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Full text of "Dictionnaire historique et héraldique de la noblesse française : rédigé dans l'ordre patronymique d'après les archives des anciens parlements, les manuscrits de d'Hozier et les travaux des auteurs ; contenant un vocabulaire du blason, et la notice des familles nobles existant actuellement en France avec la description et le dessin de leurs armes"

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RÉDIGÉ DANS L'ORDRE PATRONYMIQUE 

D'après les archives des anciens Parlements 

les manuscrits de d'Hozier 

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UN VOCABULAIRE DU BLASON 

ET LA NOTICE DES FAMILLES NOBLES EXISTANT ACTUELLEMENT EN FRANCE 
AVEC LA DESCRIPTION ET EE DESSIN |)K LEURS ARM 



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NOBLESSE 

FRANÇAISE 

RÉDIGÉ DANS L'ORDRE PATRONYMIQUE 

D'après les archives des anciens Parlements 

les manuscrits de d'Hozier 

et les travaux des auteurs 



CONTENANT 



UN VOCABULAIRE DU BLASON 

LA NOTICE DES FAMILLES NOBLES EXISTANT ACTUELLEMENT EN FRANCE 
AVEC LA DESCRIPTION ET LE DESSIN DE LEURS ARMES 



PAR 



I). DE MAILHOL 



Tome 




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Second 



DIRECTION ET RÉDACTION 

16, BOULEVARD DE STRASBOURG, 16 

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ABANCOURT (<f ). 

Ancienne famille noble 
originaire d'Amiens, suivant 
un arrêt du conseil d'Etat 
du roi, rendu à Gompiègne, 
le 23 juin 1867, en faveur de 
François d'Abancourt, sei- 
gneur de Courcelles, et de 
Claude et Louis, ses cousins, 
par lequel ils furent main- 
tenus dans leur noblesse; le 
plus ancien du nom qui y 
soit rappelé est Jean d'A- 
bancourt, écuyer et seigneur 
de Courcelles, en 1377. 
François d'Abancourt, sei- 
gneur de Courcelles, troisième du nom, fut reçu 
chevalier de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, 
dit de Malte, où ses preuves furent admises le 
14 octobre 1G62, et fut maintenu dans la qualité 
de noble et d'écuyer avec Claude et Louis d'Aban- 
court, ses cousins, leurs enfants, succession et 
postérité sur la production de leurs titres, par ar- 
rêt du conseil d'Etat du roi, rendu à Compiègne, 
le 23 juin 1(367. 

Une expédition en parchemin de cet arrêt, col- 
lationnée à l'original, est déposée aux archives du 
Louvre. 

Armes : Picardie : D'argent, à une aigle de 
gueules, becquée et membrée d'or, les ailes 
étendues. 





ABBATUCCI. 

La famille Abbatucci, ori- 
ginaire de Corse, a été dé- 
clarée noble en 1772, lors de 
la réunion de cette ile à la 
France. Deux de ses mem- 
bres siégèrent à l'Assemblée 
législative. Jean-Charles Ab- 
batucci, représentant du 
Loiret, né en Corse en 1791, 
était le neveu du général de 
l'empire. Il était depuis 1816 
dans la magistrature quand 
Dupont de l'Eure le nomma, 
en 1830, président de cham- 
bre à la cour royale d'Orléans. Il siégea à diverses 
reprises à l'Assemblée élective comme député du 
Loiret. Après la révolution de février, il fut 
nommé conseiller à la cour d'appel, d'où il passa 
à la cour de cassation. 

Armes : Ècartelé ; aux 1 et 4, d'azur, à Varbre 
terrassé de sinople -posé à dextre, sénestré d'un 
lion d'or rampant contre le fût de l'arbre; aux 
2 et 3, d'or, à la tour ajourée et crénelée de 
sable, sommée d'une aigle du même. 

ABBEMA. 

Cette famille, originaire de la Frise, est citée 
dans un ouvrage du docteur Pierium Winsenium, 
imprimé à Francker en 1622, parmi les familles 
nobles du district de Colmerland en 1505. 



11 — 



12 — 




L'histoire du compromis 
des nobles de Te Water in- 
dique un des ancêtres du 
comte actuel comme signa- 
taire de ce compromis. 

Un Abbeina fut ministre 
plénipotentiaire en Basse- 
Saxe. 

Armes : Parti : aul, d'ar- 
gent, au cou de héron issant 
de murais: au 2, coupé 
d'azur à la /leur de lis d'or 
et de gueules au trèfle de 
sinople. 



ABEILLE (//). 

Famille de Provence d'où 
sont sortis les seigneurs de 
Peyrolles et de Rognette. 

La famille Abeille s'éta- 
blit à Marseille, où Pierre 
Abeille fut nommé viguier 
royal en 1555. On trouve 
dans les archives de Taras- 
con qu'un Louis d'Abeille 
était compris parmi les no- 
bles de cette ville, dont il 
était juge en 1427. Le 10 avril 
1669, la famille d'Abeille fut 
maintenue dans sa noblesse 
par les commissaires du roi, députés pour la véri- 
fication des titres. Jean Abeille fut pourvu, le 
25 avril 1684, de l'office de secrétaire du roi près 
la cour des comptes de Provence, sur la résigna- 
tion de Jean-Baptiste de Villeneuve, qui obtint 
ses lettres d'honneur le 21 août suivant. Jean- 
Louis d'Abeille, seigneur de Rognette, épousa en 
1726 Anne-< iabrielle-Catherine d'Albert, fille de 
Jean-Baptiste d'Albert, chevalier de Saint-Louis, 
commandant l'artillerie en Provence. Il n'eut de 
cette union qu'un fils, Jacques d'Abeille, mort en 
1755 au service du roi, dans la compagnie des 
gardes de la marine du département de Toulon. 

Armes : D'azur, à une ruchs d'or accompa- 
gnée de trois abeilles de même. 




ABRIAL. 




Famille de robe, anoblie 
sous le premier Empire, 
avec titre de comte, qui fut 
octroyé à Abrial (André- 
Joseph). Xi'' à Annonav (Ar- 
dèche). le 19 mars 1750, mort 
A Paiis, le 14 novembre 
1828. Il fut chargé (1800) 
d'organiser la République 
parthénopéenne, et devint 
ensuite ministre de la jus- 
tice, sénateur et pair de 
France. 




Armes : D'argent, au chêne de sinople, ter- 
rassé de même; au chef d'azur chargé d'un 
soleil d'or. 

Ce nom est destiné à s'éteindre, le dernier repré- 
sentant, M. Léon Abrial, député, étant mort ne 
laissant qu'une fille, la vicomtesse de Villèle, de- 
meurant à Montech (Tarn-et-Garonne). 

ABRIC DE FENOUILLET. 

Cette famille est originaire 
du Languedoc. 

Maurice Abric de Fenouil- 
let rendit hommage au roi le 
23 décembre 1776, pour les 
seigneuries de Fenouillet et 
de L'hom ; il reçut en don, 
par arrêt du Conseil du roi, 
en date du 26 janvier 1770, 
moyennant une redevance 
annuelle d'un éperon d'or, 
plusieurs terres appartenant 
à Sa Majesté et situées dans 
la baronnie de Meyrueis en Languedoc. 

Armes : D'azur, au chevron cousu de gueules, 
accompagné en chef à dextre d'un soleil d'or, et, 
en pointe, d'une montagne à six coupeaux 
d'argent adextrée d'un arbre d'or. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Abric de Fenouillet ( Xavier-Marie- 
Léon ce-Maurice). — Résidences: Cannes 
(Alpes-Maritimes), et château des Fons. par 
Pompidou (Lozère) ; marié en 1861 à Marie- 
Euffénie-Louise Testanière de Miraval. 

Enfants: a) Jeanne-Marie-Marguerite; 
b) Victor- Adolphe-Maurice, avocat à Mont- 
pellier; c) Léonce-Marie-Camille. 

ACLOCQUE DE SAINT-ANDRÉ. 

Cette famille est originaire 
d'Irlande, d'où un de ses 
membres vint en France à 
la suite de Marie Stuart et 
forma la branche de. Picar- 
die. Un autre passa sur le 
continenl avec le roi Jacques 
Stuart, et fut l'auteur du ra- 
meau établi à Taris : André 
Arnoult Aclocque, qui, au 
20 juin 1792, chef de batail- 
lon de la garde nationale, 
protégea les jours du roi 
Louis XVI, et qui mourut 
en 1810; sa veuve lui a survécu jusqu'en mars 
1827 (Moniteur du 2b mars). En récompense de sa 
conduite en cette circonstance, son dis André 
Aclocque fut anobli le 11 novembre 1814 et obtint, 




— 13 



— i'i — 




le 31 janvier 1815, l'autorisation d'ajouter à son 
nom celui de Saint-André. M. Aclocque aîné, chef 
de la 11 e légion d'Amiens, père d'un capitaine 
d'état-major de la garde nationale, fut anobli en 
1816 (Moniteur du 4 avril). Un autre membre de 
la famille, ancien conseiller municipal d'Amiens, 
reçut aussi des lettres de noblesse en 1826. 

Armes : Tiercé en fasces : au \,de gueules, au 
lis de jardin, au naturel, adeœtré d'un bou- 
clier d'or ; au 2, d'azur, au chevron d'or, accom- 
pagné de trois cloches dumême; au 3, d'argent, 
au palmier de sinople. 

ADORNO DE TSCHARNER. 

L'état historique de cette 
famille nous est inconnu. 

Armes: D'or, à une bande 
échiquetée d'argent et de 
sable à trois tires. 

REPRÉSENTANT 

ACTUEL : 

Adorno de Tschar- 
ner (Antoine-Charles), 
général, chef d'état-ma- 
jor du 10 e corps d'armée, 
à Rennes (Ille-et- Vilaine). 

AGAY (cT). 

Cette maison, qui appartient à la Franche- 
Comté et à la Bretagne, est connue depuis le 
xv siècle. 

Hugues d'Agay vivait à Poligny en 1463. En 
1766, François d'Agay reçut des lettres patentes 
de comte. 

Au siècle dernier également, Marie-François 
Bruno, comte d'Agay, fut intendant de Bretagne 
et président au grand conseil. 

Cette maison a, en outre, fourni des magistrats 
à la cour des comptes de la Franche-Comté, des 
chevaliers de Saint-Louis, des chevaliers de Malte 
(1773), des gouverneurs de places et des officiers 
supérieurs de toutes armes. 

Armes: L'or, au lion de gueules; au chef 
d'azur. 

Couronne de marquis. 

I Jimier : Le lion issant de Vécu. 

AGUADO. 

Le marquis de Las Marismas del Guadalquivir 
(Alexandre-Marie Aguado), de l'ancienne famille 
des comtes de Montelerios, et non d'origine juive, 
comme le dit Bouillet dans les anciennes édi- 
tions de Séville. naquit le 29 juin 1784, dans cette 
ville où résidait l'aîné de la famille Aguado, 




le comte Alexandre de Mon- 
telirios. < ladet de. famille no- 
ble, il entra en cette qualité 
dans l'armée espagnole, où 
sa bravoure et ses connais- 
sances de l'art militaire lui 
valurent promp'tement le 
brevet de colonel du 1er lan- 
ciers. 

A l'époque de l'occupation 
de la Péninsule par l'armée 
française, le maréchal Soult 
rattacha le colonel Aguado à 
la cause française, et le prit 
en qualité d'aide de camp. 

Lorsqu'en 1828, la France et l'Angleterre insis- 
tèrent toutes deux pour obtenir du cabinet de 
Madrid le payement des sommes considérables 
qui leur étaient dues par la trésorerie espagnole, 
la France menaça de ne point évacuer la Pénin- 
sule, tant qu'il n'aurait pas été fait complètement 
droit à ses réclamations, s'élevant à 92 millions 
de francs. Un échange de notes très vives eut lieu 
entre les deux cabinets. A ce moment critique, 
M. Aguado vint au secours de l'héritier de la mo- 
narchie de Philippe IL La révolution de juillet 
1830 mit fin à cet état de choses, et le trésor de 
Madrid cessa alors de payer toute espèce d'inté- 
rêts. Mais M. Aguado n'en avait pas moins rendu 
un immense service au roi catholique, qui, par 
reconnaissance, non seulement le décora du titre 
de banquier de sa cour et de la croix de ses diffé- 
rents ordres, mais le créa, en outre, marquis de 
Las Marismas del Guadalquivir. 

En 1828, le roi lui conféra la croix de la Légion 
d'honneur en même temps que la chancellerie lui 
expédiait des petites lettres de naturalisation. 

Armes : Écartelé : au I parti : aul, de pour- 
pre, à la tour d'argent, ouverte de sable, sur- 
montée d'une //miette d'or: au 2, de gueules, à 
qualrebandes d'or, à labordure d'azur, chargée 
de quatre fleurs de lis d'or ; au II coupe: au 1, 
d'argent, à la chaudière de sable en chef et à 
l'aigle noir de gueules en pointe; au 2, d'azur, 
à deux renards d'argent, l'un sur Vautre, pas- 
sant devant un olivier de sinople, à la bordure 
de gueules; au LU coupe : au 1, d'argent, à 
deux renards passant et contournés d'azur, 
l'un sur l'autre, la bordure de gueules, char- 
gée de quatre étoiles d'or', au 2, de sable, au 
lion léopard é d'argent: au IV, d'argent, à la 
fasce d'azur, accompagnée de deux renards 
passant au naturel, l'un en chef et l'autre en 
pointe. 

Devise : Nigrasum, sed forMosa. 

AIGNANuH. 

L'origine de cette famille est essentiellement in- 
certaine; on la trouve mêlée à toutes les affaires 



— 15 - 



— 16 — 




de la ville de Toulouse et 
de la province, jusque bien 
avant le xv siècle. 

Elle était divisée en trois 
branches : 

1° Branche ainée d'Ai- 
gnan, marquis d'Orbessan, 
possédait un superbe châ- 
teau dans la paroisse de ce 
nom. Un de ses membres a 
laissé un nom dans la litté- 
rature ; le dernier de tous 
était premier président au 
parlement de Toulouse au 
moment de la Révolution; 
2° D'Aignan du Sendat avait un château de ce 
nom dans la paroisse de Roquetaillade ; il est en 
ruines. L'abbé d'Aignan du Sendat, archidiacre 
de Sainte-Marie d'Auch, mort en 1730, a laissé de 
nombreux manuscrits, très estimés au point de 
vue de l'histoire locale et provinciale. Depuis la 
Révolution, ils sont à la bibliothèque de la ville. 
3° D'Aignan de Lasseran, la seule qui existe 
encore, ne porte plus que son nom patronymique 
depuis la disparition des deux autres. 

Paul d'Aignan, capitoul de la ville de Toulouse 
en 1710 ou 1713, mort en 1730, avait épousé sa 
cousine-germaine Marthe de Pardeillan. 

Son fils, Jean-Baptiste, subdélégué de l'intendant 
M. d'Etigny, fut chargé, par commission royale 
de Louis XV, de délimiter une partie de la fron- 
tière entre le Béarn et l'Espagne. Gomme témoi- 
gnage de satisfaction, le roi lui envoya son portrait 
et celui de la Reine. Ces deux souvenirs ont été 
brûlés à la Révolution. 

Il avait épousé en premières noces Madeleine 
de Miguerie, en secondes noces Glaire de Martres, 
dont il eut quatre fils : l'aîné, Clément, était con- 
seiller au parlement de Toulouse au moment de 
la Révolution; — le deuxième, Gabriel, était lieu- 
tenant des maréchaux de France pour la Guyenne 
et la Gascogne ;. . — le troisième, Marc, après avoir 
été mousquetaire et chevalier de Saint-Louis, en- 
tra dans les ordres après l'émigration ; il est mort 
archiprêtre de la cathédrale. Il reçut en cette qua- 
lité Napoléon 1er, e t ; comme l'empereur remarquait 
sa croix, il lui répondit: « Sire, j'ai commencé par 
servir mon roi, et maintenant je sers mon Dieu. » 
Le quatrième, après avoir été capitaine d'infan- 
terie, épousa Marguerite de Bat/,: il en eut deux 
fils : Henri et Alexandre, tous deux gardes du 
corps de Louis XVIII et de Charles X. Le premier 
épousa Alix d'Aignac; il en eut cinq filles et un 
tils: il ne reste plus que M">es la marquise de 
Gommarque, Doujat et de Beaupuy de Génis et 
M me d'Aignan, née deGugnac; le deuxième épousa 
Madeleine Pérez et eut deux filles : la comtesse de 
laHelteet M"*' Berthe d'Aignan quiexistentencore. 

Armes : D'azur, au chevron d'or, à Vagneau 
passant d 'argent; au chef cousu d'argent chargé 

de trois croix d'az-ur. 



AIN VAL (<f ). 

Cette famille, originaire du Ponthieu, a formé 
trois branches principales : 

I. Celle des seigneurs de Filles-Camps parait 
s'être éteinte avec les enfants de Louis d'Ainval, 
page de la petite écurie du roi en 1730, frère de 
Marguerite d'Ainval, mariée à Antoine de Mais- 
nel, seigneur de Beaufort. 

IL La branche dite des seigneurs de Hen eut 
pour dernier rejeton mâle Jean-Frédéric-Armand 
d'Ainval, qui avait épousé, en 1775, Anne-Elisa- 
beth de Rély, dont il eut Marie-Jeanne-Elisabeth 
d'Ainval, femme de Louis-François, marquis de 
Sarcus, morte le 30 décembre 1804. 

III. La branche dite des seigneurs du Frétoy, 
qui s'est perpétuée jusqu'à nos jours, était repré- 
sentée en 1789 par Jacques-Antoine et par son 
frère Charles-Félix d'Ainval, colonel de cavalerie, 
chevalier de Saint-Louis, qui épousa en secondes 
noces Marie-Geneviève de Louvencourt et mourut 
sans postérité masculine. 

Jacques-Antoine d'Ainval du Frétois, gendarme 
du roi, chevalier de Saint-Louis, épousa Marie- 
Joachime Martel, dont il eut deux fils : 

Antoine-François d'Ainval, l'aîné, garde du 
corps du roi Louis XVIII, a épousé, en 1821, Cla- 
risse-Agathe Dupressoir de Nauroy, dont il a eu : 
lo Gabriel-Antoine d'Ainval, né en 1835, marié en 
avril 1870 à M lle de Gerbois; 2° Louise- Antoinette, 
femme d'Alphonse Jousselin, inspecteur des 
forêts. 

Antoine d'Ainval, le puîné, garde du corps 
comme son frère, est mort en 1855, laissant trois 
filles. 

Armes : D'argent, émanché de gueules, à la 
bande d'azur côtoyée de deux cotice s de même et 
brochant sur le tout. 



ALAMARGOT. 

Cette famille est originaire du Bourbonnais et 
descend des seigneurs de Fontbouillaud, de Glu- 
zeau, de Villiers, etc. 

Nous trouvons en l'an 1000 un Nicolas Alamar- 
got secrétaire du roi. 

Armes : D'argent, à une pie au naturel. 

Nous trouvons encore : D'argent, à une pie au 
naturel à un chevron d'argent accompagné de 
trois gibeûsières de sable liées d'or. 

Une famille d'Alamargot a porté : De sinople, à 
une fasce d'argent, chargée d'une pie de sable. 

ALAYER DE COSTEMORE (>/'). 

Cette famille, originaire de Digne, en Provence, 
a fourni de nombreux officiers aux armées 
royales. 

Elle s'est alliée : aux de Puget, de Chesnegros, 
de Réquistins, de Rascas, de Pontevès, de Martin 



— 17 — 



— 18 



de Janet, de Gravier, Séjourné, Plagnéol, Rivière 
d'Arc. 

Armes : D'azur, à un croissant d'argent sur- 
monté <T une branche de laurier de sinople; au 
chef de gueules, chargé de trois étoiles d'argent. 

Couronne de comte. 

Supports : Deux lions. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Alayer de Costemore (Auguste d'), 
chef actuel de la famille. Résidence : 
Marseille. Marié le 17 février 1857 à Emma 
Plagniol. 

Enfants : a ) Auguste-James ; b) Léonce, 
marié le 28 janvier 1888 à Amélie Rivière 
d'Arc, dont deux fils : Jacques et Jean. 

ALBENAS (cf). 

Noblesse établie à Som- 
mières , en Languedoc , 
1608, originaire de Nîmes, 
seigneurs de Gajan depuis 
1521. 

Raymond d'Albenas, pro- 
fesseur es loi, servait le roi 
en 1359 ; dans la cavalerie. 
Il était au combat qui fut 
donné en Gascogne entre les 
Anglais et les Français, en 
l'an 1351. 

On lit dans l'histoire du 
Languedoc que l'archevêque 
d'Auch, commandant dans la province du Lan- 
guedoc, convoqua la noblesse de la sénéchaussée, 
avec ordre de se trouver à Toulouse le 1er jan- 
vier 1350 ; il donna des lettres de répit, le 4 dé- 
cembre 1346, à noble Raymond d'Albenas, profes- 
seur es lois, qui était actuellement en armes au 
service du roi dans la présente guerre de Gasco- 
gne, à la suite de Bernard de Perme, seigneur de 
La Guépie, pour ne pas se trouver à cette assem- 
blée des nobles de la sénéchaussée. 

Dans un livre manuscrit de l'ancienne biblio- 
thèq'ie de Harlay, intitulé Registre du parlement 
de Paris, coté n° 7, folio 523, déposé à la biblio- 
thèque des bénédictins de l'abbaye royale de Saint- 
Germain-des-Prés, à Paris, on trouvait non seu- 
lement la lettre de répit, mais encore le certificat 
de ses services, donné par Bernard de Perme, sous 
fes ordres duquel Raymond d'Albenas servait, 
'[adressé au parlement, daté du 16 décembre 1349; 
et la lettre du roi Philippe de Valois, à sou parle- 
ment de Paris, du 18 janvier 1350, qui ordonne 
l'enregistrement de cette lettre de répit, ce qui fut 
exécuté le 8 avril 1350. 

Il y est qualifié de noble et de professeur es 
lois, qualité distinguée que prenait la noblesse 




qui composait les parlements et qui jugeait les 
peuples. 

On voit dans des actes du procès de Philippe 
le Bel, en 1303, contre le pape Boniface VIII, que 
les chevaliers Pierre Flotte, Duplessis, Guillaume 
de Nogaret prennent cette qualité de professeurs 
es lois. 

Raymond d'Albenas épousa, en 1360, Garice 
Azat. 

Emile d'Albenas épousa, en 1387, Anne de 
Gondrin. 

Paul épousa, en 1430, Gillette Ponchut, fille de 
Claude Ponchut et de Julie d'Arennes, connu 
dans l'histoire de Nîmes. Il fut élu premier consul 
de cette ville en 1454; il était docteur es lois, 
lieutenant du sénéchal de cette ville en 1462, au 
rapport de Ménard (Histoire de Nîmes, t. IV, 
p. 385, et t. VI, p. 7 et 24). 

Il est compris dans le rôle de la représentation 
des nobles de la sénéchaussée de Beaucaire et 
de Nimes, pour le service du ban et arrière-ban. 
Ces rûles, qui existent encore aux archives du do- 
maine de Montpellier, sénéchaussée de Nimes en 
général, première liasse, n° 3, sont rapportés par 
Dom Vaissette (Histoire du Languedoc, t. V, 
p. 18, et aux Preuves, p. 15). 

Par son testament du 16 mars 1464, reçu par 
Génian de Denidis, notaire de Nimes, il fait héritier 
Louis, son fils aîné, lègue à Claude, qui mourut 
sans postérité. 

Selon Ménard (Histoire de Nîmes, t. III, p. 53, 
et aux Preuves, p. 327), le roi de Portugal, Al- 
phonse V, logea chez lui le 3 septembre 1475; la 
preuve citée ci-dessus est un compte rendu par les 
consuls de leur administration et de la dépense 
qu'ils firent pour la réception du roi. 

Armes : De gueules, à un demi-vol d'argent, 
accompagné de trois étoiles d'or, 2 en chef et 1 
en pointe. 

ALBIS (cD. 

Famille de robe, originaire du Rouergue, dont 
la filiation remonte, en 1639, à Laurent d'Albis, 
seigneur de Gissac et de Boussac. 

Elle est divisée aujourd'hui en trois branches: 
la branche de Belbèze, la branche de Gissac et 
celle de Razengues. 

Armes : D'azur, au cygne d'argent, accompa- 
gné en chef d'un croissant d'or accosté de deux 
étoiles du même. 

Devise : Albus in albis. 

La branche de Razengues blasonne : D'azur, au 
semé d'étoiles d'argent, treillissé du même. 

ALDEBERT (cV). 

La famille d'Aldebert existait dans le haut Lan- 
guedoc dès le commencement du xn e siècle. 
Pierre d'Aldebert, chevalier, consul de Nîmes, 



19 



— 20 — 




figure dans une charte ac- 
cordée, en 1144, aux habi- 
tants de cette cité, par Ber- 
nard-Aton, vicomte de Nî- 
mes. Ce vicomte, par une 
autre charte de l'année 1151, 
promulguée avec le con- 
sentement de la vicomtesse 
Guilelme, sa femme, fit une 
concession féodale à Pierre 
d'Aldehert, à Bernard de 
Portevieille, et à Bertrand 
de Montmirail, tous consuls 
de la ville de Nimes. Pierre 
d'Aldebert était parvenu à la chevalerie lorsqu'en 
1163 il prêta serment de fidélité à Raymond V, 
comte de Toulouse. 11 fut présent, en 1175, avec 
Pons de Vezenobre, chevalier, Guillaume, évêque 
de Narbonne, à une donation faite à l'abbaye 
Saint-Sauveur, par Bertrand et Pierre Bernard des 
Arènes, père et fils. On juge, par le rapport des 
temps, que Bertrand et Guillaume d'Aldebert 
furent présents au traité de paix conclu en 1162, 
entre Guillaume VII, seigneur de Montpellier, et 
les seigneurs de Pignan. 

Cette famille a formé diverses branches. L'aînée 
de ces branches, la seule existante de nos jours, 
reconnue l'aînée suivant un acte du 25 fé- 
vrier 1730, et confirmée dans sa noblesse par 
lettres de S. M. Louis XVIII, du 21 juillet 1818, 
où se trouve rappelé le jugement de 1671, a eu 
pour auteur : 

Jean-Pierre Aldebert, premier du nom, lequel 
quitta le diocèse de Narbonne, où résidait sa 
famille, et fut s'établir à Sauve, en bas Langue- 
doc, dans les Cévennes. 

Armes : D'azur, à l'aigle d'argent, accompa- 
gnée en pointe d'un croissant du même. 

Couronne de comte. 

Supports : Deux lions affrontés. 

ALÈGRE {cV). 

Seigneurie considérable de l'Auvergne, qui a 
donné son nom à deux maisons différentes, dont 
la première, d'origine chevaleresque, llorissait dès 
le cummenceinentdu xme siècle. Armandd'Alègre, 
premier du nom, chevalier, vivait en 1225. Eusta- 
che d'Alègre, qui épousa Sibvlle de la Rom, fit 
un échange de rentes avec Guignes de La Roche- 
Reignier, en 1300, et renouvela l'hommage qu'Ar- 
mand d'Alègre, deuxième de ce nom, avait rendu 
à l'évêque du Puy en 129 A . Cette première race 
s'éteignit , vers 1361 , par la mort d'Armand 
d'Alègre, troisième du nom, dont le neveu, Ber- 
trand de Saint-Nectaire, héritier, céda la baronnie 
d'Alègre à Jean de France, duc de Berry et d'Au- 
vergi.e. Klle avait pour armes : De gueules, semé 
de fleurs de lis d'or. 

Moiïnot, seigneur de Tourzel, favori du duc de 



Berry, reçut en don de ce prince la terre d'Alègre, 
en 1385, et forma la seconde maison de ce nom. A 
cette nouvelle race, appartenaient : Pierre d'Alègre, 
tué à Azincourt en 1415 ; Yves 1er, tué à Tartas, en 
1444; Yves II et Jacques, son fils, a Ravenne en 
151:?. La baronnie d'Alègre fut érigée en marquisat 
par lettres du mois de mars 1576, en faveur d'Yves 
d'Alègre, échanson du roi Henri III. 

La souche se divisa en deux branches : l'aînée 
s'éteignit le 9 mars 17-' >3 par le décès d'Yves, mar- 
quis d'Alègre, qui servit aux sièges de Limbourg, 
Condé et Yalenciennes. fut blesté d'un coup de 
feu à Steinkerque, assiégea et prit Bouchain en 
1712 et fut créé maréchal de France en 1724. 

La branche cadette, celle des seigneurs deBeau- 
vais, se perpétua jusqu'à la fin du siècle dernier. 
Elle a donné : Claude d'Alègre, sénéchal d'Au- 
vergne en 1674: Joseph d'Alègre, marquis de 
Beauvais, né en 1702, exempt des gardes du corps 
du roi. marié, le 25 février 1737, à Madeleine-Gene- 
viève, fille du marquis de Sainte-Hermine, dont il 
eut Yves-Cliarles-Godefroi d'Alègre, né le 17 no- 
vembre 1747. 

La maison d'Alègre a contracté des alliances 
avec les maisons d'Apchier, d'Affremont, de 
Beaupoil-Saint-Aulaire, de Chabanes, de Colbert, 
d'Estouville, etc. 

Armes : De gueules, à la tour d'argent, ma- 
çonnée de sable, accompagnée de six fleurs de 
lis posées en pal, 3 à dextre et 3 à sënestre. 

ALEMAN DE MONTRIGAUD. 

Cette maison a produit un cardinal, archevêque 
d'Arles, Louis Aleman (1426-1457), deux évêques 
de Cahors, trois évêques de Grenoble, un grand 
prieur de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, des 
chevaliers de Malte, des chanoines, trois lieute- 
nants au gouvernement du Daupbiné, des com- 
mandants d'année, des conseillers et cbambellans 

de nos rois. Soffrey Aleman. 
dit le capitaine Molard, 
compagnon d'armes du che- 
valier Bayard, s'illustra sous 
les murs de Brescia et fut 
tué à la journée de Ra- 
venne ; Bararchin Aleman 
deRochechinard suivitChar- 
les VIII en Italie et périt, en 
1486, à la défense deNovare. 
En 1450, il y eut un con- 
cordat fait entre quinze 
branches en présence de 
Sibon d'Aleman, évèque de Grenoble, pour régler 
leurs relations à venir. Il y fut convenu que tous 
les rejetons de la maison prendraient ou ajoute- 
raient à leurs armes le blason des seigneur» de 
Valbonnais, leurs aines. 

Six brandies existaient encore en 1070 ; elles se 
sont toutes éteintes, et la maison n'est plus repré- 
sentée que par un seul rejeton, dont voici l'origine. 




— 21 — 



22 — 



Jean Aleman, fils naturel de Jean-Claude, sei- 
gneur d'Uriage (marié le 18 octobre 1613 à Louise 
de Glermont, dont il n'eut pas d'enfants), fut légi- 
timé par lettres patentes du roi Henri IV, en lé- 
vrier 1609. Il lit son testament le 4 septembre 1654 
et institua légataires ses petits-fils Mat! lias et Louis. 

Jean-Claude Aleman, deuxième du nom, sieur 
de la l'ivoire, reçut de Jean, son père, qui pré- 
cède, la terre de Montrigaud, par acte notarié de 
1634. Il épousa Anne de Bussod, filin de Jean de 
Bussod, avocat consistorial, et en eut deux fils : 
Mathias, qui suit, et Louis qui mourut sans posté- 
rité, et institua pour héritier son frère par testa- 
ment du 10 mars 1007. 

Mathias Aleman, sieur de Montrigaud, fit ses 
preuves de noblesse avec son frère, lors de la 
recherche de 1000.. et obtint une déclaration por- 
tant que noble Mathias Aleman d'Uriage, sieur 
de Molard, et Louis, sieur de Montrigaud, avaient 
suffisamment justifié de leur noblesse. Il mourut 
le 20 décembre 1721, laissant un fils de Jeanne 
Chapuis, qu'il avait épousée en 1719. 

Joseph Aleman, sieur de 'Montrigaud, né le 
25 août 1721, épousa, le 28 décembre 1745, Cons- 
tance Sillaux, dont il eut : 

1° Jean-Bapiiste Aleman, qui lit partie de l'expé- 
dition de La Pérouse en 1785; 2° Joseph-Antoine, 
décédé en 1810. 

Mathieu-Laurent Aleman de Montrigaud, offi- 
cier de marine, est mort en 1851. 

Armes : De gueules, semé de fleurs de lis d'or, 
à la bande d'argent brochant sur le tout. 

Devise: Place, place à madame /Et: Tôt in 
corde, quoi in armis. 

ALEXANDRE (d>). 

L'ancienne noblesse de la famille d'Alexandre 
est originaire d'Angleterre et sort, par les femmes. 
des maisons de Salisbury, de Tirconnel et de 
Marbury : une branche aînée subsistait en Angle- 
terre dans la personne de Milord Alexandre, vi- 
vant en 1720. Deux frères cadets, nommés Joseph 
et Alexandre, passèrent en France en 1218, et Jo- 
seph Alexandre vint s'établir en Basse-Normandie 
en 1224; et son frère Alexandre fut un des pre- 
miers docteurs de l'Université de Paris et y mou- 
rut en 1245. 11 fut inhumé dans l'église des Grands 
Gordeliers à Paris. 

Cette famille est restée en Basse-Normandie jus- 
qu'en l'an 1317, où Antoine Alexandre passa dans 
le Beauvaisis et où il s'établit. 11 fut seigneur de La 
Moite-d'Hanache et de Sully en 1401, du Vivier 
en 1431, du Mourieux en 1500, etc. 

De Joseph Alexandre qui précède, descend mes- 
sire Adrien Alexandre, chevalier, qui fut un des 
chevaliers qui acompagnèrent le roi saint Louis 
à son premier voyage en Terre Sainte. 

Armes : D'argent, à une aigle à deux tètes 
éployée, becquée et onglée d'or. 
Couronne de marquis. 



Supports : Deu.r lions d'argent, les télés cou- 
ronnées et terrassées de sinople. 

Cimier: Deux têtes naissantes du champ des 

a ri, tes. 

Nous trouvons encore : 

D'azur, à l'aigle éployée et à deu.r té tes cou- 
ronnées d'or. 

D'or, au renard d'azur, la tète contournée; 
au chef de g ni' nies, chargé de trois roses d'or. 

(Normandie, généralité de Caen, famille ano- 
blie en 1570). 

Coupé d'azur et de gueules, à la fasce d'ar- 
gent, accompagnée en chef d'un croissant d'or, 
et, en pointe, d'au trèfle d'argent. 

ALEXANDRY D'ORENGIANI (cT). 

La famille d'Alexandry d'Orengiani, originaire 
du Piémont, remonte à Humbert Orengiani, sei- 
gneur de Romans, au xie siècle. Jan-Etienne, fils 
d'Alexandre d'Orengiani et de Anne Alessan- 
dri, fille unique et héritière de cette famille, fut le 
premier à ajouter à son nom celui de Alessandri, 
et à écarteler ses armes de celles de cette maison. 
Michel-Antoine d'Alexandry d'Orengiani. tils de 
Jérôme et d'Octavie de Saluées, de la maison sou- 
veraine des marquis de Saluces, seigneurs de 
Monterano, fut le premier de la famille qui vint 
en Savoie, il était gouverneur-de Montmélian ; ce 
fut lui qui acheta la terre de Montchabod, appar- 
tenant encore à la famille, et y mourut en 10't7. 
Ses descendants ont toujours habité la Savoie, où 
ils sont alliés aux meilleures familles du pays : 
la généalogie complète de la famille, depuis 1580, 
se trouve dans l'armoriai nobiliaire de la Savoie, 
du comte de Foras; avant cette date, on n'a pas 
encore pu, jusqu'à ce jour, rétablir la généalogie 
complète: on fait actuellement des recherches en 
Italie, où la famille a possédé plusieurs fiefs, et 
on espère arriver à pouvoir compléter ce travail. 

La famille a eu des membres illustres dans 
l'armée et dans la magistrature ; depuis le com- 
mencement de ce siècle, elle a compté trois séna- 
teurs, dont un président du Sénat de Savoie, Bal- 
thazard d'Alexandry, et un juge mage, Hippolyte 
d'Alexandry. 

Armes : Écartele: aux 1 et 4, d'azur à trois 
soleils d'or, 2 et l; aux 2 et 3, parti d'or et d'a- 
zur à l'oranger de sinople fruité d'or. 

Couronne de baron. 

Cimier : Une nymphe de carnation, tenant de 
sa main dexlreune orange d'or,etde la senestre 
une banderolle flottante sur laquelle est écrit : 
pulchiori detur. 

Supports : Deux lions d'or lampassés de 
gueules. 

La famille actuelle est représentée par 



23 — 



— 24 — 



trois fils et une fille du baron d'Alexandrv, 
sénateur, ancien maire de Chambéry, offi- 
cier de la Légion d'honneur, des Saints-Mau- 
rice et Lazare et autres ordres, mort le 
28 octobre 1894 : 

1° Alexandry d'Orengiani (B on Lu- 
cien cT). — Résidence : château de Mont- 
chabod (Savoie), veuf de M llc Brascoren 
de Savoiroux, dont une fille, Béatrix ; 

2° Humbert, officier des haras. — Rési- 
dence : château de Chiron, par Chambéry, 
marié avec M lle de La Forcade de Tauzia, 
dont : a) Hippolyte, b) François-Joseph, 
c) Osmin, d) Camille. 

3° Michel, lieutenant de cuirassiers. — 
Résidence : château du Puy (Savoie), marié 
avec M lle de Nerville, dont : a) Paul, 
b) Inès; 

4° Marguerite, mariée avec le comte 
Fernex de Montgex. — Résidence : Cham- 
béry. 

ALFONSE ou ALPHONSE (d"). 

La famille d'Alfonse, ou 
d'Alphonse, est originaire de 
l'île de Corse. 

Les d'Alfonse passèrent 
en France avec le maréchal 
d'Ornano, leur parent, après 
avoir vu leurs biens spoliés 
par les Génois, pour leur 
attachement à la France. 

Une branche s'établit à 
Avignon, et une autre, celle 
des d'Alfonse de Petraupolo, 
à Bordeaux. Cette dernière 
se fondit avec celle d'Avi- 
gnon en 1746 par le mariage de son unique descen- 
dante avec Jean-Baptiste, marquis d'Alfonse. — 
Joseph-Louis fut fait chevalier après la bataillede 
Fornoue (1493) et vint se fixer à Avignon. Il avait 
épousé Paule de Vintimille, des comtes de Mar- 
seille, ii lie de Henry et de Bartholomée d'Aragon. 
Ils eurent trois fils dont : 

Philippe, reçu chevalier de Malte en 1499, qui 
se trouva à la convocation faite en 1522 par Vil- 
liers de l'Isle-Adam, et : 

Jean, qui reçut de François 1er des lettres de na- 
turalisation et l'autorisation d'ajouter à ses armes 
la fleur de lis d'or sur écusson d'azur : « pour ses 
recommandables services au fait de nos galères et 
autres vaisseaux de mer, et au fait de nos guerres 
où il n'a jamais épargné sa personne, mais icelle 

plusieurs fois exposée pour notre dit service 

Donné à Blois au mois de mars 1540. » 
Ces lettres, contresignées « Bayard », furent 




enregistrées au parlement de Provence le 23 mai 
1541. D'autres lettres patentes de Henri II portent 
confirmation des précédentes et furent enregistrées 
en la chambre des comptes de Montpellier, le 
22 juin 1556. 

Jean d'Alfonse fut premier consul d'Avignon en 
15i6. Il épousa Jeanne de Serres dont il eut plu- 
sieurs enfants, parmi lesquels : 

Pierre, qui fonda à Rome un majorât resté dans 
la famille jusqu'en ces dernières années. Son tom- 
beau avec son épitaphe se trouvait à l'église des 
Chartreux, près les thermes de Dioclétien. 

Louis, baptisé le 2 octobre 1533 dans l'église de 
Saint-Didier d'Avignon, épousa, le 30 septembre 
1569, Violande de Gardioles. Ils eurent : 

Pierre, baptisé le 25 juin 1584. Capitaine chas- 
telain de Ghâteauneuf-du-Pape, nommé deux fois 
viguier d'Avignon (1616 et 1623) , succédant en 
cette charge à un Crillon et à un Galéan de Ga- 
dagne. Les lettres patentes qui le font patrice 
romain sontproduitespour le jugement de noblesse 
de 1668. Il épousa Gabrielle de Plantade et ils 
eurent : 

1° Raymond, baron deClairao, qui épousa Anne 
d'Ogier de Cavoye, par contrat du 19 octobre 1662. 

11 fut longtemps grand prévôt de Guyenne ainsi 
que son père le marquis d'Ogier de Cavoye. 

Raymond eut trois fils, tous les trois officiers de 
marine, qui moururent au combat de LaHagueou 
des suites de leurs blessures. 

2° Louis épousa Jeanne de Latières par contrat 
du 7 juin 1656. Sa noblesse fut reconnue par ju- 
gement de M e de Bezons, député par le roi pour la 
vérification des titres de noblesse le 19 décem- 
bre 1668. 

Jean, fils de Louis, marié par contrat du 

12 juillet 1707 à Rose de Tuffet de Pradines, 
tille de Charles, chevalier de Saint-Louis et de 
Saint-Lazare et d'Elisabeth de Polastron. Ils eu- 
rent : 

1° Jean-Baptiste , marquis d'Alfonse, patrice 
romain, conseiller au parlement de Bordeaux, 
marié le 26 janvier 1746 à Marguerite d'Alfonse, 
dernière descendante des d'Alfonse de Petraupolo, 
dont il n'eut que deux filles. Il mourut le 20 oc- 
tobre 1779. 

2° Louis, archidiacre d'Avignon, nommé au 
canonicat fondé par sa famille et dont l'aîné des 
d'Alfonse avait la nomination. Meurt en 1774. 

3° Jean, né en 1712, mort à l'armée en 1745. 

4° Jean-Louis, né en 1715, capitaine à. Royal- 
Infanterie, major de Sedan, puis de Cette, cheva- 
lier de Saint-Louis, épousa Marie-Anne de Sarret 
en 1747. Ils eurent pour fils : 

Jean-Baptiste-Jostqfii, marquis d'Alfonse, patrice 
romain, chevalier de Saint-Louis, né le 1er jan- 
vier 1749, qui épousa par contrat du 8 mai 1775 
Marthe de Sarret. Ils eurent : 

1° Henri-Joseph, marquis d'Alfonse, né en 1778, 
mort sans postérité. 

2° Louis-Hyacinthe, marquis après la mort de 
son frère, patrice romain, chevalier de Malte et 



26 - 



de la Légion d'honneur, né le 19 août 1789. 11 
épousa Constance de Serres le 19 mars 1817. 

N'ayant pas de postérité, ils adoptèrent, par acte 
du 12 juin 1865, Jean-Marie-Alfred de Serres, leur 
neveu, à qui ils oat transmis les titres de marquis 
d'Alfonse et de patrice romain. 

Armes : L'or, à deux ours de sable, posés sur 
une montagne de six coupeaux de sinople, por- 
tant un écusson d'azur chargé d'une fleur de 
lis d'or. 

Devise : Ubique pro liliis bellaturi. 

ALLIÉ (cV ) 

Nous trouvons : une première pièce originale, 
signée de Louis de Bourbon à la date du 4 août 
1581, à l'adresse du seigneur d'Allié, par laquelle 
il le prie de protéger ses sujets de Perreuse et 
d'empêcher que les gens de guerre n'y causent des 
désordres ; une deuxième pièce se rapportant à 
une vente faite par un boucher de Montbard à 
Louis d'Allié, écuyer, seigneur des Ouches. 

Armes : De gueules à deux fasces d'or. 

ALMELDAu/ ) 

Maison dos plus illustres de Portugal, qui a 
produit île grands hommes. Frère Bernard de 
Brito, auteur portugais, la fait remonter à Palayo 
d'Almeida, de la maison de Goelho, qui vivait du 
temps de Henri de Bourgogne, comte de Portu- 
gal, mort l'an 1112. La branche ainée de cette 
maison a Uni à Christophe d'Almeida, marié, âgé 
de 88 ans, à Louise de ïavora, qui avait déjà été 
mariée deux fois. 

Les autres branches sont : 

I e Celle d'Almeida Contador ou chef de la 
branche des comtes. 

2° Celle d'Alvintes, de laquelle sont sortis un 
amiral des Indes-Orientales, un commandeur de 
Saint-Martin de Soulheira et de Bemposta, dans 
l'ordre du Christ, etc. 

3° Celle d'Almeida Lancastre, qui a donné un 
gouverneur de Centra en Afrique. 

4° Et celle des seigneurs d'Assumar, parmi 
lesquels on trouve un chef du Sénat, ou maison 
de la ville de Lisbonne ; des premiers maîtres d'hô- 
tel du roi, etc. 

François d'Almeida, le premier vice-roi des 
Indes, fut un des plus grands hommes que cette 
maison ait fournis ; il fut tué le 1" mars 1509, 
âgé de soixante ans. 

Armes : Sicile : De gueules, à six besants d'or, 
2 2 et 2 

Portugal :\Ecartelé : aux 1 et 4 d'or à six 
carreaux de gueules, 2,2 et 2, chargé chacun 
d'un besant d'or ; aux 2 et 3 d'argent ait sautoir 
de gueules chargé de cinq écussons d'azur, sur- 
chargés chacun de cinq besants d'argent, 2. 1 
et 2. et entre /es écussons, de quatre franchis d'or. 




ALTON-SHÉE (<T) 

La maison (l'Alton, dont 
l'origine se perd dans la 
nuil des temps, vint s'éta- 
blir en Irlande au xie siècle. 
A cette époque, on trouve un 
• l'Alton qui suit la fortune 
deGuillaume le< ionquérant. 
Plus tard, douze de ses des- 
cendants portèrent les ar- 
mes sous Jacques IL 

bue branche de cette fa- 
mille vint se ûxeren France : 
elle était représentée par 
Guillaume d'Alton, qui fai- 
sait partie de la brigade noble irlandaise. 

A partir de cette époque, le nom des d'Alton 
appartient à l'histoire militaire. Ils ont produit, 
dans ces derniers temps, un généra] de division 
sous la Bestauration, deux colonels et un feld- 
maréchal au service de l'Autriche, un gouverneur 
des Pays-Bas, etc. 

Le père du comte Charles, général à quarante- 
deux ans, a été enlevé en 1866, par une mort pré- 
maturée à une carrière des pins brillantes. Les 
membres existants sont les petits neveux de 
James d'Alton qui, avant épousé la tille du comte 
Shée, a été autorisé à ajouter le nom de Shée à ce- 
lui de d'Alton. 

Armes: D'azur, a un lion d'argent accompa- 
gné de cinq fleurs de lis d'or. \! en chef et 3 
en pointe. 

AMBLY u/1. 

La terre et seigneurie d'Ambly, dans le Réthe- 
lais en Champagne, a été érigée en marquisat, par 
lettres patentes du mois de novembre "1768; en 
faveur de G'.aude-Jean-Antoine d'Ambly, maré- 
chal des camps et armées du roi. Ces lettrés d'é- 
rection ont ('dé enregistrées au Parlement de Paris 
le 12 mai 17G9, et en la chambre des comptes le 
8 janvier 1770. 

Cette terre d'Ambly a pris son nom d'une des 
plus anciennes maisons de la Champagne, aussi 
distinguée par ses services ([n'illustres par ses 
alliances, et les dignités et emplois dont ceux de 
ce nom ont été revêtus. 

Pour prouver l'antiquité de la maison d'Ambly, 
il suftit de dire que Regnault, le premier seigneur 
d'Ambly, dont on ait une particulière connais- 
sance, vivait il va plus de oui i ans. Il possédait 
cette terre de son nom, et était un grand seigneur 
eu égard au nombre des terres énoncées dans 
l'acte de partage de sa succession. Il rendit son 
nom illustre et glorieux en commandant une 
armée navale pour le service de son prince et de 
la religion à une des croisades de sainl Louis. Des 
mémoires authentiques disent qu'il fut connétable 
de Bourgogne. Pepuisce Regnault, seigneur d'Am- 
bly, jusqu'à présent, on justifie une libation suivie 



\ 



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— 28 — 



et exacte de ses successeurs, qui possèdent la 
même terre d'Ambly, le même nom et les mêmes 
armes. 

Le dernier marquis d'Ambly (Jean-François- 
Charles-Louis) est mort il y a 25 ans., ne laissant 
après lui que des filles : 1" Béatrix, mariée à 
M. de Raucourt; 2° Marie, mariée au vicomte 
Charles-Albéric de Rotalier; 3° Hélène, mariée au 
comte Eb les d'Argy; 4° Edwige, mariée au comte 
Arthur de Saint-Cricq. 

La maison d'Ambly est donc éteinte dans toutes 
ses branches. 

Armes : D'argent, à trois lions de sable lam- 
passés de gueules. 

Couronne de marquis : Casque taré de front 
armé de son bourrelet et de ses lambrequins d'ar- 
gent et de sable. 

Cimier : Un épervier au naturel, grilletê et 
longé d'or. 

Supports : Deux lions ou deux sauvages de 
carnation, appuyés sur leur massue au naturel. 

AMPHERNET (>/' i 

Famille d'origine chevaleresque de la province 
de Normandie. La Roque fait mention d'un Guil- 
laume d'Anfernet, trésorier des guerres, en 1383. 

Elle a fourni plusieurs magistrats et officiers 
distingués et des chevaliers de Saint-Louis. Elle a 
obtenu les honneurs de la cour sur preuves faites 
au cabinet des ordres du roi. 

Cette famille a été présentée, en 1784 et 1786, 
sous les titres de marquis d'Amphernet de Pont- 
Bellanger, et de vicomte de Pont-Bellanger. Elle 
a été précédemment maintenue, en 1667, sous le 
titre de baron de Mont-Chauvet et de Pont-Bel- 
langer. 

Armes : De sable, à l'aigle éployée au vol 
abaissé d'argent, becquée et membrée d'or. 

AMPHOUX (Vf) 

Cette famille est originaire de Saint-Auban, 
chef-lieu de canton de l'arrondissement de Grasse 
(Alpes-Maritimes). Jean d'Amphoux, marchand 
drapier de Marseille, et Balthazar d'Amphoux, 
bourgeois de cette ville, avaient fait enregistrer 
leur blason en 1697 dans l'armoriai général. 

Armes : De gueules., frelté d'or, semé cVécus- 
sons d'argent dans les claires-voies. 

ANDELOT ((/') 

La maison d'Andelot, une des plus anciennes et 
des plus illustres du comté de Bourgogne, a brillé 
d*un vif éclat dès son origine, qu'un vieux chro- 
niqueur fait remonter au xfi siècle. Des légendes 
populaires dans 1rs montagnes de la Franche- 
Comté célèbrent encore les exploits de ses cheva- 



liers contre les infidèles, sans nous transmettre 
les noms de ceux qui ont versé leur sang clans la 
Palestine. Elle était alliée aux premières maisons 
de Bourgogne. 

Elle a produit des généraux d'armée, des gou- 
verneurs de villes et de places, de grands digni- 
taires de l'Etat et du clergé', qui se sont distingués 
par leur courage, leur prudence et leur piété. Elle 
a donné 18 chevaliers de Saint-Georges, 1 com- 
mandeur et 6 chevaliers de Malte, 4 grands prieurs 
et abbés des abbayes royales de Saint-Claude, 
2 abbesses de Château-Chàlon et de Baume-les- 
Dames, et 14 chanoinesses de ces chapitres. 

Jehan d'Andelot est l'un des fondateurs de la 
célèbre confrérie de Saint-Georges, en 1390. Pour 
y être admis, il fallait faire preuve de 16 quartiers 
de noblesse, sans bâtardise, ni roture, 8 paternels 
et 8 maternels, et remonter jusqu'à son dixième 
ascendant, le présenté non compris. 

Jean d'Andelot, baron de Jonvelle, seigneur 
d'Andelot, de Myon, de Fleurey, deChemilly, etc., 
chevalier de Saint-Georges en 1546, commandeur 
de l'ordre d'Alcantara, fut page et ensuite premier 
écuyer de l'empereur Charles-Quint. A la bataille 
de Pavie, il eut l'insigne honneur de combattre 
corps à corps avec le roi François 1er, q U i i e blessa 
d'un coup d'épée à la joue. — En 1554, on le trouve 
à la bataille de Renty, où il combattit auprès de 
Charles-Quint, qu'il couvrit plusieurs fois de son 
corps. Il fut aussi chargé par ce prince de missions 
diplomatiques en France et ensuite à la cour de 
Rome, pour activer la clôture du concile de Trente. 
Jean d'Andelot reçut de son souverain une der- 
nière preuve d'estime et de confiance, quand il fut 
choisi par lui pour l'accompagner dans sa retraite 
au monastère de Saint-Just, après son abdication. 
Jean d'Andelot est le premier de sa famille qui 
vint se marier et s'établir aux Pays-Bas. Un de 
ses fils, Jean-Baptiste d'Andelot, baron de Jon- 
velle, seigneur de Myon, d'Olans, etc., maréchal 
de camp de sa majesté catholique aux Pays-Bas, 
gentilhomme de la bouche du roi Philippe II, se 
distingua par son courage et son dévouement 
pendant les terribles luttes religieuses des Pays- 
Bas, et fut blessé à la bataille de Gravelines et à 
celle de Saint-Quentin ; c'était, dit un historien du 
temps, l'un des meilleurs guerriers de la Bour- 



gogne. 



Marie-Louise-Désirée-Félix-Joséphine d'Andelot 
fut reçue chanoinesse de Maubeuge sur preuves 
de trente-deux quartiers de noblesse en 1763. 

Léon-Louis-Maximilien d'Andelot, né en 1813, 
était l'unique représentant mâle de la maison 
d'Andelot. Nous le croyons décédé sans postérité. 
La famille serait donc éteinte. 

Armes: Echiqueté d'argent cl d'azur, un lion 
de gueules, arme, lampassê et couronné d'or, 
brochant sur le loui , 

Supports: Deux sauvages armés de massues. 

Couronne de marquis, à huit tleurons comme 
celle des ducs en France. 



29 — 



30 — 



Cimier : Un léopard lionne, timbré et cou- 
ronné d'or. 

Devise : Les combats sont mes ébats. 



ANDLAU (cT). 

Cette ancienne famille est originaire d'Alsace, 
où est située la petite ville qui lui a donné son 
nom, et qui est voisine de la ville de Barr, au 
bailliage de Schlestadt. Sur le haut de la colline 
qui domine Andlau, s'élève un château en ruines, 
ilanqué de deux tours rondes, qui avait, dès le 
xni« siècle, ses comtes particuliers et qui fut pris 
et dévasté par les Suédois en 1G33. A peu de dis- 
tance se dresse une autre antique forteresse, celle 
de Spesbourg, dans un lieu sauvage et désolé, qui 
rappelle les horreurs des temps barbares. Elle ap- 
partenait aussi à la famille d'Andlau, lorsqu'elle 
fut emportée d'assaut, en 1431, par le duc de Ba- 
vière. François-Jacques d'Andlau, conseiller au 
présidial de la noblesse de la Basse-Alsace ; Jean- 
Conrad d'Andlau, gentilhomme du même pays; 
Marie-Hélène d'Andlau, femme de Sircis (Stueitt?) 
d'Immendinger; Marie-Françoise d'Andlau, femme 
de Kaguenest, prêteur royal ; Wolf-Louis d'An- 
dlau, écuyer, coseigneur de Wittenhem, marié à 
Marie-Hélène de Schonen ; Colombau d'Andlau, 
écuyer et usufruitier du village d'Hadingen, An- 
toine-Frédéric d'Andlau, écuyer, seigneur de Lan- 
dau; Antoine d'Andlau, capitaine d'une com- 
pagnie franche de fusiliers pour la garde du Rhin, 
et plusieurs autres membres de cette famille 
tirent enregistrer leurs blasons dans l'armoriai de 
1696. 

Armes : D'or, à la croix de gueules. 

Couronne de marquis ; roi d'armes pour cimier. 

Devise : Simplicitas, fidelilas. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Branche aînée 

Andlau (G tesse Gaston d'), née Berthe Le 
Pelletier de Saint-Rémy, dont deux filles : 
Matbilde et Laurence. 

Branche cadette 

1° Andlau (0 Arnold eT), marié à de- 
moiselle de Chabrol. — Résidence : 18, 
rue Bavard, à Paris et château du Vernay, 
par Nevers (Nièvre). 

2° A. (G lesse Geneviève â?).— Résidences : 
26, avenue Montaigne, à Paris, et château 
de Voré, par Rémalard (Orne). 

Il existe, dans le grand-duché de Bade, deux 
autres branches collatérales qui ont pour chefs : 
lo le baron d'Andlau-Birseck; 2° le comte d'An- 
dlau-Hambourg. 



ANDRAS DE BÉOST. 

Famille originaire du Forest où elle est posses- 
sionnée dès lu xive siècle. Etablie plus tard dans 
la principauté des Dombes, elle donne plusieurs 
conseillers au parlement des Doinbcs. 

Armes : D'azur, à la croix ancrée d'or, can- 
tonnée de quatre grenades du même. 

REPRÉSENTANT ACTUEL : 

Andras. baronne de Béost. née de La 

Teyssonnière, château de Béost, par Von- 
nas (Ain). 

Enfants : a) Paule, mariée au marquis 
de Regnauld de Bellescize; b) Jeanne, 
mariée au baron Fréteau de Peny; c) Ma 
rie. 

ANDRAUD DE PARPALEIX. 

La famille Andraud, seigneurs de Parpalaleix, 
de la Bournage, de Chanterelle, de la Vergne, la 
Broha, Cistraire-le-Bas, Mercoirie, etc., est établie 
depuis plus de deux siècles aux environs de Mont- 
greleix et de Conclat-en-Feniers, dans cette partie 
de l'Auvergne qui forme aujourd'hui les confins 
du Cantal et du Puy-de-Dôme. Quelques-uns pen- 
sent qu'elle est une branche cadette de la famille 
Andrault de Langeron, dont elle porte en chef 
les trois étoiles de son écu héraldique. 

Son premier rejeton connu est Pierre Andraud 
élu roi au diocèse de Saint-Flour, qui donna, 
le 10 novembre 1436, quittance de trente-trois li- 
vres six deniers pour quatre mois de ses gages. 

La filiation authentique, établie sur pièces et 
actes originaux existant aux archives de la biblio- 
thèque, dans le char trier de la famille et dans les 
registres de l'état civil, remonte à Antoine An- 
draud, habitant à Montgreleix, né en 1599. 

Jean Andraud, habitant à Montgreleix, acheta, 
par acte reçu de Thomas, notaire,le 12 octobre 1700, 
les maisons et fiefs nobles de Parpaleix et la Bour- 
nage appartenant à Jean Dauphin, chevalier, sei- 
gneur de Montrodez. 

Armes : D'azur, au mont d'argent, surmonté 
d'un oiseau du meute; au chef d'argent, chargé 
de trois étoiles de gueules. 

ANDRÉ (ef). 

La famille d'André, originaire de Provence, 
compte au nombre de ses illustrations Anselme 
d'André et Gérard, son frère, qui accompagnèrent 
Charles d'Anjou, comte de Provence, à la conquête 
de Naples ; le comte Perreto d'Andréa, qui fut, 
sous le règne de Charles VIII, grand sénéchal et 
maréchal du royaume de Naples ; Balthazar An- 
dré, conseiller au parlement de Provence, député 



— 31 — 



32 



de la noblesse aux États généraux de 1789, émi- 
gré en 1793 dans les États autrichiens. L'empe- 
reur d'Autriche le reconnut dans sa noblesse et 
lui conféra tous les privilèges attachés à la no- 
blesse autrichienne. 

Armes : D'or, au sautoir de gueules. 

Supports : Deux lions. 

Nous trouvons encore : 

D'argent, au chevron de sable acccompagné de 
trois trèfles du même. 

De gueules, au lévrier passant d'argent, colleté 
et bouclé d'or; au chef cousu d'azur chargé 
d'un soleil d'or. 

ANDRÉA DE NERCIAT. 

La famille Andréa de Nerciat a possédé sous 
l'ancien régime, une charge héréditaire au parle- 
ment de Bourgogne. Elle tire son nom d'un do- 
maine situé dans le Bugey (arrondissement de 
Gex). La charge occupée par la famille conférait 
la noblesse et le domaine était inaliénable. En 
1.767, Robert Andréa, baron de Nerciat, mourut 
laissant un fils mineur; et sa fortune ayant été 
fortement compromise par la perte de divers pro- 
cès, ce dernier Robert Andréa, baron de Nerciat, 
renonça à occuper la charge paternelle et alla 
prendre du service parmi les gentilshommes fran- 
çais envoyés pour combattre le stathouder de 
Hollande. A son retour de cette expédition, il fut 
nommé avec le grade de lieutenant-colonel dans 
les gens d'armes d'élite de la maison du roi. Lors- 
que ce corps fut licencié par le ministre, comte 
de Saint-Germain, il conserva ce grade en dispo- 
nibilité. 

A la Révolution, il fut des premiers à émigrer 
avec son fils aine, laissant à Paris sa femme, née 
( iondamin de Ghassan, avec sa tille et son second 
lils André-Louis-Philippe, né à Paris, le 28 octo- 
bre 1783. 

Après avoir quitté la France, il se rendit à la 
cour de l'Electeur de Hesse-Cassel, par lequel il 
fut nommé directeur des bâtiments civils de la 
principauté. Il acquit à cette cour une réelle in- 
fluence et Alfred Rambaud le cite dans son ouvrage 
sur l'Allemagne sous Napoléon 1er , comme 
ayant été expulsé de cette principauté dés qu'elle 
lui occupée par les troupes françaises. Il se rendit 
alors à Naples où il ne tarda pas à acquérir la 
confiance de la reine Caroline. Il fut en 1799 
chargé d'une mission auprès du pape Pie VI. 
Lorsque les troupes françaises entrèrent à Home, 
le baron de Nerciat l'ut emprisonné au château 
Saint-Ange. Il en sortit en février 1800 et mourut 
à Naples au mois de juin de la même année. Il 
avait été fait chevalier de Saint-Louis le 14 août 
1788. 

Il est surtout connu comme écrivain. Ses ou- 
vrages ont eu une très grande vogue dans les der- 
nières années du rè£ne de Louis XV. Ils sont 



écrits dans le goût de l'époque et appartiennent à 
la littérature licencieuse. 

Les plus connus sont : « Félica ou mes Fre- 
daines (Paris 1778), les Aventures du nouveau che- 
valier de Faublas (signées d'un pseudonyme) et un 
sonnet sur les Invalides de l'Amour »>. 

Il est question de lui dans les diverses histoires 
du xvme siècle (ouvrages des Goncourt, Alexandre 
Dumas, etc.). 

Il eut de son mariage avec Marie- Anne- Angéli- 
que Condamin de Chassan , trois enfants : 
1° Georges-Philippe-Auguste, né à Paris le 4 oc- 
tobre 1782, décédé sans postérité à Smyrne, où il 
remplissait les fonctions de chancelier du consu- 
lat général de France, le 22 novembre 1847; 

2o André-Louis, né à Paris, le 28 octobre 1783, 
entré dans la marine comme simple pilotin en 
1795, décédé à Brest en 1855. Il prit part, avec les 
marins de la garde, à la guerre de Russie en 1812, 
puis fut fait prisonnier par une croisière anglaise 
en 1814 et libéré en 1815, après avoir été interné 
dans l'Ile de Saint-Hélène jusqu'à la veille de l'ar- 
rivée du grand empereur. 

En 1829 et 1830, il commandait le brick Y Alerte 
dans la division navale chargée du blocus d'Alger. 
Il fut plusieurs fois cité à l'ordre du jour et fit 
partie de l'ambassade de l'amiral de La Breton- 
nière, qui porta au dey d'Alger l'ultimatum du 
roi de France. Une des prétentions de ce souve- 
rain barbaresque qui fut jugée inacceptable, fut 
précisément la cession par la France de ce brick 
l'Alerte, qui était la terreur des côtes de la Ré- 
gence {Histoire de la conquête d'Alger, par Ca- 
mille Rousset). 

Lorsqu'arriva devant Alger la nouvelle de la 
Révolution de juillet, le baron de Nerciat de- 
manda à quitter son commandement et ne reprit 
le service actif qu'en 1834. 11 lit plusieurs cam- 
pagnes comme chef d'état-major de l'amiral de La 
Bretonnière et termina sa carrière comme com- 
mandant de l'école navale, commandeur de la 
Légion d'honneur et chevalier de Saint-Louis. 

3o Une fille Anne-Marie, marié en 1832 au comte 
de Pelleport-Burette, capitaine de vaisseau. De 
son mariage avec Louise Grapart de La Noue 
André-Philippe, eut plusieurs lils. L'un d'eux, 
Auguste Andréa de Nerciat, né le 6 avril 1833, 
mort le 25 mars 1871, capitaine de frégate, officier 
de la Légion d'honneur, a eu de son mariage avec 
Léonie Miquel de Biu, un fils, Robert, né le 9 sep- 
tembre 1862, sorti de Saint-Cyr en 1884, actuelle- 
ment capitaine au 145 e d'infanterie. Il est le seul 
héritier du nom et du titre. Marié le 4 septembre 
1890 à Jane de Molette de Morangiès, dont une 
fille Simone, né le 20 octobre 1892. 

La fa nulle de Nerciat est alliée aux familles 
Miquel de I!iu, de Tqurnadre, de Gantes,- de Gha- 
baud ha Tour, de Pelleport-Burette, de Molette de 
Morangiès. 

Armes : D'azur, au sautoir d'or, accompagné 
en chef de deux croissants d'argent à dextre et 



- 33 — 



34 - 



à senestre d'une tour crénelée de cinq pièces du 
même, maçonnée, ajourée et couverte de sable, 
et, en pointe, d'un croissant d'argent. 

Couronne de baron. 

Supports : Deux levrettes. 

ANDRÉ DE LA FRE3NAYE. 

Cette famille, originaire de Normandie, a été 
anoblie en 1725 pour de nombreux services rendus 
dans le service du roi. 

Les lettres de noblesse nomment André de la 
Fresnaye, seigneur d'Ereines, d'Escures, de Viette, 
d'Escajeul et autres lieux. 

Cette famille a vu se fondre en elle celle des 
Vauquelin, d'origine cbevaleresque. 

Elle s'est en outre alliée aux Brosses de Goulet, 
Blocqueville, la Fallu, Grente de Grécourt, Gué- 
neau de Montbeillard, Chappedelaine, Glanville, 
Neuville, de Galard-Terraube, de Montesson, de 
P>onchamps, Hélie de Treprel, etc. 

Armes : D'azur, au cygne d'argent, nageant 
sur une mer de sinople ; au chef d'or chargé 
d'une rose de gueules accostée de deux étoiles 
d'azur. 

ANDRÉ DU VIGE AN DE LA ROUS- 
SERIE. 

Vers l'an 1600, André, marquis de Jasse, de la 
maison d'Auvergne, vint se fixer au château de 
Marèjes, commune de Liginiac, canton de Neuvic 
d'Ussel (Corrèze) et fonda la maison de Marèje, 
représentée aujourd'hui parle baron Bonafus de 
Bélinay. 

D'un mariage avec une bourgeoise de Neuvic 
d'Ussel, André de Jasse eut un fils qui, après avoir 
guerroyé à la tète d'une compagnie à l'armée de 
Turenne, rentra à Neuvic où il épousa M lle de 
Boyer. Dans son contrat de mariage il prend qua- 
lité d'André, seigneur du Vigent, de la Rousserie 
et des Chagres (Dellestable. notaire, 4 mai 164G). 

Son fils Hélie-André du Vigent épousa, en 1669, 
M"' Choumerliac. 

Le 18 janvier 1700 (contrat de mariage, Delles- 
table, notaire), Antoine André du Vigent, fils 
d'Elie, épouse M Ue de Boyer, sa cousine, au qua- 
trième degré de consanguinité, après l'enregis- 
trement sur les registres de l'église paroissiale de 
la fiilmination d'un bref du pape accordé pour 
dispense entre parents. 

Le mai 1736 (contrat de mariage Dellestable, 
notaire), Gaspard-Germain André, seigneur du 
Vigent, s'allie à la maison de Marèje en épousant 
Antoinette de Chastaigner de Mialaret, arrière- 
petite-lille de André de Marèje, petite-fille de Com- 
barel, comte de Bellegarde du Gibanel, etc. 

Gaspard-Germain André eut plusieurs enfants ; 
l'un, François, prit en son contrat de mariage, 
(Laporte, notaire à La Mazière), les noms de Fran- 

Tome II. 



çois-André, seigneur du Vigent de La Cheyràs et 
de lia Rousserie. François André n'a pas de des- 
cendants. 

Le second fils, Germain-Gaspard André de Lou- 
vert, fut principal du collège d'Ussel et prieur de 
Chirac. 

Le troisième, Louis André, apprit l'art de la mé- 
decine à Montpellier. Tous ses diplômes sont dé- 
livrés au nom de Louis André de La Rousserie. 
Devenu chef delà famille, le 11 février 1782, Louis 
André de La Rousserie, docteur en médecine, en 
présence et du consentement de son père Germain- 
Gaspard André, seigneur du Vigean, a épousé 
Marguerite de Murât de Fontenilles, fille d'unavo- 
cat au parlement. 

En 1793, Louis André de la Rousserie fut dé- 
claré suspect, mais prévenu par son ami le géné- 
ral Delmas, il put gagner Paris. 

Nommé chirurgien en chef de l'armée d'Italie, 
il fut frappé d'un coup de sabre et mourut à Nice 
le premier nivôse, an second de la République. 

Son fils unique, Germain-Gaspard André de La 
Rousserie, après avoir fait les campagnes d'Espa- 
gne et de Russie en qualité de chirurgien-major, 
épousa, le 26 août 1818, Jeanne-Henriette Delalo, 
fille de Henry Delalo, sous-préfet de Murât, puis 
de Mauriac. 

Armes : De gueules, ù trois franchis, 2 et A; 
au chef cousu d'azur à trois étoiles 1 et 2. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

André de la Rousserie (Adrien-Michel), 
receveur dos domaines à Neuvic-d'Ussel, 
fils de Germain-Gaspard, marié à Augustine 
Palis, de Senergues, près Maur's (Cantal), 
dont il eut : a) Louis, conservateur des hypo- 
thèques, à Nogent-sur-Seine,marié, le 16 sep- 
tembre 1888, à Marie Lise Pasteau, dont : 
deux filles et un fils; b) Gaston, receveur 
des domaines, à Lignières (Cher); c) et une 
fille, mariée au docteur Galary. 

ANDRIEU (cl"). 

Seigneur de la Houssaie et de la Poterie, demeu- 
rant dans la paroisse de Saint-Pierre d'Habon- 
dant, bailliage de Dreux, épousa, le l'i octobre 
1708, Marie-Anne de Trousseauville : de ce ma- 
riage naquit, entre autres enfants, Marguerite 
.l'A milieu de la Houssaie, reçue à Saint-Cyr, le 
22 juillet 1722. Sa noblesse a été justifiée par 
titres, depuis Guillaume Andrieu, écuyer, sei- 
gneur de Guitraucour, son septième aïeul, vivant 
l'an 1529. 

Armes : D'argent, a unefasce d-' sable, char- 
gée de trois molettes d'éperon d'or, el accompa- 
gnée en pointe de /ras foudres de suide, d huit 
pointes de flèches chacun, et un chef de gueules. 



— 35 — 



36 — 



ANDUZE (cQ. 

La seigneurie d'Anduze est une des plus an- 
ciennes de la province de Languedoc. Elle -appar- 
tenait par moitié à l'évêque du Puy-en-Velay et à 
Jacques de Montboissier, marquis de Canillac, 
lorsqu'ils vendirent chacun leur part, le premier 
en 1539, le second en 15i7, à Jean el Nicolas 
d'Airebaudouze. 

C'est de Jean que descendaient les barons d"An- 
duze. François d'Airebaudouze, son fils, baron 
d'Anduze, était président de la cour des aides de 
Montpellier en 1555, charge qui fut ensuite pos- 
sédée en 1607, par Raulin d'Airebaudouze, baron 
d'Anduze. 

François d'Airebaudouze, baron d'Anduze, com- 
mandant un régiment d'infanterie en 1632, obtint 
l'érection de sa terre en marquisat, par lettres 
patentes du mois de novembre 1645. 

Armes : De gueules, au château sommé de 
trois tours d'or. 

ANGOSSE ((F). 

Famille originaire de Bigorre, d'où elle s'était 
transportée dans le Béarn par suite de diverses 
substitutions féodales et d'alliances contractées 
avec les familles les plus distinguées de ce pays. 

Jean d'Angosse servit sous les ordres du conné- 
table Bertrand du Guesclin, lors de l'expédition 
de ce grand capitaine au delà des Pyrénées. Jean 
d'Angosse fut fait prisonnier avec le connétable à 
la bataille de Navarette. 

Paul, marquis d'Angosse, maréchal des camps 
et armées du roi, grand sénéchal et gouverneur 
d'Armagnac, député de la noblesse du Béarn aux 
États généraux en 1789, avait fait toutes les cam- 
pagnes de la guerre de Sept Ans et s'était dis- 
tingué aux batailles d'Hastenbeck, de Muiden et 
de Grevelt. Il mourut en 1798, laissant trois fils 
qui furent successivement appelés à la pairie. 

L'ainé, Pierre, fut chambellan de Napoléon 1er. 

Armes: D'azur, à trois épées d'argent en pal, 
au chef d'or, chargé d'un cœur de sinople cou- 
ronné de même et accosté de deux merleltes 
affrontées de sable, couronnées d'argent. 

Devise : Deo duce, comité gladio. 

ANJOU (<f). 

Famille noble et ancienne de Pertuis en Pro- 
vence, dont la filiation remonte à René d'Anjou, 
qui, suivant la tradition, fut filleul du roi René, 
comte de Provence, et établi par ce prince son 
bailli en la ville de Pertuis. Il épousa, par contrat 
du 28 décembre 1475, passé devant Mougis. notaire 
de ladite ville, Anne Barbany. 

Cette famille a formé trois branches: la première 
s'est éteinte dans la personne de Marguerite- 
Françoise-Paul ette d'Anjou, née le 29 juin 1769; 
les deux autres branches subsistent encore. 




Dominique d'Anjou, de la deuxième brandie, 
fut appelé pour servir dans le régiment que devait 
lever la noblesse de Provence, en 1746, ce qui est 
constaté par la lettre des syndics de ce corps, du 
J!> décembre. 

Armes: D'azur, à une colombe d'argent pre- 
nant son essor et tenant dans son bec une 
brandie d'olivier de sinople, el accompagnée de 
trois étoiles d'argent^ 2 en chef et 1 en pointe. 

ANSART DU FIESNET. 

On trouve des traces du 
nom d'Ansart, à Neufchâtel 
(Normandie), dès 1060. Un 
personnage de ce nom est 
cité par l'historien de la con- 
quête des Normands (5 e édi- 
tion, t. II, p. 386, d'après 
Scriplores rerum norman- 
norum, page 1023), comme 
compagnon d'armes de Guil- 
laume le Conquérant; et il 
existe encore aujourd'hui 
des Ansart en Angleterre. 
Dans un manuscrit (biblio- 
thèque de l'Arsenal, Paris) intitulé Recueil d'ano- 
blissement de Normandie dont le double se 
trouve à la bibliothèque de Rouen, on lit : « Noble 
homme Robert Ansart, escuyer du pays d'Arqués 
en Talois (bailliage de Caux) est au nombre des 
propriétaires de francs fiefs anoblis par Louis XI 
en 1740. » On pense qu'il était propriétaire de la 
Mothe-Ansart, mouvant de la baronnie d'Auffray. 
La branche normande vint plus tard s'établir en 
Artois et se subdivisa en plusieurs rameaux qui 
sont : 1° Ansart de Mouy, éteinte en 1771 par le 
décès de Pierre-François Ansart de Mouy, lieute- 
nant général des armées du roi ; 2° Ansart du 
Fiesnet, branche devenue poitevine : 3° Ansart de 
Loremy, qui compte parmi ses membres plusieurs 
officiers au régiment d'Artois ; l'un d'eux publia, 
en 1770, un ouvrage sous le titre d'Aventures du 
chevalier de Loremy, et fut l'objet d'un compte 
rendu élogieux de Fréron (Année littéraire 1770, 
t. IV, p. 66, etc.) ; dans cet ouvrage l'auteur fait 
remonter l'origine de sa famille à l'invasion sarra- 
sine ; 4» Ansart du Petit-Vendin ; 5° et un dernier 
dont plusieurs membres furent bénédictins de la 
congrégation de Saint-Maur; l'un d'eux, décédé en 
1790, avait été chapelain de l'ordre de Malte et 
procureur de l'abbaye de Saint-Denis. 

Armes '.D'azur, à deux épées au naturel posées 
en sa h loir, chargées d'un cœur d'or posé en 
abîme, enflammé de même . 

Devise : Ense ardet. 

Supports: Deux licornes. 

Ces armoiries se trouvent encore gravées sur la 
tombe de Philippe-Alexandre Ansart, seigneur des 



37' 






seigneuries foncières et vicomtières du Fiesnet, 
décédé le 11 juin 1775, inhumé en l'église da bourg 
d'Aubigny en Artois. 

ANSELME (W i 

La maison d'Anselme, anciennement Anselmi, 
est originaire de Florence où la souche et la 
branche aînée, éteinte en 1732, ont occupé une 
situation élevée, et donné des ministres aux ducs 
de Toscane, des prélats, des commandeurs de 
Malte, etc. Jean d'Anselme, qui vint s'établir dans 
le Comtat-Venaissin, est qualifié, dans son testa- 
ment de l'an 1504, nobilis Joannes Anselmi, de 
civitate Florenli oriundus... filius Bernadi . 
■ On compte parmi ses rejetons un premier consul 
d'Avignon, un bailli d'épée de la ville d'Apt en 
1533, un commandant d'infanterie sous le maré- 
chal de Bellegarde, un capitaine d'une compagnie 
d'hommes d'armes, plusieurs officiers des armées, 
un chevalier de Malte, etc. 

Armes: D'azur, fretté d'argent de huit pièces. 

Devise : Pro defensione . 

ANTHOUARD (ef) 

La famille d'Anthouard, originaire de Bourgo- 
gne, s'est distinguée depuis deux siècles par ses 
services militaires et par les hauts emplois dont 
elle a été revêtue. 

Elle a donné un maître de camp de cavalerie au 
service de France et aide de camp général du roi 
de Suède, un général de division, comte de l'Em- 
pire, pair de France et grand -croix de la Légion 
d'honneur, un général de brigade, et un colonel 
d'artillerie, et plusieurs officiers, chevaliers de 
Saint-Louis, de la Légion d'honneur, etc. 

Son nom se trouve dès le xv siècle mêlé nux 
annales de l'Autunois. Mathieu Anthouard, était 
merg ou maire d'Autun de 1471 à 1479. 

Jacob Anthouard, licencié en décret et grand 
prieur de l'abbaye de Saint-Martin-lès-Autun, 
signa le 25 août 1632 le procès-verbal de l'ouver- 
ture du tombeau de la reine Brunehaut) Archives 
municipales d'Autun et histoire d'Autan, par 
Edme Thomas). 

La famille d'Anthouard ayant perdu tous ses 
papiers domestiques pendant la Révolution, les 
ressources pour dresser la généalogie de cette 
-famille se sont réduites aux preuves de noblesse 
faites avant 1789 et aux pièces manuscrites con- 
servées à la Bibliothèque nationale de Paris, dans 
le cabinet des titres. 

Le jugement de maintenue de noblesse, rendu 
à Dijon le 21 janvier 1669; par M. Boucher, in- 
tendant de la province de Bourgogne, ne commence 
la liliation qu'à Pierre Anthouard, écuyeret secré- 
taire du roi en 1627. 

• Pierre d'Anthouard, écuyer, seigneur d'Archam- 
baut, né à Noyers le 9 novembre 1683, suivit la 
carrière des armes. 



Il céda aux sollicitations de ses parents, qui 
tenaient un rang distingué à la cour de Charles XII 
et passa au service de la Suède. Il y fut élevé 
au grade de colonel et le héros du Nord l'attacha 
à sa personne en qualité d'aide de camp général. 
A la mort de Charles XII, en 1718, le colonel 
d'Anthouard s'attacha plus étroitement au service 
de l'ex-roi de Pologne et fut chargé de plusieurs 
négociations importantes auprès des cours de 
Stockholm et de Versailles, et reçut la mission 
délicate de conduire en lieu de sûreté les filles de 
Stanislas, dont l'une- était Marie Leczinska, plus 
tard reine de France. Les nombreuses lettres que 
lui adressait le monarque détrôné contiennent les 
témoignages les plus flatteurs de la confiance et 
de l'estime que ce prince lui accordait. 

En 1725, Pierre dAnthouard, qui avait conservé 
son titre et ses fonctions d'aide de camp gé- 
néral du nouveau roi de Suède, Frédéric 1er, 
obtint de ce prince l'autorisation de revenir en 
France. 

Pierre d'Anthouard, rentré au service de la 
France avec le grade de colonel, fut promu à 
celui de maître de camp de cavalerie. Il fut en- 
voyé quelque temps après comme chargé d'af- 
faires de France en Suède, et mourut au retour 
de cette mission. 

Charles-Ferdinand d'Anthouard, né le 6 août 1815. 
ancien élève de l'école de cavalerie, commandant 
au 8 e hussards, chevalier de la Légion d'honneur, 
marié le 10 mars 1851 à Marie-Henriette-Pauline 
Verdier, fille d'un conseiller à la cour impériale 
de Metz, fut créé comte par l'Empire. 

Armes : Coupé : au 1, d'azur, à une fasce d'ar- 
gent, chargée de trois roses de gueules ; au 2, 
d'o)\ à trois ècrevisses de gueules, rangées en 
fasce. 

Les armes du deuxième rameau des comtes 
d'Anthouard sont : 

E car télé \ aul, d'azur, à l'épée haute en pal 
d'argent ; au 2, de gueules, coupe' d'azur, à trois 
roses d'or: au 3, d'or à la pyramide de sable, 
accompagnée en chef d'une étoile d'azur : au 'i. 
d'or, à trois ècrevisses de gueules, rangées en 
fasce. 

ANTINu/') 

Le titre de duc et pair d'Antin avait été créé au 
mois de mai 1711, en faveur de Louis-Antoine, 
comte de Pardaillan-Gondrin, gouverneur de l'Or- 
léanais. Les lettres patentes portaient cette clause, 
qu'à l'extinction de sa descendance mâle, les terres 
formant son duché pairie retourneraient au même 
état qu'avant ladite érection. Le dernier duc d'An- 
tin, Louis de Pardaillan, mourut à Brème en 1757, 
et son titre s'éteignit avec lui. 

Il y a quelques années, M. d'Arblade de Séailles, 
d'une famille alliée à celle de Fumel, et issue par 
1 is femmes d'une branche cadette de la maison de 



— 39 - 



— 40 — 



Pardaillan Gondrin.se crut en devoir de relever 
ce dernier nom. Il fit graver sur la tombe de sa 
femme une inscription qui qualifiait la défunte de 
comtesse de Pardaillan-Gondrin. Il ne se contenta 
même plus du même titre et prit celui de duc 
d'Antin, dont il adopta aussi les armes qu'il joi- 
gnit aux siennes. 

Un procès fut intenté par M. de Pardaillan- 
Gondrin, qui ne descend pas des ducs d'Antin, 
dont il n'est qu'un parent collatéral, et le tribunal 
condamna M. d'Arblade à faire disparaître toute 
trace des noms, titres et armes qu'il avait pris, et 
les fit effacer du tombeau où ils avaient été gravés. 
L'insertion du jugement fut faite dans deux jour- 
naux du département du Gers (où sont situées 
les terres de Pardaillan et de Gondrin). 

Une autre famille, qui n'a rien de commun avec 
la précédente, descend d'un d'Antin, seigneur de 
Saint-Pé et de Hou en Bigorre, garde du corps du 
roi, puis lieutenant pour sa majesté au gouverne- 
ment des villes et châteaux de Dax et de Saint- 
Sever, qui vivait en l'an 1680. La noblesse delà 
famille a été justifiée, par titre, depuis Dominique 
d'Antin, qui vivait vers 1582. 

Armes : De gueules, à trois lions d'argent à 
demi-corps, posés 2 et 1 ; écartelé d'argent à 
trois tourteaux de gueules, posés 2 et 1, et sur le 
tout d'or, à une clef de sable, couronnée du 
même, et posée en pal. 

ANTIOCHE {d"). 

La maison d'Antioche a 
pour auteur Bohémond I, 
prince de Tarente, fils de 
îiobertGuiscard, le conqué- 
rant Normand, et petit-fils 
de Tancrède deHauteville. 
A la première croisade; 
Bohémond ayant pris la 
ville d'Antioche, 1091, elle 
lui fut reconnue en sou- 
veraineté avec les terri- 
toires importants qui en 
dépendaient. Il régna sous 
le nom de Bohémond I, 
] tri née d'Antioche, et sa 
descendance directe de- 
meura en possession de cette principauté jusqu'en 
1288, époque à laquelle elle fut dépossédée par 
l'invasion victorieuse des Sarrasins. (Archives de 
l'ordre de Malte. Codice diplomatico) . 

A cette date, 1288, les fils de Philippe et d'Henri 
d'Antioche, ceux-ci frères de Bohémond V, se ré- 
fugièrent à Chypre, où régnait une branche de 
leur maison, qui avait relevé celle de Lusignan. 

Henri d'Antioche, fils de Bohémond IV, ayant 
épousé en 1240 Isabelle de Chypre, dernière héri- 
tière de la maison de Lusignan, eut de cette 
alliance un fils, qui monta sur le trône de Chypre 
sous le nom de Hugues III, et prit le nom et les 
armes de Lusignan. 




Sa postérité régna à Chypre jusqu'à Anne de 
Lusignan, qui épousa en 1433 le prince de Pié- 
mont, plus tard Louis I, duc de Savoie. (Archives 
de l'Ordre de Malte. Familles d'outre-mer et du 
Gange. Histoire de Vile de Chypre, par le comte 
de Mas Latrie). 

Anne de Lusignan fut suivie en Savoie par ses 
deux cousins, Pierre et Hector d'Antioche. Ceux- 
ci, pourvus des plus hautes charges et de biens 
considérables, jouirent sous le règne de leur pa- 
rente d'une puissance presque sans limites (Arch. 
de Turin, de Genève. Guichenon, Pourprict his- 
torique de la maison de Sales). 

Pierre et Hector portaient pour armes : De 
gueules, d la fasce d'or accompagnée en chef de 
trois fleurs de lis d'or, rangées de fasce. (Arch. 
de Genève, arch. de Turin). 

C'étaient les armes mêmes de Bohémond I, 
qu'Albert d'Aix décrit : Sig?ium nempe Boamundi 
quod sanguinis erat coloris (Albert d'Aix liv. IV, 
ch. xxiii, pag. 246), armes augmentées des fleurs 
de lis de France données en 1252 à Bohémond VI 
par Saint-Louis. (Joinville, mémoires : Ft fist 
chevalier le Boi le Prince d'Antioche.... et de lors 
pour l'honneur du Boi il écartela ses armes qui 
sont vermeilles avec les armes de France). 

C'est à leur maison qu'appartenait le bienheu- 
reux André d'Antioche, Clavacre, grand visiteur 
de l'ordre du Saint-Sépulcre et général de l'ordre, 
qui mourut en 1360 à Annecy où il était venu vi- 
siter la maison de son ordre. Dans l'inscription 
placée sur son tombeau à Annecy, il est dit fils du 
prince d'Antioche, et la même origine est constatée 
dans les procès-verbaux des visites pastorales des 
archevêques de Tarentaise. (Arch. de Tarentaise. 
Hélyot, Histoire du Saint-Sépulcre. Besson, 
Mémoires ecclésiastiques) . 

Pierre et Hector d'Antioche partagèrent le tom- 
beau du duc Louis de Savoie et de la duchesse 
Anne, son épouse, au couvent des Cordeliers de 
Bives, à Genève, et leur descendance conserva 
ce privilège jusqu'à la Béforme. (Obituaire des 
Cordeliers de Rive à Genève, qui se trouve aux 
archives de Lyon). 

Pierre d'Antioche, petit-fils de Pierre, y fut 
inhumé lui-même le 16 février 1522 (Obituaire, id.). 

François d'Antioche, arrière-petit-fils d'Hector, 
laissa deux filles et un fils posthume de sa femme, 
Marguerite de Watteville. Par son testament, en 
date du 16 juillet 1552, il substitua ses filles aux 
nom et armes de sa maison. Jean-Jacques d'An- 
tioche, son fils posthume, mort sans alliance, 
réitéra la substitution, ordonnée par son père, 
aux mêmes conditions, 5 octobre 1571. (Arch. de 
Turin). 

La substitution ainsi établie fut solennellement 
reconnue par lettres patentes de Charles-Emma- 
nuel, duc de Savoie, le 26 avril 1588, entérimées 
au souverain Sénat de Savoie le 26 juin 1608. 

Percevaude d'Antioche, fille de François et hé- 
ritière de la substitution établie par son père et 
par son frère, épousa en 1569 Charles de Brotty, 



— 41 



à->. 



fils de Louis de Brotty, gouverneur de Ripaille, 
chevalier de l'ordre, dont elle eut plusieurs en- 
fants. C'est dans la ligne de Maurice, son fils aîné, 
que se continua la maison d'Antioche et le nom, 
suivant le sang, se transmit sans interruption. 

Charles de Brotty appartenait à une illustre 
maison qui marquait à la cour de Savoie et dans 
l'armée au premier rang par l'ancienneté de son 
extraction, l'éclat de ses services et ses alliances 
depuis le xm 1 siècle. (Arch. de Turin). 

Armes des Brotty : D'azur, à trois sautoirs 
d'or, 2etl. 

Maurice d'Antioche, fils de Charles, fut colonel 
général de l'armée des carabiniers, capitaine des 
gardes du duc de Savoie, chevalier de l'ordre, gou- 
verneur du fort Sainte-Catherine et de plusieurs 
places- fortes, etc. 

Sa descendance, continuée jusqu'à nos jours par 
une succession assez rare de sept fils, unique 
dans chaque génération, ne cessa pas d'occuper 
un rang élevé, de s'allier aux principales maisons 
et de se signaler dans les hautes charges de l'ar- 
mée, de la cour et de la diplomatie : généraux, 
chevaliers de l'ordre, capitaines de gardes, pre- 
miers gentilshommes de la Chambre, ambassa- 
deurs. 

Par une destinée singulière, la maison d'An- 
tioche, partie de France avec Robert Guiscard, 
fondée avec les succès des armes françaises en 
Palestine par Bohémond 1, après avoir trouvé asile 
en Savoie pendant plus de quatre siècles par le 
mariage d'Anne de Lusignan, est redevenue fran- 
çaise par l'annexion delà Savoie à la France. 

Armes : De gueules, à la fasce d'or, accompa- 
gnée en chef de trois fleurs de lis d'or, rangées 
de fasce. 

Cri : Vaillance. 



REPRESENTANT ACTUEL : 

Antioche (Mario - François - Ferdinand - 
G 18 cT). Résidences : Paris, 110, rue de 
l'Université; château de Nernier (Haute- 
Savoie) ; château de Selorre (Saône- et - 
Loire). Fils de François-Chaiies-Alphonso, 
comte d'Antioche, envoyé extraordinaire 
et ministre plénipotentiaire de Sa Majesté 
le roi de Sardaigne, et de Thérèse-Ferdi- 
nande-Adélie, comtesse de Hamal et du 
Saint-Empire romain germanique, marié à 
Marie -Marguerite de Talleyrand -Pkri- 
gord, dont : Simone, née à Paris le '2~ mars 
1890. 

Sœurs : 1° Yolande, mariée au comte 
de Bellissen-Dcrran ; 

2° Marguerite. 



ANTOINE ((V 




Cette famille, qui forma 
trois branches à Aix.où elle 
étaitconnuedepuis près d'un 
siècle et demi, tire son ori- 
gine de la ville de Florence, 
d'où elle passa à Marseille 
vers l'an 1530. Antonio 
d'Antoine fut le premier qui 
s'établit dans cette ville. 

Armes : D'azur, à un che- 
vron accompagné de trois 
flammes, posées 2 et 1, le 
(ont d'or. 



Une autre famille a pour 
auteur Jean Antoine, huissier de la chambre du 
roi, qui fut anobli avec sa postérité, mâle et fe- 
melle, née et à naître en légitime mariage, en 
considération des services qu'il rendait depuis 
vingt-huit ans dans ladite charge, et de ceux que 
ses pères et aïeul avaient rendus aussi pendant 
soixante-dix ans dans la même charge. Les lettres 
de cet anoblissement sont datées de Versailles du 
mois d'avril 1728 et adressées au parlement, à la 
chambre des comptes et à la cour des aides de 
Paris pour y être enregistrées. 
Ses armoiries réglées parle juge d'armes sont : 

Armes : Un écu d'or, à un chevron d'azur, 
accompagné en chef de deux étoiles du même, 
et en pointe d'une tige de trois roses de gueules, 
montantes d'un croissant d'azur. 

Enfin, suivant l'Histoire héroïque et univer- 
selle de la noblesse de Provence, par Artefeuil 
(p. 42), un François Alexis d'Antoine, seigneur de 
Pierrousse, du lieu de Gardes, fut reçu secrétaire 
en chancellerie près la cour du parlement, le 25 
mai 1731. Il laissa deux fils, dont le cadet fut 
ecclésiastique ; l'aîné seigneur de Brions et de 
Taillas, eut des enfants de la fille de François de 
Nantes, seigneur de Pierredon, président, tréso- 
rier général de France en la généralité de Pro- 
vence. 

Armes : D'argent, à une bande de gueules, 
chargée de trois étoiles d'or. 



APCHON on. 

Fa maison d'Apehon, l'une des plus anciennes 
et des plus illustres de la province d'Auvergne, 
eut pour berceau l'antique fief de ce nom, situé à 
quelques lieues à l'est de Mauriac, au centre des 
montagnes, et défendu au moyen âge par un châ- 
teau fort dont on aperçoit encore les ruines sur un 
pic escarpé. Ses seigneurs avaient le rang de pre- 
miers barons aux états de la haute Auvergne; ils 
commandaient les troupes et ils percevaient les 
subsides que la noblesse accordait au roi en temps 



- 13 - 



de guerre. Ces dernières fonctions leur valurent le 
titre de comptour. 

Le premier personnage connu de cette vieille 
souche est Amblard, seigneur d'Apchon, de Murol, 
etc., vivant en l'an 1000. La violence de son carac- 
tère lui lit donner le sobriquet de Mal-Hivernat. 
Les chroniqueurs racontent qu'ayant enlevé un 
homme, il l'enferma dans son château de Haute- 
Clair, surnommé depuis Nonelte, et l'y lit périr. 
On l'accusa aussi du meurtre de Guillaume Bru- 
net, son parent, au profit duquel le château avait 
été confisqué. Quelques années après, dit-on, 
Amblard, touché de repentir, alla â Rome se jeter 
aux pieds du souverain pontife, et obtint son par- 
don à la condition de léguer sa terre d'indiciat à 
saint Odilon, abbé de Cluny. A l'appui de cetle 
tradition l'on rappelle que la maison d'Apchon 
avait pour cri de guerre : Hauteclair! et que ses 
armes primitives furent: Une croix u u pied patte 
cantonnée de deux Lésants en chef, d'une hache 
d'armes au canton dextre de la pointe et d'une 
nonne en habit de chœur au canton sénestre', 
elles rappelaient sans doute le crime d'Amblard, 
son repentir et le prix de son pardon. 

Les successeurs d'Amblard, pour effacer le sou- 
venir de ce passé odieux, adoptèrent plus lard 
pour armoiries : D'azur à six fleurs de lis d'or. 
C'est le blason qui a été attribué, dans la galerie 
des Croisades du inusée de Versailles, au comptour 
d'Apchon, qui accompagna le comte d'Auvergne 
en Palestine en 1103; mais par erreur, on l'a nom- 
mé Arnaud au lieu d'Armand, et on lui a donné 
pour écu un semé de fleurs de lis sans nombre. 

En 1334, Guy, comptour d'Apchon, se distingua 
dans les guerres que Philippe de Valois eut à 
soutenir en Flandre contre Jacques d'Arteveld 
et contre le prince de Galles, venu au secours 
des Gantois révoltés. Ce fut dans cette cir- 
constance, dit-on, que le monarque français, 
pour récompenser leur bravoure, et leurs loyaux 
services, accorda à plusieurs seigneurs d'Auvergne 
et notamment au comptour d'Apchon. le droit de 
porter des fleurs de lis dans leurs armes. 

Guillaume, fils du précédent, fut, après la funeste 
bataille de Poitiers, placé par le dauphin régent à 
la tète de la noblesse de sa province, qui le 
réclamait pour chef comme le plus digne de 
commander. Les pouvoirs les plus étendus lui 
furent conférés par lettres patentes de 1357, et 
aussitôt il prit toutes les plus sa^es mesures pour 
s'opposera l'invasion des Anglais. 

L'ancienne et illustre race des comptours d'Ap- 
chon s'éteignit glorieusement par la mort de 
Guillaume VI sur le champ de bataille d'Azin- 
court. On nous dit qu'une famille a relevé le nom 
et se fait appeler d'Apchon deSaint-< lermain. 

Nous ignorons l'adresse des membres de cette 
dernière famille, s'il en existe encore. 

Armes : D'or, à .si.,- fleurs de lis d'azur. — 
Alias : D'or, sente de /leurs de lis d'azur. 

Cri m; guerre : Hauteclair. 



ARBAUD \d '). 

Cette famille a pour auteur Barthélémy d'Ar- 
baud, chancelier du roi Robert; on le trouve qua- 
lifié miles, chevalier, dans plusieurs actes passés 
aux années 1324 et 1326. Nostradamus le nomme 
parmi les hommes illustres de ce temps-là dans 
son Histoire de Provence. 

Jean d'Arbaud, fils du précédent, s'établit à 
Arles, où il passa plusieurs actes dans lesquels 
il est qualifié damoiseau. 

Ses descendants ont toujours soutenu de la ma- 
nière la plus honorable leur noblesse., Ils l'avaient 
illustrée par leurs services dans les armées de 
nos rois et par leurs bonnes alliances. 

Un Arbaud d'Arbaud, descendant des précé- 
dents, fut premier consul de la ville d'Aix en 
L428. Cette famille a en outre fourni des cheva- 
liers de Malte et de Saint-Louis et des officiers de 
toutes armes. Nostradamus, parlant des gentils- 
hommes célèbres en l'an 1419, fait mention d'Ar- 
baud Arbaud, seigneur d'Aups. 

Cette famille a formé deux branches : 

1° Celle des seigneurs de Gardane et de Jonques 
dont les armes sont : 

D'azur, au chevron d'argent et au chef cV or, 

chargé d'une étoile de gueules. 

2° Celle des seigneurs de Brest et de Château- 
vieux, dont les armes sont : 

D'argent, au griffon de sable, la patte dextre 
d'aigle, et la jambe sénestre de lion, velues ou 
écorchées de gueules. 



D E vis 



Nascitur et péril ira. 



ARBLADE (d'). 

L'état de cette famille nous est inconnu. Les 
d'Arblade sont issus des comtes de Pardail- 
lan-Gondrin, et ont été répandus en Roussillon, 
Guyenne et Gascogne. 

Armes : Parti : aui (d'Arblade),- qiii est d'or 
au lion de gueules, couronné du même, lennnl 
de sa patte sénestre une épée d'azur eh pal, la 
pointe en bas; au chef d'azur, chargé d'une 
croizette d'or entre deux croissants d'argent ; 
an > (de Paillardan-Gondrin) qui est coupé : à) 
d'urgent à trois fasces ondées d'azur (Pardail- 
lan); li) d'or au château de gueules, maçonné 
de snlile. sommé de trois tourelles de gueules 
et accompagné de trois lé/es de Maures, tortille 
d'argent, rangées en chef (Castillon). 

Supports : Deux lions au naturel. 

Devise : Crescil eundo. 

ARCESur). 

Le nom d'Arces futd'abord celui d'une ancienne 
famille du Dauphiné dont le dernier rejeton mâle, 
Louis d'Arces, maria, en 1210, sa fille Guiffrède à 



— 45 



— 46 — 



Hugues Morard, qui fut substitué aux noms et 
armes de son beau-père. De cette union étaient 
issus trois fils qui firent souche ; l'un conserva le 
nom de Morard; les deux autres prirent celui 
d'Arces. 

Joffrey d'Arces, bailli du Briançonnais, était ma- 
réchal de l'armée du dauphin Humbert en 1339. 

François d'Arces, qui combattit à la funeste 
journée d'Azincourt, 1415, mourut sans alliance. 

Antoine d'Arces, seigneur de la Bâtie et de Lis- 
sieu, dit le chevalier Blanc, capitaine de 50 hom- 
mes de pied, s'illustra comme un véritable coureur 
d'aventures. Il parcourut l'Espagne et le Portugal, 
prenant part aux tournois et aux emprinses, où 
il triomphait des plus braves combattants. Il passa 
ensuite en Ecosse, où il conquit l'amitié du roi 
Jacques IV. Il revint en France servit sous 
Louis XII, et fut fait prisonnier avec Imbaut de 
Rivoire par les Vénitiens. Jacques IV le rappela 
en Ecosse, et les historiens dauphinois disent 
môme qu'il fut nommé régent pendant la mino- 
rité de Jacques V. Ce fait est démenti par les au- 
teurs anglais. Il périt assassiné par David Hume, 
gentilhomme écossais, le 21 octobre 1517. 

Jean d'Arces, seigneur de la Bâtie et de Mont- 
biros en Dauphiné, baron de Livarot (Normandie), 
célèbre sous ce dernier nom, fut un des favoris 
de Henri III. Il fut, avec Maugiron, témoin et se- 
cond de Gaylus dans le fameux combat de trois 
contre trois (le 27 avril 1578). Il tua Schomberg 
son adversaire; mais il fut lui-même blessé griè- 
vement à la tête d'un coup d'épée. — Il périt dans 
un autre combat livré près de Blois, où il avait 
le marquis de Piennes pour adversaire (1580). La 
baronnie de Livarot et les autres biens de sa 
brandie, éteinte avec lui, passèrent dans la fa- 
mille d'Oraison. 

Un Louis d'Arces, écuyer, seigneur du Domaine 
et de la Bayette, fut capitaine dans le régiment 
de Champagne, l'an 1683, et commandant au fort 
Saint-André d'Avignon l'an 1684, puis lieutenant- 
colonel des milices de la vallée du Grésivaudan. 
La preuve de la noblesse de cette famille fut justi- 
fiée par titres depuis Louis d'Arces, son septième 
aïeul, marié le 24 juillet 1506 avec noble dame 
Guigone de Fay. 

Au siècle dernier, Louis-Antoine d'Arces, che- 
valier de Saint-Louis, était capitaine des dragons 
au régiment des volontaires du Dauphiné (1758). 

Nous n'avons pu établir d'où provient le titre 
de marquis porté par le représentant actuel. 

Armes : D'azur, au franc quartier d'or ; à la 
cotlce componnée d'argent et degueules, brochant 
sur le tout . 

Devise : Le tronc est vert, les feuilles sont 
arées, ou Virtus, labo)', honos. 



ARCHAMBAULT (d"). 

Cette famille, originaire du Languedoc, s'est 
toujours distinguée dans les armées, et a donné 



cinq grands baillis d'épée de Chàtillon-sur-Indre, 
suivant certificat de M. d'Hozier, délivré le 2 oc- 
tobre 1765. 

Le premier connu de ce nom est Jean d'Archam- 
bault, chevalier, capitaine d'infanterie au régi- 
ment de Vaubecourt en 1620, qui se distingua 
contre les troupes du prince de Condé. 11 fut créé 
premier grand bailli d'épée de Chàtillon-sur-Indre, 
aux gages de 600 livres pour récompense de plus 
de iO années de service, et mourut en 1646, lais- 
sant plusieurs enfants. 

Son fils aîné, Jean-François d'Archambault, 
grand bailli d'épée, capitaine d'une compagnie de 
gens de pied dans le régiment de Vaudrecourt, 
présida à l'assemblée de la noblesse, convoquée 
par ordre du roi, en 1649. Il se distingua au siège 
de Roses ; fut envoyé par le roi en diverses cours 
de l'Europe, etmourut avec postérité le7juillet 1652. 

Son fils aîné, René-François d'Archambault. 
chevalier, fut nommé par Louis XIV grand bailli 
d'épée, quoiqu'il n'eût qu'un an, et il lui fut fait 
don de la charge de gentilhomme ordinaire, vou- 
lant, dit Sa Majesté dans ses brevets, récompen- 
ser dans ce lils les services des pères. Il fut élevé 
page du roi, en sa grande écurie, entra ensuite 
dans la seconde compagnie des mousquetaires de 
la garde du roi ; se distingua dans plusieurs ac- 
tions, fut blessé de trois balles au siège de Maës- 
tricht. En récompense, Sa Majesté lui fit présent 
d'une compagnie de cavalerie dans son régiment; 
peu après, il fut blessé à la cuisse, et ne cessa de 
servir que lorsque ses blessures multipliées l'obli- 
gèrent de demander sa retraite. 

Ses descendants comptent des officiers supé- 
rieurs dans l'infanterie et la cavalerie, des cheva- 
liers de Saint-Lazare et du Mont-Carmel, et des 
mestres de camp de cavalerie. 

Armes : D'azur, à trois lions grimpants,armés 

et lampasses de gueules, à Vécu d'argent eu 
abîme ; au pal de gueules, chargé de trois 
sautoirs alésés d'or. 

Supports: Deux griffons armés. 

Devise: In armis leones. 

11 a existé d'autres familles du même nom dans 
le Bourbonnais, l'Orléanais et la Touraine qui 
portaient les armes ci-après : 

Bourbonnais : D'or, au lion de gueules, à 
huit coquilles d'azur, mises en orle. 

Orléanais et Touraine: D'azur, à trois lions 
d'or, 2 et 1, en cœur un écusson d'argent, au 
pal de gueules, chargé de trois sautoirs ou fran- 
chis d'or. 

Nous trouvons encore : D'argent, au sautoir 
d'azur, chargé de cinq étoiles d'or, à la bordure 
denchée de gueules. 

ARCIZAS {oV). 
Cette famille est une des plus anciennes et des 



ïl 



48 — 



plus distinguées parmi la noblesse du comté de 
Bigorre. On trouve dans un manuscrit de l'histoire 
des vallées d'Auge, qu'un seigneur d'Arcizas, 
étant au service du roi d'Aragon, contre les 
Maures, avait proposé une entreprise extrême- 
ment difficile et si périlleuse, que le roi, la regar- 
dant impossible, lui promit un merle blanc s'il 
parvenait à l'exécuter ; et qu'ayant effectivement 
réussi, il prit pour armes un merle blanc sur un 
fond d'azur. 

Les seigneurs d'Arcizas ont tenu, depuis le 
XI e siècle, un rang distingué dans les comtés de 
Bigorre et de Cominge ; ils y ont possédé plusieurs 
terres, et y ont fait la guerre et des traités de paix 
en leur nom, et s'y sont toujours alliés avec les 
familles les plus distinguées. Ils sont qualifiés 
dans tous les actes des titres de noble, de damoi- 
seau, d'écuyer, de chevalier, de messire, de mon- 
seigneur et de puissant seigneur ; titres qui n'ap- 
partenaient anciennement qu'aux souverains et à 
la haute noblesse. 

Cette ancienne maison, qui a produit plusieurs 
branches, ne subsiste plus aujourd'hui que dans 
celle des seigneurs deLaBroquerreet d'Estansan, 
dans le comté de Cominge. 

Les armes sont : 

1" Pour la branche de La Broquerre : 

D'azur, au merle d'argent passant, qui fut 
donné à cette famille pour une belle action de 
guerre, ainsi qu'il est dit plus haut; 

2° Pour la branche d'Estansan : 

D'argent, à un cœur de gueules, traversé 
d'une clef de sable; parti de gueules, au lion 
d'or, au chef d'azur chargé de trois étoiles d'or. 

ARCONATI-VISCONTI. 

Famille originaire du Brabant, dont l'état nous 
est inconnu. Le titre de marquis est de Busto. 

Armes: Ecart été: aux 1 et 4 à cinq points 
d'or équipollés à \ d'azur (Arconati) : aux 2 et 3 
d'argent, à la couleuvre ondoyante en pal d'a- 
zur, engloutissant un enfant de gueules (Vis- 
conti). 

Cimier: La couleuvre, issant entre un vol 
d'argent. 

Supports: A de. être un griffon d'or; à sé- 
nestre, un léopard lionne d'or. 

Manteau: D'argent, doublé d'azur. 

ARÈNE (cT) 

La maison d'Arène Conhublet tient un rang 
honorable parmi les plus illustres et les plus an- 
ciennes de la Provence. Evandol, comte de Con- 
kublet, est le premier dont nous ayons connais- 
sance. Il , était grand homme de mer, et. après 
avoir servi pendant quelque temps le roid'Angle- 



terre et fait plusieurs actions de valeur avec ses 
six galères, qui lui appartenaient, il se retira à 
Naples où il s'établit. 

Ses enfants firent différentes branches dans le 
royaume de Naples ; un de ses petits-fils épousa 
lie'' ritière de la maison d'Arène, et acquit par ce 
mariage la baronnie de ce nom, située dans la 
Calabre, diocèse Bari. Depuis cette alliance, les 
Conkublet prirent le nom d'Arène et c'est sous ce 
dernier nom qu'on les connaît depuis plus de 
500 ans. Charles-Quint accorda à Jean-François 
d'Arène le titre de marquis ; et le pape Eugène 
donna en 1440 le commandement de ses troupes à 
Louis d'Arène, archevêque de Florence, lequel fut 
ensuite cardinal et patriarche d'Aquilée. L'abbé 
Fleury en parle comme d'un grand homme, dans 
son Histoire ecclésiastique. 11 mourut à Borne 
l'an 1465. 

Nicolas d'Arène fut le premier de cette maison 
qui passa en Provence. Il y accompagna Louis III, 
roi de Naples et des Deux-Siciles, duc d'Anjou et 
comte de Provence, son bienfaiteur. 

Après le traité de Madrid, Nicolas d'Arène fut 
un des trois gentilshommes que la ville de Mar- 
seille envoya au roi en 1424, pour complimenter 
Sa Majesté sur son heureux retour en Fiance. 
Nicolas obtint à cette occasion la permission de 
faire battre monnaie à Marseille. Le roi Bené le 
fit son conseiller d'Etat en 1447 et lui accorda plu- 
sieurs privilèges tant pour lui que pour la ville de 
Marseille qui l'avait député auprès de ce prince. 

Jean d'Arène fut deux fois premier consul de 
Marseille. 

La famille compte un conseiller avocat du roi 
à Marseille, un capitaine dans le régiment du roi 
infanterie, des chevaliers de l'ordre militaire de 
Saint-Louis, un lieutenant général des armées du 
roi. En 1702 le roi donna à un Arène une compa- 
gnie de cavalerie. 

Armes: Ecartelé: aux! et 4 d'argent, à quatre 
burettes (ou jumelles) de gueules; aux 2 et 3 
d'azur, à une foi d'argent, varée de pourpre, 
posée en bonde. 

ARGENCE (cV). 

Cette famille, originaire de la Guyenne, du Poi- 
tou et de l'Angoumois, dont les biens ont passé 
dans celle de Joumarl d'Achard en 1008, parle ma- 
riage de Gaspard Joumart avec Gabrielle Tison 
d' Xrgence, réunit en elle les trois noms patrony- 
miques qui forment la souche commune. 

C'est à elle qu'est attribué uniquement le dis- 
tique suivant : 

Les Achaid, les Tison elles voisins 
Pu pays ont chassé les Sarrasins. 

Le premier auteur connu est Achard, seigneur 
de Pommier, évêque de Xoyon sous Clotair II, 
qui vivait vers l'an O'iO. 

Joumart, seigneur de Sufferte, remonte à Au- 



10 — 



- 50 - 



doin Joumart, Miles, seigneur de Vouzais, qui 
vivait en 1260. 

Tison vivait en l'an 565 du règne de. Justinien Ie r , 
empereur d'Orient. (Extrait du corpus juris 
civilis). 

Gabrielle Tison d'Argence, qui épousa Gaspard 
Joumart et lui apporta en dot la seigneurie d'Ar- 
gence, était tille de François Tison, gentilhomme 
de la chambre du roi, chevalier de l'ordre et pre- 
mier baron d'Angoumois et de Françoise de La Bo- 
chebeaucour, issue de la maison d'Alhret. 

C'est par acte du 20 décembre 1111 que les Jou- 
mart et les Achard joignirent leurs noms et leurs 
armes. 

La maison Achard-Joumart-Tison-d'Argence a 
fourni des évèques, des chevaliers de Malte, des 
chevaliers de Snint-Louis, des maréchaux de 
camp, etc. 

Armes : Ecartelé : aux 1 et A, d'azur à trois 
besants d'or, posés 2 et 1, qui est de Joumart; aux 
2 et 3, d'or, à deux; lions couronnés passant de 
gueules, qui est de Tison; sur le tout : d'argent, 
à trois doubles triangles de sable en chef posés 
2 en pointe et 1 en chef: et à trois fasces de 
gueules, qui est d'Achard. 

Couronne de marquis. 
Supports : Deux lions. 
Devise : Achard, Hache. 

REPRÉSENTA NTS ACT UELS : 

1° Argence (M ise douairière d'j, née 
Marie-Aline-Amélie Quimper de Lanascol, 
demeurant château du Grand- Lucé (Sarthe). 

Enfants: a) Alfred-Marie-René-François- 
Hippolyte (M ls d'A), même adresse; b) Ma- 
rie-Frédéric (C te cl' A), marié à M Ue Barrot, 
même adresse; c) N..., mariée au baron 
Léonce Le Vavasseur, 50, avenue Marceau, 
à Paris. 



ARLEMPDES UV). 



ARMAGNAC (tf). 



Voy. Laval. 



Le dernier des anciens comtes d'Armagnac 
mourut archevêque d'Avignon en 1585, âgé de 80 
ans. Il était fils d'un bâtard, et la branche des 
enfants légitimés était éteinte auparavant. 

De ces anciens comtes d'Armagnac sont sortis 
les ducs de Nemours, par Bernard d'Armagnac, 
mort en 1462; le dernier de ces ducs fut Jean d'Ar- 
magnac, duc de Nemours, mort à la bataille de 
Cérignole, le 28 avril 1503. 

Les vicomtes de Fezensaguet sont aussi sortis 
des anciens vicomtes d'Armagnac; leur postérité a 



fini à Jean d'Armagnac, deuxième du nom, vi- 
comte de Fezensaguet, mort en 1403. 

Le comté d'Armagnac échut à la couronne, et 
Louis XIV en fit don, le 20 novembre 1645, à 
Henri de Lorraine, comte d'Harcourt et d'Arma- 
gnac. 

Armes : D'argent, au lion de gueules. 

Il est fait mention d'un autre Armagnac, en 
Guyenne, dont les armes sont : 

Ecartelé: aux 1 et 4 d'or, au lion de gueules ; 
aux 2 et 3 de gueules, au léopard lionne dor. 

ARNAUD. 

Famille noble de Provence, qui remonte à Jo- 
seph Arnaud de la ville de Sisteron, qui s'établit 
à Aix, où il exerça un ofQce de conseiller, secré- 
taire, contrôleur à la chancellerie du parlement, 
le 18 janvier 1685. 

Armes : L'azur, au lion d'or lampassé et armé 
de gueules. 

Il existe plusieurs autres familles Arnaud, 
parmi lesquelles nous trouvons un Arnaud, 
écuyer, seigneur de Sarazignac, dont la noblesse 
fut justifiée par titre depuis Louis Arnaud, qui 
vivait avant 1561. 

Armes : L'azur, à une bande dor, chargée de 
trois losanges de gueules, accompagnée en chef 
de trois étoiles cï argent posées en bande. 

Nous trouvons aussi des Arnaud dans le Berry 
qui portaient : 

D'azur, au chevron d'or, accompagné en chef 
de deux étoiles dargeyit, et en pointe d'un crois- 
sant du même. 

Dans le Languedoc : 

D'azur, à trois trèfles d'argent. 

ARODES (oV) 

Famille originaire de Mézin en Condomois (au- 
jourd'hui chef-lieu de canton) (Lot-et-Garonne). 
Elle a produit les branches suivantes: 

1° d'Arodes de Choisy éteinte en 1846, où figu- 
rent : un juge royal de Mézin, un colonel d'artille- 
rie, chevalier de Saint-Louis. 

2° d'Arodes de Touronna qui a donné : un juge 
royal à Mézin, un capitaine de carabiniers royaux, 
chevalier de Saint-Louis, un enseigne de vaisseau 
mort prématurément. 

Elle s'est éteinte à Mézin en 1851, mais elle s'est 
continuée dans les Ardennes par l'un des siens 
marié en 1711 à Anna-Françoise de Mouy de Sou, 
héritière de la terre seigneuriale de Tailly (canton 
de Buzancy) (Ardennes). 

3° d'Arodes de Tailly, actuellement divisée en 
deux branches. 

4° d'Arodes de Peyriague qui compte : un major 



— 51 



— ■)'. 



au régiment de Brie, chevalier de Saint-Louis, un 
chasseur noble à l'armée de Gondé, chevalier de 
Saint-Louis, et présentement partagée en deux 
branches. 

Armes: D'argent, à un chevron d'azur, ac- 
compagné en pointe d'un croissant du même : 
au chef de gueules chargé de trois étoiles d'or. 

REPRÉSENTANTS CONNUS : 
Branche de Pjeyriague 
Aînée: l'Arodes de Peyriague 'Raoul 
oV). — Résidence: Ch au de Peyriague, par 
MéziD (Lot-et-Garonne). 

2" A. de P. (Marie-Louise-Raymond cV), 
càpitai ne-adjudant-major au 123 e de ligne 
à la Rochelle (Charente-Inférieure). 

Cadette: 3° A. de P. (Marie-Georges- 
Jean d"), lieutenant de vaisseau, à Brest. 
Branche de Tailly 
l'Arodes de Tailly (Edmond cT), chef 
actuel de nom et d'armes. — Résidence: 
château de Villeray, par Saint-Laurent-de- 
Çondel (Calvados) ; marié à Mario de La 
Choltière, dont: l 11 Louis; 2° Jeanne; 3° 
Lucie. 

Frère cadet : 

2° A. de T. (Eugène cV). — Résidence: 
château des Forgettes, par Buzancy (Arden- 
îics); marié à Marie, née baronne d'Anethan 
dont: 1° Blanche, mariée au baron Alfred 
de Cartier d'Yves, demeurant au château 
de Laplante, prés Namur (Belgique) : 2° I ras- 
ton, marié à X.. demeurant au château des 
Forgettes. 

ARTOIS {cV). 

Ancienne famille originaire du Noyonnais qui, 
avant la Révolution et sous la Restauration, a 
donné de nombreux officiers, gardes du corps, 
chevaliers de Saint-Louis, etc. 

11 y a une Branche d'A. de Bournonville que 
nous croyons éteinte depuis longtemps dans les 
mâles. 

Armes : D'azur, au sautoir engrèlè d'argent, 
accompagne de deux croissants du même, l'un 
en chef, l'autre en pointe, et, aux flancs, de 
deux coquilles d'or. 

ARTUR DE LA VILLARMOIS. 

La famille Arturesl originaire de Saint-Laurent 
de Terregâte, dans l'Avranchin. 

Sa généalogie remonté sans interruption à 
Estienne Artur, eacuyer, sieur de Larturage en 



Saint-Laurent. Il laissa de son mariage avec Hu- 
guette d'Ardaine, Guillaume et Jacqueline, ma- 
riée à Jean de Romilly, escuyer, seigneur du 
Plessys. Ces deux enfants firent le partage de sa 
fortune en L396. 

Guillaume Artur. écuyer, fils du précédent, dé- 
tendit le Mont-Saint-Michel contre les Anglais. 
Pour plus de détails sur Guillaume, on peut con- 
sulter le récent ouvrage de M. de Poli : les Dé- 
fenseurs du Mont-Saint-Michel. 

Laurent Artur, mort en 1601, combattit contre 
la ligue sous les ordres du duc de Montpensiçr, 
principalement au siège d'Avranches et à celui du 
château de La Chaise. 

Charles et Philippe Artur du Plessis reçurent 
en 1647 des lettres d'anoblissement. Les vieux 
titres de la famille disent que celle-ci avait dérogé 
•par suite de pertes de biens (sic). 

Quand Charles et Philippe reçurent leurs lettres 
de noblesse, il y avait trois générations que leurs 
parents ne portaient plus le titre d'écuyer. 

Les Artur possédaient la terre du Plessys ou 
Plessis, en Saint-Laurent de Terregâte, depuis au 
moins 1474. Charles Artur, dont il est parlé plus 
haut, laissa cette terre à Philippe, son cadet, et 
son fils fit l'acquisition de la seigneurie de la Vil- 
larmois, auprès de Dol en Bretagne. De sorte que 
depuis ce moment la branche ainée prit le nom de 
La Yillarmois, et la branche cadette continua à 
porter celui du Plessis. Les descendants de Phi- 
lippe vendirent le Plessis au commencement du 
siècle et furent s'établir à la .Martinique, où leurs 
enfants sont encore actuellement. Jacques-René- 
Jean-Bapliste Artur, comte de La Yillarmois, se 
fit naturaliser Breton, le 5 mai 1774, pour pouvoir 
assister aux réunions des états de cette province. 
Il fut cependant nommé député aux états géné- 
raux de 178!) par la noblesse du Cotenlin. 

La famille Artur de La Yillarmois est aujour- 
d'hui représentée par deux branches : l'aînée, qui 
a toujours conservé la terre de La Yillarmois, en 
Bretagne, et la cadette, qui demeure au château 
de Montgoger, en Touraine. 

(Les renseignements ci-dessus sont tirés de 
pièces qui se trouvent à Saint-Lô, aux archives 
du département de la Manche). 

Armes : De g ne nies, à la coquille d'or, au chef 
d'argent. 

Couronne de comte. 

ARVISENET. 

Un Arvisenet, seigneur d'Auranges, conseiller 
au parlement de Besançon, obtint par lettrés du 
roi, du mois de mars [~r2i'>. la continuation du 
titre de marquis qui lui avait été conféré par le 
roi de Sardaignè. 

Armes : D'azur, à trois cherrons d'or. 

Nous trouvons encore dans la même province 



— 53 — 



54 



un Arvisenet anobli en 1531, qui portait les mêmes 
armes. 

ASSCHE (cT). 

Famille originaire du Brabant. 

Armes : De salle, au lion d'argent: ou : échi- 
queté d'argent et de sable, de cinq tires, chacun 
de cinq joints; ou encore : d'or, à la fasce d'a- 
zur, au sautoir de gueules, brochant sur le 
tout. 

ASSELIN DE WILLENCOURT. 

Noblesse de l'Empire. Baron militaire du 5 août 
1812; titre éteint faute de majorât, quoiqu'il ait 
été confirmé en 1714. Le nom de Willencourt est 
une addition de nom. 

Armes : D'or, à Véousspn d'azut\ chargé de 
trois molettes d'argent, ci la bordure de gueules 
du tiers de Vécu. 

ASSEZAT DE BOUTEYRE. 

Le nom de terre de Bauteyre a été ajouté au 
nom patronymique en vertu d'un décret de 1860. 

Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné 
en chef de deux croissants d'argent, et, en 
pointe, de deux épées croisées du même., la 
pointe en haul. 

Devise: Cui amo adhœres. 
Couronne de comte. 

ASTIER. 

Famille de Provence, anoblie par une charge de 
trésorier de France à la généralité de Provence 
dont fut pourvu, le 15 mars 1741, Jean Astier. 

Armes : D'argent, à l'arbre de sinople, issant 
d'une terrasse de même ; au chef d'azur, chargé 
d'un soleil accosté de deux étoiles, le tout d'or. 

AUBERT DE VINCELLES. 

Famille originaire île Bre- 
tagne, ayant possédé le 
comlé de La Ferrière, les 
seigneuries de Vincellcs, de 
Saint (iilles et de Clozy. 

Sa filiation est nettement 
suivie à partir de Thomas 
Âubert (de Dieppe) , capi- 
taine des vaisseaux, du roi, 
qui découvrit (d'après de 
vieux papiers de famille), 
l'Amérique septentrionale , 
en 1504. 

Son fils Charles , égale- 
ment capitaine de vaisseau, mourut en 15i0, en 






cherchant un chemin pour aller à la Chine par le 
Nord. 

Hector Aubert, seigneur de Clozy, fut conseiller 
du roi, à Loches (1669). 

Pierre Aubert, seigneur de La Perrière etdeVin- 
celles, fut maître d'hôtel ordinaire du roi 
Louis XIV. Il eut deux fils : l'un, Charles-Maurice 
Aubert, seigneur de La Ferrière et de Yincelles, 
fut brigadier des armées du roi (1719), et envoyé 
extraordinaire du roi à Venise et en Sicile ; il 
mourut sans enfant. 

L'autre Claude-Pierre Aubert, seigneur de La 
Ferrière et de Vincelles, capitaine de vaisseau, 
chevalier de Saint-Michel, épousa M 1 ' 8 de La Bo- 
cherousse, en Bretagne, où il se fixa. 

Son fils Jacques, fut également dans la marine. 

Les lettres et papiers venant de lui sont adres- 
sées au comte de La Ferrière de Vincelles, cheva- 
lier de l'ordre royal de Saint-Louis. 

Son fils Joseph-Armand eut plusieurs garçons, 
dont l'un Jean-Marie Aubert- Vincelles, devint 
colonel d'artillerie et ne reprit que plus tard la 
particule, sans reprendre ni le nom, ni le titre des 
comtes de La Ferrière. Il mourut en 1854. 

Son fils Amédée Aubert de Vincelles, officier 
d'infanterie démissionnaire, conseiller général du 
Finistère, épousa Mathilde de Kermenguy, dont il 
eut trois fils : 

lo Amédée, lieutenant de dragons, qui épousa 
en 1892, Marie Delarue Caron de Beaumarchais, 

dont une fille ; 

2 J Henry, marié en 1893, à Marguerite Bosgals 
de Béals, dont un fils Jean. 

3° Fernand. 

Armes : D'or, à trois têtes de limier de sable. 

Certains armoriaux attribuent ces armes au nom 
de La Ferrière et donnent aux Vincelles : 

Pallé d'argent et de gueules, à la fasce d'azur 
brochant. 

AUBRY. 

Nous trouvons un grand nombre de familles 
portant ce nom. 

Un Jean-Martin Aubry fournit au conseil supé- 
rieur ses provisions de secrétaire du roi. 

Un Léonor Aubry obtint des lettres d'honneur 
pour pareil office, le 12 octobre 1697. 

Deux Aubry furent reçus conseillers au parle- 
ment de Paris en 1720 et 1731. 

V\\ Aubry prit le titre de marquis de Castelnau, 
d'une terre située à Lazenais en Berry. 

Armes : D'argent, à une hure de sanglier de 
sable, les yeux et les défenses d'argent: au chef 
d'azur, dentelé et chargé de trois roses d'or. 

AUCAIGNE DE SAINTE-CROIX. 

Cette famille, originaire du Bourbonnais, s'est 
établie en Bour™£'i^ à la lin du xvr siècle. 



— 00 — 



— 56 



Le nom de Sainte-Croix a été ajouté au nom 
d'Aucaigne en vertu d'un décret du 5 janvier 1878. 

Armes : D'azur, à un chevron d'or surmonté 
d'un quarreau du même; accompagné en chef 
de deux canes d'argent, et en pointe d'une mon- 
tagne à six coupeaux enflammés de trois flam- 
mes, le tout aussi d'argent. 

AUMALE d'). 

La petite ville d'Aumale, appelée autrefois 
Alhemarle, est située à vingt kilomètres de Neuf- 
châtel, dans la Seine-Inférieure. Elle fut donnée 
par Guillaume le Conquérant, sous le titre de 
comté, à Eudes de Champagne. Le roi Philippe- 
Auguste s'empara de ce fief sur les Anglais et le 
concéda à Simon de Dammartin. Le titre de comté 
d'Albemarle ne fut plus dès lors que nominal en 
Angleterre. En France, le comté continua de sub- 
sister, et son nom d'Albemarle se changea par 
corruption en celui d'Aumale. 11 appartint suc- 
cessivement par mariage aux. maisons de Castille 
d'Harcourt, de Lorraine et de Savoie. Louis XIV 
l'acheta en 1675 et le donna au duc du Maine, 
prince légitimé de France, dont la petite-fille le 
porta à la maison d'Orléans. 

Plusieurs généalogistes pensent que c'est des 
premiers comtes d'Aumale que descend la famille 
de ce nom, qui appartient à la province de Picar- 
die. Deux de ses branches ont été maintenues le 
30 janvier 1699, sur preuves authentiques remon- 
tant à 1546. La filiation commence à Emery 
d'Aumale, qui épousa Jeanne d'Epagny, fille et 
héritière de Baudoin d'Epagny. 

Un Philippe d'Aumale fut tué à la bataillé de 
Pavie. Il avait épousé une nièce de Philippe de 
Villiers-1'Isle-Adam, grand maître de Rhodes. Son 
fils fut panetier et ensuite conseiller et chambellan 
de Henri IL 11 commandait une compagnie de 
cent hommes d'armes. 

Le rameau des seigneurs de Buny et d'Ivren- 
cheuse, le seul qui se soit continué jusqu'à nos 
jours, fut formé par Antoine d'Aumale, lieutenant 
du roi et de la ville de Ham, capitaine de cent 
hommes de pied. 

Un Charles d'Aumale, seigneur de Moreuil et de 
Liévin, devint lieutenant général des armées du 
roi et commandeur de Saint-Louis. Il vivait en 
1714, et son lils Charles-François fut colonel d'ar- 
tillerie en 175G. 

Armes : D'argent, à la bandi de gueules, 
chargée de trois desants d'or. 

AUTRY (cP). 

Terre et baronnie en Champagne, diocèse de 
Reims, érigée en comté en 1695, en faveur de la 
maison de Thuizy, dans la branche des marquis 
de Thuizy, seigneurs de Vraux, dont l'auteur est 
Jérôme de Goujon-de-Thuizy, premier du nom. qui 



vivait vers 1560. Il est parlé de Jérôme-Ignace de 
Goujon deThuizy, chevalier, marquis de Thuizy 
et comte d'Autry, petit-fils de Jérôme, auteur de 
la branche, né en 1063, reçu conseiller au grand 
conseil le 24 août 1658. 

Armes : Ecartelé: aux 1 et 4 d'azur, au che- 
rra// d'or, accompagné de trois losanges du 
même, qui est de Goujon ; aux 2 et 3 de gueules, 
au sautoir engrélé d'or, cantonné de quatre 
fleurs de lis d'argent, qui est de Thuizy. 

AUVRAY. 

Il y avait cinq familles de ce nom en Norman- 
die, trois dans la généralité d'Alençon, et deux 
dans celle de Caen. 

La première est Auvray, sieur de la Goudon- 
nière, maintenu dans sa noblesse le 20 mai 1666. 

Armes : De gueules, à la fasce d'or, accompa- 
gnée en chef de deux roses d'or, et en pointe de 
deux lions passants et affrontés d'or. 

La seconde est Auvray, sieur des Monts, main- 
tenu dans sa noblesse le 31 décembre 1666. 

Armes : D'argent, au chevron d'azur, chargé 
de trois fleurs de lis d'or, et accompagné de trois 
feuilles de sinople, 2 en chef et 1 en pointe. 

La troisième, de la généralité d'Alençon, est 
Auvray, écuyer, sieur d'Im au ville, maintenu dans 
sa noblesse le 6 décembre 1666. 

Armes : De gueules, au chevron d'or, ac- 
compagné de trois croix du même, 2 en chef et 1 
en pointe. 

De la première famille d'Auvray, de la généra- 
lité le Caen, était Cyprien Auvray, sieur de 
L"> -arde, échevin à Caen, qui fut anobli par let- 
tres du mois d'octobre 1599, vérifiées en la cham- 
bre des comptes en 1599 et en la cour des aides, 
le 13 décembre 1010. 

Armes : D'azur, à trois coquilles d'argent, 
2 et 1 . 

La dernière famille du nom, est Auvray, sieur 
de la Rocque. 

Armes : Paie d'azur et d'or, de six pièces; au 
chef de gueules, chargé d'un léopard d'or. 

Il y a eu encore une famille Auvray dont un 
membre fut créé baron sous l'empire et dont le 
titre serait, paraît-il, éteint. 

Armes : Ecartelé : au 1, d'azur, au bouclier 
d'or, chargé d'un écusson du champ sur lequel 
est inscrit le chiffre 40, d'argent : au 2, de baron 
préfet, qui est d'azur, à la muraille 'crénelée 
d'or, surmontée d'une branche de chêne du 
me me; au 3, de gueules, à la clef en pal d'ar- 
gent ; au 4, d'azur, à l'olivier d'or, fruité d'ar- 
gent . 



— a/ — 



58 



AUX Y (<F). 

Cette famille, une des plus anciennes et des plus 
illustres de l'Artois, remonte à Adascar, sire et 
baron d'Auxy qui, en 673, fonda l'abbaye d'Auxy- 
aux-Moines , située à deux heures de la ville 
d'Auxy-le-Chàteau. 

Illustrations : 3 chevaliers croisés, 1 chevalier 
de la Toison d'or, 1 grand maître des Arbaletiers 
et enfin 4 frères chevaliers barnouts, tués à la 
bataille d'Argincourt. 

Alliances : Rubempre, Aubigny, Vermandies, 
Riencourt, Nedonchel, Baillescourt, Picquigny. 
Craon, Encre, Cany, Créquy, Melun, Enghien, 
Hardenthun, Mailly, Laïrémouille, Flavy, Dreux, 
Egmont, Bruyes la Gruthuse, Tragignus, Yves, 
BailIeul,Brimen,Villiers del'lsle-Adam, La Châtre, 
Potier de Gesvres, Soyecourt, Boufflers, Rosset de 
Eleury, Saint-Bliniont, du Fay, de Mauluron. 

Armes : Echiqueté d'or et de gueules de 
cinq tires. 

Cimier : Un buste de More. 

Couronne de duc. 



Supports : Deux léopards lionnes d'or lani- 
passés de gueules. 

Cri: Et toi Auxy . 

Devise: On s'enlace. (Versailles, sal'e des Croi- 
sades). 



REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

1" Auxy de Launois (Emile, comte cl), 
marié à Victorine de Séjournet de Rami- 
gnies, dont : 1 fils et 3 filles. 

2" A. de L. (Albéric, comte cl , marié à 
X..., dont 1 fils et 3 lilles. 

Branche cadette 

1" Auxy (Arthur, duc et marquis ef), ha- 
bitant New-York. 
2° A. (Harold, comte cV). 
3° A. (Alain, comte cl). 
4° A. (Belynde, comte cl'). 





BABAUD. 

Très ancienne famille du Poitou, établie près de 
Confolens (Charente) au xve siècle et ayant pos- 
sédé les seigneuries et fiefs de Praisnaud, de La 
Croze, de La Vergne, du Vignaud, des Bouteries, 
de Iirisset, de Veine, de La Grange, de LaChaus- 
sade, de La Groze-Laribière, de Fontbelle, de 
l'Herbaudie, de Frégeville, de La Grosse, de La 
Franchaudie, de La Fordie, de Bellivier, deBara- 
cou, de Laugerie, de Marcillac, du Mas de La 
Roche, de Monvallier. 

En 1240, Guillaume Babaud et Jean de Mont- 
faucon ont leurs biens saisis, sous prétexte qu'ils 
sont hommes du sire d'Allemagne, pour lors, enne- 
mis du roi. (Arch. nat. .j. 97. 1. 117). 

Avant 1789, cette famille possédait dansleGon- 
folennais, en outre des très nombreuses el non 
moins importantes seigneuries ou fiefs cités ci- 
dessus, les principales charges de la ville de Con- 
folens, telles que consuls, maires perpétuels, pro- 
cureur du roi au siège de l'élection, subdélégués 
de l'intendant, etc. 

Partisans ardents de la réforme religieuse, plu- 
sieurs de ses membres, lors de la révocation de 
l'édit de Nantes, préférèrent l'exil à l'abjuration 
de leurs croyances, et laissèrent au plus jeune des 
leurs le soin de ramener sa descendance dans le 
giron de l'église catholique, apostolique et romaine. 

On lit, en effet, dans la Chronique protestante 
de VAngoumois. par Bujeaud, page 250 : << Parmi 
les abjurations reçues de 1670 à 1684 par Cochois, 
curé (le Monlboyer, on cite celle du sieur Babaud 



de Praisnaud-Isaac, de la paroisse de Confolens, 
avocat au parlement de Paris. » Cette abjuration 
eut lieu le 31 janvier 1660, au lieu dit d'Epenède, 
entre les mains de Bezeaud, prêtre, délégué et 
muni d'une permission expresse à cet effet. (Dos- 
sier manuscrit, étude de M c Girard, notaire à 
Benest). 

Cristophe Babaud de Praisnaud, né en 1551, est 
le chef de la descendance encore existante de cette 
famille à Confolens. 

11 eut do son mariage en 1571, avec damoiselle 
Louise Vergnaud, deux enfants, Pol et Pierre, qui 
sont les souches des deux branches principales 
encore resserrées par des alliances successives. 

Armes : D'or, à un sautoir de gueules, engrëlé 
de subie. 

.Même e i régis trement d'armoiries par d'Hozier 
pour Joachim Babaud du Mas de La Roche; pour 
Jacob Babaud, lieutenant, d'Hozier donne : De 
gueules, à un sautoir d'argent (d'office, sans 
doute). 

RE l ' li ES EN TA N TS A < ' T UELS : 

Première branche de Praisnaud 
et de La Croze 

Babaud de La Croze (Pierre-Camille), 

né *'ii 1815, marié en 1837 à Eulalie Fre- 

geon de La Salles, eut : 1" Camille, né en 

1838, décédé sans postérité, et 2° Frank, né 

en 1840. 



GL — 



— 6:2 — 



Blî.VNCHE DE LaRIBIÈRE 

Babaud-Laribière (Charles), né en 1824, 
maire de Confolens, marié en 1854 à Léon- 
tine de Lagrange-Labeaudie, eut : 1° Anne; 
2° Lucile. 

Deuzième Branche de La Groze 

Eteinte dans les mâles. 

Troisième branche de La Groze 

Babaud de La Croze (François-Ca- 
mille), né en 1844. maire d'Ansac, marié 
en 1890 à Marie-Blanche-Cécile Vienot de 
Vaublanc, dont : a) Marie-Simone, née en 
£891 ; ô) Pierre, ne en 1893, décédé en 
1894; c) Marie-Louise-Janine, née en 1895. 

B. de La C. (Edmond-Auguste), maire 
d'Ambernàc en 1851 , marié en 1882 à Amélie 

GUILLAUD DE CHEMERAULT. 

Branche du Mas de La Boche 
et de Monvallier 

Babaud de Monvallier (Philippe- Jean), 

né en 1810. mort en 1848, avait épousé en 
1839 Laure Despouses de Lage, dont : 
a) Antoinette-Marie-Thérèse, née en 1843, 
mariée en 1809 a Marie-Louis- Arthur Au- 
oier de La Gallet, chef de bataillon, offi- 
cier de la Légion d'honneur; b) François- 
Joseph-Paul. né en 1847, marié le 12 juin 
1882 à Marie-Alice Dufresne de Chassai- 
one, dont : 1° Suzanne, née en 1883, 
2° Bernard, né en 1888 ; c) Philippe-Jean- 
Baptiste, marié en 1878 à Marthe Grassin- 
Delyle, dont 1" Jeanne, née en 187'.). 
2° Henri, né en 1882; 3° Robert, né en 
1885. 

BACHOD DE LESBAT. 

La famille de Bachod, originaire du Bugey, s'est 
distinguée par ses services et ses nobles alliances. 
Elle a fait souche en Savoie, en Franche-Comté 
et dans le Blaisois. 

Elle doit sa noblesse aux éminentes qualités de 
François Bachod, docteur en droit, qui fut créé 
chevalier, le 16 avril 1536 et comte palatin, le 
8 août 1542, par lettres de l'empereur Charles- 
Quint. 

François de Bachod fut ensuite grand dataire 
de sa sainteté, évèque et prince de Genève, en 
1556, et nonce du pape en Savoie. 

Par les lettres précitées de 1542, Charles-Quint 
anoblit en même temps, Claude Bachod le Vieux, 
Claude Bachod le Jeune, Jean et Benoit Bachod, 
frères du futur évèque de Genève, et encore Jean, 
Jacques et Baptiste Bachod, ses cousins. 



Le 24 septembre 1566, Emmanuel-Philibert, duc 
de Savoie, confirma, sur requête, les lettres de 
noblesse de 1542 et anoblit, en tant que de besoin, 
François Bachod, évèque de Genève, Benoit 
Bachod, son frère, seigneur de Saint-Denis-le- 
Chosson et de La Verdatière, genti homme ser- 
vant de la bouche du duc, Louis Bachod, son 
neveu, né à Rome, fils de feu Claude le Vieux, 
Jean et Jacques Bachod, son proche parent. 

La famille de Bachod a formé diverses bran- 
ches. Nous les croyons éteintes, à l'exception 
de celle de Lesbat , encore représentée par les 
femmes. 

Rappelons : 

1° La branche des seigneurs de La Verdatière et 
de Saint-Denis-le-Chosson , issue de Claude 
Bachod le Vieux, frère de l'évêque de Genève. 
Elle a contracté des alliances avec les maisons 
Capponi (de Florence), Ruffin de La Biguerne, de 
Veyllet, de Clermont-Mont-Saint-Jean, de Chas- 
sincourt, de Furstemberg. 

2° La branche des .Bachod de Lesbat, dans le 
Blaisois, également issue de Claude Bachod le 
Vieux, frère de l'évêque de Genève. Elle a produit 
un secrétaire du roi, des conseillers au bailliage 
et siège présidial de Blois, un maire de ladite 
ville, etc. 

3° La branche des Bachod de l'Abergement-de- 
Varey, en Bugey, issue de Jean Bachod, cousin de 
l'évêque de Genève. Elle a été maintenue dans les 
privilèges de la noblesse par arrêt du parlement 
de Dijon, en date du 24 mars 1643. 

4° La branche des' seigneurs de Nercia, de Ver- 
fey et de Saint Nizier-le-Désert , issue d'Aimé 
Bachod. Elle s'est alliée aux familles de Ronche- 
vol, de Migieu, de Fetans, de Guitfrey. 

Armes : D'azur, à un rocher de trois pointes 
d'or, surmonté d'une étoile de six rayons de 
même, en chef, accostée de deux croisetles d'ar- 
gent. 

L'éeu timbré d'un casque avec ses lambre- 
quins. 

Cimier : Un monticule cVor à trois pointes, 
surmonté d'une étoile du même. 

Autre cimier : Une aigle d'or. 

Consulter : Histoire de Bresse et de Bugey, par 
Guichenon; — Dictionnaire de la noblesse de 
Lachenaye des Bois ; — Bibliothèque nationale, 
carrés de d'Hozier, etc. 

REPRÉSENTANT ACTUEL : 

Bachod de Lesbat (Berthe-Louise), fille 

deAltel-Benjamin Bachod de Lesbat. Mariée 
à Henry Soulette. Résidences : rue Fré- 
déric-Bastiat, 4, à Paris, et le Vésinet (Seine- 

et-Oise). 



03 — 



- 64 



BACON DE SAINS. 

Cette famille a obtenu, en 1864, l'autorisation 
d'ajouter à son nom celui de sa terre de Sains et 
à s'appeler Bacon de Sains. 

Armes : De gueules, à cinq fleurs d'aubépine 
d'argent percées du champ. 

BACOT DE ROMAND. 

Cette famille a obtenu, en 1821, l'autorisation 
d'ajouter à son nom de Bacol celui de sa terre de 
Romand et à s'appeler Bacot de Romand. Nous 
ignorons d'où provient le titre de baron put; pat- 
un de ses membres. 

Armes : Touraine : D'azur, à une tour d'or, 
accostée à dextre d'unebranche de lis de jardin 
d'argent, et à sèneslre d'une levrette rampante 
du même, au chef d'hermine. 

BAILLOT D'ESTIVAUX. 

La famille Baillot d'Estivaux ou d'Etivaux est 
originaire du Limousin. 

Armes : D'azur, à la fasce d'argent, chargée en 
chef de trois étoiles d'or, et, en pointe, de trois 
escots du même. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

1° Baillot d'Etivaux (Pierre), rédac- 
teur à \d direction des Domaines, à Châ- 
teauroux (Indre). 

2° B. d'E. (Henri d y ), à Puyvigeraud, 
commune de Salon-la-Tour (Corrèze). 

3° B. d*E. (Gabriel d'), au château de 
Brutine, commune du Ghàtenet. près Saint- 
Léonard (Haute-Vienne). 

BARBET DE JOUY. 

Joseph-Henri Barbet, littérateur et archéologue 
français, membre de l'Institut, né à Canteleu, prés 
de Rouen, le 10 juillet 1812, iils d'un ancien con- 
sul de France à File Maurice et à Brème, a été 
autorisé, en même temps que son père, par décret 
de juillet 18ô9, à joindre à son nom celui de de Jouy. 

BARBIER (B nn ). 

L'état de noblesse de cette famille nous est in- 
connu. 

Armes : Parti: Au 1, d'argent, au coq de sable, 
la tête contournée, crêtée et barbée de gueules; 
au chef d'azur chargé d'une étoile d'argent; au 
2, d'or, à l'épée d'azur et à la pensée au naturel 
passées en sautoir, à la Champagne de sable, 
chargée d'une gerbe d'or. 



REPRÉSENTANT ACTUEL : 

Barbier (Georges-Paul, B on ), 69, rue de 
Rome, à Paris. Marié à X. d'IvERNOis. 

BARBOU. 

Les Barbou sont originaires de Limoges. 

Un Regnauld Barbou fut prévôt de Paris en 
1270. Il y a une branche des Barbou établie dans 
les Pays-Bas. Hugues Barbou, souche de ceux de 
Limoges, y vint de Lyon, au xvi e siècle. 

Un Barbou, d'abord trésorier de France, fut 
anobli par une charge de secrétaire du roi. 

Jean Barbou, libraire de Paris, acheta la terre 
de Monismes de la marquise de Béthune, et h:, 
transmis ou céda à son frère, autre Jean Barbou 
des Courrières, mort en 1727, le premier de la 
famille qui ait ajouté à son nom celui de des Cour- 
rières. 

La branche des Barbou des Courrières com- 
mence à Martial Barbou, fils de Jean, et, comme 
lui, imprimeur-libraire à Limoges, seigneur de La 
Vallette, des Courrières, de Thias et des Places, etc. 
Consul de l'élection de Limoges, mort en 1787, 
laissant postérité, il a fondé par testament une 
place gratuite à l'hôpital de Limoges pour un ou- 
vrier imprimeur. 

L'établissement d'imprimerie des Barbou de 
Paris, célèbre par ses éditions classiques de 1704 à 
1808, était administré par les cadets de famille. 
L'aîné résidait à Limoges. 

Armes : D'azur, à un dexlrochère d'argent 
tenant une plume et un épi d'or surmontés d'un 
croissant de même. 

Devise : Meta laboris homos. 

BARGETON DE CABRIÈRES. 

La maison de Bargeton, originaire du diocèse 
d'Uzès, fut anoblie par lettres patentes de Fran- 
çois 1er du mois de novembre 153-3, en la personne 
de Mathieu de Bargeton, seigneur de Lédenon, 
demeurant à Uzès. Pierre, son arriére-petit-fils, 
fut condamné comme usurpateur de noblesse, 
faute d'avoir produit, devant M. de Bezons, l'ori- 
ginal desdites lettres d'anoblissement. Use pour- 
vut en conseil du roi, et obtint un arrêt le 81 mars 
L672 qui. en le maintenant dans sa noblesse, 
nonobstant qu'il ne rapportât pas l'original des 
lettres d'anoblissement, dont Sa Majesté le dis- 
pensait, en considération de ses services et de 
ceux de ses prédécesseurs, ordonna qu'il jouirait 
des privilèges attribués aux autres gentilshom- 
mes du royaume. Cet arrêt fut confirmé par lettres 
patentes du roi données à Saint-Germain-en-Lave, 
le 18 avril 1672. 

La libation suivie de cette famille commence à 
Mathieu de Bargeton, père de Nicolas de Barge- 
lor\, seigneur de Gabrières, gentilhomme ordinaire 



— 6.") — 



— 60 — 



de la chambre du duc d'Anjou en 1580, viguier 
royal de la ville d'I r zés en 1581, marié à Jeanne de 
Joannis de [.a Roche Saint-Angel, en 1550, dont 
il eut postérité. 

Armes : D'azur, à un chevron d'or, accom- 
pagné d'une rose d'argent posée à la pointe de 
Vécu; au chef d'argent, chargé de trois croi- 
seltes de gueules. 

BARRÉ DE SAINT-VENANT. 

Famille originaire du Poitou où elle a fourni des 
écnevins et maires des villes de Poitiers et Niort, 
établie à Saint Domingue au xvme siècle, dans la 
Brie, en Vendomois et Berry au xixe siècle. 

Divisée en plusieurs branches : de La Thibau- 
dière, La Ricottière, Chabans et Saint-Venant, 
toutes éteintes aujourd'hui, sauf la dernière, titrée 
par Pie IX en 1809. 

Armes : Parti : au 1, d'argent, au sautoir de 
siuople, accompagné en chef d'un lambel de 
gueules ; au 2, d'azur, au chevron d'argent, ac- 
compagné en chef de deux mouchetures d'her- 
mine de même, et, en pointe, d'un soleil d'or. 

REPR ES EN TANTS ACT UELS : 

1° Barré da Saint- Venant (G te Raoul), né 
le 4 mai 1845. ancien zouave pontifical, 
marié le 18 décembre 1871 à Marie-Eustelle 
de Saint-Légier-d'Orignac. — Résidence : 
yiUeporcher- Saint -Ouen, près Vendôme 
(Loir-et-Cher). 

Enfants : a) Adhémar. élève à l'Ecole 
militaire de Saint-Cyr; b) Henri; c) Pierre 
et cinq filles. 

2° B. de S.-V. (Julien), inspecteur des 
forêts à Nevers, chevalier delà Légion d'hon- 
neur, né le 4 septembre 1847, marié le 
11 septembre 1873 à Marie-Thérèse de 
Bengy de Puyv allée, dont deux filles. 

Tous deux lits de Adhémar J.-C, coin le 
B. de S.-V., ingénieur en chef des ponts 
et chaussées, membre de l'Académie des 
sciences, et de Julie Rohault de Fleury, 
décédé en 1886. 

Neveux de Adolphe G.-L. IL de S. -A"., ca- 
pitaine aux hussards de la (larde royale, 
époux de Félicie de Larminat, décédé en 
en 1857. 

Petit-fils de Jean B. de S.-V., colon do 
Saint-Domingue, lieutenant-colonel de ca- 
valerie, chevalier de Saint-Louis, etc. 

Tome II. 



BARTOUILH DE TAiLLAC. 

Famille originaire de Misson, près Dax (Landes). 

Jehannot de Bartouilh, écuyer, se dit fils de 
noble Jean Bartouilh dans son contrat de ma- 
riage avec Clémentine de Laseigne, le 17 sep- 
tembre 1537. 

La famille Bartouilh vint se fixer dans la suite 
à Nérac (Lot-et-(iaronne). Louis-Bertrand de 
Bartouilh, écuyer, quitta la profession des armes 
suivie par ses ancêtres pour embrasser la carrière 
de la robe. 11 épousa à Nérac Marthe Descazels, 
le 31 mars 1712. Juge civil et criminel d'Espieux 
et de Colignac, il obtint le 8 juin 1739, du prévôt 
et du procureur du roy de la prévôté royale de 
Dax, une attestation de sa noblesse et de celle de 
ses ancêtres. 

11 eut de nombreux enfants: l'aîné Daniel-Ber- 
trand de Bartouilh, seigneur de Bue, était écuyer, 
conseiller du roy, lieutenant particulier au prési- 
dial et sénéchaussée de Nérac. 

Un autre fils Jean Bartouilh, fut commandant 
du Louvre. 

Un autre lils Pierre Bartoiulh de Taillac, lieu- 
tenant général criminel au présidial de Nérac. fut 
envoyé à l'échafaud en 1793, à Bordeaux, comme 
noble et ayant un fils émigré à l'armée des princes : 
tous ses biens furent saisis. 

C'est ce Pierre Bartouilh de Taillac qui fut le 
chef de la famille actuelle. Son fils, à la rentrée 
des émigrés, fut nommé àla cour des comptes. Son 
petit-fils fut également conseiller référendaire à la 
cour des comptes. 

La famille Bartouilh compte parmi les membres 
de sa famille, le comte Jaubert, pair de France, 
ministre, qui était petit-fils d'une demoiselle Bar- 
touilh, mariée à M. Capot de Feuillide. 

Armes : L'or, ù lu barre de gueules, charg 
d'un poisson (thouil) d'urgent. 

Supports : Deux lions. 

Devise : Vis unita for lion. 

Couronne de comte. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

1° Bartouilh de Taillac (Raymond), 
avocat. Résidence : Auch (Gers). 

2° B. de T. (Albert), marié à M lle de No- 
livos. Résidence : Esvivès, par Auch (Gers). 

3° Marguerite, mariée à d'Arodesde Pey- 
riague, capitaine au 123 e d'infanterie, ;i La 

Rochelle. 

4" B. de T. (Léonce), administrateur eu 
( îoehinchine. 

5° B. de T. (Paul). Résidence : Blaye 
(( rironde). 



67 - 



GS — 



BASTARD (de). 

La maison de Bastard, d'ancienne et noble ex- 
traction, est originaire, au xie siècle, du comté 
Nantais. Elle a répandu ses branches en Angle- 
terre, où Robert Bastard suivit, en 1000, Guil- 
laume le Conquérant, et où subsistent encore ses 
descendants du nom, en Bretagne, en Berry, en 
Poitou, au Maine, en Gascogne, Guyenne et Lan- 
guedoc. 

De tous temps, les sujets de cette maison onl 
figuré avec honneur et occupé des situations éle- 
vées. Eon Bastard combattait à la bataille de Dol 
en 1173 ; Pierre Bastard du Pèlerin prenait part à 
la sixième croisade; Guillaume de Bastard, vi- 
comte de Fussy, était lieutenant général pour le roi 
Charles VII, en Berry; Henri de Bastard, mar- 
quis de la Cressonnière, en Poitou, chevalier de 
l'ordre du roi, était gouverneur des ville et châ- 
teau de Maillezais; Macé de Bastard, seigneur de 
Dobert, au Maine, était secrétaire de Louis XI ; 
Denis de Bastard, marquis de Fontenay, mourut 
chef d'escadre des armées navales à la Guadeloupe 
en 1723; Pierre de Bastard, seigneur du Bosq, en 
Gascogne, commis à la garde de la cornette 
blanche, était tué à la journée d'ivry, en 1590; 
Jean, comte de Bastard d'Estang, en Armagnac, 
était chevalier d'honneur de la cour souveraine 
de Montauban, au moment de la Révolution ; 
François-Dominique de Bastard, baron de Saint- 
Denis, était grand-maître des eaux et forêts de 
Guienne, Gascogne, Béarn et Navarre au xvm e siè- 
cle; François de Bastard, seigneur de La Fitte, 
en Languedoc, était premier président du Parle- 
ment de Toulouse en 1762. 

La maison de Bastard compte vingt-huit cheva- 
liers dans l'ordre militaire de Saint-Louis ainsi 
que dos chevaliers dans les ordres de Blindes, 
Malte, Saint-Lazare. Dans ce siècle-ci, elle compte 
vingt-cinq nominations dans l'ordre de la Légion 
d'honneur parmi ses membres, dont on peut citer 
François, comte de Bastard d'Estang, grand offi- 
cier de la Légion d'honneur, vice-président de la 
Chambre des pairs, président à la Cour de cassa- 
tion, et ses quatre frères: Victor, officier supé- 
rieur dans la garde royale, député du Lot-et-Ga- 
ronne ; Armand, préfet du Cher sous la restaura- 
tion; Auguste, brigadier des mousquetaires gris 
de la garde du roi, chef d'escadron au corps royal 
d'état-major; Henri, procureur général du roi 
Charles X, à Riom, président honoraire à la Cour 
d'appel de Paris, marié à sa cousine, héritière de 
la branche des marquis de Bastard de Fontenay, 
seigneurs de Dobert, au Maine. 

A.rmes : D'or, à l'aigle d'empire; mi-parti : d'a- 
; ur, à la fleur de lis d'or. 

L'écu entouré d'une chaîne donner, en 1540. 
par le roi François I 11 A Claude de Bastard pour 
ses bons services ;mx guerres du Piémont. 

Cimier: Un ange issant de la grosse tour de 



Bourges, tenant de la dextre une épée jlam- 
boyante, et de la senestre une croix fleurdelisée. 

Supports : A dextre, un ange de carnation 
tenant une bannière armoriée d'une fleur de lis 
de France', à senestre, un griffon soutenant une 
bannière à l'aigle d'empire. 

Devise: Cunctis notafides, concédée, en 1427, 
par Charles Vil à Guillaume de Bastard, vicomte 
de Fussy et à ses descendants. La branche des 
marquis de Bastard de Fontenay, seigneurs de 
Dobert, au Maine, a toujours continué à porter, 
pour demeurer fidèles à la tradition, l'antique de- 
vise : Regum sangnis et Cœsaris. 

Cri : Biex aye. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Branche aînée 

Bastard d'Estang (François. G te de); 
chevalier de la Légion d'honneur, ancien 
officier aux mobiles de la Sarthe, ancien 
secrétaire général de la préfecture de 
Seine-ët-Oise (1875), ancien sous-préfet 
de Dieppe (1877) sous le gouvernement du 
maréchal de Mac-Manon, président de la 
Société historique et archéologique du 
Maine, maire, depuis seize ans. de là com- 
mune d'Avoise (Sarthe), où il demeure au 
château de Dobert. 

Sœurs : a) Denise, veuve du comte de 
Gàstellane; 6) Jeanne, mariée au vicomte 
de Roquefeuil, colonel du 3 e chasseurs; 
c) Marie, mariée au vicomte du Peyroux, 
ancien officier de zouaves. 

Branche cadette 

Bastard de Saint-Denis i René, B on de), 
demeurant au château de Saint-Denis-sur- 
Garonne, près Agen. 

Frères : a) Pierre, officier de cavalerie; 
b) Henri, aspirant de marine; c) Raymond. 

Cousins-germains: 1" Edouard, marié à 
.M 11 " de Rohan-Chabot ; 2° Raoul, marié à 
Marguerite de Lary de La Tour. Rési- 
dence : château du Mirail, près Lectoure 
(Gers) : 3° Albert, marié à M lle N... de Rar- 
botan. Résidence : château de Peyraube 
(Hautes-Pyrénées). 

BASTON DE LARIBOISIÈRE. 

Maison originaire du Poitou et de la Bretagne, 
fort ancienne, dont le nom patronymique est Bas- 
ton. Le général comte de Lariboisière, un des 



69 — 



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lieutenants les plus distingués île l'empereur Na- 
poléon 1er, a jeté sur elle un grand éclat. 

En 1307 et en 1372, Jean Baston tenait le seel 
pour le prince d'Aquitaine, établi en la ville de 
La Rochelle, pour le roi d'Angleterre. 

En 1508. messire Guillaume Baston était commis- 
saire-contrôleur de l'artillerie de France. En 1581, 
Jean Baston, écuyer, seigneur de la Gemerais, fut 
député de Fougères aux Etats généraux. En L73S, 
un Baston de la Vellerbue était connétablede Fou- 



gères. 



En 1780, un membre de cette noble famille, sim- 
ple lieutenant d'artillerie au régiment de La Fère, 
était appelé à faire glorieusement les campagnes 
de la Révolution et de l'Empire; il figurait dans 
nos fastes militaires comme général de division, 
comme premier inspecteur d'artillerie, sous le 
nom si noblement conquis de comte de l'Empire. 
Les restes mortels du général de Lariboisière re- 
posent dans les cavaux des Invalides, et son nom 
est écrit sur une table de marbre, vis-à-vis de la 
chaire, dans l'église de l'hôtel impérial. 1-1 est 
également inscrit sur l'un des huit tableaux qui. 
seuls, devaient, dans le principe, décorer l'arc de 
triomphe de l'Etoile. 

Son fils aine, le comte Honoré-Charles de Lari- 
boisière, sénateur, s'est montré digne de sa famille 
et de son illustre père. Sorti en 1809 de l'Ecole 
polytechnique avec le grade de lieutenant d'artil- 
lerie, il fit d'abord la campagne de Wagram. 
Après la paix il remplit plusieurs missions en 
Westphalie et en Pologne. Nommé capitaine quel- 
que temps après, il se distingua à Malojaros- 
lawetz et à Krasnoé. Blessé et tombé sous son che- 
val tué par la mitraille ennemie, il eût péri au 
passage de la Bérézina, sans le dévouement d'un 
de ses soldais. A sa rentrée en France, le capitaine 
de Lariboisière fut nommé chevalier de la Légion 
d'honneur et chambellan de l'empereur. Au re- 
tour des Bourbons, il rentra dans la vie privée et 
se livra à la culture des arts. 

En 1851, le comte de Lariboisière eut le mal- 
heur de perdre sa première femme, à la munifi- 
cence de laquelle on doit le magnique hôpital de 
Lariboisière, le plus beau monument assurément 
de tous ceux élevés par la charité. 

Armes : Coupe : au 1 d'azur, à l'épée d'argent 
en pal, la garde et la poignée d'or : parti de 
gueules à trois tubes de canons d'or, posés en 
fasce Vun au-dessus 'Je Vautre: le 2 d'or, au 
chevron de gueules , accompagné en chef de 
deux l rèjles de sinople, et, en pointe, d'une quin- 
tefeuille de même. 

Couronne de comte. 

L'écu posé sur un manteau de sénateur* 



BAUFFREMONT (de). 

Voy. pour l'histoire de cette maison, le tome I er , 
col. 37 4. 



REPRESENTANTS ACTUELS : 

I. — Branche cadette 

Bauffremont (Anne - Antoine- Gontran 
P ce -duc de), né à Paris 1'' K', juillel L822, 
fils du prince Théodore et de Laurence de 
Montmorency, décédés ; marié ;i Paris, le 
1 juillet L842, à Henriette-Pauline-Hilaire- 
Noémie, comtesse d'AuBussoN de La Feuil- 
lade. Résidence: 87, rue do Grenelle, ;i 
Paris. 

Enfants : I" Prince Pierre-Laurent-Léo- 
^old-Eugène, né à Paris, le 6 septembre 
1843; marié à .Madrid, le 11 mars L865, à 
Marie-Christine-Isabeile-Ferdinande Osorio 
de Moscoso-y-Bourbon, grande-duchesse de 
Astrico, dixième marquise de Léganès et de 
Morata de la Vega, doux lois grande d'Es- 
pagne de l 1 " classe, née à Genève, le 26 mai 
1850, dont: a) Princesse Marie-Louise-lsa.- 
belle- Caroline- Françoise -Paule- Laurence, 
née à Paris, le 1 er mars 1871: in Princesse 
Marie: Hélène- Adélaïde-Eugénle-Januaria- 
Noémie-Laurence, née à Paris, le 5 janvier 
1878 ; c) Prince Pierre-d'Alcantara-Laurent- 
Joseph-Marie-Alexandre-77a ; o7/o/v'. né a Pa- 
ris, le 28 octobre 1879; 

2° Princesse Marguerite-Lau-Yence-Aime- 
Blanche-Marie, née à Paris, le:: avril 1850; 
mariée, à Brienne, le 18 mai 1868, à René, 
comte de Nettancoûrt-VaubecôurtI l'évi- 
dence : 17, rue Vaneau, à Paris. 

Sœur : Princesse Elisabeth- Antoinette- 
Lauroiiee-Aloxandnno-/ô ; //e/V. née à Paris, 
le 13 juillet 1820; mariée à Paris le 11 no- 
vembre 1837, à Louis de Gontaut-Biron, 
marquis de Gontaut-Saint-Blancard. Ré- 
sidences^, rue Saint-Thomas-d'Aquin, à 
Paris, et château de Saint-Blancard (Gers). 

IL — Branche aînée 
(Eteinte dans les mâles) 

Bauffremont i Paul. P -due de), dé cédé 
le 3 novembre 1893; marié à Ghimay, le 
18 avril 1861, à Valentine de Riquet, com- 
tesse de Garaman, séparée le I" 1 ' aoûl 1874, 
et remariée à Berlin, le 21 octobre 1875, à 
Georges, prince Bibesco. 

Filles : a) Princesse Catherine-Ma.rie-Jo- 
séphine, née à Moulins (Allier), le 8 juin 
1862; mariée à Bucarest, le 17 uni 1888, à 
Nicolas'Nicolaïévitch Vlassow, secrétaire 



- 71 



— 72 — 



d'ambassade , attaché au ministère des 
Affaires étrangères à Saint-Pétersbourg ; b) 
Princesse ,/ea?m£-Marie-Émilie., née au châ- 
teau de Ménars (Loir-et-Cher), le 3 septem- 
bre 1864; mariée à Naples, le 8 juin 1891, 
à Lodovico-Sanfelice, prince de Viggiano. 
Résidence : Naples. 

BEAUSOBRE {de). 

Ancienne famille qui subsiste en plusieurs 
branches établies, l'une en France, l'autre en 
Prusse, la troisième en Suisse et la quatrième en 
Russie. Plusieurs mémoires de 1617, 1703 et 1771 
nous apprennent que cette maison originaire de 
Provence, dont le nom primitif est de Beaux, re- 
monte à Jonas-Baltha, qui portait pour armes ou 
plutôt pour devise (car les armes n'étaient pas 
encore en usage) unegrande étoileàseize rayons, 
au bas de laquelle était écrit en lettres gothiques 
Daltlia. 11 se maria, en 890, avec Sibylle de 
Lavemberg, dont il eut plusieurs enfants. 

Arnault de Beaux, né à Soubrebost, en Limou- 
sin, le 30 avril 1541, servait en 1556 dans la pre- 
mière compagnie des cent gentilshommes de la 
garde du roi sous M. de Boissy, qui l'appelle dans 
un mandement Mons de Beaux-de-Soubrebost. 11 
se trouva en 1562 au siège de Rouen, fut nommé 
en 1568 major du régiment des gardes, passa la 
môme année au service des princes de Gondé et, 
en 1572, pour se sauver du massacre de la Saint- 
Barthélémy, se retira près de Saulieu, à Thoeii- 
Sipierre, chez M. de Sipierre, son beau-frère, puis 
de là il passa à Genève. 

Cet Arnaud ne signait point dans ce pays de 
Beaux-de-Saubre, ni de Soubre, mais toujours de 
Beaussobre,et on l'appelait le sire, ou le seigneur 
de Beaussobre, ou seulement noble Arnault de 
Beaussobre. Dans son contrat de mariage, fait à 
son arrivée de France à Genève, scellé du scel de 
la République, il est dit seulement noble Arnault 
de Beau-Soubre, fils de noble Léonard de Beau- 
Soubre et, de ces deux mots, s'est formé par abré- 
viation le nom de Beausobre que sa postérité a 
conservé. Il portait pour armes : Coupé île gueules 
et d'azur, le gueules chargé d'une étoile à seize 
rayons d'argent; et l'azur de deux chevrons 
d'or croisés à contresens, la pointe de Vun en 
]i tint et lu pointe dé l'autre en bas, appuyée sur 
le bord de Vécu. Arnault de Beausobre avait 
épousé : 1° Clémence, fille du feu sire Abraham de 
Dijon, et dame de Saumaise, etc.;2° le27 juin 1663, 
Marthe du Feu. Il eut du premier lit : Adolf, dit de 
Beausobre, qui, se voyant tant de frères et de 
sœurs, et peu de biens, passa en France. Il eut en 
1599 une lieutenance au régiment des gardes; 
depuis 100<>, il n'est plus fait mention de lui. 

L'aîné du secund lit fut Jean, qui eut postérité 
et commença la première branche. 
Jean-Jacques, comte de Beausobre, née le 15 mars 



1704, fut enseigne en 1716, aide-major en 1728, et 
colonel dans le régiment d'Appelgrin. Il fut en- 
voyé par le roi faire la guerre de Hongrie et 
assista à la paix conclue le 17 septembre 1739. 
En 1740, Sa Majesté lui donna par brevet la per- 
mission de porter le titre de comte et de marquis, 
ainsi qu'aux parents de son nom. En 1742, la cour 
le força de prendre un régiment de hussards. Il 
fut fait brigadier en 1744, maréchal de camp 
en 1748, lieutenant général en 1759 et servit avec 
distinction dans toutes les guerres depuis 1716. Il 
fut fait chevalier de l'ordre de l'Aigle rouge de 
Brandebourg en 1738, avec la permission du roi, 
et nommé grand-croix de cet ordre en 1765. 

La seconde branche commence à Jacques de 
Beausobre, troisième fils de Jean, premier du 
nom. 

Elle a fourni plusieurs officiers de l'armée .du 
roi. 

La troisième branche est formée par Isaac de 
Beausobre, dernier fils d'Arnault. Il se maria le 
21 décembre 1632 à M" c Lescalle dont il eut pos- 
térité. 

Cette branche compte également plusieurs offi- 
ciers de l'armée du roi, Léopold de Beausobre, 
mort en Russie en 1754, où il était l'un des plus 
anciens généraux, et colonel d'un régiment de 
dragons. 

Les armes de ces différentes branches sont les 
mêmes que portait Arnault de Beausobre cité plus 
haut. 

BECKER DE SÉHOLZ. 




La famille de Séholz est 
originaire de Suéde. Elle 
s'est établie après la guerre 
de Trente Ans, à Sarrâlbe, 
dans la partie de la Lor- 
raine appelée autrement 
bailliage d'Allemagne ou 
Lorraine allemande, avec 
Nicolas de Séholz, colonel de 
cavalerie dans l'armée du duc 
Bernard de Sàxe-Wéimar. 

En 1719, le duc Léopold 
de Lorraine, par égard et en 
considération de la personne et des services ren- 
dus par messire Georges de Séholz, capitaine- 
prévôt, juge civil et criminel, gruyer et chef de 
police de la ville et prévôté de Sarrâlbe, lui con- 
cédait, avec droits de haute et moyenne justice, 
les terres et seigneuries deWolmunster et Ormes- 
viller situées au comté de Bitche et dépendant du 
domaine ducal. Par lettres patentes du 3 juillet 
1756, François de Lorraine, empereur d'Allema- 
gne, accordait à Wolf-Françoisde Séholz, seigneur 
de Wolmunster et Ormesviller, commissaire pro- 
vincial de l'artillerie avec rang de lieutenant-colo- 
nel d'infanterie, le titre de baron. Cette famille 
s'est éteinte, dans la branche masculine, dans la 
personne de Stanislas de Séholz, capitaine d'artil- 



- 73 — 



— l'L — 



lerie,tuédèsles débuts de la conquête de l'Algérie, 
et d'Ernest, baron de Séholz, décédé à Sarralbe 
en 1867. Elle survit dans la personne de Frédéric 
Becker, avocat à Lunéville, petit-fils et seul des- 
cendant mâle de Julie de Séholz, sœur des précé- 
dents, mariée à Sarralbe, en 1815, à Georges 
Becker, ancien officier de cavalerie, fils de Joseph 
Becker, député de la Moselle à la Convention et 
aux Cinq-Cents, et qui refusa de voter la mort de 
Louis XVI en prononçant ces paroles : « Ce ne 
sont ni les menaces qui sont suspendues sur 
moi, ni les vociférations qui tombent de ces tri- 
bunes qui me feront voter contre ma conscience. » 
Un autre de ses fils était général d'artillerie, et sa 
fille avait épousé le maréchal comte Molitor. Par 
décret du président de la République, en date du 
3 mai 1879, Frédéric Becker a été autorisé à rele- 
ver le nom et les armes des de Séholz. 

Armes: D'argent, au sautoir onde d'azur, can- 
tonné de quatre croix de Lorraine de gueules. 

Couronne des barons du Saint-Empire. 

BÉCHILLON (de). 

Cette famille est originaire 
du Poitou. 

D'après une légende men- 
tionnée dans les Annales de 
Bouchet, un chef Troyen et 
sa famille, obligés de quitter 
leur pays après la prise de 
Troie, auraient été poussés 
par la tempête sur les côtes 
de la Vendée actuelle où ils 
auraient abordé et se seraient 
installés définitivement. 

D'après une autre légende 
qui est citée par M. Bouillet 
(Revue Poitevine et Saintongeaise. Juin 1880) et que 
le savant Cardin se plaisait à conter, l'installation 
de ces Troyens aurait eu lieu sur les bords d'un 
ruisseau (en celtique Sec), auquel, en souvenir 
de leur patrie, ils auraient donné le nom d'Ihon, 
la citadelle de Troie. Ils auraient ainsi formé sur 
ce point une petite agglomération d'individus qui 
auraient été immédiatement appelés les Bec-Ilion 
(d'où Bech-Ilion, Béchillon). 

Peu à peu ils seraient devenus les maîtres de la 
région et auraient, pour la défendre, établi non 
loin du Bec-Ilion un « castrum » que nous voyons 
mentionné, bien des siècles plus tard, dans le 
Trésor des Layettes des Chartes (tome III, page 
385 b), sous le nom de « castrum de Mareuil et de 
Béchillon » et sur le territoire duquel on a récem- 
ment fait des découvertes intéressantes. (Voir An- 
nuaire de la Société d'Emulation de la Yendée, 
années 1881-1882 et 1883.) Il existe d'ailleurs 
encore, dans la région précitée, un village et un 
château, ainsi qu'une forêt de 400 hectares renfer- 
mant du kaolin, qui portent tous les trois le nom 
de Béchillon, mais avec cette particularité que ce 




nom s'y est modifié et y est devenu successive- 
ment Buchillon, puis Buchignon. (Géographie de 
la Vendée, par Joanne, pages 43 et 44. Armoriai 
du Poitou, par Gouget, page 169. Etat du Poi- 
tou sous Louis XIV, par Dugast-Matifeux, page 
303.) 

Si ces légendes sont vraies, les de Bécliillon au- 
raient, à une certaine époque, sans doute à celle 
des premières guerres entre les Français et les 
Anglais, quitté le Bec-Iiion et le castrum pour 
aller s'installer à Epanes (Deux-Sèvres) où nous 
pouvons les suivre, sur documents authentiques 
et sans interruption. (Voir le Nouveau Dictionnaire 
des familles de l'ancien Poitou, par les RR. PP. 
Beauchet-Filleau, de l'ordre de Saint-Benoist), 
depuis le roi saint Louis, c'est-à-dire depuis une 
époque de beaucoup antérieure à celle de l'an- 
nexion de cette contrée à la France. 

Armes : D'argent, à trois fusées de sable 
mises en fasce. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Béchillon (Frédéric, M is de), chef du nom 
et des armes, domicilié à Pau (Basses-Pyré- 
nées), dont 6 fil s : le comte Robert, demeurant 
à Libourne (Gironde), les comtes Alfred, 
Joseph, Jacques, René et Pierre, demeurant 
à Pau, et 2 filles : Charlotte et Marie, domi- 
ciliées à Pau. 

Frères et sœurs : 1° le comte Eugène, 
demeurant au Mans (Sarthe), dont 1 fils, le 
vicomte Jean, domicilié à Granville (Man- 
che) et 1 fille, Yvonne, demeurant au Mans : 
2° Marie, domiciliée à Nogent-sur-Marne 
(Seine); 3° Gabrielle, demeurant à Ver- 
sailles. 

Cousins germains : l re branche. 1" l'abbé 
Emile, domicilié à Gizay (Vienne); 2° Ca- 
roline et 3° Angèle, domiciliées à Ceaux 
(Vienne). — 2 e branche. 1° le comte Ga- 
briel, demeurant à Chasseneuil (Vienne), 
dont 2 fils, les vicomtes Gabriel et Orner, 
domiciliés à Chasseneuil; 2° le comte Raoul, 
demeurant à Paris; 3°, 4° et 5°, Caroline, 
Pouline et Berthe, domiciliées à Poitiers 
(Vienne). 

Cousins issus de germains : Branche uni- 
que. 

1 er rameau : le comte Gaspard, demeu- 
rant à Jaulnay (Vienne), dont un fils, le 
vicomte Bernard, domicilié à Jaulnay. 

2 e rameau : le vicomte Jean, demeurant 
à Poitiers, dont 1 fils, le baron Alphonse 



— IO 



70 



et 2 filles, Anne et Hélène, domiciliés tons 
les trois à Poitiers. 

BEFFROY DE LA GRÈVE (de). 

Cette famille, d'origine chevaleresque, parait être 
d'extraction Danoise-Normande, comme l'indique 
le plus ancien document connu, où paraisse le 
nom de Beffroy, qui figure dans une charte du 
monastère de Saint- Vigor, au diocèse de Baguin 
delà fin du xr siècle. (Test une donation faite en 
1093, par Arnoul Beffroy, aux religieux de Saint- 
Vigor-en-Périers. (Carlulaire de Mai~moutiers, 
tome II, folio 88.) 

W. de Beffroy, gentilhomme Champenois, prit 
part à la cinquième croisade, où son nom est men- 
tionné dans la charte de Damiette en 121!'. (La 
noblesse de France aux croisades, par Itoyer, 
page 227.) 

La famille de Beffroy a ajouté à son nom celui 
de La Grève, par suite de l'alliance de Gtobert de 
Beffroy avec Hélène de La (trêve, dernière du 
nom en 1410. 

Parmi leurs descendants, Salomon de Beffroy 
fut, en 1712. bailli provincial d'Epée de Soissons, 
et, en 1769, Jean-Baptiste de Beffroy, son petit-fils, 
fut également nommé grand bailli d'Epée duSois- 
sonnais, et c'est en cette qualité qu'il convoqua et 
présida, le 27 avril 1789, l'Assemblée des Trois 
ordres réunis pour l'élection des députés àenyoyer 
aux Etats généraux, à Versailles. 

Alliances : D'Aguin, d'Argy, d'Apremont, des 
Agvilles, deBohan, du Bois d'Escordal, de Boistel, 
de Boutteville, de Brodart, de Carameau, de 
Charpentier d'Audron, de La Chevardière, de 
Dalles, d'Escarmeville, de Fontaine, de Fresneau, 
de La Grève, d'Harzillemont, des Laires, de Pa- 
vant, de Roucy, de Saudras, de Wignacourt, de 
Villers, de Vissée de La Tude, etc. 

Armes : De sable, au lion d'argent . armé et 
lampassé '/c gueules, lu queue contournée et 
pass< : >> entre les jambes. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS: 

Branche aînée 

Beffroy de la Grève (Charles-Louis, 
M" de), né le 27 mars 1816, veuf de M l,e de 
Maillard de Landres, dont : Ferdinand, 
né en 1843, marié à Blanche de Coi.net, 
dont 2 filles. 

Branche cadette 

I" Beffroy de la Grève (Louise-Marie- 
< Ihàrlotte de), mariée ;i J.-P.-( m.-L., comte 
de Joybert, le 17 juin 1874; 2° Louise- 
Adélaïde-Sidonië, née l<> 21 avril 1824 : 
^Pierre; !" Marie; 5° Blanche, non mariés. 




BEGOUEN. 

La famille Bégouën est 
originaire du Poitou où on 
trouve ses traces dès le 
xn e siècle. 

Au xvi" siècle, Gabriel 
Bégouën, sieur de Loumo, 
émigra deTusson en Poitou, 
pour l'île de Saint-Domin- 
gue. 

Jacques-François Bégouën, 
chevalier de l'Empire, par 
lettres patentes du 2G avril 
1808; comte de l'empire par 
lettres du 21 décembre 1808, 
avec institution du majorât sur la terre du Wal- 
lace, par lettres du 16 décembre 1810; député du 
bailliage de Gaux aux Etats généraux de 1789; 
conseiller d'Etat, un des principaux rédacteurs du 
Gode de commerce; armateur au Havre; com- 
mandant de la Légion d'honneur; né à Saint- 
Domingue le 20 décembre 1743, mort en 1831, fils 
de Claude-Guillaume- Vincent Bégouën, marié en 
1776, à Jeanne Mahieu, dont il eut dix enfants. 

A sa mort des raisons de famille firent partager 
le majorât et le titre fut abandonné. Quelques 
années plus tard, son second iils Paul, après 
entente avec ses frères, obtint de Napoléon III le 
droit de faire revivre héréditairement dans sa 
branche le titre de comte (octobre 1861). 

Armes : Coupé : au 1, d'argent, à un palmier 
d'or: nu. 2. d'azur, à un vaisseau de même. 

RE PRÉS EN TANTS ACT UELS : 

André, baron Bégonën-Demeaux, maire 
du Havre, chevalier de la Légion d'honneur, 
né en 1798, mort en 1866, marié à Flora 
Foache, eut pour lils Gustave et Edmond. 

1° Gustave, né en 1800. mort en 1887). 
marié à Mélanie de Picard, dont : 

a) André, né en 1854, marié à Adrienne 
de Gentil; b) Max, né en 1857, marié à 
Marie Edoux; g) Robert, né en 1862, mari*' 1 ; 
tous trois en résidence au Havre. 

2° Edmond, né en 1821, mort en 1885, 
marié à Marie de Ciiazocrne, dont : 

Baron Jules I ! gouèn-Demeaux . né en 
1856, marié : l n à Suzanne Dumas-Descom- 
bes; 2° à Laurence Franchet d'Espërey, 
el 3° ù Marie de Ciiassy. dont baron Albert 
Bégouën-Demeaux , né on 1872 (élève à 
Saint-Cyr). Résidence: Paris. 35, rue de 
Berry. 

Paul, comte Bégouën, né en 1791. mort 
• ■M 1869, marié à Napoléone-Joséphine-Ju- 



/ / 



78 — 



lienne Caffarelli, eut pour fils Maximilien 
et Louis. 

1° Maximilien, comte Bégouën, né en 
1827,, mort en 1885, marié à Léonie Che- 
vreau, dont : 

a) Marcel-Paul-Henri, comte Bégouën, 
né en 1862, marié en 1890, à Claire de 
Chollet, capitaine au 7 e chasseurs, à Técole 
supérieure de guerre. Résidence : Paris, 
10, place Saint-François-Xavier, dont : 
Marie, née en 1891; b) Napoléon-Henri, vi- 
comte Bégouën, né en 1863. Résidence : 
Paris, 10, boulevard Saint-Germain, marié 
en 1892 à Marie-Thérèse Mignondin, dont : 
a) Max, né en 1893; b) Jacques, né en 1894 ; 

2° B. (Louis, V e ), officier de cavalerie, 
né en 1836. 

Charles, né en 1799, mort en 1884 ; marié 
en 1839. à Caroline de Simard de Pitray. 
dont : 

Jacques, né en 1851, marié en 1880 à 
Paula Devès. Résidence : Château de Bel- 
legarde (Dordogne). 

BÉJARRY (de). 

Famille noble, connue en bas Poitou, dès 12Ô0, 
aux environs de Saint-Hermine (Vendée), dont 
Maurice qui servit en outre au ban des nobles du 
Poitou de 1491. (Voir Pierre de Sauçai/). 

Jehan et Jacques (LaGuesménièreetLaLouhène) 
capitaines huguenots au xvie siècle. (Voir d'Au- 
bigné, La Copelinière, etc.) 

Alexandre et son fils Charles-Etienne, marquis 
de La Roche Grigonnière (1703 à 1734). 

Gaspard, Balda, Armand, chevaliers de Malte. 

Maintenue de noblesse de Barentinen 1667, etc. 

Seigneuries : La Louhène, La Guesménière, La 
Roche Gueffir, La Grignonnièfe, Le Poiron, Le 
Colombier, La Corbinière Saint-Vincent , Che- 
nillac, etc. 

Armes : De sable, aux trois fasces d'argent. 

Supports : Deux lions. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

1° Béjarry (Théobald, M is de), marié à 
Berthe de Tenouy, dont : huit enfants, non 
mariés, à ce jour ; 

2° B. (Amédée. C te de), sénateur, marié 
à Elisabeth de Sibeur de Saint-Ferriol. 
dont : huit enfants, non mariés ; 

3° Enfants d'Edmond de B. et d'Hélène 
Caillaud, décédés ; a) Armand, marié en 




1895 à Henriette Hellmann; b) Louis, ma- 
rié en 1893 à X. Coinqi et; c) Xavier, non 
marié: d) Victoire, mariée ;i Henri de 
Si yrol; 

4° Armand, marié à Honorine Rampillon 
de la Sargëre, dont : a) Marie, mariée à 
Joseph de Bernon; b) Henri, marié à Emi- 
lienne Guerotii de La Payain. 



BELENET (de). 

Cette famille, dont le nom s'est successivement 
écrit Belnet, Bellenet, Belenay et Belenet, est ori- 
ginaire du comté de Montbéliard ; elle s'est divisée 

en plusieurs branches : ceiles 
de Chariez, deVesoul, de Be- 
sançon, sont éteintes aujour- 
d'hui. La branche actuelle- 
ment existante semble de- 
voir être celle de Vellers ou 
Villersexel, bien qu'elle ne 
puisse établir sa filiation que 
depuis Christophe de Belle- 
ney de Porrentruy, qui, étant 
venu habiter Vesoul, reçut 
en 1047 des lettres de natu- 
ralité. 
Le titre d'écuyer, que por- 
taient les Belenet de Veller, semble indiquer, sui- 
vant l'assertion de Dom Pelletier, qu'ils étaient 
nobles de race. Du reste, dans le texte allemand 
de la baronnie de < iranges (une des quatre terres), 
ils viennent immédiatement après les Gramont, 
Vézet, Brévans, et avant les Verne, Navarret... 
Si plus tard, comme le dit B. de Lurion dans son 
nobiliaire de la Franche-Comté, Jean-Claude-Jo- 
seph Bellenet fut anobli en 1740 par un office de 
secrétaire du roi au parlement de Besançon, c'est 
qu'en émigrant en Franche-Comté, cette famille, 
malgré sa noblesse incontestée, ne pouvait jouir, 
sans des titres français, des privilèges et excep- 
tions accordés à la noblesse de France. 

L'alliance en 1453 de Jehan Belenet de Veller, 
avec Marie de Quingey, confirme l'assertion de 
Dom Pelletier, car la famille de Quingey, qui prou- 
vait sa filiation dès 1054 de Simonin, grand bou- 
teiller du comte de Bourgogne, et occupait les pre- 
mières dignités à la cour des ducs de Bourgogne 
(un échanson et un page de Charles le Téméraire) 
n'eût pas toléré une mésalliance. 

L'époque la plus reculée où il soit fait mention 
de cette famille est 1393, où noble Jehan Belenet de 
Veller assiste comme témoin à l'acte d'hommage 
prêté par Jacquot de Grachaut, écuyer, 'lu comte 
de La Roche, seigneur de Villersexel (17 janvier 
1393) (Archives , lu Doubs, E. 1441), puis en L436 
Jehan Belenet, curé de Ray, assiste comme témoin 
du seigneur de Ray dans L'affranchissement des 
habitants de Ray, 



— 79 



80 - 



En 1453, noble Jehan III Belenet épousa Marie 
de Quingey. 

En 1616, un Belleney est membre du conseil de 
Régence de Montbéliard au nom du comte Jean- 
Frédéric, duc de Wurtemberg. 

Cette famille s'est alliée aux familles de Quin- 
gey, de Yillechevreux, de Gharmoille, Bublet de 
Bougnon, de Lasnons, Daniel de Chevannay, 
Gravelle, Simonney, de Vongécourt, Foureault de 
Pesme, de Mousin de Villers, Ansoim le Vert, de 
Mézières, de Bonveyron, Berthier de Grandry, de 
Saint-PerndeLaTour Barençon, de BelotdeLeleu. 

Armes : D'azur, au chevrond'or accompagné 
de trois roses du même, 2 et 1. 

Couronne de comte. 

Supports : Deux lions. 

BELLIER DE VILLENTROY. 

Cette famille est originaire 
de Paris ; sa généalogie est 
bien établie depuis 1523 (Ar- 
moriai de France, édit de 
Louis XIV. 1696, à la grande 
bibliothèque, salle des Mo- 
numents, Paris II, page 1248; 
bureau de la rue de Tour- 
non , n° 969 de l'enregis- 
trement. Vérifié en 1867). 

Martin-Joseph Bellier est 
le premier membre mar- 
quant de la famille ; il fut 
prévôt des marchands, éche- 
vin de Paris, quintinier, conseiller du roi sous 
Louis XIV. 
Le nom de Bellier vient de Bellum belli. 
Le nom de Villentroy, ou Villantrois ou Villen- 
trast, provient d'une seigneurie de Touraine, 
alliance très ancienne de famille (Voir le cata- 
logue de Tours des Villantroys, charte de 1780). 

Il serait superflu de donner toute la généalogie 
de la famille, qui est très longue et nombreuse. 

En résumé, les derniers descendants de cette 
ancienne famille de Villentroy sont : 

Bellier de Villentroy, Pierre-Antoine, né en 1800 
mort en 18X2, ayant été pendant cinquante-quatre 
ans magistrat, président de la Cour d'appel de 
l'île de la Réunion, officier de la Légion d'hon- 
neur, officier de l'Instruction publique, comman- 
deur de Grégoire XVI. De son mariage avec Mé- 
lanie de Villéle, nièce de M. de Villèle, ancien 
ministre des finances sous la Restauration, il a 
laissé neuf enfants. 

Les Bellier de Villentroy sont alliés aux fa- 
milles de Maupassant, de Montmort, de Monette, 
de Jussieu, Geoffroy de Villemain, Bouret de Val- 
leroche, Caubet d'IIauteville, Villiers de l'Isle- 
Adam, Le Normand d'Etiolé, Ligier We La Prade, 
.Michel de Pignon, Martin de Martinfort, de Iii- 
beri, Paris de Treffond, de Forceville, Claude de 




Gin, de Merey, de Laleu, Bellier de Montrose, 
Bellier de Beaumont. Bellier de La Charignerie, 
de Raucourl, de Lalenf, de Tourris, Lory des 
Landes, de Heaulme, Sicre de Fontbrune, d'En- 
causse de La Battu, de Villèle, de Galard, de 
Beauregard, deMauléon, de Lafage, de Puyvers, 
de Neuville, de Pons, de Ségalas, de Montbrun, 
d'Armand de Chateaurieux, Desbassyns de Riche- 
mont, Brossin de Saint-Didier, Dodun de Keroman, 
de Bontillier-Chavigny, deMoussac, de Bertin d'A- 
vesnes, de Chancel, Roux de Chàteaurocher, etc. 

Armes : D'azur, à une tour d'argent sur une 
terrasse de meute accompagnée à l'angle dextre 

du chef d'un soleil naissant et rayonnant d'or. 

Couronne de comte. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Bellier de Villentroy (Pierre), marié 
à Adrienne de Bp]rtin-d'Avesnes, dont : 
deux fils : à) Pierre, b) Paul. 

B. de V. (Alfred), marié à Marie de 
Villèle, dont quatre fils : a) Camille, 
b) Pierre, c) Joseph, cl) Albert. 

B. de V. (Ferdinand-Joseph), marié à 
Marie de Chancel, trésorier-payeur géné- 
ral du département de la Manche, officier 
d'Académie. 



BENOIST 
TENDE. 



ou BENOIT DE LOS- 



Famille originaire de l'Angoumois. 

Le premier connu de cette famille est Jacques 
Benoit de Lage-Barton, premier président au par- 
lement de Bordeaux en mars 1561. 

La filiation suivie remonte à Pierre Benoit, élu 
à l'élection du Haut-Limousin en 1556. Son fils, 
Martial, qui continua la descendance, fut prési- 
dent, trésorier général de France en la généralité 
de Limoges, seigneur de Compreignac et du Mas- 
de-Lage, paroisse de Couzeix, fut aussi comman- 
dant de Limoges, et se distingua dans les affaires 
de la Ligue. Il avait épousé Jeanne Douhet, refuge 
des pauvres et des religieux et consolation des 
affligés, qui mourut en grande odeur de vertu, et 
fut inhumée dans le cloître des Carmélites de 
Limoges, avec leur habit, en reconnaissance de 
ses bienfaits envers ce monastère. Pendant la 
peste, elle les avait amenées au Mas-de-Lage, où 
elles demeurèrent longtemps. Cette dame reçut 
encore les filles de Notre-Dame lorsqu'elles vin- 
rent s'établir à Limoges, et les garda six mois à 
ses dépens. 

Jean-Baptiste Benoît, chevalier, seigneur de 
Lostende, inspecteur général des haras du Limou- 
sin, épousa Marie-Anne Martin, dont François- 
Joseph., baptisé à Saint-Jean de Limoges en 1752. 

Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné 



— 81 — 



82 



de trois mains bénissantes d'argent, 2 en chef et 

1 en pointe. 

Voy. Mercier de Lostende. 

BERCEGOL (de). 

Originaire de Villeneuve d'Agenais. où on re- 
trouve sa trace depuis 1560 ; elle compte, parmi ses 
membres, des consuls de cette ville, un capitaine 
aux armées d'Henri IV, un prieur crosse de La 
Roque-Timbau, des avocats en parlement, etc. 

En 1720, à la suite d'une alliance, elle ajouta à 
son nom patronymique celui de : du Moulin et se 
fixa dans le Qué'rcy où elle acquit, en 1726, la sei- 
gneurie et le château de Floyras, qu'elle possède 
encore. 

Une branche cadette porte le nom de : de Ber- 
cogol de Lile. 

Armes : E car télé ; au 1, d'azur, au lion ram- 
pant d'argent, armé et lampassé de même ; aux 

2 et 3, d'argent, à la tour maçonnée et crénelée 
de sable; au 4, d'azur à trois roses d'argent, 
2 et 1. 

Supports : Deux lions affrontés, langues, 
armés et lampassés de gueules. 

Timbre : Couronne comtale d'or. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Branche du Moulin. 

1° Bercegol du Moulin (Charles de), 
avocat. Résidence : Château de Floyras, par 
Castel franc (Lot). 

2° B. du M. (Henri de). Résidence : 
Cahors (Lot). 

3° B. du M. (Oscar de), percepteur. Ré- 
sidence : Cluis (Indre). 

4° B. du M. (Gérard de), capitaine au 
L55 e régiment d'infanterie. Résidence : 
Saint-Mihiel (Meuse). 

5° B. du M. (Raymond de). Résidence : 
Cahors (Lot). 

Branche de Lile. 

1° Bercegol de Lile (Ernest de). Rési- 
dence : Cahors (Lot). 

2° B. de L. (Edouard de). Résidence : 
Cuzorn (Lot-et-Garonne). 

3° B. de L. (Gaston de). Résidence : 
Cuzorn (Lot-et-Garonne). 

1" B. de L. (Raoul de), banquier. Rési- 
dence : Angoulème. 

BERNARD DE CALONNE ( de). 
La maison de Bernard est d'origine chevale- 



resque. Sans remonter au delà du xii" siècle, on la 
voit figurer en deux de ses membres au tournoi 
d'Anchin, en 1096. Les noms de famille à cette 
époque n'étaient pas encore fixés. Au nom de 
baptême, on ajoutait un surnom, provenant soit 
d'une qualité ou d'un défaut, soit d'une terre, 
soit d'une charge ou même d'un lieu de naissance. 
La chronique du tournoi d'Anchin, en citant les 
chevaliers entrés en lice, dit : Joannes a Baralla 
Michael dictas Bemardus filius ejus, Jean de 
Baralle et Michel dit Bernard, son fils. Baralle 
était probablement le nom d'un domaine. Ouoi 
qu'il en soit, Jean de Baralle et Michel Bernard, 
son fils, appartenaient à la chevalerie delà Flan- 
dre Wallonne ou du Hainaut. La filiation s'établit 
dès lors sans interruption, depuis Michel, dit Ber- 
nard, fils de Jean de Baralle, premier du nom, 
seigneur de Bahaucourt, qui eut pour fils : Michel 
Bernard, deuxième du nom, seigneur de Rahau- 
court, lequel fit donation à l'Abbaye du Mont- 
Saint-Eloy, près d'Arras, du consentement de 
Mahaut, sa femme, et de ses enfants : Anselme, 
Alexandre, Michel, Jean et Simon. 

Cette maison a donné : un grand prévôt de la 
ville de Cambrai ; des chanoines de la cathédrale 
de Tournai; des grands prévôts de Tournai ; un 
chevalier du Saint-Sépulcre ; un lieutenant général 
du bailliage de Tournai. 

La noblesse de race de la famille était notoire- 
ment reconnue et authentiquement prouvée de- 
puis plus de trois siècles avant les lettres récogni- 
tives de noblesse que l'un des membres de cette 
famille reçut en 1499. L'abbé Butkens et Théodore- 
Augustin Casetta fournissent des dates de beau- 
coup antérieures à ces lettres d'anoblissement. Il 
convient d'ajouter que les membres de cette 
famille n'auraient pu remplir les emplois qui leur 
furent dévolus s'ils n'avaient été nobles de race. 
Nous trouvons encore : Maximilien Bernard, 
qui fut tué à la tête de son escadron, dans la 
guerre entre l'Espagne et la France. 

Florent Bernard, chevalier, seigneur d'Esquel- 
mes, Florent et du Mont, qui servit en Hongrie 
aux guerres de France en qualité d'enseigne. 

Louis-François Bernard, titré comte de Bailleul, 
seigneur d'Esquelmes, Florent, Bétignies, de Ca- 
lonne et autres lieux, qui fut capitaine d'infante- 
rie au régiment de Zétrus. 

Le titre de comte fut conféré à Louis-François 
Bernard, seigneurde Bailleul, par lettres daté, >s de 
Compiégne, 19 juillet 1695. 

François-Eugène de Bernard, comte de < lalonne, 
par lettres patentes de Louis XIV, de 1670, cheva- 
lier, seigneur de Souverain-Moulin, Auberlieu, 
Binethum, Wimille, Wallers, Calonne-Ricouart, 
et autres lieux, frère puîné de Charles-Alexandre 
de Bernard, comte de Bailleul, qui fut capitaine 
d'infanterie au régiment de Bouftlers en 1706. 

Ma rie- Louis-Joseph de Bernard, comte de Ca- 
lonne, seigneur de Calonne-Ricouart, Auberlieu, 
Attin, Beutin, Rougefay, Vàllers et Divion par 
achat, né le 18 août 1749, qui fut reçu page de la 



Si — 



reine rie France, sur ses preuves de noblesse, le 
25 août 1764, premier page en 1767. officier dans 
le corps des carabiniers en 1771 ; il fut dépouillé 
de tous ses biens par la Révolution et mourut à 
Londres en 1801. 

Cinq branches se sont, au xv fi siècle, détachées 
du tronc par la postérité de Simon Bernard, troi- 
sième fils d'Arnould Bernard. Ces cinq lu-anches 
sont aujourd'hui éteintes; celle des comtes de 
Calonne subsiste seule. 

Les six branches ont eu des alliances avec les 
maisons de Landas, Maldère, Bacheler, de Cordes, 
Villain XIV, Savary, de Preys, Hornu, Louchier, 
Hangouart, de Maulde, d'Arre, du Mortier, du 
Bois, Damman, Clément du Wault, van der 
Gracht, Wyts, La Fosse, Valencia, Wouters, van 
Heecke, de Lannoy, de Rocq, Ghistelles, Dimence, 
Saveuse, de Hallewin, de Ligne, de Montmorency- 
Nivelle, de Berghes, Lidekerke, Beaufort, de 
Haines, de Crèvecœur, toutes familles nobles et la 
plupart illustres de la Flandre, du Hainaut, du 
pays Wallon, du duché de Bourgogne; et avec les 
maisons françaises de Bonnivet, de Gouffier, de 
Béthune-Sully, etc. 

Armes : De gueules, à l'épée d'argent garnie 
d'or, en pal, la pointe en bas, accostée de deu.r 
violettes d'éperon aussi d'or, à six pointes. 

Supports : Deux griffons. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Bernard. G te de Calonne (Alphonse- 
Adolphe do. veuf en premières noces de 
Marie-Julie Hogé, décédée le 21 juin 1880; 
marié en secondes noces à Aglaé-Marie 
Louchet de la Poultière , le 13 décembre 
1887, dont : 

a) Jules-Michel- Arnould ; b) Jeanne-Ma- 
rie-Louise Athéné; e) Robert-Arnoult Mi- 
chel; d) Thérèse-Marie-Claire- Adrienne. 

BERNARD DE LA VERNETTE. 

Cette famille, connue en Maçonnais depuis 
l'année 1430, a prouvé sa filiation noble depuis 
Nicolas Bernard, qui vivait en 1523 et qui est 
nommé avec sa femme dans l'acte de partage de 
leurs biens entre leurs enfants, passé à Mâcon le 
29 octobre 1566. Tous les titres produits à l'appui 
de cette filiation sont relatés au procès-verbal 
d'admission en vertu duquel Claude -Philibert 
Bernard de La Vernette a été reçu à la Chambre 
de la noblesse des Etats de Bourgogne, à Autun, 
le 23 novembre 1763, et sa généalogie a été dressée 
d'après ce document} dont l'original existe à 
Dijon, aux archives départementales de la Côte- 
d'Or. 

Xoble Nicolas Bernard, qui commence la filia- 



tion, épousa Philiberte Verjus, dont il eut cinq 
enfants. 

Nous remarquons au septième degré Claude- 
Philibert Bernard de La Vernette, chevalier, sei- 
gneur de La Vernette, Villard, Cloudeau, La 
Bochette, Saint-Maurice, Saint-Martin, etc., qui 
fut capitaine au régiment de cavalerie d'Orléans, 
chevalier de Saint-Louis, chevalier d'honneur au 
bailliage et siège présidial de Mâcon, lieutenant 
du roi de la province de Bourgogne au départe- 
ment du Maçonnais et de la ville de Mâcon, élu de 
la noblesse aux Etats du Maçonnais en 1766, etc. 
De son mariage avec Marie-Charlotte de La Blé- 
tonnière, le 29 novembre 1745, il a eu quatorze 
enfants, dont six fils qui furent officiers dans les 
armées du roi et dont deux seulement ont laissé 
postérité. Abel-Michel, dit Monsieur de Saint- 
Maurice, l'aîné de tous, qui a continué la filiation 
jusqu'à nos jours, et Jean -Maurice. 

Abel-Michel Bernard de la Vernette-Saint-Mau- 
rice, chevalier, seigneur de La Bochelle, de Saint- 
Maurice, Saint-Martin, etc., fut capitaine au régi- 
ment de cavalerie d'Orléans, lieutenant du roi de 
la province de Bourgogne en survivance de son 
père, lieutenant des maréchaux de France au dé- 
partement de la ville de Châtillon-sur-Seine. Il 
épousa, le 6 février 1782, demoiselle Marie-Au- 
gustine de Chapuis de Bozières, dont il eut plu- 
sieurs enfants. 

Armes : De gueules, à la bande d'or, chargée 
de trois étoiles d'azur, accompagnée à senestre 
d'un cor de chasse d'or, enguiché et virole 
d'azur. 

Couronne de comte. 
Supports : Deux griffons. 
Cimier : Un griffon issant. 
Devise : Sonat ad aslra. 



BERTHELOT DE LA BUNELAYE. 

Cette famille fait partie de 
la noblesse de Bretagne où 
le nom patronymique Ber- 
thelot ou Berthellot était très 
répandu, surtout dans le dé- 
partement des Côtes-du- 
Nord. Toutefois, la propriété 
de la Bunelaye se trouve 
près de Rennes. 

La famille de la Bunelaye 
doit se rattacher à la bran- 
che du Vivier, probablement 
éteinte maintenant, et dont 
deux filles s'allièrent aux 
Abeille et aux Lonrmel et par là aux de Livois, 
aux de La Gandinais et aux Le Clerc de La 
Herverie. 

Plusieurs membres de la famille de La Bune- 
laye furent à l'armée et au barreau vers la fin du 




85 



- 80 



xvi" et le commencement du xvir siècle. Entre 
autres, Jean Berthelot, qui fut juge-prévôt à Ren- 
nes et mourut vers 1740. Il eut trois enfants : 
Philippe-Jacques, juge, sans postérité ; Zuy-Pierre, 
Bénit, prêtre, docteur en Sorbonne ; Anne-Marie, 
épouse de Toussaint Rallier, sieur du Batry, ca- 
pitaine d'infanterie, fils du inaire de Rennes; enfin, 
Jacques Bénit, major d'infanterie au régiment de 
Nice, chevalier de Saint-Louis, qui épousa Jeanne- 
Thérèse le Vicomte. Il mourut en 1783. 

De ses deux enfants, l'un mourut officier au 
régiment Royal-la-Marine ; l'autre, René-Joseph, 
épousa en premières noces Anne-Marie des Rieux 
dont Yves-René; en secondes noces, Marie-Eléo- 
nore Billeheust de Saint-Geroyes, dont : Henry, 
René, Bénit. 

Yves-René épousa sa cousine Elisabeth Sainte 
des Rieux (1). Il fut mousquetaire de la garde du 
roi. 

La protestation de l'ordre de la noblesse de 
Rretagne 1789 contient la signature de Jean-Bap- 
tiste Berthelot. 

Plusieurs renseignements importants concer- 
nant la famille de La Brunelaye sont contenus 
dans la demande qu'il fit en 1814. La fille épousa 
le baron de Bégnier. 

Henry-Bené-Bénit eut plusieurs enfants, dont 
Henry-B*mé-Michel, qui épousa Marguerite- Thaïs 
Huchet de Cintré. Le dernier représentant mâle 
de la famille de La Bunelaye, Henry-Albert-Marie, 
est issu de leur mariage. Bésidences: Paris, rue 
Notre-Dame-des-Champs , et château de Lanne- 
bert, par Plouguenas (Côtes-du-Nord). 

Armes : D'azur, à la bande d'argent chargée de 
trois grenades de gueules ouvertes, cueillies et 
feuillées au naturel, le tout accompagné de deux 
croissants d'argent. 

Couronne de comte. 

BERTHUS DE L'ANGLADE. 

Vieille famille de Saintonge. 

Jean Berthus, seigneur de l'Anglade (1679-1717), 
conseiller, vice-sénéchal de Saintonge, époux de 
Marguerite de Latache, descendait de Gilbert Ber- 
thus, seigneur du Poussaud, en la paroisse de 
Médis, conseiller du roi, etc., 1580-1631. (Bulletin 
des Archives de Saintonge et d'Aunis, 1586, 
p. 16-17). 

Alliances : du Bourg, Farnoux de La Clo- 
chetterie, Dangibeaud du Maine, etc., Mallet du 
Pontet 1718, de Fenis 1837. 

Armes : De sable, à la couleuvre d'or (Armo- 
riai de la généralité de la Bochelle, 1696). 

Altas : D'argent, à l'arbre de sinople, somm< ; 
d'un pigeon d'azur et accompagné en pointe 
d'un lévrier passant devant le pied de ï arbre. 

(1) Elisabeth des Rieux, veuve de Yves-René de la Bune- 
laye, épousa en secondes noces \i. de Chàteaubourg ; leur fille 
épousa M, de Pontbriand, 




BESSET (du). 

fààlÙ!Q>$ÇÈàl Ancienne famille tirant 
son nom de la seigneurie du 
Besset en Haut-Vivarais, 
qu'elle possède depuis la fin 
du xiv e siècle. Sa filiation 
s'établit dès la même épo- 
que. Ses membres qualifiés 
de nobles ou d'écuyers, :tinsi 
que le justifient nomhre 
d'actes authentiques, furent 
longtemps seigneurs du Bey, 
de Deaux, Saint-Prix- en- 
( '.halancon et des Nonnières 
en partie. On en compte 
plusieurs qui se distinguèrent dans le clergé, l'ar- 
mée et la magistrature. 

Kntre autres, Vital du Besset (1526-1598) et son 
neveu Claude (1550-1612), chanoines de Saint-Just 
de Lyon, dont le chapitre exigeait alors la noblesse. 
François (1560-1644), frère du précédent, succes- 
sivement prieur des chartreuses de Sylve, Mou- 
trieux, Valbonne, provincial de Bourgogne, scribe 
du général de l'ordre. 

Claude (1657-1713), d'abord cadet (gentilhomme 
simple soldat) dans la compagnie du May, au ré- 
giment lyonnais de Dôle, ainsi que le rapporte un 
brevet signé de Louis XIV en sa faveur, mort 
officier à la guerre de succession d'Espagne. 

Joseph (1700-1766), lieutenant des dragons de la 
reine, chevalier de Saint-Louis, mort aux Invali- 
des des suites de ses nombreuses blessures. 

Antoine (1690-1747), brillant avocat au parle- 
ment de Toulouse, capitaine-châtelain de Lamas- 
tre, Désaignes, Maisonseule, Cluac, Monens. 
Freyssinet, auteur de plusieurs traités de droit 
seigneurial, etc., etc. 

Joseph du Besset, appartenant à la branche 
établie dans le Bas-Vivarais, siégea comme député 
à l'assemblée de la noblesse de Villeneuve-de- 
Berg, en 1789. 

La famille du Besset s'est alliée (branche aînée) 
aux de Verseil, de Pibères (xvie siècle) ; Boulon 
de Montpeyroux, de Montreynaud (xvne siècle) ; 
d'Audigiei% de Girons (xviir siècle) ; de lia Bla- 
che, de Goys, de Beboul (xix e siècle) . 

Les branches cadettes de la famille ont eu des 
alliances avec les d'Arbalestier de Beaufort. de 
Soubeyran, du Bouchet, du Claux, de Sautel de 
Monteiller, de Marcha, de Barjac, de Garnier de 
Miraval, etc. 

Armes : D'azur, à la fasce d'argent, accom- 
pagnée en chef de trois molettes d'éperon d'or; 
en pointe, d'un lion d'or lampassé de gueules, 
campé sur une terre d'or, tendant sa patte 
senestre à une main d'argent sortant d'un nuage 
de même, mouvant de senestre. 

La maison blasonnait autrefois : D'argent, aux 
trois rocs d'échiquier de sable. 

Couronne de comte, 



— 87 — 



— 88 



REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Du mariage contracté par Xavier du 
Besset avec Marie-Claire de Reboul, du 
Bourg-Saint-Andéol, le 4 mai 1863, sont 
issus : 

1° Besset (Joseph^), né le 9 septembre 
1865, domicilié au Besset, par Lamastre 
( Ardèche i : 

2° Besset (Charles du), né le 27 janvier 
1872, licencié en droit, résidant à Valence 
(l)rôme). 

BIENCOURT (de). 

Maison ancienne qui tire son nom de la terre et 
seigneurie de Biencourt, située au pays de Vimeu, 
en Picardie, qu'elle possédait encore dans le xvi e 
siècle. 

André de Biencourt était prieur de Biencourt 
dès 1184. Le Dictionnaire universel de la France 
dit même que ce prieuré, quoique assez éloigné de 
Biencourt en Vimeu, est une fondation de la mai- 
son de Biencourt, et que les titres portent que 
Anscher, chevalier, et Liédine, sa femme, en fu- 
rent les fondateurs. Cependant, ces fonds ne peu- 
vent suffisamment éclairer l'origine de la maison 
de Biencourt, soit comme sortie de celle de Bam- 
bures, soit comme perpétuée par les anciens sei- 
gneurs de Biencourt en Vimeu ; ce qui parait plus 
assuré. Au reste, l'incertitude même de cette ori- 
gine place la maison de Biencourt dans la classe 
de celles dont la noblesse d'ancienne race est hors 
de doute. 

La terre et seigneurie de Biencourt est sortie de 
cette maison avec d'autres biens de son ancien 
patrimoine, sur la fin du xve siècle, par le mariage 
d'Antoinette de Biencourt, héritière de la branche 
ainée, avec Louis d'Abbeville, dit d'Ivrigny. sei- 
gneur de Moimont et de Hercourt ; et Marguerite 
d'Abbeville, leur fille, les lit passer dans la mai- 
son dé Monchy, par son mariage, vers 1500, avec 
Jean de Monchy, seigneur de Sénarpont. 

Quant au fief seigneurial de Pontrincourt, pos- 
sédé par la maison de Biencourt, qui y était connu 
depuis près de quatre siècles, la perte des anciens 
titres, même de ceux de la seigneurie de Gayeu, 
dont Pontrincourt relève, empêche d'en fixer une 
époque plus éloignée. Test aussi faute de docu- 
ments anciens plus positifs, que nous allons rap- 
porter chronologiquement ceux du nom de Bien- 
c mil. dont on n'a pu trouver la jonction avec 
A ii sel de Biencourt, qui commence la filiation 
suivie de cette famille vers 1145. 

Dreux de Biencourt est qualifié de messire dans 
un compte de bailliage de 1366. 

Gilles de Biencourt était l'un des écuyers de Jean 
de Fosseux, chevalier, qui lit montre à Hesdin le 
19 juillet 1380. 



Philippe de Biencourt fut capitaine d'une des 
compagnies qui escortèrent en 1389 l'argent porté 
par Colart le Caron, receveur des aides de Pon- 
thieu, suivant lettres du 22 décembre 1389, dépo- 
sées à la bibliothèque du roi. 

La généalogie de cette famille, dressée en 1778 
sur titres originaux par M. Glabault, commence 
à Ansel de Biencourt. Il est fait mention de lui 
dans plusieurs pièces de 1145, 114 •, 1190, 1200 et 
1203. Ansel de Biencourt laissa de sa femme, dont 
le nom est ignoré, plusieurs enfants. 

Au septième degré, nous remarquons Colart de 
Biencourt, seigneur de Martaineville, Manche- 
court-lès-Abbeville, de Neslette, avec toute sei- 
gneurie vicomtière et arrières-fiefs nobles, etc. 

Bailli d'Abbeville est nommé, avec Henri de 
Biencourt, au rôle des nobles de Vimeu, assemblés 
en armes à Oisemont, le 9 décembre 1397, pour la 
défense du royaume, en vertu des ordres du roi 
Philippe le Long, du 24 août 1397. 

Cette famille a formé plusieurs branches : 

1° Celle des seigneurs de Pontrincourt, Saint- 
Mauvis, etc. 

2° Celle des seigneurs de Pontrincourt, Feuche- 
rollès, etc., barons de Cresecques, grands-baillis 
d'Ardres, etc. 

3° Des seigneurs de Marsilly, Guibermesnil, 
d'Ainbleville, barons de Saint-Just et du Guerard, 
en Champagne. 

4« Des seigneurs de l'Escluse, Bédejun et de La 
Fortilesse, en la Marche. 

5° Des seigneurs du Noyer et de Boisgenets. 

Elle a fourni des magistrats et des officiers de 
toutes armes dans les armées du roi et des mem- 
bres de ses ordres. 

Armes : De sable, au lion d'argent, couronne, 
armé et lampassé d'or. 

Les seigneurs de Bédejun et de Peisat por- 
taient : L'argent, au lion de sable, couronné, 
lampassé et armé (te gueules. 

BIGOT DE LA TOUANNE. 

En Berry, Bretagne, à Paris, en Hollande, en 
Orléanais, en Vendômois et Touraine ; famille 
dont parlent la Thaumassière, dans son Histoire 
de la noblesse du Berry, et Nicolas Catherinot, 
en son Nobiliaire du Berry, comme une des plus 
anciennes et des plus considérables de la ville de 
Bourges. Ils en remontent la libation suivie à Mi- 
chel Bigot, que le roi Charles V annoblit, en con- 
sidération de ses grands mérites, par lettres don- 
nées à Paris le 22 juin 1369, registrées en la 
( ihambre des comptes, le 28 juillet 1369. L'original 
de ces lettres est entre les mains de M. Bigot de 
La Touanne, dont copies ont été délivrées à Mes- 
sieurs Bigot «le MorogueSj Bigol de Chérelles et 
Bigot de Villandry, représentant les aînés de 
cette famille. 

Cette famille a formé plusieurs branches : 

1" Des seigneurs de La Hou ville ; 



89 



90 



2° Des seigneurs de La Rainville, etc., de Vil- 
landry, établie en Hollande, maintenue dans les 
qualités de noble et d'écuyer, par jugement des 
commissaires généraux du Conseil, rendu le 
10 janvier 1699 en la personne de Pierre Bigot, 
écuyer, seigneur de Villandry et de Morogues ; 

3° Des seigneurs de La Touanne, en Orléanais, 
qui a pour auteur Pierre Bigot, premier du nom, 
écuyer, seigneur de Saint-Pierre, quatrième tils 
de Jacques, premier du nom (auteur de la neu- 
vième branche), des seigneurs de Rainville, et de 
Madeleine du Cantal. Il fut conseiller du roi et 
contrôleur ancien du régiment des gardes-suisses 
de Sa Majesté. De son mariage, contracté le 23 dé- 
cembre 1644, avec Anne Bidé, il eut entre autres 
enfants, Pierre Bigot, l'aîné, qui fut maintenu 
dans les qualités de noble et d'écuyer, le 10 jan- 
vier 1699. 

Son fils, Isaac-Pierre Bigot, écuyer, seigneur de 
Touanne, nommé lieutenant en la compagnie-co- 
lonelle du régiment royal d'infanterie de Rous- 
sillon, le 7 juin 1723, et pourvu, au mois d'août 
1731, de l'office de chevalier d'honneur aux bail- 
liage et siège présidial d'Orléans, sur les preuves 
de sa noblesse, alors certifiées au roi par le juge 
d'armes de France, et admises par Sa Majesté. Il 
épousa, par contrat du 14 août 1726, Thérèse Sin- 
son, dont il eut Claude-Pierre Bigot, chevalier, 
seigneur de Touanne, reçu écuyer de main du 
roi, sur les preuves de sa noblesse, admises par 
Sa Majesté au mois d'avril 1753. 

Il se maria deux fois. Du premier lit, il n'eut 
qu'une fille, et du second, avec Anne-Marie-Louise- 
Thérèse Bigot de Morogues, sa cousine, il eut 
Pierre-Sébastien-Irénée Bigot, chevalier, seigneur 
de La Touanne, né en 1768, qui a continué la 
branche, Marie-Thérèse-Henriette Bigot, et deux 
enfants morts en bas âge ; 

4" Branche des seigneurs de Morogues, issue de 
la précédente, ayant pour auteur le second fils de 
Pierre Bigot, premier du nom ; 

5° Des seigneurs de Mosnay, de Pontbodin, du 
Puy-de-Seymes, de La Séguinière et La Vollière, 
en Vendômois et Touraine. 

Ces différentes branches ont donné, depuis l'ori- 
gine du parlement de Rouen, quatre présidents à 
mortier, dont un a exercé la charge de premier pré- 
sident, deux avocats généraux, un grand nombre 
de conseillers ; et à la république des lettres, 
plusieurs savants, entre autres Emeri Bigot, un 
des plus savants hommes du xvne siècle, dont les 
curieux manuscrits sont conservés à la bibliothè- 
que nationale. 

Armes : D'argent, au chevron de sable, accom- 
pagné de trois roses doubles de gueules, 2 en 
chef et 1 en pointe. 

BILLEHEUST D'ARGENTON (de). 

Ancienne noblesse originaire d'Irlande, où trois 
branches de ce nom subsistent. Mlle est regardée 



de tous les temps comme une des premières mai- 
sons de ce pays-là, car plusieurs de cette famille 
ont été décorés de l'ordre de la Jarretière, du titre 
de milord, et de membre du parlement d'Irlande. 
La famille de Billeheust, établie en France dans 
les élections d'Avranches, de Vire et de Mortain, 
n'a pas joui du même éclat; mais elle est du nom- 
bre des meilleures delà province de Normandie, 
tant par ses services continuels que par les bonnes 
alliances qu'elle a toujours contractées. Par un 
arrêt de la cour des aides de Normandie, rendu le 
24 novembre 1486, en faveur de Jean de Billeheust 
de la paroisse de Saint-Sénier, élection d'Avran- 
ches, qui avait été inquiétée sur sa noblesse, elle 
fut reconnue noble d'ancienne extraction. 

Depuis, cette famille est divisée principalement 
en deux branches : l'une, outre les terres d'Argen- 
ton et de Saint-Vigor, dans l'élection de Vire, 
titrées de baronnie et haute-justice, possédait les 
seigneuries de Sainte-Marie-des-Monts, Saint- 
Aubin-dis-Bois,d'Annebec, avec de grandes exten- 
sions de fief dans Beslon, la Chapelle-Cesselin, les 
seigneuries de la Barberie,de Marguerai.le Calipel 
et Boissey. L'autre branche possédait les seigneu- 
ries des Loges-sous-Brecey, et de Saint-Georges de 
Boismenastre, dans l'élection de Mortain. Ces deux 
branches ont possédé de tout temps des terres 
nobles dans la province, et même Henri IV avait 
donné à Nicolas de Billeheust le fief de Saint- 
Martin, dans la paroisse de Mombray, pour ser- 
vices par lui rendus lorsqu'il commandait Farrière- 
ban de Vire. 

Depuis Jean de Billeheust, qui avait servi sous 

François I 01 ', tant au duché de Luxembourg qu'en 

Hainaut, lorsque l'arrière-ban y fut commandé, 

tous ses descendants ont suivi ses traces sans 

aucune interruption. Plusieurs ont été capitaines 

de dragons ; un, lieutenant-colonel des mêmes 

troupes; nombre d'autres, capitaines d'infanterie : 

un, colonel dans la personne de Charles-Alexandre 

de Billeheust, tué au siège de Madras, dans les 

Indes ; il s'était tellement distingué, qu'un fort 

qu'il avait emporté, a conservé le nom de >Sui/i/- 

Georges qu'il portait alors. Enfin, il y en a eu une 

si grande quantité de tués au service qu'on en 

comptait huit dans le siècle précédent. 

De la branche d'Argenton et de Saint-Vigor, il 
ne restait plus que Thomas de Billeheust, seigneur 
d'Argenton, appelé le chevalier de SaintrVigor, 
capitaine commandant au régiment du Maine. 
qui avait une sœur, N... de Billeheust, mariée à 
M. de Percy, demeurant à Vire. 

La branche des Loges subsistait dans trois ra- 
meaux parmi les entants de Jean-Baptisle-Léonor 
de Billeheust, écuyer, seigneur de Saint-Georges. 
mort en 1757. 

En considération des services distingués que 
ceux de cette famille avaient rendus, le roi accorda 
la noblesse d'épée, au premier degré, à M. de la 
Marche, bourgeois de Mortain, maître des comp- 
tes à Rouen, parce que sa mère était une 
Billeheust. 



— '.Il — 



— 92 



Armes : D'azur, au chevron d'argent, accom- 
pagné de trois roses de même, 2 en chef et 1 en 
pointe. 

BISSY (de). 

Cette très ancienne et noble famille, venue de 
la Lombardie en France, se distingua dans la 
carrière des armes. 

Un rameau, fixé en Bourgogne, se rendit célèbre 
sous le nom de Bissy-Thyard. Les comtes et mar- 
quis de Thyard de Bissy ont rempli les plus hautes 
charges dans l'armée et dans l'église ; ils recon- 
nurent la branche de Bissy venue en France 
après eux comme appartenant à leur famille. Le 
comte Frédéric de Bissy, alors capitaine au régi- 
ment de Luxembourg, fut présenté, en 1778, à 
Leurs Altesses sérénissimes Monseigneur le duc 
de Chartres et Madame la duchesse de Chartres 
comme étant du même nom. 

Il serait trop long de redire ici toute l'histoire 
de la famille de Bissy, qui a eu une grande situa- 
tion dans les temps anciens. 

Au xviii'' siècle, un comte de Bissy, âgé de 
vingt ans. à la tête d'une armée de 70.000 hom- 
mes, préserva peut-être la France d'une invasion 
de la Provence par les Impériaux en chassant les 
soldats autrichiens de Gènes, en 1747 ; le duc de 
Boufflers et le duc de Bichelieu, successivement 
commandants en chef de l'expédition, reconnurent 
les services rendus par le comte de Bissy. Le 
même comte de Bissy, prit également part, comme 
commandant général de la marine, à l'expédition 
de S. A. R. le prince de Nassau. 

Marié d'abord selon le rite protestant à la fille 
d'un Anglais, sir Joseph Thornhill de Thornhill- 
Hall, d'une famille de bonne noblesse et possé- 
dant de grands biens, il fut marié selon la religion 
catholique le 19 décembre 1778. Quatre enfants 
étaien t nés depuis son mariage protestant, ils furent 
baptisés le jour du mariage catholique de leur père. 

Les témoins de l'acte de mariage furent du côté 
de l'époux : Sérénissime prince messire Frédéric- 
(Hton-Philippe-Christian-François-Henry, prince 
héréditaire de Salm-Kirbourg, grand d'Espagne 
de l r e classe, colonel au service de France, et mes- 
sire Louis d'Astorg, comte de Barbazan, vicomte 
de Nébouzan, baron de Lez et autres lieux, comte 
d'Aubarde et baron de Peyrusse, baron de Sama- 
det, marquis de Roquépine, lieutenant général 
des armées du roi et chevalier de l'ordre de Saint- 
Louis ; du côté de l'épouse : Messire Joseph-Fran- 
çois-Dumas marquis de Payssac, vidame de Li- 
moges et messire Auguste de Mauperché, con- 
seiller du roi au parlement. 

(Les lignes précédentes ont été relevées sur les 
registres delà paroisse Saint-Sulpice). 

Six enfants sont issus de ce mariage : 

1° Frédéric, baron, puis comte de Bissy, né à 
Londres le 10 mai 1768, décédé le 3 février 1834, 
sans postérité, avec le grade de colonel d'état-ma- 
jor et de maréchal de camp honoraire ; 



2° Auguste, comte de Bissy à la mort de son 
frère, né en 1769, marié à l'île de France (île Mau- 
rice) à une fille du comte de Vis-de-Loup de Bona- 
mour. (Deux fils et deux filles sont nés de ce ma- 
riage : Auguste, Gaston, Eudoxie et Stéphanie; 

3° Geneviève de Bissy, mariée à M. Nette- 
ment ; 

4o Marie-Louise de Bissy, née à Paris, en avril 
1775, morte à l'âge de vingt ans ; 

5° Louise-Marie-Jeanne-Jacqueline-Caroline de 
Bissy, qui acquit une certaine réputation dans le 
monde des lettres, naquit le 21 janvier 1779 et 
mourut sans alliance le 7 juin 1842 ; 

6° Stephano de Bissy qui continua la descen- 
dance en France. 

Né le 26 décembre 1781, baptisé le 8 janvier 
1782, le baron de Bissy, devenu vicomte à la mort 
de son frère aine, fut officier aux gardes d'hon- 
neur, chevalier de la Légion d'honneur : ayant 
été chargé avec le comte d'Andlau de former le 
régiment des cuirassiers d'Angoulème sous la 
Restauration, il fut nommé chevalier de Saint- 
Louis. En premières noces, le baron de Bissy 
épousa, le 30 mai 1818, demoiselle Marc-Rémond 
de Montmort du Dognon, dont le père Armand- 
Bémond, comte de Montmort du Dognon, avait 
été officier des gardes du corps, puis colonel de 
cavalerie, chevalier de Saint-Louis et premier 
aide de camp du maréchal de Broglie à l'armée 
des Princes. 

En secondes noces, le baron de Bissy épousa, le 
13 octobre 1821, Irmine-Xavière-Josèphe Moreau 
de Bellaing. 

Le vicomte de Bissy mourut le 28 janvier 1839, 
laissant six enfants de son second mariage. 

Parmi les principales alliances de la famille de 
Bissy, on peut citer les princes Doria, les marquis 
de Botta-Adorno, les comtes Costa de Lauza- 
Vecchia, les marquis Burri, les Ghilini, les Castel- 
novo, les Nizza, les comtes et marquis de Thiard 
de Bissy, les comtes de Vis-de-Loup, les comtes 
de Montmort, les de Guitaut, les Thornhill, les de 
La Taille, les barons d'Oberlin, les marquis du 
Roure, etc. 

Armes : D'azur, an chevron d'or, accompagne 
en chef, à dextre d'un soleil d'or, à sénestre 
d'une étoile à six raies du même, et, en pointe, 
d'une montagne de trois coupeaux d'argent, le 
coupeau dextre surmonte d'un pélican, le cou- 
peau du milieu surmonte de lances entières et 
brisées, le coupeau s< : neslre charge d'une tour 
crénelée de gueules: au-dessus de la montagne 
se trouve un croissant contourné d'or. 

L'écu posé sur l'aigle noire d'Autriche éployée 
donnée par un empereur de ce pays comme sup- 
ports à un ancêtre, l'aigle accolée d'une cou- 
ronne de marquis. 

(Archives de Lombardie, siècle de Louis XV, de 
Voltaire, Art de vérifier les dates, registre de Saint- 
Sulpice. 1" volume du Nobiliaire de France, 
Laine, Milleville, etc., etc.) 



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REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

1° Bissy (Marie - Antoinette - Joséphine- 
Frédérique de), mariée en 1853 à Théophile 
de La Taille, ancien conseiller à la cour 
d'appel d'appel d'Orléans, chevalier de la 
Légion d'honneur. 

Filles: a) Gabrielle; b) Thérèse; c) Cé- 
cile, religieuses au couvent de la Retraite. 

2° B. (Adolphe- Louis -Stéphane- Joseph, 
V le de), né à Bellaing le 13 mai 1830, marié 
en 1859 à Mélite de Cambry de Baudimont. 

Enfants : a) Stéphano, marié à d'OBERLix 
de Miïtersbacii, dont un flls et deux filles ; 
b) Maria, mariée à de Frohard de La- 
mette, inspecteur des forêts; c) Marguerite, 
religieuse au couvent de Bon-Secours ; cl) 
Jeanne, mariée au capitaine de Villeneuve. 

3° B. (Louise- Constance -Emmanuelle- 
Jeannie de), mariée le 10 septembre 1803 au 
baron Georges t'Kint de Roodexbeke, dé- 
cédée en octobre 1887. 

Enfants ; a) Henry; b) Guy. marié à 
Marthe Jonglez de Ligne; g) Madeleine; 
d) Jeanne; e) Jean. 

BOISSERIE DE CHANTELOUBE, 

de Beaumond, de La Croix, de La Védie, 
du Braxda, de Camarsac, etc., etc. 

La famille de Ghanteloube (aujourd'hui Boisse- 
rie), d'origine chevaleresque, et que l'on pourrait 
sans doute rattacher aux Chanteloup de Norman- 
die, dont un des membres ligure parmi les com- 
pagnons de Guillaume le Conquérant, est an- 
cienne et illustre en Guienne. Son nom, qui s'est 
diversement orthographié (Ghanteloube, Chante- 
louve, Ganteloup, Cantalauva, Gantalupo, Can- 
teleu, Cantaloup, etc.) se retrouve à chaque ins- 
tant dans les chartes du moyen âge avec les qua- 
lifications de miles (chevalier). Alliée au puis- 
santes maisons de Pellegrue, Angevin, de Parem- 
puyra, de Montferrand d'Escodéca,de la Mothe,de 
Grésignac, de Ternies, etc., elle a tenu pendant 
tout le moyen âge un rang des plus distingués 
parmi les familles chevaleresques du Bordelais et 
du Périgord. 

Les archevêques de Bordeaux, Arnaud III et 
Arnaud IV de Pellegrue, dits de Ganteloup, appar- 
tenaient, du côté maternel, à cette maison. 

En 1302, un Ghanteloube obtient l'autorisation 
de construire une forteresse. (Arcli. du château de 
Fayolles.)En 1315, Guillaume de Ganteloup fonde 
une chapelle à Bordeaux. (Arch. de la Gironde, 
G. 834.) En 1346, Amanieu de Chanteloup et 
Arnaud de Grésignac, chevaliers, rendent hom- 



mage au chapitre Saint-André de Bordeaux. (Arch. 
de la Gironde, G. 834.) En 1321, Hélie de Ghante- 
loube, reçu bourgeois de Libourne, est délégué par 
les jurats de cette ville auprès du sénéchal de 
Gascogne, ses deux fils, Jauffre et Giraud, ce der- 
nier chanoine de Saint-André de Bordeaux, recon- 
naissent, en 1331, devant Bobert de Luna, rece- 
veur des domaines, posséder 30 fiefs dans la ban- 
lieue de Libourne. (Histoire de Libourne, par 
Guinodie.) En 1410, Monot de Ganteloup et ses 
frères font reconstruire une forteresse à Camar- 
sac (entre deux mers) ; le sénéchal, à l'instigation 
des maires et jurats de Bordeaux, leur défend de 
continuer les travaux sous peine de 500 marcs 
d'argent. 

Assinatde Ghanteloube, gentilhomme de l'Hôtel 
du roi Henri II, est établi par ce prince capitaine 
de Libourne en 1548 ; et par lettres patentes du 
12 décembre 1554, il obtint pour son fils la survi- 
vance de cette charge, qu'il revendit peu après à 
François de Pons, seigneur de Mirambeau. (His- 
toire de Libourne, tome II, page 107). 

Enfin, le 12 mars 1599, Antoine de Ghanteloube 
et Catherine de Montferrand, sa femme, vendirent 
le château du Branda, situé paroisse de Cadillac. 
De ce dernier descendant au cinquième degré. Jean 
de Chanteloube, écuyer, sieur de Beaumont, qui 
épousa, dans la maison noble de Lavedie (paroisse 
de Saint-Avid Senieur, Dordogne), demoiselle 
Anne Boisserie, issue d'une très ancienne famille 
bourgeoise du Périgord. 

De ce mariage provinrent : 

I. Jean de Ghanteloube, seigneur de Beaumont 
et de Lavedie, né ,vers 1709, marié, en 1730, à 
Anne Delpit, dont A.N.... auteur de la branche de 
Saint-Sernin, éteinte au commencement du siècle 
dans les Labrousse de Laumède. 

B. Jean, née vers 1735, marié le 10 février 1760 
à Antoinette de La Croix, fille de Pierre Petit de 
La Croix, dont trois filles : 1° Toinette, non ma- 
riée, qui testa le 2 octobre 1809; 2° Baymonde, 
épouse en premières noces à Pierre Audibert, et en 
secondes noces à Francis Lachaud; £° Marianne 
(fille ainée), dernière descendante de la branche 
ainée des Chanteloube, qui épousa, vers 1780, 
■Pierre-François Boisserie Chanteloube, officier 
d'infanterie, son cousin, comme il va être dit. 

IL Pierre-François Boisserie de Chanteloube, 
fils puîné de Jean , sieur de Beaumont et de 
Anne Boisserie, prit le nom de sa mère que ses 
descendants ont continué de porter. Né vers 1710, 
il épousa, en 1745, demoiselle X. de Thermes- 
Varicourt dont il eut, Pierre-François Boisserie 
officier d'infanterie, marié en 1780, comme il a été 
dit ci-dessus à sa cousine, Marianne de Chante- 
loube, fille et dernière héritière de Jean, sieur de 
Beaumont et de Lavedie et de Antoinette de La 
Croix. Par ce mariage, le domaine de Lavedie. an- 
cien fief de Boisserie, revint à ces derniers qui le 
possèdent actuellement. 

Le chef actuel de la famille est M. Jehan-Marie- 
Edmond Boisserie de Masmontet, arrière petit-lils 



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de ce dernier et fils unique de François Boisserie, 
notaire à Bergerac, décédé en 1881, et de Char- 
lotte-Fernande-Marie de Masmontet de Fonpeyrine 
il est domicilié au château de Fayolles-Saussignac 
(Dordogne), et porte, joint à son nom, celui de 
Masmontet, dont sa mère, fille d'Alexandre de 
Masmontet et de Aline d'Ascols, était la dernière 
descendante de la branche aînée. 

Ses armoiries sont : D'azur, à trois croissants 
d'argent (qui est Masmontet) au franc canton 
d'argent au loup passant desable, qui estChante- 
loube, couronne comtale. Cimier : les armes de 
Jeanne d'Arc (pour montrer la descendance en 
ligne féminine de du Lys). 

La famille de Chanteloube Boisserie est en 
outre représentée actuellement par deux filles, 
Louisa et Victorine, non mariées, domiciliées à 
Lavédie, près Saint-Avit Senieur (Dordogne); 
Victor Boisserie Chanteloube, à Coux (Dordogne); 
Henri, ancien curé de Liorac, actuellement frère 
mariste ; et Ghéri-Boisserie, notaire à Lalinde 
(Dordogne), marié à Mlle Grenier, dont une fille 
unique, Emma, née en 1873, mariée en 1890 à Em- 
manuel de Montard, fils d'Edouard de Montard et 
de Louise Boissière. 

BOISSY {de). 

Château et marquisat dépendant de la paroisse 
de Saint-Martin-de-Boissy-en-Forêt, diocèse de 
Lyon. 

Jean et Imbert de Boissy, neveu du cardinal de 
La Grange, qui avait beaucoup de crédit auprès 
de Charles V, devinrent, l'un évèque de Mâcon et 
ensuite d'Amiens, et l'autre président au parlement 
de Paris. En 1398, ces deux frères firent bâtir le 
château de Boissy. 

Vers 1430, Eustache de Lévis devint seigneur 
de Roanne par son mariage avec Alice de Couzan, 
et acheta la seigneurie de Boissy, qui, depuis cette 
époque, n'a jamais été séparée de celle de Roanne. 

Par lettres, du mois de mai 1501, les terres et 
seigneuries de La Mothe-Saint-Romain et de 
Roanne, furent unies â celle de Boissy et érigées 
en marquisat, sous le nom de Boissy, en faveur 
de Claude Gauflier, grand écuyer cle France, pre- 
mier gentilhomme de la chambre du roi. 

Le marquis de Boissy obtint de nouvelles lettres 
au mois de novembre 1000, par lesquelles Boissy 
et Roanne furent érigées en duché sous le nom de 
Roannais, pour lui et ses descendants mâles. Ce 
duché fut érigé en pairie par lettres de septembre 
16i2, en faveur de Louis Gfauffier, aïeul d'Artus, 
qui embrassa l'état ecclésiastique et vendit les 
marquisats de Boissy et duché de Roannais â son 
frère François d'Aubusson, depuis duc de La 
Feuillade. 

Cette maison, illustrée par les dignités de grand 
maître, d'amiral, de grand aumônier, de grand 
écuyer de France, subsiste encore en quelques 
branches. 

Armes : D'azur, à sir fleurs de lis d'or, 3 et 3. 




BONNAVENT DE BEAUMEVIELLE. 

A ntoine-Marie d'Hozier de 

Serigny, chevalier, juge d'ar- 
mes de la noblesse de France, 
chevalier-grand-croix hono- 
raire de l'ordre royal de St- 
Maurice et Saint-Lazare de 
Sardaigne, certifions que : 

Trisayeul. — Pierre de 
Bon navène, écuyer, seigneur 
de Beaumevielle. gouverneur 
du château de Billy, par let- 
tres du roy du 28 août 1597, 
épousa demoiselle Claude de 
Chavarlanges. Il est dit dans 
l'arrêt du conseil que « Pierre 
« deBonaveine.pèredeJean et Pierre deBonavène, 
« était originaire du Languedoc et qu'il avait été 
« obligé d'abandonner ladite province pour s'aller 
« habiter en celle d'Auvergne, que ses papiers et 
« biens avaient été détruits par la puissance de 
« ses ennemis; qu'il s'était donné tout entier pen- 
« dant cinquante ans au service de la couronne, 
« pour laquelle il avait souvent exposé sa vie, 
« soit dans les commandements que le roy Henry 
« quatrième lui avait donné sur des compagnies 
« d'infanterie et de cavalerie, soit dans la charge 
« de prévost d'Auvergne et d'une autre charge de 
« prévost par tout le royaume, créées par ce 
« même roy tant pour les lui donner par récon> 
« pense de service et le mettre â couvert des en- 
« treprises de ses ennemis, que pour continuer â 
« se servir de lui dans toutes les occasions les 
« plus importantes pour le bien de son service : 
« en toutes lesquelles choses il avait fait de si 
« grands exploits que le roy Henry le quatrième 
« par quantité de lettres de la main propre de Sa 
« Majesté, avait eu la bonté de lui donner des 
« marques de la dernière confiance qu'un bon roy 
« peut prendre dans un sujet fidèle et affectionné, 
« de lui écrire dans les termes ordinaires dont 
« Elle se servait pour les gentilshommes les plus 
« qualifiés et de l'appeler Monsieur par ses lettres. » 
Bisayeul. — Pierre de Bonnavène (alias de 
Bonnavent) de Beaumevielle d'Ambur, écuyer, 
seigneur de Barutet, épousa demoiselle Jeanne de 
Monicat. Jean de Bonnavène. écuyer, seigneur de 
Beaumevielle, d'Ambur et de Chapdes, maître 
d'hôtel du roy, en 1051 et ledit Pierre cle Bonna- 
vène, son frère puîné, furent maintenus en la qua- 
lité d'écuyer par arrêt du conseil d'Etat du roy du 
10 de mai 1007, où il est dit que Sa Majesté or- 
donna qu'ils seraient inscrits dans l'état des gen- 
tilshommes qui serait arrêté au conseil et envoyé 
dans la sénéchaussée et Election de Riom. 

Ayeul. — Noble Gaspard de Bonnavent de 
Beaumeville d'Ambur, premier avocat général au 
bureau des finances de Montpellier, épousa, le 
17 août 1080, en la paroisse de Saint-Nazaire-La- 
darès. diocèse de Béziers, dame Marguerite de So- 
lignac, veuve. 



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98 



Père. — Noble Alexandre de Bonnavent de 
Beaumeville d'Amour, seigneur de Gourgas, de 
la Bellarie, etc., lieutenant de cavalerie au régi- 
ment de la reine, épousa demoiselle Catherine 
Dassié de Gourgas, fille de noble Jean Dassié et 
de dame Marguerite de La Salle. 11 mourut le 
7 décembre 1759 et fut enterré dans l'église pa- 
îoissiale de Saint-Nicolas de Toulouse. Il était 
frère puîné de feu noble Christophe de Bi mua vent de 
Beaumevielle d'Ambur, connu en Espagne sous le 
nom de comte de Bonnavent, colonel de dragons 
et brigadier des armées de Sa Majesté catho- 
lique. 

Produisant. — Pierre-François de Bonnavent 
de Beaumevielle d'Ambur, écuyer, officier au régi- 
ment Royal-Roussillon-Infanterie, né en légitime 
mariage le 6 janvier 1751, baptisé le 10 du mois 
en la paroisse de Saint-Nazaire de Béziers, a 
prouvé devant Nous sa noblesse par titres authen- 
tiques qui justifient les filiations précédentes. 

Armes : Ecartelë : aux Y et '\, de sable à un 
lion d'argent; aux 2 et 3, de sinople à un trèfle 
d'or. 

En foi de quoi nous avons signé le présent cer- 
tificat et l'avons fait contresigner par notre secré- 
taire qui y a appi se le sceau de nos armes. A Paris, 
le treizième jour du mois de mai de l'an mil sept 
cent quatre-vingt-quatre. 

13 mai 1784. 

Signé : d'Hozier de Serigny 

Par M. le juge d'armes de la noblesse 
de France : 
Signé : Duplessis. 

Viennent ensuite : 

1° Alexandre de Bonnavent de Beaumevielle. 
officier aux grenadiers de la garde royale, cheva- 
lier de Saint-Louis, marié le 27 mai 1766 à de- 
moiselle Marguerite de Feneyronx; 

2° Alexandre de Bonnavent, capitaine de la 
compagnie Saint-André-de-Lang, a épousé demoi- 
selle de Tauriac le 2 pluviôse 1796; 

3° Ferdinand de Bonnavent, etc., garde du 
corps de Sa Majesté, compagnie Luxembourg, 
marié à demoiselle Lemoine de Margon le 13 fé- 
vrier 1828; 

4° Gaston de Bonnavent, etc., fils du précédent, 
a épousé demoiselle Groult de La Planche le 
23 septembre 1857 ; 

5° François de Bonnavent, etc., né en 1862, of- 
ficier de cavalerie démissionnaire, a épousé de- 
moiselle de Gauvignon de Basonnière le 29 juin 
1891, décédée le 11 septembre 1894, laissant une 
fille, Sabine, née le 14 juin 1892. 

BONNAY (de). 

Famille originaire du comté de Bourgogne, près 
de Besançon. 

On trouve dans les Archives de. celte ville, 
qu'en 1148, Brutinde Bonnay, chevalier, seigneur 

Tome II. 



d'Authuison et de Thuiré, donna un homme de 
main-morte à l'abbaye de Bellevaux, du consen- 
tement de Ponce, sa femme. Il lit plusieurs fonda- 
tions considérables à cette abbaye. 

Il mourut en laissant deux fils. L'ainé qui con- 
tinua sa descendance, Pierre de Bonnay, et le 
second, Girard, chevalier, qui mourut sans posté- 
rité dans la guerre de la Terre Sainte, contre les 
infidèles. 

La seconde branche de cette famille, qui a pour 
auteur Henri de Bonnay, écuyer, qui s'établit 
dans le Clermontois-en-Argone, où sa postérité 
subsistait divisée en quatre branches ou rameaux. 

Elle a fourni un homme d'armes sous Charles VI, 
des lieutenants et des capitaines de cavalerie et 
des chevaliers de l'Ordre royal et militaire de 
Saint-Louis. 

Armes : D'argent, à trois hures de sanglier 
de sable, défendues du champ. 

Cimier : Un bourrelet d'argent et de sable, sur- 
monté d'une hure de sanglier de même. 

BONNEAU DU CHESNE DE BEAU- 
REGARD. 

Cette famille, originaire du Poitou, et dont la 
filiation suivie remonte à 1490, figure sur la liste 
des nobles de la généralité de Poitiers dressée en 
1667 et conservée à la bibliothèque de la ville. 

Elle a eu : deux gendarmes de la garde du roi, 
un gouverneur du château et de la ville de Lusi- 
gnan, deux lieutenants généraux civils et crimi- 
nels au siège royal de Lusignan, etc. 

Alliances : Esperon de la Chevallerie et de 
Beauregard, Bellin de la Boutardière, Ghalmot du 
Breuil, Frété de Nerbonneau, Guillemeteau des 
Esses, Despetit de la Salle, Guillon de la Pali- 
nière, de Chièvres, de Fouchier, Mallet de Fois, 
Babinet, Guenyveau de la Baye, Duran de Lau- 
vergnatj du Hamel, etc. 

Armes : D'azur, au chef de gueules chargé de 
deux étoiles d'argent, cantonné : à dextre d'un 
rocher d'où jaillit une source d'argent : à se- 
mestre d'un chêne terrassé d'or. 

Couronne de marquis. 

Supports : Deux lévriers. 

Devise : Bon au bon. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

1" Bonneau du Chesne de Beaure- 
gard (Jules), né le 6 février 1831, habitanl 
à Poitiers el au château de Gabarret i Haute- 
Garonne), marié en novembre 1886 à Sophie 
Duran de Lauvergnat, dont : a) Henry. 
fié à Poitiers le 5 octobre 1867; b) Marie, 

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née à Poitiers le 20 janvier 1871, mariée à 
Poitiers le 29 décembre 1891 à Pierre, baron 
de Gougny-Prépeln, capitaine breveté. 

2°B. du C. de B. (Léonce), né le 6 mars 
1833, fils de Jules ci-dessus nommé, habi- 
tant Poitiers et le château de Mauguéi Vien- 
ne), marié le 10 janvier 1866 au château de 
Castets (Gironde) à Suzanne du Hamel, fille 
d'Octave, comte du Hamel et de Lydie de 
Magne, dont : a) Marguerite, née à Castets 
le 2 avril 1867,mariéeà Poitiers, le 1 er juil- 
let 1886. à Henri Gaborit de Montjou; b) 
Roger, né à Poitiers le 28 août 1869; c) 
Jeanne, née à Poitiers le 11 mai 1876. 

BONNEAU DU MARTRAY. 

Cette fnmille, originaire d'Italie, passe ensuite 
en Bourgogne, où plusieurs de ses membres sonl 
maîtres à la Chambre des comptes, tandis que 
d'autres se distinguent à l'armée. Au xv e siècle, 
noble Jean Bonneau, ambassadeur du duc de 
Bourgogne en Espagne, eut deux fils dont l'un 
fonda la branche des Bonneau de Touraine, et le 
second les Bonneau du Nivernais, qualifiés Bon- 
neau du Martray. 

Alliances : du Crest, de Chargères, de Bour- 
going, de Lavenne de Sichamps, de Montuel, du 
Lac, de L'Hermite, de la Planche, de la Blanche, 
de Jouvencel, etc. 

Preuves : Armoriai du Nivernais (Soultrait). 
Armoriai spécial de France (d'Aghières). Armo- 
riai de la Chambre des comptes de Dijon (Ar- 
chives de famille). Etat de la noblesse, pur Ba- 
chelin-Deflorenne, de l'année 1883-84. 

Armes : D'azur, à trois grenades d'or. 

Avant le xv ft siècle : D'azur, à trois criquets 
d'or; Jean Bonneau obtint ce changement en gre- 
nades pour perpétuer le souvenir de sa mission. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

I. Bonneau du Martray (Louis- Alexis), 
ancien conseiller général de la Nièvre, che- 
valier de la Légion d'honneur, chef de nom 
et armes. 

Père de : 1° Eugène B. du M., ingénieur 
des ponts et chaussées à Dijon; 2° Paul 
B. du M., marié à demoiselle de La Plan- 
che, dont Raymond., sous-lieutenant à Issou- 
diiii ; 3° Marguerite, religieuse du Sacré- 
i !œur. 

II. M" ! " veuve Adrien B. du M., née 
Marthe de Chanteloup, mère d'Isabelle, 
comtesse de Jouvencel. 



III. Enfants de feu Edmond B. du M., 
général de brigade: 1° Glaire, mariée au 
comte de L'Hermite; 2° Gaston, lieutenant- 
colonel d'état-major ; 3° Maurice; 4° Hélène, 
mariée à René, comte du Lac. 

BOSC DE TARET (du). 

Noble et ancienne famille, de Gascogne, illustrée 
par les hautes alliances qu'elle a eues avec les fa- 
milles les plus distinguées de Gascogne, entre 
autres avec la maison de Foix-Candalle, et autres. 

Noble Jacques de Taret de Loubens, seigneur 
de Loubens en 1617, épouse Marie de Foix-Can- 
dalle. Dénombrement fourni par devant M c Jean 
de Laborde, conseiller du roi, parmessire Jacques 
de Taret de Loubens, en 1618. 

Noble Samuel de Taret, écuyer, seigneur du lieu 
de Loubens, dénombre également la terre et sei- 
gneurie de Loubens, le 12 août 1681. 

Au commencement du xviiir siècle, messire 
Dubosc (alias : du Bocs ou de Dubocs), ayant 
épousé la dernière héritière ou représentante delà 
maison de Taret de Loubens, prit les armes, nom 
et titres de cette famille. (Voir p. 168, tome II, de 
l'Armoriai des Landes). 

Armes : Ecartelé : aux 1 et 4, d'azur au le- 
vrier courant de sable; aux 2 et '■'>. de sable au 
lion d'or morné. 

Couronne de marquis. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS l 

Bosc de Taret (Prosper du), proprié- 
taire, marié à Louise Abadie, en 1856. Rési- 
dence : Le Houga (Gers). 

B. de T. (Austinde du), juge de paix à 
Garlin, marié à Nathalie de Lalanne de 
Souye. Résidence : château de Pargade, à 
Garlin (Basses-Pyrénées). 

B. de T. (Eugènedtoô, fils du précédent, 
propriétaire, maire et conseiller d'arron- 
dissement à Garlin, marié à Layrisse de 
Lalanne de Souye, sa cousine-germaine, 
dont : Roger. Résidence : château de Mi- 
rassou. près Garlin i Basses-Pyrénées). 

B. de T. Georges du\ frère du précé- 
dent, propriétaire. Résidences : Hôtel de 
Pargade, rue Tram à Pau, et château de 
Pargade, à Garlin (Basses-Pyrénées). 

BOUAN DU CHEF DU BOS {de). 

La famille de Boûan est une ancienne famille 
de Bretagne qui était déjà représentée en ioëO. 
Un Bôûan, accompagné de sa femme Tiphaine, 



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de Hardigrao, son chien, faisait partie de l'expé- 
dition de Guillaume le Conquérant. 

L'armoriai du R. Toussaint de Saint-Luc la 
porte d'ancienne extraction chevalière. 

En 1669, elle comptait dix générations. Elle 
avait figuré aux réformes et montres de 1423 
à 1535. 

Mathurin, chevalier de l'ordre du roi, fit toutes 
les campagnes d'Italie et de Piémont, sous les rois 
François I er et Henri II, servit sous François II 
et Charles IX et fut père de René, tué à la bataille 
de Craon en 1502. 

La maison de Boùan s'est toujours alliée aux 
principales familles de Bretagne, dont Gouyou en 
1417, de La Lande de Calan en 1460, de Mouesson 
en 1635, de Lesquen en 1660, Thomas de LaVille- 
Gi-atien en 1702, de Fantaux de Saint-Pierre en 
1752, de Grignart de Champsavoy en 1789, de La 
Roue en 1823, de Cargouët en 1869. 

Dès 1604, ainsi que le mentionne la tutelle de 
Mathurine Boùan, fille de Briand et de Renée de 
Moteclère, les principaux parents étaient les Cossé- 
Brissac, Montboucher, Rosmadec, Laval, Fonte- 
nailles, Laubespin, du Parc, de Rieux, de Rohan. 

Armes : D'argent, au chevron de sable, accom- 
pagné de trois têtes de loup de même, armées 
et lantpassées de gueules. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Boiian du Chef du Bos du Val Boiïan 

(Henri - François- Joseph 
de). Résidence : château 
du Val Boûan, par P lé- 
neuf ( Côtes- du- Nord I . 
marié à Anna de Car- 
gouët, dont : a) Henri- 
Charles-Marie- Anne, ma- 
riée le 20 novembre 1896 
à Louis, vicomte d'Au- 
bert. Résidence : châ- 
teau de Guémadeuc, par 
Pléneuf (Côtes -du -Nord); b) Marguerite- 
Marie; c) Georges. 

BOUCHAUD DU MAZAUBRUN. 

Les Rouchaud qui ont porté les noms des divers 
lieux nohles qu'ils possédaient sont connus dès le 
xiue siècle en Limousin. 

Guillaume de Boschau de Brie-le-Vieux, damoi- 
seau vers 1308, épousa dont il eut Almodie, 

mariée à Gérald Pigmant, écuyer. 

C'est le premier Bouchaud dont on Retrouve la 
trace. 

Jean Bouchaud, seigneur de Ballenay, gen- 
tilhomme du Haut-Limousin, figure à la montre 





de 1470, faite à Limoges par 
Mathieu Brachet, vicomte de 
Chalussy. 

Le 1er novembre 1568, no- 
ble Martial Bouchaud, sei- 
gneur du Moulin-Bastie,«est 
exempté., pour plusieurs 
bonnes et raisonnables con- 
sidérations, des charges et 
contributions de guerre et 
permission lui est accordée, 
afin que nul n'en ignore, 
d'apposer ses armoiries aux 
différentes demeures qui lui 
appartiennent ». 

Pierre Bouchaud, seigneur du Mazaubrun, le 
2o août 1759, produit ses titres à la Cour des 
aydes'de Clermont au cours d'un procès contre le 
syndic de la paroisse de Pageas. La Cour le con- 
firme dans sa noblesse de même que ses petits- 
fils Jean-Baptiste et Antoine du Bouchaud du 
Mazaubrun, ce dernier chevalier de Saint-Louis, 
qui sont reconnus d'ancienne noblesse, en 1780. 
par nombre de gentilshommes limousins. 

La généalogie de la famille Bouchaud est établie 
sans interruption depuis 1576 en faisant mention 
de toutes les alliances delà famille: de la Bastide, 
du Hauthier, de la Pisse, de Rousseaud, de Rofi- 
gnac, delà Romagère, de Larivière,de Lapisse de 
Puyrament, etc. , et elle remonterait de même bien 
plus haut si la maison des Etangs, demeure de la 
famille au xv« siècle, n'eut été pillée et brûlée par 
1rs rebelles en 1652 et les titres qui s'y trouvaient 
emportés ainsi que cela se trouve certifié par plu- 
sieurs certificats. 

Aumes : D'or, au lion d'azur, lampassé et 
couronné de gueules sur une terrasse de sinople 
mourant de la pointe. 

Couronne de comte. 

Devise : Validas homo pauperibus ad est. Le 
fort doit son secours aux faibles. 



REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Bouchaud du Mazaubrun (Léon du), 
marié en 1852 avec Amélie de Lapisse de 
Puyrament, dont : a) Antoine du Bouchaud 
du Mazaubrun, avoué à Limoges; b) Henri 
du Bouchaud du Mazaubrun, au Mazau- 
brun, près Châlus, avec son père Joseph du 
Bouchaud du Mazaubrun à Angoulême. 

B. du M. (Abbé Léosthène du), cure de 
Champagnac (HauteVienne). 

B. du M. (Aubin du), directeur du Cour- 
rier du Centre, à Limoges. 



— 103 



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BOUCHET (du). 

Voy. tome I e '', col. 518, la description des armes 
qu'il y a lieu de modifier comme suit : au lieu du 
croissant d'or, lire croissant d'argent. 



BOURBLANC {du). 

Terre et seigneurie située au diocèse de Saint- 
Brieuc en Bretagne, avec haute, moyenne et basse 
justice, droit de patronage et de prééminence clans 
l'église paroissiale de Flourivoux. Elle relevait du 
roi et recevait l'hommage de plusieurs fiefs nobles 
qui en dépendaient. 

Elle fut décrétée, il y a cent vingt-cinq à cent 
trente ans, sur les descendants du président Roc- 
quel, et adjugée au sieur Armez-du-Poulfry, riche 
armateur. 

Cette terre a donné ou tient son nom d'une 
maison de Bretagne, reconnue noble d'ancienne 
extraction, par un arrêt de la Chambre de la Ré- 
formation de 1666 ; et par un autre arrêt du 19 dé- 
cembre 16C8, dans lequel Pierre-Robert et autre 
Pierre du Bourblanc, sont déclarés issus d'an- 
cienne extraction noble. Ces recherches de 1666 
ont été précédées de celles de 1414 et 1444, où 
messire Philippe du Bourblanc, de la paroisse de 
Plouènez et Louise du Bourblanc, veuve de Claude 
de Tavignon, sont mentionnés avec les mêmes 
qualifications. 

Un extrait de la Chambre des comptes de Bre- 
tagne, du 14 novembre 1634, justifie aussi que les 
du Bourblanc sont nobles de toute antiquité, et 
qu'ils ont comparu comme tels dans différentes 
montres de la province. Cet extrait est consigné 
dans l'arrêt de la Réformation, rendu parles com- 
missaires en iGGQ , où sont énoncés plusieurs 
ordres donnés en 1460, par François, duc de Bre- 
tagne, à un Guillaume du Bourblanc, de se rendre 
au château de Brehat, pour défendre ledit Châtel, 
contre ses ennemis. 

La maison du Bourblanc, distinguée par son 
ancienneté et ses belles alliances avec plusieurs 
des meilleures maisons de la Provence, comme 
Avaugour, Chateaubriand, Quélen, etc., remonte 
sa filiation à Philippe, seigneur du Bourblanc, 
noble homme, marié à Oderne Le Vicomte de la 
Villevolatte, dont postérité. 

Elle a formé la brandie des seigneurs d'Appre- 
ville. 

Armes : De gueules, à la lotir d'or crénelée. 

BOURCIER DE MONTUREUX (de). 

Ancienne maison originaire du Béarn, depuis 
longtemps établie au comté de Bourgogne, dans 
la Guyenne, le Languedoc, les Pays-Bas, et de- 
puis plus de deux cents ans en Lorraine. 

Mathieu de Bourcier commence la filiation 
suivie de cette famille. 11 vivait avant 1285, est 
qualifié valeureux chevalier dans un brevet de 



pension accordé à Sibylle d'Uxelles, sa veuve, et 
au jeune Jean de Bourcier, son fils, par Phi- 
lippe III, dit le Hardi, roi de France, le 12 août 
1285, en considération des services rendus par le 
dit .Mathieu de Bourcier, tué au siège de Girone. 

Au dixième degré, nous remarquons Jean de 
Bourcier, troisième du nom, à qui le roi Henri III 
donna, au mois d'avril 1585, le gouvernement de 
Leucate en Languedoc, et la survivance à Hercule 
Bourcier, son fils. Le duc de Joyeuse lui envoya le 
19 septembre 1585 une commission qui lui donna 
le commandement du pays deNarbonne; le même 
lui envoya, en 1594, le brevet de maréchal des 
camps et armées du roi; dans tous ces actes il est 
nommé sieur de Barre, gouverneur de Leucate, 
guidon de notre compagnie d'ordonnance, ou ma- 
réchal des logis de notre compagnie. Dans les 
troubles de la Ligue, il fut trouvé hors de sa place 
par les ennemis, qui, n'ayant pu le forcera livrer 
Leucate, que sa femme défendit avec un courage 
au-dessus de son sexe, le massacrèrent dans les 
prisons de Narbonne, où il fut conduit. 

Il avait fait son testament en 1583, il s'y nomme 
Jean de Bourcier, dit de Barre, commandant poul- 
ie roi à Leucate. Il avait épousé, par acte du 
4 avril 1577, Françoise de Cezelly, dont il eut plu- 
sieurs enfants. 

Hercule, l'aîné, qui continua la descendance, 
obtint en 1585 la survivance du gouvernement de 
Leucate ; le roi Henri IV lui fit expédier, le 20 no- 
vembre 1589, un brevet pour ce gouvernement, qui 
passa à sa mort à son second fils, Henri de Bour- 
cier de Cezelly, sieur de Saint-Aunez, et pour 
lequel il reçut en 1606 ses lettres patentes. En fé- 
vrier 1616, il obtint une commission de mestre de 
camp d'un régiment d'infanterie française, à son 
retour d'Espagne, où il s'était retiré. Le 19 novem- 
bre 1638, il eut une pension de trois mille livres. Il 
fut nommé lieutenant général, représentant la 
personne du roi, en son armée d'Italie, en l'ab- 
sence du prince Thomas de Savoie ; la commission 
le nomme le sieur de Saint-Aunez, maréchal de 
nos camps et armées, mestre de camp d'un régi- 
ment de cavalerie pour notre service, gouverneur 
de Leucate, etc. 

Le 18 février Izôô, le duc d'Uzès fut établi com- 
missaire pour examiner les preuves de noblesse 
dudit sieur de Saint-Aunez, pour entrer et être 
associé à l'ordre du Saint-Esprit; les preuves com- 
plètes de sa noblesse furent fournies à cette com- 
mission, comme il conste par le certificat du même 
commissaire, ayant l'option du cordon bleu, ou 
d'une somme de cent mille livres, content d'avoir 
satisfait à la preuve, il accepta les cent mille 
livres. Le roi ayant résolu de faire démolir les for- 
teresses et chAteau de Leucate. lui fit expédier, au 
mois de juillet 1665, un arrêt qui lui accorde pour 
dédommagement de son gouvernement, cent mille 
livres, lesquelles devaient être mises en rente au 
profit dudit Henri de Bourcier, et le fond appar- 
tenir à Charles, son fils aîné, aussi pourvu audit 
gouvernement en survivance. 



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Cette maison a fourni la branche de Lorraine 
qui a pour auteur Raymond de Bourcier, qui a 
donné des officiers distingués. 

Au quatorzième degré, Jean Louis de Bourcier, 
né à Luxembourg le 11 mai 1687, fit ses reprises 
pour la baronnie de Montureux le 3 septembre 
1721, obtient des lettres de la survivance de 
l'office de premier président ou de procureur géné- 
ral de la cour souveraine de Lorraine et Barrois. 

Son fils aîné, Alexis-Augustin, comte de Bour- 
cier, chevalier, baron de Montureux, fut brigadier 
des armées du roi, colonel d'un régiment d'infan- 
terie, chevalier de Saint-Louis, et décéda le 7 jan- 
vier 1769, laissant postérité. 

Une autre branche, celle des Bourcier de Villers, 
eut pour auteur Joseph Humbert de Bourcier. 

Armes : D'or, au lion de sable, tenant entre 
ses pattes une épée haute, la croisie trèflée de 
même. 



BOURG (du) 

Ancienne maison, qui compose deux branches 
sorties d'une même souche et subdivisées en diffé- 
rentes autres branches. Celle qu'on regarde comme 
l'aînée est établie dans le Rouannais et le Viva- 
rais. La seconde, qui comprend les branches de 
Saillans, de Seillouse et de la Perrouze, est répan- 
due en Bourgogne, en Champagne et en Langue- 
doc. Toutes paraissent avoir pour auteur Bau- 
douin du Bourg, chevalier, seigneur du Bourg en 
Vivarais,qui vivait en 1276. Cette ancienne maison 
a donné un chancelier de France et un évèque de 
Rieux. Sa filiation commence à Jean du Bourg en 
142"), qui eut postérité de Guygonne de Lombarde. 
Elle a formé la branche des marquis de Bozas qui 
eut pour auteur Emmanuel du Bourg. 

La branche de Saillans éteinte à Louis du 
Bourg. 

La branche des seigneurs de Seillouse et de 
Malauzat qui subsistait dans les enfants d'Edme- 
Charles du Bourg, seigneur de Blives, etc. 

La branche des seigneurs de la Perrouze qui 
subsistait dans les enfants de Gabriel-Amable du 
Bourg, seigneur de la Perrouze. 

11 y a une famille, originaire d'Auvergne, où elle 
jouissait des privilèges accordés aux nobles dans 
le xme siècle, établie en Provence, qui porte les 
mêmes nom et armes; apparemment que c'est une 
branche de celle dont on vient de parler. Elle a 
pour auteur Jean du Bourg, qui reçut en inféoda- 
tion des barons de Séverat, la terre du Bac, en 
1305. Il est qualifié {miles), chevalier. Elle fut 
confirmée dans sa noblesse, enregistrée, le 22 dé- 
cembre 1667. 

Armes : D'azur, à trois bâtons ou écots d'épine 
d'argent, poses en pal, 2 et 1. 

Une autre famille du même nom, originaire de 
la généralité d'Alençon, élection de Mortagne au 



Perche, a été maintenue dans sa noblesse le 
1er avril 1666. 

Ses armes sont : l>'<t;ur, au chevron d'argent, 
accompagné de trois sautoirs d'or, 2 en chef et 
1 en pointe. 



BOUSQUET (dr). 

En Languedoc, famille maintenue dans sa no- 
blesse par jugements rendus par M. du Gué, in- 
tendant en Dauphiné, le 23 juin 1667, et M. de 
Bezons, intendant en Languedoc, le 24 décembre 
1668. 

Le premier connu de ce nom. qui commence 
la filiation suivie, est noble homme Pierre de 
Bousquet, écuyer, seigneur et baron de Yerlhac, 
qui rendit hommage de sa terre au roi, duquel 
elle relevait en sa qualité de comte de Toulouse, 
le 9 avril 1459. Il mourut en laissant postérité. 

Au quatrième degré, nous remarquons François 
de Bousquet, deuxième du nom, chevalier, baron 
de Montlaur, seigneur de Saint-Aunes, du château 
de Pin, etc., qui embrassa le parti des armes et 
eut ordre du duc de Montmorency, gouverneur du 
Languedoc, le 8 avril 1621, de veiller soigneuse- 
ment â la conservation de son château, et d'y 
mettre une garnison; il fut capitaine au régiment 
de Perrault, infanterie, par commission du roi du 
19 juillet 1622, et obtint de ce prince des lettres 
patentes datées de Paris, le 16 août 1624, par les- 
quelles « Sa Majesté, considérant les fidèles ser- 
« vices que lui avaient rendus pendant les mouve- 
« ments des dernières guerres civiles, François 
« de Bousquet, château de Montlaur, et que son 
« château, dont il avait généreusement soutenu le 
« siège, avait été rasé, lui confirme de nouveau la 
« permission d'ajouter à ses armes un chef d'azur, 
« chargé de sept fleurs de lis d'argent. » 

11 fut ensuite capitaine de cavalerie et sergent 
de bataille, puis conseiller du roi, président en sa 
cour des comptes, aides et finances de Montpel- 
lier, par lettres de provisions du 1er août 1649, et 
acte de réceptions du 7 octobre suivant; et con- 
seiller d'Etat. Il fut marié : 1° par contrat du 
13 octobre 1619 à Grasinde de Rignac et 2° avec 
Louise de La Fare. Il laissa postérité du premier 
iit. 

Son fils aine, Etienne de Bousquet, deuxième 
du nom, obtint des lettres patentes en forme de 
Chartres, datées de Saint-Germain-en-Laye, en 
décembre 1679, par lesquelles « S. M. érige la 
« terre et baronnie de Montlaur, en Languedoc, 
« en marquisat, en sa faveur, tant en considéra- 
« tion des services qu'il lui avait rendus en Italie, 
« en Flandre et en Catalogne, pendant plus de 
« vingt années, que pour reconnaître encore ceux 
« de son père » 

Il épousa, par contrat du 13 février 1662, Marie 
du Faur, dont il eut postérité. 

Armes : D'or, à la croix vidée de gueules; an 



— 107 — 



— 108 



chef d'azur, chargé de sept. /leurs de lis d'ar- 
gent, 4 et 3. 

Couronne de marquis. 

BOUVET (de). 

Voy. tome I er , col. 556, le cimier doit être ainsi 
décrit: Un cerf issant au naturel, au lieu de : 
Un cerf au naturel. 

BRAGELONGNE (de). 

Famille considérable dans l'épée et dans la 
robe, qui tire son origine, de delongne, seigneur 
de Bray, dont apparemment s'est formé le nom de 
Bragelongne; on le croit fils puîné de Landry, 
comte de Nevers et d'Auxerre, et de Malthidede 
Bourgogne-Comté. Le premier du nom qui s'é- 
tablit à Paris fut Adam de Bragelongne, deuxième 
du nom, écuyer, seigneur dudit bien et de Jouy, 
qui gouverna les finances d'Isabeàu de Bavière, 
femme de Charles VI, roi de France, et celles du 
duc de Guyenne, dauphin cle France, dès 1405. Il 
fut mih à mort pour la cause du Boi et de l'Etat, 
comme il parait par les lettres patentes du roi 
Charles VII ; il eut postérité d'Agnès de Chassa- 
voine. 

Cette famille a formé six branches , qui ont 
fourni un président au parlement, des officiers 
distingués de tous grades, des chevaliers cle Saint- 
Louis et de Malte. 

Armes : De gueules, a la fasce d'argent, char- 
gée d'une coquille de sable, et accompagnée de 
trois molettes d'éperon d'or, 2 en chef, et 1 en 
pointe. 

BRANCOVAN (de). 

Maison valaque, connue depuis Georges Denie- 
ter Bibesco, décédé le 1er juin 1873, hospodar élu 
de Valaohie de décembre 1842 (confirmé par la 
Porte le 2 juin 1843) au 23 juin 1848. 

Ce dernier prit le nom princier de Brancovan à 
la suite de son mariage avec Zoé Maurocordato, 
fille adoptive du dernier prince de Brancovan et 
du Saint-Empire, des Bassaraba par un fils issu 
de ce mariage en 1828. 

Par acte, daté de Vienne du 25 février 1800, 
l'Autriche autorisa le chef de cette famille à porter 
ce titre de prince valaque. 

La maison Bassaraba, connue dès 1300 en la 
personne de Jugomir Bassaraba, prince de Vala- 
chie, avait acquis la propriété de Brancoveni, en 
Boumanie, vers l'an 1600. 

Elle a reçu les dignités de comte de Brancovan 
(titre hongrois), Luxenbourg, 19 mai 1688, et de 
prince de Brancovan et du Saint-Empire le. 
30 janvier 1695, confirmé le 8 juin 1807. 

Armes : D'azur, â la terrasse de sinople sur 

laquelle est un chevalier entièrement velu et 



armé à l'antique, monté sur uyi solipède galo- 
pant d'argent, brandissant de la dextre une ëpée 
nue, au sommet de laquelle est piquée une tête 
de turc. 
Heaume surmonté d'une couronne royale. 

Lambrequins d'or et d'azur à dextre, d'argent 
et de gueules à sénestre. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Brancovan (Michel- Constantin Fitrst, 
P ce Bassaraba de), décédé le 15 octobre 188G. 

Sœurs : 1° P eesse Anne- Elisabeth), née à 
Paris le 15 novembre 1876; 

2° P cesse Catherine-Hélène, née à Paris le 
30 juin 1878; 

Mère : P cesse Rachel, fille de Musurus- 
Pacha, ancien ambassadeur de Turquie, à 
Londres, le 28 mai 1874 mariée à Grégoire, 
prince Bassaraba de Brancovan. Résidence: 
84, avenue Hoche, à Paris. 

BRANDE (van den). 

Famille noble d'origine belge, résidant en 
France. 

Armes : Ecartelé; aux I et 4, d'argent frelté 
de sable; aux 2 et 3, d'hermine à deux fasces 
d'azur. 

Devise : Spes in Deo. 

REPRÉSENTANT ACTUEL : 

Brande (Hector-Marie-Louis van den), 
reconnu comme noble en France avec les 
titres de messire et d' écuyer, par jugement 
du tribunal de l re instance de Boulogne-sur- 
Mer du 24 avril 1891 ; marié à Marguerite-' 
Armande-Hervine-Marie de Meautis, dont 
une fille unique: Mercedes- Yvonne-Margue- 
rite, née à Boulogne-sur-Mer le 22 juillet 
1884. Résidence: Paris, 14, ruedeThann; 
A 7 ersailles (en été), 4, rue de Solférino. 

BRANDT (de). 

Originaire des Pays-Bas. 

La filiation de cette famille remonte à Gérard 
de Brandt, seigneur de la Campe, qui épousa Anne 
de Vargelot, dont il eut postérité; il existait vers 
1500. 

Au septième degré, nous trouvons Alexandre- 
François-Ignace de Brandt, chevalier, seigneur de 
Marconne, Picquenhem, etc. Cornette réformé du 
régiment Boyal-Cravate, il fut créé par le pape, 



— 109 



110 — 



comte palatin, patrice romain, et chevalier de 
l'Eperon d'or, à cause de l'alliance de son père 
avec l'illustre maison de Tolomey, originaire d'Ita- 
lie; et créé par lettres patentes du roi du mois de 
mars 1758. comte de Brandt ; il épousa, par coi - 
trat passé à Arras le 2 septembre 1752, Jeanne- 
Catherine Mathon, dont il eut plusieurs enfants. 

Armes : D'azur, à trois flammes d'argent, 
passées 2 et 1. 

BEAU DE SAINT-POL LIAS. 

Les Saint-Pol, ancienne famille du pays albi- 
geois, dont une branche était établie dans le comté 
de Foix, ayant produit leurs preuves depuis 1340, 
furent maintenus, en 1668, dans leurs dignités no- 
biliaires. En 1780, le baron de Saint-Pol, l'arrière- 
grand'père de M. de Saint-Pol Lias, assista à l'as- 
semblée de la noblesse tenue à Pamiers. » 

Armes : D'azur, à une épée d'argent, la pointe 
en hus, la garde d'or sur laquelle est appuyé un 
lion du même, armé et lampassé d'or {Histoire 
des Ariégeois, par H. Duclos; ouvrage très docu- 
menté en 7 vol. illustré, in-8°.) 

C'est au xine siècle, en effet, qu'un Saint-Pol, 
dont on retrouve plusieurs fois le nom dans les 
vieilles chroniques de la croisade contre les Albi- 
geois, vint guerroyer, avec Simon de Montfort, 
dans le Midi de la France et s'y établit. Sa des- 
cendance y posséda plusieurs baronies. 

Le père du bisaïeul de M. de Saint-Pol Lias, 
« Jacques de Sainl-Pol, baron de Lias, seigneur 
de Goudourvielle et autres lieux », était, en 1766, 
garde du corps du roi. Son grand'père (petit-fils de 
ce dernier), possédait encore, en 1841, le château 
et domaine de Lias, dont il vendit la terre, à cette 
époque, au baron de Saillas, par acte passé en 
l'étude de M e Gapelle, notaire royal à Toulouse. 

Armes : D'argent, à l'arbre de sinople, accosté 
de deux lions de gueules, lampassés, armés : au 
chef d'azur, ait croissant d'argent accosté de 
deux étoiles d'or. 

Couronne de comte. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Brau de Saint-Pol Lias (Marie-Fran- 
çois-Xavier- Joseph- Jean-Honoré), explora- 
teur, chef de missions du gouvernement, 
en Extrème-Asie et en Océanie, et écrivain, 
membre de la Société des gens de lettres, 
né à Seix (Ariège), le 4 juillet 1840. Rési- 
dence : 47. rue de Passy. à Paris. 

Fils : B. de S. -P. L. (Robert- Jean- Victor). 

BRÉVEDENT D'ABLON. 

En Normandie. Cette famille est divisée en deux 



branches principales, qui ont la même origine. 
avec «les différences dans les armes, dont on trou- 
vera l'explication dans le cours de cette notice. 

On lit dans l'Histoire de la maison d'Har court, 
par La Roque, t. IV. p. 1645, que Richard de Bré- 
vedent était au nombre des écuyers employés à 
la guerre en L285. On cite plusieurs personna 
de ce nom qui existaient en 1289, L395 et 14Ô4, 
mais la filiation peu suivie jusqu'à ce moment par 
le malheur des guerres, la perte des papiers et 
des titres, n'est bien prouvée que depuis Cardin 
de Rrévedent, qui vivait le 2 juillet 1450 et qui 
rendit cette année la foi et hommage au roi, pour 
un tiers de fiefs de Haubert, fils de la vicomte 
d'Auge. 

A la suite des preuves qui furent faites en 1595 
devant Henri IV, d'après les enquêtes et le témoi- 
gnage des anciens du lieu du Pin, joignant la pa- 
roisse de Rrévedent, en foi de quoi le roi Henri IV 
lit délivrer les lettres de « confirmation de noblesse 
très honorables pour la famille, puisqu'il est dit 
qu'elle descend de la maison de Rrévedent, longue 
ancienneté, noble, domiciliée en la seigneurie de 
Rrévedent, joignant ledit lieu du Pin jusqu'à en- 
viron cinquante- ans, que ladite seigneurie serait 
sortie par échange des maisons de Jacques de 
Rrévedent... que la famille dudit de Rrévedent, 
des longtemps reconnue pour ses services, par les 
feux rois nos prédécesseurs, et dès le règne du 
feu roi, d'heureuse mémoire, Philippe-Auguste, 
dit le Conquérant, mais par l'injure des temps, 
guerres anglaises, et minorité de ses prédécesseurs, 
partie de chartre, titres, et renseignements de sa 
généalogie et extraction, serait perdue, et partie 
tirée des mains de son dit père par les seigneurs 
du Pin ». 

Lettres patentes de confirmation de noblesse, 
délivrées à Jean de Rrévedent du Roccage. Le roi 
fit don à ce même Jean de Rrévedent, de 104 livres 
de rente, pour le dédommager des pertes faites 
par le pillage de sa maison. 

La branche cadette de cette maison a fourni les 
rameaux de : 1° Saint-Martin ; 2° de Sahurs et de 
( ri verni. 

Elle compte un lieutenant général du bailli de 
Rouen en 1650, plusieurs conseillers audit parle- 
ment; des officiers des armées du roi et chevalier 
de Malte (1695), en la personne de Pierre-Louis de 
Rrévedent. page du roi à la Petite-Ecurie en 1702 
et mort cornette de cavalerie. 

Son frère François fut également reçu chevalier 
de Malte en 1699." 

Cette branche a été confirmée dans son ancienne 
noblesse en 1596 en la personne de René, sieur 
de Vanicroq, l'un des douze capitaines de la ville 
de Rouen. 

Armes : Rrévedent du Roccage, seigneur d'A- 
blon. près Pont-Audemer : D'azur, à la croix 
ancrée d'or; au chef d'argent , chargé de trois 

a ailles de sable. 

Rrévedent de Saint-Martin et de Sahurs : D'ar- 



111 



L12 



gent, à trois anilles de sable, au chef d'azur, 
chargé de cinq besants d'or. 

BROCH D'HOTELANS. 

Originaire des Pays-Bas, alors province es- 
pagnole, cette famille vint se fixer au commence- 
ment du xvie siècle, à Vesoul, où Claude Broch 
était échevin en 1536. Ses descendants se divi- 
sèrent en trois branches, dont deux se sont 
éteintes, l'une à Vesoul, l'autre à Dôle, vers la fin 
du xvme siècle et au commencement du xix 1 ' siècle 
Elles fournirent des ecclésiastiques, des religieux, 
des jurisconsultes, des officiers à l'armée, un 
garde-du-corps du roi Louis XV et trois vicomtes- 
mayeurs de la ville de Dôle. 

Parmi les membres de la branche encore sub- 
sistante, Philippe Broch, fixé à Anthume, près de 
Dôle, en 1573, fut recteur de l'Université de cette 
ville; en 1592, il obtint de Philippe 11, roi d'Es- 
pagne, l'autorisation de tenir en fief, le 27 février 
1597, et fit l'acquisition de la seigneurie d'Hote- 
lans et son fief de Montrichard, an bailliage de 
Dôle, les 29 mai 1600 et 17 juin 1602. Son fils Phi- 
lippe Broch, seigneur d'Hotelans, docteur es droits, 
avocat au parlement, se distingua au siège de 
Dôle, en 1636, fut vicomte-mayeur de la ville, en 
1646, et entra au souverain parlement comme 
conseiller, en suite de lettres patentes données à 
Bruxelles, le 10 janvier 1652. Etienne-Philippe 
Broch, écuyer, seigneur d'Hotelans, docteur ès- 
droits, avocat au parlement, fut vicomte-mayeur 
de Dôle en 1680. Claude-Charles Broch d'Hotelans, 
écuyer, seigneur dndit Hotelans, d'ivry et de 
Combelle, docteur ès-droits, avocat au parlement, 
fut vicomte-mayeur de Dôle en 1711. 

Des membres de cette branche ont pris part aux 
assemblées des Etats de la province, dans la 
chambre de la noblesse, en 1654, 1657, 1658, 1662, 
1666 ; en dernier-lieu, Philippe-Désire Broch d'Ho- 
telans, fut nommé commissaire de la noblesse, 
pour le bailliage de Dôle en 1788, et prit part à 
l'assemblée de 1789. 

Après la réunion de la Franche-Comte à la 
France, un membre de la famille Broch d'Hote- 
lans quitta sa patrie, entraîné sans doutée par 
l'exemple de François-Paul de Lisola, son compa- 
triote et l'ami de sa famille; il prit du service 
dans les armées impériales. Cette expatriation 
donna lieu à un procès et à des poursuites, dont 
on trouve des traces dans les archives du minis- 
tère de la Guerre à Paris, vol. 1850, octobre 1705; 
volume 22'H no 55, 28 mai 1710. Les descendants 
de cet émigré habitaient l'Autriche, à Brûnn, en 
Moravie, et l'un d'eux exerçait récemment à 
Vienne, un emploi avec le titre de hofrath (conseil- 
ler de la cour). 11 y a également des familles du 
nom de Broch, en Danemark, dans le Jutland, en 
Norvège à Drontheim, et en Russie; mais elles 
sont sans liens et sans relations avec la famille 
Broch d'Hotelans. 



Les alliances directes de la branche subsistante 
sont : 

Damedor, Descotes, Gérard de Vuillafans, Re- 
cepveur, Hugon de Mercey, Jacquinot de Goux, 
Yuillemeaux de Bougelier, de Froissard de Brois- 
sia, Daval, de Diesbach de Torny, Delahante, 
Borthou. 

Armes anciennes : De gueules, à un croissant 
d'argent en pointe, soutenant un brou de chêne, 
arraché d'or (armoriai de, Dunod). 

De gueules, à un chesne d'or, mouvant d'un 
croissant d'argent. (Certificat du juge d'armes 
d'Hozier, et enregistrement en date du 2i janvier 
1998. Armoriai général, G te I, n° 49. Comté de 
Bourgogne.) 

Armes actuelles : De gueules, au broc d'ar- 
gent, attaché d'or, mouvant d'un croissant d'ar- 
gent (Armoriai de Jules Gauthier, archiviste du 
département du Doubs). 

Devise : Fac et spera. 

Les dernières armes, armoiries parlantes, sont 
celles qui furent portées par Philippe Broch, con- 
seiller au parlement, et présentées par lui lors de 
son installation. 

La branche de Dôle, éteinte, portait : De gueules 
à l'arbre d'or, mouvant d'un, croissant d'argent, 
accompagné, en chef, de deux étoiles d'or. 

La brandie de Vesoul, également éteinte, por- 
tait : De gueules, à trots gerbes d'or, posées 2 et 
1. (Voir armoriai général, Franche-Comté, publié 
par Henri Bouchot). 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

l û Broch d'Hotelans (Octave). Rési- 
dence : château de ïhoraise (Doubs), marié 
à M lle Delahaute. dont postérité. 

2° B. d'H. (Raoul). Résidence : château 
de Novillars (Doubs), marié à M lle Borthou, 
dont postérité. 

BROGLIE (de). 

Voy., pour l'historique de cette famille, le 
tome 1, col. 600 et 601. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Branche ducale 
Broglie (Jacques- Victor- Albert de Bro- 
glie, duc de), né à Paris le 13 juin 1821, 
de l'Académie française, ancien ministre, 
ancien sénateur. Résidences : 10, rue de Sol- 
férino, à Paris, et ch au de Broglie (Eure), 
marié à Paris le 19 juin 1845, à Pauline- 



— 113 — 



Mi — 



Eléonore de Galard de Brassac de Béarn, 
décodée le 26 novembre 1860. 

Fils : B. (Louis-Alphonse- Victor, P ce de), 
né à Rome le 30 octobre 1846. Résidence : 
48, rue de la Boëtie, à Paris ; marié à Paris 
le 26 septembre 1871 à Pauline de la Fo- 
rest d'Armaillé, dont : a) Albertine, née 
à Paris le 4 décembre 1872. Résidence : 29, 
rue Barbet-de-Jouy, à Paris; mariée à Paris 
le 26 mai 1891, à Pierre. M is de Luppé; b) 
Maurice, né à Paris le 27 avril 1875, aspi- 
rant de marine; c) Pauline, née à Paris le 
5 février 1888; d) Louis, né à Dieppe le 
15 août 1892. 

2° B. (Eenri-A médée, P ce de), né à Paris le 
8 février 1849, chef d'escadron au 30° régi- 
ment d'artillerie. Résidence : 10. rue de 
Solférino, à Paris ; marié, à Paris le 8 juin 
1875, à Jl«r/e-Charlotte-Constance Say, 
dont : a) Jacques, né à Paris le 20 décembre 
1878 ; b) Robert, né à Paris le 23 novem- 
bre 1881 ; c) Marguerite, née à Paris le 
20 avril 1883. 

3° B. (François-Marie-Albert, P ce de),në 
à Paris le 16 décembre 1851, chef de batail- 
lon au66 e régiment d'infanterie. Résidences: 
Tours, et 41, rue de la Bienfaisance, à Pa- 
ris ; marié, à Paris le 12 juillet 1884, à 
Jedime-Emmeline de Dampmartin, dont : 
a) Jean, né à Paris le 27 janvier 1886; b) 
Guillaume, né à Paris le 21 mars 1888; c) 
Amédée, né à Paris le 6 mars 1891. 

4° B. (Cês&r-PdLiû-Emmanuel, P ce de), né 
à Paris le 22 avril 1854. Résidence : 16, rue 
de Solférino, à Paris. 

Branche pringière Broglie-Revel 

Broglie-ReveUifewW-Louis-César-Paul, 
P co de), né à Paris le 20 avril 1852. Rési- 
dence: 4. avenue Montaigne, à Paris; marié 
à Paris le 20 juin 1877, à Geneviève de Gler- 
mont-Tonnerre , décédée le 12 juin 1880, 
dont : Auguste, né à Saint-Georges-d'Aunay, 
le 22 août 1878. 

Frères et sœur: 1° B. (Charles-Loms- 
Antoine, P ce de), né à Paris le 18 mars 
1854, ancien officier de cavalerie, religi sux 
de la Grande-Chartreuse (Isère). 

2°B. (Georges- Armand-Edouard, P ce de), 
né à Pont-Sainte-Maxence le 13 mai 1856, 
capitaine au 6 e régiment de dragons, à 



Evreux (Eure); marié à Paris le 24 août 
1886, à Léohtine Costa de Beauregard, 
dont : a) Char les- Albert, né à Evreux Le 
23 juin 1887 ; b) Guy, né à Provins le 3 fé- 
vrier 1889 ; 

3° Louise, née à Paris le 3 décembre 
1864, mariée à Paris le 7 juin 1886. à Re- 
naud, marquis de Tramecourt, décédé, et, 
en seconde noces, le 17 août 1895, au 
marquis d'Oilliamson. 

Frère du père : B. (Raymond-Ch&rles- 
Amédée, P ce de), né à Saint-Georges-d'Au- 
nay le 15 mai 1826. Résidence : Vaubadon, 
par Balleroy (Calvados), marié à Saint- 
Georges-d'Aunay le 22 janvier 1855. à 
Marie-Louise de Yidard, dont : a) Joseph- 
Paul-Octave-Marie, né à Paris le 11 avril 
1861, père jésuite; b) Louis- Antoine-Marie, 
né à Pont-Sainte-Maxence le 27 mai 1862. 
Résidence : 72. rue de Varenne, à Paris; 
marié à Paris le 19 août 1890. à Louise de 
Montgermont, dont : 1° Madeleine, née à 
Evreux le 14 juin 1891; 2° Joseph, né à 
Paris le 20 mai 1892; c) Octave-Edouard- 
Armand- Joseph, né à Saint-Georges-d'Au- 
-nay le 13 août 1863. Résidence : Angers ; 
marié à Rozières le 2 août 1893, à Jeanne 
de Y ion de Gaillon; d) Augustin-p2x\- 
Marie-Joseph, né à Saint-Georges-d'Aunay 
le 22 novembre 1864, lieutenant au 8 e régi- 
ment de chasseurs à cheval, à Epinal; e) 
P^mZ-Marie-Joseph, né à Saint-Georges- 
d'Aunay le 12 avril 1868, jésuite, à Poi- 
tiers; f) A mélie Marie- Joséphine , née à 
Saint-Georges-d'Aunay le 4 janvier 1871, 
religieuse de la congrégation de la Sainte- 
Famille, à la Délivrande (Calvados); g) 
CTmWes-Marie-Joseph, né à Saint-Georges- 
d'Aunay le 25 mai 1874. 

BROSSARD (de). 

En Touraine. Suivant un tableau généalogique 
et historique imprimé à Tours en 176(5, cette 
famille est établie en France depuis 1289. Elle est 
divisée en douze branches, qui toutes ont pour 
auteur Antoine de Brossard, premier du nom, né 
en 1289, fils naturel de Charles de France, comte 
de Valois, fils puîné de Philippe le Hardi et 
d'Hélène de Brossard. 

Il y a tant de confusion dans la généalogie de 
cette famille, qu'il n'est pas possible d>n donner 
une filiation suivie et exacte. Nous nous conten- 



L15 — 



— 116 — 



terons de dire qu'il y a une branche établie en 
Normandie, dont les armes sont : 

D'azur, à /rois fleurs de lis d'or, au bâton 
d'argent en bande, brochant sur le tout. 

Une autre en Anjou, qui porte pour armes : 

De sable, à trois fleurs de lis d'or, à un bâton 
de gueules en barre, brochant sur le /ouf. 

Une autre en Champagne, aux environs de < Hui- 
lons, qui porte : 

D'azur, à une main ganlelée d'or en fasce, 
qui lient sur son poing un oiseau de proie d'ar- 
gent, accompagnée de trois fleurs de lis,chacune 
soutenu d'uni' moucheture d'hermine d'ar- 
gent. 

Une autre qui réside en Bretagne et a pour 
armes : 

TSazur, au chevron d'argent, accompagne de 
trois I leurs i/e lis d'or. 

Il y a la branche des seigneurs de Brossard, 
écuyers, sieurs de La Gautraye. qui porte : 

D'argent, à trois fleurs de lis mi-parti d'azur 
et de gueules, à/a colice degueules, brochantesur 
le tout. 

Les branches dispersées en Anjou et en Tou- 
raine avaient pour chef N. Brossard de La 
Brohanière, résidant à Parce en Anjou, et N... de 
Brossard de Saint-René, qui. originaire de Filmil 
au Maine, résidait à Tours. Tous les deux avaient 
pour armes : 

Trois fleurs de lis d'or, en champ d'azur, à 
la bande d'argent, brochante sur /e /ou/. 

Ces diverses armes ont été vérifiées en différents 
temps par M. de Machaut, intendant d'Orléans 
en lb'07. 

BROSSES (de. s) ou DESBROSSES. 

En Normandie, cette famille est connue dés le 
commencement du xm e siècle, mais sa libation 
prouvée par titres ne remonte qu'à Robert des 
Brosses, écuyer, seigneur dudit lieu, du Boyhyon, 
et de Bastigny, qui vivait en 1374 avec Jeanne de 
la Place, son épouse. Il prit à rente pour livres 
tournois de rente annuelle de Jean Fromont, 
écuyer.le fief du Boyhyon, avec toutes ses dignités, 
détaillées audit contrat; ceci est conforme à une 
preuve de noblesse faite devant les commissaires 
du roi, en 157(5, par Hector des Brosses, seigneur 
dudit lieu et de Bastigny. Robert mourut en lais- 
sant postérité. 

Hector des Brosses, comme il est dit plus haut, 
prouva sa noblesse devant les commissaires du 
roi par titres, en remontant à Robert des Bro ises, 
écuyer, et Jeanne de la Place, son épouse, les- 
quels, en 1374, échangèrent Leur terre contre celle 
de Bastigny. (le Robert des Brosses, comme on l'a 
dit, était seigneur des Brosses et du Bayhyon, et 
Hector des Brosses, descendu de lui au huitième 
degré, lit déposer au greffe d'Évreux, le 8 novem- 



bre 1576, sa généalogie. Il épousa, le £5 novem- 
bre 1569, Isabeaudes Landes, dont il eut postérité. 
Au treizième degré, nous marquons Joseph- 
Nicolas des Brosses, chevalier, baron de Goulet. 
Cuigny, Plainville,La Couture. Fontaine etautres 
lieux, né le 30 mai 1718; il commença à servir en 
qualité de cornette dans le régiment du duc de 
Saint-Simon, en 1733, et fut réformé à la paix de 
1737, rejoignit, au commencement de la guerre 
de 1741, son régiment en la même qualité de cor- 
nette; fut employé, avec des cavaliers de bonne 
volonLé, dans toutes les occasions qui se présen- 
tèrent, et où il donne de si belles preuves de son 
courage et de son zèle, que le duc de Brissac, maré- 
chal de France, le choisit pour faire son avant et 
arrière-garde, avec des carabiniers de bonne vo- 
lonté, destinés à faire passer 300 sacs de farine 
dans le château de Fronembert; ce qui fut exécuté 
heureusement, en traversant ce lieu des quartiers 
ennemis et en les trouvant partout. Le baron de 
Goulet y reçut une contusion, et son cheval fut 
blessé. Cependant, il fit des prisonniers, qu'il 
amena, et le duc de Brissac en rendit compte sur 
le champ au cardinal de Fleury, qui lui fit donner 
une compagnie de cavalerie dans le régiment de 
Chepy en 1742. Il passa avec ce régiment en 
Bavière, et servit sous les ordres du maréchal de 
Maillebois. Pendant la campagne de 1743. il lit 
plusieurs actions éclatantes, comme d'avoir arrêté , 
les ennemis avec 50 maîtres qui avaient culbuté la 
compagnie franche de.Rombert, dans une recon- 
naissance que le maréchal, comte de Saxe, fit faire 
à Plane. Quelques jours après, le maréchal de 
Maillebois ayant commandé tours les piquets de 
l'armée, pour aller reconnaître l'ennemi, la troupe 
du baron de Goulet se trouva environnée par les 
ennemis, au point que ce général fut obligé de 
faire pointer les canons pour dissiper les ennemis : 
ce qui réussit, et le baron de Goulet les battit, y 
reçut plusieurs blessures, et ramena toute sa 
troupe, excepté ceux qui restèrent morts sur 
place. Le maréchal de Maillebois en rendit compte 
sur-le-champ au roi, et lui fit avoir la croix de 
Saint-Louis en 1741, quoique n'étant pas le dernier 
capitaine de son régiment. A l'affaire de Saverne, 
il demanda au maréchal duc d'Harcourt des 
hommes de bonne volonté pour aller en avant et 
reconnaître l'ennemi qu'il vit de près débouchant 
sur deux colonnes, pour aller s'emparer de Sa- 
verne; et, aussitôt, il alla à toute bride à Phals- 
bourg en rendre compte à ce maréchal, qui lit 
rétrograder les troupes envoyées pour la défense 
de cette place. Les ennemis, ayant déjà outrepassé' 
la hauteur, et le long de la chaussée, le baron de 
Goulet fut de bonne volonté, par ordre du géné- 
ral, avertir le marquis du Chàlelet de se retirer sur 
Plialsbourg. Dans cette occasion, le baron de 
Goulet fut blessé et son cheval reçut deux coups 
de feu. 11 ne se signala pas moins à la bataille de 
Rocoux, sous les ordres du maréchal comte de 
Saxe : la cavalerie étant dans l'inaction, et ayant 
aperçu plusieurs fuyards de quelques bataillons, 



— 117 — 



118 — 



il les ranima et les ramena à la charge aux bayes 
de Rocouse, où il fut blessé d'un coup de biscayen 
au ventre. Cette action lui attira beaucoup de 
louanges de la part du maréchal, comte de Saxe. 
A la bataille de Lawfeld, sous les yeux du roi, où 
il commandait le second escadron de son régi- 
ment, nommé alors Belfond, il y reçut d'abord un 
coup de canon, qui coupa son cheval en deux, et 
lui blessa les deux jambes, de façon qu'on fut 
obligé sur-le-champ de couper ses bottes avec un 
rasoir; et, se sentant encore assez de force pour 
faire son devoir, il se lit mettre par quatre cava- 
liers sur un autre cheval, mena son escadron à la 
charge, battit l'ennemi, et resta chargé du comman- 
dement du régiment, les autres officiers ayant 
■été tués ou mis hors de combat. Il y reçut encore 
un coup de sabre, qui lui partagea presque la 
figure en deux jusqu'au gosier, dont il portait 
la cicatrice, un sur la tête et un coup de pistolet. 
Dans cet état,il eut l'honneur d'aller présenter au roi 
un étendard des ennemis, qu'il avait pris ; mais 
les forces lui manquant aux pieds de Sa Majesté, 
on fut obligé de l'enlever. Sa Majesté, en recon- 
naissance de tant de bravoure, le fit lieutenant- 
colonel avec une pension. Heureusement guéri de 
toutes ses blessures, dont il portaitles marques, il 
n'a pas moins fait paraître de courage et de zèle 
dans la dernière guerre, à toutes les affaires où i! 
s'est trouvé ; comme à la bataille de Grevelt et à 
celle de Lutzelberg, sous les ordres de M. de Ghe- 
vert, où il a combattu avec le même succès. A 
cette dernière affaire, il fut démonté deux fois et 
ses chevaux blessés sous lui, et reçut un coup de 
biscayen à l'épaule : l'escadron qu'il commandait 
prit deux pièces de canons. Il s'est trouvé à plu- 
sieurs autres petites actions, dans le détail des- 
quelles nous n'entrerons pas, a senti les effets de 
toutes les armes dont on se sert à la guerre et avait 
sur son corps les marques de quinze différentes 
blessures. Le baron de Goulet eut l'agrément du 
régiment île Fleury, cavalerie; mais il aima mieux 
rester lieutenant-colonel du régiment de Char- 
tres, cavalerie, ci-devant Belfond, à la tète duquel 
il avait donné tant de marques de son courage et 
de sa valeur, ayant été fait brigadier le 20 février 
1761. 11 était maréchal de camp depuis la promo- 
tion du 20 avril 1768, et il épousa, par contrat du 
10 octobre 1740, Marie-Catherine- Jeanne Cureau, 
veuve de Jacques-Bernard de Coëtferel, dont il 
eut postérité. 

Les titres de cette ancienne noblesse ont été pré- 
sentés à M. de Baujon, généalogistes des ordres 
du roi, et étaient, en 1772, entre les mains de M. Che- 
rin, successeur de M. de Baujon en cet office. 

Armes: D'argent, au lion de sable, armé et 
lampassé de gueules. 

BRUN (de). 

Provence. Famille originaire de Castellane, où 
elle était comptée parmi les maisous nobles dans 
le xive siècle. 



Fou cou de Brun est celui par lequel on com- 
mence à avoir les papiers en règle. Il était capi- 
taine de cuirassiers sous le roi Henri II et fut tué 
au premier siège de la ville d'Amiens en combat- 
tant à la tête de son régiment. Il laissa deux fils : 
Jean, qui continua la descendance de la branche 
aînée, et Sébastien, qui fut la tige des seigneurs de 
Boades. De cette seconde branche en est issue une 
troisième qui a pour auteur Jacques de Brun, 
chevaiier, seigneur de Favas, à qui son père légua 
une somme de 31,000 livres, épousa, par contrat du 
5 février 1603, Marguerite de Rafaëlis-Broves-de- 
Tourtour, dont il eut plusieurs enfants. 

Cette famille a fourni plusieurs officiers distin- 
gués et des chevaliers de Saint-Louis. Elle a été 
plusieurs fois maintenue dans sa noblesse : la 
première, en 1608, par les commissaires députés 
du roi, et, en 1609 et 170-3, par arrêt de l'intendant 
de la province; l'aïeul du conseiller de Boades et 
son frère Jacques de Brun de Favas furent déchar- 
gés de la taxe prononcée contre les usurpateurs du 
titre de noblesse, et de celle de francs-fiefs. 

Armes : D'azur, à la hache d'armes d'argent, 
emmanchée d'or. 

La branche de Castellane portait : 

Parti : au 1, de Brun; au 2 de gueules, à un 
château ouvert, crénelé et sommé de trois tours 
d'or, maçonnées de sable, qui est de Castellane. 

BRUNEEL. 

La famille Bruneel, qui est fixée en France, est 
originaire des Flandres. Elle a conservé sa natio- 
nalité belge malgré sa résidence à Paris. 

En 1507, Pierre Bruneel contracta mariage avec 
très noble dame Jacqueline, baronne van Calden, 
à Ardoye en Flandres. 

Jean Bruneel, arrière-grand-père du comte 
Bruneel actuel, quitta le premier cette ville. 

Une branche d'ailleurs habite encore la Bel- 
gique, où le père du comte Bruneel actuel était 
lui-même chevalier de l'Ordre du roi Léopold et 
porté sur la liste des éligibles, comme sénateur du 
royaume. 

Les Bruneel contractèrent des alliances directes 
avec les La Perre de Roo, les de Gheus d'Elzen- 
valle , de Caigny , de Meulenaer, van den 
Bergh, etc.; ils sont encore apparentés aux nobles 
familles de Grainger, van den Brande, de Roo, de 
Zuylen, de Négri, de Bocoinghe, de Pralormo, 
délia Torre, d'Ogimont, de la Serna, de Terline, 
de Vilmarest, de Croix, etc., etc. 

Le très réverendissime Bonaventure Bruneel, 
fondateur de l'Ordre des Franciscains en Belgique 
après la révolution, appartient à cette famille et 
c'est pour illustrer sa sainte mémoire que le 
Saint-Siège conféra le titre de comte. 

Alliances : La Perre de Roo, de Gheus d'Elzen- 
valle, de Caigny, van den Bergh , de Meule- 
naer, etc., etc. Parentés maternelles avec les de 



— 119 - 



— 120 



Roo, de Grainger, van <len Brande, van Zuvlen, 
de Négri, Coppieters, de La Croix d'Ogimont, Le 
Fevère de 'l'en Hove, van Goethem, de Vilmarest, 
Maquart de Terline, de La Serna, de Vadicourt, 
de Bœsinghe, délia Torre, de Pralormo, etc. 

Armes : U argent, au lion de gueules. 

Consulter : le Nobiliaire des Pays- lias, l'Armo- 
rialgénéral de Riesstap, les Archives d'Ardoye et 
la Chancellerie romaine. 

REPRÉSENTANT ACTUEL : 

Bruneel ( Alltert-Victor-Constant-Marie, 



G te j. Résidence 
Paris. 



11, avenue de Ségur, a 



BUISSON DE COURSON DE CRIS- 
TOL (du). 

Voij. le tome I et rectifiez comme suit : 

lo Colonne 625, ligne 9 : Gravas, lire : Gavrus. 

2" Colonne 625. ligne 23 : Le Maistre d'Echauf- 
îon, lire Le Maistre d'Echauffow. 

3° Colonne 625, ligne 26 : de Salles de Préval- 
lon, lire : de Scelles de Prévallon. 

'i" Colonne 625, ligne 28 : de Billeheust cVArgen- 
son, lire : de Billeheust d'Argenton. 

Omission d'une ligne entière à la ligne 50 de la 
même page 625, omission qui rend la phrase inin- 
telligible. On lit en effet que Tanneguy du Buis- 
son « fut conseiller à la table X. de Courson, etc. », 
ce qui n'a aucun sens ; qu'il faut rétablir comme 
suit : « que Tanneguy du Buisson fut conseiller à 
«la Table x de marbre (amirauté et Eaux et 
« Forêts) de Rouen : que Pierre du Buisson, sieur 
« rfeX. Courson fut intendant, etc. » 

BUSSEUL {de). 

Maison illustre dès le règne de l'empereur Othon 
et de Hugues Capet, ainsi qu'il ressort des cartu- 
laires des prieurés de Paray et de Marcigny et 
qu'il est rappelé dans les lettres patentes d'érec- 
tion de St-Sernin en Maçonnais en comté de 
Vauban (avril 1725) en faveur d'Antoine Le Prêtre 
de Vauban, mari d'Anne-Henriette de Busseul, 
héritière du comté de St-Sernin. 

Au \'' siècle, les Busseul étaient établis en Cha- 
rolais où César de Busseul, ambassadeur de l'em- 
pereur Othon auprès du duc de Bourgogne, possé- 
dait les terres de Vervicon et de Moulins sur 
l'Arconce. Le dossier Chérin concernant la mai- 
son de Busseul et déposé ù la bibliothèque natio- 
nale de Paris, département des manuscrits, re- 
monte à Geoffroy de Busseul, chevalier, vivant 
en 1281, mais une note du même Chérin, insérée 
en tète de la généalogie de Busseul. possédée par 
la famille, témoigne que des titres tirés du l'abbaye 
de Cluny établissent l'existence et l'illustration du 
nom il i Busseul depuis 1039 et la qualité de che- 



valier attribué dès lors aux membres de cette 
maison. Les titres des cartulaires de Marcigny 
remontent encore plus haut. 

Les Busseul ont joui d'une grande faveur à la 
cour des ducs de Bourgogne. Guy de Busseul por- 
tait la bannière du comte de Nevers à la bataille 
de Nicopolis en 1396, deux autres Busseul périrent 
à Nancy en 1477 aux côtés de Charles le Témé- 
raire. 

Pendant tout le xiv c et le xve siècle, on les voit 
nombreux occuper les premières charges auprès de 
ces princes, entre autres celles d'écuyer, de cham- 
bellan, de premier écuyer tranchant, d'échanson, 
de premier maître d'hôtel, de capitaine châtelain, 
de bailli du Maçonnais, d'Autun et de Montcenis, 
de membre du conseil permanent de Bourgogne et 
de gouverneur du Charollais. Le portrait de Mar- 
guerite de Busseul, dame de Thyard et de Bissy. 
qui périt pendant les guerres de religion en défen- 
dant la place de Verdun-sur-Saône, est au musée 
de Versailles parmi ceux des héroïnes. Les Busseul 
ont fourni des chevaliers de Saint-Jean de Jérusa- 
lem, de Malte, de l'ordre du roi, des chanoines 
comtes de Lyon et de Saint-Pierre de Mâcon, un 
page de la reine Anne d'Autriche, une demoiselle 
d'honneur de la princesse de Conti, des officiers 
généraux chevaliers de Saint-Louis et comman- 
deur de l'ordre de Saint-Louis, etc. Ils ont eu les 
titres de baron et de comte, possédé des fiefs nom- 
breux et considérables et contracté des alliances 
avec les premières maisons de Bourgogne et de 
France, entre autres avec celles de Clugny, 
d'Amanzé, de Gorrevod, ducs de Pont-d'Ain, 
princes du Saint-Empire, de Thyard, de Babutin, 
Palatin de Dyo, de Digoine, de Choiseul de Traves, 
de Véré, princes du Saint-Empire, etc. 

Antonin-Louis, vicomte de Busseul, lieutenant 
général des armées du roi en 1814, commandeur 
de l'ordre de Saint- Louis, officier de la Légion 
d'honneur, décédé à Paray-le-Monial en 1851, eut 
pour fils Antoine-Henri, comte de Busseul, colonel 
de cavalerie qui donna sa démission en 1830, âgé 
seulement de quarante-deux ans, il mourut en 1842 
au château de Saint-Christophe enBrionnais, lais- 
sant six filles : les comtesses Onfroy de Verez, de 
Monspey, Alfred et Sylvain de Laforest-Divonne 
et les baronnes Amédée et Albert de Fournas et un 
fils Antoine-Olivier, comte de Busseul, chevalier 
de Malte, lieutenant, de 1842 à 1844, au 4 e régiment 
de chevau-légers, dit de Windischgraetz en Au- 
triche; il mourut au château de Pouzzols (Aude) 
en 1877 De son second mariage avec Thérèse de 
Kellersperg, sœur du baron Ernest de Kellersperg, 
gouverneur civil de Milan, puis de la Bohème, il 
eut trois filles dont une seule subsiste, Marguerite 
de Busseul , chanoinesse du chapitre noble de 
Brunn en Moravie et qui réside à Gratz (Styrie). 
Antoine-Henri, comte de Busseul, né en Au- 
trichë en L847, du premier mariage d'Antoine- 
Olivier, comte de Busseul, avec Marie de Buchs- 
mann, lieutenant de hussards hongrois, officier de 
honwed, a donné sa démission et a épousé Bertha 



— 121 — 



122 



de Baïir. Us habitent en Transylvanie près d'Her- 
manstadt, et ont deux enfants : un fils Raoul de 
Busseul né en 1876 et une fille Céline de Busseul. 
Les archives, très anciennes et très complètes de 
la maison de Busseul, sont entre les mains du 
comte Henri de Busseul. 'On peut consulter : Saint- 
Julien de Baleurre (Lyon 1558), les archives de 
Marcigny, Paray-le-Monial et Gluny, le journal 
de Philippe-le-Bon, le Laboureur, Courte-Lpée, le 
Cartulaire du chapitre de Saint-Pierre de Mâcon, 
les Tablettes historiques de Bourgogne pour l'an- 
née 1750, page 52, etc., et pour l'année 1756, p. 21. 

Armes : Fascè d'or et de sable de six pièces qui 
sont les armes de Saxe ancien ; au canton dexlre 
à V aigle éployée de sable qui est de l'empire. 

Devise : Dieu et mon Busseul. 

Supports : Deux dragons d'or armés et lam- 
passés de gueules. 

Cimier: Un casque d'argent à onze grilles 
d'or posé de front et surmonté d'une couronne 
de comte; au-dessus de la couronne, une co- 
lombe éployée d'argent. 



BUYSSON {du). 

Voy. le tome I, col. 037 et suivantes. 
Grand'Mères maternelles des représentants 

ACTUELS : 

De BonnevaL 1824; de Laferté-Meung, 1780; de 
Monestay-( lhazeron, 1740 ; Lebergue-d'Ambly, 
L694; de Burgues de Missiessy, 1661; Millet de 
Boisgarnier, 1615; de Lingendes, 1577 ; Le Fran- 
çois de Fognat,1534; Moriat de la Balancière, 
1496; de Vertolaye, 1445; Atlion de St-Floret, 
14°0 ; Aubert du Cros, L396 ; de la Faye, 1367 ; de 
Chazeron, 1328; de Carbonnières, 1302; de May- 
mont-d'Oliergues, 1277; de Saillans, 1236; de 
Brossadol, 1211; de Cassanhes (Cassagne-Beau- 
fort-Miramont), 1180; de Solages, 1152 ; et de Sévé- 
rac, 1120, dont on a les contrats. 

Titres et ouvrages à consulter: Preuves des 
francs fiefs de 1444, aux archives du Capitule de 
Toulouse où la filiation remonte à 1120; Preuves 
de maintenues de 1635 à 1708, aux archives de 
Moulins, remontant à 1319; d'Hozier, Armoriai 
général et carrés, n° 141, de la Bibliothèque na- 
tionale; St-Allais, II, 190;Lachénaye, IV, i83 : de 
Barrau, II, 209: Bouillet, 1,357; de Magny, I, 
129. 





CANTILLONDE BALLYHIGUE.DE 
LACOUTURE ET DE TRAMONT (de). 

Cette maison, très ancienne, est originaire de 
Normandie. Le premier gentilhomme de cette 
famille, dont il soit fait mention dans les chro- 
niques du xie siècle et notamment dans celle 
de Branton, est Henry de Gantillon, seigneur de 
Canteleu. Il suivit son souverain, Guillaume, duc 
de Normandie, à la conquête de l'Angleterre et 
commandait l'un des vaisseaux qui transportèrent 
l'armée de Guillaume. Blessé près du duc à la 
bataille d'Hastings (1066). il reçut une terre dans 
le comté de Devon, à laquelle il donna le nom 
de Gantelon, d'où est venu plus tard par corrup- 
tion celui de Gantelupe. 

On trouve dans l'histoire de Normandie qu'au 
nombre des gentilshommes qui accompagnèrent 
Robert II, duc de Normandie, en Palestine, étaient 
les nobles seigneurs Guillaume, Robert et Fouc- 
ques de Cantelon. 

Guillaume de Gantillon, chevalier et arrière-pe- 
tit-fils de Henry, fut du nombre des guerriers qui 
passèrent en Irlande en 1169, sous la conduite du 
fameux comte de Pembrocke. Ses enfants s'éta- 
blirent dans la province de Munster où l'un d'eux 
fit construire le château de Ballyhigue. près de 
la baie de ce nom. (Hist. du comte de Kerry, par 
Smith, imprimée en 175U, p. 210). Cette vaste pro- 
priété seigneuriale appartient aujourd'hui à la fa- 
mille Creshé. 

La famille de Gantillon fut une de celles qui don- 
nèrent les plus grandes marques de dévouement 



aux Stuart et à la religion catholique. Cette fidélité 
fut la cause de sa ruine et de sa dispersion. Plu- 
sieurs de ses membres furent réduits sur la terre 
étrangère à un état voisin de la pauvreté. Mais 
ils n'oublièrent jamais, sur les champs de bataille, 
cette noble et glorieuse devise de leurs armes : 
Fortis in bello. 

Des Cantillon s'allièrent aux plus illustres mai- 
sons, telles que celles des Siuart, des Fitz-Gérald, 
des O'Brien, derniers rois d'Irlande, des Pégett, 
des Mac-Mahon, des O'Sullivan, des Seymour, des 
Perceval, des comtes de Beilheley, des comtes de 
Stalford-Howard, des comtes Maxwell-Farnham, 
des vicomtes Southwell, des O'Gonnell, des comtes 
de Bray (Picardie), des marquis de Foucault, Ver- 
dillac, des marquis de Grave, des comtes Du 
Plessis de Grenedan, des marquis de Glervaux, 
des marquis de Ruffo-Bonneval, etc. 

La généalogie de la maison de Gantillon, fixée 
en Irlande dans le courant du xii« siècle, est au- 
thentiquement établie depuis Roger de Gantillon, 
chevalier, sixième baron de Ballyhigue, seigneur 
de Castle-Bronn, de Balmoral de Gandaylin, etc., 
qui épousa, en 1556, Elisabeth Stuart, de la mai- 
son royale d'Ecosse. 

Vers le milieu du xvii siècle, Charles de Can- 
tillon passe en France à la suite des Stuart. Il 
achète dans la Marche limousine une propriété, 
Las Couturas; c'est de là que la branche cadette 
a pris le nom de Cantillon de Lacouture. En 
173N, cette branche cadette s'est encore subdi- 
visée et a formé la branche de Cantillon de Tra- 
mont. 



125 



— 126 - 



Armes : D'azur, au lion rampant d'or, accosté 
de deux flèches tombantes de même, empennées 
d'argent. 

L'écu timbré d'un casque de chevalier, surmonté 
d'une couronne de baron anglais. 

Cimier : Un dextrochère, armé d'une flèche 
d'or empennée d'argent. 

Devise (donnée par Guillaume le Conquérant à 
Henry de Cantillon, après la bataille de Hastings 
(Hj) : Fortis in bello. 



(les armes se trouvent dans une des salles du 
château de Dublin. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

1° Cantillon de Ballyhigue (B on de). 

2° Cantillon de Lacouture (Georges 
de), lieutenant au 15 e dragons, à Libourne. 

3° C. de L. (Henry de). Résidence: 
château de la Roquette, par Le Muy i Var). 

4° Cantillon de Tramont (Charles de). 
Résidence: Gieux (Haute-Vienne). 

CHABANNE3 DE LA PALICE (de). 

Quatre mémoires, imprimés en 1759 sur cette 
maison, disent que Chabannes, Chabannois et 
Chabanées sont le même nom, qu'il n'y a de 
différence qu'une simple inflexion de voix de plus 
ou de moins, parce que la prononciation du mot 
a changé. 

Cette maison ne remonte, dans le P. Anselme, 
qu'à Robert de Chabannes; mais, d'anciens titres, 
vérifiés par le généalogiste des ordres du roi, 
en 17bl, font connaître : 

Eschivat de Chabannes , ou Chabanées , qui 
épousa, vers 1170, Matebrune de Ventadour. De- 
puis- ce mariage, cette branche de la maison de 
Chabajines demeura fixée aux environs de Venta- 
dour et de Charlus-le-Pailloux, qui en dépendait, 
dans le Bas-Limousin. 

Un de ses descendants au onzième degré, Jac- 
ques de Chabannes, deuxième du nom, chevalier 
de l'ordre du roi, si connu dans l'histoire sous le 
nom de maréchal de la Palisse, fut gouverneur et 
lieutenant général pour le roi en Bourbonnais, 
Auvergne, Forez, Beaujolais, Dombes et Lyon- 
nais. 11 se rendit recommandable dans toutes les 
guerres d'Italie de son temps, suivit le roi' 
Charles VIII à la conquête du royaume de Naples, 
en 1495 ; servit aussi le roi Louis XII. en 1500. au 
recouvrement du duché de .Milan, et à la pr se 
de plusieurs places dans l'Abruzze et la Pouille; 
demeura prisonnier du duc de Terranova à la 
défense de la ville de Rouvre, en 1502; combattit, 
en 1503, à la bataille de Cerignoles se trouva, en 
1506, à la prise de Bologne, et, en 1507. à celle de 
Gênes, où il fut blessé; et se comporta généreuse- 



ment à la bataille d'Agnadel donnée en 1509, et à 
la prise de Padoue faite par l'empereur sur les 
Vénitiens. Le roi le fit capitaine de 500 hommes 
d'armes et le pourvut de la charge de grand- 
maitre à la place de feu seigneur de Chauniont ; il 
lui donna encore le gouvernement du duché de 
Milan, après la célèbre journée de Ravennes, au 
gain de la bataille de laquelle il contribua beau- 
coup et demeura prisonnier à celle des Eperons 
en 1513, après s'être comporté en grand capitaine. 
Il se démit, en 1515, de la charge de grand-maître. 
au lieu de laquelle il fut créé maréchal de France: 
continua ses services en Italie, et se trouva à la 
prise de Villefrancheet à la bataille de Marignan 
la même année; se rendit à Calais, en 1521, pour 
traiter de la paix avec les députés de l'empereur, 
et, n'ayant rien conclu, il retourna en Italie ; com- 
manda le corps d'armée au combat de la Bicoque, 
en 1522; passa sur les frontières d'Espagne où il 
secourut Fontarabie ; obligea le connétable de 
Bourbon à lever le siège qu'il avait mis devant 
Marseille, en 1523, et finit glorieusement ses jours 
à la bataille de Pavie, le 24 février 1525. C'est 
ainsi, dit Brantôme, que mourut cet honorable 
seigneur. Il épousa : 1° en 1493, Jeanne de Mont- 
berois; et 2° par contrat du 20 février 1513, Marie 
de Melun-Epinoy. Il n'eut qu'un 111s du second lit, 
Charles de Chabannes, tué en 1552, au siège de 
Metz, sous Henri II, ne laissant qu'un fils, An- 
toine, mort le dernier de sa branche. 

Gilbert de Chabannes, seigneur de Curton, 
second fils de Jacques, premier du nom (grand- 
père du maréchal), forma la branche des seigneurs 
de Curton. Son petit-fils, Joachin de Chabannes, 
fut chevalier d'honneur de la reine Catherine de 
Médicis, de laquelle il était parent par Françoise 
delà Tour-d' Auvergne, son aïeule. Il fut capitaine 
d'une compagnie de50 hommes d'armes des ordon- 
nances et obtint, du roi Henri II, l'érection de la 
terre de Roche-fort, située en Auvergne, en comté, 
par lettres données à Paris au mois d'octobre 1556, 
enregistrées au parlement le 20 mai 1557. Voici la 
teneur de ces lettres : « Ayant vu à l'oeil et reconnu 
par effet les grands, vertueux et recommandables 
services que notre très aimé et féal cousin Joachiin 
de Chabannes, chevalier de notre ordre et d'hon- 
neur de notre très dure et aimée compagne la 
reine, baron de Curton < j .t R ochefort, en Auvergne, 
créons et érigeons, et élevons par les présentes, en 
dignités, titres, noms et prééminences de comté, 
pour dorénavant audit titre et nom de comte de 
Rochefort, en jouir et user pleinement, paisible- 
ment et perpétuellement par ledil Chabannes, ses 
hoirs, successeurs, et ayants cause, tant mâles 
que femelles; voul »ns et nous plait, que lui et ses 
successeurs soient tenus, censés, réputés et appe- 
lés comtes du lit comté de Rochefort, etc. » 

De cette maison sont sorties Les branches : 

1° Des seigneurs de Saignes : 

2° Des seigneurs de Nozerolles; 

3° Des seigneurs de Mariol: 

4" Des seigneurs de Verger ; 



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5° Des seigneurs de Trucy ; 

6° Des comtes de Pionsat. 

Cette branche a pour auteur Gabriel de Cha- 
bannes, dernier lils de Joachim, seigneur de 
Curton. Il est qualifié gentilhomme ordinaire de 
la chambre du roi. et premier échanson de la 
reine, dans le partage qu'il lit, le 11 octobre 1581, 
de la succession de ses père et mère. Il prenait 
aussi la qualité de chevalier de l'ordre du roi. 

Son arrière-petit-fils, Gilbert, deuxième du nom, 
dit le marquis de Chabannes, etc., né le 16 juillet 
1646, fut d'abord capitaine dans le régiment de 
Navarre en 1669, lieutenant-colonel du même 
régiment à la bataille d'Hochstedt en 1704, colonel 
au mois d'avril 1706, puis brigadier des armées 
du roi, gouverneur de l'île et citadelle d'Oléron en 
janvier 1709. Il fut un des grands capitaines de 
son temps. M. le duc de Bourgogne l'honora de 
ses bontés. Il servit plus de cinquante ans et con- 
tribua au gain de la bataille de Spierbach, en 
octobre 1703, par un mouvement qu'il lit faire à 
la brigade de Navarre, qu'il commandait, d'où est 
venu : A moi Navarre; ce fut son expression. Il 
ne se distingua pas moins à la bataille d'Hochs- 
tedt en 1704, car, ne voulant jamais consentir à la 
capitulation de Belheim, où 26 bataillons et 4 ré- 
giments de dragons, qu'on avait laissés dans le 
village, furent pris et enveloppés, il tit brûler les 
drapeaux du régiment de Navarre, et obtint qu'il 
sortirait avec une certaine quantité d'armes et de 
fusils. Il mourut le 20 avril 1720. 

Son petit-fils, Jean-Baptiste de Chabannes, né 
le 3 octobre 1714, comte de Pionsat et de Belabre, 
comte d'Apchon, premier baron d'Auvergne, fut 
marquis de la Palisse (par substitution et dona- 
tion du feu comte de Chabannes, son oncle), cor- 
nette des mousquetaires noirs en mars 1740, bri- 
gadier des armées le 20 mars 1747. Enseigne en 
1752, sous-lieutenant en 1754. et ensuite maréchal 
de camp le I e1 ' mars 1758; s'est trouvé en Italie 
aux batailles de Panne et de Guastalla ; en Alle- 
magne, à celle de Dettingen, en 1743, où il fut 
blessé d'un coup de fusil à la jambe; et en Flan- 
dre, à celle de Bocoux, en 1746. Il servit encore 
trente ans et épousa, le 8 mars 1743, Marie-Olive 
Bernard de Coubert. 

On compte encore une septième branche, celle 
des seigneurs de Chamiane, issue de la précédente 
et ayant pour auteur Thomas, frère de Gilbert, 
deuxième du nom ; et une huitième, celle des 
comtes de Dammartin, issue de la première bran- 
che ayant pour auteur Antoine de Chabannes, 
comte de Dammartin, grand-maître de France, 
troisième fils de Bobert, seigneur de Charlus, 
branche éteinte à la mort de Jean de Chabannes, 
son fils, qui ne laissa que trois tilles qui ont 
porté dans les maisons où elles sont entrées les 
grands fiefs de cette branche, comme le comté 
de Dammartin, et nommément la terre de Saint- 
Fargeau dans la branche de Bourbon Montpen- 
sier. 

La branche ainée des seigneurs de Curton a 



toujours conservé jusqu'à présent les anciennes 
terres patrimoniales, commeCurton, Saint-Angeau, 
Bochefort et Madic, en Auvergne. 

Les rois Louis XI, Charles VIII, Louis XII, 
François I e1 ', Henri II, Charles IX, François II et 
Henri III, ont honoré du titre de cousin les sei- 
gneurs de Chabannes. Us comptent des chevaliers 
de tous ordres : Saint-Louis, Saint-Lazare et de 
Malte. 

Il y a de la maison de Chabannes des bâtards 
légitimés, dans le Quercy et l'Auvergne, qui ont 
fait de fort bonnes alliances et avec des maisons 
distinguées, mais qui ne sont que des bâtards re- 
connus. 

Armes : De gueules, à un lion d'hermines, ar- 
mé, lampassé et couronné d'or. 

CHALÉON (de). 

Just] de Chaléon , origi- 
naire du Boyannais, célèbre 
avocat au parlement de Gre- 
noble, fut anobli en 1665. 

Laurent de Chaléon, sei- 
gneurde Saint-Bomand, con- 
seiller au parlement de Gre- 
noble en 1680, qui épousa 
Marguerite de Chambrier 
de l'Isle et fut père de : 

Jean-Baptiste, de Chaléon 
de Chambrier, baron de Châ- 
teauneuf de l'Albenc; con- 
seiller au parlement de Gre- 
noble en 1740, marié à Marguerite de Bardon- 
neuche ; 

Ennemond-Jean-Baptiste de Chaléon de l'Al- 
benc était également conseiller à la même cour 
en 1783 ; 

César-Bacon de Chaléon de Chambrier, con- 
seiller au parlement, fut nommé député de la 
noblesse aux Etats généraux en 1788. 

Ce dernier eut deux fils qui ont laissé de nom- 
breux représentants : 

1° Laurent-Bacon de Chaléon, qui a une fille 
mariée au baron de Montravel et un fils César- 
Bacon de Chaléon, qui, élève de l'école des Cadets 
de Turin, devient chef d'escadron aux chevau- 
légers de Savoie, est fait comte romain et démis- 
sionne à la mort de son père. Meurt lui-même en 
1870 sans enfant. 

2" Félix-Marc de Chaléon, grand propriétaire du 
château et des terres de Prébois, laisse de nom- 
breux représentants mort sans enfant, sauf Louis- 
Ennemond de Chaléon . qui épousa Céline de 
Lachaud. Meurt en 1859, en laissant plusieurs re- 
présentants dont deux seulement encore vivants : 
1° Félix-Louis-Bacon de Chaléon, chef d'esca- 
dron de cavalerie, officier de la Légion d'honneur 
et du Nicham Iftikar, marié à Marie de Belcastel; 
2° Albert-Bal thazar de Chaléon, ancien magis- 
trat démissionnaire. 




— 129 — 



130 



Armes : D'azur, à la bande d'argent, chargée 
d'un lionceau de gueules. 

CHAMBON (de). 

Cette famille a été maintenue dans sa noblesse 
par jugement de M. de Lamoignon, intendant du 
Languedoc, rendu à Montpellier le 6 juillet 1700, 
sur des titres qui justifient que : 

Jacques de Ghambon, issu d'un puîné en Auver- 
gne, juge au tribunal de Viviers, fut pourvu de 
l'office de général des monnoies en la province de 
Languedoc et de Guyenne, de résidence à Tou- 
louse, le 21 juillet 1546. Il a épousé en premières 
noces noble demoiselle Marguerite Dumène du 
Perrier, et, en secondes noces, demoiselle Anna 
de Gassaing, laquelle lui apporta en dot le do- 
maine du Bourg-Saint-Bernard. Du premier ma- 
riage avec Marguerite du Perrier, veuve de noble 
Vibret, est issu noble Simon de Ghambon, aussi 
général des monnoies, marié à noble dame Marie 
de Ferrier, fille d'Antoine de Ferrier, conseiller à 
la cour du parlement de Toulouse. Les biens de 
M. Simon de Ghambon étaient situés au lieu de 
Layrac, Môntrouget, Mirepoix et dans le vicomte 
de Villemur : il désire être enterré à Toulouse au 
couvent des Augustins, où sont les tombeaux de 
ses père et mère. 

Simon de Ghambon a laissé quatre enfants de 
son mariage avec demoiselle de Ferrier, sa femme, 
savoir : 

i° Pierre de Ghambon, aussi général des mon- 
noies, a épousé Marguerite de Chante, de laquelle 
il a eu François de Ghambon, né le 3 août 1632, 
coseigneur de Lauzerville, marié le 31 mars 1668 
avec demoiselle Antoinette de Barthe, mort sans 
postérité; il a substitué son hérédité à noble Jean 
de Laforcade, son neveu, fils de noble Abraham 
de Laforcade et de dame Marie de Ghambon ; 

2° Autre Pierre de Ghambon, mort sans pos- 
térité : 

3° Marie de Ghambon, fille de Simon, mariée à 
noble Bernard de Laùtrec, sieur de Labatut, et 
en secondes noces à noble Durand, sieur de la No- 
garède-; elle possédait un domaine à Glaverie, 
près Mirepoix, qu'elle a donné au couvent des jé- 
suites de Pamiers ; 

4° Jean de Ghambon, quatrième enfant de Simon 
et de dame Marie de Ferrier, s'est marié le 14 juin 
1610 avec Marguerite de Gauléjac, et, le 9 décem- 
bre 1625 avec Marguerite d'Adhémar de Cransac, 
du lieu de Fronton ; de cette dernière, il a eu 
Pierre de Ghambon, né à Layrac le 22 août 1629, 
sieur de la Générale, lequel a épousé, le 17 août 
1660, Marie de Bamondy, fille de noble Ber- 
nard de Ramondy Gayrou et de clame Anne de 
Puylaurent. 

De ce mariage est issu Jean-Bernard de Gham- 
bon, né à Layrac le 8 septembre 1661, a servi 
vingt ans comme officier dans le régiment royal 
d'artillerie ; il s'est établi au Bourg-Saint-Bernard 
et a épousé Marguerite de Pydemarc, du lieu 

Tome II. 



de Cuq-Toulza, de laquelle il a eu des enfants. 

Gabrielle de Ghambon, fille de Pierre de Gham- 
bon et de Marie de Ramondy-Gayrou, a épousé 
Jean deBouscatel, écuyer, lieutenant au régiment 
de Mirabeau. 

Nicolas de Ghambon, autre fils de Pierre de 
Chambon et de dame Marie de Ramondy, marié à 
noble Catherine d'Aldeguier, du lieu de Saussens. 

"Jeanne de Ghambon, aussi fille de Pierre de 
Chambon et de dame Ramondy-Gayrou, mariée 
le 28 octobre 1663, à noble Jacques de Faiguière. 

Jean-Jacques de Ghambon, fils de noble Jean- 
Bernard de Ghambon et de dame Marie de Pyde- 
marc, né à Boudigoux le 11 février 1715, a été 
maintenu noble par arrêt du parlement de Tou- 
louse du 21 mars 1745, et d'habitant du Bourg- 
Saint Bernard, avec le droit de chasser seul ou en 
compagnie. Marié en premières noces avec demoi- 
selle Suzanne de Pydemarc, sa cousine, et en se- 
condes noces à demoiselle Jeanne de Cousin, fille 
de noble de Cousin et de dame Marie d'Escorne- 
bœuf de Saint-Sulpice de Lapointe. De son pre- 
mier mariage avec demoiselle Suzanne de Pyde- 
marc est né, en février 1747, au Bourg-Saint- 
Bernard : 

1° Noble Jean-Pierre de Chambon, ancien offi- 
cier au régiment d'Eu, infanterie; il s'est marié le 
1er septembre 1778 à dame Marguerite Serin de 
Puylaurens, fille de Jean-Pierre Serin, avocat au 
Parlement, et de dame Raymonde Lacroix; 

2° Louise de Ghambon, née le 21 juin 1750, 
mariée à noble Belot de Terrable, dont il est parlé 
plus loin. 

Nicolas de Ghambon, fils second de Jean-Ber- 
nard de Chambon et de Marie de Pydemarc, né le 
3 novembre 1717 à Boudigoux, a hérité du bien 
du Bourg-Saint-Bernard, a servi cinquante ans, 
en qualité d'officier d'artillerie, y est devenu ca- 
pitaine, commandant et chevalier de Saint-Louis. 
Mort au Bourg-Saint-Bernard, le 30 décembre 1806, 
sans être marié. 

Joseph de Chambon, fils de Pierre de Chambon, 
sieur de la Générale et de dame Marguerite-Ba- 
mondy-Cayrou, né le 7 juillet 1670, à Layrac, 
diocèse de Montauban, a servi pendant trente-qua- 
tre ans comme officier d'artillerie. Mort major 
commandant de la ville de la Fère, en Picardie, 
le 8 octobre 1744; marié à Jeanne de Gavage en 
premières noces et en second mariage à demoi- 
selle Catherine de Madière, de cette dernière il a 
eu plusieurs enfants : 

1« Noble Marie-Françoise de Chambon, née le 
14 février 1713 à Saint-Thibéry, diocèse d'Agde. 
Religieuse cordelière de Saint-Quentin ; 

2» Charles-Louis de Chambon, né le 15 janvier 
1715 à Douay en Flandre ; mort sans postérité; 

3° Charles-François de Chambon, né le 16 octo- 
bre 1718 à la Fère en Picardie, officier d'artillerie, 
mort en 1775 sans postérité à l'Isle de Rioberbice, 
appartenant aux Hollandais; 

4° Noble Julien de Chambon de La Barthe, né 
le 8 juillet 1721 à la Fère en Picardie, diocèse de 

5 



— 131 - 



— 132 — 



Laon, après avoir servi en qualité de volontaire 
dans le régiment d'artillerie, est parvenu de grade 
en grade au rang de colonel le 2'i mars 1709, che- 
valier de Saint-Louis, commandant d'école du 
corps royal d'artillerie le 3 juin 1779, et brigadier 
d'infanterie le 1er mars 1780, a été chargé par la 
cour du commandement général de l'artillerie dans 
les Isles du Vent d'Amérique. Est mort à Paris le 
25 mars 1789, maréchal de camp des armées du 
roi. 11 avait épousé en premières noces, en 1758, 
demoiselle Marie- Jean ne -Françoise d'Achery. 
morte en 1770 à Saint-Pierre, Isle de la Marti li- 
que, fille de M. Claude d'Achery, ancien mayeur 
et juge consul de la ville de Saint-Quintin, et de 
demoiselle Jeanne d'Harcourt de Beauvais. En se- 
condes noces, il a épousé, avec la permission du 
roi du 5 septembre 1778, demoiselle Geneviève- 
Rosalie Le Marchant de La Viéville, fille de feu 
Louis-François Le Marchant de La Viéville, 
écuyer, sieur de Puto, conseiller du roi. contrôleur 
général des ponts et chaussées de France, et de 
demoiselle Marie-Charlotte de Klingstel, d'une 
famille noble de Suède. 

Il a eu de dame Jeanne-Françoise-Joséphine 
d'Achery, sa première femme, noble Justin de 
Chambon, né à Vermand le 10 avril 1765, d'abord 
cadet gentilhomme à l'hôtel royal militaire à 
Paris, puis capitaine commandant le 5 e régiment 
d'artillerie à pied, a été assassiné par les paysans 
révoltés de la Toscane, près la ville de Naples, le 

9 nivôse an VIII (30 octobre 1804), sans postérité. 
Du mariage de M. Jean de Chambon et de dame 

Marguerite Serin, est issu dix enfants, dont six 
morts en bas âge au Bourg-Saint-Bernard, savoir : 
1" Chevalier ; 2° François-Fortuné-Félix ; 3° Adé- 
laïde-Clotilde ; 4° Fronton-Amable ; 5° Joseph : 
6o Joséphine. 

Les quatre survivants sont : 

1« Jean-Jacques-Raymond de Chambon, mort 
le 5 mars 1804, à Saint-Dominique, de la fièvre 
jaune, secrétaire d'état-major. Il était né au Bourg- 
Saint-Bernard le 24 avril 1780; 

2° Charles-Auguste de Chambon, né le 10 mars 
1783 au Bourg-Saint-Bernard. A servi en 1813, 
1814 et 1815 dans la jeune garde impériale. Mort 
à Puylaurens en 1829, laissant deux filles de son 
mariage avec Adine Sainte-Marie ; 

3° Louis-Julien de Chambon, né au Bourg- 
Saint-Bernard le 7 septembre 1786. a servi plu- 
sieurs années comme sergent au 5e régiment d'in- 
fanterie, et, en 1810, il fut choisi pour entrer dans 
la vieille garde impériale. Depuis le passage du 
pont de Leipsick, l'on n'a [dus eu de ses nou- 
velles. Il avait épousé en 1805, au Bourg-Saint- 
Bernard, demoiselle Louise Lourou, de laquelle il 
eut deux enfants; 

Enfin le. quatrième, Mathieu-Joseph-Fronton- 
Marie-Amable de Chambon, né aussi au Bourg- 
Saint-Bernard le 2o mai 1791, décédé à Grenade le 

10 juillet 1867. A servi en qualité d'officier en L813 
et 1814 dans la première légion des gardes natio- 
nales du département de la Haute-Garonne, a fait 



les campagnes des Pyrénées et d'Espagne, et a été 
prisonnier de guerre en Espagne le 21 avril 
1814; rentré dans sa patrie, il y a contracté ma- 



riage : 



1° Le 8 octobre 1819, au Bourg-Saint-Bernard, 
avec dame Clotilde Surville, fille de M. Xiste Sur- 
ville du lieu de Gargas et de dame Claire de Ba- 
bonneau mariés, et en secondes noces le 8 janvier 
1828 avec demoiselle Caroline Du rau-Rey nier, fille 
de M. Durau-Beyuier, avocat et propriétaire à 
Fourquevaux et de dame Pétronille Gineste, 
mariés. 

Du premier mariage avec dame Clotilde Sur- 
ville, est issu noble Jean Pierre-Léopold de Cham- 
bon, le 4 septembre 1820, marié à Rabastens le 23 
décembre 1857 à demoiselle Marie Prouho, de 
laquelle il a eu une fille le 8 octobre, du nom de 
Berthe de Chambon. 

De son second mariage avec demoiselle Durau- 
Reynier, M. Amable de Chambon a eu trois en- 
fants, deux filles et un fils ; les demoiselles sont 
établies aux environs de Toulouse avec des méde- 
cins du pays. Le jeune homme, noble Adrien de 
Chambon, né à Colomiers le 3 septembre 1837, 
s'est marié le 7 avril 1803 à demoiselle Lucie Gra- 
tian, fille de M. Adolphe Gratian, avocat, ancien 
avoué, et propriétaire foncier du lieu de Montai- 
gut, près Toulouse. M. Adrien de Chambon est 
percepteur des contributions directes depuis 1863, 
fonctions que son père et son grand-père maternel 
ont exercé pendant plus de trente ans. 

Du mariage de M. Adrien de Chambon à de- 
moiselle Lucie Gratian, est issu trois enfants, 
savoir : 

1° Louis de Chambon, né à Flourens (Haute- 
Garonne), le 25 août 1866 ; 

2» Léopold de Chambon, né à Cadours (Haute- 
Garonne), le 4 septembre 1868, décédé le 20 
mai 1869; 

3° Henri de Chambon, né à Cadours le 21 jan- 
vier 1871 . 

Cette famille de Chambon est alliée à celles de 
Catellan, de Caumont, de Pouymirol, de Toulou- 
jac, de Ginestel, de Selve, de Turbilly, de Tous- 
tain, etc., etc., insérée dans Y Armoriai général 
de France, tome II, livre VIL 

Demoiselle Louise de. Chambon, fille de noble 
Jean-Jacques de Chambon et de dame Suzanne 
Pydemarc, née au Bourg-Saint-Bernard le 21 juin 
1750, a été mariée le 30 avril 1772 à noble Jacques 
Belot de Terrable, fils de noble Annibal de Belot 
de Terrable et de dame Marie de Villeneuve, habi- 
tants de Cuq-Toulza. De ce mariage est issu noble 
Nicolas de Belot de Terrable, ancien lieutenant 
d'infanterie pensionné à suite de plusieurs bles- 
sures reçues au service, et il s'est établi à Cuq- 
Toulza, où il s'est marié avec demoiselle Julie de 
Pydemarc, sa cousine, de laquelle il a eu deux 
entants. L'aîné est mort à Toulouse, étudiant en 
droit, et le second, Prosper, après avoir exercé 
l'état de notaire à Lauzerte, près Moissac, s'y est 
marié. 



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Demoiselle Louise de Belot de Terrable, fille de 
noble Jacques de Belot de Terrable et de dame 
Louise de Chambon, née à Cuq-Toulza le 11 avril 
1779, s'est mariée à Puylaurens avec noble Ber- 
nard d'Astruc, vivant de ses revenus et morts tous 
deux sans postérité. 

Les alliances de la famille de Pydemarc sont 
aux de Lamy, de Manier, de Gineste, de Cousin, 
d'Escornebœuf, de Daurier. 

Celles de Belot de Terrable sont aux Villeneuve, 
d'Anticamarretta et autres. 

Armes : D'argent, à trois tètes de Mores de 
sable ayant leur bandeau aussi d'argent et 
poses 2 et 1. 

Couronne de comte. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Chambon (Adrien de), fils d'Amable, 
actuellement percepteur de la ville de Nar- 
bonne (Aude), né à Golomiers (Haute-Ga- 
ronne), le 3 septembre 1837, marié à Lucie 
Gratian. dont : a) Louis, né à Flourens 
(Haute-Garonne), le 25 août 1866, marié et 
percepteur des contributions directes à 
Meilhan (Lot-et-Garonne) ; b) Henri, né à 
Gadours (Haute-Garonne), le22janvier 1871, 
non marié. 

CHARRIN (de). 

Il y a lieu de rectifier comme suit l'état des re- 
présentants actuels de cette famille mentionnée 
dans le tome 1er, co l. 813 et 814. 

Charrin (Mathieu- Jean-Marie, C te de), 
chef de nom et d'armes. Résidence : château 
de Bruel, par Montcenis (Saône-et-Loire), 
marié à Anne-Charlotte-Hélène d'ANDLAr. 

Enfants : 1° Comte Léon, marié à Marthe 
du Pontavice, dont: a) Jean; b) Richard: 
2° Vicomte Fernand, marié à Jeanne de 
Saizieu, dont : a) Henriette ; b) Jacques ; 
g) Robert. 

CHASTEIGNER (de). 

Maison l'une des plus illustres du Poitou, qui 
possédait, dès le xie siècle, la terre de Chasteigne- 
raye (Vendée). Elle est également recommandable 
par son antiquité et par les hommes remarqua- 
bles qu'elle a produits dans les armes, les let- 
tres, etc. 

Le premier auteur connu parait être Thibault, 
seigneur de La Chasteigneraye, qui vivait en 
1140. 

Le célèbre André Duchesne a donné en 1634 



une histoire de cette maison, et Clabault publia 
plus tard la continuation de cette généalogie. On 
voit par les tableaux d'alliances donnés par ces 
auteurs que la famille de Chasteigner est appa- 
rentée à toutes les familles royales de l'Europe. 

Cette famille a formé trente branches dont 
deux seulement sont actuellement existantes : la 
branche de La Rochepozay et celle de Durac. 

Dans ces derniers temps, on a retrouvé, dans 
les registres de la Rochepozay, de la commune du 
Lindois et les archives de la Charente., un certain 
nombre d'actes qui sont venus compléter le tra- 
vail de Clabault; nous ferons remarquer que, 
dans ces derniers documents, le nom de Chastei- 
gner est presque toujours suivi de ces mots : de 
La Rochepozay. 

Armes : D'or, à un lion passant (ou pose) de 
sinople, armé et lampassé de gueules. 

Les branches du Quercy écartèlent ces armes de 
celles de Loubejac qui sont : d'argent, à trois 
fasces de gueules. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Branche de La Rochepozay 
Première branche 

Chasteigner de La Rochepozay fEu- 
trope-Alexis. B on de), né le 16 décembre 
1786, fut d'abord officier de cavalerie légère, 
et servit en cette qualité dans les campagnes 
de 1806, 1807, 1808 et 1809, assista aux 
batailles d'Eylau, de Heidelberg, de Fried- 
land et de Rio-Secco, à la prise d'Oporto, etc. ; 
fut nommé chef d'escadron d'état-major, et 
se retira du service pour épouser Marie- 
Anne du Cheyrox, fille de Pierre, maréchal 
de camp et de Jeanne de May. Il fut, en 
1825, maire d'Angoulème, décoré de la Lé- 
gion d'honneur, et, par le roi Charles V 
d'Espagne, de la croix de grand-officier 
d'Isabelle la Catholique ; il est décédé le 
6 mars 1867. Il a eu de son mariage : 1° Xa- 
vier, décédé à Poitiers le 13 avril 1835 ; 
2° Alphonse-Etienne, qui suit; 3° Pierre- 
Xavier-Charles, baron de Chasteigner, né 
en 1819, a épousé, le 27 avril 1818, Marie- 
Pauline de Galard de Béarn, fille de 
Alexandre-Laurent, comte de Galard de 
Béarn et de Catherine-Virginie de Malet de 
Sorges ; il est décédé le 20 août 1875, lais- 
sant Eutrope-Xavier- André, baron de Chas- 
teigner, né le 13 novembre 1819, marié, le 
30 avril 1872. à Jeanne-Marie- Augustine 
d\\p»ZAC de La Douze, fille de Jean-Joseph- 
Ulrich, marquis de La Douze, et de Marie- 



— 135 — 



— 130 - 



Marguerite de Gremoux, dont il a : a) Mar- 
gaierite-Louise-Gharlotte-Philomène, née le 
15 août 1874; b) Jean-Marie- Victor-René, 
né le 1 er octobre 1875; c) Charles-Hector- 
Marie-Thibault, né le 8 janvier 1878. 

Ch. de La R. (Alphonse-Etienne, G ,e de), 
né en 1815, ancien officier de marine, a été 
décoré par les rois d'Espagne Charles V et 
Charles VI de la croix d'Isabelle la Catho- 
lique et nommé commandeur de l'ordre de 
Charles III. Marié, le 19 février 1855, à 
Victoire de Roquefeuil, fille de Adolphe- 
Aymar, comte de Roquefeuil, et de Julie 
de Lambilly. De ce mariage : 1° Marie, née 
le 1 er juillet 1858, décédée le 7 juin 1868; 
2° Xavier, qui suit; 3° et 4° Louis et Henri, 
nés, jumeaux, le 30 novembre 1861 : le pre- 
mier est officier de cavalerie. 

Ch. de La R. (Xavier, M is de), lieute- 
nant au 3 e cuirassiers, né le 5 août 1860, a 
épousé, le 7 janvier 1890, Madeleine d'E's- 
pinay-Saint-Luc, fille du comte Ernest, et 
de Louise d'Espaigne, dont il a : Marie, née 
à Versailles, le 30 novembre 1890, et Gene- 
viève, née à Versailles, le 8 septembre 
1890. 

Deuxième branche 

Chasteigner de La Rochepozay (Fran- 
çois-Casimir, V e de), deuxième frère d'Eu- 
trope-Alexis, né le 17 avril 1788, chevalier 
de Saint-Louis et de la Légion d'honneur, 
chef d'escadron en retraite, suivit la car- 
rière militaire, assista aux mêmes affaires 
que son frère, continua le service après lui, 
entra en 1814 aux chevau-légers de la 
maison du roi, passa en 1815 au 2 e régi- 
ment des grenadiers à cheval de la garde, 
où il commanda le premier escadron; dé- 
cédé à Bordeaux, le 23 mars 1873. 11 avait 
épousé, le 27 février 1821, suivant contrat 
signé du roi et de toute la famille royale, 
Françoise-Eléonore de Béchade, fille de 
Vital, baron de Béchade, conseiller à la 
cour des aides, et de Catherine Pélissier. 
De leur mariage sont issus: lo Jean-Fran- 
çois- Eutrope- Alexis, qui suit; 2° Marie- 
Mu rthe-Thérèse-Octa vie, née le 2 septembre 
1821, mariéo, le 9 février 1846, à Louis do 
Bécilvde, décédée le 5 juin 1865; 3<> Jean- 
Jacques-Louis-Paul, vicomte de Chasteigner, 
né le 6 mai 1827, marié, le 5 mai 1878, à 



Hélène-Maria Roche des Roches de Fermoy 
(des comtés de Cork et Limerick, Irlande), 
fille de Charles et de Laetitia Whyte : 4° et 
5° Anne-Marie et Marie-Antoinette- Adélaïde, 
nées le 12 mai 1829, la dernière décédée le 
10 mai 1885; 6° Joséphine, née le 11 jan- 
vier 1831, décédée le même jour; 7° Marie- 
Marthe-Thérèse-Caroline, née le 14 novem- 
bre 1832, décédée le 19 décembre 1884; 
8° Marie -Anne-Rita-Gabrielle, née le 15 juil- 
let 1835, religieuse aux Dames de Marie-Ré- 
paratrice décédée à Nantes le 17 juillet 1887. 

9° Henri, baron de Chasteigner, né le 
30 avril 1838, marié, le 29 septembre 1873, 
à Marie-Marguerite-Jeanne-Zélie-Elisabeth 
Abriat de Laforest, fille de Alphonse- 
Etienne, et de Marie-Eolide Duclion. décé-' 
dée le 18 octobre 1884. De ce mariage: 
a) Marie-François, né le 6 septembre 1874. 
décédé le 12 septembre 1875; b) Marie- 
Jeanne, née le 25 novembre 1875; e) Marie- 
Jean, né le 18 juillet 1877; d) Marie-Joseph- 
Louis-François-Guy, né le 4 décembre 1879. 

Ch. de La R. (Jean-François- Alexis, C le 
de), né le 28 décembre 1821, inscrit le 
22 mai 1823 aux pages du roi Louis XVIII, 
licencié en droit, ancien officier des haras, 
membre de l'Académie nationale des Scien- 
ces, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux, a 
publié dans les Mémoires ou Bulletins de 
diverses sociétés dont il est membre, un cer- 
tain nombre de travaux sur différents su- 
jets ; marié, le 3 novembre 1852, à Clémen- 
tine-Louise d'ESPINAY-SAINT-LuC, fille du 
vicomte Antoine-Jules, ancien chef d'esca- 
drons, capitaine commandant au 2 e régi- 
ment des grenadiers à cheval de la garde 
royale, chevalier de Saint-Louis et de la 
Légion d'honneur, et de Louise de Leyritz, 
dont il a : 1° Françoise-Jeanne-Louise-Ma- 
rie, née le 28 décembre 1854, mariée, lo 
17 juin 1879, à Roger Marraud des 
Grotttes; 2° Antoinette-Marie-Marthe, née 
le 29 mars 1856. 

Braxchk de Burac 
Chasteigner de Burac (Charles- Alexan- 
dre-Jules- Wilfrid de), né le 28 février 1828,, 
magistrat, épousa, le 1 er février 1853, Ba- 
thilde- Adélaïde de Saampigny de Bussikre, 
fille de Michel-Henri, comte de Sampigny 



10/ 






138 



de Bussière, et de Marie Meilheurat des 
Prureaux. Il est décédé le 4 juillet 1873, 
laissant : 1° Marie-Marguerite, née le 30 dé- 
cembre 1856, mariée le 22 mai 1876, à René 
Dupuy de La Grand'Rive; 2° Jeanne-Emi- 
lie, née le 10 avril 1860, mariée le 21 no- 
vembre 1882, à Marie-Joseph- Léonce Ro- 
chette de Lempdes ; 3° Marie-Thérèse- 
Anne, née le 10 janvier 1860, mariée, le 
3 décembre 1890, à Eugène Devaulx de 
Chambord. 

CHEVALIER DE LA TEILLAIS ou 
TEILLAYE. 

(Alias, Chevalerie). 

Comte de La Teilliais, seigneur de Bois-Augé, 
de Lépine, du Plessix et autres lieux. 

Famille originaire de Bretagne. 

En 1521, René Chevalier de La Teillais, se qua- 
lifiait déjà écuyer, et cette qualification devint 
celle de tous les membres de cette famille qui, 
aux xvie et xvn e siècles, occupaient dans la province 
de Bretagne des emplois dans la magistrature. 

On voit dans d Hozier (premier registre), que 
Jeanne de La Teillaye, femme de Jean d'Escarbot, 
seigneur de Cernasses, était morte avant le 28 mars 
1527. 

Cette famille a eu une maintenue en 1CG9. 

Armes : De gueules, au cheval passant d'ar- 
gent, sellé et bridé d'azur; ait chef échiqueté 
d'or et d'azur. 

Couronne de comte. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

1° Chevalier de La Teillais (C tesso ), née 
de Poléon. Résidence : 13, avenue de Ségur, 
à Paris. 

2° C. de La T. (Ferdinand-Charles- 
Edouard, G te ), officier de cavalerie au 6 e dra- 
gons. 

3° C. de La T. (Christian-Pierre-Henri t 
C te ). officier de cavalerie au 27 e dragons. 

4" Marie- Antoinette- Yvonne, mariée à 
Jean-Jules Duchesne, comte de Lamotte. 

CLERC Y (de). 

La famille de Clercy est une des plus anciennes 
de la Normandie. Ce nom rappelle la bravoure et 
la fidélité. Clercy (on lit quelquefois Glarcy, Cléry, 
Cléricy), estime terre située àBornambusc, canton 
de Goderville, entre Bornambusc et le Herteley. 
C'est là l'originede cette famille qui fut unie dans 
la suite des temps aux principales familles du 
pays. Elle s'est toujours distinguée par les services 



qu'elle a rendus à nos rois pendant les guerres 
qu'ils ont eu à soutenir contre leurs ennemis, et 
particulièrement contre les Anglais. Elle a donné 
des commandeurs de la noblesse et des gouver- 
neurs de châteaux et de villes considérables. De- 
puis plus de cinq siècles, elle a toujours joui des 
honneurs et des prérogatives attachés à la no- 
blesse. Lorsque les Anglais, au xive siècle, eurent 
usurpé la Normandie sur la couronne de France, 
ceuxquine voulurent pas abandonner les intérêts 
de leur souverain légitime se virent contraints de 
quitter leurs terres. Toutes leurs possessions fu- 
rent pillées ou brûlées. Les de Clercy ne purent 
éviter ce malheur. 

Fortement attachés au. roi, ils sacrifièrent tout 
plutôt que de manquer de fidélité. Guillaume de 
Clercy, capitaine de Beauvais, et Charles, son 
fils, levèrent, à leurs dépens, une compagnie de 
tous leurs vassaux pour s'opposer aux Anglais. 
Avec ce secours, ils défendirent Beauvais si 
vigoureusement que les ennemis n'osèrent en en- 
treprendre le siège ; mais ils pillèrent la Norman- 
die, et particulièrement le pays de Caux. On rap- 
porte généralement à cette époque la ruine de nos 
anciens châteaux, comme, par exemple, celui du 
Fresnay. Les terres des sieurs de Clercy furent 
désolées, leurs biens pillés ou brûlés. 

Armes : Désinopleà la fleur dé lis d'argent. 

Devise : A moi, Mortemer. 

Couronne de marquis. 

Supports : Deux lions armés et lampassés. 

C'est à cet écu que font allusion certaines 
expressions des inscriptions qui concernent cette 
famille. 

Il faut le savoir aussi pour expliquer les disti- 
ques suivants qu'on trouve dans les archives de 
cette maison : 

« Roma dédit civis servati prœmia quercum, » 
« Servati régis Francia lilia dat. » 
Claricii quoties régalent in stemmate fiorem 
Regia majorum dictoque et acta irdent. 
Regales animos regalia stemmata signant ; 
Clarieio nullum est stemmate nobilius. 
Regia Clariciœ merito sunt lilia genti* ; 
Regia regali in stemmate facto vides. 

N'est-ce pas parce que les de Clercy ont toujours 
été de fidèles défenseurs de leur roi qu'ils ont 
reçu pour armes un tleuron des armes royales ? 

A la bataille de Bouvines, le roi Philippe-Au- 
guste fut sauvé par trois chevaliers qui se dévouè- 
rent pour lui ; en récompense, il leur donna à 
chacun une des fleurs de lis de son écusson. On a 
conservé le nom des trois chevaliers, et parmi eux 
un Clercy. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Clercy (Henri, C le dé), château de Der- 
chigny, près Dieppe (S.-Inf.),marié à Marie 
Lemoyne d'Aubermesnil. 



139 — 



HO — 



Enfants : 1° Vivien, marié à M 1Ie Estan- 
CELin, dont un fils. 
2° Jules, ingénieur. 

3° Marguerite, mariée à M. de Beaunay. 
4° Alix, religieuse duSacré-( !œur,à Paris. 

CLERMONT-GALLERANDE {de). 

En Anjou, maison divisée en diverses branches, 
et qui tire son nom d'un bourg situé dans cette 
province, près de la Flèche. 

La filiation de cette maison remonte à Louis de 
Clermont, fait chevalier de Tordre du Croissant 
l'an 14i8, au temps de son institution, par le roi 
René de Sicile, duc d'Anjou, dont il était cham- 
bellan, et mourut avant 1477 en laissant postérité 
de Marie Malet. 

C'est en faveur de Georges, premier du nom, 
quatrième degré, seigneur de Clermont, marquis 
de Gallerande, que les seigneuries de Clermont, 
Marnis, Prince, Luché, Moreil, le Plessis-Alloin, 
le Plessis-Marchais, furent unies et érigées en 
marquisat, par lettres d'août 1576 et registrees au 
parlement. 

La seconde branche de Loudon et de Gallerande 
a pour auteur Louis de Clermont, baron de Méru, 
troisième fils de Henri, premier du sixième degré 
de la première branche, né en 1622, qui épousa l'hé- 
ritière de la maison de Loudon dont il eut deux 
enfants. L'ainé, Charles-Léonor de Clermont, 
marquis de Clermont et de Gallerande, baron de 
Méru, de Loudon, etc., qui continua la descen- 
dance et N..., dit le chevalier de Clermont, tué à 
la bataille de Nerwinde le 29 juillet 1693. 

Le fils aîné de Charles, Pierre-Gaspard, marquis 
de Clermont-Gallerande, seigneur de Loudon, de 
Méru, etc., né en 1682, fut successivement mestre 
de camp d'un régiment de dragons de son nom, 
puis mestre de camp réformé dans le régiment 
royal, capitaine des gardes de feu Charles de 
France, duc de Berry, par lettres du 27 janvier 
1711, chevalier de Saint-Louis, brigadier des ar- 
mées du roi à la promotion du l'' 1 ' février 1719, 
capitaine des gardes de Louis d'Orléans, duc de 
Chartres, gouverneur de Dauphiné en 1719, reçu 
chevalier des ordres de Notre-Dame du Mont- 
Carmeletde Saint-Lazare de Jérusalem le 22 mars 
1722, institué bailli de Dôle au mois de mai sui- 
vant ; premier écuyer du duc de Chartres, devenu 
duc d'Orléans, reçu chevalier des ordres du roi le 
3 juin 1724, nommé mestre de camp, lieutenant du 
régiment de dragons d'Orléans, au mois de juillet 
1726, maréchal de camp le 20 février 1734, lieute- 
nant-général des armées du roi, le 1er mars 1738, 
gouverneur du Neuf-Brisack en mars 1743, et 
commandant pour le roi dans le pays d'Aunis, 
en 1748. Mort le 27 octobre 17ôi;. il avait épousé, 
le 7 avril 1706, Gabrielle-Françoise d'O, qui l'ut 
nommée, le 17 août 1711». dame de compagnie de 
Françoise-Marie de Bourbon, légitimée de France, 



duchesse d'Orléans, dont elle fut faite dame d'a- 
tours. 

Elle ne laissa qu'un enfant mort en bas âge, 
Louis-Georges-Hippolyle, et une fille. Cette bran- 
che se continua par Armand-Henri de Clermont, 
troisième petit-fils de Louis de Clermont, auteur 
de ladite branche. Elle s'est continuée jusqu'à nos 
jours. 

Les autres branches de cette famille sont : 

1° Celle des seigneurs de Clermont-d'Amboise, 
barons de Bussi, éteinte en 1727 ; 

2° Celle de Clermont , seigneurs de Saint- 
Georges, etc. : 

3° De Clermont, marquis de Benel, sortie de 
celle des seigneurs de Saint-Georges. 

Armes : De Clermont-Gallerande : D'azur, à 
trois chevrons d'or, celui du chef brisé. 

De Clermont-d'Amboise (la dernière) : Ecartelé : 
aux 1 et 4, d'azur, à trois chevrons d'or, le pre- 
mier brisé: aux 2 et Sépale d'or et de gueules de 
six pièces. 



CLERMONT-TONNERRE (de). 

Voy. pour l'historique de cette maison le tome 1er, 
col. 887 et 888. 



REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Gaspard-Aimé-Gharles-i?o^/e>', duc de 
Clermont-Tonnerre, né à Paris le 17 dé- 
cembre 1842, fils du duc Gaspard-Louis- 
Airaé (né le 15 mars 1812, décédé le 19 
juillet 1889) et de sa première femme Cécile,, 
née de Clermont-Montoison (née en 1814, 
mariée le 14 octobre 1834, décédée le 5 dé- 
cembre 1847), succéda à son père; ancien 
secrétaire d'ambassade, marié à Paris le 
5 août 1868, à Françoise-Béatrix de Mous- 
tier, née le 5 décembre 1847, fille de Lionel, 
marquis de Moustier et deFanny, née com- 
tesse de Mérode. 

Enfants : 1) Aimé-François-P hilibert 
de Clermont-Tonnerre, né à Glisolles le 
29 janvier 1871 ; 2) Mixrie-Renée- Françoise 
de CLermont-Tonnerre, née à Paris le 5 
mai 1885. 

Sœur 

Anne-Marie- Mêlante, née à Paris le 13 
janvier 1817; mariée à Paris le 28 avril 
1870, à Amédée, marquis de Lur-Saluces 
(décédé le 2 octobre 1849). Paris, rue de 
riJniversité, 28, et Filhot, pat- Sauterne (Gi- 
ronde). 



— lii - 



— 142 - 



Belle-mère 

Duchesse douairière, Marie Jeanne-Léon- 
tine, née de Nettancourt-Vaubecourt, née à 
Nancy le 2 décembre 1834; mariée à Paris 
le 31 janvier 1857. Paris, rue de l'Univer- 
sité, 11. 

Frères du père 

1° Gaspard, vicomte de Clermont-Ton- 

nerre (né le 27 octobre 1816, décédé le 24 
juin 1819); marié le 28 juin 1815, à Sophie 
de Guignard de Saint-Priest (née en 1821. 
décédée le 27 juin 1883). 

Enfants : a) A une - Georges -Henri , 
prince romain de Clermont-Tonnerre 
ititre conféré par bulle papale de 1823, à 
son oncle Jules de Glermont-Tonnerre (né 
en 1813, décédé le 8 décembre 1819), né à 
Paris le 9 août 1816. Pau (Basses-Pyrénées): 
b) Isabelle-Chàrlotte-Sophie, née à Glissoles 
le 6 mars 1819; mariée à Paris le 6 juin 
1873, cà Henri, comte d'Ursel (décédé le 9 
septembre 1875. Bruxelles. 

2" Aynard , comte de Clermont-Ton- 
nerre (né le 2 septembre 1827. décédé le 

11 janvier 1884); marié à Ancy-le-Franc le 

12 août 1856, à Victoire-Marie-Louise-Ga- 
brielle de La Tour du Pin-Ghambly de la 
Charce, née à Radepont le 27 juin 1836. 
Paris, avenue de Villars, 7. 

Enfants : a) Aimé-C harles-Eenvi de Cler- 
mont-Tonnerre, né à Paris le 6 juin 1857, 
capitaine au 10 e régiment de cuirassiers. 
Lyon et Paris, rue de Yarennes, 45; marié 
à Paris le 4 avril 1883 à Gabrielle de Cossé- 
Brissac, née le 12 avril 1857, dont : 1) Ma- 
rie-Joseph - Victor-Ferdinand-.4 >/?mr<i de 
Clermont-Tonnerre, né a Mourmelon le 
22 mars 1884; 2) Marie-Joseph-Gharles- 
Aimé-Jean de Clermont-Tonnerre. né à 
Mourmelon le 16 juin 1885; 3) Marie Gé- 
cile-Ghristiane-Josette-C«M"W>i<? de Cler- 
mont-Tonnerre. née à Saumur (S.-et-L.) 
le 21 novembre 1886. 

b) Louise-Eugénie-Marie-6ra&WeZfe de 
Clermont-Tonnerre. née à Fontainebleau 
le 13 juillet 1860, mariée, à Achy (Oise), le 
10 octobre 1883, à Humbert, marquis de 
La Tour du Pin-Gouvernet. Paris, avenue 
Duquesne, 32. 

c) 2Ze»neÉte-Marie-Joséphine-Jeanne de 



Clermont-Tonnerre, née à Paris le 9 juin 
1866. 

d) Pierre-Louis-Msœie de Clermont- 
Tonnerre, né à Paris le 17 août 1870. 

Frère du bisaïeul 

François-Joseph, marquis de Clermont- 
Tonnerre. né le 11 janvier 1726, décédé 
le 1 er mai 1809 ; marié en deuxièmes noces 
à Marie-Louise de Guilloteau de Montus- 
son, née en 1758, décédée le 20 novembre 
1845. 

Fils : Aurore- André, comte, depuis mar- 
quis de Clermont-Tonnerre, né le 14 jan- 
vier 1799, décédé le 21 janvier 1878 ; marié 
à Victoire Guyot (née le 20 janvier 1827, 
décédée le 3 septembre 1859). 

Enfants : a) Marie- Louise-Blanche de 
Clermont-Tonnerre, née à Yerneuil le 
31 octobre 1856; mariée, à St-Mihiel, le 
27 novembre 1878, à Raoul, Y te Ciiandon de 
Briailles. Epernay (Marne) ; b) Marie- 
André- 6r#spard-Elie, marquis de Cler- 
mont-Tonnerre, né au château de Verneuil 
le 2 décembre 1857, capitaine au 159 e régi- 
ment d'infanterie à Briancon ; marié, àBoucq 
le 1 er mars 1889. à Henriette Piat de Bratx. 
née à Metz le 12 août 1862, fille de Charles- 
Gabriel, B on Piat de Braux et de Thérèse- 
Louise des Robert, dont : Marie-Louise de 
Clermont-Tonnerre, née à Boucq le 30 
mars 1891. 

COGNETS (des). 

D'après une tradition de famille, le fondateur 
de la maison des Cognets, des Gougnets et quelque- 
fois des Coignets, serait venu, au retour de la pre- 
mière croisade, s'établir en la paroisse du Plurien, 
dans un lieu auquel il donna le nom des Cognets 
ou Gonher, mot qui en langage celtique veut 
dire prince hardi (Gon, prince; her, hardi). «Jue 
cette prétention soit fondée ou non, il n'en est 
pas moins vrai qu'un Guillaume des Cognets 
ligure comme témoin, en 1158. (Dom LobineaU, 
Hist. de Bretagne, t. II, p. 300, année 1158.) 

Un arrêt de la Chambre des reformations, du 
11 décembre 1008, reconnut aux membres de la 
famille des Cognets la qualité de nobles d'an- 
cienne extraction. 

François-Jean des Cognets fut abbé de Saint- 
Jacut de 1510 à 1520, date de sa mort. (Dom Tail- 
landier, Hist. ecctés. et civile de la Bretagne, 
faite en M.DCC.LVI). 

René-Sébastien des Cognets de Correc, dernier 



— 143 — 



144 — 



abbé de Saint-Méen, chanoine de Quimper, grand 
archidiacre de Gornouailles, vicaire général du dio- 
cèse, mort à Quimper le 1 er avril 1791, Agé de G8 ans. 
Il devint conseiller au parlement de Paris en 1784. 
(Voir Hist. de la Persécution religieuse dans les 
diurèses de Quimper et de Léon, par l'abbé Thé- 
phany.) 

Parmi les membres qui ont siégé aux états de 
Bretagne dans Tordre de la noblesse depuis 1736, 
nous trouvons : 1736, des Gognets de l'Hôpital 
de La Villeroger ; 174-2, des Gognets des Hayes ; 
1746, des Gognets de La Villerault ; 1752, des 
Cognets de Correc; 1756, des Gognets de La Ville- 
tréhen. 

Toussaint des Gognets de Correc, lieutenant des 
maréchaux de France au département de Carhaix, 
de 1693 à 1710. 

Toussaint-Michel des Gognets de Correc, lieute- 
nant des maréchaux de France en 1720. 

Pierre-Toussaint-Jean-Marie des Gognets de 
Correc, chevalier de Saint-Louis en 1815. 

Louis-Michel-Marcellin des Cognets de Correc, 
chevalier du Lys, le 11 octobre 1814. 

Il n'existe plus que deux branches portant le 
nom des Cognets : la branche de Gorrec-Kerdréo- 
ret et la branche dite de Pordic. Ces deux bran- 
ches ont pour auteur Jean des Cognets, chevalier, 
seigneur de La Roncière qui, le 29 juin 1G5'i, 
épousa Renée-Marie de Suasse. Ce mariage fit en- 
trer dans la famille des Cognets la terre de Cor- 
rec, cours de haute justice, en Laniscat. 

Armes : De sable à la croix cV argent récroiset- 
tée, potencée, contrepotencée, cantonnée de qua- 
tre molettes d'argent. 

Couronne de marquis (sceau de Toussaint clés 
Cognets de Correc 1710. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Branche aînée 

Cognets de Correc (Casimir-Guy-Jo- 
seph-Germaindes), chef de la branche aînée, 
né à Kerdréoret, en Plougouven, le 4 jan- 
vier 1851, receveur de l'enregistrement à 
Bannalec (Finistère), marié, le 9 février 
1874, à Emilie-Henriette-Eléonore Le Fo- 
restier de Quillien; dont : a) Joseph-Emile- 
Casimir-Marie, né le 18 novembre 1871 à 
Irvillac; b) Casimir-Emile-Marie-Joseph, né 
le 30 janvier 1876; c) Casimir-Théodore- 
Marie, né le 2 janvier 1878; d) Charles- 
Louis-Marie, né le 26 septembre 1879; 
é) Marie- Antoinette-Esther-Emilienne, née le 
22 décembre 1885. 

Rranghe cadette, dite de Pordic 
Cognets de Correc (M me V ve Léonce 



des), née Le Fer de Chantelou, aux Ro- 
zais, en Saint-Servan. 

C. de C. (M me V ve Jean-Louis des), à 
Tréguier. 

C. de C. (M ,ne V ve Pierre des). 

C. de C. (M lle Hyancinthe des). 

C. de C. (Jean des). 

C. de C. (Louis des), époux de M 11 " O'Roch, 
Paul et Henri. .Marie et Adèle, Pierre, 
Louis, Marie, Eugénie et Madeleine des 
Cognets. 

Cette branche a pour auteur un fils cadet 
de Jean des Cognets et de Renée-Marie de 
Suasse, dame de Correc, dont le flls aîné fut 
Toussaint des Cognets de Correc, continua- 
teur de la branche aînée des Correc. 

COLIGNY (dé). 

Voy. pour l'historique de cette maison, le tome 1er, 
col. 900 et 1909. 

Un Pilléot de Coligny, se disant comte de 
l'Empire romain, émigra au commencement de la 
Révolution, rentra en France après le 9 thermidor 
an II, et s'établit à Romainville, près de Paris, où 
il se mit à fabriquer de la fausse monnaie d'or et 
des assignats. Poursuivi pour ce crime, il quitta 
de nouveau la France et passa successivement en 
Allemagne, en Italie et en Suisse; puis voulut re- 
venir à Paris où il fut saisi par la police, et 
condamné à mort le 1(3 janvier 1799, comme 
émigré. 

COLLIN DE L'HORTET. 

L'un des chefs de la famille figure dans une 
charte de Nymocium en 1249, parmi les gentils- 
hommes qui accompagnèrent saint Louis à la 
septième croisade, ainsi désigné : Simon Collin 
(Bretagne). 

Au xvi e siècle, une branche passa en Anjou : 
Jean Collin était, en 1540, bailli du comté de 
Beaufort; son petit-fils, François Collin, fut, en 
1589, pourvu d'une charge de conseiller au parle- 
ment de Bretagne; il était (dit Moréri) d'une fa- 
mille qui eut plusieurs membres illustres dans la 
robe. 

Un de ses parents, Jacques Collin, aumônier, 
secrétaire des commandements du roi Fran- 
çois le, abbé de Saint-Ambroise de Bourges, 
d'Olivet et d'Issoudun, établit sa nièce en Berry 
où son patronnage était tout puissant. 

Elle était veuve et avait deux enfants. C'est 
alors que son fils Pierre Collin, seigneur de l'Hor- 
tet, de Chambort, de Laminière, de la Nograis, de 
Vernais, etc., né en 1520, rendit hommage au duc 
de Montpensier le 14 mars 1576 pour la seigneurie 
de Chambort, etc. 



145 — 



— 146 



Son fils Claude fut conseiller du roi en l'élection 
du Blanc. 

Le second fils de Claude Collin de l'Hortet, de 
Laminiére, etc., était capitaine sous les ordres du 
duc d'Épernon, et rendit, en cette qualité, des ser- 
vices à la cause royale, et reçut à ce sujet une 
lettre de félicitations de la reine régente Anne 
d'Autriche. 

La généalogie se poursuit ensuite, sans inter- 
ruption, en deux branches : celle des de l'Hortet, 
et celle des de Laminiére ; les membres furent 
tous, jusqu'à la Révolution, conseillers ou prési- 
dents de l'élection du Blanc, en Berry, ou bien 
officiers dans l'armée. 

Armes : De gueules, à la bande d'argent, 
chargée de trois étoiles de sable. 

Couronne de comte. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS: 

Collin de L'Hortet (Olivier), veuf de 
Clémence de la Salle. Résidence : château 
du Thoureau, près Montmorillon (Vienne). 

Enfants : a) Maurice, marié le 4 décem- 
bre 1895 à Thaïs de L'Espinay; b) Antoi- 
nette. 

Voy. Collin de Laminiére, t. I, col. 904. 

COMBES (de). 

(Languedocet Comminges). 
Cette maison a été anoblie, 
à la fin du xiv e siècle, en la 
personne de Jean de C... La 
perte partielle des archives 
de la famille n'a permis de 
dresser une généalogie sui- 
vie qu'à partir du xvie siècle. 
On sait seulement qu'au xv e 
siècle ses auteurs vivaient à 
Montpellier, dans le Lan- 
guedoc, et qu'ils ont fourni 
à cette cité, avant 1558, des 
premiers consuls qu'il est 
parfois difficile de distinguer des consuls apparte- 
nant à la famille de Combes de Montagut — au- 
jourd'hui éteinte. 

Pendant les guerres de religion, au moment de 
la Michelade, massacre des catholiques nîmoispar 
les protestants, Bertrand de Combes quitta Mont- 
pellier et alla s'établir à Mauléon de Barousse 
(Comminges) où il fit souche. Ses descendants 
s'établirent en dernier lieu à Loures, auprès de 
saintBertranddeComminges, et furent, de père en 
fils, magistrats royaux, soit à la sénéchaussée des 
Quatre-Vallées (siège de Barousse), soit exception- 
nellement à la vicomte de Nébouzan (siège de 
Saint-Gaudens). Deux servirent dans les gardes 
du corps de Louis XVI : 1° Jean-François de 




Combes, chevalier de Saint-Louis, seigneur de 
Saint-Thomas, en dernier lieu capitaine de cava- 
lerie, qui a fait souche ; 2° Etienne, mort sans 
postérité, pendant la Révolution, les armes à la 
main. Gabriel de Combes, chevalier de la Légion 
d'honneur, chef de division au ministère de la 
maison du roi Louis XVIII en 1821, 1822, 1823, 
avait dans son service la maison civile et le garde- 
meuble de la couronne. Enfin, Armand de Combes, 
directeur des contributions directes du Rhône, 
chevalier de la Légion d'honneur, est mort à Lyon 
le 5 mai 1869. 

Armes : De gueules, à une tulipe d'argent, 
accompagnée en chef d'une croisette patlée de 
même; au soleil d'or, mouvant de l'angle dexlre 
du chef. 

Couronne de marquis. 
Supports : Deux lions. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Branche aînée 

Combes (Marie-Léon-Louis de), avocat à 
la Cour d'appel de Lyon, docteur en droit, 
magistrat démissionnaire en 1880, auteur 
d'ouvrages de recherches historiques sur 
la Bresse, 16, rue Victor-Hugo, à Lyon ; 
marié, le 23 octobre 1882, à Hélène Marrast. 

Enfants : a) Marie-Armand-Joseph, né 
le 6 février 1884; ô)Marie-Gabrielle-Louise, 
née le 16 février 1885; c) Marie-Gabriel- 
Henri, né le 13 février 1887. 
Branche cadette 

1° Combes (Aymard-François-Armand- 
Nicolas-Gabriel de), rédacteur au Petit 
Journal, rue de Douai, 22, Paris. 

2° C. (Louise-Eulalie-Marie de), demeu- 
rant à Tarîtes; 

3° C. (Louise-Henriette- Jeanne de), de- 
meurant à ïarbes. 

Autre branche 
La descendance de Jean-François de Combes, 
seigneur de Saint-Thomas, après avoir vécu long- 
temps àGabarret (Landes), a acheté dans le Gers 
le château de Labatut, près Sainte-Christie, qu'elle 
possède encore. 

COQUET (de). 

En Guyenne, famille noble qui subsiste dans 
trois branches. 

La première a pour auteur Charles-François de 
Coquet de la Boche, seigneur de Moutbrun, etc., 
né le 7 mars 1713, fit hommage le 11 janvier 1754 . 
au bureau du domaine du roi en Guyenne, des 
biens nobles situés dans les paroisses de Montbrun 



— 14/ 



— 148 — 



et de Saint-Gyr. Il épousa, le 7 juin 1741, Fran- 
çoise de Gasguet de Clermont dont il eut deux en- 
fants; l'aîné fut reçu page de la grande écurie du 
roi le 16 mars 1757. 

La seconde branche commence à Alexandre de 
Coquet, écuyer, seigneur de Sain t-Lary, qui obtint 
le 8 avril 1721 un arrêt du Conseil d'État du roi, 
par lequel il fut déchargé du payement du droit 
de franc-fief, sur la représentation qu'il avait faite 
des titres justificatifs de sa noblesse depuis 1558. 
11 a épousé Jeanne d'Augis, dont postérité. 

Enfin, la troisième branche, qui a pour auteur 
Jean-Vincent de Coquet, fut maintenue dans sa 
noblesse par ordonnance de l'intendant de Bor- 
deaux et laissa de Jeanne de la Ville, deux enfants. 

Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné 
en pomie d'un coq de même, crête fit barbé de 
gueules; et un chef cousit de gueules, chargé de 
trois étoiles d'argent. 

CORBIER (de). 

La famille de Corbier est orig'naire du Limou- 
sin et s'est répandue dans la Marche. 

Le berceau de la famille est le bourg de Cor- 
bier, canton de Lubersac (Gorrèze). Ce bourg for- 
mait avant la révolution le chef-lieu d'une pa- 
roisse, réunie à celle de Saint-Pardoux, qui porte 
actuellement le nom de Saint-Pardoux-Gorbier. 
Corbier avait un prieuré et était le chef-lieu d'une 
seigneuiie importante. Le château était bâti sur 
les bords du Haut-Vézer. La famille est connue 
depuis 1073. Le cartulaire de l'abbaye de Vigeois 
fait connaître que le terrain sur lequel furent 
bâtis l'église et le bourg de Corbier fut donné par 
Guy de Corbier à cette époque... « Wido de Gor- 
beiïo dédit et concessit Deo et sancto Petro Vo- 
gissi, pro salute anime sue, terrain ubi ecclesia 
et burgus de Corberio edificatus est... » (Cartu- 
laire de Vigeois, manuscrit latin à la Bibliothèque 
nationale, page 36; a été publié). 

Les cartulaires des abbayes des environs : Vi- 
geois, Uzerche, Le Glaudier, constatent par cle 
nombreuses chartes l'existence de cette famille à 
partir de l'origine de la féodalité. Chartes de 1140, 
1158.. 1261, 1278, 1299, 1381, 1390, etc. La terre de 
Corbier a été possédée par la famille jusqu'à la 
Révolution. 

La branche aine de la famille se fixa, au siècle 
dernier, dans la Marche et a possédé la baronnie 
de Pontarion, chef-lieu de canton de la Creuse, 
(lette branche s'est éteinte à Toul en Lorraine au 
cninmencement de ce siècle. La filiation suivie de 
la famille est établie depuis 1810 environ. 

11 existe d'autres familles de ce nom en Poitou 
et en Périgord, mais il ne semble pas que l'origine 
soit ia même. 

Armes : Ecartelé : aux 1 et \, d'azur, au be- 
saul d'or; aux 2 et 3, coupé d'or et de gueules. 

Couronne de comte. 



Devise (d'après le légendaire de la noblesse 
de France, par le comte de Bessas de La Mégie) : 
Miserere met Deus. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 
Première branche 
1° Corbier (Joseph de) ; 
2° C. (François de), tous deux lits de 
Charles, décédé en 1877. 

Deuxième branche 

Corbier (Luc de), fils de Jean-Baptiste- 
Prosper, propriétaire du château de Roffi- 
gnac, commune de Lubersac (Corrèzej. Con- 
servateur des hypothèques, à Vitry (Marne). 

Preuves : Notice généalogique sur la famille de 
Corbier, par Théodore Courtaux, 1888 (Bibliothè- 
que nationale.) Nobiliairedu diocèse de Limoges, 
par l'abbé Nadaud. ^oir Corbier. Histoire de la 
Chartreuse du Glaudier, par un religieux de la 
maison, 1886, pages 42 et 48. Annales manuscri- 
tes cle Limoges, dites manuscrit de 1638, page 357, 
note 4. Histoire de la vicomte cle Limoges, par 
Marvaud, vol. II, page 267. La vicomte de Limo- 
ges, par Clément-Simon, page 41, note 1. Saint. 
Allais, vol. VII, page 386, vol. XIV, page 359. Laine. 
A rrhive de la noblesse. Article de Corbier. Ar- 
ticle Grainde Saint-Marsault, page 33. De Cour- 
celles. Histoire des pairs de France, tome V, 
Article Lur-Saluces, page 12. 

Des dossiers importants se trouvent à la Biblio- 
thèque nationale, cabinet des titres, vol, 282 et 
carrés de d'Hozier, vol. 201. Nouveau d'Hozier au 
mot Corbier, dossier n° 2,081. Archives natio- 
nales. Becueil du certificat concernant la page de 
la grande écurie, registre 0957 f. 117 — 0954. 
B 111, 68, 73. 

Le Bulletin héraldique de France a publié 
un abrégé de la notice de M. Courtaux. Voir Dic- 
tionnaire de la Haute-Marche, par A. Tardieu. 

CORDAY. 

Nous avms été induit en erreur en indiquant 
au tome 1er, col. 924, le nom de Charlotte Corday 
avec la particule. 

Cette courageuse femme s'appelait Marie-Anne- 
Charlolte Corday et était fille de Jean -François 
Corday et de Charlotte Godier. Elle était née à 
Saint-Saturnin, près de Séez (Orne). Elle descen- 
dait, par les femmes, de Pierre Corneille, ce qui 
constituait une bien autre noblesse que celle que 
les intéressés ont cherché à lui attribuer. 

CORDES (de). 

l'a mille originaire du Limousin qui a produit 
des hommes remarquables dans les lettres et la 
magistrature. 

Jean de Cordes, chanoine de Limoge», en 1570, 



— 149 — 



— 150 



forma une collection choisie de bons livres qui fut 
vendue, après sa mort, au cardinal Mazaiïn. 11 
a publié divers ouvrages d'histoire de grande va- 
leur. 

Denis de Cordes fut conseiller au Châtelet. 
C'était le modèle du parfait magistrat. Il mourut 
à Paris en 1643 ; la maison de Saint-Lazare est en 
partie l'ouvrage de sa charité. 

Armes : D'or, à cinqfasces ondées d'azur. 

COSSÉ-BRISSAC (de). 

Voy. pour l'historique de cette maison letome I er , 
col. 939 et suiv. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Anne-Marie-Timoléon-Frfmçoi^de Cossé. 
duc de Brissac. né à Paris le 12 février 
1868. fils de Roland, marquis de Brissac 
(né le 23 octobre 1843, décédé le 6 avril 
1871), succéda à son grand-père, le dixième 
duc Timoléon (né le 13 mai 1813, décédé 
le 11 septembre 1888); lieutenant au 5 e ré- 
giment de chasseurs à Rambouillet, marié 
à Bruxelles, le 7 novembre 1894, à Mathilde 
de Grussold'Uzès, née le 4 mars 1875. 

Sœur. 

Marguerite-Constance-Marie-D/rme, née 
à Paris, le 19 décembre 1869; mariée à 
Paris, le 4 janvier 1887, à Ernest, prince 
de Ligne. 

Mère. 

Marquise Jeanne - Marie - Eugénie . née 
Say, mariée le 25 avril 1866; remariée le 
10 juin 1872 à Chrétien-René-Marie, vi- 
comte de Trédern. — Résidence : 14, place 
Vendôme, à Paris. 

Frères du père. 

1. Augustin-Marie- J/a^Wce , comte de 
Cossé-Brissac, né à Brissac, le 7 novembre 
1846, chef d'escadron. — Résidence : Paris, 
rue Mesnii, 3; marié à Paris, le 5 janvier 
1874, à Jeanne Marrierde Boisdhyver. 

Fils : a) ifene-Marie-Timoléon, né à 
Fontainebleau le 12 octobre 1874; b) Jean- 
Marie-Henri, né à Bordeaux le 6 novembre 
1879. 

2. Joseph -Gustave -Pierre, comte de 
Cossé-Brissac, né à Paris le 28 décembre 
1852, secrétaire d'ambassade en disponibi- 
lité. — Résidence : Paris, rue Dumont- 
d'Urville, 39; marié à Paris, le 19 juillet 



1886, à Antoinette -Félicie- Marie-Thérèse 
Seillière, née à Paris le 15 avril 1867. 

Frère consanguin du grand-père. 

Artus. comte de Cossé-Brissac (né le 
1 er novembre 1829, décédé le 22avril 1890); 
mari*' 1 , le 18 mai 1859, à Alix-Mario de 
Walsh-Serrant (née en 1830, décédée le 
22 janvier 1895). 

Filles : a) Marie-Àugustine-Elisabeth, 
née le 21 février 1860; mariée à Bruslé, 
baron de Valsuzenay ; b) Lomse-Elisabeth- 
Jeanne-ïhérèse, née le 21 juillet 1861 ; ma 
riée à Paris, le 27 juin 1883. à Renaud, 
comte de Moustier. Paris, rue de Gre- 
nelle, 85. 

Frères du bisaïeul 

1. Charles, comte de Cossé-Brissac (né 
le 29 mars 1776. décédé le 30 avril 1820); 
marié en 1797 à Anne du Cluzel (décédée 
le 30 janvier 1850). 

Fils : Charles de Cossé-Brissac. marquis 
de Cossé (né le 11 avril 1800, décédé le 
25 avril 1881 ^ ; marié, le 17 janvier 1833, 
à Marie-Antoinette, comtesse douairière (Fré- 
déric, décédé le 4 novembre 1830) de MÉ- 
rode, née du Cluzel (décédée le 28 octobre 
1869) dont : ^^orne-François de Cossé- 
Brissac, marquis de Cossé. né le 1 er jan- 
vier 1834 (Paris); marié: 1° le 24 octobre 
1857, à Charlotte de Gontaut-Biron (décédée 
le 12 octobre 1873); 2° en juillet 1883, à 
Emily Spensley, — Enfants : a) du pre- 
mier lit (1 Charles de Cossé-Brissac (né 
le 10 septembre 1859, décédé le 8 juin 1892 1; 
marié à Paris, le 4 juillet 1891, à Charlotte 
de Biencourt, Paris, rue de Chaillot, 81 ; 
b) du second lit (2 Anne-Marie-Antoinette 
de Cossé-Brissac, née à Paris le 1 er juillet 
1884; (3 Eugène-Marcel de Cossé-Bris- 
sac. né le 14 septembre 1886. 

2. Désiré-Emmanuel-Delia-Michel-Timo- 
léon de Cossé, comte de Brissac (né le 
3 juillet 1793, décédé le 22 avril 1870); ma- 
rié, le 27 octobre 1817. à Henriette de 
Montmorency-Tancaryille (née le 28 août 
L798, décédée le 22 septembre 1860). 

Enfants : 1. Henri de Cossé, comte de 
Cossé-Brissac, prince de Robecb (né le 
i:', août 1822. décédé le 6 août 1887); marié 
le 26 avril 1851 à Loxxise-MSLriQ-Malhéa de 



— 151 — 



— 152 — 



Jean de Robiag, née en 1830. Paris, rue 
Saint-Dominique, 119, dont : (1 Louis 
Henri-Marie-Timoléon de Cossé, comte de 
Cossé-Brissac, prince de Robech, grand 
d'Espagne de première classe, né à Paris le 
21 août 1852, lieutenant d'infanterie de 
marine. Paris, rue Saint-Dominique, 119; 
(2 CVmrZes-Anne-Marie-Timoléon-Illide de 
Cossé, comte de Cossé-Brissac, né à Pa- 
ris, le 18 janvier 1856. Paris, rue Saint-Do- 
minique, 119; marié à Paris, le 6 juillet 
1881 à Jeanne de Pértjsse des Gars, née le 
14 novembre 1868, dont: à) Marte-Jeanne- 
Henriette-Elisabeth de Cossé-Brissac, née 
à Brumare(Eure), le 8 juillet 1884; (fi Em- 
manuel - Henri - Jean - Marie - François de 
Cossé-Brisssc. né à Paris, le 6 mai 1888; 
(c Jean - Paul - Timoléon - Marie- Joseph de 
Cossé-Brissac, ne à Paris, le 7 août 1892. 
(3 Aime-M&ne-IIenriette de Cossé-Bris- 
sac. née à Paris, le 8 juin 1865; mariée à 
Paris, le 30 avril 1888, à Guy de Durfort- 
Givrac, duc de Loroe. 

2. Mâvie-Berthe de Cossé-Brissac. née 
à Paris, le 17 septembre 1825; mariée à 
Paris, le 29 mai 1849, à Emile, comte de 
Robien (décédé le 19 juin 1861.) 

3. Marie-Ghristian-Timoléon-i^rc//^Y^?( r / 
de Cossé. comte de Brissac, né à Paris, le 
17 décembre 1826. Paris, rue de Varenne, 
45 ; marié à Paris, le 15 juillet 1852, à Ca- 
roline du Boutet, née à Maranville le 15 
avril 1833, dont: 1) Marie-Emmanuel-Ghris- 
tian-Charles, comte de Cossé-Brissac, né ;i 
Paris le 14 mai 1863. Paris, rue de Varonne, 
45; marié à Paris, le 9 juillet 1884, à Lau- 
rence de Mandat-Grancey, née à Dole le 
21 lévrier 1867, dont: a) Marie-Timoléon- 
Eugène - Fernand - Emmanuel -Henri do 
Cossé-Brissac, né à Grépan le 15 décembre 
1885; b) Marie Anne-Louise-Laurence-Ma- 
deleine- Rhingarde - Alphonsine- Françoise 
de Cossé-Brissac, né à Grépan le 26 mai 
1887 ; c) Marie- Artus- Aimable - Charles - 
YY&xiço'\s-Georges de Cossé-Brissac, no le 
29 janvier 1889. 

(2 Mario-6V;/cr/y"tf£-Gabrielle de Cossé- 
Brissac, née le 7 juillet 1854; mariée à 
Paris le 3 juin 1871, ;i Théodore, comte de 
Gontaud-Biron, capitaine de cavalerie de 
l'armée territoriale. 



(3 Marie-Louise-Henriette-C7rtftr/e/^ de 
Cossé-Brissac, née h Paris le 11 avril 1S57; 
mariée à Paris le 14 avril 1883, à Charles- 
Henri , comte de Clermont-Tonnerre. 
Montpellier. 

Frère du trisaïeul 

François-Arthus-Hyacinthe-Timoléon (né 
le 1 er septembre 1749, décédé le 27 mai 
1S03); marie à Marie- Adélaïde-Camille de 
La Forest d'Armaillé. 

Fils : Artus de Cossé-Brissac. comte de 
Cossé (né le 3 janvier 1790, décédé le 6 
mars 1857); marié à Antoinette de Sainte 
Aldégonde (décédée le 7 juin 1874), dont : 
Jf^/^'/f/e-Louise-Camille de Cossé-Bris- 
sac. mariée à Paris le 9 mai 1843, à Amé- 
dée de Pérusse, comte des Cars. 

COSSERON DE VILLENOISY. 

François Gosseron, d'une ancienne famille ori- 
ginaire de Normandie, fut nommé comme no- 
table, échevin delà ville de Paris, le 16 août 1789; 
il prêta serment, en cette qualité, entre les mains 
de S. M. Louis XVI. Le 7 septembre suivant, par 
l'exercice de cette charge, il acquit la noblesse 
pour lui et ses descendants; il s'occupa avec fruit 
de l'administration, et a rédigé un grand nombre 
de mémoires sur des objets d'utilité publique ; plu- 
sieurs ont été suivis : ses vues sur les subsistances 
et les approvisionnements ont été adoptées; en 1788, 
il eut l'honneur d'être nommé par le roi, son 
commissaire près l'assemblée du Tiers-État, tenue 
aux Enfants-Rouges; il justifia ce témoignage de 
confiance en refusant la présidence qui lui fut 
offerte de cette assemblée, s'il renonçait à son 
titre de commissaire; il ferma son procès-verbal 
au milieu des clameurs et des dangers. 

Il mourut en laissant deux fils. 

Armes : D'azur, au vaisseau équipé cV or ; au 
chef cousu de gueules^ chargé d'un lésant d'or, 
accosté de deux cosses de même. 

L'écu timbré d'un casque doré de profil orné de 
ses lambrequins. 

COSTA DE BEAUREGARD. 

La notice insérée au tome 1er, col. D'il et 942, 
doit être rectifiée et complétée comme suit : 

1° Jean-BaptistelV, né le l p '' novembre 1056, etc., 
puis marquis de Saint-Genix, incorporé à Beaure- 
gard en titre de marquisat, par lettres patentes 
du 20 janvier 1700. passe par ces mêmes lettres 
patentes la concession du litre de marquis Costa 
de Saint-Genix de Beauregard à ses descendants 
mâles et femelles. 

Il est donc à remarquer dans ces lettres patente 



— 153 



— 154 — 



que la concession du titre de marquis Costa de 
Saint-Genix de Beauregard est concédée au prési- 
dent Jean-Baptiste pour lui « et ses descendants 
mâles et femelles, droits et cause ayants qui pour- . 
ront, dès à présent, prendre le nom et titre de mar- 
quis Costa de Saint-Genix de Beauregard ». (Cette 
concession est de Victor-Amédée et déposée aux 
archives piémontaises de Turin, section III). 

On voit donc que par cette concession tous les 
membres de la famille ont le droit (hommes et 
femmes), de porter le titre de marquis ; 

2° Jean-Baptiste IV, de qui vient le titre de 
marquis, doit être placé avant Joseph-Alexis- 
Barthéleniy, car il est une des illustrations de la 
famille. 

Jean-Baptiste IV. né le 1er novembre 1656', comte 
et seigneur du Villard de Cernex, de La Motte, 
Beauregard, etc., puis marquis de Saint-Genix, 
incorporé à Beauregard en titre de marquisat, par 
patentes du 20 janvier 1700, etc., etc., fut con- 
seiller d'Etat de Son Altesse Royale et président a 
la chambre des comptes en Savoie en 1685, etc ; 

3° Le marquis Léon, indiqué comme chef de la 
famille est mort le 19 septembre 1864. Il était : 
premier écuyer de Sa Majesté le roi Charles-Al- 
bert, ancien député au parlement Sarde, président 
du Conseil général de la Savoie, de l'Académie de 
Savoie, etc., commandeur de Tordre B. et M. des 
Saints-Maurice et Lazare, de la Légion d'honneur, 
grand-croix de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand : 

4° Le chef actuel de la famille est le marquis 
Albert Costa de Beauregard, membre de l'Acadé- 
mie française, qui a épousé, le 17 avril 1860, 
Emilie Pourroy de Quinsonas de Lauberivière. 

Armes .* D'azur, à trois ban/les d'or: au chef 
de France : 

L'écu posé sur une aigle de l'empire d'Autriche. 

Supports : Deu.c anges. 

Cimier : Un soleil d'or. 

Devise : Soli Fidelis. 

Couronne de marquis. 

COUSIN DE MAUVAISIN (de). 

François Cousin, officier du comte de La Marche 
et de Castres, habitant de Mailloux (Haute-Ga- 
ronne), fut anobli avec sa femme et toute sa pos- 
térité le 14 juin 1443 pour être monté le premier 
sur les murailles de Pontoise lors du siège de cette 
place. 

Deux membres de cette famille furent admis 
aux honneurs de la cour avec le titre de comte 
l'an 1782 et l'an 1786 et à l'assemblée de la no- 
blesse en 1689. 

Cette maison a donné des hommes distingués à 
la magistrature, à l'armée, à l'ordre de Malte 
deux chevaliers, l'an 1775 et l'an 1789, et à la cité 
de Tolose 3 capitouls. 

Elle a été maintenue dans sa noblesse par juge 



ment souverain rendu par le sieur Basin de Be- 
sons, intendant du Languedoc le 8 juillet 1669 et 
convoquée à toutes les assemblée de la noblesse. 

Le chevalier de Cousin signa le mémoire sur le 
droit qu'avait la noblesse de Languedoc de nom- 
mer ses députés aux états généraux du royaume 
l'an 1788 et représenta la famille à l'assemblée de 
la noblesse tenue l'an 1789. 

Jane-Marie de Cousin, n'ayant pas d'enfants 
mâles, institue pour héritier général et universel 
son neveu Géraud de Cousin, secrétaire du roy en 
la chancellerie de Languedoc près le parlement de 
Tolose. Ce dernier devint alors seigneur de Mau- 
vaisin, Dangeas, Mailloux, co-seigneur de Sainte- 
Gabelle, Auterive et Montgaillard. 

Pour lors cette famille a été autorisée après la 
décision de la commission du sceau de France 
par décret royal du 18 du mois de mai 1735, de 
faire à leur nom patronymique l'addition de celui 
de Mauvaisin que portaient leur mère et aïeule, 
bisaïeule et de se nommer désormais de Cousin de 
Mauvaisin. 

Armes : D'or, au chevron de gueules accompa- 
gne de trois cousins au naturel, posés 2 en chef, 
1 en pointe. 

Couronne de comte. 

Supports : Deux lions d'or lampassés de gueu- 
les la tête contournée. 

Devise : Semper Acutus ! 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

1° Cousin de Mauvaisin (Albert de), 
marié en premières noces à Thérèse de Gui- 
rand, dont un lils Roger ; en secondes 
noces, à Amélie d'ADHÉMAR de Cransac. 
Résidences : Château de Mauvaisin. par 
Nailloux (Haute-Garonne) et rue Ninau. 
s, à Toulouse; 

2° C. de M. (Henri de). Résidences : 
11, place Sainte-Scarbes, à Toulouse et châ- 
teau de Canté, par Saverdun (Ariège), ma- 
rié avec Félicie Subra du Quier. dont un 
fils; 

3o C. de M. (V ve Edouard de), née de 
Montbel. Résidence : Château de La Tour, 
par Saverdun (Ariège). 

4° C. de M. (Roger de), marié à Ga- 
brielle de LESTAris. Résidences : S. Jardin 
Royal â Toulouse et château de Clairfont, 
par Lanta (Haute-Garonne). 

CRÉQUY (de). 

Maison l'une des plus anciennes et des plus 
illustres du pays d'Artois, d'où elle a passé en 



— 155 



156 — 



Picardie et dans plusieurs autres provinces du 
royaume. Elle tire son nom de la seigneurie de 
( Iréquyen Artois. D'anciennes généalogies lui don- 
nait pour première tige Arnoul, sire de Créquy, 
dit le Vieil ou le Barbu. La Marlière dit qu'il vi- 
vait en 857, et l'on prétend qu'il mourut en 89?, 
dans un combat qu'il soutint pour les intérêts du 
roi Charles le Simple. Le même auteur lui donne 
pour femme Ignodede Flandre. 

Baudoin, sire de Gréquyet de Freflin, se trouva 
en 1007 avec l'armée française, commandée par 
Baudouin IV, comte de Flandre, dit à la Belle 
Barbe, au siège de Valenciennes contre l'empereur 
Henri 111, dit le Boiteux. On lui attribue pour de- 
vise : Nul ne s'y frotte ; et son cri de guerre 
était : A Créquy le grand Baron, parce qu'après 
cette expédition, il avait été fait baron en Artois; 
il épousa Marguerite de Louvain, dont il eut pos- 
térité. La filiation suivie de cette famille com- 
mence à ce moment. 

Cette famille a fourni un grand nombre d'ofli- 
ciers distingués, des chevaliers de Saint-Louis, de 
l'ordre de Malte et de divers autres ordres. 

Elle a formé les familles : 

1° Des seigneurs de Bernieules ; 

2° Des seigneurs de Hemont et d'Auifen ; 

3 e Des seigneurs de Ricey ; 

4° Des seigneurs de Heilly ; 

5" Des seigneurs de Raimboval; 

0" Des seigneurs de Langles ; 

7° Des seigneurs de Saucourt ; 

8° Des seigneurs de Tillencourt ; 

9° Des seigneurs de Torchy et de Royon ; 
10° Desseigueurs de Bierba k. 

Armes : L'or, à un créquier de gueules. 

Devise : Nul m- s' y frotte. 

CREUZÉ 

Dans l'article que nous avons consacré à cette 
famille au tome 1er, col. 979 et' 980, nous avons été 
induits en erreur sur certains points que nous 
nous empressons de rectifier. 

Et d'abord, disons que les Creuzé de Latouchë 
et les Creuzé de Lesser ont le même auteur com- 
mun. 

Rien n'indique que cette famille soit en posses- 
sion d'un titre quelconque de noblesse avant 1789. 
Il est, en tout cas, notoire et authentique qu'elle 
ne portait pas la particule avant cette époque. 

Si elle a occupé dans la magistrature et dans la 
finance des charges importantes, on ne saurait 
dire qu'elles lui aient conféré la noblesse. 

Les surnoms de LATOUQHEet de Lesser sont des 
noms il-' terre ajoutés aux noms patronymiques 
quelque temps avant la Révolution. 

Jacques-Antoine Creuzé-La- Touche, né à Châ- 
tellerault en 1749, et que dans le tome 1er nous 
appelons, parerreur.de La /■'miche, n'avait pas la 
particule. 11 a toujours signé Creuzé'- Là- Touche. 

C'était un homme de grand mérite, aux opinions 



modérées bien que, en qualité de député à la Con- 
vention nationale, il ait voté la détention de 
Louis XVI et son bannissement à la paix. 

Agriculteur distingué, il a publié divers opus- 
cules qui dénotent un esprit judicieux. 

CURIÈRES DE CASTELNAU. 

Ancienne noblesse du Rouergue, qui remonte à 
Bernard de Curières, qui eut, de Françoise Alle- 
mau, François de Curières, marié en 1560, qui 
laissa postérité de Helips de Maliant. 

C'est en faveur d'un de ses descendants, Giréon- 
Sylvestre de Curières, baron de Saint-Côme, que 
la seigneurie de Saint-Côme du Rouergue fut éri- 
gée en marquisat par lettres du mois de septembre 
1747.11 laissa de Elisabeth Jonquet de Montjus- 
sieu, qu'il avait épousée le 2 août 1723, Jean-Bap- 
tiste Giréon de Curières et de Castelnau. 

Armes : D'azur, au lion d'argent colleté d'or. 

CZARTORYSKI. 

Voy. pour l'historique de cette famille, le tome 1er, 
col. 1000 et rectifiez comme suit la liste des 
réprésentants actuels. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Adam-Louis prince Czartoryski, duc 
de Klewan et de Zukow; né à Paris le 
5 novembre 1872, fils du prince Ladislas, 
(né le 3 juillet 1828, décédé le 23 juin 
1894) et de sa seconde femme Marguerite, 
princesse de Bourbon-Orléans (née le 16 fé- 
vrier 1846, décédée le 24 octobre 1893), 
succéda à son père. Résidence : Paris. , 

Frère : Prince Tv^ïoW-Casimïr-Philippe- 
Jean, né à Paris le 10 mars 1876. 

FuÈRE ET SŒUR DU PÈRE. 

!» Prince Witold (né le 6 juin 1824, dé- 
cédé le 14 novembre 1865); marié à Paris 
le 30 octobre 1851 à Marie, fille de Henri, 
comte Grocholski, religieuse au couvent 
des Carmélites-Déchaussées à Cracovie. 

2° Princesse Isabelle, née à Varsovie, le 
19 décembre 1830; mariée à Paris le 21 fé- 
vrier 1857, à Jean, comte de Koscielec- 
Dzialynski (décédé le 30 mars 1880). Rési- 
dence : château de Goluchowo, près Bo- 
guslaw (Posnanie). 

Frère du grand-père. 

Prince Constantin (né le 28 octobre 1773, 
décédé le 23 avril 1860); marié : 1° en 
1804 à Angélique, princesse Radziwill (née 



157 — 



- 158 - 



en 1781, décédée le 16 septembre 1808); 
2° le 20 mars 1810, à Marie Dzierzanowska 
(née en 1790, décédée le 28 novembre 1842), 

Fils : a) du premier lit : 1) Prince 
Adam (né le 24 juin 1804. décédé le 19 dé- 
cembre 1880), marié : 1° le 12 décembre 
1832 à Wanda, princesse Radziwill (née le 
29 janvier 1813, décédée le 16 septembre 
1815) ; 2° à Kornik, le 16 février 1848, à 
Elisabeth, comtesse deKosciclec-Dzialynska, 
née à Posen le 16 août 1826. Résidence : 
château de Rokosow, près Punitz (Pos- 
nanie). 

Enfants : 1° Du premier lit : a) prince 
Roman (né le 23 novembre 1831), décédé le 
18 février 1887); marié àLemberg le 6 dé- 
cembre 1873, à Florentine, née le 28 mai 
1844, fille de feu Titus, comte Dzieduszycki ; 
remariée à Kopeczynce le 29 mai 1892. à 
Anton Wolniewicz. Résidence : Sablonow, 
près Kofreczynce (Galicie) ; 

b) Prince Antoine-Boguslave-y4<irt;», né 
à Berlin le 2 janvier 1845. Résidence : 
Rokosour. près Punitz (Posnanie). 

2° Du second lit : c) Prince Constantin- 
Xavier-Sig ismond ', né à Posen le 29 sep- 
tembre 1853. Résidence : Rokosow ; 

cl) Princesse Marie-Hélène, née à Posen 
le 29 septembre 1855; mariée à Rokosow 
le 12 mai 1878, à Stanislas, comte de 
Brocle-Plater dit de Syberg. Résidence : 
Moszkow (Galicie) ; 

e) Prince Alexandre-Zdzislaw, né à Posen 
le 4 janvier 1859. Résidence: Sielec, près 
Sntroschin (Posnanie) ; marié à Vienne le 
17 février 1884, à J/c/We-Hélène-Madeleine- 
Jeanne-Glaire-Léopoldine, née le 15 novem- 
bre 1863, fille d'Alexandre de Zaleski et de 
Martina, née Grabianka. dont : 1° Prin- 
cesse isV/^&e^-Marie-Hélène-Martine-So- 



phie-Clémentino. née à Sieloc le 16 décem- 
bre 1885; 2° Prince Alexandre- Olgerd- 
Jean-Paul-Antoine, né à Sielec le 25 octo- 
bre 1888 ; 

b) Du second lit : 2), Prince Alexandre 
(né le 7 février 1811, décédé le <) .juillet 
1880); marié à Vienne le 20 août L840 à 
Marceline, princesse Radziwill (née le ix 
mai 1817, décédé en juin 1891). 

Fils : Prince Marc^-Adam-Constantin- 
Michel-Félix, né à Weinhans, près Menue 
le 30 mai 1811. Résidence : Cracovie; ma- 
rié à Paris le 31 juillet 1866, à Suzanne de 
Riifuet, comtesse de Garaman, née le 20 fé- 
vrier 1814, fille de feu Alphonse, prince de 
Chiniay. 

3o Prince 67eo;'^es-Gonstantin,néàI)resde 
le 24 avril 1828, propriétaire de la seigneu- 
rie de Wiazownica, près Jaroslaw (Galicie), 
conseiller privé autrichien, membre hér. de 
la chambre des seigneurs d'Autriche. Ré- 
sidence : Wiazownica; marié à Vienne le 
2 mai 1861 à Marie-Jeanne, née à Prague 
le 4 mai 1835, fille de feu le docteur Jean 
Czermak, de Prague. 

Enfants : a) Princesse Wanda . née à 
Vienne le 20 août 1802: 

b) Prince Witold, né à Vienne le 10 fé 
vrier 1861. Résidence : Pelkinie, près Sa- 
roslaw; marié à Lemberg le 21 février 1889 
à Jadwiga, née à Léopol le 2 mars 1867, 
fille de Wladimir, comte Dzieduszycki et 
d'Alphonsine, née comtesse do Miaczyn- 
Miaczynska. 

Enfants : 1° Princesse Marie, née à 
Vienne le 24 avril 1890; 2° Princesse 
Anne, née à Vienne le 18 avril 1891 ; 
3° Prince Casimir-Georges, né à Pelkinie 
le 7 août 1893; 4> Prince Georges-Pierre, 
né à Pelkinie le 23 février 1894. 





DAVOUT D'AUERSTjEDT. 

Voy. pour l'historique de cette maison le tome 1er, 
col. 1015 et 1016. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS: 

Léopold - Claude - Etienne - Jules - Charles 
Davout. duc d'Auerstaedt, né à Escolives 
(Yonne) le 9 août 1829, fils de Isidore- 
Louis-Charles Davout (né le 12 septembre 
1774, décédé en août 1854) et de Clara, née 
de Cheverry ; succéda à son oncle ; général 
de division en retraite et ancien membre du 
Conseil supérieur de la guerre. Résidence : 
Paris, rue Magellan, 8. Marié à Paris le 
16 juin 1868 à Jeanne-Alice de Yoize, née 
à Paris le 19 mars 1845. 

Enfants : l)Léonie-CMre- Aimée-Margue- 
rite, née à Lyon le 14 décembre 1869, mariée 
à Paris le 26 juin 1890 à François, comte 
Daru, capitaine au 25 e régiment d'artillerie, 
à Châlons-sur-Marne. 

2) M&ne-Mathilde, née au château de 
Motelle le 10 septembre 1871 ; mariée à 
Paris le 27 juin 1895 à Marie-Joseph-Gas- 
pard, comte de Berthier-Bizy. 

3) ClaLire-Mvine- Marguerite, née à Ver- 
sailles le 28 août 1873. 



4) Louis- Nicolas -Marie- Bernard, né à 
Clermont-Ferraud le 23 mars 1877. 

DESCHAMPS DE MOREL. 

Seigneurie de Crécy, enBeauvoisis, famille dont 
était Jean-Baptiste Deschamps de Morel, marquis 
de Crécy, brigadier des armées du roi, premier 
écuyer et majordome de feu la reine douairière 
d'Espagne, qui mourut le 20 mai 1741. 

Armes: Ecartelé: aux 1 et 4 d'or, à trois mail- 
lets de sinople; aux 2 et 3 d'azur, à trois ju- 
mettes en fasces d'or; sur le tout : d'azur, à la 
fasce d'argent, chargée de trois roses de gueu- 
les, la fasce accompagnée de trois mollettes 
d'éperons d'or, posées 2 et 1. 

DESJARDINS DE GÉRAUVILLIER. 

Famille lorraine fixée à Ma ntoche (Haute-Saône). 
D'après l'armoriai général de Lorraine de Dom 
Pelletier, Jean des Jardins, capitaine de cavalerie 
au service de France, propriétaire du fief de Gé- 
rauvillier (près Gondrecourt), marié à Anne de 
Gircourt, fut anobli le 27 septembre 1664, par 
lettres patentes du duc Charles IV de Lorraine. 

Ses descendants furent : 

Jean, deuxième du nom, lieutenant-comman- 
dant de la garde de S. A. R. le duc Léopold, ma- 
rié en 1686 à Françoise Thiballier de la Mothe, 
dont le père était maréchal des logis de la mais- m 
du roi ; fut tué à la bataille de Hoohsteedt en 1703. 



161 



— 162 



Claude, capi.taine de cavalerie et gentilhomme 
de la cour du roi Stanislas, épousa, en 1710, Thé- 
rèse du Parpe. 

Claude, deuxième du nom, mousquetaire du 
roi, épousa Anne Le Comte ; 

Joseph, né en 1751, marié en 1784 à M lla Joly de 
Mantoche, mort à Abainville en 1821 ; 

Paul, né en 1787 à Mantoche, capitaine du génie, 
chevalier de Saint-Louis, marié à Louise de 
Canon de Ville, fille d'un maréchal de camp, mort 
en 1845; 

Louis, né en 1823, à Commercy, marié en 1847 
à Gabrielle de Toytot, mort en 1872. 

Armes : D'azur, à la fasce d'argent, accom- 
pagnée de trois tètes de cerf d'or, 2 en chef et 

1 en pointe. 

Cimier : Une tète de cerf d'or et deux cornes 
d'abondance, componnées d'or et d'azur, is- 
santes d'un tortil des couleurs et métaux de 
Vécu. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Desjardins de Gérauvillier (Paul), né 
en 1848, lieutenant-colonel d'artillerie bre- 
veté, directeur d'artillerie, à Langres, che- 
valier de la Légion d'honneur, marié en 
1874 à Jeanne Dromard. dont : 3 fils et 

2 tilles. 

DEVEZEAUX DE RANCOUGNE. 

Les Devezeaux de Rancougne tirent leur origine 
de l'Angoumois où il est fait mention d'eux dès 
l'an 1200. Leur filiation authentique s'établit à 
partir de 1339, eu la personne de Pericaldus de 
Devezello, noble homme, gendre de Gérauld 
d'Ornhac. Ils sont qualifiés écuyers, seigneurs de 
Treuil, et sont, à ce titre, feudataires des La Roche- 
foucauld. Au commencement du xvie siècle, Jean 
de Devezeau, seigneur de Chillac, frère puiné de 
Claude de Devezeau, seigneur du Treuil, épouse 
Jehanne Maindron, demoiselle de Rancougne, et 
par ce mariage lait entrer dans sa famille la sei- 
gneurie de Rancougne dont le nom sera désormais 
porté par cette branche des Devezeau. En 1743, 
Charles Devezeau, chevalier, seigneur de Rancou- 
gne, colonel du régiment de son nom, acquiert le 
marquisat-pairie d'Herbault, en Beauce, des héri- 
tiers de feu sieur Dodun, contrôleur général des 
finances. En 1744, le roi revêt par lettres patentes, 
registrées à la chambre des comptes, Charles- 
François-Louis, fila du précédent, capitaine de 
cavalerie au régiment Dauphin étranger, du titre 
et dignité de marquis, pour son marquisat-pairie 
d'Herbault, en Beauce, dont il lui rend foy et 
homage. La branche ainée des Devezeau, sei- 
gneur du Treuil, s'est éteinte au xvir siècle ; — 
elle a jeté deux rameaux — l'un, les Devezeau de 

TuME II. 



Chasseneuil fondus au xviif siècle dans la famille 
des LaRomagère, marquis de Bouscecy ; l'autre, 
les Devezeau de Lavergne. 

Armes : D'azur, au chef denché d'or à '■;,,,/ 
pointes, à la fasce d'argent accompagnée d'une 

étoile du même en pointe. 

RE PRES EN TA N TS A C T UELS : 

Branche de Rancougne. 
Devezeaux. marquis de Rancougne 
(Charles), chef de nom et d'armes, à Paris. 
Fils : D., V e de R. (Jean-Charles), en 
Guyenne, dont : Marie-François. 
Branche de Lavergne. 
Devezeau de Lavergne (Charles-Emile- 
Auguste), en Angoumois. 
D. de L. (Eugène- Léo), en Poitou. 

DUBRETON. 

Jean-Louis, baron Dubreton, né en 1773, mort 
en 1855, lieutenant général des armées du roi, fut 
élevé à la dignité de pair de France et créé baron 
héréditaire par S. Al. le roi Louis XVIII en 1819. 
Il appartenait à une ancienne famille de Bretagne, 
alliée aux familles de Pesloùan, de la Quéran- 
tonnais, d'Aramon, delaPanouse, etc. 

Armes : D'azur, à la tour percée d'or, maçon- 
née et ajourée de sable; au chef d'or, chargé 
de trois étoiles de gueules. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Dubreton (Amédée-Charles-Ernest, B ou >. 
chevalier de la Légion d'honneur, de Saint- 
Maurice et Lazare, etc. Ancien officier de 
cavalerie. Résidence : Paris, dont : deux 
hls : a) Henry, lieutenant au 1 er cuiras- 
siers ; b) Louis. 

Le baron Dubreton reçut hinvestiture du garde 
des Sceaux en 1893 à la mort de son frère aine le 
commandant, baron Dubreton. 

DUCHESNE DE GILLEVOISIN DE 
CONEGLIANO. 

Voy. pour l'historique de cette maison le 
tome 1 er , col. 1076. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS .' 

Chaiies-AdWém-Gustave Duchesne, ba- 
ron de Gillevoisin. duc de Conegliano. 

né à Paris le 12 novembre L825, fils du 
deuxième duc Alphonse- Auguste (né le 30 



— 163 — 



— 164 — 



décembre 1791. décédé le 19 février 1878) 
et de Jeanne-Françoise-Hélène, née Jean- 
not de Moncey (née le 12 août 1807. mariée 
le 8 novembre 1824, décédée le 7 octobre 
1858), fille du premier duc de Conegliano; 
marié à Paris le 9 mai 1857 à Aimée-Féli- 
cité-Jenny Le Yavasseur. née à Rouen, fille 
du baron Le Yavasseur. 

Fille : Hélène- Louise -Eugénie Du- 
chesne de Gillevoisin de Conegliano, 
née à Paris le 11 juin 1858 ; mariée à Paris 
le 18 décembre 1879 à Armand, comte de 
Gramont, duc de Lesparre. 



DUCHESNE 
LAMOTTE. 



ou 



DU CHESNE DE 



Seigneurs de Feuquières, de Lamothe, etc. 

Cette ancienne famille, originaire de Picardie, 
fut maintenue dans sa noblesse en 1669. 

On voit dans d'Hozier : Adrien Duchesne, comte 
de Lamotte, conseiller au présidial, maïeur d'Ab- 
beville en 1671; un Duchesne de Lamotte fut 
conseiller-secrétaire du roi en 1696 ; François 
Duchesne de Lamotte, conseiller du roi aux trnites 
d'Abhe ville, fut maïeur de cette ville en 1751 ; 
Jean-Abraham Duchesne, comte de Lamotte, était 
chevau-léger de la garde du roi en 1765. 

Jean-Jules Du Chesne, comte de Lamotte, 
épousa en 1822, Louise-Pauline de Buissy d'Yvren- 
cheux, tille du comte de Buissy d'Yvrencheux, 
d'une des plus nobles familles de Picardie. 

Armes : D'azur, au chevron cl 'or accompagne 
de trois glands de même. 

Couronne de comte. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

1° Duchesne, G te de Lamotte (Jean- 
Jules), marié à Marie-Yvonne de La Teil- 

LAJS. 

2° D. de L. (Paul-Étienne), officier de 
cavalerie au 9 e cuirassiers. 

Cette famille, quoique possédant les deux sei- 
gneuries de Feuquières et de Lamotte, habit»: 
depuis déjà longtemps au château de Rouvres, par 
Auberive (Haute-Marne). 

DUCOS (C l "'). 

Les Ducos sont originaires du Béarn où on les 
voit figurer parmi la noblesse au xvi° siècle. Les 
archives du département des Basses-Pyrénées 
attestent, en effet, qu'ils rendirent hommage de 
vassalité à Henri IV, roi de Navarre, dans l'année 
qui précéda l'avènement de ce prince au trône de 



France. Ils formèrent plusieurs branches et leur 
maison se rattache peut-être à celle des Ducos, 
comtes de La Hitte, en Armagnac, mais la com- 
munauté d'origine de ces deux familles n'a pu être 
aulhentiquement établie. 

Sous Louis XIV, les Ducos, possesseurs de la 
seigneurie béarnaise de Florence, furent de ce chef 
admis aux États de Béarn et investis des offices 
héréditaires de conseiller du roi et de maire de la 
ville de Monein. Il y avait à la même époque les 
Ducos, seigneurs d'Artix et les Ducos, seigneurs 
du Bourdin d'Orin. 

Dans un acte du 20 septembre 1702, Jean Ducos 
est qualifié d'abbé laïc de Saint-Michel d'Aydie. 
Son fils aîné, qui portait aussi le prénom de Jean 
et qui était lieutenant au régiment de Boufflers, 
fut reçu aux Etats de Béarn, le 13 juillet 1701, 
comme titulaire de l'abbaye laïque de Gerderest, 
qu'il tenait de Marie de Labaig-Viella, son épouse. 

Sur ces entrefaites, Pierre Ducos prit alliance 
avec Anne de Moncla, fille de noble Pierre de 
Moncla, seigneur de Moncla, commandant du 
bataillon d'Oléron, et de Cécile de Saint-Aubin. 
Les registres de l'état civil de Garlin relatent que 
Jean Ducos, issu de cette union, contracta ma- 
riage, le 28 septembre 1728, avec Marie-Anne de 
Lubet de Lasclaveries, fille de Pierre de Lubet de 
Lasclaveries et de feu Marie de Prégande. Il était 
officier dans les bandes béarnaises. 

Jean-Etienne, son fils aîné, qui naquit le 3 juil- 
let 1730, épousa Marie Lavaud, d'une famille dis- 
tinguée que l'amiral Lavaud a représentée de nos 
jours. Il s'établit à Bordeaux et devint un des 
principaux armateurs de cette ville qui a toujours 
tenu à honneur de pousser vers le négoce ses 
citoyens les plus en vue. Il adopta avec enthou- 
siasme les idées de la Révolution et contribua 
puissamment, par sa considération et par sa 
fortune, à lui susciter des partisans dans l'an- 
cienne capitale de la Guyenne. 11 eut pour fils et 
pour gendre deux des plus illustres du parti des 
Girondins : fean-François Ducos et Jean-Baptiste 
Boyer-Fonfrède qui, sur l'échafaud, où ils mon- 
tèrent ensemble, ayant à peine dépassé l'un et 
l'autre la vingt-cinquième année, payèrent de leur 
sang le dévouement qu'ils avaient juré à la cause 
de la liberté. 

Le plus jeune des ûls de Jean-Etienne, Armand, 
destiné à continuer seul sa descendance mâle, ser- 
vit en qualité de volontaire clans les armées de la 
République et de l'Empire. Il entra plus tard dans 
l'administration, fut sous-préfet de La Réole et 
chevalier de la Légion d'honneur. Il s'unit à Fanny 
Lercaro, issue des Lercaro, anciens doges de Gênes, 
dont l'un contraint, après le bombardement de 
cette ville en 1684, de venir faire sa soumission à 
Louis XIV et, interrogé sur ce qu'il trouvait de plus 
curieux â Versailles, répondit : « C'est de m'y 
voir. » 

Armand eut quatre fils qui ont chacun fait 
souche. L'aîné, Théodore, né le 22 août 1801, fut 
député de Bordeaux de 1831 à 18i8, puis député 



105 — 



— 160 — 



de Paris jusqu'en 1851, époque où il fut nommé 
ministre de la marine et des colonies. Ce porte- 
feuille, auquel il avait cru devoir renoncer, lui fut 
bientôt rendu par le prince-président qui, à la veille 
de restaurer l'empire, lui écrivit : « Le pays a 
besoin de vos services et moi de vos lumières... 
Maintenant m'abandonnerez-vous ? » Il conserva 
ses fonctions jusqu'à sa mort, survenue le 17 avril 
1855. Son administration fut marquée au sceau 
d'une prodigieuse activité. Le Parlement et la 
Presse se sont plu à rappeler maintes fois les heu- 
reux effets qu'elle eut pour la réorganisation de la 
marine française. Elle ne fut pas moins utile à la 
prospérité de nos colonies. C'est grâce à elle que, 
le 24 septembre 1853, la France a pris possession 
de la Nouvelle-Calédonie, dont une presqu'île a 
reçu, par les soins du gouvernement impérial, le 
nom de Ducos. Une ville importante de la Marti- 
nique a réclamé dans le même temps l'honneur de 
porter ce nom qui est demeuré le sien. 

La guerre d'Orient fournit à Théodore Ducos 
une occasion toute spéciale de montrer son mérite. 
Avec un budget des plus restreints, il réussit à 
préparer les formidables armements qu'elle récla- 
mait. Le maréchal de Saint-Arnaud lui en expri- 
mait son admiration dans son éloquence imagée 
en lui écrivant de son quartier général, le 
10 juin 1854 : « Vous créez des escadres d'un coup 
de baguette. Elles ne sortent pas des chantiers; 
elles naissent de l'écume des mers. » 

Quelques mois auparavant, le 9 janvier, l'empe- 
reur lui-même avait adressé à celui qu'il appelait 
son « Colbert » une lettre autographe dans laquelle, 
pour lui donner « une preuve non équivoque de 
sa satisfaction, » il le nommait grand-officier de 
la Légion d'honneur. Déjà il l'avait fait sénateur, 
le 4 mars 1853. 

Mais Théodore Ducos devait succomber à la 
peine. L'excès du travail l'a tué, dirent ses col- 
lègues. Sa mort fut considérée coin me un deuil 
public et ses funérailles furent célébrées aux frais 
de l'Etat. 

Parmi les nombreuses distinctions honorifiques 
dont les souverains étrangers avaient tenu à lui 
marquer leur estime, il avait reçu la grand-croix 
de Pie IX et le collier de Saint-Georges, qui lui 
donnaient la noblesse héréditaire à Rome et à 
Nàples. 

De son mariage avec \nne Joly, il a laissé un 
fils, Paul-Emile- Théodore, né le 18 juin 1819 et 
une fille, Jeanne-Fanny-Louise-i?«7/iiMÉ'. née le 
29 mars 1851. 

Paul-Emile- Théodore, actuellement chef du 
nom, sans alliance. Résidence : Abbaye de Sept- 
fontaines, par Andelot (Haute-Marne), secrétaire 
d'ambassade, chevalier de la Légion d'honneur, 
camérier du Souverain Pontife, etc., etc., a été 
créé comte palatin héréditaire par S. S. Pie IX en 
reconnaissance des services rendus par son père à 
l'Eglise dans nos colonies. Pour les mêmes raisons, 
S. S. Léon XIII a conféré le titre de comtesse à sa 
mère et à sa sœur darne du Saint-Sépulcre. 



Armes : Êcartelé : aux 1 et 4, de sable à un 
duc d'or tenant de lapatte dextre un os d'argent, 
au chef cousu d'azur charge de trois ancres 
d'or; aux 2 et 3, de gueules à trois fasces d'or. 

Supports : Deux triions. 

Couronne de comte 

Devise:/// morte cita. 

DUPLAIS DES TOUCHES. 

Voy. tome 1er, co l. 1080 et suivantes, et rectifiez 
comme suit : 

Col. 108'«, 17e ligne, avant les dates 1628-1630, 
ajoutez : Maire de Saintes. 

Col. 1086, 3 e paragraphe, 3" ligne, au lieu de 
14 mai 1829, lire : 14 mai 1820. 



DUFAU (de). 

Famille originaire de la 
vallée deLarbaig,en Béarn, 
fixée à Pau, vers 1640. 

Jean du Fau, alias Dufau 
et de Dufau, baptisé dans le 
temple protestant de Pau, le 
20 février 1059, se convertit 
au catholicisme, en 1085 
Procureur au parlement de 
Navarre (1092), conseiller du 
roi , receveur des épices . 
amendes et vacations de la 
sénéchaussée de Pau (1095), 
jurât de cette ville (1721), député aux états géné- 
raux de Béarn (1724), il fut inscrit dans V Armoriai 
général de 1090-1701 (Béarn, n° 008), et mourut 
doyen des procureurs du parlement de Navarre, 
le 1 er août 1728, laissant de damoiselle Marie de 
Lacrouts, entre autres enfants : 

lo Théophile de Dufau, aîné (1684-1763), procu- 
reur au parlement de Navarre, jurât de la ville de 
Pau vt sous-secrétaire des états généraux de la 
province de Béarn, dont le fils est mentionné plus 
bas ; 

2° Henry-Théophile de Dufau, cadet (1698-1773), 
conseiller du roi, échevin de Barèges (1724), puis, 
procureur au parlement de Navarre, jurât de la 
ville de Pau, administrateur de l'hôpital de cette 
ville et seigneur de Nai'gassie de Meillon. Son fils 
aîné, messire Jean-Baptiste de Dufau, avocat au 
parlement de Navarre, greffier en chef de l'ami- 
rauté et du Conseil supérieur de Port-au-Prince 
(Amérique), fut créé conseiller du roi au Conseil 
supérieur de cette ville en 1760. Il mourut à Paris, 
le 9 mars 1782, sans avoir été marié, et fut en- 
terré, le il mars, dans l'église Saint-Eustache. 

Cette branche s'éteignit dans les mâles, le 2 jan- 
vier 1834, avec Henry-Théophile-Laurent de Du- 
fau, seigneur de Nargassie, d'abord avocat au 
parlement de Navarre et membre de la noblesse 




— 167 — 



— 168 — 



aux états de Béarn, puis, sous la Restauration, 
juge de paix du canton de Pau (est). 

Noble Pierre de Dufau, né à Pau, le 10 octobre 
1715, fils de Théophile de Dufau aîné, et de da- 
moiselle Marie de Boyou, sa première femme, 
fut avocat au parlement de Navarre et, comme 
son père, sous-secrétaire des états généraux de la 
province de Béarn et jurât de Pau. Il mourut dans 
cette ville le 9 août 1786, laissant de dame Marie- 
Anne de Duboscq : 

lo Théophile-Joseph de Dufau (1754-1829), avo- 
cat au parlement de Navarre, sous-secrétaire des 
états généraux de Béarn, président de l'adminis- 
tration municipale de Pau, le 19 nivôse an VIII 
(9 janvier 1800), enfin président du tribunal civil 
de Pau, de 1812 à 1816. Ses descendants habitent 
actuellement Paris, Bordeaux et Pau ; 

2° Pierre de Dufau (1755-1846), avocat au parle- 
ment de Navarre, jurât de la ville de Pau en 1789, 
plus tard président de Chambre à la Cour d'appel 
de Pau, chevalier de la Légion d'honneur. Auteur 
d'une branche cadette encore représentée ; 

3° Jean-François de Dufau, garde du corps du 
roi d'Espagne en 1783, décédé sans avoir été 

marié. 

Deux jugements du tribunal civil de Pau, des 
2 avril et 4 novembre 1886, ont rectifié les actes 
d'état civil de cette famille dans lesquels la parti- 
cule de avait été omise. 

Armes : Losange d'argent et d'azur, flanque 
de gueules (enregistrées, le 2 décembre 1701). 

Théophile de Dufau, aîné, portait les armes sui- 
vantes, en 1730 : Écartelé : au 1, d'azur à trois 
larmes d'argent, rangées en pointe et an soleil 
d'or, mouvant du chef; au 2, d'azur, à la tour 
d'argent maçonnée de sable, ouverte et ajourée 
du champ; au3, d'argent, au lévrier de gueules 
passant contre un arbre de sinople, et au 4, d'or, 
au léopard d'azur, armé et lampassé de gueules; 
l'écu entouré de palmes et timbré d'une couronne 
de comte. 

La branche des seigneurs de Nargassie avait 
adopté les armes de ce fief : D'azur au dragon 
d'or, surmonté d'un coq perdié, aussi d'or. 



REPRÉSEXTAXTS ACTUELS : 
Branche aînée. 

1° Dufau (Charles- Joseph-Marie de). Ré- 
sidence : Paris, rue des Dames, 52; 

2° D. (Jîdie-Lomse-GSibvielle de), sœur 
du précédent, femme de Jacques-Etienne 
Gabe. Résidence : Oloron - Sainte - Marie 
(Basses-Pyrénées) ; 

3° D. («/wZtfs-Bernard- Marie de), oncle des 
précédents. Résidence : Bordeaux, rue des 
Sablières. 93 ; 

4° D. (Jean-Marie-Raymond de), frère du 
précédent. Résidence : Pau, rue du Ly- 
cée, 25 ; 

5° D. (P«M/-Théophile-Mariede), frère des 
précédents. Résidence : Pau, rue Gaston ; 

6°D. (A dèle- Marie- Joséphine de), sœur des 
précédents, veuve de M. Théophile- Joseph- 
Eugène Cailloux, ancien percepteur. 
Branche cadette. 

1° Dufau (Joseph-Pierre-Lowis de), avo- 
cat, marié à Claire-Marie- Thérèse d' André, 
dont a) Henri', b) Marguerite; c) Marie. 
Résidences : Toulouse, rue Ninau, 20, et châ- 
teau de Coarraze (Basses-Pyrénées) ; 

2° D. (Marie-Augustine-Je<z?m£ de), sœur 
du précédent, mariée à Charles-Marie^ Gas- 
ton du Broc de Segange. 

3o D. (G&brielle-Louise-Germaine de), 
sœur des précédents, mariée à Philippe- 
Joseiph-Ilippolyte, baron de Montbel. Ré- 
sidence : Evreux. 

4° Dufau de Maluquer (Melchior-^LZ- 
phonse de), oncle des précédents. Rési- 
dence : château de Bernet, par Chélan 
(Gers). 

Voy. Maluquer (de). 




-■iàAtl-- 





ELIE DE BEAUMONT. 

Famille originaire de Ca- 
rantan, en Normandie, des- 
cendant de Pierre Hélyes, 
écuyer anobli par lettres du 
roi Charles VII, en 1461, 
pour services militaires lors 
de la réunion de la province 
de Normandie à la couronne 
après la bataille de For- 
migny. 

Représentée au xvute siè- 
cle par Jean-Baptiste-Jac- 
ques Flie de Beaumont, né à 
Carentan en 1732, mort à 
Paris le 10 janvier 1786, fut reçu avocat en 1752. 
Il plaida d'abord quelques causes avec peu de 
succès ; ce qu'on attribue à la faiblesse de sa 
voix. Son Mémoire pour les Calas, publié en 1762, 
in-4°, fit du bruit et fut suivi de plusieurs autres 
où l'on trouve de l'élégance, de la facilité, mais 
quelquefois un peu d'emphase. 

Il était propriétaire de Canon, en Normandie, où 
il établit une fête, connue sous le nom de Fête des 
bonnes gens. Il avait épousé M lle Dumesnil-Molin, 
née à Caen, en juillet 1730, et morte à Paris le 12 
janvier 1785. Cette dernière est connue comme au- 
teur d'un roman estimable : Les Lettres du mar- 
quis de Rosette, 2 vol. in-12, qu'elle publia en 
1764. 

Le frère de Jean-Baptiste-Jacques, Jean-Antoine- 
Elie de la Poterie était premier médecin de la 



marine à Brest. Il était né en 1732 et mourut dans 
cette dernière ville le 23 mai 1794. 

Il a publié de savants ouvrages sur la médecine 
et un grand nombre de mémoires, de disserta- 
tions et de rapports. 

Il était docteur-régent de la faculté de médecine 
de Paris. 

Et au xixe siècle, par : 

1° Élie de Beaumont (Léonce), sénateur, secré- 
taire perpétuel de l'Académie des sciences, grand 
officier de la Légion d'honneur, marié à M lle de 
Quélen ; 

2° Élie de Beaumont (Eugène), juge au tribunal 
de la Seine, marié à M^e Le Peletier d'Aunay. 

Armes : D'azur, au chevron d'argent accom- 
pagne de trois glands d'or 2 et 1, enregistrées en 
1697. 

Couronne de marquis. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Élie de Beaumont (Félix), ancien ma- 
gistrat, marié à M lle Holker, décédée. — 
Résidence: li bis, rue Jean-Miquel, à Niort 
(Deux-Sèvres). 

2° É. de B. (Félicie), mariée à M. de 
Bonnières de Wierre, chef d'escadron au 
7 e hussards. 

3° E. de B. (Gaston), lieutenanl au 8 e cui- 
rassiers, marié à M lle Fournier-Sarlovkzk. 



171 — 



— 172 - 



EYSSAUTIER (#) ou EISSAUTIER. 

Famille qui était comprise parmi les maisons 
nobles de Barcelonette, dans le xv" siècle. Elle 
passa à Golmars, en Provence, vers l'an 1470. 

Le premier qui s'établit dans cette province et 
qui commença la filiation de cette famille, est 
Paul d'Eyssautier, un de ses descendants, au qua- 
trième degré, Pierre d'Eyssautier, seignenr de 
Cartier, servit glorieusement le roi pendant les 
guerres civiles du xvi e siècle. Il eut ordre, en 1691, 
d'aller à la tête de 200 hommes au secours de la 
ville de Digne. Il fut fait gouverneur du château 
de Sauze en 1593, et le duc d'Epernon lui donna 
commission de renforcer de 300 hommes la garni- 
son de cette place. L'an 1597, la ville de Colmars 
se trouvait en danger, et le duc de Guise, craignant 
pour la grande quantité d'artillerie qu'on y avait 
fait conduire, envoya commission audit seigneur 
de Cartier d'en aller prendre le commandement; 
il réussit dans sa mission, et mit cette ville à cou- 
vert de l'ennemi. Il garda le commandement de 
Colmars, et épousa : lo le 18 septembre 1589, 
Diane de Puget, et 2° le 17 août 1603, Lucrèce de 
Demandols. Il eut du premier lit François d'Eys- 
sautier qui continua la descendance jusqu'à nos 
jours. 

Armes: D'azur, à trois fasces ondées d'argent; 
au chef d'or, chargé de trois roses de gueules. 

ESTOURMEL [oV). 

Dans la notice que nous avons consacrée à 
cette famille dans le tome 1er, col. 1138, nous 
avons omis de faire connaître d'où venait le nom 
de Creton porté primitivement par cette famille. 

Elle le dût à Rimbold d'Estourmel qui, le pre- 
mier, en 1098, monta sur la crête du mur de Jéru- 
salem d'où lui vint l'honorable surnom de Creton 
qu'il transmit à ses descendants. 



L'historien Lamorlière dit à ce sujet : « Ce n'est 
point un petit lustre de la maison que l'on recon- 
naît en l'origine de ses armes qu'elle tient dès le 
premier voyage que firent les chrétiens pour le 
recouvrement de la Terre Sainte, de la main 
propre de Godefroy de Bouillon, roi de Jérusalem 
qui, pour honorer la valeur du sire d'Estourmel, 
lequel il avait vu s'être porté tant vaillamment à 
la prise d'assaut de cette ville, lui fit présent d'une 
croix d'argent crètelée dans laquelle est enchâssé 
un morceau de la sainte et vraie croix. Ce précieux 
reliquaire fut plus tard dans la famille en la pos- 
session du baron de Surville dont les ancêtres, 
avec juste raison, estimèrent ne pouvoir blasonner 
de plus dignes armes que de la figure de cette 
croix, tant pour le mérite du don que du roi qui 
la donnait et de la cause pourquoi elle fut don- 
née. » 

Cette relique pensa, sous le règne de Louis XIII, 
être l'occasion d'un procès entre le sieur d'Haute- 
fort qui avait épousé la fille unique d'Antoine 
d'Estourmel de la branche cadette de cette mai- 
son. 

L'affaire fut soumise à l'arbitrage du président 
de Mesme , qui décida qu'étant substituée de 
mâle en mâle, elle appartenait à cette dernière 
branche. 

On cite un sieur d'Estourmel dans le xive siècle 
qui ordonna par testament qu'il serait distribué à 
mille pauvres de ses sujets, mille livres, mille 
pains, mille lots de vin, et mille habits de drap 
blanc. 

Enfin le commandant d'Estourmel, chargé d'af- 
faires de l'ordre de Malte, dans les premières an- 
nées de la Révolution, signala son dévouement 
pour l'infortuné Louis XVI. 

En compagnie du duc du Châtelet et de Ma- 
dame de Molleville, il fit distribuer de fortes 
sommes d'argent à Pétion, à Lacroix et à d'autres 
conjurés. 






FABRE DE CŒURET. 

La famille Fabre de Gœu- 
ret compte parmi les plus 
anciennes du Bas-Langue- 
doc. 

Originaire de Pézenas, où 
elle a tenu pendant plusieurs 
siècles un rang des plus dis- 
tingués, elle justifie de sa 
noblesse par les archives et 
les manuscrits du temps ; 
aussi bien que par les regis- 
tres des paroisses de Péze- 
nas, où sa filiation est tracée, 
sans interruption, dès le plus 
ancien de ceux qui ont été conservés et qui date 
de l'an 1600, jusqu'à nos jours. 

Henry Fabre, capitaine commandant du châ- 
teau de Pézenas, fils cadet de Louis Fabre, seigneur 
de Pégairolles, comte de Lodève, épousa en 1594 
Gabrielle de Gorbières. 

Sous les ordres du duc de Montmorency-Dam- 
ville, plus tard connétable, qui l'honorait d'une 
amitié particulière, il se distingua clans la défense 
des diverses places fortes dont le commandement 
lui fut confié. Après avoir héroïquement soutenu 
le siège de Leucate (1er août 1500), il fut chargé de 
protéger Maillac, place forte située entre Perpi- 
gnan et Narbonne, contre les troupes du duc de 
Joyeuse. Ses exploits, son intrépidité, son courage, 
sont restés légendaires. 

Un manuscrit du capitaine Poncet, officier d'in- 
fanterie, aujourd'hui en possession de la famille 



Mazel, de Pézenas, et qui remonte aux trente-cinq 
dernières années du xvie siècle, dit, au sujet du 
capitaine Fabre (article Fabre de Coeuret) : 
« Monsieur le connétable en fesaitbien du cas; 
ce qui se justifie par plusieurs lettres que le duc 
lui fit l'honneur de lui écrire, desquelles j'en 
vais rapporter une dans les termes que j'ai 
extraits de l'original : « Capitaine Fabre, ainsi 
que j'estime que vous ne manquez pas de de- 
voir en ce qui concerne la garde du lieu de 
« Maillac, néanmoins je vous fais la présente 
« pour vous prier de vous y affectionner de plus 
« en plus, afin de couper le chemin à toutes les 
« menées pratiques que l'on y pourrait faire par 
a l'artifice des ennemis. Quant à Monsieur de 
« Joyeuse, il est encore à Gastelnaudari, et lors- 
« qu'il sera vers Narbonne et qu'il voudra entre- 
« prendre sur les lieux de l'obéissance du Roy, 
« j'espère que vous empêcherez ses desseins; si 
« bien que ce que nous tenons nous demeurera ; 
« priant sur cela le sauveur vous avoir en sa 
« sainte et digne garde ; bien assuré et meilleur 
« ami. 
« A Béziers, le 8 septembre 1590. 

« MONTMORENCI, Signé: » 

Le capitaine Henry Fabre fut enseveli dans 
l'église Saint-Jean-de-Jérusalem, à Pézenas, dans 
le chœur, à côté de l'autel de Notre-Dame de Bet- 
lhéem. En mémoire de sa bravoure et de ses 
services, il fut mis à côté de son tombeau un dra- 
peau en taffetas blanc. 

Henry Fabre, écuyer, fils du précédent, lieute- 
nant dans la compagnie franche de Monsieur son 



— 175 



— 176 



père, s'attacha plus tard à la fortune d'Henri II, 
duc de Montmorency. Il combattit vaillamment 
sous ses ordres, et lui resta fidèle jusque dans sa 
rébellion. 

Condamné à mort avec lui, il fut compris dans 
la capitulation et amnistie, que Sa Majesté 
Louis XIII accorda à quelques officiers et gentils- 
hommes de Pézenas, le 13 octobre 1(332, par l'en- 
tremise du sieur de Saint-Jean. Celui-ci ajoute à 
la copie de la lettre de grâce qu'il envoie à Henry 
Fabre, le certificat suivant : « Assurance de vie et 
« biens. J'ai retiré de l'original et certifie comme 
« le sieur Henry Fabre est compris dans la sus- 
« dite capitulation comme officier, pour avoir été 
« lieutenant dans la compagnie du sieur de Sa- 
« bazan. 

« Fait à Pézenas, le 13 octobre 1632. 

« Saint-Jean, signé. » 

Henry Fabre épousa le 29 mai 1637 Françoise 
de Cœuret. Il mourut le 16 novembre 1653 et fut 
enseveli, avec ses ancêtres, dans l'église Saint- 
Jean-de-Jérusalem, à Pézenas. Ses descendants 
furent autorisés, par un arrêt du parlement de 
Toulouse en date du 21 avril 1680, à ajouter le 
nom de leur mère à leur non patronymique. 

Pierre Fabre de Cœuret, avocat, docteur en 
droit, fils du précédent, épousa en 1669 Claire de 
Montbrun, fille de noble Pierre de Montbrun (des 
seigneurs de Lodève) et d'Esclarmonde de Car- 
rion. Nommé trois fois premier consul de Pézenas 
par élection, et commissaire du roi en l'assemblée 
de l'Assiette du diocèse de Béziers, il exerça en 
outre pendant douze ans la charge d'orateur de la 
ville avec la plus grande distinction. Il prit le 21 
avril 1680 le nom de Fabre de Cœuret, et fit usage, 
le 6 juin 1686, des armoiries qui lui avaient été 
accordées' par l'arrêt du parlement de Toulouse 
cité plus haut. Son petit-fils siégea aux états gé- 
néraux dans les rangs de la noblesse, en 1789. 

La famille Fabre de Cœuret a cela de particu- 
lier qu'elle a été perpétuée directement de géné- 
ration en génération par un seul de ses descen- 
dants mâles. 

Principales alliances : de Corbières, de Méssès. 
d'Hérail de Saint-Apolis, de Grave, de Loubatières, 
de Montbrun, de Lasserre, de Maury, de Ribe, de 
Lésignan, etc., etc. 

Armes : D'or, à trois tètes de More de sable 
2 et 1. 

Couronne de comte. 

REPRÉSENTANT ACTUEL : 

Fabre de Cœuret (Pierre-Charles-Ma- 
rie-Victor-Henri), avocat à Montpellier (Hé- 
rault), fils de Edouard, ancien conseiller 
à la Cour de Montpellier, décédé en 1885, 
et de Elise Anduze. 




FAUCIGNY-LUCINGE-COLIGNY 

(de). 

La notice de cette maison 
dont nous nous sommes déjà 
occupé au mot Faucigny, 
tome P'', col. 1159 et 1160, 
doit être complétée comme 
suit : 

La maison de Faucigny a 
pour premier auteur connu 
Aimerard, prince souverain 
de Faucigny, marquis des 
Alpes; il est nommé dans 
une bulle du pape Léon IX, 
donnée la 2e férié de la l'e 
lune de l'année de l'Incar- 
nation 1049. Il vivait en 998. 
La généalogie de la mai- 
son de Faucigny serait trop longue pour trouver 
sa place ici, nous renvoyons nos lecteurs au nobi- 
liaire de Savoie du comte A. de Foras où elle est 
tracée tout au long, et aussi à Borel d'Hauterive, 
à Samuel Guichenon, aux cahiers bleus de la Bi- 
bliothèque nationale, à l'alrnanach de Gotha, etc. 
La maison de Faucigny forma trois branches : 
l'une s'éteignit en 1253 en la personne d'Agnès de 
Faucigny, comtesse de Savoie. La seconde, qui 
devint l'aînée, est la seule subsistante de nos jours. 
Elle ajouta, par suite du mariage de Rodolphe III 
de Fau igny en 1180 avec la fille unique de Turum- 
bert de Lucinge, dernier descendant de cette illus- 
tre maison, les noms d'armes de Lucinge aux 
siens propres. Enfin, la troisième branche, celle 
des Faucigny-Thoire-Villars, vint se refondre dans 
lesFauciyny-Lucinge. 

Jean XV de Faucigny-Lucinge. grand sénéchal 
de Savoie, épousa par contrat dotal du 6 avril 1(306 
Charlotte, fille unique et héritière universelle 
d'Annibal d'Ornano, prince de Cystria, de Corcas, 
des Quatre-Iles, duc de Mittiliano, d'Agrigente 
et de Cornola, comte de Roncigliona et de Vidal- 
lia. Charlotte d'Ornano apporta à son époux 
et à ses descendants la riche titulature de sa 
maison (titres enregistrés pour les Faucigny- 
Lucinge. Collation Sarde. Lire Borel d'Hauterive, 
article Ornano). 

Joseph-Louis de Faucigny-Lucinge, prince du 
Saint-Empire, de Cystria, etc., épousa par con- 
trat passé au château de Coligny le 4 août 1752, 
Eléonore-Charlotte, fille aînée du comte de Sanders- 
leben-Coligny-Châtillon et de Léopoldine de Wûr- 
temberg-Montbéliard, qui était héritière delà mai- 
son de Coligny, par Anne de Coligny, sa bisaïeule. 
En etîet, Gaspard III, dernier duc de Coligny et 
Châtillon n'avait qu'une sœur, à qui son père 
Gaspard II, grand maréchal de Coligny, légua ses 
noms, titres et armes ; elle devint la duchesse de 
Wiii'temberg-Montbéliard et eut une fille unique 
qui épousa le comte de Sandersleben et lui apporta 
tous les titres et biens allodiaux de la maison de 
Colignv. Le comte de Sandersleben lui-même 



— 1 



/ / — 



— 178 



n'eut que deux filles, l'aînée épousa Joseph-Louis 
de Faucigny-Lucinge à qui elle apporta tous les 
titres, noms, armes de la maison de Goligny, 
avec obligation pour son mari et sa descendance 
de porter en plus des leurs ces noms, titres et 
armes des Goligny. Cette obligation à Joseph-Louis 
de Faucigny-Lucinge et à ses descendants de por- 
ter les noms, titres et armes de la maison de 
Coligny, fut ratifiée par un décret du Roi en faveur 
de « son cousin de Faucigny-Lucinge » par 
pièces du 18 juillet 1783. Des pièces du même 
moment ordonnèrent de servir à Joseph-Louis les 
pensions dues à l'hoirie Goligny et Châtillon. La 
seconde fille du comte de Sandersleben épousa 
M. de Pillot, qui, avec l'autorisation de son beau- 
frère, obtint du roi « déporter le nom de Goligny, 
avec titre de comte. » 

Ferdinand-Victoire-Amédée, prince de Faucigny- 
Lucinge et Coligny, etc., aide de camp de Mgr le 
duc de Bordeaux, épousa par contrat dotal des 27 
et 28 septembre 1823 Marie-Augustine, fille du pre- 
mier mariage de S. A. R. Mgr le duc de Berre qui, 
la reconnaissant à son lit de mort, obtint pour 
elle la faveur du roi de France Charles X, qui 
par pièces du 9 juillet 1820 lui donna le titre de 
comtesse d'Jssoudun. 

Par pièces du 27 janvier 1828, Charles X « vou- 
lant donner à Ferdinand de Faucigny-Lucinge et 
« Goligny, une preuve de sa bienveillance spéciale, 
« vu le rapport de la commission chargée d'exa- 
« miner les titres de la généalogie de la famille de 
« Faucigny, présentés par le ministre des Affaires 
« étrangères ; vu le rapport du garde des Sceaux, 
« autorise Ferdinand et tous ses descendants à 
« porter en France le titre étranger de prince 
« porté par ses ancêtres et à lui héréditairement 
« échu. » Par brevet du 13 mars 1829 : « Le roy 
« de France accorde à son cousin le prince de 
« Faucigny-Lucinge et Coligny, prince du Saint- 
« Empire, de Cystria, etc., les honneurs et entrées 
« du Louvre. La princesse devant jouir du tabou- 
ce ret en la présence Royale. » 

Armes : Ecartelé : aux 1 et 4, bandé d'argent 
et de gueules de six pièces, qui est de Lucinge ; 
aux 2 et 3, de gueules à l'aigle éployée d'argent. 
membrée, becquée et couronnée d'azur, année 
et la n g uée d'or, qui est de Goligny; sur le font : 
Paie de gueules et d'or de six pièces, qui est de 
Faucigny. 

FAYOLLE DE MANS. 

La famille Fayolle de Mans est originaire du 
Velay où est située la terre de son nom (Mans, 
près Monistrol-l'Evêque (Haute-Loire), qu'elle pos- 
séda jusqu'en 1760. 

Son premier auteur connu Charles de Mans, 
vivait en 1550, était lieutenant, notaire royal 
en la ville du Puy. Sa sœur Catherine avait 
épousé messire de Volny. 

Son frère, noble Claude de Mans, écuyer, eut 
une fille, Anne de Mans, que le 28 septembre 1628, 



épousa Laurent Fayolle, avocat au présidial «lu 
Puy, secrétaire de M. de-Gonthier, conseiller du 
roi au parlement de Paris, d'un un iils Charles 
Fayolle de Mans, né le 12 mai 1632, avocal à la 
sénéchaussée du Puy, marié le 10 avril 1535 à 
Lucie de La Combe, d'où Charles Fayolle de 
Mans, né le 1er juillet 1557, marié le 16 février 
1690 à demoiselle Jeanne Le More, d'où André 
Fayolle de Mans, marié le 5 juillet 1717 avec 
Marie de Chaves, d'où Georges Fayolle de Mans, 
marié le 7 janvier 1761 avec demoiselle Moret de 
La Chapelle, d'où descendance, etc. 

Alliances : de Volny, de La Combe, Le More, 
de Chaves, Moret de La Chapelle, Ghoucal, (Juive, 
d'Escrivieux, Roidot, de Cozon. 

Armes : De gueules, à une fleur de lys d'ar- 
gent; au chef d'or chargé de trois croiseUes de 
sable, 2 et 1. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

1° Fayolle de Mans (M me douairière), 
née de Cozon. Résidence : château de 
Monistrol-sur-Loire (Haute -Loire); dont : 
à) Adolphe; b) Alphonse. 

2° F. de M. (Noël), marié à M" Dauchez 
de l/Hervillier. Résidences : boulevard 
Raspail, L38, à Pariset le Chambon-Feu^v- 
rolles (Loire). 

3° F. de M. (M""' Blanc, née). Rési- 
dence : Sidi-Bel-Abbès (Algérie)'. 

LA FERRONNAYS (dé). 

La maison Ferron, d'ancienne chevalerie de 
Bretagne, est connue dans cette province depuis 
1118, et elle a donné son nom à la terre de la Fer- 
ronnays. située près de Dinan, évèché de Saint- 
Malo, terre dont elle prouve la possession non 
interrompue depuis Jacques Ferron, seigneur de 
La Ferronnays, qui vivait le 17 janvier 1356. 

Cette maison, dont il est souvent parlé dans les 
rôles militaires de la Bretagne, a formé, vers la 
lin du xive siècle, deux branches principales : la 
première comprend les branches de La Ferronnays 
et du Quengo, la seconde, les branches du Ghesne 
et de Beauchesne. 

Un comte de La Ferronnays ht les campagnes 
dans l'armée des princes et fut fait gentilhomme 
de S. AR. le duc de Berry. Louis XVIII, le nomma 
chevalier de l'ordre de Saint-Louis et maréchal de 
camp le 4 juin de la môme année, puis pair de 
France, après les Cent-Jours,\e 17 août 1815. I." 
roi lui avait conféré le titre d'officier de la Légion 
d'honneur dès le 9 mai précédent. 

Armes : Branches de La Ferronnays et du 
Quengo : D'azur, à six hillettes d'argent; au. 
chef cousu de gueules, chargé de (rois unnelets 
d'or. 



— 179 — 



180 



Supports : Deux léopards.. 

Cimier : Un dextrochère tenant une épêe an- 
tique. 

Devise : In hoc Ferro vinc.es. 

Branches du Ghesne et de Beauchesne : D'azur, 
semé de billettes d'argent, à la bande d'hermine, 
brochant sur le tout. 

Supports : Deux léopards . 
Cimier : Une rose. 

FONTAINE (de). 

Dans le Poitou : famille noble, originaire de 
Bourgogne, où elle était connue dès l'an 1091, 
temps où les noms commencèrent à être perma- 
nents dans les familles. D'après un mémoire 
dressé par un chevalier de Malte de ce nom, le 
premier connu est Jean de Fontaine, chevalier 
banneret, qui se croisa et se trouva à la prise de 
Jérusalem, le 5 juillet 1099, sous Godefroy de 
Bouillon. Il avait sous sa bannière 350 hommes. 
De retour de la Terre Sainte, vers l'an 1109, il 
épousa une demoiselle du nom de Beaumont, dont 
il eut postérité. 

X... de Fontaine, officier de cavalerie, seigneur 
de Vieuville, fut s'établir en Touraine, où il se 
maria vers 1525 à demoiselle de Verveille, héri- 
tière de cette seigneurie. 

Parmi les descendants de cette maison, nous 
citerons Guy de Fontaine, seigneur de Fanche- 
tières, qui entra dans la compagnie des chevau- 
légers de la garde du roi en 1669, dont le duc de 
Chevreuse était capitaine-lieutenant. Il se trouva 
à la bataille de Senef en 1674, où le prince de 
Condé, qui y commandait, eut trois chevaux tués 
sous lui ; sortit de la compagnie des chevau-légers 
en 1689, et fut reçu, le 26 avril de la même année, 
un des ècûyers ordinaires du prince de Gondé. Il 
mourut en laissant un fils de Marguerite de 
Hillerin qu'il avait épousée par contrat passé le 
5 mars 1685, Pierre de Fontaine, qui acquit une 
charge de secrétaire des finances de Madame, fille 
de France, duchesse de Berry, parce qu'on l'as- 
sura qu'une telle charge ne pouvait nuire à sa 
noblesse. Les provisions sont du 17 août 1714, 
signé Louis, et plus bas Phélypeaux. Il eut beau- 
coup d'enfants de son mariage. 

Armes : lf or, à trois écussons de vair, bordés 
de gueules. 

Nous trouvons une autre famille du même nom 
originaire de Normandie, établie dans l'élection 
de Valognes. 

Julien de Fontaine obtint, en 1627, un arrêt de 
la Gour des Aides de Rouen contre les habitants 
de la paroisse de Sotteville, ayant justifié qu'il 
descendait de Bertrand de Fontaine, vivant en 
1480, seigneur de la Fage et plusieurs autres ter- 
res de la province du Languedoc, diocèse de Mi- 
repoix. La généalogie de ces Fontaine, rapportée 



dans l'histoire des Albigeois, remonte à Philippe 
de Fontaine, gentilhomme de la chambre du roi 
Philippe-Auguste, et apprend que ceux de ce nom 
ont fait des alliances avec les plus grandes mai- 
sons, comme celles de Durfort, de Foix et de 
Barassin. 

Jean de Fontaine, l'un des fils dudit Bertrand, 
ayant été envoyé à Cherbourg, en qualité de lieu- 
tenant de la garnison des hommes d'armes d'or- 
donnance, y épousa Jeanne de Révie, et s'établit 
dans ce pays où cette branche subsistait, et était 
représentée par Jacques et Julien de Fontaine. 

Armes : De gueules, à trois bandes d'or, bou- 
tées d'azur, et surmontées de trois boucles ; au 
chef d'argent, chargé de trois hermines de sable. 

Les armes de la branche ainée, décrites dans 
l'histoire des Albigeois, sont : De gueules, à trois 
bandes d'or, au chef d'argent, chargé de trois 
mouchetures d'hermine, de sable. 

FOUCHÉ D'OTRANTE. 

Famille originaire de Bretagne passée en Suède. 

Joseph Fouché, né à la Martinière, près Nantes, 
le 19 septembre 1754, fut créé comte en 1808 et duc 
d'Otrante le 15 août 1809. 

Joseph Fouché était un des membres les plus 
distingués de la congrégation de l'Oratoire, au 
commencement de la Révolution, dont il embrassa 
les principes avec chaleur. Il quitta l'habit reli- 
gieux, se maria et exerça la profession d'avocat. Il 
fut l'un des fondateurs de la société populaire de 
Nantes et en devint un des membres les plus in- 
fluents, non qu'il eût, à un degré supérieur, le ta- 
lent de la parole, mais parce qu'il y acquit une 
grande popularité par l'exagération de ses dis- 
cours et de ses opinions qui masquaient déjà des 
vues ambitieuses. 

Il fut élu député de la Convention nationale en 
septembre 189^. Il reprit ses anciennes liaisons 
avec Robespierre qu'il avait connu étant profes- 
seur de philosophie à Arras ; mais bientôt ils se 
séparèrent à cause de la divergence de leurs carac- 
tères et de leurs opinions politiques. 

Dans le procès de Louis XVI, Fouché vota la 
peine de mort sans appel et sans sursis. Il était 
alors attaché à la faction de Danton. 

Le 14 février et le 8 mars 1793, Fouché fit rendre 
un décret pour la vente, comme nationaux, des 
biens dépendant des bourses des établissements 
d'instruction publique, autres que des collèges; 
peu après, il provoqua un autre décret tendant à 
reconnaître et découvrir les biens des émigrés. On 
le chargea ensuite de diverses missions; il fut en- 
voyé d'abord dans la Loire-Inférieure et dans 
l'Aube, puis dans la Nièvre. S'il fallait juger sa 
conduite dans cette dernière mission, d'après les 
pièces imprimées, elle porterait tous les caractères 
de la démagogie la plus délirante ; il y mérita les 
éloges de Chaumette, il y fit la guerre au culte 
religieux, il y proclama l'athéisme et la désorga- 



— 181 — 



— 182 



nisation sociale. Avilissons l'or et V argent, écri- 
vait-il à ses collègues, traînons dans la hotte ces 
dieux de la monarchie. 

En novembre 1793, Fouché fut envoyé à Lyon 
avec Collot-d'Herbois pour faire exécuter contre 
cette ville les affreux décrets de la Convention. On 
peut consulter, sur les actes sanguinaires auxquels 
il présida, le Moniteur de 1793 et 1794. 

Aucunes considérations ne peuvent affranchir 
Fouché de sa part de la terrible responsabilité qui 
pèse sur les destructeurs de Lyon. 

Après la mort de Robespierre, Fouché intrigua 
auprès des Thermidoriens et des Montagnards. 
s'attacha successivement à l'un et à l'autre parti, 
ou plutôt les fit servir tous deux à garantir sa per- 
sonne de la juste vengeance des Lyonnais. Il eut 
des relations avec Babeuf, et, Tallien. en dénon- 
çant ce dernier, dit qu'il n'était qu'un jouet entre 
les mains de Fouché occupé à corrige)' ses écrits 
incendiaires. Bientôt les accusations affluèrent de 
toutes parts contre Fouché. Pendant quelque temps 
il tint bon contre l'orage ; mais enfin son arresta- 
tion fut décrétée à une grande majorité, et au 
milieu des discours les plus ignominieux pour lui. 

L'amnistie politique du 4 brumaire an IV lui 
ayant rendu la liberté, le Directoire lui confia une 
mission particulière sur les frontières d'Espagne 
après laquelle il se retira, comme en disgrâce, 
dans la vallée de Montmorency, où il vécut dans 
la retraite, paraissant ne se mêler aucunement des 
affaires, mais ne cessant cependant d'entretenir 
des relations secrètes avec les divers partis qui 
luttaient dans l'arène politique. 

Rappelé de nouveau par le gouvernement en 
septembre 1798, il fut nommé ambassadeur de la 
République française près la République cisal- 
pine. 

Protégé par Barras et par le général Joubert qui 
commandait alors l'armée d'Italie, il favorisa ou- 
vertement l'indépendance cisalpine et s'attira l'ini- 
probation du Directoire qui le rappela; mais 
Fouché, fort du crédit de ses amis, refusa d'obéir. 
Alors un décret du gouvernement cisalpin lui or- 
donna de quitter le territoire de la République : 
Fouché revint en France et, fortement appuyé 
par Joubert, se tira de ce mauvais pas. Ce der- 
nier ayant été nommé peu après commandant 
de Paris, Fouché fut envoyé en qualité d'ambassa- 
deur en Hollande; et, le 31 juillet 1799, il fut 
nommé ministre de la police générale. 

A peine élevé au ministère, il change de doc- 
trine, de langage; il se montre l'ennemi de ces 
mêmes jacobins qu'il avait si longtemps aimés et 
défendus. Puis il cherche à se servir de l'autorité 
qui lui avait été confiée pour hâter la chute du 
Directoire de qui il la tenait et contribua puissam- 
ment à la révolution du 18 brumaire an VIII. 

Ministre de la police sous Bonaparte, il sut se 
créer un pouvoir ténébreux qui, plus d'une fois, 
fit trembler son maître lui-même. 

Si, d'un côté, il parvint à comprimer les partis 
à l'aide d'une bascule d'actes arbitraires et tyran- 



niques, de l'autre, il étouffa sous leurs débris, la 
liberté publique. 

Après la paix d'Amiens, le ministère de la police 
ayant été supprimé, Fouché fut nommé sénateur 
et titulaire de la sénatorerie d'Aix en Provence. 
Mais, en 1804, lorsque Bonaparte voulut monter 
sur le trône impérial, il rappela Fouché comme 
étant le plus propre à influencer 1rs hommes de la 
Révolution et rétablit pour lui le ministère de la 
police qu'il garda jusqu'en 1810. A cette époque, il 
tomba en disgrâce et ne fut rappelé par Napoléon 
qu'à l'époque des désastres de la campagne de 
Russie. Il se prononça contre la continuation de 
la guerre . 

Fouché se trouvait à Lyon lorsqu'il apprit les 
événements du 31 mars 1814. Il essaya de dissuader 
Napoléon de se axer à l'Ile d'Elbe et le conseilla 
de passer en Amérique. 

Demeuré sans emploi pendant la Restauration, 
il redevient ministre de Napoléon le 20 mars 1815 
et fut élu député par plusieurs départements. 

Après la défaite de Waterloo, il présida le gou- 
vernement provisoire. Le roi Louis XVIII, à son 
retour, le maintint au ministère de la police qu'il 
n'occupa que jusqu'en septembre 1815. Il fut 
nommé ministre plénipotentiaire à Dresde. Trois 
mois après, il fut dépouillé de son caractère diplo- 
matique et se retira à Prague, en Bohème. 

Vers le milieu de 1818, il obtint du gouverne- 
ment autrichien la permission de se retirer à 
Lintz, puis à Trieste, où il mourut le 25 décem- 
bre 1821 à l'âge de 66 ans laissant postérité. 

Tout a été dit sur le fondateur de cette famille 
qui a donné l'exemple de tous les vices et de 
toutes les palinodies. 

Les titres qui lui ont été conférés sont le résul- 
tat de la terreur qu'il inspirait autour de lui et de 
la nécessité dans laquelle les souverains se trou- 
vaient d'acheter, soit son concours, soit son silence. 

Ces écrits sont autant d'actes publics et de docu- 
ments historiques dont la lecture est nécessaire à 
ceux qui veulent connaître cet homme d'Etat. Le 
Moniteur en offre jusqu'ici le répertoire le plus 
complet. 

On consultera surtout les ouvrages suivants : 

Fouché de Nantes, sa vie privée, politique et 
morale depuis son entrée à la Convention jus- 
qu'âce jour, in-12,1816; Mémoire historique sur 
Fouché de Nantes, maintenant duc d'Oirante, 
par un Anglais, in-8, Paris, Egron, 1815; Sept 
mois de la vie de Fouché, 1793-94, Paris, 1816; 
Précis de lavie publique du duc d'Otrante, Lon- 
dres et Leipsick, 1816. 

Armes : D'azur, à une colonne d'or, accolée 
d'un serpent du même, chargé de cinq mouche- 
tures d'hermine d'argent, 2, 2 et 1; au chef de 

gueules, semé d'étoiles d'urgent . 

REPRÉSENTANTS ACTUELS: 
Fouché, duc d'Otrante (Gustave-Ar- 
mand Fouché, G te ), né à Paris le 18 juin 



— 183 — 



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1840, fils du troisième duc, Athanase (né le 
25 juin 1801, décédé le 10 février 1866) et 
de sa seconde femme Wilhelmine- Adélaïde, 
née de Stedinok, décédée le 25 février 1863. 
Résidence : Stockholm et château d'Elgham- 
mar, près Bjornlunda en Suède. Ancien 
capitaine de cavalerie suédoise, aide de 
camp et écuyer de feu le roi Charles XV de 
Suède; marié : 1° à Stockolmle 2 mai 1865 
à Augusta. B onne Bonde, décédée le 4 mars 
1872; 2° à Londres, le 5 juillet 1873, à Thé- 
rèse, B onne de Stedinok, dame du palais de 
la princesse de Galles. 

Enfants : a) Du premier lit : Adélaïde- Au- 
gustine, née à Paris le 2 mai 1866; mariée 
à Stockholm, le 14 octobre 1893, à Frédéric 
Peyron, lieutenant de frégate dans la ma- 
rine suédoise. Résidence : Stockholm, b) Du 
second lit : Charles-Louis Fouché, C te d'O- 
trante, né à Elghammar le 21 juin 1877. 

Frère et Sœur 

1° F. d'O. (Pauline-Ernestine), née au 
château de Nygard, en Suède, le 25 juin 
1839 ; mariée à Stockholm le 7 novembre 
1861 à Thure, C te Bielke, ancien capitaine 
de cavalerie suédoise. Résidence : Sturefors 
(Suède). 

2° F. d'O. (Paul), né en juillet 1871. 

FOUCHER DE BRANDOIS. 

La notice insérée au tome 1 er , col. 1218, doit être 
complétée comme suit : 

Devise : Ex sanguine virtus. 
Couronne de marquis. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Foucher, B on de Brandois. Résidences : 
73, rue de Grenelle, à Paris et château de 
la Mothe-Achard (Vendée), marié à Margue- 
rite de Gourgue. 

Enfants : a) Henri, né le 14 mars L894 ; 
b) Victorine, née le 6 mars 1895. 

FRAIN DE LA VILLEGONTIER. 

Sébastien Frain, sieur de la Villegontier, séné- 
chal de Fougères, et autre Sébastien Frain, sieur 
Differt, tous deux issus de Sébastien Frain, qui 
avait reçu des lettres de noblesse en 1624, furent 
confirmés et maintenus dans la qualité de nobles 
en payant chacun 1,000 livres par arrêt de la 



chambre établie pour la réformation de la noblesse 
de Bretagne des 16 janvier et 8 avril 1669. 

Au reste, cette famille est ancienne ; et, anté- 
rieurement à l'année 1624, elle avait contracté des 
alliances nobles; en 1530, Louise Frain épouse 
Luison de la Rebuttière; et, en 1569, Michelle 
Frain, avec Robert Bernard, écuyer, sieur des 
Brosses. 

Un membre de cette famille, M. de la Villegon- 
tier, était lieutenant au régiment des gardes fran- 
çaises en 1736. 

Armes : D'azur, au chevron d'argent, accom- 
pagné en chef de deux rencontres de bœuf, et, 
en pointe, d'un croissant, le tout du même. 

Couronne de comte sur l'écu et couronne de 
baron sur le manteau. 

FRANCHEVILLE DU PELINEC (de). 

Famille d'ancienne extraction noble, originaire 
d'Ecosse, et fixée en Bretagne depuis l'an 1442. 

Pierre de Francheville, chevalier, seigneur de 
Trémelgon, vint en Bretagne en qualité d'officier 
de la cour d'Isabeau, fille de Hamon, roi d'Ecosse, 
et femme du duc de Bretagne François I er . Il 
était son échanson, charge considérable dans ce 
temps-là, et qui a été occupée par les plus grandes 
familles. Voulant s'habituer audit duché et acqué- 
rir terres et fiefs nobles, comme les autres gen- 
tilshommes à qui ce droit était privatif, il fut 
obligé de prendre des lettres de naturalité et de 
confirmation de noblesse, qui lui furent accordées 
par lettres-patentes du duc François II, données à 
Nantes le 19 janvier 1447. Il servit également le 
duc dans ses armées, et se distingua à la bataille 
de Saint-Aubin du Cormier, livrée contre les Fran- 
çais, le 28 juillet 1488, où il fut fait prisonnier. Il 
mourut, en 1505, en laissant plusieurs enfants. 

Au sixième degré, Claude de Francheville, che- 
valier, seigneur de Truscat le Pelinec, etc., fut 
conseiller du roi en ses conseils et maître des re- 
quêtes ordinaires de la reine-mère Anne d'Au- 
triche, sénéchal et lieutenant-général au présidial 
de Vannes. 

Armes : D'argent, au chevron d'azur, charge 
de si.r billettes d'or. 

FRÉJACQUES DE BAR. 

Cette famille prouve sa filiation non interrom- 
pue depuis Hugues Fréjacques, seigneur d'Orman- 
cey, dont les armes furent enregistrées à l'armo- 
riai général de France en 1698. 

Hugues de Fréjacques, seigneur d'Ormancey 
vivait à Paris en 1697, circonscription des deux 
écus. 

De son mariage contracté en 1660 avec Dieu- 
donnée de Dieuvilie il eût de nombreux enfants 
dont un seul, Nicolas, lui survécut. 

A la chute du système de Law où il avait im- 



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prudemment engagé sa fortune, il en recueillit les 
débris qui, joints au fief d'Ormancey,lui permirent 
de se lancer dans l'industrie et de fonder à Langres 
une coutellerie, à Bar-sur-Aube une chamoiserie 
dont les revenus assurèrent l'avenir de son fils; de 
là l'habitude pour les descendants d'ajouter au nom 
de Fréjacques celui de Bar et de négliger celui 
d'Ormancey, habitude consacrée, du reste, par dé- 
cision du 32 août 18<i0. 

Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné 
de trois étoiles de mente, 2 en chef, 1 en pointe. 

Couronne de comte. 

Tenants : Deux moines, V un portant le capu- 
chon coiffé et l'autre rabattu. 

Devise : Il adviendra. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Fréjacques de Bar (Charles), né à Gi- 
nestas le 4 novembre 1867, marié, le 28 no- 
vembre 1889. à Marthe Paul-Sirven. — 
Résidence : château de Massignan par 
Saint-Marcel (Aude). 

Enfants : a) Madeleine; b) Gabrielle. 

Sœur : Marie- Antoinette, épouse du mar- 
quis Ernest de Dax d'Axat, dont postérité. 
— Résidence : Ille (Pyrénées-Orientales). 

FREMYN DE SAPICOURT. 

Cette famille est originaire de Champagne. 

Elle a été honorée de plusieurs grandes charges 
dans la magistrature au bailliage de Vermandois, 
siège royal et présidial de Beims. 

Elle a donné un président à mortier, deux lieu- 
tenants des habitants de Beims, un mestre de 
camp, un lieutenant-colonel, quatre mousquetaires 
noirs, deux gouverneurs de Bethel-Mazarin et 
quatre croix de Saint-Louis. 

Elle s'est alliée : aux Gauchon, Coquebert, 
Mongeot, Villars-Brancas, de Colnet. de Récourt, 
de Thermes, de l'Escamoussier, de Bongard d'A- 
premonl, de Broca. 

Armes : D'argent, à la fasce d'azur bordée 



d'or, de laquelle sortent des flammes de gueules, 
dessus et dessous opposées à d'autres flammes 
mouvantes du chef et de la pointe de Vécu. 

FRINGS {de). 

La famille de Frings, très ancienne, est origi- 
naire de la Lorraine. La Révolution a dispersé 
les membres de cette famille qui érnigra en Alle- 
magne. Elle fut à jamais ruinée. Les descendants 
de ce nom ne purent plus occuper que de modestes 
emplois dans les administrations françaises. 

Armes : D'azur, à trois glands d'argent. 

Couronne de vicomte. 

REPRÉSENTANT ACTUEL : 

Frings (E. de). — Résidence : Ceyzérieu 
(Ain). 

FROMENT (de). 

Compléter comme suit la notice insérée au 
tome Rr, col. 1244 et 1245. 

Branche des seigneurs de Champdumoxt. 

Armes : D'azur, au chevron d'argent, accom- 
pagné de trois épis de froment d'or liés en- 
semble, et de trois merlettes d'or en pointe posées 
2 et 1; au chef de gueules chargé de trois étoiles 
d'or. 

Couronne de marquis. 

Devise : Fais ce que dois, advienne que 
pourra . 

FRY (de). 

En Normandie. Famille maintenue dans sa no- 
blesse le 3 février 1668. Il est parlé, dans l'histoire 
de la ville de Rouen, de Pierre de Fry, conseiller 
général en la cour des aides de cette ville, 
vivant ès-années 1595 et 1597. 

Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné 
en chef de deux étoiles et d'une hure de sang! ici- 
en pointe, le tout d'or. 






GARAT DE NEDDE. 

Garât (allas de Garât), 
marquis de Nedde et La Vil- 
leneuve. 

Ancienne famille origi- 
naire des environs de 
Bayonne, établie au xvie 
siècle en Limousin, où ils 
ont possédé, entre autres, 
les seigneuries de Saint- 
Priest, Beaumont, Saint- 
Arnaud, Béarnais, Amba- 
zac. La Villeneuve et Nedde 
était enclave du Poitou. 
Branche en Angoumois, 
où Charles de Garât Ligure à l'assemblée 'I' 1 la 
noblesse en 1789. 

Filiation suivie depuis l'arrivée en Limousin 
vers 1500, de N... dont un lils épouse fsabeau de 
Juye de Sainl Martin. La plupartdes descendants 
sont officiers ou dans les ordres. Parmi ces der- 
niers, un prélat abbé général de l'ordre de 
Grandmont. 

En 1701, Raymond, marquis de La Villeneuve 
et Nedde, capitaine, chevalier de Saint-Louis, 
épouse Jeanne-Martiale, fille unique de Jean- 
Àntoine. marquis «le Turenne d'Aynac d'Aube- 
peyre. Ils ont plusieurs entants, dont trois émi- 
grés, morts officiers à l'armée des princes. 

Un frère de Raymond, Jean-Baptiste, chevalier 
de Garât, enseigne à quatorze ans au régiment de 
Saintonge, blessé sur le champ de bataille, capi- 



taine en 1763, accompagne ses neveux en émigra- 
tion. Chevalier de Saint-Louis. 

Un autre frère, aussi chevalier de Saint-Louis, 
fait les guerres de l'Inde. 

Raymond Ggure aux assemblées de la noblesse 
du Poitou, La Marche et du Limousin; son fils 
Bernardin-Cyrille, épouse Sophie du Authier. A 
partir de cetie époque, au sortir de la révolution, 
on ne trouve plus guère dans les actes que le nom 
de de Nedde. 

Le (ils de ce dernier, Raymond-Victor institue 
pour héritier Raymond, iils de son frère Henri et 
de Françoise de La Porte. 

< le dernier a épousé en 1876 M 1 ' de Veillechèze. 

Alliances : Tourdounet, Brachet, Vanteaux, 
Douhet, Fromental, Ligondès, Saint-Marsault, 
Lagrange, Turenne, du Authier. 

Armes : D'azur, au lac d'amour, accompa- 
gné de i mis étoiles d'or; au chef d'or, chargé 
d'il// croissant d'azur. 



GARNIER ou DE GARNIER. 

Les Garnier ou de Garnier, autrefois seigneurs 
de Vauxeilles et Crolard, appartiennent à une 
très ancienne famille du Dauphiné. Ils possédaient 
un château-fort dans les environs de Grenoble, et 
ce château portait le nom de Garnier ou de Gar- 
nier. Cette famille a disparu de Grenoble depuis 
prés de trois siècles, et il y a fort longtemps qu'il 
ne reste plus aucune trace du château d'où elle 
sort. 



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Un Jean Garnier ou de Garnier épousa, en 
1547, demoiselle Catherine de Rigaud, dont il eut 
deux fils : 

Guillaume, fils de Jean, entra très jeune au ser- 
vice et se conduisit avec tant de bravoure à la tète 
de deux cents hommes, que le roi Henri lui con- 
féra, nonobstant sa qualité de noble, de nouvelles 
lettres d'anoblissement qui lui furent expédiées 
devant Rouen le 21 mars 1592. 

Il existe trois branches de cette famille : Gar- 
nier, B on de Labareyre, Garnier des Hier es, et 
Garnier, B on de Miraval. 

1°) La branche Garnier de Labareyre a été 
fondée par Jacques, qui épousa, le 8 mai 1688, de- 
moiselle de Beignet, et devint, par ce mariage, 
seigneur de la terre de Labareyre. 

Sous la Restauration, le chef de la famille de 
Labareyre, qui avait servi dans les gendarmes 
écossais, sous Louis XVI, combattit comme offi- 
cier et comme aide de camp du général Bampierrv, 
pendant les trois premières campagnes de la Révo- 
lution, et fut, sous l'Empire et sous la Restaura- 
tion, colonei de la garde nationale de Valence, 
et député de la Brome. Il fut fait baron par 
Louis XVIII. Son fils aîné, Eugène, devint général 
de brigade de cavalerie, et se retira dans les envi- 
rons de Valence, au château de Thodure, où il était 
né et où il finit ses jours le 24 juin 1867. 

2°) La branche Garnier des Bières fut fondée 
par Jean-Pierre, qui épousa, le dernier juin 1691, 
Anne de Vernes, fille de messire Bénis, seigneur 
du Serpolet, et de demoiselle Marie-Charlotte de 
Suffise, et qui apporta en dot la terre les Hières. 

Le grand-père de Paul des Hières avait épousé 
une demoiselle de Barjac, appartenant à la famille 
des comtes de ce nom, l'une des plus anciennes de 
la noblesse du Vivarais. Il avait été fait cheva- 
lier de la Fleur de Lys, par Louis XVIII, pour 
son ardent dévouement à la cause royaliste, dé- 
vouement qui , par deux fois , faillit lui coûter 
la vie. Le père de Paul des Hières a épousé 
Mathilde Zylof . fille du chevalier Zylof de 
Wynde, et de mademoiselle de Lavillette de la 
Hamaïde. Le chevalier Zylof avait été officier . 
démissionnaire dans la garde royale. La famille 
Zylof est établie dans les Flandres françaises 
depuis l'introduction de la réforme en Hollande, 
d'où elle est originaire. 

La branche Garnier des Hières est actuelle- 
ment représentée par Auguste-Marie Garnier 
des Hières (époux de Mademoiselle Zylof de 
Wynde), chef actuel de la famille, et par son fils 
~Pau[-Charles-Ma)'ie Garnier des Hières, officier 
de cavalerie, marié à Madeleine de Loynes, d'une 
ancienne famille de ÏOrlèanais , dont il a une 
fille, Simone, née en 1893. 

3°) Branche Garnier de Miraval. Le 2 décembre 
1759, Claude-Louis contracta mariage avec Angé- 
lique de Guaize. Ils acquirent la baronnie de 
Miraval, de Charles de Rohan, prince de Soubise. 

Armes de la famille Garnier des Hières : L'ar- 



gent, au chevron de gueules cantonné en chef de 
deux roses au naturel, et, en jointe, de trois 
pals de sable. 

Voy. tome 1er, col. 1278 et 1279, une notice com- 
plémentaire sur cette famille. 



GARRE AU DE LA MÉCHENIE (du). 

En Limousin et en Périgord : famille divisée en 
deux branches : 

De la première est Gabriel du Garreau, écuyer, 
seigneur de Leyffard et de Grésignac, né le 21 juin 
1725, marié le o juillet 1746, avec Anne-Louise 
Picaud, dont il a eu huit enfants. 

La seconde branche a pour chef Gabriel du Gar- 
reau, écuyer, seigneur de la Meschenie, mari.' le 
15 avril 1749 à Anne-Lucrèce Chiquet, dont il a eu 
plusieurs enfants. 

Armes : B'azur, au chevron d'or, accompagné 
en pointe d'un cœur dans lequel est fiché une 
croisette Ou même. 



GATIAN DE CLÉRAMBAULT. 

Gatian de Glérambault, écuyer, seigneurs de 
Vandannière, Gennetreuil, Taillé, Lafond, Four- 
naguère, les Hérissaudières, Moreaupicon. 

Famille noble et des plus anciennes de Tours, 
qui a donné à la Touraine les fonctionnaires 
dont les noms suivent : 

Bernard Gatian, secrétaire de la reine, contrù- 
leur des guerres et capitaine de la ville de Tours 
f!546); 

Jacques Gatian, conseiller au bailliage et siège 
présidial de Tours, maire de cette ville en 1659; 

Nicolas Gatian de Gennetreuil, conseiller du roi, 
trésorier de France au bureau des finances de la 
généralité de Tours, mort le 14 août 1661 : 

François Gatian de Glérambault, contrôleur gé- 
néral des finances et domaines (1711) ; 

Louis- Victor Gatian de Taillé, conseiller du roi, 
lieutenant général au bailliage de Tours (1713) : 

François-Jean Gatian de Glérambault, contrô- 
leur général des finances et domaines (1745). 

En 1789, François-Marie Gatian de Clérambault, 
né le 15 août 1750, comparut à l'assemblée de la 
noblesse de Touraine pour l'élection des députés 
aux états généraux. Il épousa, en 1797, Henriette 
de Marsay, arrière-petite nièce de René Descartes; 
il décéda le 16 janvier 1826, laissant quatre en- 
fants : 

1° François-Alfred Gatian de Glérambault. an- 
cien maire de Pernay (Indre-et-Loire', né le 28 dé- 
cembre 1798, marié le 30 juin 1830 à Cécile-Fu- 
phrasie de Pi^nol de Rocreuse, décédé à Tours le 
20 janvier 1870, laissant deux [ils : 1" Charles- 
Alfred-Henri Gatian de Glérambault, né le 30 juin 
1831, décédé le 28 mars 1893, colonel de cuirassiers 
en retraite, aux Hérissandières, commune de Per. 



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nay, veuf de Marie-Augusta-Alice Quirit de Cou- 
laine, laissant un fils RenéGatian de Clérambault : 
2" Edouard-Gatian de Clérambault, conservateur 
des hypothèques à Beauvais, marié à Valentine de 
Saint-Chamans; de cette union sont nés deux fils : 
Gaétan et Roger Gatian de Clérambault et une 
fille Marie-Valentine, décédée le 4 juin '1877 ; 

2° Philibert-Victor Gatian de Clérambault, an- 
cien juge au tribunal civil de Tours, mariée à Ma- 
rie-Marguerite-Clémentine Morinet, décédé à Tours 
le 31 mars 1882, laissant deux enfants : Raoul et 
Alice Gatian de Clérambault ; 

3 n Henriette Gatian de Clérambault, mariée à 
Charles de Perthuis, décédée à Tours le 21 mai 
1877 ; 

4<J Léonie, mariée à Charles Courtis de la 
Rivière. 

Armes : D'azur, à une sphère d'or, surmon- 
tant un croissant d'argent. 

Couronne de marquis. 

GAUVAIN DE BEAULIEU. 

On croit que les Gauvain. alias God-Win, étaient 
originaires d'Ecosse. 

Au vie siècle, Gauvain, neveu d'Arthur, roi de 
Bretagne, fut le héros de poèmes chevaleresques 
et mythologiques. 11 est surnommé le cJtevalier 
de l'Epée. Ses aventures se rattachent au Cycle 
Breton des chevaliers de la Table-Ronde, du Saint- 
Graal, etc. (Histoire littéraire de la France, 
t. XIX. — Libians desconnus (Roman du Bel In- 
connu) par Benault de Beaujeu. — Bibliothèque 
du duc d'Aumale, à Twickenkam, édition fran- 
çaise de M. Hippeau. Paris, 1860. Art. Dézobry. 
— Dictionnaire des Lettres, etc. Ch. Delagrave, 
1886, p. 1064. 

D'après ce trouvère, ces guerriers seraient ve- 
nus sur les côtes d'Aquitaine (Aunis?) au xiii c siè- 
cle. L'un d'eux avait épousé une reine de Galles, 
un autre la Fée aux Blanches-Mains, que des che- 
valiers ennemis avaient emprisonnée dans la 
Turge de la Cétée Gastée ou Maudite (Chatelail- 
lon?). Cette ville, détruite par Guillaume d'Aqui- 
taine en 1127, avaitété déjà maudite par Mélusine, 
princesse de Lusignan ou de Parthenay, et ex- 
communiée par le pape Urbain II (1086 ou 1096). 

Ces traditions nous reportent aux temps des 
enchantements de la Bretagne, et Victor Hugo 
s'est permis de mettre le nom des Gauvain de la 
Turge, princes de Bretagne et Vendée, dans son 
roman de Qualre-Vingt-Treize. 

Les Gauvain de Fouras descendent histori- 
quement d'Etienne Gauvaing, écuyer, seigneur 
de Beaulieu, noble homme, pair, échevin de La 
Rochelle, 1606, amiral de la flotte, 1621, maire de 
la cité en 1623. 

Armes : D'or, à un gaufrier de sable, accosté 
de deux bouteilles de gueules. (Armoriai de la 
généralité de Poitiers). 





GAUZENCE DE LASTOURS ou DE 
LASTOURS-GAUZENCE ou DE GAU- 
ZENCE-LASTOURS. 

Famille originaire du 
comté de Foix, et une des 
plus anciennes de La Bas- 
tide-de-Sérou (Ariége) : (xv e 
siècle), où elle possédait un 
fief ou terre noble. 

Elle est nommée dans le 
tome IV de la Gallia Chris- 
tiana au xu c siècle à propos 
d'un procès fait par le roi à 
l'évêque de Pamiers. 

Alliances : de Salles de 
Hys ; de Lapasse d'Hou- 
magne. 

Armes : D'argent, au châ- 
teau de sable donjonné de trois pièces, maçonné 
du champ, ajouré de gueules. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

1° Gauzence de Lastours (Edmond), 
conservateur des hypothèques, à Liinoux, 
marié à Marie-Julie-Sophie Conilii de Beys- 
sag; 

2° G. de L. (Edmond), docteur en mé- 
decine; 

3° G. de L. (Jules), lieutenant du génie. 

GÉRAUD DE NIORT. 

La maison de Niort, anciennement d'Aniort, 
est une ancienne famille souveraine du Lan- 
guedoc, où elle a joué un rôle important durant 
les xi ( \ xuc et xme siècles. 

Le château de Niort était situé dans le pays de 
Sault, sur les confins de la Cerdagne et dominait 
la vallée du Rébenti. 

Vers la fin du xi e siècle, les comtes de Carcas- 
sonne érigèrent le pays de Sault en vicomte et en 
conférèrent l'investiture à Guillaume de Niort, 
dont le fils appelé aussi Guillaume épousa en 
1180 Esclarmonde de Foix. 

Guillaume de Niort eut cinq tils : Géraud, Ber- 
nard-Othon, Guillaume-Pons, Guillaume-Bernard 
et Raymond. Le récit de la résistance qu'opposa 
Esclarmonde de Niort et ses fils, quand Simon de 
Montfort et ses lieutenants envahirent le pays de 
Sault, est demeuré légendaire. En 12'i0, Géraud 
de Niort, excommunié et vaincu, alla rejoindre 
l'armée française à Duilhac, et lit sa soumission 
au roi, en son nom et au nom de ses frères.. Il 
laissa en gage aux mains d'Amaury de Montfort 
tous ses châteaux de Niort, de Gastelpor, de 
Dournes, de La Bastide-de-Rochan, de Belfort, 
de Gesse, etc., à condition que le roi les lui ren- 
drait après l'avoir réconcilié avec l'Église. « Et en 



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cas, dit Géraud de Niort, daus ce traité, que ces 
promesses ne soient pas remplies, on me rendra 
mes châteaux avant la Pentecôte et on m'accor- 
dera un mois de trêve. » Saint Louis ratifia ce 
traité, mais quand Géraud de Niort eut été récon- 
cilié avec l'Eglise, il ne put obtenir la restitution 
de ses biens, dont la plus grande partie fut a 
partir de ce moment-là réunie à la couronne. 

(A r oir dans V Histoire générale du Languedoc, 
édition in-folio, tome III, six actes de soumission 
au roi de la famille de Niort. Voir aussi, tome V, 
le seau de Géraud de Niort, page 686, planche 4, 
numéro 53.) 

Géraud de Niort avait épousé, en 1218, Sancie, 
princesse d'Aragon, sœur de Nunès Sanches, 
comte de Roussillon, nièce d'Alphonse II, roi 
d'Aragon, cousine de Pierre II, tué à la bataille 
de Muret. Il en eut un fils, nommé Bertrand et 
deux filles, dont la plus jeune, Blanche de Niort, 
devint en 1566 prieure du couvent de Prouille. 

Bertrand de Niort épousa en 1264 Auringue de 
Bellegarde, dont il eut un fils appelé Raymond 
lequel, marié lui même à Ermengarde de Foix, 
fut le chef d'un soulèvement populaire qui se pro- 
duisit à Limoux à la fin du xm e siècle. 

Durant les xive et xv 8 siècle, les descendants de 
Géraud de Niort habitèrent successivement lo 
château de Castelpor et celui de Roquefort. Ils 
contractèrent des alliances avec les familles pro- 
priétaires de la seigneurie d'Usson, dans le Don- 
nezan, et celles qui possédaient le château de 
Montaillon, près du pays de Foix. Ces alliances 
furent impuissantes à rendre à la famille de Niort 
le rang qu'elle avait occupé jadis. 

Au commencement du xvie siècle, Bernard de 
Niort était seigneur de Brenac, d'Ansignan et de 
Belfort. La maison de Niort se divisa après lui en 
deux branche principales, l'une dite des barons 
de Niort, l'autre des barons de Belesta. 

Branche des barons de Belesta 

Jean de Niort épousa en 1510 Guillaumette de 
Fournier. Un de leurs fils, appelé Jean, épousa à 
son tour vers 1542, Louise d'Aiguebelle, dame de 
Belesta. Leurs descendants ont possédé la baron- 
nie de Belesta, avec les seigneuries de Peyre- 
clause et de Rambosc, jusqu'à la fin du xvm e 
siècle. Ils ont possédé aussi pendant longtemps 
celles de Ségure et de Fastes, dans les environs 
du village de Tuchan. Ils contractèrent des allian- 
ces avec les familles d'Arsse,de Gléon Durban, de 
Bruyères Chalabre, de Dax d'Axat, d'Argiot de 
La Ferrière, d'Aban, de Cariés, de Coll, de Grave, 
de Montredon. de Cazamajour, etc., et fournirent 
un grand nombre d'officiers distingués, chevaliers 
de Saint-Louis, dont la plupart servirent dans le 
régiment d'infanterie d'Artois. La branche des 
barons de Belesta s'honorait d'une parenté très 
proche avec Saint-François de Régis. 

Elle fut maintenue dans sa noblesse le 3 no- 



vembre 1669 par jugement souverain de M. de 
Bezons, intendant du Languedoc. Elle s'est éteinte 
au commencement de ce siècle en la personne de 
Mlle Marie-Anne-Raymonde de Niort. 

Branche des barons de Niort 

Encore actuellement représentée. Bernard de 
Niort se rendit acquéreur, au commencement du 
xvi e siècle, d'une partie de la seigneurie de Niort, 
qui avait appartenu autrefois à ses ancêtres. Ses 
descendants s'allièrent avec les familles de Ray- 
naud, de Saint-Martin, de Nègre d'Able, etc. 
Gaston de Niort, seigneur dudit lieu, fut maintenu 
dans sa noblesse par jugement souverain de M. 
de Bezons, intendant du Languedoc, à la date du 
24 septembre 1670. Ce dernier céda ses biens de 
Niort à la famille de Nègre. De lui sont issus 
trois rameaux, dont le dernier subsiste encore de 
nos jours. 

A. Antoine de Niort, baron de Niort, seigneur 
de Bodome, épousa le 1er février 1709 Françoise 
de Marsol, dont il eut : 1° Antoine, baron de Niort, 
seigneur de Rodome, marié le 15octobre 1773 avec 
Marie-Josèphe de Massiade Treilhes, décédé sans 
enfants; 2° Gérard, abbé de Niort, entré dans les 
ordres; 3° Louis-Alexandre, chevalier de Niort, 
tué en 179 L dans les plaines de Thuir, en Rous- 
sillon, en combattant dans les rangs des émigrés 
français ; 4° Marie-Claire, mariée à noble François 
de Castellan ; 4° Marie-Rose, mariée à noble Jean- 
Michel deThévenon. L'héritière des seigneurs de 
Rodome fut Catherine-Rose de Castellan, leur 
nièce, épouse de messire Jean-François de Marsol, 
conseiller du roi, maître particulier de la maîtrise 
des eaux et forêts de Quillan. 

B. Louis-Gaston de Niort épousa le 4 mai 1700 
Marguerite de Boyer, et mourut à Escouloubre. 
Son petit-fils, Jean-Paul de Niort, épousa le 
4 juillet 1775 Marie de Lasset, fille du marquis de 
Lasset, seigneur d'Escueillens, et nièce du marquis 
de Mirepoix. Ils eurent un fils, César de Niort, 
marié à Saint-Hilaire le 22 janvier 1805 avec 
Anne Dardé de Pech, dont : Auguste de Niort, 
décédé en 1862, en Algérie, sans enfants. 

C. Jean-Baptiste de Niort, né à Escouloubre, 
épousa Marie-Anne Bousquet, dont il eut : 1° Jean- 
François, né en 1805, curé archiprêtre de la cathé- 
drale de Carcassonne; 2» < grille-Raymond, né en 
1811 ; 3° Jean-Pierre, né en 1812, chanoine hono- 
raire, supérieur du petit séminaire de Carcas- 
sonne ; 4» Marc-Jean-Baptiste, né en 1819; 5<> Araa- 
ble, né en 1822, avocat, ancien magistrat. 

Cyrille-Raymond de Niort a eu pour fils Jean- 
François, vicomte de Niort, ancien officier supé- 
rieur, officier de la Légion d'honneur, résidant à 
Paris, sans enfants. 

Marc-Jean-Baptiste de Niort, capi laine-adju- 
dant-major au 8 e régiment de hussards, chevalier 
,1c la Légion d'honneur, a épousé à Toulo 
28 mai 1866 Marie-Thérèse-Clémence de Landes 



Tome II 



* 



195 — 



— 196 — 



de Saint-Palais d'AussRC, fille du baron de Saint- 
Palais, dont il a: 1° Géraud Jean-François, avocat 
au barreau de Carcassonne ; 2° Jean-Joseph : 
3° Pierre-Louis-Henry; 4° Marie- Anne- Zélie. 
Résidence: Carcassonne. 

Armes: D'azur, à trois cheorons brises d'or, 
accompagnés de trocs étoiles d'argent, 2 en chef 
et 1 en pointe. 

Couronne de comte. 

Devise : Fidélité. 

GILBERT (de). 

En Dauphiné. Famille noble, alliée aux princi- 
pales maisons de la province. 

Etienne de Gilbert, qui commence la filiation de 
cette famille, fat député des états généraux du 
royaume en 1614, où il rendit des services consi- 
dérables. Il eut de Lucrèce de Vérone, son épouse, 
ses deux fils aînés, Pierre-André, capitaine de 
cavalerie, tué au passage du Rhin ; et René qui 
servit dans l'infanterie, fut tué au siège de Tour- 
nay en 1667; le troisième, Jean de Gilbert, conti- 
nua la descendance, et après lui, son frère, le plus 
jeune, Alexandre de Gilbert, qui laissa entre autres 
enfants, Etienne-André de Gilbert, qui fonda la 
branche de Salieris, et son frère, Louis de Gilbert, 
celle de Gensac. 

Cette famille compte plusieurs capitaines et des 
chevaliers de l'ordre de Saint-Louis. 

Armes : D'or, an chef de sable, chargé d'une 
tête d'aigle d'argent, becquée, languée et arra- 
chée d'or. 

Casque de profil, orné de lambrequins d'or, d'ar- 
gent et de sable. 

GILLES (de). 

La famille de Gilles était originairement dite 
de St-Gilles. En 1162, on trouve un St-Gilles 
portant le titre de chevalier et son petit fils 
Baudouin accompagne le comte Baudouin de 
Flandre en Terre Sainte en 1202. Pendant une 
période assez longue, rien de brillant. On retrouve 
un Gilles au siège de la Rochelle par Bichelieu ; 
il donne des vivres aux habitants et construit 
une porte à ses frais. Puis la famille émigré en 
Hollande où elle remplit les plus hautes charges; 
elle fournit des Conseillers des finances, un grand 
assesseur des eaux et digues d'Amsterdam, un 
ambassadeur en France. (Notes diplomatiques du 
Marquis d'Argenson) et un plénipotentiaire au 
congrès de Bresle. (Le duc de Brogliedans son 
travail sur le ministère du Marquis d'Argenson le 
cite comme un des hommes les plus en vue de 
la Hollande, alors si prospère.) 

Actuellement la branche ainée de la famille ha- 
bite la Belgique où elle porte le titre de baron 
( rillès de Pelichy. 



En France, il y a deux branches : une en Pi- 
cardie, l'autre en Normandie. 

Les dernières alliances sont : Yan du Hoch, 
Van derCruisse, de Lafonteyne, de Thieulloy, de 
Germiny, d'Onffières, deGuillebon. 

La branche française possède toute la suite de 
ses portraits de famille depuis 1450, ainsi que 
tous les quartiers de femmes qui ont contracté 
des alliances, et cela pour dix générations. 

Armes : D'azur, au chevron d'or, accompa- 
gné de trois glands de chêne, tiges et feuilles du 
même, posés 2 et 1 . 

Casque de chevalier, surmonté d'une couronne 
de marquis, ayant en cimier un lion issant de 
gueules. 

Supports : Deux griffons. 

Devise : In œternum non commovebUur . 

GINESTEL (de). 

Cette famille, originaire du Rouergue, s'est 
fixée successivement en Guyenne et en Langue- 
doc. 

Sa filiation est établie sans interruption depuis 
Bernard de Ginestel, capitaine du château de 
Najac, lequel vivait vers l'an 1500. 

Elle a possédé les seigneuries de Lagardeviaur, 
deMontirat, deCaylus, de LaCombarié, de Laval, 
de Puechante, de Peyrelade, de Montrozal et de 
Perségals. 

Elle a été l'objet d'une maintenue de noblesse 
par ordonnance rendue à Montauban le 10 avril 
1700. 

Elle s'est alliée aux Buisson de Bournazel, de 
Rieu, de Boisset, delà Pleinne, de Mourlhon, de 
Thorn,deMalaterre, d'Audibert, de Montferrand- 
Thonnerre, de Saunhac, de Corneillan, de Sola- 
ges, de Raymond, de Rivière, de Carrière, de Pu- 
jol, deCluzel, de Nérac, etc. 

Armes : D'azur, au lion d'argent. 

Devise : Fidclitur cuslodiam et fortiler. 

REPRÉSENTANT ACTUEL . 

Ginestel de Montrozal, B on de Lagardi- 
viaur (Marie-Joseph-Louis-Altïed de) rési- 
dence : La Peyrié de St-Genest, par Lau- 
trec (Tarn) marié à Anne-Marie Courbon 
de St-Genest. 

GIRARD DE LA CHAISE (de). 

(Maine et Normandie), Seigneurs de Baren- 
lon, Chastillon, Fretzens, La Pannière, Crépon, 
Le Moussaye, etc., au Maine et Perche. 

Vicomtes de Lyre, seigneurs de La Chaise, 
du Breuil, de Chéronvilliers, de Glatigny, au 
Boiscordieu, etc., en Normandie. 



197 



— 198 — 




La famille de Girard de la 
Chaise est étal die depuis 
près de cinq siècles en Nor- 
mandie. 

C'est une branche cadette 
des Girard, seigneurs de Ba- 
renton,dela province du Mai- 
ne. La branche ainée s'est 
éteinte au commencement du 
xive siècle. 
D'après Chevillard : 
Jean de Girard, ècuyer, sei- 
gneur de Barenlon et Chas- 
tillon, fut écuyer du roi 
Louis XL II épousa Catherine d'Avaugour. 

Florentin de Girard, son fils, écuyer, seigneur 
de Fretzens au Perche, de Bareuton, La Pannière, 
Çrepon et du Moussaye, fut chambellan du roi 
Charles VIII, et capitaine d'un régiment de lan- 
ces des ordonnances du Maine, Laval et Char- 
tres. 

En 1424, un autre Jean de Girard, écuyer, 
commandait un corps d'armée de mille hommes 
à la bataille de Verneuil. C'est de cette époque 
que date l'établissement de ses descendants en 
Normandie. 

En 1512, Nicolas de Girard était lieutenant du 
vicomte de Breteuil. Il épousa demoiselle N. . . et 
laissa trois fils : 

1° Claude de Girard, seigneur du Breuil, mort 
sans postérité ; 

2 e Robert de Girard, auteur des seigneurs de la 
CB ai se ; 

3° Nicolas de Girard, ècuyer, seigneur de Gla- 
tigny, Boiscordieu, Chéronoilliers, vicomte de 
Lyre. Cette branche s'éteignit en 1652 en la per- 
sonne de Philippe de Girard, seigneur du Bois- 
cordieu, vicomte de Lyre, maréchal des logis de 
la reine. (Titre original). 

Jean de Girard, écuyer, seigneur de la Chaise, 
servit avec le duc de Guise. En 1567, il rendit 
aveu de son fief de la Chaise au duc d'Alençon. 

Etienne de Girard, écuyer, seigneur de la 
Chaise, fut secrétaire de la chambre du roi en 
1617. wSa sœur, N. de Girard, entra au monastère 
de Chaise-Dieu, dont elle fut la bienfaitrice. 

Cyprien de Girard, écuyer, seigneur de la 
Chaise et de l'Isle, capitaine au régiment de Pi- 
cardie, fut tué à l'armée en 1636. 

Gabriel de Girard, écuyer, seigneur de la 
Chaise, conseiller, secrétaire du roi, lit enregis- 
trer ses armoiries à l'Armoriai général officiel, 
créé en vertu de l'édit royal en 1696, au registre 
dAlençon (folio 642). 

Jacques de Girard, écuyer, seigneur de la 
Chaise, servit dans le régiment de Candale. En 
1657, il abandonna son fief de la Chaise, situé en 
la paroisse de Saint-Martin-d'Ecubley, près de 
Laigle et vint habiter près de Rugles, dans La 
paroisse de Saint-Antonin-de-Sommaire, sa terre 



de Noë-Vicaire, à laquelle il donna son nom (La 
Chaise actuelle). 

Jacques-Philippe de Girard, écuyer, seigneur 
de la Chaise, fut garde du corps du roi en 1716. 

Dans le mémoire généalogique établi par Che- 
villard, généalogiste historiographe du roi, nous 
trouvons la famille de Girard de la Chaise alliée 
aux familles : de Vaux;, d'Avaugour, de Plessis- 
Cullon,Chollet de Ballon, deCourtalin, de laVoye 
de Clinchamps, d'O, de Dampierre, de Bouille, 
Le Boulleur, de Biars, de Breslay, de Saint-Pos- 
set, de Marchais dans le Maine et Perche. 

De Saint-Yon.de Rotrou, de Lerques, d'Escor- 
ches, de Vymont, Le Coustellier, de Malherbe, 
de Carquesalles, Guipel, de la Plesse, de Rose 
de Champignolles, etc. en Normandie. 

Charles Louis-Eustache de Girard, écuyer, sei- 
gneur de la Chaise, né le 14 août 1754, épousa le 
21 juillet 1777 Marie-Louise Grant du Souchey, 
dont : 

1° Louis-François ie Girard, ècuyer, tué à l'ar- 
mée ; 

2° Alexandre de Girard, écuyer, seigneur delà 
Chaise, né en 1782, qui fut sous la restauration, 
garde du corps du roi Louis XVIII. Il épousa en 
1827 Mathilde de Beausse, fille du baron de 
Beausse, ancien capitaine au régiment d'Enghien, 
chevalier de Saint-Louis, et de la baronne, née de 
Loubertde Martainville. 

De cette union naquirent quatre enfants : 

L Marie-Sophie- Jeanne de Girard de la Chaise, 
née en 1828, mariée en premières noces au duc 
de Saint- Aignan, et en secondes noces à Charles 
Pôlyst, comte de Mor court,, chef de bataillon, 
officier de la Légion d'honneur, et officier d'or- 
donnance de l'empereur Napoléon III. 

2° Marie-Louise-Lucie dn Girard de la Chaise, 
née en 1831. mariée le 14 octobre 1850 à Louis- 
Frédéric, comte de la Houssaye ; 

3° Marie-Paul-Ernest de Girard de la Chaise, 
qui suit ; 

4° Marie - Mathilde - Noèmie de Girard de la 
Chaise, née le 15 avril 1839, mariée au mois de 
mai 1859 à Alfred Gastine. 

Armes : D'argent, à quatre fasces de sable, 
surmontées d'un lion léopardé de sable, armé et 
lampassé de gueules. 

Couronne de comte. 

Supports : Deux lions. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Girard de la Chaise, (Marie-Paul-Er- 
nest de) né en 1834, épousa Je 19 mars 1860 
Marie-Hcnrielte-Clcmence-Adèle de Mu- 
rant, fille du comte Henri/ de Moiiant, 
ancien officier dans les cuirassiers de la 
garde du roi Louis XVIII, et de la coin- 



199 



200 



tesse, née de Bodard de la Jacopière et 
petite nièce du comte de Morant, chevalier 
de Saint-Louis, qui fut sous la restauration 
gouverneur du château de Saumur et qui 
donna sa démission en 1830. 

Du mariage de Marie-Paul-Ernest de 
Girard de la Chaise avec Marie-Hen- 
riette Clémence- Adèle de Morant, est né 
le 31 octobre 1864 : 

Marie-Jean- Alexandre- Joseph de Gi- 
rard de la Chaise, officier de cavalerie, 
écuyer à l'école de Saumur, qui a épousé 
le 12 juillet 1894, Geneviève- Marie-Paule 
de Sainte-Marie d'Agneaux, fille du comte 
Georges de Sainte-Marie d'Agneaux et de 
la comtesse, née Gigault de Bellef ont, pe- 
tite-fille du marquis de Sainte-Marie 
d'Agneaux et de la marquise, née Car- 

RONNEL DE CANISY.. 

De ce mariage est né le 12 avril 1895, à 
Evreux, Jane-Marie-Paule-Denise de Gi- 
rard de la Chaise. 

Résidence: château de la Chaise, à Saint- 
Antonin-de-Sommaire, canton de Rugles 
(Eure). 

GIRARD DE SAINT GÉR AND. 

La famille Girai d de Saint-Gérand remonte à 
1453, et est originaire de Givry, petite ville voi- 
sine de Chalon-sur-Saône. Elle compte deux mi- 
nistres d'état célèbres, plusieurs magistrats d'un 
ordre élevé et nombre de braves hommes de 
guerre, ainsi que de vénérables ecclésiastiques. Un 
des derniers descendants de la branche actuelle, 
Claude Girard de Saint-Gérand, écuyer du roi, né 
en 1725 qui avait épousé en 1751 Claudine Pier- 
rette Timonetdes Gaudières, fut mitraillé à Lyon 
dans la plaine des Brotteaux le31 décembre 1793. 

Dans les alliances des Girard de St-Gérand, il 
y a à citer les familles de la Vaivre, de Thézut, 
de St-Germain, Timonet des Gaudières, Per- 
rault do Montrevost, Testot-Ferry, Bernard do 
Lavernette, de Morteuil, de Breuvand, Guyton de 
Bigny, Javel, Maréchal de Longuoville, de Grain 
de St-Marsault, Goujon de Joursenvault, Brunet, 
de Suremain, Meynis de Paulin, etc. 

Armes : D'azur, à trois bandes d'or. 
Couronne de comte. 
Supports : Deux lecrettes. 



REPRESENTANTS ACTUELS: 

En 1848, cette famille était représentée 
par Ferdinand Girard de St-Gérand né en 
1793, marié à Caroline Paris de Bolar- 
dière mort sans postérité, et par Charles 
Girard de St-Gérandsoncousin,néenl805, 
décédé en 1881, inspecteur des forêts, marié 
en 18*28 avec Julienne Lavirotte, habitant 
actuellement Autan. De ce mariage, sont 
issus trois enfants. 

1° Théodorine-Marguerite, mariée à Ed- 
mond Bernard de Lavernette. 

2° Guillaume Stanislas, décédé en 1894, 
marié à Camille Meynis de Paulin, de 
laquelle il eut dix enfants dont l'ainé, Fer- 
dinand, marié à Mademoiselle Tardif de 
Salleneuve, est capitaine de chasseurs à 
cheval, à Beaune. 

3» Paul Antoine, décédé en 1894, était 
marié à Marie-Françoise Rochamreau, 
habitant actuellement Autun. il eut deux 
enfants, dont un fils, Edmond-Guillaume, 
étudiant à Paris. 

GIRAUD (de). 

Famille noble, originaire de Provence, connue 
depuis plusieurs siècles à Arles, et qui a toujours 
joui des titres et honneurs accordés à la seule 
noblesse. 

Henri de Giraud obtint des lettres-patentes de 
Henri III, roi de France, données à Paris, le 6 
juin 1586, qui le déclarent noble de nom et d'armes 
comme issuedepères etaïeux, qui avaient toujours 
vécu noblement, et servi les rois ses prédéces- 
seurs en fait de guerre et autres occasions aux- 
quelles leur qualité et vocation les avaient 
appelés ; les dites lettres furent aussi accordées 
audit Henri de Giraud, en faveur des services 
militaires qu'il avait rendus, notamment dans les 
armées qui avaient été levées en Provence contre 
ceux de la B. P. R. pendant les troubles, sous la 
conduite des comtes de Sommerive et de Carcès. 

Cette famille a été connue jusqu'en 1540, sous 
le nom de Giraudi ; elle francisa alors son nom et 
depuis l'a été sous le nom de Giraud. 

lue branche cadette de cette maison s'était 
établie à Aix- en-Provence, à la fin du xv e siècle, 
et Pierre Giraudi, issu de cette branche, fut 
conseiller au parlement de cette province, lors 
de son institution. Bàltazar, Jils de Pierre, succéda 
à son père dans le dit office, mais ne laissant 



201 



202 



point de postérité, cette branche s'est éteinte en 
lui. 

Les lettres patentes de déclaration de noblesse, 
obtenues par Henri deGiraud, furent enregistrées 
aux actes du siège d'Arles le 15 novembre 1586 
et aux archives du roi, suivant l'arrêt de la Cham- 
bre des Comptes, Cour des Aides et Finances du 
dit pays, le 22 octobre 1GG8, et au bureau des Fi- 
nances delà Généralité de Provence séant à Aix, 
le 10 juin 1671. Les dites lettres de déclaration de 
noblesse ont été aussi vérifiées par les commis- 
saires députés par Sa Majesté, suivant les décla- 
rations des 28 février 1665 et 4 septembre 1696, 
pour la vérification des titres de noblesse et re- 
cherche des usurpateurs. 

La filiation commence à Henri de Giraud et se 
continue sans interruption jusqu'à nos jours.- . 

Armes : D'azur, à la fasce d'or, accompagnée 
de trois têtes et cols de toiq 'S, coupées de même. 

GIRVAL (de). 

Dans les divers papiers et archives, les Girval 
sont désignés tantôt et le plus souvent de Girval 
du Vigan, tantôt de Girval de Vallemont. 

En 1500, la famille de Girval était fixée dans la 
ville du Vigan (Gard) ; elle y occupait les pre- 
mières charges, telles que Consuls de cette ville, 
députés au parlement de Montpellier et de Péze- 
nas. 

Antoine de Girval, Seigneur du Vigan était, en 
1660, un des cent gentilshommes de la chambre 
du roi et gouverneur des pages de la petite écu- 
rie. Ces charges se sont maintenues dans la fa- 
mille jusqu'à la Révolution. 

Tous les membres de cette famille étaient dans 
les armées du roi en 1752; l'un d'eux était gou- 
verneur de Valenciennes ; tous furent chevaliers 
de St-Louis. 

La famille de Girval se fixa en Bourgogne par 
le mariage d'un de ses membres avecMlleGéliot, 
fille du sieur Géliot, seigneur de Montarmet, 
Salives, Prégelon et autres lieux. 

Armes: D'azur, à la bande d'or, chargée de 
trocs croix ancrées de gueules. 

Couronne de comte. 

Supports: Deux saunages avec leur massue. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS 
Branche aînée 

1° Girval (René de) château de Ri- 
vault, près Autun (Saône-et-Loire), a épou- 
sé Mlle de Rorde 

2° G. (Henri de), lieutenant de dragons 
à Dijon et à Fleurey-sur-Ouche (Côte- 
d'Or), a épousé Mlle de Surmain. 



3° G. (Albéric de) à l'école de Saint-Cyr, 
et à Fleurey. 

Branche cadette 

3° Girval (Joseph de), château de Musi- 
gny (Gôte-d'Or), a épousé Mlle Siraudin, 

2° g. (Georges de), château de Rousse- 
nois (Gôte-d'Or), a épousé Mlle André du 
Haàiel. 

GISLAIN {de). 

Famille maintenue et reconnue noble par sen- 
tence des Elus de Mortagne, du 2 août 1634, par 
jugement du 9 mai 1642, et par une ordonnance 
de M. de Marie, commissaire départi dans la gé- 
néralité d'Alençon du 7 juin 1666, dans lesquels 
jugement et ordonnance sont énoncés les titres 
qui établissent l'ancienneté de la noblesse de 
cette famille depuis .lean Gislain, Écuyer, sieur 
deBoisguillaume, et de Saint-Mars de Coulonges, 
vivant en 1490. 

La filiation commence à un de ses descen- 
dants, Charles de Gislain qui épousa Catherine 
Bouju,I)ame de la Barre, vers 1560 et en eut pos- 
térité. 

Cette famille compte des lieutenants et des ca- 
pitaines dans les armées et des chevaliers de 
Saint-Louis. 

Armes : D'azur, à un cerf passant d'or. 

GOER DE HERVE (de). 

Famille noble, originaire du Duché de Lim- 
bourg, où elle apossédé anciennement la seigneu- 
rie du ban de Hervé, dont elle a conservé le nom 
jusqu'à nos jours. Arnoult de Goer se trouve 
compris dans la liste des nobles de ce duché, qui 
servirent sous Wincelin, duc de Brabant, Luxem- 
bourg et Limbourg, à la bataille de Bafwire, le 
21 août 1371, selon les archives de Bruxelles. Cette 
ancienne noblesse subsistait en trois branches 
dans le pays de Liège, où elle s'est établie, il y a 
plus de deux siècles, et où elle a rempli des 
charges et des emplois considérables. 

Jacques de Goer de Hervé, qui commence la 
filiation, vivaiten 1599, année où il épousa Jeanne- 
Bertrande-Louise de Gueusange, dont il eut Ber- 
trand, l'aîné, qui continua la lr e branche. Son 
frère Jean, qui fut l'auteur de la seconde branche, 
et le 3° fils de ce dernier fut celui qui commença 
la 3 e branche. 

Cette famille compte des officiers distingués et 
des chevaliers de St-Louis. 

Armes : Dor, au lion de gueules, armé ri lam- 
passê du même. 






203 — 



204 



GOMIGHON DES GRANGES. 

Ancienne famille catholique de Bourgogne et 
qui à toutes les époques fit preuve de sa fidélité 
au roi. Fait remonter son origine à Pierre Phili- 
bert Gomichon, attaché à la maison du roi Louis 
IX (Saint-Louis) (Charte de 1235 possédée par la 
famille) et fait seigneur de Granges après la sep- 
tième croisade. La filiation directe est établie de- 
puis cette époque. 

Cette famille, à chaque génération, a donné à 
la France, des officiers, des prêtres et des ma- 
gistrats tous fidèles à leurs traditions. 

File habitait les environs de Gray, en 1640, le 
chef de cette famille était conseiller du roi. 

Vers 1715, elle vint se fixer à Montluçon, puis 
à Bourbon Larchambeau où elle possédait quel- 
ques domaines outre ceux de Treignat, de Doyet 
du Peux. 

Mais la Révolution la dispersa ; les uns furent 
tués et emprisonnés, les autres exilés à l'Ile de 
Ré. 

En 1808, complètement ruinés, les six enfants 
de Philibert-Pierre-Antoine Gomichon, revinrent 
à Bourbon, et le chef de la famille ayant pu rentrer 
en possession de quelques biens, vécu dans une obs- 
curité relative avec ses deux filles Rose et Louise 
entouré de l'estime et de la considération de tou- 
tes les familles. 

Les deux fils aînés furent officiers ; le premier, 
capitaine aide de camp du maréchal Lobau, mort 
à 23 ans; le second, lieutenant de hussards, mort 
en 1825 ; le troisième fut curé de Treignat ; le 
dernier fut magistrat et vint habiter Paris. Pier- 
re-Charles-Antoine-Philibert Gomichon des Gran- 
ges, marié en 1819 à Cèleste-Marie Auger, no- 
ble famille de Sain t-Valery-en-Caux, eût deux fils. 

1° Henri-Gabriel-Philibert, tué à la bataille de 
Sedan, capitaine de turcos, marié à Anne-Marie- 
Fanny-Benoist Merle dont 2 fils : André, Gabriel. 

2° Charles-Claude-Victor-Philibert, homme de 
lettres, marié à Marie-Anne-Louise Benoist Merle, 
dont 5 enfants : a) Marie-Louisé-Micheline-Phi- 
liberte, mariée à Charles-Edouard Le Conte dont 3 
enfants ; b) Charles-Gabriel Phi-libert-Marc, doc- 
teur agrégé des lettres, marié à Octavia-Fdmée 
Buchet de Neuilly dont une fille; c)Henri-Gabriel- 
Louis-Charles Philibert, lieutenant au 93 e ; ci) 
Louise-Micheline-Philiberte ; e)Marguerite-.Marie- 
Anne-Philiberte. 

Le dernier cadet de la famille porte le titre de 
Vicomte de Saint- Valérie. 

Armes : D'argent, à la fasce d'azur et aux trois 
flammes au naturel, dont 2 en chef et 1 en pointe- 

Devisk : Ubl fldcs, ibi libertas. Ça brûle ! 

Couronne de baron. 

Supports, à droite: femme debout semée de 
flammes. 

A gauche : Lion flambant. 



GONTIER DU SOULAS. 

Gontier du Soûlas, de Lagrèze, du Sol, de La- 
brousse, du Lac de Salle, de la Place Saint-Front, 
de Carpenet, de Saint-Marcel, de Montirat, du 
Rosier, de la Cantaudie, du Fraysse, de la Gar- 
rigue, du Cluseau, de Biran, de la Sayssie, do 
Saint-Sulpice. 

Cette famille originaire du Limousin est connue 
dès le îxe siècle; mais il n'a pas été possible de 
dresser sa généalogie à partir de cette époque 
jusqu'en 1361 date de l'établissement de sa filia- 
tion suivie, les registres de Fétat-civil déposés 
aux archives de Limoges n'étant pas antérieurs 
au xive siècle. 

Du Limousin, la famille Gontier du Soûlas fut 
ensuite se fixer à Périgueux au xive siècle comme 
le prouve le Recueil des titres de cette ville im- 
primé en 1775 à la fin d'un mémoire sur sa cons- 
titution politique, à défaut de l'état-civil qui ne 
remonte pas au-delà de 1500. 

La filiation dressée sur titres originaux, actes 
authentiques de l'état-civil et pièces justificatives 
remonte à : 

Arnaud Gontier, I er du nom, nommé procureur 
syndic de la communauté de Périgueux en 1361. 

Cette famille de robe et d'épée, et qui se perd 
dans la nuit des temps, a eu un descendant : Ray- 
mond Gontier, I er du nom, licencié en droit, qui 
fut Capitoul de Toulouse en 1409, comme le jus- 
tifient les Annales et Chartres de cette ville, et 
que prouve, en outre, l'attestation des plus au- 
thentiques qu'en ont donné, le 15 mai 1787, les 
Capitouls de Toulouse. 

Le titre de noblesse de Raymond Gontier est 
encore en la possession de la famille du Soûlas. 
En tête du titre confirmatif de cette charge et du 
droit de jouir héréditairement de la noblesse et 
de ses prérogatives, sont peintes les armes ci- 
dessous blasonnôes. 

Un descendant de Raymond Gontier : noble 
Jehan Gontier du Soûlas marié à Marguerite Roux 
a formé la 1 tranche des seigneurs du Soûlas en 
prenant ce nom, en 1603, de la seigneurie du 
Soulas située dans la commune de Vicq, prè* de 
Lalinde-en-Périgord, dont : Guillaume le du nom, 
son troisième fils, qui passa contrat de mariage, 
le 6 avril 1641, avec Jeanne de Lascoups, et qui, 
duSoulas,fut s'établir àLamonzie-Montastrucprès 
de Bergerac. 

Il habita, en 1655, le noble repaire de Biran, 
domaine appartenant à sa femme, et ajouta ce nom 
terrien au sien, fondant ainsi la branche Gontier 
de Biran d'où descend le philosophe Maine Gon- 
tier de Biran. 

Armes : D'azur, a trois besants d'or, posés 2 et 1. 

Timbre : Un heaume d'argent taré en tiers à 
neuf grilles d'or, les bords du même, orné de ses 
lambrequins aux couleurs. 



205 



— 206 



Couronne comtale. 

Supports : Deux Lions d'or, la tête contournée . 

Devise : Mon Lieu, ma Patrie, mon Roy. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS 

Gontier du Soûlas (Adalbert), résidant 
au château du Soûlas, par Lalinde (Dor- 
dogne), marié en 1882 àPaule-Azaïs (Tari- 
fât dont : a) Henry; b) Guy. 

GOZDAWA GODLEWSKI (de). 

Très ancienne famille de Pologne, de la noblesse 
et des armes de Gozdawa. Elle tire son nom de 
Godlewski des domaines de Godlewo-Gorcziewo 
et de Godlewo-Cechny auxquels s'adjoignit plus 
tard celui de Varvavronie gracieusement concédé, 
« magnâ virtute privilegii », à Jacques de Gpdlewo, 
par Boleslas, duc de Mazovie, en l'an 1471. 

La branche française a été établie par Jules de 
Gozdawa Godlewski, fils de Joseph-Casimir et de 
Madeleine Jablonowska, arrière-petit-fils d'Albert 
Godlewski, burgrave Caslri-Nurensis, qui, après 
l'écrasement de l'insurrection polonaise de 1831 
a laquelle il avait pris part en qualité d'officier, 
se réfugia en France et épousa Marie-Thérèse de 
Biran fille de François de Biran, garde-du-corps 
de S. M. le roi Louis XVI et de Madeleine de la 
Chapelle, et petite nièce de l'illustre philosophe 
Maine de Biran. 

Une Jablonowska, fille du prince Stanislas 
Iablonowski, palatin de Bussie, grand-général de 
la Couronne, sous Jean Sobieski, fut la mère de 
Stanislas Leczinski, roi de Pologne, duc de Lor- 
raine et de Bar, et par conséquent, la grand'mère 
de Marie Leczinska, reine de France. 

Les Gozdawa Godlewski sont alliés aux familles 
princières des Jablonowski, des Leczinski, des 
Swiatopolk-Mirski; aux Lesniewski, Gysmala, 
Suchodolski, Kaminski, d'Eskul, Barzykowski, 
etc. ; aux de Biran, de la Chapelle, d'Hugonneau, 
de Verdillac, du Chatenêt, Imbert de la Chollet- 
tière, Pelletier de Montigny, etc., etc. 

Armes : Le gueules, à deux fleurs de lis d'ar- 
gent posées en pal, l'une debout, l'autre renversée, 
qui est de Gozdawa. 

Couronne de comte, surmontée de cinq plumes 
de paon formant panache qui sont les insignes 
du burgraviat, et sur laquelle figurent les deux 
fleurs de lis de l'écu dont une seule est appa- 
rente. 

Support : Un trophée formé de quatre drapeaux, 
de deux piques, d'une hache et d'un marteau 
d'armes. 

Devise : Sicut lilia. 



GOUÉ (de). 

Famille de laquelle était Jean-Baptiste de Goué, 

seigneur de Fougerolles, la Prévôtière et de Ville- 
neuve-la-Guyard,reçu conseillerai! Grand-Conseil, 
le 27 novembre 1671, et honoraire le 8 mars 1689. 

Armes : D'or, au lion de gueules, surmonté d'une 
fleur de lis d'azur. 

GOURDIER DES HAMEAUX. 

Famille de robe et d'épAe, originaire de Nor- 
mandie, anoblie en août 1053. 

Armes : D'azur, à la fasce d'or accompagnée en 
chef de trois coquilles d'argent, et, en pointe, à 
dcxtre, d'un coquillage, et, à senestre, d'une mer- 
lelle d'argent. 

Supports : Deux lions. 

REPRÉSENTA NTS ACTUELS 

Gourdier des Hameaux (Clément), 

épousa en 1861 Marie-Madelina Heurtault 
de Boisneville, petite fille de Jean Vincent 
Tauneguy Lœvsonneur, B 0Q de Gouvets et 
seule héritière. 

Fils : G. des H. (Antoine Gabriel,) B°" 
de Gouvets. — Bésidence: 37, rue des Jaco- 
bins, à Gaen (Calvados). 

GRANT DE VAUX. 

Les barons Grant, vicomte de Vaux, descen- 
dent des anciens rois d'Ecosse Mac Alpin. La 
filiation est établie jusqu'à Alpin, roi d'Ecosse, 
assassiné en 830. 

L'an 1359, Jean Grant, ambassadeur d'Ecosse, 
vient en France; il y établit deux de ses neveux, 
William et Tassin Grant dont descend la branche 
actuelle française. 

Les Grant restés en Ecosse sont mêlés aux 
révolutions agitant le pays; ils subissent de nom- 
breuses vicissitudes; leur clan est nombreux et 
puissant; ils s'allient aux familles royales de 
Stuart, Bailleul, Bruce; Jacques Grant en 1704 est 
nommé Baronet; James, son fils, est héritier du 
nom et des titres de lord Finlater. 

En Angleterre, ils s'allient aux Stuart, Bailleul, 
Bruce, Boleyn, Parry, Fife, Douglas, Gordon, 
Melfort, Colquhoum, etc., etc. 

En 1359, Charles V, crée William Gront, aîné 
des deux frères venus en France, vicomte de Caen 
(branche éteinte). Le titre passe aux héritiers de 
Tassin Grant. 

En 1784, le titre est confirmé par acte authen- 
tique du roi Louis XVI en faveur de Charles Grant, 



207 



208 — 



vicomte de Vaux, maréchal de camp, chef du nom 
et des armes. 

Charles Grant, vicomte de Vaux, épousa en 1769 
Anne Charlotte-Agathe de Graindorge du Teil, sa 
cousine, dont il eut 3 enfants : 

1° Romain, baron Grand de Vaux, qui épousa 
Adèle de Saint-Aulaire et mourut sans postérité. 

2 e Charlotte Grant de Vaux qui épousa le comte 
de Salivet de Fouchécourt, dont elle eût une fille, 
Emilie de Fouchécourt, mariée en premières noces 
au comte de Chateauvillard, et en deuxièmes noces 
au marquis Carracciolo de Castelluccio avec le- 
quel elle vit à Naples. 

3° Justine Victoire Grant de Vaux, qui épousa 
le marquis de Loménie et mourut sans postérité. 

Charles émigré en 1790; en 1793, il épousa en 
deuxièmes noces, à Londres, Mary Jones Herbert, 
de la maison de Penbroke, dont il eût plusieurs 
filles toutes décédées et un fils : Charles Alpin, 
baron Grant, vicomte de Vaux, commandant de 
place à Lyon qui épousa Henriette de Rivoire 
dont il eût Charles-Alpin-Ferdinand-Auguste qui 
épousa en 187G Angèle Chevrier de Corcelles dont 
dont deux fils et une fille. 

Cette branche s'est alliée aux Quetteville, de Bé- 
renger, de Gheux, de Clinchamps, Francqueville, 
Granville, Graindorge du Teil, Colbert Seigne- 
ley, etc., etc. 

Armes : Ecartelé : au i,du royaume d'Ecosse : 
au 2, d'hermine au chevron de gueules chargé de 
trois couronnes antiques d'or qui est de Quette- 
ville ; au 3, d'argent à lafasce d'azur chargée de 
trois coqs de gueules couronnés à l'antique d'or ; 
au 4, parti d' Angleterre et de Stuart ; sur le tout, 
de gueules à trois couronnes antiques d'or. 

Supports : Deux sauvages. 

Cimier : Une montagne brûlante. 

Devise : Stand Sure (Tenez ferme). 

Au bas des armoiries, une tête de roi couronnée 
à l'antique et coupée de gueules, d'où le sang 
découle avec ces mots : 

Cuinich bas Alpin (Souvenez-vous du meurtre 
d'Alpin). 

GRAVEROL (de). 

Cette famille est originaire du Languedoc. 

Primitivement noblesse de Robe, les titres dé- 
truits lors des guerres de religion, n'ont pu re- 
monter à la source. 

Jean de Graverol, militaire, Major au régi- 
ment de Noailles qui fut tué dans la guerre 
des Camisards, avait épousé Claudine de Las- 
cours. 11 eut de ce mariage, lo François-Mi- 
chel de Graverol, mousquetaire, qui épousa de- 
moiselle de Ponnetiers de Montgrenier ; 2° 
Claudine de Graverol qui épousa M. de Coste, 
prévôt général du Languedoc. 



Michel de Graverol se maria et eut pour fils 
François de Graverol, capitaine au régiment de 
Bourgogne tué lors de la conquête de la Corse. 
1° Hubert Castor de Graverol, officier au régi- 
ment du Perche, qui assista au siège de Gibral- 
tar, fit la guerre aux États-Unis d'Amérique et 
épousa Charlotte de Gérard de Lamotte ; celui-ci 
eut pour fils : 1° Jean de Graverol (François) of- 
ficier d'artillerie tué à Wagram ; 2° Hubert Ca- 
lixte de Graverol, lieutenant aux carabiniers du 
roi (garde du corps), capitaine aux hussards de 
la garde royale, démissionnaire en 1830, plus 
tard juge de paix du canton de Barre (Lozère) 
qui épousa Louise de Girard de Coëhorn et eut 
deux fils, l'aîné, Ferdinand de Graverol, mort 
dans la campagne du Maroc, et Charles Henry 
qui épousa Cécilia Amélia Bayly, dont il eut : 
l°Hubertine de Graverol, religieuse, dominicaine, 
morte à Etrepagny (Eure), et 2° Henry de Gra- 
verol, qui, primitivement, zouave Pontifical, fit 
ensuite la campagne de la Loire (1870) comme 
brigadier au 11 8 chasseurs à cheval. Il épousa 
Claire Ellen de Graverol, née Gardiner, native 
de Natal (Cap) Afrique, dont il eut 1° Caroline, 2° 
Cécile, 3° René, 4° Charles et 5° Henry. 

Armes: D'argent, au chevron de gueules ac- 
compagné de trois merlettes de sable, 2 en 
chef, 1 en pointe. 

Couronne de comte. 



GRASSET (de). 

Cette famille, que nous n'avons fait que men- 
tionner (T. I er , col. 1372) est représentée au- 
jourd'hui par deux branches seules existantes, 
l'une dite de Provence, l'autre de Languedoc, 
dont la communauté d'origine a toujours été re- 
connue par leurs membres sans en pouvoir pré- 
ciser la jonction : selon d'Hozier elle remonterait 
au Grassi de Bologne. 

Branche de Provence 

Les Grasset de Provence ont été Consuls et 
Conseillers de la ville de Toulon, de père en fils, 
depuis la fin du xiv 8 siècle, jusqu'à la révolu- 
tion : leur plus ancien auteur connu est Guillaume, 
vivant en 1070. Antoine Gaspard, I er Consul et 
lieutenant du roi, puis secrétaire du roi en 1766, 
ép. de Catherine de Caire, du Lauzet à ses en- 
fants : 1° Joseph Gaspard, officier de marine fit la 
campagne du Canada sous le marquis de Mont- 
calm en 1788, passa aux gendarmes de la garde 
du Roi en 1774, y devint capitaine et chevalier 
de Saint-Louis, ép. de Rose de Champenois d'Arcé 
sans postérité; 2° Louis Foulon, vicaire général de 
Meud, chanoine du Chapitre d'Aix, et du Chapitre 
royal de St. Denis, en 1785, Chevalier de Malte 
et Emmanuel-Paul, comte de Grasset, chef d'es- 
cadron des Gardes du corps du Roi, c ie de 



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Luxembourg, chevalier de St-Louis et de la Lé- 
gion d'honneur, émigré à Naples en 1793, ép. 
Magdeleine Roize, sœur des généraux do ce nom, 
dont il eut deux fils: 1° Antoine, officiel* de ma- 
rine, tué au combat naval de Bages en 1809 ; 2° 
Emmanuel Angustin, comte de Grasset, gentil- 
homme de la Chambre et Contre-Amiral de S. 
M, le roi des Deux-Siciles. officier de la Légion- 
d'honneur et chev. de l'Ordre de St-Georges de 
la Réunion, fit sous le drapeau français de 1806 
à 1815, les expéditions de Gaëte, de Calabre, de 
Corfou, de Caprée et de Sicile et commandant en 
chef des forces navales du Roi Joachim dans l'A- 
driatique: ép. de Caroline de Girardi. 

Armes: D'or, à la bande de sable, chargée de 
trois aiglettes d'argent. 
Cimier : Un Grasset. 
Couronne de Comte. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS* 

Grasset (Emmanuel-Ferdinand, Comte 
de), né en 1829, fils du précédent, Archi- 
viste adjoint du dép. des Bouches-du- 
Rliône, correspondant du Ministère de 
l'Instruction publique, membre du Con- 
seil de France et commandant du Christ 
de Portugal, chevalier des ordres de Char- 
les III d'Espagne, de Constantin, de Na- 
ples et de St-Jean de Jérusalem, officier 
d'Académie, marié : 1° en 1853, à Marie- 
Louise Quarto, fille du duc de Belgiojoso, 
veuf en 1861. — Remarié en 1888 à Louise 
de Heilbuth. 

Enfants: du 1 er lit: 1° Caroline, ma- 
riée en 1876, au Marquis de Dainammare 
(Florence) ; 2° Amélie, mariée, en 1879, au 
baron de Roccolino (Paris) ; du 2 e lit : 3° 
Emmanuel Joachim, né 6 octobre 1889. 

Frère: Ferdinand-Charles, né en 1822, 
chev. de l'ordre de François I er des Deux 
Siciles, Résidence: Marseille, et le châ- 
teau de Bossey en Suisse, marié en 
1862, à Marie Battistini, dont : ^Emma- 
nuel Clément, né en 1875; 2° Louise, née 
en 1863; 3° Denise, mariée, en 1887, au ba- 
ron d'Assignies: Château de Brans (Jura); 
4° Joséphine, mariée, en 18(33, à Ernest de 
Suremain : Ch. deFlammerans(Côte-d'Or) 

Branche de Languedoc 

Les Grasset de Languedoc à Montpellier et à 
Pézénas ont été, de père en fils, Conseillers, Pro- 
cureurs Généraux et Présidents de la Cour des 



Comptes et des Aides de Montpellier et comptent 
plusieurs officiers, un syndic général des Ktats 
de Languedoc, en 146*2, et plusieurs Consuls do 
Montpellier, et baillis de Paulhan, depuis la fin 
du xiv e siècle, jusqu'à la Révolution. 

Jean-François de Grasset, capitaine, Châtelain 
du Château, Ville et Comté de Pézénas, en il i5, 
eut un fils, Président du Conseil Général de l'Hé- 
rault sous la Restauration, dont : Jean-Eugène, 
marquis de Grasset, député de l'Hérault, en L834, 
réprésentant à l'Assemblée législative, 1849-1851 ; 
de son mariage avec Pulchérie de Ginestous sont 
nés : Jean-Marie-Henri, le 8 avril 1821, et Jean- 
Marie-Charles, le 10 avril 1830, qui continue la 
filiation. 

Jean-Marie-Henri, député à l'Assemblée législa- 
tive en 1871, eut un fils, Charles-Marie-Jean, at- 
taché à l'Ambassade de Berne et à celle de Rome, 
décédé sans alliance. 

Armes: D'azur, à la colombe d'argent tenant 
en son bec un rameau d'olivier de même ; au chef 
cousu de gueules, chargé de trois étoiles d'or. 

Couronne de Marquis. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS: 

Grasset (Charles, Marquis de) fils ca- 
det de Jean-Eugène, né en 1830. marié à 
Clémence de Fabre de Latude, dont : 1° 
Jacques, né le 18 juin 1869, sous-lieute- 
nant de réserve au 17 e dragons, marié, en 
1895, à Albertine de Forbex La Barben ; 2° 
Magdeleine, née le 4 Décembre 1874. 

Nièces : 1° Henriette, mariée à Xavier 
de Juvenel ; 2° Marie, mariée à Pierre de 
Juvenel; 3° Gabrielle, mariée à Louis, 
Marquis de Barrai d'Arènes. Résidence: 
Château de St-Pierre, par Montblanc (Hé- 
rault) et Pézénas. 

GRATIEN ou GRATIAN (de). 

Cette famille, originaire de Bretagne, a possédé 
les Seigneuries de Comorre, des Bordes, de Saint- 
Morice, de Lauviry, de Puygaillard, de la Gre- 
nadis, du Gourdin, de la Salle, de Laulnay,etc. 

Au commencement du xv e siècle on voit figurer 
son nom avec les qualifications de noblesse dans 
l'Histoire de Bretagne. Louis Gratien, écuyer, 
était présent à la Revue de Darien de Cordellet à 
Carcassonne, le 29 mars 1419 (Dom Morice, 
Preuves pour servir à l'histoire de Bretagne, 
tome II, p. 994). 

Louis Gratien, écuyer, peut-être le même, figure 
à la montre de Guy on de la Rive, écuyer, fait à 



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Magny. le 8 décembre 1419. (Id. page 993). Le 
même nom se trouve à la Revue de Jean Darrien, 
le 29 avril 1420 (id., page 1006). 

François Gratien, écuyer, était homme d'armes 
dans la compagnie de Jehan de la Haye, écuyer, 
comme il appert d'une quittance du l^ 1 ' février 1462 

Catherine de Gratien, fille du précédent, avait 
épousé en 1490, Jean de Clairvaulx. 

La maison de Gratien fut reconnue d'ancienne 
noblesse à la Réformation de 1513, paroisse de 
Trëmélolr, évêché de Saint-Rrîeuc. Jacques Gra- 
tien, fils d'Yvon, y possédait alors le manoir 
noble de Lauviry. 

La filiation, continuée jusqu'à nos jours, peut 
se suivre d'une manière certaine depuis : 

1°. — Balthazar de Gratien ou Gratian, seigneur 
de Çomorre, conseiller, secrétaire du Roi en 1662, 
qui laissa pour enfants : 

II . — Jean de Gratien mort sans postérité : 2°. 

111°. — Balthazar de Gratian, capitaine des vais- 
seaux du Roi. Il épousa Anne de Carponte et 
mourut sans laisser d'enfants. 

IV . — Mathieu de Gratien, avocat au Parle- 
ment, fixé à Sens, frère de Balthazar I er , devint 
chef de nom et armes après la mort de ses neveux. 
Il avait épousé le 5 juillet 1674, Jeanne de Bautru. 

V 9 . — De ce mariage naquit : Simon-Mathieu 
de Gratien, avocat au Parlement. Il épousa le 
29 juillet 1709, Madeleine Françoise de Matieu ou 
Mathieu. A son contrat de mariage figurent 
comme témoins, ses oncles Guillaume Gratien de 
la Grenadis, conseiller garde des sceaux au pré- 
sidial de Sens, et Thomas Gratien de Puygaillard. 
Ils eurent plusieurs enfants dont: Alexis-Théodore 
qui suit. 

VI . — Alexis-Théodore de Gratien des Bordes, 
Comorre, etc., épousa sa parente Marie-Rose 
Bruyère de Kerbineau, à Guingamp (Bretagne) 

De ce mariage sont issus : 1" Louis-Alexis- 
Théodore qui suit, 2 # Cécile-Marie-Rose, qui 
épousa le comte de la Houssaye : 3° François- 
Alexis-Eusèbe, Gratien de Comorre, chef d'une 
branche éteinte. 

VII . — Louis-Alexis-Théodore de Gratien, 
épousa Mlle de Lannux et laissa pour fds Jean- 
Théodore qui suit. 

\TII°. — Jean-Théodore de Gratien, fds de 
Louis-Alexis-Théodore et de Marie Françoise- 
Louise de Lannux, né à Morlaix en 1775, épousa 
le 12 vendémiaire an IV, sa cousine Rose-Marie- 
Angélique-Augustine de Porzanzal ou Portantoul 
de la Grève. De ce mariage naquirent deux enfants 
dont un fils : 

IX . — Julien- Alexis-Théodore de Gratien, né à 
( ruingamp, le 9 juillet 1796.11 épousa, le 17 mai 1831, 
au château du Bois-de-la-Motte, Félicie-Anne- 
Emmanuelle-Maiie Briot de la Gaufrais de la 
Mallerie, petite-fille de la dernière marquise de 



Cahideuc. Du mariage ci-dessus sont nés sept 
enfants dont un fds : 

X°. — Théodore-Léonce-Emmanuel de Gratien, 
né au château de la Mallerie, le 22 mai 1840. Il a 
épousé, le 26 août 1875, Marie-Adèle-Eugénie- 
Morin de la Rivière, famille très-ancienne de la 
1 îa^sc-Xormandie, alliée aux plus grandes maisons. 

Alliances : De Glervaulx, de Carponte, de 
Bautru, de Mathieu, de Miron, de Keromain, de 
Tromelin, de la Haye, de Kergaradec, de Plœuc, 
de la Morandais, de la Richardière, de Chan- 
toiseau, de Nesles, de Kerbineau, de Lannux, de 
Porzanzal de la Grève, de Carné de Trécesson, de 
la Houssaye, de Kerouartz, de Gouyon, de Bois- 
baudry, de Locmaria, de Montfort, de Molini, 
Picquet da Meleuc, de la Bivière, de la Ville- 
brune, etc., etc. 

Armes : D'azur, au chevron cVor, accompagné 
en pointe d'un linn couronné du même, lampassê 
el armé de gueules. Alias: D'azur, au chevron 
d'argent accompagné de trois aigletles d'or. 

Couronne de comte. 

Devise: Virlus et fidcs. 

GRIMALDI {de). 

Branche d'Antibes et de Cagnes. 

Cette branche descend en 
ligne directe de Raynier II 
de Grimaldi, souverain de 
Monaco, Amiral de France, 
mort en 1314. 

La ligne aînée des Gri- 
maldi, Princes de Mona- 
co, s'étant éteinte dans les 
mâles en 1731, la bran- 
che' des Grimaldi d'Antibes, 
se prétend aujourd'hui la 
légitime héritière de la 
principauté de Monaco, les 
Goyon de Matignon ne des- 
cendent des Grimaldi que par les femmes seu- 
lement . 

Les Grimaldi issus de Pépin d'Héristal, possé- 
daient la principauté de Monaco depuis l'an 980. 
Ils ont fourni un grand nombre d'illustrations. 
Plusieurs ont été doges de Gênes, d'autres, ami- 
raux de France, généraux, grands dignitaires de 
la couronne de France, beaucoup sont morts sur 
les champs de bataille français. 

Armes : Fuselé d'argent et de gueules. 
Devise: Deo Juvante. 

REPRÉSENTANT ACTUEL 

Grimaldi d'Antibes, M is de Cagnes et 
de Courbons (Henri -Charles-Raoul, M is de) 
Résidence : 12, rue Lauriston, à Paris. 




213 — 



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GUEAU DE REVERSEAUX DE 
ROUVRAY. 

Jacques-Etienne de Guéau, seigneur de Rever- 
seaux, célèbre avocat au Parlement, secrétaire du 
Roi en 1737, épousa Marie-Angélique le Xoir, de 
laquelle est issu Jacques-Philippe-Isaac Guéau, 
seigneur de Reverseaux, reçu Conseiller au Par- 
lement de Paris, le 17 juillet 1761, mailre des re- 
quêtes en 1765, et Président au Grand Conseil, le 
4 janvier 1768. Il mourut en laissant de N... Sor- 
bier, un garçon et 4 tilles. 

Armes : Ecartelè : aux J et 4 d'azur, A la croix 
de Jérusalem d'or; au chef cousu de gueules, char- 
gé d'un gland de chêne, feuille d'or, la tige en haut ; 
aux 2 et 3 d'azur, au chevron d'or accompagné 
de trois croissants d'argent. 

GUÉRIN DE LA GRASSERIE. 

Famille originaire de la commune de Louvigné 
du Désert, _arrondissement de Fougères, Breta- 
gne ; depuis le xive siècle, le vieux manoir de la 
Grasserie est possédé par cette famille qu'on 
voit figurer parmi les premières de cette province 
dans les reformations de 1427, 1444, 1446, 1513 et 
1668. Les membres ont acquis le titre de marquis 
de Saint-Brice par suite du mariage, en 1644, de 
Jean Guérin, seigneur de la Grasserie, avec 
Claude Henriette de Volviredu Ruffec. fille aînée 
du marquis de Saint-Brice, décédé sans autre pos- 
térité, et. du déce» de l'oncle paternel de celle ci, 
Anne de Volvire, décédé aussi sans postérité, et 
dernier survivant de la descendance mâle des 
marquis de Saint-Brice. 

Le premier connu de ses auteurs est Miche 1 
Guérin, seigneur de la Héarderie, en A r illamée, 
en 1452. Viennent ensuite : Pierre Guérin, sei- 
gneur de la Groisserie, comme il est attesté par 
un rolle de 1490, Raoul Guérin. seigneur de la 
Grasserie, décédé en 1539, Jean Guérin, seigneur 
de la Grasserie et de la Belotière, sénéchal de 
Fougères en 1576, doyen des Conseillers du Roy 
en sa Cour et Parlement de Bretagne, inhumé en 
la chapelle de la Grasserie en l'église de Saint- 
Léonard de Fougères en 1582, Robert Guérin, 
seigneur de la Grasserie et de la Belotière, Con- 
seiller du Roy, époux de Jeanne Henry de la Heu- 
zelais, né en 1579; Jean Guérin, seigneur de la 
Groisserie et de Parigné, né le 14 août 1619, mort 
en 1681, époux de Claude-Henriette de Volvire 
de Ruffec, marquise de Saint -Brice ; Anne Guérin, 
fils aîné du précédent, seigneur de Sens, devenu 
marquis de Saint-Brice par suite du décès d'Anne 
de Volvire, son oncle maternel, décédé sans en- 
fants, marié à Marie-Jeanne-Geslin de Trémar- 
gat -, Anne-Gilles Guérin, marquis de Saint-Brice, 
marié à Suzanne de Farcy, mort en 1737 ; Anne 



| Gilles-Jacques Guérin, marquis de Saint-Brice, 
marié à Jacquette-Hyacinthe de Prestre de Châ • 
teaugiron, lequel n'a laissé que deux filles, Louise- 
Caroline Guérin, marquise de Saint-Brice, épouse . 
d'Arnaud-Charles-Tuffin, marquis de la Roue- 
rie, décédée sans postérité, et Thérèse Félicité 
Guérin de Saint-Brice, épouse de Louis-Marie- 
Leloup de Chasseloir, duquel mariage est issu un 
seul enfant : Victorine-Thérèse de Chasseloir, 
mariée à Humbert de Sesmaisons et décédée sans 
postérité en 1719. — Cette branche, étant éteinte, 
le titre de marquis de Saint Brice est reporté sur 
les descendants du fils puiné de Jean Guérin, sei- 
gneur de la Grasserie. Les représentants de la 
branche cadette à partir de Jean de la Grasserie 
sont: François-Claude, seigneur de la Grasserie, 
né en 1658, marié à Marie-Renée Bossard du 
Clos; François-René Guérin, seigneur de la Gras- 
serie, né en 1659, marié à Renée-François le Bel 
de la Gavouyére ; Gabriel François Guérin, sei- 
gneur de la Grasserie, né en 1717, marié à Julie- 
Marie Picquet de Mélesse ; Prosper-André Gué- 
rin de la Grasserie, né en 1755, fils aîné du pré- 
cédent, marié à Jeanne de Théhillac ; Alexandre 
Guérin de la Grasserie, fils du précédent, auteur 
de l'Armoriai de Bretagne, décédé sans descen- 
dant mâle ; René-Joseph Guérin, chevalier de la 
Grasserie, fils puiné de Prosper-André Guérin, 
né en 7158, marié à Thérèse-Bénite Berlhelot de 
Busnelaye i René Guérin delà Grasserie, né en 
1786, marié à Eulalie du Bois de Québriac ; Raoul 
Robert-Marie Guérin de la Grasserie, docteur en 
droit, juge au Tribunal de Rennes, auteur de 
nombreux ouvrages de littérature, de linguisti- 
que, de droit, de législation comparée, de psycho- 
logie et de sociologie, marié à Cécile le Vicomte 
de la Houssaye, dernier représentant du nom 
dans la descendance mâle avec ses fils Raoul et 
René Guérin de la Grasserie. 

Seigneuries : La famille a possédé les terres 
et seigneuries de la Grasserie en Louvigné du 
Décret— de Saint-Brice (baronnie de Saint-Brice), 
paroisse de ce nom — de la Belotière — de la 
Héaullière, paroisse de Villammée — de Guille- 
ven — de la Gavouyére, paroisse de Saint- 
Aubin d'Aubigné — de Sens (baronnie de Sens). 
paroisse de ce nom — de Saint-Etienne, paroisse 
de Saint-Etienne en Coglez — de Champinel, — 
de la Chattière — de Parigné, paroisse de ce nom 
— de la Fontaine. 

Alliances : Elle s'est alliée avec les familles : 
Douilley, seigneur de Plaisance (xv e siècle) ; des 
Prey, 1576; Henri de laHeuzelaye, de la Binolaye 
d'Acre; Garault de Chastillé ; Botherel du Pies- 
sis Hettier; Lasne de l'Officerie (xvi e siècle) ; Tar- 
dif de Moidrey : de la Bourdonnay de Blossac 
(xvu e siècle) de Volvire de Ruffec, Marquise 
de Saint-Brice (1644) ; Botherel de Couroger; Bo- 
therel de la Bretonnière (xvne siècle), Geslin de 
Trémargot (1671); Bossart du Clos (1582); de Bois- 



215 — 



— 216 — 



gelin (1674) ; de Farcy (1717); le Bel de la Gavo- I 
nyère(1716); le Prestre de Ghateaugiron (xvn e 
siècle) ; Picquet de Mélesse (1749) Tuf fier, mar- 
quis de la Rociérie (1785) ; Leloup de Chasseloir 
(1775); de Sesmaisons, de Neuville, de Théhillac 
(xviii" siècle) Berthelot de la Brunelaye (1785); 
Trochon d'Herbrée (1785) ; du Bois de Québriac, 
le Vicomte de la Houssaye (xix e siècle) . 

Armes: D'azur, au checron d'or accompagné en 
chef de trois besans de même, à la bordure con- 
greslée d'argent. 

GUET (du). 

Ancienne famille noble de la Champagne dont 
les membres ont possédé les seigneuries d'Inau- 
mont, de Lalobbe et de La Certeau. Il y a quel- 
ques années on a retrouvé à Inaumont une cloche 
fondue au xn» siècle qui avait eu pour parrain un 
du Guet, seigneur d'Inaumont. Cette famille a 
fourni bon nombre d'officiers et de chevaliers de 
St- Louis. Elle fit ses preuves de noblesse en 1666 
et figure au procès-verbal de Caumartin où ses 
armes y sont ainsi décrites : 

Armes : Ecartelé : au 1 d'argent à quatre ban- 
des de gueules ; auv 2 et 3, de gueules, au lion 
d'argent ; au 4, d'argent au lion de gueules. 

REPRÉSENTA NTS ACT UELS 

1° Guet (Adolphe du), percepteur des 
contributions directes, 10, rue de Venise, 
à Reims, marié àN. . . de laTourd' Artaise, 
dont : a) Georges, né en avril 1880 ; b) Ma- 
rie, née le 8 juillet 1881. 

2° Guet (Henri du), contrôleur des doua- 
nes, attaché à la direction du Havre. 

GUIBERT (de). 

Famille originaire de la Touraine et établie à 
Beaucaire, diocèse de Nîmes, depuis environ l'an 
1550. Elle a possédé pendant longtemps la terre 
de Gabrières, située dans ce même diocèse. Elle 
a eu, en 1104, un abbé de Nogent, à Loudun, qua- 
lifié, par les historiens de ce temps, gentilhomme 
Français. Un autre, dans ce même siècle, fut abbé 
de Nogent-sous-Coucy, que l'histoire dit être issu 
d'une riche et puissante famille. 

Nicolas de Guibert, qui commença la filiation 
suivie, naquit à Tours, en 1460, de Jean, et s'éta- 
blit à Tarascon en Provence, au commencement 
du xv° siècle, où il fat attiré par la proximité de 
cette ville à celle des Beaux, dont il fut fait gou- 
verneur en 1504. Il eut du roi plusieurs autres 
commissions très honorables. Lepape lui accorda 



une bulle, portant, pour lui et sa postérité, des 
dispenses et permissions très distinguées. Ces 
faits sont prouvés par la procédure faite devant 
M. Bazin de Bezons, commissaire député en la 
province de Languedoc, pour la vérification des 
titres de Noblesse, et par son ordonnance rendue 
en 1669, en faveur de cette famille. Elle a joui, 
dès son établissement à Tarascon, de tous les 
privilèges accordés à la plus ancienne noblesse 
de cette province. Sa réception à Malte, dès cette 
époque, prouve son ancienneté et la noblesse de 
l'origine du dit Nicolas. Il avait épousé: 1° en 
1507, Jeanne de Pontèves ; 2° Catherine d'Arlod ; 
3° le L2 octobre 1512, Marie deGènoin. Il eut qua- 
tre enfants du premier lit et un du 3 e , Denis, qui 
continua sa descendance. Il est l'auteur de l'uni- 
que et dernière branche qui subsiste encore à 
présent. 

Armes : D'azur, au gui de chêne fleuri d'or, ac- 
compagné de trois étoiles du même, 2 en chef et 
1 en pointe. 

GUIGNARD DE SAINT-PRIEST (de). 

De cette famille noble, est Denis-Emmanuel- 
Guignard, vicomte de Saint-Priest. Président à 
mortier du Parlement de Grenoble en 1715, qui 
eut postérité de Catherine Lescot, son épouse. 

Cette famille a fourni plusieurs conseillers au 
Parlement et des maîtres de requêtes. 

François-Emmanuel, né le 12 mars 1735, cheva- 
lier de Malte le 16 mars 1739, appelé le Chevalier 
de Saint-Priest, Exempt des gardes du corps, 
Ambassadeur à la Cour de Suède en 1767, fut 
Ministre Plénipotentiaire du Boi en Portugal et 
à la Porte. 

Ou trouve un Charles Guignard dans la liste 
des Conseillers au grand conseil du25 février 1517 
et des années suivantes. 

Armes: D'azur, au checron d'argent, accompa- 
gné en chef de deux tours d'or, maçonnées de 
sable. 

GUIRONNET DE MASSAS. 

La famille de Massas est originaire du Langue- 
doc ; on retrouve encore dans le département du 
Gers les ruines de vieux manoirs qui lui appar- 
tinrent, notamment à Perusse Massas et à Castil- 
lon Massas. 

Le premier auteur connu est Odon s seigneur de 
Malartic et de Massas qui testa en 1267. 

En 1628, les biens de la famille de Massas fu- 
rent confisqués pour cause de protestantisme et 
donnés à Pierre de Beringhen, seigneur d'Ar- 
mainvilliers. 

La famille se divisa alors en deux branches, 
l'une qui s'expatria en Amérique, l'autre qui prit 



— 217 



- 218 



le nom de Guironnet de Massas et vint se réfugier 
dans l'Ardèche où, jusqu'à la Révolution, elle 
habita le château de Massas (aujourd'hui commu- 
ne de Bozas, canton de St-Félicien). 

Après la révolutiou, elle vint se fixer en Dau- 
phiné où elle possède encore comme résidence le 
château de Rivoiranche par le Monestier de Cler- 
mont (Isère). 

Armes : D'azur, à trois fasces ondées d'argent', 
au chef de sable chargé de trois fleurs de lys d'or 
séparé par une tr angle du même. 

Supports : Deux léopards. 

Couronne de comte. 

Devise : Semper spes. 

REPRÉSENTANT ACTUEL 

Guironnet de Massas Charles-Gaston 
G te ), capitaine au 7 e chasseurs alpins. 

GUYOT ou GUIOT. 

La principale des familles qui portent ce. nom, 
famille toute militaire et de la plus ancienne che- 
valerie, est originaire du Poitou où elle est encore 
représentée et d'où elle s'est répandue dans plu- 
sieurs provinces. Elle estconnue en Poitou depuis 
le xi« siècle et elle y a été maintenue dans sa no- 
blesse d'extraction par ordonnance des 9 juin 
1590, ? septembre et 7 décembre 1607, 22 août 1669 
et 27 avril 1715. Elle fit ses preuves pour St-Cyr 
en 1581 et pour les honneurs de la cour en 1745, 
et comparut aux assemblées de la noblesse en 1651 
et 1789. 

Les généalogistes du Poitou citent parmi ses 
membres Huon Guyot qui se croisa en 1248 ; 
Pierre Guyot, cher s gr d'Asnières qui était gouver- 
neur du Poitou en 1333 ; Jean Guyot, cher sg^d'As- 
nières et de Villard, enseigne de la compagnie des 
gendarmes de Mgr le duc de Bourbon; N. Guyot, 
sgr de Salim, chevalior de Malte en 1522 ; Guyot 
cher s gr d'Asnières commandant une compagnie 
d'hommes d'armes sous la charge du sgr <_le la 
Vauguyon eu 1561 ; Fiacre Guyot, ss r d'Asnières 
ch e r de Malte en 1577 et six autres chevaliers du 
même ordre ; Mathieu Guyot, cher s gr d'Asnières 
major du régiment de cavalerie du roi en 1631 et 
quantité d'officiers distingués, car peu de familles 
se prodiguèrent autant au service du pays. 

La famille Guyot est en possession des titres 
de : Marquis d'Asnières depuis 1745 par érection 
en marquisat de la terre d'Asnières ; Baron de la 
Châtre pour la branche du Repaire par ordon- 
nance royale du 10 juillet 1756 autorisant trans- 
mission ; Comte du St-Empire pour la branche de 
Salins, et comte de Ponteil par concession royale 
du 11 mars 1829. Toutes les alliances sont des 
plus distinguées. 



Les branches de cette maison sont encore fort 
nombreuses dans la Marche, le Poitou, l'Angou- 



mois et la Bretagne. 



Armes : D'or, à trois perroquets de sinople, bec- 
qués, guidonnés, membres et pattes de gueules. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS 

1° Guyot d'Asnières (marquise) à l'Jsle 
Jourdain (Vienne). 

2° Guyot du Repaire (baron) à Saintes 
(Charente-Inférieure). 

3° Guyot du Repaire (Léon), château du 
Roc par Issignac (Dordogne). 

4° Guyot du Repaire (Maurice), château 
de Brochard par Agénac (Dordogne). 

5 e Guyot de Salins (comte Victor) à Au- 
ray (Morbihan). 

0° Guyot de Salins (V te Charles) et V tesse 
née de Longue au-St-Michel, avenue de la 
gare à Rennes (Ille-et-Vilaine) et château 
du Hézo, par Theix (Morbihan). 

7° Guyot de Salins (V te Paul) et V tesse née 
Sioc'handeKersabiec, château de la Rouil- 
lonnaie en St-Etienne de Montluc (Loire- 
Inférieure). 

8° Guyot d'Asnières de Salins (Arthur) 
capitaine breveté d'infanterie de marine, et 
M me née de Gibon. 13, avenue de la Motte- 
Piquet à Paris. 

9° Guyot d'Asnières de Salins (M is ), châ- 
teau de Beauregard, près Vannes. 

10° Guyot de Montserant, officier supé- 
cier au 1 er cuirassiers. 

11° Guyot de Féraudière,23,rueGarnier 
au Mans. 

12° Guyot de la Rochère, docteur-méde- 
cin à l'Isle-Jourdain. 

GUYOT DE SAINT-AMAND. 

Cette famille est originaire du Nivernais ; elle 
appartient à la noblesse de robe et après avoir 
compté des avocats, des conseillers et secrétaires 
du roi, des receveurs généraux des finances, des 
maîtres des requêtes et des conseillers au Parle- 
ment de Paris, elle produisit unécuyer de la reine 
et des officiers distingués. Cette famille a été mise 
en relief par des alliances et des charges impor- 
tantes ; elle a produit les preuves de sa noblesse 



219 — 



220 



devant le juge d'armes de France et un de ses 
membres a été fait marquis par le roi Louis XV. 
Armes : Ecartclë : aux 1 et 4,degueules à trois 
poissons d'or, enfasce l'un sur Vautre, cetui du 
milieu contourné, en pointe une rivière d'argent; 
aux C J et 3, de sable à trois fontaines d'argent. 

REPRESENTANT A CTUE L 

GuyoL M'i ,iis de Saint-Amand. Résidence : 
château de Saint- Amand en Puisaye (Isère); 
a épousé Mlle de Bizemont. 

GUYOT DE SAINT-MICHEL ET DE 
VERSEILLES. 

Cotte famille établie en Champagne est origi- 
naire de Lorraine et remonte à Georges Guyot, 
huissier d'armes de René II, duc de Lorraine qui 
l'anoblit en 1481. 

Elle a fourni six maires de Langres, des secré- 
taires du roi, un membre de l'Académie de Dijon 
et beaucoup d'officiers de la maison du roi. 

Armes : D'azw\ à une perdrix d'ormembrée de 
gueules ; au chef cVor. 

Nous trouvons : Guyot de Saint-Michel 
(René), château de la Rochelle par Gintrey 
(Haute-Saône). 

GUYOT ou GUIOT DE SAINT -REM Y. 

Cette famille est originaire de Lorraine où elle 
existe encore et n'a rien de commun avec là fa- 
mille Guyot dAsnières comme l'a cru le savant 
M. Beauchel-Filleau, l'auteur du Dictionnaire des 
familles du Poitou. 

Elle remonte à René Guyot, avocat en la cour 
souveraine de Lorraine et Barrois qui fut anobli 
et qui fut père de Nicolas-François, Ecuyer Sei- 
gneur de St-Remy, conseiller des ducs de Lorraine. 

Laine et St-AUais donnent la généalogie de 
cette famille. 

Armes: D'azur, semé d'abeilles d'argent, la ru- 
che maçonnée d'or brochant sur le tout ; au chef 



de gueules chargé d'une couronne également d'or. 
Devise: Animus régi. Speculo hoslibus. 

GUYOT DE RO VILLE. 

Cette famille est originaire de Lorraine. L'ano- 
blissement est du 27 août 17(Ji. 

(Voir les preuves de noblesse des cadets gen- 
tilshommes du Roi Stanislas, duc de Lorraine, 
aux archives nationales.) 

Armes: D'azur à deux flambeaux allumés d'ar- 
gent passés en sautoir. 

GUYOT DE LA GARDE. 

Cette famille, originaire de Bourg-en-Bresse, a 
possédéles seigneuries deLuyssandres,d'Espeys- 
soles, de laFranchise, de la Fougière et deChail- 
loure. 

La Ghesnaye des Bois en donne toute la généa- 
logie. 

Armes : De gueules, à la bande d'argent, accom- 
pagnée de six bezans de même rangés en orle. 

GUYOT DE GHARMEAUX, des Her- 
biers et de Ménisson en Champagne. 

Famille d'échevins, de Paris. 

Claude Guyot, seigneur de Charmeaux, et son 
fils Antoine, tous deux prévôts des marchands, 
sont qualifiés chevaliers vers 1580. 

Un de leurs descendants s'établit à Joinville en 
Champagne ou l'on voit son fils qualifié de grand 
assesseur de la maréchaussée et son petit-fils 
président de l'élection de Joinville. 

Armes : D'or, à trois tourtereaux de sinople, 
posés 2 et 1 . 

GUYOT DE MAIGHE ET DE MALE 
SEIGNE. 

Famille originaire de Bourgogne, titrés barons 
pour la branche de Maiche. 

Les preuves de noblesse sont à la Bibliothèque 
Nationale de la rue Richelieu. 

Armes. D'azur, nu cheorond'or accompagné en 
chef de deu.r roses, et en pointe d'une étoile, le tout 
d'or. 





HALEWYN (d f ). 

D'Alluin ou de Halewyn, famille noble des 
Pays-Bas autrichiens, 

Messire Luc de Halewyn, né à Courtrai, le 
12 décembre 1630, est le premier de cette famille 
qui est venu habiter Aire, en Artois, où ses des- 
cendants résident encore. Il était fils légitime de 
messire Cornil-Van-Halewyn, né à Courtrai, le 
4 août 1581, et arriére-petit-fils de Pierre- Antoine- 
Van-Halewyn, qui vivait en 1498. 

Armes : D'argent, à trois lions de sable, armes 
et lampassés de gueules; à la gourde du môme, 
posée en abîme. 

L'écu sommé d'une couronne à neuf perles, sur- 
montée d'un heaume ou casque d'argent, grillé, 
liséré et couronné d'or, fourré de gueules ; aux 
hachements d'argent et de sable. 

Cimier : Un lion issanl de reçu, entre un vol à 
Cantique d'or. 

Supports : Deux lions d'or, armés et lampassés 
de gueules, tenant chacun une bandcrolle : celle 
de d'extre, d'argent, au lion de sable, armé et lam- 
passé de gueules ; et celle de senestre d'or, à la 
fasce de sable, accompagnée de trois merlettes du 
même ; et sur le tout de gueules, au calice d'or. 

HANGOUWART (tV). 

La famille d'Hangouwart issue des barons libres 
de Heldrouch, ville située dans la province de 



Mylnie, en Saxe, vint s'établir clans les Pays- 
Bas en l'an 1003 et prit résidence à Lille en 
l'an 1130. 

Elle a été titrée : chevalier, en 1611 ; baron, 
en 1664; comte, en 1696, et marquis, en 1703-1706. 

Parmi ceux de cette famille qui se sont illustrés, 
nous trouvons; Gérard, escuyer du duc de Bour- 
gogne aux côtés duquel il fut tué à Nancy en 1477 ; 
Guillaume, président du conseil provincial d'Ar- 
tois, envoyé comme ambassadeur de l'empereur 
Charles-Quint et de la reine de Hongrie pour 
signer en leurs noms les traités tenus à Cambrai, 
en 1529 (Paix des Dames) ; trêve de Nice et de 
Boury, en 1538 et de Crespy, en 1544. Il fut égale- 
ment député pour recevoir la rançon du roi 
de France ; Walerand, aumônier de l'empereur 
Charles-Quint qu'il accompagne dans ses diverses 
expéditions. 

Cette famille s'est alliée : aux de Landas, de 
Croix, de Prud'homme d'Hailly, de Nieuport, de 
la Clitte, de Nédonchel, de Montmorency, etc., etc. 

Armes : De sable, à l'aigle éployée d'argent bec- 
quée et membrée d'or. 

L'écu timbré d'un heaume surmonté de deux 
cornes de sable. 

Supports : Deux lions d'or armés ci lampassés 
du même. 

REPRÉSENTA XTS A G T UELS 
Hangouwart (B onne <T), née Picot de 



223 — 



224 




Moras ; résidence : rue de Ponthieu, 78, à 
Paris. 

Enfants : 1° Martial -Philippe-Amédée, 
M is d'H. ; 2° Louis-Anatole-Albert, C te d'H. ; 
3° Henry, B on d'H. ; 4° Fernand ; 5° Elisa- 
beth ; 6° Marie-Louise. 

HARDIVILLIERS [d'). 

En Picardie, Seigneurs de 
Monceaux, St-Omer, LeFay- 
les-Hormois, Hennequin, 
Oudeul, Gourroy, etc. 

Par arrêt du Conseil d'État 
rendu à Paris, le 28déc. 1717, 
le roi a maintenu et confirmé 
dans leur noblesse François- 
Maurice, Louis -Charles et 
Claude-Philippe d'Hardivil- 
liers, tous trois fils de feu 
François, maréchal des logis 
de la compagnie des gen- 
darmes de la garde du roi, 
chevalier d'ordre royal et militaire de St-Louis. 

Il existe aujourd'hui deux branches de cette 
ancienne famille de noblesse d'épôe. 

Le château et la terre de Monceaux St-Omer en 
Beauvaisis résidence de la branche ainée lui sont 
venus en 1729 par succession des seigneurs de 
Milly dont le dernier descendant mâle avait pour 
cousine germaineune dame Marie-Louise d'Hallen- 
court, femme de François d'Hardivilliers, écuyer, 
sieur de Lourdons. 

L'autre branche est établie au château de 
Friville dans le Ponthieu. Cette terre réunie à 
celle de Fressenneville lui a été apportée par 
Henriette de Coppequenne, fille ainée du comte de 
Fressenneville. 

Parmi les alliances on trouve, Hallencourt 
Monchy, d'Avelon.Vion de Gaillon, Coppequenne 
de Fressenneville. Le Clerc de Blicourt (de même 
nom et armes que les Leclerc de Juigné). Le 
Roux d'Igneauville (des Le Roux d'Ennevale) de 
Gaudechard, de Clermont-Tonnerre. 

Armes : D'azur, à un coq d'argent ayant les 
ailes étendîtes, crête, becqué, barbé et ongle de 
gueules, posé sur un monticule de sable et tenant 
de sa patte droite une épée d'argent dont la garde 
et la poignée sont d'or, sommé d'une couronne 
aussi d'or. 

Supports : Deux lions. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Branche aînée 

Hardivilliers (Louis V e de), fils de Au- 
guste -Charles-Henri d'Hardivilliers, gen- 



tilhomme honoraire de la chambre du 
roi en 1826. 

Il a eu de son mariage avec Mlle de Gau 
dechard, un fils Albéric d'Hardivilliers qui 
a épousé en 1890, Mlle de Clermont- 
Tonnerre. 

Branche cadette 
Comte d'Hardivilliers. 

H ARGUES (de). 

Les de Hargues sont d'ori- 
gine anglaise; ils vinrent se 
fixer en France vers L>60 ; 
familiers de la maison de 
Bohan, Catherine de Par- 
thenay employa souvent 
l'un d'eux dans ses missions 
secrètes auprès de son fils 
le duc de Soubise, réfugié 
alors à Londres. A la révo- 
cation de l'Edit de Nantes, 
ils abjurèrent le calvinisme 
et vécurent tranquillement 
sur leurs terres, en contrac- 
tant des alliances avec les 
meilleures familles de la 
bourgeoisie et de la noblesse. 

Augustin de Hargues d'Estivaux, l'un des grands 
chefs de l'armée vendéenne, fut nommé adjudant 
général de la Bochejacquelein; il était né auPuy- 
Limousin, près la Châtaigneraie; le 22 novembre 
1793 il fut fait prisonnier par les Bleus et fu- 
sillé à Bennes ; il tomba en criant : « Vive le 
Boi. (Mémoires de la marquise de la Bochejac- 
quelein). 

Benjamin de Hargues, né à Bressuire, le 29 
mars 17 ( .»3 fut créé chevalier du lys par Louis 
XVIII, en reconnaissance des services rendus 
par son parent de Hargues d'Estivaux à la cause 
des Bourbons. 

Armes : De gueules, aux deux dagues d'argent 
posées en pointes. 

REPRÉSENTA NTS ACT UELS 

Hargues (Benjamin de), a épousé Marie 
Drouet de Montgermont le 10 avril 1888. 

Hargues (Joseph de), marié le 25 jan- 
vier 1893 à Amélie Le Clerc de Vaumorin, 
dont Benjamin Marie, né le 24 octobre 




Hargues (Edouard de) marié à Gornélie 
Thomassin, dont Edouard marié le 23 mai 
à Berthe Grignon de la Gèterie, dont : a) 



225 



226 



Louis né le 1 er mars 1889; b) Jean, né le 
28 février 1892. 

HAUDOUART DE FONTAINE. 

Famille originaire d'Irlande. 

Stanislas-Joseph, lieutenant-colonel au service 
des Pays-Bas, vint se fixer à Arras, où il vivait 
en 1450. 

Ses descendants acquirent les terres de Thiè- 
vres, Saint-Ladre, Vandelicourt, Rosereau, etc. 

Etienne, mort en 1635, laissa deux fils : l'un, 
Jehan-Baptiste, devint la tige des Haudouart, 
comte de Thièvres ; et l'autre : Pierre-Paul Hau- 
douart qui épousa Claude d'Hermin de la Forge, 
devint la tige des Haudouart, vicomte de Fon- 
taine lez Hermans. 

Le dernier descendant marié à Louise Bron- 
gniart, habite le château de Fontaine-lez Her- 
mans (Pas-de-Calais). 
Il a deux fils et trois filles. 

Armes : D'azur, à deux fasecs vivrées d'or, 
chargées de cinq creiœ de Malte de même. 

HOMME (du). 

Cette famille est originaire 
de Normandie. 

Le sieur Raoul du Homme 
et Robert du Homme, figu- 
rèrent sur la liste des 119 
gentilshommes qui défen- 
dirent si bien le mont Saint- 
Michel en l'an 1423, que les 
Anglais ne purent le pren- 
dre. (Extrait de l'histoire 
générale de Normandie, par 
Gabriel Du Moulin, page 144 
et 155. 
Nous trouvons encore un 
Jean du Homme parmi les défenseurs du Mont 
Saint-Michel. 

Les Du Homme figurent aussi dans le catalogue 
des grands seigneurs normands qui passèrent la 
mer et combattirent pour Guillaume quand il 
conquit l'Angleterre. 

Les Du Homme figurent aussi aux croisades et 
dansleDooms Day book. (Angleterre). 

Armes : D'azur, au léopard d'or-, accompagné 
de six besants du même, 3 enchefetS en pointe. 
Couronne de comte. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS 

Homme de Chassilly (Gustave du), de- 
meurant au château de Chassilly, près 
Saint-James (Manche), marié à Juliette 




d'Eyragues, dont deux filles : a) Jeanne ; 

b) Madeleine. 

HOUVIGNET (cF). 

Voir pour l'historique de cette famille, le Tome 
1er, col. 1467. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS 

Houvignet (Gustave d 1 ), chef de nom 
et d'armes, né le 30 juin 1834, propriétaire 
au château, île d'Oléron (Charente-Inté- 
rieure), marié à Julie-Henriette Giroud, 
dont : trois enfants : a) Gustave-Henri, no- 
taire au château, île d'Oléron ; b) Amélie- 
Henriette-Augustine, mariée à Louis-Ma- 
rie-Maurel, officier d'infanterie à Limoges ; 

c) Marthe-Juliette, décédée. 



HUAULT DE 
ET DU PUY. 



LA GAUBERDIERE 



Cette famille est originaire 
d'Anjou. Elle a donné Huault 
de la Gauberdière, René, Con- 
seiller au Présidial dAngers, 
en 1635 ; Huault du Puy, Jac- 
ques, fils du précédent, avo- 
cat au présidial d'Angers en 
1690. 

Huault Dupuy, René-Ur- 
bain, avocat au Présidial 
d'Angers, puis vice-président 
du Tribunal civil d'Angers 
en 1816. 

Armes : D'or, à la fasce 
d'azur chargée de trois mo- 
lettes d'éperon d'or et accompagnée de trois co- 
querelles de gueules posées 2 et 1. 




REPRÉSENTANTS ACTUELS 



engage 



Huault Dupuy (René-Valentin) 
volontaire en 1870. Chef de bataillon au 
72 e régiment territorial d'infanterie. Con- 
seiller d'arrondissement. Président du Co- 
mice agricole et maire du Louroux-Bé- 
connais (Maine-et-Loire;. 

HUE. 

Famille de robe, originaire de Nemours qui 
établit sa filiation depuis 1540, Elle a acquis la 
noblesse par des charges dans la capitainerie 
des chasses royales de Fontainebleau. François 



Tome II 



8. 



- -2-28 



Hue, écuyer, né à Fontainebleau, en 1757, devint 
premier valet de chambre du dauphin Louis XVII, 
fut enfermé au Temple avec la famille royale et 
fut l'ami et le fidèle serviteur du roi Louis XVI, 
qui, dans Sun testament, le recommanda à 
son fils et à la nation. Incarcéré ensuite à la 
Force, il y écrivit les dernières années de Louis 
XVI, et, mis en liberté, il accompagna Louis XVIII 
et Madame pendant l'émigration, devint commis- 
saire général de la maison du roi et fut chargé d'un 
grand nombre de missions de confiance. Créé Ba- 
ron en 1816, il mourut en 1810, laissant le souve- 
nir d'une inviolable fidélité à la malheureuse fa- 
mille de France. C'est à lui que nous devons 
d'avoir ïecueilli de la bouche de la Princesse, la 
célèbre prière de Mme Elisabeth. 

Son fils, André, baron Hue, capitaine aux. 
mousquetaires, chef de bataillon, officier de la 
maison des rois Louis XVIII et Charles X, etc. 
a laissé de son mariage avec Mlle de Mazenod : 

1° Ernest, Baron Hue, veuf de Mlle de Ba- 
gneaux. Résidence: Château de Saint Sauveur, 
par Bray-sur-Seine (Seine-et-Marne). 

Enfants : a) Gontran. — b) Alfred, lieutenant 
d'artillerie de marine. 

2° Fernand Hue et Mme née Le Seure de 
Senneville, à Pontoise (^Seine-et-Oise ; 

Filles : l°Mme Millon de Montherlant. 2° Com- 
tesse de Maricourt. 3° Baronne de Bininger Champ- 
boulin. 

Armes: D'azur, à ti'ois hures de sanglier d'or. 

HUGON DE SGŒUX. 

La famille Hugon do Scœux ou de Ceux est 
originaire du Limousin. 

Elle compte de nombreuses alliances avec les 
plus anciennes familles de la Marche, de l'Auver- 
gne et du Limousin, notamment avec les familleb 
de Brugières, de (ioy, de Ruynaud de Saint- 
Georges, de SauLly. 

Armes: D'azur, à deux lions d'or posés en pied. 
REPRÉSENTA NTS A C TU EL S 

Hugon, baron de Scœux (Charles-Michel- 
Benoit), conservateur des hypothèques 
en retraite, marié avec Rosalie-Augustine- 
Adèle Boiteux de Saulty, demeurant à 
Paris, boulevard Saint-Michel, 105. 

Fils : H. de S. (Marcel-Marie-Charles- 
Etienne), avocat à la Cour d'appel de Pa- 
ris, demeurant à Paris, rue de l'Odéon, 16, 
marié à Louise-Félicie- Marie de Genes- 
teix dont : 

a) Michel-Fresne-Marie-Charles, né le 




11 février 1894; b) Charles-Marie-Elienne- 
Henri, né le 16 juillet 1895. 

HULOT (barons) 

I. BRANCHE DE MA- 
ZERNY. (Enfants du lieu- 
tenant-généralEtienne, ba- 
ron H.) : 1° Pierre-Gustave, 
baron H., chef d'escadron 
d'état-major en retraite, of- 
ficier de la Légion d'hon- 
neur, chevalierde Pie IX et 
des Saints Maurice et La- 
zare, né àDonchery (Arden- 
nes),le 6août 1818, marié à 
Saintes, en 1858, à Béni- 
gne Levallois, fille d'un re- 
ceveur particulier des finances, veuve sans en- 
fants le 26 avril 1885, — au château de la Touche 
de la Vergne, près Saint- Jean-d'Angély ; 2° Hen- 
ri-Joseph, baron H inspecteur général des finan- 
ces, officier de la Légion d'honneur, né àDonche- 
ry, le 14 janvier 1820, marié : 1° à. Paris, le 25 mars 
1856, à Marthe-Alexandrine-Nina Levallois, fille 
d'un inspecteur général des mines, décédée en 
1860; 2° à Nancy, le 12 décembre 1865, à Marie- 
Elisabeth deRavinel, fille du baron Félix, député 
des Vosges, veuve le 31 octobre 1888, au château 
de Sainte-Cécile, près Nancy ; du premier ma- 
riage : a) Etienne-Gabriel- Joseph, baron H, chef 
actuel, avocat à la cour d'appel de Paris, 
né à Paris, le 30 octobre 1857, lauréat de l'Insti- 
tut, marié à Paris, le 11 juin 1890 a Henriette 
Solder ; b) Henry-Joseph-Pierre, capitaine au 16 e 
dragons, né à Nancy, le 12 novembre 1850, marié 
à Lyon, le 9 janvier 1895 à Louise Nouvellet ; du 
second mariage : c) Joseph-Marie-Charles-Gabriel, 
né à Bordeaux le 15 août 1866, marié à Frondes 
(Haute-Marne), le 12 septembre 1893 à Albérique 
Bruslé de Valsuzenay ; — 3° Etienne-Gabriel-Os- 
car, chevalier H., ancien officier d'ordonnance de 
l'Empereur Napoléon III, lieutenant-colonel re- 
traité sur sa demande après 1871, officier de la 
Légion d'honneur, etc., né à Nancy, le 17 octobre 
1826, marié à Saintes, en 1860, à Laure Levallois, 
sœur de Bénigne, citée plus haut, — 6, rue Casi- 
mir Périer, Paris. 

Armes attachées au titre baron en 1813 : D'ar- 
gent au deoctrochère au naturel, brassa rdè d'azur, 
tenant une ëpée de sable et accompagné de trois 
hulottes de même. 

Devise : Dors, je veille! 

Supports : Deux hiboux. 

II. BRANCHE DE COLLART SAINTE-MAR- 
THE. (Fils du lient. -colonel Jean-Gaspard et uni- 
que neveu et héritier du général Jacques-Louis, ba- 
ron IL, mort sans enfants): Jules-Louis-Charles, 



— 229 



230 — 



baron H de G., chef actuel, à Nantes (Loire-Infé- 
rieure), né à Charleville (Ardennes), le 19 juin 
1838. marié à Paris, le 29 août 1865, à Isabelle- 
Maria-Alexandrine Brûlé de Lacroix dont : a) Jac- 
ques-Louis-Paul, né à Paris, le 4 novembre 1866, 
licencié en droit, b) Jacques-Louis-Alfred, né le 
7 février 1868, lieutenant au 70 e d'infanterie; c) 
Félix-Clément-Jean-Gaspard, et d) Ernestine- 
Hortense-Marie-Mathilde, mariée à Nantes, le 25 
octobre 1892, à Joseph Patris de Breuil, avocat à 
la cour d'appel de Paris, docteur en droit, nés le 
3 septembre 1869; e) Clément-Gustave-Henry-Ju- 
les, né à Caen, le 24 mars 1873, licencié en droit ; 
f) Marie-Joseph-Anne-Geneviève-Elisabeth, née 
à Guérande, le 18 août 1883. Sœurs : 1° Louise- 
Amélie H. de C., mariée en 1866 à Louis le Pan 
de Ligny ; 2° Louise-Victoire-Eugénie; 3" Jeanne- 
Charlotte-Clémentine, mariée en 1865 à Félix de 
Keravenant, veuve en 1876, aujourd'hui reli 
gieuse de Saint-Vincent-de-Paul. 

Arides : Ecarlelé, aux 1 et 4 d'azur, à V aigle 
éployêc d'or, au vol abaissé (qui est de Collart 
moderne) ; aux 2 et 3 d'argent, à trois fusées et 
deux demies de sable, au chef de même (qui est 
de Sainte-Marthe) ; sur le tout : d'or, à une fascc 
crénelée de gueules, sommée d'une hulotte de sa- 
ble tenant une épëe d'argent dans la patte dcx- 
tre; en pointe une bombe d'azur (qui est de Hu- 
lot). 

Cette branche a conservé, en y apportant seu- 
lement quelques variantes emblématiques, en 
1817, les anciennes armoiries concédées à Jean 
Hulot de Braux, près Charleville, clerc du diocèse 
de Reims, anobli, « ainsi que toute sa famille », 
pour son dévouement au Saint-Siège, et créé 
comte palatin de Saint- Jean de Latran, par lettres 
du 3 mai 1525, données sous le pontificat de Clé- 
ment VII : une fasce, sommée d'un coq tenant 
une èpée dans la patte dexlre . 

Cette famille, qui s'est illustrée par les armes 
pendant les guerres de la Révolution et de l'Em- 
pire, a produit non seulement des généraux et des 
officiers supérieurs distingués, mais aussi de sa- 
vants auteurs, des échevins et d'autres person- 
nages de mérite. Ses principales notabilités mo- 
dernes sont les suivantes : 

Dans la branche de Mazerny : Henry-Louis H., 
1757-1829, vicaire général et archidiacre-offîcial 
du diocèse de Reims ; il a laissé de nombreux et 
importants ouvrages (v. la Biographie Feller) ; 
Jean-Baptiste, son frère, 1758-1816, chef d'esca- 
dron d'artillerie, mort à Cherbourg, a publié, en- 
tre autres remarquables travaux, une Instruction 
sur le service de l'artillerie, à l'usage des élèves 
de l'Ecole spéciale militaire (1809) ; Jean-Victor- 
Basile, neveu des précédents, curé d'Attigny en 
1823, après Henri-Louis cité plus haut, écrivain 
distingué ; Pierre, 1744-1802, cousin-germain des 
deux premiers, échevin à Mazerny; son fils, 
Etienne, baron H., 1774-1850, volontaire en 1793, 



chef de bataillon (commandant des tirailleurs du 
l J ô) en 1805, colonel aide-de-camp du maréchal 
Soult, en 1808, général de brigade en 1812, lieute- 
nant-général en 1825, — chevalier de l'Empire 
avec majorât en 1810, baron (confirmé sous la 
Restauration) et commandant de la Légion d'hon- 
neur en 1813, chevalier de Saint-Louis en L814, 
grand officier de la Légion d'honneur en 1832, fut 
le premier organisateur des chasseurs de Vin- 
cennes en 1839 : couvert de blessures, il rentra 
définitivement dans ses foyers en 1S42; sa mo- 
destie lui fit alors refuser la pairie et le ministère 
delà guerre que lui offrit ou nom du roi le maré- 
chal Soult ; ses glorieux faits d'armes et ses ser- 
vices historiques sont rappelés dans tous les re- 
cueils biographiques, et son nom figure sur l'Arc 
de Triomphe. 

Dans la branche de Charleville ou de Collart: 
Antoine-Simon H., né en 1712, prêtre bernardin 
de l'abbaye d'Elan, savent théologien; Marie- 
Jeanne-H., sa sœur, une des premières dignitai- 
res du couvent de la Providence de Charleville, 
mourut en odeur de sainteté dans cette ville en 
1780 ; Jean-Louis H., s 1 " du Maipas. neveu des 
précédents, 1741-1784. remplit avec distinction 
la charge de directeur (échevin) des villes d'Ar- 
ches et de Charleville; il fut père des deux sui- 
vants : Jacques-Louis, baron H., 1773-1843, élève 
de l'Ecole d'artillerie de Châlons en 1794, chef de 
bataillon en 1809 après le siège de Saragosse où il 
fut blessé. colonel commandant en chef l'artillerie 
d'Anvers en 1814, maréchal de camp en 1824. — 
chevalier de Saint-Louis à la première Restaura- 
tion, baron héréditaire en 1817, commandeur de 
laLégion d'honneur en 1821. — estlui-même connu 
dans l'histoire par sa brillante carrière; en 1815, 
la ville de Lille lui offrit, par les mains du duc de 
Berry, une épée d'honneur, en reconnaissance de 
sa belle conduite pendant le blocus; il a laissé 
d'intéressants Souvenirs militaires qui viennent 
d'être publiés et d'autres manuscrits importants. 
Jean-Gaspard H. de C, frère du précédent, 1780- 
1854. « Sorti de l'Ecole polytechnique en 1800, dit 
« le Grand Dictionnaire Larousse, il fit toutes les 
« campagnes de l'Empireet de la Restauration et 
« s'y distingua par sa bravoure et ses talents. 
« Il était directeur d'artillerie à la Martinique, 
« quand, sur sa demande, il quitta le service en 
« 1831. « Le lieutenant-colonel H. de C, officier 
de la Légion d'Honneur, chevalier de Saint -Louis 
et de Saint-Ferdinand d'Espagne, épousa dans 
cette colonie, en 1827, Charlotte-Julie-Elisabeth 
de Collart de Sainte-Marthe (1800-18G0), veuve du 
comte Lippolyte de Castel, arrière-petite-fdle et 
dernier rejeton du colonel François de Collart, 
l'un des plus vaillants fondateurs de notre colo- 
nisation aux Antilles au xvn° siècle, dont le nom 
a été officiellement relevé par un décret du 26 fé- 
vrier 1874. Principale illustration de la branche 
martiniquaise de cette ancienne famille originaire 
des confins de la Champagne et de la Lorraine et 



- 231 — 



232 — 



confirmée dans sa noblesse en 1707, François de 
Collart, fds de Claude, seigneur de Coucy et d'Au- 
champ, et de Madeleine de BremonJ d'Ars de 
Bossée, avait épousé, en 1685, Angélique-Anne de 
Saint-Marthe, fille aînée du célèbre gouverneur de 
la Martinique, vainqueur de Ruyter en 1674. 
C'est ainsi que ce vieux nom français, qui fut 
porté, dit Dreux du Radier par plus di quaranle 
personnages marquants, se fondit alors lui-même 
dans la maison de Collart. Voyez sur celle-ci . 1. 
Guet. — Le colonel. F. de Collart et la Martinique 
de son temps, 1662-1720. 

Antérieurement à leur alliance avec l'héritière 
des Bremond de Bossée, les Collart des Antilles 
portaient : d'or, à une fasce de <jueules changée 
de 3 roses d'argent (V. Dom Pelletier). — Anne- 
Jean-Baptiste de Collart, le dernier de la branche 
de Ville restée dans le Rethelois, périt a Quibe- 
ron en 1795 (V. Les débris de Quiberon, par E. 
de la Gournerie). 

HULOT D'OSERY (comtesse), née Caroline 
Basta, 122, rue de la Boétie, Paris; veuve sans 
enfants de Jean Baptiste-Etienne-Constant, comte 
H. d'O., 1821-1878, contre-amiral, C. &(fîls du gé- 
néral Etienne-Hélène-Constant H. d'O., 1783-1852, 
frère de la maréchale Moreau, ancien secrétaire gé- 
néral de la grande chancellerie, commandant supé- 
rieur des départements du Calvados, de l'Orne et 
de la Manche en 1830, créé baron en 1809 et comte 
en 1816, de parents originaires de Metz). 

Armes : Coupé, au 1 de sable, au dextrochère 
brassardé d'argent, mouvant du flanc dextre, au 
2 d'azur, au griffon d'argent couché sur une ter- 



rasse d'or, la dextre posée sur un boulet du 
même . 

HUTEAU (<?). 

Ce nom est connu dans l'histoire de Bretagne, 
de Touraine et de Languedoc. 

La filiation commence à Hervé Huteau, seigneur 
dudit lieu, qui vivait en 1520. 

La première branche éteinte en 1643; la seconde 
a pour auteur Jacques Huteau également éteinte et 
la troisième a pour auteur Jean Huteau, écuyer des 
archers de la compagnie de 100 hommes d'armes, 
en 1474; son frère Hermès d'Huteau, homme d'ar- 
mes de la compagnie d'ordonnance du Roi, se fixa 
en Languedoc, par son mariage du 17 février 1546, 
avec Madeleine de Lavergne, d'une très ancienne 
noblesse de la province. Hermès d'Huteau était 
l'aïeul de Jean d'Huteau, seigneur d'Amours, che- 
valier de l'ordre du roi, conseiller d'Etat, gouver- 
neur de Chantilly, écuyer de la princesse douai- 
rière de Condé qui épousa le 20 mai 1629 Françoise 
Dalmas, et mourut en 1672 sans alliance. Il était le 
trisaïeul de Claude Etienne, qui continua la filia- 
tion; ancien capitaine d'infanterie, il fut comman- 
dant dans les Cévennes, gouverneur de la ville et 
château de Gaillac en Albigeois, et épousa le 21 
septembre 1722 Renée de Foucaud d'Alzon et 
laissa deux fils. 



ur, à trois 



Armes : Ecarlelé : aux i et 4 d'à 
étoiles d'or ; aux 2 et 3 d'argent, à la croix an 
crée de gueules. 

L'écu timbré d'une couronne murale par conces 
sion du roi Charles VIL 





IMBART DE LA TOUR. 

Armes : D'azur, au cheoron dor accompagne 
en chef dune croisetle et en 'pointe de trois tours 
aussi dor posées 2 et 1 . 

Supports : Deux Lions. 

Devise : Fortis ut turris. 

REPRÉSENTANT ACTUEL 

Imbart de La Tour (Joseph), marié à 
Yvonne du Périer de Larsan. Résidence: 
Château de Ghevret par Imphy (Nièvre), 
et 11 bis, rue Gozlin, Paris. 

INDY (cF). 

La famille d'Indy est originaire du Vivarais ; 
on trouve eu 1388 un Enguerran Indi, gouverneur 
pour le Dauphin en Dauphiné. 

En 1490, la branche cadette s'établit àAnnonay 
où elle embrassa bientôt le protestantisme ; à 
partir de cette époque, la filiation en est connue 
jusqu'à nos jours. 

I. Jehan Indi, notaire royal à Annonay; sa 
femme : Catherine la Rivière. 

II. Tadéon Indi, escuyer ; sa femme : Alexan- 
drine de Sauzéac. 

III. Noble Jehan Indy, deuxième du nom. Chef 
et capitaine d'une compagnie de 100 hommes de 
guerre à pied, par le duc de Montmorency en 1550; 



puis (1572) lieutenant du bailli de la ville d'An- 
nonay ; sa femme : Suzanne de Brenas. De ce 
mariage : Mathurin Indy du Molyno, chef de la 
branche aînée qui s'éteignit au xviii 8 siècle. Isaïe, 
qui suit : Jehan, fondateur de la branche de Saint- 
Alban, éteinte, dont on neconnaitpas la filiation. 
IV. Noble Isaïe d'Indy de Chabret, premier du 
nom, capitaine d'une compagnie d'ordonnance de 
200 hommes de guerre à pied français, par com- 
mission signée du roi Henri IV en 1590; sa femme: 
Isabeau de Frances. 

V- Noble Guillaume d'Indy; sa femme : Mar- 
guerite du Pont de Bdrrès. 

VI. Noble Charles d'Indy; sa femme : Judith 
de Praneuf. 

VIL Noble Isaïe d'Indy de Chabret, seigneur de 
la Celle, deuxième du nom. Fit la campagne de 
Roussillon; fait prisonnier par les Espagnols, il 
s'échappa à la nage d'un fort de Barcelone où il 
était interné et prit part en qualité de mousque- 
taire (l r e compagnie) aux campagnes de 167G-7X. 
Il entra l'un des premiers dans Valenciennes, ce 
qui lui valut un brevet du roi Louis XIV. Ayant 
abjuré le protestantisme en 1683, il rentra en 
Vivarais pour défendre ses terres ravagées par 
ses anciens corréligionnaires; il fut ensuite gen- 
darme de la garde du Roi et capitaine de la com- 
pagnie d'infanterie bourgeoise de Chalançon. Il 
épousa en premières noces : Marianne de Bellin, 
et en secondes noces : Marguerite de la Selve. 

VIII. Noble Jacques-Isaïe d'Indy, obtint en 1717 



235 



— 236 — 



un arrêt de Nicolas de Lamoignon le « déclarant 
hautement noble de race et lignée » car, en rai- 
son des troubles religieux, son père n'avait pu 
produire ses titres à temps pour figurer au juge- 
ment de noblesse porté par le sire de Bezons 
en 1608; sa femme : Catherine de Biousse. 

IX. Noble Pierre-Isaïc d'Indy, lieutenant de 
dragons, chevalier de Saint-Louis, fit les cam- 
pagnes de Hollande et de Hanovre; sa femme : 
Margueritte Milannois . 

X. Noble Joseph Saint- Ange d'Indy, d'abord 
lieutenant de dragons, reste à Vernoux (Ardèehe) 
pendant la révolution sans y être inquiété, puis 
devient en 1811 sous-préfet de Bagnères-de-Bi- 
gorre et en 1815, préfet de l'Ardèche jusqu'à 1820; 
il était chevalier de la Légion d'honneur depuis 
1814 ; sa femme : Flore Sibille de Bertrand de 
Saint-Ferréol. 

XL Théodore d'Indy, lieutenant au l e r régiment 
des gardes d'honneur, fit la campagne de 1813 en 
Allemagne; puis la campagne d'Espagne en 1823 
comme capitaine de cuirassiers; il fut nommé 
chevalier de la Légion d'honneur en 1823 et devint 
capitaine-commandant au 2 e régiment des grena- 
diers à cheval de la garde royale et démissionna 
en 1830; sa femme : Thérèse de Chorier, nièce du 
général d'artillerie baron Pernety, qui fut chargé 
par Napoléon I er de la construction du pont du 
Danube en 1809. 

XII. Wilfrid et Antonin d'Indy . 

Armes : De gueules, à un lion d'or, couronné, 
lampassé et armé de même. 



REPRÉSENTANTS ACTUELS 

1° Indy (Wilfrid tf), décédé en 1891, marié 
à Marguerite de Chabrol-Crousol, dont : 
a) Cécile, mariée à Louis, G te de Bourmont 
lieutenant de vaisseau. Résidence : Nancy ; 
b) Thérèse, mariée à René de Vaucelles. 
Résidences : Paris et Andrezel (Seine-et- 
Marne). 

2° I. (Antonin cf), demeurant : 3, rue 
Vézelay, à Paris, marié en l res noces à Ma- 
thilde de Ghâ3rol-Grousol, dont : Vincent, 
compositeur de musique, *, 7, avenue de 
Villars, à Paris, marié en 1875 àlsabelle de 
Pampelonne, dont : 1° Berthe, mariée en 
1890 à Jean, V te de La Laurencie, 2° Mar- 
guerite; 3° Jean; et en 2 es noces à Catherine 
de Glos, décédée, dont : a) Pierre, marié à 
France de Meynard, 3, rue Vézelay, à Pa- 
ris, dont : 1° Gonzague; 2° Jacques; b) Ma- 
rie mariée à Raoul, M is de Sieyes, demeu- 
rant à Versailles; c) Agnès, mariée à Marcel 
de Pommereau, lieutenant de vaisseau à 
Cherbourg. 





JOANNIS DE VERGLOS (de). 

Les seigneurs de Giovani, connus parmi la 
noblesse de Florence, depuis plus de quatre cents 
ans, après avoir occupé les premières places 
de cette république, passèrent en France vers 
l'an 1420, et changèrent leur nom de Giovani en 
celui de Joannis. Cela est rapporté dans le Nobi- 
liaire de la Toscane française de Tristan l'Her- 
mite, imprimé en 1667 ; et dans le Nobiliaire de 
Provence de l'abbé Robert, où il est dit qu'une 
branche de cette famille est établie à Avignon. 

Léon de Joannis ou Giovani, vint donc s'établir 
à Avignon vers l'an 1420 ; il y fît l'acquisition 
d'une maison que ses descendants possèdent 
encore ; il fut élu premier syndic de la noblesse 
en 1449; il est prouvé par des anciens registres 
de la ville dAvignon, qu'on l'éleva quatie fois à 
cette place honorable. 

Léon de Joannis avait laissé deux frères à Flo- 
rence, Jean et Raymond ; ce dernier vint recueil- 
lir la succession de Léon et se fixer à Avignon 
en 1476. Quant à Jean, son frère, le Nobiliaire de 
Provence dit qu'on le vit à la même époque à la 
Cour des rois et comtes de Provence, où il était 
qualifié de noble. C'est de lui que sont issus les 
Joannis de la Brillane. 

Un descendant de Jean, Pierre de Joannis, che- 
valier, seigneur et marquis de Verclos, dont il 
fît, en 1640, l'acquisition dans la principauté 
d'Orange et en prêta hommage au prince de 
Nassau, le 13 février 1641. Ledit Pierre de Joannis 
fut nommé Viguier d'Avignon en 1660. 



Au xi° degré, Joseph-François de Joannis, 
marquis de Verclos, entra au service en 1760, 
dans le régiment de la Marche-Prince, devenu 
par la suite le régiment de Conty, se maria en 
1785, rendit hommage de la terre et seigneurie de 
Verclos en 1789. Einigra en 1792, fît la campagne 
de cette année dans L'armée de son Altesse royale 
Monseigneur le duc de Bourbon, et rentra en France 
en 1801 ; il a toujours été fidèle à l'auguste mai- 
son de Bourbon. Le roi l'a nommé chevalier de 
l'ordre royal et militaire de St-Louis, le 16 juil- 
let 1814 ; le roi dans son brevet l'a qualifié de 
marquis. 

Armes : Ecartelè : aux 1 et 4 d'or, à six pat- 
tes cfouvs de sable ; aux 2 et 3, d'argent, à 
deux lions de gueules. 

JOURDAIN DE THIEULLOY. 

La famille Jourdain est originaire de Norman- 
die : une branche s'est établie à Amiens vers 
l'an 1500. 

Robert Jourdain, seigneur de Thieulloy-la- Ville, 
écuyer, né en 1685, fut conseiller, secrétaire du 
Roy, maison, couronne de France et de ses finan- 
ces. 

Jean-Baptiste-Marie-Robert Jourdain de Thieul- 
loy. écuyer, seigneur de Thieulloy-la- Ville, Ma- 
metz, Bacouel, la Baiily, St-Gratien, Méréaucourt 
et Carnoy, fut secrétaire des assemblées de la 
noblesse de Picardie pour l'élection des députés 
aux Etats-Généraux. 

Actuellement, cette famille comprend les bran- 



239 



— 240 — 



ches suivantes : Jourdain de Thieulloy, Jourdain 
de Muizon, Jourdain d'Héricourt, et Jourdain de 
Létoille. 

Armes : D'or, au daim passant au naturel, à 
dextrè d'un arbre à trois couronnes de sinople, 
terrassé de même : senestré d'une nuée d'azur, 
chargée d'une étoile d'argent ; au chef de sinople 
chargé d'une croix ancrée d'or. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS 
Branche aînée 

Jourdain, G te de Thieulloy, marié à M lle 
de Bérenger. Résidences : Château de St- 
Gratien (Somme), et château de Thieulloy- 
la-Ville (Somme). 

Frère : Thieulloy (G te Georges de), offi- 
cier de cavalerie, marié à M lle de Lestan- 
ville. 

Branche cadette 

Thieulloy (G te Robert de), officier de 
cavalerie. 

Sa sœur mariée au G te de Malet de Gou- 
pigny. 

JOUVENGEL (de). 

• ®> $ $ Q d iJ dt Anciens seigneurs d'Arves 
en Savoie, du xv e au xvue siè- 
cle. Passe en Lyonnais au 
xvm e . Cette maison avait un 
caveau à ses armes dans la 
cathédrale de Saint-Jean de 
Maurienne, et en 1668, ces 
armes furent blasonnées à 
l'Hôtel -de -Ville de Cham- 
béry. 

Elle a produit : 3 syndics 
nobles de Chambéry en 1580, 
1619 et 1668, un échevin de 
Lyon en 1737, un officier au régiment de Bériow- 
ski, qualifié messire et chevalier, un comman- 
dant de la marine sous Louis XV, un officier du 
régiment de Royal-Marine ou d'Hector qui com- 
battit à Quiberon, enfin un maire de Versailles 
qui sauva cette ville du pillage en 1814 et 1815 et 
reçut du tsar Alexandre une bague splendide 
accompagnée d'une letlre flatteuse, et de la Ville 
un service d'argenterie aux armes accolées de 




Versailles et de Jouvencel. 

Il y eut dans cette famille des chevaliers de 
Saint-Louis, de la Réunion, de l'Aigle-rouge de 
Prusse et de la Légion-d'honneur. 

Armes: D'or, à deux palmes de sinople soute- 
nues d'un croissant de gueules ; au chef d'azur 
chargé d'un soleil d'or entre deux étoiles d'ar- 
gent. 

Le chef fut ajouté au xvn 8 siècle par un cadet à 
l'écusson ancien ; de ce cadet descend la famille 
actuelle. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS 

Branche aînée 

Jouvencel (Hippolyte-Félicité-Paul de), 

né à Versailles, en 1818, d'Hippolyte de 

Jouvencel, garde du corps de Louis XVIII, 

marié à Lydia d'Harcourt-Boys, sans 

postérité; chef de nom et d'armes, demeure 

à Paris, 15, rue de Siam. 

Branche cadette 

I. Jouvencel (Paul- Henri -Aldegonde- 
Olivier de), né à Garches (S.-et-O.), le 
16 septembre 1844, ancien sous-préfet ré- 
voqué en 1878 pour ses idées légitimistes, 
Paris, 115, rue de Grenelle ; marié le 
3 mars 1870, à Caroline-Isabelle Bonneau 
du Martray, dont : 1° Françoise ; 2° Loui- 
se ; 3 e Thérèse ; 4° Pierre ; 5° Henri ; 6° 
Etienne. 

II. Jouvencel (Jean-Paulin -Ferdinand 
de), né à Paris, le 15 juin 1846, frère du 
précédent, ancien officier de cavalerie dé- 
missionnaire, domicilié au château des 
Arpentis (Indre-et-Loire), marié le 15 fé- 
vrier 1881, à Louise Le Bourgeois, dont : 
1° Ferdinand ; 2° Olivier ; 3° Solange ; 4° 
Hubert. 

III. Jouvencel (Léon-Aldegonde-Félix de) 
né le 23 juin 1848. 

Alliances anciennes et modernes : de Broglie, de 
Paterne , de Beaussier, Bigot des Jonchères, de 
Valimesnil, d'Albon, de Masin. 





KERROS (de). 

Cette famille, originaire de Kerros, village si- 
tué près de Ploudalmézeau, évêché de Léon, éta- 
blit sa généalogie jusqu'à Yvon qui figure en 
1426 au milieu des gentilshommes de la Paroisse 
de Ploudalmézeau, dans une montre de la no- 
blesse. 

La famille dépossédée alors, fut réanoblie à cette 
époque par lettres du duc de Bretagne, Jean VI, 
enregistrées le 22 juillet 1441, et l'hôtel d'Aval- 
losk, appartenant à Bernard de Kerros fut fran- 
chi à durer en perpétuel. 

(Bibliothèque Nationale, Réformation des évê- 
ehés de Bretagne, évêché de Léon, ancien fonds 
des Blancs-Manteaux, volume 37, manuscrits 
français, n° 22320, page 326. 

Des gentilshommes de cette famille figurent dans 
toutes les montres des xv« et xvie siècles. Paroisse 
de Ploudalmézeau, évêché de Léon. (Bibliothèque 
nationale, ancien fonds des Blancs-Manteaux, vo- 
lumes 35, 37, 73, manuscrits français 22318, page 
58; M. F. 22320, pages 331, 345; M. F. 22345, 
folio 127, verso et M. F. 22320, page 326.) 

Plusieurs de ses membres s'allièrent à des fa- 
milles illustres de Bretagne : 

Michel de Kerros épousa vers 1620 Françoise 
de Lesguen, de la maison de Lestrémeur. 

Yvon de Kerros épousa en 1636, Joanna Rannou 
Domina de Pratmeur, fille du vicomte de Prat- 



meur. (Pratmeur, ancienne vicomte possédée par 
Rannou, baron de Keribert), etc., etc. 

Depuis, cette famille a fourni des officiers à 
l'armée et à la marine ; elle a aussi donné trois 
maires à la ville de Brest. 

Elle est actuellement divisée en trois branches 
qui toutes habitent encore en Bretagne. 

Armes : D'argent, à la fasce d'azur accompa- 
gnée de trois coquilles de même. 
Devise : Graz ha speret. 
Couronne comtale {sceau de 1715 environ). 
Supports : Deux lions. 

KESSLER {de). 

Vieille noblesse de l'Al- 
lemagne du sud. Johan de 
Kessler eut avec Luther, en 
1522 à Téna, une entrevue 
restée célèbre dans l'his- 
toire de la Réforme. Son fils 
Joona reçut de 1 empereur 
Maximilien II des lettres 
patentes confirmant ses 
armes de d'Augsbourg, 30 
mai 1566, comtes, 11 mai 
1881. 

Armes: D'azur, à deux 
montagnes d'or surmontées d'an cheval gai, ailé 
et cabré de sable ; à la bordure de gueules. 
Couronne de comte, 




•)', 



1.5 



— 244 — 



REPRÉSENTANTS ACTUELS 

Kessler (Harry, Clément, Ulric, comte de) 
né à Paris ; résidence, 19, boulevard Mont- 
morency, à Paris. 

Mère: Alice Harriet, fille ducommodore 



Henry Blosse Lynch de Partry House (Ir- 
lande) de la maison des baronets Lynch 
Blosse, mariée à Adolphe Guillaume, comte 
de Kessler, mort à Paris le 22 mai 1895. 

Sœur: Wilhelma Caroline, Louise, Alice, 
née à Londres. 





LA BROUEDE VAREILLES-SOM- 
MIÈRES (de). 

La maison de La Broue de Vareilles-Sommiè- 
res, originaire de l'Auvergne est établie depuis 
l'année 1624 en Poitou ; elle remonte à la fin du 
xrve siècle. Son auteur est Jean de la Broue, ha- 
bitant d'Aurillac vers l'an 1400. Elle est alliée aux 
plus illustres races de France par Marguerite 
Béranger, en 1547, delà maison deSassenage ;par 
Jeanne Guy, 1598, à celle de Puirobert ; par Jac- 
quette Compaing, en 1624, à celle de Barbezières 
de la Tour Girard et d'Aloue ; par Gabrielle Ayme- 
rie-Hélyes de la Bocliesnard, en 1657, à celle de 
Bochechouart, Montemart, Tavannes, La Baume- 
Montrevel, Laval-Montmorency, La Bochefou- 
cauld, Aumont, Montalembert, Turpin de Crissé, 
Neufchèze, etc. 

La famille de la Broue de Vareilles-Sommières 
a eu le grand privilège de donner deux prélats à 
l'Eglise : Monseigneur Pierre de la Broue, évo- 
que de Mirepoix en 1680 et Monseigneur de la 
Broue de Vareilles, évêque de Gap en 1784 ; une 
prieure à l'abbaye des Bénédictines de Givray en 
1713, et une abbesse à la maison de Fontevrault. 
Enfin elle acompte parmi ses membres plusieurs 
chevaliers des ordres de Saint-Louis, de Saint- 
Lazare et de Saint-Jean de Jérusalem. 

Armes : D'azur, au chevron d'or accompagné en 
chef de deux coquilles d'argent, et d'une main de 
môme en pointe posée en pal ; posé sur un éeu 



écartelè; aux 1 et 4, burelé d'argent et de gueule 
à trois fuseaux et deux demies (ou 5 fusées) de sa- 
ble brochant qui est Hélyes de la Boche- Aynard , 
aux 2 et 3, fascè, onde, enté d'argent et de gueu- 
les qui est de Bohecchouart. 

Cri : Cum virtutenobilitas. 

Devise : In manibus Domini sors mea. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS 

lo La Broue de Vareilles-Sommières 

(M is de) 4, rue Léon-Cogniet, à Paris. 

fille : Marie-Renée-Bérengère, mariée 
à Félix de Maiffredy de Robernier. 

2° La Broue de Vareilles-Sommières 
(Comte Gabriel de) doyen de la Faculté de 
droit à l'Université catholique de Lille, 
commandeur de l'ordre de St-Grégoire le 
Grand, dont 6 enfants. 

3° Vareilles-Sommières (l'abbé de) vi- 
caire général officiai du diocèse de Poi- 
tiers. 

4° Maria ; 5° Marie, toutes deux à Poitiers. 

LAGHAUD DE LOQUEYSSIE. 

Famille originaire du Limousin, qui a em- 
prunté son surnom nobiliaire à une terre de 
Loqueyssie située dans la commune des Granges 



— 247 - 



248 — 



d'Ans, canton d'Hautefort (Dordogne): Elle a 
compté de nos jours un officier supérieur d'infan- 
terie, un trésorier payeur général de Marseille et 
un député, mort en février 1896, qui fit partie 
de l'armée de l'Est dans la dernière guerre, et fut 
blessé au combat de Dijon . 

Armes : D'argent, au mouton de sable paissant] 
au chef d'azur, chargé de trois étoiles d'or. 



LA CROIX (de). 

Ancienne famille noble, originaire du Niver- 
nais, qui a formé plusieurs branches, celle des 
seigneurs de la Croix en Nivernais, des seigneurs 
de Jovelle, St-Cyprien, du Repaire et de Donsac, 
toutes quatre établies en Périgord ; de cette der- 
nière branche est sortie celle de La Croix deToui- 
gnan, établie à Bordeaux depuis 1G89. 

Le premier depuis lequel on a une filiation sui- 
vie est Jean de la Croix, seigneur de La Croix en 
Nivernais, qui vivait en 1420. 

Gabriel de la Croix II : du nom, le premier de 
la branche de Touignan, écuyer, seigneur de 
Touignan, avocat au parlement de Bordeaux, 
mourut en 1749, laissant plusieurs enfants de Ma- 
rie du Perrieu, qu'il avait épousée par contrat du 
7 novembre 1731. 

Ayant été imposée à la taille, elle produisit les 
titres do feu son mari avec un arbre généalogique 
remontant à 1420 et prouva qu'il était issu de ra- 
ce noble en ligne directe de l'ancienne famille de 
La Croix, dont l'origine de la noblesse est ense- 
velie dans l'antiquité ; en conséquence, elle obtint 
une sentence rendue à Bordeaux au bureau de 
l'élection de Guyenne, le 2 septembre 1772, qui 
fit défenses aux collecteurs qui entreront en 
charge à l'avenir, de comprendre, ni cotiser la 
suppliante, veuve du sieur Gabriel de la Croix, 
écuyer, sous son nom, ni sous quelqu'autre que 
ce puisse être, directement ou indirectement, et 
ordonna que la somme qu'elle avait payée serait 
répartie pour l'année 1773 par les collecteurs sur 
tous les habitants taillables de la paroisse, pour 
être remise à la suppliante sur sa simple quit- 
tance â peine d'en répondre en leur propre et 
privé nom. 

Armes : D'argent, à une croix alezêe d'azur, 
surmontée d'un Lion passant de gueules, armé et 
lampassé. 

Une branche, sans doute de la même famille, 
dont on trouve la généalogie dans l'Armoriai gé- 
néral de France, fut maintenue dans sa noblesse 
par ordonnance de 1070. 

Philippe de La Croix, natif de la ville d'Arles, 
chambellan du roi François I er en 1526, eut entre 
autres descendants, Louis-Philippe de La Croix de 
Beaurepot-de-Censou, qui fut reçu page du roi 
dans sa petite écurie le 17 février 1735. 




Armes : D'or, à trois fasees d'azur ondées, celle 
du chef surmontée d'un lion de gueules demi-corps. 

Nous trouvons une autre famille originaire de 
Normandie, élection de Vire, ayant possédé les 
fiefs de la Boucherie et des Jardins. 

Armes: D'azur, à la croix d'argent, cantonné 
de quatre roses d'or. 

LAFON DE JEAN DU VERDIER (de). 

Très-ancienne famille de 
robe et d'épée ; son arbre 
généalogique est formé de 
trois branches, savoir : 

1° La maison de Lafon 
proprement dite ; 

2° La maison de Jean ou 
Jehan ; 
3° La maison du Verdier. 
La première a été la tige 
sur laquelle se sont greffées 
les deux dernières à deux 
époques distinctes : en 1560, 
Françoise de Jean, dernière 
héritière des seigneurs de Saint-Projet, transmet 
son nom avec ses armes à Flotard de Lafon ; de 
même, en 1701, damogselle Françoise du Verdier 
transmet le sien à François-Louis de Lafon de 
Jean. 

La famille de Jean fixa sa résidence d'abord à 
Cahors, puis en son château des Junies, enfin en 
celui de Saint-Projet, en Quercy. 
Le Limousin vit naître les seigneurs du Verdier. 
Le château de Féneyrols, en Bouergue, fut le 
berceau de la maison de Lafon. Cette forteresse 
majestueuse, qui se mire dans l'Aveyron avec ses 
mâchicoulis et ses créneaux, son lierre et ses 
pierres dorées, reste témoin muet de plus d'un 
brillant fait d'armes. 

Maison de Jean ou Jehan 

I. —Bertrand I de Jean, chevalier, né à Cahors 
vers 1160, fut le premier chef connu de l'illustre 
maison de Jean. Il combattit avec acharnement 
les Albigeois qui infestaient le Midi de la France. 
En 1204, il s'enrôla sous la bannière de Pierre de 
Castelnau, chef de la croisade entreprise contre 
eux, et, en 1208, sous celle de Simon de Montfort, 
qui s'empara, l'année suivante, de Béziers, où il 
fit malheureusement tant de victimes. En récom- 
pense de ses services et de ses actions d'éclat (pro 
remuncratione laborum fortissimarumque actio- 
num inbello sacro contra A Ibigenses), Guillaume 
de Cardaillac, évêque de Cahors, lui donna en 
1214 le fief important de Canourgues, avec le 
château et les forteresses, sous le seul hom- 
mage noble d'une paire d'éperons dorés qu'il 
devait faire, lui et ses successeurs, à chaque mu- 



- 249 



- 250 — 



tation d'évêque. Cette terre, qu'on dénomma dans 
la suite les Joannies (aujourd'hui les Junies), à 
l'intention de son nouveau seigneur, le chevalier 
de Jean ne devait « ni la vendre, ni l'aliéner, ni 
« la donner, ni la diviser entre ses enfants ; elle 
« devait rester dans sa maison comme un prix 
« sacré de ses services militaires pendant la guerre 
« sainte et passer entière et à perpétuité au pre- 
« mier-né de sa famille ou à la fdle aînée à défaut 
« de mâle t(Hist. yen. du Quercy. Lacoste, t. II, 
p. 181). 
Il eut trois fds : Eugène, Gilbert et Antoine. 

II. — Eugène de Jean fut élevé de bonne heure 
à la dignité de grand écuyer du roi Louis VIII. 
En prenant possession de sa charge, en 1223, 
« il promit de ne point regarder la maréchaussée 
« comme héréditaire et de ne retenir, à son profit, 
« les chevaux, pallefrois et roncins rendus en 
« l'écurie du roi ». 

En 1248, Eugène et Gilbert s'embarquèrent à 
Aiguës-Mortes avec Saint-Louis en vue de délivrer 
les saints lieux du joug desinfidèles. lisse signa- 
lèrent dans plusieurs combats ; la croisade finie, 
ils rentrèrent en France emmenant avec eux de 
Terre-Sainte un religieux du Mont-Carmel qu'ils 
logèrent d'abord dans leur terre de Soubrejols, 
aujourd'hui Glandières, et, quelques années après, 
dans leur vaste jardin de Gahors qu'ils lui don- 
nèrent; on vit bientôt s'élever en ce lieu une belle 
église et un grand monastère occupé encore de nos 
jours par les Carmes [Hist. du Quercy. Lacoste, 
t. II, p. 303). 

Antoine prit une part glorieuse à la bataille de 
Damiette et à celle de la Massoure. Fait prison- 
nier par les Sarrasins, il supporta courageuse- 
ment sa captivité. De retour dans sa patrie, pour 
remercier Dieu de sa délivrance, il dota magnifi- 
quement le monastère fondé par ses frères 
(Féneyrols, par l'abbé Galabert) . 

III. — Bertrand II de Jean, chevalier, épousa, 
vers 1280, Marguerite d'Euze, sœur de Jacques 
d'Euze, de Cahors, qui devint pape le 7 août 1316 
sous le titre de Jean XXII. Il eut cinq enfants : 

1° Marie, mariée avec Arnaud de Trian, vicomte 
de Talard, qui devint grand maréchal du Souve- 
rain-Pontife ; 

2° Gaucelin, issu, dit Baluze, d'une très-illustre 
famille de Cahors (or tus e clarissimâ faniilid 
Divonœ), fut archidiacre de Carpentras, grand 
pénitencier, évêque d'Albano, cardinal en 1316 et 
vice-chancelier de l'Eglise romaine. Il mérita, dit 
Lacoste dans son histoire du Quercy, par ses pro- 
fondes connaissances en droit civil et canon et en 
politique, d'être employé par le Saint-Siège dans 
plusieurs affaires importantes. En 1317, il fut 
envoyé en Angleterre pour apaiser la révolte de 
plusieurs barons contre le roi. Sa légation ne fut 
pas heureuse ; il tomba entre les mains d'une 
troupe de brigands qui pillèrent ses bagages et 
le firent prisonnier. La liberté ne lui fut rendue 



que moyennant une grosse somme d'argent. En 
1319, il fut chargé auprès de Philippe-le-Long, roi 
de France, et de Robert de Béthune, comte de 
Flandre, d'une autre légation qui eut plus de suc- 
cès. 11 devait faire conclure un traité de paix entre 
ces deux princes, ennemis jurés. Le 5 mai 1320, ce 
traité fut par eux signé et cimenté par le mariage 
de Louis de Nevers. petit-fils du comte de Flandre, 
avec Marguerite, fille du roi. Robert perdit par ce 
traité la Flandre française. 

En 1334,1e cardinal Gaucelin de Jean fut nommé 
commissaire général pour réformer l'Université 
de Toulouse. 

Par la mort de ce prélat, survenue le 16 mai 
1349, la Cour romaine perdit une de ses lumières. 
Il fut inhumé au pied du grand autel de l'église 
des Dominicains de Cahors dont il avait fait bâtir 
le chœur à ses dépens [sëpultus in capite cccle- 
siœ coram altari majore, in hoc loco ubi tenet 
sacerdos pedes quando offert sacrijicium) . 

Son testament est du 25 février 1348. Il donne 
ses deux anneaux les plus précieux au pape, 
son oncle ; une bible avec la glose à son neveu 
Gilbert de Jean, évêque de Carcassonne ; un de 
ses meilleurs chevaux à Benoît de Jean, son petit- 
neveu, etc.. 

Les armoiries de Gaucelin étaient des armoiries 
personnelles et différaient de celles de sa famille. 
Son sceau, qui est appendu à des actes des années 
1319 et 1320 déposés aux archives nationales, 
représente le cardinal en prière au-dessous des 
images de Notre-Dame, de Saint-Pierre et de 
Saint-Marcellin, ses patrons, avec la légende : 

5. Gaucelmi Bel gratid tituli sanctorum Mar- 
celtini et Pétri presbiteri cardinalis . 

Sur le contre-sceau, un écu à deux lions passants 
et à la bordure besantée avec la légende : Sit 
nomen Domini benedictum. 

3° Benoît qui suit ; 

4° Jacques vit sa noblesse confirmée par Lettres 
patentes de Philippe-le-Bel données à Compiègne 
le 8 juin 1310. 

5° Guillaume fonda un hospice à Labastide- 
Marnhac. Son fils Pierre devint évêque de Carcas- 
sonne. 

IV. — Benoît de Jean, chevalier de Saint-Projet 
et seigneur des Junies, mourut en novembre 1337 
et fut inhumé dans l'église des Dominicains de 
Cahors. Entre autres enfants : 

1° Gaucelin, nommé évêque de Carcassonne le 
25 mai 1337 à la mort de Pierre son cousin. Il pas- 
sait pour avoir mené une vie si sainte qu'après sa 
mort il aurait opéré des miracles s'il faut en croire 
le nécrologe des Dominicains de Cahors (Gauce- 
linus tantœ sanctitatis et exemplaris vitœ exti- 
tii quod Deus per ipsum multa mirabilia opera- 
tur). 

2° Gilbert, aussi évêque de Carcassonne (1346- 
1354). Son tombeau et celui de Gaucelin étaient à 



— 25L — 



252 — 



droite du chœur de l'église des Dominicains dont 
ils avaient été les bienfaiteurs ; celui de la famille 
était à gauche. 
3° Philippe de Jean qui suit. 

V. — Philippe I de Jean, chevalier de Saint-Pro- 
jet, seigneur des Junies, de Salviac, Galessie et 
Biars, prit une part active aux guerres anglaises. 
IL fit prisonnier Bertugat d'Ail >ret qu'il livra au 
duc d'Anjou. Par son testament du 6 novembre 
1347, modifié par codicille du 11 novembre 1355, il 
veut être enterré dans l'église du couvent des reli- 
gieuses dominicaines des Junies. Sa mort arriva 
en 1358. Il avait épousé Astorge d'Orlhac. 

Benoît, son fils, prit aussi une part active aux 
guerres anglaises. Il ordonna, dans son testament, 
qu'il serait distribué, après sa mort, 2,000 florins 
d'or aux communes des Arques, de Lherm, Pont- 
Cirq, Puy-1'Evêque, Castelfranc, etc., en répara- 
tion des dommages qu'il leur avait causés pendant 
la guerre. Gomme il ne laissa pas d'enfant de sa 
femme, Cécile de Cardaillac, il institua son héri- 
tier universel Philippe, son frère. 

VI. — Philippe II de Jean, chevalier de Saint- 
Projet, seigneur des Junies et autres places, eut 
Antoine qui suit. 

VII. — Antoine I de Jean, chevalier de Saint- 
Projet, seigneur des Junies, de l'Hôpital Saint- 
Jacques et autres lieux, prêta le serment d'hom- 
mage en 1443 entre les mains de Jean de Castelnau 
nouvellement nommé évêque de Cahors. 

VIII. — Olivier de Jean, son fils, seigneur de 
Saint-Projet, Loze, Saillagol et Labastide-Marn- 
hac, reçut, le 16 avril 1444, l'hommage de Jean de 
Bérald, seigneur de Paulhac, pour la terre de 
Saillagol. La haute seigneurie de ce fief apparte- 
nait à la maison de Jean, le domaine utile a la 
maison de Bérald. Le village de Saillagol, dit 
l'abbé Galabert, fut entièrement ruiné par les 
incursions répétées des Anglais ; il n'y resta qu'une 
femme appelée la Saillagola. Quand, après la 
conquête de Jeanne d'Arc, le calme fut revenu 
dans le pays, Jean de Bérald voulut remettre ses 
terres en culture, mais les délimitations anciennes 
étaient effacées et il y eut contestation à ce sujet 
entre Jean de Bérald et Olivier de Jean. Des sai- 
sies furent pratiquées ; on allait plaider lorsqu'il 
fut décidé de s'en remettre à un arbitrage. Le 
2 mai 1 158, les arbitres choisis par les parties s'as- 
sirent sur une pierre à la façon des anciens, et, 
ayant fait le signe de la croix, prononcèrent cette 
sentence : « Il y aura bonne et durable paix entre 
les contendants; toutes les saisies faites à l'occa- 
sion de ce débat sont annulées ; pour les frais, 
que mes a, mes aja (à chacun les siens). La limite 

partira de ; les deux seigneurs donneront deux 

écus aux arbitres pour leurs peines ». Olivier de 
Jean avait épousé noble Marguerite Damier qui 
fit son testament en 1486 au château de Saint- 
Projet. Elle demanda à être ensevelie dans la 
chapelle de la Sainte-Vierge du lieu auprès de 



son époux. Cent prêtres devaient figurer à ses 
obsèques, de même qu'aux services de neuvaine 
et de bout de l'an. Chacun d'eux avait droit à 
quinze deniers tournois pour ses honoraires. Au 
service de neuvaine, les pauvres de la seigneurie 
reçurent dix setiers de froment et deux pipes de 
bon vin. Pareille distribution fut faite au bout de 
l'an. 

IX. — Elie de Jean, fils du précédent, srigneur j 
de Saint-Projet, Loze, Saillagol et autres places, 1 
eut, croyons-nous, deux fils : 

1° Antoine, qui suit ; 

2° Bobert de Jean ou Jehan, dit de Montesquieu, j 
qui prit une part active aux guerres de religion. | 
Il servit avec distinction Henri de Lorraine, duc 
de Guise, chef du parti catholique, et fut blessé! 
à ses côtés, d'un coup de pistolet et de deux coups J 
d'épée, à la bataille de Moncontour (1569). Il prit 
Réalville en plein jour à la barbe des ennemis, se 
jeta dans Moissac et rompit le pont pour défendre 
la ville contre les Huguenots qu'il attaqua ensuite 
au passage de Sainte-Livrade. A Lafrançaise, avec 
une poignée de soldats, il mit en déroute près de 
2,000 hommes et leur enleva quatre pièces de ca- 
non . Enfin peu après un combat qu'il leur livra 
encore entre Saint-Antonin et Villefranche, il 
mourut paisiblement dans son lit d'une pleurésie 
(Fëneyrots, par l'abbé Galabert). 

X. — Antoine II de Jean, baron de Saint-Projet,, 
seigneur de Biars, Galessie, Labastide-Marnhac, 
Loze, Saillagol et Salviac, chevalier des ordres du 
roi, qualifié « haut et puissant seigneur », fut l'un 
les capitaines de chevau-légers les plus distingués 
du Quercy. En lui finit la race masculine de la 
maison de Jean de Saint-Projet. De son mariage 
avec Jeanne de Fumel, sœur du baron François de 
Fumel, capitaine des gardes de la Porte, gouver- 
neur de Mariembourg et ambassadeur à Constan- 
tinople, sous Henri II, il n'eut qu'une fille, 
Françoise. 

XI. — Françoise de Jean ou Jehan, baronne de 
Saint-Projet, dernière survivante de sa lignée, 
épousa, le 24 mai 1560, noble Flotard de Lafon, 
seigneur de Féneyrols, en Bouergue, sous la con- 
dition expresse que son nom et ses armes seraient 
ajoutés au nom et aux armes de la maison de 
Lafon, exprimant ainsi nettement sa volonté de 
perpétuer a travers les âges un nom qui lui était 
cher (Sandret. Pevue nob., t. IV, p. 544). La con- 
dition fut remplie. Les armes de Flotard de Lafon 
furent écartelées et son nom fut désormais suivi 
de celui de sa femme. Il transporta même sa rési- 
dence du château de Féneyrols, berceau de sa 
famille, en celui de Saint-Projet. 

Maison du Verdi eu 

Quelle est l'origine exacte des seigneurs du Ver- 
dier? Sans vouloir l'affirmer formellement, nous 
avons tout lieu de croire qu'ils se rattachent à la 
maison des marquis de Lubersac, en Limousin. 



- 253 — 



— 254 — 



Cette famille qui remonte au x e siècle comprend 
six branches dont la troisième est celle des sei- 
gneurs du Verdier. Pierre de Lubersac, baron du 
Leyris et seigneur du Verdier, eut de son mariage 
avec Françoise Pasquet de Savignac six enfants 
dont la dernière, Françoise, naquit vers 1670. Or, 
le 18 novembre 1701, François-Louis de Lafon de 
Jean épousa une damoyselle Françoise du Ver- 
citer, et le fils né de leurs œuvres eut pour mar- 
raine, à smi baptême, une dame Lucie de Luber- 
sac. L'acte de 1701 ne mentionne pas, il est vrai, 
le nom patronymique de la mariée, mais cette 
omission n'a rien qui doive étonner à une époque 
où la tenue des registres de catholicité laissait 
tant à désirer et où il n'était pas rare de voir des 
membres de famille noble délaisser leur nom 
patronymique pour prendre un nom de terre. 
François-Louis de Lafon de Jean, pour se distin- 
guer sans doute de son frère aîné Jacques titré 
marquis de Saint-Projet, ajouta à son nom celui 
de sa femme. On trouve cette pratique en hon- 
neur principalement chez les puînés ou cadets- 
Tandis que les aînés conservaient héréditaire- 
ment leur surnom pris d'un nom de terre, les 
puînés ou cadets prenaient souvent le nom et les 
armes de leur femme ou de leur mère : d'autres 
ne changeaient que leurs armes ; d'autres enfin 
retenaient leurs armes en changeant leur nom. 
François-Louis de Lafon de Jean fit suivre son 
nom du nom ou du surnom de sa femme. Si l'ad- 
dition des noms ne s'opéra pas en 1701 de même 
façon qu'en 1560, c'est que la situation n'était pas 
la même. Françoise de Jean était la dernière de 
sa lignée. Pour ne pas laisser son nom s'éteindre 
avec elle, elle le transmit avec ses armes àFlotard 
de Lafon. Françoise du Verdier, au contraire, 
laissait des frères héritiers du nom patronymique 
et des armes de sa maison ; elle ne transmit à son 
mari qu'un nom de fief. 

Maison de Lafon (de Jean du Verdier) 

I. — Robert de Lafon, seigneur de Saint-Géry 
et Vieux, co-seigneur de Gaillac, naquit vers 1180. 
Il se signala dans les guerres albigeoises, notam- 
ment en délogeant de Gaillac Simon de Montfort 
qui s'en était emparé. Ce fait d'armes entraîna la 
reddition de Castres, Caussade et Rabastens en 
1210 (Féneyrols, par l'abbé Galabert). Il fut le 
premier chef connu de la maison de Lafon. 

II. — Ratier de Lafon, son fils, prit la croix 
avec Saint-Louis en 1248. Après la prise de Da- 
miette en 1240, l'armée chrétienne livra aux Sar- 
rasins une sanglante bataille devant la Massoure, 
sur la rive orientale du Nil. Dans le feu de l'ac- 
tion, plusieurs chevaliers sortent des rangs et 
volent dans la mêlée. Tandis que Robert de Vair 
tombe enveloppé dans sa bannière, que Raoul de 
Coucy expire sur un monceau de morts, Ratier de 
Lafon, couvert de blessures, souillé de poussière 
et de sang, menace encore les Infidèles au cri de 
Mont-Joie, Saint-Denis! Dans sa retraite vers 



Damiette, il fut fait prisonnier avec le roi (1250,. 
Après sa délivrance, il passa d'Egypte en Pales- 
tine et resta quatre années sur l'ancienne terre de 
Chanaan. En témoignage de sa vaillance, le roi 
lui accorda, pour lui et ses descendants, le droit 
d'ajouter à ses armes douze besants d'or, prix de 
la rançon du captif aux mains des Infidèles. 

III. — Olivier I de Lafon, fils de Ratier, épousa 
vers 1300 Catherine de Durfort, fille de Pierre de 
Durfort qui était lui-même petit-fils de Rertrand 
de Goth, frère du pape Clément V. 

IV. — Guillalmon de Lafon, fils d'Olivier, 
occupa l'importante charge de sénéchal de Rouer- 
gue au début de la guerre de Cent ans. Il épousa 
3n 1335 Hélipx de Castelnau gui lui apporta en 
dot les terres de Capduelh, Cargoale et Féneyrols. 
Toutefois, la terre de Féneyrols resta commune à 
Hélipx et à sa sœur Hélène. La justice fut décla- 
rée indivise à perpétuité pour ce fief et les offi- 
ciers de justice portèrent dans la suite, en signe 
de leur office, des bâtons aux armes des deux 
maisons (Féneyrols, par l'abbé Galabert). 

V. — Jean I de Lafon, son fils, seigneur de 
Féneyrols, Capduelh, Cargoale, Saint-Géry, Vieux 
et co-seigneur de Gaillac, épousa en 1362 Anne de 
Rabastens. Son existence fut troublée par les 
incursions d'un ennemi sans cesse menaçant. Le 
traité de Rrétigny avait livré aux Anglais la moi- 
tié de la France. Plusieurs petits châteaux-forts 
avaient déjà succombé lorsque les Anglais vinrent 
assiéger Féneyrols. Jean de Lafon, à la tête de 
ses milices, put quelque temps défendre l'ap- 
proche de son château, mais l'ennemi, supérieur 
en nombre et largement pourvu d'échelles et de 
machines de guerre, ne tarda pas à pénétrer dans 
la place. Jean de Lafon s'échappa par une porte 
dérobée le 12 décembre 1362. Deux jours après, 
on annonçait qu'un traître, Jehan de Gourdon, 
accourait renforcer les Anglais à Féneyrols. Mais 
la nouvelle du siège et de la prise du château avait 
été rapidement répandue par un Carme. Le séné- 
chal de Rouergue, suivi des meilleurs capitaines 
du Quercy, et le seigneur de Milhars vinrent au 
secours de Jean de Lafon. Avec eux était Jourdain 
de La Vallette, seigneur de Cuzoul et capitaine- 
châtelain de Parisot. Le 30 décembre, toutes les 
forces étant réunies, le signal du combat fut 
donné. Les mangonneaux vomirent de gros blocs 
de pierre contre les murailles du château qui ne 
tardèrent pas â s'ébranler ; puis des tours rou- 
lantes achevèrent l'œuvre et la forteresse fut 
reprise aux Anglais en février 1363 (Féneyrols, 
par l'abbé Galabert) . 

VI. — Jean II de Lafon, fils du précédent, sei- 
gneur de Féneyrols et autres places, épousa 
Yolande de Penne et peut-être, en secondes noces, 
Imberte de Vallon, fille d'Amalric en Quercy. 

VU. — Ratier II de Lafon, plus connu dans 
l'histoire sous le nom de Ratier de Féneyrols, se 
signala dans les guerres anglaises. En 1384, il te- 



255 — 



— 256 



nait garnison à Saint-Antonin dont il fut quelque 
temps gouverneur. 11 reçut du roi mission de cou- 
per le chemin à l'ennemi, martre de Penne. Ses 
exploits lui valurent la haute charge de sénéchal 
de Rouergue qu'il exerça de 1400 à 1418. Il avait 
épousé Jeanne do Caraygue et peut-être, en se- 
condes noces, Anne de Penne, fille d'Olivier de 
Penne allas de Gourdon et d'Hélène de Cardail- 
lac-Varaire. Par testament, il fonda, dans le mo- 
nastère de Saint-Antonin, un obit de 300 livres 
pour le repos de son âme (Féneyrols, par l'abbé 
Galabert). Il eut quatre enfants dont Olivier qui 
suit. 

VIII. — Olivier II de Lafon, qui vivait en 1445, 
épousa Béatrix du Rieu, fille de Baptiste du 
Rieu, seigneur de Saint- Salvadou. 

IX. - Pons de Lafon, son fils, épousa, en pre- 
mières noces, Antoinette de Saint-Maurice et, en 
secondes noces, le 22 novembre 1495, Anne de 
Galard, fille de Jean III de Galard, seigneur de 
Brassac. Du second mariage, il eut trois enfants 
dont Arnaud qui suit. 

X. — Arnaud de Lafon, dit d'Amors, seigneur 
de Féneyrols, Lambernade et autres places, 
épousa d'abord Rose de Beaulac dont il n'eut pas 
d'enfants, et, après la mort de celle-ci, Hélène de 
Gourdon, fille du vicomte de Gayfier, baron de 
Gourdon, et de Jeanne de Lauzières. Par testa- 
ment, il fonda une chapellenie à Féneyrols dotée 
de quelques setiers de blé pour célébration de 
messes. De son second mariage, il eut trois en- 
fants dont Flotard. 

XI. — Flotard I de Lafon, écuyer, seigneur de 
Féneyrols et autres lieux, épousa, le 24 mai 1560, 
Françoise de Jean ou Jehan, dernière héri- 
tière des seigneurs de Saint-Projet en Quercy 
qui stipula que son nom et ses armes seraient 
ajoutés au nom et aux armes de son époux 
(Sandret, Revue nob. t. IV, p. 544). A dater de ce 
jour, les armes de la maison de Lafon furent 
écartelées de celles de la maison de Jean et les 
deux noms furent réunis en un seul. Flotard de 
Lafon fut l'ennemi juré des protestants qu'il dé- 
logea d'EntraygU9s et d'Auban près de Capdenac 
et qu'il battit à Saint-Maurice et à Jagot près 
de Gaussade. Lorsque l'armée du comte de Sois- 
sons vint fondre sur Villefranche, il l'affaiblit 
beaucoup par diverses escarmouches. On dit que 
la reine Marguerite de France, femme d'Henri 
IV, traquée de toutes parts et ne sachant plus à 
qui se fier, alla lui demander asile en son châ- 
teau de Saint-Projet. Flotard fut tué dans un 
combat contre les Huguenots près de Domme en 
Périgord [Féneyrols, par l'abbé Galabert). En- 
fants : 

1° Marguerite de Lafon de Jean épousa le 4 mai 
1585 Balthazar de Cadrieu, fils de Marquis de Ca- 
drieu et de Jeanne de Narbonnès. Leur fils, Marc 
de Cadrieu, fut fait maréchal de camp le 2 dé- 
cembre 1651. 



2° Flotard de Lafon de Jean. 

XII. — Flotard II de Lafon de Jean, baron de 
Saint-Projet, seigneur de Féneyrols et autres 
places, épousa, le 25 janvier 1585, Isabeau de la 
Roche, fille de François, baron de la Roche- 
Fontenilles et de Françoise de Montluc, et petite- 
fille du célèbre maréchal de France, Biaise de 
Montluc. 

XIII. — Philippe de Lafon de Jean, fils de Flo- 
tard, baron de Saint-Projet, seigneur de Féney- 
rols, Saint-Amans, Labastide, Montesquieu, et 
autres places , gentilhomme ordinaire de la 
chambre du roi, prêta le serment de foi et hom- 
mage au roi en 1607 pour les places de Saint- 
Projet, Montesquieu et Labastide qu'il déclara 
tenir avec justice haute, moyenne et basse. Le 
24 juillet 1617, il épousa Marguerite deCardaillac, 
fille d'Hector et de Marguerite de Lévis. Il com- 
battit vaillamment aux côtés de son père sous 
Louis XIII. Il se distingua principalement à la 
prise de Nérac, Caumont, l'Isle-Jourdain, Mas- 
Grenier, Mauvezin, Albias, Réalville, Caussade, 
Négrepelisse et Saint-Antonin. 11 fut tué d'un 
coup de pistolet au siège de Montauban en 1621 
(Féneyrols, par l'abbé Galabert). 

XIV. — Fabien de Lafon de Jean, fils de Phi- 
lippe, chevalier des ordres du roi, marquis et baron 
de Saint-Projet, seigneur d'Amors, de Biars, 
Capduelh, Cargoale, Féneyrols, Lamothe, Labas- 
tide, Montesquieu, Loze, Saillagol, Saint-Amans, 
et autres lieux, épousa, le 12 novembre 1655, 
Françoise de Rilhac, fille de François, marquis 
de Rilhac, chevalier des ordres du roi, maréchal 
de camp et baron de Saint-Martin Volmereux. 

Dans le dénombrement qu'il fît, la même an- 
née, de ses droits sur la seigneurie de Féney- 
rols, il se reconnut seul seigneur haut, moyen et 
bas de Capduelh et de Saint-Amans, et seigneur 
de Féneyrols et Cargoale en paréage avec le ba- 
ron de Cessac. Il lui est dû, entre autres choses, 
l'aide aux quatre cas qui consistait dans l'obliga- 
tion de fournir un cheval du prix de 50 livres : 1° 
à chaque nouvelle guerre ; 2° à l'occasion du ma- 
riage d'un de ses fils ou d'une de ses filles, ou à 
leur entrée en religion ; 3 e lors du passage d'ou- 
tre-mer; 4° en cas de captivité. De toutes les re- 
devances, celle qui pesait le plus à la population 
de Féneyrols était la rente de huit setiers de blé 
pour le four. Plusieurs fois, oubliant un acte 
contractuel de 1345 qui la liait, elle avait es- 
sayé de s'en exonérer. Le 2 octobre 1705, la de- 
mande de cette redevance fut le signal d'une 
émeute. Le marquis de Saint-Projet, Fabien de 
Lafon, qui se trouvait ce jour-là en son château 
de Féneyrols dépêcha son valet de chambre à 
François Pratbernon, premier consul, pour l'en- 
gager à payer la rente. Entré dans la maison, le 
valet de chambre est pris aux cheveux et battu 
par la femme et le fils du consul; il tombe dans 
l'escalier pendant que le consul crie : Au feu ! au 



257 



- 258 — 



feu! Un attroupement considérable se forme de 
gens armés de bâtons. Le marquis accourt l'épée 
à la main et met en fuite les rebelles, mais il est 
blessé d'un coup de pierre et tombe ensanglanté. 
Le 30 mars 1706, le sénéchal de Rouergue fit relâ- 
cher les cinq personnes compromises et empri- 
sonnées au château de Féneyrols ; mais le 6 sep- 
tembre de la même année, la décisi-jn du séné- 
chal l'ut annulée par le parlement de Toulouse 
qui [condamna les cinq délinquants chacun à 25 
livres d'amende; de plus, le premier consul fut 
banni pendant trois ans de la juridiction sous 
peine de mort en cas d'infraction. 

Plus tard encore les consuls de Féneyrols refu- 
sèrentle paiement de cette rente au marquis 
Jacques de Lafon, et, de nouveau, ils furent con- 
damnés en 1717. Cette résistance n'altéra pas 
longtemps les bons rapports du seigneur et de 
ses vassaux; plus d'une fois, Fabien de Lafon 
et Jacques, son fils, intervinrent auprès de l'in- 
tendant des Finances pour obtenir, en leur fa- 
veur, soit des décharges, soit des réductions 
d'impôts (Féneyrols, par l'abbé Galabert). 

Du mariage de Fabien de Lafon, marquis de 
Saint-Projet, avec Françoise, marquise de Rilhac, 
qualifiée « haute et puissante dame «dans des do- 
cuments nombreux conservés dans les archives 
de la famille, sont issus : 

lo Françoise, mariée le 7 mai 1696 avec Charles- 
François d'Escars, marquis de Merville et de 
Laroquebrou, baron de Carbonnières, d'Ytrac et 
de Saint-Jean-Lespinasse ; 

2" Catherine, née à Rilhac, au château de sa mè- 
re, le 17 octobre 1667. Pour entrer au monastère 
de Reaulieu, au diocèse de Tulle, elle dut faire 
ses preuves de noblesse, tant pour les lignes pa- 
ternelles que pour les lignes maternelles, devant 
une commission de seigneurs nommée, lo 24 mai 
1684, par frère Jacques d'Arcéjun-Caderousse, 
grand-prieur de Saint-Gilles . Le 24 mars 1686, ces 
preuves furent vérifiées et reconnues valables 
dans l'Assemblée capitulaire des Dames deBeau- 
lieu, et, la même année, Catherine de Lafon fut 
admise au noviciat. Au mois de mai 1716, elle 
était élue grande prieure du monastère. Elle mou- 
rut vers 1749 (Sandret, Rev. nob. t. IV). 

3° Jacques, et 4° François-Louis, qui suivent. 

XV. — Jacques de Lafon de Jean, marquis de 
Saint-Projet, chevalier, seigneur haut justicier 
d'Amors, de Biars, Capduelh, Cargoale, Féney- 
rols, Galessie, Jamblusse, Labastide-Marnhac, 
Lamothe, Loze, Luboz, Montesquieu, Saillagol, 
Saint-Amans, bailli des montagnes d'Auvergne, 
épousa, en premières noces, Anne-Rose de La 
Roche-Bourbon-Lavedan, et, en secondes noces, 
en 1726, Gabrielle d'Escars, fille d'Annet, mar- 
quis d'Escars, lieutenant général des armées du 
roi et gouverneur de Honfleur. Il n'eut pas d'en- 
fant de sa seconde femme. Son testament est du 
6 août 1736. Il institue héritier universel Charles- 



Joseph, son fils unique, stipulant qu'au cas où co 
dernier viendrait à décéder sans enfant, l'entière 
hérédité passerait â son frère François-Louis. Il 
donne à dame Gabrielle d'Escars, sa seconde 
femme, le droit d'habitation au château de Saint- 
Projet, sa résidence ordinaire ; il lui lègue en ou- 
tre, sa vie durant, la jouissance des seigneuries de 
Saint-Projet et de Jamblusse, mille livres de rente 
annuelle et l'équipage destiné à son usage person- 
nel. Il veut que tous les domestiques à son ser- 
vice au moment de son décès aient les gages de 
l'année doublés. D'anciens serviteurs même sont 
l'objet de libéralités de sa part. Il mourut le 20 
mars 1740, à l'âge de 77 ans, et fut enseveli le sur- 
lendemain dans la chapelle Notre-Dame de l'église 
de Saint-Projet, au tombeau de ses ancêtres. 
En 1696, il avait obtenu de l'évêque de Rodez le 
transfert au château de Saint-Projet de la chapel- 
lenie fondée au château de Féneyrols par Arnaud 
de Lafon (Archives de la famille). 

XVI. — Charles-Joseph de Lafon de Jean, mar- 
quis de Saint-Projet et de Rilhac, vicomte de La- 
vedan, baron de Barbazan, premier baron de 
Bigorre, possédait une vingtaine de seigneuries. 
Il épousa, le 7 juillet 1722, Elisabeth de Lostanges 
de Saint-Alvère, fille d'Emmanuel Galiot de Los- 
tanges, marquis de Saint-Alvère, sénéchal et gou- 
verneur du Quercy, et d'Anne-Rose de Cadrieu. 
Elisabeth, devenue marquise de Saint-Projet, est 
qualifiée (( haute et puissante dame » dans des 
actes nombreux possédés par la famille. 

Les biens de Charles-Joseph étaient considéra- 
bles, mais les dettes contractées par son père pe- 
saient sur lui lourdement. Aussi, pour liquider 
cette situation obérée, se décida- 1— il, le 31 octobre 
1746, à aliéner, sous la réserve de la justice et des 
autres droits seigneuriaux, la terre de Saint- 
Amans à M. de Mondésir ; mais la vente fut annu- 
lée par arrêt du Parlement. Il mourut sans posté- 
rité le 8 avril 175:2, à l'âge de 55 ans, et fut inhumé 
le lendemain au tombeau de ses ancêtres. 

XVII. — François-Louis de Lafon de Jean du 
Verdier, chevalier, devenu le chef du nom et des 
armes de sa maison, le 8 avril 1752, par la mort 
sans postérité de son neveu Charles-Joseph, fils 
unique de Jacques, son frère aîné, avait épousé 
en 1701 « damoyselle Françoise du Verdier» dont 
il avait pris le nom. 

Il eut pour successeurs Jean II, Jean III, Guil- 
laume et Jean IV de Lafon de Jean du Verdier, 
marquis de Saint-Projet. 

Alliances : D'Euze, de Trian, d'Orlhac, de Car- 
daillac, de Fumel, de Lubersac de Durfort, de 
Castelnau, de Rabastens, de Penne, de Vallon, de 
La Valette, du Rieu, de Laboissière-Narsès, de 
Saint-Maurice, de Galard, de Balaguier, de Beau- 
lac, de Gourdon, de Lautrec, de Cadrieu, de 
Rilhac, d'Escars, de Cugnac, de La Roche-Bour- 
bon-Lavedan, de La Roche-Fontenilles, de Lostan- 
ges de Saint-Alvère, etc. 



Tome II. 



y. 



— 251) — 



— 260 



Armes : Ecartelé : aux 1 et 4, de gueules, au 
lion d'o)- couronné du même, accompagné de 
douze besants aussi d'or, rangés en orle ; aux 2 
et3, d'azur, à l'aigle ëployèe d'or, au chef cousu 
de gueules, chargé de trois fleurs de lis d'or. 

Couronne de marquis. 

REPRÉSENTANT ACTUEL : 

Lafon de Jean du Verdier (Auguste 
de), marquis de Saint-Projet, ancien avo- 
cat à la Cour de Paris, actuellement ma- 
gistrat, résidant à Sancerre (Cher) et en 
son château (monument historique) de 
Saint-Laurent-lès-Tours (Lot). 

LAFONTAN DE GOTH (de). 

La famille de Lafontan de Goth se rattache à la 
grande famille historique de Goth, par Pierre de 
Goth, vicomte en Bruhlois, l'un des six enfants 
de Gaillard II de Goth, marquis de Rouilhac, etc., 
et petit-neveu du pape Clément V (Bertrand de 
Goth). Pierre de Goth eut pour fils : 

Perrotin de Goth, marié à Jeanne de Bonnefont 
d'on : 

Pierre de Goth, leur fils, auquel fut concédé le 
droit de bourgeoisie d'Agen et qui épousa Rose 
de Palaucherye, fille de noble Jouchim de Palau- 
cherye, chevalier seigneur de La Salle de Labes et 
autres lieux, et aussi bourgeois d'Agen et d'Anne 
de Nadal. Il eut pour fils : 

Pierre de Goth, lequel fut institué hériter par 
son grand-père Joachim de Palaucherye, à la con- 
dition qu'il prendrait ses noms et prénoms et 
s'appellerait désormais Joachim de Palaucherye 
dit Pierre de Goth . 

Les Palaucherie étaient de puissants seigneurs. 
Ils possédaient un magnifique tombeau sous le 
chœur de l'église des Cordeliers d'Agen. Leurs 
armes étaient sculptées sur la clef de voûte de 
l'abside et reproduites sur les vitraux. Joachim 
de Palaucherye y fut enseveli en 1520, revêtu de 
son armure de chevalier avec son épée et ses 
uns d'or, après de magnifiques funérailles. 
Pierre de Goth eut pour fils : 

Autre Pierre de Goth, dit de Palaucherye, officier 
des gents d'armes du Uoy, qui n'eut qu'une fille: 

Marguerite de Goth, mariée en 1580 à noble 
Sans Fabry, advocat du Roy, au siège présidial 
d'Agen auquel elle apporta en dot la terre et 
seigneurie patrimoniale de (ioth, lo nom et les 
armes de Goth qui furent [iris et portes par Sans 
Fabry et ses descendants. Leur race fut continuée 
par leur fils : 

(luillaume de Fabry de Goth, avocat du Roy au 
siège présidial d'Agen, marié en 1020, à Anne de 
La Crompe : leur fils : 

Pierre de Fabry de Goth, avocat du Roy au 
siège présidial d'Agen, marié en J649, a Jehanno 
de Laville de Lacépede. L?ur fils : Jehan de Fabry 



de Goth, avocat du roi au siège présidial d'Agen, 
marié en 1083 à Jehanne de Garrant. Six filles na- 
quirent de se mariage. L'aînée fut substituée par 
son père et fut donataire dans son contrat de 
mariage de la seigueurie de Goth, et du nom et 
des armes de Goth. Elle s'appelait : 

Marthe-Rose de Fabry de Goth. Elle épousa en 
1723, Antoine de Lafontan de Lamarque, écuyer, 
avocat au parlement, arrière-petit-fils de autre 
Antoine de Lafontan de Lamarque, conseiller 
au parlement de Bordeaux. Il avait pour fils : 

Antoine de Lafontan de Goth, né en 1730, mort 
en 1778, marié à Jehanne de Delcruzel, officier de 
la connétablie de France. Son fils : 

Antoine de Lafontan de Goth, né en 1759, avo- I 
cat au parlement, officier de la connétablie de 
France, était comme ses ancêtres, seigneur de la 
maison noble et du fief de Goth, situé en la ju- 
ridiction de Puymerol-Grand-Castel en Agenois, 
et embrassant les paroisses de Saint-Romain, 
Saint -Jean-de-Thenac, Saint-Pierre -de- Mataure, 
Saint-Seurin, Saint-Julien-de-Boyssagut et Saint- 
Martin-de-Seyches, et, en outre, possédant le droit 
de pêche et d'attache de moulin à nef sur la ri- 
vière de Garonne, sur un parcours de deux lieues, 
pendant lequel la rivière bordait les tennements 
de ladite seigneurie. Antoine de Lafontan de Goth 
fut élu maire de Puymirol en 1700, juge du can- 
ton en 1791, commissaire du district de Valence 
d'Agen en 1792, juge au tribunal d'Agen en 1796, 
nommé conseiller à la cour d'Agen en 1810, prési- 
dent en 1815. Il avait épousé en 1793 Catherine 
Renaut, fille de Roch Renaut, député d'Agen aux 
Etats-Généraux de 1789. Il eut pour fils : 

Alexandre de Lafontan de Goth, avocat à la cour 
de Paris, né en 1800, mort en 1888, marié à Louise 
Joly de Boissel. Son fils unique : 

Clément de Lafontan de Goth, né en 1857. 

Armes: D'or, à trois fasces de gueules. 

L'écu timbré du casque de face à onze grilles 
surmonté lui-même de la couronne de marquis. 

Supports : Deux lions rampants portant en 
bannière carrée l'ècusson d'or à trois fasces de 
gueules. 

Devise : Quy vive : Dieu et Rog. 

LA HOUSSAYE {de). 



Comtes de la Houssaye, 
Seigneurs ou Patrons de la 
Houssaye sur Beaumont lé 
Roger, Le Bosc St-Ouen ou 
St-Ouen des Champs, la 
Croix, la Brière, les Sardi- 
nets, la Rue, les Long- 
champs, paroisse de Hau- 
ville, le Bourdonnay ou 
St-Denis du Bourg-Denis, pa- 
roisse du Sandinparoisse de 
Rougementin, Beauchamp, 
l'Epervier,St-Paul sur Pont- 




— 261 — 



262 



Audemer, la Gauchure, Hamtot sur Bolleu, anciens 
seigneurs d'Esturqueraye près Pont-Audemer, 
soit 20 fiefs nobles et 3 patronages de paroisse 
(la Houssaye, le Bosc, St-Ouen, le Landen, vi- 
comte de Pont-Aude nier et pays de Gaen) duché 
de Normandie 

La maison de la Houssaye, d'origine Scandinave 
et féodale, appartient aux premiers âges de la 
féodalité. 

Cette famille a pour auteur un chef normnnd 
établi en Normandie en l'an 900 avec le duc Rol- 
lon et qui reçut à titre de fief militaire le domaine 
dit de la Houssaye-sur-Beaumont (Houssaya lieu 
planté de houlx). Les armes de cette maison sont 
très anciennes ; ses nombreuses branches, ses 
nombreuses possessions féodales, fiefs et parois- 
ses, attestent de la plus haute antiquité sur le sol 
Normand. 

Sur de la Houssaye (document très curieux) — 
1096 — liste de la l re croisade, on trouve Béran- 
ger, sire de la Houssaye. 

En 1302, les de la Houssaye étaient au camp des 
Flandres avec Philippe-le-Bel. Eustache de la 
Houssaye fut élu maréchal de Bretagne, compa- 
gnon de Duguesclin. Cette ancienne famille, d'un 
nom florissant en Normandie dès Guillaume le 
Conquérant, a toujours soutenu la noblesse et 
fourni plusieurs lieutenants, colonels et chevaliers 
deSt-Louis. 

Un de la Houssave avait émigré. (Voir tome l or , 
col. 1637.) 

Armes actuelles : D'argent, à un houx à quatre 
branches fcuiUées de sinopie, arraché sur une 
terrasse du même et accompagné de trois merle t- 
tes de sable, 1 et 2. 

Couronne de comte. 

Suppobts : A dextreun lion, à sënestrc, un dau- 
phin. 

Devise : Qu'y s'y frotte s'y pique. 

LALANNE DE MORLANNE SOUYE 

(de). 

La famille de Lalanne de 
Morlanne-Souye est originai- 
re du Béarn où elle possédait 
la seigneurie de Souye et les 
fiefs de Lanne, du Gascon de 
Morlanne et d'Arbusat d'U- 
zan. Ses chefs siégeaient jus- 
qu'en 1789 aux Etats de Béarn 
dans le corps de la Noblesse, 
ainsi qu'il résulte de plusieurs 
actes de foi et d'hommage 
présentés par messire Jean 
de Lalanne de Morlanne- 
Souye, chevalier, seigneur de 
Souye et autres places, qui prêta serment de fidé- 
lité au Roy pour la dite Seigneurie de Souye. Cette 




famille se rattache par ses alliances aux plus an- 
ciennes et aux premières maisons de Béarn et de 
Gascogne. Elle se rattache : par les Portets et les 
Batz, directement aux comtes de Lomagne, aux 
premiers comtes d'Armagnac et aux ducs de Gas- 
cogne ; par les Nays-Candau, aux de Béarn, aux 
d'Andoins, aux de Gassion, aux de Miossens et 
autres nobles familles. (V. armoriai des Landes 
(Cauna), t. 2 et 3, et armoriai de Béarn (Dufau de 
Maluquer), tome 1). 

Un de ses membres, Mgr Martin de laCassaigne, 
est mort évèque de Lescar en 1729. Deux autres 
de ses membres sont morts victimes des fureurs 
révolutionnaires sur l'échafaud de 1793. La V t(, « s ' e 
de Nays-Candau, mère de dame Jacques de La- 
lanne-Souye, fut guillotinée à Pau, accusée de 
correspondance avec son fils, ancien officier, qui 
avait émigré. Le baron de Batz, grand-père ma- 
ternel de dame Edouard de Lalanne-Souye, mou- 
rut également sur l'échafaud de la Révolution. 

Messire Henry de Lalanne de Goûts, sieur de 
Lanne, de Goûts et de l'Arribérasse en 1670, marié 
â damoyselle de Dutour (allias du Tourn). — 
Noble Jean de Lalanne de Morlanne, chevalier, 
né en 1715, seigneur de Lanne, du Gascon de 
Morlanne, de l'Arribérasse, d'Arbusat d'Uzan, 
devint seigneur de Souye et membre des Etats de 
Béarn. Le chevalier Jean de Lalanne de Morlanne- 
Souye épousa noble damoyselle Marie de Lamar- 
que, fille de noble Jacques de Lamarque, écuyer, 
et de dame de la Gassaigne-Maucor. — Messire 
Jacques de Lalanne-Souye, écuyer, né en 1748, 
seigneur de Souye, Uzan, Lanne et autres places, 
devint avocat au Parlement de Navarre ; marié à 
damoyselle Henriette de Nays-Candau, des mar- 
quis de Candau, fille du vicomte Pierre-Alexandre 
de Nays Candau, seigneur de Lucarré, et de d^e 
de Noguès Gerderest, morte sur l'échafaud. 

Jacques de Lalanne de Souye mourut en 1838 
dans un âge très avancé, et laissa de son mariage : 
lo Alexandrine de Lalanne de Souye, mariée au 
baron deLoubouey-Bouillon, et morte sans posté- 
rité; 2° Edouard de Lalanne de Souye, né en 
1808, marié à Aménaïde de Portets, fille de mes- 
sire Michel de Portets, seigneur de Poursingues, 
et de dame Catherine de Batz. 

Ed. de Lalanne de Souye a passé toute sa vie 
dans ses terres et est mort le 13 juin 1882 au châ- 
teau d'Uzan. 

Armes: D'azur, à deu.cëpèes nues d'argent à la 
garde d'or en pointe, croisées en sautoir; au chef 
chargé de trois étoiles d'argent 2 et i. 
Couronne de marquis. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS 

1° Lalanne de Souye, (Louise - Marie- 

Blanche de), résidence : Château d'Uzan, 
par Morlanne (Basses-Pyrénées), mariée à 
Eugène Layrisse, dont : a) Edouard, ré- 



— 263 - 



264 



dacteur au Courrier d'Haïphong (Tonkin) ; 
b) Henry, avocat à Haïphong. 

2° Lalanne de Souye (Marie-Nathalie de) 
résidences: Château de Pargade, par Gar- 
lin, et château de Mirasson près Garlin (B. 
P.), mariée à Austinde du Bosc: de Taret, 
dont : a) Eugène ; b) Georges. 

3° Lalanne de Souye {Marie-Louise- 
Ferdinande de) veuve du capitaine Borde- 
nave de Fortisson. Résidence : Villa des 
Merisiers à Gélos (près Pau). 

4° Lalanne de Souye (Marie - Antoi- 
neïïe- Elisabeth présidences : Mont- Liban 
à Pau (Basses-Pyrénées) et château de 
Grandpré, par Lescar (près Pau), mariée 
le 22 décembre 1873 au capitaine Giraud, 
chevalier des ordres de Grégoire-le-Grand 
et de la Légion d'honneur, dont : a) Marie- 
Joseph-Ri^olyte, né le 18 mai 1877; b) 
Marie - Joseph - Augustin -Pierre - Jean - 
Edouard, né le 16 octobre 1880. 

LAMARQUE (de). 

Cette famille est originaire du Poitou. 

Armes : D'argent, à l'aigle éployêe de sable sur- 
montée de deux étoiles de gueules placées l'une à 
dextre, Vautre à senestre. Alias : De sinople à la 
fasce échiquetée d'argent et d'azur à trois traits. 

Supports : Deux sphinx. 
Couronne de comte. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS 

Lamarque (Alfred de) né en 1838, ancien 
Inspecteur des eaux et forêts, résidant à 
Glermont, rue Pascal, et au château de 
Bourassol près Rio m (Puy-de-Dôme) marié 
à MlledeNiGOLAÏ de Laval, morte sans en- 
fants ; remarié à Mlle de Chamerlat de- 
Bourassol, dont deux enfants: a) André, 
né en 1869; b) Marie-Antoinette, né le 12 
avril 1874, mariée le 17 octobre 1894 à Al- 
bert de Remacle. 

Frère : Henri, marié à Mlle de LaRocitE- 
Montbrun, dont : Edmée. 

LAMBERT DE BOISJAN (de). 

Famille originaire de Bretagne. 
On trouve le nom de Lambert dans les montres 
militaires de 1355, 1371, 1378, 1379, 1380 et 1392. 



(Dom Morice, preuves) ; mais la généalogie arti- 
culée ne commence qu'à : 

N. H. Jehan Lambert, seigneur de la Hauteville, 
paroisse de Trébédan, au pays de Dinan, vivant 
avant 1400, et figurant dans une montre de 1480. 
De lui descendent la branche de la Hauteville- 
Lorgeril, éteinte en 1761 ; celle de Tigourdaine. 
fondue, en 1771, dans Ferron du Chesne ; celle de 
Lesmont de la Havardière, marquis d'Acignè, 
éteinte en 1673 et fondue dans Freslon de laFres- 
lonnière ; enfin la branche de Boisjan, sortie des 
marquis de la Havardière d'Acignè, seule exis- 
tante. 

Cette maison a produit, entre autres : Jehan, 
seigneur de la Hauteville, ; parmi les gentilshom- 
mes de la garnison de Dinan, en 1444 — Charles, 
seigneur de la Hauteville , aussi un des seigneurs 
auxquels le Duc confia la garde de Dinan, en 1553. 
Jehan, seù/neur de la Tigourdaine, paroisse 
de Ploiier, connétable de Dinan, en 1557, capi- 
taine des Francs-Archers de l'évêché de Ren- 
nes, en 1555, capitaine de cinquante hommes 
d'armes et chevalier de l'Ordre du Roi, en 
1570 — Amaury, seigneur de Tigourdaine, cheva- 
lier de l'ordre du roi, en 1552, tué dans une atta- 
que de son château de Tigourdaine, par des Hu- 
guenots, en 1593 — Jehan, seigneur de Lesmont, 
paroisse de Ploùer, chevalier de l'Ordre du roi, 
en 1602, gentilhomme de la Chambre de Henry IV, 
en 1606 — René, seigneur de la Havardière, pa- 
roisse d'Acignè, près Rennes, chevalierde l'Ordre 
du Roi, en 1632, marquis d'Acignè, en 1657, pré- 
sident des Etats de Bretagne, dans l'ordre de la 
Noblesse, en 1663, lieutenant des maréchaux de 
France dans toute l'étendue de l'évêché de Vannes, 
en 1668, etc. etc. 

Maintenus dans leur noblesse d'ancienne ex- 
traction et chevalerie, à la réformation de 1668 et 
années suivantes. 

Armes : D'argent, au chevron de gueules. 
Supports: Deux lions. 
Couronne de marquis. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS 

Eambert de Boisjan (M is de), chef de sa 
maison, et M ise , née de Lambert. Rési- 
dence : Château du Tertre, en Pipriac (Ille- 
et Vilaine). 

Frère : Lambert de Boisjan (Comte de). 
Résidences : Château de Craon, en Com- 
blessac (Ille-et-Vilaine) et à Saint-Rrieuc 
(Côte-du-Nord). 

OUTRAGES A CONSULTER: 

Dom Morice : Preuves de l'histoire de Bretagne. 
— Titres originaux, aux archives du château du 
Tertre. — Archives du marquis deLangle,àRen- 



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nés.. — Registres de Trébédan, Plouër, Acigné, 
Rennes, Marent, Comblessac (où est située la lerrc 
du Boisjan), enfin Pipriac, etc. — Greffe du Parle- 
ment et Archives de la Chambre des Comptes, à 
Nantes. — Arrêt de la réformation aux archives 
de M. le marquis de Lambert de Boisjan, etc. etc. 

LAMBERTERIE (de). 

Voir pour l'historique de 
la famile le Tome l e i", col. 
1658 et 1659. 

REPRÉSENTANTS 
ACTUELS 
Ire Branche 
Lamberterie (Paul, 
B on de), ancien préfet et 
ancien député du Lot, 
né le 29 mai 1840, veuf 
de Marie-Antoinette de 
Blom. Résidence: 3, place d'Iéna, à Paris, 
et château de la Roque (Lot). 

2 me Branche 

Lamberterie f Albéric de). Résidence : châ- 
teau de Beau séjour, par Mirambeau (Ch nte - 
Inférieure), mariéà Marie deMoNEYSD'OR- 
dières, sa cousine, dont 2 filles et un fils. 

3 me Branche 

Lamberterie (Raoul de), B on de Cros,né le 
1G octobre 1860. Résidences : Château de 
Brussy et Le Gros (Dordogne), aîné de 
trois frères et quatre sœurs. 

LAMY DELA CHAPELLE. 

Ancienne famille du Limousin, compte parmi 
ses ancêtres un patriarche de Jérusalem, dont elle 
a conservé lés armes. 

Reconnue noble depuis l'an 1335, portant dès 
cette époque le titre d'écuyer. 

Le roi Charles IX, par lettres-patentes que pos- 
sède la famille, anoblit Jean et Gabriel pour leurs 
services et leur bravoure dans les guerres de re- 
ligion (septembre 1570). 

Armes : De gueules, à la colombe à" argent, posée 
sur une terrasse d'azur. 
Couronne de comte. 
Supports: Deux lions. 
Devise : Au besoin, on reconnaît Lamg. 



LANGLOIS DE LA ROUSSIÈRE. 

Les Langlois de la Roussière, du comté Nan- 
tais, maintenus dans leur noblesse à la réforma- 
tion de 1669, ont produit un échevin de Nantes en 
1596, un syndic de la même ville, deux Conseil- 
lers-Maîtres et un Président à la Chambre des 
Comptes de Bretagne. Toutes ces charges, dans 
lesquelles ils se succédèrent de père en fils, étaient 
attributives de noblesse. La filiation se continue 
par Jacques Langlois de la Roussière, seigneur 
du Breil en Bouguenais, officier de marine du Roi 
au département de Brest, marié en 1774 à Thérèse- 
Adrienne-Emilie de Goyon. Leur fils Armand- 
Jacques-René, épousa Emilie-Suzanne-Jeanne de 
Goyon, sa cousine-germaine. Les fils et les petits- 
enfants de ces derniers ont pris alliance dans les 
maisons de Bruc, le Maignan de l'Ecorse, de Tes- 
son et Carré de Lusançay. 

La famille Langlois de la Roussière possède et 
habite à Nantes l'ancien hôtel de Goyon situé, 16, 
rue Royale et place de la Préfecture. 

Armes : D'argent, à trois roses de gueules, bor- 
dées de sable et pointées de sinople. 

LANNEAU (de) 

Famille ancienne, originaire d'Allemagne. Le 
premier qui vint en France, avec un prince de la 
maison d'Orange, fut François-Lombard de Lan- 
neau, écuyer, maître d'hôtel de Madame la prin- 
cesse d'Orange. Il reçut en 1544. de Gillette de 
Luxembourg, dame de Comarin, en considération 
des services qu'il avait rendus à Madame la prin- 
cesse d'Orange, le château et le terrage de Mont- 
fort près Montbard. 

Armes. D'azur, à un rameau d'argent, posé en 
fasce et un chef aussi d'azur, chargé de trois 
besants d'or. 



LANNES duc de MONTEBELLO 
prince de SIÉVERS. 

Montebello • Lannes (1769-1809), maréchal de 
France, prince de Siévers (décret impérial du 
30 juin 1807) duc de Montebello (décret impérial 
du 19 mars 1808). 

La principauté de Sienrirz (département de 
Kalisch, Pologne) a existé dès la plus haute anti- 
quité. Elle appartint d'abord à des princes laï- 
ques qui jouissaient de toutes les prérogatives de 
l'indépendance et de la souveraineté : droit de 
créer des nobles, droit de représentation actif et 
passif, droit de lever des troupes, droit de faire 
la guerre et de conclure des traités, droit d'éta- 
blir et de percevoir les impôts, de battre mon- 
naie, etc. 



267 — 



268 — 



Vers le xv« siècle, la principauté de Sienrirz 
passa aux évêques de Cracoviequi se transmirent 
l'exercice des mêmes droits avec les titres de 
Dux et Princeps severiensis jusqu'au partage de 
la Pologne. La principauté disparut alors : la 
Russie et la Prusse s'en partagèrent les dépouilles. 
Après les victoires d'Iéna, de Pultusch, de 
Friedland, Napoléon « voulant reconnaître les 
services rendus par le Maréchal Lannes, comman- 
dant la réserve de la Grande Armée » lui concéda 
par décret impérial daté de Tilsitt (30 juin 1807) 
« la principauté de Siévers (sic) pour en jouir lui, 
ses héritiers et successeurs en toute propriété. » 

L'Empereur fit confirmer ce décret par les trai- 
tés de Tilsitt (7 et 9 juillet 1807) signés entre la 
France, la Russie et la Prusse. Il y fut stipulé, 
en même temps que la constitution du Grand 
Duché de Warsowie, la reconstitution de la prin- 
cipauté de Sienrirz au profit du Maréchal Lannes. 

Enfin par un procès-verbal (5 août 1807) les 
commissaires du Grand Duché mirent solennelle- 
ment « Son Altesse Monseigneur le Maréchal 
Lannes, prince de Sienrirz, en possession de 
tous les droits honorifiques et autres qui avaien* 
appartenu aux anciens princes de Sienrirz. » 

Les difficultés que souleva la Prusse retardè- 
rent jusqu'en 1813 l'exécution complète du décret 
impérial, des traités de Tilsitt et du procès-verbal 
des commissaires du Grand Duché. Il fallut que 
Napoléon intervint pour faire exécuter les enga- 
gements contractés. En 1815, la principauté de 
Sienrirz subit le sort des autres institutions im- 
périales, mais les droits des héritiers du Maré- 
chal Lannes sont restés intacts. 

Aujourd'hui, conformément aux législations 
française et polonaise et suivant un règlement 
de famille, le titre de prince de Siévers est porté 
par : 

Charles -Louis -Maurice Lannes, marquis de 
Montebello, prince de Siévers, marié à Thérèse 
O'tard de la Grange, dont • 

Maurice-Napoléon-Jean Lannes de Montebello, 
prince de Siévers. 

Voy. le tome 1", col. 1682 et suiv. 

LAPORTE (de). 

Ancienne noblesse du Quercy, originaire de 
Figeac, où elle a occupé les premiers emplois. 
La preuve en est, que l'écusson de ses armes se 
trouve sur les plus anciens édifices de cette ville. 

La branche aînée, seigneurs de Puy-la-Garde, 
en Quercy, s'est éteinte en 1758. Il ne subsiste 
plus que la branche des seigneurs de Larnagol, 
dont on ne peut donner la filiation que depuis 
Guillaume de Laporte, issu de la branche aînée, 
qui laissa postérité de Marie de Ferrier. 

Au 5* degré, Etienne-Alexandre de Laporto, 
seigneur, baron de Larnagol fut reçu en 1738, sur 



ses preuves faites en 1737, devant le juge d'armes 
de France, M. d'Hozier, chevalier d'honneur de 
la Cour des Aides de Montauban. Il épousa par 
contrat du 5 mai 1752, Jeanne-Josèphe de Lan- 
trons, dont il eut un garçon et deux filles. 

Armes : D'azur, à la croix de calvaire d'or, 
mouvante de la pointe de Vécu, et soutenue par 
deux poteaux aussi d'or, posés en forme de che- 
vron; au chef cousu de gueules, charge d'un crois- 
sant d'argent, posés entre deux étoiles d'or. 

LA ROGHEBROGHARD (de). 

Une des plus anciennes maisons de la province 
du Poitou, où elle est connue depuis l'an 1045, 
sous le nom de Brochard auquel on lui avait 
ajouté plus tard celui de La Roche, à cause de 
la terre de ce nom qui lui appartenait. Cette fa- 
mille a formé plusieurs branches qui ont fourni 
un grand nombre de notabilités. 

Silvestre-Charles Brochard, fut admis à faire 
ses preuves de noblesse pour être reçu page de 
la reine, le 16 mars 1739. 

Benjamin-Louis-Charlfis Brochard de la Roche- 
brochard fit également des preuves de noblesse 
pour être reçu chevau-léger de la garde ordinaire 
du roi, le 12 juin 1779. 

Cette famille compte bon nombre d'officiers des 
armées du roi, chevaliers de divers ordres. 

Armes : D'argent, au pal de gueules, côtoyé de 
deux pals d'azur. 
Couronne de marquis. 
Supports : deux lions. 
Voy. Brochard. 

LA ROCHE-DUMAS (de). 

Par décret, en date du 12 août 1890, M. Trou- 
pinon de la Roche Dumas a été autorisé à substi- 
tuer à son nom patronymique celui de : de la 
Roche-Dumas . 



LA ROCHE FONTENILLES. 

Famille originaire du comté de Bigorre, tire 
son nom de la terre de la Roque, de la Roca, si- 
tuée dans le canton de Castelnau, arrondi ?se- 
ment de Bagnères. Cette maison prouve par des 
originaux qu'elle tenait rang parmi l'ancienne 
chevalerie de sa province dès le xn e siècle. Plu- 
sieurs de ses membres ont occupé des places 
éminentes dans le sacerdoce, dans la maison mi- 
litaire et dans les aimées de nos rois. Elle a con- 
tracté toutes ses alliances avec les familles les 
plus recommandables par leurs illustrations et 
par la pureté de leur origine. 



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270 



Le souvenir des premiers auteurs de cette mai- 
son remonte par actes à l'an 1185 et d'autres piè- 
ces des années 1190 et 1204. Trois titres origi- 
naux attestent la présence de Carbonnel et de 
Gaillard de la Roche à la l re croisade de St-Louis. 
Le nom et les armes de ces deux seigneurs ont 
été mis au musée de Versailles. 

Les preuves faites, en 1779, pour l'obtention 
des honneurs de la Cour, par le marquis de Fon- 
tenilles, établissent la filiation de la maison 
depuis Sanche de la Roche, seigneur de Fonte- 
nilles, mentionné comme défunt nar un acte de 
1318. Gaillard de la Roche, son arrière petit-fds, 
servait en 1420, sous le sénéchal de Reaucaire, 
avec 11 écuyers et 5 arbalétriers ; Philippe de la 
Roche, chevalier-baron deFontenilles, fut nommé 
par le roi Charles LX gentilhomme ordinaire de 
la Chambre en 1565, et reçut le collier de l'ordre 
de St-Michel, en 1568. 

Jean Biaise et Jacques, furent gentilshommes 
ordinaires des rois Henri IV et Louis XIII, capi- 
taines d'une compagnie de 30 lances au titre de 
50 hommes d'armes des ordonnances du roi. 
Louis XIV érigea la baronnie de Fontenilles en 
marquisat au mois d'avril 1658. Les lettres paten- 
tes données en cette circonstance à François de 
la Roche, gentilhomme ordinaire de la Chambre, 
portent que le baron de Fontenilles avait signalé 
son courage dans toutes les belles occasions aux 
sièges de Gravelines, de Mardick, de Bourbourg, 
de Béthune et à la défense de la ville d'Arras, où 
il conduisit comme volontaires 80 gentilshommes 
de ses amis, et qu'il n'avait fait que suivre les 
traces de ses prédécesseurs. 

La branche aînée était représentée par Auguste" 
Pierre Fulbert, marquis de la Roche-Fontenilles' 
qui émigra et fît la campagne des princes à l'âge de 
14 ans ; rentré en France, en 1798, il prit du ser- 
vice dans les hussards volontaires et se distingua 
en plusieurs circonstances. Sa bravoure lui mé- 
rita l'estime de Grouchy, de Masséna et du 
prince de Neufchâtel, sous lesquels il servit. Dans 
la campagne de Portugal, en 1810, chargé d'escor- 
ter à la tête de 500 hommes la réserve des vivres 
et de l'artillerie, il se retrancha sur une montagne 
et repoussa après 4 heures de combat le général 
anglais Trent, qui avait 8 régiments de milices 
portugaises et un régiment de cavalerie. Par ce 
brillant fait d'armes il sauva le convoi. Il fut 
nommé colonel du 1 er régiment de chasseurs à 
cheval en 1819. L'année suivante, pour récom- 
penser sa fidélité pendant les cent jours, le roi 
l'appela à commander le régiment des chasseurs 
de l'Isère et ensuite le 1er régiment des grena- 
diers à cheval de la garde royale. Il a fait 21 cam- 
pagnes et reçu trois blessures. 

Armes : D'azur, à trois rocs d'échiquier d'or. 
Couronne de duc. 



Supports : A dextre une aigle ; à seneslre un 
léopard lionne. 

Cimier : Un chevalier croisé armé de toules pièces 
tenant de la dextre une épée d'argent, garnie d'or, 
de la senestre une croix haute d'argent. 

Cri : Guyenne, Guyenne. 

Devise : Deo duce, ferro comité. 

LA ROGHELAMBERT (de). 

Terre et seigneurie en Auvergne, aux confins 
de cette province et du pays de Vélay, à deux 
lieues du Puy, sa capitale. 

On ignore si la maison de la Rochelambert a 
reçu ou donné son nom à cette terr? qu'elle 
possède depuis le xii" siècle, laquelle avait de 
très beaux droits seigneuriaux qui s'étendaient 
jusque sur quelque partie de la ville du Puy. Ces 
seigneurs l'étaient aussi en partie de la ville de 
St-Paulien, où ils avaient chapelle, caveau de 
sépulture, droits honorifiques, et la nomination 
d'un canonicat dans cette collégiale ; ils ont aussi 
fait nombre de fondations. 

Les mots espagnols vale me dios qui signifient 
Dieu me protège, faisant partie de leur devise 
qui est Amour ou guerre, ni crainte, ni envie, 
pourraient faire présumer que cette maison est 
originaire d'Espagne. Cette devise est écrite sur 
le frontispice du château de la Rochelambert 
depuis 1574, époque de la reconstruction du 
temps des guerres civiles. Il était alors regarde 
comme un asile assuré, où quantité de seigneurs 
venaient se réfugier et y déposer leurs effets les 
plus précieux, étant adossé à un rocher inacces- 
sible du côté de la rivière de Borne. Il y avait 
dans ce château quelques armures du temps de 
la chevalerie, même à l'usage des femmes ; ves- 
tiges précieux qui, dans un château fortifié moins 
par l'art que par la nature, désignent seuls l'an- 
tiquité de la race de ses possesseurs. Cette mai- 
son distinguée par ses alliances, ses services 
militaires, pour avoir été décorée du collier de 
l'ordre de nos rois, avant la création de celui du 
St-Esprit, et avoir donné des chanoines-comtes 
au chapitre de Brioude, ainsi que des chevaliers 
de Saint-Jean de Jérusalem, a l'avantage de voir 
son origine se perdre dans l'antiquité la plus 
reculée. 

Pierre de la Rochelambert, nommé dans un 
acte latin du xi e siècle nobilis miles Petrus de 
Rupelamberta, avait la qualité de chevalier, titre 
qui prouve non seulement la noblesse d'extrac- 
tion, mais qui annonce du coup le caractère de 
l'ancienne chevalerie et de la haute noblesse. 

Suivant un arbre généalogique dressé en 1762, 
la filiation de cette famille n'est bien établie que 
depuis Pierre de la Rochelambert, 1* du nom, 



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chevalier, seigneur de la Rochelambert, qui vivait 
en 1164. 

Cette famille a formé la branche des seigneurs 
de la Valette de Montfort, prise au xne degré et 
qui a pour auteur Guillaume, comte de la Roche- 
lambert, qualifié haut et puissant seigneur, marié 
le 15 mai 1684, à Claude de Chavaignac-Langeac, 
dont postérité. 

Un de ses descendants, Joseph, marquis de la 
Rochelambert-Montfort, chevalier, né le 31 octo- 
bre 1751, qualifié de haut et puissant seigneur du 
Fien, de la Valette, St-Jean-en-Val, Montfort, 
etc., entré au régiment des Gardes Françaises en 
1766, fut présenté à Sa Majesté Louis XVI et fit 
ses preuves sur titres vérifiés par M. Chéri n, 
pour monter dans les carrosses, en novembre 1785 ; 
chevalier de l'ordre royal et militaire de St-Louis 
en 1787, il fut fait lieutenant au régiment des 
Gardes en 1788; il eut l'honneur de joindre les 
princes du sang de France à Turin, lorsque le 
régiment des Gardes fut licencié en 1790. Il com- 
manda une compagnie d'hommes d'armes à pied 
à Coblentz en 1791 et fit avec les princes la cam- 
pagne de 1792 comme colonel. Décoré de l'ordre 
du lys en 1814. Marié le 14 juin 1778 à Marie- 
Anne-Elisabeth-Joséphine Bonvoust de Pruslay, 
d'une très ancienne maison, dout il eut postérité. 

Armes : D'argent, au chevron d'azur, et un chef 
de gueules. 

Supports : Deux saunages armés de leurs mas- 
sues. 

Devise : Amour ou guerre, vale me dios, ni 
crainte ni envie. 

L'opinion commune est que ces mots : vale me 
dios signifient point de milieu; mais un interprête 
de la langue espagnole a affirmé au contraire que 
ces mots écrits ainsi : vale me dios, signifient 
Dieu me protège. 

ROGHEMAGÉ (de la). 

Cette famille, originaire de Bretagne, a été dé- 
clarée noble d'extraction à la réformation de 1669, 
16 février. 

Elle a donné : 3 auditeurs des comptes depuis 
1593; un maire de Nantes, de 1662 à 1664; deux 
conseillers du parlement de Bretagne, depuis 1687. 

Un chef royaliste dans les guerres de l'Ouest 
en 1815, commandant de la rive droite de la Loire 
à la prise d'armes de 1832 : combats de Pannecé 
et de Riaillé. 

Un sous-officier aux volontaires de l'Ouest 
(zouaves de Charrette), combat de Brou et bataille 
de Patay. 

Armes : De gueules, à trois rencontres de cerf 
d'or. (Alias : daims); au chef cousu d'azur, chargé 
d'une croiiv cngrelce d'argent. 



Couronne de comte. 
Devis : Inter aspera milis. 

LA ROCHE SAINT-ANDRÉ {de). 

Illustre et ancienne maison de chevallerie de la 
province de Bretagne, dont l'existence est cons- 
tatée par une longue continuité de services mili- 
taires, depuis le milieu du onzième siècle. Les 
premiers auteurs remontent à 1070 ; il est fait men- 
tion des membres de cette famille dans des actes 
de 1143, 1163, 1173, 1132, 1127, 1184, etc. 

Geoffroi de la Roche, écuyer, fut l'un des trente 
gentilshommes bretons qui, sous Jean de Beau- 
manoir, maréchal de Bretagne, combattirent 
contre trente gentilshommes anglais et allemands, 
commandés par Bembro.Ce combat où la victoire 
longtemps indécise, demeura aux bretons, et connu 
dans l'histoire sous le nom de Combat des trente, 
fut livré le 27 mars 1351. 

Geoffroi de la Roche, dans un intervalle que les 
champions prirent pour se raffraîchir, et repren- 
dre haleine, dit à Beaumanoir que, s'il était che- 
valier, il combattrait plus courageusement. Pour 
le satisfaire, ce général l'arma chevalier sur le 
champ, et lui rappela les hauts faits d'armes de 
ses ancêtres, surtout ceux de Budes de la lloche, 
son père, qui s'était tellement bien distingué dans 
les guerres contre les Sarrazins d'Orient, que sa 
réputation volait par toute l'Europe et dans tout 
l'Orient. 

L'histoire de Bretagne a consacré une foule de 
services distingués, rendus par cette famille aux 
ducs de Bretagne et à nos rois, depuis la réunion 
du duché à la couronne. Elle a été maintenu dans 
son origine chevaleresque par arrêt de la Chambre 
du 28 février 1669. De la branche de Bretagne est 
sorti le rameau des seigneurs des Ganacheris, 
établi en Poitou, depuis l'an 1505. Cette bran- 
che, connue également sous les noms de la Roche 
Saint-André, n'a pas acquis moins d'illustration 
dans les armes, et plusieurs de ses membres se 
sont acquis de la célébrité dans la marine royale. 
L'un entr'autres, Gilles de la Roche Saint-André 
fut fait chef d'escadre des armées navales de 
Louis XIV,chevalier de son ordre et gentilhomme 
de sa chambre et chevalier de l'ordre du Christ de 
Portugal, qui lui fut conféré pom avoir préservé 
Lisbonne d'un bombardement de la part des an- 
glais. Ses belles actions lui méritèrent la confiance 
du roi et la considération de plusieurs souverains 
étrangers. Ce fut lui qui, le premier, planta la 
croix dans l'île do Madagascar. Il commandait 
alors le vaisseau la Lune. Il mourut commandant 
de vaisseau du roi, le Jules, sur les côtes de Ga- 
lice, et fut enterré à Vigo, dans l'Eglise des pères 
Saint-François, en juin 1668. Il avait épousé en 
1659, Gabrielle-Brigitte, d'Escoubleau de Sourdis, 
dont il eut trois enfants. 



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Charles-Henri de la Roche Sant-André, maré- 
chal de camp, fut fait d'abord aspirant de la ma- 
rine royale, en 1777, et, successivement, garde de la 
marine, enseigne, lieutenant de vaisseau ; il fit en 
ces qualités toutes les campagnes de la guerre d'A- 
mérique et assita à sept combats sur mer. Emigré 
en 1792, il a fait la campagne de l'armée des princes, 
dans l'escadron de la marine, en qualité de lieute- 
nant au régiment d'Hector. Blessé à Quiberon, il 
parvint à regagner l'escadre à la nage et retourna 
en Angleterre ; rétabli de sa blessure il rentra de 
nouveau en France au service des princes dans 
l'armée de Vendée, fut blessé de nouveau à Milan; 
au premier retour du roi, il proposa ses services 
comme officier de la marine ; on lui envoya sa 
retraite avec le grade honorifique de maréchal de 
camp, qui lui fut décerné par la commission nom- 
mée pour les récompenses à accorder aux officiers 
royalistes du dehors et de l'intérieur. 

Armes : De gueules, à trois roquets ou fers de 
lances rompus d'or. 

LA ROGHETTE (de). 

Comtes de Rochegonde, seigneurs deLaRochette, 
de la Feuillarade, de Beaucastel, de Mercurette, 
de la Penide, du Sillioux, de Chaliac, de la Bas- 
tide, de la Borie, de Lugeac, de Vergonzat, de 
Verneyrolles, du Clusel, de Loubaresse, du Morle, 
d'Auger, du Fay,du Breuil, etc., dans les élections 
de Brioude et Saint-Flour. 

« Cette noble et antique maison» (Histoire de la 
Maison deBosredontpar M. AmbroiseTardieu)est 
originaire du Dauphiné, où elle est connue dès le 
xme siècle sous le nom patronymique de Guigues. 
Transplantée en Auvergne, elle se fixa à La Ro- 
chette dans l'élection de Brioude. Ses représen- 
tants ajoutèrent bientôt au nom de Guigues celui 
de leur nouvelle seigneurie, et vers 1360, ils aban- 
donnèrent difinitivement le premier pour ne plus 
retenir que le second. 

La noblesse de la famille de La Rochette est? 
avant tout, chevaleresque et militaire. Aussi, dit 
le Nobiliaire d'Auvergne, a-t-elle fourni bon 
nombre d'officiers de tous grades dont les preuves 
de service ont été produites. 

Elle a aussi sa place marquée dans la magis 
trature et le clergé où plusieurs de ses membres 
ont occupé des postes importants. Elle compte 
notamment : 

Un commissaire de l'artillerie de France; un 
capitaine d'une compagnie de lOOhommes d'armes; 
un lieutenant-colonel du régiment de Provence; 
unlieutenant-colonelde dragons, etc.; des officiers 
de toutes armes; des chevaliers de Malte dont 
les preuves sont au Fonds de Malte, à Lyon; des 
chevaliers de l'Ordre Royal militaire de Saint- 
Louis, de la Légion d'honneur, etc.; des pages de 
nos Rois; des mousquetaires; des lieutenants-gé- 



néraux au bailliage dArgentat;4chanoines,comtes 
du noble chapitre de Saint-Jullien de Brioude qui 
firent preuves de seize quartiers de noblesse, etc. 
Béraud de La Rochette, chevalier, vivait en 
1241. Les archives du château d A uger, résidence 
de famille près d'Issoire, en Auvergne, possèdent 
un acte de partage entre ce Béraud et son frère 
Bernard, chanoine-comte au chapitre de Saint-Ju- 
lien de Brioude. Cet acte, qui est sur parchemin et 
en latin, porte la date de 1241 et le sceau du cha- 
pitre. C'est le plus ancien des titres écrits de la 
famille ; 

Pierre de La Rochette, chevalier, vivait en 1298; 

Bernard de La Rochette, en 1321 ; 

Robert de la Rochette, qualifié « damoiseau », 
fut présent à la charte par laquelle Bernard de 
La Tour confirma en 1308, les libertés et fran- 
chises précédemment concédées aux habitants 
de Saint-Amand. 

En 1365, un autre Robert de La Rochette était 
membre du Grand Conseil de Jean, duc de Berry 
et d'Auvergne, et, suivant Louis de Raynal, dans 
son histoire du Berry, il assista en cette qualité, 
le 5 septembre de la même année, à la fondation 
d'une messe solemnelle que fit ce prince en l'é- 
glise de Bourges. Ce fut probablement à lui que 
le duc Jean donna une part dans la confiscation 
des biens saisis sur Bobert Dauphin, seigneur 
de Saint-Ilpize dont dépendait la terre du La 
Rochette. L'acte de donation porte la datede 1360. 

Les noms qui précèdent sont incertains dans 
l'ordre généalogique qui ne commence authen- 
tiquement qu'à : 

I. Hugues de La Rochette, seigneur du lieu. Il 
testa en 1360, le jour de la fête de Saint-Nicolas. 
On possède dans les archives d'Auger, son tes- 
tament, reçu par Pierre Achard, notaire royal. 
Il lègue ses biens à Dragonnet, son fils aine, et à 
Armand de La Rochette, son fils puiné, qui se 
signala dans les guerres du Dauphin d'Auvergne. 
Il avait épousé Jeanne de Couros, d'une famille 
noble, dont un évêque de Clermont en 1375. 

IL Dragonnet de la Rochette, fils de Hugues, 
seigneur du lieu, épousa Isabelle de Biers, fille de 
Pierre, sieur de la Coharde. Dragonnet mourut en 
1400. Isabelle de Biers, sa femme, lui survécut. 
Il est fait mention de cette dernière dans un acte 
par lequel elle fait un don du prieuré de Saint- 
Ilpize. Dans cet acte qui porte la date du 2 juillet 
1402, Isabelle de Biers se dit veuve de noble 
Dragonnet de la Rochette, seigneur de Saint- 
Ilpize, etc. 

En 1666, lors de la recherche de la noblesse, 
Jacques, François et Jean de La Rochette, auteurs 
des trois branches actuelles, prouvèrent leur 
filiation depuis Hugues de La Rochette qui testa, 
en 1360, et furent maintenus dans leur noblesse 
suivant une « sentence de maintenue » rendue 
par M. de Fortia, Intendant de la Généralité 
d'Auvergne et Commissaire du Roi pour ladite 



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recherche. Cette sentence est aux archives dépar- 
tementales de Clermont-Ferrand. 

Elle s'est alliée aux principales familles d'Au- 
vergne, du Forez, du Vivarais, etc., de Biers, de 
Torsiac, (1405), d'Aurelle de Colombines (1530), 
de Lesthoing (1582), d'Oradour (1707), de La Vais- 
sière (1748), de Sabran (1598), de Rochemure (1686), 
de Chambarlhac (1768), de Molard de Sormains, 
ds Muzy, d'Armand de Valabris, de Saint-Vincent 
(1849), Sancy, de Lénoncourt, Tardy de Montra- 
vel(1817),d'Assier de Valenches(1784),du Croiset, 
de Rochemonteix (1618), etc. 

Armes : D'azur, à la fasce d'or, accompagnée 
de trois étoiles d 'argent, 2 et L 

Couronne de comte. 

Supports : Deux griffons. 

Devise : Pro deo et honore. 

Ces armes sont celles décrites dans la sentence 
de maintenue rendue, en faveur de Jacques, de 
François, de Jean, etc., de La Rochette, par M. de 
Fortia, intendant de la Généralité d'Auvergne, 
lors de la grande recherche sur la noblesse, en 
1666. 



REPRESENTANTS ACTUELS 

Branche de Roghegonde. 

1° La Rochette de Rochegonde (Fran- 
çois-Achille-Henri, comte de), résidant au 
château de La Rochette, commune de Ville- 
neuve-sur-Allier (Haute-Loire) ; 

2° La Rochette de Rochegonde (Ernma- 
nuel-Hyacinte-Fernand de), sous -lieute- 
nant au 38 e régiment d'infanterie à Saint- 
Etienne : 

Branche de Beaucastel-Mercurette. 

La Rochette de Beaucastel-Mercurette 

(Jean de), contrôleur des contributions di- 
rectes à Bourges, officier de réserve au 37 e 
régiment d'artillerie ; 

Branche d'Auger. 

La Rochette d'Auger (Joseph, vicomte 
de) résidant au château d'Auger, commune 
de Manglieu (Puy-de-Dôme). 



LAROGQUE LATOUR (de). 

Issue d'ancienne chevalerie, cette maison paraît 
avoir emprunté son nom aux bourg et château de 
la Roque, situés sur la rive droite de la Garonne, 
dans le Bordelais. 

Son nom s'est écrit de la Roque, de Laroque et 
de Larocque. Cette dernière orthographe a été 
adoptée définitivement. 

La seigneurie de la Roque est fréquemment citée 
dans le catalogue des rôles gascons, par succes- 
sion féminine. Trois autres terres possédées par 
la maison La Roque ont servi à distinguer les 
branches qu'elle a produites : ce sont : le château 
de Budos, bâti par le pape Clément V, en 1308, 
sur la petite rivière du Cyron; le château de la 
Tour, construit en 1348, ravagé en 1651, pendant 
les guerres de la Fronde et détruit en 1793; le 
château de Tastes, sur la rive droite de la Ga- 
ronne, demeuré au pouvoir de la maison de la 
Roque jusqu'à la fin du s.vin e siècle. 

Cette maison a fait ses preuves de noblesse, à 
l'époque de la recherche générale, et a été main- 
tenue, à Bordeaux, comme issue d'ancienne extrac- 
tion, le 19 février 1698, et son jugement a été suivi, 
le 19 février 1700, d'un arrêt du Conseil d'Etat, 
portant que Louis, François et Jean-Jacques de la 
Roque seraient inscrits au catalogue des gentils- 
hommes de Guyenne. 

Les papiers de cette maison mentionnent un 
mandement d'E>louardI er ,roid'Angleterre,adressé 
le 12 juin 1279, au Sénéchal de Guyenne, pour 
maintenir Othon delà Roque, chevalier, et Gérard, 
son frère, en possession de leurs biens de la 
paroisse de Virelade ; et des lettres du 8 mai 1330, 
par lesquelles Edouard III, accorde à Bernard de 
la Roque la banalité du four de Marmande, avec 
ses dépendances. 

La filiation suivie remonte à Archambaud de la 
Roque, seigneur du Gros et de Sainte-Croix-du- 
Mont, qui vivait en 1445. 

La chronique de Monstrelet mentionne en 1415, 
un combat singulier entre trois gentilshommes 
français et autant d'anglais provoqué par le comte 
de Dorset, oncle du roi dAngleterre. Les français 
auxquels resta la victoire étaient : François de 
Talleyrand de Grignols, Archambaud delà Roque 
et le seigneur de Marignon. La Roque ayant le 
premier renversé son adversaire, vola au secours 
de Marignon, et tous deux victorieux allèrent re- 
joindre le sieur de Grignols, dont l'adversaire 
prit le parti de se rendre. De part et d'autre, on 
s'était comporté avec vaillance, mais les français 
eurent tout l'honneur de la journée, et furent me- 
nés triomphalement par la ville de Paris, aux 
grandes acclamations du peuple. 

Au 8° degré, nous remarquons Jean-Baptiste 
Benoit, marquis de Larocque-Latour, seigneur de 
la Tour, Belloc, la Mothe, etc., marié par contrat 



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à Bordeaux, le 25 août 1759, avec Catherine de 
Ruât, dont il eut deux entants, l'aîné mourut 
sans enfants en 1841, et Jean, le second, a conti- 
nué la descendance. 

Armes : Ecarlelé : aux 1 et 4 de gueules, à la 
tour carrée et crénelée de trois pièces d'argent 
maçonnée de sable ; aux 2 et 3 d'azur, à trois 
bandes d'or. 

Couronne de comte. 

Supports : Deux lions dragonnes. 

LA ROQUE ou LA ROGQUE {de). 

Comtes, Seigneurs de la Roque, Cos-Cornut 
(Canum Cornutorum), d'Azenières, de Chaudesai- 
gues, de la Tourette, de Monlet, du Croizet, de la 
Chaux, de Cornières, de Montmayour, delaFage 
de Confolant, de Bussière, d'Aubignac, delaBes- 
sière, de la Borie, de Jozat, de Cronce, d'issac 
des Ignés, de Bayssac, du Boucheron, de Sévérac 
de Vergonzat, etc. Noblesse de chevalerie, origi- 
naire du Carladez, où elle est connue depuis Hu- 
gues de la Boque, marié, vers 1280, à Hélène de 
Dienne. On trouve, ensuite, Vézian de la Boque, 
dit Cos-Cornut (1359), etEustorge, dit Cos-Cornut 
(1375), tous les deux abbés dePibrac; Henri de 
la Boque (1329) ; Jacques, époux de Mirabelle de 
Vie (1355) ; Guillaume (1406). Citons : Neuf chanoi- 
nes-comtes de Brioude (1280-1600). François et 
Louis qui servirent comme cadets aux gardes 
dans la compagnie de M. Bibeyre de Saint-San- 
doux ; ils furent ensuite chevau-légersde la com- 
pagnie du Buisson (1665-1668) ; Pierre et autre 
Pierre, père et fds, seigneurs de laTourette (qui ser- 
virent de 1632 à 1658) ; M. de la Boque de Sévérac, 
né à la Ghaize-Dieu, admis à l'école militaire, sur 
preuves de noblesse, en 1780. Famille maintenue 
dans sa noblesse d'extraction (17 mai 1768). Fi- 
liation : Jean de la Boque, écuyer, seigneur d'Aze- 
nières, en 1480. Appelé «Jehan de Seveyrac, dit 
de la Roque-Cos-Gornutz « dans la foi-hommage 
qu'il rendit en 1492, pour la terre dAzenières à 
Jacques de Beaufort, comte d'Allais ; il épousa 
Louise de Flageac, dame d'Azenières, dont Pierre, 
seigneur dAzenières, la Boque, le Dignat, marié: 
1° à Jeanne de Bonnamy ; 2° le 20 novembre 1505, 
à Jeanne d'Albiat. Il eut huit enfants qui transi- 
gèrent au sujet delà succession de leur père, en 
1548. Du premier lit : 1° Guillaume, auteur de la 
branche de la Tourette (existante) : 2° François, 
marié, en 1545, à Antoinette de Guilhem, père de 
François, seigneur de la Boque, marié en 1573, à 
Catherine de Chavagnac, dont : A. François, marié 
en 1622, à Claude de Villeneuve, dont Antoine, 
marié, en 1661, à Marguerite de Cornusson ; B. 
Guillaume, père de François, seigneur de Joson 
(1668) et de Claude, seigneur de la Borie (1668). 
Pierre eut du second lit (de Jeanne d'Albiat : 3° 
Louis, auteur de la branche des seigneurs de 
Monlet, Cronce, etc. 



Branche aînée des seigneurs de la Tourette, Sé- 
vérac, etc. — Guillaume de la Boque, fils aîné de 
Pierre et de Jeanne de Bonnamy, fut seigneur de 
la Boque, de la Tourette, de Chaudesaigues, de 
Mandaloux. Il épousa, le 11 février 1539, Jeanne 
de Cheyrol, dont Pierre, écuyer, seigneur de la 
Boque, de la Tourette, capitaine et châtelain du 
château et de la baronnie du Manoir (1599) ; il 
épousa, en 1588, Anne d'Oradour, et testa en 1672, 
laissant Pierre, écuyer, seigneur de la Boque, de 
la Tourette, d'abord chevau-léger, ensuite gen- 
darme, capitaine d'une compagnie, maintenudans 
sa noblesse en 1668, marié, en 1639, à Louise de 
Saint- Vidal, dont Jean-Baptiste, écuyer, seigneur 
de la Tourette, de Sévérac, capitaine d'une com- 
pagnie dans le régiment de Bissi, marié, en 1708, 
à Jeanne-Marie de la Chassaigne de Courbière, 
fille de Jean, seigneur de Sereys, dont . 1° Jean- 
François, qui suit ; 2° Jean-Pierre, chanoine de la 
cathédrale du Puy (1770); Jean-François de la 
Boque, seigneur de Chamborne, Brayes, La Tou- 
rette, mort le 25 novembre 1784, épousa Marie- 
Brugière de Laverchère, dont : 1» Jean-Pierre, 
comte de la Boque de Sévérac, né en 1770, marié 
à Mademoiselle de la Bochette, dont Augusta, 
épouse du marquis de Cordebœuf de Beauverger 
de Montgon ; 2° Marie-Annet-Jean-François Bol- 
land, né à la Chaize-Dieu, le 1 er mars 1777, marié 
à Eugénie de Genestet de Planhol, dont Jean- 
Pierre-Eugène-Edouard (porté ci-dessous). 

Branche des seigneurs de Montet, Cronce, Le 
Boucheron, etc. Louis de la Boque, seigneur de 
Montet et des Ignés, fils de Pierre et de Jeanne 
d'Albiat, sa seconde femme, épousa Catherine de 
Guilhem, dont : 1° François, qui suit ; 2 U Jean, 
seigneur du Croiset, marié à Mademoiselle de la 
Rochette [branche existante, en 1722] ; 3° Jacques, 
auteur du rameau des seigneurs de la Chaux, de 
Cronce (du Boucheron (rapporté ci-après). Fran- 
çois delà Roque, seigneur de Montet et des Ignés, 
vivant en 1609, épousa Valence de Chazelles ; il 
testa en 1631 et laissa : 1° Jacques, qui suit ; 2° 
Jean-Claude, marié, en 1647, à PeyronnedeNeres- 
tang , 3° Jeanne, mariée, en 1626, à Antoine de 
Drossanges, écuyer, seigneur du Fieu ; 4 e Fran- 
çoise, mariée, en 1627, à Jean de Ghamaroux, 
écuyer, seigneur de Rorne:5 e Marguerite, mariée 
en 1632, à Daniel de la Vaissière de Cantoinet, 
écuyer, seigneur du Mas ; 6° Claudie, mariée en 
1636, à Gaspard Mavion, docteur en droit à Meil- 
hau ; 7° Louise, mariée à Robert Beraud, écuyer, 
seigneur de Courbières ; 8° Antoinette, mariée, en 
1638, à Jean-François du Fayet, écuyer, seigneur 
de Sarsac-la-Tour ; 9° Claudie, mariée, en 1638, à 
Charles de la Chassaigne de Sereys, écuyer, sei- 
gneur du Creyssadour et de Dumignac. Jacques 
de la Boque, écuyer, seigneur de Montet, les 
Ignés, Bayssac, épousa, en 1633, Louise de Cham- 
breuil de Ghassang, dont : 1° François, qui suit ; 
2° Maurice, mort en 1674, au service, à Saint-Ni- 



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colas, près de Nancy, en Lorraine, sans postérité ; 
3° Mathieu, appelé le comte de Montet, chanoine- 
comte de Brioude, en 1054 ; 4° Marie-Madeleine, 
religieuse à l'abbaye de la Vaudieu, en 1653 ; 5° 
Françoise, religieuse à Saint-Joseph de Brioude 
(1652) ; 6° Jeanne, religieuse de l'abbaye de Blesle 
(167 i). François de la Boque, écuyer, seigneur de 
Montet, des Ignés Bayssac, épousa, en 1662, Bé- 
nigne du Pasturel, dont Marguerite, dame du 
Montet Bayssac, mariée, en 1687, à Louis du 
Saunier, chevalier, seigneur de Banssat, châtelain 
de robe courte en la chàtellenie de Nonette. 

Rameau des seigneurs de la Chaux, Le Bouche- 
ron, etc Jacques de la Roque, fds de Louis et de 
Catherine de Guilhem, écuyer, seigneur de la 
Chaux, en 1609-1620, épousa : 1° Marie de la Ro- 
chette ; 2° Elisabeth de Chambeuil. Il eut du pre- 
mier lit : 1° Claude, qui suit ; du second : Fran- 
çois, seigneur de la Chaux, père de Jacques, 
seigneur de la Chaux (1668). Claude de la Roque, 
écuyer, seigneur de Cronce, fat maintenu dans sa 
noblesse en 1668, et il fut père de Jean, écuyer, 
seigneur de Cronce, marié, le 30 septembre 1894, 
àlsabeau Portai, dame de Boucheron, dont: Jean, 
écuyer, seigneur du Cronce, du Boucheron, mort 
le 29 octobre 1731, marié, le 24 février 1716, à Ma- 
rie de la Borie, dame en partie de Poulargues et 
d'Isaac, dont Jean, né au Boucheron, près Doran- 
ges, en 1717, où il est mort en 1767, marié, en 
1749, à Claupine Vernet, dont: 1° Jean, mort en 
1331, marié à Jacqueline Barbât du Clozel, dont : 
Mélanie, mariée, en 1831, à M. de Cisternes, juge 
de paix ; 2° François, né en 1753, père de Jean, 
décédé à Ariane, en 1875 ; 3 e Jean de la Roque du 
Boucheron d'Issac, né au Boucheron en 1762, ma- 
rié, en 1806, à Catherine Brosse, dont : Antoine, 
né à Issac, le 22 fructidor an II, marié à Marie- 
Marguerite de la Salle, dont Jean-Baptiste Victor- 
et Antoine-Joseph-Théodore (portés ci-dessous ; 
5° Antoine, seigneur de Sévérac, né à Doranges 
en 1764, marié en 1791, à François Buisson, dont 
Annet, né en 1792, mort en 1851, marié, en 1814, 
à Françoise Fouilloux, dont Claude (porté-ci-des- 

SOUSj. 

Branche des seigneurs de Monmayour, de la 
Faye. de Confolant, de Bussiére, etc. Cette bran- 
che s'est détachée de la souche à la lin du xme 
siècle. Elle porte les mêmes armoiries que celles 
qui précèdent :Baymonddela Boque, seigneur de 
Monmayour (1520), épousa Françoise de Turenne 
dont Benoît (1355;, marié à Jeanne delà Vaissière, 
dont Baymond (1390), marié à Isabeuude Masbeu! 
dont Bernard (1425), marié à Catherine de Lobi- 
giac, dont Benoit (1470), marié à Françoise de 
Bussac, dont Antoine (1505), marié à Jeanne de 
Boussonnaye, dont Bertrand, marié, en 1511, à 
Louise de Boisset, dont Benoît, marié, en 1581, à 
Catherine de la Vaissière de Cantoinet, dont An- 
toine, marié, en 1610, à MagdeleinedeLayac,donl 
Pierre, marié, en 1665, a Catherine de la Vais- 



sière de Beauregard, dont Charles, seigneur delà 
Fage. marié, en 1674, à Louise de Tremeuge du 
Chayîat, dont Pierre, marié : 1° en 1725, à Marie 
Grandet de Chauchailles, et 2° en 1748, à Louis 
Chevalier, dont Marc-Antoine, marié, en 1783, à 
Jeanne de Champagnac d'Oradour, dont Pierre, 
(porté ci-dessous), marié, en 1813, à Marie-Luce- 
Victoîre de Séguy de Chantai, dont Pierre-Louis, 
marié, en 1847, à Marie-Sorel, dont: Jean-Alban, 
marié, en 1875, à Rosalie Tafanel. Citons : Jean 
de la Roque, seigneur de Confalant, gentilhomme 
de la reine M arguerite de Valois, femme d'Henri IV 
(1586). Charles, seigneur de Bussières, tué maré- 
chal-des-logis du régiment d'Auriac (1693). En 
1789, M. de la Boque de la Fage fut convoqué à 
l'assemblée de la noblesse de Saint-Flour. 

Armes : D'azur, à deux lévriers affrontés d'ar- 
gent, colletés et bouclés de gueules: au chef d'ar- 
gent, charyé de deux rocs d'échiquier de sable. 

Cri de guerre en 1450 : Cos-Cornuts ! (ce cri de 
guerre de Cos-Cornuts se rapporte aux chiens-le- 
vriers qui sont dans les armes de la Boque, dits 
chiens cornuts, à cause de leurs petites oreilles 
dressées). 

Devise de la branche aînée (de la Roque de la 
Tourette) : Vero Deo ethonori. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS 
Branche aînée 

Feule comte Jean-Pierre-Eugène-Edouard 
de la Roque de Sèvérac(morten septembre 
1871), conseiller à la cour d'appel de Riom, 
marié en 1834, à Jeanne-Ernestine Denier- 
Malroux, petite-nièce du corsaire (capi- 
taine de frégate) Malroux, le héros du 
combat (1799) deVIphigcnic contrelesvais- 
seauxanglaisZVmgwemaZetPmr/,enseveli 
dans sa victoire (Voyages et Combats par 
E. Fabre, 1886, Buzu Leveault), a laissé : 
1° Félix, colonel d'artillerie (O. *), marié, 
enl868,àJoséphine-StéphanieViLLEYSEAUX 
dont Ernest et Marie ; 2° Raymond, général 
d'artillerie de la marine, directeur au mi- 
nistère de la Marine (G.*), marié à Anne 
Sollier, dont : a) Anne-Marie ; b) Ray- 
mond, né le 13 octobre 1877, décédé le 17 
juin 1881 ; c) Jean, d) Pierre ; e) François, 
né le 6 octobre 1885 ; f) Elisabeth, née le 24 
septembre 1889 ; g) Louis, né le 25 octobre 
1892; h) Marguerite, née le 31 mai 1805; 3° 
Marguerite, mariée à Ernest Lamy, chef 



— 281 — 



— 282 — 



d'escadron de marine (0. #) ; 4° Eugénie, 
mariée à Henri Baufdmé (#), capitaine ; 5° 
Pierre, décédé à Alby ; G Amélie (décédée), 
religieuse ursuline à Glermont ; 7° Emma 
(décédée), religieuse de St-Vincent-de- 
Paule. 

Branche de Monlet,de Boucheron et d'Issac. 

1° Jean-Baptiste-Victor de la Roque, né 
à Montet en 1828, notaire à Gerzat, décédé 
enl877,mariéà Marie GoHADE,dontGharles; 
2° Le frère de Jean-Baptiste- Victor, savoir: 
Théodore de la Roque, né à Monlet, en 
1820, juge de paix à Herment, marié à Cé- 
line Beaud, dont Jean-Eugène, décédé en 
1875. 

Rameau de la Branche de Montet, du Boucheron 
et d'Issac. 

Claude de la Roque, né à Issac, près de 
Saint-Alyre, en 1817, marié, en 1843, à 
Anne-Marie Ferbeuf, propriétaire à laCha- 
pelle-Geneste, dont: 1° Biaise, né à la Cha- 
pelle-Geneste, en 1845, professeur au lycée 
de Clermont-Ferrand, officier d'académie, 
marié, en 1874, à Marie Nancy-BoNNET, 
dont Marie-Louise-Angélina, née à Cler- 
mont-Ferrand, en 1876; 2° Jean, né à la 
Chapelle-Geneste, en 1852; 3°Angélie,née 
à la Chapelle-Geneste, en 1855, religieuse 
de l'Instruction du Saint-Enfant- Jésus, au 
Puy (Haute-Loire), sous le vocable de sœur 
Marie-Mathilde. 

Branche de la Fage 

Pierre de la Roque épousa en 1813, Mlle 
Marie-Lucie-Victoire de Seguy de Chàntal, 
dont il eut : 1° Pierre-Louis-Marie, marié, 
en 1847, à Mlle Marie SoREL,dont: A. Jean- 
Albun, négociant à Paris, marié, en 1875, 
à Mlle Rosalie Trafanêl, dont Louis ; B. 
l'abbé Elie ; C. Auguste ; D. Hortense ; E. 
Irma; 2° Marc- Antoine, prêtre à Waren 
(Amérique); 3° Etienne, percepteur à Ariane 
(Puy-de-Dôme). 

Nous trouvons une autre famille ayant possédé 
la seigneurie de la Roque, etc. dans le comté d'Ar- 



magnac Cette famille ne prouve sa filiation que 
depuis noble Armand de la Roque, écuyer, sei- 
gneur de la Roque, en Fezenzac, l'an 1468 ; mais 
on a connaissance d'un Bernard de la Roque, dans 
le comté de Fezenzac, qui rendit hommage de cette 
t.-srre, en 1409, au comte d'Armagnac. Elleafourni 
un lieutenant-colonel du régiment d'Anjou en 
1644, un capitaine au régiment de la vieille-marine, 
en 1799, et plusieurs autres officiers de divers 
grades. 

Armes ; D'azur, au sautoir d'or. 
Voy. Le Trésor. 

LA ROQUE DE MONS (de). 

Noble et ancienne famille du Périgord, dont la 
filiation remonte à Bertrand, seigneur de la Roque, 
chevalier, qui vivait en 1339. La descendance se 
poursuit jusqu'à nos jours en donnant Jean- 
François, comte de la Roqne, seigneur de Mons, 
député de la noblesse du Périgord aux Etats- 
Généraux en 1789. Il est mort dans la révolution 
et a laissé deux fils et plusieurs filles de son ma- 
riage avec Marie deServain. 

Armes : De gueules, à un lion lèopardè (Vor, sur 
une montagne de sinople. 

LA ROZIÈRE (de). 

Famille noble et ancienne, originaire du Pié- 
mont, qui vint s'établir en France, au commen- 
cement du xv e siècle. Dès l'an 1420, on trouve 
cette famille employée avec distinction dans les 
armées françaises où elle a fourni depuis de grands 
capitaines. Elle remonte sa filiation à Loui6- 
Charles-Carlet de la Rosière, chevalier de l'ordre 
royal et militaire de St-Louis, officier au régiment 
de Canizy, se distingua au fameux combat de 
Morbeigno gagné par les Français, commandés 
par le duc de Rohan, sur les Espagnols le 10 no- 
vembre 1695 ; fut blessé grièvemest à cette affaire, 
et fut nommé capitaine sur le champ de bataille, 
et peu d'années après, officier supérieur dans le 
même corps. Surnommé Vhonneur de l'infanterie 
française, ce vaillant capitaine se montra cons- 
tamment digne d'une aussi glorieuse qualification. 
On le voit à la bataille de Rocroy en 1643, aux 
combats de Fribourg en 1644, à Nortlingen, à 
Lens, à Lenef, etc. ; Turckeim en 1675 ; aux 
sièges de Condé, de Bouchain et d'Aire, et enfin à 
l'assaut du fort de Kell en 1678, où il se fit encore 
remarquer par des prodiges de valeur. Il mourut 
en 1701, dans un âge très avancé, laissant posté- 
rité. 

Tous ses descendants se sont distingués dans 
l'armée. 

La paix de 1763 ayant terminé la guerre de Sept- 
ans, le marquis de la Rozière fut employé dans 



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284 — 



le ministère secret du comte de Broglie qui fai- 
sait le plus grand cas de ses talents militaires et 
de ses qualités personnelles. Il passa en Angle- 
terre sur les ordres de Louis XV pour reconnaître 
les côtes de ce royaume. Il s'acquitta en 1765 et 
1766 de cette mission importante avec autant 
d'intelligence que de courage et de fidélité, etc. 
Ses nombreux travaux le placeront toujours au 
rang des premiers officiers d'état-major et de gé- 
nie que nous connaissions. En 1768,1e gouverne- 
ment le chargea de rédiger sur les dépêches des 
ministres et des généraux, l'histoire des guerres 
de France sous les règnes de Louis XIII, Louis XIV 
et Louis XV, Les 4 volumes in-4° de cet ouvrage 
sont finis et sont parmi ses nombreux manuscrits 
n'ayant pas encore été imprimés par suite de la 
révolution. 

Le marquis de la Rozière fut chargé par le roi 
en 1770 de rédiger un plan général de campagne 
contre l'Angleterre ; il fut nommé le 11 novembre 
de la même année brigadier de iragons des ar- 
mées dn roi, commandant à St-Malo et quelque 
temps après, maréchal général des logis de l'ar- 
mée destinée à descendre en Angleterre. 

Le roi, en considération de quatre cents ans de 
services militaires des plus importants rendus à 
l'Etat par cette famille et surtout de ceux du mar- 
quis de la Rozière, fit ériger la terre de Wagnon 
en marquisat de la Rozière par lettres patentes 
de 1780. En 1781, le marquis de la Rozière fut 
nommé commandant du corps d'armée destiné à 
s'emparer des îles de Jersey et de Guernesey, et 
fut promu au grade de maréchal de camp. Il s'é- 
migra au mois de mai 1791 avec son fils aîné, ca- 
pitaine de dragons, et fut mis à la tête des bu- 
reaux de la guerre établis à Goblentz par les 
princes frères du roi. 

Il fit la campagne de 1792 en qualité de maré- 
chal de camp et de maréchal général des logis de 
l'armée royale et fut nommé ensuite commandeur 
de l'ordre royal et militaire de St-Louis. Il mou- 
rut à Lisbonne, fidèle à l'honneur et à ses princi- 
pes, le 7 avril 1808, emportant les regrets de tous 
ceux qui l'avaient connus et en terminant une 
carrière honorable remplie d'actions et de travaux 
glorieux. Il avait épousé en 1769 Mlle de Granville 
dont il eut plusieurs enfants. 

Armes : D'argent, au chêne vert, chargé de deux 
èpées de gueules posées en sautoir, en chef deux 
étoiles d'azur et à dextre et à senestre deux fleurs 
de lys d'azur. 



LARRALDE (de). 

En Guienne, seigneurs du marquisat de Puy- 
guilhern, de labaronnie de Saint-Barthélémy, etc. 
Cette famille justifie sa filiation depuis Adam de 
Larralde, écuyer., gentilhomme ordinaire de la 
chambre du roi, en 1579. Il était fils de N... de 



Larralde, lieutenant-colonel du régiment de Pié- : 
mont, et il avait épousé Marie Dibildolts, dame 
de Gurat, le 16 juillet de la même année. Ses 
descendants ont donné plusieurs officiers. 

Armes : Parti : au I d'argent au chevron 
d'azur, accompagné de trois coquilles de sable; 
au chef d'azur, chargé de trois tètes de loup 
d'argent; au II d'or, au cheoron de gueules, ac- 
compagné en chef de deux merlettes de sable, et, 
en pointe, d'un pin de sinople. 

LARREY (B on ). 

Dominique Jean-Larrey, né à Bagnères, en 
1766, célèbre chirurgien, après avoir fait partie en 
1799, de l'expédition d'Egypte, fut à son retour 
nommé par Napoléon chirurgien en chef de la 
garde consulaire. Il assista aux batailles d'Aus- 
terlitz, d'Eylau, d'Essling, de Wagram, delaMos- 
kova et de Waterloo. Gréé baron de l'Empire 
en 1809, il fut nommé sous la restauration, chi- 
rurgien en chef de l'hôpital de la garde royale au 
Gros-Caillou. 

Armes : Ëcartelé : au 1 d'or, au palmier de 
sinople, posé à dextre soutenu du même et ac-. 
compagne d'un dromadaire passant d'azur ; au 2 
de gueules à l'épée en barre d' argent la pointe 
en bas ; au 3 d'azur à trois chevrons d'or ; au 4 
coupé au 1" d'argent, à la barre ondée de gueu- 
les, chargée d'une raie nageant d'argent ; au 2 
d'or, à la pyramide de sable. 



LARREY ou LARRÉ (de). 

Cette famille tire son nom d'un fief situé dans 
laChàtellenie d'Alençon, en Normandie. Le plus 
ancien du nom est Nicolas de Larré, écuyer; il 
eut un fils, Olivier, seigneur de Larré, chevalier, 
qui fit une donation à l'Abbaye de St-Martin de 
Séez, des patronages de la Chapelle, de St-Ger- 
main, etc. Cette maison a produit des officiers qui 
ont servi avec distinction, tant sur mer que sur 
terre. Jean de Larrey, écuyer, seigneur de Vau- 
fouquet, avant 1596, monta le premier sur la 
brèche au siège de Laon, commandant alors une 
compagnie de gens de pied du régiment du sieur 
de Buffer. 

Cette famille prouve sa filiation depuis Robert 
de Larrey, écuyer, seigneur de Vaufouquet, qui 
vivait en 1560. 

Armes : D'or, à neuf losanges d'or. 

LART (de). 

Seigneur de la Barthe, de Cazeaux, de Massez ; 
famille ancienne, originaire du comté d'Arma- 
gnac, où une branche subsiste encore de nos 



285 — 



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jours, ainsi que deux autres en Agénois, connues 
sous les noms des seigneurs du Garoussel, et des 
seigneurs de Bordeneuve. Une troisième subsistait 
en Albret, en 1598. Elle paraît s'être éteinte au 
commencement 4 du xvii" siècle, dans la maison de 
Narbonne. Elles ont toutes pour souche com- 
muue, Arnaud de Lart, seigneur de Rigoulières, 
vivant vers 1480, et dont les enfants partagèrent 
sa succession, le 25 avril 150G. Les branches ac- 
tuelles de cette famille, ont donné plusieurs offi- 
ciers supérieurs, décorés de la croix de Saint- 
Louis. Elles se sont alliées aux maisons d'Al- 
bert, Baratel, Beauger, Gollonges, Beaumont des 
Junier, Coquet, Cours, etc. 

Armes : Ecartelè ; aux 1 et 4 de gueules à trois 
bandes d'argent; ait 2 d'azur, au lion d'or ; au 3 
d'argent, à trois épieux de sable. 



LARTIGUE (de). 

Messires, écuyers, damoiseaux, chevaliers, 
seigneurs de Lartigue, Lisse, Gazautetz, Bordes, 
Tachouérès, Romat, Bassarat, La Salle dAuzan, 
Dallos, Loubes, Eoux, Caplisse, Balarin, Cachou, 
etc , baron de Pelesté, Montaut, Sorbetz, Guey- 
tes, etc., en Armagnac, Launes, Chalosse, Con- 
domois, Agenois, Bordelais, Languedoc, etc. 

Maison d'origine chevaleresque qui a pris son 
nom de l'ancienne terre de Lartigue, située au dio- 
cèse d'Auch, parlement de Toulouse. Elle des- 
cend suivant une tradition des anciens comtes 
souverains de Rouergue, de la maison d'Arma- 
gnac, dont elle porte les armes pleines. 

L'une des plus considérables de la Guienne 
par son ancienneté, comme par le nombre de 
ses branches qu'elle a fournies. Cette maison est 
aussi l'une de celles dont le nom apparaît le plus 
fréquemment dans l'histoire du pays, et dans les 
chartes du moyen âge. Elle a été maintenue dans 
sa noblesse à diverses époques. 

Cette maison essentiellement militaire dans 
presque toutes es branches, a eu sous ce point 
de vue de véritables illustrations : outre un grand 
nombre d'officiers supérieurs de cavalerie, de 
chevalier de St-Louis et d'officiers de tous gra- 
des, elle a produit des capitaines de compagnies 
franches et d'hommes d'armes, un vice-amiral de 
Bretagne au xv e siècle, etc. Au surplus ses al- 
liances sont des plus distinguées et des plus con- 
sidérables. 

La filiation suivie remonte à noble Arnaud sei- 
gneur de Lisse, et de Lartigue, l e r du nom, qui fut, 
en 1236, sous le règne de Saint -Louis, du nombre 
des seigneurs de Guienne convoqués à St-Ger- 
main-en-Laye, d'après un titre de la Chambre des 
comptes de Paris. 

La branche de Lartigue, barons de Goueytes a 
pour auteur noble Pierre de Lartigue, écuyer, 



conseiller du roi, lieutenant particulier au siège 
de Condom, marié le 8 septembre 1630 à demoi- 
selle Marie de Perricot, dont il eut postérité. 

Armes : De gueules, au lion d'or, lampassè et 
armé de sable, qui est de Rouergue-Arma- 
gnac et de Lartigue. 

Couronne de marquis. 

Supports : Deux léopards. 

LA RUE (de). 

Famille originaire de l'Isle de France, qui re- 
monte sa filiation suivie à Louis de la Rue, 
écuyer, né le 21 novembre 1764, conseiller se- 
crétaire du Roi, maison et couronne de France et 
de ses finances, et qui épousa Marie-Marguerite 
Sauvage, par acte du 22 juillet 1700, dont il eut 
postérité. 

Elle a donné un lieutenant-colonel de la 8 e lé- 
gion de la garde nationale de Paris, chevalier de 
la légion d'honneur, né en 1768. 

Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné 
de trois têtes d'aigle d'argent. 

Couronne de comte. 

Supports : Deux lêoriers. 

LA RUE (de). 

Famille originaire de Bretagne, passée en Cham- 
pagne et Bourgogne et ayant possédé les fiefs 
de Lucémont, la Héronnière, Cohignac en Bre- 
tagne. 

La branche cadette de la Riie de Cohignac est 
actuellement représentée par Jean François-Adol- 
phe de la Rue, né le 14 février 1808, à Avize, Cham- 
pagne, ancien directeur général des lignes télé- 
graphiques en Orient; ancien inspecteur des 
forêts de la couronne, sous Napoléon III, chevalier 
de la Légion d'honneur, commandeur des Ordres : 
du Saint-Sépulchre de Jérusalem; du Christ de 
Portugal; officier de Charles III et Isabelle d'Es- 
pagne, etc., etc. Résidence : Gorbeil, Seine-etOise. 

Fille : Berthe-Marie- Antoinette-Adélaïde, veuve 
de Prosper-Ernest Duvergier de Hauranne, che- 
valier de la Légion d'honneur, mort en 1877, dé- 
puté du Cher; et remariée à M. Graux, député du 
Pas-de-Calais, dont une fille : Berthe Graux, née 
à Neuilly (Seine) le 25 juin 1881. Résidence : Pa- 
ris, 5, rue Monsigny. 

Armes . D'azur, à trois trèfles ou feuilles de rue 
d'argent, rangées, il et 1 . 

LA RUE DE MAREILLES DE GRI- 

GNAN (de). 

Famille originaire de Champagne, qui établit sa 
filiation depuis Gauthier de la Rue, qui vivait 
versll 20 et était maïeur de Ponthiers. 



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Elle fît ses preuves vers 1658 par Nicolas-Georges 
de la Rue de Mareilles, chevalier de Malte, frère 
de Claude de la Rue, comte de Mareilles. François 
de la Rue grand prieur de Champagne (Malte). 
mourut en 1794. 

Elle compte un capitaine au régiment de Lor- 
raine, en 1730, un page de Louis XV, un capitaine 
du génie. 

La famille de la Rue se divise en plusieurs 
branches qui habitèrent la Champagne, la Bour- 
gogne, le Languedoc et la Provence. 

Elle a contracté des alliances avec les Chantenay, 
les Villiers de Pile-Adam, les Duguesclin, les 
d'Ailly, les Choiseul, les Turenne, les la Tour 
d'Auvergne, etc., etc. 

Par suite du décès du dernier comte de Grignan, 
mort à Aix en 1853, les de la Rue de Mareilles 
sont aujourd'hui les seuls représentants de cette 
famille dont le nom fut rendu célèbre par M m e de 
Sévigné. 

Les Grignan descendaient des Craponne par les 
femmes; Adam de Craponne eut une fille, qu'il 
maria à Léon de Grignan, dont la fille fut mariée 
à César Nostradamus. 

La fille de Craponne est donc également repré- 
sentée par celle de La Rue de Mareilles. 

Armes: D'azur, au chevron d'or, accompagné 
de trois Losanges d'argent. 

LA RUELLE {de). 

Famille originaire de Lorraine qui remonte sa 
filiation à Nicolas de la Ruelle, argentier du duc 
Charles III, annobli par ce prince, qui était sous 
la tutelle de Christine de Danemark, sa mère, et 
de Nicolas de Lorraine, son oncle. Les lettres 
patentes lui furent expédiées à Bar, le 5 juillet 1549. 
Il fut successivement revêtu des charges de con- 
trôleur-général des Finances, et de conseiller en 
la Chambre des comptes de Lorraine. 

Il avait épousé Louise Xaubourel, suivant acte 
du 11 septembre 1572, dont il eut postérité. 

Armes : D'azur, à une patte de lion arrachée 
d'or, armée de gueules ; au chef d'argent, chargé 
de trois tourteaux de gueules. 

Cimier : Une patte de lion d'or tenant une sphère 
du même entre deux pennes de l'écu. 



LA 

(de). 



SAIGNE DE SAINT-GEORGE 



Famille d'ancienne chevalerie, originaire du 
Piémont. En 1241, Bernard de la Saigne, qualifié 
dans l'acte û'eques, chevalier, vendit ses terres 
et seigneuries, et vint s'établir en France. Cette fa- 
mille ne peut cependant, par suite de l'incendie de 
son chartier au château de Saint-George, situé dans 



la Haute Marche, et brûlé dans les premiers jours 
de la révolution, faire remonter sa filiation, par 
titre authentique, qu'à l'année 1355. 

Cette famille a toujours joui dans la province 
d'une haute considération. Une ancienne tradi- 
tion prétend que dans les nobles familles de ce 
pays on retrouve le harnais du cheval et le cava- 
lier :1a selle (de Lacelle),la bride (de Bridiers), le 
mors, (de Montmaur), le bât (de Montbas), et le 
chevalier (de Saint-George). 

Elle eut en 1627 un régiment de son nom et vit 
sa terre de Saint-George érigée en baronnie par 
Henri IV. 

Changée plus tard en marquisat, cette terre 
appartenant à la branche aînée, lui fut enlevée 
pendant la révolution. La branche cadette, repré- 
sentée dans l'armée par Jean-Louis, comte de La 
Saigne de Saint-George, et ses deux fils, tous 
trois chevaliers de Saint-Louis, fut aussi à la même 
époque, dépouillée de son château du Mazeau, 
qu'elle possédait en marche. 

Armes : Ecartelè: aux 1 et 4 de sable, au lion 
d'argent, armé et lampassé de gueules; aux 2 et 
3 d'argent, à la croix de gueules. 

LA SALLE {de). 

Seigneur de Sarraziet, de Bordes, marquis de 
Roquefort, par érection de septembre 1739, en 
Guienne, maison ancienne et distinguée, connue 
par filiation depuis Jean-François de La Salle, 
seigneur de Bordes, qui rendit hommage au roi, 
pour cette terre, le 2 juin 1486. Elle a donné des 
officiers de tous grades. 

Armes : Ecartelè : aux i et 4 d'or, au lion 
de gueules ; dux 2 et 3 d'azur, à neuf losanges 
d'or. 



LA SALLE DE ROGHEMAURE {de). 

Peu de familles, même parmi celles réputées 
les plus anciennes, pourraient établir d'une ma- 
nière aussi précise leur origine, et surtout lui as- 
signer avec certitude une époque aussi reculée 
que la maison de La Salle. 

Le nom de La Salle est une modification de celui 
de Salla. Un seigneur Béarnais ainsi appelé, s'il- 
lustra en combattant pour Alphonse le Chaste, 
roi de Navarre, aux côtés duquel il eut les jambes 
fracassées en 818. Elevé en récompense de ses 
exploits au rang des nobles, il rentra dans sa pa- 
trie, où ses descendants, auxquels il transmit ses 
titres, ont toujours figuré depuis, parmi les 
leudes de France. 

Telle est la mention que consacrent les vieilles 
chroniques de la maison de La Salle; mais l'his- 
toire nous a conservé le récit de l'exploit qui 



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valut, sous le règne du successeur de Charle- 
magne, au guerrier basque, de prendre rang parmi 
les leudes, la légende assigne une fort belle 
origne aux armes et à la devise de cette ancienne 
famille. 

Salla assiégeait une forteresse occupée par les 
maures. Les infidèles, dans une sortie, surpren- 
nent une nuit les guerriers Béarnais. Voyant les 
siens faiblir et lui-même désarmé, Salla saisit 
un arbrisseau, s'en fait une massue, et continue 
le combat en criant aux siens : que sien toustem 
ligat amale. « Soyez unis, ou selon d'autres : 
resserrez vos rangs ». C'est en mémoire de cet 
exploit que l'on voit figurer dans l'écu de cette 
famille une forteresse et deux arbres déracinés, 
et que le cri de son premier chef est devenu sa 
devise. 

Après avoir résidé jusqu'aux croisades en Béarn, 
la maison de La Salla passa en Languedoc, où elle 
posséda l'importante baronnie de La Salle, aujour- 
d'hui chef-lieu de canton du Gard. Ce fut vers 
1300 que la branche aînée s'établit en Au- 
vergne, où elle réside encore aujourd'hui. Hauts 
barons dès 1300, les sires de La Salle sont toujours 
qualifiés de hauts et puissants seigneurs, et eurent 
toujours dans leurs vastes possessions, presque 
toutes terres de franc-alleu, relevant directement 
de la couronne, le droit de haute et basse justice. 

Sans compter une longue série de mestres de 
camp, d'officiers supérieurs et de commandants 
de place, cette maison a fourni plusieurs cheva- 
liers du Temple, une nombreuse suite de chevaliers 
et 18 grands commandeurs de Malte, plus de 40 
chanoines comtes de Brioude, des supérieures 
générales de Saint-Cyr et une foule de chevaliers 
de Saint-Louis. Un écuyer du connétable du 
Guesclin ; .Gadifer, célèbre navigateur sous Char- 
les VI ; le comte Bernard II de La Salle, qui, à la 
tête d'une armée levée à ses frais, secourut les 
cardinaux révoltés contre le pape d'Avignon ; le 
chevalier de La Salle ardent ligueur, devenu par- 
tisan de Henri IV, tué au siège d'Issoire et Joseph, 
que Boileau célèbre au passage du Rhin, sont 
dans l'armée, ses membres les plus connus. 

Dans l'église elle a fourni de hauts dignitaires. 

Le chef de cette maison était en 1789, Louis- 
Bernard, comte de La Salle de Rochemaure, co- 
lonel de cavalerie au royal-comtois. Echappé aux 
journées des 5 et 6 octobre, à Versailles, grâce 
au général Lafayette qui refusa de le livrer a la 
foule, il émigra avec toute sa famille en 1792, 
servit comme colonel à l'armée de Gondé,et ensuite 
en Autriche et en Russie, ne rentra en France 
qu'en 1814, fut décoré de Saint-Louis. Retiré dans 
ses terres d'Auvergne, le comte colonel de La 
Salle tenta en 1830 de soulever les populations 
contre le gouvernement de juillet et subit même 
une incarcération. 

C'est de cette famille que naquit, à Reims, 
le 30 avril 1051, Jean-Baptiste de La Salle, qui se 



dépouilla de tout ce qu'il possédait pour le don- 
ner aux pauvres et se livrer tout entier à l'éduca- 
tion des indigents. Mort à Rouen, le 7 avril 1719, 
et a été déclaré vénérable le 8 mai 1840, et le 
I e '- novembre 1S73, Pie IX a promulgué un ar- 
rêt solennel et motivé pour sa béatification et 
canonisation. 

Armes : De gueules, à la tour d'argent, créne- 
lée, maçonnée et ajourée de sable, donjonnée de 
deux pièces, soutenue de deux troncs d'arbres, 
éc»tés et déracinés d'or, passés en sautoir. 

Depuis 1858, cette maison ajoute : 

Ecartelè: aux 2 et 3 d'azur, au château à trois 
tours d'argent maçonné et ajouré de sable, qui est 
de Sales du Doux. 

Couronne de marquis. 

Cimier : Un lion couronné tenant uneépée. 

Supports : Deux lions couronnés d'une couronne 
de comte et tenant une bannière aux mêmes 
armes. 

Devise : Qui sien toustem ligat amale. 
Cri de guerre : Salla. 



LA SALVANIE (de). 

Limousin. — Seigneurs de la Salvanie, de Puy- 
mégé, de Plazanet, de Rinoy, de Mangin, de Lis- 
sât, etc. 

Une des plus anciennes familles du Limousin. 
Elle a donné à la France des lieutenants-généraux 
de sénéchaussée, des trésoriers, des mousque- 
taires du roi, et à l'Eglise plusieurs prélats dis- 
tingués, 

Elle s'est alliée avec les meilleures familles de 
La province; il est parlé de personnages de cette 
famille dès 1248, mais la filiation suivie commence 
en 1381, et se continue par deux substitutions 
aux noms et armes jusqu'à nos jours. 

Elle remonte à Mathieu de la Salvanie, qui 
testa en 1381. 

Au 7e degré, nous avons Antoine de la Salvanie, 
marié en 152S, à Jeanne du Bois dont il eut un 
garçon mort sans enfants et sept filles dont faînée, 
Jeanne de la Salvanie, mariée à Léonard de Cha- 
brinhac, qui eut pour fils François, substitué aux 
noms et armes de la famille. 

Et au XI e degré, nous trouvons Marie-Gabrielle- 
Thérèse de la Salvanie, qui épousa le 17 janvier 
1654, noble Pierre de Bardoulat de Roman, sei- 
gneur de Plazanet, originaire delà ville d'Eymou- 
tiers. Ce dernier fut substitué aux noms et aux 
armes de la maison de la Salvanie, par la mort 
de son beau-frère Dominique de la Salvanie, dé- 
cédé sans alliance. 

La branche cadette, devenue l'aînée, a pour au- 
teur Jules de Bardoulat de la Salvanie, marié en 
1850, à Hermini Maisonneufve de Lacoste, dont 
il a eu deux enfant». 



Tome IL 



lu. 



— 291 



— 292 — 



Armes : Coupé : au i d'argent, à un chevron de 
gueules, surmonté de trois étoiles d'azur, et ac- 
compagné en pointe d'une ancre de sable : au 2 
d'argent, à un chêne de sinoplc, entortillé d'un 
serpent de gueules. 

Couronne de marquis. 

Supports : Deux lions. 

Devise: Impavidos. 



LA SAYETTE (de). 

Famille noble et ancienne de la province du 
Poitou. 

Le nom de La Sayette est l'ancien nom de la fa- 
mille de ceux qui ont possédé le fief de la Sayette 
en Poitou, lequel nom de la Sayette fut changé 
dès le commencement que les anglais occupèrent 
la Guienne, qu'un seigneur de cette nation le 
fit le maître de la maison, dans laquelle il 
trouva celui qui la possédait si à son gré qu'il en 
fît son gendre, aux conditions que les enfants qui 
viendrait de ce mariage porteraient son nom qui 
était Mareschal. 

Comme noms isolés nous trouvons : Michel de 
La Sayette, chanoine en 1539, Louis de La Sayette 
qui vivait en 1577; Gabrielle de La Sayette, prieure 
de cloître et chambrière à l' abbaye de Saint- 
Croix de Poitiers vivant en 1738. 

La filiation suivie de la l™ branche de la Sayette 
remonte à Jean Mareschal, valet, seigneur de la 
Sayette, qui vivait en 1382. 

Le 2e branche a pour auteur Antoine-François 
de la Sayette, issu d'Honoré de la Sayette du X° 
degré de la branche aînée ; était lieutenant au ré- 
giment Royal Piémont cavalerie au moment de la 
révolution de 1789; il émigra et servit dans l'ar- 
mée des Princes dans un escadron composé d'of- 
ficiers de cavalerie. 

Armes : D'azur, à trois fers de lance à l'an- 
tique 2 et 1. 



LAS CASES (de). 

Cette maison, dont l'origine se perd dans la 
nuit des temps, paraît tout-à-coup sur la scène 
historique vers l'an 1200, avec l'avantage et l'éclat 
qui caractérisent une famille longtemps noble et 
distinguée, Charles de Las Casas, son chet, est 
un des seigneurs espagnols qui accompagnèrent 
Blanche de Castille, mère de Saint-Louis. Il s'éta- 
blit dans le midi de la France, et ses descendants 
s'y trouvent aussitôt aux premiers rangs, par 
leurs propriétés, leurs emplois et leurs alliances 

Arnaud ou Ardoin, du second degré, a le com- 
mandement de deux places fortes en Agenois. 

Pierre, celui qui suit, se trouve exécuteur tes- 
tamentaire, de concert avec le roi d'Angleterre 



et les ducs de Lorraine et de Brabant; il est un 
des barons auxquels Edouard I er son suzerain, 
écrit pour demander du secours; il sert de pro- 
tecteur à Béatrix de Béziers, et dispute aux Séverac 
la possession de leur baronnie par un procès long 
et fameux dans lequel interviennent comme pa- 
rents ou amis, le pape, le roi de Maïorque, comte 
de Foix et autres. 

Les fils de ce troisième, son frère et ses neveux 
jettent le même éclat; on les trouve tous en al- 
liance, en rapport ou en amitié avec ce qu'il y a 
de plus grand dans le pays, tels que les sires 
d'Albret,les comtes de Foix, les Captais de Buch. 
L'un deux combat à Poitiers, l'autre y périt; plu- 
sieurs président les lois; deux sont archevêques 
de Bordeaux, l'un après l'autre. C'est ainsi que 
durant plusieurs générations, ils rassemblent 
tous les titres capables d'illustrer une famille. 

Malheureusement au 6° et 7° degré, deux causes 
viennent interrompre le cours d'une aussi bril- 
lante carrière : une héritière, fille de l'aîné de la 
maison, en fait sortir des biens immenses, et 
celui qui continue la race partage ses biens entre 
ses deux enfants. Ce terrible échec de la fortune, 
ce dédoublement de la tige unique, amènent deux 
rameaux affaiblis, que de nouveaux échecs do- 
mestiques affaiblissent encore et empêchent de 
se relever à la hauteur dont ils sont descendus. 
La marche politique des temps vient s'unir à ces 
traverses cruelles de la fortune, et les fait rentrer 
insensiblement dans la foule de leurs pairs,où ils 
n'offrent plus d'autre distinction que la constance 
de leurs services et le zèle dé leurs devoirs. 

Ainsi coulent jusqu'à aujourd'hui et passent 
successivement sous nos yeux 19 générations 
militaires portant avec elles, l'empreinte caracté- 
ristique et distinguée des temps qu'elles ont par- 
courus et des devoirs qu'elles avaient à remplir. 

Lorsque la féodalité était dans toute sa force, 
et plaçait les rangs dans la puissance, on voit 
lés membres de cette maison au nombre des 
grand vassaux; les rois d'Angleterre, leurs suze- 
rains,leur écrivent pour leur demander du secours ; 
ils prêtent foi et hommage comme hauts barons. 

Quand la féodalité affaiblie et les grands vassaux 
diminués eurent placé la gloire dans les actes 
brillants d'une chevalerie sans puissance, parmi 
les preux de cette famille s'élève et brille le va- 
leureux Pons, salué dans son temps du beau sur- 
nom de vrai chevalier et de fleur de noble famille. 

Enfin, quand l'autorité royal eut concentré 
toutes les forces et régularisé tous les mouve- 
ments; quand la vertu d'un gentilhomme fut en- 
tièrement dans son amour pour son prince et son 
dévoûment pour sa patrie, on les trouve tous à la 
tête de leur bataillon, acquittant leur dette d'hon- 
neur et remportant la décoration qui payait leurs 
services. 

La filiation suivie de cette famille remonte 
à Charles de Las Cases, un des seigneurs espa- 



293 



— 294 



gnols qui accompagnèrent Blanche de Castille 
quand elle vint en France, en 1200, pour épouser 
Louis VIII, père de Saint-Louis. Charles venait 
de Séville en Andalousie, où les croisades contre 
les maures avaient attiré ses ancêtres, de par 
delà les monts, un siècle auparavant. Il obtint du 
roi de Castille la permission de demeurer en 
France, et servit dans les guerres contre les anglais, 
notamment dans celles du midi de la France, où 
il s'établit. 

Cette famille a fourni la branche aînée de 
Belvèze, qui continue la ligne directe du Langue- 
doc sur les biens paternels et la branche de 
Roquefort, qui continue la ligne directe du Quercy, 
sur les biens maternels. 

Armes : D'or, à la bande d'azur, à la bordure 
de gueules, au franc quartier de comte. 
Couronne de marquis. 
Devise : Semper paralus. 

LASGOUS (de). 

Nobles, messires, écuyers, seigneurs de Bois- 
set, Puybernard, Sanet, Servole, etc. enPérigord. 

Famille d'ancienne noblesse du Périgord, qui 
parait avoir tiré son nom du fief de Lascoux, 
mouvant de la seigneurie de Celle, dans la même 
province. 

Cette famille a possédé plusieurs fiefs près de 
Périgueux et donné à l'armée six gardes du corps 
du roi, dont trois maréchaux des logis desdits 
gardes du corps, des capitaines, des officiers su- 
périeurs, cinq chevaliers de St-Louis, quatre che- 
valiers de la Légion d'Honneur, dont un officier 
de ce dernier ordre. 

Etienne Lascous, chanoine dans l'église du 
prieuré de Castrensi, vivait en l'an 1243. 

La filiation suivie commence à N.. de Lascous, 
vivant sous le règne de Louis XIII, dont le fils, 
Jean de Lascous, médecin des hôpitaux de Bor- 
deaux, fit enregistrer en 1697, à l'armoriat géné- 
ral de France, registre de Guienne, les armes de 
la famille : 

Armes : De gueules, à trois étoiles d'argent, 
rangées en chef ; parti d'azur, à trois demi-vols 
d'argent, 2 en chef et 1 en point/'. 

Casque de profil, fermé et grillé, orné de ses 
lambrequins de gueules, d'argent et d'azur. 



LA SELLE (de). 

Famille originaire du bourg de la Selle-cn-Co- 
gles (Bretagne) aux réformations de 1420, 1440, 
1511 et 1521, cette famille a été déclarée noble 
d'ancienne extraction. Au xvn e siècle, l'un de ses 
membres, Charles de la Selle, obtint l'arrêt du 16 
février 1671 rendu dans la même forme. 



La maison de la Selle, dont les membres ont 
été qualifiés : comtes de la Selle, seigneur de la 
Sécardais, de la Forgetterie, d'Echailly et autres 
lieux, a contracté des alliances avec les meilleures 
races de l'aristocratie de notre pays. 

La filiation directe, authentique et suivie de 
cette famille commence à Pierre I e1 ', seigneur de 
laSelle-en-Cogles, qui vivait en 1330. 

Geoffroy delà Selle I er du nom, se distingua au 
service de Charles V et de Charles VI. 11 périt 
pendant l'expédition contre Tunis en octobre 1390. 
C'est en souvenir de sa mort glorieuse que le 
croissant, qui se trouve dans les armes de la fa- 
mille, fut ajouté aux trois quinte feuilles sicr 
fond de sable. 

Son petit-fils, Jean de la Selle, était gouverneur 
de St-Aubin-du-Cormier, sous le duc de Bretagne ; 
c'est lui qui a acquis la terre de Sécardais dont le 
nom a toujours été ajouté par la branche ainée à 
celui de la Selle. 

Armes : De sable, au croissant montant accom- 
pagné de trois quintefeuilles posées 2 et J , le 
tout d'or. 

Couronne de comte. 

Supports : Deux griffons. 

Devise : Recto et fortiter. 

LASNON DE LA RENAUDIÈRE. 

Très ancienne famille de la 
ville de Vire. 

Jean François, sieur de La 
Benaudière, gendarme de la 
garde du roy a figuré au dix 
août parmi les défenseurs du 
roi Louis XVI, ce qui lui valut 
la noblesse militaire après la 
noblesse de charges. 

Il épousa une Le Marchant 
de Bosel de très ancienne et 
très noble famille. 

Le dernier descendant, M. 
Lasnon de La Benaudière étant 
décédé en 1886 sans laisser de 
postérité, cette famille est donc destinée à s'é- 
teindre. 

Armes : Ecartelé: aux 1 et 4, de sinople à un 
lion d'argent ; aux 2 et 3, de gueules à irois co- 
quilles aussi d'argent posées 2 et 1. 

Ecu timbré d'un casque de profil orné de ses 
lambrequins ; trois flammes, une verte, une blan- 
che et une rouge. 

REPRÉSENTANT ACTUEL 
Lasnon de la Renaudière, (M* e ) née 
du Fay de Cisternay. Résidence : 35, rue 
Vernet, à Paris. 




— 295 — 



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LASSUS {de). 

Il y a plusieurs familles de ce nom : l'une ori- 
ginaire de l'Artois, dont les armes sont : de sable, 
au chevron dor chargé de trois bandes dasur ; 
l'autre originaire du Languedoc, qui porte : L'or 
à la bande engrenée de gueules, accompagnée de 
deux grenades tigées et feuillées de même. 

LASTEYRIE {de). 

Cette maison a pour berceau la paroisse d'A- 
lassac (Corrèze). Elle réunit tous les caractères 
d'une race d'ancienne chevalerie. Dès quelle com- 
mence à être connue, on la voit contracter des 
alliances avec les plus grandes familles de la pro- 
vince ; à ces avantages, elle jouit celui d'avoir 
rendu des services distingués et d'établir une 
filiation suivie depuis Pierre de Lasteyrie, cheva- 
lier du lieu d'Alassac, en 1250. 

Pierre de Lasteyrie suivit St-Louis à la Croi- 
sade en Egypte ; son nom et ses armes sont ins- 
crits à Versailles . 

Guy de Lasteyrie, sénéchal du Rouergue, se 
distingua comme lieutenant du duc d'Anjou ; en- 
voyé en cette qualité à Montpellier pour y apaiser 
une révolte des habitants, il y fut massacré le 
25 octobre 1379 ; en punition de ce crime, la ville 
fut condamnée à payer une forte amende à son fils 
Amanieu. Un de ses fils fut attaché à la personne 
de Henri IV et compta 70 ans de services mili- 
taires. 

La seigneurie du Saillant, à laquelle elle a 
emprunté son surnom, lni appartient depuis l'an 
1371, et la branche aînée en a toujours porté le 
titre de préférence. La branche cadette, au con- 
traire, néglige souvent d'en adjoindre le nom à 
celui de Lasteyrie. 

La séparation des deux branches eut lieu à la 
mort de Raymond de Lasteyrie du Saillant, baron 
dudit lieu, marié en 1629, à Isabeau de Pérusse 
des Cars, dont il eut deux fils. 

Antoine l'ainé, forma la tige des marquis du 
Saillant, vicomtes de Combarn, barons d'Ussac 
et de Vergy. Il eut le titre de sénéchal du haut 
Limousin qui fut héréditaire dans sa ligne jus- 
qu'à la révolution et Geoffroy de Lasteyrie du 
Saillant, frère puiné du précédent, forma la 
branche cadette et fut bisaïeul d'Urbain Pierre 
Louis, tiont le frère Jean Baptiste, reçu chevalier 
de Malte, en 1755, parvint à la dignité de bailli 
de la langue d'Auvergne. Urbain, colonel du 
l«r régiment de carabiniers et maréchal de camp 
en 1791. fut admis aux honneurs de la Cour et 
prit le titre de marquis de Lasteyrie. Son polit 
fils devint le chef de la seconde branche. 

Armes : De sable, à l'aigle d'or. 
La branche ainée écartolé : d'argent au lambel 
de trois pendants de gueules qui est du Saillant. 



LASTIG {de). 

Auvergne, Limousin, Poitou, marquis et com- 
tes de Lastic, de Siouzac et de St-Jal, vicomte de 
Murât, barons de Valeilles, etc. 

Maison des plus anciennes et des plus distin- 
guées de la noblesse d'Auvergne, issue suivant 
un mémoire domestique, d'un puiné de la mai- 
son deMercœur; elle occupe depuis le commen- 
cement du xm e siècle, une position considérable 
dans cette province par l'ancienneté de son ori- 
gine, par l'importance et l'étendue de ses pos- 
sessions et par l'illustration de ses alliances avec 
les premières familles du royaume. 

Elle s'est divisée à une époque très ancienne 
en diverses branches, dont plusieurs ont conti- 
nué la descendance jusqu'à nos jours, savoir : 
Celle des comtes de Lastic St-Jal, dont le prin- 
cipal représentant est chef de nom et d'armes de 
sa famille ; celle des marquis et comtes de Las- 
tic de Siouzac, vte de Murât, dans la basse Au- 
vergne et celles des comtes de Lastic de Lescure, 
seigneurs du Vigouroux, dans la haute Auvergne. 
Cette maison a fourni un grand maitre de St- 
Jean de Jérusalem (Malte), un grand maréchal et 
plusieurs grands prieurs, commandeurs et digni- 
taires dumême ordre, des lieutenants-généraux, 
maréchaux de camp, gentilshommes de la cham- 
bre, officiers supérieurs des gardes du corps et de 
diverses armes de cavalerie et d'infanterie ; un 
grand nombre de chevaliers de l'ordre du roi et 
de St-Louis . 

Elle a donné à l'Eglise de France quatre évê- 
ques, plusieurs comtes-chanoines du chapitre 
noble deSt-Julien de Brioude, des abbés et d'au- 
tres dignitaires éminents. 

La filiation suivie des seigneurs de Lastic, 
commence à Hugues de Lastic, issu puiné de 
la maison de Mercosur; il était déjà chevalier 
lorsqu'en 1211, il décida Simon, dit le Ma- 
chabée, comte de Montfort, chef de la croisade 
contre les Albigeois, à ne pas attendre le comte 
de Toulouse et à se jeter dans Castelnaudary. Il 
fit en 1225, diverses fondations en faveur de l'é- 
glise de Brioude, dont son oncle, Etienne de Las- 
tic, était chanoine dès l'an 1200. Il laissa de sa 
femme doux enfants. 

Au 13 e degré, nous remarquons Antoine de Las- 
tic, chevalier, seigneur de Chamboulive et autres 
lieux qui épousa au chàleau de Saint- Jal, en Li- 
mousin, le 12 avril 1627, Antoinette Destresses de 
Saint-Jal. 

Un de ses petits fils, Louis Romain, vicomte 
do Lastic Saint-Jal, fut aide de camp colonel de 
cavalerie, ofticier supérieur des gardes du corps 
du roi, chevalier de Saint-Louis, né le 18 novem 
bre 1709, marié à Anne Thoreau de Maisonneuvo 
le 4 septembre 1761, dont il eut plusieurs enfants. 



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Armes : De gueules, à la fasce d'argent. 
Couronne de marquis. 
Supports : Deux lions. 

LA SUDRIE (dé). 

Seigneurs de Puchguizec, en bas Languedoc. 
Guillaume de la Sudrie, premier du nom, damoi- 
seau, seigneur de Calvairac, testa le 30 septem- 
bre 1451, en faveur de son fils, Raymond de la 
Sudrie, seigneur de Galvairac. Ses descendants 
se sont alliés aux familles de Cadrieux, du Puy 
de la Ichairie, de Vielcastel, de Marmignac, de 
Bonnefous, etc. 

Cette famille a formé de nombreuses branches 
établies en différentes provinces. 

Une de ces branches s'est établie dans l'Arma- 
gnac au château de Campanu, commune de La 
Graulet (Gers). 

Une autre branche existe également à Bordeaux. 

Armes : D'azur, ait lion d'or, (alias : d'argent), 
accompagné de douze besants du même en orle. 
Couronne de comte. 



LA TAILLE (dé). 

Ancienne maison du Gâtinais. Le premier dont 
on ait connaissance, est Guillaume de la Taille, 
qui vivait en 1123, mais la filiation suivie remonte 
à Jean de La Taille, mort en 1200, dont on voit 
encore la tombe dans l'Eglise du Prieuré Flotin 
près Bois-Commun ; il laissa un fds, Bertrand de 
La Taille, seigneur de Souville, qui continua la 
postérité. 

Cette famille a formé plusieurs branches : 

1° Celle des seigneurs de Fresnay, éteinte vers 
1700; 2° des seigneurs des Essarts qui a pour 
auteur Jean de La Taille, 4 me fih de Martinet de La 
Taille (8 rae ligne de la branche-mère), qui eût en 
partage les terres des Essarts d'Hanorville, etc. ; 
3° et la branche des seigneurs d'HANORviLLE et de 
Trétinville, dont l'auteur est Louis de la Taille 
(second fils de Jean de la Taille, auteur de la 
branche des Essarts) marié, en 1530, à Jeanne 
d'Halot d'Hermeray, dont postérité. 

Cette famille a fourni quantité d'officiers de tous 
grades dans nos armées et des chevaliers de l'or- 
dre royal et militaire de Saint-Louis. 

Armes : De sable, aie lion d'or rampant, cou- 
ronné, armé de même et lampassé de gueules. 
Supports : Deux sauvages. 
Couronne de marquis. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS 

Branche des Essarts 

La Taille des Essarts (Alexandre, comte 



de), attaché au ministère des Affaires étran- 
gères. Résidence : Versailles, rue St-Mé- 
déric. 

La Taille des Essarts (Fernand, vicomte 
de), cousin-germain du précédent, marié à 
Glotilde de La Porte, dont postérité. Rési- 
dence : Château de Boisangeray (Eure). 

La Taille des Essarts (Edgar, baron de), 
frère du précédent), marié à Aline de Plan- 
terose. Résidence : Les Landes, par Brûlon 
(Sarthe). 

Branche de Lolainville 

La Taille (Henry de), inspecteur princi- 
pal du chemin de fer de Paris à Or- 
léans, officier de la Légion d'honneur,veuf 
de Charlotte de LaagedeMeux. Résidence: 
Orléans. 

La Taille (Théophile de), cousin germain 
du précédent, Conseiller à la Cour d'appel 
d'Orléans en retraite, Chevalier de la Lé- 
gion d'honneur, marié à Marie de Bissy. — 
Résidence : Orléans. 

La Taille (Irénée de), frère du précédent, 
ancien élève de l'Ecole polytechnique, di- 
recteur-ingénieur des télégraphes en re- 
traite, Chevalier de la Légion d'honneur, 
marié à Bathilde Veytard, dont postérité. 
Résidence : Orléans. 

La Taille (Ferdinand de), frère des pré- 
cédents, docteur en droit, ancien magistrat, 
marié à Marie Gonat, dont postérité. Rési- 
dence : La Presle, par Cerdon du Loiret. 

La Taille (Stanislas de), cousin-germain 
des précédents, inspecteur principal du 
chemin de fer de Paris à Lyon et à la Mé- 
diterranée, chevalier de la Légion d'hon- 
neur, marié à Suzanne de Bouveyron, dont 
postérité. Résidence : Clermont-Ferrand. 

La Taille (Alexis de), frère du précédent, 
veuf en premières noces de Marie d'ALBA- 
ret, et en secondes noces de Madeleine 
Bréhan, dont postérité, Résidence : Le 

Mans. 

La Taille (Gustave de), cousin-germain 



— 299 — 



— 300 — 



des précédents, Général de brigade, com- 
mandant le génie de la G e région, comman- 
deur de la Légion d'honneur. Résidence : 
Châlons-sur-Marne. 

La Taille (Maurice de), frère du précé- 
dent, inspecteur des forêts, marié à Berthe 
de Luzy, dont postérité. Résidence : Beau- 
vais. 

Branche de Trétin ville 

La Taille de Trétinville (Henry, comte 
de), marié à Louise de Neuilly, dont pos- 
térité. Résidence : Château de Blanchamp, 
(Indre-et-Loire). 

LATENAY DE LISSAG (de), 

Familles originaires de Grèce, qui s'établit en 
Languedoc aux diocèses deBéziersetdeNarbonne, 
et y fit plusieurs branches, dont l'aînée finit en 
1556. La branche maintenue en 1669, reconnaissait 
pour auteur Simon de Latenai, seigneur de Pou- 
solles, marié, en 1508, à Jeanne de Clermont. Son 
petit-fils, Jean de Latenai, seigneur de Lissac, 
épousa le 13 novembre 1588 Glaire d'Arnaud de 
Neffiez, dont il eut postérité. 

Armes : D'azur, à ta tour d'or accostée d'une épëe 
posée en pal la pointe en bas et d'un lion d'or, 
armé et lampassé de gueules. 

LA TEYSSONNIÈRE [de). 

Comtes de La Teyssonnière, seigneurs de Béce- 
rel, de Laye, de Chanains, de Villon, de Porte- 
beuf, etc. 

Famille chevaleresque, originaire de l'Auvergne, 
d'où elle partit pour aller à la première croisade. 
Depuis le xn° siècle, une branche, la seule existante 
aujourd'hui, vint s'établir en Bresse, y bâtit un 
château féodal, auquel elle donna son nom, et 
depuis lors, elle tint toujours un rang distingué 
parmi la noblesse de ce pays. 

Exclusivement vouée à la carrière des armes, 
elle a fourni un grand nombre d'officiers dont 
plusieurs sont morts sur le champ de bataille. 
Elle a produit un chevalier du Temple qui fut un 
di ceux qui prononcèrent la défense de l'ordre, et 
compte plusieurs chevaliers de St-Louis, entre 
autres un de La Teyssonnière, mayor de Marien- 
bourg, qui fut décoré par Louis XIV en 1707 après 
la bataille de Bamilljes où il avait été grièvement 
blessé, et qui, en 1765, à l'âge de cent ans deux 
mois, reçut de Louis XV une gratification de 
2000 livres en considération de 87 ans de services. 



Cette famille qui a contracté de belles alliances 
a fourni des chanoinesses au chapitre noble de 
Neuville-les-Dames. Elle a fait ses preuves pour 
monter dans les carrosses du roi, à la fin du rè- 
gne de Louis XV. Elle s'est divisée en plusieurs 
rameaux, qui sont presque tous éteints. La filia- 
tion de la branche aînée, perpétuée jusqu'à nos 
jours, remonte par titres authentiques à Guil- 
laume de La Teyssonnière, surnommé le Beau, 
damoiseau, connu par un acte de partage du mois 
de juin 1290. 

Armes : Parti emmanché d'or et de gueules de 
cinq pointes (côté gueules). 

LATIER DE BAYANNE (de). 

Très ancienne famille noble du Dauphiné. Son 
séjour a été autrefois dans la ville de Grenoble et 
à Vourey. S'étant divisée en plusieurs branches, 
elle a passé dans le Valentinois où elle est encore. 
Des Chevaliers de l'ordre de St-Jean de Jérusalem 
et du Temple, quelle a eu presque sans interrup- 
tion sont une marque certaine de son ancienneté. 
Les alliances qu'elle a faites avec plusieurs des 
plus illustres familles du Dauphiné, et les offi- 
ciers de mérite qu'elle a donnés, dans tous les 
temps, sont encore une preuve de la considération 
où elle a toujours été. Ses armes étaient succes- 
sivement : trois lacs d'amour d'argent, sur un fond 
d'azur. Devise : Pour Trois. Depuis environ deux 
siècles, les lacs d'amour ont été changés en trois 
frettes, pour la brisure des branches cadettes. Le 
premier connu de ce nom est Jacques de Latier, 
qui hommagea des terres au Dauphin l'an 1290.- 

Elle a fourni les branches : de Latier-Charpey ; 
de Latier-Bayanne qui a pour auteur Louis de 
Latier qui vivait en 1524. 11 eut une compagnie de 
gens à cheval, servit avec distinction sous les 
règnes de François I er et d'Henri II, se trouva en 
1529 à l'armée que commandait le comte de St- 
Paul contre le duc de Brunswick ; il eut pour 
épouse Alix de Brottin, dame de Souspierre, dont 
postérité. 

Deux de ses fils furent capitaines d'infanterie 
et un chevalier de Malte et commandeur de Poët- 
Laval. 

Antoine de Latier, seigneur d'Orcinas et de 
Bayanne, capitaine d'une compagnie de Franche 
en 1615, se signala en plusieurs circonstances. 

Louis de Latier, marquis de Bayanne, seigneur 
dArcinas, etc., capitaine de cavalerie, lieutenant 
des maréchaux de France, épousa le 5 novembre 
1727 Catherine de Sibeul dont il eut plusieurs en- 
fants. Cette branche s'est perpétuée jusqu'à nos 
jours. 

Enfin la branche de Latier-Burlet, qui a fourni 
également plusieurs officiers distingués. 

Armes: D'azur, f relié d'argent; au chef du 
même. 



301 



— 302 — 



LA TOUR (de). 

Seigneurs de Romoules et de Ti lurtour, en Pro- 
vence, famille issue de l'illustre maison de la Tour 
à Naples. Pendant la révolution de ce royaume, 
Louis de la Tour ayant rendu d'importants servi- 
ces à Louis II d'Anjou, ce prince le récompensa 
par la charge de capitaine général au bailliage de 
Digne, le 10 août 1426. Il le qualifie, dans ses let- 
tres patentes, de Ludovicus de Turri de Neapoli. 
Louis de la Tour était fils de Philippe de la Tour, 
qui suivit le parti de la reine Jeanne et de son fils 
adoptif ; il fut enveloppé dans la déroute de l'ar- 
mée de ce prince en 1382, et perdit ses biens qui 
furent confisqués par Charles de Duras, lorsque 
celui-ci se rendit maître du royaume de Naples. 
Ce fut ce qui obligea Louis delà Tour à se retirer 
dans la ville d'Hyères, où il épousa Béatrix de 
Cormis, laquelle apporta à son mari la terre et 
seigneurie de Romoules. Il eut quatre fils, Fouquet, 
Antoine, Honoré et Elzéar de la Tour. Honoré a 
fait la branche d'Arles. Antoine de la Tour, sur- 
nommé le bran, terme provençal qui signifie en 
français brave, vaillant et fort, fut successivement 
viguier de Marseille en 1467, premier consul à 
Arles en 1468 et 1470. Le roi René le fit son con- 
seiller en tous ses conseils d'Etat, en considéra- 
tion de grands et notables services qu'il lui avait 
rendus auprès de son fils, le duc de Calabre, tant 
au royaume de Xaples qu'en la principauté de 
Catalogne. Ses frères Fouquet et Honoré de la 
Tour héritèrent de lui ; Fouquet, l'ainé, fut con- 
firmé dans toutes les charges de son frère par le 
roi Charles VIII. Henri de la Tour, fils aîné de 
Baltazar, se signala dans toutes les guerres de 
son temps. L'an 1579, il soutint contre les ligueurs 
le. siège de Lorgues. En 1596, il eut commission 
de se saisir du château de Salerne ; et en 1607, le 
duc de Florence l'ayant prié de se trouver à l'en- 
treprise de Famugouste en Chypre, lui donna la 
commission de lever un régiment en Provence. Il 
fut de cette expédition où il se couvrit de gloire. 
Il mena ensuite son régiment au siège de Mon- 
tauban, l'an 1629, ayant trois de ses fils avec lui. 
En 1637, il servit à l'attaque de St-Honoré et de 
Ste-Marguerite, quoique âgé de 80 ans. Deux de 
ses fils combattirent avec lui ; ils furent forcés de 
se retirer. Il voulut donner de nouveau, mais il 
fut blessé, fait prisonnier par les espagnols, et 
échangé ensuite avec un capitaine napolitain. Le 
roi qui connut cette action d'éclat lui écrivit une 
lettre des plus obligeantes ; et après avoir haute- 
ment loué sa valeur, lui envoya le brevet d'une 
pension de 1500 livres pendant sa vie qui fut fort 
longue. Cette maison a formé des alliances consi- 
dérables et donné des officiers de la plus haute 
distinction, des premiers consuls de Provence et 
un page du roi. 

Armes : D'azur , à une tour crénelée de quatre 
pièces d'argent, maçonnée de sable ; deux colom- 



bes d'argent, becquées et membrées de gueules, af- 
frontées, perchées sur les deux créneaux extrê- 
mes, et soutenant de leurs becs une étoile d'or. 

Nous trouvons une autre famille du même nom 
originaire d'Auvergne, dont l'origine remonte 
aux temps les plus reculés. Elle compte parmi ses 
ancêtres des personnages de la plus haute consi- 
dération, et qui, dans la carrière des armes, ont 
rendu à l'Etat les plus importants services. Les 
alliances qu'elles a contractées avec les premières 
maisons du royaume prouvent assez l'ancienneté 
et les grandes prérogatives de sa noblesse. 

La filiation de la branche aînée établie alors on 
Auvergne remonte à Bertrand de La Tour, premier 
du nom, qui vivait en 1190. 

Elle a fourni des officiers chevaliers de St-Louis. 

Armes : D'azur, à la tour d'argent, accompagnée 
de neuf fleurs de lys d'or, posées en pal, quatre de 
chaque côté, et une en pointe: le tout sur une 
bande de gueules, chargée en chef d'un écusson 
d'argent. 



LA TOUR EN VOIVRE (de). 

En Barrois, seigneur de La Tour en Voivre, de 
Pierrefort, de Jeandelise, de Puxe, de Savonniére, 
de Brainville, de Puisieux, etc., comtes de la Tour 
et baron de Richecourt. 

La maison de La Tour a pris son nom d'une terre 
située dans un canton du Barrois, nommée la 
Voivre. Elle est connue depuis 1220, et sa gé- 
néalogie est extraite d'un mémoire présenté au 
roi par M. Chérin, le 23 avril 1384, pour la pré- 
sentation du comte Charles de La Tour en Voivre. 
Elle commença la filiation à Jean, sire de la Tour, 
qui reconnut le 9 août 1261, tenir en fief du 
comte de Bar la seigneurie de Balers, possédée 
par ses pères. 

Cette maison a fourni plusieurs officiers à nos 
armées, chevalier de Saint-Louis et de divers or- 
dres étrangers. 

Tous les historiens montrent la puissance de 
cette maison de l'ancienne Chevalerie de Lor- 
raine à l'époque du schisme qui a amené le con- 
cile général de Constance en 1415. Henri et Jean- 
delise de La Tour s'était unis à Charles de 
Deuilly, maréchal de Lorraine, poussèrent la har- 
diesse jusqu'à faire prisonniers sur les confins 
du Barrois, les députés du roi de France qui re- 
venaient du concile de Constance. Henri les fit 
enfermer dans la forteresse de Sancy. Le concile 
excomunia ces trois seigneurs. Les ducs de Lor- 
raine et de Bar, avec les habitants de la ville de 
Metz, assiégèrent Sancy et parvinrent à délivrer 
les députés prisonniers. 

Le Concile en adressa ses remercîments à 
ces deux princes par une lettre du 14 octobre 
1413. 



303 



304 



Henri, célèbre par son activité et sa valeur, 
mourut en 1449, laissant postérité de sa femme 
Jeanne de Lenon court. 

Armes : Ecartelé : aux 1 et 4 de gueules, à 
trois lions d'argent : aux 2 et 3 de sable, à une f as- 
ce d'argent accompagnée de trois pattes de lions 
du' même, 2 en chef contre-onglées, et l'autre 
contournée mouvante de la pointe. 

LA TOUR SAINT-LUPICIN (de). 

Connue dès 1151, cette ancienne famille, noble 
de nom et d'armes, est originaire de la Franche- 
Comté, où elle possédait en temps immémorial, 
les fiefs des Villars lez la Rixouse, de la Tour 
de Saint-Lupicin, et la prévoté héréditaire de 
Saint-Lupicin, qui lui avait été inféodée par l'abbé 
de Saint-Claude. 

La maison de la Tour Saint-Lupicin a formé 
un grand nombre de branches plus ou moins fa- 
vorisées par la fortune, et dont la fdiation est 
parfaitement établie sur titres. 

Elle a contracté les meilleures alliances de la 
province. Les illustres familles de Sacquenay et 
de la Baume-Mont-Saint-Léger, se sont éteintes 
dans la famille de la Tour Saint-Lupicin. Le pre- 
mier connu de cette famille est Guillaume de La 
Tour, qui vivait en 1151. 

Guyot de La Tour figure sur la liste des gens 
d'armes qui suivirent le duc de Bourgogne en 
Picardie, en août 1377, et en Normandie en avril 
1378. 

Henri de La Tour est nommé parmi les cheva- 
liers qui accompagnèrent le duc de Bourgogne, 
Jean-Sans-Peur, en janvier 1419 à Arras, et jus- 
qu'aux portes de Paris, et qui le servirent en Ar- 
tois, en 1414. 

Loys de La Tour de Saint-Lupicin, prévôt hé- 
réditaire de Saint-Lupicin, mourut en septembre 
1556, laissant postérité. 

Armes: D'azur, à la tour d'or. 
Timbre : Un casque de chevalier, orné de son 
botirrelet de chevalier et de ses lambrequins. 
Cimier .• Un vol d'aigle, 
Supports: Deux lions, la tête contournée. 
Devise : Armis et togâ. 

LA TOURNELLE (de). 

En Bourgogne. Cette famille prend son nom 
de la terre de la Tournelle en Nivernais, et les 
seigneurs en sont connus par titres dès 1140. Le 
premier auteur connu est Hugues de la Tournel- 
le, dont le fils, seigneur de la Tournelle, fit une 
donation, à l'église de Saint-Cyr de -Nevers en 
1007, de la dîme de tous ses biens, étant alors, 
comme dit l'acte, dans sa vieillesse, et se dis- 
posant à faire le voyage de la Terre-Sainte. 



La filiation suivie de cette maison ne remonte 
qu'à Jean de la Tournelle, qui vivait en 1288. 

Au 14° degré, nous trouvons Antonin-Fran- 
çois, comte de La Tournelle, marquis de 1 enaut. 
seigneur de Lengny, etc., capitaine de cavalerie 
dans le régiment royal étranger, chevalier de la 
noblesse des Etats de Bourgogne, mort en 1738, 
laissant postérité de sa femme Marie-Thérèse de 
Bâillon. 

La branche cadette a pour auteur Balthasar de 
la Tournelle, seigneur de Montjardin, dont le fils 
N... vicomte de la Tournelle, capitaine dans le 
régiment de Cambis, colonel dans celui de Nice, 
à partir de 1758, mourut en laissant postérité. 

Cette famille compte plusieurs officiers dans 
nos armées, chevaliers de l'ordre de Saint-Louis. 

Armes : De gueules, à trois tours d'or. 
Supports : Deux lions. 

LA TOUSGHE (de). 

Ce nom a été porté par plusieurs familles et il 
est encore représenté dans le Poitou où il est 
fort ancien et d'origine chevaleresque. 

Les branches de la Tousche d'Avrigny et de la 
Massardière sont honorablement mentionnées 
dans le mémoire concernant l'état du Poitou 
dressé par Charles Colbert de Groissi, indendant 
de cette province. 

Une grande quantité de noms isolés de cette 
maison figurent depuis l'an 1088. 

Mais la filiation suivie commence avec la bran- 
che d'Avrigny, qui a pour auteur Guy de la 
Tousche, qui vivait en 1372. 

Cette maison a formé plusieurs autres bran- 
ches qui sont: celles des Meurs; de la Ravar- 
dière ; de Marigny; de la Massardière; de Pous- 
sac ; de Chillac, élection d'Angoulême ; de Gres- 
sat, élection de Saintes; de Montargnier ; de la 
Guittière. 

Armes: D'or, au lion de sable armé, couronné 
et lampassè de gueules. 
Devise : Deo juvante . 

LATTAIGNANT DE LEDINGUEN. 

Originaire de Picardie. 

Famille noble qui descend de Lattaignant, ser- 
vant en qualité d'hommes d'armes des ordon- 
nances du roi, en 1342. 

Armes: D'azur, à trois coqs d'or. 

LATTRE DE TASSIGNY^e). 

Picardie, Flandre, Artois et Champagne. 
Seigneurs de Tassigny, de Cassiny, deRelicourt, 
du Sausois, etc. 



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Il existe dans les provinces du Nord, des fa- 
milles du nom de de Lattre, qui ont toutes la 
même origine, quoiqu'elles aient des armoieries 
différentes. 

Le premier personnage dont il soit fait men- 
tion, est Jean de Lattre, qui figure dans le comp- 
te de Jacques de La Tannerie, receveur de Lille 
pour le fait des nouveaux acquêts du 4 février 
1389. 

Son fils, Jehan de Lattre, fut receveur des 
aides, à Gisors en 1404 et 1405. 

Rolland de Lattre, écuyer, né à Guise vers 1560, 
laissa de son mariage avec demoiselle Jacque- 
line Thelingues, 7 enfants. 

La branche cadette devenue l'aînée a pour 
auteur Jean de Lattre, écuyer, avocat au Parle- 
ment, qui épousa en 1660, demoiselle Marie-Mar- 
guerite Le Moine. 

La troisième branche devenue à son tour l'aînée 
par l'extinction des deux premiers, a pour auteur 
N... de Lattre, écuyer, qui laissa 4 enfants de son 
mariage avec demoiselle Marie de Violette. Son fils 
aîné, Louis-Antonie-Joseph de Lattre de Tassi- 
gny, né à Guise en 1769, fut sous-préfet de Cha- 
tellerault, et épousa en 179S, demoiselle Marie 
Ghantale Imbert de la Ghottière de laquelle il a 
eu 3 fils. 

Abmes: D'azur, à la fasce d'or, accompagnée 
de trois étoiles rangées en chef, et en pointe, de 
trois canettes du même becquées et membrées de 
gueules. 

Couronne de comte. 

Supports : Deux levrettes. 



LA TULLAYE (de). 



Maison ancienne et distinguée de Bretagne, qui 
a fait ses preuves au cabinet des ordres du roi, 
le 7 avril 1788, et a établi par titres sa filiation, 
depuis l'an 1408, temps auquel vivait Guillaume 
de la Tullaye, époux de Guillemette de Guitté.Ses 
descendants avaient été maintenus dans leur an- 
cienne extraction, par arrêt de la Chambre établie 
pour la réformation de la noblesse de Bretagne, 
du 30 octobre 1668. La branche de Belle -Isle fut 
perpétuée sous la dénomination de seigneurs de 
Chamfort et delà Jaroussaye. Les divers rameaux 
de cette maison ont donné des conseillers au Par- 
lement de Bretagne, et des maîtres des comptes, 
et se sont alliés aux familles de la Barre-Binet, 
de la Blottière-Bitault, Bodart de Vauhart, etc. 

Armes : D'or, au lion rampant de gueules. 

Le représentant actuel écartèle : aux 1 et 4, 
d'or, au lion rampant de gueules ; aux 2 et 3, de 
sable, à six rois d'échiquier d'argent, S, 2 et 1. 



LAU (du). 

Maison issue d'ancienne chevalerie, originaire 
de Béarn, et établie enPérigord, depuis l'an 14:59, 

dans la personne d'Amanieu du Lau, damoiseau, 
seigneur de la Coste, de la Rousselière et de la 
Borie, parent du fameux Arnaud-Guilhem de Bar- 
bazan. Cette maison a produit des capitaines 
d'hommes d'armes, quatre gouverneurs déplaces, 
deux gentilshommes de la chambre du roi, un 
lieutenant-général des armées, des maréchaux de 
camp, des brigadiers, des capitaines de vaisseaux 
et autres officiers de marque, un commandeur et 
un grand-croix de St-Louis, et plusieurs cheva- 
liers de cet ordre royal et militaire. Jean du Lau, 
co-seigneur des Ecuyers, surnommé le grand ca- 
pitaine, joignait à l'expérience militaire le talent 
des négociations. Il mérita l'estime dont le bon 
roi Henri IV l'honora. 

Les honneurs de la Cour ont été accordées à 
cette famille en 1757, 1769, 1770, 1773, en vertu 
de preuves faites au cabinet des ordres du roi. 
Elle a été qualifiée des titres de marquis et de 
comte dans les actes publics, et commissions de 
nos rois, depuis deux siècles. Elle a donné un 
évêque de Bayonne en 1470, un évêque de Digne 
en 1766 et un archevêque d'Arles en 1775. Elle a 
contracté les alliances les plus distinguées : 

Armes : D'or, au laurier à trois branches de si- 
nople, au lion léopardé de gueules, brochant sur 
le fût de V arbre ; à la bordure d'azur, chargée de 
quinze besants d'argent. 

L'AUBESPINE (de). 

La famille de l'Aubespine, originaire du pays 
Chartrain, a donné entre autres personnages il- 
lustres : un garde des sceaux, des ministres secré- 
taires d'État, des ambassadeurs, des lieutenants 
généraux, des commandants et chevaliers des 
ordres du roi, et un évêque d'Orléans, connu par 
ses nombreux écrits. 

Elle a obtenu les honneurs de la Cour en 1768. 

La famille de 1 Aubespine a pour premier au- 
teur Simon de l'Aubespine, prévôt et maire de la 
ville de Chartres, anobli par lettres patentes «lu 
roi Charles V, données au château de Melun le 10 
octobre 1374, et père de Gilles de l'Aubespine, 
premier du nom, bailli et gouverneur du pays de 
Chartrain. 

Depuis 1500 environ, celte famille se divise en 
deux branches : 

lo Celle des marquis d'Hauterive et de Chàteau- 
neuf fut formée par Claude II de l'Aubespine, 
pourvu le 10 mars 1537 d'une charge de secrétaire 
du roi, puis de celle de secrétaire d'Etat et des 
finances. Claude servit avec zèle et intelligence 
les rois François P r , Henri II et Charles IX. Sous 



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le premier de ces princes / il fut nommé l'un des 
commissaires chargés de négocier la paix à Har- 
delot. Sous Henri II, il prit une part active aux 
négociations qui amenèrent le traité de Château- 
Cambrésis. Claude s'acquit une réputation d'ha- 
bile diplomate ; la reine Catherine deMédicis, qui 
ne faisait rien sans prendre son avis, alla le con- 
sulter à son chevet le jour de la bataille de Saint- 
Denis, le 10 novembre 1567. Il mourut le lende- 
main. 

Il existe à la Bibliothèque Nationale, dans la 
collection Béthune, un grand nombre de lettres 
originales de Claude de PAubespine, de son fils 
et de son petit-fils. 

La branche des marquis d'Hauterive s'est per- 
pétuée jusqu'à nos jours par la descendance di- 
recte de François de PAubespine en vertu duquel 
la seigneurie de Dampierre fut érigée en marqui- 
sat par lettres patentes du mois d'octobre 1649. 
Les principaux rejetons de cette branche ont 
suivi constamment la carrière des armes. 

2° La branche des Marquis de Vcrderonne, ca- 
dette de la précédente, a été formée par Gilles de 
PAubespine. Elle a donné un grand nombre d'of- 
ficiers distingués, dont un, Etienne-Claude de 
PAubespine, marquis de Verderonne, page de la 
grande écurie du roi en 1671, fut tué a la bataille 
de Fleurus le l e f juillet 1604. Il était fils de Claude 
de PAubespine qui avait obtenu l'érection en 
marquisat de la seigneurie de Verderonne, au 
pays de Beauce, par lettre patentes du mois d'oc- 
tobre 1650. Cette branche s'est éteinte par la mort 
de Claude-Marie de PAubespine, marquis de Ver- 
deronne, tué à Malplaquet le 11 septembre 1709, 
et par celle d'Etienne-Louis, son frère, sous-lieu- 
tenant des gendarmes du Dauphin, décédé sans 
laisser d'enfants. 

Armes : D'azur, au sautoir d'or, alaise et accom- 
pagné de quatre billettes de même. 

Couronne de marquis. 

Supports : Deux autruches colletées d'une cou- 
ronne de marquis. 

Cimier : Une autruche de même. 

LAUGIER- VILLARS (de). 

Maison ancienne et illustre de Provence dont 
une branche s'est établie en Lorraine sur la fin 
du dernier siècle. 

Sa filiation suivie commence à Raymond, baron 
de Laugier, chevalier, Jmentionné au nombre des 
barons et seigneurs provençaux qui, en 1114, sui 
virent le parti de Bérenger, comte de Provence, 
dans la guerre qu'il fit à la maison de Baux. 

Isnard et Bertrand, barons de Laugier, suivi- 
rent Charles d'Anjou en 1264 à la conquête du 
royaume de Naples. Le fils du second Guillaume 
de Laugier, 2 me du nom, accompagna en 1309, le 



roi Robert, qui allait prendre possession du 
royaume de Naples, et prêta hommage à ce 
prince en 1331, pour ses terres d'Aurel et d'Es- 
parron. 

Jacques, barons de Laugier, Seigneur de Vil- 
lars, Verdacher et la Javie, capitaine d'une com- 
pagnie de 100 hommes d'armes, vivait en 1582; il 
épousa Lucrèce de Verdillon, dont il eut pos- 
térité. 

Cette famille a formé les branches : 

1° Des seigneurs de Beaucouse; 

2° Des seigneurs du Puy ; 

3° La branche établie en Lorraine. 

Armes : D'argent, à un lion de gueules, armé et 
lampassê du même. 
Supports : Deux lions. 
Devise : Non fortior alter. 

LAUNAY DE LA MOTHAYE (de). 

Originaire d'Anjou, maintenue à Tours en 1667 
et 1714. Seigneur des Landes, delà Bouchonnière, 
de Longmortier, d'Onglée, de la Ballisère, de 
Chavigny, de la Motthaye, de la Gautraye, du 
Mesnil, de Pont-Girault. Guillaume, abbé du Per- 
ray-Neuf, diocèse d'Angers, vivait en 1497 ; Jean, 
seigneur d'Onglée, fût chevalier de Saint-Michel 
sous les rois Charles IX et Henri III, lieutenant 
du maréchal de Lavardin à la bataille d'Ivry 
en 1590, marié à Urbane de la Haye; Marie 
grande prieure de Fontrevrault, 1693. 

Armes : D'or, à un aune arraché de sinople, 
accosté de deux aiglons affrontés de sable, mem- 
bres et becqués de gueules. 

Devise : Pour Dieu et l'honneur. 

LAUR(de). 

Noble et ancienne famille du Béarn. 

Suivant la production des titres de noblesse 
en 1669, Arnaud, seigneur de Laur, testa en 1485, 

Jacques de Laur fut gouverneur des villes et 
citadelles de Navarreux. 

La baronnie de Lescun, l'une des douze pre- 
mières du Béarn, a été possédée par la famille de 
Laur pendant plus de 200 ans . 

Armes : Ecartelê : au 1 d'argent, à la tourd'azur 
surmontée d'un croissant de gueules ; aux 2 et 3 
de Lons ; au 4 d'azur, semé de fleurs de lis d'or, 
au lion du même brochant; et sur le tout' coupé : 
au 1 d'or, au rameau de laurier de sinople, mou- 
vant du flanc sencstre de Vécu, qui est de Laur ; 
au 2 de gueules, au cœur d'or, qui est de Lescun. 

LAURANS DE CHARPAL. 

La famille Laurans deCharpal est originaire dn 
haut Languedoc. 



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Sa généalogie établie par les titres de ' famille 
remonte jusqu'au milieu du xvi e siècle. A cette 
époque Anthonie Laurans, docteur es droit, 
avocat au Parlement était comme tel chargé des 
intérêts de la ville de Mende. Son fils était 
en 1608 premier consul de cette ville, ainsi que le 
furent après lui plusieurs membres de la famille 
Laurans de Charpal. Son arrière petit-fils acheta, 
en 1700,1a terre noble de Charpal et ajouta ce 
nom au nom patronymique de Laurans. François 
Laurans de Charpal était l'aïeul de Charles Fran- 
çois Laurans de Charpal qui siégea aux Etats 
généraux du Languedoc en 1770, et qui, conseil- 
ler secrétaire du roi, maison couronne de France, 
signa en 1788 le mémoire que la noblesse du 
Languedoc envoya à Louis XVI au sujet de l'élec- 
tion de ses députés aux Etats généraux du 
royaume. Le fils de Charles François prit le nom 
de la terre de Monteil et eut entr'autres enfants 
Odilon Laurans Monteil de Charpal, né en 1798, 
qui fut chevalier de la Légion d'honneur, prési- 
dent au conseil général de la Lozère, maire de la 
ville de Mende, notaire. Des deux fils de ce der- 
nier, l'aîné Jules de Charpal (1840) est juge de 
paix, propriétaire et maire de la Capelle (Lozère), 
l'autre Georges de Charpal (1850), ancien résident 
de France au Tonkin, ancien secrétaire général 
de Préfecture, appartient actuellement à l'ad- 
ministration centrale du Ministère de l'Intérieur. 

Armes : D'argent, au laurier de sinople sur 
une ter: asse du même, accosté de deux lions de 
gueules. 



LAURENGIN {de). 

On voit à Lyon, à l'un des coins de la clôture 
des jardin de St-Marcel, une inscription ou plutôt 
une épitaphe fort ancienne des Laurentin, dont on 
croit que descendent les Laurencin d'aujourd'hui. 
Quoiqu'il en soit, on ignore d'où la famille des 
Laurencin, noble et ancienne, tire son origine ; 
mais par les vestiges qui en restent, entr'autres à 
Lucques, on pourrait croire qu'elle est originaire 
d'Italie. On pourrait aussi la croire d'Allemagne, 
à en juger par d'anciens mémoires domestiques, 
et d'anciennes monnaies ou testons frappés à leurs 
armes et conservés dans les archives des aînés de 
la maison. Elle remonte, suivant différents mo- 
numents, jusqu'au xn^ siècle. La première alliance 
avec les Gorrevod, qui étaient ducs, prouve qu'elle 
était fort ancienne à cette époque. Elle a formé 
trois branches et a donné plusieurs chevaliers et 
.commandeurs de l'ordre de Saint-Jean de Jérusa- 
lem. Ses alliances sont, entr'autres, avec les mai- 
sons dAmboise, Talarn de Chalmozel, Foudras, 
Senneterre, Choiseul de Traves, la Tour d'Auver- 
gne, etc. Le premier depuis lequel on a une filia- 
tion suivie est Nicolas de Laurencin ; il épousa le 
16 octobre 1417 une fille delà maison de Correvod- 



Pont-de-Vaux, dont il eut un fils qui continua la 
descendance. 

Elle a formé les branches des seigneurs de la 
Bussière et des seigneurs de Beaufort. 

Armes : De sable, au cheoron d'or, accompagné 
de trois étoiles d'argent, 2 et 1. 

Supports : Deux lions. 

Devise : Lux in Icnebris, et post tenebras spero 
lucem. 

LAURENS (de.) 

Nous trouvons une famille de ce nom, originaire 
de TAnjou, qui remonte à Philippe de Laurens, 
seigneur de la Crillouère, et qui vivait en 1530, 
dont l'un des descendants fut élu chef pour la 
noblesse au ban et arrière-ban de la sénéchaussée 
de Saumur en 1639 et qui porte pour armes : Cou- 
pé d'azur et d'argent, au lion de l'un en l'autre. 

Supports : Deux lions d'o". 

Timbre : Un casque de front. 

Dans son Etat de la Provence, l'abbé R. D. B. 
donne trois familles de Laurens. 

La première, originaire de Savoie, subsistait à 
Arles sur la fin du siècle dernier, en la personne 
de Louis de Laurens, qui eut une grande famille 
de Louise de Castelane. 

Les armes de cette famille sont : 

D'argent, à un laurier de sinople, au chef d' azur t 
chargé de trois étoiles d'or. 

La deuxième, différente de la précédente, est 
celle des marquis de Saint Martin et de Brûc. 

Voy. Laurens de Saint-Martin. 

La troisième famille du nom de Laurens et qui 
habitait dans la ville d'Arles, était originaire du 
comtat. Marc-Antoine de Laurens fut premier 
consul d'Arles l'an 1659. Il fut maintenu dans sa 
noblesse le 11 mai 1667. 

Armes : D'or, à la croix pattée de gueules ; parti 
aussi d'or, à trois bandes de gueules. 

LAURENS GASTELET (de). 

Noblesse des plus anciennes du Languedoc, 
mise au rang de celles qui ont illustré le Capitou- 
lat dès le xin e siècle, temps auquel elle possédait 
la terre de Soupex et le fief de Castelet-les-Pugi- 
nior. La première de ces terres n'est sortie de 
cette famille qu'a l'extinction de la branche aînée, 
dans le xvie siècle, et l'autre est encore possédée 
par les seigneurs de ce nom. Cette possession, 
non interrompue, des mêmes fiefs a servi à éta- 
blir la filiation depuis cette ancienne époque jus- 
qu'à nous. Le premier connu est Raymond Lau- 
rens, seigneur de Soupex, ex-co-seigneur de Pu- 
ginier ; son arrière-petit-fils fut maintenu dans la 



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justice du dit lieu de Soupex, par sentence du 
sénéchal de Toulouse, rendue en 1316. 

La branche des Eudibats et du Castelet a pour 
auteur Guillaume de Laurens, premier du nom, 
seigneur de Soupex et co-seigneur de Puginier, 
qui vivait en 1519. 

Olivier de Laurens, seigneur du Castelet, rendit 
son hommage en 1625 et servit longtemps. 11 fut 
maintenu dans sa noblesse par jugement du 20 
décembre 1638. Son Bis, Marc-Antoine, seigneur 
du Castelet, fut également maintenu parles com- 
missaires du roi dans sa noblesse avec tous ses 
frères en 1668. Deux de ses frères ont servi dans 
les gardes du corps. 

Armes . De gueules, à trois coquilles d'argent, 
rayées de sable, 2 et l. 

Supports : Deux sauvages armés chacun d'un 
arc bandé. 

LAURENS DE LA BARRE (du). 

Originaire de Normandie, seigneur deFerrières, 
de la Barre, de St-Denis, de Montbrun, maintenu 
au conseil en 17v8 et par avis du Parlement de 
1768. 

Nous trouvons : Barnabe, président de l'élection 
de Mortrain, anobli en 1654 pour avoir contribué 
à la réduction des Pieds-nuds; Antoine, garde du 
corps du roi, en 1710, père d'un sénéchal le 
Concarneau, en 1750, et aïeul d'un capitaine au 
régiment de Foix, en 1775, chevalier de St-Louis; 
un chanoine de Cornouailes, grand-maître du 
collège de Navarre f 1788; deux membres fusillés 
à Quiberon en 1795. 

Armes : D'or, au sautoir de sable. 

LAURENS DE LA BESGE (de). 

Famille qui occupait dès le milieu du xvn e siècle 
des fonctions dans la magistrature. Sa filiation 
suivie remonte h Laurens (Etienne), seigneur de 
Lorange, près Mortrol, marches du Poitou et du 
Limousin, qui vivait en 1598. 

Pierre Laurens, seigneur de la Besge, fut installé 
procureur du roi au bureau des finances de Poi- 
tiers le 21 août 1762. 

Armes: D'argent, au cheoronde gueules, accom- 
pagné en chef de deux étoiles d'azur et, en pointe, 
d'un croissant de même. 



LAURENS DE St MARTIN (de). 

Famille originaire du duché de Toscane, connue 
en Provence depuis le xiv e siècle. La filiation de 
cette famille remonte à noble Jean de Laurens, 
juge de la Cour royale de Draguignan, en 1345. 



Un de ses descendants au 9e degré, Pierre de 
Laurens, deuxième du nom, se fixa à Aix où il 
fut regu conseiller au Parlement en 1623. Il fit 
ériger, en 1665, sa terre de Saint-Martin-de-Pal- 
lières en marquisat. Il en fit hommage au roi en 
1672 et testa le 30 septembre de la même année. 
De son mariage avec Jeanne de Séguiran, il eut 
entre autres enfants Henri de Laurens, marquis 
de Saint-Martin et de Bruc, seigneur de Tnurtour, 
conseiller au Parlement de Provence, en 1654. 

De cette famille est issue la branche des sei- 
gneurs de Peyrolles. 

Elle compte des officiers de terre et de mer, et 
des chevaliers des ordres de Saint-Lazare et de 
Saint-Louis, un mestre de camp de cavalerie, 
inspecteur général des maréchaussées, lieutenant 
des maréchaux de France, grand prévôt de Pro- 
vence. 

Armes : D'or, au laurier de sinople, au chef 
d'azur, charqé de trois étoiles d'or. 

Supports . Un cerf à dextre et un loup à se- 
nestre. 

Cimier: Un cerf naissant. 

LAURENS-D'OISELAY (du). 

Barons du St-Empire (1642) 
pour tous les descendants 
mâles et femelles, comtes d& 
Baix (1649) marquis de Beau- 
regard (1658) et d'Oisela-y 
(1669) avec droit de basse, 
haute et moyenne justice, et: 
par succession, marquis de- 
là Mazure de Vaulx, du Jau- 
cet, de St-Symphorien d'O- 
zon, comtes palatins. 

La maison de ou du Lau- 
rens est originaire de Tos- 
cane ; deux de ses membres 
vinrent en Provence au com- 
mencement du xne siècle, et leurs descendants, 
après être plusieur fois retournés en Italie se fixè- 
rent définitivement en Provence et dans le Com- 
tat Venaissin au commencement du xv° siècle. 
Innocent VI dans une bulle de 1350, dit que cette 
maison avait le plus grand lustre en Italie, et que 
sa noblesse était des plus anciennes. 

En 1150, Pons de Laurens est témoin de Gui- 
raud de Simiane, dans un acte de donation à 
l'abbaye de Seisanque. 

En 1204, Pierre de Laurens sert de témoin au 
miiriage de Marie de Montpellier avec Pedro, roi 
d'Aragon. Baymond de Laurens, le jeune, écu- 
yer de Charles d'Anjou, duc de Calabre, épousa en 
1330, Rambaude de Simiane Gordes. 

Cette maison a donné un cardinal, quatre évo- 
ques, trois prieurs de Cluny, des chevaliers de 
Malte, de St-Louis et de St-Lazare, des viguiers 





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et consuls d'Avignon et Arles ; elle s'est alliée 
aux Clermont-Lodève, Simiane, Jaux, Grignan, 
Castellane, Sabran, Lascaris,Lopes, Anjou, Mont- 
morency, Estrées, Gualtéri-Serra, Rohan, Crillon- 
Mahon, etc. 

Philippe Guillaume de Laurens, marquis de 
Beauregard et d'Oiselay, feld maréchal d'Autri- 
che, maréchal des armées du roi Louis XIV et 
son ambassadeur extraordinaire auprès des ducs 
de Parme et de Modène, gouverneur de Lubeck 
et de Tarascon, épousa Marguerite de Barjac-Ro- 
chegude (1642), petite fille de Gabrielle de Budos- 
Portes et se trouva allié aux maisons de Bourbon- 
Condé etGonti. 

Armes anciennes : D'or à trocs bandes de gueu- 
les. Depuis 1642, par suite du diplôme accordé par 
l'empereur Ferdinand III. Ecartelè : aux 1 et 4, d'or 
 l'aigle à deux têtes éployèe de sable, becquée, 
mcmbrêe et couronnée d'or qui est de l'Empire : 
aux 2 et 3, coupé d'or sur sable à deux roses de 
l'un en l'autre : parti de gueules aie bras armé 
d'argent qui est de Guyard-St-Julien-Walsée; sur 
le tout : d'argent à l'ours au naturel, couronné 
d'or, au chef de gueules chargé de trois casques 
d'argent grillés d'or. 

Couronne de duc. 

Cimier : L'aigle de l'Empire issante. 

Supports : Deux ours tenant une bannière à 
trois bandes de gueules. 

Devises : Prof us i sanguinis iinpendio ! Majo- 
rant suorum ac nominis sui gloria insignes. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS 

l rc Branche 

Laurens d'Oiselay (Alfred, baron du) 
marié à Valérie, b onne du Laurens d'Oi- 
selay, fille d'Achille, baron du Laurens 
d'Oiselay et de Scholastique des Balbes 
Berton de Crillon-Mahon, d'où six fils et 
deux filles. 

2° Branche 

Laurens d'Oiselay (Guillaume, baron 
du), petit lils d'Hector, baron du Laurens 
d'Oiselay, chevalier de Malte et de la Lé- 
gion d'Honneur, garde du corps compagnie 
écossaise du roi Louis XVIII, etc. 

LAURIS (de). 

Barons de Lauris et de Valbonnette, marquis 
d'Ampus et de Taillades, seigneurs de Malemort, 
de Bonneval, de Beaumont, de Montserein, de 
Lagneroux, de Villehaute, de Vaqueiras,deMont- 
Mirail, de Reynier, de Thury, de la Forest-Ga- 



lond, co-seigneurs de Lambesc, etc. en Provence. 

La maison de Lauris tire son nom de la baron- 
nie de Lauris, située dans la viguerie d'Apt ; ses 
descendants, d'origine chevaleresque, firent par- 
tie des expéditions les plus importantes des 
comtes de Provence, et furent chefs des croi- 
sées dans les croisades des onzième, douzième 
et treizième siècles. Guilhem de Lauris fut député 
avec la principale noblesse de Provence, en 1245, 
pour complimenter Charles 1er, comte d'Anjou, 
sur son mariage avec Béatrix, fille de Bérenger, 
comte de Provence, Alfant de Lauris fut l'un des 
cent chevaliers nommés pour seconder Charles 1er 
dans son célèbre combat contre le roi d'Aragon, 
vers l'an 1282. 

Hugon de Lauris, depuis lequel cette famille 
prouve sa filiation, est qualifié messire dans un 
acte du 15 des calendes de septembre 1276, par 
lequel le prieur de Valbonnette lui donna une 
reconnaissance des héritages situés dans ce lieu. 
L'acte porte : Dominus Hugo de Lauris habitaior 
de Valbonnetta, et l'on sait que la qualité de 
messire n'était donnée, dans ce temps-là, qu'à 
ceux qui étaient revêtus du grade de chevalier. 

Noble Melcheons de Lauris-de-Taillades, l'un 
des capitaines de la milice d'Avignon, faisait 
partie du détachement qui secourut le château 
de Sorgues, assiégé par les Huguenots, qu'il 
chassa de ce lieu le 30 août 1562. Depuis 1655, 
cette famille ayant hérité des biens d'une branche 
de la maison de Castellane et de celle des Gé- 
rards-d'Aubres, elle ajouta à son nom et à ses 
armes les noms et les armes de ces deux bran- 
ches, comme elle y ajouta également les noms et 
les armes des branches de Vassadel et du Def- 
fand, auxquelles elle se trouve alliée. 

Armes : Ecartelè : au 1 d'argent, à trois ban- 
des, celle du milieu de sinople et les deux autres 
de gueules, qui est de Lauris ; au 2 d'argent, à la 
bande de sable, accompagnée en chef d'une mer- 
lette de même, qui est du Deffand ; au 3 d'argent, 
à la fasce d'azur, chargée de trois chevrons d'or 
couchés, et accompagnée de trois roses de gueules 
qui est des Gérards ; au 4 d'argent, à trois fasces 
de gueules qui est de Vassadel ; sur le tout, de 
gueules, au château à tr'ois tours d'or, maçonné de 
sable, qui est de Castellane. 

Nous trouvons une autre famille de l'Agenois 
qui a pour chef Bérand de Lauris, conseiller au 
Parlement de Pau, dont le filsHélie de Lauris est 
qualifié noble et capitaine dans son contrat de 
mariage du 2 septembre 1590, avec demoiselle 
Catherine Plombin. 

Armes : D'or, à trois branches de laurier de 
siuopte en pal ; au chef de gueules, chargé de 
trois foudres d'argent. 



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LAUTHOUNYE (de). 

Famille cle noble et originaire du Limousin, 
illustre par son antiquité, ses alliances et ses 
services militaires. L'ancienne tradition du pays 
en fait remonter la noblesse à des temps recu- 
lés; mais un incendie qu'elle éprouva, dont l'acte 
authentique est de 1445 et les preuves qui ont été 
faites judiciairement le 17 juin 1758, certifiés vé- 
ritables par d'Hozier ne permettent d'en remonter 
la généalogie par titres originaux, qu'à Jean de 
Lauthounye, 1 er du nom, qui est qualifié noble 
dans une transaction qu'il passa le 16 novembre 
1339. Cette transaction est énoncée dans un in- 
ventaire des titres et effets de la famille, du 28 
juin 1619, et du fief de la Farge, ainsi que de la 
terre de La Lauthounye, et autres fiefs, dont Jean 
était propriétaire. 

Cette maison a fourni des officiers distingués à 
nos armées et compte des chevaliers des ordres 
du roi. 

Les alliances sont avec les maisons de Chau- 
nac, La Falconnie de Tudeils, Bariat, Baussac, 
Bar, etc. 

Armes : Ecartelé : aux 1 et 4 d'azur, à deux épis 
de blé, effeuillés d'or; aux S et 3 d'or, à trois 
étoiles d'azur. 



LAUTREG (de). 

Vicomte située en Languedoc, diocèse de Castres, 
laquelle a donné son nom à une des plus ancien- 
nes familles du royaume, qui subsiste encore en 
deux branches établies à Gaillac, en Albigeois, et 
à Castres. Les auteurs sont à peu près d'accord 
pour reconnaître qu'ils descendent des anciens 
comtes de Toulouse. Quoiqu'il en soit, on ne 
pourra contester à ceux du nom de Lautrec qui 
subsistent une origine bien illustre, puisqu'il est 
prouvé que leurs ancêtres étaient vicomtes de 
Lautrec dans le xnp siècle, et marchaient de 
pair avecles premiers seigneurs du royaume. Elle 
remonte sa filiation suivie à Bertrand, vicomte de 
Lautrec, qui vivait en 1242. 

Cette famille a formé la branche des seigneurs 
de Saint-Germier, qui a pour auteur Jean de Lau- 
trec, qui vivait en 1392. 

Elle a fourni des officiers à nos armées, des 
chevaliers des ordres de St-Louis et de Malte. 

Armes : De gueules, à la croix vidée, clèchée et 
pommelée d'or, aux douze pointes. 

LAUWEREYNS DE ROOSENDAEL 

Famille noble et ancienne, originaire de Saxe, 
issue des seigneurs de Diepenhede, et établie en 
Flandre dès le commencement du xm e siècle. Elle 



a eu des emplois distingués tant militaires que 
civils, au service des comtes de Flandre qui 
avaient alors leur résidence à Bruges, où ils te- 
naient leur Cour ; et elle a tenu les premières 
charges de la Bégence magistrale dans cette ville 
qui était dans ce temps une des plus célèbres de 
l'Europe par l'immensité de son commerce, ses 
richesses et sa grande population. Cette famille 
quitta Bruges en 1560, et vint se fixer à Dunker- 
que, et de là à Bergues-St-Winoc. Louis XV a 
reconnu, sur les titres originaux et preuves au- 
thentiques, son ancienne extraction noble, issue 
en ligne directe et masculine de la famille de 
Lauwereyns, dite Diepenhede, en maintenant, 
par lettres patentes du mois de juin 1719, Charles 
François Lauwereyns, seigneur de Boosendael, 
et son frère JeanBaptiste-Winoc dans les mêmes 
privilèges que les autres gentilshommes de son 
royaume, comme ses ancêtres avaient joui de tout 
temps, sous la domination des comtes de Flandre, 
ducs de Bourgogne et rois d'Espagne ; qu'à cet 
effet, ils puissent tenir et posséder tous fiefs, 
terres et seigneuries, de quelques noms, titres et 
dignités qu'elles soient, même à parvenir à tous 
degrés de chevalerie, comme vrais gentilshommes 
de noms et d'armes, sans que, pour raison dece^ 
ils soient tenus de lui payer et à ses successeurs 
rois, aucune finance ni indemnité, dont il leur a fait 
don et remise par les présentes ; lesquelles lettres 
enregistrées au greffe de la Cour du Parlement de 
Flandre le 27 juillet 1719, et à Lille le 28 des dits 
mois et an. 

La filiation de cette famille commence à Othon, 
seigneur de Diepenhede, chevalier, vivant en 1247 
qui fut de la l re croisade du roi St-Louis. Il laissa 
de Jeanne Van Velthuisen, son épouse, Willemar 
de Lauwereyns, chevalier, seigneur de Diepen- 
hede, qui décéda l'an 1292 en laissantpostérité. 

Cette famille a fourni quantité d'officiers et des 
membres de divers ordres. 

Armes : D'argent, à un arbre de laurier arraché 
de siftuple ; au chef de gueules, chargé de trois 
merlettes du champ. 

L'écu timbré d'un casque d'argent, grillé, liseré 
et couronné d'or, à trois fleurons, entre chacun 
une perle, orné de ses lambrequins, d'argent et de 
gueules ; et au-dessus, en cimier : une merlette 
de l'écu entre un vol d'argent et de gueules. 

Supports : A droite un lion, la tête contournée, 
armée et lampassée de gueules, et à gauche un 
ours du même accollé de gueules ; le tout d'or. 

Cri d'armes : Diepenhede, Diepenhede. 

Devise : Ad Laurum non auru/n. 

LAUZIÈRE DE THÉMINES. 

famille qui a donné son nom au bourg de Lau- 
zière, dans le Bas-Languedoc, parlement de Tou- 
louse : elle a donné un chevalier des ordres et 



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maréchal de France et un maître-visiteur et géné- 
ral réformateur de l'artillerie. L'histoire des grands 
officiers de la couronne fait remonter sa fdiation 
à François, seigneur de Lauzière, qui, conjointe- 
ment avec sa femme, reçut plusieurs hommages 
et reconnaissances en 1168. 

Au 9e degré, nous remarquerons Rostaing, 
seigneur de Lauzière, qui épousa 1° Agnès de 
Guilhem, qui mourut en 1393, et 2° le 3 novembre 
1398, Catherine de Penne, veuve de Jean de Cas- 
telnau, fille de Rathier, seigneur de Penne, et 
d'Hélène de Cardaillac, dame de Thémines, de 
Ceyras, etc. 

Il eut deux enfants du premier lit, morts sans 
alliances, et plusieurs du second lit qui continuè- 
rent la descendance. 

Cette famille a formé les branches : 1° des sei- 
gneur de Saint-Jean de la Coste ; 2° des seigneurs 
de Saint-Guiraud. 

Armes : D'argent, au buisson d'osier desinople. 

LAUZON (de). 

Seigneurs de la Poupardière, de Lirec, etc., en 
Poitou. Cette famille a pour auteur James de 
Lauzon, sieur de Lirec, avocat, ancien échevin, 
maire et capitaine de la ville de Poitiers, depuis 
le 28 juin 1532 jusqu'en 1549. 

Armes : D'azur, à trois bisses arrondies d'argent. 

La Chesnaye des Bois donne pour armes à cette 
famille : D'azur, à trois serpent d'argent, se mor- 
dant la queue, 2 en chef et l en pointe ; à la bor- 
dure de gueules, chargée de six besants d'or. 

LAVAISSIÈRE (de). 

Alias de la Vayssière, de la Veissière, de la 
Veyssière, etc. Un arrêt du Conseil d'Etat du 25 
octobre 1783 porte que l'orthographe du nom sera : 
de la Vaissière. Comtes, vicomtes, barons, sei- 
gneurs de la Vaissière, de Thiezac, de Cantoinet, 
de Vermolles, de St-Amans, etc., en Rouergue ; 
de Lavergne, de St-Saturnin, de la Revêt, de la 
Ghaumette, etc. en Auvergne. Noblesse de cheva- 
lerie, originaire duCarladez, d'où elle se répandit 
en Rouergue, Agenais, Auvergne, Forez,Guyenne, 
etc. Elle occupait dès le xi» siècle, un rang dis- 
tingué. Il est de tradition qu'elle a assisté aux 
croisades. Le plus ancien connu est Guillaume 
de la Vaissière, vers 1070, seigneur de la Vais- 
sière et de Thiéjac. De la souche, éteinte proba- 
blement vers 1500, sont sorties deux robustes ti- 
ges. En 1220, un puîné, Annet de la Vaissière, 
épousa une de Roquefeuil ; il s'établit en Agenais, 
au château de Montbean, et fut tige des branches 
de Capchicot, Verduzan, Valence, Loubens, la 
Sylvestrie, la Nosse. La tige ainôe de Cantoinet 



se détacha de la souche vers 1280, et s'établit au 
château de Cantoinet, en Rouergue, qu'elle habita 
500 ans» 

La filiation commence à Philippe, chevalier,qui 
vivait en 1327. 

La branche de Lavergne remonte à Jacques Be- 
raud, alias Jacques de la Vaissière, qui vivait en 
1602, dont deux rameaux : 1° le rameau de la Revêt ; 
2° celui de Combes de St-Martin, qui porte : 

D'argcnt,au coudrier de sinople ; au chef d'azur, 
soutenu et chargé de trois étoiles d'or. 

La branche de Chiliaguet porte: D'azur, au 
coudrier d'or, treillissé de gueules. 

La branche du Mas et de la Borie : D'azur, au 
coudrier d'or, à la bande de gueules brochante. 

Des seigneurs de Montbeau, en Agenais : D'ar- 
gent, au coudrier arraché de sinople. 

La branche de Lavergne : D'azur, au coudrier 
d'or arraché, à la bande de gueules brochante ; 
au chef cousu de gueules, chargé de trois molettes 
d'éperons d'or. 

Tenants: Deux anges, vêtus de gueules. 

Couronne de comte. 

Devise : Vis et virtus. 

Cette famille a été maintenue en 165i, 1666 et 
1667. 

LAVAL (de). 

Branche de la Maison de Montmorency (ducs 
de Montmorency, de Luxembourg, de Beaumont 
et de Laval). 

Armes de Montmorency : D'or, à la croix de 
gueules, cantonnée de seize alertons d'azur. 

La branche de Laval charge la croix de cinq 
coquilles d'argent. 

Cette branche a pour auteur Eugène-Alexandre 
de Montmorency, duc de Laval, né le 20 juillet 
1773, lieutenant-général, marié : 1° en 1802, à 
Maximilienne-Augustine de Béthune-Sully, veuve 
du comte de Charost ; 2° le 26 novembre 1833 à 
Anne-Nicolle-Constance de Maistre, fille de Jo- 
Joseph, comte de Maistre. 

LAVAL DU GROZET (de). 

Seigneurs de Muratel, des Ternes, de la Crène, 
de Croizet, etc. Cette famille a donné un maître 
des eaux et forêts de Montaigut-en-Combraille 
(1700), un lieutenant-général, le baron de Laval 
de Muratel, des trésoriers de France à Riom 
(1722J, un conseiller au Présidial de Riom (1763), 
des chevaliers de Saint-Louis. Services militai- 
res. Filiation depuis Jehan de Laval, bourgeois 
de Montaigut, marié à Gabrielle de la Ville, en 
1661. Convoquée en 1789 a l'assemblée de la no- 
blesse de Clermont-Ferrand. 



319 — 



320 — 



Armes : D'azur, au cheoron d'or accompagné en 
chef de deux étoiles du même, et en pointe, d'un 
croissant d'argent. 

LAVALETTE (de). 



Seigneurs et barons de la Valette, Parisot, St- 
Vensa, Carsac, la Finon, Grammont, l'Albenque, 
Montrosin, Cornusson, Cabriol, Viescamp-Pern, 
Toulonjac, du Cuzoul, Montdalazac, Gapdenac, 
Floirac, etc , barons, comtes et marquis de la 
Valette. 

La maison de ou de la Valette, répandue succes- 
sivement en Languedoc, en Vivarais, en Périgord, 
en Quercy, en Auvergne, en Catalogne et aux 
Pays-Bas, depuis le milieu du xvnr 3 siècle, était 
jadis l'une des plus considérables de l'ancienne 
chevalerie de Rouergue. Des emplois éminents, 
de nombreuses possessions et de grandes allian- 
ces l'ont constamment soutenue au rang de la 
principale noblesse dans toutes les contrées où 
les diverses branches se sont établies. Une tra- 
dition immémoriale la fait descendre d'un puîné 
des vicomtes de Saint* Antonin, en Rouergue ; 
mais si les titres manquent pour établir littérale- 
ment cette fonction, on peut dire au moins à l'a- 
vantage de la maison de la Valette, que les carac- 
tères de splendeur qui la distinguent dès son 
berceau et qu'elles a toujours soutenus depuis 
plus de six siècles, ne la mettent point au-dessous 
de cette illustre origine. 

Archambaui, chevalier, seigneur du Cuzoul, de 
St-Igne et de Prévenquières, en la vicomte de St- 
Antonin, est le premier auteur certain de la mai- 
son de la Valette. Ce seigneur possédait encore à 
St-Antonin une maison où il reçut vers l'an 1141, 
St Bernard, abbé de Clairvaux, lorsque ce prélat 
alla constituer la fondation de l'abbaye de Beau- 
lieu, au diocèse de Rodez. Archambaud fut l'un 
des chevaliers bannerets qui, l'an 1147, accompa- 
gnèrent Alfonse-Jourdain, comte de Toulouse, à 
la croisade de la Terre-Sainte, prêchée par le 
même St Bernard, en 1146. Il mourut en laissant 
trois fils : l'aîné, Fortuné, continua la descen- 
dance. Il accompagna le roi Philippe-Auguste en 
Terre-Sainte, en 1100. 

Jourdain II (5 e degré), seigneur de la Valette, 
deSt-Igne, etc., chevalier, reçut en don, d'Henri II, 
comte de Rodez, les terres seigneuriales deMalle- 
ville et de Parisot, en récompense des services 
rendus par lui et ses ancêtres au dit Henri II et 
à ses prédécesseurs. Jourdain confirma, l'an 1282, 
les privilèges et libertés dont jouissaient ancien- 
nement les consuls et habitants de Parisot. 

La plupart des branches formées par cette mai- 
son sont éteintes. Celle des marquis delà Valette 
Chabriol, en Vivarais et aux Pays-Bas, s'est 
poursuivie jusqu'à nos jours. 
Cette maison a fourni quantité d'officiers, com- 



mandant à des troupes de 50 et 100 hommes d'ar- 
mes, des gardes du corps, des officiers de cavale- 
rie et d'infanterie, des chevaliers de St-Louis, de 
l'ordre de Malte, et un chevalier de l'ordre sou- 
verain de Saint- Jean de Jérusalem. 

Armes : Ecartelè : au 1, èchiqueté d'or et de gueu- 
les, chaque carreau du second émail chargé d'une 
tour d'or, qui est de Poitiers ancien ; au 2, de 
gueules, à la croix vidée, cléchêe et pommetée 
d'or, qui est de Toulouse ; au 3, de gueules, au 
léopard lionne d'or, qui est de Rodez ; au 4, de 
gueules, à la croix ancrée d'or, qui est de Saint- 
Antonin ; sur le tout, parti : au 1, de gueules, au 
gersaul d'argent, ayant la patte dextre levée, qui 
est de la Valette ; au 2, de gueules, au lion d'or, 
larnpassê et armé d'argent, qui est de Morlhon. 

L'écu posé sur la grande croix de l'ordre de 
St-Jean de Jérusalem, environné d'un manteau de 
gueules, fourré d'hermine, et sommé d'une cou- 
ronne de marquis. 

Supports : Deux griffons au naturel, couronnés 
d'or, ayant chacun un collier de perles au cou, 
suspendant une croisette d'or, et soutenant deux 
bannières, celle de dextre au sur le tout de l'écu; 
celle de senestre de gueules, à une croix de Malte 
d'argent. 

Cimier : Un dextrochère tenant un poignard et 
portant un bouclier écartelé deCastille et de Léon. 

Devise : F lus quam valor Valetta Valet. 

Cri de guerre : Non aes sedfides. 

Voy. EUZIÈRES DE LA VALETTE. 



LAVAU {de). 

Famille noble, originaire d'Ecosse, dont une 
branche, vers !e xv e siècle, vint s'établir dans le 
Poitou. La plupart de ses membres occupèrent 
de hautes charges dans l'administration. Un de 
Lavau fut conseiller du roi en ses conseils d'Etat, 
contrôleur général de la maison de la reine, sei- 
gneur du Treuil et de la Bussière, et trésorier de 
St-Hilaire-le-Grand de Poitiers. 

Louis-Irland de Lavau, prit d'abord la carrière 
diplomatique. 11 accompagna dans cette voie les 
seigneurs qui allèrent, de la part du roi, a l'élec- 
tion de l'empereur Léopold. A son retour en 
France, il quitta l'épée pour entrer dans les or- 
dres et entra à l' Académie-Française le 4 mai 1079. 
Lavau figure parmi ceux qu'a immolés la muse 
féroce de Boiloau. Dans la fameuse querelle des 
anciens contre les modernes, il s'était mis du côté 
de Perrault. Aussi l'auteur du Lutrin ne l'omit 
point dans la boutade qu'il lança contre ses ad- 
versaires : 

« Ne blâmez pas Perrault de condamner Homère, 
« Virgile, Aristote et Platon ; 
« Il a pour lui Monsieur son frère, 



321 — 



•399 



« Gallois, Novion, Lavau, Galigula, Néron 
« Et le gros Charpentier, dit-on. » 

Louis-Irland de Lavau, mourut le 4 février 1694, 
garde des livres du cabinet du roi. 

Armes : D'argent, à deux fasces de gueules, ac- 
compagnées de trois étoiles d'azur rangées en fasce. 
Les représentants actuels blasonnent : 
D'argent, au chevron de gueules, accompagnêen 
chef de deux molettes à six rais du même, et, en 
pointe, d'un chêne arraché de sinople. 

LAVAUR (de). 

Cette famille, originaire du Quercy, a formé 
plusieurs branches qui se sont répandues en Pé- 
rigord et en Limousin. 

La branche de la Boisse remonte à Guillaume 
de Lavaur, écuyer, écrivain distingué, cité dans 
les ouvrages spéciaux, fils de Paul de Lavaur, 
descendant d'un cadet des seigneurs de Lavaur, 
maison considérable et des plus anciennes du 
Quercy. 

La branche de Ste-Fortunade, passée en Limou- 
sin, était établie en Auvergne en 1791. On tiouve 
un de ses membres résidant à Clermont, en 1822. 

Armes: D'argent, au lion (alias chevron), de 
gueules, accompagné de trois croissants du même, 
au chef d'azur chargé de trois étoiles d'or. 

Alias : D'azur, au lion d'or. 

Couronne de comte. 

Supports : Deux lions. 

LAVEDAN (de). 

Vicomte qui faisait partie du pays de Bigorre, 
et qui consiste en une longue vallée qui suit le 
cours du Gave et est située entre les Pyrénées, 
ayant environ 9 lieues de longueur sur 6 de lar- 
ge en quelques endroits. Cette vicomte qui passa 
successivement, par alliances, dans les maisons 
de Bourbon, de Gontaud et de Montaut, en faveur 
de laquelle elle fut érigée en duché-pairie, l'an 
1650, avait des seigneurs particuliers, dont l'exis- 
tence est connue depuis Aneman et Ancelins, vi- 
comtes de Lavedan, qui vivaient vers 950. On 
voit, en 1171, un Baymond de Lavedan souscrire 
un acte de Bertrand, comte de Melgueil, pour 
l'abbaye de Villefranche. Arnaud, 12e vicomte de 
Lavedan et de Vensau, chevalier, était, en 1406, 
sénéchal de Bigorre. Il rendit des services impor- 
tants dans les guerres du Languedoc contre les 
Anglais, et soumit, en 1427, le château de Mon- 
torcier, dont la garnison fut obligée de se rendre 
prisonnière de guerre. Il avait épousé Brunissence 
de Gerderest, dont il eut plusieurs enfants qui 
continuèrent la descendance jusqu'à nos jours. 
Armes : D'argent, à trois corbeaux de sable. 



LAVENNE (de). 

En Nivernais, famille ancienne, qui fut mainte- 
nue dans sa noblesse par jugement du 18 mars 
1669, sur titres remontés à François de Lavenne, 
écuyer, maître d'hôtel du duc de Bretagne en 1400, 
et de Guy de Lavenne, aussi qualifié écuyer, lieu- 
tenant de la compagnie d'hommes d'armes de 
Jean de Chàlons, prince d'Orange. Guy de La- 
venne a perpétué jusqu'à nos jours la descen- 
dance de cette famille, qui s'est alliée entre au- 
tres avec celles de Baudoin, de Cuvillien, de St- 
Memin, etc. Elle a donné un gentilhomme ordinaire 
du duc de Nevers, un des 200 chevau-légers delà 
garde du roi, et plusieurs officiers de cavalerie. 

Nous remarquons parmi les descendants de 
cette famille, Paul, chevalier de Lavenne de Chou- 
lot, écuyer, premier gentilhomme de S. A. S. Mgr 
le duc de Bourbon, né à Nevers en janvier 1794, 
qui épousa demoiselle Elisabeth de Ghabannes 
de la Palice, et Pierre-Florimond de Lavenne de 
Sichamps, écuyer, cousin du précédent, dont le fils, 
né en août 1756, Charles-Florimond de Lavenne 
de Sichamps, écuyer, fut page de S. A. S. Msr le 
prince de Conty, capitaine du régiment de Bar- 
rois, 15 juin 1789, mort glorieusement à Quiberon 
en 1795. 

Armes: D'azur, à deux lions affrontés d'or, 
soutenant un cœur de gueules, surmonté d'une cou- 
ronne d'or, accostée de deux étoiles d'argent. 

L'écu timbré d'un casaue taré de front. 

LAVERGNE DE GERVAL. 

Originaire du Languedoc. 

Connue dans les anciens titres sous les noms 
de Vernie, Lavergne, Vergne ou Lavernie, cette 
maison a eu des comtes de Lyon de son nom, et 
les cartulaires de ce chapitre montrent, par les 
différentes preuves qui y sont admises, qu'elle 
tient par les filiations maternelles et par les al- 
liances aux plus anciennes maisons du Dauphiné 
du Languedoc et de la Provence. 

Elle a formé plusieurs branches, notamment 
celle de Cerval, encore existante. 

Armes : D'azur, à la croix recroisetée d'or, au 
chef cousu de gueules, chargé de trois étoiles du 
second. 

Voy. Fidedy ; Pellerin de Lavergne. 

LA VERGNE DE TRESSAN (de). 

Seigneur de Montbazin, en Languedoc, Pierre 
de la Vergne, huissier et sergent d'armes du pape 
Clément VI, et Bigaud de la Vergne, son frère 
(tige de la maison de Tressan), nés à Aurillac, 
en Auvergne, furent anoblis par le roi Jean, au 
mois de novembre 1350. Ils avaient pour troisiè- 
me frère Jean de la Vergne, clerc de la Chambre 



Tome II. 



11. 



323 



— 324 — 



apostolique et trésorier de l'antipape Benoît XIII, 
ensuite évèque de Lodève. 

Armes : D'argent, au chef de gueules, chargé de 
trois coquilles du champ. 

Voy. Bon y. 

LA VEYRIE ou LAVEYRIE (de). 

Seigneurs de Maisonneuve, de la Serve, d'Aguer- 
ville, de Siorac, du Brel, etc., Normandie, Picar- 
die, Périgord. 

Famille originaire du Poitou. Ses archives con- 
tiennent plusieurs actes et titres qui ont per- 
mis de faire remonter la filiation suivie à Jean 
de Laveyrie, seigneur de Maisonneuve. Il ne vi- 
vait plus en 1670 ; il laissa postérité. 

La branche cadette a pour auteur Jean Marius 
de Laveyrie, fils de Pierre de La Veyrie, du 9™ 
degré delà branche précédente, né en 1777,marié 
en 1807 avecGratiance-Marie Fardet, dont il eut 
postérité. 

Armes: D'azur, à six niacles oV argent, posés 3, 
2 et 1. 

LAW DE LAURISTON. 

Famille originaire d'Ecosse, où elle a été offi- 
ciellement reconnue comme très ancienne et très 
illustre par le roi d'armes et par les héraldistes 
de ce royaume. 

Les Lauriston étaient arrivés à la célébrité en 
France par Jean Law, contrôleur général en 1716 
et 1720, dont le génie financier avait devancé son 
époque de plus d'un siècle, ainsi que cela est 
maintenant reconnu par nos meilleurs historiens, 
et elle possédait alors deux frères, le baron de 
Lauriston et le chevalier Law, excellent officier, 
commandant nos troupes aux Indes orientales 
(1742-1760). 

Depuis, ce nom a atteint la plus haute illustra- 
tion militaire en la personne du maréchal de 
Lauriston, l'un des meilleurs généraux du pre- 
mier empire. 

La souche de la maison de Law a formé plu- 
sieurs branches, qui ont donné des rejetons dis- 
tingués et qui ont été honorés du titre de barons. 

Parles archives publiques d'Ecosse, il paraît que 
les Law de Lawbridge, libres barons de la vicomte 
de Galloway, possédaient déjà de grandes terres 
seigneuriales dans ce pays il y a plus de 600 ans. 

La filiation suivie commence à Georges Law de 
Lithrie, libre baron dans la vicomte de Fife, qui 
était en grande considération sous le règne de 
Jacques V qui, suivant une charte du 1" janvier 
1542, lui fit don des terres de la ville de Lithrie 
avec ses appartenances. 

Au 6 e degré, nous trouvons Guillaume Law, 



2 me du nom, baron de Lauriston, marié à Londres 
en 1716, mort en 1753, laissant de son mariage 
avec Rebecca Desvet cinq enfants, tous nés a 

Son fils aîné, Jean Law, baron de Lauriston, 
qui a continué la descendance, baptisé à St-Roch 
le 9 novembre 1719, passa dans les Indes en 1742, 
fut fait colonel d'infanterie et chevalier de Saint- 
Louis en 1761, brigadier des armées du roi en 
1767, maréchal de camp en 1780. Il servit 38 ans 
dans les Indes et s'y distingua par son désintéres- 
sement, par sa fermeté, par sa constance à sup- 
porter les plus grands travaux et les plus péni- 
bles fatigues. Il avait épousé, en 1755, Jeanne 
Carvalho, dont il eut neuf enfants. 

Nous remarquons au 9 me degré Auguste-Jean- 
Alexandre Law, marquis de Lauriston, né en 
1780, page et ensuite officier d'ordonnance de 
l'Empereur ; a fait les campagnes de 1808 à 1814. 
En 1809, à 18 ans, il fit prisonnier, après un com- 
bat singulier, un colonel de Uhlans.et fut décoré 
par Napoléon sur le champ de bataille. Il se si- 
gnala dans plusieurs batailles. 

Cette famille compte quantité d'officiers supé- 
rieurs dans nos armées, des chevaliers de Saint- 
Louis, des chevaliers et commandeurs de la Lé- 
gion d'honneur et de divers autres ordres. 

Armes : D'hermines, à la bande de gueules, ac- 
compagnée de deux coqs de même. 

Cimier : Une tête de licorne au naturel. 

Devise : Nec obscura, nec sina. 

LÉAUMONT (de). 

Maison d'ancienne chevalerie, originaire d'Alle- 
magne, et qui est établie en France, depuis 500 
ans, dans le pays de Lomagne, province de Gu- 
yenne. Elle a contracté de belles alliances et a 
fourni des chevaliers de l'ordre du roi, des capi- 
taines de 50 hommes d'armes au cordon bleu, des 
chevaliers de Malte et un grand Prieur de Tou- 
louse. Cette maison subsiste actuellement en 
quatre branches. Elle a pour auteur Calbet de 
Léaumont, chevalier, qui vivait à Toulouse vers 
le 20 avril 1204 ; son fils, Pilefort de Léaumont, 
chevalier, donna en 1265 des coutumes à ses vas- 
saux de Gariés, terre que cette maison possède 
encore ; fit serment de fidélité au roi de France 
en 127 L et testa en 1281 en faveur de son fils. 

La seconde branche a pour auteur N. de Léau- 
mont qui vivait en 1713 ; la 3me remonte à N. de 
Léaumont, qui vivait en 1723, et la 4 me a pour 
auteur Moïse-Pierre de Léaumont, capitaine de 
cavalerie, qui vivait en L715. 

Toutes ces branches ont fourni quantité d'offi- 
ciers, chevaliers de St-Louis. 

Armes : D'azur, au faucon d'argent, levoléten- 
du, perché, grille té et longé du même. 



— 325 — 



326 



LÉAUTAUD (de). 

Famille originaire de Tarascon en Provence, 
jouissant des privilèges accordés à la noblesse 
vers le milieu du xv° siècle. 

Jean de Léautaud est qualifié d'écuyer dans son 
contrat de mariage passé en 1490. 

Cette famille a donné plusieurs officiers qui 
se sont distingués dans les armées de nos 
rois, où ils ont souvent eu des commandements, 
deux chanoinesses au chapitre de Metz, un gentil- 
homme de la chambre du roi et des chevaliers de 
l'ordre royal et militaire de St-Louis. 

Armes : D'azur, à un anneau d'or, cramponné 
de quatre croix de Lorraine de même, faisant 
face aux quatre bords de Vécu. 

LE BAILLY DE TILLEGHEM & 
DINGHUEM. 

Famille d'ancienne noblesse de l'Artois. 

Le titre de baron de la branche de Tilleghem se 
transmet à tous les descendants en vertu d'un 
arrêté royal du roi des Pays-Bas en date du 13 
septembre 1817. 

Armes : D'azur, à trois croissants d'or. 
Cimier : Un griffon issant d'or. 
Supports: Deux griffons d'or, armés et lampas- 
sés de gueules. 
Devise : Virtute crescent. 



LE BEGUE DE GERMINY. 



Ancienne noblesse origi- 
naire de Normandie, et établie 
en Lorraine depuis plus de 
200 ans. Elle s'est distinguée 
par ses services militaires. 
Le premier connu de ce nom 
et auquel remonte la filiation 
est Thomas Le Bègue, sei- 
gneur d'Hannerville, cheva- 
lier, vivant en 1344. Un de ses 
petit-fils, Georges Le Bègue, 
est l'auteur de la branche 
des seigneurs de Duranville, 
comtes de Germiny et du Saint-Empire. Au 9 me 
degré, nous remarquons parmi les descendants 
du précédent, Joseph Le Bègue, comte de l'Em- 
pire et de Germiny, baron de Thélod et de Torche- 
ville, seigneur de Ghantremi, premier ministre 
d'Etat, garde des sceaux du duc Léopold de 
Lorraine, qui fut créé comte du Saint-Empire 
par diplôme du 30 avril 1714, en considération 
de son ancienne noblesse, et des services que 




lui, ses frères, père et aïeul avaient rendus à 
la maison d'Autriche, et de ceux par lui rendus 
au duc Léopold qu'il avait toujours suivi, ayant 
même reçu une blessure considérable à la jour- 
née de Temeswar en Hongrie, étant près de sa 
personne. Ce prince érigea en sa faveur la terre 
de Germiny avec ses dépendances en comté 
par lettres patentes du 8 février 1724. Il rendit 
de grands services en qualité de plénipo- 
tentiaire au congrès de Ryswick pour le rétablis- 
sement de S. A. R. dans ses états, et au traité 
d'Utrecht et de Baden ; s'acquitta ensuite de plu- 
sieurs commissions importantes dans les cours de 
France, d'Angleterre et de Hollande et mourut à 
Lunéville le 30 janvier 1730, âgé de 82 ans, lais- 
sant de Jeanne -Françoise de Rennel, sa femme, 
plusieurs enfants. 

Armes: Ecartelè; aux 1 et 4, d'azur, à une om- 
bre (poisson) d'argent, posée en bande ; aux 2 et 
3, d'azur, à un écusson d'argent: et sur le tout: 
d'argent, à l'aigle éplogôe de sable, le bec et les 
pieds d'or. 

Couronne de comte. 

Cimier . Un Neptune de couleur naturelle, tenant 
à l'ordinaire de sa droite un trident à trois poin- 
tes. 

Supports: Deux lions au naturel. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS 

Le Bègue de Germiny (Antoine G te )„ 
né à Lille en 1840, général de brigade, 
chef d'état-major du VI e corps d'armée, 
O. * ; M. Mexique ; G. de l'ordre du Sau- 
veur de Grèce; G. de l'ordre de la Medjijé, 
etc., etc. — Résidences : Quai Notre-Dame, 
14, à Châlons-sur-Marne, et château de 
Froyennes, par Tournay (Belgique). -- 
Marié à Gécile Le Roy de Valanglart, 
décédée en 188(3, dont: a) Léon (abbé), né 
en 1873; b) René, né en 1875; c) Pierre, 
né en 187G ; d) Françoise, née en 1878 ; 
e) Ghislaine, née en 1879 ; f) Anne, née 
en 1881 ; g) Thérèse, née en 1882 ; h) Sta- 
nislas, né en 1884; i) Bernard, né en 
1886. 



LE BEL 

Originaire de Picardie. 

Jacques Le Bel, seigneur de Hucherinevillé, 
lieutenant général en la sénéchaussée de Ponthois, 
seigneur du dit lieu, ancien conseiller de la même 



327 



— 328 



sénéchaussée, et de N. du Bas de Tasserville, fut 
déclaré noble par arrêt du conseil et laissa pos- 
térité. 

Armes: D'azur, au chevron d'or, accompagné de 
trois roses de gueules boutonnées du second, et 
accompagnées de trois molettes aussi d'or. 

LE BIHAN DE PENNELÉ 

Famille originaire de Bretagne. 

Le premier auteur connu est Bérard, sénéchal 
de Morlaix, qui vivait en 1450. 

Cette famille a donné trois pages du roi et de 
la reine de 1729 à 1762. 

Armes : D'or, au chevron de gueules, issant 
d'une mer d'azur. 

Devises: Vexillajlorent. — Amour de Dieu. — 
Espoir en Dieu. 

LE BLANC DE CHATEAUVILLARD 
ET LE BLANC DE CASTILLON. 

Italie, comtat Venaissin, Provence. 
Comtes de Châteauvillard, seigneurs de Bréan, 
d'Orsouville, de la Bonneville, de la Bouvière, 
de Fourniquet, de l'Olive, de Castillon, etc. 

Famille originaire d'Italie où elle portait dans 
les titres latins les nomsd'i^f, et dans les actes 
en langue italienne ceux de Blanchi, qui occupe 
une place dans l'ouvrage de l'historien napolitain 
Aldimari. 

La famille des Blanchi ou Blanqui au royaume 
de Xaples, d'une noblesse très ancienne, s'est 
alliée dans ce pays aux maisons les plus illustres ; 
elle tenait aussi des liens de parenté très rappro- 
chés à la famille du pape Benoît XII. 

Elle s'est divisée, dès le xme siècle, en plusieurs 
branches dont quelques-unes établies dès lors en 
France. 

Le cardinal Girard Le Blanc fut légat du Saint- 
Siège en 1305. 

Jacques Le Blanc, son neveu, et, comme lui, 
cardinal, fut aussi légat du Saint-Siège en 1311. 

Etienne Le Blanc, premier du nom, obtint en 
1313 du roi de Xaples, Charles II, la terre et sei- 
gneurie de Cancelïi. 

Une branche de cette maison vint se fixer à 
Marseille vers 1250, et y jouissait d'une telle con- 
sidération que, quand le pape Clément V publia 
en 1306 une croisade pour la Terre-Sainte, il crut 
devoir en confier la direction, avec le commande- 
ment de l'armée, à un membre de cette branche, 
Humber-t Le Blanc, grand prieur du Temple. Vers 
la même époque, Jean Le lîlanc, 1315, chevalier, 
était préfet de l'arsenal de Marseille, et peu de 



temps après, Jacques Le Blanc, chevalier, fut 
surintendant du même arsenal. 

Mais la principale branche de cette maison, 
celle qui a continué la descendance jusqu'à nos 
jours, est la branche du comtat Venaissin, arrivée 
en France au xui" siècle, et à laquelle appartenait 
le cardinal Othon Le Blanc, qui suivit à Lyon le 
pape Innocent IV, lorsque ce pontife s'y réfugia 
en 1244, pour échapper aux persécutions de 
l'empereur Frédéric II. 

La fdiation de cette branche est établie sans 
interruption, à compter de Durand Le Blanc, qui 
mourut à Albi en 1514, laissant 4 enfants. 

Au 7e degré, nous trouvons Beynaud-Bruno Le 
Blanc, écuyer, seigneur de Châteauvillard, sub- 
délégué du roi à l'intendance de Dauphiné. Il 
épousa le 4 mars 1710, demoiselle Aline de Bous- 
quet. 

François- Joachim Le Blanc, comte de Château- 
villard, chevalier, seigneur du Bréan et autres 
lieux, né à Paris le 20 mars 1750, fut reçu con- 
seiller maître de la Chambre des comptes de Pa- 
ris, en mars 1780. 

La branche des seigneurs de Ventabrin, Mon- 
despin etCastillon, à Aix et à Nîmes, reçut du roi 
Henri IV, en 1607 et en 1609, des lettres confir- 
matives de noblesse. Elle a fourni des conseillers 
au Parlement de Provence, des officiers distingués 
à l'armée et des chevaliers de l'ordre de Malte. 

Armes: D'argent, au cerf naturel, accompagné 
en pointe d'un croissant de gueules ; au chef 
cousu d'argent, chargé de trois étoiles d'azur. 

Couronne de comte. 

Supports ; Deux lions. 

La branche de .Castillon blasonne : 

Ecartelé: aux, l et 4, d'azur, à deux branches 
de palmier d'or, entrelacées, soutenant un crois- 
sant d'argent, surmonté d'une larme d'or; aux 
2 et 3, bandé de sinople et d'argent de six pièces. 

LE BLANC DE GUIZARD. 

Jean Le Blanc, deuxième du nom, épousa, en 
1541, Louise de Guizard, dame de la Guizardie, à 
condition de substitution des noms et armes. 

Cette famille a donné : un gentilhomme de la 
chambre du roi ; des chevau-légers de la garde ; 
un préfet de l'Aveyron, député de 1834 à 1839. 

Armes: Ecartelé: aux 1 et 4, d'azur, au griffon 
d'or rampant; au 2, de gueules, au chariot d'or ; 
au 3, d'azur, à six cotices d'or. 

LE BLANC DE PRÉBOIS. 



Famille originaire de Dauphiné. 

Jean Le Blanc, surnommé Le Perce, capitaine 



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des gardes de Lesdiguières, fut anobli pour sa 
valeur au mois d'août 1602. 

Armes: D'azur, semé de bouts de piques .for. 
Devise : L'homme guide mes pas. 

LE BŒUF DOSMOY. 

Le nom d'Osmoy, dont le nom s'est écrit aussi 
quelquefois dans les anciens documents Omoy et 
Oumoy, était un fief situé près d'Evreux. Ce n'est 
plus aujourd'hui qu'un hameau dépendant de la 
commune de Champigny (Eure). Elle a servi de 
dénomination distinctive à une famille Le Bœuf 
qui est fort ancienne, quoiqu'elle n'ait point passé 
aux réformations de la province de Normandie 
antérieurement à 1007. 

Elle se trouvait représentée à la fin du siècle 
dernier par Henri Le Bœuf, qualifié comte d'Os- 
moy, né en 1740, seigneur et patron du dit lieu, 
de Caucheret, de la Tuilerie, de Fumichon, etc. 
garde du corps du roi, qui fut jeté dans les cachots 
de la Terreur en 1793. 11 eut le bonheur d'échapper 
àl'échafaud révolutionnaire, et mourut en 1816.11 
avait épousé Baudot de Fumichon, dont il eut 
deux enfants, dont un garçon, Henri, qui continua 
sa descendance ; il fut garde du corps du roi en 
1814, capitaine de cavalerie en 1815, et se maria 
en 1797 avec Catherine-Félicité Odoard du Hazé. 

Armes : D'or, aie bœuf de gueules, passant, la 
queue retroussée entre les jambes et relevée enpal. 
Tenants : Deux anges. 
Devise : In capite robur. 

LE BORGNE DE KERMORVAN. 

Famille originaire de Bretagne. 

Les titres produits par Jacques Vincent le Bor- 
gne de Kermorvan, pour être reçu page du roi en 
1686, justifient sa filiation directe depuis noble 
gens, Jean le Borgne, et Marguerite de Kerguen- 
nec sa femme, dont les biens reconnus nobles et 
de gouvernement noble et avantageux, furent 
partagés le 4 mai 1565 entre leurs enfants. 

Armes : D'azur, à trois huchets ou cors de 
chasse d'or, enguichés de même, et poses 2 et 1. 
Devise : Attendant rrieux. 



LE BOUCHER D'HÉROUVILLE. 

Seigneurs et marquis d'Hérouville, seigneur de 
Fiavigny, la Brosse, Esternay, la Varenne, Cres- 
nes, Ménil, etc. 

Famille fort ancienne dans la province de Nor- 
mandie. Elle tient son nom d'Hérouville d'une 
seigneurie située dans le ressort de la vicomte de 



Caen et qui lui appartenait par suite d'une alliance 
contractée en 1510 avec la famille de Beaulart. 

Les Le Boucher, aujourd'hui marquis d'Hérou- 
ville, qualifiés chevaliers avant 1400, sont nobles 
de race et d'ancienne chevalerie. Dès les temps 
les plus anciens jusqu'à nos jours, ils ont occupé 
des emplois importants dans l'Eglise, dans l'épée, 
dans la magistrature et dans les conseils de nos 
rois ; plusieurs ont été Chevaliers de St-Louis et 
de l'ordre de Malte. Leurs alliances sont dans les 
familles anciennes de Normandie. 

La filiation suivie de cette famille est établie 
depuis Jacques Le Boucher, vivait en 1462 et dont 
le lils, Jacques Le Boucher, écuyer, seigneur de 
Crosnes, servait en 1494, comme homme d'armes 
sous la charge demessire Jean d'Amboise. 

Au siècle dernier, sa postérité était représentée 
au 9 e degré, en ligne directe, par Pierre Alexandre 
Le Boucher, comte, puis marquis d'Hérouville, 
brigadier des armées du roi qui se distingua au 
siège d'Ostende en 1745 et détermina la prise de 
cette ville. Le service qu'il rendit à cette occasion 
est ainsi apprécié par Voltaire dans son siècle de 
Louis XV. « La terreur et le découragement (des 
« assiégés) étaient au point que le gouvernement 
« capitula, dès que le marquis d'Hérouville, 
« homme digne d'être à la tête des ingénieurs, et 
« citoyen aussi utile que bon officier, eut pris le 
« chemin couvert du côté des dunes. » 

Il avait épousé, -en première noces, demoiselle 
Bonne Faucon, et, en secondes noces, demoiselle 
Grégoire de Rumare ; il eut postérité du premier 
lit seulement. 

Armes : De gueules, au chevron d'or, accompa- 
gné de trois roses de même, 2 et 1 . 
Couronne de marquis. 
Supports : Deux levrettes. 



LE BOUGQ DE CASTRO. 

Plusieurs familles de ce nom ont existé en 
Flandre. L'une d'elles, celle des Le Boucq de Cas- 
tro, de Rupilly, des Ternas et de Beaudignier, à 
laquelle on attribue Noé Le Boucq, grand maitre 
d'artillerie de Philippe II, roi d'Espagne, prouve 
sa filiation depuis Henri Le Boucq, sieur de Camp- 
courgeau, demeurant à Valenciennes, anobli le 9 
octobre 1640 par le roi d'Espagne et créé cheva- 
lier en 1659. Le titre de vicomte a été donné par 
le roi Louis XVIII le 1er février 1817 à Philippe- 
François-Joseph Le Boucq, lieutenant aux gardes 
Suisses du roi. Cette famille a donné un conseil- 
ler au parlement de Flandre ; des prévôts de Va- 
lenciennes ; des écrivains célèbres, entre autres 
Simon Le Boucq, prévôt à Valenciennes, anobli à 
Madrid le 5 juin 1651 ; des officiers distingués ; et 
a été reçue à l'ordre de Malte en 1792. 



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Armes : D'azur, à trois ruches d'or. 
Devise : Maintenir fault. 

LE BOULLEUR. 

Nous trouvons deux familles de ce nom : 
1» Les seigneurs de Montgaudry, des Marets, 
de Taville en Normandie, généralité de Caen, fa- 
mille anoblie en 1471, dont un des membres fut 
reçu chevalier de Malte en 1570. 

Armes : D'azur, à trois tourteaux d'or, posés 2 
et 1 , et, en, cœur, une étoite de même. 

2° Les seigneurs de Cambusiéri, Bellenoc et 
Viday, élection de Mortagne, généralité d'Alen- 
çon en Normandie, famille noble et ancienne, 
maintenue le 29 novembre 1667. 

Armes : D'azur au chevron d'argent, accompa- 
gné de trois besants d'or suspendus avec des 
chaînes de même, 2 en chef et 1 en pointe. 

LE BOURGUIGNON DU PÉRÉ. 

Le Bourguignon du Mesnil a été présenta l'As- 
semblée de la noblesse du bailliage de Caen le 17 
mars 1780. ainsi que Constantin Le Bourguignon 
du Perré, du bailliage d'Exmes. 

Armes : D'azur, à trois bourguignotes en profil 
d'argent. 

LE BOUTEILLER DE MAUPERTUIS 

Famille originaire de Bretagne où elle parait 
dès 1143. 

Armes : D'argent, à la bande fuselée de sable ; 
Alias : Ecartelè : aux 1 et 4, d'azur à trois mon- 
des d'or, croise tes de même, qui est dAubigné. 

LE BOUYER DE St GERVAIS ET DE 
MONHOUDON. 

Seigneurs de St-Gervais, de Vingt Hanaps, des 
Noyen, du Margat, de la Corneillère, de Courbo- 
mer. 

D'ancienne noblesse, cette famille appartient 
aux provinces de Normandie et du Maine. 

Elle compte parmi ses illustrations : un écri- 
vain célùbre, Le Bouyer de Fontenelle, un des 40 
de l'Académie française, auteur de la Pluralité des 
mondes ; un chevalier qui périt à la bataille d'A- 
zincourt ; Le Bouyer de St-Gervais, chevalier des 
ordres du roi, gouverneur du Perche, à Mortagne 
qui servit vaillamment sous Henri IV. 

Armes : D'or, à trois têtes de lions arrachées, 



lampassées de gueules, au chef de même, (gueu- 
les). 

Couronne de comte. 

Supports : Deux aigles. 

Devise: Omnia virtuti parent. 

LE BRETON DE LA BONNELIÈRE. 

Famille originaire de Touraine, qui remonte à 
Charles Le Breton, seigneur de la Bonnelière, 
conseiller du roi, assesseur civil et criminel au 
bailliage et siège royal de Chinon, receveur des 
tailles de l'élection en 1699. 

Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné 
en chef de deux étoiles d'argent, et, enpointe, d'un 
croissant de même. 



LE BRETON DE VONNE. 

Cette famille, originaire de Touraine, parait 
être une branche de la famille Le Breton dont 
nous avons parlé au nom de Le Breton de la 
Bonnelière. 

Elle en porte d'ailleurs les armes. 



LE GARON DE 
TROUSSURES. 



FLEURY ET DE 



Famille originaire de Compiègne où elle est 
connue depuis la fin du 13 e siècle, divisée en plu- 
sieurs branches, les Le Caron de Troussures, ceux 
de Fleury et ceux de Mazencourt dont les mem- 
bres ont occupé des positions importantes dans 
l'armée, la magistrature, la maison du roi et l'ad- 
ministration civile. 

L'un des membres de cette famille était maire de 
la ville de Beauvais, en 1714, neuf autres ont été 
chargés des fonctions de prévôt et de lieutenant 
général à Compiègne, où ils ont été anoblis par 
lettres royales, en août 1497. Des arrêts de main- 
tenue ont été rendus en faveur de leurs descen- 
dants en 1555, 1585, 1601, 1666 et en 1668 à l'égard 
de Le Caron, dit Charondas, chevaliers, seigneur 
de Canly, l'un des vingt six gentilshommes or- 
dinaires du roi. 

D'un premier mariage de Laurent Le Caron, 
anobli en 1497 avec Marguerite de Creil vint 
Baoul Le Caron, tige de la branche de Fleury 
encore représentée et de celle de Mazencourt qui 
s'est éteinte en 1855. 

D'un troisième mariage avec Michelle du Puis, 
sont sortis : 

1° Jacques Le Caron, auteur de la branche de 
Fresnel,dontle dernier représentant fut maintenu 
dans sa nobless par arrêt du 15 septembre 1667. 

2° Pierre le Caron, seigneur de Canly, père de 



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deux fils : a) Louis Le Caron, dit Charondas, auteur 
de la branche de Canly, qui s'éteignit en 1786,ayant 
été maintenue par arrêt du 28 août 1668 — b) Jean 
Le Caron, tige de la branche de Troussures, qui à 
été maintenue par jugement du 27 novembre L675 
et est encore représentée. 

3° Jean Le Caron, auteur de la branche de Sorel, 
tombée en quenouille en 1650. 

Armes : D'azur, à trois besants d'or, 2 et 1 ; au 
chef cousu de gueules, f)-ettê d'or. 
Couronne de comte. 
Supports : Deux licornes d'argent. 

REPRÉSENTA NTS ACT UELS 
I. Branche de Fleury. 

A. — Branche aîné des barons de Fleury. 

Le Caron, baron de Fleury (Gaston) 
marié le 27 avril 1859 à Georgine Michel- 
Walon ; dont : 

André, marié le 11 août 1883 à Marie de 
Maillé, fille du duc de Maillé et de la du- 
chesse, née d'Osmond, dont une fille : Jac- 
queline, née le 6 octobre 1889. Résidence : 
château du Plessis-Santhenay, par Her- 
bault (Loir-et-Cher). 

B. — Branche cadette de Fleury. 

Le Caron de Fleury (Eugène), ancien offi- 
cier supérieur d'infanterie, $ , marié en l res 
noces, à Léonie Froissard de Saugt ; en 
2 mes noces, à Mathilde Ewbank. Du pre- 
mier lit : Marie Aimée de Fleurv, mariée à 
Marcel, baron Ameil, officier de cavalerie. 
Résidence, 9, rue des Ecuries d'Artois, 9, 
à Paris. 

II. Branche des comtes de Troussures. 
Le Caron (Louis), comte de Troussures, 
marié le 26 septembre 1865 à Geneviève 
LoùETdeTERRouENNE, dont : a) Pierre, né le 
9 juillet 1866, sous-lieutenant au 13 e cui- 
rassiers ; b) Etienne, né le 11 mars 1870 ; 
o) Fernand, né le 12 mars 1872. 

Le comte de Troussures avait pour frère Fer- 
nand de Troussures, chef de bataillon aux zoua- 
ves pontificaux, qui fut tué au combat de Loigny, 
le 2 décembre 1870. 

LE GARUYER DE BEAU VAIS. 

La maison Le Caruyer de Beauvais, de Lain- 



secq, de Launay, de Muchedënt, de Crétot, de St- 
Germain, de Biberval. très ancienne au pays de 
Caux, s'est distinguée dans les armes. 

Guillaume se fixa en Bourgogne, en 1042, par 
traité de son mariage avec Anne de la Ferté- 
Meung et fut l'auteur de la branche de Beauvais- 
Lainsecq. 

Gabriel Le Caruyer de Launay, après avoir rendu 
pendant la ligue, au roi Henri IV des services 
qui lui valurent des distinctions particulières, fut 
en 1622, député de la noblesse du baillage de 
Caux. 

Nicolas Le Caruyer de Beauvais, chef de bri- 
gade d'artillerie, fut élu, en 1770, député de la 
noblesse du bailliage d'Auxerre aux é'ats géné- 
raux. 

Armes : D'azur, à trois gerbes d'or, liées de 
même. 

LE GHARTIER DE SÉDOUY. 

Famille originaire de Normandie qui a pour 
auteur le célèbre Alain Chartier. 

Armes : D'azur, à la fasce alésée d'or, soute- 
nant deux perdrix de même, accompagnée en 
pointe d'un tronc d'olivier, feuille de chaque côté 
de trois feuilles aussi d'or. 



LE CHAT. 

Famille remontant au xv« siècle, anoblie pour 
services. 

Elle a donné un conseiller au parlement de 
Bretagne et un maire d'Angers sous Henri IV. 

Deux branches sont actuellement existantes : 
celle de St-HENYS et celle de Tessecourt. 

Armes : D'azur, à trois te tes de léopards d'or. 

LE GHAUFF DE KERGUENEG. 

Cette famille, d'ancienne extraction est origi- 
naire de Bretagne. 

Elle a donné un chambellan de Jean V, duc de 
Bretagne en 1488, et a pris part à la réformation 
de 1608. 

Armes : D'argent, au pigeon d'azur, surmonté 
de deux croissants adossés de gueules. 

LE CHEVALIER DE LA MARTRE. 

Plusieurs familles Le Chevalier existent ou ont 
existé en Normandie, et toutes dans différentes 
généralités ont été maintenues dans leur noblesse 
en l'année 1660 et suivantes, par divers jugements. 

Celle qui nous occupe tient un rang distingué 



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parmi la noblesse; son nom figure dans des actes 
authentiques du parlement de Rouen et de l'é- 
lection d'Avranches avec le titre d'écuyer, et ses 
armoiries ont été constatées par le juge d'armes 
du roi. 

La famille Le Chevalier de La Martre s'est 
alliée aux principales maisons de la province, 
parmi lesquelles nous citerons celles de Clin- 
champ, deGuiton, d'Osmont, de Launay, etc. 

Elle a produit des officiers distingués dont plu- 
sieurs chevaliers de l'ordre royal et militaire de 
St-Louis. 

Deux des membres furent incarcérés comme 
aristocrates pendant la terreur; envoyés de leur 
province devant le tribunal révolutionnaire de 
Paris, ils n'échappèrent à la mort que par la chute 
de Robespierre. A cette époque, la majeure partie 
des papiers furent brûlés. 

DonPierre Gabriel Le Chevalier de La Martre, né 
le 26 octobre 1775, émigra en 1791 servit dans le 
régiment noble d'Angoulême, puis au 1 er escadron 
des chevaliers de la Couronne et fit toutes les cam- 
pagnes de l'armée des princes. Au combat de 
Schusseuried, le 30 septembre 1796, une action 
d'éclat lui valut, à l'âge de 22 ans, la croix de 
chevalier de St-Louis. Ce fait d'armes est constaté 
par deux certificats des princes et par diverses 
pièces signées par le prince de Broglie, le duc 
d'Harcourt, etc., témoins oculaires. 

Armes : D'or, à une martre de sable, armée et 
couronnée du môme, surmontée d'une épée de 
gueules en pal, la pointe en haut. 

L'écu timbré d'un casque orné de ses lambre- 
quins. 

LE CHEVALIER DU GOUDRAY. 

De Grèges, de Bouelle, etc. 

Un grand nombre de familles nobles du nom 
de Chevalier ou Le Cnevalier ont eu pour berceau 
la Normandie ; en effet, lors de la recherche de 
noblesse de 1666, nous en voyons dix qui out été 
maintenues. 

La maison qui nous occupe s'est divisée en un 
nombre infini de branches dont les principales 
sont allées faire souche en l'Ile de France, dans le 
Poitou, le Berry, en Flandre, en Champagne, etc. 

La branche du Coudray s'est alliée aux princi- 
pales familles de France. 

La filiation suivie et authentique de cette mai- 
son remonte à Etienne Le Chevalier, écuyer, né en 
1420, contrôleur général des finances et trésorier 
général de France en 1450, puis ambassadeur 
en Angleterre et en Italie qui épousa noble 
demoiselle Marie Le Picart dont il eut postérité 
qui s'est poursuivie jusqu'à nos jours. 

Armes : D'azur, à la tète de licorne ; au chef 
d'argent, chargé de trois demi-vols de sable. 



Couronne de marquis. 

Supports : Deux sauvages. 

Cimier : Une licorne. 

Devise : In concilio celeritare ex equendo robur 

LE CHEVALIER LE JUMEL DE 
BARNEVILLE. 

Une famille noble du nom de Le Chevalier, de 
l'élection de Montivilliers en Normandie, habitait 
le Havre, lorsque trois de ses membres : Paul 
Hippolyte-Joseph, né en 1841 ; Georges-Joseph, né 
en 1842, et Louis-Joseph, né en 1847, furent autori- 
sés à ajouter le nom de Barneville au leur, en le 
faisant précéder de celui de Le Jumel, et à s'appe- 
ler à l'avenir: Le Chevalier Le Jumel de Barneville. 

Armes : D'azur, à trois chevaliers (oiseaux) d'ar- 
gent, membres et becqués de gueules. 



LE CLERC. 



O^Y^ 



Nous trouvons une famille anoblie par lettres 
patentes accordées par le roi au sieur Le Clerc, 
au mois de mars 1777, né d'une famille distinguée 
parmi la bourgeoisie et bien alliée, dans laquelle 
« l'honneur et les talents sont héréditaires depuis 
« trois cents ans, etc. » 

Cette famille a en outre fourni plusieurs offi- 
ciers dans les armées du roi. 

Armes : De sinople, à la colombe volante, en 
bande d'argent, au dernier canton, tenant à son 
bec un rameau d'olivier d'or, et s' élevant vers un 
soleil du même au 1 er canton. 

L'écu timbré d'un casque de profil orné de ses 
lambrequins d'or, de sinople et d'argent. 

Une autre famille, du même nom, originaire de 
Touraine, blasonne : Parti en fasce de gueules 
et d'azur : au 1, chargé d'un lion de S t- Marc 
d'or ; au 2, de deux épées en sautoir d'argent. 

Ce sont les mêmes armes que la famille Le 
Clerc de Pulligny. 

LE CLERC DE BUFFON. 

La baronnie de Grignon, près de Montbard, 
fut le berceau de la famille Le Clerc, que l'illus- 
tre naturaliste a rendu célèbre sous le nom de 
Buffon. Le père de ce dernier avait acquis la terre 
de ce nom et en avait pris le nom. 

Le nom de Bu I l'on s'éteignit dans la personne 
de Georges-Louis-Marie Le Clerc, comte de Buf- 
fon, né à Montbard, le 22 mai 1764, colonel d'in- 
fanterie en 1791, mort sur l'échafaud révolution- 
naire le 10 juillet 1793, sans laisser de postérité 
de ses deux mariages. La descendance masculine 



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de la famille étant éteinte, Benjamin-Edme 
Nadaud, ingénieur, obtint par ordonnance royale 
du 20 janvier 1835, l'autorisation d'ajouter à son 
nom celui de Buffon, mais sans particule. Dans la 
pratique, la ligne féminine formée par Jeanne- 
Catherine-Antoinette Le Clerc, mariée à Benjamin- 
Edme Nadault a pris pour signature Nadault de 
Buffon. 

Armes : D'argent, à la bande de gueules, char- 
gée de trois étoiles d'or. 

Lorsque Louis Le Clerc, le père de Buffon, fit 
enregistrer son blason en 1697, la bande n'était 
chargée que d'une étoile, et Marguerite Le Clerc, 
femme de Pierre Bedey, conseiller du roi, ne por- 
tait alors, suivant l'armoriai général, qu'une bande 
de gueules sur fond d'or. 



LE CLERC DE BUSSY 
CHELLES. 



DE VAU- 



Une des maisons les plus anciennes et les plus 
estimées de Picardie, connue dans l'Amiennois 
depuis le milieu du quatorzième siècle. Cette fa- 
mille, dont les membres ont occupé des charges 
considérables, a produit des chevaliers de Malte 
et des pages de la grande Ecurie et fut maintenue 
dans sa noblesse par plusieurs jugements. 

Le célèbre Bussy Le Clerc, gouverneur de la 
Bastille sous Henri III, et qui joua un rôle consi- 
dérable pendant la Ligue, appartenait à cette fa- 
millo. 

Armes : D'argent, à la bande de sable accom- 
pagnée en chef dune aigle, et, en pointe, d'une mo- 
lette de même. 



LE CLERC DE FLEURIGNY. 

Maison établie dans le Nivernais au xm e siècle 
et sortie originairement d'Angleterre et de la 
Bretagne. Elle est connue pour avoir donné un 
évêque de Nevers en 1271, dans la personne de 
Henri Le Clerc ; un chevalier de France dans celle 
de Jean Le Clerc en 1420 par lettres du 16 novem- 
bre; un évêque de Paris et un archevêque de Tou- 
louse, plusieurs gouverneurs et bailli de Sens, 
chevaliers de l'ordre du roi, onze chevaliers de 
Malte, dont 3 commandeurs, parmi lesquels un 
général des galeries de la religion ; deux grands 
croix et grands infirmiers de l'ordre; une chanoi- 
nesse; un grand prévôt de Bemiremont, seigneur 
spirituel et temporel de cette ville et comte du St- 
Empire. 

Cette maison, par ses alliances, se trouve tenir 
à celles des Bourbons et aux plus grandes du ro- 
yaume, par celle qu'elle contracta en 1420 avec la 
maison de Trie ; elle sort de Louis VII, dit le jeune, 
roi de France, et d'Eléonore d'Aquitaine, et est 



alliée aux maisons de Champagne, Anjou, Brienne, 
Montmorency, Bourris, la Roue, la Roche-Guyon 
et Fleurigny, aux noms et armes de laquelle elle 
fut substituée en 1513. Des membres de cette fa- 
mille ont occupé de hautes fonctions dès 1202 ; la 
filiation suivie et authentique remonte à Jean Le 
Clerc, premier du nom, qui vivait en 1355 ; il eut 
auprès du roi Charles V les mêmes rangs et qua- 
lités qu'avaient ceux de son nom en Bretagne au- 
près des ducs de cette province ; il eut part aussi 
à la faveur de Philippe le Hardi, duc de Bourgo- 
gne, frère de son roi, dont il fut le procureur gé- 
néral et le grand conseiller, etc. ; il avait épousé 
Marie de Craon, le 23 décembre 1395, dont il eut 
plusieurs enfants. 

Au 5 e degré, nous trouvons François Le Clerc, 
chevalier, seigneur de la Motte, de Luzarches et 
de Fleurigny, Beauvais, Villebon, etc. Il acquit 
le 16 décembre 1513, de Jeanne de Fleurigny, 
dame du dit lieu et sa cousine, petite fille de Jean 
de Fleurigny, la terre de Fleurigny et autres, avec 
donation de la plus grande valeur, à la charge 
que son fils en jouirait après lui, qu'il serait tenu 
de prendre le nom de Fleurigny et écartèlerait 
ses armes de celles de cette maison, qui sont de 
sinople au chef d'or, à un lion de gueules brochant 
sur le tout. Il rendit hommage de la terre de Fleu- 
rigny au grand prieur de France, le 28 mars 1515 
comme mouvante de la commanderie deLaunay. 
Il fut conseiller et chambellan du roi et son maître 
d'hôtel ordinaire, puis bailli-capitaine, gouver- 
neur de Sens et de Villeneuve-le-Roi, par lettres 
de provisions du roi François 1 er , du 2 septembre 
1523. 

Au x e degré, nous remarquons Claude-Charles 
Jean-Baptiste Le Clerc de Fleurigny, chevalier, 
marquis de Fleurigny, seigneur de Sergines qui 
fut nommé par le roi pour commander la noblesse 
lors de l'arrière ban, comme premier baron de la 
province sénonoise, ayant rang, séance et voix 
délibérative aux états de Bourgogne, après avoir 
été choisi par les gentilshommes de cette pro- 
vince le 18 avril 1689. Il rendit hommage de la 
baronnie de Fleurigny, tant pour lui que pour ses 
frères et sœurs, au grand prieur de France le 10 
mai 1664 ; fut maintenu dans son ancienne noblesse 
par arrêt du 24 août 1667 et qualifié par Louis XIV 
marquis de Fleurigny dans des lettres du 31 jan- 
vier 1695, signées de ce prince, à lui adressées 
pour faire les rôles delà capitation des gentils- 
hommes du bailliage de Sens. Il mourut le 7 jan- 
vier 1696, laissant plusieurs enfants de Claude 
Catherine de Véelu-Passy. 

Cette maison a fourni la branche des seigneurs 
de Bouroux. 

Armes : De sable, à trois roses d'argent, S et 1 ; 
au pal de gueules brochant sur la rose du milieu. 



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LE CLERC DE PULLIGNY. 

Seigneur de Pulligny (Lorraine, Touraine, Nor- 
mandie, etc.) 

Famille originaire de Lorraine. Sa filiation sui- 
vie remonte à Claude Le Clerc, seigneur de Pulli- 
gny, vivant en 1530. Deux de ses membres reçu- 
rent de Henri, duc de Lorraine, le 28 mai 1623, 
des lettres de noblesse déposées aux archives du 
département de la Meurthe. 

Armes : Parti en fasce de gueules et d'azur ; au 
1 chargé d'un lion de St-Marc d'or ; au 2 chargé 
de deux épées d'argent, garnies d'or, et passées 
en sautoir, les pointes en haut. 

Cimier : Un lion naissant d'or, tenant une croix 
de l'ordre de St-Marc, et issant d'un tortil des 
métaux et couleurs de l'écu. 



LE CLERC DE JUIGNE DE LASSIGN Y 

Barons de Juigné, par érection de l'an 1647, 
marquis de Juigné, pair de France en 181", sei- 
gneurs fie Lassigny,etc. 

Maison d'ancienne chevalerie, qui par ses 
alliances, ses illustrations et son ancienneté, 
a été placée par tous les historiens au nombre 
des plus considérables et des plus distinguées 
de l'Anjou. Elle prouve littéralement sa filiation 
depuis Adam Le Clerc, chevalier, qui vivait 
en 1272 et a obtenu les honneurs de la cour, 
de 1753 à 1787, en vertu de preuves faites au ca- 
binet du Saint Esprit. Elle a donné: un évêque de 
Chalons-sur-Marne, pair de France et nommé le 
29 décembre 1781, archevêque de Paris, mort le 
19 mars 1811 ; des lieutenants généraux, maré- 
chaux de camps, brigadiers des armées du roi ; 
nombre d'officiers supérieurs ; des chevaliers de 
l'ordre du roi et de l'ordre royal et militaires de 
St-Louis; un ministre plénipotentiaire en Russie 
en 1774, etc. 

Armes : D'argent, à la croix de gueules, bordée, 
engrelée de sable, cantonnée de quatre aigletles 
du même, becquées et armées de gueules. 

Cimier : Un coq essorant. 

Devise : Ad alla. 

Cri : Battons et abattons. 

LE CLERC DE LESSEVILLE. 

Originaire de Normandie, seigneur du Tôt, de 
Thezy, etc. 

Famille divisée en trois branches : 1° celle de 
Lesseville ; 2° celle du Mesnil et d'Incourt, mar- 
quis deMaillebois ; 3° celle de Saillancourt. 

Nicolas Le Clerc, seigneur de Lesseville, con- 
seiller secrétaire du roi en 1587, avait épousé le 



18 janvier 1551, demoiselle Jeanne Forest et sa 
descendance a été maintenue en l'élection de 
Neuchàtel, le 3 octobre 1670 ; elle a produit des con- 
seillers au grand conseil, des maîtres des requê- 
tes, des intendants de province, etc. 

Des Le Clerc du Tôt et de Thezy ont assisté à 
l'assemblée de la noblesse du bailliage d'Arqués 
en 1789. 

Armes : D'azur, à trois croissants d'or, posés 2 
et 1, brisé pour les cadets d'un lambel d'argent. 

LECOMTE DE TEIL ou LE COMTE. 

On remarque des noms isolés de cette famille 
à partir de 1360, 1491, etc.; mais la filiation suivie 
remonte à François Le Comte, seigneur de Beau- 
vert, dont le fils vivait en 1486. 

Nous remarquons au 6 e degré, Pierre Lecomte, 
seigneur du Rivault, du Teil, etc. qui fut main- 
tenu dans sa noblesse le 25 janvier 1669, par 
arrêt du Conseil d'Etat ; il servait à cette époque 
dans l'escadron des gentilshommes de la généra- 
lité de Poitiers, levé pour la défense des côtes du 
Poitou, et le 26 avril 1679, fat reçu trésorier de 
France au bureau des finances de Poitiers. 

Il eut entre autre fils Pierre Alexandre Lecomte 
qui fut l'auteur de la branche de Teil. Il épousa 
Marie-Louise Constant, dont il eut postérité. 

Armes : D'azur, au lion d'or armé et lampassè 
de gueules, cantonne de quatre étoiles d'argent. 
(Arrêt du Conseil d'Etat et preuves de Malte). 

LE CONTE. 

Famille noble, originaire de Normandie, qui 
commence sa filiation à Laurent Le Conte, écuyer, 
seigneur deFloris, électionde Coutances, quireçut 
des lettres de noblesse de François 1 er , roi de 
France, en date du mois de septembre 1543. Un 
de ses descendants, Clair-Prosper Le Conte, fut 
juge de paix du canton de Montebourg vers 1797. 

Armes : D'argent, chargé d'un écusson d'azur, 
à une bande d'or, chargée de trois merlettes de 
sable, accompagnées de trois cœurs de gueules . 

Nous trouvons une autre famille du même nom 
établie en Forez et Lyonnais qui blasonne: D'ar- 
gent, à trois molettes de sable ; au chef d'azur, 
chargé d'un lion passant d'or. 

LE CORDIER DE BIGARS DE LA 
LONDE. 

Famille de la généralité de Rouen. 

Elle a fourni un premier président de la cham- 
bre des comptes de Normandie et un lieutenant 
général des armées du roi en 1734. 



— 341 



342 — 



Un Le Cordier, chevalier, seigneur de Varaville 
était président à mortier au parlement de Rouen 
et propriétaire du chef de sa bisaïeule, Marie de 
Bigars, de la terre de la Londe, érigée en marqui- 
sat, au mois de mai 1616, en faveur de François de 
Bigars. 

Armes : D'azur, à la bande d'argent, chargée de 
cinq losanges de gueules et accostée de deux mo- 
lettes d'éperon d'or. 

LE COURT DHAUTERIVE. 

Seigneurs de Mondary, Montplaisir, Vazeilhes, 
Solignac, Hauterive, etc. 

Famille ancienne, originaire d'Auvergne où 
elle habite encore, les Le Court ont toujours tenu 
un rang des plus honorables parmi la noblesse de 
leur province, tant par les charges qu'ils ont 
occupées, que par leurs alliances 

Cette maison compte une longue suite de ma- 
gistrats et un grand nombre d'officiers de mérite. 

Le premier connu de ce nom est Jacques Le 
Court, qualifié écuyer à une montre faite à Riom, 
le 1 er juillet 1535. 

La filiation commence à Etienne Le Court, écu- 
yer, qui vivait en 1580. 

Jean-Antoine-Marie-François de Paule LeCturt 
d'Hauterive fut officier au régiment royal de 
Normandie, chevalier deSt-Louis; il épousa, en 
1783, Louise de Coutance dont postérité. 

Armes : D'azur, au chevron d'or, surmonté 
d'une croix de même et accompagné de trois 
aiglettes d'argent, 2 en chef et 1 en pointe . 

Couronne de comte. 

Supports : Deux léopards. 

LE COURT DE BÉRU & DE LA 
VILLETHANEZ. 

Seigneurs des Perrieres, de Béru, d'En major 
et de La Villethanez. 

Famille originaire de Bretagne où elle a possédé 
avant le xvie siècle, les hébergements et tenures 
des Perrieres, du Pont-Bedo, de la Vieuville, des 
Noës, d'Ermajor, de Trehen, etc. : dispersée par 
suite des discordes civiles, au temps de la Ligue, 
ses différentes branches avaient alors quitté la 
Bretagne et l'une d'elle s'était établie dans le 
comté de Tonnerre, où elle acquit les seigneuries 
de Béru, de Pailly et de Chichée. A la fin du xvne 
siècle et au commencement du xix e , deux de ses 
descendants retournèrent dans la Bretagne où ils 
ont continué la famille. Les annales de Bretagne 
font mention : 1° de Geoffroy et de Perrus Le 
Court, lesquels furent appelés, le 28 avril 1381, 
comme notables de la Province, à ratifier le traité 
de Guérande, passé entre le duc de Bretagne Jean 



IV et Charles VI, roi de France ; 2° do Pierre Le 
Court, qualifié noble écuyer, qui sous les ordres 
de Jehan Tournemine de la Hunaudaye, fit la 
Guerre aux Anglais pour soutenir les droits du 
roi Charles VII . La famille Le Court a été main- 
tenue dans les rangs et privilèges de la noblesse 
le 29 juin 1433. 

Plusieurs membres de cette famille ont embrassé 
la carrière des armes et ont servi l'état avec dis- 
tinction. Elle a donné plusieurs lieutenants colo- 
nels et un général de division, des chevaliers des 
ordres royaux de St-Louis, de Notre Dame du 
Carmel, de St-Lazare, etc. 

Elle a fourni des hommes d'Eglise, des mem- 
bres de congrégations religieuses, enfin plusieurs 
religieuses de l'ordre de Ste-Ursule et autres ins- 
tituts. 

Elle a formé de belles alliances et elle s'honore 
de compter au nombre de ses auteurs, le poète 
Lambert Le Court, auteur du poëme épique ou 
chanson d'Alexandre dite aussi YAlexandriade, 
reproduit dans le recueil de la bibliothèque du 
roi. 

La famille Le Court des Perrieres et de Béru 
croit avoir une origine commune avec les Le 
Court de Froidebize et de Sainte-Marie, établis en 
Normandie, et aussi avec les Le Court du Chesnay, 
de Beaurepaire, établis à Paris et dans le Sois- 
sonnais, lesquels portent comme elle dans leurs 
armes, une aigle a deux têtes, mais avec des 
émaux différents. 

Armes : d'azur, à une aigle d'or à deux têtes, 
éployée. 
Casque orné de ses lambrequins. 
Supports : Deux lions. 
Devise : Le droit est licort (via recta brevis). 

La branche des seigneurs de Sainte-Marie, de 
Froidebize blasonne : d'argent, à l'aigle de sable, 
langue, becquée et membrée de gueules, et une 
fasce d'or brochante sur le tout. 

Couronne de marquis. 

Deux autres rameaux de la branche des Per- 
rieres subsistent encore de nos jours, ce sont les 
Le Court de La Barre, qui brisent les armes de la 
famille : d'un chef chargé de trocs croissants et 
les Le Court du Prévert qui ajoutent un chef d'her- 
mines, chargé d'une ancre de gueules. 



LE COUTEULX. 

Famille de la généralité de Rouen, qui s'est 
distinguée dans la robe et dans la finance et a été 
anoblie par des charges attributives de noblesse. 

Jean Etienne Le Couteulx, né à Paris le 5 juil- 
let 1669 a été consul et échevin de la ville de 
Rouen; son frère fut aussi premier consul delà 



343 — 



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ville de Rouen et est l'auteur des branches de 
Canteleu et du Molay. 

Jean Barthélémy Le Couteulx de Canteleu fut 
créé comte en 1806, sénateur, pair de France, 
grand officier delà Légion d'Honneur, etc. 

La première branche était dite de Caumont. 

Armes : D'argent, au chevron de gueules, accom- 
pagné de trois trèfles de sinople, 2 et 1 . 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Le Couteulx de Canteleu, (Comte), an- 
cien officier de cavalerie, conseiller géné- 
ral de l'Eure, membre du conseil supérieur 
des haras, officier de la Légion d'Honneur, 
demeurant château de St- Martin par Etré- 
pagny (Eure). 

Comte Emmanuel, même adresse. 

Le Couteulx de Caumont (Henri, Comte) 
marié à Louise Le Couteulx de Can- 
teleu, demeurant château de St-Martin, 
dont cinq enfants. 

Le Couteulx de Caumont (Louis) ma 
rié à Marie Monnier, dont : trois enfants, 
demeurant à Compiègne, (Oise) et 7, rue 
Desbordes- Valmore à Paris. 

Le Couteulx du Molay (B onne ) née Boi- 
gnes, château de Courcelles,par Gif (Seine- 
et-Oise.) 

Le Couteulx du Molay (B on ) ancien offi- 
cier de cavalerie, marié à Marie de Com- 
mines de Marsilly, dont six enfants, châ- 
teau de Gamaches par Etrépagny (Eure). 

Cette famille s'est alliée aux de Palerme, de 
Talhouêt, d'Onsembrez, de Ganville, de Gouy- 
d'Arsy, de Bizemont, de Noailles, de Chabrol- 
Croussol, d'Aubigny d'Assy. 



LEDOGHOWSKI (Comte). 

(ou Halka de Leudochow). 

Autriche, Pologne, Russie. 
Comtes, 8 mai 1800. 

Armes : D'azur, à un cyclamor ou orle rond 
d'or, la circonférence intérieure ornée de trois 
croisettes pattées du même dirigées vers le cœur 
de Vécu. 

Casque couronné. 

Cimier : Un senestrockére, armé d'argent posé 
sur le coude, tenant un sabre. 



Supports : Deux chevaliers armés de toutes piè- 
ces, visière levée. 
Devise . Adorum respice mores. 

LE FEBURE. 

Nous trouvons plusieurs familles de ce nom, 
originaires de Normandie, Artois et Lorraine. 

Armes : Normandie, Artois : Burelê d'argent et 
d'azur, à la tour d'argent, la porte ouverte, bro- 
chante sur le tout. 

Lorraine : D'argent, au chevron de gueules, 
accompagné en chef de deux aiglcttes de sable, et 
en pointe, d'un pin de sinople. 

LE FÉBURE DE VATIMESNIL. 

Famille originaire de Normandie. 

Armes : D'azur, au huchet d'argent, enguiché 
et virole de même, cantonné de quatre molettes 
d'or. 

Couronne de marquis. 

Supports : Deux lévriers. 

LE FEBVRE. 

Normandie, Blaisois, Bourbonnais. 

Originaire de Normandie, la famille Le Febvre 
s'est répandue de là en Blaisois et en Bourbon- 
nais où presque tous ses membres résident au- 
jourd'hui. Elle a fourni des hommes distingués 
et a contracté alliances avec les familles : Le Fèvre 
du Rouy, de Villequetout, Damay, de Veisies, de 
France, de Vaugelas, de Bruno, de Moreno, de 
Mora. 

Elle comprend aujourd'hui trois branches : 1° 
la branche aînée qui a pour chef le baron le 
Febvre, comte romain, chevalier de l'ordre de 
St-Grégoire le Grand, chef du nom et des armes 
de la famille. 

2° La branche de Villequetout, dont le chef est 
Henri le Febvre de Villequetout, né le 17 août 
1832, marié à Paris le 2 février 1869 à Jacinthe de 
Bruno. 

Et 3° chef de la 3 e branche, Louis Arthur Le 
Febvre, colonel d'artillerie, officier de la Légion 
d'honneur et directeur à Briançon, né à Blois, le 
14 janvier 1838. 

Armes : D'azur, ait pélican d'or, posé sur son 
aire et entouré de huit petits du même métal ; au 
chef cousu de gueules chargé de trois besants 
d'argent. 

L'écu timbré d'une couronne de comte. 

La branche de Villequetout porte : 



— 345 



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Ecarteùè : de gueules, à la tour d'or, maçonnée 
de sable, qui est de Villequetout. 

La 3 e branche porte les armes primitives de la 
famille qui sont : d'azur, au pélican èployè d'or, 
posé sur son aire et entouré de huit petits, soute- 
nue d'azur à l'étoile d'or de neuf rais. 

LEFEBVRE DE GOUY. 

Cette famille est une branche cadette de la fa- 
mille Lefebvre de Milly de Picardie, dont la gé- 
néalogie est au nobiliaire de cette province, et 
qui s'est éteinte en 1823. On écrit tantôt Le Febvre, 
Lefebvre ou Le Fèvre. Elles descendent toutes 
de Jacques, écuyer, maréchal des logis de la com- 
pagnie d'hommes d'armes du comte de Rœux, où 
on n'admettait que des gentilshommes. Preuves 
ont été faites de 1541. 

En 1818, le dernier représentant de la branche 
aînée, Louis-Marie Lefebvre, marquis de Milly, 
ancien seigneur des Auteux, etc., (fils de Philippe- 
Joseph, et de Charlotte-Madeleine de Clermont- 
Tonnerre, fille du seigneur de Bertangle en Pi- 
cardie) a déclaré par acte notarié déposé actuelle- 
ment en l'étude de M e Touzé, notaire à Hesdin, 
que M. Charles -Joseph -Alexandre Lefebvre de 
Gouy Ternas, capitaine de cuirassiers au régi- 
ment de la Reine « est le seul rejeton des deux 
familles Lefebvre issues de Jacques Lefebvre qui 
épousa la fille du comte de Rœux (cité plus haut) 
et qu'il l'autorise à jouir de ses titres, honneurs 
et prérogatives, attendu qu'il n'a aucun enfant 
mâle de son nom. » 

Cettebranche est citée dans Lachesnaye-De sbois 

La branche cadette s'est établie en Artois vers 
la fin du xvie siècle. 

Elle a acquis, en 1625, une dispense du droit de 
franc-fief, le fief de Gouy-en-Ternois, comme le 
relate un acte de foi et hommage fait au comte de 
Saint-Pol le 1 er juillet 1752. 

Les archives départementales du Pas-de-Calais 
possèdent : 1° une donation en date du 1er sep- 
tembre 1700 faite par François-Marie, écuyer, sei- 
gneur de Gouy, Equire en partie, conseiller duroi 
et doyen du Conseil provincial d'Artois ; 2° un 
partage en date du 23 juin 1770 relatif à Charles- 
François-Marie, écuyer, seigneur de Gouy, Equire, 
Teneur et Crépy en partie. 

La famille est citée clans : Les rues d'Arraspar 
MM. Godin et d'Héricourt (logement de la cour 
de Louis XV) . L'Almanach d'Artois de 1748 (ou 
plutôt Notice sur le Comté). L'histoire de Lebon 
de M. Paris. L'Etat militaire de 1788. 

Jean, procureur du comté de Saint-Pol a épousé 
Ghislaine de la Vacquerie, de la famille du prési- 
dent du conseil d'Artois, nommé par Louis XI 
président du Parlement. 

Wallerand, procureur général du comté de Saint- 
Pol, acquiert le fief de Gouy-en-Ternois, en 1625. 



François, conseiller d'Artois de 1672 à 1702, a 
épousé en 1664 Anne-Denis, petite-fille du prési- 
dent du Conseil d'Artois, seigneur de Bellacour- 
delle. Il est qualifié écuyer dans les actes du 
Conseil peu après y être entré, ce qui constate 
qu'il était reconnu noble avant sa nomination à 
la charge qui n'anoblissait qu'au 2 e degré, ce que 
fait ressortir l'almanach d'Artois de 1748 par la 
liste des conseillers. 

Jean-François, conseiller de 1702 à 1748, épousa 
en 1703 Iolente Le Carox, fille du conseiller d'Ar- 
tois, seigneur de Canettemont. 

Charles-François, échevin de Saint-Omer, puis 
d'Arras, épousa en 1742, Isabelle de Bêrard, fille 
du chevalier de Bérard, major au régiment de 
Brancas. 

Bernard-Valentin, né en 1748, seigneur comme 
les précédents de Gouy, Equire, Teneur et Crépy 
en partie, décédé, conseiller d'arrondissement en 
1825, a épousé en 1788, Elisabeth Hirzel de Saint- 
Gratien, fille de Henri-Juste, brigadier des ar- 
mées duroi, sœur du lieutenant-colonel du régi- 
ment suisse de Steine, nommé comte par LouisXVI 
(Etat M' de 1788). 

Charles-Joseph-Alexandre, né le 22 mai 1789, 
décédé, maréchal de camp, chevalier de Malte, 
commandeur de la Légion d'honneur en 1847, 
commandant le départemeut de la Meurthe, a 
épousé en 1818 Gabrielle Le Blanc de Closmussey ; 
contrat signé par Louis XVIII. 

Alfred-Charles-Joseph, né le 22 septembre 1819, 
ancien chef d'escadron d'artillerie, chevalier de la 
Légion d'honneur et de Pie IX, a épousé en 1855 
Louise Le Vasseur de Bambecque Mazinghkm, fille 
de Victor, chevalier. 

Gabriel-Marie-Prosper, né le 15 mars 1862, a 
épouse en 1895 Louise de Coudenhove, d'une an- 
cienne famille des environs de Montmédy, deve- 
vue française par le traité de Westphalie. 

DÉCÉDÉS SANS ALLIANCES : 

Charles, fils de François, né en 1676, chanoine 
à la collégiale de Ste-Croix à Cambrai. 

Philippe-Antoine, fils de Jean-François..., né 
en 1708, lieutenant au régiment deBerry, mort au 
siège d'Egra en 1742. 

Alexandre, fils de Jean-François, colonel du 
régiment de Bruxelles au service d'Espagne, né 
en 1716, décédé en 1768. 

Joseph- Valentin, fils de Jean-François... né en 
1717, chanoine à la cathédrale d'Arras, décédé 
en 1794. (Voirl'hist. de Jean Lebon par M. Paris). 

Armes : Ecartelè : aux i et 4, d'azur, au chevron 
d'or accompagné de trois étoiles de même ; aux 2 
et 3, d'or, à trois fasccs de sable, en chef trois têtes 
de bœuf de gueules et, en pointe, d'une fleur de 
lys de même. Sur le tout : de sable, au chevron 
d'argent chargé de trois roses de gueules. 



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Extrait de l'armoriai de Paris, généralité d'A- 
miens, Arras. 

François Lefebvre, écuyer, 1698, Conseiller au 
Conseil d'Artois. 

Supports : Deux lévriers. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS 

Gouy (Alfred de), ancien chef d'escadron 
d'artillerie, au château de Wamin par 
Auchy-les-Hesdin (Pas-de-Calais), marié 

àN.LEVASSEURDEBAMBECQUEMAZINGHEM. 

Fils : Gabriel, marié à N. de Couden- 
hove. 

Gendre : Le vicomte Théodore deGuiL- 
lebon, au château de Mesnil par Albert 
(Somme). 

LE FEBVRE DE GROSRIEZ. 

Originaire de Picardie. 

Armes; L'azur, à la fasce d'argent, accompa- 
gnée de deux étoiles du même ; au chef d'or, chargé 
de deux pals de gueules (alias de sable) accompa- 
gné de trois merlettes de sable (alias de gueules). 

La branche cadette brise, en intervertissant 
dans le chef les émaux des pals et des merlettes. 

LE FEBVRE DE LADONGHAMPS. 

Famille originaire d'Abbeville en Picardie dont 
le premier auteur connu est Kayen-Léon Le 
Febvre, écuyer. 

Armes : D'argent, au chevron de gueules, accom- 
pagné en chef de deux aigles auvol èployè de sable, 
becquées et onglées de gueules, et, en pointe, d'un 
arbre de sinople. 

Couronne de marquis. 

Supports : Deux aigles. 

Devise: Volabunt et non déficient. 

LE FEBVRE DE SAINT-GERMAIN. 



Seigneurs d'Ancy, Pulle- 
noy, Passoncourt, Saint- 
Boin, Saint-Germain, Hou- 
demont, La Neuville-aux- 
Bois ; Châtelains deLouppy 
et Gondrecourt; Voués de 
Chatel-sur-Moselle,etc. , etc. 

La famille Le Febvre est 
originaire de la Champagne, 
où son nom était très ré- 
pandu, bien que les diver- 
ses maisons qui le portaient 
ne paraissent pas issues 




d'une seuleet même souche. Celle qainous occupe 
ici a probablement pour premier auteur : 

Jean Le Febvre, qualifié écuyer, seigneur de 
Villeneuve, qui suivit Thibaut, comte de Cham-1 
pagne, et plus tard roi de Navarre, dans ses di- 
verses expéditions pendant la régence de Blanche 
de Castille et le règne de St-Louis, au milieu du 
xiii siècle. 

Jean Le Febvre, écuyer, vivant en 1325, a fait 
bâtir à Beims une chapelle qui existait encore à 
l'époque de la première révolution, et où étaient 
sculptées les armes de sa maison telles qu'elles 
sont décrites ici. 

Claude Le Febvre, écuyer, est compris dans les 
rôles de ban et arrière-ban de l'année 1395. 

Nicolas Le Febvre, écuyer, seigneur de la Cour, 
est cité comme témoin dans une transaction de 
l'année 1418. 

François Le Febvre, écuyer, probablement frère 
de Nicolas, qui a formé la branche des Le Febvre 
de Saint-Germain, vivait à Beims en 1497. 

La branche aînée de la famille n'était plus re- 
présentée en Champagne, au commencement du 
xvne siècle, que par Nicolas Le Febvre, chanoine 
de Troyes, dont les armes furent enregistrées à 
l'Armoriai général de France, généralité de Cham- 
pagne, et par Anne-Catherine Le Febvre, mariée 
au seigneur de Tiseris, d'une famille également 
éteinte aujourd'hui. 

La branche cadette s'est transplantée en Lor- 
raine vers le commencement du xvie siècle, atti- 
rée par le duc Bené. Inquiétée sur l'origine de sa 
noblesse, et reculant devant les frais que les re- 
cherches de ces preuves eussent pu entraîner, elle 
se fît octroyer des lettres d'anoblissement, en tant 
que de besoin, que lui accorda le duc Antoine, 
par patentes datées de Nancy, 20 mars 1543. Plus 
tard, en récompense des bons et loyaux services 
que ses aïeux et lui avaient toujours rendus aux 
ducs de Lorraine, l'un de ses membres, Nicolas 
Le Febvre de Saint-Germain, obtint de l'empereur 
d'Allemagne (empire romain) François 1er, d e la 
maison de Lorraine, le titrede comte par diplôme 
du 8 avril 1755, enregistré au Parlement de Lor- 
raine le 10 décembre 1770 : «... A ces causes, y 
« est-il dit, et autres bonnes et justes considéra- 
« lions à ce nous mouvantes, de notre grâce spé- 
c( ciale, certaine science, pleine puissance et au- 
« tjrité souveraine, nous avons le dit Nicolas Le 
« Febvre de Saint-Germain créé, nommé, déclaré 
« élevé et illustré, créons, nommons, déclarons, 
« élevons et illustrons par ces présentes, des nom, 
« titre, dignité et qualité de comte. Voulons, en- 
a tendons et nous plaît que désormais lui,enserh- 
« ble ses enfants de l'un et l'autre sexe, nés et à 
« naître en légitime mariage, leur postérité et 
« lignée, puissent se dire, nommer et qualifier 
« comtes en tous actes, lieux et endroits... » 
La filiation suivie est établie depuis : 



— 349 - 



350 — 



I. Nicolas Le Febvre, attaché au service du duc 
René de Lorraine, qui lui conféra la charge de 
de capitaine-châtelain de Loupcy et de Gondre- 
court. Il avait épousé vers 1515, Antoinette de la 
Ferté,dont vinrent : 1° Mengin, qui suit ; 2° Cathe- 
rine Le Febvre, mariée à Didier de Gondrecourt. 

IL Mengin Le Febore, écuyer, attaché à la mai- 
son du duc Antoine de Lorraine, se trouva avec 
lui a la bataille de Marignan, l'accompagna dans 
ses différents voyages, et lui rendit des services 
signalés de tout genre, en récompense de quoi il 
obtint la charge de contrôleur général des eaux et 
forêts en la gruerie du marquisat dePont-à-Mous- 
son. Ce fut lui qui obtint les titres d'anoblisse- 
ment cités plus haut. Il épousa Mengeon Brayer 
de Passegot, dont sontissus : 1° Nicolas, qui suit: 
2° Antoinette Le Febvre, mariée en premières 
noces à Didier de Bertrand, seigneur de Craon, 
et en secondes noces à Claude de Malvoisin, sei- 
gneur de Hameville ; 3° Marie Le Febvre, mariée 
à Etienne de Baillivy, écuyer, maitre échevin de 
Toul ; 4° Jeanne LeFebvre, mariée à Françoise Pa- 
risot, écuyer, maître échevin de Pont-à-Mousson. 

III. Nicolas Le Febvre, Ile du nom, écuyer, sei- 
gneur d'Onen, servit pendant longtemps comme 
officier, et succéda a son père dans la charge de 
contrôleur général. Il épousa Claude Le Bracon- 
nier, dame d'Ancy, fille de Jean Le Braconnier, 
écuyer, seigneur d'Ancy, maître échevin de Metz. 
De leur union naquirent : 1° Jean, qui suit ,• 2° 
Nicolas Le Febvre, seigneur de Pullenoy, mort 
sans alliance ; 3° Mengeon Le Febvre, marié à 
Claude de Mengin, contrôleur de Pont-à-Mousson; 
4» Elisabeth Le Febvre, mariée à Nicolas Mesguin, 
seigneur du Dordal. 

IV. Jean Le Febvre, écuyer, seigneur dAncy et 
de Pullenoy, né à Pont-à-Mousson en 1580, atta- 
ché successivement au service du duc François II 
de Lorraine et de la duchesse d'Orléans, épousa, 
le 23 juillet 1612, Marie d'Asselaincourt, dont 
vinrent : 1° Nicolas, qui suit ; 2° Jean-Claude Le 
Febvre, tué en 1672 sur le champ de bataille, sans 
alliance ; 3° Marie Le Febvre, mariée à Bernard, 
seigneur d'Elleville, en Normandie ; 4° Antoinette- 
Marie Le Febvre, mariée le 6 novembre 1649 à 
François de Reunel, chevalier, conseiller d'état, 
président de la chambre du conseil de la ville de 
Nancy, et intendant de la maison du prince de 
Vaudémont. 

V. Nicolas Le Febore, III e du nom, écuyer, sei- 
gneur d'Ancy, Passencourt, Saint-Boin, Pullenoy, 
etc., épousa le 5 mars 1639 Claude-Christine de 
Baillivy, dame de Saint-Germain, de Houdemont 
et Saint-Boin, Vouée de Ghâtel-sur-Moselle, dont 
sont issus : 1° Nicolas-Jérôme Le Febvre, chevau- 
légerde la garde du duc Charles IV, tué à la bataille 
de Sintzheim en 1674 ; 2° Charles -Bal thazar Le 
Febvre, mousquetaire de la garde, tué à la ba- 
taille du Palatinat; 3° Claude -César Le Febvre, 
enseigne, mort jeune ; 4° Louis-Antoine Le Febvre, I 



mort sans alliance ; 5° Joseph-Claude-François, 
qui suit ; 6 e Marie Le Febvre, morte sans alliance. 

VI. Joseph-Claude-François Le Febvre, cheva- 
lier, seigneur d'Ancy, Pullenoy, Passoncourt, 
Saint-Boin, Saint-Germain, Houdemont, La Neu- 
ville-aux-Bois, Voué de Chàtel-surMoselle, gen- 
tilhomme ordinaire du duc Léopold I er de Lor- 
raine, par diplôme du 27 mai 1711, épousa le 8 
février 1692 Catherine-Rose Henry, dame de la 
Neuville-aux-Bois, fille de Henri Henry, seigneur 
d'Ohéville, dont sont issus : 1° Claude Gatherine 
Le Febvre, mariée en premières noces à Jean- 
Baptiste-Charles de Rennel, son cousin, et en se- 
condes noces à Paul de Greische ; 2° Nicolas, qui 
suit ; 3° Anne-Charlotte Le Febvre, mariée à 
Claude-Abraham de Millet, conseiller-maitre en 
la chambre des comptes de Lorraine ; 4° François- 
Xavier Le Febvre, seigneur de Passoncourt, ma- 
rié à Gabrielle-Charlotte de Millet, mort sans en- 
fants; 5 e Gabrielle-Catherine Le Febvre, mariée 
en février 1729k Charles de Lombillond'Abocourt, 
président à mortier de la cour souveraine de 
Nancy. 

VII. Nicolas Le Febvre, IV e du nom, chevalier, 
seigneur de Saint-Germain, capitaine de cavalerie, 
fut créé comte le 8 avril 1755. Il épousa, le 10 dé- 
cembre 1725 Marie-Thérèse Le Reboucher, fille de 
Fronçois Gaspard Le Reboucher, chevalier, con- 
seiller d'Etat, président à mortier en la Cour sou- 
veraine. Il en eut : 1° Jean-Louis Stanislas Le 
Febvre, officier d'infanterie, mort sans alliance ; 
2 e Charles-François-Xavier, qui suit ; 3° Cathe- 
rine-Marguerite Le Febvre, mariée à Louis de 
Mortal ; 4° Madeleine-Félicité Le Febvre, mariée 
à N. d'Authieulle. 

VIII. Charles-François- Xavier, comte Le Febore 
de Saint-Germain, chevalier, seigneur de Passon- 
court et de la Neuve-Maison-sous-Armance, etc., 
servit comme capitaine dans les cuirassiers pour 
l'Empereur, et épousa le 13 décembre 1792, Anne, 
comtesse de Bourcier de Monthureux. Il eut Léo- 
pold-François, qui suit. 

IX. Léopold- François, comte Le Febvre de Saint- 
Germain, né à Nancy le 9 mars 1775, fit plusieurs 
campagnes en Allemagne et en Suisse ; ayant 
quitté le service, il épousa le 30 nivôse an vin 
(20 janvier 1800), Anne-Henriette de Feydeau, 
fille de François-Joseph de Feydeau, chevalier, 
seigneur de Delme, capitaine au régiment de 
Dauphin-infanterie, dont : 1° Anne-Charlotte Le 
Febvre, comtesse de Saint-Germain, mariée au 
marquis Charles Courlet de Vrégille ; 2° Char- 
les-Félicité, qui suit ; 3° Edmond Le Febvre, dont 
l'article viendra après la postérité de son frère 
aine. 

X. Charles- Félicité, comte Le Febvre de Saint- 
Germain, marié en 1830 à Barbe-Catherine-José- 
phine de Gauvain, dont il a : Xavier-Charles- 
Henry, comte Le Febvre de Saint-Germain. 

X. Edition l, c omte Le Febore de Saint-Germain, 



— 351 



352 



ancien capitaine de cavalerie, décédé le 11 nov. 
1882, marié en 1841 à Marie-Charlotte-Hyacinthe, 
comtesse de Rozières d'Euvezin, décédée le 9 
nov. 1884, dont : 1° Marie-Léopold-Octave ; 2° Ma- 
rie-Lenriette-Charlotte-Alice ; 2° Marie-Philippe- 
Caroline-Yvonne ; 4° Marie-Charles-Aimé ; 5° Ma- 
rie-Charles-Edmond-Maxime. 

Alliances : De Tiseris, de la Ferté, de Gondre- 
court, Brayer de Passegot, de Bertrand, de Mal- 
voisin, de Baillivy, Parisot, Le Braconnier, de 
Mengin, du Dordal, d'Asselaincourt, d'Elleville, 
de Rennel, Henri d'Ohéville, de Millet, de Greische, 
de Lombillon d'Abocourt, Le Reboucher, deMor- 
tal, d'Authieulle, de Bourcier de Monthureux, de 
Feydeau, Courlet de Vregille, de Gauvain, de Bo- 
zières d'Euvezin, Genuyt, de Torcy, d'Hennezel, 
de Rieder, de Toytot, etc., etc. 

Preuves : On peut consulter sur cette famille 
les histoires et nobiliaires de Champagne et de 
Lorraine, Caumartin, D. Pelletier, l'Armoriai 
général de d'Hozier, etc., etc. 

Armes : D'azur, à un rencontre de cerf àccornê 
d'or, chaque corne chevillée de cinq pièces du 
même, accompagné de trois croix pommetées et 
fichées d'argent, 2 en chef et 1 en pointe. 

Couronne de comte. 

Supports : Deux lions au naturel. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS 

Branche aînée 

Le Febvre de Saint-Germain (Xavier- 
Charles-Henry, comte), décédé en 1878, 
marié en 1864 à Claudette-Amélie Genuyt, 
dont : 1° Charles-Joseph-René, comte Le 
Febvre de Saint-Germain ; 2° Charlotte- 
Gabrielle-Marthe, comtesse Le Febvre de 
Saint-Germain ; 3° Gabrielle - Eugénie - 
Jeanne, comtesse Le Febvre de Saint- 
Germain, mariée en 1893 à Stanislas de 
Toytot ; 4°Pauline-Edmonde-Margueiïte, 
comtesse Le Febvre de Saint-Germain ; 
5° Alexandre-Joseph-Georges, comte Le 
Febvre de Saint-Germain, décédé en 1885; 
6° Charles -Y van, comte Le Febvre de 
Saint-Germain; 7° Jean-Joseph-Pierre, 
comte Le Febvre de Saint-Germain. 

Branche cadette 

Le Febvre de Saint-Germain (Edmond, 
comte), marié en 1841 à Marie-Charlotte- 
Hyacinthe de Rosières d'Euvezin, décé- 



dés, dont: 1° Marie-Léopold-Octave,comte 
Le Febvre de Saint-Germain, décédé en 
18G6 ; 2° Marie-Henriette-Charlotte-Alice, 
comtesse Le Febvre de Saint-Germain, 
mariée en 1882 au comte Arthur de Torcy ; 
3° Marie-Philippine-Caroline-Yvonne, com- 
tesse Le Febvre de Saint-Germain, mariée 
en 1873 au comte Henri d'HENNEZEL, dont 
une fille Nicolle ; 4° Marie-Gharles-Aimé, 
comte Le Febvre de Saint-Germain, marié 
et décédé sans postérité, 5° Marie-Charles- 
Edmond-Maxime, comte Le Febvre de 
Saint-Germain, marié à Pauline de Rieder. 

LE FÉVRE DORMESSON. 

Famille considérable distinguée dans la robe 
par les grands hommes qu'elle a produits; elle a 
formé plusieurs branches, celle des seigneurs 
d'Eaubonne, celle des seigneurs d'Ormesson et 
d'Amboile, celle des seigneurs d'Ormesson, baron 
du Cheray ; celle des seigneurs d'Estréelles et 
celle des seigneurs de Lézeau. Elle remonte à 
Adam Le Fèvre, qui épousa en 1450, Charlotte de 
Soyecourt, dont il eut un fils qui continua la des- 
cendance. 

La branche des seigneurs d'Ormesson et d'Am- 
boile a pour auteur André Le Févre, seigneur 
d'Ormesson, second fils d'Olivier I e r (4 me degré de 
la branche-mère) ; il fut maître des requêtes 
en 1605, intendant de Lyon, directeur des finances, 
conseiller d'état, conseiller d'honneur au parle- 
ment; devenu doyen du conseil d'état, il porta en 
cette qualité la parole au nom du roi, le 18 novem- 
bre 1669 au renouvellement d'allianc-j avec les 
suisses fait en l'église de Paris, à la place du 
chancelier de France, qui était indisposé. Il mou- 
rut le 2 mars 1665, à 88 ans, après avoir servi 
plus de 60 ans trois de nos rois dans leurs con- 
seils ; il a été inhumé à Saint-Nicolas-des-Champs. 

Il eut entre autres enfants, Olivier Le Fèvre, 
1er du nom de la branche, seigneur d'Ormesson, 
d'Amboile, etc., né en décembre 1656, maître des 
requêtes, etc. Il fut rapporteur du procès de 
Fouquet surintendant des finances. Personne 
n'ignore l'intégrité qu'il fit paraître dans l'instruc- 
tion et jugement de cette affaire. Une si grande pro- 
bité et son intelligence supérieure dans les affaires 
lui avaient acquis une estime si générale que les 
princes et les plus grands seigneurs le choisis- 
saient pour arbitre, et se soumettaient à son 
jugement dans les affaires les plus importantes. 
Louis XIV lui rendit la même justice ; lorsqu'on 
lui présenta son petits-fils, il lui dit qu'il l'exhor- 
tait à être aussi honnête homme que le rapporteur 
de Fouquet. 



— 353 — 



— 351 



La branche des seigneurs d'Ormesson, barons 
du Cheray, a pour auteur Antoine François de 
Paule Le Févre d'Ormesson, 5 e fils d'Olivier Le 
Fèvre, seigneur d'Ormesson (2 me degré de la bran- 
che précédente) ; cette branche s'est éteinte ea 1765, 
et la seule qui s'est poursuivie jusqu'à nos jours 
est celle des d'Ormesson et d'Amboile. 

Armes : D'azur, à trois lis de jardin d'argent, 
fleuris d'or, tiges et feuilles de sinople, 2 et l . 



LE FILLEUL DE LA CHAPELLE 
DES QUERROTS ET DE LONGHUIT. 

Dès le 15 m » siècle, la famille Le Filleul était 
connu dans la généralité d'Alençon. Les diverses 
branches ont été maintenues dans leur noblesse 
en 1641 et 1667 dans l'élection d'Alençon et en 1669 
à Rouen. 

Elle a fourni beaucoup d'officiers de tous grades 
aux armées, entre autres un lieutenant-général, 
grand croix de l'ordre royal et militaire de Saint- 
Louis, plusieurs chevaliers du même ordre, des che- 
valiers de Malte, et un évêque de Tarbes,en 1710 

Les alliances ont été prises dans les meilleures 
maisons de la province. 

Elle s'est divisée en deux branches qui ont pour 
auteur commun : noble homme Jacques Le Filleul, 
écuyer, seigneur de la Hélinière, de la Chapelle- 
Gautier et autres lieux, vivant en 1595. Il avait 
épousé noble demoiselle Anne des Champs. Entre 
autres enfants, il eut quatre fils, dont deux furent 
prêtres ; les deux autres sont la tige des deux 
branches de la Chapelle et de la Hélinière, encore 
existantes de nos jours. 

La branche de la Chapelle avait pour chef au 
commencement de ce siècle Charles-Alexandre 
François, Marie Le Filleul, marquis de la Chapelle, 
né en 1762, le 14 mars. Capitaine au régiment 
royal dragons en 1789. 

La branche de la Hélinière, qui a formé elle- 
même deux rameaux, avait pour représentant 
en 1789, Jean Charles Le Filleul, chevalier, sei" 
gneur de la Hélinière, des Guerrots, de Longhuit, 
etc. Chevalier de Saint-Louis, chevau-léger de 
la garde ordinaire du roi, lequel a assisté à l'as- 
semblée de la noblesse du baillage de Caen pour 
l'élection des députés aux Etats généraux. Il a 
épousé en 1774, demoiselle Marie Elisabeth du 
Val d'Amonville, dont il a eu entre autres en- 
fants : 

Désiré François, auteur du rameau des Guer- 
rots, né en 1778, chevalier de l'éperon d'or par 
bulle du Pape Pie VII, en date du 26 mars 1819; 
auteur de plusieurs ouvrages de poésie, marié : 
1° à demoiselle Charlotte de Giverville, et 2° en 1818, 
à Louise Armande de la Flèche. Il a eu des enfants 
des deux lits. 

Et Alexandre Emmanuel, auteur du rameau 



de Longhuit, chevalier de Malte, né en 17 g 
marié en 1799 à Geneviève Julie Angélique du 
Foy, dont il a eu postérité. 

Armes : D'azur ■ au lion d'or armé et lanipassé 
de gueules ; à la tierce en fasce d'or, brochante sur 
le lion, et au franc canton d'or, brochant sur la 
première pièce de la tierce. 

Couronne de marquis. 

Supports : Deux lions. 

LE FORESTIER 

Une ancienne tradition fondée sur de graves 
témoignages, fait descendre cette ancienne maison 
des anciens Forestiers devenus au x me siècle, 
comtes de Flandre. Nous n'insisterons pas sur cette 
origine appuyée de l'autorité de divers auteurs. 
La position de la famille Le Forestier est si bien 
établie, qu'il n'est pas nécessaire de recourir à des 
conjectures pour lui assigner le rang distingué 
qui lui appartient parmi les anciennes maisons 
delà province. 

Dès le xn'ie siècle, cette famille était puissante 
et considérée, et l'on ne peut douter qu'elle y fut 
établie longtemps avant cette époque, puisque 
une charte de 1179 prouve qu'un Geoffroy Le Fo- 
restier accompagna Henri II roi d'Angleterre à 
Montferrand; un siècle après, Robert le Forestier, 
prêtre, ht à l'Abbaye de Blanchelande, une dona- 
tion à laquelle était appendu le sceau du dona- 
teur, en 1279, lo 1 er septembre. 

Maintenue dans sa noblesse d'ancienne extrac- 
tion par jugements en date de 1469 et 1666, la 
famille Le Forestier a eu plusieurs fois l'occasion 
de renouveler ses preuves à cet égard, notam- 
ment pour l'admission dans l'ordre de Malte de 
Jean Antoine Le Forestier, en 1697. 

Les alliances ont été prises, à toutes les épo- 
ques, dans les maisons les plus nobles de la pro- 
vince. 

La famille Le Forestier s'est divisée en trois 
branches principales. Ces diversesbranches étaient 
établies dans le Cotentin, mais la branche aînée 
s'est fixée depuis plus d'un siècle dans les arron- 
dissements de Caen et de Falaise. 

La filiation régulière et suivie de cette famille 
est établie depuis Robert Le Forestier, qualifié 
d'écuyer, qui vivait en 1371-1405. Il avait épousé 
demoiselle Floure d'Ussy, dame de Bonneville, 
dont il eût plusieurs enfants; l'aîné Guillaume 
continua la descendance. 

La branche de Vendeuvre a pour auteur Jacques 
Alexandre Le Forestier, fils d'Alexandre Le Fo- 
restier (10 me degré de la branche-mère), lieutenant 
au régiment royal vaisseaux en 1759, qui eut pour 
sa part du chef de sa mère, dans l'héritage paternel, 
la terre et seigneurie de Vendeuvre. Dans tous 
les actes qui le concernent, il est dénommé comte 



Tome II. 



12. 



— 355 



— 356 



de Vendeuvre, seigneur du dit lieu. Il avait 
épousé, par contrat du 6 mai 1773, demoiselle Mar- 
guerite Françoise Camille de Launay d'Eterville, 
dont il eut plusieurs enfants; son cinquième fils, 
Augustin Le Forestier, comte de Vendeuvre con- 
tinua la descendance. 

Le troisième fils d'Augustin, Raymond Le 
Forestier de Vendeuvre, fut officier de la légion 
d'honneur, lieutenant colonel du 3"»* régiment de 
cuirassiers, et marié à demoiselle Marie Victorine 
de Phillemain. Son frère aîné Anatole a continué 
la descendance. 

Armes : D'argent, au lion de sable, armé, lam- 
passé et couronné de gueules. 

Couronne de comte. 

Supports: Deux lions. 

Deux autres maisons, originaires de Norman- 
die, ont produit : Clotilde Le Forestier du Buis- 
son, reçue à la Maison royale de St-Cyr, en août 
1686, et Les Leforestier de Villeneuve, qui por- 
tent pour armes : D'argent, à trois huchets de sa- 
ble, liés de gueules 2 et 1 . 

Nous trouvons encore des Le Forestier de 
Périgny et des Le Forestier de Qu illieu qui 
blasonnent : D'or, à trois tourteaux d'azur. — 
Alias : De gueules, à l'aigle d'or. 



LE FRANC. 

Marquis de Pompignan le Franc, seigneur de 
Pompignan, de Caux, du Thouron, de Lile, de la 
Tour, etc., etc. Quercy et Languedoc. 

Ancienne noblesse chevaleresque, originaire 
du Quercy, qui remonte au xn e siècle, époque où 
l'on voit Jean du Franc (ou le Franc) figurer en 
1199, parmi les hommes d'armes réunis sous le 
commandement du seigneur de Belcastel. 

Un Le Franc administrait la justice, dans le 
Quercy et dans l'Agenais, pour Alphonse, comte 
de Toulouse et du Poitou en 1262. Cette famille a 
été maintenue dans son ancienne noblesse en 1667, 
1675 et 1698 ; elle fait remonter sa généalogie sui- 
vie, et ses titres, au commencement du xv e siècle. 

Elle a formé plusieurs branches dont deux 
existent encore aujourd'hui. 

Celle des marquis de Pompignan, l'aînée, et 
celle des Le Franc de Lacarry. 

La filiation commence à Demétrie Le Franc, 
trésorier do l'Epargne du grand Scanderberg, 
roi d'Albanie ; il épousa Béatrix de Lange, testa 
eu 1472, et mourut en laissant postérité. 

Armes: D'azur, à un chevalier armé d'argent, 
tenant en main une èyèe nue. 
Couronne de marquis. 
Supports: Deux léopards. 



LE GARDEUR. 

Famille originaire de Normandie, où elle a pos- 
sédé plusieurs seigneuries. Elle s'est signalée de- 
puis deux siècles par les illustres marins qu'elle 
a produits et parmi lesquels on compte plusieurs 
capitaines de vaisseau et un contre-amiral. 

La filiation remonte à Jean LeGardeur, écuyer, 
seigneur de Croisilles, qui vivait en 1510. Son 
fils, BonifaceLE Gardeur, seigneur de Till-ï, eut 
quatre enfants dont l'aîné, René Le Gardeur, 
continua la descendance. 

En 1814, le roi Louis XVIII, accorda à un de 
ses descendants, le brevet de capitaine de fré- 
gate et le nomma secrétaire de l'état-major de 
la gardé nationale de Paris. Le comte de Tilly 
devint adjudant du Château du Louvre en 1815, 
chef de la 3e division de la Maison du roi en 
1824, directeur par intérim du département des 
Beaux-Arts en 1826, et enfin gentilhomme hono- 
raire de la Chambre du roi, en février 1830. Il est 
mort à Saumur le 27 octobre 1861, ne laissant 
que deux filles. Il était chevalier de Saint-Louis 
et officier de la Légion d'honneur et le titre de 
comte de Tilly est porté dans tous les brevets. 

La branche cadette a pour auteur Jean-Baptiste 
Le Gardeur de la Motte de Tilly, né à Québec 
en juin 1569, lieutenant de vaisseau et chevalier 
de St-Louis. Il épousa Elisabeth Girard, dont il 
eut entre autres enfants Jean-Baptiste, qui conti- 
nua la descendance jusqu'à nos jours, en four- 
nissant des officiers de marine distingués et un 
contre-amiral, Armand Le Gardeur de Tilly, né 
à Rochefort le 14 janvier 1799, chevalier de St- 
Louis et de l'ordre de Cincinnatus, qui comman- 
dant la frégate la Concorde en 1778, soutint 
une lutte glorieuse contre la frégate anglaise 
la Minerve, qu'il força d'amener pavillon. Ce 
fait d'armes lui valut le grade de capitaine 
de vaisseau. Sa rencontre avec la frégate an- 
glaise le Congrès, l'année suivante, ne fut pas 
moins brillante. Après trois heures d'un feu très 
vif, le bâtiment ennemi, percé à sa flottaison, se 
vit contraint de fuir, et le capitaine de Tilly fut 
blessé d'un coup de mousquet. Il se distingua 
encore par plusieurs actions d'éclat. 

Armes: De gueules, au lion d'argent, lam- 
passé d'or, tenant des deux pattes de devant une 
croix patriarcale, recroisettée d'or. 

Couronne de comte. 

LE GENDRE 

La famille Le Gendre est la plus ancienne de 
toutes celles qui ont été connues comme nobles, 
sous le même nom, dans les diverses provinces 
du royaume. 

Sieurs de Fougainville, du Boulay, de la Bre- 
tesque, de Canapville, d'Oneille, d'Hardouville, 



— 357 



— 358 — 



de Montenol, de Guipereux, de Bois-Compteux, 
de Chavannes, etc., vicomtes de Fougainville, 
barons des Ventes, en Normandie et à la Marti- 
nique. 

Elle est originaire de Normandie, où quelques 
Chartes la font connaître depuis le xme siècle et 
la présentent comme une famille qui dès ce 
temps pouvait passer pour ancienne. On juge 
par le peu de titres qu'elle possédait lors de la 
recherche de 1463, qu'elle a dû comme la majeure 
partie de la noblesse de Normandie, éprouver 
des pertes considérables pendant l'occupation de 
cette province par les Anglais. Aussi Guillaume 
Le Gendre, II e du nom, écuyer, demeurant à Cas- 
tillon, ayant été assigné en l'année 1463, par de- 
vant le Commissaire du roi Louis XI, en Nor- 
mandie, sur le fait de la noblesse, fut-il renvoyé 
par défaut, pour n'avoir pu fournir alors une 
production suffisante, établissant la généalogie 
de ses aïeux depuis 1363, sans aucune interrup- 
tion dans les degrés. Il est néanmoins constant 
que la famille de Guillaume Le Gendre était ré- 
putée noble bien avant cette époque, puisque dès 
l'an 1297, Guillaume Le Gendre, I er du nom, l'un 
des ascendants de Guillaume II, dont on vient 
de parler, est nommé avec deux gentilhommes 
dans des lettres de Renaud Verchin, clerc du roi 
au bailliage de Rouen. Ce même Guillaume Le 
Gendre, chevalier, et son fils, servirent dans les 
guerres du roi Philippe-le-Bel contre les Fla- 
mands révoltés. On sait qu'après la victoire rem- 
portée par ces rebelles à Courtray, le 11 juillet 
1302, Philippe-le-Bel à peine instruit de ce re- 
vers funeste, assembla le ban et l'arrière-ban 
dans tout son royaume, augmenta le prix des 
monnaies, et imposa le 5 eme sur tous les revenus 
de ses sujets. Guillaume Le Gendre et son fils, 
sont nommés au rôle des nobles fieffés du bail- 
liage de Caen qui contribuèrent à ce subside mi- 
litaire ainsi que la plupart des nobles. Toute 
cette noblesse marcha en Flandre et contribua 
au gain de la bataille de Mons-en-Pucelle, le 18 
août 1304. 

La noblesse d'extraction de la famille Le 
Gendre a été reconnue par plusieus arrêts de 
Cours Souveraines, qui ont ordonné l'enregis- 
trement de ses titres, et les preuves ont été éta- 
blies en 1681, pour l'ordre de Saint-Lazare. 

En 1747, la généalogie a été de nouveau dres- 
sée sur les mêmes titres, que cette famille pos- 
sède encore. Une nouvelle collation en a été 
faite le 4 février 1784, par Le Ccq et Martin, no- 
taires royaux à la Martinique, et enfin les mê- 
mes titres ont été enregistrés au Conseil supé- 
rieur de la Martinique, le 6 septembre 1815. Ces 
diverses pièces établissent sa filiation à partir 
de Henri Le Gendre, l°r du nom, qui servit sous 
le roi Charles VI en qualité de capitaine de ban- 
des de Picardie, et fut tué à la bataille d'Azin- 
court, en 1415 ; il laissa un fils, Henri Le Gen- 



dre II du nom, qui fut écuyer du bon roi René 
d'Anjou, duc de Lorraine et de Bar, qu'il servit a 
la bataille de Bullègneville, où ce prince fut fait 
prisonnier. 

Cette maison a fourni la branche de Monte- 
nol, qui a pour auteur Jacques Le Gendre, II* du 
nom, écuyer, sieur de Montenol, qui entra dans le 
régiment des gardes en 1629, servit au combat 
de Castelnaudary, en 1639, accompagna le roi 
au voyage de Nancy et concourut au siège et à 
la prise de la Mothe en Lorraine en 1635. Le 15 
décembre de la même année, il fut pourvu d'une 
charge de gentilhomme servant du roi, pour la- 
quelle il prêta serment de fidélité. Il assista à 
plusieurs batailles. Il obtint de Louis XIV, des 
lettres en forme de mandement, données à Ver- 
sailles le 24 février 1686, portant ordre de pro- 
céder à l'enregistrement du procès-verbal de ses 
preuves de noblesse, enregistrement qui eut lieu 
à la requête de son fils, Louis Le Gendre, écuyer, 
sieur de Montenol, le 31 juillet 1686. 

Cette famille compte quantité d'officiers dis- 
tingués dans nos armées, chevaliers des ordres 
du roi, de St-Louis et de la Légion d'honneur. 

Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné 
de deux molettes d'éperons en chef, et, en pointe, 
d'une rencontre de cerf, le tout du même. 

Couronne de marquis. 

Supports : Deux lévriers. 

La branche de Montenol porte la couronne de 
comte et pour supports : deux lions. 



LEGENDRE DE LUÇAY. 

Cette famille a pour auteur Bénigne Legendre, 
secrétaire du roi, qui fit enregistrer ses armes en 
1697. Il avait épousé Anne-Catherine Gervais, 
dont il eut plusieurs enfants. 

Sa descendance prit le surnom de Luçay. 

Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné 
en chef de deux étoiles du même, et, en pointe, 
d'une levrette courante d'argent, colletée de sable. 

Couronne de comte. 

Supports: Deux griffons. 

Devise : liiche d'honneur. 

LE GENTIL. 

Bretagne. — Marquis de Paroy, seigneurs de 
Barvedel, Poulers, la Barbinais, Coetninon, Pe- 
nerais, Rosmorduc, Kérosan, Tromeur, de Kerle- 
ven, etc. 

Cette famille, d'une très ancienne noblesse de 
Bretagne, figure avec honneur, dès le xive siècle, 
dans les annales de cette province, et n'a cessé 
de se distinguer depuis, et par ses alliances et 



— 359 — 



— 360 — 



par ses services militaires, dans les grades supé- 
rieurs des armées. 

Nous trouvons : en 1371 Le Gentil, écuyer, com- 
pris dans la montre d'armes de Bertrand du Gués- 
clin. 

Jean Le Gentil, en 1386, fut du nombre des gen' 
tilhommes députés pour aller chercher dame 
Jeanne, duchesse de Bretagne, fille du roi de Na- 
varre. 

Jean Le Gentil, qui vivait en 1460, et dont le fils 
Jean Le Gentil commence la filiation régulière et 
suivie de la famille. Sa sœur fut fdle d'honneur 
de la reine Anne de Bretagne, femme de Louis XII 
roi de France. 

La famille Le Gentil est déclarée noble d'an- 
cienne extraction par arrêt du 30 août 1669, et la 
branche Le Gentil, seigneurs, marquis de Paroy, 
fut appelée aux honneurs de la cour en 1748 et 
1787. 

Elle a fourni de belles alliances dans laprovince. 

Elle s'est divisée en quatre branches à partir 
du 5" degré : 1° celle de Goetninon et de Rosmorduc ; 
2° celle de Tbomeur et de Pa.roy ; 3 e celle de Ker- 
lern et de Penerais ; et 4° celle de Kerleven. 

La branche des Le Gentil, seigneurs et marquis 
de Paroy, s'est surtoutdistinguée dans la carrière 
des armes. C'est en faveur de Guy Le Gentil, 2 e 
du nom, seigneur d'Auxerre, officier au régiment 
des gardes françaises, chevalier de St-Louis, grand 
bailli d'épée des villes et comtés de Provins et 
Montereau-Faut-Yonne, lieutenant pour le roi 
dans les provinces de Champagne et de Brie, que 
la seigneurie de Paroy fut érigée de nouveau en 
marquisat, pour lui et sa postérité, par lettres de 
1754, enregistrées à la Chambre des comptes en 
1755. 

Armes : D'azur, à un serpent violant au dragon 
d'or, lampassé de gueules. 
Couronne de marquis. 

LEGGE {de). 

Famille originaire d'Angleterre, issue de Guil- 
laume de Legge, grand justicier de paix, dont un 
fils vint s'établir en Bretagne, dans labaronniede 
Vitré, appartenant alors aux ducs de la Trémoille 
qui l'avaient recueillie par héritage des Montmo- 
rency-Laval. Sa descendance forma deux branches. 
L'une repassa lors de la révocation de l'édit de 
Nantes dans les Iles -Britanniques, où elle a pro- 
duit un ministre de la guerre au siècle dernier. 
L'autre, restée en Bretagne et catholique, s'est 
alliée dans cette province aux maisons du Dres- 
nay, de la Forest d'Armaillé, du Fresne, de Virel, 
etc. Elle a été maintenue dans sa noblesse par un 
arrêt du parlement de Rennes, en 1740, sur prou- 
ves de sept générations. De nos jours, un de ses 
rejetons, volontaire pontifical, fut un des braves 
défenseurs de Gaëte en 1861. Louis-Marie de 



Legge a obtenu le 8 mars 1872, l'autorisation d'a- 
jouter à son nom celui de Kerléan. 

Armes : D'azur, au chevron d'argent, accompa- 
gné de trois lions mantelès de même. 
Devise: Mal se repose, qui n'a contentement. 

Ce sont les armes que Charles de Legge, écuyer, 
sieur du dit lieu, fit enregistrer dans i'armorial 
général de 1696, au bureau de Vitré (Registre de 
Bretagne, tome I er , p. 189). Un de ses parents, 
de Legge, sieur de Vauguy, ayant négligé de 
reproduire alors son blason, d'Hozier lui donna 
pour écu : mi parti d'azur et d'argent, au chevron 
de l'un en l'autre, accompagné de trois lions de 
même, ceux du chef affrontés, et tous trois ayant 
attaché à leur col un mantelet d'argent. 

L'ÉGLISE DE FERRIER DE FÉLIX 

{de). 

Famille originaire d'Avignon, connue dans la 
noblesse du comtat venaissin et avec la qualité de 
citoyen d'Avignon, depuis la fin du xvi e siècle et 
le commencement du xvn e . 

Armes: Tiercé enfasce; au 1 d'azur, à trois 
fleurs de lys d'or; au 2 d'argent, à l'église de 
gueules; au 3 de gueules plein. 

LE GOAZRE DE TOULGOËT TRÉ- 

ANNA. 

Famille originaire d'Ecosse, suivant une tradi- 
dition ancienne, et établie dès le xv e siècle en 
Bretagne, où elle vint sans doute à la suite de la 
duchesse Isabeau. A partir de cette époque, elle 
figure dans les anciennes monstres ou revues mi- 
litaires delà noblesse et dans les rôles du ban et 
de l'arrière-ban de la province. Elle y a possédé 
nombre de fiefs nobles et ses armoiries se voyaient 
encore avant la révolution sur les vitraux des 
églises de Penhars, deCuzon et deLanriec, où elle 
avait des prééminences et des droits honorifiques ; 
on voit encore aujourd'hui son écusson sculpté 
sur la porte de la chapelle de la terre de Toulgoét, 
qu'elle a possédé pendant plusieurs siècles. 

Elle a toujours vécu noblement, pris et donné 
des idliances dans des maisons nobles ; aussi se 
trouve-t-elle apparentée avec presque toutes les 
familles distinguées du pays. 

Sa filiation, établie sur titres authentiques, re- 
monte sans interruption à Yvon GoadrionGoazre, 
qui comparait dans une monstre ou revue de la 
noblesse de levêché de Quimper, faite à Carhaix 
en 1481, par ordre du duc de Bretagne. 

Ses descendants ont servi avec distinction dans 
la magistraturo et dans l'armée et ont formé di- 



361 



— 362 



verses branches qui se sont successivement éten- 
dues, à l'exception de celle de Toulgoët. 

La branche aînée, aujourd'hui éteinte, a porté 
au siècle dernier le titre de marquis ; la branche 
de Toulgoët, seule subsistante, a reçu du pape 
Pie IX le titre héréditaire de comte, et c'est un 
des rares titres étrangers qui aient été confirmés 
par la chancellerie française. 

Armes : Ecartelé : aux 1 et 4, d'argent à la croix 
pattêede sinople cantonnée de quatre molettes de 
sable ; aux 2 et 3, d'argent à une mâcle d'azur, 
qui est de Tréanna. 

REPRÉSENTANT ACTUEL : 

Le Goazre, comte de Toulgoët-Tréanna, 
(Emile-Marie), chevalier de Malte, Grand- 
Croix de St-Grégoire-le-Grand de 2 e classe, 
etc., chambellan de Sa Sainteté Pie IX et 
de Sa Sainteté Léon XIII, a été autorisé 
par décret impérial à relever le nom de 
Tréanna qui est celui de son aïeule. Ma- 
rié à Sara de Bernard de Gautret, dont 
cinq enfants : 1° Yvon, lieutenant d'infan- 
terie; 2° Jean, sous-officier de cavalerie ; 
3° Henry ; 4° Louis ; 5° Blanche. 

LE GOUBIN DE VILLODON. 

La famille Le Goubin ou Goubin est originaire 
de Normandie. Au xiv e siècle vivaient, dans la 
généralité de Caen, Guillaume Goubin et Philip- 
pine, sa femme, lesquels vendirent, en 1337, à 
l'abbaye de la Sainte-Trinité à Caen, une rente à 
prendre à Oy^treham (Mémoires de la Société des 
\nliquaires de la Normandie). On trouve, en Bre- 
tagne, dans la généralité de Rennes, une famille 
Goubin, seigneurs de Couasme, qui paraît être 
une branche de celle de Normandie, et qui fit en- 
registrer ses armoiries à Y Armoriai général offi- 
ciel de 1696 : d'argent, à trois molettes d'azur, au 
chef de gueules chargé de trois besants d'or ; ecar- 
telé, d'argent, à trois chevrons brisés et engrê- 
lés de sable. Elle a produit un Procureur au Par- 
lement de Bretagne, en 1696, un député de 
Lesneven aux Etats de Nantes, en 1722. (Potier 
de Courcy, Nobiliaire de Bretagne.) 

Mais il est vraisemblable que le nom Le Goubin 
est la forme moderne de l'ancien nom normand 
Le Goubey qu'on voit figurer dans une charte de 
l'an 1450, passée en la vicomte de Roncheville 
(Généralité de Caen), ou demeurait Guillaume Le 
Goubey, propriétaire d'une terre (Titre original). 

Par suite de la destruction de ses archives, la 



filiation suivie et régulière de la famille Le Goubin 
de Villodon n'a pu être établie qu'à partir de : 

I. François-Henri-Bonaventuré Le Goubin de 
Villodon, écuyer, receveur des domaines du roi à 
Caen en 1770, contrôleur des actes de Tilly-sur- 
Seules en 1773, qui avait épousé noble Agathe 
Touroude, d'une famille noble de Normandie, 
maintenue dans sa noblesse par arrêt du 26 mars 
1669. De ce mariage sont issus : 1° Monique-For- 
tunée, née à Tilly-sur-Seules (Calvados) le 3 jan- 
vier 1773 et baptisée le 5 du même mois, fut tenue 
sur les fonds par Pierre-Nicolas Tiboust, directeur 
général des domaines du roi, son oncle paternel, 
et Monique Touroude, sa tante maternelle ; 2° 
Frédéric-Constant-Prosper, qui suit. 

II. Frédéric-Constant-Prosper Le Goubin, comte 
de Villodon, né le 16 février 1777, émigra pendant 
la révolution. Noble demoiselle Adélaïde de Cin- 
gal, qu'il avait épousée à Ducy-Sainte-Marguerite, 
canton de Tilly-sur-Seulles en 1706 lui donna en- 
tre autres des enfants : 

III. Alexandre-Henri-Frédéric Louis Le Goubin, 
comte de Villodon, né à Tilly-sur-Seules en 1797, 
épousa en premières noces, à Paris, en 1821, de- 
moiselle Aline Widerkerh, issue d'une ancienne 
famille dAlsace ; et en secondes noces, à Pacy- 
sur-Eure, en mars 1857, demoiselle Amélie-Al- 
phonsine Pinson. Du premier lit il eut quatre 
enfants, savoir : 1° Claire Le Goubin de Villedon, 
mariée à M. Bouvaist, dont elle est veuve; 2° Ca- 
mille, qui suit ; 3° Blanche Le Goubin de Villodon, 
mariée à M. le comte Ghristiani de Bavarand.chef 
de bataillon, mort en 1870 ; 4° Henri Le Goubin 
de Villodon, né en 1846, sous-lieutenant d'infan- 
terie, marié à Mlle de la Croix, décédé sans pos- 
térité en 1879: Du second lit est née : 5° Henriette 
Le Goubin de Villodon, mariée à M. Paul de 
Montmaur. 

IV. Camille Le Goubin, comte de Villodon, né 
le 28 mai 1829, décédé le 28 juin 1867, avait épousé 
Mathilde Jonot, dont il a eu deux enfants : 1° Ju- 
les-Emile qui suit ; 2° Jeanne-Adeline-Marie Le 
Goubin de Villodon, marié à M. Antoine Sourd. 

V. Jules-Emile Le Goubin, comte de Villodon, 
chef actuel de sa famille, capitaine au 89 e d'infan- 
terie, est né le 8 février 1862, et a épousé le 
27 juin 1892 Joséphine-Marcelle Bazin de Gribeau- 
val. 

Armes : D'azur, à neuf lacs d'amour d'or, posés 
3, 3 et 3. 
Couronne de comte. 

LEGOUX. 

Famille anoblie en 1808, en la personne de 
Bernard Legoux, procureur général près la cour 
de justice criminelle du département de la Seine, 
né à Dijon le 4 janvier 1763. 



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Il avait été créé chevalier de l'Empire par let- 
tres patentes du 15 octobre 1808, puis baron le 12 
avril 1813, titre confirmé par Louis XVIII, par 
lettres patentes du 11 novembre 1814. 

Il avait épousé Louise-Jeanne—Thérèse Faton, 
d'une famille originaire de la Franche-Comté. 

Il eut de ce mariage plusieurs enfants ;les trois 
garçons qui ont survécu ont fourni les souches 
des trois branches actuellement existantes de la 
famille Legoux (et non Le Gotcx en deux mots) 
comme l'écrivent à tort certains auteuis. 

Armes : Tiercé en pal, d'hermine, de gueules et 
de contre-hermine, le gueules chargé d'une étoile 
à dix pointes d'argent. 

Couronne de baron. 

LE GRAND. 

Claude Just Alexandre Le Grand, né au Ples- 
sis-sur-Saint-Juste, le 22 février 1762, s'enrôla le 16 
mars 1777 dans le régiment dauphin, infanterie, 
où il obtint le grade de sergent-major. Il se ma- 
ria à Metz en 1786 avec N. Scherer, fille de Joseph 
Schérer qui depuis fut général en chef de l'armée 
d'Italie et ministre de la guerre. En 1790, il fut 
nommé chef de l'un des bataillons de la Moselle, 
et dès l'année 1792, il fut employé comme général 
de brigade à l'armée de Sambre-et-Meuse, et 
prit part en cette qualité aux journées d'Arlon, 
de Juliers et de Fleurus. Au passage du Rhin, 
dans la nuit du 4 au 5 septembre 1795, ce général 
impatient d'atteindre la rive opposée, s'élança 
dans les flots à la tête de ses grenadiers qu'il élec- 
trisa par son exemple, culbuta 2000 autrichiens, 
et continua à poursuivre l'ennemi au pas de 
charges et à la baïonnette jusque sur les glacis de 
la ville de Dusseldorf, à laquelle il n'accorda que 
10 minutes pour se rendre. 2000 hommes de troupes 
palatines composant la garnison de cette place, 
défilèrent et mirent bas les armes devant 700 
grenadiers français. Il donna dans toutes les 
occasions des preuves de bravoure, fit toutes 
les campagnes de l'empire, et reçut le grand cordon 
de la Légion d'honneur le 26 décembre 1805; après 
la paix de Tilsitt, le général Le Grand fut créé 
comte de l'Empire avec dotation de 30 000 francs 
de rente. 

Le roi le créa pair de France et chevalier de St- 
Louis le 27 juin 1814. 

Armes '.D'argent, aucheoal cabré de sable; à la 
fasce de gueules, chargée d'une étoile rayonnante 
d'or, brochante sur le tout ; au franc canton d'a- 
zur chargé d'une épée d'argent garnie d'or. 

LE GRAS DU LUART. 

La famille Le Gras du Luart, distinguée depuis 
plusieurs siècles, a toujours signalé son attache- 



ment et son zèle pour la gloire et le service de 
l'Etat, soit dans les charges de la magistrature, 
soit dans les emplois militaires dont elle a été ho- 
norée. 

Famille originaire de Champagne dont un des 
membres, Jean le Gras, était en 1490, gouverneua 
de la ville de Châlons. 

Sa filiation est authentiquement établie par ti- 
tres depuis Michel le Gros, seigneur du Luart, 
lieutenant particulier delà ville du Mans en 1550. 

Au 5 e degré, nous trouvons François Le Gras, 
marquis du Luart, baron du Tertre, né le 25 jan- 
vier 1691, maître des requêtes en 1719 et intendant 
du Roussillon en 1723.11 obtint du roi Louis XV 
des lettres patentes portant érection de la terre 
de Luart en marquisat ; elles furent enregistrées 
le 7 juin 1726. Les considérants qui y sont conte- 
nus sont des plus flatteurs et des plus honora- 
bles. Le marquis de Luart est mort en 1737, lais- 
sant de N. Lucas de Muyn, sa femme, plusieurs 
enfants. 

Armes : D'azur, à trois rencontres de cerf 
d'or. 
Couronne de marquis. 
Devise : Ne varietur. 



LE HARDY. 

Ancienne et noble famille, originaire de l'Artois 
transplantée dans le Hainaut vers le milieu du 
xvi e siècle. Son nom primitif est d'Auffay, d'un 
fief situé en Artois. Le Hardy est un surnom trop 
glorieux pour que les descendants de celui qui le 
mérita ne tinssent à honneur de le porter exclu- 
sivement. 

Distinguée par son ancienneté, ses services et 
ses alliances, la maison d'Auffay ou le Hardy 
s'est illustrée dans toutes les carrières. Elle a 
fourni un grand nombre d'officiers de tous grades, 
un évèque, des abbés mitres, des chanoines et a 
rempli les plus hautes charges municipales de la 
ville de Valenciennes. Elle s'est divisée en plu- 
sieurs branches dont l'ainée seule existe encore. 

La filiation commence à Thierry d'Auffay, 
écuyer, l'un des députés de la noblesse d'Artois 
au sacre du roi Jean, fait prisonnier à la bataille 
de Poitiers en 1356, marié à Béatrix d'Arras dont 
postérité. 

Nous trouvons au 5 e degré Hugues d'Auffay, 
2 e du nom, chevalier, seigneur de Blé'mont, gou- 
verneur pour Marie de Bourgogne, du château de 
la Buchière, en Artois. Il défendit le château de 
Renty contre l'armée de Louis XI et ne rendit la 
place qu'après trois assauts et â des conditions ho- 
norables. Le roi lui dit qu'il avait été bien Hardy de 
lui résister ainsi et qu'il méritait la mort. A quoi 
Hugues répondit qu'il se tenait glorieux de mou- 
rir pour la princesse sa souveraine, et que s'il 



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restait en vie, il porterait le nom de Hardy qu'il 
tenait à honneur, puisque le roi le lui avait donné. 
Louis XI ajouta, tirant son épée et en donnanl 
un coup sur l'épaule d'Auffay : « Je te crée che- 
valier pour ta fidélité. » 

A partir de son fds, Valerand d'Auffay, dit le 
Hardy, tous ses descendants portèrent le nom 
de Le Hardi. 

Armes : De sable, semé de billcttes cVor, au lion 
de même, armé, lampassé et couronné d'argent, 
brochant sur le tout. 

Couronne de comte. 

Supports: Deux aigles. 

Cri : Aujfay. 

Devise : Nec fortior alter. 

Nous trouvons une autre famille du même nom 
originaire de Normandie qui porte : De gueules, 
au chevron d'or, accompagné de quatre lions 
d'argent, affrontés et posés 2 en chef et 2 en 
pointe; sur le tout, d'argent à trois tourteaux de 
sable. 

Devise : Nec leporem féroces procréant imbcl- 
lem icônes. 



LE HARIVEL, 

Seigneurs dn Teil, de laHaze. de la Croix, des 
Brières, de la Chesnaie, de la Mogissière, de 
Beaumanois, Houginy, du Bocage, de Mezières 
de Gonneviile, etc., etc. 

Originaire de Normandie, cette famille d'an 
cienne noblesse est connue depuis Jean le Hari- 
vel, écuyer porté présent en armes dans le rôle 
des ban et arrière ban de Condé, l'an 1325. 

Cette famille s'est toujours distinguée par sa 
fidélité aux rois de France, et en 1793, onze de 
ses membres sont portés sur les listes officielles 
des émigrés. 

La filiation suivie commence à Colin Le Harivel, 
sieur du Teil, qualifié écuyer dans un aveu rendu 
au roi le 1er rnai 1388. 

Alexandre Le Harivel, écuyer, seigneur de Me- 
zières, servit aux gardes du corps et reçut la 
croix de St-Louis par brevet du 29 septembre 
1785. 

Cette famille fut maintenue dans sa noblesse 
en 1469, en 1598 et enfin en 1671, le 4 mars. Parmi 
ses alliances, nous citerons celles : d'Anfernet, 
de la Lande, de la Rivière, de Launay, de Méri- 
court, etc., etc. 

La branche de St-Honorine et de Gonneviile a 
eu pour auteur : 

Georges Le Harivel, écuyer, seigneur de Ste- 
Honorine, fils de Nicolas, II e du nom, du 11 e de- 
gré de la branche souche; il a épousé en 1729 
Françoise de Guérault dont postérité . 

Elle compte plusieurs chevaliers de St-Louis. 



Armes : De gueules, à trois roses d'or, 2 et 1. 
Couronne de comte. 
Supports : Deux lions. 

LE HON (O). 

Les comtes Lehon ou Le Hon, de création 
récente, se rattachent par leurs annales domebti- 
ques à l'affranchissement de la Belgique, à la 
fondation de son indépendance et de sa nationalité 
et à la consolidation de sa dynastie. Les traditions 
disent qu'ils sont originaires de Bretagne, où se 
trouve le village de Lehon dans le canton de 
Dinan. 

La filiation ne remonte qu'à Charles Aimé 
Joseph Le Hon, né à Tournai, en 1792, fils d'un 
savant jurisconsulte qui occupa l'une des pre- 
mières charges de la magistration de cette ville. 

Armes : Ecartelé ; aux 1 et 4 de gueules, au 
lion d'or; aux 2 et 3 d'argent, au croissant de 
gueules ; sur le tout : d'azur, à deux mains jointes, 
dont l'une porte au doigt un anneau de mariage 
surmonté d'une couronne rogale, en mémoire du 
mariage du roi des Belges avec la princesse 
Louise d'Orléans. 

LEISSEIGUES ou LEISSÈGUES 

Originaire d'Auvergne. Seigneur de Légerville, 
de Trévascoët, de Pennayeun de Kergadio, de 
Rosaven. - 

Famille anoblie en 1816, qui a donné un sous- 
lieutenant de vaisseau en 1786, vice-amiral et 
commandeur de St-Louis en 1816, mort en 183:2 ; 
un assistant du général des jésuites, mort 
vers 1869, etc. 

Armes : D'or, à trois fasces ondées de gueules ; 
(arm. 1696) ; Alias : à l'épée d'argent garnie d'or, 
brochant en pal sur le tout, pour la branche de 
Légerville. 

LEJAY DE BELLEFOND. 

Ancienne famille noble du Berry, province où 
elle réside encore de nos jours. Elle est connue 
depuis François Lejay, qui vivait en 1441 et Pierre 
Lejay, 1 er du nom, qui commence la filiation, 
écuyer, sieur de Bretagne, en Berry, mort en 1595. 

La seconde branche de cette famille a pour 
auteur Joseph Lejay, écuyer, sieur de Bellefond, 
quatrième fils de Jean Baptiste du 6 me degré de la 
lr e branche. Il se maria le 19 mai 1771, a demoi- 
selle Marie Marguerite Thierry dont il eut entre 
autres enfants Marie Joseph Nicolas Lejay, 
écuyer, sieur de Bellefond, né le 29 juillet 1772, 
capitaine de cavalerie, émigré en 1792 ; il servit à 
l'armée de S. A. S. Monseigneur le Prince de 



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Condé de 1792 jusqu'en 1801. Il reçut deux bles- 
sures graves. Le 31 mars 1814, lors de l'entrée des 
alliés dans la capitale, lui quatrième, après avoir 
rassemblé plus de 500 personnes auxquelles il 
avait fait arborer la cocarde blanche, il promena 
avec elles dans Paris le premier drapeau blanc 
qui y ait paru. Chevalier de St-Louis,le8 septem- 
bre 1814 pour ses services militaires et pour deux 
blessures reçues à l'armée de Condé, il fut nommé 
le 14 février 1815, chevalier de la légion d'hon- 
neur, pour récompense du dévouement qu'il avait 
montré le 31 mars 1814. 

Armes : De sinople, à trois fasces d'or au ïam- 
be L du même. 
Couronne de comte. 
Supports : Deux lions. 

LE JOLIS DES VILLIERS. 

Famille originaire de Brucheville en Cotentin, 
arrondissement de Valogne, qui fut anoblie dans la 
personne et descendance de Guillaume, seigneur 
de Jonquay, par lettres patentes du mois de jan- 
vier 1595, en récompense de services importants 
qu'il avait rendus à l'Etat. 

La filiation commence à Guillaume Le Jolis, 
seigneur de Jonquav, officier des archers du roi 
Henri IV. 

François Alexandre Léonard Le Jolis des Vil- 
lers né en juillet 1760, à Villers-Fossard, près 
St-Lô, fut élevé aux écoles royales de la Flèche. 
Il en sortit en 1776 pour être cadet gentilhomme 
dans le régiment des vermandais, où il a servi en 
qualité d'officier jusqu'en 1788. Il épousa en 1787, 
noble demoiselle Marie Anne Catherine de Géral- 
din, dont il eut poslérité. 

Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné 
de trois aigleltes de sable, 2 en chef et 1 en pointe. 



LE LARGE (B™). 

Touraine. Seigneurs de la Guillonnière, de la 
Mairie, de la Charmois, de Marton, de la Blaudi- 
nière, de la Fautraise, etc. 

Famille qui occupe une place distinguée dans la 
noblesse de la Touraine et du Poitou par ses ser- 
vices militaires et ses alliances et qui a pour auteur 
René Le Large, l e r du nom, né en 1532 et dont le 
fils, Thomas Le Large, 1er du nom, maréchal gé- 
néral des logis des armées du roi en 1550 obtint 
du roi Louis XIII des lettres do noblesse. 

Ces lettres, datées du château de St-Germain- 
en-Laye, en 1633, enregistrées à la Chambre des 
comptes, le 29 décembre L634, portent que Le roi 
anoblit Thomas Le Large, ainsi que sa postérité 
née et à naître, pour ses services dans les fonc- 



tions de la charge qu'il a exercée depuis 50 ans 
et pour diverses actions d'éclat au fait des armes, 
notamment lorsque, servant dans la compagnie 
des chevau-légers de la garde du roi Henri IV, il 
fut blessé au siège de Laon, se trouva au siège de 
Montauban, avec 600 hommes qu'il avait levés, 
aux sièges des autres villes, à la prise du Pas-de- 
Suze où il fut blessé avec le maréchal de Schom- 
berg, et contribua à la reddition du château de 
i Dijon en 1631. 

Là postérité de Thomas Le Large a formé trois 
branches, dont l'ainée, celle des seigneurs de la 
Guillonnière, subsiste seule aujourd'hui. Elle a 
occupé des emplois et formé des alliances non 
moins considérables que les deux autres branches. 
Elle a été maintenue dans sa noblesse par deux 
jugements de l'intendant de Tours, l'un du 16 sep- 
tembre 1070, l'autre du 30 septembre 1715. 

Charles Le Large, né le 12 janvier 1780, a reçu 
de S. A. R. Monsieur, comte d'Artois, de hauts 
témoignages de satisfaction pour les bons ser- 
vices qu'il avait rendus à cette époque comme 
commandant des armées vendéennes. Il est décédé 
le 25 février 1839, au château Gontier. Il avait 
épousé mademoiselle Anne Jéromine du Bois- 
jourdan, dont il a eu trois enfants. 

Armes : D'or, à deux fasces d'argent chargées 
de trois annelets de gueules, 2 et l. 
Supports : Deux lions. 



LELARGE DERVAU. 

Seigneurs d'Ervau, de Mosnes, de Vallières, 
d'Auzan, etc. (Tourraine, Orléanais). 

Famille qui commence sa filiation à Claude 
Lelarge d'Ervau, né à Amboise le 15 mai 1597. 
Elle a fourni deux capitaines de vaisseau, un ca- 
pitaine de frégate et plusieurs officiers dans les 
armées de terre. Elle s'est alliée aux familles de 
Brussy, de St-André, du Theil, de Maulne, etc.. 
Le 11 mars 1785, un certificat de noblesse pour le 
service militaire a été délivré par Chérin, à un des 
membres de cette maison. Charles Claude Augus- 
tin Le Large d'Ervau, comparut en 1789, à l'as- 
semblée électorale des bailliages réunis de Blois 
et de Bomorantin. 

Armes : D'azur, à deux fasces d'argent, chargées 
de trois annelets de gueules, 2 sur la première et 
1 sur la seconde. 

LE LIEUR DE VILLE SUR ARGE. 

Dès le xiii siècle, on rencontre le nom de la 
famille Le Lieur dans l'histoire de Normandie. 

Louis Le Lieur, décédé en 1275 fut inhumé en 
l'église de St-Ouen de Rouen, dans la chapelle de 
Notre-Dame, comme l'atteste l'histoire de Bouen 



- 369 



— 370 — 



par du Souillet; son fils fut élu maire de cette 
ville en 1311. La filiation suivie commence à son 
fils Jacques Le Lieur, 1 er du nom, capitaine et 
maire de Rouen en 1358, gouverneur du château 
de Ste-Catherine, qu'il fortifia et défendit contre 
les Anglais. En récompense de ses services, le 
le roi Charles V lui accorda le 13 février 1364, des 
lettres de noblesse héréditaire. Ce prince le 
nomma en même temps grand maître des eaux et 
forêts de Normandie. 11 fut inhumé dans l'église 
du couvent des Cordeliers de cette ville. Son fils 
aine Jean continua la descendance. 

Au 13 e degré nous trouvons Jean Louis Le 
Lieur, chevalier, seigneur de Ville-sur-Arce, né le 
13 février 1736, officier au régiment des grena- 
diers royaux. 

Son petit fils, Charles Napoléon Le Lieur de 
Ville-sur Arce, né à Saint-Cloud, le 15 août 1807, 
fut trésorier delà marine à Marseille, chevalier de 
la Légion d'honneur ; il a eu plusieurs enfants de 
son mariage avec Mathilde Elisabeth Karcher. 

Armes : D'or, à la croix endentée d'argent et de 
gueules, cantonnée de quatre têtes de léopard 
d'azur, lampassëes de gueules. 

Couronne de comte. 

Supports : Deux lions. 

LE LOUP DE LA BILIAIS. 

Famille originaire de Bretagne, où elle réside 
encore de nos jours. Elle remonte à Jean Le Loup, 
chevalier qui comparût dans une enquête faite 
en 1167. 

Guillaume Le Loup, écuyer, servit dans les 
guerres de son temps en qualité de l'un des 
vingt écuyers de la compagnie de Geoffroy de 
Partenay, qui fit montre à Dun-le— Roi, le 
1 er juin 1380. 

La filiation suivie commence à Jean iLe Loup, 
sieur du Breil, qui épousa une dame de la Mi- 
rande, avec laquelle il vivait en 1530 et mourut 
en 1565, laissant un garçon, dont le fils fut main- 
tenu dans sa noblesse d'extraction par arrêt du 
20 novembre 1668. 

Un Le Loup, fils de Claude Le Loup du 5 e degré, 
est l'auteur de la branche des seigneurs de la 
Biliais, qui subsiste encore de nos jours. Deux 
membres de cette branche ont servi avec le comte 
de Chasseloir, chef de la branche aînée, dans la 
légion de Mirabeau, où l'un a péri ; le second y 
a été blessé; il s'est marié depuis, et n'a pas eu 
d'enfants : mais son frère puîné marié eût six 
enfants. 

Armes : De gueules, à deux fasces d'argent 
chargées la première de trois et la seconde de 
dix étoiles de sable. 

Couronne de marquis. 

Supports : Deux lions. 



LE MAIGNAN. 

Famille maintenue dans sa noblesse d'ancienne 
extraction aux réformations de Bretagne, à l'In- 
tendance de Tours et par arrêt du Conseil. 

Elle s'est divisée en deux branches : la branche 
de L'Ecorse et celle de La Verrie. 

La filiation de ces branches est parfaitement 
établie à partir de l'an 1300. 

Cette famille a donné un gentilhomme de la 
chambre du roi ; un garde des sceaux de Bretagne ; 
un bouteillier de Françoise d'Amboise, duchesse 
de Bretagne ; des chevaliers de St-Michel et de 
St-Louis ; des officiers supérieurs dans l'armée 
de Vendée; deux zouaves pontificaux. 

Armes : De gueules, à la bande d'argent, char- 
gée de trois coquilles de sable. 

LE MAIRE DE SARS-LE COMTE. 

Famille originaire de l'Ar- 
tois remontant à Robert Le 
Maire, seigneur de Pasqueau, 
vivant en 1280 (La Chesnaye 
des Bois). 

Maintenue dans sa noblesse 
par sentence des Elus de la 
Province d'Artois rendue le 
17 octobre 1635. Titre de 
comte Palatin du St-Empire 
reconnu par le conseil héral- 
dique des Pays-Bas le 16 
avril 1787. 

Alliances avec les familles : de Valenciennes, 
Raullin de Belval, deBernicourt.Ruffin, duPuich 
des Camps de Porville, de Rautre, de Thiant, de 
la Croix, de la Hamayde, de Pestre, de Bayen- 
rieux, de la Roche de Marchiennes, de Marchai, 
deBerclat, d'Auxy de Launois, d'Hannecart de 
Briffoul,deGoussaincourt,de SJullivan de Ter- 
deck, deKuyper,Le Febvre de Plinval, Le Cor- 
dier, de Percy, de la Roche d'Oisy, de la Roche- 
lambert-Montf ort. . 

Armes: Parti: au 1, d'argent, au lion de sa' 
ble, armé et lawpassé de gueules, accompagné de 
trois étoiles de gueules, 2 en chef, la 3" en pointe ; 
au 2, d'or, au chef de gueules chargé de trois co- 
quilles du champ. 
Couronne de comte. 
Supports : Deux griffons. 

LE MARESGHAL. 

Famille de la vicomte d'Eu, généralité de Caen, 
maintenue le 29 juillet 1667. Elle a pour I e '' auteur 
Guillaume Le Mareschal, anobli en 1463, lequel 
figure à la monstre des nobles tenant fiefs au 




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bailliage de Caux et Gisors, en 1470. Son petit 
fils, Jean-Adrien-Nicolas-Charles, écuyer, sieur de 
la Forest, vicomte d'Evreux, marié à Anne Le 
Cochois, fut maintenu en 1667. 

Armes : D'azur, au lion couronné d'or, accom- 
pagné de trois roses d'argent, 2 en chef et 1 en 
pointe. 

LE MAROIS. 

Famille des plus honorables de la Basse-Nor- 
mandie. Jean-Léonard-François Le Marois fut un 
des plus fidèles compagnons de Napoléon et lui 
servit de témoin lors de son mariage avec José- 
phine Tascherde la Pagerie ; il devint général de 
division et fut créé comte de l'Empire. "Son fils, le 
comte Le Marois, né en 1801, a été représentant 
du département de la Manche en 1845. 

Armes : Ecartelé : aux 1 et 4 d'azur, à la croix 
alésée d'or ; au 2 de sinople, au cheval d'argent; 
au 3 de sinople à une pensée au naturel. 

LE MERCIER (G te ). 

Louis-Nicolas Lemercier, né à Saintes (Cha- 
rente-Inférieure) en 1755, succéda, en 1775 à son 
père dans la charge de lieutenant civil et criminel 
de la sénéchaussée de Saintonge. Ses talents lui 
valurent d'être nommé député du Tiers-Etat en 
1789, commandeur de la Légion d'honneur le 14 
juin 1804 et grand-officier le 20 juin 1811. Créé 
pair de France le 4juin 1814, il est mort en lais- 
sant trois fils et une fille. 

Armes: Le gueules, à la croix ancrée d'argent, 
accompagnée au 2 e canton d'une épée et aie 3 e 
canton d'une ancre du même. 



LE MERCIER DE MAISONCELLE, 

Louis Le Mercier de Maisoncelle, chevalier de 
St-Louis, commandant, pour le roi, dans l'ile de 
la Grande-Terre, à la Guadelonpe, fut anobli par 
lettres patentes données par Louis XV en avril 
1734 pour services militaires rendus dans les guer- 
res de l'Amérique et en récompense de la bra- 
voure que lui et ses ancêtres ont déployée en Eu- 
rope en diverses circonstances. 

Armes : D'azur, au cheoron d'argent, accompa- 
gné en chef de deux étoiles d'or, et, en pointe, 
d'un cœur du même. 

LE MERLE DE BEAUFOND. 

Famille originaire de la Normandie et de la 
Martinique, a produit un maréchal de France, 



Foulques ou Foucaud du Merle (1302), plusieurs 
gentilshommes de la chambre du roi, des cheva- 
liers de Malte et des ordres du roi, des magistrats 
d'un rang élevé, des officiers supérieurs des ar- 
mées de terre et de mer, et des officiers membrss 
du conseil souverain de la Martinique. 

Elle a contracté de belles alliances avec notam- 
ment les maisons de Beauharnais,de Lamoricière, 
d'Andigné, d'Estouville, de l'Hôpital, de Héricy, 
etc. 

Armes : De gueules, à trois qmntefeuilles d'ar- 
gent, 2 et 1 ; et, en abîme, un merle tenant en son bec 
une branche de laurier de sinople, posé sur un 
rocher de trois coupeaux d'argent. 

Couronne de comte. 

Supports : Deux lions. 



LE MÉTAER DE LORGERIE. 

Il y a en Bretagne une famille Le Métaer, res- 
sorts de Saint-Brieuc et de Dinan. 

Jean Le Métaer, capitaine des francs-archers de 
l'Evêché de Saint-Brieuc, vivait en 1484. 

Ceux de son nom furent déclarés nobles d'ex- 
traction par arrêt du 5 octobre 1660. 

Armes; D'argent, à trois merlettes de sable. 

LE MINTIER. 

En Bretagne : famille qui a formé plusieurs 
branches. 

Par arrêt renduen lachambrede la réformation 
le 14 février 1669, au rapport de M. Deniau, ceux 
de ce nom furent déclarés nobles d'ancienne ex- 
traction, et maintenus en qualité do chevalier, 
ressorts de Plërmel, Jugon, Guérande, Bennes et 
Saint-Brieuc. 

Par deux autres arrêts rendus en la dite cham- 
bre, du 10 novembre 1668 et 3 avril 1669, ils furent 
aussi déclarés nobles d'ancienne extraction', enfin 
ils furent encore déclarés nobles d'extraction par 
arrêt du 16 février 1669. 

De cette famille était François Le Mintier, 
écuyer, seigneur de Léhélec, qui s'est marié en 
1699 avec Vincente-Françoise de Caradem, dont 
il eut un fils, Jean-Marie Le Mintier, reçu page 
du roi dans sa grande écurie le 17 juin 1718. 

On lit dans le Mercure de France du mois de 
mars 17"/9, p. 207, qu'Antonin François Le Min- 
tier, chevalier, seigneur de la Motte Basse, en 
Bretagne, chef des noms et armes de sa maison, 
âgé de 75 ans, a renouvelé le 4 février 1773 la cé- 
rémonie de son mariage avec Benée de la Motte- 
Vauvert, âgée de 70 ans. Tls ont eu de leur mariage 
17 enfants, dont 9 vécurent, et plusieurs petits- 
enfants, qui presque tous ont assisté à cette céré- 



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monie dans la paroisse du château de la Motte. 
Basse, diocèse de Saint-Brieuc. 

Armes: De gueules, à la croix engrôlée d'argent. 
LEMOGE DE VAUDOUARD. 

Cette famille, originaire de Bourgogne, est très 
anciennement connue au baillage de Villeneuve- 
le-Roi. 

Jean Lemoce signe un acte en date àVilleneuve- 
le-Roi,du 17 juin 1433, concernant une acquisition 
par les Célestins de Sens. (Archives d'Auxerre 
(manuscrits). H. 549. 

Jean Lemoce paie aux Célestins de Sens, en 
1460,1e cens qui leur est dû pour ses trois maisons 
de Villeneuve-le-Roy. Archives d'Auxerre. H. 552. 

Jehan Lemoce, écuyer, chastelain et vi-bailly 
de Frontignan, donne quittance de ses gaiges 
échus à la date du 26 juin 1458. (Cette pièce écrite 
et signée de sa main est rédigée en latin, sur par- 
chemin. Bibliothèque nationale. Cabinet des ti- 
tres. Pièces originales. Registre 1975, — article 
45349. 

Mais à l'avènement du Roy Louis XI, il est dé- 
chargé, par lettres datées de Tours du 23 octobre 
1461, de cet office qui était une charge d'épée. Bi- 
bliothèque nationale. Fonds français — 25713. 
N* 10 — parchemin original. 

Noël Lemoce, procureur du Roy à Villeneuve- 
le Roy, épouse (environ vers l'an 1560)Guillemette 
Puisoye, laquelle descendait en ligne directe — 
au 5 e degré — de Jean Porcher, conseiller au Par- 
lement de Paris, et de Jeanne de Chanteprime, sa 
femme ; et au 6 e degré, — d'Estienne Porcher, 
sergent d'armes et maistre des garnisons de vins 
du Roy Charles V qui lui a donné des lettres 
d'anoblissement pour lui et sa postérité, procréée 
et à procréer, née et à naîtres. Ces lettres sont 
datées de Paris du mois de juin 1364. 

Armes : De gueules, à l'aigle d'argent armé et 
béqueté d'or. Bibliothèque nationale (imprimés). 
Porcher (généalogie de). Paris — 1650 — in-4>. 
L. M. 3 — 747. 

Droin Lemoce est procureur au bailliage de Vil- 
leneuve-le-Roy. Une déclaration de terrier, du 4 
septembre 1667, fait connaître que le domaine de 
Vaudouard, sis paroisse St-Nicolas-lès-Villeneuve- 
le-Roy, lui est échu par partage dès avant l'année 
1658. 

Droin Lemoce, né le 28 février 1640, conseiller 
du Roy, receveur des consignations du baillage 
de Villeneuve-le-Roy, est désigné dans son contrat 
de mariage da 18 juin 1679., comme demeurant à 
Vaudouard chez ses père et mère. 

Droin- Emmanuel Lemoce, né le 3 juin 1722, 
écuyer, officier au régiment de Grassin (cavalerie) 



est inscrit sous le nom de Vaudouard sur les re- 
gistres matricules du régiment, volumes nos 35 et 
36 des archives du ministère de la guerre. 

On trouve, parmi les pièces qui le concernent, 
une ordonnance royale en date, à Versailles, du 
23 novembre 1767, portant que M. Le Moce de 
Vaudouard est nommé maire de la ville de Ville- 
neuve-le-Roi . Archives nationales — Secrétariat 
de la maison du Roy, registre O' 111 —page 501. 

Armes : D'argent, à la foi de carnation, posée 
en fasce et accompagnée de trois pommes de si- 
mple, 2 en chef et i en pointe. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS 

Lemoce de Vaudouard, (Henri et Albert) 
propriétaires, demeurant à Paris, rue Ro- 
yale, n° 14, et à Auberville-sur-Mer (Cal- 
vados), villa des Landiers. 

LE MOINE DE M ARGON. 

Margon était une seigneurie foncière avec tou- 
tes justices, haute, moyenne et basse, mère et 
mixte empire, relevant du plein fief de la cou- 
ronne, et dont les seigneurs sont qualifiés barons 
avant le xve siècle, comtes auxxvr 8 et xvn e et quel- 
quefois marquis au xvm e . 

La famille Le Moine de Margon est très ancienne ; 
elle a formé plusieurs branches qui se sont illus- 
trées en Bretagne, en Picardie, en Angleterre, à 
Naples, en Sicile, en Auvergne et en Languedoc. 

Robert Le Moine fit partie delà Ire croisade et 
se signala au siège d'Antioche. Elle compte un 
évêqueetun cardinal, et un légat du pape Boniface 
VIII en 1294. 

La filiation de cette famille est établie depuis 
René Le Moine, cousin du cardinal qui fit dona- 
tion (1285) de plusieurs terres au monastère de 
St- André en Auvergne. 

René, comte Le Moine, seigneur et comte de 
Margon est qualifié marquis dans plusieurs actes; 
marié, en 1698, à Elisabeth de Surirey de St-Remi, 
il fut chargé démissions diplomatiques de la plus 
haute importance, et assista, en 1713, aux confé- 
rences qui amenèrent la pacification de l'Europe 
par le traité d'Utrecht. 

Armes : Parti : au 1 de gueules, à trois fasces 
ondées d'argent ; au chef d'azur, chargé de trois 
fleurs d'or qui est de Fargis ; au 2 coupé: au i<»' 
d'or, au cep de vigne, terrassé de sinople; au chef 
d'azur, chargé d'un croissant d'argent, accosté de 
deux mouchetures du même, qui est de Lavit de 
Vignes ; au 2 e d'or, à la bande de gueules, 
chargée de trois tètes de lévriers contournées d'ar- 
gent, colletées du second émail (sinople) qui est 
de Mercossert ; sur le tout : d'or, à trois pals de 



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gueules, au chef d'azur, chargé de trois étoiles 
d'argent, qui est de Le Moine. 

Couronne de comte. 

Supports : Deux lions lampassés. 

Devise : Pcr tenebras lucent. 



LE MOINE DE SAINTE-MARIE. 



Familte originaire de Champagne, installée 
dans laprovince depuis deux siècles seulement; sa 
filiation remonte à Jean Le Moine, écuyer, vivant 
en 1322. Pierre Le Moine de Ste-Marie, a été échan- 
son du roi en 1657. Un Le Moine, gentilhomme de 
la chambre du roi en 1733, fut nommé le 2 août 
1765, député de la noblesse de Clermont en Beau- 
voisis.il eut deux fils : l'ainé, le baron Le Moine, 
entra aux chevaux légers de la garde du roi en 
1778 etestmort à Paris en 1841 ; il avait été colo- 
nel et gentilhomme ordinaire de la chambre ; le 
cadet entra au service en même temps que son 
frère et c'est alors que pour le distinguer, il re- 
prit le nom de Sainte-Marie, porté par ses ancê- 
tres. 

Armes : D'argent, à une bande de gueules, ac- 
compagnée en chef de trois mouchetures d'hermi- 
nes, et en pointe, d'un fer de moulin de sable 
accosté de deux épis de blé au naturel. 



LE MOINE DES MARES. 

Famille delà généralité de Caen, élection d'A- 
vranches, maintenue dans sa noblesse en 1667. 

Armes : D'or, fretté de sable. 

LEMOT {Baron). 

Originaire du Lyonnais. 
Créé baron en 1827. 

Armes : D'azur, à la colonne d'argent, avecun 
chapiteau d'or, sommé d'un buste de même et 
terrassé de sinople ; parti d'or à trois bandes de- 
gueules. 

LE MOUTON DE BOISDEFFRE. 

Le premier auteur de cette maison, originaire 
de Normandie est Raoul Le Mouton, écuyer, sieur 
delà Motte, de la paroisse d'Angoville, vivant en 
1368. Thomas fut maintenu dans sa noblesse le 
25 février 1490. Nicolas, écuyer, sieur du Manoir, 
de Courtenay et autres lieux, fut maintenu en 
l'élection de Bayeux en 1666. René Jean Le Mou- 
ton de Boisd'Effre, brigadier des armées du roi, 
mort en 1797, eut douze enfants dont deux seule- 
ment ont continué la descendance. 



1° Louis René, maréchal de camp et chevalier 
de St-Louis. 

2° René Jean Baptiste, maréchal de camp et 
grand officier de la Légion d'honneur. 

Armes : D'argent, à trois gibecières de sable, 
boutonnées et houppées d'or, 2 et 1 . 

LE MOYNE. 

Seigneurs de Biville, des Flèches, d'Aviron, de 
la Trébardière, des Vingnelles, etc. 

Famille originaire de Normandie où elle a été 
maintenue dans sa noblesse d'extraction par deux 
jugements rendus, l'un en septembre 1663, l'au- 
tre en octobre de la même année. Cette famille est 
connue depuis la fin du xv<* siècle parmi les plus 
distinguées de cetto province. 

Elle s'est divisée en deux branches, dont l'une, 
celle des seigneurs de Biville, des Flèches et d'A- 
vron, a été maintenue dans sa nobleese comme il 
est dit plus haut. 

Le premier auteur de cette famille est Jean Le 
Moine, viconte de Rouen en 1446. 

Au 10e degré, nous trouvons François-Jean- 
Baptiste Le Moyne, seigneur du Croset, marié en 
en 1769, avec demoiselle Marie- Anne Marcoul de 
la Prévotière dont un des fils, Michel-Antonin Le 
Moyne deFarges, s'est marié en 1809, avec demoi- 
selle N.Rouyère de la Rochette, qui l'a rendu père 
de plusieurs enfants. 

Armes : De gueules, au chevron d'or, accompa- 
gmé de trois roses d'argent. 
Couronne de comte. 

LEMPEREUR DE SAINT-PIERRE. 

Famille de l'élection de Gisors et de Pontoise 
qui compte : Jean Bart-Lempereur, écuyer, sieur 
de Caulière qui vivait en 1659. Jean, marquis de 
Guerny, écuyer du roi Louis XVI. 

Armes : D'or, et l'aigle êployée de sable, sur- 
montée d'un soleil de gueules. 

LEMPS (de). 

Maison des plus anciennes de la province du 
Dauphiné dont l'origine se perd dans l'obscurité 
des temps féodaux. 

Hugues de Lemps fut, en 1223, l'un des pleiges 
du Dauphiné Guigues-André, envers le comte de 
Valentinois, avec neuf autres chevaliers. 

Lantelme de Lemps fut en 1232, présent à une 
donation; François de Lemps combattit à Varey 
en 1325; Louis de Lemps, avocat célèbre et conseil 
de la ville de Grenoble vivait en 1670. 

Cette famille a formé trois branches principales: 



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1° Celle du Monet éteinte en 1590. 

2° Celle de la Blache de Four, finie en 1600. 

3° Celle de la Touviere, qui subsiste de nos 
jours ; à cette branche appartenait Louisde Lemps 
avocat cité plus haut. 

Armes : D'or, -parti de gueules, au lion de l'un 
en l'autre, brochant sur le tout. 
Devise : Le temps j'attends. 

LE NEUF DE NEUFVILLE. 

Normandie. 

Comtes de Sourdeval et de Tourneville, sei- 
gneurs de Neufville, Montenay, Saint-Victor, etc. 

Originaire de Normandie, cette famille peut 
prouver sa filiation sur preuves dès 1371 ; elle a été 
maintenue dans sa noblesse par arrêt du Conseil 
d'Etat des 4 décembre 1655 et 1 er septembre 1667. 

El!e s'est divisée en trois branches principales. 

loL'ainée des Le Neuf de Neufville ; 

2° La 2 e branche des Le Neuf, c tes de Sourdeval; 

3o et la 3 e branche des Le Neuf, c^s de Tourne- 
ville. 

En 1573. Gilles Le Neuf, conseiller qui sub- 
stituait le bailli de la ville de Caen, présida les 
assises de Falaise. 

En 1630, messire Jean Le Neuf était lieutenant 
du roi en la vicomte de Caen. 

En 1772, Charles Le Neuf, seigneur de Neufville, 
était conseiller du roi. 

Armes : De gueules, à trois quarreaux bouffe- 
tés d'or. 
Couronne de comte. 

LENEZ GOTTY DE BRÉCOURT. 

Cette famille paraît être originaire de Norman- 
die où on la trouve établie depuis plusieurs siè- 
cles. Elle possédait aussi des fiefs dans l'île de 
France, et en 1355, Regnault de Brécourt, qualifié 
noble et chevalier par une charte, avait des terres 
aux environs de Mantes. 

Il est de tradition que le nom le plus ancienne- 
ment porté par cette famille serait celui de Bré- 
court et que la souche s'était divisée à une époque 
reculée en plusieurs branches. Le chef de l'une 
d'elles épousa Mathurine Le Netz, de Netz ou Le- 
nez et sa descendance joignit à son nom patrony- 
mique celui de leur mère. Le nom de Cotty pro- 
vient du mariage de Jean de Brécourt, seigneur 
du Buisson en 1660, avec Marie de Cotty. 

L'ascendance de la branche de Cotty, encore 
aujourd'hui existante, remonte finalement à Mi- 
chel Lenez de Brécourt, maréchal des camps et 
armées du roi, dont le fils, Jean Lenez de Bré- 
court, officier au régiment de Normandie vers 



1626, se distingua sous les murs de Tunis en 
1640, fut blessé à l'assaut de la ville de Coni en 
1641 et à la prise de Barcelone en avril 1652. Il 
était gentilhomme de la Chambre du roi et gou- 
verneur des villes et château de Montcalieri près 
Turin en 1650, servait comme aide de camp du 
vicomte de Turenne en 1646, du prince de Condé 
en 1647 et devint lieutenant-colonel du régiment 
de Normandie et maréchal de bataille. Il mourut 
à Reims en 1672 et fut enterré sous le nom de 
baron de Brécourt. Il avait épousé à Pignerol en 
1660, Marie Cotty, fille de Michel Cotty, gouver- 
neur de cette ville, dont îl eut un fils qui a conti- 
nué la descendance. 

Cette famille compte plusieurs officiers supé- 
rieurs dans nos armées, chevaliers de St-Louis. 

Armes : D'azur, au lion d' argent, armé et lam- 
passé de gueules ; au chef de gueules chargé de 
trois étoiles d'or. 

Couronne de marquis. 

Devise : Impavidum fe rient ruinœ. 

LENFANT (de). 

Famille ancienne, originaire de l'Anjou, établie 
en Provence, où elle s'est divisée en plusieurs 
branches, dont il ne reste aujourd'hui que l'aînée. 

Cette famille commence la filiation à Jean Len- 
fant écuyer, qui vivait en 1395. 

Aimé Lenfant, écuyer, après avoir eu ses biens 
ravagés par les huguenots se retira en Provence, 
où il épousa en 1603, Sibille d'Albin, dont il eut 
entre autres enfants, Lons de Lenfant, chevalier 
des ordres royaux et militaires de St-Louis et de 
St-Lazare, commissaire ordonnateur des guerres. 
Anne Alexandre Charles Marie de Lenfant, fut 
prédicateur du roi Louis XVI et de la reine, il fut 
renfermé en 1792 dans la prison de l'abbaye : il y 
fut massacré le 3 septembre à l'âge de 78 ans. 

Jean Jacques de Lenfant, écuyer, garde du roi, 
a fait reconnaître l'authenticité de la généalogie 
par acte public passé à Eguilles, le 19 sep- 
tembre 1778. 

Armes : D'or, à trois fasees de gueule*. 



I/ENFERNAT (de). 

Famille ancienne de Beauvoisis. 

Artus de L'Enfernat, écuyer, sieur de la Motte, 
et Louis de L'Enfernat, écuyer, sieur de Mor- 
nay, sont mentionnés dans les coutumes d'Au- 
xerre de l'an 1561. Jean de l'Enfernat, écuyer, 
sieur de Villiers, en Saint-Germain, est nommé 
dans les coutumes du Perche, de l'an 1559. 

Armes : D'azur, à trois losanges d'or. 



— 379 — 



380 



LE NOIR DE GARLAN 
TOURNEMINE. 



ET DE 



Originaire de Bretagne, cette famille avait 
obtenu le 3 mars 1788 un arrêt du conseil supé- 
rieur, qui lui accordait un délai d'un an pour faire 
venir ses titres de noblesse et pour les faire enre- 
gistrer. Il est à croire que les événements de 1781» 
ont empêché de donner suite à cette instance. La 
maison Le Noir de Carlan est très ancienne, elle a 
passé aux diverses réformations de Bretagne et a 
possédé les terres de Graffàut, de Kermoran, de 
la Villepierre, de Quéferois, etc. 

Armes : D'azur, à trois cheorons d'or ; au franc 
quartier de gueules, chargé d'une fleur de lis 
d'argent. 



LE NOIR DE LA GOGHETIERE. 

Famille originaire d'Anjou, ayant possédé les 
seigneuries de Chanteloup, des Ormeaux. 

Elle adonné Charles, bailli du comte du Lude 
en 1754 ; Louis, notaire à la Flèche en 1709-1765 ; 
Pierre, conseiller, clerc au présidial, curé de la 
Flèche en 1501 ; Alexandre, commandant des mo- 
biles de Maine-et-Loire en 1870; Henri capitaine 
au même régiment, 1870. 

Armes : D'argent, à trois têtes de maure de 
sable, tortillées d'or, posées 2 et 1 . 
Devise : Nomine niger, corde candidus. 

LE NORMANT DE BRETTEVILLE. 

Ancienne maison de l'élection de Falaise, en 
Normandie, maintenue le 3 juillet 1593 et le 
2 mai 1667. — Jean Le Normant vivait en 1470. — 
Guillaume, écuyer, seigneur de Traspied, de 
Magny, de Bretteville, etc., était homme d'armes 
des ordonnances du roi en 1528. — Jean, II e du 
nom,* écuyer, sieur de Bretteville, était chevau-lé- 
ger de la garde ordinaire du roi en 1643. 

Louis Claude Le Normant de Bretteville, cheva- 
lier, était capitaine au régiment de Belsunce, en 
1775; son fils, entré à l'école royale militaire en 
1786, émigra à la révolution, prit du service dans 
l'armée danoise et se maria dans ce pays. Il 
eut de ce mariage nenf enfants, 7 garçons et 2 fil- 
les. 

LE NORMANT DE GRANDGOURT, 

DES VARANNES, etc. 

Famille originaire de Provence et Picardie. 
RenaudinLe Normant, écuyer, seigneur du Mes- 



nil, gouverneur des villes et châteaux de Mehun- 
sur-Yèvre, obtint du roi Charles VII, la conces- 
sion de la fleur de lys qui se trouve dans ses 
armes. 

La famille Le Normant est fort ancienne et on 
la trouve mentionnée dans les monuments du 
moyen âge dès les premiers temps de l'hérédité 
des noms. Une généalogie détaillée dressée sur 
titres et publiée en 1853 par le chef de la branche 
des Varannes, établit la filiation depuis Henri Le 
Normant, bourgeois de Calais, en 1347 dont les 
ascendants étaient fixés dans cette ville depuis 
plus d'un siècle ; l'un d'eux, Robert Le Normant, 
figura le 6 septembre 1255 parmi les notables et 
échevins, dans une sentence arbitrale rendue 
entre Foukessin Leclercq et Mahaut, comtesse de 
Boulogne. 

A.u 12 e degré, nous remarquons Joseph Le 
Normant, 2 e du nom, conseiller du roi, vivant 
en 1731 et qui laissa d'un second lit, deux enfants : 
Joseph Etienne, auteur de la branche des Varan- 
nes et Pierre Joseph, auteur de celle de La 
Grandcour. Né le 14 mars 1745, marié à Mer, 
le 4 février 1772 à Marie Anne Nicole Le Mai- 
gnen, dont il eut un fils qui continua la postérité. 

La famille le Normant se trouve alliée aux pre- 
mières et plus anciennes familles de France et 
plus particulièrement à celles du Berry, de la 
Bretagne, du Rouergue et de l'Orléanais. 

En France : avec les Montmorency, Salignac de 
la Motte-Fénelon, d'Avaray, de Kercado, de Bar- 
ville, de Baschy, du Buat, de Liniers, de l'Isle, 
de Marcheville, de Rante, de Rambouillet, de 
Rocquencourt, de Rolée, de Sageot, de Salbert, 
de Sigurel, de Livry, de Solanet, de la Touche, 
de la Touanne, de Troyes, de St-Mesmin, de Bé- 
ranger, de Beauharnais, d'Orléans, du Coudray, 
le Chartier, de Boisrenard, de St-Germain, de 
Beaumont, des Courtils, de Soulforu, de Bar de 
la Croix, de Menon, d'Orival de Quincampoix, de 
Massol, du Tail, de la Noue, de Rochefort, de 
Villiers, de Villeneuve, de Goffier, du Breuil, de 
Franclieu, du Guesnel, de la Fontaine, de Gas- 
cien, de Négré.d Ali choux dePomoyrol de Ginal, 
de JansondePeyrable, deKéiidec, deKerdionion, 
de Kersimon, de Kermorsin, de Kersers, de Ker- 
prigeant, etc., etc. 

Armes : Ecarte lé : d'or et de gueules, à quatre 
rocs d'échiquier de l'un en l'autre, et au tourteau 
d'azur, posé en cœur et chargé d'une fleur de Lis 
d'or. 

Dauphiné : D'azur, à une tête d'aigle d'argent 
soutenue d'une fasce du même. 

Normandie : D'argent, au chevron de sinople 
accompagné en chef de deux croissants du même, 
et, en pointe, d'une tête de mort tortillée d'argent. 
— De sinople au lion d'argent. 



381 



382 



Bretasnr : D'azur au lion léopardé d'or ; au 
chef cousu de gueules, soulenu d'argent et chargé 
d'un léopard d'or. 

Orléanais, Ile de France : Ecartelc : de gueules 
et d'or à quatre rocs d' échiquier de l'un en l'autre, 
et, en abîme, un tourteau d'azur chargé d'une 
fleur de lis d'or. 

Couronne de comte. 

Auteurs à consulter : antérieurement à 1793, 
Archives de Calais, 1255, Thomas de la Thaumas- 
sière; manuscrits du chanoine, Robert Hubert ; 
l'abbé Castonnet tous deux généalogistes Orléa- 
nais ; Legaingeulx, généalogie de la maison 
Colas-des-Francs; généalogie de la maison de 
Coumol (bibliothèque d'Orléans) d'Hozier ; de la 
Chenaye-des-Bois, Pallet, édition de la France, 
1726-1636-1749; Le Normant des Angles 1747; Le 
Normant de Bussy 1718; armoriai des évêques 
d'Evreux, armoriai des maires d'Orléans; mono- 
graphie de l'Hôtel-de-Ville d'Orléans. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS 

Le Normant des Varannes (Constant). 
Docteur en médecine domicilié à Loctudy 
(Finistère). 

Le Normant des Varannes (Marius- 
Edouard). Ingénieur à St-Lô, (Manche). 

Le Normant de Kergré (Alexandre- 
Louis-Paul), Colonel des hussards. 

Le Normant de Kergré (Paul- Auguste), 
à Quimperlé (Finistère). 

Le Normant de Villeneuve — de la 
Salle — de Bussy — de Kergris — de la 
Grand Cour, etc. 



LE NORMANT DE LOURMEL DU 
HOURMELIN. 



Cette maison originaire de 
la Touraine où elle possédait 
au commencement du xvi e siè- 
cle la terre de la Salverte, si- 
tuée près deChinon, s'établit 
vers 1650 dans la province de 
Bretagne parla possession de 
la terre et du château de No- 
yai, situés près de Lamballe 
dansl'évêehédeSt-Brieuc, pos- 
session qui faisait, partie de- 
l'héritage d'une mère. L'éta- 
blissement des Le Normant 
lesfrt comprendre en Bretagne 
dans la réformation de 1669 et déclarés nobles 




d'extraction après l'examen de leurs titres généa- 
logiques. 

Moïse Le Normant, écuyer, seigneur de la Sal- 
verte en 1557, fat pourvu, après de longs services 
dans les troupes du roi, de l'état de Maréchal des 
Logis de la noblesse de France, dans les provinces 
de Poitou,Anjou et Touraine, par brevet du comte 
de Sansay, capitaine général de la noblesse de 
France, par commandement de Mgr le duc de 
Montpensier, lieutenant-général et commandant 
pour le roi en Poitou. 

Son fils hérita de sa charge et fut gouverneur 
de la ville et du château de Langeais pendant la 
Ligue. 

A la fin du siècle dernier, la branche aînée se 
fondit dans la maison Le Métaer du Hourmelin, 
qui s'éteignit en 1796 en la personne de Pierre- 
Gabriel-François Joseph Le Métaer, chevalier, 
seigneur comte du Hourmelin, chevalier de St- 
Louis, maréchal des camps et armées du roi. Il 
avait fait ses preuves au cabinet de l'ordre du St- 
Esprit en 1788 pour l'obtention des honneurs de 
la cour. 

François-Jacques Le Normant de Lourmel, hé- 
ritier du comte du Hourmelin, épousa le 14 mai 
1783 Julie-Jeanne du Coetlosquet, fille du haut et 
puissant seigneur, messire Jean-François-Yves 
vicomte du Coetlosquet, colonel en second du ré- 
giment Dauphin, chevalier de St-Louis, gentil- 
me de la chambre de Merle Dauphin (Louis XVI), 
du comte de Provence (Louis XVIII), du comte 
d'Artois (Charles X) et de Denise-Françoise de 
Tréanna, héritière de Pensornon. 

Toussaint-Jacques-César Le Normant, chevalier 
de Lourmel, émigra en 1791, fît la campagne de 
1792 dans la cavalerie de la marine ; rentré en 
France, il fut arrêté à Paris, incarcéré au Luxem- 
bourg et condamné à mort par le tribunal révolu- 
tionnaire le 5 juillet 1794. 

François-Victor Le Normant de Lourmel, comte 
du Hourmelin, fut un des chefs du soulèvement 
royaliste breton en 1815 dans les Côtes-du-Nord. 
Capitaine de la garde royale, il épousa en 1817 
Frances-Matnilde Sheldon, née à Bruxelles le 14 
avril 1793, fi le de haut et puissant seigneur an- 
glais Charles-Henry Sheldon, de Weston etBeoley 
aux comtés de Warwick et Worch ester et de dame 
Elizabeth-Louise de Gorges-Bussel, branche aînée 
de la famille des ducs de Bedfort, et fut tenue sur 
les fonds baptismaux par l'honorable Francis 
Talbot,4efrère'du comte de Schwesbury, époux de 
Margaret Sheldon, sa tante, et par Frances Shel- 
don, née Princesse Auersperg, fille de Charles 
prince du même nom, veuve en premières noces 
du comte Léopold de Daun. 

De nos jours, Frédéric Henri Le Normant de 
Lourmel, né le 12 juillet 1811, général de brigade, 
aide de camp de S. M. Napoléon III, fut tué glo- 
rieusement sous les murs de Sébastopol à la jour- 
née d'Inkermann. Pontivy, sa ville natale, lui a 



- 383 — 



— 384 — 



élevé une statue. La comtesse de I ourmel fut 
dame du Palais de S. M. l'Impératrice et mourut 
en 1869. 

Armes: Ecartelê: au 1 d'azur, au lionlèopardè 
d'or; au chef cousu de gueules soutenu d'argent, 
et chargé d'un léopard d'or, qui est Le Nor- 
mant ; au 2, de sable à la fasec d'argent, accom- 
pagnée de trois canettes de même, membrées et bec- 
quées de gueules, 2, 1, qui est Sheldon ; au 3, 
d'argent à trois mcrteltes de sable, 2, 1, qui est 
Le Métaer ; au 4, parti: au 1, d'argent au tour- 
nant d'azur de Gorges; au 2, d'argent au chef de 
gueules chargé de trois besants d'or de Russel, 
qui est Gorges-Bussel. 

Devise : Optimum pâli. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS 

Branche aînée 

Le Normant de Lourmel, C te du Hour- 
melin (Charles-Pierre- Aimé), marié en 1848 
à Marie-Hyacinthe de La Motte-Rouge. 
Résidence : Château du Hourmelin près 
Lamballe (Côtes du Nord). 

Branche cadette 

Le Normant de Lourmel (Aimé). Rési- 
dence : Château de Thaumatz près Jugon ; 
Château du Marais près Yffiniac ; Hôtel 
Sébert à St-Brieuc (Côtes-du-Nord). 



LENTILHAG (de). 

Comtes de Lentilhac, vicomtes de Lédières, ba- 
rons de Gimel, maison d'ancienne chevalerie, 
originaire de la province de Quercy, qui a donné 
son nom au bouig de Lentilhac, près la petite 
ville de Figeac. Son ancienneté remonte aux temps 
les plus reculés, puique dès la fin du vm e siècle, 
on voit déjà figurer les sires de Lentilhac, comme 
de puissants seigneurs, dans les traités passés 
avec l'abbé du monastère de Figeàc. L'abbaye de 
Vie de l'ordre de Citeaux, au diocèse de Oahors, 
fut fondée l'an 1200 par les seigneurs de cette 
maison. Elle a donné des capitaines d'hommes 
d'armes, des officiers généraux, un grand nombre 
d'officiers supérieurs et des chevaliers des ordres 
du roi. Elle a obtenu les honneurs de la Cour en 
1782, en vertu des preuves faites au cabinet du 
St-Esprit ; elle a produit des comtes de Lyon, 
plusieurs chanoinesses de Bemiremont et a four- 
ni plusieurs prélats recommandables, entre au- 
tres, un évêque de Lavaur. 

Armes: De gueules, à la bande d'or. 



Couronne de marquis. 
Supports : Deux lions. 

LÉON DES OURMEAUX. 

Famille originaire de Bretagne dont la filiation 
suivie remonte à Olivier Léon, mentionné dans 
un contrat de l'an 1323. La seconde branche de 
cette maison est éteinte ; la troisième a pour chef 
Pierre-Léon, qui rendit aveu au Prieur de Saint- 
Michel de Moncontour en 1537. Il fut maintenu 
dans sa noblesse par arrêt du Parlement en 1543 
sur des actes et partages nobles, et remontant 
jusqu'en l'année 1302. Il eut entre autres enfants, 
Guillaume-Léon, premier du nom de sa branche, 
seigneur de Vauxboëdes et des Ourmeaux, qui 
rendit hommage et aveu en 15S5, comme héri- 
tier principal de Pierre-Léon, son père, à la sei- 
gneurie de Moncontour; il est cité au nombre des 
vasseaux nobles du Prieur de St-Michel de Mon- 
contour, etc. 

Une quatrième branche a pour auteur Jean- 
Léon, qui vivait en 1650. 

Armes : D'argent, au lion de gueules, armé, 
lampassê et couronné d'or. 



LEONARD 
JUVIGNY. 



DE RAMPAN ET DE 



Cette famille originaire de la paroisse de Hottot, 
au diocèse de Bayeux, a pour premier auteur : 
Jacques Léonard, seigneur de la Bivière et 
d'Ourville, anobli par lettres patentes du mois de 
février 1582. Sa descendance a formé cinq bran- 
ches principales, savoir : celle de Bampan, de 
Juvigny, de Beaupré et des Iles, d'Arbois et de 
la Painerye, d'Acqueville et du Mesnil-Touffré. 
Trois de ces branches subsistent encore de nos 
jours. — La l re branehe a formé deux rameaux 
dont l'aîné s'est éteint en la personne de Victor 
François Léonard de Bampan, ancien officier du 
régiment colonel-général (infanterie) . Le second 
a eu pour chef : Edouard Charles François Léo- 
nard de Bampan, officier de cavalerie en retraite, 
chevalier de la Légion d'honneur, qui de son 
mariage avec demoiselle Sophie Bosalie Le Sache, 
a eu deux filles et deux fils. 

La branche de Juvigny établie en Alsace, s'est 
aussi divisée en deux rameaux ; il existait une 
3e branche, représentée par Thomas Edouard 
d'Argouges, né en 1802, célibataire. 

Armes: D'azur, au lion d'or, lampassê degueules 
et accompagné de trois flammes du même 2 et 1. 

LE PANNETIER DE ROISSAY. 

Cette famille paraît être originaire du Maine, 
où elle est fixée depuis longtemps, et où elle est 
alliée aux plus anciennes maisons du pays. 



385 



386 — 



On trouve parmi les rejetons qu'elle a produits • 
noble Jean Le Pannetier, conseiller du roi, greffier 
antiers, alternatif et triennal à Ernée;François Le 
Pannetier, conseiller à la barre ducale de Mayen- 
ne, à sa formation en 1650 ; plus tard, Jean Marie 
Le Pannetier de Roissay, né en 1780, décédé en 
1832, laissant deux fils. 

Armes : De sable, à un chevron à" argent, accom- 
pagné en chef de deux étoiles, et, en pointe, d'un 
croissant de même. 

LE PAULMIER. 

Cette famille est originaire de Normandie. 

Elle a été maintenue dans sa noblesse le 
20 novembre 1668. 

On trouve, mentionné dans les archives de 
l'église de Coutances et les chartes de l'Abbaye- 
de-Montebourg, en 1252, un André Le Paulmier, 
qualifié de miles. 

Armes : D'azur, à trocs palmes d'or, posées 
2 et 1. 

LE PELETIER DE ROSAMBO. 

Marquis de Rosambo-Coskaer. 

Famille originaire de Bretagne, qui y figure 
avec éclat dès le xie siècle. Plusieurs branches de 
cette maison se sont étendues dans le Maine, 
l'Anjou et la Normandie. La nature de leurs pos- 
sessions et la noblesse de leurs alliances attes- 
tent l'ancienneté de leur origine. Elle a pour 
berceau la maison et seigneurie du Bois, dit le 
Bois-Peletier, située dans l'étendue de la sei- 
gneurie de Brons, près St-Brieuc. 

François Le Peletier fut le premier qui entra 
dans le parlement, en 1572. Son nom y fut illustré 
par un grand nombre de conseillers et de prési- 
dents, parmi lesquels se sont surtout distingués : 
Claude Le Peletier, qui a travaillé aux fameuses 
ordonnances de Louis NIV, et dont le quai neuf 
fut appelé alors quai Peletier. 

Après la mort de Colbert en 1683, il fut 
nommé contrôleur des finances ; Louis Le Peletier, 
marquis de Rosambo et baron de Poussé, fut 
président à mortier en 1756 -, Louis Le Peletier, 
marquis de Rosambo. fils aîné du précédent, pré- 
sident à mortier en 1765. 

Le chef de la branche aînée de la maison Le 
Peletier a pris, sur les désirs du roi, le nom de 
Rosambo, qu'il unit au sien, en ajoutant à ses 
armes celles de Coskaer de Rosambo, que l'on voit 
dans la ix« salle des croisades. Louis I er Le Pele- 
tier, chevalier, seigneur d'Ablon, avait épousé 
Geneviève Josèphe de Coskaer. 

Armes : Ecartelé : aux l et i d'azur, à la croise 
pattée d'argent, chargée en cœur d'un chevron de 
gueules et, en pointe, d'une rose du même bouton- 
née d'or; le chevron accosté de deux molettes de 



sable sur la traverse de la croix, qui est de Le 
Peletier ; aux 2 et 3 contre écarteté : aux 1 et 4 
d'or au sanglier de sable : (non effaré) ; aux 2 et 3 
ecartelé d'or et d'azur. 

LE PELLERIN DE BEAU VAIS. 

Famille originaire de Normandie, où Girot Le 
Pellerin, dont le surnom vient des Croisades, 
épousa, au commencement du xvi e siècle, la fille 
de Harenc, qui descendait des premiers conqué- 
rants de la province. — Vers 1660 et depuis, plu- 
sieurs membres de la famille Le Pellerin vinrent 
s'établir en Touraine, où ils possédèrent diffé- 
rentes terres seigneuriales. Les seigneurs de 
Beauvais furent les représentants de la branche 
de Beauvais. 

Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné de 
trois étoiles d'argent; au chef de sable, chargé de 
trois coquilles d'argent. 

LE PELLETIER DE GLATIGNY. 

Famille originaire de Picardie, qui a rendu des 
services importants à l'Etat dans la carrière des 
armes et dont le premier auteur connu est Michel 
Le Pelletier de Glatigny, écuyer, commissaire 
ordinaire et garde général de l'artillerie de France, 
marié en 1649 à Françoise Chariot, dont il eut 
postérité. 

Cette famille compte plusieurs ofticiers distin- 
gués chevalier de l'ordre royal et militaire de 
St-Louis. 

Armes : D'azur, à la fasce d'argent chargée 
d'un croissant de gueules, accompagné de trois 
étoiles, 2 en chef et 1 en pointe. 

LE PESANT DE BOISGUILBERT. 

Famille de la généralité de Rouen. 

Cette maison compte plusieurs membres du 
parlement et de la chambre des comptes de Nor- 
mandie; elle a possédé héréditairement depuis la 
moitié du xvn e siècle, la charge de lieutenant 
général et président au bailliage de Rouen. Le 
célèbre de Boisguilbert, si connu par ses travaux 
économiques et la disgrâce qu'ils lui attirèrent, 
était de cette famille. — Marthe Le Pesant a 
épousé en 1635, Pierre Corneille, avocat du roi à 
la table de marbre de Rouen, maître des eaux et 
forêts qui fut père du grand Corneille. — Deux 
Le Pesant de Boisguilbert ont comparu à l'assem- 
blée de la noblesse de 17 S9 pour l'élection des dé- 
putés. 

Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné 
en chef de deux têtes de lion d'argent et d'un 
cœur d'or, en pointe. 



Tome II 



13. 



— 387 



— 388 



LEPOITTEVIN DE LA CROIX 
VAUBOIS. 

Ancienne famille originaire de la Normandie. 
L'un de ses auteurs, J. B. Lepoittevin, né en 1653, 
fut conseiller du roi, directeur des aides de Mont- 
didier. Il épousa en 1680 demoiselle Catherine de 
Ricard. 

Louis-Antoine Lepoittevin de LaCroix,né àPé- 
ronne le 17 janvier 1753, était conseiller du roi, 
directeur des économats avant la révolution, sous 
l'empire receveur général des douanes à Anvers. 
IL assista au couronnement de l'empereur comme 
président du canton de la ville d'Anvers. Il s'est 
marié le 29 avril 1785 à demoiselle Marie-Josèphe 
Poulletier de Périgny, alliée à un grand nombre 
de maisons de grande noblesse. 

Son 3- fils, Casimir-Charles Lepoittevin de La 
Croix-Vaubois, fut président au tribunal civil de 
Beauvais, chevalier de la Légion d'honneur ; né à 
Calais le 16 novembre 1795, il épousa le 30 novem- 
bre 1818 demoiselle Amélie-Françoise-Catherine 
Belgrand de Vaubois, fille de messire Claude- 
Henri Belgrand, comte de Vaubois. 

Le comte de Vaubois n'ayant eu que trois filles 
a obtenu, par ordonnance de S. M. le roi Charles X 
en date du 12 août 1829, que son gendre, M. Le- 
poittevin de La Croix, portât le nom de Vaubois. 

Armes : D'azur, au chevron d'or, accosté de deux 
maillets d'argent et accompagné en chef d'une 
grappe de raisin d'or, et, en pointe, d'une croix 
pallèe du même. 

Couronne de comte. 

Supports : Deux lions. 



LE PRÉVOST DE FOURCHES (alias 
LE PROVOST). 

On connait en Normandie 10 familles nobles du 
nom de Le Prévost ou Le Provost, la plupart 
d'ancienne chevalerie; la plus importanie d'entre 
elles est celle qui nous occupe. 

Normandie et Bretagne. 

Seigneurs de Miettes, de la Porte, de Visel, de la 
Ferté Corbière, de St-Germain de Fourches, de 
Royville, etc. 

Elle date de l'époque delà conquête de l'Angle- 
terre, c'est-à-dire de l'an 1066. Suivant une an- 
cienne tradition, son premier auteur était filleul 
de Guillaume le Conquérant. 

Le fils aîné de Guillaume Le Prévost resta en 
Angleterre et y fit souche ; le fils cadet revint en 
Normandie ainsi que ses frères, où ils possédaient 
de grands biens dans les élections de Falaise, 
d'Argentan, etc., généralité de Caen. 

Cette famille fut reconnue noble d'ancienne ex- 
traction par Raimond de Montfaut, en 1469, en la 



personne de Jean Le Prévost, de la paroisse de la 
Trinité, diocèse d'Avranches. 

Deux siècles plus tard, Jean et Jacques Le Pré- 
vost firent leurs preuves d'ancienne noblesse en 
1666 devant Chamillart, intendant de la généralité 
de Caen. 

Les anciens cartulaires ont conservé les noms 
d'un grand nombre de personnagesde cette vieille 
famille dans les temps les plus reculés et remon 
tant à l'an 1233, maisla filiation suivie commence- 
à noble homme Pierre Le Prévost, écuyer, lieute- 
nant du château de Falaise en 140Q, qui eut pour 
femme N. . . dont il eut plusieurs enfants. 

Cette famille a fourni les branches : 

io des seigneurs du Marais de St-Germain de 
Fourches qui a pour auteur Henry Le Prévost, né 
en 1561, seigneur du Marais et de St-Germain de 
Fourches ; 

2° des seigneurs de St-Germain des Fourches, 
issue de la précédente, dont l'auteur, François Le 
Prévost, écuyer, seigneur de St-Germain des 
Fourches, né en 1606, servait en 1635 dans la 
compagnie du sieur Marguerie de Nonant, aux 
lieux et place de Henry, son père, âgé de 75 ans. 

3° celle des seigneurs de la Roche, de Lulagris, 
delà Villoutin, deRavilly, du Bourg, des Mazures, 
de la Touche, de la Pinsonnière, de Laubruère, 
etc. qui, transportée de Normandie en Bretagne, 
a pour auteur Jacques Le Prévost ou Le Provost, 
seigneur de Courhery, né en 1520, issu du 5 e degré 
de la souche-mère. 
. Ses alliances sont des plus distinguées. 

Elle s'est poursuivie jusqu'à nos jours en don- 
nant des officiers chevaliers de St-Louis. 

Armes : D'azur, au lion d'argent, (alias d'or), 
armé et lampassé de gueules, tenant une hache 
d'armes d'or (alias d'argent). 

L'écu timbré d'un casque de chevalier orné de 
ses lambrequins. 

Supports : Deux lions. 



LE PRÉVOST DIRAY. 

Famille noble, originaire de Bretagne et établie 
en Normandie dans le xv e siècle. Elle remonte en 
ligne directe à Henry Le Prévost, écuyer, marié 
à Jeanne de Villiers, qui vivait vers 1500. 

Jean-Jacques Le Prévost, chevalier, seigneur 
d'Iray, né le 31 mars 1743, reçu garde du corps de 
S. M. en 1758, chevalier de l'ordre royal et mili- 
taire de St-Louis, émigra et lit la campagne de 
1792 à l'armée des Princes en qualité de maréchal- 
des-logis des gardes du corps; devint en 1814 
sous-lieutenant avec rang de colonel. 

Armbs : De gueules, à deux fasces d'argent, ac- 
compagnées de trois croissants de même en chef, 
et, <-n pointe, de trois besants aussi d'argent. 



— 389 



— 390 - 



LE PRÉVOST DU BARAIL. 

Barons de Malvas et d'Oysonville, marquis du 
Barail et vicomtes de Villers-Helon, seigneurs de 
Malassie, d'Herbelay, de St-Germain, d'Amboise. 
etc. 

Maison ancienne, originaire de la ville de Pa- 
ris où elle était connue dans la haute magistra- 
ture depuis le commencement du xiv e siècle, épo- 
que à laquelle vivait Yves Le Prévost, conseiller 
au Parlement en 1315. Cette maison, recomman- 
dable par son ancienneté, ses alliances, les nom- 
breux services qu'elle n'a cessé de rendre à nos 
rois, dans leurs conseils, dans l'administration de 
la justice et dans le commandement de leurs ar- 
mées, remonte par sa filiation suivie à Jean Le 
Prévost, premier du nom, écuyer, seigneur de 
Malassie près d'Etampes, qui vivait sous le rè- 
gne du roi Charles VIL La branche du marquis du 
Barail a pour auteur Pierre Le Prévost, premier 
du nom, qui vivait en 1016. 

Armes : Echiquelè d'or et d'azur ; au franc can- 
ton d'or, chargé d'un griffon de sable; à la bor- 
dure de gueules, chargée de trocs besanls d'or. 



LE QUIEN DE LA NEUF VILLE. 

Seigneurs de la Neufville, etc., à Paris et à Bor- 
deaux. Cette famille dont les différents auteurs 
font remonter l'ancienneté à des siècles très recu- 
lés ne prouve néanmoins sa fdiation que depuis 
Pierre Le Quien de la Neufville, qui fut capitaine 
de cavalerie et mourut en 1675, après avoir épousé 
demoiselle Claude Maldamé. Son fils fit plusieurs 
ouvrages qui lui valurent une place à l'Académie 
des inscriptions et belles-lettres en 1706. Les ta- 
lents qu'il montra dans les diverses traductions 
qui sont sorties de sa plume l'ont placé au rang 
des hommes illustres de son siècle, dans l'histoire 
littéraire du règne de Louis XV. 

Cette famille a aussi produit un brigadier des 
armées du roi en 1741. plusieurs autres officiers et 
un chevalier de St-Louis en 1721. 

Armes: Ecartelé : aux 1 et 4, de sinople, au 
chien braque d'or, ayant un collier de sable sur- 
monté d'une palme d'argent en fasce; aux 2 et 3, 
bandés de vair et de gueules. 

LE REBOURS. 

Ancienne famille de l'élection de Falaise en 
Normandie dont la filiation remonte àPierre Le Re- 
bours, écuyer.seigneur de Maizières, vivant en 1360. 

Jean, écuyer, seigneur de la Leu, de Chaussy, 
etc., maître des comptes, a été maintenu en 1667. 

Armes : De gueules, à sept losanges d'argent. 



LE ROUX DE BRETAGNE. 

Voy. pour l'historique de cette famille le tome 
I er , colonne 1747, et rectifier comme suit l'état 'des 
représentants actuels. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Le Roux de Bretagne (Auguste), chef de 
nom, né le 4 mai 1857. Résidence : Château 
de laFolatière,près St-Jean d' An gély. Marié 
le 30 avril 1884 à Marie-Louise Joly (I'Aussy, 
dont . a) Germaine, néeenl885 ; b) Auguste, 
né en 1880; c) Suzanne, née en 1887 ; d) 
Jeanne, née en 1890 ; e) Marie-Madeleine, 
née en 1893 ; f) Antoine, né en 1895. 

FRÈRES 

Le Roux de Bretagne (Henry), né en 
1858. Résidence :Fouquières près Réthune. 
Marié en 1884 à Joséphine Dubrùlle de 
Rouvroy, dont : a) Anne Marie,née en 1885 ; 
b) Geneviève, née en 1887; c) Marie-Antoi- 
nette, née en 1888 ; d) Madeleine, née en 
1890; e) Henry, né en 1893. 

Le Roux de Bretagne (Maurice), né en 
1861. Résidence : Château-Bon près Vaudri- 
court (P. de C). Marié en 1891 à Pauline 
de Mazière, dont : a) Anne-Paul, née en 
1892 ; b) Maurice, né en 1893 ; c) Jean, né 
en 1894. 

Le Roux de Bretagne (Paul), né en 187(1. 
Résidence : Lille (NordJ. 

ONCI.ES 

Le Roux de Bretagne (l'abbé Louis), né 
en 1836, vicaire à la Madeleine à Paris. 

Le Roux de Bretagne (Charles), né en 
1838. Résidence : Château delà Bijoire (Ven- 
dée). Marié 1° à Antoinette de Bizemont, 
en 1864, dont Louise, née en 1866, mariée 
à Gustave d'OnsANE ; 2° à Gabrielle de La 
BAJONiÈRE,enl873,dontCharles, néen 1874. 

Le Roux de Bretagne (Joseph), né en 
1842. Résidence : Château de Mortagne 
(Nord). Marié à Rerthe Clément. 

Le Roux de Bretagne ( Thérèse), née en 
1844. Résidence : Château de>Péré (Deux- 
Sèvres). Mariée en 1868 à Maxime Bastard 



—. r—. — 



391 — 



392 



de PérÉ; capitaine de frégate, officier de la 
légion d'honneur, dont : a) Thérèse, née en 
1870; b) Geneviève, née en 1872 , c) Joseph 
né en 1873, aspirant de marine ;d) Maxime 
né en 1874 ; e) Henri, né en 1875. 

LE ROUX DE PUISIEUX. 

Seigneurs du Chastelet, de la Thieuloie, dePui- 
sieux-au-Mont, dePuisieux-au-Val et d'Acheville, 
en Artois. 

Claude Le Roux, auteur de cette famille, qui 
a formé les deux branches, était natif de Bé- 
thune et bourgeois d'Arras. Il servit en qualité 
d'hommes d'armes dans les armées de l'empereur 
Charles V, qui l'anoblit, et toute sa postérité, par 
lettres du 15 avril 1527, confirmées en juin 1531. 

Armes : Ecartelé : aux 1 et 4, d'argent, à la 
fasce de gueules surmontée de trois coqs de sable 
membres et crêtes de gueules ; aux 2 et 3, d'or, à 
la bordure rngrêlée de gueules, à la fasce du mù 
me, à l'ecusson d'argent, brochant sur le tout 
chargé de trois fleurs de lys de gueules, surmon- 
tées d'un lambel d'azur. 

Cimier : Une /leur de lys de gueules entre vn 
vol du même. 

LE ROY DAMIGNY. 

Ancienne famille de l'élection de Baveux en 
Normandie dontla noblessea été authentiquement 
reconnue à différentes époques par un arrêt de la 
cour des Aides le 27 mars 1494, et ensuite en 1588 
et 166G. Elle a fourni un grand nombre d'officiers 
de tous grades et des chevaliers de St Louis. 

Les preuves de noblesse que cette maison a 
fournies en 1737, devant le juge d'armes de France, 
font remonter safitiation à Guilbert Le Roy,écuyer, 
qui vivait en 1494. Il est l'auteur connu des trois 
branches de la famille, savoir : celle des seigneurs 
d'Ainigny, éteinte vers 1720; celle des Le Roy du 
Gué, éteinte également en 1700 ; et celle des sei- 
gneurs de Souceboz (en Suisse) qui s'esteontinuée 
jusqu'à nos jours. Elle a pour auteur Le Roy, 4 e 
fils de Charles, seigneur d'Amigny. 

Armes: D'argent, à trois merlelles de sable, po 
secs 2 et i. 
Couronne de vicomte. 
Supports : Deux sauvages. 

LE ROY DE BARDE 

Famille noble et ancienne de la Picardie, dis- 
tinguée par ses alliances et ses services militai- 
res. Cette famille est connue depuis BaoulLeRoy, 



qui fit en 1227 deux donations à l'église et aux 
religieux de Ste-Marie de Lieu Dieu. 

Nicole Le Roy fut mariée vers l'an 1470 avec 
Alexandre Gaillard, seigneur de Ferré. Elle est 
mentionnée dans le testament de son mari du 2i 
septembre 1510. 

Cette maison a fourni plusieurs branches : celle 
de Valenglart et celles de Camelun et de Barde. 
Suivant les preuves fournies, leur souche com- 
mune remonte à Gui Le Roy, écuyer, qui com- 
mence la filiation suivie. Il vivait en 1375-1396. 

La branche des seigneurs de Barde a pour au- 
teur Adrien Le Roy, écuyer, seigneur de Barde, 
Bois-Colard, Harse, etc., gentilhomme ordinaire de 
la maison du duc de Guise, qui épousa le 5 février 
1619 demoiselle Charlotte de Rune, dont postérité. 

Armes : Tiercé en fasces ; au 1 d'or, au lion 
léopavdë de gueules: au 2, de sinople ; au 3, 
d'hermine. 

Supports : Deux lions. 

Cimier : Un lion issant. 

LE ROY DE BOISAUMARIÉ. 

Originaire de la Basse-Normandie, cette famille 
a fourni plusieurs membres considérables. Parmi 
ceux qui ont rendu des services éminents au pays, 
depuis un siècle, nous citerons : Pierre-Thomas 
Le Roy de Boisaumarié, capitaine d'état-major, 
membre du tribunat et du corps législatif sous le 
1er Empire, préfet du Var et du Loiret, de rille- 
et-Vilaine et des Basses-Pyrénées, de 1830 à 1837, 
commandeur de la Légion d'honneur, etc. ; Pierre 
Leroy de Boisaumarié, préfet, officier de laLégion 
d'honneur, décédé en 1857 ; et Ernest, baron Le 
Roy de Boisaumarié, qui fut sénateur et préfet de 
la Seine-Inférieure. 

Armes: D'azur, au chevron de gueules, accom- 
pagné en chef à dextre, d'une tour crénelée et 
démantelée: à senestre, d'une balance; et, en 
pointe, d'un livra ouvert : le tout en argent : au 
canton de sénateur. 

LE ROY DE GHA VIGNY. 

Famille originaire d'Anjou. 

Elle a donné Jacques, abbé de St-Florent (en 
1518) et de Cluny, aumônier du Dauphin et des 
ducs d'Angoumois et d'Orléans, archevêque de 
Bourges ; et un abbé de Bellefontaine en 170'.». 

Armes: Ecartelé: aux 1 et 4, d'argent à une 
bande de gueules ; aux 2 et 3, échiqueté d'argent 
et d'azur, (alias : d'or et d'azur), à la bordure de 
gueules. 

LE SAULNIER. 

Seigneurs de Calibray, des Tertres, de la Cour, 
de la Ilautièrc, de St-Jouan, etc. 



— 393 



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Ancienne famille originaire de Bretagne. On la 
croit originaire de la paroisse de Ruca, dans l'an- 
cien comté de Matignon. Elle s'est divisée en plu- 
sieurs branches connues vers la fin du xvm e siè- 
cle sous les noms de la Hautière, de la Saudrays, 
de St-Jouan, de Vauhello et de la Cour. 

Le premier membre connu de cette famille est 
Bertin Saulnier ou Le Saulnier, en 1206. La filia- 
tion commence à Gabriel Le Saulnier, compris 
dans un dénombrement des nobles de l'évêché 
de St-Brieuc en 1427. 

Au 10° degré nous trouvons Bonaventure-Fran- 
çois-René Le Saulnier de la Cour, né à St-Brieuc 
le 17 avril 1788, lieutenant de vaisseau et cheva- 
lier de la Légion d'honneur. 

La branche de St-Jouan a pour auteur Pierre Le 
Saulnier, sieur de St-Jouan, 3 e fils de François Le 
Saulnier de Vauhello de la branche précédente. 

Armes: Ecartelè : aux 1 et 4 d'azur, à trois 
poissons d'or, qui est Le Saulnier; aux 2 et 3 d'or, 
au porc épie de sable, qui est de Pugneix. 

Couronne de marquis. 

Supports : Deux sirènes. 

LTESCAILLE (de). 

Famille originaire du Brabant, issue de Bernard 
de l'Escaille, seigneur de Faulez, homme d'armes 
de Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, dont 
l'arrière-petit-fils François de l'Escaille, seigneur 
de Faulez, archer de la noble garde de l'empereur 
Charles-Quint, a eu du même empereur continua- 
tion de noblesse, etc. Concession d'armes, 1548. 

Armes: De gueules, à la main gantée d'argent, 
portant bride de sable : au chef d'or chargé d'une 
aigle de sable aux ailes éplogées. 

Supports : Deux chevaux d'argent. 

LESGALOPIER (de). 

Jean Lescalopier, contrôleur de la maison du 
roi, fut échevin delà ville de Paris en 1554 et 1562, 
et s'allia avec Marie-Claude l'Hermite. Leur fils 
fut reçu secrétaire du roi le 25 octobre 1599. Il 
épousa Marthe, fille de v Jacques Gobelin,fondateur 
de la célèbre manufacture royale des Gobelins.et 
mourut en 1620 laissant postérité. 

La famille Lescalopier dont le nom est aujour- 
d'hui de l'Escalopier s'est alliée aux Le Clerc de 
Lesseville, aux Le Tellier de Savoie, et elle a 
donné des magistrats distingués. 

Abmes : De gueules, à la croiz d'or, cantonnéede 
quatre croissants du même. 

LESGHAUX (de). 

Savoie et Franche-Comté. 

La famille de Leschaux qui, par les femmes, se 
rattache authentiquement à Leutgarde, mère de 



Guillaume le Conquérant, est originaire de Savoie. 

L'un de ses premiers membres connus est Du- 
rand Leschaux dont la fille Marie, morte en 1229, 
avait épousé Eudes Arrode, le grand panetier du 
roi de France Philippe-Auguste. 

Le chevalier Jean de Leschaux compte parmi 
les personnages de marque faits prisonniers aux 
côtés du duc de Savoie à la bataille de Varrey, 
en 1325. 

Vers 1618, la maison de Leschaux vint se fixer 
en Franche-Comté où plusieurs de ses membres 
occupèrent de hautes charges provinciales. 

Armes : anciennes : D'azur, à un griffon d'or. 
modernes (parlantes) : D'argent, à deux bandes de 
gueules, chargées d'un lais arraché de sinople ; 
au chef d'azur, chargé d'un soleil d'or. 

Couronne de comte. 

Supports: Deux aigles. 

LESGHEVIN DE PRÉVOISIN. 

Picardie, île de France. 

Seigneurs de Précourt, de Prévoisin, de Billy, 
etc. 

Famille qui tire son origine de la maison de 
Crêvecœur et remonte au xm e siècle ; elle a été 
maintenue dans sa noblesse d'ancienne extrac- 
tion par jugement en date du 30 janvier 1715 
à la généralité d'Amiens, ses preuves remon- 
tant à noble Charles Lesquevin, écuyer, sei- 
gneur de Baconval, auquel le roi Henri IV fit don 
de plusieurs sommes à piendre sur ses sujets 
rebelles, par lettres royaux du 7 novembre 15S9. 
Elle compte des services militaires très distin- 
gués et de brillantes alliances. Les armes étaient 
de gueules, au lion d'or, au chef échiquelé d'ar- 
gent et d'azur. Sur la tombe d'Adrien Lesquevin 
qui existait en 1548 dans l'église de Roye, se trou- 
vaient deux écussons accolés : l'un figurant une 
fasce accompagnée en chef de 3 étoiles et d'un 
croissant et en pointe d'un Lion, l'autre un échi- 
quelé, qui est l'écusson d'Antoinette Girault. 
femme d'Adrien ; on peut en inférer que l'écusson 
de la maison de Lesquevin a été formé de la réu- 
nion de ces deux blasons en un seul, et que les 
armoiries de la famille de Leschevin ont été com- 
posées entièrement des pièces du premier de ces 
deux blasons. 

Elle a été confirmée le 23 mai 1755, par arrêt 
du Conseil d'Etat du roi de Pologne, dans sa pré- 
tention de descendre de l'illustre et antique mai- 
son de Crêvecœur ; en conséquence, le chef de la 
famille a pris les noms et titres de marquis de 
Crêvecœur. 

La famille Leschevin, dont le nom n'est qu'une 
traduction française du nom Picard Lesquevin, 
a produit antérieurement à 1789 : un lieutenant 
d'artillerie, un écuyer de la Reine, 3 contrôleurs 
généraux des maisons des comtes de Provence et 



395 — 



396 



d Artois, une première femme de chambre de 
Madame la Dauphine et une du Dauphin, duc de 
Normandie, une lectrice de la Reine, trois pre- 
miers commis de la maison du roi, etc. 

Cette famille s'est divisée en cinq branches ; 
celles de Leschevin de Billy, de Pressée, de Rou- 
gemont, de Précourt et colles de Leschevin de 
Prévoisin, la seule existante qui s'est taxée en 
Bretagne, au commencement dn xix e siècle. 

Xavier Leschevin de Pré voisin, écuyer, était 
lieutenant au régiment de l'Ile de France en 1780 
et fut licencié le 20 mars 1701 . 

Elle compte des chevaliers de St-Louis et de 
la Légion d'honneur. 

Armes : D'argent, au Chevron d'azur accom- 
pagné en chef d'un croissant accosté de deux 
étoiles et en pointe d'un Lion, le tout de gueules. 

L'écu timbré d'un casque de chevalier, orné 
de ses lambrequins. 

LE SEGQ DE GREPY. 

Cette famille répandue en Normandie, en Pi- 
cardie, en Artois, en Lorraine, etc. a été main- 
tenue dans sa noblesse par acte en date de 1701. 
La branche d'Artois, dont est issu le rameau de 
Crepy, établi en Lorraine a obtenu l'érection en 
baronnie sous le nom de Bevelinghein, St-Mar- 
tin, de Bosquehem et d'Escleines, en 1083. Fran- 
çois Le Secq, trésorier général des Etats du Lan- 
guedoc en 10(30, a formé le rameau des marquis 
de la Mothe de St-Heraye, allié à la maison dé 
Gourdon de Genouillac. 

L'auteur commun de ces diverses branches est 
Thomas Le Secq, sieur de Launay, notaire au 
chêtelet de Paris, anobli par lettres pa'entes en 
1601. 

Georges Le Secq de Crepy, capitaine d'infan- 
terie, chevalier de St-Louis, émigra en 1792. lit 
campagne dans l'armée des Princes, de 1792 à 
1801 et fut blessé à la jambe droite. Il fit partie 
de la garnison de Metz pendant le blocus de 1815 
et servit dans l'Etat-major des places jusqu'en 
1830; il avait épousé en 1809, d ll « Suzanne Barbe 
Le Masson de Rancé, dont il a eu postérité. 

Armes : D'azur, au sautoir d'or, chargé de cinq 
étoiles de gueules. 
Couronne de marquis. 
Supports : Deux lions. 



LESELEUG DE KEROUARA. 

Originaire de Bretagne, seigneur de Goùelet- 
quer, de Quistillic, de Kérouara, de Kerpica, de 
Kertané, etc. 

Cette famille a pris part aux réformations de 
de 1670, montres de 1443 a 1534. 



Nous trouvons : Thomas, dans une montre de 
Jean de Penhoët, pour le recouvrement de la 
personne du duc en 1420; Philippe, seigneur de 
Gouëletquer, mentionné à la réformation de 1443; 
Didier, procureur du Bourgeois de Léon en 1520, 
marié vers 1530 à Tiphaine le Borgnis, un évèque 
d'Autun, mort en 1478. 

Armes : D'argent, au chêne de sinople, le tronc 
chargé d'un léorier courant de sable. 
Devise : A dto robitr. 

LE SELLIER DE GHÉZELLES. 

Famille ancienne, originaire de Picardie. Elle 
tire son nom d'un fief noble qu'elle possédait et 
qui est situé le long de la rivière de Selle, qui se 
décharge dans la Somme, près d'Amiens. Bastien 
Le Sellier, seigneur de Prouzel, en fit dénombre- 
ment le 8 novembre 1530, à très puissant et très 
redouté seigneur messire Charles d'Ally, cheva- 
lier, vidame d'Ornes, baron de Picquivy, selon les 
actes reçus par Letellier et Tonnellier. Les titres 
anciens de cette famille se trouvent à la tour de 
Londres parce que ses ancêtres passèrent en 
Angleterre avec Guillaume le Conquérant. 

La filiation de cette famille remonte à Bastien 
Le Sellier, écuyer, seigneur de Prouzel, qui vivait 
en 1525. 

Nicolas Le Sellier, dit de Hau, écuyer, fut main- 
tenu dans ses privilèges de noblesse, par arrêt de 
M. Bignon, intendant de Picardie, du 13 mars 
1700, lors de la recherche des usurpateurs do la 
noblesse. 

Charles Hippolyte Le Sellier de Chezelles, fut 
garde du corps de sa Majesté en 1814. 

Armes: D'or, à l'aigle d'azur, becquée et membrée 
de gueules . 

L'ESPAGNOL. 

En Flandre. Famille dont était Jean Joseph l'Es- 
pagnol de Caverine, ancien procureur syndic de 
la ville de Douai, qui rendit au roi des services 
importants dans les diverses commissions extra- 
ordinaires qui lui furent confiées par les inten- 
dants de Flandre, particulièrement à l'occasion et 
pendant les sièges de Condé, Bouchain, Valen- 
ciennes et Cambray. C'est ce qui est spécifié dans 
les lettres de noblesse accordées par Louis XIV, 
en considérations de tous ces services et de ceux 
d'André François L'Espagnol, son fils, conseiller 
d'état de la Flandre Wallonne et premier con- 
seiller pensionnaire de la ville de Lille, qui les a 
obtenues au mois de mai 1704, c'est à ce dernier 
que commence la filiation suivie de cette famille; 
son fils Charles François L'Espagnol a obtenu des 
lettres de vétérance, après avoir rempli les mêmes 
fonctions que son père pendant 30 ans. 

Armes : D'azur, à une foi d'argent. 



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LESPARDA(B on ). 

Brie. 

Baron de l'empire du 20 décembre 1810. 

Armks: D'azur, à trois tours d'argent ouccrles 
ajourées et maçonnées de sable rangées en fasce 
celle du milieu accostée de deux fers de lance du 
même. 

LESPÉE {de). 

Famille originaire de Lorraine. 

« Nous soussignés, certilions que M. le baron 
de l'Espée, père, ancien capitaine de cavalerie 
est propriétaire de la baronnie de Froville, dépar- 
tement de la Meurthe, provenant de ses père et 
mère et qu'antérieurement sa famille a possédé 
des terres titrées. Son quatrisaïeul, Jean de l'Es- 
pée, conseiller d'Etat, était seigneur du comté de 
Germiny, qui a été pendant trois générations, 
dans sa farmlle comme il constate parles actes et 
contrats de mariage de ses aïeux, les foi et hom- 
mages qu'ils en ont rendus, l'acte d'échange lait 
dudit comté de Germiny, par son bisaïeul, avec 
la famille Le Bègue, son alliée contre d'autres 
propriétés foncières, dont le fief de l'Ebeuville 
qui est encore dans sa famille, faisait partie du 
dit échange, ce que nous attestons, sur le vu des 
pièces authentiques citées, qui nous ont été pré 
sentées. 

Donné à l'hôtel-de-ville de Nancy, le 11 janvier 
1819. Signé Poirot. » 

Armes : D'azur, à la fasce d'argent, accom- 
pagnée en chef de deux croisettcs recroisellées et 
fichées d'or', à l'épée d'argent, garnie cV or, bro- 
chant sur le tout. 



LESPÉRONNIÈRE (de). 

Famille originaire d'Anjou, marquis de la Ro- 
chebardone, barons de Vriz, seigneurs de l'Espé- 
ronnière, de Pineau, la Sorinière, la Sansonnière, 
le Breil, la Saulaye, etc., etc. 

Celte vieille ot recornmandable famille remonte 
au xii e siècle. Sou premier membre connu est 
Joachim de l'Espéronniere qui épousa en 115b, 
Eléonore de St-Amadour. 

En 1470. à la montre qui se tint par ordre du 
roi Louis XI, Jehan de L'Espéronniere fournit 
ses preuves de noblesse. 

Cette famille a donné : une supérieure générale 
du Calvaire, une supérieure de la Visitation à 
Madrid, un gentilhomme ordinaire de !a chambre 
du roi, un chambellan, plusieurs lieutenants de la 
grande vénerie de France, des chevaliers de l'or- 
dre du roi, un page de la grande écurie du roi, 
1705, un chevalier de St-Louis, etc. 

Armes : D'hermine, frelté de gueules. 

Couronne de marquis. 



LESPINASSE ou L'ESPINASSEide.) 

Maison des plus anciennes et des plus illustres 
du royaume, qui tire son nom d'une terre située 
en Bourgogne, aux frontières de Forez et qui 
s'est répandue dans les provinces d'Auvergne, du 
Nivernais, de Bourbonnais, de Champagne, etc. 
Elle n'est pas moins distinguée par ses services 
militaires, que par les belles alliances qu'elle a 
contractées avec les maisons les plus considéra- 
bles par lesquelles elle a l'honneur d'appartenir à 
une branche de la maison royale de .France. On 
compte parmi les comtes de Brioude qu'elle a 
donnés, Guillaume, Hugues, Louis et Pons de 
Lespinasse, en 1200 ; Bertrand, en 1282 ; Pons 
et Willelme, en 1287 ; Drogun de Lespinasse. 
comte de Brioude, fut témoin d'un acte de vente 
du jour de St-Jean et de St-Paul, l'an 1247. 
Elle était partagée dès le commencement du 
xn e siècle, en diverses branches dont une 
connue sous le nom des seigneurs de St- André, 
a fourni un grand nombre de chanoines, comtes 
de Lyon, entr'autres Guillaume de Lespinasse, en 
1341, et Guichard de Lespinasse en 1349, prévôt 
en 1374 et doyen en 1399. Cette branche s'est 
éteinte l'an 1380. 

On trouve une branche des seigneurs de St- 
Léger, dont était Jean de Lespinasse, chevalier, 
seigneur de St-Léger et d'Ancize sous Dun-le-Roi 
en Bourgogne, au diocèse d'Autun. 

Pierre de Lespinasse était chevalier des Tem- 
pliers et commandeur de Celle, qui est une com- 
mand.rie considérable près Murât en 1241. 

Hugues de Lespinasse était chevalier de Rho- 
des et commandeur de Celle en 1327. Girard de 
Lespinasse, chevalier était capitaine des monta- 
gnes d'Auvergne en 1358. 

Cette maison a donné des chevaliers célèbres, 
un échanson du duc de Bourgogne en 1407 et 1409, 
conseiller, chambellan et gouverneur des enfants 
de ce prince, les comtes de Nevers et de Rethel 
dont le neveu Béraud de Lespinasse fut conseil- 
ler et chambellan du roi Louis XI, et général de 
l'armée que ce prince envoya contre le duc de 
Bourgogne en 1475; il défit les troupes du duc 
dans u ie bataille- qu'il gagna près de Chàteau- 
Chinon. La branche de Langeac, qui a fait les 
preuves de la cour en 1770, a donné quatre maré- 
chaux de camp, un brigadier des armées du roi et 
nombre d'officiers supérieurs, décorés de l'ordre 
royal et militaire de Saint-Louis. 

Armes : Ecartelé : au 1 d'or, au dauphin pâmé 
d'azur, qui est des dauphins d'Auvergne ; au 2 
d'or, au gonfalon de gueules, qui est d'Auvergne, 
au 3 d'azur, semé de fleurs de lys d'or, à la tour 
d'argent, brochante, qui est de la Tour d'Auver- 
gne ; au 4 d'or, à six fleurs de lys d'azur, qui 
est de Combronde ; sur le tout de gueules, à la 
bande d'argent, au Uimbel du même, broe.h int, 
qui est de Lespinasse. 



399 



— 400 — 



LESPINAY (de). 

Nous trouvons une famille de Lespinay, sei- 
gneurs de Bodouan, de Lespinay, etc., en Breta- 
gne, de la Ruffelière et de la Vrignonière en 
Poitou, dont la descendance remonte jusqu'à Jean 
de Lespinay, premier du nom, qui mourut avant 
le 19 septembre 1482 laissant un fils qualifié 
noble dans un acte de 147'.). 

Armes : D'argent, à trois épines de sinople. 

LESPINE (de). 

Au Comtat Venaissin, maison très ancienne, 
originaire du Dauphiné, qui prouve une ascen- 
dance directe depuis Ricou, seigneur de L'Espine, 
et d'Aullan, chevalier et pair du Dauphiné, vivant 
en 1300, ainsi qualifié dans le contrat de mariage 
de son fils aîné. 

Cette famille a donné un gouverneur de Malau- 
cène au Comtat Venaissin, pendant les troubles de 
de la guerre civile. 

Armes : D'argent, à la croix de gueules, accom- 
pagnée au 1 er canton d'un aubespin arraché de 
sinople. 

LESQUEN DU PLESSIS GASSO (de). 

Seigneur et marquis de la Villemeneust, sei- 
gneur du Plessis et de Casso, du Plessis de 
Trehen, de Karmenec, de Goizac, de ivérousault, 
etc. Maison très ancienne et très distinguée de 
la province de Bretagne, connue par filiation de- 
puis Guillaume de Lesquen, qui, l'an 1333, com- 
mandant sur les côtes de Saint-Brieuc avec cent 
hommes d'armes, reçut l'ordre d'augmenter cette 
compagnie d'un pareil nombre d'hommes d'ar- 
mes. Cette maison est à la fois distinguée par 
une longue série de services militaires et de nom- 
breuses et belles alliances, fille a donné des capi- 
taines d'hommes d'armes, des gouverneurs de 
places, trois chevaliers de l'ordre du roi, un maî- 
tre d'hôtel de Sa Majesté, un maréchal de camp, 
grand croix de Saint-Louis, commandeur de l'or- 
dre de Saint-Lazare, et nombre d'officiers supé- 
rieurs et de capitaines décorés de l'ordre royal et 
militaire de St-Louis. 

Armes : De sable, à trois jars d'argent, becquès 
et armés de gueules. 

LESSEPS {de). 

La famille de Lesseps est originaire de la ville 
de Cette. Elle était représentée, à la fin du siècle 
dernier, par Martin de Lesseps, commissaire de 
marine, puis consul général et chargé d'affaires 
à Hambourg et à St-Pétersbourg. Il eut deux fils : 
qui furent l'un le baron de Lesseps, consul de 
France à Cronstadt en 1783, puis consul général 



à St-Pétersbourg en 1793. Il fut incarcéré au 
Château des Sept Tours, quand les français débar- 
quèrent en Egypte et ne sortit de prison que le 
9 octobre 1801. Il mourut à Lisbonne, en 1834, 
remplissant les fonctions de consul de France; 
il avait épousé en 1799, Rose-Catherine-Cécile 
Rafin, dont il n'eut qu'une fille. 

Et son frère, Mathieu-Maximilien -Prosper, 
comte de Lesseps, consul général au Maroc au 
retour de l'expédition d'Egypte, comte de l'Em- 
pire, préfet du Cantal, consul général à Damas en 
1821, puis en 1827 à Tunis, où il est décédé le 
28 décembre 1832. Il avait épousé à Malaga, le 
22 mai 1801, Catherine de Grevignée, dont il eut 
entre autres enfants, le comte Ferdinand de Les- 
seps, décédé, ancien ministre plénipotentiaire, 
grand croix de la légion d'honneur, créateur du 
Canal de Suez, né â Versailles, le 19 novembre 
1805, marié en 1838 avec Agathe Delamalle, dont 
il eut deux fils. Le comte de Lesseps s'est rema- 
rié le 25 novembre 1869, avec Hélène Autard de 
Bragard, fille d'un magistrat de l'île Maurice, 
d'une famille originaire du. Dauphiné, et, de ce 
mariage il a laissé plusieurs enfants. 

Armes : D'argent, au cep de vigne terrassé de 
sinople, fruité de deux grappes de raisin de 
sable, et sitrmonté d'une étoile de même. 



LESSERT DE 
BOUGY (de). 



GOSSONAY ET DE 



Cette famille est originaire du pays de Vaud, 
en Suise. 

D'après une tradition, la famille de Lessert 
serait venue de l'étranger dans le pays de Vand, 
pour y trouver le libre exercice du culte réformé 
auquel elle s'est attachée de très bonne heure ; 
mais rien n'est venu confirmer cette tradition. 
En tout cas, c'est à tort que, dans un grand nom- 
bre de notices et d'articles bibliographiques sur 
les membres de cette famille, il a été dit que : 
chassée de France par des persécutions, elle 
s'était réfugiée en Suisse, à la suite de la révoca- 
tion de l'Edit de Nantes, en 1685 ; car son exis- 
tence, dans le pays de Vaud, bien avant la 
St-Barthelemy (1572), est prouvée d'une manière 
positive. 

Armes: D'azur, à 'me fleur de lys posée en chef, 
deux étoiles en fasce et un croissant en pointe. 
— Altas : La fleur de lys d'or, les étoiles et le 
croissant d'argent. 

Supports : Deux lévriers, à la tête contournée. 

Devise : Tout vient de Dieu. 

LEST ANG PARADE (de). 

Cotte famille, d'origine chevaleresque, a donné 
des grands dignitaires de l'ordre de Malte, un 
consul d'Aix et un conseiller au parlement de 



401 



402 



cette ville. Raymond de Lestang-Parade fut un 
savant distingué. 

Armes : D'or, au lion d'azur, armé et lampassé 
de gueules. 

LESTOILE (de). 

Famille originaire d'Orléans, dont était Pierre 
de L'Estoile, régent de l'Université d'Orléans, 
ensuite conseiller au Parlement de Paris. Il avait 
épousé Marie Buisnart, dont il eut Louis de 
L'Etoile, conseiller au grand Conseil et grand cor- 
recteur et rapporteur de la Chancellerie de France 
le 5 avril 1543, ensuite président de la Cour des 
Aides de Paris en décembre 1552 et président des 
deux Chambres des Enquêtes en juin 1554. IL 
eut plusieurs enfants de sa femme Marguerite de 
Montholon, entre autres Pierre, l'aîné, qui conti- 
nua la descendance. 

Armes : D'azur, à une étoile d'or. 

LESTOREY DE BOULONGNE. 

Cette famille originaire de Normandie, a em- 
prunté son surnom de Boulongne à une terrt) 
située dans l'ancienne paroisse d'Englesque- 
ville, au bailliage de Pont-Audemer. Elle s'éta- 
blit au commencement du siècle dernier au 
Havre, où plusieurs de ses membres devinrent, 
pendant trois générations, d'importants arma- 
teurs. L'un d'eux fut anobli en 1749, par Louis XV. 

La filiation suivie, établie sur pièces authenti- 
ques, remonte à François Lestorey, sieur de 
Boulongne, né en 1612, inhumé en la paroisse 
d"Englesqueville, le 19 août 1682. Son petit-fils, 
Jacques Lestorey de Boulongne, écuyer, seigneur 
et patron d'Angerville, élu maire du Havre où il 
s'était fixé vers 1722, eut en 1749, l'honneur de 
recevoir en cette qualité le roi Louis XV, à son 
entrée dans cette ville, et de lui en présenter les 
clefs. A cette occasion, et en récompense des ser- 
vices qu'il avait rendus, le Roi lui accorda des 
lettres de noblesse datées du mois de novembre 
de la même année et enregistrées en 1750 à la 
Cour et Chambre des Comptes de Rouen. 

Armes : D'argent, à une fasce de gueules, 
chargée de trois mouchetures d'hermine d'or et 
accompagnée de trois étoiles aussi de gueules. 

L'ESTOURBEILLON (dé). 

Seigneur de l'Estourbillonnaye, du Brui, de la 
Planchette, de la Savinaye, de la Hunaudière, 
de la Bèchère, du Bois-Joubert, etc. 

D'ancienne extraction, elle a prouvé à la réfor- 
mation de 1668, une suite de cinq générations ; 
elle a pris part aussi aux réformations de 1427 à 
1513. 

Le premier auteur connu est : Pierre, témoin en 



1093, d'une fondation d'André de Vitré au prieuré 
de Ste-Croix de Vitré. Nous trouvons ensuite: 
Jean, croisé en 1248 ; Perrot, écuyer dans une 
montre de 1389; Pierre, qui prêta serment au duc 
entre les nobles de Rennes en 1737 ; Bonabes, 
vivant en 1500 ; un page du roi en 1773. 

Armes : D'argent, au griffon de sable, armé et 
lampassé de gueules. 
Devise : Crains le tourbillon. 

LESTRANGE (de). 

Barons de Magnac et de Montvert, marquis de 
Lestrange, en Limousin; seigneurs de Groson, en 
Vivarais, illustre famille et ancienne maison de 
chevalerie de cette province, qui a pris son nom 
d"une terre passée depuis nombre de siècles dans 
la maison de Hautefort. Elle établit sa filiation 
depuis Falcon de Lestrange, seigneur de Lestrange, 
vivant sous le roi Jean, vers l'an 1350. Son se- 
cond fils. Guillaume de Lestrange, fut archevêque 
de Rouen, et employé en diverses négociations 
importantes; et son petit-fils, Héliede Lestrange, 
fut évêque du Puy. Cette maison a produit des 
capitaines de cent et de cinquante hommes d'ar- 
mes, des chevaliers de l'ordre du roi, des gouver- 
neurs de places, nombre de chevaliers et de digni- 
taires de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, et un 
maréchal du même ordre. 

Armes : De gueules, au léopard d'argent, et deux 
lions adossés d'or malor donnés. 
Couronne de comte. 
Supports : Deux satyres. 
Devise : Vis virtutem favel. 

LE SUEUR. 

Jacques Le Sueur, bailli de la ville de Rouen, 
obtint de Jean-le-Bon, roi de France, des lettres 
d'anoblissement, le 12 mai 1360. Sa descendance 
a formé deux branches: l'aînée est éteinte, et 
Julienne Le Sueur, dame de Petiteville,quien était 
l'unique héritière, a épousé vers 1685 Charles 
Tardif, — la 2 e branche a produit Georges Le 
Sueur, cornette d'un régiment de cavalerie en 1597, 
d'où descend Jean François, capitaine, au régiment 
de Cambrésis en 1772. — Cette famille a comparu 
à l'Assemblée de la noblesse du bailliage de Caen 
en 1789. 

Armes : D'azur, à un chevron d'argent, accom- 
pagné en chef de deux croissants, et, en pointe, 
d'une rose, le tout du même. 

Nous trouvons une autre famille, originaire 
d'Ile de France et de Normandie, ayarît fourni les 
branches de Gosmenil, de La Bretonnière et de 

PÈRES. 

Armes: D'azur, à trois tulipes d'or. — De sable à 
trois fasccs d'argent. — D'azur, à la fasce d'or, 



— 403 



— 404 — 



accompagnée de tro>s moieiies du même rangées 
en chef. 

LETELLIER DE BLANCHARD. 

Famille d'ancienne noblesse, qui a donné Jo- 
seph-Charles de Blanchard, chevalier de Séville, 
colonel de cavalerie, chevalier de l'ordre royal et 
militaire de Saint-Louis appelé à Caen, lors de la 
convoclion des Etats généraux, comme membre 
de la noblesse, en 1789; et qui émigra en 171)1 ; 
il rentra en France en 1801 et mourut célibataire. 

Joséphine Caroline-Françoise de Blanchard, 
nièce du précédent, née du mariage de messire 
Jacques-Alexandre Louis de Blanchard du Bozel, 
colonel de cavalerie, chevalier de Saint-Louis et 
de la Légion d'honneur, ancien sons-lieutenant 
des gardes du corps du roi, a épousé en 1812, 
Armand Louis-Marie Letellier, ancien gendarme 
de la garde du roi, lieutenant de gendarmerie et 
chevalier de la Légion d'honneur; lequel, sur la 
demande de messire Jacques Louis de Blanchard 
du Bozel, son beau-père, et on récompense de ses 
longs survices, a obtenu du roi. par ordonnance 
du 4 septembre 1816, et jugement du tribunal de 
Mortain (Manche), en date du 6 novembre 1817, 
d'ajouter au nom de Letellier, celui de Blanchard, 
et par lettres patentes du roi, en date du 17 e jour 
d'août 1816, S. M. a accordé au sieur Armand 
Louis-Marie Letellier de Blanchard, le titre de 
chevalier et les armes de la famille de Blanchard 
— De son mariage il a eu deux fils. 

Armes : D'azur, à trois croissants d'argent. 

LE TONNELIER DE BRETEUIL. 

Les anciens sires de Breteuil comptaient parmi 
leurs rejetons : Gauthie- de Breteuil, compagnon 
d'armes de Pierre L'Ermite; Everard de Breteuil, 
qui se croisaavec le roi Louis-le-Jeune etfut tué au 
combat de Laodicéeen 1148; Valeran de Breteuil, 
qui épousa Adèle de Dreux, petite-fille du roi 
Louis-le-Gros, et mourut sans po.vtérité. Leur 
race s'étant alors éteinte, la seigneurie de Bre- 
teuil passa dans la maison de Montmorency, et 
plus tard dans celles de Bourbon-Condé et de 
Béthune-Sully ; leurs armes étaient : d'or, à la 
croix d'azur. 

La Chesnaye-des-Bois et plusieurs généalogistes 
disent que la famille Le Tonnelier, (jui possédait 
au siècle dernier la terre de Breteuil, est origi- 
naire du Beauvoisis, et issue de Claude et de Jean 
Le Tonnelier frères, reçus secrétaire du roi, l'un 
en 1573, l'autre en 1577. Elle a produit des con- 
fie llers au Parlement, des maîtres de requêtes, 
des intendants de province, un colonel, deux 
mestres de camps et un ambassadeur. La souche 
s'est divisée en sept brandies, dont une seule, 
celle des Seigneurs de Chanteclerc est encore 
existante. 



La seigneurie de Fontenay fut érigée en mar- 
quisat au mois de février 1691, en faveur de Fran- 
çois Le Tonnelier de Breteuil, conseiller d'Etat. 
Cette famille a été admise à monter dans les car- 
rosses du roi, avec dispense de preuves. 

Armes : D'azur {alias : de gueules), à l'êpervier 
essorant d'or, longé et grilleté de même. 
Couronne de comte. 
Supports : Deux éperviers. 
Devise ! Nec spe, nec melu. 

LE TOUZÉ DE LONGUEMAR. 

Famille dont la branche aînée, fixée en Norman- 
die, est représentée par plusieurs rameaux. 

Elle a été anoblie en 1410; lettres enregistrées 
en 1411 en la personne de Jean Le Touzé du Mail- 
lot. Cette famille a fourni un commandant de 
Cherbourg en 16()6, un commandant du chàteau- 
fort de la Bochelalatte en 1651, un officier supé- 
rieur, deux gendarmes d'Artois, un chevalier de 
Saint-Louis, blessé à Minden (1769), un officier 
du même corps. Jean Baptiste, vote en 1789 
dans l'ordre de la noblesse ; et Augustin François, 
blessé à Oberkambaek. 

Ahmes : De gueule*, à la fasec d'or, accompa- 
gnée de trois roses d'argent 2 et 1 ; au chef cousu 
d'azur, chargé de trois fleurs de lis d'or rangées 
en fasce. 



LEUSSE (de). 

Famille originaire d Italie, établie en France 
depuis le xn e siècle. Son nom primitif était Lucio 
et celui qu'elle porte n'a été adopté qu'après plu- 
sieurs modifications : Lenczonis, Luconis, Lus- 
sonis, Leutzonis et Lutzonis. 

En 1212, au passage de l'Empereur Henri III en 
Dauphiné, Guillaume de Leusse accompagna le 
prince à Borne. — Jordan de Leusse en 1350. fut 
un des 19 seigneurs dauphinois, spécialement 
nommés, entre les mains de qui le dernier dau- 
phin Humbert II confirma, au fils du roi de France, 
la cession de ses Etats. Guy de Leusse, chevalier, 
fut chambellan de ce premier dauphin de la mai- 
son de France. 

Les branches modernes qui composent l'état 
actuel de cette famille descendent du marquis 
Louis de Leusse, qui mourut à Lyon sur l'écha- 
faud révolutionnaire, le 21 janvier 1794. 

Armks : De gueules, à deux bro-hets adossés 
d'argent, accompagnés de trois croix de Malte 
dor, 1 en chef et 2 en flanc. 

Couronne de marquis. 

Devise : Onor in terra, lo spirito incielo. 



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LE VAILLANT. 

Maison très ancienne dans la province de Nor- 
mandie qui est une <les cinq familles de gentils- 
hommes verriers auxquels divers édits royaux 
ont accordé tant de privilèges, principalement 
celui de non aérogcance ; ces privilèges leur ont 
été accordés non seulement parles rois de France 
mais encore par les ducs de Normandie. 

La maison Le Vaillant a possédé un grand 
nombre de fiefs nobles qui ont donné leurs noms 
à diverses branches parmi lesquelles nous cite- 
rons : La baronnie de Rkbais, les seigneuries de 
Saint-André, de Charny, du Douet, de Foixeville, 
du Buisson, etc., etc. 

La filiation suivie remonte à Jean Le Vaillant, 
écuyer, sieur du Haislre-Allaire, qui vivait en 
1516. Au cinquième degré, nous trouvons Louis 
Eugène Le Vaillant du Douët, marié en premières 
noces à demoiselle Adélaïde Le Mazurier du Re 
dan, morte sans postérité en 1827 ; et en secondes 
noces, le 20 avril 1830, à demoiselle Louise Caro- 
line Esther Mallet de Graville, dont il a eu pos- 
térité. 

Armes ' D'azur, au dextrochère mouvant d'une 
nuée, paré de gueules, tenant une èpée en pat 
aussi d'argent, garnie d'or. 

Couronne de baron. 

LEVAILLANT DE JOLLAIN. 

Ancienne et illustre, originaire de Bourgogne, 
établie dans les Flandres, cette maison remonte 
àGilliart, L r du nom, seigneur de Lambermont, 
qui se croisa en 1200, contre les Albigeois. 

Armes: Ecartelè aux 1 el 4, de gueules, au 
soleil d'or rayonnant, qui est de Vaillant ancien ; 
aux 2 et 3, d'argent, à deux lions adossés de 
gueules armés el lampissés d'azur, les queues 
entrelacées, qui est de Jollain. 

LE VANIER DES VAUVIERS. 

Famille originaire de Normandie, redevable de 
sa noblesse à la belle conduite d'un de ses mem- 
bres, Michel Le Vanier, gendarme du roi. Un 
jour de l'année 1709, qu'il était de faction sur les 
bords du Rhin, oii son corps d'armée avait pris 
ses cantonnements, il aperçut sur l'autre rive, le 
prince de Soubise, qui était aux prises avec trois 
cavaliers ennemis. Le prince allait infaillible- 
ment succomber dans cette lutte inégale, lorsque 
Michel Le Vanier, n'écoutant que son courage, 
abandonne son poste, se précipite dans le lleuve 
avec son cheval, et arrive assez à temps pour dé- 
livrer le prince du péril qui le menace, en tuant 
de sa main deux des assaillants. Le prince de 
Soubise, ne sachant comment reconnaître un si 



grand service et récompenser une aussi belle ac- 
tion, détache de sa poitrine la croix de St-t.ouis 
et la place sur celle de Michel Le Vanier; puis, 
quelque temps après, le prince sollicita et obtint 
des lettres de noblesse du roi Louis XIV, en fa- 
veur de Michel Le Vanier, de son frère Pierre Le 
Vanier et de ses enfants. 

Armes: D'argent, à un chevron de sable, ac- 
compagné de trois mertelles de gueules. 

L'écu timbré d'un casque de chevalier orné de 
ses lambrequins. 

LE VAVASSEUR (baron). 

Famille originaire de Normandie ; elle tire sa 
noblesse du général d'artillerie Le Vavasseur, 
créé baron de l'Empire. 

Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné 
de trois étoiles du même; au franc quartier des 
barons militaires . 

REPRÉSENTANTS ACTUELS 

Le Vavasseur (b onne ), 
née de Vandkul, rue 
Ghaussée-d'Antin, 68, à 
Paris. 

Le Vavasseur (Arthur, 
baron), marié à N... de 
Boury, rue Boissy -d" An- 
glas, 28, à Paris. 

Le Vavasseur (Paul, 
baron), marié à N... Du- 
fresne, rue Boissy-d'An- 
glas, 12 à Paris. 

Le Vavasseur (Léonce, baron), marié à 
N. d'AROENGE, avenue Marceau, 50, à Paris. 

LE VENEUR. 

Familk originaire de Bretagne, où elle était 
connue dès le xu° siècle, a formé en Normandie 
une branche illustre, qui eut pour auteur Jean Le 
Veneur, capitaine d'une compagnie d'hommes 
d'armes. 

La branche restée en Bretagne, a possédé les 
seigneuries de la Boissières, des Salles, de 
Beauvais, etc., et s'e-t divisée en plusieurs ra- 
meaux, l'un d'eux a produit le général Le Veneur, 
dont le nom est inscrit sur l'Arc de Triomphe de 
l'Etoile. 

Armks: D'argent, au grèlier d", sable, accom-^ 
pagné de trois roses de gueules 2, et 1 . 

LE VERRIER. 

Cinq familles de ce nom ont existé en Norman- 
die, et toutes ont été maintenues dans leur no- 




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408 — 



blesse lors de la recherche de 1000. — L'une, de 
la généralité de Rouen, est très ancienne puis- 
que nous trouvons un Jehan Le Verrier, écuyer 
de l'écurie du Roi en 1475, — l'autre de la géné- 
ralité d'Alençon, était représentée en 1000, par 
Charles Le Verrier, seigneur de Brémorin. Des 
trois autres familles, deux sont éteintes. La 3 e 
eut pour auteur Hugues Le Verrier, anobli par 
lettres patentes de l'année 1554 ; il eut un fils qui 
continua la descendance. 

Armes : D'or, au lion d'azur, armé et lampassé 
de gueules ; au chef du même, chargé de trois be- 
sants du champ. 

L'écu timbré d'un casque de profil, orné de ses 
lambrequins. 

LEVESQUE DE PUIBERNEAU. 

Famille originaire de l'Aunis, venue en bas 
Poitou en 1810. 

Armes : D'azur, à trois grenades d'or tomban- 
tes, posées 2 ei 1 . 

Devise: Fruclus et flores. 

LÉVIS-MIREPOIX (de). 

(San Fernando-Luis.) 

Maison féodale de l'isle de France, qui ratta- 
che son nom au village de Lévy-St-Nom (S.-et-O.) 
et qui t'ait remonter son origine à Philippe de 
Lévis, mort en 1209 ; « maréchal héréditaire des 
armées de la foi » vers 1504 ; marquis de Mire- 
poix (Ariège) vers 1700; duc de Mirepoix, 1751. 
titre éteint en 1757; Grand d'Espagne de l' e 
classe, sous le titre de duc de San-Fernando-Luis 
par suite du mariage, en 1817, de Gustave de Lé- 
vis, marquis de Mirepoix, de la branche de Lé- 
ran, avec Charlotte de Montmorency, fille d'Anne, 
duc de Laval et de San Fernando-Luis (depuis 
1819) 8 juin 1837 ; confirmation Espagnole en mai 
1805. 

Armes : D'or, à trois chevrons de sâble m 

REPRÉSENTANTS ACTUELS 

Charles-François-iZenri Jean-Marie de 
Lévis Mirepoix, duc de San Fernando- 
Luis, Grand d'Espagne de l re classe, 
né à Bruxelles, le 21 juillet 1849, marié à 
Paris, le 30 août 1883, à Henrieûte-Gâthe- 
ri ne-Marie de Chabannes la Palice d'Ha- 
vrincourt, née à Versailles, le 31 janvier 
1861. 

Enfants : 1) ^n^ome-François-Pierre- 
Marie-Joseph, marquis de Lèvis Mirepoix, 
né à Léran, le 1 er août 1884. 



2) PMomène-Marie-Charlotte-Gaud^ri- 
rique-Félicité- Ghislaine de Lévis Mire- 
poix, née à Léran, le 11 août 1887. 

Mère : D SS8 douairière Marie, née 
G tsse de Mérode, née le 8 novembre 1820 ; 
mariée à Bruxelles le 28 mai 1844, rési- 
dence : 55, rue de Varenne, à Paris. 

Frère du père. 

Sigismond, G te de Lévis Mirepoix, dé- 
cédé le 2 juillet 1886 ; marié à Paris, le 18 
juillet 1849, à Juliette des Balbes de Ber- 
ton de Grillon, née le 27 septembre 1822. 
Résidence, 121, rue de Lille, à Paris. 

Fils : 1) (zosfam-Gustave-Marie-Vic- 
turnien, M is de Lévis Mirepoix, né à Pa- 
ris, le 5 mai 1844; marié cà Paris, le 4 juil- 
let 1867, à Marie-Thérèse d'Hinnisdal, 
née à Paris, le 25 juillet 1844. Résidence : 
121, rue de Lille, à Paris. 

2) Adrien-Charles-Fe7iT-Marie, C te de 
Lévis Mirepoix, né à Paris, le 1 er mai 
1846, ancien officier de cavalerie, député 
de l'Orne ; marié à Paris, le 9 avril 1872, 
à Adelaïde-Albertine-iHartf&e Prévost de 
Saulty, née à Paris le 29 juillet 1854. Ré- 
sidence : 38, rue de Varenne, à Paris. 

Enfants : (1) Armande-Félicité-José- 
phine-Marie-A<?ZZ?/, née à Paris, le 18 
mars 1873 ; mariée «à Paris, le 9 juin 1892, 
à Félix, C te d'Hunolstein. Résidence : 125, 
rue de Grenelle, à Paris. 

(2) Philippe- Guillaume -Marie -Michel- 
Sigismond, né à Chèreperrine, le 28 sep- 
tembre 1874. 

(3) François-Gustave-Jeaw-Marie, né à 
Paris, le 25 juin 1876. 

(4) ^U&er^-Ghislain-Marie, né à Chère- 
perrine, le 16 novembre 1882. 

(5) Léonie-A/arié'-Marthe, née à Paris, 
le 29 avril 1890. 

(6) François-RenYÏ- Marie- Sigismond, 
né à Paris, le 19 octobre, 1894. 

3) Adi-ien-François-Guy -Marie -Val en- 
tin, G te de Lévis Mirepoix, né à Crillon 
(Oise), le 2 janvier 1849, ancien officier de 



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cavalerie; marié à Paris, le 17 janvier 
1874, à IsabeUé-Remiette Louise-Ghis- 
laisne de Beauffort, née à Moule (Pas- 
de-Calais), le 7 août 1849. Résidence : 25, 
rue de La Ville-l'Evêque, à Paris. 

Enfants : (1) Clémentine- Félicité-Gh\s- 
laine-Louise-Marie, née à Paris, le 17 dé- 
cembre 1874 ; mariée à Paris, le 18 octo- 
bre, 1803, à Aymard, G te de Chabrillan. 

(2) ^/-Ghislain-Louis-Marie, né à Pa- 
ris, le 11 mars 1879. 

LHARIDON DE PENGUILLY. 

Famille originaire de Bretagne, ayant possédé 
les seigneuries de Penanroz, de Kerandraon, de 
Keralain, de Penguilly. 

Elle a été déboutée à la réformation de 1070, 
puis appelée à l'arrière ban de Cornouailleenl694. 

Elle a donné un capitaine ligneur, tué par les 
royaux, à l'attaque de Oarhaix, en 1590. 

Celte famille a été anoblie en 1830, sous le ti- 
tre de baron, avec érection en majorât de la 
teire du Grand-Maros. 

Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné 
en chef de trois étoiles d'argent, et, en pointe, 
d'un pin arraché d'or. 

L'HOMME DIEU. 

Seigneur de Tranchant et de Lignerolles. 

La maison de L'Homme Dieu,dont sont issus les 
seigneurs de Tranchant et de Lignerolles, jouit 
de l'honorable avantage d'être placée au rang 
des anciennes familles de l'ordre de la no- 
blesse de France et d'avoir fourni depuis plu- 
sieurs siècles aux armées de nos rois des offi- 
ciers distingués, qui ont tous signalé leur valeur, 
et tous ont sacrifié leur vie au service militaire, 
ce qui est constaté par divers titres, pièces et let- 
tres patentes de nos rois en due forme ; les 
alliances de cette famille avec les maisons du 
Doyens, de Cocqueborne,de Cauville, du Buat de 
Nancy, etc., lui en ont donné également avec 
celles de Goetquen, de Bosmolec, de Budes, Sé- 
vigné, etc., et attestent encore son importance, 
la plupart de ces familles ayant fourni des Che- 
valiers de l'ordre de St-Jean de Jérusalem. La fi- 
liation suivie de cette famille, remonte à Jacques- 
Nicolas L'Homme-Dieu, vivant en 1417. 

Au e degré, nous trouvons François L'Homme- 
Dieu, chevalier, seigneur du Tranchant et de Li- 
gnerolles, l'un des gendarmes de la garde du roi, 
qui fit la campagne de Roussillon et eut un che- 
val tué sous lui, à l'approche de Collioure. Il 
fut reconnu dans sa noblesse d'ancienne extrac- 



tion, et fut pourvu de la charge de gentilhomme 
de S. M. Louis XIV, par lettres patentes signées 
du roi et de la reine-mère, données à Paris le 
30 mars 1646; il servit avec la plus grande dis- 
tinction en qualité de capitaine, exempt des gar- 
des du corps du roi, sous le maréchal de la Meil- 
leraye, assista au siège d'Arras, où, lui sixième, 
il repoussa les ennemis et fut blessé à la jambe, 
d'un coup de mousquet. 11 avait épousé : 1» le 23 
novembre 1631, Madelaine de Compaignon et 
2 e : Anne Le Maréchal ; il eut postérité du 1er 
lit. 

Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné 
en chef do deux étoiles du même, et, en pointe, 
d'un agneau pascal d'argent. 

Couronne de marquis. 

Les lambrequins aux couleurs de reçu. 

LIBAULT DE LA GHEVASNERIE. 

Famille originaire de Bretagne ayant possédé 
les seigneuries du Perray, de la Templerie, de 
Beaulieu, de la Barossière, du Bois-ès loup, de 
Belabord et de la Belusterie, de la Haye, de la 
Chevasnerie. 

Elle a eu une maintenue en 1669. Elle a donné : 
Gratien, échevin de Nantes en 1655; Gratien, 
maire en 1671, qui épousa Jeanne Moreau ; un maî- 
tres des comptes en 1751; un secrétaire du roi en 
1759, maire en 1764. 

Armes : D'argent, à six fleurs de lys de gueules, 
3, 2, 1 ; au chef de même, chargé de trois fers de 
piques d'argent, les pointes en haut. 

Devise : Pro deo, rege et patrie. 

LIGHY DE LIGHY (Vie). 

Cette famille compte parmi les plus anciennes 
de la noblesse militaire du Nivernais et du Bour- 
bonnais. Elle eut pour berceau un fief de la cha- 
tellenie de Saulge en Nivernais. 

L'acte le plus ancien dans lequel se trouve le 
nom de Lichy est un aveu, de 1320, de demoiselle 
Ménarde de Lichy, pour divers biens situés à 
Lichy. 

On voit ensuite de nombreux gentilshommes 
du même nom, écuyers ou chevaliers, posséder 
les seigneuries de Lichy, du Deffaud, de la Cave, 
du Puy, deL'isle, etc., etc. 

La branche actuelle descend de Marie Joachim, 
comte de Lichy, seigneur de Chevroux, né au 
château de Lichy, le 23 juin 1766; il entra le 
8 juillet 1782, au service du roi, en qualité de lieu- 
tenant dans la compagnie de chevaudégers de la 
garde de sa Majesté où il resta jusqu'à la réforme 
de son corps en 1787. 11 figura aux assemblées 
de 1789, émigra le 20 octobre 1791, fit la campagne 
de 1792 à l'armée des princes, frères du roi, 
rejoignit, le 6 juillet 1793, l'armée de son altesse 



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royale le prince de Condé, et fit dans le 3 me esca- 
dron les campagnes de 1793, 94, 95, 96, 97, 98, 99 
et 1800; se trouva à toutes les affaires, nom- 
mément à celle du 5 juillet 179(>, où par sa bra- 
voure, il sauva la vie à deux cavaliers nobles qui 
étaient sur le point d'être pris ou tués par un 
détachement de hussards ennemis. Il fut nommé 
en 1795, sous-brigadier dans le 2» n « escadron où 
il resta jusqu'au départ pour la Russie. 11 rentra 
en France en 1805, fut décoré de l'ordre du lys, 
le 8 août 1814, chevalier de Saint-Louis et major 
de cavalerie, le 14 février 1815, et réélit un peu 
plus tard le brevet de colonel de cavalerie. 
Il avait épousé en 1805, Marie-Louise Girod de 
Monrond, dont i) eut postérité. 

François Hyacinthe, marquis de Lichy, seigneur 
de la Lande, en Bourbonnais, suivit la carrière 
des armes, figura aux assemblées de 1789, émigra 
en 1791 et fit la campagne de 1792 à l'armée des 
princes; il était frère du précèdent ; un troisième 
frère, Paul-François qui suivit ses deux aînés à 
l'armée du prince, chevalier du lys et de Saint- 
Louis, mourut sans enfants. 

A la révolution, Jacques-Gabriel fut incarcéré, 
mais épargné a cause de son grand âge, il avait 
77 ans. Sa femme Jeanne de Dreuille, périt vic- 
time sur l'échafaud; le château de Lichy fut vendu 
nationalement et racheté par les trois filles de 
Jacques-Gabriel. 

Armes '. D'azur, à la bande d'argent, accostée de 
trois losanges d'or, 'péris en bande et posés l en 
chef et 2 en pointe. 

Couronne de comte. 

Devise : Aussi noble que Henry. 

LIGHTENBERG (de). 

Hesse. 

Barons du 16 mai 1809. 

Armes : D'azur, au chevron accompagne en chef 
ae deux étoiles, et, en pointe, d'une coquille ren- 
versée, le tout d'argent. 

Casque couronné. 

Cimier : Cinq plumes d'autruche alternant d'ar- 
gent et d'azur . 

LIEDEKERKE BEAUFORT (de). 

Province de Liège. 

Armes : Ecartelé : aux 1 et 4, de gueules à trois 
lions d'or, armés et lampassés et couronnés 
d'azur (Liedekerke) ; aux 2 et 3, d'hermine, à la 
blinde coticée de gueules (Beaufort). 

Supports : Deux griffons d'or, armés et lam- 
passés de g ueu tes. 

LIÈGE (du). 

Seigneurs du Liège, de Çharrault, de Puychau- 



meix, de Fleix, dans la Marche et le Poitou. 

Famille originaire de la Haute-Marche, fort an- 
ciennedans cette province, d'où sesrameauxsesont 
étendus dans le Limousin et le Poitou. Le double 
nom qu'elle porte, du Liège de Puychaumeix, lui 
vient des deux principales seigneuries qui lui ont 
appartenu. Celle du Liège qui fut son premier 
berceau était située dans la paroisse de Saint- 
Hilaire le Château (Creuse). 

Le fief de Puychaumeix, auquel les seigneurs 
du Liège empruntèrent leur surnom dès le com- 
mencement du xvic siècle, ©tni t mouvant delà 
seigneurie de Pontarion. Ce château resta la rési- 
dence principale de la famille jusqu'en 1791. 
Un rameau de la famille du Liège, détaché de la 
souche, s'est établi en Picardie ; son dossier 
généalogique est conservé à la Bibliothèque na- 
tionale. Ou y tro.ive deux arrêts de maintenue de 
noblesse des 5 mars et 20 août 1717, en faveur 
l'un de Pierre de Liège, écuyer, sieur de Saint- 
Mars et de Léouville, l'autre de son neveu Domi- 
nique du Liège, vicomte d'Ursec. Leur ascen- 
dance, d'après les actes qui y sont rapportés, 
remonte à Louis du Liège d'Ursec, marié a Fran- 
çoise de Mussanam, dont le fils Jean du Liège, 
vicomte d'Ursec, épousa, par contrat du 5 mai 1612, 
Françoise de Lesgré. 

Les titres et les preuves que fournit Jacques du 
Iiiège du Çharrault, pour son admission dans 
l'ordre de Malte, en 1586, remontent à Bertrand, 
seigneur du dit lieu qui vivait en 1512. 

Armes : De gueules, à l'épée d'argent posée en 
bande. 

Les armes, d'après un jugement obtenu contre 
François de Chastenet allié au 4 e degré, parais- 
sent devoir être blasonnées : 

De gueules, à trois chevrons d'or, et à l'épée 
d'argent en bande brochant sur le tout. 

LIÉGEARD ou LIÉGEART (de). 

Famille originaire de Bourgogne dont un mem- 
bre fut créé baron en 1821 . 

Elle a donné : un greffier général des conseils 
de la ville d'Auxerre en 1785, aïeul d'un général 
de brigade en 1805. 

Armes : Parti ; au 1, d'argent à trois chevrons 
de gueules ; au 2, d'azur à une tour ouoerte 
d'argent, maçonnée de sabla. 

LIGER-BELAIR (de). 

Famille originaire de Bourgogne. 

Le premier auteur connu est Louis-Nicolas 
Liger-Belair, écuyer gouverneur, en 1760, du 
prince héréditaire de Wurtemberg (plus tard le 
roi François I er ), conseiller et premier médecin de 
la cour. 

Louis de Léger-Belair fut créé baron de l'Empire 



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— 414 



en février 1809, et lieutenant-général en 1811. Il 
fut revêtu du titre héréditaire de vicomte par 
lettres patentes du roi Louis XVIII, en date du 
29 juin 1819 et du titre de comte par lettres patentes 
en date du 12 avril 1828. 

Armes : D'azur, à la fasce d'or, accompagnée 
de six étoiles d'argent, 3 en chef, et 3 en pointe. 

LIGIER DE LA PRADE. 

Seigneurs de la Prade. Très ancienne famille 
originaire de la ville de Billom, en Auvergne. 
Elle compte un châtelain de la ville de Besse 
'1098), un sous-lieutenant dans le régiment de 
Chalmazel-infanterie (1690), qui fit la campagne 
d'Espagne et y fut blessé grièvement; devenu 
capitaine, il se retira du service après avoir 
obtenu du roi Louis XV une ordonnance du 
20 août 1730, qui, en récompense de sa belle con- 
duite à la bataille de Villa- Viciosa, lui accordait 
la noblesse. Plus tard, le roi Louis XVIII, a, par 
des lettres patentes, du 22 février 1817, adressées 
à Jean-Baptiste Luder de la Prade, reconnu et 
confirmé sa précédente noblesse. La filiation 
remonte à Claude, seigneur de La Prade, en 1010, 
marié à Marguerite Jarghaud, dont il eut posté- 
rité. 

Jeau-Baptiste, dont il est parlé plus haut, con- 
firmé dans la noblesse en 1817, est porté, ainsi 
que sa mère et sa sœur, sur la liste des otages du 
roi Louis XVI. Il épousa, en 1810, Sylvie Saul- 
nier d'Anchald, et eut entre autres enfants, Fran- 
çois, auteur de la branche cadette. 

Armes ; D'or, àunc branche d'olivier de sinople, 
garnie de ses fruits de gueules et entrelacés en 
sautoir ; au chef de gueules chargé de trois flam- 
mes d'or. 

LIGNERIS (des). 

En Vendômois. Ancienne noblesse, dont la 
filiation commence à François des Ligneris, qua- 
lifié chevalier en 1389, époux de Anne de Tour- 
nemine, dont la postérité s'est poursuivie jusqu'à 
nous; elle a fourni un président à mortier au 
Parlement de Paris, un capitaine de 50 hommes 
d'armes, un brigadier des gardes dn corps du roi, 
des chevaliers de Saint-Louis et un chevalier des 
ordres du roi. 

Armes : De gueules, frettê d'argent : au franc 
quartier d'or, chargé d'un lion de sable ; au lan.- 
bel de trois pendants d'azur. 

LIGNI VILLE {de). 

Illustre et jadis puissante maison de Lorraine, 
et la seconde des quatre de la haute chevalerie 
de cette province, dont elle est originaire. Ces 
quatre races sont : du Châtelet, Ligniville, Harau- 



court et Lenoncourt. 11 fallait en être issu par les 
femmes, pour avoir entrée dans les Assises ou 
Etats de Lorraine, et le droit de pairie primitive 
leur a toujours été conservé. La maison de Ligni- 
ville a porté primitivement le nom de Nancy, 
son premier apanage ; ensuite, jusques à la lin du 
xiv« siècle, le nom de Rozières, qui est celui 
d'une ville considérable dont relevaient 3vJ com- 
munautés. Cet immense patrimoine fut cédé l'an 
1291, par Jean de Rozière, a Ferri, duc de Lor- 
raine, qui lui donna en échange tout ce qui lui 
appartenait à Dom Julien-sous-Monfort et à 
Gerarvilliers, ainsi que ce qui lui était dû sur la 
ville de Vitel. Ce fut dans le commencement du 
xv e siècle, que cette maison quitta le nom de 
Rozières pour prendre celui de Ligniville, nom 
de la principale terre dont elle jouissait, située à 
deux lieues de Darney, au diocèse de Toul. Les 
historiens s'accordent presque tous sur l'extrac- 
tion de cette maison, de Gérard d Alsace, pie- 
mier duc héréditaire de Lorraine, ou des anciens 
comtes de Metz, aussi de la même maison de 
Lorraine. Elle établit sa filiation depuis ihéo- 
doric de Rozières, seigneur de la ville de ce nom 
qui, l'an 1172, comparut avec ses enfants à la do- 
nation que Mathieu II, duc de Lorraine, fit à 
l'abbaye de Clairlieu. Depuis cette époque, celte 
maison n'a cesssé de remplir les charges les plus 
éminentes de la Cour de Lorraine; elle a donné 
des conseillers et secrétaires d'Etat, des cham- 
bellans et gentilshommes de la Chambre, des 
gouverneurs de places ; un grand maitre d'artille- 
rie et un grand veneur de Lorraine ; deux géné- 
raux de l'artillerie, un généralissime des armées 
de Charles IV, duc de Lorraine, un général-major 
au service de l'empereur, tué à Colorno, en 1734, 
un maréchal des duchés de Lorraine et de Bard, 
un chevalier de l'ordre du Croissant, des cheva- 
liers de Saint-Michel et de plusieurs ordres 
étrangers, des conseillers d'Etat, et des gentils- 
hommes ordinaires de la Chambre de nos rois; 
plus de trente officiers supérieurs et plus de 
cent officiers de divers grades, la plupart morts 
au champ d'honneur. Les différentes branches de 
cette maison, élevées à la dignité de comte de 
l'Empire, par diplôme du 3 février 1020, et qui a 
possédé plusieurs fiefs en toute souveraineté, 
sont : 1° les seigneurs de Ligniville et deTanton 
ville, éteints en 1640 ; 2° les seigneurs de Turnos 
et de Gironcourt, barons de Rhimbourg ; 3° les 
marquis d'Houécourt et seigneurs de Lironcourt, 
éteints ; 4o les barons de Vannes, éteints au 
xvm e siècle; 5° les seigneurs de Villars, comtes 
d'Autrecourt, etc., etc. 
Armes : Losange d'or et de sable. 

LIGONDÈS (de) ou Ligondez et Ligon- 
deix. 

Ancienne noblesse d'Auvergne, qui tire son 
nom de la seigneurie de Ligondeix, située dans 



L-^.-.r ■.-. 



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la paroisse de Chambauchard, sur les confins de 
l'Auvergne et dans l'élection de Combrailles, 
intendance de Moulins. Le château et la tour de 
Ligondeix sont distingués par leur ancienneté- 
Les seigneurs de ce nom sont connus il y a plus 
de 600 ans. Lors de la recherche de la noblesse, 
en 1660, ils produisirent à M. Fortia, intendant 
d'Auvergne, plusieurs titres des années 1314 et 
1318, qui prouvent leur filiation depuis Perrin de 
Ligondès, écuyer, seigneur de ladite terre, lequel 
épousa Isabeau du Château, dont l'arrière-petit- 
fils, François de Ligondès, prouva qu'il était 
d'une noblesse ancienne et suffisante pour forti- 
fier sa maison et la défendre lui-même. 

Elle compte des gentilshommes ordinaires de 
la Chambre du roi en 1556, des capitaines de 
100 hommes d'armes, un capitaine des Gardes du 
corps du roi Dauphin, un colonel d'un régiment 
de cavalerie et brigadier des armées du roi et des 
chevaliers de Saint-Louis. 

Elle a formé les branches des seigneurs de 
Châteaubodeau ; des seigneurs de Ligondès et 
de Rochefort; des seigneurs de Fartumier et des 
seigneurs de Saint-Domet. 

Les diverses branches existantes de la famille 
de Ligondès comptaient au dernier siècle, neuf 
chevaliers de l'ordre de Malte, admis dans l'in- 
tervalle de 1712 à 178S ; une chanoinesse de Coyse 
en 1787, • une chanoinesse comtesse de Laveine, 
à la même époque et une dame religieuse de la 
maison royale de Saint-Cyr, 

Armes : D'azur, au lion rampant d'or, accom- 
pagné de molettes d'éperons de même sans nom- 
bre. 

LIMA {dé). 

Famille originaire du Portugal, dont l'état de 
noblesse nous est inconnu. 
Armes : Paie d'or et de gueules de huit pièces. 

LIMAYRAG {de). 

Famille originaire du Périgord, où sont les 
ruines d'un château de son nom. Elle est fixée 
dans le Quercy depuis le xiv e siècle. On y 
remarque Arnaud de Limayrac d'Audussan, qui 
figure dans deux concessions de fiefs faites en sa 
faveur le £2 janvier 1454. 

Raymond de Limayrac, qui figure, entre autres 
témoins nobles, dans une sommation en date du 
3 juillet 1462, etc. 

En 1697, Gabriel de Limayrac fit enregistrer les 
armoiries de sa famille à Y Armoriai général offi- 
ciel, aux registres des généralités de Montaubaïi 
et de Quercy. 

Armes : D'azur, à une fasce d'or, chargée de 
trois limes de sable. 



LINDEMANN (dé) 

Eavière. 

Comtes napolitains du 6 février 1801, barons 
bavarois du 11 février 1875. 

Armes : Coupé: au 1, de gueules à l'aigle nais- 
sant d'or mouvant du coupé; au 2, d'or, à une 
feuille de tilleul de sinople, la tige en bas, ladite 
feuille accostée de deux étoiles d'azur. 

Cimier : L'aigle issant du 1, sommée d'une étoile 
d'or. 

Supports : Deux sauvages de carnation ceints 
de lierre, tenant de leur main libre une branche 
de tilleul feuilléc de sinople. 

Devise : In stella tutu?,. 

LINIÈRES ou LIGNIÈRES (de). 

La seigneurie de Linières, commune de Cha- 
rensat, en Combraille, a donné son nom à une 
famille distinguée. Elle se rattache, d'après cer- 
tains auteurs, aux puissants barons de Linières 
en Berry. Elle compte plusieurs officiers distin- 
gués dont Guillaume de Linières, tué à la journée 
de Poitiers en 1356, et Antoine de Linières, chas 
seur de marque, capitaine de 50 hommes d'armes, 
chevalier de l'ordre du roi, gouverneur de Char- 
tres et du pays chartrain, sous Charles IX, qui 
l'honora d'un brevet pour la l re charge de maré- 
chal de France qui viendrait à vaquer. 

Antoine de Lignieres, seigneur de la Faloise, 
demeurant à Osly, élection de Soissons, existait 
en 1551. 

Armes : D'argent, à la croix ancrée de gueules. 

LINIERS (de). 

Maison d'ancienne chevalerie, qui a pris son 
nom d'une terre située près de Thouars en Poitou. 
Son premier auteur connu est Guillaume de Liniers 
chevalier, qui eut pour fils Jean, aussi chevalier, 
et père de plusieurs enfants qui ont continué la 
descendance. Cette maison a contracté des alliances 
avec les familles de Chàtaigner, de Saint-Georges, 
d'Emery de Hérisson, de la Rochefoucauld 
Bayers, etc., etc. 

Armes : D'argent, à la fasce de gueules, à la 
bordure de sable, semée de besants d'or. 

LINSINGEN (de). 

Maison comptée parmi la noblesse la plus an- 
cienne de l'Allemagne. Elle peut fournir onze 
tables généalogiques, où toutes les personnes de 
ce nom sont placées selon les branches, divisions 
et subdivisions et par ordre chronologique. 

Cette maison a l'avantage de pouvoir démontrer 
une filiation non interrompue depuis 1232, jusqu'à 



— 417 - 



— 418 



présent. Elle est du rang de celles qu'on appelle 
è/igible dans les hauts chapitres et ordres de che- 
valerce d'Allemagne, ce qui constitue en Alle- 
magne la Haute noblesse. 

Dans les temps les plus reculés, les premiers 
seigneurs de cette maison ont porté la dignité de 
chevalier, mites A la Cour de Vienne et dans les 
Etats héréditaires de l'empereur, où toutes les an- 
ciennes familles se sont fait décorer du titre de 
Comte, celles qui sont chapitrables des autres 
Etats de l'Empire d'Allemagne, sont qualifiées du 
titre de Baron, parce que, après leurs souverains, 
elles sont les premiers seigneurs et vassaux de 
leurs provinces. 

Quant à l'origine de la maison de Linsingen, 
elle se perd dans l'antiquité la plus reculée; une 
tradition de la famille est qu'elle descend d'an- 
ciens romains du nom de Lentulus ; mais il est 
vraisemblable, suivant un mémoire envoyé, 
qu'elle n'a porté d'abord que la première syllabe 
de son nom, Lins ou Lens; et que, dans la suite, 
ceux de cette famille ayant ajouté ingen, qui ne si- 
gnifie autre chose que les successeurs, gens d'une 
même race. 

Lyns qui parait en 1057, demeurait dans les 
contrées où l'on trouve, environ 150 ans après, 
cette famille pleinement établie sous le nom de 
Linsingen, qu'elle porte depuis le premier sei- 
gneur Louis de Linsingen. Après avoir été ancien- 
nement établie au Palatinat, elle s'est transplan- 
tée en Hesse et en Thuringe, où elle acquit et 
possède de père en fils, des fiefs masculins : les 
titres originaux s'en conservent depuis plus de 
240 ans, dans les archives de la cour féodale de 
Mayence, et les terres dont elle est en possession. 
Dans ces terres, tous les seigneurs jouissent des 
droits et prérogatives attachés à toutes les terres 
nobles, tels que justice, vassaux, cens. Sa filia- 
tion suivie commence à Louis de Linsingen, qua- 
lifié miles, qui vivait en 1233, mentionné comme 
premier témoin dans le procès-verbal fait par 
ordre du Pape Grégoire IX, pour constater la vé- 
rité des miracles de Saint-Elisabeth Landgrave 
de Thuringe. 

Cette maison a formé une quantité de branches 
dont plusieurs subsistent et plusieurs de ses 
membres ont servi dans les armées françaises. 

Armes: Bégueules, à trois fasces cousues d'azur, 
chargées de sept figures, qui sont sept lentilles 
d'or, posées 3, 3 et 1 . 

Cimier : Un casque ouvert de 5 à? grilles, ceint 
d'une couronne d'or, chargée d'un bouquet de 
lentilles, entre deux vols d'aigles, blasonnés 
comme l'écu. 



LIOULT DE GHENEDOLLÉ. 

Maison originaire du pays de Vire, en Norman- 
die, d'ancienne noblesse de robe ; ses membres 



ont porté à diverses époques les surnoms ter- 
riens de plusieurs seigneuries importantes qu'ils 
possédaient, tels que de la Durandière, de la Gi- 
raudière, de Chênedollô, etc. Ce dernier a prévalu 
;t est resté dans la famille. 

Nous ne pouvons préciser à quelle époque il 
faut faire remonter sa noblesse ; seulement des 
actes authentiques nous ont révélé une longue 
possession d'Etat, ainsi que des alliances de na- 
ture à caractériser nettement sa condition. 

Charles Julien Lioult de Chênedollé auteur du 
Génie de l'homme ; des éludes poétiques, etc., fut 
une des plus grandes illustrations littéraires du 
Bocage normand ; il était né le 4 novembre 1769. 
Le nom de Chênedollé, porté dès sa jeunesse par ce 
poète, selon l'usage de l'époque et pour le distin- 
guer de son père, appelé de Saint-Martindon, a été 
immortalisé par ses beaux vers que Madame de 
Staël se plaisait à proclamer « hauts comme les 
cèdres du Liban ». 11 est le seul porté aujourd'hui 
par ses descendants. Quelques années après son 
retour de l'émigration il épousa en 1810,1e 4 juin, 
demoiselle Aimée-Françoise Antoinette de Dan- 
ville, dont il a eu cinq enfants. 

Armes : D'azur, au lion d'argent, armé et lam- 
passé de gueules. 

L'écu timbré d'un casque orné de ses lambre- 
quins. 

LIPHART (de). 

Maison originaire de Livonie. 

Armes : Coupé : au 1, d'azur à trois molettes 
d'or : au 2, d'or à un cœur de gueules. 

Cimier : Une plume de pan au naturel entre 
deux proboscites coupées alternant d'or et d'azur. 

Lambrequins à dextre d'or et d'azur, à senestre 
d'or et de gueules. 

LIRON D'AIROLES. 

Seigneur de la Rouvières et d'Airoles en Lan- 
guedoc. 

Cette famille compte parmi la noblesse du Lan- 
guedoc depuis une époque très reculée du moyen 
âge, et y occupait un rang très distingué au xiv e 
siècle. 

Elle a constamment soutenu le rang que leur 
assignait leur ancienne origine par les fonctions 
qu'elle occupa, par des services militaires distin- 
gués et par leurs nobles alliances avec d'ancien- 
nes maisons dont les principales sont : de la Fa- 
brègue, du Rousset de la Farelle, de Bringuier, 
de Thoms de Brun.de Roussy, de Serres, etc., etc. 

C'est en 1610 que cette famille, qui avait réuni 
la totalité des droits féodaux de la seigneurie du 
domaine d'Airoles, prend la qualification de sei- 
gneurs d'Airoles et autres lieux. 



Tome II 



14. 



411) — 



— 420 - 



Sa filiation suivie est établie depuis Guillaume 
de Liron, seigneur de la Rouviere-Kaouls, dont 
le fils, consul de la ville du Vigau, se maria en 
1529 à dame Isabeau Farcaille. 

Cette famille compte un grand nombre d'officiers, 
dans nos armées, chevaliers de Saint-Louis. 

Armes : De gueules, à un lion d'argent, et un 
chef d'azur chargé de deux étoiles d'or. 

Couronne de comte. 



LISLE (de). 

Nous trouvons deux familles de ce nom. La pre- 
mière originaire de Lorraine, des seigneurs da 
Gonaincourt, de Saint-Germain, de la Maison- 
Forte de Brainville, en Lorraine, qui a pour au- 
teur Jean de l'Isle, conseiller du grand duc Char- 
les III, et lieutenant général du baillage de 
Bassigny, anobli par lettres de ce prince don- 
nées à Nancy, le 8 juin 1572. Famille qui a fourni 
des officiers de cavalerie et d'infanterie et qui 
porte pour armes: D'azur, au chevron d'or, chargr 
de trocs croisettes or tré/lees de gueules, et accom- 
pagné de trois têtes de licornes d'argent. 

La seconde famille de ce nom est originaire 
d'Ecosse. Elle passa en France sous Charles XII, 
dont elle embrassa le service. Elle s'établit en- 
suite en Provence, et sa filiation remonte jusqu'à 
Guillaume de Lyle, qui eut pour fils Honoré de 
Lyle, archer du corps du roi, marié en 1457, à 
AndrivettedeBoniface.il suivit le roi Charles VIII 
dans son expédition d'Italie. Cette maison a fourni 
des capitaines, un commandant de vaisseau 
et des chevaliers de l'ordre royale et militaire de 
SainbLouis. 

Elle porte pour armes : D'azur, à deux palmes 
d'or adossées, posées en pal et surmontées d'une 
étoile du même. 

LISLE du DRENEUG et du FIEF. 

D'ancienne extraction chevaleresque, les de 
Lisle tirent leur origine de Lisle Saint-Jouan, vi- 
comte d'ancienneté en Pévêché'de St-Malo (Nobl. 
de Bretagne, t. III). 

1066. Raoul et Honfroy de Lisle, compagnons 
de Guillaume le Conquérant, figurent au Doomes- 
day-booh. La branche anglaise, qu'ils ont fondée, 
est inscrite dans le Wapenbœck de Gelre (1334- 
1370), p. 68. «Jehan de Lisle, fils de Robert, sei- 
gneur et baron de Lisle. » Dans l'armoriai de la 
Jarretière: « Jean de Lisle, baron, 5 e chevalier. » 
Dans Froissart qui rapporte que le roi « à la mort 
de Godefroy de Harcourt, se mit en possession du 
château de Saint-Sauveur, et en confia la garde à 
monseigneur Jean de Lisle, « un appert chevalier 
sûrement. » VI. 13. 

1096. Guillaume de Lisle, témoin d'un legs do 
Jean de Dol (D. Lobineau, t. 1. p. 102). 



1158. Renaud de Lisle, témoin d'une donation 
(Titres de Marmoutiers). 

1218. Raoul de Lisle, qualifié du titre de cheva- 
lier dans un acte de 1218 (D. Lobineau, t. 2, c. 144). 

1248. Jean de Lisle, croisé. Accompagna le duc 
de Bretagne à la l^e croisade de St-Louis (Bibl. 
nat. M. F. 1665, f° 4b'. 

1266. Olivier de Lisle, cité au t. I de l'Histoire 
de Bretagne (Dom Morice, c. 1001, Preuves). 

1308. Jean de Lisle, signe à l'ouverture du tes- 
tament du duc Jean II. 

1356. Raoul de Lisle, porte-large ; montre de 
1356. 

1356. Jean de Lisle, chevalier, tué à la bataille 
de Poitiers (L'impôt du sang,d'Ruzier t. 2, p. 279). 

1370. Jehan de Lisle. Montre de Bertrand du 
Guesclin, 14 décembre 1370 (Dom Morice, Preuves 
T I, c. 1645). 

1394. Raoul de Lisle, témoin pour le comte de 
Penthièvre (24 janvier). Dom Morice, t. 2, c. 241;. 

1415. R. de Lisle, tué à la bataille d'Azincourt. 
(L'impôt du sang, d'Hozier t. 2, p. 279.) 

1418. Jehan de Lisle, montre de Gui. Le Hidoux, 
accompagne le duc Jean V à son voyage en France. 

1427. Jehan de Lisle parmi les nobles qui s'ar- 
ment en la paroisse de Lanmeur (Archives Loire- 
Infi - eB. 1160). Prête serment de fidélité au duc 
Jean V (Arch. Loire-Infre et D. Morice, Preuves, 
t. 2, c. 1309). 

1480. René de Lisle, homme d'armes du duc. 
Epouse en 1489 Jeanne de Boisbenoit, en Vallet. 
(Preuves de la Réformation de 1668.) 

1521. Louis de Lisle, marié à Jehanne des Pèze- 
ries (actes de l'état-civil de Chàteau-Thébaud). 

1567. Jean deLisle de la Tallebote, marié àPer- 
rine de Biré (état-civil de Chàteau-Thébaud). 

La filiation par actes de l'état-civil s'établit jus- 
qu'aux représentants actuels : de Lisle du Fief, 
de Lisle du Dreneuc. 

Pierre de Lisle, évêque de Tréguier en 1324. — 
Geoffroy de Lisle, témoin pour la canonisation de 
Saint Yves en 1330. — Morice de Lisle, chevalier, 
chargé par le duc Jean V de la réformation de Tré- 
guier, 1427. — Antoine de Lisle, seigneur des 
Pèzeries, député de la ville de Nantes aux Etats 
de Bretagne en 1643.— Guillaume de Lisle, maire 
de Nantes, en 1686. — Prudent de Lisle, capitaine 
de vaisseau. 

Armes : De gueides à dix billettes d'or, 4, 3, ?, 1 . 
Couronne de marquis. 

LIVRON (de) 

Très ancienne famille originaire du Dauphiné. 
Elle possédait en Champagne le marquisat de 
Bourbonne (les bains), et en Lorraine la seigneu- 
rie de Ville, que Gabrielle de Bassompierre avait 
apportée à son mari. 



421 




La filiation commence à Chaînes de Livron, 
marquis de Bourbonne, maréchal de camp, lieu- 
tenant général au gouvernement de Champagne, 
gouverneur de Coiffy et de Montigny, capitaine 
de 50 hommes d'armes, chevalier du St-Esprit en 
1633, marié le 17 août 1629 avec Anne d'Anglure 
de Savigny dont il eut postérité. Un de ses fils fut 
chevalier de l'ordre de Malte. 

Cette maison s'est alliée àcelles de Bauffremont, 
de Choiseul et de Montpezat. 

Armes : L'argent,, à trois fasces de gueules ; au 
franc-quartier d'argent chargé d'un roc d'échi- 
quier de sable. 

LLOBET [de). 

Famille originaire d'Espa- 
gne fixée en Boussillon. 
Armes : D'or, au Loup ravis- 
sant de gueules ; au chef d'à: in- 
clut rgé de trois étoiles d'argent. 

REPRÉSENTA NTS 
ACTUELS 

Llobet (Joseph de). Ré- 
sidence : rue de l'Ange, 
4, à Perpignan, et à ïo- 
reilles ; marié à Gabrielle de Chefdebien, 
dont: à) Marie-Thérèse, mariée à Joseph 
du Lac ; b) Marguerite, mariée à Dieu- 
donné du Lac ; c) Charles, marié à Gene- 
viève Guiraud du Falga; d) Michel, 
lieutenant d'infanterie de marine; e) Au- 
gustine; f) Emérentienne, fille de la Charité 
de St-Vincent-de-Paul ; g) Joseph, sous- 
lieutenant de réserve ; h) Gabriel, diacreau 
séminaire français à Rome, docteur en phi- 
losophie. 

Frère: Llobet (François). 

LOGES (des). 

Bonne noblesse du ressort de Bennes en Breta- 
gne, qui remonte à Pierre des Loges, sieur du clos 
d'Oriere, vivant en 1411. 

Ceux de ce nom furent déclarés nobles d'extrac- 
tion par arrêt rendu en la chambre de la réforma- 
tion le 25 octobre 1668 : dans ce même arrêt est 
compris Bené des Loges, seigneur de Kerriou. 

Armes : D'azur, au lion d'or. 

LOMBARD DE MONTGHALIN (de). 
Famille originaire de la Bourgogne où elle pos- 



sédait la noblesse depuis de longues années. Le 
premier de ses membres qui vint en Dauphinéfut 
Charles de Lombard, seigneur des Gardes, Mont- 
gribet, Montchalin, etc., né en 1691 à Nancy en 
Lorraine, gentilhomme ordinaire de S. A. B. Më T 
le duc prince de Condé ; il épousa en premières no- 
ces, par contrat du 1er août 1711, Marie de la Ba- 
lure, dame du dit lieu, Courtenay et Montchalin ; 
elle hérita de son oncle, le comte Jean -Baptiste de 
la Balme de Montchalin, chevalier de Malte, sous 
la condition que son second enfant porterait les 
armes de la Balme, écartelées des siennes. C'est 
à cette occasion que M. de Lombard prit le sur- 
nom de Montchalin. Il épousa en secondes noces, 
en 173'i, Marie de Géry. Il laissa postérité des 
deux lits. 

Armes : D'argent, au chevron de gueules, accom- 
pagné de trois fleurs de lis de sable ; au chef de 
gueules, qui est de Lombard ; ècarlelé de gueules, 
à trois pals d'or, à la bande de sable brochanisur 
le tout, qui est de la Balme-Montchalin. 

Les armes de Lombard étaient primitivement : 

D'or, au cheoron de gueules, accompagné de 
trois fleurs de lis desabte ; au chefd'a^w. 

Le chef de gueules est une brisure prise par la 
branche, de Dauphiné. 

Devise: Deus, rex, honor. 

LOMÉNIE (de). 

Famille originairedu Limousin qui a donné Jean 
de Loménie, secrétaire d'Etat, qui périt dans 
l'horrible boucherie de la St-Barthélemy en 157:2. 

Martial de Loménie, seigneur de Versailles, 
greffier du conseil, fut tué à la St-Barthélemy 
à Paris l'an 1572. Le roi de Navarre, qui fut depuis 
Henri IV, avait toujours estimé son zèle et sa fi- 
délité. 

Henri-Auguste de Loménie, comte de Brieuse et 
de Montberon enAngoumois, fut secrétaire d'Etat 
et des finances, mourut en 1666,baron dePougy et 
de Boussac, chevalier, conseiller du roi en ses 
conseils ; lui et sa femme donnèrent une rente de 
200 livres à l'hôpital des Incurables en 1643. 

Armes : D'or, à l'arme de sinople, aux racines 
de métne. 

LONGUEAU DE St-MIGHEL (de). 

En Gàtinais.Dans le dénombrementdesécuyers 
de la Chàtellenie de Chateau-Landon, on trouve 
Bobert et Pierre de Longueau, vivant en 1200, et 
qui demeuraient dans la baillie de Cessy. 

La filiation de cette famille remonte à Jean de 
Longueau, écuyer, seigneur de Parville, vivant en 

Au 5 me degré, nous trouvons Jean de Longueau, 
écuyer, seigneur de Parville, de St-Michel, etc. 



— 423 - 



424 



qui épousa le 13 janvier 1538 Jeanne de Courcel- 
les, dame de Thorigny. 

Cette famille compte plusieurs officiers des ar- 
mées du roi, chevaliers de St-Louis. 

Armes : D'azur, frettè d'argent de six pièces. 

LONGUEIL (de). 

Illustre et ancienne maison noble, originaire de 
Normandie, qui a produit de grands hommes et 
qui prétend tirer son nom des bourg et terre de 
Longueil, situés dans le baillage de Caux, près 
de la ville de Dieppe. 

Adam de Longueil, le premier dont il soit fait 
mention, vivait en 1066 et accompagna Guillaume 
le Bâtard à la conquête de l'Angleterre, où il se 
distingua a la bataille de Londres donnée le 14 
octobre de la même année. Il laissa Guillaume de 
Longueil qui épousa Berthe de Villiers et en eut 
un fils, dont le nom est inconnu, et une fille mariée 
au seigneur Loredano, de Venise. 

Dans un vieux registre des nobles de Norman- 
die, on trouve un Elie de Longueil, seigneur d'E- 
pauville, Poniquetat et Colmesnil. 

Henri, seigneur de Longueil, depuis lequel la 
filiation est suivie, vivaiten 1215 et épousa Marie 
de Saint-Denis-sur-Sarthe. 

Son arrière-petit-fîls, Guillaume, 2 e du nom, 
seigneur de Longueil, capitaine de 50 lanciers, 
chambellan de Charles d'Anjou, roi de Naples et 
de Sicile, est nommé dans les lettres du roi Saint 
Louis de l'an 1260. 

Geoffroy-Marcel, au 6 e degré, chevalier de l'or- 
dre de l'Étoile, gouverneur de Ponloise sous le 
roi Jean, en 1332 et 1334, puis de toute la province 
de Normandie, fut tué à la funeste bataille de 
Poitiers le 19 septembre 1356. Il avait épousé Isa- 
belle, vicomtesse d'Ange. Son fils, gouverneur de 
Caen et de Dieppe, fut aussi tué à la bataille d'A- 
zincourt avec son fils aine. 

Cette famille compte un archidiacre d'Eu dans 
l'église de Rouen en la personne de Richard-Oli- 
vier, vicomte d'Ange, et proposé pour être arche- 
vêque. Depuis 1453, il fut élu évèque de Coutance 
et envoyé ambassadeur vers le duc de Bourgogne 
par le roi Charles VII, qui le fit chef de son Con- 
seil et premier président de la Chambre des comp- 
tes de Paris. Ce prince, pour reconnaître les ser- 
vices qu'il lui avait rendus, lui procura un chapeau 
de cardinal que le pape Galixte III lui donna l'an 
1456. On le nomma cardinal de Coutance et quel- 
quefois d'Eu. 11 se trouva au sacre de Louis XI, 
l'an 1461 ; mais étant tombé dans la disgrâce du 
roi, qui lui confisqua la vicomte d'Ange et la char- 
ge de 1er président de la chambre des comptes, il 
se retira à Rome où le pape Pie II le reçut avec 
honneurs. Le cardinal de Longueil mourut à Sutri 
ou, selon d'autres à Pérouse le 15 août 1470. Son 
corps fut porté à Rome et enterré dans l'église de 



St-Pierre. On voit encore dans l'église du Vatican 
à Rome ses armes écartelées de Longueil et de 
Bourquenobles qui sont au bas de la statue de St- 
Pierre, que le cardinal fit faire en bronze. 

Cette famille a fourni des présidents à mortier, 
des conseillers, des officiers de tous grades et des 
chevaliers de divers ordres. 

Elle a formé les branches : 1° des seigneurs du 
Rancher ; 2' des seigneurs de Sèvres ; 3' des sei- 
gneurs de Chevreville ; 4° des seigneurs de la 
Grange ; 5" des seigneurs de Bou et des Chenets. 

Cette branche de Longueil des Chenets subsiste 
depuis longtemps dans l'Anjou et dans le Maine, 
où elle a toujours été en possession du nom et 
des armes de Longueil-Maisons. La terre des Che- 
nets située près de Sablé-au-Maine a été possédée 
de temps immémorial par des cadets delà famille 
de Longueil. 

Une autre branche de Longueil des Chenets 
subsistait à Angers dans la personne de Henri- 
Charles de Longueil, seigneur de la Devansaye. 

Armes : D'azur, à trois roses d'argent; au chef 
d'or, chargé de trois roses de gueules. 

Devise : Pace et arniis. 

Cimier: Une tète humaine 

L'écu timbré dune couronne de marquis. 

LONGUEMARE (de). 

Depuis un temps immémorial, la famille de 
Longuemare (en latin de Longamara) est établie 
dans la province de Normandie ; elle tire son nom 
du hameau de Longuemare, situé dans la com- 
mune de Bosgouet, canton de Routot (Eure). 

Dès le milieu du xue siècle, Robert de Longue- 
mare est cité comme témoin dans une donation 
faite à l'abbaye de Mortemer par Robert de Gail- 
larbois (Cart.de Lîortemer, p. 90. Bibl. Nat ,mss). 

En 1244, Guillaume de Longuemare figure parmi 
les parents et amis légataires de Beaudouin, comte 
de Gui nés, châtelain de Hombourg, inhumé en 
l'abbaye d'Andres (D.Villevieille, Trésor général., 
t. LU, p. 58). 

La filiation suivie commence peu après: 

I. Baudouin de Longuemare, né vers 1395, eut 
! pour petits-fils : 

II. René et Simon de Longuemare qui figurent 
l'un et l'autre, en 1484, comme archers de la garde 
du Loi, sous la conduite du comte deMaulevrier, 
grand sénéchal deNormandie (Documents publiés 
par la Revue historiquede l'Ouest, t. XI, p.86et87). 
Simon laissa trois fils : Charles, Simonnetet Bau- 
dichon ou Baudoin le jeune qui suivirent sembla- 
blement la carrière des armes, ces deux derniers 
sous les ordres de Messire de Wallon, chevalier, 
seigneur de Piennes et de BeaumontdePoulignat 
(Montre de 1492 et 1499). 

III. Charles de Longuemare, archer lui-même 
de la garde du Roi, fut en reconnaissance de ses 



425 — 



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services chargé par François 1 er de la surveillan- 
ce des travaux exécutés au Havre-de-Gràce en 
1517. (Diplôme original, dans les Archives de la 
famille, charte datée d'Amboise le 15 janvier 1517.) 
On lui connaît deux fils : 1° Gabriel de Longue - 
mare qui vient ci-après : 2° Pierre de Longuemare, 
natif de Gournay en Bray, qui suivit le parti des 
armes et fut fiancé, en 1524, à Marie Le Renoux, 
sœur de Jean, conseiller en cour-laie (Arch. nat. 
Trésor des Chartres : François I er , J. J. 242). 

IV. Gabriel de Longuemare était dès 1543 ma- 
réchal des logis de la compagnie de cent, puis de 
quatre-vingts lances des ordonnances du Roi. 
sous la charge de Claude d'Annebaud, maréchal 
et amiral de France A la mort de ce dernier, en 
1552, il passa sous les ordres du prince de Ferrare 
et servait encore en 1560 (Cabinet des titres. Piè- 
ces orig.). Il eut pour fils Jacques qui continuala 
descendance. 

V. Jacques de Longuemare, seigneur deMorville 
près Gournay, se fixa à Morville en y épousant 
(septembre 1584) Perrine l'Hermin'er de Clanque 
meule (Registres de l'état-civil de Morville, au 
greffe de Neufchàtel, Seine-Inférieure). Leurs en- 
fants furent : 1° Guillaume qui suit ; 2° Pierre; 3° 
Nicolas, baptisé à Morville en 1587 ; 4° Fleurent 
(1590-1645), autour d'un rameau éteint vers la fin 
du xviip siècle; 5° Cardin de Longuemare, tige 
l'une branche cadette, connue sous le nom de 

Longuemare de la Salle et établie au Havre ou on 
la suii jusqu'à la Révolution : elle donna a cette 
ville des capitaines quartiniers, un receveur géné- 
ral et des directeurs de la manufacture des tabacs; 
ses principales alliances ont été contractées avec 
les familles : de la Croix, d'Arcizac, de Séguy, de 
Fay d'Athies, Grégoire de Rumare, Ferry de la 
Fraye, de Paix de Cœur, le Féron de la Heuze. 
(Antoine le Féron de la Heuze, fils de Nicolas- 
Gabriel et de Madeleine de Longuemare, épousa 
en 1763 Marie-Marthe Corneille de Vieubourg, 
descendante du grand Corneille. — Parmi les al- 
liance contractées également par cette branche de 
la famille de Longuemare et sa descendance par 
les femmes, nous devons citer les noms des fa- 
milles : Aubourg de Boury, Méry de Bellegarde, 
Lestorey de Boulogne, du Bocage de Bléville,Rlie 
de Beaumont, etc. 

VI. Guillaume de Longuemare, seigneur deMor- 
ville, né en 1485, fils aîné de Jacques, eut de Ma- 
rie de Montardier, son épouse : lo Pierre III, dont 
l'article suit ; 2° Robert de Longuemare, marié le 
21 février 1639 à Denise de l'Espinay, fille de 
Maurice et de Catherine de Gournay (Registres 
de l'état-civil de Morville). 

VIL Pierre III de Longuemare, seigneur de 
Morville, fit aveu de cette terre aux abbés de 
Saint-Ouen de Rouen le 13 juillet 1656 (Archives 
de la Seine-Inférieure. — Papier terrier de 1656); 
il avait épousé à Morville, le 7 juillet 1637, Mar- 
guerite Cazier, dame d'Oubin, etc. 



La famille de Longuemare possède encore au- 
jourd'hui la terre patrimoniale de Morville dont 
il vient d'être parlé. 

XIV. Pierre-Henri de Longuemare, mort le 27 
mars 1887, issu au sixième degré de Pierre III de 
Longuemare, a épousé en 1845 Bertille-Adélaïde 
Trolley de Prévaux, d'une ancienne famille de 
robe de l'élection de Vire, anoblie par Henri III 
en mars 1586, dont Paul-Alfred qui suit. 

Armes : D'or, au lion de sable, armé et lam- 
passé de gueules. 

Couronne de comte. 

Supports : Deux lions. 

Devise : Virtas longa amara fata vincit. 

REPRÉS ENTA NTS A C TUELS : 

Longuemare (Paul-Alfred de). Résiden- 
ce : Château de Veudes par Noyers-Bocage 
(Calvados). Marié en 1882 à Jeanne-Marie 
Manchon, fille d'un conseiller à la Cour 
d'appel, dont : a) Pierre-Joseph-Xavier, né 
à Caen le 6 avril 1884; b) Jeanne-Marie- 
Bertille, née le 26 juin 1886; c)Jean-Henri, 
né le G juin 1888, décédé le 18 juin 1888; d) 
Elisabeth, née le 10 décembre 1890. 

Outre les sources citées, on pe;6 consulter sur 
la famille de Longuemare : Y Armoriai général 
manuscrit d'Hozier, les Archives de la Seine-In- 
férieure; Borel d'Hautercoe, etc. 

Il ne faut pas confondre cette famille avec d'au- 
tres portant, avant le nom de Longuemare ou 
Longuemar, un autre nom patronymique, tel que 
Martel, Mabire, Gouye. Le Touzé, etc. Les Le 
Touzé de Longuemar, aujourd'hui fixés en Poitou 
et dontune branche résidanaguère en Normandie, 
blasonnent : de gueules, à la fasce d'or accompa- 
gnée de trois roses d'argent, 2 et 1 ; au chef cousu 
d'azur, chargé de trois fleurs de lys d'or. 

LONGUEVAL (de). 

Comtes de Beaumont, marquis d'Haraucourt, 
vicomtes de Verneuil, seigneurs de Lieuville, de 
Leuilly, du Pont-St-Mard, etc. Election de Sois- 
sons, de Laon et de Clermont, ont produit depuis 
1452 avec la qualité de chevalier. 

La maison de Longueval, déjà illustre dès le 
temps des premières croisades et dontunebranche, 
celle des comtes de Bucquay, a été élevée au rang 
de prince de l'Empire, en 1688, a pris son nom delà 
terre de Longueval, ancienne baronnie du comté 
de Vermandois, située près des confins de l'Artois, 
à 3 lieues N.-O. de Péronne. Haudicques de Blan- 
court prétend que le nom primitif de cette maison 
était le Chien, ce qui est faux. Il y a apparence 
que Haudicques avait à se plaindre de la maison 



— 42 



IZl 



i28 — 



de Longueval, mais son procédé prouve qu'il n'é- 
tait pas délicat sur les moyens de ss rendre rai- 
son. Aussi est-il probable que la supposition n'a 
fait tort qu'à lui-même. La maison de Longueval 
n'a jamais eu d'autre nom que celui de sa terre, 
et elle Ta porté avec tant d'éclat depuis l'an 1096, 
que, lorsque dans le xvi« et xvn e siècle, elle a été 
comblée d'honneurs et de dignités tant en France 
qu'en Espagne, où elle a été décorée des ordres 
de la Toison d'or et de Calatrava, elle n'a fait que 
se maintenir dans son ancienne splendeur; car 
cette maison a été dans tous les temps et sans 
interruption une des plus considérables du ro- 
yaume. 
Armes: Bandé de vair et de gueules. 

LONJON (de). 

Famille originaire de Guienne, maintenue dans 
sa noblesse par jugement rendu à Montauban le 
10 juin 1667 sur la production de ses titres. Les 
guerres et les troubles dont la Guienne a été si 
souvent le théâtre depuis lexive siècle ont détruit 
la plupart des dépôts publics de titres, et n'ont 
permis à cette famille de remonter sa filiation 
qu'à Samuel de Lonjon, qualifié noble, seigneur 
de Ricaumont et de Roquefort, et qui vivait en 
1518, ainsi qu'il résulte des lettres portant con- 
cessions de plusieurs privilèges et indulgences à 
lui expédiées par le commissaire subdélégué du 
pape Léon X et du roi François 1er en considéra- 
tion des secours qu'il avait donnés à la religion, 
lors d'une expédition faite dans ce temps contre 
les Turcs et autres ennemis du nom chrétien. 

Jean de Lonjon de Ricaumont, écuyer, né le 7 
juin 1622, fut maintenu dans sa noblesse sur la 
présentation de ses titres, par jugement rendu le 
10 juin 1667 et servit, lors de la convocation de la 
noblesse, à l'arrière-ban. 

Cette famille a formé les branches : 

1° des seigneurs de la Grange ; 

2° des seigneurs de la Prade 
et une 3 e branche, sortie de la précédente, qui a 
pour auteur Etienne de Lonjon, écuyer, maintenu 
dans sa noblesse le 11 avril 1640. 

Armes: D'or, à une bande de gueules. 

La branche de la Prade a adopté pour brisure, 
depuis environ 1600, un chef de gueules chargé 
d'une croix pattëeet alésée d'argent, l'écu sommé 
d'un casque à trois grilles, posé de profil, orné 
d'un bourrelet tortillé d'or et de gueules, et de 
ses lambrequins d'or, doublés de gueules. 

LONLAY (de). 

Originaire de Normandie, y maintenue en 1667. 
Seigneur de Mesnil-Broult, de Lignières, de Vil- 
lepail. 

Elle a donné Guillaume, seigneur de Mesnil- 



Broult, sénéchal d'Ecouché en 1528 ; un page de 
la petite écurie en 1747, écuyer du roi en 1750. 

Une branche de cette famille s'est établie en 
Bretagne et s'est alliée aux La Lande-Calan. 

La branche aînée des marquis deVu.LKPAiL s'est 
éteinte en 1816 dans la maison de Mailly-Nesle. 

Armes: D'argent, à trois tessons (blaireaux) de 
sable, à la fleur dç, lys de gueules en cœur. 

Amas. D'argent, à la Jleur de lys de gueules, 
accompagné de t^ois porcelets de sable. 

Devise : Fidcs et virtus. 



LORDAT (de). 

Seigneurs de Gastagnac, deCazenove, de Erans, 
comtes de Lordat, barons des Elats du Langue- 
doc, maison d'ancienne chevalerie du comté de 
Foix, qui florissait dès l'an 1154, que vivait Guil- 
laume de Lordat, chevalier. Elle a constamment 
suivi le parti des armes, a donné des gentilshom- 
mes ordinaires de nos rois, trois généraux, des 
gouverneurs de places et des officiers supérieurs 
décorés de l'ordre royal et militaire de St-Louis. 

Armes : D'or, à la croix alésée de gueules 



LORDE (de). 

Languedoc. 

Barons de Monfa, seigneurs de Caraybat, de 
Courtalet, de la Murasse, de la Tour, etc. 

Une branche de l'ancienne famille de Lorde ou 
de Lourde, ainsi nommée d'un château du même 
nom situé en Béarn, et qui paraît être son berceau, 
vint s'établir dans le comté de Foix vers If xiv« 
siècle et s'y est continuée jusqu'à nos jours. C'est 
celle de Lorde de Caraybat, de Montgaillard et de 
la Murasse. Les titres originaux ne laissent au- 
cun doute sur l'ancienneté de cette famille, dont 
la filiation régulière commence vers la fin du xv« 
siècle. 

En plusieurs circonstances, elle a fourni des 
preuves de sa noblesse d'extraction, notamment 
en décembre 1607, époque à laquelle Pierre de 
Lorde fit enregistrer ses armoiries dans le registre 
armoriai de l'élection de Rieux : en 1698, lors de 
l'ordonnance de maintenue rendue en faveur de 
Lorde Jacques, seigneur de Caraybat; et, en 1786, 
pour l'admission de Lorde de Montgaillard aux 
états de Montpellier. 

Armes : Ecartelè : au 1 , d'argent, au bœuf pas- 
sant de gueules sur une terrasse de sinople : au 2, 
de gueules, au demi-vol d'argent : au 3, de gueule* 
à la tour d'argent crénelée de cinq pièces : au 4. 
hurelè d'argent et d'azur de huit pièces. 

Couronne de comte. 

Devise : Floret ubique. 



420 — 



430 - 



LORGERIL (de). 

Seigneurs de Lorgeril, du Chalonge, de Trébé- 
dan, etc. Cette famille est une des plus anciennes 
de Bretagne ; son premier auteur connu, Olivier 
de Lorgeril, seigneur de Lorgeril et du Boudon, 
vivait en 1311. 11 eut pour fils Guillaume de Lar- 
geril, chevalier, seigneur de Lorgeril et du Bou- 
don, mort en 1357. La descendance de cette maison 
remonte jusqu'à Guillaume de Lorgeril, écuyer, 
issu des anciens seigneurs et châtelains de ce nom, 
qui épousa demoiselle Jeanne de Bois- Adam avant 
1533. On trouve dans cette famille dos officiers de 
terre et de mer, un capitaine de vaisseau et plu- 
sieurs chevaliers de l'ordre royal et militaire de 
St-Louis. 

Armes : De gueules, au chevron d'argent chargé 
de cinq mouchetures de sable et accompagné de 
trois molettes d'éperon d'or. 

LORGNE D IDEVILLE (de). 

Ancienne famille qui remonte à François de 
Lorgne, conseiller du roi à Abbevîlle (1506), marié 
en 1030, fils de Joseph, conseiller au présidial de 
Provins. Nous remarquons un membre de l'insti- 
tut d'Egypte, savant naturaliste ; Pierre André, 
enseigne, tué à Trafalgar en 1805 ; Louis Elisabeth, 
baron de Lorgne d'Ideville (1780-1852), député de 
l'Allier, maitre des requêtes au conseil d'Etat. 

Armes: Parti: au 1, échiqucté d'or et de gueu- 
les ; au 2, d'or, à trois vols de sable en pal. 

LORME (de.) 

Seigneurs de Périgérès, de Mons et de Limous, 
de Pagnat, etc. en Bourbonnais. L'auteur de cette 
famille ancienne est Jean de Lorme, damoiseau, 
vivant avec Baguette de Moulhieu, son épouse, 
avant l'an 1408, à Charmes en Bourbonnais. L'an 
1556, Gilbert de Lorme, écuyer. seigneur de la 
Motte de Lorme et de Pagnat, fut homme d'armes 
de la compagnie du comte de Villars ; et Jean 
Louis Gabriel de Lorme de Pagnat, écuyer, sei- 
gneur de Périgérès, marié le 20 novembre 1674 
avec Isabelle de Bèlvèzes'de Jonchères, était alors 
premier capitaine dans le régiment de la marine. 

Armes : D'argent, à trois merlctles de sable, 
accompagnées de neuf étoiles du même, rangées 3 
en chof, 3 en fasce et 3 en pointe. 

Voy. Fréville. 

LORT SÉRIGNAN (de). 

Seigneurs de Lebrettes, de Tarraillan, de Por- 
oairargues, de Cers, de Valras, de Sérignan, de 
Maraussan, de Perdiguier, etc., barons de Savi- 
gnac, marquis et comtes de Lort et de Sérignan, 
en Languedoc 



La maison de Lort de Sérignan est, parmi les 
anciennes familles du Languedoc, une des plus 
distinguées par ses alliances et ses nombreux 
services militaires. 

Elle est originaire de la Guyenne où son nom 
est connu parmi ceux de la principale noblesse 
dès le commencement du xiir siècle. Dans ce 
temps vivait Garcie de Lort, abbé de Saint-Pé de 
Gènerest, au diocèse de Tarbes, évêque de Com- 
minges en 1210 et 1213, puis archevêque d'Auch 
où il siégeait dès l'année 1215, comme on le voit 
par les registres des liefs des sénéchaussées de 
Carcassonne et de Beaucaire. 

Pierre-Guillaume de Lort souscrivit le 12 avril 
12u7 une ordonnance des capitouls de Toulouse ; 
Renaud de Lort, chevalier, tint à Poitiers en 1314 
les assises de Philippe, comte de Poitiers ; enfin 
on voit un Arnaud de Lort, écuyer, compris, avec 
cette qualité, dans le rôle d'une montre faite à 
Béziers le 15 juillet 1431. 

Vers ce même temps, la maison de Lort s'est 
divisée en deux branches principales. L'une, sub- 
divisée en deux rameaux sous les dénominations 
de seigneurs de Montesquiou et de St-Victor, a 
continué sa résidence en Guyenne, et l'un de ses 
rameaux s'est établi en Alsace en 1708. Cette 
branche a donné, dans le dernier siècle, plusieurs 
officiers généraux dont l'un fut commandeur de 
Tordre royal et militaire de St-Louis. L'autre 
branche est passée en Languedoc et a été connue 
sous la dénomination de seigneurs de Sérignan, 
terre qui lui échut par suite d'un mariage avec 
l'héritière de ce nom. 

Les de Lort de Sérignan ayant eu le malheur 
de payer leur attachement à la religion catholique, 
dans les guerres civiles qui déchirèrent le Midi 
de la France, par la perte de tous leurs titres, 
brûlés lors de la prise du château de Lebrettes 
par les religionnaires dans le xv e siècle, leur 
branche s*est trouvée privée, par cet événement, 
des actes qui eussent pu servir à établir leur jonc- 
tion avec la tige-mère. Mais pour suppléer autant 
que possible à cette perte des premiers titres, les 
diverses branches de la maison de Lort se sont 
réunies, et ont pris acte de leur communauté d'o- 
rigine dans une requête que MM. de Lort de Mon- 
tesquiou, de St-Victor et de Sérignan présentè- 
rent conjointement au roi en 1762. Antérieurement, 
MM. de Sérignan avaient fait au cabinet du roi 
des preuves dont le résumé avait été envoyé au 
principal ministre le 1er juillet 1750; et subsé- 
quemment le marquis de Lort-Sérignan eut l'hon- 
neur de monter dans les carosses de Sa Majesté, 
le 5 décembre 1773 et de chasser avec elle, en 
même temps que la marquise de Lort-Sérignan, 
eut celui d'être présentée à S. M. et à la famille 
royale . 

La filiation de cette famille commence à Pierre 
de Lort, premier du nom, écuyer, seigneur de Le- 
brettes, de Tarraillan, de Parcairargues et de Cers, 
juge pour le roi de la ville de Narbonne, né en 



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1459, et fils d'Armand de Lort, écuyer de la com- 
pagnie du comte de Bigorre dont la revue fut pas- 
sée à Béziers le 14 juillet 1431. 

La seconde branche, aînée actuelle des de Lort 
de Sérignan, a pour auteur Jacques-Joseph de 
Lort de Sérignan, seigneur deFarlet; il entra dans 
la marine et fut fait successivement sousdieute- 
nant de la galère la Réale le 26 janvier 1680, lieu- 
tenant de la galère la Ferme le 1er janvier 1694, 
capitaine de la galère Madame le 15 février 1699, 
chevalier de St-Louis le 28 juillet 1705, et chef 
d'escadre des armées navales le 23 novembre 1723. 
Il eut plusieurs enfants de son mariage avec de- 
moiselle N. Pelet de Moissac. 

Cette branche compte plusieurs autres officiers 
dans la marine et chevaliers de St-Louis. 

Armes : D'azur, aulinn d'or, lampassj et armé 
de gueules, adextrè en chef d'une étoile d'argent. 

Couronne de marquis. 

Supports : Deux griffons d'or. 

L'écu est posé sur deux étendards armoriés de 
sable, à la croix ancrée d'argent. 

Devise : Fortitudo virtute superatur. 

LOS AD A (de). 

Famille originaire du royaume de Galice. 

Armes: D'or, à six têtards passants de sinople 
H, 2 et 2 ; à la bordure de gueules, chargée de huit 
franchis d'or. 

LOSSE (de.) 

Marquis, comtes, vicomtes et barons de Losse, 
seigneurs de Losse, Thonac, St-Léon, Pierre- 
Taillade, St-Rabier, Banne, Thenon, Peyrignac,etc. 

Une des plus anciennes familles du Périgord 
où elle occupait, dès le xn e siècle, un des premiers 
rangs parmi la noblesse de la province; elle a donné 
son nom à un château situé dans la paroisse de 
Thonac-sur-Vezère. Depuis l'époque où ils appa- 
raissent la première fois dans l'histoire jusqu'à 
nos jours, ses membres figurent dans nos armées 
et occupent des postes éminents auprès de nos 
rois. De nombreuses lettres écrites par les rois et 
les princes a plusieurs d'e«:tre eux, et publiées 
dans les recueils historiques ou conservées par la 
famille parmi ses titres les plus précieux, témoi- 
gnent de l'estime et de la confiance que leur ac- 
cordaient leurs souverains. Leur sang a arrosé 
les champs de bataille de Crécy, d'Azincourt, de 
Poitiers -, ils ont combattu à côté de François 1er 
en Italie, veillé sur Henri IV lorsqu'il faisait ses 
premières armes, pris part aux triomphes de 
Louis XIV et fait la guerre de l'indépendance en 
Amérique. 

Cette noble maison, que ses alliances suffiraient 
à illustrer, s'est divisée dans le x 1 1 ' ' siècle en deux 



branches ; une seule s'est perpétuée jusqu'à nos 
jours. 

La filiation suivie de cette famille commence à 
Guillaume de Losse, premier du nom, qui vivait 
en 1247 ; mais avant lui on trouve mentionnés 
dans des baux de fief : Picaron. Durhal, Hélie, et 
don Galafer de Losse; Pierre de Losse assistait 
en 1230 comme témoin dans une donation. 

La branche cadette actuellement existante a 
pour auteur Emmanuel de Losse, seigneur de 
Banne, marquis de Losse, marié le 16 janvier 1624 
à Antoinette de St-Astier, dont postérité. 

Armes : D'azur, à six étoiles d'or, posées 3, 2 
et l. 
Couronne de marquis. 
Supports" Deux lions. 

m 

LOST ANGES (de). 

Barons, puis marquis de St-Alvère, barons de 
Saverdun et du Vigan, en Périgord, comtes de 
Corn, marquis de Béduer, seigneurs de Jarnisot, 
seigneurs et barons de Felzins et le Cuzac, en 
Quercy et en Bouergue, barons de Paillé, seigneurs 
de Montausier et de Bussac, en Poitou, illustre 
et ancienne maison de chevalerie, originaire du 
Bas-Limousin où elle possédait le château de 
Lostanges dès avant le milieu du xiv e siècle. Une 
ancienneté remontée a plus de 700 ans, des pos- 
sessions nombreuses répandues dans le Périgord 
et dans les provinces voisines, des services mili- 
taires distingués, des emplois honorables à la 
cour de nos rois et des alliances illustres lui as- 
signent son rang entre les maisons les plus con- 
sidérables de Guyenne. La maison de Lostanges 
a porté successivement trois noms différents : le 
premier est celui de hx Brande, connu depuis le 
xn e siècle, et porté par une suite de sujets quali- 
fiés chevaliers ou damoiseaux. La maison de la 
Brande ayant succédé vers l'an 1350, en vertu 
d'une substitution, à celle d'Adhémar de Lostan- 
ges, elle en porta le nom et les armes pendant un 
siècle ou environ, et ce ne fut qu'après l'alliance 
que Jean-Adhémar de Lostanges contracta, l'an 
1448, avec Antoinette de Veyrines, dame de Saint- 
Alvère, que la branche établie en Périgord quitta 
ses premiers noms pour ne prendre désormais 
que celui de Lostanges qu'elle a toujours conservé 
depuis. Cette maison a donr é un évêque de Péri- 
gueux, nommé par le roi en 1817 ; des chevaliers 
de l'ancien ordre du roi, avant l'institution de ce- 
lui du St-Esprit ; des gentilshommes ordinaires 
de la Chambre ; des capitaines de 100 et 150 hom- 
mes d'armes, des sénéchaux et gouverneurs de 
Quercy ; trois maréchaux de camp, un lieutenant 
général et un brigadier des armées du roi, et 
nombre d'officiers supérieurs décorés des ordres 
royaux et militaires de St-Louis et de la Légion 
d'honneur. 



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Cette maison s'est alliée aux familles : de Nico- 
laï, d'Huteau,de Viviers, de Bayne, de Gourdon- 
Genouillac, de Rougé, de Crusol d'Uzès,Gontaud- 
Biron, etc. 

Armes: D'argent, an lion de gueules, armé et 
lampassé d'or, couronné d'azur, accompagné de 
cinq étoiles de même, 2, 2 et 1. 

Cimier : Un ange. 

Devise : Fortitudo et sapienfia ascendant. 

REPRÈSEN TA N TS ACT UELS 

Lostanges Beduer (Marie-Michel- Amé- 
dée-Bobet't, marquis de), né le 9 février 
1842. fils deRaouletdeSidoniedeTAUPJAc, 
comte et baron du l" r Empire (1808). Ancien 
zouave pontifical (18G7), ancien capitaine 
des mobiles de la Haute-Garonne (1870-71), 
membre du Conseil Héraldique de France, 
membre honoraire de l'Istituto Araldico 
Italiano, membre de l'association des Che- 
valiers Equestres Pontificaux, décoré de la 
médaille Bene Merenti, etc. Résidences : 
24, rue Vintimille à Paris, et château de la 
Punta par Gaivi (Corse;. Marié avec Rose- 
Marie Bonacgorsi dont un enfant, Paul. 

Sœurs : 1° M ise de Gestas-Montmaurin. 

2° Comtesse de Cheverry. 

3° Mlle Claire de Lostanges - Béduer, 
chanoinesse. 

4° Mme de Lava. 

Cousines : 1° Comtesse de Lostanges- 
Béduer (veuve), née de Gerson, dont une 
fille : Marguerite de Lostanges-Béduer. 

2° Mlle Célestine de Lostanges-Béduer. 

LOUBENS DE VERDALLE (de). 

Maison des plus anciennes de la province du 
Languedoc qui a possédé, à une époque très re- 
culée, la terre et seigneurie de Verdalle dont le 
nom est devenu patronymique dans cette famille. 

Guillaume de Loubens, chevalier, fut un des 
seigneurs du Languedoc qui en 1096 se croisèrent 
sous la conduite de Raymond de St-Gilles, comte 
de Toulouse. Il était du nombre des 14 chevaliers 
détachés par Raymond en 1099 vers Tripoli, pour 
chercher des vivres à l'armée chrétienne, lesquels 
vainquirent 60 Maures qui emmenaient des pri- 
sonniers chrétiens et cinq cents pièces de bétail. 

Gaufrez de Verdalle est un des seigneurs qui 
furent présents à l'accord fait en 1141 entre les 
vicomtes de Béziers et de Lautrec. 



Bernard de Loubens, damoiseau, était un des 
seigneurs qui composaient la cour de Roger-Ber- 
nard, comte de Foix, troisième du nom, lorsque, 
dans son château fort de Pamiers, il jugea en 1302 
le procès des faux-monnayeurs arrêtés dans ses 
états. 

La filiation suivie commence à Robert de Lou- 
bens, seigneur de Verdalle, qui rendit foi et hom- 
mage au roi pour cette seigneurie en 1381. 

La seconde branche a pour auteur Jehannot de 
Loubens, seigneur de Loubens, second fils de 
Samson île Loubens, seigneur de Verdalle, qui 
eut pour pelit-flls Jean de Loubens de Verdalle, 
seigneur de Signât, capitaine de 50 hommes d'ar- 
mes de pied, qui vivait en 1582 et fut député par la 
noblesse du Languedoc vers la comtesse d'Auver- 
gne, lorsque cette princesse vint visiter ses états. 

La branche ainée de cette maison subsistait dans 
la personne de Frédéric de Loubens, comte de 
Verdalle, ancien capitaine des dragons, qui a eu 
l'honneur de monter dans les carosses du roi, et 
dans celle du marquis de Verdalle, son fds. 

Une autre branche subsistait encore en Auvergne 
dans la personne de Gilbert de Loubens, seigneur 
de Thouy, ancien chevau-légers, chasseur noble à 
l'armée de Condé, chevalier de St-Louis et chef 
de bataillon. 

Armes : D'azur, (alias de gueules) ou loup ra- 
vissant d'or. 



LOUGELLES (de). 

Terre située dans le diocèse de Bayeux, géné- 
ralité de Caen, qui a donné son nom à l'ancienne 
famille de Loucelles dont l'origine se perd 
dans l'obscurité des temps. Elle est au nombre 
des familles nobles de race, dès 1056. On voit Ro- 
bert de Loucelles cité comme témoin dans la 
charte de fondation de l'abbaye de Lessay en 
Normandie. 

Guillaume de Loucelles se trouva en 1236 au 
nombre des plus grands seigneurs qui servirent 
dans l'arrière-ban de 1214, et se trouva aussi à la 
bataille de Bouvines, à celle de Taillebourg sous 
Henri III, roi d'Angleterre ; il fut encore aux arrière- 
bans de 1255 et 1271, où il parait qu'il avait suivi 
St-Louis au voyage de Terre-Sainte. 

Olivier de Loucelles, présent en 1371 à la revue 
des gentilshommes qui se fit à Pontorson, est au 
nombre de ceux qui s'étaient distingués dans les 
armées du roi Charles V. Il servit en qualité d'é- 
cuyer sous Bertrand du Guesclin, connétable de 
P>ance, son parent, qui se trouva aux montres 
et revues militaires des mois de mai, août et oc- 
tobre, et qui fut témoin du testament du connéta- 
ble fait le 9 juillet 1380. 

La filiation suivie remonte à Jean de Loucelles, 
écuyer des écuries du roi Charles VII, lequel fit 



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au Mans la montre et revue de 19 écuyers de sa 
compagnie le 2i avril 1420. 

Cette famille a formé les branches : 

lo des seigneurs de Mauny ; 

2» des seigneurs de St-Martin ; 

3° des seigneurs du Fournet ; 

4° des seigneurs de Vieuse, de la Noe et de 
Villy ; 

5" des seigneurs de la Hertaudière. 

Elle a fourni quantité d'officiers de tous grades 
dans les armées du roi, chevaliers de St-Louis et 
s'est alliée aux meilleures maisons du royaume. 

Armes : De gueules, à la quintefcuille d'argent : 
au- chef d'hermine. 

Timbre: Un heaume d'argent, posé en fasce, 
grillé, liséré et damasquiné d'or, avec lambre- 
quins et hachements d argent et de gueules. 

Cimier : Un cygne au naturel posé en fasce, le 
vol ouvert. 

Supports : Deux lions. 

LOUIS DE LA GRANGE. 

Famille originaire de Lorraine. 

Sa filiation remonte à Loys ou Louis, demeurant 
à St-Nicolas, anobli par lettres duducCharles III 
le 13 août 1578; il fut fait gentilhomme delà cham- 
bre du roi Henri IV par brevet du 7 avril 16U0. Il 
avait encore été anobli par lettres de ce prince le 
25 mars de la même année en récompense de ses 
longs services. 

Son petit-fils, Jacques Louis, seigneur de la 
< ir.uige-aux-Armes, fut successivement gentil- 
homme de la chambre du roi Louis XIII par brevet 
du 25 décembre 1618, ambassadeur en Allemagne 
en 1632, et en Suède en 1633. Le 8 octobre 1635, il 
lui fut expédié une commission au grand sceau, 
pour lever de la cavalerie et la commander. Il 
épousa le 10 septembre 1613 Marie Charpentier 
dont il eut postérité. 

Armes: De gueules, à Vours colleté d'or, d'où 
pend une chaîne du même et qui porte entre ses 
pattes un rocher d'argent. 

Le nobiliaire de Lorraine donne pour armes à 
Jacques Loys ou Louis, 1 er nommé: De gueules, 
semé de grains de sel d'argent ; à tours ram, a ni 
enchaîné d'or, lampassê, armé et colleté d'azur. 

Cimier : L'ours de Vécu. 

LOUVEAU DE LA RÈGLE ET DE 
LA GUIGNERAYE. 

Famille originaire du Niort, ou pendant de lon- 
gues années elle a occupé les charges municipales. 

On remarque des noms isolés de cette famille 
dès 1620, 



La filiation suivie remonte à Louveau (Jacques) 
auteur de la branche de Ligné et de La Règle, 
seigneur de Maire, pair à Niort en 1638, maire de 
cette ville en 1652. Il était capitaine au régiment 
de Niort en 1674, et fonda le 12 septembre 1678 
une chapelle dans l'église des Cordeliers de cette 
ville où il fut inhumé le 10 décembre 1679. Il avait 
épousé en 1622 d^e Marie Dagris, dont il eut pos- 
térité. De lui descend, au 6 e degré, Louis-René- 
François Louveau de la Règle, né le 4 janvier 1762, 
capitaine adjudant- major au régiment deGuienne 
infanterie en 1791 ;li émigra et rejoignitl'armée de 
Condé le 11 janvier de la même année, fît toute la 
campagne ; fut chevalier de St-Louis le 22 septem- 
bre 1787 ; pensionné du roi comme chef de bataillon 
le 16 mars 1816 et mourut le 22 février 1845 ; il 
laissa postérité de Marie-Françoise Potier qu'il 
avait épousée en 1807. 

La branche de La Cuigneraye est issue d'Em- 
manuel de Louveau, du 2 e degré de la souche- 
mère. Elle a pour auteur un de ses fils, Louis- 
Alexis Louveau, chevalier, seigneur de La Guigne- 
raye et de Touscher, capitaine au îégiment de 
Beauce-infanterie le 5 mai 1711; il quitta le service 
et épousa Marie-Thérèse- daude de la Fitte, dont il 
eut postérité. Son petit fils, Louis-Anatole Louveau 
de La Guigneraye, né en 1762, assis 1 a à l'Assem- 
blée de la noblesse. Il servait dans la marine où il 
était lieutenant de vaisseau. Il émigra et servit à 
l'armée des princes, fut fait chevalier de Saint- 
Louis et de la Légion d'honneur, se retira ensuite 
à la Martinique où il épousa Marie-Elisabeth-Eglé 
de la Bretesque, dont il eut plusieurs enfants. 

Armes : D'azur, au chevron d'or accompagné en 
chef de deux étoiles d'argent et d'une rose du mê- 
me en pointe. 



LOUVENGOURT (de). 

Famille ancienne et illustre de Picardie qui tire 
son nom de la terre de Louvencourt, située à trois 
lieues de Doulens. Colart de Louvencourt, écuyer, 
vivait en 1375. Agnès de Louvencourt épousa en 
1380 Simon Le Mareschal, chevalier, fils de Guy 
Le Mareschal, franc-fieffé de l'évêché de Cambrai 
et gouverneur de Thun. L'an 1403, Colart Ausnin 
et J. Esoffé, dempurant à Louvencourt, firent re- 
lief de 4 fiefs sis audit lieu, tenus de la demoiselle 
de Louvencourt. 

La filiation de cette famille est établie par titres 
depuis Robert de Louvencourt, écuyer, seigneur 
de Théouenne et de Chàtillon, vivant en 1450. Ses 
descendants ont fourni plusieurs branches : l'une 
dans la personne de Jacques-Eustache de Louven- 
court, ancien officier au 3 e régiment de chevau- 
légers ; l'autre dans la personne de Marie-Fran- 
çois-Joseph, marquis de Louvencourt, ancien of- 
ficier de chevau-légers de la garde du roi, dont la 
femme, Mme la marquise de Louvencourt, a été 



137 



— 43S — 



présentée au Roi, à Madame à Monsieur et à toute 
Ja famille royale le 10 août 1818. 

Armes : D'azur, à la f as ce d'or chargée de trois 
merleltes de sable, et accompagnée de trois crois- 
sants du second émail, 2 et 1 . 

Couronne de marquis. 

LOVERDO {de). 

Famille originaire des possessions vénitiennes 
dans la mer Ionnienne, naturalisée en France par 
lettres de grande naturalisation accordées le 21 
octobre 1815 à Nicolas, comte de Loverdo, lieute- 
nant général, conseiller d'Etat, gentilhomme de 
la Chambre du roi, grand-croix de St-Louis, grand 
officier de la Légion d'honneur, de St-Ferdinand 
d'Espagne et de St- Alexandre de Russie. 

Armes : Venise : D'or, à V aigle éployëe à deux 
le tes de sable. 

Armes données au général sous l'Empire : 

D'or, au vol ouvert surmonte de deux tôles d'ai- 
gle, le tout de sable. 

L'écu timbré d'une couronne de comte. 

Supports : Deux lions affrontés. 

Devise : En France seulement: Terra maria ue. 

Les enfants du général portent : Ecartelé : au 
1 et 4, des armes de leur famille ; aux 2 et 3, des 
armes particulières de leur père. 

LOYNES (de). 

Famille noble, originaire de Baugency, trans- 
férée à Paris vers l'an 1500. Depuis ce temps, elle 
y a toujours possédé des charges honorables au 
Parlement et à la Chambre des comptes. Il est 
certain qu'un Robert de Loynes qui vivait en 1353 
possédait plusieurs fiefs aux environs de Paris, 
dans la dépendance du duc d'Orléans. 

La filiation suivie de cette famille remonte à 
Gentieu de Loynes. écuyer, sieur de la Motte 
en Beauce, vivant en 1148. 

Au 5 e degré, nous trouvons Jean de Loynes, 
2 e du nom, avocat au Parlement, puis conseiller 
du Roi, Echevin de la ville de Pans en 1582, reçu 
conseiller de Ville en 1583 et nommé par le roi 
Henri III, à cause de sa fidélité, l'un des capitai- 
nes de cette ville pour s'opposer aux rebelles. Il 
mourut en 1587 et fut enterré dans l'église Saint- 
Séverin. 

La famille de Loviips est très bien alliée et 
tient à des maisons distinguées dans la robe et 
dans l'épée. 

Branche aînée 

Orléanais: Coupé: De gueules et d'azur, à un 

chevron vivre et renversé d'argent soutenant un 

autre chevron oiorë de même cl accompagné en 

pointe de sept besants d'or posés 4 et 3, et une 




fasce gironnée et contre gironnée d'or et d'azur de 
huit pièces, brochante sur le tout. 

REPRÉSENTA XTS A C TUELS 

Loynes (Alexandre-Mathieu-Fernand de) 
né à Paris le 11 septembre 1830. Résidence : 
Compiègne, 16, rue de la Madeleine; marié 
le 6 août 1860 à Marie- Cécile-Gabriel! e 
Poissonnier de Prul.vy. 

Enfants: a) Louis-Jean, lieutenant au 
149 e régiment d'infanterie, né le 30 mai 
1861 ; b) Denis-Pierre, enseigne de vaiseau, 
né le 31 octobre 1862. 

Branches cadettes: 



Coupé de gueules et d'azur ; 
au 1 de gueules chargé d'une 
fasce gironnée et contregiron- 
uée de deux pointes d'or et d'a- 
zur, accompagnée de deux vi 
vres d'argent ; au 2, d'azur, 
chargé de sept besants d'or, 4 
et 3. 

Loynes d'Autroche 
(Qtesse de), née Léonie- 
Alexandrine - Marie Cheronnet - Gham - 
pollion, mariée, le 30 avril 1884, à Jean- 
Charles - Emmanuel de Loynes, comte 
d'Autroche, décédé. Résidence : 30, ave- 
nue Henri-Martin, à Paris. 

Enfant : Lionel - Léonce - Emmanuel - 
René, né le 4 octobre 1885. 

L V te d'A. (Jean -Raymond- Félicien - 

Gérard de), né le 14 novembre 1880,officier 

de cavalerie, 9, place Lal'ayette, à Rouen, 

marié le 17 juin 1889 à Madeleine Lizé. 

Enfant : Guy-René-Marie, né le 22 juin 

1890. 

L. G le d'A. (Pierre-Marie-Auguste de), 
né le 2S août 1853, capitaine d'infanterie de 
marine, marié à Lorient le 21 août 1888, à 
Marguerite de là Monneraye. 

Loynes, G le d'Estrées (Marie-Josepii- 
Aignan-Eogène de), château de Villedart 
(Loir-et-Cher), né le 5 avril 1853, marié le 
5 avril 1880 à Marthe-Marie-Garoline Ber- 
themy. 

Enfants : a) Jehan-Marie-Louis-Joseph, 



139 — 



— 440 



né le 10 janvier 1881; b) Louis-Marie-Ai- 
gnan, né le 11 mai 1885. 

Cette branche porte : Ecartelè : aux 1 et 4 de 
Loynes, aux 2 et 3 d'argent frettè de sable : au 
chef d'or chargé de trois merle lies de sable, qui est 
d'Estrées. 

Loynes, B on du Houlley (Alexandre- 
Marie- Jacques -Emilien de), né le 14 jan- 
vier 1841, ancien officier de cavalerie. — 
Résidence : Château de Gherupeau (Loiret), 
marié le 29 avril 1867à Suzanne LeBreton 

DE VONNE. 

Enfants : a) Marie-Gaston-Ernest, né le 
23 avril 1868; b) Marie-Jean-Hippolyte- 
Jacques, élève de l'Ecole spéciale militaire 
de Saint-Cyr, né le 10 août 1874. 

Loynes, B on de Fumichon (Marie-Pier- 
re Adrien de), né le 1 er mai 1854. — Rési- 
dence : Orléans, rue des Anglaises ; marié 
le 17 novembre 1880 à Anne-Marie-Mathilde 
de Pommereau. 

Enfant : Marie -Joseph-Henri-Pierre,né 
le 9 mars 1883. 

L., B on de F. (Henri-Dieudonné-Adrien 
de), né le 3 juillet 1855. Résidence : cheâteau 
de Boncheteau (Loiret), marié le 25 janvier 
1881 à Louise-Marie-Alice Tassin deGhar- 

SON VILLE. 

Enfants : a) Robert-Marie-Richard, né 
le 26 septembre 1883; b) Maurice-Marie- 
Gaston, né le 16 octobre 1884 ; c) Edgard- 
Marie-Adrien, né le 11 juillet 1886 ; d) Ro- 
ger-Marie-Joseph, né le 14 décembre 1889. 

Loynes (Pierre -Marie-Louis-Paul de), 
né le 31 octobre 1841. Professeur de Droit 
civil à la Faculté de Rordeaux, marié le 26 

avril 1870 à Louise- Julie-Ermance Bernard 
de Bessines. 

Enfant : Louis- Charles - Joseph - Pau], 
né le 13 septembre 1881. 

L. (Marie-Joseph de), né le 8 août 1857, 
secrétaire d'ambassade, chevalier de la Lé- 
gion d'honneur, il, rue Marbeuf, à Paris ? 
marié le 5 juillet 1867, à Yvonne Adam. 

L. (Georges-Adolphus de), né le 18 février 



1834. Résidence : Gorona (New-Jersey), 
maeié le 20 mai 1877 à Elisa Martin. 

Enfant : Lester-Lefrançois,né le 1 er jan- 
vier 1881. 

LOYS DE GHANDIEU (de). 

Très ancienne famille noble, d'origine anglaise, 
passée en Suisse, au canton de Vaud, au xiv e siè- 
cle, qui a possédé des fiefs nombreux, entre au- 
tres ceux de Mormont, de la Mairie, de Lucens, 
de Chezaux, de Baussens, etc. Elle vint se fixer 
en France sous le règne de Louis XIV. Marie- 
Thérèse de Loys, née en 1679, fut baptisée en 
1681 dans la chapelle royale de Versailles et tenue 
sur les fonts par le roi et la reine de France; elle 
fut reçue à St-Cyr en 1691. 

La famille de Loys a été autorisée tout récem- 
ment à joindre à son nom celui des de Ghandieu 
qui portaient le titre de marquis. 

Armes : D'azur, à un demi-vol d'or écartelé des 
armes de Ghandieu qui sont : De gueules, au lion 
d'or armé et lampassé d'azur ou de sable. 

LOZ-COAT GOURHAUD (de) ou 
LOZ DE BEAUGOURS ET DE COAT- 
GOURC'HANT. 

Marquis de Beaucours, comtes de Loz, barons 
de Beaulieu, seigneurs de Coatgourc'hant, Kergou- 
anton, etc. etc. 

D'extraction chevaleresque, cette maison prend 
rang parmi cette antique noblesse de Bretagne 
dont l'origine se perd dans la nuit des temps. 
Maintenue dans sa gentilesse et prérogative par 
arrêts de 1513, 1555 et 1668, elle a fait ses preuves 
en 1786 devant Cherin pour obtenir les honneurs 
de la cour; le comte Loz de St-Illiné, représentant 
de la famille, monta alors dans les carrosses du 
roi et accompagna Sa Majesté à la chasse. 

Elle s'est divisée en plusieurs branches qui tou- 
tes sesont distinguées dans les armes, dans la ma- 
gistrature et parleurs alliances ; deux se sont per- 
pétuées jusqu à nos jours. Le premier de ses mem- 
bres dont l'existencenous soit connue et prouvée 
par actes est Guy Loz, chevalier, maître d'hôtel 
du roi, qui obtint en 1346 des lettres patentes qui 
le confirmaient dans la moitié de la justice et du 
moulin des Granges, sis au Goichet ; il fut proba- 
blement père de Guillaume, premier du nom, au- 
quel remonte la filiation suivie de cette famille, 
qui parait dans les actes de 1370,1373,1379,1381. 
11 eut postérité de son mariage avec Olive de 
Keradgan. 

La branche des seigneurs de Coatgourc'hant a 
pour auteur Henry Loz, chevalier, qui vivait en 
1407. Il fut du nombre des gentilshommes de l'é- 
vêché de Tréguier qui prêtèrent serment de fidélité 



441 - 



— 442 — 



au duc de Bretagne le 12 octobre 1437. Il avait 
épousé Anne Tanguy donl il eut. postérité. 

Armes: De y ue ides, à trois êpervie'rs d'argent 
hecquès et grUletès d'or. 

LUBERSAG (de). 

Maison originaire de la province de Limousin, 
qui réunit, à l'avantagé d'avoir pris son nom d'une 
terre, les caractères de l'ancienne chevalerie, sou- 
tenus par des alliances distinguées et de nom- 
breux services. Le juge d'armes de France la met 
au rang des plus anciennes maisons du royaume, 
dans un certificat délivré le 21 janvier 1766. 

On connait en France plusieurs lieux du nom 
de Lubersac, mais celui qu'on regarde comme le 
berceau de la famille qui nous occupe et qu'elle a 
toujours possédé est un gros bourg avec le titre 
de ville, situé dans la province de Limousin, à 
peu de distance de la Chartreuse de Glandiers. 
Cette viguerie a toujours passé pour une des plus 
anciennes du Limousin, et son origine remonte 
probablement à la création même des comtes et 
des vicomtes. Sa haute ancienneté est attestée par 
deux chartes, tirées des archives de l'église Saint- 
Etienne de Limoges. 

Il y avait autrefois dans le bourg et prés du 
château de Lubersac une ancienne abbaye ou 
monastère de l'ordre de St-Benoit, dont les sei- 
gneurs de Lubersac ont toujours été regardés 
comme les fondateurs ; et ils avaient leurs tom- 
beaux dans le chœur de l'Eglise, qui subsiste 
encore sous l'invocation de St-Etienne. On ignore 
l'époque de sa fondation ; mais le savant abbé Le 
Bœuf crut reconnaître en 1754 les caractères de 
l'architecture du vm e siccle, qui était alors le 
genre Mauresque. 

Il est justifié que, dès le momeut où le nom 
de Lubersac est connu, les seigneurs de cette 
maison se distinguent par leurs libéralités pour 
l'Eglise. 

Mais ce n'est pas seulement dans les temps 
anciens que cette maison a été illustrée: la bran- 
che des seigneurs de Chabrignac a eu deux fois 
l'avantage de commander la noblesse du Limou- 
sin, dans le siècle dernier, ainsi que le justifie 
une lettre écrite par le roi Henri IV à M. de Cha- 
brignac le 15 septembre 16C5, et une autre par le 
roi Louis XIII le 2 septembre 1635. 

La maison de Lubersac ne s'est pas moins dis- 
tinguée par ses alliances que par ses services 
militaires ; le plus ancien monument que l'on 
connaisse sur l'ancienneté et l'illustration de la 
maison de Lubersac est une charte de l'an*1093, 
conservée autrefois dans les archives de l'abbaye 
de Cluny. 

La filiation suivie de cette famille commence à 
Pierre de Lubersac, premier du nom, chevalier, 
qui vivait on 1146. 



Cette maison a formé les branches : 

1° des seigneurs de Fayolle; 

2o des seigneurs de Bacherat et de la Foucaudie; 

3° des seigneurs du Verdier ; 

4° des seigneurs de St-Germain ; 

5° des seigneurs de Montison ; 

6° des seigneurs de Chabrignac. 

La maison de Lubersac avait formé, dans les 
temps reculés, plusieurs autres branches ou ra- 
meaux ; mais le manque presque absolu des titres 
et des documents qui les concernent ne nous per- 
met d'entrer dans aucun détail a leur égard. 

Armes : De gueules, à un loup passant d'or. 

Devise : In proeliis promptus. 

LUBOMIRSKI (de). 

Pologne. Comte du St Empire du 28 juin 1598, 
prince du StEmpire du 8 mars 1647. 

Armes: De gueules, à la bande ondée d'argent. 

Supports : Deux chevaliers armés de toutes 
pièces la visière levée, le casque panaché de trois 
plumes d'autruche d'argent, chacun posant la 
main sur un bouclier ovale, celui à dextre de 
gueules au griffon d'or, celui à senestre coupé : 
a) d'azur à un annelet d'argent ; b d'argent à un 
rencontre d'âne de gueules. 

Devise : Patriam versus, ou nilconscire sibi. 

Manteau de gueules frangé d'or, doublé d'her- 
mine, sommé d'une couronne princière. 

LUCAS DE MONTIGNY 

Angleterre, Bretagne, Poitou, Ile de France, 
Picardie, Normandie. 

"Marquis de St-Marc ; comte de Chauvigny et de 
St-Chartier;seigneurs de laTallebardière,d'Iraneu, 
de Vaugueille, du Pont, de Saclay, de la Fonds, 
etc., etc. 

Famille originaire d'Angleterre, où elle aurait 
pris une part active aux luttes des maisons 
d'York et de Lancastre, et ce serait en souvenir 
de cet événement qu'elle aurait adopté dans son 
écusson les roses de gueules et pour devise le 
fugalis hoclibus angles rosae, (les roses nous 
viennent des ennemis en fuite). 

Nous laissons la responsabilité de l'origine de 
cette maison à l'auteur anonyme d'une ancienne 
généalogie. 

Ce qu'il y a de certain, c'est que la famille Lu- 
cas était connue en Bretagne dès le xive siècle et 
qu'elle a passée en Poitou par alliance au xv e siècle. 

C'est de cette province que se sont détachées 
les diverses branches de cette maison pour aller se 
fixer successivement en Normandie, Picardie et lie 
de-France. 

Ces diverses branches sont au nombre de quatre : 



443 — 



144 — 



1° La branche mère des seigneurs de Vaugueille, 
de la Taillebardière, marquis de St-Marc, etc.. 
éteinte. 

2° La 1er branche des seigneurs du Bouchet et 
et de Lucques, éteinte. 

3° La 2 e branche des seigneurs de Saclay, 
éteinte. 

4° Enfin la 3 e branche des Lucas de Montigny, 
seule actuellement existante et qui peut revendi- 
quer le titre de marquis ayant appartenu à la 
branche aînée. 

La filiation suivie et non interrompue de la 
famille Lucas s'établit sur titres originaux a 
partir d'un Lucas, qui vivait en 1320. 

La 3 e branche des seigneurs de Montigny, Vé- 
rines, etc., a pour auteur Philippe Lucas, 1er du 
nom (fils puîné de Jean Lucas, seigneur de la 
Taillebardière et de Vaugueille, de la branche- 
mère), Ecuyer, seigneur de Montigny, qui vi- 
vait en 1535. Il était maire de Poitiers en 1555. 

Armes : D'or, au taureau passant de gueules, 
surmonte de trois roses du même, rangées en chef 
pour la branche aînée; et, d'argent, aie chevron 
d'azur, accompagné en chef de deux roses de 
gueules, boutonnées d'or, et en pointe d'un tau- 
reau passant de gueules, pour la branche de Lu- 
cas Montigny. 

Supports : Deux lions . 

Couronne de marquis. 

Cimier : Taureau de gueules issant. 

Devise : In labore suacitas. 

LUGOTTE DE SOPRETANO. 

Famille ancienne anoblie sous l'Empire en la 
personne du lieutenant-général Lucotte, créé 
comte par décret impérial du 24 avril 1815. mar- 
quis de Sopretano, par le roi Joseph, le 18 février 
1811, grand d'Espagne de l r - classe, commandeur 
de la Légion d'honneur et de l'ordre royal des 
Deux Siciles, chevalier des ordres de St-Louis et de 
la Réunion, membre de l'archiconfrérie du Saint- 
Sépulcre. 

Armes: E car télé : au 1 , au franc-quartier im- 
périal des comtes militaires ; au 2, d'azur, à trois 
gerbes d'or, liées d'argent ; au 3, d'argent à la tête 
de maure de sable tortillée d'argent, accompagnée 
de trois molettes d'éperon de sable: au chef 
d'or, chargé de trois tourteaux de gueules; au 4, 
de gueules, à la bande d'azur, chargée de trois 
étoiles d'argent. 

LUËT DE LA PILORGERIE. 

Maine et Bretagne. 

Originaire de Bretagne, celte famille s'est fixée 
dans Le Maine avec James Luët, chevalier anglais, 
établi à Blandouët vers 1380. 



Cette famille a fourni un lieutenant-général de 
l'artillerie en Bretagne et en Anjou, chevalier de 
l'ordre du roi en 1595; un gentihomme de la 
Chambre en 1009 ; un lieutenant-général des eaux 
et forêts de Bretagne en 1075; des conseillers- 
maîtres à la Chambre des comptes de Bretagne; 
un sénéchal en 1080; un capitaine au régiment de 
Laval, blessé sur la brèche de Berg-ob-Zootn, 
en 1747. 

La branche de La Pilorgerie. seule existante au- 
jourd'hui, et fixée en Bretagne au xvi e siècle, a 
produit de nos jours un conseiller-général de la 
Loire-Inférieure et un lieutenant-colonel de cava- 
lerie, chevalier de la Légion d'honneur. 

Armes: De gueules, à trois lions d'hermine, 
couronnés d'or. 

Couronne de comte. 

Supports : Deux lions. 

LUILLIER D ORCIÈRES. 

Seigneurs d'Orcières, co - seigneurs de Roche- 
gonde, des Ternes, St-Juery, et autres lieux près de 
Saint-Flour. 

Elle compte un conseiller du roi, lieutenant 
criminel et particulier au baillage de Sens, vers 
1550. 

Alexandre Luillier, fut maintenu dans sa no- 
blesse par jugement rendu à Paris le 15 juillet 
1700. 

Gabriel Luillier d'Orcières, a rempli pendant 
plusieurs années sous la restauration, les fonctions 
d'adjoint du maire de Clermont ; il fut l'un des signa- 
taires de l'acte de coalition de la noblesse d'Auver- 
gne en 1791.SonfrèreGuillaume Luillier d'Alleuzet, 
chevalier de St-Louis, servit d'abord dans les 
gardes du corps, compagnie de Monsieur, émigra 
et servit dans l'armée de Condé. Rentré avec le 
grade de chef d'escadron, il épousa en 1802, de- 
moiselle Madeleine de Monestay de Chazeron, 
dont il n'eut pas d'enfant. — Guillaume Luillier 
d'Orcières, son neveu, fils de Gabriel qui précède, 
chevalier de la Légion d'honneur, né en 1788, a 
occupé des fonctions administratives sous la res- 
tauration ; marié le S> mai 1808 a Henriette de 
Château-Thierry, dont il a eu postérité. 

Armes : D'azur, à trois coquilles d'or. 

LUZE {de). 

Grand duché de Hesse, NeuchAtel. Anobli le 
7 novembre 1772; baron du 30 juin 1875. 

Armes : Ecartelè : aux / et 4, d'argent à deux 
demi cols adossés de sable; aux 2 et 3, d'azur, 
au chevron d'or accompagné en pointe d'une 
Heur de lis d'argent .- Vécu horde d'or. 

( îasque couronné. 

Cimier : Une fleur de lis d'argent entre un vol 
de sable. 



— 445 



— 446 — 



Lambrequin d'argent et d'azur. 

Supports : Deux léopards naturels regardant. 

LUZUY DE M AILL ARGUES. 

Seigneurs de Maillargues, de Refransac, de 
Fradaux, de Chalaniat, etc., très ancienne famille 
d Ardes, en Basse-Auvergne ; de 1500 à 1600, les 
de Luzy remplirent de père en fils, les fonctions 
de chanceliers et lieutenants particuliers du duché 
de Mercœur. Ils comptent un savant jésuite, né 
à Ardes en 1567; un visiteur général des ga- 
belles (1698) ; un directeur des gabelles du Lan- 
guedoc (1705). En 1698, Anne de Luzuy de Mail- 
largues épousa Isabeau Faure — des chevaliers 
de St-Louis. 

Armes: D'azur, à six Losanges 3, 2 et 1, sur- 
montés de trois étoiles d'argent. 

Couronne de comte. 

LUZY (de). 

Marquis et comtes de Luzy, marquis de Pellis- 
sac, de Couzan; barons de Queyrières; seigneurs 
des Bordes, de Marsy, de Villerma, de la Tour, 
etc., etc., en Nivernais, Forez et Dauphiné. 

Famille noble et chevaleresque, originaire du 
Nivernais, où la petite ville de Luzy leur servit 
de berceau. Bertrand de Luzy était maréchal de 
l'évêché de Langres, au commencement du xni« 
siècle. Simon de Luzy fut le dernier de la branche 
aînée. 

La branche cadette, qui s'est perpétuée jusqu'à 
nos jours, paraît s'être détachée de la souche 
commune avant le xin« siècle. Par un terrier de 
1380, on voit qu'elle avait plusieurs rentes sur la 
terre de Luzy. Mais elle avait quitté le Nivernais 
pour se fixer en Forez, d'où plus tard elle se ré- 
pandit, en Dauphiné. Elle a formé plusieurs ra- 
meaux, parmi lesquels celui du marqui de Cou- 
zan, dont le chef prenait le titre, attaché à ce 
marquisat, de le r baron du Forez et présidait en 
cette qualité les Etats de la province. 

Les de Luzy se sont surtout distingués dans la 
carrière militaire ; la plupart d'entre eux ont porté 
les armes; ils comptent un grand nombre d'officiers 
de tout grade et de chevaliers de St-Louis et plu- 
sieurs chevaliers de Malte. Le chef actuel du nom et 
des armes a commandé une division à l'armée de 
Lyon. — La filiation suivie de cette maison re- 
monte à Pierre de Luzy, qui vivait en 1360. 

Jean de Luzy, 2« du nom, marquis de Pelissac, 
servit dans l'arrière-ban en 1692 et 169<J. Il avait 
été maintenu dans sa noblesse par ordonnance 
du 20 avril 1667 et et du 2 janvier 1669. 

La 2 e branche, aujourd'hui branche aînée, a pour 
auteur Claude de Luzy, dont le descendant, Louis- 
Henri, marquis de Luzy-Pellissac. épousa en 1794 
Sophie de Grand, dont il eut plusieurs enfants. 



Armes: De gueules, au cheoron d'argent, accom- 
pagné de trois étoiles d'or. 
Couronne de marquis. 
Supports : Deux lions. 

LYÉE DE BELLE AU (de). 

Ancienne noblesse originaire de Picardie et 
connue en Normandie depuis l'an 1200, divisée 
en deux branches : celle de Lyée-Tonnencourt et 
et celle de Lyée-Belleau. 

Raoul de Lyée fut un des seigneurs qui accom- 
pagnèrent le roi Philippe-Auguste, lorsqu'il fit la 
conquête du Duché de Normandie. Un de ses fils 
s'y établit et donna le nom au fief de Lyée, situé 
dans la paroisse de Tonnencourt. Ce fief a tou- 
jours été possédé et l'est encore par la branche 
ainée. La filiation suivie de cette famille ne re- 
monte qu'à Robert de Lyée, 1er du nom. et da- 
moiselle Marguerite, sa femme, qui vivaient en 
1345. On leur donne la qualité de noble d'ancienne 
race et lors «l'une recherche faite par les Elus de 
Lisieux en 1540, leur descendance fut prouvée, 
ainsi que leur qualité. 

La l ie branche a eu pour auteur Guillaume de 
Lyée, 3e du nom, qui partagea avec son frère 
René les biens de sa maison. Les terres de Lyée, 
Tonnencourt, du Coudray et Heutevent lui échu- 
rent, et René eut celles de Bellean et de la Fosse 
et fut l'auteur de la seconde branche. 

Il mourut en 1523, en laissant postérité de Ma 
rie de Martain ville qu'il avait épousée le 19 avril 
1507. 

La branche aînée a fait ses preuves à la maison 
d'Orléans, lorsque Henri César-Auguste fut reçu 
page en 1755, et à St-Cyr pour Louise Aimée, qui 
y a été élevée. 

La seconde branche les a pareillement faites en 
1600 et 1735 aux maisons d'Orléans et de Condé, 
l'arrêt de maintenue est du 19 mai 1667. 

Armes : D'argent, au lion de sable, armé et 
lampassé de gueules. 

LYLE TAULANE (de). 

Seigneurs de Taulane, de Garron, du Bour- 
quet, etc., famille noble de Provence, originaire 
de Glascow, en Ecosse, passée en France sous le 
règne de Charles VIL Sa filiation remonte à Guil 
laume de Lyle, dont le fils fut archer de la garde 
du roi Charles VIII, qu'il suivit en Italie. 

Cette famille compte plusieurs officiers distin- 
gués de notre marine, chevaliers de l'ordre royal 
et militaire de Saint-Louis et de la Légion d'hon- 
neur. 

Armes : D'azur, à deux palmes d'or adossées, 
posées en pal, surmontées d'une étoile du même 
en chef (enire les deux palmes). 



— 447 — 



448 



Couronne de marquis. 
Supports : Deitr léopards. 

LYON (du). 

Maison d'origine chevaleresque, d'après une 
attestation du sénéchal de Toulouse, sur une 
pièce de 1130. Cet écrit prouve la présence d'un 
Hubert du Lyon, du temps de Charlemagne , 
en 808. Elle a produit trois croisés, qui étaient 
de retour de la Terre Sainte en 1241. 

Du Lyon est une des maisons les plus ancien- 
nes de Béarn. Elle est établie depuis trois siècles 
dans la province de Guienne, en l'ancienne séné- 
chaussée de Launes. 

Cette maison a donné ou pris son nom de la 
terre de Deu-Leu, en Béarn, qu'elle possédait au- 
trefois. 

Sa filiation suivie commence à Armand Ra- 
mond du Lyon, seigneur de Deu-Leu, qui vivait 
en 1150. 

Espaing du Lyon, premier du nom (9 e degré), 
est cité dans l'histoire de Jean Froissard à plu- 
sieurs reprises. s 

Gaston du Lyon, capitaine d'une compagnie de 
cent lances, suivit en Flandre le roi Louis XI, 
qui n'était encore que Dauphin. Ce prince étant 
monté sur le trône, lui octroya la charge de sé- 
néchal de Saintonge, par lettres du 12 août 1461, 
quatre jours avant son sacre, et lui donna encore 
la compagnie d'hommes d'armes qu'avait Olivier 
de Coëtivy et les terres de Hayan et Mornac, qui 
appartenaient au même Olivier de Coëtivy. Il le 
fit son conseiller, suivant une commission du 
8 mars 1462. 

L'histoire appelée la Chronique scandaleuse, 
apprend que le roi le mena un soir souper chez la 
dame d'Armenonville. 

Il fit hommage, le 13 novembre de la même 
année, 1465, des vicomtes et seigneuries de 
l'isle, Canet et Laval. 

Le roi, pour le récompenser des services qu'il 
lui avait rendus dans les armées et grandes 
affaires, le pourvût de la charge de sénéchal de 
Guienne. Launes et Bazadois, seigneur du Lan, 
par lettre du 27 avril 1468 ; il est qualifié dans ces 
lettres de conseiller et chambellan du roi. Il fut du 
nombre des députés que le roi assembla à Tours 
en 1470, contre le duc de Bourgogne ; il fut en- 
core envoyé par le roi, en 1472, après la mort du 
duc de Guienne, son frère, pour recevoir en son 
nom le duché de Guienne et le comté d'Arma- 
gnac, et pour les frais par lui faits pour exécuter 
cette commission, le roi lui donna la somme de 
16.402 livres. 

Après la mort de Louis XI, il fut conservé dans 
ses charges et emplois, et continua ses services 
sous le régne de Charles VIII. 

Au 21 e degré, nous trouvons Laurent-Marc- 
Antonin, marquis du Lyon, ancien capitaine aux 



gardes françaises, membre de la chambre des 
députés, chevalier de Saint-Louis et de la Légion 
d'Honneur, qui contracte alliance en secondes 
noces avec demoiselle Le Marié d'Aubigny. Un 
de ses petits-fils, Marie-Gaston-Joseph du Lyon, 
mourut en 1852; l'autre, Marie-Amedée-Laurent 
du Lyon, marquis du Lyon , devint le chef de la 
famille. 

Armes : D'or, au lion contourné d'azur. 

Couronne de marquis. 

Supports : Deux lions. 

Devise : Léo rugiel et non timebit. 

L YONNE (de). 

Une des familles les plus anciennes et les plus 
illustres du Dauphiné. Sa filiation commence à 
Humbert de Lyonne, gentilhomme gardien de la 
chambre du Dauphin, à qui ce prince fit don de 
quelques fiefs et terres, situés près de Saint- 
Xazaire, laquelle libéralité reçut, plus tard, la 
sanction du roi Jean et du dauphin Charles, son 
frère. Les d lïérentes branches de cette famille 
furent en possession de riches domaines non seu- 
lement dans le Dauphiné, mais encore dans la 
Marche, la Saintonge et l'Ile de France, où nous 
voyons la famille de Lyohne appelée : 1" par 
Louis-le-Hutin, dès 1314, en la personne de Hélie 
de Lyonne, pour être procureur général ; 2° par 
François pr, en la personne de Jean de Lyonne, 
seigneur de Cucilly, qui devint trésorier de 
l'écurie du roi, avant 1542 ; 3° par Louis XIV, en 
la personne de Hugues de Lyonne, ambassadeur 
ministre et secrétaire d'Etat, qui rendit d'émi- 
nents services à la France. 

Ce qui est parfaitement prouvé, c'est que la 
maison de Lyonne est d'origine chevaleresque et 
remonte tout au moins au xi° siècle. Un Guil- 
laume de Lyonne, abbé de Boscodon, en 1133, 
est qualifié de Guillelmus de Liôna dans plu- 
sieurs chartes. 

En 1268, un de Lyonne fut un des seigneurs 
français qui prirent part à la dernière croisade 
de Louis XI contre les Sarrasins. 

La famille de Lyonne, depuis son origine, a 
fourni des chevaliers, des officiers généraux, un 
ministre d'Etat, deux évêques, des chevaliers des 
ordres du roi, des chevaliers de Malte, etc. Elle 
est depuis longtemps en possession des titres de 
marquis et de comte par lettres patentes. 

Pierre de Lyonne se signala dans les guerres 
des règnes de Charles V et Charles VI ; il se couvrit 
de gloire à la bataille de Rosebecq, et contribua 
puissamment à la victoire remportée par les Fla- 
mands. Ses restes mortels furent inhumés dans 
l'église de Saint-Quentin, devant la chapelle de la 
Vierge. 

Albert II île Lyonne, petit-fils du précédent, 
mourut héroïquement, à la bataille de Patay, 



— 449 — 



450 



dans laquelle Jeanne d'Arc défit complètement 
les Anglais . 

Hugues de Lyonne fut un des hommes d'Etat 
les plus remarquables que la France ait possé- 
dés. Ses talents lui valurent dès l'âge de 18 ans, 
la première commission de la charge d'Abel Ser- 
vien, et Richelieu voulut le conserver dans l'ad- 
ministration des affaires de cette province ; mais 
Hugues refusa, fit le voyage de Rome où il connut 
le cardinal Mazarin, dont il devint, pour toujours 
le confident et l'ami. Nous le retrouvons, en 165S, 
ministre plénipotentiaire de France auprès de la 
Diète de Francfort, où il avait été envoyé conjoin- 
tement avec le duc de Grammont. En récompense 
de ses nouveaux et signalés services, le roi 
accorda à Hugues de Lyonne des lettres patentes, 
par lesquelles Sa Majesté le nommait ministre 
d'Etat, en 1660. 

Quand Louis XIV eut prononcé son fameux 
mot ; Y Etat c'est moi, il fit de M. de Lyonne l'un 
de ses conseillers intimes et l'un des principaux 
exécuteurs de ses volontés souveraines. Pendant 
ce ministère de douze années, il ne cessa de se dis- 
tinguer dans le service du roi. Ce fut aussi M. de 
Lyonne qui négocia heureusement la cession que 
le duc de Lorraine fit de ses Etats au roi de 
France, ainsi que l'achat de l'importante ville de 
Dunkerque. Il mourut en 1671, âgé seulement de 
60 .ans, laissant postérité. 

La seule branche encore existante de la famille 
de Lyonne est la deuxième de l'Ile-de-France, dite 
des comtes de Servon. Elle se rattache étroite 
ment à celle de l'illustre ministre de Louis XIV. 
L'auteur de cette branche est Jean, deuxième du 
nom, seigneur de Cucilly et trésorier de l'écurie 
du roi. 

Armes de t,a branche de Servon : D'azur, à la 
fasce d'or accompagnée de trois têtes de lion du 
même. 

Les armes primitives de la famille étaient : De 
gueules, à une colonne d'argent posée en pal, au 
chef d'argent chargé d'un lion léopardè d'or. 



Devise : Scandit fostigia virlus. — Impàvidus 
sursum vigilat. 

LYROT ou LIROT (de). 

Originaire d'Anjou, seigneurs delà Piltais et du 
Boisjoulain, en Anjou, du Chastellier, de la Ri- 
vière, delaPatouillèro, de la Jarrie, du Beele, etc. 

Cette famille a été maintenne par arrêts du 
Gonseii de 1696, et du Parlement de 1777, ext. 
dix générations, montre de 1543. 

Le premier auteurconnu est Hervé, archer dans 
une montre reçue à Honfleur en 1416, prisonnier 
à la prise de cette ville, père de Jean, dont la 
maison, sise au bourg d'Anverné, fut anoblie et 
franchie en 1449. 

Nous trouvons ensuite : Hervé , alloué de 
Nantes, conseiller aux Grands-Jours, en 1530, 
marié à Catherine Vivien ; un procureur syndic 
de Nantes en 1623 ; un conseiller au Parlement 
en 1780; un chef de division de la grande armée 
vendéenne, tué à la bataille de Savenay, en 1793. 

Armes : D'azur, aie lion d'argent. 

LYVET D'ARANTOT. 

Famille ancienne, originaire de Normandie, 
maintenue dans sa noblesse par arrêt de la Cour 
des Aides du 24 juin 1656 et par jugement du 
21 juillet 1668. Elle est alliée aux plus anciennes 
maisons de Normandie, et compte parmi ses 
ancêtres Georges de Lyvet dit le Queu, seigneur 
du fief de Lyvet, à Oissel. tué à la bataille d'Azin- 
court: elle possède depuis le commencement 
dn xvi e siècle, la vavassorie noble d'Arantot, 
assise à Ourville-en-Caux, et relevant du duché 
d'Estouteville. 

Armes : D'argent, à la croix d'azur, engrelée 
de sable, à la bordure de gueules brochant sur le 
tout. 




Tome II 



15. 




MAGE DE GASTINES (de). 

En Normandie et en Provence; famille mainte- 
nue dans son ancienne noblesse d'extraction et 
dans les qualités de noble et d'écuyer, par arrêt, 
rendu le 5 avril 1724. Elle a formé-deux branches : 
la première subsistait dans Antoine Macé, sieur de 
Gastines et de la Tillière, né le 18 septembre 1704, 
qui s'est marié, par contrat du 22 juillet 1729, avec 
Marie-Renée-Charlotte Morel, dont sont issus plu- 
sieurs enfants : Antoine Macé a eu deux frères 
mariés, dont le puîné, Jacques Macé a eu de sa 
femme, Louise-Catherine, deux garçons et une 
fille. 

Armes : D'argent, au chevron d'azur, accompa- 
gné en chef de deux roses du même, et, en pointe, 
d'un lion de gueules rampant. 

MAGQUART DE TERLINE. 

Cette famille a été anoblie en avril 1317 par 
Philippe-le-Long ainsi que l'attestent les lettres de 
noblesse conservées au trésor des chartes à Pa- 
ris (section historique, série J.J. 56, n. 210 folio 
94 recto). La généalogie dressée sur titres a été 
publiée par la Chesnaye-des-Bois dans le diction- 
naire de la noblesse de France, tome XII, édité 
en 1778. A la suite de cet article Macquart de 
Rullecourt, la Chesnaye-des-Bois fait suivre la 
dernière ligne de ces mots : « Généalogie dressée 
sur titres originaux qu'on nous a communiqués 
et que nous avons vérifiés». 



La famille Macquart de Terline dont les des- 
cendants résident actuellement en Artois a con- 
tracté des alliances avec les familles suivantes : 

d'Asnières (1380). — de Mitry (1408). — du 
Lys (1456) d'où sa parenté avec Jeanne d'Arc. — 
de Rohan (1501). — d'Engleberg (1536). — Van 
der Stracten (1585). — de Walckenaere (1629). — 
de Haldat (1665). — d'Alennes (1675;. — de Fu- 
mai (1706). — de la Ferté du Wissel (1768). — 
Liot de Nortbécourt (1813). — Van Damme (1845). 
de Hauteclocque (1885-1887). 

Armes : D'or, à La palme de sinople. 

Devise : Consilio et Virtute. 

MAGES (de). 

Cette maison est origi- 
naire du Languedoc où elle 
était déjà connue à l'époque 
de la fondation de l'Abbaye 
de Grandselves en 1204. Son 
nom figure dans plusieurs 
chartes latines des xm e et 
xive siècles. 

Il existe à la Bibliothèque 
nationale un acte de vente 
passé en 1401 par Guy de 
Mages et Jean de Mages, de- 
meurant à Thouars (Charte 
originale). 

Ayant ero brassé avec lan o- 
blesse du Midi le parti de la 
Réforme, la famille prit part aux guerres de reli- 





453 — 



— 454 — 



gion et revint au catholicisme sous Louis XIII. 
Jean de Mages fut dans la région occidentale du 
Toulousain, l'un des lieutenants les plus dévoués 
d'Henri IV, qui se plaisait à l'appeler son cousin, 
dans la correspondance qu'