteinte.
Armes: Echiqueté d'argent cl d'azur, un lion
de gueules, arme, lampassê et couronné d'or,
brochant sur le loui ,
Supports: Deux sauvages armés de massues.
Couronne de marquis, à huit tleurons comme
celle des ducs en France.
29 —
30 —
Cimier : Un léopard lionne, timbré et cou-
ronné d'or.
Devise : Les combats sont mes ébats.
ANDLAU (cT).
Cette ancienne famille est originaire d'Alsace,
où est située la petite ville qui lui a donné son
nom, et qui est voisine de la ville de Barr, au
bailliage de Schlestadt. Sur le haut de la colline
qui domine Andlau, s'élève un château en ruines,
ilanqué de deux tours rondes, qui avait, dès le
xni« siècle, ses comtes particuliers et qui fut pris
et dévasté par les Suédois en 1G33. A peu de dis-
tance se dresse une autre antique forteresse, celle
de Spesbourg, dans un lieu sauvage et désolé, qui
rappelle les horreurs des temps barbares. Elle ap-
partenait aussi à la famille d'Andlau, lorsqu'elle
fut emportée d'assaut, en 1431, par le duc de Ba-
vière. François-Jacques d'Andlau, conseiller au
présidial de la noblesse de la Basse-Alsace ; Jean-
Conrad d'Andlau, gentilhomme du même pays;
Marie-Hélène d'Andlau, femme de Sircis (Stueitt?)
d'Immendinger; Marie-Françoise d'Andlau, femme
de Kaguenest, prêteur royal ; Wolf-Louis d'An-
dlau, écuyer, coseigneur de Wittenhem, marié à
Marie-Hélène de Schonen ; Colombau d'Andlau,
écuyer et usufruitier du village d'Hadingen, An-
toine-Frédéric d'Andlau, écuyer, seigneur de Lan-
dau; Antoine d'Andlau, capitaine d'une com-
pagnie franche de fusiliers pour la garde du Rhin,
et plusieurs autres membres de cette famille
tirent enregistrer leurs blasons dans l'armoriai de
1696.
Armes : D'or, à la croix de gueules.
Couronne de marquis ; roi d'armes pour cimier.
Devise : Simplicitas, fidelilas.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Branche aînée
Andlau (G tesse Gaston d'), née Berthe Le
Pelletier de Saint-Rémy, dont deux filles :
Matbilde et Laurence.
Branche cadette
1° Andlau (0 Arnold eT), marié à de-
moiselle de Chabrol. — Résidence : 18,
rue Bavard, à Paris et château du Vernay,
par Nevers (Nièvre).
2° A. (G lesse Geneviève â?).— Résidences :
26, avenue Montaigne, à Paris, et château
de Voré, par Rémalard (Orne).
Il existe, dans le grand-duché de Bade, deux
autres branches collatérales qui ont pour chefs :
lo le baron d'Andlau-Birseck; 2° le comte d'An-
dlau-Hambourg.
ANDRAS DE BÉOST.
Famille originaire du Forest où elle est posses-
sionnée dès lu xive siècle. Etablie plus tard dans
la principauté des Dombes, elle donne plusieurs
conseillers au parlement des Doinbcs.
Armes : D'azur, à la croix ancrée d'or, can-
tonnée de quatre grenades du même.
REPRÉSENTANT ACTUEL :
Andras. baronne de Béost. née de La
Teyssonnière, château de Béost, par Von-
nas (Ain).
Enfants : a) Paule, mariée au marquis
de Regnauld de Bellescize; b) Jeanne,
mariée au baron Fréteau de Peny; c) Ma
rie.
ANDRAUD DE PARPALEIX.
La famille Andraud, seigneurs de Parpalaleix,
de la Bournage, de Chanterelle, de la Vergne, la
Broha, Cistraire-le-Bas, Mercoirie, etc., est établie
depuis plus de deux siècles aux environs de Mont-
greleix et de Conclat-en-Feniers, dans cette partie
de l'Auvergne qui forme aujourd'hui les confins
du Cantal et du Puy-de-Dôme. Quelques-uns pen-
sent qu'elle est une branche cadette de la famille
Andrault de Langeron, dont elle porte en chef
les trois étoiles de son écu héraldique.
Son premier rejeton connu est Pierre Andraud
élu roi au diocèse de Saint-Flour, qui donna,
le 10 novembre 1436, quittance de trente-trois li-
vres six deniers pour quatre mois de ses gages.
La filiation authentique, établie sur pièces et
actes originaux existant aux archives de la biblio-
thèque, dans le char trier de la famille et dans les
registres de l'état civil, remonte à Antoine An-
draud, habitant à Montgreleix, né en 1599.
Jean Andraud, habitant à Montgreleix, acheta,
par acte reçu de Thomas, notaire,le 12 octobre 1700,
les maisons et fiefs nobles de Parpaleix et la Bour-
nage appartenant à Jean Dauphin, chevalier, sei-
gneur de Montrodez.
Armes : D'azur, au mont d'argent, surmonté
d'un oiseau du meute; au chef d'argent, chargé
de trois étoiles de gueules.
ANDRÉ (ef).
La famille d'André, originaire de Provence,
compte au nombre de ses illustrations Anselme
d'André et Gérard, son frère, qui accompagnèrent
Charles d'Anjou, comte de Provence, à la conquête
de Naples ; le comte Perreto d'Andréa, qui fut,
sous le règne de Charles VIII, grand sénéchal et
maréchal du royaume de Naples ; Balthazar An-
dré, conseiller au parlement de Provence, député
— 31 —
32
de la noblesse aux États généraux de 1789, émi-
gré en 1793 dans les États autrichiens. L'empe-
reur d'Autriche le reconnut dans sa noblesse et
lui conféra tous les privilèges attachés à la no-
blesse autrichienne.
Armes : D'or, au sautoir de gueules.
Supports : Deux lions.
Nous trouvons encore :
D'argent, au chevron de sable acccompagné de
trois trèfles du même.
De gueules, au lévrier passant d'argent, colleté
et bouclé d'or; au chef cousu d'azur chargé
d'un soleil d'or.
ANDRÉA DE NERCIAT.
La famille Andréa de Nerciat a possédé sous
l'ancien régime, une charge héréditaire au parle-
ment de Bourgogne. Elle tire son nom d'un do-
maine situé dans le Bugey (arrondissement de
Gex). La charge occupée par la famille conférait
la noblesse et le domaine était inaliénable. En
1.767, Robert Andréa, baron de Nerciat, mourut
laissant un fils mineur; et sa fortune ayant été
fortement compromise par la perte de divers pro-
cès, ce dernier Robert Andréa, baron de Nerciat,
renonça à occuper la charge paternelle et alla
prendre du service parmi les gentilshommes fran-
çais envoyés pour combattre le stathouder de
Hollande. A son retour de cette expédition, il fut
nommé avec le grade de lieutenant-colonel dans
les gens d'armes d'élite de la maison du roi. Lors-
que ce corps fut licencié par le ministre, comte
de Saint-Germain, il conserva ce grade en dispo-
nibilité.
A la Révolution, il fut des premiers à émigrer
avec son fils aine, laissant à Paris sa femme, née
( iondamin de Ghassan, avec sa tille et son second
lils André-Louis-Philippe, né à Paris, le 28 octo-
bre 1783.
Après avoir quitté la France, il se rendit à la
cour de l'Electeur de Hesse-Cassel, par lequel il
fut nommé directeur des bâtiments civils de la
principauté. Il acquit à cette cour une réelle in-
fluence et Alfred Rambaud le cite dans son ouvrage
sur l'Allemagne sous Napoléon 1er , comme
ayant été expulsé de cette principauté dés qu'elle
lui occupée par les troupes françaises. Il se rendit
alors à Naples où il ne tarda pas à acquérir la
confiance de la reine Caroline. Il fut en 1799
chargé d'une mission auprès du pape Pie VI.
Lorsque les troupes françaises entrèrent à Home,
le baron de Nerciat l'ut emprisonné au château
Saint-Ange. Il en sortit en février 1800 et mourut
à Naples au mois de juin de la même année. Il
avait été fait chevalier de Saint-Louis le 14 août
1788.
Il est surtout connu comme écrivain. Ses ou-
vrages ont eu une très grande vogue dans les der-
nières années du rè£ne de Louis XV. Ils sont
écrits dans le goût de l'époque et appartiennent à
la littérature licencieuse.
Les plus connus sont : « Félica ou mes Fre-
daines (Paris 1778), les Aventures du nouveau che-
valier de Faublas (signées d'un pseudonyme) et un
sonnet sur les Invalides de l'Amour »>.
Il est question de lui dans les diverses histoires
du xvme siècle (ouvrages des Goncourt, Alexandre
Dumas, etc.).
Il eut de son mariage avec Marie- Anne- Angéli-
que Condamin de Chassan , trois enfants :
1° Georges-Philippe-Auguste, né à Paris le 4 oc-
tobre 1782, décédé sans postérité à Smyrne, où il
remplissait les fonctions de chancelier du consu-
lat général de France, le 22 novembre 1847;
2o André-Louis, né à Paris, le 28 octobre 1783,
entré dans la marine comme simple pilotin en
1795, décédé à Brest en 1855. Il prit part, avec les
marins de la garde, à la guerre de Russie en 1812,
puis fut fait prisonnier par une croisière anglaise
en 1814 et libéré en 1815, après avoir été interné
dans l'Ile de Saint-Hélène jusqu'à la veille de l'ar-
rivée du grand empereur.
En 1829 et 1830, il commandait le brick Y Alerte
dans la division navale chargée du blocus d'Alger.
Il fut plusieurs fois cité à l'ordre du jour et fit
partie de l'ambassade de l'amiral de La Breton-
nière, qui porta au dey d'Alger l'ultimatum du
roi de France. Une des prétentions de ce souve-
rain barbaresque qui fut jugée inacceptable, fut
précisément la cession par la France de ce brick
l'Alerte, qui était la terreur des côtes de la Ré-
gence {Histoire de la conquête d'Alger, par Ca-
mille Rousset).
Lorsqu'arriva devant Alger la nouvelle de la
Révolution de juillet, le baron de Nerciat de-
manda à quitter son commandement et ne reprit
le service actif qu'en 1834. 11 lit plusieurs cam-
pagnes comme chef d'état-major de l'amiral de La
Bretonnière et termina sa carrière comme com-
mandant de l'école navale, commandeur de la
Légion d'honneur et chevalier de Saint-Louis.
3o Une fille Anne-Marie, marié en 1832 au comte
de Pelleport-Burette, capitaine de vaisseau. De
son mariage avec Louise Grapart de La Noue
André-Philippe, eut plusieurs lils. L'un d'eux,
Auguste Andréa de Nerciat, né le 6 avril 1833,
mort le 25 mars 1871, capitaine de frégate, officier
de la Légion d'honneur, a eu de son mariage avec
Léonie Miquel de Biu, un fils, Robert, né le 9 sep-
tembre 1862, sorti de Saint-Cyr en 1884, actuelle-
ment capitaine au 145 e d'infanterie. Il est le seul
héritier du nom et du titre. Marié le 4 septembre
1890 à Jane de Molette de Morangiès, dont une
fille Simone, né le 20 octobre 1892.
La fa nulle de Nerciat est alliée aux familles
Miquel de I!iu, de Tqurnadre, de Gantes,- de Gha-
baud ha Tour, de Pelleport-Burette, de Molette de
Morangiès.
Armes : D'azur, au sautoir d'or, accompagné
en chef de deux croissants d'argent à dextre et
- 33 —
34 -
à senestre d'une tour crénelée de cinq pièces du
même, maçonnée, ajourée et couverte de sable,
et, en pointe, d'un croissant d'argent.
Couronne de baron.
Supports : Deux levrettes.
ANDRÉ DE LA FRE3NAYE.
Cette famille, originaire de Normandie, a été
anoblie en 1725 pour de nombreux services rendus
dans le service du roi.
Les lettres de noblesse nomment André de la
Fresnaye, seigneur d'Ereines, d'Escures, de Viette,
d'Escajeul et autres lieux.
Cette famille a vu se fondre en elle celle des
Vauquelin, d'origine cbevaleresque.
Elle s'est en outre alliée aux Brosses de Goulet,
Blocqueville, la Fallu, Grente de Grécourt, Gué-
neau de Montbeillard, Chappedelaine, Glanville,
Neuville, de Galard-Terraube, de Montesson, de
P>onchamps, Hélie de Treprel, etc.
Armes : D'azur, au cygne d'argent, nageant
sur une mer de sinople ; au chef d'or chargé
d'une rose de gueules accostée de deux étoiles
d'azur.
ANDRÉ DU VIGE AN DE LA ROUS-
SERIE.
Vers l'an 1600, André, marquis de Jasse, de la
maison d'Auvergne, vint se fixer au château de
Marèjes, commune de Liginiac, canton de Neuvic
d'Ussel (Corrèze) et fonda la maison de Marèje,
représentée aujourd'hui parle baron Bonafus de
Bélinay.
D'un mariage avec une bourgeoise de Neuvic
d'Ussel, André de Jasse eut un fils qui, après avoir
guerroyé à la tète d'une compagnie à l'armée de
Turenne, rentra à Neuvic où il épousa M lle de
Boyer. Dans son contrat de mariage il prend qua-
lité d'André, seigneur du Vigent, de la Rousserie
et des Chagres (Dellestable. notaire, 4 mai 164G).
Son fils Hélie-André du Vigent épousa, en 1669,
M"' Choumerliac.
Le 18 janvier 1700 (contrat de mariage, Delles-
table, notaire), Antoine André du Vigent, fils
d'Elie, épouse M Ue de Boyer, sa cousine, au qua-
trième degré de consanguinité, après l'enregis-
trement sur les registres de l'église paroissiale de
la fiilmination d'un bref du pape accordé pour
dispense entre parents.
Le mai 1736 (contrat de mariage Dellestable,
notaire), Gaspard-Germain André, seigneur du
Vigent, s'allie à la maison de Marèje en épousant
Antoinette de Chastaigner de Mialaret, arrière-
petite-lille de André de Marèje, petite-fille de Com-
barel, comte de Bellegarde du Gibanel, etc.
Gaspard-Germain André eut plusieurs enfants ;
l'un, François, prit en son contrat de mariage,
(Laporte, notaire à La Mazière), les noms de Fran-
Tome II.
çois-André, seigneur du Vigent de La Cheyràs et
de lia Rousserie. François André n'a pas de des-
cendants.
Le second fils, Germain-Gaspard André de Lou-
vert, fut principal du collège d'Ussel et prieur de
Chirac.
Le troisième, Louis André, apprit l'art de la mé-
decine à Montpellier. Tous ses diplômes sont dé-
livrés au nom de Louis André de La Rousserie.
Devenu chef delà famille, le 11 février 1782, Louis
André de La Rousserie, docteur en médecine, en
présence et du consentement de son père Germain-
Gaspard André, seigneur du Vigean, a épousé
Marguerite de Murât de Fontenilles, fille d'unavo-
cat au parlement.
En 1793, Louis André de la Rousserie fut dé-
claré suspect, mais prévenu par son ami le géné-
ral Delmas, il put gagner Paris.
Nommé chirurgien en chef de l'armée d'Italie,
il fut frappé d'un coup de sabre et mourut à Nice
le premier nivôse, an second de la République.
Son fils unique, Germain-Gaspard André de La
Rousserie, après avoir fait les campagnes d'Espa-
gne et de Russie en qualité de chirurgien-major,
épousa, le 26 août 1818, Jeanne-Henriette Delalo,
fille de Henry Delalo, sous-préfet de Murât, puis
de Mauriac.
Armes : De gueules, ù trois franchis, 2 et A;
au chef cousu d'azur à trois étoiles 1 et 2.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
André de la Rousserie (Adrien-Michel),
receveur dos domaines à Neuvic-d'Ussel,
fils de Germain-Gaspard, marié à Augustine
Palis, de Senergues, près Maur's (Cantal),
dont il eut : a) Louis, conservateur des hypo-
thèques, à Nogent-sur-Seine,marié, le 16 sep-
tembre 1888, à Marie Lise Pasteau, dont :
deux filles et un fils; b) Gaston, receveur
des domaines, à Lignières (Cher); c) et une
fille, mariée au docteur Galary.
ANDRIEU (cl").
Seigneur de la Houssaie et de la Poterie, demeu-
rant dans la paroisse de Saint-Pierre d'Habon-
dant, bailliage de Dreux, épousa, le l'i octobre
1708, Marie-Anne de Trousseauville : de ce ma-
riage naquit, entre autres enfants, Marguerite
.l'A milieu de la Houssaie, reçue à Saint-Cyr, le
22 juillet 1722. Sa noblesse a été justifiée par
titres, depuis Guillaume Andrieu, écuyer, sei-
gneur de Guitraucour, son septième aïeul, vivant
l'an 1529.
Armes : D'argent, a unefasce d-' sable, char-
gée de trois molettes d'éperon d'or, el accompa-
gnée en pointe de /ras foudres de suide, d huit
pointes de flèches chacun, et un chef de gueules.
— 35 —
36 —
ANDUZE (cQ.
La seigneurie d'Anduze est une des plus an-
ciennes de la province de Languedoc. Elle -appar-
tenait par moitié à l'évêque du Puy-en-Velay et à
Jacques de Montboissier, marquis de Canillac,
lorsqu'ils vendirent chacun leur part, le premier
en 1539, le second en 15i7, à Jean el Nicolas
d'Airebaudouze.
C'est de Jean que descendaient les barons d"An-
duze. François d'Airebaudouze, son fils, baron
d'Anduze, était président de la cour des aides de
Montpellier en 1555, charge qui fut ensuite pos-
sédée en 1607, par Raulin d'Airebaudouze, baron
d'Anduze.
François d'Airebaudouze, baron d'Anduze, com-
mandant un régiment d'infanterie en 1632, obtint
l'érection de sa terre en marquisat, par lettres
patentes du mois de novembre 1645.
Armes : De gueules, au château sommé de
trois tours d'or.
ANGOSSE ((F).
Famille originaire de Bigorre, d'où elle s'était
transportée dans le Béarn par suite de diverses
substitutions féodales et d'alliances contractées
avec les familles les plus distinguées de ce pays.
Jean d'Angosse servit sous les ordres du conné-
table Bertrand du Guesclin, lors de l'expédition
de ce grand capitaine au delà des Pyrénées. Jean
d'Angosse fut fait prisonnier avec le connétable à
la bataille de Navarette.
Paul, marquis d'Angosse, maréchal des camps
et armées du roi, grand sénéchal et gouverneur
d'Armagnac, député de la noblesse du Béarn aux
États généraux en 1789, avait fait toutes les cam-
pagnes de la guerre de Sept Ans et s'était dis-
tingué aux batailles d'Hastenbeck, de Muiden et
de Grevelt. Il mourut en 1798, laissant trois fils
qui furent successivement appelés à la pairie.
L'ainé, Pierre, fut chambellan de Napoléon 1er.
Armes: D'azur, à trois épées d'argent en pal,
au chef d'or, chargé d'un cœur de sinople cou-
ronné de même et accosté de deux merleltes
affrontées de sable, couronnées d'argent.
Devise : Deo duce, comité gladio.
ANJOU (<f).
Famille noble et ancienne de Pertuis en Pro-
vence, dont la filiation remonte à René d'Anjou,
qui, suivant la tradition, fut filleul du roi René,
comte de Provence, et établi par ce prince son
bailli en la ville de Pertuis. Il épousa, par contrat
du 28 décembre 1475, passé devant Mougis. notaire
de ladite ville, Anne Barbany.
Cette famille a formé trois branches: la première
s'est éteinte dans la personne de Marguerite-
Françoise-Paul ette d'Anjou, née le 29 juin 1769;
les deux autres branches subsistent encore.
Dominique d'Anjou, de la deuxième brandie,
fut appelé pour servir dans le régiment que devait
lever la noblesse de Provence, en 1746, ce qui est
constaté par la lettre des syndics de ce corps, du
J!> décembre.
Armes: D'azur, à une colombe d'argent pre-
nant son essor et tenant dans son bec une
brandie d'olivier de sinople, el accompagnée de
trois étoiles d'argent^ 2 en chef et 1 en pointe.
ANSART DU FIESNET.
On trouve des traces du
nom d'Ansart, à Neufchâtel
(Normandie), dès 1060. Un
personnage de ce nom est
cité par l'historien de la con-
quête des Normands (5 e édi-
tion, t. II, p. 386, d'après
Scriplores rerum norman-
norum, page 1023), comme
compagnon d'armes de Guil-
laume le Conquérant; et il
existe encore aujourd'hui
des Ansart en Angleterre.
Dans un manuscrit (biblio-
thèque de l'Arsenal, Paris) intitulé Recueil d'ano-
blissement de Normandie dont le double se
trouve à la bibliothèque de Rouen, on lit : « Noble
homme Robert Ansart, escuyer du pays d'Arqués
en Talois (bailliage de Caux) est au nombre des
propriétaires de francs fiefs anoblis par Louis XI
en 1740. » On pense qu'il était propriétaire de la
Mothe-Ansart, mouvant de la baronnie d'Auffray.
La branche normande vint plus tard s'établir en
Artois et se subdivisa en plusieurs rameaux qui
sont : 1° Ansart de Mouy, éteinte en 1771 par le
décès de Pierre-François Ansart de Mouy, lieute-
nant général des armées du roi ; 2° Ansart du
Fiesnet, branche devenue poitevine : 3° Ansart de
Loremy, qui compte parmi ses membres plusieurs
officiers au régiment d'Artois ; l'un d'eux publia,
en 1770, un ouvrage sous le titre d'Aventures du
chevalier de Loremy, et fut l'objet d'un compte
rendu élogieux de Fréron (Année littéraire 1770,
t. IV, p. 66, etc.) ; dans cet ouvrage l'auteur fait
remonter l'origine de sa famille à l'invasion sarra-
sine ; 4» Ansart du Petit-Vendin ; 5° et un dernier
dont plusieurs membres furent bénédictins de la
congrégation de Saint-Maur; l'un d'eux, décédé en
1790, avait été chapelain de l'ordre de Malte et
procureur de l'abbaye de Saint-Denis.
Armes '.D'azur, à deux épées au naturel posées
en sa h loir, chargées d'un cœur d'or posé en
abîme, enflammé de même .
Devise : Ense ardet.
Supports: Deux licornes.
Ces armoiries se trouvent encore gravées sur la
tombe de Philippe-Alexandre Ansart, seigneur des
37'
seigneuries foncières et vicomtières du Fiesnet,
décédé le 11 juin 1775, inhumé en l'église da bourg
d'Aubigny en Artois.
ANSELME (W i
La maison d'Anselme, anciennement Anselmi,
est originaire de Florence où la souche et la
branche aînée, éteinte en 1732, ont occupé une
situation élevée, et donné des ministres aux ducs
de Toscane, des prélats, des commandeurs de
Malte, etc. Jean d'Anselme, qui vint s'établir dans
le Comtat-Venaissin, est qualifié, dans son testa-
ment de l'an 1504, nobilis Joannes Anselmi, de
civitate Florenli oriundus... filius Bernadi .
■ On compte parmi ses rejetons un premier consul
d'Avignon, un bailli d'épée de la ville d'Apt en
1533, un commandant d'infanterie sous le maré-
chal de Bellegarde, un capitaine d'une compagnie
d'hommes d'armes, plusieurs officiers des armées,
un chevalier de Malte, etc.
Armes: D'azur, fretté d'argent de huit pièces.
Devise : Pro defensione .
ANTHOUARD (ef)
La famille d'Anthouard, originaire de Bourgo-
gne, s'est distinguée depuis deux siècles par ses
services militaires et par les hauts emplois dont
elle a été revêtue.
Elle a donné un maître de camp de cavalerie au
service de France et aide de camp général du roi
de Suède, un général de division, comte de l'Em-
pire, pair de France et grand -croix de la Légion
d'honneur, un général de brigade, et un colonel
d'artillerie, et plusieurs officiers, chevaliers de
Saint-Louis, de la Légion d'honneur, etc.
Son nom se trouve dès le xv siècle mêlé nux
annales de l'Autunois. Mathieu Anthouard, était
merg ou maire d'Autun de 1471 à 1479.
Jacob Anthouard, licencié en décret et grand
prieur de l'abbaye de Saint-Martin-lès-Autun,
signa le 25 août 1632 le procès-verbal de l'ouver-
ture du tombeau de la reine Brunehaut) Archives
municipales d'Autun et histoire d'Autan, par
Edme Thomas).
La famille d'Anthouard ayant perdu tous ses
papiers domestiques pendant la Révolution, les
ressources pour dresser la généalogie de cette
-famille se sont réduites aux preuves de noblesse
faites avant 1789 et aux pièces manuscrites con-
servées à la Bibliothèque nationale de Paris, dans
le cabinet des titres.
Le jugement de maintenue de noblesse, rendu
à Dijon le 21 janvier 1669; par M. Boucher, in-
tendant de la province de Bourgogne, ne commence
la liliation qu'à Pierre Anthouard, écuyeret secré-
taire du roi en 1627.
• Pierre d'Anthouard, écuyer, seigneur d'Archam-
baut, né à Noyers le 9 novembre 1683, suivit la
carrière des armes.
Il céda aux sollicitations de ses parents, qui
tenaient un rang distingué à la cour de Charles XII
et passa au service de la Suède. Il y fut élevé
au grade de colonel et le héros du Nord l'attacha
à sa personne en qualité d'aide de camp général.
A la mort de Charles XII, en 1718, le colonel
d'Anthouard s'attacha plus étroitement au service
de l'ex-roi de Pologne et fut chargé de plusieurs
négociations importantes auprès des cours de
Stockholm et de Versailles, et reçut la mission
délicate de conduire en lieu de sûreté les filles de
Stanislas, dont l'une- était Marie Leczinska, plus
tard reine de France. Les nombreuses lettres que
lui adressait le monarque détrôné contiennent les
témoignages les plus flatteurs de la confiance et
de l'estime que ce prince lui accordait.
En 1725, Pierre dAnthouard, qui avait conservé
son titre et ses fonctions d'aide de camp gé-
néral du nouveau roi de Suède, Frédéric 1er,
obtint de ce prince l'autorisation de revenir en
France.
Pierre d'Anthouard, rentré au service de la
France avec le grade de colonel, fut promu à
celui de maître de camp de cavalerie. Il fut en-
voyé quelque temps après comme chargé d'af-
faires de France en Suède, et mourut au retour
de cette mission.
Charles-Ferdinand d'Anthouard, né le 6 août 1815.
ancien élève de l'école de cavalerie, commandant
au 8 e hussards, chevalier de la Légion d'honneur,
marié le 10 mars 1851 à Marie-Henriette-Pauline
Verdier, fille d'un conseiller à la cour impériale
de Metz, fut créé comte par l'Empire.
Armes : Coupé : au 1, d'azur, à une fasce d'ar-
gent, chargée de trois roses de gueules ; au 2,
d'o)\ à trois ècrevisses de gueules, rangées en
fasce.
Les armes du deuxième rameau des comtes
d'Anthouard sont :
E car télé \ aul, d'azur, à l'épée haute en pal
d'argent ; au 2, de gueules, coupe' d'azur, à trois
roses d'or: au 3, d'or à la pyramide de sable,
accompagnée en chef d'une étoile d'azur : au 'i.
d'or, à trois ècrevisses de gueules, rangées en
fasce.
ANTINu/')
Le titre de duc et pair d'Antin avait été créé au
mois de mai 1711, en faveur de Louis-Antoine,
comte de Pardaillan-Gondrin, gouverneur de l'Or-
léanais. Les lettres patentes portaient cette clause,
qu'à l'extinction de sa descendance mâle, les terres
formant son duché pairie retourneraient au même
état qu'avant ladite érection. Le dernier duc d'An-
tin, Louis de Pardaillan, mourut à Brème en 1757,
et son titre s'éteignit avec lui.
Il y a quelques années, M. d'Arblade de Séailles,
d'une famille alliée à celle de Fumel, et issue par
1 is femmes d'une branche cadette de la maison de
— 39 -
— 40 —
Pardaillan Gondrin.se crut en devoir de relever
ce dernier nom. Il fit graver sur la tombe de sa
femme une inscription qui qualifiait la défunte de
comtesse de Pardaillan-Gondrin. Il ne se contenta
même plus du même titre et prit celui de duc
d'Antin, dont il adopta aussi les armes qu'il joi-
gnit aux siennes.
Un procès fut intenté par M. de Pardaillan-
Gondrin, qui ne descend pas des ducs d'Antin,
dont il n'est qu'un parent collatéral, et le tribunal
condamna M. d'Arblade à faire disparaître toute
trace des noms, titres et armes qu'il avait pris, et
les fit effacer du tombeau où ils avaient été gravés.
L'insertion du jugement fut faite dans deux jour-
naux du département du Gers (où sont situées
les terres de Pardaillan et de Gondrin).
Une autre famille, qui n'a rien de commun avec
la précédente, descend d'un d'Antin, seigneur de
Saint-Pé et de Hou en Bigorre, garde du corps du
roi, puis lieutenant pour sa majesté au gouverne-
ment des villes et châteaux de Dax et de Saint-
Sever, qui vivait en l'an 1680. La noblesse delà
famille a été justifiée, par titre, depuis Dominique
d'Antin, qui vivait vers 1582.
Armes : De gueules, à trois lions d'argent à
demi-corps, posés 2 et 1 ; écartelé d'argent à
trois tourteaux de gueules, posés 2 et 1, et sur le
tout d'or, à une clef de sable, couronnée du
même, et posée en pal.
ANTIOCHE {d").
La maison d'Antioche a
pour auteur Bohémond I,
prince de Tarente, fils de
îiobertGuiscard, le conqué-
rant Normand, et petit-fils
de Tancrède deHauteville.
A la première croisade;
Bohémond ayant pris la
ville d'Antioche, 1091, elle
lui fut reconnue en sou-
veraineté avec les terri-
toires importants qui en
dépendaient. Il régna sous
le nom de Bohémond I,
] tri née d'Antioche, et sa
descendance directe de-
meura en possession de cette principauté jusqu'en
1288, époque à laquelle elle fut dépossédée par
l'invasion victorieuse des Sarrasins. (Archives de
l'ordre de Malte. Codice diplomatico) .
A cette date, 1288, les fils de Philippe et d'Henri
d'Antioche, ceux-ci frères de Bohémond V, se ré-
fugièrent à Chypre, où régnait une branche de
leur maison, qui avait relevé celle de Lusignan.
Henri d'Antioche, fils de Bohémond IV, ayant
épousé en 1240 Isabelle de Chypre, dernière héri-
tière de la maison de Lusignan, eut de cette
alliance un fils, qui monta sur le trône de Chypre
sous le nom de Hugues III, et prit le nom et les
armes de Lusignan.
Sa postérité régna à Chypre jusqu'à Anne de
Lusignan, qui épousa en 1433 le prince de Pié-
mont, plus tard Louis I, duc de Savoie. (Archives
de l'Ordre de Malte. Familles d'outre-mer et du
Gange. Histoire de Vile de Chypre, par le comte
de Mas Latrie).
Anne de Lusignan fut suivie en Savoie par ses
deux cousins, Pierre et Hector d'Antioche. Ceux-
ci, pourvus des plus hautes charges et de biens
considérables, jouirent sous le règne de leur pa-
rente d'une puissance presque sans limites (Arch.
de Turin, de Genève. Guichenon, Pourprict his-
torique de la maison de Sales).
Pierre et Hector portaient pour armes : De
gueules, d la fasce d'or accompagnée en chef de
trois fleurs de lis d'or, rangées de fasce. (Arch.
de Genève, arch. de Turin).
C'étaient les armes mêmes de Bohémond I,
qu'Albert d'Aix décrit : Sig?ium nempe Boamundi
quod sanguinis erat coloris (Albert d'Aix liv. IV,
ch. xxiii, pag. 246), armes augmentées des fleurs
de lis de France données en 1252 à Bohémond VI
par Saint-Louis. (Joinville, mémoires : Ft fist
chevalier le Boi le Prince d'Antioche.... et de lors
pour l'honneur du Boi il écartela ses armes qui
sont vermeilles avec les armes de France).
C'est à leur maison qu'appartenait le bienheu-
reux André d'Antioche, Clavacre, grand visiteur
de l'ordre du Saint-Sépulcre et général de l'ordre,
qui mourut en 1360 à Annecy où il était venu vi-
siter la maison de son ordre. Dans l'inscription
placée sur son tombeau à Annecy, il est dit fils du
prince d'Antioche, et la même origine est constatée
dans les procès-verbaux des visites pastorales des
archevêques de Tarentaise. (Arch. de Tarentaise.
Hélyot, Histoire du Saint-Sépulcre. Besson,
Mémoires ecclésiastiques) .
Pierre et Hector d'Antioche partagèrent le tom-
beau du duc Louis de Savoie et de la duchesse
Anne, son épouse, au couvent des Cordeliers de
Bives, à Genève, et leur descendance conserva
ce privilège jusqu'à la Béforme. (Obituaire des
Cordeliers de Rive à Genève, qui se trouve aux
archives de Lyon).
Pierre d'Antioche, petit-fils de Pierre, y fut
inhumé lui-même le 16 février 1522 (Obituaire, id.).
François d'Antioche, arrière-petit-fils d'Hector,
laissa deux filles et un fils posthume de sa femme,
Marguerite de Watteville. Par son testament, en
date du 16 juillet 1552, il substitua ses filles aux
nom et armes de sa maison. Jean-Jacques d'An-
tioche, son fils posthume, mort sans alliance,
réitéra la substitution, ordonnée par son père,
aux mêmes conditions, 5 octobre 1571. (Arch. de
Turin).
La substitution ainsi établie fut solennellement
reconnue par lettres patentes de Charles-Emma-
nuel, duc de Savoie, le 26 avril 1588, entérimées
au souverain Sénat de Savoie le 26 juin 1608.
Percevaude d'Antioche, fille de François et hé-
ritière de la substitution établie par son père et
par son frère, épousa en 1569 Charles de Brotty,
— 41
à->.
fils de Louis de Brotty, gouverneur de Ripaille,
chevalier de l'ordre, dont elle eut plusieurs en-
fants. C'est dans la ligne de Maurice, son fils aîné,
que se continua la maison d'Antioche et le nom,
suivant le sang, se transmit sans interruption.
Charles de Brotty appartenait à une illustre
maison qui marquait à la cour de Savoie et dans
l'armée au premier rang par l'ancienneté de son
extraction, l'éclat de ses services et ses alliances
depuis le xm 1 siècle. (Arch. de Turin).
Armes des Brotty : D'azur, à trois sautoirs
d'or, 2etl.
Maurice d'Antioche, fils de Charles, fut colonel
général de l'armée des carabiniers, capitaine des
gardes du duc de Savoie, chevalier de l'ordre, gou-
verneur du fort Sainte-Catherine et de plusieurs
places- fortes, etc.
Sa descendance, continuée jusqu'à nos jours par
une succession assez rare de sept fils, unique
dans chaque génération, ne cessa pas d'occuper
un rang élevé, de s'allier aux principales maisons
et de se signaler dans les hautes charges de l'ar-
mée, de la cour et de la diplomatie : généraux,
chevaliers de l'ordre, capitaines de gardes, pre-
miers gentilshommes de la Chambre, ambassa-
deurs.
Par une destinée singulière, la maison d'An-
tioche, partie de France avec Robert Guiscard,
fondée avec les succès des armes françaises en
Palestine par Bohémond 1, après avoir trouvé asile
en Savoie pendant plus de quatre siècles par le
mariage d'Anne de Lusignan, est redevenue fran-
çaise par l'annexion delà Savoie à la France.
Armes : De gueules, à la fasce d'or, accompa-
gnée en chef de trois fleurs de lis d'or, rangées
de fasce.
Cri : Vaillance.
REPRESENTANT ACTUEL :
Antioche (Mario - François - Ferdinand -
G 18 cT). Résidences : Paris, 110, rue de
l'Université; château de Nernier (Haute-
Savoie) ; château de Selorre (Saône- et -
Loire). Fils de François-Chaiies-Alphonso,
comte d'Antioche, envoyé extraordinaire
et ministre plénipotentiaire de Sa Majesté
le roi de Sardaigne, et de Thérèse-Ferdi-
nande-Adélie, comtesse de Hamal et du
Saint-Empire romain germanique, marié à
Marie -Marguerite de Talleyrand -Pkri-
gord, dont : Simone, née à Paris le '2~ mars
1890.
Sœurs : 1° Yolande, mariée au comte
de Bellissen-Dcrran ;
2° Marguerite.
ANTOINE ((V
Cette famille, qui forma
trois branches à Aix.où elle
étaitconnuedepuis près d'un
siècle et demi, tire son ori-
gine de la ville de Florence,
d'où elle passa à Marseille
vers l'an 1530. Antonio
d'Antoine fut le premier qui
s'établit dans cette ville.
Armes : D'azur, à un che-
vron accompagné de trois
flammes, posées 2 et 1, le
(ont d'or.
Une autre famille a pour
auteur Jean Antoine, huissier de la chambre du
roi, qui fut anobli avec sa postérité, mâle et fe-
melle, née et à naître en légitime mariage, en
considération des services qu'il rendait depuis
vingt-huit ans dans ladite charge, et de ceux que
ses pères et aïeul avaient rendus aussi pendant
soixante-dix ans dans la même charge. Les lettres
de cet anoblissement sont datées de Versailles du
mois d'avril 1728 et adressées au parlement, à la
chambre des comptes et à la cour des aides de
Paris pour y être enregistrées.
Ses armoiries réglées parle juge d'armes sont :
Armes : Un écu d'or, à un chevron d'azur,
accompagné en chef de deux étoiles du même,
et en pointe d'une tige de trois roses de gueules,
montantes d'un croissant d'azur.
Enfin, suivant l'Histoire héroïque et univer-
selle de la noblesse de Provence, par Artefeuil
(p. 42), un François Alexis d'Antoine, seigneur de
Pierrousse, du lieu de Gardes, fut reçu secrétaire
en chancellerie près la cour du parlement, le 25
mai 1731. Il laissa deux fils, dont le cadet fut
ecclésiastique ; l'aîné seigneur de Brions et de
Taillas, eut des enfants de la fille de François de
Nantes, seigneur de Pierredon, président, tréso-
rier général de France en la généralité de Pro-
vence.
Armes : D'argent, à une bande de gueules,
chargée de trois étoiles d'or.
APCHON on.
Fa maison d'Apehon, l'une des plus anciennes
et des plus illustres de la province d'Auvergne,
eut pour berceau l'antique fief de ce nom, situé à
quelques lieues à l'est de Mauriac, au centre des
montagnes, et défendu au moyen âge par un châ-
teau fort dont on aperçoit encore les ruines sur un
pic escarpé. Ses seigneurs avaient le rang de pre-
miers barons aux états de la haute Auvergne; ils
commandaient les troupes et ils percevaient les
subsides que la noblesse accordait au roi en temps
- 13 -
de guerre. Ces dernières fonctions leur valurent le
titre de comptour.
Le premier personnage connu de cette vieille
souche est Amblard, seigneur d'Apchon, de Murol,
etc., vivant en l'an 1000. La violence de son carac-
tère lui lit donner le sobriquet de Mal-Hivernat.
Les chroniqueurs racontent qu'ayant enlevé un
homme, il l'enferma dans son château de Haute-
Clair, surnommé depuis Nonelte, et l'y lit périr.
On l'accusa aussi du meurtre de Guillaume Bru-
net, son parent, au profit duquel le château avait
été confisqué. Quelques années après, dit-on,
Amblard, touché de repentir, alla â Rome se jeter
aux pieds du souverain pontife, et obtint son par-
don à la condition de léguer sa terre d'indiciat à
saint Odilon, abbé de Cluny. A l'appui de cetle
tradition l'on rappelle que la maison d'Apchon
avait pour cri de guerre : Hauteclair! et que ses
armes primitives furent: Une croix u u pied patte
cantonnée de deux Lésants en chef, d'une hache
d'armes au canton dextre de la pointe et d'une
nonne en habit de chœur au canton sénestre',
elles rappelaient sans doute le crime d'Amblard,
son repentir et le prix de son pardon.
Les successeurs d'Amblard, pour effacer le sou-
venir de ce passé odieux, adoptèrent plus lard
pour armoiries : D'azur à six fleurs de lis d'or.
C'est le blason qui a été attribué, dans la galerie
des Croisades du inusée de Versailles, au comptour
d'Apchon, qui accompagna le comte d'Auvergne
en Palestine en 1103; mais par erreur, on l'a nom-
mé Arnaud au lieu d'Armand, et on lui a donné
pour écu un semé de fleurs de lis sans nombre.
En 1334, Guy, comptour d'Apchon, se distingua
dans les guerres que Philippe de Valois eut à
soutenir en Flandre contre Jacques d'Arteveld
et contre le prince de Galles, venu au secours
des Gantois révoltés. Ce fut dans cette cir-
constance, dit-on, que le monarque français,
pour récompenser leur bravoure, et leurs loyaux
services, accorda à plusieurs seigneurs d'Auvergne
et notamment au comptour d'Apchon. le droit de
porter des fleurs de lis dans leurs armes.
Guillaume, fils du précédent, fut, après la funeste
bataille de Poitiers, placé par le dauphin régent à
la tète de la noblesse de sa province, qui le
réclamait pour chef comme le plus digne de
commander. Les pouvoirs les plus étendus lui
furent conférés par lettres patentes de 1357, et
aussitôt il prit toutes les plus sa^es mesures pour
s'opposera l'invasion des Anglais.
L'ancienne et illustre race des comptours d'Ap-
chon s'éteignit glorieusement par la mort de
Guillaume VI sur le champ de bataille d'Azin-
court. On nous dit qu'une famille a relevé le nom
et se fait appeler d'Apchon deSaint-< lermain.
Nous ignorons l'adresse des membres de cette
dernière famille, s'il en existe encore.
Armes : D'or, à .si.,- fleurs de lis d'azur. —
Alias : D'or, sente de /leurs de lis d'azur.
Cri m; guerre : Hauteclair.
ARBAUD \d ').
Cette famille a pour auteur Barthélémy d'Ar-
baud, chancelier du roi Robert; on le trouve qua-
lifié miles, chevalier, dans plusieurs actes passés
aux années 1324 et 1326. Nostradamus le nomme
parmi les hommes illustres de ce temps-là dans
son Histoire de Provence.
Jean d'Arbaud, fils du précédent, s'établit à
Arles, où il passa plusieurs actes dans lesquels
il est qualifié damoiseau.
Ses descendants ont toujours soutenu de la ma-
nière la plus honorable leur noblesse., Ils l'avaient
illustrée par leurs services dans les armées de
nos rois et par leurs bonnes alliances.
Un Arbaud d'Arbaud, descendant des précé-
dents, fut premier consul de la ville d'Aix en
L428. Cette famille a en outre fourni des cheva-
liers de Malte et de Saint-Louis et des officiers de
toutes armes. Nostradamus, parlant des gentils-
hommes célèbres en l'an 1419, fait mention d'Ar-
baud Arbaud, seigneur d'Aups.
Cette famille a formé deux branches :
1° Celle des seigneurs de Gardane et de Jonques
dont les armes sont :
D'azur, au chevron d'argent et au chef cV or,
chargé d'une étoile de gueules.
2° Celle des seigneurs de Brest et de Château-
vieux, dont les armes sont :
D'argent, au griffon de sable, la patte dextre
d'aigle, et la jambe sénestre de lion, velues ou
écorchées de gueules.
D E vis
Nascitur et péril ira.
ARBLADE (d').
L'état de cette famille nous est inconnu. Les
d'Arblade sont issus des comtes de Pardail-
lan-Gondrin, et ont été répandus en Roussillon,
Guyenne et Gascogne.
Armes : Parti : aui (d'Arblade),- qiii est d'or
au lion de gueules, couronné du même, lennnl
de sa patte sénestre une épée d'azur eh pal, la
pointe en bas; au chef d'azur, chargé d'une
croizette d'or entre deux croissants d'argent ;
an > (de Paillardan-Gondrin) qui est coupé : à)
d'urgent à trois fasces ondées d'azur (Pardail-
lan); li) d'or au château de gueules, maçonné
de snlile. sommé de trois tourelles de gueules
et accompagné de trois lé/es de Maures, tortille
d'argent, rangées en chef (Castillon).
Supports : Deux lions au naturel.
Devise : Crescil eundo.
ARCESur).
Le nom d'Arces futd'abord celui d'une ancienne
famille du Dauphiné dont le dernier rejeton mâle,
Louis d'Arces, maria, en 1210, sa fille Guiffrède à
— 45
— 46 —
Hugues Morard, qui fut substitué aux noms et
armes de son beau-père. De cette union étaient
issus trois fils qui firent souche ; l'un conserva le
nom de Morard; les deux autres prirent celui
d'Arces.
Joffrey d'Arces, bailli du Briançonnais, était ma-
réchal de l'armée du dauphin Humbert en 1339.
François d'Arces, qui combattit à la funeste
journée d'Azincourt, 1415, mourut sans alliance.
Antoine d'Arces, seigneur de la Bâtie et de Lis-
sieu, dit le chevalier Blanc, capitaine de 50 hom-
mes de pied, s'illustra comme un véritable coureur
d'aventures. Il parcourut l'Espagne et le Portugal,
prenant part aux tournois et aux emprinses, où
il triomphait des plus braves combattants. Il passa
ensuite en Ecosse, où il conquit l'amitié du roi
Jacques IV. Il revint en France servit sous
Louis XII, et fut fait prisonnier avec Imbaut de
Rivoire par les Vénitiens. Jacques IV le rappela
en Ecosse, et les historiens dauphinois disent
môme qu'il fut nommé régent pendant la mino-
rité de Jacques V. Ce fait est démenti par les au-
teurs anglais. Il périt assassiné par David Hume,
gentilhomme écossais, le 21 octobre 1517.
Jean d'Arces, seigneur de la Bâtie et de Mont-
biros en Dauphiné, baron de Livarot (Normandie),
célèbre sous ce dernier nom, fut un des favoris
de Henri III. Il fut, avec Maugiron, témoin et se-
cond de Gaylus dans le fameux combat de trois
contre trois (le 27 avril 1578). Il tua Schomberg
son adversaire; mais il fut lui-même blessé griè-
vement à la tête d'un coup d'épée. — Il périt dans
un autre combat livré près de Blois, où il avait
le marquis de Piennes pour adversaire (1580). La
baronnie de Livarot et les autres biens de sa
brandie, éteinte avec lui, passèrent dans la fa-
mille d'Oraison.
Un Louis d'Arces, écuyer, seigneur du Domaine
et de la Bayette, fut capitaine dans le régiment
de Champagne, l'an 1683, et commandant au fort
Saint-André d'Avignon l'an 1684, puis lieutenant-
colonel des milices de la vallée du Grésivaudan.
La preuve de la noblesse de cette famille fut justi-
fiée par titres depuis Louis d'Arces, son septième
aïeul, marié le 24 juillet 1506 avec noble dame
Guigone de Fay.
Au siècle dernier, Louis-Antoine d'Arces, che-
valier de Saint-Louis, était capitaine des dragons
au régiment des volontaires du Dauphiné (1758).
Nous n'avons pu établir d'où provient le titre
de marquis porté par le représentant actuel.
Armes : D'azur, au franc quartier d'or ; à la
cotlce componnée d'argent et degueules, brochant
sur le tout .
Devise : Le tronc est vert, les feuilles sont
arées, ou Virtus, labo)', honos.
ARCHAMBAULT (d").
Cette famille, originaire du Languedoc, s'est
toujours distinguée dans les armées, et a donné
cinq grands baillis d'épée de Chàtillon-sur-Indre,
suivant certificat de M. d'Hozier, délivré le 2 oc-
tobre 1765.
Le premier connu de ce nom est Jean d'Archam-
bault, chevalier, capitaine d'infanterie au régi-
ment de Vaubecourt en 1620, qui se distingua
contre les troupes du prince de Condé. 11 fut créé
premier grand bailli d'épée de Chàtillon-sur-Indre,
aux gages de 600 livres pour récompense de plus
de iO années de service, et mourut en 1646, lais-
sant plusieurs enfants.
Son fils aîné, Jean-François d'Archambault,
grand bailli d'épée, capitaine d'une compagnie de
gens de pied dans le régiment de Vaudrecourt,
présida à l'assemblée de la noblesse, convoquée
par ordre du roi, en 1649. Il se distingua au siège
de Roses ; fut envoyé par le roi en diverses cours
de l'Europe, etmourut avec postérité le7juillet 1652.
Son fils aîné, René-François d'Archambault.
chevalier, fut nommé par Louis XIV grand bailli
d'épée, quoiqu'il n'eût qu'un an, et il lui fut fait
don de la charge de gentilhomme ordinaire, vou-
lant, dit Sa Majesté dans ses brevets, récompen-
ser dans ce lils les services des pères. Il fut élevé
page du roi, en sa grande écurie, entra ensuite
dans la seconde compagnie des mousquetaires de
la garde du roi ; se distingua dans plusieurs ac-
tions, fut blessé de trois balles au siège de Maës-
tricht. En récompense, Sa Majesté lui fit présent
d'une compagnie de cavalerie dans son régiment;
peu après, il fut blessé à la cuisse, et ne cessa de
servir que lorsque ses blessures multipliées l'obli-
gèrent de demander sa retraite.
Ses descendants comptent des officiers supé-
rieurs dans l'infanterie et la cavalerie, des cheva-
liers de Saint-Lazare et du Mont-Carmel, et des
mestres de camp de cavalerie.
Armes : D'azur, à trois lions grimpants,armés
et lampasses de gueules, à Vécu d'argent eu
abîme ; au pal de gueules, chargé de trois
sautoirs alésés d'or.
Supports: Deux griffons armés.
Devise: In armis leones.
11 a existé d'autres familles du même nom dans
le Bourbonnais, l'Orléanais et la Touraine qui
portaient les armes ci-après :
Bourbonnais : D'or, au lion de gueules, à
huit coquilles d'azur, mises en orle.
Orléanais et Touraine: D'azur, à trois lions
d'or, 2 et 1, en cœur un écusson d'argent, au
pal de gueules, chargé de trois sautoirs ou fran-
chis d'or.
Nous trouvons encore : D'argent, au sautoir
d'azur, chargé de cinq étoiles d'or, à la bordure
denchée de gueules.
ARCIZAS {oV).
Cette famille est une des plus anciennes et des
ïl
48 —
plus distinguées parmi la noblesse du comté de
Bigorre. On trouve dans un manuscrit de l'histoire
des vallées d'Auge, qu'un seigneur d'Arcizas,
étant au service du roi d'Aragon, contre les
Maures, avait proposé une entreprise extrême-
ment difficile et si périlleuse, que le roi, la regar-
dant impossible, lui promit un merle blanc s'il
parvenait à l'exécuter ; et qu'ayant effectivement
réussi, il prit pour armes un merle blanc sur un
fond d'azur.
Les seigneurs d'Arcizas ont tenu, depuis le
XI e siècle, un rang distingué dans les comtés de
Bigorre et de Cominge ; ils y ont possédé plusieurs
terres, et y ont fait la guerre et des traités de paix
en leur nom, et s'y sont toujours alliés avec les
familles les plus distinguées. Ils sont qualifiés
dans tous les actes des titres de noble, de damoi-
seau, d'écuyer, de chevalier, de messire, de mon-
seigneur et de puissant seigneur ; titres qui n'ap-
partenaient anciennement qu'aux souverains et à
la haute noblesse.
Cette ancienne maison, qui a produit plusieurs
branches, ne subsiste plus aujourd'hui que dans
celle des seigneurs deLaBroquerreet d'Estansan,
dans le comté de Cominge.
Les armes sont :
1" Pour la branche de La Broquerre :
D'azur, au merle d'argent passant, qui fut
donné à cette famille pour une belle action de
guerre, ainsi qu'il est dit plus haut;
2° Pour la branche d'Estansan :
D'argent, à un cœur de gueules, traversé
d'une clef de sable; parti de gueules, au lion
d'or, au chef d'azur chargé de trois étoiles d'or.
ARCONATI-VISCONTI.
Famille originaire du Brabant, dont l'état nous
est inconnu. Le titre de marquis est de Busto.
Armes: Ecart été: aux 1 et 4 à cinq points
d'or équipollés à \ d'azur (Arconati) : aux 2 et 3
d'argent, à la couleuvre ondoyante en pal d'a-
zur, engloutissant un enfant de gueules (Vis-
conti).
Cimier: La couleuvre, issant entre un vol
d'argent.
Supports: A de. être un griffon d'or; à sé-
nestre, un léopard lionne d'or.
Manteau: D'argent, doublé d'azur.
ARÈNE (cT)
La maison d'Arène Conhublet tient un rang
honorable parmi les plus illustres et les plus an-
ciennes de la Provence. Evandol, comte de Con-
kublet, est le premier dont nous ayons connais-
sance. Il , était grand homme de mer, et. après
avoir servi pendant quelque temps le roid'Angle-
terre et fait plusieurs actions de valeur avec ses
six galères, qui lui appartenaient, il se retira à
Naples où il s'établit.
Ses enfants firent différentes branches dans le
royaume de Naples ; un de ses petits-fils épousa
lie'' ritière de la maison d'Arène, et acquit par ce
mariage la baronnie de ce nom, située dans la
Calabre, diocèse Bari. Depuis cette alliance, les
Conkublet prirent le nom d'Arène et c'est sous ce
dernier nom qu'on les connaît depuis plus de
500 ans. Charles-Quint accorda à Jean-François
d'Arène le titre de marquis ; et le pape Eugène
donna en 1440 le commandement de ses troupes à
Louis d'Arène, archevêque de Florence, lequel fut
ensuite cardinal et patriarche d'Aquilée. L'abbé
Fleury en parle comme d'un grand homme, dans
son Histoire ecclésiastique. 11 mourut à Borne
l'an 1465.
Nicolas d'Arène fut le premier de cette maison
qui passa en Provence. Il y accompagna Louis III,
roi de Naples et des Deux-Siciles, duc d'Anjou et
comte de Provence, son bienfaiteur.
Après le traité de Madrid, Nicolas d'Arène fut
un des trois gentilshommes que la ville de Mar-
seille envoya au roi en 1424, pour complimenter
Sa Majesté sur son heureux retour en Fiance.
Nicolas obtint à cette occasion la permission de
faire battre monnaie à Marseille. Le roi Bené le
fit son conseiller d'Etat en 1447 et lui accorda plu-
sieurs privilèges tant pour lui que pour la ville de
Marseille qui l'avait député auprès de ce prince.
Jean d'Arène fut deux fois premier consul de
Marseille.
La famille compte un conseiller avocat du roi
à Marseille, un capitaine dans le régiment du roi
infanterie, des chevaliers de l'ordre militaire de
Saint-Louis, un lieutenant général des armées du
roi. En 1702 le roi donna à un Arène une compa-
gnie de cavalerie.
Armes: Ecartelé: aux! et 4 d'argent, à quatre
burettes (ou jumelles) de gueules; aux 2 et 3
d'azur, à une foi d'argent, varée de pourpre,
posée en bonde.
ARGENCE (cV).
Cette famille, originaire de la Guyenne, du Poi-
tou et de l'Angoumois, dont les biens ont passé
dans celle de Joumarl d'Achard en 1008, parle ma-
riage de Gaspard Joumart avec Gabrielle Tison
d' Xrgence, réunit en elle les trois noms patrony-
miques qui forment la souche commune.
C'est à elle qu'est attribué uniquement le dis-
tique suivant :
Les Achaid, les Tison elles voisins
Pu pays ont chassé les Sarrasins.
Le premier auteur connu est Achard, seigneur
de Pommier, évêque de Xoyon sous Clotair II,
qui vivait vers l'an O'iO.
Joumart, seigneur de Sufferte, remonte à Au-
10 —
- 50 -
doin Joumart, Miles, seigneur de Vouzais, qui
vivait en 1260.
Tison vivait en l'an 565 du règne de. Justinien Ie r ,
empereur d'Orient. (Extrait du corpus juris
civilis).
Gabrielle Tison d'Argence, qui épousa Gaspard
Joumart et lui apporta en dot la seigneurie d'Ar-
gence, était tille de François Tison, gentilhomme
de la chambre du roi, chevalier de l'ordre et pre-
mier baron d'Angoumois et de Françoise de La Bo-
chebeaucour, issue de la maison d'Alhret.
C'est par acte du 20 décembre 1111 que les Jou-
mart et les Achard joignirent leurs noms et leurs
armes.
La maison Achard-Joumart-Tison-d'Argence a
fourni des évèques, des chevaliers de Malte, des
chevaliers de Snint-Louis, des maréchaux de
camp, etc.
Armes : Ecartelé : aux 1 et A, d'azur à trois
besants d'or, posés 2 et 1, qui est de Joumart; aux
2 et 3, d'or, à deux; lions couronnés passant de
gueules, qui est de Tison; sur le tout : d'argent,
à trois doubles triangles de sable en chef posés
2 en pointe et 1 en chef: et à trois fasces de
gueules, qui est d'Achard.
Couronne de marquis.
Supports : Deux lions.
Devise : Achard, Hache.
REPRÉSENTA NTS ACT UELS :
1° Argence (M ise douairière d'j, née
Marie-Aline-Amélie Quimper de Lanascol,
demeurant château du Grand- Lucé (Sarthe).
Enfants: a) Alfred-Marie-René-François-
Hippolyte (M ls d'A), même adresse; b) Ma-
rie-Frédéric (C te cl' A), marié à M Ue Barrot,
même adresse; c) N..., mariée au baron
Léonce Le Vavasseur, 50, avenue Marceau,
à Paris.
ARLEMPDES UV).
ARMAGNAC (tf).
Voy. Laval.
Le dernier des anciens comtes d'Armagnac
mourut archevêque d'Avignon en 1585, âgé de 80
ans. Il était fils d'un bâtard, et la branche des
enfants légitimés était éteinte auparavant.
De ces anciens comtes d'Armagnac sont sortis
les ducs de Nemours, par Bernard d'Armagnac,
mort en 1462; le dernier de ces ducs fut Jean d'Ar-
magnac, duc de Nemours, mort à la bataille de
Cérignole, le 28 avril 1503.
Les vicomtes de Fezensaguet sont aussi sortis
des anciens vicomtes d'Armagnac; leur postérité a
fini à Jean d'Armagnac, deuxième du nom, vi-
comte de Fezensaguet, mort en 1403.
Le comté d'Armagnac échut à la couronne, et
Louis XIV en fit don, le 20 novembre 1645, à
Henri de Lorraine, comte d'Harcourt et d'Arma-
gnac.
Armes : D'argent, au lion de gueules.
Il est fait mention d'un autre Armagnac, en
Guyenne, dont les armes sont :
Ecartelé: aux 1 et 4 d'or, au lion de gueules ;
aux 2 et 3 de gueules, au léopard lionne dor.
ARNAUD.
Famille noble de Provence, qui remonte à Jo-
seph Arnaud de la ville de Sisteron, qui s'établit
à Aix, où il exerça un ofQce de conseiller, secré-
taire, contrôleur à la chancellerie du parlement,
le 18 janvier 1685.
Armes : L'azur, au lion d'or lampassé et armé
de gueules.
Il existe plusieurs autres familles Arnaud,
parmi lesquelles nous trouvons un Arnaud,
écuyer, seigneur de Sarazignac, dont la noblesse
fut justifiée par titre depuis Louis Arnaud, qui
vivait avant 1561.
Armes : L'azur, à une bande dor, chargée de
trois losanges de gueules, accompagnée en chef
de trois étoiles cï argent posées en bande.
Nous trouvons aussi des Arnaud dans le Berry
qui portaient :
D'azur, au chevron d'or, accompagné en chef
de deux étoiles dargeyit, et en pointe d'un crois-
sant du même.
Dans le Languedoc :
D'azur, à trois trèfles d'argent.
ARODES (oV)
Famille originaire de Mézin en Condomois (au-
jourd'hui chef-lieu de canton) (Lot-et-Garonne).
Elle a produit les branches suivantes:
1° d'Arodes de Choisy éteinte en 1846, où figu-
rent : un juge royal de Mézin, un colonel d'artille-
rie, chevalier de Saint-Louis.
2° d'Arodes de Touronna qui a donné : un juge
royal à Mézin, un capitaine de carabiniers royaux,
chevalier de Saint-Louis, un enseigne de vaisseau
mort prématurément.
Elle s'est éteinte à Mézin en 1851, mais elle s'est
continuée dans les Ardennes par l'un des siens
marié en 1711 à Anna-Françoise de Mouy de Sou,
héritière de la terre seigneuriale de Tailly (canton
de Buzancy) (Ardennes).
3° d'Arodes de Tailly, actuellement divisée en
deux branches.
4° d'Arodes de Peyriague qui compte : un major
— 51
— ■)'.
au régiment de Brie, chevalier de Saint-Louis, un
chasseur noble à l'armée de Gondé, chevalier de
Saint-Louis, et présentement partagée en deux
branches.
Armes: D'argent, à un chevron d'azur, ac-
compagné en pointe d'un croissant du même :
au chef de gueules chargé de trois étoiles d'or.
REPRÉSENTANTS CONNUS :
Branche de Pjeyriague
Aînée: l'Arodes de Peyriague 'Raoul
oV). — Résidence: Ch au de Peyriague, par
MéziD (Lot-et-Garonne).
2" A. de P. (Marie-Louise-Raymond cV),
càpitai ne-adjudant-major au 123 e de ligne
à la Rochelle (Charente-Inférieure).
Cadette: 3° A. de P. (Marie-Georges-
Jean d"), lieutenant de vaisseau, à Brest.
Branche de Tailly
l'Arodes de Tailly (Edmond cT), chef
actuel de nom et d'armes. — Résidence:
château de Villeray, par Saint-Laurent-de-
Çondel (Calvados) ; marié à Mario de La
Choltière, dont: l 11 Louis; 2° Jeanne; 3°
Lucie.
Frère cadet :
2° A. de T. (Eugène cV). — Résidence:
château des Forgettes, par Buzancy (Arden-
îics); marié à Marie, née baronne d'Anethan
dont: 1° Blanche, mariée au baron Alfred
de Cartier d'Yves, demeurant au château
de Laplante, prés Namur (Belgique) : 2° I ras-
ton, marié à X.. demeurant au château des
Forgettes.
ARTOIS {cV).
Ancienne famille originaire du Noyonnais qui,
avant la Révolution et sous la Restauration, a
donné de nombreux officiers, gardes du corps,
chevaliers de Saint-Louis, etc.
11 y a une Branche d'A. de Bournonville que
nous croyons éteinte depuis longtemps dans les
mâles.
Armes : D'azur, au sautoir engrèlè d'argent,
accompagne de deux croissants du même, l'un
en chef, l'autre en pointe, et, aux flancs, de
deux coquilles d'or.
ARTUR DE LA VILLARMOIS.
La famille Arturesl originaire de Saint-Laurent
de Terregâte, dans l'Avranchin.
Sa généalogie remonté sans interruption à
Estienne Artur, eacuyer, sieur de Larturage en
Saint-Laurent. Il laissa de son mariage avec Hu-
guette d'Ardaine, Guillaume et Jacqueline, ma-
riée à Jean de Romilly, escuyer, seigneur du
Plessys. Ces deux enfants firent le partage de sa
fortune en L396.
Guillaume Artur. écuyer, fils du précédent, dé-
tendit le Mont-Saint-Michel contre les Anglais.
Pour plus de détails sur Guillaume, on peut con-
sulter le récent ouvrage de M. de Poli : les Dé-
fenseurs du Mont-Saint-Michel.
Laurent Artur, mort en 1601, combattit contre
la ligue sous les ordres du duc de Montpensiçr,
principalement au siège d'Avranches et à celui du
château de La Chaise.
Charles et Philippe Artur du Plessis reçurent
en 1647 des lettres d'anoblissement. Les vieux
titres de la famille disent que celle-ci avait dérogé
•par suite de pertes de biens (sic).
Quand Charles et Philippe reçurent leurs lettres
de noblesse, il y avait trois générations que leurs
parents ne portaient plus le titre d'écuyer.
Les Artur possédaient la terre du Plessys ou
Plessis, en Saint-Laurent de Terregâte, depuis au
moins 1474. Charles Artur, dont il est parlé plus
haut, laissa cette terre à Philippe, son cadet, et
son fils fit l'acquisition de la seigneurie de la Vil-
larmois, auprès de Dol en Bretagne. De sorte que
depuis ce moment la branche ainée prit le nom de
La Yillarmois, et la branche cadette continua à
porter celui du Plessis. Les descendants de Phi-
lippe vendirent le Plessis au commencement du
siècle et furent s'établir à la .Martinique, où leurs
enfants sont encore actuellement. Jacques-René-
Jean-Bapliste Artur, comte de La Yillarmois, se
fit naturaliser Breton, le 5 mai 1774, pour pouvoir
assister aux réunions des états de cette province.
Il fut cependant nommé député aux états géné-
raux de 178!) par la noblesse du Cotenlin.
La famille Artur de La Yillarmois est aujour-
d'hui représentée par deux branches : l'aînée, qui
a toujours conservé la terre de La Yillarmois, en
Bretagne, et la cadette, qui demeure au château
de Montgoger, en Touraine.
(Les renseignements ci-dessus sont tirés de
pièces qui se trouvent à Saint-Lô, aux archives
du département de la Manche).
Armes : De g ne nies, à la coquille d'or, au chef
d'argent.
Couronne de comte.
ARVISENET.
Un Arvisenet, seigneur d'Auranges, conseiller
au parlement de Besançon, obtint par lettrés du
roi, du mois de mars [~r2i'>. la continuation du
titre de marquis qui lui avait été conféré par le
roi de Sardaignè.
Armes : D'azur, à trois cherrons d'or.
Nous trouvons encore dans la même province
— 53 —
54
un Arvisenet anobli en 1531, qui portait les mêmes
armes.
ASSCHE (cT).
Famille originaire du Brabant.
Armes : De salle, au lion d'argent: ou : échi-
queté d'argent et de sable, de cinq tires, chacun
de cinq joints; ou encore : d'or, à la fasce d'a-
zur, au sautoir de gueules, brochant sur le
tout.
ASSELIN DE WILLENCOURT.
Noblesse de l'Empire. Baron militaire du 5 août
1812; titre éteint faute de majorât, quoiqu'il ait
été confirmé en 1714. Le nom de Willencourt est
une addition de nom.
Armes : D'or, à Véousspn d'azut\ chargé de
trois molettes d'argent, ci la bordure de gueules
du tiers de Vécu.
ASSEZAT DE BOUTEYRE.
Le nom de terre de Bauteyre a été ajouté au
nom patronymique en vertu d'un décret de 1860.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné
en chef de deux croissants d'argent, et, en
pointe, de deux épées croisées du même., la
pointe en haul.
Devise: Cui amo adhœres.
Couronne de comte.
ASTIER.
Famille de Provence, anoblie par une charge de
trésorier de France à la généralité de Provence
dont fut pourvu, le 15 mars 1741, Jean Astier.
Armes : D'argent, à l'arbre de sinople, issant
d'une terrasse de même ; au chef d'azur, chargé
d'un soleil accosté de deux étoiles, le tout d'or.
AUBERT DE VINCELLES.
Famille originaire île Bre-
tagne, ayant possédé le
comlé de La Ferrière, les
seigneuries de Vincellcs, de
Saint (iilles et de Clozy.
Sa filiation est nettement
suivie à partir de Thomas
Âubert (de Dieppe) , capi-
taine des vaisseaux, du roi,
qui découvrit (d'après de
vieux papiers de famille),
l'Amérique septentrionale ,
en 1504.
Son fils Charles , égale-
ment capitaine de vaisseau, mourut en 15i0, en
cherchant un chemin pour aller à la Chine par le
Nord.
Hector Aubert, seigneur de Clozy, fut conseiller
du roi, à Loches (1669).
Pierre Aubert, seigneur de La Perrière etdeVin-
celles, fut maître d'hôtel ordinaire du roi
Louis XIV. Il eut deux fils : l'un, Charles-Maurice
Aubert, seigneur de La Ferrière et de Yincelles,
fut brigadier des armées du roi (1719), et envoyé
extraordinaire du roi à Venise et en Sicile ; il
mourut sans enfant.
L'autre Claude-Pierre Aubert, seigneur de La
Ferrière et de Vincelles, capitaine de vaisseau,
chevalier de Saint-Michel, épousa M 1 ' 8 de La Bo-
cherousse, en Bretagne, où il se fixa.
Son fils Jacques, fut également dans la marine.
Les lettres et papiers venant de lui sont adres-
sées au comte de La Ferrière de Vincelles, cheva-
lier de l'ordre royal de Saint-Louis.
Son fils Joseph-Armand eut plusieurs garçons,
dont l'un Jean-Marie Aubert- Vincelles, devint
colonel d'artillerie et ne reprit que plus tard la
particule, sans reprendre ni le nom, ni le titre des
comtes de La Ferrière. Il mourut en 1854.
Son fils Amédée Aubert de Vincelles, officier
d'infanterie démissionnaire, conseiller général du
Finistère, épousa Mathilde de Kermenguy, dont il
eut trois fils :
lo Amédée, lieutenant de dragons, qui épousa
en 1892, Marie Delarue Caron de Beaumarchais,
dont une fille ;
2 J Henry, marié en 1893, à Marguerite Bosgals
de Béals, dont un fils Jean.
3° Fernand.
Armes : D'or, à trois têtes de limier de sable.
Certains armoriaux attribuent ces armes au nom
de La Ferrière et donnent aux Vincelles :
Pallé d'argent et de gueules, à la fasce d'azur
brochant.
AUBRY.
Nous trouvons un grand nombre de familles
portant ce nom.
Un Jean-Martin Aubry fournit au conseil supé-
rieur ses provisions de secrétaire du roi.
Un Léonor Aubry obtint des lettres d'honneur
pour pareil office, le 12 octobre 1697.
Deux Aubry furent reçus conseillers au parle-
ment de Paris en 1720 et 1731.
V\\ Aubry prit le titre de marquis de Castelnau,
d'une terre située à Lazenais en Berry.
Armes : D'argent, à une hure de sanglier de
sable, les yeux et les défenses d'argent: au chef
d'azur, dentelé et chargé de trois roses d'or.
AUCAIGNE DE SAINTE-CROIX.
Cette famille, originaire du Bourbonnais, s'est
établie en Bour™£'i^ à la lin du xvr siècle.
— 00 —
— 56
Le nom de Sainte-Croix a été ajouté au nom
d'Aucaigne en vertu d'un décret du 5 janvier 1878.
Armes : D'azur, à un chevron d'or surmonté
d'un quarreau du même; accompagné en chef
de deux canes d'argent, et en pointe d'une mon-
tagne à six coupeaux enflammés de trois flam-
mes, le tout aussi d'argent.
AUMALE d').
La petite ville d'Aumale, appelée autrefois
Alhemarle, est située à vingt kilomètres de Neuf-
châtel, dans la Seine-Inférieure. Elle fut donnée
par Guillaume le Conquérant, sous le titre de
comté, à Eudes de Champagne. Le roi Philippe-
Auguste s'empara de ce fief sur les Anglais et le
concéda à Simon de Dammartin. Le titre de comté
d'Albemarle ne fut plus dès lors que nominal en
Angleterre. En France, le comté continua de sub-
sister, et son nom d'Albemarle se changea par
corruption en celui d'Aumale. 11 appartint suc-
cessivement par mariage aux. maisons de Castille
d'Harcourt, de Lorraine et de Savoie. Louis XIV
l'acheta en 1675 et le donna au duc du Maine,
prince légitimé de France, dont la petite-fille le
porta à la maison d'Orléans.
Plusieurs généalogistes pensent que c'est des
premiers comtes d'Aumale que descend la famille
de ce nom, qui appartient à la province de Picar-
die. Deux de ses branches ont été maintenues le
30 janvier 1699, sur preuves authentiques remon-
tant à 1546. La filiation commence à Emery
d'Aumale, qui épousa Jeanne d'Epagny, fille et
héritière de Baudoin d'Epagny.
Un Philippe d'Aumale fut tué à la bataillé de
Pavie. Il avait épousé une nièce de Philippe de
Villiers-1'Isle-Adam, grand maître de Rhodes. Son
fils fut panetier et ensuite conseiller et chambellan
de Henri IL 11 commandait une compagnie de
cent hommes d'armes.
Le rameau des seigneurs de Buny et d'Ivren-
cheuse, le seul qui se soit continué jusqu'à nos
jours, fut formé par Antoine d'Aumale, lieutenant
du roi et de la ville de Ham, capitaine de cent
hommes de pied.
Un Charles d'Aumale, seigneur de Moreuil et de
Liévin, devint lieutenant général des armées du
roi et commandeur de Saint-Louis. Il vivait en
1714, et son lils Charles-François fut colonel d'ar-
tillerie en 175G.
Armes : D'argent, à la bandi de gueules,
chargée de trois desants d'or.
AUTRY (cP).
Terre et baronnie en Champagne, diocèse de
Reims, érigée en comté en 1695, en faveur de la
maison de Thuizy, dans la branche des marquis
de Thuizy, seigneurs de Vraux, dont l'auteur est
Jérôme de Goujon-de-Thuizy, premier du nom. qui
vivait vers 1560. Il est parlé de Jérôme-Ignace de
Goujon deThuizy, chevalier, marquis de Thuizy
et comte d'Autry, petit-fils de Jérôme, auteur de
la branche, né en 1063, reçu conseiller au grand
conseil le 24 août 1658.
Armes : Ecartelé: aux 1 et 4 d'azur, au che-
rra// d'or, accompagné de trois losanges du
même, qui est de Goujon ; aux 2 et 3 de gueules,
au sautoir engrélé d'or, cantonné de quatre
fleurs de lis d'argent, qui est de Thuizy.
AUVRAY.
Il y avait cinq familles de ce nom en Norman-
die, trois dans la généralité d'Alençon, et deux
dans celle de Caen.
La première est Auvray, sieur de la Goudon-
nière, maintenu dans sa noblesse le 20 mai 1666.
Armes : De gueules, à la fasce d'or, accompa-
gnée en chef de deux roses d'or, et en pointe de
deux lions passants et affrontés d'or.
La seconde est Auvray, sieur des Monts, main-
tenu dans sa noblesse le 31 décembre 1666.
Armes : D'argent, au chevron d'azur, chargé
de trois fleurs de lis d'or, et accompagné de trois
feuilles de sinople, 2 en chef et 1 en pointe.
La troisième, de la généralité d'Alençon, est
Auvray, écuyer, sieur d'Im au ville, maintenu dans
sa noblesse le 6 décembre 1666.
Armes : De gueules, au chevron d'or, ac-
compagné de trois croix du même, 2 en chef et 1
en pointe.
De la première famille d'Auvray, de la généra-
lité le Caen, était Cyprien Auvray, sieur de
L"> -arde, échevin à Caen, qui fut anobli par let-
tres du mois d'octobre 1599, vérifiées en la cham-
bre des comptes en 1599 et en la cour des aides,
le 13 décembre 1010.
Armes : D'azur, à trois coquilles d'argent,
2 et 1 .
La dernière famille du nom, est Auvray, sieur
de la Rocque.
Armes : Paie d'azur et d'or, de six pièces; au
chef de gueules, chargé d'un léopard d'or.
Il y a eu encore une famille Auvray dont un
membre fut créé baron sous l'empire et dont le
titre serait, paraît-il, éteint.
Armes : Ecartelé : au 1, d'azur, au bouclier
d'or, chargé d'un écusson du champ sur lequel
est inscrit le chiffre 40, d'argent : au 2, de baron
préfet, qui est d'azur, à la muraille 'crénelée
d'or, surmontée d'une branche de chêne du
me me; au 3, de gueules, à la clef en pal d'ar-
gent ; au 4, d'azur, à l'olivier d'or, fruité d'ar-
gent .
— a/ —
58
AUX Y (<F).
Cette famille, une des plus anciennes et des plus
illustres de l'Artois, remonte à Adascar, sire et
baron d'Auxy qui, en 673, fonda l'abbaye d'Auxy-
aux-Moines , située à deux heures de la ville
d'Auxy-le-Chàteau.
Illustrations : 3 chevaliers croisés, 1 chevalier
de la Toison d'or, 1 grand maître des Arbaletiers
et enfin 4 frères chevaliers barnouts, tués à la
bataille d'Argincourt.
Alliances : Rubempre, Aubigny, Vermandies,
Riencourt, Nedonchel, Baillescourt, Picquigny.
Craon, Encre, Cany, Créquy, Melun, Enghien,
Hardenthun, Mailly, Laïrémouille, Flavy, Dreux,
Egmont, Bruyes la Gruthuse, Tragignus, Yves,
BailIeul,Brimen,Villiers del'lsle-Adam, La Châtre,
Potier de Gesvres, Soyecourt, Boufflers, Rosset de
Eleury, Saint-Bliniont, du Fay, de Mauluron.
Armes : Echiqueté d'or et de gueules de
cinq tires.
Cimier : Un buste de More.
Couronne de duc.
Supports : Deux léopards lionnes d'or lani-
passés de gueules.
Cri: Et toi Auxy .
Devise: On s'enlace. (Versailles, sal'e des Croi-
sades).
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1" Auxy de Launois (Emile, comte cl),
marié à Victorine de Séjournet de Rami-
gnies, dont : 1 fils et 3 filles.
2" A. de L. (Albéric, comte cl , marié à
X..., dont 1 fils et 3 lilles.
Branche cadette
1" Auxy (Arthur, duc et marquis ef), ha-
bitant New-York.
2° A. (Harold, comte cV).
3° A. (Alain, comte cl).
4° A. (Belynde, comte cl').
BABAUD.
Très ancienne famille du Poitou, établie près de
Confolens (Charente) au xve siècle et ayant pos-
sédé les seigneuries et fiefs de Praisnaud, de La
Croze, de La Vergne, du Vignaud, des Bouteries,
de Iirisset, de Veine, de La Grange, de LaChaus-
sade, de La Groze-Laribière, de Fontbelle, de
l'Herbaudie, de Frégeville, de La Grosse, de La
Franchaudie, de La Fordie, de Bellivier, deBara-
cou, de Laugerie, de Marcillac, du Mas de La
Roche, de Monvallier.
En 1240, Guillaume Babaud et Jean de Mont-
faucon ont leurs biens saisis, sous prétexte qu'ils
sont hommes du sire d'Allemagne, pour lors, enne-
mis du roi. (Arch. nat. .j. 97. 1. 117).
Avant 1789, cette famille possédait dansleGon-
folennais, en outre des très nombreuses el non
moins importantes seigneuries ou fiefs cités ci-
dessus, les principales charges de la ville de Con-
folens, telles que consuls, maires perpétuels, pro-
cureur du roi au siège de l'élection, subdélégués
de l'intendant, etc.
Partisans ardents de la réforme religieuse, plu-
sieurs de ses membres, lors de la révocation de
l'édit de Nantes, préférèrent l'exil à l'abjuration
de leurs croyances, et laissèrent au plus jeune des
leurs le soin de ramener sa descendance dans le
giron de l'église catholique, apostolique et romaine.
On lit, en effet, dans la Chronique protestante
de VAngoumois. par Bujeaud, page 250 : << Parmi
les abjurations reçues de 1670 à 1684 par Cochois,
curé (le Monlboyer, on cite celle du sieur Babaud
de Praisnaud-Isaac, de la paroisse de Confolens,
avocat au parlement de Paris. » Cette abjuration
eut lieu le 31 janvier 1660, au lieu dit d'Epenède,
entre les mains de Bezeaud, prêtre, délégué et
muni d'une permission expresse à cet effet. (Dos-
sier manuscrit, étude de M c Girard, notaire à
Benest).
Cristophe Babaud de Praisnaud, né en 1551, est
le chef de la descendance encore existante de cette
famille à Confolens.
11 eut do son mariage en 1571, avec damoiselle
Louise Vergnaud, deux enfants, Pol et Pierre, qui
sont les souches des deux branches principales
encore resserrées par des alliances successives.
Armes : D'or, à un sautoir de gueules, engrëlé
de subie.
.Même e i régis trement d'armoiries par d'Hozier
pour Joachim Babaud du Mas de La Roche; pour
Jacob Babaud, lieutenant, d'Hozier donne : De
gueules, à un sautoir d'argent (d'office, sans
doute).
RE l ' li ES EN TA N TS A < ' T UELS :
Première branche de Praisnaud
et de La Croze
Babaud de La Croze (Pierre-Camille),
né *'ii 1815, marié en 1837 à Eulalie Fre-
geon de La Salles, eut : 1" Camille, né en
1838, décédé sans postérité, et 2° Frank, né
en 1840.
GL —
— 6:2 —
Blî.VNCHE DE LaRIBIÈRE
Babaud-Laribière (Charles), né en 1824,
maire de Confolens, marié en 1854 à Léon-
tine de Lagrange-Labeaudie, eut : 1° Anne;
2° Lucile.
Deuzième Branche de La Groze
Eteinte dans les mâles.
Troisième branche de La Groze
Babaud de La Croze (François-Ca-
mille), né en 1844. maire d'Ansac, marié
en 1890 à Marie-Blanche-Cécile Vienot de
Vaublanc, dont : a) Marie-Simone, née en
£891 ; ô) Pierre, ne en 1893, décédé en
1894; c) Marie-Louise-Janine, née en 1895.
B. de La C. (Edmond-Auguste), maire
d'Ambernàc en 1851 , marié en 1882 à Amélie
GUILLAUD DE CHEMERAULT.
Branche du Mas de La Boche
et de Monvallier
Babaud de Monvallier (Philippe- Jean),
né en 1810. mort en 1848, avait épousé en
1839 Laure Despouses de Lage, dont :
a) Antoinette-Marie-Thérèse, née en 1843,
mariée en 1809 a Marie-Louis- Arthur Au-
oier de La Gallet, chef de bataillon, offi-
cier de la Légion d'honneur; b) François-
Joseph-Paul. né en 1847, marié le 12 juin
1882 à Marie-Alice Dufresne de Chassai-
one, dont : 1° Suzanne, née en 1883,
2° Bernard, né en 1888 ; c) Philippe-Jean-
Baptiste, marié en 1878 à Marthe Grassin-
Delyle, dont 1" Jeanne, née en 187'.).
2° Henri, né en 1882; 3° Robert, né en
1885.
BACHOD DE LESBAT.
La famille de Bachod, originaire du Bugey, s'est
distinguée par ses services et ses nobles alliances.
Elle a fait souche en Savoie, en Franche-Comté
et dans le Blaisois.
Elle doit sa noblesse aux éminentes qualités de
François Bachod, docteur en droit, qui fut créé
chevalier, le 16 avril 1536 et comte palatin, le
8 août 1542, par lettres de l'empereur Charles-
Quint.
François de Bachod fut ensuite grand dataire
de sa sainteté, évèque et prince de Genève, en
1556, et nonce du pape en Savoie.
Par les lettres précitées de 1542, Charles-Quint
anoblit en même temps, Claude Bachod le Vieux,
Claude Bachod le Jeune, Jean et Benoit Bachod,
frères du futur évèque de Genève, et encore Jean,
Jacques et Baptiste Bachod, ses cousins.
Le 24 septembre 1566, Emmanuel-Philibert, duc
de Savoie, confirma, sur requête, les lettres de
noblesse de 1542 et anoblit, en tant que de besoin,
François Bachod, évèque de Genève, Benoit
Bachod, son frère, seigneur de Saint-Denis-le-
Chosson et de La Verdatière, genti homme ser-
vant de la bouche du duc, Louis Bachod, son
neveu, né à Rome, fils de feu Claude le Vieux,
Jean et Jacques Bachod, son proche parent.
La famille de Bachod a formé diverses bran-
ches. Nous les croyons éteintes, à l'exception
de celle de Lesbat , encore représentée par les
femmes.
Rappelons :
1° La branche des seigneurs de La Verdatière et
de Saint-Denis-le-Chosson , issue de Claude
Bachod le Vieux, frère de l'évêque de Genève.
Elle a contracté des alliances avec les maisons
Capponi (de Florence), Ruffin de La Biguerne, de
Veyllet, de Clermont-Mont-Saint-Jean, de Chas-
sincourt, de Furstemberg.
2° La branche des .Bachod de Lesbat, dans le
Blaisois, également issue de Claude Bachod le
Vieux, frère de l'évêque de Genève. Elle a produit
un secrétaire du roi, des conseillers au bailliage
et siège présidial de Blois, un maire de ladite
ville, etc.
3° La branche des Bachod de l'Abergement-de-
Varey, en Bugey, issue de Jean Bachod, cousin de
l'évêque de Genève. Elle a été maintenue dans les
privilèges de la noblesse par arrêt du parlement
de Dijon, en date du 24 mars 1643.
4° La branche des' seigneurs de Nercia, de Ver-
fey et de Saint Nizier-le-Désert , issue d'Aimé
Bachod. Elle s'est alliée aux familles de Ronche-
vol, de Migieu, de Fetans, de Guitfrey.
Armes : D'azur, à un rocher de trois pointes
d'or, surmonté d'une étoile de six rayons de
même, en chef, accostée de deux croisetles d'ar-
gent.
L'éeu timbré d'un casque avec ses lambre-
quins.
Cimier : Un monticule cVor à trois pointes,
surmonté d'une étoile du même.
Autre cimier : Une aigle d'or.
Consulter : Histoire de Bresse et de Bugey, par
Guichenon; — Dictionnaire de la noblesse de
Lachenaye des Bois ; — Bibliothèque nationale,
carrés de d'Hozier, etc.
REPRÉSENTANT ACTUEL :
Bachod de Lesbat (Berthe-Louise), fille
deAltel-Benjamin Bachod de Lesbat. Mariée
à Henry Soulette. Résidences : rue Fré-
déric-Bastiat, 4, à Paris, et le Vésinet (Seine-
et-Oise).
03 —
- 64
BACON DE SAINS.
Cette famille a obtenu, en 1864, l'autorisation
d'ajouter à son nom celui de sa terre de Sains et
à s'appeler Bacon de Sains.
Armes : De gueules, à cinq fleurs d'aubépine
d'argent percées du champ.
BACOT DE ROMAND.
Cette famille a obtenu, en 1821, l'autorisation
d'ajouter à son nom de Bacol celui de sa terre de
Romand et à s'appeler Bacot de Romand. Nous
ignorons d'où provient le titre de baron put; pat-
un de ses membres.
Armes : Touraine : D'azur, à une tour d'or,
accostée à dextre d'unebranche de lis de jardin
d'argent, et à sèneslre d'une levrette rampante
du même, au chef d'hermine.
BAILLOT D'ESTIVAUX.
La famille Baillot d'Estivaux ou d'Etivaux est
originaire du Limousin.
Armes : D'azur, à la fasce d'argent, chargée en
chef de trois étoiles d'or, et, en pointe, de trois
escots du même.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1° Baillot d'Etivaux (Pierre), rédac-
teur à \d direction des Domaines, à Châ-
teauroux (Indre).
2° B. d'E. (Henri d y ), à Puyvigeraud,
commune de Salon-la-Tour (Corrèze).
3° B. d*E. (Gabriel d'), au château de
Brutine, commune du Ghàtenet. près Saint-
Léonard (Haute-Vienne).
BARBET DE JOUY.
Joseph-Henri Barbet, littérateur et archéologue
français, membre de l'Institut, né à Canteleu, prés
de Rouen, le 10 juillet 1812, iils d'un ancien con-
sul de France à File Maurice et à Brème, a été
autorisé, en même temps que son père, par décret
de juillet 18ô9, à joindre à son nom celui de de Jouy.
BARBIER (B nn ).
L'état de noblesse de cette famille nous est in-
connu.
Armes : Parti: Au 1, d'argent, au coq de sable,
la tête contournée, crêtée et barbée de gueules;
au chef d'azur chargé d'une étoile d'argent; au
2, d'or, à l'épée d'azur et à la pensée au naturel
passées en sautoir, à la Champagne de sable,
chargée d'une gerbe d'or.
REPRÉSENTANT ACTUEL :
Barbier (Georges-Paul, B on ), 69, rue de
Rome, à Paris. Marié à X. d'IvERNOis.
BARBOU.
Les Barbou sont originaires de Limoges.
Un Regnauld Barbou fut prévôt de Paris en
1270. Il y a une branche des Barbou établie dans
les Pays-Bas. Hugues Barbou, souche de ceux de
Limoges, y vint de Lyon, au xvi e siècle.
Un Barbou, d'abord trésorier de France, fut
anobli par une charge de secrétaire du roi.
Jean Barbou, libraire de Paris, acheta la terre
de Monismes de la marquise de Béthune, et h:,
transmis ou céda à son frère, autre Jean Barbou
des Courrières, mort en 1727, le premier de la
famille qui ait ajouté à son nom celui de des Cour-
rières.
La branche des Barbou des Courrières com-
mence à Martial Barbou, fils de Jean, et, comme
lui, imprimeur-libraire à Limoges, seigneur de La
Vallette, des Courrières, de Thias et des Places, etc.
Consul de l'élection de Limoges, mort en 1787,
laissant postérité, il a fondé par testament une
place gratuite à l'hôpital de Limoges pour un ou-
vrier imprimeur.
L'établissement d'imprimerie des Barbou de
Paris, célèbre par ses éditions classiques de 1704 à
1808, était administré par les cadets de famille.
L'aîné résidait à Limoges.
Armes : D'azur, à un dexlrochère d'argent
tenant une plume et un épi d'or surmontés d'un
croissant de même.
Devise : Meta laboris homos.
BARGETON DE CABRIÈRES.
La maison de Bargeton, originaire du diocèse
d'Uzès, fut anoblie par lettres patentes de Fran-
çois 1er du mois de novembre 153-3, en la personne
de Mathieu de Bargeton, seigneur de Lédenon,
demeurant à Uzès. Pierre, son arriére-petit-fils,
fut condamné comme usurpateur de noblesse,
faute d'avoir produit, devant M. de Bezons, l'ori-
ginal desdites lettres d'anoblissement. Use pour-
vut en conseil du roi, et obtint un arrêt le 81 mars
L672 qui. en le maintenant dans sa noblesse,
nonobstant qu'il ne rapportât pas l'original des
lettres d'anoblissement, dont Sa Majesté le dis-
pensait, en considération de ses services et de
ceux de ses prédécesseurs, ordonna qu'il jouirait
des privilèges attribués aux autres gentilshom-
mes du royaume. Cet arrêt fut confirmé par lettres
patentes du roi données à Saint-Germain-en-Lave,
le 18 avril 1672.
La libation suivie de cette famille commence à
Mathieu de Bargeton, père de Nicolas de Barge-
lor\, seigneur de Gabrières, gentilhomme ordinaire
— 6.") —
— 60 —
de la chambre du duc d'Anjou en 1580, viguier
royal de la ville d'I r zés en 1581, marié à Jeanne de
Joannis de [.a Roche Saint-Angel, en 1550, dont
il eut postérité.
Armes : D'azur, à un chevron d'or, accom-
pagné d'une rose d'argent posée à la pointe de
Vécu; au chef d'argent, chargé de trois croi-
seltes de gueules.
BARRÉ DE SAINT-VENANT.
Famille originaire du Poitou où elle a fourni des
écnevins et maires des villes de Poitiers et Niort,
établie à Saint Domingue au xvme siècle, dans la
Brie, en Vendomois et Berry au xixe siècle.
Divisée en plusieurs branches : de La Thibau-
dière, La Ricottière, Chabans et Saint-Venant,
toutes éteintes aujourd'hui, sauf la dernière, titrée
par Pie IX en 1809.
Armes : Parti : au 1, d'argent, au sautoir de
siuople, accompagné en chef d'un lambel de
gueules ; au 2, d'azur, au chevron d'argent, ac-
compagné en chef de deux mouchetures d'her-
mine de même, et, en pointe, d'un soleil d'or.
REPR ES EN TANTS ACT UELS :
1° Barré da Saint- Venant (G te Raoul), né
le 4 mai 1845. ancien zouave pontifical,
marié le 18 décembre 1871 à Marie-Eustelle
de Saint-Légier-d'Orignac. — Résidence :
yiUeporcher- Saint -Ouen, près Vendôme
(Loir-et-Cher).
Enfants : a) Adhémar. élève à l'Ecole
militaire de Saint-Cyr; b) Henri; c) Pierre
et cinq filles.
2° B. de S.-V. (Julien), inspecteur des
forêts à Nevers, chevalier delà Légion d'hon-
neur, né le 4 septembre 1847, marié le
11 septembre 1873 à Marie-Thérèse de
Bengy de Puyv allée, dont deux filles.
Tous deux lits de Adhémar J.-C, coin le
B. de S.-V., ingénieur en chef des ponts
et chaussées, membre de l'Académie des
sciences, et de Julie Rohault de Fleury,
décédé en 1886.
Neveux de Adolphe G.-L. IL de S. -A"., ca-
pitaine aux hussards de la (larde royale,
époux de Félicie de Larminat, décédé en
en 1857.
Petit-fils de Jean B. de S.-V., colon do
Saint-Domingue, lieutenant-colonel de ca-
valerie, chevalier de Saint-Louis, etc.
Tome II.
BARTOUILH DE TAiLLAC.
Famille originaire de Misson, près Dax (Landes).
Jehannot de Bartouilh, écuyer, se dit fils de
noble Jean Bartouilh dans son contrat de ma-
riage avec Clémentine de Laseigne, le 17 sep-
tembre 1537.
La famille Bartouilh vint se fixer dans la suite
à Nérac (Lot-et-(iaronne). Louis-Bertrand de
Bartouilh, écuyer, quitta la profession des armes
suivie par ses ancêtres pour embrasser la carrière
de la robe. 11 épousa à Nérac Marthe Descazels,
le 31 mars 1712. Juge civil et criminel d'Espieux
et de Colignac, il obtint le 8 juin 1739, du prévôt
et du procureur du roy de la prévôté royale de
Dax, une attestation de sa noblesse et de celle de
ses ancêtres.
11 eut de nombreux enfants: l'aîné Daniel-Ber-
trand de Bartouilh, seigneur de Bue, était écuyer,
conseiller du roy, lieutenant particulier au prési-
dial et sénéchaussée de Nérac.
Un autre fils Jean Bartouilh, fut commandant
du Louvre.
Un autre lils Pierre Bartoiulh de Taillac, lieu-
tenant général criminel au présidial de Nérac. fut
envoyé à l'échafaud en 1793, à Bordeaux, comme
noble et ayant un fils émigré à l'armée des princes :
tous ses biens furent saisis.
C'est ce Pierre Bartouilh de Taillac qui fut le
chef de la famille actuelle. Son fils, à la rentrée
des émigrés, fut nommé àla cour des comptes. Son
petit-fils fut également conseiller référendaire à la
cour des comptes.
La famille Bartouilh compte parmi les membres
de sa famille, le comte Jaubert, pair de France,
ministre, qui était petit-fils d'une demoiselle Bar-
touilh, mariée à M. Capot de Feuillide.
Armes : L'or, ù lu barre de gueules, charg
d'un poisson (thouil) d'urgent.
Supports : Deux lions.
Devise : Vis unita for lion.
Couronne de comte.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1° Bartouilh de Taillac (Raymond),
avocat. Résidence : Auch (Gers).
2° B. de T. (Albert), marié à M lle de No-
livos. Résidence : Esvivès, par Auch (Gers).
3° Marguerite, mariée à d'Arodesde Pey-
riague, capitaine au 123 e d'infanterie, ;i La
Rochelle.
4" B. de T. (Léonce), administrateur eu
( îoehinchine.
5° B. de T. (Paul). Résidence : Blaye
(( rironde).
67 -
GS —
BASTARD (de).
La maison de Bastard, d'ancienne et noble ex-
traction, est originaire, au xie siècle, du comté
Nantais. Elle a répandu ses branches en Angle-
terre, où Robert Bastard suivit, en 1000, Guil-
laume le Conquérant, et où subsistent encore ses
descendants du nom, en Bretagne, en Berry, en
Poitou, au Maine, en Gascogne, Guyenne et Lan-
guedoc.
De tous temps, les sujets de cette maison onl
figuré avec honneur et occupé des situations éle-
vées. Eon Bastard combattait à la bataille de Dol
en 1173 ; Pierre Bastard du Pèlerin prenait part à
la sixième croisade; Guillaume de Bastard, vi-
comte de Fussy, était lieutenant général pour le roi
Charles VII, en Berry; Henri de Bastard, mar-
quis de la Cressonnière, en Poitou, chevalier de
l'ordre du roi, était gouverneur des ville et châ-
teau de Maillezais; Macé de Bastard, seigneur de
Dobert, au Maine, était secrétaire de Louis XI ;
Denis de Bastard, marquis de Fontenay, mourut
chef d'escadre des armées navales à la Guadeloupe
en 1723; Pierre de Bastard, seigneur du Bosq, en
Gascogne, commis à la garde de la cornette
blanche, était tué à la journée d'ivry, en 1590;
Jean, comte de Bastard d'Estang, en Armagnac,
était chevalier d'honneur de la cour souveraine
de Montauban, au moment de la Révolution ;
François-Dominique de Bastard, baron de Saint-
Denis, était grand-maître des eaux et forêts de
Guienne, Gascogne, Béarn et Navarre au xvm e siè-
cle; François de Bastard, seigneur de La Fitte,
en Languedoc, était premier président du Parle-
ment de Toulouse en 1762.
La maison de Bastard compte vingt-huit cheva-
liers dans l'ordre militaire de Saint-Louis ainsi
que dos chevaliers dans les ordres de Blindes,
Malte, Saint-Lazare. Dans ce siècle-ci, elle compte
vingt-cinq nominations dans l'ordre de la Légion
d'honneur parmi ses membres, dont on peut citer
François, comte de Bastard d'Estang, grand offi-
cier de la Légion d'honneur, vice-président de la
Chambre des pairs, président à la Cour de cassa-
tion, et ses quatre frères: Victor, officier supé-
rieur dans la garde royale, député du Lot-et-Ga-
ronne ; Armand, préfet du Cher sous la restaura-
tion; Auguste, brigadier des mousquetaires gris
de la garde du roi, chef d'escadron au corps royal
d'état-major; Henri, procureur général du roi
Charles X, à Riom, président honoraire à la Cour
d'appel de Paris, marié à sa cousine, héritière de
la branche des marquis de Bastard de Fontenay,
seigneurs de Dobert, au Maine.
A.rmes : D'or, à l'aigle d'empire; mi-parti : d'a-
; ur, à la fleur de lis d'or.
L'écu entouré d'une chaîne donner, en 1540.
par le roi François I 11 A Claude de Bastard pour
ses bons services ;mx guerres du Piémont.
Cimier: Un ange issant de la grosse tour de
Bourges, tenant de la dextre une épée jlam-
boyante, et de la senestre une croix fleurdelisée.
Supports : A dextre, un ange de carnation
tenant une bannière armoriée d'une fleur de lis
de France', à senestre, un griffon soutenant une
bannière à l'aigle d'empire.
Devise: Cunctis notafides, concédée, en 1427,
par Charles Vil à Guillaume de Bastard, vicomte
de Fussy et à ses descendants. La branche des
marquis de Bastard de Fontenay, seigneurs de
Dobert, au Maine, a toujours continué à porter,
pour demeurer fidèles à la tradition, l'antique de-
vise : Regum sangnis et Cœsaris.
Cri : Biex aye.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Branche aînée
Bastard d'Estang (François. G te de);
chevalier de la Légion d'honneur, ancien
officier aux mobiles de la Sarthe, ancien
secrétaire général de la préfecture de
Seine-ët-Oise (1875), ancien sous-préfet
de Dieppe (1877) sous le gouvernement du
maréchal de Mac-Manon, président de la
Société historique et archéologique du
Maine, maire, depuis seize ans. de là com-
mune d'Avoise (Sarthe), où il demeure au
château de Dobert.
Sœurs : a) Denise, veuve du comte de
Gàstellane; 6) Jeanne, mariée au vicomte
de Roquefeuil, colonel du 3 e chasseurs;
c) Marie, mariée au vicomte du Peyroux,
ancien officier de zouaves.
Branche cadette
Bastard de Saint-Denis i René, B on de),
demeurant au château de Saint-Denis-sur-
Garonne, près Agen.
Frères : a) Pierre, officier de cavalerie;
b) Henri, aspirant de marine; c) Raymond.
Cousins-germains: 1" Edouard, marié à
.M 11 " de Rohan-Chabot ; 2° Raoul, marié à
Marguerite de Lary de La Tour. Rési-
dence : château du Mirail, près Lectoure
(Gers) : 3° Albert, marié à M lle N... de Rar-
botan. Résidence : château de Peyraube
(Hautes-Pyrénées).
BASTON DE LARIBOISIÈRE.
Maison originaire du Poitou et de la Bretagne,
fort ancienne, dont le nom patronymique est Bas-
ton. Le général comte de Lariboisière, un des
69 —
- 70 —
lieutenants les plus distingués île l'empereur Na-
poléon 1er, a jeté sur elle un grand éclat.
En 1307 et en 1372, Jean Baston tenait le seel
pour le prince d'Aquitaine, établi en la ville de
La Rochelle, pour le roi d'Angleterre.
En 1508. messire Guillaume Baston était commis-
saire-contrôleur de l'artillerie de France. En 1581,
Jean Baston, écuyer, seigneur de la Gemerais, fut
député de Fougères aux Etats généraux. En L73S,
un Baston de la Vellerbue était connétablede Fou-
gères.
En 1780, un membre de cette noble famille, sim-
ple lieutenant d'artillerie au régiment de La Fère,
était appelé à faire glorieusement les campagnes
de la Révolution et de l'Empire; il figurait dans
nos fastes militaires comme général de division,
comme premier inspecteur d'artillerie, sous le
nom si noblement conquis de comte de l'Empire.
Les restes mortels du général de Lariboisière re-
posent dans les cavaux des Invalides, et son nom
est écrit sur une table de marbre, vis-à-vis de la
chaire, dans l'église de l'hôtel impérial. 1-1 est
également inscrit sur l'un des huit tableaux qui.
seuls, devaient, dans le principe, décorer l'arc de
triomphe de l'Etoile.
Son fils aine, le comte Honoré-Charles de Lari-
boisière, sénateur, s'est montré digne de sa famille
et de son illustre père. Sorti en 1809 de l'Ecole
polytechnique avec le grade de lieutenant d'artil-
lerie, il fit d'abord la campagne de Wagram.
Après la paix il remplit plusieurs missions en
Westphalie et en Pologne. Nommé capitaine quel-
que temps après, il se distingua à Malojaros-
lawetz et à Krasnoé. Blessé et tombé sous son che-
val tué par la mitraille ennemie, il eût péri au
passage de la Bérézina, sans le dévouement d'un
de ses soldais. A sa rentrée en France, le capitaine
de Lariboisière fut nommé chevalier de la Légion
d'honneur et chambellan de l'empereur. Au re-
tour des Bourbons, il rentra dans la vie privée et
se livra à la culture des arts.
En 1851, le comte de Lariboisière eut le mal-
heur de perdre sa première femme, à la munifi-
cence de laquelle on doit le magnique hôpital de
Lariboisière, le plus beau monument assurément
de tous ceux élevés par la charité.
Armes : Coupe : au 1 d'azur, à l'épée d'argent
en pal, la garde et la poignée d'or : parti de
gueules à trois tubes de canons d'or, posés en
fasce Vun au-dessus 'Je Vautre: le 2 d'or, au
chevron de gueules , accompagné en chef de
deux l rèjles de sinople, et, en pointe, d'une quin-
tefeuille de même.
Couronne de comte.
L'écu posé sur un manteau de sénateur*
BAUFFREMONT (de).
Voy. pour l'histoire de cette maison, le tome I er ,
col. 37 4.
REPRESENTANTS ACTUELS :
I. — Branche cadette
Bauffremont (Anne - Antoine- Gontran
P ce -duc de), né à Paris 1'' K', juillel L822,
fils du prince Théodore et de Laurence de
Montmorency, décédés ; marié ;i Paris, le
1 juillet L842, à Henriette-Pauline-Hilaire-
Noémie, comtesse d'AuBussoN de La Feuil-
lade. Résidence: 87, rue do Grenelle, ;i
Paris.
Enfants : I" Prince Pierre-Laurent-Léo-
^old-Eugène, né à Paris, le 6 septembre
1843; marié à .Madrid, le 11 mars L865, à
Marie-Christine-Isabeile-Ferdinande Osorio
de Moscoso-y-Bourbon, grande-duchesse de
Astrico, dixième marquise de Léganès et de
Morata de la Vega, doux lois grande d'Es-
pagne de l 1 " classe, née à Genève, le 26 mai
1850, dont: a) Princesse Marie-Louise-lsa.-
belle- Caroline- Françoise -Paule- Laurence,
née à Paris, le 1 er mars 1871: in Princesse
Marie: Hélène- Adélaïde-Eugénle-Januaria-
Noémie-Laurence, née à Paris, le 5 janvier
1878 ; c) Prince Pierre-d'Alcantara-Laurent-
Joseph-Marie-Alexandre-77a ; o7/o/v'. né a Pa-
ris, le 28 octobre 1879;
2° Princesse Marguerite-Lau-Yence-Aime-
Blanche-Marie, née à Paris, le:: avril 1850;
mariée, à Brienne, le 18 mai 1868, à René,
comte de Nettancoûrt-VaubecôurtI l'évi-
dence : 17, rue Vaneau, à Paris.
Sœur : Princesse Elisabeth- Antoinette-
Lauroiiee-Aloxandnno-/ô ; //e/V. née à Paris,
le 13 juillet 1820; mariée à Paris le 11 no-
vembre 1837, à Louis de Gontaut-Biron,
marquis de Gontaut-Saint-Blancard. Ré-
sidences^, rue Saint-Thomas-d'Aquin, à
Paris, et château de Saint-Blancard (Gers).
IL — Branche aînée
(Eteinte dans les mâles)
Bauffremont i Paul. P -due de), dé cédé
le 3 novembre 1893; marié à Ghimay, le
18 avril 1861, à Valentine de Riquet, com-
tesse de Garaman, séparée le I" 1 ' aoûl 1874,
et remariée à Berlin, le 21 octobre 1875, à
Georges, prince Bibesco.
Filles : a) Princesse Catherine-Ma.rie-Jo-
séphine, née à Moulins (Allier), le 8 juin
1862; mariée à Bucarest, le 17 uni 1888, à
Nicolas'Nicolaïévitch Vlassow, secrétaire
- 71
— 72 —
d'ambassade , attaché au ministère des
Affaires étrangères à Saint-Pétersbourg ; b)
Princesse ,/ea?m£-Marie-Émilie., née au châ-
teau de Ménars (Loir-et-Cher), le 3 septem-
bre 1864; mariée à Naples, le 8 juin 1891,
à Lodovico-Sanfelice, prince de Viggiano.
Résidence : Naples.
BEAUSOBRE {de).
Ancienne famille qui subsiste en plusieurs
branches établies, l'une en France, l'autre en
Prusse, la troisième en Suisse et la quatrième en
Russie. Plusieurs mémoires de 1617, 1703 et 1771
nous apprennent que cette maison originaire de
Provence, dont le nom primitif est de Beaux, re-
monte à Jonas-Baltha, qui portait pour armes ou
plutôt pour devise (car les armes n'étaient pas
encore en usage) unegrande étoileàseize rayons,
au bas de laquelle était écrit en lettres gothiques
Daltlia. 11 se maria, en 890, avec Sibylle de
Lavemberg, dont il eut plusieurs enfants.
Arnault de Beaux, né à Soubrebost, en Limou-
sin, le 30 avril 1541, servait en 1556 dans la pre-
mière compagnie des cent gentilshommes de la
garde du roi sous M. de Boissy, qui l'appelle dans
un mandement Mons de Beaux-de-Soubrebost. 11
se trouva en 1562 au siège de Rouen, fut nommé
en 1568 major du régiment des gardes, passa la
môme année au service des princes de Gondé et,
en 1572, pour se sauver du massacre de la Saint-
Barthélémy, se retira près de Saulieu, à Thoeii-
Sipierre, chez M. de Sipierre, son beau-frère, puis
de là il passa à Genève.
Cet Arnaud ne signait point dans ce pays de
Beaux-de-Saubre, ni de Soubre, mais toujours de
Beaussobre,et on l'appelait le sire, ou le seigneur
de Beaussobre, ou seulement noble Arnault de
Beaussobre. Dans son contrat de mariage, fait à
son arrivée de France à Genève, scellé du scel de
la République, il est dit seulement noble Arnault
de Beau-Soubre, fils de noble Léonard de Beau-
Soubre et, de ces deux mots, s'est formé par abré-
viation le nom de Beausobre que sa postérité a
conservé. Il portait pour armes : Coupé île gueules
et d'azur, le gueules chargé d'une étoile à seize
rayons d'argent; et l'azur de deux chevrons
d'or croisés à contresens, la pointe de Vun en
]i tint et lu pointe dé l'autre en bas, appuyée sur
le bord de Vécu. Arnault de Beausobre avait
épousé : 1° Clémence, fille du feu sire Abraham de
Dijon, et dame de Saumaise, etc.;2° le27 juin 1663,
Marthe du Feu. Il eut du premier lit : Adolf, dit de
Beausobre, qui, se voyant tant de frères et de
sœurs, et peu de biens, passa en France. Il eut en
1599 une lieutenance au régiment des gardes;
depuis 100<>, il n'est plus fait mention de lui.
L'aîné du secund lit fut Jean, qui eut postérité
et commença la première branche.
Jean-Jacques, comte de Beausobre, née le 15 mars
1704, fut enseigne en 1716, aide-major en 1728, et
colonel dans le régiment d'Appelgrin. Il fut en-
voyé par le roi faire la guerre de Hongrie et
assista à la paix conclue le 17 septembre 1739.
En 1740, Sa Majesté lui donna par brevet la per-
mission de porter le titre de comte et de marquis,
ainsi qu'aux parents de son nom. En 1742, la cour
le força de prendre un régiment de hussards. Il
fut fait brigadier en 1744, maréchal de camp
en 1748, lieutenant général en 1759 et servit avec
distinction dans toutes les guerres depuis 1716. Il
fut fait chevalier de l'ordre de l'Aigle rouge de
Brandebourg en 1738, avec la permission du roi,
et nommé grand-croix de cet ordre en 1765.
La seconde branche commence à Jacques de
Beausobre, troisième fils de Jean, premier du
nom.
Elle a fourni plusieurs officiers de l'armée .du
roi.
La troisième branche est formée par Isaac de
Beausobre, dernier fils d'Arnault. Il se maria le
21 décembre 1632 à M" c Lescalle dont il eut pos-
térité.
Cette branche compte également plusieurs offi-
ciers de l'armée du roi, Léopold de Beausobre,
mort en Russie en 1754, où il était l'un des plus
anciens généraux, et colonel d'un régiment de
dragons.
Les armes de ces différentes branches sont les
mêmes que portait Arnault de Beausobre cité plus
haut.
BECKER DE SÉHOLZ.
La famille de Séholz est
originaire de Suéde. Elle
s'est établie après la guerre
de Trente Ans, à Sarrâlbe,
dans la partie de la Lor-
raine appelée autrement
bailliage d'Allemagne ou
Lorraine allemande, avec
Nicolas de Séholz, colonel de
cavalerie dans l'armée du duc
Bernard de Sàxe-Wéimar.
En 1719, le duc Léopold
de Lorraine, par égard et en
considération de la personne et des services ren-
dus par messire Georges de Séholz, capitaine-
prévôt, juge civil et criminel, gruyer et chef de
police de la ville et prévôté de Sarrâlbe, lui con-
cédait, avec droits de haute et moyenne justice,
les terres et seigneuries deWolmunster et Ormes-
viller situées au comté de Bitche et dépendant du
domaine ducal. Par lettres patentes du 3 juillet
1756, François de Lorraine, empereur d'Allema-
gne, accordait à Wolf-Françoisde Séholz, seigneur
de Wolmunster et Ormesviller, commissaire pro-
vincial de l'artillerie avec rang de lieutenant-colo-
nel d'infanterie, le titre de baron. Cette famille
s'est éteinte, dans la branche masculine, dans la
personne de Stanislas de Séholz, capitaine d'artil-
- 73 —
— l'L —
lerie,tuédèsles débuts de la conquête de l'Algérie,
et d'Ernest, baron de Séholz, décédé à Sarralbe
en 1867. Elle survit dans la personne de Frédéric
Becker, avocat à Lunéville, petit-fils et seul des-
cendant mâle de Julie de Séholz, sœur des précé-
dents, mariée à Sarralbe, en 1815, à Georges
Becker, ancien officier de cavalerie, fils de Joseph
Becker, député de la Moselle à la Convention et
aux Cinq-Cents, et qui refusa de voter la mort de
Louis XVI en prononçant ces paroles : « Ce ne
sont ni les menaces qui sont suspendues sur
moi, ni les vociférations qui tombent de ces tri-
bunes qui me feront voter contre ma conscience. »
Un autre de ses fils était général d'artillerie, et sa
fille avait épousé le maréchal comte Molitor. Par
décret du président de la République, en date du
3 mai 1879, Frédéric Becker a été autorisé à rele-
ver le nom et les armes des de Séholz.
Armes: D'argent, au sautoir onde d'azur, can-
tonné de quatre croix de Lorraine de gueules.
Couronne des barons du Saint-Empire.
BÉCHILLON (de).
Cette famille est originaire
du Poitou.
D'après une légende men-
tionnée dans les Annales de
Bouchet, un chef Troyen et
sa famille, obligés de quitter
leur pays après la prise de
Troie, auraient été poussés
par la tempête sur les côtes
de la Vendée actuelle où ils
auraient abordé et se seraient
installés définitivement.
D'après une autre légende
qui est citée par M. Bouillet
(Revue Poitevine et Saintongeaise. Juin 1880) et que
le savant Cardin se plaisait à conter, l'installation
de ces Troyens aurait eu lieu sur les bords d'un
ruisseau (en celtique Sec), auquel, en souvenir
de leur patrie, ils auraient donné le nom d'Ihon,
la citadelle de Troie. Ils auraient ainsi formé sur
ce point une petite agglomération d'individus qui
auraient été immédiatement appelés les Bec-Ilion
(d'où Bech-Ilion, Béchillon).
Peu à peu ils seraient devenus les maîtres de la
région et auraient, pour la défendre, établi non
loin du Bec-Ilion un « castrum » que nous voyons
mentionné, bien des siècles plus tard, dans le
Trésor des Layettes des Chartes (tome III, page
385 b), sous le nom de « castrum de Mareuil et de
Béchillon » et sur le territoire duquel on a récem-
ment fait des découvertes intéressantes. (Voir An-
nuaire de la Société d'Emulation de la Yendée,
années 1881-1882 et 1883.) Il existe d'ailleurs
encore, dans la région précitée, un village et un
château, ainsi qu'une forêt de 400 hectares renfer-
mant du kaolin, qui portent tous les trois le nom
de Béchillon, mais avec cette particularité que ce
nom s'y est modifié et y est devenu successive-
ment Buchillon, puis Buchignon. (Géographie de
la Vendée, par Joanne, pages 43 et 44. Armoriai
du Poitou, par Gouget, page 169. Etat du Poi-
tou sous Louis XIV, par Dugast-Matifeux, page
303.)
Si ces légendes sont vraies, les de Bécliillon au-
raient, à une certaine époque, sans doute à celle
des premières guerres entre les Français et les
Anglais, quitté le Bec-Iiion et le castrum pour
aller s'installer à Epanes (Deux-Sèvres) où nous
pouvons les suivre, sur documents authentiques
et sans interruption. (Voir le Nouveau Dictionnaire
des familles de l'ancien Poitou, par les RR. PP.
Beauchet-Filleau, de l'ordre de Saint-Benoist),
depuis le roi saint Louis, c'est-à-dire depuis une
époque de beaucoup antérieure à celle de l'an-
nexion de cette contrée à la France.
Armes : D'argent, à trois fusées de sable
mises en fasce.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Béchillon (Frédéric, M is de), chef du nom
et des armes, domicilié à Pau (Basses-Pyré-
nées), dont 6 fil s : le comte Robert, demeurant
à Libourne (Gironde), les comtes Alfred,
Joseph, Jacques, René et Pierre, demeurant
à Pau, et 2 filles : Charlotte et Marie, domi-
ciliées à Pau.
Frères et sœurs : 1° le comte Eugène,
demeurant au Mans (Sarthe), dont 1 fils, le
vicomte Jean, domicilié à Granville (Man-
che) et 1 fille, Yvonne, demeurant au Mans :
2° Marie, domiciliée à Nogent-sur-Marne
(Seine); 3° Gabrielle, demeurant à Ver-
sailles.
Cousins germains : l re branche. 1" l'abbé
Emile, domicilié à Gizay (Vienne); 2° Ca-
roline et 3° Angèle, domiciliées à Ceaux
(Vienne). — 2 e branche. 1° le comte Ga-
briel, demeurant à Chasseneuil (Vienne),
dont 2 fils, les vicomtes Gabriel et Orner,
domiciliés à Chasseneuil; 2° le comte Raoul,
demeurant à Paris; 3°, 4° et 5°, Caroline,
Pouline et Berthe, domiciliées à Poitiers
(Vienne).
Cousins issus de germains : Branche uni-
que.
1 er rameau : le comte Gaspard, demeu-
rant à Jaulnay (Vienne), dont un fils, le
vicomte Bernard, domicilié à Jaulnay.
2 e rameau : le vicomte Jean, demeurant
à Poitiers, dont 1 fils, le baron Alphonse
— IO
70
et 2 filles, Anne et Hélène, domiciliés tons
les trois à Poitiers.
BEFFROY DE LA GRÈVE (de).
Cette famille, d'origine chevaleresque, parait être
d'extraction Danoise-Normande, comme l'indique
le plus ancien document connu, où paraisse le
nom de Beffroy, qui figure dans une charte du
monastère de Saint- Vigor, au diocèse de Baguin
delà fin du xr siècle. (Test une donation faite en
1093, par Arnoul Beffroy, aux religieux de Saint-
Vigor-en-Périers. (Carlulaire de Mai~moutiers,
tome II, folio 88.)
W. de Beffroy, gentilhomme Champenois, prit
part à la cinquième croisade, où son nom est men-
tionné dans la charte de Damiette en 121!'. (La
noblesse de France aux croisades, par Itoyer,
page 227.)
La famille de Beffroy a ajouté à son nom celui
de La Grève, par suite de l'alliance de Gtobert de
Beffroy avec Hélène de La (trêve, dernière du
nom en 1410.
Parmi leurs descendants, Salomon de Beffroy
fut, en 1712. bailli provincial d'Epée de Soissons,
et, en 1769, Jean-Baptiste de Beffroy, son petit-fils,
fut également nommé grand bailli d'Epée duSois-
sonnais, et c'est en cette qualité qu'il convoqua et
présida, le 27 avril 1789, l'Assemblée des Trois
ordres réunis pour l'élection des députés àenyoyer
aux Etats généraux, à Versailles.
Alliances : D'Aguin, d'Argy, d'Apremont, des
Agvilles, deBohan, du Bois d'Escordal, de Boistel,
de Boutteville, de Brodart, de Carameau, de
Charpentier d'Audron, de La Chevardière, de
Dalles, d'Escarmeville, de Fontaine, de Fresneau,
de La Grève, d'Harzillemont, des Laires, de Pa-
vant, de Roucy, de Saudras, de Wignacourt, de
Villers, de Vissée de La Tude, etc.
Armes : De sable, au lion d'argent . armé et
lampassé '/c gueules, lu queue contournée et
pass< : >> entre les jambes.
REPRÉSENTANTS ACTUELS:
Branche aînée
Beffroy de la Grève (Charles-Louis,
M" de), né le 27 mars 1816, veuf de M l,e de
Maillard de Landres, dont : Ferdinand,
né en 1843, marié à Blanche de Coi.net,
dont 2 filles.
Branche cadette
I" Beffroy de la Grève (Louise-Marie-
< Ihàrlotte de), mariée ;i J.-P.-( m.-L., comte
de Joybert, le 17 juin 1874; 2° Louise-
Adélaïde-Sidonië, née l<> 21 avril 1824 :
^Pierre; !" Marie; 5° Blanche, non mariés.
BEGOUEN.
La famille Bégouën est
originaire du Poitou où on
trouve ses traces dès le
xn e siècle.
Au xvi" siècle, Gabriel
Bégouën, sieur de Loumo,
émigra deTusson en Poitou,
pour l'île de Saint-Domin-
gue.
Jacques-François Bégouën,
chevalier de l'Empire, par
lettres patentes du 2G avril
1808; comte de l'empire par
lettres du 21 décembre 1808,
avec institution du majorât sur la terre du Wal-
lace, par lettres du 16 décembre 1810; député du
bailliage de Gaux aux Etats généraux de 1789;
conseiller d'Etat, un des principaux rédacteurs du
Gode de commerce; armateur au Havre; com-
mandant de la Légion d'honneur; né à Saint-
Domingue le 20 décembre 1743, mort en 1831, fils
de Claude-Guillaume- Vincent Bégouën, marié en
1776, à Jeanne Mahieu, dont il eut dix enfants.
A sa mort des raisons de famille firent partager
le majorât et le titre fut abandonné. Quelques
années plus tard, son second iils Paul, après
entente avec ses frères, obtint de Napoléon III le
droit de faire revivre héréditairement dans sa
branche le titre de comte (octobre 1861).
Armes : Coupé : au 1, d'argent, à un palmier
d'or: nu. 2. d'azur, à un vaisseau de même.
RE PRÉS EN TANTS ACT UELS :
André, baron Bégonën-Demeaux, maire
du Havre, chevalier de la Légion d'honneur,
né en 1798, mort en 1866, marié à Flora
Foache, eut pour lils Gustave et Edmond.
1° Gustave, né en 1800. mort en 1887).
marié à Mélanie de Picard, dont :
a) André, né en 1854, marié à Adrienne
de Gentil; b) Max, né en 1857, marié à
Marie Edoux; g) Robert, né en 1862, mari*' 1 ;
tous trois en résidence au Havre.
2° Edmond, né en 1821, mort en 1885,
marié à Marie de Ciiazocrne, dont :
Baron Jules I ! gouèn-Demeaux . né en
1856, marié : l n à Suzanne Dumas-Descom-
bes; 2° à Laurence Franchet d'Espërey,
el 3° ù Marie de Ciiassy. dont baron Albert
Bégouën-Demeaux , né on 1872 (élève à
Saint-Cyr). Résidence: Paris. 35, rue de
Berry.
Paul, comte Bégouën, né en 1791. mort
• ■M 1869, marié à Napoléone-Joséphine-Ju-
/ /
78 —
lienne Caffarelli, eut pour fils Maximilien
et Louis.
1° Maximilien, comte Bégouën, né en
1827,, mort en 1885, marié à Léonie Che-
vreau, dont :
a) Marcel-Paul-Henri, comte Bégouën,
né en 1862, marié en 1890, à Claire de
Chollet, capitaine au 7 e chasseurs, à Técole
supérieure de guerre. Résidence : Paris,
10, place Saint-François-Xavier, dont :
Marie, née en 1891; b) Napoléon-Henri, vi-
comte Bégouën, né en 1863. Résidence :
Paris, 10, boulevard Saint-Germain, marié
en 1892 à Marie-Thérèse Mignondin, dont :
a) Max, né en 1893; b) Jacques, né en 1894 ;
2° B. (Louis, V e ), officier de cavalerie,
né en 1836.
Charles, né en 1799, mort en 1884 ; marié
en 1839. à Caroline de Simard de Pitray.
dont :
Jacques, né en 1851, marié en 1880 à
Paula Devès. Résidence : Château de Bel-
legarde (Dordogne).
BÉJARRY (de).
Famille noble, connue en bas Poitou, dès 12Ô0,
aux environs de Saint-Hermine (Vendée), dont
Maurice qui servit en outre au ban des nobles du
Poitou de 1491. (Voir Pierre de Sauçai/).
Jehan et Jacques (LaGuesménièreetLaLouhène)
capitaines huguenots au xvie siècle. (Voir d'Au-
bigné, La Copelinière, etc.)
Alexandre et son fils Charles-Etienne, marquis
de La Roche Grigonnière (1703 à 1734).
Gaspard, Balda, Armand, chevaliers de Malte.
Maintenue de noblesse de Barentinen 1667, etc.
Seigneuries : La Louhène, La Guesménière, La
Roche Gueffir, La Grignonnièfe, Le Poiron, Le
Colombier, La Corbinière Saint-Vincent , Che-
nillac, etc.
Armes : De sable, aux trois fasces d'argent.
Supports : Deux lions.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1° Béjarry (Théobald, M is de), marié à
Berthe de Tenouy, dont : huit enfants, non
mariés, à ce jour ;
2° B. (Amédée. C te de), sénateur, marié
à Elisabeth de Sibeur de Saint-Ferriol.
dont : huit enfants, non mariés ;
3° Enfants d'Edmond de B. et d'Hélène
Caillaud, décédés ; a) Armand, marié en
1895 à Henriette Hellmann; b) Louis, ma-
rié en 1893 à X. Coinqi et; c) Xavier, non
marié: d) Victoire, mariée ;i Henri de
Si yrol;
4° Armand, marié à Honorine Rampillon
de la Sargëre, dont : a) Marie, mariée à
Joseph de Bernon; b) Henri, marié à Emi-
lienne Guerotii de La Payain.
BELENET (de).
Cette famille, dont le nom s'est successivement
écrit Belnet, Bellenet, Belenay et Belenet, est ori-
ginaire du comté de Montbéliard ; elle s'est divisée
en plusieurs branches : ceiles
de Chariez, deVesoul, de Be-
sançon, sont éteintes aujour-
d'hui. La branche actuelle-
ment existante semble de-
voir être celle de Vellers ou
Villersexel, bien qu'elle ne
puisse établir sa filiation que
depuis Christophe de Belle-
ney de Porrentruy, qui, étant
venu habiter Vesoul, reçut
en 1047 des lettres de natu-
ralité.
Le titre d'écuyer, que por-
taient les Belenet de Veller, semble indiquer, sui-
vant l'assertion de Dom Pelletier, qu'ils étaient
nobles de race. Du reste, dans le texte allemand
de la baronnie de < iranges (une des quatre terres),
ils viennent immédiatement après les Gramont,
Vézet, Brévans, et avant les Verne, Navarret...
Si plus tard, comme le dit B. de Lurion dans son
nobiliaire de la Franche-Comté, Jean-Claude-Jo-
seph Bellenet fut anobli en 1740 par un office de
secrétaire du roi au parlement de Besançon, c'est
qu'en émigrant en Franche-Comté, cette famille,
malgré sa noblesse incontestée, ne pouvait jouir,
sans des titres français, des privilèges et excep-
tions accordés à la noblesse de France.
L'alliance en 1453 de Jehan Belenet de Veller,
avec Marie de Quingey, confirme l'assertion de
Dom Pelletier, car la famille de Quingey, qui prou-
vait sa filiation dès 1054 de Simonin, grand bou-
teiller du comte de Bourgogne, et occupait les pre-
mières dignités à la cour des ducs de Bourgogne
(un échanson et un page de Charles le Téméraire)
n'eût pas toléré une mésalliance.
L'époque la plus reculée où il soit fait mention
de cette famille est 1393, où noble Jehan Belenet de
Veller assiste comme témoin à l'acte d'hommage
prêté par Jacquot de Grachaut, écuyer, 'lu comte
de La Roche, seigneur de Villersexel (17 janvier
1393) (Archives , lu Doubs, E. 1441), puis en L436
Jehan Belenet, curé de Ray, assiste comme témoin
du seigneur de Ray dans L'affranchissement des
habitants de Ray,
— 79
80 -
En 1453, noble Jehan III Belenet épousa Marie
de Quingey.
En 1616, un Belleney est membre du conseil de
Régence de Montbéliard au nom du comte Jean-
Frédéric, duc de Wurtemberg.
Cette famille s'est alliée aux familles de Quin-
gey, de Yillechevreux, de Gharmoille, Bublet de
Bougnon, de Lasnons, Daniel de Chevannay,
Gravelle, Simonney, de Vongécourt, Foureault de
Pesme, de Mousin de Villers, Ansoim le Vert, de
Mézières, de Bonveyron, Berthier de Grandry, de
Saint-PerndeLaTour Barençon, de BelotdeLeleu.
Armes : D'azur, au chevrond'or accompagné
de trois roses du même, 2 et 1.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions.
BELLIER DE VILLENTROY.
Cette famille est originaire
de Paris ; sa généalogie est
bien établie depuis 1523 (Ar-
moriai de France, édit de
Louis XIV. 1696, à la grande
bibliothèque, salle des Mo-
numents, Paris II, page 1248;
bureau de la rue de Tour-
non , n° 969 de l'enregis-
trement. Vérifié en 1867).
Martin-Joseph Bellier est
le premier membre mar-
quant de la famille ; il fut
prévôt des marchands, éche-
vin de Paris, quintinier, conseiller du roi sous
Louis XIV.
Le nom de Bellier vient de Bellum belli.
Le nom de Villentroy, ou Villantrois ou Villen-
trast, provient d'une seigneurie de Touraine,
alliance très ancienne de famille (Voir le cata-
logue de Tours des Villantroys, charte de 1780).
Il serait superflu de donner toute la généalogie
de la famille, qui est très longue et nombreuse.
En résumé, les derniers descendants de cette
ancienne famille de Villentroy sont :
Bellier de Villentroy, Pierre-Antoine, né en 1800
mort en 18X2, ayant été pendant cinquante-quatre
ans magistrat, président de la Cour d'appel de
l'île de la Réunion, officier de la Légion d'hon-
neur, officier de l'Instruction publique, comman-
deur de Grégoire XVI. De son mariage avec Mé-
lanie de Villéle, nièce de M. de Villèle, ancien
ministre des finances sous la Restauration, il a
laissé neuf enfants.
Les Bellier de Villentroy sont alliés aux fa-
milles de Maupassant, de Montmort, de Monette,
de Jussieu, Geoffroy de Villemain, Bouret de Val-
leroche, Caubet d'IIauteville, Villiers de l'Isle-
Adam, Le Normand d'Etiolé, Ligier We La Prade,
.Michel de Pignon, Martin de Martinfort, de Iii-
beri, Paris de Treffond, de Forceville, Claude de
Gin, de Merey, de Laleu, Bellier de Montrose,
Bellier de Beaumont. Bellier de La Charignerie,
de Raucourl, de Lalenf, de Tourris, Lory des
Landes, de Heaulme, Sicre de Fontbrune, d'En-
causse de La Battu, de Villèle, de Galard, de
Beauregard, deMauléon, de Lafage, de Puyvers,
de Neuville, de Pons, de Ségalas, de Montbrun,
d'Armand de Chateaurieux, Desbassyns de Riche-
mont, Brossin de Saint-Didier, Dodun de Keroman,
de Bontillier-Chavigny, deMoussac, de Bertin d'A-
vesnes, de Chancel, Roux de Chàteaurocher, etc.
Armes : D'azur, à une tour d'argent sur une
terrasse de meute accompagnée à l'angle dextre
du chef d'un soleil naissant et rayonnant d'or.
Couronne de comte.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Bellier de Villentroy (Pierre), marié
à Adrienne de Bp]rtin-d'Avesnes, dont :
deux fils : à) Pierre, b) Paul.
B. de V. (Alfred), marié à Marie de
Villèle, dont quatre fils : a) Camille,
b) Pierre, c) Joseph, cl) Albert.
B. de V. (Ferdinand-Joseph), marié à
Marie de Chancel, trésorier-payeur géné-
ral du département de la Manche, officier
d'Académie.
BENOIST
TENDE.
ou BENOIT DE LOS-
Famille originaire de l'Angoumois.
Le premier connu de cette famille est Jacques
Benoit de Lage-Barton, premier président au par-
lement de Bordeaux en mars 1561.
La filiation suivie remonte à Pierre Benoit, élu
à l'élection du Haut-Limousin en 1556. Son fils,
Martial, qui continua la descendance, fut prési-
dent, trésorier général de France en la généralité
de Limoges, seigneur de Compreignac et du Mas-
de-Lage, paroisse de Couzeix, fut aussi comman-
dant de Limoges, et se distingua dans les affaires
de la Ligue. Il avait épousé Jeanne Douhet, refuge
des pauvres et des religieux et consolation des
affligés, qui mourut en grande odeur de vertu, et
fut inhumée dans le cloître des Carmélites de
Limoges, avec leur habit, en reconnaissance de
ses bienfaits envers ce monastère. Pendant la
peste, elle les avait amenées au Mas-de-Lage, où
elles demeurèrent longtemps. Cette dame reçut
encore les filles de Notre-Dame lorsqu'elles vin-
rent s'établir à Limoges, et les garda six mois à
ses dépens.
Jean-Baptiste Benoît, chevalier, seigneur de
Lostende, inspecteur général des haras du Limou-
sin, épousa Marie-Anne Martin, dont François-
Joseph., baptisé à Saint-Jean de Limoges en 1752.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné
— 81 —
82
de trois mains bénissantes d'argent, 2 en chef et
1 en pointe.
Voy. Mercier de Lostende.
BERCEGOL (de).
Originaire de Villeneuve d'Agenais. où on re-
trouve sa trace depuis 1560 ; elle compte, parmi ses
membres, des consuls de cette ville, un capitaine
aux armées d'Henri IV, un prieur crosse de La
Roque-Timbau, des avocats en parlement, etc.
En 1720, à la suite d'une alliance, elle ajouta à
son nom patronymique celui de : du Moulin et se
fixa dans le Qué'rcy où elle acquit, en 1726, la sei-
gneurie et le château de Floyras, qu'elle possède
encore.
Une branche cadette porte le nom de : de Ber-
cogol de Lile.
Armes : E car télé ; au 1, d'azur, au lion ram-
pant d'argent, armé et lampassé de même ; aux
2 et 3, d'argent, à la tour maçonnée et crénelée
de sable; au 4, d'azur à trois roses d'argent,
2 et 1.
Supports : Deux lions affrontés, langues,
armés et lampassés de gueules.
Timbre : Couronne comtale d'or.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Branche du Moulin.
1° Bercegol du Moulin (Charles de),
avocat. Résidence : Château de Floyras, par
Castel franc (Lot).
2° B. du M. (Henri de). Résidence :
Cahors (Lot).
3° B. du M. (Oscar de), percepteur. Ré-
sidence : Cluis (Indre).
4° B. du M. (Gérard de), capitaine au
L55 e régiment d'infanterie. Résidence :
Saint-Mihiel (Meuse).
5° B. du M. (Raymond de). Résidence :
Cahors (Lot).
Branche de Lile.
1° Bercegol de Lile (Ernest de). Rési-
dence : Cahors (Lot).
2° B. de L. (Edouard de). Résidence :
Cuzorn (Lot-et-Garonne).
3° B. de L. (Gaston de). Résidence :
Cuzorn (Lot-et-Garonne).
1" B. de L. (Raoul de), banquier. Rési-
dence : Angoulème.
BERNARD DE CALONNE ( de).
La maison de Bernard est d'origine chevale-
resque. Sans remonter au delà du xii" siècle, on la
voit figurer en deux de ses membres au tournoi
d'Anchin, en 1096. Les noms de famille à cette
époque n'étaient pas encore fixés. Au nom de
baptême, on ajoutait un surnom, provenant soit
d'une qualité ou d'un défaut, soit d'une terre,
soit d'une charge ou même d'un lieu de naissance.
La chronique du tournoi d'Anchin, en citant les
chevaliers entrés en lice, dit : Joannes a Baralla
Michael dictas Bemardus filius ejus, Jean de
Baralle et Michel dit Bernard, son fils. Baralle
était probablement le nom d'un domaine. Ouoi
qu'il en soit, Jean de Baralle et Michel Bernard,
son fils, appartenaient à la chevalerie delà Flan-
dre Wallonne ou du Hainaut. La filiation s'établit
dès lors sans interruption, depuis Michel, dit Ber-
nard, fils de Jean de Baralle, premier du nom,
seigneur de Bahaucourt, qui eut pour fils : Michel
Bernard, deuxième du nom, seigneur de Rahau-
court, lequel fit donation à l'Abbaye du Mont-
Saint-Eloy, près d'Arras, du consentement de
Mahaut, sa femme, et de ses enfants : Anselme,
Alexandre, Michel, Jean et Simon.
Cette maison a donné : un grand prévôt de la
ville de Cambrai ; des chanoines de la cathédrale
de Tournai; des grands prévôts de Tournai ; un
chevalier du Saint-Sépulcre ; un lieutenant général
du bailliage de Tournai.
La noblesse de race de la famille était notoire-
ment reconnue et authentiquement prouvée de-
puis plus de trois siècles avant les lettres récogni-
tives de noblesse que l'un des membres de cette
famille reçut en 1499. L'abbé Butkens et Théodore-
Augustin Casetta fournissent des dates de beau-
coup antérieures à ces lettres d'anoblissement. Il
convient d'ajouter que les membres de cette
famille n'auraient pu remplir les emplois qui leur
furent dévolus s'ils n'avaient été nobles de race.
Nous trouvons encore : Maximilien Bernard,
qui fut tué à la tête de son escadron, dans la
guerre entre l'Espagne et la France.
Florent Bernard, chevalier, seigneur d'Esquel-
mes, Florent et du Mont, qui servit en Hongrie
aux guerres de France en qualité d'enseigne.
Louis-François Bernard, titré comte de Bailleul,
seigneur d'Esquelmes, Florent, Bétignies, de Ca-
lonne et autres lieux, qui fut capitaine d'infante-
rie au régiment de Zétrus.
Le titre de comte fut conféré à Louis-François
Bernard, seigneurde Bailleul, par lettres daté, >s de
Compiégne, 19 juillet 1695.
François-Eugène de Bernard, comte de < lalonne,
par lettres patentes de Louis XIV, de 1670, cheva-
lier, seigneur de Souverain-Moulin, Auberlieu,
Binethum, Wimille, Wallers, Calonne-Ricouart,
et autres lieux, frère puîné de Charles-Alexandre
de Bernard, comte de Bailleul, qui fut capitaine
d'infanterie au régiment de Bouftlers en 1706.
Ma rie- Louis-Joseph de Bernard, comte de Ca-
lonne, seigneur de Calonne-Ricouart, Auberlieu,
Attin, Beutin, Rougefay, Vàllers et Divion par
achat, né le 18 août 1749, qui fut reçu page de la
Si —
reine rie France, sur ses preuves de noblesse, le
25 août 1764, premier page en 1767. officier dans
le corps des carabiniers en 1771 ; il fut dépouillé
de tous ses biens par la Révolution et mourut à
Londres en 1801.
Cinq branches se sont, au xv fi siècle, détachées
du tronc par la postérité de Simon Bernard, troi-
sième fils d'Arnould Bernard. Ces cinq lu-anches
sont aujourd'hui éteintes; celle des comtes de
Calonne subsiste seule.
Les six branches ont eu des alliances avec les
maisons de Landas, Maldère, Bacheler, de Cordes,
Villain XIV, Savary, de Preys, Hornu, Louchier,
Hangouart, de Maulde, d'Arre, du Mortier, du
Bois, Damman, Clément du Wault, van der
Gracht, Wyts, La Fosse, Valencia, Wouters, van
Heecke, de Lannoy, de Rocq, Ghistelles, Dimence,
Saveuse, de Hallewin, de Ligne, de Montmorency-
Nivelle, de Berghes, Lidekerke, Beaufort, de
Haines, de Crèvecœur, toutes familles nobles et la
plupart illustres de la Flandre, du Hainaut, du
pays Wallon, du duché de Bourgogne; et avec les
maisons françaises de Bonnivet, de Gouffier, de
Béthune-Sully, etc.
Armes : De gueules, à l'épée d'argent garnie
d'or, en pal, la pointe en bas, accostée de deu.r
violettes d'éperon aussi d'or, à six pointes.
Supports : Deux griffons.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Bernard. G te de Calonne (Alphonse-
Adolphe do. veuf en premières noces de
Marie-Julie Hogé, décédée le 21 juin 1880;
marié en secondes noces à Aglaé-Marie
Louchet de la Poultière , le 13 décembre
1887, dont :
a) Jules-Michel- Arnould ; b) Jeanne-Ma-
rie-Louise Athéné; e) Robert-Arnoult Mi-
chel; d) Thérèse-Marie-Claire- Adrienne.
BERNARD DE LA VERNETTE.
Cette famille, connue en Maçonnais depuis
l'année 1430, a prouvé sa filiation noble depuis
Nicolas Bernard, qui vivait en 1523 et qui est
nommé avec sa femme dans l'acte de partage de
leurs biens entre leurs enfants, passé à Mâcon le
29 octobre 1566. Tous les titres produits à l'appui
de cette filiation sont relatés au procès-verbal
d'admission en vertu duquel Claude -Philibert
Bernard de La Vernette a été reçu à la Chambre
de la noblesse des Etats de Bourgogne, à Autun,
le 23 novembre 1763, et sa généalogie a été dressée
d'après ce document} dont l'original existe à
Dijon, aux archives départementales de la Côte-
d'Or.
Xoble Nicolas Bernard, qui commence la filia-
tion, épousa Philiberte Verjus, dont il eut cinq
enfants.
Nous remarquons au septième degré Claude-
Philibert Bernard de La Vernette, chevalier, sei-
gneur de La Vernette, Villard, Cloudeau, La
Bochette, Saint-Maurice, Saint-Martin, etc., qui
fut capitaine au régiment de cavalerie d'Orléans,
chevalier de Saint-Louis, chevalier d'honneur au
bailliage et siège présidial de Mâcon, lieutenant
du roi de la province de Bourgogne au départe-
ment du Maçonnais et de la ville de Mâcon, élu de
la noblesse aux Etats du Maçonnais en 1766, etc.
De son mariage avec Marie-Charlotte de La Blé-
tonnière, le 29 novembre 1745, il a eu quatorze
enfants, dont six fils qui furent officiers dans les
armées du roi et dont deux seulement ont laissé
postérité. Abel-Michel, dit Monsieur de Saint-
Maurice, l'aîné de tous, qui a continué la filiation
jusqu'à nos jours, et Jean -Maurice.
Abel-Michel Bernard de la Vernette-Saint-Mau-
rice, chevalier, seigneur de La Bochelle, de Saint-
Maurice, Saint-Martin, etc., fut capitaine au régi-
ment de cavalerie d'Orléans, lieutenant du roi de
la province de Bourgogne en survivance de son
père, lieutenant des maréchaux de France au dé-
partement de la ville de Châtillon-sur-Seine. Il
épousa, le 6 février 1782, demoiselle Marie-Au-
gustine de Chapuis de Bozières, dont il eut plu-
sieurs enfants.
Armes : De gueules, à la bande d'or, chargée
de trois étoiles d'azur, accompagnée à senestre
d'un cor de chasse d'or, enguiché et virole
d'azur.
Couronne de comte.
Supports : Deux griffons.
Cimier : Un griffon issant.
Devise : Sonat ad aslra.
BERTHELOT DE LA BUNELAYE.
Cette famille fait partie de
la noblesse de Bretagne où
le nom patronymique Ber-
thelot ou Berthellot était très
répandu, surtout dans le dé-
partement des Côtes-du-
Nord. Toutefois, la propriété
de la Bunelaye se trouve
près de Rennes.
La famille de la Bunelaye
doit se rattacher à la bran-
che du Vivier, probablement
éteinte maintenant, et dont
deux filles s'allièrent aux
Abeille et aux Lonrmel et par là aux de Livois,
aux de La Gandinais et aux Le Clerc de La
Herverie.
Plusieurs membres de la famille de La Bune-
laye furent à l'armée et au barreau vers la fin du
85
- 80
xvi" et le commencement du xvir siècle. Entre
autres, Jean Berthelot, qui fut juge-prévôt à Ren-
nes et mourut vers 1740. Il eut trois enfants :
Philippe-Jacques, juge, sans postérité ; Zuy-Pierre,
Bénit, prêtre, docteur en Sorbonne ; Anne-Marie,
épouse de Toussaint Rallier, sieur du Batry, ca-
pitaine d'infanterie, fils du inaire de Rennes; enfin,
Jacques Bénit, major d'infanterie au régiment de
Nice, chevalier de Saint-Louis, qui épousa Jeanne-
Thérèse le Vicomte. Il mourut en 1783.
De ses deux enfants, l'un mourut officier au
régiment Royal-la-Marine ; l'autre, René-Joseph,
épousa en premières noces Anne-Marie des Rieux
dont Yves-René; en secondes noces, Marie-Eléo-
nore Billeheust de Saint-Geroyes, dont : Henry,
René, Bénit.
Yves-René épousa sa cousine Elisabeth Sainte
des Rieux (1). Il fut mousquetaire de la garde du
roi.
La protestation de l'ordre de la noblesse de
Rretagne 1789 contient la signature de Jean-Bap-
tiste Berthelot.
Plusieurs renseignements importants concer-
nant la famille de La Brunelaye sont contenus
dans la demande qu'il fit en 1814. La fille épousa
le baron de Bégnier.
Henry-Bené-Bénit eut plusieurs enfants, dont
Henry-B*mé-Michel, qui épousa Marguerite- Thaïs
Huchet de Cintré. Le dernier représentant mâle
de la famille de La Bunelaye, Henry-Albert-Marie,
est issu de leur mariage. Bésidences: Paris, rue
Notre-Dame-des-Champs , et château de Lanne-
bert, par Plouguenas (Côtes-du-Nord).
Armes : D'azur, à la bande d'argent chargée de
trois grenades de gueules ouvertes, cueillies et
feuillées au naturel, le tout accompagné de deux
croissants d'argent.
Couronne de comte.
BERTHUS DE L'ANGLADE.
Vieille famille de Saintonge.
Jean Berthus, seigneur de l'Anglade (1679-1717),
conseiller, vice-sénéchal de Saintonge, époux de
Marguerite de Latache, descendait de Gilbert Ber-
thus, seigneur du Poussaud, en la paroisse de
Médis, conseiller du roi, etc., 1580-1631. (Bulletin
des Archives de Saintonge et d'Aunis, 1586,
p. 16-17).
Alliances : du Bourg, Farnoux de La Clo-
chetterie, Dangibeaud du Maine, etc., Mallet du
Pontet 1718, de Fenis 1837.
Armes : De sable, à la couleuvre d'or (Armo-
riai de la généralité de la Bochelle, 1696).
Altas : D'argent, à l'arbre de sinople, somm< ;
d'un pigeon d'azur et accompagné en pointe
d'un lévrier passant devant le pied de ï arbre.
(1) Elisabeth des Rieux, veuve de Yves-René de la Bune-
laye, épousa en secondes noces \i. de Chàteaubourg ; leur fille
épousa M, de Pontbriand,
BESSET (du).
fààlÙ!Q>$ÇÈàl Ancienne famille tirant
son nom de la seigneurie du
Besset en Haut-Vivarais,
qu'elle possède depuis la fin
du xiv e siècle. Sa filiation
s'établit dès la même épo-
que. Ses membres qualifiés
de nobles ou d'écuyers, :tinsi
que le justifient nomhre
d'actes authentiques, furent
longtemps seigneurs du Bey,
de Deaux, Saint-Prix- en-
( '.halancon et des Nonnières
en partie. On en compte
plusieurs qui se distinguèrent dans le clergé, l'ar-
mée et la magistrature.
Kntre autres, Vital du Besset (1526-1598) et son
neveu Claude (1550-1612), chanoines de Saint-Just
de Lyon, dont le chapitre exigeait alors la noblesse.
François (1560-1644), frère du précédent, succes-
sivement prieur des chartreuses de Sylve, Mou-
trieux, Valbonne, provincial de Bourgogne, scribe
du général de l'ordre.
Claude (1657-1713), d'abord cadet (gentilhomme
simple soldat) dans la compagnie du May, au ré-
giment lyonnais de Dôle, ainsi que le rapporte un
brevet signé de Louis XIV en sa faveur, mort
officier à la guerre de succession d'Espagne.
Joseph (1700-1766), lieutenant des dragons de la
reine, chevalier de Saint-Louis, mort aux Invali-
des des suites de ses nombreuses blessures.
Antoine (1690-1747), brillant avocat au parle-
ment de Toulouse, capitaine-châtelain de Lamas-
tre, Désaignes, Maisonseule, Cluac, Monens.
Freyssinet, auteur de plusieurs traités de droit
seigneurial, etc., etc.
Joseph du Besset, appartenant à la branche
établie dans le Bas-Vivarais, siégea comme député
à l'assemblée de la noblesse de Villeneuve-de-
Berg, en 1789.
La famille du Besset s'est alliée (branche aînée)
aux de Verseil, de Pibères (xvie siècle) ; Boulon
de Montpeyroux, de Montreynaud (xvne siècle) ;
d'Audigiei% de Girons (xviir siècle) ; de lia Bla-
che, de Goys, de Beboul (xix e siècle) .
Les branches cadettes de la famille ont eu des
alliances avec les d'Arbalestier de Beaufort. de
Soubeyran, du Bouchet, du Claux, de Sautel de
Monteiller, de Marcha, de Barjac, de Garnier de
Miraval, etc.
Armes : D'azur, à la fasce d'argent, accom-
pagnée en chef de trois molettes d'éperon d'or;
en pointe, d'un lion d'or lampassé de gueules,
campé sur une terre d'or, tendant sa patte
senestre à une main d'argent sortant d'un nuage
de même, mouvant de senestre.
La maison blasonnait autrefois : D'argent, aux
trois rocs d'échiquier de sable.
Couronne de comte,
— 87 —
— 88
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Du mariage contracté par Xavier du
Besset avec Marie-Claire de Reboul, du
Bourg-Saint-Andéol, le 4 mai 1863, sont
issus :
1° Besset (Joseph^), né le 9 septembre
1865, domicilié au Besset, par Lamastre
( Ardèche i :
2° Besset (Charles du), né le 27 janvier
1872, licencié en droit, résidant à Valence
(l)rôme).
BIENCOURT (de).
Maison ancienne qui tire son nom de la terre et
seigneurie de Biencourt, située au pays de Vimeu,
en Picardie, qu'elle possédait encore dans le xvi e
siècle.
André de Biencourt était prieur de Biencourt
dès 1184. Le Dictionnaire universel de la France
dit même que ce prieuré, quoique assez éloigné de
Biencourt en Vimeu, est une fondation de la mai-
son de Biencourt, et que les titres portent que
Anscher, chevalier, et Liédine, sa femme, en fu-
rent les fondateurs. Cependant, ces fonds ne peu-
vent suffisamment éclairer l'origine de la maison
de Biencourt, soit comme sortie de celle de Bam-
bures, soit comme perpétuée par les anciens sei-
gneurs de Biencourt en Vimeu ; ce qui parait plus
assuré. Au reste, l'incertitude même de cette ori-
gine place la maison de Biencourt dans la classe
de celles dont la noblesse d'ancienne race est hors
de doute.
La terre et seigneurie de Biencourt est sortie de
cette maison avec d'autres biens de son ancien
patrimoine, sur la fin du xve siècle, par le mariage
d'Antoinette de Biencourt, héritière de la branche
ainée, avec Louis d'Abbeville, dit d'Ivrigny. sei-
gneur de Moimont et de Hercourt ; et Marguerite
d'Abbeville, leur fille, les lit passer dans la mai-
son dé Monchy, par son mariage, vers 1500, avec
Jean de Monchy, seigneur de Sénarpont.
Quant au fief seigneurial de Pontrincourt, pos-
sédé par la maison de Biencourt, qui y était connu
depuis près de quatre siècles, la perte des anciens
titres, même de ceux de la seigneurie de Gayeu,
dont Pontrincourt relève, empêche d'en fixer une
époque plus éloignée. Test aussi faute de docu-
ments anciens plus positifs, que nous allons rap-
porter chronologiquement ceux du nom de Bien-
c mil. dont on n'a pu trouver la jonction avec
A ii sel de Biencourt, qui commence la filiation
suivie de cette famille vers 1145.
Dreux de Biencourt est qualifié de messire dans
un compte de bailliage de 1366.
Gilles de Biencourt était l'un des écuyers de Jean
de Fosseux, chevalier, qui lit montre à Hesdin le
19 juillet 1380.
Philippe de Biencourt fut capitaine d'une des
compagnies qui escortèrent en 1389 l'argent porté
par Colart le Caron, receveur des aides de Pon-
thieu, suivant lettres du 22 décembre 1389, dépo-
sées à la bibliothèque du roi.
La généalogie de cette famille, dressée en 1778
sur titres originaux par M. Glabault, commence
à Ansel de Biencourt. Il est fait mention de lui
dans plusieurs pièces de 1145, 114 •, 1190, 1200 et
1203. Ansel de Biencourt laissa de sa femme, dont
le nom est ignoré, plusieurs enfants.
Au septième degré, nous remarquons Colart de
Biencourt, seigneur de Martaineville, Manche-
court-lès-Abbeville, de Neslette, avec toute sei-
gneurie vicomtière et arrières-fiefs nobles, etc.
Bailli d'Abbeville est nommé, avec Henri de
Biencourt, au rôle des nobles de Vimeu, assemblés
en armes à Oisemont, le 9 décembre 1397, pour la
défense du royaume, en vertu des ordres du roi
Philippe le Long, du 24 août 1397.
Cette famille a formé plusieurs branches :
1° Celle des seigneurs de Pontrincourt, Saint-
Mauvis, etc.
2° Celle des seigneurs de Pontrincourt, Feuche-
rollès, etc., barons de Cresecques, grands-baillis
d'Ardres, etc.
3° Des seigneurs de Marsilly, Guibermesnil,
d'Ainbleville, barons de Saint-Just et du Guerard,
en Champagne.
4« Des seigneurs de l'Escluse, Bédejun et de La
Fortilesse, en la Marche.
5° Des seigneurs du Noyer et de Boisgenets.
Elle a fourni des magistrats et des officiers de
toutes armes dans les armées du roi et des mem-
bres de ses ordres.
Armes : De sable, au lion d'argent, couronne,
armé et lampassé d'or.
Les seigneurs de Bédejun et de Peisat por-
taient : L'argent, au lion de sable, couronné,
lampassé et armé (te gueules.
BIGOT DE LA TOUANNE.
En Berry, Bretagne, à Paris, en Hollande, en
Orléanais, en Vendômois et Touraine ; famille
dont parlent la Thaumassière, dans son Histoire
de la noblesse du Berry, et Nicolas Catherinot,
en son Nobiliaire du Berry, comme une des plus
anciennes et des plus considérables de la ville de
Bourges. Ils en remontent la libation suivie à Mi-
chel Bigot, que le roi Charles V annoblit, en con-
sidération de ses grands mérites, par lettres don-
nées à Paris le 22 juin 1369, registrées en la
( ihambre des comptes, le 28 juillet 1369. L'original
de ces lettres est entre les mains de M. Bigot de
La Touanne, dont copies ont été délivrées à Mes-
sieurs Bigot «le MorogueSj Bigol de Chérelles et
Bigot de Villandry, représentant les aînés de
cette famille.
Cette famille a formé plusieurs branches :
1" Des seigneurs de La Hou ville ;
89
90
2° Des seigneurs de La Rainville, etc., de Vil-
landry, établie en Hollande, maintenue dans les
qualités de noble et d'écuyer, par jugement des
commissaires généraux du Conseil, rendu le
10 janvier 1699 en la personne de Pierre Bigot,
écuyer, seigneur de Villandry et de Morogues ;
3° Des seigneurs de La Touanne, en Orléanais,
qui a pour auteur Pierre Bigot, premier du nom,
écuyer, seigneur de Saint-Pierre, quatrième tils
de Jacques, premier du nom (auteur de la neu-
vième branche), des seigneurs de Rainville, et de
Madeleine du Cantal. Il fut conseiller du roi et
contrôleur ancien du régiment des gardes-suisses
de Sa Majesté. De son mariage, contracté le 23 dé-
cembre 1644, avec Anne Bidé, il eut entre autres
enfants, Pierre Bigot, l'aîné, qui fut maintenu
dans les qualités de noble et d'écuyer, le 10 jan-
vier 1699.
Son fils, Isaac-Pierre Bigot, écuyer, seigneur de
Touanne, nommé lieutenant en la compagnie-co-
lonelle du régiment royal d'infanterie de Rous-
sillon, le 7 juin 1723, et pourvu, au mois d'août
1731, de l'office de chevalier d'honneur aux bail-
liage et siège présidial d'Orléans, sur les preuves
de sa noblesse, alors certifiées au roi par le juge
d'armes de France, et admises par Sa Majesté. Il
épousa, par contrat du 14 août 1726, Thérèse Sin-
son, dont il eut Claude-Pierre Bigot, chevalier,
seigneur de Touanne, reçu écuyer de main du
roi, sur les preuves de sa noblesse, admises par
Sa Majesté au mois d'avril 1753.
Il se maria deux fois. Du premier lit, il n'eut
qu'une fille, et du second, avec Anne-Marie-Louise-
Thérèse Bigot de Morogues, sa cousine, il eut
Pierre-Sébastien-Irénée Bigot, chevalier, seigneur
de La Touanne, né en 1768, qui a continué la
branche, Marie-Thérèse-Henriette Bigot, et deux
enfants morts en bas âge ;
4" Branche des seigneurs de Morogues, issue de
la précédente, ayant pour auteur le second fils de
Pierre Bigot, premier du nom ;
5° Des seigneurs de Mosnay, de Pontbodin, du
Puy-de-Seymes, de La Séguinière et La Vollière,
en Vendômois et Touraine.
Ces différentes branches ont donné, depuis l'ori-
gine du parlement de Rouen, quatre présidents à
mortier, dont un a exercé la charge de premier pré-
sident, deux avocats généraux, un grand nombre
de conseillers ; et à la république des lettres,
plusieurs savants, entre autres Emeri Bigot, un
des plus savants hommes du xvne siècle, dont les
curieux manuscrits sont conservés à la bibliothè-
que nationale.
Armes : D'argent, au chevron de sable, accom-
pagné de trois roses doubles de gueules, 2 en
chef et 1 en pointe.
BILLEHEUST D'ARGENTON (de).
Ancienne noblesse originaire d'Irlande, où trois
branches de ce nom subsistent. Mlle est regardée
de tous les temps comme une des premières mai-
sons de ce pays-là, car plusieurs de cette famille
ont été décorés de l'ordre de la Jarretière, du titre
de milord, et de membre du parlement d'Irlande.
La famille de Billeheust, établie en France dans
les élections d'Avranches, de Vire et de Mortain,
n'a pas joui du même éclat; mais elle est du nom-
bre des meilleures delà province de Normandie,
tant par ses services continuels que par les bonnes
alliances qu'elle a toujours contractées. Par un
arrêt de la cour des aides de Normandie, rendu le
24 novembre 1486, en faveur de Jean de Billeheust
de la paroisse de Saint-Sénier, élection d'Avran-
ches, qui avait été inquiétée sur sa noblesse, elle
fut reconnue noble d'ancienne extraction.
Depuis, cette famille est divisée principalement
en deux branches : l'une, outre les terres d'Argen-
ton et de Saint-Vigor, dans l'élection de Vire,
titrées de baronnie et haute-justice, possédait les
seigneuries de Sainte-Marie-des-Monts, Saint-
Aubin-dis-Bois,d'Annebec, avec de grandes exten-
sions de fief dans Beslon, la Chapelle-Cesselin, les
seigneuries de la Barberie,de Marguerai.le Calipel
et Boissey. L'autre branche possédait les seigneu-
ries des Loges-sous-Brecey, et de Saint-Georges de
Boismenastre, dans l'élection de Mortain. Ces deux
branches ont possédé de tout temps des terres
nobles dans la province, et même Henri IV avait
donné à Nicolas de Billeheust le fief de Saint-
Martin, dans la paroisse de Mombray, pour ser-
vices par lui rendus lorsqu'il commandait Farrière-
ban de Vire.
Depuis Jean de Billeheust, qui avait servi sous
François I 01 ', tant au duché de Luxembourg qu'en
Hainaut, lorsque l'arrière-ban y fut commandé,
tous ses descendants ont suivi ses traces sans
aucune interruption. Plusieurs ont été capitaines
de dragons ; un, lieutenant-colonel des mêmes
troupes; nombre d'autres, capitaines d'infanterie :
un, colonel dans la personne de Charles-Alexandre
de Billeheust, tué au siège de Madras, dans les
Indes ; il s'était tellement distingué, qu'un fort
qu'il avait emporté, a conservé le nom de >Sui/i/-
Georges qu'il portait alors. Enfin, il y en a eu une
si grande quantité de tués au service qu'on en
comptait huit dans le siècle précédent.
De la branche d'Argenton et de Saint-Vigor, il
ne restait plus que Thomas de Billeheust, seigneur
d'Argenton, appelé le chevalier de SaintrVigor,
capitaine commandant au régiment du Maine.
qui avait une sœur, N... de Billeheust, mariée à
M. de Percy, demeurant à Vire.
La branche des Loges subsistait dans trois ra-
meaux parmi les entants de Jean-Baptisle-Léonor
de Billeheust, écuyer, seigneur de Saint-Georges.
mort en 1757.
En considération des services distingués que
ceux de cette famille avaient rendus, le roi accorda
la noblesse d'épée, au premier degré, à M. de la
Marche, bourgeois de Mortain, maître des comp-
tes à Rouen, parce que sa mère était une
Billeheust.
— '.Il —
— 92
Armes : D'azur, au chevron d'argent, accom-
pagné de trois roses de même, 2 en chef et 1 en
pointe.
BISSY (de).
Cette très ancienne et noble famille, venue de
la Lombardie en France, se distingua dans la
carrière des armes.
Un rameau, fixé en Bourgogne, se rendit célèbre
sous le nom de Bissy-Thyard. Les comtes et mar-
quis de Thyard de Bissy ont rempli les plus hautes
charges dans l'armée et dans l'église ; ils recon-
nurent la branche de Bissy venue en France
après eux comme appartenant à leur famille. Le
comte Frédéric de Bissy, alors capitaine au régi-
ment de Luxembourg, fut présenté, en 1778, à
Leurs Altesses sérénissimes Monseigneur le duc
de Chartres et Madame la duchesse de Chartres
comme étant du même nom.
Il serait trop long de redire ici toute l'histoire
de la famille de Bissy, qui a eu une grande situa-
tion dans les temps anciens.
Au xviii'' siècle, un comte de Bissy, âgé de
vingt ans. à la tête d'une armée de 70.000 hom-
mes, préserva peut-être la France d'une invasion
de la Provence par les Impériaux en chassant les
soldats autrichiens de Gènes, en 1747 ; le duc de
Boufflers et le duc de Bichelieu, successivement
commandants en chef de l'expédition, reconnurent
les services rendus par le comte de Bissy. Le
même comte de Bissy, prit également part, comme
commandant général de la marine, à l'expédition
de S. A. R. le prince de Nassau.
Marié d'abord selon le rite protestant à la fille
d'un Anglais, sir Joseph Thornhill de Thornhill-
Hall, d'une famille de bonne noblesse et possé-
dant de grands biens, il fut marié selon la religion
catholique le 19 décembre 1778. Quatre enfants
étaien t nés depuis son mariage protestant, ils furent
baptisés le jour du mariage catholique de leur père.
Les témoins de l'acte de mariage furent du côté
de l'époux : Sérénissime prince messire Frédéric-
(Hton-Philippe-Christian-François-Henry, prince
héréditaire de Salm-Kirbourg, grand d'Espagne
de l r e classe, colonel au service de France, et mes-
sire Louis d'Astorg, comte de Barbazan, vicomte
de Nébouzan, baron de Lez et autres lieux, comte
d'Aubarde et baron de Peyrusse, baron de Sama-
det, marquis de Roquépine, lieutenant général
des armées du roi et chevalier de l'ordre de Saint-
Louis ; du côté de l'épouse : Messire Joseph-Fran-
çois-Dumas marquis de Payssac, vidame de Li-
moges et messire Auguste de Mauperché, con-
seiller du roi au parlement.
(Les lignes précédentes ont été relevées sur les
registres delà paroisse Saint-Sulpice).
Six enfants sont issus de ce mariage :
1° Frédéric, baron, puis comte de Bissy, né à
Londres le 10 mai 1768, décédé le 3 février 1834,
sans postérité, avec le grade de colonel d'état-ma-
jor et de maréchal de camp honoraire ;
2° Auguste, comte de Bissy à la mort de son
frère, né en 1769, marié à l'île de France (île Mau-
rice) à une fille du comte de Vis-de-Loup de Bona-
mour. (Deux fils et deux filles sont nés de ce ma-
riage : Auguste, Gaston, Eudoxie et Stéphanie;
3° Geneviève de Bissy, mariée à M. Nette-
ment ;
4o Marie-Louise de Bissy, née à Paris, en avril
1775, morte à l'âge de vingt ans ;
5° Louise-Marie-Jeanne-Jacqueline-Caroline de
Bissy, qui acquit une certaine réputation dans le
monde des lettres, naquit le 21 janvier 1779 et
mourut sans alliance le 7 juin 1842 ;
6° Stephano de Bissy qui continua la descen-
dance en France.
Né le 26 décembre 1781, baptisé le 8 janvier
1782, le baron de Bissy, devenu vicomte à la mort
de son frère aine, fut officier aux gardes d'hon-
neur, chevalier de la Légion d'honneur : ayant
été chargé avec le comte d'Andlau de former le
régiment des cuirassiers d'Angoulème sous la
Restauration, il fut nommé chevalier de Saint-
Louis. En premières noces, le baron de Bissy
épousa, le 30 mai 1818, demoiselle Marc-Rémond
de Montmort du Dognon, dont le père Armand-
Bémond, comte de Montmort du Dognon, avait
été officier des gardes du corps, puis colonel de
cavalerie, chevalier de Saint-Louis et premier
aide de camp du maréchal de Broglie à l'armée
des Princes.
En secondes noces, le baron de Bissy épousa, le
13 octobre 1821, Irmine-Xavière-Josèphe Moreau
de Bellaing.
Le vicomte de Bissy mourut le 28 janvier 1839,
laissant six enfants de son second mariage.
Parmi les principales alliances de la famille de
Bissy, on peut citer les princes Doria, les marquis
de Botta-Adorno, les comtes Costa de Lauza-
Vecchia, les marquis Burri, les Ghilini, les Castel-
novo, les Nizza, les comtes et marquis de Thiard
de Bissy, les comtes de Vis-de-Loup, les comtes
de Montmort, les de Guitaut, les Thornhill, les de
La Taille, les barons d'Oberlin, les marquis du
Roure, etc.
Armes : D'azur, an chevron d'or, accompagne
en chef, à dextre d'un soleil d'or, à sénestre
d'une étoile à six raies du même, et, en pointe,
d'une montagne de trois coupeaux d'argent, le
coupeau dextre surmonte d'un pélican, le cou-
peau du milieu surmonte de lances entières et
brisées, le coupeau s< : neslre charge d'une tour
crénelée de gueules: au-dessus de la montagne
se trouve un croissant contourné d'or.
L'écu posé sur l'aigle noire d'Autriche éployée
donnée par un empereur de ce pays comme sup-
ports à un ancêtre, l'aigle accolée d'une cou-
ronne de marquis.
(Archives de Lombardie, siècle de Louis XV, de
Voltaire, Art de vérifier les dates, registre de Saint-
Sulpice. 1" volume du Nobiliaire de France,
Laine, Milleville, etc., etc.)
— 93
— 94 —
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1° Bissy (Marie - Antoinette - Joséphine-
Frédérique de), mariée en 1853 à Théophile
de La Taille, ancien conseiller à la cour
d'appel d'appel d'Orléans, chevalier de la
Légion d'honneur.
Filles: a) Gabrielle; b) Thérèse; c) Cé-
cile, religieuses au couvent de la Retraite.
2° B. (Adolphe- Louis -Stéphane- Joseph,
V le de), né à Bellaing le 13 mai 1830, marié
en 1859 à Mélite de Cambry de Baudimont.
Enfants : a) Stéphano, marié à d'OBERLix
de Miïtersbacii, dont un flls et deux filles ;
b) Maria, mariée à de Frohard de La-
mette, inspecteur des forêts; c) Marguerite,
religieuse au couvent de Bon-Secours ; cl)
Jeanne, mariée au capitaine de Villeneuve.
3° B. (Louise- Constance -Emmanuelle-
Jeannie de), mariée le 10 septembre 1803 au
baron Georges t'Kint de Roodexbeke, dé-
cédée en octobre 1887.
Enfants ; a) Henry; b) Guy. marié à
Marthe Jonglez de Ligne; g) Madeleine;
d) Jeanne; e) Jean.
BOISSERIE DE CHANTELOUBE,
de Beaumond, de La Croix, de La Védie,
du Braxda, de Camarsac, etc., etc.
La famille de Ghanteloube (aujourd'hui Boisse-
rie), d'origine chevaleresque, et que l'on pourrait
sans doute rattacher aux Chanteloup de Norman-
die, dont un des membres ligure parmi les com-
pagnons de Guillaume le Conquérant, est an-
cienne et illustre en Guienne. Son nom, qui s'est
diversement orthographié (Ghanteloube, Chante-
louve, Ganteloup, Cantalauva, Gantalupo, Can-
teleu, Cantaloup, etc.) se retrouve à chaque ins-
tant dans les chartes dvée à la bibliothèque de la ville.
Elle a eu : deux gendarmes de la garde du roi,
un gouverneur du château et de la ville de Lusi-
gnan, deux lieutenants généraux civils et crimi-
nels au siège royal de Lusignan, etc.
Alliances : Esperon de la Chevallerie et de
Beauregard, Bellin de la Boutardière, Ghalmot du
Breuil, Frété de Nerbonneau, Guillemeteau des
Esses, Despetit de la Salle, Guillon de la Pali-
nière, de Chièvres, de Fouchier, Mallet de Fois,
Babinet, Guenyveau de la Baye, Duran de Lau-
vergnatj du Hamel, etc.
Armes : D'azur, au chef de gueules chargé de
deux étoiles d'argent, cantonné : à dextre d'un
rocher d'où jaillit une source d'argent : à se-
mestre d'un chêne terrassé d'or.
Couronne de marquis.
Supports : Deux lévriers.
Devise : Bon au bon.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1" Bonneau du Chesne de Beaure-
gard (Jules), né le 6 février 1831, habitanl
à Poitiers el au château de Gabarret i Haute-
Garonne), marié en novembre 1886 à Sophie
Duran de Lauvergnat, dont : a) Henry.
fié à Poitiers le 5 octobre 1867; b) Marie,
4
— 99 —
— 100 -
née à Poitiers le 20 janvier 1871, mariée à
Poitiers le 29 décembre 1891 à Pierre, baron
de Gougny-Prépeln, capitaine breveté.
2°B. du C. de B. (Léonce), né le 6 mars
1833, fils de Jules ci-dessus nommé, habi-
tant Poitiers et le château de Mauguéi Vien-
ne), marié le 10 janvier 1866 au château de
Castets (Gironde) à Suzanne du Hamel, fille
d'Octave, comte du Hamel et de Lydie de
Magne, dont : a) Marguerite, née à Castets
le 2 avril 1867,mariéeà Poitiers, le 1 er juil-
let 1886. à Henri Gaborit de Montjou; b)
Roger, né à Poitiers le 28 août 1869; c)
Jeanne, née à Poitiers le 11 mai 1876.
BONNEAU DU MARTRAY.
Cette fnmille, originaire d'Italie, passe ensuite
en Bourgogne, où plusieurs de ses membres sonl
maîtres à la Chambre des comptes, tandis que
d'autres se distinguent à l'armée. Au xv e siècle,
noble Jean Bonneau, ambassadeur du duc de
Bourgogne en Espagne, eut deux fils dont l'un
fonda la branche des Bonneau de Touraine, et le
second les Bonneau du Nivernais, qualifiés Bon-
neau du Martray.
Alliances : du Crest, de Chargères, de Bour-
going, de Lavenne de Sichamps, de Montuel, du
Lac, de L'Hermite, de la Planche, de la Blanche,
de Jouvencel, etc.
Preuves : Armoriai du Nivernais (Soultrait).
Armoriai spécial de France (d'Aghières). Armo-
riai de la Chambre des comptes de Dijon (Ar-
chives de famille). Etat de la noblesse, pur Ba-
chelin-Deflorenne, de l'année 1883-84.
Armes : D'azur, à trois grenades d'or.
Avant le xv ft siècle : D'azur, à trois criquets
d'or; Jean Bonneau obtint ce changement en gre-
nades pour perpétuer le souvenir de sa mission.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
I. Bonneau du Martray (Louis- Alexis),
ancien conseiller général de la Nièvre, che-
valier de la Légion d'honneur, chef de nom
et armes.
Père de : 1° Eugène B. du M., ingénieur
des ponts et chaussées à Dijon; 2° Paul
B. du M., marié à demoiselle de La Plan-
che, dont Raymond., sous-lieutenant à Issou-
diiii ; 3° Marguerite, religieuse du Sacré-
i !œur.
II. M" ! " veuve Adrien B. du M., née
Marthe de Chanteloup, mère d'Isabelle,
comtesse de Jouvencel.
III. Enfants de feu Edmond B. du M.,
général de brigade: 1° Glaire, mariée au
comte de L'Hermite; 2° Gaston, lieutenant-
colonel d'état-major ; 3° Maurice; 4° Hélène,
mariée à René, comte du Lac.
BOSC DE TARET (du).
Noble et ancienne famille, de Gascogne, illustrée
par les hautes alliances qu'elle a eues avec les fa-
milles les plus distinguées de Gascogne, entre
autres avec la maison de Foix-Candalle, et autres.
Noble Jacques de Taret de Loubens, seigneur
de Loubens en 1617, épouse Marie de Foix-Can-
dalle. Dénombrement fourni par devant M c Jean
de Laborde, conseiller du roi, parmessire Jacques
de Taret de Loubens, en 1618.
Noble Samuel de Taret, écuyer, seigneur du lieu
de Loubens, dénombre également la terre et sei-
gneurie de Loubens, le 12 août 1681.
Au commencement du xviiir siècle, messire
Dubosc (alias : du Bocs ou de Dubocs), ayant
épousé la dernière héritière ou représentante delà
maison de Taret de Loubens, prit les armes, nom
et titres de cette famille. (Voir p. 168, tome II, de
l'Armoriai des Landes).
Armes : Ecartelé : aux 1 et 4, d'azur au le-
vrier courant de sable; aux 2 et '■'>. de sable au
lion d'or morné.
Couronne de marquis.
REPRÉSENTANTS ACTUELS l
Bosc de Taret (Prosper du), proprié-
taire, marié à Louise Abadie, en 1856. Rési-
dence : Le Houga (Gers).
B. de T. (Austinde du), juge de paix à
Garlin, marié à Nathalie de Lalanne de
Souye. Résidence : château de Pargade, à
Garlin (Basses-Pyrénées).
B. de T. (Eugènedtoô, fils du précédent,
propriétaire, maire et conseiller d'arron-
dissement à Garlin, marié à Layrisse de
Lalanne de Souye, sa cousine-germaine,
dont : Roger. Résidence : château de Mi-
rassou. près Garlin i Basses-Pyrénées).
B. de T. Georges du\ frère du précé-
dent, propriétaire. Résidences : Hôtel de
Pargade, rue Tram à Pau, et château de
Pargade, à Garlin (Basses-Pyrénées).
BOUAN DU CHEF DU BOS {de).
La famille de Boûan est une ancienne famille
de Bretagne qui était déjà représentée en ioëO.
Un Bôûan, accompagné de sa femme Tiphaine,
— 101 —
— 102
de Hardigrao, son chien, faisait partie de l'expé-
dition de Guillaume le Conquérant.
L'armoriai du R. Toussaint de Saint-Luc la
porte d'ancienne extraction chevalière.
En 1669, elle comptait dix générations. Elle
avait figuré aux réformes et montres de 1423
à 1535.
Mathurin, chevalier de l'ordre du roi, fit toutes
les campagnes d'Italie et de Piémont, sous les rois
François I er et Henri II, servit sous François II
et Charles IX et fut père de René, tué à la bataille
de Craon en 1502.
La maison de Boùan s'est toujours alliée aux
principales familles de Bretagne, dont Gouyou en
1417, de La Lande de Calan en 1460, de Mouesson
en 1635, de Lesquen en 1660, Thomas de LaVille-
Gi-atien en 1702, de Fantaux de Saint-Pierre en
1752, de Grignart de Champsavoy en 1789, de La
Roue en 1823, de Cargouët en 1869.
Dès 1604, ainsi que le mentionne la tutelle de
Mathurine Boùan, fille de Briand et de Renée de
Moteclère, les principaux parents étaient les Cossé-
Brissac, Montboucher, Rosmadec, Laval, Fonte-
nailles, Laubespin, du Parc, de Rieux, de Rohan.
Armes : D'argent, au chevron de sable, accom-
pagné de trois têtes de loup de même, armées
et lantpassées de gueules.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Boiian du Chef du Bos du Val Boiïan
(Henri - François- Joseph
de). Résidence : château
du Val Boûan, par P lé-
neuf ( Côtes- du- Nord I .
marié à Anna de Car-
gouët, dont : a) Henri-
Charles-Marie- Anne, ma-
riée le 20 novembre 1896
à Louis, vicomte d'Au-
bert. Résidence : châ-
teau de Guémadeuc, par
Pléneuf (Côtes -du -Nord); b) Marguerite-
Marie; c) Georges.
BOUCHAUD DU MAZAUBRUN.
Les Rouchaud qui ont porté les noms des divers
lieux nohles qu'ils possédaient sont connus dès le
xiue siècle en Limousin.
Guillaume de Boschau de Brie-le-Vieux, damoi-
seau vers 1308, épousa dont il eut Almodie,
mariée à Gérald Pigmant, écuyer.
C'est le premier Bouchaud dont on Retrouve la
trace.
Jean Bouchaud, seigneur de Ballenay, gen-
tilhomme du Haut-Limousin, figure à la montre
de 1470, faite à Limoges par
Mathieu Brachet, vicomte de
Chalussy.
Le 1er novembre 1568, no-
ble Martial Bouchaud, sei-
gneur du Moulin-Bastie,«est
exempté., pour plusieurs
bonnes et raisonnables con-
sidérations, des charges et
contributions de guerre et
permission lui est accordée,
afin que nul n'en ignore,
d'apposer ses armoiries aux
différentes demeures qui lui
appartiennent ».
Pierre Bouchaud, seigneur du Mazaubrun, le
2o août 1759, produit ses titres à la Cour des
aydes'de Clermont au cours d'un procès contre le
syndic de la paroisse de Pageas. La Cour le con-
firme dans sa noblesse de même que ses petits-
fils Jean-Baptiste et Antoine du Bouchaud du
Mazaubrun, ce dernier chevalier de Saint-Louis,
qui sont reconnus d'ancienne noblesse, en 1780.
par nombre de gentilshommes limousins.
La généalogie de la famille Bouchaud est établie
sans interruption depuis 1576 en faisant mention
de toutes les alliances delà famille: de la Bastide,
du Hauthier, de la Pisse, de Rousseaud, de Rofi-
gnac, delà Romagère, de Larivière,de Lapisse de
Puyrament, etc. , et elle remonterait de même bien
plus haut si la maison des Etangs, demeure de la
famille au xv« siècle, n'eut été pillée et brûlée par
1rs rebelles en 1652 et les titres qui s'y trouvaient
emportés ainsi que cela se trouve certifié par plu-
sieurs certificats.
Aumes : D'or, au lion d'azur, lampassé et
couronné de gueules sur une terrasse de sinople
mourant de la pointe.
Couronne de comte.
Devise : Validas homo pauperibus ad est. Le
fort doit son secours aux faibles.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Bouchaud du Mazaubrun (Léon du),
marié en 1852 avec Amélie de Lapisse de
Puyrament, dont : a) Antoine du Bouchaud
du Mazaubrun, avoué à Limoges; b) Henri
du Bouchaud du Mazaubrun, au Mazau-
brun, près Châlus, avec son père Joseph du
Bouchaud du Mazaubrun à Angoulême.
B. du M. (Abbé Léosthène du), cure de
Champagnac (HauteVienne).
B. du M. (Aubin du), directeur du Cour-
rier du Centre, à Limoges.
— 103
104
BOUCHET (du).
Voy. tome I e '', col. 518, la description des armes
qu'il y a lieu de modifier comme suit : au lieu du
croissant d'or, lire croissant d'argent.
BOURBLANC {du).
Terre et seigneurie située au diocèse de Saint-
Brieuc en Bretagne, avec haute, moyenne et basse
justice, droit de patronage et de prééminence clans
l'église paroissiale de Flourivoux. Elle relevait du
roi et recevait l'hommage de plusieurs fiefs nobles
qui en dépendaient.
Elle fut décrétée, il y a cent vingt-cinq à cent
trente ans, sur les descendants du président Roc-
quel, et adjugée au sieur Armez-du-Poulfry, riche
armateur.
Cette terre a donné ou tient son nom d'une
maison de Bretagne, reconnue noble d'ancienne
extraction, par un arrêt de la Chambre de la Ré-
formation de 1666 ; et par un autre arrêt du 19 dé-
cembre 16C8, dans lequel Pierre-Robert et autre
Pierre du Bourblanc, sont déclarés issus d'an-
cienne extraction noble. Ces recherches de 1666
ont été précédées de celles de 1414 et 1444, où
messire Philippe du Bourblanc, de la paroisse de
Plouènez et Louise du Bourblanc, veuve de Claude
de Tavignon, sont mentionnés avec les mêmes
qualifications.
Un extrait de la Chambre des comptes de Bre-
tagne, du 14 novembre 1634, justifie aussi que les
du Bourblanc sont nobles de toute antiquité, et
qu'ils ont comparu comme tels dans différentes
montres de la province. Cet extrait est consigné
dans l'arrêt de la Réformation, rendu parles com-
missaires en iGGQ , où sont énoncés plusieurs
ordres donnés en 1460, par François, duc de Bre-
tagne, à un Guillaume du Bourblanc, de se rendre
au château de Brehat, pour défendre ledit Châtel,
contre ses ennemis.
La maison du Bourblanc, distinguée par son
ancienneté et ses belles alliances avec plusieurs
des meilleures maisons de la Provence, comme
Avaugour, Chateaubriand, Quélen, etc., remonte
sa filiation à Philippe, seigneur du Bourblanc,
noble homme, marié à Oderne Le Vicomte de la
Villevolatte, dont postérité.
Elle a formé la brandie des seigneurs d'Appre-
ville.
Armes : De gueules, à la lotir d'or crénelée.
BOURCIER DE MONTUREUX (de).
Ancienne maison originaire du Béarn, depuis
longtemps établie au comté de Bourgogne, dans
la Guyenne, le Languedoc, les Pays-Bas, et de-
puis plus de deux cents ans en Lorraine.
Mathieu de Bourcier commence la filiation
suivie de cette famille. 11 vivait avant 1285, est
qualifié valeureux chevalier dans un brevet de
pension accordé à Sibylle d'Uxelles, sa veuve, et
au jeune Jean de Bourcier, son fils, par Phi-
lippe III, dit le Hardi, roi de France, le 12 août
1285, en considération des services rendus par le
dit .Mathieu de Bourcier, tué au siège de Girone.
Au dixième degré, nous remarquons Jean de
Bourcier, troisième du nom, à qui le roi Henri III
donna, au mois d'avril 1585, le gouvernement de
Leucate en Languedoc, et la survivance à Hercule
Bourcier, son fils. Le duc de Joyeuse lui envoya le
19 septembre 1585 une commission qui lui donna
le commandement du pays deNarbonne; le même
lui envoya, en 1594, le brevet de maréchal des
camps et armées du roi; dans tous ces actes il est
nommé sieur de Barre, gouverneur de Leucate,
guidon de notre compagnie d'ordonnance, ou ma-
réchal des logis de notre compagnie. Dans les
troubles de la Ligue, il fut trouvé hors de sa place
par les ennemis, qui, n'ayant pu le forcera livrer
Leucate, que sa femme défendit avec un courage
au-dessus de son sexe, le massacrèrent dans les
prisons de Narbonne, où il fut conduit.
Il avait fait son testament en 1583, il s'y nomme
Jean de Bourcier, dit de Barre, commandant poul-
ie roi à Leucate. Il avait épousé, par acte du
4 avril 1577, Françoise de Cezelly, dont il eut plu-
sieurs enfants.
Hercule, l'aîné, qui continua la descendance,
obtint en 1585 la survivance du gouvernement de
Leucate ; le roi Henri IV lui fit expédier, le 20 no-
vembre 1589, un brevet pour ce gouvernement, qui
passa à sa mort à son second fils, Henri de Bour-
cier de Cezelly, sieur de Saint-Aunez, et pour
lequel il reçut en 1606 ses lettres patentes. En fé-
vrier 1616, il obtint une commission de mestre de
camp d'un régiment d'infanterie française, à son
retour d'Espagne, où il s'était retiré. Le 19 novem-
bre 1638, il eut une pension de trois mille livres. Il
fut nommé lieutenant général, représentant la
personne du roi, en son armée d'Italie, en l'ab-
sence du prince Thomas de Savoie ; la commission
le nomme le sieur de Saint-Aunez, maréchal de
nos camps et armées, mestre de camp d'un régi-
ment de cavalerie pour notre service, gouverneur
de Leucate, etc.
Le 18 février Izôô, le duc d'Uzès fut établi com-
missaire pour examiner les preuves de noblesse
dudit sieur de Saint-Aunez, pour entrer et être
associé à l'ordre du Saint-Esprit; les preuves com-
plètes de sa noblesse furent fournies à cette com-
mission, comme il conste par le certificat du même
commissaire, ayant l'option du cordon bleu, ou
d'une somme de cent mille livres, content d'avoir
satisfait à la preuve, il accepta les cent mille
livres. Le roi ayant résolu de faire démolir les for-
teresses et chAteau de Leucate. lui fit expédier, au
mois de juillet 1665, un arrêt qui lui accorde pour
dédommagement de son gouvernement, cent mille
livres, lesquelles devaient être mises en rente au
profit dudit Henri de Bourcier, et le fond appar-
tenir à Charles, son fils aîné, aussi pourvu audit
gouvernement en survivance.
- 105 —
106 —
Cette maison a fourni la branche de Lorraine
qui a pour auteur Raymond de Bourcier, qui a
donné des officiers distingués.
Au quatorzième degré, Jean Louis de Bourcier,
né à Luxembourg le 11 mai 1687, fit ses reprises
pour la baronnie de Montureux le 3 septembre
1721, obtient des lettres de la survivance de
l'office de premier président ou de procureur géné-
ral de la cour souveraine de Lorraine et Barrois.
Son fils aîné, Alexis-Augustin, comte de Bour-
cier, chevalier, baron de Montureux, fut brigadier
des armées du roi, colonel d'un régiment d'infan-
terie, chevalier de Saint-Louis, et décéda le 7 jan-
vier 1769, laissant postérité.
Une autre branche, celle des Bourcier de Villers,
eut pour auteur Joseph Humbert de Bourcier.
Armes : D'or, au lion de sable, tenant entre
ses pattes une épée haute, la croisie trèflée de
même.
BOURG (du)
Ancienne maison, qui compose deux branches
sorties d'une même souche et subdivisées en diffé-
rentes autres branches. Celle qu'on regarde comme
l'aînée est établie dans le Rouannais et le Viva-
rais. La seconde, qui comprend les branches de
Saillans, de Seillouse et de la Perrouze, est répan-
due en Bourgogne, en Champagne et en Langue-
doc. Toutes paraissent avoir pour auteur Bau-
douin du Bourg, chevalier, seigneur du Bourg en
Vivarais,qui vivait en 1276. Cette ancienne maison
a donné un chancelier de France et un évèque de
Rieux. Sa filiation commence à Jean du Bourg en
142"), qui eut postérité de Guygoe, titres, et renseignements de sa
généalogie et extraction, serait perdue, et partie
tirée des mains de son dit père par les seigneurs
du Pin ».
Lettres patentes de confirmation de noblesse,
délivrées à Jean de Rrévedent du Roccage. Le roi
fit don à ce même Jean de Rrévedent, de 104 livres
de rente, pour le dédommager des pertes faites
par le pillage de sa maison.
La branche cadette de cette maison a fourni les
rameaux de : 1° Saint-Martin ; 2° de Sahurs et de
( ri verni.
Elle compte un lieutenant général du bailli de
Rouen en 1650, plusieurs conseillers audit parle-
ment; des officiers des armées du roi et chevalier
de Malte (1695), en la personne de Pierre-Louis de
Rrévedent. page du roi à la Petite-Ecurie en 1702
et mort cornette de cavalerie.
Son frère François fut également reçu chevalier
de Malte en 1699."
Cette branche a été confirmée dans son ancienne
noblesse en 1596 en la personne de René, sieur
de Vanicroq, l'un des douze capitaines de la ville
de Rouen.
Armes : Rrévedent du Roccage, seigneur d'A-
blon. près Pont-Audemer : D'azur, à la croix
ancrée d'or; au chef d'argent , chargé de trois
a ailles de sable.
Rrévedent de Saint-Martin et de Sahurs : D'ar-
111
L12
gent, à trois anilles de sable, au chef d'azur,
chargé de cinq besants d'or.
BROCH D'HOTELANS.
Originaire des Pays-Bas, alors province es-
pagnole, cette famille vint se fixer au commence-
ment du xvie siècle, à Vesoul, où Claude Broch
était échevin en 1536. Ses descendants se divi-
sèrent en trois branches, dont deux se sont
éteintes, l'une à Vesoul, l'autre à Dôle, vers la fin
du xvme siècle et au commencement du xix 1 ' siècle
Elles fournirent des ecclésiastiques, des religieux,
des jurisconsultes, des officiers à l'armée, un
garde-du-corps du roi Louis XV et trois vicomtes-
mayeurs de la ville de Dôle.
Parmi les membres de la branche encore sub-
sistante, Philippe Broch, fixé à Anthume, près de
Dôle, en 1573, fut recteur de l'Université de cette
ville; en 1592, il obtint de Philippe 11, roi d'Es-
pagne, l'autorisation de tenir en fief, le 27 février
1597, et fit l'acquisition de la seigneurie d'Hote-
lans et son fief de Montrichard, an bailliage de
Dôle, les 29 mai 1600 et 17 juin 1602. Son fils Phi-
lippe Broch, seigneur d'Hotelans, docteur es droits,
avocat au parlement, se distingua au siège de
Dôle, en 1636, fut vicomte-mayeur de la ville, en
1646, et entra au souverain parlement comme
conseiller, en suite de lettres patentes données à
Bruxelles, le 10 janvier 1652. Etienne-Philippe
Broch, écuyer, seigneur d'Hotelans, docteur ès-
droits, avocat au parlement, fut vicomte-mayeur
de Dôle en 1680. Claude-Charles Broch d'Hotelans,
écuyer, seigneur dndit Hotelans, d'ivry et de
Combelle, docteur ès-droits, avocat au parlement,
fut vicomte-mayeur de Dôle en 1711.
Des membres de cette branche ont pris part aux
assemblées des Etats de la province, dans la
chambre de la noblesse, en 1654, 1657, 1658, 1662,
1666 ; en dernier-lieu, Philippe-Désire Broch d'Ho-
telans, fut nommé commissaire de la noblesse,
pour le bailliage de Dôle en 1788, et prit part à
l'assemblée de 1789.
Après la réunion de la Franche-Comte à la
France, un membre de la famille Broch d'Hote-
lans quitta sa patrie, entraîné sans doutée par
l'exemple de François-Paul de Lisola, son compa-
triote et l'ami de sa famille; il prit du service
dans les armées impériales. Cette expatriation
donna lieu à un procès et à des poursuites, dont
on trouve des traces dans les archives du minis-
tère de la Guerre à Paris, vol. 1850, octobre 1705;
volume 22'H no 55, 28 mai 1710. Les descendants
de cet émigré habitaient l'Autriche, à Brûnn, en
Moravie, et l'un d'eux exerçait récemment à
Vienne, un emploi avec le titre de hofrath (conseil-
ler de la cour). 11 y a également des familles du
nom de Broch, en Danemark, dans le Jutland, en
Norvège à Drontheim, et en Russie; mais elles
sont sans liens et sans relations avec la famille
Broch d'Hotelans.
Les alliances directes de la branche subsistante
sont :
Damedor, Descotes, Gérard de Vuillafans, Re-
cepveur, Hugon de Mercey, Jacquinot de Goux,
Yuillemeaux de Bougelier, de Froissard de Brois-
sia, Daval, de Diesbach de Torny, Delahante,
Borthou.
Armes anciennes : De gueules, à un croissant
d'argent en pointe, soutenant un brou de chêne,
arraché d'or (armoriai de, Dunod).
De gueules, à un chesne d'or, mouvant d'un
croissant d'argent. (Certificat du juge d'armes
d'Hozier, et enregistrement en date du 2i janvier
1998. Armoriai général, G te I, n° 49. Comté de
Bourgogne.)
Armes actuelles : De gueules, au broc d'ar-
gent, attaché d'or, mouvant d'un croissant d'ar-
gent (Armoriai de Jules Gauthier, archiviste du
département du Doubs).
Devise : Fac et spera.
Les dernières armes, armoiries parlantes, sont
celles qui furent portées par Philippe Broch, con-
seiller au parlement, et présentées par lui lors de
son installation.
La branche de Dôle, éteinte, portait : De gueules
à l'arbre d'or, mouvant d'un, croissant d'argent,
accompagné, en chef, de deux étoiles d'or.
La brandie de Vesoul, également éteinte, por-
tait : De gueules, à trots gerbes d'or, posées 2 et
1. (Voir armoriai général, Franche-Comté, publié
par Henri Bouchot).
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
l û Broch d'Hotelans (Octave). Rési-
dence : château de ïhoraise (Doubs), marié
à M lle Delahaute. dont postérité.
2° B. d'H. (Raoul). Résidence : château
de Novillars (Doubs), marié à M lle Borthou,
dont postérité.
BROGLIE (de).
Voy., pour l'historique de cette famille, le
tome 1, col. 600 et 601.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Branche ducale
Broglie (Jacques- Victor- Albert de Bro-
glie, duc de), né à Paris le 13 juin 1821,
de l'Académie française, ancien ministre,
ancien sénateur. Résidences : 10, rue de Sol-
férino, à Paris, et ch au de Broglie (Eure),
marié à Paris le 19 juin 1845, à Pauline-
— 113 —
Mi —
Eléonore de Galard de Brassac de Béarn,
décodée le 26 novembre 1860.
Fils : B. (Louis-Alphonse- Victor, P ce de),
né à Rome le 30 octobre 1846. Résidence :
48, rue de la Boëtie, à Paris ; marié à Paris
le 26 septembre 1871 à Pauline de la Fo-
rest d'Armaillé, dont : a) Albertine, née
à Paris le 4 décembre 1872. Résidence : 29,
rue Barbet-de-Jouy, à Paris; mariée à Paris
le 26 mai 1891, à Pierre. M is de Luppé; b)
Maurice, né à Paris le 27 avril 1875, aspi-
rant de marine; c) Pauline, née à Paris le
5 février 1888; d) Louis, né à Dieppe le
15 août 1892.
2° B. (Eenri-A médée, P ce de), né à Paris le
8 février 1849, chef d'escadron au 30° régi-
ment d'artillerie. Résidence : 10. rue de
Solférino, à Paris ; marié, à Paris le 8 juin
1875, à Jl«r/e-Charlotte-Constance Say,
dont : a) Jacques, né à Paris le 20 décembre
1878 ; b) Robert, né à Paris le 23 novem-
bre 1881 ; c) Marguerite, née à Paris le
20 avril 1883.
3° B. (François-Marie-Albert, P ce de),në
à Paris le 16 décembre 1851, chef de batail-
lon au66 e régiment d'infanterie. Résidences:
Tours, et 41, rue de la Bienfaisance, à Pa-
ris ; marié, à Paris le 12 juillet 1884, à
Jedime-Emmeline de Dampmartin, dont :
a) Jean, né à Paris le 27 janvier 1886; b)
Guillaume, né à Paris le 21 mars 1888; c)
Amédée, né à Paris le 6 mars 1891.
4° B. (Cês&r-PdLiû-Emmanuel, P ce de), né
à Paris le 22 avril 1854. Résidence : 16, rue
de Solférino, à Paris.
Branche pringière Broglie-Revel
Broglie-ReveUifewW-Louis-César-Paul,
P co de), né à Paris le 20 avril 1852. Rési-
dence: 4. avenue Montaigne, à Paris; marié
à Paris le 20 juin 1877, à Geneviève de Gler-
mont-Tonnerre , décédée le 12 juin 1880,
dont : Auguste, né à Saint-Georges-d'Aunay,
le 22 août 1878.
Frères et sœur: 1° B. (Charles-Loms-
Antoine, P ce de), né à Paris le 18 mars
1854, ancien officier de cavalerie, religi sux
de la Grande-Chartreuse (Isère).
2°B. (Georges- Armand-Edouard, P ce de),
né à Pont-Sainte-Maxence le 13 mai 1856,
capitaine au 6 e régiment de dragons, à
Evreux (Eure); marié à Paris le 24 août
1886, à Léohtine Costa de Beauregard,
dont : a) Char les- Albert, né à Evreux Le
23 juin 1887 ; b) Guy, né à Provins le 3 fé-
vrier 1889 ;
3° Louise, née à Paris le 3 décembre
1864, mariée à Paris le 7 juin 1886. à Re-
naud, marquis de Tramecourt, décédé, et,
en seconde noces, le 17 août 1895, au
marquis d'Oilliamson.
Frère du père : B. (Raymond-Ch&rles-
Amédée, P ce de), né à Saint-Georges-d'Au-
nay le 15 mai 1826. Résidence : Vaubadon,
par Balleroy (Calvados), marié à Saint-
Georges-d'Aunay le 22 janvier 1855. à
Marie-Louise de Yidard, dont : a) Joseph-
Paul-Octave-Marie, né à Paris le 11 avril
1861, père jésuite; b) Louis- Antoine-Marie,
né à Pont-Sainte-Maxence le 27 mai 1862.
Résidence : 72. rue de Varenne, à Paris;
marié à Paris le 19 août 1890. à Louise de
Montgermont, dont : 1° Madeleine, née à
Evreux le 14 juin 1891; 2° Joseph, né à
Paris le 20 mai 1892; c) Octave-Edouard-
Armand- Joseph, né à Saint-Georges-d'Au-
-nay le 13 août 1863. Résidence : Angers ;
marié à Rozières le 2 août 1893, à Jeanne
de Y ion de Gaillon; d) Augustin-p2x\-
Marie-Joseph, né à Saint-Georges-d'Aunay
le 22 novembre 1864, lieutenant au 8 e régi-
ment de chasseurs à cheval, à Epinal; e)
P^mZ-Marie-Joseph, né à Saint-Georges-
d'Aunay le 12 avril 1868, jésuite, à Poi-
tiers; f) A mélie Marie- Joséphine , née à
Saint-Georges-d'Aunay le 4 janvier 1871,
religieuse de la congrégation de la Sainte-
Famille, à la Délivrande (Calvados); g)
CTmWes-Marie-Joseph, né à Saint-Georges-
d'Aunay le 25 mai 1874.
BROSSARD (de).
En Touraine. Suivant un tableau généalogique
et historique imprimé à Tours en 176(5, cette
famille est établie en France depuis 1289. Elle est
divisée en douze branches, qui toutes ont pour
auteur Antoine de Brossard, premier du nom, né
en 1289, fils naturel de Charles de France, comte
de Valois, fils puîné de Philippe le Hardi et
d'Hélène de Brossard.
Il y a tant de confusion dans la généalogie de
cette famille, qu'il n'est pas possible d>n donner
une filiation suivie et exacte. Nous nous conten-
L15 —
— 116 —
terons de dire qu'il y a une branche établie en
Normandie, dont les armes sont :
D'azur, à /rois fleurs de lis d'or, au bâton
d'argent en bande, brochant sur le tout.
Une autre en Anjou, qui porte pour armes :
De sable, à trois fleurs de lis d'or, à un bâton
de gueules en barre, brochant sur le /ouf.
Une autre en Champagne, aux environs de < Hui-
lons, qui porte :
D'azur, à une main ganlelée d'or en fasce,
qui lient sur son poing un oiseau de proie d'ar-
gent, accompagnée de trois fleurs de lis,chacune
soutenu d'uni' moucheture d'hermine d'ar-
gent.
Une autre qui réside en Bretagne et a pour
armes :
TSazur, au chevron d'argent, accompagne de
trois I leurs i/e lis d'or.
Il y a la branche des seigneurs de Brossard,
écuyers, sieurs de La Gautraye. qui porte :
D'argent, à trois fleurs de lis mi-parti d'azur
et de gueules, à/a colice degueules, brochantesur
le tout.
Les branches dispersées en Anjou et en Tou-
raine avaient pour chef N. Brossard de La
Brohanière, résidant à Parce en Anjou, et N... de
Brossard de Saint-René, qui. originaire de Filmil
au Maine, résidait à Tours. Tous les deux avaient
pour armes :
Trois fleurs de lis d'or, en champ d'azur, à
la bande d'argent, brochante sur /e /ou/.
Ces diverses armes ont été vérifiées en différents
temps par M. de Machaut, intendant d'Orléans
en lb'07.
BROSSES (de. s) ou DESBROSSES.
En Normandie, cette famille est connue dés le
commencement du xm e siècle, mais sa libation
prouvée par titres ne remonte qu'à Robert des
Brosses, écuyer, seigneur dudit lieu, du Boyhyon,
et de Bastigny, qui vivait en 1374 avec Jeanne de
la Place, son épouse. Il prit à rente pour livres
tournois de rente annuelle de Jean Fromont,
écuyer.le fief du Boyhyon, avec toutes ses dignités,
détaillées audit contrat; ceci est conforme à une
preuve de noblesse faite devant les commissaires
du roi, en 157(5, par Hector des Brosses, seigneur
dudit lieu et de Bastigny. Robert mourut en lais-
sant postérité.
Hector des Brosses, comme il est dit plus haut,
prouva sa noblesse devant les commissaires du
roi par titres, en remontant à Robert des Bro ises,
écuyer, et Jeanne de la Place, son épouse, les-
quels, en 1374, échangèrent Leur terre contre celle
de Bastigny. (le Robert des Brosses, comme on l'a
dit, était seigneur des Brosses et du Bayhyon, et
Hector des Brosses, descendu de lui au huitième
degré, lit déposer au greffe d'Évreux, le 8 novem-
bre 1576, sa généalogie. Il épousa, le £5 novem-
bre 1569, Isabeaudes Landes, dont il eut postérité.
Au treizième degré, nous marquons Joseph-
Nicolas des Brosses, chevalier, baron de Goulet.
Cuigny, Plainville,La Couture. Fontaine etautres
lieux, né le 30 mai 1718; il commença à servir en
qualité de cornette dans le régiment du duc de
Saint-Simon, en 1733, et fut réformé à la paix de
1737, rejoignit, au commencement de la guerre
de 1741, son régiment en la même qualité de cor-
nette; fut employé, avec des cavaliers de bonne
volonLé, dans toutes les occasions qui se présen-
tèrent, et où il donne de si belles preuves de son
courage et de son zèle, que le duc de Brissac, maré-
chal de France, le choisit pour faire son avant et
arrière-garde, avec des carabiniers de bonne vo-
lonté, destinés à faire passer 300 sacs de farine
dans le château de Fronembert; ce qui fut exécuté
heureusement, en traversant ce lieu des quartiers
ennemis et en les trouvant partout. Le baron de
Goulet y reçut une contusion, et son cheval fut
blessé. Cependant, il fit des prisonniers, qu'il
amena, et le duc de Brissac en rendit compte sur
le champ au cardinal de Fleury, qui lui fit donner
une compagnie de cavalerie dans le régiment de
Chepy en 1742. Il passa avec ce régiment en
Bavière, et servit sous les ordres du maréchal de
Maillebois. Pendant la campagne de 1743. il lit
plusieurs actions éclatantes, comme d'avoir arrêté ,
les ennemis avec 50 maîtres qui avaient culbuté la
compagnie franche de.Rombert, dans une recon-
naissance que le maréchal, comte de Saxe, fit faire
à Plane. Quelques jours après, le maréchal de
Maillebois ayant commandé tours les piquets de
l'armée, pour aller reconnaître l'ennemi, la troupe
du baron de Goulet se trouva environnée par les
ennemis, au point que ce général fut obligé de
faire pointer les canons pour dissiper les ennemis :
ce qui réussit, et le baron de Goulet les battit, y
reçut plusieurs blessures, et ramena toute sa
troupe, excepté ceux qui restèrent morts sur
place. Le maréchal de Maillebois en rendit compte
sur-le-champ au roi, et lui fit avoir la croix de
Saint-Louis en 1741, quoique n'étant pas le dernier
capitaine de son régiment. A l'affaire de Saverne,
il demanda au maréchal duc d'Harcourt des
hommes de bonne volonté pour aller en avant et
reconnaître l'ennemi qu'il vit de près débouchant
sur deux colonnes, pour aller s'emparer de Sa-
verne; et, aussitôt, il alla à toute bride à Phals-
bourg en rendre compte à ce maréchal, qui lit
rétrograder les troupes envoyées pour la défense
de cette place. Les ennemis, ayant déjà outrepassé'
la hauteur, et le long de la chaussée, le baron de
Goulet fut de bonne volonté, par ordre du géné-
ral, avertir le marquis du Chàlelet de se retirer sur
Plialsbourg. Dans cette occasion, le baron de
Goulet fut blessé et son cheval reçut deux coups
de feu. 11 ne se signala pas moins à la bataille de
Rocoux, sous les ordres du maréchal comte de
Saxe : la cavalerie étant dans l'inaction, et ayant
aperçu plusieurs fuyards de quelques bataillons,
— 117 —
118 —
il les ranima et les ramena à la charge aux bayes
de Rocouse, où il fut blessé d'un coup de biscayen
au ventre. Cette action lui attira beaucoup de
louanges de la part du maréchal, comte de Saxe.
A la bataille de Lawfeld, sous les yeux du roi, où
il commandait le second escadron de son régi-
ment, nommé alors Belfond, il y reçut d'abord un
coup de canon, qui coupa son cheval en deux, et
lui blessa les deux jambes, de façon qu'on fut
obligé sur-le-champ de couper ses bottes avec un
rasoir; et, se sentant encore assez de force pour
faire son devoir, il se lit mettre par quatre cava-
liers sur un autre cheval, mena son escadron à la
charge, battit l'ennemi, et resta chargé du comman-
dement du régiment, les autres officiers ayant
■été tués ou mis hors de combat. Il y reçut encore
un coup de sabre, qui lui partagea presque la
figure en deux jusqu'au gosier, dont il portait
la cicatrice, un sur la tête et un coup de pistolet.
Dans cet état,il eut l'honneur d'aller présenter au roi
un étendard des ennemis, qu'il avait pris ; mais
les forces lui manquant aux pieds de Sa Majesté,
on fut obligé de l'enlever. Sa Majesté, en recon-
naissance de tant de bravoure, le fit lieutenant-
colonel avec une pension. Heureusement guéri de
toutes ses blessures, dont il portaitles marques, il
n'a pas moins fait paraître de courage et de zèle
dans la dernière guerre, à toutes les affaires où i!
s'est trouvé ; comme à la bataille de Grevelt et à
celle de Lutzelberg, sous les ordres de M. de Ghe-
vert, où il a combattu avec le même succès. A
cette dernière affaire, il fut démonté deux fois et
ses chevaux blessés sous lui, et reçut un coup de
biscayen à l'épaule : l'escadron qu'il commandait
prit deux pièces de canons. Il s'est trouvé à plu-
sieurs autres petites actions, dans le détail des-
quelles nous n'entrerons pas, a senti les effets de
toutes les armes dont on se sert à la guerre et avait
sur son corps les marques de quinze différentes
blessures. Le baron de Goulet eut l'agrément du
régiment île Fleury, cavalerie; mais il aima mieux
rester lieutenant-colonel du régiment de Char-
tres, cavalerie, ci-devant Belfond, à la tète duquel
il avait donné tant de marques de son courage et
de sa valeur, ayant été fait brigadier le 20 février
1761. 11 était maréchal de camp depuis la promo-
tion du 20 avril 1768, et il épousa, par contrat du
10 octobre 1740, Marie-Catherine- Jeanne Cureau,
veuve de Jacques-Bernard de Coëtferel, dont il
eut postérité.
Les titres de cette ancienne noblesse ont été pré-
sentés à M. de Baujon, généalogistes des ordres
du roi, et étaient, en 1772, entre les mains de M. Che-
rin, successeur de M. de Baujon en cet office.
Armes: D'argent, au lion de sable, armé et
lampassé de gueules.
BRUN (de).
Provence. Famille originaire de Castellane, où
elle était comptée parmi les maisous nobles dans
le xive siècle.
Fou cou de Brun est celui par lequel on com-
mence à avoir les papiers en règle. Il était capi-
taine de cuirassiers sous le roi Henri II et fut tué
au premier siège de la ville d'Amiens en combat-
tant à la tête de son régiment. Il laissa deux fils :
Jean, qui continua la descendance de la branche
aînée, et Sébastien, qui fut la tige des seigneurs de
Boades. De cette seconde branche en est issue une
troisième qui a pour auteur Jacques de Brun,
chevaiier, seigneur de Favas, à qui son père légua
une somme de 31,000 livres, épousa, par contrat du
5 février 1603, Marguerite de Rafaëlis-Broves-de-
Tourtour, dont il eut plusieurs enfants.
Cette famille a fourni plusieurs officiers distin-
gués et des chevaliers de Saint-Louis. Elle a été
plusieurs fois maintenue dans sa noblesse : la
première, en 1608, par les commissaires députés
du roi, et, en 1609 et 170-3, par arrêt de l'intendant
de la province; l'aïeul du conseiller de Boades et
son frère Jacques de Brun de Favas furent déchar-
gés de la taxe prononcée contre les usurpateurs du
titre de noblesse, et de celle de francs-fiefs.
Armes : D'azur, à la hache d'armes d'argent,
emmanchée d'or.
La branche de Castellane portait :
Parti : au 1, de Brun; au 2 de gueules, à un
château ouvert, crénelé et sommé de trois tours
d'or, maçonnées de sable, qui est de Castellane.
BRUNEEL.
La famille Bruneel, qui est fixée en France, est
originaire des Flandres. Elle a conservé sa natio-
nalité belge malgré sa résidence à Paris.
En 1507, Pierre Bruneel contracta mariage avec
très noble dame Jacqueline, baronne van Calden,
à Ardoye en Flandres.
Jean Bruneel, arrière-grand-père du comte
Bruneel actuel, quitta le premier cette ville.
Une branche d'ailleurs habite encore la Bel-
gique, où le père du comte Bruneel actuel était
lui-même chevalier de l'Ordre du roi Léopold et
porté sur la liste des éligibles, comme sénateur du
royaume.
Les Bruneel contractèrent des alliances directes
avec les La Perre de Roo, les de Gheus d'Elzen-
valle , de Caigny , de Meulenaer, van den
Bergh, etc.; ils sont encore apparentés aux nobles
familles de Grainger, van den Brande, de Roo, de
Zuylen, de Négri, de Bocoinghe, de Pralormo,
délia Torre, d'Ogimont, de la Serna, de Terline,
de Vilmarest, de Croix, etc., etc.
Le très réverendissime Bonaventure Bruneel,
fondateur de l'Ordre des Franciscains en Belgique
après la révolution, appartient à cette famille et
c'est pour illustrer sa sainte mémoire que le
Saint-Siège conféra le titre de comte.
Alliances : La Perre de Roo, de Gheus d'Elzen-
valle, de Caigny, van den Bergh , de Meule-
naer, etc., etc. Parentés maternelles avec les de
— 119 -
— 120
Roo, de Grainger, van <len Brande, van Zuvlen,
de Négri, Coppieters, de La Croix d'Ogimont, Le
Fevère de 'l'en Hove, van Goethem, de Vilmarest,
Maquart de Terline, de La Serna, de Vadicourt,
de Bœsinghe, délia Torre, de Pralormo, etc.
Armes : U argent, au lion de gueules.
Consulter : le Nobiliaire des Pays- lias, l'Armo-
rialgénéral de Riesstap, les Archives d'Ardoye et
la Chancellerie romaine.
REPRÉSENTANT ACTUEL :
Bruneel ( Alltert-Victor-Constant-Marie,
G te j. Résidence
Paris.
11, avenue de Ségur, a
BUISSON DE COURSON DE CRIS-
TOL (du).
Voij. le tome I et rectifiez comme suit :
lo Colonne 625, ligne 9 : Gravas, lire : Gavrus.
2" Colonne 625. ligne 23 : Le Maistre d'Echauf-
îon, lire Le Maistre d'Echauffow.
3° Colonne 625, ligne 26 : de Salles de Préval-
lon, lire : de Scelles de Prévallon.
'i" Colonne 625, ligne 28 : de Billeheust cVArgen-
son, lire : de Billeheust d'Argenton.
Omission d'une ligne entière à la ligne 50 de la
même page 625, omission qui rend la phrase inin-
telligible. On lit en effet que Tanneguy du Buis-
son « fut conseiller à la table X. de Courson, etc. »,
ce qui n'a aucun sens ; qu'il faut rétablir comme
suit : « que Tanneguy du Buisson fut conseiller à
«la Table x de marbre (amirauté et Eaux et
« Forêts) de Rouen : que Pierre du Buisson, sieur
« rfeX. Courson fut intendant, etc. »
BUSSEUL {de).
Maison illustre dès le règne de l'empereur Othon
et de Hugues Capet, ainsi qu'il ressort des cartu-
laires des prieurés de Paray et de Marcigny et
qu'il est rappelé dans les lettres patentes d'érec-
tion de St-Sernin en Maçonnais en comté de
Vauban (avril 1725) en faveur d'Antoine Le Prêtre
de Vauban, mari d'Anne-Henriette de Busseul,
héritière du comté de St-Sernin.
Au \'' siècle, les Busseul étaient établis en Cha-
rolais où César de Busseul, ambassadeur de l'em-
pereur Othon auprès du duc de Bourgogne, possé-
dait les terres de Vervicon et de Moulins sur
l'Arconce. Le dossier Chérin concernant la mai-
son de Busseul et déposé ù la bibliothèque natio-
nale de Paris, département des manuscrits, re-
monte à Geoffroy de Busseul, chevalier, vivant
en 1281, mais une note du même Chérin, insérée
en tète de la généalogie de Busseul. possédée par
la famille, témoigne que des titres tirés du l'abbaye
de Cluny établissent l'existence et l'illustration du
nom il i Busseul depuis 1039 et la qualité de che-
valier attribué dès lors aux membres de cette
maison. Les titres des cartulaires de Marcigny
remontent encore plus haut.
Les Busseul ont joui d'une grande faveur à la
cour des ducs de Bourgogne. Guy de Busseul por-
tait la bannière du comte de Nevers à la bataille
de Nicopolis en 1396, deux autres Busseul périrent
à Nancy en 1477 aux côtés de Charles le Témé-
raire.
Pendant tout le xiv c et le xve siècle, on les voit
nombreux occuper les premières charges auprès de
ces princes, entre autres celles d'écuyer, de cham-
bellan, de premier écuyer tranchant, d'échanson,
de premier maître d'hôtel, de capitaine châtelain,
de bailli du Maçonnais, d'Autun et de Montcenis,
de membre du conseil permanent de Bourgogne et
de gouverneur du Charollais. Le portrait de Mar-
guerite de Busseul, dame de Thyard et de Bissy.
qui périt pendant les guerres de religion en défen-
dant la place de Verdun-sur-Saône, est au musée
de Versailles parmi ceux des héroïnes. Les Busseul
ont fourni des chevaliers de Saint-Jean de Jérusa-
lem, de Malte, de l'ordre du roi, des chanoines
comtes de Lyon et de Saint-Pierre de Mâcon, un
page de la reine Anne d'Autriche, une demoiselle
d'honneur de la princesse de Conti, des officiers
généraux chevaliers de Saint-Louis et comman-
deur de l'ordre de Saint-Louis, etc. Ils ont eu les
titres de baron et de comte, possédé des fiefs nom-
breux et considérables et contracté des alliances
avec les premières maisons de Bourgogne et de
France, entre autres avec celles de Clugny,
d'Amanzé, de Gorrevod, ducs de Pont-d'Ain,
princes du Saint-Empire, de Thyard, de Babutin,
Palatin de Dyo, de Digoine, de Choiseul de Traves,
de Véré, princes du Saint-Empire, etc.
Antonin-Louis, vicomte de Busseul, lieutenant
général des armées du roi en 1814, commandeur
de l'ordre de Saint- Louis, officier de la Légion
d'honneur, décédé à Paray-le-Monial en 1851, eut
pour fils Antoine-Henri, comte de Busseul, colonel
de cavalerie qui donna sa démission en 1830, âgé
seulement de quarante-deux ans, il mourut en 1842
au château de Saint-Christophe enBrionnais, lais-
sant six filles : les comtesses Onfroy de Verez, de
Monspey, Alfred et Sylvain de Laforest-Divonne
et les baronnes Amédée et Albert de Fournas et un
fils Antoine-Olivier, comte de Busseul, chevalier
de Malte, lieutenant, de 1842 à 1844, au 4 e régiment
de chevau-légers, dit de Windischgraetz en Au-
triche; il mourut au château de Pouzzols (Aude)
en 1877 De son second mariage avec Thérèse de
Kellersperg, sœur du baron Ernest de Kellersperg,
gouverneur civil de Milan, puis de la Bohème, il
eut trois filles dont une seule subsiste, Marguerite
de Busseul , chanoinesse du chapitre noble de
Brunn en Moravie et qui réside à Gratz (Styrie).
Antoine-Henri, comte de Busseul, né en Au-
trichë en L847, du premier mariage d'Antoine-
Olivier, comte de Busseul, avec Marie de Buchs-
mann, lieutenant de hussards hongrois, officier de
honwed, a donné sa démission et a épousé Bertha
— 121 —
122
de Baïir. Us habitent en Transylvanie près d'Her-
manstadt, et ont deux enfants : un fils Raoul de
Busseul né en 1876 et une fille Céline de Busseul.
Les archives, très anciennes et très complètes de
la maison de Busseul, sont entre les mains du
comte Henri de Busseul. 'On peut consulter : Saint-
Julien de Baleurre (Lyon 1558), les archives de
Marcigny, Paray-le-Monial et Gluny, le journal
de Philippe-le-Bon, le Laboureur, Courte-Lpée, le
Cartulaire du chapitre de Saint-Pierre de Mâcon,
les Tablettes historiques de Bourgogne pour l'an-
née 1750, page 52, etc., et pour l'année 1756, p. 21.
Armes : Fascè d'or et de sable de six pièces qui
sont les armes de Saxe ancien ; au canton dexlre
à V aigle éployée de sable qui est de l'empire.
Devise : Dieu et mon Busseul.
Supports : Deux dragons d'or armés et lam-
passés de gueules.
Cimier: Un casque d'argent à onze grilles
d'or posé de front et surmonté d'une couronne
de comte; au-dessus de la couronne, une co-
lombe éployée d'argent.
BUYSSON {du).
Voy. le tome I, col. 037 et suivantes.
Grand'Mères maternelles des représentants
ACTUELS :
De BonnevaL 1824; de Laferté-Meung, 1780; de
Monestay-( lhazeron, 1740 ; Lebergue-d'Ambly,
L694; de Burgues de Missiessy, 1661; Millet de
Boisgarnier, 1615; de Lingendes, 1577 ; Le Fran-
çois de Fognat,1534; Moriat de la Balancière,
1496; de Vertolaye, 1445; Atlion de St-Floret,
14°0 ; Aubert du Cros, L396 ; de la Faye, 1367 ; de
Chazeron, 1328; de Carbonnières, 1302; de May-
mont-d'Oliergues, 1277; de Saillans, 1236; de
Brossadol, 1211; de Cassanhes (Cassagne-Beau-
fort-Miramont), 1180; de Solages, 1152 ; et de Sévé-
rac, 1120, dont on a les contrats.
Titres et ouvrages à consulter: Preuves des
francs fiefs de 1444, aux archives du Capitule de
Toulouse où la filiation remonte à 1120; Preuves
de maintenues de 1635 à 1708, aux archives de
Moulins, remontant à 1319; d'Hozier, Armoriai
général et carrés, n° 141, de la Bibliothèque na-
tionale; St-Allais, II, 190;Lachénaye, IV, i83 : de
Barrau, II, 209: Bouillet, 1,357; de Magny, I,
129.
CANTILLONDE BALLYHIGUE.DE
LACOUTURE ET DE TRAMONT (de).
Cette maison, très ancienne, est originaire de
Normandie. Le premier gentilhomme de cette
famille, dont il soit fait mention dans les chro-
niques du xie siècle et notamment dans celle
de Branton, est Henry de Gantillon, seigneur de
Canteleu. Il suivit son souverain, Guillaume, duc
de Normandie, à la conquête de l'Angleterre et
commandait l'un des vaisseaux qui transportèrent
l'armée de Guillaume. Blessé près du duc à la
bataille d'Hastings (1066). il reçut une terre dans
le comté de Devon, à laquelle il donna le nom
de Gantelon, d'où est venu plus tard par corrup-
tion celui de Gantelupe.
On trouve dans l'histoire de Normandie qu'au
nombre des gentilshommes qui accompagnèrent
Robert II, duc de Normandie, en Palestine, étaient
les nobles seigneurs Guillaume, Robert et Fouc-
ques de Cantelon.
Guillaume de Gantillon, chevalier et arrière-pe-
tit-fils de Henry, fut du nombre des guerriers qui
passèrent en Irlande en 1169, sous la conduite du
fameux comte de Pembrocke. Ses enfants s'éta-
blirent dans la province de Munster où l'un d'eux
fit construire le château de Ballyhigue. près de
la baie de ce nom. (Hist. du comte de Kerry, par
Smith, imprimée en 175U, p. 210). Cette vaste pro-
priété seigneuriale appartient aujourd'hui à la fa-
mille Creshé.
La famille de Gantillon fut une de celles qui don-
nèrent les plus grandes marques de dévouement
aux Stuart et à la religion catholique. Cette fidélité
fut la cause de sa ruine et de sa dispersion. Plu-
sieurs de ses membres furent réduits sur la terre
étrangère à un état voisin de la pauvreté. Mais
ils n'oublièrent jamais, sur les champs de bataille,
cette noble et glorieuse devise de leurs armes :
Fortis in bello.
Des Cantillon s'allièrent aux plus illustres mai-
sons, telles que celles des Siuart, des Fitz-Gérald,
des O'Brien, derniers rois d'Irlande, des Pégett,
des Mac-Mahon, des O'Sullivan, des Seymour, des
Perceval, des comtes de Beilheley, des comtes de
Stalford-Howard, des comtes Maxwell-Farnham,
des vicomtes Southwell, des O'Gonnell, des comtes
de Bray (Picardie), des marquis de Foucault, Ver-
dillac, des marquis de Grave, des comtes Du
Plessis de Grenedan, des marquis de Glervaux,
des marquis de Ruffo-Bonneval, etc.
La généalogie de la maison de Gantillon, fixée
en Irlande dans le courant du xii« siècle, est au-
thentiquement établie depuis Roger de Gantillon,
chevalier, sixième baron de Ballyhigue, seigneur
de Castle-Bronn, de Balmoral de Gandaylin, etc.,
qui épousa, en 1556, Elisabeth Stuart, de la mai-
son royale d'Ecosse.
Vers le milieu du xvii siècle, Charles de Can-
tillon passe en France à la suite des Stuart. Il
achète dans la Marche limousine une propriété,
Las Couturas; c'est de là que la branche cadette
a pris le nom de Cantillon de Lacouture. En
173N, cette branche cadette s'est encore subdi-
visée et a formé la branche de Cantillon de Tra-
mont.
125
— 126 -
Armes : D'azur, au lion rampant d'or, accosté
de deux flèches tombantes de même, empennées
d'argent.
L'écu timbré d'un casque de chevalier, surmonté
d'une couronne de baron anglais.
Cimier : Un dextrochère, armé d'une flèche
d'or empennée d'argent.
Devise (donnée par Guillaume le Conquérant à
Henry de Cantillon, après la bataille de Hastings
(Hj) : Fortis in bello.
(les armes se trouvent dans une des salles du
château de Dublin.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1° Cantillon de Ballyhigue (B on de).
2° Cantillon de Lacouture (Georges
de), lieutenant au 15 e dragons, à Libourne.
3° C. de L. (Henry de). Résidence:
château de la Roquette, par Le Muy i Var).
4° Cantillon de Tramont (Charles de).
Résidence: Gieux (Haute-Vienne).
CHABANNE3 DE LA PALICE (de).
Quatre mémoires, imprimés en 1759 sur cette
maison, disent que Chabannes, Chabannois et
Chabanées sont le même nom, qu'il n'y a de
différence qu'une simple inflexion de voix de plus
ou de moins, parce que la prononciation du mot
a changé.
Cette maison ne remonte, dans le P. Anselme,
qu'à Robert de Chabannes; mais, d'anciens titres,
vérifiés par le généalogiste des ordres du roi,
en 17bl, font connaître :
Eschivat de Chabannes , ou Chabanées , qui
épousa, vers 1170, Matebrune de Ventadour. De-
puis- ce mariage, cette branche de la maison de
Chabajines demeura fixée aux environs de Venta-
dour et de Charlus-le-Pailloux, qui en dépendait,
dans le Bas-Limousin.
Un de ses descendants au onzième degré, Jac-
ques de Chabannes, deuxième du nom, chevalier
de l'ordre du roi, si connu dans l'histoire sous le
nom de maréchal de la Palisse, fut gouverneur et
lieutenant général pour le roi en Bourbonnais,
Auvergne, Forez, Beaujolais, Dombes et Lyon-
nais. 11 se rendit recommandable dans toutes les
guerres d'Italie de son temps, suivit le roi'
Charles VIII à la conquête du royaume de Naples,
en 1495 ; servit aussi le roi Louis XII. en 1500. au
recouvrement du duché de .Milan, et à la pr se
de plusieurs places dans l'Abruzze et la Pouille;
demeura prisonnier du duc de Terranova à la
défense de la ville de Rouvre, en 1502; combattit,
en 1503, à la bataille de Cerignoles se trouva, en
1506, à la prise de Bologne, et, en 1507. à celle de
Gênes, où il fut blessé; et se comporta généreuse-
ment à la bataille d'Agnadel donnée en 1509, et à
la prise de Padoue faite par l'empereur sur les
Vénitiens. Le roi le fit capitaine de 500 hommes
d'armes et le pourvut de la charge de grand-
maitre à la place de feu seigneur de Chauniont ; il
lui donna encore le gouvernement du duché de
Milan, après la célèbre journée de Ravennes, au
gain de la bataille de laquelle il contribua beau-
coup et demeura prisonnier à celle des Eperons
en 1513, après s'être comporté en grand capitaine.
Il se démit, en 1515, de la charge de grand-maître.
au lieu de laquelle il fut créé maréchal de France:
continua ses services en Italie, et se trouva à la
prise de Villefrancheet à la bataille de Marignan
la même année; se rendit à Calais, en 1521, pour
traiter de la paix avec les députés de l'empereur,
et, n'ayant rien conclu, il retourna en Italie ; com-
manda le corps d'armée au combat de la Bicoque,
en 1522; passa sur les frontières d'Espagne où il
secourut Fontarabie ; obligea le connétable de
Bourbon à lever le siège qu'il avait mis devant
Marseille, en 1523, et finit glorieusement ses jours
à la bataille de Pavie, le 24 février 1525. C'est
ainsi, dit Brantôme, que mourut cet honorable
seigneur. Il épousa : 1° en 1493, Jeanne de Mont-
berois; et 2° par contrat du 20 février 1513, Marie
de Melun-Epinoy. Il n'eut qu'un 111s du second lit,
Charles de Chabannes, tué en 1552, au siège de
Metz, sous Henri II, ne laissant qu'un fils, An-
toine, mort le dernier de sa branche.
Gilbert de Chabannes, seigneur de Curton,
second fils de Jacques, premier du nom (grand-
père du maréchal), forma la branche des seigneurs
de Curton. Son petit-fils, Joachin de Chabannes,
fut chevalier d'honneur de la reine Catherine de
Médicis, de laquelle il était parent par Françoise
delà Tour-d' Auvergne, son aïeule. Il fut capitaine
d'une compagnie de50 hommes d'armes des ordon-
nances et obtint, du roi Henri II, l'érection de la
terre de Roche-fort, située en Auvergne, en comté,
par lettres données à Paris au mois d'octobre 1556,
enregistrées au parlement le 20 mai 1557. Voici la
teneur de ces lettres : « Ayant vu à l'oeil et reconnu
par effet les grands, vertueux et recommandables
services que notre très aimé et féal cousin Joachiin
de Chabannes, chevalier de notre ordre et d'hon-
neur de notre très dure et aimée compagne la
reine, baron de Curton < j .t R ochefort, en Auvergne,
créons et érigeons, et élevons par les présentes, en
dignités, titres, noms et prééminences de comté,
pour dorénavant audit titre et nom de comte de
Rochefort, en jouir et user pleinement, paisible-
ment et perpétuellement par ledil Chabannes, ses
hoirs, successeurs, et ayants cause, tant mâles
que femelles; voul »ns et nous plait, que lui et ses
successeurs soient tenus, censés, réputés et appe-
lés comtes du lit comté de Rochefort, etc. »
De cette maison sont sorties Les branches :
1° Des seigneurs de Saignes :
2° Des seigneurs de Nozerolles;
3° Des seigneurs de Mariol:
4" Des seigneurs de Verger ;
— 127 —
— 128
5° Des seigneurs de Trucy ;
6° Des comtes de Pionsat.
Cette branche a pour auteur Gabriel de Cha-
bannes, dernier lils de Joachim, seigneur de
Curton. Il est qualifié gentilhomme ordinaire de
la chambre du roi. et premier échanson de la
reine, dans le partage qu'il lit, le 11 octobre 1581,
de la succession de ses père et mère. Il prenait
aussi la qualité de chevalier de l'ordre du roi.
Son arrière-petit-fils, Gilbert, deuxième du nom,
dit le marquis de Chabannes, etc., né le 16 juillet
1646, fut d'abord capitaine dans le régiment de
Navarre en 1669, lieutenant-colonel du même
régiment à la bataille d'Hochstedt en 1704, colonel
au mois d'avril 1706, puis brigadier des armées
du roi, gouverneur de l'île et citadelle d'Oléron en
janvier 1709. Il fut un des grands capitaines de
son temps. M. le duc de Bourgogne l'honora de
ses bontés. Il servit plus de cinquante ans et con-
tribua au gain de la bataille de Spierbach, en
octobre 1703, par un mouvement qu'il lit faire à
la brigade de Navarre, qu'il commandait, d'où est
venu : A moi Navarre; ce fut son expression. Il
ne se distingua pas moins à la bataille d'Hochs-
tedt en 1704, car, ne voulant jamais consentir à la
capitulation de Belheim, où 26 bataillons et 4 ré-
giments de dragons, qu'on avait laissés dans le
village, furent pris et enveloppés, il tit brûler les
drapeaux du régiment de Navarre, et obtint qu'il
sortirait avec une certaine quantité d'armes et de
fusils. Il mourut le 20 avril 1720.
Son petit-fils, Jean-Baptiste de Chabannes, né
le 3 octobre 1714, comte de Pionsat et de Belabre,
comte d'Apchon, premier baron d'Auvergne, fut
marquis de la Palisse (par substitution et dona-
tion du feu comte de Chabannes, son oncle), cor-
nette des mousquetaires noirs en mars 1740, bri-
gadier des armées le 20 mars 1747. Enseigne en
1752, sous-lieutenant en 1754. et ensuite maréchal
de camp le I e1 ' mars 1758; s'est trouvé en Italie
aux batailles de Panne et de Guastalla ; en Alle-
magne, à celle de Dettingen, en 1743, où il fut
blessé d'un coup de fusil à la jambe; et en Flan-
dre, à celle de Bocoux, en 1746. Il servit encore
trente ans et épousa, le 8 mars 1743, Marie-Olive
Bernard de Coubert.
On compte encore une septième branche, celle
des seigneurs de Chamiane, issue de la précédente
et ayant pour auteur Thomas, frère de Gilbert,
deuxième du nom ; et une huitième, celle des
comtes de Dammartin, issue de la première bran-
che ayant pour auteur Antoine de Chabannes,
comte de Dammartin, grand-maître de France,
troisième fils de Bobert, seigneur de Charlus,
branche éteinte à la mort de Jean de Chabannes,
son fils, qui ne laissa que trois tilles qui ont
porté dans les maisons où elles sont entrées les
grands fiefs de cette branche, comme le comté
de Dammartin, et nommément la terre de Saint-
Fargeau dans la branche de Bourbon Montpen-
sier.
La branche ainée des seigneurs de Curton a
toujours conservé jusqu'à présent les anciennes
terres patrimoniales, commeCurton, Saint-Angeau,
Bochefort et Madic, en Auvergne.
Les rois Louis XI, Charles VIII, Louis XII,
François I e1 ', Henri II, Charles IX, François II et
Henri III, ont honoré du titre de cousin les sei-
gneurs de Chabannes. Us comptent des chevaliers
de tous ordres : Saint-Louis, Saint-Lazare et de
Malte.
Il y a de la maison de Chabannes des bâtards
légitimés, dans le Quercy et l'Auvergne, qui ont
fait de fort bonnes alliances et avec des maisons
distinguées, mais qui ne sont que des bâtards re-
connus.
Armes : De gueules, à un lion d'hermines, ar-
mé, lampassé et couronné d'or.
CHALÉON (de).
Just] de Chaléon , origi-
naire du Boyannais, célèbre
avocat au parlement de Gre-
noble, fut anobli en 1665.
Laurent de Chaléon, sei-
gneurde Saint-Bomand, con-
seiller au parlement de Gre-
noble en 1680, qui épousa
Marguerite de Chambrier
de l'Isle et fut père de :
Jean-Baptiste, de Chaléon
de Chambrier, baron de Châ-
teauneuf de l'Albenc; con-
seiller au parlement de Gre-
noble en 1740, marié à Marguerite de Bardon-
neuche ;
Ennemond-Jean-Baptiste de Chaléon de l'Al-
benc était également conseiller à la même cour
en 1783 ;
César-Bacon de Chaléon de Chambrier, con-
seiller au parlement, fut nommé député de la
noblesse aux Etats généraux en 1788.
Ce dernier eut deux fils qui ont laissé de nom-
breux représentants :
1° Laurent-Bacon de Chaléon, qui a une fille
mariée au baron de Montravel et un fils César-
Bacon de Chaléon, qui, élève de l'école des Cadets
de Turin, devient chef d'escadron aux chevau-
légers de Savoie, est fait comte romain et démis-
sionne à la mort de son père. Meurt lui-même en
1870 sans enfant.
2" Félix-Marc de Chaléon, grand propriétaire du
château et des terres de Prébois, laisse de nom-
breux représentants mort sans enfant, sauf Louis-
Ennemond de Chaléon . qui épousa Céline de
Lachaud. Meurt en 1859, en laissant plusieurs re-
présentants dont deux seulement encore vivants :
1° Félix-Louis-Bacon de Chaléon, chef d'esca-
dron de cavalerie, officier de la Légion d'honneur
et du Nicham Iftikar, marié à Marie de Belcastel;
2° Albert-Bal thazar de Chaléon, ancien magis-
trat démissionnaire.
— 129 —
130
Armes : D'azur, à la bande d'argent, chargée
d'un lionceau de gueules.
CHAMBON (de).
Cette famille a été maintenue dans sa noblesse
par jugement de M. de Lamoignon, intendant du
Languedoc, rendu à Montpellier le 6 juillet 1700,
sur des titres qui justifient que :
Jacques de Ghambon, issu d'un puîné en Auver-
gne, juge au tribunal de Viviers, fut pourvu de
l'office de général des monnoies en la province de
Languedoc et de Guyenne, de résidence à Tou-
louse, le 21 juillet 1546. Il a épousé en premières
noces noble demoiselle Marguerite Dumène du
Perrier, et, en secondes noces, demoiselle Anna
de Gassaing, laquelle lui apporta en dot le do-
maine du Bourg-Saint-Bernard. Du premier ma-
riage avec Marguerite du Perrier, veuve de noble
Vibret, est issu noble Simon de Ghambon, aussi
général des monnoies, marié à noble dame Marie
de Ferrier, fille d'Antoine de Ferrier, conseiller à
la cour du parlement de Toulouse. Les biens de
M. Simon de Ghambon étaient situés au lieu de
Layrac, Môntrouget, Mirepoix et dans le vicomte
de Villemur : il désire être enterré à Toulouse au
couvent des Augustins, où sont les tombeaux de
ses père et mère.
Simon de Ghambon a laissé quatre enfants de
son mariage avec demoiselle de Ferrier, sa femme,
savoir :
i° Pierre de Ghambon, aussi général des mon-
noies, a épousé Marguerite de Chante, de laquelle
il a eu François de Ghambon, né le 3 août 1632,
coseigneur de Lauzerville, marié le 31 mars 1668
avec demoiselle Antoinette de Barthe, mort sans
postérité; il a substitué son hérédité à noble Jean
de Laforcade, son neveu, fils de noble Abraham
de Laforcade et de dame Marie de Ghambon ;
2° Autre Pierre de Ghambon, mort sans pos-
térité :
3° Marie de Ghambon, fille de Simon, mariée à
noble Bernard de Laùtrec, sieur de Labatut, et
en secondes noces à noble Durand, sieur de la No-
garède-; elle possédait un domaine à Glaverie,
près Mirepoix, qu'elle a donné au couvent des jé-
suites de Pamiers ;
4° Jean de Ghambon, quatrième enfant de Simon
et de dame Marie de Ferrier, s'est marié le 14 juin
1610 avec Marguerite de Gauléjac, et, le 9 décem-
bre 1625 avec Marguerite d'Adhémar de Cransac,
du lieu de Fronton ; de cette dernière, il a eu
Pierre de Ghambon, né à Layrac le 22 août 1629,
sieur de la Générale, lequel a épousé, le 17 août
1660, Marie de Bamondy, fille de noble Ber-
nard de Ramondy Gayrou et de clame Anne de
Puylaurent.
De ce mariage est issu Jean-Bernard de Gham-
bon, né à Layrac le 8 septembre 1661, a servi
vingt ans comme officier dans le régiment royal
d'artillerie ; il s'est établi au Bourg-Saint-Bernard
et a épousé Marguerite de Pydemarc, du lieu
Tome II.
de Cuq-Toulza, de laquelle il a eu des enfants.
Gabrielle de Ghambon, fille de Pierre de Gham-
bon et de Marie de Ramondy-Gayrou, a épousé
Jean deBouscatel, écuyer, lieutenant au régiment
de Mirabeau.
Nicolas de Ghambon, autre fils de Pierre de
Chambon et de dame Marie de Ramondy, marié à
noble Catherine d'Aldeguier, du lieu de Saussens.
"Jeanne de Ghambon, aussi fille de Pierre de
Chambon et de dame Ramondy-Gayrou, mariée
le 28 octobre 1663, à noble Jacques de Faiguière.
Jean-Jacques de Ghambon, fils de noble Jean-
Bernard de Ghambon et de dame Marie de Pyde-
marc, né à Boudigoux le 11 février 1715, a été
maintenu noble par arrêt du parlement de Tou-
louse du 21 mars 1745, et d'habitant du Bourg-
Saint Bernard, avec le droit de chasser seul ou en
compagnie. Marié en premières noces avec demoi-
selle Suzanne de Pydemarc, sa cousine, et en se-
condes noces à demoiselle Jeanne de Cousin, fille
de noble de Cousin et de dame Marie d'Escorne-
bœuf de Saint-Sulpice de Lapointe. De son pre-
mier mariage avec demoiselle Suzanne de Pyde-
marc est né, en février 1747, au Bourg-Saint-
Bernard :
1° Noble Jean-Pierre de Chambon, ancien offi-
cier au régiment d'Eu, infanterie; il s'est marié le
1er septembre 1778 à dame Marguerite Serin de
Puylaurens, fille de Jean-Pierre Serin, avocat au
Parlement, et de dame Raymonde Lacroix;
2° Louise de Ghambon, née le 21 juin 1750,
mariée à noble Belot de Terrable, dont il est parlé
plus loin.
Nicolas de Ghambon, fils second de Jean-Ber-
nard de Chambon et de Marie de Pydemarc, né le
3 novembre 1717 à Boudigoux, a hérité du bien
du Bourg-Saint-Bernard, a servi cinquante ans,
en qualité d'officier d'artillerie, y est devenu ca-
pitaine, commandant et chevalier de Saint-Louis.
Mort au Bourg-Saint-Bernard, le 30 décembre 1806,
sans être marié.
Joseph de Chambon, fils de Pierre de Chambon,
sieur de la Générale et de dame Marguerite-Ba-
mondy-Cayrou, né le 7 juillet 1670, à Layrac,
diocèse de Montauban, a servi pendant trente-qua-
tre ans comme officier d'artillerie. Mort major
commandant de la ville de la Fère, en Picardie,
le 8 octobre 1744; marié à Jeanne de Gavage en
premières noces et en second mariage à demoi-
selle Catherine de Madière, de cette dernière il a
eu plusieurs enfants :
1« Noble Marie-Françoise de Chambon, née le
14 février 1713 à Saint-Thibéry, diocèse d'Agde.
Religieuse cordelière de Saint-Quentin ;
2» Charles-Louis de Chambon, né le 15 janvier
1715 à Douay en Flandre ; mort sans postérité;
3° Charles-François de Chambon, né le 16 octo-
bre 1718 à la Fère en Picardie, officier d'artillerie,
mort en 1775 sans postérité à l'Isle de Rioberbice,
appartenant aux Hollandais;
4° Noble Julien de Chambon de La Barthe, né
le 8 juillet 1721 à la Fère en Picardie, diocèse de
5
— 131 -
— 132 —
Laon, après avoir servi en qualité de volontaire
dans le régiment d'artillerie, est parvenu de grade
en grade au rang de colonel le 2'i mars 1709, che-
valier de Saint-Louis, commandant d'école du
corps royal d'artillerie le 3 juin 1779, et brigadier
d'infanterie le 1er mars 1780, a été chargé par la
cour du commandement général de l'artillerie dans
les Isles du Vent d'Amérique. Est mort à Paris le
25 mars 1789, maréchal de camp des armées du
roi. 11 avait épousé en premières noces, en 1758,
demoiselle Marie- Jean ne -Françoise d'Achery.
morte en 1770 à Saint-Pierre, Isle de la Marti li-
que, fille de M. Claude d'Achery, ancien mayeur
et juge consul de la ville de Saint-Quintin, et de
demoiselle Jeanne d'Harcourt de Beauvais. En se-
condes noces, il a épousé, avec la permission du
roi du 5 septembre 1778, demoiselle Geneviève-
Rosalie Le Marchant de La Viéville, fille de feu
Louis-François Le Marchant de La Viéville,
écuyer, sieur de Puto, conseiller du roi. contrôleur
général des ponts et chaussées de France, et de
demoiselle Marie-Charlotte de Klingstel, d'une
famille noble de Suède.
Il a eu de dame Jeanne-Françoise-Joséphine
d'Achery, sa première femme, noble Justin de
Chambon, né à Vermand le 10 avril 1765, d'abord
cadet gentilhomme à l'hôtel royal militaire à
Paris, puis capitaine commandant le 5 e régiment
d'artillerie à pied, a été assassiné par les paysans
révoltés de la Toscane, près la ville de Naples, le
9 nivôse an VIII (30 octobre 1804), sans postérité.
Du mariage de M. Jean de Chambon et de dame
Marguerite Serin, est issu dix enfants, dont six
morts en bas âge au Bourg-Saint-Bernard, savoir :
1" Chevalier ; 2° François-Fortuné-Félix ; 3° Adé-
laïde-Clotilde ; 4° Fronton-Amable ; 5° Joseph :
6o Joséphine.
Les quatre survivants sont :
1« Jean-Jacques-Raymond de Chambon, mort
le 5 mars 1804, à Saint-Dominique, de la fièvre
jaune, secrétaire d'état-major. Il était né au Bourg-
Saint-Bernard le 24 avril 1780;
2° Charles-Auguste de Chambon, né le 10 mars
1783 au Bourg-Saint-Bernard. A servi en 1813,
1814 et 1815 dans la jeune garde impériale. Mort
à Puylaurens en 1829, laissant deux filles de son
mariage avec Adine Sainte-Marie ;
3° Louis-Julien de Chambon, né au Bourg-
Saint-Bernard le 7 septembre 1786. a servi plu-
sieurs années comme sergent au 5e régiment d'in-
fanterie, et, en 1810, il fut choisi pour entrer dans
la vieille garde impériale. Depuis le passage du
pont de Leipsick, l'on n'a [dus eu de ses nou-
velles. Il avait épousé en 1805, au Bourg-Saint-
Bernard, demoiselle Louise Lourou, de laquelle il
eut deux enfants;
Enfin le. quatrième, Mathieu-Joseph-Fronton-
Marie-Amable de Chambon, né aussi au Bourg-
Saint-Bernard le 2o mai 1791, décédé à Grenade le
10 juillet 1867. A servi en qualité d'officier en L813
et 1814 dans la première légion des gardes natio-
nales du département de la Haute-Garonne, a fait
les campagnes des Pyrénées et d'Espagne, et a été
prisonnier de guerre en Espagne le 21 avril
1814; rentré dans sa patrie, il y a contracté ma-
riage :
1° Le 8 octobre 1819, au Bourg-Saint-Bernard,
avec dame Clotilde Surville, fille de M. Xiste Sur-
ville du lieu de Gargas et de dame Claire de Ba-
bonneau mariés, et en secondes noces le 8 janvier
1828 avec demoiselle Caroline Du rau-Rey nier, fille
de M. Durau-Beyuier, avocat et propriétaire à
Fourquevaux et de dame Pétronille Gineste,
mariés.
Du premier mariage avec dame Clotilde Sur-
ville, est issu noble Jean Pierre-Léopold de Cham-
bon, le 4 septembre 1820, marié à Rabastens le 23
décembre 1857 à demoiselle Marie Prouho, de
laquelle il a eu une fille le 8 octobre, du nom de
Berthe de Chambon.
De son second mariage avec demoiselle Durau-
Reynier, M. Amable de Chambon a eu trois en-
fants, deux filles et un fils ; les demoiselles sont
établies aux environs de Toulouse avec des méde-
cins du pays. Le jeune homme, noble Adrien de
Chambon, né à Colomiers le 3 septembre 1837,
s'est marié le 7 avril 1803 à demoiselle Lucie Gra-
tian, fille de M. Adolphe Gratian, avocat, ancien
avoué, et propriétaire foncier du lieu de Montai-
gut, près Toulouse. M. Adrien de Chambon est
percepteur des contributions directes depuis 1863,
fonctions que son père et son grand-père maternel
ont exercé pendant plus de trente ans.
Du mariage de M. Adrien de Chambon à de-
moiselle Lucie Gratian, est issu trois enfants,
savoir :
1° Louis de Chambon, né à Flourens (Haute-
Garonne), le 25 août 1866 ;
2» Léopold de Chambon, né à Cadours (Haute-
Garonne), le 4 septembre 1868, décédé le 20
mai 1869;
3° Henri de Chambon, né à Cadours le 21 jan-
vier 1871 .
Cette famille de Chambon est alliée à celles de
Catellan, de Caumont, de Pouymirol, de Toulou-
jac, de Ginestel, de Selve, de Turbilly, de Tous-
tain, etc., etc., insérée dans Y Armoriai général
de France, tome II, livre VIL
Demoiselle Louise de. Chambon, fille de noble
Jean-Jacques de Chambon et de dame Suzanne
Pydemarc, née au Bourg-Saint-Bernard le 21 juin
1750, a été mariée le 30 avril 1772 à noble Jacques
Belot de Terrable, fils de noble Annibal de Belot
de Terrable et de dame Marie de Villeneuve, habi-
tants de Cuq-Toulza. De ce mariage est issu noble
Nicolas de Belot de Terrable, ancien lieutenant
d'infanterie pensionné à suite de plusieurs bles-
sures reçues au service, et il s'est établi à Cuq-
Toulza, où il s'est marié avec demoiselle Julie de
Pydemarc, sa cousine, de laquelle il a eu deux
entants. L'aîné est mort à Toulouse, étudiant en
droit, et le second, Prosper, après avoir exercé
l'état de notaire à Lauzerte, près Moissac, s'y est
marié.
— 133
— 134 —
Demoiselle Louise de Belot de Terrable, fille de
noble Jacques de Belot de Terrable et de dame
Louise de Chambon, née à Cuq-Toulza le 11 avril
1779, s'est mariée à Puylaurens avec noble Ber-
nard d'Astruc, vivant de ses revenus et morts tous
deux sans postérité.
Les alliances de la famille de Pydemarc sont
aux de Lamy, de Manier, de Gineste, de Cousin,
d'Escornebœuf, de Daurier.
Celles de Belot de Terrable sont aux Villeneuve,
d'Anticamarretta et autres.
Armes : D'argent, à trois tètes de Mores de
sable ayant leur bandeau aussi d'argent et
poses 2 et 1.
Couronne de comte.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Chambon (Adrien de), fils d'Amable,
actuellement percepteur de la ville de Nar-
bonne (Aude), né à Golomiers (Haute-Ga-
ronne), le 3 septembre 1837, marié à Lucie
Gratian. dont : a) Louis, né à Flourens
(Haute-Garonne), le 25 août 1866, marié et
percepteur des contributions directes à
Meilhan (Lot-et-Garonne) ; b) Henri, né à
Gadours (Haute-Garonne), le22janvier 1871,
non marié.
CHARRIN (de).
Il y a lieu de rectifier comme suit l'état des re-
présentants actuels de cette famille mentionnée
dans le tome 1er, co l. 813 et 814.
Charrin (Mathieu- Jean-Marie, C te de),
chef de nom et d'armes. Résidence : château
de Bruel, par Montcenis (Saône-et-Loire),
marié à Anne-Charlotte-Hélène d'ANDLAr.
Enfants : 1° Comte Léon, marié à Marthe
du Pontavice, dont: a) Jean; b) Richard:
2° Vicomte Fernand, marié à Jeanne de
Saizieu, dont : a) Henriette ; b) Jacques ;
g) Robert.
CHASTEIGNER (de).
Maison l'une des plus illustres du Poitou, qui
possédait, dès le xie siècle, la terre de Chasteigne-
raye (Vendée). Elle est également recommandable
par son antiquité et par les hommes remarqua-
bles qu'elle a produits dans les armes, les let-
tres, etc.
Le premier auteur connu parait être Thibault,
seigneur de La Chasteigneraye, qui vivait en
1140.
Le célèbre André Duchesne a donné en 1634
une histoire de cette maison, et Clabault publia
plus tard la continuation de cette généalogie. On
voit par les tableaux d'alliances donnés par ces
auteurs que la famille de Chasteigner est appa-
rentée à toutes les familles royales de l'Europe.
Cette famille a formé trente branches dont
deux seulement sont actuellement existantes : la
branche de La Rochepozay et celle de Durac.
Dans ces derniers temps, on a retrouvé, dans
les registres de la Rochepozay, de la commune du
Lindois et les archives de la Charente., un certain
nombre d'actes qui sont venus compléter le tra-
vail de Clabault; nous ferons remarquer que,
dans ces derniers documents, le nom de Chastei-
gner est presque toujours suivi de ces mots : de
La Rochepozay.
Armes : D'or, à un lion passant (ou pose) de
sinople, armé et lampassé de gueules.
Les branches du Quercy écartèlent ces armes de
celles de Loubejac qui sont : d'argent, à trois
fasces de gueules.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Branche de La Rochepozay
Première branche
Chasteigner de La Rochepozay fEu-
trope-Alexis. B on de), né le 16 décembre
1786, fut d'abord officier de cavalerie légère,
et servit en cette qualité dans les campagnes
de 1806, 1807, 1808 et 1809, assista aux
batailles d'Eylau, de Heidelberg, de Fried-
land et de Rio-Secco, à la prise d'Oporto, etc. ;
fut nommé chef d'escadron d'état-major, et
se retira du service pour épouser Marie-
Anne du Cheyrox, fille de Pierre, maréchal
de camp et de Jeanne de May. Il fut, en
1825, maire d'Angoulème, décoré de la Lé-
gion d'honneur, et, par le roi Charles V
d'Espagne, de la croix de grand-officier
d'Isabelle la Catholique ; il est décédé le
6 mars 1867. Il a eu de son mariage : 1° Xa-
vier, décédé à Poitiers le 13 avril 1835 ;
2° Alphonse-Etienne, qui suit; 3° Pierre-
Xavier-Charles, baron de Chasteigner, né
en 1819, a épousé, le 27 avril 1818, Marie-
Pauline de Galard de Béarn, fille de
Alexandre-Laurent, comte de Galard de
Béarn et de Catherine-Virginie de Malet de
Sorges ; il est décédé le 20 août 1875, lais-
sant Eutrope-Xavier- André, baron de Chas-
teigner, né le 13 novembre 1819, marié, le
30 avril 1872. à Jeanne-Marie- Augustine
d\\p»ZAC de La Douze, fille de Jean-Joseph-
Ulrich, marquis de La Douze, et de Marie-
— 135 —
— 130 -
Marguerite de Gremoux, dont il a : a) Mar-
gaierite-Louise-Gharlotte-Philomène, née le
15 août 1874; b) Jean-Marie- Victor-René,
né le 1 er octobre 1875; c) Charles-Hector-
Marie-Thibault, né le 8 janvier 1878.
Ch. de La R. (Alphonse-Etienne, G ,e de),
né en 1815, ancien officier de marine, a été
décoré par les rois d'Espagne Charles V et
Charles VI de la croix d'Isabelle la Catho-
lique et nommé commandeur de l'ordre de
Charles III. Marié, le 19 février 1855, à
Victoire de Roquefeuil, fille de Adolphe-
Aymar, comte de Roquefeuil, et de Julie
de Lambilly. De ce mariage : 1° Marie, née
le 1 er juillet 1858, décédée le 7 juin 1868;
2° Xavier, qui suit; 3° et 4° Louis et Henri,
nés, jumeaux, le 30 novembre 1861 : le pre-
mier est officier de cavalerie.
Ch. de La R. (Xavier, M is de), lieute-
nant au 3 e cuirassiers, né le 5 août 1860, a
épousé, le 7 janvier 1890, Madeleine d'E's-
pinay-Saint-Luc, fille du comte Ernest, et
de Louise d'Espaigne, dont il a : Marie, née
à Versailles, le 30 novembre 1890, et Gene-
viève, née à Versailles, le 8 septembre
1890.
Deuxième branche
Chasteigner de La Rochepozay (Fran-
çois-Casimir, V e de), deuxième frère d'Eu-
trope-Alexis, né le 17 avril 1788, chevalier
de Saint-Louis et de la Légion d'honneur,
chef d'escadron en retraite, suivit la car-
rière militaire, assista aux mêmes affaires
que son frère, continua le service après lui,
entra en 1814 aux chevau-légers de la
maison du roi, passa en 1815 au 2 e régi-
ment des grenadiers à cheval de la garde,
où il commanda le premier escadron; dé-
cédé à Bordeaux, le 23 mars 1873. 11 avait
épousé, le 27 février 1821, suivant contrat
signé du roi et de toute la famille royale,
Françoise-Eléonore de Béchade, fille de
Vital, baron de Béchade, conseiller à la
cour des aides, et de Catherine Pélissier.
De leur mariage sont issus: lo Jean-Fran-
çois- Eutrope- Alexis, qui suit; 2° Marie-
Mu rthe-Thérèse-Octa vie, née le 2 septembre
1821, mariéo, le 9 février 1846, à Louis do
Bécilvde, décédée le 5 juin 1865; 3<> Jean-
Jacques-Louis-Paul, vicomte de Chasteigner,
né le 6 mai 1827, marié, le 5 mai 1878, à
Hélène-Maria Roche des Roches de Fermoy
(des comtés de Cork et Limerick, Irlande),
fille de Charles et de Laetitia Whyte : 4° et
5° Anne-Marie et Marie-Antoinette- Adélaïde,
nées le 12 mai 1829, la dernière décédée le
10 mai 1885; 6° Joséphine, née le 11 jan-
vier 1831, décédée le même jour; 7° Marie-
Marthe-Thérèse-Caroline, née le 14 novem-
bre 1832, décédée le 19 décembre 1884;
8° Marie -Anne-Rita-Gabrielle, née le 15 juil-
let 1835, religieuse aux Dames de Marie-Ré-
paratrice décédée à Nantes le 17 juillet 1887.
9° Henri, baron de Chasteigner, né le
30 avril 1838, marié, le 29 septembre 1873,
à Marie-Marguerite-Jeanne-Zélie-Elisabeth
Abriat de Laforest, fille de Alphonse-
Etienne, et de Marie-Eolide Duclion. décé-'
dée le 18 octobre 1884. De ce mariage:
a) Marie-François, né le 6 septembre 1874.
décédé le 12 septembre 1875; b) Marie-
Jeanne, née le 25 novembre 1875; e) Marie-
Jean, né le 18 juillet 1877; d) Marie-Joseph-
Louis-François-Guy, né le 4 décembre 1879.
Ch. de La R. (Jean-François- Alexis, C le
de), né le 28 décembre 1821, inscrit le
22 mai 1823 aux pages du roi Louis XVIII,
licencié en droit, ancien officier des haras,
membre de l'Académie nationale des Scien-
ces, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux, a
publié dans les Mémoires ou Bulletins de
diverses sociétés dont il est membre, un cer-
tain nombre de travaux sur différents su-
jets ; marié, le 3 novembre 1852, à Clémen-
tine-Louise d'ESPINAY-SAINT-LuC, fille du
vicomte Antoine-Jules, ancien chef d'esca-
drons, capitaine commandant au 2 e régi-
ment des grenadiers à cheval de la garde
royale, chevalier de Saint-Louis et de la
Légion d'honneur, et de Louise de Leyritz,
dont il a : 1° Françoise-Jeanne-Louise-Ma-
rie, née le 28 décembre 1854, mariée, lo
17 juin 1879, à Roger Marraud des
Grotttes; 2° Antoinette-Marie-Marthe, née
le 29 mars 1856.
Braxchk de Burac
Chasteigner de Burac (Charles- Alexan-
dre-Jules- Wilfrid de), né le 28 février 1828,,
magistrat, épousa, le 1 er février 1853, Ba-
thilde- Adélaïde de Saampigny de Bussikre,
fille de Michel-Henri, comte de Sampigny
10/
138
de Bussière, et de Marie Meilheurat des
Prureaux. Il est décédé le 4 juillet 1873,
laissant : 1° Marie-Marguerite, née le 30 dé-
cembre 1856, mariée le 22 mai 1876, à René
Dupuy de La Grand'Rive; 2° Jeanne-Emi-
lie, née le 10 avril 1860, mariée le 21 no-
vembre 1882, à Marie-Joseph- Léonce Ro-
chette de Lempdes ; 3° Marie-Thérèse-
Anne, née le 10 janvier 1860, mariée, le
3 décembre 1890, à Eugène Devaulx de
Chambord.
CHEVALIER DE LA TEILLAIS ou
TEILLAYE.
(Alias, Chevalerie).
Comte de La Teilliais, seigneur de Bois-Augé,
de Lépine, du Plessix et autres lieux.
Famille originaire de Bretagne.
En 1521, René Chevalier de La Teillais, se qua-
lifiait déjà écuyer, et cette qualification devint
celle de tous les membres de cette famille qui,
aux xvie et xvn e siècles, occupaient dans la province
de Bretagne des emplois dans la magistrature.
On voit dans d Hozier (premier registre), que
Jeanne de La Teillaye, femme de Jean d'Escarbot,
seigneur de Cernasses, était morte avant le 28 mars
1527.
Cette famille a eu une maintenue en 1CG9.
Armes : De gueules, au cheval passant d'ar-
gent, sellé et bridé d'azur; ait chef échiqueté
d'or et d'azur.
Couronne de comte.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1° Chevalier de La Teillais (C tesso ), née
de Poléon. Résidence : 13, avenue de Ségur,
à Paris.
2° C. de La T. (Ferdinand-Charles-
Edouard, G te ), officier de cavalerie au 6 e dra-
gons.
3° C. de La T. (Christian-Pierre-Henri t
C te ). officier de cavalerie au 27 e dragons.
4" Marie- Antoinette- Yvonne, mariée à
Jean-Jules Duchesne, comte de Lamotte.
CLERC Y (de).
La famille de Clercy est une des plus anciennes
de la Normandie. Ce nom rappelle la bravoure et
la fidélité. Clercy (on lit quelquefois Glarcy, Cléry,
Cléricy), estime terre située àBornambusc, canton
de Goderville, entre Bornambusc et le Herteley.
C'est là l'originede cette famille qui fut unie dans
la suite des temps aux principales familles du
pays. Elle s'est toujours distinguée par les services
qu'elle a rendus à nos rois pendant les guerres
qu'ils ont eu à soutenir contre leurs ennemis, et
particulièrement contre les Anglais. Elle a donné
des commandeurs de la noblesse et des gouver-
neurs de châteaux et de villes considérables. De-
puis plus de cinq siècles, elle a toujours joui des
honneurs et des prérogatives attachés à la no-
blesse. Lorsque les Anglais, au xive siècle, eurent
usurpé la Normandie sur la couronne de France,
ceuxquine voulurent pas abandonner les intérêts
de leur souverain légitime se virent contraints de
quitter leurs terres. Toutes leurs possessions fu-
rent pillées ou brûlées. Les de Clercy ne purent
éviter ce malheur.
Fortement attachés au. roi, ils sacrifièrent tout
plutôt que de manquer de fidélité. Guillaume de
Clercy, capitaine de Beauvais, et Charles, son
fils, levèrent, à leurs dépens, une compagnie de
tous leurs vassaux pour s'opposer aux Anglais.
Avec ce secours, ils défendirent Beauvais si
vigoureusement que les ennemis n'osèrent en en-
treprendre le siège ; mais ils pillèrent la Norman-
die, et particulièrement le pays de Caux. On rap-
porte généralement à cette époque la ruine de nos
anciens châteaux, comme, par exemple, celui du
Fresnay. Les terres des sieurs de Clercy furent
désolées, leurs biens pillés ou brûlés.
Armes : Désinopleà la fleur dé lis d'argent.
Devise : A moi, Mortemer.
Couronne de marquis.
Supports : Deux lions armés et lampassés.
C'est à cet écu que font allusion certaines
expressions des inscriptions qui concernent cette
famille.
Il faut le savoir aussi pour expliquer les disti-
ques suivants qu'on trouve dans les archives de
cette maison :
« Roma dédit civis servati prœmia quercum, »
« Servati régis Francia lilia dat. »
Claricii quoties régalent in stemmate fiorem
Regia majorum dictoque et acta irdent.
Regales animos regalia stemmata signant ;
Clarieio nullum est stemmate nobilius.
Regia Clariciœ merito sunt lilia genti* ;
Regia regali in stemmate facto vides.
N'est-ce pas parce que les de Clercy ont toujours
été de fidèles défenseurs de leur roi qu'ils ont
reçu pour armes un tleuron des armes royales ?
A la bataille de Bouvines, le roi Philippe-Au-
guste fut sauvé par trois chevaliers qui se dévouè-
rent pour lui ; en récompense, il leur donna à
chacun une des fleurs de lis de son écusson. On a
conservé le nom des trois chevaliers, et parmi eux
un Clercy.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Clercy (Henri, C le dé), château de Der-
chigny, près Dieppe (S.-Inf.),marié à Marie
Lemoyne d'Aubermesnil.
139 —
HO —
Enfants : 1° Vivien, marié à M 1Ie Estan-
CELin, dont un fils.
2° Jules, ingénieur.
3° Marguerite, mariée à M. de Beaunay.
4° Alix, religieuse duSacré-( !œur,à Paris.
CLERMONT-GALLERANDE {de).
En Anjou, maison divisée en diverses branches,
et qui tire son nom d'un bourg situé dans cette
province, près de la Flèche.
La filiation de cette maison remonte à Louis de
Clermont, fait chevalier de Tordre du Croissant
l'an 14i8, au temps de son institution, par le roi
René de Sicile, duc d'Anjou, dont il était cham-
bellan, et mourut avant 1477 en laissant postérité
de Marie Malet.
C'est en faveur de Georges, premier du nom,
quatrième degré, seigneur de Clermont, marquis
de Gallerande, que les seigneuries de Clermont,
Marnis, Prince, Luché, Moreil, le Plessis-Alloin,
le Plessis-Marchais, furent unies et érigées en
marquisat, par lettres d'août 1576 et registrees au
parlement.
La seconde branche de Loudon et de Gallerande
a pour auteur Louis de Clermont, baron de Méru,
troisième fils de Henri, premier du sixième degré
de la première branche, né en 1622, qui épousa l'hé-
ritière de la maison de Loudon dont il eut deux
enfants. L'ainé, Charles-Léonor de Clermont,
marquis de Clermont et de Gallerande, baron de
Méru, de Loudon, etc., qui continua la descen-
dance et N..., dit le chevalier de Clermont, tué à
la bataille de Nerwinde le 29 juillet 1693.
Le fils aîné de Charles, Pierre-Gaspard, marquis
de Clermont-Gallerande, seigneur de Loudon, de
Méru, etc., né en 1682, fut successivement mestre
de camp d'un régiment de dragons de son nom,
puis mestre de camp réformé dans le régiment
royal, capitaine des gardes de feu Charles de
France, duc de Berry, par lettres du 27 janvier
1711, chevalier de Saint-Louis, brigadier des ar-
mées du roi à la promotion du l'' 1 ' février 1719,
capitaine des gardes de Louis d'Orléans, duc de
Chartres, gouverneur de Dauphiné en 1719, reçu
chevalier des ordres de Notre-Dame du Mont-
Carmeletde Saint-Lazare de Jérusalem le 22 mars
1722, institué bailli de Dôle au mois de mai sui-
vant ; premier écuyer du duc de Chartres, devenu
duc d'Orléans, reçu chevalier des ordres du roi le
3 juin 1724, nommé mestre de camp, lieutenant du
régiment de dragons d'Orléans, au mois de juillet
1726, maréchal de camp le 20 février 1734, lieute-
nant-général des armées du roi, le 1er mars 1738,
gouverneur du Neuf-Brisack en mars 1743, et
commandant pour le roi dans le pays d'Aunis,
en 1748. Mort le 27 octobre 17ôi;. il avait épousé,
le 7 avril 1706, Gabrielle-Françoise d'O, qui l'ut
nommée, le 17 août 1711». dame de compagnie de
Françoise-Marie de Bourbon, légitimée de France,
duchesse d'Orléans, dont elle fut faite dame d'a-
tours.
Elle ne laissa qu'un enfant mort en bas âge,
Louis-Georges-Hippolyle, et une fille. Cette bran-
che se continua par Armand-Henri de Clermont,
troisième petit-fils de Louis de Clermont, auteur
de ladite branche. Elle s'est continuée jusqu'à nos
jours.
Les autres branches de cette famille sont :
1° Celle des seigneurs de Clermont-d'Amboise,
barons de Bussi, éteinte en 1727 ;
2° Celle de Clermont , seigneurs de Saint-
Georges, etc. :
3° De Clermont, marquis de Benel, sortie de
celle des seigneurs de Saint-Georges.
Armes : De Clermont-Gallerande : D'azur, à
trois chevrons d'or, celui du chef brisé.
De Clermont-d'Amboise (la dernière) : Ecartelé :
aux 1 et 4, d'azur, à trois chevrons d'or, le pre-
mier brisé: aux 2 et Sépale d'or et de gueules de
six pièces.
CLERMONT-TONNERRE (de).
Voy. pour l'historique de cette maison le tome 1er,
col. 887 et 888.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Gaspard-Aimé-Gharles-i?o^/e>', duc de
Clermont-Tonnerre, né à Paris le 17 dé-
cembre 1842, fils du duc Gaspard-Louis-
Airaé (né le 15 mars 1812, décédé le 19
juillet 1889) et de sa première femme Cécile,,
née de Clermont-Montoison (née en 1814,
mariée le 14 octobre 1834, décédée le 5 dé-
cembre 1847), succéda à son père; ancien
secrétaire d'ambassade, marié à Paris le
5 août 1868, à Françoise-Béatrix de Mous-
tier, née le 5 décembre 1847, fille de Lionel,
marquis de Moustier et deFanny, née com-
tesse de Mérode.
Enfants : 1) Aimé-François-P hilibert
de Clermont-Tonnerre, né à Glisolles le
29 janvier 1871 ; 2) Mixrie-Renée- Françoise
de CLermont-Tonnerre, née à Paris le 5
mai 1885.
Sœur
Anne-Marie- Mêlante, née à Paris le 13
janvier 1817; mariée à Paris le 28 avril
1870, à Amédée, marquis de Lur-Saluces
(décédé le 2 octobre 1849). Paris, rue de
riJniversité, 28, et Filhot, pat- Sauterne (Gi-
ronde).
— lii -
— 142 -
Belle-mère
Duchesse douairière, Marie Jeanne-Léon-
tine, née de Nettancourt-Vaubecourt, née à
Nancy le 2 décembre 1834; mariée à Paris
le 31 janvier 1857. Paris, rue de l'Univer-
sité, 11.
Frères du père
1° Gaspard, vicomte de Clermont-Ton-
nerre (né le 27 octobre 1816, décédé le 24
juin 1819); marié le 28 juin 1815, à Sophie
de Guignard de Saint-Priest (née en 1821.
décédée le 27 juin 1883).
Enfants : a) A une - Georges -Henri ,
prince romain de Clermont-Tonnerre
ititre conféré par bulle papale de 1823, à
son oncle Jules de Glermont-Tonnerre (né
en 1813, décédé le 8 décembre 1819), né à
Paris le 9 août 1816. Pau (Basses-Pyrénées):
b) Isabelle-Chàrlotte-Sophie, née à Glissoles
le 6 mars 1819; mariée à Paris le 6 juin
1873, cà Henri, comte d'Ursel (décédé le 9
septembre 1875. Bruxelles.
2" Aynard , comte de Clermont-Ton-
nerre (né le 2 septembre 1827. décédé le
11 janvier 1884); marié à Ancy-le-Franc le
12 août 1856, à Victoire-Marie-Louise-Ga-
brielle de La Tour du Pin-Ghambly de la
Charce, née à Radepont le 27 juin 1836.
Paris, avenue de Villars, 7.
Enfants : a) Aimé-C harles-Eenvi de Cler-
mont-Tonnerre, né à Paris le 6 juin 1857,
capitaine au 10 e régiment de cuirassiers.
Lyon et Paris, rue de Yarennes, 45; marié
à Paris le 4 avril 1883 à Gabrielle de Cossé-
Brissac, née le 12 avril 1857, dont : 1) Ma-
rie-Joseph - Victor-Ferdinand-.4 >/?mr<i de
Clermont-Tonnerre, né a Mourmelon le
22 mars 1884; 2) Marie-Joseph-Gharles-
Aimé-Jean de Clermont-Tonnerre. né à
Mourmelon le 16 juin 1885; 3) Marie Gé-
cile-Ghristiane-Josette-C«M"W>i<? de Cler-
mont-Tonnerre. née à Saumur (S.-et-L.)
le 21 novembre 1886.
b) Louise-Eugénie-Marie-6ra&WeZfe de
Clermont-Tonnerre. née à Fontainebleau
le 13 juillet 1860, mariée, à Achy (Oise), le
10 octobre 1883, à Humbert, marquis de
La Tour du Pin-Gouvernet. Paris, avenue
Duquesne, 32.
c) 2Ze»neÉte-Marie-Joséphine-Jeanne de
Clermont-Tonnerre, née à Paris le 9 juin
1866.
d) Pierre-Louis-Msœie de Clermont-
Tonnerre, né à Paris le 17 août 1870.
Frère du bisaïeul
François-Joseph, marquis de Clermont-
Tonnerre. né le 11 janvier 1726, décédé
le 1 er mai 1809 ; marié en deuxièmes noces
à Marie-Louise de Guilloteau de Montus-
son, née en 1758, décédée le 20 novembre
1845.
Fils : Aurore- André, comte, depuis mar-
quis de Clermont-Tonnerre, né le 14 jan-
vier 1799, décédé le 21 janvier 1878 ; marié
à Victoire Guyot (née le 20 janvier 1827,
décédée le 3 septembre 1859).
Enfants : a) Marie- Louise-Blanche de
Clermont-Tonnerre, née à Yerneuil le
31 octobre 1856; mariée, à St-Mihiel, le
27 novembre 1878, à Raoul, Y te Ciiandon de
Briailles. Epernay (Marne) ; b) Marie-
André- 6r#spard-Elie, marquis de Cler-
mont-Tonnerre, né au château de Verneuil
le 2 décembre 1857, capitaine au 159 e régi-
ment d'infanterie à Briancon ; marié, àBoucq
le 1 er mars 1889. à Henriette Piat de Bratx.
née à Metz le 12 août 1862, fille de Charles-
Gabriel, B on Piat de Braux et de Thérèse-
Louise des Robert, dont : Marie-Louise de
Clermont-Tonnerre, née à Boucq le 30
mars 1891.
COGNETS (des).
D'après une tradition de famille, le fondateur
de la maison des Cognets, des Gougnets et quelque-
fois des Coignets, serait venu, au retour de la pre-
mière croisade, s'établir en la paroisse du Plurien,
dans un lieu auquel il donna le nom des Cognets
ou Gonher, mot qui en langage celtique veut
dire prince hardi (Gon, prince; her, hardi). «Jue
cette prétention soit fondée ou non, il n'en est
pas moins vrai qu'un Guillaume des Cognets
ligure comme témoin, en 1158. (Dom LobineaU,
Hist. de Bretagne, t. II, p. 300, année 1158.)
Un arrêt de la Chambre des reformations, du
11 décembre 1008, reconnut aux membres de la
famille des Cognets la qualité de nobles d'an-
cienne extraction.
François-Jean des Cognets fut abbé de Saint-
Jacut de 1510 à 1520, date de sa mort. (Dom Tail-
landier, Hist. ecctés. et civile de la Bretagne,
faite en M.DCC.LVI).
René-Sébastien des Cognets de Correc, dernier
— 143 —
144 —
abbé de Saint-Méen, chanoine de Quimper, grand
archidiacre de Gornouailles, vicaire général du dio-
cèse, mort à Quimper le 1 er avril 1791, Agé de G8 ans.
Il devint conseiller au parlement de Paris en 1784.
(Voir Hist. de la Persécution religieuse dans les
diurèses de Quimper et de Léon, par l'abbé Thé-
phany.)
Parmi les membres qui ont siégé aux états de
Bretagne dans Tordre de la noblesse depuis 1736,
nous trouvons : 1736, des Gognets de l'Hôpital
de La Villeroger ; 174-2, des Gognets des Hayes ;
1746, des Gognets de La Villerault ; 1752, des
Cognets de Correc; 1756, des Gognets de La Ville-
tréhen.
Toussaint des Gognets de Correc, lieutenant des
maréchaux de France au département de Carhaix,
de 1693 à 1710.
Toussaint-Michel des Gognets de Correc, lieute-
nant des maréchaux de France en 1720.
Pierre-Toussaint-Jean-Marie des Gognets de
Correc, chevalier de Saint-Louis en 1815.
Louis-Michel-Marcellin des Cognets de Correc,
chevalier du Lys, le 11 octobre 1814.
Il n'existe plus que deux branches portant le
nom des Cognets : la branche de Gorrec-Kerdréo-
ret et la branche dite de Pordic. Ces deux bran-
ches ont pour auteur Jean des Cognets, chevalier,
seigneur de La Roncière qui, le 29 juin 1G5'i,
épousa Renée-Marie de Suasse. Ce mariage fit en-
trer dans la famille des Cognets la terre de Cor-
rec, cours de haute justice, en Laniscat.
Armes : De sable à la croix cV argent récroiset-
tée, potencée, contrepotencée, cantonnée de qua-
tre molettes d'argent.
Couronne de marquis (sceau de Toussaint clés
Cognets de Correc 1710.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Branche aînée
Cognets de Correc (Casimir-Guy-Jo-
seph-Germaindes), chef de la branche aînée,
né à Kerdréoret, en Plougouven, le 4 jan-
vier 1851, receveur de l'enregistrement à
Bannalec (Finistère), marié, le 9 février
1874, à Emilie-Henriette-Eléonore Le Fo-
restier de Quillien; dont : a) Joseph-Emile-
Casimir-Marie, né le 18 novembre 1871 à
Irvillac; b) Casimir-Emile-Marie-Joseph, né
le 30 janvier 1876; c) Casimir-Théodore-
Marie, né le 2 janvier 1878; d) Charles-
Louis-Marie, né le 26 septembre 1879;
é) Marie- Antoinette-Esther-Emilienne, née le
22 décembre 1885.
Rranghe cadette, dite de Pordic
Cognets de Correc (M me V ve Léonce
des), née Le Fer de Chantelou, aux Ro-
zais, en Saint-Servan.
C. de C. (M me V ve Jean-Louis des), à
Tréguier.
C. de C. (M ,ne V ve Pierre des).
C. de C. (M lle Hyancinthe des).
C. de C. (Jean des).
C. de C. (Louis des), époux de M 11 " O'Roch,
Paul et Henri. .Marie et Adèle, Pierre,
Louis, Marie, Eugénie et Madeleine des
Cognets.
Cette branche a pour auteur un fils cadet
de Jean des Cognets et de Renée-Marie de
Suasse, dame de Correc, dont le flls aîné fut
Toussaint des Cognets de Correc, continua-
teur de la branche aînée des Correc.
COLIGNY (dé).
Voy. pour l'historique de cette maison, le tome 1er,
col. 900 et 1909.
Un Pilléot de Coligny, se disant comte de
l'Empire romain, émigra au commencement de la
Révolution, rentra en France après le 9 thermidor
an II, et s'établit à Romainville, près de Paris, où
il se mit à fabriquer de la fausse monnaie d'or et
des assignats. Poursuivi pour ce crime, il quitta
de nouveau la France et passa successivement en
Allemagne, en Italie et en Suisse; puis voulut re-
venir à Paris où il fut saisi par la police, et
condamné à mort le 1(3 janvier 1799, comme
émigré.
COLLIN DE L'HORTET.
L'un des chefs de la famille figure dans une
charte de Nymocium en 1249, parmi les gentils-
hommes qui accompagnèrent saint Louis à la
septième croisade, ainsi désigné : Simon Collin
(Bretagne).
Au xvi e siècle, une branche passa en Anjou :
Jean Collin était, en 1540, bailli du comté de
Beaufort; son petit-fils, François Collin, fut, en
1589, pourvu d'une charge de conseiller au parle-
ment de Bretagne; il était (dit Moréri) d'une fa-
mille qui eut plusieurs membres illustres dans la
robe.
Un de ses parents, Jacques Collin, aumônier,
secrétaire des commandements du roi Fran-
çois le, abbé de Saint-Ambroise de Bourges,
d'Olivet et d'Issoudun, établit sa nièce en Berry
où son patronnage était tout puissant.
Elle était veuve et avait deux enfants. C'est
alors que son fils Pierre Collin, seigneur de l'Hor-
tet, de Chambort, de Laminière, de la Nograis, de
Vernais, etc., né en 1520, rendit hommage au duc
de Montpensier le 14 mars 1576 pour la seigneurie
de Chambort, etc.
145 —
— 146
Son fils Claude fut conseiller du roi en l'élection
du Blanc.
Le second fils de Claude Collin de l'Hortet, de
Laminiére, etc., était capitaine sous les ordres du
duc d'Épernon, et rendit, en cette qualité, des ser-
vices à la cause royale, et reçut à ce sujet une
lettre de félicitations de la reine régente Anne
d'Autriche.
La généalogie se poursuit ensuite, sans inter-
ruption, en deux branches : celle des de l'Hortet,
et celle des de Laminiére ; les membres furent
tous, jusqu'à la Révolution, conseillers ou prési-
dents de l'élection du Blanc, en Berry, ou bien
officiers dans l'armée.
Armes : De gueules, à la bande d'argent,
chargée de trois étoiles de sable.
Couronne de comte.
REPRÉSENTANTS ACTUELS:
Collin de L'Hortet (Olivier), veuf de
Clémence de la Salle. Résidence : château
du Thoureau, près Montmorillon (Vienne).
Enfants : a) Maurice, marié le 4 décem-
bre 1895 à Thaïs de L'Espinay; b) Antoi-
nette.
Voy. Collin de Laminiére, t. I, col. 904.
COMBES (de).
(Languedocet Comminges).
Cette maison a été anoblie,
à la fin du xiv e siècle, en la
personne de Jean de C... La
perte partielle des archives
de la famille n'a permis de
dresser une généalogie sui-
vie qu'à partir du xvie siècle.
On sait seulement qu'au xv e
siècle ses auteurs vivaient à
Montpellier, dans le Lan-
guedoc, et qu'ils ont fourni
à cette cité, avant 1558, des
premiers consuls qu'il est
parfois difficile de distinguer des consuls apparte-
nant à la famille de Combes de Montagut — au-
jourd'hui éteinte.
Pendant les guerres de religion, au moment de
la Michelade, massacre des catholiques nîmoispar
les protestants, Bertrand de Combes quitta Mont-
pellier et alla s'établir à Mauléon de Barousse
(Comminges) où il fit souche. Ses descendants
s'établirent en dernier lieu à Loures, auprès de
saintBertranddeComminges, et furent, de père en
fils, magistrats royaux, soit à la sénéchaussée des
Quatre-Vallées (siège de Barousse), soit exception-
nellement à la vicomte de Nébouzan (siège de
Saint-Gaudens). Deux servirent dans les gardes
du corps de Louis XVI : 1° Jean-François de
Combes, chevalier de Saint-Louis, seigneur de
Saint-Thomas, en dernier lieu capitaine de cava-
lerie, qui a fait souche ; 2° Etienne, mort sans
postérité, pendant la Révolution, les armes à la
main. Gabriel de Combes, chevalier de la Légion
d'honneur, chef de division au ministère de la
maison du roi Louis XVIII en 1821, 1822, 1823,
avait dans son service la maison civile et le garde-
meuble de la couronne. Enfin, Armand de Combes,
directeur des contributions directes du Rhône,
chevalier de la Légion d'honneur, est mort à Lyon
le 5 mai 1869.
Armes : De gueules, à une tulipe d'argent,
accompagnée en chef d'une croisette patlée de
même; au soleil d'or, mouvant de l'angle dexlre
du chef.
Couronne de marquis.
Supports : Deux lions.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Branche aînée
Combes (Marie-Léon-Louis de), avocat à
la Cour d'appel de Lyon, docteur en droit,
magistrat démissionnaire en 1880, auteur
d'ouvrages de recherches historiques sur
la Bresse, 16, rue Victor-Hugo, à Lyon ;
marié, le 23 octobre 1882, à Hélène Marrast.
Enfants : a) Marie-Armand-Joseph, né
le 6 février 1884; ô)Marie-Gabrielle-Louise,
née le 16 février 1885; c) Marie-Gabriel-
Henri, né le 13 février 1887.
Branche cadette
1° Combes (Aymard-François-Armand-
Nicolas-Gabriel de), rédacteur au Petit
Journal, rue de Douai, 22, Paris.
2° C. (Louise-Eulalie-Marie de), demeu-
rant à Tarîtes;
3° C. (Louise-Henriette- Jeanne de), de-
meurant à ïarbes.
Autre branche
La descendance de Jean-François de Combes,
seigneur de Saint-Thomas, après avoir vécu long-
temps àGabarret (Landes), a acheté dans le Gers
le château de Labatut, près Sainte-Christie, qu'elle
possède encore.
COQUET (de).
En Guyenne, famille noble qui subsiste dans
trois branches.
La première a pour auteur Charles-François de
Coquet de la Boche, seigneur de Moutbrun, etc.,
né le 7 mars 1713, fit hommage le 11 janvier 1754 .
au bureau du domaine du roi en Guyenne, des
biens nobles situés dans les paroisses de Montbrun
— 14/
— 148 —
et de Saint-Gyr. Il épousa, le 7 juin 1741, Fran-
çoise de Gasguet de Clermont dont il eut deux en-
fants; l'aîné fut reçu page de la grande écurie du
roi le 16 mars 1757.
La seconde branche commence à Alexandre de
Coquet, écuyer, seigneur de Sain t-Lary, qui obtint
le 8 avril 1721 un arrêt du Conseil d'État du roi,
par lequel il fut déchargé du payement du droit
de franc-fief, sur la représentation qu'il avait faite
des titres justificatifs de sa noblesse depuis 1558.
11 a épousé Jeanne d'Augis, dont postérité.
Enfin, la troisième branche, qui a pour auteur
Jean-Vincent de Coquet, fut maintenue dans sa
noblesse par ordonnance de l'intendant de Bor-
deaux et laissa de Jeanne de la Ville, deux enfants.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné
en pomie d'un coq de même, crête fit barbé de
gueules; et un chef cousit de gueules, chargé de
trois étoiles d'argent.
CORBIER (de).
La famille de Corbier est orig'naire du Limou-
sin et s'est répandue dans la Marche.
Le berceau de la famille est le bourg de Cor-
bier, canton de Lubersac (Gorrèze). Ce bourg for-
mait avant la révolution le chef-lieu d'une pa-
roisse, réunie à celle de Saint-Pardoux, qui porte
actuellement le nom de Saint-Pardoux-Gorbier.
Corbier avait un prieuré et était le chef-lieu d'une
seigneuiie importante. Le château était bâti sur
les bords du Haut-Vézer. La famille est connue
depuis 1073. Le cartulaire de l'abbaye de Vigeois
fait connaître que le terrain sur lequel furent
bâtis l'église et le bourg de Corbier fut donné par
Guy de Corbier à cette époque... « Wido de Gor-
beiïo dédit et concessit Deo et sancto Petro Vo-
gissi, pro salute anime sue, terrain ubi ecclesia
et burgus de Corberio edificatus est... » (Cartu-
laire de Vigeois, manuscrit latin à la Bibliothèque
nationale, page 36; a été publié).
Les cartulaires des abbayes des environs : Vi-
geois, Uzerche, Le Glaudier, constatent par cle
nombreuses chartes l'existence de cette famille à
partir de l'origine de la féodalité. Chartes de 1140,
1158.. 1261, 1278, 1299, 1381, 1390, etc. La terre de
Corbier a été possédée par la famille jusqu'à la
Révolution.
La branche aine de la famille se fixa, au siècle
dernier, dans la Marche et a possédé la baronnie
de Pontarion, chef-lieu de canton de la Creuse,
(lette branche s'est éteinte à Toul en Lorraine au
cninmencement de ce siècle. La filiation suivie de
la famille est établie depuis 1810 environ.
11 existe d'autres familles de ce nom en Poitou
et en Périgord, mais il ne semble pas que l'origine
soit ia même.
Armes : Ecartelé : aux 1 et \, d'azur, au be-
saul d'or; aux 2 et 3, coupé d'or et de gueules.
Couronne de comte.
Devise (d'après le légendaire de la noblesse
de France, par le comte de Bessas de La Mégie) :
Miserere met Deus.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Première branche
1° Corbier (Joseph de) ;
2° C. (François de), tous deux lits de
Charles, décédé en 1877.
Deuxième branche
Corbier (Luc de), fils de Jean-Baptiste-
Prosper, propriétaire du château de Roffi-
gnac, commune de Lubersac (Corrèzej. Con-
servateur des hypothèques, à Vitry (Marne).
Preuves : Notice généalogique sur la famille de
Corbier, par Théodore Courtaux, 1888 (Bibliothè-
que nationale.) Nobiliairedu diocèse de Limoges,
par l'abbé Nadaud. ^oir Corbier. Histoire de la
Chartreuse du Glaudier, par un religieux de la
maison, 1886, pages 42 et 48. Annales manuscri-
tes cle Limoges, dites manuscrit de 1638, page 357,
note 4. Histoire de la vicomte cle Limoges, par
Marvaud, vol. II, page 267. La vicomte de Limo-
ges, par Clément-Simon, page 41, note 1. Saint.
Allais, vol. VII, page 386, vol. XIV, page 359. Laine.
A rrhive de la noblesse. Article de Corbier. Ar-
ticle Grainde Saint-Marsault, page 33. De Cour-
celles. Histoire des pairs de France, tome V,
Article Lur-Saluces, page 12.
Des dossiers importants se trouvent à la Biblio-
thèque nationale, cabinet des titres, vol, 282 et
carrés de d'Hozier, vol. 201. Nouveau d'Hozier au
mot Corbier, dossier n° 2,081. Archives natio-
nales. Becueil du certificat concernant la page de
la grande écurie, registre 0957 f. 117 — 0954.
B 111, 68, 73.
Le Bulletin héraldique de France a publié
un abrégé de la notice de M. Courtaux. Voir Dic-
tionnaire de la Haute-Marche, par A. Tardieu.
CORDAY.
Nous avms été induit en erreur en indiquant
au tome 1er, col. 924, le nom de Charlotte Corday
avec la particule.
Cette courageuse femme s'appelait Marie-Anne-
Charlolte Corday et était fille de Jean -François
Corday et de Charlotte Godier. Elle était née à
Saint-Saturnin, près de Séez (Orne). Elle descen-
dait, par les femmes, de Pierre Corneille, ce qui
constituait une bien autre noblesse que celle que
les intéressés ont cherché à lui attribuer.
CORDES (de).
l'a mille originaire du Limousin qui a produit
des hommes remarquables dans les lettres et la
magistrature.
Jean de Cordes, chanoine de Limoge», en 1570,
— 149 —
— 150
forma une collection choisie de bons livres qui fut
vendue, après sa mort, au cardinal Mazaiïn. 11
a publié divers ouvrages d'histoire de grande va-
leur.
Denis de Cordes fut conseiller au Châtelet.
C'était le modèle du parfait magistrat. Il mourut
à Paris en 1643 ; la maison de Saint-Lazare est en
partie l'ouvrage de sa charité.
Armes : D'or, à cinqfasces ondées d'azur.
COSSÉ-BRISSAC (de).
Voy. pour l'historique de cette maison letome I er ,
col. 939 et suiv.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Anne-Marie-Timoléon-Frfmçoi^de Cossé.
duc de Brissac. né à Paris le 12 février
1868. fils de Roland, marquis de Brissac
(né le 23 octobre 1843, décédé le 6 avril
1871), succéda à son grand-père, le dixième
duc Timoléon (né le 13 mai 1813, décédé
le 11 septembre 1888); lieutenant au 5 e ré-
giment de chasseurs à Rambouillet, marié
à Bruxelles, le 7 novembre 1894, à Mathilde
de Grussold'Uzès, née le 4 mars 1875.
Sœur.
Marguerite-Constance-Marie-D/rme, née
à Paris, le 19 décembre 1869; mariée à
Paris, le 4 janvier 1887, à Ernest, prince
de Ligne.
Mère.
Marquise Jeanne - Marie - Eugénie . née
Say, mariée le 25 avril 1866; remariée le
10 juin 1872 à Chrétien-René-Marie, vi-
comte de Trédern. — Résidence : 14, place
Vendôme, à Paris.
Frères du père.
1. Augustin-Marie- J/a^Wce , comte de
Cossé-Brissac, né à Brissac, le 7 novembre
1846, chef d'escadron. — Résidence : Paris,
rue Mesnii, 3; marié à Paris, le 5 janvier
1874, à Jeanne Marrierde Boisdhyver.
Fils : a) ifene-Marie-Timoléon, né à
Fontainebleau le 12 octobre 1874; b) Jean-
Marie-Henri, né à Bordeaux le 6 novembre
1879.
2. Joseph -Gustave -Pierre, comte de
Cossé-Brissac, né à Paris le 28 décembre
1852, secrétaire d'ambassade en disponibi-
lité. — Résidence : Paris, rue Dumont-
d'Urville, 39; marié à Paris, le 19 juillet
1886, à Antoinette -Félicie- Marie-Thérèse
Seillière, née à Paris le 15 avril 1867.
Frère consanguin du grand-père.
Artus. comte de Cossé-Brissac (né le
1 er novembre 1829, décédé le 22avril 1890);
mari*' 1 , le 18 mai 1859, à Alix-Mario de
Walsh-Serrant (née en 1830, décédée le
22 janvier 1895).
Filles : a) Marie-Àugustine-Elisabeth,
née le 21 février 1860; mariée à Bruslé,
baron de Valsuzenay ; b) Lomse-Elisabeth-
Jeanne-ïhérèse, née le 21 juillet 1861 ; ma
riée à Paris, le 27 juin 1883. à Renaud,
comte de Moustier. Paris, rue de Gre-
nelle, 85.
Frères du bisaïeul
1. Charles, comte de Cossé-Brissac (né
le 29 mars 1776. décédé le 30 avril 1820);
marié en 1797 à Anne du Cluzel (décédée
le 30 janvier 1850).
Fils : Charles de Cossé-Brissac. marquis
de Cossé (né le 11 avril 1800, décédé le
25 avril 1881 ^ ; marié, le 17 janvier 1833,
à Marie-Antoinette, comtesse douairière (Fré-
déric, décédé le 4 novembre 1830) de MÉ-
rode, née du Cluzel (décédée le 28 octobre
1869) dont : ^^orne-François de Cossé-
Brissac, marquis de Cossé. né le 1 er jan-
vier 1834 (Paris); marié: 1° le 24 octobre
1857, à Charlotte de Gontaut-Biron (décédée
le 12 octobre 1873); 2° en juillet 1883, à
Emily Spensley, — Enfants : a) du pre-
mier lit (1 Charles de Cossé-Brissac (né
le 10 septembre 1859, décédé le 8 juin 1892 1;
marié à Paris, le 4 juillet 1891, à Charlotte
de Biencourt, Paris, rue de Chaillot, 81 ;
b) du second lit (2 Anne-Marie-Antoinette
de Cossé-Brissac, née à Paris le 1 er juillet
1884; (3 Eugène-Marcel de Cossé-Bris-
sac. né le 14 septembre 1886.
2. Désiré-Emmanuel-Delia-Michel-Timo-
léon de Cossé, comte de Brissac (né le
3 juillet 1793, décédé le 22 avril 1870); ma-
rié, le 27 octobre 1817. à Henriette de
Montmorency-Tancaryille (née le 28 août
L798, décédée le 22 septembre 1860).
Enfants : 1. Henri de Cossé, comte de
Cossé-Brissac, prince de Robecb (né le
i:', août 1822. décédé le 6 août 1887); marié
le 26 avril 1851 à Loxxise-MSLriQ-Malhéa de
— 151 —
— 152 —
Jean de Robiag, née en 1830. Paris, rue
Saint-Dominique, 119, dont : (1 Louis
Henri-Marie-Timoléon de Cossé, comte de
Cossé-Brissac, prince de Robech, grand
d'Espagne de première classe, né à Paris le
21 août 1852, lieutenant d'infanterie de
marine. Paris, rue Saint-Dominique, 119;
(2 CVmrZes-Anne-Marie-Timoléon-Illide de
Cossé, comte de Cossé-Brissac, né à Pa-
ris, le 18 janvier 1856. Paris, rue Saint-Do-
minique, 119; marié à Paris, le 6 juillet
1881 à Jeanne de Pértjsse des Gars, née le
14 novembre 1868, dont: à) Marte-Jeanne-
Henriette-Elisabeth de Cossé-Brissac, née
à Brumare(Eure), le 8 juillet 1884; (fi Em-
manuel - Henri - Jean - Marie - François de
Cossé-Brisssc. né à Paris, le 6 mai 1888;
(c Jean - Paul - Timoléon - Marie- Joseph de
Cossé-Brissac, ne à Paris, le 7 août 1892.
(3 Aime-M&ne-IIenriette de Cossé-Bris-
sac. née à Paris, le 8 juin 1865; mariée à
Paris, le 30 avril 1888, à Guy de Durfort-
Givrac, duc de Loroe.
2. Mâvie-Berthe de Cossé-Brissac. née
à Paris, le 17 septembre 1825; mariée à
Paris, le 29 mai 1849, à Emile, comte de
Robien (décédé le 19 juin 1861.)
3. Marie-Ghristian-Timoléon-i^rc//^Y^?( r /
de Cossé. comte de Brissac, né à Paris, le
17 décembre 1826. Paris, rue de Varenne,
45 ; marié à Paris, le 15 juillet 1852, à Ca-
roline du Boutet, née à Maranville le 15
avril 1833, dont: 1) Marie-Emmanuel-Ghris-
tian-Charles, comte de Cossé-Brissac, né ;i
Paris le 14 mai 1863. Paris, rue de Varonne,
45; marié à Paris, le 9 juillet 1884, à Lau-
rence de Mandat-Grancey, née à Dole le
21 lévrier 1867, dont: a) Marie-Timoléon-
Eugène - Fernand - Emmanuel -Henri do
Cossé-Brissac, né à Grépan le 15 décembre
1885; b) Marie Anne-Louise-Laurence-Ma-
deleine- Rhingarde - Alphonsine- Françoise
de Cossé-Brissac, né à Grépan le 26 mai
1887 ; c) Marie- Artus- Aimable - Charles -
YY&xiço'\s-Georges de Cossé-Brissac, no le
29 janvier 1889.
(2 Mario-6V;/cr/y"tf£-Gabrielle de Cossé-
Brissac, née le 7 juillet 1854; mariée à
Paris le 3 juin 1871, ;i Théodore, comte de
Gontaud-Biron, capitaine de cavalerie de
l'armée territoriale.
(3 Marie-Louise-Henriette-C7rtftr/e/^ de
Cossé-Brissac, née h Paris le 11 avril 1S57;
mariée à Paris le 14 avril 1883, à Charles-
Henri , comte de Clermont-Tonnerre.
Montpellier.
Frère du trisaïeul
François-Arthus-Hyacinthe-Timoléon (né
le 1 er septembre 1749, décédé le 27 mai
1S03); marie à Marie- Adélaïde-Camille de
La Forest d'Armaillé.
Fils : Artus de Cossé-Brissac. comte de
Cossé (né le 3 janvier 1790, décédé le 6
mars 1857); marié à Antoinette de Sainte
Aldégonde (décédée le 7 juin 1874), dont :
Jf^/^'/f/e-Louise-Camille de Cossé-Bris-
sac. mariée à Paris le 9 mai 1843, à Amé-
dée de Pérusse, comte des Cars.
COSSERON DE VILLENOISY.
François Gosseron, d'une ancienne famille ori-
ginaire de Normandie, fut nommé comme no-
table, échevin delà ville de Paris, le 16 août 1789;
il prêta serment, en cette qualité, entre les mains
de S. M. Louis XVI. Le 7 septembre suivant, par
l'exercice de cette charge, il acquit la noblesse
pour lui et ses descendants; il s'occupa avec fruit
de l'administration, et a rédigé un grand nombre
de mémoires sur des objets d'utilité publique ; plu-
sieurs ont été suivis : ses vues sur les subsistances
et les approvisionnements ont été adoptées; en 1788,
il eut l'honneur d'être nommé par le roi, son
commissaire près l'assemblée du Tiers-État, tenue
aux Enfants-Rouges; il justifia ce témoignage de
confiance en refusant la présidence qui lui fut
offerte de cette assemblée, s'il renonçait à son
titre de commissaire; il ferma son procès-verbal
au milieu des clameurs et des dangers.
Il mourut en laissant deux fils.
Armes : D'azur, au vaisseau équipé cV or ; au
chef cousu de gueules^ chargé d'un lésant d'or,
accosté de deux cosses de même.
L'écu timbré d'un casque doré de profil orné de
ses lambrequins.
COSTA DE BEAUREGARD.
La notice insérée au tome 1er, col. D'il et 942,
doit être rectifiée et complétée comme suit :
1° Jean-BaptistelV, né le l p '' novembre 1056, etc.,
puis marquis de Saint-Genix, incorporé à Beaure-
gard en titre de marquisat, par lettres patentes
du 20 janvier 1700. passe par ces mêmes lettres
patentes la concession du litre de marquis Costa
de Saint-Genix de Beauregard à ses descendants
mâles et femelles.
Il est donc à remarquer dans ces lettres patente
— 153
— 154 —
que la concession du titre de marquis Costa de
Saint-Genix de Beauregard est concédée au prési-
dent Jean-Baptiste pour lui « et ses descendants
mâles et femelles, droits et cause ayants qui pour- .
ront, dès à présent, prendre le nom et titre de mar-
quis Costa de Saint-Genix de Beauregard ». (Cette
concession est de Victor-Amédée et déposée aux
archives piémontaises de Turin, section III).
On voit donc que par cette concession tous les
membres de la famille ont le droit (hommes et
femmes), de porter le titre de marquis ;
2° Jean-Baptiste IV, de qui vient le titre de
marquis, doit être placé avant Joseph-Alexis-
Barthéleniy, car il est une des illustrations de la
famille.
Jean-Baptiste IV. né le 1er novembre 1656', comte
et seigneur du Villard de Cernex, de La Motte,
Beauregard, etc., puis marquis de Saint-Genix,
incorporé à Beauregard en titre de marquisat, par
patentes du 20 janvier 1700, etc., etc., fut con-
seiller d'Etat de Son Altesse Royale et président a
la chambre des comptes en Savoie en 1685, etc ;
3° Le marquis Léon, indiqué comme chef de la
famille est mort le 19 septembre 1864. Il était :
premier écuyer de Sa Majesté le roi Charles-Al-
bert, ancien député au parlement Sarde, président
du Conseil général de la Savoie, de l'Académie de
Savoie, etc., commandeur de Tordre B. et M. des
Saints-Maurice et Lazare, de la Légion d'honneur,
grand-croix de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand :
4° Le chef actuel de la famille est le marquis
Albert Costa de Beauregard, membre de l'Acadé-
mie française, qui a épousé, le 17 avril 1860,
Emilie Pourroy de Quinsonas de Lauberivière.
Armes .* D'azur, à trois ban/les d'or: au chef
de France :
L'écu posé sur une aigle de l'empire d'Autriche.
Supports : Deu.c anges.
Cimier : Un soleil d'or.
Devise : Soli Fidelis.
Couronne de marquis.
COUSIN DE MAUVAISIN (de).
François Cousin, officier du comte de La Marche
et de Castres, habitant de Mailloux (Haute-Ga-
ronne), fut anobli avec sa femme et toute sa pos-
térité le 14 juin 1443 pour être monté le premier
sur les murailles de Pontoise lors du siège de cette
place.
Deux membres de cette famille furent admis
aux honneurs de la cour avec le titre de comte
l'an 1782 et l'an 1786 et à l'assemblée de la no-
blesse en 1689.
Cette maison a donné des hommes distingués à
la magistrature, à l'armée, à l'ordre de Malte
deux chevaliers, l'an 1775 et l'an 1789, et à la cité
de Tolose 3 capitouls.
Elle a été maintenue dans sa noblesse par juge
ment souverain rendu par le sieur Basin de Be-
sons, intendant du Languedoc le 8 juillet 1669 et
convoquée à toutes les assemblée de la noblesse.
Le chevalier de Cousin signa le mémoire sur le
droit qu'avait la noblesse de Languedoc de nom-
mer ses députés aux états généraux du royaume
l'an 1788 et représenta la famille à l'assemblée de
la noblesse tenue l'an 1789.
Jane-Marie de Cousin, n'ayant pas d'enfants
mâles, institue pour héritier général et universel
son neveu Géraud de Cousin, secrétaire du roy en
la chancellerie de Languedoc près le parlement de
Tolose. Ce dernier devint alors seigneur de Mau-
vaisin, Dangeas, Mailloux, co-seigneur de Sainte-
Gabelle, Auterive et Montgaillard.
Pour lors cette famille a été autorisée après la
décision de la commission du sceau de France
par décret royal du 18 du mois de mai 1735, de
faire à leur nom patronymique l'addition de celui
de Mauvaisin que portaient leur mère et aïeule,
bisaïeule et de se nommer désormais de Cousin de
Mauvaisin.
Armes : D'or, au chevron de gueules accompa-
gne de trois cousins au naturel, posés 2 en chef,
1 en pointe.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions d'or lampassés de gueu-
les la tête contournée.
Devise : Semper Acutus !
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1° Cousin de Mauvaisin (Albert de),
marié en premières noces à Thérèse de Gui-
rand, dont un lils Roger ; en secondes
noces, à Amélie d'ADHÉMAR de Cransac.
Résidences : Château de Mauvaisin. par
Nailloux (Haute-Garonne) et rue Ninau.
s, à Toulouse;
2° C. de M. (Henri de). Résidences :
11, place Sainte-Scarbes, à Toulouse et châ-
teau de Canté, par Saverdun (Ariège), ma-
rié avec Félicie Subra du Quier. dont un
fils;
3o C. de M. (V ve Edouard de), née de
Montbel. Résidence : Château de La Tour,
par Saverdun (Ariège).
4° C. de M. (Roger de), marié à Ga-
brielle de LESTAris. Résidences : S. Jardin
Royal â Toulouse et château de Clairfont,
par Lanta (Haute-Garonne).
CRÉQUY (de).
Maison l'une des plus anciennes et des plus
illustres du pays d'Artois, d'où elle a passé en
— 155
156 —
Picardie et dans plusieurs autres provinces du
royaume. Elle tire son nom de la seigneurie de
( Iréquyen Artois. D'anciennes généalogies lui don-
nait pour première tige Arnoul, sire de Créquy,
dit le Vieil ou le Barbu. La Marlière dit qu'il vi-
vait en 857, et l'on prétend qu'il mourut en 89?,
dans un combat qu'il soutint pour les intérêts du
roi Charles le Simple. Le même auteur lui donne
pour femme Ignodede Flandre.
Baudoin, sire de Gréquyet de Freflin, se trouva
en 1007 avec l'armée française, commandée par
Baudouin IV, comte de Flandre, dit à la Belle
Barbe, au siège de Valenciennes contre l'empereur
Henri 111, dit le Boiteux. On lui attribue pour de-
vise : Nul ne s'y frotte ; et son cri de guerre
était : A Créquy le grand Baron, parce qu'après
cette expédition, il avait été fait baron en Artois;
il épousa Marguerite de Louvain, dont il eut pos-
térité. La filiation suivie de cette famille com-
mence à ce moment.
Cette famille a fourni un grand nombre d'ofli-
ciers distingués, des chevaliers de Saint-Louis, de
l'ordre de Malte et de divers autres ordres.
Elle a formé les familles :
1° Des seigneurs de Bernieules ;
2° Des seigneurs de Hemont et d'Auifen ;
3 e Des seigneurs de Ricey ;
4° Des seigneurs de Heilly ;
5" Des seigneurs de Raimboval;
0" Des seigneurs de Langles ;
7° Des seigneurs de Saucourt ;
8° Des seigneurs de Tillencourt ;
9° Des seigneurs de Torchy et de Royon ;
10° Desseigueurs de Bierba k.
Armes : L'or, à un créquier de gueules.
Devise : Nul m- s' y frotte.
CREUZÉ
Dans l'article que nous avons consacré à cette
famille au tome 1er, col. 979 et' 980, nous avons été
induits en erreur sur certains points que nous
nous empressons de rectifier.
Et d'abord, disons que les Creuzé de Latouchë
et les Creuzé de Lesser ont le même auteur com-
mun.
Rien n'indique que cette famille soit en posses-
sion d'un titre quelconque de noblesse avant 1789.
Il est, en tout cas, notoire et authentique qu'elle
ne portait pas la particule avant cette époque.
Si elle a occupé dans la magistrature et dans la
finance des charges importantes, on ne saurait
dire qu'elles lui aient conféré la noblesse.
Les surnoms de LATOUQHEet de Lesser sont des
noms il-' terre ajoutés aux noms patronymiques
quelque temps avant la Révolution.
Jacques-Antoine Creuzé-La- Touche, né à Châ-
tellerault en 1749, et que dans le tome 1er nous
appelons, parerreur.de La /■'miche, n'avait pas la
particule. 11 a toujours signé Creuzé'- Là- Touche.
C'était un homme de grand mérite, aux opinions
modérées bien que, en qualité de député à la Con-
vention nationale, il ait voté la détention de
Louis XVI et son bannissement à la paix.
Agriculteur distingué, il a publié divers opus-
cules qui dénotent un esprit judicieux.
CURIÈRES DE CASTELNAU.
Ancienne noblesse du Rouergue, qui remonte à
Bernard de Curières, qui eut, de Françoise Alle-
mau, François de Curières, marié en 1560, qui
laissa postérité de Helips de Maliant.
C'est en faveur d'un de ses descendants, Giréon-
Sylvestre de Curières, baron de Saint-Côme, que
la seigneurie de Saint-Côme du Rouergue fut éri-
gée en marquisat par lettres du mois de septembre
1747.11 laissa de Elisabeth Jonquet de Montjus-
sieu, qu'il avait épousée le 2 août 1723, Jean-Bap-
tiste Giréon de Curières et de Castelnau.
Armes : D'azur, au lion d'argent colleté d'or.
CZARTORYSKI.
Voy. pour l'historique de cette famille, le tome 1er,
col. 1000 et rectifiez comme suit la liste des
réprésentants actuels.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Adam-Louis prince Czartoryski, duc
de Klewan et de Zukow; né à Paris le
5 novembre 1872, fils du prince Ladislas,
(né le 3 juillet 1828, décédé le 23 juin
1894) et de sa seconde femme Marguerite,
princesse de Bourbon-Orléans (née le 16 fé-
vrier 1846, décédée le 24 octobre 1893),
succéda à son père. Résidence : Paris. ,
Frère : Prince Tv^ïoW-Casimïr-Philippe-
Jean, né à Paris le 10 mars 1876.
FuÈRE ET SŒUR DU PÈRE.
!» Prince Witold (né le 6 juin 1824, dé-
cédé le 14 novembre 1865); marié à Paris
le 30 octobre 1851 à Marie, fille de Henri,
comte Grocholski, religieuse au couvent
des Carmélites-Déchaussées à Cracovie.
2° Princesse Isabelle, née à Varsovie, le
19 décembre 1830; mariée à Paris le 21 fé-
vrier 1857, à Jean, comte de Koscielec-
Dzialynski (décédé le 30 mars 1880). Rési-
dence : château de Goluchowo, près Bo-
guslaw (Posnanie).
Frère du grand-père.
Prince Constantin (né le 28 octobre 1773,
décédé le 23 avril 1860); marié : 1° en
1804 à Angélique, princesse Radziwill (née
157 —
- 158 -
en 1781, décédée le 16 septembre 1808);
2° le 20 mars 1810, à Marie Dzierzanowska
(née en 1790, décédée le 28 novembre 1842),
Fils : a) du premier lit : 1) Prince
Adam (né le 24 juin 1804. décédé le 19 dé-
cembre 1880), marié : 1° le 12 décembre
1832 à Wanda, princesse Radziwill (née le
29 janvier 1813, décédée le 16 septembre
1815) ; 2° à Kornik, le 16 février 1848, à
Elisabeth, comtesse deKosciclec-Dzialynska,
née à Posen le 16 août 1826. Résidence :
château de Rokosow, près Punitz (Pos-
nanie).
Enfants : 1° Du premier lit : a) prince
Roman (né le 23 novembre 1831), décédé le
18 février 1887); marié àLemberg le 6 dé-
cembre 1873, à Florentine, née le 28 mai
1844, fille de feu Titus, comte Dzieduszycki ;
remariée à Kopeczynce le 29 mai 1892. à
Anton Wolniewicz. Résidence : Sablonow,
près Kofreczynce (Galicie) ;
b) Prince Antoine-Boguslave-y4<irt;», né
à Berlin le 2 janvier 1845. Résidence :
Rokosour. près Punitz (Posnanie).
2° Du second lit : c) Prince Constantin-
Xavier-Sig ismond ', né à Posen le 29 sep-
tembre 1853. Résidence : Rokosow ;
cl) Princesse Marie-Hélène, née à Posen
le 29 septembre 1855; mariée à Rokosow
le 12 mai 1878, à Stanislas, comte de
Brocle-Plater dit de Syberg. Résidence :
Moszkow (Galicie) ;
e) Prince Alexandre-Zdzislaw, né à Posen
le 4 janvier 1859. Résidence: Sielec, près
Sntroschin (Posnanie) ; marié à Vienne le
17 février 1884, à J/c/We-Hélène-Madeleine-
Jeanne-Glaire-Léopoldine, née le 15 novem-
bre 1863, fille d'Alexandre de Zaleski et de
Martina, née Grabianka. dont : 1° Prin-
cesse isV/^&e^-Marie-Hélène-Martine-So-
phie-Clémentino. née à Sieloc le 16 décem-
bre 1885; 2° Prince Alexandre- Olgerd-
Jean-Paul-Antoine, né à Sielec le 25 octo-
bre 1888 ;
b) Du second lit : 2), Prince Alexandre
(né le 7 février 1811, décédé le <) .juillet
1880); marié à Vienne le 20 août L840 à
Marceline, princesse Radziwill (née le ix
mai 1817, décédé en juin 1891).
Fils : Prince Marc^-Adam-Constantin-
Michel-Félix, né à Weinhans, près Menue
le 30 mai 1811. Résidence : Cracovie; ma-
rié à Paris le 31 juillet 1866, à Suzanne de
Riifuet, comtesse de Garaman, née le 20 fé-
vrier 1814, fille de feu Alphonse, prince de
Chiniay.
3o Prince 67eo;'^es-Gonstantin,néàI)resde
le 24 avril 1828, propriétaire de la seigneu-
rie de Wiazownica, près Jaroslaw (Galicie),
conseiller privé autrichien, membre hér. de
la chambre des seigneurs d'Autriche. Ré-
sidence : Wiazownica; marié à Vienne le
2 mai 1861 à Marie-Jeanne, née à Prague
le 4 mai 1835, fille de feu le docteur Jean
Czermak, de Prague.
Enfants : a) Princesse Wanda . née à
Vienne le 20 août 1802:
b) Prince Witold, né à Vienne le 10 fé
vrier 1861. Résidence : Pelkinie, près Sa-
roslaw; marié à Lemberg le 21 février 1889
à Jadwiga, née à Léopol le 2 mars 1867,
fille de Wladimir, comte Dzieduszycki et
d'Alphonsine, née comtesse do Miaczyn-
Miaczynska.
Enfants : 1° Princesse Marie, née à
Vienne le 24 avril 1890; 2° Princesse
Anne, née à Vienne le 18 avril 1891 ;
3° Prince Casimir-Georges, né à Pelkinie
le 7 août 1893; 4> Prince Georges-Pierre,
né à Pelkinie le 23 février 1894.
DAVOUT D'AUERSTjEDT.
Voy. pour l'historique de cette maison le tome 1er,
col. 1015 et 1016.
REPRÉSENTANTS ACTUELS:
Léopold - Claude - Etienne - Jules - Charles
Davout. duc d'Auerstaedt, né à Escolives
(Yonne) le 9 août 1829, fils de Isidore-
Louis-Charles Davout (né le 12 septembre
1774, décédé en août 1854) et de Clara, née
de Cheverry ; succéda à son oncle ; général
de division en retraite et ancien membre du
Conseil supérieur de la guerre. Résidence :
Paris, rue Magellan, 8. Marié à Paris le
16 juin 1868 à Jeanne-Alice de Yoize, née
à Paris le 19 mars 1845.
Enfants : l)Léonie-CMre- Aimée-Margue-
rite, née à Lyon le 14 décembre 1869, mariée
à Paris le 26 juin 1890 à François, comte
Daru, capitaine au 25 e régiment d'artillerie,
à Châlons-sur-Marne.
2) M&ne-Mathilde, née au château de
Motelle le 10 septembre 1871 ; mariée à
Paris le 27 juin 1895 à Marie-Joseph-Gas-
pard, comte de Berthier-Bizy.
3) ClaLire-Mvine- Marguerite, née à Ver-
sailles le 28 août 1873.
4) Louis- Nicolas -Marie- Bernard, né à
Clermont-Ferraud le 23 mars 1877.
DESCHAMPS DE MOREL.
Seigneurie de Crécy, enBeauvoisis, famille dont
était Jean-Baptiste Deschamps de Morel, marquis
de Crécy, brigadier des armées du roi, premier
écuyer et majordome de feu la reine douairière
d'Espagne, qui mourut le 20 mai 1741.
Armes: Ecartelé: aux 1 et 4 d'or, à trois mail-
lets de sinople; aux 2 et 3 d'azur, à trois ju-
mettes en fasces d'or; sur le tout : d'azur, à la
fasce d'argent, chargée de trois roses de gueu-
les, la fasce accompagnée de trois mollettes
d'éperons d'or, posées 2 et 1.
DESJARDINS DE GÉRAUVILLIER.
Famille lorraine fixée à Ma ntoche (Haute-Saône).
D'après l'armoriai général de Lorraine de Dom
Pelletier, Jean des Jardins, capitaine de cavalerie
au service de France, propriétaire du fief de Gé-
rauvillier (près Gondrecourt), marié à Anne de
Gircourt, fut anobli le 27 septembre 1664, par
lettres patentes du duc Charles IV de Lorraine.
Ses descendants furent :
Jean, deuxième du nom, lieutenant-comman-
dant de la garde de S. A. R. le duc Léopold, ma-
rié en 1686 à Françoise Thiballier de la Mothe,
dont le père était maréchal des logis de la mais- m
du roi ; fut tué à la bataille de Hoohsteedt en 1703.
161
— 162
Claude, capi.taine de cavalerie et gentilhomme
de la cour du roi Stanislas, épousa, en 1710, Thé-
rèse du Parpe.
Claude, deuxième du nom, mousquetaire du
roi, épousa Anne Le Comte ;
Joseph, né en 1751, marié en 1784 à M lla Joly de
Mantoche, mort à Abainville en 1821 ;
Paul, né en 1787 à Mantoche, capitaine du génie,
chevalier de Saint-Louis, marié à Louise de
Canon de Ville, fille d'un maréchal de camp, mort
en 1845;
Louis, né en 1823, à Commercy, marié en 1847
à Gabrielle de Toytot, mort en 1872.
Armes : D'azur, à la fasce d'argent, accom-
pagnée de trois tètes de cerf d'or, 2 en chef et
1 en pointe.
Cimier : Une tète de cerf d'or et deux cornes
d'abondance, componnées d'or et d'azur, is-
santes d'un tortil des couleurs et métaux de
Vécu.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Desjardins de Gérauvillier (Paul), né
en 1848, lieutenant-colonel d'artillerie bre-
veté, directeur d'artillerie, à Langres, che-
valier de la Légion d'honneur, marié en
1874 à Jeanne Dromard. dont : 3 fils et
2 tilles.
DEVEZEAUX DE RANCOUGNE.
Les Devezeaux de Rancougne tirent leur origine
de l'Angoumois où il est fait mention d'eux dès
l'an 1200. Leur filiation authentique s'établit à
partir de 1339, eu la personne de Pericaldus de
Devezello, noble homme, gendre de Gérauld
d'Ornhac. Ils sont qualifiés écuyers, seigneurs de
Treuil, et sont, à ce titre, feudataires des La Roche-
foucauld. Au commencement du xvie siècle, Jean
de Devezeau, seigneur de Chillac, frère puiné de
Claude de Devezeau, seigneur du Treuil, épouse
Jehanne Maindron, demoiselle de Rancougne, et
par ce mariage lait entrer dans sa famille la sei-
gneurie de Rancougne dont le nom sera désormais
porté par cette branche des Devezeau. En 1743,
Charles Devezeau, chevalier, seigneur de Rancou-
gne, colonel du régiment de son nom, acquiert le
marquisat-pairie d'Herbault, en Beauce, des héri-
tiers de feu sieur Dodun, contrôleur général des
finances. En 1744, le roi revêt par lettres patentes,
registrées à la chambre des comptes, Charles-
François-Louis, fila du précédent, capitaine de
cavalerie au régiment Dauphin étranger, du titre
et dignité de marquis, pour son marquisat-pairie
d'Herbault, en Beauce, dont il lui rend foy et
homage. La branche ainée des Devezeau, sei-
gneur du Treuil, s'est éteinte au xvir siècle ; —
elle a jeté deux rameaux — l'un, les Devezeau de
TuME II.
Chasseneuil fondus au xviif siècle dans la famille
des LaRomagère, marquis de Bouscecy ; l'autre,
les Devezeau de Lavergne.
Armes : D'azur, au chef denché d'or à '■;,,,/
pointes, à la fasce d'argent accompagnée d'une
étoile du même en pointe.
RE PRES EN TA N TS A C T UELS :
Branche de Rancougne.
Devezeaux. marquis de Rancougne
(Charles), chef de nom et d'armes, à Paris.
Fils : D., V e de R. (Jean-Charles), en
Guyenne, dont : Marie-François.
Branche de Lavergne.
Devezeau de Lavergne (Charles-Emile-
Auguste), en Angoumois.
D. de L. (Eugène- Léo), en Poitou.
DUBRETON.
Jean-Louis, baron Dubreton, né en 1773, mort
en 1855, lieutenant général des armées du roi, fut
élevé à la dignité de pair de France et créé baron
héréditaire par S. Al. le roi Louis XVIII en 1819.
Il appartenait à une ancienne famille de Bretagne,
alliée aux familles de Pesloùan, de la Quéran-
tonnais, d'Aramon, delaPanouse, etc.
Armes : D'azur, à la tour percée d'or, maçon-
née et ajourée de sable; au chef d'or, chargé
de trois étoiles de gueules.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Dubreton (Amédée-Charles-Ernest, B ou >.
chevalier de la Légion d'honneur, de Saint-
Maurice et Lazare, etc. Ancien officier de
cavalerie. Résidence : Paris, dont : deux
hls : a) Henry, lieutenant au 1 er cuiras-
siers ; b) Louis.
Le baron Dubreton reçut hinvestiture du garde
des Sceaux en 1893 à la mort de son frère aine le
commandant, baron Dubreton.
DUCHESNE DE GILLEVOISIN DE
CONEGLIANO.
Voy. pour l'historique de cette maison le
tome 1 er , col. 1076.
REPRÉSENTANTS ACTUELS .'
Chaiies-AdWém-Gustave Duchesne, ba-
ron de Gillevoisin. duc de Conegliano.
né à Paris le 12 novembre L825, fils du
deuxième duc Alphonse- Auguste (né le 30
— 163 —
— 164 —
décembre 1791. décédé le 19 février 1878)
et de Jeanne-Françoise-Hélène, née Jean-
not de Moncey (née le 12 août 1807. mariée
le 8 novembre 1824, décédée le 7 octobre
1858), fille du premier duc de Conegliano;
marié à Paris le 9 mai 1857 à Aimée-Féli-
cité-Jenny Le Yavasseur. née à Rouen, fille
du baron Le Yavasseur.
Fille : Hélène- Louise -Eugénie Du-
chesne de Gillevoisin de Conegliano,
née à Paris le 11 juin 1858 ; mariée à Paris
le 18 décembre 1879 à Armand, comte de
Gramont, duc de Lesparre.
DUCHESNE
LAMOTTE.
ou
DU CHESNE DE
Seigneurs de Feuquières, de Lamothe, etc.
Cette ancienne famille, originaire de Picardie,
fut maintenue dans sa noblesse en 1669.
On voit dans d'Hozier : Adrien Duchesne, comte
de Lamotte, conseiller au présidial, maïeur d'Ab-
beville en 1671; un Duchesne de Lamotte fut
conseiller-secrétaire du roi en 1696 ; François
Duchesne de Lamotte, conseiller du roi aux trnites
d'Abhe ville, fut maïeur de cette ville en 1751 ;
Jean-Abraham Duchesne, comte de Lamotte, était
chevau-léger de la garde du roi en 1765.
Jean-Jules Du Chesne, comte de Lamotte,
épousa en 1822, Louise-Pauline de Buissy d'Yvren-
cheux, tille du comte de Buissy d'Yvrencheux,
d'une des plus nobles familles de Picardie.
Armes : D'azur, au chevron cl 'or accompagne
de trois glands de même.
Couronne de comte.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1° Duchesne, G te de Lamotte (Jean-
Jules), marié à Marie-Yvonne de La Teil-
LAJS.
2° D. de L. (Paul-Étienne), officier de
cavalerie au 9 e cuirassiers.
Cette famille, quoique possédant les deux sei-
gneuries de Feuquières et de Lamotte, habit»:
depuis déjà longtemps au château de Rouvres, par
Auberive (Haute-Marne).
DUCOS (C l "').
Les Ducos sont originaires du Béarn où on les
voit figurer parmi la noblesse au xvi° siècle. Les
archives du département des Basses-Pyrénées
attestent, en effet, qu'ils rendirent hommage de
vassalité à Henri IV, roi de Navarre, dans l'année
qui précéda l'avènement de ce prince au trône de
France. Ils formèrent plusieurs branches et leur
maison se rattache peut-être à celle des Ducos,
comtes de La Hitte, en Armagnac, mais la com-
munauté d'origine de ces deux familles n'a pu être
aulhentiquement établie.
Sous Louis XIV, les Ducos, possesseurs de la
seigneurie béarnaise de Florence, furent de ce chef
admis aux États de Béarn et investis des offices
héréditaires de conseiller du roi et de maire de la
ville de Monein. Il y avait à la même époque les
Ducos, seigneurs d'Artix et les Ducos, seigneurs
du Bourdin d'Orin.
Dans un acte du 20 septembre 1702, Jean Ducos
est qualifié d'abbé laïc de Saint-Michel d'Aydie.
Son fils aîné, qui portait aussi le prénom de Jean
et qui était lieutenant au régiment de Boufflers,
fut reçu aux Etats de Béarn, le 13 juillet 1701,
comme titulaire de l'abbaye laïque de Gerderest,
qu'il tenait de Marie de Labaig-Viella, son épouse.
Sur ces entrefaites, Pierre Ducos prit alliance
avec Anne de Moncla, fille de noble Pierre de
Moncla, seigneur de Moncla, commandant du
bataillon d'Oléron, et de Cécile de Saint-Aubin.
Les registres de l'état civil de Garlin relatent que
Jean Ducos, issu de cette union, contracta ma-
riage, le 28 septembre 1728, avec Marie-Anne de
Lubet de Lasclaveries, fille de Pierre de Lubet de
Lasclaveries et de feu Marie de Prégande. Il était
officier dans les bandes béarnaises.
Jean-Etienne, son fils aîné, qui naquit le 3 juil-
let 1730, épousa Marie Lavaud, d'une famille dis-
tinguée que l'amiral Lavaud a représentée de nos
jours. Il s'établit à Bordeaux et devint un des
principaux armateurs de cette ville qui a toujours
tenu à honneur de pousser vers le négoce ses
citoyens les plus en vue. Il adopta avec enthou-
siasme les idées de la Révolution et contribua
puissamment, par sa considération et par sa
fortune, à lui susciter des partisans dans l'an-
cienne capitale de la Guyenne. 11 eut pour fils et
pour gendre deux des plus illustres du parti des
Girondins : fean-François Ducos et Jean-Baptiste
Boyer-Fonfrède qui, sur l'échafaud, où ils mon-
tèrent ensemble, ayant à peine dépassé l'un et
l'autre la vingt-cinquième année, payèrent de leur
sang le dévouement qu'ils avaient juré à la cause
de la liberté.
Le plus jeune des ûls de Jean-Etienne, Armand,
destiné à continuer seul sa descendance mâle, ser-
vit en qualité de volontaire clans les armées de la
République et de l'Empire. Il entra plus tard dans
l'administration, fut sous-préfet de La Réole et
chevalier de la Légion d'honneur. Il s'unit à Fanny
Lercaro, issue des Lercaro, anciens doges de Gênes,
dont l'un contraint, après le bombardement de
cette ville en 1684, de venir faire sa soumission à
Louis XIV et, interrogé sur ce qu'il trouvait de plus
curieux â Versailles, répondit : « C'est de m'y
voir. »
Armand eut quatre fils qui ont chacun fait
souche. L'aîné, Théodore, né le 22 août 1801, fut
député de Bordeaux de 1831 à 18i8, puis député
105 —
— 160 —
de Paris jusqu'en 1851, époque où il fut nommé
ministre de la marine et des colonies. Ce porte-
feuille, auquel il avait cru devoir renoncer, lui fut
bientôt rendu par le prince-président qui, à la veille
de restaurer l'empire, lui écrivit : « Le pays a
besoin de vos services et moi de vos lumières...
Maintenant m'abandonnerez-vous ? » Il conserva
ses fonctions jusqu'à sa mort, survenue le 17 avril
1855. Son administration fut marquée au sceau
d'une prodigieuse activité. Le Parlement et la
Presse se sont plu à rappeler maintes fois les heu-
reux effets qu'elle eut pour la réorganisation de la
marine française. Elle ne fut pas moins utile à la
prospérité de nos colonies. C'est grâce à elle que,
le 24 septembre 1853, la France a pris possession
de la Nouvelle-Calédonie, dont une presqu'île a
reçu, par les soins du gouvernement impérial, le
nom de Ducos. Une ville importante de la Marti-
nique a réclamé dans le même temps l'honneur de
porter ce nom qui est demeuré le sien.
La guerre d'Orient fournit à Théodore Ducos
une occasion toute spéciale de montrer son mérite.
Avec un budget des plus restreints, il réussit à
préparer les formidables armements qu'elle récla-
mait. Le maréchal de Saint-Arnaud lui en expri-
mait son admiration dans son éloquence imagée
en lui écrivant de son quartier général, le
10 juin 1854 : « Vous créez des escadres d'un coup
de baguette. Elles ne sortent pas des chantiers;
elles naissent de l'écume des mers. »
Quelques mois auparavant, le 9 janvier, l'empe-
reur lui-même avait adressé à celui qu'il appelait
son « Colbert » une lettre autographe dans laquelle,
pour lui donner « une preuve non équivoque de
sa satisfaction, » il le nommait grand-officier de
la Légion d'honneur. Déjà il l'avait fait sénateur,
le 4 mars 1853.
Mais Théodore Ducos devait succomber à la
peine. L'excès du travail l'a tué, dirent ses col-
lègues. Sa mort fut considérée coin me un deuil
public et ses funérailles furent célébrées aux frais
de l'Etat.
Parmi les nombreuses distinctions honorifiques
dont les souverains étrangers avaient tenu à lui
marquer leur estime, il avait reçu la grand-croix
de Pie IX et le collier de Saint-Georges, qui lui
donnaient la noblesse héréditaire à Rome et à
Nàples.
De son mariage avec \nne Joly, il a laissé un
fils, Paul-Emile- Théodore, né le 18 juin 1819 et
une fille, Jeanne-Fanny-Louise-i?«7/iiMÉ'. née le
29 mars 1851.
Paul-Emile- Théodore, actuellement chef du
nom, sans alliance. Résidence : Abbaye de Sept-
fontaines, par Andelot (Haute-Marne), secrétaire
d'ambassade, chevalier de la Légion d'honneur,
camérier du Souverain Pontife, etc., etc., a été
créé comte palatin héréditaire par S. S. Pie IX en
reconnaissance des services rendus par son père à
l'Eglise dans nos colonies. Pour les mêmes raisons,
S. S. Léon XIII a conféré le titre de comtesse à sa
mère et à sa sœur darne du Saint-Sépulcre.
Armes : Êcartelé : aux 1 et 4, de sable à un
duc d'or tenant de lapatte dextre un os d'argent,
au chef cousu d'azur charge de trois ancres
d'or; aux 2 et 3, de gueules à trois fasces d'or.
Supports : Deux triions.
Couronne de comte
Devise:/// morte cita.
DUPLAIS DES TOUCHES.
Voy. tome 1er, co l. 1080 et suivantes, et rectifiez
comme suit :
Col. 108'«, 17e ligne, avant les dates 1628-1630,
ajoutez : Maire de Saintes.
Col. 1086, 3 e paragraphe, 3" ligne, au lieu de
14 mai 1829, lire : 14 mai 1820.
DUFAU (de).
Famille originaire de la
vallée deLarbaig,en Béarn,
fixée à Pau, vers 1640.
Jean du Fau, alias Dufau
et de Dufau, baptisé dans le
temple protestant de Pau, le
20 février 1059, se convertit
au catholicisme, en 1085
Procureur au parlement de
Navarre (1092), conseiller du
roi , receveur des épices .
amendes et vacations de la
sénéchaussée de Pau (1095),
jurât de cette ville (1721), député aux états géné-
raux de Béarn (1724), il fut inscrit dans V Armoriai
général de 1090-1701 (Béarn, n° 008), et mourut
doyen des procureurs du parlement de Navarre,
le 1 er août 1728, laissant de damoiselle Marie de
Lacrouts, entre autres enfants :
lo Théophile de Dufau, aîné (1684-1763), procu-
reur au parlement de Navarre, jurât de la ville de
Pau vt sous-secrétaire des états généraux de la
province de Béarn, dont le fils est mentionné plus
bas ;
2° Henry-Théophile de Dufau, cadet (1698-1773),
conseiller du roi, échevin de Barèges (1724), puis,
procureur au parlement de Navarre, jurât de la
ville de Pau, administrateur de l'hôpital de cette
ville et seigneur de Nai'gassie de Meillon. Son fils
aîné, messire Jean-Baptiste de Dufau, avocat au
parlement de Navarre, greffier en chef de l'ami-
rauté et du Conseil supérieur de Port-au-Prince
(Amérique), fut créé conseiller du roi au Conseil
supérieur de cette ville en 1760. Il mourut à Paris,
le 9 mars 1782, sans avoir été marié, et fut en-
terré, le il mars, dans l'église Saint-Eustache.
Cette branche s'éteignit dans les mâles, le 2 jan-
vier 1834, avec Henry-Théophile-Laurent de Du-
fau, seigneur de Nargassie, d'abord avocat au
parlement de Navarre et membre de la noblesse
— 167 —
— 168 —
aux états de Béarn, puis, sous la Restauration,
juge de paix du canton de Pau (est).
Noble Pierre de Dufau, né à Pau, le 10 octobre
1715, fils de Théophile de Dufau aîné, et de da-
moiselle Marie de Boyou, sa première femme,
fut avocat au parlement de Navarre et, comme
son père, sous-secrétaire des états généraux de la
province de Béarn et jurât de Pau. Il mourut dans
cette ville le 9 août 1786, laissant de dame Marie-
Anne de Duboscq :
lo Théophile-Joseph de Dufau (1754-1829), avo-
cat au parlement de Navarre, sous-secrétaire des
états généraux de Béarn, président de l'adminis-
tration municipale de Pau, le 19 nivôse an VIII
(9 janvier 1800), enfin président du tribunal civil
de Pau, de 1812 à 1816. Ses descendants habitent
actuellement Paris, Bordeaux et Pau ;
2° Pierre de Dufau (1755-1846), avocat au parle-
ment de Navarre, jurât de la ville de Pau en 1789,
plus tard président de Chambre à la Cour d'appel
de Pau, chevalier de la Légion d'honneur. Auteur
d'une branche cadette encore représentée ;
3° Jean-François de Dufau, garde du corps du
roi d'Espagne en 1783, décédé sans avoir été
marié.
Deux jugements du tribunal civil de Pau, des
2 avril et 4 novembre 1886, ont rectifié les actes
d'état civil de cette famille dans lesquels la parti-
cule de avait été omise.
Armes : Losange d'argent et d'azur, flanque
de gueules (enregistrées, le 2 décembre 1701).
Théophile de Dufau, aîné, portait les armes sui-
vantes, en 1730 : Écartelé : au 1, d'azur à trois
larmes d'argent, rangées en pointe et an soleil
d'or, mouvant du chef; au 2, d'azur, à la tour
d'argent maçonnée de sable, ouverte et ajourée
du champ; au3, d'argent, au lévrier de gueules
passant contre un arbre de sinople, et au 4, d'or,
au léopard d'azur, armé et lampassé de gueules;
l'écu entouré de palmes et timbré d'une couronne
de comte.
La branche des seigneurs de Nargassie avait
adopté les armes de ce fief : D'azur au dragon
d'or, surmonté d'un coq perdié, aussi d'or.
REPRÉSEXTAXTS ACTUELS :
Branche aînée.
1° Dufau (Charles- Joseph-Marie de). Ré-
sidence : Paris, rue des Dames, 52;
2° D. (Jîdie-Lomse-GSibvielle de), sœur
du précédent, femme de Jacques-Etienne
Gabe. Résidence : Oloron - Sainte - Marie
(Basses-Pyrénées) ;
3° D. («/wZtfs-Bernard- Marie de), oncle des
précédents. Résidence : Bordeaux, rue des
Sablières. 93 ;
4° D. (Jean-Marie-Raymond de), frère du
précédent. Résidence : Pau, rue du Ly-
cée, 25 ;
5° D. (P«M/-Théophile-Mariede), frère des
précédents. Résidence : Pau, rue Gaston ;
6°D. (A dèle- Marie- Joséphine de), sœur des
précédents, veuve de M. Théophile- Joseph-
Eugène Cailloux, ancien percepteur.
Branche cadette.
1° Dufau (Joseph-Pierre-Lowis de), avo-
cat, marié à Claire-Marie- Thérèse d' André,
dont a) Henri', b) Marguerite; c) Marie.
Résidences : Toulouse, rue Ninau, 20, et châ-
teau de Coarraze (Basses-Pyrénées) ;
2° D. (Marie-Augustine-Je<z?m£ de), sœur
du précédent, mariée à Charles-Marie^ Gas-
ton du Broc de Segange.
3o D. (G&brielle-Louise-Germaine de),
sœur des précédents, mariée à Philippe-
Joseiph-Ilippolyte, baron de Montbel. Ré-
sidence : Evreux.
4° Dufau de Maluquer (Melchior-^LZ-
phonse de), oncle des précédents. Rési-
dence : château de Bernet, par Chélan
(Gers).
Voy. Maluquer (de).
-■iàAtl--
ELIE DE BEAUMONT.
Famille originaire de Ca-
rantan, en Normandie, des-
cendant de Pierre Hélyes,
écuyer anobli par lettres du
roi Charles VII, en 1461,
pour services militaires lors
de la réunion de la province
de Normandie à la couronne
après la bataille de For-
migny.
Représentée au xvute siè-
cle par Jean-Baptiste-Jac-
ques Flie de Beaumont, né à
Carentan en 1732, mort à
Paris le 10 janvier 1786, fut reçu avocat en 1752.
Il plaida d'abord quelques causes avec peu de
succès ; ce qu'on attribue à la faiblesse de sa
voix. Son Mémoire pour les Calas, publié en 1762,
in-4°, fit du bruit et fut suivi de plusieurs autres
où l'on trouve de l'élégance, de la facilité, mais
quelquefois un peu d'emphase.
Il était propriétaire de Canon, en Normandie, où
il établit une fête, connue sous le nom de Fête des
bonnes gens. Il avait épousé M lle Dumesnil-Molin,
née à Caen, en juillet 1730, et morte à Paris le 12
janvier 1785. Cette dernière est connue comme au-
teur d'un roman estimable : Les Lettres du mar-
quis de Rosette, 2 vol. in-12, qu'elle publia en
1764.
Le frère de Jean-Baptiste-Jacques, Jean-Antoine-
Elie de la Poterie était premier médecin de la
marine à Brest. Il était né en 1732 et mourut dans
cette dernière ville le 23 mai 1794.
Il a publié de savants ouvrages sur la médecine
et un grand nombre de mémoires, de disserta-
tions et de rapports.
Il était docteur-régent de la faculté de médecine
de Paris.
Et au xixe siècle, par :
1° Élie de Beaumont (Léonce), sénateur, secré-
taire perpétuel de l'Académie des sciences, grand
officier de la Légion d'honneur, marié à M lle de
Quélen ;
2° Élie de Beaumont (Eugène), juge au tribunal
de la Seine, marié à M^e Le Peletier d'Aunay.
Armes : D'azur, au chevron d'argent accom-
pagne de trois glands d'or 2 et 1, enregistrées en
1697.
Couronne de marquis.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Élie de Beaumont (Félix), ancien ma-
gistrat, marié à M lle Holker, décédée. —
Résidence: li bis, rue Jean-Miquel, à Niort
(Deux-Sèvres).
2° É. de B. (Félicie), mariée à M. de
Bonnières de Wierre, chef d'escadron au
7 e hussards.
3° E. de B. (Gaston), lieutenanl au 8 e cui-
rassiers, marié à M lle Fournier-Sarlovkzk.
171 —
— 172 -
EYSSAUTIER (#) ou EISSAUTIER.
Famille qui était comprise parmi les maisons
nobles de Barcelonette, dans le xv" siècle. Elle
passa à Golmars, en Provence, vers l'an 1470.
Le premier qui s'établit dans cette province et
qui commença la filiation de cette famille, est
Paul d'Eyssautier, un de ses descendants, au qua-
trième degré, Pierre d'Eyssautier, seignenr de
Cartier, servit glorieusement le roi pendant les
guerres civiles du xvi e siècle. Il eut ordre, en 1691,
d'aller à la tête de 200 hommes au secours de la
ville de Digne. Il fut fait gouverneur du château
de Sauze en 1593, et le duc d'Epernon lui donna
commission de renforcer de 300 hommes la garni-
son de cette place. L'an 1597, la ville de Colmars
se trouvait en danger, et le duc de Guise, craignant
pour la grande quantité d'artillerie qu'on y avait
fait conduire, envoya commission audit seigneur
de Cartier d'en aller prendre le commandement;
il réussit dans sa mission, et mit cette ville à cou-
vert de l'ennemi. Il garda le commandement de
Colmars, et épousa : lo le 18 septembre 1589,
Diane de Puget, et 2° le 17 août 1603, Lucrèce de
Demandols. Il eut du premier lit François d'Eys-
sautier qui continua la descendance jusqu'à nos
jours.
Armes: D'azur, à trois fasces ondées d'argent;
au chef d'or, chargé de trois roses de gueules.
ESTOURMEL [oV).
Dans la notice que nous avons consacrée à
cette famille dans le tome 1er, col. 1138, nous
avons omis de faire connaître d'où venait le nom
de Creton porté primitivement par cette famille.
Elle le dût à Rimbold d'Estourmel qui, le pre-
mier, en 1098, monta sur la crête du mur de Jéru-
salem d'où lui vint l'honorable surnom de Creton
qu'il transmit à ses descendants.
L'historien Lamorlière dit à ce sujet : « Ce n'est
point un petit lustre de la maison que l'on recon-
naît en l'origine de ses armes qu'elle tient dès le
premier voyage que firent les chrétiens pour le
recouvrement de la Terre Sainte, de la main
propre de Godefroy de Bouillon, roi de Jérusalem
qui, pour honorer la valeur du sire d'Estourmel,
lequel il avait vu s'être porté tant vaillamment à
la prise d'assaut de cette ville, lui fit présent d'une
croix d'argent crètelée dans laquelle est enchâssé
un morceau de la sainte et vraie croix. Ce précieux
reliquaire fut plus tard dans la famille en la pos-
session du baron de Surville dont les ancêtres,
avec juste raison, estimèrent ne pouvoir blasonner
de plus dignes armes que de la figure de cette
croix, tant pour le mérite du don que du roi qui
la donnait et de la cause pourquoi elle fut don-
née. »
Cette relique pensa, sous le règne de Louis XIII,
être l'occasion d'un procès entre le sieur d'Haute-
fort qui avait épousé la fille unique d'Antoine
d'Estourmel de la branche cadette de cette mai-
son.
L'affaire fut soumise à l'arbitrage du président
de Mesme , qui décida qu'étant substituée de
mâle en mâle, elle appartenait à cette dernière
branche.
On cite un sieur d'Estourmel dans le xive siècle
qui ordonna par testament qu'il serait distribué à
mille pauvres de ses sujets, mille livres, mille
pains, mille lots de vin, et mille habits de drap
blanc.
Enfin le commandant d'Estourmel, chargé d'af-
faires de l'ordre de Malte, dans les premières an-
nées de la Révolution, signala son dévouement
pour l'infortuné Louis XVI.
En compagnie du duc du Châtelet et de Ma-
dame de Molleville, il fit distribuer de fortes
sommes d'argent à Pétion, à Lacroix et à d'autres
conjurés.
FABRE DE CŒURET.
La famille Fabre de Gœu-
ret compte parmi les plus
anciennes du Bas-Langue-
doc.
Originaire de Pézenas, où
elle a tenu pendant plusieurs
siècles un rang des plus dis-
tingués, elle justifie de sa
noblesse par les archives et
les manuscrits du temps ;
aussi bien que par les regis-
tres des paroisses de Péze-
nas, où sa filiation est tracée,
sans interruption, dès le plus
ancien de ceux qui ont été conservés et qui date
de l'an 1600, jusqu'à nos jours.
Henry Fabre, capitaine commandant du châ-
teau de Pézenas, fils cadet de Louis Fabre, seigneur
de Pégairolles, comte de Lodève, épousa en 1594
Gabrielle de Gorbières.
Sous les ordres du duc de Montmorency-Dam-
ville, plus tard connétable, qui l'honorait d'une
amitié particulière, il se distingua clans la défense
des diverses places fortes dont le commandement
lui fut confié. Après avoir héroïquement soutenu
le siège de Leucate (1er août 1500), il fut chargé de
protéger Maillac, place forte située entre Perpi-
gnan et Narbonne, contre les troupes du duc de
Joyeuse. Ses exploits, son intrépidité, son courage,
sont restés légendaires.
Un manuscrit du capitaine Poncet, officier d'in-
fanterie, aujourd'hui en possession de la famille
Mazel, de Pézenas, et qui remonte aux trente-cinq
dernières années du xvie siècle, dit, au sujet du
capitaine Fabre (article Fabre de Coeuret) :
« Monsieur le connétable en fesaitbien du cas;
ce qui se justifie par plusieurs lettres que le duc
lui fit l'honneur de lui écrire, desquelles j'en
vais rapporter une dans les termes que j'ai
extraits de l'original : « Capitaine Fabre, ainsi
que j'estime que vous ne manquez pas de de-
voir en ce qui concerne la garde du lieu de
« Maillac, néanmoins je vous fais la présente
« pour vous prier de vous y affectionner de plus
« en plus, afin de couper le chemin à toutes les
« menées pratiques que l'on y pourrait faire par
a l'artifice des ennemis. Quant à Monsieur de
« Joyeuse, il est encore à Gastelnaudari, et lors-
« qu'il sera vers Narbonne et qu'il voudra entre-
« prendre sur les lieux de l'obéissance du Roy,
« j'espère que vous empêcherez ses desseins; si
« bien que ce que nous tenons nous demeurera ;
« priant sur cela le sauveur vous avoir en sa
« sainte et digne garde ; bien assuré et meilleur
« ami.
« A Béziers, le 8 septembre 1590.
« MONTMORENCI, Signé: »
Le capitaine Henry Fabre fut enseveli dans
l'église Saint-Jean-de-Jérusalem, à Pézenas, dans
le chœur, à côté de l'autel de Notre-Dame de Bet-
lhéem. En mémoire de sa bravoure et de ses
services, il fut mis à côté de son tombeau un dra-
peau en taffetas blanc.
Henry Fabre, écuyer, fils du précédent, lieute-
nant dans la compagnie franche de Monsieur son
— 175
— 176
père, s'attacha plus tard à la fortune d'Henri II,
duc de Montmorency. Il combattit vaillamment
sous ses ordres, et lui resta fidèle jusque dans sa
rébellion.
Condamné à mort avec lui, il fut compris dans
la capitulation et amnistie, que Sa Majesté
Louis XIII accorda à quelques officiers et gentils-
hommes de Pézenas, le 13 octobre 1(332, par l'en-
tremise du sieur de Saint-Jean. Celui-ci ajoute à
la copie de la lettre de grâce qu'il envoie à Henry
Fabre, le certificat suivant : « Assurance de vie et
« biens. J'ai retiré de l'original et certifie comme
« le sieur Henry Fabre est compris dans la sus-
« dite capitulation comme officier, pour avoir été
« lieutenant dans la compagnie du sieur de Sa-
« bazan.
« Fait à Pézenas, le 13 octobre 1632.
« Saint-Jean, signé. »
Henry Fabre épousa le 29 mai 1637 Françoise
de Cœuret. Il mourut le 16 novembre 1653 et fut
enseveli, avec ses ancêtres, dans l'église Saint-
Jean-de-Jérusalem, à Pézenas. Ses descendants
furent autorisés, par un arrêt du parlement de
Toulouse en date du 21 avril 1680, à ajouter le
nom de leur mère à leur non patronymique.
Pierre Fabre de Cœuret, avocat, docteur en
droit, fils du précédent, épousa en 1669 Claire de
Montbrun, fille de noble Pierre de Montbrun (des
seigneurs de Lodève) et d'Esclarmonde de Car-
rion. Nommé trois fois premier consul de Pézenas
par élection, et commissaire du roi en l'assemblée
de l'Assiette du diocèse de Béziers, il exerça en
outre pendant douze ans la charge d'orateur de la
ville avec la plus grande distinction. Il prit le 21
avril 1680 le nom de Fabre de Cœuret, et fit usage,
le 6 juin 1686, des armoiries qui lui avaient été
accordées' par l'arrêt du parlement de Toulouse
cité plus haut. Son petit-fils siégea aux états gé-
néraux dans les rangs de la noblesse, en 1789.
La famille Fabre de Cœuret a cela de particu-
lier qu'elle a été perpétuée directement de géné-
ration en génération par un seul de ses descen-
dants mâles.
Principales alliances : de Corbières, de Méssès.
d'Hérail de Saint-Apolis, de Grave, de Loubatières,
de Montbrun, de Lasserre, de Maury, de Ribe, de
Lésignan, etc., etc.
Armes : D'or, à trois tètes de More de sable
2 et 1.
Couronne de comte.
REPRÉSENTANT ACTUEL :
Fabre de Cœuret (Pierre-Charles-Ma-
rie-Victor-Henri), avocat à Montpellier (Hé-
rault), fils de Edouard, ancien conseiller
à la Cour de Montpellier, décédé en 1885,
et de Elise Anduze.
FAUCIGNY-LUCINGE-COLIGNY
(de).
La notice de cette maison
dont nous nous sommes déjà
occupé au mot Faucigny,
tome P'', col. 1159 et 1160,
doit être complétée comme
suit :
La maison de Faucigny a
pour premier auteur connu
Aimerard, prince souverain
de Faucigny, marquis des
Alpes; il est nommé dans
une bulle du pape Léon IX,
donnée la 2e férié de la l'e
lune de l'année de l'Incar-
nation 1049. Il vivait en 998.
La généalogie de la mai-
son de Faucigny serait trop longue pour trouver
sa place ici, nous renvoyons nos lecteurs au nobi-
liaire de Savoie du comte A. de Foras où elle est
tracée tout au long, et aussi à Borel d'Hauterive,
à Samuel Guichenon, aux cahiers bleus de la Bi-
bliothèque nationale, à l'alrnanach de Gotha, etc.
La maison de Faucigny forma trois branches :
l'une s'éteignit en 1253 en la personne d'Agnès de
Faucigny, comtesse de Savoie. La seconde, qui
devint l'aînée, est la seule subsistante de nos jours.
Elle ajouta, par suite du mariage de Rodolphe III
de Fau igny en 1180 avec la fille unique de Turum-
bert de Lucinge, dernier descendant de cette illus-
tre maison, les noms d'armes de Lucinge aux
siens propres. Enfin, la troisième branche, celle
des Faucigny-Thoire-Villars, vint se refondre dans
lesFauciyny-Lucinge.
Jean XV de Faucigny-Lucinge. grand sénéchal
de Savoie, épousa par contrat dotal du 6 avril 1(306
Charlotte, fille unique et héritière universelle
d'Annibal d'Ornano, prince de Cystria, de Corcas,
des Quatre-Iles, duc de Mittiliano, d'Agrigente
et de Cornola, comte de Roncigliona et de Vidal-
lia. Charlotte d'Ornano apporta à son époux
et à ses descendants la riche titulature de sa
maison (titres enregistrés pour les Faucigny-
Lucinge. Collation Sarde. Lire Borel d'Hauterive,
article Ornano).
Joseph-Louis de Faucigny-Lucinge, prince du
Saint-Empire, de Cystria, etc., épousa par con-
trat passé au château de Coligny le 4 août 1752,
Eléonore-Charlotte, fille aînée du comte de Sanders-
leben-Coligny-Châtillon et de Léopoldine de Wûr-
temberg-Montbéliard, qui était héritière delà mai-
son de Coligny, par Anne de Coligny, sa bisaïeule.
En etîet, Gaspard III, dernier duc de Coligny et
Châtillon n'avait qu'une sœur, à qui son père
Gaspard II, grand maréchal de Coligny, légua ses
noms, titres et armes ; elle devint la duchesse de
Wiii'temberg-Montbéliard et eut une fille unique
qui épousa le comte de Sandersleben et lui apporta
tous les titres et biens allodiaux de la maison de
Colignv. Le comte de Sandersleben lui-même
— 1
/ / —
— 178
n'eut que deux filles, l'aînée épousa Joseph-Louis
de Faucigny-Lucinge à qui elle apporta tous les
titres, noms, armes de la maison de Goligny,
avec obligation pour son mari et sa descendance
de porter en plus des leurs ces noms, titres et
armes des Goligny. Cette obligation à Joseph-Louis
de Faucigny-Lucinge et à ses descendants de por-
ter les noms, titres et armes de la maison de
Coligny, fut ratifiée par un décret du Roi en faveur
de « son cousin de Faucigny-Lucinge » par
pièces du 18 juillet 1783. Des pièces du même
moment ordonnèrent de servir à Joseph-Louis les
pensions dues à l'hoirie Goligny et Châtillon. La
seconde fille du comte de Sandersleben épousa
M. de Pillot, qui, avec l'autorisation de son beau-
frère, obtint du roi « déporter le nom de Goligny,
avec titre de comte. »
Ferdinand-Victoire-Amédée, prince de Faucigny-
Lucinge et Coligny, etc., aide de camp de Mgr le
duc de Bordeaux, épousa par contrat dotal des 27
et 28 septembre 1823 Marie-Augustine, fille du pre-
mier mariage de S. A. R. Mgr le duc de Berre qui,
la reconnaissant à son lit de mort, obtint pour
elle la faveur du roi de France Charles X, qui
par pièces du 9 juillet 1820 lui donna le titre de
comtesse d'Jssoudun.
Par pièces du 27 janvier 1828, Charles X « vou-
lant donner à Ferdinand de Faucigny-Lucinge et
« Goligny, une preuve de sa bienveillance spéciale,
« vu le rapport de la commission chargée d'exa-
« miner les titres de la généalogie de la famille de
« Faucigny, présentés par le ministre des Affaires
« étrangères ; vu le rapport du garde des Sceaux,
« autorise Ferdinand et tous ses descendants à
« porter en France le titre étranger de prince
« porté par ses ancêtres et à lui héréditairement
« échu. » Par brevet du 13 mars 1829 : « Le roy
« de France accorde à son cousin le prince de
« Faucigny-Lucinge et Coligny, prince du Saint-
« Empire, de Cystria, etc., les honneurs et entrées
« du Louvre. La princesse devant jouir du tabou-
ce ret en la présence Royale. »
Armes : Ecartelé : aux 1 et 4, bandé d'argent
et de gueules de six pièces, qui est de Lucinge ;
aux 2 et 3, de gueules à l'aigle éployée d'argent.
membrée, becquée et couronnée d'azur, année
et la n g uée d'or, qui est de Goligny; sur le font :
Paie de gueules et d'or de six pièces, qui est de
Faucigny.
FAYOLLE DE MANS.
La famille Fayolle de Mans est originaire du
Velay où est située la terre de son nom (Mans,
près Monistrol-l'Evêque (Haute-Loire), qu'elle pos-
séda jusqu'en 1760.
Son premier auteur connu Charles de Mans,
vivait en 1550, était lieutenant, notaire royal
en la ville du Puy. Sa sœur Catherine avait
épousé messire de Volny.
Son frère, noble Claude de Mans, écuyer, eut
une fille, Anne de Mans, que le 28 septembre 1628,
épousa Laurent Fayolle, avocat au présidial «lu
Puy, secrétaire de M. de-Gonthier, conseiller du
roi au parlement de Paris, d'un un iils Charles
Fayolle de Mans, né le 12 mai 1632, avocal à la
sénéchaussée du Puy, marié le 10 avril 1535 à
Lucie de La Combe, d'où Charles Fayolle de
Mans, né le 1er juillet 1557, marié le 16 février
1690 à demoiselle Jeanne Le More, d'où André
Fayolle de Mans, marié le 5 juillet 1717 avec
Marie de Chaves, d'où Georges Fayolle de Mans,
marié le 7 janvier 1761 avec demoiselle Moret de
La Chapelle, d'où descendance, etc.
Alliances : de Volny, de La Combe, Le More,
de Chaves, Moret de La Chapelle, Ghoucal, (Juive,
d'Escrivieux, Roidot, de Cozon.
Armes : De gueules, à une fleur de lys d'ar-
gent; au chef d'or chargé de trois croiseUes de
sable, 2 et 1.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1° Fayolle de Mans (M me douairière),
née de Cozon. Résidence : château de
Monistrol-sur-Loire (Haute -Loire); dont :
à) Adolphe; b) Alphonse.
2° F. de M. (Noël), marié à M" Dauchez
de l/Hervillier. Résidences : boulevard
Raspail, L38, à Pariset le Chambon-Feu^v-
rolles (Loire).
3° F. de M. (M""' Blanc, née). Rési-
dence : Sidi-Bel-Abbès (Algérie)'.
LA FERRONNAYS (dé).
La maison Ferron, d'ancienne chevalerie de
Bretagne, est connue dans cette province depuis
1118, et elle a donné son nom à la terre de la Fer-
ronnays. située près de Dinan, évèché de Saint-
Malo, terre dont elle prouve la possession non
interrompue depuis Jacques Ferron, seigneur de
La Ferronnays, qui vivait le 17 janvier 1356.
Cette maison, dont il est souvent parlé dans les
rôles militaires de la Bretagne, a formé, vers la
lin du xive siècle, deux branches principales : la
première comprend les branches de La Ferronnays
et du Quengo, la seconde, les branches du Ghesne
et de Beauchesne.
Un comte de La Ferronnays ht les campagnes
dans l'armée des princes et fut fait gentilhomme
de S. AR. le duc de Berry. Louis XVIII, le nomma
chevalier de l'ordre de Saint-Louis et maréchal de
camp le 4 juin de la môme année, puis pair de
France, après les Cent-Jours,\e 17 août 1815. I."
roi lui avait conféré le titre d'officier de la Légion
d'honneur dès le 9 mai précédent.
Armes : Branches de La Ferronnays et du
Quengo : D'azur, à six hillettes d'argent; au.
chef cousu de gueules, chargé de (rois unnelets
d'or.
— 179 —
180
Supports : Deux léopards..
Cimier : Un dextrochère tenant une épêe an-
tique.
Devise : In hoc Ferro vinc.es.
Branches du Ghesne et de Beauchesne : D'azur,
semé de billettes d'argent, à la bande d'hermine,
brochant sur le tout.
Supports : Deux léopards .
Cimier : Une rose.
FONTAINE (de).
Dans le Poitou : famille noble, originaire de
Bourgogne, où elle était connue dès l'an 1091,
temps où les noms commencèrent à être perma-
nents dans les familles. D'après un mémoire
dressé par un chevalier de Malte de ce nom, le
premier connu est Jean de Fontaine, chevalier
banneret, qui se croisa et se trouva à la prise de
Jérusalem, le 5 juillet 1099, sous Godefroy de
Bouillon. Il avait sous sa bannière 350 hommes.
De retour de la Terre Sainte, vers l'an 1109, il
épousa une demoiselle du nom de Beaumont, dont
il eut postérité.
X... de Fontaine, officier de cavalerie, seigneur
de Vieuville, fut s'établir en Touraine, où il se
maria vers 1525 à demoiselle de Verveille, héri-
tière de cette seigneurie.
Parmi les descendants de cette maison, nous
citerons Guy de Fontaine, seigneur de Fanche-
tières, qui entra dans la compagnie des chevau-
légers de la garde du roi en 1669, dont le duc de
Chevreuse était capitaine-lieutenant. Il se trouva
à la bataille de Senef en 1674, où le prince de
Condé, qui y commandait, eut trois chevaux tués
sous lui ; sortit de la compagnie des chevau-légers
en 1689, et fut reçu, le 26 avril de la même année,
un des ècûyers ordinaires du prince de Gondé. Il
mourut en laissant un fils de Marguerite de
Hillerin qu'il avait épousée par contrat passé le
5 mars 1685, Pierre de Fontaine, qui acquit une
charge de secrétaire des finances de Madame, fille
de France, duchesse de Berry, parce qu'on l'as-
sura qu'une telle charge ne pouvait nuire à sa
noblesse. Les provisions sont du 17 août 1714,
signé Louis, et plus bas Phélypeaux. Il eut beau-
coup d'enfants de son mariage.
Armes : lf or, à trois écussons de vair, bordés
de gueules.
Nous trouvons une autre famille du même nom
originaire de Normandie, établie dans l'élection
de Valognes.
Julien de Fontaine obtint, en 1627, un arrêt de
la Gour des Aides de Rouen contre les habitants
de la paroisse de Sotteville, ayant justifié qu'il
descendait de Bertrand de Fontaine, vivant en
1480, seigneur de la Fage et plusieurs autres ter-
res de la province du Languedoc, diocèse de Mi-
repoix. La généalogie de ces Fontaine, rapportée
dans l'histoire des Albigeois, remonte à Philippe
de Fontaine, gentilhomme de la chambre du roi
Philippe-Auguste, et apprend que ceux de ce nom
ont fait des alliances avec les plus grandes mai-
sons, comme celles de Durfort, de Foix et de
Barassin.
Jean de Fontaine, l'un des fils dudit Bertrand,
ayant été envoyé à Cherbourg, en qualité de lieu-
tenant de la garnison des hommes d'armes d'or-
donnance, y épousa Jeanne de Révie, et s'établit
dans ce pays où cette branche subsistait, et était
représentée par Jacques et Julien de Fontaine.
Armes : De gueules, à trois bandes d'or, bou-
tées d'azur, et surmontées de trois boucles ; au
chef d'argent, chargé de trois hermines de sable.
Les armes de la branche ainée, décrites dans
l'histoire des Albigeois, sont : De gueules, à trois
bandes d'or, au chef d'argent, chargé de trois
mouchetures d'hermine, de sable.
FOUCHÉ D'OTRANTE.
Famille originaire de Bretagne passée en Suède.
Joseph Fouché, né à la Martinière, près Nantes,
le 19 septembre 1754, fut créé comte en 1808 et duc
d'Otrante le 15 août 1809.
Joseph Fouché était un des membres les plus
distingués de la congrégation de l'Oratoire, au
commencement de la Révolution, dont il embrassa
les principes avec chaleur. Il quitta l'habit reli-
gieux, se maria et exerça la profession d'avocat. Il
fut l'un des fondateurs de la société populaire de
Nantes et en devint un des membres les plus in-
fluents, non qu'il eût, à un degré supérieur, le ta-
lent de la parole, mais parce qu'il y acquit une
grande popularité par l'exagération de ses dis-
cours et de ses opinions qui masquaient déjà des
vues ambitieuses.
Il fut élu député de la Convention nationale en
septembre 189^. Il reprit ses anciennes liaisons
avec Robespierre qu'il avait connu étant profes-
seur de philosophie à Arras ; mais bientôt ils se
séparèrent à cause de la divergence de leurs carac-
tères et de leurs opinions politiques.
Dans le procès de Louis XVI, Fouché vota la
peine de mort sans appel et sans sursis. Il était
alors attaché à la faction de Danton.
Le 14 février et le 8 mars 1793, Fouché fit rendre
un décret pour la vente, comme nationaux, des
biens dépendant des bourses des établissements
d'instruction publique, autres que des collèges;
peu après, il provoqua un autre décret tendant à
reconnaître et découvrir les biens des émigrés. On
le chargea ensuite de diverses missions; il fut en-
voyé d'abord dans la Loire-Inférieure et dans
l'Aube, puis dans la Nièvre. S'il fallait juger sa
conduite dans cette dernière mission, d'après les
pièces imprimées, elle porterait tous les caractères
de la démagogie la plus délirante ; il y mérita les
éloges de Chaumette, il y fit la guerre au culte
religieux, il y proclama l'athéisme et la désorga-
— 181 —
— 182
nisation sociale. Avilissons l'or et V argent, écri-
vait-il à ses collègues, traînons dans la hotte ces
dieux de la monarchie.
En novembre 1793, Fouché fut envoyé à Lyon
avec Collot-d'Herbois pour faire exécuter contre
cette ville les affreux décrets de la Convention. On
peut consulter, sur les actes sanguinaires auxquels
il présida, le Moniteur de 1793 et 1794.
Aucunes considérations ne peuvent affranchir
Fouché de sa part de la terrible responsabilité qui
pèse sur les destructeurs de Lyon.
Après la mort de Robespierre, Fouché intrigua
auprès des Thermidoriens et des Montagnards.
s'attacha successivement à l'un et à l'autre parti,
ou plutôt les fit servir tous deux à garantir sa per-
sonne de la juste vengeance des Lyonnais. Il eut
des relations avec Babeuf, et, Tallien. en dénon-
çant ce dernier, dit qu'il n'était qu'un jouet entre
les mains de Fouché occupé à corrige)' ses écrits
incendiaires. Bientôt les accusations affluèrent de
toutes parts contre Fouché. Pendant quelque temps
il tint bon contre l'orage ; mais enfin son arresta-
tion fut décrétée à une grande majorité, et au
milieu des discours les plus ignominieux pour lui.
L'amnistie politique du 4 brumaire an IV lui
ayant rendu la liberté, le Directoire lui confia une
mission particulière sur les frontières d'Espagne
après laquelle il se retira, comme en disgrâce,
dans la vallée de Montmorency, où il vécut dans
la retraite, paraissant ne se mêler aucunement des
affaires, mais ne cessant cependant d'entretenir
des relations secrètes avec les divers partis qui
luttaient dans l'arène politique.
Rappelé de nouveau par le gouvernement en
septembre 1798, il fut nommé ambassadeur de la
République française près la République cisal-
pine.
Protégé par Barras et par le général Joubert qui
commandait alors l'armée d'Italie, il favorisa ou-
vertement l'indépendance cisalpine et s'attira l'ini-
probation du Directoire qui le rappela; mais
Fouché, fort du crédit de ses amis, refusa d'obéir.
Alors un décret du gouvernement cisalpin lui or-
donna de quitter le territoire de la République :
Fouché revint en France et, fortement appuyé
par Joubert, se tira de ce mauvais pas. Ce der-
nier ayant été nommé peu après commandant
de Paris, Fouché fut envoyé en qualité d'ambassa-
deur en Hollande; et, le 31 juillet 1799, il fut
nommé ministre de la police générale.
A peine élevé au ministère, il change de doc-
trine, de langage; il se montre l'ennemi de ces
mêmes jacobins qu'il avait si longtemps aimés et
défendus. Puis il cherche à se servir de l'autorité
qui lui avait été confiée pour hâter la chute du
Directoire de qui il la tenait et contribua puissam-
ment à la révolution du 18 brumaire an VIII.
Ministre de la police sous Bonaparte, il sut se
créer un pouvoir ténébreux qui, plus d'une fois,
fit trembler son maître lui-même.
Si, d'un côté, il parvint à comprimer les partis
à l'aide d'une bascule d'actes arbitraires et tyran-
niques, de l'autre, il étouffa sous leurs débris, la
liberté publique.
Après la paix d'Amiens, le ministère de la police
ayant été supprimé, Fouché fut nommé sénateur
et titulaire de la sénatorerie d'Aix en Provence.
Mais, en 1804, lorsque Bonaparte voulut monter
sur le trône impérial, il rappela Fouché comme
étant le plus propre à influencer 1rs hommes de la
Révolution et rétablit pour lui le ministère de la
police qu'il garda jusqu'en 1810. A cette époque, il
tomba en disgrâce et ne fut rappelé par Napoléon
qu'à l'époque des désastres de la campagne de
Russie. Il se prononça contre la continuation de
la guerre .
Fouché se trouvait à Lyon lorsqu'il apprit les
événements du 31 mars 1814. Il essaya de dissuader
Napoléon de se axer à l'Ile d'Elbe et le conseilla
de passer en Amérique.
Demeuré sans emploi pendant la Restauration,
il redevient ministre de Napoléon le 20 mars 1815
et fut élu député par plusieurs départements.
Après la défaite de Waterloo, il présida le gou-
vernement provisoire. Le roi Louis XVIII, à son
retour, le maintint au ministère de la police qu'il
n'occupa que jusqu'en septembre 1815. Il fut
nommé ministre plénipotentiaire à Dresde. Trois
mois après, il fut dépouillé de son caractère diplo-
matique et se retira à Prague, en Bohème.
Vers le milieu de 1818, il obtint du gouverne-
ment autrichien la permission de se retirer à
Lintz, puis à Trieste, où il mourut le 25 décem-
bre 1821 à l'âge de 66 ans laissant postérité.
Tout a été dit sur le fondateur de cette famille
qui a donné l'exemple de tous les vices et de
toutes les palinodies.
Les titres qui lui ont été conférés sont le résul-
tat de la terreur qu'il inspirait autour de lui et de
la nécessité dans laquelle les souverains se trou-
vaient d'acheter, soit son concours, soit son silence.
Ces écrits sont autant d'actes publics et de docu-
ments historiques dont la lecture est nécessaire à
ceux qui veulent connaître cet homme d'Etat. Le
Moniteur en offre jusqu'ici le répertoire le plus
complet.
On consultera surtout les ouvrages suivants :
Fouché de Nantes, sa vie privée, politique et
morale depuis son entrée à la Convention jus-
qu'âce jour, in-12,1816; Mémoire historique sur
Fouché de Nantes, maintenant duc d'Oirante,
par un Anglais, in-8, Paris, Egron, 1815; Sept
mois de la vie de Fouché, 1793-94, Paris, 1816;
Précis de lavie publique du duc d'Otrante, Lon-
dres et Leipsick, 1816.
Armes : D'azur, à une colonne d'or, accolée
d'un serpent du même, chargé de cinq mouche-
tures d'hermine d'argent, 2, 2 et 1; au chef de
gueules, semé d'étoiles d'urgent .
REPRÉSENTANTS ACTUELS:
Fouché, duc d'Otrante (Gustave-Ar-
mand Fouché, G te ), né à Paris le 18 juin
— 183 —
— 184 —
1840, fils du troisième duc, Athanase (né le
25 juin 1801, décédé le 10 février 1866) et
de sa seconde femme Wilhelmine- Adélaïde,
née de Stedinok, décédée le 25 février 1863.
Résidence : Stockholm et château d'Elgham-
mar, près Bjornlunda en Suède. Ancien
capitaine de cavalerie suédoise, aide de
camp et écuyer de feu le roi Charles XV de
Suède; marié : 1° à Stockolmle 2 mai 1865
à Augusta. B onne Bonde, décédée le 4 mars
1872; 2° à Londres, le 5 juillet 1873, à Thé-
rèse, B onne de Stedinok, dame du palais de
la princesse de Galles.
Enfants : a) Du premier lit : Adélaïde- Au-
gustine, née à Paris le 2 mai 1866; mariée
à Stockholm, le 14 octobre 1893, à Frédéric
Peyron, lieutenant de frégate dans la ma-
rine suédoise. Résidence : Stockholm, b) Du
second lit : Charles-Louis Fouché, C te d'O-
trante, né à Elghammar le 21 juin 1877.
Frère et Sœur
1° F. d'O. (Pauline-Ernestine), née au
château de Nygard, en Suède, le 25 juin
1839 ; mariée à Stockholm le 7 novembre
1861 à Thure, C te Bielke, ancien capitaine
de cavalerie suédoise. Résidence : Sturefors
(Suède).
2° F. d'O. (Paul), né en juillet 1871.
FOUCHER DE BRANDOIS.
La notice insérée au tome 1 er , col. 1218, doit être
complétée comme suit :
Devise : Ex sanguine virtus.
Couronne de marquis.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Foucher, B on de Brandois. Résidences :
73, rue de Grenelle, à Paris et château de
la Mothe-Achard (Vendée), marié à Margue-
rite de Gourgue.
Enfants : a) Henri, né le 14 mars L894 ;
b) Victorine, née le 6 mars 1895.
FRAIN DE LA VILLEGONTIER.
Sébastien Frain, sieur de la Villegontier, séné-
chal de Fougères, et autre Sébastien Frain, sieur
Differt, tous deux issus de Sébastien Frain, qui
avait reçu des lettres de noblesse en 1624, furent
confirmés et maintenus dans la qualité de nobles
en payant chacun 1,000 livres par arrêt de la
chambre établie pour la réformation de la noblesse
de Bretagne des 16 janvier et 8 avril 1669.
Au reste, cette famille est ancienne ; et, anté-
rieurement à l'année 1624, elle avait contracté des
alliances nobles; en 1530, Louise Frain épouse
Luison de la Rebuttière; et, en 1569, Michelle
Frain, avec Robert Bernard, écuyer, sieur des
Brosses.
Un membre de cette famille, M. de la Villegon-
tier, était lieutenant au régiment des gardes fran-
çaises en 1736.
Armes : D'azur, au chevron d'argent, accom-
pagné en chef de deux rencontres de bœuf, et,
en pointe, d'un croissant, le tout du même.
Couronne de comte sur l'écu et couronne de
baron sur le manteau.
FRANCHEVILLE DU PELINEC (de).
Famille d'ancienne extraction noble, originaire
d'Ecosse, et fixée en Bretagne depuis l'an 1442.
Pierre de Francheville, chevalier, seigneur de
Trémelgon, vint en Bretagne en qualité d'officier
de la cour d'Isabeau, fille de Hamon, roi d'Ecosse,
et femme du duc de Bretagne François I er . Il
était son échanson, charge considérable dans ce
temps-là, et qui a été occupée par les plus grandes
familles. Voulant s'habituer audit duché et acqué-
rir terres et fiefs nobles, comme les autres gen-
tilshommes à qui ce droit était privatif, il fut
obligé de prendre des lettres de naturalité et de
confirmation de noblesse, qui lui furent accordées
par lettres-patentes du duc François II, données à
Nantes le 19 janvier 1447. Il servit également le
duc dans ses armées, et se distingua à la bataille
de Saint-Aubin du Cormier, livrée contre les Fran-
çais, le 28 juillet 1488, où il fut fait prisonnier. Il
mourut, en 1505, en laissant plusieurs enfants.
Au sixième degré, Claude de Francheville, che-
valier, seigneur de Truscat le Pelinec, etc., fut
conseiller du roi en ses conseils et maître des re-
quêtes ordinaires de la reine-mère Anne d'Au-
triche, sénéchal et lieutenant-général au présidial
de Vannes.
Armes : D'argent, au chevron d'azur, charge
de si.r billettes d'or.
FRÉJACQUES DE BAR.
Cette famille prouve sa filiation non interrom-
pue depuis Hugues Fréjacques, seigneur d'Orman-
cey, dont les armes furent enregistrées à l'armo-
riai général de France en 1698.
Hugues de Fréjacques, seigneur d'Ormancey
vivait à Paris en 1697, circonscription des deux
écus.
De son mariage contracté en 1660 avec Dieu-
donnée de Dieuvilie il eût de nombreux enfants
dont un seul, Nicolas, lui survécut.
A la chute du système de Law où il avait im-
— 185 —
— 186 —
prudemment engagé sa fortune, il en recueillit les
débris qui, joints au fief d'Ormancey,lui permirent
de se lancer dans l'industrie et de fonder à Langres
une coutellerie, à Bar-sur-Aube une chamoiserie
dont les revenus assurèrent l'avenir de son fils; de
là l'habitude pour les descendants d'ajouter au nom
de Fréjacques celui de Bar et de négliger celui
d'Ormancey, habitude consacrée, du reste, par dé-
cision du 32 août 18<i0.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné
de trois étoiles de mente, 2 en chef, 1 en pointe.
Couronne de comte.
Tenants : Deux moines, V un portant le capu-
chon coiffé et l'autre rabattu.
Devise : Il adviendra.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Fréjacques de Bar (Charles), né à Gi-
nestas le 4 novembre 1867, marié, le 28 no-
vembre 1889. à Marthe Paul-Sirven. —
Résidence : château de Massignan par
Saint-Marcel (Aude).
Enfants : a) Madeleine; b) Gabrielle.
Sœur : Marie- Antoinette, épouse du mar-
quis Ernest de Dax d'Axat, dont postérité.
— Résidence : Ille (Pyrénées-Orientales).
FREMYN DE SAPICOURT.
Cette famille est originaire de Champagne.
Elle a été honorée de plusieurs grandes charges
dans la magistrature au bailliage de Vermandois,
siège royal et présidial de Beims.
Elle a donné un président à mortier, deux lieu-
tenants des habitants de Beims, un mestre de
camp, un lieutenant-colonel, quatre mousquetaires
noirs, deux gouverneurs de Bethel-Mazarin et
quatre croix de Saint-Louis.
Elle s'est alliée : aux Gauchon, Coquebert,
Mongeot, Villars-Brancas, de Colnet. de Récourt,
de Thermes, de l'Escamoussier, de Bongard d'A-
premonl, de Broca.
Armes : D'argent, à la fasce d'azur bordée
d'or, de laquelle sortent des flammes de gueules,
dessus et dessous opposées à d'autres flammes
mouvantes du chef et de la pointe de Vécu.
FRINGS {de).
La famille de Frings, très ancienne, est origi-
naire de la Lorraine. La Révolution a dispersé
les membres de cette famille qui érnigra en Alle-
magne. Elle fut à jamais ruinée. Les descendants
de ce nom ne purent plus occuper que de modestes
emplois dans les administrations françaises.
Armes : D'azur, à trois glands d'argent.
Couronne de vicomte.
REPRÉSENTANT ACTUEL :
Frings (E. de). — Résidence : Ceyzérieu
(Ain).
FROMENT (de).
Compléter comme suit la notice insérée au
tome Rr, col. 1244 et 1245.
Branche des seigneurs de Champdumoxt.
Armes : D'azur, au chevron d'argent, accom-
pagné de trois épis de froment d'or liés en-
semble, et de trois merlettes d'or en pointe posées
2 et 1; au chef de gueules chargé de trois étoiles
d'or.
Couronne de marquis.
Devise : Fais ce que dois, advienne que
pourra .
FRY (de).
En Normandie. Famille maintenue dans sa no-
blesse le 3 février 1668. Il est parlé, dans l'histoire
de la ville de Rouen, de Pierre de Fry, conseiller
général en la cour des aides de cette ville,
vivant ès-années 1595 et 1597.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné
en chef de deux étoiles et d'une hure de sang! ici-
en pointe, le tout d'or.
GARAT DE NEDDE.
Garât (allas de Garât),
marquis de Nedde et La Vil-
leneuve.
Ancienne famille origi-
naire des environs de
Bayonne, établie au xvie
siècle en Limousin, où ils
ont possédé, entre autres,
les seigneuries de Saint-
Priest, Beaumont, Saint-
Arnaud, Béarnais, Amba-
zac. La Villeneuve et Nedde
était enclave du Poitou.
Branche en Angoumois,
où Charles de Garât Ligure à l'assemblée 'I' 1 la
noblesse en 1789.
Filiation suivie depuis l'arrivée en Limousin
vers 1500, de N... dont un lils épouse fsabeau de
Juye de Sainl Martin. La plupartdes descendants
sont officiers ou dans les ordres. Parmi ces der-
niers, un prélat abbé général de l'ordre de
Grandmont.
En 1701, Raymond, marquis de La Villeneuve
et Nedde, capitaine, chevalier de Saint-Louis,
épouse Jeanne-Martiale, fille unique de Jean-
Àntoine. marquis «le Turenne d'Aynac d'Aube-
peyre. Ils ont plusieurs entants, dont trois émi-
grés, morts officiers à l'armée des princes.
Un frère de Raymond, Jean-Baptiste, chevalier
de Garât, enseigne à quatorze ans au régiment de
Saintonge, blessé sur le champ de bataille, capi-
taine en 1763, accompagne ses neveux en émigra-
tion. Chevalier de Saint-Louis.
Un autre frère, aussi chevalier de Saint-Louis,
fait les guerres de l'Inde.
Raymond Ggure aux assemblées de la noblesse
du Poitou, La Marche et du Limousin; son fils
Bernardin-Cyrille, épouse Sophie du Authier. A
partir de cetie époque, au sortir de la révolution,
on ne trouve plus guère dans les actes que le nom
de de Nedde.
Le (ils de ce dernier, Raymond-Victor institue
pour héritier Raymond, iils de son frère Henri et
de Françoise de La Porte.
< le dernier a épousé en 1876 M 1 ' de Veillechèze.
Alliances : Tourdounet, Brachet, Vanteaux,
Douhet, Fromental, Ligondès, Saint-Marsault,
Lagrange, Turenne, du Authier.
Armes : D'azur, au lac d'amour, accompa-
gné de i mis étoiles d'or; au chef d'or, chargé
d'il// croissant d'azur.
GARNIER ou DE GARNIER.
Les Garnier ou de Garnier, autrefois seigneurs
de Vauxeilles et Crolard, appartiennent à une
très ancienne famille du Dauphiné. Ils possédaient
un château-fort dans les environs de Grenoble, et
ce château portait le nom de Garnier ou de Gar-
nier. Cette famille a disparu de Grenoble depuis
prés de trois siècles, et il y a fort longtemps qu'il
ne reste plus aucune trace du château d'où elle
sort.
— 189 —
190 —
Un Jean Garnier ou de Garnier épousa, en
1547, demoiselle Catherine de Rigaud, dont il eut
deux fils :
Guillaume, fils de Jean, entra très jeune au ser-
vice et se conduisit avec tant de bravoure à la tète
de deux cents hommes, que le roi Henri lui con-
féra, nonobstant sa qualité de noble, de nouvelles
lettres d'anoblissement qui lui furent expédiées
devant Rouen le 21 mars 1592.
Il existe trois branches de cette famille : Gar-
nier, B on de Labareyre, Garnier des Hier es, et
Garnier, B on de Miraval.
1°) La branche Garnier de Labareyre a été
fondée par Jacques, qui épousa, le 8 mai 1688, de-
moiselle de Beignet, et devint, par ce mariage,
seigneur de la terre de Labareyre.
Sous la Restauration, le chef de la famille de
Labareyre, qui avait servi dans les gendarmes
écossais, sous Louis XVI, combattit comme offi-
cier et comme aide de camp du général Bampierrv,
pendant les trois premières campagnes de la Révo-
lution, et fut, sous l'Empire et sous la Restaura-
tion, colonei de la garde nationale de Valence,
et député de la Brome. Il fut fait baron par
Louis XVIII. Son fils aîné, Eugène, devint général
de brigade de cavalerie, et se retira dans les envi-
rons de Valence, au château de Thodure, où il était
né et où il finit ses jours le 24 juin 1867.
2°) La branche Garnier des Bières fut fondée
par Jean-Pierre, qui épousa, le dernier juin 1691,
Anne de Vernes, fille de messire Bénis, seigneur
du Serpolet, et de demoiselle Marie-Charlotte de
Suffise, et qui apporta en dot la terre les Hières.
Le grand-père de Paul des Hières avait épousé
une demoiselle de Barjac, appartenant à la famille
des comtes de ce nom, l'une des plus anciennes de
la noblesse du Vivarais. Il avait été fait cheva-
lier de la Fleur de Lys, par Louis XVIII, pour
son ardent dévouement à la cause royaliste, dé-
vouement qui , par deux fois , faillit lui coûter
la vie. Le père de Paul des Hières a épousé
Mathilde Zylof . fille du chevalier Zylof de
Wynde, et de mademoiselle de Lavillette de la
Hamaïde. Le chevalier Zylof avait été officier .
démissionnaire dans la garde royale. La famille
Zylof est établie dans les Flandres françaises
depuis l'introduction de la réforme en Hollande,
d'où elle est originaire.
La branche Garnier des Hières est actuelle-
ment représentée par Auguste-Marie Garnier
des Hières (époux de Mademoiselle Zylof de
Wynde), chef actuel de la famille, et par son fils
~Pau[-Charles-Ma)'ie Garnier des Hières, officier
de cavalerie, marié à Madeleine de Loynes, d'une
ancienne famille de ÏOrlèanais , dont il a une
fille, Simone, née en 1893.
3°) Branche Garnier de Miraval. Le 2 décembre
1759, Claude-Louis contracta mariage avec Angé-
lique de Guaize. Ils acquirent la baronnie de
Miraval, de Charles de Rohan, prince de Soubise.
Armes de la famille Garnier des Hières : L'ar-
gent, au chevron de gueules cantonné en chef de
deux roses au naturel, et, en jointe, de trois
pals de sable.
Voy. tome 1er, col. 1278 et 1279, une notice com-
plémentaire sur cette famille.
GARRE AU DE LA MÉCHENIE (du).
En Limousin et en Périgord : famille divisée en
deux branches :
De la première est Gabriel du Garreau, écuyer,
seigneur de Leyffard et de Grésignac, né le 21 juin
1725, marié le o juillet 1746, avec Anne-Louise
Picaud, dont il a eu huit enfants.
La seconde branche a pour chef Gabriel du Gar-
reau, écuyer, seigneur de la Meschenie, mari.' le
15 avril 1749 à Anne-Lucrèce Chiquet, dont il a eu
plusieurs enfants.
Armes : B'azur, au chevron d'or, accompagné
en pointe d'un cœur dans lequel est fiché une
croisette Ou même.
GATIAN DE CLÉRAMBAULT.
Gatian de Glérambault, écuyer, seigneurs de
Vandannière, Gennetreuil, Taillé, Lafond, Four-
naguère, les Hérissaudières, Moreaupicon.
Famille noble et des plus anciennes de Tours,
qui a donné à la Touraine les fonctionnaires
dont les noms suivent :
Bernard Gatian, secrétaire de la reine, contrù-
leur des guerres et capitaine de la ville de Tours
f!546);
Jacques Gatian, conseiller au bailliage et siège
présidial de Tours, maire de cette ville en 1659;
Nicolas Gatian de Gennetreuil, conseiller du roi,
trésorier de France au bureau des finances de la
généralité de Tours, mort le 14 août 1661 :
François Gatian de Glérambault, contrôleur gé-
néral des finances et domaines (1711) ;
Louis- Victor Gatian de Taillé, conseiller du roi,
lieutenant général au bailliage de Tours (1713) :
François-Jean Gatian de Glérambault, contrô-
leur général des finances et domaines (1745).
En 1789, François-Marie Gatian de Clérambault,
né le 15 août 1750, comparut à l'assemblée de la
noblesse de Touraine pour l'élection des députés
aux états généraux. Il épousa, en 1797, Henriette
de Marsay, arrière-petite nièce de René Descartes;
il décéda le 16 janvier 1826, laissant quatre en-
fants :
1° François-Alfred Gatian de Glérambault. an-
cien maire de Pernay (Indre-et-Loire', né le 28 dé-
cembre 1798, marié le 30 juin 1830 à Cécile-Fu-
phrasie de Pi^nol de Rocreuse, décédé à Tours le
20 janvier 1870, laissant deux [ils : 1" Charles-
Alfred-Henri Gatian de Glérambault, né le 30 juin
1831, décédé le 28 mars 1893, colonel de cuirassiers
en retraite, aux Hérissandières, commune de Per.
— 191 —
— 192
nay, veuf de Marie-Augusta-Alice Quirit de Cou-
laine, laissant un fils RenéGatian de Clérambault :
2" Edouard-Gatian de Clérambault, conservateur
des hypothèques à Beauvais, marié à Valentine de
Saint-Chamans; de cette union sont nés deux fils :
Gaétan et Roger Gatian de Clérambault et une
fille Marie-Valentine, décédée le 4 juin '1877 ;
2° Philibert-Victor Gatian de Clérambault, an-
cien juge au tribunal civil de Tours, mariée à Ma-
rie-Marguerite-Clémentine Morinet, décédé à Tours
le 31 mars 1882, laissant deux enfants : Raoul et
Alice Gatian de Clérambault ;
3 n Henriette Gatian de Clérambault, mariée à
Charles de Perthuis, décédée à Tours le 21 mai
1877 ;
4<J Léonie, mariée à Charles Courtis de la
Rivière.
Armes : D'azur, à une sphère d'or, surmon-
tant un croissant d'argent.
Couronne de marquis.
GAUVAIN DE BEAULIEU.
On croit que les Gauvain. alias God-Win, étaient
originaires d'Ecosse.
Au vie siècle, Gauvain, neveu d'Arthur, roi de
Bretagne, fut le héros de poèmes chevaleresques
et mythologiques. 11 est surnommé le cJtevalier
de l'Epée. Ses aventures se rattachent au Cycle
Breton des chevaliers de la Table-Ronde, du Saint-
Graal, etc. (Histoire littéraire de la France,
t. XIX. — Libians desconnus (Roman du Bel In-
connu) par Benault de Beaujeu. — Bibliothèque
du duc d'Aumale, à Twickenkam, édition fran-
çaise de M. Hippeau. Paris, 1860. Art. Dézobry.
— Dictionnaire des Lettres, etc. Ch. Delagrave,
1886, p. 1064.
D'après ce trouvère, ces guerriers seraient ve-
nus sur les côtes d'Aquitaine (Aunis?) au xiii c siè-
cle. L'un d'eux avait épousé une reine de Galles,
un autre la Fée aux Blanches-Mains, que des che-
valiers ennemis avaient emprisonnée dans la
Turge de la Cétée Gastée ou Maudite (Chatelail-
lon?). Cette ville, détruite par Guillaume d'Aqui-
taine en 1127, avaitété déjà maudite par Mélusine,
princesse de Lusignan ou de Parthenay, et ex-
communiée par le pape Urbain II (1086 ou 1096).
Ces traditions nous reportent aux temps des
enchantements de la Bretagne, et Victor Hugo
s'est permis de mettre le nom des Gauvain de la
Turge, princes de Bretagne et Vendée, dans son
roman de Qualre-Vingt-Treize.
Les Gauvain de Fouras descendent histori-
quement d'Etienne Gauvaing, écuyer, seigneur
de Beaulieu, noble homme, pair, échevin de La
Rochelle, 1606, amiral de la flotte, 1621, maire de
la cité en 1623.
Armes : D'or, à un gaufrier de sable, accosté
de deux bouteilles de gueules. (Armoriai de la
généralité de Poitiers).
GAUZENCE DE LASTOURS ou DE
LASTOURS-GAUZENCE ou DE GAU-
ZENCE-LASTOURS.
Famille originaire du
comté de Foix, et une des
plus anciennes de La Bas-
tide-de-Sérou (Ariége) : (xv e
siècle), où elle possédait un
fief ou terre noble.
Elle est nommée dans le
tome IV de la Gallia Chris-
tiana au xu c siècle à propos
d'un procès fait par le roi à
l'évêque de Pamiers.
Alliances : de Salles de
Hys ; de Lapasse d'Hou-
magne.
Armes : D'argent, au châ-
teau de sable donjonné de trois pièces, maçonné
du champ, ajouré de gueules.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1° Gauzence de Lastours (Edmond),
conservateur des hypothèques, à Liinoux,
marié à Marie-Julie-Sophie Conilii de Beys-
sag;
2° G. de L. (Edmond), docteur en mé-
decine;
3° G. de L. (Jules), lieutenant du génie.
GÉRAUD DE NIORT.
La maison de Niort, anciennement d'Aniort,
est une ancienne famille souveraine du Lan-
guedoc, où elle a joué un rôle important durant
les xi ( \ xuc et xme siècles.
Le château de Niort était situé dans le pays de
Sault, sur les confins de la Cerdagne et dominait
la vallée du Rébenti.
Vers la fin du xi e siècle, les comtes de Carcas-
sonne érigèrent le pays de Sault en vicomte et en
conférèrent l'investiture à Guillaume de Niort,
dont le fils appelé aussi Guillaume épousa en
1180 Esclarmonde de Foix.
Guillaume de Niort eut cinq tils : Géraud, Ber-
nard-Othon, Guillaume-Pons, Guillaume-Bernard
et Raymond. Le récit de la résistance qu'opposa
Esclarmonde de Niort et ses fils, quand Simon de
Montfort et ses lieutenants envahirent le pays de
Sault, est demeuré légendaire. En 12'i0, Géraud
de Niort, excommunié et vaincu, alla rejoindre
l'armée française à Duilhac, et lit sa soumission
au roi, en son nom et au nom de ses frères.. Il
laissa en gage aux mains d'Amaury de Montfort
tous ses châteaux de Niort, de Gastelpor, de
Dournes, de La Bastide-de-Rochan, de Belfort,
de Gesse, etc., à condition que le roi les lui ren-
drait après l'avoir réconcilié avec l'Église. « Et en
193 —
— 194 —
cas, dit Géraud de Niort, daus ce traité, que ces
promesses ne soient pas remplies, on me rendra
mes châteaux avant la Pentecôte et on m'accor-
dera un mois de trêve. » Saint Louis ratifia ce
traité, mais quand Géraud de Niort eut été récon-
cilié avec l'Eglise, il ne put obtenir la restitution
de ses biens, dont la plus grande partie fut a
partir de ce moment-là réunie à la couronne.
(A r oir dans V Histoire générale du Languedoc,
édition in-folio, tome III, six actes de soumission
au roi de la famille de Niort. Voir aussi, tome V,
le seau de Géraud de Niort, page 686, planche 4,
numéro 53.)
Géraud de Niort avait épousé, en 1218, Sancie,
princesse d'Aragon, sœur de Nunès Sanches,
comte de Roussillon, nièce d'Alphonse II, roi
d'Aragon, cousine de Pierre II, tué à la bataille
de Muret. Il en eut un fils, nommé Bertrand et
deux filles, dont la plus jeune, Blanche de Niort,
devint en 1566 prieure du couvent de Prouille.
Bertrand de Niort épousa en 1264 Auringue de
Bellegarde, dont il eut un fils appelé Raymond
lequel, marié lui même à Ermengarde de Foix,
fut le chef d'un soulèvement populaire qui se pro-
duisit à Limoux à la fin du xm e siècle.
Durant les xive et xv 8 siècle, les descendants de
Géraud de Niort habitèrent successivement lo
château de Castelpor et celui de Roquefort. Ils
contractèrent des alliances avec les familles pro-
priétaires de la seigneurie d'Usson, dans le Don-
nezan, et celles qui possédaient le château de
Montaillon, près du pays de Foix. Ces alliances
furent impuissantes à rendre à la famille de Niort
le rang qu'elle avait occupé jadis.
Au commencement du xvie siècle, Bernard de
Niort était seigneur de Brenac, d'Ansignan et de
Belfort. La maison de Niort se divisa après lui en
deux branche principales, l'une dite des barons
de Niort, l'autre des barons de Belesta.
Branche des barons de Belesta
Jean de Niort épousa en 1510 Guillaumette de
Fournier. Un de leurs fils, appelé Jean, épousa à
son tour vers 1542, Louise d'Aiguebelle, dame de
Belesta. Leurs descendants ont possédé la baron-
nie de Belesta, avec les seigneuries de Peyre-
clause et de Rambosc, jusqu'à la fin du xvm e
siècle. Ils ont possédé aussi pendant longtemps
celles de Ségure et de Fastes, dans les environs
du village de Tuchan. Ils contractèrent des allian-
ces avec les familles d'Arsse,de Gléon Durban, de
Bruyères Chalabre, de Dax d'Axat, d'Argiot de
La Ferrière, d'Aban, de Cariés, de Coll, de Grave,
de Montredon. de Cazamajour, etc., et fournirent
un grand nombre d'officiers distingués, chevaliers
de Saint-Louis, dont la plupart servirent dans le
régiment d'infanterie d'Artois. La branche des
barons de Belesta s'honorait d'une parenté très
proche avec Saint-François de Régis.
Elle fut maintenue dans sa noblesse le 3 no-
vembre 1669 par jugement souverain de M. de
Bezons, intendant du Languedoc. Elle s'est éteinte
au commencement de ce siècle en la personne de
Mlle Marie-Anne-Raymonde de Niort.
Branche des barons de Niort
Encore actuellement représentée. Bernard de
Niort se rendit acquéreur, au commencement du
xvi e siècle, d'une partie de la seigneurie de Niort,
qui avait appartenu autrefois à ses ancêtres. Ses
descendants s'allièrent avec les familles de Ray-
naud, de Saint-Martin, de Nègre d'Able, etc.
Gaston de Niort, seigneur dudit lieu, fut maintenu
dans sa noblesse par jugement souverain de M.
de Bezons, intendant du Languedoc, à la date du
24 septembre 1670. Ce dernier céda ses biens de
Niort à la famille de Nègre. De lui sont issus
trois rameaux, dont le dernier subsiste encore de
nos jours.
A. Antoine de Niort, baron de Niort, seigneur
de Bodome, épousa le 1er février 1709 Françoise
de Marsol, dont il eut : 1° Antoine, baron de Niort,
seigneur de Rodome, marié le 15octobre 1773 avec
Marie-Josèphe de Massiade Treilhes, décédé sans
enfants; 2° Gérard, abbé de Niort, entré dans les
ordres; 3° Louis-Alexandre, chevalier de Niort,
tué en 179 L dans les plaines de Thuir, en Rous-
sillon, en combattant dans les rangs des émigrés
français ; 4° Marie-Claire, mariée à noble François
de Castellan ; 4° Marie-Rose, mariée à noble Jean-
Michel deThévenon. L'héritière des seigneurs de
Rodome fut Catherine-Rose de Castellan, leur
nièce, épouse de messire Jean-François de Marsol,
conseiller du roi, maître particulier de la maîtrise
des eaux et forêts de Quillan.
B. Louis-Gaston de Niort épousa le 4 mai 1700
Marguerite de Boyer, et mourut à Escouloubre.
Son petit-fils, Jean-Paul de Niort, épousa le
4 juillet 1775 Marie de Lasset, fille du marquis de
Lasset, seigneur d'Escueillens, et nièce du marquis
de Mirepoix. Ils eurent un fils, César de Niort,
marié à Saint-Hilaire le 22 janvier 1805 avec
Anne Dardé de Pech, dont : Auguste de Niort,
décédé en 1862, en Algérie, sans enfants.
C. Jean-Baptiste de Niort, né à Escouloubre,
épousa Marie-Anne Bousquet, dont il eut : 1° Jean-
François, né en 1805, curé archiprêtre de la cathé-
drale de Carcassonne; 2» < grille-Raymond, né en
1811 ; 3° Jean-Pierre, né en 1812, chanoine hono-
raire, supérieur du petit séminaire de Carcas-
sonne ; 4» Marc-Jean-Baptiste, né en 1819; 5<> Araa-
ble, né en 1822, avocat, ancien magistrat.
Cyrille-Raymond de Niort a eu pour fils Jean-
François, vicomte de Niort, ancien officier supé-
rieur, officier de la Légion d'honneur, résidant à
Paris, sans enfants.
Marc-Jean-Baptiste de Niort, capi laine-adju-
dant-major au 8 e régiment de hussards, chevalier
,1c la Légion d'honneur, a épousé à Toulo
28 mai 1866 Marie-Thérèse-Clémence de Landes
Tome II
*
195 —
— 196 —
de Saint-Palais d'AussRC, fille du baron de Saint-
Palais, dont il a: 1° Géraud Jean-François, avocat
au barreau de Carcassonne ; 2° Jean-Joseph :
3° Pierre-Louis-Henry; 4° Marie- Anne- Zélie.
Résidence: Carcassonne.
Armes: D'azur, à trois cheorons brises d'or,
accompagnés de trocs étoiles d'argent, 2 en chef
et 1 en pointe.
Couronne de comte.
Devise : Fidélité.
GILBERT (de).
En Dauphiné. Famille noble, alliée aux princi-
pales maisons de la province.
Etienne de Gilbert, qui commence la filiation de
cette famille, fat député des états généraux du
royaume en 1614, où il rendit des services consi-
dérables. Il eut de Lucrèce de Vérone, son épouse,
ses deux fils aînés, Pierre-André, capitaine de
cavalerie, tué au passage du Rhin ; et René qui
servit dans l'infanterie, fut tué au siège de Tour-
nay en 1667; le troisième, Jean de Gilbert, conti-
nua la descendance, et après lui, son frère, le plus
jeune, Alexandre de Gilbert, qui laissa entre autres
enfants, Etienne-André de Gilbert, qui fonda la
branche de Salieris, et son frère, Louis de Gilbert,
celle de Gensac.
Cette famille compte plusieurs capitaines et des
chevaliers de l'ordre de Saint-Louis.
Armes : D'or, an chef de sable, chargé d'une
tête d'aigle d'argent, becquée, languée et arra-
chée d'or.
Casque de profil, orné de lambrequins d'or, d'ar-
gent et de sable.
GILLES (de).
La famille de Gilles était originairement dite
de St-Gilles. En 1162, on trouve un St-Gilles
portant le titre de chevalier et son petit fils
Baudouin accompagne le comte Baudouin de
Flandre en Terre Sainte en 1202. Pendant une
période assez longue, rien de brillant. On retrouve
un Gilles au siège de la Rochelle par Bichelieu ;
il donne des vivres aux habitants et construit
une porte à ses frais. Puis la famille émigré en
Hollande où elle remplit les plus hautes charges;
elle fournit des Conseillers des finances, un grand
assesseur des eaux et digues d'Amsterdam, un
ambassadeur en France. (Notes diplomatiques du
Marquis d'Argenson) et un plénipotentiaire au
congrès de Bresle. (Le duc de Brogliedans son
travail sur le ministère du Marquis d'Argenson le
cite comme un des hommes les plus en vue de
la Hollande, alors si prospère.)
Actuellement la branche ainée de la famille ha-
bite la Belgique où elle porte le titre de baron
( rillès de Pelichy.
En France, il y a deux branches : une en Pi-
cardie, l'autre en Normandie.
Les dernières alliances sont : Yan du Hoch,
Van derCruisse, de Lafonteyne, de Thieulloy, de
Germiny, d'Onffières, deGuillebon.
La branche française possède toute la suite de
ses portraits de famille depuis 1450, ainsi que
tous les quartiers de femmes qui ont contracté
des alliances, et cela pour dix générations.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompa-
gné de trois glands de chêne, tiges et feuilles du
même, posés 2 et 1 .
Casque de chevalier, surmonté d'une couronne
de marquis, ayant en cimier un lion issant de
gueules.
Supports : Deux griffons.
Devise : In œternum non commovebUur .
GINESTEL (de).
Cette famille, originaire du Rouergue, s'est
fixée successivement en Guyenne et en Langue-
doc.
Sa filiation est établie sans interruption depuis
Bernard de Ginestel, capitaine du château de
Najac, lequel vivait vers l'an 1500.
Elle a possédé les seigneuries de Lagardeviaur,
deMontirat, deCaylus, de LaCombarié, de Laval,
de Puechante, de Peyrelade, de Montrozal et de
Perségals.
Elle a été l'objet d'une maintenue de noblesse
par ordonnance rendue à Montauban le 10 avril
1700.
Elle s'est alliée aux Buisson de Bournazel, de
Rieu, de Boisset, delà Pleinne, de Mourlhon, de
Thorn,deMalaterre, d'Audibert, de Montferrand-
Thonnerre, de Saunhac, de Corneillan, de Sola-
ges, de Raymond, de Rivière, de Carrière, de Pu-
jol, deCluzel, de Nérac, etc.
Armes : D'azur, au lion d'argent.
Devise : Fidclitur cuslodiam et fortiler.
REPRÉSENTANT ACTUEL .
Ginestel de Montrozal, B on de Lagardi-
viaur (Marie-Joseph-Louis-Altïed de) rési-
dence : La Peyrié de St-Genest, par Lau-
trec (Tarn) marié à Anne-Marie Courbon
de St-Genest.
GIRARD DE LA CHAISE (de).
(Maine et Normandie), Seigneurs de Baren-
lon, Chastillon, Fretzens, La Pannière, Crépon,
Le Moussaye, etc., au Maine et Perche.
Vicomtes de Lyre, seigneurs de La Chaise,
du Breuil, de Chéronvilliers, de Glatigny, au
Boiscordieu, etc., en Normandie.
197
— 198 —
La famille de Girard de la
Chaise est étal die depuis
près de cinq siècles en Nor-
mandie.
C'est une branche cadette
des Girard, seigneurs de Ba-
renton,dela province du Mai-
ne. La branche ainée s'est
éteinte au commencement du
xive siècle.
D'après Chevillard :
Jean de Girard, ècuyer, sei-
gneur de Barenlon et Chas-
tillon, fut écuyer du roi
Louis XL II épousa Catherine d'Avaugour.
Florentin de Girard, son fils, écuyer, seigneur
de Fretzens au Perche, de Bareuton, La Pannière,
Çrepon et du Moussaye, fut chambellan du roi
Charles VIII, et capitaine d'un régiment de lan-
ces des ordonnances du Maine, Laval et Char-
tres.
En 1424, un autre Jean de Girard, écuyer,
commandait un corps d'armée de mille hommes
à la bataille de Verneuil. C'est de cette époque
que date l'établissement de ses descendants en
Normandie.
En 1512, Nicolas de Girard était lieutenant du
vicomte de Breteuil. Il épousa demoiselle N. . . et
laissa trois fils :
1° Claude de Girard, seigneur du Breuil, mort
sans postérité ;
2 e Robert de Girard, auteur des seigneurs de la
CB ai se ;
3° Nicolas de Girard, ècuyer, seigneur de Gla-
tigny, Boiscordieu, Chéronoilliers, vicomte de
Lyre. Cette branche s'éteignit en 1652 en la per-
sonne de Philippe de Girard, seigneur du Bois-
cordieu, vicomte de Lyre, maréchal des logis de
la reine. (Titre original).
Jean de Girard, écuyer, seigneur de la Chaise,
servit avec le duc de Guise. En 1567, il rendit
aveu de son fief de la Chaise au duc d'Alençon.
Etienne de Girard, écuyer, seigneur de la
Chaise, fut secrétaire de la chambre du roi en
1617. wSa sœur, N. de Girard, entra au monastère
de Chaise-Dieu, dont elle fut la bienfaitrice.
Cyprien de Girard, écuyer, seigneur de la
Chaise et de l'Isle, capitaine au régiment de Pi-
cardie, fut tué à l'armée en 1636.
Gabriel de Girard, écuyer, seigneur de la
Chaise, conseiller, secrétaire du roi, lit enregis-
trer ses armoiries à l'Armoriai général officiel,
créé en vertu de l'édit royal en 1696, au registre
dAlençon (folio 642).
Jacques de Girard, écuyer, seigneur de la
Chaise, servit dans le régiment de Candale. En
1657, il abandonna son fief de la Chaise, situé en
la paroisse de Saint-Martin-d'Ecubley, près de
Laigle et vint habiter près de Rugles, dans La
paroisse de Saint-Antonin-de-Sommaire, sa terre
de Noë-Vicaire, à laquelle il donna son nom (La
Chaise actuelle).
Jacques-Philippe de Girard, écuyer, seigneur
de la Chaise, fut garde du corps du roi en 1716.
Dans le mémoire généalogique établi par Che-
villard, généalogiste historiographe du roi, nous
trouvons la famille de Girard de la Chaise alliée
aux familles : de Vaux;, d'Avaugour, de Plessis-
Cullon,Chollet de Ballon, deCourtalin, de laVoye
de Clinchamps, d'O, de Dampierre, de Bouille,
Le Boulleur, de Biars, de Breslay, de Saint-Pos-
set, de Marchais dans le Maine et Perche.
De Saint-Yon.de Rotrou, de Lerques, d'Escor-
ches, de Vymont, Le Coustellier, de Malherbe,
de Carquesalles, Guipel, de la Plesse, de Rose
de Champignolles, etc. en Normandie.
Charles Louis-Eustache de Girard, écuyer, sei-
gneur de la Chaise, né le 14 août 1754, épousa le
21 juillet 1777 Marie-Louise Grant du Souchey,
dont :
1° Louis-François ie Girard, ècuyer, tué à l'ar-
mée ;
2° Alexandre de Girard, écuyer, seigneur delà
Chaise, né en 1782, qui fut sous la restauration,
garde du corps du roi Louis XVIII. Il épousa en
1827 Mathilde de Beausse, fille du baron de
Beausse, ancien capitaine au régiment d'Enghien,
chevalier de Saint-Louis, et de la baronne, née de
Loubertde Martainville.
De cette union naquirent quatre enfants :
L Marie-Sophie- Jeanne de Girard de la Chaise,
née en 1828, mariée en premières noces au duc
de Saint- Aignan, et en secondes noces à Charles
Pôlyst, comte de Mor court,, chef de bataillon,
officier de la Légion d'honneur, et officier d'or-
donnance de l'empereur Napoléon III.
2° Marie-Louise-Lucie dn Girard de la Chaise,
née en 1831. mariée le 14 octobre 1850 à Louis-
Frédéric, comte de la Houssaye ;
3° Marie-Paul-Ernest de Girard de la Chaise,
qui suit ;
4° Marie - Mathilde - Noèmie de Girard de la
Chaise, née le 15 avril 1839, mariée au mois de
mai 1859 à Alfred Gastine.
Armes : D'argent, à quatre fasces de sable,
surmontées d'un lion léopardé de sable, armé et
lampassé de gueules.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Girard de la Chaise, (Marie-Paul-Er-
nest de) né en 1834, épousa Je 19 mars 1860
Marie-Hcnrielte-Clcmence-Adèle de Mu-
rant, fille du comte Henri/ de Moiiant,
ancien officier dans les cuirassiers de la
garde du roi Louis XVIII, et de la coin-
199
200
tesse, née de Bodard de la Jacopière et
petite nièce du comte de Morant, chevalier
de Saint-Louis, qui fut sous la restauration
gouverneur du château de Saumur et qui
donna sa démission en 1830.
Du mariage de Marie-Paul-Ernest de
Girard de la Chaise avec Marie-Hen-
riette Clémence- Adèle de Morant, est né
le 31 octobre 1864 :
Marie-Jean- Alexandre- Joseph de Gi-
rard de la Chaise, officier de cavalerie,
écuyer à l'école de Saumur, qui a épousé
le 12 juillet 1894, Geneviève- Marie-Paule
de Sainte-Marie d'Agneaux, fille du comte
Georges de Sainte-Marie d'Agneaux et de
la comtesse, née Gigault de Bellef ont, pe-
tite-fille du marquis de Sainte-Marie
d'Agneaux et de la marquise, née Car-
RONNEL DE CANISY..
De ce mariage est né le 12 avril 1895, à
Evreux, Jane-Marie-Paule-Denise de Gi-
rard de la Chaise.
Résidence: château de la Chaise, à Saint-
Antonin-de-Sommaire, canton de Rugles
(Eure).
GIRARD DE SAINT GÉR AND.
La famille Girai d de Saint-Gérand remonte à
1453, et est originaire de Givry, petite ville voi-
sine de Chalon-sur-Saône. Elle compte deux mi-
nistres d'état célèbres, plusieurs magistrats d'un
ordre élevé et nombre de braves hommes de
guerre, ainsi que de vénérables ecclésiastiques. Un
des derniers descendants de la branche actuelle,
Claude Girard de Saint-Gérand, écuyer du roi, né
en 1725 qui avait épousé en 1751 Claudine Pier-
rette Timonetdes Gaudières, fut mitraillé à Lyon
dans la plaine des Brotteaux le31 décembre 1793.
Dans les alliances des Girard de St-Gérand, il
y a à citer les familles de la Vaivre, de Thézut,
de St-Germain, Timonet des Gaudières, Per-
rault do Montrevost, Testot-Ferry, Bernard do
Lavernette, de Morteuil, de Breuvand, Guyton de
Bigny, Javel, Maréchal de Longuoville, de Grain
de St-Marsault, Goujon de Joursenvault, Brunet,
de Suremain, Meynis de Paulin, etc.
Armes : D'azur, à trois bandes d'or.
Couronne de comte.
Supports : Deux lecrettes.
REPRESENTANTS ACTUELS:
En 1848, cette famille était représentée
par Ferdinand Girard de St-Gérand né en
1793, marié à Caroline Paris de Bolar-
dière mort sans postérité, et par Charles
Girard de St-Gérandsoncousin,néenl805,
décédé en 1881, inspecteur des forêts, marié
en 18*28 avec Julienne Lavirotte, habitant
actuellement Autan. De ce mariage, sont
issus trois enfants.
1° Théodorine-Marguerite, mariée à Ed-
mond Bernard de Lavernette.
2° Guillaume Stanislas, décédé en 1894,
marié à Camille Meynis de Paulin, de
laquelle il eut dix enfants dont l'ainé, Fer-
dinand, marié à Mademoiselle Tardif de
Salleneuve, est capitaine de chasseurs à
cheval, à Beaune.
3» Paul Antoine, décédé en 1894, était
marié à Marie-Françoise Rochamreau,
habitant actuellement Autun. il eut deux
enfants, dont un fils, Edmond-Guillaume,
étudiant à Paris.
GIRAUD (de).
Famille noble, originaire de Provence, connue
depuis plusieurs siècles à Arles, et qui a toujours
joui des titres et honneurs accordés à la seule
noblesse.
Henri de Giraud obtint des lettres-patentes de
Henri III, roi de France, données à Paris, le 6
juin 1586, qui le déclarent noble de nom et d'armes
comme issuedepères etaïeux, qui avaient toujours
vécu noblement, et servi les rois ses prédéces-
seurs en fait de guerre et autres occasions aux-
quelles leur qualité et vocation les avaient
appelés ; les dites lettres furent aussi accordées
audit Henri de Giraud, en faveur des services
militaires qu'il avait rendus, notamment dans les
armées qui avaient été levées en Provence contre
ceux de la B. P. R. pendant les troubles, sous la
conduite des comtes de Sommerive et de Carcès.
Cette famille a été connue jusqu'en 1540, sous
le nom de Giraudi ; elle francisa alors son nom et
depuis l'a été sous le nom de Giraud.
lue branche cadette de cette maison s'était
établie à Aix- en-Provence, à la fin du xv e siècle,
et Pierre Giraudi, issu de cette branche, fut
conseiller au parlement de cette province, lors
de son institution. Bàltazar, Jils de Pierre, succéda
à son père dans le dit office, mais ne laissant
201
202
point de postérité, cette branche s'est éteinte en
lui.
Les lettres patentes de déclaration de noblesse,
obtenues par Henri deGiraud, furent enregistrées
aux actes du siège d'Arles le 15 novembre 1586
et aux archives du roi, suivant l'arrêt de la Cham-
bre des Comptes, Cour des Aides et Finances du
dit pays, le 22 octobre 1GG8, et au bureau des Fi-
nances delà Généralité de Provence séant à Aix,
le 10 juin 1671. Les dites lettres de déclaration de
noblesse ont été aussi vérifiées par les commis-
saires députés par Sa Majesté, suivant les décla-
rations des 28 février 1665 et 4 septembre 1696,
pour la vérification des titres de noblesse et re-
cherche des usurpateurs.
La filiation commence à Henri de Giraud et se
continue sans interruption jusqu'à nos jours.- .
Armes : D'azur, à la fasce d'or, accompagnée
de trois têtes et cols de toiq 'S, coupées de même.
GIRVAL (de).
Dans les divers papiers et archives, les Girval
sont désignés tantôt et le plus souvent de Girval
du Vigan, tantôt de Girval de Vallemont.
En 1500, la famille de Girval était fixée dans la
ville du Vigan (Gard) ; elle y occupait les pre-
mières charges, telles que Consuls de cette ville,
députés au parlement de Montpellier et de Péze-
nas.
Antoine de Girval, Seigneur du Vigan était, en
1660, un des cent gentilshommes de la chambre
du roi et gouverneur des pages de la petite écu-
rie. Ces charges se sont maintenues dans la fa-
mille jusqu'à la Révolution.
Tous les membres de cette famille étaient dans
les armées du roi en 1752; l'un d'eux était gou-
verneur de Valenciennes ; tous furent chevaliers
de St-Louis.
La famille de Girval se fixa en Bourgogne par
le mariage d'un de ses membres avecMlleGéliot,
fille du sieur Géliot, seigneur de Montarmet,
Salives, Prégelon et autres lieux.
Armes: D'azur, à la bande d'or, chargée de
trocs croix ancrées de gueules.
Couronne de comte.
Supports: Deux saunages avec leur massue.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Branche aînée
1° Girval (René de) château de Ri-
vault, près Autun (Saône-et-Loire), a épou-
sé Mlle de Rorde
2° G. (Henri de), lieutenant de dragons
à Dijon et à Fleurey-sur-Ouche (Côte-
d'Or), a épousé Mlle de Surmain.
3° G. (Albéric de) à l'école de Saint-Cyr,
et à Fleurey.
Branche cadette
3° Girval (Joseph de), château de Musi-
gny (Gôte-d'Or), a épousé Mlle Siraudin,
2° g. (Georges de), château de Rousse-
nois (Gôte-d'Or), a épousé Mlle André du
Haàiel.
GISLAIN {de).
Famille maintenue et reconnue noble par sen-
tence des Elus de Mortagne, du 2 août 1634, par
jugement du 9 mai 1642, et par une ordonnance
de M. de Marie, commissaire départi dans la gé-
néralité d'Alençon du 7 juin 1666, dans lesquels
jugement et ordonnance sont énoncés les titres
qui établissent l'ancienneté de la noblesse de
cette famille depuis .lean Gislain, Écuyer, sieur
deBoisguillaume, et de Saint-Mars de Coulonges,
vivant en 1490.
La filiation commence à un de ses descen-
dants, Charles de Gislain qui épousa Catherine
Bouju,I)ame de la Barre, vers 1560 et en eut pos-
térité.
Cette famille compte des lieutenants et des ca-
pitaines dans les armées et des chevaliers de
Saint-Louis.
Armes : D'azur, à un cerf passant d'or.
GOER DE HERVE (de).
Famille noble, originaire du Duché de Lim-
bourg, où elle apossédé anciennement la seigneu-
rie du ban de Hervé, dont elle a conservé le nom
jusqu'à nos jours. Arnoult de Goer se trouve
compris dans la liste des nobles de ce duché, qui
servirent sous Wincelin, duc de Brabant, Luxem-
bourg et Limbourg, à la bataille de Bafwire, le
21 août 1371, selon les archives de Bruxelles. Cette
ancienne noblesse subsistait en trois branches
dans le pays de Liège, où elle s'est établie, il y a
plus de deux siècles, et où elle a rempli des
charges et des emplois considérables.
Jacques de Goer de Hervé, qui commence la
filiation, vivaiten 1599, année où il épousa Jeanne-
Bertrande-Louise de Gueusange, dont il eut Ber-
trand, l'aîné, qui continua la lr e branche. Son
frère Jean, qui fut l'auteur de la seconde branche,
et le 3° fils de ce dernier fut celui qui commença
la 3 e branche.
Cette famille compte des officiers distingués et
des chevaliers de St-Louis.
Armes : Dor, au lion de gueules, armé ri lam-
passê du même.
203 —
204
GOMIGHON DES GRANGES.
Ancienne famille catholique de Bourgogne et
qui à toutes les époques fit preuve de sa fidélité
au roi. Fait remonter son origine à Pierre Phili-
bert Gomichon, attaché à la maison du roi Louis
IX (Saint-Louis) (Charte de 1235 possédée par la
famille) et fait seigneur de Granges après la sep-
tième croisade. La filiation directe est établie de-
puis cette époque.
Cette famille, à chaque génération, a donné à
la France, des officiers, des prêtres et des ma-
gistrats tous fidèles à leurs traditions.
File habitait les environs de Gray, en 1640, le
chef de cette famille était conseiller du roi.
Vers 1715, elle vint se fixer à Montluçon, puis
à Bourbon Larchambeau où elle possédait quel-
ques domaines outre ceux de Treignat, de Doyet
du Peux.
Mais la Révolution la dispersa ; les uns furent
tués et emprisonnés, les autres exilés à l'Ile de
Ré.
En 1808, complètement ruinés, les six enfants
de Philibert-Pierre-Antoine Gomichon, revinrent
à Bourbon, et le chef de la famille ayant pu rentrer
en possession de quelques biens, vécu dans une obs-
curité relative avec ses deux filles Rose et Louise
entouré de l'estime et de la considération de tou-
tes les familles.
Les deux fils aînés furent officiers ; le premier,
capitaine aide de camp du maréchal Lobau, mort
à 23 ans; le second, lieutenant de hussards, mort
en 1825 ; le troisième fut curé de Treignat ; le
dernier fut magistrat et vint habiter Paris. Pier-
re-Charles-Antoine-Philibert Gomichon des Gran-
ges, marié en 1819 à Cèleste-Marie Auger, no-
ble famille de Sain t-Valery-en-Caux, eût deux fils.
1° Henri-Gabriel-Philibert, tué à la bataille de
Sedan, capitaine de turcos, marié à Anne-Marie-
Fanny-Benoist Merle dont 2 fils : André, Gabriel.
2° Charles-Claude-Victor-Philibert, homme de
lettres, marié à Marie-Anne-Louise Benoist Merle,
dont 5 enfants : a) Marie-Louisé-Micheline-Phi-
liberte, mariée à Charles-Edouard Le Conte dont 3
enfants ; b) Charles-Gabriel Phi-libert-Marc, doc-
teur agrégé des lettres, marié à Octavia-Fdmée
Buchet de Neuilly dont une fille; c)Henri-Gabriel-
Louis-Charles Philibert, lieutenant au 93 e ; ci)
Louise-Micheline-Philiberte ; e)Marguerite-.Marie-
Anne-Philiberte.
Le dernier cadet de la famille porte le titre de
Vicomte de Saint- Valérie.
Armes : D'argent, à la fasce d'azur et aux trois
flammes au naturel, dont 2 en chef et 1 en pointe-
Devisk : Ubl fldcs, ibi libertas. Ça brûle !
Couronne de baron.
Supports, à droite: femme debout semée de
flammes.
A gauche : Lion flambant.
GONTIER DU SOULAS.
Gontier du Soûlas, de Lagrèze, du Sol, de La-
brousse, du Lac de Salle, de la Place Saint-Front,
de Carpenet, de Saint-Marcel, de Montirat, du
Rosier, de la Cantaudie, du Fraysse, de la Gar-
rigue, du Cluseau, de Biran, de la Sayssie, do
Saint-Sulpice.
Cette famille originaire du Limousin est connue
dès le îxe siècle; mais il n'a pas été possible de
dresser sa généalogie à partir de cette époque
jusqu'en 1361 date de l'établissement de sa filia-
tion suivie, les registres de Fétat-civil déposés
aux archives de Limoges n'étant pas antérieurs
au xive siècle.
Du Limousin, la famille Gontier du Soûlas fut
ensuite se fixer à Périgueux au xive siècle comme
le prouve le Recueil des titres de cette ville im-
primé en 1775 à la fin d'un mémoire sur sa cons-
titution politique, à défaut de l'état-civil qui ne
remonte pas au-delà de 1500.
La filiation dressée sur titres originaux, actes
authentiques de l'état-civil et pièces justificatives
remonte à :
Arnaud Gontier, I er du nom, nommé procureur
syndic de la communauté de Périgueux en 1361.
Cette famille de robe et d'épée, et qui se perd
dans la nuit des temps, a eu un descendant : Ray-
mond Gontier, I er du nom, licencié en droit, qui
fut Capitoul de Toulouse en 1409, comme le jus-
tifient les Annales et Chartres de cette ville, et
que prouve, en outre, l'attestation des plus au-
thentiques qu'en ont donné, le 15 mai 1787, les
Capitouls de Toulouse.
Le titre de noblesse de Raymond Gontier est
encore en la possession de la famille du Soûlas.
En tête du titre confirmatif de cette charge et du
droit de jouir héréditairement de la noblesse et
de ses prérogatives, sont peintes les armes ci-
dessous blasonnôes.
Un descendant de Raymond Gontier : noble
Jehan Gontier du Soûlas marié à Marguerite Roux
a formé la 1 tranche des seigneurs du Soûlas en
prenant ce nom, en 1603, de la seigneurie du
Soulas située dans la commune de Vicq, prè* de
Lalinde-en-Périgord, dont : Guillaume le du nom,
son troisième fils, qui passa contrat de mariage,
le 6 avril 1641, avec Jeanne de Lascoups, et qui,
duSoulas,fut s'établir àLamonzie-Montastrucprès
de Bergerac.
Il habita, en 1655, le noble repaire de Biran,
domaine appartenant à sa femme, et ajouta ce nom
terrien au sien, fondant ainsi la branche Gontier
de Biran d'où descend le philosophe Maine Gon-
tier de Biran.
Armes : D'azur, a trois besants d'or, posés 2 et 1.
Timbre : Un heaume d'argent taré en tiers à
neuf grilles d'or, les bords du même, orné de ses
lambrequins aux couleurs.
205
— 206
Couronne comtale.
Supports : Deux Lions d'or, la tête contournée .
Devise : Mon Lieu, ma Patrie, mon Roy.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Gontier du Soûlas (Adalbert), résidant
au château du Soûlas, par Lalinde (Dor-
dogne), marié en 1882 àPaule-Azaïs (Tari-
fât dont : a) Henry; b) Guy.
GOZDAWA GODLEWSKI (de).
Très ancienne famille de Pologne, de la noblesse
et des armes de Gozdawa. Elle tire son nom de
Godlewski des domaines de Godlewo-Gorcziewo
et de Godlewo-Cechny auxquels s'adjoignit plus
tard celui de Varvavronie gracieusement concédé,
« magnâ virtute privilegii », à Jacques de Gpdlewo,
par Boleslas, duc de Mazovie, en l'an 1471.
La branche française a été établie par Jules de
Gozdawa Godlewski, fils de Joseph-Casimir et de
Madeleine Jablonowska, arrière-petit-fils d'Albert
Godlewski, burgrave Caslri-Nurensis, qui, après
l'écrasement de l'insurrection polonaise de 1831
a laquelle il avait pris part en qualité d'officier,
se réfugia en France et épousa Marie-Thérèse de
Biran fille de François de Biran, garde-du-corps
de S. M. le roi Louis XVI et de Madeleine de la
Chapelle, et petite nièce de l'illustre philosophe
Maine de Biran.
Une Jablonowska, fille du prince Stanislas
Iablonowski, palatin de Bussie, grand-général de
la Couronne, sous Jean Sobieski, fut la mère de
Stanislas Leczinski, roi de Pologne, duc de Lor-
raine et de Bar, et par conséquent, la grand'mère
de Marie Leczinska, reine de France.
Les Gozdawa Godlewski sont alliés aux familles
princières des Jablonowski, des Leczinski, des
Swiatopolk-Mirski; aux Lesniewski, Gysmala,
Suchodolski, Kaminski, d'Eskul, Barzykowski,
etc. ; aux de Biran, de la Chapelle, d'Hugonneau,
de Verdillac, du Chatenêt, Imbert de la Chollet-
tière, Pelletier de Montigny, etc., etc.
Armes : Le gueules, à deux fleurs de lis d'ar-
gent posées en pal, l'une debout, l'autre renversée,
qui est de Gozdawa.
Couronne de comte, surmontée de cinq plumes
de paon formant panache qui sont les insignes
du burgraviat, et sur laquelle figurent les deux
fleurs de lis de l'écu dont une seule est appa-
rente.
Support : Un trophée formé de quatre drapeaux,
de deux piques, d'une hache et d'un marteau
d'armes.
Devise : Sicut lilia.
GOUÉ (de).
Famille de laquelle était Jean-Baptiste de Goué,
seigneur de Fougerolles, la Prévôtière et de Ville-
neuve-la-Guyard,reçu conseillerai! Grand-Conseil,
le 27 novembre 1671, et honoraire le 8 mars 1689.
Armes : D'or, au lion de gueules, surmonté d'une
fleur de lis d'azur.
GOURDIER DES HAMEAUX.
Famille de robe et d'épAe, originaire de Nor-
mandie, anoblie en août 1053.
Armes : D'azur, à la fasce d'or accompagnée en
chef de trois coquilles d'argent, et, en pointe, à
dcxtre, d'un coquillage, et, à senestre, d'une mer-
lelle d'argent.
Supports : Deux lions.
REPRÉSENTA NTS ACTUELS
Gourdier des Hameaux (Clément),
épousa en 1861 Marie-Madelina Heurtault
de Boisneville, petite fille de Jean Vincent
Tauneguy Lœvsonneur, B 0Q de Gouvets et
seule héritière.
Fils : G. des H. (Antoine Gabriel,) B°"
de Gouvets. — Bésidence: 37, rue des Jaco-
bins, à Gaen (Calvados).
GRANT DE VAUX.
Les barons Grant, vicomte de Vaux, descen-
dent des anciens rois d'Ecosse Mac Alpin. La
filiation est établie jusqu'à Alpin, roi d'Ecosse,
assassiné en 830.
L'an 1359, Jean Grant, ambassadeur d'Ecosse,
vient en France; il y établit deux de ses neveux,
William et Tassin Grant dont descend la branche
actuelle française.
Les Grant restés en Ecosse sont mêlés aux
révolutions agitant le pays; ils subissent de nom-
breuses vicissitudes; leur clan est nombreux et
puissant; ils s'allient aux familles royales de
Stuart, Bailleul, Bruce; Jacques Grant en 1704 est
nommé Baronet; James, son fils, est héritier du
nom et des titres de lord Finlater.
En Angleterre, ils s'allient aux Stuart, Bailleul,
Bruce, Boleyn, Parry, Fife, Douglas, Gordon,
Melfort, Colquhoum, etc., etc.
En 1359, Charles V, crée William Gront, aîné
des deux frères venus en France, vicomte de Caen
(branche éteinte). Le titre passe aux héritiers de
Tassin Grant.
En 1784, le titre est confirmé par acte authen-
tique du roi Louis XVI en faveur de Charles Grant,
207
208 —
vicomte de Vaux, maréchal de camp, chef du nom
et des armes.
Charles Grant, vicomte de Vaux, épousa en 1769
Anne Charlotte-Agathe de Graindorge du Teil, sa
cousine, dont il eut 3 enfants :
1° Romain, baron Grand de Vaux, qui épousa
Adèle de Saint-Aulaire et mourut sans postérité.
2 e Charlotte Grant de Vaux qui épousa le comte
de Salivet de Fouchécourt, dont elle eût une fille,
Emilie de Fouchécourt, mariée en premières noces
au comte de Chateauvillard, et en deuxièmes noces
au marquis Carracciolo de Castelluccio avec le-
quel elle vit à Naples.
3° Justine Victoire Grant de Vaux, qui épousa
le marquis de Loménie et mourut sans postérité.
Charles émigré en 1790; en 1793, il épousa en
deuxièmes noces, à Londres, Mary Jones Herbert,
de la maison de Penbroke, dont il eût plusieurs
filles toutes décédées et un fils : Charles Alpin,
baron Grant, vicomte de Vaux, commandant de
place à Lyon qui épousa Henriette de Rivoire
dont il eût Charles-Alpin-Ferdinand-Auguste qui
épousa en 187G Angèle Chevrier de Corcelles dont
dont deux fils et une fille.
Cette branche s'est alliée aux Quetteville, de Bé-
renger, de Gheux, de Clinchamps, Francqueville,
Granville, Graindorge du Teil, Colbert Seigne-
ley, etc., etc.
Armes : Ecartelé : au i,du royaume d'Ecosse :
au 2, d'hermine au chevron de gueules chargé de
trois couronnes antiques d'or qui est de Quette-
ville ; au 3, d'argent à lafasce d'azur chargée de
trois coqs de gueules couronnés à l'antique d'or ;
au 4, parti d' Angleterre et de Stuart ; sur le tout,
de gueules à trois couronnes antiques d'or.
Supports : Deux sauvages.
Cimier : Une montagne brûlante.
Devise : Stand Sure (Tenez ferme).
Au bas des armoiries, une tête de roi couronnée
à l'antique et coupée de gueules, d'où le sang
découle avec ces mots :
Cuinich bas Alpin (Souvenez-vous du meurtre
d'Alpin).
GRAVEROL (de).
Cette famille est originaire du Languedoc.
Primitivement noblesse de Robe, les titres dé-
truits lors des guerres de religion, n'ont pu re-
monter à la source.
Jean de Graverol, militaire, Major au régi-
ment de Noailles qui fut tué dans la guerre
des Camisards, avait épousé Claudine de Las-
cours. 11 eut de ce mariage, lo François-Mi-
chel de Graverol, mousquetaire, qui épousa de-
moiselle de Ponnetiers de Montgrenier ; 2°
Claudine de Graverol qui épousa M. de Coste,
prévôt général du Languedoc.
Michel de Graverol se maria et eut pour fils
François de Graverol, capitaine au régiment de
Bourgogne tué lors de la conquête de la Corse.
1° Hubert Castor de Graverol, officier au régi-
ment du Perche, qui assista au siège de Gibral-
tar, fit la guerre aux États-Unis d'Amérique et
épousa Charlotte de Gérard de Lamotte ; celui-ci
eut pour fils : 1° Jean de Graverol (François) of-
ficier d'artillerie tué à Wagram ; 2° Hubert Ca-
lixte de Graverol, lieutenant aux carabiniers du
roi (garde du corps), capitaine aux hussards de
la garde royale, démissionnaire en 1830, plus
tard juge de paix du canton de Barre (Lozère)
qui épousa Louise de Girard de Coëhorn et eut
deux fils, l'aîné, Ferdinand de Graverol, mort
dans la campagne du Maroc, et Charles Henry
qui épousa Cécilia Amélia Bayly, dont il eut :
l°Hubertine de Graverol, religieuse, dominicaine,
morte à Etrepagny (Eure), et 2° Henry de Gra-
verol, qui, primitivement, zouave Pontifical, fit
ensuite la campagne de la Loire (1870) comme
brigadier au 11 8 chasseurs à cheval. Il épousa
Claire Ellen de Graverol, née Gardiner, native
de Natal (Cap) Afrique, dont il eut 1° Caroline, 2°
Cécile, 3° René, 4° Charles et 5° Henry.
Armes: D'argent, au chevron de gueules ac-
compagné de trois merlettes de sable, 2 en
chef, 1 en pointe.
Couronne de comte.
GRASSET (de).
Cette famille, que nous n'avons fait que men-
tionner (T. I er , col. 1372) est représentée au-
jourd'hui par deux branches seules existantes,
l'une dite de Provence, l'autre de Languedoc,
dont la communauté d'origine a toujours été re-
connue par leurs membres sans en pouvoir pré-
ciser la jonction : selon d'Hozier elle remonterait
au Grassi de Bologne.
Branche de Provence
Les Grasset de Provence ont été Consuls et
Conseillers de la ville de Toulon, de père en fils,
depuis la fin du xiv 8 siècle, jusqu'à la révolu-
tion : leur plus ancien auteur connu est Guillaume,
vivant en 1070. Antoine Gaspard, I er Consul et
lieutenant du roi, puis secrétaire du roi en 1766,
ép. de Catherine de Caire, du Lauzet à ses en-
fants : 1° Joseph Gaspard, officier de marine fit la
campagne du Canada sous le marquis de Mont-
calm en 1788, passa aux gendarmes de la garde
du Roi en 1774, y devint capitaine et chevalier
de Saint-Louis, ép. de Rose de Champenois d'Arcé
sans postérité; 2° Louis Foulon, vicaire général de
Meud, chanoine du Chapitre d'Aix, et du Chapitre
royal de St. Denis, en 1785, Chevalier de Malte
et Emmanuel-Paul, comte de Grasset, chef d'es-
cadron des Gardes du corps du Roi, c ie de
— 209
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Luxembourg, chevalier de St-Louis et de la Lé-
gion d'honneur, émigré à Naples en 1793, ép.
Magdeleine Roize, sœur des généraux do ce nom,
dont il eut deux fils: 1° Antoine, officiel* de ma-
rine, tué au combat naval de Bages en 1809 ; 2°
Emmanuel Angustin, comte de Grasset, gentil-
homme de la Chambre et Contre-Amiral de S.
M, le roi des Deux-Siciles. officier de la Légion-
d'honneur et chev. de l'Ordre de St-Georges de
la Réunion, fit sous le drapeau français de 1806
à 1815, les expéditions de Gaëte, de Calabre, de
Corfou, de Caprée et de Sicile et commandant en
chef des forces navales du Roi Joachim dans l'A-
driatique: ép. de Caroline de Girardi.
Armes: D'or, à la bande de sable, chargée de
trois aiglettes d'argent.
Cimier : Un Grasset.
Couronne de Comte.
REPRÉSENTANTS ACTUELS*
Grasset (Emmanuel-Ferdinand, Comte
de), né en 1829, fils du précédent, Archi-
viste adjoint du dép. des Bouches-du-
Rliône, correspondant du Ministère de
l'Instruction publique, membre du Con-
seil de France et commandant du Christ
de Portugal, chevalier des ordres de Char-
les III d'Espagne, de Constantin, de Na-
ples et de St-Jean de Jérusalem, officier
d'Académie, marié : 1° en 1853, à Marie-
Louise Quarto, fille du duc de Belgiojoso,
veuf en 1861. — Remarié en 1888 à Louise
de Heilbuth.
Enfants: du 1 er lit: 1° Caroline, ma-
riée en 1876, au Marquis de Dainammare
(Florence) ; 2° Amélie, mariée, en 1879, au
baron de Roccolino (Paris) ; du 2 e lit : 3°
Emmanuel Joachim, né 6 octobre 1889.
Frère: Ferdinand-Charles, né en 1822,
chev. de l'ordre de François I er des Deux
Siciles, Résidence: Marseille, et le châ-
teau de Bossey en Suisse, marié en
1862, à Marie Battistini, dont : ^Emma-
nuel Clément, né en 1875; 2° Louise, née
en 1863; 3° Denise, mariée, en 1887, au ba-
ron d'Assignies: Château de Brans (Jura);
4° Joséphine, mariée, en 18(33, à Ernest de
Suremain : Ch. deFlammerans(Côte-d'Or)
Branche de Languedoc
Les Grasset de Languedoc à Montpellier et à
Pézénas ont été, de père en fils, Conseillers, Pro-
cureurs Généraux et Présidents de la Cour des
Comptes et des Aides de Montpellier et comptent
plusieurs officiers, un syndic général des Ktats
de Languedoc, en 146*2, et plusieurs Consuls do
Montpellier, et baillis de Paulhan, depuis la fin
du xiv e siècle, jusqu'à la Révolution.
Jean-François de Grasset, capitaine, Châtelain
du Château, Ville et Comté de Pézénas, en il i5,
eut un fils, Président du Conseil Général de l'Hé-
rault sous la Restauration, dont : Jean-Eugène,
marquis de Grasset, député de l'Hérault, en L834,
réprésentant à l'Assemblée législative, 1849-1851 ;
de son mariage avec Pulchérie de Ginestous sont
nés : Jean-Marie-Henri, le 8 avril 1821, et Jean-
Marie-Charles, le 10 avril 1830, qui continue la
filiation.
Jean-Marie-Henri, député à l'Assemblée législa-
tive en 1871, eut un fils, Charles-Marie-Jean, at-
taché à l'Ambassade de Berne et à celle de Rome,
décédé sans alliance.
Armes: D'azur, à la colombe d'argent tenant
en son bec un rameau d'olivier de même ; au chef
cousu de gueules, chargé de trois étoiles d'or.
Couronne de Marquis.
REPRÉSENTANTS ACTUELS:
Grasset (Charles, Marquis de) fils ca-
det de Jean-Eugène, né en 1830. marié à
Clémence de Fabre de Latude, dont : 1°
Jacques, né le 18 juin 1869, sous-lieute-
nant de réserve au 17 e dragons, marié, en
1895, à Albertine de Forbex La Barben ; 2°
Magdeleine, née le 4 Décembre 1874.
Nièces : 1° Henriette, mariée à Xavier
de Juvenel ; 2° Marie, mariée à Pierre de
Juvenel; 3° Gabrielle, mariée à Louis,
Marquis de Barrai d'Arènes. Résidence:
Château de St-Pierre, par Montblanc (Hé-
rault) et Pézénas.
GRATIEN ou GRATIAN (de).
Cette famille, originaire de Bretagne, a possédé
les Seigneuries de Comorre, des Bordes, de Saint-
Morice, de Lauviry, de Puygaillard, de la Gre-
nadis, du Gourdin, de la Salle, de Laulnay,etc.
Au commencement du xv e siècle on voit figurer
son nom avec les qualifications de noblesse dans
l'Histoire de Bretagne. Louis Gratien, écuyer,
était présent à la Revue de Darien de Cordellet à
Carcassonne, le 29 mars 1419 (Dom Morice,
Preuves pour servir à l'histoire de Bretagne,
tome II, p. 994).
Louis Gratien, écuyer, peut-être le même, figure
à la montre de Guy on de la Rive, écuyer, fait à
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Magny. le 8 décembre 1419. (Id. page 993). Le
même nom se trouve à la Revue de Jean Darrien,
le 29 avril 1420 (id., page 1006).
François Gratien, écuyer, était homme d'armes
dans la compagnie de Jehan de la Haye, écuyer,
comme il appert d'une quittance du l^ 1 ' février 1462
Catherine de Gratien, fille du précédent, avait
épousé en 1490, Jean de Clairvaulx.
La maison de Gratien fut reconnue d'ancienne
noblesse à la Réformation de 1513, paroisse de
Trëmélolr, évêché de Saint-Rrîeuc. Jacques Gra-
tien, fils d'Yvon, y possédait alors le manoir
noble de Lauviry.
La filiation, continuée jusqu'à nos jours, peut
se suivre d'une manière certaine depuis :
1°. — Balthazar de Gratien ou Gratian, seigneur
de Çomorre, conseiller, secrétaire du Roi en 1662,
qui laissa pour enfants :
II . — Jean de Gratien mort sans postérité : 2°.
111°. — Balthazar de Gratian, capitaine des vais-
seaux du Roi. Il épousa Anne de Carponte et
mourut sans laisser d'enfants.
IV . — Mathieu de Gratien, avocat au Parle-
ment, fixé à Sens, frère de Balthazar I er , devint
chef de nom et armes après la mort de ses neveux.
Il avait épousé le 5 juillet 1674, Jeanne de Bautru.
V 9 . — De ce mariage naquit : Simon-Mathieu
de Gratien, avocat au Parlement. Il épousa le
29 juillet 1709, Madeleine Françoise de Matieu ou
Mathieu. A son contrat de mariage figurent
comme témoins, ses oncles Guillaume Gratien de
la Grenadis, conseiller garde des sceaux au pré-
sidial de Sens, et Thomas Gratien de Puygaillard.
Ils eurent plusieurs enfants dont: Alexis-Théodore
qui suit.
VI . — Alexis-Théodore de Gratien des Bordes,
Comorre, etc., épousa sa parente Marie-Rose
Bruyère de Kerbineau, à Guingamp (Bretagne)
De ce mariage sont issus : 1" Louis-Alexis-
Théodore qui suit, 2 # Cécile-Marie-Rose, qui
épousa le comte de la Houssaye : 3° François-
Alexis-Eusèbe, Gratien de Comorre, chef d'une
branche éteinte.
VII . — Louis-Alexis-Théodore de Gratien,
épousa Mlle de Lannux et laissa pour fds Jean-
Théodore qui suit.
\TII°. — Jean-Théodore de Gratien, fds de
Louis-Alexis-Théodore et de Marie Françoise-
Louise de Lannux, né à Morlaix en 1775, épousa
le 12 vendémiaire an IV, sa cousine Rose-Marie-
Angélique-Augustine de Porzanzal ou Portantoul
de la Grève. De ce mariage naquirent deux enfants
dont un fils :
IX . — Julien- Alexis-Théodore de Gratien, né à
( ruingamp, le 9 juillet 1796.11 épousa, le 17 mai 1831,
au château du Bois-de-la-Motte, Félicie-Anne-
Emmanuelle-Maiie Briot de la Gaufrais de la
Mallerie, petite-fille de la dernière marquise de
Cahideuc. Du mariage ci-dessus sont nés sept
enfants dont un fds :
X°. — Théodore-Léonce-Emmanuel de Gratien,
né au château de la Mallerie, le 22 mai 1840. Il a
épousé, le 26 août 1875, Marie-Adèle-Eugénie-
Morin de la Rivière, famille très-ancienne de la
1 îa^sc-Xormandie, alliée aux plus grandes maisons.
Alliances : De Glervaulx, de Carponte, de
Bautru, de Mathieu, de Miron, de Keromain, de
Tromelin, de la Haye, de Kergaradec, de Plœuc,
de la Morandais, de la Richardière, de Chan-
toiseau, de Nesles, de Kerbineau, de Lannux, de
Porzanzal de la Grève, de Carné de Trécesson, de
la Houssaye, de Kerouartz, de Gouyon, de Bois-
baudry, de Locmaria, de Montfort, de Molini,
Picquet da Meleuc, de la Bivière, de la Ville-
brune, etc., etc.
Armes : D'azur, au chevron cVor, accompagné
en pointe d'un linn couronné du même, lampassê
el armé de gueules. Alias: D'azur, au chevron
d'argent accompagné de trois aigletles d'or.
Couronne de comte.
Devise: Virlus et fidcs.
GRIMALDI {de).
Branche d'Antibes et de Cagnes.
Cette branche descend en
ligne directe de Raynier II
de Grimaldi, souverain de
Monaco, Amiral de France,
mort en 1314.
La ligne aînée des Gri-
maldi, Princes de Mona-
co, s'étant éteinte dans les
mâles en 1731, la bran-
che' des Grimaldi d'Antibes,
se prétend aujourd'hui la
légitime héritière de la
principauté de Monaco, les
Goyon de Matignon ne des-
cendent des Grimaldi que par les femmes seu-
lement .
Les Grimaldi issus de Pépin d'Héristal, possé-
daient la principauté de Monaco depuis l'an 980.
Ils ont fourni un grand nombre d'illustrations.
Plusieurs ont été doges de Gênes, d'autres, ami-
raux de France, généraux, grands dignitaires de
la couronne de France, beaucoup sont morts sur
les champs de bataille français.
Armes : Fuselé d'argent et de gueules.
Devise: Deo Juvante.
REPRÉSENTANT ACTUEL
Grimaldi d'Antibes, M is de Cagnes et
de Courbons (Henri -Charles-Raoul, M is de)
Résidence : 12, rue Lauriston, à Paris.
213 —
21'
GUEAU DE REVERSEAUX DE
ROUVRAY.
Jacques-Etienne de Guéau, seigneur de Rever-
seaux, célèbre avocat au Parlement, secrétaire du
Roi en 1737, épousa Marie-Angélique le Xoir, de
laquelle est issu Jacques-Philippe-Isaac Guéau,
seigneur de Reverseaux, reçu Conseiller au Par-
lement de Paris, le 17 juillet 1761, mailre des re-
quêtes en 1765, et Président au Grand Conseil, le
4 janvier 1768. Il mourut en laissant de N... Sor-
bier, un garçon et 4 tilles.
Armes : Ecartelè : aux J et 4 d'azur, A la croix
de Jérusalem d'or; au chef cousu de gueules, char-
gé d'un gland de chêne, feuille d'or, la tige en haut ;
aux 2 et 3 d'azur, au chevron d'or accompagné
de trois croissants d'argent.
GUÉRIN DE LA GRASSERIE.
Famille originaire de la commune de Louvigné
du Désert, _arrondissement de Fougères, Breta-
gne ; depuis le xive siècle, le vieux manoir de la
Grasserie est possédé par cette famille qu'on
voit figurer parmi les premières de cette province
dans les reformations de 1427, 1444, 1446, 1513 et
1668. Les membres ont acquis le titre de marquis
de Saint-Brice par suite du mariage, en 1644, de
Jean Guérin, seigneur de la Grasserie, avec
Claude Henriette de Volviredu Ruffec. fille aînée
du marquis de Saint-Brice, décédé sans autre pos-
térité, et. du déce» de l'oncle paternel de celle ci,
Anne de Volvire, décédé aussi sans postérité, et
dernier survivant de la descendance mâle des
marquis de Saint-Brice.
Le premier connu de ses auteurs est Miche 1
Guérin, seigneur de la Héarderie, en A r illamée,
en 1452. Viennent ensuite : Pierre Guérin, sei-
gneur de la Groisserie, comme il est attesté par
un rolle de 1490, Raoul Guérin. seigneur de la
Grasserie, décédé en 1539, Jean Guérin, seigneur
de la Grasserie et de la Belotière, sénéchal de
Fougères en 1576, doyen des Conseillers du Roy
en sa Cour et Parlement de Bretagne, inhumé en
la chapelle de la Grasserie en l'église de Saint-
Léonard de Fougères en 1582, Robert Guérin,
seigneur de la Grasserie et de la Belotière, Con-
seiller du Roy, époux de Jeanne Henry de la Heu-
zelais, né en 1579; Jean Guérin, seigneur de la
Groisserie et de Parigné, né le 14 août 1619, mort
en 1681, époux de Claude-Henriette de Volvire
de Ruffec, marquise de Saint -Brice ; Anne Guérin,
fils aîné du précédent, seigneur de Sens, devenu
marquis de Saint-Brice par suite du décès d'Anne
de Volvire, son oncle maternel, décédé sans en-
fants, marié à Marie-Jeanne-Geslin de Trémar-
gat -, Anne-Gilles Guérin, marquis de Saint-Brice,
marié à Suzanne de Farcy, mort en 1737 ; Anne
| Gilles-Jacques Guérin, marquis de Saint-Brice,
marié à Jacquette-Hyacinthe de Prestre de Châ •
teaugiron, lequel n'a laissé que deux filles, Louise-
Caroline Guérin, marquise de Saint-Brice, épouse .
d'Arnaud-Charles-Tuffin, marquis de la Roue-
rie, décédée sans postérité, et Thérèse Félicité
Guérin de Saint-Brice, épouse de Louis-Marie-
Leloup de Chasseloir, duquel mariage est issu un
seul enfant : Victorine-Thérèse de Chasseloir,
mariée à Humbert de Sesmaisons et décédée sans
postérité en 1719. — Cette branche, étant éteinte,
le titre de marquis de Saint Brice est reporté sur
les descendants du fils puiné de Jean Guérin, sei-
gneur de la Grasserie. Les représentants de la
branche cadette à partir de Jean de la Grasserie
sont: François-Claude, seigneur de la Grasserie,
né en 1658, marié à Marie-Renée Bossard du
Clos; François-René Guérin, seigneur de la Gras-
serie, né en 1659, marié à Renée-François le Bel
de la Gavouyére ; Gabriel François Guérin, sei-
gneur de la Grasserie, né en 1717, marié à Julie-
Marie Picquet de Mélesse ; Prosper-André Gué-
rin de la Grasserie, né en 1755, fils aîné du pré-
cédent, marié à Jeanne de Théhillac ; Alexandre
Guérin de la Grasserie, fils du précédent, auteur
de l'Armoriai de Bretagne, décédé sans descen-
dant mâle ; René-Joseph Guérin, chevalier de la
Grasserie, fils puiné de Prosper-André Guérin,
né en 7158, marié à Thérèse-Bénite Berlhelot de
Busnelaye i René Guérin delà Grasserie, né en
1786, marié à Eulalie du Bois de Québriac ; Raoul
Robert-Marie Guérin de la Grasserie, docteur en
droit, juge au Tribunal de Rennes, auteur de
nombreux ouvrages de littérature, de linguisti-
que, de droit, de législation comparée, de psycho-
logie et de sociologie, marié à Cécile le Vicomte
de la Houssaye, dernier représentant du nom
dans la descendance mâle avec ses fils Raoul et
René Guérin de la Grasserie.
Seigneuries : La famille a possédé les terres
et seigneuries de la Grasserie en Louvigné du
Décret— de Saint-Brice (baronnie de Saint-Brice),
paroisse de ce nom — de la Belotière — de la
Héaullière, paroisse de Villammée — de Guille-
ven — de la Gavouyére, paroisse de Saint-
Aubin d'Aubigné — de Sens (baronnie de Sens).
paroisse de ce nom — de Saint-Etienne, paroisse
de Saint-Etienne en Coglez — de Champinel, —
de la Chattière — de Parigné, paroisse de ce nom
— de la Fontaine.
Alliances : Elle s'est alliée avec les familles :
Douilley, seigneur de Plaisance (xv e siècle) ; des
Prey, 1576; Henri de laHeuzelaye, de la Binolaye
d'Acre; Garault de Chastillé ; Botherel du Pies-
sis Hettier; Lasne de l'Officerie (xvi e siècle) ; Tar-
dif de Moidrey : de la Bourdonnay de Blossac
(xvu e siècle) de Volvire de Ruffec, Marquise
de Saint-Brice (1644) ; Botherel de Couroger; Bo-
therel de la Bretonnière (xvne siècle), Geslin de
Trémargot (1671); Bossart du Clos (1582); de Bois-
215 —
— 216 —
gelin (1674) ; de Farcy (1717); le Bel de la Gavo- I
nyère(1716); le Prestre de Ghateaugiron (xvn e
siècle) ; Picquet de Mélesse (1749) Tuf fier, mar-
quis de la Rociérie (1785) ; Leloup de Chasseloir
(1775); de Sesmaisons, de Neuville, de Théhillac
(xviii" siècle) Berthelot de la Brunelaye (1785);
Trochon d'Herbrée (1785) ; du Bois de Québriac,
le Vicomte de la Houssaye (xix e siècle) .
Armes: D'azur, au checron d'or accompagné en
chef de trois besans de même, à la bordure con-
greslée d'argent.
GUET (du).
Ancienne famille noble de la Champagne dont
les membres ont possédé les seigneuries d'Inau-
mont, de Lalobbe et de La Certeau. Il y a quel-
ques années on a retrouvé à Inaumont une cloche
fondue au xn» siècle qui avait eu pour parrain un
du Guet, seigneur d'Inaumont. Cette famille a
fourni bon nombre d'officiers et de chevaliers de
St- Louis. Elle fit ses preuves de noblesse en 1666
et figure au procès-verbal de Caumartin où ses
armes y sont ainsi décrites :
Armes : Ecartelé : au 1 d'argent à quatre ban-
des de gueules ; auv 2 et 3, de gueules, au lion
d'argent ; au 4, d'argent au lion de gueules.
REPRÉSENTA NTS ACT UELS
1° Guet (Adolphe du), percepteur des
contributions directes, 10, rue de Venise,
à Reims, marié àN. . . de laTourd' Artaise,
dont : a) Georges, né en avril 1880 ; b) Ma-
rie, née le 8 juillet 1881.
2° Guet (Henri du), contrôleur des doua-
nes, attaché à la direction du Havre.
GUIBERT (de).
Famille originaire de la Touraine et établie à
Beaucaire, diocèse de Nîmes, depuis environ l'an
1550. Elle a possédé pendant longtemps la terre
de Gabrières, située dans ce même diocèse. Elle
a eu, en 1104, un abbé de Nogent, à Loudun, qua-
lifié, par les historiens de ce temps, gentilhomme
Français. Un autre, dans ce même siècle, fut abbé
de Nogent-sous-Coucy, que l'histoire dit être issu
d'une riche et puissante famille.
Nicolas de Guibert, qui commença la filiation
suivie, naquit à Tours, en 1460, de Jean, et s'éta-
blit à Tarascon en Provence, au commencement
du xv° siècle, où il fat attiré par la proximité de
cette ville à celle des Beaux, dont il fut fait gou-
verneur en 1504. Il eut du roi plusieurs autres
commissions très honorables. Lepape lui accorda
une bulle, portant, pour lui et sa postérité, des
dispenses et permissions très distinguées. Ces
faits sont prouvés par la procédure faite devant
M. Bazin de Bezons, commissaire député en la
province de Languedoc, pour la vérification des
titres de Noblesse, et par son ordonnance rendue
en 1669, en faveur de cette famille. Elle a joui,
dès son établissement à Tarascon, de tous les
privilèges accordés à la plus ancienne noblesse
de cette province. Sa réception à Malte, dès cette
époque, prouve son ancienneté et la noblesse de
l'origine du dit Nicolas. Il avait épousé: 1° en
1507, Jeanne de Pontèves ; 2° Catherine d'Arlod ;
3° le L2 octobre 1512, Marie deGènoin. Il eut qua-
tre enfants du premier lit et un du 3 e , Denis, qui
continua sa descendance. Il est l'auteur de l'uni-
que et dernière branche qui subsiste encore à
présent.
Armes : D'azur, au gui de chêne fleuri d'or, ac-
compagné de trois étoiles du même, 2 en chef et
1 en pointe.
GUIGNARD DE SAINT-PRIEST (de).
De cette famille noble, est Denis-Emmanuel-
Guignard, vicomte de Saint-Priest. Président à
mortier du Parlement de Grenoble en 1715, qui
eut postérité de Catherine Lescot, son épouse.
Cette famille a fourni plusieurs conseillers au
Parlement et des maîtres de requêtes.
François-Emmanuel, né le 12 mars 1735, cheva-
lier de Malte le 16 mars 1739, appelé le Chevalier
de Saint-Priest, Exempt des gardes du corps,
Ambassadeur à la Cour de Suède en 1767, fut
Ministre Plénipotentiaire du Boi en Portugal et
à la Porte.
Ou trouve un Charles Guignard dans la liste
des Conseillers au grand conseil du25 février 1517
et des années suivantes.
Armes: D'azur, au checron d'argent, accompa-
gné en chef de deux tours d'or, maçonnées de
sable.
GUIRONNET DE MASSAS.
La famille de Massas est originaire du Langue-
doc ; on retrouve encore dans le département du
Gers les ruines de vieux manoirs qui lui appar-
tinrent, notamment à Perusse Massas et à Castil-
lon Massas.
Le premier auteur connu est Odon s seigneur de
Malartic et de Massas qui testa en 1267.
En 1628, les biens de la famille de Massas fu-
rent confisqués pour cause de protestantisme et
donnés à Pierre de Beringhen, seigneur d'Ar-
mainvilliers.
La famille se divisa alors en deux branches,
l'une qui s'expatria en Amérique, l'autre qui prit
— 217
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le nom de Guironnet de Massas et vint se réfugier
dans l'Ardèche où, jusqu'à la Révolution, elle
habita le château de Massas (aujourd'hui commu-
ne de Bozas, canton de St-Félicien).
Après la révolutiou, elle vint se fixer en Dau-
phiné où elle possède encore comme résidence le
château de Rivoiranche par le Monestier de Cler-
mont (Isère).
Armes : D'azur, à trois fasces ondées d'argent',
au chef de sable chargé de trois fleurs de lys d'or
séparé par une tr angle du même.
Supports : Deux léopards.
Couronne de comte.
Devise : Semper spes.
REPRÉSENTANT ACTUEL
Guironnet de Massas Charles-Gaston
G te ), capitaine au 7 e chasseurs alpins.
GUYOT ou GUIOT.
La principale des familles qui portent ce. nom,
famille toute militaire et de la plus ancienne che-
valerie, est originaire du Poitou où elle est encore
représentée et d'où elle s'est répandue dans plu-
sieurs provinces. Elle estconnue en Poitou depuis
le xi« siècle et elle y a été maintenue dans sa no-
blesse d'extraction par ordonnance des 9 juin
1590, ? septembre et 7 décembre 1607, 22 août 1669
et 27 avril 1715. Elle fit ses preuves pour St-Cyr
en 1581 et pour les honneurs de la cour en 1745,
et comparut aux assemblées de la noblesse en 1651
et 1789.
Les généalogistes du Poitou citent parmi ses
membres Huon Guyot qui se croisa en 1248 ;
Pierre Guyot, cher s gr d'Asnières qui était gouver-
neur du Poitou en 1333 ; Jean Guyot, cher sg^d'As-
nières et de Villard, enseigne de la compagnie des
gendarmes de Mgr le duc de Bourbon; N. Guyot,
sgr de Salim, chevalior de Malte en 1522 ; Guyot
cher s gr d'Asnières commandant une compagnie
d'hommes d'armes sous la charge du sgr <_le la
Vauguyon eu 1561 ; Fiacre Guyot, ss r d'Asnières
ch e r de Malte en 1577 et six autres chevaliers du
même ordre ; Mathieu Guyot, cher s gr d'Asnières
major du régiment de cavalerie du roi en 1631 et
quantité d'officiers distingués, car peu de familles
se prodiguèrent autant au service du pays.
La famille Guyot est en possession des titres
de : Marquis d'Asnières depuis 1745 par érection
en marquisat de la terre d'Asnières ; Baron de la
Châtre pour la branche du Repaire par ordon-
nance royale du 10 juillet 1756 autorisant trans-
mission ; Comte du St-Empire pour la branche de
Salins, et comte de Ponteil par concession royale
du 11 mars 1829. Toutes les alliances sont des
plus distinguées.
Les branches de cette maison sont encore fort
nombreuses dans la Marche, le Poitou, l'Angou-
mois et la Bretagne.
Armes : D'or, à trois perroquets de sinople, bec-
qués, guidonnés, membres et pattes de gueules.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
1° Guyot d'Asnières (marquise) à l'Jsle
Jourdain (Vienne).
2° Guyot du Repaire (baron) à Saintes
(Charente-Inférieure).
3° Guyot du Repaire (Léon), château du
Roc par Issignac (Dordogne).
4° Guyot du Repaire (Maurice), château
de Brochard par Agénac (Dordogne).
5 e Guyot de Salins (comte Victor) à Au-
ray (Morbihan).
0° Guyot de Salins (V te Charles) et V tesse
née de Longue au-St-Michel, avenue de la
gare à Rennes (Ille-et-Vilaine) et château
du Hézo, par Theix (Morbihan).
7° Guyot de Salins (V te Paul) et V tesse née
Sioc'handeKersabiec, château de la Rouil-
lonnaie en St-Etienne de Montluc (Loire-
Inférieure).
8° Guyot d'Asnières de Salins (Arthur)
capitaine breveté d'infanterie de marine, et
M me née de Gibon. 13, avenue de la Motte-
Piquet à Paris.
9° Guyot d'Asnières de Salins (M is ), châ-
teau de Beauregard, près Vannes.
10° Guyot de Montserant, officier supé-
cier au 1 er cuirassiers.
11° Guyot de Féraudière,23,rueGarnier
au Mans.
12° Guyot de la Rochère, docteur-méde-
cin à l'Isle-Jourdain.
GUYOT DE SAINT-AMAND.
Cette famille est originaire du Nivernais ; elle
appartient à la noblesse de robe et après avoir
compté des avocats, des conseillers et secrétaires
du roi, des receveurs généraux des finances, des
maîtres des requêtes et des conseillers au Parle-
ment de Paris, elle produisit unécuyer de la reine
et des officiers distingués. Cette famille a été mise
en relief par des alliances et des charges impor-
tantes ; elle a produit les preuves de sa noblesse
219 —
220
devant le juge d'armes de France et un de ses
membres a été fait marquis par le roi Louis XV.
Armes : Ecartclë : aux 1 et 4,degueules à trois
poissons d'or, enfasce l'un sur Vautre, cetui du
milieu contourné, en pointe une rivière d'argent;
aux C J et 3, de sable à trois fontaines d'argent.
REPRESENTANT A CTUE L
GuyoL M'i ,iis de Saint-Amand. Résidence :
château de Saint- Amand en Puisaye (Isère);
a épousé Mlle de Bizemont.
GUYOT DE SAINT-MICHEL ET DE
VERSEILLES.
Cotte famille établie en Champagne est origi-
naire de Lorraine et remonte à Georges Guyot,
huissier d'armes de René II, duc de Lorraine qui
l'anoblit en 1481.
Elle a fourni six maires de Langres, des secré-
taires du roi, un membre de l'Académie de Dijon
et beaucoup d'officiers de la maison du roi.
Armes : D'azw\ à une perdrix d'ormembrée de
gueules ; au chef cVor.
Nous trouvons : Guyot de Saint-Michel
(René), château de la Rochelle par Gintrey
(Haute-Saône).
GUYOT ou GUIOT DE SAINT -REM Y.
Cette famille est originaire de Lorraine où elle
existe encore et n'a rien de commun avec là fa-
mille Guyot dAsnières comme l'a cru le savant
M. Beauchel-Filleau, l'auteur du Dictionnaire des
familles du Poitou.
Elle remonte à René Guyot, avocat en la cour
souveraine de Lorraine et Barrois qui fut anobli
et qui fut père de Nicolas-François, Ecuyer Sei-
gneur de St-Remy, conseiller des ducs de Lorraine.
Laine et St-AUais donnent la généalogie de
cette famille.
Armes: D'azur, semé d'abeilles d'argent, la ru-
che maçonnée d'or brochant sur le tout ; au chef
de gueules chargé d'une couronne également d'or.
Devise: Animus régi. Speculo hoslibus.
GUYOT DE RO VILLE.
Cette famille est originaire de Lorraine. L'ano-
blissement est du 27 août 17(Ji.
(Voir les preuves de noblesse des cadets gen-
tilshommes du Roi Stanislas, duc de Lorraine,
aux archives nationales.)
Armes: D'azur à deux flambeaux allumés d'ar-
gent passés en sautoir.
GUYOT DE LA GARDE.
Cette famille, originaire de Bourg-en-Bresse, a
possédéles seigneuries deLuyssandres,d'Espeys-
soles, de laFranchise, de la Fougière et deChail-
loure.
La Ghesnaye des Bois en donne toute la généa-
logie.
Armes : De gueules, à la bande d'argent, accom-
pagnée de six bezans de même rangés en orle.
GUYOT DE GHARMEAUX, des Her-
biers et de Ménisson en Champagne.
Famille d'échevins, de Paris.
Claude Guyot, seigneur de Charmeaux, et son
fils Antoine, tous deux prévôts des marchands,
sont qualifiés chevaliers vers 1580.
Un de leurs descendants s'établit à Joinville en
Champagne ou l'on voit son fils qualifié de grand
assesseur de la maréchaussée et son petit-fils
président de l'élection de Joinville.
Armes : D'or, à trois tourtereaux de sinople,
posés 2 et 1 .
GUYOT DE MAIGHE ET DE MALE
SEIGNE.
Famille originaire de Bourgogne, titrés barons
pour la branche de Maiche.
Les preuves de noblesse sont à la Bibliothèque
Nationale de la rue Richelieu.
Armes. D'azur, nu cheorond'or accompagné en
chef de deu.r roses, et en pointe d'une étoile, le tout
d'or.
HALEWYN (d f ).
D'Alluin ou de Halewyn, famille noble des
Pays-Bas autrichiens,
Messire Luc de Halewyn, né à Courtrai, le
12 décembre 1630, est le premier de cette famille
qui est venu habiter Aire, en Artois, où ses des-
cendants résident encore. Il était fils légitime de
messire Cornil-Van-Halewyn, né à Courtrai, le
4 août 1581, et arriére-petit-fils de Pierre- Antoine-
Van-Halewyn, qui vivait en 1498.
Armes : D'argent, à trois lions de sable, armes
et lampassés de gueules; à la gourde du môme,
posée en abîme.
L'écu sommé d'une couronne à neuf perles, sur-
montée d'un heaume ou casque d'argent, grillé,
liséré et couronné d'or, fourré de gueules ; aux
hachements d'argent et de sable.
Cimier : Un lion issanl de reçu, entre un vol à
Cantique d'or.
Supports : Deux lions d'or, armés et lampassés
de gueules, tenant chacun une bandcrolle : celle
de d'extre, d'argent, au lion de sable, armé et lam-
passé de gueules ; et celle de senestre d'or, à la
fasce de sable, accompagnée de trois merlettes du
même ; et sur le tout de gueules, au calice d'or.
HANGOUWART (tV).
La famille d'Hangouwart issue des barons libres
de Heldrouch, ville située dans la province de
Mylnie, en Saxe, vint s'établir clans les Pays-
Bas en l'an 1003 et prit résidence à Lille en
l'an 1130.
Elle a été titrée : chevalier, en 1611 ; baron,
en 1664; comte, en 1696, et marquis, en 1703-1706.
Parmi ceux de cette famille qui se sont illustrés,
nous trouvons; Gérard, escuyer du duc de Bour-
gogne aux côtés duquel il fut tué à Nancy en 1477 ;
Guillaume, président du conseil provincial d'Ar-
tois, envoyé comme ambassadeur de l'empereur
Charles-Quint et de la reine de Hongrie pour
signer en leurs noms les traités tenus à Cambrai,
en 1529 (Paix des Dames) ; trêve de Nice et de
Boury, en 1538 et de Crespy, en 1544. Il fut égale-
ment député pour recevoir la rançon du roi
de France ; Walerand, aumônier de l'empereur
Charles-Quint qu'il accompagne dans ses diverses
expéditions.
Cette famille s'est alliée : aux de Landas, de
Croix, de Prud'homme d'Hailly, de Nieuport, de
la Clitte, de Nédonchel, de Montmorency, etc., etc.
Armes : De sable, à l'aigle éployée d'argent bec-
quée et membrée d'or.
L'écu timbré d'un heaume surmonté de deux
cornes de sable.
Supports : Deux lions d'or armés ci lampassés
du même.
REPRÉSENTA XTS A G T UELS
Hangouwart (B onne <T), née Picot de
223 —
224
Moras ; résidence : rue de Ponthieu, 78, à
Paris.
Enfants : 1° Martial -Philippe-Amédée,
M is d'H. ; 2° Louis-Anatole-Albert, C te d'H. ;
3° Henry, B on d'H. ; 4° Fernand ; 5° Elisa-
beth ; 6° Marie-Louise.
HARDIVILLIERS [d').
En Picardie, Seigneurs de
Monceaux, St-Omer, LeFay-
les-Hormois, Hennequin,
Oudeul, Gourroy, etc.
Par arrêt du Conseil d'État
rendu à Paris, le 28déc. 1717,
le roi a maintenu et confirmé
dans leur noblesse François-
Maurice, Louis -Charles et
Claude-Philippe d'Hardivil-
liers, tous trois fils de feu
François, maréchal des logis
de la compagnie des gen-
darmes de la garde du roi,
chevalier d'ordre royal et militaire de St-Louis.
Il existe aujourd'hui deux branches de cette
ancienne famille de noblesse d'épôe.
Le château et la terre de Monceaux St-Omer en
Beauvaisis résidence de la branche ainée lui sont
venus en 1729 par succession des seigneurs de
Milly dont le dernier descendant mâle avait pour
cousine germaineune dame Marie-Louise d'Hallen-
court, femme de François d'Hardivilliers, écuyer,
sieur de Lourdons.
L'autre branche est établie au château de
Friville dans le Ponthieu. Cette terre réunie à
celle de Fressenneville lui a été apportée par
Henriette de Coppequenne, fille ainée du comte de
Fressenneville.
Parmi les alliances on trouve, Hallencourt
Monchy, d'Avelon.Vion de Gaillon, Coppequenne
de Fressenneville. Le Clerc de Blicourt (de même
nom et armes que les Leclerc de Juigné). Le
Roux d'Igneauville (des Le Roux d'Ennevale) de
Gaudechard, de Clermont-Tonnerre.
Armes : D'azur, à un coq d'argent ayant les
ailes étendîtes, crête, becqué, barbé et ongle de
gueules, posé sur un monticule de sable et tenant
de sa patte droite une épée d'argent dont la garde
et la poignée sont d'or, sommé d'une couronne
aussi d'or.
Supports : Deux lions.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Branche aînée
Hardivilliers (Louis V e de), fils de Au-
guste -Charles-Henri d'Hardivilliers, gen-
tilhomme honoraire de la chambre du
roi en 1826.
Il a eu de son mariage avec Mlle de Gau
dechard, un fils Albéric d'Hardivilliers qui
a épousé en 1890, Mlle de Clermont-
Tonnerre.
Branche cadette
Comte d'Hardivilliers.
H ARGUES (de).
Les de Hargues sont d'ori-
gine anglaise; ils vinrent se
fixer en France vers L>60 ;
familiers de la maison de
Bohan, Catherine de Par-
thenay employa souvent
l'un d'eux dans ses missions
secrètes auprès de son fils
le duc de Soubise, réfugié
alors à Londres. A la révo-
cation de l'Edit de Nantes,
ils abjurèrent le calvinisme
et vécurent tranquillement
sur leurs terres, en contrac-
tant des alliances avec les
meilleures familles de la
bourgeoisie et de la noblesse.
Augustin de Hargues d'Estivaux, l'un des grands
chefs de l'armée vendéenne, fut nommé adjudant
général de la Bochejacquelein; il était né auPuy-
Limousin, près la Châtaigneraie; le 22 novembre
1793 il fut fait prisonnier par les Bleus et fu-
sillé à Bennes ; il tomba en criant : « Vive le
Boi. (Mémoires de la marquise de la Bochejac-
quelein).
Benjamin de Hargues, né à Bressuire, le 29
mars 17 ( .»3 fut créé chevalier du lys par Louis
XVIII, en reconnaissance des services rendus
par son parent de Hargues d'Estivaux à la cause
des Bourbons.
Armes : De gueules, aux deux dagues d'argent
posées en pointes.
REPRÉSENTA NTS ACT UELS
Hargues (Benjamin de), a épousé Marie
Drouet de Montgermont le 10 avril 1888.
Hargues (Joseph de), marié le 25 jan-
vier 1893 à Amélie Le Clerc de Vaumorin,
dont Benjamin Marie, né le 24 octobre
Hargues (Edouard de) marié à Gornélie
Thomassin, dont Edouard marié le 23 mai
à Berthe Grignon de la Gèterie, dont : a)
225
226
Louis né le 1 er mars 1889; b) Jean, né le
28 février 1892.
HAUDOUART DE FONTAINE.
Famille originaire d'Irlande.
Stanislas-Joseph, lieutenant-colonel au service
des Pays-Bas, vint se fixer à Arras, où il vivait
en 1450.
Ses descendants acquirent les terres de Thiè-
vres, Saint-Ladre, Vandelicourt, Rosereau, etc.
Etienne, mort en 1635, laissa deux fils : l'un,
Jehan-Baptiste, devint la tige des Haudouart,
comte de Thièvres ; et l'autre : Pierre-Paul Hau-
douart qui épousa Claude d'Hermin de la Forge,
devint la tige des Haudouart, vicomte de Fon-
taine lez Hermans.
Le dernier descendant marié à Louise Bron-
gniart, habite le château de Fontaine-lez Her-
mans (Pas-de-Calais).
Il a deux fils et trois filles.
Armes : D'azur, à deux fasecs vivrées d'or,
chargées de cinq creiœ de Malte de même.
HOMME (du).
Cette famille est originaire
de Normandie.
Le sieur Raoul du Homme
et Robert du Homme, figu-
rèrent sur la liste des 119
gentilshommes qui défen-
dirent si bien le mont Saint-
Michel en l'an 1423, que les
Anglais ne purent le pren-
dre. (Extrait de l'histoire
générale de Normandie, par
Gabriel Du Moulin, page 144
et 155.
Nous trouvons encore un
Jean du Homme parmi les défenseurs du Mont
Saint-Michel.
Les Du Homme figurent aussi dans le catalogue
des grands seigneurs normands qui passèrent la
mer et combattirent pour Guillaume quand il
conquit l'Angleterre.
Les Du Homme figurent aussi aux croisades et
dansleDooms Day book. (Angleterre).
Armes : D'azur, au léopard d'or-, accompagné
de six besants du même, 3 enchefetS en pointe.
Couronne de comte.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Homme de Chassilly (Gustave du), de-
meurant au château de Chassilly, près
Saint-James (Manche), marié à Juliette
d'Eyragues, dont deux filles : a) Jeanne ;
b) Madeleine.
HOUVIGNET (cF).
Voir pour l'historique de cette famille, le Tome
1er, col. 1467.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Houvignet (Gustave d 1 ), chef de nom
et d'armes, né le 30 juin 1834, propriétaire
au château, île d'Oléron (Charente-Inté-
rieure), marié à Julie-Henriette Giroud,
dont : trois enfants : a) Gustave-Henri, no-
taire au château, île d'Oléron ; b) Amélie-
Henriette-Augustine, mariée à Louis-Ma-
rie-Maurel, officier d'infanterie à Limoges ;
c) Marthe-Juliette, décédée.
HUAULT DE
ET DU PUY.
LA GAUBERDIERE
Cette famille est originaire
d'Anjou. Elle a donné Huault
de la Gauberdière, René, Con-
seiller au Présidial dAngers,
en 1635 ; Huault du Puy, Jac-
ques, fils du précédent, avo-
cat au présidial d'Angers en
1690.
Huault Dupuy, René-Ur-
bain, avocat au Présidial
d'Angers, puis vice-président
du Tribunal civil d'Angers
en 1816.
Armes : D'or, à la fasce
d'azur chargée de trois mo-
lettes d'éperon d'or et accompagnée de trois co-
querelles de gueules posées 2 et 1.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
engage
Huault Dupuy (René-Valentin)
volontaire en 1870. Chef de bataillon au
72 e régiment territorial d'infanterie. Con-
seiller d'arrondissement. Président du Co-
mice agricole et maire du Louroux-Bé-
connais (Maine-et-Loire;.
HUE.
Famille de robe, originaire de Nemours qui
établit sa filiation depuis 1540, Elle a acquis la
noblesse par des charges dans la capitainerie
des chasses royales de Fontainebleau. François
Tome II
8.
- -2-28
Hue, écuyer, né à Fontainebleau, en 1757, devint
premier valet de chambre du dauphin Louis XVII,
fut enfermé au Temple avec la famille royale et
fut l'ami et le fidèle serviteur du roi Louis XVI,
qui, dans Sun testament, le recommanda à
son fils et à la nation. Incarcéré ensuite à la
Force, il y écrivit les dernières années de Louis
XVI, et, mis en liberté, il accompagna Louis XVIII
et Madame pendant l'émigration, devint commis-
saire général de la maison du roi et fut chargé d'un
grand nombre de missions de confiance. Créé Ba-
ron en 1816, il mourut en 1810, laissant le souve-
nir d'une inviolable fidélité à la malheureuse fa-
mille de France. C'est à lui que nous devons
d'avoir ïecueilli de la bouche de la Princesse, la
célèbre prière de Mme Elisabeth.
Son fils, André, baron Hue, capitaine aux.
mousquetaires, chef de bataillon, officier de la
maison des rois Louis XVIII et Charles X, etc.
a laissé de son mariage avec Mlle de Mazenod :
1° Ernest, Baron Hue, veuf de Mlle de Ba-
gneaux. Résidence: Château de Saint Sauveur,
par Bray-sur-Seine (Seine-et-Marne).
Enfants : a) Gontran. — b) Alfred, lieutenant
d'artillerie de marine.
2° Fernand Hue et Mme née Le Seure de
Senneville, à Pontoise (^Seine-et-Oise ;
Filles : l°Mme Millon de Montherlant. 2° Com-
tesse de Maricourt. 3° Baronne de Bininger Champ-
boulin.
Armes: D'azur, à ti'ois hures de sanglier d'or.
HUGON DE SGŒUX.
La famille Hugon do Scœux ou de Ceux est
originaire du Limousin.
Elle compte de nombreuses alliances avec les
plus anciennes familles de la Marche, de l'Auver-
gne et du Limousin, notamment avec les familleb
de Brugières, de (ioy, de Ruynaud de Saint-
Georges, de SauLly.
Armes: D'azur, à deux lions d'or posés en pied.
REPRÉSENTA NTS A C TU EL S
Hugon, baron de Scœux (Charles-Michel-
Benoit), conservateur des hypothèques
en retraite, marié avec Rosalie-Augustine-
Adèle Boiteux de Saulty, demeurant à
Paris, boulevard Saint-Michel, 105.
Fils : H. de S. (Marcel-Marie-Charles-
Etienne), avocat à la Cour d'appel de Pa-
ris, demeurant à Paris, rue de l'Odéon, 16,
marié à Louise-Félicie- Marie de Genes-
teix dont :
a) Michel-Fresne-Marie-Charles, né le
11 février 1894; b) Charles-Marie-Elienne-
Henri, né le 16 juillet 1895.
HULOT (barons)
I. BRANCHE DE MA-
ZERNY. (Enfants du lieu-
tenant-généralEtienne, ba-
ron H.) : 1° Pierre-Gustave,
baron H., chef d'escadron
d'état-major en retraite, of-
ficier de la Légion d'hon-
neur, chevalierde Pie IX et
des Saints Maurice et La-
zare, né àDonchery (Arden-
nes),le 6août 1818, marié à
Saintes, en 1858, à Béni-
gne Levallois, fille d'un re-
ceveur particulier des finances, veuve sans en-
fants le 26 avril 1885, — au château de la Touche
de la Vergne, près Saint- Jean-d'Angély ; 2° Hen-
ri-Joseph, baron H inspecteur général des finan-
ces, officier de la Légion d'honneur, né àDonche-
ry, le 14 janvier 1820, marié : 1° à. Paris, le 25 mars
1856, à Marthe-Alexandrine-Nina Levallois, fille
d'un inspecteur général des mines, décédée en
1860; 2° à Nancy, le 12 décembre 1865, à Marie-
Elisabeth deRavinel, fille du baron Félix, député
des Vosges, veuve le 31 octobre 1888, au château
de Sainte-Cécile, près Nancy ; du premier ma-
riage : a) Etienne-Gabriel- Joseph, baron H, chef
actuel, avocat à la cour d'appel de Paris,
né à Paris, le 30 octobre 1857, lauréat de l'Insti-
tut, marié à Paris, le 11 juin 1890 a Henriette
Solder ; b) Henry-Joseph-Pierre, capitaine au 16 e
dragons, né à Nancy, le 12 novembre 1850, marié
à Lyon, le 9 janvier 1895 à Louise Nouvellet ; du
second mariage : c) Joseph-Marie-Charles-Gabriel,
né à Bordeaux le 15 août 1866, marié à Frondes
(Haute-Marne), le 12 septembre 1893 à Albérique
Bruslé de Valsuzenay ; — 3° Etienne-Gabriel-Os-
car, chevalier H., ancien officier d'ordonnance de
l'Empereur Napoléon III, lieutenant-colonel re-
traité sur sa demande après 1871, officier de la
Légion d'honneur, etc., né à Nancy, le 17 octobre
1826, marié à Saintes, en 1860, à Laure Levallois,
sœur de Bénigne, citée plus haut, — 6, rue Casi-
mir Périer, Paris.
Armes attachées au titre baron en 1813 : D'ar-
gent au deoctrochère au naturel, brassa rdè d'azur,
tenant une ëpée de sable et accompagné de trois
hulottes de même.
Devise : Dors, je veille!
Supports : Deux hiboux.
II. BRANCHE DE COLLART SAINTE-MAR-
THE. (Fils du lient. -colonel Jean-Gaspard et uni-
que neveu et héritier du général Jacques-Louis, ba-
ron IL, mort sans enfants): Jules-Louis-Charles,
— 229
230 —
baron H de G., chef actuel, à Nantes (Loire-Infé-
rieure), né à Charleville (Ardennes), le 19 juin
1838. marié à Paris, le 29 août 1865, à Isabelle-
Maria-Alexandrine Brûlé de Lacroix dont : a) Jac-
ques-Louis-Paul, né à Paris, le 4 novembre 1866,
licencié en droit, b) Jacques-Louis-Alfred, né le
7 février 1868, lieutenant au 70 e d'infanterie; c)
Félix-Clément-Jean-Gaspard, et d) Ernestine-
Hortense-Marie-Mathilde, mariée à Nantes, le 25
octobre 1892, à Joseph Patris de Breuil, avocat à
la cour d'appel de Paris, docteur en droit, nés le
3 septembre 1869; e) Clément-Gustave-Henry-Ju-
les, né à Caen, le 24 mars 1873, licencié en droit ;
f) Marie-Joseph-Anne-Geneviève-Elisabeth, née
à Guérande, le 18 août 1883. Sœurs : 1° Louise-
Amélie H. de C., mariée en 1866 à Louis le Pan
de Ligny ; 2° Louise-Victoire-Eugénie; 3" Jeanne-
Charlotte-Clémentine, mariée en 1865 à Félix de
Keravenant, veuve en 1876, aujourd'hui reli
gieuse de Saint-Vincent-de-Paul.
Arides : Ecarlelé, aux 1 et 4 d'azur, à V aigle
éployêc d'or, au vol abaissé (qui est de Collart
moderne) ; aux 2 et 3 d'argent, à trois fusées et
deux demies de sable, au chef de même (qui est
de Sainte-Marthe) ; sur le tout : d'or, à une fascc
crénelée de gueules, sommée d'une hulotte de sa-
ble tenant une épëe d'argent dans la patte dcx-
tre; en pointe une bombe d'azur (qui est de Hu-
lot).
Cette branche a conservé, en y apportant seu-
lement quelques variantes emblématiques, en
1817, les anciennes armoiries concédées à Jean
Hulot de Braux, près Charleville, clerc du diocèse
de Reims, anobli, « ainsi que toute sa famille »,
pour son dévouement au Saint-Siège, et créé
comte palatin de Saint- Jean de Latran, par lettres
du 3 mai 1525, données sous le pontificat de Clé-
ment VII : une fasce, sommée d'un coq tenant
une èpée dans la patte dexlre .
Cette famille, qui s'est illustrée par les armes
pendant les guerres de la Révolution et de l'Em-
pire, a produit non seulement des généraux et des
officiers supérieurs distingués, mais aussi de sa-
vants auteurs, des échevins et d'autres person-
nages de mérite. Ses principales notabilités mo-
dernes sont les suivantes :
Dans la branche de Mazerny : Henry-Louis H.,
1757-1829, vicaire général et archidiacre-offîcial
du diocèse de Reims ; il a laissé de nombreux et
importants ouvrages (v. la Biographie Feller) ;
Jean-Baptiste, son frère, 1758-1816, chef d'esca-
dron d'artillerie, mort à Cherbourg, a publié, en-
tre autres remarquables travaux, une Instruction
sur le service de l'artillerie, à l'usage des élèves
de l'Ecole spéciale militaire (1809) ; Jean-Victor-
Basile, neveu des précédents, curé d'Attigny en
1823, après Henri-Louis cité plus haut, écrivain
distingué ; Pierre, 1744-1802, cousin-germain des
deux premiers, échevin à Mazerny; son fils,
Etienne, baron H., 1774-1850, volontaire en 1793,
chef de bataillon (commandant des tirailleurs du
l J ô) en 1805, colonel aide-de-camp du maréchal
Soult, en 1808, général de brigade en 1812, lieute-
nant-général en 1825, — chevalier de l'Empire
avec majorât en 1810, baron (confirmé sous la
Restauration) et commandant de la Légion d'hon-
neur en 1813, chevalier de Saint-Louis en L814,
grand officier de la Légion d'honneur en 1832, fut
le premier organisateur des chasseurs de Vin-
cennes en 1839 : couvert de blessures, il rentra
définitivement dans ses foyers en 1S42; sa mo-
destie lui fit alors refuser la pairie et le ministère
delà guerre que lui offrit ou nom du roi le maré-
chal Soult ; ses glorieux faits d'armes et ses ser-
vices historiques sont rappelés dans tous les re-
cueils biographiques, et son nom figure sur l'Arc
de Triomphe.
Dans la branche de Charleville ou de Collart:
Antoine-Simon H., né en 1712, prêtre bernardin
de l'abbaye d'Elan, savent théologien; Marie-
Jeanne-H., sa sœur, une des premières dignitai-
res du couvent de la Providence de Charleville,
mourut en odeur de sainteté dans cette ville en
1780 ; Jean-Louis H., s 1 " du Maipas. neveu des
précédents, 1741-1784. remplit avec distinction
la charge de directeur (échevin) des villes d'Ar-
ches et de Charleville; il fut père des deux sui-
vants : Jacques-Louis, baron H., 1773-1843, élève
de l'Ecole d'artillerie de Châlons en 1794, chef de
bataillon en 1809 après le siège de Saragosse où il
fut blessé. colonel commandant en chef l'artillerie
d'Anvers en 1814, maréchal de camp en 1824. —
chevalier de Saint-Louis à la première Restaura-
tion, baron héréditaire en 1817, commandeur de
laLégion d'honneur en 1821. — estlui-même connu
dans l'histoire par sa brillante carrière; en 1815,
la ville de Lille lui offrit, par les mains du duc de
Berry, une épée d'honneur, en reconnaissance de
sa belle conduite pendant le blocus; il a laissé
d'intéressants Souvenirs militaires qui viennent
d'être publiés et d'autres manuscrits importants.
Jean-Gaspard H. de C, frère du précédent, 1780-
1854. « Sorti de l'Ecole polytechnique en 1800, dit
« le Grand Dictionnaire Larousse, il fit toutes les
« campagnes de l'Empireet de la Restauration et
« s'y distingua par sa bravoure et ses talents.
« Il était directeur d'artillerie à la Martinique,
« quand, sur sa demande, il quitta le service en
« 1831. « Le lieutenant-colonel H. de C, officier
de la Légion d'Honneur, chevalier de Saint -Louis
et de Saint-Ferdinand d'Espagne, épousa dans
cette colonie, en 1827, Charlotte-Julie-Elisabeth
de Collart de Sainte-Marthe (1800-18G0), veuve du
comte Lippolyte de Castel, arrière-petite-fdle et
dernier rejeton du colonel François de Collart,
l'un des plus vaillants fondateurs de notre colo-
nisation aux Antilles au xvn° siècle, dont le nom
a été officiellement relevé par un décret du 26 fé-
vrier 1874. Principale illustration de la branche
martiniquaise de cette ancienne famille originaire
des confins de la Champagne et de la Lorraine et
- 231 —
232 —
confirmée dans sa noblesse en 1707, François de
Collart, fds de Claude, seigneur de Coucy et d'Au-
champ, et de Madeleine de BremonJ d'Ars de
Bossée, avait épousé, en 1685, Angélique-Anne de
Saint-Marthe, fille aînée du célèbre gouverneur de
la Martinique, vainqueur de Ruyter en 1674.
C'est ainsi que ce vieux nom français, qui fut
porté, dit Dreux du Radier par plus di quaranle
personnages marquants, se fondit alors lui-même
dans la maison de Collart. Voyez sur celle-ci . 1.
Guet. — Le colonel. F. de Collart et la Martinique
de son temps, 1662-1720.
Antérieurement à leur alliance avec l'héritière
des Bremond de Bossée, les Collart des Antilles
portaient : d'or, à une fasce de <jueules changée
de 3 roses d'argent (V. Dom Pelletier). — Anne-
Jean-Baptiste de Collart, le dernier de la branche
de Ville restée dans le Rethelois, périt a Quibe-
ron en 1795 (V. Les débris de Quiberon, par E.
de la Gournerie).
HULOT D'OSERY (comtesse), née Caroline
Basta, 122, rue de la Boétie, Paris; veuve sans
enfants de Jean Baptiste-Etienne-Constant, comte
H. d'O., 1821-1878, contre-amiral, C. &(fîls du gé-
néral Etienne-Hélène-Constant H. d'O., 1783-1852,
frère de la maréchale Moreau, ancien secrétaire gé-
néral de la grande chancellerie, commandant supé-
rieur des départements du Calvados, de l'Orne et
de la Manche en 1830, créé baron en 1809 et comte
en 1816, de parents originaires de Metz).
Armes : Coupé, au 1 de sable, au dextrochère
brassardé d'argent, mouvant du flanc dextre, au
2 d'azur, au griffon d'argent couché sur une ter-
rasse d'or, la dextre posée sur un boulet du
même .
HUTEAU (<?).
Ce nom est connu dans l'histoire de Bretagne,
de Touraine et de Languedoc.
La filiation commence à Hervé Huteau, seigneur
dudit lieu, qui vivait en 1520.
La première branche éteinte en 1643; la seconde
a pour auteur Jacques Huteau également éteinte et
la troisième a pour auteur Jean Huteau, écuyer des
archers de la compagnie de 100 hommes d'armes,
en 1474; son frère Hermès d'Huteau, homme d'ar-
mes de la compagnie d'ordonnance du Roi, se fixa
en Languedoc, par son mariage du 17 février 1546,
avec Madeleine de Lavergne, d'une très ancienne
noblesse de la province. Hermès d'Huteau était
l'aïeul de Jean d'Huteau, seigneur d'Amours, che-
valier de l'ordre du roi, conseiller d'Etat, gouver-
neur de Chantilly, écuyer de la princesse douai-
rière de Condé qui épousa le 20 mai 1629 Françoise
Dalmas, et mourut en 1672 sans alliance. Il était le
trisaïeul de Claude Etienne, qui continua la filia-
tion; ancien capitaine d'infanterie, il fut comman-
dant dans les Cévennes, gouverneur de la ville et
château de Gaillac en Albigeois, et épousa le 21
septembre 1722 Renée de Foucaud d'Alzon et
laissa deux fils.
ur, à trois
Armes : Ecarlelé : aux i et 4 d'à
étoiles d'or ; aux 2 et 3 d'argent, à la croix an
crée de gueules.
L'écu timbré d'une couronne murale par conces
sion du roi Charles VIL
IMBART DE LA TOUR.
Armes : D'azur, au cheoron dor accompagne
en chef dune croisetle et en 'pointe de trois tours
aussi dor posées 2 et 1 .
Supports : Deux Lions.
Devise : Fortis ut turris.
REPRÉSENTANT ACTUEL
Imbart de La Tour (Joseph), marié à
Yvonne du Périer de Larsan. Résidence:
Château de Ghevret par Imphy (Nièvre),
et 11 bis, rue Gozlin, Paris.
INDY (cF).
La famille d'Indy est originaire du Vivarais ;
on trouve eu 1388 un Enguerran Indi, gouverneur
pour le Dauphin en Dauphiné.
En 1490, la branche cadette s'établit àAnnonay
où elle embrassa bientôt le protestantisme ; à
partir de cette époque, la filiation en est connue
jusqu'à nos jours.
I. Jehan Indi, notaire royal à Annonay; sa
femme : Catherine la Rivière.
II. Tadéon Indi, escuyer ; sa femme : Alexan-
drine de Sauzéac.
III. Noble Jehan Indy, deuxième du nom. Chef
et capitaine d'une compagnie de 100 hommes de
guerre à pied, par le duc de Montmorency en 1550;
puis (1572) lieutenant du bailli de la ville d'An-
nonay ; sa femme : Suzanne de Brenas. De ce
mariage : Mathurin Indy du Molyno, chef de la
branche aînée qui s'éteignit au xviii 8 siècle. Isaïe,
qui suit : Jehan, fondateur de la branche de Saint-
Alban, éteinte, dont on neconnaitpas la filiation.
IV. Noble Isaïe d'Indy de Chabret, premier du
nom, capitaine d'une compagnie d'ordonnance de
200 hommes de guerre à pied français, par com-
mission signée du roi Henri IV en 1590; sa femme:
Isabeau de Frances.
V- Noble Guillaume d'Indy; sa femme : Mar-
guerite du Pont de Bdrrès.
VI. Noble Charles d'Indy; sa femme : Judith
de Praneuf.
VIL Noble Isaïe d'Indy de Chabret, seigneur de
la Celle, deuxième du nom. Fit la campagne de
Roussillon; fait prisonnier par les Espagnols, il
s'échappa à la nage d'un fort de Barcelone où il
était interné et prit part en qualité de mousque-
taire (l r e compagnie) aux campagnes de 167G-7X.
Il entra l'un des premiers dans Valenciennes, ce
qui lui valut un brevet du roi Louis XIV. Ayant
abjuré le protestantisme en 1683, il rentra en
Vivarais pour défendre ses terres ravagées par
ses anciens corréligionnaires; il fut ensuite gen-
darme de la garde du Roi et capitaine de la com-
pagnie d'infanterie bourgeoise de Chalançon. Il
épousa en premières noces : Marianne de Bellin,
et en secondes noces : Marguerite de la Selve.
VIII. Noble Jacques-Isaïe d'Indy, obtint en 1717
235
— 236 —
un arrêt de Nicolas de Lamoignon le « déclarant
hautement noble de race et lignée » car, en rai-
son des troubles religieux, son père n'avait pu
produire ses titres à temps pour figurer au juge-
ment de noblesse porté par le sire de Bezons
en 1608; sa femme : Catherine de Biousse.
IX. Noble Pierre-Isaïc d'Indy, lieutenant de
dragons, chevalier de Saint-Louis, fit les cam-
pagnes de Hollande et de Hanovre; sa femme :
Margueritte Milannois .
X. Noble Joseph Saint- Ange d'Indy, d'abord
lieutenant de dragons, reste à Vernoux (Ardèehe)
pendant la révolution sans y être inquiété, puis
devient en 1811 sous-préfet de Bagnères-de-Bi-
gorre et en 1815, préfet de l'Ardèche jusqu'à 1820;
il était chevalier de la Légion d'honneur depuis
1814 ; sa femme : Flore Sibille de Bertrand de
Saint-Ferréol.
XL Théodore d'Indy, lieutenant au l e r régiment
des gardes d'honneur, fit la campagne de 1813 en
Allemagne; puis la campagne d'Espagne en 1823
comme capitaine de cuirassiers; il fut nommé
chevalier de la Légion d'honneur en 1823 et devint
capitaine-commandant au 2 e régiment des grena-
diers à cheval de la garde royale et démissionna
en 1830; sa femme : Thérèse de Chorier, nièce du
général d'artillerie baron Pernety, qui fut chargé
par Napoléon I er de la construction du pont du
Danube en 1809.
XII. Wilfrid et Antonin d'Indy .
Armes : De gueules, à un lion d'or, couronné,
lampassé et armé de même.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
1° Indy (Wilfrid tf), décédé en 1891, marié
à Marguerite de Chabrol-Crousol, dont :
a) Cécile, mariée à Louis, G te de Bourmont
lieutenant de vaisseau. Résidence : Nancy ;
b) Thérèse, mariée à René de Vaucelles.
Résidences : Paris et Andrezel (Seine-et-
Marne).
2° I. (Antonin cf), demeurant : 3, rue
Vézelay, à Paris, marié en l res noces à Ma-
thilde de Ghâ3rol-Grousol, dont : Vincent,
compositeur de musique, *, 7, avenue de
Villars, à Paris, marié en 1875 àlsabelle de
Pampelonne, dont : 1° Berthe, mariée en
1890 à Jean, V te de La Laurencie, 2° Mar-
guerite; 3° Jean; et en 2 es noces à Catherine
de Glos, décédée, dont : a) Pierre, marié à
France de Meynard, 3, rue Vézelay, à Pa-
ris, dont : 1° Gonzague; 2° Jacques; b) Ma-
rie mariée à Raoul, M is de Sieyes, demeu-
rant à Versailles; c) Agnès, mariée à Marcel
de Pommereau, lieutenant de vaisseau à
Cherbourg.
JOANNIS DE VERGLOS (de).
Les seigneurs de Giovani, connus parmi la
noblesse de Florence, depuis plus de quatre cents
ans, après avoir occupé les premières places
de cette république, passèrent en France vers
l'an 1420, et changèrent leur nom de Giovani en
celui de Joannis. Cela est rapporté dans le Nobi-
liaire de la Toscane française de Tristan l'Her-
mite, imprimé en 1667 ; et dans le Nobiliaire de
Provence de l'abbé Robert, où il est dit qu'une
branche de cette famille est établie à Avignon.
Léon de Joannis ou Giovani, vint donc s'établir
à Avignon vers l'an 1420 ; il y fît l'acquisition
d'une maison que ses descendants possèdent
encore ; il fut élu premier syndic de la noblesse
en 1449; il est prouvé par des anciens registres
de la ville dAvignon, qu'on l'éleva quatie fois à
cette place honorable.
Léon de Joannis avait laissé deux frères à Flo-
rence, Jean et Raymond ; ce dernier vint recueil-
lir la succession de Léon et se fixer à Avignon
en 1476. Quant à Jean, son frère, le Nobiliaire de
Provence dit qu'on le vit à la même époque à la
Cour des rois et comtes de Provence, où il était
qualifié de noble. C'est de lui que sont issus les
Joannis de la Brillane.
Un descendant de Jean, Pierre de Joannis, che-
valier, seigneur et marquis de Verclos, dont il
fît, en 1640, l'acquisition dans la principauté
d'Orange et en prêta hommage au prince de
Nassau, le 13 février 1641. Ledit Pierre de Joannis
fut nommé Viguier d'Avignon en 1660.
Au xi° degré, Joseph-François de Joannis,
marquis de Verclos, entra au service en 1760,
dans le régiment de la Marche-Prince, devenu
par la suite le régiment de Conty, se maria en
1785, rendit hommage de la terre et seigneurie de
Verclos en 1789. Einigra en 1792, fît la campagne
de cette année dans L'armée de son Altesse royale
Monseigneur le duc de Bourbon, et rentra en France
en 1801 ; il a toujours été fidèle à l'auguste mai-
son de Bourbon. Le roi l'a nommé chevalier de
l'ordre royal et militaire de St-Louis, le 16 juil-
let 1814 ; le roi dans son brevet l'a qualifié de
marquis.
Armes : Ecartelè : aux 1 et 4 d'or, à six pat-
tes cfouvs de sable ; aux 2 et 3, d'argent, à
deux lions de gueules.
JOURDAIN DE THIEULLOY.
La famille Jourdain est originaire de Norman-
die : une branche s'est établie à Amiens vers
l'an 1500.
Robert Jourdain, seigneur de Thieulloy-la- Ville,
écuyer, né en 1685, fut conseiller, secrétaire du
Roy, maison, couronne de France et de ses finan-
ces.
Jean-Baptiste-Marie-Robert Jourdain de Thieul-
loy. écuyer, seigneur de Thieulloy-la- Ville, Ma-
metz, Bacouel, la Baiily, St-Gratien, Méréaucourt
et Carnoy, fut secrétaire des assemblées de la
noblesse de Picardie pour l'élection des députés
aux Etats-Généraux.
Actuellement, cette famille comprend les bran-
239
— 240 —
ches suivantes : Jourdain de Thieulloy, Jourdain
de Muizon, Jourdain d'Héricourt, et Jourdain de
Létoille.
Armes : D'or, au daim passant au naturel, à
dextrè d'un arbre à trois couronnes de sinople,
terrassé de même : senestré d'une nuée d'azur,
chargée d'une étoile d'argent ; au chef de sinople
chargé d'une croix ancrée d'or.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Branche aînée
Jourdain, G te de Thieulloy, marié à M lle
de Bérenger. Résidences : Château de St-
Gratien (Somme), et château de Thieulloy-
la-Ville (Somme).
Frère : Thieulloy (G te Georges de), offi-
cier de cavalerie, marié à M lle de Lestan-
ville.
Branche cadette
Thieulloy (G te Robert de), officier de
cavalerie.
Sa sœur mariée au G te de Malet de Gou-
pigny.
JOUVENGEL (de).
• ®> $ $ Q d iJ dt Anciens seigneurs d'Arves
en Savoie, du xv e au xvue siè-
cle. Passe en Lyonnais au
xvm e . Cette maison avait un
caveau à ses armes dans la
cathédrale de Saint-Jean de
Maurienne, et en 1668, ces
armes furent blasonnées à
l'Hôtel -de -Ville de Cham-
béry.
Elle a produit : 3 syndics
nobles de Chambéry en 1580,
1619 et 1668, un échevin de
Lyon en 1737, un officier au régiment de Bériow-
ski, qualifié messire et chevalier, un comman-
dant de la marine sous Louis XV, un officier du
régiment de Royal-Marine ou d'Hector qui com-
battit à Quiberon, enfin un maire de Versailles
qui sauva cette ville du pillage en 1814 et 1815 et
reçut du tsar Alexandre une bague splendide
accompagnée d'une letlre flatteuse, et de la Ville
un service d'argenterie aux armes accolées de
Versailles et de Jouvencel.
Il y eut dans cette famille des chevaliers de
Saint-Louis, de la Réunion, de l'Aigle-rouge de
Prusse et de la Légion-d'honneur.
Armes: D'or, à deux palmes de sinople soute-
nues d'un croissant de gueules ; au chef d'azur
chargé d'un soleil d'or entre deux étoiles d'ar-
gent.
Le chef fut ajouté au xvn 8 siècle par un cadet à
l'écusson ancien ; de ce cadet descend la famille
actuelle.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Branche aînée
Jouvencel (Hippolyte-Félicité-Paul de),
né à Versailles, en 1818, d'Hippolyte de
Jouvencel, garde du corps de Louis XVIII,
marié à Lydia d'Harcourt-Boys, sans
postérité; chef de nom et d'armes, demeure
à Paris, 15, rue de Siam.
Branche cadette
I. Jouvencel (Paul- Henri -Aldegonde-
Olivier de), né à Garches (S.-et-O.), le
16 septembre 1844, ancien sous-préfet ré-
voqué en 1878 pour ses idées légitimistes,
Paris, 115, rue de Grenelle ; marié le
3 mars 1870, à Caroline-Isabelle Bonneau
du Martray, dont : 1° Françoise ; 2° Loui-
se ; 3 e Thérèse ; 4° Pierre ; 5° Henri ; 6°
Etienne.
II. Jouvencel (Jean-Paulin -Ferdinand
de), né à Paris, le 15 juin 1846, frère du
précédent, ancien officier de cavalerie dé-
missionnaire, domicilié au château des
Arpentis (Indre-et-Loire), marié le 15 fé-
vrier 1881, à Louise Le Bourgeois, dont :
1° Ferdinand ; 2° Olivier ; 3° Solange ; 4°
Hubert.
III. Jouvencel (Léon-Aldegonde-Félix de)
né le 23 juin 1848.
Alliances anciennes et modernes : de Broglie, de
Paterne , de Beaussier, Bigot des Jonchères, de
Valimesnil, d'Albon, de Masin.
KERROS (de).
Cette famille, originaire de Kerros, village si-
tué près de Ploudalmézeau, évêché de Léon, éta-
blit sa généalogie jusqu'à Yvon qui figure en
1426 au milieu des gentilshommes de la Paroisse
de Ploudalmézeau, dans une montre de la no-
blesse.
La famille dépossédée alors, fut réanoblie à cette
époque par lettres du duc de Bretagne, Jean VI,
enregistrées le 22 juillet 1441, et l'hôtel d'Aval-
losk, appartenant à Bernard de Kerros fut fran-
chi à durer en perpétuel.
(Bibliothèque Nationale, Réformation des évê-
ehés de Bretagne, évêché de Léon, ancien fonds
des Blancs-Manteaux, volume 37, manuscrits
français, n° 22320, page 326.
Des gentilshommes de cette famille figurent dans
toutes les montres des xv« et xvie siècles. Paroisse
de Ploudalmézeau, évêché de Léon. (Bibliothèque
nationale, ancien fonds des Blancs-Manteaux, vo-
lumes 35, 37, 73, manuscrits français 22318, page
58; M. F. 22320, pages 331, 345; M. F. 22345,
folio 127, verso et M. F. 22320, page 326.)
Plusieurs de ses membres s'allièrent à des fa-
milles illustres de Bretagne :
Michel de Kerros épousa vers 1620 Françoise
de Lesguen, de la maison de Lestrémeur.
Yvon de Kerros épousa en 1636, Joanna Rannou
Domina de Pratmeur, fille du vicomte de Prat-
meur. (Pratmeur, ancienne vicomte possédée par
Rannou, baron de Keribert), etc., etc.
Depuis, cette famille a fourni des officiers à
l'armée et à la marine ; elle a aussi donné trois
maires à la ville de Brest.
Elle est actuellement divisée en trois branches
qui toutes habitent encore en Bretagne.
Armes : D'argent, à la fasce d'azur accompa-
gnée de trois coquilles de même.
Devise : Graz ha speret.
Couronne comtale {sceau de 1715 environ).
Supports : Deux lions.
KESSLER {de).
Vieille noblesse de l'Al-
lemagne du sud. Johan de
Kessler eut avec Luther, en
1522 à Téna, une entrevue
restée célèbre dans l'his-
toire de la Réforme. Son fils
Joona reçut de 1 empereur
Maximilien II des lettres
patentes confirmant ses
armes de d'Augsbourg, 30
mai 1566, comtes, 11 mai
1881.
Armes: D'azur, à deux
montagnes d'or surmontées d'an cheval gai, ailé
et cabré de sable ; à la bordure de gueules.
Couronne de comte,
•)',
1.5
— 244 —
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Kessler (Harry, Clément, Ulric, comte de)
né à Paris ; résidence, 19, boulevard Mont-
morency, à Paris.
Mère: Alice Harriet, fille ducommodore
Henry Blosse Lynch de Partry House (Ir-
lande) de la maison des baronets Lynch
Blosse, mariée à Adolphe Guillaume, comte
de Kessler, mort à Paris le 22 mai 1895.
Sœur: Wilhelma Caroline, Louise, Alice,
née à Londres.
LA BROUEDE VAREILLES-SOM-
MIÈRES (de).
La maison de La Broue de Vareilles-Sommiè-
res, originaire de l'Auvergne est établie depuis
l'année 1624 en Poitou ; elle remonte à la fin du
xrve siècle. Son auteur est Jean de la Broue, ha-
bitant d'Aurillac vers l'an 1400. Elle est alliée aux
plus illustres races de France par Marguerite
Béranger, en 1547, delà maison deSassenage ;par
Jeanne Guy, 1598, à celle de Puirobert ; par Jac-
quette Compaing, en 1624, à celle de Barbezières
de la Tour Girard et d'Aloue ; par Gabrielle Ayme-
rie-Hélyes de la Bocliesnard, en 1657, à celle de
Bochechouart, Montemart, Tavannes, La Baume-
Montrevel, Laval-Montmorency, La Bochefou-
cauld, Aumont, Montalembert, Turpin de Crissé,
Neufchèze, etc.
La famille de la Broue de Vareilles-Sommières
a eu le grand privilège de donner deux prélats à
l'Eglise : Monseigneur Pierre de la Broue, évo-
que de Mirepoix en 1680 et Monseigneur de la
Broue de Vareilles, évêque de Gap en 1784 ; une
prieure à l'abbaye des Bénédictines de Givray en
1713, et une abbesse à la maison de Fontevrault.
Enfin elle acompte parmi ses membres plusieurs
chevaliers des ordres de Saint-Louis, de Saint-
Lazare et de Saint-Jean de Jérusalem.
Armes : D'azur, au chevron d'or accompagné en
chef de deux coquilles d'argent, et d'une main de
môme en pointe posée en pal ; posé sur un éeu
écartelè; aux 1 et 4, burelé d'argent et de gueule
à trois fuseaux et deux demies (ou 5 fusées) de sa-
ble brochant qui est Hélyes de la Boche- Aynard ,
aux 2 et 3, fascè, onde, enté d'argent et de gueu-
les qui est de Bohecchouart.
Cri : Cum virtutenobilitas.
Devise : In manibus Domini sors mea.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
lo La Broue de Vareilles-Sommières
(M is de) 4, rue Léon-Cogniet, à Paris.
fille : Marie-Renée-Bérengère, mariée
à Félix de Maiffredy de Robernier.
2° La Broue de Vareilles-Sommières
(Comte Gabriel de) doyen de la Faculté de
droit à l'Université catholique de Lille,
commandeur de l'ordre de St-Grégoire le
Grand, dont 6 enfants.
3° Vareilles-Sommières (l'abbé de) vi-
caire général officiai du diocèse de Poi-
tiers.
4° Maria ; 5° Marie, toutes deux à Poitiers.
LAGHAUD DE LOQUEYSSIE.
Famille originaire du Limousin, qui a em-
prunté son surnom nobiliaire à une terre de
Loqueyssie située dans la commune des Granges
— 247 -
248 —
d'Ans, canton d'Hautefort (Dordogne): Elle a
compté de nos jours un officier supérieur d'infan-
terie, un trésorier payeur général de Marseille et
un député, mort en février 1896, qui fit partie
de l'armée de l'Est dans la dernière guerre, et fut
blessé au combat de Dijon .
Armes : D'argent, au mouton de sable paissant]
au chef d'azur, chargé de trois étoiles d'or.
LA CROIX (de).
Ancienne famille noble, originaire du Niver-
nais, qui a formé plusieurs branches, celle des
seigneurs de la Croix en Nivernais, des seigneurs
de Jovelle, St-Cyprien, du Repaire et de Donsac,
toutes quatre établies en Périgord ; de cette der-
nière branche est sortie celle de La Croix deToui-
gnan, établie à Bordeaux depuis 1G89.
Le premier depuis lequel on a une filiation sui-
vie est Jean de la Croix, seigneur de La Croix en
Nivernais, qui vivait en 1420.
Gabriel de la Croix II : du nom, le premier de
la branche de Touignan, écuyer, seigneur de
Touignan, avocat au parlement de Bordeaux,
mourut en 1749, laissant plusieurs enfants de Ma-
rie du Perrieu, qu'il avait épousée par contrat du
7 novembre 1731.
Ayant été imposée à la taille, elle produisit les
titres do feu son mari avec un arbre généalogique
remontant à 1420 et prouva qu'il était issu de ra-
ce noble en ligne directe de l'ancienne famille de
La Croix, dont l'origine de la noblesse est ense-
velie dans l'antiquité ; en conséquence, elle obtint
une sentence rendue à Bordeaux au bureau de
l'élection de Guyenne, le 2 septembre 1772, qui
fit défenses aux collecteurs qui entreront en
charge à l'avenir, de comprendre, ni cotiser la
suppliante, veuve du sieur Gabriel de la Croix,
écuyer, sous son nom, ni sous quelqu'autre que
ce puisse être, directement ou indirectement, et
ordonna que la somme qu'elle avait payée serait
répartie pour l'année 1773 par les collecteurs sur
tous les habitants taillables de la paroisse, pour
être remise à la suppliante sur sa simple quit-
tance â peine d'en répondre en leur propre et
privé nom.
Armes : D'argent, à une croix alezêe d'azur,
surmontée d'un Lion passant de gueules, armé et
lampassé.
Une branche, sans doute de la même famille,
dont on trouve la généalogie dans l'Armoriai gé-
néral de France, fut maintenue dans sa noblesse
par ordonnance de 1070.
Philippe de La Croix, natif de la ville d'Arles,
chambellan du roi François I er en 1526, eut entre
autres descendants, Louis-Philippe de La Croix de
Beaurepot-de-Censou, qui fut reçu page du roi
dans sa petite écurie le 17 février 1735.
Armes : D'or, à trois fasees d'azur ondées, celle
du chef surmontée d'un lion de gueules demi-corps.
Nous trouvons une autre famille originaire de
Normandie, élection de Vire, ayant possédé les
fiefs de la Boucherie et des Jardins.
Armes: D'azur, à la croix d'argent, cantonné
de quatre roses d'or.
LAFON DE JEAN DU VERDIER (de).
Très-ancienne famille de
robe et d'épée ; son arbre
généalogique est formé de
trois branches, savoir :
1° La maison de Lafon
proprement dite ;
2° La maison de Jean ou
Jehan ;
3° La maison du Verdier.
La première a été la tige
sur laquelle se sont greffées
les deux dernières à deux
époques distinctes : en 1560,
Françoise de Jean, dernière
héritière des seigneurs de Saint-Projet, transmet
son nom avec ses armes à Flotard de Lafon ; de
même, en 1701, damogselle Françoise du Verdier
transmet le sien à François-Louis de Lafon de
Jean.
La famille de Jean fixa sa résidence d'abord à
Cahors, puis en son château des Junies, enfin en
celui de Saint-Projet, en Quercy.
Le Limousin vit naître les seigneurs du Verdier.
Le château de Féneyrols, en Bouergue, fut le
berceau de la maison de Lafon. Cette forteresse
majestueuse, qui se mire dans l'Aveyron avec ses
mâchicoulis et ses créneaux, son lierre et ses
pierres dorées, reste témoin muet de plus d'un
brillant fait d'armes.
Maison de Jean ou Jehan
I. —Bertrand I de Jean, chevalier, né à Cahors
vers 1160, fut le premier chef connu de l'illustre
maison de Jean. Il combattit avec acharnement
les Albigeois qui infestaient le Midi de la France.
En 1204, il s'enrôla sous la bannière de Pierre de
Castelnau, chef de la croisade entreprise contre
eux, et, en 1208, sous celle de Simon de Montfort,
qui s'empara, l'année suivante, de Béziers, où il
fit malheureusement tant de victimes. En récom-
pense de ses services et de ses actions d'éclat (pro
remuncratione laborum fortissimarumque actio-
num inbello sacro contra A Ibigenses), Guillaume
de Cardaillac, évêque de Cahors, lui donna en
1214 le fief important de Canourgues, avec le
château et les forteresses, sous le seul hom-
mage noble d'une paire d'éperons dorés qu'il
devait faire, lui et ses successeurs, à chaque mu-
- 249
- 250 —
tation d'évêque. Cette terre, qu'on dénomma dans
la suite les Joannies (aujourd'hui les Junies), à
l'intention de son nouveau seigneur, le chevalier
de Jean ne devait « ni la vendre, ni l'aliéner, ni
« la donner, ni la diviser entre ses enfants ; elle
« devait rester dans sa maison comme un prix
« sacré de ses services militaires pendant la guerre
« sainte et passer entière et à perpétuité au pre-
« mier-né de sa famille ou à la fdle aînée à défaut
« de mâle t(Hist. yen. du Quercy. Lacoste, t. II,
p. 181).
Il eut trois fds : Eugène, Gilbert et Antoine.
II. — Eugène de Jean fut élevé de bonne heure
à la dignité de grand écuyer du roi Louis VIII.
En prenant possession de sa charge, en 1223,
« il promit de ne point regarder la maréchaussée
« comme héréditaire et de ne retenir, à son profit,
« les chevaux, pallefrois et roncins rendus en
« l'écurie du roi ».
En 1248, Eugène et Gilbert s'embarquèrent à
Aiguës-Mortes avec Saint-Louis en vue de délivrer
les saints lieux du joug desinfidèles. lisse signa-
lèrent dans plusieurs combats ; la croisade finie,
ils rentrèrent en France emmenant avec eux de
Terre-Sainte un religieux du Mont-Carmel qu'ils
logèrent d'abord dans leur terre de Soubrejols,
aujourd'hui Glandières, et, quelques années après,
dans leur vaste jardin de Gahors qu'ils lui don-
nèrent; on vit bientôt s'élever en ce lieu une belle
église et un grand monastère occupé encore de nos
jours par les Carmes [Hist. du Quercy. Lacoste,
t. II, p. 303).
Antoine prit une part glorieuse à la bataille de
Damiette et à celle de la Massoure. Fait prison-
nier par les Sarrasins, il supporta courageuse-
ment sa captivité. De retour dans sa patrie, pour
remercier Dieu de sa délivrance, il dota magnifi-
quement le monastère fondé par ses frères
(Féneyrols, par l'abbé Galabert) .
III. — Bertrand II de Jean, chevalier, épousa,
vers 1280, Marguerite d'Euze, sœur de Jacques
d'Euze, de Cahors, qui devint pape le 7 août 1316
sous le titre de Jean XXII. Il eut cinq enfants :
1° Marie, mariée avec Arnaud de Trian, vicomte
de Talard, qui devint grand maréchal du Souve-
rain-Pontife ;
2° Gaucelin, issu, dit Baluze, d'une très-illustre
famille de Cahors (or tus e clarissimâ faniilid
Divonœ), fut archidiacre de Carpentras, grand
pénitencier, évêque d'Albano, cardinal en 1316 et
vice-chancelier de l'Eglise romaine. Il mérita, dit
Lacoste dans son histoire du Quercy, par ses pro-
fondes connaissances en droit civil et canon et en
politique, d'être employé par le Saint-Siège dans
plusieurs affaires importantes. En 1317, il fut
envoyé en Angleterre pour apaiser la révolte de
plusieurs barons contre le roi. Sa légation ne fut
pas heureuse ; il tomba entre les mains d'une
troupe de brigands qui pillèrent ses bagages et
le firent prisonnier. La liberté ne lui fut rendue
que moyennant une grosse somme d'argent. En
1319, il fut chargé auprès de Philippe-le-Long, roi
de France, et de Robert de Béthune, comte de
Flandre, d'une autre légation qui eut plus de suc-
cès. 11 devait faire conclure un traité de paix entre
ces deux princes, ennemis jurés. Le 5 mai 1320, ce
traité fut par eux signé et cimenté par le mariage
de Louis de Nevers. petit-fils du comte de Flandre,
avec Marguerite, fille du roi. Robert perdit par ce
traité la Flandre française.
En 1334,1e cardinal Gaucelin de Jean fut nommé
commissaire général pour réformer l'Université
de Toulouse.
Par la mort de ce prélat, survenue le 16 mai
1349, la Cour romaine perdit une de ses lumières.
Il fut inhumé au pied du grand autel de l'église
des Dominicains de Cahors dont il avait fait bâtir
le chœur à ses dépens [sëpultus in capite cccle-
siœ coram altari majore, in hoc loco ubi tenet
sacerdos pedes quando offert sacrijicium) .
Son testament est du 25 février 1348. Il donne
ses deux anneaux les plus précieux au pape,
son oncle ; une bible avec la glose à son neveu
Gilbert de Jean, évêque de Carcassonne ; un de
ses meilleurs chevaux à Benoît de Jean, son petit-
neveu, etc..
Les armoiries de Gaucelin étaient des armoiries
personnelles et différaient de celles de sa famille.
Son sceau, qui est appendu à des actes des années
1319 et 1320 déposés aux archives nationales,
représente le cardinal en prière au-dessous des
images de Notre-Dame, de Saint-Pierre et de
Saint-Marcellin, ses patrons, avec la légende :
5. Gaucelmi Bel gratid tituli sanctorum Mar-
celtini et Pétri presbiteri cardinalis .
Sur le contre-sceau, un écu à deux lions passants
et à la bordure besantée avec la légende : Sit
nomen Domini benedictum.
3° Benoît qui suit ;
4° Jacques vit sa noblesse confirmée par Lettres
patentes de Philippe-le-Bel données à Compiègne
le 8 juin 1310.
5° Guillaume fonda un hospice à Labastide-
Marnhac. Son fils Pierre devint évêque de Carcas-
sonne.
IV. — Benoît de Jean, chevalier de Saint-Projet
et seigneur des Junies, mourut en novembre 1337
et fut inhumé dans l'église des Dominicains de
Cahors. Entre autres enfants :
1° Gaucelin, nommé évêque de Carcassonne le
25 mai 1337 à la mort de Pierre son cousin. Il pas-
sait pour avoir mené une vie si sainte qu'après sa
mort il aurait opéré des miracles s'il faut en croire
le nécrologe des Dominicains de Cahors (Gauce-
linus tantœ sanctitatis et exemplaris vitœ exti-
tii quod Deus per ipsum multa mirabilia opera-
tur).
2° Gilbert, aussi évêque de Carcassonne (1346-
1354). Son tombeau et celui de Gaucelin étaient à
— 25L —
252 —
droite du chœur de l'église des Dominicains dont
ils avaient été les bienfaiteurs ; celui de la famille
était à gauche.
3° Philippe de Jean qui suit.
V. — Philippe I de Jean, chevalier de Saint-Pro-
jet, seigneur des Junies, de Salviac, Galessie et
Biars, prit une part active aux guerres anglaises.
IL fit prisonnier Bertugat d'Ail >ret qu'il livra au
duc d'Anjou. Par son testament du 6 novembre
1347, modifié par codicille du 11 novembre 1355, il
veut être enterré dans l'église du couvent des reli-
gieuses dominicaines des Junies. Sa mort arriva
en 1358. Il avait épousé Astorge d'Orlhac.
Benoît, son fils, prit aussi une part active aux
guerres anglaises. Il ordonna, dans son testament,
qu'il serait distribué, après sa mort, 2,000 florins
d'or aux communes des Arques, de Lherm, Pont-
Cirq, Puy-1'Evêque, Castelfranc, etc., en répara-
tion des dommages qu'il leur avait causés pendant
la guerre. Gomme il ne laissa pas d'enfant de sa
femme, Cécile de Cardaillac, il institua son héri-
tier universel Philippe, son frère.
VI. — Philippe II de Jean, chevalier de Saint-
Projet, seigneur des Junies et autres places, eut
Antoine qui suit.
VII. — Antoine I de Jean, chevalier de Saint-
Projet, seigneur des Junies, de l'Hôpital Saint-
Jacques et autres lieux, prêta le serment d'hom-
mage en 1443 entre les mains de Jean de Castelnau
nouvellement nommé évêque de Cahors.
VIII. — Olivier de Jean, son fils, seigneur de
Saint-Projet, Loze, Saillagol et Labastide-Marn-
hac, reçut, le 16 avril 1444, l'hommage de Jean de
Bérald, seigneur de Paulhac, pour la terre de
Saillagol. La haute seigneurie de ce fief apparte-
nait à la maison de Jean, le domaine utile a la
maison de Bérald. Le village de Saillagol, dit
l'abbé Galabert, fut entièrement ruiné par les
incursions répétées des Anglais ; il n'y resta qu'une
femme appelée la Saillagola. Quand, après la
conquête de Jeanne d'Arc, le calme fut revenu
dans le pays, Jean de Bérald voulut remettre ses
terres en culture, mais les délimitations anciennes
étaient effacées et il y eut contestation à ce sujet
entre Jean de Bérald et Olivier de Jean. Des sai-
sies furent pratiquées ; on allait plaider lorsqu'il
fut décidé de s'en remettre à un arbitrage. Le
2 mai 1 158, les arbitres choisis par les parties s'as-
sirent sur une pierre à la façon des anciens, et,
ayant fait le signe de la croix, prononcèrent cette
sentence : « Il y aura bonne et durable paix entre
les contendants; toutes les saisies faites à l'occa-
sion de ce débat sont annulées ; pour les frais,
que mes a, mes aja (à chacun les siens). La limite
partira de ; les deux seigneurs donneront deux
écus aux arbitres pour leurs peines ». Olivier de
Jean avait épousé noble Marguerite Damier qui
fit son testament en 1486 au château de Saint-
Projet. Elle demanda à être ensevelie dans la
chapelle de la Sainte-Vierge du lieu auprès de
son époux. Cent prêtres devaient figurer à ses
obsèques, de même qu'aux services de neuvaine
et de bout de l'an. Chacun d'eux avait droit à
quinze deniers tournois pour ses honoraires. Au
service de neuvaine, les pauvres de la seigneurie
reçurent dix setiers de froment et deux pipes de
bon vin. Pareille distribution fut faite au bout de
l'an.
IX. — Elie de Jean, fils du précédent, srigneur j
de Saint-Projet, Loze, Saillagol et autres places, 1
eut, croyons-nous, deux fils :
1° Antoine, qui suit ;
2° Bobert de Jean ou Jehan, dit de Montesquieu, j
qui prit une part active aux guerres de religion. |
Il servit avec distinction Henri de Lorraine, duc
de Guise, chef du parti catholique, et fut blessé!
à ses côtés, d'un coup de pistolet et de deux coups J
d'épée, à la bataille de Moncontour (1569). Il prit
Réalville en plein jour à la barbe des ennemis, se
jeta dans Moissac et rompit le pont pour défendre
la ville contre les Huguenots qu'il attaqua ensuite
au passage de Sainte-Livrade. A Lafrançaise, avec
une poignée de soldats, il mit en déroute près de
2,000 hommes et leur enleva quatre pièces de ca-
non . Enfin peu après un combat qu'il leur livra
encore entre Saint-Antonin et Villefranche, il
mourut paisiblement dans son lit d'une pleurésie
(Fëneyrots, par l'abbé Galabert).
X. — Antoine II de Jean, baron de Saint-Projet,,
seigneur de Biars, Galessie, Labastide-Marnhac,
Loze, Saillagol et Salviac, chevalier des ordres du
roi, qualifié « haut et puissant seigneur », fut l'un
les capitaines de chevau-légers les plus distingués
du Quercy. En lui finit la race masculine de la
maison de Jean de Saint-Projet. De son mariage
avec Jeanne de Fumel, sœur du baron François de
Fumel, capitaine des gardes de la Porte, gouver-
neur de Mariembourg et ambassadeur à Constan-
tinople, sous Henri II, il n'eut qu'une fille,
Françoise.
XI. — Françoise de Jean ou Jehan, baronne de
Saint-Projet, dernière survivante de sa lignée,
épousa, le 24 mai 1560, noble Flotard de Lafon,
seigneur de Féneyrols, en Bouergue, sous la con-
dition expresse que son nom et ses armes seraient
ajoutés au nom et aux armes de la maison de
Lafon, exprimant ainsi nettement sa volonté de
perpétuer a travers les âges un nom qui lui était
cher (Sandret. Pevue nob., t. IV, p. 544). La con-
dition fut remplie. Les armes de Flotard de Lafon
furent écartelées et son nom fut désormais suivi
de celui de sa femme. Il transporta même sa rési-
dence du château de Féneyrols, berceau de sa
famille, en celui de Saint-Projet.
Maison du Verdi eu
Quelle est l'origine exacte des seigneurs du Ver-
dier? Sans vouloir l'affirmer formellement, nous
avons tout lieu de croire qu'ils se rattachent à la
maison des marquis de Lubersac, en Limousin.
- 253 —
— 254 —
Cette famille qui remonte au x e siècle comprend
six branches dont la troisième est celle des sei-
gneurs du Verdier. Pierre de Lubersac, baron du
Leyris et seigneur du Verdier, eut de son mariage
avec Françoise Pasquet de Savignac six enfants
dont la dernière, Françoise, naquit vers 1670. Or,
le 18 novembre 1701, François-Louis de Lafon de
Jean épousa une damoyselle Françoise du Ver-
citer, et le fils né de leurs œuvres eut pour mar-
raine, à smi baptême, une dame Lucie de Luber-
sac. L'acte de 1701 ne mentionne pas, il est vrai,
le nom patronymique de la mariée, mais cette
omission n'a rien qui doive étonner à une époque
où la tenue des registres de catholicité laissait
tant à désirer et où il n'était pas rare de voir des
membres de famille noble délaisser leur nom
patronymique pour prendre un nom de terre.
François-Louis de Lafon de Jean, pour se distin-
guer sans doute de son frère aîné Jacques titré
marquis de Saint-Projet, ajouta à son nom celui
de sa femme. On trouve cette pratique en hon-
neur principalement chez les puînés ou cadets-
Tandis que les aînés conservaient héréditaire-
ment leur surnom pris d'un nom de terre, les
puînés ou cadets prenaient souvent le nom et les
armes de leur femme ou de leur mère : d'autres
ne changeaient que leurs armes ; d'autres enfin
retenaient leurs armes en changeant leur nom.
François-Louis de Lafon de Jean fit suivre son
nom du nom ou du surnom de sa femme. Si l'ad-
dition des noms ne s'opéra pas en 1701 de même
façon qu'en 1560, c'est que la situation n'était pas
la même. Françoise de Jean était la dernière de
sa lignée. Pour ne pas laisser son nom s'éteindre
avec elle, elle le transmit avec ses armes àFlotard
de Lafon. Françoise du Verdier, au contraire,
laissait des frères héritiers du nom patronymique
et des armes de sa maison ; elle ne transmit à son
mari qu'un nom de fief.
Maison de Lafon (de Jean du Verdier)
I. — Robert de Lafon, seigneur de Saint-Géry
et Vieux, co-seigneur de Gaillac, naquit vers 1180.
Il se signala dans les guerres albigeoises, notam-
ment en délogeant de Gaillac Simon de Montfort
qui s'en était emparé. Ce fait d'armes entraîna la
reddition de Castres, Caussade et Rabastens en
1210 (Féneyrols, par l'abbé Galabert). Il fut le
premier chef connu de la maison de Lafon.
II. — Ratier de Lafon, son fils, prit la croix
avec Saint-Louis en 1248. Après la prise de Da-
miette en 1240, l'armée chrétienne livra aux Sar-
rasins une sanglante bataille devant la Massoure,
sur la rive orientale du Nil. Dans le feu de l'ac-
tion, plusieurs chevaliers sortent des rangs et
volent dans la mêlée. Tandis que Robert de Vair
tombe enveloppé dans sa bannière, que Raoul de
Coucy expire sur un monceau de morts, Ratier de
Lafon, couvert de blessures, souillé de poussière
et de sang, menace encore les Infidèles au cri de
Mont-Joie, Saint-Denis! Dans sa retraite vers
Damiette, il fut fait prisonnier avec le roi (1250,.
Après sa délivrance, il passa d'Egypte en Pales-
tine et resta quatre années sur l'ancienne terre de
Chanaan. En témoignage de sa vaillance, le roi
lui accorda, pour lui et ses descendants, le droit
d'ajouter à ses armes douze besants d'or, prix de
la rançon du captif aux mains des Infidèles.
III. — Olivier I de Lafon, fils de Ratier, épousa
vers 1300 Catherine de Durfort, fille de Pierre de
Durfort qui était lui-même petit-fils de Rertrand
de Goth, frère du pape Clément V.
IV. — Guillalmon de Lafon, fils d'Olivier,
occupa l'importante charge de sénéchal de Rouer-
gue au début de la guerre de Cent ans. Il épousa
3n 1335 Hélipx de Castelnau gui lui apporta en
dot les terres de Capduelh, Cargoale et Féneyrols.
Toutefois, la terre de Féneyrols resta commune à
Hélipx et à sa sœur Hélène. La justice fut décla-
rée indivise à perpétuité pour ce fief et les offi-
ciers de justice portèrent dans la suite, en signe
de leur office, des bâtons aux armes des deux
maisons (Féneyrols, par l'abbé Galabert).
V. — Jean I de Lafon, son fils, seigneur de
Féneyrols, Capduelh, Cargoale, Saint-Géry, Vieux
et co-seigneur de Gaillac, épousa en 1362 Anne de
Rabastens. Son existence fut troublée par les
incursions d'un ennemi sans cesse menaçant. Le
traité de Rrétigny avait livré aux Anglais la moi-
tié de la France. Plusieurs petits châteaux-forts
avaient déjà succombé lorsque les Anglais vinrent
assiéger Féneyrols. Jean de Lafon, à la tête de
ses milices, put quelque temps défendre l'ap-
proche de son château, mais l'ennemi, supérieur
en nombre et largement pourvu d'échelles et de
machines de guerre, ne tarda pas à pénétrer dans
la place. Jean de Lafon s'échappa par une porte
dérobée le 12 décembre 1362. Deux jours après,
on annonçait qu'un traître, Jehan de Gourdon,
accourait renforcer les Anglais à Féneyrols. Mais
la nouvelle du siège et de la prise du château avait
été rapidement répandue par un Carme. Le séné-
chal de Rouergue, suivi des meilleurs capitaines
du Quercy, et le seigneur de Milhars vinrent au
secours de Jean de Lafon. Avec eux était Jourdain
de La Vallette, seigneur de Cuzoul et capitaine-
châtelain de Parisot. Le 30 décembre, toutes les
forces étant réunies, le signal du combat fut
donné. Les mangonneaux vomirent de gros blocs
de pierre contre les murailles du château qui ne
tardèrent pas â s'ébranler ; puis des tours rou-
lantes achevèrent l'œuvre et la forteresse fut
reprise aux Anglais en février 1363 (Féneyrols,
par l'abbé Galabert) .
VI. — Jean II de Lafon, fils du précédent, sei-
gneur de Féneyrols et autres places, épousa
Yolande de Penne et peut-être, en secondes noces,
Imberte de Vallon, fille d'Amalric en Quercy.
VU. — Ratier II de Lafon, plus connu dans
l'histoire sous le nom de Ratier de Féneyrols, se
signala dans les guerres anglaises. En 1384, il te-
255 —
— 256
nait garnison à Saint-Antonin dont il fut quelque
temps gouverneur. 11 reçut du roi mission de cou-
per le chemin à l'ennemi, martre de Penne. Ses
exploits lui valurent la haute charge de sénéchal
de Rouergue qu'il exerça de 1400 à 1418. Il avait
épousé Jeanne do Caraygue et peut-être, en se-
condes noces, Anne de Penne, fille d'Olivier de
Penne allas de Gourdon et d'Hélène de Cardail-
lac-Varaire. Par testament, il fonda, dans le mo-
nastère de Saint-Antonin, un obit de 300 livres
pour le repos de son âme (Féneyrols, par l'abbé
Galabert). Il eut quatre enfants dont Olivier qui
suit.
VIII. — Olivier II de Lafon, qui vivait en 1445,
épousa Béatrix du Rieu, fille de Baptiste du
Rieu, seigneur de Saint- Salvadou.
IX. - Pons de Lafon, son fils, épousa, en pre-
mières noces, Antoinette de Saint-Maurice et, en
secondes noces, le 22 novembre 1495, Anne de
Galard, fille de Jean III de Galard, seigneur de
Brassac. Du second mariage, il eut trois enfants
dont Arnaud qui suit.
X. — Arnaud de Lafon, dit d'Amors, seigneur
de Féneyrols, Lambernade et autres places,
épousa d'abord Rose de Beaulac dont il n'eut pas
d'enfants, et, après la mort de celle-ci, Hélène de
Gourdon, fille du vicomte de Gayfier, baron de
Gourdon, et de Jeanne de Lauzières. Par testa-
ment, il fonda une chapellenie à Féneyrols dotée
de quelques setiers de blé pour célébration de
messes. De son second mariage, il eut trois en-
fants dont Flotard.
XI. — Flotard I de Lafon, écuyer, seigneur de
Féneyrols et autres lieux, épousa, le 24 mai 1560,
Françoise de Jean ou Jehan, dernière héri-
tière des seigneurs de Saint-Projet en Quercy
qui stipula que son nom et ses armes seraient
ajoutés au nom et aux armes de son époux
(Sandret, Revue nob. t. IV, p. 544). A dater de ce
jour, les armes de la maison de Lafon furent
écartelées de celles de la maison de Jean et les
deux noms furent réunis en un seul. Flotard de
Lafon fut l'ennemi juré des protestants qu'il dé-
logea d'EntraygU9s et d'Auban près de Capdenac
et qu'il battit à Saint-Maurice et à Jagot près
de Gaussade. Lorsque l'armée du comte de Sois-
sons vint fondre sur Villefranche, il l'affaiblit
beaucoup par diverses escarmouches. On dit que
la reine Marguerite de France, femme d'Henri
IV, traquée de toutes parts et ne sachant plus à
qui se fier, alla lui demander asile en son châ-
teau de Saint-Projet. Flotard fut tué dans un
combat contre les Huguenots près de Domme en
Périgord [Féneyrols, par l'abbé Galabert). En-
fants :
1° Marguerite de Lafon de Jean épousa le 4 mai
1585 Balthazar de Cadrieu, fils de Marquis de Ca-
drieu et de Jeanne de Narbonnès. Leur fils, Marc
de Cadrieu, fut fait maréchal de camp le 2 dé-
cembre 1651.
2° Flotard de Lafon de Jean.
XII. — Flotard II de Lafon de Jean, baron de
Saint-Projet, seigneur de Féneyrols et autres
places, épousa, le 25 janvier 1585, Isabeau de la
Roche, fille de François, baron de la Roche-
Fontenilles et de Françoise de Montluc, et petite-
fille du célèbre maréchal de France, Biaise de
Montluc.
XIII. — Philippe de Lafon de Jean, fils de Flo-
tard, baron de Saint-Projet, seigneur de Féney-
rols, Saint-Amans, Labastide, Montesquieu, et
autres places , gentilhomme ordinaire de la
chambre du roi, prêta le serment de foi et hom-
mage au roi en 1607 pour les places de Saint-
Projet, Montesquieu et Labastide qu'il déclara
tenir avec justice haute, moyenne et basse. Le
24 juillet 1617, il épousa Marguerite deCardaillac,
fille d'Hector et de Marguerite de Lévis. Il com-
battit vaillamment aux côtés de son père sous
Louis XIII. Il se distingua principalement à la
prise de Nérac, Caumont, l'Isle-Jourdain, Mas-
Grenier, Mauvezin, Albias, Réalville, Caussade,
Négrepelisse et Saint-Antonin. 11 fut tué d'un
coup de pistolet au siège de Montauban en 1621
(Féneyrols, par l'abbé Galabert).
XIV. — Fabien de Lafon de Jean, fils de Phi-
lippe, chevalier des ordres du roi, marquis et baron
de Saint-Projet, seigneur d'Amors, de Biars,
Capduelh, Cargoale, Féneyrols, Lamothe, Labas-
tide, Montesquieu, Loze, Saillagol, Saint-Amans,
et autres lieux, épousa, le 12 novembre 1655,
Françoise de Rilhac, fille de François, marquis
de Rilhac, chevalier des ordres du roi, maréchal
de camp et baron de Saint-Martin Volmereux.
Dans le dénombrement qu'il fît, la même an-
née, de ses droits sur la seigneurie de Féney-
rols, il se reconnut seul seigneur haut, moyen et
bas de Capduelh et de Saint-Amans, et seigneur
de Féneyrols et Cargoale en paréage avec le ba-
ron de Cessac. Il lui est dû, entre autres choses,
l'aide aux quatre cas qui consistait dans l'obliga-
tion de fournir un cheval du prix de 50 livres : 1°
à chaque nouvelle guerre ; 2° à l'occasion du ma-
riage d'un de ses fils ou d'une de ses filles, ou à
leur entrée en religion ; 3 e lors du passage d'ou-
tre-mer; 4° en cas de captivité. De toutes les re-
devances, celle qui pesait le plus à la population
de Féneyrols était la rente de huit setiers de blé
pour le four. Plusieurs fois, oubliant un acte
contractuel de 1345 qui la liait, elle avait es-
sayé de s'en exonérer. Le 2 octobre 1705, la de-
mande de cette redevance fut le signal d'une
émeute. Le marquis de Saint-Projet, Fabien de
Lafon, qui se trouvait ce jour-là en son château
de Féneyrols dépêcha son valet de chambre à
François Pratbernon, premier consul, pour l'en-
gager à payer la rente. Entré dans la maison, le
valet de chambre est pris aux cheveux et battu
par la femme et le fils du consul; il tombe dans
l'escalier pendant que le consul crie : Au feu ! au
257
- 258 —
feu! Un attroupement considérable se forme de
gens armés de bâtons. Le marquis accourt l'épée
à la main et met en fuite les rebelles, mais il est
blessé d'un coup de pierre et tombe ensanglanté.
Le 30 mars 1706, le sénéchal de Rouergue fit relâ-
cher les cinq personnes compromises et empri-
sonnées au château de Féneyrols ; mais le 6 sep-
tembre de la même année, la décisi-jn du séné-
chal l'ut annulée par le parlement de Toulouse
qui [condamna les cinq délinquants chacun à 25
livres d'amende; de plus, le premier consul fut
banni pendant trois ans de la juridiction sous
peine de mort en cas d'infraction.
Plus tard encore les consuls de Féneyrols refu-
sèrentle paiement de cette rente au marquis
Jacques de Lafon, et, de nouveau, ils furent con-
damnés en 1717. Cette résistance n'altéra pas
longtemps les bons rapports du seigneur et de
ses vassaux; plus d'une fois, Fabien de Lafon
et Jacques, son fils, intervinrent auprès de l'in-
tendant des Finances pour obtenir, en leur fa-
veur, soit des décharges, soit des réductions
d'impôts (Féneyrols, par l'abbé Galabert).
Du mariage de Fabien de Lafon, marquis de
Saint-Projet, avec Françoise, marquise de Rilhac,
qualifiée « haute et puissante dame «dans des do-
cuments nombreux conservés dans les archives
de la famille, sont issus :
lo Françoise, mariée le 7 mai 1696 avec Charles-
François d'Escars, marquis de Merville et de
Laroquebrou, baron de Carbonnières, d'Ytrac et
de Saint-Jean-Lespinasse ;
2" Catherine, née à Rilhac, au château de sa mè-
re, le 17 octobre 1667. Pour entrer au monastère
de Reaulieu, au diocèse de Tulle, elle dut faire
ses preuves de noblesse, tant pour les lignes pa-
ternelles que pour les lignes maternelles, devant
une commission de seigneurs nommée, lo 24 mai
1684, par frère Jacques d'Arcéjun-Caderousse,
grand-prieur de Saint-Gilles . Le 24 mars 1686, ces
preuves furent vérifiées et reconnues valables
dans l'Assemblée capitulaire des Dames deBeau-
lieu, et, la même année, Catherine de Lafon fut
admise au noviciat. Au mois de mai 1716, elle
était élue grande prieure du monastère. Elle mou-
rut vers 1749 (Sandret, Rev. nob. t. IV).
3° Jacques, et 4° François-Louis, qui suivent.
XV. — Jacques de Lafon de Jean, marquis de
Saint-Projet, chevalier, seigneur haut justicier
d'Amors, de Biars, Capduelh, Cargoale, Féney-
rols, Galessie, Jamblusse, Labastide-Marnhac,
Lamothe, Loze, Luboz, Montesquieu, Saillagol,
Saint-Amans, bailli des montagnes d'Auvergne,
épousa, en premières noces, Anne-Rose de La
Roche-Bourbon-Lavedan, et, en secondes noces,
en 1726, Gabrielle d'Escars, fille d'Annet, mar-
quis d'Escars, lieutenant général des armées du
roi et gouverneur de Honfleur. Il n'eut pas d'en-
fant de sa seconde femme. Son testament est du
6 août 1736. Il institue héritier universel Charles-
Joseph, son fils unique, stipulant qu'au cas où co
dernier viendrait à décéder sans enfant, l'entière
hérédité passerait â son frère François-Louis. Il
donne à dame Gabrielle d'Escars, sa seconde
femme, le droit d'habitation au château de Saint-
Projet, sa résidence ordinaire ; il lui lègue en ou-
tre, sa vie durant, la jouissance des seigneuries de
Saint-Projet et de Jamblusse, mille livres de rente
annuelle et l'équipage destiné à son usage person-
nel. Il veut que tous les domestiques à son ser-
vice au moment de son décès aient les gages de
l'année doublés. D'anciens serviteurs même sont
l'objet de libéralités de sa part. Il mourut le 20
mars 1740, à l'âge de 77 ans, et fut enseveli le sur-
lendemain dans la chapelle Notre-Dame de l'église
de Saint-Projet, au tombeau de ses ancêtres.
En 1696, il avait obtenu de l'évêque de Rodez le
transfert au château de Saint-Projet de la chapel-
lenie fondée au château de Féneyrols par Arnaud
de Lafon (Archives de la famille).
XVI. — Charles-Joseph de Lafon de Jean, mar-
quis de Saint-Projet et de Rilhac, vicomte de La-
vedan, baron de Barbazan, premier baron de
Bigorre, possédait une vingtaine de seigneuries.
Il épousa, le 7 juillet 1722, Elisabeth de Lostanges
de Saint-Alvère, fille d'Emmanuel Galiot de Los-
tanges, marquis de Saint-Alvère, sénéchal et gou-
verneur du Quercy, et d'Anne-Rose de Cadrieu.
Elisabeth, devenue marquise de Saint-Projet, est
qualifiée (( haute et puissante dame » dans des
actes nombreux possédés par la famille.
Les biens de Charles-Joseph étaient considéra-
bles, mais les dettes contractées par son père pe-
saient sur lui lourdement. Aussi, pour liquider
cette situation obérée, se décida- 1— il, le 31 octobre
1746, à aliéner, sous la réserve de la justice et des
autres droits seigneuriaux, la terre de Saint-
Amans à M. de Mondésir ; mais la vente fut annu-
lée par arrêt du Parlement. Il mourut sans posté-
rité le 8 avril 175:2, à l'âge de 55 ans, et fut inhumé
le lendemain au tombeau de ses ancêtres.
XVII. — François-Louis de Lafon de Jean du
Verdier, chevalier, devenu le chef du nom et des
armes de sa maison, le 8 avril 1752, par la mort
sans postérité de son neveu Charles-Joseph, fils
unique de Jacques, son frère aîné, avait épousé
en 1701 « damoyselle Françoise du Verdier» dont
il avait pris le nom.
Il eut pour successeurs Jean II, Jean III, Guil-
laume et Jean IV de Lafon de Jean du Verdier,
marquis de Saint-Projet.
Alliances : D'Euze, de Trian, d'Orlhac, de Car-
daillac, de Fumel, de Lubersac de Durfort, de
Castelnau, de Rabastens, de Penne, de Vallon, de
La Valette, du Rieu, de Laboissière-Narsès, de
Saint-Maurice, de Galard, de Balaguier, de Beau-
lac, de Gourdon, de Lautrec, de Cadrieu, de
Rilhac, d'Escars, de Cugnac, de La Roche-Bour-
bon-Lavedan, de La Roche-Fontenilles, de Lostan-
ges de Saint-Alvère, etc.
Tome II.
y.
— 251) —
— 260
Armes : Ecartelé : aux 1 et 4, de gueules, au
lion d'o)- couronné du même, accompagné de
douze besants aussi d'or, rangés en orle ; aux 2
et3, d'azur, à l'aigle ëployèe d'or, au chef cousu
de gueules, chargé de trois fleurs de lis d'or.
Couronne de marquis.
REPRÉSENTANT ACTUEL :
Lafon de Jean du Verdier (Auguste
de), marquis de Saint-Projet, ancien avo-
cat à la Cour de Paris, actuellement ma-
gistrat, résidant à Sancerre (Cher) et en
son château (monument historique) de
Saint-Laurent-lès-Tours (Lot).
LAFONTAN DE GOTH (de).
La famille de Lafontan de Goth se rattache à la
grande famille historique de Goth, par Pierre de
Goth, vicomte en Bruhlois, l'un des six enfants
de Gaillard II de Goth, marquis de Rouilhac, etc.,
et petit-neveu du pape Clément V (Bertrand de
Goth). Pierre de Goth eut pour fils :
Perrotin de Goth, marié à Jeanne de Bonnefont
d'on :
Pierre de Goth, leur fils, auquel fut concédé le
droit de bourgeoisie d'Agen et qui épousa Rose
de Palaucherye, fille de noble Jouchim de Palau-
cherye, chevalier seigneur de La Salle de Labes et
autres lieux, et aussi bourgeois d'Agen et d'Anne
de Nadal. Il eut pour fils :
Pierre de Goth, lequel fut institué hériter par
son grand-père Joachim de Palaucherye, à la con-
dition qu'il prendrait ses noms et prénoms et
s'appellerait désormais Joachim de Palaucherye
dit Pierre de Goth .
Les Palaucherie étaient de puissants seigneurs.
Ils possédaient un magnifique tombeau sous le
chœur de l'église des Cordeliers d'Agen. Leurs
armes étaient sculptées sur la clef de voûte de
l'abside et reproduites sur les vitraux. Joachim
de Palaucherye y fut enseveli en 1520, revêtu de
son armure de chevalier avec son épée et ses
uns d'or, après de magnifiques funérailles.
Pierre de Goth eut pour fils :
Autre Pierre de Goth, dit de Palaucherye, officier
des gents d'armes du Uoy, qui n'eut qu'une fille:
Marguerite de Goth, mariée en 1580 à noble
Sans Fabry, advocat du Roy, au siège présidial
d'Agen auquel elle apporta en dot la terre et
seigneurie patrimoniale de (ioth, lo nom et les
armes de Goth qui furent [iris et portes par Sans
Fabry et ses descendants. Leur race fut continuée
par leur fils :
(luillaume de Fabry de Goth, avocat du Roy au
siège présidial d'Agen, marié en 1020, à Anne de
La Crompe : leur fils :
Pierre de Fabry de Goth, avocat du Roy au
siège présidial d'Agen, marié en J649, a Jehanno
de Laville de Lacépede. L?ur fils : Jehan de Fabry
de Goth, avocat du roi au siège présidial d'Agen,
marié en 1083 à Jehanne de Garrant. Six filles na-
quirent de se mariage. L'aînée fut substituée par
son père et fut donataire dans son contrat de
mariage de la seigueurie de Goth, et du nom et
des armes de Goth. Elle s'appelait :
Marthe-Rose de Fabry de Goth. Elle épousa en
1723, Antoine de Lafontan de Lamarque, écuyer,
avocat au parlement, arrière-petit-fils de autre
Antoine de Lafontan de Lamarque, conseiller
au parlement de Bordeaux. Il avait pour fils :
Antoine de Lafontan de Goth, né en 1730, mort
en 1778, marié à Jehanne de Delcruzel, officier de
la connétablie de France. Son fils :
Antoine de Lafontan de Goth, né en 1759, avo- I
cat au parlement, officier de la connétablie de
France, était comme ses ancêtres, seigneur de la
maison noble et du fief de Goth, situé en la ju-
ridiction de Puymerol-Grand-Castel en Agenois,
et embrassant les paroisses de Saint-Romain,
Saint -Jean-de-Thenac, Saint-Pierre -de- Mataure,
Saint-Seurin, Saint-Julien-de-Boyssagut et Saint-
Martin-de-Seyches, et, en outre, possédant le droit
de pêche et d'attache de moulin à nef sur la ri-
vière de Garonne, sur un parcours de deux lieues,
pendant lequel la rivière bordait les tennements
de ladite seigneurie. Antoine de Lafontan de Goth
fut élu maire de Puymirol en 1700, juge du can-
ton en 1791, commissaire du district de Valence
d'Agen en 1792, juge au tribunal d'Agen en 1796,
nommé conseiller à la cour d'Agen en 1810, prési-
dent en 1815. Il avait épousé en 1793 Catherine
Renaut, fille de Roch Renaut, député d'Agen aux
Etats-Généraux de 1789. Il eut pour fils :
Alexandre de Lafontan de Goth, avocat à la cour
de Paris, né en 1800, mort en 1888, marié à Louise
Joly de Boissel. Son fils unique :
Clément de Lafontan de Goth, né en 1857.
Armes: D'or, à trois fasces de gueules.
L'écu timbré du casque de face à onze grilles
surmonté lui-même de la couronne de marquis.
Supports : Deux lions rampants portant en
bannière carrée l'ècusson d'or à trois fasces de
gueules.
Devise : Quy vive : Dieu et Rog.
LA HOUSSAYE {de).
Comtes de la Houssaye,
Seigneurs ou Patrons de la
Houssaye sur Beaumont lé
Roger, Le Bosc St-Ouen ou
St-Ouen des Champs, la
Croix, la Brière, les Sardi-
nets, la Rue, les Long-
champs, paroisse de Hau-
ville, le Bourdonnay ou
St-Denis du Bourg-Denis, pa-
roisse du Sandinparoisse de
Rougementin, Beauchamp,
l'Epervier,St-Paul sur Pont-
— 261 —
262
Audemer, la Gauchure, Hamtot sur Bolleu, anciens
seigneurs d'Esturqueraye près Pont-Audemer,
soit 20 fiefs nobles et 3 patronages de paroisse
(la Houssaye, le Bosc, St-Ouen, le Landen, vi-
comte de Pont-Aude nier et pays de Gaen) duché
de Normandie
La maison de la Houssaye, d'origine Scandinave
et féodale, appartient aux premiers âges de la
féodalité.
Cette famille a pour auteur un chef normnnd
établi en Normandie en l'an 900 avec le duc Rol-
lon et qui reçut à titre de fief militaire le domaine
dit de la Houssaye-sur-Beaumont (Houssaya lieu
planté de houlx). Les armes de cette maison sont
très anciennes ; ses nombreuses branches, ses
nombreuses possessions féodales, fiefs et parois-
ses, attestent de la plus haute antiquité sur le sol
Normand.
Sur de la Houssaye (document très curieux) —
1096 — liste de la l re croisade, on trouve Béran-
ger, sire de la Houssaye.
En 1302, les de la Houssaye étaient au camp des
Flandres avec Philippe-le-Bel. Eustache de la
Houssaye fut élu maréchal de Bretagne, compa-
gnon de Duguesclin. Cette ancienne famille, d'un
nom florissant en Normandie dès Guillaume le
Conquérant, a toujours soutenu la noblesse et
fourni plusieurs lieutenants, colonels et chevaliers
deSt-Louis.
Un de la Houssave avait émigré. (Voir tome l or ,
col. 1637.)
Armes actuelles : D'argent, à un houx à quatre
branches fcuiUées de sinopie, arraché sur une
terrasse du même et accompagné de trois merle t-
tes de sable, 1 et 2.
Couronne de comte.
Suppobts : A dextreun lion, à sënestrc, un dau-
phin.
Devise : Qu'y s'y frotte s'y pique.
LALANNE DE MORLANNE SOUYE
(de).
La famille de Lalanne de
Morlanne-Souye est originai-
re du Béarn où elle possédait
la seigneurie de Souye et les
fiefs de Lanne, du Gascon de
Morlanne et d'Arbusat d'U-
zan. Ses chefs siégeaient jus-
qu'en 1789 aux Etats de Béarn
dans le corps de la Noblesse,
ainsi qu'il résulte de plusieurs
actes de foi et d'hommage
présentés par messire Jean
de Lalanne de Morlanne-
Souye, chevalier, seigneur de
Souye et autres places, qui prêta serment de fidé-
lité au Roy pour la dite Seigneurie de Souye. Cette
famille se rattache par ses alliances aux plus an-
ciennes et aux premières maisons de Béarn et de
Gascogne. Elle se rattache : par les Portets et les
Batz, directement aux comtes de Lomagne, aux
premiers comtes d'Armagnac et aux ducs de Gas-
cogne ; par les Nays-Candau, aux de Béarn, aux
d'Andoins, aux de Gassion, aux de Miossens et
autres nobles familles. (V. armoriai des Landes
(Cauna), t. 2 et 3, et armoriai de Béarn (Dufau de
Maluquer), tome 1).
Un de ses membres, Mgr Martin de laCassaigne,
est mort évèque de Lescar en 1729. Deux autres
de ses membres sont morts victimes des fureurs
révolutionnaires sur l'échafaud de 1793. La V t(, « s ' e
de Nays-Candau, mère de dame Jacques de La-
lanne-Souye, fut guillotinée à Pau, accusée de
correspondance avec son fils, ancien officier, qui
avait émigré. Le baron de Batz, grand-père ma-
ternel de dame Edouard de Lalanne-Souye, mou-
rut également sur l'échafaud de la Révolution.
Messire Henry de Lalanne de Goûts, sieur de
Lanne, de Goûts et de l'Arribérasse en 1670, marié
â damoyselle de Dutour (allias du Tourn). —
Noble Jean de Lalanne de Morlanne, chevalier,
né en 1715, seigneur de Lanne, du Gascon de
Morlanne, de l'Arribérasse, d'Arbusat d'Uzan,
devint seigneur de Souye et membre des Etats de
Béarn. Le chevalier Jean de Lalanne de Morlanne-
Souye épousa noble damoyselle Marie de Lamar-
que, fille de noble Jacques de Lamarque, écuyer,
et de dame de la Gassaigne-Maucor. — Messire
Jacques de Lalanne-Souye, écuyer, né en 1748,
seigneur de Souye, Uzan, Lanne et autres places,
devint avocat au Parlement de Navarre ; marié à
damoyselle Henriette de Nays-Candau, des mar-
quis de Candau, fille du vicomte Pierre-Alexandre
de Nays Candau, seigneur de Lucarré, et de d^e
de Noguès Gerderest, morte sur l'échafaud.
Jacques de Lalanne de Souye mourut en 1838
dans un âge très avancé, et laissa de son mariage :
lo Alexandrine de Lalanne de Souye, mariée au
baron deLoubouey-Bouillon, et morte sans posté-
rité; 2° Edouard de Lalanne de Souye, né en
1808, marié à Aménaïde de Portets, fille de mes-
sire Michel de Portets, seigneur de Poursingues,
et de dame Catherine de Batz.
Ed. de Lalanne de Souye a passé toute sa vie
dans ses terres et est mort le 13 juin 1882 au châ-
teau d'Uzan.
Armes: D'azur, à deu.cëpèes nues d'argent à la
garde d'or en pointe, croisées en sautoir; au chef
chargé de trois étoiles d'argent 2 et i.
Couronne de marquis.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
1° Lalanne de Souye, (Louise - Marie-
Blanche de), résidence : Château d'Uzan,
par Morlanne (Basses-Pyrénées), mariée à
Eugène Layrisse, dont : a) Edouard, ré-
— 263 -
264
dacteur au Courrier d'Haïphong (Tonkin) ;
b) Henry, avocat à Haïphong.
2° Lalanne de Souye (Marie-Nathalie de)
résidences: Château de Pargade, par Gar-
lin, et château de Mirasson près Garlin (B.
P.), mariée à Austinde du Bosc: de Taret,
dont : a) Eugène ; b) Georges.
3° Lalanne de Souye {Marie-Louise-
Ferdinande de) veuve du capitaine Borde-
nave de Fortisson. Résidence : Villa des
Merisiers à Gélos (près Pau).
4° Lalanne de Souye (Marie - Antoi-
neïïe- Elisabeth présidences : Mont- Liban
à Pau (Basses-Pyrénées) et château de
Grandpré, par Lescar (près Pau), mariée
le 22 décembre 1873 au capitaine Giraud,
chevalier des ordres de Grégoire-le-Grand
et de la Légion d'honneur, dont : a) Marie-
Joseph-Ri^olyte, né le 18 mai 1877; b)
Marie - Joseph - Augustin -Pierre - Jean -
Edouard, né le 16 octobre 1880.
LAMARQUE (de).
Cette famille est originaire du Poitou.
Armes : D'argent, à l'aigle éployêe de sable sur-
montée de deux étoiles de gueules placées l'une à
dextre, Vautre à senestre. Alias : De sinople à la
fasce échiquetée d'argent et d'azur à trois traits.
Supports : Deux sphinx.
Couronne de comte.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Lamarque (Alfred de) né en 1838, ancien
Inspecteur des eaux et forêts, résidant à
Glermont, rue Pascal, et au château de
Bourassol près Rio m (Puy-de-Dôme) marié
à MlledeNiGOLAÏ de Laval, morte sans en-
fants ; remarié à Mlle de Chamerlat de-
Bourassol, dont deux enfants: a) André,
né en 1869; b) Marie-Antoinette, né le 12
avril 1874, mariée le 17 octobre 1894 à Al-
bert de Remacle.
Frère : Henri, marié à Mlle de LaRocitE-
Montbrun, dont : Edmée.
LAMBERT DE BOISJAN (de).
Famille originaire de Bretagne.
On trouve le nom de Lambert dans les montres
militaires de 1355, 1371, 1378, 1379, 1380 et 1392.
(Dom Morice, preuves) ; mais la généalogie arti-
culée ne commence qu'à :
N. H. Jehan Lambert, seigneur de la Hauteville,
paroisse de Trébédan, au pays de Dinan, vivant
avant 1400, et figurant dans une montre de 1480.
De lui descendent la branche de la Hauteville-
Lorgeril, éteinte en 1761 ; celle de Tigourdaine.
fondue, en 1771, dans Ferron du Chesne ; celle de
Lesmont de la Havardière, marquis d'Acignè,
éteinte en 1673 et fondue dans Freslon de laFres-
lonnière ; enfin la branche de Boisjan, sortie des
marquis de la Havardière d'Acignè, seule exis-
tante.
Cette maison a produit, entre autres : Jehan,
seigneur de la Hauteville, ; parmi les gentilshom-
mes de la garnison de Dinan, en 1444 — Charles,
seigneur de la Hauteville , aussi un des seigneurs
auxquels le Duc confia la garde de Dinan, en 1553.
Jehan, seù/neur de la Tigourdaine, paroisse
de Ploiier, connétable de Dinan, en 1557, capi-
taine des Francs-Archers de l'évêché de Ren-
nes, en 1555, capitaine de cinquante hommes
d'armes et chevalier de l'Ordre du Roi, en
1570 — Amaury, seigneur de Tigourdaine, cheva-
lier de l'ordre du roi, en 1552, tué dans une atta-
que de son château de Tigourdaine, par des Hu-
guenots, en 1593 — Jehan, seigneur de Lesmont,
paroisse de Ploùer, chevalier de l'Ordre du roi,
en 1602, gentilhomme de la Chambre de Henry IV,
en 1606 — René, seigneur de la Havardière, pa-
roisse d'Acignè, près Rennes, chevalierde l'Ordre
du Roi, en 1632, marquis d'Acignè, en 1657, pré-
sident des Etats de Bretagne, dans l'ordre de la
Noblesse, en 1663, lieutenant des maréchaux de
France dans toute l'étendue de l'évêché de Vannes,
en 1668, etc. etc.
Maintenus dans leur noblesse d'ancienne ex-
traction et chevalerie, à la réformation de 1668 et
années suivantes.
Armes : D'argent, au chevron de gueules.
Supports: Deux lions.
Couronne de marquis.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Eambert de Boisjan (M is de), chef de sa
maison, et M ise , née de Lambert. Rési-
dence : Château du Tertre, en Pipriac (Ille-
et Vilaine).
Frère : Lambert de Boisjan (Comte de).
Résidences : Château de Craon, en Com-
blessac (Ille-et-Vilaine) et à Saint-Rrieuc
(Côte-du-Nord).
OUTRAGES A CONSULTER:
Dom Morice : Preuves de l'histoire de Bretagne.
— Titres originaux, aux archives du château du
Tertre. — Archives du marquis deLangle,àRen-
— 265 —
— 266 —
nés.. — Registres de Trébédan, Plouër, Acigné,
Rennes, Marent, Comblessac (où est située la lerrc
du Boisjan), enfin Pipriac, etc. — Greffe du Parle-
ment et Archives de la Chambre des Comptes, à
Nantes. — Arrêt de la réformation aux archives
de M. le marquis de Lambert de Boisjan, etc. etc.
LAMBERTERIE (de).
Voir pour l'historique de
la famile le Tome l e i", col.
1658 et 1659.
REPRÉSENTANTS
ACTUELS
Ire Branche
Lamberterie (Paul,
B on de), ancien préfet et
ancien député du Lot,
né le 29 mai 1840, veuf
de Marie-Antoinette de
Blom. Résidence: 3, place d'Iéna, à Paris,
et château de la Roque (Lot).
2 me Branche
Lamberterie f Albéric de). Résidence : châ-
teau de Beau séjour, par Mirambeau (Ch nte -
Inférieure), mariéà Marie deMoNEYSD'OR-
dières, sa cousine, dont 2 filles et un fils.
3 me Branche
Lamberterie (Raoul de), B on de Cros,né le
1G octobre 1860. Résidences : Château de
Brussy et Le Gros (Dordogne), aîné de
trois frères et quatre sœurs.
LAMY DELA CHAPELLE.
Ancienne famille du Limousin, compte parmi
ses ancêtres un patriarche de Jérusalem, dont elle
a conservé lés armes.
Reconnue noble depuis l'an 1335, portant dès
cette époque le titre d'écuyer.
Le roi Charles IX, par lettres-patentes que pos-
sède la famille, anoblit Jean et Gabriel pour leurs
services et leur bravoure dans les guerres de re-
ligion (septembre 1570).
Armes : De gueules, à la colombe à" argent, posée
sur une terrasse d'azur.
Couronne de comte.
Supports: Deux lions.
Devise : Au besoin, on reconnaît Lamg.
LANGLOIS DE LA ROUSSIÈRE.
Les Langlois de la Roussière, du comté Nan-
tais, maintenus dans leur noblesse à la réforma-
tion de 1669, ont produit un échevin de Nantes en
1596, un syndic de la même ville, deux Conseil-
lers-Maîtres et un Président à la Chambre des
Comptes de Bretagne. Toutes ces charges, dans
lesquelles ils se succédèrent de père en fils, étaient
attributives de noblesse. La filiation se continue
par Jacques Langlois de la Roussière, seigneur
du Breil en Bouguenais, officier de marine du Roi
au département de Brest, marié en 1774 à Thérèse-
Adrienne-Emilie de Goyon. Leur fils Armand-
Jacques-René, épousa Emilie-Suzanne-Jeanne de
Goyon, sa cousine-germaine. Les fils et les petits-
enfants de ces derniers ont pris alliance dans les
maisons de Bruc, le Maignan de l'Ecorse, de Tes-
son et Carré de Lusançay.
La famille Langlois de la Roussière possède et
habite à Nantes l'ancien hôtel de Goyon situé, 16,
rue Royale et place de la Préfecture.
Armes : D'argent, à trois roses de gueules, bor-
dées de sable et pointées de sinople.
LANNEAU (de)
Famille ancienne, originaire d'Allemagne. Le
premier qui vint en France, avec un prince de la
maison d'Orange, fut François-Lombard de Lan-
neau, écuyer, maître d'hôtel de Madame la prin-
cesse d'Orange. Il reçut en 1544. de Gillette de
Luxembourg, dame de Comarin, en considération
des services qu'il avait rendus à Madame la prin-
cesse d'Orange, le château et le terrage de Mont-
fort près Montbard.
Armes. D'azur, à un rameau d'argent, posé en
fasce et un chef aussi d'azur, chargé de trois
besants d'or.
LANNES duc de MONTEBELLO
prince de SIÉVERS.
Montebello • Lannes (1769-1809), maréchal de
France, prince de Siévers (décret impérial du
30 juin 1807) duc de Montebello (décret impérial
du 19 mars 1808).
La principauté de Sienrirz (département de
Kalisch, Pologne) a existé dès la plus haute anti-
quité. Elle appartint d'abord à des princes laï-
ques qui jouissaient de toutes les prérogatives de
l'indépendance et de la souveraineté : droit de
créer des nobles, droit de représentation actif et
passif, droit de lever des troupes, droit de faire
la guerre et de conclure des traités, droit d'éta-
blir et de percevoir les impôts, de battre mon-
naie, etc.
267 —
268 —
Vers le xv« siècle, la principauté de Sienrirz
passa aux évêques de Cracoviequi se transmirent
l'exercice des mêmes droits avec les titres de
Dux et Princeps severiensis jusqu'au partage de
la Pologne. La principauté disparut alors : la
Russie et la Prusse s'en partagèrent les dépouilles.
Après les victoires d'Iéna, de Pultusch, de
Friedland, Napoléon « voulant reconnaître les
services rendus par le Maréchal Lannes, comman-
dant la réserve de la Grande Armée » lui concéda
par décret impérial daté de Tilsitt (30 juin 1807)
« la principauté de Siévers (sic) pour en jouir lui,
ses héritiers et successeurs en toute propriété. »
L'Empereur fit confirmer ce décret par les trai-
tés de Tilsitt (7 et 9 juillet 1807) signés entre la
France, la Russie et la Prusse. Il y fut stipulé,
en même temps que la constitution du Grand
Duché de Warsowie, la reconstitution de la prin-
cipauté de Sienrirz au profit du Maréchal Lannes.
Enfin par un procès-verbal (5 août 1807) les
commissaires du Grand Duché mirent solennelle-
ment « Son Altesse Monseigneur le Maréchal
Lannes, prince de Sienrirz, en possession de
tous les droits honorifiques et autres qui avaien*
appartenu aux anciens princes de Sienrirz. »
Les difficultés que souleva la Prusse retardè-
rent jusqu'en 1813 l'exécution complète du décret
impérial, des traités de Tilsitt et du procès-verbal
des commissaires du Grand Duché. Il fallut que
Napoléon intervint pour faire exécuter les enga-
gements contractés. En 1815, la principauté de
Sienrirz subit le sort des autres institutions im-
périales, mais les droits des héritiers du Maré-
chal Lannes sont restés intacts.
Aujourd'hui, conformément aux législations
française et polonaise et suivant un règlement
de famille, le titre de prince de Siévers est porté
par :
Charles -Louis -Maurice Lannes, marquis de
Montebello, prince de Siévers, marié à Thérèse
O'tard de la Grange, dont •
Maurice-Napoléon-Jean Lannes de Montebello,
prince de Siévers.
Voy. le tome 1", col. 1682 et suiv.
LAPORTE (de).
Ancienne noblesse du Quercy, originaire de
Figeac, où elle a occupé les premiers emplois.
La preuve en est, que l'écusson de ses armes se
trouve sur les plus anciens édifices de cette ville.
La branche aînée, seigneurs de Puy-la-Garde,
en Quercy, s'est éteinte en 1758. Il ne subsiste
plus que la branche des seigneurs de Larnagol,
dont on ne peut donner la filiation que depuis
Guillaume de Laporte, issu de la branche aînée,
qui laissa postérité de Marie de Ferrier.
Au 5* degré, Etienne-Alexandre de Laporto,
seigneur, baron de Larnagol fut reçu en 1738, sur
ses preuves faites en 1737, devant le juge d'armes
de France, M. d'Hozier, chevalier d'honneur de
la Cour des Aides de Montauban. Il époomte.
Supports : Deux lions dragonnes.
LA ROQUE ou LA ROGQUE {de).
Comtes, Seigneurs de la Roque, Cos-Cornut
(Canum Cornutorum), d'Azenières, de Chaudesai-
gues, de la Tourette, de Monlet, du Croizet, de la
Chaux, de Cornières, de Montmayour, delaFage
de Confolant, de Bussière, d'Aubignac, delaBes-
sière, de la Borie, de Jozat, de Cronce, d'issac
des Ignés, de Bayssac, du Boucheron, de Sévérac
de Vergonzat, etc. Noblesse de chevalerie, origi-
naire du Carladez, où elle est connue depuis Hu-
gues de la Boque, marié, vers 1280, à Hélène de
Dienne. On trouve, ensuite, Vézian de la Boque,
dit Cos-Cornut (1359), etEustorge, dit Cos-Cornut
(1375), tous les deux abbés dePibrac; Henri de
la Boque (1329) ; Jacques, époux de Mirabelle de
Vie (1355) ; Guillaume (1406). Citons : Neuf chanoi-
nes-comtes de Brioude (1280-1600). François et
Louis qui servirent comme cadets aux gardes
dans la compagnie de M. Bibeyre de Saint-San-
doux ; ils furent ensuite chevau-légersde la com-
pagnie du Buisson (1665-1668) ; Pierre et autre
Pierre, père et fds, seigneurs de laTourette (qui ser-
virent de 1632 à 1658) ; M. de la Boque de Sévérac,
né à la Ghaize-Dieu, admis à l'école militaire, sur
preuves de noblesse, en 1780. Famille maintenue
dans sa noblesse d'extraction (17 mai 1768). Fi-
liation : Jean de la Boque, écuyer, seigneur d'Aze-
nières, en 1480. Appelé «Jehan de Seveyrac, dit
de la Roque-Cos-Gornutz « dans la foi-hommage
qu'il rendit en 1492, pour la terre dAzenières à
Jacques de Beaufort, comte d'Allais ; il épousa
Louise de Flageac, dame d'Azenières, dont Pierre,
seigneur dAzenières, la Boque, le Dignat, marié:
1° à Jeanne de Bonnamy ; 2° le 20 novembre 1505,
à Jeanne d'Albiat. Il eut huit enfants qui transi-
gèrent au sujet delà succession de leur père, en
1548. Du premier lit : 1° Guillaume, auteur de la
branche de la Tourette (existante) : 2° François,
marié, en 1545, à Antoinette de Guilhem, père de
François, seigneur de la Boque, marié en 1573, à
Catherine de Chavagnac, dont : A. François, marié
en 1622, à Claude de Villeneuve, dont Antoine,
marié, en 1661, à Marguerite de Cornusson ; B.
Guillaume, père de François, seigneur de Joson
(1668) et de Claude, seigneur de la Borie (1668).
Pierre eut du second lit (de Jeanne d'Albiat : 3°
Louis, auteur de la branche des seigneurs de
Monlet, Cronce, etc.
Branche aînée des seigneurs de la Tourette, Sé-
vérac, etc. — Guillaume de la Boque, fils aîné de
Pierre et de Jeanne de Bonnamy, fut seigneur de
la Boque, de la Tourette, de Chaudesaigues, de
Mandaloux. Il épousa, le 11 février 1539, Jeanne
de Cheyrol, dont Pierre, écuyer, seigneur de la
Boque, de la Tourette, capitaine et châtelain du
château et de la baronnie du Manoir (1599) ; il
épousa, en 1588, Anne d'Oradour, et testa en 1672,
laissant Pierre, écuyer, seigneur de la Boque, de
la Tourette, d'abord chevau-léger, ensuite gen-
darme, capitaine d'une compagnie, maintenudans
sa noblesse en 1668, marié, en 1639, à Louise de
Saint- Vidal, dont Jean-Baptiste, écuyer, seigneur
de la Tourette, de Sévérac, capitaine d'une com-
pagnie dans le régiment de Bissi, marié, en 1708,
à Jeanne-Marie de la Chassaigne de Courbière,
fille de Jean, seigneur de Sereys, dont . 1° Jean-
François, qui suit ; 2° Jean-Pierre, chanoine de la
cathédrale du Puy (1770); Jean-François de la
Boque, seigneur de Chamborne, Brayes, La Tou-
rette, mort le 25 novembre 1784, épousa Marie-
Brugière de Laverchère, dont : 1» Jean-Pierre,
comte de la Boque de Sévérac, né en 1770, marié
à Mademoiselle de la Bochette, dont Augusta,
épouse du marquis de Cordebœuf de Beauverger
de Montgon ; 2° Marie-Annet-Jean-François Bol-
land, né à la Chaize-Dieu, le 1 er mars 1777, marié
à Eugénie de Genestet de Planhol, dont Jean-
Pierre-Eugène-Edouard (porté ci-dessous).
Branche des seigneurs de Montet, Cronce, Le
Boucheron, etc. Louis de la Boque, seigneur de
Montet et des Ignés, fils de Pierre et de Jeanne
d'Albiat, sa seconde femme, épousa Catherine de
Guilhem, dont : 1° François, qui suit ; 2 U Jean,
seigneur du Croiset, marié à Mademoiselle de la
Rochette [branche existante, en 1722] ; 3° Jacques,
auteur du rameau des seigneurs de la Chaux, de
Cronce (du Boucheron (rapporté ci-après). Fran-
çois delà Roque, seigneur de Montet et des Ignés,
vivant en 1609, épousa Valence de Chazelles ; il
testa en 1631 et laissa : 1° Jacques, qui suit ; 2°
Jean-Claude, marié, en 1647, à PeyronnedeNeres-
tang , 3° Jeanne, mariée, en 1626, à Antoine de
Drossanges, écuyer, seigneur du Fieu ; 4 e Fran-
çoise, mariée, en 1627, à Jean de Ghamaroux,
écuyer, seigneur de Rorne:5 e Marguerite, mariée
en 1632, à Daniel de la Vaissière de Cantoinet,
écuyer, seigneur du Mas ; 6° Claudie, mariée en
1636, à Gaspard Mavion, docteur en droit à Meil-
hau ; 7° Louise, mariée à Robert Beraud, écuyer,
seigneur de Courbières ; 8° Antoinette, mariée, en
1638, à Jean-François du Fayet, écuyer, seigneur
de Sarsac-la-Tour ; 9° Claudie, mariée, en 1638, à
Charles de la Chassaigne de Sereys, écuyer, sei-
gneur du Creyssadour et de Dumignac. Jacques
de la Boque, écuyer, seigneur de Montet, les
Ignés, Bayssac, épousa, en 1633, Louise de Cham-
breuil de Ghassang, dont : 1° François, qui suit ;
2° Maurice, mort en 1674, au service, à Saint-Ni-
279 —
280 —
colas, près de Nancy, en Lorraine, sans postérité ;
3° Mathieu, appelé le comte de Montet, chanoine-
comte de Brioude, en 1054 ; 4° Marie-Madeleine,
religieuse à l'abbaye de la Vaudieu, en 1653 ; 5°
Françoise, religieuse à Saint-Joseph de Brioude
(1652) ; 6° Jeanne, religieuse de l'abbaye de Blesle
(167 i). François de la Boque, écuyer, seigneur de
Montet, des Ignés Bayssac, épousa, en 1662, Bé-
nigne du Pasturel, dont Marguerite, dame du
Montet Bayssac, mariée, en 1687, à Louis du
Saunier, chevalier, seigneur de Banssat, châtelain
de robe courte en la chàtellenie de Nonette.
Rameau des seigneurs de la Chaux, Le Bouche-
ron, etc Jacques de la Roque, fds de Louis et de
Catherine de Guilhem, écuyer, seigneur de la
Chaux, en 1609-1620, épousa : 1° Marie de la Ro-
chette ; 2° Elisabeth de Chambeuil. Il eut du pre-
mier lit : 1° Claude, qui suit ; du second : Fran-
çois, seigneur de la Chaux, père de Jacques,
seigneur de la Chaux (1668). Claude de la Roque,
écuyer, seigneur de Cronce, fat maintenu dans sa
noblesse en 1668, et il fut père de Jean, écuyer,
seigneur de Cronce, marié, le 30 septembre 1894,
àlsabeau Portai, dame de Boucheron, dont: Jean,
écuyer, seigneur du Cronce, du Boucheron, mort
le 29 octobre 1731, marié, le 24 février 1716, à Ma-
rie de la Borie, dame en partie de Poulargues et
d'Isaac, dont Jean, né au Boucheron, près Doran-
ges, en 1717, où il est mort en 1767, marié, en
1749, à Claupine Vernet, dont: 1° Jean, mort en
1331, marié à Jacqueline Barbât du Clozel, dont :
Mélanie, mariée, en 1831, à M. de Cisternes, juge
de paix ; 2° François, né en 1753, père de Jean,
décédé à Ariane, en 1875 ; 3 e Jean de la Roque du
Boucheron d'Issac, né au Boucheron en 1762, ma-
rié, en 1806, à Catherine Brosse, dont : Antoine,
né à Issac, le 22 fructidor an II, marié à Marie-
Marguerite de la Salle, dont Jean-Baptiste Victor-
et Antoine-Joseph-Théodore (portés ci-dessous ;
5° Antoine, seigneur de Sévérac, né à Doranges
en 1764, marié en 1791, à François Buisson, dont
Annet, né en 1792, mort en 1851, marié, en 1814,
à Françoise Fouilloux, dont Claude (porté-ci-des-
SOUSj.
Branche des seigneurs de Monmayour, de la
Faye. de Confolant, de Bussiére, etc. Cette bran-
che s'est détachée de la souche à la lin du xme
siècle. Elle porte les mêmes armoiries que celles
qui précèdent :Baymonddela Boque, seigneur de
Monmayour (1520), épousa Françoise de Turenne
dont Benoît (1355;, marié à Jeanne delà Vaissière,
dont Baymond (1390), marié à Isabeuude Masbeu!
dont Bernard (1425), marié à Catherine de Lobi-
giac, dont Benoit (1470), marié à Françoise de
Bussac, dont Antoine (1505), marié à Jeanne de
Boussonnaye, dont Bertrand, marié, en 1511, à
Louise de Boisset, dont Benoît, marié, en 1581, à
Catherine de la Vaissière de Cantoinet, dont An-
toine, marié, en 1610, à MagdeleinedeLayac,donl
Pierre, marié, en 1665, a Catherine de la Vais-
sière de Beauregard, dont Charles, seigneur delà
Fage. marié, en 1674, à Louise de Tremeuge du
Chayîat, dont Pierre, marié : 1° en 1725, à Marie
Grandet de Chauchailles, et 2° en 1748, à Louis
Chevalier, dont Marc-Antoine, marié, en 1783, à
Jeanne de Champagnac d'Oradour, dont Pierre,
(porté ci-dessous), marié, en 1813, à Marie-Luce-
Victoîre de Séguy de Chantai, dont Pierre-Louis,
marié, en 1847, à Marie-Sorel, dont: Jean-Alban,
marié, en 1875, à Rosalie Tafanel. Citons : Jean
de la Roque, seigneur de Confalant, gentilhomme
de la reine M arguerite de Valois, femme d'Henri IV
(1586). Charles, seigneur de Bussières, tué maré-
chal-des-logis du régiment d'Auriac (1693). En
1789, M. de la Boque de la Fage fut convoqué à
l'assemblée de la noblesse de Saint-Flour.
Armes : D'azur, à deux lévriers affrontés d'ar-
gent, colletés et bouclés de gueules: au chef d'ar-
gent, charyé de deux rocs d'échiquier de sable.
Cri de guerre en 1450 : Cos-Cornuts ! (ce cri de
guerre de Cos-Cornuts se rapporte aux chiens-le-
vriers qui sont dans les armes de la Boque, dits
chiens cornuts, à cause de leurs petites oreilles
dressées).
Devise de la branche aînée (de la Roque de la
Tourette) : Vero Deo ethonori.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Branche aînée
Feule comte Jean-Pierre-Eugène-Edouard
de la Roque de Sèvérac(morten septembre
1871), conseiller à la cour d'appel de Riom,
marié en 1834, à Jeanne-Ernestine Denier-
Malroux, petite-nièce du corsaire (capi-
taine de frégate) Malroux, le héros du
combat (1799) deVIphigcnic contrelesvais-
seauxanglaisZVmgwemaZetPmr/,enseveli
dans sa victoire (Voyages et Combats par
E. Fabre, 1886, Buzu Leveault), a laissé :
1° Félix, colonel d'artillerie (O. *), marié,
enl868,àJoséphine-StéphanieViLLEYSEAUX
dont Ernest et Marie ; 2° Raymond, général
d'artillerie de la marine, directeur au mi-
nistère de la Marine (G.*), marié à Anne
Sollier, dont : a) Anne-Marie ; b) Ray-
mond, né le 13 octobre 1877, décédé le 17
juin 1881 ; c) Jean, d) Pierre ; e) François,
né le 6 octobre 1885 ; f) Elisabeth, née le 24
septembre 1889 ; g) Louis, né le 25 octobre
1892; h) Marguerite, née le 31 mai 1805; 3°
Marguerite, mariée à Ernest Lamy, chef
— 281 —
— 282 —
d'escadron de marine (0. #) ; 4° Eugénie,
mariée à Henri Baufdmé (#), capitaine ; 5°
Pierre, décédé à Alby ; G Amélie (décédée),
religieuse ursuline à Glermont ; 7° Emma
(décédée), religieuse de St-Vincent-de-
Paule.
Branche de Monlet,de Boucheron et d'Issac.
1° Jean-Baptiste-Victor de la Roque, né
à Montet en 1828, notaire à Gerzat, décédé
enl877,mariéà Marie GoHADE,dontGharles;
2° Le frère de Jean-Baptiste- Victor, savoir:
Théodore de la Roque, né à Monlet, en
1820, juge de paix à Herment, marié à Cé-
line Beaud, dont Jean-Eugène, décédé en
1875.
Rameau de la Branche de Montet, du Boucheron
et d'Issac.
Claude de la Roque, né à Issac, près de
Saint-Alyre, en 1817, marié, en 1843, à
Anne-Marie Ferbeuf, propriétaire à laCha-
pelle-Geneste, dont: 1° Biaise, né à la Cha-
pelle-Geneste, en 1845, professeur au lycée
de Clermont-Ferrand, officier d'académie,
marié, en 1874, à Marie Nancy-BoNNET,
dont Marie-Louise-Angélina, née à Cler-
mont-Ferrand, en 1876; 2° Jean, né à la
Chapelle-Geneste, en 1852; 3°Angélie,née
à la Chapelle-Geneste, en 1855, religieuse
de l'Instruction du Saint-Enfant- Jésus, au
Puy (Haute-Loire), sous le vocable de sœur
Marie-Mathilde.
Branche de la Fage
Pierre de la Roque épousa en 1813, Mlle
Marie-Lucie-Victoire de Seguy de Chàntal,
dont il eut : 1° Pierre-Louis-Marie, marié,
en 1847, à Mlle Marie SoREL,dont: A. Jean-
Albun, négociant à Paris, marié, en 1875,
à Mlle Rosalie Trafanêl, dont Louis ; B.
l'abbé Elie ; C. Auguste ; D. Hortense ; E.
Irma; 2° Marc- Antoine, prêtre à Waren
(Amérique); 3° Etienne, percepteur à Ariane
(Puy-de-Dôme).
Nous trouvons une autre famille ayant possédé
la seigneurie de la Roque, etc. dans le comté d'Ar-
magnac Cette famille ne prouve sa filiation que
depuis noble Armand de la Roque, écuyer, sei-
gneur de la Roque, en Fezenzac, l'an 1468 ; mais
on a connaissance d'un Bernard de la Roque, dans
le comté de Fezenzac, qui rendit hommage de cette
t.-srre, en 1409, au comte d'Armagnac. Elleafourni
un lieutenant-colonel du régiment d'Anjou en
1644, un capitaine au régiment de la vieille-marine,
en 1799, et plusieurs autres officiers de divers
grades.
Armes ; D'azur, au sautoir d'or.
Voy. Le Trésor.
LA ROQUE DE MONS (de).
Noble et ancienne famille du Périgord, dont la
filiation remonte à Bertrand, seigneur de la Roque,
chevalier, qui vivait en 1339. La descendance se
poursuit jusqu'à nos jours en donnant Jean-
François, comte de la Roqne, seigneur de Mons,
député de la noblesse du Périgord aux Etats-
Généraux en 1789. Il est mort dans la révolution
et a laissé deux fils et plusieurs filles de son ma-
riage avec Marie deServain.
Armes : De gueules, à un lion lèopardè (Vor, sur
une montagne de sinople.
LA ROZIÈRE (de).
Famille noble et ancienne, originaire du Pié-
mont, qui vint s'établir en France, au commen-
cement du xv e siècle. Dès l'an 1420, on trouve
cette famille employée avec distinction dans les
armées françaises où elle a fourni depuis de grands
capitaines. Elle remonte sa filiation à Loui6-
Charles-Carlet de la Rosière, chevalier de l'ordre
royal et militaire de St-Louis, officier au régiment
de Canizy, se distingua au fameux combat de
Morbeigno gagné par les Français, commandés
par le duc de Rohan, sur les Espagnols le 10 no-
vembre 1695 ; fut blessé grièvemest à cette affaire,
et fut nommé capitaine sur le champ de bataille,
et peu d'années après, officier supérieur dans le
même corps. Surnommé Vhonneur de l'infanterie
française, ce vaillant capitaine se montra cons-
tamment digne d'une aussi glorieuse qualification.
On le voit à la bataille de Rocroy en 1643, aux
combats de Fribourg en 1644, à Nortlingen, à
Lens, à Lenef, etc. ; Turckeim en 1675 ; aux
sièges de Condé, de Bouchain et d'Aire, et enfin à
l'assaut du fort de Kell en 1678, où il se fit encore
remarquer par des prodiges de valeur. Il mourut
en 1701, dans un âge très avancé, laissant posté-
rité.
Tous ses descendants se sont distingués dans
l'armée.
La paix de 1763 ayant terminé la guerre de Sept-
ans, le marquis de la Rozière fut employé dans
283
284 —
le ministère secret du comte de Broglie qui fai-
sait le plus grand cas de ses talents militaires et
de ses qualités personnelles. Il passa en Angle-
terre sur les ordres de Louis XV pour reconnaître
les côtes de ce royaume. Il s'acquitta en 1765 et
1766 de cette mission importante avec autant
d'intelligence que de courage et de fidélité, etc.
Ses nombreux travaux le placeront toujours au
rang des premiers officiers d'état-major et de gé-
nie que nous connaissions. En 1768,1e gouverne-
ment le chargea de rédiger sur les dépêches des
ministres et des généraux, l'histoire des guerres
de France sous les règnes de Louis XIII, Louis XIV
et Louis XV, Les 4 volumes in-4° de cet ouvrage
sont finis et sont parmi ses nombreux manuscrits
n'ayant pas encore été imprimés par suite de la
révolution.
Le marquis de la Rozière fut chargé par le roi
en 1770 de rédiger un plan général de campagne
contre l'Angleterre ; il fut nommé le 11 novembre
de la même année brigadier de iragons des ar-
mées dn roi, commandant à St-Malo et quelque
temps après, maréchal général des logis de l'ar-
mée destinée à descendre en Angleterre.
Le roi, en considération de quatre cents ans de
services militaires des plus importants rendus à
l'Etat par cette famille et surtout de ceux du mar-
quis de la Rozière, fit ériger la terre de Wagnon
en marquisat de la Rozière par lettres patentes
de 1780. En 1781, le marquis de la Rozière fut
nommé commandant du corps d'armée destiné à
s'emparer des îles de Jersey et de Guernesey, et
fut promu au grade de maréchal de camp. Il s'é-
migra au mois de mai 1791 avec son fils aîné, ca-
pitaine de dragons, et fut mis à la tête des bu-
reaux de la guerre établis à Goblentz par les
princes frères du roi.
Il fit la campagne de 1792 en qualité de maré-
chal de camp et de maréchal général des logis de
l'armée royale et fut nommé ensuite commandeur
de l'ordre royal et militaire de St-Louis. Il mou-
rut à Lisbonne, fidèle à l'honneur et à ses princi-
pes, le 7 avril 1808, emportant les regrets de tous
ceux qui l'avaient connus et en terminant une
carrière honorable remplie d'actions et de travaux
glorieux. Il avait épousé en 1769 Mlle de Granville
dont il eut plusieurs enfants.
Armes : D'argent, au chêne vert, chargé de deux
èpées de gueules posées en sautoir, en chef deux
étoiles d'azur et à dextre et à senestre deux fleurs
de lys d'azur.
LARRALDE (de).
En Guienne, seigneurs du marquisat de Puy-
guilhern, de labaronnie de Saint-Barthélémy, etc.
Cette famille justifie sa filiation depuis Adam de
Larralde, écuyer., gentilhomme ordinaire de la
chambre du roi, en 1579. Il était fils de N... de
Larralde, lieutenant-colonel du régiment de Pié- :
mont, et il avait épousé Marie Dibildolts, dame
de Gurat, le 16 juillet de la même année. Ses
descendants ont donné plusieurs officiers.
Armes : Parti : au I d'argent au chevron
d'azur, accompagné de trois coquilles de sable;
au chef d'azur, chargé de trois tètes de loup
d'argent; au II d'or, au cheoron de gueules, ac-
compagné en chef de deux merlettes de sable, et,
en pointe, d'un pin de sinople.
LARREY (B on ).
Dominique Jean-Larrey, né à Bagnères, en
1766, célèbre chirurgien, après avoir fait partie en
1799, de l'expédition d'Egypte, fut à son retour
nommé par Napoléon chirurgien en chef de la
garde consulaire. Il assista aux batailles d'Aus-
terlitz, d'Eylau, d'Essling, de Wagram, delaMos-
kova et de Waterloo. Gréé baron de l'Empire
en 1809, il fut nommé sous la restauration, chi-
rurgien en chef de l'hôpital de la garde royale au
Gros-Caillou.
Armes : Ëcartelé : au 1 d'or, au palmier de
sinople, posé à dextre soutenu du même et ac-.
compagne d'un dromadaire passant d'azur ; au 2
de gueules à l'épée en barre d' argent la pointe
en bas ; au 3 d'azur à trois chevrons d'or ; au 4
coupé au 1" d'argent, à la barre ondée de gueu-
les, chargée d'une raie nageant d'argent ; au 2
d'or, à la pyramide de sable.
LARREY ou LARRÉ (de).
Cette famille tire son nom d'un fief situé dans
laChàtellenie d'Alençon, en Normandie. Le plus
ancien du nom est Nicolas de Larré, écuyer; il
eut un fils, Olivier, seigneur de Larré, chevalier,
qui fit une donation à l'Abbaye de St-Martin de
Séez, des patronages de la Chapelle, de St-Ger-
main, etc. Cette maison a produit des officiers qui
ont servi avec distinction, tant sur mer que sur
terre. Jean de Larrey, écuyer, seigneur de Vau-
fouquet, avant 1596, monta le premier sur la
brèche au siège de Laon, commandant alors une
compagnie de gens de pied du régiment du sieur
de Buffer.
Cette famille prouve sa filiation depuis Robert
de Larrey, écuyer, seigneur de Vaufouquet, qui
vivait en 1560.
Armes : D'or, à neuf losanges d'or.
LART (de).
Seigneur de la Barthe, de Cazeaux, de Massez ;
famille ancienne, originaire du comté d'Arma-
gnac, où une branche subsiste encore de nos
285 —
— 286 —
jours, ainsi que deux autres en Agénois, connues
sous les noms des seigneurs du Garoussel, et des
seigneurs de Bordeneuve. Une troisième subsistait
en Albret, en 1598. Elle paraît s'être éteinte au
commencement 4 du xvii" siècle, dans la maison de
Narbonne. Elles ont toutes pour souche com-
muue, Arnaud de Lart, seigneur de Rigoulières,
vivant vers 1480, et dont les enfants partagèrent
sa succession, le 25 avril 150G. Les branches ac-
tuelles de cette famille, ont donné plusieurs offi-
ciers supérieurs, décorés de la croix de Saint-
Louis. Elles se sont alliées aux maisons d'Al-
bert, Baratel, Beauger, Gollonges, Beaumont des
Junier, Coquet, Cours, etc.
Armes : Ecartelè ; aux 1 et 4 de gueules à trois
bandes d'argent; ait 2 d'azur, au lion d'or ; au 3
d'argent, à trois épieux de sable.
LARTIGUE (de).
Messires, écuyers, damoiseaux, chevaliers,
seigneurs de Lartigue, Lisse, Gazautetz, Bordes,
Tachouérès, Romat, Bassarat, La Salle dAuzan,
Dallos, Loubes, Eoux, Caplisse, Balarin, Cachou,
etc , baron de Pelesté, Montaut, Sorbetz, Guey-
tes, etc., en Armagnac, Launes, Chalosse, Con-
domois, Agenois, Bordelais, Languedoc, etc.
Maison d'origine chevaleresque qui a pris son
nom de l'ancienne terre de Lartigue, située au dio-
cèse d'Auch, parlement de Toulouse. Elle des-
cend suivant une tradition des anciens comtes
souverains de Rouergue, de la maison d'Arma-
gnac, dont elle porte les armes pleines.
L'une des plus considérables de la Guienne
par son ancienneté, comme par le nombre de
ses branches qu'elle a fournies. Cette maison est
aussi l'une de celles dont le nom apparaît le plus
fréquemment dans l'histoire du pays, et dans les
chartes du moyen âge. Elle a été maintenue dans
sa noblesse à diverses époques.
Cette maison essentiellement militaire dans
presque toutes es branches, a eu sous ce point
de vue de véritables illustrations : outre un grand
nombre d'officiers supérieurs de cavalerie, de
chevalier de St-Louis et d'officiers de tous gra-
des, elle a produit des capitaines de compagnies
franches et d'hommes d'armes, un vice-amiral de
Bretagne au xv e siècle, etc. Au surplus ses al-
liances sont des plus distinguées et des plus con-
sidérables.
La filiation suivie remonte à noble Arnaud sei-
gneur de Lisse, et de Lartigue, l e r du nom, qui fut,
en 1236, sous le règne de Saint -Louis, du nombre
des seigneurs de Guienne convoqués à St-Ger-
main-en-Laye, d'après un titre de la Chambre des
comptes de Paris.
La branche de Lartigue, barons de Goueytes a
pour auteur noble Pierre de Lartigue, écuyer,
conseiller du roi, lieutenant particulier au siège
de Condom, marié le 8 septembre 1630 à demoi-
selle Marie de Perricot, dont il eut postérité.
Armes : De gueules, au lion d'or, lampassè et
armé de sable, qui est de Rouergue-Arma-
gnac et de Lartigue.
Couronne de marquis.
Supports : Deux léopards.
LA RUE (de).
Famille originaire de l'Isle de France, qui re-
monte sa filiation suivie à Louis de la Rue,
écuyer, né le 21 novembre 1764, conseiller se-
crétaire du Roi, maison et couronne de France et
de ses finances, et qui épousa Marie-Marguerite
Sauvage, par acte du 22 juillet 1700, dont il eut
postérité.
Elle a donné un lieutenant-colonel de la 8 e lé-
gion de la garde nationale de Paris, chevalier de
la légion d'honneur, né en 1768.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné
de trois têtes d'aigle d'argent.
Couronne de comte.
Supports : Deux lêoriers.
LA RUE (de).
Famille originaire de Bretagne, passée en Cham-
pagne et Bourgogne et ayant possédé les fiefs
de Lucémont, la Héronnière, Cohignac en Bre-
tagne.
La branche cadette de la Riie de Cohignac est
actuellement représentée par Jean François-Adol-
phe de la Rue, né le 14 février 1808, à Avize, Cham-
pagne, ancien directeur général des lignes télé-
graphiques en Orient; ancien inspecteur des
forêts de la couronne, sous Napoléon III, chevalier
de la Légion d'honneur, commandeur des Ordres :
du Saint-Sépulchre de Jérusalem; du Christ de
Portugal; officier de Charles III et Isabelle d'Es-
pagne, etc., etc. Résidence : Gorbeil, Seine-etOise.
Fille : Berthe-Marie- Antoinette-Adélaïde, veuve
de Prosper-Ernest Duvergier de Hauranne, che-
valier de la Légion d'honneur, mort en 1877, dé-
puté du Cher; et remariée à M. Graux, député du
Pas-de-Calais, dont une fille : Berthe Graux, née
à Neuilly (Seine) le 25 juin 1881. Résidence : Pa-
ris, 5, rue Monsigny.
Armes . D'azur, à trois trèfles ou feuilles de rue
d'argent, rangées, il et 1 .
LA RUE DE MAREILLES DE GRI-
GNAN (de).
Famille originaire de Champagne, qui établit sa
filiation depuis Gauthier de la Rue, qui vivait
versll 20 et était maïeur de Ponthiers.
— 287 —
— 288 —
Elle fît ses preuves vers 1658 par Nicolas-Georges
de la Rue de Mareilles, chevalier de Malte, frère
de Claude de la Rue, comte de Mareilles. François
de la Rue grand prieur de Champagne (Malte).
mourut en 1794.
Elle compte un capitaine au régiment de Lor-
raine, en 1730, un page de Louis XV, un capitaine
du génie.
La famille de la Rue se divise en plusieurs
branches qui habitèrent la Champagne, la Bour-
gogne, le Languedoc et la Provence.
Elle a contracté des alliances avec les Chantenay,
les Villiers de Pile-Adam, les Duguesclin, les
d'Ailly, les Choiseul, les Turenne, les la Tour
d'Auvergne, etc., etc.
Par suite du décès du dernier comte de Grignan,
mort à Aix en 1853, les de la Rue de Mareilles
sont aujourd'hui les seuls représentants de cette
famille dont le nom fut rendu célèbre par M m e de
Sévigné.
Les Grignan descendaient des Craponne par les
femmes; Adam de Craponne eut une fille, qu'il
maria à Léon de Grignan, dont la fille fut mariée
à César Nostradamus.
La fille de Craponne est donc également repré-
sentée par celle de La Rue de Mareilles.
Armes: D'azur, au chevron d'or, accompagné
de trois Losanges d'argent.
LA RUELLE {de).
Famille originaire de Lorraine qui remonte sa
filiation à Nicolas de la Ruelle, argentier du duc
Charles III, annobli par ce prince, qui était sous
la tutelle de Christine de Danemark, sa mère, et
de Nicolas de Lorraine, son oncle. Les lettres
patentes lui furent expédiées à Bar, le 5 juillet 1549.
Il fut successivement revêtu des charges de con-
trôleur-général des Finances, et de conseiller en
la Chambre des comptes de Lorraine.
Il avait épousé Louise Xaubourel, suivant acte
du 11 septembre 1572, dont il eut postérité.
Armes : D'azur, à une patte de lion arrachée
d'or, armée de gueules ; au chef d'argent, chargé
de trois tourteaux de gueules.
Cimier : Une patte de lion d'or tenant une sphère
du même entre deux pennes de l'écu.
LA
(de).
SAIGNE DE SAINT-GEORGE
Famille d'ancienne chevalerie, originaire du
Piémont. En 1241, Bernard de la Saigne, qualifié
dans l'acte û'eques, chevalier, vendit ses terres
et seigneuries, et vint s'établir en France. Cette fa-
mille ne peut cependant, par suite de l'incendie de
son chartier au château de Saint-George, situé dans
la Haute Marche, et brûlé dans les premiers jours
de la révolution, faire remonter sa filiation, par
titre authentique, qu'à l'année 1355.
Cette famille a toujours joui dans la province
d'une haute considération. Une ancienne tradi-
tion prétend que dans les nobles familles de ce
pays on retrouve le harnais du cheval et le cava-
lier :1a selle (de Lacelle),la bride (de Bridiers), le
mors, (de Montmaur), le bât (de Montbas), et le
chevalier (de Saint-George).
Elle eut en 1627 un régiment de son nom et vit
sa terre de Saint-George érigée en baronnie par
Henri IV.
Changée plus tard en marquisat, cette terre
appartenant à la branche aînée, lui fut enlevée
pendant la révolution. La branche cadette, repré-
sentée dans l'armée par Jean-Louis, comte de La
Saigne de Saint-George, et ses deux fils, tous
trois chevaliers de Saint-Louis, fut aussi à la même
époque, dépouillée de son château du Mazeau,
qu'elle possédait en marche.
Armes : Ecartelè: aux 1 et 4 de sable, au lion
d'argent, armé et lampassé de gueules; aux 2 et
3 d'argent, à la croix de gueules.
LA SALLE {de).
Seigneur de Sarraziet, de Bordes, marquis de
Roquefort, par érection de septembre 1739, en
Guienne, maison ancienne et distinguée, connue
par filiation depuis Jean-François de La Salle,
seigneur de Bordes, qui rendit hommage au roi,
pour cette terre, le 2 juin 1486. Elle a donné des
officiers de tous grades.
Armes : Ecartelè : aux i et 4 d'or, au lion
de gueules ; dux 2 et 3 d'azur, à neuf losanges
d'or.
LA SALLE DE ROGHEMAURE {de).
Peu de familles, même parmi celles réputées
les plus anciennes, pourraient établir d'une ma-
nière aussi précise leur origine, et surtout lui as-
signer avec certitude une époque aussi reculée
que la maison de La Salle.
Le nom de La Salle est une modification de celui
de Salla. Un seigneur Béarnais ainsi appelé, s'il-
lustra en combattant pour Alphonse le Chaste,
roi de Navarre, aux côtés duquel il eut les jambes
fracassées en 818. Elevé en récompense de ses
exploits au rang des nobles, il rentra dans sa pa-
trie, où ses descendants, auxquels il transmit ses
titres, ont toujours figuré depuis, parmi les
leudes de France.
Telle est la mention que consacrent les vieilles
chroniques de la maison de La Salle; mais l'his-
toire nous a conservé le récit de l'exploit qui
289 —
— 290 —
valut, sous le règne du successeur de Charle-
magne, au guerrier basque, de prendre rang parmi
les leudes, la légende assigne une fort belle
origne aux armes et à la devise de cette ancienne
famille.
Salla assiégeait une forteresse occupée par les
maures. Les infidèles, dans une sortie, surpren-
nent une nuit les guerriers Béarnais. Voyant les
siens faiblir et lui-même désarmé, Salla saisit
un arbrisseau, s'en fait une massue, et continue
le combat en criant aux siens : que sien toustem
ligat amale. « Soyez unis, ou selon d'autres :
resserrez vos rangs ». C'est en mémoire de cet
exploit que l'on voit figurer dans l'écu de cette
famille une forteresse et deux arbres déracinés,
et que le cri de son premier chef est devenu sa
devise.
Après avoir résidé jusqu'aux croisades en Béarn,
la maison de La Salla passa en Languedoc, où elle
posséda l'importante baronnie de La Salle, aujour-
d'hui chef-lieu de canton du Gard. Ce fut vers
1300 que la branche aînée s'établit en Au-
vergne, où elle réside encore aujourd'hui. Hauts
barons dès 1300, les sires de La Salle sont toujours
qualifiés de hauts et puissants seigneurs, et eurent
toujours dans leurs vastes possessions, presque
toutes terres de franc-alleu, relevant directement
de la couronne, le droit de haute et basse justice.
Sans compter une longue série de mestres de
camp, d'officiers supérieurs et de commandants
de place, cette maison a fourni plusieurs cheva-
liers du Temple, une nombreuse suite de chevaliers
et 18 grands commandeurs de Malte, plus de 40
chanoines comtes de Brioude, des supérieures
générales de Saint-Cyr et une foule de chevaliers
de Saint-Louis. Un écuyer du connétable du
Guesclin ; .Gadifer, célèbre navigateur sous Char-
les VI ; le comte Bernard II de La Salle, qui, à la
tête d'une armée levée à ses frais, secourut les
cardinaux révoltés contre le pape d'Avignon ; le
chevalier de La Salle ardent ligueur, devenu par-
tisan de Henri IV, tué au siège d'Issoire et Joseph,
que Boileau célèbre au passage du Rhin, sont
dans l'armée, ses membres les plus connus.
Dans l'église elle a fourni de hauts dignitaires.
Le chef de cette maison était en 1789, Louis-
Bernard, comte de La Salle de Rochemaure, co-
lonel de cavalerie au royal-comtois. Echappé aux
journées des 5 et 6 octobre, à Versailles, grâce
au général Lafayette qui refusa de le livrer a la
foule, il émigra avec toute sa famille en 1792,
servit comme colonel à l'armée de Gondé,et ensuite
en Autriche et en Russie, ne rentra en France
qu'en 1814, fut décoré de Saint-Louis. Retiré dans
ses terres d'Auvergne, le comte colonel de La
Salle tenta en 1830 de soulever les populations
contre le gouvernement de juillet et subit même
une incarcération.
C'est de cette famille que naquit, à Reims,
le 30 avril 1051, Jean-Baptiste de La Salle, qui se
dépouilla de tout ce qu'il possédait pour le don-
ner aux pauvres et se livrer tout entier à l'éduca-
tion des indigents. Mort à Rouen, le 7 avril 1719,
et a été déclaré vénérable le 8 mai 1840, et le
I e '- novembre 1S73, Pie IX a promulgué un ar-
rêt solennel et motivé pour sa béatification et
canonisation.
Armes : De gueules, à la tour d'argent, créne-
lée, maçonnée et ajourée de sable, donjonnée de
deux pièces, soutenue de deux troncs d'arbres,
éc»tés et déracinés d'or, passés en sautoir.
Depuis 1858, cette maison ajoute :
Ecartelè: aux 2 et 3 d'azur, au château à trois
tours d'argent maçonné et ajouré de sable, qui est
de Sales du Doux.
Couronne de marquis.
Cimier : Un lion couronné tenant uneépée.
Supports : Deux lions couronnés d'une couronne
de comte et tenant une bannière aux mêmes
armes.
Devise : Qui sien toustem ligat amale.
Cri de guerre : Salla.
LA SALVANIE (de).
Limousin. — Seigneurs de la Salvanie, de Puy-
mégé, de Plazanet, de Rinoy, de Mangin, de Lis-
sât, etc.
Une des plus anciennes familles du Limousin.
Elle a donné à la France des lieutenants-généraux
de sénéchaussée, des trésoriers, des mousque-
taires du roi, et à l'Eglise plusieurs prélats dis-
tingués,
Elle s'est alliée avec les meilleures familles de
La province; il est parlé de personnages de cette
famille dès 1248, mais la filiation suivie commence
en 1381, et se continue par deux substitutions
aux noms et armes jusqu'à nos jours.
Elle remonte à Mathieu de la Salvanie, qui
testa en 1381.
Au 7e degré, nous avons Antoine de la Salvanie,
marié en 152S, à Jeanne du Bois dont il eut un
garçon mort sans enfants et sept filles dont faînée,
Jeanne de la Salvanie, mariée à Léonard de Cha-
brinhac, qui eut pour fils François, substitué aux
noms et armes de la famille.
Et au XI e degré, nous trouvons Marie-Gabrielle-
Thérèse de la Salvanie, qui épousa le 17 janvier
1654, noble Pierre de Bardoulat de Roman, sei-
gneur de Plazanet, originaire delà ville d'Eymou-
tiers. Ce dernier fut substitué aux noms et aux
armes de la maison de la Salvanie, par la mort
de son beau-frère Dominique de la Salvanie, dé-
cédé sans alliance.
La branche cadette, devenue l'aînée, a pour au-
teur Jules de Bardoulat de la Salvanie, marié en
1850, à Hermini Maisonneufve de Lacoste, dont
il a eu deux enfant».
Tome IL
lu.
— 291
— 292 —
Armes : Coupé : au i d'argent, à un chevron de
gueules, surmonté de trois étoiles d'azur, et ac-
compagné en pointe d'une ancre de sable : au 2
d'argent, à un chêne de sinoplc, entortillé d'un
serpent de gueules.
Couronne de marquis.
Supports : Deux lions.
Devise: Impavidos.
LA SAYETTE (de).
Famille noble et ancienne de la province du
Poitou.
Le nom de La Sayette est l'ancien nom de la fa-
mille de ceux qui ont possédé le fief de la Sayette
en Poitou, lequel nom de la Sayette fut changé
dès le commencement que les anglais occupèrent
la Guienne, qu'un seigneur de cette nation le
fit le maître de la maison, dans laquelle il
trouva celui qui la possédait si à son gré qu'il en
fît sos et de
diverses armes de cavalerie et d'infanterie ; un
grand nombre de chevaliers de l'ordre du roi et
de St-Louis .
Elle a donné à l'Eglise de France quatre évê-
ques, plusieurs comtes-chanoines du chapitre
noble deSt-Julien de Brioude, des abbés et d'au-
tres dignitaires éminents.
La filiation suivie des seigneurs de Lastic,
commence à Hugues de Lastic, issu puiné de
la maison de Mercosur; il était déjà chevalier
lorsqu'en 1211, il décida Simon, dit le Ma-
chabée, comte de Montfort, chef de la croisade
contre les Albigeois, à ne pas attendre le comte
de Toulouse et à se jeter dans Castelnaudary. Il
fit en 1225, diverses fondations en faveur de l'é-
glise de Brioude, dont son oncle, Etienne de Las-
tic, était chanoine dès l'an 1200. Il laissa de sa
femme doux enfants.
Au 13 e degré, nous remarquons Antoine de Las-
tic, chevalier, seigneur de Chamboulive et autres
lieux qui épousa au chàleau de Saint- Jal, en Li-
mousin, le 12 avril 1627, Antoinette Destresses de
Saint-Jal.
Un de ses petits fils, Louis Romain, vicomte
do Lastic Saint-Jal, fut aide de camp colonel de
cavalerie, ofticier supérieur des gardes du corps
du roi, chevalier de Saint-Louis, né le 18 novem
bre 1709, marié à Anne Thoreau de Maisonneuvo
le 4 septembre 1761, dont il eut plusieurs enfants.
— 297
— 298 —
Armes : De gueules, à la fasce d'argent.
Couronne de marquis.
Supports : Deux lions.
LA SUDRIE (dé).
Seigneurs de Puchguizec, en bas Languedoc.
Guillaume de la Sudrie, premier du nom, damoi-
seau, seigneur de Calvairac, testa le 30 septem-
bre 1451, en faveur de son fils, Raymond de la
Sudrie, seigneur de Galvairac. Ses descendants
se sont alliés aux familles de Cadrieux, du Puy
de la Ichairie, de Vielcastel, de Marmignac, de
Bonnefous, etc.
Cette famille a formé de nombreuses branches
établies en différentes provinces.
Une de ces branches s'est établie dans l'Arma-
gnac au château de Campanu, commune de La
Graulet (Gers).
Une autre branche existe également à Bordeaux.
Armes : D'azur, ait lion d'or, (alias : d'argent),
accompagné de douze besants du même en orle.
Couronne de comte.
LA TAILLE (dé).
Ancienne maison du Gâtinais. Le premier dont
on ait connaissance, est Guillaume de la Taille,
qui vivait en 1123, mais la filiation suivie remonte
à Jean de La Taille, mort en 1200, dont on voit
encore la tombe dans l'Eglise du Prieuré Flotin
près Bois-Commun ; il laissa un fds, Bertrand de
La Taille, seigneur de Souville, qui continua la
postérité.
Cette famille a formé plusieurs branches :
1° Celle des seigneurs de Fresnay, éteinte vers
1700; 2° des seigneurs des Essarts qui a pour
auteur Jean de La Taille, 4 me fih de Martinet de La
Taille (8 rae ligne de la branche-mère), qui eût en
partage les terres des Essarts d'Hanorville, etc. ;
3° et la branche des seigneurs d'HANORviLLE et de
Trétinville, dont l'auteur est Louis de la Taille
(second fils de Jean de la Taille, auteur de la
branche des Essarts) marié, en 1530, à Jeanne
d'Halot d'Hermeray, dont postérité.
Cette famille a fourni quantité d'officiers de tous
grades dans nos armées et des chevaliers de l'or-
dre royal et militaire de Saint-Louis.
Armes : De sable, aie lion d'or rampant, cou-
ronné, armé de même et lampassé de gueules.
Supports : Deux sauvages.
Couronne de marquis.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Branche des Essarts
La Taille des Essarts (Alexandre, comte
de), attaché au ministère des Affaires étran-
gères. Résidence : Versailles, rue St-Mé-
déric.
La Taille des Essarts (Fernand, vicomte
de), cousin-germain du précédent, marié à
Glotilde de La Porte, dont postérité. Rési-
dence : Château de Boisangeray (Eure).
La Taille des Essarts (Edgar, baron de),
frère du précédent), marié à Aline de Plan-
terose. Résidence : Les Landes, par Brûlon
(Sarthe).
Branche de Lolainville
La Taille (Henry de), inspecteur princi-
pal du chemin de fer de Paris à Or-
léans, officier de la Légion d'honneur,veuf
de Charlotte de LaagedeMeux. Résidence:
Orléans.
La Taille (Théophile de), cousin germain
du précédent, Conseiller à la Cour d'appel
d'Orléans en retraite, Chevalier de la Lé-
gion d'honneur, marié à Marie de Bissy. —
Résidence : Orléans.
La Taille (Irénée de), frère du précédent,
ancien élève de l'Ecole polytechnique, di-
recteur-ingénieur des télégraphes en re-
traite, Chevalier de la Légion d'honneur,
marié à Bathilde Veytard, dont postérité.
Résidence : Orléans.
La Taille (Ferdinand de), frère des pré-
cédents, docteur en droit, ancien magistrat,
marié à Marie Gonat, dont postérité. Rési-
dence : La Presle, par Cerdon du Loiret.
La Taille (Stanislas de), cousin-germain
des précédents, inspecteur principal du
chemin de fer de Paris à Lyon et à la Mé-
diterranée, chevalier de la Légion d'hon-
neur, marié à Suzanne de Bouveyron, dont
postérité. Résidence : Clermont-Ferrand.
La Taille (Alexis de), frère du précédent,
veuf en premières noces de Marie d'ALBA-
ret, et en secondes noces de Madeleine
Bréhan, dont postérité, Résidence : Le
Mans.
La Taille (Gustave de), cousin-germain
— 299 —
— 300 —
des précédents, Général de brigade, com-
mandant le génie de la G e région, comman-
deur de la Légion d'honneur. Résidence :
Châlons-sur-Marne.
La Taille (Maurice de), frère du précé-
dent, inspecteur des forêts, marié à Berthe
de Luzy, dont postérité. Résidence : Beau-
vais.
Branche de Trétin ville
La Taille de Trétinville (Henry, comte
de), marié à Louise de Neuilly, dont pos-
térité. Résidence : Château de Blanchamp,
(Indre-et-Loire).
LATENAY DE LISSAG (de),
Familles originaires de Grèce, qui s'établit en
Languedoc aux diocèses deBéziersetdeNarbonne,
et y fit plusieurs branches, dont l'aînée finit en
1556. La branche maintenue en 1669, reconnaissait
pour auteur Simon de Latenai, seigneur de Pou-
solles, marié, en 1508, à Jeanne de Clermont. Son
petit-fils, Jean de Latenai, seigneur de Lissac,
épousa le 13 novembre 1588 Glaire d'Arnaud de
Neffiez, dont il eut postérité.
Armes : D'azur, à ta tour d'or accostée d'une épëe
posée en pal la pointe en bas et d'un lion d'or,
armé et lampassé de gueules.
LA TEYSSONNIÈRE [de).
Comtes de La Teyssonnière, seigneurs de Béce-
rel, de Laye, de Chanains, de Villon, de Porte-
beuf, etc.
Famille chevaleresque, originaire de l'Auvergne,
d'où elle partit pour aller à la première croisade.
Depuis le xn° siècle, une branche, la seule existante
aujourd'hui, vint s'établir en Bresse, y bâtit un
château féodal, auquel elle donna son nom, et
depuis lors, elle tint toujours un rang distingué
parmi la noblesse de ce pays.
Exclusivement vouée à la carrière des armes,
elle a fourni un grand nombre d'officiers dont
plusieurs sont morts sur le champ de bataille.
Elle a produit un chevalier du Temple qui fut un
di ceux qui prononcèrent la défense de l'ordre, et
compte plusieurs chevaliers de St-Louis, entre
autres un de La Teyssonnière, mayor de Marien-
bourg, qui fut décoré par Louis XIV en 1707 après
la bataille de Bamilljes où il avait été grièvement
blessé, et qui, en 1765, à l'âge de cent ans deux
mois, reçut de Louis XV une gratification de
2000 livres en considération de 87 ans de services.
Cette famille qui a contracté de belles alliances
a fourni des chanoinesses au chapitre noble de
Neuville-les-Dames. Elle a fait ses preuves pour
monter dans les carrosses du roi, à la fin du rè-
gne de Louis XV. Elle s'est divisée en plusieurs
rameaux, qui sont presque tous éteints. La filia-
tion de la branche aînée, perpétuée jusqu'à nos
jours, remonte par titres authentiques à Guil-
laume de La Teyssonnière, surnommé le Beau,
damoiseau, connu par un acte de partage du mois
de juin 1290.
Armes : Parti emmanché d'or et de gueules de
cinq pointes (côté gueules).
LATIER DE BAYANNE (de).
Très ancienne famille noble du Dauphiné. Son
séjour a été autrefois dans la ville de Grenoble et
à Vourey. S'étant divisée en plusieurs branches,
elle a passé dans le Valentinois où elle est encore.
Des Chevaliers de l'ordre de St-Jean de Jérusalem
et du Temple, quelle a eu presque sans interrup-
tion sont une marque certaine de son ancienneté.
Les alliances qu'elle a faites avec plusieurs des
plus illustres familles du Dauphiné, et les offi-
ciers de mérite qu'elle a donnés, dans tous les
temps, sont encore une preuve de la considération
où elle a toujours été. Ses armes étaient succes-
sivement : trois lacs d'amour d'argent, sur un fond
d'azur. Devise : Pour Trois. Depuis environ deux
siècles, les lacs d'amour ont été changés en trois
frettes, pour la brisure des branches cadettes. Le
premier connu de ce nom est Jacques de Latier,
qui hommagea des terres au Dauphin l'an 1290.-
Elle a fourni les branches : de Latier-Charpey ;
de Latier-Bayanne qui a pour auteur Louis de
Latier qui vivait en 1524. 11 eut une compagnie de
gens à cheval, servit avec distinction sous les
règnes de François I er et d'Henri II, se trouva en
1529 à l'armée que commandait le comte de St-
Paul contre le duc de Brunswick ; il eut pour
épouse Alix de Brottin, dame de Souspierre, dont
postérité.
Deux de ses fils furent capitaines d'infanterie
et un chevalier de Malte et commandeur de Poët-
Laval.
Antoine de Latier, seigneur d'Orcinas et de
Bayanne, capitaine d'une compagnie de Franche
en 1615, se signala en plusieurs circonstances.
Louis de Latier, marquis de Bayanne, seigneur
dArcinas, etc., capitaine de cavalerie, lieutenant
des maréchaux de France, épousa le 5 novembre
1727 Catherine de Sibeul dont il eut plusieurs en-
fants. Cette branche s'est perpétuée jusqu'à nos
jours.
Enfin la branche de Latier-Burlet, qui a fourni
également plusieurs officiers distingués.
Armes: D'azur, f relié d'argent; au chef du
même.
301
— 302 —
LA TOUR (de).
Seigneurs de Romoules et de Ti lurtour, en Pro-
vence, famille issue de l'illustre maison de la Tour
à Naples. Pendant la révolution de ce royaume,
Louis de la Tour ayant rendu d'importants servi-
ces à Louis II d'Anjou, ce prince le récompensa
par la charge de capitaine général au bailliage de
Digne, le 10 août 1426. Il le qualifie, dans ses let-
tres patentes, de Ludovicus de Turri de Neapoli.
Louis de la Tour était fils de Philippe de la Tour,
qui suivit le parti de la reine Jeanne et de son fils
adoptif ; il fut enveloppé dans la déroute de l'ar-
mée de ce prince en 1382, et perdit ses biens qui
furent confisqués par Charles de Duras, lorsque
celui-ci se rendit maître du royaume de Naples.
Ce fut ce qui obligea Louis delà Tour à se retirer
dans la ville d'Hyères, où il épousa Béatrix de
Cormis, laquelle apporta à son mari la terre et
seigneurie de Romoules. Il eut quatre fils, Fouquet,
Antoine, Honoré et Elzéar de la Tour. Honoré a
fait la branche d'Arles. Antoine de la Tour, sur-
nommé le bran, terme provençal qui signifie en
français brave, vaillant et fort, fut successivement
viguier de Marseille en 1467, premier consul à
Arles en 1468 et 1470. Le roi René le fit son con-
seiller en tous ses conseils d'Etat, en considéra-
tion de grands et notables services qu'il lui avait
rendus auprès de son fils, le duc de Calabre, tant
au royaume de Xaples qu'en la principauté de
Catalogne. Ses frères Fouquet et Honoré de la
Tour héritèrent de lui ; Fouquet, l'ainé, fut con-
firmé dans toutes les charges de son frère par le
roi Charles VIII. Henri de la Tour, fils aîné de
Baltazar, se signala dans toutes les guerres de
son temps. L'an 1579, il soutint contre les ligueurs
le. siège de Lorgues. En 1596, il eut commission
de se saisir du château de Salerne ; et en 1607, le
duc de Florence l'ayant prié de se trouver à l'en-
treprise de Famugouste en Chypre, lui donna la
commission de lever un régiment en Provence. Il
fut de cette expédition où il se couvrit de gloire.
Il mena ensuite son régiment au siège de Mon-
tauban, l'an 1629, ayant trois de ses fils avec lui.
En 1637, il servit à l'attaque de St-Honoré et de
Ste-Marguerite, quoique âgé de 80 ans. Deux de
ses fils combattirent avec lui ; ils furent forcés de
se retirer. Il voulut donner de nouveau, mais il
fut blessé, fait prisonnier par les espagnols, et
échangé ensuite avec un capitaine napolitain. Le
roi qui connut cette action d'éclat lui écrivit une
lettre des plus obligeantes ; et après avoir haute-
ment loué sa valeur, lui envoya le brevet d'une
pension de 1500 livres pendant sa vie qui fut fort
longue. Cette maison a formé des alliances consi-
dérables et donné des officiers de la plus haute
distinction, des premiers consuls de Provence et
un page du roi.
Armes : D'azur , à une tour crénelée de quatre
pièces d'argent, maçonnée de sable ; deux colom-
bes d'argent, becquées et membrées de gueules, af-
frontées, perchées sur les deux créneaux extrê-
mes, et soutenant de leurs becs une étoile d'or.
Nous trouvons une autre famille du même nom
originaire d'Auvergne, dont l'origine remonte
aux temps les plus reculés. Elle compte parmi ses
ancêtres des personnages de la plus haute consi-
dération, et qui, dans la carrière des armes, ont
rendu à l'Etat les plus importants services. Les
alliances qu'elles a contractées avec les premières
maisons du royaume prouvent assez l'ancienneté
et les grandes prérogatives de sa noblesse.
La filiation de la branche aînée établie alors on
Auvergne remonte à Bertrand de La Tour, premier
du nom, qui vivait en 1190.
Elle a fourni des officiers chevaliers de St-Louis.
Armes : D'azur, à la tour d'argent, accompagnée
de neuf fleurs de lys d'or, posées en pal, quatre de
chaque côté, et une en pointe: le tout sur une
bande de gueules, chargée en chef d'un écusson
d'argent.
LA TOUR EN VOIVRE (de).
En Barrois, seigneur de La Tour en Voivre, de
Pierrefort, de Jeandelise, de Puxe, de Savonniére,
de Brainville, de Puisieux, etc., comtes de la Tour
et baron de Richecourt.
La maison de La Tour a pris son nom d'une terre
située dans un canton du Barrois, nommée la
Voivre. Elle est connue depuis 1220, et sa gé-
néalogie est extraite d'un mémoire présenté au
roi par M. Chérin, le 23 avril 1384, pour la pré-
sentation du comte Charles de La Tour en Voivre.
Elle commença la filiation à Jean, sire de la Tour,
qui reconnut le 9 août 1261, tenir en fief du
comte de Bar la seigneurie de Balers, possédée
par ses pères.
Cette maison a fourni plusieurs officiers à nos
armées, chevalier de Saint-Louis et de divers or-
dres étrangers.
Tous les historiens montrent la puissance de
cette maison de l'ancienne Chevalerie de Lor-
raine à l'époque du schisme qui a amené le con-
cile général de Constance en 1415. Henri et Jean-
delise de La Tour s'était unis à Charles de
Deuilly, maréchal de Lorraine, poussèrent la har-
diesse jusqu'à faire prisonniers sur les confins
du Barrois, les députés du roi de France qui re-
venaient du concile de Constance. Henri les fit
enfermer dans la forteresse de Sancy. Le concile
excomunia ces trois seigneurs. Les ducs de Lor-
raine et de Bar, avec les habitants de la ville de
Metz, assiégèrent Sancy et parvinrent à délivrer
les députés prisonniers.
Le Concile en adressa ses remercîments à
ces deux princes par une lettre du 14 octobre
1413.
303
304
Henri, célèbre par son activité et sa valeur,
mourut en 1449, laissant postérité de sa femme
Jeanne de Lenon court.
Armes : Ecartelé : aux 1 et 4 de gueules, à
trois lions d'argent : aux 2 et 3 de sable, à une f as-
ce d'argent accompagnée de trois pattes de lions
du' même, 2 en chef contre-onglées, et l'autre
contournée mouvante de la pointe.
LA TOUR SAINT-LUPICIN (de).
Connue dès 1151, cette ancienne famille, noble
de nom et d'armes, est originaire de la Franche-
Comté, où elle possédait en temps immémorial,
les fiefs des Villars lez la Rixouse, de la Tour
de Saint-Lupicin, et la prévoté héréditaire de
Saint-Lupicin, qui lui avait été inféodée par l'abbé
de Saint-Claude.
La maison de la Tour Saint-Lupicin a formé
un grand nombre de branches plus ou moins fa-
vorisées par la fortune, et dont la fdiation est
parfaitement établie sur titres.
Elle a contracté les meilleures alliances de la
province. Les illustres familles de Sacquenay et
de la Baume-Mont-Saint-Léger, se sont éteintes
dans la famille de la Tour Saint-Lupicin. Le pre-
mier connu de cette famille est Guillaume de La
Tour, qui vivait en 1151.
Guyot de La Tour figure sur la liste des gens
d'armes qui suivirent le duc de Bourgogne en
Picardie, en août 1377, et en Normandie en avril
1378.
Henri de La Tour est nommé parmi les cheva-
liers qui accompagnèrent le duc de Bourgogne,
Jean-Sans-Peur, en janvier 1419 à Arras, et jus-
qu'aux portes de Paris, et qui le servirent en Ar-
tois, en 1414.
Loys de La Tour de Saint-Lupicin, prévôt hé-
réditaire de Saint-Lupicin, mourut en septembre
1556, laissant postérité.
Armes: D'azur, à la tour d'or.
Timbre : Un casque de chevalier, orné de son
botirrelet de chevalier et de ses lambrequins.
Cimier .• Un vol d'aigle,
Supports: Deux lions, la tête contournée.
Devise : Armis et togâ.
LA TOURNELLE (de).
En Bourgogne. Cette famille prend son nom
de la terre de la Tournelle en Nivernais, et les
seigneurs en sont connus par titres dès 1140. Le
premier auteur connu est Hugues de la Tournel-
le, dont le fils, seigneur de la Tournelle, fit une
donation, à l'église de Saint-Cyr de -Nevers en
1007, de la dîme de tous ses biens, étant alors,
comme dit l'acte, dans sa vieillesse, et se dis-
posant à faire le voyage de la Terre-Sainte.
La filiation suivie de cette maison ne remonte
qu'à Jean de la Tournelle, qui vivait en 1288.
Au 14° degré, nous trouvons Antonin-Fran-
çois, comte de La Tournelle, marquis de 1 enaut.
seigneur de Lengny, etc., capitaine de cavalerie
dans le régiment royal étranger, chevalier de la
noblesse des Etats de Bourgogne, mort en 1738,
laissant postérité de sa femme Marie-Thérèse de
Bâillon.
La branche cadette a pour auteur Balthasar de
la Tournelle, seigneur de Montjardin, dont le fils
N... vicomte de la Tournelle, capitaine dans le
régiment de Cambis, colonel dans celui de Nice,
à partir de 1758, mourut en laissant postérité.
Cette famille compte plusieurs officiers dans
nos armées, chevaliers de l'ordre de Saint-Louis.
Armes : De gueules, à trois tours d'or.
Supports : Deux lions.
LA TOUSGHE (de).
Ce nom a été porté par plusieurs familles et il
est encore représenté dans le Poitou où il est
fort ancien et d'origine chevaleresque.
Les branches de la Tousche d'Avrigny et de la
Massardière sont honorablement mentionnées
dans le mémoire concernant l'état du Poitou
dressé par Charles Colbert de Groissi, indendant
de cette province.
Une grande quantité de noms isolés de cette
maison figurent depuis l'an 1088.
Mais la filiation suivie commence avec la bran-
che d'Avrigny, qui a pour auteur Guy de la
Tousche, qui vivait en 1372.
Cette maison a formé plusieurs autres bran-
ches qui sont: celles des Meurs; de la Ravar-
dière ; de Marigny; de la Massardière; de Pous-
sac ; de Chillac, élection d'Angoulême ; de Gres-
sat, élection de Saintes; de Montargnier ; de la
Guittière.
Armes: D'or, au lion de sable armé, couronné
et lampassè de gueules.
Devise : Deo juvante .
LATTAIGNANT DE LEDINGUEN.
Originaire de Picardie.
Famille noble qui descend de Lattaignant, ser-
vant en qualité d'hommes d'armes des ordon-
nances du roi, en 1342.
Armes: D'azur, à trois coqs d'or.
LATTRE DE TASSIGNY^e).
Picardie, Flandre, Artois et Champagne.
Seigneurs de Tassigny, de Cassiny, deRelicourt,
du Sausois, etc.
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Il existe dans les provinces du Nord, des fa-
milles du nom de de Lattre, qui ont toutes la
même origine, quoiqu'elles aient des armoieries
différentes.
Le premier personnage dont il soit fait men-
tion, est Jean de Lattre, qui figure dans le comp-
te de Jacques de La Tannerie, receveur de Lille
pour le fait des nouveaux acquêts du 4 février
1389.
Son fils, Jehan de Lattre, fut receveur des
aides, à Gisors en 1404 et 1405.
Rolland de Lattre, écuyer, né à Guise vers 1560,
laissa de son mariage avec demoiselle Jacque-
line Thelingues, 7 enfants.
La branche cadette devenue l'aînée a pour
auteur Jean de Lattre, écuyer, avocat au Parle-
ment, qui épousa en 1660, demoiselle Marie-Mar-
guerite Le Moine.
La troisième branche devenue à son tour l'aînée
par l'extinction des deux premiers, a pour auteur
N... de Lattre, écuyer, qui laissa 4 enfants de son
mariage avec demoiselle Marie de Violette. Son fils
aîné, Louis-Antonie-Joseph de Lattre de Tassi-
gny, né à Guise en 1769, fut sous-préfet de Cha-
tellerault, et épousa en 179S, demoiselle Marie
Ghantale Imbert de la Ghottière de laquelle il a
eu 3 fils.
Abmes: D'azur, à la fasce d'or, accompagnée
de trois étoiles rangées en chef, et en pointe, de
trois canettes du même becquées et membrées de
gueules.
Couronne de comte.
Supports : Deux levrettes.
LA TULLAYE (de).
Maison ancienne et distinguée de Bretagne, qui
a fait ses preuves au cabinet des ordres du roi,
le 7 avril 1788, et a établi par titres sa filiation,
depuis l'an 1408, temps auquel vivait Guillaume
de la Tullaye, époux de Guillemette de Guitté.Ses
descendants avaient été maintenus dans leur an-
cienne extraction, par arrêt de la Chambre établie
pour la réformation de la noblesse de Bretagne,
du 30 octobre 1668. La branche de Belle -Isle fut
perpétuée sous la dénomination de seigneurs de
Chamfort et delà Jaroussaye. Les divers rameaux
de cette maison ont donné des conseillers au Par-
lement de Bretagne, et des maîtres des comptes,
et se sont alliés aux familles de la Barre-Binet,
de la Blottière-Bitault, Bodart de Vauhart, etc.
Armes : D'or, au lion rampant de gueules.
Le représentant actuel écartèle : aux 1 et 4,
d'or, au lion rampant de gueules ; aux 2 et 3, de
sable, à six rois d'échiquier d'argent, S, 2 et 1.
LAU (du).
Maison issue d'ancienne chevalerie, originaire
de Béarn, et établie enPérigord, depuis l'an 14:59,
dans la personne d'Amanieu du Lau, damoiseau,
seigneur de la Coste, de la Rousselière et de la
Borie, parent du fameux Arnaud-Guilhem de Bar-
bazan. Cette maison a produit des capitaines
d'hommes d'armes, quatre gouverneurs déplaces,
deux gentilshommes de la chambre du roi, un
lieutenant-général des armées, des maréchaux de
camp, des brigadiers, des capitaines de vaisseaux
et autres officiers de marque, un commandeur et
un grand-croix de St-Louis, et plusieurs cheva-
liers de cet ordre royal et militaire. Jean du Lau,
co-seigneur des Ecuyers, surnommé le grand ca-
pitaine, joignait à l'expérience militaire le talent
des négociations. Il mérita l'estime dont le bon
roi Henri IV l'honora.
Les honneurs de la Cour ont été accordées à
cette famille en 1757, 1769, 1770, 1773, en vertu
de preuves faites au cabinet des ordres du roi.
Elle a été qualifiée des titres de marquis et de
comte dans les actes publics, et commissions de
nos rois, depuis deux siècles. Elle a donné un
évêque de Bayonne en 1470, un évêque de Digne
en 1766 et un archevêque d'Arles en 1775. Elle a
contracté les alliances les plus distinguées :
Armes : D'or, au laurier à trois branches de si-
nople, au lion léopardé de gueules, brochant sur
le fût de V arbre ; à la bordure d'azur, chargée de
quinze besants d'argent.
L'AUBESPINE (de).
La famille de l'Aubespine, originaire du pays
Chartrain, a donné entre autres personnages il-
lustres : un garde des sceaux, des ministres secré-
taires d'État, des ambassadeurs, des lieutenants
généraux, des commandants et chevaliers des
ordres du roi, et un évêque d'Orléans, connu par
ses nombreux écrits.
Elle a obtenu les honneurs de la Cour en 1768.
La famille de 1 Aubespine a pour premier au-
teur Simon de l'Aubespine, prévôt et maire de la
ville de Chartres, anobli par lettres patentes «lu
roi Charles V, données au château de Melun le 10
octobre 1374, et père de Gilles de l'Aubespine,
premier du nom, bailli et gouverneur du pays de
Chartrain.
Depuis 1500 environ, celte famille se divise en
deux branches :
lo Celle des marquis d'Hauterive et de Chàteau-
neuf fut formée par Claude II de l'Aubespine,
pourvu le 10 mars 1537 d'une charge de secrétaire
du roi, puis de celle de secrétaire d'Etat et des
finances. Claude servit avec zèle et intelligence
les rois François P r , Henri II et Charles IX. Sous
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le premier de ces princes / il fut nommé l'un des
commissaires chargés de négocier la paix à Har-
delot. Sous Henri II, il prit une part active aux
négociations qui amenèrent le traité de Château-
Cambrésis. Claude s'acquit une réputation d'ha-
bile diplomate ; la reine Catherine deMédicis, qui
ne faisait rien sans prendre son avis, alla le con-
sulter à son chevet le jour de la bataille de Saint-
Denis, le 10 novembre 1567. Il mourut le lende-
main.
Il existe à la Bibliothèque Nationale, dans la
collection Béthune, un grand nombre de lettres
originales de Claude de PAubespine, de son fils
et de son petit-fils.
La branche des marquis d'Hauterive s'est per-
pétuée jusqu'à nos jours par la descendance di-
recte de François de PAubespine en vertu duquel
la seigneurie de Dampierre fut érigée en marqui-
sat par lettres patentes du mois d'octobre 1649.
Les principaux rejetons de cette branche ont
suivi constamment la carrière des armes.
2° La branche des Marquis de Vcrderonne, ca-
dette de la précédente, a été formée par Gilles de
PAubespine. Elle a donné un grand nombre d'of-
ficiers distingués, dont un, Etienne-Claude de
PAubespine, marquis de Verderonne, page de la
grande écurie du roi en 1671, fut tué a la bataille
de Fleurus le l e f juillet 1604. Il était fils de Claude
de PAubespine qui avait obtenu l'érection en
marquisat de la seigneurie de Verderonne, au
pays de Beauce, par lettre patentes du mois d'oc-
tobre 1650. Cette branche s'est éteinte par la mort
de Claude-Marie de PAubespine, marquis de Ver-
deronne, tué à Malplaquet le 11 septembre 1709,
et par celle d'Etienne-Louis, son frère, sous-lieu-
tenant des gendarmes du Dauphin, décédé sans
laisser d'enfants.
Armes : D'azur, au sautoir d'or, alaise et accom-
pagné de quatre billettes de même.
Couronne de marquis.
Supports : Deux autruches colletées d'une cou-
ronne de marquis.
Cimier : Une autruche de même.
LAUGIER- VILLARS (de).
Maison ancienne et illustre de Provence dont
une branche s'est établie en Lorraine sur la fin
du dernier siècle.
Sa filiation suivie commence à Raymond, baron
de Laugier, chevalier, Jmentionné au nombre des
barons et seigneurs provençaux qui, en 1114, sui
virent le parti de Bérenger, comte de Provence,
dans la guerre qu'il fit à la maison de Baux.
Isnard et Bertrand, barons de Laugier, suivi-
rent Charles d'Anjou en 1264 à la conquête du
royaume de Naples. Le fils du second Guillaume
de Laugier, 2 me du nom, accompagna en 1309, le
roi Robert, qui allait prendre possession du
royaume de Naples, et prêta hommage à ce
prince en 1331, pour ses terres d'Aurel et d'Es-
parron.
Jacques, barons de Laugier, Seigneur de Vil-
lars, Verdacher et la Javie, capitaine d'une com-
pagnie de 100 hommes d'armes, vivait en 1582; il
épousa Lucrèce de Verdillon, dont il eut pos-
térité.
Cette famille a formé les branches :
1° Des seigneurs de Beaucouse;
2° Des seigneurs du Puy ;
3° La branche établie en Lorraine.
Armes : D'argent, à un lion de gueules, armé et
lampassê du même.
Supports : Deux lions.
Devise : Non fortior alter.
LAUNAY DE LA MOTHAYE (de).
Originaire d'Anjou, maintenue à Tours en 1667
et 1714. Seigneur des Landes, delà Bouchonnière,
de Longmortier, d'Onglée, de la Ballisère, de
Chavigny, de la Motthaye, de la Gautraye, du
Mesnil, de Pont-Girault. Guillaume, abbé du Per-
ray-Neuf, diocèse d'Angers, vivait en 1497 ; Jean,
seigneur d'Onglée, fût chevalier de Saint-Michel
sous les rois Charles IX et Henri III, lieutenant
du maréchal de Lavardin à la bataille d'Ivry
en 1590, marié à Urbane de la Haye; Marie
grande prieure de Fontrevrault, 1693.
Armes : D'or, à un aune arraché de sinople,
accosté de deux aiglons affrontés de sable, mem-
bres et becqués de gueules.
Devise : Pour Dieu et l'honneur.
LAUR(de).
Noble et ancienne famille du Béarn.
Suivant la production des titres de noblesse
en 1669, Arnaud, seigneur de Laur, testa en 1485,
Jacques de Laur fut gouverneur des villes et
citadelles de Navarreux.
La baronnie de Lescun, l'une des douze pre-
mières du Béarn, a été possédée par la famille de
Laur pendant plus de 200 ans .
Armes : Ecartelê : au 1 d'argent, à la tourd'azur
surmontée d'un croissant de gueules ; aux 2 et 3
de Lons ; au 4 d'azur, semé de fleurs de lis d'or,
au lion du même brochant; et sur le tout' coupé :
au 1 d'or, au rameau de laurier de sinople, mou-
vant du flanc sencstre de Vécu, qui est de Laur ;
au 2 de gueules, au cœur d'or, qui est de Lescun.
LAURANS DE CHARPAL.
La famille Laurans deCharpal est originaire dn
haut Languedoc.
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Sa généalogie établie par les titres de ' famille
remonte jusqu'au milieu du xvi e siècle. A cette
époque Anthonie Laurans, docteur es droit,
avocat au Parlement était comme tel chargé des
intérêts de la ville de Mende. Son fils était
en 1608 premier consul de cette ville, ainsi que le
furent après lui plusieurs membres de la famille
Laurans de Charpal. Son arrière petit-fils acheta,
en 1700,1a terre noble de Charpal et ajouta ce
nom au nom patronymique de Laurans. François
Laurans de Charpal était l'aïeul de Charles Fran-
çois Laurans de Charpal qui siégea aux Etats
généraux du Languedoc en 1770, et qui, conseil-
ler secrétaire du roi, maison couronne de France,
signa en 1788 le mémoire que la noblesse du
Languedoc envoya à Louis XVI au sujet de l'élec-
tion de ses députés aux Etats généraux du
royaume. Le fils de Charles François prit le nom
de la terre de Monteil et eut entr'autres enfants
Odilon Laurans Monteil de Charpal, né en 1798,
qui fut chevalier de la Légion d'honneur, prési-
dent au conseil général de la Lozère, maire de la
ville de Mende, notaire. Des deux fils de ce der-
nier, l'aîné Jules de Charpal (1840) est juge de
paix, propriétaire et maire de la Capelle (Lozère),
l'autre Georges de Charpal (1850), ancien résident
de France au Tonkin, ancien secrétaire général
de Préfecture, appartient actuellement à l'ad-
ministration centrale du Ministère de l'Intérieur.
Armes : D'argent, au laurier de sinople sur
une ter: asse du même, accosté de deux lions de
gueules.
LAURENGIN {de).
On voit à Lyon, à l'un des coins de la clôture
des jardin de St-Marcel, une inscription ou plutôt
une épitaphe fort ancienne des Laurentin, dont on
croit que descendent les Laurencin d'aujourd'hui.
Quoiqu'il en soit, on ignore d'où la famille des
Laurencin, noble et ancienne, tire son origine ;
mais par les vestiges qui en restent, entr'autres à
Lucques, on pourrait croire qu'elle est originaire
d'Italie. On pourrait aussi la croire d'Allemagne,
à en juger par d'anciens mémoires domestiques,
et d'anciennes monnaies ou testons frappés à leurs
armes et conservés dans les archives des aînés de
la maison. Elle remonte, suivant différents mo-
numents, jusqu'au xn^ siècle. La première alliance
avec les Gorrevod, qui étaient ducs, prouve qu'elle
était fort ancienne à cette époque. Elle a formé
trois branches et a donné plusieurs chevaliers et
.commandeurs de l'ordre de Saint-Jean de Jérusa-
lem. Ses alliances sont, entr'autres, avec les mai-
sons dAmboise, Talarn de Chalmozel, Foudras,
Senneterre, Choiseul de Traves, la Tour d'Auver-
gne, etc. Le premier depuis lequel on a une filia-
tion suivie est Nicolas de Laurencin ; il épousa le
16 octobre 1417 une fille delà maison de Correvod-
Pont-de-Vaux, dont il eut un fils qui continua la
descendance.
Elle a formé les branches des seigneurs de la
Bussière et des seigneurs de Beaufort.
Armes : De sable, au cheoron d'or, accompagné
de trois étoiles d'argent, 2 et 1.
Supports : Deux lions.
Devise : Lux in Icnebris, et post tenebras spero
lucem.
LAURENS (de.)
Nous trouvons une famille de ce nom, originaire
de TAnjou, qui remonte à Philippe de Laurens,
seigneur de la Crillouère, et qui vivait en 1530,
dont l'un des descendants fut élu chef pour la
noblesse au ban et arrière-ban de la sénéchaussée
de Saumur en 1639 et qui porte pour armes : Cou-
pé d'azur et d'argent, au lion de l'un en l'autre.
Supports : Deux lions d'o".
Timbre : Un casque de front.
Dans son Etat de la Provence, l'abbé R. D. B.
donne trois familles de Laurens.
La première, originaire de Savoie, subsistait à
Arles sur la fin du siècle dernier, en la personne
de Louis de Laurens, qui eut une grande famille
de Louise de Castelane.
Les armes de cette famille sont :
D'argent, à un laurier de sinople, au chef d' azur t
chargé de trois étoiles d'or.
La deuxième, différente de la précédente, est
celle des marquis de Saint Martin et de Brûc.
Voy. Laurens de Saint-Martin.
La troisième famille du nom de Laurens et qui
habitait dans la ville d'Arles, était originaire du
comtat. Marc-Antoine de Laurens fut premier
consul d'Arles l'an 1659. Il fut maintenu dans sa
noblesse le 11 mai 1667.
Armes : D'or, à la croix pattée de gueules ; parti
aussi d'or, à trois bandes de gueules.
LAURENS GASTELET (de).
Noblesse des plus anciennes du Languedoc,
mise au rang de celles qui ont illustré le Capitou-
lat dès le xin e siècle, temps auquel elle possédait
la terre de Soupex et le fief de Castelet-les-Pugi-
nior. La première de ces terres n'est sortie de
cette famille qu'a l'extinction de la branche aînée,
dans le xvie siècle, et l'autre est encore possédée
par les seigneurs de ce nom. Cette possession,
non interrompue, des mêmes fiefs a servi à éta-
blir la filiation depuis cette ancienne époque jus-
qu'à nous. Le premier connu est Raymond Lau-
rens, seigneur de Soupex, ex-co-seigneur de Pu-
ginier ; son arrière-petit-fils fut maintenu dans la
— 311 —
— 312 —
justice du dit lieu de Soupex, par sentence du
sénéchal de Toulouse, rendue en 1316.
La branche des Eudibats et du Castelet a pour
auteur Guillaume de Laurens, premier du nom,
seigneur de Soupex et co-seigneur de Puginier,
qui vivait en 1519.
Olivier de Laurens, seigneur du Castelet, rendit
son hommage en 1625 et servit longtemps. 11 fut
maintenu dans sa noblesse par jugement du 20
décembre 1638. Son Bis, Marc-Antoine, seigneur
du Castelet, fut également maintenu parles com-
missaires du roi dans sa noblesse avec tous ses
frères en 1668. Deux de ses frères ont servi dans
les gardes du corps.
Armes . De gueules, à trois coquilles d'argent,
rayées de sable, 2 et l.
Supports : Deux sauvages armés chacun d'un
arc bandé.
LAURENS DE LA BARRE (du).
Originaire de Normandie, seigneur deFerrières,
de la Barre, de St-Denis, de Montbrun, maintenu
au conseil en 17v8 et par avis du Parlement de
1768.
Nous trouvons : Barnabe, président de l'élection
de Mortrain, anobli en 1654 pour avoir contribué
à la réduction des Pieds-nuds; Antoine, garde du
corps du roi, en 1710, père d'un sénéchal le
Concarneau, en 1750, et aïeul d'un capitaine au
régiment de Foix, en 1775, chevalier de St-Louis;
un chanoine de Cornouailes, grand-maître du
collège de Navarre f 1788; deux membres fusillés
à Quiberon en 1795.
Armes : D'or, au sautoir de sable.
LAURENS DE LA BESGE (de).
Famille qui occupait dès le milieu du xvn e siècle
des fonctions dans la magistrature. Sa filiation
suivie remonte h Laurens (Etienne), seigneur de
Lorange, près Mortrol, marches du Poitou et du
Limousin, qui vivait en 1598.
Pierre Laurens, seigneur de la Besge, fut installé
procureur du roi au bureau des finances de Poi-
tiers le 21 août 1762.
Armes: D'argent, au cheoronde gueules, accom-
pagné en chef de deux étoiles d'azur et, en pointe,
d'un croissant de même.
LAURENS DE St MARTIN (de).
Famille originaire du duché de Toscane, connue
en Provence depuis le xiv e siècle. La filiation de
cette famille remonte à noble Jean de Laurens,
juge de la Cour royale de Draguignan, en 1345.
Un de ses descendants au 9e degré, Pierre de
Laurens, deuxième du nom, se fixa à Aix où il
fut regu conseiller au Parlement en 1623. Il fit
ériger, en 1665, sa terre de Saint-Martin-de-Pal-
lières en marquisat. Il en fit hommage au roi en
1672 et testa le 30 septembre de la même année.
De son mariage avec Jeanne de Séguiran, il eut
entre autres enfants Henri de Laurens, marquis
de Saint-Martin et de Bruc, seigneur de Tnurtour,
conseiller au Parlement de Provence, en 1654.
De cette famille est issue la branche des sei-
gneurs de Peyrolles.
Elle compte des officiers de terre et de mer, et
des chevaliers des ordres de Saint-Lazare et de
Saint-Louis, un mestre de camp de cavalerie,
inspecteur général des maréchaussées, lieutenant
des maréchaux de France, grand prévôt de Pro-
vence.
Armes : D'or, au laurier de sinople, au chef
d'azur, charqé de trois étoiles d'or.
Supports . Un cerf à dextre et un loup à se-
nestre.
Cimier: Un cerf naissant.
LAURENS-D'OISELAY (du).
Barons du St-Empire (1642)
pour tous les descendants
mâles et femelles, comtes d&
Baix (1649) marquis de Beau-
regard (1658) et d'Oisela-y
(1669) avec droit de basse,
haute et moyenne justice, et:
par succession, marquis de-
là Mazure de Vaulx, du Jau-
cet, de St-Symphorien d'O-
zon, comtes palatins.
La maison de ou du Lau-
rens est originaire de Tos-
cane ; deux de ses membres
vinrent en Provence au com-
mencement du xne siècle, et leurs descendants,
après être plusieur fois retournés en Italie se fixè-
rent définitivement en Provence et dans le Com-
tat Venaissin au commencement du xv° siècle.
Innocent VI dans une bulle de 1350, dit que cette
maison avait le plus grand lustre en Italie, et que
sa noblesse était des plus anciennes.
En 1150, Pons de Laurens est témoin de Gui-
raud de Simiane, dans un acte de donation à
l'abbaye de Seisanque.
En 1204, Pierre de Laurens sert de témoin au
miiriage de Marie de Montpellier avec Pedro, roi
d'Aragon. Baymond de Laurens, le jeune, écu-
yer de Charles d'Anjou, duc de Calabre, épousa en
1330, Rambaude de Simiane Gordes.
Cette maison a donné un cardinal, quatre évo-
ques, trois prieurs de Cluny, des chevaliers de
Malte, de St-Louis et de St-Lazare, des viguiers
313 -
— 314 —
et consuls d'Avignon et Arles ; elle s'est alliée
aux Clermont-Lodève, Simiane, Jaux, Grignan,
Castellane, Sabran, Lascaris,Lopes, Anjou, Mont-
morency, Estrées, Gualtéri-Serra, Rohan, Crillon-
Mahon, etc.
Philippe Guillaume de Laurens, marquis de
Beauregard et d'Oiselay, feld maréchal d'Autri-
che, maréchal des armées du roi Louis XIV et
son ambassadeur extraordinaire auprès des ducs
de Parme et de Modène, gouverneur de Lubeck
et de Tarascon, épousa Marguerite de Barjac-Ro-
chegude (1642), petite fille de Gabrielle de Budos-
Portes et se trouva allié aux maisons de Bourbon-
Condé etGonti.
Armes anciennes : D'or à trocs bandes de gueu-
les. Depuis 1642, par suite du diplôme accordé par
l'empereur Ferdinand III. Ecartelè : aux 1 et 4, d'or
 l'aigle à deux têtes éployèe de sable, becquée,
mcmbrêe et couronnée d'or qui est de l'Empire :
aux 2 et 3, coupé d'or sur sable à deux roses de
l'un en l'autre : parti de gueules aie bras armé
d'argent qui est de Guyard-St-Julien-Walsée; sur
le tout : d'argent à l'ours au naturel, couronné
d'or, au chef de gueules chargé de trois casques
d'argent grillés d'or.
Couronne de duc.
Cimier : L'aigle de l'Empire issante.
Supports : Deux ours tenant une bannière à
trois bandes de gueules.
Devises : Prof us i sanguinis iinpendio ! Majo-
rant suorum ac nominis sui gloria insignes.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
l rc Branche
Laurens d'Oiselay (Alfred, baron du)
marié à Valérie, b onne du Laurens d'Oi-
selay, fille d'Achille, baron du Laurens
d'Oiselay et de Scholastique des Balbes
Berton de Crillon-Mahon, d'où six fils et
deux filles.
2° Branche
Laurens d'Oiselay (Guillaume, baron
du), petit lils d'Hector, baron du Laurens
d'Oiselay, chevalier de Malte et de la Lé-
gion d'Honneur, garde du corps compagnie
écossaise du roi Louis XVIII, etc.
LAURIS (de).
Barons de Lauris et de Valbonnette, marquis
d'Ampus et de Taillades, seigneurs de Malemort,
de Bonneval, de Beaumont, de Montserein, de
Lagneroux, de Villehaute, de Vaqueiras,deMont-
Mirail, de Reynier, de Thury, de la Forest-Ga-
lond, co-seigneurs de Lambesc, etc. en Provence.
La maison de Lauris tire son nom de la baron-
nie de Lauris, située dans la viguerie d'Apt ; ses
descendants, d'origine chevaleresque, firent par-
tie des expéditions les plus importantes des
comtes de Provence, et furent chefs des croi-
sées dans les croisades des onzième, douzième
et treizième siècles. Guilhem de Lauris fut député
avec la principale noblesse de Provence, en 1245,
pour complimenter Charles 1er, comte d'Anjou,
sur son mariage avec Béatrix, fille de Bérenger,
comte de Provence, Alfant de Lauris fut l'un des
cent chevaliers nommés pour seconder Charles 1er
dans son célèbre combat contre le roi d'Aragon,
vers l'an 1282.
Hugon de Lauris, depuis lequel cette famille
prouve sa filiation, est qualifié messire dans un
acte du 15 des calendes de septembre 1276, par
lequel le prieur de Valbonnette lui donna une
reconnaissance des héritages situés dans ce lieu.
L'acte porte : Dominus Hugo de Lauris habitaior
de Valbonnetta, et l'on sait que la qualité de
messire n'était donnée, dans ce temps-là, qu'à
ceux qui étaient revêtus du grade de chevalier.
Noble Melcheons de Lauris-de-Taillades, l'un
des capitaines de la milice d'Avignon, faisait
partie du détachement qui secourut le château
de Sorgues, assiégé par les Huguenots, qu'il
chassa de ce lieu le 30 août 1562. Depuis 1655,
cette famille ayant hérité des biens d'une branche
de la maison de Castellane et de celle des Gé-
rards-d'Aubres, elle ajouta à son nom et à ses
armes les noms et les armes de ces deux bran-
ches, comme elle y ajouta également les noms et
les armes des branches de Vassadel et du Def-
fand, auxquelles elle se trouve alliée.
Armes : Ecartelè : au 1 d'argent, à trois ban-
des, celle du milieu de sinople et les deux autres
de gueules, qui est de Lauris ; au 2 d'argent, à la
bande de sable, accompagnée en chef d'une mer-
lette de même, qui est du Deffand ; au 3 d'argent,
à la fasce d'azur, chargée de trois chevrons d'or
couchés, et accompagnée de trois roses de gueules
qui est des Gérards ; au 4 d'argent, à trois fasces
de gueules qui est de Vassadel ; sur le tout, de
gueules, au château à tr'ois tours d'or, maçonné de
sable, qui est de Castellane.
Nous trouvons une autre famille de l'Agenois
qui a pour chef Bérand de Lauris, conseiller au
Parlement de Pau, dont le filsHélie de Lauris est
qualifié noble et capitaine dans son contrat de
mariage du 2 septembre 1590, avec demoiselle
Catherine Plombin.
Armes : D'or, à trois branches de laurier de
siuopte en pal ; au chef de gueules, chargé de
trois foudres d'argent.
— 315 —
— 316
LAUTHOUNYE (de).
Famille cle noble et originaire du Limousin,
illustre par son antiquité, ses alliances et ses
services militaires. L'ancienne tradition du pays
en fait remonter la noblesse à des temps recu-
lés; mais un incendie qu'elle éprouva, dont l'acte
authentique est de 1445 et les preuves qui ont été
faites judiciairement le 17 juin 1758, certifiés vé-
ritables par d'Hozier ne permettent d'en remonter
la généalogie par titres originaux, qu'à Jean de
Lauthounye, 1 er du nom, qui est qualifié noble
dans une transaction qu'il passa le 16 novembre
1339. Cette transaction est énoncée dans un in-
ventaire des titres et effets de la famille, du 28
juin 1619, et du fief de la Farge, ainsi que de la
terre de La Lauthounye, et autres fiefs, dont Jean
était propriétaire.
Cette maison a fourni des officiers distingués à
nos armées et compte des chevaliers des ordres
du roi.
Les alliances sont avec les maisons de Chau-
nac, La Falconnie de Tudeils, Bariat, Baussac,
Bar, etc.
Armes : Ecartelé : aux 1 et 4 d'azur, à deux épis
de blé, effeuillés d'or; aux S et 3 d'or, à trois
étoiles d'azur.
LAUTREG (de).
Vicomte située en Languedoc, diocèse de Castres,
laquelle a donné son nom à une des plus ancien-
nes familles du royaume, qui subsiste encore en
deux branches établies à Gaillac, en Albigeois, et
à Castres. Les auteurs sont à peu près d'accord
pour reconnaître qu'ils descendent des anciens
comtes de Toulouse. Quoiqu'il en soit, on ne
pourra contester à ceux du nom de Lautrec qui
subsistent une origine bien illustre, puisqu'il est
prouvé que leurs ancêtres étaient vicomtes de
Lautrec dans le xnp siècle, et marchaient de
pair avecles premiers seigneurs du royaume. Elle
remonte sa filiation suivie à Bertrand, vicomte de
Lautrec, qui vivait en 1242.
Cette famille a formé la branche des seigneurs
de Saint-Germier, qui a pour auteur Jean de Lau-
trec, qui vivait en 1392.
Elle a fourni des officiers à nos armées, des
chevaliers des ordres de St-Louis et de Malte.
Armes : De gueules, à la croix vidée, clèchée et
pommelée d'or, aux douze pointes.
LAUWEREYNS DE ROOSENDAEL
Famille noble et ancienne, originaire de Saxe,
issue des seigneurs de Diepenhede, et établie en
Flandre dès le commencement du xm e siècle. Elle
a eu des emplois distingués tant militaires que
civils, au service des comtes de Flandre qui
avaient alors leur résidence à Bruges, où ils te-
naient leur Cour ; et elle a tenu les premières
charges de la Bégence magistrale dans cette ville
qui était dans ce temps une des plus célèbres de
l'Europe par l'immensité de son commerce, ses
richesses et sa grande population. Cette famille
quitta Bruges en 1560, et vint se fixer à Dunker-
que, et de là à Bergues-St-Winoc. Louis XV a
reconnu, sur les titres originaux et preuves au-
thentiques, son ancienne extraction noble, issue
en ligne directe et masculine de la famille de
Lauwereyns, dite Diepenhede, en maintenant,
par lettres patentes du mois de juin 1719, Charles
François Lauwereyns, seigneur de Boosendael,
et son frère JeanBaptiste-Winoc dans les mêmes
privilèges que les autres gentilshommes de son
royaume, comme ses ancêtres avaient joui de tout
temps, sous la domination des comtes de Flandre,
ducs de Bourgogne et rois d'Espagne ; qu'à cet
effet, ils puissent tenir et posséder tous fiefs,
terres et seigneuries, de quelques noms, titres et
dignités qu'elles soient, même à parvenir à tous
degrés de chevalerie, comme vrais gentilshommes
de noms et d'armes, sans que, pour raison dece^
ils soient tenus de lui payer et à ses successeurs
rois, aucune finance ni indemnité, dont il leur a fait
don et remise par les présentes ; lesquelles lettres
enregistrées au greffe de la Cour du Parlement de
Flandre le 27 juillet 1719, et à Lille le 28 des dits
mois et an.
La filiation de cette famille commence à Othon,
seigneur de Diepenhede, chevalier, vivant en 1247
qui fut de la l re croisade du roi St-Louis. Il laissa
de Jeanne Van Velthuisen, son épouse, Willemar
de Lauwereyns, chevalier, seigneur de Diepen-
hede, qui décéda l'an 1292 en laissantpostérité.
Cette famille a fourni quantité d'officiers et des
membres de divers ordres.
Armes : D'argent, à un arbre de laurier arraché
de siftuple ; au chef de gueules, chargé de trois
merlettes du champ.
L'écu timbré d'un casque d'argent, grillé, liseré
et couronné d'or, à trois fleurons, entre chacun
une perle, orné de ses lambrequins, d'argent et de
gueules ; et au-dessus, en cimier : une merlette
de l'écu entre un vol d'argent et de gueules.
Supports : A droite un lion, la tête contournée,
armée et lampassée de gueules, et à gauche un
ours du même accollé de gueules ; le tout d'or.
Cri d'armes : Diepenhede, Diepenhede.
Devise : Ad Laurum non auru/n.
LAUZIÈRE DE THÉMINES.
famille qui a donné son nom au bourg de Lau-
zière, dans le Bas-Languedoc, parlement de Tou-
louse : elle a donné un chevalier des ordres et
317 —
318
maréchal de France et un maître-visiteur et géné-
ral réformateur de l'artillerie. L'histoire des grands
officiers de la couronne fait remonter sa fdiation
à François, seigneur de Lauzière, qui, conjointe-
ment avec sa femme, reçut plusieurs hommages
et reconnaissances en 1168.
Au 9e degré, nous remarquerons Rostaing,
seigneur de Lauzière, qui épousa 1° Agnès de
Guilhem, qui mourut en 1393, et 2° le 3 novembre
1398, Catherine de Penne, veuve de Jean de Cas-
telnau, fille de Rathier, seigneur de Penne, et
d'Hélène de Cardaillac, dame de Thémines, de
Ceyras, etc.
Il eut deux enfants du premier lit, morts sans
alliances, et plusieurs du second lit qui continuè-
rent la descendance.
Cette famille a formé les branches : 1° des sei-
gneur de Saint-Jean de la Coste ; 2° des seigneurs
de Saint-Guiraud.
Armes : D'argent, au buisson d'osier desinople.
LAUZON (de).
Seigneurs de la Poupardière, de Lirec, etc., en
Poitou. Cette famille a pour auteur James de
Lauzon, sieur de Lirec, avocat, ancien échevin,
maire et capitaine de la ville de Poitiers, depuis
le 28 juin 1532 jusqu'en 1549.
Armes : D'azur, à trois bisses arrondies d'argent.
La Chesnaye des Bois donne pour armes à cette
famille : D'azur, à trois serpent d'argent, se mor-
dant la queue, 2 en chef et l en pointe ; à la bor-
dure de gueules, chargée de six besants d'or.
LAVAISSIÈRE (de).
Alias de la Vayssière, de la Veissière, de la
Veyssière, etc. Un arrêt du Conseil d'Etat du 25
octobre 1783 porte que l'orthographe du nom sera :
de la Vaissière. Comtes, vicomtes, barons, sei-
gneurs de la Vaissière, de Thiezac, de Cantoinet,
de Vermolles, de St-Amans, etc., en Rouergue ;
de Lavergne, de St-Saturnin, de la Revêt, de la
Ghaumette, etc. en Auvergne. Noblesse de cheva-
lerie, originaire duCarladez, d'où elle se répandit
en Rouergue, Agenais, Auvergne, Forez,Guyenne,
etc. Elle occupait dès le xi» siècle, un rang dis-
tingué. Il est de tradition qu'elle a assisté aux
croisades. Le plus ancien connu est Guillaume
de la Vaissière, vers 1070, seigneur de la Vais-
sière et de Thiéjac. De la souche, éteinte proba-
blement vers 1500, sont sorties deux robustes ti-
ges. En 1220, un puîné, Annet de la Vaissière,
épousa une de Roquefeuil ; il s'établit en Agenais,
au château de Montbean, et fut tige des branches
de Capchicot, Verduzan, Valence, Loubens, la
Sylvestrie, la Nosse. La tige ainôe de Cantoinet
se détacha de la souche vers 1280, et s'établit au
château de Cantoinet, en Rouergue, qu'elle habita
500 ans»
La filiation commence à Philippe, chevalier,qui
vivait en 1327.
La branche de Lavergne remonte à Jacques Be-
raud, alias Jacques de la Vaissière, qui vivait en
1602, dont deux rameaux : 1° le rameau de la Revêt ;
2° celui de Combes de St-Martin, qui porte :
D'argcnt,au coudrier de sinople ; au chef d'azur,
soutenu et chargé de trois étoiles d'or.
La branche de Chiliaguet porte: D'azur, au
coudrier d'or, treillissé de gueules.
La branche du Mas et de la Borie : D'azur, au
coudrier d'or, à la bande de gueules brochante.
Des seigneurs de Montbeau, en Agenais : D'ar-
gent, au coudrier arraché de sinople.
La branche de Lavergne : D'azur, au coudrier
d'or arraché, à la bande de gueules brochante ;
au chef cousu de gueules, chargé de trois molettes
d'éperons d'or.
Tenants: Deux anges, vêtus de gueules.
Couronne de comte.
Devise : Vis et virtus.
Cette famille a été maintenue en 165i, 1666 et
1667.
LAVAL (de).
Branche de la Maison de Montmorency (ducs
de Montmorency, de Luxembourg, de Beaumont
et de Laval).
Armes de Montmorency : D'or, à la croix de
gueules, cantonnée de seize alertons d'azur.
La branche de Laval charge la croix de cinq
coquilles d'argent.
Cette branche a pour auteur Eugène-Alexandre
de Montmorency, duc de Laval, né le 20 juillet
1773, lieutenant-général, marié : 1° en 1802, à
Maximilienne-Augustine de Béthune-Sully, veuve
du comte de Charost ; 2° le 26 novembre 1833 à
Anne-Nicolle-Constance de Maistre, fille de Jo-
Joseph, comte de Maistre.
LAVAL DU GROZET (de).
Seigneurs de Muratel, des Ternes, de la Crène,
de Croizet, etc. Cette famille a donné un maître
des eaux et forêts de Montaigut-en-Combraille
(1700), un lieutenant-général, le baron de Laval
de Muratel, des trésoriers de France à Riom
(1722J, un conseiller au Présidial de Riom (1763),
des chevaliers de Saint-Louis. Services militai-
res. Filiation depuis Jehan de Laval, bourgeois
de Montaigut, marié à Gabrielle de la Ville, en
1661. Convoquée en 1789 a l'assemblée de la no-
blesse de Clermont-Ferrand.
319 —
320 —
Armes : D'azur, au cheoron d'or accompagné en
chef de deux étoiles du même, et en pointe, d'un
croissant d'argent.
LAVALETTE (de).
Seigneurs et barons de la Valette, Parisot, St-
Vensa, Carsac, la Finon, Grammont, l'Albenque,
Montrosin, Cornusson, Cabriol, Viescamp-Pern,
Toulonjac, du Cuzoul, Montdalazac, Gapdenac,
Floirac, etc , barons, comtes et marquis de la
Valette.
La maison de ou de la Valette, répandue succes-
sivement en Languedoc, en Vivarais, en Périgord,
en Quercy, en Auvergne, en Catalogne et aux
Pays-Bas, depuis le milieu du xvnr 3 siècle, était
jadis l'une des plus considérables de l'ancienne
chevalerie de Rouergue. Des emplois éminents,
de nombreuses possessions et de grandes allian-
ces l'ont constamment soutenue au rang de la
principale noblesse dans toutes les contrées où
les diverses branches se sont établies. Une tra-
dition immémoriale la fait descendre d'un puîné
des vicomtes de Saint* Antonin, en Rouergue ;
mais si les titres manquent pour établir littérale-
ment cette fonction, on peut dire au moins à l'a-
vantage de la maison de la Valette, que les carac-
tères de splendeur qui la distinguent dès son
berceau et qu'elles a toujours soutenus depuis
plus de six siècles, ne la mettent point au-dessous
de cette illustre origine.
Archambaui, chevalier, seigneur du Cuzoul, de
St-Igne et de Prévenquières, en la vicomte de St-
Antonin, est le premier auteur certain de la mai-
son de la Valette. Ce seigneur possédait encore à
St-Antonin une maison où il reçut vers l'an 1141,
St Bernard, abbé de Clairvaux, lorsque ce prélat
alla constituer la fondation de l'abbaye de Beau-
lieu, au diocèse de Rodez. Archambaud fut l'un
des chevaliers bannerets qui, l'an 1147, accompa-
gnèrent Alfonse-Jourdain, comte de Toulouse, à
la croisade de la Terre-Sainte, prêchée par le
même St Bernard, en 1146. Il mourut en laissant
trois fils : l'aîné, Fortuné, continua la descen-
dance. Il accompagna le roi Philippe-Auguste en
Terre-Sainte, en 1100.
Jourdain II (5 e degré), seigneur de la Valette,
deSt-Igne, etc., chevalier, reçut en don, d'Henri II,
comte de Rodez, les terres seigneuriales deMalle-
ville et de Parisot, en récompense des services
rendus par lui et ses ancêtres au dit Henri II et
à ses prédécesseurs. Jourdain confirma, l'an 1282,
les privilèges et libertés dont jouissaient ancien-
nement les consuls et habitants de Parisot.
La plupart des branches formées par cette mai-
son sont éteintes. Celle des marquis delà Valette
Chabriol, en Vivarais et aux Pays-Bas, s'est
poursuivie jusqu'à nos jours.
Cette maison a fourni quantité d'officiers, com-
mandant à des troupes de 50 et 100 hommes d'ar-
mes, des gardes du corps, des officiers de cavale-
rie et d'infanterie, des chevaliers de St-Louis, de
l'ordre de Malte, et un chevalier de l'ordre sou-
verain de Saint- Jean de Jérusalem.
Armes : Ecartelè : au 1, èchiqueté d'or et de gueu-
les, chaque carreau du second émail chargé d'une
tour d'or, qui est de Poitiers ancien ; au 2, de
gueules, à la croix vidée, cléchêe et pommetée
d'or, qui est de Toulouse ; au 3, de gueules, au
léopard lionne d'or, qui est de Rodez ; au 4, de
gueules, à la croix ancrée d'or, qui est de Saint-
Antonin ; sur le tout, parti : au 1, de gueules, au
gersaul d'argent, ayant la patte dextre levée, qui
est de la Valette ; au 2, de gueules, au lion d'or,
larnpassê et armé d'argent, qui est de Morlhon.
L'écu posé sur la grande croix de l'ordre de
St-Jean de Jérusalem, environné d'un manteau de
gueules, fourré d'hermine, et sommé d'une cou-
ronne de marquis.
Supports : Deux griffons au naturel, couronnés
d'or, ayant chacun un collier de perles au cou,
suspendant une croisette d'or, et soutenant deux
bannières, celle de dextre au sur le tout de l'écu;
celle de senestre de gueules, à une croix de Malte
d'argent.
Cimier : Un dextrochère tenant un poignard et
portant un bouclier écartelé deCastille et de Léon.
Devise : F lus quam valor Valetta Valet.
Cri de guerre : Non aes sedfides.
Voy. EUZIÈRES DE LA VALETTE.
LAVAU {de).
Famille noble, originaire d'Ecosse, dont une
branche, vers !e xv e siècle, vint s'établir dans le
Poitou. La plupart de ses membres occupèrent
de hautes charges dans l'administration. Un de
Lavau fut conseiller du roi en ses conseils d'Etat,
contrôleur général de la maison de la reine, sei-
gneur du Treuil et de la Bussière, et trésorier de
St-Hilaire-le-Grand de Poitiers.
Louis-Irland de Lavau, prit d'abord la carrière
diplomatique. 11 accompagna dans cette voie les
seigneurs qui allèrent, de la part du roi, a l'élec-
tion de l'empereur Léopold. A son retour en
France, il quitta l'épée pour entrer dans les or-
dres et entra à l' Académie-Française le 4 mai 1079.
Lavau figure parmi ceux qu'a immolés la muse
féroce de Boiloau. Dans la fameuse querelle des
anciens contre les modernes, il s'était mis du côté
de Perrault. Aussi l'auteur du Lutrin ne l'omit
point dans la boutade qu'il lança contre ses ad-
versaires :
« Ne blâmez pas Perrault de condamner Homère,
« Virgile, Aristote et Platon ;
« Il a pour lui Monsieur son frère,
321 —
•399
« Gallois, Novion, Lavau, Galigula, Néron
« Et le gros Charpentier, dit-on. »
Louis-Irland de Lavau, mourut le 4 février 1694,
garde des livres du cabinet du roi.
Armes : D'argent, à deux fasces de gueules, ac-
compagnées de trois étoiles d'azur rangées en fasce.
Les représentants actuels blasonnent :
D'argent, au chevron de gueules, accompagnêen
chef de deux molettes à six rais du même, et, en
pointe, d'un chêne arraché de sinople.
LAVAUR (de).
Cette famille, originaire du Quercy, a formé
plusieurs branches qui se sont répandues en Pé-
rigord et en Limousin.
La branche de la Boisse remonte à Guillaume
de Lavaur, écuyer, écrivain distingué, cité dans
les ouvrages spéciaux, fils de Paul de Lavaur,
descendant d'un cadet des seigneurs de Lavaur,
maison considérable et des plus anciennes du
Quercy.
La branche de Ste-Fortunade, passée en Limou-
sin, était établie en Auvergne en 1791. On tiouve
un de ses membres résidant à Clermont, en 1822.
Armes: D'argent, au lion (alias chevron), de
gueules, accompagné de trois croissants du même,
au chef d'azur chargé de trois étoiles d'or.
Alias : D'azur, au lion d'or.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions.
LAVEDAN (de).
Vicomte qui faisait partie du pays de Bigorre,
et qui consiste en une longue vallée qui suit le
cours du Gave et est située entre les Pyrénées,
ayant environ 9 lieues de longueur sur 6 de lar-
ge en quelques endroits. Cette vicomte qui passa
successivement, par alliances, dans les maisons
de Bourbon, de Gontaud et de Montaut, en faveur
de laquelle elle fut érigée en duché-pairie, l'an
1650, avait des seigneurs particuliers, dont l'exis-
tence est connue depuis Aneman et Ancelins, vi-
comtes de Lavedan, qui vivaient vers 950. On
voit, en 1171, un Baymond de Lavedan souscrire
un acte de Bertrand, comte de Melgueil, pour
l'abbaye de Villefranche. Arnaud, 12e vicomte de
Lavedan et de Vensau, chevalier, était, en 1406,
sénéchal de Bigorre. Il rendit des services impor-
tants dans les guerres du Languedoc contre les
Anglais, et soumit, en 1427, le château de Mon-
torcier, dont la garnison fut obligée de se rendre
prisonnière de guerre. Il avait épousé Brunissence
de Gerderest, dont il eut plusieurs enfants qui
continuèrent la descendance jusqu'à nos jours.
Armes : D'argent, à trois corbeaux de sable.
LAVENNE (de).
En Nivernais, famille ancienne, qui fut mainte-
nue dans sa noblesse par jugement du 18 mars
1669, sur titres remontés à François de Lavenne,
écuyer, maître d'hôtel du duc de Bretagne en 1400,
et de Guy de Lavenne, aussi qualifié écuyer, lieu-
tenant de la compagnie d'hommes d'armes de
Jean de Chàlons, prince d'Orange. Guy de La-
venne a perpétué jusqu'à nos jours la descen-
dance de cette famille, qui s'est alliée entre au-
tres avec celles de Baudoin, de Cuvillien, de St-
Memin, etc. Elle a donné un gentilhomme ordinaire
du duc de Nevers, un des 200 chevau-légers delà
garde du roi, et plusieurs officiers de cavalerie.
Nous remarquons parmi les descendants de
cette famille, Paul, chevalier de Lavenne de Chou-
lot, écuyer, premier gentilhomme de S. A. S. Mgr
le duc de Bourbon, né à Nevers en janvier 1794,
qui épousa demoiselle Elisabeth de Ghabannes
de la Palice, et Pierre-Florimond de Lavenne de
Sichamps, écuyer, cousin du précédent, dont le fils,
né en août 1756, Charles-Florimond de Lavenne
de Sichamps, écuyer, fut page de S. A. S. Msr le
prince de Conty, capitaine du régiment de Bar-
rois, 15 juin 1789, mort glorieusement à Quiberon
en 1795.
Armes: D'azur, à deux lions affrontés d'or,
soutenant un cœur de gueules, surmonté d'une cou-
ronne d'or, accostée de deux étoiles d'argent.
L'écu timbré d'un casaue taré de front.
LAVERGNE DE GERVAL.
Originaire du Languedoc.
Connue dans les anciens titres sous les noms
de Vernie, Lavergne, Vergne ou Lavernie, cette
maison a eu des comtes de Lyon de son nom, et
les cartulaires de ce chapitre montrent, par les
différentes preuves qui y sont admises, qu'elle
tient par les filiations maternelles et par les al-
liances aux plus anciennes maisons du Dauphiné
du Languedoc et de la Provence.
Elle a formé plusieurs branches, notamment
celle de Cerval, encore existante.
Armes : D'azur, à la croix recroisetée d'or, au
chef cousu de gueules, chargé de trois étoiles du
second.
Voy. Fidedy ; Pellerin de Lavergne.
LA VERGNE DE TRESSAN (de).
Seigneur de Montbazin, en Languedoc, Pierre
de la Vergne, huissier et sergent d'armes du pape
Clément VI, et Bigaud de la Vergne, son frère
(tige de la maison de Tressan), nés à Aurillac,
en Auvergne, furent anoblis par le roi Jean, au
mois de novembre 1350. Ils avaient pour troisiè-
me frère Jean de la Vergne, clerc de la Chambre
Tome II.
11.
323
— 324 —
apostolique et trésorier de l'antipape Benoît XIII,
ensuite évèque de Lodève.
Armes : D'argent, au chef de gueules, chargé de
trois coquilles du champ.
Voy. Bon y.
LA VEYRIE ou LAVEYRIE (de).
Seigneurs de Maisonneuve, de la Serve, d'Aguer-
ville, de Siorac, du Brel, etc., Normandie, Picar-
die, Périgord.
Famille originaire du Poitou. Ses archives con-
tiennent plusieurs actes et titres qui ont per-
mis de faire remonter la filiation suivie à Jean
de Laveyrie, seigneur de Maisonneuve. Il ne vi-
vait plus en 1670 ; il laissa postérité.
La branche cadette a pour auteur Jean Marius
de Laveyrie, fils de Pierre de La Veyrie, du 9™
degré delà branche précédente, né en 1777,marié
en 1807 avecGratiance-Marie Fardet, dont il eut
postérité.
Armes: D'azur, à six niacles oV argent, posés 3,
2 et 1.
LAW DE LAURISTON.
Famille originaire d'Ecosse, où elle a été offi-
ciellement reconnue comme très ancienne et très
illustre par le roi d'armes et par les héraldistes
de ce royaume.
Les Lauriston étaient arrivés à la célébrité en
France par Jean Law, contrôleur général en 1716
et 1720, dont le génie financier avait devancé son
époque de plus d'un siècle, ainsi que cela est
maintenant reconnu par nos meilleurs historiens,
et elle possédait alors deux frères, le baron de
Lauriston et le chevalier Law, excellent officier,
commandant nos troupes aux Indes orientales
(1742-1760).
Depuis, ce nom a atteint la plus haute illustra-
tion militaire en la personne du maréchal de
Lauriston, l'un des meilleurs généraux du pre-
mier empire.
La souche de la maison de Law a formé plu-
sieurs branches, qui ont donné des rejetons dis-
tingués et qui ont été honorés du titre de barons.
Parles archives publiques d'Ecosse, il paraît que
les Law de Lawbridge, libres barons de la vicomte
de Galloway, possédaient déjà de grandes terres
seigneuriales dans ce pays il y a plus de 600 ans.
La filiation suivie commence à Georges Law de
Lithrie, libre baron dans la vicomte de Fife, qui
était en grande considération sous le règne de
Jacques V qui, suivant une charte du 1" janvier
1542, lui fit don des terres de la ville de Lithrie
avec ses appartenances.
Au 6 e degré, nous trouvons Guillaume Law,
2 me du nom, baron de Lauriston, marié à Londres
en 1716, mort en 1753, laissant de son mariage
avec Rebecca Desvet cinq enfants, tous nés a
Son fils aîné, Jean Law, baron de Lauriston,
qui a continué la descendance, baptisé à St-Roch
le 9 novembre 1719, passa dans les Indes en 1742,
fut fait colonel d'infanterie et chevalier de Saint-
Louis en 1761, brigadier des armées du roi en
1767, maréchal de camp en 1780. Il servit 38 ans
dans les Indes et s'y distingua par son désintéres-
sement, par sa fermeté, par sa constance à sup-
porter les plus grands travaux et les plus péni-
bles fatigues. Il avait épousé, en 1755, Jeanne
Carvalho, dont il eut neuf enfants.
Nous remarquons au 9 me degré Auguste-Jean-
Alexandre Law, marquis de Lauriston, né en
1780, page et ensuite officier d'ordonnance de
l'Empereur ; a fait les campagnes de 1808 à 1814.
En 1809, à 18 ans, il fit prisonnier, après un com-
bat singulier, un colonel de Uhlans.et fut décoré
par Napoléon sur le champ de bataille. Il se si-
gnala dans plusieurs batailles.
Cette famille compte quantité d'officiers supé-
rieurs dans nos armées, des chevaliers de Saint-
Louis, des chevaliers et commandeurs de la Lé-
gion d'honneur et de divers autres ordres.
Armes : D'hermines, à la bande de gueules, ac-
compagnée de deux coqs de même.
Cimier : Une tête de licorne au naturel.
Devise : Nec obscura, nec sina.
LÉAUMONT (de).
Maison d'ancienne chevalerie, originaire d'Alle-
magne, et qui est établie en France, depuis 500
ans, dans le pays de Lomagne, province de Gu-
yenne. Elle a contracté de belles alliances et a
fourni des chevaliers de l'ordre du roi, des capi-
taines de 50 hommes d'armes au cordon bleu, des
chevaliers de Malte et un grand Prieur de Tou-
louse. Cette maison subsiste actuellement en
quatre branches. Elle a pour auteur Calbet de
Léaumont, chevalier, qui vivait à Toulouse vers
le 20 avril 1204 ; son fils, Pilefort de Léaumont,
chevalier, donna en 1265 des coutumes à ses vas-
saux de Gariés, terre que cette maison possède
encore ; fit serment de fidélité au roi de France
en 127 L et testa en 1281 en faveur de son fils.
La seconde branche a pour auteur N. de Léau-
mont qui vivait en 1713 ; la 3me remonte à N. de
Léaumont, qui vivait en 1723, et la 4 me a pour
auteur Moïse-Pierre de Léaumont, capitaine de
cavalerie, qui vivait en L715.
Toutes ces branches ont fourni quantité d'offi-
ciers, chevaliers de St-Louis.
Armes : D'azur, au faucon d'argent, levoléten-
du, perché, grille té et longé du même.
— 325 —
326
LÉAUTAUD (de).
Famille originaire de Tarascon en Provence,
jouissant des privilèges accordés à la noblesse
vers le milieu du xv° siècle.
Jean de Léautaud est qualifié d'écuyer dans son
contrat de mariage passé en 1490.
Cette famille a donné plusieurs officiers qui
se sont distingués dans les armées de nos
rois, où ils ont souvent eu des commandements,
deux chanoinesses au chapitre de Metz, un gentil-
homme de la chambre du roi et des chevaliers de
l'ordre royal et militaire de St-Louis.
Armes : D'azur, à un anneau d'or, cramponné
de quatre croix de Lorraine de même, faisant
face aux quatre bords de Vécu.
LE BAILLY DE TILLEGHEM &
DINGHUEM.
Famille d'ancienne noblesse de l'Artois.
Le titre de baron de la branche de Tilleghem se
transmet à tous les descendants en vertu d'un
arrêté royal du roi des Pays-Bas en date du 13
septembre 1817.
Armes : D'azur, à trois croissants d'or.
Cimier : Un griffon issant d'or.
Supports: Deux griffons d'or, armés et lampas-
sés de gueules.
Devise : Virtute crescent.
LE BEGUE DE GERMINY.
Ancienne noblesse origi-
naire de Normandie, et établie
en Lorraine depuis plus de
200 ans. Elle s'est distinguée
par ses services militaires.
Le premier connu de ce nom
et auquel remonte la filiation
est Thomas Le Bègue, sei-
gneur d'Hannerville, cheva-
lier, vivant en 1344. Un de ses
petit-fils, Georges Le Bègue,
est l'auteur de la branche
des seigneurs de Duranville,
comtes de Germiny et du Saint-Empire. Au 9 me
degré, nous remarquons parmi les descendants
du précédent, Joseph Le Bègue, comte de l'Em-
pire et de Germiny, baron de Thélod et de Torche-
ville, seigneur de Ghantremi, premier ministre
d'Etat, garde des sceaux du duc Léopold de
Lorraine, qui fut créé comte du Saint-Empire
par diplôme du 30 avril 1714, en considération
de son ancienne noblesse, et des services que
lui, ses frères, père et aïeul avaient rendus à
la maison d'Autriche, et de ceux par lui rendus
au duc Léopold qu'il avait toujours suivi, ayant
même reçu une blessure considérable à la jour-
née de Temeswar en Hongrie, étant près de sa
personne. Ce prince érigea en sa faveur la terre
de Germiny avec ses dépendances en comté
par lettres patentes du 8 février 1724. Il rendit
de grands services en qualité de plénipo-
tentiaire au congrès de Ryswick pour le rétablis-
sement de S. A. R. dans ses états, et au traité
d'Utrecht et de Baden ; s'acquitta ensuite de plu-
sieurs commissions importantes dans les cours de
France, d'Angleterre et de Hollande et mourut à
Lunéville le 30 janvier 1730, âgé de 82 ans, lais-
sant de Jeanne -Françoise de Rennel, sa femme,
plusieurs enfants.
Armes: Ecartelè; aux 1 et 4, d'azur, à une om-
bre (poisson) d'argent, posée en bande ; aux 2 et
3, d'azur, à un écusson d'argent: et sur le tout:
d'argent, à l'aigle éplogôe de sable, le bec et les
pieds d'or.
Couronne de comte.
Cimier . Un Neptune de couleur naturelle, tenant
à l'ordinaire de sa droite un trident à trois poin-
tes.
Supports: Deux lions au naturel.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Le Bègue de Germiny (Antoine G te )„
né à Lille en 1840, général de brigade,
chef d'état-major du VI e corps d'armée,
O. * ; M. Mexique ; G. de l'ordre du Sau-
veur de Grèce; G. de l'ordre de la Medjijé,
etc., etc. — Résidences : Quai Notre-Dame,
14, à Châlons-sur-Marne, et château de
Froyennes, par Tournay (Belgique). --
Marié à Gécile Le Roy de Valanglart,
décédée en 188(3, dont: a) Léon (abbé), né
en 1873; b) René, né en 1875; c) Pierre,
né en 187G ; d) Françoise, née en 1878 ;
e) Ghislaine, née en 1879 ; f) Anne, née
en 1881 ; g) Thérèse, née en 1882 ; h) Sta-
nislas, né en 1884; i) Bernard, né en
1886.
LE BEL
Originaire de Picardie.
Jacques Le Bel, seigneur de Hucherinevillé,
lieutenant général en la sénéchaussée de Ponthois,
seigneur du dit lieu, ancien conseiller de la même
327
— 328
sénéchaussée, et de N. du Bas de Tasserville, fut
déclaré noble par arrêt du conseil et laissa pos-
térité.
Armes: D'azur, au chevron d'or, accompagné de
trois roses de gueules boutonnées du second, et
accompagnées de trois molettes aussi d'or.
LE BIHAN DE PENNELÉ
Famille originaire de Bretagne.
Le premier auteur connu est Bérard, sénéchal
de Morlaix, qui vivait en 1450.
Cette famille a donné trois pages du roi et de
la reine de 1729 à 1762.
Armes : D'or, au chevron de gueules, issant
d'une mer d'azur.
Devises: Vexillajlorent. — Amour de Dieu. —
Espoir en Dieu.
LE BLANC DE CHATEAUVILLARD
ET LE BLANC DE CASTILLON.
Italie, comtat Venaissin, Provence.
Comtes de Châteauvillard, seigneurs de Bréan,
d'Orsouville, de la Bonneville, de la Bouvière,
de Fourniquet, de l'Olive, de Castillon, etc.
Famille originaire d'Italie où elle portait dans
les titres latins les nomsd'i^f, et dans les actes
en langue italienne ceux de Blanchi, qui occupe
une place dans l'ouvrage de l'historien napolitain
Aldimari.
La famille des Blanchi ou Blanqui au royaume
de Xaples, d'une noblesse très ancienne, s'est
alliée dans ce pays aux maisons les plus illustres ;
elle tenait aussi des liens de parenté très rappro-
chés à la famille du pape Benoît XII.
Elle s'est divisée, dès le xme siècle, en plusieurs
branches dont quelques-unes établies dès lors en
France.
Le cardinal Girard Le Blanc fut légat du Saint-
Siège en 1305.
Jacques Le Blanc, son neveu, et, comme lui,
cardinal, fut aussi légat du Saint-Siège en 1311.
Etienne Le Blanc, premier du nom, obtint en
1313 du roi de Xaples, Charles II, la terre et sei-
gneurie de Cancelïi.
Une branche de cette maison vint se fixer à
Marseille vers 1250, et y jouissait d'une telle con-
sidération que, quand le pape Clément V publia
en 1306 une croisade pour la Terre-Sainte, il crut
devoir en confier la direction, avec le commande-
ment de l'armée, à un membre de cette branche,
Humber-t Le Blanc, grand prieur du Temple. Vers
la même époque, Jean Le lîlanc, 1315, chevalier,
était préfet de l'arsenal de Marseille, et peu de
temps après, Jacques Le Blanc, chevalier, fut
surintendant du même arsenal.
Mais la principale branche de cette maison,
celle qui a continué la descendance jusqu'à nos
jours, est la branche du comtat Venaissin, arrivée
en France au xui" siècle, et à laquelle appartenait
le cardinal Othon Le Blanc, qui suivit à Lyon le
pape Innocent IV, lorsque ce pontife s'y réfugia
en 1244, pour échapper aux persécutions de
l'empereur Frédéric II.
La fdiation de cette branche est établie sans
interruption, à compter de Durand Le Blanc, qui
mourut à Albi en 1514, laissant 4 enfants.
Au 7e degré, nous trouvons Beynaud-Bruno Le
Blanc, écuyer, seigneur de Châteauvillard, sub-
délégué du roi à l'intendance de Dauphiné. Il
épousa le 4 mars 1710, demoiselle Aline de Bous-
quet.
François- Joachim Le Blanc, comte de Château-
villard, chevalier, seigneur du Bréan et autres
lieux, né à Paris le 20 mars 1750, fut reçu con-
seiller maître de la Chambre des comptes de Pa-
ris, en mars 1780.
La branche des seigneurs de Ventabrin, Mon-
despin etCastillon, à Aix et à Nîmes, reçut du roi
Henri IV, en 1607 et en 1609, des lettres confir-
matives de noblesse. Elle a fourni des conseillers
au Parlement de Provence, des officiers distingués
à l'armée et des chevaliers de l'ordre de Malte.
Armes: D'argent, au cerf naturel, accompagné
en pointe d'un croissant de gueules ; au chef
cousu d'argent, chargé de trois étoiles d'azur.
Couronne de comte.
Supports ; Deux lions.
La branche de .Castillon blasonne :
Ecartelé: aux, l et 4, d'azur, à deux branches
de palmier d'or, entrelacées, soutenant un crois-
sant d'argent, surmonté d'une larme d'or; aux
2 et 3, bandé de sinople et d'argent de six pièces.
LE BLANC DE GUIZARD.
Jean Le Blanc, deuxième du nom, épousa, en
1541, Louise de Guizard, dame de la Guizardie, à
condition de substitution des noms et armes.
Cette famille a donné : un gentilhomme de la
chambre du roi ; des chevau-légers de la garde ;
un préfet de l'Aveyron, député de 1834 à 1839.
Armes: Ecartelé: aux 1 et 4, d'azur, au griffon
d'or rampant; au 2, de gueules, au chariot d'or ;
au 3, d'azur, à six cotices d'or.
LE BLANC DE PRÉBOIS.
Famille originaire de Dauphiné.
Jean Le Blanc, surnommé Le Perce, capitaine
— 329
— 330 —
des gardes de Lesdiguières, fut anobli pour sa
valeur au mois d'août 1602.
Armes: D'azur, semé de bouts de piques .for.
Devise : L'homme guide mes pas.
LE BŒUF DOSMOY.
Le nom d'Osmoy, dont le nom s'est écrit aussi
quelquefois dans les anciens documents Omoy et
Oumoy, était un fief situé près d'Evreux. Ce n'est
plus aujourd'hui qu'un hameau dépendant de la
commune de Champigny (Eure). Elle a servi de
dénomination distinctive à une famille Le Bœuf
qui est fort ancienne, quoiqu'elle n'ait point passé
aux réformations de la province de Normandie
antérieurement à 1007.
Elle se trouvait représentée à la fin du siècle
dernier par Henri Le Bœuf, qualifié comte d'Os-
moy, né en 1740, seigneur et patron du dit lieu,
de Caucheret, de la Tuilerie, de Fumichon, etc.
garde du corps du roi, qui fut jeté dans les cachots
de la Terreur en 1793. 11 eut le bonheur d'échapper
àl'échafaud révolutionnaire, et mourut en 1816.11
avait épousé Baudot de Fumichon, dont il eut
deux enfants, dont un garçon, Henri, qui continua
sa descendance ; il fut garde du corps du roi en
1814, capitaine de cavalerie en 1815, et se maria
en 1797 avec Catherine-Félicité Odoard du Hazé.
Armes : D'or, aie bœuf de gueules, passant, la
queue retroussée entre les jambes et relevée enpal.
Tenants : Deux anges.
Devise : In capite robur.
LE BORGNE DE KERMORVAN.
Famille originaire de Bretagne.
Les titres produits par Jacques Vincent le Bor-
gne de Kermorvan, pour être reçu page du roi en
1686, justifient sa filiation directe depuis noble
gens, Jean le Borgne, et Marguerite de Kerguen-
nec sa femme, dont les biens reconnus nobles et
de gouvernement noble et avantageux, furent
partagés le 4 mai 1565 entre leurs enfants.
Armes : D'azur, à trois huchets ou cors de
chasse d'or, enguichés de même, et poses 2 et 1.
Devise : Attendant rrieux.
LE BOUCHER D'HÉROUVILLE.
Seigneurs et marquis d'Hérouville, seigneur de
Fiavigny, la Brosse, Esternay, la Varenne, Cres-
nes, Ménil, etc.
Famille fort ancienne dans la province de Nor-
mandie. Elle tient son nom d'Hérouville d'une
seigneurie située dans le ressort de la vicomte de
Caen et qui lui appartenait par suite d'une alliance
contractée en 1510 avec la famille de Beaulart.
Les Le Boucher, aujourd'hui marquis d'Hérou-
ville, qualifiés chevaliers avant 1400, sont nobles
de race et d'ancienne chevalerie. Dès les temps
les plus anciens jusqu'à nos jours, ils ont occupé
des emplois importants dans l'Eglise, dans l'épée,
dans la magistrature et dans les conseils de nos
rois ; plusieurs ont été Chevaliers de St-Louis et
de l'ordre de Malte. Leurs alliances sont dans les
familles anciennes de Normandie.
La filiation suivie de cette famille est établie
depuis Jacques Le Boucher, vivait en 1462 et dont
le lils, Jacques Le Boucher, écuyer, seigneur de
Crosnes, servait en 1494, comme homme d'armes
sous la charge demessire Jean d'Amboise.
Au siècle dernier, sa postérité était représentée
au 9 e degré, en ligne directe, par Pierre Alexandre
Le Boucher, comte, puis marquis d'Hérouville,
brigadier des armées du roi qui se distingua au
siège d'Ostende en 1745 et détermina la prise de
cette ville. Le service qu'il rendit à cette occasion
est ainsi apprécié par Voltaire dans son siècle de
Louis XV. « La terreur et le découragement (des
« assiégés) étaient au point que le gouvernement
« capitula, dès que le marquis d'Hérouville,
« homme digne d'être à la tête des ingénieurs, et
« citoyen aussi utile que bon officier, eut pris le
« chemin couvert du côté des dunes. »
Il avait épousé, -en première noces, demoiselle
Bonne Faucon, et, en secondes noces, demoiselle
Grégoire de Rumare ; il eut postérité du premier
lit seulement.
Armes : De gueules, au chevron d'or, accompa-
gné de trois roses de même, 2 et 1 .
Couronne de marquis.
Supports : Deux levrettes.
LE BOUGQ DE CASTRO.
Plusieurs familles de ce nom ont existé en
Flandre. L'une d'elles, celle des Le Boucq de Cas-
tro, de Rupilly, des Ternas et de Beaudignier, à
laquelle on attribue Noé Le Boucq, grand maitre
d'artillerie de Philippe II, roi d'Espagne, prouve
sa filiation depuis Henri Le Boucq, sieur de Camp-
courgeau, demeurant à Valenciennes, anobli le 9
octobre 1640 par le roi d'Espagne et créé cheva-
lier en 1659. Le titre de vicomte a été donné par
le roi Louis XVIII le 1er février 1817 à Philippe-
François-Joseph Le Boucq, lieutenant aux gardes
Suisses du roi. Cette famille a donné un conseil-
ler au parlement de Flandre ; des prévôts de Va-
lenciennes ; des écrivains célèbres, entre autres
Simon Le Boucq, prévôt à Valenciennes, anobli à
Madrid le 5 juin 1651 ; des officiers distingués ; et
a été reçue à l'ordre de Malte en 1792.
— 331 —
Armes : D'azur, à trois ruches d'or.
Devise : Maintenir fault.
LE BOULLEUR.
Nous trouvons deux familles de ce nom :
1» Les seigneurs de Montgaudry, des Marets,
de Taville en Normandie, généralité de Caen, fa-
mille anoblie en 1471, dont un des membres fut
reçu chevalier de Malte en 1570.
Armes : D'azur, à trois tourteaux d'or, posés 2
et 1 , et, en, cœur, une étoite de même.
2° Les seigneurs de Cambusiéri, Bellenoc et
Viday, élection de Mortagne, généralité d'Alen-
çon en Normandie, famille noble et ancienne,
maintenue le 29 novembre 1667.
Armes : D'azur au chevron d'argent, accompa-
gné de trois besants d'or suspendus avec des
chaînes de même, 2 en chef et 1 en pointe.
LE BOURGUIGNON DU PÉRÉ.
Le Bourguignon du Mesnil a été présenta l'As-
semblée de la noblesse du bailliage de Caen le 17
mars 1780. ainsi que Constantin Le Bourguignon
du Perré, du bailliage d'Exmes.
Armes : D'azur, à trois bourguignotes en profil
d'argent.
LE BOUTEILLER DE MAUPERTUIS
Famille originaire de Bretagne où elle parait
dès 1143.
Armes : D'argent, à la bande fuselée de sable ;
Alias : Ecartelè : aux 1 et 4, d'azur à trois mon-
des d'or, croise tes de même, qui est dAubigné.
LE BOUYER DE St GERVAIS ET DE
MONHOUDON.
Seigneurs de St-Gervais, de Vingt Hanaps, des
Noyen, du Margat, de la Corneillère, de Courbo-
mer.
D'ancienne noblesse, cette famille appartient
aux provinces de Normandie et du Maine.
Elle compte parmi ses illustrations : un écri-
vain célùbre, Le Bouyer de Fontenelle, un des 40
de l'Académie française, auteur de la Pluralité des
mondes ; un chevalier qui périt à la bataille d'A-
zincourt ; Le Bouyer de St-Gervais, chevalier des
ordres du roi, gouverneur du Perche, à Mortagne
qui servit vaillamment sous Henri IV.
Armes : D'or, à trois têtes de lions arrachées,
lampassées de gueules, au chef de même, (gueu-
les).
Couronne de comte.
Supports : Deux aigles.
Devise: Omnia virtuti parent.
LE BRETON DE LA BONNELIÈRE.
Famille originaire de Touraine, qui remonte à
Charles Le Breton, seigneur de la Bonnelière,
conseiller du roi, assesseur civil et criminel au
bailliage et siège royal de Chinon, receveur des
tailles de l'élection en 1699.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné
en chef de deux étoiles d'argent, et, enpointe, d'un
croissant de même.
LE BRETON DE VONNE.
Cette famille, originaire de Touraine, parait
être une branche de la famille Le Breton dont
nous avons parlé au nom de Le Breton de la
Bonnelière.
Elle en porte d'ailleurs les armes.
LE GARON DE
TROUSSURES.
FLEURY ET DE
Famille originaire de Compiègne où elle est
connue depuis la fin du 13 e siècle, divisée en plu-
sieurs branches, les Le Caron de Troussures, ceux
de Fleury et ceux de Mazencourt dont les mem-
bres ont occupé des positions importantes dans
l'armée, la magistrature, la maison du roi et l'ad-
ministration civile.
L'un des membres de cette famille était maire de
la ville de Beauvais, en 1714, neuf autres ont été
chargés des fonctions de prévôt et de lieutenant
général à Compiègne, où ils ont été anoblis par
lettres royales, en août 1497. Des arrêts de main-
tenue ont été rendus en faveur de leurs descen-
dants en 1555, 1585, 1601, 1666 et en 1668 à l'égard
de Le Caron, dit Charondas, chevaliers, seigneur
de Canly, l'un des vingt six gentilshommes or-
dinaires du roi.
D'un premier mariage de Laurent Le Caron,
anobli en 1497 avec Marguerite de Creil vint
Baoul Le Caron, tige de la branche de Fleury
encore représentée et de celle de Mazencourt qui
s'est éteinte en 1855.
D'un troisième mariage avec Michelle du Puis,
sont sortis :
1° Jacques Le Caron, auteur de la branche de
Fresnel,dontle dernier représentant fut maintenu
dans sa nobless par arrêt du 15 septembre 1667.
2° Pierre le Caron, seigneur de Canly, père de
— 333 —
— 334 —
deux fils : a) Louis Le Caron, dit Charondas, auteur
de la branche de Canly, qui s'éteignit en 1786,ayant
été maintenue par arrêt du 28 août 1668 — b) Jean
Le Caron, tige de la branche de Troussures, qui à
été maintenue par jugement du 27 novembre L675
et est encore représentée.
3° Jean Le Caron, auteur de la branche de Sorel,
tombée en quenouille en 1650.
Armes : D'azur, à trois besants d'or, 2 et 1 ; au
chef cousu de gueules, f)-ettê d'or.
Couronne de comte.
Supports : Deux licornes d'argent.
REPRÉSENTA NTS ACT UELS
I. Branche de Fleury.
A. — Branche aîné des barons de Fleury.
Le Caron, baron de Fleury (Gaston)
marié le 27 avril 1859 à Georgine Michel-
Walon ; dont :
André, marié le 11 août 1883 à Marie de
Maillé, fille du duc de Maillé et de la du-
chesse, née d'Osmond, dont une fille : Jac-
queline, née le 6 octobre 1889. Résidence :
château du Plessis-Santhenay, par Her-
bault (Loir-et-Cher).
B. — Branche cadette de Fleury.
Le Caron de Fleury (Eugène), ancien offi-
cier supérieur d'infanterie, $ , marié en l res
noces, à Léonie Froissard de Saugt ; en
2 mes noces, à Mathilde Ewbank. Du pre-
mier lit : Marie Aimée de Fleurv, mariée à
Marcel, baron Ameil, officier de cavalerie.
Résidence, 9, rue des Ecuries d'Artois, 9,
à Paris.
II. Branche des comtes de Troussures.
Le Caron (Louis), comte de Troussures,
marié le 26 septembre 1865 à Geneviève
LoùETdeTERRouENNE, dont : a) Pierre, né le
9 juillet 1866, sous-lieutenant au 13 e cui-
rassiers ; b) Etienne, né le 11 mars 1870 ;
o) Fernand, né le 12 mars 1872.
Le comte de Troussures avait pour frère Fer-
nand de Troussures, chef de bataillon aux zoua-
ves pontificaux, qui fut tué au combat de Loigny,
le 2 décembre 1870.
LE GARUYER DE BEAU VAIS.
La maison Le Caruyer de Beauvais, de Lain-
secq, de Launay, de Muchedënt, de Crétot, de St-
Germain, de Biberval. très ancienne au pays de
Caux, s'est distinguée dans les armes.
Guillaume se fixa en Bourgogne, en 1042, par
traité de son mariage avec Anne de la Ferté-
Meung et fut l'auteur de la branche de Beauvais-
Lainsecq.
Gabriel Le Caruyer de Launay, après avoir rendu
pendant la ligue, au roi Henri IV des services
qui lui valurent des distinctions particulières, fut
en 1622, député de la noblesse du baillage de
Caux.
Nicolas Le Caruyer de Beauvais, chef de bri-
gade d'artillerie, fut élu, en 1770, député de la
noblesse du bailliage d'Auxerre aux é'ats géné-
raux.
Armes : D'azur, à trois gerbes d'or, liées de
même.
LE GHARTIER DE SÉDOUY.
Famille originaire de Normandie qui a pour
auteur le célèbre Alain Chartier.
Armes : D'azur, à la fasce alésée d'or, soute-
nant deux perdrix de même, accompagnée en
pointe d'un tronc d'olivier, feuille de chaque côté
de trois feuilles aussi d'or.
LE CHAT.
Famille remontant au xv« siècle, anoblie pour
services.
Elle a donné un conseiller au parlement de
Bretagne et un maire d'Angers sous Henri IV.
Deux branches sont actuellement existantes :
celle de St-HENYS et celle de Tessecourt.
Armes : D'azur, à trois te tes de léopards d'or.
LE GHAUFF DE KERGUENEG.
Cette famille, d'ancienne extraction est origi-
naire de Bretagne.
Elle a donné un chambellan de Jean V, duc de
Bretagne en 1488, et a pris part à la réformation
de 1608.
Armes : D'argent, au pigeon d'azur, surmonté
de deux croissants adossés de gueules.
LE CHEVALIER DE LA MARTRE.
Plusieurs familles Le Chevalier existent ou ont
existé en Normandie, et toutes dans différentes
généralités ont été maintenues dans leur noblesse
en l'année 1660 et suivantes, par divers jugements.
Celle qui nous occupe tient un rang distingué
— 335
336 —
parmi la noblesse; son nom figure dans des actes
authentiques du parlement de Rouen et de l'é-
lection d'Avranches avec le titre d'écuyer, et ses
armoiries ont été constatées par le juge d'armes
du roi.
La famille Le Chevalier de La Martre s'est
alliée aux principales maisons de la province,
parmi lesquelles nous citerons celles de Clin-
champ, deGuiton, d'Osmont, de Launay, etc.
Elle a produit des officiers distingués dont plu-
sieurs chevaliers de l'ordre royal et militaire de
St-Louis.
Deux des membres furent incarcérés comme
aristocrates pendant la terreur; envoyés de leur
province devant le tribunal révolutionnaire de
Paris, ils n'échappèrent à la mort que par la chute
de Robespierre. A cette époque, la majeure partie
des papiers furent brûlés.
DonPierre Gabriel Le Chevalier de La Martre, né
le 26 octobre 1775, émigra en 1791 servit dans le
régiment noble d'Angoulême, puis au 1 er escadron
des chevaliers de la Couronne et fit toutes les cam-
pagnes de l'armée des princes. Au combat de
Schusseuried, le 30 septembre 1796, une action
d'éclat lui valut, à l'âge de 22 ans, la croix de
chevalier de St-Louis. Ce fait d'armes est constaté
par deux certificats des princes et par diverses
pièces signées par le prince de Broglie, le duc
d'Harcourt, etc., témoins oculaires.
Armes : D'or, à une martre de sable, armée et
couronnée du môme, surmontée d'une épée de
gueules en pal, la pointe en haut.
L'écu timbré d'un casque orné de ses lambre-
quins.
LE CHEVALIER DU GOUDRAY.
De Grèges, de Bouelle, etc.
Un grand nombre de familles nobles du nom
de Chevalier ou Le Cnevalier ont eu pour berceau
la Normandie ; en effet, lors de la recherche de
noblesse de 1666, nous en voyons dix qui out été
maintenues.
La maison qui nous occupe s'est divisée en un
nombre infini de branches dont les principales
sont allées faire souche en l'Ile de France, dans le
Poitou, le Berry, en Flandre, en Champagne, etc.
La branche du Coudray s'est alliée aux princi-
pales familles de France.
La filiation suivie et authentique de cette mai-
son remonte à Etienne Le Chevalier, écuyer, né en
1420, contrôleur général des finances et trésorier
général de France en 1450, puis ambassadeur
en Angleterre et en Italie qui épousa noble
demoiselle Marie Le Picart dont il eut postérité
qui s'est poursuivie jusqu'à nos jours.
Armes : D'azur, à la tète de licorne ; au chef
d'argent, chargé de trois demi-vols de sable.
Couronne de marquis.
Supports : Deux sauvages.
Cimier : Une licorne.
Devise : In concilio celeritare ex equendo robur
LE CHEVALIER LE JUMEL DE
BARNEVILLE.
Une famille noble du nom de Le Chevalier, de
l'élection de Montivilliers en Normandie, habitait
le Havre, lorsque trois de ses membres : Paul
Hippolyte-Joseph, né en 1841 ; Georges-Joseph, né
en 1842, et Louis-Joseph, né en 1847, furent autori-
sés à ajouter le nom de Barneville au leur, en le
faisant précéder de celui de Le Jumel, et à s'appe-
ler à l'avenir: Le Chevalier Le Jumel de Barneville.
Armes : D'azur, à trois chevaliers (oiseaux) d'ar-
gent, membres et becqués de gueules.
LE CLERC.
O^Y^
Nous trouvons une famille anoblie par lettres
patentes accordées par le roi au sieur Le Clerc,
au mois de mars 1777, né d'une famille distinguée
parmi la bourgeoisie et bien alliée, dans laquelle
« l'honneur et les talents sont héréditaires depuis
« trois cents ans, etc. »
Cette famille a en outre fourni plusieurs offi-
ciers dans les armées du roi.
Armes : De sinople, à la colombe volante, en
bande d'argent, au dernier canton, tenant à son
bec un rameau d'olivier d'or, et s' élevant vers un
soleil du même au 1 er canton.
L'écu timbré d'un casque de profil orné de ses
lambrequins d'or, de sinople et d'argent.
Une autre famille, du même nom, originaire de
Touraine, blasonne : Parti en fasce de gueules
et d'azur : au 1, chargé d'un lion de S t- Marc
d'or ; au 2, de deux épées en sautoir d'argent.
Ce sont les mêmes armes que la famille Le
Clerc de Pulligny.
LE CLERC DE BUFFON.
La baronnie de Grignon, près de Montbard,
fut le berceau de la famille Le Clerc, que l'illus-
tre naturaliste a rendu célèbre sous le nom de
Buffon. Le père de ce dernier avait acquis la terre
de ce nom et en avait pris le nom.
Le nom de Bu I l'on s'éteignit dans la personne
de Georges-Louis-Marie Le Clerc, comte de Buf-
fon, né à Montbard, le 22 mai 1764, colonel d'in-
fanterie en 1791, mort sur l'échafaud révolution-
naire le 10 juillet 1793, sans laisser de postérité
de ses deux mariages. La descendance masculine
337 —
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de la famille étant éteinte, Benjamin-Edme
Nadaud, ingénieur, obtint par ordonnance royale
du 20 janvier 1835, l'autorisation d'ajouter à son
nom celui de Buffon, mais sans particule. Dans la
pratique, la ligne féminine formée par Jeanne-
Catherine-Antoinette Le Clerc, mariée à Benjamin-
Edme Nadault a pris pour signature Nadault de
Buffon.
Armes : D'argent, à la bande de gueules, char-
gée de trois étoiles d'or.
Lorsque Louis Le Clerc, le père de Buffon, fit
enregistrer son blason en 1697, la bande n'était
chargée que d'une étoile, et Marguerite Le Clerc,
femme de Pierre Bedey, conseiller du roi, ne por-
tait alors, suivant l'armoriai général, qu'une bande
de gueules sur fond d'or.
LE CLERC DE BUSSY
CHELLES.
DE VAU-
Une des maisons les plus anciennes et les plus
estimées de Picardie, connue dans l'Amiennois
depuis le milieu du quatorzième siècle. Cette fa-
mille, dont les membres ont occupé des charges
considérables, a produit des chevaliers de Malte
et des pages de la grande Ecurie et fut maintenue
dans sa noblesse par plusieurs jugements.
Le célèbre Bussy Le Clerc, gouverneur de la
Bastille sous Henri III, et qui joua un rôle consi-
dérable pendant la Ligue, appartenait à cette fa-
millo.
Armes : D'argent, à la bande de sable accom-
pagnée en chef dune aigle, et, en pointe, d'une mo-
lette de même.
LE CLERC DE FLEURIGNY.
Maison établie dans le Nivernais au xm e siècle
et sortie originairement d'Angleterre et de la
Bretagne. Elle est connue pour avoir donné un
évêque de Nevers en 1271, dans la personne de
Henri Le Clerc ; un chevalier de France dans celle
de Jean Le Clerc en 1420 par lettres du 16 novem-
bre; un évêque de Paris et un archevêque de Tou-
louse, plusieurs gouverneurs et bailli de Sens,
chevaliers de l'ordre du roi, onze chevaliers de
Malte, dont 3 commandeurs, parmi lesquels un
général des galeries de la religion ; deux grands
croix et grands infirmiers de l'ordre; une chanoi-
nesse; un grand prévôt de Bemiremont, seigneur
spirituel et temporel de cette ville et comte du St-
Empire.
Cette maison, par ses alliances, se trouve tenir
à celles des Bourbons et aux plus grandes du ro-
yaume, par celle qu'elle contracta en 1420 avec la
maison de Trie ; elle sort de Louis VII, dit le jeune,
roi de France, et d'Eléonore d'Aquitaine, et est
alliée aux maisons de Champagne, Anjou, Brienne,
Montmorency, Bourris, la Roue, la Roche-Guyon
et Fleurigny, aux noms et armes de laquelle elle
fut substituée en 1513. Des membres de cette fa-
mille ont occupé de hautes fonctions dès 1202 ; la
filiation suivie et authentique remonte à Jean Le
Clerc, premier du nom, qui vivait en 1355 ; il eut
auprès du roi Charles V les mêmes rangs et qua-
lités qu'avaient ceux de son nom en Bretagne au-
près des ducs de cette province ; il eut part aussi
à la faveur de Philippe le Hardi, duc de Bourgo-
gne, frère de son roi, dont il fut le procureur gé-
néral et le grand conseiller, etc. ; il avait épousé
Marie de Craon, le 23 décembre 1395, dont il eut
plusieurs enfants.
Au 5 e degré, nous trouvons François Le Clerc,
chevalier, seigneur de la Motte, de Luzarches et
de Fleurigny, Beauvais, Villebon, etc. Il acquit
le 16 décembre 1513, de Jeanne de Fleurigny,
dame du dit lieu et sa cousine, petite fille de Jean
de Fleurigny, la terre de Fleurigny et autres, avec
donation de la plus grande valeur, à la charge
que son fils en jouirait après lui, qu'il serait tenu
de prendre le nom de Fleurigny et écartèlerait
ses armes de celles de cette maison, qui sont de
sinople au chef d'or, à un lion de gueules brochant
sur le tout. Il rendit hommage de la terre de Fleu-
rigny au grand prieur de France, le 28 mars 1515
comme mouvante de la commanderie deLaunay.
Il fut conseiller et chambellan du roi et son maître
d'hôtel ordinaire, puis bailli-capitaine, gouver-
neur de Sens et de Villeneuve-le-Roi, par lettres
de provisions du roi François 1 er , du 2 septembre
1523.
Au x e degré, nous remarquons Claude-Charles
Jean-Baptiste Le Clerc de Fleurigny, chevalier,
marquis de Fleurigny, seigneur de Sergines qui
fut nommé par le roi pour commander la noblesse
lors de l'arrière ban, comme premier baron de la
province sénonoise, ayant rang, séance et voix
délibérative aux états de Bourgogne, après avoir
été choisi par les gentilshommes de cette pro-
vince le 18 avril 1689. Il rendit hommage de la
baronnie de Fleurigny, tant pour lui que pour ses
frères et sœurs, au grand prieur de France le 10
mai 1664 ; fut maintenu dans son ancienne noblesse
par arrêt du 24 août 1667 et qualifié par Louis XIV
marquis de Fleurigny dans des lettres du 31 jan-
vier 1695, signées de ce prince, à lui adressées
pour faire les rôles delà capitation des gentils-
hommes du bailliage de Sens. Il mourut le 7 jan-
vier 1696, laissant plusieurs enfants de Claude
Catherine de Véelu-Passy.
Cette maison a fourni la branche des seigneurs
de Bouroux.
Armes : De sable, à trois roses d'argent, S et 1 ;
au pal de gueules brochant sur la rose du milieu.
339
340
LE CLERC DE PULLIGNY.
Seigneur de Pulligny (Lorraine, Touraine, Nor-
mandie, etc.)
Famille originaire de Lorraine. Sa filiation sui-
vie remonte à Claude Le Clerc, seigneur de Pulli-
gny, vivant en 1530. Deux de ses membres reçu-
rent de Henri, duc de Lorraine, le 28 mai 1623,
des lettres de noblesse déposées aux archives du
département de la Meurthe.
Armes : Parti en fasce de gueules et d'azur ; au
1 chargé d'un lion de St-Marc d'or ; au 2 chargé
de deux épées d'argent, garnies d'or, et passées
en sautoir, les pointes en haut.
Cimier : Un lion naissant d'or, tenant une croix
de l'ordre de St-Marc, et issant d'un tortil des
métaux et couleurs de l'écu.
LE CLERC DE JUIGNE DE LASSIGN Y
Barons de Juigné, par érection de l'an 1647,
marquis de Juigné, pair de France en 181", sei-
gneurs fie Lassigny,etc.
Maison d'ancienne chevalerie, qui par ses
alliances, ses illustrations et son ancienneté,
a été placée par tous les historiens au nombre
des plus considérables et des plus distinguées
de l'Anjou. Elle prouve littéralement sa filiation
depuis Adam Le Clerc, chevalier, qui vivait
en 1272 et a obtenu les honneurs de la cour,
de 1753 à 1787, en vertu de preuves faites au ca-
binet du Saint Esprit. Elle a donné: un évêque de
Chalons-sur-Marne, pair de France et nommé le
29 décembre 1781, archevêque de Paris, mort le
19 mars 1811 ; des lieutenants généraux, maré-
chaux de camps, brigadiers des armées du roi ;
nombre d'officiers supérieurs ; des chevaliers de
l'ordre du roi et de l'ordre royal et militaires de
St-Louis; un ministre plénipotentiaire en Russie
en 1774, etc.
Armes : D'argent, à la croix de gueules, bordée,
engrelée de sable, cantonnée de quatre aigletles
du même, becquées et armées de gueules.
Cimier : Un coq essorant.
Devise : Ad alla.
Cri : Battons et abattons.
LE CLERC DE LESSEVILLE.
Originaire de Normandie, seigneur du Tôt, de
Thezy, etc.
Famille divisée en trois branches : 1° celle de
Lesseville ; 2° celle du Mesnil et d'Incourt, mar-
quis deMaillebois ; 3° celle de Saillancourt.
Nicolas Le Clerc, seigneur de Lesseville, con-
seiller secrétaire du roi en 1587, avait épousé le
18 janvier 1551, demoiselle Jeanne Forest et sa
descendance a été maintenue en l'élection de
Neuchàtel, le 3 octobre 1670 ; elle a produit des con-
seillers au grand conseil, des maîtres des requê-
tes, des intendants de province, etc.
Des Le Clerc du Tôt et de Thezy ont assisté à
l'assemblée de la noblesse du bailliage d'Arqués
en 1789.
Armes : D'azur, à trois croissants d'or, posés 2
et 1, brisé pour les cadets d'un lambel d'argent.
LECOMTE DE TEIL ou LE COMTE.
On remarque des noms isolés de cette famille
à partir de 1360, 1491, etc.; mais la filiation suivie
remonte à François Le Comte, seigneur de Beau-
vert, dont le fils vivait en 1486.
Nous remarquons au 6 e degré, Pierre Lecomte,
seigneur du Rivault, du Teil, etc. qui fut main-
tenu dans sa noblesse le 25 janvier 1669, par
arrêt du Conseil d'Etat ; il servait à cette époque
dans l'escadron des gentilshommes de la généra-
lité de Poitiers, levé pour la défense des côtes du
Poitou, et le 26 avril 1679, fat reçu trésorier de
France au bureau des finances de Poitiers.
Il eut entre autre fils Pierre Alexandre Lecomte
qui fut l'auteur de la branche de Teil. Il épousa
Marie-Louise Constant, dont il eut postérité.
Armes : D'azur, au lion d'or armé et lampassè
de gueules, cantonne de quatre étoiles d'argent.
(Arrêt du Conseil d'Etat et preuves de Malte).
LE CONTE.
Famille noble, originaire de Normandie, qui
commence sa filiation à Laurent Le Conte, écuyer,
seigneur deFloris, électionde Coutances, quireçut
des lettres de noblesse de François 1 er , roi de
France, en date du mois de septembre 1543. Un
de ses descendants, Clair-Prosper Le Conte, fut
juge de paix du canton de Montebourg vers 1797.
Armes : D'argent, chargé d'un écusson d'azur,
à une bande d'or, chargée de trois merlettes de
sable, accompagnées de trois cœurs de gueules .
Nous trouvons une autre famille du même nom
établie en Forez et Lyonnais qui blasonne: D'ar-
gent, à trois molettes de sable ; au chef d'azur,
chargé d'un lion passant d'or.
LE CORDIER DE BIGARS DE LA
LONDE.
Famille de la généralité de Rouen.
Elle a fourni un premier président de la cham-
bre des comptes de Normandie et un lieutenant
général des armées du roi en 1734.
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Un Le Cordier, chevalier, seigneur de Varaville
était président à mortier au parlement de Rouen
et propriétaire du chef de sa bisaïeule, Marie de
Bigars, de la terre de la Londe, érigée en marqui-
sat, au mois de mai 1616, en faveur de François de
Bigars.
Armes : D'azur, à la bande d'argent, chargée de
cinq losanges de gueules et accostée de deux mo-
lettes d'éperon d'or.
LE COURT DHAUTERIVE.
Seigneurs de Mondary, Montplaisir, Vazeilhes,
Solignac, Hauterive, etc.
Famille ancienne, originaire d'Auvergne où
elle habite encore, les Le Court ont toujours tenu
un rang des plus honorables parmi la noblesse de
leur province, tant par les charges qu'ils ont
occupées, que par leurs alliances
Cette maison compte une longue suite de ma-
gistrats et un grand nombre d'officiers de mérite.
Le premier connu de ce nom est Jacques Le
Court, qualifié écuyer à une montre faite à Riom,
le 1 er juillet 1535.
La filiation commence à Etienne Le Court, écu-
yer, qui vivait en 1580.
Jean-Antoine-Marie-François de Paule LeCturt
d'Hauterive fut officier au régiment royal de
Normandie, chevalier deSt-Louis; il épousa, en
1783, Louise de Coutance dont postérité.
Armes : D'azur, au chevron d'or, surmonté
d'une croix de même et accompagné de trois
aiglettes d'argent, 2 en chef et 1 en pointe .
Couronne de comte.
Supports : Deux léopards.
LE COURT DE BÉRU & DE LA
VILLETHANEZ.
Seigneurs des Perrieres, de Béru, d'En major
et de La Villethanez.
Famille originaire de Bretagne où elle a possédé
avant le xvie siècle, les hébergements et tenures
des Perrieres, du Pont-Bedo, de la Vieuville, des
Noës, d'Ermajor, de Trehen, etc. : dispersée par
suite des discordes civiles, au temps de la Ligue,
ses différentes branches avaient alors quitté la
Bretagne et l'une d'elle s'était établie dans le
comté de Tonnerre, où elle acquit les seigneuries
de Béru, de Pailly et de Chichée. A la fin du xvne
siècle et au commencement du xix e , deux de ses
descendants retournèrent dans la Bretagne où ils
ont continué la famille. Les annales de Bretagne
font mention : 1° de Geoffroy et de Perrus Le
Court, lesquels furent appelés, le 28 avril 1381,
comme notables de la Province, à ratifier le traité
de Guérande, passé entre le duc de Bretagne Jean
IV et Charles VI, roi de France ; 2° do Pierre Le
Court, qualifié noble écuyer, qui sous les ordres
de Jehan Tournemine de la Hunaudaye, fit la
Guerre aux Anglais pour soutenir les droits du
roi Charles VII . La famille Le Court a été main-
tenue dans les rangs et privilèges de la noblesse
le 29 juin 1433.
Plusieurs membres de cette famille ont embrassé
la carrière des armes et ont servi l'état avec dis-
tinction. Elle a donné plusieurs lieutenants colo-
nels et un général de division, des chevaliers des
ordres royaux de St-Louis, de Notre Dame du
Carmel, de St-Lazare, etc.
Elle a fourni des hommes d'Eglise, des mem-
bres de congrégations religieuses, enfin plusieurs
religieuses de l'ordre de Ste-Ursule et autres ins-
tituts.
Elle a formé de belles alliances et elle s'honore
de compter au nombre de ses auteurs, le poète
Lambert Le Court, auteur du poëme épique ou
chanson d'Alexandre dite aussi YAlexandriade,
reproduit dans le recueil de la bibliothèque du
roi.
La famille Le Court des Perrieres et de Béru
croit avoir une origine commune avec les Le
Court de Froidebize et de Sainte-Marie, établis en
Normandie, et aussi avec les Le Court du Chesnay,
de Beaurepaire, établis à Paris et dans le Sois-
sonnais, lesquels portent comme elle dans leurs
armes, une aigle a deux têtes, mais avec des
émaux différents.
Armes : d'azur, à une aigle d'or à deux têtes,
éployée.
Casque orné de ses lambrequins.
Supports : Deux lions.
Devise : Le droit est licort (via recta brevis).
La branche des seigneurs de Sainte-Marie, de
Froidebize blasonne : d'argent, à l'aigle de sable,
langue, becquée et membrée de gueules, et une
fasce d'or brochante sur le tout.
Couronne de marquis.
Deux autres rameaux de la branche des Per-
rieres subsistent encore de nos jours, ce sont les
Le Court de La Barre, qui brisent les armes de la
famille : d'un chef chargé de trocs croissants et
les Le Court du Prévert qui ajoutent un chef d'her-
mines, chargé d'une ancre de gueules.
LE COUTEULX.
Famille de la généralité de Rouen, qui s'est
distinguée dans la robe et dans la finance et a été
anoblie par des charges attributives de noblesse.
Jean Etienne Le Couteulx, né à Paris le 5 juil-
let 1669 a été consul et échevin de la ville de
Rouen; son frère fut aussi premier consul delà
343 —
— 344 —
ville de Rouen et est l'auteur des branches de
Canteleu et du Molay.
Jean Barthélémy Le Couteulx de Canteleu fut
créé comte en 1806, sénateur, pair de France,
grand officier delà Légion d'Honneur, etc.
La première branche était dite de Caumont.
Armes : D'argent, au chevron de gueules, accom-
pagné de trois trèfles de sinople, 2 et 1 .
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Le Couteulx de Canteleu, (Comte), an-
cien officier de cavalerie, conseiller géné-
ral de l'Eure, membre du conseil supérieur
des haras, officier de la Légion d'Honneur,
demeurant château de St- Martin par Etré-
pagny (Eure).
Comte Emmanuel, même adresse.
Le Couteulx de Caumont (Henri, Comte)
marié à Louise Le Couteulx de Can-
teleu, demeurant château de St-Martin,
dont cinq enfants.
Le Couteulx de Caumont (Louis) ma
rié à Marie Monnier, dont : trois enfants,
demeurant à Compiègne, (Oise) et 7, rue
Desbordes- Valmore à Paris.
Le Couteulx du Molay (B onne ) née Boi-
gnes, château de Courcelles,par Gif (Seine-
et-Oise.)
Le Couteulx du Molay (B on ) ancien offi-
cier de cavalerie, marié à Marie de Com-
mines de Marsilly, dont six enfants, châ-
teau de Gamaches par Etrépagny (Eure).
Cette famille s'est alliée aux de Palerme, de
Talhouêt, d'Onsembrez, de Ganville, de Gouy-
d'Arsy, de Bizemont, de Noailles, de Chabrol-
Croussol, d'Aubigny d'Assy.
LEDOGHOWSKI (Comte).
(ou Halka de Leudochow).
Autriche, Pologne, Russie.
Comtes, 8 mai 1800.
Armes : D'azur, à un cyclamor ou orle rond
d'or, la circonférence intérieure ornée de trois
croisettes pattées du même dirigées vers le cœur
de Vécu.
Casque couronné.
Cimier : Un senestrockére, armé d'argent posé
sur le coude, tenant un sabre.
Supports : Deux chevaliers armés de toutes piè-
ces, visière levée.
Devise . Adorum respice mores.
LE FEBURE.
Nous trouvons plusieurs familles de ce nom,
originaires de Normandie, Artois et Lorraine.
Armes : Normandie, Artois : Burelê d'argent et
d'azur, à la tour d'argent, la porte ouverte, bro-
chante sur le tout.
Lorraine : D'argent, au chevron de gueules,
accompagné en chef de deux aiglcttes de sable, et
en pointe, d'un pin de sinople.
LE FÉBURE DE VATIMESNIL.
Famille originaire de Normandie.
Armes : D'azur, au huchet d'argent, enguiché
et virole de même, cantonné de quatre molettes
d'or.
Couronne de marquis.
Supports : Deux lévriers.
LE FEBVRE.
Normandie, Blaisois, Bourbonnais.
Originaire de Normandie, la famille Le Febvre
s'est répandue de là en Blaisois et en Bourbon-
nais où presque tous ses membres résident au-
jourd'hui. Elle a fourni des hommes distingués
et a contracté alliances avec les familles : Le Fèvre
du Rouy, de Villequetout, Damay, de Veisies, de
France, de Vaugelas, de Bruno, de Moreno, de
Mora.
Elle comprend aujourd'hui trois branches : 1°
la branche aînée qui a pour chef le baron le
Febvre, comte romain, chevalier de l'ordre de
St-Grégoire le Grand, chef du nom et des armes
de la famille.
2° La branche de Villequetout, dont le chef est
Henri le Febvre de Villequetout, né le 17 août
1832, marié à Paris le 2 février 1869 à Jacinthe de
Bruno.
Et 3° chef de la 3 e branche, Louis Arthur Le
Febvre, colonel d'artillerie, officier de la Légion
d'honneur et directeur à Briançon, né à Blois, le
14 janvier 1838.
Armes : D'azur, ait pélican d'or, posé sur son
aire et entouré de huit petits du même métal ; au
chef cousu de gueules chargé de trois besants
d'argent.
L'écu timbré d'une couronne de comte.
La branche de Villequetout porte :
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Ecarteùè : de gueules, à la tour d'or, maçonnée
de sable, qui est de Villequetout.
La 3 e branche porte les armes primitives de la
famille qui sont : d'azur, au pélican èployè d'or,
posé sur son aire et entouré de huit petits, soute-
nue d'azur à l'étoile d'or de neuf rais.
LEFEBVRE DE GOUY.
Cette famille est une branche cadette de la fa-
mille Lefebvre de Milly de Picardie, dont la gé-
néalogie est au nobiliaire de cette province, et
qui s'est éteinte en 1823. On écrit tantôt Le Febvre,
Lefebvre ou Le Fèvre. Elles descendent toutes
de Jacques, écuyer, maréchal des logis de la com-
pagnie d'hommes d'armes du comte de Rœux, où
on n'admettait que des gentilshommes. Preuves
ont été faites de 1541.
En 1818, le dernier représentant de la branche
aînée, Louis-Marie Lefebvre, marquis de Milly,
ancien seigneur des Auteux, etc., (fils de Philippe-
Joseph, et de Charlotte-Madeleine de Clermont-
Tonnerre, fille du seigneur de Bertangle en Pi-
cardie) a déclaré par acte notarié déposé actuelle-
ment en l'étude de M e Touzé, notaire à Hesdin,
que M. Charles -Joseph -Alexandre Lefebvre de
Gouy Ternas, capitaine de cuirassiers au régi-
ment de la Reine « est le seul rejeton des deux
familles Lefebvre issues de Jacques Lefebvre qui
épousa la fille du comte de Rœux (cité plus haut)
et qu'il l'autorise à jouir de ses titres, honneurs
et prérogatives, attendu qu'il n'a aucun enfant
mâle de son nom. »
Cettebranche est citée dans Lachesnaye-De sbois
La branche cadette s'est établie en Artois vers
la fin du xvie siècle.
Elle a acquis, en 1625, une dispense du droit de
franc-fief, le fief de Gouy-en-Ternois, comme le
relate un acte de foi et hommage fait au comte de
Saint-Pol le 1 er juillet 1752.
Les archives départementales du Pas-de-Calais
possèdent : 1° une donation en date du 1er sep-
tembre 1700 faite par François-Marie, écuyer, sei-
gneur de Gouy, Equire en partie, conseiller duroi
et doyen du Conseil provincial d'Artois ; 2° un
partage en date du 23 juin 1770 relatif à Charles-
François-Marie, écuyer, seigneur de Gouy, Equire,
Teneur et Crépy en partie.
La famille est citée clans : Les rues d'Arraspar
MM. Godin et d'Héricourt (logement de la cour
de Louis XV) . L'Almanach d'Artois de 1748 (ou
plutôt Notice sur le Comté). L'histoire de Lebon
de M. Paris. L'Etat militaire de 1788.
Jean, procureur du comté de Saint-Pol a épousé
Ghislaine de la Vacquerie, de la famille du prési-
dent du conseil d'Artois, nommé par Louis XI
président du Parlement.
Wallerand, procureur général du comté de Saint-
Pol, acquiert le fief de Gouy-en-Ternois, en 1625.
François, conseiller d'Artois de 1672 à 1702, a
épousé en 1664 Anne-Denis, petite-fille du prési-
dent du Conseil d'Artois, seigneur de Bellacour-
delle. Il est qualifié écuyer dans les actes du
Conseil peu après y être entré, ce qui constate
qu'il était reconnu noble avant sa nomination à
la charge qui n'anoblissait qu'au 2 e degré, ce que
fait ressortir l'almanach d'Artois de 1748 par la
liste des conseillers.
Jean-François, conseiller de 1702 à 1748, épousa
en 1703 Iolente Le Carox, fille du conseiller d'Ar-
tois, seigneur de Canettemont.
Charles-François, échevin de Saint-Omer, puis
d'Arras, épousa en 1742, Isabelle de Bêrard, fille
du chevalier de Bérard, major au régiment de
Brancas.
Bernard-Valentin, né en 1748, seigneur comme
les précédents de Gouy, Equire, Teneur et Crépy
en partie, décédé, conseiller d'arrondissement en
1825, a épousé en 1788, Elisabeth Hirzel de Saint-
Gratien, fille de Henri-Juste, brigadier des ar-
mées duroi, sœur du lieutenant-colonel du régi-
ment suisse de Steine, nommé comte par LouisXVI
(Etat M' de 1788).
Charles-Joseph-Alexandre, né le 22 mai 1789,
décédé, maréchal de camp, chevalier de Malte,
commandeur de la Légion d'honneur en 1847,
commandant le départemeut de la Meurthe, a
épousé en 1818 Gabrielle Le Blanc de Closmussey ;
contrat signé par Louis XVIII.
Alfred-Charles-Joseph, né le 22 septembre 1819,
ancien chef d'escadron d'artillerie, chevalier de la
Légion d'honneur et de Pie IX, a épousé en 1855
Louise Le Vasseur de Bambecque Mazinghkm, fille
de Victor, chevalier.
Gabriel-Marie-Prosper, né le 15 mars 1862, a
épouse en 1895 Louise de Coudenhove, d'une an-
cienne famille des environs de Montmédy, deve-
vue française par le traité de Westphalie.
DÉCÉDÉS SANS ALLIANCES :
Charles, fils de François, né en 1676, chanoine
à la collégiale de Ste-Croix à Cambrai.
Philippe-Antoine, fils de Jean-François..., né
en 1708, lieutenant au régiment deBerry, mort au
siège d'Egra en 1742.
Alexandre, fils de Jean-François, colonel du
régiment de Bruxelles au service d'Espagne, né
en 1716, décédé en 1768.
Joseph- Valentin, fils de Jean-François... né en
1717, chanoine à la cathédrale d'Arras, décédé
en 1794. (Voirl'hist. de Jean Lebon par M. Paris).
Armes : Ecartelè : aux i et 4, d'azur, au chevron
d'or accompagné de trois étoiles de même ; aux 2
et 3, d'or, à trois fasccs de sable, en chef trois têtes
de bœuf de gueules et, en pointe, d'une fleur de
lys de même. Sur le tout : de sable, au chevron
d'argent chargé de trois roses de gueules.
347
— 348
Extrait de l'armoriai de Paris, généralité d'A-
miens, Arras.
François Lefebvre, écuyer, 1698, Conseiller au
Conseil d'Artois.
Supports : Deux lévriers.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Gouy (Alfred de), ancien chef d'escadron
d'artillerie, au château de Wamin par
Auchy-les-Hesdin (Pas-de-Calais), marié
àN.LEVASSEURDEBAMBECQUEMAZINGHEM.
Fils : Gabriel, marié à N. de Couden-
hove.
Gendre : Le vicomte Théodore deGuiL-
lebon, au château de Mesnil par Albert
(Somme).
LE FEBVRE DE GROSRIEZ.
Originaire de Picardie.
Armes; L'azur, à la fasce d'argent, accompa-
gnée de deux étoiles du même ; au chef d'or, chargé
de deux pals de gueules (alias de sable) accompa-
gné de trois merlettes de sable (alias de gueules).
La branche cadette brise, en intervertissant
dans le chef les émaux des pals et des merlettes.
LE FEBVRE DE LADONGHAMPS.
Famille originaire d'Abbeville en Picardie dont
le premier auteur connu est Kayen-Léon Le
Febvre, écuyer.
Armes : D'argent, au chevron de gueules, accom-
pagné en chef de deux aigles auvol èployè de sable,
becquées et onglées de gueules, et, en pointe, d'un
arbre de sinople.
Couronne de marquis.
Supports : Deux aigles.
Devise: Volabunt et non déficient.
LE FEBVRE DE SAINT-GERMAIN.
Seigneurs d'Ancy, Pulle-
noy, Passoncourt, Saint-
Boin, Saint-Germain, Hou-
demont, La Neuville-aux-
Bois ; Châtelains deLouppy
et Gondrecourt; Voués de
Chatel-sur-Moselle,etc. , etc.
La famille Le Febvre est
originaire de la Champagne,
où son nom était très ré-
pandu, bien que les diver-
ses maisons qui le portaient
ne paraissent pas issues
d'une seuleet même souche. Celle qainous occupe
ici a probablement pour premier auteur :
Jean Le Febvre, qualifié écuyer, seigneur de
Villeneuve, qui suivit Thibaut, comte de Cham-1
pagne, et plus tard roi de Navarre, dans ses di-
verses expéditions pendant la régence de Blanche
de Castille et le règne de St-Louis, au milieu du
xiii siècle.
Jean Le Febvre, écuyer, vivant en 1325, a fait
bâtir à Beims une chapelle qui existait encore à
l'époque de la première révolution, et où étaient
sculptées les armes de sa maison telles qu'elles
sont décrites ici.
Claude Le Febvre, écuyer, est compris dans les
rôles de ban et arrière-ban de l'année 1395.
Nicolas Le Febvre, écuyer, seigneur de la Cour,
est cité comme témoin dans une transaction de
l'année 1418.
François Le Febvre, écuyer, probablement frère
de Nicolas, qui a formé la branche des Le Febvre
de Saint-Germain, vivait à Beims en 1497.
La branche aînée de la famille n'était plus re-
présentée en Champagne, au commencement du
xvne siècle, que par Nicolas Le Febvre, chanoine
de Troyes, dont les armes furent enregistrées à
l'Armoriai général de France, généralité de Cham-
pagne, et par Anne-Catherine Le Febvre, mariée
au seigneur de Tiseris, d'une famille également
éteinte aujourd'hui.
La branche cadette s'est transplantée en Lor-
raine vers le commencement du xvie siècle, atti-
rée par le duc Bené. Inquiétée sur l'origine de sa
noblesse, et reculant devant les frais que les re-
cherches de ces preuves eussent pu entraîner, elle
se fît octroyer des lettres d'anoblissement, en tant
que de besoin, que lui accorda le duc Antoine,
par patentes datées de Nancy, 20 mars 1543. Plus
tard, en récompense des bons et loyaux services
que ses aïeux et lui avaient toujours rendus aux
ducs de Lorraine, l'un de ses membres, Nicolas
Le Febvre de Saint-Germain, obtint de l'empereur
d'Allemagne (empire romain) François 1er, d e la
maison de Lorraine, le titrede comte par diplôme
du 8 avril 1755, enregistré au Parlement de Lor-
raine le 10 décembre 1770 : «... A ces causes, y
« est-il dit, et autres bonnes et justes considéra-
« lions à ce nous mouvantes, de notre grâce spé-
c( ciale, certaine science, pleine puissance et au-
« tjrité souveraine, nous avons le dit Nicolas Le
« Febvre de Saint-Germain créé, nommé, déclaré
« élevé et illustré, créons, nommons, déclarons,
« élevons et illustrons par ces présentes, des nom,
« titre, dignité et qualité de comte. Voulons, en-
a tendons et nous plaît que désormais lui,enserh-
« ble ses enfants de l'un et l'autre sexe, nés et à
« naître en légitime mariage, leur postérité et
« lignée, puissent se dire, nommer et qualifier
« comtes en tous actes, lieux et endroits... »
La filiation suivie est établie depuis :
— 349 -
350 —
I. Nicolas Le Febvre, attaché au service du duc
René de Lorraine, qui lui conféra la charge de
de capitaine-châtelain de Loupcy et de Gondre-
court. Il avait épousé vers 1515, Antoinette de la
Ferté,dont vinrent : 1° Mengin, qui suit ; 2° Cathe-
rine Le Febvre, mariée à Didier de Gondrecourt.
IL Mengin Le Febore, écuyer, attaché à la mai-
son du duc Antoine de Lorraine, se trouva avec
lui a la bataille de Marignan, l'accompagna dans
ses différents voyages, et lui rendit des services
signalés de tout genre, en récompense de quoi il
obtint la charge de contrôleur général des eaux et
forêts en la gruerie du marquisat dePont-à-Mous-
son. Ce fut lui qui obtint les titres d'anoblisse-
ment cités plus haut. Il épousa Mengeon Brayer
de Passegot, dont sontissus : 1° Nicolas, qui suit:
2° Antoinette Le Febvre, mariée en premières
noces à Didier de Bertrand, seigneur de Craon,
et en secondes noces à Claude de Malvoisin, sei-
gneur de Hameville ; 3° Marie Le Febvre, mariée
à Etienne de Baillivy, écuyer, maitre échevin de
Toul ; 4° Jeanne LeFebvre, mariée à Françoise Pa-
risot, écuyer, maître échevin de Pont-à-Mousson.
III. Nicolas Le Febvre, Ile du nom, écuyer, sei-
gneur d'Onen, servit pendant longtemps comme
officier, et succéda a son père dans la charge de
contrôleur général. Il épousa Claude Le Bracon-
nier, dame d'Ancy, fille de Jean Le Braconnier,
écuyer, seigneur d'Ancy, maître échevin de Metz.
De leur union naquirent : 1° Jean, qui suit ,• 2°
Nicolas Le Febvre, seigneur de Pullenoy, mort
sans alliance ; 3° Mengeon Le Febvre, marié à
Claude de Mengin, contrôleur de Pont-à-Mousson;
4» Elisabeth Le Febvre, mariée à Nicolas Mesguin,
seigneur du Dordal.
IV. Jean Le Febvre, écuyer, seigneur dAncy et
de Pullenoy, né à Pont-à-Mousson en 1580, atta-
ché successivement au service du duc François II
de Lorraine et de la duchesse d'Orléans, épousa,
le 23 juillet 1612, Marie d'Asselaincourt, dont
vinrent : 1° Nicolas, qui suit ; 2° Jean-Claude Le
Febvre, tué en 1672 sur le champ de bataille, sans
alliance ; 3° Marie Le Febvre, mariée à Bernard,
seigneur d'Elleville, en Normandie ; 4° Antoinette-
Marie Le Febvre, mariée le 6 novembre 1649 à
François de Reunel, chevalier, conseiller d'état,
président de la chambre du conseil de la ville de
Nancy, et intendant de la maison du prince de
Vaudémont.
V. Nicolas Le Febore, III e du nom, écuyer, sei-
gneur d'Ancy, Passencourt, Saint-Boin, Pullenoy,
etc., épousa le 5 mars 1639 Claude-Christine de
Baillivy, dame de Saint-Germain, de Houdemont
et Saint-Boin, Vouée de Ghâtel-sur-Moselle, dont
sont issus : 1° Nicolas-Jérôme Le Febvre, chevau-
légerde la garde du duc Charles IV, tué à la bataille
de Sintzheim en 1674 ; 2° Charles -Bal thazar Le
Febvre, mousquetaire de la garde, tué à la ba-
taille du Palatinat; 3° Claude -César Le Febvre,
enseigne, mort jeune ; 4° Louis-Antoine Le Febvre, I
mort sans alliance ; 5° Joseph-Claude-François,
qui suit ; 6 e Marie Le Febvre, morte sans alliance.
VI. Joseph-Claude-François Le Febvre, cheva-
lier, seigneur d'Ancy, Pullenoy, Passoncourt,
Saint-Boin, Saint-Germain, Houdemont, La Neu-
ville-aux-Bois, Voué de Chàtel-surMoselle, gen-
tilhomme ordinaire du duc Léopold I er de Lor-
raine, par diplôme du 27 mai 1711, épousa le 8
février 1692 Catherine-Rose Henry, dame de la
Neuville-aux-Bois, fille de Henri Henry, seigneur
d'Ohéville, dont sont issus : 1° Claude Gatherine
Le Febvre, mariée en premières noces à Jean-
Baptiste-Charles de Rennel, son cousin, et en se-
condes noces à Paul de Greische ; 2° Nicolas, qui
suit ; 3° Anne-Charlotte Le Febvre, mariée à
Claude-Abraham de Millet, conseiller-maitre en
la chambre des comptes de Lorraine ; 4° François-
Xavier Le Febvre, seigneur de Passoncourt, ma-
rié à Gabrielle-Charlotte de Millet, mort sans en-
fants; 5 e Gabrielle-Catherine Le Febvre, mariée
en février 1729k Charles de Lombillond'Abocourt,
président à mortier de la cour souveraine de
Nancy.
VII. Nicolas Le Febvre, IV e du nom, chevalier,
seigneur de Saint-Germain, capitaine de cavalerie,
fut créé comte le 8 avril 1755. Il épousa, le 10 dé-
cembre 1725 Marie-Thérèse Le Reboucher, fille de
Fronçois Gaspard Le Reboucher, chevalier, con-
seiller d'Etat, président à mortier en la Cour sou-
veraine. Il en eut : 1° Jean-Louis Stanislas Le
Febvre, officier d'infanterie, mort sans alliance ;
2 e Charles-François-Xavier, qui suit ; 3° Cathe-
rine-Marguerite Le Febvre, mariée à Louis de
Mortal ; 4° Madeleine-Félicité Le Febvre, mariée
à N. d'Authieulle.
VIII. Charles-François- Xavier, comte Le Febore
de Saint-Germain, chevalier, seigneur de Passon-
court et de la Neuve-Maison-sous-Armance, etc.,
servit comme capitaine dans les cuirassiers pour
l'Empereur, et épousa le 13 décembre 1792, Anne,
comtesse de Bourcier de Monthureux. Il eut Léo-
pold-François, qui suit.
IX. Léopold- François, comte Le Febvre de Saint-
Germain, né à Nancy le 9 mars 1775, fit plusieurs
campagnes en Allemagne et en Suisse ; ayant
quitté le service, il épousa le 30 nivôse an vin
(20 janvier 1800), Anne-Henriette de Feydeau,
fille de François-Joseph de Feydeau, chevalier,
seigneur de Delme, capitaine au régiment de
Dauphin-infanterie, dont : 1° Anne-Charlotte Le
Febvre, comtesse de Saint-Germain, mariée au
marquis Charles Courlet de Vrégille ; 2° Char-
les-Félicité, qui suit ; 3° Edmond Le Febvre, dont
l'article viendra après la postérité de son frère
aine.
X. Charles- Félicité, comte Le Febvre de Saint-
Germain, marié en 1830 à Barbe-Catherine-José-
phine de Gauvain, dont il a : Xavier-Charles-
Henry, comte Le Febvre de Saint-Germain.
X. Edition l, c omte Le Febore de Saint-Germain,
— 351
352
ancien capitaine de cavalerie, décédé le 11 nov.
1882, marié en 1841 à Marie-Charlotte-Hyacinthe,
comtesse de Rozières d'Euvezin, décédée le 9
nov. 1884, dont : 1° Marie-Léopold-Octave ; 2° Ma-
rie-Lenriette-Charlotte-Alice ; 2° Marie-Philippe-
Caroline-Yvonne ; 4° Marie-Charles-Aimé ; 5° Ma-
rie-Charles-Edmond-Maxime.
Alliances : De Tiseris, de la Ferté, de Gondre-
court, Brayer de Passegot, de Bertrand, de Mal-
voisin, de Baillivy, Parisot, Le Braconnier, de
Mengin, du Dordal, d'Asselaincourt, d'Elleville,
de Rennel, Henri d'Ohéville, de Millet, de Greische,
de Lombillon d'Abocourt, Le Reboucher, deMor-
tal, d'Authieulle, de Bourcier de Monthureux, de
Feydeau, Courlet de Vregille, de Gauvain, de Bo-
zières d'Euvezin, Genuyt, de Torcy, d'Hennezel,
de Rieder, de Toytot, etc., etc.
Preuves : On peut consulter sur cette famille
les histoires et nobiliaires de Champagne et de
Lorraine, Caumartin, D. Pelletier, l'Armoriai
général de d'Hozier, etc., etc.
Armes : D'azur, à un rencontre de cerf àccornê
d'or, chaque corne chevillée de cinq pièces du
même, accompagné de trois croix pommetées et
fichées d'argent, 2 en chef et 1 en pointe.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions au naturel.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Branche aînée
Le Febvre de Saint-Germain (Xavier-
Charles-Henry, comte), décédé en 1878,
marié en 1864 à Claudette-Amélie Genuyt,
dont : 1° Charles-Joseph-René, comte Le
Febvre de Saint-Germain ; 2° Charlotte-
Gabrielle-Marthe, comtesse Le Febvre de
Saint-Germain ; 3° Gabrielle - Eugénie -
Jeanne, comtesse Le Febvre de Saint-
Germain, mariée en 1893 à Stanislas de
Toytot ; 4°Pauline-Edmonde-Margueiïte,
comtesse Le Febvre de Saint-Germain ;
5° Alexandre-Joseph-Georges, comte Le
Febvre de Saint-Germain, décédé en 1885;
6° Charles -Y van, comte Le Febvre de
Saint-Germain; 7° Jean-Joseph-Pierre,
comte Le Febvre de Saint-Germain.
Branche cadette
Le Febvre de Saint-Germain (Edmond,
comte), marié en 1841 à Marie-Charlotte-
Hyacinthe de Rosières d'Euvezin, décé-
dés, dont: 1° Marie-Léopold-Octave,comte
Le Febvre de Saint-Germain, décédé en
18G6 ; 2° Marie-Henriette-Charlotte-Alice,
comtesse Le Febvre de Saint-Germain,
mariée en 1882 au comte Arthur de Torcy ;
3° Marie-Philippine-Caroline-Yvonne, com-
tesse Le Febvre de Saint-Germain, mariée
en 1873 au comte Henri d'HENNEZEL, dont
une fille Nicolle ; 4° Marie-Gharles-Aimé,
comte Le Febvre de Saint-Germain, marié
et décédé sans postérité, 5° Marie-Charles-
Edmond-Maxime, comte Le Febvre de
Saint-Germain, marié à Pauline de Rieder.
LE FÉVRE DORMESSON.
Famille considérable distinguée dans la robe
par les grands hommes qu'elle a produits; elle a
formé plusieurs branches, celle des seigneurs
d'Eaubonne, celle des seigneurs d'Ormesson et
d'Amboile, celle des seigneurs d'Ormesson, baron
du Cheray ; celle des seigneurs d'Estréelles et
celle des seigneurs de Lézeau. Elle remonte à
Adam Le Fèvre, qui épousa en 1450, Charlotte de
Soyecourt, dont il eut un fils qui continua la des-
cendance.
La branche des seigneurs d'Ormesson et d'Am-
boile a pour auteur André Le Févre, seigneur
d'Ormesson, second fils d'Olivier I e r (4 me degré de
la branche-mère) ; il fut maître des requêtes
en 1605, intendant de Lyon, directeur des finances,
conseiller d'état, conseiller d'honneur au parle-
ment; devenu doyen du conseil d'état, il porta en
cette qualité la parole au nom du roi, le 18 novem-
bre 1669 au renouvellement d'allianc-j avec les
suisses fait en l'église de Paris, à la place du
chancelier de France, qui était indisposé. Il mou-
rut le 2 mars 1665, à 88 ans, après avoir servi
plus de 60 ans trois de nos rois dans leurs con-
seils ; il a été inhumé à Saint-Nicolas-des-Champs.
Il eut entre autres enfants, Olivier Le Fèvre,
1er du nom de la branche, seigneur d'Ormesson,
d'Amboile, etc., né en décembre 1656, maître des
requêtes, etc. Il fut rapporteur du procès de
Fouquet surintendant des finances. Personne
n'ignore l'intégrité qu'il fit paraître dans l'instruc-
tion et jugement de cette affaire. Une si grande pro-
bité et son intelligence supérieure dans les affaires
lui avaient acquis une estime si générale que les
princes et les plus grands seigneurs le choisis-
saient pour arbitre, et se soumettaient à son
jugement dans les affaires les plus importantes.
Louis XIV lui rendit la même justice ; lorsqu'on
lui présenta son petits-fils, il lui dit qu'il l'exhor-
tait à être aussi honnête homme que le rapporteur
de Fouquet.
— 353 —
— 351
La branche des seigneurs d'Ormesson, barons
du Cheray, a pour auteur Antoine François de
Paule Le Févre d'Ormesson, 5 e fils d'Olivier Le
Fèvre, seigneur d'Ormesson (2 me degré de la bran-
che précédente) ; cette branche s'est éteinte ea 1765,
et la seule qui s'est poursuivie jusqu'à nos jours
est celle des d'Ormesson et d'Amboile.
Armes : D'azur, à trois lis de jardin d'argent,
fleuris d'or, tiges et feuilles de sinople, 2 et l .
LE FILLEUL DE LA CHAPELLE
DES QUERROTS ET DE LONGHUIT.
Dès le 15 m » siècle, la famille Le Filleul était
connu dans la généralité d'Alençon. Les diverses
branches ont été maintenues dans leur noblesse
en 1641 et 1667 dans l'élection d'Alençon et en 1669
à Rouen.
Elle a fourni beaucoup d'officiers de tous grades
aux armées, entre autres un lieutenant-général,
grand croix de l'ordre royal et militaire de Saint-
Louis, plusieurs chevaliers du même ordre, des che-
valiers de Malte, et un évêque de Tarbes,en 1710
Les alliances ont été prises dans les meilleures
maisons de la province.
Elle s'est divisée en deux branches qui ont pour
auteur commun : noble homme Jacques Le Filleul,
écuyer, seigneur de la Hélinière, de la Chapelle-
Gautier et autres lieux, vivant en 1595. Il avait
épousé noble demoiselle Anne des Champs. Entre
autres enfants, il eut quatre fils, dont deux furent
prêtres ; les deux autres sont la tige des deux
branches de la Chapelle et de la Hélinière, encore
existantes de nos jours.
La branche de la Chapelle avait pour chef au
commencement de ce siècle Charles-Alexandre
François, Marie Le Filleul, marquis de la Chapelle,
né en 1762, le 14 mars. Capitaine au régiment
royal dragons en 1789.
La branche de la Hélinière, qui a formé elle-
même deux rameaux, avait pour représentant
en 1789, Jean Charles Le Filleul, chevalier, sei"
gneur de la Hélinière, des Guerrots, de Longhuit,
etc. Chevalier de Saint-Louis, chevau-léger de
la garde ordinaire du roi, lequel a assisté à l'as-
semblée de la noblesse du baillage de Caen pour
l'élection des députés aux Etats généraux. Il a
épousé en 1774, demoiselle Marie Elisabeth du
Val d'Amonville, dont il a eu entre autres en-
fants :
Désiré François, auteur du rameau des Guer-
rots, né en 1778, chevalier de l'éperon d'or par
bulle du Pape Pie VII, en date du 26 mars 1819;
auteur de plusieurs ouvrages de poésie, marié :
1° à demoiselle Charlotte de Giverville, et 2° en 1818,
à Louise Armande de la Flèche. Il a eu des enfants
des deux lits.
Et Alexandre Emmanuel, auteur du rameau
de Longhuit, chevalier de Malte, né en 17 g
marié en 1799 à Geneviève Julie Angélique du
Foy, dont il a eu postérité.
Armes : D'azur ■ au lion d'or armé et lanipassé
de gueules ; à la tierce en fasce d'or, brochante sur
le lion, et au franc canton d'or, brochant sur la
première pièce de la tierce.
Couronne de marquis.
Supports : Deux lions.
LE FORESTIER
Une ancienne tradition fondée sur de graves
témoignages, fait descendre cette ancienne maison
des anciens Forestiers devenus au x me siècle,
comtes de Flandre. Nous n'insisterons pas sur cette
origine appuyée de l'autorité de divers auteurs.
La position de la famille Le Forestier est si bien
établie, qu'il n'est pas nécessaire de recourir à des
conjectures pour lui assigner le rang distingué
qui lui appartient parmi les anciennes maisons
delà province.
Dès le xn'ie siècle, cette famille était puissante
et considérée, et l'on ne peut douter qu'elle y fut
établie longtemps avant cette époque, puisque
une charte de 1179 prouve qu'un Geoffroy Le Fo-
restier accompagna Henri II roi d'Angleterre à
Montferrand; un siècle après, Robert le Forestier,
prêtre, ht à l'Abbaye de Blanchelande, une dona-
tion à laquelle était appendu le sceau du dona-
teur, en 1279, lo 1 er septembre.
Maintenue dans sa noblesse d'ancienne extrac-
tion par jugements en date de 1469 et 1666, la
famille Le Forestier a eu plusieurs fois l'occasion
de renouveler ses preuves à cet égard, notam-
ment pour l'admission dans l'ordre de Malte de
Jean Antoine Le Forestier, en 1697.
Les alliances ont été prises, à toutes les épo-
ques, dans les maisons les plus nobles de la pro-
vince.
La famille Le Forestier s'est divisée en trois
branches principales. Ces diversesbranches étaient
établies dans le Cotentin, mais la branche aînée
s'est fixée depuis plus d'un siècle dans les arron-
dissements de Caen et de Falaise.
La filiation régulière et suivie de cette famille
est établie depuis Robert Le Forestier, qualifié
d'écuyer, qui vivait en 1371-1405. Il avait épousé
demoiselle Floure d'Ussy, dame de Bonneville,
dont il eût plusieurs enfants; l'aîné Guillaume
continua la descendance.
La branche de Vendeuvre a pour auteur Jacques
Alexandre Le Forestier, fils d'Alexandre Le Fo-
restier (10 me degré de la branche-mère), lieutenant
au régiment royal vaisseaux en 1759, qui eut pour
sa part du chef de sa mère, dans l'héritage paternel,
la terre et seigneurie de Vendeuvre. Dans tous
les actes qui le concernent, il est dénommé comte
Tome II.
12.
— 355
— 356
de Vendeuvre, seigneur du dit lieu. Il avait
épousé, par contrat du 6 mai 1773, demoiselle Mar-
guerite Françoise Camille de Launay d'Eterville,
dont il eut plusieurs enfants; son cinquième fils,
Augustin Le Forestier, comte de Vendeuvre con-
tinua la descendance.
Le troisième fils d'Augustin, Raymond Le
Forestier de Vendeuvre, fut officier de la légion
d'honneur, lieutenant colonel du 3"»* régiment de
cuirassiers, et marié à demoiselle Marie Victorine
de Phillemain. Son frère aîné Anatole a continué
la descendance.
Armes : D'argent, au lion de sable, armé, lam-
passé et couronné de gueules.
Couronne de comte.
Supports: Deux lions.
Deux autres maisons, originaires de Norman-
die, ont produit : Clotilde Le Forestier du Buis-
son, reçue à la Maison royale de St-Cyr, en août
1686, et Les Leforestier de Villeneuve, qui por-
tent pour armes : D'argent, à trois huchets de sa-
ble, liés de gueules 2 et 1 .
Nous trouvons encore des Le Forestier de
Périgny et des Le Forestier de Qu illieu qui
blasonnent : D'or, à trois tourteaux d'azur. —
Alias : De gueules, à l'aigle d'or.
LE FRANC.
Marquis de Pompignan le Franc, seigneur de
Pompignan, de Caux, du Thouron, de Lile, de la
Tour, etc., etc. Quercy et Languedoc.
Ancienne noblesse chevaleresque, originaire
du Quercy, qui remonte au xn e siècle, époque où
l'on voit Jean du Franc (ou le Franc) figurer en
1199, parmi les hommes d'armes réunis sous le
commandement du seigneur de Belcastel.
Un Le Franc administrait la justice, dans le
Quercy et dans l'Agenais, pour Alphonse, comte
de Toulouse et du Poitou en 1262. Cette famille a
été maintenue dans son ancienne noblesse en 1667,
1675 et 1698 ; elle fait remonter sa généalogie sui-
vie, et ses titres, au commencement du xv e siècle.
Elle a formé plusieurs branches dont deux
existent encore aujourd'hui.
Celle des marquis de Pompignan, l'aînée, et
celle des Le Franc de Lacarry.
La filiation commence à Demétrie Le Franc,
trésorier do l'Epargne du grand Scanderberg,
roi d'Albanie ; il épousa Béatrix de Lange, testa
eu 1472, et mourut en laissant postérité.
Armes: D'azur, à un chevalier armé d'argent,
tenant en main une èyèe nue.
Couronne de marquis.
Supports: Deux léopards.
LE GARDEUR.
Famille originaire de Normandie, où elle a pos-
sédé plusieurs seigneuries. Elle s'est signalée de-
puis deux siècles par les illustres marins qu'elle
a produits et parmi lesquels on compte plusieurs
capitaines de vaisseau et un contre-amiral.
La filiation remonte à Jean LeGardeur, écuyer,
seigneur de Croisilles, qui vivait en 1510. Son
fils, BonifaceLE Gardeur, seigneur de Till-ï, eut
quatre enfants dont l'aîné, René Le Gardeur,
continua la descendance.
En 1814, le roi Louis XVIII, accorda à un de
ses descendants, le brevet de capitaine de fré-
gate et le nomma secrétaire de l'état-major de
la gardé nationale de Paris. Le comte de Tilly
devint adjudant du Château du Louvre en 1815,
chef de la 3e division de la Maison du roi en
1824, directeur par intérim du département des
Beaux-Arts en 1826, et enfin gentilhomme hono-
raire de la Chambre du roi, en février 1830. Il est
mort à Saumur le 27 octobre 1861, ne laissant
que deux filles. Il était chevalier de Saint-Louis
et officier de la Légion d'honneur et le titre de
comte de Tilly est porté dans tous les brevets.
La branche cadette a pour auteur Jean-Baptiste
Le Gardeur de la Motte de Tilly, né à Québec
en juin 1569, lieutenant de vaisseau et chevalier
de St-Louis. Il épousa Elisabeth Girard, dont il
eut entre autres enfants Jean-Baptiste, qui conti-
nua la descendance jusqu'à nos jours, en four-
nissant des officiers de marine distingués et un
contre-amiral, Armand Le Gardeur de Tilly, né
à Rochefort le 14 janvier 1799, chevalier de St-
Louis et de l'ordre de Cincinnatus, qui comman-
dant la frégate la Concorde en 1778, soutint
une lutte glorieuse contre la frégate anglaise
la Minerve, qu'il força d'amener pavillon. Ce
fait d'armes lui valut le grade de capitaine
de vaisseau. Sa rencontre avec la frégate an-
glaise le Congrès, l'année suivante, ne fut pas
moins brillante. Après trois heures d'un feu très
vif, le bâtiment ennemi, percé à sa flottaison, se
vit contraint de fuir, et le capitaine de Tilly fut
blessé d'un coup de mousquet. Il se distingua
encore par plusieurs actions d'éclat.
Armes: De gueules, au lion d'argent, lam-
passé d'or, tenant des deux pattes de devant une
croix patriarcale, recroisettée d'or.
Couronne de comte.
LE GENDRE
La famille Le Gendre est la plus ancienne de
toutes celles qui ont été connues comme nobles,
sous le même nom, dans les diverses provinces
du royaume.
Sieurs de Fougainville, du Boulay, de la Bre-
tesque, de Canapville, d'Oneille, d'Hardouville,
— 357
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de Montenol, de Guipereux, de Bois-Compteux,
de Chavannes, etc., vicomtes de Fougainville,
barons des Ventes, en Normandie et à la Marti-
nique.
Elle est originaire de Normandie, où quelques
Chartes la font connaître depuis le xme siècle et
la présentent comme une famille qui dès ce
temps pouvait passer pour ancienne. On juge
par le peu de titres qu'elle possédait lors de la
recherche de 1463, qu'elle a dû comme la majeure
partie de la noblesse de Normandie, éprouver
des pertes considérables pendant l'occupation de
cette province par les Anglais. Aussi Guillaume
Le Gendre, II e du nom, écuyer, demeurant à Cas-
tillon, ayant été assigné en l'année 1463, par de-
vant le Commissaire du roi Louis XI, en Nor-
mandie, sur le fait de la noblesse, fut-il renvoyé
par défaut, pour n'avoir pu fournir alors une
production suffisante, établissant la généalogie
de ses aïeux depuis 1363, sans aucune interrup-
tion dans les degrés. Il est néanmoins constant
que la famille de Guillaume Le Gendre était ré-
putée noble bien avant cette époque, puisque dès
l'an 1297, Guillaume Le Gendre, I er du nom, l'un
des ascendants de Guillaume II, dont on vient
de parler, est nommé avec deux gentilhommes
dans des lettres de Renaud Verchin, clerc du roi
au bailliage de Rouere, et reçut le grand cordon
de la Légion d'honneur le 26 décembre 1805; après
la paix de Tilsitt, le général Le Grand fut créé
comte de l'Empire avec dotation de 30 000 francs
de rente.
Le roi le créa pair de France et chevalier de St-
Louis le 27 juin 1814.
Armes '.D'argent, aucheoal cabré de sable; à la
fasce de gueules, chargée d'une étoile rayonnante
d'or, brochante sur le tout ; au franc canton d'a-
zur chargé d'une épée d'argent garnie d'or.
LE GRAS DU LUART.
La famille Le Gras du Luart, distinguée depuis
plusieurs siècles, a toujours signalé son attache-
ment et son zèle pour la gloire et le service de
l'Etat, soit dans les charges de la magistrature,
soit dans les emplois militaires dont elle a été ho-
norée.
Famille originaire de Champagne dont un des
membres, Jean le Gras, était en 1490, gouverneua
de la ville de Châlons.
Sa filiation est authentiquement établie par ti-
tres depuis Michel le Gros, seigneur du Luart,
lieutenant particulier delà ville du Mans en 1550.
Au 5 e degré, nous trouvons François Le Gras,
marquis du Luart, baron du Tertre, né le 25 jan-
vier 1691, maître des requêtes en 1719 et intendant
du Roussillon en 1723.11 obtint du roi Louis XV
des lettres patentes portant érection de la terre
de Luart en marquisat ; elles furent enregistrées
le 7 juin 1726. Les considérants qui y sont conte-
nus sont des plus flatteurs et des plus honora-
bles. Le marquis de Luart est mort en 1737, lais-
sant de N. Lucas de Muyn, sa femme, plusieurs
enfants.
Armes : D'azur, à trois rencontres de cerf
d'or.
Couronne de marquis.
Devise : Ne varietur.
LE HARDY.
Ancienne et noble famille, originaire de l'Artois
transplantée dans le Hainaut vers le milieu du
xvi e siècle. Son nom primitif est d'Auffay, d'un
fief situé en Artois. Le Hardy est un surnom trop
glorieux pour que les descendants de celui qui le
mérita ne tinssent à honneur de le porter exclu-
sivement.
Distinguée par son ancienneté, ses services et
ses alliances, la maison d'Auffay ou le Hardy
s'est illustrée dans toutes les carrières. Elle a
fourni un grand nombre d'officiers de tous grades,
un évèque, des abbés mitres, des chanoines et a
rempli les plus hautes charges municipales de la
ville de Valenciennes. Elle s'est divisée en plu-
sieurs branches dont l'ainée seule existe encore.
La filiation commence à Thierry d'Auffay,
écuyer, l'un des députés de la noblesse d'Artois
au sacre du roi Jean, fait prisonnier à la bataille
de Poitiers en 1356, marié à Béatrix d'Arras dont
postérité.
Nous trouvons au 5 e degré Hugues d'Auffay,
2 e du nom, chevalier, seigneur de Blé'mont, gou-
verneur pour Marie de Bourgogne, du château de
la Buchière, en Artois. Il défendit le château de
Renty contre l'armée de Louis XI et ne rendit la
place qu'après trois assauts et â des conditions ho-
norables. Le roi lui dit qu'il avait été bien Hardy de
lui résister ainsi et qu'il méritait la mort. A quoi
Hugues répondit qu'il se tenait glorieux de mou-
rir pour la princesse sa souveraine, et que s'il
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restait en vie, il porterait le nom de Hardy qu'il
tenait à honneur, puisque le roi le lui avait donné.
Louis XI ajouta, tirant son épée et en donnanl
un coup sur l'épaule d'Auffay : « Je te crée che-
valier pour ta fidélité. »
A partir de son fds, Valerand d'Auffay, dit le
Hardy, tous ses descendants portèrent le nom
de Le Hardi.
Armes : De sable, semé de billcttes cVor, au lion
de même, armé, lampassé et couronné d'argent,
brochant sur le tout.
Couronne de comte.
Supports: Deux aigles.
Cri : Aujfay.
Devise : Nec fortior alter.
Nous trouvons une autre famille du même nom
originaire de Normandie qui porte : De gueules,
au chevron d'or, accompagné de quatre lions
d'argent, affrontés et posés 2 en chef et 2 en
pointe; sur le tout, d'argent à trois tourteaux de
sable.
Devise : Nec leporem féroces procréant imbcl-
lem icônes.
LE HARIVEL,
Seigneurs dn Teil, de laHaze. de la Croix, des
Brières, de la Chesnaie, de la Mogissière, de
Beaumanois, Houginy, du Bocage, de Mezières
de Gonneviile, etc., etc.
Originaire de Normandie, cette famille d'an
cienne noblesse est connue depuis Jean le Hari-
vel, écuyer porté présent en armes dans le rôle
des ban et arrière ban de Condé, l'an 1325.
Cette famille s'est toujours distinguée par sa
fidélité aux rois de France, et en 1793, onze de
ses membres sont portés sur les listes officielles
des émigrés.
La filiation suivie commence à Colin Le Harivel,
sieur du Teil, qualifié écuyer dans un aveu rendu
au roi le 1er rnai 1388.
Alexandre Le Harivel, écuyer, seigneur de Me-
zières, servit aux gardes du corps et reçut la
croix de St-Louis par brevet du 29 septembre
1785.
Cette famille fut maintenue dans sa noblesse
en 1469, en 1598 et enfin en 1671, le 4 mars. Parmi
ses alliances, nous citerons celles : d'Anfernet,
de la Lande, de la Rivière, de Launay, de Méri-
court, etc., etc.
La branche de St-Honorine et de Gonneviile a
eu pour auteur :
Georges Le Harivel, écuyer, seigneur de Ste-
Honorine, fils de Nicolas, II e du nom, du 11 e de-
gré de la branche souche; il a épousé en 1729
Françoise de Guérault dont postérité .
Elle compte plusieurs chevaliers de St-Louis.
Armes : De gueules, à trois roses d'or, 2 et 1.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions.
LE HON (O).
Les comtes Lehon ou Le Hon, de création
récente, se rattachent par leurs annales domebti-
ques à l'affranchissement de la Belgique, à la
fondation de son indépendance et de sa nationalité
et à la consolidation de sa dynastie. Les traditions
disent qu'ils sont originaires de Bretagne, où se
trouve le village de Lehon dans le canton de
Dinan.
La filiation ne remonte qu'à Charles Aimé
Joseph Le Hon, né à Tournai, en 1792, fils d'un
savant jurisconsulte qui occupa l'une des pre-
mières charges de la magistration de cette ville.
Armes : Ecartelé ; aux 1 et 4 de gueules, au
lion d'or; aux 2 et 3 d'argent, au croissant de
gueules ; sur le tout : d'azur, à deux mains jointes,
dont l'une porte au doigt un anneau de mariage
surmonté d'une couronne rogale, en mémoire du
mariage du roi des Belges avec la princesse
Louise d'Orléans.
LEISSEIGUES ou LEISSÈGUES
Originaire d'Auvergne. Seigneur de Légerville,
de Trévascoët, de Pennayeun de Kergadio, de
Rosaven. -
Famille anoblie en 1816, qui a donné un sous-
lieutenant de vaisseau en 1786, vice-amiral et
commandeur de St-Louis en 1816, mort en 183:2 ;
un assistant du général des jésuites, mort
vers 1869, etc.
Armes : D'or, à trois fasces ondées de gueules ;
(arm. 1696) ; Alias : à l'épée d'argent garnie d'or,
brochant en pal sur le tout, pour la branche de
Légerville.
LEJAY DE BELLEFOND.
Ancienne famille noble du Berry, province où
elle réside encore de nos jours. Elle est connue
depuis François Lejay, qui vivait en 1441 et Pierre
Lejay, 1 er du nom, qui commence la filiation,
écuyer, sieur de Bretagne, en Berry, mort en 1595.
La seconde branche de cette famille a pour
auteur Joseph Lejay, écuyer, sieur de Bellefond,
quatrième fils de Jean Baptiste du 6 me degré de la
lr e branche. Il se maria le 19 mai 1771, a demoi-
selle Marie Marguerite Thierry dont il eut entre
autres enfants Marie Joseph Nicolas Lejay,
écuyer, sieur de Bellefond, né le 29 juillet 1772,
capitaine de cavalerie, émigré en 1792 ; il servit à
l'armée de S. A. S. Monseigneur le Prince de
— 367 —
368 —
Condé de 1792 jusqu'en 1801. Il reçut deux bles-
sures graves. Le 31 mars 1814, lors de l'entrée des
alliés dans la capitale, lui quatrième, après avoir
rassemblé plus de 500 personnes auxquelles il
avait fait arborer la cocarde blanche, il promena
avec elles dans Paris le premier drapeau blanc
qui y ait paru. Chevalier de St-Louis,le8 septem-
bre 1814 pour ses services militaires et pour deux
blessures reçues à l'armée de Condé, il fut nommé
le 14 février 1815, chevalier de la légion d'hon-
neur, pour récompense du dévouement qu'il avait
montré le 31 mars 1814.
Armes : De sinople, à trois fasces d'or au ïam-
be L du même.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions.
LE JOLIS DES VILLIERS.
Famille originaire de Brucheville en Cotentin,
arrondissement de Valogne, qui fut anoblie dans la
personne et descendance de Guillaume, seigneur
de Jonquay, par lettres patentes du mois de jan-
vier 1595, en récompense de services importants
qu'il avait rendus à l'Etat.
La filiation commence à Guillaume Le Jolis,
seigneur de Jonquav, officier des archers du roi
Henri IV.
François Alexandre Léonard Le Jolis des Vil-
lers né en juillet 1760, à Villers-Fossard, près
St-Lô, fut élevé aux écoles royales de la Flèche.
Il en sortit en 1776 pour être cadet gentilhomme
dans le régiment des vermandais, où il a servi en
qualité d'officier jusqu'en 1788. Il épousa en 1787,
noble demoiselle Marie Anne Catherine de Géral-
din, dont il eut poslérité.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné
de trois aigleltes de sable, 2 en chef et 1 en pointe.
LE LARGE (B™).
Touraine. Seigneurs de la Guillonnière, de la
Mairie, de la Charmois, de Marton, de la Blaudi-
nière, de la Fautraise, etc.
Famille qui occupe une place distinguée dans la
noblesse de la Touraine et du Poitou par ses ser-
vices militaires et ses alliances et qui a pour auteur
René Le Large, l e r du nom, né en 1532 et dont le
fils, Thomas Le Large, 1er du nom, maréchal gé-
néral des logis des armées du roi en 1550 obtint
du roi Louis XIII des lettres do noblesse.
Ces lettres, datées du château de St-Germain-
en-Laye, en 1633, enregistrées à la Chambre des
comptes, le 29 décembre L634, portent que Le roi
anoblit Thomas Le Large, ainsi que sa postérité
née et à naître, pour ses services dans les fonc-
tions de la charge qu'il a exercée depuis 50 ans
et pour diverses actions d'éclat au fait des armes,
notamment lorsque, servant dans la compagnie
des chevau-légers de la garde du roi Henri IV, il
fut blessé au siège de Laon, se trouva au siège de
Montauban, avec 600 hommes qu'il avait levés,
aux sièges des autres villes, à la prise du Pas-de-
Suze où il fut blessé avec le maréchal de Schom-
berg, et contribua à la reddition du château de
i Dijon en 1631.
Là postérité de Thomas Le Large a formé trois
branches, dont l'ainée, celle des seigneurs de la
Guillonnière, subsiste seule aujourd'hui. Elle a
occupé des emplois et formé des alliances non
moins considérables que les deux autres branches.
Elle a été maintenue dans sa noblesse par deux
jugements de l'intendant de Tours, l'un du 16 sep-
tembre 1070, l'autre du 30 septembre 1715.
Charles Le Large, né le 12 janvier 1780, a reçu
de S. A. R. Monsieur, comte d'Artois, de hauts
témoignages de satisfaction pour les bons ser-
vices qu'il avait rendus à cette époque comme
commandant des armées vendéennes. Il est décédé
le 25 février 1839, au château Gontier. Il avait
épousé mademoiselle Anne Jéromine du Bois-
jourdan, dont il a eu trois enfants.
Armes : D'or, à deux fasces d'argent chargées
de trois annelets de gueules, 2 et l.
Supports : Deux lions.
LELARGE DERVAU.
Seigneurs d'Ervau, de Mosnes, de Vallières,
d'Auzan, etc. (Tourraine, Orléanais).
Famille qui commence sa filiation à Claude
Lelarge d'Ervau, né à Amboise le 15 mai 1597.
Elle a fourni deux capitaines de vaisseau, un ca-
pitaine de frégate et plusieurs officiers dans les
armées de terre. Elle s'est alliée aux familles de
Brussy, de St-André, du Theil, de Maulne, etc..
Le 11 mars 1785, un certificat de noblesse pour le
service militaire a été délivré par Chérin, à un des
membres de cette maison. Charles Claude Augus-
tin Le Large d'Ervau, comparut en 1789, à l'as-
semblée électorale des bailliages réunis de Blois
et de Bomorantin.
Armes : D'azur, à deux fasces d'argent, chargées
de trois annelets de gueules, 2 sur la première et
1 sur la seconde.
LE LIEUR DE VILLE SUR ARGE.
Dès le xiii siècle, on rencontre le nom de la
famille Le Lieur dans l'histoire de Normandie.
Louis Le Lieur, décédé en 1275 fut inhumé en
l'église de St-Ouen de Rouen, dans la chapelle de
Notre-Dame, comme l'atteste l'histoire de Bouen
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par du Souillet; son fils fut élu maire de cette
ville en 1311. La filiation suivie commence à son
fils Jacques Le Lieur, 1 er du nom, capitaine et
maire de Rouen en 1358, gouverneur du château
de Ste-Catherine, qu'il fortifia et défendit contre
les Anglais. En récompense de ses services, le
le roi Charles V lui accorda le 13 février 1364, des
lettres de noblesse héréditaire. Ce prince le
nomma en même temps grand maître des eaux et
forêts de Normandie. 11 fut inhumé dans l'église
du couvent des Cordeliers de cette ville. Son fils
aine Jean continua la descendance.
Au 13 e degré nous trouvons Jean Louis Le
Lieur, chevalier, seigneur de Ville-sur-Arce, né le
13 février 1736, officier au régiment des grena-
diers royaux.
Son petit fils, Charles Napoléon Le Lieur de
Ville-sur Arce, né à Saint-Cloud, le 15 août 1807,
fut trésorier delà marine à Marseille, chevalier de
la Légion d'honneur ; il a eu plusieurs enfants de
son mariage avec Mathilde Elisabeth Karcher.
Armes : D'or, à la croix endentée d'argent et de
gueules, cantonnée de quatre têtes de léopard
d'azur, lampassëes de gueules.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions.
LE LOUP DE LA BILIAIS.
Famille originaire de Bretagne, où elle réside
encore de nos jours. Elle remonte à Jean Le Loup,
chevalier qui comparût dans une enquête faite
en 1167.
Guillaume Le Loup, écuyer, servit dans les
guerres de son temps en qualité de l'un des
vingt écuyers de la compagnie de Geoffroy de
Partenay, qui fit montre à Dun-le— Roi, le
1 er juin 1380.
La filiation suivie commence à Jean iLe Loup,
sieur du Breil, qui épousa une dame de la Mi-
rande, avec laquelle il vivait en 1530 et mourut
en 1565, laissant un garçon, dont le fils fut main-
tenu dans sa noblesse d'extraction par arrêt du
20 novembre 1668.
Un Le Loup, fils de Claude Le Loup du 5 e degré,
est l'auteur de la branche des seigneurs de la
Biliais, qui subsiste encore de nos jours. Deux
membres de cette branche ont servi avec le comte
de Chasseloir, chef de la branche aînée, dans la
légion de Mirabeau, où l'un a péri ; le second y
a été blessé; il s'est marié depuis, et n'a pas eu
d'enfants : mais son frère puîné marié eût six
enfants.
Armes : De gueules, à deux fasces d'argent
chargées la première de trois et la seconde de
dix étoiles de sable.
Couronne de marquis.
Supports : Deux lions.
LE MAIGNAN.
Famille maintenue dans sa noblesse d'ancienne
extraction aux réformations de Bretagne, à l'In-
tendance de Tours et par arrêt du Conseil.
Elle s'est divisée en deux branches : la branche
de L'Ecorse et celle de La Verrie.
La filiation de ces branches est parfaitement
établie à partir de l'an 1300.
Cette famille a donné un gentilhomme de la
chambre du roi ; un garde des sceaux de Bretagne ;
un bouteillier de Françoise d'Amboise, duchesse
de Bretagne ; des chevaliers de St-Michel et de
St-Louis ; des officiers supérieurs dans l'armée
de Vendée; deux zouaves pontificaux.
Armes : De gueules, à la bande d'argent, char-
gée de trois coquilles de sable.
LE MAIRE DE SARS-LE COMTE.
Famille originaire de l'Ar-
tois remontant à Robert Le
Maire, seigneur de Pasqueau,
vivant en 1280 (La Chesnaye
des Bois).
Maintenue dans sa noblesse
par sentence des Elus de la
Province d'Artois rendue le
17 octobre 1635. Titre de
comte Palatin du St-Empire
reconnu par le conseil héral-
dique des Pays-Bas le 16
avril 1787.
Alliances avec les familles : de Valenciennes,
Raullin de Belval, deBernicourt.Ruffin, duPuich
des Camps de Porville, de Rautre, de Thiant, de
la Croix, de la Hamayde, de Pestre, de Bayen-
rieux, de la Roche de Marchiennes, de Marchai,
deBerclat, d'Auxy de Launois, d'Hannecart de
Briffoul,deGoussaincourt,de SJullivan de Ter-
deck, deKuyper,Le Febvre de Plinval, Le Cor-
dier, de Percy, de la Roche d'Oisy, de la Roche-
lambert-Montf ort. .
Armes: Parti: au 1, d'argent, au lion de sa'
ble, armé et lawpassé de gueules, accompagné de
trois étoiles de gueules, 2 en chef, la 3" en pointe ;
au 2, d'or, au chef de gueules chargé de trois co-
quilles du champ.
Couronne de comte.
Supports : Deux griffons.
LE MARESGHAL.
Famille de la vicomte d'Eu, généralité de Caen,
maintenue le 29 juillet 1667. Elle a pour I e '' auteur
Guillaume Le Mareschal, anobli en 1463, lequel
figure à la monstre des nobles tenant fiefs au
371 —
372 —
bailliage de Caux et Gisors, en 1470. Son petit
fils, Jean-Adrien-Nicolas-Charles, écuyer, sieur de
la Forest, vicomte d'Evreux, marié à Anne Le
Cochois, fut maintenu en 1667.
Armes : D'azur, au lion couronné d'or, accom-
pagné de trois roses d'argent, 2 en chef et 1 en
pointe.
LE MAROIS.
Famille des plus honorables de la Basse-Nor-
mandie. Jean-Léonard-François Le Marois fut un
des plus fidèles compagnons de Napoléon et lui
servit de témoin lors de son mariage avec José-
phine Tascherde la Pagerie ; il devint général de
division et fut créé comte de l'Empire. "Son fils, le
comte Le Marois, né en 1801, a été représentant
du département de la Manche en 1845.
Armes : Ecartelé : aux 1 et 4 d'azur, à la croix
alésée d'or ; au 2 de sinople, au cheval d'argent;
au 3 de sinople à une pensée au naturel.
LE MERCIER (G te ).
Louis-Nicolas Lemercier, né à Saintes (Cha-
rente-Inférieure) en 1755, succéda, en 1775 à son
père dans la charge de lieutenant civil et criminel
de la sénéchaussée de Saintonge. Ses talents lui
valurent d'être nommé député du Tiers-Etat en
1789, commandeur de la Légion d'honneur le 14
juin 1804 et grand-officier le 20 juin 1811. Créé
pair de France le 4juin 1814, il est mort en lais-
sant trois fils et une fille.
Armes: Le gueules, à la croix ancrée d'argent,
accompagnée au 2 e canton d'une épée et aie 3 e
canton d'une ancre du même.
LE MERCIER DE MAISONCELLE,
Louis Le Mercier de Maisoncelle, chevalier de
St-Louis, commandant, pour le roi, dans l'ile de
la Grande-Terre, à la Guadelonpe, fut anobli par
lettres patentes données par Louis XV en avril
1734 pour services militaires rendus dans les guer-
res de l'Amérique et en récompense de la bra-
voure que lui et ses ancêtres ont déployée en Eu-
rope en diverses circonstances.
Armes : D'azur, au cheoron d'argent, accompa-
gné en chef de deux étoiles d'or, et, en pointe,
d'un cœur du même.
LE MERLE DE BEAUFOND.
Famille originaire de la Normandie et de la
Martinique, a produit un maréchal de France,
Foulques ou Foucaud du Merle (1302), plusieurs
gentilshommes de la chambre du roi, des cheva-
liers de Malte et des ordres du roi, des magistrats
d'un rang élevé, des officiers supérieurs des ar-
mées de terre et de mer, et des officiers membrss
du conseil souverain de la Martinique.
Elle a contracté de belles alliances avec notam-
ment les maisons de Beauharnais,de Lamoricière,
d'Andigné, d'Estouville, de l'Hôpital, de Héricy,
etc.
Armes : De gueules, à trois qmntefeuilles d'ar-
gent, 2 et 1 ; et, en abîme, un merle tenant en son bec
une branche de laurier de sinople, posé sur un
rocher de trois coupeaux d'argent.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions.
LE MÉTAER DE LORGERIE.
Il y a en Bretagne une famille Le Métaer, res-
sorts de Saint-Brieuc et de Dinan.
Jean Le Métaer, capitaine des francs-archers de
l'Evêché de Saint-Brieuc, vivait en 1484.
Ceux de son nom furent déclarés nobles d'ex-
traction par arrêt du 5 octobre 1660.
Armes; D'argent, à trois merlettes de sable.
LE MINTIER.
En Bretagne : famille qui a formé plusieurs
branches.
Par arrêt renduen lachambrede la réformation
le 14 février 1669, au rapport de M. Deniau, ceux
de ce nom furent déclarés nobles d'ancienne ex-
traction, et maintenus en qualité do chevalier,
ressorts de Plërmel, Jugon, Guérande, Bennes et
Saint-Brieuc.
Par deux autres arrêts rendus en la dite cham-
bre, du 10 novembre 1668 et 3 avril 1669, ils furent
aussi déclarés nobles d'ancienne extraction', enfin
ils furent encore déclarés nobles d'extraction par
arrêt du 16 février 1669.
De cette famille était François Le Mintier,
écuyer, seigneur de Léhélec, qui s'est marié en
1699 avec Vincente-Françoise de Caradem, dont
il eut un fils, Jean-Marie Le Mintier, reçu page
du roi dans sa grande écurie le 17 juin 1718.
On lit dans le Mercure de France du mois de
mars 17"/9, p. 207, qu'Antonin François Le Min-
tier, chevalier, seigneur de la Motte Basse, en
Bretagne, chef des noms et armes de sa maison,
âgé de 75 ans, a renouvelé le 4 février 1773 la cé-
rémonie de son mariage avec Benée de la Motte-
Vauvert, âgée de 70 ans. Tls ont eu de leur mariage
17 enfants, dont 9 vécurent, et plusieurs petits-
enfants, qui presque tous ont assisté à cette céré-
— 373
— 374 —
monie dans la paroisse du château de la Motte.
Basse, diocèse de Saint-Brieuc.
Armes: De gueules, à la croix engrôlée d'argent.
LEMOGE DE VAUDOUARD.
Cette famille, originaire de Bourgogne, est très
anciennement connue au baillage de Villeneuve-
le-Roi.
Jean Lemoce signe un acte en date àVilleneuve-
le-Roi,du 17 juin 1433, concernant une acquisition
par les Célestins de Sens. (Archives d'Auxerre
(manuscrits). H. 549.
Jean Lemoce paie aux Célestins de Sens, en
1460,1e cens qui leur est dû pour ses trois maisons
de Villeneuve-le-Roy. Archives d'Auxerre. H. 552.
Jehan Lemoce, écuyer, chastelain et vi-bailly
de Frontignan, donne quittance de ses gaiges
échus à la date du 26 juin 1458. (Cette pièce écrite
et signée de sa main est rédigée en latin, sur par-
chemin. Bibliothèque nationale. Cabinet des ti-
tres. Pièces originales. Registre 1975, — article
45349.
Mais à l'avènement du Roy Louis XI, il est dé-
chargé, par lettres datées de Tours du 23 octobre
1461, de cet office qui était une charge d'épée. Bi-
bliothèque nationale. Fonds français — 25713.
N* 10 — parchemin original.
Noël Lemoce, procureur du Roy à Villeneuve-
le Roy, épouse (environ vers l'an 1560)Guillemette
Puisoye, laquelle descendait en ligne directe —
au 5 e degré — de Jean Porcher, conseiller au Par-
lement de Paris, et de Jeanne de Chanteprime, sa
femme ; et au 6 e degré, — d'Estienne Porcher,
sergent d'armes et maistre des garnisons de vins
du Roy Charles V qui lui a donné des lettres
d'anoblissement pour lui et sa postérité, procréée
et à procréer, née et à naîtres. Ces lettres sont
datées de Paris du mois de juin 1364.
Armes : De gueules, à l'aigle d'argent armé et
béqueté d'or. Bibliothèque nationale (imprimés).
Porcher (généalogie de). Paris — 1650 — in-4>.
L. M. 3 — 747.
Droin Lemoce est procureur au bailliage de Vil-
leneuve-le-Roy. Une déclaration de terrier, du 4
septembre 1667, fait connaître que le domaine de
Vaudouard, sis paroisse St-Nicolas-lès-Villeneuve-
le-Roy, lui est échu par partage dès avant l'année
1658.
Droin Lemoce, né le 28 février 1640, conseiller
du Roy, receveur des consignations du baillage
de Villeneuve-le-Roy, est désigné dans son contrat
de mariage da 18 juin 1679., comme demeurant à
Vaudouard chez ses père et mère.
Droin- Emmanuel Lemoce, né le 3 juin 1722,
écuyer, officier au régiment de Grassin (cavalerie)
est inscrit sous le nom de Vaudouard sur les re-
gistres matricules du régiment, volumes nos 35 et
36 des archives du ministère de la guerre.
On trouve, parmi les pièces qui le concernent,
une ordonnance royale en date, à Versailles, du
23 novembre 1767, portant que M. Le Moce de
Vaudouard est nommé maire de la ville de Ville-
neuve-le-Roi . Archives nationales — Secrétariat
de la maison du Roy, registre O' 111 —page 501.
Armes : D'argent, à la foi de carnation, posée
en fasce et accompagnée de trois pommes de si-
mple, 2 en chef et i en pointe.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Lemoce de Vaudouard, (Henri et Albert)
propriétaires, demeurant à Paris, rue Ro-
yale, n° 14, et à Auberville-sur-Mer (Cal-
vados), villa des Landiers.
LE MOINE DE M ARGON.
Margon était une seigneurie foncière avec tou-
tes justices, haute, moyenne et basse, mère et
mixte empire, relevant du plein fief de la cou-
ronne, et dont les seigneurs sont qualifiés barons
avant le xve siècle, comtes auxxvr 8 et xvn e et quel-
quefois marquis au xvm e .
La famille Le Moine de Margon est très ancienne ;
elle a formé plusieurs branches qui se sont illus-
trées en Bretagne, en Picardie, en Angleterre, à
Naples, en Sicile, en Auvergne et en Languedoc.
Robert Le Moine fit partie delà Ire croisade et
se signala au siège d'Antioche. Elle compte un
évêqueetun cardinal, et un légat du pape Boniface
VIII en 1294.
La filiation de cette famille est établie depuis
René Le Moine, cousin du cardinal qui fit dona-
tion (1285) de plusieurs terres au monastère de
St- André en Auvergne.
René, comte Le Moine, seigneur et comte de
Margon est qualifié marquis dans plusieurs actes;
marié, en 1698, à Elisabeth de Surirey de St-Remi,
il fut chargé démissions diplomatiques de la plus
haute importance, et assista, en 1713, aux confé-
rences qui amenèrent la pacification de l'Europe
par le traité d'Utrecht.
Armes : Parti : au 1 de gueules, à trois fasces
ondées d'argent ; au chef d'azur, chargé de trois
fleurs d'or qui est de Fargis ; au 2 coupé: au i<»'
d'or, au cep de vigne, terrassé de sinople; au chef
d'azur, chargé d'un croissant d'argent, accosté de
deux mouchetures du même, qui est de Lavit de
Vignes ; au 2 e d'or, à la bande de gueules,
chargée de trois tètes de lévriers contournées d'ar-
gent, colletées du second émail (sinople) qui est
de Mercossert ; sur le tout : d'or, à trois pals de
— 375 -
— 376 —
gueules, au chef d'azur, chargé de trois étoiles
d'argent, qui est de Le Moine.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions lampassés.
Devise : Pcr tenebras lucent.
LE MOINE DE SAINTE-MARIE.
Familte originaire de Champagne, installée
dans laprovince depuis deux siècles seulement; sa
filiation remonte à Jean Le Moine, écuyer, vivant
en 1322. Pierre Le Moine de Ste-Marie, a été échan-
son du roi en 1657. Un Le Moine, gentilhomme de
la chambre du roi en 1733, fut nommé le 2 août
1765, député de la noblesse de Clermont en Beau-
voisis.il eut deux fils : l'ainé, le baron Le Moine,
entra aux chevaux légers de la garde du roi en
1778 etestmort à Paris en 1841 ; il avait été colo-
nel et gentilhomme ordinaire de la chambre ; le
cadet entra au service en même temps que son
frère et c'est alors que pour le distinguer, il re-
prit le nom de Sainte-Marie, porté par ses ancê-
tres.
Armes : D'argent, à une bande de gueules, ac-
compagnée en chef de trois mouchetures d'hermi-
nes, et en pointe, d'un fer de moulin de sable
accosté de deux épis de blé au naturel.
LE MOINE DES MARES.
Famille delà généralité de Caen, élection d'A-
vranches, maintenue dans sa noblesse en 1667.
Armes : D'or, fretté de sable.
LEMOT {Baron).
Originaire du Lyonnais.
Créé baron en 1827.
Armes : D'azur, à la colonne d'argent, avecun
chapiteau d'or, sommé d'un buste de même et
terrassé de sinople ; parti d'or à trois bandes de-
gueules.
LE MOUTON DE BOISDEFFRE.
Le premier auteur de cette maison, originaire
de Normandie est Raoul Le Mouton, écuyer, sieur
delà Motte, de la paroisse d'Angoville, vivant en
1368. Thomas fut maintenu dans sa noblesse le
25 février 1490. Nicolas, écuyer, sieur du Manoir,
de Courtenay et autres lieux, fut maintenu en
l'élection de Bayeux en 1666. René Jean Le Mou-
ton de Boisd'Effre, brigadier des armées du roi,
mort en 1797, eut douze enfants dont deux seule-
ment ont continué la descendance.
1° Louis René, maréchal de camp et chevalier
de St-Louis.
2° René Jean Baptiste, maréchal de camp et
grand officier de la Légion d'honneur.
Armes : D'argent, à trois gibecières de sable,
boutonnées et houppées d'or, 2 et 1 .
LE MOYNE.
Seigneurs de Biville, des Flèches, d'Aviron, de
la Trébardière, des Vingnelles, etc.
Famille originaire de Normandie où elle a été
maintenue dans sa noblesse d'extraction par deux
jugements rendus, l'un en septembre 1663, l'au-
tre en octobre de la même année. Cette famille est
connue depuis la fin du xv<* siècle parmi les plus
distinguées de cetto province.
Elle s'est divisée en deux branches, dont l'une,
celle des seigneurs de Biville, des Flèches et d'A-
vron, a été maintenue dans sa nobleese comme il
est dit plus haut.
Le premier auteur de cette famille est Jean Le
Moine, viconte de Rouen en 1446.
Au 10e degré, nous trouvons François-Jean-
Baptiste Le Moyne, seigneur du Croset, marié en
en 1769, avec demoiselle Marie- Anne Marcoul de
la Prévotière dont un des fils, Michel-Antonin Le
Moyne deFarges, s'est marié en 1809, avec demoi-
selle N.Rouyère de la Rochette, qui l'a rendu père
de plusieurs enfants.
Armes : De gueules, au chevron d'or, accompa-
gmé de trois roses d'argent.
Couronne de comte.
LEMPEREUR DE SAINT-PIERRE.
Famille de l'élection de Gisors et de Pontoise
qui compte : Jean Bart-Lempereur, écuyer, sieur
de Caulière qui vivait en 1659. Jean, marquis de
Guerny, écuyer du roi Louis XVI.
Armes : D'or, et l'aigle êployée de sable, sur-
montée d'un soleil de gueules.
LEMPS (de).
Maison des plus anciennes de la province du
Dauphiné dont l'origine se perd dans l'obscurité
des temps féodaux.
Hugues de Lemps fut, en 1223, l'un des pleiges
du Dauphiné Guigues-André, envers le comte de
Valentinois, avec neuf autres chevaliers.
Lantelme de Lemps fut en 1232, présent à une
donation; François de Lemps combattit à Varey
en 1325; Louis de Lemps, avocat célèbre et conseil
de la ville de Grenoble vivait en 1670.
Cette famille a formé trois branches principales:
— 377
378 —
1° Celle du Monet éteinte en 1590.
2° Celle de la Blache de Four, finie en 1600.
3° Celle de la Touviere, qui subsiste de nos
jours ; à cette branche appartenait Louisde Lemps
avocat cité plus haut.
Armes : D'or, -parti de gueules, au lion de l'un
en l'autre, brochant sur le tout.
Devise : Le temps j'attends.
LE NEUF DE NEUFVILLE.
Normandie.
Comtes de Sourdeval et de Tourneville, sei-
gneurs de Neufville, Montenay, Saint-Victor, etc.
Originaire de Normandie, cette famille peut
prouver sa filiation sur preuves dès 1371 ; elle a été
maintenue dans sa noblesse par arrêt du Conseil
d'Etat des 4 décembre 1655 et 1 er septembre 1667.
El!e s'est divisée en trois branches principales.
loL'ainée des Le Neuf de Neufville ;
2° La 2 e branche des Le Neuf, c tes de Sourdeval;
3o et la 3 e branche des Le Neuf, c^s de Tourne-
ville.
En 1573. Gilles Le Neuf, conseiller qui sub-
stituait le bailli de la ville de Caen, présida les
assises de Falaise.
En 1630, messire Jean Le Neuf était lieutenant
du roi en la vicomte de Caen.
En 1772, Charles Le Neuf, seigneur de Neufville,
était conseiller du roi.
Armes : De gueules, à trois quarreaux bouffe-
tés d'or.
Couronne de comte.
LENEZ GOTTY DE BRÉCOURT.
Cette famille paraît être originaire de Norman-
die où on la trouve établie depuis plusieurs siè-
cles. Elle possédait aussi des fiefs dans l'île de
France, et en 1355, Regnault de Brécourt, qualifié
noble et chevalier par une charte, avait des terres
aux environs de Mantes.
Il est de tradition que le nom le plus ancienne-
ment porté par cette famille serait celui de Bré-
court et que la souche s'était divisée à une époque
reculée en plusieurs branches. Le chef de l'une
d'elles épousa Mathurine Le Netz, de Netz ou Le-
nez et sa descendance joignit à son nom patrony-
mique celui de leur mère. Le nom de Cotty pro-
vient du mariage de Jean de Brécourt, seigneur
du Buisson en 1660, avec Marie de Cotty.
L'ascendance de la branche de Cotty, encore
aujourd'hui existante, remonte finalement à Mi-
chel Lenez de Brécourt, maréchal des camps et
armées du roi, dont le fils, Jean Lenez de Bré-
court, officier au régiment de Normandie vers
1626, se distingua sous les murs de Tunis en
1640, fut blessé à l'assaut de la ville de Coni en
1641 et à la prise de Barcelone en avril 1652. Il
était gentilhomme de la Chambre du roi et gou-
verneur des villes et château de Montcalieri près
Turin en 1650, servait comme aide de camp du
vicomte de Turenne en 1646, du prince de Condé
en 1647 et devint lieutenant-colonel du régiment
de Normandie et maréchal de bataille. Il mourut
à Reims en 1672 et fut enterré sous le nom de
baron de Brécourt. Il avait épousé à Pignerol en
1660, Marie Cotty, fille de Michel Cotty, gouver-
neur de cette ville, dont îl eut un fils qui a conti-
nué la descendance.
Cette famille compte plusieurs officiers supé-
rieurs dans nos armées, chevaliers de St-Louis.
Armes : D'azur, au lion d' argent, armé et lam-
passé de gueules ; au chef de gueules chargé de
trois étoiles d'or.
Couronne de marquis.
Devise : Impavidum fe rient ruinœ.
LENFANT (de).
Famille ancienne, originaire de l'Anjou, établie
en Provence, où elle s'est divisée en plusieurs
branches, dont il ne reste aujourd'hui que l'aînée.
Cette famille commence la filiation à Jean Len-
fant écuyer, qui vivait en 1395.
Aimé Lenfant, écuyer, après avoir eu ses biens
ravagés par les huguenots se retira en Provence,
où il épousa en 1603, Sibille d'Albin, dont il eut
entre autres enfants, Lons de Lenfant, chevalier
des ordres royaux et militaires de St-Louis et de
St-Lazare, commissaire ordonnateur des guerres.
Anne Alexandre Charles Marie de Lenfant, fut
prédicateur du roi Louis XVI et de la reine, il fut
renfermé en 1792 dans la prison de l'abbaye : il y
fut massacré le 3 septembre à l'âge de 78 ans.
Jean Jacques de Lenfant, écuyer, garde du roi,
a fait reconnaître l'authenticité de la généalogie
par acte public passé à Eguilles, le 19 sep-
tembre 1778.
Armes : D'or, à trois fasees de gueule*.
I/ENFERNAT (de).
Famille ancienne de Beauvoisis.
Artus de L'Enfernat, écuyer, sieur de la Motte,
et Louis de L'Enfernat, écuyer, sieur de Mor-
nay, sont mentionnés dans les coutumes d'Au-
xerre de l'an 1561. Jean de l'Enfernat, écuyer,
sieur de Villiers, en Saint-Germain, est nommé
dans les coutumes du Perche, de l'an 1559.
Armes : D'azur, à trois losanges d'or.
— 379 —
380
LE NOIR DE GARLAN
TOURNEMINE.
ET DE
Originaire de Bretagne, cette famille avait
obtenu le 3 mars 1788 un arrêt du conseil supé-
rieur, qui lui accordait un délai d'un an pour faire
venir ses titres de noblesse et pour les faire enre-
gistrer. Il est à croire que les événements de 1781»
ont empêché de donner suite à cette instance. La
maison Le Noir de Carlan est très ancienne, elle a
passé aux diverses réformations de Bretagne et a
possédé les terres de Graffàut, de Kermoran, de
la Villepierre, de Quéferois, etc.
Armes : D'azur, à trois cheorons d'or ; au franc
quartier de gueules, chargé d'une fleur de lis
d'argent.
LE NOIR DE LA GOGHETIERE.
Famille originaire d'Anjou, ayant possédé les
seigneuries de Chanteloup, des Ormeaux.
Elle adonné Charles, bailli du comte du Lude
en 1754 ; Louis, notaire à la Flèche en 1709-1765 ;
Pierre, conseiller, clerc au présidial, curé de la
Flèche en 1501 ; Alexandre, commandant des mo-
biles de Maine-et-Loire en 1870; Henri capitaine
au même régiment, 1870.
Armes : D'argent, à trois têtes de maure de
sable, tortillées d'or, posées 2 et 1 .
Devise : Nomine niger, corde candidus.
LE NORMANT DE BRETTEVILLE.
Ancienne maison de l'élection de Falaise, en
Normandie, maintenue le 3 juillet 1593 et le
2 mai 1667. — Jean Le Normant vivait en 1470. —
Guillaume, écuyer, seigneur de Traspied, de
Magny, de Bretteville, etc., était homme d'armes
des ordonnances du roi en 1528. — Jean, II e du
nom,* écuyer, sieur de Bretteville, était chevau-lé-
ger de la garde ordinaire du roi en 1643.
Louis Claude Le Normant de Bretteville, cheva-
lier, était capitaine au régiment de Belsunce, en
1775; son fils, entré à l'école royale militaire en
1786, émigra à la révolution, prit du service dans
l'armée danoise et se maria dans ce pays. Il
eut de ce mariage nenf enfants, 7 garçons et 2 fil-
les.
LE NORMANT DE GRANDGOURT,
DES VARANNES, etc.
Famille originaire de Provence et Picardie.
RenaudinLe Normant, écuyer, seigneur du Mes-
nil, gouverneur des villes et châteaux de Mehun-
sur-Yèvre, obtint du roi Charles VII, la conces-
sion de la fleur de lys qui se trouve dans ses
armes.
La famille Le Normant est fort ancienne et on
la trouve mentionnée dans les monuments du
moyen âge dès les premiers temps de l'hérédité
des noms. Une généalogie détaillée dressée sur
titres et publiée en 1853 par le chef de la branche
des Varannes, établit la filiation depuis Henri Le
Normant, bourgeois de Calais, en 1347 dont les
ascendants étaient fixés dans cette ville depuis
plus d'un siècle ; l'un d'eux, Robert Le Normant,
figura le 6 septembre 1255 parmi les notables et
échevins, dans une sentence arbitrale rendue
entre Foukessin Leclercq et Mahaut, comtesse de
Boulogne.
A.u 12 e degré, nous remarquons Joseph Le
Normant, 2 e du nom, conseiller du roi, vivant
en 1731 et qui laissa d'un second lit, deux enfants :
Joseph Etienne, auteur de la branche des Varan-
nes et Pierre Joseph, auteur de celle de La
Grandcour. Né le 14 mars 1745, marié à Mer,
le 4 février 1772 à Marie Anne Nicole Le Mai-
gnen, dont il eut un fils qui continua la postérité.
La famille le Normant se trouve alliée aux pre-
mières et plus anciennes familles de France et
plus particulièrement à celles du Berry, de la
Bretagne, du Rouergue et de l'Orléanais.
En France : avec les Montmorency, Salignac de
la Motte-Fénelon, d'Avaray, de Kercado, de Bar-
ville, de Baschy, du Buat, de Liniers, de l'Isle,
de Marcheville, de Rante, de Rambouillet, de
Rocquencourt, de Rolée, de Sageot, de Salbert,
de Sigurel, de Livry, de Solanet, de la Touche,
de la Touanne, de Troyes, de St-Mesmin, de Bé-
ranger, de Beauharnais, d'Orléans, du Coudray,
le Chartier, de Boisrenard, de St-Germain, de
Beaumont, des Courtils, de Soulforu, de Bar de
la Croix, de Menon, d'Orival de Quincampoix, de
Massol, du Tail, de la Noue, de Rochefort, de
Villiers, de Villeneuve, de Goffier, du Breuil, de
Franclieu, du Guesnel, de la Fontaine, de Gas-
cien, de Négré.d Ali choux dePomoyrol de Ginal,
de JansondePeyrable, deKéiidec, deKerdionion,
de Kersimon, de Kermorsin, de Kersers, de Ker-
prigeant, etc., etc.
Armes : Ecarte lé : d'or et de gueules, à quatre
rocs d'échiquier de l'un en l'autre, et au tourteau
d'azur, posé en cœur et chargé d'une fleur de Lis
d'or.
Dauphiné : D'azur, à une tête d'aigle d'argent
soutenue d'une fasce du même.
Normandie : D'argent, au chevron de sinople
accompagné en chef de deux croissants du même,
et, en pointe, d'une tête de mort tortillée d'argent.
— De sinople au lion d'argent.
381
382
Bretasnr : D'azur au lion léopardé d'or ; au
chef cousu de gueules, soulenu d'argent et chargé
d'un léopard d'or.
Orléanais, Ile de France : Ecartelc : de gueules
et d'or à quatre rocs d' échiquier de l'un en l'autre,
et, en abîme, un tourteau d'azur chargé d'une
fleur de lis d'or.
Couronne de comte.
Auteurs à consulter : antérieurement à 1793,
Archives de Calais, 1255, Thomas de la Thaumas-
sière; manuscrits du chanoine, Robert Hubert ;
l'abbé Castonnet tous deux généalogistes Orléa-
nais ; Legaingeulx, généalogie de la maison
Colas-des-Francs; généalogie de la maison de
Coumol (bibliothèque d'Orléans) d'Hozier ; de la
Chenaye-des-Bois, Pallet, édition de la France,
1726-1636-1749; Le Normant des Angles 1747; Le
Normant de Bussy 1718; armoriai des évêques
d'Evreux, armoriai des maires d'Orléans; mono-
graphie de l'Hôtel-de-Ville d'Orléans.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Le Normant des Varannes (Constant).
Docteur en médecine domicilié à Loctudy
(Finistère).
Le Normant des Varannes (Marius-
Edouard). Ingénieur à St-Lô, (Manche).
Le Normant de Kergré (Alexandre-
Louis-Paul), Colonel des hussards.
Le Normant de Kergré (Paul- Auguste),
à Quimperlé (Finistère).
Le Normant de Villeneuve — de la
Salle — de Bussy — de Kergris — de la
Grand Cour, etc.
LE NORMANT DE LOURMEL DU
HOURMELIN.
Cette maison originaire de
la Touraine où elle possédait
au commencement du xvi e siè-
cle la terre de la Salverte, si-
tuée près deChinon, s'établit
vers 1650 dans la province de
Bretagne parla possession de
la terre et du château de No-
yai, situés près de Lamballe
dansl'évêehédeSt-Brieuc, pos-
session qui faisait, partie de-
l'héritage d'une mère. L'éta-
blissement des Le Normant
lesfrt comprendre en Bretagne
dans la réformation de 1669 et déclarés nobles
d'extraction après l'examen de leurs titres généa-
logiques.
Moïse Le Normant, écuyer, seigneur de la Sal-
verte en 1557, fat pourvu, après de longs services
dans les troupes du roi, de l'état de Maréchal des
Logis de la noblesse de France, dans les provinces
de Poitou,Anjou et Touraine, par brevet du comte
de Sansay, capitaine général de la noblesse de
France, par commandement de Mgr le duc de
Montpensier, lieutenant-général et commandant
pour le roi en Poitou.
Son fils hérita de sa charge et fut gouverneur
de la ville et du château de Langeais pendant la
Ligue.
A la fin du siècle dernier, la branche aînée se
fondit dans la maison Le Métaer du Hourmelin,
qui s'éteignit en 1796 en la personne de Pierre-
Gabriel-François Joseph Le Métaer, chevalier,
seigneur comte du Hourmelin, chevalier de St-
Louis, maréchal des camps et armées du roi. Il
avait fait ses preuves au cabinet de l'ordre du St-
Esprit en 1788 pour l'obtention des honneurs de
la cour.
François-Jacques Le Normant de Lourmel, hé-
ritier du comte du Hourmelin, épousa le 14 mai
1783 Julie-Jeanne du Coetlosquet, fille du haut et
puissant seigneur, messire Jean-François-Yves
vicomte du Coetlosquet, colonel en second du ré-
giment Dauphin, chevalier de St-Louis, gentil-
me de la chambre de Merle Dauphin (Louis XVI),
du comte de Provence (Louis XVIII), du comte
d'Artois (Charles X) et de Denise-Françoise de
Tréanna, héritière de Pensornon.
Toussaint-Jacques-César Le Normant, chevalier
de Lourmel, émigra en 1791, fît la campagne de
1792 dans la cavalerie de la marine ; rentré en
France, il fut arrêté à Paris, incarcéré au Luxem-
bourg et condamné à mort par le tribunal révolu-
tionnaire le 5 juillet 1794.
François-Victor Le Normant de Lourmel, comte
du Hourmelin, fut un des chefs du soulèvement
royaliste breton en 1815 dans les Côtes-du-Nord.
Capitaine de la garde royale, il épousa en 1817
Frances-Matnilde Sheldon, née à Bruxelles le 14
avril 1793, fi le de haut et puissant seigneur an-
glais Charles-Henry Sheldon, de Weston etBeoley
aux comtés de Warwick et Worch ester et de dame
Elizabeth-Louise de Gorges-Bussel, branche aînée
de la famille des ducs de Bedfort, et fut tenue sur
les fonds baptismaux par l'honorable Francis
Talbot,4efrère'du comte de Schwesbury, époux de
Margaret Sheldon, sa tante, et par Frances Shel-
don, née Princesse Auersperg, fille de Charles
prince du même nom, veuve en premières noces
du comte Léopold de Daun.
De nos jours, Frédéric Henri Le Normant de
Lourmel, né le 12 juillet 1811, général de brigade,
aide de camp de S. M. Napoléon III, fut tué glo-
rieusement sous les murs de Sébastopol à la jour-
née d'Inkermann. Pontivy, sa ville natale, lui a
- 383 —
— 384 —
élevé une statue. La comtesse de I ourmel fut
dame du Palais de S. M. l'Impératrice et mourut
en 1869.
Armes: Ecartelê: au 1 d'azur, au lionlèopardè
d'or; au chef cousu de gueules soutenu d'argent,
et chargé d'un léopard d'or, qui est Le Nor-
mant ; au 2, de sable à la fasec d'argent, accom-
pagnée de trois canettes de même, membrées et bec-
quées de gueules, 2, 1, qui est Sheldon ; au 3,
d'argent à trois mcrteltes de sable, 2, 1, qui est
Le Métaer ; au 4, parti: au 1, d'argent au tour-
nant d'azur de Gorges; au 2, d'argent au chef de
gueules chargé de trois besants d'or de Russel,
qui est Gorges-Bussel.
Devise : Optimum pâli.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Branche aînée
Le Normant de Lourmel, C te du Hour-
melin (Charles-Pierre- Aimé), marié en 1848
à Marie-Hyacinthe de La Motte-Rouge.
Résidence : Château du Hourmelin près
Lamballe (Côtes du Nord).
Branche cadette
Le Normant de Lourmel (Aimé). Rési-
dence : Château de Thaumatz près Jugon ;
Château du Marais près Yffiniac ; Hôtel
Sébert à St-Brieuc (Côtes-du-Nord).
LENTILHAG (de).
Comtes de Lentilhac, vicomtes de Lédières, ba-
rons de Gimel, maison d'ancienne chevalerie,
originaire de la province de Quercy, qui a donné
son nom au bouig de Lentilhac, près la petite
ville de Figeac. Son ancienneté remonte aux temps
les plus reculés, puique dès la fin du vm e siècle,
on voit déjà figurer les sires de Lentilhac, comme
de puissants seigneurs, dans les traités passés
avec l'abbé du monastère de Figeàc. L'abbaye de
Vie de l'ordre de Citeaux, au diocèse de Oahors,
fut fondée l'an 1200 par les seigneurs de cette
maison. Elle a donné des capitaines d'hommes
d'armes, des officiers généraux, un grand nombre
d'officiers supérieurs et des chevaliers des ordres
du roi. Elle a obtenu les honneurs de la Cour en
1782, en vertu des preuves faites au cabinet du
St-Esprit ; elle a produit des comtes de Lyon,
plusieurs chanoinesses de Bemiremont et a four-
ni plusieurs prélats recommandables, entre au-
tres, un évêque de Lavaur.
Armes: De gueules, à la bande d'or.
Couronne de marquis.
Supports : Deux lions.
LÉON DES OURMEAUX.
Famille originaire de Bretagne dont la filiation
suivie remonte à Olivier Léon, mentionné dans
un contrat de l'an 1323. La seconde branche de
cette maison est éteinte ; la troisième a pour chef
Pierre-Léon, qui rendit aveu au Prieur de Saint-
Michel de Moncontour en 1537. Il fut maintenu
dans sa noblesse par arrêt du Parlement en 1543
sur des actes et partages nobles, et remontant
jusqu'en l'année 1302. Il eut entre autres enfants,
Guillaume-Léon, premier du nom de sa branche,
seigneur de Vauxboëdes et des Ourmeaux, qui
rendit hommage et aveu en 15S5, comme héri-
tier principal de Pierre-Léon, son père, à la sei-
gneurie de Moncontour; il est cité au nombre des
vasseaux nobles du Prieur de St-Michel de Mon-
contour, etc.
Une quatrième branche a pour auteur Jean-
Léon, qui vivait en 1650.
Armes : D'argent, au lion de gueules, armé,
lampassê et couronné d'or.
LEONARD
JUVIGNY.
DE RAMPAN ET DE
Cette famille originaire de la paroisse de Hottot,
au diocèse de Bayeux, a pour premier auteur :
Jacques Léonard, seigneur de la Bivière et
d'Ourville, anobli par lettres patentes du mois de
février 1582. Sa descendance a formé cinq bran-
ches principales, savoir : celle de Bampan, de
Juvigny, de Beaupré et des Iles, d'Arbois et de
la Painerye, d'Acqueville et du Mesnil-Touffré.
Trois de ces branches subsistent encore de nos
jours. — La l re branehe a formé deux rameaux
dont l'aîné s'est éteint en la personne de Victor
François Léonard de Bampan, ancien officier du
régiment colonel-général (infanterie) . Le second
a eu pour chef : Edouard Charles François Léo-
nard de Bampan, officier de cavalerie en retraite,
chevalier de la Légion d'honneur, qui de son
mariage avec demoiselle Sophie Bosalie Le Sache,
a eu deux filles et deux fils.
La branche de Juvigny établie en Alsace, s'est
aussi divisée en deux rameaux ; il existait une
3e branche, représentée par Thomas Edouard
d'Argouges, né en 1802, célibataire.
Armes: D'azur, au lion d'or, lampassê degueules
et accompagné de trois flammes du même 2 et 1.
LE PANNETIER DE ROISSAY.
Cette famille paraît être originaire du Maine,
où elle est fixée depuis longtemps, et où elle est
alliée aux plus anciennes maisons du pays.
385
386 —
On trouve parmi les rejetons qu'elle a produits •
noble Jean Le Pannetier, conseiller du roi, greffier
antiers, alternatif et triennal à Ernée;François Le
Pannetier, conseiller à la barre ducale de Mayen-
ne, à sa formation en 1650 ; plus tard, Jean Marie
Le Pannetier de Roissay, né en 1780, décédé en
1832, laissant deux fils.
Armes : De sable, à un chevron à" argent, accom-
pagné en chef de deux étoiles, et, en pointe, d'un
croissant de même.
LE PAULMIER.
Cette famille est originaire de Normandie.
Elle a été maintenue dans sa noblesse le
20 novembre 1668.
On trouve, mentionné dans les archives de
l'église de Coutances et les chartes de l'Abbaye-
de-Montebourg, en 1252, un André Le Paulmier,
qualifié de miles.
Armes : D'azur, à trocs palmes d'or, posées
2 et 1.
LE PELETIER DE ROSAMBO.
Marquis de Rosambo-Coskaer.
Famille originaire de Bretagne, qui y figure
avec éclat dès le xie siècle. Plusieurs branches de
cette maison se sont étendues dans le Maine,
l'Anjou et la Normandie. La nature de leurs pos-
sessions et la noblesse de leurs alliances attes-
tent l'ancienneté de leur origine. Elle a pour
berceau la maison et seigneurie du Bois, dit le
Bois-Peletier, située dans l'étendue de la sei-
gneurie de Brons, près St-Brieuc.
François Le Peletier fut le premier qui entra
dans le parlement, en 1572. Son nom y fut illustré
par un grand nombre de conseillers et de prési-
dents, parmi lesquels se sont surtout distingués :
Claude Le Peletier, qui a travaillé aux fameuses
ordonnances de Louis NIV, et dont le quai neuf
fut appelé alors quai Peletier.
Après la mort de Colbert en 1683, il fut
nommé contrôleur des finances ; Louis Le Peletier,
marquis de Rosambo et baron de Poussé, fut
président à mortier en 1756 -, Louis Le Peletier,
marquis de Rosambo. fils aîné du précédent, pré-
sident à mortier en 1765.
Le chef de la branche aînée de la maison Le
Peletier a pris, sur les désirs du roi, le nom de
Rosambo, qu'il unit au sien, en ajoutant à ses
armes celles de Coskaer de Rosambo, que l'on voit
dans la ix« salle des croisades. Louis I er Le Pele-
tier, chevalier, seigneur d'Ablon, avait épousé
Geneviève Josèphe de Coskaer.
Armes : Ecartelé : aux l et i d'azur, à la croise
pattée d'argent, chargée en cœur d'un chevron de
gueules et, en pointe, d'une rose du même bouton-
née d'or; le chevron accosté de deux molettes de
sable sur la traverse de la croix, qui est de Le
Peletier ; aux 2 et 3 contre écarteté : aux 1 et 4
d'or au sanglier de sable : (non effaré) ; aux 2 et 3
ecartelé d'or et d'azur.
LE PELLERIN DE BEAU VAIS.
Famille originaire de Normandie, où Girot Le
Pellerin, dont le surnom vient des Croisades,
épousa, au commencement du xvi e siècle, la fille
de Harenc, qui descendait des premiers conqué-
rants de la province. — Vers 1660 et depuis, plu-
sieurs membres de la famille Le Pellerin vinrent
s'établir en Touraine, où ils possédèrent diffé-
rentes terres seigneuriales. Les seigneurs de
Beauvais furent les représentants de la branche
de Beauvais.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné de
trois étoiles d'argent; au chef de sable, chargé de
trois coquilles d'argent.
LE PELLETIER DE GLATIGNY.
Famille originaire de Picardie, qui a rendu des
services importants à l'Etat dans la carrière des
armes et dont le premier auteur connu est Michel
Le Pelletier de Glatigny, écuyer, commissaire
ordinaire et garde général de l'artillerie de France,
marié en 1649 à Françoise Chariot, dont il eut
postérité.
Cette famille compte plusieurs ofticiers distin-
gués chevalier de l'ordre royal et militaire de
St-Louis.
Armes : D'azur, à la fasce d'argent chargée
d'un croissant de gueules, accompagné de trois
étoiles, 2 en chef et 1 en pointe.
LE PESANT DE BOISGUILBERT.
Famille de la généralité de Rouen.
Cette maison compte plusieurs membres du
parlement et de la chambre des comptes de Nor-
mandie; elle a possédé héréditairement depuis la
moitié du xvn e siècle, la charge de lieutenant
général et président au bailliage de Rouen. Le
célèbre de Boisguilbert, si connu par ses travaux
économiques et la disgrâce qu'ils lui attirèrent,
était de cette famille. — Marthe Le Pesant a
épousé en 1635, Pierre Corneille, avocat du roi à
la table de marbre de Rouen, maître des eaux et
forêts qui fut père du grand Corneille. — Deux
Le Pesant de Boisguilbert ont comparu à l'assem-
blée de la noblesse de 17 S9 pour l'élection des dé-
putés.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné
en chef de deux têtes de lion d'argent et d'un
cœur d'or, en pointe.
Tome II
13.
— 387
— 388
LEPOITTEVIN DE LA CROIX
VAUBOIS.
Ancienne famille originaire de la Normandie.
L'un de ses auteurs, J. B. Lepoittevin, né en 1653,
fut conseiller du roi, directeur des aides de Mont-
didier. Il épousa en 1680 demoiselle Catherine de
Ricard.
Louis-Antoine Lepoittevin de LaCroix,né àPé-
ronne le 17 janvier 1753, était conseiller du roi,
directeur des économats avant la révolution, sous
l'empire receveur général des douanes à Anvers.
IL assista au couronnement de l'empereur comme
président du canton de la ville d'Anvers. Il s'est
marié le 29 avril 1785 à demoiselle Marie-Josèphe
Poulletier de Périgny, alliée à un grand nombre
de maisons de grande noblesse.
Son 3- fils, Casimir-Charles Lepoittevin de La
Croix-Vaubois, fut président au tribunal civil de
Beauvais, chevalier de la Légion d'honneur ; né à
Calais le 16 novembre 1795, il épousa le 30 novem-
bre 1818 demoiselle Amélie-Françoise-Catherine
Belgrand de Vaubois, fille de messire Claude-
Henri Belgrand, comte de Vaubois.
Le comte de Vaubois n'ayant eu que trois filles
a obtenu, par ordonnance de S. M. le roi Charles X
en date du 12 août 1829, que son gendre, M. Le-
poittevin de La Croix, portât le nom de Vaubois.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accosté de deux
maillets d'argent et accompagné en chef d'une
grappe de raisin d'or, et, en pointe, d'une croix
pallèe du même.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions.
LE PRÉVOST DE FOURCHES (alias
LE PROVOST).
On connait en Normandie 10 familles nobles du
nom de Le Prévost ou Le Provost, la plupart
d'ancienne chevalerie; la plus importanie d'entre
elles est celle qui nous occupe.
Normandie et Bretagne.
Seigneurs de Miettes, de la Porte, de Visel, de la
Ferté Corbière, de St-Germain de Fourches, de
Royville, etc.
Elle date de l'époque delà conquête de l'Angle-
terre, c'est-à-dire de l'an 1066. Suivant une an-
cienne tradition, son premier auteur était filleul
de Guillaume le Conquérant.
Le fils aîné de Guillaume Le Prévost resta en
Angleterre et y fit souche ; le fils cadet revint en
Normandie ainsi que ses frères, où ils possédaient
de grands biens dans les élections de Falaise,
d'Argentan, etc., généralité de Caen.
Cette famille fut reconnue noble d'ancienne ex-
traction par Raimond de Montfaut, en 1469, en la
personne de Jean Le Prévost, de la paroisse de la
Trinité, diocèse d'Avranches.
Deux siècles plus tard, Jean et Jacques Le Pré-
vost firent leurs preuves d'ancienne noblesse en
1666 devant Chamillart, intendant de la généralité
de Caen.
Les anciens cartulaires ont conservé les noms
d'un grand nombre de personnagesde cette vieille
famille dans les temps les plus reculés et remon
tant à l'an 1233, maisla filiation suivie commence-
à noble homme Pierre Le Prévost, écuyer, lieute-
nant du château de Falaise en 140Q, qui eut pour
femme N. . . dont il eut plusieurs enfants.
Cette famille a fourni les branches :
io des seigneurs du Marais de St-Germain de
Fourches qui a pour auteur Henry Le Prévost, né
en 1561, seigneur du Marais et de St-Germain de
Fourches ;
2° des seigneurs de St-Germain des Fourches,
issue de la précédente, dont l'auteur, François Le
Prévost, écuyer, seigneur de St-Germain des
Fourches, né en 1606, servait en 1635 dans la
compagnie du sieur Marguerie de Nonant, aux
lieux et place de Henry, son père, âgé de 75 ans.
3° celle des seigneurs de la Roche, de Lulagris,
delà Villoutin, deRavilly, du Bourg, des Mazures,
de la Touche, de la Pinsonnière, de Laubruère,
etc. qui, transportée de Normandie en Bretagne,
a pour auteur Jacques Le Prévost ou Le Provost,
seigneur de Courhery, né en 1520, issu du 5 e degré
de la souche-mère.
. Ses alliances sont des plus distinguées.
Elle s'est poursuivie jusqu'à nos jours en don-
nant des officiers chevaliers de St-Louis.
Armes : D'azur, au lion d'argent, (alias d'or),
armé et lampassé de gueules, tenant une hache
d'armes d'or (alias d'argent).
L'écu timbré d'un casque de chevalier orné de
ses lambrequins.
Supports : Deux lions.
LE PRÉVOST DIRAY.
Famille noble, originaire de Bretagne et établie
en Normandie dans le xv e siècle. Elle remonte en
ligne directe à Henry Le Prévost, écuyer, marié
à Jeanne de Villiers, qui vivait vers 1500.
Jean-Jacques Le Prévost, chevalier, seigneur
d'Iray, né le 31 mars 1743, reçu garde du corps de
S. M. en 1758, chevalier de l'ordre royal et mili-
taire de St-Louis, émigra et lit la campagne de
1792 à l'armée des Princes en qualité de maréchal-
des-logis des gardes du corps; devint en 1814
sous-lieutenant avec rang de colonel.
Armbs : De gueules, à deux fasces d'argent, ac-
compagnées de trois croissants de même en chef,
et, <-n pointe, de trois besants aussi d'argent.
— 389
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LE PRÉVOST DU BARAIL.
Barons de Malvas et d'Oysonville, marquis du
Barail et vicomtes de Villers-Helon, seigneurs de
Malassie, d'Herbelay, de St-Germain, d'Amboise.
etc.
Maison ancienne, originaire de la ville de Pa-
ris où elle était connue dans la haute magistra-
ture depuis le commencement du xiv e siècle, épo-
que à laquelle vivait Yves Le Prévost, conseiller
au Parlement en 1315. Cette maison, recomman-
dable par son ancienneté, ses alliances, les nom-
breux services qu'elle n'a cessé de rendre à nos
rois, dans leurs conseils, dans l'administration de
la justice et dans le commandement de leurs ar-
mées, remonte par sa filiation suivie à Jean Le
Prévost, premier du nom, écuyer, seigneur de
Malassie près d'Etampes, qui vivait sous le rè-
gne du roi Charles VIL La branche du marquis du
Barail a pour auteur Pierre Le Prévost, premier
du nom, qui vivait en 1016.
Armes : Echiquelè d'or et d'azur ; au franc can-
ton d'or, chargé d'un griffon de sable; à la bor-
dure de gueules, chargée de trocs besanls d'or.
LE QUIEN DE LA NEUF VILLE.
Seigneurs de la Neufville, etc., à Paris et à Bor-
deaux. Cette famille dont les différents auteurs
font remonter l'ancienneté à des siècles très recu-
lés ne prouve néanmoins sa fdiation que depuis
Pierre Le Quien de la Neufville, qui fut capitaine
de cavalerie et mourut en 1675, après avoir épousé
demoiselle Claude Maldamé. Son fils fit plusieurs
ouvrages qui lui valurent une place à l'Académie
des inscriptions et belles-lettres en 1706. Les ta-
lents qu'il montra dans les diverses traductions
qui sont sorties de sa plume l'ont placé au rang
des hommes illustres de son siècle, dans l'histoire
littéraire du règne de Louis XV.
Cette famille a aussi produit un brigadier des
armées du roi en 1741. plusieurs autres officiers et
un chevalier de St-Louis en 1721.
Armes: Ecartelé : aux 1 et 4, de sinople, au
chien braque d'or, ayant un collier de sable sur-
monté d'une palme d'argent en fasce; aux 2 et 3,
bandés de vair et de gueules.
LE REBOURS.
Ancienne famille de l'élection de Falaise en
Normandie dont la filiation remonte àPierre Le Re-
bours, écuyer.seigneur de Maizières, vivant en 1360.
Jean, écuyer, seigneur de la Leu, de Chaussy,
etc., maître des comptes, a été maintenu en 1667.
Armes : De gueules, à sept losanges d'argent.
LE ROUX DE BRETAGNE.
Voy. pour l'historique de cette famille le tome
I er , colonne 1747, et rectifier comme suit l'état 'des
représentants actuels.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Le Roux de Bretagne (Auguste), chef de
nom, né le 4 mai 1857. Résidence : Château
de laFolatière,près St-Jean d' An gély. Marié
le 30 avril 1884 à Marie-Louise Joly (I'Aussy,
dont . a) Germaine, néeenl885 ; b) Auguste,
né en 1880; c) Suzanne, née en 1887 ; d)
Jeanne, née en 1890 ; e) Marie-Madeleine,
née en 1893 ; f) Antoine, né en 1895.
FRÈRES
Le Roux de Bretagne (Henry), né en
1858. Résidence :Fouquières près Réthune.
Marié en 1884 à Joséphine Dubrùlle de
Rouvroy, dont : a) Anne Marie,née en 1885 ;
b) Geneviève, née en 1887; c) Marie-Antoi-
nette, née en 1888 ; d) Madeleine, née en
1890; e) Henry, né en 1893.
Le Roux de Bretagne (Maurice), né en
1861. Résidence : Château-Bon près Vaudri-
court (P. de C). Marié en 1891 à Pauline
de Mazière, dont : a) Anne-Paul, née en
1892 ; b) Maurice, né en 1893 ; c) Jean, né
en 1894.
Le Roux de Bretagne (Paul), né en 187(1.
Résidence : Lille (NordJ.
ONCI.ES
Le Roux de Bretagne (l'abbé Louis), né
en 1836, vicaire à la Madeleine à Paris.
Le Roux de Bretagne (Charles), né en
1838. Résidence : Château delà Bijoire (Ven-
dée). Marié 1° à Antoinette de Bizemont,
en 1864, dont Louise, née en 1866, mariée
à Gustave d'OnsANE ; 2° à Gabrielle de La
BAJONiÈRE,enl873,dontCharles, néen 1874.
Le Roux de Bretagne (Joseph), né en
1842. Résidence : Château de Mortagne
(Nord). Marié à Rerthe Clément.
Le Roux de Bretagne ( Thérèse), née en
1844. Résidence : Château de>Péré (Deux-
Sèvres). Mariée en 1868 à Maxime Bastard
—. r—. —
391 —
392
de PérÉ; capitaine de frégate, officier de la
légion d'honneur, dont : a) Thérèse, née en
1870; b) Geneviève, née en 1872 , c) Joseph
né en 1873, aspirant de marine ;d) Maxime
né en 1874 ; e) Henri, né en 1875.
LE ROUX DE PUISIEUX.
Seigneurs du Chastelet, de la Thieuloie, dePui-
sieux-au-Mont, dePuisieux-au-Val et d'Acheville,
en Artois.
Claude Le Roux, auteur de cette famille, qui
a formé les deux branches, était natif de Bé-
thune et bourgeois d'Arras. Il servit en qualité
d'hommes d'armes dans les armées de l'empereur
Charles V, qui l'anoblit, et toute sa postérité, par
lettres du 15 avril 1527, confirmées en juin 1531.
Armes : Ecartelé : aux 1 et 4, d'argent, à la
fasce de gueules surmontée de trois coqs de sable
membres et crêtes de gueules ; aux 2 et 3, d'or, à
la bordure rngrêlée de gueules, à la fasce du mù
me, à l'ecusson d'argent, brochant sur le tout
chargé de trois fleurs de lys de gueules, surmon-
tées d'un lambel d'azur.
Cimier : Une /leur de lys de gueules entre vn
vol du même.
LE ROY DAMIGNY.
Ancienne famille de l'élection de Baveux en
Normandie dontla noblessea été authentiquement
reconnue à différentes époques par un arrêt de la
cour des Aides le 27 mars 1494, et ensuite en 1588
et 166G. Elle a fourni un grand nombre d'officiers
de tous grades et des chevaliers de St Louis.
Les preuves de noblesse que cette maison a
fournies en 1737, devant le juge d'armes de France,
font remonter safitiation à Guilbert Le Roy,écuyer,
qui vivait en 1494. Il est l'auteur connu des trois
branches de la famille, savoir : celle des seigneurs
d'Ainigny, éteinte vers 1720; celle des Le Roy du
Gué, éteinte également en 1700 ; et celle des sei-
gneurs de Souceboz (en Suisse) qui s'esteontinuée
jusqu'à nos jours. Elle a pour auteur Le Roy, 4 e
fils de Charles, seigneur d'Amigny.
Armes: D'argent, à trois merlelles de sable, po
secs 2 et i.
Couronne de vicomte.
Supports : Deux sauvages.
LE ROY DE BARDE
Famille noble et ancienne de la Picardie, dis-
tinguée par ses alliances et ses services militai-
res. Cette famille est connue depuis BaoulLeRoy,
qui fit en 1227 deux donations à l'église et aux
religieux de Ste-Marie de Lieu Dieu.
Nicole Le Roy fut mariée vers l'an 1470 avec
Alexandre Gaillard, seigneur de Ferré. Elle est
mentionnée dans le testament de son mari du 2i
septembre 1510.
Cette maison a fourni plusieurs branches : celle
de Valenglart et celles de Camelun et de Barde.
Suivant les preuves fournies, leur souche com-
mune remonte à Gui Le Roy, écuyer, qui com-
mence la filiation suivie. Il vivait en 1375-1396.
La branche des seigneurs de Barde a pour au-
teur Adrien Le Roy, écuyer, seigneur de Barde,
Bois-Colard, Harse, etc., gentilhomme ordinaire de
la maison du duc de Guise, qui épousa le 5 février
1619 demoiselle Charlotte de Rune, dont postérité.
Armes : Tiercé en fasces ; au 1 d'or, au lion
léopavdë de gueules: au 2, de sinople ; au 3,
d'hermine.
Supports : Deux lions.
Cimier : Un lion issant.
LE ROY DE BOISAUMARIÉ.
Originaire de la Basse-Normandie, cette famille
a fourni plusieurs membres considérables. Parmi
ceux qui ont rendu des services éminents au pays,
depuis un siècle, nous citerons : Pierre-Thomas
Le Roy de Boisaumarié, capitaine d'état-major,
membre du tribunat et du corps législatif sous le
1er Empire, préfet du Var et du Loiret, de rille-
et-Vilaine et des Basses-Pyrénées, de 1830 à 1837,
commandeur de la Légion d'honneur, etc. ; Pierre
Leroy de Boisaumarié, préfet, officier de laLégion
d'honneur, décédé en 1857 ; et Ernest, baron Le
Roy de Boisaumarié, qui fut sénateur et préfet de
la Seine-Inférieure.
Armes: D'azur, au chevron de gueules, accom-
pagné en chef à dextre, d'une tour crénelée et
démantelée: à senestre, d'une balance; et, en
pointe, d'un livra ouvert : le tout en argent : au
canton de sénateur.
LE ROY DE GHA VIGNY.
Famille originaire d'Anjou.
Elle a donné Jacques, abbé de St-Florent (en
1518) et de Cluny, aumônier du Dauphin et des
ducs d'Angoumois et d'Orléans, archevêque de
Bourges ; et un abbé de Bellefontaine en 170'.».
Armes: Ecartelé: aux 1 et 4, d'argent à une
bande de gueules ; aux 2 et 3, échiqueté d'argent
et d'azur, (alias : d'or et d'azur), à la bordure de
gueules.
LE SAULNIER.
Seigneurs de Calibray, des Tertres, de la Cour,
de la Ilautièrc, de St-Jouan, etc.
— 393
— 394 —
Ancienne famille originaire de Bretagne. On la
croit originaire de la paroisse de Ruca, dans l'an-
cien comté de Matignon. Elle s'est divisée en plu-
sieurs branches connues vers la fin du xvm e siè-
cle sous les noms de la Hautière, de la Saudrays,
de St-Jouan, de Vauhello et de la Cour.
Le premier membre connu de cette famille est
Bertin Saulnier ou Le Saulnier, en 1206. La filia-
tion commence à Gabriel Le Saulnier, compris
dans un dénombrement des nobles de l'évêché
de St-Brieuc en 1427.
Au 10° degré nous trouvons Bonaventure-Fran-
çois-René Le Saulnier de la Cour, né à St-Brieuc
le 17 avril 1788, lieutenant de vaisseau et cheva-
lier de la Légion d'honneur.
La branche de St-Jouan a pour auteur Pierre Le
Saulnier, sieur de St-Jouan, 3 e fils de François Le
Saulnier de Vauhello de la branche précédente.
Armes: Ecartelè : aux 1 et 4 d'azur, à trois
poissons d'or, qui est Le Saulnier; aux 2 et 3 d'or,
au porc épie de sable, qui est de Pugneix.
Couronne de marquis.
Supports : Deux sirènes.
LTESCAILLE (de).
Famille originaire du Brabant, issue de Bernard
de l'Escaille, seigneur de Faulez, homme d'armes
de Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, dont
l'arrière-petit-fils François de l'Escaille, seigneur
de Faulez, archer de la noble garde de l'empereur
Charles-Quint, a eu du même empereur continua-
tion de noblesse, etc. Concession d'armes, 1548.
Armes: De gueules, à la main gantée d'argent,
portant bride de sable : au chef d'or chargé d'une
aigle de sable aux ailes éplogées.
Supports : Deux chevaux d'argent.
LESGALOPIER (de).
Jean Lescalopier, contrôleur de la maison du
roi, fut échevin delà ville de Paris en 1554 et 1562,
et s'allia avec Marie-Claude l'Hermite. Leur fils
fut reçu secrétaire du roi le 25 octobre 1599. Il
épousa Marthe, fille de v Jacques Gobelin,fondateur
de la célèbre manufacture royale des Gobelins.et
mourut en 1620 laissant postérité.
La famille Lescalopier dont le nom est aujour-
d'hui de l'Escalopier s'est alliée aux Le Clerc de
Lesseville, aux Le Tellier de Savoie, et elle a
donné des magistrats distingués.
Abmes : De gueules, à la croiz d'or, cantonnéede
quatre croissants du même.
LESGHAUX (de).
Savoie et Franche-Comté.
La famille de Leschaux qui, par les femmes, se
rattache authentiquement à Leutgarde, mère de
Guillaume le Conquérant, est originaire de Savoie.
L'un de ses premiers membres connus est Du-
rand Leschaux dont la fille Marie, morte en 1229,
avait épousé Eudes Arrode, le grand panetier du
roi de France Philippe-Auguste.
Le chevalier Jean de Leschaux compte parmi
les personnages de marque faits prisonniers aux
côtés du duc de Savoie à la bataille de Varrey,
en 1325.
Vers 1618, la maison de Leschaux vint se fixer
en Franche-Comté où plusieurs de ses membres
occupèrent de hautes charges provinciales.
Armes : anciennes : D'azur, à un griffon d'or.
modernes (parlantes) : D'argent, à deux bandes de
gueules, chargées d'un lais arraché de sinople ;
au chef d'azur, chargé d'un soleil d'or.
Couronne de comte.
Supports: Deux aigles.
LESGHEVIN DE PRÉVOISIN.
Picardie, île de France.
Seigneurs de Précourt, de Prévoisin, de Billy,
etc.
Famille qui tire son origine de la maison de
Crêvecœur et remonte au xm e siècle ; elle a été
maintenue dans sa noblesse d'ancienne extrac-
tion par jugement en date du 30 janvier 1715
à la généralité d'Amiens, ses preuves remon-
tant à noble Charles Lesquevin, écuyer, sei-
gneur de Baconval, auquel le roi Henri IV fit don
de plusieurs sommes à piendre sur ses sujets
rebelles, par lettres royaux du 7 novembre 15S9.
Elle compte des services militaires très distin-
gués et de brillantes alliances. Les armes étaient
de gueules, au lion d'or, au chef échiquelé d'ar-
gent et d'azur. Sur la tombe d'Adrien Lesquevin
qui existait en 1548 dans l'église de Roye, se trou-
vaient deux écussons accolés : l'un figurant une
fasce accompagnée en chef de 3 étoiles et d'un
croissant et en pointe d'un Lion, l'autre un échi-
quelé, qui est l'écusson d'Antoinette Girault.
femme d'Adrien ; on peut en inférer que l'écusson
de la maison de Lesquevin a été formé de la réu-
nion de ces deux blasons en un seul, et que les
armoiries de la famille de Leschevin ont été com-
posées entièrement des pièces du premier de ces
deux blasons.
Elle a été confirmée le 23 mai 1755, par arrêt
du Conseil d'Etat du roi de Pologne, dans sa pré-
tention de descendre de l'illustre et antique mai-
son de Crêvecœur ; en conséquence, le chef de la
famille a pris les noms et titres de marquis de
Crêvecœur.
La famille Leschevin, dont le nom n'est qu'une
traduction française du nom Picard Lesquevin,
a produit antérieurement à 1789 : un lieutenant
d'artillerie, un écuyer de la Reine, 3 contrôleurs
généraux des maisons des comtes de Provence et
395 —
396
d Artois, une première femme de chambre de
Madame la Dauphine et une du Dauphin, duc de
Normandie, une lectrice de la Reine, trois pre-
miers commis de la maison du roi, etc.
Cette famille s'est divisée en cinq branches ;
celles de Leschevin de Billy, de Pressée, de Rou-
gemont, de Précourt et colles de Leschevin de
Prévoisin, la seule existante qui s'est taxée en
Bretagne, au commencement dn xix e siècle.
Xavier Leschevin de Pré voisin, écuyer, était
lieutenant au régiment de l'Ile de France en 1780
et fut licencié le 20 mars 1701 .
Elle compte des chevaliers de St-Louis et de
la Légion d'honneur.
Armes : D'argent, au Chevron d'azur accom-
pagné en chef d'un croissant accosté de deux
étoiles et en pointe d'un Lion, le tout de gueules.
L'écu timbré d'un casque de chevalier, orné
de ses lambrequins.
LE SEGQ DE GREPY.
Cette famille répandue en Normandie, en Pi-
cardie, en Artois, en Lorraine, etc. a été main-
tenue dans sa noblesse par acte en date de 1701.
La branche d'Artois, dont est issu le rameau de
Crepy, établi en Lorraine a obtenu l'érection en
baronnie sous le nom de Bevelinghein, St-Mar-
tin, de Bosquehem et d'Escleines, en 1083. Fran-
çois Le Secq, trésorier général des Etats du Lan-
guedoc en 10(30, a formé le rameau des marquis
de la Mothe de St-Heraye, allié à la maison dé
Gourdon de Genouillac.
L'auteur commun de ces diverses branches est
Thomas Le Secq, sieur de Launay, notaire au
chêtelet de Paris, anobli par lettres pa'entes en
1601.
Georges Le Secq de Crepy, capitaine d'infan-
terie, chevalier de St-Louis, émigra en 1792. lit
campagne dans l'armée des Princes, de 1792 à
1801 et fut blessé à la jambe droite. Il fit partie
de la garnison de Metz pendant le blocus de 1815
et servit dans l'Etat-major des places jusqu'en
1830; il avait épousé en 1809, d ll « Suzanne Barbe
Le Masson de Rancé, dont il a eu postérité.
Armes : D'azur, au sautoir d'or, chargé de cinq
étoiles de gueules.
Couronne de marquis.
Supports : Deux lions.
LESELEUG DE KEROUARA.
Originaire de Bretagne, seigneur de Goùelet-
quer, de Quistillic, de Kérouara, de Kerpica, de
Kertané, etc.
Cette famille a pris part aux réformations de
de 1670, montres de 1443 a 1534.
Nous trouvons : Thomas, dans une montre de
Jean de Penhoët, pour le recouvrement de la
personne du duc en 1420; Philippe, seigneur de
Gouëletquer, mentionné à la réformation de 1443;
Didier, procureur du Bourgeois de Léon en 1520,
marié vers 1530 à Tiphaine le Borgnis, un évèque
d'Autun, mort en 1478.
Armes : D'argent, au chêne de sinople, le tronc
chargé d'un léorier courant de sable.
Devise : A dto robitr.
LE SELLIER DE GHÉZELLES.
Famille ancienne, originaire de Picardie. Elle
tire son nom d'un fief noble qu'elle possédait et
qui est situé le long de la rivière de Selle, qui se
décharge dans la Somme, près d'Amiens. Bastien
Le Sellier, seigneur de Prouzel, en fit dénombre-
ment le 8 novembre 1530, à très puissant et très
redouté seigneur messire Charles d'Ally, cheva-
lier, vidame d'Ornes, baron de Picquivy, selon les
actes reçus par Letellier et Tonnellier. Les titres
anciens de cette famille se trouvent à la tour de
Londres parce que ses ancêtres passèrent en
Angleterre avec Guillaume le Conquérant.
La filiation de cette famille remonte à Bastien
Le Sellier, écuyer, seigneur de Prouzel, qui vivait
en 1525.
Nicolas Le Sellier, dit de Hau, écuyer, fut main-
tenu dans ses privilèges de noblesse, par arrêt de
M. Bignon, intendant de Picardie, du 13 mars
1700, lors de la recherche des usurpateurs do la
noblesse.
Charles Hippolyte Le Sellier de Chezelles, fut
garde du corps de sa Majesté en 1814.
Armes: D'or, à l'aigle d'azur, becquée et membrée
de gueules .
L'ESPAGNOL.
En Flandre. Famille dont était Jean Joseph l'Es-
pagnol de Caverine, ancien procureur syndic de
la ville de Douai, qui rendit au roi des services
importants dans les diverses commissions extra-
ordinaires qui lui furent confiées par les inten-
dants de Flandre, particulièrement à l'occasion et
pendant les sièges de Condé, Bouchain, Valen-
ciennes et Cambray. C'est ce qui est spécifié dans
les lettres de noblesse accordées par Louis XIV,
en considérations de tous ces services et de ceux
d'André François L'Espagnol, son fils, conseiller
d'état de la Flandre Wallonne et premier con-
seiller pensionnaire de la ville de Lille, qui les a
obtenues au mois de mai 1704, c'est à ce dernier
que commence la filiation suivie de cette famille;
son fils Charles François L'Espagnol a obtenu des
lettres de vétérance, après avoir rempli les mêmes
fonctions que son père pendant 30 ans.
Armes : D'azur, à une foi d'argent.
— 397
393
LESPARDA(B on ).
Brie.
Baron de l'empire du 20 décembre 1810.
Armks: D'azur, à trois tours d'argent ouccrles
ajourées et maçonnées de sable rangées en fasce
celle du milieu accostée de deux fers de lance du
même.
LESPÉE {de).
Famille originaire de Lorraine.
« Nous soussignés, certilions que M. le baron
de l'Espée, père, ancien capitaine de cavalerie
est propriétaire de la baronnie de Froville, dépar-
tement de la Meurthe, provenant de ses père et
mère et qu'antérieurement sa famille a possédé
des terres titrées. Son quatrisaïeul, Jean de l'Es-
pée, conseiller d'Etat, était seigneur du comté de
Germiny, qui a été pendant trois générations,
dans sa farmlle comme il constate parles actes et
contrats de mariage de ses aïeux, les foi et hom-
mages qu'ils en ont rendus, l'acte d'échange lait
dudit comté de Germiny, par son bisaïeul, avec
la famille Le Bègue, son alliée contre d'autres
propriétés foncières, dont le fief de l'Ebeuville
qui est encore dans sa famille, faisait partie du
dit échange, ce que nous attestons, sur le vu des
pièces authentiques citées, qui nous ont été pré
sentées.
Donné à l'hôtel-de-ville de Nancy, le 11 janvier
1819. Signé Poirot. »
Armes : D'azur, à la fasce d'argent, accom-
pagnée en chef de deux croisettcs recroisellées et
fichées d'or', à l'épée d'argent, garnie cV or, bro-
chant sur le tout.
LESPÉRONNIÈRE (de).
Famille originaire d'Anjou, marquis de la Ro-
chebardone, barons de Vriz, seigneurs de l'Espé-
ronnière, de Pineau, la Sorinière, la Sansonnière,
le Breil, la Saulaye, etc., etc.
Celte vieille ot recornmandable famille remonte
au xii e siècle. Sou premier membre connu est
Joachim de l'Espéronniere qui épousa en 115b,
Eléonore de St-Amadour.
En 1470. à la montre qui se tint par ordre du
roi Louis XI, Jehan de L'Espéronniere fournit
ses preuves de noblesse.
Cette famille a donné : une supérieure générale
du Calvaire, une supérieure de la Visitation à
Madrid, un gentilhomme ordinaire de !a chambre
du roi, un chambellan, plusieurs lieutenants de la
grande vénerie de France, des chevaliers de l'or-
dre du roi, un page de la grande écurie du roi,
1705, un chevalier de St-Louis, etc.
Armes : D'hermine, frelté de gueules.
Couronne de marquis.
LESPINASSE ou L'ESPINASSEide.)
Maison des plus anciennes et des plus illustres
du royaume, qui tire son nom d'une terre située
en Bourgogne, aux frontières de Forez et qui
s'est répandue dans les provinces d'Auvergne, du
Nivernais, de Bourbonnais, de Champagne, etc.
Elle n'est pas moins distinguée par ses services
militaires, que par les belles alliances qu'elle a
contractées avec les maisons les plus considéra-
bles par lesquelles elle a l'honneur d'appartenir à
une branche de la maison royale de .France. On
compte parmi les comtes de Brioude qu'elle a
donnés, Guillaume, Hugues, Louis et Pons de
Lespinasse, en 1200 ; Bertrand, en 1282 ; Pons
et Willelme, en 1287 ; Drogun de Lespinasse.
comte de Brioude, fut témoin d'un acte de vente
du jour de St-Jean et de St-Paul, l'an 1247.
Elle était partagée dès le commencement du
xn e siècle, en diverses branches dont une
connue sous le nom des seigneurs de St- André,
a fourni un grand nombre de chanoines, comtes
de Lyon, entr'autres Guillaume de Lespinasse, en
1341, et Guichard de Lespinasse en 1349, prévôt
en 1374 et doyen en 1399. Cette branche s'est
éteinte l'an 1380.
On trouve une branche des seigneurs de St-
Léger, dont était Jean de Lespinasse, chevalier,
seigneur de St-Léger et d'Ancize sous Dun-le-Roi
en Bourgogne, au diocèse d'Autun.
Pierre de Lespinasse était chevalier des Tem-
pliers et commandeur de Celle, qui est une com-
mand.rie considérable près Murât en 1241.
Hugues de Lespinasse était chevalier de Rho-
des et commandeur de Celle en 1327. Girard de
Lespinasse, chevalier était capitaine des monta-
gnes d'Auvergne en 1358.
Cette maison a donné des chevaliers célèbres,
un échanson du duc de Bourgogne en 1407 et 1409,
conseiller, chambellan et gouverneur des enfants
de ce prince, les comtes de Nevers et de Rethel
dont le neveu Béraud de Lespinasse fut conseil-
ler et chambellan du roi Louis XI, et général de
l'armée que ce prince envoya contre le duc de
Bourgogne en 1475; il défit les troupes du duc
dans u ie bataille- qu'il gagna près de Chàteau-
Chinon. La branche de Langeac, qui a fait les
preuves de la cour en 1770, a donné quatre maré-
chaux de camp, un brigadier des armées du roi et
nombre d'officiers supérieurs, décorés de l'ordre
royal et militaire de Saint-Louis.
Armes : Ecartelé : au 1 d'or, au dauphin pâmé
d'azur, qui est des dauphins d'Auvergne ; au 2
d'or, au gonfalon de gueules, qui est d'Auvergne,
au 3 d'azur, semé de fleurs de lys d'or, à la tour
d'argent, brochante, qui est de la Tour d'Auver-
gne ; au 4 d'or, à six fleurs de lys d'azur, qui
est de Combronde ; sur le tout de gueules, à la
bande d'argent, au Uimbel du même, broe.h int,
qui est de Lespinasse.
399
— 400 —
LESPINAY (de).
Nous trouvons une famille de Lespinay, sei-
gneurs de Bodouan, de Lespinay, etc., en Breta-
gne, de la Ruffelière et de la Vrignonière en
Poitou, dont la descendance remonte jusqu'à Jean
de Lespinay, premier du nom, qui mourut avant
le 19 septembre 1482 laissant un fils qualifié
noble dans un acte de 147'.).
Armes : D'argent, à trois épines de sinople.
LESPINE (de).
Au Comtat Venaissin, maison très ancienne,
originaire du Dauphiné, qui prouve une ascen-
dance directe depuis Ricou, seigneur de L'Espine,
et d'Aullan, chevalier et pair du Dauphiné, vivant
en 1300, ainsi qualifié dans le contrat de mariage
de son fils aîné.
Cette famille a donné un gouverneur de Malau-
cène au Comtat Venaissin, pendant les troubles de
de la guerre civile.
Armes : D'argent, à la croix de gueules, accom-
pagnée au 1 er canton d'un aubespin arraché de
sinople.
LESQUEN DU PLESSIS GASSO (de).
Seigneur et marquis de la Villemeneust, sei-
gneur du Plessis et de Casso, du Plessis de
Trehen, de Karmenec, de Goizac, de ivérousault,
etc. Maison très ancienne et très distinguée de
la province de Bretagne, connue par filiation de-
puis Guillaume de Lesquen, qui, l'an 1333, com-
mandant sur les côtes de Saint-Brieuc avec cent
hommes d'armes, reçut l'ordre d'augmenter cette
compagnie d'un pareil nombre d'hommes d'ar-
mes. Cette maison est à la fois distinguée par
une longue série de services militaires et de nom-
breuses et belles alliances, fille a donné des capi-
taines d'hommes d'armes, des gouverneurs de
places, trois chevaliers de l'ordre du roi, un maî-
tre d'hôtel de Sa Majesté, un maréchal de camp,
grand croix de Saint-Louis, commandeur de l'or-
dre de Saint-Lazare, et nombre d'officiers supé-
rieurs et de capitaines décorés de l'ordre royal et
militaire de St-Louis.
Armes : De sable, à trois jars d'argent, becquès
et armés de gueules.
LESSEPS {de).
La famille de Lesseps est originaire de la ville
de Cette. Elle était représentée, à la fin du siècle
dernier, par Martin de Lesseps, commissaire de
marine, puis consul général et chargé d'affaires
à Hambourg et à St-Pétersbourg. Il eut deux fils :
qui furent l'un le baron de Lesseps, consul de
France à Cronstadt en 1783, puis consul général
à St-Pétersbourg en 1793. Il fut incarcéré au
Château des Sept Tours, quand les français débar-
quèrent en Egypte et ne sortit de prison que le
9 octobre 1801. Il mourut à Lisbonne, en 1834,
remplissant les fonctions de consul de France;
il avait épousé en 1799, Rose-Catherine-Cécile
Rafin, dont il n'eut qu'une fille.
Et son frère, Mathieu-Maximilien -Prosper,
comte de Lesseps, consul général au Maroc au
retour de l'expédition d'Egypte, comte de l'Em-
pire, préfet du Cantal, consul général à Damas en
1821, puis en 1827 à Tunis, où il est décédé le
28 décembre 1832. Il avait épousé à Malaga, le
22 mai 1801, Catherine de Grevignée, dont il eut
entre autres enfants, le comte Ferdinand de Les-
seps, décédé, ancien ministre plénipotentiaire,
grand croix de la légion d'honneur, créateur du
Canal de Suez, né â Versailles, le 19 novembre
1805, marié en 1838 avec Agathe Delamalle, dont
il eut deux fils. Le comte de Lesseps s'est rema-
rié le 25 novembre 1869, avec Hélène Autard de
Bragard, fille d'un magistrat de l'île Maurice,
d'une famille originaire du. Dauphiné, et, de ce
mariage il a laissé plusieurs enfants.
Armes : D'argent, au cep de vigne terrassé de
sinople, fruité de deux grappes de raisin de
sable, et sitrmonté d'une étoile de même.
LESSERT DE
BOUGY (de).
GOSSONAY ET DE
Cette famille est originaire du pays de Vaud,
en Suise.
D'après une tradition, la famille de Lessert
serait venue de l'étranger dans le pays de Vand,
pour y trouver le libre exercice du culte réformé
auquel elle s'est attachée de très bonne heure ;
mais rien n'est venu confirmer cette tradition.
En tout cas, c'est à tort que, dans un grand nom-
bre de notices et d'articles bibliographiques sur
les membres de cette famille, il a été dit que :
chassée de France par des persécutions, elle
s'était réfugiée en Suisse, à la suite de la révoca-
tion de l'Edit de Nantes, en 1685 ; car son exis-
tence, dans le pays de Vaud, bien avant la
St-Barthelemy (1572), est prouvée d'une manière
positive.
Armes: D'azur, à 'me fleur de lys posée en chef,
deux étoiles en fasce et un croissant en pointe.
— Altas : La fleur de lys d'or, les étoiles et le
croissant d'argent.
Supports : Deux lévriers, à la tête contournée.
Devise : Tout vient de Dieu.
LEST ANG PARADE (de).
Cotte famille, d'origine chevaleresque, a donné
des grands dignitaires de l'ordre de Malte, un
consul d'Aix et un conseiller au parlement de
401
402
cette ville. Raymond de Lestang-Parade fut un
savant distingué.
Armes : D'or, au lion d'azur, armé et lampassé
de gueules.
LESTOILE (de).
Famille originaire d'Orléans, dont était Pierre
de L'Estoile, régent de l'Université d'Orléans,
ensuite conseiller au Parlement de Paris. Il avait
épousé Marie Buisnart, dont il eut Louis de
L'Etoile, conseiller au grand Conseil et grand cor-
recteur et rapporteur de la Chancellerie de France
le 5 avril 1543, ensuite président de la Cour des
Aides de Paris en décembre 1552 et président des
deux Chambres des Enquêtes en juin 1554. IL
eut plusieurs enfants de sa femme Marguerite de
Montholon, entre autres Pierre, l'aîné, qui conti-
nua la descendance.
Armes : D'azur, à une étoile d'or.
LESTOREY DE BOULONGNE.
Cette famille originaire de Normandie, a em-
prunté son surnom de Boulongne à une terrt)
située dans l'ancienne paroisse d'Englesque-
ville, au bailliage de Pont-Audemer. Elle s'éta-
blit au commencement du siècle dernier au
Havre, où plusieurs de ses membres devinrent,
pendant trois générations, d'importants arma-
teurs. L'un d'eux fut anobli en 1749, par Louis XV.
La filiation suivie, établie sur pièces authenti-
ques, remonte à François Lestorey, sieur de
Boulongne, né en 1612, inhumé en la paroisse
d"Englesqueville, le 19 août 1682. Son petit-fils,
Jacques Lestorey de Boulongne, écuyer, seigneur
et patron d'Angerville, élu maire du Havre où il
s'était fixé vers 1722, eut en 1749, l'honneur de
recevoir en cette qualité le roi Louis XV, à son
entrée dans cette ville, et de lui en présenter les
clefs. A cette occasion, et en récompense des ser-
vices qu'il avait rendus, le Roi lui accorda des
lettres de noblesse datées du mois de novembre
de la même année et enregistrées en 1750 à la
Cour et Chambre des Comptes de Rouen.
Armes : D'argent, à une fasce de gueules,
chargée de trois mouchetures d'hermine d'or et
accompagnée de trois étoiles aussi de gueules.
L'ESTOURBEILLON (dé).
Seigneur de l'Estourbillonnaye, du Brui, de la
Planchette, de la Savinaye, de la Hunaudière,
de la Bèchère, du Bois-Joubert, etc.
D'ancienne extraction, elle a prouvé à la réfor-
mation de 1668, une suite de cinq générations ;
elle a pris part aussi aux réformations de 1427 à
1513.
Le premier auteur connu est : Pierre, témoin en
1093, d'une fondation d'André de Vitré au prieuré
de Ste-Croix de Vitré. Nous trouvons ensuite:
Jean, croisé en 1248 ; Perrot, écuyer dans une
montre de 1389; Pierre, qui prêta serment au duc
entre les nobles de Rennes en 1737 ; Bonabes,
vivant en 1500 ; un page du roi en 1773.
Armes : D'argent, au griffon de sable, armé et
lampassé de gueules.
Devise : Crains le tourbillon.
LESTRANGE (de).
Barons de Magnac et de Montvert, marquis de
Lestrange, en Limousin; seigneurs de Groson, en
Vivarais, illustre famille et ancienne maison de
chevalerie de cette province, qui a pris son nom
d"une terre passée depuis nombre de siècles dans
la maison de Hautefort. Elle établit sa filiation
depuis Falcon de Lestrange, seigneur de Lestrange,
vivant sous le roi Jean, vers l'an 1350. Son se-
cond fils. Guillaume de Lestrange, fut archevêque
de Rouen, et employé en diverses négociations
importantes; et son petit-fils, Héliede Lestrange,
fut évêque du Puy. Cette maison a produit des
capitaines de cent et de cinquante hommes d'ar-
mes, des chevaliers de l'ordre du roi, des gouver-
neurs de places, nombre de chevaliers et de digni-
taires de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, et un
maréchal du même ordre.
Armes : De gueules, au léopard d'argent, et deux
lions adossés d'or malor donnés.
Couronne de comte.
Supports : Deux satyres.
Devise : Vis virtutem favel.
LE SUEUR.
Jacques Le Sueur, bailli de la ville de Rouen,
obtint de Jean-le-Bon, roi de France, des lettres
d'anoblissement, le 12 mai 1360. Sa descendance
a formé deux branches: l'aînée est éteinte, et
Julienne Le Sueur, dame de Petiteville,quien était
l'unique héritière, a épousé vers 1685 Charles
Tardif, — la 2 e branche a produit Georges Le
Sueur, cornette d'un régiment de cavalerie en 1597,
d'où descend Jean François, capitaine, au régiment
de Cambrésis en 1772. — Cette famille a comparu
à l'Assemblée de la noblesse du bailliage de Caen
en 1789.
Armes : D'azur, à un chevron d'argent, accom-
pagné en chef de deux croissants, et, en pointe,
d'une rose, le tout du même.
Nous trouvons une autre famille, originaire
d'Ile de France et de Normandie, ayarît fourni les
branches de Gosmenil, de La Bretonnière et de
PÈRES.
Armes: D'azur, à trois tulipes d'or. — De sable à
trois fasccs d'argent. — D'azur, à la fasce d'or,
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accompagnée de tro>s moieiies du même rangées
en chef.
LETELLIER DE BLANCHARD.
Famille d'ancienne noblesse, qui a donné Jo-
seph-Charles de Blanchard, chevalier de Séville,
colonel de cavalerie, chevalier de l'ordre royal et
militaire de Saint-Louis appelé à Caen, lors de la
convoclion des Etats généraux, comme membre
de la noblesse, en 1789; et qui émigra en 171)1 ;
il rentra en France en 1801 et mourut célibataire.
Joséphine Caroline-Françoise de Blanchard,
nièce du précédent, née du mariage de messire
Jacques-Alexandre Louis de Blanchard du Bozel,
colonel de cavalerie, chevalier de Saint-Louis et
de la Légion d'honneur, ancien sons-lieutenant
des gardes du corps du roi, a épousé en 1812,
Armand Louis-Marie Letellier, ancien gendarme
de la garde du roi, lieutenant de gendarmerie et
chevalier de la Légion d'honneur; lequel, sur la
demande de messire Jacques Louis de Blanchard
du Bozel, son beau-père, et on récompense de ses
longs survices, a obtenu du roi. par ordonnance
du 4 septembre 1816, et jugement du tribunal de
Mortain (Manche), en date du 6 novembre 1817,
d'ajouter au nom de Letellier, celui de Blanchard,
et par lettres patentes du roi, en date du 17 e jour
d'août 1816, S. M. a accordé au sieur Armand
Louis-Marie Letellier de Blanchard, le titre de
chevalier et les armes de la famille de Blanchard
— De son mariage il a eu deux fils.
Armes : D'azur, à trois croissants d'argent.
LE TONNELIER DE BRETEUIL.
Les anciens sires de Breteuil comptaient parmi
leurs rejetons : Gauthie- de Breteuil, compagnon
d'armes de Pierre L'Ermite; Everard de Breteuil,
qui se croisaavec le roi Louis-le-Jeune etfut tué au
combat de Laodicéeen 1148; Valeran de Breteuil,
qui épousa Adèle de Dreux, petite-fille du roi
Louis-le-Gros, et mourut sans po.vtérité. Leur
race s'étant alors éteinte, la seigneurie de Bre-
teuil passa dans la maison de Montmorency, et
plus tard dans celles de Bourbon-Condé et de
Béthune-Sully ; leurs armes étaient : d'or, à la
croix d'azur.
La Chesnaye-des-Bois et plusieurs généalogistes
disent que la famille Le Tonnelier, (jui possédait
au siècle dernier la terre de Breteuil, est origi-
naire du Beauvoisis, et issue de Claude et de Jean
Le Tonnelier frères, reçus secrétaire du roi, l'un
en 1573, l'autre en 1577. Elle a produit des con-
fie llers au Parlement, des maîtres de requêtes,
des intendants de province, un colonel, deux
mestres de camps et un ambassadeur. La souche
s'est divisée en sept brandies, dont une seule,
celle des Seigneurs de Chanteclerc est encore
existante.
La seigneurie de Fontenay fut érigée en mar-
quisat au mois de février 1691, en faveur de Fran-
çois Le Tonnelier de Breteuil, conseiller d'Etat.
Cette famille a été admise à monter dans les car-
rosses du roi, avec dispense de preuves.
Armes : D'azur {alias : de gueules), à l'êpervier
essorant d'or, longé et grilleté de même.
Couronne de comte.
Supports : Deux éperviers.
Devise ! Nec spe, nec melu.
LE TOUZÉ DE LONGUEMAR.
Famille dont la branche aînée, fixée en Norman-
die, est représentée par plusieurs rameaux.
Elle a été anoblie en 1410; lettres enregistrées
en 1411 en la personne de Jean Le Touzé du Mail-
lot. Cette famille a fourni un commandant de
Cherbourg en 16()6, un commandant du chàteau-
fort de la Bochelalatte en 1651, un officier supé-
rieur, deux gendarmes d'Artois, un chevalier de
Saint-Louis, blessé à Minden (1769), un officier
du même corps. Jean Baptiste, vote en 1789
dans l'ordre de la noblesse ; et Augustin François,
blessé à Oberkambaek.
Ahmes : De gueule*, à la fasec d'or, accompa-
gnée de trois roses d'argent 2 et 1 ; au chef cousu
d'azur, chargé de trois fleurs de lis d'or rangées
en fasce.
LEUSSE (de).
Famille originaire d Italie, établie en France
depuis le xn e siècle. Son nom primitif était Lucio
et celui qu'elle porte n'a été adopté qu'après plu-
sieurs modifications : Lenczonis, Luconis, Lus-
sonis, Leutzonis et Lutzonis.
En 1212, au passage de l'Empereur Henri III en
Dauphiné, Guillaume de Leusse accompagna le
prince à Borne. — Jordan de Leusse en 1350. fut
un des 19 seigneurs dauphinois, spécialement
nommés, entre les mains de qui le dernier dau-
phin Humbert II confirma, au fils du roi de France,
la cession de ses Etats. Guy de Leusse, chevalier,
fut chambellan de ce premier dauphin de la mai-
son de France.
Les branches modernes qui composent l'état
actuel de cette famille descendent du marquis
Louis de Leusse, qui mourut à Lyon sur l'écha-
faud révolutionnaire, le 21 janvier 1794.
Armks : De gueules, à deux bro-hets adossés
d'argent, accompagnés de trois croix de Malte
dor, 1 en chef et 2 en flanc.
Couronne de marquis.
Devise : Onor in terra, lo spirito incielo.
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LE VAILLANT.
Maison très ancienne dans la province de Nor-
mandie qui est une <les cinq familles de gentils-
hommes verriers auxquels divers édits royaux
ont accordé tant de privilèges, principalement
celui de non aérogcance ; ces privilèges leur ont
été accordés non seulement parles rois de France
mais encore par les ducs de Normandie.
La maison Le Vaillant a possédé un grand
nombre de fiefs nobles qui ont donné leurs noms
à diverses branches parmi lesquelles nous cite-
rons : La baronnie de Rkbais, les seigneuries de
Saint-André, de Charny, du Douet, de Foixeville,
du Buisson, etc., etc.
La filiation suivie remonte à Jean Le Vaillant,
écuyer, sieur du Haislre-Allaire, qui vivait en
1516. Au cinquième degré, nous trouvons Louis
Eugène Le Vaillant du Douët, marié en premières
noces à demoiselle Adélaïde Le Mazurier du Re
dan, morte sans postérité en 1827 ; et en secondes
noces, le 20 avril 1830, à demoiselle Louise Caro-
line Esther Mallet de Graville, dont il a eu pos-
térité.
Armes ' D'azur, au dextrochère mouvant d'une
nuée, paré de gueules, tenant une èpée en pat
aussi d'argent, garnie d'or.
Couronne de baron.
LEVAILLANT DE JOLLAIN.
Ancienne et illustre, originaire de Bourgogne,
établie dans les Flandres, cette maison remonte
àGilliart, L r du nom, seigneur de Lambermont,
qui se croisa en 1200, contre les Albigeois.
Armes: Ecartelè aux 1 el 4, de gueules, au
soleil d'or rayonnant, qui est de Vaillant ancien ;
aux 2 et 3, d'argent, à deux lions adossés de
gueules armés el lampissés d'azur, les queues
entrelacées, qui est de Jollain.
LE VANIER DES VAUVIERS.
Famille originaire de Normandie, redevable de
sa noblesse à la belle conduite d'un de ses mem-
bres, Michel Le Vanier, gendarme du roi. Un
jour de l'année 1709, qu'il était de faction sur les
bords du Rhin, oii son corps d'armée avait pris
ses cantonnements, il aperçut sur l'autre rive, le
prince de Soubise, qui était aux prises avec trois
cavaliers ennemis. Le prince allait infaillible-
ment succomber dans cette lutte inégale, lorsque
Michel Le Vanier, n'écoutant que son courage,
abandonne son poste, se précipite dans le lleuve
avec son cheval, et arrive assez à temps pour dé-
livrer le prince du péril qui le menace, en tuant
de sa main deux des assaillants. Le prince de
Soubise, ne sachant comment reconnaître un si
grand service et récompenser une aussi belle ac-
tion, détache de sa poitrine la croix de St-t.ouis
et la place sur celle de Michel Le Vanier; puis,
quelque temps après, le prince sollicita et obtint
des lettres de noblesse du roi Louis XIV, en fa-
veur de Michel Le Vanier, de son frère Pierre Le
Vanier et de ses enfants.
Armes: D'argent, à un chevron de sable, ac-
compagné de trois mertelles de gueules.
L'écu timbré d'un casque de chevalier orné de
ses lambrequins.
LE VAVASSEUR (baron).
Famille originaire de Normandie ; elle tire sa
noblesse du général d'artillerie Le Vavasseur,
créé baron de l'Empire.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné
de trois étoiles du même; au franc quartier des
barons militaires .
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Le Vavasseur (b onne ),
née de Vandkul, rue
Ghaussée-d'Antin, 68, à
Paris.
Le Vavasseur (Arthur,
baron), marié à N... de
Boury, rue Boissy -d" An-
glas, 28, à Paris.
Le Vavasseur (Paul,
baron), marié à N... Du-
fresne, rue Boissy-d'An-
glas, 12 à Paris.
Le Vavasseur (Léonce, baron), marié à
N. d'AROENGE, avenue Marceau, 50, à Paris.
LE VENEUR.
Familk originaire de Bretagne, où elle était
connue dès le xu° siècle, a formé en Normandie
une branche illustre, qui eut pour auteur Jean Le
Veneur, capitaine d'une compagnie d'hommes
d'armes.
La branche restée en Bretagne, a possédé les
seigneuries de la Boissières, des Salles, de
Beauvais, etc., et s'e-t divisée en plusieurs ra-
meaux, l'un d'eux a produit le général Le Veneur,
dont le nom est inscrit sur l'Arc de Triomphe de
l'Etoile.
Armks: D'argent, au grèlier d", sable, accom-^
pagné de trois roses de gueules 2, et 1 .
LE VERRIER.
Cinq familles de ce nom ont existé en Norman-
die, et toutes ont été maintenues dans leur no-
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blesse lors de la recherche de 1000. — L'une, de
la généralité de Rouen, est très ancienne puis-
que nous trouvons un Jehan Le Verrier, écuyer
de l'écurie du Roi en 1475, — l'autre de la géné-
ralité d'Alençon, était représentée en 1000, par
Charles Le Verrier, seigneur de Brémorin. Des
trois autres familles, deux sont éteintes. La 3 e
eut pour auteur Hugues Le Verrier, anobli par
lettres patentes de l'année 1554 ; il eut un fils qui
continua la descendance.
Armes : D'or, au lion d'azur, armé et lampassé
de gueules ; au chef du même, chargé de trois be-
sants du champ.
L'écu timbré d'un casque de profil, orné de ses
lambrequins.
LEVESQUE DE PUIBERNEAU.
Famille originaire de l'Aunis, venue en bas
Poitou en 1810.
Armes : D'azur, à trois grenades d'or tomban-
tes, posées 2 ei 1 .
Devise: Fruclus et flores.
LÉVIS-MIREPOIX (de).
(San Fernando-Luis.)
Maison féodale de l'isle de France, qui ratta-
che son nom au village de Lévy-St-Nom (S.-et-O.)
et qui t'ait remonter son origine à Philippe de
Lévis, mort en 1209 ; « maréchal héréditaire des
armées de la foi » vers 1504 ; marquis de Mire-
poix (Ariège) vers 1700; duc de Mirepoix, 1751.
titre éteint en 1757; Grand d'Espagne de l' e
classe, sous le titre de duc de San-Fernando-Luis
par suite du mariage, en 1817, de Gustave de Lé-
vis, marquis de Mirepoix, de la branche de Lé-
ran, avec Charlotte de Montmorency, fille d'Anne,
duc de Laval et de San Fernando-Luis (depuis
1819) 8 juin 1837 ; confirmation Espagnole en mai
1805.
Armes : D'or, à trois chevrons de sâble m
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Charles-François-iZenri Jean-Marie de
Lévis Mirepoix, duc de San Fernando-
Luis, Grand d'Espagne de l re classe,
né à Bruxelles, le 21 juillet 1849, marié à
Paris, le 30 août 1883, à Henrieûte-Gâthe-
ri ne-Marie de Chabannes la Palice d'Ha-
vrincourt, née à Versailles, le 31 janvier
1861.
Enfants : 1) ^n^ome-François-Pierre-
Marie-Joseph, marquis de Lèvis Mirepoix,
né à Léran, le 1 er août 1884.
2) PMomène-Marie-Charlotte-Gaud^ri-
rique-Félicité- Ghislaine de Lévis Mire-
poix, née à Léran, le 11 août 1887.
Mère : D SS8 douairière Marie, née
G tsse de Mérode, née le 8 novembre 1820 ;
mariée à Bruxelles le 28 mai 1844, rési-
dence : 55, rue de Varenne, à Paris.
Frère du père.
Sigismond, G te de Lévis Mirepoix, dé-
cédé le 2 juillet 1886 ; marié à Paris, le 18
juillet 1849, à Juliette des Balbes de Ber-
ton de Grillon, née le 27 septembre 1822.
Résidence, 121, rue de Lille, à Paris.
Fils : 1) (zosfam-Gustave-Marie-Vic-
turnien, M is de Lévis Mirepoix, né à Pa-
ris, le 5 mai 1844; marié cà Paris, le 4 juil-
let 1867, à Marie-Thérèse d'Hinnisdal,
née à Paris, le 25 juillet 1844. Résidence :
121, rue de Lille, à Paris.
2) Adrien-Charles-Fe7iT-Marie, C te de
Lévis Mirepoix, né à Paris, le 1 er mai
1846, ancien officier de cavalerie, député
de l'Orne ; marié à Paris, le 9 avril 1872,
à Adelaïde-Albertine-iHartf&e Prévost de
Saulty, née à Paris le 29 juillet 1854. Ré-
sidence : 38, rue de Varenne, à Paris.
Enfants : (1) Armande-Félicité-José-
phine-Marie-A<?ZZ?/, née à Paris, le 18
mars 1873 ; mariée «à Paris, le 9 juin 1892,
à Félix, C te d'Hunolstein. Résidence : 125,
rue de Grenelle, à Paris.
(2) Philippe- Guillaume -Marie -Michel-
Sigismond, né à Chèreperrine, le 28 sep-
tembre 1874.
(3) François-Gustave-Jeaw-Marie, né à
Paris, le 25 juin 1876.
(4) ^U&er^-Ghislain-Marie, né à Chère-
perrine, le 16 novembre 1882.
(5) Léonie-A/arié'-Marthe, née à Paris,
le 29 avril 1890.
(6) François-RenYÏ- Marie- Sigismond,
né à Paris, le 19 octobre, 1894.
3) Adi-ien-François-Guy -Marie -Val en-
tin, G te de Lévis Mirepoix, né à Crillon
(Oise), le 2 janvier 1849, ancien officier de
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cavalerie; marié à Paris, le 17 janvier
1874, à IsabeUé-Remiette Louise-Ghis-
laisne de Beauffort, née à Moule (Pas-
de-Calais), le 7 août 1849. Résidence : 25,
rue de La Ville-l'Evêque, à Paris.
Enfants : (1) Clémentine- Félicité-Gh\s-
laine-Louise-Marie, née à Paris, le 17 dé-
cembre 1874 ; mariée à Paris, le 18 octo-
bre, 1803, à Aymard, G te de Chabrillan.
(2) ^/-Ghislain-Louis-Marie, né à Pa-
ris, le 11 mars 1879.
LHARIDON DE PENGUILLY.
Famille originaire de Bretagne, ayant possédé
les seigneuries de Penanroz, de Kerandraon, de
Keralain, de Penguilly.
Elle a été déboutée à la réformation de 1070,
puis appelée à l'arrière ban de Cornouailleenl694.
Elle a donné un capitaine ligneur, tué par les
royaux, à l'attaque de Oarhaix, en 1590.
Celte famille a été anoblie en 1830, sous le ti-
tre de baron, avec érection en majorât de la
teire du Grand-Maros.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné
en chef de trois étoiles d'argent, et, en pointe,
d'un pin arraché d'or.
L'HOMME DIEU.
Seigneur de Tranchant et de Lignerolles.
La maison de L'Homme Dieu,dont sont issus les
seigneurs de Tranchant et de Lignerolles, jouit
de l'honorable avantage d'être placée au rang
des anciennes familles de l'ordre de la no-
blesse de France et d'avoir fourni depuis plu-
sieurs siècles aux armées de nos rois des offi-
ciers distingués, qui ont tous signalé leur valeur,
et tous ont sacrifié leur vie au service militaire,
ce qui est constaté par divers titres, pièces et let-
tres patentes de nos rois en due forme ; les
alliances de cette famille avec les maisons du
Doyens, de Cocqueborne,de Cauville, du Buat de
Nancy, etc., lui en ont donné également avec
celles de Goetquen, de Bosmolec, de Budes, Sé-
vigné, etc., et attestent encore son importance,
la plupart de ces familles ayant fourni des Che-
valiers de l'ordre de St-Jean de Jérusalem. La fi-
liation suivie de cette famille, remonte à Jacques-
Nicolas L'Homme-Dieu, vivant en 1417.
Au e degré, nous trouvons François L'Homme-
Dieu, chevalier, seigneur du Tranchant et de Li-
gnerolles, l'un des gendarmes de la garde du roi,
qui fit la campagne de Roussillon et eut un che-
val tué sous lui, à l'approche de Collioure. Il
fut reconnu dans sa noblesse d'ancienne extrac-
tion, et fut pourvu de la charge de gentilhomme
de S. M. Louis XIV, par lettres patentes signées
du roi et de la reine-mère, données à Paris le
30 mars 1646; il servit avec la plus grande dis-
tinction en qualité de capitaine, exempt des gar-
des du corps du roi, sous le maréchal de la Meil-
leraye, assista au siège d'Arras, où, lui sixième,
il repoussa les ennemis et fut blessé à la jambe,
d'un coup de mousquet. 11 avait épousé : 1» le 23
novembre 1631, Madelaine de Compaignon et
2 e : Anne Le Maréchal ; il eut postérité du 1er
lit.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné
en chef do deux étoiles du même, et, en pointe,
d'un agneau pascal d'argent.
Couronne de marquis.
Les lambrequins aux couleurs de reçu.
LIBAULT DE LA GHEVASNERIE.
Famille originaire de Bretagne ayant possédé
les seigneuries du Perray, de la Templerie, de
Beaulieu, de la Barossière, du Bois-ès loup, de
Belabord et de la Belusterie, de la Haye, de la
Chevasnerie.
Elle a eu une maintenue en 1669. Elle a donné :
Gratien, échevin de Nantes en 1655; Gratien,
maire en 1671, qui épousa Jeanne Moreau ; un maî-
tres des comptes en 1751; un secrétaire du roi en
1759, maire en 1764.
Armes : D'argent, à six fleurs de lys de gueules,
3, 2, 1 ; au chef de même, chargé de trois fers de
piques d'argent, les pointes en haut.
Devise : Pro deo, rege et patrie.
LIGHY DE LIGHY (Vie).
Cette famille compte parmi les plus anciennes
de la noblesse militaire du Nivernais et du Bour-
bonnais. Elle eut pour berceau un fief de la cha-
tellenie de Saulge en Nivernais.
L'acte le plus ancien dans lequel se trouve le
nom de Lichy est un aveu, de 1320, de demoiselle
Ménarde de Lichy, pour divers biens situés à
Lichy.
On voit ensuite de nombreux gentilshommes
du même nom, écuyers ou chevaliers, posséder
les seigneuries de Lichy, du Deffaud, de la Cave,
du Puy, deL'isle, etc., etc.
La branche actuelle descend de Marie Joachim,
comte de Lichy, seigneur de Chevroux, né au
château de Lichy, le 23 juin 1766; il entra le
8 juillet 1782, au service du roi, en qualité de lieu-
tenant dans la compagnie de chevaudégers de la
garde de sa Majesté où il resta jusqu'à la réforme
de son corps en 1787. 11 figura aux assemblées
de 1789, émigra le 20 octobre 1791, fit la campagne
de 1792 à l'armée des princes, frères du roi,
rejoignit, le 6 juillet 1793, l'armée de son altesse
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royale le prince de Condé, et fit dans le 3 me esca-
dron les campagnes de 1793, 94, 95, 96, 97, 98, 99
et 1800; se trouva à toutes les affaires, nom-
mément à celle du 5 juillet 179(>, où par sa bra-
voure, il sauva la vie à deux cavaliers nobles qui
étaient sur le point d'être pris ou tués par un
détachement de hussards ennemis. Il fut nommé
en 1795, sous-brigadier dans le 2» n « escadron où
il resta jusqu'au départ pour la Russie. 11 rentra
en France en 1805, fut décoré de l'ordre du lys,
le 8 août 1814, chevalier de Saint-Louis et major
de cavalerie, le 14 février 1815, et réélit un peu
plus tard le brevet de colonel de cavalerie.
Il avait épousé en 1805, Marie-Louise Girod de
Monrond, dont i) eut postérité.
François Hyacinthe, marquis de Lichy, seigneur
de la Lande, en Bourbonnais, suivit la carrière
des armes, figura aux assemblées de 1789, émigra
en 1791 et fit la campagne de 1792 à l'armée des
princes; il était frère du précèdent ; un troisième
frère, Paul-François qui suivit ses deux aînés à
l'armée du prince, chevalier du lys et de Saint-
Louis, mourut sans enfants.
A la révolution, Jacques-Gabriel fut incarcéré,
mais épargné a cause de son grand âge, il avait
77 ans. Sa femme Jeanne de Dreuille, périt vic-
time sur l'échafaud; le château de Lichy fut vendu
nationalement et racheté par les trois filles de
Jacques-Gabriel.
Armes '. D'azur, à la bande d'argent, accostée de
trois losanges d'or, 'péris en bande et posés l en
chef et 2 en pointe.
Couronne de comte.
Devise : Aussi noble que Henry.
LIGHTENBERG (de).
Hesse.
Barons du 16 mai 1809.
Armes : D'azur, au chevron accompagne en chef
ae deux étoiles, et, en pointe, d'une coquille ren-
versée, le tout d'argent.
Casque couronné.
Cimier : Cinq plumes d'autruche alternant d'ar-
gent et d'azur .
LIEDEKERKE BEAUFORT (de).
Province de Liège.
Armes : Ecartelé : aux 1 et 4, de gueules à trois
lions d'or, armés et lampassés et couronnés
d'azur (Liedekerke) ; aux 2 et 3, d'hermine, à la
blinde coticée de gueules (Beaufort).
Supports : Deux griffons d'or, armés et lam-
passés de g ueu tes.
LIÈGE (du).
Seigneurs du Liège, de Çharrault, de Puychau-
meix, de Fleix, dans la Marche et le Poitou.
Famille originaire de la Haute-Marche, fort an-
ciennedans cette province, d'où sesrameauxsesont
étendus dans le Limousin et le Poitou. Le double
nom qu'elle porte, du Liège de Puychaumeix, lui
vient des deux principales seigneuries qui lui ont
appartenu. Celle du Liège qui fut son premier
berceau était située dans la paroisse de Saint-
Hilaire le Château (Creuse).
Le fief de Puychaumeix, auquel les seigneurs
du Liège empruntèrent leur surnom dès le com-
mencement du xvic siècle, ©tni t mouvant delà
seigneurie de Pontarion. Ce château resta la rési-
dence principale de la famille jusqu'en 1791.
Un rameau de la famille du Liège, détaché de la
souche, s'est établi en Picardie ; son dossier
généalogique est conservé à la Bibliothèque na-
tionale. Ou y tro.ive deux arrêts de maintenue de
noblesse des 5 mars et 20 août 1717, en faveur
l'un de Pierre de Liège, écuyer, sieur de Saint-
Mars et de Léouville, l'autre de son neveu Domi-
nique du Liège, vicomte d'Ursec. Leur ascen-
dance, d'après les actes qui y sont rapportés,
remonte à Louis du Liège d'Ursec, marié a Fran-
çoise de Mussanam, dont le fils Jean du Liège,
vicomte d'Ursec, épousa, par contrat du 5 mai 1612,
Françoise de Lesgré.
Les titres et les preuves que fournit Jacques du
Iiiège du Çharrault, pour son admission dans
l'ordre de Malte, en 1586, remontent à Bertrand,
seigneur du dit lieu qui vivait en 1512.
Armes : De gueules, à l'épée d'argent posée en
bande.
Les armes, d'après un jugement obtenu contre
François de Chastenet allié au 4 e degré, parais-
sent devoir être blasonnées :
De gueules, à trois chevrons d'or, et à l'épée
d'argent en bande brochant sur le tout.
LIÉGEARD ou LIÉGEART (de).
Famille originaire de Bourgogne dont un mem-
bre fut créé baron en 1821 .
Elle a donné : un greffier général des conseils
de la ville d'Auxerre en 1785, aïeul d'un général
de brigade en 1805.
Armes : Parti ; au 1, d'argent à trois chevrons
de gueules ; au 2, d'azur à une tour ouoerte
d'argent, maçonnée de sabla.
LIGER-BELAIR (de).
Famille originaire de Bourgogne.
Le premier auteur connu est Louis-Nicolas
Liger-Belair, écuyer gouverneur, en 1760, du
prince héréditaire de Wurtemberg (plus tard le
roi François I er ), conseiller et premier médecin de
la cour.
Louis de Léger-Belair fut créé baron de l'Empire
413 —
— 414
en février 1809, et lieutenant-général en 1811. Il
fut revêtu du titre héréditaire de vicomte par
lettres patentes du roi Louis XVIII, en date du
29 juin 1819 et du titre de comte par lettres patentes
en date du 12 avril 1828.
Armes : D'azur, à la fasce d'or, accompagnée
de six étoiles d'argent, 3 en chef, et 3 en pointe.
LIGIER DE LA PRADE.
Seigneurs de la Prade. Très ancienne famille
originaire de la ville de Billom, en Auvergne.
Elle compte un châtelain de la ville de Besse
'1098), un sous-lieutenant dans le régiment de
Chalmazel-infanterie (1690), qui fit la campagne
d'Espagne et y fut blessé grièvement; devenu
capitaine, il se retira du service après avoir
obtenu du roi Louis XV une ordonnance du
20 août 1730, qui, en récompense de sa belle con-
duite à la bataille de Villa- Viciosa, lui accordait
la noblesse. Plus tard, le roi Louis XVIII, a, par
des lettres patentes, du 22 février 1817, adressées
à Jean-Baptiste Luder de la Prade, reconnu et
confirmé sa précédente noblesse. La filiation
remonte à Claude, seigneur de La Prade, en 1010,
marié à Marguerite Jarghaud, dont il eut posté-
rité.
Jeau-Baptiste, dont il est parlé plus haut, con-
firmé dans la noblesse en 1817, est porté, ainsi
que sa mère et sa sœur, sur la liste des otages du
roi Louis XVI. Il épousa, en 1810, Sylvie Saul-
nier d'Anchald, et eut entre autres enfants, Fran-
çois, auteur de la branche cadette.
Armes ; D'or, àunc branche d'olivier de sinople,
garnie de ses fruits de gueules et entrelacés en
sautoir ; au chef de gueules chargé de trois flam-
mes d'or.
LIGNERIS (des).
En Vendômois. Ancienne noblesse, dont la
filiation commence à François des Ligneris, qua-
lifié chevalier en 1389, époux de Anne de Tour-
nemine, dont la postérité s'est poursuivie jusqu'à
nous; elle a fourni un président à mortier au
Parlement de Paris, un capitaine de 50 hommes
d'armes, un brigadier des gardes dn corps du roi,
des chevaliers de Saint-Louis et un chevalier des
ordres du roi.
Armes : De gueules, frettê d'argent : au franc
quartier d'or, chargé d'un lion de sable ; au lan.-
bel de trois pendants d'azur.
LIGNI VILLE {de).
Illustre et jadis puissante maison de Lorraine,
et la seconde des quatre de la haute chevalerie
de cette province, dont elle est originaire. Ces
quatre races sont : du Châtelet, Ligniville, Harau-
court et Lenoncourt. 11 fallait en être issu par les
femmes, pour avoir entrée dans les Assises ou
Etats de Lorraine, et le droit de pairie primitive
leur a toujours été conservé. La maison de Ligni-
ville a porté primitivement le nom de Nancy,
son premier apanage ; ensuite, jusques à la lin du
xiv« siècle, le nom de Rozières, qui est celui
d'une ville considérable dont relevaient 3vJ com-
munautés. Cet immense patrimoine fut cédé l'an
1291, par Jean de Rozière, a Ferri, duc de Lor-
raine, qui lui donna en échange tout ce qui lui
appartenait à Dom Julien-sous-Monfort et à
Gerarvilliers, ainsi que ce qui lui était dû sur la
ville de Vitel. Ce fut dans le commencement du
xv e siècle, que cette maison quitta le nom de
Rozières pour prendre celui de Ligniville, nom
de la principale terre dont elle jouissait, située à
deux lieues de Darney, au diocèse de Toul. Les
historiens s'accordent presque tous sur l'extrac-
tion de cette maison, de Gérard d Alsace, pie-
mier duc héréditaire de Lorraine, ou des anciens
comtes de Metz, aussi de la même maison de
Lorraine. Elle établit sa filiation depuis ihéo-
doric de Rozières, seigneur de la ville de ce nom
qui, l'an 1172, comparut avec ses enfants à la do-
nation que Mathieu II, duc de Lorraine, fit à
l'abbaye de Clairlieu. Depuis cette époque, celte
maison n'a cesssé de remplir les charges les plus
éminentes de la Cour de Lorraine; elle a donné
des conseillers et secrétaires d'Etat, des cham-
bellans et gentilshommes de la Chambre, des
gouverneurs de places ; un grand maitre d'artille-
rie et un grand veneur de Lorraine ; deux géné-
raux de l'artillerie, un généralissime des armées
de Charles IV, duc de Lorraine, un général-major
au service de l'empereur, tué à Colorno, en 1734,
un maréchal des duchés de Lorraine et de Bard,
un chevalier de l'ordre du Croissant, des cheva-
liers de Saint-Michel et de plusieurs ordres
étrangers, des conseillers d'Etat, et des gentils-
hommes ordinaires de la Chambre de nos rois;
plus de trente officiers supérieurs et plus de
cent officiers de divers grades, la plupart morts
au champ d'honneur. Les différentes branches de
cette maison, élevées à la dignité de comte de
l'Empire, par diplôme du 3 février 1020, et qui a
possédé plusieurs fiefs en toute souveraineté,
sont : 1° les seigneurs de Ligniville et deTanton
ville, éteints en 1640 ; 2° les seigneurs de Turnos
et de Gironcourt, barons de Rhimbourg ; 3° les
marquis d'Houécourt et seigneurs de Lironcourt,
éteints ; 4o les barons de Vannes, éteints au
xvm e siècle; 5° les seigneurs de Villars, comtes
d'Autrecourt, etc., etc.
Armes : Losange d'or et de sable.
LIGONDÈS (de) ou Ligondez et Ligon-
deix.
Ancienne noblesse d'Auvergne, qui tire son
nom de la seigneurie de Ligondeix, située dans
L-^.-.r ■.-.
— 415 —
416 —
la paroisse de Chambauchard, sur les confins de
l'Auvergne et dans l'élection de Combrailles,
intendance de Moulins. Le château et la tour de
Ligondeix sont distingués par leur ancienneté-
Les seigneurs de ce nom sont connus il y a plus
de 600 ans. Lors de la recherche de la noblesse,
en 1660, ils produisirent à M. Fortia, intendant
d'Auvergne, plusieurs titres des années 1314 et
1318, qui prouvent leur filiation depuis Perrin de
Ligondès, écuyer, seigneur de ladite terre, lequel
épousa Isabeau du Château, dont l'arrière-petit-
fils, François de Ligondès, prouva qu'il était
d'une noblesse ancienne et suffisante pour forti-
fier sa maison et la défendre lui-même.
Elle compte des gentilshommes ordinaires de
la Chambre du roi en 1556, des capitaines de
100 hommes d'armes, un capitaine des Gardes du
corps du roi Dauphin, un colonel d'un régiment
de cavalerie et brigadier des armées du roi et des
chevaliers de Saint-Louis.
Elle a formé les branches des seigneurs de
Châteaubodeau ; des seigneurs de Ligondès et
de Rochefort; des seigneurs de Fartumier et des
seigneurs de Saint-Domet.
Les diverses branches existantes de la famille
de Ligondès comptaient au dernier siècle, neuf
chevaliers de l'ordre de Malte, admis dans l'in-
tervalle de 1712 à 178S ; une chanoinesse de Coyse
en 1787, • une chanoinesse comtesse de Laveine,
à la même époque et une dame religieuse de la
maison royale de Saint-Cyr,
Armes : D'azur, au lion rampant d'or, accom-
pagné de molettes d'éperons de même sans nom-
bre.
LIMA {dé).
Famille originaire du Portugal, dont l'état de
noblesse nous est inconnu.
Armes : Paie d'or et de gueules de huit pièces.
LIMAYRAG {de).
Famille originaire du Périgord, où sont les
ruines d'un château de son nom. Elle est fixée
dans le Quercy depuis le xiv e siècle. On y
remarque Arnaud de Limayrac d'Audussan, qui
figure dans deux concessions de fiefs faites en sa
faveur le £2 janvier 1454.
Raymond de Limayrac, qui figure, entre autres
témoins nobles, dans une sommation en date du
3 juillet 1462, etc.
En 1697, Gabriel de Limayrac fit enregistrer les
armoiries de sa famille à Y Armoriai général offi-
ciel, aux registres des généralités de Montaubaïi
et de Quercy.
Armes : D'azur, à une fasce d'or, chargée de
trois limes de sable.
LINDEMANN (dé)
Eavière.
Comtes napolitains du 6 février 1801, barons
bavarois du 11 février 1875.
Armes : Coupé: au 1, de gueules à l'aigle nais-
sant d'or mouvant du coupé; au 2, d'or, à une
feuille de tilleul de sinople, la tige en bas, ladite
feuille accostée de deux étoiles d'azur.
Cimier : L'aigle issant du 1, sommée d'une étoile
d'or.
Supports : Deux sauvages de carnation ceints
de lierre, tenant de leur main libre une branche
de tilleul feuilléc de sinople.
Devise : In stella tutu?,.
LINIÈRES ou LIGNIÈRES (de).
La seigneurie de Linières, commune de Cha-
rensat, en Combraille, a donné son nom à une
famille distinguée. Elle se rattache, d'après cer-
tains auteurs, aux puissants barons de Linières
en Berry. Elle compte plusieurs officiers distin-
gués dont Guillaume de Linières, tué à la journée
de Poitiers en 1356, et Antoine de Linières, chas
seur de marque, capitaine de 50 hommes d'armes,
chevalier de l'ordre du roi, gouverneur de Char-
tres et du pays chartrain, sous Charles IX, qui
l'honora d'un brevet pour la l re charge de maré-
chal de France qui viendrait à vaquer.
Antoine de Lignieres, seigneur de la Faloise,
demeurant à Osly, élection de Soissons, existait
en 1551.
Armes : D'argent, à la croix ancrée de gueules.
LINIERS (de).
Maison d'ancienne chevalerie, qui a pris son
nom d'une terre située près de Thouars en Poitou.
Son premier auteur connu est Guillaume de Liniers
chevalier, qui eut pour fils Jean, aussi chevalier,
et père de plusieurs enfants qui ont continué la
descendance. Cette maison a contracté des alliances
avec les familles de Chàtaigner, de Saint-Georges,
d'Emery de Hérisson, de la Rochefoucauld
Bayers, etc., etc.
Armes : D'argent, à la fasce de gueules, à la
bordure de sable, semée de besants d'or.
LINSINGEN (de).
Maison comptée parmi la noblesse la plus an-
cienne de l'Allemagne. Elle peut fournir onze
tables généalogiques, où toutes les personnes de
ce nom sont placées selon les branches, divisions
et subdivisions et par ordre chronologique.
Cette maison a l'avantage de pouvoir démontrer
une filiation non interrompue depuis 1232, jusqu'à
— 417 -
— 418
présent. Elle est du rang de celles qu'on appelle
è/igible dans les hauts chapitres et ordres de che-
valerce d'Allemagne, ce qui constitue en Alle-
magne la Haute noblesse.
Dans les temps les plus reculés, les premiers
seigneurs de cette maison ont porté la dignité de
chevalier, mites A la Cour de Vienne et dans les
Etats héréditaires de l'empereur, où toutes les an-
ciennes familles se sont fait décorer du titre de
Comte, celles qui sont chapitrables des autres
Etats de l'Empire d'Allemagne, sont qualifiées du
titre de Baron, parce que, après leurs souverains,
elles sont les premiers seigneurs et vassaux de
leurs provinces.
Quant à l'origine de la maison de Linsingen,
elle se perd dans l'antiquité la plus reculée; une
tradition de la famille est qu'elle descend d'an-
ciens romains du nom de Lentulus ; mais il est
vraisemblable, suivant un mémoire envoyé,
qu'elle n'a porté d'abord que la première syllabe
de son nom, Lins ou Lens; et que, dans la suite,
ceux de cette famille ayant ajouté ingen, qui ne si-
gnifie autre chose que les successeurs, gens d'une
même race.
Lyns qui parait en 1057, demeurait dans les
contrées où l'on trouve, environ 150 ans après,
cette famille pleinement établie sous le nom de
Linsingen, qu'elle porte depuis le premier sei-
gneur Louis de Linsingen. Après avoir été ancien-
nement établie au Palatinat, elle s'est transplan-
tée en Hesse et en Thuringe, où elle acquit et
possède de père en fils, des fiefs masculins : les
titres originaux s'en conservent depuis plus de
240 ans, dans les archives de la cour féodale de
Mayence, et les terres dont elle est en possession.
Dans ces terres, tous les seigneurs jouissent des
droits et prérogatives attachés à toutes les terres
nobles, tels que justice, vassaux, cens. Sa filia-
tion suivie commence à Louis de Linsingen, qua-
lifié miles, qui vivait en 1233, mentionné comme
premier témoin dans le procès-verbal fait par
ordre du Pape Grégoire IX, pour constater la vé-
rité des miracles de Saint-Elisabeth Landgrave
de Thuringe.
Cette maison a formé une quantité de branches
dont plusieurs subsistent et plusieurs de ses
membres ont servi dans les armées françaises.
Armes: Bégueules, à trois fasces cousues d'azur,
chargées de sept figures, qui sont sept lentilles
d'or, posées 3, 3 et 1 .
Cimier : Un casque ouvert de 5 à? grilles, ceint
d'une couronne d'or, chargée d'un bouquet de
lentilles, entre deux vols d'aigles, blasonnés
comme l'écu.
LIOULT DE GHENEDOLLÉ.
Maison originaire du pays de Vire, en Norman-
die, d'ancienne noblesse de robe ; ses membres
ont porté à diverses époques les surnoms ter-
riens de plusieurs seigneuries importantes qu'ils
possédaient, tels que de la Durandière, de la Gi-
raudière, de Chênedollô, etc. Ce dernier a prévalu
;t est resté dans la famille.
Nous ne pouvons préciser à quelle époque il
faut faire remonter sa noblesse ; seulement des
actes authentiques nous ont révélé une longue
possession d'Etat, ainsi que des alliances de na-
ture à caractériser nettement sa condition.
Charles Julien Lioult de Chênedollé auteur du
Génie de l'homme ; des éludes poétiques, etc., fut
une des plus grandes illustrations littéraires du
Bocage normand ; il était né le 4 novembre 1769.
Le nom de Chênedollé, porté dès sa jeunesse par ce
poète, selon l'usage de l'époque et pour le distin-
guer de son père, appelé de Saint-Martindon, a été
immortalisé par ses beaux vers que Madame de
Staël se plaisait à proclamer « hauts comme les
cèdres du Liban ». 11 est le seul porté aujourd'hui
par ses descendants. Quelques années après son
retour de l'émigration il épousa en 1810,1e 4 juin,
demoiselle Aimée-Françoise Antoinette de Dan-
ville, dont il a eu cinq enfants.
Armes : D'azur, au lion d'argent, armé et lam-
passé de gueules.
L'écu timbré d'un casque orné de ses lambre-
quins.
LIPHART (de).
Maison originaire de Livonie.
Armes : Coupé : au 1, d'azur à trois molettes
d'or : au 2, d'or à un cœur de gueules.
Cimier : Une plume de pan au naturel entre
deux proboscites coupées alternant d'or et d'azur.
Lambrequins à dextre d'or et d'azur, à senestre
d'or et de gueules.
LIRON D'AIROLES.
Seigneur de la Rouvières et d'Airoles en Lan-
guedoc.
Cette famille compte parmi la noblesse du Lan-
guedoc depuis une époque très reculée du moyen
âge, et y occupait un rang très distingué au xiv e
siècle.
Elle a constamment soutenu le rang que leur
assignait leur ancienne origine par les fonctions
qu'elle occupa, par des services militaires distin-
gués et par leurs nobles alliances avec d'ancien-
nes maisons dont les principales sont : de la Fa-
brègue, du Rousset de la Farelle, de Bringuier,
de Thoms de Brun.de Roussy, de Serres, etc., etc.
C'est en 1610 que cette famille, qui avait réuni
la totalité des droits féodaux de la seigneurie du
domaine d'Airoles, prend la qualification de sei-
gneurs d'Airoles et autres lieux.
Tome II
14.
411) —
— 420 -
Sa filiation suivie est établie depuis Guillaume
de Liron, seigneur de la Rouviere-Kaouls, dont
le fils, consul de la ville du Vigau, se maria en
1529 à dame Isabeau Farcaille.
Cette famille compte un grand nombre d'officiers,
dans nos armées, chevaliers de Saint-Louis.
Armes : De gueules, à un lion d'argent, et un
chef d'azur chargé de deux étoiles d'or.
Couronne de comte.
LISLE (de).
Nous trouvons deux familles de ce nom. La pre-
mière originaire de Lorraine, des seigneurs da
Gonaincourt, de Saint-Germain, de la Maison-
Forte de Brainville, en Lorraine, qui a pour au-
teur Jean de l'Isle, conseiller du grand duc Char-
les III, et lieutenant général du baillage de
Bassigny, anobli par lettres de ce prince don-
nées à Nancy, le 8 juin 1572. Famille qui a fourni
des officiers de cavalerie et d'infanterie et qui
porte pour armes: D'azur, au chevron d'or, chargr
de trocs croisettes or tré/lees de gueules, et accom-
pagné de trois têtes de licornes d'argent.
La seconde famille de ce nom est originaire
d'Ecosse. Elle passa en France sous Charles XII,
dont elle embrassa le service. Elle s'établit en-
suite en Provence, et sa filiation remonte jusqu'à
Guillaume de Lyle, qui eut pour fils Honoré de
Lyle, archer du corps du roi, marié en 1457, à
AndrivettedeBoniface.il suivit le roi Charles VIII
dans son expédition d'Italie. Cette maison a fourni
des capitaines, un commandant de vaisseau
et des chevaliers de l'ordre royale et militaire de
SainbLouis.
Elle porte pour armes : D'azur, à deux palmes
d'or adossées, posées en pal et surmontées d'une
étoile du même.
LISLE du DRENEUG et du FIEF.
D'ancienne extraction chevaleresque, les de
Lisle tirent leur origine de Lisle Saint-Jouan, vi-
comte d'ancienneté en Pévêché'de St-Malo (Nobl.
de Bretagne, t. III).
1066. Raoul et Honfroy de Lisle, compagnons
de Guillaume le Conquérant, figurent au Doomes-
day-booh. La branche anglaise, qu'ils ont fondée,
est inscrite dans le Wapenbœck de Gelre (1334-
1370), p. 68. «Jehan de Lisle, fils de Robert, sei-
gneur et baron de Lisle. » Dans l'armoriai de la
Jarretière: « Jean de Lisle, baron, 5 e chevalier. »
Dans Froissart qui rapporte que le roi « à la mort
de Godefroy de Harcourt, se mit en possession du
château de Saint-Sauveur, et en confia la garde à
monseigneur Jean de Lisle, « un appert chevalier
sûrement. » VI. 13.
1096. Guillaume de Lisle, témoin d'un legs do
Jean de Dol (D. Lobineau, t. 1. p. 102).
1158. Renaud de Lisle, témoin d'une donation
(Titres de Marmoutiers).
1218. Raoul de Lisle, qualifié du titre de cheva-
lier dans un acte de 1218 (D. Lobineau, t. 2, c. 144).
1248. Jean de Lisle, croisé. Accompagna le duc
de Bretagne à la l^e croisade de St-Louis (Bibl.
nat. M. F. 1665, f° 4b'.
1266. Olivier de Lisle, cité au t. I de l'Histoire
de Bretagne (Dom Morice, c. 1001, Preuves).
1308. Jean de Lisle, signe à l'ouverture du tes-
tament du duc Jean II.
1356. Raoul de Lisle, porte-large ; montre de
1356.
1356. Jean de Lisle, chevalier, tué à la bataille
de Poitiers (L'impôt du sang,d'Ruzier t. 2, p. 279).
1370. Jehan de Lisle. Montre de Bertrand du
Guesclin, 14 décembre 1370 (Dom Morice, Preuves
T I, c. 1645).
1394. Raoul de Lisle, témoin pour le comte de
Penthièvre (24 janvier). Dom Morice, t. 2, c. 241;.
1415. R. de Lisle, tué à la bataille d'Azincourt.
(L'impôt du sang, d'Hozier t. 2, p. 279.)
1418. Jehan de Lisle, montre de Gui. Le Hidoux,
accompagne le duc Jean V à son voyage en France.
1427. Jehan de Lisle parmi les nobles qui s'ar-
ment en la paroisse de Lanmeur (Archives Loire-
Infi - eB. 1160). Prête serment de fidélité au duc
Jean V (Arch. Loire-Infre et D. Morice, Preuves,
t. 2, c. 1309).
1480. René de Lisle, homme d'armes du duc.
Epouse en 1489 Jeanne de Boisbenoit, en Vallet.
(Preuves de la Réformation de 1668.)
1521. Louis de Lisle, marié à Jehanne des Pèze-
ries (actes de l'état-civil de Chàteau-Thébaud).
1567. Jean deLisle de la Tallebote, marié àPer-
rine de Biré (état-civil de Chàteau-Thébaud).
La filiation par actes de l'état-civil s'établit jus-
qu'aux représentants actuels : de Lisle du Fief,
de Lisle du Dreneuc.
Pierre de Lisle, évêque de Tréguier en 1324. —
Geoffroy de Lisle, témoin pour la canonisation de
Saint Yves en 1330. — Morice de Lisle, chevalier,
chargé par le duc Jean V de la réformation de Tré-
guier, 1427. — Antoine de Lisle, seigneur des
Pèzeries, député de la ville de Nantes aux Etats
de Bretagne en 1643.— Guillaume de Lisle, maire
de Nantes, en 1686. — Prudent de Lisle, capitaine
de vaisseau.
Armes : De gueides à dix billettes d'or, 4, 3, ?, 1 .
Couronne de marquis.
LIVRON (de)
Très ancienne famille originaire du Dauphiné.
Elle possédait en Champagne le marquisat de
Bourbonne (les bains), et en Lorraine la seigneu-
rie de Ville, que Gabrielle de Bassompierre avait
apportée à son mari.
421
La filiation commence à Chaînes de Livron,
marquis de Bourbonne, maréchal de camp, lieu-
tenant général au gouvernement de Champagne,
gouverneur de Coiffy et de Montigny, capitaine
de 50 hommes d'armes, chevalier du St-Esprit en
1633, marié le 17 août 1629 avec Anne d'Anglure
de Savigny dont il eut postérité. Un de ses fils fut
chevalier de l'ordre de Malte.
Cette maison s'est alliée àcelles de Bauffremont,
de Choiseul et de Montpezat.
Armes : L'argent,, à trois fasces de gueules ; au
franc-quartier d'argent chargé d'un roc d'échi-
quier de sable.
LLOBET [de).
Famille originaire d'Espa-
gne fixée en Boussillon.
Armes : D'or, au Loup ravis-
sant de gueules ; au chef d'à: in-
clut rgé de trois étoiles d'argent.
REPRÉSENTA NTS
ACTUELS
Llobet (Joseph de). Ré-
sidence : rue de l'Ange,
4, à Perpignan, et à ïo-
reilles ; marié à Gabrielle de Chefdebien,
dont: à) Marie-Thérèse, mariée à Joseph
du Lac ; b) Marguerite, mariée à Dieu-
donné du Lac ; c) Charles, marié à Gene-
viève Guiraud du Falga; d) Michel,
lieutenant d'infanterie de marine; e) Au-
gustine; f) Emérentienne, fille de la Charité
de St-Vincent-de-Paul ; g) Joseph, sous-
lieutenant de réserve ; h) Gabriel, diacreau
séminaire français à Rome, docteur en phi-
losophie.
Frère: Llobet (François).
LOGES (des).
Bonne noblesse du ressort de Bennes en Breta-
gne, qui remonte à Pierre des Loges, sieur du clos
d'Oriere, vivant en 1411.
Ceux de ce nom furent déclarés nobles d'extrac-
tion par arrêt rendu en la chambre de la réforma-
tion le 25 octobre 1668 : dans ce même arrêt est
compris Bené des Loges, seigneur de Kerriou.
Armes : D'azur, au lion d'or.
LOMBARD DE MONTGHALIN (de).
Famille originaire de la Bourgogne où elle pos-
sédait la noblesse depuis de longues années. Le
premier de ses membres qui vint en Dauphinéfut
Charles de Lombard, seigneur des Gardes, Mont-
gribet, Montchalin, etc., né en 1691 à Nancy en
Lorraine, gentilhomme ordinaire de S. A. B. Më T
le duc prince de Condé ; il épousa en premières no-
ces, par contrat du 1er août 1711, Marie de la Ba-
lure, dame du dit lieu, Courtenay et Montchalin ;
elle hérita de son oncle, le comte Jean -Baptiste de
la Balme de Montchalin, chevalier de Malte, sous
la condition que son second enfant porterait les
armes de la Balme, écartelées des siennes. C'est
à cette occasion que M. de Lombard prit le sur-
nom de Montchalin. Il épousa en secondes noces,
en 173'i, Marie de Géry. Il laissa postérité des
deux lits.
Armes : D'argent, au chevron de gueules, accom-
pagné de trois fleurs de lis de sable ; au chef de
gueules, qui est de Lombard ; ècarlelé de gueules,
à trois pals d'or, à la bande de sable brochanisur
le tout, qui est de la Balme-Montchalin.
Les armes de Lombard étaient primitivement :
D'or, au cheoron de gueules, accompagné de
trois fleurs de lis desabte ; au chefd'a^w.
Le chef de gueules est une brisure prise par la
branche, de Dauphiné.
Devise: Deus, rex, honor.
LOMÉNIE (de).
Famille originairedu Limousin qui a donné Jean
de Loménie, secrétaire d'Etat, qui périt dans
l'horrible boucherie de la St-Barthélemy en 157:2.
Martial de Loménie, seigneur de Versailles,
greffier du conseil, fut tué à la St-Barthélemy
à Paris l'an 1572. Le roi de Navarre, qui fut depuis
Henri IV, avait toujours estimé son zèle et sa fi-
délité.
Henri-Auguste de Loménie, comte de Brieuse et
de Montberon enAngoumois, fut secrétaire d'Etat
et des finances, mourut en 1666,baron dePougy et
de Boussac, chevalier, conseiller du roi en ses
conseils ; lui et sa femme donnèrent une rente de
200 livres à l'hôpital des Incurables en 1643.
Armes : D'or, à l'arme de sinople, aux racines
de métne.
LONGUEAU DE St-MIGHEL (de).
En Gàtinais.Dans le dénombrementdesécuyers
de la Chàtellenie de Chateau-Landon, on trouve
Bobert et Pierre de Longueau, vivant en 1200, et
qui demeuraient dans la baillie de Cessy.
La filiation de cette famille remonte à Jean de
Longueau, écuyer, seigneur de Parville, vivant en
Au 5 me degré, nous trouvons Jean de Longueau,
écuyer, seigneur de Parville, de St-Michel, etc.
— 423 -
424
qui épousa le 13 janvier 1538 Jeanne de Courcel-
les, dame de Thorigny.
Cette famille compte plusieurs officiers des ar-
mées du roi, chevaliers de St-Louis.
Armes : D'azur, frettè d'argent de six pièces.
LONGUEIL (de).
Illustre et ancienne maison noble, originaire de
Normandie, qui a produit de grands hommes et
qui prétend tirer son nom des bourg et terre de
Longueil, situés dans le baillage de Caux, près
de la ville de Dieppe.
Adam de Longueil, le premier dont il soit fait
mention, vivait en 1066 et accompagna Guillaume
le Bâtard à la conquête de l'Angleterre, où il se
distingua a la bataille de Londres donnée le 14
octobre de la même année. Il laissa Guillaume de
Longueil qui épousa Berthe de Villiers et en eut
un fils, dont le nom est inconnu, et une fille mariée
au seigneur Loredano, de Venise.
Dans un vieux registre des nobles de Norman-
die, on trouve un Elie de Longueil, seigneur d'E-
pauville, Poniquetat et Colmesnil.
Henri, seigneur de Longueil, depuis lequel la
filiation est suivie, vivaiten 1215 et épousa Marie
de Saint-Denis-sur-Sarthe.
Son arrière-petit-fîls, Guillaume, 2 e du nom,
seigneur de Longueil, capitaine de 50 lanciers,
chambellan de Charles d'Anjou, roi de Naples et
de Sicile, est nommé dans les lettres du roi Saint
Louis de l'an 1260.
Geoffroy-Marcel, au 6 e degré, chevalier de l'or-
dre de l'Étoile, gouverneur de Ponloise sous le
roi Jean, en 1332 et 1334, puis de toute la province
de Normandie, fut tué à la funeste bataille de
Poitiers le 19 septembre 1356. Il avait épousé Isa-
belle, vicomtesse d'Ange. Son fils, gouverneur de
Caen et de Dieppe, fut aussi tué à la bataille d'A-
zincourt avec son fils aine.
Cette famille compte un archidiacre d'Eu dans
l'église de Rouen en la personne de Richard-Oli-
vier, vicomte d'Ange, et proposé pour être arche-
vêque. Depuis 1453, il fut élu évèque de Coutance
et envoyé ambassadeur vers le duc de Bourgogne
par le roi Charles VII, qui le fit chef de son Con-
seil et premier président de la Chambre des comp-
tes de Paris. Ce prince, pour reconnaître les ser-
vices qu'il lui avait rendus, lui procura un chapeau
de cardinal que le pape Galixte III lui donna l'an
1456. On le nomma cardinal de Coutance et quel-
quefois d'Eu. 11 se trouva au sacre de Louis XI,
l'an 1461 ; mais étant tombé dans la disgrâce du
roi, qui lui confisqua la vicomte d'Ange et la char-
ge de 1er président de la chambre des comptes, il
se retira à Rome où le pape Pie II le reçut avec
honneurs. Le cardinal de Longueil mourut à Sutri
ou, selon d'autres à Pérouse le 15 août 1470. Son
corps fut porté à Rome et enterré dans l'église de
St-Pierre. On voit encore dans l'église du Vatican
à Rome ses armes écartelées de Longueil et de
Bourquenobles qui sont au bas de la statue de St-
Pierre, que le cardinal fit faire en bronze.
Cette famille a fourni des présidents à mortier,
des conseillers, des officiers de tous grades et des
chevaliers de divers ordres.
Elle a formé les branches : 1° des seigneurs du
Rancher ; 2' des seigneurs de Sèvres ; 3' des sei-
gneurs de Chevreville ; 4° des seigneurs de la
Grange ; 5" des seigneurs de Bou et des Chenets.
Cette branche de Longueil des Chenets subsiste
depuis longtemps dans l'Anjou et dans le Maine,
où elle a toujours été en possession du nom et
des armes de Longueil-Maisons. La terre des Che-
nets située près de Sablé-au-Maine a été possédée
de temps immémorial par des cadets delà famille
de Longueil.
Une autre branche de Longueil des Chenets
subsistait à Angers dans la personne de Henri-
Charles de Longueil, seigneur de la Devansaye.
Armes : D'azur, à trois roses d'argent; au chef
d'or, chargé de trois roses de gueules.
Devise : Pace et arniis.
Cimier: Une tète humaine
L'écu timbré dune couronne de marquis.
LONGUEMARE (de).
Depuis un temps immémorial, la famille de
Longuemare (en latin de Longamara) est établie
dans la province de Normandie ; elle tire son nom
du hameau de Longuemare, situé dans la com-
mune de Bosgouet, canton de Routot (Eure).
Dès le milieu du xue siècle, Robert de Longue-
mare est cité comme témoin dans une donation
faite à l'abbaye de Mortemer par Robert de Gail-
larbois (Cart.de Lîortemer, p. 90. Bibl. Nat ,mss).
En 1244, Guillaume de Longuemare figure parmi
les parents et amis légataires de Beaudouin, comte
de Gui nés, châtelain de Hombourg, inhumé en
l'abbaye d'Andres (D.Villevieille, Trésor général.,
t. LU, p. 58).
La filiation suivie commence peu après:
I. Baudouin de Longuemare, né vers 1395, eut
! pour petits-fils :
II. René et Simon de Longuemare qui figurent
l'un et l'autre, en 1484, comme archers de la garde
du Loi, sous la conduite du comte deMaulevrier,
grand sénéchal deNormandie (Documents publiés
par la Revue historiquede l'Ouest, t. XI, p.86et87).
Simon laissa trois fils : Charles, Simonnetet Bau-
dichon ou Baudoin le jeune qui suivirent sembla-
blement la carrière des armes, ces deux derniers
sous les ordres de Messire de Wallon, chevalier,
seigneur de Piennes et de BeaumontdePoulignat
(Montre de 1492 et 1499).
III. Charles de Longuemare, archer lui-même
de la garde du Roi, fut en reconnaissance de ses
425 —
— 426 —
services chargé par François 1 er de la surveillan-
ce des travaux exécutés au Havre-de-Gràce en
1517. (Diplôme original, dans les Archives de la
famille, charte datée d'Amboise le 15 janvier 1517.)
On lui connaît deux fils : 1° Gabriel de Longue -
mare qui vient ci-après : 2° Pierre de Longuemare,
natif de Gournay en Bray, qui suivit le parti des
armes et fut fiancé, en 1524, à Marie Le Renoux,
sœur de Jean, conseiller en cour-laie (Arch. nat.
Trésor des Chartres : François I er , J. J. 242).
IV. Gabriel de Longuemare était dès 1543 ma-
réchal des logis de la compagnie de cent, puis de
quatre-vingts lances des ordonnances du Roi.
sous la charge de Claude d'Annebaud, maréchal
et amiral de France A la mort de ce dernier, en
1552, il passa sous les ordres du prince de Ferrare
et servait encore en 1560 (Cabinet des titres. Piè-
ces orig.). Il eut pour fils Jacques qui continuala
descendance.
V. Jacques de Longuemare, seigneur deMorville
près Gournay, se fixa à Morville en y épousant
(septembre 1584) Perrine l'Hermin'er de Clanque
meule (Registres de l'état-civil de Morville, au
greffe de Neufchàtel, Seine-Inférieure). Leurs en-
fants furent : 1° Guillaume qui suit ; 2° Pierre; 3°
Nicolas, baptisé à Morville en 1587 ; 4° Fleurent
(1590-1645), autour d'un rameau éteint vers la fin
du xviip siècle; 5° Cardin de Longuemare, tige
l'une branche cadette, connue sous le nom de
Longuemare de la Salle et établie au Havre ou on
la suii jusqu'à la Révolution : elle donna a cette
ville des capitaines quartiniers, un receveur géné-
ral et des directeurs de la manufacture des tabacs;
ses principales alliances ont été contractées avec
les familles : de la Croix, d'Arcizac, de Séguy, de
Fay d'Athies, Grégoire de Rumare, Ferry de la
Fraye, de Paix de Cœur, le Féron de la Heuze.
(Antoine le Féron de la Heuze, fils de Nicolas-
Gabriel et de Madeleine de Longuemare, épousa
en 1763 Marie-Marthe Corneille de Vieubourg,
descendante du grand Corneille. — Parmi les al-
liance contractées également par cette branche de
la famille de Longuemare et sa descendance par
les femmes, nous devons citer les noms des fa-
milles : Aubourg de Boury, Méry de Bellegarde,
Lestorey de Boulogne, du Bocage de Bléville,Rlie
de Beaumont, etc.
VI. Guillaume de Longuemare, seigneur deMor-
ville, né en 1485, fils aîné de Jacques, eut de Ma-
rie de Montardier, son épouse : lo Pierre III, dont
l'article suit ; 2° Robert de Longuemare, marié le
21 février 1639 à Denise de l'Espinay, fille de
Maurice et de Catherine de Gournay (Registres
de l'état-civil de Morville).
VIL Pierre III de Longuemare, seigneur de
Morville, fit aveu de cette terre aux abbés de
Saint-Ouen de Rouen le 13 juillet 1656 (Archives
de la Seine-Inférieure. — Papier terrier de 1656);
il avait épousé à Morville, le 7 juillet 1637, Mar-
guerite Cazier, dame d'Oubin, etc.
La famille de Longuemare possède encore au-
jourd'hui la terre patrimoniale de Morville dont
il vient d'être parlé.
XIV. Pierre-Henri de Longuemare, mort le 27
mars 1887, issu au sixième degré de Pierre III de
Longuemare, a épousé en 1845 Bertille-Adélaïde
Trolley de Prévaux, d'une ancienne famille de
robe de l'élection de Vire, anoblie par Henri III
en mars 1586, dont Paul-Alfred qui suit.
Armes : D'or, au lion de sable, armé et lam-
passé de gueules.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions.
Devise : Virtas longa amara fata vincit.
REPRÉS ENTA NTS A C TUELS :
Longuemare (Paul-Alfred de). Résiden-
ce : Château de Veudes par Noyers-Bocage
(Calvados). Marié en 1882 à Jeanne-Marie
Manchon, fille d'un conseiller à la Cour
d'appel, dont : a) Pierre-Joseph-Xavier, né
à Caen le 6 avril 1884; b) Jeanne-Marie-
Bertille, née le 26 juin 1886; c)Jean-Henri,
né le G juin 1888, décédé le 18 juin 1888; d)
Elisabeth, née le 10 décembre 1890.
Outre les sources citées, on pe;6 consulter sur
la famille de Longuemare : Y Armoriai général
manuscrit d'Hozier, les Archives de la Seine-In-
férieure; Borel d'Hautercoe, etc.
Il ne faut pas confondre cette famille avec d'au-
tres portant, avant le nom de Longuemare ou
Longuemar, un autre nom patronymique, tel que
Martel, Mabire, Gouye. Le Touzé, etc. Les Le
Touzé de Longuemar, aujourd'hui fixés en Poitou
et dontune branche résidanaguère en Normandie,
blasonnent : de gueules, à la fasce d'or accompa-
gnée de trois roses d'argent, 2 et 1 ; au chef cousu
d'azur, chargé de trois fleurs de lys d'or.
LONGUEVAL (de).
Comtes de Beaumont, marquis d'Haraucourt,
vicomtes de Verneuil, seigneurs de Lieuville, de
Leuilly, du Pont-St-Mard, etc. Election de Sois-
sons, de Laon et de Clermont, ont produit depuis
1452 avec la qualité de chevalier.
La maison de Longueval, déjà illustre dès le
temps des premières croisades et dontunebranche,
celle des comtes de Bucquay, a été élevée au rang
de prince de l'Empire, en 1688, a pris son nom delà
terre de Longueval, ancienne baronnie du comté
de Vermandois, située près des confins de l'Artois,
à 3 lieues N.-O. de Péronne. Haudicques de Blan-
court prétend que le nom primitif de cette maison
était le Chien, ce qui est faux. Il y a apparence
que Haudicques avait à se plaindre de la maison
— 42
IZl
i28 —
de Longueval, mais son procédé prouve qu'il n'é-
tait pas délicat sur les moyens de ss rendre rai-
son. Aussi est-il probable que la supposition n'a
fait tort qu'à lui-même. La maison de Longueval
n'a jamais eu d'autre nom que celui de sa terre,
et elle Ta porté avec tant d'éclat depuis l'an 1096,
que, lorsque dans le xvi« et xvn e siècle, elle a été
comblée d'honneurs et de dignités tant en France
qu'en Espagne, où elle a été décorée des ordres
de la Toison d'or et de Calatrava, elle n'a fait que
se maintenir dans son ancienne splendeur; car
cette maison a été dans tous les temps et sans
interruption une des plus considérables du ro-
yaume.
Armes: Bandé de vair et de gueules.
LONJON (de).
Famille originaire de Guienne, maintenue dans
sa noblesse par jugement rendu à Montauban le
10 juin 1667 sur la production de ses titres. Les
guerres et les troubles dont la Guienne a été si
souvent le théâtre depuis lexive siècle ont détruit
la plupart des dépôts publics de titres, et n'ont
permis à cette famille de remonter sa filiation
qu'à Samuel de Lonjon, qualifié noble, seigneur
de Ricaumont et de Roquefort, et qui vivait en
1518, ainsi qu'il résulte des lettres portant con-
cessions de plusieurs privilèges et indulgences à
lui expédiées par le commissaire subdélégué du
pape Léon X et du roi François 1er en considéra-
tion des secours qu'il avait donnés à la religion,
lors d'une expédition faite dans ce temps contre
les Turcs et autres ennemis du nom chrétien.
Jean de Lonjon de Ricaumont, écuyer, né le 7
juin 1622, fut maintenu dans sa noblesse sur la
présentation de ses titres, par jugement rendu le
10 juin 1667 et servit, lors de la convocation de la
noblesse, à l'arrière-ban.
Cette famille a formé les branches :
1° des seigneurs de la Grange ;
2° des seigneurs de la Prade
et une 3 e branche, sortie de la précédente, qui a
pour auteur Etienne de Lonjon, écuyer, maintenu
dans sa noblesse le 11 avril 1640.
Armes: D'or, à une bande de gueules.
La branche de la Prade a adopté pour brisure,
depuis environ 1600, un chef de gueules chargé
d'une croix pattëeet alésée d'argent, l'écu sommé
d'un casque à trois grilles, posé de profil, orné
d'un bourrelet tortillé d'or et de gueules, et de
ses lambrequins d'or, doublés de gueules.
LONLAY (de).
Originaire de Normandie, y maintenue en 1667.
Seigneur de Mesnil-Broult, de Lignières, de Vil-
lepail.
Elle a donné Guillaume, seigneur de Mesnil-
Broult, sénéchal d'Ecouché en 1528 ; un page de
la petite écurie en 1747, écuyer du roi en 1750.
Une branche de cette famille s'est établie en
Bretagne et s'est alliée aux La Lande-Calan.
La branche aînée des marquis deVu.LKPAiL s'est
éteinte en 1816 dans la maison de Mailly-Nesle.
Armes: D'argent, à trois tessons (blaireaux) de
sable, à la fleur dç, lys de gueules en cœur.
Amas. D'argent, à la Jleur de lys de gueules,
accompagné de t^ois porcelets de sable.
Devise : Fidcs et virtus.
LORDAT (de).
Seigneurs de Gastagnac, deCazenove, de Erans,
comtes de Lordat, barons des Elats du Langue-
doc, maison d'ancienne chevalerie du comté de
Foix, qui florissait dès l'an 1154, que vivait Guil-
laume de Lordat, chevalier. Elle a constamment
suivi le parti des armes, a donné des gentilshom-
mes ordinaires de nos rois, trois généraux, des
gouverneurs de places et des officiers supérieurs
décorés de l'ordre royal et militaire de St-Louis.
Armes : D'or, à la croix alésée de gueules
LORDE (de).
Languedoc.
Barons de Monfa, seigneurs de Caraybat, de
Courtalet, de la Murasse, de la Tour, etc.
Une branche de l'ancienne famille de Lorde ou
de Lourde, ainsi nommée d'un château du même
nom situé en Béarn, et qui paraît être son berceau,
vint s'établir dans le comté de Foix vers If xiv«
siècle et s'y est continuée jusqu'à nos jours. C'est
celle de Lorde de Caraybat, de Montgaillard et de
la Murasse. Les titres originaux ne laissent au-
cun doute sur l'ancienneté de cette famille, dont
la filiation régulière commence vers la fin du xv«
siècle.
En plusieurs circonstances, elle a fourni des
preuves de sa noblesse d'extraction, notamment
en décembre 1607, époque à laquelle Pierre de
Lorde fit enregistrer ses armoiries dans le registre
armoriai de l'élection de Rieux : en 1698, lors de
l'ordonnance de maintenue rendue en faveur de
Lorde Jacques, seigneur de Caraybat; et, en 1786,
pour l'admission de Lorde de Montgaillard aux
états de Montpellier.
Armes : Ecartelè : au 1 , d'argent, au bœuf pas-
sant de gueules sur une terrasse de sinople : au 2,
de gueules, au demi-vol d'argent : au 3, de gueule*
à la tour d'argent crénelée de cinq pièces : au 4.
hurelè d'argent et d'azur de huit pièces.
Couronne de comte.
Devise : Floret ubique.
420 —
430 -
LORGERIL (de).
Seigneurs de Lorgeril, du Chalonge, de Trébé-
dan, etc. Cette famille est une des plus anciennes
de Bretagne ; son premier auteur connu, Olivier
de Lorgeril, seigneur de Lorgeril et du Boudon,
vivait en 1311. 11 eut pour fils Guillaume de Lar-
geril, chevalier, seigneur de Lorgeril et du Bou-
don, mort en 1357. La descendance de cette maison
remonte jusqu'à Guillaume de Lorgeril, écuyer,
issu des anciens seigneurs et châtelains de ce nom,
qui épousa demoiselle Jeanne de Bois- Adam avant
1533. On trouve dans cette famille dos officiers de
terre et de mer, un capitaine de vaisseau et plu-
sieurs chevaliers de l'ordre royal et militaire de
St-Louis.
Armes : De gueules, au chevron d'argent chargé
de cinq mouchetures de sable et accompagné de
trois molettes d'éperon d'or.
LORGNE D IDEVILLE (de).
Ancienne famille qui remonte à François de
Lorgne, conseiller du roi à Abbevîlle (1506), marié
en 1030, fils de Joseph, conseiller au présidial de
Provins. Nous remarquons un membre de l'insti-
tut d'Egypte, savant naturaliste ; Pierre André,
enseigne, tué à Trafalgar en 1805 ; Louis Elisabeth,
baron de Lorgne d'Ideville (1780-1852), député de
l'Allier, maitre des requêtes au conseil d'Etat.
Armes: Parti: au 1, échiqucté d'or et de gueu-
les ; au 2, d'or, à trois vols de sable en pal.
LORME (de.)
Seigneurs de Périgérès, de Mons et de Limous,
de Pagnat, etc. en Bourbonnais. L'auteur de cette
famille ancienne est Jean de Lorme, damoiseau,
vivant avec Baguette de Moulhieu, son épouse,
avant l'an 1408, à Charmes en Bourbonnais. L'an
1556, Gilbert de Lorme, écuyer. seigneur de la
Motte de Lorme et de Pagnat, fut homme d'armes
de la compagnie du comte de Villars ; et Jean
Louis Gabriel de Lorme de Pagnat, écuyer, sei-
gneur de Périgérès, marié le 20 novembre 1674
avec Isabelle de Bèlvèzes'de Jonchères, était alors
premier capitaine dans le régiment de la marine.
Armes : D'argent, à trois merlctles de sable,
accompagnées de neuf étoiles du même, rangées 3
en chof, 3 en fasce et 3 en pointe.
Voy. Fréville.
LORT SÉRIGNAN (de).
Seigneurs de Lebrettes, de Tarraillan, de Por-
oairargues, de Cers, de Valras, de Sérignan, de
Maraussan, de Perdiguier, etc., barons de Savi-
gnac, marquis et comtes de Lort et de Sérignan,
en Languedoc
La maison de Lort de Sérignan est, parmi les
anciennes familles du Languedoc, une des plus
distinguées par ses alliances et ses nombreux
services militaires.
Elle est originaire de la Guyenne où son nom
est connu parmi ceux de la principale noblesse
dès le commencement du xiir siècle. Dans ce
temps vivait Garcie de Lort, abbé de Saint-Pé de
Gènerest, au diocèse de Tarbes, évêque de Com-
minges en 1210 et 1213, puis archevêque d'Auch
où il siégeait dès l'année 1215, comme on le voit
par les registres des liefs des sénéchaussées de
Carcassonne et de Beaucaire.
Pierre-Guillaume de Lort souscrivit le 12 avril
12u7 une ordonnance des capitouls de Toulouse ;
Renaud de Lort, chevalier, tint à Poitiers en 1314
les assises de Philippe, comte de Poitiers ; enfin
on voit un Arnaud de Lort, écuyer, compris, avec
cette qualité, dans le rôle d'une montre faite à
Béziers le 15 juillet 1431.
Vers ce même temps, la maison de Lort s'est
divisée en deux branches principales. L'une, sub-
divisée en deux rameaux sous les dénominations
de seigneurs de Montesquiou et de St-Victor, a
continué sa résidence en Guyenne, et l'un de ses
rameaux s'est établi en Alsace en 1708. Cette
branche a donné, dans le dernier siècle, plusieurs
officiers généraux dont l'un fut commandeur de
Tordre royal et militaire de St-Louis. L'autre
branche est passée en Languedoc et a été connue
sous la dénomination de seigneurs de Sérignan,
terre qui lui échut par suite d'un mariage avec
l'héritière de ce nom.
Les de Lort de Sérignan ayant eu le malheur
de payer leur attachement à la religion catholique,
dans les guerres civiles qui déchirèrent le Midi
de la France, par la perte de tous leurs titres,
brûlés lors de la prise du château de Lebrettes
par les religionnaires dans le xv e siècle, leur
branche s*est trouvée privée, par cet événement,
des actes qui eussent pu servir à établir leur jonc-
tion avec la tige-mère. Mais pour suppléer autant
que possible à cette perte des premiers titres, les
diverses branches de la maison de Lort se sont
réunies, et ont pris acte de leur communauté d'o-
rigine dans une requête que MM. de Lort de Mon-
tesquiou, de St-Victor et de Sérignan présentè-
rent conjointement au roi en 1762. Antérieurement,
MM. de Sérignan avaient fait au cabinet du roi
des preuves dont le résumé avait été envoyé au
principal ministre le 1er juillet 1750; et subsé-
quemment le marquis de Lort-Sérignan eut l'hon-
neur de monter dans les carosses de Sa Majesté,
le 5 décembre 1773 et de chasser avec elle, en
même temps que la marquise de Lort-Sérignan,
eut celui d'être présentée à S. M. et à la famille
royale .
La filiation de cette famille commence à Pierre
de Lort, premier du nom, écuyer, seigneur de Le-
brettes, de Tarraillan, de Parcairargues et de Cers,
juge pour le roi de la ville de Narbonne, né en
— 431 —
432 —
1459, et fils d'Armand de Lort, écuyer de la com-
pagnie du comte de Bigorre dont la revue fut pas-
sée à Béziers le 14 juillet 1431.
La seconde branche, aînée actuelle des de Lort
de Sérignan, a pour auteur Jacques-Joseph de
Lort de Sérignan, seigneur deFarlet; il entra dans
la marine et fut fait successivement sousdieute-
nant de la galère la Réale le 26 janvier 1680, lieu-
tenant de la galère la Ferme le 1er janvier 1694,
capitaine de la galère Madame le 15 février 1699,
chevalier de St-Louis le 28 juillet 1705, et chef
d'escadre des armées navales le 23 novembre 1723.
Il eut plusieurs enfants de son mariage avec de-
moiselle N. Pelet de Moissac.
Cette branche compte plusieurs autres officiers
dans la marine et chevaliers de St-Louis.
Armes : D'azur, aulinn d'or, lampassj et armé
de gueules, adextrè en chef d'une étoile d'argent.
Couronne de marquis.
Supports : Deux griffons d'or.
L'écu est posé sur deux étendards armoriés de
sable, à la croix ancrée d'argent.
Devise : Fortitudo virtute superatur.
LOS AD A (de).
Famille originaire du royaume de Galice.
Armes: D'or, à six têtards passants de sinople
H, 2 et 2 ; à la bordure de gueules, chargée de huit
franchis d'or.
LOSSE (de.)
Marquis, comtes, vicomtes et barons de Losse,
seigneurs de Losse, Thonac, St-Léon, Pierre-
Taillade, St-Rabier, Banne, Thenon, Peyrignac,etc.
Une des plus anciennes familles du Périgord
où elle occupait, dès le xn e siècle, un des premiers
rangs parmi la noblesse de la province; elle a donné
son nom à un château situé dans la paroisse de
Thonac-sur-Vezère. Depuis l'époque où ils appa-
raissent la première fois dans l'histoire jusqu'à
nos jours, ses membres figurent dans nos armées
et occupent des postes éminents auprès de nos
rois. De nombreuses lettres écrites par les rois et
les princes a plusieurs d'e«:tre eux, et publiées
dans les recueils historiques ou conservées par la
famille parmi ses titres les plus précieux, témoi-
gnent de l'estime et de la confiance que leur ac-
cordaient leurs souverains. Leur sang a arrosé
les champs de bataille de Crécy, d'Azincourt, de
Poitiers -, ils ont combattu à côté de François 1er
en Italie, veillé sur Henri IV lorsqu'il faisait ses
premières armes, pris part aux triomphes de
Louis XIV et fait la guerre de l'indépendance en
Amérique.
Cette noble maison, que ses alliances suffiraient
à illustrer, s'est divisée dans le x 1 1 ' ' siècle en deux
branches ; une seule s'est perpétuée jusqu'à nos
jours.
La filiation suivie de cette famille commence à
Guillaume de Losse, premier du nom, qui vivait
en 1247 ; mais avant lui on trouve mentionnés
dans des baux de fief : Picaron. Durhal, Hélie, et
don Galafer de Losse; Pierre de Losse assistait
en 1230 comme témoin dans une donation.
La branche cadette actuellement existante a
pour auteur Emmanuel de Losse, seigneur de
Banne, marquis de Losse, marié le 16 janvier 1624
à Antoinette de St-Astier, dont postérité.
Armes : D'azur, à six étoiles d'or, posées 3, 2
et l.
Couronne de marquis.
Supports" Deux lions.
m
LOST ANGES (de).
Barons, puis marquis de St-Alvère, barons de
Saverdun et du Vigan, en Périgord, comtes de
Corn, marquis de Béduer, seigneurs de Jarnisot,
seigneurs et barons de Felzins et le Cuzac, en
Quercy et en Bouergue, barons de Paillé, seigneurs
de Montausier et de Bussac, en Poitou, illustre
et ancienne maison de chevalerie, originaire du
Bas-Limousin où elle possédait le château de
Lostanges dès avant le milieu du xiv e siècle. Une
ancienneté remontée a plus de 700 ans, des pos-
sessions nombreuses répandues dans le Périgord
et dans les provinces voisines, des services mili-
taires distingués, des emplois honorables à la
cour de nos rois et des alliances illustres lui as-
signent son rang entre les maisons les plus con-
sidérables de Guyenne. La maison de Lostanges
a porté successivement trois noms différents : le
premier est celui de hx Brande, connu depuis le
xn e siècle, et porté par une suite de sujets quali-
fiés chevaliers ou damoiseaux. La maison de la
Brande ayant succédé vers l'an 1350, en vertu
d'une substitution, à celle d'Adhémar de Lostan-
ges, elle en porta le nom et les armes pendant un
siècle ou environ, et ce ne fut qu'après l'alliance
que Jean-Adhémar de Lostanges contracta, l'an
1448, avec Antoinette de Veyrines, dame de Saint-
Alvère, que la branche établie en Périgord quitta
ses premiers noms pour ne prendre désormais
que celui de Lostanges qu'elle a toujours conservé
depuis. Cette maison a donr é un évêque de Péri-
gueux, nommé par le roi en 1817 ; des chevaliers
de l'ancien ordre du roi, avant l'institution de ce-
lui du St-Esprit ; des gentilshommes ordinaires
de la Chambre ; des capitaines de 100 et 150 hom-
mes d'armes, des sénéchaux et gouverneurs de
Quercy ; trois maréchaux de camp, un lieutenant
général et un brigadier des armées du roi, et
nombre d'officiers supérieurs décorés des ordres
royaux et militaires de St-Louis et de la Légion
d'honneur.
— 433 —
434 —
Cette maison s'est alliée aux familles : de Nico-
laï, d'Huteau,de Viviers, de Bayne, de Gourdon-
Genouillac, de Rougé, de Crusol d'Uzès,Gontaud-
Biron, etc.
Armes: D'argent, an lion de gueules, armé et
lampassé d'or, couronné d'azur, accompagné de
cinq étoiles de même, 2, 2 et 1.
Cimier : Un ange.
Devise : Fortitudo et sapienfia ascendant.
REPRÈSEN TA N TS ACT UELS
Lostanges Beduer (Marie-Michel- Amé-
dée-Bobet't, marquis de), né le 9 février
1842. fils deRaouletdeSidoniedeTAUPJAc,
comte et baron du l" r Empire (1808). Ancien
zouave pontifical (18G7), ancien capitaine
des mobiles de la Haute-Garonne (1870-71),
membre du Conseil Héraldique de France,
membre honoraire de l'Istituto Araldico
Italiano, membre de l'association des Che-
valiers Equestres Pontificaux, décoré de la
médaille Bene Merenti, etc. Résidences :
24, rue Vintimille à Paris, et château de la
Punta par Gaivi (Corse;. Marié avec Rose-
Marie Bonacgorsi dont un enfant, Paul.
Sœurs : 1° M ise de Gestas-Montmaurin.
2° Comtesse de Cheverry.
3° Mlle Claire de Lostanges - Béduer,
chanoinesse.
4° Mme de Lava.
Cousines : 1° Comtesse de Lostanges-
Béduer (veuve), née de Gerson, dont une
fille : Marguerite de Lostanges-Béduer.
2° Mlle Célestine de Lostanges-Béduer.
LOUBENS DE VERDALLE (de).
Maison des plus anciennes de la province du
Languedoc qui a possédé, à une époque très re-
culée, la terre et seigneurie de Verdalle dont le
nom est devenu patronymique dans cette famille.
Guillaume de Loubens, chevalier, fut un des
seigneurs du Languedoc qui en 1096 se croisèrent
sous la conduite de Raymond de St-Gilles, comte
de Toulouse. Il était du nombre des 14 chevaliers
détachés par Raymond en 1099 vers Tripoli, pour
chercher des vivres à l'armée chrétienne, lesquels
vainquirent 60 Maures qui emmenaient des pri-
sonniers chrétiens et cinq cents pièces de bétail.
Gaufrez de Verdalle est un des seigneurs qui
furent présents à l'accord fait en 1141 entre les
vicomtes de Béziers et de Lautrec.
Bernard de Loubens, damoiseau, était un des
seigneurs qui composaient la cour de Roger-Ber-
nard, comte de Foix, troisième du nom, lorsque,
dans son château fort de Pamiers, il jugea en 1302
le procès des faux-monnayeurs arrêtés dans ses
états.
La filiation suivie commence à Robert de Lou-
bens, seigneur de Verdalle, qui rendit foi et hom-
mage au roi pour cette seigneurie en 1381.
La seconde branche a pour auteur Jehannot de
Loubens, seigneur de Loubens, second fils de
Samson île Loubens, seigneur de Verdalle, qui
eut pour pelit-flls Jean de Loubens de Verdalle,
seigneur de Signât, capitaine de 50 hommes d'ar-
mes de pied, qui vivait en 1582 et fut député par la
noblesse du Languedoc vers la comtesse d'Auver-
gne, lorsque cette princesse vint visiter ses états.
La branche ainée de cette maison subsistait dans
la personne de Frédéric de Loubens, comte de
Verdalle, ancien capitaine des dragons, qui a eu
l'honneur de monter dans les carosses du roi, et
dans celle du marquis de Verdalle, son fds.
Une autre branche subsistait encore en Auvergne
dans la personne de Gilbert de Loubens, seigneur
de Thouy, ancien chevau-légers, chasseur noble à
l'armée de Condé, chevalier de St-Louis et chef
de bataillon.
Armes : D'azur, (alias de gueules) ou loup ra-
vissant d'or.
LOUGELLES (de).
Terre située dans le diocèse de Bayeux, géné-
ralité de Caen, qui a donné son nom à l'ancienne
famille de Loucelles dont l'origine se perd
dans l'obscurité des temps. Elle est au nombre
des familles nobles de race, dès 1056. On voit Ro-
bert de Loucelles cité comme témoin dans la
charte de fondation de l'abbaye de Lessay en
Normandie.
Guillaume de Loucelles se trouva en 1236 au
nombre des plus grands seigneurs qui servirent
dans l'arrière-ban de 1214, et se trouva aussi à la
bataille de Bouvines, à celle de Taillebourg sous
Henri III, roi d'Angleterre ; il fut encore aux arrière-
bans de 1255 et 1271, où il parait qu'il avait suivi
St-Louis au voyage de Terre-Sainte.
Olivier de Loucelles, présent en 1371 à la revue
des gentilshommes qui se fit à Pontorson, est au
nombre de ceux qui s'étaient distingués dans les
armées du roi Charles V. Il servit en qualité d'é-
cuyer sous Bertrand du Guesclin, connétable de
P>ance, son parent, qui se trouva aux montres
et revues militaires des mois de mai, août et oc-
tobre, et qui fut témoin du testament du connéta-
ble fait le 9 juillet 1380.
La filiation suivie remonte à Jean de Loucelles,
écuyer des écuries du roi Charles VII, lequel fit
- 435
— 436
au Mans la montre et revue de 19 écuyers de sa
compagnie le 2i avril 1420.
Cette famille a formé les branches :
lo des seigneurs de Mauny ;
2» des seigneurs de St-Martin ;
3° des seigneurs du Fournet ;
4° des seigneurs de Vieuse, de la Noe et de
Villy ;
5" des seigneurs de la Hertaudière.
Elle a fourni quantité d'officiers de tous grades
dans les armées du roi, chevaliers de St-Louis et
s'est alliée aux meilleures maisons du royaume.
Armes : De gueules, à la quintefcuille d'argent :
au- chef d'hermine.
Timbre: Un heaume d'argent, posé en fasce,
grillé, liséré et damasquiné d'or, avec lambre-
quins et hachements d argent et de gueules.
Cimier : Un cygne au naturel posé en fasce, le
vol ouvert.
Supports : Deux lions.
LOUIS DE LA GRANGE.
Famille originaire de Lorraine.
Sa filiation remonte à Loys ou Louis, demeurant
à St-Nicolas, anobli par lettres duducCharles III
le 13 août 1578; il fut fait gentilhomme delà cham-
bre du roi Henri IV par brevet du 7 avril 16U0. Il
avait encore été anobli par lettres de ce prince le
25 mars de la même année en récompense de ses
longs services.
Son petit-fils, Jacques Louis, seigneur de la
< ir.uige-aux-Armes, fut successivement gentil-
homme de la chambre du roi Louis XIII par brevet
du 25 décembre 1618, ambassadeur en Allemagne
en 1632, et en Suède en 1633. Le 8 octobre 1635, il
lui fut expédié une commission au grand sceau,
pour lever de la cavalerie et la commander. Il
épousa le 10 septembre 1613 Marie Charpentier
dont il eut postérité.
Armes: De gueules, à Vours colleté d'or, d'où
pend une chaîne du même et qui porte entre ses
pattes un rocher d'argent.
Le nobiliaire de Lorraine donne pour armes à
Jacques Loys ou Louis, 1 er nommé: De gueules,
semé de grains de sel d'argent ; à tours ram, a ni
enchaîné d'or, lampassê, armé et colleté d'azur.
Cimier : L'ours de Vécu.
LOUVEAU DE LA RÈGLE ET DE
LA GUIGNERAYE.
Famille originaire du Niort, ou pendant de lon-
gues années elle a occupé les charges municipales.
On remarque des noms isolés de cette famille
dès 1620,
La filiation suivie remonte à Louveau (Jacques)
auteur de la branche de Ligné et de La Règle,
seigneur de Maire, pair à Niort en 1638, maire de
cette ville en 1652. Il était capitaine au régiment
de Niort en 1674, et fonda le 12 septembre 1678
une chapelle dans l'église des Cordeliers de cette
ville où il fut inhumé le 10 décembre 1679. Il avait
épousé en 1622 d^e Marie Dagris, dont il eut pos-
térité. De lui descend, au 6 e degré, Louis-René-
François Louveau de la Règle, né le 4 janvier 1762,
capitaine adjudant- major au régiment deGuienne
infanterie en 1791 ;li émigra et rejoignitl'armée de
Condé le 11 janvier de la même année, fît toute la
campagne ; fut chevalier de St-Louis le 22 septem-
bre 1787 ; pensionné du roi comme chef de bataillon
le 16 mars 1816 et mourut le 22 février 1845 ; il
laissa postérité de Marie-Françoise Potier qu'il
avait épousée en 1807.
La branche de La Cuigneraye est issue d'Em-
manuel de Louveau, du 2 e degré de la souche-
mère. Elle a pour auteur un de ses fils, Louis-
Alexis Louveau, chevalier, seigneur de La Guigne-
raye et de Touscher, capitaine au îégiment de
Beauce-infanterie le 5 mai 1711; il quitta le service
et épousa Marie-Thérèse- daude de la Fitte, dont il
eut postérité. Son petit fils, Louis-Anatole Louveau
de La Guigneraye, né en 1762, assis 1 a à l'Assem-
blée de la noblesse. Il servait dans la marine où il
était lieutenant de vaisseau. Il émigra et servit à
l'armée des princes, fut fait chevalier de Saint-
Louis et de la Légion d'honneur, se retira ensuite
à la Martinique où il épousa Marie-Elisabeth-Eglé
de la Bretesque, dont il eut plusieurs enfants.
Armes : D'azur, au chevron d'or accompagné en
chef de deux étoiles d'argent et d'une rose du mê-
me en pointe.
LOUVENGOURT (de).
Famille ancienne et illustre de Picardie qui tire
son nom de la terre de Louvencourt, située à trois
lieues de Doulens. Colart de Louvencourt, écuyer,
vivait en 1375. Agnès de Louvencourt épousa en
1380 Simon Le Mareschal, chevalier, fils de Guy
Le Mareschal, franc-fieffé de l'évêché de Cambrai
et gouverneur de Thun. L'an 1403, Colart Ausnin
et J. Esoffé, dempurant à Louvencourt, firent re-
lief de 4 fiefs sis audit lieu, tenus de la demoiselle
de Louvencourt.
La filiation de cette famille est établie par titres
depuis Robert de Louvencourt, écuyer, seigneur
de Théouenne et de Chàtillon, vivant en 1450. Ses
descendants ont fourni plusieurs branches : l'une
dans la personne de Jacques-Eustache de Louven-
court, ancien officier au 3 e régiment de chevau-
légers ; l'autre dans la personne de Marie-Fran-
çois-Joseph, marquis de Louvencourt, ancien of-
ficier de chevau-légers de la garde du roi, dont la
femme, Mme la marquise de Louvencourt, a été
137
— 43S —
présentée au Roi, à Madame à Monsieur et à toute
Ja famille royale le 10 août 1818.
Armes : D'azur, à la f as ce d'or chargée de trois
merleltes de sable, et accompagnée de trois crois-
sants du second émail, 2 et 1 .
Couronne de marquis.
LOVERDO {de).
Famille originaire des possessions vénitiennes
dans la mer Ionnienne, naturalisée en France par
lettres de grande naturalisation accordées le 21
octobre 1815 à Nicolas, comte de Loverdo, lieute-
nant général, conseiller d'Etat, gentilhomme de
la Chambre du roi, grand-croix de St-Louis, grand
officier de la Légion d'honneur, de St-Ferdinand
d'Espagne et de St- Alexandre de Russie.
Armes : Venise : D'or, à V aigle éployëe à deux
le tes de sable.
Armes données au général sous l'Empire :
D'or, au vol ouvert surmonte de deux tôles d'ai-
gle, le tout de sable.
L'écu timbré d'une couronne de comte.
Supports : Deux lions affrontés.
Devise : En France seulement: Terra maria ue.
Les enfants du général portent : Ecartelé : au
1 et 4, des armes de leur famille ; aux 2 et 3, des
armes particulières de leur père.
LOYNES (de).
Famille noble, originaire de Baugency, trans-
férée à Paris vers l'an 1500. Depuis ce temps, elle
y a toujours possédé des charges honorables au
Parlement et à la Chambre des comptes. Il est
certain qu'un Robert de Loynes qui vivait en 1353
possédait plusieurs fiefs aux environs de Paris,
dans la dépendance du duc d'Orléans.
La filiation suivie de cette famille remonte à
Gentieu de Loynes. écuyer, sieur de la Motte
en Beauce, vivant en 1148.
Au 5 e degré, nous trouvons Jean de Loynes,
2 e du nom, avocat au Parlement, puis conseiller
du Roi, Echevin de la ville de Pans en 1582, reçu
conseiller de Ville en 1583 et nommé par le roi
Henri III, à cause de sa fidélité, l'un des capitai-
nes de cette ville pour s'opposer aux rebelles. Il
mourut en 1587 et fut enterré dans l'église Saint-
Séverin.
La famille de Loviips est très bien alliée et
tient à des maisons distinguées dans la robe et
dans l'épée.
Branche aînée
Orléanais: Coupé: De gueules et d'azur, à un
chevron vivre et renversé d'argent soutenant un
autre chevron oiorë de même cl accompagné en
pointe de sept besants d'or posés 4 et 3, et une
fasce gironnée et contre gironnée d'or et d'azur de
huit pièces, brochante sur le tout.
REPRÉSENTA XTS A C TUELS
Loynes (Alexandre-Mathieu-Fernand de)
né à Paris le 11 septembre 1830. Résidence :
Compiègne, 16, rue de la Madeleine; marié
le 6 août 1860 à Marie- Cécile-Gabriel! e
Poissonnier de Prul.vy.
Enfants: a) Louis-Jean, lieutenant au
149 e régiment d'infanterie, né le 30 mai
1861 ; b) Denis-Pierre, enseigne de vaiseau,
né le 31 octobre 1862.
Branches cadettes:
Coupé de gueules et d'azur ;
au 1 de gueules chargé d'une
fasce gironnée et contregiron-
uée de deux pointes d'or et d'a-
zur, accompagnée de deux vi
vres d'argent ; au 2, d'azur,
chargé de sept besants d'or, 4
et 3.
Loynes d'Autroche
(Qtesse de), née Léonie-
Alexandrine - Marie Cheronnet - Gham -
pollion, mariée, le 30 avril 1884, à Jean-
Charles - Emmanuel de Loynes, comte
d'Autroche, décédé. Résidence : 30, ave-
nue Henri-Martin, à Paris.
Enfant : Lionel - Léonce - Emmanuel -
René, né le 4 octobre 1885.
L V te d'A. (Jean -Raymond- Félicien -
Gérard de), né le 14 novembre 1880,officier
de cavalerie, 9, place Lal'ayette, à Rouen,
marié le 17 juin 1889 à Madeleine Lizé.
Enfant : Guy-René-Marie, né le 22 juin
1890.
L. G le d'A. (Pierre-Marie-Auguste de),
né le 2S août 1853, capitaine d'infanterie de
marine, marié à Lorient le 21 août 1888, à
Marguerite de là Monneraye.
Loynes, G le d'Estrées (Marie-Josepii-
Aignan-Eogène de), château de Villedart
(Loir-et-Cher), né le 5 avril 1853, marié le
5 avril 1880 à Marthe-Marie-Garoline Ber-
themy.
Enfants : a) Jehan-Marie-Louis-Joseph,
139 —
— 440
né le 10 janvier 1881; b) Louis-Marie-Ai-
gnan, né le 11 mai 1885.
Cette branche porte : Ecartelè : aux 1 et 4 de
Loynes, aux 2 et 3 d'argent frettè de sable : au
chef d'or chargé de trois merle lies de sable, qui est
d'Estrées.
Loynes, B on du Houlley (Alexandre-
Marie- Jacques -Emilien de), né le 14 jan-
vier 1841, ancien officier de cavalerie. —
Résidence : Château de Gherupeau (Loiret),
marié le 29 avril 1867à Suzanne LeBreton
DE VONNE.
Enfants : a) Marie-Gaston-Ernest, né le
23 avril 1868; b) Marie-Jean-Hippolyte-
Jacques, élève de l'Ecole spéciale militaire
de Saint-Cyr, né le 10 août 1874.
Loynes, B on de Fumichon (Marie-Pier-
re Adrien de), né le 1 er mai 1854. — Rési-
dence : Orléans, rue des Anglaises ; marié
le 17 novembre 1880 à Anne-Marie-Mathilde
de Pommereau.
Enfant : Marie -Joseph-Henri-Pierre,né
le 9 mars 1883.
L., B on de F. (Henri-Dieudonné-Adrien
de), né le 3 juillet 1855. Résidence : cheâteau
de Boncheteau (Loiret), marié le 25 janvier
1881 à Louise-Marie-Alice Tassin deGhar-
SON VILLE.
Enfants : a) Robert-Marie-Richard, né
le 26 septembre 1883; b) Maurice-Marie-
Gaston, né le 16 octobre 1884 ; c) Edgard-
Marie-Adrien, né le 11 juillet 1886 ; d) Ro-
ger-Marie-Joseph, né le 14 décembre 1889.
Loynes (Pierre -Marie-Louis-Paul de),
né le 31 octobre 1841. Professeur de Droit
civil à la Faculté de Rordeaux, marié le 26
avril 1870 à Louise- Julie-Ermance Bernard
de Bessines.
Enfant : Louis- Charles - Joseph - Pau],
né le 13 septembre 1881.
L. (Marie-Joseph de), né le 8 août 1857,
secrétaire d'ambassade, chevalier de la Lé-
gion d'honneur, il, rue Marbeuf, à Paris ?
marié le 5 juillet 1867, à Yvonne Adam.
L. (Georges-Adolphus de), né le 18 février
1834. Résidence : Gorona (New-Jersey),
maeié le 20 mai 1877 à Elisa Martin.
Enfant : Lester-Lefrançois,né le 1 er jan-
vier 1881.
LOYS DE GHANDIEU (de).
Très ancienne famille noble, d'origine anglaise,
passée en Suisse, au canton de Vaud, au xiv e siè-
cle, qui a possédé des fiefs nombreux, entre au-
tres ceux de Mormont, de la Mairie, de Lucens,
de Chezaux, de Baussens, etc. Elle vint se fixer
en France sous le règne de Louis XIV. Marie-
Thérèse de Loys, née en 1679, fut baptisée en
1681 dans la chapelle royale de Versailles et tenue
sur les fonts par le roi et la reine de France; elle
fut reçue à St-Cyr en 1691.
La famille de Loys a été autorisée tout récem-
ment à joindre à son nom celui des de Ghandieu
qui portaient le titre de marquis.
Armes : D'azur, à un demi-vol d'or écartelé des
armes de Ghandieu qui sont : De gueules, au lion
d'or armé et lampassé d'azur ou de sable.
LOZ-COAT GOURHAUD (de) ou
LOZ DE BEAUGOURS ET DE COAT-
GOURC'HANT.
Marquis de Beaucours, comtes de Loz, barons
de Beaulieu, seigneurs de Coatgourc'hant, Kergou-
anton, etc. etc.
D'extraction chevaleresque, cette maison prend
rang parmi cette antique noblesse de Bretagne
dont l'origine se perd dans la nuit des temps.
Maintenue dans sa gentilesse et prérogative par
arrêts de 1513, 1555 et 1668, elle a fait ses preuves
en 1786 devant Cherin pour obtenir les honneurs
de la cour; le comte Loz de St-Illiné, représentant
de la famille, monta alors dans les carrosses du
roi et accompagna Sa Majesté à la chasse.
Elle s'est divisée en plusieurs branches qui tou-
tes sesont distinguées dans les armes, dans la ma-
gistrature et parleurs alliances ; deux se sont per-
pétuées jusqu à nos jours. Le premier de ses mem-
bres dont l'existencenous soit connue et prouvée
par actes est Guy Loz, chevalier, maître d'hôtel
du roi, qui obtint en 1346 des lettres patentes qui
le confirmaient dans la moitié de la justice et du
moulin des Granges, sis au Goichet ; il fut proba-
blement père de Guillaume, premier du nom, au-
quel remonte la filiation suivie de cette famille,
qui parait dans les actes de 1370,1373,1379,1381.
11 eut postérité de son mariage avec Olive de
Keradgan.
La branche des seigneurs de Coatgourc'hant a
pour auteur Henry Loz, chevalier, qui vivait en
1407. Il fut du nombre des gentilshommes de l'é-
vêché de Tréguier qui prêtèrent serment de fidélité
441 -
— 442 —
au duc de Bretagne le 12 octobre 1437. Il avait
épousé Anne Tanguy donl il eut. postérité.
Armes: De y ue ides, à trois êpervie'rs d'argent
hecquès et grUletès d'or.
LUBERSAG (de).
Maison originaire de la province de Limousin,
qui réunit, à l'avantagé d'avoir pris son nom d'une
terre, les caractères de l'ancienne chevalerie, sou-
tenus par des alliances distinguées et de nom-
breux services. Le juge d'armes de France la met
au rang des plus anciennes maisons du royaume,
dans un certificat délivré le 21 janvier 1766.
On connait en France plusieurs lieux du nom
de Lubersac, mais celui qu'on regarde comme le
berceau de la famille qui nous occupe et qu'elle a
toujours possédé est un gros bourg avec le titre
de ville, situé dans la province de Limousin, à
peu de distance de la Chartreuse de Glandiers.
Cette viguerie a toujours passé pour une des plus
anciennes du Limousin, et son origine remonte
probablement à la création même des comtes et
des vicomtes. Sa haute ancienneté est attestée par
deux chartes, tirées des archives de l'église Saint-
Etienne de Limoges.
Il y avait autrefois dans le bourg et prés du
château de Lubersac une ancienne abbaye ou
monastère de l'ordre de St-Benoit, dont les sei-
gneurs de Lubersac ont toujours été regardés
comme les fondateurs ; et ils avaient leurs tom-
beaux dans le chœur de l'Eglise, qui subsiste
encore sous l'invocation de St-Etienne. On ignore
l'époque de sa fondation ; mais le savant abbé Le
Bœuf crut reconnaître en 1754 les caractères de
l'architecture du vm e siccle, qui était alors le
genre Mauresque.
Il est justifié que, dès le momeut où le nom
de Lubersac est connu, les seigneurs de cette
maison se distinguent par leurs libéralités pour
l'Eglise.
Mais ce n'est pas seulement dans les temps
anciens que cette maison a été illustrée: la bran-
che des seigneurs de Chabrignac a eu deux fois
l'avantage de commander la noblesse du Limou-
sin, dans le siècle dernier, ainsi que le justifie
une lettre écrite par le roi Henri IV à M. de Cha-
brignac le 15 septembre 16C5, et une autre par le
roi Louis XIII le 2 septembre 1635.
La maison de Lubersac ne s'est pas moins dis-
tinguée par ses alliances que par ses services
militaires ; le plus ancien monument que l'on
connaisse sur l'ancienneté et l'illustration de la
maison de Lubersac est une charte de l'an*1093,
conservée autrefois dans les archives de l'abbaye
de Cluny.
La filiation suivie de cette famille commence à
Pierre de Lubersac, premier du nom, chevalier,
qui vivait on 1146.
Cette maison a formé les branches :
1° des seigneurs de Fayolle;
2o des seigneurs de Bacherat et de la Foucaudie;
3° des seigneurs du Verdier ;
4° des seigneurs de St-Germain ;
5° des seigneurs de Montison ;
6° des seigneurs de Chabrignac.
La maison de Lubersac avait formé, dans les
temps reculés, plusieurs autres branches ou ra-
meaux ; mais le manque presque absolu des titres
et des documents qui les concernent ne nous per-
met d'entrer dans aucun détail a leur égard.
Armes : De gueules, à un loup passant d'or.
Devise : In proeliis promptus.
LUBOMIRSKI (de).
Pologne. Comte du St Empire du 28 juin 1598,
prince du StEmpire du 8 mars 1647.
Armes: De gueules, à la bande ondée d'argent.
Supports : Deux chevaliers armés de toutes
pièces la visière levée, le casque panaché de trois
plumes d'autruche d'argent, chacun posant la
main sur un bouclier ovale, celui à dextre de
gueules au griffon d'or, celui à senestre coupé :
a) d'azur à un annelet d'argent ; b d'argent à un
rencontre d'âne de gueules.
Devise : Patriam versus, ou nilconscire sibi.
Manteau de gueules frangé d'or, doublé d'her-
mine, sommé d'une couronne princière.
LUCAS DE MONTIGNY
Angleterre, Bretagne, Poitou, Ile de France,
Picardie, Normandie.
"Marquis de St-Marc ; comte de Chauvigny et de
St-Chartier;seigneurs de laTallebardière,d'Iraneu,
de Vaugueille, du Pont, de Saclay, de la Fonds,
etc., etc.
Famille originaire d'Angleterre, où elle aurait
pris une part active aux luttes des maisons
d'York et de Lancastre, et ce serait en souvenir
de cet événement qu'elle aurait adopté dans son
écusson les roses de gueules et pour devise le
fugalis hoclibus angles rosae, (les roses nous
viennent des ennemis en fuite).
Nous laissons la responsabilité de l'origine de
cette maison à l'auteur anonyme d'une ancienne
généalogie.
Ce qu'il y a de certain, c'est que la famille Lu-
cas était connue en Bretagne dès le xive siècle et
qu'elle a passée en Poitou par alliance au xv e siècle.
C'est de cette province que se sont détachées
les diverses branches de cette maison pour aller se
fixer successivement en Normandie, Picardie et lie
de-France.
Ces diverses branches sont au nombre de quatre :
443 —
144 —
1° La branche mère des seigneurs de Vaugueille,
de la Taillebardière, marquis de St-Marc, etc..
éteinte.
2° La 1er branche des seigneurs du Bouchet et
et de Lucques, éteinte.
3° La 2 e branche des seigneurs de Saclay,
éteinte.
4° Enfin la 3 e branche des Lucas de Montigny,
seule actuellement existante et qui peut revendi-
quer le titre de marquis ayant appartenu à la
branche aînée.
La filiation suivie et non interrompue de la
famille Lucas s'établit sur titres originaux a
partir d'un Lucas, qui vivait en 1320.
La 3 e branche des seigneurs de Montigny, Vé-
rines, etc., a pour auteur Philippe Lucas, 1er du
nom (fils puîné de Jean Lucas, seigneur de la
Taillebardière et de Vaugueille, de la branche-
mère), Ecuyer, seigneur de Montigny, qui vi-
vait en 1535. Il était maire de Poitiers en 1555.
Armes : D'or, au taureau passant de gueules,
surmonte de trois roses du même, rangées en chef
pour la branche aînée; et, d'argent, aie chevron
d'azur, accompagné en chef de deux roses de
gueules, boutonnées d'or, et en pointe d'un tau-
reau passant de gueules, pour la branche de Lu-
cas Montigny.
Supports : Deux lions .
Couronne de marquis.
Cimier : Taureau de gueules issant.
Devise : In labore suacitas.
LUGOTTE DE SOPRETANO.
Famille ancienne anoblie sous l'Empire en la
personne du lieutenant-général Lucotte, créé
comte par décret impérial du 24 avril 1815. mar-
quis de Sopretano, par le roi Joseph, le 18 février
1811, grand d'Espagne de l r - classe, commandeur
de la Légion d'honneur et de l'ordre royal des
Deux Siciles, chevalier des ordres de St-Louis et de
la Réunion, membre de l'archiconfrérie du Saint-
Sépulcre.
Armes: E car télé : au 1 , au franc-quartier im-
périal des comtes militaires ; au 2, d'azur, à trois
gerbes d'or, liées d'argent ; au 3, d'argent à la tête
de maure de sable tortillée d'argent, accompagnée
de trois molettes d'éperon de sable: au chef
d'or, chargé de trois tourteaux de gueules; au 4,
de gueules, à la bande d'azur, chargée de trois
étoiles d'argent.
LUËT DE LA PILORGERIE.
Maine et Bretagne.
Originaire de Bretagne, celte famille s'est fixée
dans Le Maine avec James Luët, chevalier anglais,
établi à Blandouët vers 1380.
Cette famille a fourni un lieutenant-général de
l'artillerie en Bretagne et en Anjou, chevalier de
l'ordre du roi en 1595; un gentihomme de la
Chambre en 1009 ; un lieutenant-général des eaux
et forêts de Bretagne en 1075; des conseillers-
maîtres à la Chambre des comptes de Bretagne;
un sénéchal en 1080; un capitaine au régiment de
Laval, blessé sur la brèche de Berg-ob-Zootn,
en 1747.
La branche de La Pilorgerie. seule existante au-
jourd'hui, et fixée en Bretagne au xvi e siècle, a
produit de nos jours un conseiller-général de la
Loire-Inférieure et un lieutenant-colonel de cava-
lerie, chevalier de la Légion d'honneur.
Armes: De gueules, à trois lions d'hermine,
couronnés d'or.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions.
LUILLIER D ORCIÈRES.
Seigneurs d'Orcières, co - seigneurs de Roche-
gonde, des Ternes, St-Juery, et autres lieux près de
Saint-Flour.
Elle compte un conseiller du roi, lieutenant
criminel et particulier au baillage de Sens, vers
1550.
Alexandre Luillier, fut maintenu dans sa no-
blesse par jugement rendu à Paris le 15 juillet
1700.
Gabriel Luillier d'Orcières, a rempli pendant
plusieurs années sous la restauration, les fonctions
d'adjoint du maire de Clermont ; il fut l'un des signa-
taires de l'acte de coalition de la noblesse d'Auver-
gne en 1791.SonfrèreGuillaume Luillier d'Alleuzet,
chevalier de St-Louis, servit d'abord dans les
gardes du corps, compagnie de Monsieur, émigra
et servit dans l'armée de Condé. Rentré avec le
grade de chef d'escadron, il épousa en 1802, de-
moiselle Madeleine de Monestay de Chazeron,
dont il n'eut pas d'enfant. — Guillaume Luillier
d'Orcières, son neveu, fils de Gabriel qui précède,
chevalier de la Légion d'honneur, né en 1788, a
occupé des fonctions administratives sous la res-
tauration ; marié le S> mai 1808 a Henriette de
Château-Thierry, dont il a eu postérité.
Armes : D'azur, à trois coquilles d'or.
LUZE {de).
Grand duché de Hesse, NeuchAtel. Anobli le
7 novembre 1772; baron du 30 juin 1875.
Armes : Ecartelè : aux / et 4, d'argent à deux
demi cols adossés de sable; aux 2 et 3, d'azur,
au chevron d'or accompagné en pointe d'une
Heur de lis d'argent .- Vécu horde d'or.
( îasque couronné.
Cimier : Une fleur de lis d'argent entre un vol
de sable.
— 445
— 446 —
Lambrequin d'argent et d'azur.
Supports : Deux léopards naturels regardant.
LUZUY DE M AILL ARGUES.
Seigneurs de Maillargues, de Refransac, de
Fradaux, de Chalaniat, etc., très ancienne famille
d Ardes, en Basse-Auvergne ; de 1500 à 1600, les
de Luzy remplirent de père en fils, les fonctions
de chanceliers et lieutenants particuliers du duché
de Mercœur. Ils comptent un savant jésuite, né
à Ardes en 1567; un visiteur général des ga-
belles (1698) ; un directeur des gabelles du Lan-
guedoc (1705). En 1698, Anne de Luzuy de Mail-
largues épousa Isabeau Faure — des chevaliers
de St-Louis.
Armes: D'azur, à six Losanges 3, 2 et 1, sur-
montés de trois étoiles d'argent.
Couronne de comte.
LUZY (de).
Marquis et comtes de Luzy, marquis de Pellis-
sac, de Couzan; barons de Queyrières; seigneurs
des Bordes, de Marsy, de Villerma, de la Tour,
etc., etc., en Nivernais, Forez et Dauphiné.
Famille noble et chevaleresque, originaire du
Nivernais, où la petite ville de Luzy leur servit
de berceau. Bertrand de Luzy était maréchal de
l'évêché de Langres, au commencement du xni«
siècle. Simon de Luzy fut le dernier de la branche
aînée.
La branche cadette, qui s'est perpétuée jusqu'à
nos jours, paraît s'être détachée de la souche
commune avant le xin« siècle. Par un terrier de
1380, on voit qu'elle avait plusieurs rentes sur la
terre de Luzy. Mais elle avait quitté le Nivernais
pour se fixer en Forez, d'où plus tard elle se ré-
pandit, en Dauphiné. Elle a formé plusieurs ra-
meaux, parmi lesquels celui du marqui de Cou-
zan, dont le chef prenait le titre, attaché à ce
marquisat, de le r baron du Forez et présidait en
cette qualité les Etats de la province.
Les de Luzy se sont surtout distingués dans la
carrière militaire ; la plupart d'entre eux ont porté
les armes; ils comptent un grand nombre d'officiers
de tout grade et de chevaliers de St-Louis et plu-
sieurs chevaliers de Malte. Le chef actuel du nom et
des armes a commandé une division à l'armée de
Lyon. — La filiation suivie de cette maison re-
monte à Pierre de Luzy, qui vivait en 1360.
Jean de Luzy, 2« du nom, marquis de Pelissac,
servit dans l'arrière-ban en 1692 et 169<J. Il avait
été maintenu dans sa noblesse par ordonnance
du 20 avril 1667 et et du 2 janvier 1669.
La 2 e branche, aujourd'hui branche aînée, a pour
auteur Claude de Luzy, dont le descendant, Louis-
Henri, marquis de Luzy-Pellissac. épousa en 1794
Sophie de Grand, dont il eut plusieurs enfants.
Armes: De gueules, au cheoron d'argent, accom-
pagné de trois étoiles d'or.
Couronne de marquis.
Supports : Deux lions.
LYÉE DE BELLE AU (de).
Ancienne noblesse originaire de Picardie et
connue en Normandie depuis l'an 1200, divisée
en deux branches : celle de Lyée-Tonnencourt et
et celle de Lyée-Belleau.
Raoul de Lyée fut un des seigneurs qui accom-
pagnèrent le roi Philippe-Auguste, lorsqu'il fit la
conquête du Duché de Normandie. Un de ses fils
s'y établit et donna le nom au fief de Lyée, situé
dans la paroisse de Tonnencourt. Ce fief a tou-
jours été possédé et l'est encore par la branche
ainée. La filiation suivie de cette famille ne re-
monte qu'à Robert de Lyée, 1er du nom. et da-
moiselle Marguerite, sa femme, qui vivaient en
1345. On leur donne la qualité de noble d'ancienne
race et lors «l'une recherche faite par les Elus de
Lisieux en 1540, leur descendance fut prouvée,
ainsi que leur qualité.
La l ie branche a eu pour auteur Guillaume de
Lyée, 3e du nom, qui partagea avec son frère
René les biens de sa maison. Les terres de Lyée,
Tonnencourt, du Coudray et Heutevent lui échu-
rent, et René eut celles de Bellean et de la Fosse
et fut l'auteur de la seconde branche.
Il mourut en 1523, en laissant postérité de Ma
rie de Martain ville qu'il avait épousée le 19 avril
1507.
La branche aînée a fait ses preuves à la maison
d'Orléans, lorsque Henri César-Auguste fut reçu
page en 1755, et à St-Cyr pour Louise Aimée, qui
y a été élevée.
La seconde branche les a pareillement faites en
1600 et 1735 aux maisons d'Orléans et de Condé,
l'arrêt de maintenue est du 19 mai 1667.
Armes : D'argent, au lion de sable, armé et
lampassé de gueules.
LYLE TAULANE (de).
Seigneurs de Taulane, de Garron, du Bour-
quet, etc., famille noble de Provence, originaire
de Glascow, en Ecosse, passée en France sous le
règne de Charles VIL Sa filiation remonte à Guil
laume de Lyle, dont le fils fut archer de la garde
du roi Charles VIII, qu'il suivit en Italie.
Cette famille compte plusieurs officiers distin-
gués de notre marine, chevaliers de l'ordre royal
et militaire de Saint-Louis et de la Légion d'hon-
neur.
Armes : D'azur, à deux palmes d'or adossées,
posées en pal, surmontées d'une étoile du même
en chef (enire les deux palmes).
— 447 —
448
Couronne de marquis.
Supports : Deitr léopards.
LYON (du).
Maison d'origine chevaleresque, d'après une
attestation du sénéchal de Toulouse, sur une
pièce de 1130. Cet écrit prouve la présence d'un
Hubert du Lyon, du temps de Charlemagne ,
en 808. Elle a produit trois croisés, qui étaient
de retour de la Terre Sainte en 1241.
Du Lyon est une des maisons les plus ancien-
nes de Béarn. Elle est établie depuis trois siècles
dans la province de Guienne, en l'ancienne séné-
chaussée de Launes.
Cette maison a donné ou pris son nom de la
terre de Deu-Leu, en Béarn, qu'elle possédait au-
trefois.
Sa filiation suivie commence à Armand Ra-
mond du Lyon, seigneur de Deu-Leu, qui vivait
en 1150.
Espaing du Lyon, premier du nom (9 e degré),
est cité dans l'histoire de Jean Froissard à plu-
sieurs reprises. s
Gaston du Lyon, capitaine d'une compagnie de
cent lances, suivit en Flandre le roi Louis XI,
qui n'était encore que Dauphin. Ce prince étant
monté sur le trône, lui octroya la charge de sé-
néchal de Saintonge, par lettres du 12 août 1461,
quatre jours avant son sacre, et lui donna encore
la compagnie d'hommes d'armes qu'avait Olivier
de Coëtivy et les terres de Hayan et Mornac, qui
appartenaient au même Olivier de Coëtivy. Il le
fit son conseiller, suivant une commission du
8 mars 1462.
L'histoire appelée la Chronique scandaleuse,
apprend que le roi le mena un soir souper chez la
dame d'Armenonville.
Il fit hommage, le 13 novembre de la même
année, 1465, des vicomtes et seigneuries de
l'isle, Canet et Laval.
Le roi, pour le récompenser des services qu'il
lui avait rendus dans les armées et grandes
affaires, le pourvût de la charge de sénéchal de
Guienne. Launes et Bazadois, seigneur du Lan,
par lettre du 27 avril 1468 ; il est qualifié dans ces
lettres de conseiller et chambellan du roi. Il fut du
nombre des députés que le roi assembla à Tours
en 1470, contre le duc de Bourgogne ; il fut en-
core envoyé par le roi, en 1472, après la mort du
duc de Guienne, son frère, pour recevoir en son
nom le duché de Guienne et le comté d'Arma-
gnac, et pour les frais par lui faits pour exécuter
cette commission, le roi lui donna la somme de
16.402 livres.
Après la mort de Louis XI, il fut conservé dans
ses charges et emplois, et continua ses services
sous le régne de Charles VIII.
Au 21 e degré, nous trouvons Laurent-Marc-
Antonin, marquis du Lyon, ancien capitaine aux
gardes françaises, membre de la chambre des
députés, chevalier de Saint-Louis et de la Légion
d'Honneur, qui contracte alliance en secondes
noces avec demoiselle Le Marié d'Aubigny. Un
de ses petits-fils, Marie-Gaston-Joseph du Lyon,
mourut en 1852; l'autre, Marie-Amedée-Laurent
du Lyon, marquis du Lyon , devint le chef de la
famille.
Armes : D'or, au lion contourné d'azur.
Couronne de marquis.
Supports : Deux lions.
Devise : Léo rugiel et non timebit.
L YONNE (de).
Une des familles les plus anciennes et les plus
illustres du Dauphiné. Sa filiation commence à
Humbert de Lyonne, gentilhomme gardien de la
chambre du Dauphin, à qui ce prince fit don de
quelques fiefs et terres, situés près de Saint-
Xazaire, laquelle libéralité reçut, plus tard, la
sanction du roi Jean et du dauphin Charles, son
frère. Les d lïérentes branches de cette famille
furent en possession de riches domaines non seu-
lement dans le Dauphiné, mais encore dans la
Marche, la Saintonge et l'Ile de France, où nous
voyons la famille de Lyohne appelée : 1" par
Louis-le-Hutin, dès 1314, en la personne de Hélie
de Lyonne, pour être procureur général ; 2° par
François pr, en la personne de Jean de Lyonne,
seigneur de Cucilly, qui devint trésorier de
l'écurie du roi, avant 1542 ; 3° par Louis XIV, en
la personne de Hugues de Lyonne, ambassadeur
ministre et secrétaire d'Etat, qui rendit d'émi-
nents services à la France.
Ce qui est parfaitement prouvé, c'est que la
maison de Lyonne est d'origine chevaleresque et
remonte tout au moins au xi° siècle. Un Guil-
laume de Lyonne, abbé de Boscodon, en 1133,
est qualifié de Guillelmus de Liôna dans plu-
sieurs chartes.
En 1268, un de Lyonne fut un des seigneurs
français qui prirent part à la dernière croisade
de Louis XI contre les Sarrasins.
La famille de Lyonne, depuis son origine, a
fourni des chevaliers, des officiers généraux, un
ministre d'Etat, deux évêques, des chevaliers des
ordres du roi, des chevaliers de Malte, etc. Elle
est depuis longtemps en possession des titres de
marquis et de comte par lettres patentes.
Pierre de Lyonne se signala dans les guerres
des règnes de Charles V et Charles VI ; il se couvrit
de gloire à la bataille de Rosebecq, et contribua
puissamment à la victoire remportée par les Fla-
mands. Ses restes mortels furent inhumés dans
l'église de Saint-Quentin, devant la chapelle de la
Vierge.
Albert II île Lyonne, petit-fils du précédent,
mourut héroïquement, à la bataille de Patay,
— 449 —
450
dans laquelle Jeanne d'Arc défit complètement
les Anglais .
Hugues de Lyonne fut un des hommes d'Etat
les plus remarquables que la France ait possé-
dés. Ses talents lui valurent dès l'âge de 18 ans,
la première commission de la charge d'Abel Ser-
vien, et Richelieu voulut le conserver dans l'ad-
ministration des affaires de cette province ; mais
Hugues refusa, fit le voyage de Rome où il connut
le cardinal Mazarin, dont il devint, pour toujours
le confident et l'ami. Nous le retrouvons, en 165S,
ministre plénipotentiaire de France auprès de la
Diète de Francfort, où il avait été envoyé conjoin-
tement avec le duc de Grammont. En récompense
de ses nouveaux et signalés services, le roi
accorda à Hugues de Lyonne des lettres patentes,
par lesquelles Sa Majesté le nommait ministre
d'Etat, en 1660.
Quand Louis XIV eut prononcé son fameux
mot ; Y Etat c'est moi, il fit de M. de Lyonne l'un
de ses conseillers intimes et l'un des principaux
exécuteurs de ses volontés souveraines. Pendant
ce ministère de douze années, il ne cessa de se dis-
tinguer dans le service du roi. Ce fut aussi M. de
Lyonne qui négocia heureusement la cession que
le duc de Lorraine fit de ses Etats au roi de
France, ainsi que l'achat de l'importante ville de
Dunkerque. Il mourut en 1671, âgé seulement de
60 .ans, laissant postérité.
La seule branche encore existante de la famille
de Lyonne est la deuxième de l'Ile-de-France, dite
des comtes de Servon. Elle se rattache étroite
ment à celle de l'illustre ministre de Louis XIV.
L'auteur de cette branche est Jean, deuxième du
nom, seigneur de Cucilly et trésorier de l'écurie
du roi.
Armes de t,a branche de Servon : D'azur, à la
fasce d'or accompagnée de trois têtes de lion du
même.
Les armes primitives de la famille étaient : De
gueules, à une colonne d'argent posée en pal, au
chef d'argent chargé d'un lion léopardè d'or.
Devise : Scandit fostigia virlus. — Impàvidus
sursum vigilat.
LYROT ou LIROT (de).
Originaire d'Anjou, seigneurs delà Piltais et du
Boisjoulain, en Anjou, du Chastellier, de la Ri-
vière, delaPatouillèro, de la Jarrie, du Beele, etc.
Cette famille a été maintenne par arrêts du
Gonseii de 1696, et du Parlement de 1777, ext.
dix générations, montre de 1543.
Le premier auteurconnu est Hervé, archer dans
une montre reçue à Honfleur en 1416, prisonnier
à la prise de cette ville, père de Jean, dont la
maison, sise au bourg d'Anverné, fut anoblie et
franchie en 1449.
Nous trouvons ensuite : Hervé , alloué de
Nantes, conseiller aux Grands-Jours, en 1530,
marié à Catherine Vivien ; un procureur syndic
de Nantes en 1623 ; un conseiller au Parlement
en 1780; un chef de division de la grande armée
vendéenne, tué à la bataille de Savenay, en 1793.
Armes : D'azur, aie lion d'argent.
LYVET D'ARANTOT.
Famille ancienne, originaire de Normandie,
maintenue dans sa noblesse par arrêt de la Cour
des Aides du 24 juin 1656 et par jugement du
21 juillet 1668. Elle est alliée aux plus anciennes
maisons de Normandie, et compte parmi ses
ancêtres Georges de Lyvet dit le Queu, seigneur
du fief de Lyvet, à Oissel. tué à la bataille d'Azin-
court: elle possède depuis le commencement
dn xvi e siècle, la vavassorie noble d'Arantot,
assise à Ourville-en-Caux, et relevant du duché
d'Estouteville.
Armes : D'argent, à la croix d'azur, engrelée
de sable, à la bordure de gueules brochant sur le
tout.
Tome II
15.
MAGE DE GASTINES (de).
En Normandie et en Provence; famille mainte-
nue dans son ancienne noblesse d'extraction et
dans les qualités de noble et d'écuyer, par arrêt,
rendu le 5 avril 1724. Elle a formé-deux branches :
la première subsistait dans Antoine Macé, sieur de
Gastines et de la Tillière, né le 18 septembre 1704,
qui s'est marié, par contrat du 22 juillet 1729, avec
Marie-Renée-Charlotte Morel, dont sont issus plu-
sieurs enfants : Antoine Macé a eu deux frères
mariés, dont le puîné, Jacques Macé a eu de sa
femme, Louise-Catherine, deux garçons et une
fille.
Armes : D'argent, au chevron d'azur, accompa-
gné en chef de deux roses du même, et, en pointe,
d'un lion de gueules rampant.
MAGQUART DE TERLINE.
Cette famille a été anoblie en avril 1317 par
Philippe-le-Long ainsi que l'attestent les lettres de
noblesse conservées au trésor des chartes à Pa-
ris (section historique, série J.J. 56, n. 210 folio
94 recto). La généalogie dressée sur titres a été
publiée par la Chesnaye-des-Bois dans le diction-
naire de la noblesse de France, tome XII, édité
en 1778. A la suite de cet article Macquart de
Rullecourt, la Chesnaye-des-Bois fait suivre la
dernière ligne de ces mots : « Généalogie dressée
sur titres originaux qu'on nous a communiqués
et que nous avons vérifiés».
La famille Macquart de Terline dont les des-
cendants résident actuellement en Artois a con-
tracté des alliances avec les familles suivantes :
d'Asnières (1380). — de Mitry (1408). — du
Lys (1456) d'où sa parenté avec Jeanne d'Arc. —
de Rohan (1501). — d'Engleberg (1536). — Van
der Stracten (1585). — de Walckenaere (1629). —
de Haldat (1665). — d'Alennes (1675;. — de Fu-
mai (1706). — de la Ferté du Wissel (1768). —
Liot de Nortbécourt (1813). — Van Damme (1845).
de Hauteclocque (1885-1887).
Armes : D'or, à La palme de sinople.
Devise : Consilio et Virtute.
MAGES (de).
Cette maison est origi-
naire du Languedoc où elle
était déjà connue à l'époque
de la fondation de l'Abbaye
de Grandselves en 1204. Son
nom figure dans plusieurs
chartes latines des xm e et
xive siècles.
Il existe à la Bibliothèque
nationale un acte de vente
passé en 1401 par Guy de
Mages et Jean de Mages, de-
meurant à Thouars (Charte
originale).
Ayant ero brassé avec lan o-
blesse du Midi le parti de la
Réforme, la famille prit part aux guerres de reli-
453 —
— 454 —
gion et revint au catholicisme sous Louis XIII.
Jean de Mages fut dans la région occidentale du
Toulousain, l'un des lieutenants les plus dévoués
d'Henri IV, qui se plaisait à l'appeler son cousin,
dans la correspondance qu'il entretenait avec lui
(Monographie de l'Abbaye du Mas Grenier, par
Jouglar, membre correspondant de l'Académie des
sciences, inscriptions et belles-lettres, page 151).
La maison a produit un capitaine de compa-
gnie, des baillis royaux, deux capitaines-gouver-
neurs de la ville et château de Mazères, des gen-
tilhommes de la Chambre, des lieutenants de
compagnie d'ordonnance Plusieurs de ses mem-
bres furent premiers consuls de la ville du Mas-
Grenier et députés de la noblesse aux États tenus
à Gimont, en 1595, 1(307, 1611 et ceux tenus à
Marliac en 1615 (Inventaire des titres produits en
1666).
Vers le xv° siècle, elle se divise en plusieurs
branches, dont l'une paraît s'être fixée dans le
comté de Foix où elle est encore représentée.
I. — Branche de Salssa.
(Dioeèse de NarbonneJ
Cette branche dont la généalogie est établie de-
puis 1499 en la personne d'Antoine de Mages,
marié à Françoise d'Hébrard, a été maintenue
dans sa noblesse par jugement souverain du 3
juin 1669, en la personne de Charles de Mages,
seigneur de Salssa et de Nouvelles, marié le 2
juin 1659 à Anne de Castillon, dont un fils : Ay-
meric. Cette branche parait éteinte.
IL — Branche aînée de Beynies d'Ausseron.
Filiation établie par titres depuis Philippe de
Mages, seigneur de Bustiques, marié en 1524 à
Jeanne du Caylar (d'Hozier — maison du Caylar —
Ducs et pairs VII, 484 C.) dont une fille Marie,
mariée à Gabriel deCourcelles,seigneur deFontiès
et de la Cadières (P. Anselme, Généalogie des
grands officiers delà Couronne) et un fils Léonard,
capitaine commandant une compagnie de cent-cin-
quante hommes d'armes qui se distingua au siège
de la ville deFinham dont le commandement lui
avait été confié par ordre du 2 mai 1593.
Cette branche, dont est issue la branche de la
Peyrière, qui suit, s'allia aux maisons d'Aramon,
de Pompadour, de Pages, de Gnoux, elle a donné
deux gentilshommes de la Chambre et deux capi-
taines du château de Mazères.
Jean de Mages, seigneur d'Ausseron et de
Lannes, issu des précédents releva du chef de
son aïeule maternelle le titre de marquis de
Reynies, transmissible dans la descendance de
Jean, son fils aîné, chef de la branche aînée de
Reynies d'Ausseron qui paraît éteinte aujour-
d'hui.
III. — Branche de Lapetrière.
Issue des seigneurs de Lapeyrière, maintenue
dans sa noblesse par jugement du 5 mai 1667,
rendu en exécution de l'arrêt du Conseil des 26
janvier et 20 mars 1666 (Nobiliaire de la généra-
lité de Montauban. — Bibliothèque nationale) en
la personne de Jean, seigneur de Lapeyrière,
marié à Mauvezin, le 24 mai 1641, à Suzanne de
Garripuy.
Filiation établie par titres jusqu'à Jean-Vital-
Odon de Mages de Lapeyrière, marié le 28 juin
1852, à Marguerite-Olympe-Marie de Lenfant,
dont :
1- Paul-Charles-Victor, marié le 20 janvier 1885
à Marguerite-Marie de Bienassis de Cauluson,
domicile : Château des Arrodés (164, Rue Fran-
çois-de-Sourdis, Bordeaux) ;
2- Pierre-Marie-François, domicile: Le Bugue
(Dordogne) ;
3- Laure-Jeanne-Marie, domicile : Mirecourt
(Vosges).
Armes : D'azur, à la fasce d'or chargée de trois
losanges de gueules.
Devise : Et mrtute Vici.
MAHÉ DE BERDOUARÉ.
La famille Mahé de Ber-
douaré, dans le nobiliaire
général de Bretagne, est une
des plus anciennes de cette
province, ells remonte à une
époque ou très peu de fa-
milles peuventatteindre par
une filiation suivie et prou-
vée par titre. A l'avantage de
l'ancienneté elle joint celui
d'avoir fourni des hommes
utiles à la Patrie qui ont
figuré sous les anciens sou-
verains de Bretagne et qui ont continué de servir
l'Etat sous la domination française.
Elle a justifié de huit générations à la réforma-
tion de 1669 et a figuré aux montres de 1420 à
1534.
Hugues Mahé se trouve présent en 1260 à la
fondation de la collégiale de Guerche ; il était
chanoine de Bennes.
Jean Mahé était archidiacre de Tours en 1265
et fut élu évêque de Dol. Albert-le-Grand dans
son catalogue des archevêques de Dol dit qu'il
fut sacré en l'an 1279 (Dom Morice, tom I er des
preuves, pages 1000 et 1001).
Pierre Mahé, parent de Jean, évêque de Dol,
abbé du Tronchet, contracta en 1274 une société
de prières avec Simon, abbé de St-Jagu.
Guillaume Mahé, chanoine de Bennes, fut
évêque de Saint-Malo le 19 novembre 1348, et
présida en la Chambre des Enquêtes en la même
année ; il mourut le 20 mars 1349.
Hervé Mahé se voit dans la montre de Jean
de Gouyon en 1351.
455
— 456 —
Guillaume Mahé fut fait chevalier dans un temps
où cette qualité ne se donnait qu'aux enfants
mêmes des souverains, qu'à la suite d'un combat
ou de quelques belles actions. On le voit au nom-
bre des Nobles du pays de Rennes qui entrèrent
dans la fameuse Ligue de l'année 1379, en faveur
du duc Jean IV le Conquérant contre le roi de France
qui ne se proposait rien moins que d'envahir le
duché de Bretagne. Cette célèbre association en
faveur du légitime souverain fit le salut de la
Bretagne et fut une époque de gloire pour les fa-
milles qui comptent parmi leurs ancêtres quel-
ques-uns de ces généreux Bretons.
Bretien Mahé se distingua dans les armes; il
était en 1378 dans la montre du vicomte de Di-
nan.
Yvon, fils Hervé, sieur de Créc'hmorvan, archer
dans la montre de 1420, exempt de fouages, à la
réformation de 1426; Guyon, fils du précédent,
vivant en 1481, père : 1- de Guyon, époux de
Jeanne Kérozic, auteur des sieurs de Trézéguer
et Kermorvan; 2" d'Olivier, époux de Françoise
de Kerbiquet, auteur des sieurs de Berdouaré.
Pierre Mahé était au nombre des ambassadeurs
qui furent envoyés par la duchesse Anne au mois
d'août 1489, vers le roi de France*
Jean-Paul Mahé, contrôleur général des finances
en Bretagne, en 1582, sous Henri III, se trouve
dans la même qualité aux états de Nantes dont
l'ouverture se fit le 1 er octobre 1585.
Pierre-ThiébaultMahé de Berdouaré, fils de Jean-
Nicolas Mahé, seigneur de Berdouaré, officier de
la marine de l'Etat, a épousé en 1806 Anne-Eulalie
Chrestien de Pomorio d'où sont issus les Mahé
de Berdouaré actuels.
La famille Mahé se divise en plusieurs bran-
ches, celles de Mahé de Berdouaré, de Kermor-
van, de Tréseguer, de Kérouan, de Keriver.
Armes : D'argent à deux haches d'armes ados-
sées de gueides, surmontées d'un croissant du
même.
REPRESENTANTS ACTUELS :
1° Mahé de Berdouaré (A.) à Querrien
(Finistère) ;
2° M. de B. (Armand) âgé de 79 an s, ma-
rié à Louise -Alexandrine Dubos de Ta-
lhouet, dont un fils, contrôleur des Con-
tributions indirectes à Quimper (Finistère).
MAILLY-NESLE (de).
Il y avait plusieurs terres de ce nom en
France : Mailly, en Picardie, ancienne Baronnie ;
Mailly en Champagne, à 12 kilomètres de Reims ;
Mailly, à moitié chemin de Châlons à Troyes, qui
appartenait en 1509, a Jean de Poitiers, bâtard
d'Arcy; Mailly de-Chàteau ; Mailly en Bourgo-
gne, terre possédée dans le xi e siècle, par Thierry
ou Théodoric, seigneur de Mailly et de Fauver-
ney, premier baron de Bourgogne, dont Wautier
ou Wederic, le second fils, peut avoir été père
ou frère d'Anselme de Mailly, chef delà maison
de Mailly en Picardie ; Montcavrel, appelé Mailly-
Montcavrel, par lettres patentes du Roi, pour le
distinguer de l'ancien Mailly, et Rainneval en
Picardie, terre érigée en Comté sous le nom de
Mailly, en 1744.
L'illustre maison de Mailly qui subsiste au-
jourd'hui en troi.; branches à Paris, possède en-
core en Picardie, où elle tient le premier rang,
les plus grandes et les plus belles terres de la
Province. La baronnie de Mailly, située entre
Amiens et Arras, l'une des plus anciennes ba-
ronnies de France, remonte son origine au-
delà des temps les plus reculés. Plusieurs histo-
riens prétendent qu'elle fut donnée en 800 à un
des enfants puinés de Warin, comte souverain
de Chalon et duc d'Aquitaine, qui fut revêtu, en
810, du Comté d'Auvergne, par Louis le Débon-
naire, fils de Charlemagne ; mais ce qui est cons-
tamment établi, c'est qu'en 1050, Anselme de
Mailly, mentionné ci-dessus, tuteur du comte de
Flandres et d'Artois, comme son plus proche pa-
rent, possédait la baronnie de Mailly, qu'il laissa
à sa postérité, et qui a passé jusqu'à présent,
sans interruption, à ses descendants. Elle était
possédée par Louis de Mailly, maréchal de camp,
chef de la maison de Mailly. Cette même branche
possédait aussi la terre de Rubempré, près d'A-
miens ; celles de Fontaines, près d Abbeville, et
de Remaugies, près de Montdidier.
La seconde branche de cette maison, était re-
présentée par Louis de Mailly, marquis de Nesle,
colonel du régiment Royal d'infanterie et premier
écuyer de Madame, possédait le marquisat de
Nesle, près de la Fère : C'était une des plus belles
terrt s du royaume, tant par son étendue, sa no-
blesse, ses revenus, que par le nombre des ter-
res qui en relèvent. Elle possédait de plus le
comté de Bohain, près de Noyon ; le marquisat
de Mailly-Montcavrel, près de Montreuil, et ces
terres sont substituées dans la maison de Mailly,
et de branches en branches, à perpétuité.
La troisième branche était représentée par Louis-
Alexandre de Mailly, vicomte de Mailly, colo-
nel d'infanterie, qui possédait les terres du Fres-
noy et de Fescamp.près de Roye, et la quatrième
branche était représentée par Joseph-Augustin
de Mailly, comte de Mailly, lieutenant général
des armées du roi, qui possédait plusieurs ter-
res entre Amiens et Montdidier.
Cette ancienne et illustre maison semble n'a-
voir eu d'autre commencement que celui de la
monarchie, et son arbre généalogique a des raci-
nes qui vont se perdre sous ses fondements. Il
n'y a point de maison en Picardie qui puisse le
lui disputer en antiquité ni en grandeur, dit Le
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— 458 —
Laboureur, qui prétendait, il y a deux cents ans,
lui déduire une suite d'aïeux au-delà de 600 ans.
Son illustration est connue dès lés premiers siè-
cles, et les différentes branches qu'elle a produi-
tes annoncent aussi le lustre et l'authenticité, suc-
cessivement transmis par l'histoire. Parmi ces
divers avantages, elle a eu l'honneur de voir un
de ces aïeux, régent du royaume sous Charles VI,
et cette illustration a porté dans cette maison
une couronne particulière de fleurs de lis, dont
l'origine est constatée par le tombeau de Colart
de Mailly, tué à la bataille d'Azincourt et inhumé
à St-Nicolas, d'Arras. Nous la voyons ensuite
honorée par nos rois du titre de cousin en 1519.
L<- roi François I er qualifie de ce titre Adrien de
Mailly, seigneur d'Haucourt, par acte passé en
présence de ce Prince, le 24 février de la même
année. Ce roi qualifie du même titre Antoine
de Mailly, dans la donation qu'il lui fit le 28
septembre 1535, ainsi qu'Henri II, dans les let-
tres en faveur de René de Mailly le 29 août 1549 ;
et par le même roi, Madeleine de Mailly, comtesse
de Roucy, est honorée du titre de cousine, dans
la donation que lui fit ce Prince, le 30 juillet 1546.
C'est sur ces titres précieux que les rois Louis
XIV et Louis XV, dans la vue de transmettre à
l'infini les biens d'une maison aussi illustre par
une substitution perpétuelle, en ont en même
temps rappelé le lustre et les avantages par leurs
lettres patentes, en faveur des branches de
Mailly-Nesle et Mailly d'Haucourt, en y énon-
çant, pour motif de cette grâce, l'honneur que
cette maison avait d'appartenir à la maison
Royale, à plusieurs autres maisons souveraines,
et d'être revêtue dans tous les temps des pre-
miers emplois du Royaume, par les grands hom-
mes qui en étaient issus, et par les services écla-
tants qu'ils en avaient reçus.
Cette maison tire son origine des anciens sei-
gneurs de Vergy, issus des comtes de Châlons-
sur-Saône, ducs de Bourgogne. Cette origine a
été découverte dans YHisioire de l'Eglise abbatiale
et collégiale de St-Elienne de Dijon, par Claude
Tyot, abbé de la même église, aumônier ordi-
naire du roi, imprimée à Dijon en 1696, Cet au-
teur très exact et versé dans la connaissance des
antiquités de Bourgogne, a confirmé ce qu'il a
avancé dans les pièces justificatives à la suite de
l'ouvrage. Tierry ou Théodoric . seigneur de Mailly,
de Fauverney, etc., eut pour enfants :
l°Etienne, seigneur de Fauverney, Mailly, etc,
premier baron de Bourgogne, qui prit le nom de
Fauverney, qu'il transmit à sa postérité, éteinte
vers le xiv e siècle.
Et 2° Wederic ou Wautier, alias Garnier de
Mailly, cité dans le cartulaire de St-Etienne de
Dijon, qui fut présent à la donation faite par le
roi Henri I e '' à l'abbaye d'Hasnon en 1058, et la
signa avec Regnault, Chambier, etc.; il peut avoir
été père ou frère d'Anselme de Mailly, chef de
cette maison en Picardie, né en 1020, l'un des
puissants seigneurs et des plus grands hommes
de son siècle, qui s'attacha à Richilde, comtesse
d'Artois, qui le mit au nombre de ses favoris, et
le fit lieutenant de son armée vers l'an 1050. Il
gouverna sous elle ses Etats avec Dreux, sire de
Coucy, et fut tué au siège de Lille en 1070. Si
l'on ne peut pas remonter la maison de
Mailly à une oripine plus ancienne, on peut du
moins assurer qu'elle est des plus illustres, le
rang que tenait Anselme de Mailly à la Cour de
la comtesse Richilde, n'annonçant point un hom-
me de néant, et les premiers emplois^ n'étant
alors confiés qu'aux personnes de la première
naissance.il laissa plusieurs enfants de sa femme
dont le nom est ignoré.
Au xvni e degré, René, III e du nom, baron de
Mailly, laisse entre autres enfants, René, l'aîné,
qui continue la première branche, et Louis Char-
les, le 3 e , qui fut l'auteur de la branche des mar-
quis de Nesle et de Montcavrel, baron d'Esmery,
seigneur de Remaugier, Manneville, Monthulin,
Beaurevoir, Balagny, Maurupt, etc. Il se trouva
au siège de Thionville, de Mardyck, d'Ypres, de
Dunkerque, et aux batailles de Rocroy, de Fri-
bourg et Nordlingen, où il reçut trois grandes
blessures; accompagna Louis XVI dans ses con-
quêtes de Flandre et de Hollande et mourut le
26 mars 1708, âgé de 90 ans. Il avait épousé, par
contrat du 16 janvier 1649, Jeanne de Mnnchy,
sa cousine, morte le 13 avril 1713. Il avait acheté,
avec sa femme, par contrat du 30 mars 1666, ho-
mologué par arrêt du Parlement de Paris, le 24
mars 1667, les marquisats de Nesles et de Mont-
cavrel et plusieurs autres terres, moyennant
1.065.000 livres. Ils obtinrent des lettres pa-
tentes du roi pour faire appeler du nom de
Mailly, le village de Montcavrel, et, pour le dis-
tinguer de l'ancien Mailly, on le nomma Mailly-
Montcavrel. Le marquis de Nesle avait aussi fait
bâtir l'hôtel de Mailly, près du Pont-Royal, et le
château de Nesle, et avait obtenu, au mois de dé-
cembre 1701, des lettres patentes, portant con-
firmation de la donation et substitution mascu-
line à l'infini, en faveur des aînés de sa maison.
Il laissa sept enfants, l'aîné, Louis, fut colonel
du régiment de Condé, maréchal des camps et
armées du roi, se distingua en diverses occa-
sions, particulièrement à la bataille de Senef,
où il eût une jambe cassée d'un coup de mous-
quet, fut dangereusement blessé au siège de Fhi-
lisbourg en 1688, mourut à l'âge de 36 ans, de sa
blessure, à Spire, cinq semaines après, et fut
inhumé devant le grand autel des Cordeliers de
Spire.
Son fils aîné Louis de Mailly III e du nom, mar-
quis de Nesle et de Mailly-Montcavrel, prince
d'Orange, chevaliers des ordres du roi, capitaine-
lieutenant des gendarmes Ecossais, se trouva à
plusieurs batailles où il se distingua. Il fut nommé
par le roi, en 1716, pour aller recevoir, à son dé-
barquement à Calais, le Czar Pierre 1er le com-
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plimenter delà part de sa Majesté et le conduire
à la Cour. Il porta la queue du manteau du roi
Louis XV, lorsque ce prince reçut le collier de
l'ordre du St-Esprit, à Reims, le 27 octobre 1722;
il fut nommé chevalier du même ordre le 2 février
1724, n'ayant pas encore 35 ans accomplis. Dès
l'année 1710, il fit prendre possession, en son
nom, de la principauté d'Orange, en vertu de l'ar-
rêt du Conseil d'Etat prifé du roi, obtenu le 25
janvier 1706, par Jeanne Monchy, son aïeule, par
lequel il lui fut permis de se qualifier Prince d'O-
range. 11 mourut à Paris le 7 septembre 1767 ; il
avait épousé, le 9 avril 1709, Armande Félice de
la Porte-Mazarin, dame du Palais de la Reine,
morte à Versailles le 14 octobre 1729. Ils ne lais-
sèrent qu'un garçon mort au berceau et cinq
filles.
Le quatrième fils de Louis Charles, marquis de
Nesle, Louis de Mailly, fut l'auteur de la branche
des comtes de Mailly-Rubempré. Son fils aîné,
Louis Alexandre, mourut sans postérité, et la bran-
che fut continuée par son frère, Louis de Mailly,
5 e du nom, seigneur de la Borde, ci -devant appelé
le comte de Rube-nprè, puis marquis de Nesle,
né en octobre 1700, nommé chevalier de l'ordre
de Notre-Dame de Mont-Car mel et de Saint-Lazare,
le 15 octobre 1721 ; lieutenant-général des armées
du roi en 1748, chevalier des ordres en 1749 ; il
avait épousé par contrat le 22 avril 1791, Anne-
Françoise de l'Arbaleste de Melun, nommée en
1747, dame du Palais de Madame la Dauphine,
dont il eut plusieurs enfants, qui continuèrent
cette branche.
La branche des seigneurs de Mareuil et de
Fresnoy, s'est éteinte à la mort d'Alexandre-
Louis, II e du nom, marquis de Mailly, seigneur
de Mareuil, qui ne laissa qu'une fille.
La branche des comtes de Mailly, marquis
d'Haucourt, a donné quatre chevaliers de l'ordre
du roi, trois chevaliers de Malte, un capitaine
de 1000 (mille) hommes de pied, un capitaine de
cinquante hommes d'armes des ordonnances du
roi, un capitaine de cent chevaux légers, deux
gouverneurs de place et six officiers tués à l'ar-
mée. — La branche des Mailly-Couronnel, sei-
gneur de Loiselet, Mernes, Hersin, etc., s'est
éteinte vers 1650.
La branche des seigneurs de Berghineuse
etc., branche de Mailly-Couronnel, a eu pour
auteur Pierre Clérembault de Mailly-Couronnel.
Armes: D'or, à trois maillets de sable.
Cimier : Un cerf issanl au naturel.
Cri : Mailly ! Mailly !
Supports :Deux lions au naturel.
Devise: Bongnc que vnnra.
Couronne ducale alternativement fleuronnée et
fleurdelisée.
La branche de Mailly-Couronnel porte : D'or, à
trois maillets de gueules.
MAISTRE (de).
Suivant les lettres patentes du mois de mai
1769 de l'érection de' la terre de Vaujours en -ha-
ronnie, cette famille noble est une des plus an-
ciennes de la province du Languedoc établie plus
tard à Paris. Son nom s'estécrit de Maistre et de
Mestre, qu'on a toujours prononcé.
La filiation commence à Amaury de Maistre,
qui fut secrétaire de Louis de France, duc de
Guyenne. Le roi Charles VII, en considération
des services qu'il avait rendus à Louis de France,
son fils, lui fit don de50 livres d'or, par lettres du
10 avril 1410.
D'anciens titres constatent <jue la famille de
Maistre forma différentes branches, dont l'une
passa en Poitou et posséda, dans cette province,
"dès l'an 1519, les seigneuries de la Papinière,
de la Vascetière et d'Aizenay ; celle qui demeure
en Languedoc a possédé, dans cette province, les
seigneuries de SaintFoix, de Camplong, de
Cabrières et de Léouze.
Cette famille a fourni un grand nombre d'offi-
ciers d'infanterie et de cavalerie et des chevaliers
de divers ordres.
Armes : D'argent, à deux fasces de gueules,
surmontées de cinq mouchetures d'hermine de
sable, rangées en chef '.
MALET (de).
Cette famille descend deN.
Malet qui vivail en Norman-
die en 1025, et avait épousé
une Anglaise, sœurdeGodiva,
femme de Léofric, comte de
Merci e. Ce Malet eut deux fils :
Guillaume I, sire de Gravi lie,
souvent qualifié « princeps »,
et Durand. Le roi Harold épou-
sa la veuve de Grifrîth, roi
des Gallois, Aldith, fille d'Al-
gar, comte de Mercie, etd'.El-
gifa (certains auteurs font
d'Œlgifa la sœur de Guillaume
Malet, d'autres sa fille ; c'est,
parait-il, une erreur), et petite fille de Léofric. Il
se trouvait ainsi neveu de Guillaume Malet. D'au-
tre part. Guillaume Malet était neveu, par sa
femme Hésilie Crespin, de Guillaume, duc de Nor-
mandie. C'est à cette double parenté qu'il dut
l'honneur d'ensevelir le dernier roi Saxon.
Ad tumulandum prope littus maris quod diu
cum armis servaverat, Guillelmo agnomine Ma-
leto, victoris jussu, traditus est (Orderic Vital).
Quidam partim Normanus et Anglus (Normand
par son père, Anglais par sa mère). Computer (il
est probable qu'Harold et Guillaume Malet étaient
parrains d'Adèle, fille du duc Guillaume) Haroldi
corpu Régis sepelivit (Guy d'Amiens).
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Guillaume Malet eut deux fils : Robert et Gilbert
qui faisaient également partie de l'expédition
(leurs noms sont inscrits dans l'église de Dives),
et une fille, Béatrix, mariée à Guillaume des Ar-
chis. Robert reçut de vastes possessions en Suf
folk. Il est d'abord qualifié : Cornes Suffolk, puis
Dux Suffolk. Sa résidence était Eye. Celle de Gil-
bert était Curry -Malet en Sommerset. Guillaume II
fils de Robert, accompagna Robert Courte-Heuse
à la première croisade (1096). Au retour de ce
prince, Robert Malet prit parti pour lui contre
Henri I PI ', fut proscrit et tué plus tard âla bataille
de Tinchebraie (1106). Guillaume II n'hérita que
d'une faible partie de ses biens. Il fut proscrit â
son tour et revint sur le continent avec Ernest,
son fils aine. Hugh le cadet resta en Angleterre
sous le faux nom de Ficket. Il est l'auteur de la
branche anglaise qui existe aujourd'hui.
Les branches de Durand et de Gilbert sont
éteintes dans la descendance masculine. Celle de
Gilbert a donné lord William Malet, l'un des
vingt-cinq barons signataire de la Grande Charle
1215 ; et par les femmes Jane Seymour, mère d'E-
douard VI.
Parmi les personnages qui ont illustré le nom
de Malet, il faut mentionner : 1° Robert Malet, 3 e
du nom, qui accompagna Saint-Louis dans toutes
ses expéditions et mérita de voir ses armes gra-
vées sur la cassette de ce monarque ; 2» Louis
Malet, sire de Gra ville, grand amiral, mort au
château de Marcoussis le 30 octobre 1516. Son
cœur, trouvé en faisant des fouilles dans l'église
de Graville, a été réinhumé au pied des marches
du sanctuaire le 9 décembre 1889 en présence de
l'évêque de Soissons et du vicomte de Malet, re-
présentant la famille. L'amiral ne laissait que des
filles. Louise, l'aînée, apporta la terre de Graville
dans la maison de Vendôme.
Rranche de la Jorie
Henri, comte de Malet de la Jorie, marquis de
Gaillac en Quercy, fit ses preuves de noblesse
devant Chérin, et le 18 mai 1783 eut l'honneur de
monter dans les carosses du roi. D'Hozierqui fut
chargé de dresser sa généalogie la fait partir de
Guillaume Malet qui, vers 1375, était au service
du duc de Bretagne. Borel d'Hauterive a établi
catégoriquement que ce Guillaume Malet était
frère de Jean III Malet, sire de Graville, décapité
sous Jean le Bon (5 avril 1356).
Cette branche est représentée actuellement par
Edouard, oomte de Malet, né le 21 juillet 1834,
ancien capitaine d'artillerie, chevalier de la Lé-
gion d'honneur, marié le 1 er mai 1860 àValentine
de Marcellus, d'où Robert, vicomte de Malet, né
le 27 juillet 1863, capitaine-instructeur au 2 e cui-
rassiers ; et Madeleine, mariée le 2 juin 1885 au
comte de Tanoûarn (château de Glane parCoulau-
res, Dordogne).
Frères et sœurs: 1° le comte Raoul de Malet,
né le 24 janvier 1837, marié le 29 décembre 1858
à Marie de St-Etienne, d'où : Marie-Antoinette,
mariée le 12 février 1881 à Henri de Douhet (châ-
teau de St-Etienne par Riom-es-Montagne (Cantal);
2° le comte Maxime de Malet, né le 23 mars 1841,
marié le 11 avril 1866 à Elise Lagarde (â Fontan-
ges par St-Martin-Valmeroux, Cantal) ; 3° le comte
Elie de Malet, né le 30 novembre 1816, marié le
15 mai 1872 à Antonie de Montferrand, d'où : a)
Louis, né le 5 novembre 1876; b) Henri, né le 2
mai 1881; c) Gabrielle ; d) Anne-Marie (château
de Montréal par Issac, Dordogne) ; 4° Marie de
Malet ; 5°Laure, vicomtesse de Lhermite, décédée
dont postérité ; 6<> Edwige de Teyssière, décédée,
dont postérité ; 7o Cécile de Tessières, dont pos-
térité.
Rameau de La Garde
Jean, marquis de Malet, né le 29 octobre 1848,
lieutenant-colonel d'artillerie breveté, chevalier
de la Légion d'honneur, marié le 19 mai 1873 à
Madeleine-Emérance-Marie de Rougé, décédée,
d'où : (a) Victor-Pie-Louis, né le 21 juin 1878 ; (ô)
Antoine-Félix-François, né le 31 mars 1889; (c)
Anne-Simone- Marie, mariée le 18 juillet 1895 au
comte Karl de BeaumontlaBoninière; (d) Louise-
Léonie-Anne ; (e) Marie-Madeleine Jeanne (châ-
teau de Puycharnaud par Nontron, Dordogne, et
69bis, rue de Varenne à Paris).
Rameau de Roquefort
O-car, marquis de Malet-Roquefort, né en 1824,
marié en 1855 à Marie-Laure de Mares, d'où
Raoul de Malet-Roquefort, né en 1866 (Gironde,
Gironde,.
Cousins : 1° Léo, comte de Malet-Roquefort, né
en 1822, marié à Marguerite Dartigue, décédée,
d'où Georges, vicomte de Malet-Roquefort, né le
2 décembre 1854, marié le 19 mars 1885 à Louise
de Chatenet, d'où a) Louis-Alexandre, né le 20
janvier 1886 ; 6) Jehan-Philippe-François, né le 24
mai 1888 (château de la Gaffelière, Saint-Emilion,
Gironde); 2° Eugène, vicomte de Malet-Roquefort,
né en 1828, marié le 1 er juillet 1853 à Elisa de
Larmandie, d'où Henri, baron de Malet-Roquefort,
né le 9 juillet 1856, et Joséphine, mariée le 22 avril
1885 au comte de Barde, décédé (Périgueux) ; 3°
Camille, baron de Malet-Roquefori, né le 7 février
1833, marié le 27 juillet 1859 à Marie deCallières,
d'où a) Guillaume, né le 17 mai 1866; b) le baron
Louis de Malet-Roquefort, né le 22 avril 1872, ma-
rié le 3 mars 1896 à Marguerite M alen(Libourne).
Branche de Coupigny
lo Henri-Marie-Robert de Malet, comte de Cou-
pigny, né le 8 juin 1855, ancien ingénieur, marié
le 7 mai 1885 â Gabrielle de Thieulloy, d'où (a)
Charles, né le 26 mai 1888; [b) Jean ; (c) Françoise ;
[d) Henriette (château de Louverval par Hermies,
Pas-de-Calais) ; 2° Jean-Marie-Stanislas,vicomte
de Coupigny, né le 5 décembre 1861, lieutenant
au 21' dragons â St-Omer, marié le 3 juillet 1889
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à Marguerite du Muizon, d'où a) Antoine, né le
11 septembre 1895 ; b) Jacqueline; c) Marie-Thé-
rèse. 3o Henriette de Cannettemont et deux sœurs
religieuses au Sacré-Cœur.
Rameau d'Espagne
Le général comte de Goupigny, mort en 1830, a
laissé trois fils en Espagne, sur lesquels nous
n'avons pu avoir aucun renseignement.
Rameau de Noyelles
Albert de Malet, marquis de Coupigny, né le
18 mai 1832, marié à N. Von Pradel de Palmaert,
a un fils et deux filles, dont l'une, Laure, mariée
le 10 juin 1891 à Guy de Fromont de Bouaille
(château de Hucqueliers par Hucqueliers (Pas-de-
Calais) ;2° Fortuné de Malet, comte de Coupigny,
né le 18 décembre 1836, marié à Célestine Petit
(château de Courset par Desvres, Pas-de-Calais) .
Branche cadette de Graville
(précédemment de Drubec et de Cramesnil)
La branche de Graville s'éteignit en la personne
de l'amiral. Un Malet de Drubec, en 1716, Ferry
Malet, capitaine-lieutenant des chevau-légers du
duc d'Orléans, releva le nom qui s'éteignit encore
en la personne de Louis-Robert Malet, marquis
de Graville, gouverneur du Roussillon, mort en
1776. Les deux rameaux de cette branche le re-
cueillirent alors. L'aîné est représenté aujour-
d'hui: lo par Henri Malet, comte et marquis de
Graville, né en 1851, ancien officier d'infanterie,
marié le 19 août 1884 à Marie -Thérèse deBodard,
d'où Marie-Thérèse et Elisabeth (château de la
Chaize par St-Hilaire du Harcouët, Manche) ; 2 e
par Robert Malet, vicomte de Graville, ancien of-
ficier de cavalerie, marié le 26 mars 1885 à Thé-
rèse Le Mercier-Mousseaux, d'oùcr) Joseph, né le
12 mai 1886 ; &) Paul, né le 10 avril 1889 (à Fou-
gères).
Rameau de Cramesnil
Ce rameau s'est éteint le 1er ma i 1892 par la
mort de Guillaume-Eustache, comte de Graville,
ancien élève de l'Ecole polytechnique, qui a cédé
à son neveu, M. Le Vaillant du Douët,le château
de Cramesnil et le titre de marquis de Graville.
Branche d'Angleterre
Sir Alexander Malet, baronet, ancien ministre
plénipotentiaire, commandeur de l'Ordre du Bain,
a laissé deux fils : 1° Sir Henri-Charles-Eden Ma-
let, baronet, né le 25 septembre 1835, lieutenant-
colonel en retraite, marié le 18 février 187:! à
Laura-Jane Campbell Hamilton, d'où Vera-Jane
(Wilbury-House, Salisbury) ; 2° Sir Edward
Baldwin Malet, ancien ambassadeur, Grand-Croix
de l'Ordre du Bain, né le 10 octobre 1837, marié
le 19 mars 1885 à lady Ermyntrude Sackville Rus-
sel, fille du feu duc de Bedft rd (château Malet,
près St-Laurentd'Eyze, Alpes-Maritimes, France) .
Sir Alexander Malet avait sept frères dont l'un,
Georges Grenville Malet, lieutenant-colonel de
cavalerie, fut tué en Perse le 9 décembre 1856
(voir le Peerage).
Armes : Malet de France : De gueules, à trois
fermaux d'or, 2 et 1.
Couronne ducale.
Cimier: Une tête de griffon.
Supports : Deux griffons.
La branche de Coupigny porte : D'azur, à l'é-
cusson d'or, au chef de gueules, chargé de trois
fermaux d'or.
La branche d'Angleterre a recueilli vers 1272
les armes de la maison de Deandon qui sont :
D'azur, à trois coquilles d'or 2 et 1.
Couronne ducale.
Cimier : Une tête de tigre.
Devise commune : Ma force de en Hault.
Devise de la branche de Coupigny : Pâtir pour
jouir.
Cri de Guerre : Malet.
Il existe, paraît-il, en Sicile une branche de
Malet échappée aux Vêpres Siciliennes,
MALÉZIEU (de).
Nicolas de Malézieu, seigneur de Chastenay,
chancelier de la souveraineté de Dombes, secré-
taire général des suisses et grisons, l'un des 40 de
l'Académie française, et honoraire de celle des
sciences, mourut le 4 mai 1727. Il avait épousé
Françoise Faudel, ci-devant gouvernante des en-
fants du duc du Maine.
Il laissa plusieurs enfants qui tous ont occupé
des places élevées : l'aîné fut évêque déLavauren
1713, les autres furent lieutenant général de l'ar-
tillerie, commandeur de l'ordre de Saint Louis, un
colonel d'une brigade de carabiniers, fait briga-
dier de cavalerie, et un mestre de camp de cava-
lerie, ancien exempt des gardes du corps du roi,
lieutenant général de la province d'Aunis, etc.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné
en chef de deux lis d'urgent et, en pointe, d'un
lion d'or.
MAGLAIVE {de).
Joseph de Malglaive, avocat à Nancy, a obtenu,
le 17 février 1815, des lettres d'anoblissement de
S. M. Louis XVIII; il a épousé, en 1785, Marie-
Monique Thierry de Rembau, dont entre autres
enfants, Claude-Joseph de Malglaive, capitaine-
lieutenant des cuirassiers de la garde royale,
chevalier de la Légion d'honneur, nommé par le
roi.
Armes: D'azur, au chevron d'or, accompagii)
en chef de deux molettes d'argent et, en pointe,
d'un glaive de même.
L'écu sommé d'un casque d'écuyer.
— 4C5 —
— 466
MALHERBE (de).
Maison des plus anciennes de Normandie, qu'on
croit issue d'un seigneur danois, ce qui est prouvé
par un extrait de l'histoire de Vincentis (rapporté
par du Chesne). qui l'a tiré de l'histoire de Nor-
mandie, par St-Othon, abbé de Saint-Martin de
Tours. Cet extrait a été attesté par Bignon, biblio-
thécaire du roi, par lettres du 29 juillet 1767.
Ce compagnon des travaux de Rollon, premier
duc de Normandie, eut en partage entr'autres
terres : la Baronnie de la Haye-Malherbe, près
de Pont-de-1'Arche, diocèse de Rouen, de laquelle
il emprunta le surnom et le transmit à ses des-
cendants. Ils ont formé un nombre prodigieux de
branches tant en France qu'en Angleterre, les-
quelles, par une tradition conservée de siècle en
siècle, reconnaissent toutes avoir la même origine
et réclament également pour souche commune
les anciens barons de la Haye-Malherbe. C'est
aujourd'hui l'abbaye de Royaumont qui possède
cette baronnie. Elle fut confisquée avec tant d'au-
tres belles terres, parce que Payen de Malherbe
fit un appel au fils du roi de France, depuis Louis-
le-Hutin, qui avait insulté gravement le filsdu duc
de Normandie. Plusieurs seigneurs étaient du com-
plot (Voir les œuvres de Malherbe dans ses lettres).
On distingue trois branches principales qui
portent des armes différentes les unes des autres.
Les armes des seigneurs de Saint-Agnan-le-
Malherbe, sont :
D'argent, semé d'hermines, et six roses de gueu-
les, 3, 2 et 1.
Supports : Deux lions.
Celles des seigneurs de la Meausse, sont :
D'or, à deux jumelles de gueule<, p>osées en
fasce, l'une au-dessus de l'autre, et deux lions
aussi de gueules, affrontés et posés aie chef de
Vécu.
Et celles des seigneurs de Meuvaines, sont :
De gueules, à six coquilles d'or, 3, 2 et 1 ; au
chef d'or, chargé d'un lion passant de gueules .
Cette diversité d'armes n'est point une raison
de croire que ces branches soient de familles dif-
férentes. On sait qu'anciennement, dans les xm 5
et xiv e siècles, il était assez d'usage parmi les ca
dets de maisons nobles de changer de métaux et
de pièces pour diversifier leurs armes. Ce change-
ment allait jusqu'à quitter le nom patronymique
pour prendre celui d'une terre ou d'une seigneu-
rie ; nous n'entreprendrons pas ici de donner la
filiation exacte de cette nombreuse famille de
Malherbe, ou de ses trois principales branches,
il faudrait un volume pour la contenir.
Les Malherbe sont nobles de nom et d'armes
et ont été confirmés à plusieurs reprises où iis
sont mis au nombre des anciens nobles.
Le baron de la Haye-Malherbe accompagna, en
1034, Robert I er du nom, duc de Normandie, dans
son pèlerinage de la Terre-Sainte; Raoul de
Malherbe, chevalier, seigneur et baron de la Haye-
Malherbe, fut du nombre des héros qui aidèrent
le duc Guillaume, en 1066, dans la conquête d'An-
gleterre ; c'est ce qui est prouvé par Masseville
dans son histoire de Normandie; — Jean de
Malherbe, chevalier, seigneur de Saint-Agnan-le-
Malherbe, est compris parmi les chevaliers
Bannerets qui furent, en 1096, à l'expédition de
la Terre-Sainte, et à la prise de Jérusalem en
1099.
C'est de lui que descendent ceux dont la filia-
tion commence à Jean de Malherbe, chevalier,
seigneur de Saint-Agnan-le-Malherbe, qui servit
sous Philippe Auguste, à la bataille de Bouvines
en 1214 et accompagna Saint-Louis dans son
voyage d'outre-mer en 1248.
Voici la liste des différentes branches issues
de cette famille :
1. Des seigneurs du Bouillon, etc., éteinte en
1750 environ ;
2 . Des seigneurs d'Arry, du Bois-d'Escures, etc.
3. Des seigneurs de Fresnay:
4. Des sieurs d'Amanville et de Granchamp ;
5. Des sieurs de Missy, La Pigacière et de
Digny.
Cette branche a fourni François de Malherbe,
2 e du nom, sienr de Digny, né en 1555, écuyer du
roi, gentilhomme de sa Chambre ; il est regardé
comme le piince des poètes, et le premier qui ait
fait sentir que la langue française pouvait s'éle-
ver à la majesté de l'Ode : il a saisi le génie de
cette langue, et en est en quelque sorte le créateur.
Il fut comblé des faveurs de Henri IV, et mourut
en 1628. Il avait épousé en Provence, Madeleine
de Coriolis, veuve : 1. de Balthazar de Catin; et
2. de Jean de Bourdon. François eut plusieurs
enfants, morts avant lui, entr'autres Marc-Antoine,
brave et bien fait, qui fut tué en duel par un gen-
tilhomme provençal, nommé Piles. Il n'avait pas
dégénéré de son père pour le génie.
Eléazar de Malherbe, frère de François continua
la descendance de cette branche.
De cette même famille était un de Malherbe,
gentilhomme, qui fut nourri fort jeune en Espagne,
se mit sur la flotte des Indes et passa au Pérou, où il
fit de nouvellesdecouvertes.il revint en France pour
en donner avis ; mais il ne fut point prophète en sa
patrie, ce qui l'obligea de retourner en Espagne,
où il fut mieux reçu. On lui fit armer quelques
vaisseaux avec lesquels il passa aux Indes, et
y eut le succès qu'il s'était promis. Etant de re-
tour pour la seconde fois en Espagne, le roi lui
donna 10,000 écus de pension et le soixantième
denier de but l'or que S. M. tirerait de ces terres-
là. dont Malherbe se fit un parti qui lui valait
90,000 écus par an.
A cette famille appartenait Augustin de Mal-
herbe, chef de la branche établie àParis, chevalier,
né le 22 décembre 1715, procureur général du roi
— 467 —
46S —
en la Chambre souveraine Ce la Marée depuis le
6 août 1756, etc.
Nous avons dit au commencement de cette
notice qu'il y avait plusieurs branches de cette
ancienne race établies en Angleterre, et en effet,
elles ont sollicité plusieurs de celles de France
d'y passer, où elles auraient eu un sort distingué ;
mais nos Malherbe français, attachés à leurs sou-
verains, ont toujours préféré d'être simples offi-
ciers en France, aux grades supérieurs qu'on leur
faisait espérer dans ce pays étranger. Ils y ont
même abandonné ce qui leur appartenait par l'ex-
tinction de quelques branches de la famille
d'Angleterre, par le même motif qui les a toujours
conduit et animé.
Le bailli de Caen,à la réquisition de la famille,
se transporta à l'abbaye de St-Etienne de Caen,
fit faire ouverture des salles de cette abbaye, où
il y avait plusieurs écus^ons peints des armes
des anciennes familles nobles de la province de
Normandie, et entre lesquelles il attesta, par son
procès-verbal du 13 juin 1619. avoir vu celles de
la famille de Malherbe-Saint-Agnan, qui sont :
D 'argent^ semé d'hermines sans nombre ; à six
roses de gueules;
Et les religieux attestèrent savoir, par tradi-
tion des religieux qui les avaient précédés, que
ces armes avaient été peintes par ordre du duc
Guillaume, en faveur de la noblesse qui l'avait
suivi à la conquête du royaume d'Angleterre, et
le bailli de Caen ordonna que l'écusson des armes
de la famille de Malherbe-Saint-Agnan serait peint
en marge de son procès- verbal: Ce qui fut exécuté
par le peintre Voyer, de ladite ville de Caen, qui
en donna son attestation. La famille de Malherbe
est en possession do ce titre.
MALLORTIE (de).
Famille marquée parmi les nobles de Norman
die, et connue anciennement sous le nom de
Benel.
Richard ditCardot de Malorlie, seigneur de la
Motte, rendit des services considérables au roi
Charles VII. Parmi les titres de cette famille on
trouve des lettres de ce prince, données aux
Montilsdès-Tours, le 9 janvier 1451, par lesquelles
S. M. ordonne, en considération des services que
lui avait rendus Cardot Benel, dit de Malortie.
au grand sénéchal de Normandie et au bailli dp
Rouen, qu'en cas que Marie l'Empereur, fille héri-
tière de Jacques l'Empereur, écuyer, eut donné
volontairement et sans contrainte une promesse
de mariage audit Cardot Benel, ils la fissent
accomplir et donnassent à l'un et à l'autre main-
levée de la saisie qui avait été faite de leurs corps
et de leurs biens.
Gabriel de Malortie, marié en 1682, se relira
dans l'électorat de Hanovre étant protsstant ainsi
que sa femme. 11 eut un fds qui mourut enfant
en 1688, et une fille, morte aussi protestante à
Hanovre vers 1742, et les biens de cette branche
n'ont point passé à cette sœur ; mais après la
mort de Louis, son frère, ils ont été confisqués et
la confiscation accordée à Jacques-Gustave, son
cousin-germain, qui continua la descendance de
cette maison. Il était chevalier, seigneur de
Poutteville, brigadier des armées du roi, inspec-
teur général de cavalerie et dragons, en faveur
auquel la seigneurie de Hombourg fut confirmée,
et en tant que besoin serait érigée en titre et
dignité de comté de Hombourg, par lettres don-
nées à Versailles, en janvier 1715.
Une branche de cette ancienne famille établie
en Picardie à Merlieux, élection de Laon, fut
confirmée dans sa noblesse le 23 novembre et le
4 avril 16-38. Elle subsistait alors clans Claude do
Mallortie, seigneur de Roys et de Manneville-la-
Raoult et dans Louis de Mallortie, seigneur de
Compigny, frères, qui produisirent leurs titres
en remontant à Richard dit Cardot de Malortie,
écuyer, qui obtint des lettres patentes du roi
Charles VII, le 24 janvier 1451.
Armes : D'azur, à deux chevrons d'or, accom-
pagnés de trois fers de lance ou dards à l'antique
renversés d'argent, posas 2 et 1 .
La branche de Picardie écartelait d'azur, à
quatre croix d'argent, posées 2 et 2.
MALUQUER {de.)
Famille originaire de la
vallée d'Ossau, en Béarn,
qui a possédé, au xvme siè-
cle, les seigneuries de Cas-
téra d'Argagnon, d'Andoins
de Gan et d'Fstialescq, pour
lesquelles elle siégeait aux
états de Béarn dans l'ordre
de la noblesse.
Jean de Maluquer figure
comme procureur de la com-
munauté de Buzy, dans un
compromis passé, le 22 août
1507, entre les voisins de
Laruns et de Buzy.
Arnaud d s Maluquer était chanoine de Lescar,
en 1531.
Pierre de Maluquer, aussi clnnoine de Lescar,
est cité dans un acte du 7 novembre 1541.
Me Rocq de Maluquer, de Buzy, fils de Me Jean
de Maluquer, notaire de la vallée d'Ossan, et de
damoiselle Anne de Drouillet, — épousa à Saint-
Faust, prés Pau, le 23 juin 1675, damoiselle Mar
guérite de Vignan, — leur lils.
Noble Jean-Pierre de Maluquer, né à Saint-
Faust, le 21 février 1679, capitaine dans les bandes
béarnaises, le 15 septembre 1713, seigneur de Cas-
téra d'Argagnon, contracta mariage à Buzy, le 11
février 1716, avec demoiselle Hiéronime de Bor-
'mmm
'mwmm
— 469 —
— 470 —
deu-Saint-Gaudens, fille de M e Antoine de Bordeu-
Saint-Gaudens, conseiller du roi, assesseur de la
vallée d'Ossau (1695), et de Jeanne de Puyo, et
tante, à la mode de Bretagne du célèbre médecin
Théophile deBordeu.— De cette union vint Jean,
qui suit :
Messire Jean de Maluquer, né à Buzy, le 19
juin 1719, successivement avocat (1740), subdé-
légué de l'intendance en Béarn, conseiller au
parlement de Navarre (1765), seigneur de Castéra
d'Argagnon, d'Andoins de Gan et d'Estialescq,
mourut à Pau, le 20 septembre 1793, membre du
Directoire des Basses-Pyrénées, laissant entre
autres enfants de Marie-Elisabeth de Larin, dame
d'Estialescq :
Jean-Pierre-Joseph de Maluquer, seigneur d'An-
doins de Gan, garde du corps dans la compagnie
de Gramont (1778), député des Basses-Pyrénées
au Conseil des Cinq-Cents, puis conseiller géné-
ral des Basses-Pyrénées. Né à Pau le 24 mars
1755, il mourut à Gan, le 18 juillet 1828, chef
d'escadron de gendarmerie retraité, chevalier des
ordres de la Légion d'honneur et de Saint-Louis,
laissant entre autres enfants, d'Anne Manescau-
Saint-Martin :
Joseph-Fabien de Maluquer, avocat à la Cour
d'appel de Paris en 1830, décédé :'i Saint-Faust, le
18 lévrier 1889, ne laissant de Dorothée-Olympe
Mieussens, qu'une fille Félicie-Sophie Caroline
de Maluquer, mariée à Saint-Faust lé 6 septem-
bre 1859, à Melchior-^lZ^Aon^e de Dufau (d'une
famille béarnaise mentionnée plus bas), fils cadet
de Jean -Louis de Dufau, premier président
honoraire de la Cour d'appel de Pau, ancien dé-
puté des Basses-Fyrénées, ancien maire de la
ville de Pau, officier de la Légion d'honneur, et
de Jeanne Filhos. — Un décret du président de la
République, du 18 août 1884, a autorisé M. de
Dufau et ses fils majeurs à joindre leur nom à celui
de : de Maluquer.
Armes : D'azur, à la colonne d'or sur une ter-
rasse d'argent, accompagnée, à deœtre, d'un mar-
teau (en béarnais, malkuquei aussi d'argent, posé
en barre au-dessus d'un boulet de sable et, à
scnestrc, d'une croix pattèe d'argent: à la Cham-
pagne de pourpre, chargée d'une rivière ou d'une
fasce ondée d'argent.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Branche aînée.
1° Maluquer (F elicie-Sophie- Caroline
de), veuve de Melchior- Alphonse de Dufau
de Maluquer. — Résidence : Château de
Bernet, commune de Monlaur- Bernet
("Gers) ;
2° Dufau de Maluquer ((Jean-Joseph-
Albertde). fils des précédents, propriétaire
à Saint-Faust (Basses-Pyrénées) ;
3° Dufau de Maluquer (Henri Armand-
Alphonse de), frère du précédent, juge
d'instruction à Foix (Ariège) ;
4 J Dufau de Maluquer (Pierre-Louis -
Henri de), frère des précédents.
Branche g\dette.
1° Maluquer tJiarie-Angélique-Athalie
de), veuve de M. Joseph Pourtalet, avocat,
notaire à Monein (Basses-Pyrénéesj ;
2° Maluquer (Marie -Caroline -A thalie
de), sœur de la précédente, femme de Théo-
dule Lacau-Saint-Guily, propriétaire, à
Salies-de-Béarn (Basses Pyrénées) ;
3° Maluquer (Mavie-L 1 ulalie de), sœur
des précédents, femme de Antoine Broqua,
receveur de l'enregistrement et des do-
maines à Pré-en-Pail (Mayenne).
MALVEZZI.
La famille Malvezzi, qui a son origine commune
avec les Pic de la Mirandole, est une des maisons
les plus anciennes et les plus nobles de l'Italie et,
plus particulièrement, de Bologne où ses membres
ont toujours occupé les premières places et
situations. Au moyen-àge et à différentes reprises,
ils ont même eu en main le gouvernement de la
République de Bologne. — C'est surtout dans les
armes et dans la diplomatie qu'ils se sont illus-
trés.
En 1569, Pirrhus Malvezzi se trouva à la ba-
taille de Moncontour, où il fit des prodiges de
valeur, capitaine des chevau-légers (à l'âge de
28 ans) d'un corps d'armée que le Pape Pie V
avait envoyé au secours de Charles IX.
Vers le milieu du xvii e siècle, Virgile Malvezzi,
— un des hommes les mieux doués et les plus
instruits de son temps et auteur de plusieurs
œuvres de politique et d'histoire très estimées —
après avoir parcouru avec honneur la carrière des
armes, fut ambassadeur de Philippe IV, roi
d'Espagne (dont il était conseiller d'Etat et de
guerre) auprès de Charles I er , roi d'Angleterre.
Dans la seconde partie du xvm** siècle, Vin-
cent Malvezzi fut cardinnl et archevêque de Bo-
logne.
De tout temps, les différentes branches de la
famille Malvezzi se sont alliées aux familles les
plus nobles et les plus illustres telles que les Cac-
cianemici, les Bentivoglio, les Orsini, les del
Carretlo, les Sanseverino, les Sforza, les Bevi-
471 —
— 472
lacgua, les Savelli, les Colonna, les Metternich,
les Pepoli, etc., etc.
Une des branches de la famille Malvezzi alla
s'établir à Ferrare où, de même que à Bologne,
ses membres remplirent toujours les premières
fonctions et les premières charges de la ville.
Plus tard, ayant acquis des propriétés en Lom-
bardie,ils devinrent citoyens de Mantoue, tout en
restant Patriciens de Ferrare. A Mantoue aussi,
ils occupèrent des situations publiques. Le plus
marquant de ces personnages fut François Mal-
vezzi, un jurisconsulte des plus estimés de son
époque. Après avoir siégé à Ferrare, de 1697 à
1705, au Grand Conseil national et à la Magistra-
ture des Sages — la principale et la plus honori-
fique de la ville — il fut, en 1706, nommé membre
du Sénat de Mantoue dont, plus tard, il devint
le vice-président, fonctions en ces temps-ln des
plus considérables et qu'il conserva jusqu'à sa
mort.
C'est au fils de ce dernier, Joseph, que le 28
mars 1778, Marie-Thérèse, impératrice d'Autriche
(la Lombardie appartenait alors à l'Autriche) ac-
corda le titre de Comte de Lombardie, lui recon-
naissant une noblesse ancienne déjà « de plus de
cinq siècles », suivant des documents vérifiés
comme authentiques par la commission héral-
dique de Mantoue, ainsi qu'il est dit dans le di-
plôme, approuvant et lui confirmant l'usage des
armoiries communes à toutes les branches de la
famille Malvezzi et dont la description et le dessin
se trouvent dans ledit diplôme.
Parmi les alliances contractées par la branche
des Malvezzi de Ferrare-Mantoue, il convient de
citer :
Les familles Graziadei, Sonzonia, Forasangw,
Robe ni, Scacerna, Raspi, Prosperi, Mazza, de
Ferrare ; Sammaffei, Auregi, Marchetti, Riccini,
Casali,de Mantoue; Ferrari, Venluri, de Parme;
Pellicciari, de Modène ; Frassoni, de Final de
Modène; Papini, de Forli; GiglioU, de Reggio.
Le comte Malvezzi (Alexandre-François-Marie-
Gaëtan) est le représentant actuel de cette branche.
Il est établi à Paris depuis plus de quarante ans
et a été naturalisé Français, par décret du 13 no-
vembre 1867. — Il est veuf d'Augusta-Frédérique-
Marie-Johanna-Hélène-Charlotte de Struve ; fille
de Gustave de Struve, envoyé extraordinaire et
ministre plénipotentiaire de Russie, et de la ba-
ronne Alexandrine de Driesen.
De ce mariage sont nés :
1- Antoinolte-Mathilde-Alexandrine-Pia, mariée
à sir William Howard Russell, un des hommes les
plus distingués de la Grande-Bretagne, docteur
de l'Université d'Oxford, historien de la guerre de
( Irimée (185'i-1855), à laquelle il s'est trouvé comme
correspondant militaire du Times;
2' Joséphine, baptisée : Joséphine - Eugénie-
Anne-Alexandrine-Blanche, mariée avec le baron
Georges de Saint-Brisson de la Ghesnaye.
Une autre branche de la famille Malvezzi, de
Bologne, est établie depuis des siècles en Bohême
où son nom s'est modifié, en se germanisant, et
est devenu: « Malovetz ». —Les barons Malovetz,
de Prague, ont les mêmes armoiries que celles
des Malvezzi d'Italie et de France. — Le cardinal
Ernest, premier archevêque de Prague, dit le car-
dinal de Prague, était de la famille des barons
Malovetz.
Armes : D'azur, à la bande d'or accompagnée
en chef d'un la/nbel de gueules à quatre pendants
intercalés de trois fleurs de lis d'or ; à un écusson
posé en abîme, de gueules, chargé d'une aigle
essorant d'argent regardant à droite.
L'écu surmonté d'une couronne de comte du mi-
lieu de laquelle s'élève un casque de profil, fermé
de grilles et couronné. Le tout accosté de feuillages
à droite, d'or et d'azur ; à gauche, d'argent et de
gueules.
MANDAT DE GRANCEY
Ancienne famille noble, originaire du Limou-
sin. Des recherches faites nous apprennent que
cette ancienne famille a non seulement fait ses
preuves de noblesse chez le juge d'armes de
France, mais qu'elle était encore connue dans le
cabinet des Ordres du roi.
Dans l'histoire du Barry, par la Thaumassière,
on trouve Guillaume Mandat et Armiste Gomi-
nier, qui donnèrent a l'Eglise et aux chanoines
de Saint-Cyr, tout ce qu'ils possédaient en l'église
de Saint-Pierre de Bussy, avec les dîmes qui en
dépendaient; ce titre, très ancien, est du règne
de Philippe 1er roi de France, et sous le pontificat
de Richard, archevêque de Bourges, ce qui prou-
verait l'origine ancienne des Mandat. Deux Pierre
Mandat vivaient en 1339, dans la paroisse de
Pressignac. Il y avait au cabinet des ordres du roi
un titre de 1366, qui faisait mention qu'un Jean
Mandat était receveur du duc dAnjou, comte de
Toulouse, frère du roi Charles V, suivant un titre
original déposé au cabinet du prieuré de Saint-
Martin-des-Champs, à Paris ; un autre Jean Man-
dat est compris en qualité d'écuyer dans une
montre faite au Blanc, en Berry, le 7 septem-
bre 1418. Le mémoire domestique marque que
cette famille a d'ancienneté sa sépulture au bas
du maitre-fiutel de l'église paroissiale de la ville
d'Aixe, diocèse de Limoges, etunbanc à la chapelle
de cette sépulture. Ses armes se voient à la clef de
voûte, au dessus du maître-autel. Le juge du sei-
gneur d'Aix, ennemi de Pierre Mandat, sieur de
la Pouyale, voulut, vers l'an 1620, faire ôter ce
banc du lieu où il était; mais par le crédit de
deux Mandat, l'un conseiller au Parlement, et
l'autre maître des Comptes à Paris, cette famille
fut maintenue dans son droit.
La filiation suivie de la branche qui subsiste
— 473
474
de cette ancienne maison, remonte à Guillaume
Mandat, jnge châtelain de la terre et baronnie de
Lastours, du diocèse de Limoges.
Son second fils, Galiot Mandat, écuyer, sieur
de Jonchère, seigneur de Lastours, fut d'abord
élevé page d'Henri II, roi de Navarre ; il est qua-
lifié de trésorier d'Armagnac et secrétaire de la
reine de Navarre, Marguerite d'Orléans, duchesse
d'Alençon et du Berry, sœur unique de Fran-
çois pr. Il est qualifié de noble homme dans plu-
sieurs actes. Il échappa aux horreurs de la
Saint-Barthélémy, et ne vivait plus le 18 oc-
tobre 1574, ;jue sa veuve, lors du décès de la
reine de Navarre, obtint du roi de France, son
neveu, des lettres patentes, données à Lyon, por-
tant confirmation en sa faveur des mêmes hon-
neurs, privilèges, exemptions et immunités, dont
jouissaient les officiers et les veuves des officiers
de Sa Majesté, de la reine sa mère, et des frères
et sœurs de cette princesse, en considération des
bons, agréables et continuels services que deux
des fils de ladite veuve, Marie Brodeau, avaient
ci-devant et dès longtemps rendus au feu roi
Charles IX, frère de Sa Majesté régnante, et con-
tinuaient encore à lui rendre. Ces lettres sont
signées Henri.
De cette branche en est issue une seconde, des
seigneurs, barons de Nully, etc., qui a pour au-
teur Claude Mandat, de qui est descendu Galiot-
Jean-Marie Mandat, chevalier baron de Nully,
seigneur de Thil, de Grancey et de Bouron, en
Champagne, né le 13 octobre 1733. Successive-
ment mousquetaire du roi dans sa première com-
pagnie, depuis le 19 juin 1750 jusqu'au 4 décem-
bre 1653, il fut enseigne à drapeau le même jour
au régiment des Gardes, enseigne à pique le G fé-
vrier 1759, ensuite sous-lieutenant le 23 décem-
bre 1759, fait chevalier de Saint -Louis le
7 mai 1769; il a rendu hommage au roi entre les
mains de Lamoignon, le 9 novembre 1757,
de sa terre et baronnie de Nully; pourvu de
l'office de grand bailli de la ville de Chaumont-
en-Bassigny, par lettres données à Versailles le
7 juin 1769; fait lieutenant aux Gardes en 1771, il
s'est retiré du service avec le brevet de lieute-
nant-colonel. Il avait épousé par contrat du 4 no-
vembre 1764, célébration du 5 du même mois, en
la paroisse de Chamarandes, diocèse de Langres.
Marie-Françoise-Charlotte Petit de Lavaux, dont
il a eu huit enfants.
Adrien-Simon-Marie Mandat, comte de Grançey,
lieutenant des vaisseaux du roi, né le 8 novem-
bre 1765, fit la campagne des Princes, laissant
de son union avec Marguerite Paris de la Brosse,
Ernest, comte de Grançay.
Armes : D'azur, au lion d'or, armé et lampassé
du même; au chef d'argent, chargé d'une hure de
sanglier de sable, défendue d'argent et accostée
de deux roses de gueules.
Supports : Deux lions d'or.
M ANDRE (de).
Maison de l'ancienneChe-
valerie de Lorraine, qui
tire son nom du château
de Mandres-sous-Châtillon
(Barrois).
Les de Mandre (alias de
Mandres) sont mentionnés
dès le commencement du
xn e siècle et souvent quali-
fiés Illustres ou Hauts et
Puissants Seigneurs ; che-
valiers, seigneurs de Man-
dres, de la Tour du Bois,
de Montureux, de Véreux, de Montarlot, de Tres-
tondans, de Savoyeux, d'Autet, de Prantigny, de
l'Aigle, etc.
Cette maison, dont la généalogie remonte à
Gérard de Mandre, chevalier, vivant en 1219, par
titres de l'abbaye de Soulle, a fourni cinq cheva-
liers de Malte, neuf chevaliers de Saint-Georges,
cinq gouverneurs ou capitaines de la garnison de
Besançon, etc.
L'établissement de cette famille en Franche-
Comté est dû à Jean de Mandre, chevalier, sei-
gneur de Mandre et autres lieux, époux de Dame
N. de Montureux, inhumé aux Cordeliers deGray
au mois de mars 1313.
Nous citerons seulement :
Guillaume de Mandre, chevalier de Malte et de
Saint-Georges, seigneur de Montureux, Montarlot,
Prantigny, etc., qui épousa Anne de Senailli,
suivant contrat du 1 er août 1549, et duquel on lit
encore aujourd'hui l'épitaphe suivante dans l'é-
glise de Montureux-les-Gray :
« Cy-gist Haut et Puissant Seigneur Guillaume
de Mandre, créé chevalier par Charles-Quint,
empereur des Bomains, et depuis a suivi le
même au voyage qu'il fit au Saint Sépulcre de
Jérusalem. Il suivit ledit maître en son couron-
nement fait l'an 1511 par le pape Clément, à
Bologne en Italie, et à la repousse et grande
perte du Grand Turc en Ongrie. Il a suivi le dit
maître et Phi., roi d'Espagne, son fils, en toutes
guerres à ses propres frais. Après avoir fortifié
le vieux Châtel de Montureux, il fit élever cette
chapelle en laquelle il fut inhume, étant trépassé
le mardi dernier jour d'avril 1560 ».
Georges de Mandre, chevalier de Malte, com-
mandeur de Pont-Aubert, témoin au contrat de
mariage d'Errard du Chatelet avec Lucrèce d'Or-
sans, en 1584 ; et son frère, Guy de Mandre, cheva-
lier de Saint-Georges et de Malte, commandeur de
Sugny, enterré le 22 novembre 1627 à Montureux.
Humbert II, dit le Capitaine de Mandre l'ainé,
et Ermenfroy, son cousin germain, dit le Capi-
taine de Mandre le jeune, en 1636, se succé-
dèrent dans les charges de commissaire général
de la cavalerie et gouverneur de Besançon, et
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sont célèbres dans l'histoire de la Franche-Comté
qu'ils contribuèrent vaillamment à défendre contre
les troupes françaises et suédoises réunies.
Pierre-François de Mandre, frère de ce dernier,
est cité dans le martyrologe des chevaliers de
Saint-Jean de Jérusalem, parmi ceux qui furent
tués par les Turcs au rivage des Zimbres où la
tempête avait jeté les galères de Malte le 7 avril
1606. Ses armoiries y sont représentées avec la
bande d'or accompagnée seulement de quatre
billettes 2 et 2, portant en chef les armes de la
Religion ; l'écu timbré de la conronne comtale est
placé devant la croix de l'ordre de Malte, entouré
d'un chapelet auquel pend la croix à huit pointes.
Guillaume de Mandre, seigneur de Véreux, en
1620 épousa une demoiselle de Laubespin qui lui
apporta la baronnie de Laigle dont son fils prit
le titre.
Antoine de Mandre, seigneur de Montureux et
Prantigny, père de Claude et Léonard, est le der-
nier chevalier de Saint-Georges en 1613.
Jean-Baptisle de Mandre ou Demandie, savant
polyglotte, curé de Saint-Pierre a Besançon en
1769, député du clergé aux Etats-Généraux, fut
élu Evêque en 1798 et mourut en 1823.
Charles de Mandre, au château de Chaudeau,
en 1864, conseiller général de la Haute-Saône,
chevalier de Malte et de la Légion d'honneur.
Armes : D'azur, à la bande d'or, accompagnée
de sept billettes du même, 4 en chef et 3 en
pointe.
Casque taré en tiers ayant deux trompes pour
cimier; ou couronne de comte.
Tenants : Deux sauvages.
Devise : Aliquid in minimo.
MANGOT DORGÈRES et DE VILLE
RAN.
Cette famille est originaire du Poitou.
Le premier auteur connu est Guillaume Man-
got ou Maengot III e du nom, qui était sénéchal
du Poitou en 1177.
Nous trouvons ensuite: Claude Mangot cheva-
lier, seigneur d'Orgères et de Villeran, qui fut
ambassadeur en Suisse, premier président du
Parlement de Bordeaux, puis garde des sceaux
de France en 1616 ; Claude-Pierre Mangot d'Orgè-
res, qui fut secrétaire du roi, conseiller au grand
Conseil, mort en 1778.
Armes: D'azur, à trois êperviers d'or, chape-
ronnés et longés de gueules.
M ANNE VILLE (de).
Il y avait plusieurs terres seigneuriales de ce
nom en Normandie : l'une près de Montivilliers ;
l'autre dans le diocèse de Lisieux, et la troisième
dans le diocèse de Bayeux, élection de Caen.
Ses premiers seigneurs en avaient pris le nom,
et portaient aussi celui de Mande ville et Magne -
ville.
Guillaume de Mandeville ou Manneville comte
d'Essex et d'Aumale, fut chargé avec le sénéchal
de Normandie, en 1118, par Henri II, roi d'Angle-
terre, de veiller à la garde du Mans.
Un autre Manneville est cité dans une charte
de 1136 et vivait encore en 1153.
Ceux de ce nom firent preuve d'ancienne no-
blesse en 1463.
Guillaume de Manneville et son neveu Abel,
justifièrent également de leur qualité de noble
d'ancienne race en 1598, devant M. de Boissy.
Cette terre de Manneville, dans le diocèse de
Bayeux, fut portée en mariage vers l'an 1340, par
Jeanne de Manneville a Richard de Brione, che-
valier, seigneur d'H&ntot. Elle passa depuis,
dans d'autres maisons et appartint, en 1766, à
Jean-Robert Gosselin, seigneur et patron de Man-
neville, du Quesnoy, Nevers, etc., chevalier de
St-Louis.
Armes : D'or, au lion de gueules, dit le diction-
naire des Gaules ; mais nous trouvons qu'ils por-
taient :
De gueules, à l'aigle èployèe d'argent, becquée
et membrée d'or.
MANNOURY DE CROISILLES (de).
Ancienne noblesse de Normandie, maintenue
par les Commissaires députés du roi, pour la re-
cherche des nobles en 1595, 1611, 1641 et en der-
nier lieu par de Marie, en 1666.
On trouve, dans l'histoire de la maison d'Har-
court, Jean de Mannoury, écuyer de la Compa-
gnie de Messire Jean d'Harcourt, qui passa en
revue le 3 juillet 1368 ; Guillaume de Mannoury,
chevalier, et autre de Mannoury, qui vivaient
en 1460. Jacques de Mannoury, êcuyer, seigneur
de St-Germain-le-Vasson, vivait le il juin 1578.
Cette famille a formé plusieurs branches: celle
des seigneurs du Mont-de-la-Vigne, éteinte à Louis
de Mannoury, qui mourut ne laissant que trois
filles.
Celle des seigneurs de Magny-les-Bailleul, Per-
duville, La Brunetière, etc., éteinte également;
Celle des seigneurs d'Haleine, d'Ectot, St-
Eugène, d'Aubry, Bonménil, etc.
Et enfin la branche des seigneurs de Croisilles,
qui subsistait dans la personne d'un de Mannoury,
seigneur de Croisilles, lequel descendait de Gi-
rard de Mannoury, seigneur de Fontaine, le Pin,
Treppel, qui était sorti d'un puiné de Mannoury,
des seigneurs du Mont-de-la-Vigne.
Tous les membres de cette branche ont servi
de père en fils l'Etat et sa Majesté tant dans la
robe que dans le militaire.
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Arnes: D'argent, à trots mouchetures d'her-
mine de sable. 2 et 1 .
Supports: Deux Licornes .
Devise : Regifidelis.
Cimier : Une Licorne.
La branche des Mannoury d'Aubry les porte :
Ecartelè: aux 1 et 4 comme ci-dessus ; et nux 2 et
3 d'argent, à trois coqs de gueules, becquès et crê-
tes d'or, 2 et l, qui est de Roux et de Grancey.
MARGE {de).
Terre en Anjou, située à côté de Jarzé, qui a
donné son nom, ou qui le tient d'une ancienne
noblesse originaire de la même province. Elle a
pour auteur Guillaume de Marcé. écuyer, sei-
gneur du dit lieu, qui v'.vait en 1380.
Son petit fils, Guillaume de Macé II e du nom,
seigneur du dit lieu, prouva sa noblesse devant
les Commissaires du roi, les 20 juin 1448 et 15
décembre 1460.
Cette maison a fourni des officiers de cavalerie,
un capitaine de cent hommes d'armes, un cham-
bellan du duc d Orléans, des chevaliers des or-
dres du roi, deux grands maîtres le l'ordre de St-
Jean de Jérusalem.
Armes: D'argent, à six quintefeuillcs de gueu-
les.
Couronne de comte.
Cimier : Un lion d'or, tenant dans sa patte se-
nestre une fleur de lis d'argent.
Devise: Arte et Morte.
MARET DE BASSANO.
Cette famille est originaire de Bourgogne et a
été anoblie sous le I e '" Empire, en la personne de
Hugues-Bernard Mur H créé comte en 1807 ;
Titre confirmé en 1807.
Le titre de duc de Bassano est du 29 septem-
bre 1809.
Le duc de Bassano fut pair de France le 20 no-
vembre 1831.
Le titre de duc fut reconnu a son fils, Napo-
léon-Hugues-Charles-Marie-Ghislain,.lfar^, comte
Maret, ancien ministre plénipotentiaire, sénateur
et grand chambellan de Napoléon III, né le 2
juillet 1803 et mari^ le 25 octobre 1848. à Pauline-
Marie-Ghislaine Van dekLindiïn d'Hooghvorst, dé-
cédée.
Armes: Coupé: au 1, tiercé en pal d'or, de gueu-
les et d'argent; au 2, de gueules à la main ailée
d'or écrivant avec une êpée d'argent ; sur le tout,
d'argent à la colonne de granit surmontée d' une
couronne de chêne au naturel et accompagnée
de deux lions de gueules, ajfronlés et rampants
contre la colonne.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Maret, M is de Bassano (Napoléon - Hu-
gues- Charles-Marie-Ghislain) né àMeysse
(Belgique) le 8 novembre 1844, ancien se-
crétaire d'ambassade. Résidence : 9, rue
Dumoiit-d'Urville à Paris, marié à Lon-
dres le 26 août 1872, à Marie-An ne- Claire
Symes, née à Québec le 28 mai 1845, dont:
a) Pauline, née à Londres le 17 mai 1873;
b) Glaire, née à Londres le 27 novembre
1874 ; c) Marie, née à Londres le 14 no-
vembre 1879.
Sœurs : 1° J/arie-Glaire-Emmanuelle-
Ghislaine, née à Bruxelles le 19 juin
184(3, mariée à Paris le 21 juin 1864, à
Edmond, baron Van der Linden d'HooGH-
vorst, décédé. Résidence : cbàteau de
Bestin (Belgique.)
2° G^roZme-Marie-Eugénie-Philippine-
Gbislaine, née à Bruxelles le 9 avril 1847,
mariée à Paris le 7 septembre 1871, à
Antonin de Viel, comte de Lemâs mar-
quis d'Espeuilles, général-commandant
le 13 e corps d'armée à Glermont-Ferrand.
MARQUESSAG {de).
Cette famille est originaire de Périgord.
Ponce de Marquessac acheta, le 15 mars 1497,
dAlain, sir d'Albret, et de Jean, roi de Navarre,
les paroisses de; St-Pantoly, de St-Pardoux, etc.,
dont il forma la terre de Marquessac à laquelle
il donna son nom.
Parmi les personnages marquants nous trou-
vons : Pierre de Marquessac, seigneur de St-Pan-
taly, etc., qui fut conseiller du roi, lieutenant-
général et juge mage de Périgord en 1548; Pierre
de Marquessac, page du roi en 1787, qui fut co-
lonel de cavalerie et chevalier de St-Louis ; Pierre-
Jean qui fut lieutenant- colonel, officier de la Lé-
gion d'honneur et chevalier de St-Louis, et de
nos jours un vice-amiral, commandant de la Lé-
gion d'honneur.
Armes : D'azur, à trois besanls d'argent, 2 et 1.
MARRAUD DES GROTTES.
Cette famille est connue depuis le xiv e siècle.
Sa filiation suivie remonte à Jean-Baptiste Mar-
raud des (.Trottes vivant en 1480.
Des lettres-patentes de confirmation de noblesse
données à Saint-Cloud par Louis XVI, le 24 mai
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1788, à Etienne-Isaïë Marraud des Grottes, che-
valier de St-Louis, commandant supérieur du
quartier du Macouba, et, enregistrées au Conseil
Souverain de la Martinique le 5 mai 1789, cons-
tate que sa famille se distingue par ses alliances
et par les services militaires qu'elle rend depuis
plus de deux cents ans.
Originaire de l'Agénais, cette famille dont
le nom figure dans l'indicateur nobiliaire de
d'Hozier page 168, passa aux Antilles il y a deux
siècles et demi. Son chef fit alors partie de la
célèbre expédition du capitaine Diel d'Enambuc,
qui, monté sur un brigantin et n'ayant pour équi-
page que quarante marins déterminés, soutint
une lutte contre un galion espagnol de trente-cinq
canons et aborda â l'Ile de St-Christophe dont il
prit possession au nom du roi Louis XIII. Dix
ans après, sous le patronage du cardinal de Ri-
chelieu, d'Enambuc alla former un- établissement
plus important à la Martinique. Marraud des
Grottes l'accompagna dans cette nouvelle rési-
dence et s'y fixa au fort de St-Pierre où il épousa
Mlle de Ménégault. — Jacques Marraud des
Grottes, fils du précédent servait en qualité de
capitaine et reçut la croix de St-Louis. Il épousa
Marie-Anne de Gérard dont il eut : Etienne Mar-
raud des Grottes qui fit partie pendant 38 ans de
milices actives et qui commandait le quartier du
Macouba durant les deux sièges de la Martinique,
1759 et 1762. — Le fils aîné d'Etienne était mort
en 1770 au service du roi, ayant suivi delà ma-
nière la plus brillante la carrière des armes. Le
second fils d'Etienne succéda à son frère dans la
place de commandant du quartier du Macouba ;
son troisième fils commandait en second le ba-
taillon du vice-amiral comte d'Estaing, lorsque
celui-ci fut envoyé en 1778 au secours des Amé-
ricains à la guerre de l'Indépendance.
La souche de cette famille a donné plusieurs
branches dont trois habitent aujourd'hui la
France. 1° Jules Marraud des Grottes, ancien
conseiller général de la Gironde, fixé au château
de Turpau (Gironde), a épousé Mlle de Laval de
Lostanges dont il a quatre fils : 1° Emmanuel,
2° Roger, 3° Joseph, 4<> Raoul. — Emile Marraud
des Grottes, frère de Jules, a eu de son union
avec Aline de Lamothe trois enfants : Mar-
guerito, Madeleine et Gérard. — La comtesse Arthur
de Richemont sœur des deux précédents, fixée au
château de la Sauque (Gironde) : 2° la seconde
branche est représentée par Just Marraud des
Grottes, ancien membre du Conseil souverain de
la Martinique, chevalier de Saint-Louis, qui a
épousé Robertine de Lagrange. Leur fille unique
Sereine Marraud des Grottes a épousé son cousin
Gaston, comte de Bouille, ancien officier de la
garde royale et fils du général comte de Bouille
du Chariol, pair de France sous la Restauration.
3° Pierre-Joseph-Aristide Marraud des Grottes,
ancien membre du Conseil général et du Conseil
privé de la Martinique, chef de la 3 e branche est
fixé à Nantes. Il a épousé sa cousine Marie-Anne-
Vincent Marraud des Grottes de Rosville dont il
a 1° Marie-Josephine-Vincente-Caroline, 2° Louis-
Vinsent-Cyrille Marraud des Grottes, 3° Henri-
Louis-Joseph-Roseville des Grottes.
Trois rameaux détachés de la branche cadette
primitive sont restés dans leurs propriétés des
colonies. A, celui de Marraud des Grottes dont le
chef a épousé Mlle de Reynal de Saint-Michel.
B, celui de Marraud des Grottes de Roseville. C,
celui de Paul-Marie-Marraud des Grottes.
Armes : De gueules, à une êpée d'argent posée en
bande ; au chef d'azur, chargé de trocs étoiles
d'or.
Devise : Fidelis étiam solus.
Supports : Deux levrettes.
MARTIN DE BOUDARD.
La famille Martin de Boudard, d'ancienne ori-
gine florentine s'est transportée à Avignon et à
Barbentane, en Provence, dès le xvi e siècle. Bar-
thélemy-Auguste-Martin de Boudard, chef d'es-
cadron de cavalerie, officier de la Légion d'hon-
neur, fut page de Napoléon 1er. Pierre, le grand-
père de Barthélémy-Auguste, était fils de Fran-
çois qui épousa l'héritière de la branche Chabert
Baudard, au nom de laquelle il fut substitué et
dont les armes sont â l'Armoriai manuscrit de
d'Hozier de 1696. Ce Pierre, premier du nom, doc-
teur ès-droits de l'Université d'Avignon, fut, en
1766, lieutenant-général criminel pour le roi en la
sénéchaussée d'Avignon; ses deux fils, tous deux
chevaliers de St-Louis, furent l'un garde du corps,
capitaine de cavalerie, et l'autre, cadet gentil-
homme, puis capitaine au régiment de Lorraine,
infanterie.
Armes : D'argent, aux deux jumeaux accouplés
de carnation, posés sur une terrasse de sinople.
Devise : Concordia crescunt.
Dicton : Modestes, mais toujours dignes.
MARTINENG (de).
Famille originaire de Provence, Jules François
de Martineng fut conseiller du roi, visiteur géné-
ral des gabelles et greniers à sel de Provence.
Armes : De gueules, au chevron d'or, chargé
d'un croissant de sable, surmonté d'une étoile
d'or, et accompagné de trois canettes du même,
2 en chef, abaissées à l'égal de l'étoile, et 1 en
pointe.
MARTRIN DONOS (de).
Cette famille est originaire de Languedoc.
Gomezinde, seigneur de Donos, en faveur de
qui la terre de Donos fut érigée en seigneurie par
481 —
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le roi Charles le Chauve, par charte donnée et
signée au palais d'Attigny en 859, avait rendu
des services importants à ce prince.
Jean de Martrin obtint du roi Charles VIII la
chàtellerie de Roquecésière en Rouergue, en 1484,
en reconnaissance des services qu'il avait rendus
à la couronne ; il fut pourvu, en 1487, de la charge
de capitaine de la place de Bonabas et Montasie.
Armes : Ecarlelé : aux 1 et 4, d'or, à l'aigle à
deux têtes, armée, lampassce, et couronnée de
gueules qui est de Martrin ; aux 2 et 3, d'argent,
à trois fasces de gueules, qui est de Donos.
MASGUREAU (de).
En Poitou. Famille qui remonte à Jean Mascu-
reau, vivant en 1310.
Jean de Mascureau, l e r du nom, Ecuyer, sei-
gneur de Puyraveau, qualifié Ecuyer dès l'an
1511, fournit son aveu du village de Puyraveau, en
1544, au connétable Anne de Montmorency, comme
seigneur et baron de Montberon.