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Full text of "Eneas"

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3ra 



BIBLIOTHECA NORMANNICA. 



ibofaci 



heran, 



8&egeb( 



Von 



ffennann Sue] 



""«■ erst. 



IV. 



f-^LAND 






A MES CHERlfl HAtlItES 

GASTON PARIS 

ET 

A.-G. VAN HAMEL. 



Avant -Propos. 



LorAqne. il y a prùs de trois ana, je pnbliai ma th6t»e ,Tn- 
trodaetiou à nne ùditiou l'Htiqtie du Uoirmii d'KiK-as", je SHisis 
rmudun polir remercier Unm eeux ijui, d'une inauiére na 
dWra, avaient rju'Jlit^i men rei^hereheH Kur rKiit'-ai<, en premier 
HiB mes chent maîtres MM. A.-Q. van Daniel, ClufiUm Paris, 
ha\ Mcycr, t'ritz Neninanu. Qa'ou me permette d'ajouter à 
<n oûMift celui d'un savant dont je serai pour touJourH l'obli^'?. 
M. lleruiaiiu Sneliier ne aetut pas (Contesté d'abriter uia iiulili- 
eitioii dans sa ^BibliotUeeii Noniianiiifa'', il a encore eu l'ex- 
Maa bonté de revoir leo feuilles, à mesure iiuelles s'inipri- 
aiiaat, et de faire profiter mon travail de seit vastes i^ounaÎK- 
MMM de l'uneicnne langue. 

En deliors de ma tbêt^e, rÉnéai* a été traité dans IVHistoîre 
littéraire de lu France' XIX 671 (A. Uuvalj; dans r„K})Hai sur le 
Bamftii d'Èutas" par M. Alexandre Pey (Paris J85ti^, où l'nu tronve 
HB aperv'n dn poème avecf de nombreux extraits du manuscrit 
0: dans le volume 11 p. 1 suiv. dn ..lalirfiiicb lltr liomauiscbe 
tnd ËDglisehe I Jteratur" (c'est encore M. Pey qui, à cet endroit, 
M^arc entre eux le poème frauv'ais et la traduction qu'en 
t lutte Henri de Vcldeke); et daus l'iutrudtictiuu à l'édition 
«MfBe de l'Kneit de Veldeke par M. Bcbaglicl. 

J*anraiit voulu ajuutcr à mou Introduction nu chapitre sur 
rUitoire ultérieure de l'Énêas, »ur riutluencc qu'il a exercée sur 
la pocMie du moyeu kga. Malbenreuseuient, je inauqne iei des 
Hmi iuilispeuaablcs ù une pareille rccbcrcbe et je me vols 



INTRODUCTION. 



% XoriuAiiiiii'a. IV. 



Chapitre L 

LeR Manuscrit H. 

Jo oonnaU du Roman <VKnéA8 tes maniiHcritit miivants: 
A Blhl. I-nuiTiitieiine A Flureiioe. Plut. XLI. cod. 4'l. 
Test an petit oiaDiisorit, dutnnt de la tin du XIl^' g. ou du com- 
nicnL'cnient dn Xllle. 11 compte 60 teailletH à deux colonneu, 
42 vcn elincune. Le maiiu^orit, qui ne enntieut que le 
vronn d'Knt^aH. est nienlionni' pur M. Paul Ile)'Ke, dnuH net* 
,Koiimnische Inedita aul' Italiiinischen Bibliotbckcn (Id&G)*. où 
il >_*» publie qachioes oentaincH de vers (V. p. 81 huîv.). A la fin 
du |)(>éue se trouvent en ccrituro courante les plirase» ftuî- 
vautes: ,per vos donna vallenz ebeu non ans dir ni non pos 
dir a vos ma dosiranza ... eu aai plu» vod de bon eor liai- 
leoz cbe Clipes non ama Fenices veranient ue Floire Ulauea- 

ir De AHxaQdn; Soredamors 

B Britisb Mnscnni. Add. 14100. Voyez la description trâa 
létailléc et trûa exacte daun le «Catalof^nc uf KomancCH in the 
lâpartmeot of mss. nt tbe Britisb Mnsouui, by H. L. D. Wurd", 
Toi. I p. 82. Lo manuDcrit c^t complet, sauf, :\ la lin du poème 
»|iniît te vers 10035, nue lacune, provenant d'un feuillet 
irdn. 

Spaldiug, IJucolnebire, ayant appartenu îi fen le Hé- 
ïod Edw. Moore. Voir sur ce nianiiserit In note de M. Paul 
tcycr, dans la Huntauia V p. 2. I.e Koman d'KuùaH y occupe 
feoillets 10C-1G4 (ro. col. II). 
D Bibl. Nat„ f. fr. GO. Fin du XlVe s. Voir la dencription 
sbcz Pnniin Parie, „Lc« mannserit^ fruuvoitt de la Mililiothîque 
Koi" T. I p. 67—72, et cbez M. Joly, dans «on éditiou da 
>iuuii de Traie p. 3. Le manuscrit contient le Honian de 
lébes, te Roman de Troie et le Koman d'Enéas (depuis le 



nv un un fitwuit; unii 

donuoDs comme appendice, à la ki 
E lïilïl. Nat, f. fr. 12603. \l 
Itoiiiau (le Brut )>. V, i|iii le met un X 
n'y trouve eu entier, saut' denx lac» 
viennent de feuillet» perdus, et qnî vo 
ecment jusqu'au vers 1769, la s 
vers 51^01. Notre roman y est sondé 
le vers 1013U E ahaudoitue la Ic^ou 
dons les derniers vers dn poème, 
d'KiiéiiH juHqn'à KomuInH. Voici la 
Homan de Brut après le vers 10130: 
Aproa gaireo ne deni 
Li rois dn siècle très 
Et la terre ot toute E 
S'ot u moullier Lavioîi 
Pnisqn*Kucas liavine c 
Kt la terre toute conq 
o(i il a repris le vers ii7 du Brut; 

PniHqu'Kncas Lavine < 
Et toute la terre eonq 

F Bihl.Nat,f.fr. 14115. XIIU s. ( 
Voyez I^roux de Lîuey, Hunian de 
1^ Kunian d'Ènèits préeède le Koman 

G Bîbl Nat.. f. fr. U50. Voir la i 
chez Leroux de Lincy, Kuninu de B 
l'édition de C'iigés par M. Foerst 



LES MANUSCRITS 



r ie Troie y occupe les fenillete 1—147 v., le Roman 

1». 117 V. — 207 V., le Rouiau de Brut 207v. — 242v. 
(Au du volniuc). Les pages sont ;l tleax eoloniics de 1<) vera.) 
h.:i\f^ le toxte dn Uonian de Truie aen] il y a des têteH de 
■iia(iitre> 

I Bibl. Xat, f. fr. 784. Voir Paulin Pari» „ï,eH niaiinsorits 
fnutioi» de la Biblioth(^qne du Boi" T. VI p. 1iï3 et M. ^^^\y. 
.le Roman de 'IVoie', p. 4. Note (Comparez Constans, La 
' lende d'Oedipc, p. 1()0 et 161). TjO manutterit contient 
KomuD de Thôbes et rÉnént». Celni-cî y est complet, sauf 
.e laeone, pruvoDant de neuf feuillette perdu»*, ipii \n du 
m 8335 an vcrp 0993. Le manuscrit date de la tin du XUU' ». 
dn commencement du XlVe g. (Comparez Romania X, 
272). 

En résumé: il existe dn Roman d'ftnoa» neuf mannscrits, 

iâfiat le plu» ancien (A) est de la fiu du XIK' ».; dans trois de 

[M mannscrits le Roman se tronvo aecompn^é du Roman 

rot (HFE; daiia E il ne forme qu'un seul poômc avec U 

dans U et dans D il fait suite au Koman de Troie,' 

1^ 1 C et D il est asHoeié an Ruman de Tliùbcs; danit AR 

ÉDfin oe se trouve qae le Roman dT-'nt^a». 



TAcbons de trouver les rapports qui existent entre noa 
nunniscrits 

Alt A. le plus aneicn de eea nianuserit^, se trouve danrt 

00 rapjKtrt intime aveo B. Cette relation est prouvée surtout 

Ipcr les verH 2M>7 et 2^iC^, qui. étant placés dauM A après le 

vm ■2.'j7C* (faute que A a corrigée par des situes ù la marge) 

[K trouvent au int-nie endroit dann B, sans ipilci on ait rc- 

ii l'crrcnr. U est possible qne B soit une copie direetc 

[He .\: a\on la corrcetion dan? A doit être d'une main jinstê- 

rieiire; dans toug lei» eas, je me prtm autorisé A considérer A 

Iconme représentant de la famille x que j'accepte pour AB. Je 

It rruis pas qu'il soit néeossaire de prendre tontes les variantes 

\hai* B: leH difTércuees iptc m'a uioutrécs une enniparaison 

[niDDtionse des deux manuscrite ne sont d'aucune imjxirtance. 

Les dcitA niannseriti^ ont en eoinninn une lacune axsc/ 

[■■portante ivss. yo'Jl— yiitr)}; l'épisiKk* des .tultles mao^< 



3701 tons Ica m 
cerf pris' et pour faire concoî 
vers i|ui KQÎvcDt. ils ont, tuus \cs\ 
et 3767. 

A quelques rares cadntite ils 
scrits (liRV-rents; ainsi aux vers 30J 

Les aunibrcuscu lacunes que p| 
cnlarité que je veux relever. Tn>s 
uuc Ic^^on [>cu usitée, ils uuietteul] 
uft se trouve la difHcnltê, taudis 
garde du moins. Cp. les vers lîrilj 
Dans \qs grandes descriptions, oii 
beaucoup de mots techniques, les laj 
nombreuses, en vertu de ee système d 

Nous admettons doue pour HI n 

EF Le rapport entre ces deux 
les vers sui\HUt8: 6274, 6741, U742 
cAlations aprt^H les vers 2144» 89(K)^ 

Nous acceptons pour EF une so 

:G La relatioD qui existe entn 
Huivant*: 2441, 6055 et 6('56. 66.Ht, " 

l'uurtant G parait avoir consulta 
Mais j'ose pourtant uninner qu'il ti 
mille ;:. 

NouB nommerons Toriginal ded 



LES MANUSCRITS 



▼n 



D Qnelle place, daDii la clai^6cation. faut -il donner an 

muucrit DV Avec x il n'a pas de faute commune'): ^vee 

y il eo A f)nclqrie)«-iineii. Au vers hhM* il a fallu act*fiptcr In 

letofi de A , parce qu'il est probable qne c'est elle qui rcprc- 

; note la bunnc le^un. En elTet, on ne eompreudruit ims ponr- 

I^hmA ciit reuqdaci" une rime trûs ordinaire par nne rime inn- 

■t^e, RemarqDuDK cependant ijoe cette fiiutc eHt peu pruliante, 

ifvcc que le cban^enient s'uflmit de lal-même. — Au vers 1584 

ik faate de DG (Ui changent d'une façon différente) semble 

\n)ir ét^ uccasionnre ))ar le mot à la rime: conlor, qui, 

pciit-ftrc, semblnit étrange aux copisteê de ces mannscritA. 

C< ver» 1584 noa^ niuntre encore qtie D se place plntt ph^ft 

de GEF que de lil. Knlïn les vers 7671 et 7t)72 achèvent d& 

■oatrer la relation de GKKI) (HI omettent ces vers). 

Bestont quelques interpolations de GFD (£ manqne en- 
'«re dans cette i>artic de l'Énf-as), entre les vers 470—171 
il4-515, 544-54Ô. 700—701, 'îtl—l'S.i, 826-827. Sara 
|Mu prononcer encore sur la question si, d'aph'fs la claasî-i 
featioQ. ces vers doivent f^tre acceptt^s ou uon dans le texte,] 
fûioos remarqacr que leur cuiitcuu les rend fort suspects.' 
Sus «enlcnicnt ils interrompent la marche dn récit, mais il s^y 
Iniuve en outre de nonibreuwes n'iK-tilions et bien des contra- 
dietioas. Ainsi il y est que Didou m trouve devant le temple, 
[ctou jr raconte comment elle est vêtue; or, lii o(t tes antre» 
(Maascrits reprennent, on retrouve, dans un rapport plus lopi- 
"iw (les me^isagers d'Knc^e arrivent et la voient) cette mention 
d« Didon, qui se trouve devant le temple; t'videmment, la 
première fois^ elle est de trop. Tondis que tons les antres 
luiiuserits disent qul-^nt^o so prt'pare û aller ix Carthage et 
l'apareHJa hien de dras et monta en un paiefrei (au ver» 700). 
IXJF intercalent entre ces deux vers une descrijition détaillr-e 
(le la personne et dn i*ontonic d'Knée *). 



') A nolm (|a'uu dc Tuatlle regarder comme tvltu le mut rmu au 
ren2>)tfS, qai to Irouve dsas AU, mais c|iii, duu D, & t'ti- oxponcUié et 
renplirf )iar mtU. \\ te iittiirrait hk-n qu'il n'y uût là qu'un simplt^ Utputw 

*) tf Rfhiiglivl. dans sun kdîttua de TEneit du Veldvke, a d^jn fitt 
tiiK' ce pâssft^e, qui ne «o tmuvo pas dans »*m nittcur, i*»t 

,!)"'■ "' «w' CKrrlili.i»", 



^nent« avec u II 
D il la fiiiiiille y. car alora les fatiteB' 
anssi; il est également impodHible de 
sealo famille avec GEF (car il fant Hi 
de y ou qu'elle ne le Boit pas: elle Qï 
mémo temps de y et d'nne autre tamillj 

Remarquons que D, bien que pofttéi 
manuscrits, n'a qnc relativement peu dl 
acriptiun du ^rnll)eau de Camille, par c? 
presque tonjuurs avec A, tandis que GEl 
remanieincntH faiitaittlstcH. Pour la cnusl 
d'nnc importance très rOeilc: le pluâ nof 
entre A et D suffit pour montrer la boni 

On 8C demande, en face de ecR faiti 
remonter D h une famille à part, tout < 
connu GKF, on du moins nn d'entre eux 
cansc des passages où e^est avec eo 
s'jUToriIc) et il faudra donc supposer qi 
interpointions ac soient glissées dans I 
de F. 

Le manuscrit D soulève encore une 
répondre. Dans la première p:irtie de \ 
du poème, il fournit, à plusieurs endroit 
fait différente de celle des antres mano 
asscx curienx, on constate que ces ch 
rapprocher le Komau d'Kuéas. 



lOD, ux nscnr: 
JliuucQs parla premiers 
U plus sages (les lucsflgiers (x: 
timlitt que y a les vers: 

Ilionous parla por 
ki rnult e-stcit sa^^j 
I uociH donne la leçon saivante: 

Iliuncu)4 parla prcmij 
li plus sages des lut 
il a parlé por élu ti 
ki molt csteit sa^es 
Fuis il tlumic le tliHCOurH d'Iliuul 
AGMKl. Mais, à la Hn du diseonrSf 
une seconde fois d'apn^s la versioii d 
507 et see ne» alkes redr 
que la tormente a de 
Ulionens e^teit molt i 
molt par li dist bien 
„I)aiiie", fait il, ^ ce 
oft il n repris la vernion de D. L 
trouve (-gtilenierit deux luia. 

Il est assez rare qn'oit puisse 
flagrant diUit de eonihlnaison. Dans 
l'acileuicut que le manuBorit C no i 
eoosîdénitiun oA il s'agit de savoir h 
tiques ttu hieu n'ila out ùtO li 



LES MANUSCRITS 



fflilé) île se tient toat préB du A. Seuleaient il est eseeasive* 

[tcot^fficUe de prouver qu'il se truave daDS un rupport intime 

me St cnr, pour eeb il faudruit trouver iiv» fautes coniniuiies; 

orA a peu de fautes cudentce. Aux descriptions des tomlicanx 

[il suit égalenieut A de Iriïs près et j'ai réoMÎ À trouver une 

bftte commune aux deux mamisen'ts. Au vers 8475 yD lisent: 

AooTi* t':i puiuto (l) Ijiiatc) (Le vcru préecdeut e«t: „/« vis eu 

iai (HûcM et temz'"). AC lifleut:.„/VV/(r, tu aimes". Ce vcni aei 

'ictronvc qnciqnee ver» pln8 Itant, et ue va évidcninicut pau anstti 

.Ktin dana ce rapport que celui de yD. C appartient donc k lu 

iiiulle j', et «est oui)iplt-t(> par D (ee qui explique Ion quelques 

vers, dnui) la description des tombeaux, oA il se range auprès 

'(le D et s'écarte de A). Étant de heaneuup pogtùrieur A A, 

ioffranl une compilation (évidente de levons de familles dilT<ï- 

|mtM, C peut être négligé, A notre avis, pour la constitution 

^a texte, d'antant plus que nous avons dans A un type ex- 

ceUeDi de la famille dont C provieut. 

Il nous reste à mentionner une particularité de notre ma- 
iDirrit, qui consiste h omettre les endroits inconvenants; loi, 
wea«atioDa do la mère de Kaviuie contre l-inée (aux vcnij 
S65— S6ia), que répète Lavinie elle-même (aux vont [I13 
9171^1. ne se trouveot pa« dans 1; il parait que le copiste a 
Intaré ces passages dans le manuscrit qu'il copiait, car il 
ilttr a réservé une place, eu laissant ((uelques colonnes on 
blue. 

Enfin, le copiste, on un de ses prt^décesseurs, a tâché de 

(ntiveuir à nue prétendue lacune. 11 s'agit de Tbistoirc connue 

de* table» iiian^ri^es. A peine arrivt^s en Italie, les Tniyeus 

^pcuoeut leur repas, eu se servant do pain au lieu de plats, 

AMS£;ne dit: ,nons maugoons nos tables". A ce mot Kuce 

ifécriB qu'il est convaincu d'avoir trouvé à présont le pays 

^i)Qll cbcrehait: sou |H're lui avait dît que, quaud ils mauge- 

raivut leurs plats. Ils auraiout atteint le terme de leurs voy- 

tçe*. Il ne «e trouve dans IKuiide que la prédiction de la 

^Bvmpbe C'elaena (III. -2.V)) qu'iU mangernicnt leurs tables, 

il u'y cîil pas parlé do l'ocra-^tion oii Ancbisc dit k Knée 

■e ce itérait là U Gu de ses uveutiirts. Lo copiste de C a in- 

nh' ' ': . ', * it'bÎHr, dans l'eufcr,, 

f I iiisc ayant rapport! 



n 






:""- i.-. ';::'" ^ ^^^c. ;t 

;"•; I... .'"" »"-v« «,„, 

'^'"7. iZ :,::;-'■ -"4^ 



LES MARUSCRITS 



xm 



Or, x\i\ onietteut le Be ot 4« vera, mais cbex Vcldcke on 

ÏU (v. 5121): 

... (lie Biirharlne. 

die Pulloiee pdiI di T^atine. 
di van Xaplcs code van Salcnie, 
van Calabric end van Vnlterne, 
dîe GcncvoJHC end die Pii^iine, 
die Tln^rc end die Veneciane. 
Cette interversion de l'ordre dei» vers n'expliniie aifténienl 
admettant que le» deux vers qui ne se tiTtiivent pas dans 
11. done. d'flpri^s la olasBifieation, non plnit dann l'original, 
^cot i-U'. pnsntérieureinent, iiitrtrdiiitH dans la inar^e d'un ma- 
Kucrit de Veldekc par un copiste qui les trouvait dans no 
Intuiawrit de la fiamille D nn t/^ 4|u'il avait rour les veux on 
mmç temps qne le niannserit de Veldeke quïl l'opiait et qni. 
jêtuiil pins aneien, n'avait \t;^f^ ce» deux ver». Un eopiHte nnït- 
[«*}((Beot les anrait alors insérés dans le corps même du texte, 
Don pat) an bon endroit 



Noua avons done trois familles; l'accord de deux d'entre 
I doit done nous indiquer la bonne levon; seulement n'on- 
ipas que nons ne devons nouH Acrvir du manuscrit U qu'nvee 
»up de réserve, vn ses rapport» avec F. Cest poui-quoi 
vers, se trouvant seulement dans DOËF, ou les leçons, par 
jni dcuIh données, n'auront pas la même importance qu'une eon- 
[emlsnee entre x et un nmnuscrit de la famille y. — Même si 

bmu avons devant nons la distribution suivante : A HI . . . 

GiîK, nous ne prendrons pa« la lo^on de D(îKF. Plutnt nous 
[nois déciderons en faveur de X. le manuscrit qne nous prenons 
m base de notre édition et dont nous nous écarterons aussi 
iine possible: c'est sans doute, non seulement le plus an- 
aiu8 aussi le plus correct de tons nos uianuseritH. 
Quand, par 8uit(^ de l'omission de D, nous n'avons que 
familles, x et tj, voici comment nous avons fait: pour 
^Jetons, nons avons pris celles de .r, A nioins d'une faute 
ite (par exemple au vers 57(3); mais, lorsipie. dans g/, il 
aroit des vers qui ne se trouvaient pas dans x, nous n'avons 
su osi' les rejeter (par exemple aux vers UG. 547) parce que 
seule omission dauB A ne prouve pas qu'ils soient postîcbes. 




tAueuD de dos mADUscrita d 
écrit daua 1c niêiiic dialt'cte que 
leiï riuies et le inùtrc qnj piii 
langue et sur les foraies f^raium 
1. V\um^ 
I VoyeU 

A. Des moto en -a/i» il n' 
à pôté lie la fonne en -ri celle en 
à. votai, et au vers 3541 h altre. 
vers 2107. 2510, 2719. 7475 ane ri 
qui a tl-té signnlt^e dans lo Ilnmau àt 
ne se trouve patu dan» notre po 
cnteus : deu» (au vers 1713) atte6t< 
le seul yen* ofi cruel ho trouve i\ 

un -f cous, est rij^oureiiseuient 
o'y a que uUetit qui soit admis 
vent 15:i7 (aJiuii : dcvani ; 7731 /a 
exceptions fréquentes à la sépan 
euns., qiio cite M. Sucbier (Kciiu 
trouvent pas dans l'Kuéa 



I.A LANGUE 



XV 



ère (ûranj) se tronvc ù la rime avec e provenaof de « Hhre 
QÏqne. I^ forme analogitine itre n'est pan attestt^e par les 

A côté de empire se trouve la iomie empere, au vers 2942. 

Il ne ne trouve pas nn seul exempte du mélange de e fermé 
itravé avec e ouvert entravé (au vers 3043 mes (miBsus) : oes 
jtpiut) ne rentre paa dans cette eaté^rie). DauR le Koiiian de 
rrôie et dauH la Chronique (*e mélan^ se trouve exee)>tion- 
icltement. H est évident ({ne Von trouve souvent des rimes 
Mmme hele : aaùteie (45H): d'apréH M. RiUniier noun avonn ici 
kftaire an snffixe -eiium (V .Stock. Die Pliouetik den „UomnQ 
le Troie" nnd der .Chronique des Ducs de Normandie', 
itonan. Stud. III (\xi8) p. 449 et surfont Cohn, Snffîxwand- 

Ïg«o p. 42ss.). 
< De devient pas ea devant /, comme dans Marie de France 
. inike, Die Lais der Marie de France p. XXXI). 

I. A côté des formes régruliêreB {foleie : veie (vîam) 1577; 
Mi'.tei 4741), on rencontre au vers 3S30 ttiiUtU : oeiënt et an 
W 0287 contrai iënt : diënt. Donc comme chez Benoit et 
Awz Chrétien (Cligés, éd. Kôrstcr LVI; Scttegast, Ueuoit de Stc 
Mûre p. 16). 

Le snffixe iiium donne la forme ise, ainsi au vers 1260 
wri/Ue : nprise. On «ait d'ailleurs que service est une forme 
pftHttTÎeure (CUgés LVIl), 

0. La diphtongaiftou de i> libre tnnii|ue ent attestée par 
b rijnes univantes: 50ii;ï cuens : Volcens: :j94i» cuens : Sabiëtu; 
ti99 muert : requiert \ 04S1 requièrent : muèrent (nous gardons 
B leçon de G. A lit âescovrcnl : muerenl ; D ret/uitrettf : fie- 
'mt. EF changent un pen et liHent s'entrefierent : ref/uierent). 
■ Brut 0740 la même nmc. Ces rimes prouvent que la diph- 
Kue était ascendante. 

■^ Ou trouve les oxceptîonH oonnnes: fors {: cors 935). vole 
■•t) {-.parole 154^). hum (: non 3075), bon {petston 4&07). 
rmore rime en o (: tore 9217). 

Faut-i) accepter pour notre texte In diphtongaison de o 
'vant / monillt-e? M. .Suchier (Reimpredigt XVI} a ohaervô 
l'en normand dans les graphies (les mots rimant toujours 
tre cax il n'y a qun les manuscrits que l'on pnigfle cnnanlter) 
^néraiment intact dans ce cas. Je crois devoir laisser 



.uo i»ropres en -or 

(Settegast p. 17). 

Les imparfaifa} en -ot ne 
faits ot. poty sot. Dans Wnce 
la rime Herout : out (\. le ren 
dreseo, et cp. T. II p. 529). 

fermé libre toniqae rim 
nevoz : toz an vere 2925. 

Corl (: tort 4205), estros (: i 

Diphtongues. AI. Les ri 
de ai avec ç sont rares; on ne 
nionopbtoDgaison de ai existait 
ù rùpoqnc de notre Roman. 

1. ai + trois consonnes; par 
vs. 2203) ; maistre : senesire (77). 
contre environ 25 rimes, oA ai u'i 
vant trois consonnes. 

2. ai + deux consonnes, laist 
283; lerme: terme 8319. 

3. ai-^-cons. -aire ne rime t] 
cas de môlunge sur ennron 4C 
mais 2397. 

4. -ai final, -aie ne rime qn*: 

5. ai devant nasale, ei deva 
riment ensemble- 



LA LANGUE 



WU 



Dit trnnvi'i tlans le Itonmn (l*^^ni>nR que peu dV^eniplos. 
/étaj>o on I'Kiil'RS 80 trouve, qimDt à ce Min, ont donc la iiu'nie 
ine iwlle Je Philip])c ilo ThaoD (Mail p, Tip). 

Au verj* 2tHJ «e trouve à. la rime la forme cerlan. 
■ lË. La dïphtliongnc ie no rime jamais avec e. 
" I^e Huflîxe -iatmm ne montre Sfius ditTi-rciiteH formcfl: d'altonl 
ien {\A*Xf Troien ; bien), \iw\s en ('JISV Trotens : rens), enfin -an 
169& Trdinn'.ottu; 2131 Tiriane : ehnne). Dan» le Roman de 
Tmie et daiiH la ChronlqQO Troianum rime en uch, eun, «i»i. 

La terminaison iee no se réduit pas à f>. 
<i El. Je n'ai paH remarqm'': de mélitngt!, à la rime, de ei 
^ ùr. An rersTiXH, il est vrai, A a mnneie : hhie , maie les 
tiilre» (Mit la Itonne \v\>*n Tmie : hluie. C'est h t4»rt <pic, dans 
k Homan de Troie, SI. Scttegast n vu an eiemplo de confusion 
CDlro ces deux sous dans la rime besoigyie : poUjne (prov. ponha) 
an rera 021!). 

I Le snffixc -itia se montre sous deux fonuca: -eise (30G& 
I ricSfiie : corleise) et tf« (7083 proeee : bieee). 
I EU provient: 

L de u/j dans âeus (5415: eus, Uh») et de ni dnns ayu# 
\fPlM) (: tf^tff 7839). Diins les poèmes de Benoit empilement 
(\'. RettCf ast p. 20). 

2. de p + « dans les mots connus feu, (eu, jeu, (ireus, 
ivquetu Feu {focu*) ne se tronve pas à la rime. 

OL i»aucuJH donne /toi: ti::tl7 oi {habui) : poi\ la niéme 
rine an vers liH'>47. 

A côté de 1a forme bois (0055 chois : &o/«), ou trouve bos 

rtïi rr/wj-T : bns). 
III. ^+r donne ui, par exemple 4707 (^nuf : ^ra/. 
ÇonBonnes. 

L i (1 a i d e s. Est-ec que, poor l'Éûi-ap, nous devons accepter 
a vocnliDation complète de /? Hiencpril y en ait qnciqiics 
ixcniples, je ne crois pourtant pas qu'elle se fût déià accom- 
lont-i\-fait. car les exemples cgne nous en trouvons sont 

Le« voici: 
a+/+'* 3130 esmaus : Meneiaus', 320^ mates : l^eneJaus. 
r +'+•«■• 2G37 rfrfuf : inffmeus\ 7839 «w« {solw) : rfnu; 
|3 rfna : /w* et puis anx vers 171>7. 4371. 4503. 5415. 0855. 

lUlMtlMa NuniuutiitiLa IT. b 



r :-yr-i- r rtah à^jà K-bW i T* 
y ■/■ : 'in'^f. f.TL^ trr* frv^^Mntt. 
rf'yr^e nzL'i arw: 
1. f'TMiit :-J. âT"'^ ete. 

Mc'aLi'^ de r. rdciple aTe« « 
iitiume ehez Beooii: 4-Vii own^f : 
/»'*,■>". >-. 

ApK-^ ■-. M la tin d'no m<'>t «. la pna 
pas dîsrinow d*: <^!ie de n : 01<X» /m»m : a 

\\'Ti:< ■:{ la <>:-Lfc5ivD de H et ai b'ca 
rimes. V. p.>T:r -j n le* ver» 1303. -2S:29. 3»! 
l"»^^7. 'li-î'T et 7"4l: p-vnr -fl/i» les ren i!7-l 

L a b i a 1 e s. I^ ritce 'ibeicre : dessein 
i*ouservation de la labiale dans bibfre: la 
7?0U montre qu'ici elle est tomb^ 

Dentales La dentale rinale de U ^ 
-«/ liait toniK-e: 4ï'*3 Uil •.h-ni: ^"77? 

fui ex fu se troQTent tons les denx à 1 
: TSô /u : recfù. 

Cfnime dans la Chronique, on troai 
Q»:ai! le l'tm. laie an lieu d<» ' " ' 



LA LANGUE 



XIX 



împtea de VéMou: 0H5. liOa 1870. 22;ï3. 2252. 4956. 
112. 0485. 9682. 
Remarquons la forme cuier A enté de cuidiet; attestée par 
rimes: 5705. 0159. 7H03, 

«. X flont rigoureusement sêjmréa à !a rime. — On trouve 
double fonnc pnnr ahan: 3187 (aham : (Utz); 2G19 (cham 
i). On bien estn^e qne an n une donhie foriiio, de sorte 
au vers H187, il faut écrire ahans : aiis'i Jor a s: 3537 
wi:Jor$)\ 1199 (doforg : j'ori). 

11 cet tnalnisO de ae prommecr sur la question si s est 
iéjk devenue muette devant eondtonnoH. Il n^ •* qu'une Heule 
Éne d'où ee fait semble ressortir : 485 cocadrilU : Ule, ]>our s 
levant 1i<)iiides. S devant iniiette seutble encore avoir été pro- 
KHicce par le |>ucte; du intpins, l'i la rini», on ne trouve |>aH 
i» loélangu de it. iH et de -ut, mU 

Au ver» P129 se trouve la rime sache l metiacf , et an 
rm H4S7 socM : plncf. 



•2. Flexion. 

Substantif. Nous ncoeptons lit division de M. Suvliier, dans 
le «Orundrimi der mmaniHclien Pliil<»It>gie' 1 Giil. 

Maseulina. 1. Les mots qtii ont lu même forme an cas 
lut qu'an cas régime. Exemple père. Ces mots n'ont pas 
»re pris s au Nominatif. M. Sucliicr relève dans l'Essai de 
rey (p. 52): „Si sui ses frères et H mien-V- (e'ost le vers 8045). 
Cependant, e'cst là la leçon de (1, mais A fuuruit la bitnnc 
K'od: ^Si sui se* frère et il est miens': Les rimes père : ère, 
Ueutre : estre sont très Dombrcuscs. 

2. Les masculins et nentres dont le nominatif se distînpio 
h ras régime par s. Il n'v it que peu à rciiiarnucr mut ecs 
nota, sinon que souvent l'accnsatif remplace le nominatif, par 
«inpie 2MH. 244. 709. 1274. 129(5. I50R. 1560. IfilO. 175:î. 
112. 21130. 2:i20*')41. 2720. 2877. ^SiW. (iOOa 8051. i>979. 

Fd est la forme du eaa régime singulier (non pas /fr, 
iinme dans le Ron (Andrcscn II. 550) et dan» le Uonian de 
iroie (rietteffast p. 40)); elle est attestée par le vers 57, fif : essil. 

I.>es Infinitifs empinyés substantivement ont x, par exemple 
fera. 2290 legters : repniriers. 

P Les Neatres latins ont «; ainni au vs, 2515 enfers : convers. 

b* 



latine n'ont natiirellement pas sabi 

2. Les fûiiiiDÎDfl qui provienne 
naison latine, et se ne terminent \t 
liéMÎtiiliou entre nue rtjipe nutt^neur 
avance de la laDf;ac qne noQs aro 
ajtréa -H./). 

En face des rera 2759. 2961. 4 
10135 oit la funue ]>ostt^rietire avec 
il y a les suivants où le noniinatil' 
1202. 1419. 1704. 1990. 2475. 267: 
400G. 4341. 4778. 0790. 8510. 8590. 

3. suer, seror. Il n'y a, dans i 
contre le développement régalien 
ver» 1273. 1326. 

Adjectifs. Voiei les formes f 
J'ai remarquées: 88 dûic€\ 034 cûmwteÇ, 
leise; 8707 dolente; 2574. 4413 /<•/«')• 
été déjà rcman)uce jiar M. Siicbier dai 
aatres exemples de tele qni y sont c 
la jireinicre fois M. Pey a lu tele au i 
ma. G (d'après lequel il cite) au ven 
s'eutent^\ L'autre passage se trouve a 
nTele sarde a en ceie /or"; A .,Tei g 
„// a iti garde en ceie lor"; E ,,Ja ft 
voit donc qu'ici on n'est pas obligé < 



LA LANGUE 



XXI 



U neutre (nxins s) Vest eungervé ilans les partici|>CB et 
adjeotfffl, qui fouetioiiacnt connue prédicat ilc prou, nontrcs ou 
du |thrasea entière»; 858(5. 

Pronom. Apn>8 le» prépositiotit) le pronom personnel se 
pUee sons sa t'onue ucecutuée : 105;î. 7727. 

Le pronom ]ierâonncl féminin est le plus sonvcnt <V; ausHÎ 
irfA Exemples do et aux vers 3314. 7112; exemples de e!e 
ISOIS. 2fl22. 

Verbe. Peraouuefl. I" personne pluriel indicatif et 
jinbjunetif: il n'y a que les formes eu -on à la rime. Daita 
le Komau de TliélieH tîgalcmciit. C'Iiex Benoit tmit, on. Au 
WM6693 seul se trouve une 1« ]>ersonne en -om«. 

La 1» personne slngnlier de l'indiL-atif et du Huhjonetir u'a 
[u I ni e Don-i'tyiuoluf,'i((ue8. 

La 2e p. pers. fut et subj. en eiz. Un seul exemple k 
|U mue: tHjl7. La famille y change ici. 

Les île jïcrs. pi. de l'impHifait milyunetif, accentuées sur 
jlntpruiinaisou, i|ue M. Settegnst a ol>servêes ebez Kenolt, ne se 
tmveut pas dans rÈnéas. Il n'y n que Hl qui, un vers 5:M7, 
uot U rime peUs^ent : vera'temeni, mais ta L'Ia^ilicatiuu s^oppose 
i Litbt>daire eette leçon dans uotre texte. 

Vail est la seule forme à la rime, jamais m. Chez Clirë- 
tieii AU eontrnire va (Clifçés LXXV). 

La Ht* personne de l'iuiparfuit do être est ère (,21G0. B928) 
\^trt (18, 2«14. 3926). 

Temps. Présent Le présent du subjonctif do iirendre 
(»la (cnuinalson -^c aux vers 3-il)G. Gl»09 {prenyc). 

Imparfait I^es imparfaite eu -ot sont attestés par lod 

de l'imparfait de lu U' conjugaison avec des parfaits 

ime sot ete., et par le fait que les iTiq)arfaits de la \*> eou- 

lûon ne sont piw eu riiite avec des imparfaits d'autres cou> 

iflUDS. 

Impératif. Au lieu do l'impératif (avec la négation) on 
ipluie quelquefois l'iuliuitif, par exemple 80SO. 

X Ulutittf et Élisioii. 

?s réfrlcB connues de lYlision (voyez Alexis p. 1.31) sont 
fte» (Lins le Roman. La voyelle de wti, /a, *«, me^ te^ 



qn.l provient de l'origina . Ai 
Ao- je n'.i pas, pou/ee.a, Jl 
, Il y a enelise de /e les f^^:. 

aprç-8 an infinitif au vers l85o7>^ 
après j/ (8529). *'"' 

*. Le ïèt 

-/oïi et ~iër (le et Og „ „i , 

'-Hnes, den,.4enne,atL ' 
ancfëns 3529. H oV ^ '^ terni, n. 

2070 mmces ei Tiàeii 
-»'ï ypomedon Parthe 

2940 ^/^y./û,«„,^ 
5. Concinsio 



LA LANGUE 



XXIU 



lt>M L-ouclusions anxqnellcs sch reclierolics uut porté 
)ke, «nflit puur i^.tablir l'iilciititô. de Icnr dialecte: eu 
«'accurdcnt sur ton» lc« puinU cardinaux et iiumuc co 
9 détails (ainsi, par exemple, dans la lunne jor.i, avec s). 
nt il me semble i|ae TKailas lui est autc^rieur; d'aburd, 
il hésite daus la conservatiuii de l'Itiatas aprés*<>(/), il 
te ptas d'exemples, relativement, r|nc les l.als; mais su r- 
■cc que la forme des rcmiuius de la 2e déc-liuaisou est 
fréqacmiiiCDt sans « (fait qui ne se prodttit plus dans 
i), il faut qa'il ait été rumposé avant les Lais. 11 est 
I, CD revanelie, le Itoiiian iri-Jnéup) doinie plus d'exemples 
voealiaation de /; mais cette diirérouec {Ksut n*ctro 
tnite. D'ailleurs, je puis être plus afitrmatif sur ce 

^M. entre les Lais et l'Eiiéas nnc toile rcsseniblance 
Hgi^ de style qu'on ne saurait nier qu'ils se suicut 
"^PÔtlT le style et lo earaetci*e littéraire en général, 
8«emblanco est diflicilc û prouver; uu ne la scut, qu'en 
4 Yan après l'autre. Quant h la resMenddaiieo de dé- 
t'on veuille bien parcourir la cuncordaneu suivante: 



«Qk de Tocvro Suluoion, 
ÊÊà du btanc ivuiro, 
^PD c-rt [otu trifoiro. 

^uno en luult pui d'nrv . . . 
Hjtunio M roek; 
Wn a TuD jor ilcsaB, 
e lo relomu ju». 

»d'or ot un sont mts. 
sti uns RiicDs v&sluz 
titre 80D bersercz. 

lUt Tui piaist que Kc lu die. 

I 

|d Bul L't la uuit {lis. 

et destiné. 

rIttM ul closturcv. 




Oulgi'tiiir 1*2: 
. . . furent a l'nuvru SiUcmua 
Uillii! K or, tat a irilToire, 
ilo i-i)iri^a du ttlanu Ivolro. 

Giltgoiiiar J.tS: 
Mos Fortune, iiiii ul-s utilie, 
in ruti tiimc, en \m\ d'ure, 
Vmi met dcsuz, Taltru deiture. 

LsDval HT: 
L'u iiigtc d'or ut don» mis. 

sut) lire li |)ortt' uns toIIoz, 

SUD liuniuic et SUD bersvrei. 
(itiÏKuuJiir !t12: 

Mes si vus |)lo8t quu ieu vus die. 
(iulKemnr (itîU: 

Le jtir IL mal u la nuit pis. 
I^fl DoUB Aiimoz 1.^: 

sorti esteit et dcstiai*. 
Oiiigciuar lâO: 

N'I out cheville uu clostuni. 



. . en or asû, ctuscnns d'une once. 

En. 4357: Bise 

«mot sa femme e ele loi. Il 

En. S529: Elid 

. . . mais Tielx et anciens esteit. vi 

En. 7759: Elidi 

Il quels que seit, morir estaet, 

o aobesdens, se estre puet. u i 

Qn'ita se soient connus, voilà, qni 

qui précède. Il s'agit à présent de i 

l'Énéaa, oo bien notre tradactenr le 

faits qd rendent vraisemblable, sint 

de ces denx hypothèses. Dans le 

vers 28): 

Pur ceo començii a pe 

d'alkune bone estoire f; 
e de Latin en Romans 
mais ne me fost guairef 
itant s'en sunt altre ent 
Pais (an vers 584 de Lanval): 

Tant gnta bealtez ne I 

en Venns, qui esteit re' 

ne en Dido ne en Lavi 

Cette seconde citation, à mon aWi 

dans les vers dn prologue, Marie a 1 

tion de l'Enéide. Ainsi nous avons, < 

de l'Énéas, une preuve linguistique et 

Nous TMïnvAi"" J 



1^ LANGUE 



XXV 



Il tst rrai qu'une conulnsion tirée de la comparaison avec 
lIoittAn de Troie, dont nuna n'avous pa» d'iWlition critiqac, 
fm pu a«8arée; ponrtaut, il y a nn tniit Ic'iiicl, d'aprds 
PaiI Ueyor dans au easal de cla^siticatiou dett tiiaDDHcriU 
RuiDiui de Troie (Itomania ]H p. 71), est, sans ancan doute, 
tprc 1^ l'on^uaL C'est la furnic us pour vos. C'ctto forme 
9fl troave pas dans notre Uuman. 

Et remarquez cnoioieut parmi les traite quVut en t'omnion 
Itoman de Troie et la Chronique dcR Duch de Nurniaiidîc, 
vpptwition a d'antre poémee, il u'y a ipie peu qui se retrou- 
m\ rbrz notre poùto. si/ot (jui rime, contr:i ire ment à l'Imlii- 
Inle. en n dans ces denx poèmes, êc trouve dans le Itomnn 
eu riroe avec «: Troïen n'y rime pas en uin; la troi- 
pers. pi. de flmparfait du Subjonctif avec l'accent sur la 
ituaiHon manque rhez notre porte. 

Dans toua les cas il est aut<!rieur :i ccb deux poOnics. Les 
de tti : i qui se trouvent dans le Itoman do Troie eomrao 
m bk Chroniqne Tont dt'-faot ù notre poème; la eomhiuaison 
il ne K trouve, chez notre poète, que devant naflale, t^ni) 
denx |KK^nieH ansMÏ devant les autres conaoïincti; le niéliiugc 
', 2 ne se tronvc p:ts dans l'Énéas, mais bien dans le Koman 
Troie et la Chronique. 

Voyons le eôtô littéraire du problème. — Ce qui a porté 
Comparetti et autres A attribuer l'Ênéas à licnolt, 
irtont la oireonstancc iine, dans notre poème, il n'y a 
pua do préambule du tout; c^intrairemeut à riiabitude dea putlites 
ii moren âge qui aiment à débuter par la citation de leurs 
K'itrcçA et de leurs noms, )iceonrpa|:ni'u le plus souvent do 
I ui: in'nition de leurs n-uvreu antiiricnres, notre tradnetour 
liMince par le récit tréa succinct du si<!'ge de Troie. Puia, il 
j avait les chiin^ments du début tiiênic du poériie; iionrqnoi 
Mire poète uorait-it iléptacé dcH détails du Livre II de I Kiiélde 
Ht premiers vers de son poème, sinon pour 
tioD du Koitiuu de Troie au Uuinau d'Ôl 
jà les artpimeottf de Paulin Paris ^fiil 
ou pense aux uouibrcuects col 
inx poémeii, on ne ta' 
llouiau d'Knéas eut auL 
More soit bien appuyée Eiii' 



'IIU (U'Mll dtl po^-uie. cl ec Fait ne «c 
\u que tMiis les munnscrita sont d'act'o 
de Tautcar. Ausmï je i!raiu8 i|ue jiiuia 
ù ce injct plus que ne le l'ait M. teo 
le jugement qa^uu iDÎ-ironmitt dans sou 
anglaise*). 

M. Joly, dans l'introd action à so 
Ti\>ic ({). 93), L*uiiKÎdùre le Komau d'K 
l'icavre de ncnoit; son argument cepeu 
probant 11 cite le v. 28127: 

Et Encas s'en fu niiez, 
Isti COH vos o'i atvz. 
Par mainte mer o sa ni 
Tant qn'il reniest en La 
M:il(t il l'Ht trùs ]iCQ vraisorablablc 
Tere sont anthentiques. ce qne je n'ai ] 
rifier) que Benoît ait rcnvoyi^ si laconi 
fois dan* tout le poùme. h nne ituvre 
tradactiMn de rÉncidc. Il me parait 
po^tc n'a voulu que renvoyer au ver 
qu'où exila l\néc. qui partit avec les r 
lesquelles Paris (tait alk* eu Gr^^ce. 11 ( 
la Lombardie n'est pas mentionnée, mai 
nue objection scriense. 

Parlons des poiots de resseniMauc 



LA LANGUE 



XXV a 



meut RQ certain nombre de sîtaatious aaalogncs dans les tra- 
diictiuuu s'expliquent pur bi reKneniItlrincc dv leurs (>ri^iuaux. 
Plrcnoof nu détail: rc-nnnK-rntioii péduotcsquo dos iliiïërcnts 
tkrSn ilanntHv D:uik le Kunian de Troie l'uinmo duna te Kuoina 
(l'ÈD(hw l'uiitcur iiinic îi donner des listes de noms et de dt^- 
tflik hiogrnpliiquos (l'umparey. pur exeuipto la liste dos eapi- 
UtDeM de Turuiis au dénonilrreiiient des nuvites et de leurs eoni- 
loandauts dans le Uoninu de Troie (v. 5ô01*i), et ectte partictilariltî 
puamut être considérée eomnie un point d'accord entre les 
^nx poètes français. ('c|>CQdaiit il n'en est rien; ces énuniù- 
ntiuns se trouvent déjà ilaris leurs ori{;iuaux. Intitations faites 
ptf Virgile et par Danîs de la liste des vaisseaux dans le 
•ecood livre de l'Iliade, ellen ne eonstitnent pas un toruic de 
(DttparaÎHon entre le lîuniaii de Truie et le Knmau d'Knéaa. 

Voici an point onpital: de même qne le traducteur da 
Ki^timu de Troie a ajouté de sou erfi TépistHle amoureux 
de Trodu« et de Uriscida, de même notre Uomau est enriebi 
ine description détaillée des fR'énes d'amour de Lavinic ot 
ifÉacc. 

Pentfat^silée, la reine des Amazones, ressemble en tons 
inioti à Camille. Comme elle, Ciiniille est exposée aox iu- 
iniw d'an agresseur, auxquelles elle répond, également eomme 
PcDtiiésilée, en tuaut l'insultcur. 

Quand Knée on Camille font leur entrée dans la ville, les 
se mettent aux fenêtres: Ilcnoit u'uublîe jiLUiais vm détail 
^r exemple 1Û527). Les deseriptious de tombeaux mer- 
veilleux qu'où trouve dans le Roman d'Knéas ressenibluut tout 
1 Élit a eelle^i do iComan de Troie. 

CoinpiiroK cneore Troie 10535 A ËnéasOI?: 

l-i HMê h mo'lfr à (attire au dei, Li iin« uMsirot n taltre ai dfi; 



•M 'trû montrent: ra Ut Varié, 
^ nat Bnt^jr. co m'nst nvië, 
^ frtt de ça FoUdamas. 



la /K li jjafUfom U rrî, 
ia /m la hrrba-ije Achitlài, 
ta sitt Ai<m8, ta L'Usée^ 
ça trent li tontei tenu . . . 
Dans le Koman de Troie il est dit do Méiléc, qu'elle 

/tfjT eues fesat cwre aiicre (Vs. Viib). 
Dans notre lïoman nous lisons au vers 1018 que la soc- 
ftrre savait faire 

. . . l'eue firiere rclomer. 



•'"l'i'.â&C"'"'""' 

'"'■""II"" i i.i, 1. . '"'''""^ fi 

''"""''" l'iill,,. , "• ''"'"'«e 

11. !....■ 'I' i''«<'" «i«ii« .1.. 



Également, on y trouve aussi «ne «tutne d'urclicr qui tient 
un :in* tendu à la umin, et i|iii, iiii moindre HimlTIe d'air <ini 
eDtreni dnns In tombe, tirera la ilùclie; du nrchcr identique est 
Iilaeé dans la Clianilire de Reantt^ à Troie' I. 

Ou ne saurait donc nier que l'un dcR dcnx ait eonnu le 
tnrail de son prédécesseur, et, à mon avis, c'est Vauteur 
(fËaéaH qni a servi d'exempte à Itenoit 

Avîuit de terminer ecttc briùve eoniparaison de TÊnéas et 

|di lîuman de Troie, relcvun» Due rirconstancc qui, Hans être 
shnalnment probante, rend, da moins, invraisetulilalde que lea 
iteox poOmcs soient du même auteur. Dans riCnéa» comme 

I dans le lioinan de Troie, on raconte eu détjiil le jugemeut de 
PArà, mais d'une façon différente. Si les deux traduetiona 
étaient de la nu'iiio main, on ne s'expliquerait pas pourquoi, 
(Uns le Uoman de Truie, l'auteur revient sur un récit qui se 
bravait déjà dans l'Énéas. Kt ({iiaud même on admettrait eclto 
i^ptltitiou , on se demanderait pourquoi, la seconde fois, il a 
toité le sujet d'une fa^t^m ditlércute. 



*t n est cnrieux qu'une lampe qoi brAle tnt^uun ot tio arclier ar- 
tligf comme celui de» touibcanx, soii-ul iiiootionD/:» puruiî les luiraclcs <|tir, 
l^iK-N leii Icguniliïfi i(0|iulairt>jt, Virgilo a foit^i à N'niiIcH (V. ('iiniparettî 
J^gilio nd lueâïo evo* T. Il passim et Ftantlitiiiii^ Midiol: .Qiiac viri;» 
'iUL><|nv matatiuDes et Vi^illuiD ipaiim et nias caroiina pcr mediatu auta- 
leu nccpcrfuc" Paria li<4ll). l'ourrsU- on su|i^i>svr que, )iar imo siufçulii^rc 
■Mibaiabua d'idî'es, le poule du Hiuuan d'Kn^-aii, ait vuulit mettre en ni)>- 
ym Virgile ot son ti-uvre? Parmi les merveilles de Carthat^e, que nomnie 
Ulft porte, il parle an vers r>37 dn Capitol» où, ({uelque lits qu'on y 
[wUt, un êuUi entendu partout; ce va&me tralC est raconté du palais qne 
'outrult dana la l^'gende le poète latin. Ia concordance mo parait eu- 
t^nie. Si l'on onalt en tirer dea cuneliislons, on pourrait y vuir une preuve 
^erutcriuritc du RoinAD d'KaéAs; ii*i l'intercalatinu sentit ipielquc pea 
ci)dii|tialili> par le rapport cnlrc le piti-mu et Vir)çile; ce rapport f^it dé- 
Int puiir le Ituuan de Troie 



Le RoBum d'ïlaès» est le 
J î twtt wa t de rKnôhle. Oa sa 
^«e« àm ■DOven-àiT à la Renais» 
«nn^ »<«d««e«, tocs k# poète* 
pèif . «>M T« dan» le p£>èwe de Yî 
U T aanth de lÎBlèrèt à ètabt 
d2i^fe«i«t!t nùtUh»» et 1 swrre 1 
ickr\;»^e ^ttr ratthvde q«e k» pc^ 
fràe Ti» à Ti» 3e k«r sK^dèle. 3 
t3»w 7V«T ann^rftxte ^a'efle wÀ. b 
Àcibi «1» fiaèw» ^se Hve iraw k 

rSTMB» dl Kmc&X dTacaS. ^ 

"làtàit (an Tffbcsvoc V Tiv^y* natt 
''îiKS 'tHiçamx et )a f^^rsKiftànt 

Kum it; 7 CUL*?» iùati«o('itf. It i* 



LES SOURCES 



XX XI 



lam« dpH fiolilats fli)rontînR; tig if^prnu valent pan 1c lH>Roin 
oonlear localo et do lidt!;lité liistoritiuc qnc sentent tonjoura 
*le pins fort les peu]>1e« f)nî doutent de lenrR propruH forceH 
itrioûK dans Fart. 

1) en est de mC^nie da Uoiiian d^Knéas, qui ent pinti'tt nue 
jitAtioii qa'DOO tradnctioQ •). 

Ce qni donne an lîoman d'I^nt'as an intérêt littéraire pins 
nd que celui du Roman de Troie, c'est la eireonatitiiee qu'il 
K Hc traduit ear an cbcf d'œuvre elnsfiiqac. tandis que l'épopilc 
frwfiue n'étiiit eonoue de lîenoit de Rte More qn'à travers nue 
tiun dont la valeur littéraire était mille'). 
Ecartons tont de snite In supposition d'nno rédaction en 
qui anniit pu servir d'orignal dircrt il notre traducteur. 
. parce qu'elle était destinée aux écoliers on pour une 
tttre raison quelconque, un aurait principiellenient omis tout 
« qui touchait A dca faits niytbolo-citiues et surnatnrels. M. Con- 
itaos accepte aiusi une rédaction latine en prose do In Thé- 
aide de 8tace. laquelle aurait l'été l'original immédiat du 
ilainan de Tbèbes; ce« traductions alors, , semblent avoir eu pour 
lut de mettre k la portée d'un plus ^rand nombre de lectcura, en 
\tM abrégeant et souvent aussi eu les dénaturant, les grandes 
Mvres de l'antiquité classique" ^). Ce qui pour le Honiao d^Ënéas 
fonrrait nous arrêter un moment à uuc supptp.titiou analipguc 
ttt )c fait étrange que, même quand notre auteur rend des 
dsToars un des couversatious qni ttc trouvent dans l'original, 
H ait il dit les nièuies choses que nous donne le latin, il les 
nad en termes si dilTérents, en onietbiut tel détail ot en le 
ttrapla^-ant par un antre, sans raison ajiparente '). 



, *) ,Lf inojreTi-JiKe o'n jamniti mt conscience <!c oo qui lo distitiKuait 
llMMidénient do l'antiquité; il n'est toi^oura rpiirrauntô lu monde rniiiiiir 
<9at été dt> tutit temp8 ce qu'il lo voy^t ûtre* |H. Oastou Pariti. La 

Ittéfiiurc frunçiilao nu Moyvu-Ago. p. 75). 

■) On sait, «n vffvi, iiiie Iv pornio dt; Benoît do Stc Mure est une 
' Wnlioti du juumal du siégu tenu par lu I'liryK<i'i> Uarûa et de niéiuoirtis 

^Cr^toift Dîctys, un des asBirgula, toua Ica detu datant do l'époiino 
pdi b ficcadeDce. 

H ') M. Conattos, L» I/'(^*nd(t d'H-Mip» p. 277. 
f^ Ô P*r exemple, nu ver» 7ir.i, Tanuurc de Chlorwtis, ïiien t\»f décrite 

■ lUtnil diuitt rKoeidr, se truuve uiciitiuiinûe datts le Itniunn vn tenues 

*' ir«c des dvUÎUi fnui » Tait dliïéruuts. 



ufioti actaiiipe eni 
lucr CD gro« traite ee qni les] 
ét^ gATÛé intart par notre tr;u 

Nous avons diïjà dit qnej 
reiuemont observée. Comme oi 
de faire an paniUtle snivi. d'i 
et Li tRidnetioD. Il n'y a qn^ 
ùitx ait i-té ehan^. T)au<t Vilni'l 
Tovage d'Knée à Eaander alternl 
»v«e le r^t de la r^«onciliatii 
de la bbrieatioD de l'anuare p 
Aaam le Banan, sont traites l'an 
Livre XI. toot ce qni concerne 
fani-brc. VatTneil û Pallanteain) es 
dAventinns et des autres mmiag 
deax ras le tiadaeteor a dooe vf 
hlHi, qii eil on pea confia», ma 
■sgc ia poéae français. Rap|telo 
mtut Mfpoiti aae modificatioB d 
débat dn poéioe, oA, poar éviter 
dA«t de llloêi^. il a pris da 
sHçe de Troie» poar serrÎT dlntri 

Qanat aux dèt»ls de deserip 
pas scnpale de les déplaeer. pax 
aatre rappnrt qae le btÛL Je trc 
de cette deroîi'i 



ï.ES SOURCES 



XXXlll 



nombre n'e«t relevé qn^nne fois dans l'Éui^ide, A l'avant- 
dlfirnier \er» du Livre I: ^num te Jam sejjlimn portai aesltts'. 

tOn pent dire qa'en général le récit est simplifié par lo 
ictear. Le pins soiivcDt c'est lui qui supprime des noms 
)nt dans K'4 desciiptious de hatailleftj et des détails; co 
)'«it que par exceptioD qu'il en ajoute de sou eôtè. En eRet, 
e uo sache que le nom du Troyen N.-ipUtimlius et son romliat 
tei? Tnrnn« (v. fl-lôti), qui ne «e trouvent pas dans rÉnoide; et 
laat aux détails qu'il invente, ils sont également très rares, 
bartraetion f:iite des additions dans le style du moyeu A^e, 
IDQt DUU8 parlerons tout à l'heure, mais qui uc portent pus 
or la marche du récit'). En revanche, les omissions sont 
■queutes: ainsi, des peinture.^ uur les munt du temple de Cur- 
m^ (l 450;, des orueuients du iiouelier que fait Vuleain pour 
héù, il ne ae trouve pas do traeea dans le Human, et de même 
i le nom d'Amata ni eeux de Juturua, de Suimo, pour n'en 
ntei que quelque» uns, ne se trouvent daus le rraui;ais. 

CeetBurtoDt l'omission des seéues mythologiques qui rétrécit 
itaesarémeut raniplcnr du poème latin. Il est évident ((Uc i(uel- 
traits Hurnature!s devaient éire gardés, comme l'apparition 
Gbise ii Koée, qui seule pouvait motiver la deseente il'Lnée 
l'enfer; mais le traducteur eu retranche autant que pos- 
Ed général il omet des détails «ini lui paraissent ah- 
jlos (ainai le» Itarqueu qui se chaiif^ent en nymphes (IX 120)), 
^i«n il attribue k des eansen humaines ec qui, dans lÊnéide, 
lie d'une tutcr%eutiou immédiate des dieux. (Test ec der- 
ohauf^euient qui est lo plus inlércssaut pour constater la 
|renee entre l'caprit du traductcar et les idées qui dominent 
: ce qui pour Virgile n'était qu'un oruemcnt. qu'une 
de dire, choque le hon tiens du poète du XIl'^ siècle. 
ce n'est \ms eu poursuivant le fantôme d'Knée que 
108 entre dans la bnrfjue qni l'éluignera du champ de ba- 



') Voicï deux tnUtfl que le trvlucteur & aJohIAk i son original Qiuml 

l'cnftT Koéc rencoHtro ses ancien» ponipofnuns rte Knern*. H vM 

«Ivvjuit eux, i>&rre qtill s'est enfui «lu Tmic'. Il tûtbit de He 

Au Tera lO^IA le Uwlucteur tixpliiinu quu Sinon a mi l'uccuion do 
''Hi]t|H-r par suite d'unv querelle onlrc (tciu barona, lu<|iivlte attire l'attcu- 
(^11 de» Mfiistuta. C^la du na trnui-L- p!» ilnnn L'Knûtdc. 
lui'liiitlMc* Nanuwii>ii-a IV. u 



I» pouroir d'eidier à 

*»»« Bo,„l™ ae ce. eha„ged,e. 

•;"-";"■' -'»"» |-K».-ide. iTp^ 
. .... ■IW.Mevien. dan, fe 

'';'"";'" "'- r.."'.«.J Vranvai 1 l 
"""""'"t |.". .•! pur I., ,..„ ™,. 

;"::""• '""'" " '■'"-«i..i»n a» ;' 

N»u« mrli'nii. „u „„ 

, :: " ' « -.n.m. ". ™ J" 

""" "K"" .,.voi,,1m, 

;:"'::,'";'"" '-ri,..i::rd ' 



^^^^^^ LES SOURCES ^| 


kUas et de Turans dans In version latine et dans la tradue- ^| 


Ho {rdUi-MW: 


■ 


iU, ,M I*a]Ias ma^is emittit vi- 


ATI'. nAndiii îiirunt el plaiu icravicr; ^H 


ribus haaUm 


l'iius vers l'oltrc potiit lo do8trii!r. ^H 


TaffaotiHO ?«va fiilçontûm dcripit 


l'allafl lo tîert parmi Vosm, ^^^H 


CDSUItl. 


'|UR toi II a fnUi et fondu, ^^^^H 


Hln vcilftui, nuiuri snrfjiial qiia 


et lo balberti li detiiuaîila; ^^^^| 


teguilna !((iiuiu&. 


près deï cust( II (en passa, ^^^^| 


iBcidtl fttqne viam rlipui tuiditji 


11 culx hVd e«rolu dcfuni, ^^^^H 


pcr ona 


<|u'il nt'l navra iicbnt ol corn. ^^^^| 


Tnilinii t-li&iD ma^o strinxii dti 


linint rolp 11 r(?(1nniL TiimilB; ^^^^H 


corpore Tiirnî. 


chAïrrnt anliodiii jus. ^^^^H 


BScTimiiis ferro pnvlixuiii rnbur 


'1 iimus ne Hcvo en os Ir pas, ^^^^H 


ftviito 


tontoai refii en picv rallMs; ^^^^H 


In PtlUata à'iu MUnaa iocil atqat- 


Q unt andiii lur lancus fraites, ^^^^| 


itï f«tur: 


si vunt avaut t^spitus traiCux. ^^^H 


tAspW, nuin ntago tiit Dustruni 


rjnuiz co\a at) sont onlrtifi^rux, ^H 


|)rnetr.i)iilr tolum" 


hasttilus font d(> lor eid-iiz. ^H 


iHxent, it rlJ|Htiiiii, tôt fcrri t^rga, 


l'allas lu firtrt en l'i^lme anioiit, ^^^^| 


lot aeri», 


trnze dus pierres Ici t soQl ^^^^| 


•Jni'w pttilis tolums obeAl i*iroitia- 


et un qriartiflr o l'esnitl ^^^^H 


(]ala toiiri. 


en ftbatiû jus cnntreva], ^^^^| 


Vitinatl i-uapî« loediiitD trans- 


s) cgii'il en clianitula trusiox; ^^^^H 


verbemt utn 


por poi i|u'it Qc rhaï di-sox. ^^^^H 


LoftnMiue monu et pertiis per- 


TurDiis a le Krant colp sfntit, ^^^^| 


forât ingetiA. 


bien snt <]ae cil a K^nt vortii; ^^^H 


Uk ^^ltt ciiliiliini fniHtm do vnl- 


s'unit alire ft"!! i punt goter, ^^^^| 


nore tclnm; 


o'i ciitovra plus dvmorur. ^^^H 


(-U «adaw<|Uo vi» ;«AOi;iiis »niui- 


Il s'est vovan, hiirter le rait; ^^M 


niu]iiu xpqniintiir", 


Iftiit rcidemuiit Pallas sV-8tail, ^^^^Ê 




m- ruuiua pur liii plein pii';; ^^^^H 




duM»<>t('- Ft a^iiiittié, ^^^^H 




iloNoz li a boteo ^^^^^| 




p&rriii le cors tote sVhjkw. ^^^^H 




l'jillns r.baï, kl navrez fn, ^^^^H 




^to rrR])«n, lait l'emm, ^^^^| 




L'fiolialfîira et Hun^lutl, ^^^^| 




l'anH! dt!l li départi*. ^^^^| 


ToQt ù fuit dune le Ptyle du moyen i^e et non moiii» ïd- ^H 


Invnautc pour miiRtator la difTi reiiec entre len ilnix poriiica, ^| 


W Ib defteription de l'accueil 


fait par F^nander nu corpB de ^M 


■W til». Non sciilenient scb 


plaiiitt-H Hniit pliiH hni^iicH qnc ^| 


^ ri-intMde, mai» encore le 


poùtc 11 trouve bon dnitrodiiire ^| 


JtpnvniiDe de la rniVc de ralliia (i|iii, d:uiH n-'initto. est dt'jft ^M 




■ 4MUI 
IbcL Le 

d'osé coaTcmtiaa qvH to««Tut 
W tàçam. Je ■*« HMiiifé qi 
i U mètat BwipTiiinB qat rn 
potte mmfÊn Tvhs * m 
gorie: CMMC le tnéactev U 
où eUe «e trovre IS 59 e« S&L 
efakhc de eooipwnMML l'i;- 
lépétor le iu bI u b i fia dùKiir: ^ 
rient de dira tel oa tel ptnamaa^ 
on exeaple aa vers :^51 sidv.: de 
qoe célèbrent Knander et les ncas^ 
le français: U preoûèvo foii cUb «■ 
■ceoode fois por Eoonder lid-orfae, 
Je crois SToir rawemblé wni 
qne nous offre la tnulart)«in de T 
j'ai dit ploR haut: ni le Komaa 4 
Tli^beti. ne nuod pi?ni]ettrnt, nn mCi 
aaisur ta diffcreun: outre l'inspirati 
eelle d'an poète du moyen â^ 



Arant d'aborder dans le détail 
po^tne et rÉnéide. j'iodiiiuerai briôri 
ritiiitituer. Do eitti' droit de la pi 
le poiSme français et iontc8_ 



LES SOURCES 



XXXVII 



Tînt dans rÉnéide mais qui font dcfant an poùme fninvais. 

hresflmple, unu Tuis le fait jioré quo uotru traducteur omet 

intsot que possible les endroits u^ihologiqaes. il est inutile 
|d^iiili(|aer cette nmigitkm tontes les foin qu'elle tte iin-HCutc. 

Ce aera seuicmeot dans les cas d'ioversioa on quaud il y a 
llBB omÎMion de cjuelque îm|Hiriaiiee de la part du liuiuau, 
[i|M je citerai exprcj^Ecment le passade du poùnic latin. 

Je mettrai entre oîwhcts les passades du latiu qui ont 
[«kau^ de place dans le Rouiun, et je ferai imprimer en itali- 
|i|iefl ceux des passages i^joutès par lo triidactcnr on ne se 

tRMTut que dans l'Èucido, (pii ont une certaine im)Hirtiucf. 



Liv 
^"5'^* Kûéas 

[IIl3SÏ-iK7]. 
IVA-fiio. Vi^DQs ne pariti qiic (lu 
b bitel. 



■Ti 



I <VS où c«|Hmdaiit ils iliHent 
d^tui-uiùmi»! i)ii'it)i vtfuluut aller 
tvtiMit uji il vsj. 

[Ill!i oA ib coiistniiscQt une tiuttu 

(Ul-llràfOiJ!»]. 

' ^ . . .MuL-t alli inuutc ruputttum 
iuriiehim l'aiiilitf'. 

1'*^'^ .Hua to laui septiiiiB )>(iri:it 

flH-mi. 



Ils;. 

m, -ïluc wpliMti AenuasiwIU'Hrti» 
DAvibus otuiiî 
tlz oumcn subit**]. 



re I. 

1 — 845. -fr*-J* 

1. Siï^Ku du Truie. 
25. KmV y assiste. V«'uub arrivo 

poiir lui iliro tiirll doit fuir ut 

que luH dieux lui cumuiandont 

d'aller en Italie. 
•11. Enét, itant à d^ttx lieutâ de 

«a matKon, rmtrt, prend se» 

tr^or». 
*\\. Lni i^t Ht-s cuuipa}ni<>o»t ^'i^' 

stiiiitiluat suus un arbrv. Enûu 

domaniiu leur avia et lia ao con- 

fiunt :i lui. 
78. IIk voient une vlutlu qtii leur 

muDtn: le cbuinin. 
SX lljt truuvuut du» bariiucs quu 

le» (tteoii y uni l^ussûva. 
IKl. Jutiun liait ka 'l'ruyuua -X caitao 

du jugement de l'ari». 
KM -!•■;!. iitcit du jHifemcnt. 
|s.'<. Jiinun lu vontr.irla ijendiint nepi 

ans. 
183. La tcm[iOte. 
310. Kai-m se plaint. 

1) voudrait, fins ^Tltides uu 

Achille l'e&t tuû". 
Wî. Une bar<|uc sombre. 
ÏIH. /yi tfmjti-t*' dure trvu journ. 
'îlh. Us viemieut eu Lybie avec sept 

navires. 



35 



terre va à Ui rencontre de *,„ 

T ^'^^^'^ ^'*i raconte Vblstoire 
« Sych/.e et de Didon. 

l"-<. ,HtmI,iMrj.,„a«perrimabfm-] 



37; 

3*»; 



' -i^î- „et Birata viarmu". 



Nil. 

I"7. -■■'•"cruKmimdougcntibus 
'"•in«f«(««I„a„tlamt«u.temm- 

'"-«•"'- .«d e jr^te 



407. 
c 
433. 
a 
44S. 
449. 
45». 
465. 

co 

471. i 

cri 

ik 

4!»7. L 

605. L 

»U 
que 
luaii 
fut 



LES SOURCES 



XXXIX 



». ^Le contenu de son discoura 
rellement tout autre dins 
in car, dans rKm'idv, lllo- 

leui ne sait rien d'Home etc.). 

I. ,Tros TyriitS4{titi uiilii aullu 
crnnine «tfutur*. 



L Énée Bort liu nmige qui t'cn- 



. (Siuiul Auacan lu rt-giu ducit*. 

Boétt envoie Acliatea dans le 
ne but 



hLv mauteau a appartunu à 
Hcne\ 

Iri >'î*aiiit lUL't Capiduii ù la 
icv fl'A^i'aitau, i|u'ullu attirai 
ilaiu 11* fioL 



D&iit uiaaibiia tEUiiill ly m|ili.-u< 




S(tl. Ylloneiis parle. 



51)0. Rf-p«iii8e de Dklou. 

694. „Mh Kvut t't la »*>o svit un(*i 
su il vilult Kvrir iria i-uintiue, 
n'avral plu» vliiur le 'J'iriua, 
i|tt« \o avnl le Trulën. 



U4I. Les HK*mfi«rB ntottmentet rcn- 
>lmt compte à Enie de l'ncriu-il 
i/u'il» ont trattvi chez JJidon. 

W.i. L«8 barf|utj8 perdues arriviiuL. 
It en manque une 

tiïl. iJiffreision iiur è'ortune, 

vm. Kni'e se pare. Il numtr- à du- 
tfal avec Wf chevalière. 

70B. n excite l'ii/imiratioH générale. 

121. PidoD vient Ik iMi reDV4.»ntre. 

724. Kltc l'eutralnc dan» l'unibnuoru 
d'une fenùtrv t-t lui fuit des (|uus< 
tions sur aea aventures. 

72(1. Enûe envoie son cbauibellau 
chercher Atu'Agne, qui dwii ai>- 
porter les truin vétetnenta que 
son père veut donner n Dtdon. 

711. Dtjscription du niunkiiu^ qui a 
tipiiurtenii n ifiru^i. 

Ttl4. V'éuus viuul à Ast-^^e et tal 
dunne le |>uuvair d'enÛaniuiur lo 
cu'ur de ceux qm t'cmbrasseut. 

781. Aacaf^e arrive avec les ca- 
deaux, ({lie Uldou accepto. 

904. Didon cmliriuuie Aiieagno et 
l'Amour s'empare d'ello. 

H'M. ibf demiindent «le l'eau puur 
su laver les malus. 

v2S. Le dluer. 

r»31l. (|uand le dinor est Hui, Didon 
flo place nu ..raulstro dvi»" et 
prie ICuéc de racuntur son bûi- 
loiro. 



^^^^^^^^^^^V SOURCES \U ^Ê 


1 U UV. 


1 IS9. Hinon onvra lo obcinUi lei ^H 




OrecA ruriouniint. ^H 


nwi. 


M Ml. Ia deflinictiou (le Troie. ^H 


nsa. 


Il 73. Mort de Prf&ra. ^| 


u hM. tai^ vHi Kur le [m>Id( <to timr 


1 ITS. neluim: tralslrent de la lor. ^H 


Hvk*ae»qu«Di) Vt-aiis lui »p|jArair 


■ 


U724. 


t\hu. Vnrii»!. ^M 


m ar,T]. 


1 Ibd. ^Vviiu» nul men uu vint dire, ^M 




An |«r iam dons, que m'en tor- ^| 




naue'. ^| 


Livre IIL ■ 


Énéas liua— U97. | 




Lo trwliictenr rfsumc tuut le ^| 




Livre tll en ces vers: ^H 




1 193. Une jinitÊ ne finai tir maltraire, ^M 




puiu ai e& moll urattt c*>tUraire; ^H 


lit «Kl. .^Icanltu sIflBB-. [V 24. ,81- 


pTf» a un an qu'au SicA<tin$ pon 


^eaaus partit»* |. 


fu Anehûté9 iHtx /KTV mon. ^^ 


^^Ê 


Ènéw 1107—2145. ^^| 


IV 1— s. 


1107. LHdun unuarviuo. ^^^^H 


|U] TI6. •facto fioe quicrH-j. 


1207. I^e coidait 'È.nix â la cham- 




bre où les lits sont apprôtt-a pour ^^ 




lui et ses coiupaf^uDB. ^H 


IV â. .neqiM: pUridamiUtcuntiuie- 


121'J. Nuit (Iloquii-tude pour DtduD, ^M 


ltui*. 


tt^fitt rn itètitiL ^H 


rv«— w. 


1372. Convi>rs9tioii entre Diduti et ^H 




Anna ^| 


IV 34. „8cil milii vel kUim ui'tftu 


1312. ^AultU parle terre >u« nci*. ^M 


priut iioft ik'tiiiK-911 ' . 


^M 


vn*. 


I3»:i KIIp montre la riUe â Knée. ^M 




JieM-riptioD du sm paanoti. ^| 


iv^ 


1 lini. Elle ui^t(li^e le ^uveroeuent ^H 




de A«s Aiats. ^M 




I-ISZ. ,.J^n M dtf(i>r et m M peine ^M 




fu la retH€ une MMttim^. ^M 


' 


ItM. Aiuonr de Didon. ^^^^Ê 


IV 136. 


iii'. La chasse. ^^^^H 




1 Iâ6. j:e U (i Kné«s) f*nagtte f3^^M 




Diantr. ^Ê 


IV lU. 


IIOP. .Ce vM semblaat que fnst ^Ê 


1 


Febiu". H 


\ IV rua 


IsIV. „. .. 1 une (Totu sunt veau. ^M 


1 


Ilaoc suDt andui descendu". ^| 



ooniungero Dido. 



N*iiDc liiemeiu iiiter ne Itixii, 
quaui lon^a, foverc 
ri'i^uuTuui iuauciuurea." 
IV lyfi. (Jarlum ait nommé). 
IV 211). JupitBT unloDau à Murcun: 
d'aller û Knée. 



liill 



„. . . (|tiiB fklloro poaalt humoIbui.'' „(I 

IV 305, \mh. 



IV 309 .quin utiaiu bibnmo muliris 

aidcro claBsem". 
IV 3i0. ,te propier LybicAe ^ntus 
NoniadiiuKiuc tyranni 
OdoroV 
IV 321. «Salttii» si <iit;t luilii de te 
cusvc|ita tujssut 
Aiitv fiigniu subolea . . .*. 
IV mt. nSvoraa tuctur*. 
IV 365. pNuc tiljidivai>:Lrv&stftiiiem 
iicc Dordiniis aiiutur, 
litTrïdi, Hud diirtfl gunuit tii 

ciuilibim liotrens 
CaucMiis Ilyreunaoïiue lui- 
morilut ubcro Ugros*. 

IV 391. -Siutcitiiimt t'a 



17 2:1. 
1 

1739. . 



nui. 

1707, 



l*-»*. J 



I.KS SOURCES XLIII ^^H 






en ârtit midi, ut rotorner ^^^H 


IV m ,. . . ot verteru jtidcn reiro". 




ti>t aricro vunt iminit; ^^^^| 
de la luDe fait eoaenient, ^^^^| 
cfe (a /în7 HoveU u plfitt^ ^^^^H 
treis feii u quatre la Kemaitte, ^^^^| 
l't te* "iattt fait ft jnirtrr, ^^^H 


rrtiSi ^.. slaterv lujtuin lliivilii^. 




v\ Peiic ariens rotorocr; ^^^^Ê 
d' rnfrr trait Uë iufernnUtS^ircê ^^^^H 
ki H tiHoncttit Ira riu^HirM". ^^M 


ITMI. ^. . ot deacenili;»': ninntlhns 


t!i2l. 


„. . . loa r.htuinea fait (les mooc ^H 


ortuiK". 




desvuDiIru, ^H 

f / («r srrpens 'Innta- <f jrrrNrlrr^ ^^M 


jIV Kn. ,M»gîrc vblubia sut) |m;<U- 




In tcm^ fait si>z ses plez omiru, ^H 


bns tmTani"J. 




rnchunters et et bien traugtiirv, ^^M 
li fuit amer o fait hoir, ^H 
ite tote rien fait son plaitir". ^^M 


IV im 


Ilt&l. 


Aoua apprâtc lu bArhur. ^H 


IV iM. 


I'.)75. 


Didun su plaint. ^H 


...ninuani-' priM--n.t faritui priomu 


„QiinDt ni> tii'avra cUt :i maitlivr, ^H 


Ei^r^ Noiiuuliimiiiie ptitAm 


imi g'- ilunkc.1 tuiiis [iniicr ^| 


coniibiA niipplex, 




^H 


Qbm ego siro tutions iaiu dvdig- 


cels dont do voEI mil a soiptKir?" ^H 


oala Diftritus*. 




^^^H 


IV w. 


UI71. 


Knûit part. ^^^^| 


IV w. 


2013. 


Kllc vient dana In chambre oit ^^Ê 




k 


bAchcr cul uppn^tt'. Kilo se ^^^^1 




frappe. .Se» UiuuutalîooK. A7Z« ^^^H 


IVe7L 


jtardnnni: l'i Enef-. ^^| 




2iH5. 


Sa aoMir ruvieut. /^« fiammeM ^H 




»e 


r^jHiHilcnt. EUe nf peut yluê ^H 




ricm litre 'ytu; U nom „Encar'. ^^^H 




2130. 


Enterrettunt. ^^^^H 




2181>. 


L'épitaphe. ^^^^H 


Livre V. 


^H 


Énéas 2145—2201. ^^H 


(V IL ^Sfonos iwrtus*]. 


2I&2. 


Ils arrivent à .Hicliaina punE". ^H 


V 11 J^nmuM et «ca pnfJtcIi<fN«. 




■ 


VîS. 


2155. 


Acïf^Rtea km reçoit. ^^^^Ê 


î 4â. Dbcoun (I'^Idi^u 




^H 


V loi. DoAcriptton dm tacrificen 


2158 


,.Enoaa dsi imo grant festc ^^^H 


eoanea, luttes. 




ut gutis a la tiMiibe sud perc: ^H 
raunLVvreairu IdoDkca vro". ^| 


V 6«ï. i« fenmea nnîtent le /cm 




^ 


<«iv AorirtMW, »Hr riuëtigation de 






Jimoïk. 


^ 


^ J 



^""•"■■'™'""""'«»"»Nox„„„via 
IVii". N«ii.,.. "'"""•■ 

' b*;;; ir'xj;"'^- « 

V T77. 



''ivre \- 
V»Ml». I3J, ,,,, 



-> ■ .t. 



1 LES SOURCES XLV ^^H 


L A VI :ii II sacrifie en rboontiir de 


2ai>i. „Uo sacreKso ot apresté, ^^^^| 


■■ SbeiBs, dunt lui et Af.bAtcs ont 


al d«Q dinftir Mcrefia ^H 


^m Uguvi* le roq» (cp. tKî). 


et iHoIt litinittlempnl li> prela*. ^H 


H Wm. 


23&I. I.a fuMHu du tVnfur. La vapuiir ^^^^| 


KM 


infecte qui on nurL ^^^^| 


wM ^I m iiicrifirc À ProBorpIno. 


^^^M 




z:i7A. L'on8tiil8 de la SibUle. ^^^H 




231^. „Un uiffiicmmt U a donc, ^^^^H 




qu'eU aveit itei aporic; ^^^^H 




onc pHvt tftt'il nt netUi l'odor ^^H 




ne ti fiMt nml la forz pKof. ^H 


^M Tlin DeacrlptfoD des Furio», des 


2401. Enuiti'L'ratJon des inanz qu'on ^H 


^Ê Hnpleti rt dcA riorKoni». 


y tmnve. ^H 


■ vir:. 


^80iDe ki est cosina a tuurtV ^H 


^■ttM ^ . . et friiflrnt fcrro dfvnr- 


242T. Knèo veut vlta(ist>r len niiibros ^H 


^^^pnt nnbnks". 


par sou é\ii}«!. Va Sihille l'uver- ^^Ê 




tJt ipin iK>n t^pée do doit ourvir ^H 




qu'i^ l'iclKirer. ^H 


Bviuu. 


24.U. llfl viennent à ^l'infernal uude*. ^H 


^^1 


Carun. Les àpies du ceux qui ^^| 




n'ont paa H(^ enterrés. ^H 


Hnsift. 


'IMVi. Kdvi' dcitiandu l'L-xplk'atiun ^H 




du ce qu'il voit ù lu Sibille. ^^^^| 


■TrT»?»*)^.]. 


25u4. Klle nomino lo I^éiJu; ^^^^^ 


^Vf 33ti. Rniconirr awr Fnlinurttë. 


^^^H 


Kl 196. 


2511. Caron leur parle. La SibiUe ^H 




répond, ^^^^H 


n4i«. 


Cerbère. ^^^H 




2R80. „De m bt>ehe chût nne euminf, ^^^H 


^^^^^^^ 


une erbe e.H nai»t mvrtet» cl laits, ^^ 




WM otm n'en beit, a mort nrl ^H 




^^^^H 




urne mort n'en puft nus orm ^^^^| 




gogfer; ^^^H 




aconita l'oï nontfr: ^^^H 




£0 «ï t'erbe qwi le* marastrcs ^^^H 




dûMmt a beivrt a lar filltmlrr*''. ^H 


H 4111. Kilo Itii jutiv tin Appas pour 


ViUS. Ia Sibylle eluinle une fomiiilu ^H 


■ le dompter. 


D)agii|tiu pour L-niIonnir Cerbère. ^H 


P 435. 


2U07. Ixs enfants ujorts. ^^^^| 


n 431. 


mib. Minus. ^^^H 


n 133. Ln ifttiàH/». 


^^^H 


m 440. 


2fi2.H. LcA amoureux. ^^^^H 


WSe^ftiOtHp dt HOHiV. 


^^^H 


I44U. 


2625. Ilidon et l':nèe. ^^^H 


■ 476. 


2003. Lea guerriers, ^^^^| 



•t"***OUSL 



^1 ^Ts. i>a,«,8. TV 



VIi48. 

Vli-ly. ï«9s L 

^*I 5tM. 2720. B 



Lyl VI ÏW. ^^^^ 


2ss.t. Quention d'ICtiéu «ur le ptis- ^H 


K)H 


SBKi! dcH omltrcR X lu l^^rro. ^H 


V VI T^L Ha» de nom* qiio dans la 


3til3. AnchisQ lui montre »a prog/:- ^H 


H Indiidiâo. 


^H 


■ VI Mît 


3096. Les purtei d» l'iinfar. ^H 


B LJvre 


^^1 


1 Èn<^H8 au21— 4101. ^^1 


V vu 37. DpBcripttDii (le Latinim et 


^^^1 


I rMidfl lapri*dictinQ ilu inari»ge 


^^^H 


1 lie Urlnic «rec no étranger. 


^1 


1 VilIttO. 


3U2I. Ili arrivoDt en Italie. Bon ^| 


1 


mot d'Ascagne, par tequol Éoéii ^H 


1 


est 9»»\xxv d'avoir truiivv k* pays ^| 


1 


où lus ditiiix veulent qu'it reste. ^| 


1 VUiU. 


3127. Knée envoiu dus uiesR^ont ^^k 


1 


au roi Lafiu. Les cadoiuix: ^H 


IVI) i4.t ,[)at tibi |inu4iin-a fortiinno 


3134. „l.i enveii; riclict pru.M-nt, ^H 


|iarva pri(iri!i 


une corooe et un uiantt^l ^H 


Miinen, relirjnias Tiviin t-x 


et un «Jieeptre et iiti awl ^H 


ftrdnnte receptxs. 


que ii dona par rtrit^'U ^^| 


Hoc pster Anchisos auro 


IHiln, muitit i-l liei-int s'timUr, ^H 


liUabsl nd um-. 


el une cope a chicra l'Hiuatls ^H 


ÏIdc Pri«uf Koslamen erel, 


qur li limta rrû Mentlutui ^H 


■ CBID îtiro vucAtin 


lîemt: Trotr sor le rintfff, ^H 


1 More fUret pupiilis, flcep- 


qtiant rinf a lui rn un mr«agt". ^^ 


■ tniiiii|ae au-enine 1ia.ns 


^1 


M IHAdiiDKiue Ubor vestos"). 


^1 


^ 1 Tout. 


:)l5-i. \U hAti.<utent une forteresae. ^| 


^ A vu itn, tVfK-riplittn du lAlaia. 


^^ 


H VU iiii,. Dtscuura <ic Util). 


^^^H 


W ''Uîl!. 


S17&. Discours d'Ylloncus. ^^^^| 


1 VII lit,. 


82'JG. lAtin ^^^^1 


1 


Il mentionuf Tunnui et la rrint ^| 


w 


1*^ dit {/u'il dontifra rteH cA^iviitr, ^H 


M 


fii't'/ décrit. ^1 


m ^n ri, 


:i2&7. Les ahevaiix iin'll donne. ^H 


H fil 359, L« noua de U reioe Amat* 


:i27T. lAlin irC lu reîJie. ^^^^| 


1 op M iroiivu fiiiUe purt duiis 


^^^H 


^gl t''>r«ii. 


^^^H 


H yuîii. 


33M. La reine ruriense. ^^| 


M Remarque. Ici la diffêTence 


cutrc l'original et I:i tradii4^tinn ^| 


1 eit très g^rande. Auiata, iiiHifir 


ce pur leH Furici*, est folle de ^| 


1 désespoir. Le tradaitteiir l'ii repréKCutûo (ïonime fnrt un rnlùre, ^| 


■ mû ne parle nainrelloment pus de riiiten-eiiti4)n des dienx. H 












Vttïs 






•^TV»», 



'^••«*^ 



ivaj s: 



rrru 



< 
«I 

«H 



^^^^^^^^H SOURCES U ^^H 




449). ViUfoiH rmaie. ^^^H 




4;»<i7. Lf fuurrrtut, th Ut dettt tVun ^^M 




jMÛaon 'le mer. _^^^^^ 


^hIUCSB. Yakain y prinl In évé- 


^^^^ 


^^B^(« A0 tUintoire dr Hinnr] 


^^^H 




La tahff. ^^^^| 




-l.'i'2.'l. ï.'f^nKe'ujw, tsvlenu tie ilnnt n ^^M 




Vriiiui, fititi' par VallaK , ajirhi ^^M 




fVi4',^liiriNnfit" tettt défilée. ^H 


Brow». Venus IcK lai porte ello 


4MS. Véniu onvoic loa armes  non ^H 


Buim) 


fils par iiD tiir.s<i.af;i!r. ^H 


Bail 7S. lAi ilit>ii 1)11 'l'ibiv i-oii<ivillit il 


ihhh. Knil-e jircml les uniic!) vl dit ^H 


H i'.itiv lie se romln- diez KiiaDilur. 


!i sus baruiis (|uc sa utî-rc lui ^H 




a Donieillé do se rrndrr rliex ^H 




Euander. ^H 


^B m. «mraqno ila rIEsoodens proe- 


l.*i!>'J. Knôo B>n va et ounseîllo à ^H 


■ rrpcrat ofithutis Antil» 


ceux i|iti refitont, iU> ne piH se ^H 


H AcncA5*J. 


laissvrsî-dniruiiruTuliAttn:, ijnand ^H 




TdrDiia voudra Ic-a y t<o)ïiiger. ^H 


Hl 102]. 


4t>'i3. La fûtc i|iip ct-Ii-liri' Ëuander ^H 


HllSij. 


L't rexpHcatlou de c«ttt) (ite. ^H 


Hni(ir. |jt!i TriiycTu sont aorlb 


4(1 17. Ils voluTit I«8 barqiiua d'Knf-e ^H 


B ilu borriarx i>t î^e reiiilirnl 11 In 


s'Approcher. ^H 


" TilU-. 


^1 


Vlll Mil. 


4654. Acouvll de Palliu ot d'Euan- ^^H 




^^^^1 


kVlUm. 


4T0). KmV parle. ^^^^| 


1 


4T41. .,Tote tn'enor ttmlrai *ïr tei", ^^M 


^ 


KȎ<' y flivrit un posititm nvtitftU. ^^M 


^I ISS. Etianiler rarimtc (giift l'rift- 


4717. „B inun Jovoni a l'rolo fu" ^^^H 


niu «g( venu JAilt» ■( ^nlunii» 


raeontu Kuandur. ^^^^| 


>*«c AnehUf, à tiuclk- urcA.''iuQ 


^^^H 


toi (EiMadcr) y l'ialt t' calcul unt, 


^^^1 


iBmre jtfUDi' (lOD). 


^^^H 




47&I. „Kt AnchlstM conni ge bien, ^H 




t(in perci il me (//>Nii nu (TiiVii, ^H 


nilHi. .. ,. idâignein ijluinHnuu 


t4fi firf et lin boTi cuivre a or ^^^H 


I.ycUitquc SBgittaa". 


cl dis un cor; ^^^^H 




sor toi les allrca m'unnnu ^^^^| 


ni l(>7 chtnmytlmujtu aurû 


^^^^ 


intnirsfnm 


^^^H 


frrmujw binn annc mm» 


^^^H 


qxtnr luthH tittrta Pnllan". 


^^^H 


niili). 


47fli. Enatidor dnnue son fils Pallas ^^^^Ê 




conittjc PAiiDpftKnun i Éné«, ^^^^| 


Bits 


Ils ^^^H 


^^^ 


^^H 






4811 
i 
j 



Livre IX 

'X 25. (i;^: 



4S55. I 
yen, 
cbâi 






yniM. 
/X 17» 



^^^^^^^^^^ bOUKCES^^^^^^^^^^^În^^^^H 


E^fthïuinfllviu H(l(^iMlIiiir,c)ui 


âOSâ il viDiInot &I paveilluD ^H 


1 forte t&|H^tibiifi alilfl 


o llanoefi jiit, fci molt tri nmjes, ^^^H 


islnictufl folu proflabal pectorc 


(foùnrbiUKYif t»: It-À btHtjtujea . ^^^^Ê 


somnuui, 


Ros ciel n'aveit melllor devin, ^^^H 


f îdnM et régi TurttQ grtUiê- 


ma'iM la ntut nt tant bfH rin, ^| 


aimttn aiigur; 


tjue tôt m ot êiiH ^lui tntblt ^^^H 


weà tum augiaio poliiit ilvpullvru 


et 90» $avMr oltlic : ^^^^M 


r pcatcui". 


cil Ici des ttltrcs (levînul ^^^H 


L 


de Aei nioYame rien ne sut, ^^^^| 


^^^^ft 


qDO Ml mon If fwt si prochaine. ^H 


^^^^V 


NMM biVn nvfit dit la nrnuiitK ^^^^ 


^^^^B 


que ce ittuyeU il fnen nt-n* faiUt, ^^^H 


^^^^^* 


qti'ilni-morrritptiitmfMtnille". ^^^^| 


Kl. 


Wt'st. Pans lo pavilluu dv Monapus. ^^^H 


fBÎ, 


Aiutit. YmIccds sViupare d'Ëuryshis ^^^H 


Vit Le nom de ce (terrier, 


Laniunlaliuns de Nbiis, qui tue ^^^H 


hlao, n'wt pu uiotiliunDf' dans 


■'□ ^errier de Vulcvot)- ^^^^Ê 


bDCW. 

iT3. Df^neirjrvir de la mtrc d'£i^ 


^1 


■^ 


&34.1. Turatts roDourvIIe rattitqne. ^^^H 


Bâ .prhicfpii arduDtuiD coniecit 


Il leur bnee le feu gr<i\ utn'u ^^^H 


UEpada Tiiroufl*- 


/cA nsKt^iit'n Html munia ik rû ^M 




rwli^rA ^M 


ffil- [IX 5«5l. 


SS70. Comparaison dv Tiiroiia avec ^^^Ê 




le loup. ^^^^1 


0. La tour. 


&S9). La colline fortIBûo. ^^^H 


4. 


6415. Lycua et ïlelcnor. ^^^H 




bA\S. Jadië Heietior „fu «fcuinrs ^^^H 




Hector-. ^^H 


3. Il 99 Jettt) liil-inêaie paniil 


^^H 


t on Demis. 


^^^H 


pL Tunus tue Ljroiis. 


5122. 'rtimus tue ITelcnor. ^^^H 


542tî. Un arclier tue Lyoïts. ^^^^| 


It. /V nvupniMX fictail». 


^^^H 


9. 


34&3. Ascapic ut Kotiiuliis. ^^^| 


J. „Non bk Alrldoe nue Ëimli 


5472. „Cuidtez vus tiue uu sctcDt ^^^H 


Uir Llixea-. 


^^H 




(^ fors n'est pas DIomedra, ^^^H 




Frutimselaiis ne l'Iixi;»''. ^^^^| 


1 


hVii*. Pandanis et Biclas. 'tenx ^^^H 




.'/('<tftf«. ^H 


V. .Ipsi (ntns «tuxtra ac heva 


5505. „PandaruB fu de devers deatrv ^^^M 


■ pn) tiirribuK nditliiil'. 


et Bieia« fii ii seueatre". ^^^H 


^. Bi(!{aii tuv. 


^^^1 


k. I>^« Trny^Dit ont peur. 


&&3I. I..C8 Troyens viennent an se- ^^^| 


^ 


cours de& deux fn>riw. ^^^H 



,_ («uices des Troyens 
vieuDL>Dt et les encouragent. 
IX -ss. 



IX !)15. T. su jette û l'eau. 



Livre l 
Eneas 5595- 

X I. Jupiter et les déenses. 

X 1 4(1. LeH Troyens découragés. 
Enêe arrive par eau, avec le se- 
couru de Tarcon. Il rencontre 
les nymphes qui étaient autrc' 
fois des barques. 

m 
X im. m* 



^^^^^^^^H Lv ^M 




&007. „JiN» coh mifh iLSooIty ^H 




(«9 gmtu jif'mitutm ixle tuer ^H 




^M 


H X S'i'i. Erploit» ite PoUtu. 


^^^H 


H X 4Ii. // Tcnvontm Ixnmtt. à qni 


^^^^1 


H Tuniiu vient m aide, à la, dr> 


^^^^1 


H «timU d( Jutuma. Tuntwt dit 


^^^H 


H ^m'il mh/ FalUu iinur htï nad 


^^^H 


Hxm 


fi7U9. Turnus et P&llas. ^^^H 


^HHpl^ fott il rir«nltt> qu'on so hat 


■*»7ia „L'aDs ver» l'aliro point le ^^^H 


^^BfM i cause du Tcrruiuj, 


uliuval". ^M 


^VXtM .ImmkQÎ* pundunt biltui*. 


M*H. ... Hfi (ifwrl cAvwi en wr ^ ^| 




^e £il«ur H ut donf"; ^H 




Uoacriptîon de la ba^ue. ^H 


yl Xjn. ,Turoo tempua erfl, ini^rno 


5TTI. ... .puis fil telsjurs, arif «rfisf, ^H 


H eau optiverit einpnim 


qne ja par lui bailliez ce fiiat, ^H 


H imotum Pollantii et cum 


K» U a'ca pellst repentir, ^H 


H spolU Uia dleniqiii- 


car par l'incl l'estut morir". ^H 


■ odcrif. 


^H 


HXfl36. En punrstiivant le fantôme 


hVti. Un archi>r attire Tumiia dsna ^H 


H (TiCnfo, TiirDiis entre dan» ta 


iino barque, qui tout à coup so ^H 


P 1>■IY)^|^. 


met À voguer Ter» la tuer. ^^^^^ 


AMf, 


5fM?&. Plaintes de Tiiraus. ^^^^| 


Jk«:. 


56311. Apria un vuyaye de trois joun ^^^^B 




il vient dans le pays de aon père ^^^^| 




Datraaa. ^^^^H 


\ «69. MtMitiiw tt 9€» crpluUa. 


^^^H 




5847. ÉfUe devant te cadavre Je ^^^^| 




l'aUas. ^^H 


1^ 


SSfil. Meaentius et Knâo. ^^M 


7M. 


SSTS. I,aii»UA(^cKii<''(>. lAtisiisesttud'. ^H 


62A. Iioaluur d'Énûu d'avoir t\i('. 


^H 


Lwntt». 


^K 


i33. 


5D2S. Meaentius coueLé an rivage ^H 




du Tibre rt.><,oit ta nuuvcllo do ^H 




la mort du uun til». ^H 


S56. MeMStluB est tiiA. 


5959. Le nouveau combat votre Me* ^H 




aentlu» et Knce reste indûcU. ^H 


^^^B ^^M 


^^^f Encas ^^| 


H^ldd. ATâotinna n'est paanaaiitii<|. 


fMHiT. Avenlintis vient avei^ d*antliM^^^^H 


p 


memagierK demander des lr^e« ^^^^^ 


I 


pour enterrer ten niortA. ^H 


Kl i«ij. 


B4)2&. I>isci>nni d'Aveniiniis. ^^^^Ê 



ifN. 






LES SOURCES 



lA'II 



XI 336. 

,... sed frigîda be)lo dextera" 
XI m. 

II 376. 



XI 447. 



XI4$1. 



XI -I9B. 



XI 513. 

XI ysi. Opùf et Diane. Histoire 'le 

CnmxUe. 
XIWS. 



I^juine est nonuDéu XI i\bh. 
XI 690. Camillu tue Oraîlochus. 



XI *23. JupUer emvurage Tarco- 
XI 729. 



XI 741- Exploit» de Tar»:o qni n'est 
pas tué. 

Tirpée est nomniée XI ti5>i. 



(Hi33. Drancus parlu 

„. . . niais n'ustcit pas vhevalerua". 
U6i)5. Il conseille le combat sin- 
gulier. 
6707. Discours du Turnus; il accepte 

le combat. 
675S. Drancés réjumd. 
fi805. rwmiw lionne son tjagc au roi 
()83]. Un messager arrive en disant 

que lus Troyens sont arrivés. 
ttS41. Kemar(|uu du traducteur: 
,,'J'ote la fins est ohliie 
'ine il areient porparlee; 
Turnus toz seuls et Eneas 
par lor detts cors nel feront pas, 
aim i feront ensenble tnit". 
6853. „Dames, borgeiscs et puceles 
vont as tcoples et as chspeles 
et sacrefiënt as altetis . . .". 
6S71. Drances refuse, de prendre 

part au con^t. 
S'JUT. Camille. 

6914. Jtescription dt son armure. 
U94T. Projet de l'embuscade. 



6979. Exploits de Camille. 

Ii9*>4. Les Troyens fuient devant elle 

et ses fompiigmë. 
7<HHl. (Jr»ilorus tiie Larim: 

7007. lA'ë Troycns. emvurdyês, 2>iinr- 
sitii-etU les ynerriêres jusqu' Ui 
la viUe. 

7iH4. Lei< ptirtfH hohI houi:hixii j«ir 
les vadarrfs, ijui le» aupêrhent 
d'entrer. 

'<)'M. Jte uouci'im CitmiUe fait re- 
culer les Truyeiis. 

TOtil. 'l'art-o les n-ticnt. 
70T.'(. Tnrru iin-fiHre (.'aniilU'. 
T1II7. ElU' lui rrjujnd et //■ tur. 

7 1 m. Iteuj: clieraliers it'appriM:hi-nl 
d'ellr. 'l'arju'-i; rj>»/ a mm w- 
Coi'rit et les fur. 



,siib cxertain p^pillam". 



XI 822. Camille parle à Acca et lui 

dit daller à Tiimmi. 
XI 83fi. A1T0118 tué par Opis. 72 

72 



XI S66. Le$ Troyens attaquent la 

viUe. 
XI 896. 72 2î 

q 

V 

Cl 

7240. 
ail 
C< 

7257. 
ho 
di 

7273. 
ir. 

7281. 
ja 
dr 

ȕ 
7331. 



LES SOURCES LIX 

75:tl. Lt! toinbenu, 

7063. VryHnphe. 

TnK'.>. Une Inmpc tjui bruU (onjoun; 

une cviamhc 176S5); »Mt arvhtr 

(7695). 

Livre XII. 
Eness 7725 — 30. 

7T2A. Cvosuil Ju Lan ut de «M 
banms. Tunnu offru le comImU 
singulier. 
Li& 77SS. Ijuin vont qM Tunua bsae 

U {mit «uu cumlui. 
781S. B^potuw (le Tornus. 
AnUa eat iaqoîcte de ee <|ii 
Tmo*. qui te cobioIc. 

le I r w ir i itlii 783&. iltmmyen à Éné^ CMibat 

tlam Jtuit jonrm. 
1699. Latin mit une Ur, on leoirm- 

hat fmd Mwir lie». 
ÎS50. £liA acvrpU. 
'W—mi. Amour» de Larimie et 

JUmar^pu. Kftt-ce que le point de départ de cette addi- 
d« tndnctenr se trouverait dans lci> vers XII t>4: 

AcccpH Toerm bcrimltt Lavinta mairla 
Fhgnuiiis perfost gnaa, cui plarimua t^en 
Sobiccii rubur ut olelacta pcr un cucurrit. 

On Mt-ce qoc et» vers parlent de l'amoar de Lavinie 
TomiM? 

7^7. Im iyùw riaU n>i. u fOU pow ,V 
lai ptuier tU TnmuM. ElU Im ' 
explique fT que e'ett que Ctanour. 

M1&. £née w0rt tU ta tente ei La- 
nmUj em le ro^tU. comprend 
tmt à nMi/> ce que m mirt lui 
« du amr Vamour. 

EWA. Sa plainta omoamiKs. 

93». £h myoNl quÉitte m faU 
pÊn attention à ék, éU UmU 
em idfaiOanee, ti quamd eOe eM 
rrremae de pâmoiâon^ eOe te ré- 
pand em plaiMtM plm rire$. 

&M9. KUe pane mu nmii im^mde. 



s; 

87 
S8( 
S81 



1 

â 

S845. 

l\ 

vi 

m, 

pa. 

sooo. 

sem 
9H*it 

ton (i 
clic a 



^^^^y 1 FS SOURCES ^1 


XQ 91. timiiu s'apprftte. 


DITS. LfC roi I^itÏD i>r{>pare le champ ^^^H 


xniia. 


de balaitk». Il» arrivent. ^^^H 




\atX Lai'inir danx ta tour. ^^^^H 


3;U Ilfl. U» iiTL'pvreDt un Moilficu. 


MS43. V.xihi défend «es droits. ^^^^| 


îll ITS. Hnée prie. 


^^^^H 




93lfô. Z.^ roi lui promet fiif, •'il ^H 




»i4^ir(, Miri fiU rt Un tirn» pour- ^H 




riJttf rfitffT Nti moin à MonlnitMm. ^H 


{\\l ISl. ./i(i«>rt fj-ci/c ./u/unit). 


^H 


, XII HL Juliiros nomuièc. 


U403. Tn cAcMlier excite len Ijttins ^| 




au cotnbfti. ^1 


' (XII 21G). 


MIS. ,^r nn otuc nos Bomea m»". ^^^H 




B42&. „^fnn/ v'nvlttr'ftir, »f fn-i ^^^^M 




un TmXhi, mort tabati; ^^^^B 




cil fa m fM le pan TfngiO". ^H 


XII ,! tl. ,Fugit ipsp laliniiK 


n-ISO, l<atin fidt rn vmportaiit les ^M 


pnisiitos rcft-n-Tift infrcto 


dioitx. ^^^H 


fonlrrc diroR*. 


^^^^H 


XII »1l. 


9im. tuév: ble«a^. ^^^^ 


1 


IVllW. Xaptnnnbiu invfetitv Titmia ^H 




r/ r-jt/ /»/ fM'»- (ni. ^H 


Xtl^!t3 


0.vi:i. Ém'-e l'sl cuDdiiîl à an tertte. ^H 


XU39I. V'L'iiti» apporte lin rnmtflQ, 


9h:^'i. Li' „a)ir('" .lapis. ^^^^Ê 


qu'apptiiiiifi .Iiipjx sua Mvoîr 


^^^H 


quH rirnt (les dii-nx. 


^^^^1 


XII II?. 


9MI. Lo dictjune. ^^^H 


! XII \\\. 


i».Mî7. Irf> chevrciill B>n pii'ril ton- ^H 


\\l m. 


jours. ^^1 
O&'Jï. Kdvc rentre au couibat 8cs ^| 


1 Xll-IO-t. Jiilnrna cutcaK*.- Tiiraus à 


oxpluibi. ^H 


1 fUre une (io au carnage. 


^H 


XU5H. 


9G15. Knée Attaque la ville. ^H 


m a;». 


M143. TitroTis aVrrrale et crie qu'il ^M 




aeeepte le eoinhat aingiilier. ^M 


Xlltit;. 


sont), ('ombat irKni-c et de Tiirniis. ^M 


Xll Tl t. .... fors et virttts iiiUcon- 


&72<l. ^Combat a«! fortune o vertu". ^M 


tilt in iiniiia*. 


^M 


XtlS*i«. 


07&T. Tiiroiis prend une picrm. ^H 


Xllwr.. 


0771. tombe. ^^^M 


XllMI. Tumns flemandusciilcmfml 


9711. Il dentande grkct^. ^^^^H 


i|ii(> nnn cadavre soit rendu ii 


^Tea oem aenU, a tel um rent" (9791). ^^^B 


«iD prre liaiiniis. 


^M 


in VIO. .et ÎAUJ iauii)iio fim^s ciinr- 


V793. tato licflttc. ^M 


titnlriu drctcie acrutn 


^H 


Coepcral". 


^M 


XIIBIS. .bttltClMV 


979â. Il 7olt l'anneau que Tumua ^H 




a pria û Va\hs. ^H 


mua. .Pallu te [ininulat*. 


0910. ^mala de tel ae vcncbe i'altaa^ ^H 




3. 



^^P Dans cette comparaison du 

W original ou a pu rcnianpicr le» vh'À 

m qui sont de la main dn tradiictei 

■ noQS en avoim rendu ooinpte danf 

■ eliapitrc. Parlons ii prûscnt des s] 
duetetir p<>nr les additiond. 

On :i Bni)poHO une le traducteni 
noiicrit glosO de Virgile, auquel il . 
les descriptions et le» détiitri qu'il 
priori cette Kiipposition RCinlile trè» vr 
rcHpofuint sur Donat. quand elles Boat 
tant à Scrvius. lorsqu'elle» traitent d< 
uées de plus eu pluH de ces deux 
tiona et les cliangemeuts des copiste 
inaDuscrits que j'ai vus. je n'ai tro 
pu donner lieu à ane addition de i 
le récit du jugement de Paris; si js 
Voccamon de montrer soi 



LES SOURCES 



lAMI 



I 



i'- Virale, et il lue parait doue bien probaltle que le traduc- 
friir l'a emprunta d'ailleurs. ServiuR ne dit t|ae ceci: .Nota 
iihala oRt de iiialo aureo. Faridein pro Vencre contra Junoncro 
MÎDerraniqne indicusse d« forma* '), et ne répand, après ees 
Ugéres îndieatiooa, ta raiHonnements de rhétorique. Il en e«t 
de même pour le récit de» amours de Vénaa et de Mars. 

Peut-être que d'autres que moi Heront pins heureux et 
TCQcoDtrenint des gloee» daus le genre des interealations de 
notre poète > austii fantantif^ues et portiiut au»gi exelusivcuient 
«or des deseriitiions nicrvcilleascs. Maifi cela me parait liîcn 
dnnteiix et j'aime mieux tteher d'expliquer chai]ue iuterealation 
en olle-niëmc, sans remonter, dan» l'histoire de la eonqiosition 
de notre poème, h une étape hypothétique ofi l'Knéide et les 
additions se seraient tronréc« dtja réituicH dans un fionl 
manuM^nt 

Dans la suite nous ranu^ncroiis ces additions sons de eer- 
taineu ruhrifpies, dout la première est formée ])ar: 

les poètfx c/astiquet. M. Dunger 1. 1. a recherché ce qui, 
dans le Roman de Troie, indique que ^nii :tiiteur n connu 
Oridf-); d'après lui Benoit l'a souvent utilisé. Ainsi Tcxpé- 
ditioD des Ar^nautes, qu1l ne trouvait poâ dans Darés, semble 
avoir été prise du Livre Vil des Métamorphoses, car dans le 
Ifuman de Troie., )ias ])lus que dans Ovide, ou ne parle de la 
fuite de Médëe, qui constitue ponrt:tnt aoe partie essentielle 
da cdDte antique. 

Un emprunt à Ovido par le traducteur de IKnéidc ne 
saurait doue non<i étcmner. Aussi, je crois que le récit irilcr- 
calé des amours de Mars et de Véuna repose sur les Méta- 
morphoses IV* 171 — 189; il y a entre le lutin et le frauvuis 
sac reMeniblanee qui met ec rapprochement hors de doute. 

Je vois également une preuve du fait que Je discute daus 
Ift mentioD faite d'Arac:hue. II est dit de l'enseiguo que donne 
Vénos à Ènée (v. 4530): 



') SerrD gnimniïtioi (|ui ff-Tunlur ia Virtcitij carmiru c^miucutariî 
ree«iunenint (ieor^n<i Thiln t>t HcrmiiuD lloffen. LipsUe Tutibncr ISTit, 
Idl 37. 

*) lUrtAob (Allirocht van llaJbeniladt nnd Ovid bn Mittclalier 
p- LXXXni) hésite A occepter un emprunt direct 1 Ovide du lu part 
B«uo)L 



da. 




Pour le récit iotervalé di 
8unt plaa compliqtU'es. Voici 
lo^(|iie dans l'Kneiis: \*is trol 
cause d'une pomme ipic „ Dis) 
était écrit ,.en Grezeis" liuVlle] 
Elles viennent ù Pari» pour lui 
ce point, et ensnite eliai'une d'clj 
ot lui promet tout ce (|u'elle 
compagueB. Le traducteur ne 
dnn» Ovide , ear siux deux en] 
(llêroidee XVI 53, XVII 116) il 
pomuie. 

J'ai déjà dit (p. XXIX) que 
dnos le Kuman de 'J'roie (v. 3828), 
Ici c'est Mercure. i|ui. <>t:int venu 
elles â Pari»; en revanche, il n'y e 
Benoit trouvait ce récit dans Dari 
dant la mention de la |>omme et 
déesses â Paris'). M. Meybrinck' 
ces détails dans ce qnc Servius n 
si IlonoU n'avait runnu la piimnit 
c|nVn touche ce commentaire, coin 
n'dc qu'elle joue dans le récit? 
connaissance des promesses que 



') II est vrai. 



«t brident i|n'îl ji nymtù an rrcit de l)ari>« queïijiies di'tnilA 
iju'il »Lvait d'iiillciirs, et probablement il u foniplrti' «a verHÎon 
do rêrit. en pnî»ant h la finnreo où le tradueteiir de TKatiide 
:i iiri^ le «ien entir'reniont: ce qui le prouve, e'est ï» eonynr- 
(lance dans la de^nriptiou de la poiitine, ofi il y avait i^erit 
pM Grexeis" qu'elle était dcctim'c à la pliifl l>ellc des troin. 
Quelle peat être cette source eonnnnneV 

Remarquons que la pomnic ne fait partie du récit du jnge- 
nect de l'aris qnc dan» la littc^rature tn>8 pontêrienre, de norte 
qill n'est que naturel qu'elle uiauqnc dauH Ovide et dans 
Dari^it'). Dana les fablca (^ui vont hous le nom de lly^in. le 
njnwrt entre les nocefi de l'eleus et de Tlii^tis (où Krl», n'ayuut 
pu rov'O d'invit'itiou, irautia la querelle de» trois dêeRHes an 
njet de la poTiiine) et le ju^reiiient de I^iriH est étaldi'). Dhuh 
toôen égaleincnt, et ïm il cttt dit exprcHHrnieiit iiuVni avait 
éfril sur la pomme qu'elle était destinée à la plus belle des 
twi» d<^C88ea'), Ai)uli'e (Mt'tamorpliom'H 10) raeoiite le Ju^e- 
nent an lai^e, laeutiouno la pomme, mais no parle ni des 
liimi de TItétis et de Pcleus ni de l'inscription sur la |Mimuie. 
Ton? les trois font tteeonipaj;ner les déesses de Mereure. 

l.e resnltit de eette euu statation n'est pas eoiii'luunt |Hmr 
t> (question qnî nous oecnpe. La seule ehose que nous puis- 
aflfinner, e'eat que, par la inentinn expresse qu'il y avait 
ioscription sur la ])uuiuic, la version dos poèmes franvais se 
he le pins de Lueten. Comme Mereure ne fuit défaut 
aaeune des versions antiques du n-eit, iiouh [Kiuvrms ad- 
que le traducteur de TKnéide, bien (|u'il ne le nomme 
pA, l'n trouvé cependant dans l'origiiial <|u'il suivait. 
Aa vers l'Jll du Uoman nous Usons: 

. . . et le soieil fait rescoTtser {se. la sorcitire) 
oi piein midi et retorner 
tôt ariere vers orient; 
de la lune fait etisement . . . 
L'uiÉide ne donne que ceci (IX 488): ,f/ vertere sidéra 



") V «DT le rOlc du la pointue couiiue attribut de Véotis. l'article de 
* ^tiaké dini l'^ArcliiiolM^bclie Zcitung" T. 31 (IbTI) p. :ts. 
^ Uj'iini &baU8 udldit Mniiricius Schmidt, Jena 1»T2, p. ^7. 

wrrnijir' tatyfyfiu:iio 4i „^ »ttJL»( Xa^tio". Vp. Sftuj). :iâ. 



nerw do «^pç ^^ ^ " 

'*«» rti^èide (V. 2«^rr* ' 






.-.<"rsT<rrLt 

-"• '"".von. ,N„s |„ ^•J"™"" 



dsDH Oirbert de Metz où la fille de Fromont se sert 
moyen pour ne pas prendre part à la traliison contre 
Bt (flUt litt de Fr. XXIT i\2h). 

kver» IS'AS Latin dit qnil sait nnc lie où le combat 
entre TurnnB et Ènée pourrait avoir lieu. Cette lie 
lae mentionnée diinH l'Knéide, et. ce qui cnt asgez cnrienx, 
BnéJia le romliat se fait puurUnt Kiir la terre ferme, 
I In Burte le montre (v. !)200). Nous avons donc ici affaire 
bénie, introduit iiicoinplùtemcnt par le tradaeteur et iniiti'i 
[BDSons du geste, ofi l'tle ponr le eoniliat singulier était 
i: le ,holnigaiig'' de la poésie Scandinave. 

Ïtft ûrientaux. On sait qne le moyen ft^ a hcau- 
êri les contes Orientaux. M. Rartscit. dans son In- 
tioD au poème moyen-haot-alleinand de .Her/og KrnHt*. 
wn prO:s certain qne le ^Voyage de Siodhad* a fourni 
matière à ruutenr de ce poème, et, dans une revnc nécr- 
M ,de Gids' (Année 1880, Août p. 27S_312), le savant 
nrde 1ang:nc et littérature arabes  ranivcrKit4'; de I<eyde, 
ftbeje. se rallie ;i cette opinion. — Lui aussi, trouve pro- 
LÎsteuce, au XPlft Hiôelc, d'un livre laHn où les merveilles 
rage ont été déerites et qui a servi de source au poète 
Que ce sint par ce livre on dune antre manière, ce 
srtaiu, c'est que le traducteur de rKnèldc a égalonicnt 
E8 contes. Il y a deux détails qui prouvent un em- 
«Voyago de Sindbad^: d'abord len murs aimantés 
ige fau vers A'V-\). dont l'idée lui est veoue sans doute 
lontague aimantée (V. Gids 1. 1. p. 288) '). «* puis les 
de mer (an vers 39^5) (V. Oids p. 282)'). 
llettitùrfs. Bien que les quelques détails merveillom 
Sas qne J'ai retrouvés dans le Bestiaire de Pliilippo de 
proviennent probablement aussi de rOrient, et, dn 
sont pas du crû de ce poète, Jen fjiis nne catégorie 
krce qu'il m'est impossible de remonter, pour ces dé- 

Tf> inoniMfcno aininnlée a été tr(>9 (cnAti^e an moyRii Age. Sir 
lo Mfttiuilcvillc y croit eocoro. V. Rovur des dettx Miundea. LIv- 
dii 15. Nov. \'iS% 
)'ipK^s nni' rctnarqiio ]tidirieui!u île M. de flucju, les chuvaiis 
îrent lutir oxUUmoe k \% cirvonstADco que, dans l'Indu, tes uvEI- 
iiu éialeot importa d'outre mer. 




*'««<: ausi 

fdnu est 

^**'t esirat, 

*fu»c vient 

'« « '/ dor, 

/'*/// et ,,ea 

'[f" oez quel 

'' cocodrille 

'■'««/ ;;ar «/ 

/<//•;« tf/ cors 

''' frenche, e t 
■•" t'ocii par ti 
^'"ii aV« ist V. 



— t-at ij, 

On r,.(r.„„,. /■' '"'" "' "■ 



«'I vcin |(i;,,^. 



f'-t l'/iisioioffu 
'''"' y«r ValadH,, 



l'édition du texte 



LXTX 



de enfermetg que hum ad, 
ki devant lui vejidrai. 
Se il deil mûrir par veir, 
nef deiçnerad veeir; 
rnaùf se il volt veer, 
très bie^x saces pur veir^ 
que par smi veement 
le mai de l'hume prent^ 
tut le mal a sei iralt^ 
et H hum sahi xe vait . . . 

IjB monfltre de nier, appelé .cotDH", qui, dauft l'Entait, cet 
lentioiiné an vers 4-1-lti, cHt épilenieut aoninié dans te \\q9~ 
(an ver» I08J, et Vou »c demande si l'on est en droit de 
i]tprorlicr des oineanx (jui pinideut en mer (Enéas 4032), 
fiseau .KiiUica'' du BoHtiuirc (IM&l): 
FuUica est valable 
rt oisel eiifendahle , , . 
Eh eve fait mn nL 



Chapitre IV. 
L'édition du texte. 

Comme base de mou «•dition, j'ai pri» le nianiii^crit A, qui, 
wm seulement, eut le plan nneien, mais au98i le phid correct 
de ti)U>> niei* mnnuHCrit«. Il a l'-té copie par un scrihe lorrain 
laiiiiii il ét'rit h pour le), sur un manuscrit nonnand (c'est, du 
moiofi, une hypothèse qui expliquerait l. la graphie de un pour 
/,n, laquelle s'y rencontre, quelquefois; 2. la eouwervatiou, h i]uel- 
qucs endroits, de ei pour oi; 3. celle de la terminaison ot 
pour oit dajis quelques vers). 

Je m'en suis tena le plus près possible pour l'orthographe 
du texte, et, en ^^uéral, je ue m'en suis (écarté que ({Uuud les 
rteultats de mes recherches nu Chapitre 11 m'y autorisaiout. 

Je vais indiquer maintenant quels sont Ich changements 
qne j'»i a|iportis. Tour siinplitier, je les dinse en deux grou- 



^...,H.; mais q„,l .^rive à fc 
1. Voyell 



l'édition du texte 



LIXI 



J'ai gnrdé la formo de, Gre pour âeu, Greu, [h où elle ao 
ivait dnua le inauumrrit Qa'oD veuille corridor les vera .S7, 
S. 339. 2232. 

L'aeeiuatif de VnrtiL'Io eut écrit lo daoH A. Xai restitné 
U rormc le. 

ffUer, f/iia, f/itot a ùté partoiil cliaii^é ou fffter etc. 

e protODÏqne a i^tt!' rùtabli (en dehors des mots cités dans 
leieeond ^proope) duns nft (1-t-l nux/, 16'^i5 pta&st, 583 aiim^' 
dey Le inaniiHcrit éerit partout ai/. 

0. toDÎqae. daos le tiiaonserit, est tantôt diplitongné 
[tetmuel 319), tant«'tt il «'l'crit o {nwvr ;iH97, nvac 5548). J'ai [lar- 
M imprimé lu*, parce que les rimes attestent lu diphtongaison 
^8 l'original. Au commenroiiiciit du mot j'ai imprimé oe au 
lien lie ue (cp. CUgés èi\. Koerater LXXl). 

IX-iiis bon (écrit daus A bon 5950 un bum 1872) J'aurais 
pu m'aatoriser de la rime qui se trouve au vers ^nû?, pour 
me teuir à la graphie du manuscrit. Mais j'ai préféré égaliser 
U graphie iei comme uiltears. 

un, l'on est noté par A un, ian. J'ai rétabli o» et oon- 
ttfï* ren. 

Devant / mouillée j'ai gardé au rétabli o; le manuscrit écrit 
* >(/ y098) on ue {diiei 901)7) ou, rarement, uei {dtteU 8215). 
Cp. p. XV de l'Introduction. 

de au latin s'écrit dans A ou (iou 6590, ou (apud) (>5). 
J'ai imprimé o. 

n e»t note dans A mu {^prou 1591, ou (uAi) 0800) on bien 
t^{preu 50ââ). Ici encore il a f:dlu rétablir o. 

Également U\ où, par exceptiuii, le manuscrit note o de- 
Ltut uiuale par » (C]>. cne 2 et u^c 21, tfufif 298 et duat 40, 
jtaifttf 7037 et lumbe 7644). 

ie devait être rétabli partout {quiderent 5;(28, comencerent 3740. 

Également i^f pour />, qui est fréquent dani< A (affbteie 
[Ï250, redreaes 597, depecies 698, trAw/*/ 47l>J. 

J'ai distingué le ftitur i>rï de l'imparfait ert, ee que le 
topirte do A ne fiiit pas tonjours (pp. tiert 8717 et ert \i'6). 

ai. J'ai introduit partout la graphie ét^inulogiquc. Le 
topÎHte de A confond ai^ eiy e {praiijnent 2886, serement 3494, 
P'flifr 1382); il note ai devant n par a {nnsi 2tî3, pianement 
"îl-fl, $ane 7972;. 



VI uevalt être rétabli dans ^ 
eu devait être rétabli partoi 

dons (0844), sarcoz (7645), lo\ 

jous (6881). 

n. Coxu 

h. Quant à h latin je m( 
cepté ponr latin homo, qne, an n 
oem et partout aillears home on 

gutturales, et par k devant les vc 
fallu changer en k le qu des mot 
iluekes, aikes (cp. Mail. Comp. p. £ 

cui (ace.) et cuidier sunt à q 
dans A ^( (1275), quidier (3113). 

J'ai noté le son dz par ^ d 
devant les gutturales. Le manus< 
g (degiele 8077, iugemant 125), i (j 
il note ce sou par i {iugera 130, 
8599). 

Le manuscrit ne connaît qu£ 
{tarda 15U0, atarder 18Gl), alardie l 
(241) montre qu'il faut partout ren 

Dans les mots d'orij^ine alU 
provenant de «-, j'ai noté "" -■ 

narijtn* 



L'ÉDITION nu TEXTE 



r.xxm 



r«{)ter U Tocaltaatîon dans tonte eon étendue pour rKoc^a», 
or lu exemples en sont trop mm. Je rétablis done partant /. 

Quelquefois A omet / snns le remplaeer (cop partout, a* 
114, ticoterent 840. rxcolez 4115. <fue.i 7826, sos 7840). 

■, n. m devant b, fi est nnté par n on p»r l'abréviation 
eoiiDiie. Danfl ce dernier cas j'ai imprimé m; sans cela j'iii 
pirdé H. On trouvera la trace de mon hésitation sur ce point 
daoi <|aelqne8 graphies un eommeucement du texte (249, 'ZiSiK 
2E6, 578, 719, 8d7 etc.), où il anmit fallu imprimer n hu lien 
lie m. An gloesaire J'ai imprimé n ètymoloj^iqno devant ft, p. 

m après ai ne se roiifoud pas avec »; il fallait dune ré- 
tablir la lettre ét>'mologiqne. Le manuscrit écrit u (HV^-i, 
mi 9948). 

Apréa o, m et n m confondent. Le manuHcrit, là o(i m 
Ht étymologique, écrit quelquefois l'abréviatioD (nom 1581), 
qult^nefois ». J'ai rétabli pnrtout m dnus ue« mots. 

t, d. Nous avons vu que. dun» rKut'as, un d était inter- 
talé entre n et r. Le maon&crit tantôt l'écrit (vendroie 5833), 
tutftt l'omet (vfiTtrai 5827). Il fallait l'intruduire partifut 

Iilatre / et r le mannsorit place un t dans vo/treni (112, 
1053 etc.). Noua avons changé le / en d. 

Pour lei4 hiatus, occasionés par la terminaison WO do la 
3»i>er9u sing. indic. prés, le conjug., dont nous avons donné 
plus baat des exemples, je me suis tenu ix mon manuscrit, a 
ipielqoes rares exceptious prés. Tandis que les autres mnnu« 
erib tâchent de faire disparaître l'hiatus par des chevilles, A 
ftt c'est une preuve de son exactitude') le conserve le pins 
wavcnt Exceptionnellement nous pouvons l'attraper sur lo 
f»it d'en faire disparaître; ainsi nu vers 1229. 

Le r des parfaiU eu -»Y, ni étant tombé à Tépoque, do 
Qotre auteur, nous l'omottoDs \k o(i A l'écrit (par exemple an 
Vers y7tj4 1. 

s. z. En g<-néral. le copiste est exact à distinguer cea' 
dim son». Pourtant il écrit quelquefois z où il faut s {fort 
2^5| ou * ou lieu de z {ces 6480). Xai réfcibli partout la lettre 
'inll fallait 

Quant  s devant consonne (liquide on forte). A l'écrit par- 
Uiat. excepté devant / ipar exemple melier ;J5o9) et f {e/froit 
■Wt.ni, ffforz 6944). Je l'ai rétabli aussi dans ces mots. 




"* '.'.■»•* (^ ' "'•."■ 

c'ir'.ifé- ■:.,,,, „T. ■'^■' 

"" ''"' ^^■■'■■'^i d,hot '.i.,n "; 
""A» «J'.rii ruifin 7H.i]' 
/« ««/. ^^rr^rit tamcs HWj, 

i'>nnu,nn (,,rit moni aUa. 

""in. rmm, •'■(■.« ''l -'"' <^' 

'"■ />■'■« CVrit „,./h«. H74^_ 

H. Flo. 

■ '": '"«"•"''•rit „ at«« faiii 



l'édition du texte 



LXXV 



(le se dure. Je me sais décidé k placer s partout, excepté dans 
lei Di'it« qui se trouvent à la rime avec pu mot «ans s. 

Adjectif. Le féminin analogique a été écarté là où le 
laUn le pennettait. par exemple an vers 4913. 

Dans anbedoM (par exemple tilni?) s a été rétabli apréa anbe-. 

Verbe. Personnes. La le pers. du pinriel a été im- 
pniDèe Bana a à la lïn. 

Les 2c père. plur. du sabj. en eiz (manuscrit oiz), qui Bunt 
MU» doute authentiques, ont été conservées. 

Mit a partout remplacé va, forme qui, d'ailleurs, ne w\ 
tnmre que rarement dans A {\^h). 

Temps. Imparfait. La terniinaisou de fi m parfait de 

U K" oot^iu^aison est écrit o//. et quelquefoin ot (aux vers 14:J8, 

\m, 1803, 18W, 19Ô4, 2071, 2(101. 2002, 208U, 20S1, 2082, 

(2807, 2819. 3â03. 3504, 4651, 4552, 4035, 4645, 5238. 54<:0, 

8416,8417, 8418, 8420, 8421, 8422, 8423). 

Futur. Les futurs en -erra ont été rétablis dans les 
ïftbeë remembrer (écrit remembrera 316), membrer {manbrera 
1783), puntrer {tnostrerai 2213). 

Dans le futur de reniaindre, aiu a été rétabli iiu Hou de 
m qii est constant dans A (par exemple remauroiz 0968, re- 
imérmt 0553). 

Imparfait du subjonctif. A côté des formes poïite 
(8274), /iuisi (8072), se trouve pelisse (10070). J'ai rétabli 
Ktle dernière forme. 

Adverbe. A écrit lu négation ne, mémo devant les vo- 
tVellM. J'ai change ne eu nen. quand ue est HUivi d'une voyelle. 

Conjonction. La conjonction si est souvent écrite te, 
nrtijiit lu Mil elle ctit suivie du sou /. .l'ai iutruduit parUiut 
^ttte diMÎuiilatiaii, et. quand il n'y pai* de t qui suit, j'ai ré* 
jtiUi la fumie si (lutr exemple au vers 41>01). 

nmroif (adv. pt eirnj.) a été cbanj^ en anceis. 

J'ai rétabli dans le texte la dift'ércuce de donc et dont 
[qui ont été confondns par le copiste (par exemple au vers 208). 

Quant anx alinéa, je me suis tcnn au manuscrit, oxccptc 
le cas où tons les autres manustrrits étaient d'accord h 
re on alinéa ot où X seul ne ruvnit pas; dans ce cue-là 
n peut croire à une uég:lifr>?oee de la part do A (ainsi au 
Vttn 5025). 



I.XIVI 



INTR<JDUCTÏON 



II. Changements Isolés. 

14 Desparnoient — 79 estoyle. — !'<' fminipé. — 
vaacrer. — 201 etitoillefl. — 2<)2 Toilles. — 248 ïlec-a§80ï. 
251 soldeement — 315 delHera. — 365 errent — 400 
letea. — 446 aéra. — 467 fie. — 473 pesonet — 480 

— 486 Ule. — 512 oiseries. — 51ti costivee. — 522 

— 528 Capitoille. — 539 Capitoille. — 545 idree. — 55S 
leor. — 564 Aotan. — 567 astrent — 580 loigtaine. — 
veismes. — 501 ilnea. — 60-1 espenoi. — 653 tiriene. — 
Ubicaine. — 074 propre. — 670 dedcvaiit. — 688 roene. 
730 charaliellan. — 777 qnel. — 871 ranens. — 934 w 
gnement — 952 augiuie. — fl64 aninnier. — 1064 roî. — 1 
toit —1111 anp^irieor. — 1128 cnverz. — 1136 detfare, — 1161 
davaut — 1181 siait — 1280 liuage. — 1320 estuisae. — l;î31 
UÉjsez. — 1376 escauciee. — 1450 e r. — 1451 velt — I4W 
coivres. — 1475 eoivre. — 1485 tiriene. — 1486 Diene, — 1534 
sestorse. — 1528 aeiaor. — 1535 felenie. — 1537 dasrierc. — 15H 
ielt. - 1568 feïenie. — 1632 angoisos. — 1660 anginier. — ltî9î 
felenie. — 1728 falez. — 1720 Jaccront - 1775 fais. — 18W 
qaan qne. — 1845 cotie. — 1S83 veit — 1863 esaier, — 
1923 mure. — 1924 augare. — 1937 destrure. — 1938 atgo» 

— 1970 trebiich. — 2032 meraelle. — 2053 glorec — MM 
memorc. — 2065 daecordenient — 2074 laloigne. — 30(18 
men^nastee. — 2120 larme. 2177jo9ne. — 2188 raoïB. 

— 2189 real. — 2195 elisaiens. — 2200 augure. — 2206 «te- 
illes. — 2278 lessilliee. — 2291 an moût — 2292 ieiz. — ^ 
velfi. — 2408 felcuic. — 2429 aan cors. — 2-131 naiclies. — 
2441 paeaige, — 2448 molsnes. — 2453 deeaasoe. — 2484 fliivft 

— 2502 eans. — 2528 tollir. — 2572 petrine. — 2646 rcMft 
-- 2672 AmpltiaraH. — 2733 iaau. — 2734 buban. — 27oS 
puor. — 2769 pnor. — 2801 gênent. — 2806 deduoient - 
2827 liuiee. — 2863 Siphans. — 21M)5 OHpanoi. — 29.^2 <•• 
caaeiee. — 2988 CRcaueice. — 3012 veor. — 3123 aoteqniift 

— 3135 eroone. — 3142 mesaige. — 3148 montaine. — ^^ 
limigw. — 3237 vieit — 3238 fcgnc. - 3242 real — 'SSiH 

- 3287 vel8. — 3302 vois. — ii317 pannu - S»!* 
85 tulicut — 3340 auRin. ~ 3350 eacauoiee. - 
- 3-182 retoHir. — 3489 per. — 3535 scn beni^ 



L'ÉDtTION DU TEXTE 



LXXVtl 



'elioticune. — 3585 binehe. — 3509 daurriene. — 3605 
k, — 36<Kt siant. — 3641 curiee. — 3650 seiiiioe. — 3079 

- 3725 porpauuïit. — 3751 diffensiou. — 3792 laina ne. — 
timoient — 3894 aseor. — 3898 nicisineâ. — 3942 cpe». 
il damoisselle. — 3991 dolgiez. — 4O06 vallont — 4013 
m — 4020 oissiana. — 4023 ttorcîcnto. — 4057 liiWnaz. 
i8 coBtaz. — 4062 janos. — 4062 jamea. — 4007 jainea. 
33 ealrie. — 4084 petriaus. — 4122 ucuaie. — 4152 
B- 4180 velL — 4189 fterieng. — 4199 atroifçiioiiB. — 
mlestiers. - 4320 volt — 4322 volt — 4330 doser, 
il soltil. — 4302 doljcie. — 438H %'ielt — 4390 soapl.tirr. 
>\ e«oigoe. — 4405 ftan^oieent ~- 4416 sultiluieut. 
oaaiUeg. — 4423 cop. — 4436 litez. — 4459 soltiz, — 
«iner. — 4613 voilles. — 4014 estoillea. — 4G10 tier. 
16 gloie. — 4646 \-ictore. — 4084 Aviez. — 4740 panre. 
4 idons. — 4834 uicigiiciit — 4944 irras. — 4997 faBieiia. 
►9 aDtandiaicns. — 5017 p;ardant — 5030 peor. — 50tt9 

— 5128 cupoisKC, — 5135 Iioisou. — hVXt esloiniez. — 
«goist. — 5IH(| ihies. — 5214 dis. — r>229 espenoir. — 

re. — .^312 carriax. — 5351 ig^iaiimcnt — 5375 



jnpe 



5408 laceure. - 5447 la ne. — 5450 geiil — 5402 

- 5492 Utio. — 549*i li ain» nez. — 5510 davoiicir. 
15 desries. — 55WJ paseucat — 5568 caparuez. — 5571 
Dis. — 5576 rasent — 5594 tmiaines. — 5613 deatrierti. 
,9 rivaige. — 5030 uaigc. — 5625 neis. — 5620 rémois. 
10 hantes. — 5038 nei». — 5043 proosees. — 5675 kiign. 
% besoign. — 5079 L*ohardio. — 50HG arrière. — 5089 
MB. — 5tî90 procsce. — 5097 Eniuez. — 5700 hoieiax. 
X fiant — 5705 cuit — 5715 viaut — 5735 eartier. 
18 ohei. — 5746 agaitiie. — 5751 eschaucirra. — 5704 

R-- 5779 broine. — 5780 longe. — 5816 aoldeonient 
meauie. — 5874 qoel. — 0003 eiiveiroient — 0058 
ement — 6062 veil. - 6000 Icax. — <X>98 oart — 
[mille. — 6118 Tessaille. — 6209 toit — 6224 veor. 
\ moigneut — 6280 Iclenio. — 6289 paille. — 0330 

— 0356 sttcrefie. — 0.^^90 nisist — 6404 escberpe. — 
ireoQS. — 6445 oimesses. — 6450 sarcou. — 0462 reax. 
18 esccpre. — 6474 turbontirie. — 6483 maurroit — 

— 0657 lianage. — 6576 no. — 0585 costez. — 




7159 desriore. — 7160 pai 
dungier. — 7287 arbelcHte. 
73-11 veor. — 7397 besoin. 
7ri3iî ciniesBe. — 7.'>56 seHle^se] 

— 7017 grrellcs. — 7ti33 deri 
en ÎHlore. — 7720 luiet^erie. - - 
7752 chaloDge. -- 7757 moire, 
soit — 7845 violt — 7803 vil 
7805 vialt — 7872 coraigo. — 
7903 lou. — 7965 seuant. — 
SOCri no loi. — 8fH0 espanoir. 
8130 inciiflcc. - 8148 veor. — 

- 8210 ploiu. 8820 amartumc. 
mère. — 8387 veor. — 8437 Auta 

— 8îiî>0 ftigic. — 8617 vialfl. — l 
8722 viltaipe. — 8782 cal I. s. — 
H8iMî iciz. — 8915 delictot — 8969 

— 8979 ^^alt — 8907 nequeten, — 

— 9010 félonie. — 9021 dialt. - 
veit - 9101 rccliei. — 9102 menier 
pe<»r. — 9192 defltraim)it — 9aS 
9323 obeor. — 9340 toit — 931 
9512 escliasae. — 9590 csparnier. 
aobrassea — 9636 cîteau. — 96 
0681 \ialt — 9687 



INTRODUCTION LXXIX 



Remarque. 
Qa'il me soit permis d'ajouter ici ({uelques mots de ma part. Quoi- 
que l'ooTrage de H. Salverda de Grave, lequel lui a demandé taot de peine, 
soit très méritoire, on ne s'attendra pas à y trouver un texte définitif, 
les difficultés étant trop nombreuses pour pouvoir être vaincues tout d'un 
toup. Je signale ici deux petites questions auxquelles je crois devoir 
rvpondre autrement que H. d. (i. Déjii avant le couimoncemont de l'im- 
pression je lui fis remarquer que le vieux poète, soit Benoit suit un in- 
fOïïan (il sera p. ê. réservé à H. Constaus, qui préparc Tédition critique 
d'nne partie du Roman de Troie, de résoudre cette question), semble no 
pu confondre dans les rimes le son provenant de i latin avec le son pro- 
Tenut de ë latin +y, ni le son provenant de li latin avec le son provenant 
de 5 latin +y. M. d. 6. eut parfaitement raison d'objecter (voy. p. XVII) 
qn'ilors i] faudrait supposer un mtm à triphtongue {enuei : sitei 4707). La 
question est donc restée en suspens. — L'autre question regarde les formes 
veibties en -et, dont le t — bien des rimes le prouvent — n'existe plus. 
Il ï'igit de savoir si avant une voyelle 1> final peut s'élider. M. d. G. 
idoiet l'élision. Je constate pourtant (|ue prcs(|ue tous les vers oi'i, dans 
le texte impriau;, l'éliaion est atluiisc sont très faciles ii corriger, ce qui 
me confirme dans l'opinion que dans le texte primitif de l'Énéas cet e ne 
s'éUdut jamais. 

Sachier. 



ENEAS. 



Blblloth»*»» NoTinanniM IV, 



anant Meoelax oi Troie asiee, 
onc n'en torna tri^squ'il Tôt prise, 

^asta lu terre et tôt le règne 

pur la venjanee de Ha femme, 
5 la citi^ priBt par traÏBon, 

Uit craveata toni et (IodJud. 

arst le païs, destrnist les mars: 

nos nen entoit cjpdcnz HcUrs. 

Tot« a la rile deguastee, 
10 a fen, n flamo l'a livrée. 

Li Gren prcnent les eitaains, 

nos n'eschapdt d'eutre lot iiiiiin8 

ne l'cst^al mûrir a boute; 

D'e«pargQoeiit prince ne conte; 
15 De lor aveit mcBtier parages 

ne hardemenz ne vasalages, 

et nen eateit leus de dcffendre. 

Tote crt la vile mise en oendre. 

Oei» i fu li reia Prianz 
20 sa femme, o ses eufanz: 

I E ne commence qu'un v. 1769. Lcu ver» î H â font UUnibU* ilan» F. — 
2 BIF aU», G aioc; Ul tant iiuil; D f>met \\ — ft \\\ tour. — 7 Hl ane et 
dcsimlte fu la ient; (î arst lu pAliU, F le pal&ia arst. — tt (t mis hom; 
A ne, D ni; Hl iloi que tinee fust la g^aerre. ~ 9 K tôt; I terre (om«£i); 
A efmTBtite«. — la Hl a f. et a (I en f et en) HiUibo ulumee. — Il Hl 
priitreDt lut le pais. — 12 Hl DcwhaiMrcnt lotir «neinis. — i:< D lestent; 
fil nii9 qui on fn umrt cni navre (I q. n. fnsi ou m. on n.). — 14 U ne 
preuoiRtit; Hl nus ac porroit dire verle. — 1& D oc lui avoir i punatïu. 
Hl dn lor miu ne du lor doiIia>?i>; A paraj^. — Uî A liardemiuit; h\) va- 
Mla^^; Hl ail iw firent ule que auK'^- ~* 17 rt 18 sont ùmia dans A; Ul 
ce inest tvîa dtm Ciriex ateodro; ti ail neatolt pas; F car ai eatolt nuaa. — 
18 HJ tout fu le pals mis; » a c — Ifi. G omet i; F ftil. — 30 D II et 
tt femm« et a. e., Hl et i. f et s. e.; G et o s. e. 

\* 



lu 



'«'"•'"^ il a ,v 
^' '■•■-"an/;, y, 

'■' "■' '''érran: 
"*'■'' '"«'rvcin,. 

;""; ''■'•"'<=" so,; 

".'""•■""''• IL srL 

■■'■" '"•■^- --'inz ,„ 
'■' '■': '' ''"'naiH . 

;.'. '-'^'T.: 

.; '';'"''<•'■.„' 

"" '"'■'■' 'i a,, 



Ir, ,i ,. 



DE TROIE 

tote 8a gent 6st ftnenbler 

50 et ses trésors en fiet porter; 
graot ftveir et granz manantiflcs 
et ^anz riebeces en a prises. 
Par un |Misliz s'en est ifisiiz; 
bien en toma .iii. m. CBenz. 

55 soi eu i\M porter hod père 
ADchiuéit, ki uKilt vielz oeni ère, 
et par la main mena Hon fil. 
Cil sont livrf*^ a ^rant cnsil. 
Soentre lui grniiz genz s'en vait; 

60 la o il fait se sont atrait 

Qnant de la vile fn estorn, 
dcaoz nn arliro loiug dctors 
a alio o lui errant gent; 
demande a toz eumuDalmcut, 

65 s'il se vo*dront n loi tenir 
et bien et mal o loi sofrir 
s'en voldront relt>mer enz 
ven^'er la mort de lur parenz; 
prez est de taire lor plaisir 

70 del retomer o del foïr. 
Cil diënt tuît, del ropairier 
ne del eombaire n'est mestier, 
car a'ert mie grauz lor esforz. 



Wt. - 511 HI son itresor; F fait. — 51 FG grana svoire; F 
tilbe. — i-i FG posUci fi un; I H si-n issu par .i. pertiw. — 
I giUL — i^ (i i.)il lui: D Edz l'Ii eon ctA porta son pore. — 
I F Anciscni; omet molt; (î bien; D fors de la tUIo qui vieux oro. — 
I F coadufst. — SS D Si sont livrez a g. descil. ~ 59 D Avocquea 
& Uni gi>nT ten fuetit; HI Apres sa rontei I rente v.; III omeftmt n'en, 
IF «Q, A lan. — 6" G !. o. i. sont, HI I. o. I. est; K I^ mot ym mu- 
>kï fnit est illigiUe; U qui sen eschipent par la nuit. — «I FIII gam 
>l»iM; A snnt. — ti2 D d. il. a. de defors. — ti:i G a lui; A t> soi a alic 
• f«W; UI a aaaoïnble n lui; F aloietit — 64 G demanda: GF lor c. — 
"^ liF a; D sil ftm voudront o lui fuir. — dtt F et uial ot bien. — *î" y 
iid V — 1*8 Fni l« duol. — "0 D ou de comliatre; FHI ou du vuugicr 
WaftoiitMr; G et dtll wtfrir. — 71—76 wnt intcrrcrtis ftoNs (JF en rx. 
m: T5, 76, 78, T4, 71, 72. D ce d., F et d. Alinéa àawi HI. — 72 GF 
nt m. - 73 FUI neit; HI BO»trd e. 




2 - ^ 









DE PARIS 



Venns la déesse d'ftmor, 

esteieDt a an parlement; 

Discorde i aornot eodcmcnt 
105 Une pome d'or lor geta 

entr'eles treis. i>uiB s'en ala. 

Il i ot eserit en Grexeis, 

qn'ft la plua bcle d'eles treis 

faiacit de la poiuo le dou. 
110 Entr'elea en ot grant tonçon; 

chaseune la voleit avoir, 

mais par altre voidrcut aaveir 

le JQgemeut, cui iort la porno. 

Els ne sorent trover nnl home. 
115 ki mielz en Raelic dire droit 

qne Paris, ki el bois esteit 

La parole li ont montrée' 

de la pome ki ert donee 

a la pins bêle d'eles treis; 
120 a loi ki molt saveit des leis 

por jugior en erent venues. 

Paris les a bien conetles; 

cbascnne d'eles esguarda 

et longnement les avisa; 
125 porpenea sei qne jugement 

ne fera pas bastivcment 

senz grant porpenH, et rova lor, 

a lui reviegnent al tierz jor, 

lia G Dt V. la dama d., 111 i>t V. HeeHKc d. — M:^ OF justccn; tll 
orcBt .1. p. — 104 HI dwMrde; 111 BOHtoment, (JF Kotoniflit. — 
astre les; Ht .i. de Icnr diex-, y tonu. — 109 y que Ii. — 
De le p. f- L d. — IIU G Kolrols eu ot g. cotitcnçoo, F Hi ot 
g. L, QI £Qtr«x eo aunt en ff. t. — 111 A chascuns; (î ch. 
volt a., F car rucunc le volt a. — 112 OF Aiitnil; OF valnml, 
. — HA (i qni, F qiiurt; U eut; OF en I. p, — IM G Main ne 
; F Elles ne s, t homme-, III II, A As. — 1 15 y ««wst dire voir. — 
q, P. a lui vont savoir, III q. P. lui le font savoir. — HT Entre 
Ui> et H7 A inttrcnle ilfux ifn; voyez la note. Alinra iltnui 
130 HF do lois. — 121 GF por jugeinont e. t. — 123 j avisa. — 
Hgardm. — 12« G ncii feroit-, F point. — 137 HI pria. - 138 y 
; QF repaireut; F autre j. 



^^5 etporreiten 

Eles se j^ist 

*^eir ot penst 

est revenne a 

un ^î P'oniwt li 

"0 P'asqneses, 

«t molt par Je 

*"»'« qn'il li 01 

e* afiehast por 

^**S Reton.as'en;^ 

en est venoe a 

« ert déesse d< 

*=\Pria li que n 

« tel pris de eh. 
netroverajaen 
?al meiUor de sei 

ja nel porra oem 
^^S Pa"as s'en vait, V 

fe'Iabafafned'an] 
^t d*«ne en esteit 
V*'« '» a fait tel n 

Mn 1* — .. " 



DE FAKIS 



160 cl H donra procbainonicnt 

la plas bêle femme del mont. 

Vait B^eo; des ofrct* qu'cla H fout 

se poi-pensa en maint endreit, 

al qael de cez trcis bc tcodrcit; 
165 car mott coveita la richece 

et raolt dcsirra la prococ. 

mais uiolt H plot la femme plua, 

qne promise li ot Venus. 

Les dccsfles ne s'atargierent, 
170 mais a lor terme repairierent 

Le Jugement ont demandé. 

Qae qne Pari» en ait doté, 

la pomc d'or doua Venus 

et joJR qn'ele valeit pins 
175 que lec deoH altres de Itelté. 

Puis li fu bien frneredoné, 

car dame Heleine li dona: 

plus bêle femme ne trova. 

PallaB et .Iiinn s'en marrirent 
180 et celc! de Troie en balrcnt: 

por seul Vai'lieiHdn de Paris 

balrent puis tôt le paï8. 
Juno vit Kneas en mer. 

moU se pena de lui jcrrevor, 
iSh .vii. anz toz pleins le trarnîlla, 

par pliirinrs mers le démena; 

el haeit molt tote sa geste. 

A nu jor li mut grant tcinposte, 

ki molt forment coniut la mer; 
190 les nés eoment-'cul a walcrcr, 

in 6 qutt li. F que il BI queles. — 16-1 GF Al quoi des .iil.; G il se t. 
Il» a coToitist. F desirast. - lt>6 Gril tleslroil, A quu. — 167 IIIF 
— 1»;^ Ul ti ». — l(i9 Ilir Alitirn II HP rar«iorent. — m OK 
fj. — ITI U jura. - l"s HI nus ne» a. - 170 F so m. - IsO GF 
ftoies. — Isa GF içTFiiwent; 1)1 ceiiB du p.; GF lor p. — IKl D Qiiani vit 
■Mr «M aoeuiis. Sans alitu» tlans MF. — IS4 L« irr» lS4—i^0 sont 
mitaniÊV. - IlsHHem. - 1^7 HI Kle, omeUrtil molt; A molt an liai; 
'luniJeemeDtlurâstQjotcste, — l^*! Dëq iner leva une tt.'D]peste;F vint. — 
>quiju>qua fon« c. I. m.; A car. - l 'tu G ses ; Ht verser, F vtler, D ancrer. 




Dcveo' 



/ ne Feient ela 
J' ne sevent 

^^ et eieJa et m, 
ne veient inn, 
rompent les C( 
brisent et mae 

^ 20o Ne escbip,^ „, 

de /or dreit eo 

ïl ne sevent qn 

s'il Tont avant 

en aFentnre ont 

2Ï0 DanzEneasfon 

.Par dea«, fiut 

?■' W a Troie Ja 

rawnt detrenehié 

^15 Jfielz volsisse qn. 
m'ettst oeis o Titi 



UNE TEMPÊTE 



n 



la firent oris tant conte, 

qne ci moruBRe a it«l liontc. 

Por qnei ne ni'ocistrent H GreuV 
220 Molt m'ont eoilH en lie ti doa; 

ne pnifl en terre eonveirser 

et DuaU ai en cestc mer; 

molt loDgaenient m'ont trAvaillié, 

si n'ont de mei nnie pitié. 
225 Promise m'ont ne sai qnel terre. 

ne Bai o gc la pnisec qnorre; 

molt ai troyè iules en mer, 

de la terre n'oï parler 

qne voin qnerant a molt graut peine, 
230 M com fortune me demeine." 
Molt se démenti* Kneas, 

moU se clainie chaitis et las, 

por ce qn'il esebapa a terre. 

por ce qn'en mer sufrist tel guerre. 
235 Mielz volsist estre en Troie ocis 

ses parenz, o ses amis, 

la Hector et Priamas 

furent ocis et conte et dus. 

Molt s'esmaient si compaignoo, 
240 ne desirrent se la mnrt non. 

Cfl lor est ris, que molt lur targo. 

Oe^'ant lor oïlr ot nne barge, ^- " 

ses governalz li crt brisiez 



3t' A ucb furvul. — 2IS I^ quici; A miMisBe; HI uiureiinHu b tel lt.j liF 
pMOi h. -' 319 Ul ne mont ocis| D omet H. — im A Kn gnùt he 
t e. L d-i H eo be coUIL — 321 V no pute garir nen mer nen terre. — 

P do toute» pus me chacc pirrrc. — 22» Le* rcn T^:i—^-iO sont om\ê 
M. A molt trav. — 326 III voisc q. — 23S Ht neocor oeo li oi p.: 

loi maù. — 32it III qucraui lu rote a n. g. p. — 231 (îF Molt p&r; 

montot^ P {satv alinéa) ilfiuentel, III detnenta. — 2.12 A KcnoUinnt. 
S33 III De ce qucsrhapez et)t: riFHI (\f Icrre. — 234 G •'jUAnl il en 
A pute que; F giiofre tel liaire(?); HI «ofri. — 2:j.'t U voutlroit: A a 
— las G et TroiluK, AU contes ot du». — 24o III ilcntao- 

; — m m trop I, t — 2J2 I> lor roy, A lo n»l; III vint. — 2i:( tt 
Ht» \nifrvtftM '/<»w tllt^ms crtûnlre; lib, 4«, 4», ■»<. D8oD; Q II 

Ut b.ï Ul li a brisioi A est. 



'^"e I entre 
yte l'a ao, 

«^""dee est e 

^«" ont ;or t, 

P" cels nïert 
ne chastels pn 
i" renz ,,„„j 

** *:neas «oit , 
J« ne enide ^e„j 
^ «'«b et aère 

2°*"* "nt al oaa 
' .7f ^"«'i. de" 

,^^^ -"«^-estlat 



EN UBYE 



IS 



fc 



270 Donc leva Koeaa la teste 

et esgaarda devant son via, 

81 vit de UIhî le païH. 

Toz rchiiita se» compaiguoiui; 

DOgeiit a fort a» avirun»; 
275 tftut ont aagié et tant siglé, 

qn'sM porz de Lilw sont torn^. 

V^am Hout fors com plus tost purent 

De lor vint nés que set nen nrent; 

celés atachent el rivage. 
280 l^e païs trnevi'ut inolt salvage; 

ne veîent borde ne maison 

ne bore ne vile, se Iiois non; 

mais que que seit, forment lor plaist 

Eneas vait en la forest; 
385 un seul mescbiu mena o lui, 

lor ara portèrent auibedui. 

et cera et biclies ont hersé: 

si home en ont asez porté. 

Les fous alument el g^ravier, 
290 si uprcstereut le mangier. 

el bois le pristrent lieement 

£a la mer guardoent sovent, 

s'il porreiciit lor nen i-hoisir, 

que U venz ot fait départir. 

ÎTit D dïoz Enuas lova sa t — 371 D Stroir si U veiroit pays. — 
^ Vif et \\; D II cdg»rile devant son via. — 273 D iHttrcaU tûm^ vert 
»irtSJ-î ft 2T3. V. (/■« tmtiv. D rtuibaudiat — 274 QF naglôï a force as 
i. D et fvrt nagent aa a., Fil RSgi«z diat il. — 'llb III tjuit ont single; 
Oetnagle. — 270 I) quel i>ort; Hl Quou libe suut a port turnts LHiF- 
(ttra, — 277 y U»u »vd sunl ; HI plus tost que p.; GF que phis tonti 

riadreat a rive coru aiux jmreot. — 'l'h 1) greignor ioie ooques tues; 
01» Mreiit. — 27y Entre k» vern -^Ts tl STtt D intenxiUf w«, qu'on 
tnanra dans Ua twtt». D II se oolthent par le rivaigu. — 2w D Iv pays 
toiou molt ssvaige. — 7^i y ni truevent — ib3 qui) qui, P qtiit quu, 

1 qnel quil, U quai que, D qui.' qalL. — 2s4 Hl par. — 286 Â Dos wls uiu- 
«cltias âla lui. — ind y et lor ars pristreut (GF prisent). — 28' III Cers et 
Uaha» ont moli b. — 3ÂU F L« Tu; V ao aablon. — IW 111 ai apparu Ultra t; 
OPIor; I) ^ flprestent lor venolsoD. — 291 UF ut pula, Ul la mt^ofrier. 
J> TOKptaeoUaverêSy 1—304 par d'autivn oen. V. Uji mtm 'outctU-a 
rm 993-^04. A pniasent} G li^ii nca. — S^^l HI 0s) 
<Wi br partir. 



^or les faieiges 
sii les verreient 
q«ant nés veient 

"^ '■ »t de sa ce 
ne mais qne i» g, 

cela comença a co 
310 de, n,^8 qo-a „„, 

.Seignor», fait j] 

"« ''0» derez niie , 

!* "<" «vez etl peo 

'^'S ça av«,t vos délite, 
«"«'■« il vo, en „J 
f"» vos sera a «o 

320 , ' ^ «'«miet en 
320 I.or règne et p„r p"„ 

« g«nt enor ne pnet 



■^55 eue doJce, fei,s 
as cherals fci yf 
,. ^ tout Eneas 
^:« chevaliers p,, 

"' «e II sachent t 
;" «-el par, sont 

O'-ec topent li , 

eurent par val, et 
par boseages et na 
S»f »-' erré, ne'^ 
fa Jor peast rendre 

JMt ont ené par i, 

l^ entrèrent Tnn 

"''"«^ e» u« chemin 

" mesagier ont t« 

'^ erant Chemin ki t 
«7 FD aaru alin^r,. Jr. ^^^ G et si o. ._ ■ 



DES ÊCLAIREURS 



17 



375 Cftitage rirent, la cité, 
doDt Didu tint la dignité. 
Uame Didu tint le païs, 
m'w\z Del traitait iMien» nn marchi»; 
ou(î uc fu mais par nue femme 

380 mielz maintoDue enors ne règne. 
De eel païs ii'ert mie nec, 
ainz fu de Tire la contrée. 
SyoheUs ut a nun ses sire, 
uns suens frère le list ocire, 
eo essil eha^-a sa seror, 
por eo qu'il volt aveir l'enor. 
Celé s'en e^t ï>ar mer foïe, 
muU ot gi'ant irent en compaignie, 
porté en a molt çrant trésor, 

3Î>0 pailoB et draa, argent et or. 
Kn eel païs ùst arivce; 
al prince vint de U contrée, 
par g-rant eii^in li ala querrc 
qu'il li vondiflt tant de sa terre, 
corn porprendreit nns eairs de tor; 
doué l'en a argent et or, 
et H princes li otreia, 
ki de l'engin ne ac guarda. 
Dido trenelia par correctes 

400 le cuir, ki mult furent graisletcs. 
celés a tant terre prise, 
qu'âne cité i a asise; 
puis cou(]ui8t tant par sa richeee, 
par 80U engin, par é& proeee, 

405 que ele aveit tôt le païs 
et lee barons a sei sozmis. 



WS F oe; HI teniàt; (î nu-t <|ul »oi| via. — 37'J HIK iIdz (aln»), R 

, — 3Sfi F mainteuiis. V losinttinu ; HI terre n. r, (■ lionor do rep»"- — 

Dicol; D OL'fltoti pas. — 3S2 F Tebe*. — AH4 [► o ses frereu, — 

rp Mont inleirtttUi Us vfr$ 3S!f et 380. — a*<« F wmee ce. - 8b7 D 

est Dido fouie ; I lor). — SS'J W. graut ifmut trésor. — 3VI I iert. 

par graat «ena tt nia riM[iiurrc; G alust. — 3!)(> D duana Idd ot a. 

y, El 1) a — .199 Aiinia dam 111. — 441 FUID u celes; F terres prises. 

sa valor, HI suo sens et, PO son «avoir. — 400 D n aoiiz soi luia. 

Dtbaca ViKiuMuiiaM IV. 3 



^^'' et treneheïz f 

cengles, barre 

Aïoeeis que ]■, 

« maint destrt 

£1 coin amont 

^^^ «««egrantro 

•Jnec sont Ji m, 

^ï qnarel sont 

ae blane et d'ir 

par g-rant esgaa 

42o 1 sont asis tôt a 

J^'É sont de mar 

^ mur sont fait 

a pilerez et a m. 

^30 « le marb,^ de c. 
«ont peîntnré defo 
«f«z vermeillon et 
^ot environ ot fai; 

^'« G par iloc- O nfe^T?* ^'^ ^^^- I 
««^ o«w daw Hi ",'^««'«- -iUJi^ 



DE CARTHAGE 

de inaQ;?Dcteti pHr iiiolt gniut bous 

43.Î d'nne pierre ki mult est dure; 
la mangDcte est de tel uatiire, 
ja DUS oem armez n'i veoiat, 
que la pierri! a Bei iiol traisÎKt: 
tant d1 TeniAseut o balbers. 

4-10 ne fuB80ut lito» iil unir aers. 
\j\ iimr erent espt^K et hait, 
ki ae criement negiiu asatt; 
•V. c ton* avcit environ 
estre le demeine donjon: 

445 devers la vile erent trifoiro 
li ninr, a ars et a eivoire, 
o granz jtilerK de marbre toz. 
Li cbcmiDiJ alot par dcâoz; 
^raul marchié i aveit toï dis; 

460 la vcudcit on le vair. le gH8, 
eosteA de paile, covertorH, 
poriircs, pailee, dras de colora, 
pierres, eiipecco et vaissele; 
inarebeanditte rielie et belo 

4Ô5 i pelUt on toz tenB trover; 
no 86 petiHt on pnrpeuaer 
de riebece ki el mont ïast, 
CD cel leu trover uc iTellKt 
Granz rues ot en la citù 

460 et palaÎK riches a pleutô, 



19 



4.11 HI ftinienter — 1.% HT crt. - 130 III l&iaiant, F la mâne; G dite), 
oe t. ~ 439 ni <|iii veatii creiii (îe Iiaubert ; IIK a h. — iw A Binf 
(1 lors; F lues inani/w. —441 III Alim-ti. — Aii i|iiil; y cremoieni 
'— 444 F tstn 1« malHlre d., (> e. le plus lualstre d. — 115 G d. les 
D trtftiIrB. — 14<i m o ars of cimoire; I> fait a vnleteN et a cuivre.; 
— 44" F a g.; A [iierre.H; l) et li piler «ont mannorin; AG Ton. — 
I par ilo dosaoux vaic le ch. D(p\ti« ce rav jaequu» rerg 471 D donnf. 
t* BM/rr irrMon. V- te* twtat. — 441t auîv. Inierrniia ihtnt F <!tifte cfi 
èv- 451. 52. 4y. 50. - 451) HI et v. et g. - 4!,] GF kicutus, flID coûtée, 
lûtes; iU de p. et c — 452 G porpres oeiidfti. — 453 Déchintre dan* A 
iTv'iiH tVf-A ^c^. H parée espices; 1 Ërilio'il(V) Kingeiubre caonelle. — 
4 U um<t et. — 455 F taotoat. — 466 I puet uua hoiig p. — 459 I qui 
fc G troree ni fast. — 460. I rlclica paîlea, H \mi\ea t. 



son feu en te 

se a Cartage 

chascnn conte 

47« et .vii. c. chev 

^n eele mer j 

ïJnec prent l'ei 

d'one manière 

neguaireêran 
475 L'en les taille 

8ï en chieent r* 

de ce teint l'en 

poi sont peisBoi 

l'en les nome e< 

480 Delsanedecw 

dont iluee aveit 

de ce est la por 

^es neires refont 

del sane d'nn gr. 

485 qne l'en apele co 

dont molf a ilnec 



sas. 



>nt. ~~ 465 T? 17 «anoire et 

^ en, t arcaee. -_ j«n « , ' ^ 



'« vile; I en; F arcade' 



DE CARTHAGE 21 

Serpent sont grant a deanicsure 

et de molt diverse nature; 

qnaut a hh |troie dévorée. 
41W donc si s'endort gole baee; 

il nen a neicnt de boiel, 

cl cors li entrent H oiscl 

et pasturciit eu âou doruiaiit 

ce que maugiù ot do devant; 
495 ne 8*eeparf*e pas altrement, 

uar n'a mie de fondement 
A nne part de la cité 

asist Dido sa fennetè; 

tors i ot fors et bon doi^on, 
500 ki ne criement se foldre non; 

d'î pctist l'en neient forfairc. 

[lor nnl asalt lancier ne traire: 

nus eo^Ds ne li forfelst. 

se de vera le l'iel ne veriist. 
505 Li palais fn desor. la tor; 

one a rei n'a enpereor 

ne fh vetlz si hnens ne tels. 

De L'hieres pierres naturels 

ot un mui &nz el mur asis, 
&1U et M\. m. esmal?. i ot mis 

es pilers, es entai lleUr es, 

es uiseries, es volsnres, 

(SU (* i»«t UNI» dan» A ; F S«. - 41*0 OF \)aia\ F no durt. — 4'JI F vt vi 
l« ne» UD U., (t il nen nvott nis nn bocl; A ont. ~ lOt F a putiirvr. — 

iruit duvaDt, H a.. — 4U& III dn (M de) loudement na ptiint un 
4!>'i fil bautreiueat ne sespurKo pu; F ne na; lîF auuni du I'. — 

^piiia ff vff» jiuqa'a,» vn. 5// \r manvucrit A a iiNt^ (//i-Ainirr. Sntui 
\ritf B I* »rt pUict. — 409 (îF tor; F 1 ot fort ot t. d., l» i «voit fort et 

«t haut d. — 50» (!F iToiuPÏt; F ses. - >*iOI H ni poist nul; (1 ni 
mit^Di nii» boiD fortalro; 111 point de ihhI faire, F ju rien furfuirc; K im)- 
^ — â02 H \tûS\ V A uni, a tin. — 5ii.1 (ïH nt> engin; F mal ni! li futiil. 

I qtic Ali iiiitf purt H venht. — .'tUfi Atitun fUmnH. («F aixt desor. 

ttl si b«li. — :i»b ni de rlwrus p , F a ces p. - :tm Lrt, rer» .'lOU—Mi 
daiu F: IL li. 11. il. '.*. /", G etU inoll vat tK\Tvrv9 assi», K iK 
oeTTU a., K ot iiti niliin dcsort* a. — MH Hl et plus de .vit. m. 

mlft, — SU lU es oourtw et e. — h\l Bl es fenestres (! fenestriuxl 
rtoiatitres; F et f. 



•i"« fartage 
^ M reialme 
a ïi ftissent ti 
'nais ODkes n 
•^^•^ tôt altrement 
«r H deu ©re 
<jne a Rome I' 
^ï Capitoiieg 8 
fore del ehaate 
*^ fnggent par « 
'ï senator mis i 
Por tenir dreit 
^ fn leus a tei 
Par merveiHos < 
5^^ molt fi, bela et 
yoJtea et aiB i 
Ja Dï parlast oei 
"e fnet oïz en ee 
par tôt le Capito 
^^0 L, vint et., m se 
ï eeteient .|a esga 



CHEZ DIDON 



28 



Pnifl ot Rume la poeaté, 

d'ilacc a mott loiniaing aafçe, 

(lue Dido volt metre en Cartage. 
Mo Kiicor idonc ne par ert mie 

ccle citez tote foroie, 

encor faifleit Did» ovror 

as murs entor por mielz fremer. 
Tant eFpleiticrent U inesage 
550 qoe il eotrercDt en Cartage; 

il unt cDi)niH et demandé, 

ki mainteneit celc cité. 

L'en lor a dit qne qdc femme 

esteit dame de tôt le règne. 
555 11 ont enqiiifl o cle cttteit; 

par eDdi(feB alerent dreit 

Hue el eliai>tel defnoz lu tor 

troverent en un parleor 

la reine o tôt grant liarnage. 
5G0 Devant H Nindrent li mesago. 

IlioneaB parla premiers, 

ki molt esteit aagee et fiera; 

aalna la, pnie se li dit: 

, Entent a nos. dame, un petit. 
565 Bien as oï, ja a lonc tena. 

qne Oieu firent vers Troï^ns; 

arairent la vile et eraventerent, 

granz et petiz toz décolèrent 

de ceU qu'il en pnrent tenir; 
570 n'en pot uuh aeuls de mort guarir. 

àl4 («F a C. Aprf* w rtm (îFD ont une inlrrjtolation gue Tom (rou- 
jJOM le» Hotfi, Il Mc rtjffinJ Ui rfruton deè mttrrn f/u'tiii tvrv AOO. -~ 
lot f . — .in W *»4** sont ottih 4<ina A; F trouer. — 54S GF as 
(F a. m. a. I.) por armHcr; Il ilctitor; I enfeniier. — .'i4M GF 
— .I.'il (1 cel, F cc*f, III l'i*. — .'i.'i."t et îiTift itittrt'ertùs liam A. 
lU, — fk'iti FUI fisr tlciuBDilur, H pnr Avm»ndes. — b»' <î F Devint 
iiicuiile 9a% 1. 1.; MI sus un c. — âi>> G lu troitent-, A t. ia vl ]>a)lcor; F 
» »Ieoni. - JM GF ot; y iiiolt. • âiio A vtencni. - nHt F Dïodok; y por 
'Jii. Ahnétt dont F. — 5ri2 D li phts iwiçes tirs luesagters; y et prox. — 
'Ai l( rt/rfY,frntr une aK/w in-sjon juaqu'im )■». ,Î.W. V. Ire notfS. stlov. 
'■AA III Dstnc vntuot; y a luoL — âtîti A furent; (tF .1 T. — 5li7 UF 
Bmu; a trobuvliiereni. — 50»> A cravanUTunt. — &iin (.iHI i|ue 11 p. r. 




LA RÉPONSE DE DIDON 



25 



600 .Rien mi*, fait ol, ,1c ^raut doniagc 

et le destrait des TroU'os; 

ge l'ai ûï moll a lonn tens. 

Vos ki de cel câtes gnari, 

niolt l'avez puia csponci; 
605 ODC pois ne fnstos seoz dolor, 

mestier avez jrmnt do acjor. 

Se vos volez ci fte.îorner, 

V02 née restreindre et ratorner, 

n'avez giiarde, gel vub plevis, 
61U d'ome ki eeit en eest palB; 

Hcçnr neiez, ne dotez pas. 

Se ça melt venir Eneas, 

gel servirai en ma cité, 

H mien li iert ahandoné. 
615 Gc refni ja plu» esp-iiaree, 

qnant ge ving en cestc eontroo, 

car ne boî pas de ee^t païs; 

par mei le gai, hion l'ai aprie, 

que ge dei liien aveir pitié 
62U d'oDie, sel vei dcseouseillié. 

8e Mjomer vneit Eneas 

et demorer ei al trespaH. 

JR mar i despcndra denier 

piir rien nule dont ait mcHtier; 
U2Ô tôt le ferai del mien servir 

et molt li donrai al partir, 

pins li ferai que ne vok di. 

K'cnlin voleit vcmuiudru ci, 

et si laissast ester a tant 

mi 6F elc le il. — tm HI et li perte; (iF lu T. — ii(i2 F \o U 
CK t] a L t. — tU'3 lU c« fiiRteB. — »i»6. <î mok; I g. lu. a. - 
tt nos mnt omu rions F. y demorer. — tiiiS. HI ut afemier, (i ot 

f . — Biili lU w) V. — 611 1) rtmpUtftU'» rêM. tiU — tU:i juir t2 mitmi 

r (e* .V«''«. '»// et 613 tutervrrti» <UtM Y. W ni. — iilî FUI Su 
sti ea, Ci $c venir i v. — «M OUI \v mien; i: )i ai ». — liU a iimlt 

; y car jtm refui t-a i-. — «IT III je. — «|h 1 puiir. — «"21 <io- 
K. — fi'iï *; et ci «Iciuorl; HI ,1. Irci>aa. — tVî\ lîFI por niilc rien. — 
J'UI mDlt ti il al ilepurtlr. - 027 y que jd nu di. — «MB Salosi; 
il vuluii dciDorcr ci; (i Totoxnmr. 




H"^ .ju avrai le T 
Tornez a lui toet 
et dites li q„e eu 
s'en viegno o mei 
toz est lassez de i 
Li niesagier ont 
a lor seigoor s'en i 
Eneus de bien loin 
eontr'eJB ak et se I 
,,Qu'avez trovéV" — 
- C&Hagç. — ,,pa, 
-Nenii. -.,Porqi„ 

■tQnei doncy dj, 

cParlasteg vos o li?' 

tiMcnace nos?' p 

"Et qne dist donc?" - 

seiez segurs. mar cri 

Ce dit la dame Tiria 

8'en eeuto terre Libio: 

volez reroairtdre et se 

V02 oea restreindre ai 

ne vos estuet doter d 

far el vos jiseilre hier 

I>ar nos vos ofre le h 

«30 J' que. -^ ea, y ,. 



A ÉKEE 

000 ensemble li eui en sa tor; 

«68 tiemses ne vos faliira, 

tant eom prendre le vos plaira," 

Demeotre qne li mcsagier 

alerent le paie cerchier. 
665 forent lor ne*i al port venues, 

qa*il eaidoent aveir perdues. 

Aancrec s'î ert (rliasrnne; 

totes les virent no mais one 

qn'il perdirent ]>ar la turnicnte; 
670 de celé n'orent mais atente. 

Eneas forment s'esjol 

de la novele qn'il oï, 

et de ses nés qu'il ot fors ane. 

Molt li cstoit proapre fortune: 
075 fortnne le ra CHltaldi. 

ki de devant l'aveit marri. 

Por ee ne deit oem depperer, 

se li estuet mal endurer, 

et se il a tôt son plaisir, 
G80 donc ne se deit trop esjoir, 

ne por prant mal trop esmaier. 

ne por g^rant bien trop leecier; 

et d'nn et d'el de tôt mesure; 

nns biens, un» mais toz tens ne dnre. 
685 Fortnne tume en molt poi d'ore, 



27 



'iMi G^ lafens avolc 11; HID e. o lut. — (161 D iis estaoges Do vuus 
^ilfiL — Wi2 COU orc Tons targ«ra. D intereaie. 4 ren. V. le» note». — 
**î I(J Alin^tL. 1> landU eoinme I. m. — flilii FUI les n. — m' OP 
j^utrau fbrenti D semoint, [ ncstolr, FI osloft. — m% D toutes orrnT lor 
nu fors une, QI toules le!i otent nies i|i)e tmc F t. U's ont ne luiis i|Uo 
OBiG t. reviorent. — «69 D ijuc «d mer riul& Ia torunmte, tîK f|ue II p. p. t. 
~ fi*)) U de H navQioDt nit-s entente; U iliet;!!; A noreut fltulistinrt), 
m loni a. — fiîl AUnra dam y. v. 071—2 iHwifclr* lian* A. D «Un» encjw 
twlot; tî se joi. — fiT2 1) (|ue il ot. - 1174 G fful prospre, 1(9 autres ttiKii. 
iiropw. - f)?:. D tes ra. — r>*« HI qiiî forment laveit esniari; (tFI> t[. devant 
w, GFD matl(?). — rûs U ipiaiit li conviont; A estoit. - «TU A r». — 
** HI rtKiioir. — rt82 (i ne jK)r bien trop esloecîer; A dcalier. — BM O 
tMtuu mesure; ni (ic Inu el de lauln.' tat mesure. D do toutes cliUHes 
11 10. — 6ï»4 V ne bit'D ne mut, 1* nus b. nnn ni. - t>^i> 111 eu petit dore. 




A CARTHAGE 



29 



9002 ce qne nus d'els Toïst dire 
713 eoDoiseient trestuit le rei. 

Li nos le niostre a Taltre al dei. 

Molt esteit Iwls et avenanz 

et chcviLlicn* forniz et granz; 

a toz en semble le pln^ l>el. 
720 II ala deBceudre al diantel; 
' contre lui est Didu venue; 

il vait avant si la salue. 

Ele le pritut par la main defltre; 

eu rentaille d'une fenestre 
725 se sont loiog des altres asis; 

el li a de son estre enquis, 

<ei il l'en a ^rant cuutc fait, 

corne il erre et o il vait. 

Quant il li ut tôt aeout4i, 
7S0 son chanihcllenc a apclé, 

ariere l'enveia an nés 

por son (il ki la ert rcnii:H; 

molt tout li ruvn amener 

et eouianda u aporter 
735 treis guamemcnz que il avoit; 

porpeosa sei qu'il les donreit 

a la rcme de Cartagc. 

ki molt li faiscit bel astage. 

Une noBclie i ot tuorveilliiHO. 
740 onkes ne tu plus preciuHe, 

et un uiantel ki luoU fu eliiers; 

la i>eune en fa a eschaquiers, 

d'uues bicbcs de .e. culuni; 



'16 A Cfaucnnsi y amti a. — 
Il I) duE Eneu bel U Atlue. D 
\J9int 1 iiV pûHt' i' intrfjioUitioH 
U trfiipUcr ItH ver» /?.? -730 
- T24 I t-nlniilli;. — 726 F 
I (i cdODcot : AF corn i. v. — * 3l) 
far note». A cluuDbcllan. — 
I U Et al U c. Il porter. ~ 73» F 
I |wriUeus«, F oienrUlouae. - 
9b. ~ 743 Hl twtc, OP bise 



'lOGFat resambloit; HI ««mbloit. — 
ayrt» cf rers, f.n intercale S anlrtv, puiâ 
^hUs i<Uttcnt aprrn 733. V. te» natrv. — 
'^p*ii- liViuiri-s. r. Irë noiem. GF DMo le 
'.Stf li, m Elc. — 727 o li a: F en. - 
D ranptib'c les vers THU — TH4 ^ar dautrex. 
731 III lenvoio a eeti dos; A ea u. — 
prnHloUHc. — 74(1 H f|iii lunlt j>ar cHtnlt 
- 741 ni iert. — 742 IIIF pàw, O 1. p. 
i F de gent c, 



et li botoD et li t 

valeient plus que 

Tel veatiment ilue 

eom a reine convt 

755 de porpre esteit, e 

li reis Prianz en s 

faiseit eez gnarnen 

qnant il se deveit 

sa femme Eeaba U 

760 le jor qne coronee 

Tornez s'en est H ( 

tot a eompU en poi 

ai eom ses sire li o 

La mère Eneas sot 

765 qne ses fiz esteit ei 

molt redotot en son 

qn'il nel menassent 

molt ert entre salvaj 

Ele ot d'amor la po. 

770 Qnant vit qne son fi 

soef entre ses braz 1 

molt le baisa estreite 

En cel baisier li a d 

de faire amer grant ] 

lia Iri AnnoXn II 1. t . 




Tt; m (|Bi nîmcat — "% y que bouia m tei« a«l (G ac) Wm 
- IM A a Ma tannt, O p. si Ha toiM. — tsi OF m put k. 

1 giM fc.; GF «a» oltM^ - TM U » fclt, FHl le fot - :m r 
Ue^ m Mfié^ A gntÊ, a gnMv; A a r. - 7S6 A tfal le do» ^ 
kaifs. — iWFeoaiiiicU »!., Q c. pu le Job que U d. — TM O 
' lA - :»! HIP ««Tifflee. - -Ki H tu êomt imiB damB OF. ~ 

m L i l l iiiiit a plB eUtr. - 790 QF et a u. - 7«7 et «inut 
M, F «1 1 tloEM, Ht pNdi oat no. - TIK« F beoeat; Hl ne prUitat 
lA — 49» G «. L ■. nrriat — MO 7 tkrat ne prisent tut lautre X oet 
mjim aairii. • MS r lu en ob, — w* U acola et a., F a icota 



32 



LA PASSION 



SOR molt le baisa estrcitemcnt 
et se meine molt malctncnt: 
moU fait i|ue foie ki l'atocihc 
eavers son vis ue a sa boche. 
VenuH i ot HH flaine niiHe, 

810 Dido l'en trait, ki eat esprÎMe; 
mortel poison ta dame beit, 
de sou grant diicl ne B'ajierwJt, 
le baîsicr tel rage prcot 
d'amor qne le ener li esprcut. 

815 Doiif* le rebaisa Kueas 

et donc Dido en es le pas; 
de Tun eu l'altre enbat Tauior. 
chasctiDS en beit bien a son tor;^ 
ki plus le baise jdnn en bcit 

820 C'est Dido ki plus foie esteit, 
ele i a pris mortel ivreee; 
ja Ta amors on ik'rant destrece. 
• Tant a la reïne entendn 

a lui baîaier, que tôt uuiz fu. 

825 et que termes fh de soper; 
a tant list l'on l'eue corner, 
et puis sont asis al mander. 
Kttuiz sercit a dcsraÎBuier 
et a eontor trestoz les mes, 

S3{» ki sovcnt vindrent et espés, 
et a nomer vins et berboz, 

60& 111 bilsuft. — ^UK FUI el; G 8e mena, Hl le menol^ 
S07 F le tonce. — BOS Hl ne près de soi; et a. — MIS y ^ 
traist, A (raiut - aw Q¥ i boit - ai'i G mais li fuie De il 
8i:) y les baisiere; OHl r i p. — *>I4 F ki; G son; mhw. cors. — -^ 
dam F. — 616 y et puis. — SIT Hl de bin eo but taiitre lamoK 
but- — 619 y en baîsc. — «20 A Ce est D. 4. plus en beit; F Coq 
fil; QP ooKtlfnf plan. — S21 GF mult i a pris m. destroce. — É 
à., G mis en d., F mi^e en lvri-c«. — 92.1 I AUm'a. — HU Hl 
fa. — Sis D que saisnnx fii bien ile a. — 82fi III ndonc; I> lov^ 
a; DII) donner. 2ij/ris ce rtirs il y a uttf iHtrrcolatk'» (tant 
Kotn. — S27 GF après; G sasfBent. s-^? tri S:iéi omië dans V. 
â. — 821) Bl ut a acontpr (I raconter) toux 1. ui., D ne sa! 
dos luea; k daconter. — S30 A soef; D vienoat. ~ 8S1 rf 
GF. D remplocf le» rer« 681S4S par (Vauttra. F. tt* ttot 



NAISSANTE DE DIDON 



33 



mais chasL'nss en i ot usez; 

iiiolt les H l'cD toz bicu aervlz. 

et quant li niaupors (u l»illiz, 
835 les najten traÎHlrcut li «criant. 

El ]palai3 ot otart*^ molt ^mnt; 

tant i ut cier^u., ja par jur 

lumière u'i eUst graiguor. 
LHdo reme^t al niaistre dein; 
&40 n1 ot ee baron» non de preis, 

l'altrc inaii«iiiee ert départie; 

8on humto prie, (|u'i) li die 

de Troie la destrucion, 

et li rei'unt la traisu». 
845 Toit se lorcut par le palais 

et eecoltcrcnt a grant paiu. 

ËDoas Bozrit nn petit, 

et en aprét; se li a dit: 

„Dainc'\ fait il, ^,raa grant dolor 

me remembrez et ma triintor; 

ja nel uomencerai a dire, 

de celé ore n'aie ^nut ire, 

qnaot me remembre del grant duel; 

ja nel eonteroic mou vucl, 
855 mais quant vos plnist que ge le die, 

ja eu orreiz molt grant partie: 

la vérité vos eu dirai, 

ear ju i fui, sel vi et aai. 
Troie fn eitez moneillofie 
St)0 et de toz biens molt abondo»e; 

U2 I m. qne chosetui eu ut a. - bS'S y IiÏud fuuz. ^ b3-l y fini/. — 
filF traient. — bS'i HI tant civtge i artlHUt; F t. udunt o. — h'M^ HIK lii 
ïercnKF De) fustg. AjFjri-ii œ vtrt Ali otii une interpolatUm. V.letnoteg. 
nv G Bc sut, t retueiou — ït42 GF que li A., H que II d. — S44 F 
k - M5 r> tieiiODt. - 6<a P si {!.; A »u g. p. - b47 D sorriaL Alinca 
F. — MU F dist: I liûtor. — i*5y F ot me mtneuibre et uie t.: 1 dolur. 
Sa rt m fonl dffatU dans G. — WS (i (ui; F ni. q. or p. q. je tel d. — 
Dtll l'trcz, (iF ona: D une p. — 657 GF biea tcn d., U vouh eonterni. 
Bfi» S57 et S5ti manquent daH$ A. — &58 F et j. — hô9 A T. fu j» r'u'ho 
',mttt alinài tlntu F. — t»CB A faite par gratit noblUte-, (* toi bien; I> 
HvcRsc. A intnntU aprj» et vert «ùr miirtu, qu'un verra dan» Un nnltu. 

thUnUem Matuuxuilc» IV. 3 




RÉCIT 



niolt par esteit et lon|^ne et îee, 
de travers ot nne jornee. 
Quaut Arenelans nos ot agis 
pof le forfait que fist Paris, 

8ti5 moU 1108 trova et forz et âere, 
molt arioD buena elievaliers. 
Toriieiz lor tenîoo eovent, 
il pçrdeit molt de sa geot, 
et trilles entre uos aveit 

870 treifi niele o plus, tele ore e&teit, 
81 ravioD sejor grant masse. 
Ne sai por qucî vos ajoutasse 
le& liatailles et les iorneiz;, 
que lor tenimes plusors feiz; 

875 ases avez i,'o oï tiiit, 

mais corne dos fumes destrait, 
n'avez vos mie tuit oï: 
suetieiz (|ne nos fumes traî. 
QnaDt Menelang ot sis .x. ati2 

880 a sou siège, fci molt fu granz^ 



d'énée 



Dedenz 1c ûsi inolt liicn trouer. 

dedeuz tist faire gr&uz csUiges; 

cutor i ot teU .v. luntiages, 
895 n'i avcit eel, tant petiz fust, 

.V. .*•- flievalier u'i ])(îllHt 

Lî chevals tu einplix trestoz, 

de clievaliers liardiz l't jm»/., 

de tuteH anneK lijcii armoK. 
90<) Li altro s'en sont rotorncz, 

pristreut lor paveillons. ïor tre». 

eu la incr ac inistrent cr nés; 

en nne i«le près del rivage 

s'en aleront trestiiit a iia^e; 
905 iluec se sont trestuit repoet 

A un matin h'ch parti l'ostt, 

molt en demeua l'en ^rant joie 

par tote la cit^ de Tr4)ie; 

les portes eorareut ovrir, 
910 ai h'cii cniiienc^nt a isHir 

li chevalier et li Inir^i», 

eisâuz s'en est Prianz li reÎB, 

et uofl o lui coiuuuahiient; 

tnit en ÎBfiioD lieetneut 
915 et alitiD par Ur/. \cê Icuh. 

o les tentes furent a» (îrcus. 

Tj unn niuHtriit a l'altrc ai dei: 

„La Tu li paveilluus le rci, 

la fn la lierl)er(;e AcIillléR, 
920 la fiiet Aina», la l lixés, 

ça erent li tornei tenu'*. 

M3 A c^AYur; HIT) traucr. — iOi H BS4 inttrvertis dans F. A l't si 
If-; F netre; III ménages. — 694 F eAtacea, III estimes; A tt-ou ou 
Utire» inombUji; l ot ïIm .». c. e. — H9h h si p. — 8m; DIII on .c; 
Èwt — 8»7 D JltnM. — S»9 HI sont a. — WW A rpil s. r. - flUI rt 1102 
it mu itam D. II t'i \t. Ml cl tros. — îXiï (JF a: y so «ont mis. - imr. HI 
Wir r, — yifii A AI uiiiliii khd (U-}>arti 1. — 007 (.Jf ilcmenoit. — mit GK 
tut — BUl F coinuncolt — 1tl2 G eo psl. — 1*14 y issiioua. — 
allemes, UI aljun»). — Oliî D ou aistreot les tirotea as (irifiUB. -• 
lu niii«lra lalire. — 91h D Ci: DY aist; U au r., I> lor r. - 920 FUI ci;< 
«râ. — t«l <f lu. 

3* 







Moh en parlèrent b 

i**' et e«çiuxdeienx tôt 
UtT derioailles en d: 
nuû la Teiité a en 
n fnst aie tôt ahrei 
s'il tost seû eertuae 

l*3ô eni li ehernls areit • 
ja de toz eeU n usis 
ne fojBt detrenefaiex e 
ja nns Knls d'ek oei 
maU tnh en Aimes d 

940 se cil fussent dedenx 
are fassent dedeni le 
eneor n'ellst Troie nu 
ne fnsson pas ainsi d 
par eel engin périmes 

945 La o nos famés al eh 
derant la porte orient 
et resgnardion tôt enl 
la amenèrent li pastoi 
nn home <(a'il orent ti 

950 tôt na lie sor nn fraa 

t)23 D barges; GD b. et I. et f^ F b. et 
sauf HI UD fosse. — 924 A »voit. HI "■" î~-' 



D'ÉNÉE 



37 



îliiei* l'iirciit li r.ron lai^Hiô. 
l'aï celui fuuies ougiguiè. 
Li reis premieM l'araisona, 
tôt eu ordre li demanda, 

955 eum aveit nom, ki il estcit, 
ki l'areit ett eo deetreit 
No8 famés tuît vers lai haïf 
et as i)aruleH entcutif; 
molt le baâtanics de parler, 

960 et il ftst semblant de plorcr. 
De ea vie u'ot guaircs cure, 
qnant se mist en tel aventaro 
et en abandon de mûrir, 
por nos en^ignier et traïr; 

965 graot e^toltie priât en sei, 
en aoflpirant a dit al rei: 
...Sire", fait il, „do Grcoe sni, 
mais molt mo torn^' a cnui, 
que ne prenez do mei venjancc. 

970 car de vie u'ai espérance; 

bien eai que de ma lin sui preu, 
et ce voldreit molt Ulixés, 
ki TDolt m*a coilli en grant he, 
et ntult m'a malemeut mené; 
luideogii!- m'a a molt graut tort. 
Por im mien uncle qu'il m'a mort 
me mellai a lui, si li dia^ 
ee ge veneie en mon païs, 
que bien ne repos nen avreie, 



W2 D pu lui r. luit e. - 9ô3 (JHI itrinics, D ijrtmiur, F prian»; I II 

AttHfa liatvi 1>. — OSJ F molt rnncemeiil; I UraisoDa. — !)5-i (t 

- 'jW C» qeii Uvoit CD son tl,: III mis en tel d.: D eue. - U.>(j G et 

I, FUn» sa \fUoV: '.tin Itl HcLNjvoir ot t. - i»t)S II |>ar satnblant 

on im, I par >uiispiraat a dit iiii rui. — 9tt<i I cutii cil (piï ut poutir 

uî. A li dtsl a. r. - H(i7 HI Alinnt. — !t6S y a Rmat o. — 989 rt 970 

mit dans A. — M'U ÏJI que, I de vivre nai cxiwrancc: F car manque, 

f-tto- — d<2 D vonloit — 974 I)II et tnnlt m. ma m., GF et luale- 

molt au — 976 D deitdei(^!e; (j m. molt et a r. — «77 F je 

aini «1 dis; [) mon: A o lui. — 07^ L> «te retomofç. — 079 H 

['uaurole; GI ni; A naureuie, F uatieroie. 



— M<.-8 i laltr'ie 

q«e en Grece 

-^'^' mais ne pœit 

loeJ pedst en 

« buens venz 

^«« qn'il roleft 

en ee J'ore ne i 

^ «^ns li a u 
5Ï0W « eonseij . 
ȕel vent b- ri K 

^«*;P«rlen>.i>t 
•^ï^ • tôt Iw de 



d'énée 



39 



as des fist an ^rant RacretiHC, 



puÎH a la t'Iiimc I 



et li dcu li out 



(lomostrû 



lOlU tôt eu urilro la vcrîtû. 

Qaant vint cl dcinain par nmtia, 

si ralci'cnt luit »! deviu, 

et demaDdent qnci la fcruiit, 

et il de par les dous respout, 
IDI5 qne de lor aler ost ueienz, 

8C Eolas, li deas des vcnz, 

oen esteit priioc^ apaiez, 

qn'ouB Grcus li fnst saeretieï: 

nns d'els i CHtoveit iHurir, 

1U2U ne ja s'en dcveîcut ]>aitir. 

De ee furent toit en csfrei, 

ear cbascunH ot peor de «ci, 

qne il ue fust danuez a mort. 

n en deveieut geter sort, 
1025 8or oui l'aventure cherreit, 

ki les altres atiuitereit, 

qoant Ulixés me list venir, 

dist ipie jupez ère a morir 

et forfait uveie la vie. 
1030 De euntredit n'i ut il mie: 

ehascuDs ki se dota do sei, 

l'otreia volentiers de mei. 

PrÎH fui et toz iiuz dcspuilHeK 

et les poînz très le dos liez; 

liWT ni « ses dieu t n. a., OF dont fiât u dcx .i. s.; D a fait .1. s. — 

ni rlnnt a la ohuse si e., GFO totc e. — lot»» HI f\\\v, li d. ; A on 
il — litiM A tote. — littl VI V. IcQdemiiin, A v. si matin. - 
F le f^ quo il f.: UI «t ifiariviic, A. li. — 1013 U tiuu il de biler; 

t — -Ifllff VG KIoiis, A OIcub; D du TfBt. — 1016 (ÏF qilUDs 
- lUlfi tt in20 tout orna dans D. ~ )»20 (ÎF bII; (} s. a. V. Ja p.; 
4; ont Tûlolent — 1021 (; II en e. — 1022 A qne. — lil2.'l ft 
font outi* fliîHs A: G en fiist; F jiigies. — 1021 D qnll dovnivm 
un sort. — Ui2J ni mis; I en eh. — loïr. F q, tuus 1. a. quiteroît, — 
[i à. forfait Avoic a m. — 1029 ut i|ue pcrdru incstavoit vie; A ot 

L V.; I avoteot. — 1030 A Delj F ni avoit mie. ~ I03I III car ch. 
gtoft — 1084 GFD mon dos. 



vin et oîle^'l 
Ge deveie le 
et eneoste de 

^0^5 Totevin^an, 
a tant gj gort 
entre dens bar 
Li reis en ala 
«' i>- altre toit 
'"^^0 fi-nerpirent mei, 
Aïtre part me j 
«n «n bois loin 
^« quïl voirent 
«»»t fait d'altmi. 
'"'»•> «'deudesrenz 
n;«'t lor a tr^mis 
«li^ sVd sont en ] 
"« soi pemés eon 
„,.. •''^ ï>«i *i ma vie 

*'»««' vos m'Mtnet 



D'fiNÉE 



41 



tart me scm, iiiolt le dcmr; 
inult me torfij^ a gi'aut contraire 
qne niorz ne 8ui, ni puet il faire." 

tOG5 Qonnt li cnircrz nos ot ce dit, 
ai se tôt enprés nn petit: 
voïmeR le mesaaiBiéf 
tnit etimes do lui pitié. 
Desliëz fu en es le pas. 

1070 se li fîet li rei» donci* drafl, 
pardona li et membre et vie, 
di»t li. qu'il ne Me dotast mie, 
qao ja par lui nen avra mal; 
enpréa li enqniflt del dieval, 

1075 por qtiei ert faiz. que ce devoît 
que de si ^rant faiture esteii 
U fclfl HvnunH u dit al rei; 
j^ire". fait il, .,tot le segrei 
de ceU de Grèce vos dirai, 

1080 que ja mais nnl d'els n'amerai, 
ne vers els ne tornerai mais, 
se entre vob puis vivre en pais. 
Bien sorent luit la vérité, 
qne li deu orent de<<tiné, 

1085 que ja Troie ne pcnreit, 

tant rom la Pallade i sere[t 
Pallas vos mainteneît senz faille, 



IWÎ HI 11 roert irpp tort: A scroit, I) semble. — \m:\ O et furuiont 
«c, - lOiU FUI i|iiu av sitt Diorr.; (t riuatit ni Mil more 91 doit il f.; 
ilpnot. - lOflô DHI Atinm: fîFD i-c mm ot AU. \ûm I quoi so 
— IMT D reines le me8«e«ie; A nn>smo. - l"«S \ t an aUuios i^nt 
!- lOfiy A lodt. - 1072 {} et à'm qui! ne !or troitCO mal: FD (|uo; 
Rilut — Id'S y ou ji : 1) nanroit nul mal, F rsiierolt ni., O non arnit 
Iflî.^ pfirquil yrt (un: y et que dovolt. — 1076 ti quil; D eatidge. — 
IFD .Uwirtr r Li f. A respuiuli, HI L. f. »l a lors dit, D î„ C sine la 
L. f si len a ilit ~ lo;S jo vos ilirai toi te secroi. - li'T^i A a 
II Troyoî fî bien le saî. ~ lOSO G car ja un »oI uen auicrni : A uul 
n nirn natneroi, IHnrn.: i" qne ja Jiul deU nen niiienrai. — lu^l III 
— 10^2 (î acntor vtw ne puis. — Utbi AUnta ilam D. — 
,8, OD agarde. — loSH P palais; touê: Il F. — lOST G »o- 
'ÂHn^a danK (ÎF. 




^'f '"ors en 
t'eJe ima^e 
^*«ra elg en 

*^ '' «naistre 
coiDDiieineot . 
''"« J' qaeiirt 

et SI deveit ai 
'ioe Pallas i ft 
«' desns sefet i 

;'*'« oagaaire 

'engigneor ki c, 

^« «t paa ki ;, 

!!<»■ quei fa faiz 

«' ffranz, de si h 

'^'•> '"ais ^0 vos dira 

ï""" qoel firent li 

""**• I' uni ir 



d'énée 



■13 



volontiers vus Hirni tor mal: 

il 6rcnt xi graiit ircst i-liovat, 

<]iic nel |>eU8Bioz laicoK trairo, 
1120 cur i) i h tel HHiiilinurn 

(l'C atireiil Incu li cuivert Greii), 

qne ja maU ne voiiilreit cl Ica 

il wcreit a roinanance: 

de Iticn i a grant e.s|icrant.'e. 
1125 La Pallade ki fa enblez 

ne valeit taat lalei)/. d'asoz 

cume li obeval» i valdreit, 

mais as cuivera eu jKipercit, 

ki sevcDt bien que graiiz cnnrM 
1130 vos en vendroit et ^tsluz baldur», 

ftc laienz osteit U chevals: 

gnari iwriëz do toz niais.* 

Nos L'reUmeH ec <|n'il ot dît, 
_ U n'i ot ue çrant ne petit 
1135 ki nel loa«t dedenz atrairc. 

.C. piez del mur firent desfaire, 

la porte ert petite;! a Ventrée, 

la chose granz desmesuree, 

se U eovint grant veie a faire. 
lUO Cordes i liâmes |ior traire, 

tret .m. lionke traistrent devant, 

et derrier» on ot altretant; 

botent o mains et o leviers, 

molt i ovroent volentiers. 

IIITF (ord. — 1119 GqidsiK. f.: F qiill: A le c. — Win !> gruit 

1121 GacvuDl: A bton IcatiuK-nt Orcu; (i félon. — 1122 II! tiiir )h 
w \tnàm CD liou. G <iiio jauiais nv venront en I., F ipio j& tn&Js 
I L — 1128 III nm] on il !)olt n tlcinonrance; G sorii. ~ 1125 mm. 
ittwiM. — II2« T> en In riu^; G ftssez. — IIJ: A feroil. — II28 
ruir, F }»ens.— i\2\\ OUI (luil — liai) A tiiudor. — Ii:t2 CI'D tns 
I. — I1;J3 I> cnhiieis, <îF niiurs; OUI Alinéa. — I Kt-I y ni ol un 
V ni ot nets J. — 1155 (îF birn cn.i, U eni Wer, lit \vhm. — 

firent dcl mnr; F foaUt. — li:iR ni I, e. iert g. il. 1189 A lor; 
— lUu D Et cordes et lienz a t,, F C. lolauies \i. ean t., G C. 
« p. ens t — IU2 F d. en on) II a. — 1143 CîFPt as iDain». H a 

y u leviei», D a Jcvfers. Il U F aidoieat. 



RÉCIT 



1145 Dedenz 1h vile fu eondniz 

i! chevala a oiolt ^rant doduîz, 
devact cbaDt{>eiit les don^eles, 
«onent et Uaqies et viëles; 
a grAnt leeee et a grant joie 

115U menaïnea riostre duel en Troie, 
Devant le temple fu laissiez 
et Synone fu desoz mueiez, 
Qnaot nos fumeâ tuit départi 
et vers mie unit endonni, 

1155 eil kî sût del cheval les estrea, 
les entrées et les fenestres 
aoFii, s'en isBirent fors 
tuit cil ki li erent el eors; 
en Grezeis se sont escrie, 

1160 le feu uiistreut en la cité. 
Li altre ki le jor devant 
de Taler oient fait semblant, 
al seir en sont al port venu, 
de la vile ont le feu vett, 

11 05 celé uart en alerent tuit. 



d'énée 



4$ 



Ocia i fa Prinnz H rcis. 
trestot (le^triiiHirent H (irezeis, 

1175 Ueleiue Iraintreat de la tur, 
si la reodireut suu seiguur. 
Ge vi le graut dcstruicmeiit, 
si asetnblai molt de ua ^ent, 
a gTAUt esforz eo alai la; 

1180 ma uioilUer apn^K CrcUsa 
me sioi {wr mei reteoir; 
jo eotendi tant al ferir, 
qn'en la preKife la deperdi, 
^ut diicl eu oi, pais ne la vi. 

1185 Toz me lasHui de GreoB t>oire. 
Venais rim iitcre me vîut dire 
de par le« dens, que m'eu tornasse, 
et en la terre iii*oii alai^ne 
dont Uardauits viot nostrc aoeestre. 

1190 Ge vi que altro ne pot estre; 
ma more me tîat retorocr, 
vint Qcs me mis en la mer. 
One paiB ne linai de mal traire ^ 
pDis ai eU maint graut cuntruirc; 

1195 près a nn an qn'aa .Sicliains porz 
fu Auoliiséa mes perc mon.* 

Quant RueaM li recontot, 
la rcïnc se mcrvclllot 
des mais, des peines, dos dolors 

1200 qnc il avcit sofcrt raaiuz Jora. 



U'i. D font le d., lit tout dvstmlulenl, F los lus d., (î toa nos d. ~ 
'if MTS OJNW linun A. — 1170 et liSii otttia ttam III. (i etiploit men; 
— IIW A Ct-Tusa. — ItSI h tout p. ui. tenir; Hl détenir, — 
!Di?l JCDL: A a f. — 116S ft I IS4 manquent dans A. 1> [(Utini: «» 
U p. : I la laperdi. — 1 1 ««I y il. — 1 1 85 HI Jo mi lesswse avant 
IToni de gre ni laU^aiuo o.: HV mi. — 1 IHO F m. revint A. — 1 101 G 
|— Util GF .\. m. ci vint (F iiitts) fumes ko mer ~ Il!l3 (i aine, 
D ai»z. — nui U utaint doc. - IU>6 Hl bien. A/«A.ad: l> cunta 
pero fu taon, — WM l) quant il vint a .si cliaitif purr. Api-ts 
une intnpotation. V. In nMtn, — 11117 fil tout eu cuntoit, — 
mab (Ivft doluni et des pertea. — I20U et \t»\ omiv tUinit F. 
fines i|iiit a xafortofi. 



DIDON 



Kl le re^uardot par doiçor 
ai L'om la de&treiDgneît amor; 
amora la point, amofa FaTgae, 
Hovent Bospire et eolor mue, 

12nr> et quant fu termes de colcluier, 
fti fait les Uk apareillier. 
Ed la eh;imbre Tçn a mené 
li lit fareut apresté 
(le covertorg et de buens dras. 

1210 Cil s'est euldiiez ki toz ert las; 
la reïno fn ni covrir» 
:i {«;rant peine s'en pot partir 
Qnatre eonte l'en ont menée; 
en sa ehanibre s'en est entrée, 

121 r> .e. dDDzeLet4 i ot de preie, 
fiUee de contes et de reia, 
n'i ot nue, ne fnst raescliine; 
al (^olcliier servent la reine. 
Quant la ehambre fa aserie, 

]22ti danir Dido jias nen oblîe 

coliii. pnr t'iii li deus danior 



AMOUREUSE 



47 



<? •ff'î^'tyo 



torn^ et returne sorent, 
ele 96 patimt^ et it'eflteot, 
aotle. BOspîHi et bouille, 
molt se demeinJ' et travaille, 
tremlftc. frcniist et tti tressait, 
U cuere H ment et ee M f»lt. 
Molt est In ilanic mal baillie, 
et quant ce oKt ((tiVl sentroblic. 
ensemble lui eiiide ^'emir, 
entre kch bra?. tnt nti tenir; 
entre se^ braz le enide eeitreindre. 
Ne «et H'amor eovrir ne feindre; 
ele acole son covertor, "> 
eunfort ii'i trnere ne amor; 
mil fciz baise eon orcillier. 
tôt por l'ainor al clievalier, 
■ô cuido que cil ki crt ati»ons 
enz en son lit li fnat preitenz: 
n'eu i a mie, aillont ciitcit. 
Parole o lui eom s'el l'ueit; 
en 80n lit le toHU- et cjuiort; 
lO quant nel trueve, des {)oinz se tiert. 
Ele plori' et fait pnint duel, 
des larmes muilleut si liuvuel; 
molt se detome In reiue, 
primes adens et puis aovine. 

t et retomot, l)y molt b. (IÎ fonnent). — t23u U ele 
«pire; G et après se p.; KHI ut ni h. — ):^:il I s. gpuiiRl 
s. ot b.i n s. si 8. — \Ts% (t et umtt: Hll> deniûiitu; 
I. molt l. — VIXS m et r.; V omet al — 1284 G lus li 

- 1236 m omettant et; I> cest; AHID quole; A sublie. — 
InL — I23h I UD( nu i. du pur fn'oot deair, U eoseiublo 
tÊàtf G et DU entre ses braz tenir. — I231J ft 1240 omis 
; G ItL F t/tnet cr ct*. — I2ii) y Saïuor «e net (II! piiet). 

- 1213 I» baÎM, — 1244 A an por, (îf et por^ F por». — 
pltitia cat ilvtlvnii; Dl est eu su» (II ncst). — 1346 II! se 

nu nus, — 1247 |i ui estoit uiîe, HI il ui e»t mie. — 
l) le oit. — tll'J Vy enz en; la. — VibQ IMiF 
t <I pion: BI p. ai f. — U52 D uioille son L, III aunt 
ioroicnt ai oel. — 1153 G FI retonie. — 1251 1} lUis denx. 



»*' poet m 
'J ^t ernti 



■ 


' AVEC ANKA -49 ^^H 


^^H 


ce est H Troïi'ns rasaU, ^^^| 


^^^9 


qae fortune n a emW min ^^^H 


w 


et ki vint icr en ccst pais; ^^^H 


1 12S5 


ge euit qu'il ettt de hait parage ^^^H 


l 


et de oelestiël Hgriiage; ^^^H 


^K 


del tôt pert bien qu'il eaf geiitlz, ^^^H 


^^^^H 


et inolt par est eorteis aea tiz; ^^^H 


^^^v 


de lui tenir ne de baisier ^^^^ 


[ 1290 


ne me poi ier Beir eazil^r; ^^^| 


^K 


ûuc puis que i;e toruai de l'ire, ^^^| 


^^^^^ 


que Sii^liell» lu iiKtrz, mes RÎre, ^^^H 


^^^H 


ne mo aoviut de uule amor, ^^^f 


^^^^ 


des i que vint » ieel jor; ^^^H 


1 120& 


uc vi liame de nul puru^re. ^^^| 


1 


tant fugt ricbea ne proz ue sage, ^^^| 


^K 


cui ge mustra^ac puis tH^inhlant ^^^H 


^^^^ 


de eel eudreit ne t4tnt ne quant, ^^^| 


^^^^ 


for» Heul ceHtni, (|ue destinée ^^^H 


î9(Ki 


A amené en ma eontree. ^^^H 


>7 W - 


\ Cist a esprii^ lo mien coragu, ^^^H 


\eiat m'a doué la mortel rage, ^^^H 


pur ceHttii niuir tut a estros. ^^^H 




Se por ce uuu 4|u'a mou espoa ^^^H 


1305 


pramiij m'amor a mou vivant, ^^^H 




de lui fcisse mon amant; ^^^H 




mais quant je Tai colui donee, ^^^| 




Ja par ccstui u'iert violée; ^^^H 




mielz voil niorir, que ge li mente ^^^^ 


^^ 1310 


ne qu'en altre mete m'entente; ^^^| 


1 I2S,nil[env. 


— US-IDIII hier vint. — 1285 euh quil est du priant |,V) ^| 


biSv; it sort; 111 da; << t'r&nc, I-' ginDt. -^ 12Sb HI û\x. — r'iKT K de ^M 


\g de lui. V naa V gcDtiti». - l'ii)» 1 baisicr et avoler; 1)0 c-t tlv b. — ^| 


^^^ pnul «r 


>oir prou aaiBier; H espoir; 1 gauler. — U*1>1 y aînz; ^H 


^^■ta p. q. L U. T; HI parti. — 12<I3 ne soviot moi de oui a.; Ul ^| 


^HtagMor. — 


I2<J4 I> quaviut eo ,vc(!st j. — 12% Auge. - ll*MV ^M 


HIHISl riee 


et »>age, A lanl |iruu tant riche ne tant sa^e. *- iî'M (>F ^H 


Mtti , ni a qui 


je tu. K. — liw A cent; 111 celé amour. — \:m) t) ^M 


Ht CD ce»t« c. 


— 1301 ilJ Citi l.t I<iil ma e^ngie mon r. — l:i02 y ril; ^| 


■Â. r. ~- 1303 A [i«r. — imh I ninoT: ti a anavant. - \s*»i jo en H 


L— 130^ F |»or. — 1301) (.< Ivti lu, — ISIO A que un a., d et eu m. ^M 


niWtlwcM NorwMiiiUv IV. | ^H 



SA CONVERSATIOK 



gnarder U voil et tenir fei. 
Aneeis parte terre bùz mei 
et tote vive me tran agiote, 
o feus del del m'arde tret^tote, 

1315 qne pe altrni doi^e Tn'araor, 
qQe ge promis a mon seîgoor; 
ge li âoDBÏ, 81 Tôt et ait, 
ne Ten sera par mei tort fait; 
ge b'aî mftis Boin^ d'altrtii amer, 

1320 qae qu'il m'eu estiûee endurer. 
Fors tant qu'en ai oï parler, 
EoeaB l'ai oî nonier , . , / 
Quant Ten aovint, qu'el le noma, 
ele Derci, si se pa^ma; 

1325 a poi que cle «e fu morte. 
Anna, sa sner, la réconforte: 
„Dame, por qiiei mures; a honte? 
Ceste amîsticz rien ne vos monte, 
qu'avez envers vostre sei^uor: 

1330 morz est^ ja a pasRé maint jor. 



AVEC AKNA 



M 



Ja maig n'avreir. nnl bien del mort; 
1H40 faites del vif vo8tie déport; 

el mort n» maÏH recovremeut: 

faîtct^ del vif voRtre tiUeiit. 

Fols est ki por mort se eousire; 

gai que est voirH, et si foi dire: 
13^5 tenir estnet le mort a) mort, 

le vif al vif» (,'*> est eoufort. 

Ki tnaiuteiidra vostrc eité. 

voptre terre, vo«tre erité? 

Ne puct estre lun^uc par femme 
1350 bien mainfenne enor ne re^e; 

|ioi fait on hou eomandcmieut, 

se D*a altre mainteDeiucnt; 

ne puct mie gnuit ïnitt sofrir, 

Hi lï envient fcuerre baillir. 
1355 Molt par a ei entrange terre; 

de totes parz vos euite gnerre; 

ti>K le» barons de ecst païs 

avez vos fuit voz cuciui», 

ear ne doignastes a seignor 
1360 home de totc ocstc enor; 

eOz les avez en v\\té. 

Por ee vtm imt i*oillie en he, 

acoiUent vos de mainte part, 

confondront vos o toat o tart. 
X34}â Qnaut namé avez ccstai, 

Toetre neignor faites de Ini; 



tW) tt I J40 i$»tervrrtiii ttaus F. AIII de m. ~ IS4I '■( 1312 wnl uniùt 
Ha. 01 va. — i:443 IJ riui autrui mort dusiru. — i:i4-l D il ent voir jii 
il { Ul V. t. tioêi L d. ~ 13-1& m le» mon an murs. — I34tî III lus vis 
rii c, t. roDfor*. - 1348 III et vostre iru» gmut richet« (H irute). — 
Ifl lilon nialDtvuiie bii loiox |>. f - is^o III ne |iiiet estre hoanorne 
' - 1351 <1F ilo se— Wri (i <|ni. III sel, A bîI. — 13.SS 1 graninent 
3M F M: I> »i li vîuDi g. & tiiHtDtcuir, G eo li avient g. a b.; A tcrru; 
'. — \:Mb D Alinéa, — ISbfi HI i sort, CF i croiaL — 1357 V ce. — 
l> an 9. — I.1â0 111 preadro iiamv ûv. vosirti tioaor. — 1361 U tenus; 
(m, H ou; F ea avoa; I>1F tnufl on v. ~ l.itïi (] et 11 voua; D ainsi 
- |.to:i I> to»ro |>, — l.t05 III puiJU|Hc :uue) F vnamn. 



f 



'■''^' "»«>|( on 

Wtv wo ,.WM»(. 



DE Dr DON 



53 



8e H niusfrc sa rit'licté 

et son clmstel et son paluis. 

Kl no pact estrc aiio nrc en pui», 

et l'araisone molt anvent 

1400 de mit oIioscb dont li n'a)>ent; 
el ne quereit, fors acheiflon 
cUst de loi nictro a raison. 
Mil fiïiz li demande une cbose, 
ele ne fine ne repose; 

1403 eu mi Kun conte ft'arestait. 
ne «et qoe dit ne qu'ele fait, 
tnt pert le sens et la parole. 

Amors l'a fait de sage foie; 

molt soloit bien terre tenir 

141U et bien soleit guerre baillir. 
or a tilt mis en nonolialeir 
et en obli por non savoir. 
Amors H a lait oblit'r 
terre a tenir ot a ^nardor. 

1415 Si enemi piastent sa terre. 

el ne priHe plus paÎH que {pierre, 
de nnle rieu mais ne li cbalt, 
ne mais d'amor ki molt Tassait, 
et molt a mais tote sa gcnt 

1420 par li uiulvaîs mnintenement ; 
de li n'ont force ne seeora, 



£2fé4l> 



I3Ï7 Hl et If otrulo tout uuituii. — 1398 HI et m citu ut sud |mli!S, 
Tnc p. imc «>re f. o. p; G Bot; G a p. — I3y9 i\V cl; HI oit; Urt-tnic — 
lUvHI ,|ua lui ipentlH Disant). ~ I4(>1 lU elle no qiiiert, l" ne qiicrint el, 
iWiinewittïl. - Ni)2 F ce«t di\ — HOS 1)111 twh-Mrti/ U. - 1404 (ÎA 
NM; fj El a. P. ne ne r.-, A nel uu r. — 14<*& F sareâta. — I40ti II oe 
4C{ I ^1 DU set quel il. d. qad f.; A qiill dit; F oblic U; G ne set q. f. — 
iWd I40S ëont om\u rffluff A. — 140s III A. fait bien, G A. le f. — 
MO ^aetre, F oiior. Alinéa dam D. — 1410 G ot nelt molt t». lerro 
iHIbMtlr - Mit <-M412 rtfMM -/rttM D; ni » B. 0. - l4l2FetobIle 
ir awl s.; G par; III valoir - UU D t. t. ~ llir* I ^çurdent — 
Il m L'Ie |tH^ autant p. coui g.; l> elv ce pr. pats q. g. — 1417 IIIF 
— 141& <un qui ef 1. — 14I'J I> et m. aura t. s. t;.; Hl uiiblioe a, 
aient a mîi. — 1420 HI par lui ooot mes m.; GFD por; OF le. — 
\Bl litl D. mes nlaun s. 




-as- . 






• •^»»«*! 

y^^ , 

^■^à^ ^ 






CHASSE 



55 



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15 



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K 



car aniora est molt pins grïés ekosc, 

(jRAnt en leitiomi^ et repose, 

et ki s'en vaeit bien délivrer, 

il uo tlcit mie rc{)U8Cr: 

se Ton s'en vueit bien esloiguicr, 

altre culciitc li a uicHtier. 

cnr ((nant il entent altre pail. 

se li sovient d'amor plus tari 

Kle a mandé ses veneors, 

enselcr fait ses ohaceors, 

prennent lor ara, uors et lévriers, 

cliîcns et vieltres et liëmiers. 

La vile brnit do cel conrei, 

de! glat des cliicus et dcl dcHrci; 

vieoent mescliin de totes parz, 

«portent an», niivres et darz; 

lu maisuiee est uiult ooniette. 

I^a reine se fa vestue 

d'une cliierc porprc vermeille, 

beudee d'or a grant merveille 

trcstot le cors des i as hanclies 

et ensement totes les manches. 

Un cbicr mantel ot afiibU*, 

mennëment a or goté, 

nn fîl d'or ert f!;a]r>nec 
et «a teste ot d'orfreis bendec. 
A 8*m col pent nn cuivre d'or, 
qaVl fist traire de son trésor; 



M plus; Ul ai txui g. o. — I45U D i)iiHiit k'D ae fiit riens 
ni dorr no nv repose, RF (joe con die ele (fi el) ne r. — 

Eta K. D se. - IS52 A sL — N5a et 1454 oMt» flan» A. 
— l4âS A nmd il. A an a. a. p.; (ïF ilaiilrv. — 145(1 A 
dans l'i Ml ele mHnilc. — 1459 lîF u&mbicr. — 
V; MI oMen» et I. — I46ii III Couplent (H cuui)l<>}4) v., (ÎF 
irîâDtrus tt I. — MGI IIIF enbruit. — Nti2 (• bruit; y rio 
Heffroyi: D rtpl lesroy. I4ii3 (ÎF pliiHow p. — llB4 III 
^ MUT I riflie p. V. - tUil» 1» des qne, F diifiqHcs. — 
t ta. g., F t! ilor Ul. g.; A ert dor g. - 1473 (JFU et 
f def; OHl «rt; D 'fmet ot, — 1475 A «iwrler fist, GF 
lU^UF itnc; lî tnJrc f.-, lU que ele prist ca s. t. 



Oanz Eneas 

^^S5 quant WtJa, 

^'^ Ji f« vis n 

y^ i ot bêle 

^«' tôt resemb 

^^^0 Ji est muée ia 
^ïe dévale les 
et ii ehevals fa 

^^ conreez fu i^ Tr 
,*'«"» por aJer en 
'e enivre a] col 
»« resemblot de 

' est montez, ne 
P^' 'a resne la d. 
^ por s'amor ert , 
^' ««ens condniz ft 

^'^^ ' ont venaison 



CHASSE 



57 



Tant L'Iiacierent ijiril l'n midi». 

IdoDo leva .««Miainenieiit 

et grnoz orex et ^rant Inrnipiit; 

toul* et pluet, molt fuit oHciir, 
1510 nu8 «i'eU nï estt-it a nellr. 

Fuiant s'ou toitieot plusurs parz: 

H pln8 liardiz i fn ouar/, 

li pins vnsaln de peur tremble; 

onc u'eu rcmestrent dni euncmble, 
lôlO fore la relue et Eneas: 

cil dui ne départirent pas, 

ne goerpi li. ue ele lai. 

Tant ont air fuiant andui, 

a nne crote sont venn. 
1520 Ilnec sont andni dcmrcndu. 

Eetes les vo^ andetis ensemble, 

cil fait de li eo qae H Heinbie. 

ne li fait mie trop grant furco, 

ne la reïne ne B'estorce, 
1525 tut li consent na volent<^: 

pieça f|u'el l'aveit dcslrrô. 

Or est deaeuverte l'anior; 

ODc mais ptiit; la mort son seignor 

n'en tist la dame nul lionta^. 
1530 II «en retoroent a ('artatce. 

Ële demeine joie grant, 

alcltrent; ()t''Dque. — 1507 Alinm àani l). III mus dont 
eot — 15(1^ A uiult g. o. ; F un» grjma ores par uult gnnt 
• au Pi molt gT&nt reni (U ouu-l motti; III sotulsinemont. — I5itti Dlll 
iietpint et il) moli) fisi: F M t., (J il t.; (ïF et p. et f. o. — 1510 (! nus 
, I» nest mie, F aesloit paa. — I5!3 IIIF !iar»liz. - t5H IIIF nlni, fî 
;(jp ne seo tinrent; Ht ne. — 1517 ne ilofcucrpi li nelle IttI; 111 oe la 
L— I5l!t A t. vont fnUtntanAanhlpiL — \^\'i et 1530 son/ omÎH daHff III; 
'. — 1A2I AUnia tlaitx \*; ce rerv nuinqur ilans G; Il qui) netro- 
e,, I <]iiil son tomcrent seul e.; U toiiï eetihi. — 1522 A il; III 
f complet, I' qui! bon. — 15ÎS d l.i24 inirfverti/i iliws III; III ni ooliuh 
\tup g. (., O molt, — IK21 F lu r. nu 8cu o., III I r, troii ne sestonc (Il so 
). — 1526 F por cou; O poîae quel voit dt'sircle. — 1627 AUn-^ tUins V; 
ont d«scoTert lor a.; (îF a d. — Ih'iS l) nuques puis; )IIF ainz, uînc; 
., D du s. - 1629 UI a« fiât dldo de soi; F U> Ih.; 1) liuoiteur, GUI 
— 1M<] lU Andui r. — 1&91 A Al d. ioie molt g., F Dido d. j. molt g. 



La famé vait pa 

1540 que Ëneas l'a verg 
Famé est molt mei 
el ne fine ne ne re 
mil boches a dont > 
mil oilz, mil elOB di 

1545 mil oreilles dont eh 
se ele orreit nnle m 
qn'ele pettst avant i 
-ele ne fine d'agnaiti 
se de la rien set tai 

1550 de molt petit fait at 
ele Tacreist et pins i 
qaant qn'ele vait et 
altresi tost fait ele a 
la false chose com li 

1555 d'^ez petit maint co: 
toz tens Tacreist, o q 
d'an poi de veir dit 
qu'il resemble qne ce 
et tant le vait moite] 

1532 m Not mes tel joie eD son TÏTant 
molt par son fait — ih'M 111 molt desirroit q 
ert. — 1535 HI petit couuroît sa lecherie. — 



1>E LA FAME 



50 



15*j0 n'i A de veir ne tant ne qnant. 
l'rinie* panile Itelement 
et a coDReil ccleement 
et pais vait enhnl(;}int sou ciuitc, 
|)luK hait parole qiiaat ()u'el monte; 

15*35 pais qae nn poi l'a descovert, 
eo parole tôt en apei*t. 

Par Ubc uoDce cc»tc taine 
la félonie de la dame, 
dit que de Troie estcit venu 

1570 uns oeni. Dido Ta retenu 

enaemlde sei enx eu Cartage; 
or la maintient cil en puta^. 
£n Inxurc andai bu demcioent 
lo tens d'iver, d'el ne ae peinent; 

1575 la dame en lni»»e gon afaire. 
nulo altre rien ne prioe guaire, 
et eil en a tï>icrpi sa veie, 
et l'iins et Taltre e'i foleie. 
Molt est la dame dofamee 

}S60 par tote Libe la contrée, 

eo mal ont cssalcié aon nom. 
Qnant l'oent dire ti baron, 
li duc, Il ]>rince, li eonfor. 
qu'anceis ne volt prendre a seignor, 

1585 molt ae tionent por vergundez. 



\m tîF deL — 136Ï (î prireement. — I5fi3 (ÎKI) oHsalcant. — 1564 GD 
'Vt 'i^d; III .|iitl, F que; IIIF ne m. — IStiâ HI ci puis cmi. - lô«« FI» 
pli* «0 {luollcnt {V |iurol«| vu iipert; III lora p.; G parole i?nt puis. — 
''0' IJFI titH» n/iVi; m Panui IJbbc dit e( diffame; F Eibic; O QuDceiit; 
^iBHBte. - IWft III la grant folip, G la vilonie. — ISti'J DIGF illst. — 
'*** } recou. — 1571 \>F *>. o s. (U II); III a grant «ia« sont eu c; a 
nt. — ïTtlS m vt vil I,, GF et en l; y tmft sv; D auibuditi uiainciit. — 
< F lontaos d. — 1575 y »es afairea. — là7(> tî niil aiiire gent ne jiriitait; 
lie a. ne paasc; y paires. — 157?» (î trop. Il kl*. — 1571» A ert; alinéa 
iD, — 15*1 F llble. — I5SI l> eut h , Il li effaceat, V vz ensaiico, (i a 
Il (le iillûiHe) son non. — |5SÏ II à] h. — I5$3 !' de cel pal» ttnu 
Gllll> ti dm; li pont« del pays (I) palaya). — 15^4 Ul qiia set^piear 
vdt avoir pri«, G queto a s. uo veit aocia, I> que a s. ae volt 
15M l) itcn t.; msa. {muf A) viTjçwmle; t» a v. 



iÔf' 



■A'ô 



^" moTz 



1600 



1605 



2? *>» « 
*o'8 est fa- 

nwït « Je a 

•'* ne lan» 

P*"'" fiut del 

en nonchaiei 

**«' Troièn fa 

^'' '« «eot eii 

^^ ^^ «on ei,^ 
ion "" '''''' -"« 

,^^ '^ ^«'^e et femn 



1010 



A ÉNÉE 



ùl 



1615 Un jor eateit dcdeD'/ Cartage, 

de par le^ dens vint uns nicsage, 

ki li coinande do lur part, 

qD*il laist catcT icel esguart 

et si s'en ait en Loinhardie, 
1020 aprettter face sa navie, 

deguer])iBse la Tiriuue, 

tote la terre Libîcaiie: 

ce n'est sa Icrrc ne ses Tcus, 

altre est lu pon'eani'e ati deua. 
IG25 Kh KneaH iiiult eniuair 

de ee qne cil li a nonoié, 

set ((n'il ne puct mais rcnianeir, 

qu'il lie s'en ait par et^torcir. 

Molt li est ^rief a départir 
1630 et la reine a déguerpir; 

iDolt est peuniK, niaz et (lotos, 

d'ambesdcus parz molt augoiHBOS. 

Kc pnet lai^sier ne tant ue ([uant 

le dit aH deu» nu lur cuniant, 
]ti35 et molt dote la départie 

de la dame, ((u'el ne s'oeie; 

erient ne li tort a graut contraire, 

et nequedent estaet li faire 

ce que ont comaudé li de, 
1040 niais molt se tient por csgiiarô 

K'a la damt? le noncera, 

en enblé s'en tornera; 

crient s'il li dit. qne nel demort 

OF vans alitira; III Enrius satisi' en C I61l> III des iliex a lill; 
Fte., V vient u. m- - 1617 GV ri.iiuaQdvut; I luur c. - IKIb ILl icust. 
19 d ir.2l) gtrnt tMtnreiiis iltnut 111: A wtciilil; F voist. - UVIA F liu». — 
it'irisi*.; A fruvidvtii-ui V k diun. 11)25 l'.Uirtr"; III Hz vous E. 
1> Ënea» est m. e-, A ËntiUs fii oi. e. — 16'itl L> i|iiv il — 16ï7 F 
^. p. — IBJH F votat. - l(»2y D Ht mtilt est g. te d.; G Icb est g.; 
d. — \nzo l> a ta r. d^ A ci la Aume « d.; fi rcteoir- — 163:2 F im- 
ib; GIIII) |An eat a. — t6S3 Ali-i^i thnë 0; L> pot. — ItîSK iitl) 

— 163" A que Uj F omcl li. — IG3b A ne set que f.; (î convient — 
Vf n nae ii deu ont coraande; A de ce quont. — 16-10 A n e., F 

— 1641 Faille; Il se. — in4i l> ou ensamble; 4j eioblanti III !»en, — 
tt 164-1 i^tnt iimu ilitna F; A quel lu dvmorti III no la roiieuTDv. 



car cil sejore lor en 
chasCQDS l'aler molt 
nen i a nul cni l'esl 
fors seul a Ini ki to 

1655 molt li pleUst a rem 
mais il s'en Tait pai 
si corn li den l'ont e< 
Ses nés fait gnaniir 
de quant qu'a els est 

16G0 La dame cuidë engig 
mais la reïne s'aperct 
car ki aime toz tens 
en dotance est et en 
ja n'ert setlrs ne nuit 

1665 Ne se targe de neient 
ki descovert Ta a la < 
la traïson li a contée 
que li vasals a aprest 
coment il fait ses nés 

1670 en larrecin s'en vuelt 
Pnis que la reine le s 
onc puis celé ore repo 

1644 III ou la ou vent aler ne viengne, G 
AD en. — 1645 DIIIF aprester. — 1648 P «i*- 



PRl'iPARE SON DEPART 



03 



que ele oT la traïson, 

des i (|ne Toi uiïr a raÎHuu. 

Xai^ Lez Ini s'asist. si soupira 
et eu ploraut li dciiiauJa: 
„lMto8. vasals. o fortia onc, 
que m'oeiiîzV" — Que est ce donc? — 
„Ja faites vos voz uea guaruir". 

1080 — GeV — „Veire, volez mei foïr". 

— Ain« m'en irai tôt a vnUc. — 
,.Por qnei m'avez vos deeettoV 
l)egneq>ire7, me vos ainsi?*' 

— Ge ne puis mais reniaueir ci. — 
1685 ,J*or t|uei?" fait e!. — Li deu n'ont care. — 

„Obi lasse, quel a\entnre! 

Por queî ne sni pe donc ocise? 

Tant mar ai fait le bel servise, 

le bel sejor, le bel osta^c, 
1090 que g« vos ai fait en Cartage. 

Ja ne lairai que ucl vos die, 

molt peusafcteii f;rant félonie 

et uiervcitloBo IruïKun, 

qnant vos voluistes a larron 
169.S de mei partir et de«evrer. 

Com le petistes pori^enserV 

Me qneïssiez uan eongié, 

uc n'cltasicz de mei pitié jf ', 



1618 F quale s en. — 1674 III tint ipiutiL-ui mist ^ t.; FD <|Uo la mis, 
que Icor ralvi A quel — U>^i rt l*i'ti amis dtaia A. V loa 1. — 1676 U 
llHm. — ltl77 ri 1I17S, F miii/l'U-f ccjf dfiéx rmt pur quatre différente. 
I« RcMca — 16S« Fli .lo fUii ni vuirc) vous en v. f. ; III voiiWz ont tj 
Mnilexvousr. — Ifiy^ V vuirc xwmc; L) s! d., A donc d, — Uis's F 
|Boi me taillai; UI dcfcnvriiissk'z; i> vous me it. — I6bi III iilu« de- 
r d; F et eneu II rcapoDdf. F njintic deux i-tti*. V. U-n mU'-n. — 
m i'orcol doni|Dos; 1î U (Içu ti. du moi ctirt}, F 11 de» nen ont de 
U1P8 cure. Ce frrit H le Kuit'nnf aimi mntJt ittinit A. — ItîSfi F bttî I. — 
III (/uftiusi uio BtiJ jiur va» ociite. — M>%^S I lu&I ai sauvô; UF mal 
«i Iwl; I> MUif m. boa a. — 1(IS'.( F si b. ». stl b. li.; A aamblaut. -~ 
GF a C. — iCt»I .To; MGF nel l. — li>U2 li vlleuiu. — in'.M (i feistcs, 
~ Ifiyâ A nu d. — I69fi III iuiir |>. — 1697 1> lieu [|Uel8sti'ic 
eonage; F aen qniiileB. — inuâ A dp ne eussiez d. ui, p. 



Qc bels servises ne \\ 
volez vos doni- faire 
qu'eu mer outrez i)url 
Il est ivers, mult tait{ 

1710 uavkrr ore n'est pa^ 
primes laissiez iver pJ 
puis iert plus paimblej 
l'reier vos voil por 
ki envers uiei sout tr< 

171Û pur l'aniistif^-, par l'alif 
ki est entre nos par 
qae vus uiez de mei 
Vos eu avrciz uoU ^ri 
se jo i muir par vostrc 

172ti et u'en faeeiz alcuu co) 
Cil uie lieeut pur nosti 
duut ne voil nul proud 
uen a baron en cest pi 



171)0 L) Mal fait suer bomme troy»D. — li 
sont 1. g.: AI>FI lex grez. — I7i>2 I pour v.; III t4 
i-fHiH tlam III: III avAQC ti. v. p. pliiA tenir; Kl> , 
III pour vuus i-slufl l'idu m., F si mu cuiiviuui 
1705 m DO n. natuitiu; F non a tuestii^r. — 1741 
af(/K/r deux rrriL V. Ira notm. t'uia CtV répHcnl 1 
iloni 11: 1 TUufidn): '* rfl r .-» tfjÉfc^ÉrTTT^M 



DE DTDON 



65 



ne seit por von mes enemie; 

1725 toit me vuelent deseriter. 

Tanz enemiiii dei bien doter, 
D'a\Tai Hecors ue près ne Loiu^, 
vnH ine failliez a ee»t hesoing; 
cliaceront niei de ccstc terre, 

1731) ne me taldra anceis lor guerre. 
De eels me dot si puifl ge faire, 
mais plus me toruë a contraire 
la vo8tre aiiiors. ki molt m'argue; 
ec riflt eoragea ne me mue. 

1735 qne jo ore ai, ne vivrai mie. 
Molt puJH di'ter la départir. 
De eait aveir rempli de mort, 
car u'avral rien ki me confort. 
Se g'eHRse de vos entant 

1740 ki vos Keiiil)hu4t ne tant ne qnant, 
qne ï>eUMe por vos iMii^ier 
et aeoler et eiihraeier 
et ki de vo8 me eunfortaat, 
ce m'eat avis que mieh m'alaat; 

1745 maia ee m'est vis, ucn avrai rien, 
ki me l'ace confort ne liien. 
Bien 8ui aetlrc do niorîr, 
quant ge vos vei de mei partir. 
Sire, por quoi m'avez traie V" 



1724 (il poT vos w soft.— 1725 111 voiidionL — 1 726 III Je me dot 
;n dp tfl doulÉnr F Tpiis: A itmlt d. - IliS HI un gnnt h. — t7M A 
rr«Di. m iMdn-Mwutfiii ITJU ri 1730. — 1730 A ne f. ia; (JjunaiBD»' 
f. I g,; HIF f. janiWK I. g. — I7.n III uiult nm ilotiideiifi; F de cou ; 
ri daî pï r. — il'SZii m. oinit mu par r.^ lU t grant c. — 1733 U qui plus 
V., III qui trop œ., il qui ni aj. — 1734 Di> se c; (• U c; F ne remue. — 
17*3 O jo Mi de voir b; A(«i dpo — 1T3T A nan; M resplt avoir. — 
ITM D JB a , F(t )f a,; 111 i-at ni ai r.-, G j n. noient qui. — 1739 F ne 
)fm eoaie- — )74u ii resitinblH.'st t. u. q. - 1741 D que je |t. - 17-13 F 
et de V. nu reounfunut; K v\ unit vl j.; 111 jior vus. - 1714 HI «scliivit 
de voir que. — i'ib ill m. je roi bien; 1) ni ï. — 1740 (S jamiu» nanu 
«. lï. — 1747 et 174S i/tlnrertm data UlU. - 1748 d. m. v. v. 
tt ven W phrmt le» tvr» ttô? tt I75H. — 174» et I75ti tant omir) 
IIL 

WbUMlMai XofnuiiMlmi IV. 5 




RÉPONSE 



1750 — Ge uen ai, veirl la meîe amie. - 
.^Mesfis ge vos onkes de rien?" 

— Mei ii'avea vos fait el qne hieu. - 
„Destrnis ge Troie V*' — Ncnil, Gretis. 
„Kn ve par mciV" — Mais par les dci 

1755 „Ai ^ vos vostre père oeisV'* 

— Kenil, dauie, gel voa plevia. — 
„Sire, por quei me fuiez doni'V" 

Ce n'est par tnei. — „Et par eiii donc 

— C'est par Jeu dens, ki m'ont iiiuiidt 
17(10 ki ont sorti et de^itiiR', 

eu Lombardie dei aler, 
iluec dei Troie restorer. 
Ainsi YuDt dit et destiné; 
car, se ue fust ma volenté, 
I7li5 qu^^il n'i ellftt ordeueiTtent 

ne maii4 le mien tant seulement, 
que par tnei fiiPt, ee m'est avis, 
u'ala^ae o»d de eest païs, 
ne t'ust la volentez as deaa. 



D'fiNÉE 

bieD Haï, (]tie vn» m'avez servi 
molt rietieiiieiit vostre merci; 
veïBlea moi ileHmniH'iUié, 

1780 merci elistes et pitié. 

>Se ne\ voh jiuÏk «ïuerodoiier, 
go uel iHjrrai mie obliiir, 
raeiiilierrH m'en Uuit corn vivrai, 
Hor t(it« rifu voh Hiiu'rai. 

1785 Se pe m'en vois de ce»t païs, 

*'e nVst par iiit'i. ^c\ vos plevia. 
Laissiez iuest l'uuiplaif^iieiiiciil, 
car vos n*i couqiierrex neieut, 
fnrs tant que vos me comovcz 

1790 et VQB ineisnie iiialinene/.. — 
Kl le regardai eu travora, 
de maltJilent ot le via perH. 
floveut li mue la colora 
si cum la dettireigaeit amom, 

17^5 Amora l'avcit tote enltamce, 
ele parla corne desvee: 
„ODr iraparteniKteH aa deuB, 
car molt entes fels et crueu», 
ne ne fuMtcH d'ome entendrez, 

1800 auceis fiutes de pierre ue/.; 
Dorrirent voh titres nalvageH 
o ftlcutien hcst«H bo»cage8. 
Oue lie tttHtee d'ome, ce crei, 
quant vos n'avez pitié de mei; 

1806 le cner avcx dnr et serré. 



67 



I77S III et lniniiori' v. ul — I7^(^ AKK m. «n c; D vous eo e. gruit 

i;S3 L) DU It! m 111 Dcl p. it*. - 17S» G II) moi. -- IIb4 l sus toutes 

- )7W f/ I7hfl oHttà Hnm 111. U m- pars. - l7Si; V et t. p. - IIKS Ul 

roc, DKFfi ni canqui'xlcs. — tTSD U ue moucz. — I79U Alll mois- 

DKFit iiialirietox. — l'ffi ikhim nlnfti ilnim I>Kl<'(t; Ili £le lea- 

I; a rcRMdiL - 17(1.» Erill le» v\%. — 17% I a Tout p ; D |»arle. — 

Jî lUK HiOK. \\,ii aJDv. — ITHs l> f\»v in.; 1" fol. y iijoulf ttrttx rrt-K. 1' 

l(i(/ï« — ITUli IIII) OUI' 110. IbOl (J iMrfri vo» ont. — t^itî HI be«te 

i^oquagc». l'A ulviigcS' — IMS IIIF liiuK, UK aine; Onil je o. — 

H merci: UEFCi p. n. — t60& H Ittdti omit Aunn IQ. — 160a ami» 

D. 

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DE DIDON 



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et iM mcnvonpres vait cMotant, 

dit qno )i tten li ont maiult:. 

porrell ont et orden^, 
[835 coniPiit il deit traitier hu vie 

et rin'il s'en ait en Lomhartlie. 

De ee nnt or iî den g^ant pare. 

niolt 8c travaillent sonz meanro, 

et niolt en tiencnt il ^nint piait 
1840 de demundor (juan qne il faiti 

Maid par ma fci ne lor en cbalt, 

86 il remaint n ni) H'en ait. 

(jaant dit i|u'afi dcufi de Ini e^it tant, 

qn'il ne fait rien Beaz lor eomaot, 
1845 por ipiei l'ont il done tant coitié, 

par mer, par terre travailli)?? 

Ne li failli nul jor lor guerre, 

ainz qn'il vcnist en ee^ terre; .^ 

qnant ariva en eest païti, 
1850 osgaarez ert Qne foie lis, 

qne pel retin ensemble niei; 

or m'en repcnt qne fairel dei; 

toi 80D talent a de niei fait, 

ne remaindreît ri piir nul plait. 
1805 Qnant ^e nel puis maifi retenir, 

ait s'en, mei ertovra niorir." 

A V. trovaotf El-' v. «Itsftal, 1' acontant. iJI racoDtftat — lfi:f3 
In dur, Ut à. looi corn. 1^4 £FHI luot; III (tvstiac. - IHiii Ml 
|M II; HIF voUt. — l»»37 Li ouï lur d. g. euuro. — V(»3S l» moU 
tient « ilemuesarv. — lt>^iii III vl m. t. île re g. p.: F t. a. g. )>. — 

HI de commuder, F cooiandent li. H doutandent li, H A. lu! niaudcr-, 
iwUviiIt: HlKc«riac. — l>»4l U par luoio foy (HHiff ciiata); (î II ou 

- JM2 OI>EHI DU tl. - I<s43 III Puiw|iic as diex eut de lui t.; V, 
|Uf dex. — I*t41 HIF qii» r^ III rien» na fait. — hlV K |K>iir ro L 

deoioliiat} |t coarcic; F il du tôt i-asHlnl ; A travallUc {omei li) — 
p. m. et |i. t. L-(iitc. — IS47 A rsilluit: HI ov li avoit f. I. g,, K 

'. — lS»4ft IIÏF a. i|iiOi K tant que il vint, i; qnarivast — ISIH («E 
viDt. — IS&u II tiagredi*; K (u; lîFLl coiu (.(. Ib.)l III qtiiuil; 

te; DEIIF e. n w. ~ isjbi i; mxa t; DEIII omeUrtit i\\ie: A f. el d.. 

le d.. (j>¥l* f (loi. — Hir»4 HI ne dcmorroll, I» ii« n-manra. — 
:|l quant si ont i|U6 n«l p. r.- 1) dutcnir. — !>«&(> E m en UHltict m., 
ne conviant m.; F vont Hont moi coiivenra lu. 



DÉSESPOIR 



Ele plore, gient et sospirÊ, 
encor voleit aseï plas dire, 
quant )a reitrintrcDi paameisons, 

1860 ki li toliretit sa raison. 

See pueeles l'en ont portée 
des i qu'en ^a ehatnlire pâvee. 
Daoz Eneau forment plorot 
et la reine eoiifortot. 

16ljû mais riens qu'il die n'a mestier^ 
eaT ne se paet plu» alarmer; 
le dit as deos li estuet faire, 
a cui que vieg:n^ a l'ontraire. 
Troïën tornent de Cartage^ 

1870 a lor aes viencat al rivage^ 
lor eliose aveieet npreaté 
et iiiolt aveient baen oré; 
traieut K>r anere». flotent ïie*i, 
li nlquADt (raient su.» lor très. 

187'> Dido s'en inont^^ a ses estree, 
la sus as plus haltee fenestres; 



DE DIDON 



71 



Encor rnclt el fuîrc essiiicr, 

ae preiere M a niestier; 

a 8ci A|>ele Ȉ seror. 

,AuDa, ^ iiinir a prant dolor. 

Suer, vciz les nés, u cls s'en vont 

et Kneae les en eemont; 

ne vueit roiiiaindre tant ne quant 

Va. ee li di <)ue ge li mant 

ne deetruig mie aon pais, 

ne aoD père ne li cn-is: 

nnc QO H fis non. se bien non; 

mant H i|(u> il nie doint un don; 
1805 de tôt en tnt ne li mis uiie. 

qu'il liùtft <|u'il n'ait en Lom hardie, 

mais un petit sejort o mei, 

M me confortera, ee erei." 

Sa «oer i vait et vient sovcnt, 
lîKfO mais cil ne mue de neieut 

le eorage que il nveît 

En mer »'enpeignent a esploit. 

Didu se pasnie, eolor mue, 

et quant sa mort a porveHe, 
19U5 «Anna", fait el. „ûr ai trovt^ 

mult linen conseil et es^uardé: 

ici près a une sorcière, 

uult forz (.'liotie li est legierc, 

el reKUMC'itt- liouir» morz 

'M3 vH iMfiitijtu* ihitui )»F; F Kiitrorv; K (*. lo V. e. c; (J E. Il v. f. ti. 
K(T nrv rt If AHic. ffHt intr,t'riii«. I*b4 K t|Uanl vuit p. ut iii-i I* 
j^ OL, Bl p. y kurult hj. — i^htî grinl Htanquc daw V. — IS'a', l) n. la 
'^ W ¥ui; III umtilent suer, on «Ici sec v. — IHftS III f. K. que». — 
deniorur, — IMHi F Xm eu lui ~ IV.IX irK iial lolu uvU, E non 
lyi:^ lilK Ain», i* »iii<s Ht ûk su lot b. n.; I> mw-t ricu. 1884 1> 
^<H lui. - IW*' IN ny voil ic lu. — lyjU III ^uc il ne voftt, <> q. I. 
', E quil m; «en i»u(; D qur n. IS'.tS Illl' cuiiforUTui; UE lo a — 
llt^mr", La iHîfor vait; H h. iluul v. El' rnnpl'f.-mt k' fers ISifft^ -lUtM 
fit rov. V. Ira iiotn*. - tOtiii M m. cil ou S4] tuurl fior ti., O m. yvî) 
^, — I1)U2 tu «i*iu|«]Dt un (tl ») KrsQt u- 'l/rri» ce- L-mr A rn 
w2r 9 ailtnr-". 1' leê hotot. — l'Ju:t .I/inAi fJ>jn«(«H[; A orficf Dïflii, 
E «0 P-; KFA er c lu. — luiiti ti Afçanln. - l'iKii rf r<.il<i i»(errn-fùi 
ti ele survurf* li. ui. ^ it Ihhuv tuurt. 




^f If* o'l^f:in fa 
't, If.iii- Hnt-Tf: 
flf-nicr trait le: 
\i*'^t kl li nnorurent 
ipM l'UtinnbH fai 
nt l(i« Norponz 
l« tcrro (ïiit HO 

fMH'IlIlIltcr (4(«t c 

It'iin t'I fnlt iiinor o 
(le liitp rit»u fHÎ 
Kl im'iv ce dit q 
i|'i'' Il VHUttl» n 
1» mo Tor» entn 

ll'.'h» 1)110 n'uvvni 8oin 

Ol p<^V iop lUM , 

»|W»^ ^ tj»<v fiui 
w<^rw i f«<v ics 
t.\T (V)s <1ont il 

l<' li( r- il me vi 



t (il'l ,.i 


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lU'i'ivr , 


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I «iifrctuni l'M 


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.».;. j .... lit 1. 









I-A SORCrt-RF, 



78 



tôt face ardeir et tôt destrnire, 

et el l'crii par s<m ini^iiire, 

par merveille» eu chante ment, 
lUlti que («'amurK ffic me f;riet ueicut 

Kn une pliauibre a recelé 

me faites faire t(wt un re, 

9e m'i rnt'tez le>i guarnemcuz 

al Troit-D, ki sont laicuz. 
1945 totes les armes et le lit 

feimeft nostre délit; 

ne voil del sneii rien retenir. 

La flori-iere ferai venir, 

gi nt'a]iref)tez un )(aereli»e, 
195<l qu'il ofttuet faire a ceHt Herviae." 

Celé vait aprester le re, 

quaJit I» dame Tôt eoniamlé; 

ne «'aperçut ne cl ne sot. 

por qnei ccle le eoinandot 
1955 Dido reraaiut en son ostnl, 

dont ele esgnarde le vaifal, 

ki en la mer st'ert bien enpeiut 

S'aroors l'argaë et dcatreint, 

amors la fait Hovent pasnier 
1960 et rcfroidier et tre«MQt'r; 

el tort 809 poinz. deront sa erine. 

la manche del Idane hermine 

I a. PU iiii iiioiiiuD(. — \ms I cl f. par uxiJcrimcDt (n»ft et). — 
!l«( p»r force deiieli - I04it OEFl) "mrtti-vl qm-; V¥.V saiimur ne 
(h, (i wiiiioiir uo tue ^rauni; 111 fim- Jr b. ih; inicrt oweirt. — 
iii»niilttwi lit; () et en iriar.; El' c. u.c. en {V uu) MtTe II»; A au r. — 
RlfilMust taire; £F ouu-lieM Xuvt; y no jp'AHl: ICF feu. — l!tl3 111 
«a; a n me fulirs uietre ile<lfn». Iim ti drl T. \m ^ritimvns. — 
9 vt U'» anni'K i-l \n\\8 k- lit. lt'4G i< ti Dons f. m* dclU. — 

ill. V. de hiî. — iy-l>> ï \o \osvngk-t, A tot«-s. - l'H!» i! si ipreatcs 
l lUiO I QivHtliut; KK a lui ». — l'J51 1 Kl tei iiii|iareillicr. l^iî 
tum l.ll sa) il. ut; li la r — Itt£i3 1> «iiperunlt: \)i''V ne nelo sot (U 
DË net» oe x. ~ 1954 d ji, i) If comarxlc 11 cul; l'K e\e; A IL — 
lommre. — tWA"; IIU' wst, li i>a. I!t:.s G Amors; IHlIl-'t) et la d.; 
ut cl. — I1>f>!l K luuer. Ut't'.t \UM iMtmiurtU lUinx A. |m»l y 
wr*. I'. Um nuffë. — VMW KF tmtruint i*. \*. si ruui «.o. (oiiirf^riit 
|W2 MUI a; UElr' les luanclict», UI h m.; (ini <lu bl. 




DIDON VOIT 



le raceine cent feiz et cent, 
mais ce dû H moute neicnt, 

1965 car cil ue piict pas retorner, 
le dit as deus ne pnet passer. 
Ele le hnehë et açeioe, 
aniors rarg;«t^ et denieine, 
De la laira, ce m'est a^îs, 

1970 des i qn'ele ait un trebnc pris. 

QaaDt ^eit que U vasals s'en vait 
et que s'amoi^ a mort la trait, 
ele comenee a suspirer. 
a seî Keïsme a dementer: 

1975 „Heu laHse, ira s'en il ainsi, 

qne faï ge donc que ne m'cici? 
qnant Tei que il m'a e^cbarnie, 
ne pois ge molt haïr ma vie? 
De lui n'avrai ge mais confort, 

1080 ei»loipiiiez s'est ja mi>lt del portl 
nel verrai mais, ee m'est avis, 
ne vendra, maia en cest païs. 



ÈXEE > ÏX AU_ï3w 

que ^ F4eTi« a mts neiçiitr' 

Or c«t U ûsw iBODîL 

ne de («Anî >'s c« ^r mât 

IKT B<>h f^ih a: irnnjiB—i' 

U fei qs'aTiôe tau r ML ' à a L 
UI^S mais 14- me TaÉ w jtefooc 

pii* le pefh ««co: i»«r ïe çaor 

ahres ai la ^ imkk. 

«•m «H K*eba ««t »a Tit 

Qiant Be K'a^Ta ÔK a imnlfaic. 
2ÙiXi irai ^ d<»k«9» sa» ju e iui 

celf d««i DC T<<d B^ a 

Ferai ce doue tri 

Qaaaff il T«ùdraa. r» 

or de re«èâef k» 
2<A>5 Nel ferai tcct. uk^ «û sitrr 

qnaai alxreaHaff k- i«» 
TaM eaandi a2 

et H Tiv-il^ àï ciçrir 

de< ae» i»c- >.c n^- eiiinc 
2010 Dooke^ m>âa 4t «asi utcc 

<'*razkz e«s 2: dsù^ ina «a r*3s iior. 
ne la '«ecas r»iK«3irv£. 
DiLiï >es -j^ i 'f :ttrj*r^ 

'''<■«:' m j,r.ja:i*. — »•*■ -.Kî 't—^-ir wit -. ». nr • -^-■ 
: HI saiDor. I' uoor. — ; >•*• HI ^ iia î _t.«i»« *'<*» II - *^ • ■^' 

w'je mie. A lurru i* ait* — s^t H- na. \ — ■•^- " -'-• ï 

« lueffet y lî »3Trr*«i- • jush •» im ' '.- 'at 14? eTT-n^-ic 
£'£F e;;! : I. mi f, — : J*^ •' • ic i ^u^ - -t^M-ïtîî*- »^-i' -» 

Ji'^'Ti HI t: -jja»^ r« ha -jr-iar- à il. *,'^ '. i w ■- . * ' •-' 
- L'ii'-o EF L ;«■ <!<•? Ht** j»*- > - . fi •• ' ' i' • -*■■ , 
(• a!;trt: \>. - - î-*; zil u-nr. > w i-^ail i i. ■ 1 - — 

.«. - -l'*--?. LI •( L lur ï •'--»-•• ip» (.. I c,- - j^ . *jfj< 

Inr p. — :;'» % 1«.ÏH! '^ î — -»' *•" '■ '■- '- • - 
elf •.■nr<-nî »;: ■l«t*»-*c 1/ i f . - «inw»-- -"'- ="' •» 

- 21HO E' I. '# L*> A ;*it*^ -HT iiii*' ■ - ' '-^ 

I vi-c. — 2'-\z m rnzr '-^t: Tr^^nuir.- ■ r ''^■ 

r p*>.jirnî rf'mi-jr.KZ. — -• ' » i- Ki" « «*- *^ ■*'■'- - » * 
}i D*r M»t i>. F Lt 1;,. 1. -»-k'r t . > . i. ui i.«^"»-.- - j -' 

I 0!H: a 1. p. 



ne voleit pas que e 
qu'ele ne li eontreet 
et lie fnst par li dci 
ce que aveit en voh 

2025 En la chambre est t 
n'i a ki li destort n€ 
la desverie que vuell 
l'espee al Troïën vaii 
quant li dona, ne cni 

2030 par li dellst perdre Ii 
El tint l'espee tote m 
80Z la mamele e'eet ft 
tôt le colp sait enz 
que sa suer li ot aprc 

2035 el lit desor les gnarne 
al Troïën se colcbe a( 
el Banc ae voltrë et d< 
Ele parla asez a peint 
„Cez guamemenz ai m 

2040 tant corn de plot les a 



2015 F et V.; G ele sen vint, U elle errar 
CD sa ch, pavée, D desi quen la ch. pavée; A 
sorroiir o. f. un re. — 201S HI si comme el li ■ 
«EF et tôt ice quot (fi qua) c — 2019 HI D. 
fait a. — 2020 T «» "^ "■'•' ^ 



SE TUE 



77 



ne pois avant iim vie esteodre; 

dnor cex dras voil l'ame rendre. 

Mar vi Dnkes oez g-uaroemeDS, 

il me forent comencemeuz 
204& de mort et de dcstriido»; 

mar vi celui ki m'en tist dou. 

corne foie lai trop amû, 

a graut l'oDtraire m'ert turné. 

Sor ec2 dras roi! fenir ma rie 
20b(> et 8or le lit u fni lionio; 

ci lais m'eoor et mon barna^e. 

ei déguerpis sens eir Cartage, 

ci perc mon nom. tote ma gloire, 

mais ne niurrai m «t^nr. mcinoire. 
2055 qa'on ne parolt de mci toz tens. 

vels non entre le» Troï^ns. 

Nolt fui aneci» et proz et itage, 

que Die donat^t aiuort» la rage, 

el inoU fusse biiouo cUree, 
2(J64J se ne vcuii^t en ma contrée 

li Truièuf) ki m'a traie, 

por ciii aroor ge i)ere la vie. 

Il m'a oeiee a inolt grant tort; 
_ ge li pardoiu» ici nm mort; 
2065 par nom d'acordenient, de pais 

ses guaruenienz et 8on lit liai». 
Oel vos p:tnloin8. sire KncjiH." 

Le lit ha'iai^ o tôt les dras; 

ja ert iltl fane lote escortie 



M fï Tocl. — ïi)»2 (JEKI» ili'sus, Ml (Icsiifl. - ïiii.'l .t/iM^ t/rttw D. — 

D m. V. kl (|iii rut-'o tint lu duit; lîKI-' ijiil tist lu iIoq (E queo f. 1. 

I<H7 I> ai. — 2U4^ G iim. — 2041) KP sus, HI su^. — iOÂO III sua; 

— 'iM)2 A et d. — iOSi) il! faul m. n. ci faut m. g. — Zi)â& EF 

a/ len vtn :iOS3 cl '.'0.5(i pur 4 ver», iitt'on Iroura-a JaHH tcn ttoteg. 

Itvierolt. — 2036 DIll au maiiiH e. — 'iur<7 IIU AUnéu. I) Tant; 

avADC. - 2U5> A tel r. - ïo.V) lEF bien c. — 'ioai A par cni 

2<HîJ PK otnxUmt aiuh. 'iW't Ml ilnrurt lUuior el pes; l» p. lin 

2Uiifl D c«B g yci eu bais; A g. au s. I. 2iji;; E go. 208^ y 

m 1>. et ful»; E touH aos d., G los I. d. EF mtcrctilcnt ici tieux 

,r, /« nutat. 'iOtHi Atinrtt flâna HI. D bIo crt de ». 



19^0 des i qu'eJe ait u; 

Quant veit que li 

et que s'amors a 

ele eomenee a sog 

a sei meïsme a de 

^y'û „Heu lasse, ira s'ei 

qne faz ge donc q 

qaant vei que il m 

°e puis ge molt ha 

1^80 esloigniez s'est ja n 
nel verrai mais, ce 
ne vendra, mais en 
Qoant n'avrai mais 

loû- ^^^ *ï"®^' ^' "ne ne 
iJ«.> j)or qnei vint il a c( 

Pw qnei le reçui en 

por qaeil eolchai ene 

Por qnei trespassai g 

* eut tint mis- n., -i ■ **' °e finera. - i 



7i 



Oê 



fv«r 



^ 



1996 BM or Me Taii m 

albcaiai I» f«i bsIm, 

tam ^ B>tct toce ■■ vick 

Quai me a^rm eût • « MBiM, 
3000 irai ^ deakee Bftb pnier 

edi deat oe v«â Md « w i g — r ? 

Fcffsî ^ dont tel 4«MBor? 

Qouit il Toidrest ^ oe deigaai. 

or de rcehief les preierai? 
■M<ô Xel frrai Tcir, mi?l7. toîI morir, 

quant altivffieat ne \tnh ^«arir.* 
Tant enteodi al dementer 

et li Trnîîn al si^rlcr. 

de^i acn ac pot aar clioUir. 
2010 Donkes enidu de duel morir. 

eori pis detiat ^es (.dievoU niiiL 

(iraiiz i'st )i duels que m gous fnnt, 

ne la puectit rcconforter, 

OUI ueD o«c li parler. 

Mtvj II] proiuis. — \^\m CEF -.whT/(rrt/ mu; A J» mo t.; IIKFA v." 
«oà; Hl umor, p iroor. — 19'M III tl mt f. J/omVi <i>iMi( I). - wm HKV 
ftco ai je mit*, A lutvrai Ji! uti«. — lliHl III tna f. - imii'i .Uijttii (tiifu U. 
fil KM oifffet > fti uitrciUBi ; F mtt» oe trie v. ; (« vnli ; liKF niitrvnirnt. — 
IW; DEP est; fl nta r. — 1UU« <•. il II ftut, l> cuiutillUv ihkiinI, y hh 
r, - imfj Hl et i|uitni an lua |irliin a m., GY t\. Il ne m. it iit.; K iMiiff 
cirt. — ïiinu EK î. jv ilom; rut-» |inr p., (î I, «n jf il. p.; Ml ti. wwn p, 
D ilnnr tutits p. - 3<liH Hl iIhiiI }<• m- vuull n. M. n , Il >mi t-i<iix i|iiii iio 
'rtii • fl. - 3iilt3 EF i|. il tiii* viirviii iitfH d., (î i|. itii- V. iK'M HiliklKuil. 
tmt G lur p. — 2UU:i LH;rMI Non. — imi tianmitiut^i t^iinM iVdKK III 
Qaa ((tUilo doti^nt tn (IfmantdTi Dm. il; Il ilittoMr. -— i(MS A T. imit kl »,-, 
X i. ~ i'Vrt V oMrf iinsi A pnef; 4:fl| niilo c. - Ittilii <1 AiIoiH*. — 
;oil Xi vis. ' 2012 MI irniit iltint triniuutu h. i;. f.; I' mm k^iii, 
■liDi FF pmiioiii oonfuric-r. ani-l III nim bq Iiwv ne» iiiutlcr, I» niiU 
liuiu a. li ne »ut p., F lie mis nonuit ii I. p., K nll nuMiciit K I. p., U im 
tua ueu ow « I. p. 




-''*'* sa suer a m 
e« une asez pe 
""strent la dan 
®nz el temple 1 
a êrant euor l'o 
^'^•^ PU'8 1 firent mol 
'«'t a esmals et 
<«»c Plas riche D, 
y^ epitafe i ont 

-» «-Se 

■»»'« ele ama trop 

2.45 '"7»««vaJ 

tneas est eu la] 

*■ «en a «oing d^ 

»« ve,t terre n„ie „ 

»'«■• en vuelt en Loi 

'"" »e sont esloiffni 
^^'"■t .le travers «"aï 
,, 'f ''estre le» a 
" est tornez a, sie,,,, 



Tt'tStE 



81 



ilaec u nés père fu morx. 

21&5 DftDx AeestéH les reeoilli. 
nioU richement les i servi: 
cil ert dû la TroiiiDC geste. 
VjitiAn tÎBt uuG forant festc 
et ;;euH a la tomltc Bon |)ere: 

2IWI l'anniversaire îdonkes ère. 

La nuit après, ijnaut l'ait oseur, 
que totc riene crt a soUr, 
liouie. Iteste» «ont en reiwn 
et taixeut eliaiii[), i^clveri et Ihih, 

'ilQ5 daoz KueaR en son lit jut 
et aes pcrc li aparut; 
treiif feiz l'apele par son nom. 
en apréH l'a mifl a raison. 
,l'1z iCneas. entent a tiiei. 

217(1 li (leu m'ont ça trainin a lei, 
eu Lombardic te coniaudeot 
que tu ailleH. et si te mandent 
que tu puez lùen ici laissier 
_ la gent ki ne t'avront niestier, 

2175 les viclK, len fraiz ki vuelent pais, 
ki travaillier ne paeeut mais. 
I) tci mouraM la Juefne geiit, 
ki oe B'eemaierout neient 
de granz travalz lun^rues sofrir 

2181) et des batailles mainteuir; 
car uiolt i Hnferras travalz 



3IM i' dUleuc. — 2I&6 F le r. - ilôti Et' et m. r. lea s. — 2157 III 

S. '- ;!lôS Hl a Ileoeiu fisi; EFIÎI f molt g.; F gnnde. - iXM H1 

ilnuff (U devant) U; ('KF lait^iui a 1. L — 2180 HKiE tàotm\n'», 
idoBt; D et laversairn dODquea. — 21(11 Alinéa tlam 111. D fa, (illl 

- 2)^2 EFL) «et. — 2103 et 2ir>-l «on/ iMtû tLins Ul. (i hfmiea 
ercnti EF % repos- — 3164 G camp se teiirent s. — 2107 y Upnla. — 

h après »i U. - 2I7U HI ri. - 3i7l A ce v. - 2IT2 D q. t. en a. 
L m.; GK aiigu', FUI voIhcb. - 2173 D q. L no p. bit-ii ci I. - 2174 G 
pi Diroit m. — 2l7Ii fil 1. v. liuiuuies qui, E I. v. fraitivs qui, F I. v. 
ta» qai- — 217(1 D «esutaient il. a. Apris ce v*r» GKI-' m ajouUni 

mdt^. V. Ut nott». — 2179 F et tes t. -- 2180 UEF ne de b. - 

D i|ue n. 

» SonaHLiiIca iv. ^ 




luit la 



en une asez i)etite 
niistrent La dame 1 
enz el temple l'en < 
a grant enor l'ont e 

2135 pnis i tirent molt g( 
fait a esmalB et a n 
onc plna riehe nus ( 
Un epitafe i ont esc 
la letre dist que: ,11 

2140 Dido ki por s'araor é 
onkes ne fn meilor ii 
s'ele n'elist amor soit 
mais ele ania trop fo 
savoirs ne li valnt ne 

2145 Ëneas est en halte 
ki nen a seing de ret 
ne reit terre nnle par 
aler en vuelt en Loml 
nagent et siglcnt a ef 

2150 Molt se sont esloignié 
quant de travers sait 
ki v<'r8 dcstre les a li 
Il est toruez as Siclia 

2124 HI deuru dcfunist. — iViV, 111 lus u 



la nue ai rei 
puis ne sera 
de tei naistra 

iïl90 par tôt le mo; 
Mais or festut 
parmi enfer a 
el ehamp as b 
ilnec n'est pas 

2195 ge sni es EHsit 
tt'i ai ne peines 
la est li couvert 
en grant repos i 
Sibilla t*i porra 

2200 nne femme ki se 
de Onmes est de 
et molt i a sag;e 
El set quant qn'e 
de deviner ne sa 

2205 del soleil set et t 
et des esteiles df 
de nigremance et 
de retorique et d 

2182 HI et cnieulz batailles luortax 
garde bien, G ce garde très bien. — 21 f 
KF te g. — 2186 A m. *»*" '- 



D'ANCHiSE 

dd dialectique ot grflmaire. 

2210 Un sarretÎHe tV-stnet faire 
devant ce a l'enfernal rei. 
Celé te coudnira a mei, 
teH liatailtog te uiosterraî 
et toz les rei8 te nomerai 

2215 ki de tu li^iiice nait^trout: 

flci^nur icrcut do tôt ]e mont 
Ge oe pnis mais ui deniorer, 
li jor/ me lioHtc de l'aler." 
Quant ue ot dit plus ne demore, 

2220 esvauiz C8t eu niolt poi d'ore. 
Enens pent»if et «ogpire 
de ce i)nâ li a oï dire, 
les qihIk dote, coni faire puet, 
qu'il net que Hofrir li estuet, 

2225 aneelB qu'il ait de terre reie; 
mais plu8 dote l'enfernal veie: 
de ee csteit en ^ant freor. 
Il est levez oCl le jor, 
toz gefi baronn a aflenlilez, 

2230 eeis que il sot lei^ plus senez; 
a eels a dît et reoonté 
ce que li dea U ont mandé; 
dénia nde a toz eomunatmeut 



2309 et 2110 tont omiH ilans OEF. D irmct dv. HI do nîin'eniaiicK] et 
4«f.— Mil rt 2212 *o«f wtm-'rtift danx EF. UI a «ebile et I. r.; KF 
pirh)tmj de. — 2212 m taronduira; E o m. - 2213 III trestouz tes festcsn 
«,. K t II. derU^ra; U te «-onduirai, F U> conduira. — Î2i\ EF nomert. — 
tili KF qui de toseUtv nilMeront. — 2216 D seront; OEF par toi, D 
•M tnt. — 22tT HI pliu, D pas. — 22li3 Â de nUer. — 321» Alinéa 
<fiiM D. (ï a dft p. nt d. — 3220 (iKUUl eB?nofai est (Ul neat) en p. A. — 
JUi HI p. vl Bt s., <jK p. si a.; sam (UinAt dans 1). — 3222 A quu il nt; 
IJiFtll (|un. — 2223 I. m. ol; Ul o. pins il p , E que f. p. — 2224 D 
ilootrr - 2225 G voie. - 2i2(l IIID ot plus; H li iiitern»! v.; 01 il. 
taf, ». Ajtria Vf. vrrê GEF *« (fju«tmt drKx. V. le* nutrx. — 2227 A t'cle, 
6 mV, H] (Kl il; G ■ g. f. — 2228 HI tôt droit »u J., D au polo! d. j., 
(J MoIc 1. j., EF o. al j. — 2229 (JEFD les I». - 2280 i: ce que; HI a nne 
part treflt des mtex ne»; F i|uil savoit; GEF a plus s. — 22111 E a eus. — 

A li oui II a. 




^«. Il II ont mmg , 

^ueas fait lor loeni 
iluee laissa la feib], 
ki de guerre nen o 

ooAK ^' ''' "^ P"^^°' *•■» 
^^45 il Jor compassé une 

et Acestés lor a doi 

de sa terre niolt gn 

Li altre aprestent Jo 

eil ne s^ guaire qu' 

■^450 mais mal pueent sofi 

DeB remananz a pris 

piore et sospire de p 

sa maisniec entra 

oorr ^* *''*'®"* ^"» ancres 
225o Biglent a fort par haï 

dreit a Cornes vaeleni 

(la ert la profetiseress 

Sibilia la sage prestre 

et nuit et jor ont tant 

K Jf'ue "T^r^^f"' "' ^" '■■ -t «lit i 

•l"i o toi « . ."^ ''"'°^* «»î*- - 2237 > 



■ 


^^ LA S1BV1J.K 


85 ■ 


^H 


qne « cel port sont ariv^. 
Cneas iKt de§ ne» a terre. 
pais e«t «lez Sibilla qnerrc; 
«eol Acbati^K lui-na u Ini; 
a piez alereot ftohedoi. 


■ 


^V~ 220& 


Txnt «ont aie qu'il Buut veua 
al temple o la preatresso fo. 


^^^^1 


^^^^H 


Kle seeit devant Tentree. 


~ i^^^^^^^l 


^^^^P 


tôle plieiiae, cBclievelee; 


^^H 


^^^^^ 


la face aveit tote pâlie 


^^H 


^H 


t't la cliar et neire Pt frimeic; 
peor prcneit de son re^aarl. 
t'eiiime «enltlot de tiiale part. 
Devant li vieueut li baron; 
KaeaH l'a mixe a raimtn. 


/ ^^^B 


^^^^ 2275 


.Uauie*. fait 11, «en eest pain 
m'ont ^-a li den » tei trainin; 
^e siii pi'iH'liuinH de lor lï^raiee, 
nez Hiii de IVoie l'e^ffiliee; 
par lor iMirnaiit n)*eKtnet aler 


■ 


^^^^ 2mi 


a mon père en enfer parler, 
nï piiÎH aler oe par vos non. 
main vo« m'utreient a g:DÎHn. 
Jadix i ala t.trpbelis 
et Hereulé» et ïhewetls. 


I 


^^^^ 2:!85 


repairi*^ B'tnt plusnr mort»! 
ça ans del rc^rnë eufernal. 
pTwer vos voil me eondoicz, 
de par lea deun ne me tai^ex.' 


1 


?2Mi i> i(iw icvl; G AKocro. - 2'ltil AUn^n dnmi III. 


22lt2 G p. ^H 


M ih. — Î2fl:i EF 


&. un enfant; A &)&. — 2264 il oui 


tant ilti a. — ^| 


31ii5 IIIRP ont 1. 


— I2«S A nu» pïMi K cume r. e. — 


226<( III iuler- ^M 


rrrtunmt rr trr% et 


II- miivitnl , 1. f, iAiinc vt l'OtMlic; EP 


t. eopaliu. — ^H 


22:'t Kl U clii«re (H ftcc) u.\o'\t a. ; A vt In t-lixr n. et f. 


- 2C7t HI p, ■ 


«Tenl; EF €:»|:«rt, 


2271 rt 2272 H'.ht -iHiit <Utnt 1>. - 22 


-ti GF a toi 11 H 


d"L — 227*^ ïi ! 


Biii. — 2ÎS1 F De. — 22^2 HI ile moi i 


iiener «urvc g., ^H 


1> ■: itn tuotrît! ft 


{T.. EF m. VDs ini troevcot ■ ir., G m. < 


vos uii Iroiiorus ^H 


JC- - UM HI sont homo m. — 2:j)«i^ 1 jadts, H pliisuu». 


D de cenla, F ^| 


«^oes, — Ï2S7 A 


pri vuH r|iii* von; 1) veiil DR me mrgiex, 


K V. ((ue c. — ^1 


J!iSk b i|ui9 jusiioa 


lit iiiv fuiiiliiùtîiiK; G ne vus t., IIIEK ne nitlarg-lez. ^H 



-^^■'5 E'e croJJa «o„ 
«^ Troïëu a ret 
"^'re-, fait el 
«f' ê-ranf enfer 
2300 -^'^ ^« est 

'' r^' et ,-or i , 
.""«'^ i « poi de 
'e revenu- fait l'e 

f tes père le t'a 
fot salvement te e 

^eue d enfer et retc 

'^e ce]e tenebrose fa 

"'' '«niet d'or fe«ta 

II. •-•e*'/ ''oi. est tôt 

^t don la reine d'en, 
-'29« fiPD I« 'P ^ '^"' «»"■* da,, (j^p 7 ^-^^ 



LA BRANCHE DOR 

A lai treacbier mur i)nerrafi fer 

lie nul treiu'ltaiit ki Kt;it d'acier, 

il 8e Iftira hieu araeliicr. 

86 Jupiter vuelt et utreie 
2320 que tu oiiprcipiei* oeotc veie, 

et 8'il Del viielt, ee pnez saveir, 

li niiD8 est inult l'urz n aveir. 

hiiH oeni ue l'eu ])nei ei^raehier. 

net piiet aveir fers ue aeier. 
2825 Quant de l'arbre est li rains rompUK. 

HeDipre« i ont altre t-rellz. 

Senz icel rain n'est pas legier 

^-ai nm d'enfer a repairier. 

et se tu pue/ ecl raîu truvcr 
233U et tu tue puiflses njHtrter, 

ilonkes irai enscuihle tei, 

ne t;irKeritH neieiit par niei.' 
Ëneafl est d'iluee tornez, 

en !» forest en est ontrex. 
2Hiiâ par te Itois vait le raim ipieranl 

et toz les deua vait reelaïuaut. 

La déesse damor, sa niere, 

li nioslra l'arbre o li raiuti ère, 

l>ar merveilloso deniostraneo 
2840 et (Kir inolt ^rant rtenefiaueo. 

QauDt il le vit. uiolt e'eu tint lié, 

le{çierumout l'a esraeliit''. 

sem])re8 i eut nltre venaz, 



23in HJ ne caovient fer. - 2317 h t. cÏmI t\m'wt; 111 luuUu i. — 
yi* F «B; F conEior. E curacliicr, 1 ennichicr. — 2310 III i^. U: coniluia 
Me. r - Î5ÏI Ht ny v. bk-n p.» - xm A I. r. tiert. - 232:t HI itol 
'I i») purroit; (ii'.y ni-I p. pus c; I* no If p.; fîlll «racliiiT, l' cnr, — 
U24 I) ait len {>. a. (. umiWt; III tronL-hicr. — -i3J<> HI Uatost i rL-st; UIU 
lutta c — 2337 ni W Dfts vci r.; G£F legien. — 3S2S H dinfvr casus 
t r.. I ilinft-r arriure r., V i couz d. a repairier; K cascuo <l.; OKF li 
trpairiera. - 2.1.ni HI et i» le p., CKF ci lui. — nsi HIKI iv o t. — 2:j;i2 U 
uitrsi'raa; l> \hîht iu. — 2.134 A sud. — :t33*t ItiCI' iiioaln'. — iimt ri 2H9, 
"wu daim A - Wll I) cl; A îni; G «i seii {otuft molt) , F ou fil lies. — 
m2~234it urnis (iatu K G araeie, I aar, ¥ csraolUeH. — 2»4!t HI laoïost; 
'•fui crvuft. 



., 'f «« u«e fo 

«' granz et Jar. 
2.S.M et rf"?"''' '''^'■' »■ 

_^« ft>88e en laie 
"'»« esteif orribi, 
•'* "««» ki celé , 

^•'«' 9-.a„t a- „,.,e, ,„'; 
'''» qn'ii sentent 1 

Ce d,ènt eil de ]a 

del r "•' ■""• ''«»' 
de "'"'•'" »'■• fait 

, "' et h. j, rt^„.„j_ j " «porte. -_ .)ajn 



DANS l'enfer 



89 



Entre Encae et la prestresse, 
\b C'nroaînp deviiierPBRP. 
a la fnftHe vicncnt andui. 
tUe parla nn poi a lui. 

2375 „V8i»al8**. fait elf. .J» niei entent, 
c'Mt l'infernal ilescemlement. 
pro t'cHtiK't eatre et vaftal. 
»c venir vueU de la aval- 
La jns deifceDdent tnit li mort, 
I l'eiiipiro tient Plnto par sort 
il CD e«t reit». et Proi^erpine 
en est deesnë et reïne; 
li de del ifiel n'i ont (|ne faite. 
|i>r pootitti'' n'i mnnte ^aain>. 

2H$5 Quant en enter deron deseemlre, 
m jKKin la veie prendre: 
^'narde 4|ne ninr t'e$niaiera« 
i\f tôt iee rjne tn verrai*. 
En enter a poi de reQe; 

211*11 t'eapee porte tote nne. 

Siu uiei M eoni ^ te nieurai. 
la teîe avant te mosterrai." 
Un oiçni'inent li a dnné. 
qo'ele aveit o «ei ajwrté; 

2AW) one pain qn'il en Henti Todor 
ne H 1ht mal la fort pnor. 



ÏITt «ma alinéa duM* A. ^tlj Hl trewsjge d., <■ «-< 1111111 une- d., 

uiBufalit iL - 2373 B\ itiL-s ei p. avant a L - 2374 nU vmi» tian» G. 

I Aïw HI. I dir. — î375 EF vob L d. - 1370 OF p. te «invicin. — 

II se li-vealr vuDa, IKîKKduu, GKFU »c rcpaiik-r dub de laraL — 
laiinis — 2S^ G dot H 1. m t. — ms I D U i «. — :!3S2 GE un 

Bt der*ar. Ï.IM 1; nen ont. ï3SI HO an m. — itiH.-. Hl Se «r. c; 

.ntcr nodfl (oiiricot d.; KHI vulnns, F vole*. - ZSS'î Hl ci no» cuo- 
^tat. (iKFt' Id p<>roD9. — 33^T I ^^^'les qoe de cbow qtiv ^ok*. II g. 
■' ricq r)at! tn Tcma; (j£ in&x. — Zlt» 1 qae tant ne ((lunt or leo «a- 
ooin. n nu tant ne ijonai tvtoioveru. — 2S&ir ri 23M jrofif infrrrrrfù 
luM dL I i|ut Diiiu aéra |)ou dewofii H iidch «. — }:i01 EK •) couibo 
irfni; Il et tiiii!> mol; ftHI cdaï r, Hl comi; te dirai- - 2:il'l yl' qQu 

te a ■ KOC (Krtte. — 23H5 et J3yfi i«f*rrrTti« r&lna IJ, y Uidr; D OBt{iieR 

^tiPD ■. L — 3SM F. ne OT nql mal de le p., F nen oi aule aitle p^ 
Ipil iSeale f. p-i HI m. rele puor; D graac p. 



'^aec esteit m, 

fains et sofrai 

"•'^'5 et enfertez, ti-i 

et coardisë et 

et mortejg eurt 

ft pJainf et pk 

2410 H*^*"^*^' ^* peine 

^«0 discorde et enei 

mortels bataille, 

««me ki est cosi 

"née ot un arbr 

molt ancien, lait 

2^i5 ies foiiies pende! 

«e fantosmes et , 

en enfer sont le 

et ïa nuit vienent 

enprés trueveut n» 
et granz et Jaiz et 

2397— 2.J0-> .. 

'^«' '=-. GE A primes e,^ *"'°'' " 2401 
-'404 CiEF fr.,: rT ^' ^- - 2402 HI f i ..,. 



DE r'ENFER 



91 



ilnee les veient a meesme 
et a a'eapec tait L*il cbdic, 

2425 qae il en euide alcun ocire. 
Celé 1i enineiici' a ilire. 
^De ce*, fait oie. .Dost mestier, 
ja ii'en |KtrriiH un atochier: 
oe sont trestot nett fienz cors, 

243U mar iert |K»r els t'cspee fore. 

Ce flacfaeiz bien, por rcat afairc 
ne la rovai pe raie traire. 
mais por veeir de bb clarté 
errer parmi eeste oscnrté.** "^ 
i35 Tant ont erré la val parfonde, 
qn'il aprisment renf^rnal onde, 
lltiec esteit la presse f;rtiut, 
la s'ascmMcnt li avenant: 
de ecls ki rieneut est ta feire. 

2+40 L'eue est parfonde laie et neirc. 
Caro eateit reîs del passage, 
ieil gaai'dot le notonage; 
v'îelz ert et laîz et rej^roniz 
et toz elienuz et toz froneiz; 

2445 le Ws ot niaia;re et i-onfondii. 
le ehief nielli* et tôt but^su. 
oreilles p'andes et veines, 
ftorcillcs irroKseii et mossnes. 



itï3 BI près deas I. v. - Hii 111 Hmit^iw fuit de s. e. : OU oA », «n f.; 

iwr lor bit a e., V .-i r. en futii. — nîh III inMolt. - 'îim HKirn 

— 2427 I de ve fifre nest nul tn.; Il vl nest nul m.; D ntt, G 

Ut'i K ja ni p. A un iw>iior; A nid r. — 242ii H auje» de c; (î 

24sn III ne met por cc\ I> t. p. e. — 2-i:tl 111 nnches tu bien 

ce): A cel. — îi^'l MI ne Ui t*^ fis; D no i» revoie m, t.; E m- tv 

EF uilf ton t. {tmftti'ttt «e|. - 24.13 111 la ri. - 2»3.i Alinm ilum 

. HWt. ^«nii^ A) le T. — 2-I3(i D ijuc a. — 24MT IJ i. ftvoit {iroMSu luoll 

iia» ni ttorvenani, F AUHiiiblok-ui Ij nrii[ii;int. — 2KH9 III ti la 

«I lu (.; lafiUre^ la iiiirr — 244H Ull»<i lîiidc noire; F it I. — 

AliHf^ ihiu> EF. GKFD dix del; OEÏ rivaKc. - 244S E tbitin» ostoit 

EF rrcroisieii, rccrerti, UI rccliiniez, D n-^crrii. — Ulli UlEF 

Un: flori*. — 2445 D omet ot. — Îi4(i lit chanw, DGEF locu. — 

f 8orciels gruiasei. 

L. 



2455 A icel rivage 
de tote8 parz 
ja ne tioast 1' 
des i que fusl 
Cil ki nveient 

24CU et lor costame 
oltre celé ene 

■ Caro, dont^nus 

les uns reeeit. 
H eel rivage a 

2465 Cil i remainent 
ki n'estaient pas 
il n'i poeit anie 
dont li cors fust 
Ëneas ot la gi 

2470 il les esguardë e 
merveilla eei de 
11 en araisona S 
,Dame', fait il, 
que ce puet estr 

2475 de totes parz wU 

245)1 I) omet et. — 2451 III Cil iert 
fÇ. «loi n.; 1) II; F grande. — 2453 A vie 
boutonoeuBe, i> boudiaeuse, A bonH.»""- 
veo, G rf»""'"*' 



I.ftTHP: 



93 



la fl'ftflcmblent espeHAenieDt; 
iluekeK voi iiii uotmiier. 
ki une ne tiiie de iia^cr, 
U'alpr et (11' veuir nu censé; 

24tWI a reiitrt-r a tormeot ^rant preRsc, 
\m niiiii ri vei luiu^ débuter 
et les alireti oltre passer.* 
La prestresse ilit^t iil vasaL: 
«Vei2 n lu llncvë eiiferDal 

3485 et la pain que parvjrer 

a'oHeiit li lieu ne troHpaaaer. 
et la graiiK geuz ki h! adne 
ite sont jinieH; n'en i a une 
ki la puiKH^' oitre passer, 

1\{H) dont H eore est a enterrer; 
de V* 1*' fiuevr vnjaiit vunt, 
devant .c, anz ni patttu^ont. 
('elcfl ki ont bien lor dreitnre 
et dont I) i'itn ont nepolture, 

2495 t>il les paw«e. ne rtert d'el l'aire; 
pui8 uen e»t conte del repaire, 
et c|aant de la sont treHpaitBees. 
d'une palu ttont abcvrees; 
des qu'il en ont nu pui beU, 

21)00 oblic ont ot tôt perdu 

qaant qu'il aveient t'ait lai sas: 



Un G eomuneniuot. — 217" A lltieo voi ^; a un ii. — 2ns HI 
fc'I*'» fil»» d. D.; tîK ainr, V «in»; M fim-nr. — ï-t*!' fn; in- 'li- v,; KF 
ik rcreolr. — lih» H iloqaivs i t»on«at. -- 2iv>l HI otitn> pnfuitïri D li 
il; D V. (le loiiis Iwmttir. — 24Si III de eu. put^cr (I Icftajer). — 
I— Ï3&7 fifnnent tlam K ayri* le t'cm l\f*S. Alinéa 'lans A. HI Se- 
rwiKint. — 24M <iEFl> ce est li fliicvcs inf. - 24S5 ÎMiEV palus; 
■pUMr. " 24M U parvirof. — 24S7 rt 24SS omin fiaru K. FHl et 
ma g.; H tunent. — 2lv.( Ul (|ui ail i>tK>ir drtiitru p.. l) qui la p., 
qui |i. la — iiwt y se, I> quant; F ne eon tien pur. — 'H0\ V de ja; 
t ou au>)uaDt V. - 'li9i li deçà. — 2lli» <;ICF bien ont. - 3191 D 
2r.i.'> A celeflp. , K pjiHsent; F aet: U ui-ri sert. iA'.ni U p. ntfst 
de son r.; Il ncHt; L> ilc r. — 2\\)' III ci t). sont de de la pas- 
-' 24»S si «ont diin p. a. — Î49» EFl» très. - 2ôOO U o. u. 
eit p.; UF tôt et p. — 2^01 III q. (|ue il a. 1.; I> ot (luaaquavoient 




entre les alti 

^^^^ '^ Jes araison, 
»P' va", fait 
«i en eest reg 
*J°»é voa estei 

2515 Que qnerez ci': 
'■■' ^? ''f'' eat pas 
t-i nabitentse 
'^n>oreJ rien n'i 

2520 "^^^^^ '^'^' vint n 
■^520 ne nos voJsi^t fi 

danz Herealés i 
;;«stre portier en 
^'^ J'en traist a t 

-^25 finprés i vint dar 

eneembJe lui ^^4 

^e rei d'enfer vold 

;^^ sa femme prem 

^530 one ne nos firent s 



LES DEUX VISITFAIRS 



Estez, iluec i>or rien venez, 

car ja par luei ii'î passerez, 

ne ne vendreiz a altre rive; 

ge ne puis crcire <nue kî vive." 
2535 Cil s'esmaia quant il IVï 

et Kobile li reHpondi. 

,I)i va", fait el. «c'est KneM, 

por nnire vos n'i vint il pas, 

onc ne vint <;& por voh ti>rt faire, 
2&40 ne por honte ne jMir euntraire, 

mais a Kon pure vnelt parler. 

Settrcmcnt le puez passer. 

Li nostro den l'i ont tramis, 

par cls 1 vient (cel te plevis: 
2545 de ce ne festiiet pas doter, """^""^ 

les enseignes t'en pnet moatrer." 

Ëneas trait le rameissel 

{(oe il Hvoit fniiK «on mantel. 

Quant cil le vit, si s'apaisa, 
255^» la naeele li atorna. 

les anieg a loiuff dcboteei*, 

ki d'entier crent aprestees; 

en son tiaU^I le ret^oilleit 

et la dame i|ail eonduiâeit; 
2555 por le praat faia la nés puisa. 

par erevaces l'eue i entra. 

Caro governe tant et nage, 

qac il les mist oltre al rivage; 

î&3\ DEFHI nient; (i l ni entirmi. ~ 25.12 THiV.V que. — 25S.1 A n 
« r. — 25:M l) ne |i. ni^« n. — 2â:tâ AUwa flnnu III. HI s«Atnsie; 
ce vi - iS37 Alimra dann D. F elc. — 23SS GEF p. v. n.; «KFH 
t — 35.'l9DniiTlnto«p. T. mil t. f.; CËEinr, FHJ ainz. — r»-!)— lai:» 
dfim» A. — 2-Ml D |(Ar etilz v. il .-a cest paiji; H îo I. p., (i ce te p. — 
ne te pue» oi d. — îS'.ii y len^pigne t. p. bien m. — 2ft41 AU»^ 
DEF. — 2:i4<) F il. ~ 2:>.'>o ICF ui li: uef vers lui amena, G et la n. 
; HI teiir a. - 3ô51 Hlii a irier botrt?»; EF a. tu lolng a botees. 
HI le recoilli, D R-eollll I»; AGEF la r, - 'J,'.:.4 ill u1 h prestrowiw 
D qui coniîuit la. — 'ihlU G piir; D pcssa. — ï*»'»!! Ml i»ar wl 
vesaol 1.; (iKF omrtlml t; EF p. ien c; (i li ment e. - 'l&ôi A m. 
t.; y i». le r. 




'^^«^ .ïambes et pi. 
^^ 'es arteiz , 
tels ong-Ies a 
et coez est ce 

2570 ?";**«« «et 

■^^70 et Je veiitre g 

«ûe estrume a 

et maigre et «, 

espalles grailes 

^^'■' treis eoJs a ^ro, 
et de eolovrë a 
t'-eis ciliés a teh 
o°kes ne fu pj^, 

"e sa boche chie 

«'^e erbe eo «ais 

'ïos oem n'en bei 

aenz mort n'en pi 

aeonita J'oï nomer 

258o ce est J'erbe qne J 

-*■ - '^^^/w;:^''' •^-' ^- -toit ,,. 



2614 GHi bmie. 



-^^" 'es mais tran, 

Kneas est ava 

enz en an val 

fc' por amor p 

de cels i ot er 

2-^2-5 Entre ie« aitrî 

eele ki por s'at 

«« fa ia dame . 

*ïoït ft dolenz 

que morte esteit 

^«30 vers Ja dame, «i 

«Dame*, fait il 

a'^ez sofert mort, 

se vos soi aebeif 

^«•''S De vos part,- estr, 
« senz Ja meie v 
®*« ^osjurpar 
d«' eiei et par les 

2r,4o °^^" P*rn>ei que 
2*^40 molt a enviz de v, 
i'i départira me fo 
'"a^« ^e ne] poi ah 



2s t s 



■ 


F VOIT DiDON -gg ^^H 


^^^m 


ainsi tu'aveieot uomandé ^^^H 


^^K 


lî deii (lel l'if^l et himi niamliï. ^^^H 


^p^» 


Par li>r romant rcHui vciiU'/ ^^^H 




CD icest regoe et dexcoiulaz; ^^^H 


^^^^ 


quant gc de vos me de])arti. ^^^H 


^^^H 


ae cflidai pati que fnnt ainsi. ^^^H 


^^^^^ 


ue truvL'fliex alcuu cuufort ^^^^| 


1 «KO 


ki Toe jdeUst mielz que la mort'' ^^^^ 


^H 


Qaaot Dido Tôt ftinsi )>arler, ^^^^ 


^^^H 


ele nel pot oiie es^aardcr. ^^^H 


^^^^V 


car molt li eeteit enemie: ^^^H 


V 


eux en nn boig h'gd est tiiîe ^^^H 


1 L>fô5 


V] SieheQs ses sire esteit. ^^^H 


^^ 


ki eu g'auior a grai^or droit. ^^^H 


^^m 


Por ce qa'el li areit mentie ^H 


^H 


la fei que li areit plevie. ^^^H 


^^^L^ 


ne s'osot pae vers ini toraer, ^^^| 


^^H|^I860 


ne ne Tosot droit eAgaarder, ^^^H 


^^f^ 


ne près de lui ne s'aprismot: ^^^H 


^^^^^ 


por son forfait se vergondot ^^^H 


^^^^B 


Avant ala li Troï^us. ^H 


^^^^^ 


ne deniorn {rnaire de tens ^M 


1 2605 


qu'il vint en ii-el L'Iiump u furent ^^^M 


1 


cil ki par bataille montrent ^^^H 


^^K 


ki maintindrent ehevalerie ^H 


^^^^ 


ca de desus tote lor ne. ^M 


^^^^ 


En ieel eliaiiip ert Adra^tiiH, ^H 


[ 2670 


Polioie^s et TydeUs, ^Ê 


^^ 


Ipomedon, Partunopens, ^M 


^B 


Aniphiaraut) et CapaneuB. ^M 


BHf et si; 


D lo ui. niAn'Ie. — 2iil1 D et cumandc. — :!(il'i (* ^H 


■ le e^ A soi ci 


v^ K 1 Biii T , F me a. v., G tuen nul v. — 2iîtt; Dlll ^Ê 


W; E(! en ccRtni 


T. — îtl*H HI «laU. — 2(:w ni nue nenssiez. - Sl'.l ^| 


Vl! Il ol p. — 'ifiii A el nel pot uDrjiiPS; GE lino, K ainH. t> pitis; ^| 


rc r^viler. — 


2(i:<t TII dc'Ienx nn; y en. ~ 2iL&n I>HI ot; A tntiur, ^^^| 


tï; HiairiT. — ii'Al III me» por ce <|ue II ot u.; G <|ue1c li ot qp. ^^^H 


H A quel. - ï*i» K nu s. envers L t. — 266» OFIII cl, E et; OE nis ^| 


Mer, A uitv e. 


2fW2 HI uielTalt. — 2663 Aiinta 'laM9 IF. K Tant ■ 


do, tif Aunt san va. — 3(iâ4 ni d. — 2M& D que vint eu co cb. ■ 


a t — 2M7 X) 


tote lor %-ie. — 266S D chevalerie. - Sfiâd D tn. — ^H 


u IJI Ipomcduu 


- 30:i HI PaliDices. ^^^H 


^_ 


^^^^1 



2080 Ne ior osot ton 
tant eoni poeit 
et envers els se 
Ror ee qu'il s'en 
d'entr'els, qaant 
2685 Euprés vint la c 
de la Grezesche 
ilnec ert Ji proz 
ensenble lai Prol 
Agamemnon et /. 
26fK) et Menelaas et 1 
Quant le virent a 
ii se dotèrent qm 
euveié l'aient por 
de la Troiene tre 
2695 il comencierent a 
quant le virent ve 
«enblant faiseient 
si ne poeient mot 
Desor senestre i 
2700 si vit une molt gri 
ce est la maietre f 

2673 GF i vit gent. - 2674 D en T 
;;core„.- 2677 GEF vint. -2«78GEfL 



DÈS TOURMEKTS 



loi 



27(t5 



2710 



2715 



T.i mnr entêtent tnit de ter. 
une eue ardaii/. i'<n-t eiivintii. 
Flegeton a li finevee non. 
Kn la eitû a ril oïx 
et plorK et lirai/, et niolt grranz eriz 
et hateiiienz et niult pranz peiocx. 
le son d'enfer et des eliaeiue^; 
molt i avoit mortel dolur. 
De ce qo'il ot ot grant peor, 
arestut nei. ml et*(*"Ua 
et la prestresse iiraisona. 
..UaiiiP", fait il. ..qne piiet i-e e«troV 
Mult ci ^rauz criz ^-a ftor seoestrc, 
une citt- vei v'i inoU ^rant, 
environ eort noe ene ardaut; 
de la oi eriz et hatemciiz 
et molt granz peines et torinenz." 
La prentre««c <liKt ») vasnl: 
2720 .,Ne te ptict dire oeni mortal 
la icrant dulor ki ent lai cnz, 
uc Io8 pciiiCK ne le» tormeiiz: 
oen ki vive ne te pnet dire. 
(laol duel i a et quel martiro, 
niais f!:el sai bien, qui ai esté. 
qn'i ai velle la cité; 
Tltenifone la nie mena, 
tuteii lo8 pcii)ei4 me iiiiwtra. 
Kadaniantiitt u l'il a non 



2725 



7702 D l«8 murs en e. d. (^ F I. oiuier o. d. f. — 37()8 A une ardint 
iDyiTc a. coroitj 111 art a. — 2:o4 D ot: fil celu vue a., EF cil liait 
là— 27iHi 111 gnaz [). loanz b., A et \t. vt plainz, KF et b. ot p.; I 
rit- — i'9>* I les ions, Tî lo* oniltM» ; y ciel fer (fi (!« fer, H Avs 
omet tt. — 2710 (î a g. p. — ï7U HI nrestex sest; FD arest». — 
îrrXOEF oe que p. e. - 2"U l' d; HI «u« a. - 2;rj DtiEF i roi, — 
jIM D e. est — 27IH ni omettent luolt. et grsoz toriuenr. 2"2u IIIGËF 
"(i EF X. piiet ond.; N. piiecnt »!.; mw- liome. — 27:^1 GEF 
I gnai dolarii ae lus tonueiiii. — 3722 GE qui sont laieiis, F no les 
'la. ~ 2723 IKF nel; '* oo poiah d. — 2724 III le (Il ut') duel qui est 
■14 EF M 4. ui. — X73tl 111 cl lai veii al vtKUÛe. — i72V F ot 




- -wuitjot par 
f toz les det 
Un en i a ki 
Djan*^ et li 

^^**^ 'l87flt envers 

««r sa peitrine 

*=' ^e manjne n 

!« eaer et tote 

ja nïert que eîl 

^^^S «arqnantqnej 

*««* est l'entrai]] 

f""»' ane eae e^ 

/««qu'a la gale « 

2750 i' ^®P«°dent ]i e 

"« des pomes une 

^'°«« sont ]i torn,, 

molt par est ]aiz i 

'' ^: ,'!<'''^ '«« peines 
f*/' travail, les PO 

«' forment sont p, 



DES TOrRilENTS 



I 



n'en ist Inmicrc ne riArtex, 
27611 il art et lirnsle lea ilampnet. 

il Ic« O0cari! et turmeote. 

ne de repos n'out eil alente; 

il sont en mal et en dolor 

et molt les crneic pcor: 
'lli\h peoros sont et solrent mal. 

Aiu«i ne sont pas li mortnl: 

«{Dant aleuns crient un çrant turmcnt, 

ta penr pert de« <ia'il la «eut. 

nmii< ct'\» rruoio la |>eor 
2770 eomiiBeineDt o ta dolor; 

li mal aunt ^ant et peoru«. 

li feu ardant et tenebnt». 

A fin les traient li toraieut, 

il durent «enz dettnement 
2775 tlnec vit mors et fina comcnec. 

dcânenient i a oreJMeoce. 

deî'lrueion restorcment; 

ne fait peors pur le tumieut. 

molt lea tnrnienlë nt ernrie, 
2780 et il ont paidnrablc vie. 

a lin leH trait partitement 

et dure i>em)aoal>leroeot 
Cil sont tome de devers destre, 

la cité laiii^eut a senestre. 
2785 Eneai^ a le raim laiwi^. 



î'M 111 Q. Ion — ::7(>l Hl i. 1 ut et 11 les i. (1 et si 1. 1.); H iisciir 
wi. - 2T«2 A de oui K'pna ni oui a.; F il; lli n. mile ». — 27«3 U\ en 
f'«iii«Bt (1. — 3784 F ciirsiâ; AG puor. - JJfiS E neo «ni repon ni .1. 
'n«flll. — 3107 -27"à ymt omi» dan» E. voit le g.\ A le fort l; F a 
«n» Ùft t. — i7rtH A puor, D i|UM)t, AKO tr«tr|ull — 27i;9 A puor; CK 
wdew JM paurii; I lonupnic. — 2T7« h et l il, (îF od Ir» dolurs. — 
-*îîl D et « pAvan — 2773 lU nwi t — 277:1 « si livent — 2777 O 
''«lortmcut - 277* V au ((» ui) f. jior fti ne por t; I) p. nulz tonncnz. — 
^'V DEF mon le* t.. G li mon les t. — 27^0 H et si oot, I) et y ont. — 
TS\ ti î*h2 »imt um'm lî/in» A. D dcfilictiieDt. fî dcfitomeat. — 2782 D 
^i, EF il (I.; DFduronl. E durront; O et vivent. — 2783 mm t^inéa 
*«" D. lu Alani »c inmciii. C (il ««n torn^nt; DE par d. d,, U da- 
''HV JHmestn'; OHl omrHi-nt dr. — 27(»4 I* ont laii< a dcflln^, 
iVù A «m r. 




f 



qu'il rint as ci 
ilnec li baen 
ki nnle peine ; 

2795 En ieez ohana 
et grant repos 
soleil et Inoë i 
en grant dolçor 
Lî champ erent 

2S00 grant joie i a e 
iloec joent a la 
toz teas i a leec 
Cil n'esteient pa: 
ainz esteient esp 

2S0C> alqaant eliantoeD 
a grant délit se 
u*i eonrersot nns 
en icez chans bei 
mais li baen hun 

*J810 dreitnre et les d< 
Qaant reoaz est 
o la prestresse et 
SOS ancesors i a 
tio cni li^iee eri 



•c" 



2TMÏ 111 on uu i)uan.*t'i>r l ù A • 



ÉIA'SftKS 



105 



2815 li ancien ki firent Troie 
ilnec Gfiteicnt a ^rant joie. 
Avant ala. si vit «on fwro 
fci gor la rive d'un Hum ère, 
o il anombrot «es nevoz, 

2820 ki a venir orent. trcsto?.. 

En core ert d'eU apareillier. 
coni deveient naistre premier, 
veit les toz ordoneement, 
9l com de l'nn l'altre descent, 

2825 perCH avant cl Hz enpr»^»: 
ainsi ordeuot Ancliist'-s. 
eont ta tigniee deit deseondrc; 
icîl aveient cors a prendre. 
et de cel re^ne sozterrain 

!83U deveient naistre el (*overain. 

Quant vit que venuz cri 8C8 tk 
panni les enfernals periz, 
pKire, soApire de piti^; 
des deus d'eiifer avcit congié 

2935 one a non fd poeit parler, 
respondre et lui araisoncr. 
Andent< »e» lira?, vers lui e»tt'iil, 
« l'aparlu premièrement: 
..Fiz Kneas, or «ai et vei, 

3840 quant venuz este« cï a roei. 
qne piftez venqni peor. 
Atendn vo^ ai ja maiol jor, 
ear bien saveie «en/, dotance. 



fl H^ia Dorif ouiiji dam GF.F. — isl» lil nii.i; P flucf. — 2Slil 

— 2S23 H1 ut puia; TiHI lot. - 2s2t HI coq li im: (î 8. c. lUDS 

d. — iS25 III devanl. — it>l(i tî ensi». HI a. \v»; tll nnlanc. DLt* 

2yi8 III tult <'JI, K u il. — i*ii'.t m el du règne aval «oiit-Taln; 

li r. — 3S9(i lU duivent n. cil sutistcrrain; A al. ~ 2S.HI A 

njâi! Ti-nuK «Bt: D fu. 2ij(2 1 iierini». — ■i''33 I>KFH1 p. et s. — 

Ffi i\v d. — 2H3'. A peiutt. — 2S36 A vt uts iiraisoner. — 2^:17 o 

— 2>5> III lapelJL — 2t'3*.i Alin^i tlann l>. — 2^4l^ I que v. es 

pour moi, l> qui! u. c« v. pur m.; U v. csc^Jusi (!KF cz. — 2B4I 

t; HI de pitJe aa ▼. p.imuf {(<■»! que); D plliit; K a vencu. — 2642 

Itti JA uendii m. j. ; E Car a., ja riif omin. - 2!>:i:t TII r.ir tnt tena 

îraoce. 



ENÉE 



ton tens aveîc en esperanec, 
1-845 iiuo vendreies a mci parler; 
ne fiuoe tien tens notiibrer, 
qu6 deveieg (,-a ju^ descendre; 
ma pensée ne puis reprendre, 
que ele aveit tôt porveli: 

2850 el De m'a mie deeeil. 

Fiz. molt avez aofert peors, 
mais et travak et gradz dolon, 
inolt me dotai de eel ostag'e 
que vos elietes en Cartage. 

2>^oh uen ^uerpiasiez tôt vastre afaire, 
vos tomast a ^ant contraire* 
J*ere", ce reepont Eiiea.tt. 
.^ UË |M>eie laîssier pag, 
De veni&se parler a vos, 

28tii> aovËDt en erf angoissos, 

vo«tre ima^ me d^streigoeit 
kî tote Dnit lu'apftrisi^ett 
As SiebaÎD? pon ai dciruerpie 
totê ma ^Dt et ma navie, 

:,^^lKi purWr «mi t^d, reoni a vos 
|MUiui enter le tenebros." 
Es#a$ pUyrë et sospîre. 
a oele itii ue pot plu& dire, 
^^ brsi lî Tolt al i.'ot g^ter 

J^7^' ]vr lai estreiadre et aL'oler. 




3H0U 



2805 



en an moncel eut art>8t«z, 

oels apela rlofoste Ini; 

la s'apriHiiiicrout anibcdni, 

et la dame et li vasal 

(|U>I eoiiduieit la jo» aval. 

„y\i Kneae, voit tci niostrer 

ta ligniee tote et nomer 

celn ki a naiHtre sont de tei: 

empereor seront et rei." ■ 

,^ira", fait il, ,^ voil Havcir, 

«e ce pnet entre donke» voir, 

qne cil ki nrc Hout t^a jus 

présent ja mais corn la dosiifi 

et nient (ornip porpurel, 

passible seient et niortei." 

Cil li respont: ..Fia Eneas, 

ja mar de ce te doteras. 

ge te dirai la vérité, 

ne te aéra par uiei celé. 

Icil ki mnerent la deaas 

eu enfer vienent tait ca jns. 

soue ce que chasouns doservi, 

tant demeotiers qne il veaqui; 

e*r de desoz lî est rendu. 

Tant com veBqni ko htiCDa ocni tu, 

ne aofre peines ne alians. 



I 1^73 m semble qiiv soit oii s., (> tlfll ouin co (unt v., KFr> vt a 
b M'9 III (11 tflt .1. |M>u avant a., KP Quant .i. poi eut rh tUassufi, 
jtt'« Anchisos ». — '2*174 HI «us; A sest acostez. - ïiTS DOEF 
h î^-Tf» iî îMifcstereiit. - ÏS'n A prestresdc ; IIIAD le v. — Î87SI 
Ij H (Ht val. — 2&7^) A W - 2t»V(j EF ta l. tnte n. <F luostrur); et 
A i!t lo2 n. — 'ii»h2 tJEF er*ïnt. — ÏIïSS Alimn dan» EF. F jet v. - 
IfD si cclk> grtit seront ton huir: E aiiques; f! doDt)Ucs f. - î^iHi I 
l^ F de b lu». — 36ST D que a. — 2»^ D pinsible, y [hu* 
[— 'SSW 11 co 00 d., A ce mca d.; 4iF )a inels de ce mar d. — 
te», K d. de V. — 2894 1 en vtiat tiilt c; GE ciaiu». — 2*»'.W 
«elooo iiue. — aSîtO H demcntri', Ull» dementrex. — îsai lïl la 
li fil r. — 2S'.it) EF ne KiivfTrcutt (lalnos ne .-diaufi; GUI pvîno. 



'^ ni*J ce 
er :«. ,^ 

Pt quant de 

;""» I' '(H« ï. ,.; y..,;"' '•f muent: fl 



DANnilSK 



109 



vei/. Icfi, gen te nomerat toz, 

mosteiTai teî l'oiii il vendront 

tot en ordre fom il naistront, 

et eopréH ee te iioiiierai 
2930 tee bAtaille«. et le dirai 

le8 mais que t'edtovru ttofrir, 

atuz ijiie piiirtflCH u ce venir. 

Cil dumeisel^ ki celé ïanw 

tient 60 »» main par iMimiiHHatii'e. 

cil ira primes de v» }n» 

el Hoveraiu air la dcRiis; 

Laviuia Tavra de toi 

ki C8t tille Latin le rei: 

eu une selve cil uaistru 
2{H0 et Sil\iD8 a nom avra; 

il Bcra rein et de rein pcre 

et HÎ teudra d'Albe l'einperc. 

Kuprés eestai 4|uar/ eHteni 

cil ki forment te portrairu 
2945 de noiu et de graat piCté 

et de prueee et de boité; 

SilvinB Bueat) ait a nom, 

molt i avra liclie harou, 

de lui naietront et rei et dtis. 
2050 Veiz celui la, c'est llonudui^. 

cil ort setiues de ta li^uiee, 

par lui Hora uiult ei^saleice; 

3936 I se tu veus ios n. t.; H xe veus t^es: GFD v. I. ja te — 2(t2H 

n ordre coui de toi n.; 1» coui dcweuJroul. - 2tt2'.t A on apn-s les 

QEFD moitemL — 2»30 A et les b. U il. — 2!)5I A qtiil. - 293H 

liffifu m. — 2934 A conleoiiuce. ~ ïDSti A al; O es prouicr^us ans; 

ilsiu. — 2'.>37 HI Lavinc al t. • ZDSU G c! ». — 3941 D i) sen des 

■pervre: EF et eiupercres. — 21442 A el dalbe sert enipsrcres ; 

i; E Wve Benpcre. - 2!>4i AUn^ dans D. UI quant âacnt, 1> «niant 

I, GF q. un Hcru, K un eu sem. — 2H44 III un qui; £ muet cil, iiui molt 

lien le p.; y porîiivrA. — 2'J4S (! dnn Itouie de f( p.; I et ilv molt g. 

iniii nill et de p. de boute. — 2t(4T Aliiu^t ilfint(i. III aiini uoui, 

a n,, GEF ait nom. — 2ît4'' HI en lui a. — 2^)5» Ilï V. uel autre 

L, 1> Vees celui c. R.: EF cert. - 2951 I cel tlorx ai ert, H setiauies 

\ cvrt li setucs. — ZU&2 UI par celui sera e.; D£F par celui ert. 



DISCOURS 



ieil tnens ni^s Rome fera 
et de SUD nom la ui>mera. 

2955 Del rnout iert chiés eele ritez. 
partot ira sa poedteï. 
De la ti^uiee HomoU 
et de la ton til Jnlii 
iert .JnlitlB César 1i proz, 

l'Mi de proece sorveintra toz; 

8nT le moût iert »a puestez 
et poîe Twirra H eenez: 
ce efit icîl ki fest promis 
de par le^ deus. molt a ja dis. 

2{Ht5 Ceear Aug-ustas iert enprés, 

en sou teD$ iert molt terme paie, 
et grant doli;flr et grimt beité* 
li tuûQZ iert mz âa poegté." 
AÏDsi li a deroostré toz 

2970 et Ke et jieree et nevoz, 
9\ cùm deirent de lai Usir 
et l'iins avant Taltre venir 
Moâtrez li a toz 1é# baron». 



d'anciiise 



lU 



et leH trav»]/ (|ti1l «iiform. 
2985 Molt eBt dan/. ICaeas eiipri» 

de re qu'il a iliiec aprii*, 

moU se fait lii^ do na li^nicc 

qu'il veit ki tant iert esttatriee, 

qne li monz iort vera lui ennliii 
2990 et régnera toz tons senz tin. 

Kuz en sou oiier en a frrant joie, 

obUé a le duol de Troie, 

et nequedent penKia eateit 

dea hatailleti que il avreil, 
2{HI5 dea inala que li est net ftofHr. 

ainz que il pniaRfî a m venir, 
Ueu» frran/, iwirtes a en enfer, 

nen a en nulc l'ast ne fer: 

l'nne ]tortt- est ehonne 
ROOO et l'ultre enpri'K ai cat coraine. 

Par eea porte» laaent li son|;e. 

et cil ki tuntent a incni;rtn<;;e 

rîeoent par la porte cborinc. 

li veir vienent jtar la comine. 

Par Teborinc le» en racine 

Ani-liiat'H tors, a molt ^rant |)einc 

eat t<irnez d'eU et dcpartiz; 

80D lil laiagu a prant en\iz, 

maie i) ue puct plu» dcmorer, 
3010 car n'a congit^ de pins ester; 

et dl s'en vient par eatovoir, 

WM A L I. que il «.; ï) nae ». - 20^:» AUnra <ïam I). îtinS HI fiiiil 

'tu«rt si ù.; r> iiiie tant; V,V ipil ert t.: Lî v. qui la lote essalole. — 

fwrctllm.; DGEF» lui. - 2înii) A 11 r — 29fl2 G lot o. le d.: EF la 

bUeld. — 3903 rt 2994 ouui imi* Mna HI. G et noni>oniuant. — ÎWlt D 

»Wr. (ïEF veoit. — 2W5 III et le.-* m. «loe il doit «. — îiWfi IJOKI* alncol* 

A iioz i|lic viegnt! a terre tenir: I)*îKr puint. — 2Wi sans alinîti 

]). — 21HJS HI eii Itioe na se f., O il a eo Iudo no T, AËV na c. u. 

«( omia <hn» X). — 2»0II III si est broine: GEF ort. — SCIOI HI 

fi. p. i. n. — 3003 BI mes cil, F Icîl. — 3IHI3 et 8UU4 wrU omis <ian^ 

1 iuent. — 3004 FGHI issenl. — »UOâ HI par cliorioc (I ebroine). — 

D A. a m. trea r. p.; El> otnettent fon. - 5i)07 D t. est, F et t. — 

UE luolt a anula. — 8000 y maU ni (EF ne; pooiC ~ SOIU Q loisir; 

ilar. — aoil et 30|2 om'u itam H1F. C*E vint, D muet 



ARRIVÉE 



car ja poeit del jor veeir; 

^îl s'esvaaitiLt en luoLt poi d'ore. 

Âl départir Kneas plore, 

*iOir> a t^a umJËjDiee vient tôt drcît. 
ki a la rive l'atendeit. 
Tant l'a la i)re8tre88e meoé, 
ijjue a 8a geat Ta aseublé. 
puis a congié de) vaeal pris. 

3020 si 8'€D re¥ait en sod paîa. 
EDeas tome del rivage, 
eu balte mer Henfieint a nage; 
il traient sus styles et veiles, 
»\ laig&eut eorr*^ s» eateiles. 

31^2'! Et Dait et Jor ont tant corn, 
1(11 Vd Lonibardie sont veuu: 
L-e est la terre et le païs, 
que Jnpiter lor a promis, 
El TeÎTre ariv«reat lor nea. 

8030 il uietect jus sigles et très, 

aiinerè sont mais ne saTeient 
eneor. eu qnel paip esteient 



l-OMBARDIK 



118 



talilcM eu font ot eseuëles, 
8or tor tahles metent )or dim, 
par taiui Ioh iiiauiiiî^nt jmr oefl. 

'M)4h AseaDJUs eniucQce a rire 

et par ^al>eu lor priât a dire: 
„FormeDt nos a tains aD^oissiù. 
quant noz taMea avou iiiaii^ié; 
tii; rf^iiiaint table ne relief, 

3050 n'aion par faim pris de recbief." 
Quant Eneafl, bcs père, l'ut, 
enx en son cDcr uolt s'en eKJot; 
dont sot que il ert el pa'ffi 
que tant li ont U dcu pramifi, 

30&5 et qD'itufîc ert lor remuauDue. 
Venu H eut a remcmliranee 
(bien Taveit eu «on cner escrit) 
ue que se» père li ot dit, 
que tant Favreit la fains dostrcit, 

SOOO que il »e» table» niangereit: 

ce eell»t bieu tut sen/, dotanoe, 
qn'ilaec esteit sa rcmananee 
et 8C« travalz avroit tinez. 
Kneas ost eu picz levez, 

8065 de joie et de leeee plore, 

trestOK le» deus del eici aore. 

Sa eoinpaignie resbaldist; 

il nel surent, trc» qu'il lor ditit 



BI ot [AT desns m. 1. m.; FD les I.; D lea ni. — :t044 HIË 
'. — 3(Hi (; prant a sourire, ~ 3iM*) V pront; IJO g. romfliif» & 
■ -VHi III Si fort. 3olï HI nous tailleoiirs ti. m. - SIH'J E ni r.; 
t cmiciles et r. - 50^0 ni avuD; C< \*zs f. — :)ii5l Alinéti dam D. — 
1) tlcdeni s.; HI c gnat inic kd ot. — 30&3 K adoQt ». qiiU sont; 
M; D i|Utl erent. — SOM DKF lor o. - XOSS III ierl sa r — .V»5« D 
— Sii^ m M Biere. — SiiSIt II lavoît; D <(iii' quaiit ftinz I. si d., K 
[buoroit fwus tant d., ï qonni la rcnroit t'Ain» tani fl., G o( (punt I. 
I. - 50((U HI qn» son lAÎlteor. — .1001 111 sot U b.; HV b. ilonv fi. 
omtt tôt - .11)62 (i eentit. — 8i.Mi.i GKV avoit. SOrtS K «plore. - 
G lot eni plorant les «k-x u. ; KK et tos d. {unr. nutin pontérinux a 
ion* V Im). — SOiit» III ne (I ncl) ». Innt i\. 

UoUm» ""—"■"—'— IV, t) 




DES TRiiYENS 



U5 



d'iu sacrefise le» enorent 
Corn sont a l'eue del Teivrc, 

3l()fl iHtr els larer et enprés beivns 

lor tiiuiiis lavèrent et lor vU, 

les ilt'U8 rt'claiiueut fiel païu. 

luult gTsnt iecee (Icmenereut, 

lu nuit jurent et reposèrent. 

3105 li^iiHut ICnoa» vint el pufM 
i|ae li orcnt li deu pnimîs, 
liez fn, i|ne one u'ot main tel Joie 
poitt [jae li niegea vint a Truie; 
t'ait a ses nés el Teivre tmire, 

l'tl 1>) n'en enida iimiH avoir ipir t'aire, 
ne i\ne li aient mais uieatier. 
Toz ert \a»mv. de navit-r; 
ur eiiidot estre atictlrez 
que ne» travalz etlet tinez, 

mis niaifl or eomeuec In p:rauz Kut^^re 
ul rcgiie et al pais eoDiiuerre: 
niolt iort auccis de! tenw aie 
i|ne xi travail seicut tiné. 
Demande* a et hien enquiH^ 

itl2<> ki esteit Birc del païti; 
il a 01 a pluHoni dire 
que LatÎDUs en esteit Mire, 
unH voh ki ert d'antiquité. 
Ivaureute iiveit nom la citù 

:il2.% o il eHteit a atm hamago; 



^ EF do T. - SIiHi EF puis «i lavèrent Nrt en ow. — S)«l 1 
'«tt. tl lu. il lavent: EF 1 m. el lor Uucc et 1. v. ilUKl 11 I, 

^ICH LI' tolti lo nuit xi; r. — :il<ir. Ml li il. li u. — :ilOT V i|Uaiu«:; 
HfUM; D r. conqueii n. t. j.; IIIF mais not. I' lelf J, — »10S y fit. 
1 1> f, s. II. au giarior t ; V.V on T.: ii ses nés a f. e. T. arnirti. 
' (lEF DO; I vuideiit, Il cuïdoit; IKîEF niiiilc ui. avelr «faire ((i 
»). - sni i', .|m; II nit: \) mai? I. a. - 3112 y del. - MVl U 
- .1114 Ul et ». I. avoir f.; D ut (]ue: Ë fust; û si travail Hoivnl. 
vaU iUhx ra-K. V. Ifê «otes. — .111:. (ÎKF des-.r c. - 31I"f*aJiy 
û <f'in« GKF. U a. cher compare. — Il Ht et 3120 nont pUtcés 
HprH Un rwr« intercaiAi plun hutU. l) d. bien et a «., UKF d. a 
t. — Sli\ G II s pliitson bien o. d.; F.F oa ji — :il3n IIIEF o, 

b* 




Por font 

Il eDTeîa 

•iJ-% aoe eoroi 

, et os es( 

qoe U do 

iMdo. qu 
et ime co 

'iUO que U doi 

desoz Tk 

qnant vin; 

Li meu 

W voDt al 

•iU:t et Eneaa j 
I)ar les fal 
**e vit une 
ki ert en t 
une fontaii 

.'Jl-'iO dont li nii( 

ion ert li 
La amena 
devers la d 

» »î Ml quatro mcHogiors. — 3129 £ 
«Ho. -3181 IFUacordo. -SI 



MESSAGERS AU ROI 



117 



3i: 



smo 



3105 



3170 



3175 



ai fin 



1» lor eomimofl^ un nItaRtel, 
et jor ont tant ovrd 
treiidiiee et al fotwé. 



et nnit 
a la 



a» hrett'sehes et as paliz 

et a (aire ]U)dz torneïz. 

aiiiz (|ne TiiitHent vînt jor piiëm' 

orent il tait tel feniiett- 

et nn donjon tort et kî hait, 

i|iril ne erienifiit m'j;iin suait: 

nièrent niaiH priit ^enz ^rant hataillc. 

La haistrent tilc lor vitallle 

et lor arniet^ et lor eonrej. 

lor DRB nii»trent en nn reqaoi 

S07, le eliHStel jus el gravier 

en itn report joute nn roehîcr. 

Li meflA^cr ont tant erré 

ilreit vers I,aiin.Mtte ta eité. 

qne l'endeiiiain i sont venu. 

Kl pnlaÎH entrent, kl j^rnnz fn, 

al rci vindrent. «el saln^rent, 

)iai'fundcnicut II cnelinerent 

llioneus parla por toz. 

kl molt esteit ^tLpm et proz: 

.Entent a n<»H. helfi sire reit<, 

liipi) a» oï ipie II (Ii-ezeirt 

ont Troie prine et eraveutcc 

et la àt^ tote plantée; 

abatii ont et innrs et tora, 



|,3|.VI Ml t'itiDcni'a, 4rK com|)lN8ai l> U (.'ouit>Di'k'ri*nf. — Itlftii Î)I et 
Pnrf, FK «ri (rsmioia. — 3ir.i( (JKIII itiminz; I .lli. j,. Tïlï .»iii. j. - 
[tînt il faire. — 3lt'>l HI v. a. il. (|iii crt tunt b.; A it t. i-t h, KF 
C et b.; (i ut h{ fcrint si bul et bI h. — 'MtM IXiKF qtin 11; ni cTty 
\A rrcinitrent, CKF triPiit; (illl nta un a.. Ï)VA' nul ». — .11i.:i (i 
|fiV — 3164 OEK tnUcnt. - .'itrtii K traisent, F traîenc; EF njsoi, 
■K, — ^iiKT 11 près du cli.. <i ttor I. oh.; (t on un g., P j. n. vvr^er, 
ït. g. — mes A josie n. r. lez an r, G In fisent lor nea sUchior. 
k AtinHt Ain* HIEF. - SI7I KF que d d, - »174 OE et p. loo- 
pt, F p. si tcnclîu*Tciit. — :!l7t! JtGEF cnr m. a. — 3177 GB moi. 
r» h. an y ay coiu I. G. — 31S't (i robec. - SI8I A «t ton et 
Il abatux. 



LEUR DISCOURS ET 



oc'is les ^raiiz et les menore. 

Un pûi de geut s'en egehapa, 

que EncaB en amena; 
3185 par le comaDdement as deus 

e?itnrsimee d'entre les Grens». 

Puia avon inoU sutert ahaDz 

par plusors inerâ plus de set hhz; 

grauz tormentes et grant ora^e 
3U'0 noH ont botez a maint rivage 

le moDt avon avironé, 

el Teivre pomes arivé; 

la eat reTiies la genz menue, 

Ui a ^raut iieine Ke remuç^ 
319-^ Enena est od elg remes 

por fij-uarantir els et lor uç.&; 

ça nos en a a tel tramie, 

quel eun^eutea en ton paï9 

et que l'acoitles en tn terre. 
3200 Ne te sordra ja par uos guerre, 

ainz te seroii toz feus ami. 



I^\ REPONSE I>K lATIN 

r|iie te tbrfav^'H <1^ neient; 
nos ne Koniett mie tel gent. 
ne ta ttTre volon gnaster 
ue 8«r ici prontli-c ne rwher; 
de cek' part u nog seron 
avras uiult ^raut dcfeodion. 

3'JIÔ par nos n'almiescras ta pas. 
Ci t'enveie diiuz Kiieus 
granl partie de sou treBor, 
une niolt ehiere cope d'or 
et un e-Hocptre et un aocl, 

'^tli) nne eorone et un mautel. 
Se lui et im» vuels retenir, 
aerviron tei a lou plaisir.' 
[doue li liaille le présent; 
il le revut nmlt liccuieut. 

3225 tcit niesu^iers a n^Hpunduz: 

,En eent pais e»t Ujeu vcnuz 
vostre «ire. «i t'tjin je penp; 
il le verra a poî de tentt. 
Gel maiutendrai a mon poeir. 

Ïl2^i Molt 8ui vielx nein. t» n'ai nul elr, 
ne mais t|ne seul uue meschluc, 
ma lille, ki a uihu Lavine. 
Ge l'ai praunKe etitre mon gré 
et ene»ut]-c ma volentê 

323Ô a nu piinee de itest paï8, 

Tnmtts a n nom li marcliis: 



119 



\lia9 H 3ÏIU in^riT^M lianv 0I>. Hl te lUL'sfuoDs; £ t« furf»i- 

n.; G tpit? j» te f. n. — ,t2Ii) EF mncHunt uo«, no is. mie t«ly g. — 

|£F i|tie L t. - S2I1 Hl sus. — Silll OD ilirvltt p, — 321 1 A iivni molt 

neion; (iHI ». tu g. — 3ÏIi> l» neiupîrvrer, vous p. — S218y riche. — 

3/m. ccptre; (iPP imo c. VlTî I» avoir doiis puez; G vos. — 

Ut AiBut, Gli Ailont; IlIl^F bRilluut; !> A. lor firent lor p. — 

,A itoictfuiaur. — Mlh Alinm •Uu»> t>. DA us m.; AI rcapundii. — 

Ll veniii 1) catw venus. - Sïîï- 11>K je lo verrai: HII> on p. ~ 

~ mdvraL — 3230 It lu |i:ir 8Ui T. ii, 4iEK Jn 8ui t. hon si. — 

**• ' KF cuoe mI« m. — 3332 A de nu nioUlter 

on L., <t molt est gAute sa b. L. — 

■•îl m. 



l*ar tant coni 
«-'""t ge que t 
^^45 li (ieu vneieu 
tiu'il ait la fe 
viegnë a mei, 
H de l'otreieni 
Traraetrai li < 
3250 riches et chiei 
freins ne eele 
De meie part 
que ma terre : 
<le ma fille li 
3255 Cil furent Hé. , 
' n'est merveille 

Li reis fist ven 
freins o seles 
livrer les fist ai 
3260 Cil les baillent 
eoDgié j)ristrent, 
tost se remistrei 
, Tant ont erré q 

^2^1 GD «n ho. c. ._S24:> ni qui de 



OE ijMrv 



lai 



qu'il tornerent (1p lor «eïpiinr 
.ISOT) viiidrcut a lai a i^uii cliantel, 

qae il faiseit t(it de oovel; 

oontercDt li c|u*it ont trové 

ni rei o il ereut aie, 

de 8& fille qu'il H otreie 
3270 et des clievaU (in'il li enveio; 

l'un avHot l'yltre li montreront, 

de par le rei li proseDtorent. 

Kneas ot forment ;;raiit joie; 

fteo deuH qu'il :ip<<rtH ilc Troie 
3275 list avant traire, 8e« »ore, 

d'un sarrclini* \c» pnon\ 
I,i rei? bitinn 8e pori>eut)A 

qno Htt fille iiiariiTa, 

niolt dei«in'ot eu («on eorngo 
328ii del Troilhi le iiiaria^. 

\jk retnc l'a dcBsentii, 

dolente et eorrevose ou fn. 

Kl vint al rei, Iok lui H'aKittt, 

son Ituen et sou talcut li ditit. 
3295 .Keia', l'ait ele, ,ni»lt nie incrveil ^ 

tu as pris ieest conseil 

iiue no«ti-(^ tille viiel» dfmor 

al Truiën. Ncl te penser! 

que Troïru n'nnt point de fei, 
•S2ÏK) ne il uc tienout unie lei. 

Bien as oî conifaitenieot 

■''•i>l tu rvUmtrKUl [ontrttmt quil). .iit'ii E vn s.; I ostel. 

inii;?'!! i|inl faiiioit faire <Av n. - 33fi7 111 w cont t., P qua ont I. 
iorcntiMtu. - Tlù'.t It que F qmu — 3ï70 ,\ \es f.-, l (|iii li, U qiiw 
3171 rt 32TÏ wnt intrrrath 'i"»" HI, apros. - iî'2 GF el pw. - 
Alimea tlnnr iîKF. III ni dr it; V inolt ires g. j.; G a t". (1« j. — 
£ loiis U-ti iMvx i-liJijiorla d. '1'.; (• ]v» il. — 3375 G »is, ~ 3377 mtu 
I ditttf IH'fEY. - :n:it l' m. le (].; UIKF dcsire. - 3'J^I i enlcoitii, 
ilu, IH; iletlcuJa. — 32s2 UHIKK ci.roitciec. — a2s3 GEH> ul vint; 
lui «. — 31S5 KF ni. iiicHUjiiruel, G lu me lu. — S'IHfi V qu<-. tu; 
fcït B — 3U7 III q. t» f. V. iiiArior. -- 32»»»* A T. «lolm^ k m.; 
rapeiWbr. — SÎS» PEF riir T., HI 11 T.} GKF noot nient. — 
ioiDcnt. 



Cil H mcstîer gva 

H;iii() car il a travaillié 

(l'aler uajant par 

Se ta tiJle li viiel 

il la ])reDdra inoli 

mais ja si tost n\ 

;^30ô que il |a dus avn 

niolt l'en iert poi 

pe lui n'atendre t 

il a aillors fait ail 

Dido la dame de 

3îU0 niar vit ouïtes le s 

il fist de li sa vol( 

quant il ot pièce s 

si s'en torna a son 

et el s'oeist a gran 

;WJ5 Lavine puet estre i 

ii'avra de lai uieill. 

il la prendra, asez 

mais ja ne li portei 

--(ïna (; comme K cdeewent. - 31.,. , 
<1- c..r t'sf puis venm t. m., KF d n |„V « 
revint i grans mav M ,-, ''^ 

... .» _ ,, . "^ ''•«n e«t. — 329S Kfî 



AVIX' LA REINK 



VJii 



Bien li ilorie. quHut tit vneU faire; 

3M2i» il li doiira ninlt yinnt duaiie. 
tote la iner (|u'il a aillée 
|Hiin i|iril torna de sa eontree: 
n*a altre t^^rni naître feu; 
par Bon paï» passèrent Greii. 

3325 uc noie rien nt> li tiplirent, 

ne nulo ricu ne li gueritircnt. 
Douer li pnez, ge n>u «ai iilns, 
mais a scUr en ent Tiimnit 
l't rie la femme et de la teiTe; 

0330 il uel laira ja Henz ^mnt gnerre.* 
]À reis «ï qno la reine 
ert en ficnM^* por la uieaeliine; 
bien Rot que el ue voleit pus 
t|Oe a moillier l'ait Kncaa. 

33H*> Il )i re»pont «se/, hriemeut, 
se li a ilit ce iin'il i-n Hent. 
.Dame', fait il. .le mariage 
dont es dolente en ton e«raf;e. 
ue pnifl ))ns faire en alti'o eudreit; 

*I3-Iit li lien vnelent qne ainsi seit. 
Tnrun» ne la jinet ])an aveir, 
mais eist lavra ])ar cstuveir; 
80 n'en vci alrre demoHtrance 



:i;i|ll III «lnUf li imisqilR Ir v. f {ounUritt Mcil»; h n. It! V. f., !•: w 11- %. 
p Se titl V. I'., F se tu v. f. - ;i4>l (i iiiie. — xM'l Y y. i{w . III iiiini, 
wL — ti.ts;! V.Y nol a, t, n. H*»». :t3î.'i III «iiii trodti.t I.' shku li içiior- 
K. F «ins niile, E aine mile. — :i3ï<i III uo Ii-u tolirout. X\i' Il 
: — 3S1S m U). ikâcurc (omrttrnt en): ITU» iiirf T.; ui. seur aoîc» 
T. — aSW f/ .H33» intiinrtis (hm (î. <î ne d« f. no itc U t. - 
i <iËHtU (n»fHent U; III ja ne Uiira nva tioït g', g.; l* c]U« dsl Dv 
II, EU ui- 1% (lerdm (<î perdent), 1' il ne le prundri: lîF ja atns'g., 
I iuIh «.g. — aS3I »i»iw M/mivi fhttuf A. - .i:ï;ti K en [icns^c «t. — 
ï BI b. «et nui' ele nu vi*lt pas: l> ih-I v. 3334 H .[tn' 1» preîst 
«IL, O ca ui, Itfiist. — 33ît5 (i II H u dit. — -i^M tll tout »nn punser 
pnuw) et son (tl«m: ce que il ». — S33T I dit; r> f* est oiitraiçe, — 
9 It que dc4vonlcz «■ inirfufco. — TJSλ rt 'iMH font intervrtU^ ttanê IK 
^ •«« «tre; l> m- puet pas astre en ccî iiodiuit: OEK nu puU je. — 
•t- 3342 III lil. — 3S13 rf 3344 »i»iw dam III. U ni v. 



i'"j(rnajj 



•^^^^ h nostre Jert 

^'3 reïne ot q, 

*ïe sa Hile ne 

'•' iVoïëu la V, 

Quant veit ,,„e 

^^^û5 plorant et o\„( 

6" sa chamiire 

^e mal taïent fi 

aûdeos ses pain 

i-Dprés qoant el, 

•^^*^« «ecomenvaad( 

«Lasse-, fait el 

'i"« «>a fiiJe sera 

a "0 borne d'estr; 

^3*>5 k^ «'en enbla par 
''^ 'a cité, quant , 
f /'" s'en Wndreni 
tmt se traistrent a 

'^ J^ont est n reis? a, 
'■ n. 0.. v.yul '"'^"V i-' ensi. ^- ^J/. 



DE U\ REIXE 



125 



fors de ue. huï iiuante» uacelee. 

Ge H ferai oïr nuvelefi, 

bleu tost lî cuit movcir tel grtierre, 

qo^il noB en {nien>ira Ir terre, 

i> il eu perdra Utst la vje. 

De ma fillo n'avra il mie, 

se il loolt cbier ne la compère; 

ja oe la Hlle ne la niere 

u'avroot |»ar lui luaintcneincut 
33&1 De dnel niorrai se il la prent; 

niar tu ouke» l^vinc iicc. 

M a eestui est mariëe. 

Ne ouit ({lie ja Tuniun m'en faille, 

qu'il ne l'acoille de bataille/ 
3385 Qn&nt la dame ot pièce plorc, 

80U duel et Bou L-oiuplaint nieué. 

«i apcla un eseuler 

dont ele tint son ineKafricr; 

968 paroles li eneburja, 
33iK) dreit a Tnnms l'en euveia 

et manda li celcouiont, 

que ce sodst certainemeut. 

que Latinafl li tçuencliiHHt'it 

et su tille li retoleit; 
3395 por<*lia(,'Hat sei neuz deniorauoe 

que il li ticg^e eonvenanoe; 



3)71 D£F r. ne h. du q. o. - 3:i'4 y qno II ». f.: M qnil nuiis fc. 
L— S57^ HI ou il dti tuuf ptTdn la rk'- L> et r|uil: {ÏKFD |i»nlrni 
^tJe: EK i p. — :077 (î «. I ancoî« m* I. t. — HH'^ K w lï |icr^. — 
nu f pot. — aai**! l» j» mes «o vim sil la p. - :«isl A fiisi; ï> ai» 
BW. - 338S G D. c. j» que T. mu f.; 1 Ion f., A m«ii f. — a3S4 H! quil 
le sani gnuit I , ï> ij. no ti rt-nde gnnt h^ (lEI' qui) la perdr saD!( 
33*15 AtinM Jtinn HW. HI i|. ot fçrant pfcre iHnfii p.; l>or trnU p.; 
p. p. — Sagfî U s. d. sou cuinpliiitit dvmviiv: E Ktn jjlaiiite; F et s. 
> Beo plflit tnuDe. - :tSI»T il sim u. 3!IMt l'G dvciii: D t:IU< I. m.; 
!F a fait. (G '/wf elo) — 338» HI 9a volunlc. - 33«t) EG el a T,: 
rlrgir InDToia, V «i L — ?(.l!)l HI iDUodc; 4t veralcmont. — :i:i!l2 111 que 
8., E el «tiiisl bien, G qoe il h. — a!)fl4 tll rt qtm tia f. I. tutoit. — 
III iKirehace^ G maiii p. aan» d. — »SM I» qttil li, £F que 11; GD 
IIUiEF Mf. 




12fi 



KU£ ENVOIE 



al Troïën imievc t<»l guerre 
«liie lors le mete «le la terre." 
|j mciiagicni s'en C8t tornez. 

a4rtO tlreit a Turnus d'en est alez, 
a «un cliH»<tel la eil truvù 
près de Laiirentc la cité. 

TiirniiH le veit de Kon inangierr 
i|Uaiit vit vtMilr le lueHa^cr, 

:Milfi bien le L*uiiut> ni Vapela. 
Li esi'iiierri le ^Rhn\, 
a Due |iai-t traist le marcliis, 
al cliict' d'ail dei» tte tunit hm»; 
tiou itieHa^e lî prent a dire. 

'MU* .Kiitciit a luei*, fait il, ,\h.'.\h Hire, 
ta reine m'a vii tranÙB 
et mande tci qu'en ireHt pais 
est novelmout uns oetn vcuiiz 
do reU de Troie, des vcinciiK. 

8415 Kl Tcivrc ariva dea l'altr'ier, 
al rei vindrcnt »\ mesapier 
pur pais et pur selirlr (pierre; 
il li atiftudoiia su terre, 
envi^îa li elirvnls dp ])ris 

3420 to/. eiiselez treïs ceiiz et dis; 
cuRorqiietot 6a Hlle a feinine 
M i>treia n tôt sua refrne. 
Ce Haches ta liicn «enz dotanee. 
ue te tient i>as ta ctiveuance, 



:}S97 I> celle g. — .m^ KG (|iie il le caco: A s» t. ~ SS9 
/iifu 111: D CD e. t. — .'(401 Bl en un: £ a .1 sien cli. la t. — S 
atinM danti y. ~ .1401 AE voit. — :)4e)tl D Cil vint a lui a 
a-lo7 Aliti'-a diins (J. (îUI i/ui intt^rffrtissrnt ce i-ft-n et ]/■ ntiv 
11 i>.s(Miier et li m.; EF truit; <• «lune i>ut il ei H m. — :)40S 1 
part. UIIKF cl eh. ilcl d. - :i4M IIIKO H l, — 3412 (î et m. (|ij( 
I> vous. — 341 S HI e. naguert's, !> i'. de nomicl: EF iin» home ( 
Ofli V. - :)4H i|UÎ dI(Y) li^agu est Uurtl&uus. — :^41.i Cî uns 
EF très L ~ .14ir> D li m. — Z\\~ ft 3418 Htmt omin lUmaE. — 
lor. — 342(1 D oturt toz, e. quatre c: EF lot; U£F t'asamble. — 
et t., l> a t. : EF le r. — 34'J3 D Sacliioz votia bitin, K Ice s. tôt 
tn tôt s. d. — 3421 II vom, G uiie c. 



A 



A ICRSTS 

SIS éÊ m OÊt a\mM ta mit, 

m ta aco a» flMtlt bwea c aie: 
■aifl ee te laaade U relie, 
ki Tvell (|Qe aies la acaebiae, 
tate la terre e< le pata, 
qac re porchai \*u te* amù. 
Ptaat sold«tcns a»einl4e t^eat, 
■a te lai^ maiit de aeieul. 
le Troifo roitc de ^ene. 
Uat qu'il te gaer^aie la terre, 

MS:» u (|ae liùes veloea o pri». 

V qrîl e'en ait par nier l'iiitis. 
Vien a LaorenU* la ntv: 
n eom li reis t'a tôt dont^. 
d maintien bit et si dcIVeiil 

MW et rewonihat d'estranfrv ^iil. 
Kneoatre tei n'a ril rado8; 
eacbee. ja ne wta, tant om 
que hubiille prenne vont toi. 
Tu UH eQ l'otrei del rei, 

'M4tt nen, h! te fai de tôt Haitii; 

li reis est vielz, t<)t a ^ucrpt; 
ki iiucD tiice deniCHunuictf, 
n'en liailleni ettcu ne hiiice, 
do i|uant que il t'a fuit le duo; 
la ivïne et li liariiii 
t'iitHMCiit bien t(>to Irnor. 



137 



SISS (i Qc Ae ». f. a. lu.: £ mm tna m. — :i427 I) voiin m , lî 
Dde. - M2S (iEI-'Li i|ue «. — :irt'i III iion-hiu'i' lui a i a., li i)ui< 
hwieB i>u VMM «., Kl' i<i (F ci) !«• |Ktiiri:iuU'4i a t. a.; li «vj purcaw. 
Il D fbevalien: K et antre g ~ :M32 ÏII et ne tl aiarf;ier n , V. hI 
nuip iL D., (t *i nu tataric«iD- n.: A tanll. ;i4n.1 III a«i»il. Iicniimt. 
M D ni n&U Ueg. — S)3:. (îKit i-t |irU. — iim KK o <|uil ppii kdU 
Ws; G en. — u:i^ (il» U- U d. — :n:<» A w\ 4. - rvHtt III et tr<tr.. 
trf t.; A "le toit If. — 3411 MI Var vimltt. AUl KK b. m> 
n, GA Dcntera; HIKF «1 on. ;t44t h oi; DHI Iv r. - 
mo tout et tn «.: Il V. si resta; UHF <lu t. h. — M4B 
\; H 344» tHtrrrcviu 4aru, 1; |> qufî t — M4-t V pni 
tl eoni ; K qtM II a ta C ilim. F il. <(. ij a a f. I. iL — 
\\ t. irvslonitf. 





RÉPONSE DE 



VieD, si te fai de tôt seipior. 



('e seDliIora inolt graiit desrei 
s'estran^cs oem s'enbat sur tei; 

3455 sll cniuiniert ce ilout es eatsis 
doDc seras tu en fin honiz.' 

Turuiiw respont al mcsagier: 
.Rien roi dire des l'altr'ier 
qoe Eneart ert arivez; 

3460 mais leil plaiz ui'esteit celez. 
(|ae LatiDus li doint son règne 
ne Laviiie sa lillc a femme. 
Il m'en a fait pie^a le don, 
ue la perdrai mai» senz raison. 

3465 Se cil In vnelt vers mei conqiienre, 
ja n'aie ge femme ne terre, 
se ge vers Ini ne la deffent 
Moli me merveille de tel gent, 
ki sont veinou et reereant 

3470 qne bataille vont mais qnerant; 
paiH que conquis suut nne feiz, 
m se reposent, ce est dreiz! 
Li rei!< est vielz et toz defniiz; 
se contre mei les a atraiz. 

3175 nés porra gnaires maintenir. 

Ne me deUst de droit gneucliir, 
maint grant mestier li ai ell; 
a iiialvaifl gre m'est revenu, 
mais bien li peist o mal U 8uce, 

348<l droit H estuet que il me face. 



.t463 G MO r. — ii4:>:> III (>e il c. dont. — ;i4nil III il. 
fAÎlli»; l> i-ii lai, GKK «1**1 lot. — :i4.'>7 Mfut fWinni tUtnit A. 
trea. — 3-15y CKJEF cj*I. - MM A îvUt: I» iuolt liiiert o., E D 
c, F luierl c, uiwtt iui>H c. - a46i IIITKiK cl I- - »464 tUî 
le p.; K 81 8. r. — 3465—3479 otms dans KF. (îDII aor m. — 
iar nate, I .{s ni aï RC. — MV>S \\\ jal fçnnt tu., (JO molt 
34t«1i HI V. sont. — 34TU Hl puis i). - lUli III r itot que i 
3173 III V. «-rrobinz «t fraid; (i si ust dwfrais. — 34*4 O sei 
3477 III liitilt g m. — 3478 Jl revertti. - 347H III ûu li 
34^U m d. c«tt>rkMit. 



TURNUS 



120 



n m'en a fait pîeça saisir, 

ue m'en ptiet mio rctolîr 

ne la terre ne la mcsehine. 

Va t'en, ee di a la reïne 
3485 qu'a Laurcntc îcrc a la eité, 

ainz qae voie tîorz jur passé. 

Se hatiille melt Eneas, 

en mei ne remaindra il pas; 

fie par lui penr plein pii^ de terre, 
S490 mar porra donc alhe conquerre." 

\À mes sVn vait, Tunius reuiaint, 

a ees privez aniiB se plaint 

del roi, ki ne li tient convent 

ne tianee ne sairoment 
3495 Molt icrt dolent n'il no s^en venfçe, 

mais il ne set coui il s'i pronge 

qu'aelieison ait de comcncier 

le Troii-n a gucrreicr, 

et dit qnc, se tant li enfalt 
3500 (jn'il rcinaigiio i|n'il ne tt'nn ait, 

no laiBHora qu'il ne raHalUe 

et ue Vacoille de bataille. 

Et nuit et jnr se ])or|iensot 

de la guerre i|n'il desirrot; 
3505 ue se f;avcit vis conseillicr 

eoin il la pcUst eomcncicr, 

eum il eQst drcitc acbeisun 

' ilSI A ptoca fait. - 3'1**2 III ne me p. par tïroitr.; E nel nu; p. — 
fi'ie l t. ne »lo Lftiiioe-, K ne lAiiine. — 3b:i lïl K\av gt irai, D 
Ll L erl; DKK omrUn^ U i^cnntl t. — ^4811 H a. quel; A a. t\. vicfçno, 
I. (]. raient; AU t. db (O dl), V ili. jora, EF .m. Jnr; L> pasi««K. — 
IKPaia). inUEFpanl; llll) Uiiitntl. — :i4UI Alinéa thfu III. - 
[A ami.1 y ; \t wn. — SllW F .pii'. — :i4ft4 EF et loiatile ni* fin«v 
^{£ iiftlictnenl). - ^VM IllK omettnit it; MI coumnont, F CKtiiiuv; Il 
EF se; F iilaiguo; 1 c, il !i>iiipr»ignu. - Hl'J't F dul c, OE a 
l>ni les Tnjicn»; E conimciit Ir puis* g. — 14!»!» li 
ïP. et ilist qiie to il li; IIIO dufTaul — 35U1 A 
— S.=)iM D que- — X'Hiri IXiF sen; DF s. oii i% G a.*^ 
tO^—nam aottt otnin >lans E. — 3SM(1 ({FMI omritfut 
■■■. V piiemiier. 



130 



TmUS, SA FILLE 



(le bataille, de eoutençon, 
de raellev sei rr Troïëns. 

3510 Mai» ainz que vîegne )M)i de teoa, 
i porra il a tens venir, 
et al lancier et al lerir, 
ki H porra clmpler d'espee 
et reeeivre Rrosse colee. 

Sr»!.*) Ne (lemora que quinze dis, 
puis qn' Eiicas viut el pais, 
que la guerre fti comouciec 
que Tnraus ot tant t'oveitiee. 
Por ascz p<ii de cotneuvaiHû 

S&2U sorst raeheisons de la bataille, 
et par iiiolt iietite aventure 
mut la guerre, ki taut fa dure, 
dont mil home furent ocia 
et altrctaat navré et pris. 

352^ Près de Laureute la cité 
ot un petit chastel fonné, 
Tirus le tint en critage, 
uns oeni ki ert do liait parage, 
mais vielz et anciens esteit; 

3530 deu8 filz et une fdle aveit; 
Silvia fu celé apelee, 
n'aveit si liele en la eontree. 
Un cerf ot noni la pueele 
que el paisseit a s'esenële 

3535 et a son liauap l'abevrot 

et en sa ehamlire le eolchot. 
II esteit de sexe ramors, 

aMS HIF d. b. et d. c, (î et d. b. et de Icncon. — 3âl« 
D volent, (j voie; I-' v. a {lui. — :i.în (ï cm para il; GKK m 
:t.'>13 HI qui il p. — 33U (i et praotlre et rudre gr&nt c; E 
c, A mainto c. — SSiri AUtu-n ilnm III. — îCIfi KF onuti 
que E. — «ôlS GEFD «luencas; D pourchdcic. — WôlH DGEF pu 
omis tUtn« V. E Tu, autrf« num. sort. — 3521 GEFI oinetienL 
pour lu. petit tlav., E pur in. potitete a., QI p. m. trvs p. •. 4 
e. a. loîe; EF wi .m. n. et .iii.iii. p. — 3»2S omiv dam D. — 353 
V. — 3r»30 A uu fil. ~ 353"^ A nCD ut plu». — 35:m y qucle; G q 
m en. — Sft3C. «mis tians V. — :»537 Hl le cerf ert; D il 
nunorj (lEF unes ostoit de ^nnt valor ((i ert plains d. g. v. 



^ 



SILVIA ET LE CERF 



131 



11 alol fors par toz les jors 

par (^iiampaijjjrneK et par lioHea^eii, 

3540 eoflemMc les hiolies Halvagett, 
le« privées altretel; 
U onil rcreoeit « t'osteL 
{j& dameiaele o lui jueît 
et il tant tiicD la etmoissoit, 

3&4& que, des que elc l'apelot, 

devant ses pîeis s'agenoillot, 
les piez H torcbot a «a uiain, 
» 80D etieoz inanjot le paio, 
a molt graut trait beveit le vin: 

3550 por fleissiiute livres d"or fin 

nel volsist perdre la nictichÎDe. 
Tant ert H cers de baene orine 
qne la imit fiervcit :il niangier, 
si ert en leu de chandelier 

3555 devant le père a la pneele. 
Her\'eilleB ert fa teste bele, 
qnant uns f^ranz cierges li ardeit 
sor ebaHCUD raini que il avcit. 
Ainsi serveit ehaseiine nuit. 

3560 molt fot la niesebine bien duit, 
et des qne li sire beveit, 
gi se lovot li ecrs tôt drcit; 



iiK III Jouer aloit tresroDz les ioun, U et fora a. pu tout le lor, 

a. fors trefltute jar, (î i. &. par tut liars It> jor. -- :\U\n ORHl a. r> 

^avccquei Itsi^ y tteNte». — Sj-ll K i-t t» les |>rivoti a., H n les pri- 

»t a — 3M2 A revertoit » ostcl. — 3i45 HI molt Iwuoit, D tesioioit, 

I iooit, G le ifooit. — !f5-l4 tll ai bien, D lunlt liivu, KF itauL — 

ill que tontCMt coto el 1., A d« qtirl oru quel t., V que ule» 

: L — 8540 D ptr tlovant b. \t. se cossoll: OKt' son p — 3à47 rt 

ml omi» ilfttM ni. I) h {nv. li biiisoit v la ui., K «loi piet li uiaii- 

t pnin, F dcl piel li toroit a lu tu., G les p. li kcuit et la oi. — 

«Hû (tann £. (iV en a. escuiira; F ci devant IL tuanjoit bod p. — 

ai et a p. t — 3550 DK(i por .1. 1. — a&Âl U ne tl v. — 35â:t 

tr 1, v. — 3554 IIJ de Ini fpsolent, D et ert c. I. de chevalier — 

>Q Merveille t>s(oit, EP et molt estoit. — .1537 HI car UB; EF 1 

aSôS I «un; III s f. cor. — Siia— 35(>2 omis ilntui Hl. />* vern 

3Ô60 1^«Mulrtl( ttijw GlU-' njniJi SHO'i cri ordre, invente el «onf 

D. — 8S6I EF car. 

9» 




132 



COMBAT D'ASCAGNE ET DES SIENS 



ne fn béate si aennable. 

11U8 uem ne vit ai entendable. 

3565 Aaoanitls ki valiez ère 

a Eneas vint a son père, 
SQ 11 eonicuva. a prcicr 
qu'il lo laissaat alcr chacicr 
o seulement un cerf faerscr. 

3570 11 li doua con^iù d'alcv. 

Il a de Re& ])er8 tant gemuns, 
qu'il furent bien vint eonipaiguoiiH, 
puiB est montez el chaeeor 
et li altre montent ca lor. 

3575 Son are purta ans anens valiez 
et nns altre sou berHercz; 
cbascuni} dcB altres priât s'espee, 
car ne aaveient la contrée: 
il n'aloent pas por veuer. 

3580 miiia pur le danieiael {quartier. 
Tant ont erré et chevalchié, 
de lor ebastel sont esloij^nié. 
tant qu'el bois entrent de Laiii'cnte. 
Enz entrèrent par nne aente, 

3585 une bcrde de bicliea virent, 

entre es espeisaes la cboisircut 
A celo bcrde crt aaembloz 
li ccra ki si esteit privez. 
(\ne bi raesi^bine aveit uorri. 

3500 AacaniUa l'eu a choisi; 



3&63 et .t^M i*ifn)i(wf dans £F avant U vers 3559. — 
tlaits WiEP. — 35B5 iMcutte dans E des ven 3356 -li954. F l vil 
s. !>., U aen vint lu E. b. p. — Hbds A sU le, (i al H, V (\ae le. — , 
por s., I et s. — S.^7u F hI li dono. — 3572 y quil ot o sol (t ^ 
e., li qae U f. .xx.c. — 3573 III inttntoz nat «n son ch. (I sur s.J 
ror. — 3&75 et SiTO omi» lUins D. — 357" IIID et. rlijieiiu doi 
pris 8-, m porta 8. — ;(r)78 III quil ne. — 35ÎIO G lor d. S5S1 
aie. — ;i5S2 A fursIoi^iHî. — 3â'>.'î (î vinrent. — Jr>S4 I U bol 
«rrciit partui; D 11 e., G Dodcus entrent. — 35SJ lîl horcc. — Sî 
Ivs iiiiisuna, D eutru espinea, F e. les bL>stcs, G e. les lutres; 
(JF i c. F aJoHte drux vrn. V. Us notai. — 3587 et 35Si int 
fi. (.! qui a le ti.^ Avec ules Sert x.; A An; D celte; F ert 
iàns D estuil sL — li^^'J III piicele. — .159<J 111F In litun ch. 




U een «afi le viHp noitel, 
aMaDt TmH a toa «MteL 
devant sa dzae vîbI a peiae. 
ja U alot &iilaa« TaleiM, 
jas a tes piez ehal a tenv 
el fift fembiaol de mena qi 
La ineaeliÎDe le vit sangleiit, 
de aa diambre ût ÎAelement, 

.port; A ea p. T. — U9S HI di oerf Mlm «M em gimm 
± g, t iihilui, F fi^Mtre M K fr f. ■» tnfaMi; O 
In le li s dnt « Mur, D (owl d) a. d. ■ m^êM(1^ 
let)Ud.ahiileMniMt; 1 aalHC. — 1597 Ht Cnt pHMr aa d. — 
|pnui. — sa9f Hlqwdesnier. — MMinillnlH; F<cic«rffcT. 
I D que fi^ fîF qdl fiL D tf/ù^ dnx rrrv. V. ta motm. — 9Ma 
I Mvneetia 4au ti iri im «mtm acM y«lk, D II *aMui li rait 
aat; GF «a p. — MUti HI vint; A aa |ihaiiii. — MM A deb, - 
e. vit k> trar« de aoa une: P. cS mâsi a. i. ck.; H! Ira dUeaa; GHI 
Y Ml« 1 e»< L; Om qaaaK; G a drait t. HI d. a L — Mil AUméa 
<— StflSIsivmtfaiaat; BeC£, DcaC— KKFUfi.— MISGaoa 
TMia HI UL - un Jlw^ daa* D. A- iilcaaiil - X16 UIO b e. 



SUITE 1>E LA DESCRIPTION 

a balte voiz cria aïe. 

3dâ0 Aniini n\ frère l'uut oïc, 

deniaudent li qae ele avoit, 
-et el lor ditst qne ec eBteit 
ot que li ccrs son |>erc ert morx. 
A tant coin il oront d'esforz 

302Ô issirent fors, veU ont veU 
ki avcîont le cerf fera; 
ueg araisuiereiit tant ne qnant, 
vont les fcrir de maintenant, 
fièrent de pels et de marnes, 

3630 li Truïiîu d'espccs uuc«. 
Li païsant de la contrée 
suut Hcoru a la uiollcc, 
les Truic'ni} ont euva'fz. 
Tima i ert u hcs deuti lix, 

3635 ki voleient le eerC venger, 
mais il le eumparorent diier. 
Unn »ont for» l-ouic bricon, 
granz colees lor dono Toni, 
lc8 Trotën» ont encontre^ 

3641) ki lor dcpcreeut les eostcz; 
a.\ui que ta cuiricc fust faite, 
i ot mainte amc de eors traite 
et nioU en i ot de sangicuz 
et de navrez do cels dcdenz. 

3645 Sou are teiieit AseaniU», 
one saiete (ueu ot pins) 
niiet en la corde, hî a trait 



3621) (ï qusnt si doi frère. — nfiîl III qiio ce estolt. — 
DIfl {antcHnU v.t) v\q I. (I., V et élu on illtit; III qtie elo Avoit, I 
qiiim c-, — 3C2.T m est — 3G24 Dot. «ora orent des conrors. — 
III (|«i lo c«rf oront ponrsca, DQ qui le cori" «voient »eu (G a. I. e, i 
Wtl l> nés fttais&onnunl ; F nés aresuâiit au taut n. q. — 3I>2S I f 
V. — 8620 D f. desqicts do m. — 3ti5o GF al T. — :i«3î G sont h 
ft receicc. — 363S D csv^s. - 3634 F i fu. — 3835 D que v. — 
DHI m. nifilt le c ; G coniperront uiolt c. — :U3T— 3MI omtM dont G 
9637 LI aÎDBt s. - :t63b 111 JoDoiL — 3639 HI T. lus ont e. — 3641 
quQ nicllco (F qiio U ooisc) fust des&ite. — Z6M U n. s. oti 
t>lui, UO ueu a. p. — 3tJ4T A coolie. 



oti^ 



DU OOMIAt IM 

ft BD là fmat eoefaab lor friL 

[j'ainzttô des Ircres aniosat. 
»a&0 ne nigDiee U taIvI 

deaoc U gvle Teii s poÎBt 

qae Tos del col U i dc^nt, 

treDchié li a l'orfienal reiiic; 

\iMi la gorge li iit falciae. 
3655 (SI eh«l mon joate «m fram, 

doleoi tm H Tiras bu pen; 

li «m K peiaent dd reagier 

eft «eb coaeaeeat « eoilier. 

Tinu lor fait onc eoraic, 
3660 AManHto a« laena earrie: 

«Qae faites vu«, fm»c rheTalier? 

Li een UidC a ewurebier! 

Biea i pt'rmn tant detw^rpr. 

qao il n'iert mai» eiùz al dinec 
8665 Chascaos i fieri o a'eapeel 

Hoê i feroo bien fort pcrrec; 

a la viaade deit l>o traire, 

car de ce a ehasctui! a faire.* 

Xolt bien les a âl «baldiz, 
9670 il i ftcrmt dca brana forbiz 

et puioz et bras i foat vt^r, 

testes saignier. vilains rriër; 

etp&rtent si ta nlenaîllc 

ki oVent pa» itait de luUailte. 

MS (1 al aoBt; A U fiUL — 3S49 A aa cooMt; I. de Cn ea 

aenuuL — 3650 F o. nùaite; D doiK i bhI rm qai 1. t. — 36SI GD 

I *mti U U a p. — MS2 A c. tôt U d. — 3CSS A lorfuL - 36S1 D 

' « bt - 36ÔS D qnll c; A cUo. - 36M F T. a £ d.; 1 lor p^ U son 

fan. — 3<ï7 DGF de v. - 3«M UJ rt troiem fort — MSI bm t, 

»HI doneitre; F de Ick;. — 3M3 ti S««4 omlê iana A. (ï ja iwoaB nos; OF 
Mi; ponet, F puet on. ~ 3664 III qnO wiett i^e, G quil D«rt hui mais. — 
Hià IflF de s.; G or £ cb. a lc*pee. — 3666 IH al I (; HID fone p., F molt 
lEUa p., G Kioli (on p. — SM7 HI r. devons L — S«6S V tiuant; A eele^ 
PaeL - 3669 AUnr^t <btiw FUI 111 ^Vscaniu» les «abaldi. ~ 3fi7e HI obaoan 
iifft dn branc fvrbi; G i|uil ferircot. — 3671 H] (omfttmt «t) p. pies et 
bu. — 3672 U t. marnt, F espandre sanc — M73 IQ bien departcot L v., 
f cr. folle vUleoai^, I>G dcparttuit soi li r. — 3474 F qui ne npoat en la b.: 




136 



DÉFAITE DE 



3675 Dau7. OaleHHUA, ao8 riches buiu, 
u'i crt vcnaz se por bien non 
et i>or desfaire la uicUce; 
cil i recoilU tel colee, 
qnll ehaï niorz sempreu a t^rre; 

36S0 onkca ne li lut mire qnerre 
por sa ]>taio mcdjcinor: 
ue li CBtnt loier douer. 
ne nictre entrait no oigueuient; 
ne langni raie long-uenient. 

8685 Des c^ue li estons eonieii^-a, 
uns eseoiers 6*en retoma, 
ki al fliaintel l'ala uoncier, 
et dist que l'en lor lUt aidicr, 
que al l>ois erent asailli, 

3(3ÏK) par force cMeiont envai; 

s'il n'aveicnt secors procliain, 
toz les prcudrcicut li vilain. 

Quant Eneas ot que ses fis 
eu lu forc»t ert atiailliK, 

3G9â n'est mie bien ascUrez; 

cent chevalicrH ti'e« bien armes 
H euveia bastivcment. 
Cil cbevalebent serreeinent, 
61 eoni U cscuiers les ueine. 

3700 Cil 86 deftendeient a peine, 

car li criz ert niult e8]>ci»siez. 



31^75 Attnàt tians GD. ~ 36TT I (iQlTâiiJrB. — 3679 DF rûcnt tclc 
{li ylel). — SfiTH (iUI Uoo a t. — 86^0 y onc (F ains, fi aine) no li 
m. q. - 36S2 D mire endurer, FO mie mander. — 86&3 et 30S4 «mi» 
D. A no iQ. trait — 3IJS4 G vcsqui. — 36^5 Jifwm itann HI, Dos lors 
IcKtors c. — 36ï>(; a diloc torna. — 3t>67 BI {omdtatt Ut) n Uencns; F le 
va. — 36S8 D li a.; HIF voUt; G quu lor vcnist a. - setsn UHl car; V {omet 
que) CD la foreat osti l)¥ enval — .^r><.tri (Il ot de uiolt grant gtiiit; F ieroot 
~ .1(193 scHM tûitu'a Hana lit, de «on fil (II IîIk). — Hi9A (• ert e. I. f. a~-, lU 
queo; tu est; I u essil, F eovais. — 3Ult5 Df-j>im ex lYrs yiwi/H'au l'en 
3T05 le* pranitts hrmi*tùhe« «im* iUialblcs dan» A. FD do «est de rioo a^ 
G Qc se voit paa as!iciirer. — '.irM G u fait armer. — sttMi î) lencToïa; 
«es î envoie isnelcinent. — 3(199 HIF c]i«vaueli«reiit &crcmon(; D scorc- 
ineot, basteenient. — S'OO UI li leur ae deffendeal. — 3701 HI enfotolex. 



TIRDS ET DES SIENS 



137 



Kt Tinu fil tant cnforeiex 
et tant li fn cretle aïe, 
qn'aâ Tmi^nfl tist Êuvaîe 

3705 ki molt lor fa priés a snfnr: 
molt estaient pi'os de niorir, 
DQle deffenee xn&U n'areient. 
Qaaut deiTÎera eU le aecore voieut, 
idonc HC flout ravignré, 

3710 U tiCDt «ont les vint jottté, 
raroilleiit 1c8 de nmiatenaat 
Descontit sont li païsant, 
tôt lor estut le champ gnerpir, 
ai comencicrcnt a t'uïr. 

3715 l.i Troïiin h» vont ferant; 

ne se deffondont poi dc graut, 
en la foreet sunt eubatu. 
Cil ki a plain sont eunsel) 
ninereut a claire et a martire. 

3720 Tinis s'en vait, ki ert lor sire, 
fuiant s'en vait al cliastelct, 
o poi de gent dedenz se met 
Il a fait traire f«ns le pont, 
as liretettclies montent amont 

3725 et porprcuout le licrivou: 

deffondrc Taclcnt la maison. 
Li Troiëu i sont venu, 
sur le fossé sont descendu, 



«S^Wseat tant portAwiesi ; 1> fn molt, fî ert molt — 3T0!i O U 
ia rrouy; A «-rou diiie. — 8704 A f. id u^ P f. tollo o.; cest (wr 
ijfc — 3"tj5 A de 8. — S706 F dol lu. — »7l»7 111 puH de d.; F «1. 
^â — .'ITON q. il le Aecnur» venir v., (iV i). des troien^f aotiont v. (O 
— STOfi II roBff-, IXîF Meure. — 3710 lÛ se sont as; F 1. c. u .xx. 
^nMle. — 3711 OG recoillont. FacuîHcnl. — 37ls(iF to»; A estuot. 
lu A w, F il sen coTiiencoiit. — .^Tifi y Uot no qiiiiiit. — 3717 V 
M. — 3TH« (.) (omit cil} <|uî il p. furent c; IUI> nu |i.-, D fii cou- 
U. — 371!) D oiorul; F a duul; H fiinfDt ikIs a gnvt m. — 372n F fuit; 
m est a. — 3T21 D sea turnf. — 3722 I) a p.; CF a urant paor. — 
a taa traire. — S72-I ti as fpaiia b. monte s., 1> a, h. qui nont amont. 
U monteront et au h.\ F or treclion. — 272» DGF lor ru. ~ 3727 
dette V. — 372S I j>ar, îl por. 




t» 



999» CB 



llv 



43iMkpm»«K 
3735 «Scfl fMamae 



374e 



Me 



da 



et toracBt €em pttr ■■ poitii 

ki ert derer» le plaineix: 
3745 ai a ttmé» petit ae gxanL 

Pv fespéfl bois **eB vunt foUiit, 

dMqril famit Umc eatré; 

■i lor aoat il tnt frhapè. 

U TraiCa fe raaeriCreat,' 
d7&0 ftDiuDt le srmot foeeé moatereot» 

De trovereot delTeDsioD. 

si §c pristrcDt aI faericoD: 

depccié l'ont et pUisaiè ja». 

nM F II; O tiffrement — S'31 DI lâDcierent leur i^nui» pin 

ftt I, Jm tfrux p. ».; OF lor «apjtu &. — 3752 HT tes e. - 3733 ï'y »»* 

kilrtt. fi 11 tMinfrem, III fort assiUrvoi; A tJoI f. - 37S4 DGF csAoTi 

- *T»*1 wmi» danë D. — ST37 HI troTorcnt mes; O doal l — STSSHU 

iJM M •- âtmt »., V nivoirnt dr qnoi a.; H ne se sorent — S73'J III ''i 

Jfl> 110 no tV ne ne) riiiilij{t<t)t I. p , O cil ne se voleni L p. — 3740 f : toi »«^ 

|0iitrn<]'-nl il (IrfTiMiiIfff. — 5741 G et li pliiisor sî coiu H»oa.— S'i'i Hl» 

giMtrptf put , I» • o. toal g. t h., (ÎF sen sont fai tôt i b. — 374» III {ohi^ 

\teni 01) ffiuIrRHti F et torwtent vcn uo p. — 3744 G un p. — 3T4& F^i 

' (1 «en I rematni. — 374fi F pw mi lo bos; G m v. — 374Trf 

'Uns III I» (itiU qui): F f. I&ioiui C. — 374^ (IF si rtinit Si 

F se rescrîoioni , (i sesvcrtuewit-l 

|i; fosse m. (F monlolcnt); V hAUll"- — 

.1 )' HI, l> I' il «r iirndtiDt A lirorlioQ. — 9Tà3 A 



»ptc«rHl In ni 1 

J., UliUliO 



• lonl II force; D »l plosKie lui, 




DU CHATI'IAU 



189 



de totcfl parz montèrent fins, 
3755 venz rontredit Kfuit piix entré, 

n^an home d1 unt trové. 

Toto »nt roliee la inainon, 

si unt tant prin de f?DuriMon, 

trente somiers en unt chargiez. 
3760 et iiiiis fu li eer» e»eorrhicz, 

AHoauiUs u sûu chien prÎH, 

ki en une ebunbrc e»teit niin: 

la piK-elc l'i ut tniicié 

et (le HH ceinture liî^; 
97(55 H (UmeiHclH le ileslia, 

de la eiiiriee li dono. 

Le cerf ont défait et char^i^. 

QQ» danicisols prist le rurchiê 

et uns altre pui-ta 1h tente: 
3770 uonqniH rurent par jçi'ant pœf^te, 

Qnaut eK]»leitii> unt tor afaire, 

si HC romistrcut e1 repaire, 

la prête acoillcnt del pais, 

t<>t imt ntln.' et t<>t ont prîn, 
3775 inil Boniiers ont ehargié de blé, 

li espiiicr s'en vont tressé; 

bien grnut eschce ont le jor fait. 

En lor ehastcl se sont retrait; 

ipio d'un que d'cl l'unt si guarui 
il7m) que plus d'an an tôt ueouipli 

VU G et puis en sont inooto U sus. — STttb G i 8. o. — Ï75A H 

Bffrnw 1 0. t.; F n. hotuc dv more no. — 37CO D(!F après; Dont 

ift - 3781 -S7«7 omif tlims F. AtinM ânrt» lîl. 111 cerl'. ST(H 

id «0 il. s. c. cstrolf lie. — 37tî.'> A Un. — »'5ti I et puis apre.s sf 

. — 37117 F .1. itskiiicr ai lont llurc. — :n<î>* F ii MimtAlbeui la cil 

U la quîrit. ni le ilainlie. — 3'70 A qiiu il u.; fl c. tout par 

k, î jiar tel p. — 3771 AVinra âana CD. G Tant ont c. — 3772 

n sont rctut*, D si sontreraiatront, F si se misent en lor r. — 37T6 

QOl tuursc, F s«ii Bont tornc; (• tôt ont cirglo et tôt torse. — 

h»] urkiet o, 1. j. prt«; (i gmtng, — 377is F en lor ro- 

" >■ I jttis en s. r. — 377B III <!o ce dont il se 

>nt il si g. — 3780 III bien près d. »., (i que 



L 



uo 



LATIN 



se paeent il dedenz tenir 
et uu grant siège uiaiDtcnir. 

La Dovelo est tant cspandac 
ijne a Laurcuto eu est vcnne; 

3785 ee diifot tnit par la eité. 
qne Troïën soDt arivé, 
ki a egsil meteot la terre, 
coiue la geoz qui aiment gncrre; 
di^nt qne bien nialvaig atrait 

3700 li rein Latins a en cls fait; 
Tiras l'a première coniparéj 
ocie li ont flon Hl l'ainzné. 
Li borgeia se sont asenblé, 
li pins pQi»Aant de la cité; 

3795 en error sont et en esfrci. 
a la eort vont ]tar1«r al rei, 
lor plainte et lor clamor î font 
Li reis demande que il ont, 
et il li diëut l'aventure. 

3800 content la grant descontitare 
que Troïën ont le jor fait, 
et maldiënt tôt lor atrait; 
cent de ses homes ont ocia, 
ars et robe tut le paï8. 

3805 Haa li dii^nt que nen esteit; 
por ce que H reis s'en esfrcit, 
diënt, se conselz nen est pris 
qa'il conquerront tôt le païs. 



3761 F purent; G bien miintenir. — 3782 F et le g. s.; 
cl) bien Icoir; Ul s. bloa souûir. — 3TS3 «mu ttlinêa daiu A. 
oonio; ¥ oHft vun; (■ lust, D tonte. — STM G si qiu; A in ! 
amtUait on; D fa t. — .17^5 111 {ometimt ce) trestuit dient 
tootront — 3TSS tî •Une. — i'S^ ÏIU tuolt m.; F » foie — 37< 
tiaus lor ml, a Ijuins lor avoit t — STUl j prinns. — »70Sl 

iiNibce. - :'" ' plnsor v. — a^oT IctKt -- :t:'N G Itj 

SÎUft A eîl; G coBltMit. - S'-l'ii D <w,- iSOl 

•mit (tana F. HI tj. U t. oni i- i - 
f. ont top..— 5t*»s— »ï 
D qaD ai c — 



TIENT CONSEIL 



141 



A tant Tnrans Cftt descendnz, 
3810 a C6B paroles RRt veiinz; 
ftDceis ot la novele oie 
dont la citer, tn estormie, 
a merveille par en (a lie». 
Devant le rei s'estnt en piez, 

H815 oï qne li borg:cin dineieut 

et la plainte ii,ue il taiiieient, 
et qne li reis lor respondeit 
que aa TruïënH hc pendeit 
et trolt les voleit retenir 

3820 et en sa terre maintenir. 

Tumns prist la parole en main. 
si se turent li citeain. 
,Sire', fait il, ,molt me merveil 
tn as pris icel ronsi-il, 

3825 que TroïCns vuels retenir. 
11 ne sorent onkes i>artir; 
ne vuoleut estre meteicr, 
neo ont cure de parçonier, 
anceis vuelent le lot aveir. 

3830 Ce naclies tu de li par veir, 
Troïf?n sont de tel manière, 
que kiH aqueit eu la loricre, 
qne fors de tôt le champ le ^tent, 



*S^ «nw alÏH^a 'tann DOF. — 3910 IIl et a ors p. v., DP os p, ost 

luz, (i as pftrUluns est rorenuz. — 3b 11 111 la oovcle ivDÎt ainx u. 

i\î ni iert. — 3Ài:( 111 a inLTvvUles en par; Fagcaotni. {omet par). 

iU III »A mt, ¥ estnt, 4;D lui etit ?0Dua. — 3S13 A uolt. — SMU 

U. — Sîtlî A (omet et) TO que. — 3SIÎ) I) «iwiitloU; y quil (F (juo, 

■rj u T. se lanott. — :tsi0 Ul el que molt les vuloit chierlr, DGF ot 

t volt r. ~ 3B20 A cuDaantir. - 3lï21 Alinéa dann GF1>. Il a 

SWi iiV san toniuBt. — a^l'A F meatuorrcl. — 3^24 UJ on vuus 

[,pfk cest il tel) c; (i ni 6Ut c. — 3821 et 3S2.'i inU'n-frtis lians lU. 

Bdnmt, <> sevcnt. — ih2H III 11; Il nont c. dcâtre p.; F nu » en ont 

a mû voclent avoir p. — SWîJ t* vt tôt vocicnt jiar force a. — 

1« Tolf; F {omet tu) trc» bî«n vt de v.; U et tant pues 

- SttSI f( ^>>32 omis ihiru l). - 808ï III ([iii les 

^ karicre, A chaiotriere. — 3iï:i3 Dl ({iii: bors 

« tut itti fore. 



de tôt en tôt dedenz lo metent. 
^6iiij Se lus a(|acla eu ccst pais, 

u tant en es de tôt fors mis. 

ÎIu reeet ont fait eu ta terre 

dont il l'eniuevcnt ja grant guerre, 

ardent et preîeiit et tmi-at 
3840 et tes bornes a els aliëut; 

H'aiiisi lor leist longues errer, 

toi te voidroot deeeriter. 

Hais ce vaels tu. ce m'est avis; 

tiiB a atrulz en re»t païs, 
3845 tu ne vucis pas o els partir, 

autels lor vuels le tôt gaerjnr 

et niei cuides nietre a ncient, 

BÏ n'es vers mei par saircment 

De ta terre m'as erité, 
3850 tn tille m'as tôt doué; 

ge l'ai ple^-ie et ndiîe; 

ne l'ai encor pas csposeo, 

ne ne gellmes en ini lit, 

encor rcmaint par ton rcsi)rt: 
8855 mais de la terre sui saisiz, 

et les eliastelH ai recoilliz, 

g'en ai les tors et le» donjons 

et les lioniage^ deti banum. 

Se tu me vnels de dreit guenchir, 
3860 eil ne me porront pas faillir, 

i9i4 Fil et «rivrc dt: t. le m., (îF vt do tôt vkrv lu (H les) ni., 
tmit a droit iiaicnl l. lo. — 3S35 l!II> se It»; A an (on p. — SstSfi Hl P* 
eus en senis dt> hnrs mis; A it. tnii es; l> yers; (î il ten arolt tôt àf(<*^ 
rais. — 3*37 Hl cliaalel: (î tunL — SSSh lll iiiaintientint, U t« ntovent, •* 
luainent. — S9.10 I prannonl. et o. — 3810 Hl {otnfitmi et) tes b. et; A * 
alH. — 3941 m s. Ii's les 1. rogner. P s. lor lais l. alpr, G se il eiwî lor U»^ 
©. — S842 Vt II te. — 3S44 Hl qiiea us ft., D atrais los as; AttF tu. — M45 1 
a als; V mie. — :ih\Q F del tôt. — 3S17 1 ot moi uietre tout a n., ^ 
mol v«Is toniBr a n.; A m» c, DF meu c. — ^S-fi Wll so; F vers i»^ 
mesfnia a entitint; G nt c« a umi. — 3S30 F ot t. (. m. tu d. — 38&1 ^ 
mais fo ne lai pas c.; F encore e. — :h8S3 A et ne; G encor ne JuaM. -^ 
3i54 A et ne, I en toi r., G et ai r.; D tout cd r. — SS55 y t* t — ' 
3SMi 6 ni vers moi mis. — SftôT III jo ai. — 386S D iln rcin^; F pieffilr' ï 
luen voluit-'B K- ~ 386Q F cist an me piieeDt; vaIroDt, D porrolt 



TURNUS 



143 



tnît se tendront o mei de bot, 

gc sui pic^-a saieiz del tôt, 

ta ne m'en puez mais rien tolir. 

ne KG n'en vui! itleïn pié puer])ir, 
3865 et li ti)lirH u'ent paH lepere: 

uxùz en morront mil clievalicrs. 

bien te peint <i bel te seit, 

Haelies qnc go tendrai mon dreii" 
Li reÏB oï que Tornus dist, 
3870 d'ire et de maltalent fremist, 

mais envers lui ne volt parler 

ne il Del volt pins eseolter. 

D'entre bc» bumefl e»t levez. 

en sa cbanibre s'en est entrez, 
3875 ne mais que seul itant li dint: 

ki plus ))ell8t et plus feïst, 

et tôt 11 iiiist cl convenir 

dcl laifisier o dcl tenir: 

la femme ellst n tôt la terre 
3880 eil d'els ki la porreit conquerre. 

'l'oning les barons remaint, 

ensenbb= ela del rei se plaint, 

ki ses convenz li vueit rctraire, 

demande lor qu'il jwrra taire 
3885 des Troïëns ki senz son gre 

^EtGl F tost Ben terrant; G avolc moi en venront; HlFniu, — S662 
t.: de ee ni i il nul redut. — ^S63 A {omet tn) ne m. p. pas rien 
ir, D (omet tu) n. ni. poiioz m. r. t, F lu na mo pnes uitis men tolir, 
ne le me p. m. tolir. — Htjdi III nu ie nai talent du g.; D no av vous 
jo ne te voel nient; U ne i» ni-l quier mie g. — aSH5 IIUïT omettA'nt 
iDF otnrUmt pas; III a tolirj F ne li t.; D y ne inest. ~ 3stt7 D ouliion le 
, n il to p. , DFIH ou mal t. s. — ^Hi'tii F jo nuuntendrai je quid m. 
SSflU aana alinéa dan» A. — »&7u U om^t et — aS73 I) ne v.; F ne 
[ vfeit p1u« «rester, fî ne tloc ne vall plus ester. — 3873 A ses I. — 
t F eti» ses atinliros; i> si si'ii est e. h. c. eiitreti. — 3875 l> fors (|ne 
ytont; F et «o li uiandc ut ei a dit; A(î lor d. — ^877 I Icn, H les; 
IJor li m. de rvveatr. — 3h7S ferir. - SS79 lïl ait a (II et) toute 
[ F et le f. e. et. — 'iHbO F le iMîuist, 111 purra; G <iui sor laittre le 
c. — 3ssl Alinéa ilant GUI; l> av% b. — 3'iSi Ul a eus trestoa^^ 
o eulz de soi; GF e. a ois. — 3ï)S3 y (omet ki) ses cunvenans, 
A deiHtada; I> d. que il p. (. — SHS5 Hl stin, G nor. 




n. CONVOQUE 

ont eï pais cbaatol lermc 
et altre en ont a force pris, 
a em\ metciit le pat». 
Cil H lot'nt comiiDcmeat 

38flO qoe a«enliler face «a geiit, 

inaiit ses harous et »es amift 
et les veisiuB d'altre païs; 
a quant que il porra aveir 
luolt tost les aill^ ascoir, 

3S95 et fl'il les piiet par forée prendre, 
si les face ardeir o pendre, 
Tnniu8 en a lor los crell, 
le jor meïenie sont niell 
et li eorlen et lî inesatre. 

390fl ki «eninndre vont le barnagc 
et ses homes et ses parenz, 
et molt mande UHtran^eH gens; 
de totcs parz molt en aftnc, 
as Troïëns fora rancune: 

390IJ bien ot scrjanz et chevaliers 
des i qito a set vîuz miliers. 
D'alcnns des princes, des barons 
vus sni g'e bien dire les uons. 
Mescni'ills i vint jtrcniitirs 

3H10 et amena .m. elievaliers; 

il ert uns princes d'altre terre, 



5680 (> en in terre ont a f. — SSbT D lautre; F (it aiitroj 
r. p.; (I et lin ft. ont. — :tS9S F mon p. — SS90 Q qne il 
(Ç, — 3Wtl n ot 8, b. — SS'.iî F barons, prÎDces. — 38tiS A 
o q.; Fa tantconi. — 3bn4 lU k-a aille tantost a., F a tant 1<4] 
et molt toit I. a vewr. — «SUS «F le p.; t; a f. - 8sit« A ses 
le f. a, et p.; DFdesfairp u p. — 3&97 ««nw alinro tVtn» UDF. 
ccl j.; (i Innlost m.; A v«iiu, - i'.^W A porrier; (J et si c «t 
UF i|Ut V. ». suit b. — S'.W2 PF (uiiifttmt et) uiolt a Diiodi!; G 
tluBtraogo. — 3903 A de tote part; G fera ainq une. — SOMi 
rnmuilinc. — 5905 rt SHOti mut mms dnns 1*. F a s. — KJttHl' 
il. ca ((■ a) .M. Tina. — SHUî A Uauquaai; F QuaH()ueiia nu 
non»; (i p. ot do I>. — Sîioi; I s. iix.lt i. i 

I. n., F de prlnoxtfl «t du haus liaruuïi. Ai 

cil l: 1) et ot .I.U. olu«v. — SOtl 111 tl tort fumvn dt* h 



SES VASSAUX 



145 



riches oom (a et daiz de gnerro. 

LauBUH i Tint o Ini, se» (îk, 

nos âameÎBoIs |iroz et geittiz: 
3915 onkoa pluu bêle crcatiirc 

d'orne TJvflot ne tîst nattire. 

Il en i anieua o 8oi 

pliitt de i<et ceiiz o rou conrei. 

Areotians i vint cuiirÙB, 
302O lins ilameiscl^ fiz KitiiIi-s; 

eil amena mil Hicvalicrs 

estre la geldc et les anHiiers; 

del cair d'un lion ot cecu, 

i|ne Ilcrculé» aveif veincu; 
'i92,h il le {lortot par molt grant gloire, 

ce ert signe de la victoire 

ot de la grant vertn Ron perc; 

granz essenples do bien li ère. 

Vint i li dm de Prenestine 
H930 et H sire de l'alcntine. 

MesapQS vint o ^^rant haroage, 

ta. Neptuni, le dcu marage; 

cil li trova mil dievaliers 

et le» aniiCH et icâ destriers; 

poltrels oroDt de Capadoce, 

ki n'ont meliaiiig, Jalc ne bocc, 

d'un uicrveillof! bnraz de nter 

et molt sont legier a anuor, 

ohevals n'a 807. ciel pins vaillanz, 

J*J^ Û r. h. moDJt et; F ert - S9I8 Alinéa thu» P. O i fu - saH 
'™lw» p. et bftrdia. — SHIi G «i b. o. — syiT y Icil en »., D il 
^ - ayi6 D m. .M. OFIIL V. .r; HIF en, G ft; HI im c. 3919 
**■ HlOV. — 3WI F ecDt c. - :t022 ï sans router le» arliale- 



lOD 



«mtttsU ett P «• g. ~ Sim m dun cuir de lion; FI> do o; 
"• *021 111 ot ftbstii. — 8020 U! c. 0. enseigne d. v., P et por 
•J» ». — S9ÏT A ut p. — 31>2ii et $930 omia dans F; A Pele- 
*Wli (îD Palatine. - S931 AlinM Amt OD. — 3932 I Zephyrua 
QiU; in c. «mena; — S93.S jiW7«*flM veiT .1949 omis dam 
«: A ot, m lert. — !t1>36 AHI not; A laie, y 
.i^nw y et luiilt tes doit un bien uner (Hl 
'luiter. - i92Q si mont ai v. 



10 



^m^^Tid 


DESCRIPTIOK ^^H 


^Ê 


mais ne vivent qnc Beal treU anz 


^H 


avant n'eu piiet un» seule durer; 


^B 


ne sont des ives de la mer 


^H 


ki eu mer rivent Hetilement, 


^H 


si corn convient, totes del vent; 


^m 


uiolt par eu sont hiien li poltrel 


^B 


et a nLcr^'eille aont isnel, 


^B 


et molt Bcrcicut do grant pris 


^K 


se viveieiit iiuef auz o dis. 


^1 


Vint i ClanduH, uns ricbes ciiens. 


H 3950 


ki fn sire des Sabiëns; 


^H 


venu i stnit li Salmrin 


^H 


et li Paillain et li Latin, 


^B 


cil de Napleu, eil de Salerne 


^1 


et vindrent i oil de Volterne. 


H 3955 


Ne Bai que aL'outasse pla«. 


^H 


car tant en aaeulila Turnus, 


^H 


que t^enz de pié que ehevaUers, 


^B 


<[a'(in les prisa set vioz milliers. 


^p 


Enpri^s i viot une niesefainc, 


8î)6(i 


ki do Vnleane esteit reïne; 




Oauiille ot nom la daineiselc, 




a jpant merveille par (u hele 




et molt esteit ilo grant |Hieir; 


^^^a 


ne fu femme de son savoir. 


^^H 


Molt ert sa^-e, proz et eorteise 


^H 


et molt dcmeuot grant rielieise; 


^B 


a merveille tetieît Iiien terre 


^^^H 3040 


D. T. no mes; lil koI i|ut>. - 3U1I D ; 


^^F eschapcr, mil 


nin .1. il. ~ :i^M2 D mats s., G et a. — 


^^H D TionncDt. — 


.t!H5 t!D polrel. - :ii«T D praioii. — 39 


^^Ê — 


(iritu OiniL I> (J. 1. V. - .11150 III ierti 


^^m 39:>l A Saraciii. 


Fi lUrliarin - 31):>2 IlI Puillois, A l'o 


^^B VOV njoHtmt tUtuv rerv; f\ If» Hotm. — 8UM HID «t[ 


^^H m et avec otis 


cil (1. V., A vt viiiilMiit i c-il (l4> uitl i 


^^m i V. — 3<J&j D Qui! vous un diruiu ju plus. — HWW B qi 


^^H y a piu. — 3U&8 A i|uil un i).-. H (|. H uâuia .ii. c. ni.j 


^H 5D5U D omiïf t. 


— 3lHit) F Vocasuc, Vofaiant*. — m 


^H estait b.; F unt f. Ii.; V, m. estûlt h. — iWi F de mn a^ 


^^B — 


counoUe prous «i . r î1 


^^P ooU molt gnuit barnago, 


^ ^ 


^Bl 



. ---- :; j " 1.1^ . " "^ ■ -r -«ïr. 

".- -- -fi -.LT Ir -1 fi-a>«iliir 

• - •^"■: i -r: z _ru.^ 

UV en li n.,^. eu|,rés k fan.'. 



;»\ 



■- *AtlEu - ^«iîiHi omit p„ j. ^ jg,„it .j,,-„ I,] ,,,,.„ ,j 

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A «A, L ^'*"^' ^ ^''^ ^"" *"""■ ~ ^""^ " '■ " '' " ''*■ ' 
^ P f '" ^ P«*»we ^ 3.|77 F le i. <|Lif llA i fil i-nlfrntiii-. 

^ » B ^ - ah ^'" '!■*■'*' ^ entrawi van ai «itrwt ï'.-l r» 

*"« nHu ^ta. p. , , , . . 

lU ~ 5«.m ' ^ "^^ 'brrierr d- ira »!*»«.• 



'» « i.- m j i_f '^ "^ — *^' 



Uiit^ 



**n il v>r' l- Vil'..** iM.^ 




DESCRIPTION 



'l'''^ 4005 



ear plus blanclie ert que neia ne glacû, 
3995 ©ntremeliee ert )a rogi>r 

aveualuient a la blaoï-hor; 

molt ot bien faite la bocbete, 

DOD giiairoâ grunt, maïs fietitete, 

niCDU serrées ot les dcuz, 
4(H)0 |>luB reluisent que nnU &Y^eaz. 

Qne direie de 8a belté? 

£u tôt le pin» Ioqc jor d'esté 

ne direie ce qu'en eateit, 

de la belté que ele aveît. 

ne de sch mors, de sa bunté, 

ki valent ndelz qne la belté. 
Mi)It pîir ert liele la rcïne. 

Vers l'ost ebevalelie la mesebinc; 

ebevels ot sors, Ions jusqn'as pie/., 
4010 u uu fil d'or les ut trooiez; 

bien fii la daine estieit vestne 

de porprc ueire a sta. obar nne; 
, la porprc fu a or browtoe, \ 

par grant entente In uvrco. 
4015 ïreis faees serors la lirent, 

en une rbunibrc la tisBirent; 

ûba.<tcnnc d'els «'i essaia 

ot 80D saveir i demui^tra 

ot tirent i peissuns marages, 
4020 oisels volani, bestes siilvagea. 

:i!i94 Hl plus blïtic iiuu Df8l nuit' nv g\.; 1> qui fu plus hli 
JMM p- hlaas q. n. sor gUco. — 3U'.>& rt 3990 inttrvmrti* tiang [11, i 
o U r.; A color. — SiiUO HI itrl; A o. - S>>9T ni sut miinek» com .1 
bocetes. — 399S A dciI g. granz, ti ne uilu g. — 3UV9 et 4000 omi 
datuid; Hl et ot mcuu serre I- tl. — -IUdo D p. rulujsuuz que aest &» ^ 
plus biftns qiiyvolrc ni; n. — 4(11)2 A en lu plus h\t; 1> itii un dos ptfl 
loua ion. — -iDDf ii il. — 4UM5 tt 4(H»} omin dont IIKJ; D omet prtmU 
ne, blatite. — \w^ I) qui luiex vaient. — 40«7 tan» nlinài dans IDG; I 
mvscînc. — 4tioS D citcvalcboit; U mole rev^Itoit biun ta roiac. — 40^ 
D btuis jusqu» su» p.; G cavuls avuit dor dusqiu pies; III e. o. s. j. ( 
p. — 40U> D furout t. — 4tMI I) molt ~~ 4012 G (lun por)>ri< noir. - 
40U G ricuise. — 4<)l& Jn. scaucs s., Hl .lu. tnult sages s. — 1016 Qll 
rocha; G tendirout — 4014 111 et de s. a. i oioalra. — 4U19 Hl 
(t i) flreat. 



Jk 



DE CAMILLE 



119 



Vestae fu csfrcitoment, 
B . deeufl fu eciuto lattchcmoat . 

A x d'auc Htji^eeinte a or tirusilee, J 
meuDëment crt hotonnee; 
4025 elialfiee tu d'un «iglatun, 

si 8ollcr furent d'au poisson 
de cent folora menu vairié; 
a or furent lié H \\\é, 
ses mantcls fu riclica et eliicrs 
4030 et fu toz faiz a escliai|uiers; 

Tuiis tavclï4 crt de blanc liemiinc 
et Taltre ert de F;ole niartriue; 
vols fu de porpre impérial, 
li ta»8el furent a esma). 
4(fàh U orl68 fu iiicrvcillcH lieU 
et fu de gorges d'un» oisels 
ki ttuelent pondre cl kmr. de nier. 
Sor l'onde siéent al oover, 
cent l&Uea euvent eu parfont; 
4040 de ai chaido nature août, 

que se desus lor oés seeient, 
de lur chalor toz les ardrcient; 
bien fu orlez de ees oisels, 
des i qu'a terre li aiautelH. 
■1045 Ële en ot entrovcrz les pans, 
que U parut li destrc lland, 
et chovalebot un palotrei 
qui Hoz li niciuc graut enfrei. 
Onkes ne fu tant g:onte bcitte: 
4050 corne nei» ot lilanclio la teste, 
4t»31 A T. u fit. - -IU32 P desor; A oointeuent. — 4023 niD 
HI bien ovrec ~ 4n2i Hl m. dor b. — 4035 HI clmuces avoit 
126 DU. — 4037 et 4028 umû (Uim HI. — 4028 A ti liu p., D si 
pie. — 4029 A li m. — luai et 4/lHS omin dann III; (i colers. — 
|D L en do gole de m., G et li autrea do Bebelinc. — 40.13 HIG 
403Ô 1> »oat de Jt. oysiaus; G 11 o. merrillos et b. — 4030 lUd 
); D qui molt par soot do gorgo biaus. — 40.H7 If prendre es fonx. 
I3t> EU sus; A et a. !■ aolleat covur; G coloer — 4i)4l GUI n. se H 
— 4044 ill deai a; dus ()ua t. tu I. ld.; D jus quA la U — 4047 
jl c — 404â D 8. li demeauit tul c; Hl desroi. — 404^ UI plus g. 
4V50 tt le coia ot tôt blanc et la t. 



150 DESCRIPTION 

le tup ut neîr, et les oreilles 
ot au]bcs(lcu8 totca vcruicille», 
le col ot bai et fa hieD ^ros, 
les iTÎos îiiden ot verz jHir flua; 

■1055 tute ot vairc l'cspalle destrc 
et tiieu fu ^risle la sencstro; 
le» piez devant «t lovinc/, 
et fu tuz hrnns ])ar les custcz; 
8UK le ventre lu lejfurins 

-iOGO et 8or la erope léonins 

et fa toz oeirs de ^oz les alvea; 
les doua jambes devant sont falvc», 
les dens desriers roges eoin gans; 
les quatre picz ot trcatoz blans, 

4065 rieire ot la foc une partie, 
l'altrc blanehc, tute crcspic, 
les jiiez eopez, les jambes plates: 
niolt fu lacn faix et l>icn ailte». 
Li palefreis fu bien anblanz. 

4070 et li freius fu inolt aveuanz; 
de fin or fu U cheveçals, 
faiz a pierres et a esmals, 
et les reanes de tin argent, 
bien trceieoH nicuuiimetit; 

4075 la sele ei*t buene, et li arv'OD 
furent de l'uevro Salemon, 
a or tailUé de blanc ivoire; 
Tentaille en ert tote trifoire, 
de porpre fa la coverturc 

I05I D te corps ot o., OUI lu topct n. — 40&3 et dOSi > 
III. — 4(154 P todee vermeiiz. — I05ri 111 et toute g. U s.; i 
noire fii ; O et ot bicu, — Le rmt 4W55 jiisija'à 40f}7 omi* i\nn9 II] 
et 4060 ami» dam O. — 4(if;i PG dcsur. — 4W2 A inmus d.ot i 
venuilx c. b. ~ ■4i)64 G avoit tos. - 4067 HI piuz ot petiz d 
le pie copc. — 4'Hi8 Hl m. fu vistes, G liico fii coranz. — 4 
molt par «stoH b. a- — 4070 G II f. cstolt in. a. — 4U7I A or^ 
(}U rpnfce»; I> furent dsrgcnt, — 4074 DlIUi tniTicliieB. ~ 4| 
B. — 4rj7(î m erent; O a toenvre. — nm A a ertalUe. — HX 
en; m ta uilie e. e. tout a L; A ert a or T.; OU fu. - 41)70 i 
ert, G d. p. estoit; I foutrcure. 



oc CAIOLLC 



Ul 



4060 et tote l'ultre a feHreAre, 
et d'iiD linio i>aUe «odeaa le» 
de tmcD arfreii* les 
li eslrier forent d« fia or, 
U |»eitr»U ralot u trcvor. 

4U8Î) Camille vjat molt rii liiiiiiiÉ 
a l'ost et ameiia grmot gcat: 
Meo ot o MJ de elMvaficn 
des i qnc « qsatre «Olicn. 
Quant m Lasrrate vial enaa 

¥m temolle oC eo !■ nie çiut 
boi^is inoali>F«t •■• ae oiii 
damea, aieaehîoef aa feaaiMrK 
et esgtiardotet U pwde 
ki tant eii pruz et taat ert I 

^ A sraal nervciUe le 
tote la ectts ki la T« 
qa'el se AeÊat oékm 
JMtar se ekoraiiflr al 
F&nri I^neata 
4100 de l'attK part m 

en la cité a aie fwt; 
ta Aal fieUer a«i 
une lie ne tote cv 
tieaeot fi tni, E 
4105 et les teatea m 

et Ice accM^Bca oea h 
Onaal T«nw vit r* 



6 t«L — 



"Mil m dnu /i^MP. — «v^l O ce te 

" rf if mi w t «ouf oMM law KL — 

At FlMle r. - 40^4 r » l «• a.. BU» m* c^ - X 

EioniiifaMai.; UftfaB^aa^<4^««4k-< 
L; G ^w a o m. — an» G bbAc t t. i « « « 
u - wn P K^pÉafaH. ~ «aa « tel — aa 
!! m nm tel bM d. £, r aeaAMl f» « «. ^ fr 

fl> eWnOen. F |. « jl oh. a. - •!«• C f« 
P nn O JMtt b tfc «a M M «c - 
Util liB] ilaKat, r tiams; l? |»~ — «« S< ^ 
u p<oaiaBi. lî-^' -«M «Aaii ^v A. i 



>»«e 



* <- 





IM 



DISCUSSION 



por lor fVancliise et por lu'enwr 

a mon beHuing sont venu ei. 
4170 MuU tiiiiblcincnt les en merci; 

se jiar vos pais m'enor avoir, 

servirai vos » mon poeir; 

bien sai, so mo voioz aidicr, 

le t'iiastel ferai trchneliior 
4170 que fcriiiiî oat li Trùian. 

li Dout entré eu molt mal au: 

plu8 cliior ueu aelieta Hnria 

ilclciue, (loot il tu ocis, 

qtie ËitcaH fora Lavinc; 
4180 tolir la me vnelt par ravine, 

mais il le eunipcrra malt eliier, 

se vos m'en volez tuit aidier.* 
Mesencilts a respundu, 

UDs cuciis ki ert de grant vcrta, 
4185 et dit; ^Veirs est que tu ilreit as. 

A tort s'i cubât Kneas, 

mais ja par fei ne! reecvron, 

ucHtrauge lionic xor uoh n'avruri; 

aiuz serioii toit vieil chena 
4I9<) qac l'etlttHon deconeil, 

De îl en pieee ne savrcit 

de vos tuz ki cliaseuns estcit 

Il nos vuldreit deseriter 

et Doz terres a eels douer 
4195 ki eu cost païs i'out aell; 

41(18 IIIF pir; (; lUA fr.; A omet et. — IITO III doucomei 
durement. — lUÔ GF qiiOQ cest pais ont tait t.; Ul ont fcnno. — 
A aiitro iD. — -1177 I p. c. ne Incheta, (î p. cbioru na catâ. — 418 
quQ quido ftvoir par sa r.; I) t. la ctiidc; FHI rnpine. — 4161 d 
intrrraiix dan» III, je cm! i)ui1 le c. e. — 4ls2 111 8c men voies 
fol (I vor« lui) a.; F mo v. — -11^3 «niui alinM itatm A. — 4184 U I 
F fil. - 4lSj GD dlst — iiso F se conbat. — 4is; Hl m. par n 
D relcoron. — II&S D eatraiige de fui nous pauron, F e. home a » 
a.; lU siu! II. — 41 SU G ains scriuuics vjel quenii, HI a. s. v, i 
— 4litu m bien conçu.; I) que bien L cungneu, F quo len soi 
coïKu; A de4|iieneu. — 41111 A nen a p. n. s ; F aiiroit, — 41^2 fi 
V. e. que ch. voudrolt; D de touz nous; F ciscuas de von molt le b^' 
G quels c o. 




DANS LE CONSEIL 



155 



tut eu seriou eonfuDdu. 
il tiMidroit veU en graut uliiertii 
et nos avrett eu ^'rant vilté. 
Ge ne lo pas que» atraion, 

4200 funi de sur no» le» CMloignun, 
mais nos devou faire mesure, 
ce m'est avis que est dreiture. 
Faire le dois araisoner 
et do tuz 8og nieafaiz reter, 

4205 que dreit te facC en ta cort, 
auccis que a uoal/> ti tort, 
se il do dreit laire s'cutoreo, 
ainz que mr lui ailles a toree; 
enprés le fai doue dosâër 

4210 et de sa terre eongeer' 

Mesapus dÎHt: «Or ni novelesl 
Estrange ebose li (!uuseilles, 
que it le face aroisonor. 
et de tox acs niesfaiz reter, 

4215 11 ont sur nus un eliastel prit) 
et de noz bornes cent ecia ; 
ne sai quel dreit en preïsson 
se les fers des lauees non. 
Ëntromcton nos de vengier; 

4220 de destii-r uen est mcstier. 

Des qu'il foriireut en la terre, 
si L'onieneierent il lu (guerre, 
sor DÛS tirent dcfirncsurauee, 



1196 UI isiri s. c^ OP lot en seriuines decun (F ronvencu). — 

D L I. VD g. chlcrclcj U a ic- cb. — -ll'.»S ii et nos lomoroit a 

JtUi> 111 tic nos uictoQB eu licx liens; K los jiiu quoi. — 43i)0 

ttHt (on, eu SUD du qus; D f. ilcssox. — 4201 III drui> 

4'2*i2 m avis mo8t quo scmit civitiire; li iiui e. d. — 42(i;t MI 

lo felst a.; (iFDA les. — 4201 A et de tort fait lo fil r.; OF lor 

CM OL — 21l>ri 111 et qiio d. fdst; A lui f ; G enit en t. i*. — 4307 

it&i. — 4'iiis (Il a. que voiscB sur htl; F auge. — 42Uii III dont 

— 421*1 A omet sa.; F la l,j I touvicr. — 4211 Mtn» alitira dam 

4211 GFI» de droit fiiire de deflier (F oi d. d., (î del d.) - 42IÎ 

[d. ODUM en prundrun. — 42rj A dul v. — 4220 F dois d.; Hl oeat 

GO ni a m. — 422» 111 sua. 



156 



ÉNÉE SE 



4225 des i|ii'il tirent sot nus fulio, 
si sorent il, n'en dotez utie, 
([lie nos ne lui* volon nul bien 
et que nos ueâ amuu de ncn. 
De lor part vint primes li mais. 

4230 Demain seion tuit es flicvids, 
le siège lor alou tenir. 
Ko8 nés en devon i)aB ^tiarnir; 
l'en deit grever sou anomi 
et ni deit l'en bien faire isai, 

423& que Ten no l'en deit pas guarnir. 
dea i qn'il viegnë al ferir". 
Ceetc parole creantcrent 
tuit li baron ki ilnee erent, 
par main les iront amaillir; 

4240 ja n'i euident a tens venir, 
que li Troïën ne s'en fnieni, 
mais molt sont fui quant il le cuient: 
issi ne s'en iront il pas. 
Bien aveit oï Kneas, 

4245 que Tnroas asenblot sa gent, 
et il no s^atarjot noient 
et nuit et jor faiseit ovrer 
ot son ebastel bien afcrnicr; 
il naveit talent de fnïr. 

4250 SoH brctesfbes tist bien goaruir 
et adreeier les monteors 



U vov 4225 JHtqH'à 433t) onùa dam A. — 422fl F sorent il 
<iue (in (lie; G ^txe que dus die, D uel duutc m. ~ 4337 G vauriens 
Vi'th ni ne DOS luiiun du oiilc r., OP ot «[tio nos arueriens de (F a 
mes) rien. — 4330 A as crenim, D a chc\-al. — HIF ocs on d> 
mes; D ucs en do7on do rien g. — Le* i-cm 4282 jusqu'à 4237 i 
<ians m. — 42.14 1) et si le doit len, GF et bien le d. e. — 4396 D 
T.; desl qne ce Tl^e al f. — 1237 Alinéa dans ni; A celé. — 
Aliu^ dans D, irons; F pur matin l. a. — 4242 F que icon qutdent 
424S F car il ne fiiîrunt ensi pas., (* il a. a. i. ii»l pas. — 4244 HI 
— 4245 HI griiul ç. — 4246 AGF omfttntt et; A U no satardolon 
GF il n. 3 do n.; ni «e t. — 4J47 III car. — 4248 D a son cïi.; HI i 
fort freuer; G tvfenoer. — 4350 D falsolt garnir; GF fait 




PRÉPARE A LA CfUERRE 



157 



et afenncr les alcors; 
tôt environ par les puMz 
fÏHt endrceier cspicK foibiz, 

4255 granz pierres meire et |>elH agnz, 
CQHcîgnt'B, la nées et chou/.. 
Enbanster tist ^t&uz besa^nes 
et doleoireK eriniolueg, 
alvcA fÎHt luiro do dcHim 
et les lancieres al pié jas; 
gTsnz eliars fwt defuni atacliior, 
et qnaut voudra a l'aproeliier 
et cil voIdroDt anioiit monter, 
<|ne l'en lor laist les cbare aler: 

•4265 ki coDKeUz en estera, 

a molt içrant peine resordra. 
Cent enfleifj^ncri inist ci donjon 
et en rnileu t»on gonfanou, 
ki fu de porprt; o listes dor. 

4270 Soz Troie le eonquÎBt Ileet'ir, 
quant il Prothèse laus oeist, 
ki la première joste (ist; 
]>remierâ i vint o son eslbrz, 
premiers Josta, premiers fu morz. 

4275 Molt ert riches li gonfanons; 
mil qae enseignes ijne ]>enon8 
d'or brosdees de mainte guise 
î ventoluent a la hist;. 



S Ce ver» tt U gitivanl mntt o»m dmw HI rt lea vtn 4263 — 
toiU omi» dant F. — 42:il CD vt dre«ier; O i e. f., D ot e. t — 
^^i ft 4206 intfrvrtiis dan» UI, «t p. a.; (! oitftre ]t. et p. a. — 4237 
DeuBiter. Ht enbanter. — 4259 H doloures, Â doloircs, UK doloircs. 
<Ï9ii et 4ii60 oniù dnna ÎIÏD; eagieu. — 42SI G gol». ~ 4202 D 
quiBt vouilroient a; UI qae q ; A lo depecier. — 4263 G al mur m. 
itm G m lor lura les gais a. — 42f»5 D cil qui c. eu eera. — 42fM 
James aal lour ne r., A a g. poîncs on r. — 42t)6 I et aveu aus. — 
I lues. (î letn». — m» D sor T.; A la c. — 4271 III; D L dut 
loolus o. — 4372 I) j. i f. — 42Ta--/.?9i7 snt%t remplacés flam III, t. 
mttf»; D primes. — 4274 V primes i vint prIm4Mi. — 427.'* Alinfa 
Il l). Dont fu. — 427fi A la. r[. densoignes de p. — 4277 G lor bros- 
tl 1 gr brude. - 427b D II. 



VENDS KT 



Molt par senblot forz li cliastels 
4280 et a mervcillo par fu hola, 

do viande fii ropleniz 

et de bucua bornes bien guarniz^ 

ki forent molt bien duit de gnerre. 

Li dnintelB sîat eu blnnt'be terre 
4285 et por ce distrent Trotan 

que il avreit nom Montalban. 

Quaut Kncas ot aprestt^ 

et son chastel ot ordcné, 

eels a loiiz ki dofeiidreîent 
4290 et cels ki cl chastel sercicut; 

partot ot mis arbalestiera 

et SCS serianz et ses arebiers; 

mil cbevalicrs apareilla, 

que, des que li bcsoinz vendra, 
4295 que tendront le torncieiiient 

fora dcl chaatel contre lor gent 
Des qu' Eueas vint en la terre 

et qu'eBmeUe fu la guerre, 

Venus la dees^ie d'anior 
43(H1 ert de «on fil en graiit tVeor, 

ki enclos ert en Montalban. 

El vint a «on seignor Vnlean, 

ki molt ert maistre de fur^^er 

or et argent, f^t et acier. 
4305 El l'aeola estreitement 

et baiF;a le cent feiz et cent, 

molt le blandi et loscnja. 

Il li demande qu'elle a; 

«Ï9 D 6er. - 42SO A en. — n^\ A «rt bien rainpicir. — 4« 
Iffondonmos. — 41S3 t> qui bien diiit fututiMiT de g.; G qtii ntuli p 
d. — 43SS A omet d, p. c d. H T. — 42st; 1> qnil ktoH a nom M. 
4287 Alinéa flima I); F q. noD castel ot afenoc. -- 42S< F ôvmk 
lance Wcu »nne; A tôt o. — 42M F t. oalist; »Ioi*. — 429rt FI) i 
onn. — 471)1 D p. t. ot ses t, F p. tiilst ;<(>3 a. 4?D^ FD si J| 

— 4W4 A «rrn. — *t!>!t 1>H lt*n()mù<fll t.: F <fiti| tiefriKMit , ti ^f^ 
ant. — 42it7-^5.'ï?' """. ■ ... ■, , 

t B. (f. Mn>r. - ; .: 



■ 


^^^^ VULCAiN ^^^M ^^H 




s£ rcqiicrro le vncU de rien ^^^| 


43LI) 

l 


qnc faire pQifuso, el l'avra bien. ^^^| 


.Sire/ rait oie, ,qnc feras? ^^^| 


1 


Ge vei qne mes tiz Enens ^^H 




eet arivez en l^omlmnlic ^^^| 




ascz poj de compaignie; ^^^| 


4315 


vers le rivaf^e s'est entrait, ^^^| 




en an tertre a an clia«tcl fait; ^^^| 




n'a dqI seeors ne nul radoe, ^^H 


1 


sn gent etiit iliiei' endos. ^^^H 


: 


Tarnus, ki est se? cncmis, ^^^| 


4820 


ncl vueit eonsentir el pans, ^^^| 




somonse a s'ost ^rant geut atlnc, ^^^| 


[ 


a mon fi) vuelt faire rauenue. ^^^| 


1 


Aeerra le en Montall>an, ^^^^ 




mais bien le pnet teuir un un, ^^H 


4325 


car guamiz est Me» de vitaillc ^^^| 




bien li puet tenir bataille, ^^^| 


1 


bueuett armes H convendreit, ^Ê 


1 


qae. se Turnus l'aatisseit ^^H 


1 


de comliatre sei envers lui, ^^^| 


43:30 


cors cuntrc trors tôt seul il dui, ^^^| 


. 


quil etlst nmiea eonvconblcs, ^^^| 




a ocs Sun eor» liiun detV^u sablée. ^^^| 




Ce te demunt, ce te rcquier, ^^H 


' 


or ai bejtoin tlt^ ton mcKtier. ^^^| 


4335 


He joïr Tucls mais de m'amor, ^^^| 




or la deserf par ton labor: ^^^| 




molt mu deis bien le jor servir ^^H 




ki la nuit pnez u inei {^esir, ^^^| 


4910 qail sacc rfttr«. — 4dlS G se sont t — iMd ont. — 4317 ^^H 


h. ». — 43lf> A tloec est o un g. o., od tôt n. g, i est e. — 4SI9 ^^^h 


f dans D.; 


lui ot 9C!3 liunii-s velt coiiqnc-rro. 4320 Tiimtis ot ^^^| 


r de la terre. — 4^31 A BoiDODt sun est i*a g. t.; ost. — 432S ^^^H 


. — 43J4 CI U lo p. — L'a vtr» 4S25 jusqu'à 43!iS vimnml daitë ^^^H 


'>%S: G n'xL — J.t2r> (; ut ti^nir pitet molt bien b. ; A o bien ^^^H 


!l A U atlraolt, I) saaHAitolt ~ 4:130 D c. i c. trestoiit s. ^^^H 




ftvrre B. c; fî <>t auol a. c. d. — 4.1:1.') A ot te r. — ^^^H 


L 


n — 4337 G (luit — 439S D (lUtnt; G paet ^^H 



hi-. 



■~.t. 



■^ i.^ 



-T.» -T. a "T 



« :*-.-îA 



MARS ET D£ VENUS 



161 



et tnostra lor tôt eu aperi 
eele arultire a (lescorert. 
Celé chtme denidot as dens; 
por qaant s'en i ot il (b telfl 
ki volniosent esire ensement 
latiié li estreiUMiicnt. 

•4375 La (leesBe m«U n'en marri 
et son Bcignur molt eu haï; 
one pais ne li mostrn atuor 
Dc bel Bcniblant juRigu'a ccl jor; 
oncor le fetst a cdvïk, 
«'ele ne volsist une rob fiz 
cUat Imlbero et eaeu furt 
por guarautir hou cora de mort: 
ne fant p<tr srni le» ariiiCH faire, 
en pièce nel prisust el j;uaire. 

-4385 Son maltalcut li ^lanloiia, 

por son besoin se pun^ensa, 
qno Tcu ileit bien ilucc preîcr 
o l'en vneit alkcs cspiciticr: 
blandir et losengier estuot 
00 et Bupleicr, ki mai» ne puet 
La unit fn l'acorilance prise, 
Venus a'en est en grande luine 
por eDplcitier de sa besoigne. 
VuleanK ne ijuIhI unkes ensoigue, 
)D5 Tendeiuain est matiu levez, 
toz ses ftvrien* a apelez 
et nrcia lor de eoujêncier 



l'O A ccJ» STontnre. — 4372 A p. q. se 1 ot il, D p. q. il en j ot, 

si ni ot il. - IS73 Q V. lot piiReuieiit. — -1374 a II. 4iTn D 

— 457ft G s. on en li, -l-l?? O iâm. — 437ï> [> uni bvl. GD 

itrtàJ- vrf%. F. Ir» iwIfK - 4;*î» D Ir foist «lie molt u., fi n« Iciuit 

rcqub. — 43Se mau de voloit — 4:it)3 U u. t. seul p. I. a. f.; 

j- 4aM A a p. - 4367 U qutt le. — 43it» D Vulcan venlt a. «.; 

■UKO (î et ao»p1i>I<^r ne puet. — 43Mi et loxotn^icr qni mius 

«éri Aanik <il), la coiirurde. — 43^2 l> l'ii garde m,, G 

431»4 1* ii»o, G ni — 4S1IS 111 MUtru, Viik-aiis sust 

i*^ Il au c, A (lauo. 



ir.*2 



DESCRIPTION 



l'ovraigue faire et ospleitier. 
Par les forges le feu alament, 

4400 les fnrnaises ardent et fouicnt, 
bâtent le fer, teDprent Tacier. 
ViileauK couieucë a forgier» 
H ^giiur lièrent asiireiiicnt, 
ki bateient l'or et l'argeDt; 

4'I0& nitjlt «'arguënt et nuilt tt'an^oîssent, 
as eudiimes li martel eroisseut 
Ne sai que aeonta^so anpleie: 
n'i mist mie Volcans deas mois, 
que le» arme» a aprestoes. 

4410 A BA femme les a doimccfi; 

Imcoes furent, el mont n'ot tels, 
ncs pettst pas faire ocm morteU, 
□e il puis teles ne feTst, 
■■"^ ja taut no s'en entrcuieïst 

4415 M halbers fu tresliz d'argent, 
mcDU mailliez iiiolt sotilment; 
forK ert et merveilles levers, 
, n'i feïst rien fers ne aciers. 
Meuu listez fu li lialbcrs 

4420 (le mailles d'or tôt en travers, 
les manches et li uors trcsto/ 
et ensement li pans desoz; 
par colp que nus oem i donaât, 
ja une maille n'eu ftUsast; 

442ij et cnsemout le» genoilliercs 



4Sfl^ A ■ f — 43811 III le» fpH», G lor fus. — 44«1 TT 
4102 lien coiiienca. — -IIO.S llID ovritT; 111 durvueat. — 4405 ri 
ûtHi» tl'ins 111. U et m.; A larKiifiit. — 1407 HI n. s. que laloig 
plus, <î ne »ai aconttT Jor t^»|>Iui)ii l) :u tto [iliiji. — 4I0S III ju. 
i nist ou (1 tih) petit plus, A ni p&r niist par {lu V. Ji. m.; 1> 4. n* 
4400 ni qnant ut I. ». a., l> qtiil a I. a. s.; G ot a. — 44IU DI 
les 1 pnMenIvcfi. — llll D rii>t hotn tnh. — 4412 I puot. — 44 
Qcïs pnis cclk's. - 1414 A j. t. lilun ». i*. — 441^ AHnrn lUin» Vf 
4lir. r, maiïMc» minu-, HI m. m. et ». — 4417 D f. cftoit ukiU vI l)iv« 
41IS « ui fi.rfoUl f - 44I'J II inn. - 4421 tn-aUmt, - 4422 !• le* 
(oui. III Itu p, (1. - 4423 m ja p. c. t)U4.> on i (L - 4134, 
M f. — i42& D geouillEors. 




DES AHMHS D'ËNËE 



103 



d'OT ot d'argeut fureut |ianierofi. 

le haiborc ot lielme cler 

de C08t68 d'un peÎKHon do mer; 

molt par fii forz et bien InisaDz. 
4IH0 ge» preifl fii de set \\m be»aux; 

ki do desns ferist d'espce, 

aneeÎM fwt el tnte PH^nmee, 

qu'cl aliatÎHt de l'elinc tant 

ki uQK'Utast un peis pesant. 
4');i5 For/ lît diiTH t"u et lànn entiers 

et fu liste/, d'or par qnurticrs: 

eus el pomol ot quatre csma]» 

et quatre picrrcH iiatumls, 

et H cercles ki fti de^oz 
4440 ert uiolt bien faix a or trestux, 

a riches pierre«, a cstiiuls; 

et d'une pierre ert li nasals 

ki par arme ne fust cassée 

ne taîUiee ne nndolilee. 
■144Ô De la coste d'uu f^raut peissuu. 

ki eut en nier, cetus a nom. 

de eelo ot fait Viilcans l'escn, 

ne puis ne ainz si hiicus no fa; 

forz el Icperri ert a merveille; 
4-lOÛ lu tarf;e eu ert totc vermeille, 

;>4I2(1 III tontes plenierfs, U f. entiers, A firent p. — 442T AUnro 

III. I mis; lit fu lUuine, <} fli leluittl. - 4I2S li et au ^ ilun \\. il. 

lA dt9.>t('ort^t>, D <le roiieho; I de p. — UÎU HI Itiax cJer et 1. — 14:iO 

b faloit (le -in. c. b. nD f^outtHt <J>nu: rrru. V. Us nuira. — 

-4435 fimi» itaw HI. D qui deaaus r. Ivspce. — 44S2 A MHZ f. 

I L (. «Ue «. — 443H A que nabadst ilc nul luu tant, — 44S4 <■ <|iir 

Mtist — 448» m f. «t i). termes et e.; U (. ta et <]., (i molt par fii 

— 44:iB A fri titu)! bien. ~ 4 PT III ileniis en hiiui en nu L'Hiiial. — 

m «t une iiivrre uatuml. — iVM 4413 omi» iIidia A. III îerl. - 

ti de fin or loa. — 44tl -144.') umin d'ini II, G laÏH rttl n p. — 

bl mnb il. fine. — 4t4:t [Il <iiii iiu piicl (Inruiu t'xtrt- ipuLoseu, (J 

■mil» oe tuHt quMioti. — 4444 III n. (. ne est^runet, O ue île- 

u no etiluut!», — 4445 AUjiM ilanis Ul>. <*> dimt: c.^ A de g. p. — 

UI «1"^ '^^ ""^'' '^**< ^ *'^'' ^' '"^x- — '^^'^ '" <'*- '^'^'''■i '>^^ '■ (l*^ 
' 44&I) lU Itt eiUur va esiuil v., t; et la t. ert l. v , D Is t. e. t. v. 




wem. aUn tnL àr n astnc; 

mt.ih ert ^*'*"— et Bdll Cft dvre. 

que ne p^et cArc 

De |ar tasee «e par 

fere ne a^^tb. ^ i fieflwtt 

ue ]klBs que ^tm$ ni foriêîrt. 

D'oT fi toc fi ee*?m oricx, 

de treis bmd» ptfU listei 

et • mmU baœ «slentre; 

(ncrrec î rt i^r Irif srâeft. 
et baes» eemils * entrenâan; 
d'«& vert tijp3i«<e (m l« bodOt 
¥■* «1 l'oiie ot 40 eçeariwde, 
kî par aait ^dot tel rUtlë. 
cv/iB ie «e lasl un jor d'esté; 
la ;nnge fn d'an baen oifreiB; 
oftc Id «en not eneii* ne reia. 
L'c*p« fo molt bien forbie, 
furpee fn par pant swistrief 



DE LA DESCRIPTION 



1G5 



fers ne aciers ne la tenist 

ne iiiHi'lirc hU, k\ V'i fcriHt; 

molt en relniseit l'alemele, 
b.4480 l'eu la poIlHt inetrc en roi-le. 

letres d'or les mers î tîst 

VnleauH et Hun nutn t eHcri»t 

Li helz en fn tut tic An or 

et d'ivoire ti entretor; 
4485 de lil d'or fn denoz lie-. 

et molt cstrcitenient laeicx 

por nticl/. estreindrc et niiulz tenir, 

qnc el ne tormtst al fcrir. 

D'une eemeralde (u H }H)nz 
4490 eu sora l'espcc, toz rconz. 

Quant ViileaDK i'ot ajinreilliee, 

en s'enclunic Ta CAHaico, 

il feaeit ku forjïeHre, 

ki molt ert graiiz et uiult ert dore, 
4495 eet picz ert lee, e^pense nuel', 

ne la traîsiasent trente Imef. 

Il i feri, t*i la trenrlin, 

JQS qa'co terre li Itranz cola; 

g'îl no l'eUet ^\ liteu tenue, 
4500 ce eoit. ja ne fast ninis velle; 

onc en l'oBpce ne parnt, 

el ne plcia ne el no l'rut. 

N'est nierveiilo s'ele CKteit tel», 



ItTS I liiflo «iuL — -147^— IISI omu dtma 0. — l4Sil II puoît. — 
ill a lotirai que ]«r sons I iiilslt <* In» lotrcs tlor sa aicro i inist. — 
.1^7 G 01 V. t. a. — 4-l!i-l D tit (I. lom I , (> i|iie mtst viiletDs de son 
ir, m 0. d. fil li>ntrt!atf>itr. — ■14sft (î dim; HI fti »>tmlt \l\ A fu treK- 
l - AÀhG m t't i>. t'nlatie. — 44S7 I» et a t. ; HA ferir; <; l-I por f 
DG qm-lo. - M^M n dtine; (t (Itm aeliatos cstolt. — *W\ Alinéa 
Cr vt^n rt k fuitHint xnnt omi» il'rii/r I. — 44it2 (} dedeus s. 
:. — H'J3 et iVM intnrcrtiv Hnnn III. HI U oii f.j D h furgL'rie. 
iiul fil icraiiz et m. par Tu d. — 44'J& A sis p.; D n. p. ut du 
• — 44(|fi ill .mi. \t. — 44n7 1) si en t 44<.>t> et 4&im) omis 
'•> ne tuitt — l&ifO D Je cuit J& mtJx ne f. v., i; It m; luiiNt 
k: (i ftlnc a I.; (ip naparot. — 45u2 111 oel d. p. ne ne 
■c s« Qiut, I> oUe Qo p. ne ue reftisl. — 40013 G fu. 




Itk) 



SUITE 



^505 



4510 



4515 



4520 



4525 



( 



quÊ JH l'aveit faite li deu» 
ki les fiiIdrcH Kaveît fin-ppr. 
que Jupiter soleit lancier. 
A l'esjiee ut l'uerrp niult bon. 
ki fu de la dent d'un peÎH8uD, 
a or batu et tôt flore 
et entaillié et neelé. 
ha rcngo fu d'un hiane dia»pre, 
eu Von des eliî<>8 ot une jaspe, 
et eu son l'altre ot uu jagoute, 
en or asi». cIiaHcnns d'une uuee. 
I.a liince fu bien aecrcc 
et fu alketcH eoltelee, 
molt fu bicu faite et CHuiulue 
et bien trencliani! et bien aj;ue, 
Dc la tenist aeiern ne fera, 
ne nus esenz ne mm halbere. 
La bauRte fu de siranior, 
fermée 1 fu a dcu» cIouh d'or. 
Venus i ferma udo euBei^De; 
longuemeat Voi Mars en deuieine, 
il li doua par drnc'rie, 
(piaut el devint priniefi K'ainie; 
bien Ui tinsue et bien ovree 
et par lirtte* fu d'or broHdee; 



AbOA A ft ji I. f. uns <!., U t|iie Taitu Uvoiunt les «llex. O Ja I. f. VbI- 
«nsltd.; 111 ja I. forpi-'u II d. -ir»»!» Ul soloit f., I» siu-Hi-iit f. — lâii6(î 
tclt tivbacbter. — 4^47 AHm/h Aouh I. ~- XbU^ III i|ui fu fet du t-iiir d. 
p, — 4fi(W— JflW titnis ^lotm Kl. I» Ii. trcstout f., ii b. toi onflnre — 44I« 
(t ut eamailliu. — ihW 1> Wt^pe, A dlnprc. — -lâl'i l> cii un ties rhini;GI>s 
uti vvrt j. — 4M9 D et dvMor ). ot .i. ianconcuace i.V)i G a un J. - 4611 6 
A\m. — \:*\h AUnitit thina HDtî. 111 fil ot gran* et Icc. - 4:.lfi lU " 
auipiofl bit'n bcuivc; t> niuiacs uDcolIclet*. — 4^n 111 bUin fu rxite bi< 
A vt tilun uguc, (* et hii-n iiiuluo. — -(.Mît If et moult t.. Ml bleu 
A ut vAluoIiic. — 4ÔI1I II cscii uc f. - li'Mi II n>' nul uflcr. - Ift 
11. eu fu; D bi Innoc fu do sicouirr; A bAaic. H iwrIuJi 

t;i> féru» i fu; r> n du» iln'-r '" ■ mi. c- il. . . • •■ et V. 1 
)(;itme. — 4&34 — 453S ù m '.« linnii A. IhW 111 »lfi 

prcDilur. — 4^27 m molt bi iiu» iciu «t b •' fu tt oU - 

111 bL'nilcc- 



DE LA DESCRIPTION 



107 



cent turscls vaJat (VAltrcs draa 

4530 Par enne 1» fist Pallan: 

êIc Tovra par gmut iimi»trio, 
quant Arannee l'ut aatie; 
élu ovrcrent a cntenvon, 
dont fÎHt l'alloi) l'eKt ^uiifanito. 

4555 Pur fc qu'el Hrtt meillur uvraigne, 
Araaucs maa en imiguc, 
ki coutre U n'oit aatie; 
s'cutento ot mi» toto sa vie 
ea teiles faire et eu filer, 

4540 por ce ne puet «ocor finer, 
tôt tt}w fili^ iruigue et tîst, 
sa lilnrc de hou vimtro ÏHt 

Quant Venus ot tôt roe«tt. 
Iiall>err et liclmë p.t eseu, 

4545 chalccB et Uineë et cspec, 
et el renseigne i ut forniet% 
a 8UU mct«ajj:« les ctiarja, 
a Kneaa les eoveia 
a Muntalhan, o il estcit 

4550 I^e Jor i vint li mes tôt droit. 
Eneau inolt «'aiiarcillot 
et del )iic^ se conreot 
et tt'il veueit a •rrant destreee, 
qui guardereit «a Cortoreee. 

4555 Ilnee li fn faix li pre^enx. 



EO 111 pliui riche qai; nul uutrc tl.; (ï v. bien do â. — 4510 HIIKi 

luidela: A Inl Trt. - 1531 et 4332 iMtfrrniig dam III. C crie, 111 i 

— 4532 (1 I"! arainio. — ^.*^^t.'ï III coiirer voloit p»r cnntenfon, (il> 

(Il ((uclf) !ilvr«runl |Mir tonctm. - 4.»:n I) ce slnglatoa, U wl g. — 

■ iiH |iur eu iiiie; l) que fa. — 4h'M A Aranau. — M'Sl III M'^it^ (• 

<IIi3!* Il »• rnlnx, I>| s. y mist. — 4&3!i I> qiiit I.; A )>iiili!s; (i tistre; 

«n &s. - 4MU III no ce ncit cucuru fvulsi O udiiuub f. - 4541 (î 

"î df BUU rnnt. — 45411 ««'W (t/iMfïi (/(f*w A. - 4544 G 

.j<i liiseii, l> owri prrmi':r ist. -~ 4545 (î lus climicuii lo 

"•• "^ it en l. 111 oiitviintt «\; (> L-t I. niii wt f. — 

bHit V. -' 4551 III que IlcQCHS ». — 455'i lU 

tfmNTfû (ItMttf III. III se il V., GD et inoU 



1 


ÉNÉE CONSULTE 

Tuit ei! ki eateient dedenz ' 

le pomeneierent a loËr, 

oha^euna par sei a esgnarder. 

Eneas a le» armes piisea 

que sa mère \i ot tramiseg; 

ii'eet merveille b'îI lea ama, 

Toz ses ebevaliers aseiibla, 

une choRo lor a moBtree 

que sa mero lî ot niaiidea 

^Seiguor', fait il, ,eii ceste terre 

sonies moll a(*ui11i de gaeirc 

Turnus ue ûoê i vuelt laissier, 

veoir nos deit ei asegner; 

se il nos pmet par force prendre, 

toz x\m fera ardcir o pendre, 

n'eu sereit prise raauçou, 

lie mil set'ors n'i atendon. 

Vcniit4 ma mère m'a mandé 

ipie ci prea a une cité, 

dout Enander est reîs et sire; 



SES BARONS 

seeorrai vos o mil cseuz. 
Amont l'enc del Toivre irai 
t) Hetil ileuH ucH, |>lu(i u'i iiioiirai, 
car Ifl endroit est la contrée 

•4."»ÎHl la citez «îet Palentee; 

et ki par terre aler vddroit 
uinz qne |mr eut? i Hcreit, 
inairi e) païH ;i runlt errant giitTrc^ 
|ilo8 iert setir en mer qn'a terre. 

■ir>n5 Dites mei ce qac vos en Hcnble.* 
Cil li Iul*rent tuit ensenblc 
qne il en ait basti veinent, 
bel tcntt fniiieit, bI ot bnen vent 
Enea» »t qne il l'otreient 

4t50() et por seeors qncrro l'envelent, 
ne s'est de rien plu» atarpez, 
congi<! prÎHt d'el»4. hch a baiflicz 
et preia lor a t<>/. niolt bel 
qae, se Tiirnu» vient al eliastel, 

4G0fl que il ne faeent nul desrci 
no fors nen issent al lornei; 
fors de la porte un» scuIh nun ait, 
deffondent sci son les usait. 
Tut eu plorant «on fil hai»4a, 

4610 al Teivre vint, ee nea entra, 
dcns en a fait dcHaancrcr. 
Il tiomenra a avesprer; 



,45M D Bccourm oous. — -1587 y de T. — i5i>H e sol doux rieiu 
F rfeus iK'.i tant tKileinttDt ui.; G que. — -iÔSit HI tant que vendrai 
t» e.; I> en trcii; AU on U c. - Ay.w C i]iic la undroit so «ïer plun- 
ptt Uatrt-u. ' t:>»l d I.V.I2 miix dmiM III, l.'illl — 1.M>5 daitu V. 
iiinlt. liHU'l vt. — I.VJÎ li lincois. — lô!)S lîl t»îoii sa! in»'! pal» a 
(ç.; (î w. de g. — 451H lit miex irans par iiior «nie par t.; sui 
f; l» éenra c. m *iiicn t. — 45!i:i A D. tncu; D ai. doue nue. 4:i8ij A 
,— 4f'0T ÏIIF votât- tî i|iii] i alaat. _ 45iw F f, savoit b. v.; G Iwl t. 
>^aMir V. " làW nnm aiÏMm (tiim A. F lot, G aol; l* <]H\\ li o.; 
-ItUlO m mn.ttrHt et, p. s. q. H e.'- -lliUl i plus (l. r. — 
^ ft prÎH; A prmt; I scst esloltifirniex, H seat osleaies. 
r tr^toa. - 4(»5 (;p Di-n f. — IfiOt; A ne i.; tlD 
OF ,111. i F faites desancrer. 



170 



ARRrVÉE 



il a fait traire 8U8 le« veiles, 
la nait sigicreut a^ cftteilcs 

4<Ur> et l'ondeinain ttit altre»!, 

iufiqu'al tier^ jor eu drcit midi. 
Idonc vindrent soi Palantee, 
Uoitt ot pur totc la coiitrcc 
sor le ïeivre par le rivage; 

4tï20 il aIoi5nt amont a nage, 

80Z les arbres le covert tiudrcnt, 
tant que dcsoz lu eité vindreuL 

lA rots ert de la vile mu?., 
mv 1.1 rive ert el Imms venuz; 

4025 iluce accit a 8un niangier 

moU fçrant f^m 8<>z an lorier. 
I^ jor aveit tait u mi ^muQ 
mott liultemeut nu sui-retise 
d'une fe^i!, en renienbrance 

46n<!) de la merveillusc veojauee 

qne d'un mngtre tist Hereuléu, 
a icel jur. ilneke» près, 
ki dejfuaatot tôt le païs; 
quant il aveit nu hume prie, 

4635 il l'acorot^ Hon sane iKveit, 
la eliar uianjot. les oh roeit; 
il ne manjot se homen non; 
CaeuH aveit li niostreH nom. 
Quant Hercules vint en la tene. 



4«I3 ni I. amont, l*V mis t ~ 4(114 D curareut; G tote nuit coreot 

— 4til:i G et v\ d., n » t.; 1-' ont a. - 4t>Ui 111 jiisqiiA; H a mlu di^ F | 
omet juBj HP a ouo di, I d. un m. - 4tilS 111 icR, A a. — Mfj (it'B 
M», I »a»; ï loa le r. — 462(1 IJI iKti a., V a. II. — 46il F loto Uîfce lor 
voie 1, — 4623 OP Jiisi^iu d., m devant; F lontrcc. — iH2:\ «/nut aliuM 
ihHM III. ' 4024 HI «lis Iv rivAge el li. uiimiiiz; M iluriirs fu cDli; F vu 

- IfiJrt ilKIlI ». 4(îï; D f. bacrvliri*. 4t;js D vi «n lor g\m 
402i> OFP et une; HI pur r. — 4030 GF de In gUiHo^iv HI dune m. 
4(WI 4tF (jui- lin ui. ocist 11. — ir.S2 F »pii Ift cstoit oa nn ronvers; 
pol apr^. |) illiicc apri's. — ^»i'i't F i-t d. — WM F atnrt il; (îF ns 
vcU. — WSh I il liti-t-loit. Il •< U lacoluit, F la iadc p 

hiiroh. Ki.in IIIF lu i;^»^^ ua oti m. — 4tiSS A Canu, 




CHEZ EU ANDRE 



!71 



464(1 H Ha r»H»e l'iilft rrqiiRrre. 

pur un forfait qnc il li tist; 
par ^r»nt vertu iluvf Ttifist, 
a ua arlire peiidî la teste. 
A irel jur eu ert la fiîKUi 

4&4â qne cclchrot o niolt ^rant t>)oire 
li rei», «le cele ;çrant vît'tdire. 
Kncur Hcoieut al man^ier, 
quant il oïreot ccls an^er, 
ki amont l'une c'en alol-nt; 

4*i5n les arme» ki rcflambooëot 
entre len arlireti a|»er(,>Drent 
l)c ec que virout *»c eomurcut 
et fiireut tuit en graiit e^frei. 
Palla«, ki esleit tiz le rci, 
en Ba niain dctitre a |)riK iiu ilart, 
puÎH eu ala toHt i*ele part; 
tlesnr la rive s'arestut, 
cela ea^uanla, un» n'en minut; 
por poi le (lart ue lur lau^a, 

466f) mais primes les araisouH. 

.Sci^or', fait il, ,ki catcN vos, 
ki si vo» enltatcK sor noti'f 
Armé venex eu ountre terre, 
ue aai se volez pais ne guerre. 

4»165 Se vos vcney, ^.-a por mal faire, 
VO0 ne volon de rien atraire, 



M. - 



4«4ii P eaz en U r. L querr«; (IF un la f. — W*\ et 4<]42 inter- 
Han» HI. F \k nininl , dV lor f. — ifili T ix-niMt. - 4CI4 K J. 
la f. — IfilS l) t]iiun *-•., \ iiliit c; IF t'elebrykmt; V onift al, I onu-t iimlt; 
* ■»• S- K* — C^l' III l*(>iir 1» KriiD<l>' v. - 4H-t7 D st'>rit il, K stjuit 
-.— - 1A50 tl[ vîfiïnr k'iir ». <\ui tt. - 4t>51 (î a. Ice di:s-, K viti'nt tiiisîr 
«& saiirreureDt ; (11 iui)>iu-iirt:at. — 4022 I ilo» qiiil liia v. lu» cimurunt; Il 
Hit x^Y i|Dr.a v.; III'' st'<ti'<>Duri>nl. — 4i>r>:( H a g. <>. — Ui'»^ A t'n na 
tn; Ul art. — vihh V i vern <:, 111 » rirnit r., I) n. yodu, 4li^7 
*"5S I »(.■* c, !•' l'Is es>;, ; <i af;ardii; III n. n« c, <î si l«ii o., 
Kl. — 4i;tiii V preiiiiyrs. - 4tilî;t ItifiK tHUrrrrtituiang 
ims, MU. 1 80 vos V. L'n LCstc t. - 4fi6« III ci. 
HT n» V. i V. pu ik; G sur nos a. 




DE LA PAKT D'EL'A>a>RE 



173 



et cil nogicrent tant a fort, 
que endreit lui vindreiit a ]»ort. 

4605 Ilaec atacbicrent lor uca 

et alkes tVeU i sont remue; 
fors en issirent li plusor 
ki alerent o lor seiernor. 
Pallau les a menez tôt Ureit 

4700 la i> li reis ses perc estcit 
Eneait parla tôt premiers; 
le rvi et toz »m clicvaliera 
» ttalae molt lunlilement 
et H reiH lui iiiult dulcemeot; 

4705 puis dist Eoens »& ralBoo, 
ni se torent si com])aîgnon. 
„Koi6, ue te tort pas a euni 
ff. que dirai; de Troie sui, 
Anclit&cs ot a uorn mes père, 

4710 VennH, la deexBe, m» mère. 

Quaut la eïU: destruistrcnt Orc, 
si me coinandereiit li de, 
que n tote ma eorapai^tiio 
m'en revenisso en I^omhardie, 

4715 la dont miBtre ancestrt' fu nez, 
ki Uanlauus fu apclez, 
ki fonda Troie la eité. 
Ça o li deu ont comaudé, 
nome» venu n qiielqne peine; 

4720 un cbastel avou en dcmeine; 
Tnrnus nos vee le païs, 
de guerrcîer s'est vers ims pris, 



4693 G «t cil nftgeot t. a eflTort, III et il nuioient a ûlTort; F donc 
B £ •~- 4094 I qitil lex rova venir itti p.; K i|iic(ieontre. — 4^9U P arive- 
i;|prt. ' 4«0B y alc|iiant ; h' d. îllnev r. — 4tit)7 F alerent. — mtfi D ut a. — 

I hnvnvula. H les eu moiia, FI» lo* uinuiia. — J'IU ««n» itîini'tt ilmw A. 

— 47't3 m u s. m. boocineni, F a s. vortoiNtiumnt, (i a. s m. dol- 
— 4Ï<M UF buuik'tuviil. — 4705 A lors. — Hm HI tuit h. I. - 4707 

- a. — 47«S I» 00 que ie die. — 4"0y A avoil uum; <-;F dana A.; F i>t 
1 fli. p. — 47111 F V. la dama; GFD eut m. m. — 1714 UID 

aJaase. — 4718 a lont e. — 4719 F a molt grant p. — 
— 4*22 F de Kticrro s. eovere; G do tomer sa a n. p. 




174 



DISCOURS 



il rneit nostre obastel abatrc 

et coutre dok ne viiclt coniliatre. 
4725 Verg les «leus a pris ceste guerre, 

ki nos otreient tiiit la terre; 

bel lor seit o mat lor sace, 

ce m'cHt a.v\s qu'il uus en cbaoe. 

Ed la contrée avuo o1 
4730 (|ne il vos ra tant aooilU 

et KiiPTei^ niolt longneiiient 

por force et por maiutcnemeut 

Soincs ici a teî venu 

que nos geoores par vertu; 
4735 se tu me vaola nn poi aidier 

et de ta gcnt alkcs baillicr, 

ge vengrerai et teî et nos, 

a bricf tonne scnm rescoR. 

•Se par tei puis veintre ma guerre, 
4740 mon cnemi prendre o com)nerre. 

tote ro'euor tendrai de tei. 

la seJgiiorie Ven otrei." 
Li reis oï <|a'Enea8 dist 

et la plainte que il li tist, 
4745 rc8)iondlé li molt dolcement 

et dist: „Molt os de buene gent; 

a mon jovent a Troie lui. 

le rei Priant molt bien euuai 



473-1 D unrontre. — 4T?ri III qui nui otroicffiit ti L, V qui iMtT 
troioDt I. t.. F qui airoie dos ont I. t^ G qui nus unt ulroic I. t. — 4l 
in un i» t\h'X poist 011 lu lor (iIaco, A *»i In-I nos x. an mal noK 
1> lusl lo «arbc. <; il Iiir |iIaru(V>. — ITiJs 111 'rnmiiK |»ar foroe (I n f,| 
47W Uï Awcz avons |H raronn) |iarol<* (H pwlor) Oï. ~ 47SU y te (F lenj 
«7.TI OF rt ^ui>rrui& toi (F le) I.; III tnolt 1. ilH y nu f. et par." 
4733 A vos. 47:14 U a vrrcu. 4<^ G¥ bus v.; M uuiiies n. — 
III un |K)U b. - 47:i7 111 "t mol «f ro*, I> vi t. t't niiiî, il et vus «t 

(7:1s F a piii (In litruiu vrme.i r. 47W II ti^nir mil g.; II vncj 

474»! m ui. c. par tul t.; I» vii»»tt't> h| c, , l'.K ili:»tniiiulrr* et i|iK*nv| 



piinM. 



4741 mu tjuu. 



4~I4 A prulen* qail. 4741 



Jim 1)1 que Iltu<-U( (I.; I iliL 

In 0. m. il. I7l»i lU (liai 
''l't liF 11! rul et Uu 



d'eu ANDRE 



175 



et toK sett fiz et ses haroDS 
47&0 et de ])lusors »u\ lik-u les nons, 

et AnchiHég couni f^e liion. 

ton père; it me dona un chien, 

un arc et un hon cuivre a or 

et dis saietes et un eor; 
4755 sur toz lert aUre» iii'enDra 

et mnlt del enen m'aliniidonn. 

Por ton père que molt oi chier 

et {Kir ton cuemi plaisKÎer. 

vint mil homes te troverai; 
4760 ge HU) vielz oem, m rcmaindrai, 

inaiH veÎE ici mou til l'alla!^, 

•|ue pe niolt aini: lui en nienras; 

deniain le ferai chevalier. 

fcjeiee se^ura, si Wen man^çier. 
4765 RÏ t'ealec«î cnst-nhle non, 

ear cîst jora est molt glorioB; 

nos celchron lini une fettte 

coni HercultV tren<'ha la teste 

a nu mogtrc ki ci csteit, 
4770 ki tïHE noz hotnea oeicit." 

Li rois a l'eue demandée. 

en haeins d*ur Font ap<jrtce; 

Kneas lava et sa gent, 

pnÎH inanfçierent molt richement 
4775 Ne hu! oontc dire don mcn 

k\ soveut vindrent et espés. 

ne des bons vint» ne iU's lierbci, 

mais il en orent tuit usez. 

1741* I) L». f. «t louï «. b, " -IT.*!!» V fit des p. de «en liaronR; (i ai 
es |iluK (an. — 4'â:) IIIF dor. — 47&4 III .xx. s. - ilht* III mis. — 
"Ml III et tout le suon. — 47as V mon o. ven^r. — 4759 111 char- 

f'. — 47«3 V celui in^ fi wl i m. ITW et 47iî4 K»U wmw rltina 111. — 
■ ' c- o no». — 47(''iî m (pie c. — 4Ttî7 A ri une f. — 4771 
l'fiF. - 47T3 GK les h.; A fii a., I» Il unt tlininL-c. — 477S 
u »c g. — AT! A Ml si ni.; D tienieQt. 47T''> III tenir; 
- 4T7fi m lUL's s. V.; FI v. espea. - 4777 111 no 
'w DU des hdiiiiirA litfrbes; A et des fa. — 4778 fil 
1) m. >)ull. 




DÉPART 

Eneas leva del maugier, 

47f^ Bi apela nn chevalier, 

»i lÎHt veuir »ea tombeurs, 
ses geuz et ses enuhantcors 
devant le rci, ki ut ^rant joie; 
lor fiât faire les gens de Troie. 

4785 Cil del païK les esguardotïnt 

ki molt forment n'ea tnerveilloilnt, 
des gens qu'il n'aveient eu us; 
les deuH Ioi;rent de lai sns, 
ki a lor feste et n lor joie 

ilW ont Hiuciiû la gciit de Troie. 
Quant il orent pièce joc 
et en joie le jor mené, 
et li reifl vit qu'il uvcspra, 
Bou lioste en la cité mena. 

47!)5 Eu la veie li a ccmt^ 

et tôt en ordre démontré, 
coment il vint de sa contrée 
et coaient i sorst la mellee, 
por qiiwî Tiiniu» li mut la paerre 

4800 et i-om il tint de lui la terre. 
Tant li a dit et tant conté, 
(pi'il entrèrent en la eité; 
petite et povre ert et desclose, 
eueur adoue ert pui de chose*, 



•ITSU m apele im suen inesa^er; AF et a. — 47ïil III venir a'! 
SCS jonfïleoiirii; iiV tiiineors. — 4TS2 tll et «es mestres e., F et se* on* 
gienR 0.^ (î «es engin» ki'h t>. — 476.t — 17!>I »mùt ilntut I>. IIIG r. ■ malt 
q. j. — 4781 F lots; Ht des g. F pUtte npri^ ce vcn les vnu, 47UI ft 
4T^2. — 47>fi F fit n. il, p. mcrvilloitint, (î 8CTI uiKniltoimit. — 47SC A «( 
m.i G qui volonters le» exgardolcnt, — t7S7 F av. en». — 47S8 F 1« de- 
flIU. - 4790 F (fieus. — 4791 I i|. tl ont grant p. j. — 47il2 F eluîrc; I 
pAfisc, Il iiso, 47'.>4 A a U c. ' 4795 GF iiioatre. ~ 47<K> FG et 
o. tut Rfuiitu d" Irestoiil c); MI devise. 4797 A coiue, F si cnm.^ 
4;!lSi m cl c. sordi 1. m., 1> yt corn cstoit ic I. m. ; F li s. — 471H» Ci leul 
de g. — 4S00 III et corn il Kourt a aoi 1. 1 , F et c. il atiuîta s. l.: G » 
I> Tors lui. iS*)\ ItIC. ci monte, f i-t nicouto. ~ 4S{t2 F (|ut] t>n lOii 
G q. sont entre. G thtarttU ici ta rtrti ■it^i-i cl 4S44. — 4ïm>S A p. 
molt, U p. p. e.; O 11 oltea ert fomeat d.— i»a4 UFf puvre cli.! D; 



OES TROYENS 



Ï77 



4â05 iniiis pnis siat Rome ïIqcc eudroit, 

ki tôt le mont ot on dcstreit: 

de tôt lo ttie^lo fu roïne, 

totc terre U fu aelinc. 

L)i nuit jtirt'ut en lu àid. 
4810 L'endcmain sont matin leviï; 

U rei» ÛM koii fit diMimiider, 

anni'8 H a fait nport^r; 

ilaee fa adol>C£ Pallas, 

l'eBiiee li ceint Eneiun; 
481 •!> pQÛ a li rein iiiaudù sa gcut, 

et il vindrent battti veine ut. 

Al ticrz Jor fnrerii amciiblù, 

a Jix. mile fnrent esmi}; 

cent ne» Hat CBubipcr lï reÎM, 
4820 viande i mist a trcze meis. 

Kncaa n le eongié prJH, 

graut gcDt s'ost on l'oac mh, 

etimenva s'en a repairier, 

de demorer u'cat plu» niestier. 
4825 'l'urouH ot la novelc oie; 

rcndemuin sot par une eai»ie 

que ia8U7, s'en est ICnoas 

a Montai l>:in n'estcit il piui. 

Il fu niolt liez quant il Toi, 
4830 mais il ne sot neient de fi 

(|uel part U en csteit aie/.. 

8cs eonesfjiblett a mandez 



|Aj)5 m nmeUtnt ituiR. - ISOG III m e. d. — 4807 III df> \aX« lent. — 

m lït lotile fil % lui a.; F encline. ~ 4909 Alinm dam HFU. — 

W ol demain. — 4S13 I> I. fuit dune a. — 49)4 (i cainst, D mist — 

p. a m. li r. — 4517 GD a t. — 4!tl9 Hl Itis nvs: A aclialer. — 

[FUI vitallle; (ÎFU .xxx. m. — isiî III a. dilit«>c parti», A dfflt 

rail, G M e. I. m. - 4S2.1 III tuit se soni pris. — 4^24 DFO 

^« Hl de sdorncr; A plitK uc»\, V tiert Diais, fi nu nul, III nout 

15 FRI EL - 4S2t> Hl Ift luiil sen parti; el d. - 4t427 HIU 

ait D., G iiUQ aloK cit fu K. ; D uu e. — 4ti2^ G en la 

nie d. f. — 4ï»»l III il iHioit v. oie-, G aun. — iMi III 

. F Les baruns a trestus u., A S. c. conumdcx. 

V. 12 



178 



TURNUS ASSIÈGE 



et comanda hastivenicut 

que al ehastcl meiucDt sa ^nt; 
4835 il a kch grailc» fait soiier, 

et IViz oomencî? u errer. 

Al cliastel vîmlreiit, si rasistrent. 

on grant freor eel« detknz inistrent; 

il {.'omreDt lor armes prendre 
4fH0 et s'ap restèrent de dotteodre 

et montèrent es aleors 

et cB liretcselicH et es tors; 

le pont ont trait, la porte close, 

molt liien ap»reilleut lor ehime, 
4845 et ucfiuedfnt molt se ercmeîeiit 

por la granl gent que il veeient; 

dotent ne ec pitisscut tenir, 

ne il ne seveut o tuïr, 

ne avuee els n'ont lor neignor; 
4850 n'efît merveille s'il ont peor. 

Turuii» s'en eut de l'ost partiz, 

cent chevaliers en a eboisiz, 

al ehaHtel vint a gi-ant desrei; 

que comercier vuclt le tornei. 
4855 Liez fuHt nf. il le peltxt faire, 

mais il n'en pot un ti>t 8cul traire. 

Quant vit ([ue il n'en fereit plus, 

vint fciz ala eutoï et plus 



■isan ma omttUnt el; HI c. H h., (î c ior h. — 4S3I HI qna Uem-' 
taltian [iien&at; D rlcnfcnont; V lor g. ~ 4S.15 F muet fidt; (> fait s. g. — 
4S30 III et Utn cntut^nca a entrer, CîF li uh c. a roiniicr. — -IS3>> Tll rona 
<)edenz e. ^. f. m.; (tF ûfiroî. — 4s4(l HI et saparoilleat, A apresterent «ni, 
F si 8., (! et cils apiestcDt — 4S4) HI puis m. — 4^43 F «t as b. et tm. — 
4^3 III IcA ponz oui Irez loi p. cloaes: A lor porte. — 4644 y Men a^ 
lerent lor cb.; I> m. a. bltiti; 111 lor ctioaea. — 4S4il D de la g. g.; G avoif 
imT lit friemoni; A fl qull n. p. t. — 484^ (Il ne |I et) Il naToieni ou 
•1.S4U (tF il Udrcnt B:ii> I. s. — 46&I Itl Rest do I. départis; C.î en oi 
.W&2 I c. ch. t?ii mftiuo, Il c. t. I) lui; y i-sU?., isôs A vient; D 
r| .- 4t4t*>4 GF i-ar. -- 4Sôâ Ifl sll les on p. Irnirc. — •l'iM H oiala 
UI un seul forfniro, <î X aol iti*^^^ an seul lun t. — 46ST Ul 
A r«root, I> foni: (itill d. igtttrtVK 
Ql c4 «itB et iuK. 



F X f.: D i\ Tm 



LE CHATEAU DE MONTALBAN 

por e«gaftrder. por apnaîticr 
48GU par o les porreît ilifinu^ior. 
DoleosE et »n{;:oiB8ufl cstcit 
Hiie fors traii'i^ ik'h en poeit. 
if^o, Qc tcncit mie a gcn 
qait n^i troveit nul feihle Inn 

l865 il lor pcUst anult faire. 

Il fomeuecnt vers lui ittrairc 
et il ne tniit nlketi en Kim; 
vc8pre« ert, n'i volt faire plna. 
a l'nst s'en pri«t a repairier. 

■tô70 Quajil lor ucs vit cuz cl jjravior, 
poig-nant a'en toriie eele part. 
et di8t as suens: ,,Ja U coart, 
ki ilel <!tiaHtel o'oseDt iseir, 
ne nos porront par mer fuïr; 

4875 or voil que lor ardon lor nés. 
m non Huruiit en fm remé», 
car il nen ont nitre Hnnee, 
ne d'els jrnarir nnle esperanee, 
fore tant, m'îI piiecnt tisetiniier, 

4BW qall se metront tiiit en la mer. 
Se nos a nnit tiieu ne» ^aaitou, 
^H le matin ncs traveron, 
maifl sll nos escha|)ent iflsi, 
donc somes nos en lin boni/ 



179 



■IS50 (i por espter et; D et pour gutitier. ~ 4S6n ni cornent les p. d., 

p. 011 an poira d. ; F la ou ; D le p. OFD njonlenl 2 vint. Y. le« note*. - 

11 U «stoicot — 4^62 111 qnaot f. t. ne les p.; (). t. f.: D dc les poa- 

it, ¥ ne le» p. — 4^03 111 et oc tcnuit neicnt, D II ael I. Du)eIl^ OF oe 

incl t pu. — 4*t«4 ni mile (un. lieuj IF ne t,; A troue. - 4885 D y p.; Al) 

liflM- — 46Hti IlconieDeit; IIIO a lui. — AHH7 !> et s. t. anrpies en essiin; 

rU se Iratst; G HHlruil, II se IreRt. — iHlib HI vc!i]irc8; F il ave!t|jrii id 

ïD tint pliin; (1 Toloil f- p., A v. <1onc f. p. - 4W.» F et lest; I»K se p.; 

»eo ralriit r — 48*A A ÏDS cl g.. (îF en un g. — 4S7] D p. 8. vnit ycelle 

ti icunini san Tint o. p. — 4S"J <J puis lor a ilU. — 48".t G caste. — 

'4 T 119 «en p. — Ab'h I f|afl nos a. — 4h7fi A se. — 4S77- 4&SI oniia 

l'>78 A aum> e. — 4Sm> I> mptroient r>. I. m., F meteront en 

ui. tôt en mer. — 48SI III nés gardons. ~ -ISSS F ja demain 

A ni. 

12* 



180 



NISUS ET 



4&85 A tant fist le feu aporter 
et IcR ncs totcs alnmer: 
ardent fiinaina et maz et très; 
eu )>oi d'orc dcHtruist les ne>t. 
Quant Tiirnus s'est des ne» vonpiez, 

4890 enprés a eel» a])areiUiez 
kî a la porte puaiteront 
et ki rissne detfendront, 
vt U>t eut^ir niist ses frnardena 
ki veillassent la unit toz tcns, 

4895 que ne s'en fhicnt a larron 
cil dcl ebastcl et dcl donjon. 
Par tote Tost fen alunierent 
et grant jafnr i dcuicncreut, 
soneiit tahor, iioiee fnnt forant; 

•tiiOO li vins i crt a Cf4i>andant, 

tant en beivent fine tuit se tuent, 
lez le fen g^isent ne reniiii=nt; 
vers mie nuit tuit s'aclasDcrent, 
et eil kî sus el ehastel erent, 

4ÏK)5 se guaitont bien, ne dorment pas. 
A la poite i>t iniR Eneas 
un clievalicr ki lu {/ruardant 
nen aveit nu! cni pins prisant. 
Niâus ot nom, si fu niolt proz. 



48Sâ Alinéa dans III. D a]umer. — -I^SA G et lor o.; D firent enibnuKf. 
— -18ST III tuiit irdirent et mas et très, F ft. el ruaient mas et tref, U ÎJ ont 
espris et iiias; A mors. — 4^88 III en pondre nue ileslruite {\ destmiz) les uoa; | 
F ol a remcs nos anu urf, (î dustruituH out totiia Ibs nus; D deâtruit. — 
4^99 Alinni ilnnx <ïlJ. F v. à. a. — 4^90 III taQt»:4r; V Apres si a c-apde *.*-i 
lï>91 m i|iii aval an )H>rt g. — 4^92 Itl leiie lor d. — ^W^ III t. e. 
a. gardaox. — 4^04 D que, I quil: I vabasont, A gaiteront, GF veillrrenl 
4d9« BI ne du d. - 4«(ii7 A fbus-, F par lut lo fit a. — Ah^^ Hl et gnni: 
i d., F et grant rage U nuit tuenoreat, G vt puis g. joia d.; D ea d. — 
a. dabors de grant randoo, G s. t. graut joie font — 4!W0 U et 1. v. j 
F l, V. iert agTtmi Fiiiitoi). G li vin a f^'aiit plante ivnnt. — 4îKil F Lan 
t)ue lot «e turent, G lot enuimble a ftifHOD en burent. — 49U3 
jureut ue se murent. — 4flo3 G envers m. n, sesUwf» 
F si «F KrcviTtinl. - 4lt<i4 III el cil siis qui 
^muet 81% pictiereni, F ^Ardent. — 411 



EURIALUS 



lei 



4010 lu uuro ot del cliautcl 8or toz. 
Cil avcît nn snen t'innpaîgnuD, 
EurialuH avcit a nom; 
amoent sei de toi amor 
qu'il De pocient <lc graî^or: 

4915 onkcs pins voiro amorB ne fu 

que d'el». tant eoni il ont vescn; 
Tuns ne Haveit «cuz l'altro rien, 
ne nen aveit joie ne bien. 
A la porte la nnit vcillocnt 

4920 eil eompai^uon ki la guanloenl 
KîeuH ot le jafnr uï, 
leB salz, la noieë et le t.'ri 
qu'il ont la nnit en l'itst mené, 
vit que tuit orcut aelassé, 

4y25 poqjensa sei d'une merveille, 
a m»} coinpaignou He eonHcille. 
Jji, fors en l'odt sont endornd, 
ivre Hont tuit et estordi, 
tant ont beU. tuit sont tué 

4930 et H fen sont tuit alumé; 

kî les voidreit or docringier, 
molt i porreit ja cspleitier, 
uns hcuIm oeni .va. eu oeirrcit, 
ja nus ne s'en retoraereit. 

4936 Aler i voil forfaire en l'imt, 



4^10 ni le ioa ut. — 4UI1 D si L — 4912 (i a. oU a. — 41)13 AIIl 
!— 4ÎM1 forcer. — 4915 ft 4916 (mu âam F. UID vraie; C on- 
coM iiliis voir ne fii. — 4HI7 IIl H nn ne «ot. — i'MS TIIG ne na- 
[fciiti m repuH n, b. r^i'''ir iW 1rs y<rs 4WH tt 49l(K - 4iMii (ïFU a 
l». cil (F It) ilui V.; RI voilUeienl. — 4920 CtY et tote la nuit lu g., 111 c. 
l^en U gajdrrtint, I) cil Ji. c. t& ;. — 4it21 III N. avolt avant »ï, (• N. ot 
< n bat oï; L) bafoùi. Ali»m lUim GD. — 4'J22 Hl la noise la TAgv (I lu 
ij «t L c ; IsD litAsaJt i G et la n. — 4D23 O que o. I. n, a. ]. — i:*i4 D sut 

IM.; HIDuuise, I" aacase. — 41*25 F iwrpenau. - 4«2i; HIG le c, F 
II, A ta c - 41127 GF eslonni. - WO^ lîl asoti; F ne feint nul cri, 
I «»• «.„ .rt» ^.,._;y t;y ,ost 8,^ j( ,,uil 3.; F Ia««. — 493U Hl del«z 
enduruii li fou quiusei U coiaîc, G aclaaae. — 4v:il 
"•32 J- ou |i.; HKi bien e. — WM lII Ja un seul 
U3â et A'ym omis data A. D oiiut l 




182 



NISUS ET 



ge rovcoilrai a tci moU tosi'* 
KttrialtiB ot et entent 
iju'il viicll fuire tel harilcmcni, 
molt par s'en tîst liez et joios. 

4940 (Valcr u lui fu (.'ovcitoti, 

et dist; „Ge n'i remaindi'ai pas, 
en eest afaire seuls n'iras. 
Ctmient n;iiiaiaUrai ge senz tel 
ne tu cornent iras senz mei? 

4945 Donc n'iés tu gc et ge Bui ta? 
Ûe cuit tu as te sens pcrda; 
une ame sonies et un cora; 
se l'une meitié vait la fors, 
cora pnot l'altre ^'AÏenz rcmaiuclre? 

4950 Des or me puis gc de tci plaindre, 
tu me boises, ne nie tiens mie 
amor ne dreite compaignic, 
ne tn n'iras en l'ost senz uieî, 
ne ge ne rcmaindrai scuz tci." 

4055 Nisns respont a) dameisel: 

..Pas ne m'en peisc, ainz m'en est bel, 
se tn i vuels aler nici, 
iiioU par m'est bueu et g« l'utrei, 
et se poon rien espleitier 

4900 et de noz cuemi» veu;^ier, 
si porron bien avant aler, 
Kneas faire retorner; 
bien sal la veie a Falantce, 



Viil Alinéa dans (4DHI. — 4flao F m. «en pair t; H jolut — 4941 
Ul tlist II oi ne r. p.; GF no. — 494:t H! r. c. s. m., fî rôinanras lit s. m. — 
1911 IIID VI tu; li e1 Jq coiai-ot irai sans toi. — 4y)<t (• que as — 
■I1I4T et 494S otnih dtim A. 1> avonH. — 4<t4S UFI> omiitmt »v; GF aav 
m.; (ïFI> tra U r — 4M9 III coiaent p. I. ci r.. A c. p. Iim r&di baMj 
r. - 495« UI (toi. — 41151 111 tniir uie veos; GF goencis. - m2 
vl (Irollo «1 LV — 4E>ri5 AlinM Jum ma. - 49Jfi II &. uiust bel, 
mest luult b., tincots méat bel — 4yô7 V se von» voulei; y iri 
r: 1 iiiuî. - H'SS G il locst tu. b.. lU raolt me »let Wsn; F M, V 
ai L — 4«5i» UI unu-Uml et, xi piitutis r. c. — VM* G Bo do. — 4iifil d 
(HMÔr HauH UIF. - 4'J63 F a It! plmloc. 



EURIALUS 



183 



u'i a que «eul une jurnee; 

4Û65 quaut doh voIod en l)uiD alcr, 
bieu pré» triliiiHi poon passer, 
DOD l'eu aiiieoron aîuz tiers Jur. 
Çaienz en sont en grnut freor 
et d'ï trucvcut cui cnvcicr 

4970 por prunieH^o ne por loior. 
8« eest hesoinfi: podu fornir 
et de la pui»8ou revenir 
et faire le fi corn ^ pcoH, 
l'en parlera de nus toz tous. 

4975 A tant laisflierent le parler, 
eoveitos crent <lo l'aler, 
ensenble riudrcnt al doujou. 
Arioanins et li baron 
ne dorment pas, eele nuit vcilUnit 

'108<> et niolt cHlreitonicnt euutjoîUent; 
en esfrei sont et eu error 
do 00 qne il n'unt lur soigner; 
ne s'en sovent vif eunneillierf 
qn'il ni truevent cai euveier, 
i^)6b n'i a kî unt aler |Hir Ini. 

A tant i vindrent eit audni 
ki en pri^trent le liardemeni 
aima parla prenne rement. 
.^eignor", fait il, ^cBeultes mei, 

4900 ^'aienz n'a point de nostro rci, 
si nus i a Tiirnus asis, 



4964 111 pot i apIiiiitluDi] J., A ni K oiea sol un«j.; GD quunc soluj. — 

D q. ftolktna el b. V,*n*i IIIF suluns. ii Awnan. ill njoHtcia 

ven. Y. ^* iw(w. — VM'Û ]Ki It» a. — 49(SS O a ç. f, — IHrtll 111 

. tiK 11 ni — 4»72 II )NMin; A revenir. - 4»7U lit et f. inul c«m je 

,j r et uns f c. g. p.; li et f. ce. - 41171 F lonteos. — iw'i Aliiua 

Ul — 4UTtt (• fiirofit. 4VT7 m «ssunbtez furent, 6 csnnt leo v. 

I et «I b. — Wbn «I urelleot. - 4BS2 OF quil norvot. 4!)S3 A 

■>-, C; iM sevcot Butxnt c; 111 a. prcu c, K b. u c. — 49l»4 Ht cur; 

n "I ont, (ll> ne il ni ont — 4a>t> i A. en vont; U omet I; 111 Icil 

*' qui (iris urunt. tî i|ui uiu priH«nt; HV lA li. — lâSu «aiM 

"^^FD. — 4SI»» 111 Dual mie n. r.. D u )^dc do nustro loi, 

•. — Iftûl A nos a la. 



TTTSTJS SX 

la fors nos a le siefi^e mie; 

D'il 008 jinel prendre pnr vciiu 

tnit i micron ars o pendu. 
4995 Se Kneas imt o nos eî, 

(juel «eussent iiostre cnemi. 

nu» uu fiiHHun iiiolt plu» doté, 

et si gai bien do veritô 

t|ue Diîelz nos ]iorrion dcffbndre 
5000 ae avion a cni entendrcj 

ki fost sor nos, qne crcraisson; 

qu'il l'onuiodast nos feïason; 

ja uc vcrrciz si graut eoinpaJgnc, 

se ele n'a «on chevetai^ne, 
5005 ne seit luolt tost cspaq^cilliec, 

desconfite, tote pleissiee. 

Se Bncas fnat ci o nos, 

uo» eu fusson plus oorajos, 

(le) tôt entctidi^Mim a lui, 
5U1U fii en fusson pins fort, ee cui. 

Se vos le nos volez lo6r, 

nos en volon por lui aler, 

afiez voB ])orrciz tant tenir 

qne nos le vos façon venir. 
5015 Se nos poon. ço iert roolt tost; 

nos iroD bien panni celé ost, 

M gnardene sont tuit endormi, 

4i(l>2 D iK>r nus i a, caions ï a. -- V)»^ AG pucent; A o 
V. - *ni III I. Berntues, H t en s., GF trestot ». — 4y<J7 D aj 
siemcs p. d., G a. a. fiiissomes p. d. — 400(t G par v. — 499V D pc 
.VHHi F »v non a., G se ««viun»; GF a tj. atendre. — 3001 F o noi; Il 
QF (|in c, —- btw2 IIID qui c, G il i*.; F et nos mandast r|uu f. — EiÔÏ 
uo verre* ia. ~ 5004 III se seignor tia nui iie st- tvlgwi, V <|nc se U 
cb. — bW5 III et tost nu aoit o., D o. s. luult desapporcilUc, F 
plus tost dfsp. — 5i)i)8 G d. toste et p., l) et d. ut deptaisie; Hl 
baillio, F et desloie. — 5i>07 F Seneas t M; F vmet les ven 
5(H)f/. — âtm et iOKt omis dam ill. I) d. t. a I. e. — soti» D g.-l 
f. e. frilssons; GF non en; F fiMiemes p. f. tos. — &)iii F se vod d^ 
V. I. — à(H2 GF imons, — 'lOlS III vos nos porm l'îen; GF 
5014 111 fi*roDti. - tmb et- 5Ultl omis dana III G est - Si»t7 
'^<-ut Su ».; A {gardant, F garde. 




EURIALtTS 



185 



d'î ot l'on mais noiite ne vn: 

ivre suiit Init et eûgroté, 
5020 entor les feus 8out aillasse. 

8<ï untt jMHiD l'ogt trcHpiisflcr, 

bien aavTon pnis avant alor; 

JQwgn'a tiens jor vos praiiiettm 

que Kneas vos ameuron." 
AfioauiHs ot 1» Dovele 

ki a merveille li fii b»1e, 

ecnt fciz Ie<i a baisiez et cent, 

mereia \on molt ilolcoiiicut 

(le ce qnc U voleicnt faire. 
5030 Dist lor: .Se mes père repaire, 

cest serviac vos rendra bien, 

ja contre vos n'arra mais rieo; 

se nejjt bcHoin^ puez fornir 

et ge \neRne n terre tenir, 
5035 nos en e^terun pnrhit trei, 

ja n'eu sereiz peor de mei." 

Cil ne se sout j>lus atargié, 

des barons ont jirifl le coogiô; 

ÂsoanitlB les eonveia 
5040 jnsqa'a la porte, bcs baisa; 

a grant peine de lai partiront, 

ODc pDÎs L>cIo ore ne le virent. 

Jas del cUastcl s'en dévalèrent, 

eelecmont en l'ost entrèrent; 
5045 les premeraius qu'il ont trovez, 

ans 111 ci a ineA nn n. ne o.; D ni avolt mes. — AOM) GW cndontit 
M enivre; TU ft<|ua«. — SHin Tll ler. L (. gisent sovine, lîFD et lot 
SUBI ftquiee. — i'tTi a nui* snroiiM bien, F lo6 sauerona a. a.; A 
ater. — hOlA 111 dcduaz iiuart j.; A jutiiiiial t. j. no.s {iiMiurons. — 
1) ra nun. — 3025 mum nlitu-u dan» A. — î>(f27 111 hesifx les a x. I. wl 
fc lea anctiom. — .Vi2s III ci murdez. — WM IIID remlmi. — M)»-^ Hl 
i, IJ uû» D. r, F Dti ver» r. - 5ii33 G voles. — .'lua^ IIIFU vieu. — 
Ull> Bi» HB tioron, GF vos l-u surt*»; MI pweil mit troi, D part«or t., 
oûu iid moi. — ô03»i D oeu s. j,; OF pwr |iar foi. — 5037 AHnén 
tiDlU (loiot. — a03H tl &04U omis dans 111. D ot A. — odU 111 
U - ôO-li lilK ainz, Cî aine; A o. p. ïcele o. nea v. — h*iM 
eruBt. — &II4-I ii Aine puis ceiu ore bI rentrereBt. — 5(M5 
F. U oo lust vinrent cels qui trovereat. 



186 



mit detroDchii'z et deoulez; 

plus (le treis ceuz en ont ocis, 

car en dorDiiint le» ont 8or]iri8. 

Des eKpces fièrent et butent 
5050 et H navrt^ les armes rotent; 

nnolt i lièrent, grant ebupic i fuiit 

tote la veie qae il vont. 

Tant ont aie li eoni])aifrni)n 

que il vindrcut al paveillon 
5055 Raunes jut, kî niolt ert sa^^: 

d'oUeis saveît U)z le» laiig;a{!;e8 

et niiiit saveit bien deviner 

et geter sorz et onelianter; 

eoz ciel n'aveit meillor devin. 
50t)0 Mais la nuit ut tant Itell vin, 

que tôt en ot son fieus troblé 

et sou savcir ot oblié; 

i::il ki des altreâ deviuot 

de sei nicïsme rien ue sot 
5()tî5 que Ha mort li fuHt oi pruobuine. 

mais bien aveit dit la semaine 

que ce navcit il bien senz faille 

qu'il ne morreit (las en bataille. 

Et ne fiât il, il a veir dit, 
5070 car il n'i fn, n'il ue la vit; 

ue 8fti eomeut il i morust, 

eai' ainz que la bataille fust, 

li rïrtt NiâUH le eliiel' voler: 

ce ne Bot il pro deviner. 

5IM6 6 (os ocirent ot decolereol. — &048 <1K tos pris. — Mt&O 

4)DC I. B. I. a. dotent. — buhî F v. ou il t. — 5053 Âlinàn da$u II». — M 
A ou Araoïies; F u. ui. b.; ClHI fu s — 5i)5tt III des o. 1. 1. 1., F ieil s. 
les I. - ' au»S m flort. — 5i»A9 (i si bnn A. — b»<M II M. tAot ot 1. n. 
V.; V (nncl main, h. de Tin; (iF but de vin. — 5UI>I V qnr tout sod 
en ftlt t.; F ipio II ot tôt; lit seos en ot t. — 5ti(l2 ii que tôt son ■, 
Het, m et tntit Bon s. o. - 5(m3 G Ica a. - Mt6l I ae aol mot, D ne 
voit. — iM\6 m Uvùil. — H)^i> Itl i)UO ja no m. e. b.; I> uiti! en b. 
!»«Hîll H No iiH^tJ [las, F Ici! ne tist, Il .In ne f. il; FD il nt v. d^ III 
t4 V. d. — &tiîit III i|Hil uel Bunti ne ne 1. V-; l* ne ne L t., (* n« si 
Yi F ne n nt v. - MI74 Ht et aut tl pou ' ^l, a cl. 



riTRlALUS 



187 



5075 Avant ala Rnrialtis. 

en nii trcf Wut n Mcsaiiiitt 

gtseit ilurmant eotre ea gent; 

npn!;8 eorut Nisu», gel preiit 

a sei le trait, se 11 eonseillo, 

»niif li a dit eQ l'oreille, 

qo'il n'ert main len* de domorer; 

it PomeDe-ot a ajomer, 

et ainz qnc nns de l'oHt lea veie 

dit c|ne ko ineteut a lu veie. 

Cil no Hcn vult pafl rcturncr, 

prcB del feu vit nn hclme eler, 

dit que «cnz eel u'cii tuniera; 

il Ta eaifli, m Ten porta 

et pais l'a en Hon eliief laeié. 

5000 II ne ae sunt pins ntarpé, 
il suxcrCDieicut rajorncr, 
si coinenciereut a errer. 

De Lauréate veneit un» l'uuns 
vent l'uiit, ki aveit num Vuleens; 

5095 il anienot o lui ^rant ^ent 

et l'Iievuliers hieii plus do ecnt 
et elievulehut a l'ajornee. 
Idonc crt la lune levée, 
cela ki s'en vont de loin choisi 

5100 par le liclme ki resplendi, 



5076 111 scntra oD trof Slesaplns (H MesUpna), A o. a. t. o la Eusapua. 
5<>TT m (lortuant g. — 507S 111 Nisus court (I corut) Kuriilus prunt; D 
p. — ÔOT» Ik; Utrait; V lui lo c. - .iClsl ci .ii)M« intervertis lUins 111. 
II Qtwtoil plus; I) quo ncrt jiom teiiiiiiti F pfut leus. — 5iiv'2 IIID i\uU c. — 
A âÎDcoia tjue. — iitSJ DUF disl. - 5iiS7 GF dist; Hl ci:I hUuoiû dit 
que oe biin; DUF ni t. — r>i>s^ HI le b.; G puis si anu va. — !>oyt Uo* 
It U. — WMt GI) Ki, — ;iiil»l m il iT. lie 1., GFD 11 (D c\\) no vx. dalorner 
d« tajomer). — 4003 mn» uUnfa rf/in* III. — 5094 III fi gnni coiiipt'i^iii 
T» ViiIcME. — S0H5 (t .'.il'JO ùtnis dans 111. I.fx i-m .ÎOi'.ï- .VlUfi 
tiê ifan.1 A txinti: .ViU7, r,09i^, r,W.%, r>nfft;, OF n soi. :.«»li F de .c 
«.c — &IIOT III si ch., GF cliL'vulcuîcnt; PF ainz lu ii>rni;;o, A a lan- 
- Wm m La Itmc untuit udoDt L, G Adouv 1. 1. LStuit t.; L>F 
^mu lil k's oouipci^OQs ont bien choUt; F rjui ac v., G qiiissi 
— 510(1 HI toat por llatime; GF cler liital. 




NI 



■ET 



(contre la lune flaoheia. 
Volt-en» les vît, se» a|>ela- 
^Ui va", fait il, ,.ki «stcs vo«V 
Estez, K\ parlerez a nos, 

r»]05 tic voz noveles vuil oir, 

car (le vere Fost vos vei venir. 
Com 86 eontieneut nustre içens, 
ticnent ne cil cncuyr dedenzV 
Dites nos en la vérité." 

5110 Cil ne ae sont pas aresté, 
ninz comein'ierent a fuir, 
ijuant les virent vers el» venir; 
dont se mistrent en meecreanco 
et en esfrei et en dotanee: 

5115 oar s'il parlassent licrcment 
et tôt aseUrecnient, 
et se fussent arestcii, 
il ne fussent ja mesercti, 
qu'il ne fusfient de cela de l'ost; 

5120 mais il s'en fnïront trop tost: 
par tajit s'en est apereeUz 
Volcens, si les a porsettz. 
NiflQB fn molt isnels de» piez, 
raolt tost lor fn tant esloifçniex, 

5125 s'il n'alendist sa eumpaignîe, 
ja n'eUssent de lui baillie. 
Rurialns s'en vait soentre. 
en une espesse brocaille entre, 
cil l'avironerent entor, 



i\»i m lu iiiiviisj F iviiit; A molt sesiiiiit», F siUpoU. — .Mti-t 
li. ici parlez. — SlOrt (ÎF ca d. — 5IU7 III luaiutiL'içnenL — ôlOS llll> 
L, Bencure cil il; (i il. - '>1]<t U mie a. — 5111 I> a. acn c<ui)pui.'L'ni 
5113 ni li iiuen» Si'n uiist; F «n effrt(ance. — .SUT III ja oe fiisseui 
ceu, A et or fuNtent aperveux, <i et sil f. a., I> fit 11 se fuiiiieui xresti 
Ail» m DC w f., 1 JH nof. — 5111) G il DC f. - 5I2II III mais eu qi 
sj t, — 5121 III pur vc. - bi'i'i Iti U 4|iicns; D sca a ooprez svus. — 

"irtrti daim «Fil. AD de pi- — -'Jl HI bien est — .MIS 

.nt eu JL boa tr., G cns en :>pBii bus e.; 111 brochoi 

m c. Uvironctit tôt u- 



• IIID 

i 




EURlAiUS 



189 



«130 n'est merveille s'il ot peor; 

ne li nieutini de) lielme ogter; 
eil le veeieiit Inire eler, 
oe lor pœit tent esloijrnier 
qu'il ncl vcïsKcot Haiibcier. 
5135 En nn espés buisson s'est mis, 
ne [>ot avant, iluee l'ont pris. 
Nisns lor ert tant csloi^nioz, 
ja m&ÎB De fust par eU huilliez; 
de son cuuip.'ki>rn<>u lî nienhra, 
5140 arestDt «ei, hI es^uurda; 
il ne l'oï uc il nel vit, 
ne fn dolanz pus un petit, 
moll a ^unt duel, lurnient sospîru, 
des poiuz se liert, ses cbevels tire. 

>H0 .,11a las", fait il, „qnel la ferai 
de mon ami que perdu ai'i 
PuxU- M ai niolt nialo fei, 
quant il est pris uc luorz scnz nici; 
l'oine eoarz l'ai dcjruer])i. 

p15<J trop crieus lu nnirt si m'en fui, 
mais ge euidai qu'il me siuist, 
gc ne vi pas coni il le û»t; 
ge deUsse très bien reniaiudre; 
ne fcïSMe pas tntp a plaindre, 

il55 se fuBse mon^ et il fust vis. 
F.urialus, bels dolz amis, 



M30 Iir 1 p. — f>iri III luisant et c. - 5iS4 II! no le voient; D 
i; F Tr^jeol. — .j|3:> (J sa ni. — âl.lli III |>iiot. - 5137 AUurii iMmj» D. 
(«I; F oifirl urt, <:F iroyn'. h\'Ah A j» ii. f. mes, HIPj. m. p. e. n. f. h. — 
140 lUD ircstot a«8ti (îF res?. — or4l A looU; III bil m le vit, D ne 
M le Th. — &I42 III dolcDl fu ut non pus p., (SF ne fn aiic <1. p.; V niîe 
p. — SI4S 1 m. ig. d. a itis cbevoiix tire, II tues g. d. a auvent s.; D |C. 
^ji. «B Ot; O del roer s. — 5144 I »ca cli. ront i!t tort soupire; F sa 
lo. — :>l<l.'> A II. rhlftis: F ke f., I> ipicl le f . — :>M7 III cr uiesl m 
^nt rtfsronfnri, — 5UH III «lutl i-nt hsbi moi ne [tris ne luort; F 
1 ' ..'■s tlo m. - jtMit A lo d. - àlôii II crain. GI> crioni; F crerul 
i! il fi-ist il tu nll |>oiHt; F jo ne nai |ircii, O mal» ju ne »ti; 
! trop bifu, D tn-s lui. — 5154 D vm «e fiiïMC mie, 
1 p. - r»l'»n III ifmcttmt (luis; A imn't beifl. 



por vostre anior perdrai la vie, 
socntre vos ue vivrai mie. 
Tant mar i fn vostre joveute; 

5l<i<i en V08 aveie mi»* m'yiiteiite. 

poriln V(p« ai en niolt poi d'ore. 
Or m'est avis nue trop dwiiore 
qae la nioie ame n'est jostee 
a la vrtstre ki'flt csgiiarcc: 

51lW> oie i «cra hastivcment; 

mai«> ge cuit bien veraiement, 
n'e«t encnr pas mon mes amis ; 
^f< Heut mon ciior, Il est toz via; 
se il sentiiit doUir mortel^ 

S170 mes eiier» le Kentiflt allretel: 

bien puet estre (i«e ii loat prie, 
mais il no l'ont eneor ocia, 
onc ne firent tel crudité, 
qu(^ par mal l'uimt adesO. 

5175 Ki toeliereit tel erintureV 
Obi, eliaitis. qnel aventnre, 
que esphapai d'entre lor iiiainsl 
Se il a mal que ^c sm Mains, 
retornerai la o ge loi, 

51H0 ilaee o ge parti de loi; 

ae f^e md trut». poî priH ma vie; 
se il n'est altre ki m'ocie 
gai g-e liieii (pie ge nroeirrai, 
aoentre lui petit vivrai." 



916S m Rpnif vos ae v. ju m. ~ 515» D tuAre fu nuslrv jurtiee, 
t. m., fl t. III. fil Ii V. j.; III vo bpUi j. — .MiWr D lïi) vous a inis toute ii 
ftltil ri niolt e. p. d,, ill t-n iKftîi d. — .M64 F a In v. liuiiw eurro; II] 
quest. — :>lllô I> iimrt ï; (1 el. — ilin» D m, ù'ti cuit; 111 loi <1 toute) VI 
ment — 51t>7 DGF u. encore m. — ôldS III j. s. (ftietRur est tiion nivr v^ 
5171 Dllcatp.— &IT2 AvoUbto. — r.i'.'i illl' aint. G linc. — âl7& Hl 
rolt, D touchèrent, — 517G III llalas; AlU t|iu'le. — 5177 ÏIIO q. il 
— âlTlt A oi; IIIDG vt ge. — TiITU III nHoniur voil vcat sms mfai.^ 
MSil ni lu 0)1 jo uiir, C [. ni o p^^U^ I "il al a a., H sv al » a.. T> 
U IL tiom; I-' ail n a. i|Ut on 0»j4H|^ 111 uertaitia sott II i|. ni., U 
II. iiuQ ta.; (îF)o 9. b. — ^)^' < l 'i-* apnts Inl nu v. ; I> uultn I 



EURIALUS 



191 



5165 II a laissiô lo dcmcDtcr, 
«i foiueuva a retoriior, 
ariere vint totc la veie 
jiiHqira iMie L'Ieru Kaf^ie. 
ArcHtut soi, si a o'i 

51fK) la nuise do nck et le cri, 
ki arcicut le doD8cl \tnn: 
il l'aveiout a raison mis, 
il ne voleit de rien respnndre. 
}ihm g'alft près dVItt repou<lrc, 

fiinâ entr'elH vit ]mn 8un eoiiipaignuu, 
nés oflfl pas nictre a raiHon, 
anceiH »p. traist a une part, 
cl mileu d'clH lanva uu dart: 
por eitt départir le faitueit, 

5200 tmveir 8e il lur esturdniit 
Un cbevalier en a féru, 
en mi le piz ti^it nu a nu. 
mort le craveote jus u terre. 
Oiï tmmenrierent a eni|nerre 

5205 de quel part ert II culs vcuuz; 
eil ne tn pns apercellz. 
Quant il les vit ancUrcr, 
un nitre dart lor lait aler, 
nn altre en a el eoni fera, 

5210 eutrels cbiet morz Mor son escu. 



51M AHnfa tUtn» IlL ill At»Dt Irnsi. — lA^H H demeurer. — &I8T 
Bjl^a riawr II. F Qvtci vÎDt, «n ariere; A vient; III une v. — S1SS III 
■Ml nos espesse s.; A de«|Qen une.— .îlS<J FUI Arosut; D seH&oL — 
lô»> l> d. c I. D. — »lit2 y <\)otiir. lieux vert. V, tes twlf^. ~ &IM G 
^ br *alt; OUI nui&nt r; F ncl ». — 5IîM 111 N. tU por en» con- 
Itic, F contreUR rvHp.; G Vi>r8 ans r — âl!r5 et &lf)fi umid dans 111. 
f*. c. ont pris, l* e. e. rlioUi. — 51% F 11 ii. o. m., t! ai un n. m. — 
HT, 111 prea dena su trust, (î salniit. — 511)S III vtiz un mi ewtt. F pn 
t. son d. — jîiNt (>F ae eil; III 6«n e.; D stl lur eschaiwroit. — 
GF i c<ra»cn. — MOÏ- J24l( omw ilanê I. A l. n. et nii, F trostot 
— MiKi H tlebnehe. — S2«l I» II. — àiltb il li loiis ert; )iFl> fu. — 
" M MR sont — î>îo; OLHl fiufrurer. — WUS 11 d. Icssa a., F laUa 
IIH n un cliovnliiT en a f., <t .vu. de cola lor en ra f. — &2I0 
a. 




192 



NISUS ET 



VolcouB vît sw homes morir, 

ne sot dont ec H pot venir. 

molt Tu iriez, le ilunsel print 

par maltaleut et se H dist: 
5215 „Ki r|ti(! me» honten m^ait ucis^ 

jtt iert de vo« venjancc pria, 

vus le oompaneia Ja molt cliier, 

sur vos m'en voUlrai ja venj^ier; 

gel vos vendrai, ki que l'ait fait." 
S220 Molt tu iriez, ti'espee trait, 

balça le colp ]>or lui ferir; 

dont ne «e pot Nisiis tenir. 

mais a lu mort Hubunduua, 

sailli avant se lor cria. 
5225 ^I)i va'', l'ait il, .,ne le tooltiez, 

mais inei prenez, si vos vengiez. 

Cil n'a ne poi ne ^rant forfait, 

mais gc senls ni tôt te mal fait, 

toz senis cspeneïr le dei; 
5230 laiti^icz Talcr, si prenez meL 

Molt a dur eiier kil toeliera, 

kil vueit OL'ire onkcs n'amu; 

onkes de bneno amor n'ot cure 

ki toeliera tel criature; 
5230 ge mctrai mou i^liief por le anen, 

se iiniir por lui, nioit par ni'iert bueo". 



SSII Alinéa lians IJTD. ill quant lî c)iifîn» volt sa gttni m, 
Ifl etu fiDt ci. c. puet V., r nr do Havuit t|iif tlevcnir; G ce puoil v., I 
pot avenir. - .V2H III par les clii^vex. - 5215 III luait tiicii b. — A2II 
(II* vos syra; tiA iiiert; A vaiigeiitsiiï; l> venj. il« v. |i, — 5217 (i et 
û. moUch. — 5217 ft 5218 '7mi« tlans lII. — .'lilJS I" v. tuon Jaoïl v.; D tn 
— 52111 G randral; ]■ «iiii (|ull I. T., F ki ki I. f. — 52iu y lespoe. ~ 3221 1 
halco. — !»2n A dune. — 5224 UI Av. s.; A li c, U I. pria. — 5225 flU 
loc'MX. — o22H lU m. p. m. ; ii et lui Iniasîos. ~ •i22T III je sul fvh» cjtii jj 
U (\\Bt ua nule ch. {.; F il; ii car cis na p. — '«îî** H! <■!! n'« vt*' n tan 
ne Irct; *» ni. gii tos a. a. 1. in. (".; F les un 
nr laisies lui. — 5331 F uiolt dfiiturt.* ijin 
tOitcliA, A iiuul t. — 52:t2 m ntii'l V. i I) thir- 
.S2S4 li wîrra. I> loitrher»»!! 
(0 iDctemi). - JÏSt lU 




■ 


^V EURYALUS 199 ^^H 


^B 


Volc>cD8 n*ot RoiDj^ de qnnDt qu'il dit, ^^^H 


^^P 


molt l'e-n tochut al ruer petit, ^^^H 


w 


al damcisel trenoba le ohief. ^H 


1 5240 


NimuH le vit, molt li Tu {?rief, ^^^H 


1 


un ettpit^ vit j^csir n terre, ^^^^| 


1 


il l'a Baifli, sel vait ro4{iierre, ^^^H 


^^ 


^rant colp li doua en l'eecD, ^^^H 


^^P 


i|au (lel rui li a abatu, ^^^^^^Ê 


[ 5345 


et per^ft ud dea coHtex; ^^^^^^ 


k 


mais ne t'ii patt n mort navrez; ^^^^^H 


^^ 


et pais a trait le braiie d'acier ^^^^^H 


^y 


por Hon ami qu'il vnett venchîcr; ^^^H 


^^ 


dif) eu a inor/ en molt poi d'oro. ^^^| 


1 5250 


De tûtes parz li corent Horc, ^^^^^H 


1 


il l'unt cuelos, ontr'elo l'ont pris, i^^^^H 


■ 


tant i lièrent qu'il l'ont oei». ^^^^| 


^H 


A son (■oinpaig'non l'ajostcrent, ^^^^| 


^V 


les ciliés ont pri», ses en portèrent, ^H 


[ 5355 


et lor seignor en ont porté ^H 


1 


en une bière, an ]m navré. ^H 


^^ 


Il se remistrent cl eliemin, ^^^H 


^H 


en l'ost vindrcDt bien par matin. ^^^| 


^^ 


Tnicvent la ;;cnt, ki ^nint duel font, ^^^H 


l 520O 


plorent pur l'clâ ki oeit* xant, ^^^H 


1 


ne saveicnt kis aveit uiora. ^^^H 


^^L 


Qnant Volcen» vint o mn cfTorz, ^^^H 


^H 


cil lor a dit et recouté ^^^^ 


H 


eom il avelent cela trovû ^| 


337 AlinM ihn» III. G V i» s. do q. quo il., Fil li qaens n. 9. d. ^^^H 


h DF citro; V (le son <1., F de ■{. i|ua dit. — .v^»tt G m. li t.; lUD ^^^| 


, ^ gXII OF espiul; D voit — .VJ42 F si; I> vint. — MU III donne ^^^| 


— 5M1 m ■)«>-> de son col 1a a.; A cop. - J24â A liiti. ~ .«24(1 ^^^H 


t. - A247 


lil N»u5 a t. — ô24^ (t que V. 52ôl 111 encluent le ^^^H 


ÉB prli. - 


- d2â4 m lu clnuf; I si Icu p., D sitt» aport. ~ kirut et ^^^H 


mit '(rifiM 


A. a 1. 8.; F out tu p. - ^2^0 m b. uiult n. — ô257 ^^^| 


n; tu tnctcnt, H misent; HUi a lor ch. — .Vi58 111 u 1. eu v. b. ^^^H 


» 1 


p. to., 6 ut y. a 1. p. in. — ô23!) KDHl lor g. - 5260 F p. ^^^H 


^^^H 


- ni <]ne trove ont. — 52r>l PDAHI qiies. — 521)2 III U ^^^H 


^^^^B 


< Ul qui leur ont, I> icil ont, GF cil L ont; U et ^^^| 


^^^^v 


^^^^1 


B 





194 



NISUS ET 



5205 ki aveicDt toz veU ofie, 

diënt qu'il cd ont les cIuca pris, 
montrez lur ont pur les chcvels. 
Et McttapuB, ki crt entr'els, 
a Bon helme reconeH. 

5270 que il enidot avoir porda, 
qu'Eurialuâ eu ot purtc, 
(maÏH molt Taveit ciller eompAré!). 
Alkos se sont eu Vost haitiô. 
iiaaut sevent que il ))ont ven^é, 

5275 et dii-ut luit comuuuluicut 

quel veu^'erout niult ai^prenient; 
ril del fliautel 1«; niiiiparront, 
se il pueent et aise eu ont 
Tuniu» a fait len testes prendre, 

528i> dcvaut la porte les tist peudrc, 
sa gent eonianda a anner, 
puis a ses grailcs tait soncr. 
Tuz en reâuna li païs, 
diënt, Ja ert li ehastcls pris, 

5285 set mil ensei^es i ventelent, 
a turueicr furs les a]iclcnt 
et mult forment les eQritriili4?nt, 
mais n'eu istroot por non qu'il dil'Dt 
Il montent sus es aleors 

6290 et es breteitehes et es torfi, 

mais molt s'esmaieut, quant il voient 



Mm G lor cief. — 5167 A les ont, F lor ot, Q II ont. — 

omclteiit et, MesUims; (iFP fn. — 5171 111 K. Iiîd ut p. — S272 G ml 
lot molt ch. acsto, K m. il la tn, o. c. - ô27.i Alinéa tlans l>. D llloeoqa 
s. a I. h.; (iFIlI a. en s. — 5274 III q. il s. qui! b. t., D q. surent qtie 
relit; (ïK «tuil en ». v. — 5275 Hl bien jurunL — 52711 tll que \'enffki 
sont; Vit qui's; (! c]uil su v. a. — 5ï7S (îF »il p.; F et il tàso, (! et uJml 
527» sam alinia datu Fl>. VV T. uu 1.; U fist; F la teste — |S2W ( 
pred d«; F l«; A fel, ^ 52S1 Hl hpa Rfnz, l'K comonde. — 52sJ Mit 
luux ses g. ft s-i i*. Il r«ît. - ' ' rtïitotu'; IM tout ea nit«aliRtJij 

— 52^4 I> est. - ûîhô or V L — 52.MI F il t. f. spjniMtfl 

U ill L tos âpKluieut — , i — r.ïl»»— 52fl2 omu diit F. - 

•■1^'.* l> Il montèrent ca i ■ - 't — ^V») (i «t n ïmtBt 

. ■•! III ni. molt sont il"'i ' •"" siumiOBiBiit; 01^ 



EURYALUS 



lOS 



les testes ki ilcfor» peinleient*, 
surent <|ut' uiurt suiit li ménage 
M alin>nt CD ta])iiiage. 

5295 iK>r faire venir lor «eig'uor. 
HicQ les eonarent li {>luaor 
et de lor mort forment HeHiniiioat, 
ne caideut pas que sei'ors aient, 
i|QO Kncfis a tens i Wcguc 

5300 De que li ohastels tant 8e tieg-ue 
que il poissent scL*ors aveir, 
ni!4 des \e main <Ich i qn^al ttoir. 

MeseutiUs o sa maisuioo, 
ki molt fu bien aparcilliee, 

531)5 les ftiUÛUi de devers dcstre 
et Ueeapiis de verii tteuestre; 
Tnmns et la «oe penz vont 
devant la porte el cliief del pont; 
de tuteti pun^ les uvlronent. 

5U10 a rosaillir mil grailes seoent. 
ki eoer d<pnent al ])lu8 mart. 
Volent quarrel, pilet et dafli ' t 
volent aatetes burlielee» 
et javelot et ^ranz plonieeH 

5315 cunie pluie ans el eiiastel; . 

ne pnet nua remuindrc a ereuol, 
D'il n'î osent l'oil deseovrir» 
oil ki Iraient les font tapir; 
et U ttltre ki sont aruit^ 



,n 



*>' 



ÏFD ]K!ndironL — 529S l> lor m. — MM tJ e! t. - 5297 lU 

lee. GF et do li m. — &21I9 Hl n. c. ja. — S'Jlto Hl oe que- 

&BW> GF ac li Cl als s. L - 530| (U ue quIL - â^wi Hl c^ric- 

[qiill «oit pris KitiK lu iMitr; IHi nuri des {U An) I. m.; F dos lu 

idlwiUBi «u 9. — MO!l Ul ot, (i a.— 5K04 111 iurt; GF (]iLe u uiolt 

tMb lll viï les annt — 5S07 IIIF sont. :>3K8 U dt-vcrs. — 

■ hnabliir. — âH) l tum lu mmi. mtuf V an» plus coarz. (î omet 

ÛmrnnU — hM2 111 V. saiotes volent darzi A V. ijHet; G 

iMpitut et dam. — 53i:i rf S.1I-I oinw (In«» HL — 

) rh. ~ 5:Mn A nan p. garir uns; GD ni; GUI al; 

ni 08« nul; I> ne ncn o. cil d. ; GF uo si osoJont 



IS* 



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-MyrK j,„. 

""'^ niî! ej. ; 
'"^' ^'>-i^ ;..»! 



I 

; 'Il .,.;■', I,, -^ Ara.si,.r. ._ ; 



LES TROYENS 197 

Quant Tainiu veit que rien ne valt, . 
ne nés pot prendre par asah, 
r>H45 et si lor en a ja fait treis, 

lancier lor fait le feu Grieis; 

de cel n'estordront il neient; 

ce caida il veraiement 

qu'il n'e8cha])ent de eel péril. 
5350 Mais il furent gnami d'aisiL 

o ce l'esteignent imelment; 

altre secors ni valt neienL 

ne Dule riens ne l'esteiodreit . 

se aisUs non: en l'ene ardreit. 
h'ATj'y ce ne repot il rien faire. 

il fait sa gent en sus retraire. 

Molt fa dolenz en son rorage. 

des suens i ot moh grant dainaffe. 

plus de treis mil en i ut mort: 
5:^00 c'eut a buen dreit car il ont tort: 

et bien en i ont mort dedenz 

a treia asaU pin.* de dens eenz. 

Devant cei veit ti^ enemi». 



3 Miiu a/in/^tlajw A 111 Tf.-r: T.. F D'jiu: v. - VAt II] yi*^n 
let, F ae ses pnsdruLt. *. .>:: vrt i^rx^in. '•! ;'*.- I ;^^» suJ 
|."j III et si pami it_r t« * f -, I h: "■ :♦-* rro^-ri: f*^» ^r. roi», 
en il 1. — ^i4f. fi hmnc l ». } l . irr ' y%' •: ;*»- )»t>^- 
tfw fîHL HI qoe «***'»-ir*- ik ;-ri.">T* <t ■ >» > •■>-; > s. ; !■ 

— »M& Hl 9 oôda iân v>et in^nna^ ••> •-. •:. •y^% \ *!**^r%:. ■ 
M eaciapcr. A qvl «M-'/r^'-v: . I.' .-.1 ^^i.-^^v i vï r.*rh- 

En c p^ O 6n lar qB»4t ç ;. - : :-: i n . irtr^r'^rr ;*.» itr»',' — 

lie ce catMtf 3 cmMcx: i L' *•: •* ^t-j.;-. } ■*.)^,* r*-f'. ..■.-, •• «-r^ 

; QF iMckaat, ddrroMa'L - î-^: >fr:i » :>>.? i «aàr i.;'r» 

- UU G aafe iw a» )tt-'a£ki^.<r î n. !..'.-<: r<*^ ::'; i>*-. '^.^ 
IL— UM F ar laW nut -■•fi *-»' '.-.«• c.*.';':. «^ » ^ i^r *■! *nt>; k 
■i^ D aa faL — Viâr* HI v'-^^' • *■ **■■ ^' ;•' * ' T'î •^. 

lifliÉ^pa^ 3,C |K <M & ;>-.?ri- •J;. ' - 'x.- ;*:•' 

iMaftft sait 1' i k . f -:u- -1 Mt ' j ' . r 

'M^a C Mint î. - .' u ■ - i— ï.-.- -- .'■ u_ ', 

— ««•<*«*« -n.' % ... ■ i u - 

■sC a i. : -•: - .' •- ■ *.i -i- ui-.»^ 



19S 



DESCRIPTION 



qu'il cnicla, Henpres aveir pris; 

&3G5 il ne lor pnet gaaîrc fod'aire. 

tant ne lor set lancier ne traire. 
Tôt environ vait îi|;iiaitaDt 
et le ehastcl tôt porveiant, 
la o pltiH feiblc le verrcit. 

5370 Tôt ensemcnt Tnniiis faiseit, 
corne li Ions ki est al plaîn 
et vient a la faUle al vilain: 
environ vait molt famcillo», 
IcB berbiz veit dont est ^elos, 

5375 les uignel» ot dcdenz bcicr, 
^uanle par o pi^rreit entrer. 
PreB veit de devant seï la proie, 
si que n'i a mie treis deie; 
n'en i>uet goster. de licnz eembele; 

5380 et li vilains ses (^liientt apele, 

des i qu'cl liois le vont menant, 
d'ores en altrc peli^-ant; 
tant i revient et vait sovent. 
la pel i lait, se bien se prent 

5385 Tôt cnseœent Tnrniia t'aiaeit; 
ses cneniiK devant nei veit, 
si ne lor pnet de rien forfiiii%; 
cil font a Ini lanetcr et traire; 



.'i:ttl4 Ml I). qiiidoit taatust; F ({uide. — hSt\b ni qiiil leur puise 
lucnt r^ L> el il au lor pot rien f.; F ot au lur ih>1; G nuiaot f. — Ï30« 
I. lor sciial; D aoL — &3<17 I treiitout uatuiir; F osgardant. — ft.'17i» I Trestoti| 
ainsi; Il sutnisl — 5371 A a pi., F en pi. — A372 )1I et v. droit na pitgt ftu 
V.. F viyat II Ia f. ilol V.. n quant voit lo faldu dvi viluia. — 5.H7S F vont; 
lot f. — 5374 D le» linibî» vont es iulvus. - :>375 F ti'l» lannaiils; G voit — 
s;i7(t g coracnf ; F <iiic il ilesirv » ok-ur. F fijoutc drMx rmi. V. Us »»/« - 
hUlZ 111 Si prts de li vboisîst s. p., l> Bien prvs de lui n veu h pr.. KEt 
pros V. ilcvant lui a. p., Q VA ii|»re.s voit iluvaut a. p. - 53TS ||[ nrâ S 
i>9t prttndre la dciiti; t)F i)uiL — fittj^U quant ni piii^t entrera) 
A iiu p. g. ftp* deoK t'-c|>clle, tl ni^^^H|tf de furs reutbi^le. — 

lie lui. ^^^^^^k^ J*i u^^^^^^^^nttct, uf (t 

noiiuit f^^^^^^^Htafifl^^^^^^^Blr; 1 cil parent 



DU COMBAT 



100 



M'en pHJfl ne liufiso 1c ehafltel, 

5'i90 il i I&ira I)ien tost la pel. 

Kurs del cliastcl. al pii- (Ici pout 
<\t nu petit mnncel reont: 
nnc bretcBclie i ot frcnice 
pnr deftendre devant l'entre©. 

5H95 Dedenz aveit Hct clicviilicm 

et dis sorjanz et ciui? arcliicrti: 
eil delTcndcnt devant le pont 
et le graignor danm^.'c font 
Cels asailli Tnrnns de l>ot, 

r>4(iU s'cntcute i a torné de tôt, 

le nnelz de l'ost i fi»t venir. 
La bretcachc fini aHaillir, 
et eil dedenz fort se defteudent 
cl merveilloH OHtor Inr reiidi-nt. 

540& Ja par afialt ne fiisnent prin, 
maift de desoz nnl le feii hiIh. 
ardent le pont et In elostnro; 
tote desjniiit la laneultie, 
l'nnc uieitiez Itrisot et art, 

5410 eil se traient a nne part; 

raillent li pont rhicent les ais. 
la o eil sont pcndi li fuiH, 
ariere eliiet tôt en uu mont, 
tnit eil de donz eravcnté sont 

5415 N'en pot estordrc de toz el», 



III oil nr lait rn pils. — .srt'H) D mont t.; P si p. — 53») F 

al lief tL p. - âsitï III uliutel. — 63îl3 et 53ÎH itUerrnrtiM dnnit 

tï ont; (tlï kjvue. — 631M A pur dulTaiinti cWvcr» I. — ft3îi7 III ci-im; 

rem. — 539H III itmfttmi et, I. g. viHSDlugc font; Gif.— 53im Ml 

^T.lnaajuit d. - MOU GT^III miitc dd toi. - 5401 111 lo pins; P fait. —, 

Ut — k¥X\ 1 bico s. (1. — 5404 O II rt-iKlcnt. — 5405 F7).no s<>ront,' 

— MUA 1 m, II? fi'ii ont pxr tl. m.; L> m. Jt: dcfura, Citll ui. par d^ 

st Tl rçM m - S4ij* III II' mcrricii i ; l> urt li^ p. t-t Ui !il«arr. — .Mlid 

,Ui Y deflunt; Iti ictilacisiire. h la ctui^tnirr, V la caiiitiiri*. — .'.4*i(i UI 

D depifoe, *<F briiist. — .»4tti A tiiit su tnusrrent a il p., 

■D.— .Mil 111 f. pili(>r fendent les v\ F li postic f, cli. 

iwndii. — &4IS FD A terre; 01 ehireit. - MIS III 

A rotnaliirlre, F ac piiul ».; U de cm toux; y cels. 



iMû 



SUITE 



^■e tnit ne seiest nort focs éa^ 
ÙeuA fo roQB. l'altre Qeaor. 
jwiû fil escniers Uectbr. 
U «ailleut su, Liens s'en «ait 

&I20 et Uelenor Teepee tnit, 

dû ea a morz et iletrenehki. 
Tarnos l'ocist ses a veochiez. 
et li altre ki s'en faieit 
Ter» le cfaastel » en vait tôt dreît 

5425 Net porent pas eoillir si to«t, 

qnant aiu arcbient le vit de l'ost; 
auuiit lez le palais s'estait; 
eil i visa a lui, si trait, 
si Ta fera panni le core 

5430 qn'il Ta trosu al pel dcfors. 

Li attre i traieut plas de cent, 
iluec l'ocicot o il ]>ent, 
dont se résout molt esbaldi, 
la ijoarte feiz lunt asailli, 

5435 molt eu i muert a cel asalt 

de cels de deiiz; petit en fait, 
qae cil de fors ni Bout entré, 
ne fuMt <i(ie cner lor a doné 
AscauîUs, ki s'escria 

5440 et ki forment les rehaita, 

dont i lièrent de maintenant 
Do cols de fors ont ocis tant, 
ki esteicnt près d'entrer enz. 



54 in F qiiu II no s. mort parelfi; DIU m. iiue iluiis. — M17 F Tors »ea\ 
Uem et Elenor. - 54 lu HI Cil; F sesmait. — »420 A »08|>ee. — 2432 OUI 
T. la mort; A qnb a t., F si a v., U ai» av.— 5424 (îFD en va. ~ 5425 F 
îîe le p.; G imevnt . HID KhoUir, r.F pn-ndre. — 542fi 1) del lot. — 542" Ht 
b\ eum au \nt\\z se prcnoit, D a. lu^ palIt» esinit: GP" a. vers le p^ A a muli 
1.1, p.;>J stRioil. — .'.li*- 111 et leltii vUe ftl a t.; F ad L — 54:iJ) GDF i|. Ip 
((iF h) cliuitii au poli !> lahu». ~ 54!ll AP omtUmt \.\; C.F Aprvs. — 
GFD looireut. — v4;ts Ii d. wirusdn j>i »ii»b. - »K14 A ja ipiatrc Toit, 

r)iuUre fois; FUI ont. - 54: r " •• i--ti a icel Biult; (i m. en ni 

F m. 0. mueront — &4;i(l A s. -o darrn A. F oscria. — 

D rerlieta, U rainprnH»., m — :.14:i ri mi 

< ; ni A luoircr. 





DU COMBAT 



201 



que li fosst'ic est tt»z tiaiig'hiu/,, 

5445 qae l'cD ni ]pooit arestcr; 
let) innrx font aval rentier 
la ju» al fonz, ki toi crt pleins. 
Tnrnus en ot ilis mille meins, 
aneeis qoe fuKt tierce passée, 

5450 qu'il n'ot gehui n rajornee; 
(le l'jtltre part en ot asez 
de cela de denz morz et navrez. 
Un Hiien serorpe aveit Tiirniia, 
luolt pni, ki ul nom Koiiuilud, 

5455 riebes oem ert de hait parage 
et molt avoit gnint vasalage. 
Les TroïËnB forment coitot, 
de parole les laider^iot 
„Di va", fait il, ,,car vos rendez, 

&4C0 nialvaise geuz, si me créez, 
re])entez vos. criCz merci, 
faiant vos en tornez de cil 
Se vos volei merci crii'r. 
nos le vos feron pardoner; 

5465 un oil o nn poing i perdra 

cliascuDs de vos, pnifl s'en ira. 
Se vos nel vole/, faire îhsî, 
qne vos rendeiz, si eom gc di, 
ja sereiz tnit par force pris 



H-l HI q. I. fnsie en ntmt s., P ost H f. trustuns h., G que iv-n foMtsfi 
9.; I> fn. — 5445 ri 5446 ÎHtrrvertM (Irin« III. BI si qiu- OH» ni p. 
ff D que buranie ni p. oatcr, F unqiien nus bnm ni pot estvr, O que 
a.ju CDirur. — t%440 111 U^y ttior.i font la Jus r.; D voter, Gï ron- 
— 5447 m lie et! bdÏi'z tiiit lii«'D i-orlains : DGF que; I) I, U8t p., 
ffi p - .i4-lh m .vil. M., GF .11. M. .Î411I G prime. - :>4ftii Hl •|uil 
Jiier mal»; F nmlt fu pestnv la j., G dolerofi- lii li j. — t)Ah\ F ilc Iau- 
(*t ilaJin.- p.; ni) rut, A uBt. — HbS vins alii\é<i dans A. F aol s. — 
UrtDiiIJuB. — 545j'i y fit; F de muli p., (i de gmot p. — àl5ti F et 
<} et si L molt r. - blhl V iloutoit. — .SlôS l) dovioit. — Sim D 
.e. — B4(li [Il filiez deci, F lormi» tin chi. — R4(12 nmi^ f/«N* t. F vit» 
— fi4'M GFU non vox on liironit vl.>t itlor (1> tniiz a.). — r>4(ir» A 
1 tiol o puing i prrdoa; FlMll et ira |j, — .'.ifi); D ut s. i., G 
m». - ri4C.'» III no rendre vus. — Mr,u d ii7ij i^inûr 

tiiF R r i> 




•■»^ï" ki el doi..k.n efT 

l'a nui une feues 

a ïni. ki de des 

I»ar desoz lorle 

^M en ]« pti|e j 

MSri que iwir derrière 

la saiete. ki l'aU 

J Mort ««haï jns de 

■ "»? lor di?t puis 

;■ ï-ï Troion s'en e* 

V "'«ÎM» par le chaste!, ki 

t"t ciï de fors les 
: de loing laoeent ^ 

-^ï l'ont fo li ene] 

mais de la ligniet 

■'>4»r) ot deiis frereg el t 

H ainznoz ot nom 

et li pins joncs Bi 

Molt par s'i fiot K 

o4- 1 HJ fle le tendre»; A noUnt a ^ - ' 



ET BICIAS 



2o:i 



et 8or cIn dcnfi ot mis partie 

5500 <le lu dm! iIk Ih iiiaifltrie. 
11 dctiocndicrciit del donjon 
plus fièrement que diii lion, 
vindreut aval. 1« porte ovrircnt, 
tote 1r presse départirent 

5505 Pandiirns tu de devcrH dcfltre 
et IlioiaH fu a eonestro. 
Ilaec lor deffendcnt l'entrée; 
raolt eliieretnent l'ont coinpiireo. 
Cil ki virent la porte ovrir, 

5510 le» iiltreH voldrcnt devaneir, 
senpres enidiercnt entrer en»; 
cil diii le« otîit'nt n eenz, 
et mcrveilloB doma{;e i font 
Tant en (çist inurt ileour le pont 

5515 qne n'i pueent li vif passer; 
eil les font toz ancre ester 

Turans crt de Taltrc partie, 
ki a eole novole oïe, 
que la porte lor est overte 

5520 et de sa gcnt i a ^rant ]iortc. 
car dcnfl jaianz aveit dcdenz 
kis ueiënt ilnee a oenz. 
Molt toKt i est TiirnnH aie?., 
mil ebevaliers i a meuez 

5525 et vint al pont u tton ett'orc. 



ÎÔ F en oU ol ml» molt granl p.; (ï en so\ ans, III et sus eu«. — 
Il et d. L ra. — 55U2 III ladni ]>lii!4 Hor f|iie nul lion; A que dus 1. — 
\i III iv&l vindreut. — ôMi4 (iDIII iltTotnpIrent. — ^.'iOS I Inrt; (îF par 
y*!n. - hhm I et B. icrt a »., *"FI>I1 et H. devers s. — hi*)! F I. d. cil, G 
^effLiidiroat. - 5501» HT vîndrent. — 551» III Ia porte. — 55t I ill tan- 
IL— S&12GFIId,; D occlrent 6514 A desoz, 111 desiis, (i desos. — 
Ah G f|ae il ni pot nis uns p^ V que ni piiet ne» uns »eU p. — 5510 I 
le» ettfiiut e., (î cil les f. tôt a. e. — 5517 «ina nlivi'tt dnim III. — 
iiuint; j q. 0. n. a o. — 5.M!t I p. pstoit o ; A ert. — 'iSîfl ItFD i»t 
ni ot. — .'■■'.ïi (i (]W; V cftr li (T ki flont d. ; A a la d , (ï i a d.; I 
r util Oiuiii le» :itoil ItinuA. Il qu itliicc les tlioiil ne.; F IcH o. 1. 
■ c. — 552S Altnàt t(/m« HI. (JD TantoHt; (ÎFI) «t 
m au pont vn vont o b'id o.; Vu bus e., ii as. a 



-mw 




PANDARUS 



I 



Il patiKa jmr en Hom les inorz, 
dusqn'ft la porte sont vena. 
Li (lui frère ()rent gnint vertu, 
ki l'entrée Corineiit dett'endeut 

5530 et merveillos estor lor rendent; 

ci) dcl (*liaHtel celé part curent, 

viciiciit as frères, se» aecoreuL 

Molt lor rendierent grant ester, 

,iiiult en i riiuert n ^rant dulor, 

5535 eseriënt sci, verser les font 

bien loing ariere oltre le pont, 
nés ont mie loing porsett, 
a la porte aont revenu. 
Turnns a ralié sa gent 

5540 et r.iRalt les plus asprcinont. 
par vive force en entra onz 
et de ea gent plus de deas eenx; 
de ecls de fors grant toibe i entre; 
la porte elostrent eil »oeutrc, 

5545 li dui frère, derrière aa don; 
de eels dedenz i ont fors élus. 
Or est Tnrnns molt entrepris 
eoclos aruec ses euemis, 
mestiers li ext niolt granz d'ate; 

5550 de eels de fors ne l'avra mie. 
Dedenz les a molt estortuix, 



>5&2(î l!l si passèrent par tui ). lu.. L> il l punira par mi, OF il pess^tl'i 
1. m.; A paase. — 552* III p. vu sont v. - 5*»'i^ Ci u li f. ercnt ar^stu. — 
H qiiu, - 65!»! (î i ronclcnt, — .iJ32 (* vinrent; h" v. rajua silt»!.; 
l II. - ^^^.^:l m Alloue l ot iu(»U g. !>., (î A 'riiniiis livrtînt fier c. ; F ui. I r. 
il34 Kl '»;rUait cd; H omd ir&iit; HI iiigiiiit . PlU uiiicreut — S33& ft 
^wi* i^wr A. III il crient; (j alur, D riisi-T. — 5â3fî en siis drl p. 
^nu loi u. pu I. ji.j n pAji hors 1. p.; A parsfiu. — &53^ A s. 
Wlt ruSHinl vpim, — Eir.ati Alinén thtm !1. F ratumble, (ÎD olw. 
* m l't Un* r., l) et rasaillpnt. O ot nw«li, F Pt «es r. — hhii III 
^ih, D PU cnert- i-, — hUu F vi de m-s çi-iis plus do .ii. f ; HI.ui.i 
Bk. — ^alî^ (i lorce i c. — i»844 lîF rlosirt - 5MS rt S&in n 
B^*«» "I. III iLMir doîil an do». — S.i '•; A i nrni, F 

Minlua, - .v>i7 -■■.- ..;.-,... -r. . , coilmii. 



àft&l cl 



U DitD uin tu , 



ET BICIAS 



205 



fonneiit les ï a envaïz, 

tenu lor u liatiiille frirt. 

As primeraine coIb i sont mort 
5555 aiidui H fruro en oh le jihh, 

et l'andarns et Bieias. 

I,i TruïCu s'en exuiaicroiit, 

cil ft'eflcricnt, Tormeut i lièrent, 

tôt nricrc les vont menant, 
5500 porainent les, cil vont fniant. 

Ilioncn!< i est veunz, 

ki del (lunjon est dcseuatlnz, 

as Troïëns a oseri^: 

„Qao faites v(m, foart provt^. 
5505 scrcÎK vos doue si plcinenit-at 

eooquis et mort pav tant de geiitV 

Que faites vosV Toriicz ancre, 

nés espHrgniez, eliaseiins i tiere." 

11 a ,.Troie" crié, a^ensei^ne, 
5570 cel dels ni a ki pnit« se feipie 

que u'i fieru demaneis tant, 

qn'll vont aricre reculant; 

dont t'ust TiirnuK niorz a entras, 

ja pnr sa gent u'i fast ruscos, 
5575 quant nns des Troïl'ns conik 

U porte ovrir et si re^ut 

cels ki orent esté fors elos. 

Turnus li vint derrière al dus; 

iMl fiF diiruiQCDt )vs a e., F Itmiieol It!^ :t. biuu c, I et f. I. au. — 

t* or i a luult b. f.; D Tenra 1. b. f. — ihh4 OKIII A firiuiuniin i fareot 

1 Auj pri'uit'nûn i t. m. — U^hh OF li (lui f. — 55.'>7 AUnrn ilrnus («. — 

UI ut rQ plus ronutsnt les reiitiit-rent. — &iS9 OV botant. — &&(Hi P 

ilo maintenant; A ail, F n\. — AÔiil Hl Mima. (î Asconius. - àbi12 OP 

IcL AntU U maiiiiai» |>. — bUH:, 111 p:ir uuit <lc fÇKHl; F kI fai- 

t. — XWO (f ni pri«i A ne mort, il! si iflaîtioinKUl. — 5.'>»iT III Or 
lut U. — 5Sb<.t I II vJiftiA; A U a trois fuix cric ». — 5iT0 lit ni a ooliii ; 
rix ui a nu! i|tii lums s, C, G !l I on ccl (lais qui ». f.j F «lui pbw. — 
UI ijiii ni ficrent de luaiutetiaiit; ]> qiiil ni âcrunt; UF (pii. — bhTi HI 
r«UMinant; GF iiues. — 5573 F lu. — 557-1 F por. — 5575 I 
'« F iivrij A raaciu, I rt'cuatj D et !«» r, Cî et sia r., Ill et 
RI uuurttait ckIa, i|u1 avulonti tJ cola i|Ui! avuiuut fors on- 
lomr; F Bit, 




206 



ARRIVÉE 



U il teueit le flael, 

5580 te! U dona el liatcrel 

({ull chaï iiiiirz; Turuus a*cn voit, 
maiâ de sa gent le plus i lait; 
a g;T"ant peine n'eu t'«t ostora, 
uiult par fu liez, (piaut il tu lura. 

6585 Doue comenca a avesprer; 
sa ^ent a fait ariere aler, 
as herbcrgca s'en retorna 
et aea f^itaites apareilla, 
ki dcvcicut la uuit vcillier. 

5590 et pi-ie lor de niielz ^uaitior 

qn'il noieut fuit la nuit devant 
Eu Vogt lirent noise iiiolt grant 
et uiult rcsoiicut cl cbastel 
cors et buisiues et frestel. 

55U5 A reudcmaiii bicu par matin 
n'i reprist ouke» Turmis tin. 
Des i que al («lias^tel revint, 
molt graut pièce l'estor lor tint 
A niult ^rant peine «e teneîent 

5600 cil ki le oliautel delfendcietit; 
Il plu8 d'ek Hout navn* a mort 
Il imt guardé aval al port 
et veieiit striver les ne» 
et mètre jud sigle» et très; 

5605 sorent qne Ëueas veueit, 



h&Sti 1 et lel 11 (lone, H tele li done. — 5SS2 HI gnnl peiie 
(I i ost). — 55ît3 G a c. — 55H4 A m p. est l; F ni. «n fu I.; I q. n' 
fu Iit D coin il f. h. — b^i^h lîl Atlonc t-uniiMicc. — MW HF en f»ît; ïî s- 
g. oomandti u. &. — 5âS7 III u s.i livrbcr^'ti r.; F si sen turna. — h!>%S GF 
imison». — 55S9 CJ ijui la u. d. v. — 55'.ti) Hl uiolt les prie; GFU 
U d« bien i^. — 551t' Il i)uc d.; F ne tiacnt. — 5592 III iuie. — &S| 
festcl. — 5r>V5 MUS alifirn dons A. U Kn, A Ht; F Kns el d., G Auj 
551*6 FDIII ne ; P ne rpqitlfitn-nt ril aiLt|iie.s tin. — .'irtUT d 550S t/mùi 
D rtivmdreiit — 55!18 H m, g. ((.-(tor lor contretindrent. — .'>ili'0 I> cî 
cb. et d. - 5fii1| I I. p. en mti\ n. et iiu; II li p. en îert, I» li iilidstm s.; 
K Ij plusur (U-U III. Il iiavrc; O mnrt et imviv. — .iii02 D il (.■«ganleot; 
OF aval a) port gnuXv, — AfiOS III oTHcttcnt et, virent i a. leur w 
ÔCOl D luetent: GD sus. 







I1*ÉNÉE 

qno al rliaHtel lc« seourroit. 
Mult tuToat lié. si s'e^uriereiit, 
violt firent niitl, trop se linsterent, 
i:ar s'il |icll88cut arivcr 

5610 ou pais, eissir et els armer 
et [icUsscDt eelcenient, 
venir en l'ost covertement 
qu'il lor fussent derriers a« dos, 
RCfl eUsttuot entr'clH eneloB, 

5t)l5 i\ fuH0cut eil en tin veiuen; 
mais ec lor a forment nell, 
qoe cil del ebastet s'eseriërent 
ot cil (le l'o8t 80 regimnlcrouL 
Veicnt les nés près de! rivage, 

5620 ki a terre vienent a nage: 
se il ne sont a l'ariver, 
il i porront fust incseiicver. 
Tnrnns les vcit, le cliastcl lait, 
(|ne nnl asalt pnis ne lur fait, 

5625 tôt sa geut jHJÎut vers les nefl; 
nen i a nnl en l'ost remes 
fci nen ait la grant aleUrc. 
Ja i avra defcunfitiire, 
tost i avra tai^ua {>crcice8 

5630 et treis mil haastes peceiees; 
entr'el» nen a mur ne fossé, 
ja i avra mil feiz josté. 



207 



i»t; III cT quo l« cil. «. — 5*io7 U m. fivremeiit Ids o.; F si e. — 
mifs ninJ firent. — aciJ'J P car si se p. a., F car si laisasent a. — 
St&tO ou s p.; I> et arivur. — &<(] I F et Uusasent. — »iîl2 Ht(i eu tost venir; 
FD * \oBt; O otrertvment. — :>tt1.t H :>t;i I omig liiim Illi A as d. — 54>U 
DF si «,. (ï si! e. — 5615 m TiiniiiH i fiwt. — àtm; F nioticu. — 5817 F 
oser. — ôf'\^ FD les CBgardcreut. — !>fi2i> 1)0 vindrcuC; (IDA u nage. — 
Mi'il A oi B. — W2i J li-, A il m. — 50:i3 U \k, CF vit. - 5621 A q. M. 
pui» ne lura f.; F plus. - .iti25 111 a tout; (ÎF u lor nés. — ■>62f> HI en 
lost ntiu est (U a> un si<ul r. , li il ni>n 1 a ni» im r.; F nul de lost. — 
SAiT HI qnt ne venist a lavi;nriirc, F qui la nala^tt g. a. — .'ir>'.!'.i 111 haubers 
et gnuz t. p. ; A ja L a. — r>C3<) AÎ1I liantps; F dopccieis. — .'>6.1I et &63X 
intercffrtis (Uiiu III. (îFD !) na pntraiis m. n. f; HI ifiicntreuH; I na 
De uiur. 



AU Combat 



209 



ne QC fn nn» de sn valor. 
MeneiUes tist iliiec le jor, 
n'eucuiitrc odI ki uti se plaigno 
ne ki en la selc reniaigne; 

5665 bieu tiert de lance et nilelz d'eHpee, 
bien a k vtuïe délivrée. 
Il a reiTuardi' contre ni nnt, 
vit Troït'iis ki fiiiaiit vont; 
Tnruns les siut derriers al do8, 

5t>70 ki ne lor lait aveir ropuR ; 
a no âe nictent a la mer; 
il en i fiât trente floter. ' 

hicu i fercit «or cIh a tas. 
Celé part est alez Pallas, 

5675 as Troil-ns cria de loiufç: 

iJtfolt estes Imen al i^Taut besoing^; 
ki vos meinc en altre terre, 
fjraut ehoee pnet par vos conqnerre; 
ne feriiiK pas coartlie 

5680 ne nmlvaistté por perdre vie; 
puRpiant mil en i fuient ja 
por un tôt seul de eels de la. 
Que qnerez vos ou cele nierV 
Kevolez vus a 'JVoio aler? 
Vos n'i passereiz pas si tost 
Hais returncz ancre eu Tost 
Se vos entrez en (?elo mer, 



SA6I III fu bons. - 5662 III f. lUnnes 1. ]. — M6» H ne □. oal ne i. p.; 
BIF sm pi. - 5iWil (tt')> et qui; l> eu colle pui r. — 6666 Q omet nt — 5«il7 
m Vom 1» toi^r gardii c, D II ft garde cnrontrt^ i»., F 11 niganla en ctiiitre- 

— 5r.b'J A len Ënrt; A as dua, D a dos. — ^tilii F omet ki; KDII ne Inr 

— Uûlï 111 ani> (I tinfolâ) les fait entrer en mer; A a non, — Ttdli III 
deilpnz entrer \ I iilunger), G tu jor en Ûat maint afniulrer, F .lx. 

roler.. ~ il'.TJ III «r il feroil, D et il su fiert, K cil feriront, (i I>. i 

riJ i f. — MîTô III crie. ~ &67ti F a g. b. — ôtlîî G et (|iii-, D que v. 

^■Bunul; III estmngu L - &67^ I par vou» p. g. l'ti. c. — &HT9 y vos ne (.; 

OKrdiso; 1} mie. — htW) lil en nule giliae. — 5t>M III p. mil du 

n. q. m. on f. Ja; (tF sca (F en) 1 f. eent la. — .'ili^;t AF a 

SS uHttJ diiHM D. — hfAh HI innettrnt Von, no p. or. — 

a loiit — M1SÏ tt Stistï OMM lUtm Itl. F rentreR. 




V. 



IL 



210 



PROUESSES 



ne vos i poez pro fier, 

n'i avrciz |)oint de fortereee. 

5G90 MaÎB ci mostrez voetre proece. 
Quaut vos volez eu mer neier, 
si V08 venez aneeÎB renier, 
»} ne niorreiz pas a tel hoDte. 
Ne sai qae dcit ne que vob moute 

5695 qne une mort eschivereiz 
et en |ieior vos enbatrciz. 
Alliez vos Tiiielz asaoler 
les g:raDz peisflouH en celc mer 
' de voz cliaroignes. de voz cors, 

5700 que paJstre \m o\»eh v^i- liorH? 
EHtez iluec, n'alez avant, 
l'en ne conquiert pro en fniant; 
vostre recoasc nen est proz, 
quant uns seuln oeiii vos c4iacc tox; 

5705 s'il retornot vers mci, ce eni. 
no fnireic plein ])ié por lui, 
et tenez mei a recréant, 
se ge ne U vois ja devant." 
TuruuH roi. 8îi resne tînt 

5710 retorua sei. contre lui vint, 
demanda li ki il esteit, 
ki contre lui s'aatisseit. 
Pallas li a dit ki il eut, 



'itJS^ fîF petit vos l pores f.; D point f. — r>flS9 et 5AM 
itam lll. lit ijUti navoi Autres D ni auruit; (t ni a. Heo fors de f — Mtl^ 
Et si m, GFD M. or m. - SdUI ïll No vos aies. - bmi m oies 
vos ca hors v. — 5C14.H et b(,{H tmia dans (i. D mie. — 5G9I I X. s. dttl 
vient; A que ce m. — id'^â lU i|uudo m. eschivor wAez; d quant. — 
IlIO V. enbatei, OF entrer voles. — Miît" F m. a conraer, ill en celé dm 
6ti!>S III asaouler. A de celv m. — à<î!tu 1> d<? la char vive-, (i cxtogoe 
J70U III i|no 1. o. p. — 5701 G naler. — ôî'Ki F quon ne c; I» mie, GIU , 
B'flS (.1 U voatro r. nest p., 111 vo»lrv conqucst tit; sera p. — &704 I q.\ 
fa. vos en cb. t. — 6705 111 ail retornc vers moi lo aiii; D se 11 te 
(îF stt retnnjt^ curtua ud luoL — ■'>70i; Hl i)ui ne fuirai (1 fiiira); 
Teroïe un pan p 1.; UF )a ni (F ne) fuirai p. p. p. sot. — 67ii7 ri &;o$ 
liam HL — '»70t; A v. au d. — hlW Alimn don» HIOO. DGF mm 
DTIU D ut torua »oy.— M\i IIU) envers t.; I teit utiasoit. Ai 



DE P ALLA S 



211 



et qu'il le trovcni ti>t prewt 
5715 de bataille, s'il la vueit faire: 

a l'un d'clH icrt a grant contraire. 

Andui furent el plain gravier; 

l'uua vers Taltre |n«ut le Uostrier; 

Pallas le tiert parmi l'oseu 
^720 que t<it li a frait et fondu, 

et le lialiien> li <le»tniailla: 

près del eosté li fers passa. 

li eolfl n'en excota défont, 

qn'il nel navra ueient el cors. 
5725 (Iruut ndp li redona Tumn»; 

il chaïrent nnhctlni juB. 

Tnmns se lievc en es le pas. 

tantost refu en piez Pnllaiit; 

il ont andni lor laiieen fraileg, 
')7'M) si vont avant cspecs traites". 

Granx cols se sont entrefornz, 

hafttelcs fout de lor eseuz. 

Pallatt le fiert en l'eliuc amont. 

treze deH picrroH ki 1 Kimt 
i735 et an quartier a tôt l'esmal 

en aliatii' JnR iHintrcval, 

si qu'il en ehaneela trentoz; 

por poi qu'il ne eliaï deaoz. 

TuruuH a le forant eolp sentn, 
5740 bien set que cil » ^'rant vertu; 



'U in dist (|. 1. 1„ l> et quil rtitumem. — &T15 B li v. — S7I6 HI 

qaele viegne a c , D a l. (L sera le c, (i 1 1. dali .ii. ert g. c AprtÊ 

A a une inUrvalatinn. V. U» notai. — 5717 (i Quil d. ; D âervot, 

IL — MIS A luDs point vers lâutro 1. d. — 5î2i) D root et f. — 

le bon h. — 5722 C rIicil — 5723 D en; I escliiff». — ttUA l 

1«; <i omrt i|uil, nu le n — 5725 V donc li a T, — b'H—iTM 

ï. y 111)0 a. c. i.; (• qiiil c, -- .*i727 A aun l., (îF aalt siia. — 

•îFD wmiin*»; K i>n fn, <i .lalt »an; I) r. nm dnn?, I* — 572» lîKD 

Breat — Û7XI) 11 rutiuicrent soi; D et, «ÎK il. A se. — 07.11 IJF 

-, iloo ffinia. — 5"S4 D trente d. p., («F trftuce lo» plored. — 

lot le nasal. — bTid V tôt c. — àTAl D afiiBi i|uil. - 

«t a g«Boiiï; A pu |)., b'D a p. — 673U AliNéti liiina 

•' a. - Û74Û OFD sot; D cil avait ».; F ut. 

M» 



212 



MORT 



s'nne altre feiz i paet geter, 

n'i estovra mais rocovrer. 

Il s'est coverz, harter le vaît; 

tant reidcment Pallas n'estait, 
5745 ne remua por loi plein pié; 

desoté l'a et agaaïtié, 

desoz l'esea li a Ijotee 

parmi le cors tote reBt>ec. 

Pallns diaï. kî navrez fn, 
6750 gcte l'ospec, lait l'cscu, 

eselialeira et s'eaglod, 

l'amo del cors li départi. 

Morz est, De li puet mais uhaleir 

ki que puisse la femme aveir, 
5755 Tait Turntis o Eneas. 

Comparée l'a eMer Pallas, 

onc uc fu puis ne ainz cel jor 

en bataille ne en ester; 

donc i est il trop tost vennz; 
5760 mais molt s'i est ainz ehier veudoz: 

oeifl en a premièrement 

de cels de l'ost l)ien pins de cent 

Toniim le vit mort devant sei, 

nn anel choisi en son dei 
5765 qne Eneas li ot doné; 

molt i ot bien encastoné 



5742 ÏIID ni covcudrtt yuw; (! plu»; GF dviuorer. — 574S F 
674-1 H! si- IG durement; D estait, UFH restnlt. — h'Ah D qui) ne re 
&;4iï BI mes Tumus l> bluD &; GF en^guie tu, l) dttceu là. — 5747 GFV 
Uitberc. — &74t) ni cuz uu vvntrc t. ]., GF imont cl cors t. se«pec. — âW 
ti feruz. — 57&0 HIF giiL-rpist lespec; Hl et puis le fust, Pet ]., G taiti 
— 5751 UI outre aen va cil s.; D il souspir». — .5753 HI or no li puer il, - 
A755 ini) or; D Ijitfit, VtV soit. — 57511 D compare la molt cb., V p 
la aratc, G mais ac-hatce la. — 5757 il! otiu ne fu aiiiz ne pulu n 
GF onriucs ne fu; F eslre c. j.^ G for» icel jor. — ô7â'.i BX enoit 
GF mais or i est. — 57f>ii D mes uucois «est mull c. v., GV «t 
cbiiir »ort V. — S7SI HI i a p. — 57i; " latui Hl. UV 
mort T. le volt — S764 (JF vil un u.; il doit, — l'W 

jiar ierl bien eneastooe, D molt par ■ i-^ .iu>ir^ 4^Y V** 

cura |H>r se boutoj A bon j^utoftanft- 




DE PALLAS 



213 



un liuncel fait tViiu jaj^onve; 
d'or i aveit hien plus d'nne tmce. 
Il s'abaissa, de) dei H trait, 

5770 cl sacn le met Por fol le fait: 
pais fo tels jors, se il sellet, 
que ja par lui bailliez uc fust, 
se il s'en pcUst rcpcutir, 
car par Tauel Testiit niorir. 

5775 Tomas fl'estut devant le mort 
Ko Quo Dcf ki ert ni port 
ot un antiiier kt rei^giianla; 
il trait a lui, se li perça 
quatre des niailles de la liroî^ne, 
UD poi le navra soz la loiguo. 
Tornas se sent un poi fera, 
g:uarda dont ce li est venu 
et vit eelui ki l'are tencit 
Oraut pas en vaît vers la nef dreit, 
5785 al destie I>ort trova le pont 
par il est montez amont: 
celai trova ki se tapist 
desoz el fonz; le ehtef en prist 
Demcntres est Tanere rompue 
5790 par quei la nés esteit tenue; 
devers la terre viat li veuz, 
a la mer hota la nef enz. 



'M8T et hlfth ÏNd-nrWiJf ilatu <<F. CF ntt un tinn. — 5708 A bien 
dur; F a. une i;r*tit oni-e. - âisit III te nitsr, D ta mis; F se Btl 
t, Cï Mult mal s (., lU ijuo (. I. t — MT! BI tutvx ti vvuisti F fuat; 
•a la ■. — 57TZ A b. p. !.. (ÎFD por I. b. — 5775 O p. tt r. — 5774 1> 
pat. — 5T76 aanë alinéa darui GF. lU se lut, F rvstut, OD estut — 
qiif II. 0. — Ô777 OF ert uns arcliîefS; D Ig^arda, F le g. Aigrie 
y intercale dmac vns. V. ic» notes. — 67Tti HI a lui trcst droit et 
li; fi si liprooa. - 5771t H q. m. trviive tl. I. b. ; lïl du liaiibcrc. — 
^Bl un la cuite li Est lot (1 (el) uiurc; D sur, OK un. - â'M Alitiea 
m ^iioot T. sent qnil lu fcnix. — 5782 Â Kvde; 111 li fop In venus. 
Ul U V.; <\i' vo\U — &7M III sen v. a la d.; 1> r. a lui tout d.; G g. 
Kt d. — 5785 tJFD port — j7Sfl y ert. — 5787 I c. 
III et il (I cil) tiuitoflt. — 571I1I <>F pur ii, 1) a. <]. — 
' ]f 1. V. vint ((tF vient). — b'H2 y onqties l& nés 
"es ce ver» y en intn'CtUc drux. V. lot nvte». 



214 



TURNUS 



Qnaiil Tuniiii* ut imîh l'arcliicr, 
a sa gent cunla reiiairier, 

5705 luaU il eu ut molt graut e(tt<oigoc; 
la nés s'en vait, ki s'on esloij|:De, 
eu lialte mer l'en porte i'omic. 
ascK plus tost que une arondo. 
Il ne poverne, ne ne nape, 

SROil car tel (loel a, jmr [kjî n'enrage; 
«a K6"t ^'sit a terre niorîr 
et HÎ ne pot a els venir. 
Quant veit iia'U ne pot retorner, 
si »v. (Minienee a denienler. 

&805 .,Ua las", fait il. „qiiel la ferai Y 
Ja mai» ji>ie ne paia n'avrai; 
l'en (lini <'e que ^e m'en fui, 
CliaitiM. 1I41I1M17.! r»m mar i mai, 
quant gc en eeste uef entrait 

5810 [,i (Icu nie lieeiit, hieu le «ai, 
couibatent 8ei pur 'l'ruïeûs, 
il les maintienent de lonc tena, 
il lor aquiterout la terre. 
Folie fis, quant lor luui guerre; 

5815 eonihatcnt 8ci por els li vent, 
ki m'ont ravi sodeenient, 
do la terre m'ont esloigmiiï. 
n'en avrai mais seni un plein pié^ 
ne ne m'i leira pas niorîr. 



fi'{)3 Atiufa Aifm El. — 5796 y m. il on ot (F t n) cssoi{pi« 
&TU6 y 1. n. 8. V. iiioU tust vxrant (0 v. usntnt conal; 111 i. vo 
port s. — h'W Glll DU vole a., A qim nule a. — ^T■.Kl 1 uil ne n., H anl 
n. D, — ôSiM) niO iinti-ttitit i-ar; III tel doleiir n; tel anguiftsc A p. «^ 
rapî; I"' I"*'" P-i *' " P*''; 11"^ iiusra|f«, — n!*itt 111 a tcrro v.; ti vitjJT 
g. V. ui pitut rotomur. — &Bi)2 •;( 5S03 omin diins F. A ni; D mais rate: 
5!MI3 l< vit; I> que H. p,; 4^111 d1 pot. ~ b>n4 D si comuicDca. — &' 
lo I., A la fcnui. — J^Ofî (UU nonor □., F nul lor n., O ne pris n.; A a: 
— 58l>7 iiV i|iie m. f., m que ge m. fui. — 5SMS D le vl, filll I 
SHIt> li io 1. ». — b^\l H defl I. t.— h%\\ <t qui on m., F q. lor 
âsl& A por aits se c. — ASIB III qui trop mont (H roolt mont) nuit î^ 
58|h Hl g. ne Di roetra! J. m, !p pîe; D jaiuaîs naural .1. «. p. p.. F j; 
neu avcr»l p. p., (i 'y> ■ imais nu pie. — âSUt vi ôbZM o, 

m. F luirai {iUwhU ' \ Iiiirii. I) lainù; F n. m I. paji rovi 




EMPORTÉ DANS LA BARQUE 



21& 



â82() (jc ni ruit Ja tiiiiis rcvertir; 

en la mer sai nnc veUe; 

totc la terri' ai jKirdiie. 

Ge voil en eeste inor saillir 

de lu'ofipee el corn ferîr; 
S82& l'nn de cez deti» m'estuet il faire, 

car ueieiit est mai» del rejtaire; 

Qnanl dc veiidmi ja iiiaio a rive, 

ne Bai eomfaitetnent ge rive 

MaÎH iicqiicdent hien porrcît estro 
5830 que. se eist vcdz desor (iC£IC^lro 

voleil an petitct venter. 

ge porreie biec rctorner. 

A nuit vtniiireie encor a tenu 

a deâcoolîrc Troti^n^. 
58;% eniHir en orirreic a nnit 

a m'es|rcc quarante et liuît" 

Tiirnae se denientot furinent, 

D'i vendra pas haâtivcmciit, 

aneeis verra tierz jor passa. 
5840 11 ariva aoz la cité 

dont Daiimus ses per<? est sire. 

Il ut grant duel et mult grant ire; 

devant tierz jor u'avrout mais mie 

la soe genz de loi ate; 



5-2U I> (juicr; aï" revenir. — 5^2I ft SS22 iniencriis dans (JKUI. 
BI ne sora tuua, F joiuAiB p&r mol, (i ja nosTra luafs; y par mul vtitic (F 
iie«tn V.); A une liciic. — 5632 y U UiTTt} ai ja totc p.; A ilvpenliio. — 
6f*29 y mlctis me viom il (I tut; vrnist) saillir on mur. — bS'lA III ou 
mci^ce *n moD c; y tiouter. v njnnti' 'j vrrs rt jntvi («F runnr- lietuf. 
V. b> notée. — â825 D me coDuicut f. — JSati n qiio; r.K est do mon r. 

— &(!>27— M3I omù datu Hl. (t vcml ja Vi. lu r. — âSiV 11 jo no sil 
m^ comeot. — 5fi30 H ilorure. — Tintai 111 se ne vuntti le vent de mur; 
(«F an êol petit — &'<-':i3 HI sil vente bivn piiiii r. — SSIU III uocor 
eactii vemlroie. — .5^34 1> dentrntro II T, — h^'ih A ainx nuit, 1 enmiit. 

— 5tf34i nX m .0. — 4Wt> HI ne — 5680 — &H4:i omin 'hiwi III I" ains 
•{Qc ne fut, <i nJDfl ([iii.' vcntel. - !^S-l<i D «iiiil arîvu, V arlvn il, H citi 
sn«M. — ft^'lt 'ïF Diirdanus, D Dauiatu. — M>ii 1> Il en aura et duel 
e< Ue; (■ dolor et fort ire. — &&43 D qtie d. Jii. jors n. mie; nm. {aavf 
D) nMlenie. 




216 



ÈNÉE 



5845 facent le iiiîelz que il porront, 
car Ja anceis Del roverront. 

I,a o Turiiiis ot mort Pallnâ, 
i florvim ticnpres Kneoi), 
niuU ut ^raiit diiet en son corage. 

5850 nAmis'', fait il „Cti est duma^ 
que voa estes por mci ocie. 
Amenai vos (Valtro pals, 
Dostre aniors a petit doré, 
malvalB [;uaraiiz voh ai esté. 

5855 Vendrai vot*, se faire puis, 

niorz est Turnus, se nr le tniis." 
Kncas part d'iliiei; a tant. 
par le eluimp vait Turuus querant, 
iii'l trova })a8, i>ar il n'i ert, 

5860 n'enoontre nnl ki nel eonipert 
McsentillH de l'altrc* ]»art , 
(les Troïëns fait grant esaart. 
Kneau puint eneontre lui, 
il s'entreliereut anbedni. 

5865 Meseiitills bien le requiert, 

rtesor l\'8cMi fçrant folp le fiert, 
mais la lance s'en e-scola; 
il u'i parut ne ue perça, 
ne mut de la sele Eoeas. 

5870 La soe lanec porte baa, 
parmi la cnisne t'a fcrn, 
que (U'I t'Ueval l'a atatu. 
 la resuoBse sa genz eoreut, 



SH45 III du lu,, CF &I lu. — !)S4r> 111 cir (levant (îits jor ne 1m- 
ront, D cor ja uiaiit liiii ne le vtirront, 111' c-jir a. uuU inaîa iio le 

— &S4H Ul .t. liDu ftpres vint K., I> sempres i r. £. — hHW y oom 

— s*i5l P pAr. — ÛSS2 IIIK CD cest p. ~ iisôa D «Distie a p. U. — 
G malviiUt! «mor v. si porte. — ôSôfi A faire el puia. — 6Sâ6 y 
I. t - «b5\i A trotiir, — 6ti(î0 HI riun n ; 1' qiio. IJ quil. — 5MI 
fini i//in« l:F. — h^iSZ III foiart e., A rrfet c. - h^M A b(«o ». - 
(II ilosiifi IcHcti, t: sur son ufifo. — Ti^nT III funt csclUaa, l> i:»fo»\i 
UF fora escifTbL — &tit>s IIU'^JI ■<; A ni! ne p., U d« iirupin.j 



ET LAUSUS 



217 



il en i ot cent kil eecoreut: 
5875 sur son etsvii l'en ont purt^ 

droit al Teivre. ai lunt lavé, 

(•ar la plaîe fonnent Mai^Dot, 

Lansus, oefl fiz. uiolt gruut dacl ot, 

()uiuit vit son père aliatre a terre, 
5880 Le Troit'U ala rciphTre: 

s'il ne 8c pnet de lui dcITeudre, 

il li rnido ja niolt rliier vendre 

qu'il l'ot navré ot abatu. 

Il a devant Hei mis TeHeo, 
5885 Tans vers Taltro point lo cheval, 

8i HVntrclicrent H vasal. 

LaUBUe le licit en IVitcii tiult, 

deBor la hoele; c« cui chalt? 

Onkcs la luuco ii'i entra, 

il ncl f'endi n'it nel per^a, 

et Ëneai a lut féru 

grant vigor deiïor l'eseu, 

qu'il li a frait et pe<'eir, 

l'albero rompu et deHinaillié. 
5895 Lez \e l'onU: deso?, l'aiHHele 

li a conduite laleniete, 

il ne le t(K^lia ^iens el cors, 

maitt de la ttcle l'a mi») fors; 

par 8om la coe del destrier 
5900 le trébucha Juh cl {^ravier. 

Laiisns ne jnt suaires a terre, 

l'espce trait, sel vait requerre. 

Î71 tJ Cent fti, 111 mil en; I» loDt sucounit, F i[h1 ».; t qui !c res- 

in(, (il! <|ui le (G les» s. — 5875 HI sus. — isrs OUIU f. g. d. faisoit, 

. d. luoTioil, — ."tSW) A<J L«e Troicn». — BSSÎ A sou pcro lî iiuiric ch. 

i3 et &tiM omi» don» \1\. P qiiu lut, A q. vit — âM»4 D DuvAut lui 

iB.— 5SW U porto ol o. — asse III fort i., A si antref. — 5St>S III 

'Ib. oies ml cil.; (î aor L b. mais lui iiuc rilt; F b. mta q. c; DF 

UOO 111 nv nul f. nil nn eniiilra; fîFI) ne ne p. — .'tH9l 111 ra, 1*F sft; 

[ u . / _ ^^^j |)i|.- j,^f ^ ^ ,;i, a g. V.; 111 »n« (I 8or) non e. — 

4 F lo liiiiburc ront. — 5^115 F Ixioc de! c, U I^onr. le c. 
M (luilens li cor», F il nel T. |iiu) eus el c. ; D tutoticlm; 
•• inUt ~ S^HU ni p.siis U lïeuo. — 6WU2 (î si!. 



218 



ÉNf:E 



1) eut A pié, l'il a cheval 
n'est mie ]iai-ti par îj^iil; 

51K)5 Kuusiis a le eltevul féru 

que tut H a le chief feadii; 
et le floipuor et le destrier 
tÎKt en un iiuuit jim treliucbiev. 
Ënoas eat sallliz en piez; 

5910 nmltaleut ut, molt lu iriez, 
«IIS cl lieliiio tel li duiia, 
des i es deux li braas oola; 
esturt 8UI1 eolp, niurt Tahati. 
Vait al destrier, si l'a saisi 

5Ô15 (ccl dont eateit cliaeiz Lausuii), 
de plaine terre sailli sns 
et vait avant hataille querre; 
eclui lait mort ^i^'^int ^ l<^i'<^ 
ki son père eaida vent?ier, 

5020 Diais il le compara niolt ctiicr. 

Lausns gist morz el clianip adenz, 

environ lui esteit na genz, 

ki molt menoent grant tristor 

et molt g^rant eri et molt grant plor, 

5925 et diënt tait que mar i fa. 
T] le niitutrent sur son eson, 
porté l'en ont ai Teivre dreit, 
la 868 père se j^seit, 
ki navrez ert uiolt durement 



.il>i)l (• ne 8ont taiu p&rtf ingal; III le Jen. ^ 59(H> 111 que 
t'Ii. I. H f., A r]ii(! jii$<iiift.s «Innz la purfundu. — bIMh I fAlt tout a tum 
(ui|t fait vu .1. III. t., V tôt en .i. m. (. t., fl f, toi e. .i. m. t.; D fa 
5im!) nans alinéa dttns 1111-'. (; a sailli. — .^Vin tiKIII si Tu. — 5911 
Bor; y »t»n eluie. — V.H2 I> niie jtuiciiie» d., ï jusque* c. d. — 5U1! 
Bi I. — âUll nmk dnn» li. II1I-' cbov«l. — -^iilS III doDt c b. Z-, 
d. cstoit I.RHSU!! uijus. — &ii||( i' osi salHs stis. — àtil7 etb^^omù 
A. III avant ala — ô»is III c. le»»« gusanl, 01" dm. gedr. — M 
il lacata illout; m. cb.; III lu compvro, I* la acato. — 6t^i AHnAi àm 
U est m. — y.lii Ml erenl, A vieucut; IIIA sus geiu. — âli33 D n-del 
5924 (ÎT tort cri; U m. fort plor, K (friuit dolor. — :i»2.=» *; illi d. «i,, Di 
navre fu. ~ ô»2r, lit puiii L m., li porte lea ont; A fonuont loroatj 
venu; F un e. — .M*27 <; re meM avis a. T. d. — Sll2b D lUi» 
p. i;. - &fl2» iiïll qui n, ejitjjit d. 




ET MESENTIUS 



21» 



.*SJ)3(t et (Icniuiiilut de lui t^uvcnt; 
dune deveit pi>r lui euveier, 
car a merveille l'avcit cliicr, 
ear raolt en ert en ^rant effrei 
et eu pensé pluM que île uni. 

5y35 0( lo dtiol qne demunoent 
cil ki le inurt en siportocnt; 
l'eu li a dit (pic niorz estait 
Lau^nii. 8eit tiz, dont tant erenieit, 
que RneaH Tavoit oeia: 

5940 de liatuille s'ert vers lui pris, 
por ce que vengîer le vuloit. 
muit* ntiiiement l'en ei't eliaeit. 
Quant ot qne hch tii: enteit murz, 
il ert asez de pui d'etfora, 

&9ir> car nudt CHliMt ^rieinent navrez; 
a nn arl>re acst adusez, 
nolt (tt f rant dnel. une n'ut gmigiuir; 
no U nienlTu de sa dolor, 
de sa plaie ne de 8on mal; 

5950 il demanda sou bon cheval, 
il ert armez, ne tnrja plas, 
metrc se fist es arvone sus 
ot dist: „Se or truis l'aveutiz, 
ja en sera vengiez mes liz, 

6955 et le grant colp qn'il me doua. 
li nua de no» le coniparra; 



(iV forincat. ~ 5991 et bM'M onii» fians D. j p. lui tlevuit 
;oioU) tionc e. — 6'J35 HID et m. - b\iSb d 5y3« ouii* dnun Hl. — 
i3S ofNÛ ilitits F. — 593H Al) ottif tient ses &z. A su ilmiii-iitoit, 
H, m M doiolt. — 5a:iy G rtr. — itMi) Hl a lui. — MH2 1> 
ouoit, *.iV li ert c. — 5U43 y i|uc tiiurt est le auen âz (<:F catoU 
i). — 51*4* 111 il iurt mcB foiblL's et aflis, fîK iiiolt ostoit feble ut 
D de boa d. — i'Mh D e. fonuent, (i ert ilnroment. — :>\iU\ omis 
fî. — r-tMT a fitrcor. — ft'.Hh V inpmbro. - ôil'iH H dt-nvande a; y 
^«uiiinde son ch. — &Ojt 111 puis sest », ; ti niitariu — 5!i52 c ns 
— MM ri iVhl omiti 'him III. UF se or lo vifl as uls, 1> ia tiiortis. 
''^ 1a an 3. V. SC0 dioiiBi HV ues dcis. — âM^rt III dit ([uc 
•» ««î F grief o. — 61156 HI et le grant culp quii 



220 



ÉNÉ£ 



se a la just» pais venir, 
o mci lui eëtuet laorir. 
Mcsentifls sist el cheval 

5960 et poiut i)ar le gravier aval; 
en la bataille vient tôt dreit 
La o le ^raignor chaple esteit, 
iluec a Eneas vetl; 
un chevalier a abatn; 

5965 devant lui vint niolt iir(?:Htenieut, 
aparlé l'a niolt fièrement. 
„A mei", fait il, „t'e8tnet Josler, 
cez filtres lai trestoz ester, 
mon fil in'aH mort et mci navré, 

5970 ja estera chier comparé, 
ja en seron ven^pé anditi". 
A iiuii HV)«t eHluiâsicz vei^s lui, 
de l'un piê a point le destrier, 
i^jir ne ne jujI de l'altre uidier; 

5975 H l'hevals cort a l'cBiieron, 
n'ala avant se malt poi non, 
petit colp fiert desor l'eseu, 
car do sa force ot molt perdn 
et molt csteit afebleiez 

5980 de sa enisse dont ert plaiez; 
et Kueaâ ra lai fcru 
do la lance aor son escu, 



hHhl A j. an p. — 4'>5S F est», G covlent — 5950 AUitéa 
liltni. E HK^t, m point — Mititi I piir le gravier qui ert ogal. — h'H\ 
y vint. — ô\tG2 ITI la ou le (^ntit uliaples estoit, D la ou la gmdf 
cbftples estoit, EF U ou li caplea grans c, G la ou li gninùn «lor 
e.stoit; A c. voit. — 5llti4 niEF ot. — SWIii IlEF tout p. — Ô96S I tt 
Uipclii, II npcli! b, A iipitmilli», E et aparlc, F afiarln lu; (î si la aptfle 
viKtouunt. — 5«ii7 (i imrler. — 'liny* l) les a.; E lai i-bos a. t t?.; FW 
or autros; G c a. tos laioa ester. — SlxiH y »s oi. — 5V7i) III ja c. 
redinic; ('!EF1> ja ce sera. — bM'Z (! sont; IXîBF a lai fi ni 
lieux Haïtien vm <jnai» change a lui en vers lut). — à*J73 HT d. l 
piuz point; D de lune part; F duu pie a p. le bon (L — 5974 KF pt 
.'»y7i - r»970 omix iùihh HI. D a e. — M7tl 1) ne petit non. — 5V 
feri en I. - .W78 D avoit perd», GEF a m. p. — 5«8i> (îFD de 
E eu le c; G liuaasius. - aUSl A E. ravoit I. f.; DEK a. — filW U 
sor I., £ du s. e^ F od sud Ioscu, GUI puriui loscu. 





ET MESENTIUS 



S21 



conduit li a parmi le cont, 

que mort l'enbat des ar^ong fors. 

5985 Cil neo a pro aou fil vengié, 
por iieient l'a tant menacié. 
Tant & la bataille dnrù, 
tant ont féru et tant jostA 
et tant tlnm H cliapleïz, 

5900 que la uuiis lc8 a ilepartiz. 
As herlierpe» li on tomercnt, 
laii et sanglent et navré erent, 
et ii altre vont al chastel, 
qu'en unt et) tôt le plus bel. 
Dedenz en fu portez Pallaa, 
ne le volt gnerpir Knea», 
n'entre les altre» mort laii^Rier, 
la nuit le fist niolt bien guaitier. 

Kn IVwt n'orent pan lor seigiior; 
en l'endemalD matin al jor 
li conte et li duc s'ascubloront 
et comtiualment erignanlercut 
qu'a Ëncas enveiereicut, 
a (|uiuzo dia triue preiidreicnt, 

6005 por faire les niorz enterrer 
et IcB navrez medeciner. 
Torné s'en sont li mesagier, 



"SMJ PHIEF l pnlnt, A tahat. — SfiS,-! m C, na pas bloii, D IcH na 
; E peDt s. f. V. — 5i(HU F forinont lavoil nioH m., Ct p. nient lavuil 
i; ni A tant, D lont tant. — KU87 Alinéa tUm» (ÎIU. — 6'JS8 Ul (cm 
ont; E cl L frapc. — 5'.lîW (î r^tc la ver» 5tiN!> et S990. — Mf.t2 
les saoglcDK navrvz porturonli Ë et n. et s. — 59U4 111 i|iti en ont 
phu bel; l'D (lui; l) q. eu u, t. — bWb A La dodanx fu; D D. i. 
— Sftûfi y InJMier. y [nnuf F) {{jouir 2 vrrs. V. îcj» »wj(r*. — 5907 et 
vmia (fdiw DIII. E ainu los lîsl bien la uuit gniticr, l'^ nv ne le vult 
Qp. t., (■ iiiii un gucoa ai valt L — 51H)s E qîb ud (çarcoti ni vaut 
ipr. V aiuB le f. h. [a n. g., G bien les tist to» apariliicr. — ôiH»î> mw 
rf"i ffciiw EFHL E aeior. — 6(i00 111 au iwint du j., U vcu lu \. — 
1 E U duo U e. I. — SUU2 I sBcordcruni^ U saaetib lurent, (î a^ard. ~ 
ftF wjKoicroot. — fioul E ct q. d.; UKiri trives; D (juerroiont, OF 
!■*««. - miâ I) lor m. — CODA V. omrt et, les malades ai. - Oi>07 
1 Attw UL G chovaUar. 




222 ON ENVOIE DES 

cliasciins tint un raiiii d'olivier: 
ce CBteit signe a ioel jor 

flOlO (le pait;, iVaeordi= et (ramor 

Par mai» vindrcnt U luetia^er 
a Ktoiitalban; ti'i ot purtier 
ki Iftr osast porte veer. 
(immt Inr virent les rains porter. 

G()15 Henz contredit el chaatol vont, 
des i que el donjon aninnt 
illico o Kneas cstcit, 
ki de Pnllas se coniplaig^uetl^ 
que il avcit ^i toxt pcnln: 

0020 niolt l'en csteit mal avenu. 

\À niCFia^cr devant lui viudront, 
rains d'oIiWer en lor mains tiodrcnt 
AventinuK dist le nicsage, 
lui eu teucieut a plue sage. 

602ij ^.Sire", fait il, .,iiu poi nt'eutent, 
fi^e te dimi aeez brieiuent 
pur quei ironies ici veou: 
nuB noH snniea molt eombatu; 
ecfit ebatitel nvon asailli, 

6030 al prendre avon eneor fiiilli. 
et inolt retumeianies icr 
vera té la jus en eel gravier. 
tupt a dreit o fust a tart, 
de nostre gent i ot molt mort, 



(iOOS omis fianx E ^ui plate ici le r«n 6013. — fl009 08 s^gHt'l 
donc ft c. j., Fin s. e, & tcci j.; D siffne a r«l ). — 6010 HT dtAoi 
K ot flacorde, (i de coDcorde. ^ (tu il omis dam E. AlinM riai 
tu lUen tt>Ht T., 4iK Molt Tôt v. — AOl:î »e. trourt iIûm E ayr*» le 
GOOê. — 6I»I3 et f<t)l4 otnie dam DEK. (i)II vtawist. - m\n I dt 
t|iinu d, &.; II de«i f|iie». - <loi!i V lnvoît, -- noïii 111 inessvcnu, 
convenu. — il»21 «i«» nliiuu i1<im yl>. — tmiï A lo» r. dutive. — 
Alinrn t/mia <iin, — WIA 111 culiii f. un p. h.. D itTltil ItndriMit an pu 
fîBF lui tcnoit un; HV i>ur le plus s., E plus por le s. — t)()2:> {)| 
taol e. — MI27 III n. a toi v., F non s. oi v. — 6030 1> a. nos f. — 
y ot wni'8 t. L, D vx molt i I. — tîiilï U vers oiiz I., K lajun rors^ 
G mn» aval. — mtu 1 du ta k- 1 ot il; U y a. 



MESSAGES A ËNËE 



228 



6035 et iiiolt de» tnens et imilt iIch noz. 
TnrnuB, ki anenlila le» oz 
et maDila gent d'altre paï». 
nog ne savon s'est mont o vin. 
Tuit li h-AToa ki la Ihi-rt ttoiit 

6040 comnualmcDt parlt^ en ont 
et iu)H en ont u tei traiiii», 
(|ne trincs duigncn ({uinzu (lia, 
KJ feroD noz morz sevelir. 
ardcir on rez t-l eiilnfr; 

t)045 ne« dcvon pas laif^nier sor terre, 
aH nior/ oc cleit l'en faire guerre. 
■Se entre tant ne vient Tnrnns, 
fins cflt de lai, ^e n'en xai plus, 
et b1I ne repaire ja mais, 

6050 do nos avras in hole paia. 

A oéB les morz tdb qneron trincs. 
it ent bien dreix que tn mis shw»; 
des tuons enterrer pren courei, 
ki la fors psent mort por tei 

6065 Nog t'otreiou trestot a trhoîs 

la bnflebe aa rez par toz nos Imia, 

et tôt aillent HCtlrenient 

H tneo a» noz eouiuualment" 



B035 J el aussi ot il tn- J. d. — «058 GEF cc« o. — 6iv37 ï dutitrnl — 
ftU39 D ne Mvnna scst uu m. — Rii4U III a park-mcnt tiiit t*siv oat. — 
Au4t III et «I mia uat, Kf ut (|ut uu» out, (; et il nos iml. ~ ROj'i I .v. et .x., 
HE .xT. et (lis. — rms D s. f. les m. enterrer. — 00-14 III en fpu; I> es r.et 
enterrer, 'îK i. en cendre et e., 1" a. et en c. e. — ti045 (i nel d. ~ H046 
HI1»EF dois; Dy pas f. f;. -- tiii-js III («il esr de liil; IKJKK oen <I) ne) sa- 
vons plua. ~ fiti4M III paioNl e^t t|u{l ne v. in., iiV.V et se II n. r. m. — fiO&U 
EF aJea bien ferme; III bune. — tiuil et i>062 omi* diina 111. K Avocc, F 
Avoca; I> q- v.; GEF m. retiuerun. — tj052 G si est. — ii(>S3 lU des siens (Il 
lie» toDRi prendras ainsÎQt Oi aiieai) c. — titl&l UI qui sunt ocis par grant 
dmrvi. If c\u\ la defors g. p. t., K que aussi snnt nris p. t, K <)tie mort 
KtecDt auai p. t., (• i|ui sont alrreai ui. p. i. — tici-'j.^ rf 6<>.Sti omi* (/jinjt 
HID. GEF D. t- de par les nos. — iiHh^ GEF la bnsche prendrai (G prvo- 
dcs) pM le bos (<• oti :i05 b.). Âpt^» ce rm y m tijoutc ilitM fwtrrx jmis 
ill cNcrnnr finix. F. les notffl. — UOâ? tll vieguent voilent vuiniiiieiiiunt, 
D vt tuil ta geiit s.; G comtinemoal. — UUâS I> lc5 nuus aiis tiu^ua, G li 
fii«a od les iwi salvutueni; 111 auurumuol. 



vu ARMISTICE 



225 



G0S5 Cil del ehantcl Tont ensemcnt. 
trendient le hoi» comnoalment, 
portent lea mon: ot font lor rcz; 
il le* ont &T9 et enterrez, 
et Diolt i lircut grant âcrviae 

6090 a DUO part, a la lor ^oige; 
a l'enterrer fireut frrant joie 
selonc la enHlutiie de Troie. 
Qiiiint eîl do l'oât oreot tôt fait. 
a l^iirente ae nont retrait, 

6005 (tient, 8e ne revient Tnmus 

dmlenx huit jorz, n'î seront plus. 
Mai» tant erra que il i vint 
ainz le (|u:irt jor et bch retint. 
Des trioes li pesot forment, 

BlOO ki diiroent hÎ Umgncinent. 
et dist, so faillies csteiont, 
li Troii^n le coinparreient. 

KncuH ot fait enterrer 
toz SCS lioueR qn1l ]>ot trover. 

6105 dist <|uc Pallaf) ne retciidru, 
a son père Tenvciera. 
Apareillier fist une bière, 
ki molt fu rielic et uiolt (u ebicre: 
d'ivoire furent li limon, 

G110 taillié » or Ac» i qn'cn mm, 
et les Imrres tôt ensemeiit 
bien eutaillîces 8otili)icnt; 



ftOS6 I le h. t.; r> le» boïM; It meniieiuent. — ttn^ï UI dont il tti- 
it \f!9 Kntnr ri», UKF a fïr&nt rflnta fiscnl lor Uts. — 90S8 III en 
uBt ton mon }vtvi, V.Vii Inr (F Ira) inorn portent mr lor «sens (G 
apurtfnl sor parus). HEF njnutrnf. ilrux rerg. V. JfJi nutfH. l,rs iv» tUtsU 
' tn'Kfi om'w thtnt III. - rHi*i» iîEI" ÎIin'*' lininl moll g. s. iii tl<«|iics 
lor s.). - K'tSW A » I» lor loi yl ; <il':F de Iiint- p. - 11093 Aiim'it 
xiut lIltiD U »i (iilt. - nom 1 .1 li-ur trute; D >tmis., F atralt. mwh 
tt (1 sr ne y. T. ~ «O'JH III ncn feront. — m>l III M. t. r. l'itr^UB 
nil Wnt; KF f|Uo U roTint. — 8«9S D t-t s«n revint, Hl H les r. — ftiou 
. tanr L — «loi A et dit; y diiiolt sr f. v. — r.lii2 I» i|fic T ; E en c. - 
101 |t que p. ~ fîi(i\ Ail ilit; III I'. nenterrcrn. — (itot; F a ». p. aîu 
mv<Tni. - Bl»7 l> fait. - OIOS FDl «l malt clilcte. - 51 10 EFjusqiioB. 

aihlioUwc* HatiMutHii» IV. 15 



226 



ON VA RECONDUIRE 



de Boie fa U cordeïz, 
moU fu liieu faiz li laeeTz. 

6115 Miât i un fcltre Tiricn 
et an tapîz Galaciën; 
de desas ot coite de pailc, 
Paris l'aporta do Tessaile; 
d'orfreis fn brosdee de fors, 

6120 quatre eamale ot an qaotre eors. 
Pallae vesteut d'un ï-estemcut 
tÎHSu a or mult inaÎHtrcment: 
a Eaeae le présenta 
Did«, quant elle l'enama. 

6125 Colchier le fiât sor la litière, 
([uatrc dcstrierB ot a la bicre, 
desor lui niist un covertor 
(unkes nus reis uen ot meillor, 
Prianz li doua o sa tillo). 

6130 et d'une vhace volatille 

puitj fi8t duHU8 un aMiubrail 
tôt environ eonie huschail. 
Quant que PalIaK aveit l'OuqnU, 
ainz que Tumas l'eUst ocis, 

6135 devaut lui volt faire porter 
por sa proeee demostrer. 
Puis fist monter aor les destriera 
des i qu'a treis cenz chevaliers, 
ki tuit aillent avuee le mnrt; 



A113 el eiH inUrvtrtiM lUim III. — (II M D m. biwi f. f. — 61 
cnz un f. T. — iill(> HI \m feutre O. — GUI II dniiox ut mis, I 
mitii: EF de tlosou»; H une coûte ot dusoz; G dcaos avoît. — BlUI U 
lior C b. par A, III d b. pur d. hors; EF brundes du d. — tn^l y P.avolt 
Q. V. — (1122 HI C08U. l'I'M III imuius lasina. — fSUft III siis; (i Loele 
blrre. - 'flZO G rovax ot «sifus ut boos a le liiicr«; E> tuist. — fil27 lU pir 
dtifliiK ni. — RI2t» BIEF u. bonis an vi: (F sot); U not sod paror. — Olit 
niKF l« d- a s. f — 6130 Ul cortiuo ot de aolc HouttUe, D et une chMire 7^ 
OKF diiii drap do soie moll soutillu. — 6131 I) mist dudeitor m an umbnûl; 
QJ ut dcdp«tin fiiit, ËF 01 Est desor, (* f. ptr desor; y un abilail. — Itn 
-< 011 b. y ajoute dntx vm. V. Un nof<s. — G1S5 A f. a;jorïcr, Hî C 

— 61lti A remenbrer. — «157 G p. a f&jt m. es d.; HI sus L d. — 

f ft .isx., I> a .1111. cil.; G diis(|ii& AI. cb- — liisu 11 (piî tuitn 
it., I ipil t. ftltirenl u 1. m., G «iiii tut un vuisL-ni od le tu. 



CORPS DE PALLA* 



S27 



140 ni a celui eiergc ne port 
et ne faci' arme» jiortnr 
por plas scUrcnieiit alcr. 
Quant tôt orcnt apareillit^, 
Kncafl a le mort baisié. 

6145 parla a loi iiuilt tlolcement, 
mais il ne lot ne ne Tentent 
^Pallas", fait il, «flore de jovente, 
Ja niaitt n'icrt jore, ne me repent» 
qne çk venis cnecnble mci. 

6150 MalvaiHe ^nardo ai fait de tei, 
qnant tn sonz mci rccuillia mort; 
g^en ai les corpes et le tort, 
encore en prendrai la venjanee, 
o o mVspee o o ma lance, 

tilfi& del traitor ki par boiadic 
et par engin te toli vie. 
Trop a cHtr fortune darel 
Se ce ne fast mésaventure, 
ja ne fnHsiez conquis par Ini, 

6160 ue niorz ne pris, ei coin ge eul 
Tn aveies meillor forage 
et graignor pris de Tasalage, 
mais nel pot mais 8o(rir envie 
que ue jierdït^icz ainz la vie 

6165 que etlsso conquis la terre 



6H(i IM |iar cuiopiJgiiIe ot p&r Jeport; O il ni a cel. ~ lîl-ll 111 
tuît font leur ■ p.; G et qui dc; V &ceiit. — GiA'i HI errer. — 5143 
Unéa à^tnn H. — 61-14 I lusiitt. — D14& III a lui p.; V o lut — CHti y 
I; V lot ion ne «nient— CI47 Ul AlinM. ~ 8M(j Ejan. m.j.; F tnen. 
8l4'J niD (|iie ci V., G que tamvnai; DHI u. o mol. — 8Iu') I> Bien 
IBW penser de toy. — I(l5t 111 rrccii». — B152 EF joii li. — llt&SFe. 
jirenderai v, £ encore c. p. t., i& eiu prt'isne 1. t. — 6154 111 a mes* 
U ou ■ tu. ) CKK u cir m, u do uin I.; DHI na a m. 1. — ()I6t; l) voua. 
— 6I&T y llalaa (CKK Aht) dolent (F clmitlK) qtieL aventure: D t. ta e. 
|S iftiercaU dtux ver». V. la note*. — ftl68 111 Se ne ftiKt p&r m.; U f. 
■■Ile a. — 'ilAn y par foi. — atm y gc crol — lîMit A molt bon c, 
HI pla»t va-selaçe. — (1102 (îF miUor, 111 nuo Tiinius et lueiDor c. - 
iir." m m. ne pooit ». o., (iEF m. no le pot s. — (1164 I cpio tu no p. 
lia III q. jeasBc; U coDi|»isg terre. 




D'ÉKÉE 



229 



si com golelz flcstrist la rot^, 
6195 ei t'a la mort mult toKt plairt8i<> 

et tôt flestri et tôt olian}rii-. 

De t:uit wt pluH tneo t*uerH dulenz, 

quant tu ne m'oz ne ne m'entenz; 

ta ne me reejwndreie» mie. 
6200 Gc ne Bai ptti» que gc te die; 

famc n'ait pclDC ne alians, 

ainK ait e» E^lîsit^nB cfaans, 

ilnce o li l)ucn liome sont. 

delà le ^raut enfer parfont. 
6205 n n*a ^aircH que ge i foi, 

mon père vi, parlai a Ini. 

Ij» t«e aniu seit ajustée 

la soe bnone ellreet' 

A tant se t«t ne put pins dire, 
6210 al cncr ot duel et molt grant ire, 

deBor le ninrt eliaf pasmez, 

et qnant il s'en fn relevez. 

le mort baisa tôt en plorani 

T>a bicrc fiftt aler avant, 
6215 adonc les a mis a la veie. 

Fors do son ehastcl les eonveie, 

une grant licne tote entière 

ala a pit^ apréa la bière; 

sa ^nz le firent areater, 

9t(M y lie vos oat t-ouie de lit rose [U si est de toi, ICF ansl d. t.). 
iifmtf- six vrfK. V. les n-rte.». i)\Uh III uuitai tu lu mort tost brille; 

tO!4l; OKK mue. — i\VM\ IIIF et lost (F tut| nvri?!, GK fît t. cangie; 
tost mue, GKF et dwt bruliw. - (•lî)7 et tilu^ întenei-ti» <totut III. 
m. e. p. ~ niDb in Ias tu, F ([ue lu ; II. tu do oe m.; D point du 
— 619)1 y a moi (iiEF et moi) no respoadrait tii luie (ORF rcs- 
radcras mie), D et ipif. tii ne me respoiis mio. - 11200 1 a. meii. — i)2«l 
[ioin(f«. — (>24>2 y ahiz snît; (iKF eti joie uiaÎs tos tans, I es delIuieiiHuli. — 
IKI c( 11204 omis tlarw U. — «ïn4 HI de ca. GEF oitre. — «Oà I II ni a g. 
Ugit— «2U11 IIIIHÏE (t. i V. - «ïdS HIDGala; Ï1ÎD Unciiree. — (i209 
\m^ daMM 1). - ti2li) G a dite); ï) ut tiioll ik duel et dire, I ot grant d. 
grant L; G fort L — ijîll EF d. L cors. - 6212 H eu, y w. — «214 
lia fist t. b. a. a. ~~ b215 A se les a donc, Ul lora les a ttiit <11 lonw 
— 6216 I et hors du cli. les c., GKFU f. du eh. les en o. — 621b ËF 
iBi D a. iprcs eux a L b. — tlili' GKK k font iluec ostur. 







ARRIVÉE A PALANTÉE ^| 

le mort Laissa avaut aler, ^M 
et quant il vint al deiiartir, ^M 
maint pkÎDt geta et maint go8pir. 
Onkes ne s'en vult retoruer 
tant itom le pot veeir errer. 
Qnant il en perdî la veUe, 
a uiult grant euviz fie renjue, 
retorna a^en a molt gract peine, 
sa ^ent a Moutalban en meine. 
Cil <i le mort vont a espleit 
a. Palantee treatot dreit; 
et Jor et nuit ont tant erré 
qu'il! goût veuu a la cité. 
Le donjon virent et la tor 
par matinet qdl le jor, 
et si eûui li ^olelz leva, 
la bière en la c'it»2 entra. 
La novele lu tost oïe, 
la vile on est tote esturmie, 

rontre le cors li borgeÎB eoreot 1 
et les dames crient et plorent; 1 



DU CONVOI FUNÈBRE 

Cil cni U rcis i enveia 
vint ariere, hc li uouça 
i|ne ce estcit ses tiK Pallae; 

G2â0 mort )'i renveot fOuca», 

le dncl CD mcincot li borgeis. 
Qiiaiit la nuvelc oï li rciu, 
se» criD», qu'il ot IiUds et eltCDUZ, 
a ses (leiis main? a dcrompuz, 

625S sa barbe aradx' a nés doix, 

11 s'est pasmez pluti de vint fciz, 
bnrt6 son eliicf, débat Ha cliiere, 
ploniDt en vait contre la bière. 
F.t i|nant l'ot dire la rcïne, 
Hun vis dcpicce et sa peitriDe, 
de la clianbre ist el palais fors 
et vait corant contre le eors, 
escbevelee et foto pale. 
Enz el iKirelie devant la sale, 
la cnfontra son fil li père, 
de l'altre part i vint sa nicrc; 
de dcsur lui mil feiz 8e pasment 
et toz les dens pboscnt et blasmcnt, 
ki i-base-nn jor lur roinauduent, 

6270 a lor altols sacrctioent, 

qno lor enfant lor piarantÎHHent, 
en bataille le dctTendissent 



231 



r.347 FI> i|ne. — HU*» D vinrcol ttrrier; I racounit «t lo 1. q.; OErH rtr 
mi ■ lui - 0249 y PaJIas »ea un. — 6'2bit y li prus li bUx et li guulU. 
f njoute ffcitr rrn. Y. Ut ttulm. — iilU'i 1 i-ntctit. Il ol. — HÏ.Vl A lia c; 
[) qne. — 6254 A o «CB. — iVlhi UK csniclui, l) cnr.; <i e. tulu a. d. — 
iijii t»F il est, III si s.; U il se pauit; i-JEF .m. (■. — 6'J57 i! li rois liiirte 
9t d. s. u.; f et bnt. — ((25>t I &lit. - «2(ii» Et' sou im; III dcront, E do* 
imL — B2fl'J K «I |i. v.j y plurint. — tiHii HI u. «t momo ot italL-, G c. 
Ealate et p. A innct cL )• e. tsiatv et |jalu. — i>2tïl D En Is; £P purtv, 
t' |H)rr[l — Oïti.S EF onconlrc. — Miiti F et diiitre p.; OIID ta m. — i)2t>7 
III sndtius s. I., liF imr <1. 1., Ë di'svuro I., D dtt (Irssuz; UIIKI' a>. t., I .XX. 
r.; I> 90 |iatne. — tt'itis U luolt fonuL-nt b, ; I et trcstunz leur dlex fonueot 
).; I» en fhnne en blâme. - ti'itiH KF n ch ; I) Il c, IIIEF le c, G leji c, — 
(170 ÏIlluiF ttultfl, — «271 III (pie II I, e. 1. garîsscut, 1> q. 1. o. gnmuteaU- 
(■£F garcuiftsent. — 627'J L> et de murt te d., G et un b. d. 




d'euander 



233 



de tant eome Hl plnc valeît, 
ki plus l'aniot plus le pluigneit 
Devant non (il li rciH s'eatot 

6300 et en plomnt se denientot 

,nel« Hz", fait il, .trop ai vcscu, 
quant ai le tens, lo jor rett 
que tti Q» mon: et ge Hui vis. 
Ki iiiaintoiidra or mon paï8, 

6305 mon rcaltne. toto mVnor, 

dont to fiiSKes eirs alcnn jor? 
N'ai mais enfant ki mon règne ait 
ne nul baron ki me manatt, 
ear tuit Hcvent bien mon poeir 

6310 et vidz oem sni. b\ n'ui nul eir, 
n'avront mai» rei de mon lignage, 
ki sire seit par eritaj^e. 
Por tei olicrrai en graiit vilté 
tôt le dorplns de mon aô.'* 

(hHlS Kornieut hc dementot M père, 
de l'altre part plorot sa mère. 
^Bels Q't\ fait e1, ,,tant mar vos oi, 
rostre vie a dure molt jK>i. 
Mar vi onkcs les ïrolljns. 

GH20 plaindre m'en puix mais d'elH toz teug. 



«29t in c. U. OF cuiii icil; F iniuU. — ti20S D plus 1. et plu» 1. pi; 
Ë cl tSDt plus fort 11' ruiiipl&l^iinit ; A lan pesoît. — ti299 nitui itlinm ddiw 
A. yt> estoit. — Oui I rlUt. (> niolt. — )>.^02 A nu t. ne,}.; II t|. jiii tun» 
ulc j. V., 1 1|. lu peaa iiu&i lo j. v.i F t|. Ul^ GËF et t. fît jur (K Hti) v. — 
liM E Quant tu. — (Uni HIK.F m. mes cest p., !> ni. mais ai. p., li m. tccsU 
~ MW y (*iti/' F) et lolc. - «Siift y roi», D loir; 111 ot seignor, EF a 
l"»j^ D duwcun j, — «Îtt7— HSII otuîii duna HI. G M. u.; D Je nai c. — 
<*« V ne malfl ti.; A «pil noiant ait. — «ai» DF ipiu v. — i;;ni I nnvoit 
\h% oir on lu. I, i M ni a pliin oir, GKF D*i mais liunio, l) u. m. hoir. — 
^11 I sltcx fiist; F lie iniretaîo, (ïp par linM.igv, HI du Ivrits^i'. li:iKi 
I*(iEK I»ar; I «d g. fulago, G eu uui v. — «314 A toz le» j ors me»; 
f ugc. OEIT» Hft'iiinit (/rttr ver*. V. le» mtr». — «315 Alinéa dntia 
^•lUli. III Molt tlctnainu grant iltiel 1. p.; I> Houuent; KFT> dcmeute. — 
^16111 et dautru part rei-ieot; (î (çisolt; EFIllkui.— rt.tl7 (ÎEFflinW(rti( 
^l»i IllP umettmt tant; yl) ele; KF »i marj IIl v, vit, D v. voy. — 03IS 
m a i). petit. — 631H ! rlutwi o. T. - r:i2(j III p. m. porrai mes; E *nio 
y meo pubt a touK lens ; A uie ; GF la mais 1. 1. ; C puis do eux t. t. 



I.A MÈRE DE FALLAS 

*53I5 Vos estea raorz en lor scrviso; 
uc sai entendre en nulc gui»» 
qnels proz seit oist eon forte mcnz, 
iiuecis UDH fait nuilt pliiH ilult^uz, 
car or savon le vasala^o 

6350 ki ert en vmh et le hurnage: 
tant eom vos uon pltm loer, 
de tant nos en deit plnB peser. 
Ja maiH no/, deux no proierai 
De maie enor ne lor fcrnî; 

6355 ja n'avront niai» de inei servisc 
Mal ai or fait le gaL-rctisc 
qne lor faineie chaseiiu jor 
inolt balteriient a j|;rant enor; 
il ont esté eiidornû 

6360 o mes proiereu n'ont oï 
o ne pneeut home tialver, 
guamntir vie ne tenscr. 
Il m'ont iiioHtr*.' mott mnicment 
qu'il me KorpiiisKent du neient. 

6365 FÎK, fait vob ont malvaiec aïe, 
mult vos ont ])oi (;n:irdê la vie. 
LaMc, ja n'avrai maiii eunfort 
de ma tristor Juttqna la mort; 
toto mcnrai ma vie eu duel, 

637U la morz nie prendroit ja mon vuel.* 



235 



M4Â 1 «ervùifrs. ~- MiH II) ue puis; I ^uisos. — iRHl III que p. s. 
!i e.; A quel. — (ïMS E dos en fait p, d , U f. le ciier (L, F n. ai f. p. A. — 
lus tt 6.1&I» omà dnm IIL (i c. no». — B.15<l A est; CEI' toi. — BSÔI EK 
pJM VOS; I <1e t*n( roiii vuiis piUTnl I. — l>3â2 K el t;tuli Y <>ntd de, d. 
Bp-p. — c;ii:i KK nus dcM nen lunoni; UHI nul dew iiaorerM. — ^W6^ 
ni t. e. uiaiB, (iF.KIi ne ja v. — ^'-âhh Hl j:i timis d.; P omit Js, nau- 
rqnt me». — (}9Mt EF m. lor al f. laiit s., D uiur ai dit sauf le s.. UUl m. 
^'0 B&lf le S.; A lor s.— C;i&7 <i faisoies. — (>S5il F viUctocnt estcB. — 
'««'i A iiuo m. p. — flS63 Hi luostre mauvaisement. — fi-'id-t III <pio II 
PBlMçBt caqiii'S noleot, l> quu II 86 piiiasnnt do nairnt. — tUtîri (îKF imdt 
"•le ni». Ill mferTfrfMwnt i«i tw. f;.V6'.î rf 6Vftîf;. — fiatUi IIIEF m. p. v. o. 
■>4Te; D teoKe; A aa v. — A.HtlT EF ja mais o. c. - u;]A*( A tuz tous 
**«i»l, ni t, uvrai, I> 1. (netrai. — 8870 OEF prondercii ui. v.j D 
ivta^o or le vcil. 



1 


MISE EK BTËRE ^^^| 

La, reïue se dementot. ~* 
)i reis moH aovent ho pasaiot; 
ki lor veïst ee dnel meuer 
ne ee tenist ja de plorer. 

Li reia liât ses ^erjanz venir. 
Bon fil rova ensevelir 
K la eostume de lor lei, 
coin l'en deit faire fil de reî. 
Premièrement Timt despoilUé 
lie toK ses dras et dêdchaLcîé, 
le cors et la plaie ont lavé, 
prinieR de vin, pni» de elaré. 
Ja ert alkes nereia et pers; 
d'nn drap de &eie l'ont bien tera, 
ses Moîa (îbcvelfl li ont treeiez; 
enprés fii aroinjitigiez. 

II ert molt beln. barbe n*ot point. J 
De frese basme Tout il bien oint 1 
yior ce que pnîs ne porreïst 
ne maie odors de Ini n'eis^îsL 
Ventii li ont draa de ebalusil 



DU CORPS DE PALLAS 



2^7 



CfipcroDS d'or li ont chaldez 
de hou (irfreiH encorreie/., 
Tôt le coureient l'oniG rei, 

6400 anel li inintrent a son dei, 
j pierre i ot hiieiie, ud trhior tmiclu. 

V^ Vestu li ont sor en i^onlcle, 
cl rliief li Qietciit la coroiie; 
li reis hou cfloeptrc li doue. 

ôiiïh et qnHnt il l'ont tôt tionreé 

al tt'inptc aA deriH l'en ont porté, 
lliicc tircDt ^rnnt saeretisc 
a la lor leî et ;;rant Herviac. 
Defors le temple a Due part 

6410 ut fait li rcis i»ar gjant «sf^iiart 
une Tolte u Ha scpolturc, 
ki Duilt fa rielie a dcsmesiire. 
Forment par e^teit bel» li louft 
et tuz i ert pre/ li narqiieue; 

|>41Ô ilucr eaida (pic il gellst, 

li rein, rjuel ore (jn'il luorast, 
main mifl i t^rt 8t>H (i?. aiirtiis; 
de tant est pla8 dotcuz li ma. 
La volte cfltpit tote reonde. 

6420 uen ot plus bclc en tôt le monde; 
b'î ot fcnestre ne verrière 



A9Q7 A Ht un fS(*s ))i(*x. - I>.191I 1' coroncrtt. tiltiu V. uns el lUù, i'Ill 
en son it.; (i et li iiiint-Dl unot el doï. - Noi y anis f ont (tlIK ot) a» 
c. o ; ITl benVIe. - lH<»2 y ol dûjoste un bon (G et d. lut »d) boriclo(lll 
DB oiuK oliior orirl»), D ftjirea U veatunt tton L'uninlo. — li4<lS c^ t\AU4 
omiv JoHJ* I. y tuisciit. - M'U y i|no ne» per« li r. 1. d.; AI» oscbcrpe. 
— 640& el i|. il l»r»;ntr.: I «t a.\itvn M Innt.; IIIK roronir. — ti-toii 1 et 
d t. «. d. p. 61(17 fil ^niiiït t<aiT<!li.stis. — l'i HtS III et Uvs chimcnns et 
icnus scrviflc» |I cl l^iir c. et leur s.); (îE et a lor I. ; (jEF i!t a lor yiiisc. — 
ftHW Atinàt Jan^ Cni, — 0-110 E ot li r. f.; F a g. c, G et p. o. — P41I F 
omet st. — 1)41:! U i]ui rielid cstntl-, CEK chieri!; I et fuit cl duru. — 
fî-IM y tnah esttiii lilnx II un valus (1 vi>ltiz?). — tUIl 111 ot molt estott 
bioi li »~, KF ot hU-n t^rt pafnH (K ot paint) lo» 1. m., (î et molt est ptaltis 
loé I. s. — 14 IT) A f|iiiilot. — ri41i> (Mil «le quel nre i^iirt II tn. ; 1> (|iiu m. — 
fr aornis ses titi. — li4ls (i «le <'e fii U rnÎH molt maris; III tani en 

ï. d.. F de I. CBloit d. - fi4i'.t a fu. — 642» III navoit p. l>., GEF 
pltu belu iiot (E si b.). 




M. 






A. / 






/A ' ''"'•• ..• :., .. .■ 



DU TOMBEAU 



239 



d*iri3 et de criRtnl fti foz. 
So7. la vtilte dreit el milen , 

tist 11 rcis mctrc son sanjncii 
qu'il nt apareillii!': por 8«i. 
li'estut i|ncrre meillor a rcî, 
niolt fil riebcs et molt fii ehiers, 
de vert praHme trestoz eutiors. 

I Aeex fu granz et clers et bel» 
et siet sor quatre Koneels; 
de (in or furent trt'.KgetO, 
bien sont poli et neelcS 
a«i» furent as (plaire cor». 
Iluec dcdcnz fu rois li cors, 
H IktIh, 11 ^''enifi, ti proz Pallos. 
toi conrecz de relais dras 
et l'esceptre et o l'cspee. 
La teeto li ont soslevco, 
un ureillier unt descz mis 
por pendre avant un poi le via. 
Deus cbaleniel» de fîn or prÎRtrent, 
leH eliit'-R di'donz les ne» li niiMtrcnt, 
les altres deus en deas vaisset», 

) li uns fu d'or niervinlles liels, 
un sestîer tint et ncieut mcins; 
, dl fn de bafliiie trentoK pleins; 



A dires, I distri-, H dif; EF (ii do o. paves, G dor et il. c 
{- fiii'J GKF Sur; Hl DcdeDZ 1. v. enz el m.; UEF (}ui en mî 

ELre suulreu, III féru lu s.; EF tton escu. — ti-lô[ K a 8oi. — 
I. fairoj H a. Tere, F a. gairea. — ti4&.1 HI m. f. r. et biax 
u fu t. et molt tiers. — 6VA III duo rff basuio, I> un v. 
àlBio fu; (• (lut! Su bruDie fu lus e. — <>455 A gunz; I ot 
64&e £F et 6at I puitidrci I sus. — »46T D oteut t. — MbH 
et a. — 645y 111 limu fu dcdenz riche dehora. — i!4(li) G 
lâl F H pros li fïL'ua. — i}tfi2 H uûtiroutiz; A o r. d. — 
it I« Hcepire et ot !.. K et si ot le c. et l , F et ot I. 8. et 
i £F ot d m. — fi4»i6 (i el vis, — tHb7 ti dor du si p, — 

f, ciliés; y e» uarilles (EF narine»), P enn cl ne». — «461» 
d. ».; A çislaii». — (i4"0 EF » inerveillus fiircBl <F fti &is) 
(Mil m uc plus ne u.-, E ticuuat. - U12 EF ut si t d. 



240 



SUITE DE tA 



li altrc fu d'nne sardine, 

et fit ioz p1aiu8 de tcrbcuUae. 

6475* U vaiftsel furent 08topé. 
o bueii» cover(!le« scelc, 
que de l'odoi- n'alast point fors, 
se par les sistrea «on el cor»; 
dcdenz Ini aillent les odors 

G-iftO de cez espceiule lieors; 

toz teiiB le puarront de porrir 
et de malmctrc et de pDïr; 
ja niflifl H corp ne muvreit 
dtîH i ([Ue eue i todiereit. 

6485 Quant «e ont fait en tel mesure, 
desiis uiifltrcnt la cuvorture, 
ki fu tute d'une anietii^te: 
deHun la cre«te ut une liste, 
de (iu or fu, deus vers i ot, 

ti4i.NJ la letro et li escriz souot: 

,Kii cost tomlwl p8t ei dcdenz 
Pallaâ li ]>roz. li liels, li ^^ens, 
ki fu (iz Eoaudcr le rei: 
Tunius Tocist en nn toruei/ 

6495 La U)udH- csteit alketeK halte; 
il ot del betunici d'usfalto 
al seelur la sepoUiire. 



nV-i A s.irxitip — (U71 (1 t|at t. f. |i., III tliclfiiimc. - r»47Mf p8tol_ , 
0476 y <!«. L' »} ^'^^ noit^lv. — U4T7 Hl iiiil- \m âirvr iirn aUet fnre, I»Ë 
nnr loilor a «oient (T» inircs) f.: (iF n. otent f. — fl478 y W tics oon 
fo» ri *^- — *''^''' '' ^'^ ''■ 'i *'*>"•' ^^ '^- '**" vniscnt; HI voni îc«rs iL 
1460 («KF i|p r f. — Mb\ I l»iiz te Kxt'rrunt, EF ({uil i^ariront M 
„,ft Un TM. 6iifS~G5a7. — r.4H2 K «t (le maiivaUtineiit puir. — R 
iJ ill iiiut'U. — MM Hl dt'Vaut que Icne I touchen; K jus<|um 'wwi. 
Ifyye, — \v\su I Car; A ot; (t a t. m., I par t m. — tl4Ml Hl motonl 
ir lui liiistuir <% — <MS7 rt CIH» tmtik ilnnx O. Hl tnio fu. — e4< 
A a. non iiiîettsl-«. •■ iHbî) y il. f. o. f. docvn- iriolt cliivro (1 

V infrrciilr duvr Vd-n. V. le» nvtc9. — flUtO flPHl [|i U. é^ 
lin-, K •{iiî en n^uitiatis voulent ce dire. — iW'X'x (*^^| 
- M9i I quu T. o. e. t. — <>495— 6â0^ umm t/on^H 
Mim k, U Rt li tombe e. niques h. — f&ASWt I tii pt £1 
, il ni ot lip 1) de r»iitf>, )• il nt de betnm on In fiiltc;' 
uil. - 01117 iJlll II s. 




Tii hetuineis a tel natnre: 
la u il est iia poi seebicx 

650Û ja ne sera jmis tlepeL'iez. 

ne mais que Mcal par uue rien; 
il n'est pas pcnt uc l>el dc hien 
qnc l'en l'en ust a])erteiQeDt, 
8'a conseil non priveement. 

6505 Molt fu riche la sepolhire 

et nuilt par fii bien a meanre 
ftl chevalier ki gran/ esteit; 
ne pliifl ne moinn n'i estovelt — 
11 ne remest pas senz veUe: 

6510 une lanite ot dcgor peudue; 
d'or esteil tote la chaeine, 
la lanpe fu de hasme pleine; 
co fn morveillofle richece, 
de ï>e*^ton en esteit la meoe, 

6515 d'une piere que l'en aluiiie, 
tel nature a et tel coatnme: 
ja pHÎB esteinte oo sera, 
ne nule feîz ne desfora. 
IJ reî8 fist la lanpe alnnier, 

6520 u'onc puis n'i estut recovrar; 

cent feiz baisa defor» la brasme, 
al départir Rovent se pasœe, 
et la reine graut duel fait, 
a molt ^TAtit peine s'en rêvait 

6525 Quant il furent tuit eisëu fur» 



mm UH Icil hetom; I Ot ira hâtons de t. n. — 6M)2 G et nest mie 
'bel ne bioD, HI nest mie. ^ent ne but) De b. — tirtU^I Hl que 1. n« 
Hmt^ ii nue on lorront. — uso:. I r- l". — t'50(} UHI at fu luwtHt longv » 
B. — fi&Dtt UI covenott. — t>&(lil £ sim verrière. — 1)511) lU I. i ert} 
% n L t <tt molt chicrc. — 6512 1> eatoit — (1513 ti tibU interverlù 
ttm» III- Hl <|ul molt e«tolt et dure ec sèche; F ceslolt. — dôUt (i une 
p. — fi&ifi F del n. et dul c; (t milere. — fjSlT (t ja oiile foLi nefitjUii- 
lan. — (I&IB I DO pour imloir ne defrîra. Il ne ja de rion ne di^Ën; K 
j h t ke f ia . — 6&19 Alinéa tlan* (i. ~ (1520 I )fl puis ni e. feu p.; (illK 
ymtttent nonc, p. ni u. feu iijK)rtcr ((iE pas fi-u p.); F glu» p. nestut fii 
ler. — (ÎSSI £t' dosons; I Is bière. — *ib22 I tisi luidu cliiure. — 
G nn tenait — 652S F la c. f. 

tttCBUUUOM. IV. ]Q 




DE LATIN 



243 



'^î vers les Heu» «nt pris estrif; 

6555 cjir ce aet l'en bieu (te toz teus 
([ne il (lefTendent Troïifns ; 
il Bout proobain de lor lignage, 
n'est bicD que l'en lor face oltrage. 
Re nialH ne dcRtorbiera lor creist, 

6560 enidiez vos done qu'as deus n'en peist? 
Ce poex bien de fi saveir 
qaea maiatieneot li deu por veir; 
encontre vos lor ont aidié 
le jor qu'il furent aHCgié ; 
a nu sent d'ols CBtil^2 quatre, 
et (juant veuietes al eonibalre, 
contre nn des lor ki njorz i fn 
avez des noz qainze perdu. 
Bien loereie des or mais 

6570 que nos lor (|ueïKson ta pals; 
asez en a l'eu ja mal tait, 
erieme est encor qae pis n'i ait. 
Une terre a en oest païs 
Iti a cstû guarit*^ toz dis 
6575 et ne fn onkcs abitee, 
gnaaigniee ne laburee: 
ce est des l'eue de Toucaue 
des i qn'al flucve de Sieane. 
Grant terre i a, d'un tenant dnre 
6580 quatre jomeea d'errellre; 
molt par i a bêle contrée, 



ftà54 E estri; F ont mes pris strif. — 6f>5fi GKI que il aident T. (I 

I T.); D niBintioneni. — iiî»5* A Inn ne lor rloit pas faire o.; U n. drois. — 

le niaJ eucunibrier tnrs rfi'rui?<t; VA vt d. — 6.''i(I0 I i]ua d^ (lEK 

'65i>t Glll lot lie fi. — tiWi m t). m a leur ponîr. — 05li3 I> ot 

S. - liitU ViiV que f. a. ~ ti'tti'i ]* encontre iin ri.; E e. vos q, ~ 

i* D a DO. — ^iQb 1 J"-. dett du» mors i iii; D on aviez. Et' en avone 

HB ta i avea, — iSitia I q. nuelssiuns {deuic fim) pais; OEKtl q. q. 

Q (ait jMii. — (tïiTI I a. en a len ur mal fait, (lEF a. i a on ju mesfiBÎt 

<tja). — 11572 1 criuuicnt encore; EU et criem eneor que phia ol ait; F 

tsir quf paiit i ait ; A i ait. — <i5Ti D qui içaxtee a ente tout d. — 

aa — 621(1 E cultivée. — fl577 y entor cort l, — 6i79 1 quant 

ele dure, h ut tatii bien d. - ft.'>SI II bone o. 

16* 



244 



SON 



bone et riche, 8*ele ert poplee; 
forez i a gmnz et plenieres 
et praeries et rivières 

6585 et liel» cu8t<eilH a viguea faire. 
Iluec les pooQ bien atraire, 
onc ne nom tînt la terre bien, 
ne nfen etlraes onkes rien. 
Se acorder nos en poon, 

6590 ge lo molt bien que lor doigrnon, 
et faeent i et mnrs et tors, 
fossez, ebastels, viles et bor«; 
o DOS aient totc cûiunnc, 
lor genz et la nostre seit une. 

6595 S'il ue vuelent reroaneir ei, 
prendre la terre que ge di, 
que il vucleut aillors uler, 
lor nés lor feron rettorer, 
ki lor furent arses a tort 

0000 la o els estcieiit al port: 

celés rendrnn tôt a lor ehoia, 
car a plentê avon dol bois; 
il n'i mctront ja costenient, 
tôt ferou l'aire a uo»tro t;ent; 

6605 or et argent, pailes et dras 



Wa^ G «"* et; I s, e. huDtcc, GE sert habitée; F b. et de 
•U». ^^ 6S65 A oostcK, L) rarttlz, y laris; G vi^e. - ^>b(i (Ull 
|inoiiit'8 (I [I. nous), EF lu Itw puriuiiies. — 65S7 F abs, H ftino; l) rioo. — 
«M» I nous DCD, OEF ne oi; A eustes: D o. bien, G nule rien, — 6*8* t 
ne a.; EF sa vu» a. uoub p -, A i p. -- ûb^f HI g. 1. très b., GFi^ je latrai li.;| 
F si l. d-, E si li d. — «:.!il I «i i {., D et i f., OEFH et si f. — StM Ht > 
si (|uil aient nostre c, GEF si que luons tôt eu c. (E toute c). — UfM I 
D 1. g. cl n. soient nue. — )>5i>fi H£E et sil n. v. manuir ci. — 
prcgoent. — n^vi I et nil v., n quil vousisteat. A se il v. ~ fi ■ ■ 
L n. faisomeB; l) ferai; lll rrtomer — ri5'.l!l A 4. un port a tort, — 
III lais aval a uotstru p., DF Jaou ellt-a erent (F fiintnt) 
il rurent a lor p.; A IL -^ÊÊÊLJàl ora leur reodrons 
iih'.y re lur ivndou lot a 




DISCOURS 



24:^ 



a Kou plaisir ait Kuea», 
ctaËvals et murs et palcfreiz. 
C'en ai pensé ja pluKor» feiz 
et eBguanlé cotufaitemeot 
DOS concordon u celé gent, 
que nos savon qae li deu aimeut, 
en ce-st pais par els 8e t'Iaimcnt 
Mais ce sachiez, ncn ferai rien, 
se par voa non, ne mal ne bleo: 

6015 rac'ordeinctit ne (jnerrai iiite, 

se ucl volez, que que gtn clic. 
Qnaot qne loer m'en osereiz, 
ferai ge tôt, ice sacheiz; 
ne sni pas eil ki \w ne creit; 
ki conseil qaiert siure le doit; 
l'en ne se deit pas eonseillier 
de rien dont l'on ne vnolt laiseier 
tôt fKin corage por Taltrai, 
qaant ot qne l'en dit niielz de Ini. 

6Ô25 De faire pain a eeste ^ent 

ferai tôt vostre loement." 

Entr*els le dii'iit H baron 

qne li reis a molt ^rant raison 

qne Troïëns vuelt retenir: 

ear s'il le voleient servir, 



aCMi <!EF A s talent. — «607 I v. muîen; OFO miils, E nin». — fitiOS 
1 si; D .le l ni |>- tiiaÎDtc f., EF Lvuus et cliieD» tmicons osfuIr«. li 
il- 'J rrrf. l". le» nvteâ. — tWAiM AE esiçarduB. — Btijy y puisons avoir 
deofiiit ((>EF p. t|uc'rro). — 661 1 y a ctli: acni. — fturi UI par eus e. 
; HKF dais se revl — GCI.*i lU luiti» ttscbivz bi<:D-, I ne f. r., I>E ni 
- ÇIJI'» m Mordeniont, LH^EF dacoritemwnt; (iE ne» ij., 111 nen (]. — 
tmintiarui (i. IIIEF K. u. lovr, 1> se par vous doti; DEF q. q, le d. — 
T y nen ferai uoo non par moi i.riEF fin \t. m.). — t>61S y sejo ucn ai 
tM Uxrol. — 6«I9 A ne se pus. — Sfiio I querrc I. d.; EF q. r. mime 
ifB». — (Wi'Ji <;F nuB ne; D consiircr, l uierveiLler. — Bti22 HI sa ne 
U ton bot V. l, fîEF se U ne v. I. — tit;:îa F por «iitriii. — HH'H 
*•*••■ - iï5 m lv,nr f. p. — Mi20 IKiFHI sivrai; K si ferai j« loiU 
F ». je lot Tileoment. — (HVil A E. d. luit l. b. — 
K!m Glll {-AT il le volent bien s., D c. se U le veulent 
t tien 8.; A los v. 



'.''.>:T 






^* 1 . 



nt-M-fir 



{■ I "*■'- -'«(w f,-,„ 1- 



DRANCÈS 



247 



qaaot les retiens en oeat pals: 

done tA tille a Ëneas, 
6660 a lor sei^nor; ta l'otreias. 

quant viiidtciit ^-u aï uicsagier; 

ttt ne la pnez mielz enpleier; 

DOfi luou bien i-c»t iimriaice. 

Enne i as ja niolt grant damage 
6665 qne ne H a esté donee? 

Maint boiiie l'ont Ja comparée; 

encor en icrt fait niolt noalz, 

se de eovenaat li défais. 

Turnufi ne vuelt que cil la prenge, 
6670 aveir la vaelt, si la chalen^^e, 

diBt que la foninic doit aveir, 

et de la terre l'as fait eir 

et tu li feï8 aficr: 

ne la peUs ailtors doner; 
6675 8e pnÎH eu n» fait nus otreiz 

al TroI{!n, nen est pas dreiz, 

ne n'en perdra neient par toi; 

il s'en fait ja §otgnor et rei 

et dit qu'il ne laira neient 
t>680 ne aeit vendu inolt eliîercnieut; 

aioz eu morront quinze millier, 



HZ BM r^ tes r., F ta retins. — 6H*iO y puis que (III qne 
Ho.— 6661 BI q. Cl v.; K li tu. — t'AitVi III tu ne peua m. 
espkiitipr (1 m. voir e.). — 6663 y o. I. tôt le m. — eeiîl nifH. Ko; D ou 
i annii i* If. d. ; lomrt]^; UIToen; A la. V.lanote^— (>H().> y que II ne 
b plect eue; D cesto d. — R6Aft y M. h. eu n v!o |i«nlue (<tE Mils; E î a). — 
tuàsTi j e. e. t*rt niklnii boni (iolnas OU «- tteront. m&int li. d.). — tMidb y 
se tu lor &l3 de couvenens (IJI II f). — H(t7<i HI et la. — 6K71 EFII 
AU; *;itl veit a. — «H"2 tilll t» L — G(»TS r.t mn inti^nrrtifi daM III. 
ni car tu, Il et toai, OEF et <]ue. — 6i>Tl III dont (H dit) n. I. p. a. d., 
ttEF ne la <F oeil pues mai» a. d. — un?.') D se puis Envas fct nul 
atrott, ni m» la prnin {Mr toi des mois; F .». o. — 6P76 HI ce dit 
gt nott fot situ et rois; GRP nest mîo d. — 66T7 et 6078 inlervertiê 
n — " ,Umr III. ne ni p., CEKP por t. — fi678 III bien 
et dit nen perdcrn a. ; Ë ipie ne I. , (ïF i). nel L — 
neroDt mainte gBnt. — lïiiSl I) i m. .m. c. m.; EP 




que {;enz de pié qne chevalier. 
Il les i met legicreuent, 
car ce ne li cflste oeient; 
Ï85 molt TcD est poi, ce m'est avis, 
Be nos en somes tnît ocîb. 
A PC sereit il or son vuel, 
il en fercit asez bel dnel. 
mais qu'il ctlHt la terre eu p&ia, 

6690 et la femme ne querreit mais; 
ne l) chalreit ki more en fnst 
niaÎ8 qne cnpn'-s l'enor etisL 
Nos disomes entre nos ci, 
qn'il ne devreit pas estre issi, 

G695 mais quant il ruclt ta tille aveir 
et que tai'es de lui ton eir, 
se il la vnelt et il tant Tainie, 
quant veit qne cil sor Ini la elaime, 
si s'en coniliate contre lui, 

6700 entr'els la départent il dni; 

eliascnnH i seit ]>ur son besoing, 
et nos en estcron de loing, 
et ki veintra, nos le verron, 
de bot o lui pois nos tendron. 



n 



0B82 OFI R pie. — W64 GFI car il; I coûtent; D lor c — 6e« fil 
n. I. seroit poa ce mtst vis; O petit len est — 6fiS6 HI sen v»tum tresmit 
0.; G£ i ». — 6tlt>T F Icou 8.; MI A ce serion nos a. \\ A A std sérient 
Q s. V.; E a. ce or. — (it>Sî> K fiToot uiolt ]M de duel; II f. petit d. — 
MSU et mw umi* lùttiH 111. D »e ïl avait I. t. en p : F sins iinil; (;P 
pus. — 069Ù KF (piurroit. — 6691 D ce H cbaot rien. — 66fl2 Ul m. q. 
I. en pals c, D m. q, aprn lai tout e.; iîEF ne luaia; F qne il 1. e., Ô 
,lti(-n|iri>.<9 1. e., F t|uen p&Is 1. e. — Etitd.'^ GRF Mai» nos disons; lU E. ii.d> 
IMÎ. — SAD:) et l.tWil virnntnt iJam A aprî-ê 6S1MI. — TidUA (* Ht^ti il ne 
Joil; I puis que il veut i|uil soit ainsi; P mie e. — initt'i \ i\ue U t» t. 
reille a., H puis fine il v. i. f. a., D i». <(. Tumus v. ioia.\. a., ^ ">• *^ I*» 

^L f . a. — tM'.Wti UI velt i|U« dr lui f. t t. — fW-j: v\-^^Ml^\ ^ *« 
I la V.; ti laioi. — $mh III et ».; 1 nul d-^^g^^x^c '^^'^'^^-.^ 

d.- 66<ili EF se. - 6;«0 m si (1 lisent i^ ^'^]!^x'l^. 

(MTlent entrcMis luidiii, 6 se de]»artcni 
e^tninlvrun», D vt nous e., J-' et d. les 
mi»1 UI cil (|ui; Fies v. 
Ir' p. oen t, ai 



250 



RÉPUQUE 



Eà. 



Voz arme* sont chier acbatees, 
6730 si dciveot bien e»tre ^uiirdeen; 

8© vpstre escnz esteit perciez, 

vog acri^z trop domagiez; 

tant corn l'avreiz sain et entier, 

ne donretz en aitrc denier. 
6735 Chevaï avez corant niolt tost, 

n'a «i imnel en totc l'ost, 

maict vuR l'avez si bien apris, 

s'il veit armes, toet est restis, 

mais molt est bien dniz de fnït^ 
6740 a lai ne se puet mis tenir; 

8'an poi vos tome a destrece, 

plus vos fiî'z en isnelet». 

Que ne faites en vostre espee? 

Ja par vos n'iert ensanglentee. 
6745 De parole vos soqjoez, 

la langue vos eombatez. 

Ne fonqucrrat neient par vos, 

roalvaisement serai reseos 

par vostre eaeu, par vostre lance; 
t57&0 en vos en ai poi de fianire; 

ne la mescbine ne la terre 

ne qaier jre pas par vos eonquerrc." 
Dranc'és a la parole oïe 

qne Tni-nna dist par félonie; 
0755 de voardi^e l'a noté, 

STSa (;ë estre bien. — H732 I v. en s. d.; (ÏEF t. Bdamagli 
0733 et OTSi omit 'Uius E. y t c. I. issi entier. — 0734 H] ne le c^». 
pw chinKier, OF centra pas altrt< can^ur, D no dniiroii »^ d. -~ 
li tout. — fiT3fl Al vu Trt;stot lost. — 6737 et HT^t^ nmir f/'injtUl 
in m, il Mt — 0741» y ne sen jiiiei nus a lui u (F se pooit ja 
874) m qiwnt lin pon vos t.; Kf et se vnu» t^lr» rcliiann-*; 
a dnilrci G ■ la d- — 6742 I " ''■■<r ruinr .im.- l'iiît-n fn h-i.,. 
M l«e». b ou tiiDo»ir(?; E ■' 

roc RW. — (1743 I QO vo» 

Mrt, ïlF ja nort, KF pour 

c. p«?tli; F, poiir T. — 6<^- 

baK» r., {ilV ai i$e p- d. & 

A. - a7&4 II dit. — ti''-' i» a|Mil< 






DE DR ANC ES 



251 



dÎ8t H: „Ce est hien vérité, 

Dc m'eii niJD onkes a §:rant fais, 

ne ne ferai pas oan mais; 

molt deit estro hicu eu l'afaire 
6760 ki tôt en cuide le pro traire; 

la perte Bor lui revert, 

ge n'i giiaaiDjT ne pc n'i pert; 

se ee mon eors en puis {^narder, 

niei n*i lairai mie afoler; 
6765 se g'en giscJe mont toz freiz, 

ne m'en plaiudriJ'K nule feix. 

Asez vos vei or grant duel foire, 

plaindre, plorer, voz l'hevelis traire 

por ccis ki por vos sont tuit wort. 
6770 Molt en estes de bel comfortt 

Tel duel coiu faire vos en vei, 

feri{.'z VDtf asez de mei. 

Se g'c«teie por vos oeia 

et vos eussiez le pal'? 
6775 et menittuiez vostre posnee, 

m'amo »ereit huooc ctlrce; 

se teniez la tille al rei, 

V(i8 fcricx hcl duel por mei; 

mult m'avriëz tost oblie. 
^0 Ça ariere m'en sni guardé, 

T de ooardi8« (OE félonie) Ii rele. y tyoute deux wre. V. le» 
^fUS r ~ "'*' OKF ne mm mis wno; tll en g. t", (ïKF a jrrtns essais. — 
1 ^gf *' *P *"• en cesl an mais. — liTâ'j HF bi«n eslre, 111 e. prewz. — *i700 
•e U '°* ^* ï*"" •" c- *•. I' cui (|ui tant c. 1. p. t. - 8761 y se 1. p. (F 
'*>; EK A lut T., Hl «or vos r. — r:«> GEF ju ncn ai soing car 
_'* «f quant. E que), HI g. n, gaaifcne ne ni p. — 6Tfi4 y ne uii I. 
^^Tt*3 y «or (.Hl Mi» (Çen ustoic mors iotes; D ge. - <I7«6 y vos 
' '•» <*-> »fruit itisi oblios (1 le d. ea s. tost plore»). — 0767 E 

**■ •- O'fi'' y ot p. et V. c. detraire. — B70y y vos en s. m. — 

**"»* •^- - fi^T! I tel cora faire de cuU v. v.; D an d. que f.; E 

r bipn, H liien tout, E ce croi, (îF jo (jult; GEF 

i/GE erp, F (mes. — B776 y («aufi".) en a.; III 

tandrlez, (]£F se vos t. — ti77S III petit duel 

'• m. — *',T7'.l ni iiiult tost fliToie oubliez, 

trrÎËX, I Su es a.; GEF Se a. meu 




252 



ON PROPOSE 



si ferai fre encor apré*. 

Par fei. ce oe^t mie Dnuicéfi^ 

ki taot en voille p()r vos faire! 

Ne vo« en ijoier loMoge traire 
6785 qae por voa voille encor niorir. 

Ne revoit pas a tant venir; 

de roeie part dirai par vetr^ 

si cum vulcz le ti>t avcir, 

primei^ U femme et puis la terre. 
0790 tn la vos lairai gre conquerrC* 

Il se i»>nil' envers le rei. 

«Sire', fait il, „entent a mei, 

la fin nvoD ci porparlee, 

si deit bien estre recordee; 
($705 tait i entendent eist baron, 

otreient la, si est raison: 

ta fille al Troï^n douras, 

de la terre l'eriteras, 

et ne TarnuB la viielt deffendre. 
Gi^) bataille en puet bien vers lui prendre: 

ne cors a eors la pnet oominerre, 

81 ait iu t'eiumc u tôt lu terre. 

bien ee te di. pas a'otreion 

qu'en muire mais s'uns d'els dens non." 



ii7SI y ge mÛB ci a. — 67^2 III sachiez ce nlort (I nest), F e« 
non e«t. — ATS3 l> i|ui t. v. oro p. v. f., T que nul uiol r. p. tof | 
b;m ni vûil; E Ktr&ire. — 11765 et t>'&6 intencritH ,lam III, P r. t; 
m^ E V. i V. m,, GF v. v. pus m. 6780 ymw >Um D. y je uen (E d 
raie. — 67S7 y p. vo* di p. v, — GTvîi K f. por le Lj P (wrrf et. - * 
m par Tos la vos !. c. EF s. t. I. te bion (F Ulnle bien) t\ — 67»! (ï ^ 
Hl Atant se (1 aen) t. v. I. r.; OEFU son lurna ilevcrt*. — H*W1 l V 
a m, n cotciidoï m. — (tT'js ni * 
OEF iJcroosire. — «"W 111 acordci 
fi7lill Hl et dk>at que i 
vol» r. (G nart'fi r.). — 
lui; lî * I. - 6&<I2 III 
Jn to dl bien ; D Bien 
0SO4 D omet dens. 
1 m. se ces dcua 




LE COMBAT SINGULIER 



253 



6805 TurnUH sailli avant eu piez, 
envers le rei s'est aprisaûez; 
lie la bataille tent soa ga^e 
ilaec vciaot tôt le baran^ro, 
et (lit (|ue tutti tiuH en iert 

6810 par bcuI son eors. s'il le conquiert 
et miant la enr/, le rei l'otreie. 
bien est qiio l'en la lin en vuie, 
Li reis U vit sou gage tendre, 
mais ne le volt encore prendre, 
6815 dit r|ue {iriuics cnveicra 
al 'l'roïën, si mandera 
que or Hera tua* de la guerre, 
se par son eors la ]>uet conqnerre. 
Bataille uvra, se il l'otreie; 
0820 li jors (teit pris que l'en la veie; 
en celé isle île la defurs 
n'i ait que ficulenicnt ior eors. 
et ki vaintra l'altre en bataille^ 
81 avra tôt eonquin hcuk faille." 
0825 Ainsi l'a otreiù Ttirnus; 

li reis esgnanle, n'i a plua, 
quels uieenget) il tranietra, 
qnei et par eui li mandera. 
Quant il ereut en cel esguart 

"830 qn'il enveiassent eele part, 
uns mosages \-int aeorant 



^a. 




j^*"** 'ttini't dum A. 1 atant. — e^Dt; G est; GK aprocies. — 

*w rf-ta-n^ a. _ g^iW III et dit <i(ie U balaillu e. i. — (iSlC III bien 

■'-* ■* c. — (ibll MI puis que. — 6St2 K bien cat droia qiio I. 

, ^^f ni. il iiu Tt m m. nel v.; GFH paa encor p., ID nie 

* -^Ç^KFI' dist. - 6S16 111 et ni.. D si li m., GEi bel m. — 

' " " "le m (M se il le veut, I Ramai le v). — (1820 y a 

{F 10 ). qne on, K au j. con i; II fanant on). — 

I-. bel ille; K en cent llle la U cl., F la (le dcf, 

• .kii luit si:'iil (G sont tôt) oors a eors. - «S23 

i'«iiinio et terre ara. — &S2ii F les 

- . '.'If. — 082b A qucus, Gïïl quant; 

'■•'J'.' Alinéa darui DIU. — 6S3Û D 

V. apoifcniiDt fî son v. uAraat 




ATTAQUE IMPRÉVUE 

parmi la sale molt criant, 
que Troïen eu sont venu, 
par le paie sont espanda, 
asailljr vuelent la cité. 
Trop a li parlemenz duré: 
en la suie ot molt ^raut trepeiL 
départi sont toit del eongeil, 
saillent tuit eus, pitig n'î demorcnt, 
et ki aiuz aiuz a» armes corenL 
Tote la fins est oblige 
qae il aveient porparlee; 
rtirmm toi seuls et Eu^sb 
par lor dens corè uel feront paa. 
ainz i ferront eusenble tuit 
Fremiat la vile tote et bruit 
espés géra ja li torneiz, 
ja en i avra mil de freiz. 
Cil apHsment a la cité, 
li borgei& s<jnt as murs mouté, 
portent pierres et pels a^nz, 
et lances et e»ciiz. 





DU CÔTÉ bES TROYENS 

K TroTi?n Icî defors eont 

G860 et OD la vile a»'i9 \cs ont. 

TiimoB fn armez toz premiers 
et ot vint mille clievaliere. 
n vatt avant et cil apriis, 
desarmé a veD Drann^g, 

6865 difit H: ,Jdolt par crei^t or bien joie 
et molt granz proz a cela de Troie, 
qno voz armefl «ont biii en gages; 
molt fcïsaiez ja ^nnz damages, 
la morte geiiz le comparant, 

6870 vos en feïesicz or graiit guast.'* 

Drauet^B li «b'st: .,Por vostre afaire 
ue quier gc ja m'espee traire, 
ne mon escii ne rnis porter, 
polp receivre ne col]) doner. 

6875 Vos ki le tôt volez conqiierre, 
par vostre cors fine/, la gnerre, 
mais ce ne volez vos neient, 
faire volez ])ar altre pcnt. 
Vint mil eu inctez devant vos 

6880 Ici ja par vos nièrent roseos. 

Voii fereiz bion, par n'cHt i)as gens, 
periz eat d'orne en ptusors lem»; 



25G 



GS59 G p&r Troîc'DS; I fw <1k la vile un po liors s., Il I. T. «le d. s., 
y cU de Troie ■(. tl. s. — t>%(i fil rt (I mes) cil <k'dctiz CDcoutre vont, 
k et de bfttultc toz pris s., KF ut cit dtMiciis tôt ton eu vont, G c-ll du lu dl 

Etot an vont, y ajoute 3 vert V. /<■« m»f«. — 6S(U Alinéa ffnrwHIPO. 
)6tl2 OE .X,M. — 6&ft4 y nJQUtr. deux vr.n. Y. (« notes. — 6**65 III 
t pnefiK hiii RToir g. ,|,, (iKF niolt par croiat hui oertes g. j. — 6SAfl 
Eel gnint pourtiii, F t.'T itiolt ^andii pim8(V). G et grans honors; 111 la 
^ d. T. ~ •'>Ht>7 U[ de vos u. qui ». e. ^.; KF gage. — KSIiS 111 hui 
mh (., F car ja ensBent, GE molt i eussent; KF ^rant claniago. — (>67() 
A iDoft e. f.; F r. f- ja deu» g. g.; HI f. g. ewast, U f, hui g. g. — 6S7I 
«w alinéa dan» RF. — ti«i;2 GKF qnît. — fiH73 A ne pitin, I) ne» qtiier. 
- W;4 EFin ue c r. ne A. — Bs7^ EF v. qui trt'stom. - OSTfl III 
ittta, GEF fere». ~ 6ï>77 III m. do ce narez vos talent. — 41>)7S K alns 
J»&it«a, <iF £ el t.; D nostre, GEF vostre. — «STJ HI ticx m.; GEFλ 
Wttxeû. — AS&i> A nlroot. — OVSI III neii poez mes il nest, D voaa sa- 
X ' uest; GEF vos f«rea bteu. — 06^2 UI de coubatre vosent tout 
(tiux L 



ENTRE EN SCÈN*E 



257 



el l'atendeit tote année 

bien o freis luilie cliovaliers 
6910 toz conreez sor lor destriers; 

n'i a i>elai n'ait h devise 

eonoisKance de mainte ^ise. 

Camille ot mult bêle maisuice 

et el fil l>ien apareilliee 
6915 et 8tst dceor on vair destrier 

ki valeit d'altres un millier. 

D'ennioe eateit la coverture, 

environ ert la brosdeltre. 

d'une jiorpre tote vermeille; 
6f>20 molt ert bien faite a ^rant raer^'eille, 

et enseineot fa cuDoittitaucc. 

Apniee fti sor sa lance; 

a 8on trol avcit «on cseu. 

bode d'or d'ivoire fu, 
6925 et la gnige en estait d*ur freis. 

Ses balbers ert Mans comc neis 

et ses helmes loisanz et ulers, 

de fin or eeloit li cerclera. 

\a coife del balbere fa faite 
6930 en tel manière qu'ele ot traite 

sa bloie crine de dofors 

qne el li covri tôt le rors: 

dcrriés li ventelot aval 



ttaos I qui ja estoit, E qui L ; El trcslote s. ; H qui )• U (if qui ■• 1^ fi 

ent. — (>!ioii II er bii-n t. — liitio 1 1. aprestvz nus boas d-; E lus 

J A (|ul nftlt A. ; HI c«l U cU) naît a sa d. - 6914 UI iti fu, liKV 

(b, P et si fa; y molt bit^o. — «îHS 111 desiis. — 6!>lfi (îK dantrô. — 

7 Ane— (>»1S II] bordcure, D beDdviirc, GF dobleure. — 6911) KK 

ebfara p. (F p. ch.) v., C d. p. est iode et v. — 6<J20 omis dajui 1. F et 

fu £ — A93I UID autreal. — (i9î2 I qui fu consne a une lance; D A. 

liait ; n A fu a m L — 6fl23 y rm esruit fti de bon (lU blanc) irolre. — 

tï4 y et t. b.', ni dun fin <n dor Ûa) trifoirr, KF fii tote doîre, G en refu 

•te olre. — 6928 y ot ». b. b. — 0»2T y cicre et I. - (W2b III et H eer- 

«Bunblolaaa, li currios dor mult fiambolatia, £ li cercles dur ru- 

kV por lo nier or rctiaiilH>iaDs ; A ert lox par carters. — WÎ9 
dcl hauberc f. — 0931 CF U; GEP galoe. - tS9:i2 y si que 
' son dofl, OEF covrolt s. c; D ut li couvrirent. 



AVEC TURNUS 



2:i0 



qoe il ne penle aoecis la vie. 

Una oem en i ocirreit cent, 

car dcScDSc n*i valt oeient. 
6fl<i5 Se iluoe le pois entreprendre, 

niolt par lui enit dur cator rendre. 

Mil ehevaliors menrai o moi; 

voB reriiaindreiK ci al tornci 

et Mcfiapnfl o vu» reinaigiie; 
Gît?» bien avra en vwtre eompai^e 

plas de vint niîlie elievalicrs. 

estre la ^Ide et les areliiere.* 

Ainsi l'a Camille otreié, 

et Turnns prist de li con^é, 
6075 o Ha (rent s'est mis a la veic, 

enkascbt! soi en la sapeic: 

W or s'i enbat Eneas, 

dÊKcûuHz iert a eel trespaa. 
Camille inai t'urs al tornei, 
6980 cent pueelen mena o sel, 

bien armées de covertures, 

tôt de diverses armellres; 

moU par i ot bêle compaigoc. 

Quant els forent fnrs en la plaigne, 
6985 li Troï^n les e^guarderent 

a grant merveille les dotèrent; 

quant poig:iieieiit a els damcHses, 

caidoent qae fassent deeseos 



fftWZ I se il ne veut perdre; V.¥ m p, (_î nen p.; fl avant I. v. — 

II en u. biuD c, U en occist bien tels. cent. — (iiiH4 I la d. ni vaiidrott 
Ht, — fil»66 y jf»; li cuU molt eliier (EF granf, Oî fier). — BOUs I et v. r. 

I. — 9M9 01>II a V. — Ail'') I aurcK; (i en lui ares bone c. — S'i;2 1 
Il laide d« coin a piez; E ontii et, le» gendes. — t>u~A D prent; (» et 

Kâca t., 1 ai fte muca, F 1«fl 1. s. — 6977 HU» soro. — miH A est. — 
!v MM alinéa '/«»* EF. — (iftSI IIl a c, fiEF yrt c. HUh-î TiF 
itea d. a. — t>'Jlt3 I par avoit. — 0US4 I Q. fie fti en la cliatiipiLifcnc; 
Q ele (a bon. EF Q. furent forsi, O Q. defora furent; A on nii 1. p. — 
Alii^^a J/iiM D. GEI>H aftvdercnt — 60S7 et «iISS interivrtùi datu 

III (|Qi la reniMtint par pnnnpjitif'fi, AH (]. p. \e» damniaollea, G q. 
leiauMea; C (|tiant citea potgnent as ualeitAoN: E (IfliiUsoA, K dea- 

— nost» m cnl'llerent^ A c. r« f ; B novelles. 

17» 




LES TROYENS 



261 



9enz cuDtredit fusseot entré 

COUD anal m eut en la cité. 

mais de»? more i f,'e8eit il tant, 

ne poeient aler avant 

Et cil ki erent sus es tors. 

C8 inara et par les aleora, 

traient, lancent, f^ranz pierres rncnt. 

trop erent près, Jisez en tnent. 

Un poi se sont ariorc trait; 

Mesapnift nn enelialz lor fait 

et Camille, ki o lui fu. 

Kors as plaine etian»; sont revenu, 

la reconiencent les torneiz; 

li Troïën par quatre feiz 

les menèrent en tel manière 

ferant eu la cité arierc, 

et cil toz tens les rameuoent 

fors ax chans o il tomciocnt. 

Camille point parmi les rens, 
sovent joste o les TroR^ne, 
tels cent en i a fait verser, 
onc ne lor lut puis relever. 
Bien ftcrt de lance et mielz d'espee, 
a gTADt merveille fn dotée; 
ne getot pas son eolp en vain; 
ki femz esteit de sa main. 



|UIU HI UKH d«8 pucolos gist mort tant; A g. itauti D m. Ae ces m. 

(iEF III. nae de taurz (0 des cors) i g. U — 702u HI qull dg 

n l-rf ne paeeal. — 7021 A e. fora e» t., 111 estotent os t. — 

' virent nue H eslors. y i^ui(J<! 4 tm. V. len nottJi, — 

-^v^3 et p. r, r r. et I. p. r., lil t et l. et plex r. — 7024 A pro. 

, — 703b Ë droit a p. 0. — 7021) A si rest coniiDcicz li t. ; 

■ t I) josleni. — 70S1 EF de (çrini m. — 

M et 71134 omiê datu 111. (1 et t. t. cfl. — 

, la fors oa t. {(.; on il tomoîent). — 

!l ^'I^^^Hp joiintent . dV i jostc; 

|ono (IIIK qui, (i aine, 

— 7(M'J D cstoit d^ 

gicte; lII nu i^tuit 

'a 1. ID. 




TARCO 

ne langEÎsseit paa longuenieut, 

mire ne li Faliit neient, 

la miirz aîneit sou colp toz tens; 

n'i aveit neicnt de deffeus 

por biien lialbere, por fort escu: 

ele i ferait de graut vert«. 

Bien î fereient les pnoeles, 

as Troïëns fout vuidier gelée, 

verser i vont maint chevalier, 

dont li cheval vont estraier. 

Par k dianp gieent li eec^, 

li gonfanon a or batu, 

knee», eepiez, lialberc treslî, 

covcrfnre&, belnie forhi. 

Quel pflrt que les piieelea vont, 

li Troiën veie lor font. 

nea ptieent loDg'iiemeut sofrir, 

ei conienoiorent a fnïr. 

Tarcons, iina Troil'nB, les veit, 
tîcle ])art ^int îicoraut droit 
It lor comeoL'a a hiiclûer: 



I 



L'INSULTE 

N*alez avant, estez ariere, 
7070 née dotex pas, cliascuns i rtere.* 
VerH Camille se retoroa, 
molt (iereiiicDt l'araisona. 
«Dame*, fait il, .ki estes vos, 
ki ei voB ciihat^/, «or nosy 
Noz chevaliers vus vci ahatre. 
Femme ne se lieit pjia eimibatre, 
se par ouit dod tôt en gisant; 
la |>uet faire lioiiic recréant; 
ne ja prozilum o les eseuz 
par femme ne Hcra veineux. 
Laissiez ester deHniesiii-nDee, 
metez Juh l'escu et ht lauee 
et le lialbere, ki trop vos blece, 
et uc nioH(rt;z v<istre proece. 
Ce neu est ])a8 vowtre mesticr, 
mais liler, eosdrl* et taillier. 
Ku bele clianlire huz curtine 
fait baen eumbatrc u tel mescbine. 
Veniete» v» P^ir vos mostrerV 
Oe ne vos voil pa« acbater; 
[Kir tnnt blani^he ^ott vei et bloie; 
quatre deniers ai vi de Troie, 
ki sont mult bueu de Hn ur tait; 
cela vw donrai por mon dedait 



383 



GF nies a.; GF nestos a., III lornvx a., E reitefl a. - 7070 

; D point, — '»'>l IIGEF sen. - :(»*« D mie v. — 7U77 HI1> 

Ci U en g. — TiiTSi E Joit; F omc f. r. — "«7'J ÎIIKFIJ mes |b; 

lOU) vlvx Ht; chantiz. I> util p. o lesni; liEK p:ir tur e. — 70S0 I 

;pir t «8tre v.; (; de f. — 7(j^2 DGKF leseu luetcs jus. — 7iis:( 

— 7ttS4 liEflI ne noas tu., F vos loosteres, l) ne m. point; EF 

Vi^ii E k\ nc8t patt v. tu., GF i-c uest p. do v. m., fU u. oest 

pour) rtiiuiui? ni , I) co nusi uilu v. m. — ïo^S tiKFD uiats bien f.; 

Skr; I' 0. oti t. — ÎII&4 A (<.5)>alru. — 7ii^l( 1 venistcs v. Ici tn., 

«ga ci m., OF.F v. vo» a nuN ip. — 7i)»û III ue vos vo- 

%, — 7i)\i| Il pour qiiaQt; y mais j)or ro «mesir.s b. h. — 

ai du munoiu. — 701k1 I i(. uiolt sunt bon et du fin 

^. lie fin or ciilt; EF dor fin trwitiiit. — TU94 H 



20-1 



ELLE LE 



7095 une pièce mener o voa; 

ge nVn eerai ja trop Jalos, 

baillerai voa a>4 CBculer^. 

Bien vos voit vendre me» deniers; 

86 tant i pert, pas ne m'en plaîuf;: 
VllA) vos en avreiz dohle ^nnaing: 

Tuns iert qne de m'enor avreiz, 

Taltre qne vostre Imen fereis; 

mais ne vos sotira ncient, 

ge t'nit, s'il en i aveit cent; 
7105 vos porriëz ctrtro lasseo, 

]ias n'en mriiiz t>aoIee.* 
Camille ot lionic et molt grant ire 

de ee qn'ele lui ci dire, 

le Imen rlieval bnn-lië et [wiiut, 
7110 vers Tarcon vait, a lai se joint 

Ele le (iert par grant vertu 

desciz la bucle de l'cscn. 

d'or en altre ti a brisié 

l'a1l>erc treeli et deHinaillîé; 
71 lô nioit le trébuche de! dcstiier, 

puis li a dit en repro\Her: 

,'Sc vinc pas (.a por niei mustrcr 

ne por potage démener, 

mais por taire L'iiovalerio. 



7UU& 111 u, p. gleiTâ. HF UDu fois i svrai. - 70tt6 y ut non». (Ëb^ 
nca crc); D s. point t. j. — Itiîi' tUU liverrai v^ EK dont vous iiior 
IWfi m Bieii vos veiulre toz mes A. — "oy.i I et se go purl pis. — a 
III vos i fero», GEF et ^'osaurea. — 7loi Hl «pic mec deniers ». — 11< 
O sofrtn, IDEF sufirotT. — 7104 1 non pfts sil, Â co «itic sU; D ao H 
cent. — TtCA Li bien p., I> v. ne p., OF t. cm p., E v. nua p. — Tluit i 
j» neu n. a., 11 mus d. serez ja s., U oe s. mie s., E j« ninis ai-n i. 
(ïF mita H. s. pu aoolw (F nuiuoo). — T1U7 I liunli? et 
Gl> C. ot grant ilol ex fort I,, F C. ot <l<icl ot in. R. i.. E C. ut mok 
<1uel et I. — :i«& A »iuy i-I — :ino III 
(î brora. — Tlh' I v. Mcn 
si j., OKIin et A Ini J. - 
deéur. — 7113 T «lim ImkiI 
vn Liiitru. — 'i\À nil> el L 

ricng point. 



.■nbronchi! Hoi le fûinvtl 

Virviu, ES Twuu-, A 

1' ■'■■ 

t. C'"f| 



TUE 



205 



7120 



7125 



7130 



7m 



De voz deniers ne voil ge mie, 
trop avez fait foie bar^aif^ue; 
ge ne vif paa de tel ^uaai^De ; 
mielr. sai ahatre un chevalier 
que u-oler ne doDcier; 
ne me «ai pas combatte cnvetHC. 
A tant poîgDcnt u la traverse 
dui chevalier, si Tout férue: 
par lor deutt lanees oe remne 
ne ne parti pa^i de la selc, 
Tarpee, nne eue puoele, 
point celé ]>art h la reHcosse, 
Tnn ta feri. sa Innée estrosse, 
Veapee trait al trestorner, 
86 U a fait le ehief voler. 
Camille ra l'altre fern, 
niolt ehieremeut li a venda 
le eulp que il li ont doné: 
ftnbedai l'ont ebier eonii>ar(^. 

Uns Troifns. AiTonw ot nom, 
dl DO fniseit sHpiaitîer non, 
come Camille le fai^eit, 
cou el justot, eom el fcreït, 
com ele alot par le turnei. 
"Se se tiot pas tant en sel 
qnc il nttast o li joster, 
De »ieul de devant li alcr, 
mais derrière la païuiueit 



"llrt III liai Bule envie, (lEV ne mis gc m.; D omet de, voitre 

— 'iT. A ijui L f. - 712s HID p. 1. 1. ne se rt<niue; F nest ceuB, — 

H! Be iiv £norpl putrior ne »., D ne ne «e p. d. I. s. — 7IS0 H 

V. A Tupti^t^, D TuphTge. — 7132 I l. trousse; D liui furi » a» 

7tM m roioruer, GEF trespasser. — 71. (5 A C. an n. 

— 7IS7 A » <l , I ol (t. — 713!i C achate. — 7iaB itanu 

' -IIS, F Ar»x, AU Amnz. — THD i)K(î se 

I feroit. — 'Wl I et coment forment 

;:i loiituit, V* C. ellejofttoit tornoîotl, t»EF 

. ... m ([uant e.. F ot e. - TUS IlIEF »ll. 

"î wu devant; HI estor. - 7N7— 7I&8 omt» 

G m. pftf derrier. 



7140 






DESCRIPTION 

mais por belW et por richeee. 
7305 Tôt environ fu portenduz 

pels, cordeâ et o l'iiz. 

JjOt chaste! ont molt tost dreoîé; 

quant defors Tout a]>areiltié, 

dedenz ont lor tentes avises, 
7310 mil et cinc cenz de maintes goises. 

KncaB list tondre et milcu 

son tref ijue il conquiat d'un Greu: 

bien prcs de Troie l'cnociat, 

le tref et les armeâ en priet 
7815 U très esteit de eent colors, 

tailliez a testes et a flous 

et a girons et a merela 

et a listes et a tavels. 

Desor taz Ie8 altres pareit 
7320 donjons scnblot, car granz estcit; 

une aigle d'or ot en son mis 

que l'en veeit par le païH. 

Tote la nuit ont tant ovré 

que il orent tôt apresté 
7325 et lor tentes asis pur rues 

et lor cordes totes tendues 

et lor ehastel bien afemié 

tôt environ 8or te fosst'i. 

Asez fu tost faiz li cliastets; 
7330 ue fu pas forz, mais il fn bcls. 

Quant vint a l'cudeDiain ul Jor, 

7304 1) leesce. — 7305 ^^ a p. a c nt a f. — 7Ï07 111 Le dL 
7»m EF I. t.o.d.a.; A le.s t. — 7311 (tEFP en m.— 7313 et 7314 omi» 
dum Jï. m quant locist. — 7315 K mil c. — 73]B A o blsches et a f., F. 
par bcndo» vt p«r f., E par b. et j*r f. — "817 et 7816 omi» tîawi UU 
D taviaus; A o g. vt » m. ~ TvtlS D et a l>«mlcs et a meriatu; A a 
L et o c; £ crestiaua. — "319 DI Dbsuz. — 7320 F car molt «, OEF^ 
que g. e. — 71)21 F 11. n. t ot; I ot sus assis. — 7S22 1 iiuen v. p. toofc* 
1. p. — 7323 11 Kn e«!i> n. — 7.'124 1 igue il ont trestout a.; GD loreot.' 
— 73Î7 A et lo ck h. orilenR. — T32S 1 mt. — 7^29 et 783» omk 
fhm GEP. ni A. tost fnnt pri» cist rh.; I) mU. — 733u 111 car oiert;! 
A mes iiiolt. — 7331 Alinéa ilam O0HI. Ë au demain, F 
demain. 



J 



DE LA TENTE 



273 



cil de I.aurente de la tor 
et cil ki 8<>r le uiur estcient 
as hataillefl, le t*liHi«t«l veieat, 

7>i3â les tent«fl et les paveillons: 

del graut guident ce «elt donJooR. 
Tnit ont oï par la cité 
f|ue Troii-n niolt ont ovH, 
ki la unit ont un ohantcl fait 

7^140 Chascuos ki l'ot corant i vait, 
d'en son le itiiir le vont veeir 
et aliclient tre^ttiit por veir 
qu'il est de pierre et de mortier 
et que cil HOnt ninlt hucn ovrier, 

7345 ki taut ont l'ait et tant ovrû 
eo une corte nuit d'esté, 
que attrett bomes qnatrc tanz 
n'en fereient tant en treis ans. 
Molt fait vers els mal guorrcier, 

7350 a conqnerre ne Bout leper, 

car molt août duit An mal sofrir; 
ne font pas senblaut de faïr. 
Peor ont grant en la cité, 
forment en sont tuit eft'reô. 

7355 le rei blasnient, ne pncent maie, 
qne as Trolëns ne fait pais. 
TuroQS fiBt par matin banir 
qne lc8 morz aillent Hepelir. 



7:t33 lU ms les murs. -- 7S34 I & crcoUus le biin ch. r.; H et m 
itax, EF & b. — 733» EF al ce» t ces p.; et ces t^ A et leH t.; 
des p. — '331!! D iilnisor c., G£F H gent utiident ((i ciiide); IIIDKF 
— 7937 EF ODt vou. - '33S 111 ont taut a, i» sunt inult date. — 
S39 K et dient tout cutel ont fait; A que ). a.; G tel e. f. — 731<i y 
le T. — 7341 III (lesus les mur», GDEF desor I. m. ï:j42 A ce 
~349 q. e. de cliauz. — 7344 A il s. — 7345 III et uisiluvre. — 
f cafi <*lll dnitres; EV que «utre home .xt.. tans. — 'Hs 111 no 
en t. A.; IH) ne f. mie; ftF [dus. - 7351 (îl) nul a. ~ 73Vt 1) 
it paour o. — 7MI 111 molt en sonr forment e. ; A f. par s , P f . 
— 73ft5 n lor r.; A ucD p. - 73V. ill fiuarT. ne fatsoit (I ftoeot^ 
\J} de ce qiiaa T. n. f. p., EF que su Truiou faict- le puis; H quil. •- 
AtinM doua D. — 7358 IIIE enfouir, GAUF sepelir. 
iibU<rtti««* Rsmaaitlw IV, j^ 



374 



n ook sparalbé les ne. 
7300 an ont ka son et 

U TraOn M eoaeiMSt 
rMOUMfftAt n br {nC; 

a U eoctinii« del pab 

le« tor onl an, ea terre nia. 

7:i&5 Tornôi cateit ea b eHé. 
moK 8e teneh a malmeQ^ 
de Gaaiile. ki morte estât, 
grieawnt d« li rc eompUigMit 
Ji laft^. fait il. „qoel deetioee! 

7370 Molt m'wt fortune trestornee! 
One ne me pot nnl bien venir 
de MBle gaerre maintenir: 
gel deflsM seuls comparer, 
«or mei dettst il retomer, 

7375 neient sor tos. gentiz pncele; 
tant efltii-z cnrteise et bêle, 
tant amiëz chevalerie, 
vos en avez rhangié la vie. 
Ne fta femme de dqI parage 

3780 ki enpreîet tel vasalage, 
ne ki de ce s'eotremelst. 
Grant niai m'a tait ki vos ocist: 
perdn en ai, iwr vostre mort, 
a toz tans mais joie et déport 



1339 1IIDEF et II I voDt; III tunt ont «rre, D fut sodI II tt 
tant ont uuvrv; H el U tant ont uoumtilt: olvre. — 7360 HIKF qi 
li mort et enterre, HV que II fbrent tôt enterre <D «nteirex). — 
75fi2 omÎM dans I». — "ISiiî E tout I. g., V lor lor g. — *ïft4 lllll I. 
et e. t. min. — :86<1 III <|UJ inoll tw lieDl; FI> i>or m. m. — 73»»* III •*! 
ilurenient »e c. ~ 7370 G com ma f, malmctiee; EF délivrée. — 7971 ^j 
11172 omû titm» A. il ne me pot lînc bk'u v.; EF aine ne me ptwt — ' 
F g. a m. l> ajoHte dtux rcr». V. les notfg. — "3T3 E je d., D ji' 
A sel deuMiei pan anditmr — T!tTi III sas m. d le mal lonirr: llFi 
T. ~ Ti'ù \\W DoD fiBii su> - 'STtt 1 qui L; III e. plaisant: 

t. |iar estea. — 7377 UEF • < i . :T9 Hl que en avez perdu la 

amrt vn, vo« avie; (iEForiA.: *t a. perdue rie. — T.'lîlt I o. f. OAC £i 
p.; A t\r ii'l t'of.i ■ ' ry 

Il ror fiât. 



DE TURNUS 



275 



7385 Voe venisteB por mon servise, 
81 voe i estes del tôt mise; 
maies soldées en avez. 
Molt est Pallas cliier comparez, 
_ nn chevalier qne lor ocia; 

7390 molt le m'ont or bien en leu mis, 
le contrcpan m'en ont rendu, 
par vos m'ont il tôt coufouda, 
perdue en ai tnte ma vie. 
Afebleieo est ma partie, 

7395 ki maintenue esteit par vos; 
ne aai par oui seie resuus. 
Vos estiez a mon besoin^ 
preste toz tens, fust prcn o loin^. 
Mar fa onkes vostre valors! 

7400 [Valtre«i femmes entiez flors; 
onkes nature, co mo senble, 
en nu cors n'ajosta ensenble 
ni grant ]iroeee o grant belté. 
Ki en voldreit dire verte, 

741% il senlilereit que ve fost fable; . 
molt par esteieut dessenbiable 
vostre valors de vostre aagc, 
vostre vis de vostre eorage; 
vos estiez une donzele. 



73â6 n en n. 8^ D ft m. s. — '.iSfi ni molt vos en estes entrembe, 
si vos estes molt entremise (F si en estes, K sen osties). ^ 7588 D 
•D «rt P. <r. — îSJ»fl (i une jo o. - 't»\n\ RI maleuiiJDt le mont, KKF 
le me root tiva, l* car ur le munt biea. — 7391 HI mal c. ; lîD vun- 
inpoMt. — 73'Jï lU U vostre mort ma c. — 7S9;i HI or ai {wrdu toute maie, 
KP perdD eo ai loolt de maie; D ore m. v. — 'l'.i^A HI Aflebi e. m. com* 
psipiictîESK Macoui|iai|^e eut toto i.Ei'' molt) afeblio; D Alloibie eo est — 
•)l& E la Tu. F m. fuet. — 73V0 A Mïrai. K soie»; Q d. s. cornent soient r. — 
latfs Mi/rrrrr/i» dam HI; I touz jor c., OEF de tôt e. — 7398 HI ou 
près ou fuiit lie L, l> p. on fiist ou près ou U ^l^F p. mestiee et p. 
- "4iHt IHiEFI k flors. — liV'i A .li. meillore ne joata e. — :^(l;t <JI>I1I 
|b.j 11 e t b^ (r a t. b. — 7404 (îEF ijni {K quon) voudroit dire vérité. — 
i K MBtiloft. — 7111(1 A tant p. caliez, y car molt par ereot; (t delitable, 
IfViniihr, A doJtfanRable. — Î-1H7 ylJ et v. a. — T4*is y vostre sens (OEl^ 
\ v.avb, yD et rostre (UëF VOS} c. HFS ajoutent dfux vtr». V.Uê 
•0 $t 7410 ifitenvrti* dan* ITI. y Ou e«tes vous ma damiselo. 

Ib* 



1 


MISE EN BIÈRE DU 

1 cflrteiee et avenanz et bêle, 
ni estiez liardie et forte. 
Ja li euiverz ki vus a inorte 
ue V06 o^aet i^eul e^guarder, 
s'il vos veïst ver? lui tomer; 

> il V09 feri en ileBsotaut, 

il ne vos viat pas el devant 
Ha la% dolenz, tnnt mar i mnîl 
ère ge, qnaut ge ni fui? 
Ne fussiez pas ainsi ocige, 

> ^Taiudre ^-narde fiiat de vos prise; 
ne moriasîez aeuz inei oeieat, 

gG roB ^uardasse feeloient 
eome la meie cliiere amie, 
lie ue sai maie que ge vo& die, 

> maïs dolenz sni de voetre mort, 
ja mais ne enit aveir l'oafurt. "^ 

Ttirnap se dementut forment 
et uiolt *e repasmot sovent 
pt refjretnt la danieisele. 



CORPS DE CAMIU^ 



277 



\ 



It basme et niirre i ot )>ienté, 

lo con» en ont bien conreé. 

D'un drap de ueie iI'Almarie 
7'MO fn la ineschino ctmevelie, 

et puis Tont iiiiHe en une lùere 

ki uiolt fu rielie et niult fu ehierc. 

Les barre» et li diii limoD 

fnreut de la dent d'un peÎ88on, 
7445 a or furent toit eutailtië 

et o pierreo iipareillié. 

De cordes de seie fn tôt 

H laeeïz Ici fu desoz; 

li \h fu do eot<m enpliz 
74c>i> et deHuu fu mis nn» taptx. 

Conte de pailf ot en la bière 

ki corri tote la litière; 

li paileH dont la t'ustf fu 

estcit ovrez a or menu. 
7455 eatablati niolt ebiers eifteit, 

nos mieldœ pâlies uen etiteit; 

lu eoBte esteit et longue et lee, 

de l'afe cnhafe enteit bniHdee. 

Coiflsin de ))aille tribola 
7460 ot a Hon cbief. itne^ Hnzleva, 

et dedeâUH un oreillier; 



743T tllEFb. et u.oiit(EFut)a|i. — 7l3b(: molt udi lecurs; 111 en- 
iVkMDe. — 7439 m en d. (1 dras); O dalniAtie. — 7UU y pucele; <î StivuKi:. -- 
TU2 III qui tn. iert predonsfi et i^li , (i qui in. I fu ot r. «t ch. — 74l<'t 
IHîFF tiroiiii. - Tin y "les o« (K de l«w) iliin grant p. — 7445 D dor f. 
Leotrel. - 744tî fin» a p., K w ji, 7417 1) des rordes liée» f. t., EF do 
tors de a. C Ircatoits. - T44!i y ettMa. Hhit l) v.t de »oic ut mis; H cl 
t, ni nni Mnilz. — 74J1 et 74^2 intm-iiHn dans A. IILVD lolle, (>EF 
kwte. ~ "4J2 I eiDplio de plume ftone et chiere, D qui recouvri i. I. 
S*»»; Eni cuvrott. — 7453 E Cil; UlAl» coite, UEF keuto. - 7454 D 
vx toiiz ouvre». — 7455— 745i> ami» tluM Hl. I» c»r aplate, G car hApUti, 
£F citaplali. ~ 7450 D iiest «droii. - 74:m IHAD culte, fiEF kuutt;; D 
'•<!. lu l et 1-, GEF L c. fu et I. et I. — lià'i C duer on iiitre, l) de catft> 
Itfe, GEF a (G ud) un caasandrc; AH brostue, D bordée, G orlue. — 
*4S9 V tribaùt, (i irlbolit. — HW I ot au c. qui le ».; Il i|ui a., A qui 
'i leva, I> C}. soslevaat, G q. aoalevat. — 74tit III et par deaus^ E et par 
■Udens ot o., F et dudens o( uu o. 





ON L'ENVOIE 

la taie en fa d'tin drap molt ehier 

et tu cosQz toz de freseU. 

Lu plnme «n eRteit d'nna oisela 

74(55 kl en cez Unes lai sas aout; 
H m en loT palais les ont 
leit oi^l ont nom talade; 
tel nature ont que nn malade 
pnet Ten par eU espermenter. 

747l« s'il deit luorîf o respasser; 
kï no l'en ameine devant 
se il deit rtTTË en avant 
Il ealades le set et Teit, 
en mi le vjg Teagnarde dreit; 

7475 «t se morir deit de cet mal, 
il en mo:?tre ^gne mortal: 
son ehief tornë altre jttitie, 
le malade D~e»°ruarde mie. 
Ilnee deilenz jut la iîie»eliinç« 

74Stï un covertoir de sebeline 
wt degor li. Wen tn livrer. 



DANS SON PAYS 



'■SfA 



7490 Qaant apredté furent d'error, 
d(f lu sale sont isaa fors. 
Tunius a t?unveit' le l'ora, 
soentre vnit h pié plorant, 
demeute ttei et fait duel grani. 

7495 La bière conreia li reis; 
H chevalier et li borf^g, 
daines, bor^isee et enfant 
après vont f^nst dael démenant; 
par les rae8 o In liiero entre, 

75O0 plorent, crii'nt trostuit fioontre. 
Molt ot (ïrant duel t*n la cité, 
a inerveillc» eont ctfreé, 
tôt forH de la cité lit nieinent, 
al départir grant dael denietnent. 

7505 Li reis s'en retorne plurunt, 

Taninii ala grant pièce avant, 
puis fine tiiit furent retomé, 
graiit lieue liiin^ du la eité. 
Al dq)artir baisa de fors 

Vr»lM cent feîz la bière u gist li cors, 
trente feieei* ne pauma, 
a grant peines s'en retoroa. 
Vont n'en eil ki le cors en nieinent 
et de Terrer fonnent se peinent, 
7515 tant cjn'ïl entrent en tton i>al8; 



<Hii HI •( f a.; A iWer, — '.vxi A u\ convoier. - U93 111 Tur- 

[i(ti vct ii|pn!» pliirnnl. I) Apri-s la \t. voni p.. EF Sovcut va us 

- ^i'J^4 h ileraeatent a. fi>Dl duel ni g.; y il. laii molt gnni. — 

alin^n timif y\K — nm K »i. li u.. A et serjitnt. - 74y8 y a. H 

fiiifflnt, D a. v. ttiit g. d. tnenatit. — 74tKI ft 75(NJ timu dans 111. - 

[cor«ut; £ p. et c. luitt s,, K |>. c. lotos s., U p. on vont coraut s.; 

ible. — 7$i)l Alinéa danê al). Ilti ont; 111 par I. e. — 7502 y 

[— TW>a Dy (srtii/'K) len. - TVU F dolor mainent. — 750j et 7âO*i 

[y; U sen torna a itant. — T.*iii7 I> f. tiill. — 754S I une g- I- 

^'509 y tMtfraUf lît-uj' irt". V. Irn itoti'j*. — 7510 I .x. f.; OK 

f. pois le c - 7;ji| I et par plimictirs fo]%, H par -xx. fieep, 

fo», (IKF par t fies. • 7âl2 E ao r. — 7513 AtinM dann 

Voiscot cil. — Ihib <ïK t. ipie; tlID Buleat en lor p.; £F 

irent. 



1 


TOMBEAU 

il i DiiRtrent bien quinze dis. 
Quant il viûdrent a aa cité, 
tôt ont le tlnel renovelé; 
quant la aovele tu oïe, 
la vile en fu tote eatonnie. 
Encontre li corent plorant, 
duel font li petit et li grant; 
tote la genz eet eflVeee. 
Al tenple out lor dame portée, 
iliiec la gaarderent treig raeie 
s>i cbevalier et si Itorgeia 
et si bftTon et si cljiisé, 
tant que il oreot apresté 
la sépulture o el gineit: 
uot si bêle eu eêst siècle a dreit. 
Set merveilles a en ecBt mont; 
(te totea eele» ki i sont 
a'i a Dule ki seit ^rai^Durs 
ne plu3 estrauge ne meillors. 
Près del teuple a. uue ])lîtneee, 
de mur ert elose eu reuudeee; 



OE CAMILLE 



2ax 



DioU inaistroincDt i furent mis; 
de desus ot deas nrs asii^, 
en eroiz c«teioDt vols smont, 
a agnilleft tailliè rcont; 

7Ô45 dreît eu rai furent asenblé, 
par tuaistrie fareut soldr. 
Desii» 8or la joiuture dreit 
nut) ^ranz pilerH iisia esteit, 
de marbre do tiiaiotc eolor; 

7550 granx !*6t teittetï ot de baltor; 
la base ki neeit desoz 
et ti pilers fn tailliez toz 
a Hortf, a liieliei^, a oÎDel», 
et cimetuent H cliapitcls. 

7555 La sus aiuont nor lu dmaise 
nt fait uue ocvre ki scRlaiac; 
foru fi'eslaÎBot bien ifralnieot 
tut environ reondemeot; 
tôt a compas taut s'esteodeit 

7560 qae en toz i^enn vint piez aveît. 
De desus eel câvoseaieut 
ot fait un bel entabteraent; 
iluer ert la maisicro iihibo 
dreit eoutrcmont tôt eu tel guiae 

7565 qne di-donz fn tote entérine: 
n'i ot fenestre ne verrine; 
et tôt de font eez pilerez 



^h4^ I ai. iuen«8trieuient (. ui. - '-iil (jlll t:i dvHur, liilctlenz. — 
7543 ii en vois e. droit a. — T5-14 III ta voiite fu {funin iLin$ I) Iuiitô6a 
fvont, A a ciiiere tut au reuot, Li longues L r., <t matisK* et (. r. — 
7>i4& — T6:iT ontif daiui HI. — T^4(t ii (klt tmtDni. — T.'i4T — TriJI otHÙ 
dama V. U siit L. I. — Tôls A u. genz p. doaiis e. — 7S<I'J (îl^ d. iii, ert 
d. m. «. — îâ''» A sis t, — îôS;i A o b. et o. -- îiiSi D et milru»*!; 
CiEt' enaenieat art li cli. — 755.*» A Desii»; (JEF eo le c, — 7i5(> G ot 
nls tu u. <|. o. ~ 7&Ô7 A Btfsluiiçuv: K omrt bien; ti cotouneinent, F tôt 
L, D uoU l ~ 760U A (W t. ».; G (|iii>u I. b. .i. pie ai a. — 7561 U 
deaaaa ce! eavaissement. — 75>>3 ED enlaîlleoiont. — 7&tt4 D d. en con- 
memont en t. g.: EF tùUi un t. g. — 7âtî5 (î tote terrine, F toto entière. 
— 7566 Efc' verrière. ~ lôiil L) defors i>t acko p., KK et dufors ot fiiis 
p. (£ vaut lit); Il liRt p. 



< 



1 


TOMBEAU ^^^^ 

tôt environ ot fait archez, 
La maieiert; kî dreite ert eus 
%iiit piez ert halte, ueîeut plo^ 
de fore eeteit tote trifoire; 
desor aveît vole d'an ÎToire; 
en eom eeteit r paTement 
ci a molt graat esvasement^ 
'jne a compas fort! estendeit 
plus que li pilem ue faiseit 
Desus fa la niaisiere asîâe, 
bien ovree tôt d'altre gui&e 
qae celé de deâoz u'eâteit: 
vînt piez en eontremout aveit, 
trente pilera ot environ 
a ara de molt bêle façon. 
Altre volte BÎst ensement 
de desus celé el parement, 
li eevaBemenz for& alot 
tôt enviroù. ki pliiâ dtirot 
<jue li premier» ne li «e^'Oïiz; 



DE CAMILLE 



283 



de desor eel entahlement 

fu acordt'- luolt uiaîâtreaieDt; 

ta covertnre de dcsas 

fu bien roirte cent piez et plue, 

de manece ert !ii coverture 

7600 par prua» a enUiilletlre 

et tHvelfl de minute guise; 
en ftom ot une a^uille asiso 
o treÏR pomels diirex eotor. 
De desus ot nu mircor; 

7005 îlnec pueent tren bien veeir, 
qnaut l'eu h» vendra aâceir, 
fugt par mer o fni»t par terre. 
Ja ne fuRsent conquifi par guerre; 
bien veeient el mireor 

7610 ki ert asis en nom la tor 
lor eneinitt vers els venir, 
dont »e poeient bien gnamir, 
apareillier eU a delTendre: 
n'erent lepier pus a sorpreudre. 

7015 Graiguor merveille n'c«tuct i|Qcrrc 
(ear ec n'esteit en unie terre) 
des detiH ars kl graili= e^teient 
et si graiit uevre sosteneient 
et del piler ki sist eu som, 



75!)S D tintaJllemeni. — Tfiyfi IHïKF omtttnU loolt, CF tu acardcc 
«oJlïlmKDt. — Ti^t: OKK qui fu ans. - 7511S (H'D ou pliw. - *59li UEF 
de inanîer«. — 76Ui) A ot l&ndu)t«ure ; F lent. — 7ijill IC et a tiiiilei, 
GF el un tavel. — ZCMI A ot an s. o- une algie a.; l> desor ot. — T60S 
IJ K t. p., B quatre p., UF t^t t. p. — 700; K el dniieiir, F de desore- 
<» pt par ilesor uu ui. — "tHJ5 l) pooit bieo len v.; K porrojput h., F po- 
roit nu b^ (t pnoUmt b. — IMd I> (\. I. si vendrolt a., L ne auruDK le ve- 
■iat asair. F ni k<a veuroit plan a»allir, <• se nu» \v» puroit axi-ir. — 7i>0^ 
D Ja mais ne ^tut, E Ja ne fust od. — TO<i!) 1> vorroient an lo., V, ver- 
raient tiD ui.-, A veoii an. ~ 7610 A ilceas I. t. - 71113 F poroient. — 
7613 I> a. aiî. d., UEK et a. de d. 7(!14 E nestoient 1., ('!> n. pag le^ 
gler. — 70r& Eaostult. — U19 ODËF que c«9te estait (D est). ~ 7617 
D lie; CtEF i)tii ii i^Uc cstoicat. — Tiil>» EF et îssi KTAiumvut svsten- 
doient — Tfll'J— 7633 umm (Ititu iùF. U art; (î ut (les ptlers <|iii aont 
en Min. 



i 




1 


TOMBEAU 

kî reportot eele maisoEj 

ki furg de loing tAût s'c^teudeit; 

et de 8or cele une altre avett 

ki plUB de celé â'eHlaisot; 

une ^raiguor tior celé en ot; 

bien ert lar^c c^cle desus 

treîâ tanz que le^ altres de juB; 

quant que Poevr^ alot Riontant^ 

p\a» poTpreneit eu ealaUaut. 

Grant merveille senblot » toz 

que g;raindre ert deaus que desoï; 

bien reteneieat li pliisor 

a merveille le mireor. 

Sus en la volte daarraine, 

auiuut eu la plus soveraine, 

ki peinte ert de mainte eolor, 

a or^ * pierres tôt entor, 

ihieo a l'en lu tombe ruise. 

Cil tuile vestent de cheniime 

et d'un blîalt de b&ldekÎDi 



DE CAMII.r.F. 

ki sostindrent as qaatre corn. 
VaiBselfl {>t anïH lez le cora, 
pleÎDB (le basmc et d'aUres lioont 

7Gf>0 |M»r rofresKliir 1» de» ndtirs. 
Dexus tu li eovert^IeH mis. 
inolt sotilinent joinz et «Bis, 
toz Tu euticrB de ealeodoiue, 
de Ja{;ouec8 et de flurdoJiie; 

7655 d'altres pierres meun triblees, 
o aane de serpent deateiiiprecs, 
fu li mortiers toz seclez 
et li HanjncnH bien aaenble/,. 
Une Ufite ot d'or et tonbel, 

7G6Û letrea i ot fait a neel. 
BOu epitafe i ont em'ril. 
Lu letre Hone. li vers dit: 
,Ci ^st Caniile la pncele, 
ki molt fil proz et molt fu IkIc 

7G6S et molt ania chevalerie 

et maintint la tote aa vie. 
Ëii porter nrroeB mist i^'entente. 
ooiae fu demi liaiirente". 
Dcsur la tombe en inilen dreit 

7670 ane vliacine d'or pendeit 
amout ert mise en la polie, 
et deseendeit par f;raut maintrie. 
A l'un de8 ehiéii de la eliaeine 



28&1 



7647 D quelle; UXF ft q. v. — 7Mf^ UI Deua v. at, ÛEF V. oct 
niis; y Jost« I. c — timu HI imettmt et; P et lU I. — 7652 y qui le 
con gûdent deti o. (HI du puorn). — 7S5I HEV ûmor; 1 isals. — 7663 
I Bf»]e et mi», A i fu a. — «603 HI t. f. eut») (H eulres) ik [omis dans 
1) c, GE r. estoil fait de c; y calccdoinefl. — 765J y sanlaioCB. — 7656 
ItlF do 8., (iEH a 8.; A dun s. - 7667 Bl fort fu lu m. »., UEF doDt 
f. L m. ». — 765S A 8. et IL — 7lt5".l i' omet dnr. — Tfiiîo 11 fait 1 
Ot 1. - 7ACI Al> fu 0. — 7rjR:î EFIH et H v. d. - 7fi84 III r|ii! tant fu 
et ttnt; GF ert belo. — 7Wî5 III qui r»nt. — 7H«8 I et la lu., tîF «t 
m. — 70«8 A 0- an fu. — im& III Desu». — 7«7D P dor i p. — 
7CT1 ci 7673 omis (tans III. H ui. et pluie, GF.F en le puclie (F puwlo} 
eatott botee. — 7672 OEFP diloc renoit aval doblce. 



286 TOMBEAU 

pemliV la lanpc, ki fn pleine 

7675 d'un cliicr oilc de tel manière 
qae molt geta clere lumière; 
ne ja par feu ne dcfaldra. 
tuz tens ardeit, toz teus darra. 
Celé laupe fu alomee, 

7680 tOK jore ardra inam a durée, 
se Ten ne la brise o abat 
Ele ert d'un Ja^^ronee grenafc, 
n'ot de son grrant si chier vaisscl 
en tut le sîeglc, ne si bel. 

7685 Li altre chiés de la cbaeine. 
ki la ianpe eonduiat et meine, 
a nn piler de travers vint, 
nns colons d'or el bec la tint, 
soldez eetcit sor la cimaise, 

7690 de la tonbe ert asez enaise. 
Ja niaÏH la Ianpe ne eharra 
tant com li eolons lu tendra; 
il la tendreit toz tens mais bien, 
se nen esteit seul une rien; 

7695 UD archier ot de l'altre part, 
tresgetcz fu par g-raut esguart, 
endreit le eolon ert asis 
eor nu perron do marbre bis; 
son arc tôt entesé teneit 

7700 et celé part visot tôt dreit. 
Li holdons esteit encocliiez 



7674 I ime l, peodoit qnl plaine; CrEFD pendi, Il pcndoit. — 
I Tu duDO tiuille. — 7U7U G g. de 1.; GKFI golutt^ 1II> gete; I grande. — 
7677— 7tl80 m/errerfw ainsi tian» y: TGSl. 83. TT/. 80. D por; Hl nu d»- 
at^ndra; OEF ne ja 11 fus nustaiDdenL — 7i$7S ItT tocs illoques tôt i 
ardra, GEl-' tous tens (G jors) illcnques arilera; A wde, — 7RS0 D uiloit. 
— 7fiî<I n El fu. — 76S4 CFHI le niondo. — 7l!S^ > en soin 1. 1. — 7liSIl 
el 7692 OHEÛ lUin» III. — 'fiSO A a, a atee, 1> aaaU e. — 761*2 III rar le eolon 
bien Ut; E 0e t. — 7<m — 7727 omis fùiiu lit. OKF toBtaas «des (Ë 
ja mais) bien le le&roit. ~ 7604 OEF se nne coac nel toloit, D a« nestolt 
mdI por u. r. GEF ty'tmtmt rffiu: vtrt. - 76y5 It nii!i trcbiers ert. — 
76iHI D gctez i fu. — 770] B Li boutons cstoU euclioii;iez, GEF li botima, 
ort bien (O a) cmpcnes, A Lo lioldon avoit aococbie. 




DE rAMTf rr 

ce «ileit si afurcillica, 
qw k eokMi d« bol teiH 
tesÉott eon de 1k mrde urist 

7T0& U uvUer» piet loDfm* VMW 
eC tox tens mais V*n «ateser, 
mais ja U bolduos n'en itftreit 
se [irimes Tare ne destendcit 
li laz d'nne ref(Oteore 

7710 ki apareilliez en desore, 

ki teoeit l'are tm tens tendu. 
A an eofle fnst tôt |)crdn: 
ki soflast la reg^oteure. 
et el dcstendist en es Tore 

7715 et li archiere idonc traisist 
droit al colon, ai l'abattet. 
doDL* flirt la phncinc rompne 
et la lanpe tote espandite. 
ijaaat Csmille tu cutouboo, 

7720 l'iiiserie tu estopee, 

to2 Ic8 alcorB en ddsfout 
ki esteient tni m» amont, 
par Camile i tu ptirtee. 
La sepoltnre ont délivrée. 

7725 Endeiiientier» que. ee fii fait 
K reis Latins volt faire plait 
as Troïl'ns d'acorder sei. 



770S !D et en ainsi l, GEF et si dneiei sceâBcst A ipurullllu 7im 
D t. cooirar <1e eoiehe L, GEF t c. Il corde trftlihit. - ';iiA rt 7T0H omt* 
HanM F. A pot. — 77(Mî D «un «. tener. ',nn A ni irstmlt; l> }■ L 
lioutou «M* neo istrolt, GEF J» ncD Ufvn II bohm. - 'Hw l> m da 
deTBal ce oesteiidmt, OF.F ne tun gtrrif U coUnt». OKF rrtnplan'nt Im 
if^r» 3W9 ^ 771.1 par huit ntttn-M. V U» ntttrm. - I'l)9 II re|[Of«urs, 
T7IS l) de mesure. — TTI3 W 7714 omù liant D. Ë qirf MMleTul l« r»> 
gistoira. - 7714 GEF il d «n Iccle <>» (O «as «n m brs, E «a «mm 
lofrc). - 771& G «. L s. doDi dsslsBdM: EF doofion r. - 77lt KT 
an toaloa flor. G si coIraWI - 7717 A IW. - 7:i*t KF Inu sbsts* <ft 
tut s.). GEF «v^''**' ^ r*» r Cm nol<t. — ;7I« AttiWa dnv» llR. — 
T7SS GEF OBC |Nla o. — 7711 A «t Im sstrsa S Mgw siil fooi, D «c islt 
fl a. 4. — Tin I C. vul potlM. — 77X4 j a^tmU Jmc r<v* F. bw »«{4, 



288 



TUKNUS ACCEPTE 



Tnrnos le aot se vint al rei, 
ki Ȕi eort ot grant asenblee; 

7730 sa parole li a mosh'ce. 
a toz les altres eneement 
a. (le8(;overt tôt »oii talent. 
.Seignor*, fait il, .Ineii sai et vei, 
ne vos tenez paa tuit a moi, 

7735 li plus (le voH me vait lioisaDt, 
uiais Ja d'îee^t jor en avant 
lie i|Dier que nus de vos tne vaille: 
bien otVo a faire la bataille 
ki l'altre jnr fu porparlee; 

7740 de meic part est agréée, 

l'oinhatrai meî contre Eneas. 
Li jorz feit prÎH; se ^el trespaa. 
• que ne seie prez de bataille, 
que de foriûr la nie défaille, 

7745 donc avrai ge le tôt perdu, 
toz tens me tenez por veincn, 
ja pnia ne l'en niovrai contraire, 
l'enor et la terre d'Itaire 
Lavine quitc li claii», 

7750 ce est la riens (|ne ge pins aim: 
tôt li laiu (juite et tôt le prenge, 
ge m'en defail, ttenz nnl ehaleugc. 
Molt m'a a grant tort envaï, 
ge li ferai un geu parti, 



7728 GFD Tiut. — 7721t A onu:t ki, an sa c, HID avoH a., E ol 
Imdc. — 7731 J ot au8 cbcvolicrs c, H as rhcvalicrs a Uatrc gent. — 
77$2 Hl ount tous a liit; £F et d. — 7735 GK \o sai. — T7S4 A t> m. — 
7Ï3IS A ruDl. — 7Tati IJ m. des î. — 7737 A tnan t. — 773S HI proat suj d« T. ; 
HID ma b. — 77;iH 111 inraotee. — "740 m aliee, OEFI> creaotw. — 774Î 
OEF «t t«I L — '-.i-A ri nu owiw datia D. GEF ui h. — 7741 El 
qae por (F par) moi ndaiii d., G et àe f, dont men d.; 111 (|ue ne 
7745 lU si aie (I ai) bien, KF bien oie dont, G dont aie bien. — 
I et me Icul'i tuil, H i-l tuit me t.; F ticgiic; A a ?. — 7747 tt 
omi» dam lU. — 774b GEF bicu ait la fcnie cl tote I — 7749 
pacele. GKF la, feraïue bien (F toto). — 77S1 et 77&4 omit dans 
E toute t) ((uit« et t prengc; D la p. — 7752 GF ae Jen d. — 7753 
A grnni tort ma ci o. 




m 




LE COMBAT SINGUUER 



280 



7755 ^e l'opirpai o il niei; 

pbnseiiiis de aos s'ei^tache en seï; 
ne voîl que altre en muiro maiH, 
par Tiin de nos en icrt la pain; 
M qaelH que seit. mon'r entuet, 

7760 aiihesdeus, se estre pftet. 
Or en veie l'eu le plu» fort. 
ki a dreit o ki a tort. 
Se ^e i mnir. ne me chalt pais 
se il tient ce qii'aveir ne puis, 

77*55 et se g'en puis estordre vis, 
ge vo« serai ;iinsi amis 
eoni vos le deservez vers mei 
Et vos, sire', fait il al rei, 
^metez terme de 1h liataille, 

7770 ne coidiez pas qu'en mei défaille, 
mandez le bien ai traïtor, 
ki deHniisuicr vueit vostre enor, 
et pe la voil vers lui deffeudre, 
n'ai uiais rure de plus atendre; 

7775 l'en eu puet traire a une tin 
encor ennit o le matin. 
Les triues faillirent ier scir. 
Vennz nos est près aaeeir, 
par mei afinera la gnerre; 

7780 se par mon pors le puis eonqnerre, 
nen avra liome en sa compaigne, 



7755 E u U mociro je BoL — 7756 HI c. i soît ailuat, fîEF c. d. n. 
en (F i) a. ; y par ■.; !• sestoUe. — 7757 lï omet qne. — 7758 GEF soit li p. 
(K pUls). — 77511 K ne quel. — 7760 Ii[ bien e. p., U scHtre se p. — '761 
m Terra. — 7762 y et lot le A. vt lot 1. 1. - 77B:( EF m«D c. — 7764 E tnUt 
ce; F ft. eo p. — 77fij hCEF go p. — 7766 HI itieus a. - 7767 EP v. de- 
•ervires; <• c. v. tl. earera m.; I* o m. — ''.'^^ I dUt. — 77Tii F d. croies; El 
qoe jen d., l* que mon d. — 7773 A i^e^te w. — 777H I ainHxitit lu vtiîl, U 
caiiut la voit, D4IF et se le doi. — 777-1 III Je oal otire, D nen ai mais 
soÎDjT, E oen ai «olDg, f>F jo nen si sang. — 777.S III tint on roil, D 1. le 
p.-, £ ou ne p. t. a ouïe 6a. — 777fl lU encore nuit, D<ïF uocore a nuit — 
777** 1' près nous e«t venus »«eoir; fiEF por a. — 7771) D l'ur uiuy fincr» 
ceste g.; HI p. m. ea f. — 77M III il natira b. en sa c, Â navra h. an 
la c , O Dtm an un de b. c; D ail d. Il, E naucra bommef F oo vend b. 



1 


SA DISCUSSION 

deg Troï^ns, ki ne e'eo plaigne: 
osez lor fei'ui ptiip lualtraire, 
iiiar noa ubaleDgierent Itaire," 

Li reis oï ce que diseit 
Tnnma, ki la bataille ofreit; 
De voleit pas qu'il la feïat, 
oîaDZ to7. les barons H tlist. 
^AniiB"*, fait il, „eDteiit a mei! 
Un covenant lis envers tei 
de ma fille, qne t'otreiai, 
et de ma terre t'eritai, 
bien a passé plus de 9tt auz. 
Ke t'en puis pas e$tre guaranir, 
contre les deiis, ki lot otreient: 
a Eneas treetot enveient. 
.la euutre lui n'i métras fin; 
ce nos diënt nostre deWn, 
que ça Font ii de amené 
et d'Itaire l'ont erité. 
Quant li deu vuelent que îl Tait 



AVEC LATIN 



291 



7810 preu la nicitié de mon aveîr. 

m laisse ester icest desrei; 

Jo sa molt fçi'ant pitié de toi.** 
Tiirnns respout: „0r oi out'ance. 

De mci n'aiez voa ja pesance, 
7815 ne ne vos en «eit ja neient, 

s'il m'en eliiet l>ieu o malemeDt, 

Ne rais que eu Hciez en cure; 

vos me failliez tôt de drcitnre, 

mn l'emnie me volez tolir 
7820 et me rovcz aillorn chùifilr, 

ut vlaim qaites mes corenanx; 

mais ainz serai vis reereauz. 

A Ëneas faites saveir: 

se la bataille vueit uveîr, 
7825 demaia me trovera tôt prest; 

li qnels ki muirc. finn en est; 

tôt ait ki Taltre eonqnerra. 

Trametez i ki voe plairH.** 
Li rois oï de la bataille 
78d(> qae la fera 'l'umus senz faille. 

après la vueit atcrminer, 

neV lu qoiert l(*n^ues deraorer. 

Mult li )>cise qu'il la vnelt taire; 

qaant veit que ne l'en puet retraire, 
7886 ses me»af;es apareilla, 

a Eueas les euveia 



Î8I0 ni ai prun p«r mi tout m. a.. V li dcii votsleoi qui liit par voir. — 
7Slt et T»12 omis tVin* III. EF et ).: ii cest grant il. — T81S UI ne ne 
rofl en prenta n.; A ne v. e. s. U, GF si ne v. a. ».; F s. a n. — 7616 Hl si 
bien voa «olu OKF se bien m. v. (F vos c). — 181" y voil; D no quier 
ja qoen «. e. c; V que ja ». o. c, rjnt ja en aies c — Tîtli HI quu voa 
nie f. tl d ; U tuit, A loz. — TSI9 D vnillîojt. — rS2I m c. vos q, vo» c; 
Q ae C-; (iKK qulto. — 7H33 HI m. ja acre, D m, je nere, KF mais ne 
monrml (F oên m.), (i jo aeroie; D villz r. — 79Ï3 GEF sit. — 7820 A 
^en ro. — "S2& F Envoieai Al mi. — Ti429 Mm alinéa datt» GEF. -- 
7830 O q. T. le fera. — 78JI A près la lor ». a.; y le. — 7832 D no 
qnltdl pa« lottgue d,, O ne la velt l d.. A et nel q. L d.; F quit. — 7888 
E qai. — 7S3I HV mais q. v. w Icu p, r.; III .(uil. - 7535 P en apolfl; 
y inensagien). — 7^'iCt DE au Tn>îeD le» en e. 



•I 




7850 



7855 



et niaotla H qu'a Tainic jor, 
. en nue isle deeot la t4)r. 
tust la bataille par els deus, 
TarnuH l'en atinseit tw. Heu», 
et ki veiutra tôt ait en tin. 
Li me» s'en tornent par matin, 
H BueaH en sont ak>, 
(Icfors sa tente l'ont trovi*. 
11 li ont (lit ((ue viielt Tiirnuiii: 
par lor dens cors, que il n'ait plnn. 
seit eeste guerre traite a tin. 
a ruime Jor bien par niatin 
le trovera prettt de bataille; 
et Knea^ dit <)ue seiiï taille 
ae combatra o lui cel Jor, 
et ki veîntra 8i ait l'enor. 
La bataille est atcrminee, 
d'ambodeas par/ est ercantee: 
endemeuticr») ont triae pris 
et ferme paia jusiju'a ait di». 

En sa chambre esteit la reïne, 
cel jor arai^oua l.avine. 
.,Fille'', fait el, ^bieu sai et vei 
que ciat mais est nieUz por toi, 
ki a easil met cest pafs 
et dont tant borne sont ocis. 
Turnns te vnelt aveir, ki t'aime, 
et Kneas aor lui te flaîtne 



7637 l>I niaocla L (jua tuitiHitip }-; IH mande. - 'StO 
7844 ni deden». — 7tt4ô lU dit li ont <-o, U il lor a diL — 
vus on diroit^ Je (I or) pltis; ii jiar vus A. *:.-, GEF que (E ki, P 
p. - 7S47 W lbi1> imtû dam III. 1>EK cde. - TiJS V omi 
}.; (f a luitiame j. \i. lu. — T^-l'.i III HuQt!Ss disl tguc U b.; A 
troverea. — 7!i5ii I tuav liiitiosue jor, Il iit>ra a luinm jor; 
Uàl y a lui, IH a Ini f>. c — 7h54 (iKFEl omettf.nt est; 
(Kd. doiis>p.i D fu; GEKH acruaotec, A agraee. - 7«>55 111 
lien. — 7S5C I et f. p. .vin. jours tout du. EF nfoutrut deux 
notai. — 7tt5î A Eus es «Itaabri;» t-rt .sVihji aiinr'i dam I. — 
jor A., G premiers a.; A oiist a raison L. Tt^àt) l) Belle^ 
bien V. — 7S«o tJEI veum ; y par t. — 7863 D T. a v. a.; lU 
— ÎSM Ul 6U8 lui| D vers lui; t l reclalme. 



7860 



LAVINtB AVEC SA MERE 

7865 et par force tn vaelt conqnerre, 
mais il )c fait pins por la terre 
que il ne fait por toe amor; 
ja, niais no t'aaicra nul jnr. 
Se ]>uiti saveir en nul endreJt 
7870 que de n'amor neinnt te neit, 
lui ne dei8 tu de rien amer, 
mais ton corape <^n deis tomer, 
et l'oveitier que Turnus t'ait, 
ki por famor sa terre lait. 

7875 por t*i seule que viielt aveir. 

Molt par l'en dei» buen grc Haveir. 
Ne l'aime* tu de hnen corage? 
Par fei. tn ea de tel aa^e 
que tu deirt l>ien itaveir d'amnrs 

788CI et les engiuH et les trewtor» 

et les re^nai'z et les eligniers. 
Ta t1 deis traire volentiere 
envers celui ki forment t'aimo; 
eeini ki a forée te elaiiue. 
78R5 de tôt ton oner le deis haïr, 
(■«r ton (leigDor te (uelt tolir. 
TnrnuH est pro^, sel dois amer." 

— (îe ne m'i sai pro atornerï — 
,Et tn l'apren." — iJite» le mei, 

78i»0 f|ne est amors? Nel sai par fei. — 
,(.îe nel te puis neient ileserire."* 

— Qu'en »a\ nû dom*. «e ne loi direV 
,Tea ouers t'a])reudra a amer.* 



TWi >-l ;SW intrrvtHi» fhm RI. III qUe il T. p. (. C. — 7687 c* 
'**> mUrrrrti» Mmm t <îKF face; EF ([iie il n ï. p. Imnior; 1 ne le fait 
i'M por. — TSd* E n. t. j. m.; (iK Uuuvnil. — Tsii» H taïuor; Al H n. — 
'^'l I nojaiit L — 7S72 IID ome(t4'Ht en ; 1 (Mtrr. — TST5 AHU qui, FI 
T'î' - 7*i77 F par coi miiraB» d. b. «.■,; A an ton <:. 7SS0 I le» leeacei 
'« t^ EF e( d c. ot des l; A agair, D estors, HIEF Iriotora. — 7S8I 
A « \«B ftogfw et le» ifniniere. - 7*(S2 y te d. - 7^84 G et 1. qui: OHI. 
Pv t reclilme. — 7'>v> HI iluit tu du 1. 1. c. Ii. — 7SSS III pas a.; D ne. 
'~ IW I lajirainirneii, KF laprenn. — 'Situ t roment trfN hi^n aiiitir Ib 
^. Il ditex le moi, A p^ no sai coi; L> nu s, - 7891 MI Nel te pouro^^ 
{«d.: GEFI> DO tem; P mîe d. — 7^»2F sera d. quant; I los d. ^M 



.'I 



SUITE 



-y 



— Se nen orrai ahmi paHerî" — 
78U5^^Tn Del Barrmâ ja par parole. *^ 

— TcŒ teos ea cuit dono estre foie. 
,Aîiiz en porrag to^t estre apriee." 

— ComfartemeDt., &t n'i soi mise'/ 
«Comence. asez eo savras pais.* 

7900 — Et g« coment fioant ge ne tmia 
ki me die qae est amors? — 
.^Ge te dirai de t^ee dolora, 
de sa natnre que g'eo saî; 
bien me soTient qne ^ amaL 

79Ô5 A peine en pmet dire neient 
ki n'a amé o ki n'en sent, 
( Se aveies une enferté, 
mielz eavreies la vérité 
deg angoïAses 4|ae Benttreies 

70H) et des dolors qae ta avreies; 

ki fen Toldreit donc demander, 
nel savreies mielz aeonter, 
ki en eereies biea eertaine, 
me ce. ki en sereie saine?" 




SUITE 



7925 



■7ïi3«.i 



T93.S 



CA 



7W0i 



et refrciilir. frouiir. trenbler 
et sospirer et ImRÎllier, 
et perdre tôt t>eivre et nianiricr 
et de-g;eter et tressaillir, 
inuËr color et espalir, 
gteodre. plaindre, pâlir, peuser 
et senglotir. vcïllier. plorer: 
ce li eetaet faire soveut 
ki bien aiinë et ki H'en sent 
Telfl OFit ainorn et sa nature. 
Se tu i vnc'lH mètre tu cure, 
sovent featovra endurer 
ce qae tn m'oK ei aeouter 
et aaez plus," — N'en ai que faire. — 
,Por qaeiî' — Ne pais neient maltraire. — 
«Cist nialH est linens. ne l'eachiver;— f ' 
— One de Imen mal n'uï parler. — 
,AmorB D'eat paH de tel nature 
cuiii ftltre mal»." - Ge aou ai onre. — 
Et Ja est ce tant dolee oUose." 

en ai siting. ~ „()r te repose, 
tu ameraa cucor, ce crel, 
ai n'en feras neient por mei. 
Ne m'en purraa luugues deeeivrc; 
ne puis saveir no apereeivre 
qne ton euer vuillcH atoruer 
al traïtor de Troie amer, 
Il meii deuH pninz t'eatuet morir; 



'm I ••t r. e( escltaufer. — 703:t et 7D24 omÎm dnm D. - 7036 I 
«•ouleiir pn-udre ift piiî» palîr; H enpftlir, IXtEK yspnsmir. — 79Ï7 
'*ï'' intcmrttK il<in.s D. K g. pâlir pi. et plonrer; H luisinir. - 7SÏH 
' *■ ». ft p.; E et ». et flospirer. — ittîu EF tont ce e. — 71)311 EF celui 
li ilne et uttar nent (E sentent); (i (■il qiti bioa ninic: III et loiauiueot. 
mai Minta <hn» ti. D Belle est. - V.m HI eovendrn. — 79;n E 
«* lu, F v«k( ci; I Ici cuntcr, G tl nconter. — 7935 E oc sai i|uo f. — 
!tt Ht ne poroic m. I., A nf jmia niun cuer atralro ; 1) ntie ru. ; (i uem p. — 
>T H clJ; yU (lulii D. t. — 7M.18 CE Aine, F Alnn. - TlMd lH couie 
Ir», E cnns amrca. — l'Mt MI cure; CEF le r. — ;ii4,i tll lameri*; GEK 
e, — TI144 D nel f.; A par m. — "945 et 704fi intennliii rlam ». A 
Eiiit d. — 7048 IIXî sel. — 7947 A puiueif. — 711411 y a; G mains. 



^Ei ja e 
^^ /— Gen' 



7945 



■'^' 



79&0 ce ne ^nh ge unkes Bofrir.' 

TDroiis t'aime, si te vuelt prendre; 
vers Ini dois tu d'amor entendre. 
Aime le, fille!' — Ge ne sai. — 
«Gel t'ai raostnV — Etge m'esmni. — 
7955 ,r)fi qoei?' — Uel mat, de la dolur 
ki toK tens vait ^iaant amor. — 
^^Et ja est ce tel» itoatnme. 
^y^ Soef trait mal ki l'acostiime; 

»c il i a an poi de mal. 
7960 11 biens s'en siut tôt par îgal. 
Ris et joie vient de plorer 
et gronz defuns vient de pasmer, 
buimer vïenent de baaillier, 
eubracemeuï vient de veillier. 
7965 granz leeee vient de sospir, 
fresche eolyr vient de palir. 
/Kncur s'en t>iut la ^ranz doiçors 
j^\ ki tost saine les mais d'auiora; 
/_k*^»~ senz erl)c Iieivre et senz Ricine, 

^^M--*^ 7970 \a chaseuu mal fait sa meeine; 
[Ar*'*'*'^ ni estuet oi^nemeut n'eutinit 

la plaie i^aine que il i'ait; 
se il te vuelt un poi navrer, 
bien te savra enprt'x naner. 
7975 Ouarde el tenple comfaitement 
Amors i est peinz fulement 
et tient detis darz en sa main destre 
et une boiste eu la senestrc: 

7950 niG c« ne poroie; EF ce ne veul ge; lU ji. pAs s. — TflJI^ 
wia Aan» 111. — 7952 I envers I. il. d. e - 7»i)3 I A. Ui f, G 
belle. — 7954 («KD <!«; Il G. re luastrai trop mon o.; E et si m. — TVU 
IT1> «les niau»; I> et des lîolors, k de ma il. — 7»5ii llll) vont. - ÎHW 
1 tout sont atume, H lont son atuuie; EF ^raot s. — TOob D Î4. tan0> 
la e. — 79fii) Ml lu liit^D Icn Hltjut; U sine p. i. — 7%2 A <mei et, gnit 
déport vitinent de pâ-imeri E dolor. — T3f»3ri79lii rici(»«;«i opri» 7968 1 
GIÏI. — 7067 III et «prvB vient la i^nt d., A el cors en sont !«.•( g. d.;' 
encore siut. — T%S K tous s.; 1 le mal. — 7«fly DE wffie^n/ et. - 
III faut s. m. — Î97I KF s«DB o. et sans e., ni c. metrv ongenl 0. — ' 
EF 8. 1. p. ; D qui la f. — 7973— 79M3 omù ûam 111. — 79T4 omia dam D> 
— 7976 G Â. est peinte, 



SUITE 



297 



^^ li ans des diirz pnt d'or en eoin. 

9fléo Ici fait atoer, l'altrc de plom, 
ki fait amer diversement 
Navrt^ el point Aiiiore Hovcnt, 
et si est f>eiDZ t^iz par H^re 
por detnoHtrer hieii »& nature: 

7085 U darz mostre qu'il puct navrer 
et la hoiste qu'il 9et saner; 
- ' 8or lai n'estnet mire venir 
a la plaie qn1l fait p:narir; 
il tîant la mort et la aautù, 
il romaine, quuut a navré. 
Molt deît l'en bien sofrir d'araor, 
k.i navre et saint; eu un jor. 
Bien deis estre de ea maisniee; 
se de Ini t'ercD aprisniiec, 

"^DOô molt amereie« «on «erviae, 
eo poi d'ore tavrclt aprise 
ce que por mei faire ne vnels. 
Se tu t'en plains et tu t'en duel», 
totes veiee t'cnbclira; 
se en as mal, molt te plaira. 
Enteoz I tu eueor neient?" 

— Quant ge ne Toi, ne sai cornent. — 
«Ne te di ge les traiz d'amer?* 

— Molt me senhle sur et amer. — 
8005 bJ" *^'eDt aprts la granz doiçon». 



"^^ mtcrverlin JtiuH H. A lua d. il. i-si navrez un s., FF 

'imà (|ueD non. — 'Vsit A kiitre est d. p. — 7^t)l ëF cîl 

6 liilr. — "flSÎ K navre a mort et \>. s., li se sanc niners et p. for- 

W. — T!)SS '-( TltS4 tinûi tUm U. lîEF ensi e. p. - 7«t8l \j p. bien d. 

!i5 E <|Ui puL'I s. — 79^7 (JiK e. mie t. ~ 71166 D pour 1. p.; Ij vell 

7uiK) (• lues r.; E quantiue an.— TiWl A in. par d. bien a. d., KF 

tdotl on 9. d.; (.} n. lunr. — 7Mil2 KF qiiil n.; tï qui pl&ie Ht s. nn 

al jor, fMîEF ajùtUent 2 retf et pniit EF fncore l', V. Um hoUm. — 

1 P cstro doraeaareo. - ^'.Hi4 ti a I.-, IM arointie, l> nproirtir. Tim4 
|i|fr> irmÎB flciNJ* K. - T'.»97 A par m. ~ TiillU HI (en monberr». - SiiOti 
M mal CD as, EF se Iti pas mal, U av tcn w mal; A litvn t. p. ~ S<tUl 
l. t. eocore u. — S0<j3 III CiTtus nenil ut je u.; (« noD s. — SWi 
^IralT. — StiOÀ B\ Oil trop sont dur et a.; CEF aaniblcnt; A s. fier 
£F i^ouient 2 ven, V. Ua notes. — Smb Ul Seo v. 




• dont Ven c 

■""I-:i Or sui eu ] 

ne mi met] 

«n tel desti 

forz est li t 

'^e n'enpren 

8020 dont cuit av 

Molt est sal 

A tant la la 

ne la vuelt . 

quant veit qi 

8025 Baene« trii 

ot entre eels 

et cels de foi 

nns d'els n'a 

'l"e il le cnit 

•^o;^0 des i qu'ai jo 

Kneas issi de 

et esfe'uarder a 

toz desarmez -, 

a cheval fa en 

jn ii en mains d. - s-ws DiiKFa 



VOIT ÉNÉE 



299 



ki ert aval desoz la tor. 

Cil (le la vile li plusor 

vont as crcuels dcl nitir monter 

por les Troïi^ns esfnmriler. 

Ce (lient tiiit coiiiiiiiemcnt 

qne sov ciel n'a plus belo f;ent; 

bien sont vc^tii et i-ouro^. 

mais toz les \uwHe de belté 

Eoeas, ki lor sire esteit 

Molt le toc rhax(;unt< kil veit 

dij^ttt que molt est gcnz et belfl, 

^ant lo8 en font par les erenelit. 

I^avine fu en la tor sus, 
(l'ane feneatre en^narda jus, 
vit Kneas ki fu desoz, 
fomicnt l'a esgnardé sor tôt. 
Molt H fionbla et bel et gent, 
bien a oï eomfaitement 
le loent toit par la cil^* 
et de procce et de belté: 
bien le nota en son nuni^ 
la el fu en son estage. 
'Amore l'a de son dart fenie; 
tàm quel 8e fu^t d'iliieo mette, 
i a chaDfrié eent feiz eolor. 
Or est ebaeitc es laz d'anior: 
Coillf o non, amer restuet. 
Quant vcit que escbincr ncl pnct^ 

i)UiirDian)i, KF croRtùix: E as murs m., Il iIcm mu» m.; (• valet. 
rrowD. - ^i):w m Bien a. - S040 DKt; si bêle p. — ^UJI I' 
ni. 1. 1 e. qui te v., G)1I cb. lo loc qui le v. - bti-iô d !sii4t> 
u CF. — tiitin ill molt te loent pir les II cil des) qituniauA. 
Hnéa dma UE. - S04S A garda j., Ul estcarde.). - S04i) ËF 
I (îltl l Icsf^rdu deaiia ((î dssor) U ~- Mf5l 111 M. le vit bel 
Bit — Sayi KF I». ot roment tote se gpns. — SH'tli HI h liKi- 
%054 K dr gnuit i>. — '*ii5.'. Ill rerint. - vo.Vi ill U on euMU 
ert. EF 'ijouttui ftriu- vrrs. V- t» not(». — Hrt.>" IM Ia si 
£F De loriDt?) dut csf bien f. — ^»5b III a. que diliiec se 
F a. (inele Tust. — SOâlt H a eh., I a bitjD vh., V chanja ello, 
I— 3(Hi" y cliene. — ^"«1 Tin» on v. «u n., E v. on no 




vers Eoeati a »t»nié 

tôt »on eom^e et î^od iieoeé; 

8065 por lai l'a molt AmoTâ narrée; 
U 8aiete U est colee 
des i qa'el coer soz U mamele. 
Tote ert fieole la dameisc'le. 
l'ois de la cbaobre ala fermer, 

8070 revient a la fenestre ester 
el revDt le eolp morlal. 
D'ânM esgaarde le va»aL 
yeïù eomeope a tnfR?ner. 
. T / a refreidir et a trenbler. 
Ç?^ Wlh sovent se paainë et tre«i8alt. 

/ leoglot fremist. U eaer» li fait 
^»^_^deî^te gei, Borie, huiiUe. 

Bien l'a AinorB mise en na taille! 
Crie et plore, pient et br.»it; 

8(ï80 ne Bel encor ki ce li fait 
ki tton eun^re li rem net 
Deuiente sei, (|aaot parler puet 
^I^asse", fait ele, „que ai ^ 
ki m'a twzprise. t|ne est ceV 

8U8& Or ainz esleie tote »dne. 

or Boi tote pasmee et vaine, 
dedenz le eors une ardor sent 
mais ne eai pro ki si m'eaprent 
ki mon cora^e me remue 

SU9U et dont ^ sui si esperduc. 

dont mes euers sent dolure mortaU, 






sot» KF ft tout t. - 51)64 £K at son c. — W!i> III pub via 
rcvinL — feOTi KK ou ele prinsL, C 1» o reçut. I uu ele roC — : 
reginl6f £1 «s^inUi D la aval. — isOTl KF et a frémir et a t. ' 
p. poil (^ (• p. et b) t — Ht'R ONtâ doM K. — hO*; et WI76 omd 
DGEF a et b — SOTS c;K Pont U A. — *i079 A e. et p et g. et V^ 
— WW4J D elle ne set. EK eavot uk set. — SOSI U ne qui son «« 
ri.iniiuuet. — MiH'i A ^u»nt se redrece vi p. p., lîl d. s. p. ne | 
Attnfn dam UlJ. 111 cxi eu (1 enel- — t«uM H 5. que ai eu, 1 s. et I 
H)b6 a t. i-!>}>aJie. Y ei espaumce, OH I. espamio. — ^i>S^ 1 m. j| 
r« me vient, £F qai les morabres treatooa mespreati II q. ce m. 
si que gfn (F gr) sni; CEFH tote c — S09I EF omMmt dont. 



j 



s'empare d'elle 



301 



cM M 



maU 



8095 



81O0 



pnivorz 
dont ma mère m'aeontot ier 
dont el me voleit eDHei^er; 
ne 6ai amors o com a nom, 
mai» uc me fait se. Uti mal uon. 
6e cuit, mieu escient, jr* aim. 
des or vendrai bieu en riH'laim ; 
ge sent les mal» et lu dnlor 
qae ma mère me dist d'amor. 
oat )i rasoH^eniciii, 
la boiste o tôt les oi^nemensV 
Ce me diseit ier la reïnu 
que Amorti poite sa meeinc 

t 1^105 et qn'il Kaiiie ^empre» la plaie. 
Ne cuit que jn secors en aie; 
b quant sa niecine me demore, 

I ne Bai. lasse, ki me «eeore. 

P Ge cuit que la boiste est iierdue 

^110 la poisonit eut e^pandue; 
bien sai par tant oom jo en sent, 
que m'a uavree malement 
■ S'il ne reaaine toat ma plaie, 

donc est malvaise sa menaie. 
8U5 Alii, lasse, tjiut mar i uiui! 
I I Ja m'cstrai^joe fco de lui. 
i|oV' i 90D vengement en a bien ])ris, 
i««iVj^ en grant eetiei a mon cuer mis. 
^V^ De sa maisniee m'estuet estre; 

MS I »1 Q« Dust uvliù fuluu mal, U su eu uou util vvti puDOz mal, 1) se 
Ht ycel culvert duJ, EF je ne ni voir se e«st II mum. — SUV»? EFHl 
I. n.; E1)HI lue vootoit, F ucontoit, A moconta. — Su94 I ent^fn^nier. 
K £F o cumcDt uon - S0»7 III v. qii« jalm. - 8«y>s OEFD » t. — 
rlndolors. — *iliil A nuotigeun'ui. — bUri 1 la buuute ans o.; dEV 
(O li) o., A tôt son uigounicDt; BCKO tuz. — M'M HIT)E i|iia- 
p. ai (E te) medeciue. — Sl(i5 111 ot qui s. tantost-, A si-not; *i siûne 
^£FI) M pi. — S106 FD que je a. — SIOT Ul car; [ medectite de- 
— BiOtf K omft (jne. — 8111 A corne ge sent; E jo entent — 8112 
qnIL - SI13 DEF sa p., A la p. — 8114 (iEFD la lu. — S1I& «1 
iji danu Hl, Alinéa thtng D. — Sllfî EF esvhiro voloie eetM Tcn 
8I1T HI a (lo moi p.; E ai. - »11S GEF a g. v.; AD cors. 




302 



ELLE SE 



8120 ci m'a saÎHie a la feue»tre^ 

dont lo Troïën esguurdoe; 

uule guardti ue m'en dunoe 

qoe ge l'amaflse a ceste fcîz. 

Ht est me» euera por lui destreiz. 
8125 on; panteise et or trusi^alt, 

CD poi d'ore ai et freit et chalt 

Le Troïtiu m'estnet amer. 

uaie molt le me cuvicot celer, 

que la reine ne le sache, 
81 BO ki m'en destreint et m'en menaehe; 

ne viielt que vert» lui preoge amor. 

Qu'en puis ge, las^e, m ge plor? 

Que l'aini geV liai ui'en crt petit . . 

Kolc Lavine, qn as tu ditV . . . 
8135 Auiors me dcstrciut molt por lui . . 

Et tn l'eschiue, »i le fui! . , . 

Ne puJH trover en mon corage . . . 

Ja 'u^res tu ier si salvagc . . . 
^ l/</ ,-^^' ï"'* a'Dors tote dontee . . . 
C ^40 Molt nialcmeut t'en en f^uardee . . . 

Molt m eu ert poi gebui matiu, 

or me fait faire maie fin; 

uc vivrai pas longues issi . . . 

Por quei t'arestas tn ici? . . . 
8145 Por le Troïen cHguarder . . . 

Bien t'en peUsses oonsirrer . . . 

Por queiV ... Ne fu neient saveir 

st2I m que L T. esgardv, L> iL i)Ul- L T. e.^ G i^inlitie. — SI 
ni Dule garde ui. à.\ A me; III dtrae. — sl24 G Molt est: CHI p. L 
~ 612Ô I or pensoie; E et si t. — 8I2K OH en potit âor« ai f. - 
<}£ ui. il me. — S12V fil ue voil qnel s«cbe l» rutae, tîEF que ji 
not {K ne le) i. — iïiso ni de en Hiiroit vont moi haine. — S)31- 
omiâ (liitu m. tX* ne T. a lai aie a. (G que a lui). — ^1S3 l> Or U 
hier meu. KF ar l hul mais meo. — S)36 (ÎK leskiTCA. — 8187 OEI 
~ MS*j l> Ja eu ers L E Ja n&iirai le coer ». s. — HMu (ÎKF ti m 
et «s ne. — SU2 G U f., EF te f., (îD traire, — 8143 A garrai; U ». 
— 8144 Ë et quoi tarestn tu ci, i>F a q. aresu<raa (fi taresttilMXn 
tfUT et M4^ vimntnt tlaitê apri» blb». A fusl; 1> mie r; K i 



pr^iNT 



303 



L^ 



quel veniwes ici veeîr . . . 
Maint altrc en ai gc ja vell, 
811)0 ODC mais de nal rien ne me fn. 

I/en n'aime ])»« (iniiut tiito l'eu vcit; 
trop par sereie cd th^rant deotreit, 
se ne pouic boine esjçuarder 
qne mei ne l'cBteUst amer: 
8155 uierveillefi eu auiereie 

o aïolt poi en CRguardercie. 
"'5 /Ai ge forfait por ce quel viV 
N'avra Aintin* de inri merci? 
Il me navra en un t'H^Dart, 
KSO^en l'oil me feri de son dart, 
/ de ceini d'or, ki tait amer; 
\ t"* le me Hst el ooer eoler. 
Oo cuit qnc soute foi navrée, 
dont m'a AmorH a tort menée; 
^IQb li TroYcDB oc een âeut mie. 
ne li est gnaires de ma vie, 
gnarder ne deigne eele part; 
Auiors l'a point, ce cuit, del dart 
k\ est de ploin et fait haïr; 
8170 dont m'cHtuet il a duel iiiorir. 
Liisee, cornent ptirrai amer. 
86 ge ne truig d'anior mou per? 
Ce m'est avis qne pe folei, 
sel voil amer et il n'aiut mei: 
8175 il en cstnet deas en un copte 

et cliaseuns seit verK l'altre Hople 

1148 K qna je veaitue ol v.; (îFI) que tu ((i tnl, D le) venifl. — 

É M M i ai: D om^ jiL - §l&0 XX'.E aine, P oins. — si:.! D oile 

BU. — %\â5 A seroil; D onttt gmnt. — Hl-W D li hoioe. - SIÔ4 

Ml np tneKtKQat a.; A eMoaitt. — t>lû5 U i>t m,— sisii (1 p. ic. — 

IS en tnnn e^ F.F en «on e. — SliHl A en loing. I uia poiate. — 

^ tosl le ne f. — Vl«3 A fui sota - «164 KF par t, - *ili}ô D le 

Ue. - rtlRB ¥ D«t. - feliW KK A. j« c. 1 p.; (i je c. - blt>9 EF 

Te.; fi qui f. h. — 8I7U C d. mi^n catuni U m.; KF de duel. — 8171 

dam O. duxer. — 6174 Ë se Je li aiiu, F se jou atni lui: A et 

|B ■, — 617Ù U y e.; <! U estuet d. eu une c, KF .il. vn u. en 

— tlITtt £F lun se falce vent 1. s.; 4; a laltre ». 



S04 



T.L.-LK SE 



^^^^ 



1^' 



ot fafc li ses volcotez. 

Or sai {;e ja d'amor asez; 

bicu me diaoit uih tiiere veir, 
8180 oVd poeie pas tant saveir 

par nii) nltre <*oiiie par inei; 

iiiolt eu Hui Hage, bien i vei; 
/ Ainor» a escole m'a mise, 
•■ 1 V en pni il'ore nra molt aprisc. 

81ti5 /Amois, molt gai biea ma leçoo; 
I or ne m'as lell bo mal non, 
l dcl bien me rcdcvroios lire; 

ôr m'as navreo, or seies mire. 
f Amors, or mo Bainc ma plaie. 

8190 Molt est iiialvaise to mauaie, 

gc no te sai tant \te\ preier 

que me voilles de rien aidier; 

tn me meineH a grant desrei, 

il m'estovra chuner do tci. 
8195 A eui ferai ^e ma clauior? 

K.Î me puet faire dreit d'amor? 

Sor cui maint ilV En (jiiel jostise? 

6e ue Bai paa sa mauantise. 

Sor Ini n'a seignor en uni leu. 
8200 iiiult fient legieremcnt sou fen, 

quant qne il vttclt a eu destreit 

ne fait |H>r altre tort ne dreit 

Amors, tu m'as tomee el val. 

Amors, oAr m'aliege ceât mal! 
8205 Amors. en eeste uovelti^ 

me dcmelncs trop graut fierté. 



b\'i^ KK umetteiit }i. F Ore sai ge d. L — 6180 F jo no poroiel 
bl82 GEK uutt i x. (0 en voi). — SibSAHnéa dow GD. D t 
« tal custi; D mis m. — !>IS6 EP bien l. — Slf«5 H «i|tt6 cimù da^ 
D or 8. — Sl!!ti nus. Qjat tu lu (0 Ht). — slâl t-Ur' derereles. - *ii*>9bïl' 
eu mt». — s\'Mf a niauucc. — Sl»2 «; que ta me voUle* r. ». — s-ïi toA 
- 6IM EUue ruuuenc. d.t, — S197 (iEFsosi D CD cul j. — MW 
omettatt pas; D recreutise, E revardlsc. F reeesntiM. — blttii et 
Aam M. £ Mi. — t>2ui) £ m. trait. - t>20l ow qBaiu)Da — Si 
nului, F p. anirui. — t»2U3 A un mal, K en vaL — â3i>0 l-'D m. d {. 




PLAINT 



305 



JDOn, min m'att el cors In ra^, 

im BOol petit me raitua^, 

qne me paisse reHalener; 

miel/, reporrai iniil emlHrer. 

Oc 8ui UDC metioliiDe l'olf^! 

De novel m'as niis a e^nole. 

Tôt ai aprÏR eo mciofl d'an jor 

les aials. Icb ]>eincH, la dolor. 

Forment me plaint;, K'^^'^'^^^ ^^ (^oiL 

Aniora, me rctorues le foil, 

de l'altre part me fai g'uarder! 
/ De» or redevrcie tattler 

del hteo et de la Roatume; 

el core m'aH mii* une amertume 
\peior qoe suie ne que tiel. 

Amora, redone mei del miel, 

si rasoa^e ma dolor 

par alrtioti hticne navor! 

Bien sai des mais que tu pnet faire, 

Pjuis de Xes hicns ne sont ^ gaaire, 
taeor ne m'en Ht* iiioxtré inot 
Qae as tu fait de l'aDtidot 
qne soleies jadiK porter 
a tes malen dolors i*tiuerV 
Amors. trolilé mas mon eorage; 



ma mite; FDHI caer. — H2o^ Hl un petitpt; OKF mi, A 

E ruautafce. — ^24)9 A nucurer, V rusoeler, K rejieeler. 

pomi niwiis miil e.; (îftiti m en poml. — H212 I MIa 

k, A NoTeloaeot mas ■ Ujscolo; ICI' 811I miM, H tua ni. — 

a., KK T. en a. — 8314 A la puine. — dilA ri s2t6 omis 

toit Bui lasse forment men (F ine) d.; I) et si me d., 1* et 

1*216 (iEF A. car r, l» A. r. moi; DO retorne; A ton f. — 

veriiA dant lil. HI de m* joie formom hiwter, V me 

[8 F desor me, G des oro; A redevrotes, l> dovoroie, (îF 

- MïO KFHI cutr; Hl car an ciior ai, *j ol c. mal mis; 

M Hl plui maie ({lie s. do f , p. de s. ne Je f. — S222 

>S32»— Srit* omiM dann Ë, - S23S— 6231 omis daitg Hl; V 

OFD Me I'. - 62211 C ne main del bien; IHJF siil. — 

m. Bolant. — S22s A loE^oeotânt, (i lantEgot. — <4229 

— biM E maladeit d. - s2ni KF A. molt torblex. 

IV. au 





• 

bUllfe 

u& ^i<^ petit le m^uosfe. 
Vb ï«'«i tioe ml lote at^et. 

v< Vft meiY set m«h df tel rien, 
H: iA s'en apefrcir* bien 
& moa TÙLÙif. a ma f«lor, 
<.l9t jS4>rpr»e s«i haolt d'amor. 
> e! me demasde que ge al 

4^' et ^ pt aim. qar li dirai? 
0>»«at ti pomi ^ «lerV 
iîl iBe verra <<ok»r ■oér^ 
tmur. imbtef M «ptdaiir 
et $g0ftîivr^ pendre. P*^ 

t.' $r ^ K M4L hks le âarra 
a ea iirii>k«i <|a'«le Temu 
Xe ^flHÊS mu/ûr q|K ae ti die 
q«e ftàm, me K «eieru ne: 
'$*ele Me dgwiadg api^ tm. 

"<* tN^«sntt fi mumetai eehd. 
iio«t ^ K a taaf d^Tvê? 



307 



sel deUsse faire altrcmcint: 
^e lie dellBRc in'aitior pas 
atorner si vers Ëneaf). 
n'eo ellst TuriiuK altro tant; 
iB n'en detlst aler avant, 
_dËUt>8e pluH amer l'an, 

ftenhlant faire a chaneuD 
si, coinent qu'nlast: 
li quel» ki d'elfl me fleHriiisDaHt, 
ne m'en petiot aavcir mal grô 
qne no l'ettHse aneeis nmè. 
Ne sai que est a avenir, 
86 deliftse m'ainor partir, 
que chasenns Tetlst i^abiient; 
ce eni, De me neUgt neient, 
l'on et laltre dcOsse atrairc; 
ainsi pellsHe pe bien faire, 
8C Kcs amasse andouH ïhsÎ; 
donc ne faillLsse a uu ami; 
li qneiri qnc fiist mor/ o veincnz 
Ton en etlsse de oies druz J.. 



■*^ 



Pule I^avine, iin'aH ta dit/ 
Or resés tu d'amor petit. 
Puet Ten donc si partir araor? 
Or le tiens tu por cliangeur! 
Ki bien aime ne puet boisier, 






'^^, 






F 81 d., E m le (1. — S269 et bU» tmi» data A. - S26U 
*)26l niD que Den o. T. a. (UI ftatoot). La lettre» ini* 
E6I— S27I iUmbbm dan» 0. — b2Ë2 U c{ue d. d. — HM'i El 
EF <mettent a. — 62ft& III et si fore, Ë et li f^ F et si ieni. 
q. deus qui m. d., A I. q. dcls deiiH me d. — &2<}7 D me; 
poist. — 821)9 tu nu f|ue 1.; U lallrt- fusse i. a. — 8269 Hl 
\ que Baet; D quu oe «ai (jucst a avenir; HA dcvonlr. — 
- 8271 et S2;i omu âaM III. D et que e. — S'iTi EF je cul 
i) nuisiit D., <î no me nnust îo qiilt n. — S273 E ttin al. — 

tK Ot »vl p. ; (i aosi dcQMe. — 627fi et 62Tf> omui daim lU. 
bImc. — ft2T7 (lED qni. — S2TS G io eusse lun ri. m. d. — 
I fîEni- - S2iJil EF Or st'« m ci d. p.; G Oro sea tu. — 
mi» dam 111. E P. on sidufi&rtir; U vangier. - h'1^2 D les. 
fronm daw DEF. GHI aet. 



ELI-E VDTT 



A 



e^ 



sll est leiala ne set ehangier: 
fi285 bneiie aniure vait bint seulement 
d'un seul a altre seDgleiuent; 
puis qu'on i vwM le tierz atnûre, 
pnJA n'i a gions auiors ([uc faire. 
Ki fermeuieut vueit bieu amer, 
8290 Bon compai^oo ait et son per: 
del ticrz apn's nr «iil ge inïe; 
à puis seniile ce cian-heandie. 
-■ /kire pnet I'ru bien a plnsora, 
I mais oe sont pas veires amors 
8295 \dont l'en apaie deus u treis; 
ne tient d'amor preccpz ne li 
ki pins qne nn en ruelt amer. 
Ne se vaclt pas amors dobler. 
Par fei, ge nen nim pas ainsi, 
8300 Rneas tien por mon ami. 

Ge Taim! Ce ne ferai ge inio 
qne de m'amor face partie, 
ne loi voit pas d'amor lioiaier, 
|p • — -- — o lui n'i avra par^ouior; 
8305 que iju'îl m'en deie avenir, 
jft de fl'anior ne quier partir; 
ge ne sni mie enror a obange. 
y' / Holt esteic ier d'amor estrauge, 
r^ .^)^ à vor 8»i ge molt de sa natnre; 

sm A *\ Mt frible ne pnel c, estre doit I sans c — , 
utnvt daiu (i. 111 eu a. ; A lot s. S2!ïT lllli dv« qoc Ira 
on vmiti G p. que ou ( v. deas a. — S2f^S 111 dont ni t 
rien; F-F tluor n» gêna %. q. f.; OF a faire. - S2SV EF qi 
amer. U i|ul hlttt v«Jt luialneiit a. - s:!»» HI aint. - M9I tCj 
IIL a de lait» a al. — »i'i»2~S3it3 omis dan» I). E ee 
plus s. et» mareeaDdiMc, G p. *ait come tn. ~ »293 KF im 
VÏM y vraiM. st!t5 1<; n« t - sî*t^ A A. proa ecb u L, 
F anon. S2\t*> IIIKF Amours ne »e veat paa, A ne ri «. 
Hî 4fMiter. — "«ÎW III je tiaimr, K jo aanial. (J jo aen û. — j 
matât. ~ VHU !> trahir. s34U D o 1. aura j«; <; m 
■M Mil a a.; O *)■ qoe m. d. a a. - ^3M III d« a. m 
ifiit — !>M7 tu Hs ac doi paa anwr par du, I) ja 
OKT }o M ni wle oolr» (F «orv) a r - «SM Ul or 





8310 



8315 

I 



8S2ii 



8825 




.Ci' 



83H5 



ÉNÉE s'en aller 

mVDtente i inetrai et ma ciirc 
Or me ro«t liaen et or le voi!. 
or ne m'est gnairo. ai m'en doit, 
or sent nmn caer. or voil amer, 
or eu voidreie inolt parler. 
SV troToe ki m'escollast 
et de mon l'on^ril me eelut. 
g*eD fiavrcie maiut bueu trait dire. 
Se il m^a fait eoroz ne ire, 
refera mei bien a t*ort terme; 
onkei! 11168 oilï n'en ^ta terme 
ki ne me »cit toi miti en len; 
joie en avnii et ris et geu: 
n*en ai en dolor ne ma), 
ne me rende tôt par igal 
le bien apn^s et la dol^nr. 
Molt me plaira al eliief de! tor! 
Ke 8ai. lactse, qne ce »era! 
Bataille ont pris, et ki veiutra 
seuz cbalen^ me deit uveir; 
main une rien cuit liion Haveir: 
se Tumus voint, ne m'avra mie; 
ge voil anceis perdre ta vie, 
'^ Ëneas i est ucia, 
que ja TnruiiK seit uien amis,** 

Tant cnteiidi la dameixele 
a desraisnicr s'amor novele, 
qne Kneas a'en reti>rna; 



il it *>SV2 umiM tiam TII. EF or iiiest moll b. oro I. v.; G Or tue 

— S9t} A or ueii t-vt prief et ai. «tSt-i H trop atucr, O tn. amer. 
\>\\\ Se t, — SZUS KK ei m. e, molt bien i'. (V bion ino ci — 

as. - sai>> MI Samotirh m» fait, V Si! ui a f; liKD et i. — SSIB 
me r, ; K refeni \k bivn u scn t. st2«i 1 ja tien istm *1u mun 
W oe g. I. — S'i'î\ KF ([uc; A mt-n. - SS2Ï F jmi on nuirai; iîK 
fl lt — S32S A .'M.-ii ai iMi (I, iiional; F jo naî e.; OD t-t mal — 
ne inea r. — srii.'i I I. b. en après la iloiiloiiri V les biena. — 
loaDt ce s. — 833^ lîF b. o. prtso qiri t.; H ni p. — 8S2it I cba* 

— 6330 111 UI. u. l'boae r. a. 9332 Hl uiieilM v. — $333 ^ HSS-I 
[• iant F. - h!)35— ffîfflS omû dam I. INiEF ijiuutt; §aM alinéa 
L — 6557 D se r. 



310 



soi 



8.S4Û 



8345 



8350 



6' 



»' 

f 



S 



vait s'en qu'il ne la regnarda. 

Donc euida el de duel inorir 

et fi«t un uiolt parfont sospir, 

a terre chict, »i s'est paamee. 

et dist, quant se fn relevée: 

„LaBBe, dolente, que fait il? 

Rctorne s'enV Par fei, oïl, 

et si ne parlera a mei; 

de ce no prcnt il or t'onrei. 

Ge ne oait \y&B que il s'en ait ... 

Foie chaitive, tei ([ue clialt? . . . 

Trop m'en chalt ÎL car il m'a morte . . . 

Coiiifaitenient? . . . Mon l'uer en porte, | 

il le m'a de mon sein enbK' ... i 

I 

Malt folement l'as dnne guardé . . . 
Mes cners avneo le suen s'en vait, 
desoï l'aissele le m'a trait 
.\uiis, vus uc retomez mieV 
Molt vos est ]>oi de vostre amie. 
Xe pnîrt îiveir de vosti'e part 
un bel senblant n'un dois rct^uarty 
Ma vie est tote entre voz mains. 
SSBïT Cni t'hait, ({uatit vos n'eetc8 certains 
que ^e vos aim de buen cnrageV 
Ne m'en os crcire en nul mesftge 
' par cni vos feïsse saveir 
que m'arnistiô [we/, aveir, 
et Doquedent ge trovereie 



835& 



frv*-*- 



8:ifi:> 



ï>:uJ> A i|itU uu Ittrtkotui; KF que. — S33S U Lon»i EF 
m. — ^40 D une p. ». — S'M'i K f\. cte fn r., HD <iuuit fu »< 
(a. ~ M43 A L. fait cllt. - s.t<4 EF uenil. - ^Ul »EF i^uai 
hSi» Il F. Uviou; KF quea c. - HM\) A qukut il. — ^3.î(l 
uent, (i et il pnrcoi. — ?S51 A de mou ventre. — 83,^2 JCÏ 
ment; (j Ul. — s:353 EF en v. — s:t54 D deseur; G hors de d 
6S55 A ne rolunieroix taie; D no vous r. — S36S H nnl b. i 
A uD dolz 5. nun bet r., DG un sol s. ne .i. t.; £ tant seulen 
sulemunt uiîe un. - ssô» ti Js sui toto mUe en vos miuus. - 
Vos que ch. i|. u. c.; ([. non *>., A q. vos ni e. e. - W62 11 
la. ncroni an lu.; OEFH a u. m. — S3IU H ot QOpon|u»Dti A j 
KFD gel t., C; bien t. 



UÉSKSPOIR 

par cui mander; luais gc crienibreic 
m'ea tenieaies por priasaltiere, 
BG vos niandoe nmor première. 
Et qnant m'avreiz scdz contredit 

8370 (car ce sera jusqu'à petit). 
cnideril'Z qne tel atrait 
couie g'avroie vc^rs vos tait, 
redeUfttue ge fairt? aillorH, 
noveliere fuBse iVamore» 

9375 AinÎH. re ne riiiiliez vos mie; 
se puis de vus estre saisie, 
la voHtre anior ne changerai; 
seiez segurs: se ge vos ai, 
ja u'aniorai home fors vua^ 

838U ne soiez Ja de meî jaioa." 

La meacititie ert a la feneetre, 
ue iweit dire t^jt sou cstre, 
ne ce que sent de fion ami. 
Quant veit que il Hen vait iH»i, 

838Ô u Voil le siut tant euiii el puet, 
guanle aoentre, ne ne muet, 
dm i que nel iK>t mais veeir. 
Trestot le jor, de? i qu'ai seir, 
8*estut ituec, ai eaguarda 
le len par o il s'en ala: 



311 



EF mander «e je voloie. EK intercalent 3 va-t. V. Ug noitë. 
"■ te«; Il t, men » p-, A quo vos ui. r. prupere; D que m. ligniez, EK 
'^'«1» lue terrles. - i>:ifi'> tt 536V iuta-ctrtut d,in« KF. — Um ïl omet 
^ % nanriez. — ttSIi) Gin et c« s., KP ce qui s. Sâî I A vo» diriex, 
^ e. Won. — !)372 A javoio; G ». » vos. ~ SS73 II c«utel à. f. a. - W74 
^ novellerie fuat. — S375 H frmet von; EF cri'CH — s37« A :i t«i jors 
Wll vostrv aiîiie. — hMl H 837S interveriiti dam HEF. DH ja v, — 
l)7& £f fttiurs 8. - S37!i cf S58A û^rrt'cWûi <:{'»» DGEF. Il d. mes li, 
Mv T., D ja muirsl homme f. que vos, Ë nnucrai b. t. que v. ~ $St>0 
Hji nar de moi soroz jalos, EF de mol ne ». ja (. - Wf*! II Lavine e. 
-MS3 HC qad s. - SJS4 GEF hent. — s3ti5 11 des eulz, EF a lucl; 
A lii vit — S5^tC H molt lesKarde si ne s. m. , D girder ». ne sen m. — 
^ït n tiwt quel nu It- puet m. v-, D il. i]ue nL' le puet v.; G qusl ni. — 
■<3ft» (;F le main dencal ».; DUE d. i au s. — s^'^^^ U se alst, EF eatu«t; 
E lesg. - bSyo EFD cili E loma. 




1 


ELLE A UN 

molt li senblot la vei« bêle. 

Tant entenâî là dameiedle 

a resgtianîer et al duel faire 

et al plorer et al maltraire, 
a onc* ne se volt d'iluec moveir, 

dea i que nel pot mais veeir. 

£ticor doue a enviz g'en torne, 

molt fu dolente et triste et morne. t-"^ 
Por dreit neiebt e'ala colehieir. , /^ 
car tote nuit Vestut veîllîer , *, ^ 

et degeter et tressaillit^^ xL-/' 

deecovrir 8ei et reeovnr; (^ **, f 

el lit se tome de travers / h'i/t^ 

et donc udeDz, puis a envers, U'^ 
5 et met son ebief as piez del lit 

Lst nnit ot poi de aon délit, 

trait ses cbevels, bat sa peitrine, 

graut duel demeine la mesohine. 

Aeez aveit mal eu dormant, 
<► n'aveit mie riiielz en veillant 

Quant li trc9f;nlleîen1 li oil. 



I 



riti'i) ul prt [laH. k! hh piutniut. 
El cors li ert li (em, ki Part; 
el se tornot de l'altre part, 
rclevot sei, m s'asccit. 
et tlimt se ret'ol(;vt a dreit 
et apclot eolni de Troie 
tôt Hoavet, qoe Ton ne l'oie. 
Entre Bm denz dit bêlement: 
.Amorti me mcinc inalemcnt, 
le jor ai niai et la nuit pis; 
amore no tient g-naire» de pri» 
d'ocire nne pueele tendra 
ki ne se pnet ver» li deiïendre. 
Tn m'npreïs hoi grant leçon, 
une n'i ot vers »e de mal non. 
Car me relis de ta me«ine . . . 
Repose tei, fuie Lavinc, 
ceste levon deis molt fermer . . . 
Trop la sai g:e bien recorder . . . 
Entent i utolt, m la rctîen . . . 
Tôt sai le niaL \k*\ sai del bien. 
Amors, de ma vie n'as cnre. 
trop nie moines grant alcUrc: 
a re qae m'a? chargié gvaut fais, 
lasser m'eatiiet, ae ge n'en lais 
le sostenir et l'eDcbalchicr; 



|ue il ai e. a. s. p.; «p que ni. - 94I1I et o-JïD intetrertui dam 
HiWit se Tetomv «liintre p,, D elle s. r, daiUrv |>.; I-: n turne 
)it •<^. — 8421 et î»422 «mw (Ionk EH. K au» ruluvtio puis m- 
e seolt. — M32 F et d. n>rolt>; D tôt Jroit. — S423 tt S424 
tna II. IfKI' omettent et; III iipvie julonc, EF »! a. - Mïl A 
lilFIl ijiit' Dti» D- 1. '- S4'i^ EF coîenient. — S42ïk II ne t«et, 
« icrt. — ^431 IIDK V. toi, a a tui. — S43I A or. ECî icr, F 
tuf D) me p. — MftL* LGKF omtHcni onc, ol ot un vers (G 
8 A c. maleges de t. ot., <* i-. tnuAoage ta m. — M94 mnin 
Alh U bien d. c. I. (.; Il d. bteu f — Si.tti H Vobo vata ^v 
t\ Ki reposer. — S43T rt Sï36 omvi dans HE. 1) 1 blon, G 
9S G trop lû de luiil pnl sent de h,; 1> et p. de bien. — SI3ti 
H nft c. - S44<i A uioino; IIGU unie a. - S442 F laisrier, 
I. - «443 tt UU omis dam H. 





r 

SA M£X£ 

'> Mvlt tnict U fesH aal 1* ^-i '^"^ 
et Tniemnn, qnat U pcék 

4» rM« et M colvr ««Et 

de MMi e«tre fi d^sasda. 
>t trt ele dJt qbe la ùtm a. 

Hien »«t U mère qmt MCiABi. 

altretDebt ert qae ne diiat; 

'l'fe la vit primer treafalET 

et doocr ea «*s le pas lafir 
^i et »Of$i)irer et baaillier, 

teindre, nercir. &Aot chaapcr: 

lfj<-n Hirt '^aamors Tareit Mâât^ 

ki J;i t«ii«it en f«a baillïe. 

I)<Hna.ndË li se ele amot; 
'1 >''-h' li dit qu'onkee ne scft 

ijix eKt muoTfi ue que sct £ûre- 

Lîi riîïiie ne l'en creît ^aire. 

qiir (firei li die iju'ele n'aint; 

il diHt: ^{jo cunoiB bien cest [^afiit 




.Tu sea de» traiz. de aa natare.* 

— Ne «ai que c'eet ge o'en ai eure. — 
,0 ta Toilles o tn ne deÎDK, 
teA via en e^t pa1e« et teinz. 
Amors t'a pointe, bien le vei; 
tu me celles, ne sai por qaci; 
ce m'est moU bel. se vuels amer, 
ta nel me deis neient eeler. 
Tarnus t'aime molt a loue tenu, 
se tn Taimee. f;el tien a sens: 
ta dcis amer de bnene amor 
colni ki t'aime par enor. 
Ge ne t'en Hai neient mal ^re. 
ge le t'ai bien anionest^: 
et bien t'en ai en reie mise; 
bel m'est que or t'en vei sorprise. 
Or pren conrei que il le sache 
que tu Vaimeit." — Ja de ne place 
qu'il m'aiHor ait! Non avra il! — 
«Content ne l'airoes tnV" — Neoil. — 
,Et ja voil pe.,' — Vos l'amez bien. — 
„MaÎ8 ta l'aime." — Ne m'en est rien. — 
,Ja est il IjcIh et proz et genz.' 

— Poi men tf^cbl* al euer dcdenz. — 
•Bien art en lui salve t'amor." 

— Ge ne rameriiî ja nul Jor. — 
,Et ki as tu donc. aaméV 

Il fteoB. — siTj Fl> i)ue estj IHîKi'* ne aen. — S4'3 P o tu 
EF 11 ta ne xtint; (■ qal quen soit inaUdes oit sains. ~ 
ËF L V. est noirs iF tus) p. et t. — M7S A Fille tu ftimes, 
L — MT6 D ta le c, E tu le me c, F tul me c, O snl ma 
17b inttrvtrtM dan» (iU. — ^^^(i (ï umet me; 41D}I nile voler, 
iS omi» danit 011. U «xopt \f. dois, — b-IS2 A {jaf luudr, l* 
84^:1 F s. de Qteut; III> luie m. g. tMM A Js Uî ge, F 

nolt a. — MW ta a V. — tjlSfl H corc, F cur si, G que jo; 
4yj DE ()ue lu. — MOI II et ge lo vuU, A et gel v. ge, E 
ja nd vuul ge. — S492 >-D aimes. — t)4U3 £F £n est il asses 
- MB4 HEF molt p.; A me t; (i a mon coer U. — S405 
l bien, HV h. est e. I — N4% UKF omettent lie, ne 1. ja 
. j. - S197 IXiEF en amc. 



SUITE OE LEtm 

— Vos i avez tôt ohlio 
U premeratne i|iieâtîon. 

j^t a HJiveir 8e ^e ai m o non. — 
,Ce sai ge bien, esprové l'ai.* 

— Ce savez dono qne ge ne sai? — 
,Ne «eflV .la senz tu les dolore." 

— Donc n'a Veii mal ne mnis d'amure? 
0)5 ,Cfi\, a«cz, mai» iieqncdent 

on pnet veeir certainement 
a ce qne tn pale es et vaine 
qne tn te muers et si en saine. 
qne bien ainiefl; ii'aH altre mal 
8510 N'est giens enfermetez niortal: 
l'en en a peines et dolors, 
maie longnement vit on d'amors. 
Bien sai que soqunse es d'amer." 

— Ce m'avez encor a prover. — 
3BI5 ,Ni estnet altre provement. 

ja le veit Teu aiwrteinont." 

— Dites le vos por mes dolorsV 
A l'en tels angoisses d'aniora? — 
„*.*ïl, et de plus forz asez." 

)(20 — Ne eat dont vos m'araisone^ 

mais grant mal et graut dolor sent — 
,Ag tn de nnl h'tnie talent?" 

— Nage, fors d'un, d'altre n'ai soing, 
inolt me desjilaist qne trop m'est loing. 



^•B H malt o . A trop o. — 84«ti H en I. premia» q. — »5oi 

«p jâini; A se jai iiml. — s&*tl H fie le s. b., P ge s»! b. et; 

liEI" et ji. U TÏ i-ar ji. 1 — S;»02 A plu» en b. que je: EF <l.j 

iùy vHni ne »es, ja vd stros tu ]«» gnm d.; U jaacs. — S3 

tu nuU for seul damor, KF cia aiaus i|ue aa (E cih) ce fait 

8Mir> EK II ni a potnt de donteineni. S.'>(i(i KK on le 

)i. avoir; fU)II apertement. — s:m~ A omet lu, {i&li«*; y e«{ 

lu a, b. — hâlti 1' D. pa». y nas pas. — Soll et S41Ï 

trti* itam EK, El" ot nest laogtfitrs ci for* <ln)ors. — SSl 

ULl A «spriM. — H5I4 EF Conient Ip me poea p. — »* 

X-jt vui go bien, EF ja v. on bien, M on le v. bioo. 

t. — tôts EF dainor. — S523 IID Nenil; Il quo 

U m. m. poisc; Il qnant ta e. I., G qne tant ni. 



bioo. J 

J 



CONVERSATION 

8525 «Qu'en ruldreïefl, que t'en est rio? 
qnc eusenble fussiez toz diaV 

— Molt nie fait mal que ge Del vet 
et que il ne parole o mei. 

tenant ge uel vei. hï'u ai dolor. 
S530 ,Par fei, ta l'aimes par amor." 

— Coineut aime l'en donc ainsi? — 
«Oïl." — Dune Hai ge bien de û 
que go aini bien, maiit ne navoie 
^bai matiu que jo aveie. 

8535 Dame, ju aim, nel pait» aeier, 

vos mo devez bien eonseillier. — 
.Si ferai ge, se tu nie creiz: 
quant or tes euers est si destreiz, 
tu me doÏB bien dire por cui." 

Î3540 — Oe uen os, dame, cjir ge oui 
que vos m'en savrit-x mal gre; 
vos le m'avez inolt denloé, 
vos m'en avez inoll cbastij^e; 
de tant m'en sui plus ajiriBniiec: 
8545 amors nen a soing de ebasti. 
Se vos nonioe mon aiiii^ 
ge eriembi^e que vos pesast. — 
«Onkejf ne eult (juc liien amast 
ki ont auiaot vaclt ebastiër* 
8550 — Jo aim. nel puis avant neier. -^ 
«Donc a nom 'l'uruus tes amis?" 

— Nenil. dame, gel vos plen». — 
,Et ctiment donc?- — Il a nom E. . ." 



ai 7 



%S2ft quu len samblo. — Hb'ia OFDH fuisson. — ib2'i E que ne le 
t ^ quant. — Sô:tS y a tiir>i. ~ 8620 I> jon ai, G si nfti, Ml-' ni ai, AK 
^ *i. - libin KUIl tu aiinc». — bôSl l> a. tiout Ie«, 1' u. ou «loiikcR. — 
^^ non i|iiier. — Sô3(> GrUI mon. — y&iJb y q. or urt si; I> tj. oru m «f>t 
^ d.; 4;HA tues c. — ^54u II Oe Dos d. (|ue je bteo c. — ^541 G seiissiez. 
■ ^4i K si le m.; 11 UL devee, E tost d. - 6511 (JEF0R onKttmt de: 
' '• mi siii fçt p. a.; K et tant mi sni; HD a|tr»cbir.. - Sô4i> il na etire 
■*•. E a» nul 8. d. c, GF na h. de nul vb. — h&47 ËF je redout q»il ne v. p.; 
' qiiil V. p. — 6ft')i) M g. a. cerle« nel p. n., t> g. a. \e neipuia Toais n., 
>^J-L si ne le puÎJi n., GF j. a. nel puiA or utab n. — ttâ.^l GKF D. dbj K 

nom, T. neat t. a. - S552 11 N. par foi le v. p.; i«El'l> jo v. p. 




oaou ces letres so 

— Veire vei 

«Si ne t'avra 

ja nen avrai 

mais a eestui 

^^^^ .Qae as te 

ses tu vers c; 

Cil coiverz m 

qu'il n'a gnaii 

il prise plus I 

8570 il ne vnelt pa 

molt par aime 

n prisereit ini< 

que tei ne alti 

A femme ne si 

8575 ne passereit pa 

molt aime frois 

En ce sont Trc 

Molt par as fol 

N'as tu oï comf 

8580 il mena Dido m 

Onkes femme n' 

*.«.", ?/-'°?'*'- - 85^9 A e pui 



SUITE 



319 



non avrn« tti, sî coi» pe cai, 

d'nu traiter, il'uu sodomite. 

Toz tODB te clamereit il qaite, 
8S85 ae il avcit aloDii ^iwidd; 

ce li Bereit et bnen et bel 

qael laîttHagseB a sen drtu faire; 

fl'il les poeit ]>ar tei atraire, 

ne trovereit ja si estrange 
8f)9l) qu'il ne feïst aBCz tel ehan(^e, 

que il feïBt son buen de tei 

por ce qu'il le sofriHt de Bei ; 

bicu le laircit Hor toi monter, 

s'il repoeit 8(ir lui troter. 
î^-"95 11 n'aime pat? pel de eonin. 

De oe«t siegle sereit tost tin. 

ee tnit li houic ki i sont 

esteient tel par tôt le mont; 

ja mai» femme ne «omwvreit, 

grant sofraite de frent screit; 

l'eu ne fereit Ja mais enfanz, 

li Hiej^IeK l'Hldnùt aiu'/. cent aux. 

Fille, molt ur le sene perda, 

quant de tel home a» fait ton dru, 
8GlJi que ju de tei nen avra cure; 

et ki si fait eontre nature, 

les hume8 prcut, les fetiimeB laii^ 

la naturel copie desfait. 

Oaardc, ncl me dies ja mais, 

W%J rt WM mnië daw V. K du t — 8584 K T. j. ; 1» T. 1. 1. revioinie 
I)., A «bm«rt. — *ihSi 11 dinzcl, A gndel, GO radel, KF wadel. ~ 

E PC II ort vis isses plus b. — S5S7 ut *(ft*fS fimin dam HI. — ^5Ml H 

DRF nel; Il i. uni. - hb^i* D qui* di> toi ne lelst bien Hi.i E rp pK, 
«h. — **51>l— S5'.i.î oiM(> tian» H. tî alnz quil f, F t|uil ne f. — 

6 pOTM. — W93 yl» laîra — SSm f) trouitcr; fJDEF sil le rcpiiut 
Ki tomer iR M il lo p.). ShVth V a. poinl. -S51Mî E A rc»t 5.; 
•■ prendcroil. — 859S A ercnt an tel. H59» et mof) it\4crrer1w dun» 

K bI e. - fWOt non n. f., F or n. seroît. — 8602 GEFD fiodroit li 

I. .m. ans, D a ylant. - 8<:(»3 Alinéa damt D. S604 G£F qui d. 

- 9»>ô D que ja jor narra de toi c. — 8608 fi la nature al c. d- — S«09 
m in/nrrrtù datu II. K dje, U dtn>i il ganles que tu ne Ifltmeji m. 



320 



LA RGDΠ



r 



'1 



8610 eeite aniûtié roil qae ta laîft, 

de! sodomitc, del coart; 

t(in curage torae altre part! 

Aime celai ki t'auiem. 

ee eet Tnmas, ki set aaz a 
8615 (jne tote a Dii§e eu tci s'enteate: 

gnarde que il ne s'en repente. 

Se tu joïr vaels de m'amor, 

donc laisse enter le traltor 

et famor tome vers celai 
R620 dont ge te pri, si Ui cestni. 

qae te sereit toz tcns estmo^ 

— Ge ne pnia pas faire cest change, 
ce que ge voil. — ,Nel dois amer* 

— Nel pnia en mon euer atonier. — 
8025 .Que fa forfait?" — Mei? nule rien. — 

.Car l'aime donc et si fi tâeo.* 

— Altre ai choisi, gc ne! pois faire. — 
,Si ne te puez danior rctraire?" 

— Kage, par fei n'est mie gïw. 
8630 n'eet Capido frère Kneas. 

H dens d'amur ki m'a conquise? 

Vers son frerc m'a moit esprisel 
^^^.^^-^ Qoel deffense ai encontre amoreV 

N'i valt ueient chaAtel» ne tors, 
8535 ne balz paliz ne granz foseé: 



Still le ». te 0. - S(H2 KF tome t. y. — wm A i|D 
n. a. - ^6IA Ail <\w\ Gll q. mis i a tole s., Et' * il en loi 
qae a m. éor toi ». — blJli — >825 omw lUint G, tnttrvrrlûi 
bti\*r H lèses t*. L t.. EF dune naime pas 1. 1. - «iSIK EF .nor 
ËFD p. UisM 0. — 6621 II quil te s. tôt jore cstruge», EF 
roies ni e.: A cil. — St>32 D |tolnt; Il tiox changes. - b63S 
ijpsplaist u. d. B.; H V. dois biva a.; A ne d. - 6624 H Je I 
a.; Fil No p.; EFP a m. c; D ataaster, E acator. — B62V 
EF si (F moit) {uns bien, 0I11> et sel reiieu. — S«Î7 H ri w 
putfi nir^nt faire \.Y ju oel p. a. f.). — ^62*i FA se; H de loi 
Kenil. — t!)632 D si ma e., OU ma si e. — SR33 H 
iEF t; tmof., »nuf H, anior. — s&u El Je rai tor Ini ol 
Xc valent pan; AL> cluistel, H diatiana; m*« tvr. — 4B3ft 
UO nr tant l'.. EF jinUia. 



S'EN VA 

80Z ciel n'a oele fertnetf^ 

ki He jiuiKHo voni lui tenir. 

De ftùu asalt longues solrir. 

Parmi set ninrH traircit Hon dart 
S640 et uavcncit de l'altre part: 

l'en ne se puet de lui ^narder. 

Le Troïfin me fait amer. 

por lai me tient en graot destrcit. 

Coidiez toh donc que bel me seît 
f*64ii et que gel faee de mou greV 

C'eBt encontre ma volenté! 

Amore me tient en sa baillie. 

ne eaî eomeut ^el eontredie. 

ce que il vaeli, <|uc ge ntsi tare 
^4>riO ne por destreit ne por menace. 

Ki contre agnillon esclialeire 

dcns feiz se point, toz jors loi dire. 

Ge ne Vos mie eorrecier, 

car del tôt sni en son dangier. 
B<î5ô Amors, go sui en ta baillie, 

en ton demeine m'afl naisie. 

AmoîB, des or me daim par tel. 

AmorH, ne faire tel dearei! 

Plus âoavot un poi me nieiuel — 
Bn60 A ieest mot pcrdi Taleine 

et pasma scî; seule fi lait 

la reîne. si s'en rêvait, 

en altrc cbanibrc en est entrée. 



321 



M^ l> nolk> r.; KF nen a «elo fert«. — KitSâ A gnunmetit. — STiSti 

tu wii« ihtnn II. — Sf>11 H nii.<t n. s. p. il&niont g. — snvî G mestiiet 

^nm A nie met, (IIIK uil I. - mih4 II vos or; l) que man h. ».; 

(\ne. — 9G46 D oout i)ut). E Jb T. — .Hiî'li) A et jincontro, 

Mt contre. - 8«47 A met. — Wi48 (lEK )0 r.. — ^6^1^ et MÎSO 

«% Jonn EK aprrg Sftôï. KF je qoe veut ijue go le f.; HG ne f. — 

F vt par e»trif (F p» fri) oi par m, - Wiâl EF Qtienvuatro. — sysï GE 

I. d, 1) ca j ay d., FU fi cou loi d. — tH>54 E quel du tout. — SC&& 

G. — h6M EF a te maisnio. — S057 AUnén fiarn U. — hUttfi 

6659 A Amora soeru. p. m. tu. — bH^» H me latit ]., I) HaUiDe. 

pflfln» »«8t, D et pasme s. — S6G2 I> I. i. ot ai s. r, tl 1. r. 

t) ÀU$tM tlaïf A; un atitrv cli. an, Il en na eh. sen; K alee. 

«■■>«• IV. 21 



'«(5 



^7^0 



>>7f<b 



^' -avra 

Ad-j,,, ],.. 

^f •jQiist r 

si a escrii 

J-a letre li 

salaz man 

a Hneas si 

^* digt api 

^^ ii ert a 

^^ J a nav: 

s'il nea pe 

Tôt li (lèse 

^t a el par, 

'jae inolt J*a 

ïamors de i 

'^■'*' par molt gn 

'ce li preng 

« l'asseifrt d 

Quaat ot ese 

'e hrief a pl( 

eomenva sei 

^y*!*" A ,,,1,-j n, E se i. . 



%70.- 



UN ARCHER 



827 



en crà el se porrat fier. 

par cui el li puisse cnvoifir. 

Ne s'en saveit pro coDseillier, 

a la feueHlre n'en raln, 

Diist fort) Huu chief. vers l'oRt gaanja, 

et vit 4|tie Eneai) veneit 

vers la eité. eoiii il suleit; 

ele en fa mult joiose et liée. 

Il s'arestut une traitiee 

près lie la tor de Faltrc part: 

por les trinca n'i ot reguart 

La damcisele a le bricf pris, 

environ la (leehe l'a mis 

d'une saiete barbelée; 
8810 la letre fu deden» tornee: 

u an fil estreit le lia. 

Ud archier ie rei apcla. 

.Amis", fait (.'le, ,trai tuei tost 

ccste âaiete a cela de l'ost, 
8815 ki sont la jus soz oeatc tor; 

ici agiiaitcut tôt lo jor, 

ge coït que ce sont lor eapies; 

se les trines erent faillies, 

bieu ont veti et esguardé 

8820 o il a meins de fermeté 

et ki peur est a dcffeudre, 

et par iltiee nos cTiiiient prendre." 
.Dame", fait il, «triucs i a, 



^6 E a cui; GEKn i-oroit, 1> peust. — ST'JT h le p., OKFn li 
'" p.). - ''"»'' 1>M jUa. — s'^uii tl lors cag., T) rlchora g., F si 
^^**2 t» si corn f. — S8ftS (; ùfiiet en. K e. c. f. Ile et j. — «iSM 
9^ parti*. — mth A p. do lautre p. do la t - h%Q1 J/iwi^i daM 
^ H eniof tioe f. — ssiii !! boDtee. Le prrmtrr hânitticke iUi- 
' A- — SSI I HE a un fil; I! e. tout 1. - SS12 «t un a. en a. — 
'" nio t. — «*U G luiu 9,, U cesto flecbe; HtJEF vers; OEF 
ost fUT ççjç ^y _ s^i:, KK a cens <|iii sont; AE sos celé t., 
lit F iliiuw a., E que ci a. — >MS E «UiBqiio t, — SS20 
<e fenv. — SS2I H et le [leeur lien, OEF et u ust 
- <iN2.'» irttw filinra danit IIEF, OF f dl. 



É3d£ APïxi:ocr 



€t ét^ŒM. iert kÎ6 enftaimha, 
Dotf ■«! n^mn se dm K'atB*: 
bia r.7^ aie E 
n E A 4fc »BSiB le pcec £ûre. 
éb tnît«, 
ee ^~cft «âtt iri fark; 

Tnî àmm «Il 4w fl k fvieit 
»^ ï cm tj fi giem t 

(k sûxc tzaic de li tur; 
ci cèai sm r«r Ad §mat 
• ei olBiaÉ aiestr: 

if cIbl Bai» me ê^ ibaL. 
a# » nae. ae a efcenL 
CB i 

oèOMê le £ï*i 
sTot ks t ri a tfr 
•(Bc il neieK aâfcs. 
FJiejLs j dit :i ia fnL 

.kaoCiTcaciit 



LA FI.ÉCHE 



32U 



manderai Inr que ne tien niain 
vers ucgun d'eU irinett ne paifi. 
et s'il s'en vnelent deeraisnier 
qu'il De raient forfait premier 
8Hôb et deBor nos la trine enfraite, 
1» uniete ki not) Tu traite 
seit mostrec. sel proveron: 
s'il le neient de traïHon. 
bien mosterron qup il ont tort 
AJt nnB de vos. f<i la m'aport* 
Vas d'els cornt, et si Va prise, 
a Eneaa Ta el poitig mise. 
Clioisist le brief, sel deslia; 
la dameiwele Teti^oarda. 
Eneai» ec^narda l'eDcrit, 
tôt H Tell qiie li briétt dit; 
en la letre veit et entent 
qne l^vine l'anutt forment 
et qae se^nra faut de s'amor, 

8870 ear ja n'a\Teit altre 9ei*;nor. 
Tôt a vell quant que manda, 
molt s'en tist liez, bien le eela: 
ne Vrtlt (pie sa j^enz le ^etlal 
ne que nns d'els s'apercettat 

®**75 Devers la tor s'en retoma. 
Latine vit ki l'esgQarda, 
bais» son deit, pnis li teudi, 
et Ëueaa bien l'entendi. 
qne nn baisier li enveiot. 



, **©•, — 8KS2 II envers anl d.; P deven eoï ne t. o. p.: *» 

.»*»5s n et »e H. H et stl lo v., E et sî^en v. — S^54 H de»u». 

**«r L «. cpû f. L - SS5T II si les p., GKE sis p. - 8SJ% H 

"'«f» I» se fh tnhe. — bvifi E b. tnonstrcront qDil ont a t; (î 

*»»«l EF Li ims c. — s'^Gl E u p. I» m. — SHii.i HEF I^ 

*«» d. — MM H Li partfle le rf>gftrda. — ^Sf>b Alima tinm 

!«, UGE>* repird». — &66fi GEFH bien » v. — *^fl7 EF pw 

-V — s^Ti HF. qutnt qucL — 8S72 II en fu 1; E si 

'•^«- .\ H que nul des L a. - HS7< H se naper* 

1 i>'^fchu«3t — SS7â BE »e r. — 897<J A quD I, 

* y « 1. 1. 



c 



r I Cl 

8895Vd. 



11 l'eagiiardaet 

s'il ne s'atjirjjii 

ne reguardot f 

8890 Celé coidot qu 

et qn'il ne la t 

Qoant il lu vo; 

, si començot de 

et pais conduic 

^es i que endr 

en icel point s< 

tant corn poeit 

en trespassant 

Maint senblant 

8900 Quaut vint a l'j 

si s'en retorna '. 

vers l'ost s'en a 

la cité regunrdo 



SS80 II n. m. savoit ne pas ne 
ne mais savoir pas ne pooit. — SSS: 
88S4 A omet de, la ou ete estoit e. I 
EF aine ne sonti. — bSS6 IIEF n 
estoient. - 88S7 A lesgardot, 1) esg 
sa ne sen tarjast, F. s. n. se tarjast; 
ne8g., Onir.; D point, ia, vers f^88. 



ou COEUR D'ÉNÈE 



381 



8905 



3ftlO 



8915 



et donc rediBoit a aa ^cnt 
qae molt par e^teit lu ton* ïiele; 
plus le dÎBâit por l;t pncele 
qn'il DC laiseit por la mniHiere. 
Al pavûillon revint Aricre, 
il descendic devant sa tente; 
RCH dorages ert a Ijiiarente: 
amora por la lille le rei 
lot molt tOBt mis en ^ant esfrei. 
Onkea ne li tînt de niai>t;ier, 
do balt vespre tt'ula eolehier, 
molt li dolitot a peuaer 
et son eoruge a recorder 
com la piteele l'eaguardot, 
ki les biiisiere U cnveiot 
Tôt ot noti'r en son ronige 
BO'JO et son acnblant et son visage; 
al cner l'en toclie ^rant dolor. 
Cnpido, ki ert deus d'auor 
et ses frerc cbarncls esteit, 
en ftn baitlîe le teneit; 
onc ael biissa la nnit dormir, 
ainz li tîst faire maint sospir, 
U se deget^ et estent, 
torne et retome molt sovent; 
onkes la unît nen ot somcil: 
amors lot rois en grant trepeil, 
amora le faiecit trcRpenser, 
amoTs le f&iflcit tressnt^r 



8925 



•^^9^ 



bttolt 



HK ot puis, l> et lur. — VHn> A tôt ). d., F. mnis plus le dlL -~ 

A <|Be. — viMl». EF dnih'a aen rref. — SWiy II si il., K «t a. — 8«l« 

«nwc fstdt - f)l>ll Aliwa ilamt P. — SlMâ llla m. U; Ë 1. m» 

»f» g. t.; *; fort 0. - S!tl3 rt ^-llU omU ^lan» l\. ~- MtU D 

- ^»ii il m. s.» A. — h!)i« DKH en 3, c; F ronn'nbrur. SH17 E 

P- - \9\ii I! Rco b- B b. ne o. — syiy U ti>t a tscrit. — !!ll21 A 

'*îll tuacliuit: D g, doiiror. — S92I EFUV est. — S923 II qui 

'KF ftittc; E ne I. - 89ÏK A oioll l. f.; H tnOre. — »ÎH7 

rt. — tlDIl Alinéa dam I). I) tresmier. — H9S2 D très* 

ro|i isnni diMt t. — i*»33 UDH treswUir. 



a^2 



SES SOUFFRANCES ET 



.1 



et refreidir et espanniir 
et sospirer et tressaillir,- 

8935 Amors Vargur et l'oinutft. 

tressait qne reposer ne puet; 
CD 8DU séant se rest asis, 
niolt esteit moraes et pensiaU, 
et rediseit en son eora^: i ' 

8940 «Allions me fait nmlt ^ranl ultrage, 
kl me meinc en tel manière: 
607. ciel n'a »\ vil elianiberiere 
qne il mennst plus a desrei 
ne plus vilnient que il fait meî, 

8045 ki »ui ses frère et il est miens. 
Do Ini me detlst venir bicua, 
tôt miil me fait et tôt me mate; 
veirs est qne privez mal aebate. 
Amors. ucq ai vent tei rades, 

895U tu ne me lais aveir repos. 

nus oeni estrangea, par ma fei, 
n'ettst noalz que ge vers tei. 
Tu m'as de ton dart d'or navré, 
mal m'a li briés cnpoison6 

8955 qu'entor la 8:tieto ti*ovai. 

Por fol le Uh, mar le baillai: 
ja m'en deveie ^e clamer 
et oels de la de ee reter 
qu'il nveieut bi pais eufraito 

89Ô0 por la sniete ki (n traite . . . 
i' Tais. Kiicas. or sis tu tort . . . 



9983 Glfl» tressailler. - Hn\ (Ml espamir. - SUSS GEKH 
lo t. — SMS II uiornet osbaliis et p. — ^H\ EK demolDO. - SMll 
— SIM5 y ni (F qui) s. 6. frère» cl il luictis; (îEH si s. — S94? U\ 
m. f. trop fort me in. - S<I4S A prie; D je Istlmte. — S«4y Alir 
I> A. tuu vers toi mil r.. y A. j" nai vrr» t. r - '^ïii" EF tjmrttfnt\ 
lals(ii«.t. - hfi52 D n. mairui: M'H une Jay v. t.; Il r!»' t. '«t^s* 
S9.VI H iiHir; HemprUounv — ^•' . unant I. ■ 

fous, A p. f. lu siii, yy ■■■■"' •"■»' i-ia mj: I. 

I. b.. Ad uiiU_ 

r et c. d.J^^^^MfiL. — ^Oi 



SES PLAINTES 



333 



Coment? Oe soi navrez a mort! 
Comeut taintiV ('orn piiet reiuaiiidre, 
ki batiiz e^t, qu'il ne s'ost plniodre? 
SOGT) La Haiete ki truite fa. 

m'a inalement el caer fera . . . 
Tu menz, molt chaï loiog de tei . . . 
Ele aporta nia mort o Bci, 
ao^ilHsoBeuient me navra . . . 

8070 Ne se» qne diz, ne te toclia . . . 

Non veir . . . Cols ne plaie n'i jwrt . . . 
MaÏR li hrievez ki enUir ert 
m'a inolt navr^ dedenz le eors 
Et li cnirs est toz sainn deforaj 

8975 li briés conicnt? . . . J:i me mostra 
ce qne Kavine me manda . . . 
Donc n'es ta altreiiient iiavr<^ 
se de! brief non ki t'a mostré 
que léavine te vneit amer? 

8980 Ge non ... Ne t'en deis pas clamer. 
Ki te fer» dreit de) foillet? 
Laia ee ester, n\ t'entremet 
et si pense de ta bataille. 
Ne it:ii que ceHte auiorH te vaille, 

8980 car se ta veinz. tu puez eaveir 
qne doue l:i t'estuet il aveir; 
se veiucnz eaV, si l'as |>erdDe, 
d en fera altre Ha drne . . . 
Ce e^t t4tt voir, mais nequedeut 
dtilNJ molt m'a donù forant hardement: 
ne cuit (|a'au^ cont de chevalier 



H eom ne t. — K94H 11 nnesl b. ((ui ne som! p., K que bastiis 

I>1. : (îfH t)al oe. — nOfib tiF Uidi>tuent; A cors. — ^Vt>< H t. 

tîfa. près de t — ^96% A iportor. - (j'.)"3 (! entor 1. c. — S974 EF 

1^ ttrfM; 1» e. I. dodcfnni. ~ i^<i7^ d »976 omù danê A. F La m. 

>^'!7 KF d. nu tu tutro eofenuele. — »Q78 Hl) ftl m., C test m. 

Tl li. et ne te d. j» c; EF îî»ie. — 8081 <:KH 

vit I^ ce e., A Lame e. - 89S3 OEF U b. 

m guc Larini: I. a.. F ((Uu doaskes le t. a. — 

H biun V. — SMl COIS indwttnct datm A. D 



334 



SES 



vers mei la pni^Be desniisnier. 
Molt par li dei saveir biiou gr<} 
qn'el mu primes anior mandé, 

8995 et molt me metrai :i grant fais, 
iiinz qne la perde et que la lais 
Et ncqucdeut femme est molt saj 
d'engignier mal en son corage; 
il puet bien estre qae Tnraus 

9000 a de s'ainor o tant u pins, 
et qn'ele est a setlr de loi; 
parler pueent cnnenble nmlnï, 
s*iimor U a puet estre ofert 
si corn a moi tôt en apert; 

9005 une chose nos fait entendre. 

al quel qne la viegni» a prendre, 
que oie l'ait aneets amt^; 
del quel ki l'ait vuelt aveir ^^re; 
feiniiie est de molt maie veisdie 

9010 Or ai \teusé grunt félonie; 
el m'a mandé tôt son talent 
par son cscrit privcemcnt 
et mo«tree m'a la dolor, 
le mal qu'clc trait por m'aiiior 

OOlo Ge enit, se ele ne sentist 
tek angoisses, ja uel deÏKt: 
ne pnet parler d'ainor neient 



W92 D U peiiBt enven d. ; £ le pnist, P le (>eu8l{ 
KFim len d. — HKIM 11 qui. U i|iuint: K qu« pi 
-G a. p. iD- — sfl',15 EF «Il molt en «oufferaî g. f. ; y 
$996 II p. Qu nv l(% D pTOode ou que 1. 1., i' p. ne 1 
S9g; B El neponiuuit, OEFD HtAis u. ~ 90M EIHTt 
G p. uni p. — WO'y Alinéa dann II. H ». H a espoir o. 
A tciitre. — ffû04 KF si corne mol t c. apert«. — IWO 
fet e. ; <iEF or c«st our«. U a eestc eure. — S()06 A liqu 
(ÎD quele v. », p., EF q. v. île 11 p. (F vendre). 
vertie dansM. V. soit, G II. — )"M(S HK i|iiclf x. 
»»/« lia/vi I>F. E miri roolt — !«'I<( «i pi.iis»;*5 \' 
I> Elle m. ut. B. t. - 91H3 II '"1 l 

lilll» p. aninr. - tmir- F- — -l c r. 

y Lelu atiKoiaiic: 1. < 



PLAINTES 

ne dire rien, ki ne s'en sent 
Bien ai cl brief a|tercctt 
0020 ki par en^D tramis me fa, 

que molt ne dnelt et inolt ho pl:iiiit: 
ge ne cuit mie qu'elc n'aint . . . 
Si fait . . . l*ar fei, maïs ne Kai cni . . 
Pnet cstrc qn'ple aime eelni 
qu'ele [met vceir cbascao jor. 
et ce qn'ele sent por e'amor 
nie fait entendre qu'est por meî . . . 
Fercit le ja? Ne sai por qiiei; 
ne cait neient, s^el ne m'ania^t, 
Oi-lO que oie ja le nie mandast 

Bien puis saveir det» l'altrc jor, 
que primes fui desoz la tor, 
a ce que tant me refrnjirdot, 
de si buen oil, qu'clo m'aiitot; 

O033 dea^Olone m'en apereellsse, 
ne gG d'amer vilaînK ne fuHtte; 
ne savcie que ce eateit: 
onc ne fai mais en tel destrcit; 
se ge ettaae tel corage 

^<"M0 vers la reine de Cartapc, 

ki tant m'ama qu'el s'en ociHt, 
ja uies cuers de li ne piirtÎHt: 
ne lu g:aerpiH8e en mim vivant, 
se ge setlsae d'amor tjiut, 



S8S 



,G 



^ A t|til ne aime et qui qcd h, EF»le le verte qui ne le a.; H sel ne 
'^^ *îEF scD I».; OD «CD d. — !Mt22 Et' ge ne croi paa; E ijucle ue 
A uiaiut. — W2^ Et' Ela unie bien m. n. b. c. ; A mais âz ne sui. — 
M*!» j). c. cir neinl celui, D p. cv e. que cOKt celui, n p ce e aime 
•entre. — UU2i A mW ici le vcm Îf033, mm9 sVrf rw-n^ D omet le» 
'^>~rH)3L ~ lK>2e i; iiuel H. por soie t. - 01)27 H cest. - OOÏS A 
^ ^ ^- par foi. — ftft2H .îc ne euJt pas seul no m.; (il' ne croi n.; E 
W31I EF ijuc e. ensi; ne me m. — 0031 El" peu »., DH 
1 u^ l}, — U')82 A qiuDl. — 90S-» omis datut K. A o. s. b. o., 
S 11 des lorc-s, EF dîvuH ssdont (F a<luot), V des 
-ir; H dituorK v. — «038 EFH ainz. DG aine; 
«L — :W!l!) I> se gâ en e. — 9(i4t ilF quele 
t mes eors del sien. — ^U43 y t m. v. 



SES 

9045 coin ai des ier matin â\m». 

Molt m'en est plu» Iiels cist pnYa 
et luolt ui'ea plaist teste euntroe; 
molt par fie ier bêle joruee, 
quiint in'arcHtui dcnoz la tor 

9050 ge rccoilli eestc aumr; 

molt eu Hui plus et forx et fiers, 
inult m'en coiiibutrai volontiers; 
qoant de s'amor m'a fitit le don, 
molt me metrîti en abandon 

9055 do la mort o de la vie; 
hiirdeiiieiit me done m'amîe. 
Se Tnrnu» la vuelt desraisnier 
molt U cnit forment cbitlen^ier, 
molt 11 cuit rendre ^nint estor; 

9060 quatre mains m'a doné amor. 
Ainoi-s mnlt fait orne liardi, 
aniorâ molt toat l'a cuaapri. 
Auior», molt doues vasidiigcs! 
AiiiopH, molt (;ivi. crcistrc burnages! 

ÏK>G5 Amors, molt es de graiit efforzl 
AmofH, molt es retdes et forx! 
Amors, tu m'as molt tost conquis; 
en poi dure m'as gi soriiris 
que gc ne puis repos aveir. 

9070 Cornent le porm el wiveïr, 
que ge li ai toteotrcic 
lUH dmërie et ui'uinistiéV 
Manderai li? . . . Tais, fols, ne faire, 



(HM& A loi. — 9U16 tl pla« blan meit Ht tôt ces! p. — 
et iiiielz; (JFDH luc |>. lio48 <:![ Uone j. - M049 K jupstni, b^ 
D desaor. — l'050 P o. g. ciiillL — IW51 A me c-, IIEK i;i'in\>, 
plaii V, et plus c. v. — W6Z A ma C — imi4 U Uml ui. m-v " 
m.; A m. men in. aim; «D a ». — IIOSS î) ms m.; V»U m» v^ 
vie. — !iu^t> ('KII tua dnae; F hArdiameut ma diic« n - S^ 
loiigîer. - i>U6S nK!' > 
\m'A H len cnlt; U 6ur 
ru. I. atiaspri, ]\_ 

fnrt OU". Ki II 



PLAJKTES 



S37 



uff lu deirt jiaK flor tei :itr:i>re. 
ÎK)75 ne fiiîre tel fienblunt d'iimor 

dont te repentes alcan jor . . . 

(îe De m'en enit jn repentir . . . 

Ne faire, ou se deit iiiolt eovrir; 

ne deit \m8 tôt non cner mostrer 
'.>08<> a femme, ki la voelt amer; 

nn poi se faee vers li fier. 

que de l'iimor ait le dftiigicr, 

CAf se lii femme le naveit 

qn'el fiiRt deHun, il s'en plaïndreit. 
WiBTi Lcn deit feiiune faire doter, 

ce li deit l'en pws toHt inustrer 

(fome l'en est por li grevez; 

de tant aime ele plus hbcz . . . 

Ce est tôt veir, mais neqnedent, 
9090 H*elc ne set de mon tjilont 

et que ge l'aim en tel manière, 

)Ce crieD) que el rosort ariere. 

Se ge a'amor pert a mon tort, 

bien a^reie deaeni inort. 

Dolee amie, bole faiture, 

vostre nmore m'a mis a meRore, 

{MIT voH me plaiii, por vok me doil; 

icr m'esguardîiHte» de tel oil 

qne tôt le mer in'en tresperça." 
810(1 Donc l'en Bovint, si »e pasma 

et rechaï el lit ariere. 



I> mfe a toy a., KV pas eul a. — 9075 £F aanlj. — 9077 «( 

'^i* firiMA A H Np ne ui. c. — BftTS H mea botue le d. m. c, D 

■« •• il. m. hicD c; FO aan. *Mr,9 (i pas loin b. c. m. - flOSO (îll a 

'' d'^it a., EF » le f, (|uil (F que) v. a., D que il veut a. — 9081 li de 

*^M y f. \vD arott. — IHJK4 A qail f. iWnoz et se p.; EF quele fust 

""» KK Femme d.l. (aire »i ; I» l'aire f . — Sii.Sfi I»E tout. ôus: 

"«; KK dk" Il ijucat, — iWSf» E laime elcs; F tant lo aiii».* p. a. — 

:(-7r' - ftoou A ae el. — Oiini (tllli cIl- t. m. - ".101*2 n qael 

r,i D que se r.. t} quole r.j AIH! resortc. — 

' 90V4 l> b. auroi iL la m. — 91)95 Atinéa 

jikfur A, V. a. ma tarte (V) sanz m. — tMiUT 

111) Lora. — eiot A r. Iluec a. 

32 



338 



I-AVINE EN COLtRE 



il^ 



^'^ 
^l 



Tote naît fa en toi manière 

qae il ncn ot bien ne repoR, 

ne por dormir n'ot sun oil dos, 
0105 Tote Ift nuit fa en dolor, 

ne li nnieiid:! po» le jor; 

/s'il ot lit Ditif devant iiialtrait. 
'Ile jor après noalz li vait. 

One ne pot monter en cheval, 
110 a 811 gent dit que il a mal; 

en\iron lai plorerent tiiit. 

en l'ost nen ot le jor déduit, 

ne il ni ot ris ne joé; 

inolt par furent tnit esfreé; 
9115 près ert del jor de lu biittiille, 

il criemcnt <pren lui ne défaille 

et que il ne ee puieine iiidier. 

quant il en avra le niestier. 
Lavine fa ans en lu tor; 
9120 Iiien matinet, oiîl :\\ jor, 

revint a la fenestre ester, 

vers l'oflt eomença a guarder. 

saveir se el verrcit son dru. 

Molt longuement a atenda 
9125 s'il la .vcndrcit ja re^'uarder 

la se soleit arester. 



yiOS et 9104 omit dam A. D aot ne bîBO; qn!l n. c 
I»104 H navoir I. e., C nen ot I. c. — 9105 (iEIl dolors. - 
B. I. a. prou H }on\ It alej&. — Rt07 fîTI tA\ ot ru la m 
ttius GR il ot le jor (G ei I. J. ol) assex noal. — UlûS 
sor c, GD al c. — titlO H dbil; III qutl avolt m. — gtti 
F pnr orent, — til 12 F o. l, en ont; H norent le j, d., G a. 
0113 IIF oe ni ut ne, E H ni »t ne. - OlM EF ains eatoJ 
O m. 60 f. — 011.1 H est; y li jor». - Ulliî H peoronl, t) 
EF et creiDoieot ; GEFQ que en (EF qiifu) lui ne faittn; 
9117 DF et qiiil; KF puLot; F rt ifnfl .)>, E ut «tae ll.j 
Vendra an grani m., K ati Jm '. a. m ; I> wu 

atinM data EH. F fil en cd ' ' i<i 11 Au ».; 

^U point du^^^di^.« lo j , (i til V ~ ^''^^ 

it; D «■^^^■LU <-'"^ 

A i^^^BMji 



CONTRE ÉNÉE 



Sâû 



Qaant ele veit qu'il ne repaire, 

niolt A grunt duel, ne 8et i)uc faire. 

prient qne s'amor ait refusé. 
9130 ,Ce est', fait ele, ,veritt-, 

qac ma mère ma de lai dit; 

de femme H ext uioU petit, 

il vnolt le dednit de pardon. 

D'aime se niu»<leu putains uon. 
01.H.Î S'on Ganimede a avnec sei, 

afiez II e8t ur poi de mei; 

il e4)t uiolt lunfi:uement en ruit, 

A6 garçons meioe 8od dednit; 

qnant a menr u els son ^U, 
O140 de nale femme ne 11 ehalt. 

Baer sera or la femme née 

ki a tel borne iert mariëel 

Molt avra de lui bel eonfort 
_^ et belo amor et bel déport: 

î*l-lîi il l'esparpiereit longuement 

ne fen prendreit lon^uen talent. 

Bien vei que de femme nu soiug; 

il n'a de tel déduit besoing; 

onc ]mi8 i|ue sot i|uel \oU amer 
S*l50 ne deigna celé part guarder; 

puÎR qu'il me vit a la feucstre. 



[^"3" G q. nu le V. Dil oi r. - ei2S 11 dolente en est - 9120 KF 
1^ n ne lainl ne «uiug ncn «U, G iine Muior «ait crient refase; U 
»I3() KK pu fu) dlflt ele mal ai fait, il cest t el v. provue. 
'*^»**«n/ detur rem. V. la notcK. — »IS1 F. corne. — !I133 H 1. d. 
'i voldrolt il.; KF don g. — 9134 H n. st genae potriaa non, EF 
^<iJi 1. fcme novi U tuûmes; Al* maies. — 011)5 et 9IS(î omis daru H, 
Karcon, K Be g. — 9136 G e. p^dt de moi. — 9\SH A a garçon. — 
^- ui«ne a a aua srnfant, C q. a a. m. ses fais. — 9139 ri 9U(> omijr 
1.* Mdlt. — 914<J Al> ne n. f.; O molt li est pou do femex uiats; 
! ItuD; A dame. — 9142 <>Ft. gent. — 9ïrJ H car de 
>'. A bon c. — 9144 II et tiUii soUu, DH et bonne a. 
û dnn$ H. Il sil I., F il esp.; A espamera. — 
Uleut. EF nen aroît gaires de t (F quil u- 
dra. — 9147 H i|iiil na do f. s., F que des- 
iC F aios: y (piil. — 91 Si' F p. que m v. 




:U0 



ÉNÉk SE MONTRE 



qne li ai fait sareir moD estre, 
d'î CHtell8t il » nul fner: 
de luei veoir ot mal al imer. 

91 5& Molt me prmnst mielz Kneas, 
se g'ellRfc ICDdiiz le» (Iran 
et qo'cHHSc braies chalciecH 
et lasniere» estreit litres. 
Il a ascz garvotiH o hci. 

OIGO le peior aiiite mielz de mef. 
fendue troevR la l'hemÎBe; 
maint en i a en son servise, 
l(ir liraieB savent avalées: 
iflsi dcscrvout lor tKtldocs. 

niGr> Maldite seit liui tels nature 
d'orne ki de femme n'a cure; 
il est de ee toz costnmiera. 
Molt par eKt malvaie cist niestiers 
et molt par a fol eseiënt 

9I7(» ki femme lait et home prent 
Ge TamaBse^ se bneu U fnst; 
mei fnst molt l>el. se li pletlst; 
quant li ne plaist, ^cl laisserai, 
et sel pais faire, gel barrai. 

9175 se en Tiion cuer liaïr le puis; 
molt a ennz l'amerai pois, 
car âovent aime l'eu tel rien 
dont il li peiaë al euer bien. 



9I&3 B et li; EF eut f., UH oi t — U153 F para. f. — 9lâl H i 
mit c, D a molt mat c. — lll.v. H les f. <!.; (ÎKF se jo c. f. ri. — »I5"| 
Ml JS inlerverlûi ilans KF. KF lot braies tontes d., ut aeunte. ^ V]&SJ| 
et les l. de«lai:bies, Gai. bien atocies. — Olâu U 11 a aes g. arpc i. -^ 
9160 G le poi ce &.; EF &. plus. — 91St-<Jl»5 omis dans G. A lor dit 
E le scrvisc. - 9162 H inolt^ EF il en a ui. «u son s. - 9l(U VEmU 
ï les b. - '(165 EFor I. n. _ yuifi F Ilotup. - wHiS M.me. w-Kb-J 
H Maudit a. li. iteu» m. — HI8)> H «ir m IH?»" l'EF ipic f,l, — 'JlîlJ 
luiilt me f. bel (1» h[.>n). — HIT l . U jt- 1^ \ ^V 

»i;i F et se jo piiiB; EF >l le f''" " 

imifl trover; (il 
* rpm. }( 

E .1 il^^^^Bl 





■ 


^^^^rai SE REPENT 341 ^1 


^^^^ 


Se il amer ne me vdlKint, ^^^^| 


1 9180 


il esgaardAtit, si coottcntist ^^^^| 


t^^ 


et otreiiut qno ge l'amaHBe. ^^^H 


^^B 


Nel vueit sofrir, cliaitivc, lasse! ^^^^| 


^^P 


ne m'amor ne vneit (tartir, ^^^H 


^^P 


ne 8enl que Faim no ptiet sofrir. ^^^^| 


W 91S5 


Tant sni ge, lufic. pins dolente; ^^^H 


^^ 


ge n'i inetrai ja mais m'entente; J^^^^Ê 


^^H 


corne f;e <-tiiilerai I^^^^^H 


^^p 


qac il aint mei, tant l'amorai.' ^^^^^^ 




La dameiRcle jxir Haiiior ^^^^^H 


9190 


démena ^rant docl tote jor, ^^^^| 




ne sareit pas qae il faiseit, ^^^^| 




corne n'aim^'P* le destreif^neit, ^^^^| 




corn il en ert paliz et teiuz ^^^H 




et Uiz mnës et i^i ateinz, ^^^| 


9195 


ne poeit beivre ne mangier. ^^^^^H 


^ 


Mai» |K)r sa t^eni alke» liaîtier ^^^^^H 


■ 


socntre noue se leva. ^^^H 


■ 


sor nn dcf^trier liart munt^ ^^^^ 


^ 


mult dct tia ^cut mena u soi, ^^^H 


L 9200 


si re«t alez eu esbaoei. ^^^^| 


H 


Vers la c'xU- chcvalclia dreit, ^^^^| 


■ 


la n'arestQt o il ttoleit "^^^H 


■ 


tut dreitement desoz la tuf, ^^^^| 


r 


ilnee o il revQt Tamur. ^^^^| 


■ 9205 


I^a pucele le vit venir, ^^^H 


1 ttUU Dct 


H il a. mu V. — 916U 11 si uie i^irduti A et c. — VtSI K ^H 


Pw. — OlMf;Eii Ne; 1! fiiirô. - DIW A menor; E ne a in. - «JIS* F de ^| 


^. W ae qucjo 


Li D ne veult s. — Hl^.'. EF je ourtes |». d. - uiSii EF ^H 


If tiL itii.; 


EK ne mtb i. com qulilirii; L> fora i. voui. - VIS» D q. ^H 


Cî'JÎ'-*. *''^ 


f'Htr. dnij f-m. V lai twtfs. — 'JIK!! .Ui'ntro datu EMjEF. ^^k 


•«»l 1*0». 


nilu nuil 1 ~ HIil2 11 cornent amors- O reru e*t omis ^H 


• *•• — b)9% KF et il KD ert; OKK [nUes. - ■Jl'>4 lUî et li m.; DF ^H 


B^'^ — 0rtMi (1 s. |f..Mlo««lor, EK wfl bomuies rchaiHer. — 1M147 It ^H 
^" *^ t**r ,tnnt w> 1 <ii'i^ n .lit. it Kti iitm cIipvkI — »i»!i n d« ^H 




< < V ai rusL a. CDz el gravol; y eêt; F n- ^H 


HjjyHJIII^ 


l're. - 92<i3 11 il. «la a la L; F tôt ^M 


|_ 


.' ' . Il omrt iluec, ou il r. iMiitiei L — ^^^^M 



342 



ÉNÉE ET LAVINIE 



eomença soi a repentir 
de ce que l'aveit blaatengîé, 
et dist: ,Molt ai mal espleîtié, 
trop ai parli^ coine dpsvee, 

9210 ge cnU qn'amont m'a encnsee 
de ce qae tant eD ai mesdit; 
or m'en repent, trop l'ai Bordit 
Belfi dolz amis, tenez mon gage, 
molt par vos ai dit g:rHnt ultra^e, 

9215 ferai von droit et tôt plaisir. 
Bien m'en devreie repentir, 
ki tel iilaflrae voh al mifi sore. 
Ohi lasse, trop ni'i demore 
que il de mei ne prent (ton dreit. 

9220 Bols dolz am>9, se vos plaiâeit, 
nnz piez ii*eie a vtïstre tref: 
molt me sereit bucn et soef. 
ee traireie mal ne dolor. 
Gc mcRparlai par grant fulor, 

9225 ge vos Itlasmai a molt grant tort. 
Amis, bien ai deseni mort; 
se vos volez, n'est proz ma vie. 
et se vos plaist, si hiiî ^uarie,* 
Donc 11 retist nn dolz regnart; 

9230 Eneag giianla i-ele part 

et a]>crvut qa'el Teaguanlot: 
donc sospira qae main ne put 



9207 L> de ce qae tant lot h., Il d« eequavut Vc^-^ t,^ 
L b.; « quel L — 92«s D et d. or »i, KF et dist ^<^vi «i ^ ' 
OSIO D ce cuit; F loait acuasee. — tf2N KF su» v-«,->x«.p »' ""*• 
— 9215 Hl» droit C a vostre p.; EF d. tous f.; l^WVll'' *ot * 
EF CcrtPR lilen men îlot r. — »lï' OKFO i\i\e \ ^lii-Jt 



a. 1. cotouie rt.. lîF.H Or nip«t ii*b 
iltlPti II. RK dil vos. — !'Ï2'J 1 
OEH net» I. - y224 11 je ai | l _, 
gv Ittj hlaatni;, HtiEF blioiQ v(>.« ti, 
H bleo aurole d^jj^^F bleu un 

VliH — .^^^^^^^ ^'' "" ■ P' 



fjilf 



Abl. 



Wî 



■V*"iîft ui 
"X_v- tu. 



Toit BÎ boFOQ, ki Tout veU, 
aVn ijuot niolt tuet apercelt; 
eotr'ela le dii^nt II plneor: 
.Tel guardiiDt a en celé tor, 
se ses tMiaseU eu ert crettz, 
to8t nos Bvreient reeeU/.: 
Be tuit li altre l'en erecient. 
molt ha»tivcmcDt se rendreient" 
.Sire', font il a lor «eignor, 
«veez, molt e«t hele la tor, 
mais il a un piler lai saa 
U alkefl pent vers vos v& jofl. 
Veez com la maisiere e?t plaine, 
U pilere drciz et l'oc^ re maine. 
Molt est bêle celé fcnestrc 
lez cest piler, de i;^ nnr destre, 
mais il s'i esta uns archiert) 
ki molt traireit v^ volenlien}. 
Sire, car \os traiez en eus 
qae il ne traie a vok ra jas." 
Un poi s'en sozrist F.neae, 
ki entendi molt hien lor giis, 
et neqnetlent si n'en ^ruardot 
que veiant el8 l'uil n'i tornot 
Mais al trespas li refaioeit 
aleuD HenMant <inaut il vecit 
qu'il n'catendeienl pas a Ini. 
Itaut pooieut faire andiii 

i b., lùF li lins d« Mit. — 92S-I 1> se. — «2SA 11 omei le; 
- l>3n» £ .ta tvl gwt a, F II a IkI fçardc, ODH T«llv garde 
»oa cusHcU f4toit V. — 1125$ F ilov4:us. - U23'J L> \e c. 
ttnt ninlt, tuut. se runileroioQt. - îtiii Aliitia ihna H. — 
( vtsKi; I) iiiuU par 0. b. i-, t., EF or pws voir b, X.; U a la 
u». ■ »24!> UD 1. le p.; FD vers d. - »24H cf 1»25U 
«stoit U u. H., O ni. îtoc eslolt u a. — t>25<) HE qui 
P a« a-, £ en s. — !<iJ4 F i|. e. bi«n tous I. g.; II 
H lea iças. — <J25J M et nfpor<|uaiit; £ si lagar* 
( EF ■). V. e. se retoroott {V sea r.). — 9257 
IBt; F M .iiitre pa». OKI) M. a t. — 'Ti5S II 
V quti il InuKiit. '.ti-V-i il et quii, A tpttnt 
MardoicDt anbediii. 




ON PRÉPARE 

d'els eagiiarder. de senblaot faire. 
Quaut il se rciniat cl repaire, 
si comença a sospiror 
et la daiucisele a trctihler; 

9265 mnlt lor fa grios la départie. 
Cil re^unrde sovent «l'aniie. 
ele tetideit «a. main ver» lai. 
Il traietreot ntale nuit andoi. 
Tans ne pot pas l'altre oljHër, 

9270 ne poeient lor cners oster. 

que l'iins de l'altre ne ]>enR]i8t 
N'I avcit cel ki rien dotast, 
De il de li, o'ele de Ini, 
qn'il ne s'entraînassent andui. 

1)275 I.ei« triueK faillirent a tant, 
teinolte ot en la eito grant, 
il n'orent soing de plus atendre, 
vint milie en vont lor armes prendre, 
prennent lialbers, lances, esetiz. 

9280 Li r«B Latins s'en est îssnz, 
et faÎBcit ses dens aporter 
desor cni deveient jurer 
fil ki pouibîitre se deveient, 
ÏBKi corn pori^ark^ l'aveient: 

9285 qu'il ni avreit nul altre phiK 
ne mais Eneas et Tarnn». 
altre ne s'en efttremetreit, 



9'MÏ M oen pooicnt lurt-a plu» (.j E regunler. — V 
IL ~ 92(14 D vmW et, la d. et a t.; E Ot li piti:el« 
P m. fti g. la I. d., Ey m. l greva lor d. — ^'2(Mij 
"^éyanloit. — y267 11 et elc tcnt, GEI» et el t. - ît2fiS I' 
trcDt a., A BÎKDe fusoicot iiahciliii. — 9249 U L{ a. o. p 
f — 9270 (iKFII oen pormt iV : i. c . DMl sa 

► 92TI H » L - II27Ï n ni fit i. ■ nîl ni a. i\w 

•627.1 et tl274 intfrvfitiî» darui II. A delC — U2T-t II ^ 
(— 9275 Mtn» tUinHi ilans A. '' iMlii-r-» ■> -'tuf, ' 

HO. g. — 9277 11 nil: F. de cli"i, ■■>,rt t-o. 

[p. h. proBeni c. - 93fiiï UH< 
les d. - 'im fil —Kl n 
UTofoar. 




LE COMBAT SINGULIER 



845 



9305 



tlu 



ne mais d'eHprnnrder ki veintreii 
TurouH CRteit toz désarmez 
et fa desoz Lanreote es prez, 
800 destrier fÏKt traire apn'-R ttei, 
porter ses armcn. hou eonrei. 
Eneas viot de l'altre part, 
A eui merveille t<L-nb1ot tart 
que il ellst pris o perda. 
Li Trof^D i sont renn; 
les montaignes reHanbeoent 
de lor amies qnc il |Kirtnent. 
U reis l^atins tist le charop faire, 
en m» Iok a fait toz retraire 
et le cerne bien cslargir. 
^nprés a fait a toz banir, 
ne lie mncve nus d'ola por rien 
^.^ue il veient, o mal o bien. 
Un pailc ot entendu cl pre, 
desor sunt li den a porté 
et les idres it il creeient, 
de desor mi jurer dévoient 
Turnus et Eneas andui. 
U reis et cent baron m lui 
desraisnoent le tiaireuient, 
et ki jnrot premièrement 
Lavine fu «us eu la tor. 
o el demenot ^rant tristor 



^^tor» lie g. i[. vaintcroit; <i fore soi; ¥.¥ de g;. 'Jl'Wt Alinéa 
021»n Àlinia •lana D. GI» «t. — 92^H D cstoU t — 92yj D 
E» OU p. — m'Jl el *i2'.tli omU danM A. — 92!*!) Alinéa ihinii (iKï. 
- 0300 H et louz ks fist uierQ traire, KK bien Ips u f. en uns 
ft traire, a en«tu Ivti a trestos 6ùb trairt); l) en loiDKi A (itiz. 
K, Wt crier et b.; A Et piiùi. — <j:io.i II ipic nus ne se m.; 

II8U4 riKFli vole; Il que <|ae II vole tn. o h., V (lull ea 

A ou li (lf.'ti lurent a., V, desenre ». 1. il, yomi, D d. y », L 

•17 H Mftd ft, 1. i, nnf i, ciirtivoienl; OK ijue il; X* muft W; 

1 H deen» le» iliex, A d. d. aus^ KF de^or i|ni 

* — itSin A et li b. - 9311 <JH devise- 

A cTI iittl j . F (|iii jiiuroit, CEI! iiiiil Jure- 

Mt. — ^314 F ou elle fwoit; tl demdiw. 




;:t4ti 



ÈN'ÊE DÉFEND 



.■f^'^X 



9315 de 80D ami, que ele veit 

ki près de sei combatre deîl 
Ne set cornent l'en avendra, 
aogoiaiiiose est graot peor a; 
en fjon coroge a esguardé 
et bien fermement proponé, 
se Eneas i est oris 
par son enemi cunqaU, 
qu'el se laira jior nue amor 
obftïr aval jus de la tor: 
ja enprés li ne vivra ore. 
"Molt se demectë et molt plore 
et toi les deus sovent reclairae 
qu'il ^uarisseut celui qu'elc aime. 
.Molt ai', fait ele, ^etl mal sens, 

^'dîM} ne m\ mie de buen puqiene, 

quant meij amii* neu a ma nianelie; 
il en feriHt iiiolt miel/, de lance; 
se li etlsse envei^ 
mu j^uimple. bien fust eupl^é, 

0335 molt en traneliattt Uni mielï s'eapec. 
Tnrnns en reeelïst ciilee. 
Poi*{>en8ce me aui trop tuit. 
aveir deUst de meie ])art 
nue eotrescifrue a «est besoio^j 

0340 mais se il a de m'anior soing', 
ci me verra a la fencstre, 
molt en de\Ta pins bardiz e«tre." 

«Slj DlJEI" i|tielo vooit. — y3!6 H tiuiloiic c. s* dcvoî! ; 
pre« de a, KF ijue de c. pre»; (»EF1> estolt. — yilT II que 
y a. — Oâlii E puriteiac. - 9320 H b. f. et ponieiise, V.V et » 
p. ~ 93ÏI y que seDeas. — 9-^22 DEF ne par. - îi325 II L i* 
9ZU II j. por sMuor. - i)»2B II vmrt et. El" Fonunut s. d; 
p. — «324 E et niiili s. I. d. r., F et s. 1. 1. d. r.; li fonneni. — 9i: 
tîsseut que plus ùmv; F qui Itlnie. — 'J3'2V> D m. ». e. f. elle m. 
FM de gnnt p. — tiSSl rt »332 </nh> 'lani H. ]> (|. Il mieux 
m. — fiSaZ A amel molt, d.* ^> 'if- — !'35:i W c»r su. — W" 
i/iimerfw ifri»M 11. K vtnr' «J'iC E l - r gTii^our c. 

HI>E inen. — ilï88 P ». J^ au \\X un cntrc»eiag, H 

«jUgnc; A H son b. - u:iM a * 'i9H n cU ma, U m 

.::i.; U.^E 



SES DRorrs 



347 



Anccm qne nutt d'cls s'i armast, 

ne que sttiremont i jnradt, 
034.^ montra Enea» ea raison; 

toi Bei li reis et H baron: 

,Seipimr, mon ilreil; moritrer vo8 voil 

qne nel me torneiz a orgoil 

que par force voîlle «onquerro 
9350 altrni enor ne altnii terre. 

Do ci fn mes ancestre nez, 

ki Dardiinns fn apcles, 

de ceste terre s'en ala, 

en la nostre s'edetia. 
0855 Molt fu for/, aem et molt rcaqui 

de son li^^nn^e, truis \mi, 

ki Troif lÎHt et le dunjon, 

et se li enpo«a kod nom. 

Mes père fu de 8on lignage, 
9y60 molt dnra Troie en grant l)ama|re, « 

dea i que li Orea le conquiKtrcot. 

\À dameden dllnec me pristrent 

i;n m'enveierent el ]>aï8 

dont mes ancestre fu nais; 
n3ti5 otreiee m'ont tote Itaire, 

ki fu mon aivc et mon Iiesaivo. 

Quant arirui en cest pai». 

mec mesages al rei tramis. 

quil me coosentigt eu sa terre: 

* filt ne q, il s. J^ i' ne ii. nus deU «or Bstns j. — 1»S4rt I! If r. 

t-> tout sot i. r., EF 1 r. lentenf; GlI et si b. — 934S IKJ que 

tcBci, D qiw n ne me lori; A uiKtomoÎE. — «35» OEF âuior. — 

[^« ze, G I>lcl — 93i I) et t. n. edetiai (« et e. L n., Il eo 1. n. 

«via. — »3&J £F boni aues v ■- «H.Vî H deMcendl, Y trois i., 

cL— Ô85T A (lui fond* T. ~- 1*83^ A et qui; (i le u. — USm 

_ b. - ÎW«1 l» la c. — 0S62 EF Adont (F ot dont» li (iriii l>ieii 

•Uitic^ luf p., GII ut c|iie par la force le j). (! <rjvttte tiruj: rtrit. 

— ns<13 H li oostre deu taont en tnoiia. — n3ti6 £F tlttnneo 

U Italie. — 9386 H q. f. ta. aïeu et m. tnwftve, £ qui 

y qD« eritca fa a meo avie, qui fii non aive et 

4irL-, A bcfuib-e. - Oîii;7 EF q. arpKtai; C quant 

E que. 



348 



TRAHISON DE IJi. 



0370 ne li sordreit ja par nici f^erre. 

Î1 me manda soe merci 

(}ue bien BeUsse ce de fi 

que la terre m'otreiereit, 

8a Hllo la me donreit. 
9375 IsBi la elaim. vcdqz sui ci 

toz ]ire2 de desrait«nier issi. 

Gc vei que Ttirnus la chaleuge; 

aeie seUr8, cornent qu'il pren^^, 

se ge i Hui veineux ue niorz, 
9380 que mes liz o tôt sou esforz 

scgnrement n'en :i\t ariere; 

ni ait mul cd uule mamerc; 

senz nul regaart, senz nnle dote 

s'en tort ma eompaîguie tote. 
0385 Et se ^e pais celui eontinerre, 

ki nio deaforce eeste terre, 

bien vos pramet', fait il al rei, 

,taiit l'om vivre!'/, que ja par nieij 

ue sereiz descretlz de rieu: 
0300 vuHtre terre maintenez bien. 

Mais donez niei a nue part, 

vostre tille par esguart, 

taire pnisMC une cité, 

après vos aie Tenté. • 
0305 T.i reis et eil k'ilucc esloicnt 

bien Tasetlrent et otreient 

1I3ÏU D nt-'D s.}, par tivm f. - 9372 W i)ue uo t. bleu 
ji) ».): ItKH Ju dv 6. — U:ii3 H tiuu U lu L motrcott. Ë qt 
iiiiitriolt; <: n fi. - 9-174 OIID &volc s. f. m. c). (Il aoaofi). 
Por eo. — îtSTfi G prea snl a a. l; F del il. — Vi37' G (i. 
calcnçe. - »S78 H seur voïl eittro nom «)ui! p., DK .iuh-z tu 
i|uil {).>, GK B. s. c. que p. lE <|iii p.), A soU bien r. voin pu«T si 
«i et n». — WJM) E tous ses o., F t urs o. — uaS3 EK i. r. 
s«ii revoiat me c. t.; Tl s. Awt. — M9& GD cofttiti. — ttSfett 
l'KK quu aie; B£P vl)»k>ugv, D iloffi^nt yeetiie t. — 1>3»8 ET 
i)c!itni5 p. II). — S3Vt KF tant ooid rtr rt-^^ , hhIo rien; 
serai. ~ MM>e GH maloteurmi. — VMtéÊÊÊm^ . U auc 

î". (1 PII»! 

im. - 'tsy 




PART DES LATINS 



840 



qne, s'en bataille eet le jor mora, 
AHcauiUs Sun esforz 
s'en puet aler tôt (iDitemont 
04(X> n Mtiiitalban MeUreiuiMit 

un iiieiii. Kc il vueit, i Rejort 
(VilDec avant plus n1 ileiiiort 
Kndcmcnticrs i\ne il |tarloeut, 
ieele fin qu'il dcvinoent, 
O-irtfi uDH chevaliers de la cité 
ol que il ont por^iarlé; 
vint aa altreH, si lor a dit: 
,Mt>lt DOS {Kion prisier petit, 
qnant por nos tox ne met Turonn, 
9410 et 8ome8 altretant u plu» 

qae cil ne août de Taltre part 
Molt par a ci malvat» CHgiiart; 
Dor un bouie nos somes mis; 

se il i est more ne conquis, 

0415 si 8ome8 tuit eu tin vcinvn. 
A honte ftoroes rcvertu, 
se veinenz i CHt hiii Turuus 
et Ëneas ait al dettus; 
a maie gent avron afaîre. 
toz tons «crou mais tributaire. 
Frano chevalier, ne! sofrez Ja. 



'97 OH i|up »e U (0 ail i) ust vencuz nt ((i eO m. — 9386 EF e 
"^ (F (I fl. e.), — tt3!){) II neu iioiin a. q. - 94i)l G IIo(|um n. i. 
^' »e U pUist. — ÎUII2 <îll «1. en ^vmt ni .1. - 9403 OH Jitfim, 
**P. — 94U4 11 et rine celé f. d., DE li tiii et qnil la d.; DEF des* 
**• — V4«S II (l«The. - \t407 H as a. V. 44ijn E que p. n. t.; D 
^ A sa niai. _ fMIOGKII si h. - «un que ne soient cil a. p (F 
p.). ^ 0412 11 r«(5Mi, GD agart; EF vilaia o. 1MI3 H siui; K 
Kounies t. m., F s. il 1i. s. tut mis - U-II4 11 et sv H est, 
■U y i-.; 1> iDofe ou occi», Oîll veiiqu» ne ijria. — 9415 H si se- 
. U «. s. t. morl ut T. — !mi> II serons; EF a moit gnnt 
^B416 ri U4IT piacét dam H apréë Ui'H) et omiu dana (i. 
' H a. T. i est V. — !)4I7 D et £ eu vietiC d.; 
on. — 1M10 U t. jore mais el nés t., Il 
- tl42l tntiiittinet dan» A, noi dénies 




a^o 



ÉNÉE EST 



combatou oos a eels de la, 
ne U08 tnetou en tv\ uiHgare 
8or un seul horae eo aventure/ 

9425 A tant HeHliiiiise, ni teri 
nu Troïën, mort l'abuti; 
cil fa eu es ie pas vendez. 
h\ torneiz est recomenciez, 
luolt en i versi' en poi d'ore, 

9430 d'ambesdeuB parz se eorent «ore. 
as fers des lauce» se reiiu^rent, 
a cenz et a milliers i innerent 
fie ne puis mie tôt nomer, 
molt sereit fort a «conter ] 

9435 ki i josta. ki I cbaî, ' 

kl morz i fu, ki labati. 
mais raolt s'cntretierent forment 
il ne e'espargncnt de noient 
Li reis vit la pliose meslee; 

U440 la liu qui! aveit purparlee, 
li estut tôt en fin iruerpir, 
ni s'en comeuv'a a f<rïr. 
Entre ses braz portot ses deus, 
il nés teneit neient a tens 

9445 ({u'il li peUssent rien valeir, 
ne nul guarant par els aveir: 



9422 A o c. - !t423 G a t m, H pof t m. — 0424 El 
desor 11. h ; E tnl li. — 'M'îh Alinéa dunti D. A Realewa; E b. es n 
F s. «n 6US feri. - nUi GEF abuti. — Wl^ 11 ctkT I. L e. c, EF U i 
fil (F est) r. - 9439 DE eo veissicz; H versa. (1 versent ~ fltfJ 
descoTroui, EF •tenrrftiprrot. — 04:t2 II si que enE ou rler k noEDi 
dambe«(teiiK pars bien se reqnterent, F U an lett autnut bieo rum 
I) fivrettt. — ft4;i3 li tor,. — (M34 EK racouter. — «435 U nm . 
}.: H qui (uieiis feri, DE et qui eh., G qui i feri. — B4M H 
m.. £ liqucb fu ai.; GEFIf ubutl - MA'M umri ttiaÎJi, ti ridIj 
fnrirent f. — lU3b G L a. scntrcpargnuut n.; H uni«f it, m 
nul. - B43U miv aitMriu dann £. — 944U D qnîl onni. — 
Il tmito g., Il(« I. e. toto degnerpt r. — Wi42 1> conntiuK. ^ 



jportct. — '.1444 ïi¥, mai» il dm tenoit pu a L t,fe^ ttuv ij^i^ ^J 
HP» lAimieiit; UDF iiiici^^|^9446 A qui, V *\iui\ W vii^uttj 
3pvr e. 



BLESSA 



351 



en to8t foïr inlelz »c flot 

({n'en tir/, le» deiiH ijn? il {lortiit. 

ËDCiu) t^ (oz désarmez, 
9450 vit que lî plai?. entJMt iiieHiez, 

luolt l'eu iienn, dolcn/. en tu: 

a son col pend! son esca, 

eelc part point isnelenicnt, 

crie et hac1i(= a sa cent 
94'i5 qne il se traient tuit en bw 

et (|iie> n'i ait mais joHlt- pliiH. 

Molt les tdasteufi' et dit lor, 

qu'il K vtielcnt tolir l'enor, 

ki ont la parole troblee 
94(30 i|ne II reiit aveit porparlee; 

sa bataille H ont toleite. 

Asex l'rie. main jHîi enpli;ile. 

il ne paet mais remaindre a tant. 

n lor fait son hna »ien))lant 
94(5.''i qne il se traient tait en ans, 

n'i ait jost^^ no nialfait pins; 

angoi»4SU8 ert a desiuesare. 

Uns arehien trait par aventnr*-. 

il ne visa, ne pas nel sot, 
9470 el bra£ le tiert. qu'il degetot, 

la saiete fieha en l'os; 



»MT £F eL - 941S A que en ses d. — 044» AUnéa dan» IID. E 
^ 9i^i K H V. (|. li p. L-rt m.; L> ert touz m. — UUl F luo pesé, 
?eui G et d. r. — (»4&2 U a mu. — *J4S:t (i vint — 1MJ4 H c. 
, D criott et hooit, K il pri» ei si b., (r a halti* voiii crie; 
it ori» bMit«nicnt. ~ 'J45A K qoe II ni sli loe j. p., ¥ t<i i|iie 
.. (ill ni ail j. ne nal fait plni; D jcte. - 0457 H Molt Ica 
; G Formenc; IXSEF dbt. — \UiS (i qan U li vent; tlDK onor. — 
qmnt U i. p. not t — 9in<f y «agardue. — 9|l>1 K coillolte. — 
n lor rabaii a« bnu uœbUnt, (• i n. p. remanoir a. t.; Il p, 
M«t II A tr<'|><e I. f s , li A Si*)! (leus b. lor f. s., D II Inr « 
»tm t., Kt' »ft 91 rriuîi » voiii muli gnni. — Mn& H qutt «e tral- 
A 9l quv naa dam ae ficrv p., IKj ut ()ail i vtii nul 
n.)i E ne riea f. — 11460 rf *I7(I intervertin linng 
garda, (i il al v n^ niaiii iwn pot, KF mal* ne- 
- »47u F qui d. 




352 



NAPTAKABUS ET 



li braz ciifla. Bcmprca fn groe, 
o l'altre main la fleohe en trait. 
iDoit durement le ter i )uiL 

047ri La plaie li dolut forment, 
mené 1V.n nui ha-stivcment 
AacaniUs et li baron, 
colchié l'ont en sud paveilloD 
et enveievent [[Herre tost 

0480 nn buen mire ki ort eu Tost. 
Tnrniifl Pot bien aperceU, 
miilt par tu liez, quant ot veU 
que Enea^ esteit navrez, 
niult hastiveinent s'ent armez, 

9485 monte el cheval, destort l'enseigne 
et ih»i a» Huens. uns ne s'i feigne 
qu'il ne Ëcre sor Troï^ne. 
Il B'eBlai8He parmi les rens, 
bien licrt de laiiec et mielz d'cepee, 

d490 mainte sele î a délivrée: 
ne li poeit nns (fontrester. 
Enuiz sereit a aeonter 
toK cels ki abatn i furent, 
ki i ferirent, ki morureut 

9495 mais grant destrnit en tist IMmus. 
Uns Troïl'Hs Nuptanabus 
li dist. par alkes de noblecc 
deni08trer voleit sa proece. 



94T2 H tantost e.; £ mtnoia seiupres devint tous gros, 
^sBa et fu tus gros. — 9475 KII s l.; U L bnz. — 9475 OE dolo 
'W6 H ignelcment. - m77 El-' si b. 0478 (iF en un |i. — M 
q. en lojtt. — î)4bii D pu loiile tost, G i|ui i vint tosl. — 0161 mm 
néa dont EFIl. OKFD In. - \i4V> H m. en fu ; It m. £ 1. «i H oi T* 
la T., H lot T. — U464 U doot fiest ignclemcni a. ; U est a. — U( 
ilestrtLT; I> MBseigne. — «4*6 HKF so f. — 9itt7 EF i\w il; K iei 
M 8Dfl T., 1> 8or les T. — fi4SS A II seslesM; lùV il lusse vourm tl 
dHua r.; Il putro l. r. — 114M( EF f. d. I. l't du loniteo (F f, liv if II 
uMft et; Ij vmei niielx, — 941M) I> '^met i. - U4WI C! net» f po\»if nui 

1 fait; tîAjIAlkl- ti^K^HlMSIi ( 




ET TURÎTOS 

.Viwsal'. fait iï. .estez ariere, 

05<M> ne vog oienejt ea tel tnaniere! 
Molt nos caidiez aveir Bozprîf) 
et toz veiu'ii/. et tuz cuntinig. 
Por ce que Ënca» n'i est, 
ne ciiîdîez qae nos 8'i arest 

)505 kî ne H'eu fnie ilevant voflV 
Mais vos avrcz afairc a nos! 
Se or eateit mons Knea», 
IKtr ce ne reererion {ma; 
se il n'i aveit ctievetaigne 

9Û10 se u^aifl Heul niei en la coiiipaigne, 
si Toldreie ge tôt conqnerre 
vers vos, et la femme et la terre; 
se Kneas ne veneit mais, 
por ce n'esteriez en pais. 

9515 Por tant com puisse arme» baillier, 
gel voB cuit ja vendre molt ehier; 
a'or n'esteH maitttre d'eRorcmir 
et bien no vos savez eovrir, 
Ja iert uiolt tust venjance pris 
de noz homes qu'avez ocis/ 
Naptanabns le parier laisse, 
point le cheval, vers lui s'eslaisse, 
molt grant ire le reqniert, 
desor l'eseu a ur le fiert; 



35S 



1499 Alinéa daiu (1. G Bire v. en tel manlorfl ; P dtet ; IID tornez. 

SO G m. toniM ariere. — %»2 A ot-is. — H.vil (ilHl oiMttmt ne, 

[<). a. De 8. «,; EFI» i ». - 9505 D que, EF qiiil. ^ 0500 «D M. v. 

KF II Vus cuacicnt tonittr vent mm»; Aon.- yM' A are. — 

DO noH r. nos p., 1) \i. o. ne noua rerreruDS piw, KF p. i*. ne r. 

(i ne reqoerient nos por ce pas. — 1iûU9— 9'i|â omi» dan» KF. 

ai eiiit plus 0.; 6 etsil. — V&lti It fors qtie tnoE seul, H a. m. que 

K&ll II si Iv. ^ v. - OMS— Q61Ï omis tîantW. Q $o DO v. Ë. m. 

14 D J» por co nu scroit il pais, G pvr ce dcd Beriea a paU. — 1)516 

• - «iftie jo le V. V V. m. ch.; E je. — «511» H ja sera t., E 

S52'l D qui soot o. — Oâil Alinéa tlaiu GII. — U5Z2 

aoco baisse, G a lai a. — 952» IIKF par m. g. i.; 

ZS 



354 



ÉNÉE ET 



9525 sa lance Ben escolorja, 

(|n*il Dcl foudi ne ael perça; 
onc n'i forflst rien Taleiiiele, 
ne TurnuR ne mut de la aele. 
Il retiert lui sor son escu 

9530 que d'or en altre Ta fendu, 
et le lialbero a deamaillié; 
parmi le cors li mist l'csjiiô 
et l'enseigne jnsqa'as penons: 
mort lo trébuche des arvona. 

9535 Turuos le \'it tôt freit a teiTe. 

et dist: .De vos n'arrai mais guerre, 
par vos ne serai mais eonqnia, 
Ifùssié m'avez tôt le païs, 
plein ]tté ne demi n'en avrelz, 

0540 ne mais senl tant o vos girreiz; 
livré vos ai vostre petare 
asez a escliarse mesure." 

Endcmentres qu'il se combatent 
et s'entrociijDt et libatent, 

9545 Kncas fu el pavcilldn. 
Aschanifts et li baron 
environ Ini plorcnt forment, 
pcor avcient de lor gent 



»5ih UDE U 1.; OU fors on (G seo) escola, E aescoloria, 
eiicoloria. — 9/>2l) EK qni; F qui li toi) (jnu an p^ (!n il nn f. ne ni 
E ni ne p. — 9527 V onqDeB n. f. Ulenele, tlF tinc ne li fist riens 
aine. — «.'i2*t DKK ometteni U premier ne; D T. ne w ninel, F T. 
muet, E T. ii« se uiut -, G ni m. — 9A21 U ainz r. I. sus a. e, ; EQ 'I 
tiurt IuL — 9530 l) de lor a Isutroi OF deur en a. ti a T^ A qae 
a Tratt et f — 9531 ËF lauberc 11 a outre paam. — 0532 A net;] 
Icfip'"' P> "■■ L ^- boute. — *A55'à HD j. iiiia p.. F. daw* p., OF joS] 
penon. — 9fiS4 dV du larcon. !);i3J E T. si le vît mort; A voit; 
mort. — »â:iO H si <!.; F. ef i^nl de lui uara m. g. — ttû37 O a 



p. V. v. — 9539 II j:i 
quR s. t.i It qoe t. - 
il point urv,,^fiL uvsitfo- 



■ri aiiroz-, G tcnrcB — 95in 
.(."I rlam II. A pelure, EF 
tiioh u cM-aritsQ »i'puUure. — 

„1i..r... _ 9iU (i Ot il 
1 11, D et A. — «Mh ZV 



LE UÉDECIN 



S55 



et d'fllB ineÏHDifH tnolt f^ratg-nor. 

9â&U Ll tref demeineut grant dulor, 
dîënt qoe tuit sont mort et pris. 
Uns molt hneD9 utireii Upis 
î est vennx et vit la plaie, 
senti le fer, molt i esoaie, 

9555 Baveir se traire Teu purreit; 
oel pot aveir en nnl endroit 
a tenailles n'a ferrement, 
et Eoeaa erie forment 
A sa maie U mires rait 

9500 prent une boiste. BÎ'n a trait 
del ditan, si l'a defitcmpré, 
beivre H 6st; qnant l'ot paraè, 
la gaieté n'eu est volée 
et la plaie sempre» sanee; 

9565 en e» le paa tn?. Haintt refu. 
Ij ditans est de tel vertn 
et U obevrui?. a tel iiatnre, 
quant navrcK est tôt a droiture 
cort al ditau, a sa meoine; 

9570 seit de faille, seit de racine, 
de8 qo'il en a le col psisué, 
si a son mal Uti rcaané, 
et se li fers li e«t el cors, 
I>ar ce l'en estnet vuler fnrs. 

9575 l!Jicas fn toz re<tanez. 



n m. «nt paor. — dSSti I) triAtnr. — S6,'i2 TT iio m b. m. <lel 

b, m. qiii fn etli», F un m. b. mies et estis, u. b. m. 

— tl^V1 H voit. — U5&-I <;FI1 le fer i s«Qt; D si 1 untie, F n\ 

— V4Û55 H le p. — tlS*»6 H piiet. — 8057 A o tenaille bo f. — 

U tmut ut, IleneiB e, durvuituf ; U cria, (î rriott. — fi:>h& V luiei, — 

iGËB si vn Irait. — Vbn\ A tIesiApe; G d. d. qaaat lor d. — !)â62 

b. I«&; EF (ait. — V5G4 A et lediialle; Il toiitoifl ii. — ^5nb et N5fi6 

lis dtinK H. H c)ue en ea le p. t. s. tu, (i ÏHPcllvpaii et hiid.s reftis. 

ï7i nmw daru 1>. — M66 OKF icrant v. - 11567 G bïeurettit. — 

WV'O El* OD a. ds r. on d. r. — 9h'\ Il quant, £F très, 

• a mut non mal oblie, KF nen a nrtn m. molt lont 

«blie. — 't&73 A et quant, — 9'ûA H lî ditcii Icn 

— uaTt mm (tlinrtt ditn* A. 



356 



ÉNÉE GUÉRI 



molt bsstiretneiit fa annes 
et fiât crier par tote l'ost 
qae toit en isMDt o lai tost; 
n'i a ^rçOQ ne ewiiier 

9580 ki ni ait l'erii o lancier. 

Molt ert ^ranz ine8tier« a sa ^Dt 
qaes eecorast ha^tiveiuent 
ear Titrnas les alot veneant; 
por poi n'esteieot recréant: 

0585 en la foie les aveit mis, 

tox les caidot sveir sorpiis. — 
Si ettfit il bafltîvenient, 
qaaDt Eneas vint o graot geot 
MM fist ariere reaortir. 

9500 Tost en i firent mil morir. 
a la fuie les ont tornez; 
donc n'est Kneas cscriëz: 
,0r i ferez, franc chevalier, 
ja vos poez molt bien veogier. 

9595 tome sont a desconfitnre, 

d'els eepai^ier nen aiez eure.* 
Donc i fièrent de maintenant 
lî Troiën; eil vont foiant, 
que ne pueent vers els deffendre. 

96<X> Eneas ne volt pas entendre 
a cela ferir ki vont faiant, 
mais par le champ alot qaerant 



B576 HU en ealepaa; Il se rcst a., G fii coet a^ A seBl a. — 
dit. — S57S A qae toit viennent a lui mole t.- VU aen t — Uï'tt 
H ot; GEU aergaoL — 95IM) HEF voiaU A qui ni viegne tnire 
K ofl 1^ UH et 1. — ti&SI E M. g. m. a a R. p. — Ifô^î G quel — 
que T. } il mené fennt, U a coitant, E a. Hâtant, F a. cacant. — 

ne sont tuît r. — V5S5 II so-ue. — 95S6 H cnlde avoir mni» ou 

cuiila; EF s. toiiB |i. — fi567 II aac-z Itricment, EF prodiainemeat — f^» 
OEFL» T. o; lïEi un guat - DôfeH H ariete les C r, G qui Ie*f a»»^^J 
D ceuB f-, EF qUM t — V5«(t H t. on f. lors mil m. F emei l - ^, 
F eo resoie I. o, * "V"-! ';K!'" -rt '.^t9^ H m t^ K ' * i—i 
tnwb^IIvosb. ■loaleMJat — 

o.vj$ r> fil V. f^ i^j^ vùi t. 




PREKD PART AU COMBAT 



357 



se il verreit son enenii. 
Mais TDruufi se destornot », 

9605 ne voleit celo part aler 
o il le eiiidast eneontrcr, 
car tôt apertement veeit 
qae del tôt li mesaveneit 
et fortuoe li et^t contraire. 

9610 Ne net c<im il le puisse faire, 
car molt li ert mal a foir, 
nll ne voieît encor roorir. 
Eneas nel pot encontrer, 
ki molt vuleit a lui jogter; 

9015 qnant veit que il trover nel puet, 
o molt g;rant ^ent d'iluei' p'esmnet 
et vait poignant vers la v\tà. 
set qne tnit sont defors el pre, 
molt en a poi rcmés dcdenz; 
n'i a de toz bornes treis cenz, 
tuit erent fora en la bataille. 
Anceis qu'Ëncas les aeaille, 
s'en volt l'une partie rendre, 
H altre se voldreut deflendro; 
coni sont as portes fermer 
et vont desor le mur monter, 
nés Toidrent pas dedenz colllir. 
Encas les fait asaillir 
et fait a els traire et lancier 

9630 et escbeles al uinr dreeier. 



9t>20 




îl «t T.; D 01. il sen d. ainsi; EF no m. T. piene[»9oIt si. — 

r qiie «le |i. Dosoita. — ysutt y pount — ï««7 HPEF bien a.; EF 

- (Wirt DtîEF iJe. " ftCOO— 1»6i:i omU ilaita II. — ■ÙGIO GEP 

Wtii KF Mt. D k souffrir. — 0618 AUnra datuî IKiKF. A pnet 

^ -'M; A IuL — 9(H:> A «|in' miconirer, E »|nU t. ne le poeL 

i, V « luuet — iiBl" 11 par 1. c. — iJttl^ D bien s. que 

l^ihrtit dit» iU«; EF d. aie. — WVi E est p. - tf62o II n. a pas domcs, 

I dwlem uie. — »6ïl y a la b. — ÎHÎ23 A une. - 9924 E et l. 

•toit— 9625 H les portes corurent fremer, G il eorcot 

M2« n Aetus; UDF les murs. — '.ll>27 H nel; D ne 

^ et cuiu oe t. rccotlir, F dodflns nés v. tecoUltr. 



^ 




TURNUS PROPOSE 

LloDc a le feu fait aporter. 
tôt le baile a fait alamcr. 
La cites en ^t alnmee, 
en poî d'ore est tote eabrasee. 
DûQC entendent al fea abatre 
lî dteaia plus qu'^Y «ombatre 
ne al deffe^dre la «ité; 
cil deforg i fuFseot entrt^, 
ae fnst U îtm kis clesîorl»ot 
et lea entrées encombrot: 
ti'i a plœ de retenement 
car del deflfendre esteit neient 
TnmiiB a eele part ^ardé 
et vit «fiprise ta cité; 
bien sot que Eneaa veintreit 
et qae ^naires ne detoorreit 
(\ae il avreît la cité prise; 
a fen, a flame l'ftveit mise. 
f>a gent ûst a une part traire 
et nioâtra lor qtie il ¥»elt faiie, 
hrienient les a idïb a mison, 
,Seigiiûr% fait il, , gentil baron, 
tant com fortune m'otreift, 
oibâflcons de vos toz bien m'aîda. 
et encore le feïasiez 
molt volentierSf m petlHsiez. 



LE CXÎMBAT SINGULIER 

Li dûu ue vuelent, ce m'est vis, 
qn'ate la terre et le pa!s, 
att Truï^iiH l'ont tôt doa^: 

9660 T08 60 âereiz deserité. 

AseK en i a mort por mei; 
ge DC voil pas ne ne l'otrci 
que DQS do ros eo face plas, 
mai» tait vos estez Ioïd^ en sus. 
A EncaH rao combatrai, 
en aventure me métrai: 
miclz vuil en bataille morir 
qne vis recreire ne foïr.* 
U anen conienrent a plorer, 

9670 quant l'oïrent issi parler, 

mais ne li pneent aidier pins. 
Tomez s'en est poignant Turniis, 
vient a l^urentt', ki ardeit, 
que li Troïëns asiiilleit. 

fltt75 Tarnus coriienv« a erif^r 

que il laissast la vile citter. 
oe la destraiont ne neu ardent, 
de loîng s'estaelicnt, si enguardent; 
toz le» nievë arierc traire, 

9680 prez est de fta bataille faire; 
8*£neas vuelt o loi joster, 



3î>0 



IM5S H <|uc je plus Eie i-est p., Ufî qiio ja mais aie (O aient) cent 
^^ k) p^ £ que Jou aie cesti p., F que joii ja aie resl |i. — MW A al 
ffoJea. — 96(10 EF nous en sonies (F enue»). — M6I D poi de œoî. — 
^ A li deit ne voUont gt lu croi; D oe Je ouctroy, E mais ne uoirol, 
^' De ne le loi — 9668 D y f. p. — W&i H m. e. v. trestult, EF or Koiea 
■"«« restons, G nain estes v. tôt 1. — l»6«t) H men m., (! mi m. — !i«67 
^ lia. — 966^ D ipte vif rctorn(^ oe f,, fi q. v. ne recToaos f.; EF retroirc. 
^ KM A Tnîi comenoerent. — «1170 G q. 1. 1. p. — lt«7l poront. - !»«72 
K ntcrtttk U vert ntivanl: Oraoîes uiais trestout en sus. G A tant buo 
«» t T. — 9673 D la cite, GFEU que ardoicnt. - 9tt74 I> qui! ardoient 
opiul bnrne, OEFH li Troïen et assaluicnt (EF essiloieot). — «675 .lli- 
■■ài ilaftà (i. — »A7ri II Itissaseat ^^o e.; DU taisscnt^ O là cit c. — tffi77 tt 
^>'i MBtf dams U. t>E ne nu lardent, C* ne ni a. — 967!i G en I.; (*KF 
Woisent — M7U HEF trestoz les r.; O rova. — 9680 GEFD la b. — »6SI 
tf W2 tmiê dan9 G A EneAS. 



*i*srn^ *T»iiL jil porra trover. 

£n«4S ot qae Tunos Jist 
raott En et kk^ joîqs s^eo fist, 
del tôt A tùt Vi^t l&i^ier, 
le corahaiire et le Utnieier: 
qaaDl eomtwbc se vnetl Tarnus, 
ne neh qa'eo i mBiT? mniâ au^ 
fie eit dednu ee eâ defors: 
fàin le Tveh pa.r ^al «m ooix. 
T<n te« ï fait arîere traire 
et U plaee ntott lar;^ i»re 
«t I» anws tolH oster. 
n« lor estoet de ries doter 
qae aas ahre si mett akak. 
par fan d'eU éemt en içit la paû. 
De toin l^ e«tat tote U g«it 
Seat ahre plut, «eai sairettc^ 
9eAi menace^ ^bx 
se reqaierert as fen des taaeeft. 
T^naa paât ko éeetricr moraDt, 
fieit Eaem d piz devuit 
par $o« la ?aûe de TeMa. 
U halbers x liaC. ki fen la, 
que o6ke$ Baine ai âla. 



DUEL 



361 



/Molt to8t resont todu en piez 
O710 l et ont le» branz (Vat'ier sarhiez, 

\cqaierent sei œolt ticrenient. 
TurnoB le fiert premièrement 
de8or l'eflea i|ue Vulcautt fi»t, 
H dens ki forant entente i mis! 
OnkcB tic eel eolp n'i parut 
il ne fcndi ne il ne (mi, 
et Eneas le referi 
dettor l'clme dcl brnne forbï; 
an «iiiurtier Ten a abatn : 
9720 li rois descendi »ur l'escn, 
de Time part l'eschantela. 
TamnH le vit, nmlt g'exinaia, 
bien Teit^ se il pnet recovrer 
et a dclivTe nn eolp doncr, 
que tôt estera de lui fait; 
no pnet estro qn'tl ne t^'esmait 
A rescromir sont revenu, 
combat sei fortnnc o vertn. 

/Al L'hapteïz des aleinele» 
en volèrent mil estencelei*. 
Un entre*ieD« porta Tumns, 
ficit Ënea» en l'elmc uns, 
onke» mie n'en cRgmna, 
mais l'cspee parmi briaa; 



972& 



9730 



I 



M H Hais t. r. v. s&llUii. — if7lo GH e tous aus i. — !T7lt EF ai 

— 9113 fl deiaii. — 97lii A umiues net f. ne du T., K ne 11 nr 
ne fundiit, F il no U pu fraif no feodu; B dû ou «e mut. — '.ni** 
MB cime: OH de b. f. A rrpt-tr ici ir» rtn !f7lH fi U7U. — 8T19 

- 9T2U D dertia, GKF »vil»; H sus. - «721 H te»4iiart(!U. - 
loot I., GE si I. — »7'/3 DEF tvt, G vit; A cil. - '^724 E et un 
ni^ter; F jet«r. — 9125 H q. t. ea m»; D q. t. i«n de mo cor» 

|ue il sera de lui tunl fait. — !>72*> H mner. — 9727 U rcsont rena, 
ruttL — 972> KF si su eombaUot parv. , IKîlI cotnhatcDt «ai de 
(D o f . T.). — 97311 11 Oo rh. i EF as ch. de a. — 97.iu H voUi 
— 11731 omi» ^ana (i. Il mi aatrc cap jeté T.; I)F jet*. — 
"oint, F i|ue il uiie; A u. i-Kiçreua, KF ue letparinia. — 
I> TinitiB F fti-f> l.raiir dacief pw Itli b. 




TURNUS EST 



OT^iJ a terre ehict une meitiez. 

Donc s'est Torniia molt esiuiiiez; 
qnant veit qu'il ne Ta dont rÈqaen 
l'altre raeitîé geta a terre, 
parmi le ebamp s'en vait fuiant 

9740 Tôt truevë enoombrô devant, 
avirouec esteit la place 
île gont; il ne set que il face, 
fuiant s'en vait tôt environ, 
«es amis a^iele par nom, 

t*74b Becors et aïe lor nieve; 

il n'i a cel ki ja se maeve, 
toz les ont mis el eopenir. 
Quant Eneaa le vit foïr. 
al dot) le vait siaant derrière, 

9750 puis li a dît en tel manière: 
,Ne veintreiz raie par foïr, 
piaia par t'ombatre et par ferir, 
Betorne tei, si viea avant.' 
Ëlneoi» a'arestut a tant, 

9755 ea la&ee prist, k'iluei" ^is«it. 
et Toranâ de devait aeî vàt 
une grrant pierre ki ert mise 
piT ehans boner et por devise; 
a dens mains la leva de terre, 
'U ala reqaerre. 

it vertn. 



VAINCU 



368 



lez la bocle fiert a rescn, 
que la lûerre s'en resorti; 
il Del qàassa oe nel fendi, 
r6S ne de uol eolp rienii n'i parut, 
Dc Kneuâ plein pi^- n'en mnt. 
Dooe H a la ianoe enveiee, 
de molt graot vertu t'a laneiee, 
l'cscu U perça et fendi, 
9770 iiarmi la cuisse le feri, 
qae il cbal a fïcnoillons, 
veiaut »A peut et 864 Itaions, 
ki si forment s'en e«criër«nt 
que tnit li bois en reeonereut. 

A genolz le vit Kdiïhs, 
avant ala tôt son grant pas. 
Tnruna le vit, ki poor ot; 
qnaot veit qoe il avant ne pot, 
andeuB hch palniii^ li tendi, 
et puis li a eriè merci 
«Sîre', fait il, ,a tei me reDl, 
veiant te^ lioinea et Li frent; 
bien veient tnit qnc m'aa venca 
et tôt ronqnis par ^rant vertu. 
_U785 îîale deffeuse n'ai vers tel, 
I^rine e«t toe. ge l'otrei. 



GIi tmfttent (ien- D L 1. bo tan c, G L I. b. koIuqu L; EF 
rn, H de I. — »7Ri II et U p. laivrc s. ; i;KF i|tunt I. p.; V »e t. — 
! ool oc perça, F qna m q., E nais n. q. — HTM E n. K. point 
(uni; lU' BU m^ G DMuat. — ttTOT II ïxtn. — VléS E «t (lu iii. 
, G par g. T. 11 a 1. - HTM II les m. - «7:2 II U g.. Y «ea geiUi 
les b. — 9'7i E qaî fonneotes itcn e , F qui i. f. m rescHercnt, 
Bî (Inrement scaoriamrt. — 077-1 H que 1r piles, EF qou les tauaui; 
etîntcreaL — 9TÏ& mhu oImAi dutu UIIOEF HA |Ç, &U E, KF 
rerse |F «en«r) le rit E. — ii77ç E t«Ie {«n md cottnit Ut pa«, 
cort le grant pv. Il a. a. plat qse W pe«. — '>777 Alittia (ùin» 
!F eut. — HT7S EF merci li qaten ta con U |n!di (E leuOi peut- 
» IvF se« mains ambe» .ii. I. t., GII antbea detu tes mah» I. I. — 
I ot pain ai U cria m., EF et dooccnrai cria tn^ i* pnU ti ala crier 
fni~9J9l omiê tUiTtJÊ EF. — «783 GU idm h. ot na g. - U7M D 
■r ta g. T^ G par ta ff. - V7W H biea L, U le octroi, G vl k» 1. 




364 



LE 



li t€ lais totc la terre; 

ja mais par tnei n'i avras gaerre, 

8c tu m'en laisKes vif alcr. 

9700 6e De te puis pins demander, 
tes oem serai, a tei me rent." 
Donc priât son heirae, se Li tent 
Eoeas eo ot ^ant pitié, 
Tiimns li a Velrne baîllié. 

y795 Ëndemeotres qu'il li teudcit, 
en son dei Tanel Pallas veit, 
qnll li toli, qnant il l'ocist; 
tôt son grant duel en retVeaohiat, 
quant de Pallas li rememlira. 

11800 Toz teinat d'ire, si sospira 

et dist: ^Tn m'as crie merci, 
tôt m'as laissié et tôt gueqn 
ceat regue o la fille le rei. 
Ge cUsse pitié de tei, 

0805 ne perdissiez vie ne membre, 

mai» par cest anel me rememlirc 

de Pallas que tu oeesis; 

el euer rafen as molt grant duel mis. 

JNe t'ocirra mie Ëneas, 
mais de tei se venelie PalIas.* 
A icertt mot passa avant, 
ai l'a féru de maintenant: 
le Itrane que Vuleans forja 
en prist le obief: Pallas veti^fa. 
9815 Morz est Tumus, tnit ont retl 



î)-S7 Hjetelesci. — H790 A je ne le p.; (; ten p. - '.t:îHEP*ë1 
U a t. m. r. — »Ï92 EF S. elmit prist et s. 1. 1 ; H Loni; GII pr&ut - *>' 
tiV Alinéa — 0791 A Ittosie. — 9795 1! Dementlores; G tondit -K 
IIF I. P. rit en son doit; G vit. — lt"n7 K qiie li; H quil t. Pnllttq.v 
9700 11 leu, OEF li. - r.m et 9S0II omis thim GII. — 9S02 I! tl UA 
E lu 111. I tôt et g. — \}Wi ¥ et lo (. le r. — »V(H P .le e. W« p. 
9S05 GFDH Qî p. — mtn E de cel; A men r. - H^OS E en cl p. s 
aa g. d. m.; A mas; F mas tit. g. dolor, D men ts or g. d. — 9^11 
afa» vengera de t. P., U de L m vetijcera P. — li**ll A skUlL =j 
GF urt m. — 9S15 AlisUu iam GFlt. L> lont v. 




TUE 



%6 



qne Rneas aveit vencn. 

dont i ot Qoiflâ mcrveillose. 

La f^nz de Troie fa joiose 

et cil dolent de l'altre part. 

Mais neqaedeDt dooe lur fn tart, 

puis que si lor est avenu, 

qn'Eneag aient receQ. 

Tel sont dolent ki font semblant 

conteDance de joie ^ant 

A lai se vont li baron rendre, 

li reis li fist enz el champ prendre 

de ses barons tes fecltez 

et rendre li les formetez. 

Grant presse ot entor lui le jor, 

toit le reçurent a seignor. 

Il n'ala pas donc a lauréate, 

ainz s'en retorna a sa tente; 

li reis Latins le eonveia. 

Al départir le jor noma 

que il eaposera Lavine; 

il sera rcis, olc reine; 

de ce fo li termes asis 

par lor esgnart jusqu'à uit dis. 

Lavine ol oï et \cU 
que Ëneas aveit venea 
et veit qu'il relomot ariere. 
Cnide qu'il ne l'ait guaires cliiere, 
qoant il ue vait a li parler; 

Toit — tt8n n joie, O Troie. — 9&IS GIÎ omettent en. — 
ir (]ainti H lor letir t. si I. f. t. — 0621 Â p. qne I. 
T. — 9S22 omi* dnrui K. — 0923 et DS24 omiê dana IKl. 
EF et le coDtieng de j. g. — 9S1S OD sen v. — itsU 
)EF et rvndeiil II Jor f. — HMfi D 1 ot tôt entor. — »K3u A 
anent — 1)^31 E It aeo m. pu; O ilont pas, II lors pas; 
182 K a. en ftlB droit a s. t.; <! en r. — 'JS33 Alinéa dans 
ipouroit. — i^3G hfjU ometterU il, si s.; ÏH serolt; IC ilres 
- M39 A enfC&rxj A très qaa, (IF diui q. — 9â.VJ loM alinéa 
nolt biea t.; G » oi. — U84\ H et v. q, san retone, 
, et vololt retomer, EF vit — 9M2 D qne a. 
n 11 <E cil) oc I. uiont ch., qite gsire ne L cb. 




360 



LAVINIE SE 



dnel ft grAQt: e1 l'eu veit aler, 

9845 plorc et ^ient et plaint et dit: 
,Molt par li est de uiei petit 
de fol plait me soi entremise, 
n'a soing de mei en nule guifie; 
or avra par ombre de mei 

9850 la terre et le re^e le rei; 
se il eu a tote l'eiior, 
mwlt li sera poi de m'amor; 
a'il cât aaiaiz de nrerité, 
iisez me menra puis fierté, 

08Û& tornera mei el v:il deaoz, 
il en avra tes chastoU toz. 
Ja ne m'avrai de qnei nidier, 
si me demonra ^ant dangior, 
s'il m'aime ne poi ne grant. 

0860 Toz tens mo fora il semblant 
de grant orgoil, de grant lierté; 
sovent me sera reprové 
(|ue de s'amor fui prinsaltiere 
et me tendra por noveliere; 

9865 le dangier avra do l'amor, 

il en ventra al ohief del tor . . . 
Foie Lavine, ne t'enuit, 
s'il veiut le jor ot tn la nuit . . . 
Ne m'enuit, lasse? Si fait veir, 



fiN44 UEF quelle Ion Tait t. — 9S45 H el pUhit et gfeat; A 
et dit, EF g. et BONpin:<, It ]i. et si dixt, KF p. p. g^ (j et p. et 
et d. — 0846 EF por poi ne mner de dol et dire. EV ly' 
nnt V. la notea. — UN47 et 9948 omiê dans K. — 961M F de m. 
9849 G le nom, F nombre. — SSôii D omrf et; Il r. et le r., A 
G r. de r. - MSSI F ». i. ni a, G et se il a. — 9^2 F |toi If sera.- 
U est pou. — it9:->3 £ bÏI est toiiaus, F D est s,; O et ail ebt sire 
A lerita. — 9àM EF a. .mouaturm, G >■ man; tost reprove, I 
vUta. — 9e5&— 9S63 umù dans G. F en val. — 9S&T 1> par 
as&8 H a me mem moll g. d, — <.)S&9 EF et sit; A on po « 
WW H wsex me f. tII ■«.; A men f. — «Htîl IIF.F et de C — 
asue». — %6.i U maiiior; (îîl siii. '.tsiu F si met. — «W^ 
UE do mauior. - '>s*^^ KF uioli désir }>i J et ta o. EFqrMtet 
les noter. 





LINT D'ÉNÉE 



367 



ïè dangier en dellMtic aveïr; 
il me delist preier d'amer 

et losen^er et dangcrer 

Toi ne dire, n'est pas mesnre, 
femme est plas l^iblc par natare 

^5 qne nen est oem por mal sofrir; 
ne puet mie en son cuer tenir. 
Femme est trop hardie d'amer, 
molt set mielz oem son caer celer . . . 
Par feî, cil le eeile molt bien, 
car il ne li est de moi rien . . . 
De neient mnsterreit semblant, 
quant ne l'en est ne poi ne gprant . . . 
Ne deigna ore ^'h venir 
ne seni guurder al départir. 
Li oilz est senpres a l'amor 
et la mains est a la dolor: 
la main met l'en la o il dnelt, 
la tome l'oil o Vainors rnelL 
Por ce di ge, se il m'amast 
al départir l'oil me tomast, 
mais plas li fà d'aler ariere; 
bien enit qu'il ne m'a gnaires cbiere. 
Or li est vis, quant a veneo, 
qne il ait tôt escombatu 

Ï5 et bien eoidë aveir senz mei 



Ï5 



I 



mni 



ttptaee U» wn 9871—9893 par 4 autra. V. la notes. — 

mw dan* «. D FUIe ne di. K Toi nel d), F Tel oel dirolo, 

' di. — VSTS D que next homtno, KF r|iic nent nuM faoïu. — 

9977 II hasiive. - 9'i~s V hoinioe set hten, F. tinm 

yâ;9 A clst; D reU. — uSSo D car li dcd est de 

le il d. m. de lai est r. — iiisl IJF i). H nen mit, H 

E quant il ne lest p«th ne g. — S6S3 H clL — 9%M 

— 9&bi K u oel sont. — «888 et 9SS7 omin dnna F, 

Mf E. II Ion mut I. m. ou len se d. , A 1« miU mètre la 

ti tniins b □ il se d. — ^Siff» A la tomer L on snor 

ca t t - Wfi2 H b. se; D miu di. — 9898 Beagardt 

H quil s le tout r., <• bien qaide svotr e. — 949K 

c a. s. m-, £F tutinar c. a. •. tu., U c«st« contxae ut 






DOULEUR AMOUREUSE 

rpmir; it «Vn vnelt faire reî. 

11 1)0 crk<ut goaireâ mon ehaloipe. 

ne \i\ii mAÎâ cmre qu'il me prenne; 

<|uiint do U bateille e$t «tora, 
l;>i!*.Mï bii>»i tn^ eitid* melK detore 

Q» ai gc dît? Trop me itcnifjîr, 

io^ oc sera ja piw veir 

que 11 liaiw de ctem caor 

W rrçuÎTeat ja a je^g— ^ 
^"^ «^ M aw Toeh ptMàre a miBh; 

«ûu tm MpfTMft ai ^nsfio- 

^laÏMt MM éMBdtafc. 

«4* « ai <i éi ÉiiiiiAi 

^ ae étor «t la «Ml a^ 
;^ w m>* il* lin «M MkK. 

9Rî Ia faodto jinHiE -là/mn. 




>925 



^930 



9935 




coin il eeteit por 1i dcstreiz. 
I-e jor n'aveit bien duIo feiz. 
la Dnit veillot et crt en pUir 
et apelot le deu d'aiiior 
ot H priot lijult dùU't^nient 
qu'il nel inenast si aisément 
Di^tût 861, pai» se plni^^neit, 
ftoef entre aen iUu?. dincit: 
.Que ai ge fuit, dolcnz, obaitis, 
quant ge tti lune terme ai a^is 
d'aveir m'aniie, de H prendre? 
Ge ne puis uiie tant atendre; 
le ternie e^uet luolt abrei^er, 
car l'atendre ue in'etit legier. 
Pins d'un an a ore en un jori 
Ki anguisse a, mal ne dolur, 
molt desirë aveir santé, 
et ge me sul si afolé. 
c|aant mes niaU est de tel urine 
qne ni valt for» nue mecine, 
que de eel n'ai nul re^pit pris. 
L'aniors m'augoiaHo molt to-jc dis, 
qne ne me lait repos aveir. 
Molt voidreie de ti Kavelr 



I A It nnlt d., fi le jor d. ~ 0923 G il oen a. — 9923 O et la 
lor. — 11Û24 II et regretolt, EF si a — fli»2.» GEF et p. lui 
B. p^ G fi fl« p. — 9f>.1i> D lenz; Y t ni mis, — >,I9RI y 
ï». — »932 H Ne porrv mb. — MUSa et y934 onns dans H. D 
a., G «ODvleiil a. — WM EF nel soafierrole do l., car do 1. 
1er. — 01135 H Or ihirp pIiiD dim an un jor, T> Il » pins dan un 
ir, G Plut» dun an diireroit uuk jors; E a nul j-, F tm cvitt j^ 
Jon. — !Ki:>S 1> (]i)I ■ mal ue d., EF qui nnguîssoft ust p»r d., G 
i« qui a dolura. — Wil H m. l'u d., DEOF tu. par dusir (DE de* 
d. a a — 993^ A me sant, G mea aui; EF vers moi uieicne 
ite; DG porfole. — 9939 el i»940 intervertis data X EF rjue m. 
Ed. — 9940 A unit deirir t avoir ai.; U fore qne u. m. — !I04I 
de ce lU r. p., E el de c«l aï i. r. p., F et de oo nai n. r. p., G 
«f ma amors Boprifl; Al» ai n, r. p. — uii42 II Ainon^ O ot I, 
oit t. d., G qui euei lutDgoiKxc toa dis; F aiuurs mangoasput. — 
ae repoa ne nie lait il; l> (|tiil ne mi I. 

KornnaniUjw. IV. 24 



n. PARLE 



^ r 



9MS s'el ne tient encor en l'amor 
dont esprise esteit l'altro jur, 
et el mellst ponie ge l'aim. 
Ja m'a Ainors pria a Hon aira; 
il ni'aeHulia de la pacele; 

9060 paiH que primes vi la dousele, 
ne poi mon caer de li ostcr 
Ne fui mais destreiz por amer. 
Molt par i a estrao^e ohotte: 
ki bien aime, pas ne repose; 

^55 /,jo ai achaté chiereineot 

,tot le délit que g'eu atent. 
Mult me tarde, molt me deinore 
que ja la bêle me accore. 
Or est Fore, s'est repentae, 

99G0 car cners de femme tost se mae. 
Por qiiaut ne fait mie :i blasiiier, 
S'el se tarde de mei amer, 
que ne li fis pro de senblant 
que de lî me fust tant ne quant 

DU65 Forment li ai me&fait senz faille 
que Heupres enpréH la bataille 
en ea le pas n'alui a 11; 



9<J4& Gl-T SRiicor M tient; R en tele «., F en cel a^ en li a. " 
fM6 G li. ert «., D d. dcnfroite ert, E d. soiisprise fui. — 9047 Art** 
i^ouiat cura; G et sel, n 4^t si, D et elle; EF or puet (F voel) uvoir <]■>'' 
ilBiit (K (|uun toi iu) laUn. — 9948 K Amom ma bien prise en sa tuaio, F •>' 
aa aDtor Itieti vu sa main. — MMi) H il raa aesebicd. I. bêle, D il laa»^ 
C 1. p-( ^ '|ue puis (|iit) le puceU vi, F il la oaase il. L, (î il ma ri ioprii 
4e I» hwle; A il aesch». — 9950 E men ciier de It ne départi; CKH puoeJf.- 
JS.SI (ili puis, OEF tnmer, — 1*952 M d. ne siil m., A une ue ftii à. " 
VttiUt l> I par a. — ViQhi H petit r., D point ne r., F ne se r. — 9Bift— W 
«mû dana II. GFD gen. — H9J>tt aV qui men ikpent. — nss7 D itmtt- 
— 09.'i9 D a cefil ore s. r, E or sest ore puet r, F or »eal or leBtI^ 
penlene. O or coste eure «a r.j II repentK). — 996s (<|l omettent iS- 
on f. iDoU t., F t. renine, D tantost m. — uiHil G oen (.; Il pa«, P truR 
_ 9t>fi2 G a. «tarde, F ne «e tarje. — 99ii3 GFDll car; H |wlnt; (î 
gai ">'« û»Jt grant s. — 9i»64 IIPEF de li nio f. ne t. no q. (l'EF w 
ur ;:nint), (i (iik> il de li lue ftist niant. — 9065 H Mnlt fi»> g. ("^ 
t., i >KF je (Ë ne) li lorfis (D meffia) I. m. f., U molt grant folie 6at-f- 
iùû II quant lanloat, G qnt* ja loes; EF m« b. — UDttT ihmm doiuB, 



DE l'amour 



371 



mesfaît l'en ai, pardon l'en ))ri. 
Ne ui'eu lïuît porter limitaient, 

ÎH170 oorroK De ire longuement 

Aniors u'a Boni[ç de lon^c guerre, 
maia ki mettait nierci deit i|nerrc; 
se l'en li meine un poi danper, 
et l'on e*i laiflt alkes preicr, 

O975 se li redeit on pardoner, 
quant on li ot merci cri{!r. 
Wolt par est buene Tûfordanee, 
quant il i a ell iiieslauce, 
et molt est grant rarivcmont 

Ï^OflO d'jimor un poi de maltalent. 
Corroz ki trop ne dure mie 
est a amor eschamonie, 
molt l'aguisi' et enasprist; 
quant Vna» de» amunz ue marrist, 
9W& molt valt apré» iHcordemenz: 
ce est uns renovelemeuz. 
Mielz valt uns seuls baisierH iiprucf 
que ne faiseicnt devant nuef: 
se n'esteit l'ire et li corroz, 
9ÎKMJ no scrcit si bncns ne si prost. 
Ki tonnent a eU en mer, 
plus se fait lie£ a l'ariver 
que aHl Taveit seUrement 



I MSS m. li si, ËF méfiais en nui, 011 tnuffM!! li nui; Il tnerri I. p.; 
jp. — ï»973 ft »ii:4 intirrrertû ilan« M. KV son li 111. iio p. di* d.; 
I^iwa d. — U97I 11 i|uj iiiitfTalt s et v»)i prier, KF clti Hon l&ist ud 
1^ Û et el se I. longes p. - mib TiF, ne II doit nu bien, F et so li 
bien. — «'177 D m. 0. b. Ii concordance. - ti»7s A m«lianc»; F 
la liumelluicbc. — IW7A A itnirt4iieiiif>nt, D raiinpiiienti (i bonn. — 
datu (t. — UBtti 11 fisciiuiiferir; KF met ea a. grant rïnierie. 
EP ■■ fort, (i fonneDl ; yD langnisse (KF angoiae). - Wt*H A uns; 
I. — BASA et 1M86 otnij* dnnD D. Il m. i v. li rcrordctnenz, KF puis 
iDeOiemeDB. - yftS7 et (ws^. /mi" •hina II. A Mes v. — 0»î?Jt KF 
jeri li ire. WHH) H donc ne ntToit lor auior p., ne avroicut si sa- 
Ulitll DGËF qni tormeoto a en oele mer, H ({ui I. la en grant 
— tn<>3 ()U p. scD r. — 9»fl:t ci >.)>»»4 omis dans (!. D omrt que, 
i H avait. 



r. 



L 



M» 



pasflee aen?. altrc toroicnt; 
9995 quant a eO peor de mort, 

ae H plaist molt, quant sicut a port 
Si fait Binors; molt plaist tormcot 
eDprùs DD poi de itialtaleut; 
bien IVn conois dreit a m'aniie. 

10000 se ele s'est un poi marrie, 
car grant desmesoraoee fis 
que demaueis ne la reqni», 
quant la bataille fu tinee; 
niale amistié li ai mostree. 

10005 bien le couoIh (pie tort en oi, 
Noalz lis puis, se uoalz poi, 
que ge pris terme si lointaingl 
S'il m'en ])eisë et ge m'en plaing. 
c''est a bnen dreit, car f^ me^fis 

lOOlO que a nitîive jor eu pri»; 

il me pettst trop loin sembler 
aenl a demain a demorer; 
molt est bien dreiz qnc m'en repente, 
ae mal en ai, que plus en sente: 

10015 Onkes puis ne me repenti 
del tenue qn'otreiai issi 
fors une feiz; cole a duré 
toz tens puis, kj molt m'a grevé. 
Molt me tome a grant enai, 



9^5 G quant il em j)iiet venir a port — 9D96 n et îl 3C «ettt gH^ 
de awrt, Hl juif fait grant quant est al port. — 9097 — lUoDI om» d^^ 
O. A ce ren D a'/trrètr. V. rAppeiuHc* I. — 99% 111 avulr joie ajin» 
m, — 'i'À\n III ccrttis dunqtics a druit m.; K le c. — lnoftti A que cl <■■ 
«oit; 111 vers moi ui. — U\m\ \\\ que^ G molt frant tort a mamie fil - 
|itiH)2 O qnant jr> ilanior nu li t.; Il qne lors manoirs, I qiie lor» tanls^' 
— liions m que; <î q. " 1. b. f. — Iihmi.î 1 b c. q. le tort; F Wcn i»- 
oouolsi G au t — \i)nv(, I noient Us puia se noient p.; i-' sur a. 
qui a- ]>• — luiK)' t^>fil >"1^ - 100"^ y Be i^ que) le men daeL] 
Htm» E c, la m. — lOulo Ul quant ^ terme duit jors l mis. 
.vm. jora le terme mis. — looil (;1U deaat. — Iftoij I a d. seiilail; 
IlEt' s, al d. — 10013 «Miw dam fiElII. — I0OI6 E men r. - )**''■ 
K aotriai, A que truvaî. — liiol^ OUI 1. 1. (]iti nioit luani il men $\f-^ 
pHilf) KK Forment me 1.; OHI M. ui. t. a onui ma vie. 







Savoir différé son mariage 



373 



.Oit20 quaiit pbaHciiD jor peiis: ^ce n'iert liai 

que Baifiz scie de flainor"; 

(lonr n« me puis teDÎr de plor. 

Molt m'ea eut iiml a eonairrer; 

tant devreie plus desirrer 
3.0025 que li teraies fust aeouiptiz 

et que de )i faflse «aisiz. 

Mais icist jor nien'eillps dorent, 

onkcH umÎB »i luue Jor ne furont, 

ge pen« qa'il en a en nn treis: 
I0O3O cist set jor vaidront hien un iiieiH, 

U flnnamenz ne puet torner, 

molt deuiorë a avesprer; 

li solelz ne se pnet eolchier, 

merveilles tarde a anuitier, 
10U85 et donc redure la uuiz taut 

que un enni i a molt ^^rant. 

Qnanl li aoieh est rcacunsez, 

aneeis que il reseit levez. 

pents ge mil feiz qn'il seit perduz, 
H)040 criem qu'il ne seit ja mais vcUz, 

car molt tarde et molt demore; 

ja ne cuit paifl veeir celé orc 

(|ue il renepio i;g. desns. 

Quant il revient tote Jtjr id'qh 
10045 por e&guarder et por veeir 

|ii<i2ii K j. qne deatr» wt, Glllj. ileKir uiamie. — 10021 F mimor. — 

t II hk p. - \mn A M. par est. - hi034 (iRI molt cl.; KF tleiissc; 

'. iloDt il. — 10«2« I utwt et, quo ie, KFIII f. de li. — IIKI2S Hl m. Jors 

- Iftiiiu ni ge ctilt, E ce p.; lU qiien im I on a troî-s, !•' ipie il a on 

,, (î (|Hen .1- lor en itt .m. — H»(i»*p y Imlt. — !()(»32 EF romienl d., 

molt me d. — \m^3 et IOO.H-1 omin ihtnn KF. — Ul0.t4 III iiittlt uic 

a forment me mrgi-. — liii».i:. F admit, ill et \oth. — lii'tnf; y si 

— III057 — 10017 i/MW flaoH E. OF osconscs. — 1f>0aS lïl jusqun 

quil soit L — lOOS» m crioii ge- I t ne soit p. — lOO^o III 

I. qui' mes ne soit v., F c. <|Uv jamais uc s. v. — |iiu4) F c. m. 

't< et d., G car fnrmi^nt me t. et d., lII c. m. me t. et me d. — 

F jo ti. c; (ilU ja main ne c. v. — louU F et très ([tic il eut 

■ A q. ne vient; HI t. nuit m. — 10043 F si met graot i>aine a 

er; U et p. savoir. 



«c ^1 verro.ie ja movcir. 
ris Di'cet qn'il csplcite molt poi. 
Mal esc'iiint et fol ttens oi 
qn'onkes cest respit otreiai; 

10050 a biicii dreit ont ce que ge ai 
et a noalz me puet torner; 
toet ai vett an tens inuSr. 
Quant pcUesc prendre m'amio 
dony mis ge terme; ne fis raie; 

10055 bien tost me porreit eeloig:uier: 
il uuist sovent a jH^rluignier 
chose, qaant ele est aprestee, 
car en poi d'ore est tost mnî'e. 
Ce face l'en que l'en pnet faire: 

1*KH30 tost tome uns respiz a runtrairc 
'lot pelisse aveir espleitiâ, 
por dreit neîeiit fu respitié; 
se fusse or toz aseUrez. 
si cUsHe mes volentez. 

lOOfiS ne me fnst or neient si tort, 
ainz edsse mnlt bel déport 
Ki bien pnet aveir et sel lait, 
dreiz est qne tote bonté en ait 
Ce dont )>eUsHe CHtre naisiK 

1U070 atent encor, si'n sui marriz; 



li)ii4li F se j« vcroift itn iioïnt tivmer, se jo len v. m.; TU v, â 
Imi-I? A iiiiele u.. K que lesplnitt!, I ([. si-sploiff. - litit4^ III MU 
fui (I niabe. a; EM. scient; G et œul s. oi. - lnii4!i III <|ii«i)t.iLMd r. 
\mbi) Ul »i (Il ni) CL> qiiL'jen al, G est qnanqiie jeo at. - 10051 I eUiM 
A pot. — \ni*:>2 III U'ii a Ici fait vou m, (« losl a on tans vcii m ^ 
({junirtif 4 va-K. V. Uf iwtr». — 101)53— IllllâT omîti lUtn» Ul. — l**' 
KF jul respilai si nen fin mie, G dont mes jo t uen pris inle. — ^*^* 
tt 1005^ omia ttana F, iutt-rva-tiB ânnê Ul. E omet tex rtut. tWiT—f-'^ 
ni cil. qui près e. a. - MHiSS III om'tteni car, en molt p. d. c«t »" 
liinSi) m coin il p. f.; F doit T. - imm G omtt uns. - luooi fn^ 
(■iiMtia bien esplotiet; HI Wcn p. — lOdfiï HI en que jal al loncr "* 
a r. — nitisa F i»»ir( se, or f ; IlIG el se f. or a. — lOOiU III «I»"* 
tntit«!i, K et fenlaso, G et sinisse. — Ulutlâ A mi; HI ur ndf, i' *" 
pas. — Xwm 1 trop V. plus b. <l.; F graui d. ~ liiOtiT A il U R"*^ 
Jl IcsOi F ai lait - luilfiO— 1UU7T «uni» dnw 111 A si s. 



p<^M 




SON MARIAGE 

ishi en soi cd gi-aut dntance; 
en tel leu ai veU Hance 
ren fait toet, quaut vient al prendre. 
Sofrir m'eatnet or et atendrc; 
3.0075 il i a tiiult, u'eu poin t>r mais. 
To7. en pettsse or eatre a paU: 
de aou pro g'estort Peu aovent; 
m soi go faiz, iiiolt m'en repcût." 
Eneas ert eu i^rant freor, 

10080 fomipnt par tle«irr<>t le jor 
que il dcveit s'uiiiie prendre, 
molt li enniot a atendre, 
et a li rc»tcit il inolt tart. 
CbascuQB le voleit de sa jfart; 

10085 angoÎMOH erent entre tant 

S'altreB set jors darast nvaut 
li rcBpiz de hir asenblor, 
a l'nn l'esteUst coiu]>arer, 
o bien tuAt en ineHavenifit 

ltM)0O a aobendeus, se devenisL 

Quant vint al tenue ki diïh Tu, 
qu'a grant peine orent atendu, 
li rcis ot aea amis semonB 
et mandé ot toz ses barons. 

10005 Contre Eneas est fors issuz; 
a grant joie fn reeeUz, 



375 



IUU71 F et luoit en sni, (> et «ni entÎD. — inoTS HF car on t. I. a 

*"" f, - (iMtîJ A iinunilre, GF aprendru. — Hit)7.i V iiinlt l^mc i jl — 

J5*'« F fols, G lyti!. — ltni77 GF se tort. - tot)7S 111 si ai jy h\x or 

npenl; Y al m. r — tOo'U natu aliitca dan» D. III llcutra» ilcAlrru 

!Dt; GKF etiror. — litu6U A jcranmcnt; HI de sua nocvfi lassonblu- 

'"^Ul - limsi et 10(is2 itiUntfiiH •/nn^ HI. MI sa iarae. — PHiSi A lu. 

■ 'snaic; EF en gmnt travail ert a latundre. — lim»-.! III unu-ttcnt wt, a 

tmcelc r. t., <» el « li par esioit m. t. — loii&4 III vdsLst. — Iimsâ I 

**^lfetaDt. — loostj I (t. un j. corn .vin. ou (But, E se *. .vm.y durjuisani; 

J huit j. — lOO&T GFIII li rennes; A daus .ii. asaiibler. — lOOSS 1 a luti 

*^<3ni»t. — I(MWI WIII9 d/in^ (IrtMs (îKF. — I0092 K a g. i). o. otitendii. — 
'**V)4 I et mande trestoui, F «t asauiblc, £ et assambles, O et ■ ui. — 
*'»^yB G m paino. 




H Laorente l'en a meoé. 
Veîant e\s toi Fa erité 
de s^D Feiatme. de &'eD<>r; 
tôt Ij a otreîë le jor, 
qaaiit sa fille fu esposee. 
Grant leeee i ot detuenee. 
molt î goD^rent istnmiçDt, 
laoit i ot esbaneiement. 
Entxs fil * rei teret, 
a grant Joie fa coronex, 
et coroD«« (9 LariiM!, 
reis fti dltaile et el reine, 
Ookes Puis Dot ^raî^or joie, 
qaaot Eleine tînt dedeoE Troie, 
(inTjL^ ot. qoAiit tint s'amie 
en Lanreste: a^ enidit mie 
«{Oockes détient aveîr nti^ oem 
en tôt le mont t»nt de son baen. 
El L^vine rçenidot bien 
qae noie femme n'etti^ bîeo 
fors ti $>etile: oe poeit dire 
noie fhof^ k.ï fngt a dirc^ 



DESCENDANTS 



377 



Oe sa terre e'ffrnanla li rein 
01^5 del iitielz Due iiiùlt grftiit partie, 

la EnesB Tôt eboisie; 

on Hon vivant li otreia. 

Tote sa tcrro li dona 

qae sire en seit aprf^s Ha uiurt, 
*O"l30 aenz ce <|ne nus l'en face tort. 
Kneas ot le iiiielz d'itaire, 

nne eité pomcnce n faire, 

bnens mars i fïst et fort donjon. 

Albe mist a sa eit<' nom; 
10135 molt par fu ricbe, molt fo granz, 

ses enpires dura molt unz. 

I^ngnes l'a Kiieas tenue, 

pnis est eu sa main revertne 

tote la terre al rci Latiu, 
lOUO et quant il râla a sn fin, 

AsebaniUs re^na apr(!'t4. 

et puis fo si eoui AucbiséB 

a Eneas l'ot aeouté 

en enfer, et bien deirioatré 
I0M5 les rei8 ki après lai vendreient 

si roni il dist i{ue il tiaistreicnt: 

Tuns avant l'altrc ainsi sont ne. 

com H son RI l'ot aeontiî. 

Molt farent tntt de ^rant poeir 
1U150 et deeeenilireut d'eir en eir. 



ft!24 OEF ganb. — luti.s 1 et l& graignor p., fl udë grande p. - 

P Is E. Isvolt ch., a la im»w. ~ 10127 11 a «. v — loliV Hl 

Ire t., A tote la t., U «. tcrrv toto; KF de toute se t. (F du laïc 

Itreta. — I0l»t Q omet en-, GEF qnil a. — lu|3o Ici t'arrHe 

I01S2 I u. e. de bonne lAille. - lol33 F bone le fiât-, I ot 

AwM mure et d. — HiI34 III la c — I»155 F r et viUllans. — 

F aes bamagea d. lontuns; 111 nminï a. — 1013s (îHl ru^i'iitie, — 

1 ta tJDl a. — 10143 111 lut a K. a. — li)144 I e. v. wi biuu d., 

«m o. bien d.; ill devise. — Itil4& tll tniit ceu^, F ti roi, G du 

- 10)46 F quil nalstoroient. — lol47 lilll si ». u., III ftirvut d. — 

F omtt a, si com; 01 tout ai com 11 (I t. aUisl com) li ot tnostioi 

— 1fH4î) F fort. 






^^^^^^^^ Appendice ^^^^^^^^^^H 


Voùrt la fin d*' l'Èvt'as dans D, qui dtpttà U. vers ççç^ ^| 


'écarie des autres manuscrits . 


^^M 


'or et se la bellf miiiiie 


quant la uJete de.<i<.-oIcba ^^^^| 


e liUu Mmblant de luol aie 


u son dons oscrit inacrolcha ^^^^| 


il comme le Tousine 


que quel part que mon cors soit ^^^k 


KacDO titntTiire ne cremtMe 


elle a le cuer et bien le doit ^^^^H 


lODt mult Avlent ft fini amis 


avoir car sanic lui ne porroie ^^^^H 


por co si) plaist auft dirx na mis 


p«tre en espérance de ioie ^^^^B 


en li DBlurc Ht: raison 


et mes ïnies lors doubles sont ^^| 


qie ne matne en toute saison 


au teruK' mis quaïtAniblcront ^H 


aab pour ostor le auupecoD 


H cueni et les mctnbrca cnsamble ^H 


dont mon cuer eit en tel fac4in 


Eneas qui de cfaalor tramble ^^| 


car U aiaa) lonc tenue pris 


ap|>ella lost un meaagler ^^^^H 


^iu DtUi ne la itaroit penser 


pnr ses dolorx ssua^er ^^^^H 


'^nm ti seiiln puAt on piitiiiiar 


Malpriant dist il vien avut ^^^^H 


KHI l'ilor soiilax et mesure 


en cellf cite ^^^^H 


plu qiien inDle autre i-erturc 


ira5 parler a ma plunie ^^^^H 


nundeiu U coin fins auiis 


la belle Lavinc mamiu ^^^^H 


*D iQel (iMtroit elle mu mU 


et li di que ne li deaplaise ^^^^H 


<& ta douce prfion aerree 


que nay eu no no aiso ^^^^H 


<( luut vendra la desIree 


de mimor U faire samlilaooe ^^^^H 


ïiMc du jour que U dol prpndr« 


cart moi mon cuer en espéranto ^^^^| 


je qii ai aul pria sanx reiiruodro 


du eor(V) qui revenir H doit ^H 


'^ne U nul Jor |»artir neii ipiier 


au lenne de ses .viii. jors dn>it ^^| 


'fc Seulement H reqiiier 


icorde en ai a son père ^^^^k 


'^udle me pardoinAt le méfait 


a 0* douée loyauté pcru ^^^^| 


'y^ li poy lianiblani 11 ai fait 


rom elle mon cuer csfnrda ^^^^H 


^wt le croi liien quelle »c diuiit 


uinn cors cnm amis et espoK ^^^^| 


*l ic si coni aiuor le veult 


la doî a Lonuor des diex prcndru ^^^^| 


tt ne coQituande que le faco 


DO sa belle, ((entilz main tendre ^H 


F '!■)« de biauie na «a pareille 


ccst anel et que li envole ^^| 


1 " pri et requier et vonnvilk- 


porter te veuille en amor niuie ^H 


1 'pelle tieo^e sou cuer en iuiu 


en rsmetiibrsDce psrdiirahle ^H 


L <t *i^t certtinu que ie suie 


de 6nc auior tux tens cslablo _^^^^| 


H "Cl Celle heure partiz eu .u. 


et de cuer auiorotm et fia ^^^^H 


H fUHt mot lanelé ses vers yex 


li aneles aa point de &n ^^^H 



APPENDICE 1 



««I «ï ftetue enior 

krr uooc rttrk>e« 
Islrr por voir iWvcluor 

por trmuf termllM 

Ml» UTiM 
ami fi eavoiv 
l'Ua l« ettr de niN.ii 

jiUiuCUtMKr a«f Wraitf 
Jvat &aH>n>u& 
ii«ubr«r 5*Yo w i 

|ra«r rb lima ilnk' 

Jbt Minirfcii 
par MipiteB 

ri»is UHtt cvUe pan 
lilTSwfl M jfên 

1b tor LaviiM. 



on la fïentr p^icello tendre 
saT'^stoît a use feoestre 
ou mnlt H deliloit & estre 
car Eneas en ut ¥eu, 
qiijuit ot la âefhe reccD 
ou eU« ftvoit mis Icscrît 
31 t^m devant nvons dti»crit. 

U portiers s^hie la belle 
franche ilaïue gentilz puceUe 
oest boDLme ijue tien p<ar la, miii 
por 'de ilîst il 1^ tods aniain 
quîl est ou meilleur qui puist ejn 
boos COQS est de bon attcestir 
ce ««t Eliieaa Ei irùrtois 
4 mï pone ïe men telois 
et o rus» Iss ie fntiv oiesaîc 
OBtiwt se (Iciiut comme saîe 
■t h f«Bi« |>CM:eUl« francbe 
bi mmmÊt priât par Is maaclie 
Hiwf i|aB tNBi lî p«Bt dire 
01 tedM «I «Di miri 
^oc ooqoas mais oivott ren 
vuus sowx le 1>ien Rcbea 
^•it ti ^ist la h«lle d» hdin 
r tMois direâ 4« tobs Bomnihi 



^^^^^^ APPENDICE I 381 


M 


r «t il eom todm dites 


or moctrolfnt li haut dieu gracu 


^H 


Htre ooer si sarhi«z 


que \if Knrptus briement parfacu 


^^H 


in coon ont atAi'hlAx 


l^vino qui nitilt fii ioieitse 


^^^Ê 


fouH et (|ti!l nc'ti a iioint 


cnm fine loyana amonrouse 


^^^M 


Omtoe aiixir h îoint 


(luti mûT f.t dim diauiant 


^^H 


b que m oen ilei^ùni^ni: 


n>rai( présent a son amant 


H 


i que U vur» saloiuico 


en .11. anelez afermez 


^1 


roie cest auvlet 


rist aafir qui ci eat rerrava 


^^^Ê 


omise il ne itcntremet 


dlat la pucelle a Mau|>rtaDt 


^^H 


tctcnt pATtot et (oint 


.111. chones va senefiiint 


^^^1 


\ vostre -it cuer cuoioinr 


ro}' clkastc et ]o\-aiite 


^^^1 


iDor si faitemuot 


a BQOD seignor la ruyaiito 


^^^1 


joora soit piLrfutomcDi 


et toute lonoor de Lauruote 


^^H 


faite COQ . . . «nce (?) 


avec ma chantée présente 


V 


sut point desloitncfl 


pour la loiaute i[uen loi est 


^^^Ê 


melet eagarde 


oeis li haut dieu sont tôt preat 


^^^Ê 


■ t«nt ne pliix ni tarde 


a li faire bonnor ce me samble 


^^^M 


baille bonoeineot 


et |ior ce li envole ensambte 


^^^M 


tt ameetireoieiit 


o le Mafir .i. diamant 


^^^Ê 


1 treaportoe tmite 


que a vertu que lî amant 


^^^Ê 


[que dune route 


que loyauraent tettg&rdorunt 


^^^Ê 


'fC, foût liDclet bJiise 


de toux perik Le garderont. 


^^^M 


|b dist elle or 9ui aise 


après a la pucelle pris 


^^^M 


Dte joie remplie 

1 voitrc aiiior aiii certaine 


autres ioiiiatis de noble pris 


^^^M 


dont larf^emeut donno a mcsaie 


^^H 


nal cner ma garie 


et li prent congie comme sage 


^^^1 


|b tnaU eatre marie 


a la pucelle de bo viaire 


^^^1 


Ikce oe por tvnue 
K mi soupir et ierme 


et a son seignor svn repère 


^^^1 


Mauprians de la ricbc tor 


^^^1 


:iDaia is^tr de meo yex. 


sem part ot eat uiiii an retor 


^^^1 


but octroie les haiis diex 


vers son seignor qui damor art 


^^^1 


pigneur ce que prioie 


mult li demeure et est tart 


^^^1 


le lui et diinior ioie 


que de celle nouuelle oie 


^^^1 


|is lanei en sud doi 


qui do lui seul ateut sa joie 


^^^1 


|ouz amiz ie vuiis voi 


1e mess&gier a tant tenu 


^^H 


t doux amis tait lie as 


sou vbeniiu que la est venu 


^^H 


b gentils Eoeaa 


ou LvD mult luruieut lu ileairu. 


^^H 


A plus dit loffi Lavine 


a briement parler va tant dire 


^^H 


egnor tante meuvliuL- 


a Kneas quil aesioÎAse 


^^H 


que sa ^raut loyautv 


celui oostoit ne fui nu nice 


^^H 


weruit cruauté 


uiolt grandement sest esioi 


^^^1 


M faire- contre moi 


du mesiigter quant il loi 


^M 


[ ne nri mais en eamot 


de I^viue le tnandement 


H 


l^re son douz pleidr 


et tout te senetiement 


H 


lui est tout uion ileîilr 


ijuelle li fuit en son présent 


■ 


loy toute ravie 


garix sui dit il mal ne sent 


H 


b sui sa pluuie 


OAT pris eu a luult bonne cure 


J 



- — r-.i Cl savoir 

et esjmnsa ou f,, 

!■ tielle cui estoit avi« 
dedeDz la cite de Uurenfe 
q-uwt pri. ot 1. p„ee]Ie gente 
li baron de terre Urine 
qaï Mtolt M père Uvlue 
MÇomerent pant et nienor 
* 'ui recevoir a soigner 
•près le dece» de lor roi 
Eneaa qui fo sanx desroi 
» mesoref cortoia et saigea 



£xj 



Appendice Tî. ^^^^^^^^^^^B 


Bien çur mous n'ayons pas cm devoir insUfutr unt- cam^ ^^^| 


Ùffn stiit'ie rntrr le ms. C 


et les autres, nous transcrtrttns ^^^H 


laix inUrpolntioMS d'une 


certaine importance. Pour ta ^^^^| 


li^re f'a/>rh le vs. 2^96). ifu'&n lompare te. qm en a été "^^^| 


ions r Introduction : l'autr 


e se tromu- après le vers 1Ç02, ^H 


r retrouve en partie au vers tftoj suw. du poème. ^^^^| 


l. 


dlc« n« prent il uni conrel ^^^^| 


Tolsisi Mtn CD Et contre 


abi Usse que di ge maix ^^^^H 


ti dieu li oiint deflllne 


qsut ie Bel pnisse aver sil lais ^^^^| 


pierc en ad arRisone 


por qiwi por eeo quant il ne mot ^^^^| 


di œei por mouar du 


nu il nu bien ov rcspunt uot ^1 


ï le conotBtrai ta pais 


de ma mort aprisme H termes ' 


noit y ai grant travail rais. 


onc nel porreot flécher mes lermes 


le ioat ces ae deU doter 


ne an sospir no ma parole 


Btresignes te piilHC eonater 


que di ^Q mais ranlt par siii fuie 


k en la terre arriveras 


onc ne moit tant demcnter 


diles de fium maogerae 


qunqes peust por ceo plorer 


MMO te aen aveau 


oe De tourna vers met son oil 


blee donc ne crerw lu 


ne II est gairos si men dolE 


B pidiae avaDt insH 


onc ne me (ist do rien semblant 


■ndreit le resteras 


d» luei ne fust ne tsnt ne quant 


Bru pur mie la castre 


quant il de rien ne me comrorte 


sue leht! auras trône 


lasse por quel ne siil ie morte 


elte blatiL'he serra 


nous sûmes niolt divenemunc 


e porcesin aUIi«n 


je mure damour U ne sen sent 


êl aerouDt tout bUunc 


il est en i>a)8 ien ai les mus j 


( pub dilloQc srant 


amour oest pas vers mei egnis 1 


Kc UD chaatel renueras 


quant ne sen sent comuaalment 


Ut l& pais ciiDi|tier&s. 


ttt; il sentist reo que w nent : 




qui! amâst mei corne ie lui 
ne partissons iamals nous dul 




II. 


ses divin&itt» vait disant 


lit cel valt son II 


et ses mensani^es vait traiant 


i foie {lar foi oti 


dit que U dieu li ont mande 


1 puulu avec mol 


([ui nunt sorti et destine 


^_ 





APPENDICE II 




ore wvn repeat et fiire el deî 
tant sou talent & de mei fait 
ne remandreit liuî pur nul pUil 
qcuDt je nel puisse ibûb retenir 
Aie sen mestoet morir 
doDC se filme indJenre 
a jcest jDoi a^ rest paânif? 
qout el revLDt si âospïra 
et en pLoranot mcilt se bUma 
parle comme temine desfee 
ÎMs»e fait el quel diestioe 
li dien mont fût ceat doluur 
por le non fët de mon seit^nour 
a qui menti ma teaute 
Diolt It m^fit bi$i) ^eredone 
ddl Troien mont fait aevrer 
ofe sen vaxt par bant mier. 




Notes. 

2."j. D remplace les vetaHô—SÔ par Us m-» anirantg: 

Dans Eneas eatoit en Truie 

ne li membruit uiie de joie 

(ju&nt U cite vit dcgaster 

les mura et lea tors craventcr 

et detrenchier les Troiens 

en conseil prlst et en porpuns 

sil son puiioit ostordre vis 

dcntre les Orius ses aneniis 

qui tout gftstoient par lur guerre 

encor guuroit en autre terre 

(|uant vit que ne uiontcroit gare 

deffension que seuat faire 

eachapa sen ai com il pot 

par lea destomecs que aot. 
••12. Ayriv ce- ver$ D «i int&vale H autres que voici: 

Dans Eneas par mer son fuit 

grant gent a pris on son conduit 

naigent et singlent a efTora 

esloingnie ae sont bien dea pors 

on Lombardie voult aler 

iUuec voult Troie resturcr 

et la cite et lea muraulz 

molt aoufferra alnz granz cruaulz. 
lUU. Comme D fait défaut, nous awroits un choix à faire entre la 
m de A et celle de y. Nous signalons ce premier cas où tutiut noua de- 
vons franchement en faveur de A, bien que le mnnbrc dex miirvs nuinu- 
•it» tlonnc quelque poids à la leion qu'Us priferent. 

117. E^re le* vert llti et UT A intercale ces deux vers: 

vont eles trois comunaument 

poT oir an lo inlement. 
199. D intereale eittre les vers 1!*H et BU ces qwitrv vers: 

ondet lea lieveot vers les nues 

0t quant dillnec sont descendues 

^ dAtooi eulz voient la mer 
qna ne puet .i. arc ioter. 



NOTES 



387 



une pierre ne im i|iiarri*l 

\Ar icuîit ut; tiur uu cii».'! 

li itiiir auul assvx fort el dur 

B Jii. ptirchicz (le plum mur 

imIm i ot une fort lor 

tiéx est li niiini fait tout ontor 

en 1% clti! a .ini. ))ortoii 

ilnlifanl snat ruides et fortoi 

cnlaJUItw a dosiiiositro 

iIcH aIb m* choiAlat un ioinfiiro 

iniit «ont dari^nt tti fEoii cl lune 

uiM .1111. portos ft ohiiscnne 

A une tr>r et .t, donlun 

Irs tara tçardent .iiii. baron 

lor Ivna uu titinnL'nt et ïor lie 

as p«>ncti* 8onr lor niaistre nie 

A rhaHCim dciiln esluet «voir {Vp. ÀM, 470| 

.M. rtittTolitTH |>ar estRvuir 

dorant KA porte n herlu-ricie 

diMctlTi dr!t ('(inti'ft N-t luonnit* 

en ti rite HOiit li [Mlais 

tus dtviaioz de niArbrtt fin 

tel mil en a en U cite 

C|iie ne erienitint -i. ost oiandi^ 

se nos en crt mi plain assis 

ja par a«*iii m> Htrn pris 

molt par sont riches li boriois {(Jp. 4U\} 

de leur avoir ne set niilit protn 

blgn est U villo replanne 

asHK i a marcbeftndise 

illneir vent on le vair le gria (= 450) 

ipio Ion apone on cez pavR. 

eoutM de pailes comienoirs [^= VA) 

left dna de soie de coloiira <= l.i2) 

les ebiera dosacz et le» tapto 

et Im cevdaulE et les tamis 

et les pailm empcreau» 

les ehiere» itorpres natunuH 

iwa set lichcchc hoiomu penser (ss -l&O) 

iiuil ne puJMe Uluee truuuer (^ Vtit}. 

470. Apr^ <5r ven GF, tt aprài le ver» 4HC \), tnlfradent IfM vent 



qui de defon volt U cite 
les mors les turs U fcnuete 
les ohemmoea del p&litîi 
ja si rioea no vem mai» 



«on/ amie dan» V 



n* 



NOTES 

teatiË fil UD la ûili> (omiê ilann Dj 
Igcaot et large et bien cjuarre (D omH bien) 
umrs fn clos tôt caviiou (Lt dt: mur crt cluse e.) 
SOT leutreu a un donion 
k'Da sont ]i (legrc de mnrbrË 

|avoît rien qui (wat fait clarbrc (F II di ot riens kî riii 

D ns DÎ ot r. g. une 
^n i 11 plus un ,M. degrés 
il ul fi>n3 si RSt li ptes 

00 )ue a le paleste (FD omettent la.) 
\s\ns païens riimut il vient festu (D otit Q 
se soient lutsainbler (F i. ^oluienl) 
fil- la ville por joer. 




NOTES 380 

^U. AU font suivre ces ven: 
ot griauliies et sarduinus 
usmeraudes et calcodoIncB 
aptes i ot et iaspites 
et alleetorrea (?) et safîres 
et autres procioses piorros 
de pins de .m.(?} manieras 
tant en i ot qae tel clarté 
giete par nuit celé cite 
r|ue de set Huea anviron 
pooit an choisir lo doniun. 

(iFD intercalent tes vers 8i(ù-aM(«; 
Molt par est ricea 11 palais 
par Kntnt nobililé est fais ((.î fu f.) 
pains est a or de totes pars 
bien i sont palntes les .vu. ars 
H cils et la tere et la mer 
et qanques on set porpenser 
des cites (DF de clpres) est tote la franie 
bien f^t tex sale a ttel dame 
tel not Daire noteviena 
N'ourons Ceaar ne Juliens 

cl sable (F gable, D ganble) sist 11 maistre dois 
il not tel amirax ne rois 
H piler furent debenus 
<liil sostiennent le dois dessus 
A or taillie divoire blanc 
et de meiame sont li banc, 
en mi fu li sièges roiax 
t»i])iea a or fais de cristals 
rlargent i a .1. escamel 
sel soittienent doi lioncel 
sens ot al siège apareillier 
la siet li dame a sen mangier 
I^s la maisiere très son rlus 
naissoit (D restoit) .1. ceps 'pii molr i:rt gros 
on(|ues ne fu trancies en vigne 
ains li fist faire la roin<^ 
li ceps fu dur et les eorgii;> 
et les brances bien fntaillie." 
li rain n^asent molt Mj]tilnii:nr 
del cep molt ordenemi-nt 
les étapes (})¥ gt*\tt:nt eu sont mcrvilJ' w- 
faites de pieres precioiie- 
piem f a de mil manirres 
fimnt «■ «mt les cr«pe« 'l'K ifrii>»- i-iiU-n-- 



300 



NOTES 



blun est la vi^^u iiiiau eu Irullu 

(lf«fîr lo <loU a (ïmiii mervulle 

)t rscAÎIIou fioiit fait r1:irgcnt 

qrii nus sostiiinnoiiî le ^nmient 

.\\t. nisiaiis u uD 1u trelle 

gmns et \iviia a gnot uit^rvullu 

ilo liu ur Bont bJun esiuvro 

li tnpnreK valt une cite 

U cops l'fit gros et rroon (F coiten) Irestoa 

ot li ftambai! sont pur deitos 

(|uniit il vente ni font canter 

IvK oisias tos et Toloter 

luiic SA i^raiidor «.-uscuds i cAnte 

qui ccl son ut por nient dvniaitdu 

harpe vicie sud de curde 

nul esinnucnt ncn dolc orge (D ne si «corde, F no 

CJUIC1U1K niniax cantu a sa i^ilse 

■(liant 11 dauiB ont al d^iit asiao 

oTiqiii^H Tii fitient (te cattter 

al asL'ir ci ul lever 

nift uns oLsiax ni est a pals 

tus un ruiinle (DP rutenlist) le pftU* 

rjuant «i ULiitent ni ot on fcntc 

duo arbru dont leneens de^mttt-' 

{ sont les tables de nmuicres 

par la aalc grana et plenlercs 

H)tiaat Dido siet ft soi\ inangior 

ja ni ara qÎs .i. Iiuissicr 

iniuii vauroit estre prise u murtu 

■|ul eiist dos ne liuE:) ne purtu. 

AI6. D unit Mtf (lufrt- cnvioN itepttvi te rcnr $IS j% 

quen dcffondtat aa gart»aon 
no a verge ne a baston 
en la salu ut luainte verrinu 
eucur mainte vbauibre perriue 
et dedessouz ort II culiurs 
iiiouJt y avuît autres me«ticrs 
celle cite tenim Dydo 
et ec vvuluut doute Junu 
pour eu «lullluee tu cuultlvce 
Cartidgc Tu luull reuouimeu 
tonz li iiiun^ lu a lui - 
de son empire ne Tun- 
La eapitoille et le ^ennc 
y uviiit ja lanl tinlefn- 
qui ■■■****■"' leA itiiei 



NOTES ^^^V 3D1 

«st les lois doniuIascTit «us guna 

lïiiJB fa a Komo iranitportc (Cp. iAï) 

li oApliolllo ot II senne 

«noore dont ne par ert ihIq (c= S4&) 

celle cite toute lornîc (= 54(1) 

oucor taboit Didu oiiurer (= li47} 

t^iin mxin biks turs |H>iLr araser (= 5-16) 

tant ont li tneBitaigler eire (= 5111) 

riup fl vindrent a la cite 

i|iii En» coTuia qaorre 

Icstro de lui ot de la terre 

.L grant temple fajsoit I>ldo (=: 5I&) 

ou coultivee fnst Juao (— 51«) 

Ires en mllka du la ctte 

moh 1 Avoyt do richete 

molt y avnlt or et arf^ont 

molt y nictoil de son entent. 

^*4. OFD inttrcotmt ici le» pen nHonnb; 

devant le temple est H mine 

dune venoollo alexandrinu 

tôt sinfclement a na t-liar nuL^ 

estroitemeni estoit vostiio 

2ifu])luv fu la robe 

•lun cbier ntantol de blanc henninv * 

curera fa dan tyret porprin 

«t torie fa dan sebetln 

od on rrasel ert galonee 

dnii ecrelo dor fu eoronee (G dun obier frcscl noll bivi olrruc) 

U tolne fu gente et bclv 

«t tonoit dur une vergelc 
Ctilg qui oeneBl amoneatuit 
** dleafns pr«cep« donoit 
<Kolt par estoit corti^se ei b^v 
vt laolt par demenfdt hunage. 



i&n3 



1) pràemte une autre crnio» jut^'au M. AW; 

^«mo fait il a celle rive 
^^t arivev la ^ent i-laitive 
*Itji do Truie «ont csvhape 
^ Grieu unt prise la elle 
^«atruit Ids nuru et les dgnloB* 
^^»r roy oocta ot tes barmu 
^«•ehapaines aoun on par nuit 
*^1ntfc tuxts priai en srin rnndiiir 
*^auii Knca» e«at DMirr roya 
t .tr .rt nigw et cortob 



EL^ 



302 



Notes 



uicsUiT avuu5 t^nuit du scvurs 

eu Lonibardic est nostrc curs 

la vuuliaiiiiues tjoii» nior 

luaiii la dfdenz va culc iiivr 

nous ac<:iicilll uav turuifntc 

qui DOUH livra tuiit Je untcatu 

1{ vtinii nous fi5t si grant ranciiuv 

do nouH .XX. nea en mena une 

df» mitres a une partie 

suure do nostre L'otnpaigniu 

se ne savions on ij vertircnt 

ail naitTout nu il garlrvnt {Cp. TisS) 

tauT ti>(iiiK (Jiai'a li v^ns a n4;i> 

()iir rt^nifinic.i vn roftt riva^^ 

por garison nos a tranuR (Cp. àHX) 

danz Enca* en ccst pais 

nuna imvuiis iiiestlvr ilv guerru 

KÏ nuiiH jirtons eu ctsiv (iTru 

nous consentes a svtumer 

nos nés rvstraÎDdre et afremor 

scur suioDs de ntwtre gent 

tant que aions ote et vent. 

5119. D rewl ainM lr$ pers J.W— (îli: 

btL'^aay laveuturt- Tn>iaEue 
vuuiliLiiomuiit U tirii-ii iuut priai' 
toute la terre a esmil mise 
i!4ir ce ai je tmtt a.H.iaie. 

tjll. 1' ivmpiafx îfti vera HLÏ—ii4-( par /*■» »-nt< wirat 

Soiez seur en P€»t |>ays 

no t^ouuerre^ ee vous plevit- 

(|ui viiiiK furtace de nuient 

luit soiex Hn^uz de ma gunt 

se venir veult ea voï^tru sirr 

de uote part li pouez dhre 

ne mon seimir itv mtin conroy 

aei> faudra plus ijue a nioy 

li uieitsaigicr i|u:uii ce virent 

entt CD Inr ruer sen enitilrent 

de ta rt)>u« cuit pris enngie {Cap. MI] 

ver» la rive sont repairio. 

Wï. D intnvaU et* vern: 

.ce uy 



NOTES 



393 



t-% 



im. 



^' X) nvpUtce Itu ras fiS7—'W pnr Us i-rrv nvvaHtv: 
KovM prciit tus cbuvaliurs 
.XL. satra les messalgicn 
tes autres Usn on rivige 
tant qull reriegne dtj CartaK». 

K inteixale cv* «fc«jr vtr$: 

AvoafO molt cri se vos volt» 
aient oea fenû so nvl lovs. 

Voici ia vrru ijtt'infrrcnirnt GFD: 
v\skai)[ii8 rcmest ses fils 
'!•>■ vallcs est hlax et fcentix 
Kfiuas ert .i. gens x grans 

et chevaliers pros et vatlIanH (D v.h. p. iit svunsns) 
le cor» «1 gont et bleu molle 
le clef a blont recerrete 
civr ot le Tis et la figure (D future) 
et belo Is rogardoure (FD molt fiere I. r.; D omet ot) 
le pis ot gros ot les cnstes 

biea Ions cl iluitgiu» et oiollos (D 1. et d. et bien ni.) 
dun eondal tlaaUre osluil vcslus 

iliii dun fil dor estott pooseuis (F et d. f. d. molt bien c.; D a an f.) 
un ojHiitvl gris a afuble 
calcic« fu dun paile roe. 

7'M. D roHplaef tff rrrn 701—7IIH par les ntfroilts: 
les miilz atnblans triUcnt des liarlei! 
udont monte et son barnagea 
la voie prencnt ver fanage 
)|iil nert ttiic loin;; du Hvaige 
tant nnl erro i-t iiiont ot vaI 
que il virent la tor royal 
los innrs tes luiirs L*t les palays 
nu aambto pas ville du pais. 
•^A»»**» «r ver* (îFl) iutrmtlfnt i ♦■«•»; 
«iJiiBDl la rite vit KiH'&K 
lie latubleiire ttntm el piu> 
.L poi «est aiurifio derrer (D derncr) 
por inias ta citr u^gardor. 
** i pri» \a Uçtm An y, iMvcr qatUe eut upjmtfrr imr vr urrs 
*"****-•» ont tuni erre" {(V. vi-<UsM,wi. 
■'****«■«' if» l'crai 7f*l~î2'4 pur cw rcnr. 
lî '['roit-n ont tant urre 
■|till itntrereDt en la cite 
li'S rui'B iiiiÂHont n\ par vl mire ut 
enK ol chastcl pui» di-scvndiri>nt 
tlvvant la lur par les degrés 
«Ht Kticns amont aleii. 



'OU, 



-y 



11 



NOTES 



ans 



etquo i »y oy pvtur 
de TOUS et do voHtrc Hkdakc 
bien sa! queste» de fasut pnraic 
jo ray soulTert molt gftun alianz 
uiâl ut ifKvail et pnlne gnnt 
unz qne veoiaiw un cest pays 
par tuuy tiioisnie lai Bpris 
coiiiment je doy avoir pirïc (= (itfl) 
dôme nel vny desconseilliu (— TiZO) 
se votu) \*oiilez ri remanoir 
Dnc eboBo poiiez savoir 
Je tondray vous molt rk-hemcnl 
et vous et louio vusirc gent 
natinii pins chicr lo Tirivn [= fi35) 
que je aurai le Troîen (= 63fi) 
daaz Eneas formcal sesiot 
de ta pruumoasc qae il ot 
que la royae II octrie 
de tous les ilicx molt le inurrie 
a retilz qui crent ati rivAlgc 
trammist la damo de (-'artaîv 
et paio ot vin a grant foisuu 
char ut oisiuus el vl'DoIbuu. 
remplace le» tren 730~T'>4 jtar tn suinnita: 
Kneas pront .1. sien mesalge 
que II iramet veni le rlvalgti 
son Hl II aille niucuor 
et ai eoinniAnda «porter 
iiDo noacbe faite s esiuaux (t'p. TIV) 
a la femiuv Ktuplivurax 
danz IVilliniccfl la donna 
pour son sei^eiir ipiolle enseigna 
que se imiiiiT pour la bataille 
car II SBvoit très bien sanz faille 
ail y alolt quU y luiirrnit 
)a de Tobes ne rcvendroit 
la uosclie vaut .1. grant truesur 
une corroune do fin iir 

«porter et .1, eliier paille 

qui uportez fu de TessatUe 

a or cousu et bien l)roude 

qoant Eneas lot eominaade 

11 mex s«n torott de t'artaige 

onc ne fina ire.iqiiii riviUjff 

ou li enfes estnit romez 

n les barons son père auz nez 

ADeft» est enz en vftrtJige 

Dyilo li fait inult bel cstage. (Cy 798) 



NOTES 



307 



it oDtondoit os pimemunz 
ut a lenfiint qui mnlt cri ^ouz. 
ils. J'ai rru ilevoir mnptnrrr c^^n 71W lUmnent leÉ matHiBcriUt par 
fHt tne jMintU offrir un n>n« filua suffisant. 

120. Bien que itous atfoHê ici U tjrtmpt A f^ntre tt groupe y, nnuê 
(VU In UçOH lU ce •Urfiier; il fjit fritbttU iftie ta U(on or A provifTtt 
'eonfugiûH avr£ U Kt-nt pnH-^lrnt. 
Mfi. Apris ce Mrs I>OF intercalmt Um vm auiranU: 

En Ift sait! devant leiitruv 

ut une ituaj^e trc^K^'ter 

entaîllie de blaac irt^ent 

faite |iiu graot encan ti-mitnt 

a la bouce tenolt .1. cor 

dyvoire blanc taillis dor 

lAÎge comeoce a corner (<• coiucnrAni) 

qnant la roino dut laver 
i ee en entalgne a ses maUnica 

qnl for» al bore sont Iiorbergivs 

de tot«8 pars sunt assaubli- 

pDrto nti huis ni ot K^itc 

iiuant la maisnic fu venue 

nolt est II sale coumuu 

otront Bt^rvatit et ileprnsior 

H flonoscal et bntellicr 

.«. dainobiax i ni do pritis 

qui mêlent napoa par eos duU') 

.1. baciD dor ont apurte 

ol la ruine î a lave 

•es mains qui mull par erent blanccs 

Eneas li sostint ses mances 

quant II lava a son sorvice 

ot i aerjans de mainte guise 

pros salves ^'aillant et corti)L4 (Fi> eonr«8 ot dus ot litz de rois) 

puis lont oasis al maistrc duis (FD il est montes) 

la dame en son siège lasist 

et dautre part le vallet mlsT (U en son devant) 

qui ia laToit damors espriae 

noonire 1»! se rest assise 

après sasisent li baron (F envirt^n) 

li Troien lot envirun (F et si baron) 

qiiant assis sont al dois rolal 
I M utres tables la aval 



umM itiitw 



^ 



AprH ce vm V en inUrcalr Hmi autres: 
aportent pain les despensiers 
conuonsCO saliures ot cuUllers. 




NOTES 'M> 

por qoinaie man dor charfriex 

■e faai p« ti dn* eslegiex 

Mtnt picrm i ot aMCz 

et 1 aoKcs dor tzcasitex 

celé qail fiit sert pM Tilaini- 

ele î mift plus dune semaiiii' 

Tobe Mt uu treitoz pusex 

lÏH qae ïl fut m1 compaswx 

b foOe ae fa pu filée 

itex ftt o moUê tresi^tei* 

ele ni Tilt pM .u. fi. iarpuit 

eu trop estoit chier gamflmvnt 

U sile estoh très bien inncbiev 

tn^ ce niert pu derve matUiee 

flinz fa desi^cea et de flors 

qiû molt gitoient granx floirora 

hum qoi ta cel pales aotrast 

de gnnt doleor li remanbnst 

an tel aielson orent Dian^L> 

li Troieo a gnat deintie. 
tVM. A intfrraU aprH ee rrnt lrt> air rem nmviintu: 

plantefve de treatox bienii 

de U nestolt a dire riens 

r|ai denst estre en riche vile 

ton i avoit près de mile 

ni ot celc ne fiist de marbnt 

onc ni ot rien qui futtt fait dnrhrr 
ffitnre ce rem dam Fintarpolatiov de OKD ii}m-n le re,» il'n 

lî.Mi. AprèH ce ven D intercale le» »tinivtn : 

IjA royne ne sapercoit 
de la poison quelle veoit 
molt li mue ja sun talent 
et h regardoit molt souvent 
li Troyenz par ^ant duiirviir 
ja entroublie son sutKneiir 
quant li servises fu finlz 
et des oyslaus li clianr, f:dllifl 
la rojme remaiot au doy» 
ni ut se barons non do proys 
lautre maisnie ert départie 
son oste prie qui) li (lie 
de Troie la destnission 
et si 11 cunt la traison. 

Ou palais ot uiult forant MÎlrix-u 
et £neu la li cuujmcnco 
tout le siège a aronter 



"• :ri:>.»n iJisr c 
• i :;> !l's l'iirt-ni 

-"' *'il de Th>ve 
lAT w la U citt 
•îï-siraiî»' ot use 
": «\»»te ses Ti 
** Î^Nîrtîjes et 

■■ fa ;-£W maaiei 

•• ià;:3 ,-. (^iv « 
; !«.■ V'Q at îi ti»r» 
: II.' ïnV titrée .util 

;'iiis :t «.votpct^ ^ 
*.:*■ -11.141 \ ;»js pùw 

«"•■ ,ifi i.vBisr ..'a 
•'"'■'■=* "uf *oa pen 

**'"''. -"US ijiii :»iji', 

,,(,,_ ' "■*■ -^ wuc iaui) 

• """' -vi-ts -ie ■. 

' ' ^". 1 * . , , 




ver* 
jf uu ptiu mais citl rutuAiiuIr 
ains men rumii pu vst^-roir. 

No vos puis iDftis cLi retenir 
vos CD lûr&i Ires bioa partir. 

« rrra y q/ou'^-' 
^ne ne fiutes fiai & deuesM 
flÎDs fufllei nos de lyoacflsu (Hl a. (. &\i a I.) 
F roHptannt If» vrm ISJiU—lWiH par In nir tirs suirantw: 

Anna voit bien qtUl na mustiur 

car cil na êaiug de repaîrier 

HO 11 dlst dame naiea cure 

de vmitre duel fuites nioaiire 

<Mi mete nn en nonehaloir 

eoii ne piie.t qiierre ne avoir. 
oici Un vers une. A iiitercjtlc npi-ri ce vers: 

ijiiaoi Dido voit en mer les nés, 

et lever sus sîjçlea et très 

lura a tel duel par po naarago 

iiovant rcganle le rivage 

nu dllnec piis t)i> ne remue 

li'H nea con voii- a h» veniin 

et dit ce que luorîr Ipintitct 

quant altreuiaDt garir ne pact. 

U ment sait et pantoise 
ptnt vît funuunt li poititi (Hl quclu t. v., EF e. q. v. t). 

i deii Quat de moi merci {Mi)ifa drta» D) 

nor jo (F que ne niiiir jo) qnc (OD qui) ne moci. 

rempbuxnt les vern 305^ et 203H jmr les i vrr» </iir roiri; 

oomes foies amours acont 

en phiIriitiirH lius et si diront 

se iou aniAî ttvip folement 

je men veniai molt aspremcnt. 
;F njoutmt: 
i a cel baiftier aamour lafole 

se li a toln se parole. 
!F QijoyUent: 

L el palais a molt grant aHonce 

^^ et EnoH do lesrcr poiisc 
^^H m estirmaitis crie sovont 
^^m ae soies nient dd nagier lent. 
> me gui» dicid^ potu- la Uçon (U Ul, p»rvr çiw. apri* A, 
ancien manuacrit de notre roman. 
KonnADair* IV. 20 



^ 



k 




403 



do la licrde se put s ulre 
^m voult soa wrvir t son repaire. 

^H et M maison tote robce 

^Ê sa garlaon en ont portée. 

^mUF (ymUent: 

^H li Genevois ut ti Hlnan (<i li Negieo e1 li Fiiillan) 

^^ . et l{ UongroU et H Toscan. 

I, Ltt vers 4^73—43'J5 tant remplaçât tUitxs 111 par la Êuivants: 

Entre Venus et non suixnor 

ot ntautaleat eu maint jor 

de son titz tleneafl dniit/tit 

et jour et nuit molt I pennoit (t vt n. et J.) 

■et Boufrir li cooviout grani i^ierre 

ainz qiill ioîsse de la terre 

bien vuai»! eugtnier couicot 

l'ust armem dur et dargent 

si fort fctes ot 8t ovreea 

4uil De puisent eatre t'auiices 

bien set par cl passer ne puct (1 oen p,) 

BOD sciiçnutir blandlr II esteut 

VenuB sen emt laolt entremise 

la nuit en fii laeorde prise (I li acort) 

quant cl ml* »icuU du lui biuD 

si li pria »ieur toute rien 

ruiauuie el hautierc tel H feist 

qui par nule ame ne fauBisl. 
a. GD ajiiuterU ttnu: ven: 

»qiie li pruia des ariuca fairf 
encor sel sem peust ri:traia>. 
>3. Gif^or. J'ni (farilr ce mot (ferit Hnifitor dam A) biait/ue je 
! piu Cexpliquer. JCitl-U mn lUiHt'é (le inijeuiumY Cp. Vi«t 
egnù. 

1(1. UD Qjoutcni: 

molt par cstolt bien a mesure 

»eC molt fu de belc faituro. 
Ct van et U suivant tl£t<raitmt Hre. rfJEUâ à cawf. df la ehuui- 
comtiu: ne ee trauratU ni tUim A ni ilawt D. Cfju-tuhiHt le 
,t montre qtie fr n'fsi gîte par ituuli'eriaife i/m*" A lej* /i omi»; 
uM féminina lUntg 4443 ne yeuvetU « rapporter ^m'ù „pienT." 
y. 

1^ DUEP t\joutent: 

H^ savoir si li poroit (D m 11 y pdust) choisir 

^K nul foblo liu por assalir. 



M» 



NOTES 



405 



eonlinuent: 
car desonotts dÎ pensenU 
no de c«tt sfcvtu Boliif; Dirai. 
It. Apri» rû ren y (sauf K) (\jot*ie: 

ou chAOïp ne vult il UUsier mie (F il uo v. eu cb. I. n.) 
nix on nul du su cuiup&f^itj. 
li. y f^Jout^• tt» 'Uux ten irnivautB: 

por fthe fu as tiens ardoir (GO flU fvre m) 
uses eiiipren et nmin et soir (OD et pr«n du bos). 



proD on oar usez on «vous 
et nos BDsemcDt si ferons. 



B. 



I). 



•I. 



7. 



4. 



OEF Qjoutent: 

el fo le» misent par trdolr 

toa les ont ars en es le soir. 

La leçon dt A q\u: noim ai-onn acceptée dan» te taie pour ce 
:-oHfirmée par B (C nitf ici D); celle dnt vers guieatUs te trouve 
C. 

Aprig ce ven y «ndrcole In ven rnivantê: 

pois Rit les {G ses) armes «porter 

ot ses despoilles apresler (III et les destriers fist eosollcr). 
A iiUffwûe U» vers KuivatUs: 
corn ete C9( i^es morlax et dure 
amÎH tant bêle oroatiLre. 
y (youte ftix t'ftfs: 
car puis (]iio le rose est eoillle 

li solax la moll tost rnstie (TII flestrie, E bniUie, F bnisellle) 
petjtet a pois de durée i . , 
car II solax la tost brullec / "'""' **""" ^^ 
si est do loi la c&rs noircie 
des puis que ta perdis la vie 
y HJ<»Ue: 

que Eneu renvoie ariero 
tôt mort ^isftiit en uae bîcre. 
y t\jimtc: 

assis les ont eatur le bière (III et a. tôt o. 1. b.) 
en la sale ot molt grant lumière (£F en la a. vu ot g, I.). 

y njotUc: 

tôles (HIË ustez) fait il net pul^ vcir 
ja me verreK de duel toorir (0 v. ne i)uît m.)- 
OEFT> ajoutent: 

Mcnrai (F, vivrai) on dot ot en tristnr 
jftmais joie nataî nul Jor. 



amie dans III 



0. 



n. 



0. 



fi. 






^B 406 


^^^^ ^^^^^^^^^1 


^^^^K 


GEF (UO«*e«(. ^^^^^^^^H 




bien sovent penc par uel fruîre ^^^^| 




iiuant oDt mcsticr de lomc (G iIaucuo^ afaire, ^^^^| 




bien ituvcut guerri; altriii intiiuidu ^^^^| 




mais la lur oat tualv&lst: ut laidt: ^H 




lault bien scvcnt toi loscngler iCi h. ». buine ijslos.) ) ow^ 
et b1 (0 sen) rcnrient nialvais loîer ( Jant H 






iiioH tnsuvais conquest ai do Troio ^H 
(Ct Dial siiU ijiio il viudrcut do T.) ^| 






ciir il (E qui!) tuoot tôt tolu (E tolu toulu, F lUoU Uilu) menJoU 


^^H 


GKi' (yotUcrtt : ^^ 




tôt TG tosl) lot soduit dans Eneaa ^H 




ratbu biax fils biai âls Pallas ^M 




et père et fil tant cDiuîela (EK codiilla) ^H 




dans Eneafi (K i|uciia:iuil>Iu lî, i' quo avoec li) qail vut flH 




a soQ c'hantel por lui aldier ^J 




car H on ot molt (G c niolt eu avoit) ^rant meatiet. ^M 


^^H 


y inf<rrr<ittr tlvem: ^H 




ploroiit baron plorent case ^| 




il cbcvalicr et H banie (K vit b., C lî c, cil baceler) ^H 




et (HI H) esculer et II buriois (£F cil b.) H 




les grant dames a balte T<iis 




(T1I et li vilain et li cuuriuls, E «crjant d.) 




et grant dol mainent ces piicolcs (ITl g. d dcmaiaeDl) 




gentils et IVanceg et ancele» (Tll franches damea et daingliulw 


^^H 6480. 


y (\}0]ttf: H^^^l 




qui molt fu noble et inolt fu fiere ^^^^| 




iloa firent .n. vera escrfre (F 1. al fist). ^H 


^^^^^ 


i'fut'Hrt faut 'il iVnVr Agfaltt. et doit-on voir tiniu onH 


^H projirt Hii^ 


/tl/fv fictive-, nomtnrf- d'ttpr^a U lac d'AhjjJioUitt, d'où j>rotiieM 


^M l'a»phaUt:. 


„Jiitume. d'aupItaUe" «rrnit uite tautoioijie. 


^^^Ê 


On rrtnarguera W cJutngemcnt apporté dan» la kpm dk A 


^^^B On »aU que A ait très inexa*^ quant à V 1. ^| 


^^L 


ii tyoute: ^^^^H 




et eaprovc coneu ^^^^H 




et ai ja en maint lin voii. ^^^^| 


^^P B664. 


J'ai corrigé ce vcrv, où il nuinqnc une tyUiûte, m y i<*^^| 


^^^^ molt «/!« m 


: tr'juM iam ill (V. Errahmj. ^H 


1 «722. 


Voici ccjf dcftx vers: ^^^^H 




or i avos tu croi aascs ^^^^H 




bataille a fairu uest eauteti. ^^^^| 


1 &7&tl. 


y ^^^^1 




H (Hl ai) li rpRpont par grant uontraCre ^^^^| 




comme cil qni bien te «ot faire. ^^^^| 


^^^L 68410. 


^^^^1 




gmnl presse i ot (G a molt) a fors issir ^^^^^ 




(III gruQt p. avoit mult [1 trcuvent) a tts^) 




car ni quident a leus vonit (G car a t D. q. v.), ^^^^j 



NOTES 



'107 



flM4. j t^foute: 

par gnnt rmtnprone (MI runpoxno) H « dit 

parles a moi on sol petit. 
7W&. A {\jofUt: 

qut lu chatu]! lur firvnt gaap]r 

si comaïK-ierunt a fuir. 
"0Ï2. y f\fi>utc^ 

venoit si près de la cEt« 

a haitti vuia sont (I ont) tnctUi 

par ccM mitrn moniout (K monte] a puolr 

tôt sont cargic li (F cil) alooir. 
7066. y njoute: 

oiolt pucvut vslrv boDtus oil (III ctl dulent, F kîl vil) 

qui (HIF que) fumes coceot (K cachu) iasi vil {Hl si vîliucnt). 
1171. y (\jouio: 

qae los Iob els ««tallisBoit (lilE obloisolt, F estlut^clolt) 

«UB en lagii ut udc pierre 
"ÎOS. y nfoutt: 

morte fu loe» to (a gnns dois <G intervtriit le anvHiI 
hànieticfu; riu rem 7:jO.!t et ceini de ce ven<i) 

cor jamais ne sera puc«Ie 

qni niiuB sacu scir eD sele 

ni miuR face cevalerie 

ce eKt ^ans dclx quant (Hl ^uulo) est fiole 

dolaot en furent ni ami (TII eu noot tult ». a.) 

ot moU liet sont si antiuii (Ci et lie on s. s. A.) 

U Troien [molt lie sen firent]. 
Î1(H. y ajoute: 

issl vcl II Ha en sont Ile (0 tôt unsl vaut quant un sont Ile; 
K ijitii vD voit que; F eus! »en v.) 

et 11 atitrc eo Hunt cumcie ((î si sont li altre e., E duni I. 
s. c, F "lont B. I. a. c.|. 
7224. fîEI'' <^oulent: 

Il tomolK est del tôt renies 

grant dnl dcmaine li hames. 
**• GHI ajuwtcfd: 

tnolt sont dolent |U grant dol lunt tôt) grant vt inenur 

De si pueent [G porent) t^nlr de plor. 
7240. y iv'oM^; 

Encas valt a (Ë en) son roiMire 

Tumns plorc ne set que faire 

a Laurente tôt droit seu (O un) vait 

il pkire et cric grint dnel fait (fîEI nmetteni et, H c. dolor f). 

y ajoute: 

tï chevalier et II baron 

ne falsoient se ploror ooa> 




NOTES 
ïiiché de con'igcr aintti l'c fft'x quf jm» nn 'Jet 

uqBBs puli (jue 11 Traloa 
rcnC pu âeca sciir lu mien. 
ajoutent: 
(îftltre borne et daltro fême 
nel trova en tôt ceet (G le) regoe. 

a convciû TiirnuB a |>ie 

uis si A pris deU le coiigie (G de lui congre). 
^oici la rédaction de y: 
(Près del temple) ert (E e&l) I4 sepnlturâ 
utûlt fit bien faite p&r naturo 
eOB el railcH lîuûe planète (EF c&p faite fit tulMo cl 

G eïr cle fu fake et planée). 
J'aurais mievx {hit d'nccppter ttan^ ce t\-ni d •innv U 
D; ifinlcment i\t verf TUTO (dis piez); a» vers 7^Tf> 
'fHjrc «n 8«iJ< jfJiis natisfaiiiant {premiers an ft^u rfc pîli 
(iEFD ajoMtttit: 

ul double qut vcnoit doBos (D quEl navoit d.) 
archtis i ot trifoire* fG divuirn) toa. 
EF ajoutent; 

et iiD aoei tient en son doit 
que a tel dame covenoit. 
Vn. GEF ajoutent: 

le destorbier von voel conter 
qui auqiii^s fait ((■ fait a.) a redouter. 
'lis, GEF ymtphiccnt ta fffff 7708—7713 pur lof BuivanU'. 
se iin.4 ks nel (G iit>) deatt'nt pretuiors 
<inest par engin iLparillîi's 

tel vtjif 



NOTES 409 

7724. y ajoute: 

or ont fliisl tôt afaitle (HI pour ce ont si t a.) 
que nus nînt sftns bon con^e (G q. n. rara; HI q. n. ni aille s. c). 
'S20. „ Vou8 me conêeiUez de chercher ailleurs une femnie et de vous 
readn voire parole („et que je rende")". 

SS5IÎ. EF (joutent: 

ce ont très bien acreante 
dambesdeus para et afie. 
1^137. J'ai gardé bnens, hien que cette leçon ne se trouve que dans 
*i j^itr conserver l'opposition voulue de bon et mal. 

7992. GEFD qjoutent: 

taolt dois estre de li privée 

desor te puet bien cendre espoe (G d. te pues c. despee). 
"w EF cotUinuent: 

or ce paet bleu mais adouber 

comment da dois armes porter, 
Sfloi. EP ajoutent: 

por amor doit on molt sofiHr 

car il le puet très bien merir. 
SOôii. EF ifjoutent: 

ai la amours traite dun dart 

que il le plaie brniat et art 
S132. C'est un dialogue fictif de Lavinie avec elle même. Pour 
'^^Qiter, j'ai séparé les vers où elle parle de ceux où elle ne répond à 
' **tême par des points de suspension. Mêtne remarque pour les 

S347. Comparez la note au vers 8132. 
S3t)6. EF ajoutent: 

ja ne taural que ne vos die 

nel lais par autre félonie. 
S454, H ajoute: 

car sa face quele avoit tendre 

estuit plus pale que nest cendre. 
ï(o9(). il dans ce vers et les deux suivants c'est „lo dm" du vers 8587. 
*?90(i. EF ajoutent: 

luQS ne lautre pense aillors 

molt to8t lor escapa cis ionrs. 
î*13u. EF ajoutent: 

quensi II ai men cuer mande 

ensi certes par vérité. 
îM7fi. EF ({joutent: 

et se je laim tôt a envis 

contre mon cuer mcstnit tout dis. 
î*I(**i. F ajmUe: 

car dont aroie maie vie 

se sans ami estoie amie. 



410 



NOTES 



936S. G (^jûiae: 

deAtniito sut tote par Grens 
de la \\ga\Q bu! as tlux. 
%4i). J'ai pria ta Ition de EF, parix qu'eOt ne wmite pr 
à celle dr A. 

9Sm. ËF (^joulml: 

et diat luoU lî ust poi du mol 

bien Iti cotiois et bien le vol. 
118BS. EF ajoiiicnt: 

quo estre puis avoeqiies lui. 

j& puis naroie nul anui. 
9871. rfwpUwe Ic« vfrs 9S7t—9S!'3 par ïr« 4 suiva» 

mais eo inc«t tart a rccovror 

car ne daigna c:i rogardur 

quant il se parti de lestor 

bien mo denst al ciuf del UtT. 
10052. EF njoulent: 

on poi délire ans si^orages 

ost troBmues et uns eonragw» 

OD»>rrii)etoiit eesto amUitos 

ftl ne nioatoit mlu hcrltv^. 
lilISfl. A]>ri9 ce vers flFHI njoutext: 

Rome fil grAQz et bien enclose 

a mervoLlle tu puis grant vhosti 

trostot le mont ot em bailliu 

If oir en oreut siguoriu 

(|ul duxieae deseendu sont 

sl^or fitreol par tut lo inunt. 
Pmm F eontinuf-: 

Li contes faut nen dirai mes 

Encas ut et tôt eu puis 

en sa vie dusc-a la tiu 

tote le terre au roi Latin. 
Voici (X que lf9 divers »umtt»fritii mfttf.nt à Ui fia du 

A Qui ceet roni&nx aura 
.u. sols mail diiiiiru. 

n Ci feuisi le rumanz deneju» 
et ooinmencQ Brutus après. 
1 Explicit le roumans du Ucneaa. 
F Chi fini Eaeaa. 



GLOSSAIRE. 




A. 

le 4atif Ï20; t- géniti/ 
HtH 'ib; la dirfrtion tiM; 
tion Ut'A; b- tnit |1l5ii; U 
MSI; rimtrumfnt 274; ta 

M); U tempt ItH; ^acé 
k eomplémcnt trun atljec- 

ri âge 549. 

f, S aimer 1365. 

R ^. / tmtrer SiiSI; (ty/f.^ 

e 4U68. 

/". /J/* prW(w/Mfr 432S; 

%. contrf proroqwr qurl- 

TI2. 

ir V. /l / oAsiMM*, raro/CT* 

ntr.) 3115; ^r^/L> a^ Mmvt 

i m. Il abaïuiûn, risç*t£\ 

« en L ^euffoyer dam un 

4, 9054. 

1er I'. f. J abanih-nnrr *iH-, 

1760; fr^fi.} w «rr*r 5233; 

ET alUr 2G2'J. 

>.f.Il abattre 5I%], 5;S6. 

t. f. I a^urtrr 24*.!!». 
Y. / habiter i:>\-, A&75. 
7. /; / aboyer 25"B, 
I, e ayant ù foison HiM. 
t 9.f.I abréga- 8938. 
xb»aU 1345. 
'. ^. / fairt tigne A, appetrr 

nignt IM7. 

; /■. / yfli-nir tFticier 4515. 

*./: / ocAeier 4177, liTÏU. 
nf. II oceahon UOljcuiwc 



fteier m. H iirÛY 2.117, 4304. 
aeUstor v. /. I $f rejMBtr 49i4, 

anîii; /'i.'/ï.; 4*»iw. 
acLin, u flotMMM, inWJ»^ 528, 48<rtl. 
• cuillir f. f. m» 257; (i/Mqwt 

MliS, 45tit}; mauwtff&lCT- 377.1. 
acoler v. f. I anbmgarr SOI, 7124. 
acomplir r. f. 111^ tuannylir 7tiï; 

espirrr (d'un dUai} louî.'i; JicuDipH 

entier 37!j0, 4349. 
Bcoatta /l i (H»nif 2&S1. 
aconsiure r. f. îîh niteinirt 

5t;.<)2. 
arontiT V. f. î raconter 720. 
acordunce/*. / i-feoncHialion Wi\. 
ncurdo f. 1 paix, amitié. 6010. 
ac-urdernuBt m. // r/concUiation 

2065; accorit BSIâ. 
aooriler r. /". / iVronn'Jvr 1055; 

s'accordtr liSSO; njiuttr 7500; 

rfV/(.> 7727. 
acorer f. /". / arroiM^r lex mtraiUr» 

40S5. 
acorre v.fo.III^ accourir 2455, 

acoatumer v.f.I$'kabUutrà~9Mi. 
aereire v. f. II croire ISW. 
acrelalre v.fo. lli^ fairt aceroUre 

1650. 
atlamas v*. II iliatnant 42(1. 
aduax iti ftue eûntrx Ut terrt, sttr 

U vaUre 1254, 5021. 
adeser v. f. l toucher 2752, 5174. 
adober r. f. I armer 4SI3, 
ndoDC alort 4904. 
ad 08V r r. f. 1 (refi.} %'adoaar 5940. 
adrecler v. f. I rendre droit 42&K 
aé m. 1/ rù> 0.114. 



4I'i 



GLOSSAIRE 



aerdrc p. fo. Il attira" «0, 
aesuliier r. f. I amorcer 094!i. 
afttlre wi. // affoirc tiT.W, (lS7t. 
afubleiDr v. f. 1 affaiblir 5tf;y; 

iiniram.) G3-14. 
afermer t. /. / affermir «48, 7327. 
aficliior V. f. I affirmer, rlécUtrrr 

M3, 7342; fijor SS!I7. 
afiër r. f. l promettre, jurer W)tî*, 

SS44. 
afincr r. /*. X intr. finir 7770. 
afoïr f. f. [II' se réfugier SGIÎ. 
afoler r. f. ï hUx»er flTti4, »95t^. 
«fonder r. f. l enfoncer itaiu Vtvtu 

■fubler v.f.I w revftir de UTl. 
ngitnoillior r. f. I (réfL) ffagt' 

nottiUer S54fl. 
agrooff. /". / fi*;!^^ 774». 
agu, G oi<fU V5I}9, 4155. 
aguait M. II anbUche 7226; estre 

en a. guetter 7154. 
agaaitiur r. /. I guetter I&48,4S59. 
aguillc /: i aitfuilif fiAM, 7544. 
iigiiillon m. // aiguillon *^651. 
ii>;iiilli>ner i\ f l piquer 25îi;i 
n^iiisier r. f. J niguiâer «fisS. 
aban m. iJ doulntr, ^m 331, 

un. 

ahi infrocc't'ofi 1607. 

ai<lier f. f. I tùder^^S, M64; /W/(.> 
Ke défendre V\ M; ««emrdeM74. 

aie /. / aide 34Hi, MU. 

aiglu /: I aigU (nuitigne) 7321. 

aignel m. II itgneait 5375. 

aigroiuunt duremmt 9926. 

aillurs (lUteura 1247. 

ainsi, îssi ainsi 'i6S, 424S. 

ainx iidv. pluê tôt 45t)2; auparav^mt 
5760. — prfp. «runi "(Mi, 5757. — 
i»»y. marytitinf 1" «^^0*1(101» 3âJ, 
IfiSl; a. qae (auivi du siibj.) aeant 
quf 97; a aloz b ;>(tut tût poioilfle 
I184U. 

aÎDzuû nÎN^ SOIW. 

air »i. // air 2930. 

ais f II aie. pianche 5111. 



i 



n i s e /*. r oecation 5278, 71 

«ir HÎ64. 
aisil ni. // vinaigre 5'iâO. 
aiaaelfl f. l aiiiëeUe 5!)95, 73 
aive iri. // </n]fut père 93li6. 
ajoroeo ^. Z pointe du jour 
aj orner v. f. I faire joui 

5082. m 

ajoater v. f I réunir 52i| 
alaitier r. /: / titer 2<tl0. 
albe f. I aube 1207. 
all>or m. II aabour 1479,' 
alcun, e fite^u'im 24?.'»,: 

conque IM>2. 
alegïer r. f I alléger Si 
nleine f, I luùeint lù'i, 30 
aleniele f. I alwueiie., fer- 

tram-hanie 4479, 5MW. 
aler f. ;: / »Her :ï9. Mt; ^W/ 

on) 540IS. — €ttxc le partie 

pmtr péripkrtuer 1S31, 9&( 
aleor m. Il galerie 4252, 77 
aleHre /'. / train, utarihf; g 

5ri27. 
aliancc f. I aitianoe \7\\ 
altCr ('. f. I réunir 

7269. 
akkea um /wu 3SU, e3S3. 
alketos «h peu 4516. 
aluDgîer v. f I tillonger ICI! 
alquant quehiu'un 2S05;,|ta 

quet-un» lt»74. f 

altal m. // aiiJel 1099, HSSS. 
altre antrr ^309; n«ufrr 

1190. — altml (gir^.} 

(dot.) 1315. 
altrotueot mUremeM M 
altrcsi de même, égaUt 

1997. 
altretaot autant 1142, 

adt: égaUTHcrU 1095. 
altretel Ut mime dKWcl 

adi\ êgaUment 5170. 
altr'Ier (K) CaïUtv jour 34ISh 
atuQier r. f I aUumer 399. 
ftive f i ventri&e de la »^ 

i?) 4330. 



1 




GLOSSAIRE 



41â 



I3tm. 

Il, Attâetui tout Un deux 
RM., au nutte.. aubediil, 
, 2373. 
f. l olbr à Vantblr; uu- 

M ZI2i>, 4017. 

r. f. J aller jhUiêx 91Ub. 

f. I amener 733, Z:i04. 

I ttimer li)â<i, 17H4. 
Hcr 6tHJ4. 

l f. I aiHfrtumr bîïo. 
/. I imU-thy»ir Mn;. 
MU 2M, 34»-i. 

II am^U I7U5, 9072. 

T r. f. I iiutrnire li!4?; 

190. 

Aau/ 4rJ, ii'Jl. 

V. f. I ii'élevtr (en par- 

poids) -1434. 

amour 32 i maac comme 
amour 6647. 
'•avantage 4407. 
N 833. 

r.mtparavaiU I3ï»3, t&S4. 
nOM Sll>7; a. que avimt 

M. II landtrt SU, 2*i\:i, 
Mtre lies. 
difé 35Î9, 4157; rintr 

ancre lb73, bjbit. 
ambe»deu8. 
mmaou 31SA. 
^ / jiriM 7909 ■ ang<ng$e 

ir c./. i tourmmUrWi, 
t) ^efforctr 44Uâ. 

g, « mpffinc 1032, 4M1. 
Bernent Urriblement 

%ltt m. Il annicersaire 

Pv. f. 1 compter is I u. 
«./: / aiuw>ncn- 1920. 
I. II antidote 6336. 



aotfquité f. II; estre d'B.Mtr<l^ 

312». 
annitier p. f. / iteitnir nnit IUU34. 
■ ombrall m. II ce ^ui »ni it abri- 
ter contre le koUU, pitratmi, hârhr 

6131. 
lorer r. f. I adorer Sims, 50»7. 
• ovrir F. /: ///« OTiiTir 1157. 
apaier r. f. I admeft riconcitier, 

cofUenter 1(117, 8}ft5. 
apaisiur t-. f. I (té/L) $'apaiêer 

2S41I, 
aptreilllerr. /! i nppftreHUr1fi2\\ 

orner 7440; prèptirer I10«, 1206; 

(rifi) s'êqaipcr Too. 
apareir v. fo. III' apparaître 

2166. 
aparler v.f.I aborder 2S3S, .S9U(1. 
aparteair r. fo, III* appartenir 

1797. 
upitler V. f. 1 appeler 730; nommer 

4*18. 
ttpendrci'./! f/ (impert.) itépcrtdrr, 

convenir; dont M o'apent dont eUe 

n'a que faire 1400. 
aperceveir r /i}. III^ apercevoir; 

(trann.) 251)7; (réfl.) n'apereenoir 

H 12, HtûS. 
ap«rt rt'iiiciif; eo npert ouverte- 

nunt 144 1. 
apertemcDt OKrerirmCTff 2106, 

ti.'i<i;i. 
apUoeior p. f. I aplanir, fUmoiir 

23. 
aportor v.f. I apporter 734, 51135. 
aprendre r.fo. II apprendre 2UStl; 

faire l'expérience 61$. 
après adv. plu» tanl 334); un a. 

2166, 61160. — prépo». aprài 6218. 
aprusaer v.f.I opprimer 2I1<J. 
%pTesieT r. f I apprêter 'ÎQÙ, 1045; 

fréfl.f 4S40. 
apriamler v. /*. / approcher 1 Util) ; 

s'iipprûcher 41"., 250fl; <■»■?•/(.> 2t;«]. 
aprochier v. f. 1 approcher 42ii2, 

5401. 
apruef aprt* 799, 99S7. 




GLOSSAIRE 




1er v.f,} 9Cppvyrr r.M2. 
lier r. f. I acquittn- ly^G; cédfr 

h. 

iier v.f.I arraehrr t^'îÀh. 

loner t.f.l (ttlrftucr Ut p/tmle 
\ifiior'lrr 95;i, 3637- 

\\t r.f.ni'' racola «^3. 
hcstc /. J arbaUîf T2ST. 
llefllîer m. // arbaUticr 
11. 

L m. Il arbre C2, 211». 
W 11 arc 2^6; route en arc 

-,brL 

|ot m. Il 4int. de arc, t^oUtf eu 

U14II, 7&0S. 
lier rw, II nrdi& Jftïî, SSHÎ. 
In m. II arçi/H li»7ô, 59^2, 
lir c./b. /J iîiîîfr T, 51*7. 
\t f. II chaleur S0S7. 
jter r. /: / (■rf'/î.y s'nrrftcr 1405, 
11, 
nt fli. // art/t-nt 'Miii, -innl. 
er r. f. I ftiijiiiUonnff riim, 
-; {ri%} ST/lorv€r UiKt. 
tic reUiw 13S, "31; c»' «n*/rfc 



aserlr r. f /TJ* /irirr a 

tramqviOe 111 y. 
iserrer rf i tmftnmm 

4â29. 
ftSçUreeiDeiit dtvratnu 
âfteUrer r, f, / ftwnir^ 3 

miirr <Ï5S SlîOâ; frr/ly » 

asez pron. indff, beanfm 
adv. triM IW; 6ùii 33L7 
prftftStiireHÎ SStfO, — d'il 

aBfilte (Uj>M£fir Mite. 

asnagicr c. f- I ctimfT 3 

HS|>reiD$ût àjtrm*tni S 
/eïm^»( 4H'3. 

ataclii; /". J tihiicke {or» 

atichîer r. f. I oWnt 

4-2<>l. 
atargier r, f. / (ré/Lj U 

â&B8. 
stcindro r./>). // fmppt 
atundri.' c /^ // attri 

niGntt f. I tUterUc 1332;< 



GLOSSAiRE 



-il? 



"^ auparavant 
|ft4T; pian tant 



U 




', J guider, montrer 
M. 

avoine .t&S, 

MM. - %w=UyaAi, 
M aeioDt (lu il nr friut 
ninlt l il il y a (liaiu 
1467. — lemphifé mbut- 

1 1 ynu^iriiMwum/ 'AWm,. 
717. 
// nrrit'W 31I90. 
ll< (w^Km.) arrirrr, 
. — iveilKnt arri- 
Ut», 

éviMement fnnaU 
melro «n a. tn/itrf 

Aofw^er nu hwutrtt 

riêjmrr {KS2. 

/ fakrt nmt 4612, 



l^imvttn 374. 

/ mrirtmner UM; 
Jde SIVl, 

• ee m'est a. H 

l devwttjer 124. 
aduUrrr 32'J.''*, 437». 
IS, 6139. 
452. 



UbAOUr 1231. 7«ZS. 
lin 4772. 

iargewtftU. — 
Monte 40o 
033. 

bomehe bMmte M7 

— nvfr b. 




ballUr I'. f. m* gonranfr. — 

^ut:rre b. commtmàtr uttr g. I3.'ii, 

UIU. — m&l hallH tourmrnft*, atfitt 

1235. 
baffller r. /; / ett^mwier 772. 
balsler m. // boiâer 77:i, 7imS 
baldekin m. // nom f^'unr (^/oj/r 

7«3U. 
Iialdor/. // coufii^iluinfîfliw> 11.111. 
I) A ml 01) — a b. mn» tn-tire. prM- 

pitammcnt ;iT4'J. — no mollro a h. 

citmlnttre. A ouimwf MSn. 
banlr i'. f. ilï'> proclamer (W7I, 

735*. 
barbacane f, I barbacane 413. 
barbe f. I bnrhe 24SO, S3n7. 
\i%Th9\^, 9 barbelé, garni dMjmimta 

&S13. 
barKalKQ^A /* / marché 7121 
bargo Z'. i bari/Hir h4, 242. 
barnaite m. // Um tMnma 54'j,.'tU«HI; 

vaiUàmoe 63âi>; jmùwrincr 20&I, 

flSOO; /bt/ iffimn 0294. 
barre f.I bttrrièn: 4l«, U23; pure 

lU boU. lie fvr Hc. étroitt rt Umgue. 

barre mil, 7443. 
baron m. IJl mm. btr barvn 4W, 

2229. 
bas, «e &<i4 — en baa BMI. — par- 
ler eo b. pnrler bae UH. — pan» 

b. briwvrr httlQ. — b. VMpn oaunf 

ilan* ta aoirée TIM. 
baie f. t boee. 7&5t. 
baane n. li bamme 1(472, C(f2. 
bataille f, I tmmbat 147, «7S; 

Mcurfn^rr, tviâHaK IBM. 
bai«I m. II Mmm ttU. 
batemeat m // aetiem 4e baUrt 

2797. 
batfc r f II bttttre 44«1. — hM« 

a or oMHwvf <^ /Miila ^or 7«». 
beivr* r/9. ii/« i^n Div. UW^ 
bel, a ften tt^ 1«*7; (meiÊtet) «WT, 

- <• snir k fkm k. mttr le 

4aaM MM 
b»le«««t J^meameid »Ml 
bêler r.f.l àéer U7». 



(ttÔSSAIRK 



■no 



kiivanntt fmi, 3S5S. 
^ Him fit hrfof Hifi't. 
Brun- l'iiUnniA.; }ii3, 

P/ (nmnKitAn 5128. 
. /". 7 rpcronnfr "lOU. 
ftviutvni'"' 5779. 

^U. ftrr rrmpti 4t fjr»H 

¥nril 7W. — a iiD bruit 
IM. 

C X 6r<lln- 3T«0. 

73 4507; nndrf agté- 
' tmployi tnthHtnntirr- 
1\Va\ 4114. 
MTtrMAonAon-ll 1,0141. 
r tnmpaU 5594. 
t.i/ Mum R7S3. 
//6uûnm5135. —ttnr 
dd b. Krrr loi nuirront 
W. 

eo5«. 



«593, 



:&93,«I2. — C-STHit 
'SIS. — ç. nu ^m ha» 
— Ç. Job ici bam 



r 



IJ nom rCnn mtttm rkt- 






U4t. 




ceindre r.fo. Il «Wwrfir |Hr4. 

cuiotiirc f. l ceinlwrr 3«G4. 

c.c\ ftrùn. d?rt^: mnKC. arc. ng. 31*1; 

Tunti sy. cil 212, l'^i-.it; f^m. <^ole 

3S, S87 -, ocr. j^Ii»*. mase. boIs 297 ) 

iKim. cil bS. 
célébrer v.f.I cfUbrrt 4(W5. 
ceUoiacnt en »crn-t I5rt2. S3ft1. 
celer r. ^. / cncker 1532, 2S92. 
cclegtiël n'irti/r 572. 
colui prwi. alMoU TSâ, )2tn, 1907; 

nom. oiL 
ceinbclor i^irer, amtmtf 58Î0, 
ceodal m. // iinni-»oir. 74M. 
eondre /" / m*4rt l<MI, 2l2tf. 
cengle f. I Mnylr 4<A1; cWwf 

4I«. 
cent emi 430, 0282. 
coptre F. ese«ptro. 
eeroliler v. f. l erphrrr ^s, *59. 
cercle m fj Kfttlf- du fntiqur^^n^. 
coreler m JJ i-rrrlr 'lu rtmqtui 

60M. 
corf m II cerf 2^7, 5533. 
cerne m // crmr uxwi, 
certain, e c^^rtan ccrinin im, t.1ttl. 
eerialncment crriainnnfnt 9:14; 

itwnr fitçoH enininr Stt'Hi 
eoaaer v.f. l resarr 2M, 28(t&. 
ceal pnnL «teN., i)»a«c. occ. ^ng. et- 

Ud-ei; nom ebt 3342; frm. eesto 

eitiUMUcpI. acciu. en IA4, t*m, 

(*m. tm. MW. 
e«atni pnm. abêottt, eetut^H IMa, 

SMC. 
eelus M // mom <fuH momdve tma- 

rim fOrrr w^r»i} 444C. 
ekace f. t dUtmff) ftlM. 
ckaeear « // fienU 4r Hkw 

cbaclar v f. 1 rJumtr n», I44ft 

ckaelae f. l d^im^ r«9, têït. 

ehaaif c. /. //y« t aa^ar IW, NIL 
— c. aihiMaf, c Mes (imftn.f 
mOfT mat. Mm frMl, nt<. 

ellUill • // tMit Uamke ft fim 
uni. 

t7* 




GLOSSAIRE 



chaitir, ve prwnnier&iTi; mUé- 

rahU V2, lO&S. 
vhaice f.I ycnouHlicrt \o\b. 
chalricr r. f. I ciuutatrr liS'iT. — 

««tru fhalcit* purter wn vêtement 

iintottr itcn jcimltr}, H\2h. 
chalcit V. itujfcrs. il wporteMi', 

1(691. 
chalemcl chalumeau 6467. 
chaleoKe m. II cuntcstation 7752, 

chalengiur, chalongiur t. /. / kti- 
t/rr. liiMpiUer f>r>l», «M.'». 

chalor f. Il chaleur 4«42. 

clialt du chawl 401D, Sl2(i. 

cbainbuDoncfN. 1 1 chtimbcUtin tmi. 

cbambcricrc/. 1 fatnnt i\r cham- 
bre I2tiïi, SUIS. 

chambre f. I chnnbre UH. 

rlianip >n. Il ch'intp 2IC4, 585S. 

ckaïupaigQc f. / c/imp^gtte :)iitj, 

cbampel qui $epn9ge4ans In pUn»r 

2lb2. 
chanceler v. f I ihanctler 57:(". 
chandelier PN. JI clumrirticr .1551. 
chane /'. i vote 2131. 
cbaoK*! tx. ii échiin<ft- stii'i. — estre 

a ch. aimer à changer S3U7. 
changoor mrtable Hisi. 
changiur v. f. I eJutut/er (iUt6. — 

ch. ta vio t*. vie. 
chanter v.f.l chmtter 1147. 
cbapelc f.I chaprUe 6iib4. 
chapittfl m. II chipitatu GAlh, 

ÎS&4. 
ehaple m. II carnage 5Dôl; combat 

chapleVs m. II combat bWJ. 
uhapler v.f.l cvHihattre 'ii\A. 
ehar f II chair 2121, 4UI2. 
c bar m. II char; machine de guerre 

4201, âS:t&. 
ebaracte »kII si^fte ]u3â. 
ebarbou m. II charbon 2440. 
cbur^iun-. /'. i charger 2749, .'Î769; 

« charyer de 37(i7; confier 1547. 



I4C ri< 






chArme ih. // /WmtiJf rf 

m«nf 2'iOO. 
charuel chttrnel S])23. 
charoigne f. I charo 
charrtere f.I chtirriirg 
chascun, e chacun 111, I 
chasé m. II tea wuêottx ', 
chasiz, cbasaîz m. // dti 

M24. 
«hasne m. Il chêne 1921. 
chas tel m. II chdteati 2M 
chaatelet m. Il <ltm. dt 

11721. 
chasti Ml. // avtrtuH\ 
r.hantlër «. f. I i 

chemin m. Il cJumiu 44b, 
cbemîso f.I ehemise 7 
chenu, o chenu 22(>^ 
cheval m. II chetttl 3» 
cbevalchier v.f. 1 

703, 35^1; (actif} monter 
cboTalerio f I chetvtlerie 

faire c. agir en cltevalier, J 

liirU tt2!>û. J 

uhcvatier m. II chtvtMt^ 
cbcveçal m. II tétiire 40' 
cliuvtl m. Il chevcH 20)1, 
chevctaigne m. II cayita 
chevillf! f I cktviUe 149. 
cbevrol m. // cArmeaU tll 
cblef m. // tUe KUO. &M 

4tiït>; nuxttre 521. ~ et pn 

ilViic/nf 8780. — al oh. d 

la /il* Sfi75, 9S6tt. 
chien m. 7/ cAïm I4(îu, 47 
chier, e cher 741.— aveircl 

Ô35. — employé mJrrrfrt 

363C, 67â6. 
chloro /:/ /iirHrv 62&T. 
cbicrement cher 5506. 
cbierté /; / amour 4197]' 
c 11 u i s )H. // cAotx — a eb 
chiilslr V f. 11 f' ehoitif 

voir 2y3, 2iHJi), 
chose fl chose 1011^4 

M39. 



I 



^^^^^^ GLOSSATKC ^K 


^^uweHver itMft. 


colombe f. l roiomhr, tôlier ptacie ^^H 


2IK 5ÏN». 


(i jtlumb. 513. ^^H 


eiW ea. îu:»*. 


ooinn »i, // pigton His^. ^^H 


// cirrgc HM, te57. 


oolor /^ // roiU^ir 434; teinl ^^H 


. / ryirutiêc HM, 7&&5. 


^H 


413, iSm. 


colovro /*. / coittcttvre 2578, ^^| 


a ràifuanff 9Wt. 


colp m. II ctmp 2».13, »874. ^H 


1. // halrittmi ât vUkU. 


colpc, corpu ^ / /(ntf« 2RS4, 61)2. ^^| 


vUU forit h, M&. 


coite f I lit dt. plumr, maiet/iM 4M, ^^| 


■tfrr 4411. 


col t ul e r tiijri4Û<¥ ^^ 451(1 (Cj;. ^^| 


tn « phi'jn<tTtt 2S; ; nrin- 


Oi'itrfrûi i. o, costolé). ^^| 


nAcH/ioiis <>'>I2-, K j/biin- 


unlllTor D. /!/ CBcrccr fe niJte dr ^^H 


. ^- c. qaltu r. quite. 


fris, 1069. ^H 


: // r^iamation 37!IT, 


com, e comme 277, &t!Wf(; anMPMCM/ ^^| 




4800. — tant c. ». tant — al c. ^H 


r/ tÊpàee de vin tk miel 


Ri ^H 




oomandomeot m. /f ordre &7II, ^^| 


n Oartê 8M, 14»3; I»- 


^H 


r. 


âODiauilor t. f. I commander SA; ^^| 


lir 4-4Ttt; nnare &I92. 


roctnntH^wfrT (ri60. ^^H 


H.// di<7>umCTit 7SS1. 


contliatrt) r. /', II mnUiaitrc 71; ^^H 


». // fenfMT l-]3H, 5M4. 


fnf/i; se battrt 472t, WnH. ^H 


/! J « jut «rt A fermfr. 


comoD^allIe f. l txmmemetmemt ^^| 


f Î4ft; meeintf MM. 


^H 


r cJo» 4532. 


R m e n c u m e u t m 7/ eimmeitce- ^^| 


,eoardicrXUrAcft'2406. 


ment M\\, 2401. ^H 




cornuBcler r. f. I commenerr 190. ^^M 


« 3M7, OM. 


coDvnt comment 4707, D317. ^^| 


D m. // rrwWiUe ASi. 


comfaltflmflnt romme&U S19I, ^^M 


mue 4<IU, &S9». 


^H 


trm à'u$u fumc 25A*> 


c OUI fort m // coMMotatûm t^4n, ^^| 


jK<i/<r '/it^u^ 4Tfc. 


«M7; «owldj^eweiil, teconn 172». ^^| 


7 nïijf(! «Wi». 


comfortemeat iM.i/ ctmmtUUwR ^^Ê 


/". 111* Mùnr J425; nc- 


BS47. ^H 


617. — e. en b« prendre 


conforter r. f. T «Mao&r SM, ^^M 


9b. 


13^7; rr^; 7254. ^H 


f toin 410. 


euBovcIr r fo. Ill^ agUer,enétar ^^Ê 


1. // evKWJN *4iU. 


199, I4U; (rrfLj 2M>I, ¥êt. ^M 




cuBpalgae f. I ampagHU 4II*, ^^Ê 


t». 


«9S1I. ^H 


MM IMl, 2STV 


compalgnla f. T mmpagtttf., mèUe ^^M 


9. f. I tt fimeker MOi; 


3«T, Me7. ^H 


fjk«r W7; rwjtj tJIO 




^■p ^wr Ir aif> »l 1, 


Ml ^H 


P 


«OMparar r /. / acMeUr, ensjréer ^^Ê 


/ yru»«r II9», &«12. 


41*1, MM. ^H 



422 



GLOSSAIRE 



compas M. //. ^ n c. à point, 

KymétriquaMttt 435. 
conipasBur v.f.I mevttrrr 2'245. 
complaiKoeinQnt m. 2/ plainte 

ns7. 
uviuplïlndro v. (. II (*>%) Sf 

piuittdrc Î>fe7, CMik. 
complaiut m. Il plainte 3386. 
oomun^ ccmniMn ()&!J3; j;énMil 

530. 
eu lu II ne f. I aiiiimunnutè r^i. 
ct>tu unoment, c-omutix.liiient com- 

imtnement AI; riutr'm//l<: DIS, iilklO. 
concevoir v. fo. lll^ conctvwr, 

devtnir CTice««<« H699, 
cunckiliuD m.ll wnchyle ITU. 
onncilu Hi. // (U^rmbUc !Jh((, 2471. 
concurdo f l cotKorde 3131. 
coDcnrilur v. f. l n'accorder 6til0. 
vouduire tr. /i). i/ conduire 2281; 

dirigir as«t>. 
conduit m. // condtàtt, miion tU 

rvm/tiîrc liy3. 
cultcstablt: m. 1/ cu»ndfi6Ie 4H$2. 
V u II f u n d rv v. f. II prrdrf, lUtruirc 

i'MW, tl9t>. — confondu A<iir 2445. 
congeer v.f. / congvdirr 4210. 
uon^iciû m. II penniëmon 2^3-i. — 

prendre c t>4l. — prendra lu c. 

tionin m. 7/ tmtttre d*i Ux f«mtnf. 

oonoiiisancu f. I «lat-que, ifif/iK 

2mi, t>UI2. 
conoifltru v. fo. lll^ rccontuâlrc 

VIL 
conijuerre v. /u. II co»*gMrrtr 255, 

221»; olttcnir 4«:i, lTt*!>; vaincrt 

oonruer r. /■. / ^lUf/iT UH&j pré- 
parer T43IS; (réft.) »€ préparer 4552. 

conrui m. // é^tipatfr SUIïi; /irit- 
paratif U«I; /miw 31U5. — pron- 
dr« c. prendre min, ac t»ncier 
ititôs, H34a 

consL'îI m. II 
»2b«i rMih&-<' . 



uu savclr mtl c Mit à 

raatmrcai l'.t8. — » c. «i 

1562, 6504. 
conseillier v. f. I ivm»cUUr 

Unir cvHsàl 4tibll; (rt^) 

cirnseil ÂMiCi. 6621. 
consentir r/: III* accorder 

admettre S 106, OSSU. 
consirer, conBlrrisr c. f. I (tif,\ 

m privrr, i^nlmtetïir 1343, îlltS- 
consture v.f.I II" alti-iwirr iH>i. 
conte M. III conUe 14, 317^ 

cuens 376. 
conte ifi. // récit T27, — 

être 'HKSiion 24U6. 
cun te ffk Ji dffi/Ffc. — tenir 

— dire c. 4775. 

contenance f.I conteiutntv ^i. 
coutençon f. II combat 3Mt^ 
contenir v. fo. Ille (rifi) « con- 
duire; SDS'i, 5107. 

conter v.f.I ramiUer bj»4, IW 
conter v f.I omtptrr (»2y. 
cuntur ni. i/ cvnttr. 15S3. 
contraire cvmfmirc, dt^it 

contraire m. II contrttri^ liiM- 

— tomer a c. êim funnir itîï, 
2»4S. — venir a c itlcM l*A\- 
movcir e. smtfri'tr <Itv diflinJi^ 
7747. — estro a c ètr<J fnadi 
57 1B. 

V entrai iijr v.f.I agacer &: 
contre œnlrv 4290; à la rcneoNlrt 

B44. 
uontrocengln /! / mntre-m^ 

4082, 
contredire v./b. II u'appoter iUi- 
vontreditnt. II oppoMHioti,étfi^ 

1030. — sena c. naît* op, 

0015. 
contrée /'. / contrée <i|6. 
cootrumont en haut 5667, 
contrepan »t // 

4^40, t:i9I. 
coutrester r. /! i o'oppotff 

04UI. 








^^V GtOSSAJRE 423 ^H 


^taH bnM sur,. 


oosia m. // miuim S4tl. ^^B 


^K^. I acrompn^ttr ^39, 


oostc / / €Ôtc 444&. ^H 




coit6 pn. // càU Blitll, 40M>. ^H 


t M. // pniiiicww 349S. 


auMt«l M. // cMcttN 6&U. ^H 


^kli fi«M «A f <m lirovnK 


coitumeflt «1. // AjytMK Mt3. ^^M 


■ 


ouBtur 1*. ^. / coûter 66ft4. ^^| 


ler M. f. I Ê^ouruer 111, 


00fltum« f. i cotUvMtë 15*0; m ftii ^^M 




eât du 14IW. ^H 


I ctntpe SVHf. 




. f. I couper 4U6T. 


^H 


.IlcoupU^rêb; fém. IbM3. 


eoitura ^. / coHtim 3971 ^^| 


i mr lUdtiuae USU, llbA. 


rotoB M. 1/ ouatt 744S. ^^| 


I coin, boid «12», &45ti. 


coveiticr r. /". J fUnrer IK&, 3&I6, ^^| 


m. // m«r(i^ rïHÎI; ctrur 


ooveitiio f I murcnlûr TIW. ^^M 


tiMposition tl'rmprit 1734 ; 


euvoitos, lUnrrmr IM<l. ^^M 


ntS; tMfni/iun ltN>l. 


cov«o»bl« f-QHrriMiMe 4SSI. ^^H 


s f. 1 etttraillf» 27-13. 


covunines f. 1 promttmc 3396; ^^M 


, e coHragrvJ! M»b, 


oowvenlsofi 3424. ^^| 


I evFde 2V1, 1 140. 


eoreBanl m. // nmeoifiMi 4lft3, ^^| 


1 mil mmgk 0113. 


6Mtk ^H 


M. // «mmVr 3t»W. 


eoTBBlr p. ^. ///• convtHér 764; ^^| 


' m. Il currHUr 1178. 


Ar« nieemiairt IlSn. — iMtrD el ^^M 


V. f. S âoHiitr lie la. trot»' 


e. bÛMv d fa 4i»crrtiom tte M, ^^| 


•— c Foue «(mitrr le bu<nr 


aS77, 4IMl ^H 


HP ft28- 


CDver r. /I i o»cer 4U3fr. ^^H 


« de cortK SINNI. 


cuve rc le m. i coaserciff C4T4, 7MI. ^^| 


/; / coKrviinc 3135, MUS, 


cuTert liem eOMHrt 4iXI. ^^| 


: v.f. I couronner 75(S 7B0. 


covertement d la dérobée MiX ^^| 


, eotpo. 




)1 corporvl 2âlb, 2*tua. 


^H 


/". Jf «iwrir 9iW. — lataai«r 


coverturo /! / couceriurt 0419; ^^^ 


entmdn Jv9 ncs") luinifuer 


ccmrrrde ft4M. ^^M 


- eorui fircc A4(e ti'lU. 


covrir r. /: /7/« cuHi-nV 1311,5743; ^H 


«r r. /■. / fiichtr WSt. 


rarAer I31U, 1377. ^H 


<a, e /(fcArf 2M. 


craventflf r. ^ / renc<rëtrr (î, &K7. ^^H 


e /: f |mM« cdmtok 3!W. 


eresntor v f. l apprvuvtr, rvn- ^^H 


m. II courmr 603!^. 


/îrmn' 42.^7, 7S54 ^^M 


H.// eoumtue b$\*i. 


creaturti, crUtun:/'. /er<^afun;9'.M5. ^^^ 


U dinctùm^ coun UM. 


cruiro cf. 11 croire Hiii; (ré/i) ^^M 


11 corpë 402, Itï^; par- 


te fier s'Mi. ^^M 


)6U« MKII. 


cTciBsoDce f. I eroiaMtue Z77B. ^^H 


i <*»• 3t;«i. 


«relscrv b. fo. III*' crvitrt 1876, ^^M 


rtW( 7BHÎ. !j31M. 


^Hi. ^H 


, c rourfwi* lïW. 


crunul m. II crèneam 5Slt!. ^^| 


^^ ntiniH TH67. 


cruBpî, u cr^iê 40611. ^^H 


^Kli (ourfrr 7ll»6; cioiwr 


cmsto f. I mimmei, ertte MH^. ^^| 


^ 


crevace f.I crvFaaw 2&&6. ^^H 



GIjOSSAIRE 



Il cltmieAr 3701. 
le /". / ctiïinic G5"2. 
Indre r./^ // crriiïiiJrr 251^602. 
Ir F Y. / CTMTT IS.19, "îôUO; pm- 

m. /J chevfox Z&Tli; crinîêir 

Je f.I eket>eux \9&\. m^\. 
|tïl m. II crûlnl IU4^, 

»^i J/ croc 2574. 
|e /■. J ïTWJTM ]<i<>0. 

;Lu, e rrwcA» 25«H. 

Issir r, f. III" rrui/itcr, fuite 

bruit 441"). 
Ix /!. 1/ croix 7543. 
lier»./'./ branUr, w;co(kt 229S. 

ta f.I croupÉ 40flit. 

ttule /^: / cnniiilU SmL 

|e /■, 2 jTH^c l.ïls. 

ûcineDC m- Ji" ^wKrwnrj/ 2751. 

;iè'r v,f.I tourmmter 27<14. 

il té fil cruantt' 5173,, 

:[)«, ti cruel 1714. 
m 7/ rafiir bî4; Courfiffc 531 l 

lïnt, ctliyr )■. /' / uçTUttT 2li!, 



d>meâeu m. II teigmià 

6S5«. 
dameiv«l «m ÎS jrunt An» 
damefiele /IJ JcnujûrlJ 
daineese f.I éamef*/ m 
dangerer r, /". J jHnutr 

9ST2. 
daDgîer m. 17 flcmfîrKufi 

d&unËr, éAmpiier r. ^. J o 

1H23, 27611. 

daut IN. II erifftifur 31)J, 

dart m. J/ /r«Ac 1464, « 

de exprime le génitif i; 

3H1; la caiœ 97; la m 

la niesuft 6yi; dfpuin 44; 

'^t<' 24, S^.'^E); ^umi/ à V 

la compardiif 153; Velt 

2fi5. 
dcbstre v.f.II fnittre 2( 
debotsr v.f.I reptjmscr 
dec:eivrË v. fo. III'' 

îroniper Ultft, IBSa. 
d 13 1 o 1 e r t". r". J tlêcnpitiy^ 



GLOSSAIRE 



425 



Hors ie «400. - eQ d. Ii« 
tXMfa &SI3. 

idre v.(f>. Il tmtn 2463. 

ir T. f. S ayitcr tMIO; «Visiter 

(nii) M 7 7. 

iH. // dttp^^ 140t. 

1 1 e r r, /: / dénatttr 0, 40M; 

IV M65. 

'plr r. f. II I^ gnitifr, loiaMr, 

vmwr 16S0, '/il&2. 

'Itloigt "Itï; ;iiMr. doli' 5.HÏ*.. 

Bt c. f. I Jttif^ner Hi67; juifrr 

d€ I.H&9. 

e à r^# fif 2^75. 

rfr k li»74. 

, • /!n SUUI. 4392. 

K. // voinplé t<J4A; ffMHM'.. 

28U6. 

ir r. /■ / rO.>uir SIS, MIS. 

a It6rc 7<i|ti, — t. d. lUtrr- 

9T24. 

•r c. /. / délivrer 1151; 

er ÏOTO, 7724; wllrr O40<1. 

tt ifaHttm 4iau. 

D ndst ter Ibn^mimii lOll. 

idar r / / «irtiiAwIrr 21SX. 

eia adv. (wt ^If mifi; &ft7l, 

P« m. II propriété 4524, hAU. 
a» jïTtHcij/iJ 444. 
ter r. /. / mmo- /«r d pfir 
I; ccrwlittre 139S; wutniffwttr, 
•er 007, 3»«6; r*r/fj »r tté- 
' 1332, 1257. 

\\9t r. /: / iaiNm/<T t^lK; 
ûCmn &K04. 

lilïer* qne jwi«2nnl yiKlMIli. 
lire que pen^axU fw êtA. 
\\rt%pnuUKt eeloHpë ftTM. 

I^tr r /. / ânururrr, rmUr 
tenter «S, SUZ; faeL) ro- 
r, mHier IWS, ftttss. 



doiDoatrailco /". / rc't'r/ufiun ÏKIO. 
demastrer v. /: / montrer 4ni(»; 

révilvr. annoncer IO(M, 4113; ro- 

eonter VAiA. 
denier m. // dtnier TÎ-'M, 'iHl'i. 
dent /. // dent &S79. 
depirtlu /: / tUpart iav,, lt38&. 
dupirlir r. f. Ith partir SHflii; 

égarer 294, &9tK>; w w7*anT l&lii; 

M diëpHitr tfHttuw vhotie 07(HI. 
depeclor cf.l (intr.) brintr 2RI*; 

ffniiM.y 'JArÂim- ti:lt[i>. 
dupvndra v.f. // pettitiv 274U. 
dcporcivr e. /! / /M-rrrr .Hi4(l 

dcpordre p. f. II prrdre iH^ 

116». 
déport m. 1 1 amturmcnt, jeie JtM, 

'Wt. — iàirv «un d. du i' um — l t 

aiw) 134(1. 
déporter r. /: i /rr/f./ f'amuirr 

mm. 
dvprcinr v. /' ï prier MO.V 
dui)uaiiifer r.f l brintr 14*t, 24&S. 
drïToiopre r. /. // br\»rr. — d. n 

crinc »nrrad*rr W rWrrttr 1961. 
decriore, duirla», derri^a aAv. 

ikrriirr II4X, H8&f «SSS. - pr^p 

SIOK — et en d. •( n dmat à 

touM étpirtlM I&;17, 3MI. 
des tlepuÎM, dèt 9091. — de* quo 

«fis «fMO IMa. — det 1 qttc Jm«- 

(fil'd (W 7i«r 9*0, — de* i jvêtfw 

44, 965. 
dceftftaerer p. f. I ievtr Ftmere 

4BII. 
desttroiar t.f. I tUtarmar ftt9. 
descendre r. f. Il linrtndrt \m\ 

tUstrxwtrr 'U rhfral 7Ϋ; (tmnê.) 

tUpotrr A274 
deecendenent m II tlraetnië 

2S7«. 
deechnleler r. f. l it^luttimtr 

A3Sa. 
deeclare v fu- Il mtvrir 4Mf, 
deecolorer r f. I ^éftAtrrr tIM. 
descoBffr* 9. fo. I déf^rr 8712, 

vwn. 




^^^^^ GLOSSAIRE 427 ^H 


^%D d. mtiitraitrr, tour- 


deylae ^. / w^amUon !^59. ^^| 


Viti; dofuinrr 4M)a. 


d u V i H ti ^, / pUtisir, foLimIc. — ad. ^^| 


m. // cAcnzt de Uttaiiie 


à wHkait liDIl. ^H 


ma. 


davisor B f I arranger. ré^Ur ^^| 


lom f. II ilfMtnution ai). 


^H 


*ffrAmm «M. 


dévorer v. /; / dt^ft'rnr 48â. ^^| 


snent «■ 11 ^IrvciiuM 


d ( m. // yiwr. — Diult a JA dis il y ^^| 




u fd^'à toHfftempn 'iMA, — toi dis ^^| 


■« r. p>. II d^ruire 1US7; 


toujoun (Mfl4. ^^1 


1; ratrrminrr 871». 


dialectique Z'. / diaUetitfWi '}Vi% ^^| 


t H. // ilrMtrtutioti mi, 


dias)»ru m 11 drup ,U ndiV 4!ill. ^^| 




rlignilt- /'. // priw^ijmutr 37ti. ^^H 


«mw «SU, 3418. - aIlt <1. 


(lire (',/('. // dire, n'n-, rtu'tmter >ii'2. ^^H 


TttS. • de d. demta 2flAfi, 


— ustru a d nuiwitur .1251. ^^H 




dis dix 851)1, tsVX ^^Ê 


dervtir v. f. I (réfi.) devc 


diseordo fl digeontc 241U; DtM' ^^| 


1391, 2750. — desvé foH 


conte, personnification de Ut dU- ^^^ 




cotile 104. ^^H 


^ f.l folie 2UST. 


dismu diheme 1172. ^^H 


ir Vf. ///> >I(>nïtr 7432. 


disner v. f I diner 'AMi. ^^M 


r v.f.I frifl.} « retourner 


dit m. // pnroU. I22(*j ordrr ll*34. ^^| 




dilan »». // ((ùfomif »&BI. ^H 


B r. /l // amtchfr 3uâ2. 


diva s di m î&ll. ^^| 


h 1 c T r. /. / couper en mor- 


divurs, c r/ir«rr» 4H^, 75$l|. ^^H 


[wcr 2i:(, .V)4b. 


divursvuiunl dicantemenl 1823, ^^H 


M. // (iiVit 35, *MG. 


^H 


&E 43; NUHi. dili 7tlt). — 


duairu m. i/ doHAiie 3.120. ^^M 


dui dnu: à denx 70S. 


duble dow/dif 7100. ^^| 


V. f I dauxwtre 1401; (rt/I. 


dobler v. f. I (réfL) ae tkdoubier ^^Ê 


ij;rn«f ^ en) &»4.1. 


^H 


r i>. f m* jiréeétter 


dulcoment dùHcemmt flUS; Amh- ^^| 




filmtent Sll'J.'i; cun/i'WriN'Mtf Ô02S, ^^| 


tuiv. devittU U7U2; nujtum- 


dulçor f.ll douceur I2U). ^^H 


iM. — pf^P- 'Icttmi "l'T; 


dulcir ''. fo. m* faire mtU 947»; ^H 


:492. — emj^yé fntMlan- 


(ri'/fj se phindre. (Mb, HZlï. ^H 


t 74tn. 


dulout frùfr 4b(il, S343. ^H 


V.f.l défendre 8261. 


dolcoire /: / dtfloire Viif<. ^H 


V.fo.III* ihvoir ni't, 75S. 


dulor fil 'Umleur :n4. »t2M. ^H 


dcH? pQwqmi* 1U75. 


dulesur v.f.I K ftfnvler 1)710, ^^M 


orrmr liHiuii. 


Uulx, ce (^i«x 13:14. ^^M 


eIh cM^ de T$, 419. 


domsKe <•'• damage. ^^| 


1, 7/ dnnti, projthHe 1012, 


domafrior v. damagier. 1 




duD m. II (it/H luil, 1K1)4. 1 


lie /. i mi/>pr>n<ioH »:i|; 


doae adv. nlon I3u. — eonj. donc J 


(lij^ de pru do foi IS.t1. 


5759. ^J 


p.^. / f>rt'dir<r- 2ÎU4, 5W57. 


doneier v.fl faire rdmour 7124. ^^M 


eiae /l / deptf(«rcstn: 3201. 


duncr v.f.I donner U8. ^Tl 



GU)SSAIRE 



429 



ior V. f. I (r^fLf ne mrthr 
ickâ 6951. 

1er B f. I pownmii^rc (IWM. 
m. Il poHrauitf Xtiis, àJU-l. 
eor m. Il clumifMf iihl. 
euieot IM. Il itw-intnlion 

er V. f. l tnckanter t014. 
i et ». f. I charger 4e, con- 
», S389. 
o«©r V. f I mc/iiUstr 

I srjwiiH* 29b9. 

• r. /l / »'ineii»»f7- 3174. 
v.fo. II nifrrmrt- 4301. 

• f. J endttme 44iH). 

er v.f. I mettre dans Cnt- 

01. 

•er ». f. I eneoo^ircr. — 

"6 de ptuaaffe difficiie tiO&4. 

B jMvp. contre IliTS, SïM. 

or r. ^'. i rmcontrrr lUiN, 

score encore M5, 10:w. 
er r. /; i atUichrr jHir 'lai 
ir (tSOb. 
(idv. — e. de (1 cAtè de 

II encre 8777. 

t.f. 2 aecuBtr, en vouloir 

n. — l'e. le ten/înnain 

■ tiers pendant 7725. 

:i tniiaifKm Sfifl. 

T v.f. J briêer par le tai- 

I. 

r v.f. m* (r^ft.) s^mdor- 

, IIM. 

1 r L*. f. ï dùtpoKcr, drfaarr 

mil vtaniire lii». 12%. 
HR jfOMT Jff-<fet»rT, mipren 
loc 4&tt8, es»*!). — pr^it. 
t de 7607, «SUS; pif» de 

v.fl endurer «78, 132«. 



n e ni i , e («{;• mminî 36&S. — m. // 

enenilatié /'. // hostilité 24lt). 
enfinee /*. / ttiftintillaife, parole 

tl'mfant 7HI.H. 
uiifftRt »i. ni enfant 20, 2AuO; 

N'jMi. (.infuD rilli). 
Qufvr Ni. // atfa- 21»2, 0Ï«4. 
ttufHrnAl, infomn] infernal IQIO. 
l'nfuriuetâ, onfert^ /! // maladie 

70U7, 79ltl. 
enflEiner v. f. I fufiitmmrr I38&. 
curior p. f l enfler 2&7U; ê'en/ler 

«472. 
cnfoïr v.flll^ enterrer (HI44. 
f o ï r r. /■. i//<» fr^.; g'«i/*tir 2fi54. 
vnforcior v.f. l rniforeer 3702. 
«nrr&itiflre v. fo. II enfreindre 

SB24. 
enj^enrirer v.f.l 'yHf/mdrer lïyfl. 
ongigneor m. Il im'At^r-r/c 1111. 
eD^ignicr p. f l tnnnpir par niite 

Mb-i, 1060; iriMtjimrr bIMIft, 
cngi^Dus, u <ulroit, mué 4i(Ml. 
uDfCia m. Il ntn (31; m/irJitnf de 

gan're S4I4. 
«ngoltir V. f. I orner «ftmr jioIit 

^coUri) 7482. 
eog roter v. f. I retuirt malade, — 

engrolû tnalade fiUlO. 
unliBlcler t». /". / nrA'itwm-, n<|Kin- 

drt 15W, 
enhunster v./'./^miVff'iHMr AftJiye 

4257. 
enleveUre /: / relief 4I«0. 
II m a i 1 1 i e r i- f I entvhjtper 4ïfi7. 
emui Oitv. nu milieuSl4% 7f>46. — 

pri^p. au milieu de 11<)&, 71*43. 
n n e rwty . pow comiwttrer uiti^ 

phrase interrogtiticf néyatitx W(C4. 
cDOoire (•■ fv. II txter 7813. 
enor fil iumneur ^^b4; fi^f, roy- 

cnorer t>. f I hvnorfr 1U90, 2BI0. 
vnp&iadrc v.fo. II pousser. — 

(ré(l.) ti. on mer mettre à ta voile 

Ul, lti&7. 



k. 



J_^ 



^^^^^ r,LOSSAlRE ^^^^ ^j ^H 


Unie (. 1 intfne lld.'lU. 


oibannieiaeiit m. // amn»ement ^^H 


X m. Il fméc de Crpér 


^H 




Olbatrc V. f II sr itiatrnitx 1447. ^^M 


ter r. f. I ijMihff- U4S; 


eaearboclc m. // nuroriW^icck: 44<i4. ^^| 


l'omUUi 1236. 


6iceptre,cuptnim. //sct'j/ftTSt.tA, ^^| 


ra ff. /o. 11 (réfij ht ttuv 


^H 


«erc 0544. 


sachnlclter V. f. l itffimLrr, «r mi* ^^| 


]^9. f. Ili" ftUr'mrrir 


r/ir Ô75I, m&\. ^^M 


m 


(•Bcbamonie/*. i Kommonie, tn^i- ^^| 


igWprf.M». — toraer a 


nmni/ iW62. ^H 


tafHÉMi^MtL 


eacbaDtcUr f./!/ tfftrtfeJW 9731. ^H 


t. f. I etmui/fr IM9. 


tiichaper r. ^. / échapper 13, M^t; ^^H 


V< riMif 777». 


frr/l; âlSS. ^H 


f.l OttOfHff 3«59. 


caohaqiiior «i. // f[|)Jur^ mtrr^ ^^| 


^/> f'^* d/<i7H«r RIU3, 


(fiitt (fcAi^Nin- ~ a 0. =: fciriv^ ^^| 


m 


comme un (■t'Ai^MÙr 742, \WW. ^^^k 


T:f. I meoyer 7»!, «MS. 


CBcbarair v.f. III^ f moqurr dr ^^M 


iwir. « (o rrwr(T« 2740. — 


19:7. M 


iir«n 2M2. 


eichars, m chiche, mesquin l)&42. ^^M 


a renveni Î125. 


eschec m. II buttn .1777. ^^H 


/ CTiri< SmO, 4&30. 


Bschele f. I ^hetU miiKi. ^^Ê 


cmrtron 4:tS, 2126. 


eacbevelé, e érheveU 2.'08. ^^| 


*.• e. à rtgret auus, 4:i78. 


escbine A / échint 2&7I. ^^| 


ai dedan» (17, 544». - Ui 


eachiper v. f. l n'embanptitr BO; ^^| 


dediww 1M4. 


c^iMpcr 4S19. ^^H 


ml l'pitttyhr ÏISS. 


tscfaipre m. // nurteint 20&. ^^| 


Aerir -JSSI, TU«9. 


eichiver, vBchiuur v. f. J ^^Aapper ^^M 


nmu/i/ Hf herbe 631. 


5fi05j rvi/tr 793S. ^^M 


iHl ii mtecemnon par lUri- 


escient M. tl ^Ht^^Ugtne« U16tt. — ^H 


IS. 


a e. aciemmatt 2090, blM). ^^| 


// propriété, tlomiaine 3fi, 


eeolairier v. f. I étlairtr 191. ^^| 




escole f. I école 8IH3. ^^Ê 


r. / /fl»« WW(i«r 384», B79h. 


«Booler v.f.I (réfi.) gliater 6723, ^H 


/; J mcircAcr 4(JS6; rrrrr 


^H 


k — emnt orrc kâtr 1272. 


escolurgUr v. Z', / (réfl^ ^finv ^^| 


/*. / monrAc (U60. 


^H 


r/ peine S'Ob, 4d»)l. 


eaeolt«r v.f.I eaeouter Mil, 247A, ^^| 


I&25; ;ilur. uates Ica vos 


cscoinbatro r. ^. i/ tb'liVm-, ob- ^^M 


i lft21. 


tenir en combattant Mio, 'J^tM. ^^M 


'P^ en ei le pu ffiir If 


uBCurcbier u.f.I écorcher .l(>ti2. ^^M 


escorre r. /b. ///■' ne tiiMitjM-r. — ^^H 


14Ô, &55&. — RD f« TorR 


eacoru vnie 3iHi9. ^^| 


mite 7714. 


eacuz iH. // ffinm V>4^. ^^M 


B. /•. ///6 ^yn^rr IttMl; 


oacremir v. f. Ill^ fairr ik Ce$- ^^M 


SfCT* <t75. 


Uftl7. ^^H 


M, Il (tmwtMmt. -~ aller 


eacriër v. /. II (rtfi.) n'Aricr 219. ^H 


. en pnmtmmk »200. 


eserit m. // écrit 0499, 8778. ^H 



432 



;SAIRE 



es(!rire r /"». // ^m« S0S7, 4-11*2. 
eacii ui II boiiciier IliHt; ihmyilier 

pinifint Cent 54. 
eivni'le f. I Hwllc »ii42. 
eaciiior m. II éntyer S2fiU. 
cacuuc f. I rc'wie 25SI>. 
enfilillir «t. /! ///* faire fntix fjimtl 

34i>9. 
oBfnrcier v.f. 2 fmtcr BOÎS. 
usfuri m. // /"«rr'f S944; troupf 

(inHh- 6262. — a e. <If fouira /ôi*- 

cw, avec etHpmsnuttit fiOSO. — 

& usfort tdmi '21.^1. 
«■fretir f. /: / (réfl.) l'eff^rnyfr iêtm^ 

7S03. 
esfroi m. // r/rvi 37ti&, 4663. 
esgruner r. /: / u'ébréehcr 4432, 

0133. 
eaguardor f. /". / regarder 123, 

271; réfléchir 4»H)0. fl*i2ri; îma^nn- 

l9i)C;c/Kiûnr &4I, Iil|24;f>nfonnfr. 

rf*'W/ifr 52fi. 
esgiiarer f. /i / e^nrrr. — csguaru 

/Njitrtv, aîtandonné (tl6, IttôU; în- 

uagitart m. Il regard SIÏ9; ddi&<^- 

ni/t'o», consfil 630; rffiexùtn, jttge- 

wcni 424 ; rj;}*^rfiefi/ 2(HM ; cnnduite, 

jdan tAI8. — par o. par résolu- 

tûmf?} 0392. 
Cihalcier v.f. I rehittaner 33&0; 

illustrer 111122. 
o»joïr K. /t IIJ^ (ré fi.) re r^ouir 

«71, 3052. 
eslaisier ». f. i s'étendre 76Ï9; 

(re-ft.) idem 755«. 
eslaissier i: f. I (réfi.) aller à 

toute liridt MI72, 9425. 
ealarglr v.f III'' élargir 0301. 
ealeeoier v.f.I (intr.) ne rtjtmir 

47fi5. 
ealoîgnier v./!/ (ffP') n'Hoignrr 

lltyo, &IS7; af tléfairr- 1463. 
«ftunier r. /*. / (iV/ï-J n'effrayer 23«, 

»1M. 
esmal m. H jiiaque lUmétidfmtnUé 

&IU, 6120. 



l' s m e f t — felro e. 

2-124. 

esnier n /. / éfidtur 4SI! 
esuiuraldi; /./ ântraïufa 
esuulilre r. f. II aigm^ 
camoveir r. fo.JII* tom 

(réfl) et mettre n* moHPr 
o s p A I i r V. f. III^ ptiltr 71 
e.<ti>alle f I ^nde 2573, 
espandre v. f II (réfi.}a§ 

37S3. - a espandant à /( 
eaparKnier v. f. I éjft 

9145. 
osparpollller ('./:/ flii 

50(1:1. 
espartir v.f. III» tépm 
espasmir v.f. III' n'rrm 
espocc f.I épivr 4*3. 
oapeciBI épieê R480. ' 
eapeo /: / épée 1035, 31 
a p e i r m. 77 espoir 97SI 
onpeifiso f I hoi» fomri 
espeissier r. f. I rtHgmt 

venir plm fori 37UI. ■ 
CBponeïr r. f Illt «1 

6010. 
espérance f. I rgpfrm 

ftveir en e. eup/rer IS* 
OB p e rd re F. /: 77. — oapi 

<it(l9l). 
ospcritel apirilnrl 3S<h 
e s p c r m II t e r v. f I 

réprenve 746»; éprouver 
csperoQ m // éperon W 
espés, se épais 441, 0H4* 

en ymntle quantité 8301 
ospcssoinont épainetmf 
oapiô m, fil épien 4251 
espie f. I espion 4S26. Ul 
uspteit «i. Il profit, voUmi 

a e. avec empreaàemeni II 
esploitler r. f 1 agir 9i 

ejrécuter, tertniner^'H^ 

twr U4r.2; éirr effic. 

hdtar 549, 10047. 
uspus n». 77 épouse ISii 
eapose f I ^çvae M 



GLOSSAIRE 



483 




r/ mfifiMmrr 7T6, 
295*5; «'m- 

fproHVrr *J60I. 
; (Té^.) w purtftr 

' nrracKtr 332S. 
fUntmir mnnjf 

8»; (*é^) 

&98S. 

tsrrwplr S!>iS. 
9&i tourment 59; 

5"I, 237S. 
4394; peine. 

(réfi) ifttrrHrr 
ÉD sei ar &ora«r à 
nre en jrrofrrr cini*e 

N ^tfAo/iniia^f; 893; 
I; tèjour f)SU, UAU. 
3 etnulnrd 4I«1. 
kriitn' III-I. 
M. 

79, 22WJ. 
[JI AetiwJtT &351. 

705. 
mmetOt B7S0. 
M/ Hendre i04l 

r SOI», 5104; (réfi} 
Ibf e. ccMcr îbOB 
iHier, 9676. — rm- 
■wnunf: st^'oitr, oo- 
1659. — eD c^sUat 

lUUfi. 

IM, témérité Ma, 
M75, 7u|S. 
b(U 3&85, 6M6. - 



estorcior r, f. î (rifl.) « défenUre, 

refvtter 1534, 4307. 
CRtordi, ftUigyU. 493s. 
esiordre «. /b. // «'écknpprr 61. 

3IS6; (■ff'/^.y IIH)Ï7. - e. un colp 

atufrner un coup par w» tour tir 

bras b'.ns. 
eHtorinIr r /*. III'' meWir m olor- 

««13812. SS.'il; C»'*'/!.; Vrt^(w. •'o- 

WwM-r G24rt. 
uatuvuir p. /o. ///* fttUoir 13, 46ft. 

— p&r e. jwir nfrt-jwiï^ 102!*. 
estr&ter errant san» tHaitre 7<I52. 
estrftDKe «rnitj/r 348; ^(rMjn- 

3241, 8S0â. 
estranglor v.f.I iatrter, Hotgnrr 

S1I6 
catre être 8, 18. — pria aubMtan- 

tivoHrnt: état, digponlion, coHtti' 

tion 73H, HR«42. 
UBtrem. Ilappartetnent 187.'», 40H1. 
eslrc OK/rc 4i4. — e. mott gré mai- 
gri moi 26K. 
e 8 1 r e I n d r e r. /b. // étreitutre 1 289, 

i87H. 
cstreil. e rtrvU. — mlr. ^794. — o. 

vfstii vêt» d'un haJrit calUntt 4UI1. 
eatrtittcmont étroitement 772, 

4SU5; «^ouientCTif , ûUiiarHmif 

4]IM>. 
eatrier m. // iM(t 408:t. 
«strif m. // ffuerrt 6554. 
estroa. — ac. c»f nifi'WMiJ 1 S4)3, 

5573. 
entroasar v. f. I briser 7tS2. 
e 9 1 r II m e f.I goitre 257 !. 
eattinnan m. II pilote 205. 
eavtolr r./*. /77* »'H>anouir, diê- 

parttitre 2220; (rv^) 3013. 
eHvaaeinentm. //éLVueiHenJ 751)1. 
et et poMKim. 

euage ytii vit dohê Feau 484. 
eue f.I «ON 88. 
yiir »». // aort 3Sîtt. 
eUré,e., -buene., benedriAirMirua; 
2059, 2608. — mal e. tHaUieureux 
2083. 

18 




p. 

ftblo /; I mettaonge 74i)&. 

face f. I figure 2269; a» plm: 7220. 

façon f. Il fa{vn 75(t2. 

fft(«r v.f.J atdtanUr — faé, « sor- 
cier, ière 4U15. 

faillaDce /. J fawte. — »odk f. 
Kin« faute W93. — & f. m nuin- 
giiant l« but 5323. 

faille /". / faute. — aeaz f. «ïiw 
fantf, certainemejU lObT. 

faillira. /■.///" mançitfr US, 1728; 
défaillir 12S<; &rï«r 541 1; «ssfr 
266, S.14. — f. a irMauer, ne poê 
réutatir GD30, — f. de mam/tter à 
4130, 8752. — pocit es MtUifen 
fmU peu 3-1 Sti. 

faim fTI faim 24U4. 

faire r. fo. I fairt: '7i\ imptm.liW. 

— t oscur H*5. — f. lait teas 102. 

— (réfi.} itermir 2341j Cf/mme ,,iwr- 
fruni riranum'' SfloT; {/ah* Vemploi 
peripliraxtique de Vangtai* to do 
81*!. — f . a tnériter de. 5154. — 
Be r pluB ne jtaa faire dat^nt(U/e, 
faire une «Pt4r chcsr: 3352. 

fais m. // (^Aar(/f 1358, 2655. ~ au 
mctre en f se donner de la peine 

IJU1J4). 

{*it m. II action, fait. — par mun 
f. à caïune de moi, par ma faute 
2102. — en f. m réaii(é 39S4. 

faitiire f.J /afon 518, I0*7; /"onfw 

falde /: / bergerie- 5S72. 
faleis» /*-/ /Wlnitfr Sut. 314ti. 
fais, e faux 1554. 
faiaer r. f l rompre 4424, 970*. 
falva faute 4UIS2. 
r»uie /; / fttnte 153». 
fameillos, «s faméliqw. S37.1. 
faiijoa, e fatufcux 2355. 
faotosme *". // fantéme 2410. 
farine /: / farine 1041. 
feelment fiâtlemfnt 7422. 
feeltà /; /i AoMiMti^ 0S27. 
fol f II foi, ferment l9t)S. — par f. 






060. — porter f. être fid 

— guarder f. idem 131 1, 

1311. 
feible faible i2h4, 5S6| 
feiee /: / foie 4473, ^i 
fein m. Il foin 
f e i nd r v. f. II 

(réft) hé^ter 5&70. 
feintié fil disnmt 
feire fl foire 24S9. 
feix /.// faùi 995, 1911 
(e\on perfide lllt!; 

I79&. 
felonease/'. /tn^ncftat 
félonie f. I infldHité ij 

geU. 6260. 
feltre m. /I fentre, 
fe]trcfiro flpiicede 
femme fl femme 178; tjp 
fondre r./". II fendrt 

(intr.) 9716. 
fenestre fi fenftrt 
feneatril m. ïï tnenetvt 
Un\r V. f. IW' finir 2049. 
fer m. II fer 4304; 

42 là. 
ferir v. f //!• frapper 
ferme ferme 7858. 
feruiemuut /VrmeioMt 
fermer, framer v.f.I 

contttruire 3526; ottodiM 

apprendre d'une 

2974, 8435. 
fermeté f il fortertmt 
ferrement m.IIouHlâei 
f«8le /: I fête ÏI5S, 2602. 
fou m. II feu 10, 21^9. 
feu m. iJ /iV 3*0, 3.123.; 
fi. — de â ceriinnettunt \ 
fiance f.I confiance 

de /ittéliti 1597, S404; 

l'on peut ge fier 48T7. 
fichier t\f.I fixer, p\ 

2786. 4102. 
fiel m. il fid 8231. 
fi«r v.f I (réfl.) te fier 
fier, e vaiUant &02, 8ïi 






GLOSSAIRE 



435 



fierté 5115; d'unr fotdre f. Il foudre 11)3, SOll. 




Infff 329S; tmltatu- 

! 

'ê Sî»8. 
7918. 

IÎ2&. — par 

1268. 

401». — f. (!« 
1267. 

^4U2. 

n'i, 45fl9. 
^-fiOe 2ôM. 



I, 2776; uc tom worfi»' 
iiwnf 6M1.— met» 
^24, 7197. — pren- 
|S96. — eo r. pour 

iBnntM»' i53, 1302; 
|M>unV 24M. 
f// /frrn/iM«m( moSI. 
IMIoJvm 3732; jCctau 

f 

f. / /UiHtboyer ami. 

knc 10. 

Me 3««7, IW6. 

I» ife ^ ;(<xAf )47>t, 

Uitre à eorritfcr en 
IfUehir tK12. 
Il» ;UMr 6194. 
■»«, touffe de poilu 

Uî9, eu7. 

jlllmir de /lettr» 45Utt. 
p Hre en fleur 2790. 

^fter 5672; mettre à 

I 

|lffHV« 24^1, fi&7». 

•m 2^19. 

Se, feuillet 621». 

Ble 2416, 9571). 

l6wittH(t/<i(.-f0fl!»<7U. 

Suir »U, ïlll. 
tttO; ignorant 7iU. 



fnli'icr !'./■./ faire dr» falif», a^ 

en fou blTS; fréfl.} 1478. 
fol «ment /bU^H'^/ 2143, 7970. 
folie f l folie 39W. 
fo\ or fil folie 9224. 
rondetuuDl nt. JT I^U. «iniuf 49ft. 
fonder v.f. ï fonder 41, 4717, 
fnntaine fJ fontaîut 31411. 
fon» m // /bwi 4fiS7, 5S37. 
forblr r./: /7/» /VMirfrir 4254, 7«5n. 
f o r c m. Il bifurcation tFun clu^ntin 

27 bO. 
force /. r /on» 3«90, S887. 
forcbié m. // fourche à iofiieUr 

on att'ichc le foit et fev pcmmoiu 

(ïu cer/" 3'fl8. 
foreat /. i/ A>»^ï 2li4, N4B. 
forfftire r. /b, / /hin- du niai h>n, 

4450; /}«:rv{t-e par un forfiùt Ii)2!l. 
forfait m. // /orfaii 864, 26fl2. 
forge f l forge. 4389. 
forgler r. f l forcer 4303, usis. 
forlerc/'. Iït*tèrc<fHricA'ii«j;aHfl2. 
fortnuot hettucoup, triv ^5, 11)03; 

fortt-nurnt 6529. — s'eiicrior f. trier 

fi'«»it iwti- forte 210. 
forniiae /*. f fournaise 44UO. 
fornir r. /". ///& /oumir 548, 4971. 

— forni YobuKte 718. 
forrellro f. l doublure 747. 
fors adv. dehon 277, 2S6S. — pn'p. 

Gceepté 673, 1401. — do f. v. d»* 

fors, 
fort /"(»•/ 4f)fl, SttS; jmû«mt Itsl; 

difficile 5«4I; dAtiu/réable lUUttà; 

iwii/tt onpioyi conum iulv. 2612. 

5403. — a f. aM£ /b(i:« 274, 2255. 
fortereoe /! l fovterthM 4554. 
fortune /*. / hasard, fortune 2:it]; 

FortuM fiS5. 
foise f. I foMe 2351. 
fo«8é m. // /wa»» 41S, 3158. 
fr»ile fr^ filWî. 
friiadre v. fo. U briser 24B. - 

frait celui qni evt brvié par la 

ftUigue 2175. 

as* 




GLOSSAIRE 



fruité f.l 6r«rAc lofiS. 
frinc, Pho franc SU. 
franubise /'. 1 nobUs9e, «inerrilé 

4160. 
frein m. // fràn S251, iîbH. 
frell. — or freis lirodurr. ilor 1474. 
freiae f.l (raine, tripe S5T6. 
frcU, de froid 676&; tristt 0172. 
frémir v. f lll*' frémir I2S», M57. 
frcor /. // frayeur Vni, 2227. 
frore m.I /Wrc 384, 5532. 
freac, cbc frais 63S8, 7!»6e. 
fremil rti.lt yrtniifwrc 7463. 
fre&tel m. Il friUnu 5594. 
froment m. 11 froment 88. 
froncir v.f lit'' ritUrinO, 2444. 
UoutiiKU front ;iMSfl. 
frilt 4602, ÎI71II (peut-Hif .'t. «y. (I« 

piirf. (h fraiiidni, nOlfutii fniinnt). 
fnor M. n prij: yi.'»8. 
fuorre m. // /i>n»yr<iu 4.'>o7. 
fuie fl fuite 95S5. 
fllltif, vo f\tqitif 2«3, 2fi83. 
fumer v.f. 1 fM}ier 44uO. 
fiinaiii w», // lotiiit^f- 4sS". 
fii8ii)itc /! / tNfVÏrrtïif 2207. 
fiisl m. II boiH sbfl, W98; «rfcrr- 

3505. 

». 
gtti) m. // raiUrrie M2tf. 
fCaboift rN. // railierie 8(l4U. 
gftignon m. // duifue 25Bïi. 
gage m. // (/tiyf 6S>07. — en g. fn- 

gttloner p./". J ^otmnw 1475. 
galt Pft. //f?y (v. h. a. geili. /V. gaJe, 

g&ler ou UU. pudiuiu?) t>IS{t. 
garçon m. Z2 j^artxm 6672. 
g c , jo pronom, perg. î* pcra. 855, 

1275. 
gehir r /". /Z/» (iro««r 1442. 
gehiii aJit. auJoHriTkui 5150, 6141. 
gelde /: i «oMot â jHof, j^aj^stm 

Uté par coMcriptûm 3922. 
gelos, jalos, e eonvoitevtx 5374; 

yofOMO: 7096. 
gonoil m, II t/tmm 9î'&. 



1 



genollliere /. I genouiUière 441ij 
g e D o i 1 1 o n ru. Il (pi.) ge»ou vn\i^ 
g c n l flT gnw 605 ; ««tw Ai 

au plur. 2012, 2475. 
gont, e htM» 2135, 4049. 
gitntil hran I2S7, 3914. 
gésir r-./: îllt» comhw I2S7 

Cr^/Ï.; 5928. 
geste f I rtKt im, ÎI67, 
gi.'t«r t\f I jeter 105; tirer lïM; 

fmpper 5711; |t/uci4(r 8222. 
geu m. 7i j'r» 2159. — tomer i| 

pnmdrv à la ié^re 5471. — toÂ' 

a g. i/fon 466S. — g. pirtl rhiir 

en/rv deux Muftiiualité» T754. 
gellner «. f. I je&»er 334. 
gieodre v.f. lîl^ gtmir 7i) 
giens arre la négation: rim 

Hii/Z(7N«n£ 5S97. 
gignor m. Il ingH*intr(f, 

rhrr(!f} 4403. 
giron m. Xf /Nin d'Hoffe, & tmh 

duquel on formait tes tmia liV- 
glace /■. / jitace .1t>94. 
gUivc m. Il t-jf^e .t7)Q, 
glat M. // aboinMmt Mc>3. 
glatir P. f IW» lAoyer 2SS(>. 
g I o i r e /: / yiotrr 2053, 3»2&i 

mittfni/icmee 4«46. 
godel m. II {Cp. prov. 

fr. gudon) garçon (fiM ^i 

8&b5. 
gulo f. I gueuU 490; coUtt HI». 

54S4. 
gonfanon m. JI gonfanen OS^ 

4534. 
gorge f. l yvrge 3654, 40ÏS. 
goater v./ J goMer 26SS, 5STB 
note f.l goittte. — neTecirgotolV^ 
goter V. f I tacheter. — golé»"* 

1472. 
gntete f. I petite goutte 47S. 
guvernall m. II gouvrriutH ^ 

243. 
governer r. f. I yowwnwr IT^' 

2557. 
graoe f.l reoomMWonM; /l '*^ 



!T9. 

éatf 



^^^^^ GLOSSArRE 437 ^^ 


PRiff ffranâ 144. 


gtiarfler v.f. I regarder IH, 392; ^^Ê 


l gntin 362. 


prendre garde 2387; garder 2442; ^^| 


IJ trompeta 4SS5. 


coKMrtvr 7&7; (ré fi.) prendre garde ^^M 


^. mititY 2573. 


à, m pré$erver rmtre 3t)S, 6140. ^H 


'itninutif lit griuslti 40(1. 


g. fei V. Tel ^H 


f. i gnamuiirr Ï20U. 


guiirir r.;. ///* jrM^r 1133, 1 199; ^H 


n. Il grammairien I liiu. 


jn-cwi-t^er 6481; (ri fi.) »<■ ^u/rir ^^| 


mI 3t, 27; m ,9ran<l nom* 


IMS47. — g. de ^cAopjKr à 670, ^^M 


wufrr (a jfr«TKlw»f T536. 


^H 


e pol DO gnnt :i7l«. — 


guarisoD^//;m}tfinoM34&,8U37. ^^| 


et grande h nie^/rr en 


gutrnoniODt m. 1 1 gamUwre,habii ^^M 


1. 


de lujv Tii, 1983. ^H 


,11 piagr 2Sd, Sin7. 


gtiaroir r. /*. îtl*' pourvoir, munir ^^H 


(plur.) irrtmnmwfiitfc 


S6. 53M>; mvrfir 4232; (réft.) ^ar- ^H 


k — MTeir buen f., m&l 


nier 7612. — jguxnùprH, préparé ^^| 


S20T. — de nioD g. 


^H 




guist m.f.ll cartutge 6870. ^^| 


II grava 7882. 


gn&sttir v. /! i dévaster Jt, MIS. ^^| 


7/ MMurfoff&ft 24M. 


— estra gvmsté Are m /Wc&e ^H 


roM 3994. 


^H 


./tMtriMnfer 184; }>«*^, 


gnenchir v.f.Jll^ faillie, ahan- ^^M 


i^nUi M7. 


donner S303. -- g. de dreit via»- ^^| 


E, déêagrHibie 1446; ou 


quer à 9a parole 3859. ^^| 


10. 


giierodooer v. f. I récompenâer ^^M 


^riivemeiU 5945, 796S. 


^H 


ÏIÏ griffon 2MÎ7. 


guerfll m. Ilf?} 6446. ^H 


1 450. 


giierptr v.f.Ill'> abandonner ^b, ^^^^H 


1 40&6. 


qmtier 7215. ^^^^| 


roa 2573, ft472. 


guerre f.î gnerre 46^, 1410. ^^^^^| 


f.l sain 7122. 


giierreier v.f. I guerrotfer 3498, ^^| 


>T V, /! 1 labourer AS7(i. 


^H 


laires (dire la négc^ion) 


giiorrier m. // guerrier T0R4. ^H 


474, D<(1. 


guichet m. 11 petite, porte; prvt ^^M 


' cen^fKrne &A86. 


dait^ un nem équivoque 'shlTi. ^^M 


. /! J ^iMf<«r 48^ I ; jrarrf^ r 


guige f.l anse de l'écu 44137. ^^M 




guimplo f. 1 ornement de tite ^^^^H 


/: / /orr/ 370. 


^^^^1 


k i/ protfctrHT 5854 ; yw- 


gtiion ni. // guide 22S2. ^^^^^| 


; protection 944 B. 


guise f.l tnani^e 414, 1257. ^^^^H 


/*. / jrfvfccfion 1336. 


^^^^M 


V. A /J/* protcifo; ga~ 


^M 


6. SlDt}. 


b»ïr r.f III'' hair !»S, 192.V ^^ 


, ^oardene m. 7/ ^nJti-n 


b a i t i r t-. /! / (ré/t.) w r^'.'uir ô273, >' 


1. 


87 «3. ' 


/ garde 4l3il; ^tintim 


faaiberc m.II cotte de mmUe» ^39, [ 
43N1. ] 


9; «itfVt lU. rrainte 595; 


913). 


haleier v.f.I hauiêer, Uter &îi\. | 



6782. ' "^'^''"«^«W'fcÔM. i, 

». coHIir. '"^ ™ •>« iri 

(réfl.) i>-émir4m ^ ''^■' ^"' 
l^'f'^ ri troupeau S^%7 î"^ 

poil 2m. ^^-^ ^'^'^ "o» iUB 

*"-'riÇon ,«. // «oirfre a.w j- **«' 

^i'«V«.fc/«r3V25 "^^-^««^ ive/ 

nonir r. /• r/ï-fc I ivre 

2«6«, 2527: '""""'***«"-- ivrec 

'"î°t«ge m./J action *.-... 



GLOSSAIRE 439 ^^^1 


1I0 (unte aorte lU rogne 


^ 


emx ekfvatios} 90^6, 


' » lit la. - l'en = Il ^^H 


ffelo9. 


1 article .?." ^ïi^ow. p«ït. nrr. $ij. ftJH. ^^^^^B 


Jûmbe iMC, 404Ï2. 


^H 


l'tuçK 4âr/. 


», lâi adv. Ui 44, 4102. — cil du lu ^H 


11 jmrlvt i3U. 


rrHx fïf f<i«/fr rtiW 0422. ^^^H 


Wr 2601; chanter ilV\; 


»bor m.IJ travail ^^^^H 


imr S&74. 


aborer v.f.l Uthourtr tSM'l. ^^^^H 


i« U4, fi07. 


aceïz m // r^sniK (ie /U 6114, ^H 


1. /', // joitidrf. souder 


^^^1 


e j. L attaquer TIKi. 


acier v.f.l adacer 4374. ^^^^| 


.1 jninturf 35», 7547. 


aidonient ign«uinia$*fMeui Mi36. ^^^^H 


1* Jouir 43.1a, bOIT; « 


aidengler r. f, I iiuntUtr 117A, ^^| 


IS. 


^M 


yeKT iftSS. 


a U H i e r tf. /*. / Iniwa* 2342 ; nriili^rr ^H 


ttw loi, ;c*i. — tuïjorB 


in3:i; c<««^»e>t&; «'(lAsf'ntJi' lOlIl. ^^ 


toU j. bU4U, tfliW. — 


ait, laiu luùi et»7; tHautww IU2, ^H 


m IMT. — prendre }. 


^1 


wr, Jouno- rcmtei-fxiti» 


ampe f.I lampe 6&10. ^H 




ancv /: / ^nce IIUO, 44M. ^H 


rjottmA; 8M, 40ft4. 


anvetiru /. / ft406 (p.-é. à cvrri- ^H 


U fk 471, 2ft»4. 


m tocuilrc rainUTt), ^H 


iouic, atmaut Vl'i'i. 


anc tur f. /l i ;cfer deBJaveUi\ghi*% 


K J riumr SÎIO, 4112; 


3.T i 2. 


% fiWttT. 


ancUre f. I ratapuitt 4290. 


ÏJmHct K1S7. 


anfçage m. // lanjfdj/P &050. 


iJ Jemttme 4747. 


angiie f. I UmgMt fi'iiH. 


I jennene IS3I. 


anguir v. f. lll^ lant/uir ;»IW, 


D« jVkiw 2177. 


7043. 


Lm». // juiremmf 97, 


arge Uirge fi35. 


r 


arrccin — ou 1. Àla<lér06éf liUti. 


{^JltfrlZI; /oirv droit 


arron m. //. — a 1. d ^ dérobée 


Mtwr I02S. 


l6t»4, 4'90&. 


f jwvr 20>37. 92S2. 


aa, se malheuretur 232; fatigué 


690, 33U2. - bj. Idm 


121U. 


241Î. 


aHobement ifunc nMiti^c jwh 


tjfiM 6040. 


«otA; 4022. 




asnicre f. I lanière 9t&^. 


K. 


aiaer r. f. I fatiguer 840, Slll; 


'. ^tu, moKC. 41; /'An. 53^; 


(réfi.} 1185. 


tS&; flfiti/* cuf lU; gé- 


aver i*. f. I laver 5b7B; m; biv«f" 


2002; aprt» prt^ji. S241; 


to matftt 4773. ; 


ii/ni/ieation .,qxMnd on'' 


az iw. // tort 4506, 77119. ' 


jri iIh ntbjonetii', afin 


article aec «9. mate. 3; pron. 




perv, ace. »g. ma»c. 7751; ttetUre 


■ 777, 623 1. 


131. 


m 2015. 


le, c (ar^ SOI, 44U&. 

1 



440 



GI^SSAIRE 



leçon f. I ff^n 818&. 
leece f I joie 1149, 28"2. 
leocier f.I »e réjouir 6S2. 
legier, e léifer, fanif I9(i*, T8I4. 
legieremost légèrement i'Ml^ 

0663. 
lei f. TI loi I2(», 62!)G; euUe. tOOO, 

nïS7, — tenir ]. prcfetuter un<î «ïi- 

pon 3290, 
Icial (ovdl r>(^»6, ^294. 
lei sir r. /b. /fJ" flrc^wiww, avoir 

Ir ttmp» 36^0. 35«41. 
leîsir m, II occavioti, loitrir 48. 
leisoiner ne rien fmrt(f) 14&0. 
leonîu, e tiomn AM9. 
leporÎD, ti df lierre 4'lV.I. 
terme m. II Uirme 1S12, 8320. 
Ica article ace. pi 7; proH. pert. 

fwc. pL îiSfMj. 
l«tre /:/ leUre 44SI. 
I«a m. Il lieit 458; orowion 17, 

T156. — par leue par ci par là 

4461. — métro en 1, payer, rendre 

7300, 8321. ~ on 1. de a» lieu de 

lever v.f. 1 lever, « lever 79» 150"; 

ériger 927; (réfi.) 356Î. 
Icvlor m. // Uvier I14S. 
lévrier m. /I lévrier 1458, 
Ibs m.// cdf^ 347. 
I«x à côté de IS76, &l»<)5. 
lî article nom. «y. &*J56. 
li prott. pen. S pem. datif tnasc. 

33, UK 
1 1 (ICC »y. /l fflprtï fcs prép. d rfc- 

ron( Vinfinitif) 1&9. 
liart (FuM ctiM^CHr roùtne tbt jfm 

01 US. 
1 1 c o ^,7 palitsade, Imrriire 92S. 
lluor /: Il liqueur r.48U, Î<I4U. 
Dé, a joyeuit R42, 15.13. 
Uoeraent tfaimtnt '.114. 
Iii;-Uiier m. // Jittmv 14tii). 
Ilër v.f.I lier 950, 1034; garroHer 

62W). 
MtïDago ftt.//tw(ï 1280, 3200. 



lïôa 



lîgniee /". f mre 572, 2189. 
limoD m. II limon HIUV, 7443. 
liaçiiel m. II drop du lit lî 
liOQ m. II lion Sa23. 
lioDcyl w». J/ Xioneean &76T, MîS, 
lire V. fo. II enseigner S18B, 
liste /; r raie 42tî9; oi-nm»>Hi «fur. 

cAifec^urc, plaque à ituKriptim 

(v. Godefroy) G48S, 7297. 
liater t\ f. I rayer 441», 443 
lit rw./J lit 12tiO, l\)36. 
lilioro /". I I>7irr« 612», 74^1 
Mae f.I lieue 4S, 0217. 
livre f.I livre (poiât) 3550. 
livrer v,fl livrer 10, 3Î41I. 
lou m. XJ loH/r 5371. 
lo m tnt m. II eoHeeil, avia 
1 o c r r. /■. 7 loiirr, meoler 43S9bj 
loer V. f. I co)ueiUer 6WJ, 

lourr ri.1àl; Cri«/t.> «r fouer^j 

qt^un 2530. 
loiur m. 7/ sniatre 3082, 49î 
loi g ne f. 7 rein 57SO. 
loiug, loin loJMy 62, 643. 
luîttaing, loiogtaiQ Ujintatn 

SbO. 
lonc, gue long 505, 2450. — iaL| 

teiut âj/i^ 4138. 
longuement longtemps Ui, Hèi 
longae, Inngnes adv. loajtcwp 

184», 2170. 
lur profk pou. S.pers. pi 12; jm* 

pem. 3. pen. dai. pL 6173. 
lorièr m. II lormier, srUier d"'- 
lorier m. 77 laurier 4020. 
loB ro. 7/ eonteii 3697; gloirti 

touangr 8046. 
losenge f.I flatterie 07»4. 
loaongler v.fl flatter Ai91,f''^ 
1 ovine de loup 4fl.^7. 
1 D 6 a tout de jnâte 440. 
Itit forme accentuée du pnm., 

3. perê. sg. acc 824, 7797. 
\a.\Te v.fll Inire 44». 
lune fl iMw 301. 1914. 
luxure fl hurure 1â73. 



^^^^^^ GLOSSAIRE 4tl ^H 


" ■. 


malfalr* r. /"o. f/ ■M/Urr MOT. ^^| 


M; HM. 


tnftlmenar p. f. I Moimnier 1790, ^^| 


Don. 


^^1 


} f. l mauue SAM. 


ntilmetre v,fo,H pomrir A4M. ^^H 


■ taaign iUfi. 


mtlttlent m. 1 [ furrur, dépit 1791, ^^| 


) f. I naObi 4420. 


^^1 


er v.f.l garnir tie «MitU» 


mtltralTe v./b. /f m/)Urm(«r TTM. ^^| 




malvats, e MiMimû 1420, âtiM. ^^| 


n. II matin B6A, 4239. 


mnlvatatié /*. // Idduié MM. ^H 


r.îl main 12, 114:1. — pren- 


mamole /*. i momefle 2032, 7iM)4. ^^| 


m m. ^emparer dr 3^21. 


manage /*. / fotvitructioH 804; li**- ^^H 


, • maint 163, rs-li). 


meurt 483. ^H 


bd&bL — de m. toui lîe 


manalfl /*. / amiatanix 412), It1i4. ^H 


3833. 


manaler t\f. I aidtr 96(3», ^^M 


eue m eut m.II Mxtiifn I42i», 


manant riehtt 4ill. ^^M 


; 9Mmr» 47»2. 


manaotlse f. I richeum 5(-, puiê- ^^| 


ealr v.fo,IIJt fOwtemrlOS', 


«flNfW ^H 




maochp /. / mnnrh« UTD, 11102. ^^H 


itr 5&2; garder 16)3; tmir 


m a n d r ('. /. / nutn'Ur, fnirr mtvir ^^| 


■iw 84.')g. 


mh, t76S; /(rire (■mir I4&7, B^Ul. ^H 


r. Lombftrdfe daru k glos- 


maDCce /! / (V) 769D. ^^| 


dtÊ Htniu proprcM. 


maneir p. /b. /i «e frnir 4(til. — ^^| 


ilm 1079; rl^xormoif 1410. — 


m. Ror quelqu'un relever de ttl07, ^^| 


B. 21. — J» m. p. j». — ne 


man^-ler «Y / manger 401, 2742, ^^| 


^tepii R68. — tn. *\\xe pourvu 


matignctH f. ï ftimant 4:i4. ^^H 


42. — nVn poetr m. 1ip07&. 


mantere f. / wiIuiy 47^. — d'un« ^^| 


sre ^i «w «26, "«(H). 


m. (Tutif eertaime tutturt 473. ^^H 


iee f. I mite, famittr S41, 


m SB tel m. II mantenu 741, 2&4>. ^^H 




mar mal à propoM 021 („il fera ^^^ 


B f. II 44, ■J72fi. 


mal en dépauamt . . ."}; pour mtm ^^| 


re m. II maître MOI; Aa«^ 


(ton, «on; maOwttf \imh, .lillO; en ^H 


foirr IWO; clw^ 77; ^rm arf- 


vain 23Iti; d forf XtfW); maro 7247. ^^| 


rment, pTtHripal 46&, SJIft. 


inaragp rir mer $933, 4'it9. ^^| 


remcQC arec wudtrite'iltl. 


maraatre f I heUe-mrrr 25M. ^H 


io /: / MaOrM^ art 447u, 


marbre m. Si marl/rf 422, TAM. ^^| 


pMicoIr de mattre (Mo. 


■uarcbeaadlic, marciieaadle / f ^^M 


«idtteati 13T2; d^u^réo&Ie 


marcktméJÊr 4M, 9t93. ^H 




marcbU at // mutreh/ 440. ^H 


'. Mol S906 ; fRof d ^ro/«« OU. 


■ arcbU M /y M4r7Mi* 37^ tiMt ^^1 


Z/ Bul 68^ 3in; mtcluîmt*U 


marei» m. // maraiâ 412: ^^| 




BarfâKem. 7i MrMfr >2M, MM. ^H 


B iNaItur« 74«tl. 


Miarlf r r./: / m^ner ttn, MM. ^H 




aarrir r.f.tlJ* itrmê.) idàrti^ ^H 




«ï«; rn>)ly K ^fc4nr ITO. 4«1fc, ^H 


/ mi^ 9660. 


■ artal m. 1/ maeitmn 4«M. ^^| 


•■( odir. iM< 7«T. 




roi p. cBr. 


ST24, S7lt. ^H 



GLOSSAIRE 



mftrtrio, o de martri- 4U3?. 

ntasltJ mâle U18I. 

niftsloD tndle 6(71. 

tuasse f. ï qwtnMé $71. 

niast m. Il tnAt 20», 244. 

Qlit, e (rûiftr, abattu 1031. 

miter r. /*. i Ncr y.M7. 

matin m. // matin tiST; ^rii adrrr- 

bi4iUment, dt bonne hcxtrt 4S9i. 
matinet m. Il watxH r>2:i4; j;m 

ctmHHr aàvtrhc: île graïul matin 

9120. 
ue pro». perw. l.pav. dtU. œc. ag. 

2M1, 2M7. 
mece /■. / m'eche fiA14. 
mc«ine f.l mtdicument 79TO. 
raediciniir /". / nUdccintr 3681. 
mahaing m. ii r/<^/auf :t%)«. 
mai /br7R« ion. du pron. p&n. L p. 

êg. lU. 
ineto t'i-m. de mieii 17&0. 
ineiMor meîiUur 153; nomïfuifi/ 

mlcliiru 2141. 
iDuiu» mvins MJt>, Ufid». 
ineis »(. 7/ «m>i« ËHO, 44uK 
nioïsiue, mu(!sme mntir 1780. — 

a mcïaaiti, a mvlsmeB prài df !I28, 

2423. 
moitié f.II Htoitie 494S, biW. 
membre m. Il manbre'll\ti, !I8U5. 
memhrer r.f.I (itnpen.J se tou- 

venir 513». 
moniolru f. 2 mémoirt 3<lâ4. 
monaco f. l menace bfl5ii, utiuu. 
menacicr t*. f, I menartr l>5U, 

5%6. 
moav»age rn. II numwttgf 15$7, 

241 fi. 
nmaer v.f. J mener i',, 26&; j>our- 

êuivre &8SI. .^5.W; /'ojurr 4792; 

traiter 'iR'i, 8164 (Cyi. tnalmener); 

mani/'eater (m. es&ci 4ii4^, m. tri»- 

tor 5923, m. Jaftir 41(24 elc); (réfi) 

se conduire W>6. — «n uieiiur 

rmmn\rr 3005. 
taenor tttoinAre 3162; ihim. muoilrt) 

&S9. 



mentir i*. /l /!/« w*n/i> SÎ47i i 

infidèle I30«J; rioitr (un 

1&07; défaillir 1234. 
menu, « /iuiMp :U!»3. — odr. 

jKiitH intervaUeê S!»99. 
menuî'aivnt /innnfnf 1472,11 
mer f, II mer 214i, 4037. 
merci f. II morcif r tm e ràm m i 

n»1; jrrfoc 1780, M10. — 

m. grâce à «OW I7T^ 
murciër v. f.J remercier 417< 
mère /l J mire 33, 2611. 
merel m.// marfUe 42S. 
merveille /". J étonnemcnt TH. — 

a ai. à fHen*rt/^4; ti'JÎO ; ênormrmtlt 

462, &64^. — merveillf» o "ff- 

iViH*?, <ri* :t55ti, 4417. 
merveillier r. f, 1 jr'^MMrlt 

(rifi.) 260, Il»8. 
mefTeilloB, e mcnwiUMz 

650 -, torrîMe 9817. 
mes m. Il m«««ager MOI, I5âl.' 
mes >i>. // inc/« :i043. k'tU. 
mesaaîsiè, e gui e*/ doM 

I^ûe IU67. 
mesaf^e m. // momi/er 549, 

wiwniin 3141. 
m es agi er m. II inown^cr 969t '^ 
mesaiRfl /'. / infortttnc^ 'A21. 
inesavenir v. fo. lll^ (iKiftnj 

altfr mal 7i4S, I00!»9. 
mesavontnre f. J 

maUu-ur KlMï, 874lt. 
meacliadirv. /.///• (impen^i 

tnal 7804. 
tuesobever v.f.I échouer 
lueachiD ih. // jeune hoinM$\ 

tlISS. 
uieschiae f. I jeune fiSt 

7341. 
muscreavoe /*. / eoupivn Ml| 
mescreire v.f.lJ v méfier 

soupçonner 511 S. 
meadire r. /b. // ni/i^ire 921j 
menfaire v. fo. l méfaù* 

uieal'att m, II mif^t 42H4. 



GIjOSSAIRE 



443 



f. T fwrtUe W7$. 
te f. I mfl^e tlUfl, 3632. 
a v.f.1 tmgager Btt», MM. 
t m. O M btVmUer rtfW »:?; 
ff^er dan» un nmtbai 3&<ht. 
M. meelé grisâtre 244» 
uUr r /;/ m^'fiir*' »I24. 

|5JM.i/ Moye 20S&; méfier 
P; wrtÎM 4184 ï H^Katit^ 
MM. — aveir m. »ervir, 
(iNJit 15, 3477; avoir tim-iin 
m. — estre m. être nicrm- 

l<U9, S549. 

•e f. l nwmrf. ]h,h2. - Islre 
■ modànr 4201. — • m. 

trqui n'a gw la moUt^8S27. 
p. /o. n •»«■/(« Ifs, 831*t>; 
I S&2ï le miier de WVifb. 
iomi. — mie nuit IIM. — 
li V. «udL — pv DÛ r. 
L 

t. II midi I&06, ISIR. 
' oe m. aucufMHtfnt 7â; rù'R 

L // «iW &322. 
fe 1*. mciUor. 

Bifv. miau 2ti5<i; ptittôt Td. 
frtm. jwn. iv^vrf. KI4, fîi5. 
ftjwr 1477. 
ffie ntiUe ftlti, a&23. 
m. Il milieu an^, &I96. 
miQier 304)6. 
I. // MAlArifl 36641, 7044. 
t m. Il miroir 76(14. 
f.I myrrhe 7437. 
•t /. /i femme^ épvwic IIM), 

9T V. f. I (intr.) w ntowUtr 

I 

^1 ^ n MOTMVn 6V0I. 

e v.f.XI aiifHiKr 4471. 

irf). frtfWKVup 237; odr. Mi 

)ll0r 1'./. i auj^mimlA- Ibhv. 
il m. II momtnt m. 

.pOm. «oc »g. 77blt; rn^N 




■.MO*?, me» llWt; /ÀM. maTStSI; 

ttom. pL mm 1911 
iiiuncel n ÏI cuUine 2îtT4. 
utuntai^ne /! l montagnt 3B5. 
moDt m // mtm'U lUI, Xl<)l. 
luuut M. // MtuNfijjrnc 1D2I. — a 

nionz m piin 5l3!t. — ca ud m. 

rim 9ar ratttre 5IHM. 
taoDteor ptMte, mont/e 43£t. 
monter v. f. I monter 7U1, 14691; 

impofirr I32S, 66H4; Are utile 
11)64, 2SN4. 
mur f. U (plttr.) montn 4't")A. 
roorir r fn. I IH mourir M; ("rt/ï./ 

t*;iH); (traru.) taer 1>76, 2089. 
uioroii morne bitw. 
mors Ht // agrafe, fermait 750. 
mort /: ;/ morf 6$; «(&«tontt/' 6U73. 

— ferlr a m. 2113. 
mortel, mortAl mortel f>l\i (mtbgt.) 

hommt 22H&. 
mortltir m.li mwiier 7343, "«AT. 
ffloaiu. Ë Miouamt 2414. 
mostre m. // niotwfre 242t. 
mostrer v. /; / montrer (jt), 917. 
mol wt. 7/ mnt ISIO, S227. 
movcir v. fo. IJI^ atjultrtr, (iffiler 

1S% :(37^; itir mc((n> eu mart-hf. 

389(j, 47y'J ; commencer 3622 ; f^rt/(./ 

«V^ïi^nn- 805'ï. — moTint o^M 

97ÛI. 
muoier v.f.I emher 1IS2, 8763. 
muiir r. /: / cAuiM/rr I2u4, 1490; 

«'nwpArW de 1 26!! ; fréft.} 99(U». 
mui miH'/ 59U, Mb4. 
muire Vf. il mugir 1923. 
mur m. Il mnlft 64H)7. 
mur m. II mur 7, 431. 
murail m.ll murtiiUe 421. 
musco. - a or m. 643S r. DuCange 

«. r. mttAtrus. 
maalque f.I munque 221»). 

nacele /: / naceUr 2432. 
oaga non /ioiwe l ptn.) nbU. 
naffo. - aleraK. mettrt à la ve^, 




à la rame 004. — a d. â la rame 

5120. 
nagier v. f. I ramer 274, Î478; 

transporter à la noHr 34<tl. 
naïf, ve Mafi^93fi4; brut 420. 
nalstre v.f 11 naître 311, 59-12. 
n»pe f. l nappe S3â, 
nasal m. îî nasal d% cmqM^ 

4442. 
naturalmcnt naiureUcment 3151. 
nature f.l nature 43R, 3916. 
naturel naUircl 508. 
narfe f. l ta vaisseaux ir>20, 

'2451. 
naviiir v.f. î navigxter 640. 
na vire m. Il vnùuMU 93 Id. 
navrer v.f.I hUtêser .U24, 5&8S. 
ne conjonction, ni 14, &S19;(Ia»M um^ 

phrase (ir ntï^aJtan ou fie (iQHf^. trw 

302; et 34B2. — ne . . . ne fli . . . 

ni Ul; «tri du *mA-/., gui ne 13. 

— no onc 2. — ne pas 42. — no 
maîa 21. 

ne adr. de négation 31, 92. — nen 
devant voyelles 8. 
neel, nielle;, a n. 213fl. 
neoler v.f.I orner de nielles Mà*i. 
aet f II vaisseau 8d. 
negun, o aucun S36, I9S2. 
neieutrirn 3144; aucNfWfit^nJ Oft&l, 
7421. - por n. eu vain l^(iy, 508R. 

— de n, a\KHtianent 'i'iW. — 
n'aveir n. do, n'eatxe n. do ne pas 
étrt qoention lU !t5l. — tenir an. 
ne faire aucun cas de 79S. 

neier v. f. I nier ^SSS. 

neier \\f. 1 se noyer 2a7. 

neU f.n ncigr 31HÏ4, (iW26. 

neir, e noir 2270, 4012. 

nel ne ^ 419. 

nen v. no. 

nenil non 647, I7&3. 

nequedenl pourtant \fiAh, 

nercir v. f III^ noircir 1S24, IIMU. 

nés ne les »l>4, 6045. 

^ea, nia ni mAne &802. 






nos m. II nftr 3f)fl3; pt U» 

6468. 
noTo m. III descendant. progtmtm* 

2S1Ï»; noniin. n!^ 2933. 
oigromanco f. l nétromaneitiïKl. 
nia t;. nea. 
BO m. // nage. 5671. 

noftlllor pire. — aveîr le n. awfr 

le tiessotis 5342. 
Boaix pis 222, S727. 
nobloce f.l noblesse 9407. 
noce f. I noce 10)29. 
noUti f I bmit 2Ç, 2fin. 
noiu m. II nom 9&5, S204. - put^ 

de comme signe de imi. 
n ombrer t.fl compter 264< 
n orner v. f. I nommer 47B, î! 
non non 5âif. 

noncicr V. f I annoncer U, 
uonchaleir. ^ mètre en 

gliger Mil, 1427. 
n u □ e f.l trois hmrca de tt 

miili "Ofi. 
norrir t-.^. 7//^ noiirrir 1801 ;< 

35SS, &5T7. 
nos |>ron. pers. î. per». pi, 
nosche f. I bonrU 789, 7W 
nostre pron. post. notre; 

Doz; abs, li n. «035, 8568. 
noter v. f I écrire ïv055, S9I»; n- 

jmtcher 99S5; nctiwrr 6"W. 
nutonage m. II «mrine 244Z.J 
nolunier m. II naufonier 24 
Dorel, e noureun 1915.— dl 

neuf 33li(ii de nouveau 8213 
□ ovele /■. / nouvelle «72, 
novelment r-pcentmen/ 9411- 
noreUC' f.II nouveauté, vifih. 
no vu lier, e qui aime k 

vient S374. 
na, e nu »S0, 4012. — oa i 

nu 5302. 
ouof mr«f 3048, 09S8. 
nuire v.f. II «titre 2ô9S, 5611 
nuSl f.ll nuit Vl\, 7077. 



^^^^^^^V GLOSSAIRE i4B 


™ 


ongle m. ii <m^ SMT. 


p&f. Mwr M, 2&S. — o tôt 


onfcle onyx 0401. 


t 


or m,U extrtmitén\XWl»i hord 


M AT. 


68S7. 


«d 44; «K ffiuH ll(T7; ai tr- 


or m. // or 890, 7030. 


ftMT. 


or, ure à préumi iSt, t'35. — or 


Itt>t OMII^M^ 10W. 


... or tantôt . . . Itintét Hlii. — 


%. II onblL — aetro en a. 


dos or dAormait, d^ ù prêtent 


Iir, ii^srfiff«r UI2, liMH). 


4960, W87. - dei vr mats ftAtor- 


■ce/'. I netioft iVoubUfr, anbli 


nuiin 0508. 


t 


uraire m. f/ rmf DUO, 


f v.f.l ifubtifr 1 1 1 ;i. 


ordenottnient m itrdrt îniX 


». /'o. // twr 2ta, Jlt33; (fr/(.> 


ordnntrr.f 1 HispiMrr l'i.lj, 2tt3lt; 


, 


arramgrr 43h.h, 


f.I tutrif II, 1170. 


ordeienentm. // ovKMKtiufaiieirf 


»l f.II tnerie 574, 1770. 


1706. 


f. Il odemr, pmmlcHr 'i3US, 


ordre m. // ordrf. — en o. nii4. 


1 


2D29. 


le. 


ntm f. I Keitrt 24&, 08S. — d'oTM 


il ofre IS4. 


on ihra At hmipM m £iw/m ft^sj. 


r./: ///* offrir ftr.9. 77Sfi. 


— en cfl l'or» ntr //• t^hitntji (Hm. 


'Bicnt m. // imiftàimt IVJS, 


— en poi d'oro o» pnt dr irmp» 




24â. 


i M9. b~î6. 


oré m. // oraye 2M ; vmt fanmtbtf. 


II leil 143<;, IM4. 


&9e, l(i4H. 


m huile 7615. 


oreille /: / «m^ 1M&, 40&I. ^^H 


1 r. fo. Il oùttlre 038S. 


oreillier m. // orHOer 1243, ^^H 


r ///- n\tauln 32^ 1710. — 


^^H 


les baruaa «■ préêemee dtm 


Dreillter r.f. I éeomUr tHi. ^^M 


tiTTS». 


•rgoll mLlltrgtumiUitémtfUé ^^M 


klToboiM 4M, 1917. 


AM2. ^^M 


^./ olirier 4«M. 


urgoilloe, e orfu^^Jirnx MW. ^^H 


H M. 1/ ilJM«r HOS. 


orgiirn»! riiitl. •tfimtfmt MU. ^^H 


tt K // (Nrfraftv terf 4«7S, 


orient «N. 11 vnrmt 1»|]. ^^M 




aiiëmtml 4e r£at 94ê. ^H 


n|pL Mfv«;dvrMi«rr fiaf^' 2441. 


orlne /: / «rifMc MAL ^^M 


mil AouMOfr aasc 


orU / / Aerdn ««U; ivnf 44*4, ^^| 


^. f oMèrP 74S6; jwritarif 


MM. ^H 




ofler r. / / Mvir 7«K «MS. ^^| 


liii iiiiwii, 114; «OM. MM 


•rribU AemUe n»T. ^H 


1. 


• ■ n. // M M»2; «MU ^^1 


IM>4aS. 4TX. 


• • «K 4dHK »44r ^^1 


'àmamcimmit^km.fmm^ 




12»! . 


••cnrer r.f.t «éMw fïtf, ^^H 


\ l orne* 4il4. ftTM. 


•M«rU /:// liiwJU MMl ^H 


|H./Mdr «T«^ 


• e«r 9.f.t mm 1«M, l«*C ^^| 


t_ 


•et/'.Xf «PMAvVM, IMT. ^H 



^H 4*16 (ÏLOSSAIRE ^^1 


^H a ait ge m. 11 hoapUalité Tà8, 1 689 -, 


parcbemlD m. f/ paivh«mît 


^H iféjowr 


parçonier pl l t-ettU qui f 


^H liostf ml hSU' 942. 


3IS2S, ^304. 


^^H us tel, ostal m. II demeuru 19&6. 


pardun m. II ptirdo» S968. 


^^1 uitur V. f. I ÛUr 6&U3. 


parduaer v.f.I parâonnn 


^^H otrei VL II autoriêation 415-1. — 


accorder 1071. — p. aon ini 


^^H fiùre utrcii iu-curder ti6T5. 


renoncer «m rewenlimeitt q 


^^B otreler r. f I 'iccorder 142, 231». 


contre- quelqu'un 4385. 


^^1 uvraigoe i». 11 omn-nyr. 439S. 


pardttrabic ftemrl 2757, 2 


^^H uvrour m. Il uttUer 4f)2 


pareeo /. I pfvrr»m 2406. 


^^H uvrer v.f.I tramilUr hil, 1144. 


paruir v. fo. III* parnUrc 


^^H ovrier m. JI ouvrier 43116, 7;i44. 


4U46. 


^^1 Dvrîr v.f. III" tmvrir 9W, &5IU. 


parvnt m. II parent VA, 391 


^^^^H 


parfitoment parfaitement 


^^^p 


parfoadement profondemet 


^^^^^ patin, e, païen puien 2141, 46SS. 


parfont, de profond ^Qi^ 2 


^H p-iIUi }M./i r/o/^i!- Je ««i>31tU, r>H7; 


Rn p. au fo7td 4i>3*J. 


^^H tapiiaierii' de rWl!c rtof^t- 452, 93(15. 


puriL'ment m. Il enlretia 


^^H pain ni. // itnin 'Mil. 


iUlibération 6S3C. 


^^M paire pL (latin laxi») pnire HQO. 


parleor m. Il mUe d'itudien 


^^m pnis f. II jMtix 3IS1; jmn^i'iflift! 


55». 


^^Ê 2(>tS, S4b. ~ a p. en rrpwi UlnlS. 


parler p.f.I pctrier ûS7, M 


^^H pals fi- // ;"i.V'* '> ti64b. 


parle llro /". I fnç<m de parle 


^^H palaaDt ut. Il pnymn 3U81, 72<>3, 


parmi 'nlv. au miiteu 97S4. - 


^^H paisibifl tranquille MVi. 


parmi, au milieu de 54S1 


^^H paistre v. fo. lil'' nnwrir :tb'i4, 


à traverv 2192, 5016. 


^^m 


parole f. I paroU, diaamn 


^^Ê palaiii m. // palau 490, UtiG. 


inscription 117. 


^^H palti jniU <i21i3. 


parsiure f. llI» pMtnmvt 


^^Ê palcfrui m. // palrfr<À 7U], (>0U7. 


part f II c6l^ m-,, 4SSI. - 


^^1 palestre f. I jutU-^tre 2601. 


p. à part, h hh fmlroit M 


^H piilir f. ;: f//0;jnHr7H27, S244. — 


— de itiale p ttenfcr 2271 


^H pâli jxilt rani, 61 mi, 


aulo p. mtUrjMirt 199, — 


^^1 paliz m. J/ clOfwr, paliMtuk ^\i>l , 


mllenra 1051. 


^H 


partie f I partie aos, 2247 


^^B palme /'. / paume 3S&y. 


73»4; part 409. — nulo p 


^^H palu f. il marf.cagf %\%h. 


part 2147. — une p. r» 


^^1 pan m. U jMin 4U4'i, 4422. 


40K5. 


^^m panteiaier v. f 1 haktT 8125. 


p a r 1 1 r f . /. III» partir 5867( 


^^^^^ par nilv. iTirtUtutité \\i, d45. — 


tfer r.&ûi; se aépartr 1611 


^^^^^ prép. de ti#u 53, IMU; de temp» 


rtetder 1SI2; ^iV/t aceomp 


^^^^^K &ÔV5; jle manière â, â7; ifimprr- 


w) partir yOB, 1020. — gl 


^^^^1 c(ifi<m 21 r; de rcMurr 1767, I77H. 


r. gBB. — U coera pari 


^^^^H — de par <!e Zo ;^nrf 1014, 


hri»e 21 12 h 


^^^^H — par aei inilivi<t%»ettement iibb. 


partut paWou^ 2»se. ■ 


^^^^^Ê paragv m. Il nnmnnw iUwtn;, 


p a r V e n i r r. /b. III' pmvSm 


^^^^^^^ nûbUuM iD, 124&. 


parvirer v.fl trmHmtJà 



GLOSSAIRE 



447 



r JMe. — en ee le pu 

tion 321 S. 

f 11 pâtnoùon 1179, 

:f. I tomber m pAiuMMi 
«II. _ 

voie par 




;«.f 7}NttR«r13M; turpamtr 
fmm paamr 24M; détob^r 
B; nvo/nr 9M3. — il a pxsst' 
n.) U y a îTîW. — p. «Tint 
teer «91 1. 



r m, n pâtn 848. 
rer v.f.l « («mm'r 493. 
lion M // ^ri/^n, /mfr 
MM. 

lent m. II pavanent Tf>5». 
». f / paver I8«l 

tf m.U pèche \'\it. 

rer, fo. IT peindre 7'J!*3, 8ÎS7. 

/! / peine 337. — » p. otew 
I 356, 3613. 
nriir r. /*. / peindre 431. 

ptW &lt06; ^Komtfi.^ pire. 
IL // foi'ts 4434. 
t>ii M. // poUaon 47S. 
oattm. II liiittiu. de peimon 

tl M. 17 poitraU 32&H. 4U»4. 
lie f. I poitrine 2i>n, 62B». 
II p%€u 435), 5327. 
Z/ paon 53M, ISOfl. 
1er <»Ttl£&«r la peau â'iSt. 
te v.f.II (hanM.) prndrt 45T0; 
'.; 1424; itre eotârbé par le 
t Z4I&; pencher «469; «frr 
mdH »29Z, MI3^ t*!^; »r 
ha*, être favoraUe 381S. 
t V.f, I (vifi-) K (icmncr ife la 
f IM; M MunV 1(74. — 

\ /bti^ I3:s. 

ft /: f /'MHTiire 742. 



penoB m. /7 pMifwm 417ft. 

pensé m. // pen»ée 0U64. — e*tro 
en p. .S934. 

penscc /! / «eIIû*ih((Jr 333). 

peoaer r. f. I pemier II23, U2I; 
imaginrr 1692; (rffL) Ti»'». 

pensf), To penaif 1031, 2098. 

peor f. II peur 31, SI3. 

peorus, e pemrenx 27W; terrihU 
2"I. 

per m. // jxtt'r, égat 153, W7, 

percler r. /■. / itercer 5145, Wt9. 

perdre r. f. II perdre 866. 

père m. I pire 1196, 28U. 

péril M /f pMI i^M, «^fj. 

périr r f. lïl* périr 944. 1085. 

pcrmAn%h\e permnnitnl tJif*. 

pvriukneir v. /'" ^' 'lurrr 2755. 

perron i/ro«»r pirrrr 75W. 

peri, e bienâtre 1782. 

pcrair r.f. ITI devenir bien «I9J. 

perte f, I perle SS2U. 

pesftnce f. I peine. 7St4. 

peter r. f. I peter, être dAagréabte 
IITS, 347(|; peeftBt 4434. 

petit, e jjrfi/. — un p. un peu Ml; 
toi tfMfOTif IIKI6; nmtrr, pri» ad- 
roMalanml, fMW 5SW; pm rtf 
roMpt 5164. — jusqu'à p. »oua 
peu 8774. 

petit*! diminutif d* prlit 474, 
26IU. — un p. un peti b*si\. 

pelure 9541 (p. t pour peatiire 
tisane). 

pevree f. I poivrade 3666. 

pii m. Il pied \913\ (memarr) 1130, 
7560. 

pleça depni» îon^ftempt 1526. 

p ! e c c ^. 7 tempn h^Vf -, ipiei^uetemp» 

3112; bout de elkrmin '506. — 6 

p. d ynetque tfntpt de là 9555. — 

CD p. dan$ ionfftempB 43M. 

pierre f. I pûrrt 9757; jrîenwrie 

1499. 
pi8t6 f.n pitié 1M6: piété Î84I. 
pileret m. 77 diminutif de pUer 
426. 




rlUr m.11 pita- U'. 

pis fiM «S73. 

pili« /: // fitU tu, U«; ««n- 

pit m n feiihm »lt, 7M1. 
pl&ce / / >C*eir 7M&, M*!. 
piftic ^ f /tak MBI, S«T7. 
pUt«r o. f/UfOMT StML 
pUi* fltnm S'IT. 
pUil ■> IJ fUnmt 7114. — a. p^ 

pUUdrc r.f.n (T*fif%€ pU mé n 

uta, 7tr. 

plilBe, phigw r / ^ÛM 3M7. 

MM. 
pUiaeneKt ciotmMii^ AIT9. 
pWimi m. U ptaimU UWt 
plilate f.T plaimt*^ 4714. 
piftfre r.fo.lJh piairr 1«7, 2940. 
pllisir H. // nOMt/ 6S, S79. — 

s p. «COC 
plaisieTft M. 1/ jMrr, Urmin tn- 

plaittiier r. f. 1 dHnnre MM; 

o^frf 6195, MIM, rmiirre «7.W; 
platt m. // prxKta h^^-, affaire, 

eait»r'W2\ convention 3400; con%- 

6at 9450. — teob p. dâibértr 

\hvx — por nul p. /iKTiinnumif. 
plttiiuco f. 1 plaine, tmrface pUmc 

72Sii, :535. 
plat, e ;>(af 4067. 
ploge /*. / tnu/ton 942. 
plelor v.f.lphrr 4&02, 87W. 
plein, c plein 1916; C7t/i«r IM, 

5745; (?) 95flO. 
pleinement pUinanent â&Ab, 
plflol«r, c étenHu 412, n5S3. — 

ehomin p. grand rotUt 372. 
p I e n I £ /; // tiiiondoticf. — a p. <ï 

fuiMo» >iO, 11tHl2. 
plcviri'./" ///';ïr<*in/'«re:B«9, I5W0; 

(W,-(ijrrr rtKlI. K.'iM 

pioui m, i/ >;/(»»& 44Mt, ;uau. 



pUa«« ^ r pnîmc 

pl*BCi*r fc/.i «■ 
pl«r m.n fitmn^ 
pl*r«r c^ I jliwwi 
pUveir v. A^ /IP 

»7. 
plaie f.I pèmt SIU. 
plane f-tpL 
plni pta* Ut; b 

iajfif iifsaax -fifc> 

mm. 
plaaoryfantw* ISL 

poelr r. /■«. ///• 

prû ■wftrfflHfifxworf 3'. 

«st» MOO. 
poeate /". / fùrwx J770, 
poes ti ^ II pcmvaw 
poi /«« 47fi. — ira p. «I 

«n fMtmC «015. — % 

^tM fafd pnt 1315. — 

iJtm 2111. — por [l 

57S8. — «atre p de (av 

de ia p trwom m e) $e »o*ei 

8S&6. 
polo m. Il poing 10S4, 
poindre v. fo. Il piqiur \ 

(wus-fntcndu JU dtevafi 

4H7I, 5ÎW0. 
point m. II point (ttm 

tion} 300. 
poiaoo f. Il poiaon 811, 
poldre L'. poivre, 
poldrler m. 11 pùtatiirv 
polie /. / powiic 7671. 
polir V. f. III^ polir GAi4 
poUent puant 2357. 
poltrcl m. Il poulain M 
poivre f. l poudre X13il, 
potne f. 1 pommt 1U9. 
pomel iH. Jf p u m mMWtf 

plicét. au mmmft 4437, 
pondre r, f. Il yondre i 
pout nt. Il pommeau 

44S9. 



^^^^^^ GLOSSAIR£ ^^^^ 449 ^^Ê 


^^SFàTsa. 


pratneiie, prmncwe /! Jf rpwawi ^^H 


p. f. I pcupUr 65H2. 


^^H 


p. jWMr 4, M; par 4T32; 


P r 1 m e t re , prometre r. /b. ii pro- ^^^M 


5770; A 0(ww de «^ IX'il. 


vutirr 139, ^^H 


r ea A'T. — por ee que 


prmime c. bnstne. ^^H 


de rintUmtif) part^ qm 


pre M. // pré 9^&. ^^H 


iwrt lin nitbjonrliff u/îvi {ue 


precept m. // ofdonnonfr 8296. ^^^| 


H. 


precios, e jfrêt-irtKt T4V. ^^H 


elar f. /. / povrchaimfr. 


preer t. f. l piUrr 'A^i9. ^^H 


■ftlenir S7S4, riV/f.; .1.l9.<i. 
IKT porrke 6261. 


preie /. I prou 4^9, .177.1. ^^H 


preier. prier f. l prier !4«, 642. ^^M 


M. // 6otiJun- 746. 


preiere f. I prihr tSM. ^^M 


[oter r./*- ' rAnWhr u j^a» 


prels, pria ni // wOcttr S249; ^^H 


M&6. 


^loû-e 151. — tenir p. /aire cm ^^| 


le f r. ^ 7<^ÛCMf«r CiSS, 7739; 


^^1 


nV tJlH. 


preisier, prtster v. f. I tMtimtr, ^^M 


\» m. II tnfditation 12"; 


apprécia- 320, 71 BU. ^^| 


1440. — estre de bucn p. 


prcmerAin, e, princnla premier ^^H 


'icoyant 9iW. 


Zi)77. M4&. ^H 


,a9r V. f. l imaginrr 1G9(1, 


premier, e pfrmifr 137, UU. ^^B 


petuxr tUi'S; réfifcMr I2'.t, 


prcmieremeDt prêalahlrmrrtt, ifs- H 


'orûer 12A, 7M; ^imaginer 


&c<r>/ 5761. fl 




prendre e. /b. 7/pnmJre37, 1440; ^^B 


f. I ponrprt, habit dv ponr- 


/n!/l.> nmtmCTiccr 4M», 3040; (êm- ^^H 


i2, 47S. 


perv-y i7 m W,< — f'i p 9766. ^^M 


ndre v. fo. Il entbnasfr, 


— prii priêonnier 2522. ^^H 


•'V'-' 'M>'\, TOïS; occHprr 


près adr. pr4* 1^67. — ne p. ne ^^^Ê 




loing aturun'Wtvi/ 1 727. ~ p. de S!»3. ^^^| 


IQT pxuitnnt 56SI. 


\>Te»*)m prêtent 1246. ^^H 


f. /*- ///» /-ourWr Î452, 6Ï811. 


prenent m. // ctit/Am tV34, S1S4. ^^H 


tCT.f. m* pournaiiirh\ï2. 


presùnivt v.f.I pritattcr, »ffrir ^^H 


II port iint. yyvu. 


7M, 3272. ^^M 


'./ ;«»rre 'Mf\, 2»«7. 


prcasc f.I foule 1183, 236A. ^^H 


dro rY-/^ coucrif- 721M, 


presKiT v.f. I prauer 2114. ^^H 


r 730S. 


prett, e prêt 5714, 6414. ^^H 


r, ^ X porfn- M, 288. — p. 


prestement vite &065. ^^H 


fel. 


preBtre v. proveire. ^^H 


r m.II portitT 256t, 6012. 


prcstresKe /. / prétreate 2203. ^^H 


ire V. fo. Il ranembier 2944. 


primerai n i-. pruiueraEn. ^^^| 


,aco f.î intmtion 1C24. 


primes tTabortl 1SS1. — tdoDc a p. ^^^B 


\\T V. fit. 1 préeair is^i*, 1901; 


ahrH êruUjnent '2li76. ^^^| 


1er 3>rMi Rzomiurr 59&S. 


prlDoe m, II prince 302, 82ïS. ^^H 


1 f. I ùuolfncr IÎ775. 


priDSililer, e primcmnitier 8367. ^^M 


yl H*. // ptlùr, pottaH 427. 


prift V. prcia. ^^^| 


■n jwrff à3, 3T43. 


prisîvr r. preisier. ^^^| 


^Bv 4603. 


prison /. // j/rùmn 9S9. ^^^| 


ï f.I pruerie 6â8 1. 


prison m. II priionnitr 63:iU. ^^H 


^_ •WBtw IT. 


^^M 



450 



GLOSSAIRE 



p r I V û apprwoué 3Mfi ; intime 3402, 

hisis iprirex nat acbale ..un ami 

intima, arhrte à »f»t 'IrnitvaHtoijf, 

v'^l-à dire ,,qh n'at pan himaei-ri 

pttr art ami""). 
priveonaent m tecrtt UU4. 9012. 
pro PL // avantage 136, CSKfi. 
pro raillant 358, 2037. — être p. 

ai^ir de In tyileur 9i27. 
pro heaucoup. — ne — p. nullement 

1591, 5074. 
procliiin, e proclt^nn 164S; jfrorAr 

parent 2277. 
prochain omenlKxwjfnt 161), 6732. 
prudom ut. 1 1 1 homme de bien '0'9, 
proere f. I raiUanrc 166, 2127. 
profetisier v.f. l prMirt 3077. 
profeiiserease f. S prnpkfit*»e 

■i25T. 
profite ifi. Il prophète, un prrtre 

^Ht «ail prédirr l'mvinr Hl(l4. 
protneise r. pramesse. 
promettre r. prainuttrc. 
proposer v.f. I prendre une r^An- 

tuiiûii, «£ promettre {Ki2». 
prosprt? jiropict 674, 31>î>6. 
proveiuCQt nt. II preuve ^515. 
provfire m. IJ prHre 1087; mu»». 

prcAt» 7163. 
pro ver r, f. I prottver S5U. — 

prové conrainnt hbC4. 
puculc /: / pucelte ISfil. 2120. 
pnfr v.f. ni' puer 04M. 
puis adr. pluK tard [7(1; puis 78, 

I1S4. — p. i|llo ajtrig gue 1291; 

puisque i)^i\. ~ prtfp. apràr I62S, 

5757. 
plilsicr F., f 1 fnirr eau 2555. 
puor f. II pwintrur 2M»ti. 
ptitni;u m. 1 1 pttmtilittio», tMtati'-he. 

1572, TWt*. 
putain fil jtulmn iMM. 



c|aan t lurM/n^ ), lUii. 
quant piim. rcL iLMt*"^ ''■M^ 
4e Ml\. —{ "" 



3ïtatt 

1 

Te4 



A M«Mre giM I5Ô2, ij 
tiat ne r\. r. tant 
r|narante iituirante 3ïtaQl 
quarel m. // tfro»st 

422, 5SI2. 

quarré, e eatré 7299. 

quart, e guatriinte 2f;5,'j 

qnartaiu, e. — fièvre 

quartier nt. // umtetqv 

du easijue. qui artiit la fn 

pyramidr ry<wiWmn<m/(nr. 

quasser r. f. 1 MWfr 9Î* 

quatre quatre 1213, igifi 

qae pron. interr. 32C, 61 

arec le aeng de „pour^ 

8133. — pron. rd. tt7, 

taire q. agir en 807. J 

qae coiy. que 34; fXtrJ 

1832, 2723 ; de sorte quM 

afin qtte ti27t; povrrH^ 

pour continiter quant 13 

annoncer un dùwours é 

grec oxi) 2139. — qtw J 

- . . et 3779. — qne (A 

(/UT lT2i 9Moi que 263.| 

fiMt yu« SDïS. - mai 

umMs- ~ ne . . . que «««fc 

q n e i /^rcin. »&«. reJ. quoi 3B 

iflitjrr. ^Moi «45. — por t, 

qnol /»rt»n. ttilcr»-. 2«7, 361 

la fvrat q»y fertti-je 101 

qnel => i|uc le 37. 

(|nerre r. fo. Il 

prier, demander 3Vi3. 

dtmandet In penuiati 

1697. 

ques := que les r>5RL 

qiiiiistion f. Il queglion" 

qulaxu quinie 3313, I10|:t 





l<raci<anr v. f i 



i 
fai/tM 



f. I radfir T96S. 
YV.f.t rapiécer 34M. 
Ir K. rMtoflBr. 
tt V. recoDtor. 

«L II âottiai, i/arantU S441, 

K m./i rwcA/tl. pviiu.tiii lIGtl. 
r nisfc t(|,1; itr<t0n fnllr 1707; 
t^ 4S7J. 

r fU>t, jet ift'.H. 
Jï branclu) 2314. 

I C D t ntùitmmtbUmHmt 



r 



^ 7/ raUon 'Mi>t\ dittmirm 
IT(*6. — iuctrE> 1 r. cutretwcr 
9lt à, abordrr UrU, 1674. — 

r. t>. i. r. rendre. 

f.l rftûunur 1002; ^rrf;C 

r / nuKMMo- M39. 
••I m. /J braru-A«> ;'JI7. 
P- f i rmmduirr 2506, 



K 



braiteU 231>. 

M. // WMI MW T 3.'i37. 

[% f.l rmgeaner 3904. 

Ir R /■. ///• oMitUir d*iY- 

S4B. 

eBQnC M. // touingfmerU 

fer v.f.I mmlager iH9^. 
m t. f.l raeeammoAtr W^ 

V. MM K. 

rer »./". / ^iy^^ l yninJn 

w 371». 

fl rioUntr 4IM. 
flll" enltr^r ÔSIS. 
Beat m.ii rau)yc«Ua>»enf 

CV prifbtB imdùfHt âouraii 
aettoH du nrir an^uW il 

■1m ou ■■■!» avte 

m ^rrcffUnU. U r»l .lif/i- 
^ *'*«rfft téi wignilinttwn tk 
langage ModcrM. 
-1; lolMliler 416; 



&*.«. 



■flnwoTrfr M03i rsnidler li»M&; 
redsTdr 81 h7; rMIre S5&4; redo- 
DOT 621}[ roilurer iws}; refaire 
4M, H9t9; reftrlr if^S; r^iorter 
7t.îU ; TVMatt : yiM», rentre 614, 2079 ; 
roTtmir763l. rriuroor C!tO; raroelr 
• HT; revenir ISS. 

r« m. // AdcAtT l')»3. 

robaUier r.f 1 r «ou r«. 

Ttcetm. JI rrfuge, pbug forte Stai, 
4144. 

rctcevtir «, fn. tlh racnotr, me- 
etiriilir Tbô, 9M^. 

recliieC — d« r. «^ fKHH<«wXM4, 

Wîl. 
reclaiu m. 11. - nmknr. faire 

pnrtrr de 9oi M9& 
réclamer r/l/iAroyiirr 2336, SOU. 
recoilltr.racoUUr r f. ÎUm rtufii' 

1S&1, S7II. 
rccolebler t.fl (rifL) m comdutr 

de •màvttm M3I. 
rccomvaeier v.f.I rrriaiwimcB 

UVi, tft26. 
réconforter r. f t rie$mfùHer 

is:ic, 2013. 
reeonreer v.f.I tml a mw Tttl 
recunoiBtre r fa f ff' ir-iinwrffu 

reeonier, ncvttar r^. / raamtfr 

<S44, filtk4. 
reeorkvr r./*./ recwrter l&M. 
rr corder r. / / ni^ipcirr ATM; m 

ro^jK^T 1234, 34I7«. 
recoTrenent h. // rteonrrwmml 

1341. 
recovrer v.f I oûbr MSI; f^p». 

r«r 6S2«. 
recovrier m // gu^riaom 39». 
recorrir F./: '^^* (^''^A^ t*- •Murt. 
reereire v.f. Il renoncmiUt Uttie, 

Me tUcttirT rititvtà mw, — net*- 

lal fptitMT , Kiiinm ée mm frropft 

«fnt S4W, 707». 
rvcoidier w.f. I r. mnm re. 
raenire r./Â. ff cwr« ée notmim» 

«474. 



452 



reculer v.f.I rtcutet- 55T2. 
redeveir v.f. III^ v. soits re. 
redire v.fo.JI v. »om re. 
redoner e. /*. i v. soua re. 
redoter v.f.I rtHoider 760, 6993. 
redrcfior v. f. I reataurtr AWT; 

frii/ï.; ae relever 9Ï06. 
refiire v.fo.î r. sous re. 
redorer r. f, l v. souk re. 
refbrir i.'. f. IIJ* i*. sous re. 
reforiucr iv /! / reAdiiV 656, I3ï9. 
r e f I a lu b u i e r f. /". J flamboyer, res- 

picndir 2fillîl, 465i). 
rufundrç v.f. II fotutre de now- 

fCiiM 4472. 
refreidir v. f. III" refroidir !9S«, 

7»22. 
refreschir r. f. Ill^ rafraîchir 

7277. 

refuser v.fl refwter 15B6, fllîV. 
r e g D u m. // m t/a uf i^. jroui'in'iMDiMmt 

:t^<i, 'iihb; royaume 3, 320. 
rutïner v.f.I régner 2990. 
regort m.// golfe SIGS. 
regoieoru /". / trcbuehet 7T09, 

7713. 
regroter r. /". 1 regretter 2127, 

«241. 
rtigruui ratatiné 2443. 
r e g n a r d r c. /*. I rcjnrtfcf • 29 i ^rrf/î.; 

mguart m. II rfgard 2294, 7S8]; 

atiinte »i)2ë. 
rehaitier r. /*. f égayer, encourager 

273. 
rei m.// roi 19, 2214. 
rei fJI fitei 43«l. 
rcial royal 2189. 641)2. 
ruialuie m. // royautitc 4iTt2. 
reîdo roirfe «OBO. 
ruidcment nftJoment &744. 
rL-i« /'. I raie 2225. 
reïne /'. / reine 1524. 
relevorr. /". / ("r^-^ «!r«iffo-534U, 

6213. 
relief m. II les rtsirn qu'on enleva 
,(ie fa tahU S641). 



_*<_ 




GLOSSAIRE 



relire v.fo.II v. noua 
reluire v. fo. II reluire 
remaindre v. reiuaneir. 
remanable ficre, pervutn 
remanance f. I domh 
aùSl. — a r. pour de bi 
reiuaneir, remaiDdre v.A 
591, 62S; <-a«fT7224; ni 
S963; ne pa» M faire m 
— r. en tenir à 8498.1 
nant ctUii qui reste 22] 
reiDombrance f.I aoit 

remembrer v.f.I (tran 

à quelqu'un quclqueckot 

pem.) il me rumembre j 

viens 3iB, S53. 
roinoil iH.lI mouillure 
re^moviiit v.fu. IJI* son 

I*. fiotu re. 
remuer v. f.I fréfl.) êert 

i'élvigncr 6226. 
renc m. // rang 433, TOI 
rendre v.f. II rendre 

5459. — r. ndaon 

seignemetttà 369. — r. 4 

tmir le combat &690, Bl 

t'ame mourir 2042. 
renge f I buwlrier 4SI 
rcnoncier v.f.l 

366. 
renoTelement m. II 

taenf 99S<i. 
renovpler r. f. l 
r e D V e i e r v. f. I renvo_ 
reoller r. f I rouler 5* 
reondere f. î forme 
reondement m rond 
reont rond 4490, 5801. 
reorte f I Iku formé d'\ 

tordue gur elle^mêtne î 
repaire m. II retour 241 

mètre cl r. rehumtr IJ 
repairior v.f.I r^ounur 
réparer v.f.I réparer 
ropasmer v.f.I (i 

wnu re. 



dn \t 




GLOSSAIRE 



455 



RI. 
r. f. JJI* rvmfUr I3>l. 

ni» saai^ »3lf r. 



K 



fh.rifirtfJmŒdUr 



9.f.I *'. »ûm* m. 
77 rrpo9 1435. 
t.f.I (xmtr.i eattr N04; 
r 3ltHi (ri/lj 4133. 
r* V. fit. XI prmirt Je 

IgfiS; UdkMi- 1»48l 
r v,f.I reproeker VM. 
if M. 7r trprtK*^ 7118. 
Il77 lieu û"^ ;tintL. 
l r. fo. II rArrr/KT W3, 
ilrtWCT- à, iflrio- 4 1 M, 48 0» î 

attaqtuv ft43l. 

\t e. f. I irffi.) rtjtraidn 

r. ^. 7 V. wiur re. 

v.fo. m* r. WM« ro. SÎM. 

r r. ^. 777* rtifouir, oiee»- 

Sr r. /- 7 auAer 1911; êe 

27Î; Cr^^> 26SI. 

I r. fo, in-* dilivttr, son- 

3«, 674â. 

I f. I teeourt i703. ~ » la 

|M 5B79, 7)31. 

ir F. ^. «amMer 1468. 

r r^iu 1501, 4dTa. 

r. f. I rHonner 258V, &ô)J9. 

B I*. fo. II échapprr 42W». 
p, /: 77/* échapper WS7, 
ritrarter OOSl; /rrf/iy re- 

1783. 

Br p. /". 7 juA^r 7470, 

1.77 délai 1737, 3S.)4. 

f t, f. I ri-mtitrç à pUiM 

m. 

r. f III^ rVHpttndir 




rei|toailr« e/îk 17 n^p«afrt 

reipoa* m II rt j mmMt Ml. 
rcitif. re fv#i/ <7K>. 
rotnrencal «t. 7/ 

'iTTTi mmfomttiau C3M. 
r«itorer r.^. f i alil l ii IHNl 
restr« ftlS r. mh n.; An^MW- 

nm IHM. 
reitrciidrc r. /d. 7/ r^ j — r r O», 

6^ 
r«iaietter r./l 7 rrmncilÉr IMC 
reicieaaBtM. fif«rfrù^ie«4IK; 

«rfi** Ai rabair Mil. 
retenir r fij IIl^ rfUmr WSI, 

UTO; garin- l»47; 7031 r. atwr». 
rat«r r ft «rcwar, MAwr 41*C 
retollr r/l 777* w ymw I rtffiM l gi 

eAo*« yu'uN a donmé 33M. 
retor m. 7/ yu^rÎMm 79So. 
rotoriqne /: 7 rkètoriqtte tM&. 
retorneier r. /; / fXNnboMrf 4r 

mwTMiM 0031. 
retoroer cf. I aUcr tn arritre 

sot; *f rrfoitrfifr HS7S; nlMitar 

7374 ; t"»!/!; â7, 707 1 ; 6M n. MHai n. 
retralre v.fo. II fvtîm-4153; rfé- 

fijunur 7^4; frf/t^ w rt4ir«r 8778. 
r c V « e i r v. fo. II reroir ftS46 ; T97 

r. KCH* rc. 
rtiTunlr v.fo, III'^ rrtenir S3&<t; 

{r/fi.}ferftoHmrrV\i; IA6r. soai 

re. — r. a cafetr 5478. 
revertir v.f IIÏ- rWatinurr 3105; 

rttwiAer fi'fti, »4t6. 
revuluir f. /*«. 7/7< vouloir Atnou- 

ivaii â6M; fi7%6 r. «oM re. 
rlcbe mA*: 141. 
rloheee, richelse f. I pouvoir 1367; 

riehfgMf 1A5; trévor 52. 
riobement rîcSrmrnt !77b, 4u65. 
rlchoté /:7/ ri'AfJiM 1396. 
rion/. /7cAoMe24, îMfiWfcwwtMM; 

phr«9c (U 'hute) -/iwigu* jwm **&, 

4iS3; ^apcc /« n<^3«ïi»n> rtm 1745; 

nulU-meiU 1328. — de r. muTHUc- 

iHcHt 1S2I, 511i:i. 





^^P ^^^H 


1 rire v. fo. JI rire 304&; (ré/l.} sr. 


saillir r. f. Ill» saiUir 2UT8;^| 


m wioquar S6fl9. 


2033, 280fi. ^1 


^^^ rl« m. Il ti», Sùurirt- 7961. 


eaÎQ, e sain, nUide 5t7B; ^H 


^^H rirage m. II rivage 83. 


^1 


^^1 rive f. I rivage 81, 419, 


saiotuaire f. I forée dirine fflH 


^^H rirlere f. I contrée mr les Wfb 


aalrement m. II serment Utl, 


^^^K d'unf rivière, bonne pour la duuw- 


9311. 


^^P 


saisir cf. III^. — s. qnclqn'on dci 


W T oher V. f. t coUr Zîti; piUff i'hl. 


3461. — estre .^ei de !t4S^,iiS7t. 


^^ 


— se &ire saisi de se stiisir ik WLj 


^^H roche f.J n^che 42ii. 


saldaire /: 7 639«. wÊÊ 


^^H roohior m. II rocher 316^. 


sale f l Èolle 461. 1481. ^M 


^^H roe f. 1 roHf t)9u. 


salf, ve Mlr 64&&. ^| 


^^M rgele f. I roue 68S; (?) 44S0. 


sali m. 21 sa»t 3604, 4921 "^M 


^^H roge rouge 4U63. 


drc a. aoKf«r 692. J^M 


^^H rogor f. II rottgoMT 3995. 


saluer \:f. I aaltier 732, .11^^^ 


^^H rulstc raide, ewarpé T39S. 


salut m. II salut S780. ^H 


^^H rompre v.f.Il rompre. 202. — r. 


s al T âge sauvage 280, 349. ^H 


^^^ft Itw obevels arracf^r les c)ieveux 


salraglne /; i bèie saurvge ^H 


^H 


salvement «aiN et suu/* 2301^1 


^^H ronfler v.f.I ronfler 2071. 


salver r. /*. / soutrr G^IOI. Il 


^^^B rore r. f. Ilrvttyer impf. rouit 4&36. 


aauc m. II wmg 480. 2(l37, — JIBi 


^^H rosat, de rofttt, aromatisé avec Ses 


a s. 3608. 1 


^^H roues 7434. 


sandaire f. I samlaU 6306. 


^^H rose f. I rose 6104. 


saner v.f I gttétir 7972, QàR | 


^^M rote f. I route ISC, 3399. 


sanglent, e sanglant 3617, lUu 


^^H rotar v.f. I Ud. ractari. — r. l'arme 


santé fl santé TUS9, 0937. ^M 


^^H rendre CJime fep. expirir) 5D5U. 


saoler v.fl rtwumer 7100.^1 


^^H tù^et v.f.I demaiuler, prier 1 27, 733. 


sapeie f. I tutjiîniêrr bibt, 0^^Ê 


^^B me f.I rue 4^9, 7326. 


sardine, sardoîne ijunrtt'^^Ê 


^^H ruer r.f.I hncer 7U23. 


sardonijx 6473, 'Gbi. ^H 


^^^1 ruisL'l m. II rttitssettH 315(1. 


sarquou rn. II cerctietl 0414, W'^ 


^^^^^lUit m. II ml 9137. 


savoir v. fo. III-* savoir 4S, US- 




— s. mal (impers.) déplaire Sl'H- ' 


^^^^ 


a s. c'est'à-dirr. S500. — pritsi^ 


^^H Bo, sa. 


etantivenient, sayes^se 2128, Sjl*. i 


^^H sa V. noa. 


savor f.II saveur 8224, 88S^H 


^^B sacbier v.f.I tirer 9710. 


!<aziër r.f.I rassasier \ÎVO. ^H 


^^B sacrefiJ^rv./'./«r(m/!rr 101^234^1. 


se pron. rift. 47. ' 


^^K 8acrâflaem.//sacn/îce 1007. 1949. 


s e COU), si 208. — se ... nos C^ 


^^^1 a^gi sage 129ti; instruit 8182. — 


que 240; excepté 1170. ^H 


^^^B flUre a. tiutnure 2473. 


svantm. lissant. — en sona^H 


^^H sagemeal sagement 39S2. 


sebeline f I xtbeiine 748u. ^H 


^^H Raieto/^//f«c/i«8066;^v;i^rùi{nnenf 


sec, che sec 3ô72. ^H 


^^^H Ui pointe) 1477. 


secliier v. ^. J ttécher 6490. |^H 


^^^K BaigDÎee f.I imignfe 30&(>. 


aecot te v.fo. ITU secomt^^Ê 


^^H aalgnier v. f I saigner smi, 6877. 


^H 



<îljf>^SAIKF: 



4SS 



tau. lUI. aeufUiirr.fiih 



.^JI Hr* «MÛ 2SIT; *mr 
M; doÊr uw r r 93»; r rjWi'^ r 

M A pilicrft. 
t.f.1 tatUr M'd^ 
, 4m meamd TW7. 



r Kn> 61 13. 

Émnf îTSi». 
Wno/i^ lin 3», 713. 
ifle f. I iKfnrtraàuete 4T-I2- 
n ttin 63&I. 
n «oîr A60. 
■ le foùwn/< «<9t>, )&&0. 

Kv. f. I âtmeurrr 3&1, 

Èr «si liMi>. 
s= M 1«. ri le &5ts '.n\: 

ï weOt Khi. 
taon 6Wii. 
f.l fvrit 21IM, 293» 
i% f.l »emmnc 1434, ADOO. 
Lut m. ÎI 9ii/ne htW; mine 
MW. — BU a. n» ajfparrncc 
— fiUre B^ mtntrBT «. IMif), 

tr v.f I tiembUr 719, I461>; 

»&f(T l';4ll. 2344. — ce quo 

V qu'ii vctit \iîî. 

dru u./ft ■'^ aehùrier ISS>-, 

r 3&7t. 

es atu9it6t nciK 

<r M. il géfuttear i'M. 

\. Il ëénat 2%2. 

) ëoué mu. 

HBce f.l fiipte <U- ta ptirt 

Ctur 2340, 3344. 

re gaitchc Tt>, 'n*i\. 

imeat v^r^mni/. rimpU- 




>bCir3»:i. 

«cas «. // «rwL aa^MT 1M7. M*1; 

«ri U4 : AmfÎM TMlL 
i«ml« /. / •mfWr 1154. 
leatier «. £7 «afier 371. 

■ •■tir r/:n7* mhr 1SZ3; fri^f 

M I — # ii- IS34. 
seac pr^ hw M, 431. — s. ce 

^•e MNt fW 714. — IL «M gli 

rmârgm PviMt/ 8SM. 
Rcpcllr (^ /. i/i» «HMdir IML 

■ epoltare/: /f<piiirMm«»,Mn, 
«crUat m. li itrnltm Sf%,tSli. 
f eror ^ /// Mnr S&&, ItTS; mm 

■aer 1179. 
•ororg* «■ // A«aiâ./Vhw itU. 
serpf at m // jrfy««< IM. Wtt. 

— trmire le s. d«l boliMB tirer le$ 

mcmtna dm fm ASM. 
aorpentia, e 4t ta faf9» iTm» 

arrpmt K7à. 
«urreemcnt Mrr< IfBS. 
serrer v.f.J •arwr S9W. — aeni 

/«•mu!, ijMk<MHili<e 16il&. 
•erviable aerviahU S38.1. 
servir v.f.îll- mrrirW9,9ty 

serrise m. U aervirr 6f(l, 13IKI; 

{rùmr 1950. 
srs, sis — m les 0:13'J. 
sustier m. 12 gttier &47I. 
set Kfj/t Ï7S, :USH. 
set tu If nrplifmf WSI. 
siriil, u »ri4 2>i&, 1061); ueNlr«, Mi*> 

^Ni'd/ 7i>)f, 1331». 
soiilument *e.Hlemt!Ht tttih. 
seDr, sogiir, u Mlr ^, 42. — adv. 

A S. rtjuui^ 3938; en murtU l&lU; 

<nt repitt 'l\f>2. 
seUreiDcnt, JU^ftiirc™*")* ""'*' ''■^* 

grr 2J42, «Uï. 
seiiriO f. Il nûrft'', (iWHmnce 3417, 

OVZii. 
sevrer r./*. f W^arvr 2120; $« 9i- 

partr 3S67. 
se se wrixe S^V^tT. 



456 



GLOSSAIRE 



si arfr. M 195; ainsi «99, 2054. — 
Ht com ainsi que TiS'i ; à maure 
que 1704; puisque 4lfîU. — aï fait 
902». 

si, se (Wf^*- At 120; (txpiétif) 343, 
490. 

slbler v.f.l mfflvr 2504. 

sicamor m. // sycomore 4531. 

sié m. // M'âi^mee 2T0I. 

Biecle, sieglo m. // niom*/? 4S'>7. 

siège tii.i7iti^'' Smj, dlu^i onpla- 
cemwi/ 72W. 

nicgle r. siocle. 

siglatoL m. Il eêpice â!&ofi'e pré- 
cieiuie 4025. 

Biiclu /*-/ i-(filf '^44, 3i)9it. 

slgler r. /". / cin^kr 21b, iWH. 

Rigne m.// anblhue 3026, 46^5. 

sU = si le. 

slllebe f.I ityUabr. S5&S. 

sis V. êOJL 

sis = si lc«. 

nhirc V. f.I 11' suivre U8l, 3600; 

i»ii/er ^I52. 
sottame f.I tranquillité 79b'. 
Ruivet doucement 8424. 
sodaineuion t toiU à coup 1â07. 
Bodoment, findcement subitement 

7hl, 5816. 
soduinite ni. Jî ecdoniite hbU'A. 
floef daux 3<îl0, 0322; il4«. douce- 

meut 771. 
Boentre a/n*^ 50, I4t»2. 
Bofire r. f ///» Kuffire 7103. 
Bofle m. // souffle- 7712. 
sofler r./; J sovffin- I23I, 260». 
sofruite /". I âinctte 2404, MiOO. 
eofrir v.flIU wurfrir fifi, 2181; 

filBMfer îOàO. 
soiag m. rr soini;. — avoir b. se 

»meier I030. 
soldée fl ëalaire 7387, 9104. 
sotdeior m. // solrlnf 3131. 
suider r.f.I sonder 4474, 7i46. 
soleil m. Il soleil 197. 
soleir avoir accoutumé V176. 
soller m. // eoulier 4026. 



B. drfQ 

1 

;r, HUM 

.n 

4 



sullier m. II plate-forme 710. 

soltaiu, e Bo/îMtrf 2142. 

8 m m. // sommet. — eo s. nrfQ 
e» Aou/ 7321 ; prép. atr 31) 
par B. pnr dessus &690. 

SOnie f. I Mmmeil 2412. 

s a e i 1 m. Il gommcil 8029,1 

Bomler m. 7/ bêtr de somme 

son Ht. II «on 370S. 

Bon pfori. posa. SS ; noiM. ffitty, hum 
ses 692ri ; fém. sa 4 ; nom. plae, 
moMc. si 230; fém. ses 2(K»i); uc 
jïlwr. se» 50. 

SODC selon 2e]&. 2S95. 

soner v.fëoimer 1148, 4^JW." 

suQgo ifi. II songe lbb*i, 2A\i._ 

soper '-. f. I souper 82S. 

sopli* guppliant, uoumiê Hil^ 

sopleier v.f.I aupptitr 4390, 

Bor, e blond 4000. 

sor, sore adv. par deatus. — wM 
8. ae ruer sur 5350, 043iJ. - ff^ 
sur 301; an daunut de. 1TS4; OnM 
.79S". — H. ce puis 4139. — nicW 

8. chari/tr de 100.1. 
Borcointe f.I ceinture. 4f 
sorcière f.I Kordèrr. lOul 
sorcil m. // «oiircîi 3001. 
auri:ille f I wurcil 2291. 
sordirc v.fo.ll calnmnirr 9312. 
a o r d r e v.f.II nurgir, ilre eoitlrri 

naître 46S, 1046; Bounjr'; 3149. 
Bormonter v.f.I rainerr 154. 
Bororer v. f. l dorer 6431. 
aorplua rente <i914. 
aorpoGtr t.fa.TII* (rifi) 

pable 6364, 6745. 
Borprendro t>. fo. II 

125ft, .')04&. 
sort m. // sort. — par s. 

(Tm* tirnire om «ûrt 2880. — g»* 

9. tirer au tort 1024; ji^*" 
l'avenir lOtO, 5<i5b. 

sortir r. /b. J//» (ionn«r «• J*^ 

ffltfc 176H, 3230, 
sorveinire r. /". //b«»7w««'1*'* 
Borvonlr v.f. Ilh surverùr IH. 



— mem 

■ 9312. 

3149. 
154. 

ml 



GLOSSAIRE 



4&7 



ê3n. 

ISIS, TBOâ. 
mmpirtr 13U4, 

n* wMilenir 761 S. 

tnt 44l«, AI 12. 
f' (impm.) il m< 

u^fiir 2SW, 7M4. 
r w rfFiivner 1244. 
a«-<2e<Mnu< (If 131 A 

V. f. Il ermmdiv 

tjr muUmitt 7819. 
a^. M* sMi /<Ab. 



t /oui «> ffu«- 3ASS. — t. com idem 
3343. — ftltro I. p almuai. — ad- 
fVritf «i, funf }l, 16Mu ~ par t. 
jMurt'itU 't>9l; fiiilU la «MMrr far 

V&I&. — pu t jMM' Zii }i}i. - fon I. 
cnrepU jm 4b7U. — e«tre t. ptm- 
rfttMi c« rnnjn 133, 6*47. — AL 
aton 1001. — t. 4W fmtJ At 
m^'./ juêyvfà te f«M MA. — L 
(om itnmi kmftem/m far •■1. — 
oe t. se 41BHC k MMH Jm BMaJIr 
174»; (occr AiitéytfM/ naJbMNt 
1U3. rifli IMt. 

Iftnl«st ammiiét i'Sî. 

tftplBaKfl H. //. — «■ L <■ M- 
dutU ilH. 

tftpir R. ^. un iHfL) mmdm- MftZ. 

tspis M.// e«|M> «iiCu 

tftr4if. Te tardif tM«. 

tsrge /: / tory /ayte A 1 1 m ft i u f 

M39; ivrrf A liMriJirff? ««&«. 
tsrf icr r.^ / IvfarMl,'»»; «!•«< / 

larL — • L ma. — ■■• 1 /i» 
/«.> CmCv^ IML — Il ■•l a t 



V. 

(mM4*. 



1M1. 
p« 907t. 



«m. 



a t 



tafial m.U ffwmft 'U, mU. 
taaiart!.^ jMto— <r W; ii iii | i 

811». 

u«ci M. n «VMM ni*« «ntM» 

^■K é M ^mm mm. 

Uchc /. / Mil I I fM*M ««M 

t«ift4ra c>ih Ji utmêrm 9f»-^fêm^ 

y<t»<ia // MiO I tmi. 
t^m9f.J t$ém mm 



tlT, sm — «al 



»BC« f / Ih 
^«atteaa// J 






iîLvîsî^.ira^ 



Crt* 



-m-rt tr-M. *rT:-. Tr-*i.- * ZZ T>^rr lu. «im. 

lÂnmn i. S+t •■''> 

•rriftr :■«.». ^..1- -r-fS-Tî tr * - .' jr-rr wt». 

i^: i*?» •îfïf, ">"(•< : •■*♦*» — * ' " ---* ""^liwiiZîr 

T'i>f»r 1:54. ^:'^;. rr-îtiiir ' ' Z ■ï-nwp'r-r * '»in. 

' I i»jt.HC»r :iw. ■••?•». 

TrifTirT-iT • - .' -■■n-i*~ * :;: 

r I frifw^iflr i""i. rz'.t-.:: ■; '-'ir , : _ ^ i-i.:.} _;<. — r*- 

.. ï*ïï: Ki^'y rv'. -nr " ; 

■ t4*/*bmî'fT ! »L-» T T ■; I * ' — : • î * î^ 

t. ï*i, îî*'. — *a :r;: :,i "ï" Z-t* rt-tt. t r --nùtr-.* 

— a b t. f • rr-,- ■:;::■.*? • - * ;- ..— "'.T-; 

ftiHjc jfi» " "t""*.'- îr!-* > ' -?< 

f. I àtfa'itf i*'7'\, '.z':i .-'-Z- ■.■\ .■-..•«^■,*. >, '.«-.«^ 

f.IdffairrU: ro- ■• _;• "-î"^ 41". i 'r ''*'. 

'ti-roHler 41T4. trlï:^ --.*.-« :; 

trti^r 4"l'.t. 4"T| :r:*: .r ■" -'.' -'.-.--<** ■■".'.. 

m/ïT îi*: jfori/i.'*. :r:Lr ■■ 7 '■•" ^ •. v.;, 

/* IS74. :roo>r - ' i ■-: <Âw '■■'<.'. rï:-:, 

, "52. .r' 'il-V. 

f. I troiMfr 12-*-î. :roj. •' >. tv. : v: 

tr '.---rr r. f J -n-. »y-^ :■::'. 

II nrmf tninrh-Ti-l- '.T'j'.rT v f. I -t^'-. vA/f i'i>ii>% u/i 

// trahchée llj. Tr/'j«:r • f / tjfn'n »/../*#» v-^/ 

f tranchée :j]3*i. :r'jv»;r ' ■ / 'f.fn -i \\\ _ ni 

4475. -.u ^■Vi:. 

agitation G^'à'.'^'''i'K i. p'i'- :;'*v.i /<■«( u,\ i,iUi 

'lire Hi:j4. tui-r < ^ / /,ifl/'ii ,,,in n,, 

f. I 8C%tipttr *;4?i:;, mort y /'/A" '/' '/v«». 4'tfll, iHJK, 

tut, m it,'h i/^;; * 



460 



GLOSSAIRE 



06f m.IJ aufHOO, 4041. 

otfl en même temp» que 2226, ■JI2I>. 

06 m V. orne. 

oés. — par o. par nécetaité 3044. 
— a o. en fovfitr de, au service df 
>r>32, 6')6I. — a muQ o. a mon 
égard S708. 

oevre f.ï oeuvrr. S97I, 6441. 

al, hui (XUfViHrffAui 64'tl. 

ulme hxiitifnu 7S3T. 

uis m. // jiitric G27S. 

aUerIc f. I hnisnerie 513. 

dit huit àSS6. 

uitavo f,l semaine 10(110. 

amain humain 2516. 

uni 11 le tuent AumMirm^if 23K(I. 

un, e HR 252, 6S04. 

u B m. // uaage. — aveir eu us 4TS7. 

nsâr r. /l / i««' I33I. 



varier r./'./ ^rrrr 2401. 
vatllancu f. I vaiilance S07tt. 
vaitlant précieitx 393». 
vain, e /âiii« S507. — en v. 7041. 
vair, e gris bU*i 450, «915. 
valriè, barioU 4027. 
vatssel m. II vaêe 6409. 
vaisaele f.I taisieUf. 4&S. 
val /: Il vaiiée 2435; ». JJ 2022, 

8203. 
valoir v.fo. III* valoir 174, 4583; 

aider, itre utile 77S7. 
valor f. II nUcur 787; taUlancf 

fi«6t. 
vantancc /: I vanierit 7212. 
vasal m. li vassal, t/uerrier 12S2, 

1438. — tmployé tv^ectivement, 

vaillant 151.1. 
vABftUge m. II fait d'arme» i6, 

8293; vaillance 5436, 6162. 
vaslot fil. // JBuitc Itonmie 356ô, 

(J578. 
vavasor rn./! tHiMMwur T2C3. 
veeir v.fo.I voir Ï4(j, 1779. 
veer r. f. I défendre 4721, 8013. 



I VCIIfS 



veie f. I voie &0, 2226. — mètre i 

la V. congédier 62I&. — meup«ii 

V. eneOHrager 84V5. — tottt vde» 

(oif/'ouni 457H. 
veile /;i roifc 202. 3023. 
vol I lier t,/;J veiller 334, 4918. 
veine f.I veine 365S. 
veÏDtre v.f.II vainere, tnbjugm 

1990, 21SK. 
veir, e juste, vrai 2SS4, SOiM; odtr ' 

«1 vérité 1750. — peraBr t. 137. 

— par V. v^ritablftHnit :iS30. 
voire oAr. itaffirtnation, en rMW 

l«St); vcire veir tVfcm 85fll. 
veirumont c*t rniti 2099. 
veisdie /. 1 félonie BOUD. 
voisin m. II voisin 8592. 
vols du moins 20&6. 
velti, e t-elu 2447, 2ôr>5, 
venaison /^ // venaison IMS. 
vendre w. f. II vendre 394, 

/■«trc expier 5692. 
v e n e r r. /". i" cA^mmt 35"y. 
venoor m.IJ chasseur I457.J 
venere5se f.I chasÊe%ue U 
vengement m, II vengeance W^- 
vengier, venchier r. f. I reniprt 

BS, 5422; (r^ft.} 5218. 
venir v.f. III' venir 417, îS45.— 

V. a (impcn.) on en ri 

6221. 
venJanCB f.I vengeance 4, 
vent m. // vml 2'.l4, SÎI44. 
ventelor r. /*. / voltiger 

flotter 427S. 
veotcr r. /". / venter 101, 
ventre m. J ventre 2570. 
ventrière /' J tVNfntiv 5334. 
veraiement vrmmcnt ftl66. 
vorgior iH. II verger 4112. 
verguigne ^i Aonte 7067. 
vergondcr t*. /! / deshonorm^ï 

^réfl.) rougir 2flSl 
veritô fil vérité loio. 
Tormeil, lo rouge 423, U(! 
veruicilloQ m. Il rùnge 13 
vcrriero /'.Z vitre 6421. 



ÎS45.— 

4 



GLOSSAIRE 



4Ô1 



Tcrrite f.I rtfrr »\\, .oiM. 

Teri frip. cw» »-, coiUr*. -ITiS ; 

Ters H. // RTS ^13£. 

reraer r. /*. / tomber M:^. ~ àîrc 

T. Ttnv m er i336. Ti)37. 
Teri wr* 4[*M, 74^. 
Tfrté /". // tmU T4'>l. 
Tertii ^. // ooJoniK mtffrraj^ i^H». 
Ttttn /; // rmUamn %'jfl', Vî>. 

/brte i;4(>, 7u4)^. 
Teipre m. 7/ aoir 4«4S. 
Ttitement m. 1/ r^emnU TV*. 

6111. 
Testit r f. III* Tftrr «îîl. SM': 

iri^.) te ritir I4M. 
vefie /. / ImniÀne 33ïd, 6i><'>: rw 

62!3. — ane veOe â ton^n^wr û 

f<te, à pcrie de me it.'p. use tn^ 

tiee à j»rt« 'Torr îi'M' i*2: — 

1 T. otirfrtMimf 1(61. 
ïiiire m. J/ rÏM^ 5i37. 
blinde f.I proriifiomi 4îî1. 
Tictoire /". 7 ricfMrr SM6. 
Tie^.J vie 152, 24». - efciiip*r 

It 7. MounV 737S- 
^icil, le rieux 2453; hom. rieh >■. 
'ieillece /■.7 ri«i«»c î4'.'5 
TièlB^.7 nVUf lUS. 
'■eltre m. 77 dkûn <ir ^Vi^ 

IKO. 
^% ve rimni eJS, 603*. — ne <* 

Hr^ V. conseDlter Hf «aroiV »<»/ 

fonieil 3505, 49S3. 
^'?lie /:7 tigne 6505. 
'i^or /: 77 rigueur 5*92. 
'j'. e fc(M, rii. mépritable *72».. 
'''>in m. 77 paytan 3672, 5372: 

"'"nme de ba$»e eondHion 14I*S: 

^^ffimp qui, n'étant pa$ rltfralier. 

"^ «entend pas à tamour thern- 
^fre^ue 9036. 
^i'e fj vilU 9. 
^''eniille f.I canaiOe 3C73. 
|"."enie ^.7 rilénie 2902, S72'i. 
'"**ïeiit rOmiCTif &944. 



»:lt-^ -" 7X mf^pr^A l:j:i. — iTeîr 

T:a: -*./r »-L 'ri. 

fi* •». Il tr^Jt — M «K TÛ U 

TÎt •». II ipi.r' i;.». -12*1. — 'ift- 
Tiar Si/a t ;>-x»« t<t ■f.itx 271. 
T'i-tr - • l nAvr 'ri^. "-n. 
t::i:'.:- ■ l ■^r''^ J44. -Î-.Î4. 
t'.tiï-: — 4 II..! T_ ^a Xiva t. 

t:tî-. r "•, 7/ -'.m.; ;::. 

T'iK ' I i* -" s-j-^ — aalv V. 
M-i^ ;■'■"■.., ^ p^ "'. *'ii ■•- 

T o ! 'î r é * . 77 j^-io.ir, r'.'tiTi> 

* î-:. 7,-* 
T-,.'î::r ' • /77' rvifa-.»*- •/». l'W. 

;.: - : ' 'A. 
T.^lç:itir r6 rvi-y^'iVr* 1' 52, >^52. 
Toîtrr ^ /^ 7 Tvtfr 3Î44. 
TO;» w« 77 •^■irM*.«f*. 'vniv:he 7."*72. 
Tylsurc ;. I roitt: -OU. 74ï. 
Tûl'.e f.I fA'-t' %.*>, Wtl. 
vojîor tti II rautour 2741. 
v.jlîrtr r. /^^ / "'ï,''y w^ rnittrfr 

2M:i7. 
v'.»s pf'-n. p'Cf. i. p*rrf. l'i'jl. 
vijfetre /'«"''H. pifbn. .i. j/^n. 1.'(42', 

/.r vr^z 1 -i-, •;72î.<. 
vuel. — lU'/n V. ^it/n «c/h 'l^mr, 

vuidîer ''. /• I 'i'U-r 7MJ". 

W. 

wague /- / ■'/;/'(•■ 21f;. 
w a 1 1 r f r ' . / / » »•*■'■?■. nllj-r a l'tiren- 
ttttt 11-",'. 



gij:«ssairz 



4^î 



e Lybien 414, 



I^*i. 



17. 

ie ITtil. 

ior Ml. 

X. 
6. 

. I. M. 
3931. 

15. 

n 42^ 

!J. 

!t53. 

os &4M. 

932. 

W. 

0. 

Î2S3. 
TWMt. 



P. 

393'». 

ftSO. 



Pim ♦-. ::■(. 
PuteMçcs» MT 
FkKocs S3(. 
Ffn» 2>'K 
Pbfaiei^ xr>. 

PRMKK M?» 
Fttis l-t. VrajonA î»". 

Pn>û«««£u9 isi^. tr :. 



iras irl'-. 
Buse 3*:. 'At. 

r«rm«i Î4VL 

U SÙMTÎB 3*.o:. 

li SaMca rr3>- 
SebOk. ?»û>iZi t:>v 

SîIrU 'ii . : . 



T. 

Tiaaùu Î~4T. 

Tjrp«e r:». 
T«TW >^î^, 3Mi» 
T«9aûc «!> 
TV*r£» tïî4. iîii. 

T'x» >r :»;. 
Trvx Tîrna. * i* Tyr* 

T->i* :. i:. 

Trv>:?a, <ic Tr>>ift IliT. 

— U T. M. i««i. 
T-.T«1A 323*. .-îîft, 

l. 

T, 

\v^^ tî, 1*1. 

V<>>*S< >:^»4. 



ERRATA 



465 



1.1940 L SilTifls. 

. S09fi , prospre. 

, 3193 , reméa ((MM« OMS vert 9195, 
56M). 

, S35T , Dudtileiit. 

, Si6T „ desftit 

, S810 « ces. 

, 4013 „ sorceinte. 

I tOSS K orleB. 

> 4040 „ . . . Bont qne, M . . . 

, 4(ITS, 6441 I. oeT». 

. 4011 I. desos. 

. (ITT „ aehita. 

■ 43] ] ^ meireflles. 

. 4326 „ mettez (;). 

» (3&2 „ qa'entr'els. 

» 4426 n p«r tiens. 

» 44tîo „ molt 

» 4476 „ trenebiiu. 

» 4493 , filÏBeit 

» 4S71 , ruoçoD. 

•> 4590 „ Polutoe. 

X ^''81 „ se (Ufon de A). 

» 4&CM , a timin. 

. *»-*9, 4968 l çai eux. 

» ^<Hi6 I. pUbsiee. 

« *025 „ . . . 1. n., k. » m. 1. f. b ; 

- ^'^SO, 7489 (. Met 

• ^ï»!, .'.213 , doaul. 

- *«S8 , fier. 

" *~5I ^ sengloti. 
" ^766 „ eBchastoné. 
" ^836, 6096 L nft. 
" &950 I. bncB. 
" *«M „ l'eo b»t. 
" ^43 , sepefir. 
*> Bo«7 » d'wbetdeos. 
** <Ï142 „ secDreaeBt 
*> (1217 „ line. 
» 6305 , rriilMie. 
<• &S9« « sadainB. 
» «403 , toaide. 
» «445 . pifcf. 



V. 6464 I. sozleree. 

„ 64'îS „ fistre. 

„ 6650 „ mettez (,). 

„ H' 64 n losenge. 

„ 7U5I „ font 

„ T(i55 „ eapié. 

„ 7221 „ muëe. 

„ 7541 „ som. 

„ 7459 , p»JIe. 

„ 7460 „ que. 

„ 7161 M de desuB. 

„ 74S*J „ coTertor. 

, 7543 „ en c. «., t. a. a %., t. r. 

„ 7«22 „ deaor. 

„ Tfi2fi „ dejus. 

, 7957 „ tôt s. 

j, S0S4 „ sorprise. 

„ S114 „ maaaie. 

„ S3IS „ corroz. 

„ W72 , j'tveie. 

„ W7S „ freise. 

„ WS5 , godel. 

- 9950 _ donxcl«. 



A OiTrigtt w. au U*m de tm 1 bh2, tua 
au lieu fie oli aux vfn 3SS9, 41MI, 
A»m, 42VJ, 44W>, 1.V>7, 451«, »ft20, 
4^4!*, 4ft.V^ rW, 47^;, 47«»H, 5011, 
52'* 4- • 

mnler aux ter» U", I'i4f», 244t>, 
3i</î»; DiMikft .IfjSÎ, ?,*i77, 47(rt, 

3«i. ;ji:5: Mff/ri :.2ft2. y,25, 

5''M4, «'f<!';: lAinrt 2\4't, i^nUfA 

i't-Z, tthf^.r f,V¥t, T'.V», 7y;7, 
7525. 

vl ay/ut*r au OUtuair* 
%\m m II h/iiMif/t- '¥aK: 
Vw.T*; m.JI fwy/iu M7- 

t:w,: mal *.Zi'. 



■iflB, Drwk *M 



BIBLIOTHECA NORMANNICA. 



A MESSIEURS 

GASTON PARIS 

et 

HERMANN SUCRIER 

hommage de respectueuse gratitude 



Auguste Doutrepont. 



CorttbUn que tel chme pot vaille, 
si est cen une remembraille. 

fV. l5IB—ti.) 



I t 



INTRODUCTION. 



U» diîfaate et riiiBiifh^an^e scfentifîqne do texte de la 
'tf (famors duont^ par M. Trass en I8GG') uvaieiit ininié- 
atcmcQt frap|ié les philologues. Dans aod comptc-rcudu de 
tfievue critique^), M. I*. Meyer, tout en louant Vexéciitiuii 
pograpliiqnc de roiirrage. roproehait h Ttiditenr de uavuir 
8 essaye^ dan» la nieRnre du poKKihIe, de Katinfairc udx 
igeoees trêH-uaturclle(> de eciix (|ut aiment à eooiprendrc ce 
^ leur donne â lire*. Kt il faÎRait ressortir, par queUiues 
Hnplcfl typiques, le parti r|ne M. l*ro»t>t aurait pn tirer, pnar 
li^liorer les levons dérectaenses de son manuserit. d'un petit 
primé gothique du ticizii^me fiùele'). 

M. G, Pari»*), ayant en à n'oeenpcr en patiitant do cette 
ttatioD d'O^nde. remettait c^n'un u'ent pas un meilleur texte 
fïet ouvrage 'en donime intéresHaat-. 

, Enfin nn examen eoni]mratîf de denx nouveaux roannscrits 
teuvertH depuis peu à Klureuec et en Angleterre et den deux 
pons eonnues m'a eonvainen que le texte de 'Iross pouvait 
e iNiniplété et eonKid*^rafilenient ann^liorè. Telles sont les 
toiid qui m'ont déterminé :ï entreprendre ce travail. J'ai 
ié moi-même les denx manDHcrits; l'édition de Tross. qui 

purement diplomatique, m'a servi de troisième manna- 

\^ La Clff d^anumr, poème publié d'uprès un nianiiscrit du XIV» 
k, par Edwin Truta, hvoc iiiii.' introdiictioa ut des rtmiariiucH pur 
R JHehclnnl. Imprimé ^ l.yun par IxiuU l'cniii, i)uiir ta librairie 
^, à l'aria. M.U.CCC.I-XVI. Pet. iu »•'■, XXIX et I2r, [nmca, avec im 
ttniUe. — Prix: 12 fr. 

*) Rev. crU. diktat, et de litt, 1S«;, II, pp. In— 22. 

*1 Voycï-on I» description dansUpK-fat^edti Mîi-lieUnt, pp. XV— XXI. 

*) Misioit c tittérnirt il-- lit Ftnncf., t. XXIX: Chritirn L«- 

U et atUrea trtuluctrar» et iiMitiUmm tTOvide, pp. 4&5 — 526. Pour la 

ffflitwnr, voyez pariiculK'remtTit pp. 4«I— 4iiS. 





* 

INTRODUCTION 

enfÎD j'ai eoDsiitcrê rimpriiné gotbiqae comme 
[uaanac!rit, bien impartait Rans doate, mais 
b& utile. 

vant de dooncr la descriptioD de ces manDscriti 
r ane ulaseification, il me parait intéressant d 
11 pkg qn'oD ne Vu fait jasqn'id, ear les Tapj: 
it entre VArs amaloria et ia Clef fTanvirs. 

Oo y niléve r&fiîltiment quclquËS fkiiteH de lecture. 


■ 




t. Comparaison avec \*^rs amatoria. 

sienrs hifltorionB littc^raires se sont ucciipt'H dciï tradac- 
: îinitateura d'Ovide au muyen figo. BartKch danR aon 

von ttalberstadt und Ovid im MittelaUer*), Hulland 
m CretUen von Troyes, Mîetielant dans la prtVface à 

de TroM, Kf>rting en tctc de VArt d'Amors und li 
: d'Amors^, dont le premier ouvrage senl, qaoiqiril en 
ipartieDt ii Jakcfl d'AiiiicDR, ensuite V. Meyer^), Bartttch*) 
slmano^) dan» de» coinpte«-rendn8. avaient déjà alwrdé 
x»ints de cette étude. Enfin M. G. PariB") a rejuna la 
1 poor la traiter d'une fa^on magistrale et eompléte, tiuî 
) désormaie d'y revenir. 

Cief d'amors est niae imitatiou unn diflflininlée de VArs 
i d'Ovide, ^lais pour(|iioi notre auteur ne s'est-il pas 
de tradairo le titre da poème latin? Pourquoi 
pas, comme Jakes d'Amiens par exemple, intitulé sou 

l'Art d'umnrs? L'iinaf^e de la Hcrrure et de la clef 

est assez familière aox écrivains du moyen &ge: 

Car à casenn mot le baisolt 
8i doDccment et Ki soaef 
Que elle li motoit la clef 
B'amor en ta serre del cuer 
_ (Perceval, 3810). 

ludliBbiirg iiiid Leipzig, I8Q1. 

'icri 'itt/'ntnsJJtUette I^èirgcdichU von Jacquet 'i'.4wi«>i«, itack dur 

<■ HtuwIf^hrifX mm cmirn M'tla ficratmgeg^Mt voh Dr. Oustav 

Loipiig, IS6Ç. *t. XXXH. lOi pp. 
ter. crit., lUG. II. lit— 21 et Iwts II, J<H— 4yJi. 
.itcrar'twh&i OntralltUttt, 22. Augtwt ItttiS. 
akebudi f. r. u. c Liferaiur, ISfi8, 3.18—343 et 10.1—481. 
«a nt 



r. COMPARAlsfiN AVEC VArs amaiorio 



XI11 



mi |Hiur(|i](>i il a délnyC* en '^20 (wtoAylUlie» le uoïKiJBioii 
didactique dn pointe latin. G6uéralcment il cmpltiie deux vers 
[kuar rendre nii bexaniétrc ou un itentaiiuMre, par exemple: 

Klise eut fiicas: Tu mifii goia ptaces (1,41) 
ainsi traduit: 

Eelië a qui tu puisses dire: 

«Dame, snr toutcft vous désire- (v. IflO— 2(K)). 
Tnéme: 

El si nultus erif puivis, tamen excute nitîbim (1, 151) 
Eit rendu par: 

Et se jioadre n1 cet trouvée, 

si doit el par toi entre osteo (v. 485— 1>). 
On ponrrait innitiplicr les exeiiiplpft. Cupondiint il lui arrive 
de reproduire a>cc boubcur In concision de sou iijirdéle. 
■ hxrva leoes coffiunt animtif (I, 15*.*) 
llerient i^oas sa plume' 

De ï>oi se muet le^er onura^e (v, 500). 
Ne faites pas votre choix la unit, dit-il, car 

Tout bren semble par unit ferine (v. 220). 
l'oavait-il traduire plus bonrcnacment cette ]>en8(^e d'Ovide: 

//octe latent mendae, viiior/ite iffnoacUur nmni (1, 240)V 
Bt, ooDinte le remanjuc M. Mîcboinnt'}, le vers snivant: 

/« gremiutu puJvis xi .... âecidfrit (I, 141>) 
>'e8t-il point rendu aussi oxactemeut que possible par: 
k Se il chiet poudre en son geron (v. 481)*)V 

Le traducteur de VArs amatorta n'«ïta,ît doue pas uu poète 
Ui» mûrito. Loin de se borner i) suivre servilement son nio- 
éle, il montrt souvent de l'nriKinalitc et se laisse aller aux 
tpricee de sa libre fantaisie. Tauti'tt il (';coarte la |>ensée 
tlvide; tautiM il la développe ^'uniplaisuniincut: tantôt. sur- 
Hit dans les passages pnrettieot diihictiqucK, il la suit pas à 
fti et presque vers par vers. Kn général co)>ODdant ne i»er- 
Ant pas de vne son but do ne faire qti'nn eonrs stmwtdre de 



') ÏJûc cit., XXIV. 

■) Cf. eiuiohf Uvidc 111^ *n avw ïfillii. 







•' -r.i.- 

\ T" .n«.- Ir •*— 



- !»■ 



I. coMPARAJSON AVEC VArs amahria 



XV 



et |)ar eent point Tavoit baÎDgeonflC, 
\ ennitiien qn'ello fust ^raciouse {;^249 — 52). 
•ïi'eflt point le iieul endroit nfi notre aateor scmliie avoir 
té ineonsciemment ou à doriHcin la pcoHÙe d'Ovide, ii inoiim 
I n'ait eii entre le» mainti un texte fautif ou mal glosé. 
li les vers: 

Innuei iUa? feras: scribetT ne tnnge fabe/ias. 

Vnde i»}let, ventât: (pioqite libebit, eut (11,543 — 44) 
ainsi traduits: 

Saeffre toi qnanl cl goingnera, 

et escrî quant elle escrira. 
'i Va ou elle romniandcra; 
1^ vien a \\é quant le mandera (1841—43). 
jlradneteur attribne h l'amant ce qa' Onde disait de ramante, 
même il retourne la pensée du ¥.220, eli. II, en dituuit: 

S'elle est as eimns (1441).') 

mcipiem ornnia sentit amor (11, ti48) est ainiti renda, sans 

[ la tradaction ait le moindre rapport avec le i)assagG ob 

'ie trouve: 

I Amor n'esganle on el se ficbo: 

I el n'espame povre ne riche (v. 1911—12). 

|l sa traduction des vers: 

Anyutbua exuitur lenui cum pelie vetustas; 
^ A'ec faciuul cervos cornua Jacla sene» (111,77—78), 

llbetitae A la pensée d'Ovide une superstition de son temps: 

' Le clierf sa Inauté renouvelé 

* por mengier une rtcrjMîntele (v. 2153 — 4).') 

I ainsi que le traducteur a su. non sans art, moderniser 

Iwajet Son œuvre témoigne d'une certaine habitude d'o1>- 

1^ et souvent anssi dnnc pointe de malice. Rarement il 

le de côté un détail qui peut s'adapter à son époque; et 

b il nons donne souvent d'intéressantes indications snr la 



,') Cf. aussi (v. is-iu et Bulv.) la curieuse fftçon dunt il rend na 
1^ où Ovide Rp met lui-mi^me i^n acÈne (II, h'M — t). 
I') (.'f. lairtore, Ktifm. XII, I, IS: Ui {eervi) Htrjtentittm titimùn, yniwn 
i/u» in XNfirmitntr jierwn^rrinl, HjiiritH wirtutn am rxirahuttt tte 
{et Pline, V'III, iij et imperatu pentU-if vvwrHi roTHm j/aifiUo 





•faebe rondete», il a soin d'exprimer aiiiHt wi pr6- 

Facc ronde est plus dcsiree .... 

pliM pU>t«:Lnte et jiliis ^riieioiise 

que toutes tmtrei», dire l'ose. 

iHtm* duit ebeHcane mètre cure 

de rcsembicr a tel fijrurc (v. 2289— 04). 

Notre poùtc uc déclare pas formcllcmeut qu'il traduit ou imite 

e; senleineut il le cite Honvent et il inrm|ue a pUiMÎcurrt 

Kl») témoigoagc (v. 274, 2508) ■) et même une fui» d'une 

Sçfm 88SCZ inattendue (v. 38*)). TraduiKant le puit9a{;e oO le 

Nvtc latiu dit qu'ilomùrc lui-même, rint-il escurtû de» neuf MuacB, 

lit bien mal rei,-u par son amante s'il se présentait Ich niainH 

I, notre autenr Ini donne Ovide pour compagnon: 

S' (fvide ou Homer y venoit 

et touz »cs biauz diticK tenoit, 

s'il n'ap<»rtoit aucune cbose, 

toHt li scroit la porte elosc (v. 1521 — 24). 

N*e8t-cc pas une heureuse idée d'avoir iiris comme exemple 
da Ini-mf^me, qu'il traduit, et iini, ttaii8 doute, ne se plaindra 

d'être en si bonne eompafrnie? 

Le tradnMenr rem|tla<^c les 34 premierH vers de VArs amatoria 

nne tietion de son invention. Vn jour qn'il avait rêvé k tta 
très donce dame et aiiiic> [et ici lt>n|;ne énumèrntioD défi i{\\vi- 
t£s de In belle), le dieu d'amour lui apjtarut en Hon^e et Ini 
nl«»Dmi, en Ini iinimettîint nne belle ri'.coniponso, do composer 
fl abrégé de» ri>glefi de i^on art Puis le poète expoge len 
wx rainons (tbéolopiiiae et pbvBiqne) qni le détermineront h 
n>ire que c'était bien <^.\morâ, le filz Venmi,'- ijui lui était 
fium. Après s'être exensé sur son iosuffîsance, il CDtu> en 
ttiière. Cette introduction comprend 18(> vers. 

Comme IHitle, notre poète divifle Hon si^jot en trois points: 
kobif une maltretise, lui plaire, la conserver. Après cette 
^vision, il indique l'endruit que la belle doit babiter: 

Ne la fay loîng ne hors de ville (v. 201—212), 

' le moment oil il faut eboinir: Que ce ne soit ni la nuit, ni 



I) V. uissi les v. IU33 -tU), 011 il ust cité quiUre Toift. 




■^CTt** 




fa 






r. COMPARAISON AVKC VArs amatorin 



XIX 



Ovide cotmacrc jjIus de r>0 vers; mnis il profite lia- 
it dn vers: Ibuni anie duces (1,215) pour introduire la 
ition d'un tournoi (v. 501— 20). 
LO vers 537 commence la seconde partie. Tontes les 
fa sont Bcnsiblea à l'amour, dit le pot-tc, uiênic lett pape- 
L Et ici non» retroiivone une des rares eomparaisona 
ï reprises A son modèle (1. 271 — 'à): 
I Les oisianx leront le ehaiitcr 

et Ica lévriers lièvres lianter 

ainz assez <iue famé eseondie 

genne Uomu d'amer (pii l>iau la prie (v. MO— r)2). 

^de uoiuteille-t-il de piquer les hou nos fçrs'ieft* dr la Hni- 
li (1,351), notre auteur di-velopjie lon^niement sa pensée 
() et ajoute avec lincsse: 

quer Ja n'iert famé si bien prise 
comme se i>ar famé ent eonqnise (v. Or>l — 2). 
à rencontre d^lvlde, il veut qn'ou Balistienne absolument 
. *charabricre*: 

îl convient trop droit earil=r 
qui vers amours se vent lier (v. G7I — 2). 
pi, comme son modèle, il en^n^ l'amoureux h écrire h sa 
^Jlpoit en panrbemiii ou en ehire-, il n'oublie pas. 
^ de lui recommander de ne pan signer ne» billets 
[(t. Ci>r> — 7]tî)- l*romette*A, promettez, dit Ovide, et ne 
^ jamais: 

ïc o/tus, hic tahor est, primo sine mnnere jumji (I, 451). 

\ antonr cKt moins absolu et conseille les petits caileaiix: 
Parprendrc et donner, eo me semble, 

[ sont mcre et tille bien ensemble (v. 747 — 8). 

Refnse-t-on te» lettres, persévère. Le tenqM triomplie de 

■ les réaistauees, dit Uvide (1,471— HJ; et notre auteur 

n tciut au contraire que: 

famé mne pluw tost pensée 
que n'anties ta main tfiurnee (v. 7<»3 — 4). 
j qu'il ajoute plus bas, v. 7!il — 2: 

fust or plus dure que marbre, 
premier coup ne eliiet pan l'arbre. 






I 



INTRODUCTION 



Et, efaofie éioonaote. dod8 le voyons iei de ëom pnpra grt 
Oride natnrelleniont n'en dit mot) iovoqner l'exemple dUt 
qBli BCiuble coofoodrc avec Knée et qaî ât 
toux 9e» debiaBs 
des greigDora dame* de Cartaf^e, 
tant fist il par son hiaa laii|:a^ (r. 793 — G) 

A table, dit Oride, tiirbe de plaire an nari de ta belie e 
ta conrDiine pour en orner sa tétc (1,579 — 88^ Le tn 
tenr oe parle pas dn mari: mttxn, ronlant cependant n 
le detur corona, par nnc sin^livre inadTertanee. il eni 
l'amant k donner son pbapeao à fui dame.>) On ne sait 
trop ee qu'elle en ptfnrra faire. Krifteratont len diitpntesi, aji 
t-^l, et montre tes taleutu: 

Il napartient fore a merdaiUe 

a faire tenefaons ne bataSle 

Ta pens obanter. se le set fere, 
oD de bele^i bardes refemne <t. oaS— 12X 
là le tradoctenr intenrale, an pen ^toardiment, aee coo 
mx le choix d an messager (v. Ut»5~~lU0O). Que ce bc 
fws on homme, car Hiumme 

ite fet rhicf dont il est euae, 

H de ta eanse fet la tooc 

Deables aient tels meflsaf:es ..... 

qni vont entre l'are et la eorde . . (983 — 8). 

Avec le même cynisme qa'fhide. il jutifie les Boyewpi 

fin. conseille la violation des serments (104f) et sair.) et d 

loppe romplai^mment le Failitt /ailenies (I, 645), arec 

xeriies » Tappai (v. 11*63. 1060—76. 1081— !> Et pour t 

pléter B4m code d1i}-poeTijtie. il sasg^fe it son disciple, a 

recommandant les larmes, an arti6ee dont Oride ne i^ 

point avisé: 

Et si tn ne pues avoir lermes 

en poins devisei et en termes, 

tn porras un oi^mon tegnir 

qni tantoet les fera ï-enir (t. 1097— lOO^ 



A 



d 



CL 



aussi Ovids U «âl et b tmdortîoa dot v, ^ly-r-^ 
le T«n htàm. 3 Ta MBgvlM-rvnrat tv«t«. 



L COMPAKAISON AVEC VArs anuiioria 



XXI 



Et, snr la fin île cette preniuTe partie. «Vrartinit encoiT une 
^de Puii m<Hl('le, il reviciiit sur ces piTL'eptctt iriiyptKrrisic 
niant de disHinmler son état (v. 1211 — 50). Enfin il 
r prend avce ai^renr aux riehc«, pour qui eos nVgles ne 
i point faites: 

Qui oMez a deniers on prendre 

n'a mestier de ninu art aprcndrc ... 

Clieacnn fait au Hclic ^nint leste, 

ooniliien ipie ee soit rude lieste ... (1257—90).') 

Les préceptes qni euustitiicut l'art de eonscrver sa maîtresse, 
quels Ovide eouriacrc mn second eliaiit, coiiinienefnt i-liez 
je poète au vers 1397. Laissant de côté le pauég^yriqtie 
Ifalt de lui-nicuic fion uio<léle ainsi <|ue le lun^ n.H>it de 
fuite lie Diîdale, il signale l'inipHissiUiee des sortilèges et 

pliiltrcs amoureux: 

Jft n'iert par les arR de Toulete 

Hne amour quiee ne parfete (v. 1317 — 18). 

Ovide enpnfre-t-il l'amant à fiiire de petits eudeanx à sa 
% notre auteur, sans doute très entendu en la matière =), 
^oseille d'envoyer: 

Gaus. eonteals, borses, elieîutni'otcs 

propres et fritiuetes, 

pommes et eheriscs, 

noix, resinz oa frais d'antres guises, 
nnt en un panier pnipre et net- (v, H!t.5 — ISOti). Il n^coiD' 
idc aussi uaturellemcDt l'envoi de 'eancbons et biaus ditié«* 
1513). Mais il semble avoir pea de confiance dans l'iii- 
Qce de la poèsîe sur les belles, car il en revient l't son 
ne favori sur la puissance de l'or: Amor est par or eun- 
pB», dit-il niclancolii|uemeut (v. 1520). traduisant tant bleu 

tial rexclamatiou d'Ovide: Aura concHUtiur am»r (II. :i78). 
armi les compliments ennseillés par Ovide pour Hattcr 
^itè des femmes, il ue s'était ]ias avisé de dire comment 
pourrait s'en tirer avec une ignorante. Son traducteur a 
blé cette lacune : 

') [*eat-î'tre s'est-U inspiré du Ch. U, liil~4. 
Il en xppollo pliLsieurs foin à aa priipru expérience, spéaaIcmuDt 
ipiiyer ses préceptun oé^satifa, voy. Ich v. D'i-l, 9(17. 




xxn 



INTRODUCTION 



Il uun' 



Et se elle suit poi de cboBc, 

dire peus qu'ele est verj^ondoso 

et que niiex viint aiufii cuiiverte 

qne 8e elle eetoit plus apertc (v. 1593— G). 
Plus loin, voulant faire eoniproudre combien un amnnt 
endurer de peines, il traduit assez malicieusement la eui 
raÎHun d'Ovide (11,515—8): 

■ Kn mnnde n^a pas tant putreles 

comme il a doulors en amer (1801 — 4). 
Parlant avec Ovide (H, Olit) dn moment le pins favorable aax 
entrcticiH urauiircux, notre auteur, par une allnHÏon à nn ruote 
tri^s rcpanilu nu moyen â^. avertit son diseiplc do se inéfi^f 
de» HubHtitatiiius (|ne robt;cnrité de la nuit peut favoristr.') 
II met en scùno nn forgeron, ce qui semble indiquer qu'il cnfl-, 
naissait une version diftércnte de celles qni nous sont par- . 
venucK et ofi l'on voit tî^urer fu>it un meunier, Roït un fuuH 
soit un bourgeois, soit iiu laboureur.^) 

Ovide (11,067 — 702) reeomniamle le eoninieree des vieille» , 
comme très agri^able et très protitable. Notre tmruUsU. «int* 
avoir reproduit «es ar^jumeuts avec une eouqdaÎHaDce et w» 
crudité qui Bout loin de leur enlever toute leur force (1DS8— 56), 
trouve qne cela 

n'est pas amor, mes convoitise: 

amor qui les linz amans lie 

vient but a but sanz symonie (1968—70). 

Puis il étjiblit un paralkMe oft, prenant la eontre-partie d'O"^*- 

il s'elYun-e de cU-numlrer que Tamuur des jeunes e-at [iri-fcralilf 

(1971—92). Pin» loin (2005—16), il trouve des argnnrtit» 

ineonnas à Ovide pcmr engn^er les jenues gens A aimer:^ 

Amors fout les vilainz gentis . . . 

et les avancions larges 

et les eouars hardiz sanz targes. 
Nous laisserons notre antenr pénétrer senl dans le sanot 
où il ne s^arrêtera que trop longtemps, et nous jettcrttiu u^ 



•) Cf. Hist. lut.. XXIX, p. Ifi^. (lef itnmûr». v. lSnil-l»M. 
•) Voyez //»■*(. Uit (U la Fraïui-., r. XXIir, p. i»&, et L'Jlt 
^Ja rtiHC de A'avarre, pub. p. A. du Moatiûgtuu, U IV, p. 29t. 



Ilï:i3-5«).j 





dVdl sur la 8C<vdiIo partie de itou {K)V^me, »ti il 
troisitme cbant d'Ovide. Elle oommeoec aa vers 
*8 prédi^<H!HHcurH de uotre poète, muitre Elle et Jakee 
De semblent pas avoir eonna ce eliAnt uu bien ils 
eé dp coté avet- intention. Aprùs sïtro excusé sor 
rauee anprùs des daines et des <borjoi8es de value», 

de mettre le mnria^'o hors do question'): 

Des mariz ne me ]iarle/ mie: 

e« u'e^t ne mes Hoehonnerie. 

»Le nifiri .^e veut fere creindre 
Fanie par mariage prise 
eflt auHsi l'oninie on prisou mise (2O0H^9S). 
lit-il aux Jeunee gens; comme l'eau s^éeuutent le» 

kquer le temps pBase en la manière 
qae l'eve eourt par la rivière, 
ne le temps passé ne retorne 
plus que l'evc, qui ne (*ejitrne (2127 — 34J). 

ce que n<>gUgc Ovide, il Ônumère les qualit^ïs murales 
eut rendre une jeune tille aimable et en taire nnc 
u aprisc^ (2189—2212). Vient ensuite nnc longue et 
e ôonmérutton do préeeptett sur la propreté. Que votre 
oit bien faite, voh ehcveui: bien treKsi.%. As-tu la 
ondie, dit-il à son élève, tu dois être touseie ou avoir 
Ut(s (227S— 5). As-tu le visage allongé, 

m ton cltief en chaperon atanhe, 

si qne ton front en appetichc (2282—3); 

inssi 

grans come« avoir, 

^8i que la facbe en arvndisse 
et par la rondechc enhelisse (2286—8).») 
s soureils, nettoie cbaipie matin tes dents, tes yeux 
illes (221*7-3324). 

tSe tu a:* liele poiterine 
et beau eol, ne les encortiue, 



'fauplro peni-ûtre d'Ovi<lc, III, 2;(-*28. 
JuMnal, Dils, Conteu, Fabliaux H, 171—8. 





mcfl soit ta robe escoletee 

81 que (.'liesi'un y iniise et bee (2325 — S). 

Suit le ehnpitre de la toilette. Ici encore le traducteur; 
iatrtKliiire dlnU^reKHantâ détails sur leM mixlefl de itoo teuf 
VeuK-tii conserver A ta main sa hlanehenr, dit-il à son é\it 
tu dois porter ^gans un niitaîui'H (2;itil — *2). 

8e tu veus cstre bien fétiche, 
fay .iii. reseoun» en ta peliclie 

ou .iiii., pour ferc la roc 

et pour cstre loiog de la boe (2365—8). 

Si tuD état te lo permet, 

ne IcHxe punr ]tel ne [Kinr (il 

que sercot n'aies a pourlil — (2369—72). 

Que ton pied s'oit rtroitc^incnt i*}i:iiist4é vt que ta rol>e, un' 
trop courte, en laisne entrevoir lïlc^'ance (:i373- 80). El M 
notre auteur InttiR'nlc un détail qui non» permettrait à 
seul de dater son poème, si l'on (^taït certain que les BiyJf 
au moyen âg^% étaient moin» varialdet* qn'aujonrd'bui: 

Que que de» courte!» robes die, 

saebiez qtie mentente n'est raie 

que je dc8i>Î8e la manière 

dc« cotes l">ng:ucs par derrière: 

ce me semble In meillor ^lise 

'/ui sm'l de umwfl avant mise (2385 — fl(ï). 

Puis, avec une crudité difrno d'un auteur de fablel, il 
redsortir les avantages de ces robes traînantes (2391 — 4(WV 
Son rliapitro sur la fa^'on dont uni; teninie peut réinr 
les ontrages des ans (2105^28), n'est pas moins curieux. l'B 
homme est-il chauve on chenu, il no peut dissimuler ce dcl 
*I)our coiffe de lin ne de see . Mais une tentme achète 
mertiier soft une herbe colorante, soit un »eliief de qnan! 
on d'autre forieUrc on dc8tranj;c ohevelettrc*. D'antres dis 
mulent si bien leur tétc dans leur chai>erou qu'on ne sait '^'e 
ont chief de rpianvre ou d'estoupes.') Si tu te fardes if 
ce soit dans le plus grand secret: 



*) V. de ciirieitses anecdotes dans EtiattK de Bourèon l\\i'i~i 



I. COUPARAISON AVEC IVIi 



XXV 



... toi L'faosc est lede en fessai 
qui (li^puitt est l>cle et pletuiiit 
Mont ledu e)umc eut a vc«r 
pianx et ùic-iKocla coDreor; 
li on fct l'en t;auH et itclichos (2447 — 61). 
■éoe, si ta peignes tea chevtmx trop rares: 

f|aer trop lede est besie ewonee. 
rlinnip «mdz hcrhr, hois midz vcrtl«rp 
et teut* ttanz oln'velediv 

(2-171- «i. 0»Ûi«-. 111.240—50). 

Aprt^s (|tii>]i|Ut*H dt'tailit Aur la (mon dniit noc bt^llc doit ne 
lire devnat nnc tahlc de joa. notre aatenr vaum^n le* 
ktM ({n'ane d« ses cunteiupunûonfi puaraJt iaruqnrr |Hiir 
Il rcronimaDdc eertafau pctitM pèkfÎMigea, Ica figiiM 
rtràees», k« ^'ju»\t»>, le» MAcinbtfcfl (2667—88). «I pbM 
9081— S) le« 'e«tave« «t ntnt et niatc»>. Ie# viriles pto- 
w anx tavcmierps segrees». 
S'igK-il de cUuUir le mCMia^ i|in |K>rteni le» tablettot, 

l'ignora nec juveiù credtle tfttra moro, 
ride (111, 48tf). Plu riiviupocl le tndnrtcar 
belle éeoUére 

Iqap da pf4U etil tncu w ;;srt .... 
qncr ctVant ac «cH riet» eeJer. 
Se 0Dâ lor mert* rieni iiia%tiie«i. 
nafwi lotit lt*ii dewoavrervieat (2834 . . > ^0. 
Vcat-un dimimulirr leit «eeteto d'âne e miespu ad—ce 
\ il cimtteille den procédée qoi teudent alon Bea «le m« 
il s^'mpathîqnee: 

... ko poTTH de noie de pdei 
escrire letree loates palest 
qnc ja nièrent a|»ervbe4es 

eovperDW ne letea. 
'Iniri de lait frais letres &itBS 
ua de lioochel de lin poortniHes 
ne put'nt pu estre avisées 
se d« ebarbon ne «nt poedrees (30a&— 72). 
U s^étend avec one cotoplaisaMe paérilc nr la «eootesaDea 
ible^, multipliant lee pr6erptos car Tart de siet<ii pto- 





1 



INTRODUCTION 



lent (3213 — 84). Il eu vieot enfio ati chapitre di 
knnîc Hegree où, quoiqu'cn dise M.Paris'), il dép 
\é\ts en o^Digme et en crudité, il ajoute: 
Gréa au dieu d'amors ci define 
la elef d^amora et la doptrine. 
Dicx doiagt que a ma dame \iate 
por qui amor elle fut fête (3373 — 6), 
Les cinquante derniers vers sont eonsacrùs à Veïp( 
jgnie daiiH laquelle l'autenr a caché ses nom ei 
Inoin et surnom de sa dame ainsi que ta date de 1 
fu de «on poème. 
Le tal>lean comparatif suivant, qui est comme m 
lire qui précède, ])ermeltra de couetater ce que 
jçais u cTupruutt^ û don modèle, ce qu'il a ajoute de s* 
lee. iulerversions qu'il a fait subir au texte latin 
)ugaeur de ses développe m eut». 

V. Ibl— 192 ef. Ovide I v. 85—38 
„ 197-200 ,, „ I „ 11-42 
„ 245— l^lî^ „ „ I „ iM—m 
., 441-442 ,. .. I „ 89 



' 1. COMPARArsON 


■ 

AVEC 


Vyirs amatorm XXVII ^J 


i V. 705— 7W5 


«f. 


Ovide 1 


479—484 ^^m 


„ 8U 1—808 


■t 


11 




487-492 ^^1 


„ 833— 84 J 


■M 


n 




^ 493-496 ^H 


„ 821 et auiv. 


t1 


•1 




^^1 


„ 813—615 


*t 


it 




^^1 


„ 8:«— 872 


ï» 


11 




„ 505—578 ^H 


„ 873 et wDÎv. 


t1 


„ 




^^H 


^ 8&7-IH2 


H 


•1 




^^1 


„ 925— DSii 


1' 


Tl 




^H 


„ ït37-945 


H 


« 




0n3- 005 ^^H 


, 956—004 


t( 


•t 




598-000 ^^1 


., 1001—1020 


t1 


tl 




^^1 


,. 1029—1032 


•1 


•t 




.. 025—020 ^^1 


, 1033—1040 


n 


11 




^^1 


., 1045-1050 


« 


M 




^H 


„ 10IJ5— 1000 


" 


11 




., 045-640 ^^M 


„ 1070—1076 


*t 


11 




^H 


„ 1085—1104 


n 


„ 




^^B 


,, 1109-1152 


I' 


11 




,. 60:3-678 ^^1 


,. 1101—1192 

1 


« 


ti 




^H 


1 ,. 1197—1200 


I' 


>i 




» 734 et 738 ^^1 


„ 1201—1204 


11 


M 




741—742 ^H 


, 1205—1212 


n 


11 




^^1 


„ 1221-12:^0 


n 


11 




„ 755-756 ^H 


„ 1237—1240 


11 


11 




^^1 


' „ 1297-1312 


1* 


„ 


II 


^H 


„ 1313-1328 


II 


11 


II 


^^1 


„ 1329-1336 


11 


tl 


H 


„ 107-108 ^H 


„ 1341 — 1343 


11 


11 


II 


^H 


H 1337-1339 


» 


)• 


II 


^H 


^ 1357—1360 


n 


M 


11 


^H 


„ 1301 — 1375 


it 


•1 


II 


^^1 


., 1377-1380 


n 


n 


U 


^^1 


^ 1385—1388 


11 


•» 


n 


^H 


„ 139i)-1420 


« 


11 


n 


^H 


„ 1405—1400 


11 


11 


II 


198 ^H 


„ 1421-1424 


M 


11 


il 


210 ^H 


„ 1425—1426 


n 


11 


II 


11 ^^^^H 


^ 1420 


»i 


•1 


11 


^H 



xvni 



INTRODUCTION 



V. 14H0— 1432 


cf. Ovide ] 


I V. 213—214 


„ 14:^—1440 


11- M ■' 


I „ 223—220 


„ 1441— 14(U 


Il 11 -1 


I ,, 228— 23S 


„ 1465 


IT- If ' 


1 „ 246 


„ Uf>ï)— 1472 


11 11 -* 


I „ â47— 24S 


„ 1481—1403 


n "1 ' 


[ „ 251 suiv. 


„ 141)3—1500 


H n ^ 


I „ 201 eniv. 


„ 1513—1502 


t? 1) '■ 


I „ 273—313 


„ 1597—1598 


)1 ïi J 


l „ 320 


„ 15f)9— llîOU 


H n ^ 


i „ 320 


„ iGiy— 1(;28 


n 11 1 


I „ 322—346 


„ IG29— 1G32 


M )1 -* 


I „ 330—340 


„ 1057-1607 


n 11 *■ 


1 „ 347-351 


„ 1&30— 1672 


n '1 * 


I „ 350—357 


„ 1673—1078 


11 It ' 


1 „ 377 


j, 1085—10)^7 


il îï J 


! „ 389—390 


„ losia- 1090 


n IT ' 


I „ 392 


„ 1097—1712 


VI -1 "■ 


I „ 409^414 


„ 1713—1714 


Il 11 ' 


1 „ t'iH 


„ 1717-176H 


Tl "1 * 


1 .. 435—405 



L COMPARAISON 


■ 

AVEC 


VArs amnioria XXIX H 


V. 2141— 2160 <.f. 


Ovide 111 V. 60—80 ^J 


^ 2l61---il84 ., 


„ 


. 87—08 ^H 


«2213— 22 Hi .. 


„ 


105 ^H 


^ 2220 et 8Div. .. 


„ 


III ., ^H 


*2''4i) 


H 


„ I33et8niv. ^^| 


« 233;^ . ., ,. 


n 


III . ,. . ^H 


« 2297—2324 „ 


n 


ni 197 ., ^ ^H 


„ 2405— 240K „ 


11 


„ 159-168 ^H 


„ 2429-2460 „ 


n 


lII „ 210-2:^^1 ^H 


« 2-101—2476 .. 


., 


235—250 ^H 


„ 2472 et sniv. „ 


11 


m „ 254>— 268 ^H 


„ 24rt2 


M 


^H 


^ 2489—2538 „ 


n 


m ^ 263-306 ^H 


„ 25811—2592 ,. 


•t 


ni „ ^H 


„ 2503—2694 „ 


it 


m „ 311—312 ^H 


„ 2605-2<ÎOH „ 


'« 


m ^ 327-328 ^H 


1 ,. 2009 et Huiv. „ 


«1 


m ^ 329etHniv. ^H 


„ 2613 „ „ ., 


?t 


lU „ 340 ^H 


„ 2616— 2*i32 „ 


•1 


III ., 353.... 368 ^H 


„ 2633—2656 „ 


•1 


„ 369.... 380 ^H 


[ „ 2657—2672 „ 


)' 


m „ 387 et ^^1 


1 „ 267H— 2698 „ 


ti 


lU „ 307-426 ^H 


„ 2701—2748 ^ 


*t 


III „ 433... 466 ^H 


[ . 2749-2784 „ 


n 


III „ 469-480 ^H 


,. 2813 et BDir. ^ 


ti 


m „ 4S5— 486 J 


„ 2841—2847 „ 


« 


III „ 495—498 ^M 


„ 2853—2868 „ 


Tf 


501— 51U ^H 


., 2873-2890 ^ 


*1 


511 ...518 ^H 


,. 2tK)1....2932„ 


»i 


lU ., 529et8uiv. ^H 


} „ 2ÏI33....2956,, 


Tl 


ni ,. 55.3 „ ^H 


^ 2957--2iH>8 „ 


« 


III „ 579—580 ^H 


„ 296U . , . 2<*80 „ 


n 


XII „ 581... 588 ^H 


[ y, 2081—3008 „ 


)» 


III „ 591— 50U ^^1 


) „ 3009—3040 „ 


îi 


„ 600—010 ^H 


„ 3041....3132„ 


t* 


m „ 611. ..654 ^H 




't 


m „ 661 ^H 


„ 3U5— 3168 „ 


!• 


111 „ 673-682 ^H 


„ 3173-3204 „ 


•t 


III „ 683... 737 ^H 


„ 3213.... 3284,, 


1* 


„ 740... 708 ^H 



xsx 



INTRODUCTION 



V. 3285-3336 cf. Ovide 111 v. 76fl— 786 



„ ;«r»3— 3,%{> 
„ 3357-3372 



793—790 
707—802 
8*»7— 808. 



II. Manuscrits et éditions. 

1. Lo manuBcrit A, qtie je Gonf<id<.>re eonime la pini 
oienuo rcdactîon et qni est aussi la plas complète, m'a iwnî 
de Wiioe et ]>oiir la frfîipliïe') et pour \a conittttntion du toxlf. 
Il a vtC' ncquiH un Aiij;;Iett'rr*.\ le '2M juin ISH'J, par la liihlii'tlnSjBf 
nntiotiale de faris. Ce mnutiEierit étiiit resté iDconau i^»4|tl^l4 
]\ li^iire aftiicllcint'nt nn\ Ninivellpn acciuisititum franviiise* 
80UH le n"4rt3I. C'est un v<ilume de 1*7 feuilleta, relié curai- 
ton et présentant en général 35 vers & la colonne. Le f2 
cKt blaiic; les (" t. GO et 78 sont matiléfl. Il rrafermc to 
u:uvrc.<* suivantes: 

Le rommans du conte d'anj'ou qui voit âesflourer ta ^t%\ 
FMro i\ G3r« c. 2. JH 

La eief d'amour, f'»(;:lv" e. 1 A 8Hr« C 1. ^* 

lie la chastflalnne de. \ ergtj, f RHr* e. 2 à 94 v* e.2. 
Chest la praiere d'un chevaiier (lisez cierc) et fa rfjtpmf 
d'une dame (sur une eolonne). T'Urir" v. 1 à 07 v". 

Le texte de la Clef d'tmmrs i^nt illustré de cinq méeliaitw 
nniiiattirett d'environ 5 eentiniétres de large «ar 5 de Innt: 
1" (ftiSv^', avant le levers) Un g;éDie nilè {le dloii d'amonri 
perehé sur un arbre, ncnilde parler :\ un homme ot à w* 
feniuie placés à ses côtés; 2** (t'^Wr", av. le v. Gl) Le pixtft 



^) Je donne r>ti noie, nmm Ii'-t varlnnlpn Aa (u^dr. U*s |Artîi<i 
extérlf.'iiri's, le» .Hltrt-viatiuns île A et tns t|iieK|iu<s graf>)iii'B qna 
pouvoir luinlifivr suit purcc (jirflics itrijnit puni trop modernes (/|»«ir' 
soit jfiiiir iluDner jtlus <k' H)-iiu'*(rio aux rimes. 

') Cette a-iivru a iHiJ coniposi'e «ii l.tlC. V. Do b Uue. 
I, p. I9i), ot P. l'arin, Mamum'itu fram-ais, VI, p. 40. V. ituifli 
mnnoir, I, XXXVII. Xntrn maniutcrit URt doni' du .MV'* ttif«li>. 



n. MANUSCRITS ET ÉDITIONS 



XXXI 



it son riomiueil, cat visitt- par le dieu dVmoiir; 3*" (fCTiv", 
ipri-a le v. 128} 1-e po^-tc KVveille: on voit encore nne des 
îles dn petit dieu qni H>uvole; 4" (f<* G5 r*. Dp. le v. 180) I^ 
oète. aftst». expose sn doi!trine A un nnditoire nia8<>nliD tris 
ttcntif; 5» (f 7S v«, ap. le v. 20iij) Le p^M-te Qx\}mù 808 pK- 
eptcs anx dameit. 

ft A partir du vcfh I3;-i. nu remarque, devant Hnitiale de 
nqne t;ron]>e de 4 ven*, un |ictit eruis«»nt alteiiiativoment 
leo et roDgc. Le ms. 4ï>31 nous présente le texte de la 
?#/■ d'timors dans toute «on int<'*gritt*. 11 a dune, entre antres 
TantageH sur les trois autres rêdnetions, eclui de nous donner 
finigme de la fin. Cette copie pHrait venir d'un seribe iutel- 
^ot: on y relève peu de fantee. Kllc a du rente /-té rcvnc 
ar une main ^Mjstùrifnre, ce qne ténioiffuent l'encre Jaunie des 
nrrectionit :i,j()uti-ci4 dans les ioterlt^ne» ou dans le»t mar^i^s 
p. ex. l'en au v. 525) et les vers 14M4 et 1H40 njoati};! au bas 
les colonnes. Cent à tort (jne le copiste et son eorreeteur 
«rivent cUif: les conditions requises pour la solution de 
■Dgnie prouvent tpie le mot no peut avoir qne qaatro lettres. 
M même, toutes les fois qae à est uoté par ei {neiz, nei*), 
n peut rétablir \é. 

P 2. Le mannscrit florentin de la Laurentienne'), qoe je 
iSrigne par U à cause de son étroite parcutr- avec A. piiîsente 
on teste rajeuni par un si^rihe français du XV" sii^ele. (Test 
ÙDsi qu'il rétablit / vocalisé (doulcement, tnoult ueult, bnul- 
droy, nonidra, hault, defaiilt), h tombé entre voyelles (donbtc, 
doibt). Il emploie fréquemment l'i/ (toy, ennuy, anyre), suIja- 
tibie t à s dans les finales féminines du pluriel (faeez, ellcz, 
livrei, jmrollcz) et note â par ai devant /, /-. p, f {(jtiaîl, tail, 
ùre, faivre, elaif). Il donne k chambrière quatre syllabe» 
réduit méismes k mesmez. Cependant il s'efl'orce d'éviter les 
de métrique. Le dernier fciiillot, cjiii devait comprendre 
ht/n {» partir de .'ÎH^IV), est enlevé. Le texte présente en 
deux lacunes, do 68it ii 0113 et de 9V.) à \*hG, la pre- 
mière probablement produite par iHiurdon. 



T Way^t'^n la «Icscriplinn iliins la Sntief 'hn Imliri r mtatoghi, 
^. VIII: / foiliri Aiiktiurnhtimunti drlUi H. JiMivtrai Atftliee»-i 
M tli Firaue, Vol. I, Faac. I, 4^ tn7-4U>. 





XXXlt 



INTRODlICTIrtN 






3. Le niann«orit île M. Tross'), qae je di'sipnie par 
r<ctivi'c d'un ou de deux eopixtes, anglais hcIod M. Mieliela 
uonnnnds selon M. Paris'). L'orthograiihe et le texte laisMit 
boaueoiiii à dteirer. On y constate rabsencc des vers 784, 
7l>0, 960. 1207, 2937—40, 3105—31, 3241»— 52. 3277 -8a 
3293—311. A pai-tir du v. 3;iBy, C devient iucoinprèhcDsiUi 
par Huite de la nnitihitiuu du dernier feuillet, niiils il paraM 
liien ooneorder jusqu'à la fiu arec A. 

Il prt'Hcnte les ruliriques Huivautca: 

AprÙ8 805: si comme la dame etbatre se vient. 
„ 8y0: *(■ comtne la damoyseUe dftnne à clé d'art 

a boire h sun tuni. 
„ 1000: *i comme el se treche et siin ami frien 

révère. 
„ 1124: si comme eiz s'enfreheissent. 
„ 1452: comme il reveste h la fenesire, si mj 

aveement de s'amie chiere. 
„ 1G40: si cofttme son meisire Vensci/pu: 
„ 2011): si comme eia se gixsent ensemble en 
„ 2248: si cotime la béasse lie donne lesiveitlmè 

son chief. 
„ 2428: si comme la dame se farde. 

4. De IVdiHon <în XVI* siècle, que je désigne par D. il 
existe, eoninie t'a démontré lirakolmann*), 11 excmiilairofl. Ton 
reprodnÎHeni le tex(« de IVrdïtion de fîcnùve di^crite par Micho- 
laut.'') J'ai eollationuL' mes niunusorit*» avec l'exemplaire qd 
figure ii la BibliotIir(|ne natioTiale de PariH anna llndtrutifla 
Y' 13Gîl A, le uiiine dont s'est servi Hrakelmann pour «es nt»- 
Rervations eriticpica sur rédition de Kiirtiug. Il eomprend b 
CimjHimte et nn arrêts d'amour, etc., l'Art d'amour de Jnktf 
d'Amiens, la chief (lisez clef) d'amours avecques la sept mt 



<) Mic'lii^lAnl, l r, xxij— xxîij vX (ï. i*ariii. /. e., \i. ■\fti, en not iloDirf 
la ilf-!*cri|»tion. Poiir l'orthographft. v. MirhelAnr. xs»j. 

•] thiâ. 

*) Jahrbuch f. r. h. r. l, IX, pp. 403— 4">4. 

*) L. r., xvj— xxj. Pour les difft'froQtcs i-ilitioaa de (innove, 
et Anvors, consiiltcx HnmeL, Manwi du Utn-nire, 5b rdit., m iJirWi. 
Victionnuirt de» ouvrage-ti anonymes H jtsrmhmymrs, II, p. il% a' 13^ 



I not iloDirf 



II, MANUSCRITS ET ÉDITIONS 



xxxm 



K" 4 V". et VAmonrfux fratisi sam espoir. Mai», tandis 
première et la deruiêre de eea u-nvres wmt 'Douvelle- 
«ot imprimez a Paris., les tn>is autres sont la reproduction 
ire et minple de l'édition de Ocni>vc: €y finist Ovide de t'tu-l 

fmer avec tes sept ors libéraux nouveltemeiU imprime a 
ffve 
L'imprimé genevois, s'effor^ant do rajeunir la langae^ 
ific tes formes aneieuneH et remplai.'e le» uiotj» vieillis. Il 
rèeente des interversions, des înterjuilations et do noniliruuses 
leiines dont qnelquos-nncs eonsidérablcs. Il place les vers 

t-^X aprei» 38-1. SlTi— fi apn-n 520, l:t57— 60 après l:J95. 
uute 2 vers après 263, 443, 12114. 2950. Il supprime lee 
ttMgee suivants: 19— 2(1, 23—4. 171—2. 191—2. 249—55, 
75—8, 418—9, 429-30. 470, 493—5, 537—83, 595—8, 078, 
te— 6, 789, 839—40, 86fl~4. 875—6, 973-4, 993—4. U43— 4, 
1239—40, IH95, 1483-2844. 2984, 3005—8. 
Après le V. 1024. l) intercale 50 vers (sur le baiser) f|aî 
8ont qn'nne paraphrase du texte, qu'il rejoint au v. 1117. 
kfiartir du v. 30:J1, il abandonne Tori^ual et nous indique 
Ir qnelle tiéne d'anaf^ramiiicK pui'-riles on peut di»4riiniiilcr les 
Mns d'Ovide, d'Vsal)eau, etc.. (presque tout le calendrier y 
■pe) et cacher les secrets d'une correspoodanee amoureuse.') 
«reroanieur a soia d'ajMut<:r que son poème contient deux mille 
En et qu'il fut achevé le 25 octobre 1509. Je donne cette tin en 
Mendiée: Ica amateurs de rébus pourront y exercer leur sa- 
Iteîté. J'y joins la petite pièce de 147 vem qui comprend 
se/fi iirs libernux d^amotirs, lesquels ne sont au fond qu'une 
itiou libre et abrégée de VArt tunntoria. 
Malgré ses nombreux défauts, l'iniprimè genevois est quel- 
ïfois très utile pour la eoustitntion du texte; dans quelques 
Rblroits même il parait avoir conservé seul la bonne Icvon^ 
p. ex 483. 2855. 

!') La ivgle eut de trois memhrrfi, bcIoq ((iir l'on v<;ut urxagi^r »nn 
HH&aUtment, inUabauent ou ÊilfUUitunt, ttune nuitiitrt entreiaUt. 
: 



SUMmm yiiiiwiilni V. 




xxxw 



INTRODUCTION 



III. Classification des manuscrits. 

Le rapport iutiinc de A avee H est établi par de 
lireasea fautes cuiiiiuuues: ^ 



V. 224: 
V.257: 



V. 378: 



V. 501: 



V.IOIO: 



Tant veïst ii a la chnndele. 
Por een Toil gen qne harâe- 

ment 
ftinges et prenges bardement 
Aies sait de ruir ou de soie 

De t/uotj se niuet legicr co- 

rago. 
Sa hotielie petite et Inen fête, 
Bouche riaDt et vernicillotc. 



CI) (der 1 

CD Uantcment 



C chaint 

tare 

C poi (cf. Ot, 



D 



1 



{sait- 



C Douche, riau' 
Doulec, plaisante 
C u'oimieroit D i 
roit .^ 



de 



taut 



V.2(i84: 



V. 2f>57: 



C traire (cf. 07. in 



CD ami 
C a mi 



,1 

D en B 



V. 1141: James famé ne sareit 
roit) dire 
bonehe een que 
désire. 
Qaant uue em puct esire a 

sa sente. 
An premier, qnant o ton mnri 
seras, se tu venz ererc ami. 

Voyez aussi les v. 22, 211—2, 494, 533, 542—4, 
595—6, 1076, 1110, 1371. 1813, 1897, 22:W, 2276—8,: 
2765, tontes fautes communes dont quelques-unes poori 
bieu être fortuite», mais dont la réunion atteste Ictroiti 
rente des deux rédactions. Comme B est de beaucoup p 
rienr À A, on pourrait se demander s'il n'a pas été oopji 
celui-ci. Mais A a des fautes propres (p. ex. r. 378, 432, 
708, 2664, 2805—0), fautes que B aurait reprises s'il X 
eu pour modèle. Donc A et B proviennent d'un mém< 
ginal perdu, que nous désignerons par a, dont ils ont r 
les fautes et altéré, chacun de son côté, certaine» Jn 
levons. f 

Le ms. C ne parait pas se rattacher aussi intimew 
A. Les légers rapports que l'on constate entre eux aux r. 
1100, 1708, 1973, 3004, 3148 sont en général de simples f 





ém T. 111^ U90i 

990 «ot publie- 

tutdlet 



r 



d'ortboprmplML Aree R îl •tmUt à 
piM inttate. Sfak le« fut«t 
1&B8. 1661. 1933. 3031. 2490, 36&3, 
omt |iB être eoanûm par 4e* ambe* 
ptraisseot in«ig miau l Ë« .*) As re» 2001: 

oa les dMMtm wieOt* tcrns. A railtici. 

h f&ate eoronine s'est qv'apfveote. B aetU est Êuriif; m 
itanvaiite leçon provient de ee qae le poète rient de parler 
i^ l'amoDr ilen vinllff fenme*^ Mais «Mtet daw C a^est pas 
h fonne fcmiaine de vieux; <•*««< le «abjoaetif de v>mlm&. Car 
r'est ainsi qn'il orthographie eonrrat les fomics de ee rerbe: 
nrf/i- p. 47, M, 70, r/rf p. 68, 86, etc. 

Dq reste, ra rétroHe pareaté roastatée entre A et R ei 
C avait qaelqne relation avec l'an des denx. rette relation 
ierrajt aiuai exister arec l'antre: ce qai n'est |>a& Car les 
li^rH rapimrts qne noDR avons rclev^n entre CA et CB sont 
loot-ft-fait iDdépecdants. Enfin C n'a pas connu darantag« a, 
ar il ne pOMéde pas les fautes comomne* ijne non» aruns 
Nnstatèes entre A et B. 

Mjûs si cr et c ne »ont pas de nit>nie famille, ne rcnion- 
tcnt-iU yt» k une même sonche ori^nalc? N^ont-ils pas de 
bote eommane? Je n*en ai relevé qn'nnc seule: 

V.28Ô5: Qacr donche doit estre et pesihio 

famé c(ui vent eatro pesihle. D scrvible.') 

Mais elle est évideinuient accidentelle: les copiRtes respectifs 



*) FrïmcUt (M&) at enckantatU (IITV), levons du ois. C, suot «anM 
4niit« dea ^tei de lectiira pour ^andte, enckau^nnt. Lu pour In (1112) 
(M oa simple chanfremeot do r^glmp. Dùurruê, tionraa (l lin)) ^i entraîné 
pir i»M qui précède. Ttndr^ pour fendriit (2«3I>, fiuto oiltmlmV par 
ta* qai fluit iutmMiatomrnl on par un chsnfïrment de sujet, Hv, 

»ï Lt leçon de D saword*) parra]iL*iii(>ni pour le ncns avuc le con- 
teitf. La forme a pii aiisai biun exUtor que paiifihU. Le wallun, par 
pie, a cherviUt à ctité de ptihaU. Il dit »riin« iMjraonne »r.rvinhU 
De ett cAcntUc. 

V. 4M AH Kacorre la dnlz rt ùster, C ianx oiter, I) miu kurUr 

ptnit bien être la bonne leçoo. U fiuite «rt rTideuiiu«ut natralnie 

a Bt C par la riaa octwtrr. \oy. ?. VleycT, Hev. crit. Imjfl. II, 2t. Je 

de Qàté Iéss vers II», t&U, 24&f» pour loaquela D fait dvfaut et 

ptisentent dea £uit«t de meaure sans conaàqiienoe. 



J 



XXXVI 



INTRODUCTION 



I088éd 



de a et de C ont parfaite mont pa la commottre iDdépeudaiil 
ment An v. 257, a présente encore une faute analogue Mai 
C, œuvre (VuD copiste négligent et inintelligent, en posséd 
un trèB ^raud ni>iiil>re d'oxcinplcs: 1B82, 1414, 2080, 20B4, 
21ï)0, 2680, 27r)l, 2884, 2922, 292.H, 2imî, 3t)56. 3364. 

Si nous admettions que la Ic^on faativc do u C se 
vait daDB nu oiiginal commun, nous serions obligés de ni 
tacher D à un antre original qui aurait condcrvé la boni 
lev'on. Or nous allons voir que D possède deux fautes ronj 
munos avec a, aux v. 256 et 229{î, ce qui noui» furcerait de Bop 
poser on qu'il a eonnu deux rédactions, ou qu'il a corrigé li 
vers 2855, suppositions qui no paraissent gn6i-c admiRsiblcs il 
l'une ni l'antro. 

L'édition de 1509 se laisse anasi facilement classer. A?« 
A, elle présente, aux vers 885 et 1345, deux fautes commnoa 
tout-à-fait s&m im)>ortJinee. D'nn autre eoté, s'il n'a pas la 
fautes propret) à H, D n'est pas une copie de celui-cî. a 
doue, anx vers 31, 327, 371, 484, 718, 800 et 2933, nousooM 
tatfms entre eux quelcjnes rapproeliemeuts, nons ponvons lfl| 
considérer eu général comme dos rajeunissements imposéj 
à ces réductîouH relativement modernes par lenrs sei 
rcspectifa. 

Aux V. 1152 et 1279, C et D ont deux petites fantea 
munes, maitt parfaitement expUcAliles (Oiez deux copistes îa 
dépendants. Et dans les autres cas où ils s'acoordant oontu 
a^ nous pouvons HUppcmcr qu'ils ofTrcut la lH>nDe leyon, 
aux V. 402, 4ÛU. 82ti, H27. 1270. 

r> parait donc jusqu'ici tont-A-fait étranger à a et à C, 
il ne présente ancune des fautes communes îi ceux-ci etîl|i* 
rait même avoir eonser\'é une on deux fois la bonne leçon 
Cependant il a denx fautes communes aveo a.*) Dabord il 
vers 256 : 



1 

les ia> 
oontn 



Filz lie Vilain se fet preer. 
Ensuite an v. 2293: 



C Fille a vilain. 



*) Je ne tJeiii pas couiptfl du t. Iiïti où ACD donneoi: ^fxdiil |B 
dame) unm (tettrva) aurta i^eê, B aura, oii la bute est tridiM—' 
accltloutuUi:. 



rv. LANGUE DE L'AUTEUR 



XXX VII 



BoD cheral met sa vertu tonte 

a poindre qtiïind il point en n)nte. C eflt. 

Donc D a coddq l'oripual de a, soit y. Quant îi C, il doit 
ridt^niinent ses IwDDes leçuutt A rurifpnnl de y, celui-ci nyuut 
onmis les fautes communes i\ u D. C étant iodi^itcDdant deH 
lis antres niaj]U8i:rita, nom; pouvon» établir lu Mutit'ma Buivaut: 







A 




IV. 



Û 



de a C contre D nons donnera preH|ae toujoun la 
Be leçon. De même AC, BC, D€ l'emitortent reitpeetivumeut 
ntre RD. AD. a. D fait mallieoreaHiïmcDt ttouvnot d^'^ifaot ou 
M iravement altéré. Cependant, soqm l'altératiou, on retrouve 
Mvcnt, i*inou la forme, au moioti le «eus de la véritable Ic^uu. 

m X. Contraction, e aione n'eat paa enenre ttmttueié et 

«Tpte encnre p*jar une nyllabe: veU 14. auA : apereh9& tftf, 
fi 82, veist 22.A. f^ 220, 235. a/e^e 842, peMtt 035. peQtéa 
36, tt^ (oocotas) 967. pesckeor 1425. getleêre 2A^, recfuUe, 
222. cte, — ie ittte diurUafalqu li oft fl c/iuptaU oH^oal- 
Emeot pour deux gyjkahn: iheotoçti» : ancien 137, fumiin : ère»* 
Hii 1639, rtciént 1980. enâint 3646, «Unériira 10M0. marUt 
M, 1309 imaU »t iDw»o<yBtM^M) 2518, 2673) - lulx «•( 
Kl1abi4|M 390. 



La langue de l'auteur. 

A. Xétrliiae. 
e aione n'eat paa 



xxxvin 



INTRODUCTION 



ife vos ewt contracté en sos 2406,2657. — rn/c 135, 
basse 1887, 2290 ne romptent qne pour denx syllalies; 
(L'orraptiata) 1151, 1G77; vritahte 222 etc. eu ont troÎB. 

StuTaot lee besoins de la mesare, le poète emploie 
208,486, 513 etc. k côté de eile 15, 29, 2S5 etc.; els, riz, 
83, 643, 1243 // 2G5, 447, 548 k côté de eUes 1947, 2887; iU| 
429, 435, 445 ft c6té de iHequa 814; ovfc 502, 601, 2316 à efl| 
de oveques 1113, 2193, 3420; onc 68, 143 îs côté de onques \\ 
1156; do«<; 573, donques 1157; adonc 1813, uftfon^i/Af 2335; 
186, 818, 1640 à côté de comme 149, 296, 559; mmme (une 
151 1] ii côté de méismes 553, 685, 993; êique (ane fois 3231 
à côté de *(Vw« 298,537.') 

Ce sont aussi les besoins de la mesure qui déterniiDcri 
l\Mrvp!»ii Rininltané de yarde 338, 695, 738, 1439, 1699, m 
2349 et de gar 333, 353, 753, flOl, 1329, 2528 (impcratift < 
garder et do garer); de homs et de homme (voy. la déclinaJMlj 
enfin des doubles formes d'une même personne du verbe «dr 
{iers, eiiois; ieri, tsioU; esmes, sommes: voy. an glossaire). 

2. Élision. La voyeite des iuonosylial>es ma, ta, ta, Jil 
me^ te, se, le, ne, de, je s'élide devant un mot commensal 
par ane voyelle. None trouvons cependant: mon ignorciA^ 
2076; Ion entente 270, 3360 (A ct'tté de l'entente 812, m, 
1500, 2836). 

C€f se, que, devant une voyelle, s'élident ou non 
les exigences de la mesure: ce est 16, 18, c'est 21, c'iert 11 
etc.; te U 189,245, 294, 4Hï, se ette 433,490. se en III, I 
ùucm 163, se /lomme 3121, *'?/ 269, s'il 396,449,521; quti 
79, iitu a 165, y«Eî il 495, 498, yw elle 473, qt^en 52, t^'éà 
tfu'a 08, qu'il 85, 323, 366, qu'elle 428, 476, 477, fl 

Zc et /e* sont enclitiques comme artielea après dei^^ 
(du, au, des, as, es). JCn le devient el dau« iexwni 
munde 630. 

B. Flexion. 

L'examen des rimes et de la mesure de notre 
nous révêle quclqiietii tracet* de l'aucicuuc ^rrammairc, 
licrenieut dans l'emiiloî de certains eaa stij^ts (surtout avec» 
et dans l'accord des adjectifs avec les substantifs fémiotoa 



'iwroHû 
8mm 



') Voy. uati la note ûS7 sur chamlifritre nt ehamltrifre. 




nr. LANGUE DE L'ACTEUR 



XXXIX 



SubtUflUf. KoBS tTDQTms éex, ditx 13,2931 : ex 
lofij (maû II dtett 55. /y iheoloçHm 137»: f«s (fmrtM) : fei 
U3 (rf. 2009); ani^^ : mis 6aS, 1024; ar* (TOCfttif) 045, 
L) 2&40: dire (à eMé de <e«iwr 3004); n^wenr : «tendre 
comprendre 2S13 (à côte de awitovr 1251, 1416*; Ucherrû 
IlOU : qoem (à côté de pejchtot : labcreot 1447> Dam Ilote- 
ijeir des yen. dous avuDK: Motr OBâ 61; /i rois 4&0; rsy« 
jW; vA»or« (Cupidni)} contiUmnieol éeiît arec r< do Doadnatif: 
■47 de fiU Venns). 160; ancum 2400; mi/z Amw 221. fci^ 
[Eu 631, 635, homs Bll, 552 eet asBoré par la mesure à côté 
^U»mme 270. 56a 6;.ï2. ete. 

P 2. Adjectif, pronom, participe. Exemple» oonibreax: ententit 
N : oientie; Venns : rwiwj 147; amés : r/mn^ 159; feti» '.petit 
iô7; debîaas : Aïoiu 7&3; aeonardie : hardis 1 157; canos : ruu 
,347 (ef. hus 701); iMez : lat$ez 31S3. A remarqner aassi 
es ^phies aoivaDtea ft la rime: confortez : portez 3.S; trans- 

(tez : desconfortez 123; tf/« : acoquetez 543; tIs (viaam) : 
(Thma) 1005; ;a«iM : passez 2905. /)/-o/f 1170; pensu 131, 
ff; ri>«* (V. au glossaire). 
3. Poar ce qai coDceroe l'accord des adjectifs, nons ne rcle- 
oiu qae quelques exemples oA ecox qui proviennent d'adjectifs 
Itins à deux terminaisons ont déjà pris Xe an féminin: 42, 
te, 718. 879. 1403. 1585, 1745. 1803, 2191, 2291. 2*Ï6, 2884, 
1885. De même douce^ courtoise, gente etc. 

LLes adverbes sont naturellement, dans ecrtains ca^ d^à 
é« snr ces nonvelles formes do féminins. A enté de brie- 
ROtf 89, /inaiment 2H1, 3365, generalmenl 282, yranment 852, 
apeciàumrnt 2590, forment 2862, nous tronvons grandement 

r, pesantemcnt 2582. 
4. Pronoms. Les forme» toniques dn pronom personnel 
k trouvent généralement apré? les prépositions: de sey : eey 
S9, 1289; ami : a mi 2965. Cependant on Ich tr-mve aussi 
leTaat le verbe, p. ex. 202, 1417, 2904î. - A la trnisiéme per- 
lonne, la forme atone est // pour les deux genres; la forme 
nttiqae est lui pour le masculin, lié pour le fémiuiu (voy. le 
jksBairc). — A côté de cil on trouve icet; à côté de cest, 
m-, à côté de te!, iteî (v. le gloss.). Qui = à qni 471, de 
iS 3370. 

5. Verbe. Lu j)reniièrc personne du pluriel, dans l'inté- 





XL 



FNTRODUCnON 



zmi 



rieur (les vers, «e termiDe toiyours en -on i91, 740, 3631; 
avons cependant la rime snlom: coulons 17G5. 

Infinitif. Nous tronvons /ail/ir 3125 iï côté de fattdre 26î 
saUiir 2â60 A côté de saudre 3200, tusaudre 2681. A 
/wre 276, 2873; cK/rfrtf 2575, acuidre 1727. 

Futur. Donner fait dorras 1047 : porras, 1075, 1490 rforrai 
93S; Mfrfr fait enterras 1821 à côté de entrera 830; roN/«tr| 
donne uue fois vorra 436 A côté de voudra 114. 476, 556.1 
Lessier présente an fut. et au coud, un radical niunoa^llaliiaoKi 
lera 1231, feront 549, lereit 44, 1748. mk 

Ind. prés. Ocsir: désir (dcsidero) 63 aans r inorgan^wi 
ge rencontre A côté de: dire : désire 199. Uenor 23. — 
dV analogique dans: aey : aey (sapio) 650, 980, 1280. 

Subj. prés, de la 1" conj. ne présente pas dV: regart: 
2839; dclict : deliei 20.30. 

Participe. A remarquer repenlue : lette 761. 



C. Toyelles et diphtlion^es. 

1. a + I, libre ou entravé, rime avec f: /re/w (fragit») 
: elee (ilias) 1451; rcquere : re/rere 513: */ (liabeat) : toawt 
321; uete : fête 349 : rermeillete 1012: /êtes : metes i}%: 
Toulete : parfele 1317; souinete : hete 2000; (esse : pronHM 
731, cesse 1337; presse : déesse 1917; t/iestre : estre 639. 1W7, 
3004, fenestre 14()7, celestre 1777; eetre : aparestre 2381; eit 
: nesl (*na8cit) 2483. 

2. La terminaison -àta, -iee est réduite à -ie: prie;»- 
voùie 611, paie 1535; amie : conseiliie 1519, muchie 1805, (u»r 
^H/V 2931 (et. 735, 3159); marrie : /fiWg; fadie : /rowcAfV 2m 
Notons aussi dechie: nionteplie 1343 (cf. 1790). Cette terrai- 
oaîson, bien que plus particulièrement propre aux dialcrU* 
du ÎJord, se rencontre aussi dans des textes oormau 
exemple dans XAdvocacic .Sotre-Dame.^) 






') Voyez aussi dias lu Miwi'e dai arch'uvB d^patirmtHtiiîn, I* 
p. lus, a" !f". Caukr de Vcrson: tonte de» ceiiBiers ilo Vcreon (qui rdc- 
vikial de rabla,vu du Mont-Saint-Mlchel) )tar Ksiout de Goz, XIII '«ipc^ 
28& vers. 

V. 2UII— 10: OoDible ne sera pas dtmie 

Et piitfl si prendra sa poitjnir. 




IV. LANGUE DE LAUTEUR 



XLI 



3. Nous roIevoDB encore pour d les rimea saivantes: 

'e : mate 1653 — vîelleclie : meneche 2123 — perc (pa- 

: réfère 2333 — termes : tcnnes 1097. Je ne rclére pas 

mple de la confusion de an et en. 

A. é (lat, ë, i) n>8t pas passé A oi. Cest ainsi que l'infinitif 
|ja deuxième conjugaison {-ère) rime avec celui de la pre- 
êrc {-âre)\ trouver : mouver 1&3, 619, 1105, 3197, 3273 (A 
"it une fois trouuoir : mouuoir) esmouver 2023, 2665; veer, 
tr (videre) : prcer, proier 2^, 703, conreer 2449, deleer 
77; deleer : aueer 1751; prouver : mouver 3:^59.') 

Nous trouvons aussi: fii'e (vicata) : envee (invitât) 1531, 
f(m) 591, 1951 (B ("'crit une fois ftoie : uoié). Cf. d'antre 
rt: fifce : espiëe 1713, hbee 1828, avisée 1882, aimée 2572 etc. 

Dans lefl exemples qui précédent, e parait donc se pro- 
keer comme f. Dans les suivants au contraire, il eemble 
poir se prononcer f: crei'e : fere 233, 555, 585, 995, 1063, 
fô, atrere 1203, retrere 1807. Crere rime aussi avec guerre 
iterere) 667. 

1 Nous relevons aussi les rimes: puceles : esieles 1801; éeies 
9eae) : aies (habeas) 385; veem : ecnt 2707; tree : crée 1191, 
(2677; ^oustree : vee 3139; sey (sapio) : sey (se) 659, 980, 
B9; floit, seit (sapit) : $oU, teil (sit) 847, 1691, 1879; soivent 
^ent 2911. 

I Pour ces dernières formes, les copistes ont presque ton- 
in employé la graphie oi Ainsi soit — aapit et ait. lia 
t lia céder ft une analogie bien naturelle. De même (jne sU 
lit devenu seil, puit« soil; de même supit (>oq8 leur plume 
fient geit, soit. L'explication est la même poar soi et soi. 
\tc- analope a passé an pluriel, d «i"! la g^rapliie suivent {aapiuut).^ 

Des exemples qui précédeut, il résulte que, daua uutre 
Ue. comme en dialecte nurinaud, é n'est point paasé k ai.^) 



. 't NéocoMtircmeiit tontes les graphies en -mr <\\x\ %t roncontrcnt 
W Boire texte représentent Ia prouonciatioTi normande: -eir. Va gra- 
B nrrr Vibi est sans doute causée par le vuisinuKv *Buiniédlat du 

* *) Les formes monosyllabiques non-t{;ruiInéL'S ]>ar iinu ronsuoDe sont 
Itmlenent reprî-sentûes par les scrfbojt avec la iliphtb»ii)çiiti uy. fny, 
ftof/, êfy, quelquefois fai, saL 

') A ilanns letien^rit : mengeit S349. 



I ') A lunns te< 



IV. LANGUE DE L'AUTEUR. 



XLni 



1940, 2003, profiet 2908; prifz (prttiain) 1982; giet 2493, 
tt 3258; fiiez (pejns) 089. 2871. 

ReraarqaaMe est la rime querre : déserre (desiderat) 2G99, 
it noas rapprocherons àerre (diucre) : aqnerro 1305.') 

10. I rime avec uî, rime que Tobler') considi^re cumme 
ifli^ante et qni est propre aux textes normands: t/edire : 

[çscrire 421, dire 525, 1417, rire 2659, deuire 2627, 2903; de- 
tuK : amie 1253, die 1567, compagnie 2051; deduU : Ait 637, 
1111, 2785; destrie : senefie 1591; destnre : rescrire 2765, dire 
); adieure : lienre 2609; mennies : essies 3233. 

11. d 4- • rime avec oi de ei: j'aie : avoie (liabeham) 7, 
idroie 19, avoie (ad-^Hat) 55, proie 283 (cf. prie : esoondie 
K 561), doie 451, eoploie 1472, cnùe 2115, voie 2551; 

ies : Joies 3365; gogoîeni : croient 1039.'; Cf. §4 oft plnsiears 
b ees mots riment avec a + A 
I 12, nons donne: Jemir (jtîveuem) : alicnne 1963. 

■ 13. Remarquez encore: *ore(9apra):i'(ïor^ (Victoria) 1836. — 
F- ù + i: rude : cude (cOgîtat) 1233 (cf. rude : estnde 1262, 

Y 14. La terminaison -Osa parait se prononcer encore -ose, 
Tapbî<? fréquente des mss. A et C: chose, -8 : orguUloses 1391, 
feimîioae 1572, vergondose 1594, 2305, 3267, gélose 1733, cu- 
\ofe 2351, joiosei 2!^9o; oae : dofose 20ôl, graciote 2292. Cf. 
ko$e : âupposc 3147, ose 2673, alose f^24, closes 853 etc. 
: Û dans «orcoste : ajoste 735; ostc : ajoste 1059. 
15. La tenu, -ancu : -aniia. franche : cspcrauelic 545, 
iche 3021; blanche : seniblanche 1017; branche : contc- 



•) Cf. Rou, m, 5BS1: 

Al conte de Pontif Guioii 
AU dierre prJvoeoieilt . . . 
JL ^u M* S' Mkhel, 4M: 

Diare soleU li tncelsor . . . 
ij. ftu«»I dans le Oermer d« Ver$on (cité ptii9 hnut) les vers 115 et 116: 
Une autre eMone voiib vetl iHfrre 
Qti'il ne pnet pas voQ*lre sa (irrre. 
»> Di$ Doit Vrai Anid, XXU. 
') Voy. £<Hiiftn. yûmchting., Hnmania X. 






rNTRODUCTIOÏJ 

186. De même: etcorcM (ex-foÔEBl) : tmuM t|f^ 
a.) : attache (*attaecat) 2282; fafb« {^àat\ : metfM^ 
hiez : sachiez 2592; muchier : km^er 3:t^S; uafÉMN 
- 2641; efforthier : chier Icaram i ^089: ycBcW* : nota 
]9ei la terminaÏBon -Uiei a dâ âosMr ^ccàe dau 
comme richéce^ groRàecht, ùmfitcke. ttt. 

X). Consonnes. 

Le proD. !'ên &e présente pneqat 1 nJiiB» fm h 

; de même moiii poar mofr; m»mi^i&F 13U — |V^ 

Qvent â eùtè de >, et « ne « vdHMln gién ^ 

»rm« nasalisée ctn (r. aq gknn:^ 

Ps : « U): cortùis : «riMt (wtîc«k«) 3S>7: du, 4e 'O 

}, 2921: pertr (*periciilM) : ■erir 14â9; A/a/â : foltf 

2006, 

s : V + s: rù (rtfiUBi) : iv (tttvi 1005; «tfoidi: 

s : z ti 1 + 5): yema : ivim (Towtw) 147; éa (fieU) 



V. L'ÉNIGME 



XLV 



lus la région Nord-Ouest de la NonnaDdic, sur le territoire 
Dtfnp^ par len dé|iartoiuettt« actuels de la Manche et du 
Calvados. 



V. L'énigme. 

Atcc nne remarqnalde nuidestie, la niajfiure partie des 
ntenrs du moyen t'ige iiouh ont lainm.^ ignorer li':nr nom. 
QDetqnea-iinH cependant 80 flout fait eouoaitre (eontnic Orcsticn 
ie Troyes. Jehan de Bove»), maie rarement en se nommant 
dirertement. Souvent ils ont eu reeourK à des proeédÛH in- 
^niuux (jui out parfois rûaisté h la aagacité des modernes. 
L'anlear <ie la .i/oralilé de ta .Vaituiig de chrestteiuietr a 18 
m-tonttages avait caché son nom de .Vathieu Maiingre dans 
an aerostielie. 

b D'autres ëerivains ont indiiiné toutes les lettres qui com* 
tnt leurs noms, comme Jeltan Alart, aut4-nr du Itnman dti 
c d'Anjou; mai» ils en ont (|uelc|uefui» tellement bunleversé 
jtidre, qu'il est trén diflicile, puar ne pas dire impossible, de 
tfaliser les combinaisons voulues. Ainsi Tout fait l'auteur du 
toi Modus et de la reine ftalh, et celui de ta Clef d'amers. 
i Les philologues du XVI" siècle, qui ne paraissent pas 
voir pounu la véritable lin de notre poi>me, se sont aussi 
lépris sur la persounaliti- de l'auteur Un Verdier'), (|ui a 
jtinn nne réimpression de IVdition de tienèvc, donnée par 
btienne Oroulteau. l'aria, 8^ attribue toutes les piéees de w 
teuoil ù .-Hl'in de* .teenetles, chanoine de I Eglise de Soissons. 
kbbé Got^et^) signale plusieurs autres éditions et trouve qne 
f tcuvres qu'elles renferment -paraissent toutes à-)ieu-prés 
I même styles. Il fait cependant renian^uer que le nom 
^Aantre Albin des AveneUes ne se trouve qu'en tête de la tra- 
Qctioa eu vers dn Remède d'amours, composé d'abord on latin 
tr Aeneas Sylviim. depuis pnpc sdus le nom de Pie II. 
' Le président lionhicr^J attribue la Ctef d'mmrx i\ Kaoal 
B Beanvais, poète dn Xll" sièele, qnî, selon Antoine Oalland*), 

>) La bUfiuithètutc d'Antoine Du Vtrdifr, ihii\ p. 20. 
«) Bibliothèque françoiM ...de Vabbé Oot^ei, VI, 8—4. 
*) Cité pu Barbier, l. c. 
*) Âead. dta Imcript, U, TM. 




V. l'énigme 



XLVri 



pins qae nous ponvons a priori (éliminer ceux qui renfer- 
tkcut des lettreu qu'un uc peut furnier liors dee ooze l'aratr- 
||re« de de/" d'argent, connue h, m, p, x, z.') 11 doub reetc 
l«8 nom» foimiie. AdiMnlat, Beiiig:iie {h |H}Uvaiit se fiinuer de / 
Bl de c retoarD*^), Cirille, Kverart, Georges, Gerbert, Jeffroi, 
kreloa. 

Pour le nom do In daroe. ontre que le Icxte de notre roa- 
{uffrit nniqpo parait faotif en ce passage, on pent se deman- 
tr 9i la ftevonde et-) la troî^i^Tiue lettre da Dom dn poète doi- 
BDt venir en tétc de celut-hV on seulement se pincer dans 
Btérieor da mot Parmi les nomH de femmeH eomjto^és de 
lettres différentes, nons trouvons: Alienor. Apoline, AypHnc, 
Ratilde. Eutiant, lolande, Pauline. Nous lieartons natiircUe- 

rut eenx qui offrent une des lettres énumi^rces phiH Itaut 
La formation des samoms est (évidemment la [duH grosse 
lîllicnlti* du problème. Hommes-noas eu présence de surnoms 
rts répandns au moyen A^jcV Sinon, noua sommes oldip-éî* de 
9s eouritruire tbt'urîqucment. Les obataclea s'accumuleut donc 

1 mesure que l'on eroit avancer vers la solution. 
Nous devons en effet travailler par un procédt^ qui est 
it-à-fait l'inverse de celui de l'auteur. Tandis qu'il se troa- 
it en présence de donm^-es certaines et déterminée^i, nons 
évouft retouruer du général au |iartieuller, ce qui rend la so- 
ftion du problème si compliquée, sinon impoMaibli;, k nioinH t^ue 
Btre servi par nn heureux basard. Kncore peut-il arriver 
ii'on trouve plusieurs résultats é^aloui^Mit conformes ù Ténoneé. 
La date donnée par l'auteur ne se laisse pas noD plus 
ioer avec une entière certitude. On entend par gardes d'un 
ff les entailles du panueton dans lesquelles passent les g-ar- 
ires de la aerrare (Littréi. Cca gardes rappellent assez 
ieo la fîgnre d'un C, lettre numérale qui équivaut à 100. 
>ns avons donc déjà: 13 x C = MCCC. 

Maintenant, de quelle lettre moyenne veut parler l'auteur? 

d'abord qn'enteod-il par lettres moyennes? Veut-il parler 

lettres qui ont une dimension moyenne, on de lettres qui 

îupent une position moyenne? Dans le premier cas, sont-ce 

lies qui dépassent la ligne ou celles i^ui restent en-ilessous? 

■) Les lettres & «dooler tout vraisemblablement d^ «, o, «. 
■Ô n fsut 9SDS doute aubttimor «t û. en, v, S4ÛI. 






INTRODUCTION 

tont cas, parmi les lettrÊs niitaéral^â qui peuîeQ 

former ks dizaines, noua n'avons le choix (ju'eatp 

, reuveTBées, peuveut doniier des iiiiîtts. Nous (levoii 

rter X et V. L (1) (Qiiî ^s^t bO) se présente too 

oent et doone (liiii) c- à. d. 54. Mais comment les trm 

(irput-ellcs se regarder? Devona-nous lea placer avan 

le cbiRre des dizaines et unité»? Dans le premte 

aimoufi la date de Vl-ifi, dans le second pelle di 

première paraissant trop ancienne, la seconde tri)| 

irais plnbit disposé à admettre Texplication qn'n biei 
proposer M. G. Paris. II prend comme lettre niovecm 

■eiipe iirêfisénient le milfgu du mot; seulemeot il li 
eoiiune majuBcule. Xlil'^ se regarde vera A qaatrt 

îrsé — V; or VVVV = XX, et XX plaeê m'>i 

nerait 1280, 

le a,/S., 1890. 

A. BrtiitrepHiil. 



LA CLEF D'AMORS 



othcc* Nonnmnnicft V. 



Anum, qui le» fîns oncr» csvcillc 
et fet penser n graiit merveille, 
la uuit. <|uaut repuii duivcut pruudre, 
m'a fet aviser et euprendre 
a trctior do i^eate matière; 
si vuiis dirai eu <iDel manière. 



En no temps jolis, plaiu de joie, 
doncement rcgardi? avoie 
Dm très donec dame et amio, 
10 la pins licle qui »oit eu vie, 
por qui pueffre painc et martirc. 
IJelc voir la pnis je bien dire; 
quer oiiques, puis qnc dcx t'a dox, 
ne fil si bel cors vcU d'ex 
15 ne si hiaii vont eonime elle porte. 
Ce est eeu qui mon euer conforte, 
sanx qui ne puis jouer ne rire; 
ce est qnant (pie mon yncr désire, 
mon délit et toute ma joie, 
20 qae tonz jors mes servir voudroic; 
^b c'est ma très douce eliioro dame, 

^H qnî mon eucr a^ mon eors et m'ame, 

^^L quant qne je cruiui, prise et bcuor, 

PMNWw: K D r. on doit p. ~ 4 D et entendre — fi B de ir, D 
ftiefcer — quel) C toi — 8 B resg. — 9 douce] C cliicrt* — lï D 
> T. — M D V. dfs ycuk — 15 I> si bon bniyt c; coiboio] B que — 
eu ccst ce; I> q. tout ni. — I" quî| D ce — Itf BCD cest; qHinf) 
H, D celle — 19—20 matiifvent dans V — 22 k] AB ol; D qui a m. 
23 — 24 manquent riatin D 

pHvwn'w graphiqtieë de A: \\ p* et ainsi de ntUe — 13 quer] q> — 
c* — 1& ê — 31 chiere) o^ 




Aminar tui apparait en uonifii 

et ses ^ans valors et bontoz 
qu'eu pièce u'aroie ai'outcz, 
doucement a lié pris congié. 
La nuit ensivant ai pongié 
que li dieu d'ainoi-t^, pluiu de joio, 
qui les tins amorons avoie 
de pcDHcr a tni nuit et jor 
sanz prendre repos ne sejor, 
jangloit a moi o bonne cbiere 
et parloit en ceste manière: 



^Biau» amis. J'ai Iiien entendu 
qae piech'a t'es a moi rendu; 
et voi bien que c'e^t ton désir 
de fore ijnau que je désir: 
de qnoy tu es niout bien mell. 
Et pour een qn'ai apen^betl 
qne es vem moi si enteutis 
et qu'a amours onc ne mentis, 
je voil que me faeos scrvisc; 
8Î te descriray en quel guise. 
Trop me sui tenu en silence; 
je voi qu'en ccseune science 
a reulles an commencement 
on aucun entrodissement. 
par ipioy cil qui l'art veut upreudre 
puet plus jegierement entendre 
et estudiër la matière, 
qaî li en semble plus legiere. 



^faaxwjt rae. — 53 D d. otiu a p. — 64 B en sonîaut — 
«_ W D s. lui^ r. Duyt et jor — &u D m. par bvllu c. — 
hit mon plaisir — 65 AB moult et pwi8im\ U es trcs b. 

qUQs a ta. ai UiM e. — 6S i(U'a] C ijuan — To C si le te 
là] toi; I> ot que unn iioululr accumidiaso ~ 7i 11 si uoui 

r.; D itoibt aiioir an c. — 7-1 D qiieli^tib peu dlnlrodii- 
Tart] C le«; B cnpreniire, D eoniprenrtre — 'd D coiii- 
Çl es! uoler 1. — 78 C qiiele L, D car elle en, B q. leur eo 



Atnour ordonne au potin 




Or voi jo que en ma doctrine, 

80 qui le» 6ds amans eolaiiiioe, 
n'a pa8 rcnlles eu tel manière, 
ne n'a ett cba en arrière. 
Por qooi je voil qu'elz soient fête» 
et des autres anctour» estretc». 

85 Qacr, combien qu'il m'ait mont hctié 
que plusorH en aient tretié, 
si est cen par mos si prolia 
que les Iîdh aniouroua jolis 
\f. 64^] ne puent pas briement entendre 

9U que lett auctours veulent comprendre. 
Ne chescun ne puet pas savoir 
Latin, ne les livret* avoir 
qui SUR amours out esté fez. 
Si voil qne tu prennes le fez 

Qh et que metes toute ta cure 

a comprendre en brieve edcriptoro 
mon art, qui les jelous alume; 
et si le fey de tel volume 
que l'amant pour soy conforter 
lOO puisse touz diz o soi porter, 
soit résident ou auge hors, 
CQ lieu d'un )>ctit portehors. 
Et iiiiant issi aras descrites 
les rcullcB que j'ai devant dites, 
105 saches que bien le te reudruy; 
quer en Tore mon are tcudray, 
et ferrey d'an dart amorças 



lu B ie bien r|,, I) ie cy (ineo — 83 C ne nt ondia, D w ttiC 
ça iiAtiât oïïr. - S3 V parquol uneîl que »., B que s., C quollci » - 
ni c des lurloritcK, P a. acteurs — SS D Et c. qui' nie a. — !?n D i l( 
tr. _ «7 D par nt'rs cl par motz m faiciia — g^ D suaire îc les ranl 
■1 fti pda — Ht) D potm il ncst fiossilite dent. — 00 1) acteurs — 9S m] 
D sur - 94 D iiiiei! te que prelgnes — 95 ■} D de, en mtmtjue — W M 
V tiu ~ l'iu P aiicc soy le ptilue p. — 103 D oscriptea - 



M «itKitoB - W ireltie — I 



«fe citmyo»cr un art ttaimuT 

le an doaz fin cuer savorons 
ou taut u (leiii>ur et de pria, 

p por qai ta ea ei eotrepris. 
Et Ke en lié a taut ilamer 
que |K)r ricu uo te voille amer, 
je te baadrai mon «rc por traire 
partont <m il te vondra plairo, 

S et lors soies certain sanz doute 
qne ta volenté feras tonte. 
Or y entent et ne te tarde; 

^^^ je te retien en uta {;arde.* 

^^ Quant iH8i m'uiit arcHonné 
^ oil par qui touK prii* est donné, 
si teri ensemble ses eleB, 
qui tant erent luirtans et bêles, 
et s'est haut eu l'air trausiHirtcz; 
donc je fui mont desconfortez. 



Quant issi fh esvauoï, 
le lirit de ses des oi 
qui m'esTei nièrent ce me semble, 
si comme il les fcri ensemble. 



Lors, quant je me fui esveillié, 
je fui sachiez munt mervcillié 
et mont très pensis de ccst songe, 
savoir s'il ert voir ou mencliODge. 
Mes .il. resnns si me corarent 



an te baOleny p.; A baidni — 11» U fem — 117 AB 
ao ky et regmnle - llh cl] D car — 1Z1 B f. dru. — 
U «D Ta. h. I. — 12T B >e mo i., et dt m*m« partomt — 
^— 13'» D fiu if très cnocrv. ~ ISI Moat] D si — 
aar bojt c. 



Le jtoitf »' /fliWM! «««riwcr* 

qui merveJlleuBement me murent 

laS a crere que ce fn vrité: 
l'une qiier en divinité 
treuvent ly tlieologiën 
qne BOOTent en temps ancien 
plnsors devines visions 

14U venoient par aviaions. 
h^autre resou qui m'csjoY 
fu de la noise que j'oï; 
({uer ODC t'A cubraissemcnt 
ne fu sanz aucun niouvemenl 

145 Si que, par ceste demoustrance, 
\inc je a vraie eognoissance 
que c'iert AmorH, le filz Venua, 
qui crt îssi a moi venus, 
comme eliose espiritulH. 

15U Ne mou pensé pais ne l'a el; 
si vi qn1l o'ert a eseondire. 
[/". tfrf'] Qner bc vers moi crt meU d'ire, 

tost me melleroit ma cliaiutaine; 
et se por lui soufTroie paiue, 

155 bien le me prametoit a rendre: 
\s»i m'estut ceete euvre emprendi 
Or me doinst dex tel chose fere 
qui au dieu d'aniunrs puisse plei 
et as amans et aâ amùs, 

IdO si que fol n'en soie clamés. 
Et si reqnicr dévotement 
a ceulz de bon entendement, 



134 D meMuciirent — 136 1) (icie fiiat iierito.BC tiedto -^ 
en lu <1. — 137 D truiua lors le th. ~ 13^ en] D lu — 142 i 
en lu n. q iu uï; dt'l L> que — 143 D esbahUsctiifnt ~ 145 B si < 
I4li I) i»uo>B bieu bouno c. — 147 Dcest; C f. uuuus(!) — US I 
nm.; iiTt auioy ici; B ici ~ 150 D m. ponscmcnt qc fu ta 
noAt 11 pis a esc. — 152 U Que ce v. m. mcrt uenu dire — tt 
brlef obose certaine ; C ma ... . otaine ~ 1 54 L> en uinour et 9 
I5& C p. atendre — 15fi D lors me mys rest oenurc entrep 
C cuure prendre — ]57 me] P mea — 15** D que — iôî> B 



136 ooire — 189 diviuea 



ft partage mjn a^tt m trois jto'tnU 

se ancnae chuse y deffant 
que il soappleciit mon dctTaut. 
S qaer il veent bien qae a forc« 
flinore n cen ferc me foro«; 
et cil est bien a eeictiser 
qni fait que ne |>aet refiiBer. 
leest livre que j'ai sommé 
*'^0 la elef d'amors sera nommé; 
qner par lui porra l'en ouvrir 
le« ars d'amonrs et deseouvrir. 
Or ne le vieiige nal aprciidre 
sll n'a euer amonrcns et tendre: 
*" ^ traient soy eu sob le« celons 
as cucrs félons et cavelous 
et les vilains et les vilaines. 
Telz ^eoH i pcrdnùent lur painen; 
qner a eulz n'apartient il mio 
^*CD a flavoir d'amer la mestrie. 



185 



Qui Testât d'amonrx veut mener, 
prenuercment se doit pener 
d'e^licre et qnerre tel persone 
qni por amer soit di;;ue et booe. 
Après la pucele issi qnise, 
doit prier, si com l'aii devise, 
par paroles a cen avables, 
donces, plesans et amiables. 
Outre cen, se il m'en souvient. 



10i D riuilz iu« pArdoBnent m. — 165 CD mefforce — ISH qae) C 

- m D U I. q. Uj- cy s. - 170 D le chief - 171—172 mon- 

D - 17.1 D le oiieH an. — 17,1 D cuotrmire il «it a ialou- 

t?C U] b el, C «; U AUX Mon» ci % fintsûie — 177 II lax r. et 

r. - 175 D lc«abL g. — 179 D 1 ceuU — 1^ IJ de ■auofr 4i^ 

t — tsT B de eelfcnro . tail el q. p.; P et quérir — l^ D U 

liul ((. — im I) comtna — l(»7 D pv^lee fort aai/>bl«* — 

ites delMUblus — \m I* Retlc* le Mea rfl UM ••■, B en qna II 

^fttt — 1*7 «coaer ~ 1«0 sone - I7u cleif (I « M ^^««M 



Ou et comment (rwiitcr tme frwKrcvKV 

190 tel pensée avoir li convient 

que cclc amour looguemcut dure. 
quor amour d'un jour est trop dure. 
Or puéH tu question uionvor 
ou et comment porraa trouver 

195 celé qui tant te doie plere. 
A con te voil reeponse fere. 



Quant tu vas a ta volenté, 
Kc d'amer es entalenté, 
eslïÉ a qui tu puisses dire: 

200 «dame, sur toutes vous désire*. 
Eu tel lieu doiz t'auie fere 
on aies cause de toi trere; 
quer tes amour» et tes penseeit 
en porront rniex estre celées. 

205 Ne la fay loin^ ne lioru de ville; 
qucr l'en suroit tantost la guille, 
si se prendroit l'en de toy guarde; 
amour loiutaingoc est trop musarde. 
Et se loing la vcaz apointier, 

210 la doiz un ami aeointier, 
»\ sera canse du repère 
que si souvent y voudras fere. 



3 



215 



\r- eô'i 



Or as tn veU a ma gnise 
on t'amie doit estre cinise. 
Après te voiî le temps aprendre 
qne tu doiz a ohoiâir entendre. 



IIK» D t. pensera, te c. ~ l*Jl~l»2 mangutnt dan» D 
l'im. — 194 l* (ou manque) c. tu p. — 195 D celle 1« q. t. 
îilii B sus — 201 C Kn I. d. tu ta niic f. - 204 l> pourrojï 
D bi — 2H(i I) on Kttn doiibternir rorip «quille — lUT se] 
2it9 t«1 I> te; H aeointier — 211 h!) H qui — 212 D par (^ 
U chose faire; y) AB le — 213 D bien u<.-u a ni.; B a 
e. prioso — 216 C «chosir, D a ce faire 



i^twtil faut'il Ut efufinrf 

Tu De floîz pas par nnit choisir 
celc ou vciiz mètre tcu fleHÎr. 
Icen retiens ilc ma doetrioe: 

220 tuut brcD fiouililc par nuit ferine. 
Nalz hotDs ne porroit boDDemeDt 
fere vritalile Ju(reiueiit 
par Dnit se famé est lede ou hele, 
tant veïut i-ler a ta cliantlele. 

225 Après que famé ara beU, 
De soies d'esliere mett: 
vinz font leo pensées ouvrir, 
et inaiDtes foiz vx'itë couvrir. 
Les viDR font cugroissier les veines 

S30 et les faces frouetiies pleines, 
et maint voat foDt il coulnurey 
qui iiinz estoit pale on morey. 
Por quoi qui veut amie fere 
soit avisé, p'il me veut crere, 

^!35 de choisir niuz qa'ele ait beU: 
si ne sera pas dechell. 



U 



Or t'ai je monstre ]>ar reson 
en quel lieu et l>d quel Hctma 
doiz choisir. Or faut que je die 
2^0 do qui tu doiz fere t'amie. 
Carde que t'amie soit bêle, 
jeune, tendre, freitche et nonvele, 
simple, douce, plesaut, avable, 



B mestro ton plesir — SI Icân] T> Ung pou — 230 brvD] D ble, 
^ 22Î C C . i. ueric, D t ony ne bon j. — 223— 2Î4 iwat intervertis 
F -- ÎÎA I) (p»r nuit manque) de femme celle e. — 22J li lout t.; 
* U (dit c; clcrl A» i! — 225 I> .U puis q. - 228 D doUo trop 
Ij C Miuen — 227 D uîd fatct — 22$ I> et soBUunt les uicon v. — 
V Le uio faict eogroscir — 23u It (u«s fresckee et pi. — 2:tl X> in. 

ÎHt e. - 2S3 D Par (aat qnl — lUb B quel — 236 D oeo seru — 
Or le (e m. — 39B je] ico — iH) fere] C eaUere — 242 B ienne, 
è*i D iettae; D £, t. «t n. — 243 D douce fpiye unytble 



12 



<^m faut'il choisir? 



sage, courtoise et lioiiorable. 

245 Et se il te vient en conrapc 
d'amer famé de graut aaga, 
de celles assez tro avéras 
plus que des jeunes ne feras. 
Aime en haut lien, se tn es sage, 

250 et famo de noble parage. 
[/". OS' ] Tant plus sera de noble afere, 

{■lus Bcra douce et dcbonorc: 
euer gentil, doaz et debonere 
fait tantoet ce qui ^^t a ferc. 

255 Et tu pues d'autre part voier: 
fille a vilain se fct proicr. 
For cen voîl geu que hautement 
aiuges et prenges hardcment; 
ja ne soiiferra gentillesee 

260 que fin amant vive en tritresce»! 
Toutes fumes tien a vilaines 
qai font perdre as amans lors paioe 
et qni refasent et desdit^nt 
cenlz qui sanz faintise les prient. 

2G5 Vilaines sont il voiremeut; 
Je le te preuve clerement: 
celé est vilaine a iiui l'en donne 
s'amour. s'el ne le guerredoune. 
En famé de tel vice eapriae 

270 ne soit ja ton entente mise: 
nul ne doit tenir en uhierté 
. famc espiisc de tel fierté. 
D'amer haut ne fcsbahiz mie, 



i 

jt 

I 



24S Bn des gettnos et jximm, C de j. — 24« haut] C b< 
ttançHaU ftons l) — 253 AB qu&r — 264 C ooo <]uil a » i 
CuagDuistrc \ui\ih tout du prutuier; B iiuir — 2M ABT 
2&T AB bsnleujL'Ut — 261 C l'otitus tivn^ cuUâft t.; 0] 
id ns\ H ea; U font aux a. i^efz i 
gracieuses, toiles no sont point amr 
qui — 265 B Bien iiilains WBt I 
fle le; D te lo — 2tiS B elle t 
- 272 D prIuBo; C teille f. 




qier Ond« mm «i t tfc. : 

fuie ne poei. q«i ham la 
faire qo'* ama M •*] 
En aoitnf?e te doit 
a tuitee fiunee •onaoïiter. 
a enris homme qai fasas prie 
treirve famé qui l'cMosâie. 
Kmaloient ta doix Mppoaer 
titat çencniliii^ri;, aana cloaer, 
qne tontes ùoêcê «nt pmat joie 
ijaaot aoeony C«Mier k» praie. 



Or as ta veD qoeU persoDe* 
flont |K>r amer dignes et boaea. 
Or Toil a kiD estât Tenir, 
comment ta le doiz coatenir, 
86 vera amonra venz a&aencr. 
IVeatre sage te doiz [wncrr 
miox vant bcob sanx biaati^ avoir 
qu'avoir biaaté sanz neas savoir. 
Qui ft biau i^or8 et Iiïau rÏBa^. 
poy H valent se il n'est sage; 
quer il est tont en la manière 
eomme ymap:e paint en mesicre. 
tout cen doiz eatre eortoia 
des ehevelz siqaes es ortoia: 
par L'oartoisie et par larsotwc 
pnct l'en monter en graut liaiiteHi'e. 
Biau parlier soies tontes voies 



*^^^ C le; D te nons iiorific — 279 D a tard nul h. — 2t*I D 

*** *. — »! D (loin tmimiiir) gvaenWcm. et a. — l*»:! l) toute 

t> iiicun boiuDii- .laymcr leanya — ISâ veU| U oy: B i)iuiUlcx 

a — i*i^ Il corom»;: C m^tenlr — 2Sfl I> ». nent iwBUori'z — 

irnrx 'ru II bien peu Itij' uwU — ïîXî il ooiu ; C mal- 

_■- 2tfb I> ilii 1>n)it du pied iusqui'A aux dojs — 




— 386 bonnes — S96 ff; < — 



Frécrpt^ sur Ui jmïyrrt 

a tonlcfl geDH, on qno tn hoïch: 

CD bîan parler n'a pas grant fnrcbe. 

quer bÎHti p:irler lanfruc n'esrorrhe. 

305 Ne lïùics ûr^ueilluus ue tier: 
ne liurte iiiilny ne ne fier: 
qni mainc orf^nil et felonnte 
n'cHt pan digne d'avoir amie. 
IlumUe dois estrc et debonerc, 

BIO se tu le veux veni aniorn trere: 
borne monte par bamilit<ï, 
qni par orgnil ehiet en vilté. 
Pronz, bardi doi?. eetre et spert; 
qn*!! soit îssi, bien y apert: 

315 trop nialo eliiwe est conardie, 
ja conart n*ara bêle amie. 



[/■- G^"] 



Ces renies qae j'ai devant dites 
doivent en ton cuer cstre cHcrites. 
Qui ma doctrine et mon art tient 

320 or veon qu'an eors ajJarticnL 
Je roil que tout amoroos et 
biau eliief et propre on biau touset 
Iggi le fay, que qu'il to custe; 
mes par force rieus n'i ajoste. 

325 Tes ex doiz tenir uetomcut 
et tes oreilles enHonient 
Oste le pcil de tes narillûs 
et cely d'entredeuz sorcitles. 
Tienges tes dcnz blancbcs et netes, 

330 combien que de ta care y mete«. 
Et si le garde bien et paine 
que tu n'aies nialvaise alaine: 
gar que tel vice ne te toucbCf 



307 DiEiiiel I) syme; et] A ne — 311 D faomtuo — 31 
en a. — Sl'l qu'il] B quo; l> uitui Imni et a. — 'Mh trop) 1^ 
loitt soobs et desduyt en nient — 32*2 D cbef propre et h. 
qiiul t. — 324 pu-J D a — 3ZU ï) {ni manqu*) paretllcment -J 
IÎm s. -> S3I B gatde (te ntém^u*) ; gtrdo e« t. 



806 soles — 314 appert 
— 333 Dftiea 



818 ewriptes — 3!0 quo ti 



tt «Mr In UikiU 



15 



WO 



qae il ait limon eo ta bonclir. 
335 Ta bftrbe fay rere et Kotutrere 
« tel qai bien le Hache fere. 
&M poy ronloar et tu t'en doinn, 
garde que fanler ne te toîUps 
oe contre nature efitriver 
Tout dVtmme pleut sanx eontiver. 
Amant doit eatre me^re et paie: 
amour greflse et couloor avale. 
Qui e'onqaee d'amore ett betez, 
il n'est gras ne acoquetez: 
•>4S paje doH estre par nature 

qui lea nnys veille en ^rrant ardnre. 

luti le font les amoan>u 

M fins cnent douz et Ravorooft. 

Ki>b« doiz avoir propre et nete. 
^^*0 au eore et au eoict bien fetc, 
si que tun corset oe ta cote 
ne facent plique ne ha&seote. 
Gar que ta elienjiw ne monte 
si haut que tu en aiei^ hunte. 
^&5 Soies mi^ot de bel affere 

en ecn que poy te route a fere. 
Aies cbaperon bien fetis: 
trop çrant ne aott ne trop petia. 
Met le 81 et enchaperunne 
3(30 que nul par fleure n'eu sannooMi 
Au eol aies on fermaillet 

[^ qui] y a. — 9M D qui II s. b. f. — S37 D Se 1 p. e. M 4M C — 

^ a X escbet jprmat danger — Ml D Auat 4aAm — SU D la 

r^m t»t pofai pitu malle — 349 A qoi oaqae*; beic>] D Cent — 

<bïbc esUti pour gras t£Du — M6 D i|. r. 1m a. par a ; eaj B i — 

*Ui D Aussi — 3Jo dtii D su (la deur foie) — »1 D loa pi«r- 

3^2 l> ÛKe piy ne builte i-oste; B plMi m baoe.; A hauiMte, 

t — &&S D Gard« — ««4 D tu ea] nn - SM B w U M«la a 

^ pltin, D coBibiM quo tout te c. ■ C; C c«; A q«i — U7 D 

^^peu qoi soit pciii — 3&lt En tel sviM les c — MO D aol om 

Ml a; fleoguej C muqaitr 




|)oi imrant on dd cstnaillet 
net et ])ro)>rc, fetis et j^eut: 
i) pltiKt iiKint a aiicuiio ^cut 

3G5 Tes inauches doiz fere drecbicr 
8Î qiril n'i ait que udrecliîer. 
Mc8 tel nouveauté ne fai mie 
qne l'en le tienge a moquerie. 
Te» ntaiiis tienge.'* siiineu et note», 

370 qu'il n'i ait roig:ne8 ne bulietes: 
riHjigne tes un^len Hi^uvent 
se veiiz estre en nostre eonvcnt 
Aies eliaînt do eoir ou de soie, 
bêle bourse et bele coroie, 

375 biaus eoutealz. bele gibceltierc, 

de veiiz avoir houne amour eliiere. 
Cliauce toi eu bele innniere: 
tire ta eliauce a la loflulcre, 
ai qu'il u'i ait pliquc ne froncée. 

380 Ovide uciz le te nuuehe. 

O tout ecn, ai eomrac il deseript, 
doit estre ton pîé si escript 
en t<ni soulier ou estivel 
c|ae ne semblés paa barivcL 



38& S'il avient qne cbevancliîcr doles, 
Kele feti»<!e et biau fraiu aies 
et bian sorcbaint et bele espce: 

8ttt D bien iuly ou nng e. — 36S D fay le faîro petit et — j 
ooseï g. — 865 D Oultrc> tvs ta. doibs dr. — UVC <iii'il| A (inoii 
ait quad.; V que rcdr. — .st;s D le matuiae - »7I B ruigoo, Dlij 
o. bien ». — :iT2 1> se uenir iieuix ou ton uiiull teut — 373 
D Sainctnre aye coincte de s. — 3T4 D et gente courroye — 
ton — 317 U pincf lai 4 vem Èuivttnts après 3M — 378 D c. 
C a] en — 37îi qu'il] A quel, CD que; C ne| ni — 380 11 meRinc 
D 0. le te dit et n. — 3SI 0) C A; comme] B que; D ce que 
syJi L'seript] E) petit ~~ SbS D et si serre eo to» suiillior 
point ne tea viengne enoumbrer — 3fi7 D (et manque) beMlj 



362 pftnt - 870 que II - 873. 3(*« «lez — 886 thm 




V .'îîK) 



30J 



-*oo 



-^^X, 



-410 



41i 



L 



tdx eboMS e«mt a pnat daree* 
S'u biâi conteL peods doit ertre 
■ lu de soie ma msté destn: 
Henscs et esperoiw doix preadre 
en <jUoy il n'ait ricoâ a reprendre. 
Chapel et hooche ou maatelct 
doîz avoir, pnipre H oeteld; 
mcH DO len preoges ne w vailM 
sll ne fet plaies on tetuiiettMw 
lees elio«e8 qne j'ai retretes 
ddz avoir, propres et bien feiea. 
Tel eointise est sases tettre: 
DD biao harnoii longuement dore. 
Se tu n'as gneres on een preognea, 
je voil qne tes de^ieni le a Ciaîa ^ea 
ains qne tel ebo«e ne soit fête: 
plus dure honte que «oniTrete. 
Coîntement se doit contenir 
qui veut d'amors a cbief venir 
por lier ne m faee tlamer, 
mes a petis et ^ano amer. 
fe)n tons lieox, ce doiz tu savoir, 
doivent tînz amonrons avoir 
tiiftus fez, bians diï et belc ^ise, 
si qne cbe«cnn les loe et prise. 
Se ta venx d'amonr» a ebief trerc, 
imi le te convient il fore; 
n qne ebesean sera meaaa^ 
de toi et de ton vaseela^. 



E) telle» c. ». de d. — 3Sn D S« m ang eoustau — 391 D Boa* 
"~" 392 D OH il ny • — 393 D Cbappefto dague et m. ; C c. on h. ; 
~ 'iTa D mais garde bien que ne les mctiw — 396 B H fl, C ■! De ^ 
Ittl, _ 3.)(j c iirupTM iettulcttc» — »»9 D Telle r. — -100 V nnc 
'^^t; B hemu — 401 A nu uu ee preofces guère»; 1> (ta mua^w) 
•I qae ten plnignci — 4i)2 C rcffrengnes, l) reffnUfoe» — 400 U t\. 
' ^. ~ 407 U te Ikcca — 409 eu) D se — 4li) D dolbfl tel mol »ninn- 
^ - 411 l* connue h. f. et — 412 D beauli dictz» si q. c. te p. — 
tout aitul (U Manque}^ oottTiuit) B conUDent 

406 ehie» — 411 blalz t 




i*aaE— T- . ^ 



-a*--::-. m..i^-. 



jirui rmmutrct un hrlle 



viennent Ich danicB bien pareea. 

Illct* porras tu hion clioisir 

celle OD veuz mètre ton ilcHlr. 

Lu vienoont il lies et drnc» 

por vecr et eatrc velles. 

Et s'il est issi qn'il a\'icn^ 

que H ruiR ou la ville vion^re, 

ou qae le tunioi estre i doie 

qne chesonn de voier a joie, 

ta te doiz lor» t-elli^ purt trere 

OQ oellv est qui tant te doit plere, 

pour veer et pour refçarder 

een qui doit venir «anz tarder. 

Sanz Huas|>ei>Uun y purras cstre, 

Boit a estai on a fcnestre: 

qner il n'est nnl. soit fol ou mi^;^, 

qni n'nu^c lors rendre miisa^e. 

Lors ti dame ealul-ras 

et bien prez de lié te treras, 

soit a destre soit a senestre, 

le )>lnH prez que tu potrait estre. 

Par regarder, par manier, 

puéa ton dcBÎr seuefïer. 

Et issi. sanz apcrehevauce, 

vendra ta première ulianoe. 

Aresne la, se tn ez sa^e. 

an iiremier de commun langa^^e: 

./|ui 8ont ces ebevalx qui la viennent?" 

re4|uer, on «ceulz qui la se tieuncntV* 

onc p. — 4^^i b neult — -14^ vecr] D reiçarrier — 449 AB 

t le toy — 4.%2 !► ou c. ua pour premlre ii>yo; B iioir — 

c. qni 10 d, ~ 465 B uoir, D ui»or 4.îti U ku quil d.: 

— 4.'»8 D a ilexlre on » «encstre — IftW C n. ini f., D oe 

C 4|u! nuîst I.; D quit naille hnn r. — 4(il D tuo smiutilu - 

I tiondrts — W.i l) Koit un hiiys ou a., un feiKfstre -- 41! t tu) 

Pron ((mrdc {lar mainte manh^re; l> l'our r. a toD loysir — 

n parliT ce peut eafHru, D œllo ou umtz tout ton dcHlr — 

la - 4Tii 1) do plaisnDt et propre L — 4T1 — 4Ï2 mnnqttmt 

I eeulzl C ces 



20 



Moyenn àe »e rmtkrr agréable 



Quel chose qne elle respongre 

ne tien n fable n'a nieni>liiiu^: 
47& otrie li sanz eoutredire 

tont cen qu'elle te voudra dire. 

Loe een qu'elle loera; 

blasmc ccn qu'elle blasmera. 

Coiifenne touten se» parole» 
480 a voir, tant aeeut cen frivoles. 

Se il cliiet pondre eu son geron. 

floit RU» robe tiu bus cbaperou, 

esccirre la doh sanz hurter 

se de lié te veux aeoster. 
485 Et ee poudre u'i est trouvée, 

gi doit el par toi eatre ostee. 

CeBCune eaase est convenable 

par quoy duiz estre serviable. 

Lieve sa robe en bêle ^ise. 
490 se elle eat trop par terre mise. 

De servir puet grant bien venir; 

souvent le veou avenir. 

Par aprez, ecn tu doiz veoi 

qui lez vonz se vendra seer 
f. 67''] 495 que il ne foule ne ne grieve 

celle pour qui tou cuer g'eslieve. 

Fin amouraus doit tout ce fcre 

que il pense a sa dame plcre. 

IhsI le fay se tu ez nage: 
500 de poi se muet legier conragCL 



4"3 D Quelque t. — i74 a] A nu; n'a] HD ne — 4V^ î> 
dire — 477 D Et 1. - 478 AB et b.; B cl - 47t» ses] B m» -Jl 
l>otir urayes ot ftiRfiunt t.; tant] B tout — 481 D Et sÙ c: A pHtm ^ 
4Si2 9oii] 1> nu ; A sut — 48a V sanz oster, AB ot oster — 4S4 BD aeoinW - 
1S6 h si en 4, cl c^trc o,, D si faings que pAr toy aolt o. — 4fi7 A niw ' 
4b^ A soniisaablc — 48ii saj B la — 490 D selle cdi en pititldro o« t.; C 
trop manque — 492 D le uoit on a. — 41».^— 4!t5 tmituinmt Jnw D - 
493 B (I. sailoir — VM B (iitcllex v. se uimlOra: A uoudra - 4M 1'-^ 
d de boD cueur f. — 4!)S D tout ce qua .'W d. ucult p.; B 
5iH] AB do qtioy s.; D de tout ton pouoir et c. 

479 jfTOlO» 





Qnant les roys et caotes vendront 
et ceiilz ijaî ovcc 8c tcndrunt, 
oti les barons snnz deleer 
îeAtront &» ebans pour toruQCr, 
se ta dame lors te demande 
lor uoHH, reapon a hh doiiiaudc: 
,cîl est Francheiz, eesti Certain'. 
Feing que de tout soies eertain. 
Bel et cortoisenieut li conte: 
,eelî est roys et cestni eonte*. 
Di lors noDB. se tii pnez, vritables; 
se non, m Icm di cuuvcnabIcH. 
Et poBé qa'el ne les reqaere, 
81 doiz tn telz clioneK rctrere: 
celi ne se doit mie tere 
qnî par bïau langajçe puet plerc 
Par tclz jilesttnz arresnemens 
viennent les prcmit-rs niuiivemens 
par quoy les jolies pensées 
) BûDt des dant anionrons nafTreea. 

S'il avienl qtio a dincr soies 
en tel lien ou ta dame voies, 
bien aras accès, ce mo nenible, 
de parler toi et lié ensemble. 
( A table se pent l'en dédire 
et mont de bêles choses dire. 
Chescnn y peut jaugler et rire: 

D on — ôlM u| bl> us; tomucr) D bontuurdor — âi)5 A 
, loi» — 5i)6 lorl C les - htr, cil| A sll, U se II; U sil est 
tout (-«rtaÎD- C cestiii cliristahi — 5u$ D uailUnt francols 
aïs — 51»» bflli D bien — 51il C ccstuy c, roy ceatiiy e«t c. — 
({ CD tu manque; CD neriL — .M3 li quelle ne r., D que ce 
S16 nennrnt (lotit D npr^>t 520 — ,'il5 1) potirUnT cil n. s. H. ni. 
puet] B dofbt — 517 D Par pluisans arrainonnemoiis — 
) — yZ'i tiii] c que •lïit ww^-s] A lusez. C naes, H tomps, 1> 
(Bot! ï) tloibt — 527 C y majtqite: jaugler] B iiuigicr, T) fjarler 

t— &I11. 52Q pensccx : naffroet •— 521 . 522 digner soiez : uolt» 
ité njoHté en mar^a par une main postérieurt 



k 



oo 



Comment ac faire aimer, 



le (Iruit (le talilc le désire. 
Lors après tjoirc vient l'cshat, 
\f. 67*\ b'6i) qui le« fjcns dcdit et c^biit. 

Les vtDZ ostcct caro et tristreecv 
et fout veuir Joie et liësoe. 
Monstre a U dame bêle cUicie. 
Eu telz liouz et en tel maniera 
535 ont (dusora a «mer einpriN 
a qui depniB en est bien pris. 



Siqaea ici fai devisé 
comment pon-as estre avisé 
de querre celé au cler viere 

540 de qui tii veiiz t'amie fere. 
Or te voil treticr la matière 
en quel {çuîse et en qnid manière 
porra de famor estre csiirise 
eele que issi aras qnise. 

515 Premièrement ferme fianctic 

doiz avoir et forme cspcranebc 
de Hormonter tontes puccles, 
tant soient il riebos et bêles. 
LeK oi^iaux leront le cbanter 

550 et les lévriers lièvres bantcr 
ainz aHuez ipic tanve eHtroiidie 
^ane lioniâ d'amer qui beau la prie. 
Metsmes une papelarde 
(le qui tu ne te prendras garde 

555 et de qui ne le porras ercre, 
coîo pins tost le voudra fere. 
Amonr nous a si doctrinez 

531 ctirel D (lueil — bxi bclt-l AB bonne; D bulle ft ctiere — 
an auiire ut bunnc ut. — â35 D ]>)uBieiirii b aym. ay aprim; unt) I 
5;»i l) et ijul <1. en c. b. aprina; B est do puis — 53T— fih.t MaïujneHt à 
C .liiques — ^.Ih C commti — 539 au) C a — 540 B t' ntanquc — Ml 
ta dame e. — 241 A iiut — 542 fÎAacbe] B et france, C francho — tM 
C feme - 547 de] AB et — h\H tant] B tont; et) C ou — SSO B (onj 
loz leuriera li 1. — 552 C aus bans âa. ; Al» mnnque — 5&3 B Mm 
M5 DO \v] B tu ne 

530 cloir — &B2 gonnes — 557 nos 



m 


tNAHc clev ^Itui rfhcUaif 


^ 




qae tunz i somincs cadÎDez. 






et les fautes couiuio les liumiiicM: 




500 


dex soit quelz pèlerins noas âomnicii. 
Mes entre nuua a tel ilit)tau(-*o 
que l'unime do parler s'avance, 
et la famé, je Urne dire, 
plut! eoDvertenierit le désire. 




565 


L'ouiDie doit le premier preer 
et enchaneier et suppléer. 
Aprez. qnaot la famé est eunqui»c, 
preera elle «aiiz faintiso. 
Famc qui lia nmant refuse. 




S70 


mespreut vers nature et niesuse; 
qaer famés doivent par nature , 
mètre eo amer toute lor cure. 
Or eupren doue le liardement 
d'amer bien et Helirenieut 




575 

r 


A cuvis en trouveras une 
qui n'ait la volenté couimnne: 
1 tonte famé, que (|u'ele die. 
a graDt joie quaut ueu la prie. 
Ne te tien Ja peur eseoodit 




580 


pour ceu que clic t'eseoudit: 


i 




famé si est do tel nature 




que, combien qu'elle ait f^raut ardure, 






si vent elle Iud^uc proiere. 






que neu ne la tienne a légère. 




585 

1 


Âpres ceu, se tu me venz orere, 
tu doiz tant laborer et ferc 
que eopuoisscfl lu eliamlicriere 
que ta dame a segree et ehiere. 




B tuyines — I>02 C italer et pauim — 5(13 je| B se — 


&ft4 C 


ro — 


M8 B peDMur (Iv nier s. — 576 C Ironueres — 


h'6 B 


I — 57H A to manque — 5SD B ce r|uclle ta p., (J ce se 


elltj T« 


D Umen elle ueuli 1. — âs4 U (|ui>n nvl t. pour i. 


AB la 


- &M C «C nuinçH* — !i8ti D t|Dfl ton amoiireutie tient e. 


n\cr. 


&&7 et S6I - 502 lOme - &87 cbubere 




t 




^ 



^ 



VtiiUé rfe ta truiva$tie 



Par celle porras tu savoir 

500 se su (lame porra» avoir. 
Bien y sara nietre remiere, 
s'elle vent, ea mainte manière. 
Mes ^arde qne ce soit tel famé 
qui sache le conseil sa dame 

595 et qni pour rien no desclorroit 
cen qu'elle verroît et orroit 
Tant li doiz proier et pranietre 
que elle y voille conseil mètre. 
S'elle veut, assez de legier 
[/*. (55*] 000 porra tes griès mais alejner. 
Quant over sa dame sera, 
Tore et le temps avisera 
que ses aniors et ses pensées 
seront plus de lester tornees. 

605 Famé est en un temps douceioose, 
eu autre fiere et orgncillouse: 
por cen faut il temps esleti; 
toutes choses ont temps dett. 
En lires le tentps jolis, nouvel, 

(510 plaiu de Joie et de rcnouvol, 
que famé est drue et envoisie, 
lors est il temps que ueu la prie- 
Kt s'il avient qu'elle se pleugue 
que sou ami une antre tiengne, 

015 lors sera de legier mette 

quant se tendra por deehetle. 



.100 sa] D U — 591 D pounaa trouuer remède — Mt3 lï 
Mlle — &\I3 D garde bien que soit; ce] C se — 5m ss] BD u — ^ 
tmuqttent dtim D - r>95 AB nel — &% et] C ou — 606 B «M 
6'J'J B s« le V.; D aille v. — «KO C pomw, V iiyiirras; D gnna m. — 
uDg temps ccnaÎQ a. — W4 U iruiuieoz ~ (j06 [i rcuiiue a duee^' 
rieuse ~ r>OS A et an u., B en laultrc; U udo autrelToia est o. — OO'T' 
ont; U ce to £. — wa i) ont leur t. — 609 A en p*ns iolis et en o.| ^ 
pris lolls et D., V en printemps loly et a. — 610 B de nouuol — 6lt D*^ 
f. e. il. et iolye — 612 1) (|. I«n (lesplyo — filS C «I la v. f|uo len s.; B fl«J 
souuiengc — 614 D a. iiiîiry tmg a. — 615 D lurs elle s. — 616Dflârel| 




Qaant la ehiimbrioro cen verra, 
qnî lez sa dame se serra, 
mont liieD «ara voie trouver 
par (jaoy el la ])orra niuaver. 
lA)n H dira tant de nuuveleH 
de toy plesaDfi, doncea et l»eles, 
de Um Iricn, de ta courtoisie, 
qn'elle eu sera tonte esbahie. 
,Cil est doux et irortoiti et Bago, 
propre, fetiii, de droit aaf;e; 
toaz jura voudnùt jouer et rire: 
ce est tout quao que nen puet dire. 
Sue touz autres est le nonfier; 
je croi qn'el monde n'a sou per. 
Telx bonis doit bien avoir amie, 
ue homme Ta qui Boit en rie. 
Iceli vous aime et désire; 
celi por vous plaint et sospire. 
Telz bonis devez vous fere amis, 
qui tout son cuer en vous a mis. 
De bien amer vient tout déduit; 
cescnn le tesmoi^ne et le dit 
Nul ne soit que joie pnet cstrc, 
s'il n'a d'amors esté a mestre. 
Or amc2 doue soUrcmeut 
quant vous avez reesoment 
Cil qui ne fct quant il pnet fere 



t cou tmmqw — 6IS B que 1. ; D qiien buQQOs sa dAuiu svra — 
; D lora scirnce et scaiioir; B pourra: C uoie de noir — fi2it C 
BSmomioir; Ul) i-IIe - fi'22 I.» plaisantes douiccs b. — ti'24 BC 
n. D SU — II3H D faitls et de bonuc a. — BJS D cent co (|uv luiit 
lire-, B cest; A tinit numqtte — 629 D Sur; A cest — H$o B 
\Ma m. — «31 D aitcr cnuic — fiS!! D so m\\ en a q. — ttS4 C et 
: poiu- V. se pi. ~ rrsb n De L h. deveï f., I) T«I lionmie doibt 
u — <i3(t 1> C. 1 en uouA m. — 63$ D Onide grant noa le te d.; 
R4U AB aet); A(.' a manquf — 041 D doDcqneH - M2 BU v. 
lont, D aisément — 643 D quil n. 





il eouvicut trop droit varier 
qui vcvH ainuurH ne veut litJr. 

Apre« doÎK a ta danio oscrire, 
fk)it CD parchemin on en chire, 
ta vulenti> et ton wiiiragp, 
hanililciiicnt et pur duuz langage 
Ne eeoê de preer esoara, 
combien qu'e! die hch eccarfl: 
par douz parler et biau priiîr 
tait l'en dnr cner ainotilT. 
Ne tien priiircs a frivoles: 
dex lesfia vertn en paroles. 
Par biau parler vient ^rant cttr, 
par meuparler graut ineHeUr. 
Dex nieïttines, qui toDt cria, 
quant aucwuy nieefet ly a, 
ne suit refuser, qui le prie. 
tac» son mesfet tantust oublie. 
Or oscri donc en tel manière 
an premier a ta dame cbïere 
qu'il n'i ait mot de vilanie, 
nies d'eiior et de cortoisio. 
Par te« letres porras aqucno 
s'amonr et son cuurag:e cnquerre. 
Mes garde qu'elz soient si fctcs 
que ton non no le aoon n'i metca: 
tel, ae devient, Ich uuvriroit 
qui tantost vous desconvriroit. 

In auiotira t't le depricr — 677 de] T> dti - fl7S D innuqw. 

Ole — (ISjU D peuh. Hinolir — «St a] D «n — Bt!i2 L> tiwrtiis — 

[ — 6M I) et |). mal p. g. lunkmr — 6S& D Jlie«Ui» mesuies — 

iiicuQ boninic — f>S7 ti neult — HttU— l(l»3 nuiuqunU 

Mori) 1) «s tu — riW) U a ta tt. pliûsïQtû et c. — 001 C 

LP nais tout dtioniieur et c — r»g3 tes) C ces, 1> ses — 

qtie 8. — «iW I> »oti II. ne lo tien — lil'T l> tel peut 



— 678 côblen — lîSÎ em — 662 de h. 




720 



725 



Et ainoDr qui n'est bieB eelee 
oe pnet estre a lon^e dvee. 
N'uâ ne peat fere greiçoor perte 
qae quant s'amor e«t descooverte. 
Ceacnii le dit, ce«ciui le crie; 
si en sort blasmc et rilanie. 
Et por ceo Heut il avenir 
qne tel umoar ne pnet tenir; 
qner telz pies et tel jan^erie 
sont caoati île la départie. 
Âniors qai ne sont bien celées 
8ont BUT tontes riens diffamées; 
car cbescan Lee monstre o le doi, 
bien le te pnis noncbier et dot 
Pour cen doix si fere ta letre 
qae non ne somou uï dois mètre: 
folie est de cen descunvrir 
qae Qcn doit celer et couvrir. 
Pramet li assez de pramesses, 
grosses et grandes et espessea: 
de bone hore fn mis a letre 
qoi cortoiscment soit pramctre. 
Assez prametre petit grieve, 
et si sort le courage et Ueve. 
Cbcscan pnet pramesses avoir, 
combien qu'il ait pui de l'avoir. 
Pramesses trecnt les puceles 
et font venir a nos cordelee; 
pramesses ou neo a Hanche 



(îBU Et] l) Car — 700 I> peiiU suoir I. — T0&— 70f( manqatnt dawD' 
705 seut) B peut, C suDt — TU» C que'el U — Tii7 A qoo U; Du) 
lolz par leur j.; B tail p. et tail gUiiglork- — 70S D caaaes; A la pudc 
109 bien] D poiut — 71" BI> sua; BC toutu: B rien — 711 cari A f 
V cb. ai l. ut, au doy — 712 D uitcil annoncer — 7IS !> oy — lU 
cest grant folie de d.; cen) B ae — 'Iti qael B ou; D ce quoQ d.; I 
C ne - 71^ BD gf^nti. et gross.; et) D fort ~ 719 D fus — 714 A 
manque- D ïlx ayent bion pou dauoir — 725 B croient — 726 
Bnuaeot a; a nos] C aa; A cordeles nos 




donnent Inné temps grant emperauche; 

pramcssett tonicnt leo conrapcfl 

a tontes fçens de tonz a3g:eH. 

N'cotcius iiD fol qni va en lesse 

se fet lié île bêle i)rame8se. 

Fain tooz jors rjQC donner li doieH 

le don que pramiz li nvoiea; 

lors ne tendra bien assi^Dee 

de la prnmeflRC recordee. 

Mee, qaelz pramcnses (|ue tn faelien, 

garde bien qae ne les ])crfaeheR: 

ens en Tore an bas te inetrees, 

Hc tel?. ebogCH li aniordccft. 

Je ne di pas que jontrJcH 

petis, profires et neteléf), 

ne dnies tel foiz est donner: 

bien le sara gnenedunnor. 

Par donner puet y;T&ni bien venir: 

Honvent le veoii avenir. 

Parprendrc et dunner, ce me semble, 

sont mère et fille bien ensemble. 

Aa premier ent fort, B&nr. don fere, 

que ta te puisses ver« lié trere; 

pour cen faut il que Hjigement 

aqucrges ttou iicnlLtement. 

Gar que ta letre ue euntieufîe 

ehoBc (]ui a ennuy li vieuge. 

Kn tel letre ne doit avoir 

triteselie, ee doiz tu savoir. 

beat; P d. iiDg t. boDae e. — "29 C trouent — 731 A Ne 
pit, BD Upsmez; V f\. ni lyeese — T.t2 O eat If e — 7:^3—7-10 
- 73Ô D tien: C «igiiev - 737 H ijuail prouiossu — 738 D 
D q. tu r.: A les »i'inqnc — 73» t-ns] B ttuiH'utr, D car — 7J0 
tt — 741 I> qiiii iouDcnctilIcs; C joules 7-12 V ne leur 
i0uui3llt!8 — 743 l) tu ilut)J8 K yccUes d.; B doiageic; C c»lre 
b. In le scaiiront ^iierd. ; C aeir» — 7-15 V, l'aur d.; D 
Teon) 1) noya — 747 l> Pour p.; cel R(J se — 74î» 1> m. 
C fait — 7SS D girde ri. u ). ne tiengne — 1^4 D c 
En] D Et — 7&0 eej J> si 

>îeï : auoîez — 743 doies — 7iO 



sn 



Si fnn me rèpwul pnn ou 711*1111 te reptitate, 



8'ele ne veut ta letrc prendre, 

mes sanz Mère la to fot rendre, 

8uy itm propos, se tn cz sage; 
760 qnar el mnCro son conrage. 

TanhiHt se sera repcntiie 

qtR' ta k'tre n'uni leile: 

fanie mue plua tost pensée 

<l«o n'aroies ta main tournée. 
766 S'elc la liet et ne reserivo, 

no li eontraing; ne n'en estrivo; 

mes doû lors souvent curoier 

bêles letrej) pour lié proier. 

Qaaut nnea en ara lellefl, 
770 les autres seront recèdes. 

Apres sera cntalentee 

de reserire toi sa ])en8ee. 

Premièrement a aventnrc 

te rendra letre tristre et dure. 
[/■. fi.^1 775 par qnoy te voudra suppléer 

que ne la voillcs jilufi preer. 

Mes pour een ne t'esbabiz mie; 

qnar, combien que tel chose cscrie, 

sa volenté est du eontrere. 
780 El le fet pour toi mies atrerc: 

cl a ^rant dei^ïr que soit fête 

la chose qne elle eoutrete; 

mes isei le let ponr veer 

se tu la saraK miex preer. 
785 Donc doiz snyrre aviseement, 

;S7 B Se el, I) ('elle; t»] AU — T5S D et wo Ibcure; B 6 
tendre — 76ii D cm elle; V aiiira — 7(11 so] D ce - 7fl2 D I. ellp o w 
7(i4 A c(uc ta iDftiu uaroic^z t.; D qiiv tii uaiiro^'S; C «rois; B k'UL'c 
Se el, n Celle ; nu] C Icu — T'iii B uo len c, D nen sayc» dolcni - lt'< 
tu doibs s. — 76$ B hiAh; Vk] B1) la — 7(1» I> Car q. une iiu auru, A 
— T7(i l> tanlost les aiiltres sout r. — 77Ï D de te rescripri; 9, — V 
loduent. — 774 B ueiidra, l) tcnaoyeni — 777 C tesbdmnie — Tï* D 
mtiHf/w) resrrie — 790 D Car elle le f. poiu* mteiilx tattraira — 791 t 
fine] A (]iiel — 7S2 B contraltc, U contraictc — 783 II aussi :B iifilr,Cl 
7S4 ttuitiqne. datm C; l> scaurols; \Mi preir — 785 l> d. tu auynre 



7M arotex 



re stn 

1 




nou contrcitant, tel manânnieni 
Kt s'el le fet .iii. foh on qnatre, 
M te tloiz tn ItinK diz CHbntre. 
Se par hianz diz la mh pruier, 

790 ft'anior ne te pnrrn voier. 

Et fnat r>r pins dure qao marbre, 
an premier coup ut rlnet pns l'arlirc. 
L'iixe» n'cBtoit mie hians, 
et si fist il toDZ ses debians 

Vîl5 de» greignorK dames de Cartnge, 
tant fist il par son biau UDf?&go. 
Or escri donc ehottcs ereablei*, 
donees, cntraufi et vrai semblables, 
ot de telt* diz 1i fay {ireHent, 

SCM) eomme se tu ères présent 



Entre tant, a'il pnet avenir 
que «cnle la paisses tenir, 
soit en chanbrc soit eu eortîne, 
se ta pens, ton désir aflHne. 
^5 Et se hors esbatre se vient 

que le fet ponr toi, se devient, 
arreste toy la cas en Tore: 
illee doiz tn fere demore. 
A quel gieu qa'cl voudra joer, 
] 810 celi doiz tu fere et locr. 

9 C coBtrostant, D contriirtftnt mon c, R contre UU; BD eommaii- 
- "67 C Et ce le, I" Et se Ainsi trois — 7S8 li si ty i. tu tomloun 
n ~ 7Sy mannw thtn» D '011 I> s«aur« nyof; B iteîr — 7!1I D Et 
; «I I> oilr, C «rrc — '^'2 chlctl I) qiiiers — "93 I) U- qui nestols — 
^, D faisoit I. s AUPAulx — 790 C blati nuinyue — 707 C6cri| 
[. Il e«t ce — TJfS D doulces parollcs aiuytblcfl: C unis a. — 
l) Iieuulx — S<Hi imint£He duna C; B conioivnt ne tu eslolc»; D s( 
|g- SOI 8'il| B M!, C ce U. D il — W2 C [mise, D poiirTM — 
■va c. uu c. — eo& se) C ce dcfix fois — bil6 C quelle, E> elle f. — 
tns] I> o elle — HOS l) tti iminqiie. ta deiuourc — ((09 BG (|ue 
le -^ 810 B M ly; D accorder luy doibs et L 



Csbatre — 79J ehlt - 8fW louer 



IE_ 






àU 



ni. 



820 



330 » '«^"J^ tf™ estr. ^ 



Comnunt on peut montrer ton ontowr à UiNe 



33 



primeM ilevAiit. priuiefl derrière; 
primes iras Imstivement. 
840 A ehief de fuix, ti>iit belemoiitf 
D'aïes bonté d'alor sorcoNtc. 
Nnle »tiic KouHpcclinu n'ajuste 
en telz feo n'en telc alcUre: 
il Keiuiile qne c'est aventure. 

845 Soies conrtoiz et heuorable, 

se ta te siez lié a table 

et eu quel lien r|DC elle aoit: 

^ant chitse est qui fere le soit 

lasi porras sa grâce avoir, 
S 50 s'il a co toi tant de savoir; 

qaer Racbcs: bcle eoutcuaucbe 

grannieut les aniunrous avancbe. 

La ]Hirras dire mont de cboses 

qui seront couvertes et closes, 
855 81 pon-a elle aperebcvuir 

qae ponr lié le diras de voir. 

Kserîrc pn^s en tel manière 

sus paiu ou SOS autre matière 

qn'elle porra liere a la table, 
8G0 que ta vraye daine et^t »mi/. fable. 

Ses eux ai doucement regarde 

qu'il perge bien que tou cuer ardc: 

vont teiaant mainte foiz parole 

sanz signe faire et sauz parole. 

^ D premier — 83Q-S40 mtmqnent itan» D — 641 D allur a sa 
ï - «43 B Kull fl., D }<ale man'jw:; n'J BO ny, C ni — 843 n'] H ne 
V manque; tcle] H tnil, CD tel — "40 n aucc elle — Ï47 qHrhiiio 
Ho — MS I) coiil g. blon (].; lu) B lu — MU B Ain»K D Aussi — 
it] b hia — SM l> i|iie faces WUcs c. — >}52 It lus amuiiruus moult 
D gnademeat les laioura a. — "abb V aiQsi pourra a. — t<56 lié] 
['le] C U; CD de nuinyuc — 857 D telle — S59 D lyre en - S6U 
tsioye s. — ft6l r> Des yeiilz si — H*M perge] U prcnge, I> 
8N numquent danê D 




B41 JUdez — 941 Nal; siouale — 845 Soiez; boa. — bbb ajictieuoir — 
ajouté plus tard — 862 pgo 



IM T. 



3 



prto dft sa belle à tabtt 

tors ne veut quo ncn la prie, 
a'argne ne ne coiitralic: 
vers lié taiitottt aroicH ^uoire. 
Ce n>st iMiB bon qac trop enqncrrc. 



) 



A table boif en tel inauicre 
qne n'en mues semblant ne cbioie 
et qae tes pîës et ta pensée 
n'aient lor oflice oubUt-e. 
Gar toi de touz poinz de tencbier 
et de mesleca comme neliier: 
ja n'iert par houinie de value 
noise ne meRlec exiiietlc. 
Il n'apartient fors a merdaiUe 
a faire tcuelioiis ne bataille, 
i'onr een vuil gen que ta te gardes 
de faire cboses si niti^iardes. 
Slont de choses piiLS faire et dire, 
tont sanz inestere et sunz incsdire: 
tu peus chanter, se le sck fero, 
ou de bêles bordes retrere. 
Quant le baein et l'caue ovequca 
seront pour laver mis illeqnes, 
prcn ])ar lu main ta. dauic cbiero 
lK>ur prendre l'eve la première. 
Eu touchant pcua fore semblant 
que tout le cner te va tremblant 
por l'ardour et le désirer 
du gent cors qne seus reniirer. 



pu que; Bl) len, C nem — St»5 D v. elle bien tantost aumb; 
196 C Cen; D conqucrrc — sy8 V ncui; D «caiblaDve — 
ic; A oublie — Wl B Ganto toy tous dis cl., D Gank — 9i)2 B 
Bleu — 903 B quir j« ncrt par geat d.; I> est — 906 a] L> de; 
«07 BU c« V. la — 90S C &ll«8 — flOλ D chose; C puet — 
no n. — KM Ke| D si — <JM mt»] C nus, U mains — 'Jl5 B 
K7 mantinntt dans ]l — 91^» 1) et pour le d«8ir — 920 D dn 
ft ton plaisir; C seiire; A remuer 



Fei»d*« f icfr«4-, f'/wù ilun mnwjtr 



37 



Se ne eremees isa parole, 
ta pensée seroit trop foie. 
Taiitost seruit ta honio atainto, 
qiicr ja n'iert vraie aiiitir Kaivz craiutc. 
Quant elle verra que tu duuteâ 
9m faiz et ses paroles toutes, 
lors s'nperrlievra t'icremcnt 
qno tu l'aimes parfaitement 

Faing a ehief de foiz un ])oi l'ivre, 
tte ta eruÎH niun art et mon livre, 
pour eonvrir tes faiz et tcH diz 
se tu megfai£ ne ne nie^iz. 
Hc ta faiz ricu dont non to lilaMine, 
lo vin eu portera le lilasnie. 
Isui .serai) tu escust', 
Bc tu as nn poy tuesusc. 



Xo fai ja d'omnie ton meiwa^e 
vcrft ta dame, se tu es sage: 
itct» mcssaj^s m'ont neO; 
je m'en «ui bien H|>enrholl. 
Trouver i puez troji bounca eausoa, 
t^O se par rive reson te eauRos. 

fja si tost ne diroit ta dame 
sou gre a liomme comme a fauie: 

) SI ue cnUua les siennes paroles — li5i> I) ce^ punetus suroyont 
- Sâl D bouche — R&2 js] A la, C mnwixu:; D m ftiiiour ne 
W8 D c\jot*tt amnt er vtr»: Or note doue ce jiutit dit — selon 
le dit — !i»3 C rierras <]. tu la d. — liôfi \) nitom- uurra tout e.; 
nt — 957 D FiJniç de fuîre iiog pou lyiire — !t:.s C nioiii a. ot 
Vjyj C ces dis et ces fes - !»«« nmuim dan» C — '.hh D Dont 
» ne De b.; C fre»; H dnii; A te mnnqm — !,i6*i CD v. em- 

tfttl D ve dont tus aura» abu»c; B mal usu — 'JGô H Kt no 
ïei D trop D. - »«•» ï> suit» depuis ~ 90» A puis, C pouos; 

— 971) D aines raisons, C une rciason te causse — 071 lostj 

H cornQé m araie — 655 aperrheora — 9!>6 {jfaltement — 
en 



é^ apchci 




Vu kflWHHi r«/ II» «UmgerewT. mnmif» 



Cuue a antre dit sod uorage 

qui vers leij lioniincH v8t ganva^re. 

07ô DaDL* Cflt ta voie plii» K'gicr« 
ae famé faiz ta mcRdagiere. 
Famés puent parler cuaenihle 
tontes les fois que hun lur Rcniblc. 
Homme ne pnet pas isBi faire; 

^180 ntct* pour doute l'eBtoiit rutniire. 
riu8. honiBie pent parler de aoL, 
la fauie uua, quer liieu le soy. 
Lor^ ee l'et etiief dont il est cône, 
\f> 70*\ et de ta l'ause fet la «one. 

085 Ucahlcs aient tels) messages 

(quer il ne sont eortois ne ^af^cs) 
qui vont entre l'arc et la eonle 
quant il veeut que non saeordc. 
Et quant il ne puëut piez fcre, 

990 si senlent il blasmes retrere, 
a celle fin (iiic la lue^lee 
soit entre l'amant et l'amee. 
Famés nieïsmes sout meOes 
d'amer les personnes relies: 

995 pour ee ne doiz tn d'omme fers 
ton message, se me veut crere. 
Toi message doiz espier 
en qui ta te puisses lier: 
il fet mal tel serjant tenir 
1000 dont tilasme et cnuu)- pent venir. 



073—974 manquent dati» D — 974 C wnt — 97& D Dmb, »J, 
u" C pnet palcr - U7S lu] C le — HT» n U^ k m pM 
960 D 1« fmilt — <KI C bomme pirler de ttoi poet — Kl C 
es court — (l*)4 I > ilanlrcn oiuscs t. lu suiirt — 9$& D pjiUn j «i( 
fM B quar eulz. D lt-M|>i(--lz — 'i^'' qi"! I> mu> — «W pari; P ^ 
aab pb — 9WI A blasme; £> leurs recours est biHBcs et 
mmmfmnA âtmt D ~ 99S B meua — 9»! b neiu — «S C 
990 m] B il — 999 t«l] B le; D seruat 



»:% fob en marge — 99â palaHt 



V amant doit taurr 



lie ita édtmr 



39 



Quant a ta dame parleras 
eu liou uu an fero oHcniH, 
loe 80D biau eliief proi>rc et gent, 
digne & locr de toute geiiL 
^ï^JB Loe sa taco et non yler vis. 

Ipuiir <iiii ta ne peiu durer vis, 
mcf) t'eHtCDt pordrc oontcnantihe, 
se tu faus a ton csperanctic. 
Loe ses eus parfetenicnt. 

ÏlO son nez assise très proprement 
«a Iwuctie )tetite et Itien fête, 
douche, riant et vcruicilictc. 
En tel manière que el l'oe 
son )>iau menton et fiCH den/ loe, 
^Oi5 et son eol de propre facboo, 

>par <iiii ta c?. pri» au larlion. 
Loer doiz toute sa scmblauire, 
son eors, ses liras et sa main liluneo, 
et ses dois rondes et tretis, 

IÎO20 et ses piez propres et petis. 
I Loe son sens, sa eortoiaio, 

I et sa valour ne lesse mie, 

I et tôt ten que dex y h mis. 

P Lora seras tenu pour amis. 

■•** D Et f|. a table p. — 1002 D osteras - Jlhii D toutes — 
qnoi — 1U07 D re ftult — tous D faU - luiu D u, (mini» tant 
'*^^1 pctitu] D riaiQt loti' AB buiicbc r; \y rti>ulcv [ilaisitiitu ul 

■l^mt — lOL'J D Kl «u t«ll« manitTo lirno — lOM l) sou muntuii 
'^ Uuia la ioue; C btaus, dent* — liilô t'ol] U i:ori>8 — IDIO i> rt- 
**^nc bien t» Iccon — lois O sez injùn»i hhnchea — l'UB h aimsi 
y* ïons et ftlctla — lOM D tr&Iotifz, C petit — Wi'î. B non — .I^iva 
^ ^o\^t Uji 50 vert auivanti • 

INole ses HkIcb devint dictea 
qui pur (h'ido xont excrlptuH. 



Apres les dessusdictz traictjeie^ 

te diniy, malît (\\x'vn soy^e)» liaictiez, 

ung pou du baiser gracieulx, 

■dvenant et deUeieux. 

811 advient qne funye soH 



pfet. — lOIi* nei» 




pHiauiiuv ik la fLitterie, 
1025 Par bien loer, seroD m'cntcnte. 



en Hvii ou ptsce quo ce stNt, 
lu (iuihs ton t>iÎ8er atroniplir, 
voire CQ c'osi lo sUiq iiUisir. 
Tt^l^lc) faint par quelque lulvvnlurc 
que n'atouciies ft M Bt^urr. 
Tu DU (loibs pu pDurtaQt rotnùro 
que no dola ton plusir [pariraire: 
cumbiuu que tou bobcr rcffusc, 
a co tmitesfoys son ciictir niuiic; 
car ul le fiùct pour toy priur. 
Or rvticu bien <lunv su lUclivr. 
Mais rv^arilu biuQ od quoi lieu 
tu fcma de baiser le jeu: 
baiser faict devaai le commun, 
en tournay ou oat nng cbaaeuB, 
nu en tel aultre lieu «emblabhs 
n'est pas pLaÎMint ne onnrenalilc 
Baiser se doibt l'aire 8c<'rutteu)ent (tic) 
et nau pas ai evi<laiuiuenL 
8'aHlL*uau[«] ctiosefs} a touché 
celle ou ton cueur as bouté, 
JcoUca ebosus doibs b&isor, 
»o vers elle (irr) te vculx .tlllcri 
car quant (e rem cecy faire, 
i>ltc te sera débonnaire. 
Pour l'aniour du seignooriaiit 
baise la dune son aervaut. 
Mais tel baber fay satgemunt, 
i)ue reprins n'en so}-(e)s devamt ffons. 
Regarde qu'âme ne le Toye 
se du baiser veulx avoir Joyt*. 
Haiser est d'amours ung des latz: 
poiirtAut dont-^ques) no l'oublie pas; 
car baiser est engeudrement 
du jeu d'amours ou ton oueur tend. 
Quant as présenté a t'amyo 
ung baiser, Je ne doubte uye 
que ne suit de t'amour attaincte. 
Pour tant doue de baiser t'acoinete:j| 
pour baiser (donc) vient grande sai 
baiser est un signe d'ouiout; 
pour le baiser qui est donné 
duibt estrc 1« corp sbabandonné (!{ 
J) fail ensuite tirfatit Jusqu'au v. 1 1 1 7 — 1 irji It sed 





« 



t. rit 



►• 





jM a le 

et 1rs JMiBiel i^ca 

Imt Ift 4iBC ce 

H»er ffâmà pn* i 
Cen tv fiû jea U 

qac ta ■'«• pa» eae«r pufcte, 
■ftiMt q«e ta U 4orTH 
le fias W ea i aU qae ta 
FV jaicr ta di 
ae te cfcaal^ te ta e« parjarr. 

I fae ta r«»e> catre 
ém aenveat ae plai ae 
Jipfter. le «iioa Marcnu. 
qaî stvit ca leapa 

kt MieBeDi qie fes areeaL 
Tel Mrvaeat q«e qae U noate, 



19 B El ■■■Il — l«lt B deicta — IftSi C p*»* 
VcMMi— tOSCqaeeh- ta» C aaieM c v» tOe *■ — ■•^B 
tf— |tf4S|WM)0lM*r- |iM4 0*1BSe- iMSjmrlCanr — 
C ce — 1*dl B qea Wa ntre tn n. — IMl <!«] B Am — 
, «oooeniB — IBU C doient d. «. qtw 3 r. 



tMkpfcto - law 




Donc: dui/, ta tel (oh eet iilorcr 
pour Ha grâce iiîiex iiuplurcr. 
Quuut to8 luriiicâ avisera, 
le uuer li iittdiulrii^ra; 
quer il u'c»t rien »i dehoucie 
comme faine a i|iii li Holt ]ilcre. 
Lor» H iireuilra de toi pitié, 
(|tu si te seras atiaitié. 
Lors pensera en son euiirn^e 
do restorcr toi cest damage. 
Et m tu ne i>iiét* avoir lorniCH 
en iwiDZ devisez et en termes, 
tti porras un oignon tenir 
qui tantost lea fera venir. 
On ta porraa, scron inentente, 
a la (in (pic l'oiguou ne sente, 
moillitjr tau ex en autre gniae. 
]ati sera ta dame prise. 



Se tu la peu» soûle trouver, 
lors te doîz pntprcnient mouvcr 
a ferc qnau que li doit plero 
et a tout son dosir parfere. 
En disant li bêles ])arale8, 
voil que la besee et acolcs. 
Se tes besicrtt ne veut atendre, 
tontes voies les doÎK ta prendre. 
De tant te garde Kotilemcnt 
que ne beses trop durement 
et qne les lèvres ne li cnisont 



liM<ni{Uf — IiiMi (' tels 1. (leitalera — liHiO G ciir — lOtti qui] 
R — lofl.5 C I.ore Rongera en «on langage — lO^fl cesl] A 
CUs; A C ferait — MOI C porra; B selon— llUS C moiUe 
p affAire quantque )i doiz fetre — nos suuj A ton ~ lliu 
|112 B toute uie, C en t.; BC U — III3 C folloiucDl [îiaez 



L 



•- 11)01 debenelra, ef. 1S68 — 1098 «a p. 



m. 



ÎE- 






■— Ee 



CKomme qui doit ftiire ta prrmitrrK artmcr» 

mcR mont li ple!)t que uen ta pronge 

mal grc soen, comment qu'il avieiige. 

Pncele Roudenieut raWe 

a ^ant joie, qne qo'ele die; 

qaer tel Titaiivc»tîé. hhuz dontaiiec, 

a forme de don et semblance, 

et 9e nen la httne eK<*.lia)>er 

au point qnc ncn la paet haper, 

saelies qu'elle en est mont corchie, 

combien qu'elle en faigne entre lie. 

De touz tcne iâsi se main tiennent; 

lee ânes as iintrc» rajtrennent, 

qa'ela ne soient prises prouvées 

c'ou(|nes s'i fussent aci>ordcc8. 

Or donqaes ne t'aconardis, 

mes soies ai^rt et hardis 

de donner en tens et en horo 

le doD d'amors qui tant deiuore. 



45 



Se l'onime en sa Itiauté se fie 
tant qu'il atent qne nen le prie, 
amours ne li duit nul bien fcre; 
qaer il II fot tout sou eonti'ere. 
L'omme se doit premièrement 
preer bel et cortoisoment, 
et sa dame, i{ue tant désire. 



tijufjtî dam D — 1 H4 A Jll, C qne ill; avieng-e] Jî on 
lïtlle floiihdainencnt; C renie {Usez rerln) ~ Il -Kl ('quel 
f q. — 1I4« D M In laisses — 1150 C hftti p. que nt-i D 
t peaix — 1151 B sachez moull en est cnurocie, C sachez 
loul couroucbia. l> saiches q. en o. moult coursée — 1 152 C 
fiinl; eltf| Il ol — 1153—1167 manquent iUxm U — 1 LVI U 
mhrex le tiennent — 1 155 C que ne; H ellet — 1 I5ti B que 
b' V\ I» te — 1I5S C soient, I> bov» — IlOO B amour — 
noie — 1 162 It et aduU luy soîl quon le; C qiiil en eut q. — 
IIM toni] C tani; bod] D Io — I1H5 D Car Ihomitie d. — 
— 1107 C as* d. quel t 

4enc — 1151. 1152 roRliice:Bee — 11S3. 115» tffs 



fiflnde-loî de ta mntUan mus 

sons ombiv d'amigtiè aperte. 
Por miex a Uiu dottir ataiudre 
te dtiit megresce le ris taindre, 
que fheHcnu die ijne ta aimea, 
eoinbien qu'a nulny ne t'en elainies. 



47 



A toD compaî^on ne doix mie 
dire loenge de t'ainie: 
il ponroit ta loenge crere 
et 8oy iwner de lié atrere. 

1205 Nal homme eetraugc ne doiz craiudre 
qu'il voille tes amoiv enfraindre. 
De tes fcUufl ami» te garde: 
e''aiDBi le fez, tn n'aras garde. 
Qui SUD euer en ainora a mis, 
pas ne le die a ees amis; 
qner Haelies que il li nuireeni 
pins tost qu'il ne 11 aidereent 
Un compaignun pnet Itien avoir 
qui son segré porra savoir; 

1215 mes le non ne li doit pas dire 
de Ba dame <|ue tant désire. 
Celi le porra conforter 
des griés mais qu'il a a porter: 
miex vant nu bon ami avoir 
Î20 que ue fait ne or ne avoir. 



19fi ABC' sus. r> sunbr.: L> a . parfak-te — DSS D ne il. maif^tte 
,— ll»9 I> dit — 1202 C d. la I. — 1203 BC traire — 130« C (jiie 
ieQo t. a. «flaiodre; <iu'il1 D i|m — l'iUT num<j\*e tUtm C — ISUSsq 

i— 120*^ A en aiuur, C a i^uinvr — I21U C le matu/Hf — 1211 B 
que eiilz; li] ï) te; jwif/uà Î2W, D emploie la 2™» pern. /tittg.; 
il— 1212 (luTII CD que; U] A c!; C alderoit — 12H Csongrc — 
^doia — I2IË U tamye — I31T le] D t« — 1218 D qau lu — 
f ni or ni a., D fL timt or oy a. 




Se tn veDK r|nc auior te vaille, 
îssi le fay, et ne te ehailte 
se toD ctitat en est nioaor: 
ncD fait mont pour avoir bcnor. 
Qui veut amer si ne dctliiie 
de touz poinz an gre de n'aniie, 
oa ja n'en ara autrement 
uti beau ne bien racoiotemenl 



CoH rculles i\ne Je t'ai retretes 
ne flont pas pur les riebcs t'ctes. 
Qui anse» a deniem (iii prendre, 
n'ii mestier de inou art apreudrc. 
Qui diinue, euniltien qu'il mit rude, 
il n'a <|ae l'ère d'autre cstndc: 
faïuc de le^ner ^'abandonne 
a qui binux donz et grauz H douuo. 
N'eutiÛQs u uu plus noir que More, 
soit de Hon^'rio ou d'Aygremore, 
tantost lî est amie sorso 
pour tant iju'il mute main a burne. 
Cbescon fait an riche grant Teste, 
conbien que ee «oit rude heHte: 
le riche est partuut bien venu 
et le povre pour fol tenu. 
Famé qui »ï le» geuz eseorcbe, 
n'en prise rien ne mes l'eHcorerbe. 
Quant les donz a telz auiaus taillent, 



Se nealx q. son amour te Vaille; C enmour — 1250 te] C 
n— IÎ51 D est en rumeur - 1252 B len, D on — 1263 D 
5(i bi«n r] A WI — ri.'.7 D Lc« rigloa — I25'.t D^uiades 
— \'im art] I) liun.i — 12r>2 il| H ni ~ I2<m A Nlmitaiiu, 
r> El fust il p.; noir] C riiir - Mm D fmx ile h. nn Aalgto 
ïmoure, C Eagrciiiore - I2e7 aïole] C a une {utaitcaisr la:- 
I D mais (|tii1 ayl uioiixicnr en tioiircti: C «iiie m.; B bouse 
int manque — TiT'i D ijiiîl s.; C cvii ; A nlrbe b., B nico 
D (1« rwiîiryuf) riclie (Hirtout est b. — I2Î3 »lj l> ey — 
T. ne me tezcorclie, D ne \tù.ssc rion après lescorcc 



60 



Ahmex mt hùmmu pour Iti-m^mte, nom pour at» 



lor barbea csoo&ant s'en ullenL 

n n'a ne joie ne dédit 

eu faoïe qui hI kc deilit; 

el ne vent \tA* ami avoir: 
1280 rien ne prise fors eon avoir. 

Ja faîne de lionne raine 

n'iert par donner pins tost meUej 

ineH le sent! et la courtoisie 

de 80D ami la fait amie. 
1285 Qui 80D ciier en aoier esdreehe, 

DC prengc pas garde a ricUefice;; 

mes que la |>cr6one aamee 

floit de ^tauH bontés aornee. 

Ilonime qui ne vaut rien» de aey, ^ 
12fH) ne vaut pur avoir, bien le se}'; ^H 

quer qitiint ses riehesces s'abesacm^ 

tontcH stj>t valueH le Icaaeut. 

Qui vent amer parfetement 

ainpe le t-ora premièrement: 
121>ri senz et hmitô Umi Jors demore, 

me» rielieHee faut en jKty d'ore. 



Or as vell en quel manière 
tu doi'/ |)rcer t'aniie L-bicre. 
(/". 7^1 Or te voil dire Baux tanler 

180t) cummcut doiz tes amors garder. 



12'ri n lourd b.-, D lors ffttilr qiianionretles s. — 1117 
lï'ti U «tiisi sv AesAnyt — 127» D ollo uc iiciilt p. wuya 
I2W) C riva» n* p. for siin a. — IÎV2 BC ort; pir ilonner] C 
Mtm^w) pour don do sera p. ~ I3S^ C (eo ttumquf) «e dm 
amours adresse; B adrece — 1386 prent point g. a U r. 
amop, D a/UKW — I2&S D gnnt Iwntc; O aauree — 1101 
ISM avoir] A amOT ~ 12«)| C qucr grant aesa r. — WS 
lï!»4 Afirfs et tm, D Hfontr: et pote le sens et la boula | 
sens luunte — li9i B tous ilis — I39r> mes] D et — IS9T 
IIW» C ta datufr - l^M V uoîl du sens t. — ISM C om^ 



iSOS 



13 lO 



l3l& 



y^^u 



lS25 



Ccmmimt coiuerver mê amcun? 

Poy te vandroit n fere amie, 
MB fanior estait Umt faillie. 
Pour ccn faut il qu'amour venue 
par art aoit par art luairitcnue. 
Anssi fart est, co seut dcd dcrre, 
a bien garder eomuio a<(uerre; 
qner les aqDi>8 petit vaudroicnt 
96 sagement ^rdez u'estoient 
Four cen doit cil graiit cnre motre, 
()ni d'amer «e veut entreinetre, 
tpiu «es aniore lon^ieuient durent 
(|Qi si tiuu courage asâcUrcut. 
Ne eree/,, pour rien ijn'il avîeniçe, 
(loe par carmes anior» retieng:e: 
fil est eonart et decetl 
qui de tel ereanelie est meU. 
Jn n'iert par les an» de Touletc 
line aiiHiur quinc tie paifete. 
Ne cTOJ Ja en telz sorehcries, 
quer ce no Dont ipie moquericf*. 
Se earmej) et herbes vausisseut, 
jami^s amor» nu depai-tisseut 
lies il ii'eMt puN issi de voir: 
UrcO 8'eu piiut apercevoir. 
UoqaeH a Jason par Medee 
ne pont la vce estrc veee, 
ue a Ulixés par s'aïuic, 



5t 



[*** a fcrt'l B aiiolr — 1303 lîC'D «•; It i|ii(> a.; D amours — laiti 

*' «»[; C een; ï) ainsi quon m?rrc; BC lu»; B iloree — l3i>C comiue 

*i B fiai]iit!rr« - J»»"; 11 miais, C uiuas, D it-qiiou — 130P (; iluit 

•i cBiej B cnnre — I3II qiM] B qiiar, O uni; loiigiieniciit] A ilu- 

— 1312 ni) (! Miowfliii-, 1) linsi — ISIS B cruiz, D i-my p. r. "iu<ty 

Qiîa^e; rien) A rien mniiqur, C rîet»; A *\; C i|ul lu — I3î4 A 

D carroaiu; A ainor, B aiuonr; l> a. si nicanent — 1:M5 D M «. 

et bien il.; B comirt - ISIfi D usuieit — 1SI7 B ert, DcstpAa. 

ttc — 131S B iiui OL'; D qui ne sctollptto — 13111 C en nidm/ue — 

jcea — '3Ï1 A carnes ; l) fniictz ifl h, m; v. ; et] V. ou — l.TJ.i l.' Ul n. 

1324 L> rliïscun se peiilt; C sem piiirt — I31j pur] D no — i.S2r> D 

plOt deux choBCM nue; C tn}iit'u — -IMl 1> no min»! dullxcii et 



Ta 



(/: 7J^] OK ip» 



ït¥> 



dver 



n ■ ot Ml jmr ^*ci ae deeàie; 

■£■ K M taVI JflfV IMIBIBpQh 

l'Uô U4MaBc eat eoatre aa vtAcoiè 
taataat fraBeU «« cadeaWi. 
oa H a les ebereh cmms; 
aatroBOit ■'esTiellir» dos. 
Poar een doix ta, te ta es t»gt, 

lïfôO n entrodîre ton eona^ 

qne nenz et ralonr te eccorge, 
comment qoe bianté s'etoolorge. 




1999 A OUDM. D canMolx — U29 D Gude to; fon <ir t ' 
tMO D »e tu veulx bien estre budj-s — IS.1I B c. et alnubtu, CD ta 
B. — 1332 lié] D vUe — )SS4 D Q&u)(lroit m. quuy i). — nAÂ D 
— I33C. BD toalec<s) geos — 133T D amours — I340 C paame — ^ 
I» ntilly, ••il B mb, C »e; B peut - 1343 l\] I» la; K qaellu, C qi 
Jl i|ui m-; H Dcdcbic, U ilvîiuye — 1544 le] C les; si*ns] D seilT; j« 
ill»; B niwitip., I> um!tvT>. — IHfJ ou] AD «t — l»4ï U et " l^J 
iiuulx H cliaiiiiK — }3lH ]i ou peult estre qui) nun u niitx; H ne 
t' Dcnnlllira — ISûii B entrodira — 1351 £> qne suos aaluiur aete^ 
(|ui-ure; valfinrl C rortoisAÎe — 1352 C comme b. qai scscauriourgi^j 
y vntt'odï'. fort et lalicure 

1343. 1344 di'cbiec : motepltee — 1346 de ulullira — I3&1 BOttmp 




L'anutht ihnt nbrir, rfitrt U» dvjitUt» 5Si 



r 

I Ne forelif a ta inntité frnanler 
par toi contiver ne t'urdcr: 

5 U1ix«'^H »auz avoir hîauté 
ont defl amanfl la rcHuté. 



Par obéir dévotement 
puet amor dnrcr longnoment; 
et qui veut ferc le contrere, 

amor sent 868 cornea retrere. 

TcnehoDft sns tontes riens csehîve, 

f . * 

Il se vens ))itiiinor longuement vive: 
l< tine amor vent sauz faQKserie. 
de donz parler estre norrie. 

1 TenehicT uflîert h» niarii'z; 

1 qner euz sont etisemble li*?z, 
si que teni*lionH ne jelousie 
n'eu peni-'nt feie départie. 
Ues mariez ni pent'nt perdre; 
quer il ne se peui-ot deslierdrc. 
Des amans issi ne va niic: 
famé n'est riens avers d'amie. 
Amie doit tonz jors oïr 
chose dont 80 doit esjoïr, 
aAo qn'ele soit lie et drue 
de l'amant et do sa venne. 



Nesforchc — \y>4 V pot t. o. et; U i-oiuitiucr, Li acoustnir — 
omctU dan» D aprin IS»ô - IS67 Pir] V Tour — I3&S D 
ittu I> aiuutirs ru ncct tnunionni r. — taiil .AD sur-, AH 
en — )3fî2 I! (']; I> aiiioiira — i:i(is A fiu nmoiir — 1864 C 
C aftier; an] H wi, I> n — Ltiiî B luiuton - l-StiS B ni ncn 
ici; D tic petit (iiîjlx f. — ismi î> I^e» gens m. uy peut 
1 no — l.'ÏTH AB <|tittr, D cir; C ill ne piict dvst'riir«; D jwut 
dcz h. — 1371 m] Ab nvu - 1372 D rien euuers; Bl) d' 
iiDiie — 1375 C dois; Joth] B dis - 1374 !> peut reaiouyr — 
1 que elle soit d.; D que », lyett 



— iMî riens (^out^ povtérieuremfnt — 1875 liée 




hA U doit Hrc mumi», pntirut. o/miilaimnt 

l'urrc homme a mont a eDdnrer, 
se vent auior fere dnrer: 
mont U faut souffrir ponr s'amîo. 
1380 qae le riehe ne fereît mie. 

Kinz amans doivent, ce me semhle, 
tontes foiz avoir paix ensemble, 
et gieus et g;1anglcR deletables: 
telz cbo8C« font amoars darables. 



1385 Se ta dame vent dire on fere 
cbose qui te doie de«plere, 
ver» Wé te doïz sonfrir et tere: 
el sera aprez debonnere. 
Se tn Beuffres et oI)eï8, 

1300 onqucs si grant sens ne feis: 
paciënce vaint tontes ehoses, 
eouibictt qu'il soient orgneilloses. 
S'ele veut vers toi estriver, 
tu ne la doiz pas aviver 

1395 de liant parler ne de noisier, 
iuei4 par duuz langage apeisier. 



S'ele vent argufe'r, argue 
pour lié, qu'el ne soit esperdae; 
prenve quant tju'ele prouvera; 
1400 nie quant qn'elc nit^ra. 



1S7T C hoioesi BI) moult - 1»7S C sil, I> qni ueaU uno 
l3Si> O ce q. — 1381 D Aniorirs loyalle»; cej C cCD, BD m — ''--=;, 
requièrent a.; C puis cb me semble — 13S3 A îangles, H Mbttt — f 
C c-«to pJio»se — 1.HS5 D tamye — l.iSfi— i;iS7 »ont intrrrcH'u *ai C ' 
ISSC B ilolo te; c plalro - IS!|>T D f?oum-ir le doil)» aussi le t.; B a^[ 
— ISS*' D «iia-s te sera — ISSO B 8i — lt!Mi I» sons in ne 6s - II 
[t. soLiffr*: vient t. — \'S\)2 A <"i!l, lî quelle, C quoi; D que soyent ripouren 
ï;illsT)uîent— ISIU Uremiyer — 1895 «Minçuc rf«H# D— nilf. Ulaa 
n iipaûw — IH'JS li^l D elle; CD que oe - I3ft9 D t»nt quelle; 
elle — 1400 D et oyc ce quelle uonldnj C que elle 



1S79 moût — 1383 dellct — UOU quia q. 



Au Jeu, qu'il mche perdre gt^mnnteiUI 

Se rire vent, o lié duiz rire; 
ne pleurer veut, pleure et sospiro. 
Touz jors doiz fere antelc eliicrc 
cutume fera ta dame cbîere. 
Qael cominandenient qn'elc face, 
faî le sanz arrester en place; 
si ne !<era ja départie 
lamor de toi ne de t'amie. 



Se ele a les gieuz ai^f^rcables 
des dez, des eseliés on des tables. 
Joue lié en tele manière 
que tu aies da ^eu le picrc. 
Tn d(jix ton gieu a honte fere 
ou ta t'aanee mal retrerc, 
ai qa'el ait le priz et l'euunr 
et que tu soie» le menoor. 
Se ele veut, por soi dédire, 
aucun nombre ^ter on dire, 
to doiz niesgeter por fere umbre 
qu'cl sache i>1ub que toi de nombre. 



I En quel lien que ta dame viengnc, 

de fere li lieu te sonviengne; 

91 que elle ne Boit grevée 

en presse ne en assemblée. 
^ En tonz lienz la doiz aiesier 

sanz noter et sanz noisier. 

Chance son pié a la fiëe, 

leuU lors dolbs tu r. — 1403 jora] C iour, B lUs; Alt aiitt.t, 
i D tamye — 14(15 V Quelque c. (\. le t. — li\M \f\ lui — 
p UOS toi] U n>y, ne] C et — 1409 D Kt cellu — I lin X* 
^ ou de t.; C et d» t. — 1411 Hêj L> ello; C tel — 1)12 U 
eu; D U prière — H15-2S14 nuimjiunt rJ'tw* D - UI4 W 
C csDche « honte faire — M1& C et Ivu bonoiir — I4lti B 
19 B doibz iiicsiiiL'x Jeter — U2U C que siehes — \i'2\ En] 
iC empriâo ai — U2fi C eesBter 

MM la colonue, encre pin* jaunie ~ UIO deEx 



™> fi» ïa droM rupj)éUe, que rvn ne \e retiat»eJ 

un deschancc, s'il li agrce. 
Sou luirfiiur doiz HouHtcuir 
1430 et ses mains en ton Hain tenir 

pour eaelmiifer, se il sont fruiilcK, 
ja soit ccn qne tu en refroirtes. 



S'ele coniniaiidc ()iio tn soies 
an marchié et que tn Ti voies, 

1135 va haHtiveuicnt «ele part 

et pins tart de lié t'en dcjiart 
Se aucun veut qne tn romaignes, 
Ta toiiz diz et no te rcfraignes: 
carde qne por rien ne t'aviengne 

1440 que compaipiie te rctieugnc. 

S'elle est as chaDH et elle voîlle 
que viengcs la, qui que s'en doUle, 
tantost vers lié ta voie esdrei^be: 
[f. 7-i*] amonrB n'ont cure de pcreselie. 

1445 Va de pié, se tu n'as cheval. 

Tn ne doiz douter ntont ne val 
>■ ne neif ne ploie ne gelce 
avers ta dame dcsirec. 



AtnorH sont que que nul me die, 
1450 espeue de chevalerie: 

genz poorouB et vonilz et frêles 
ne sont mie digne» pour clés. 
Qui fine uniur vent maintenir, 
gr.ius dolours a a aonstenir; 



lias AC 8e il - I42il B niicoour - 1431 B Hz; C «m — l«î * 
ce — 143S C coiumandez — ÏVM C tu manijitf, Vï\ B la — IIW At\^ 
que I. te d.; B do l. un te part — l-CtS ti^ A ttin • 1441 A Sel, 
e.; An\ II vu; C %-ieUe — M42 C [la wnnqne) cen — 1 143 (J la uoîi^ 
lie — IJ4H C oniiers — 1419 B Amours si s., me mintqHr: C qniqne-" 
1451 B ]iourous cl uîf£, C pecurotis et iiiiille -- 14&2 B si nu soi 



143:1 Boioz — 1436 dopait, do q/oHMj^ tard — 
1452 elles - Î4&3 uclt 



114} 




1455 il n'eut pu mestter qnll s'ennnic 
lie froit ne de veot ne île pluie. 
Mainte foiz froit et eiiçel6 
le perrad de Innc et de lé 
de la unit a U nne terre 

1460 poor le ^re de Vamie ai|ucrre. 
Mainte foiz perdras ton repos 
ponr cspiër les licax repos 
on ta dame porraa tenir, 
que btasme n'en puisse venir. 

1465 Pour joner o ta dame tendre^ 
te faudra a la foiz descendre 
par une doiitouBC fenestre. 
Qui a amie, ai a mcstre. 
Se por \\é neufres tclz i>eriz, 

1470 de lin euor te lieront nicriz; 

qner famé n'a de rien tel Joie 
comme qui liicu vcrH li<^ 8'enpluie. 
Par un soûl point se tu l'ouhlieit, 
seront tet* amours départies. 

1475 En twuglier n'a pan tant de gardes 
comme en amors, se bien î fcardcs. 
De note n'cHt paK délivre 
qui en Testât d'amer vent vivre; 
qner il n'est mal. doulor ne palne 

1480 qni ne soit en amor certaine. 



67 



m ^ 



Aies udmUM «k cUflTM 
genz t» dama et «M «baaM«r««. 
Salaër doîz par son drrrit mm 



• C <|«e a, A ce - t«T C (Us «nnfiM) •()««- I 
— l4MCalMfectrrefM««nHiriMhM«} ' I4MC4« 
lllMH— ïéaCpum 1M9 Ctf.dilM - tm 
^m — tmCiUâ^méé ' W <: mn Wt C 

HMtf; C mmf/t» - II7> HM| C p9t* - i91h U 

w — H7« C mmmm» * If» C êm mxw n - \¥m C 
U — I4n kij CI»; AK «s mm.^ ^ um i, Mt 




68 



Oulmux 711'an peut faire A m bdte 



clmscane, comment qu'cl ait non. 
1485 Douuer lor doiz a borne (luvcrte, 

a fhascDn seroD sa déserte. 

Petit de chose îor agrée, 

mes que gayement soit donnée. 

Saelies qne bien enpleeras 
1490 tour, les donz <iiie tu Ior dorras: 

ja n'ieres par enlz ledeng^é. 

Miex vaut euf donoù qu'enf mengié. 



Grans donz ne doinses a famie. 
Je ne le te eummande mie. 

14% Gans, couteals. borscs, ehciuturcten 
H {loinses, propres et friquetes. 
Eu tciiipB que pommes et cherisos, 
noiz. resinz ou frais d'autres gaisca 
senmt bons, lors li en présente; 

1500 mont li plera, seron m'entente. 
Envoie li en un panier 
propre et net; n'en soicg lauier. 
Dire porraa, se tn es sage, 
qu'oavoicz te sunt du vilago. 

1505 £n tens jolis et noavelet 
puéa envoicr uu chapelet. 
Cen prouvera, que que nu! die, 
que bien te meiibro de t'amie. 
Onques vivant qui bien settst 

1510 ne dist que en dgnz bla^me eUst 



MSB B chcsciiuti pour s.; C cbecum — I4S7 C tgre — 
gL-incnl — H90 A feras — I4U1 C iers p. u lesdengiec : 
U'.Kl ci 14!iti a (luiuffGZ, C tloDcs - 14tij Oansl U (iruia, i 
1490 B propre ~ 1497 t't| C ou — I4'.»h B ruUii, C rsissiu»; 1 
— I4'-«1 (J bon — lôuii B selon — I5ii2 ncuj C iib — liOS 
l.'iill C «nuola to a. dun v.; B doz tiilagrz — thO^ i|ue) C q 
C donz mattqtui AH qtieni H blasnies 



an Uex — 1512 neit 



iHtjeU de taiUtte-, fntitM, cAhwwm et pomitÊ 



fi» 



Dex li toîlle cors et avoir 

qui dit qn'en duQz puet liUwiie avoir. 



^SXS 



1^^ 



\^t^2ô 



1530 



CaDchcinfi envoie et biaos ditléa 
qa« tn meïflme aras ditiéa. 
Combien ()ae tel chose poi vaille, 
si e«t CCD HOC remenbrmille. 
Ditiez ont nn poi de loeage; 
BUA ABde granz donz caleoge. 
Qai fut grmiiz donz. toet a amie: 
amor est par or conseilUe. 
S'Ovide ou Llomer y venott 
et tonz ses bianz ditiez tenoit, 
sil n'apoftoh aaeone choM, 
tost li serait la porte dose. 
Fane n'est mie bien apôw 
cjue eoavoiti»e a é etprisa 
Me* poi en e«t qni «aget neat, 
eonliïev qae eatre le roodfeeat 
Met dmz parier ea «on ditié, 
te ta reta bien estre aqmtié. 
Bias ditié. qd aoareat fearee, 
Tsat biea an Aoa a k iBe. 



Se aacaaa eboee veaE Cet* 
qoe la peax profctable tme, 
lS35 ûà qae ta daaw le te prie: 
ri s'ea tndm poar faiea pal& 



mi B IHca — IMZ C «M 4. d. p. Muae pMtl — 1»IJ C <« 
Ijll B iiimiiii — nii psi] C M — UIS B d «Me a., C d cM n - 
lÏDStjCiM — »19B4}M— i:rnlt et H toa b. — un X ma,Bwii. 
Upoooft — ISH Bfe] C jm», B wpâam — !»• C md; BC |«fM« 
!9 C Bec ua palM et t. — 1U« C m» Uea - l»l C rtmvt mma^m 
\iSi. làU B c»T«ie:Me - lUI C proac* p. £yn; B ptifctttUa — 
; C eea t p. k priée 



I6M AC 



— ini 



— lU». liM priM? 





Se veaz a ton nerjnnt donner 
OH aacnn mestct jrardonner, 
auge a ta dame et M reqnere, 

1540 81 que fait soit a sa prccre. 
Et s'elle te fait entremetre 
de chose ou il conviengne motre, 
mete du snen en bonne e-straine; 
et tu eu souatieii^cH la paîne. 

1545 Combien qnc du fere aies feste, 
ta doiz tout fere a sa requeste. 
Les grâces et grez en retiengue 
f/I 74^ et le profit devers toy riengne. 



Se bien veuz amors retenir, 

1550 puiir ettbabi te doiz tenir 

des gran» biautûa ta dame cbîero 
et de 8« très noble manière. 
SVIIe a vestu foIjc luoree 
ou blanche ou verte ou a«uree 

1555 ou melleo ou jaune on vermeille^ 
dî qa'ele li siet a merveille. 
Se de jouanx d'or est parée 
et proprement enluminée, 
di que sa bianti> tout somionte; 

1560 avers lié n'est des Jouaux coûte. 
S'elle est en cote, sanz tarder 
di qaele te fet vif arder; 
met) prie ly que garde preuge 
que lilasme cm froit ne li sorvi 

15(55 Se elle a guinpie ou queuvreci 

t537 ton] C ten — 1539 C li coopère — IMI 
uiuhrv; B deu siiien — lôM C paigin; — 1S4B C 
\H' Il Lez gTvi \vi gwcex en; C et los gres — ISlS 
IMtt C vuiQours — ].wO C osbahir — [hi'.t C Se «I| 
1366 C que II — lô&U C diu — IbiiO C eauers li, 
8e dte; B conte; C s«nz tacur — I5S2 C que elle 
plume ou f. oe U sorprenfïo — 1565 BC SL-lte; Cl 



ta phffitionomù ne 



tf¥ pitfoltê ! 



01 



ÏST-O 



L5.VS 



^5^80 



loe son abit de reobief. 

Eu (|uc! ^uÎHC quel bc tiédie, 

di qu'il li siet, qoe que nul die. 



SV-Ue 



iUe d: 



tfiie faroie on «eue Uaiiee, 
ta doiz locr sa eonteuuuce. 
S'elle chante, bus toute clioBe 
loe sa voiz nielodiose. 
tenant le gieu sera abessiè 
et ta dame ara deloseié 
a chanter ou a carolcr, 
complaîndre t'en doiz et doler. 
Tu doiz loer tout son deliet 
et sa conteuanee de liet. 
Ufti purrag tu Kagernent 
garder te8 amor» Inugnement 
Qui veut amer ne faehc mie 
son gre, mes le gre de s'aniic: 
amur et helgnorie ensenililu 
ne pnëut durer, ce me semble. 



1585 Se ta dame est cmlilo et dure, 

pour een ne te desansellre; 

qner ce sont les fauieH (|ui soient 

qui mîex vers lorn amiirs s'en|iliiie]it. 

Si sagement la loe et prise. 
1500 que ce ne pcrge estre feintiHe; 

ne fay pas qae ton veut dcstne 

een que ton parler Honefie. 

Et se elle soit poi de chose, 

dire peus qu'ele est vergondose 

IMT C que se — 1568 C que — l&tiO C Se e. o. ou se e. — 1&7I C 
A sur - I.îîfl A <■»■■ pliiindrej C te dois — 15S2 C Umîe — ISS5 
■un; il «t soQ gte mis c. Xhhi H \n-nt uioult d. se me, C piiet 



to me eeobltt — l&^ô U t«uiio 
t qui U47r8 micx I. ktiioon* «mnit 
— \h99 (J prinasc ■ 
I elle ae 8. — i 

t78 abebisii; 



l.•'^' ce) B se, C cen s. le f. — 

^ tor ntnnn^; B luiirt L iin|>- 

Ij'j] vuut] C uvDt 




en 



8i ta belUi est malade, goiffae-hi, eonforU-laf 



I 



1505 et que mies vaut isei couverte 
que BO elle estoit \t\n^ aperte. 
Et s'il avicut tant (|U0 t'uiiiie 
chie en aucauc maladie, 
graut dire doiz nietre et grant painc 

IGOO n niKHstrer li amor certaiDO. 
Lors poira elle aperehevoir 
se tu es son ainl de voir; 
qaer nu bcsoing peut nen ecotir 
qui ei^t uini vrai 8iinz mentir. 

1G05 Doncenieat la doiz conforter 

pour ses doulors miex de))orter, 
et ciiriiiuscincnt eutcndre 
a lié; bien le te sara reudre. 
Se elle a lun^ie maladie, 

IGÏO pour eeii ne t'en eininye mie; 
mes do lié sorrir mien te ]>aiDc 
cent ytaus qne s'elle eatoit saint 
Imth duiz ]>lorer piteusement 
et iiesier la estroiteinent^ 

161& si qu'en besaiit tes termes sente 
qu'anioros désir ly présente. 
Par (louz eonfort, par dons langage 
[/■- 75*'] pues mont csjoïr son eonrajje, 

riainz de joie s^ùent tes songes, 

1G20 ou autrement uni n'en espon^ea. 
Se lors auenne vielle vient 
de mal eimragC; se devient, 
BcuflVe qimu qn'ele voudra fcre 
sauK dire li chose coutroro. 



1507 ABC sû il ~ 1&9S eliio] B soit - l<t03 B que u 
BC Ion — ](M4 C amie vraie — IfiOti ses] C ces — 1808 C 
UC ce — 11112 C cen uailC m\cx que; lî sel — ICM C twbt 
que »iH beisiunt les I. — Kiliï h cnuiuiirotis, C amoiiraïut — 
fort et (loiils; C langigtw — liil'ï C puut lu. e. «. cotirages; 
ossoiiT — Iiitfi C joiea b. ton» tes — 1621 C lore eu luicuoa 
l*t2!t C que que ullo — IG24 C lui e. couuerto 



IGui aprbcunir 



J 



p 


/«rife U Mit A ifitoer *Ê mk gui à ImUel 


1 


11 
i 


A U dame ne soit v«e« 
par tny Tiande deriree 
ue chose atnere almndoance 
ne ftipre ne mal savorcc. 

Amor de novel etdrechio 


1 


^ 


sent par asage estre esrorcliie. 
Se an premier e^t hioii aorric, 
lonc tcna dnrra sau?. départie. 
Ke leitse pour la iiiiilaUiu 
a Jouer ovecqncB t'aïuie. 


1 


1 


Trop eut grief, ce «eut l'en Itaillior, 
ceti qui Dc peut Imaillier. 
Mont ara ferni et aj^'^f;:i-cal>lo 
cel dédit daiiz et dclctalilu; 
quer il ii'e»t uul fuHicit'u 


1 


1.^0 


ei Ik>u coiu jenac crcitti^n. 

Fay la disner a ta nicfioD 
de fniz en antre; cent re«nu. 
i'ar disuer et haulcr cuHeiithlo 
ne uiirrÎKt amor, ec me acnible. 


J 


liM5 


Lors dui« fere la nieiUor cliiorc 
que tu i>eu8 en nalc manière; 


J 




quer, se trùtrc on pcuMiH ei*tijieii, 
ja de ti^in dîner gre D'aruitru. 
Qui e'aoqoei vent fetto teajr. 


■ 


IC&O 


il doit graat joie nafiatenir: 


J 


: 

: 


qMT fil teae^ oa a Aotrc eateate. 


^1 


. lOâ AC née, B «cfac - l«K C Mn4« m 4, - 1«M C «1 «fli» ^ ^^^ 


kB-lCMB 


— ICM c igwuML - IftR C mn mm - 


IMS (; M* V 


peM mm WMbr - lOT B am M* •(; <' 


fr»a •«r - V 


h B wl — IC» C ^Ê^em - l«W V ^ méê »m tHMto 


«. - M» A 


htt-lft43CK»«rk-' CM? C «w rf trlrt» - «-4^ ' 


'f-^'-^-^ * ^^M| 


b - lui A 


•* L C dl; BC a ■■!! F 


1 


' i«n.icM 


^^^hH 



Qiu* te« al 



C0ttrta et paa d'infiittlitéitl 



il oemlile que il s'en re|iento. 
\/', 7J'] Chierement sod disuer aehatc 

f.il qaî le prcut h cliicrc uiate. 

1655 Pour een doiz la ta fcate ferc 
HÎ cpie il doie a che^cim |)krc. 
Souvent doiz visiter tamie, 
a U fin qu'elle ne t'uublie. 
Nuit et jour, sanz mile felutise, 

1660 duiz estre pref*t a son servise. 

S'il avient tant c^ue tu t'ealoingne» 
pour la fure de tes bcsoingucs, 
pron repofl et ne gaste mie 
ccu que dolz garder a t'aniic. 

1*S65 La terre qui s'ewt reiiOHeo 

reut ^nMgiiorB Iruiz en une aiiee 
que i>ur devant ne Houlnit fere: 
HJ doiz a eeu prendre Oiîieinpk're. 
Mes ne fay pa» longue demore: 

1070 iinuvi:! uiui l'eruit eu l'uro. 

Souvent par lougneH dernorees 
sentent amuur» estre niuëefl. 



Tu ne doiz avoir compaignie 
a autre famé qu'a t'araic; 

IC75 qucr, ae de lié estait scU, 
deables t'aroient vetl. 
Famé n'est do ricuK tant eoreliic 
eorcme quant pour antre est lessie. 
8i ue te doiz a autre alierdro, 

1680 se tu ne vens tes amors perdre. 
Se ta dame par tel merveille 



IGi-i, B deliz — 16;»6 C il manque — I6G1 AD Sv. 
1R63 gastu] B gardo. C te gnbe ~ ]6iï-l C gtrder U R. — K 
C »ot — I6II6 A (t. tiDc autre a.; C enuee — I06S C prvii 
lti7H B dyiible; C tcsroiBnt; BC biun ii«u — tOTT BC| 
cbie, B uiarriv — Iblb B couiuieot — I6(9ulivrdre] B 

lOliS bcftnigDeii — \(u'. ICÛh eorchloe : Icsilee 



trompa ta mattraur, Htmmiie ta fmdr! 



iX» 



iïir, 



I 



^105 



I 



»^V0û 



X705 



t'en haîst, p&B ne t'en mcrreille: 
liîiMi (loivcut CHtr« arincs portée-» 
vers aiiior» par tel point hiuKNceB. 
Sc! preuH u iiHtre eRliateineiit, 
f'uirc le (loi?, oêlcciiiont 
Cumnieut i(ue tu aicH j)ocliié, 
DC preii gloire de ton pccliit}. 
A ta dame riens u'cu sera 
qaant de cen ne s'avisera: 
cncr ue se dcut. cesciiu le seit, 
de cTcn ijn'il no v(»it iio ne scii 
Mes tu no la doiK pas atrorc 
eii lieu iiH U\ dame repère: 
tt>ute l'anic ue doit puM estre 
|>ar tcty at(Hcii)l>lee en an eMre. 
S'il avieiit lui aucune guinr 
tuut que ta dame s'cn avise. 
^ardc )Kinr niunn ne pour angoisHes 
i|ue tel nicstbt ne requcuoiases. 
Se de lié es souBpec'houuû, 
n'en soies pItiH af)andou]it', 
pins soujct ne plus deehovant 
ijuc tu eHtiii(>R par devant 
Korfct a. cen pcrt, von* s'anne 
qui pins que ue seut s'ninelie: 
qncr telz signes sont deinon>ttrant*c 
que de son uiest'et qucrt Hntuiee. 
Fonr tant ne H doix ilenccr 
le jricn d'ainors ne deleer: 
par le dmi/ gieu, qui tant a^rce, 
aéra tost la paie aeordee. 



ut» m. " Hv^'i Hr] C No — mw B Citminc; r |>ecie - 
El la il. ritrn lu »aur» — IWI C ciir — If»i2 A Qil, C (jucl; B quo 
let 01! s. — 11104 C d. sara (recte — 111% loy] B toil — Ifiii9 A 
— 1705 il«clievnt]C aoudeunt I7ii5 V. Forfail ct-n p. ancra — 
;; BO huBiUle — 170& f\\wTi\ XV. i\\wt — 17mi C (ieueer — 1711 
liwroe 



a« — IfiM nuls — KM iol«i 

Noniutal«* V. 




00 



Si ta iwWr «■ rtfmiitit. excite m jalou 



[/•.7tf1 



Tq redois feindre a la fiëe 
que uiitrc amie as e8i)iëc: 

17ir> par een pitrront estre avivées 
tes amora par devant liaateea 
Quant les amans trop ol>eïssent, 
les famés d'amer s'alentisseut 
I^>rR sont amor» eulang-orecR, 

1720 se d'autres ne sont ^«erreees. 
Cliose de nului w)nviiitic 
sent mont petit estrc prisie: 
et quant neu la crient estre enlilee, 
de plus prez sent estre gardée. 

1725 Courage croist an snen dotfendro 

quant nen voit qn'antri le vent prem 
grief fleroit d'acnidro a partie 
autre en cen qui ne sonflict mie.| 
Donc, se veis amors pereehonse, 

173n doiz t'amie fere Jelouse: 

uroors doit cj^tre, qu'il ne chic, 
par aigi'es :iguillons drechie. 
Etlrous est sns toute chose 
cil pour qui s'amie est gélose: 

17^5 lors sont amors de prez tenues, 
a lin qn'elz ne soient ]ierdues. 
Fai donc tîint que de toy se dunte 
ta dame, et de cen n'aies doute: 
par cent point sera reseliaufee 

1740 sa cremetoiiuose pensée. 

He pnr ton fot plnre et sonspire, 
et ses ehcveui/, ront et detire. 
ot o crueiilz yex te regarde, 



1714 pspH'p) C tnniue — 1715 par) A pour; ren] C 
ITKI B nl-in^i litre 1'!! — 1720 A autre; A gmTrw», 1( i^i-m>oi 
— 1722 r iirt'dn l7-iH non) Tne — ITilii'ijiia atiire - I7t 
-- 172y B iii'iilx; B (inioiir, V (imor — ITJM Ik: aiqoiir — I 
C EnmtjiirB — 1754 C est sauiîy — I7Xi. H i^Ilwi — 1737 V t 
toi ne sv — T7as C et ninmiue — 1740 C sa lornu- Ici 
1742 Hon] C ce — 174.1 ycxj C oox 



1731. 1781 chloe : drechtee — l'S4 gdoaaa 



w. tCUM| 



Mau bicttlût Uf»fit cabttf-Ut par îles 



67 



74 Ti 



ii7r.o 



ÎÏVr,5 



l74îf> 



17C5 



177M 



mi 



DC donte Inrs qnc ponr loy u'ardc 
Me» g»r (|iie iV'spîice soit lirievc 
qui taut coutmiul ta dnuio et f^ricve; 
quer saillies : par lunpne demore 
to leruit i»oiir uu autre ou l'ore. 
Qaaot is8i la rcrras euuplaindre, 
aeoîer la d«iÎB et t^ntreiiulro 
ot puis 1»cifticr Kau/. dtricer 
ci en ton gueron assccr. 
Aprt's ses pion* et ses rlanuTR, 
li rcqnier les joie? d'aniorB 
hnrnblemcut et en dechcvant 
Lor» famcra miex que devant 
En HeB plcira donz, IwHÎers li dtiuno 
et ton eora an soen abandunnc; 
par een sera tout apettie 
ut toute acu ire Icrisie. 
Illcqncs maint paitt et citneorde, 
()ui toDz eontcus tiue et acdrde; 
on tel lieu propre est Rrace nec 
par ipii tuubi liaJuge est qn:iHflee. 
Coinmtinement veer soIodr 
qu'apn^9 la fruerre dent eunlons 
veulent il hciuicr douoeincnt, 
CD fesant doa/, iDurnturcuieiit. 
AutrcKrii aprcx le» im>lleeit 
veulent aiiiore cstre doublées. 
Nul ne poct miex ipi'aitre?, tristresee 
i|ucuitifltre joie ne licsee. 
Or (ny done eomte uiedicioe, 
Re tu VCU7. que la guerre liiic 
do t'uuiie; eu autre manière 



ïî« Itirel t: pM — I71H C \v. Ili'sroît — 174!» B ainri — I7R1 V. 

et a. — 1754 C ious fU'niooiirK l""»r> V. hiihlmnwnt lî^s B 

ui"ÏMf) Pors| iMîsier — I7.MI A [loiir r. s. t, rapctinii' — ITiil B lllw; 

C niftQlnt — t7iia II lotw ioiirs afino - nita («1 M " '-rnl; H 
vsVt prupre; Mt] A t — 17G7 bef^crj C retsw — la 

estre amuiirs — l""l NiilJ C An» — l'"' 



A 



6â 



Mnnlrr tfJi qiutlitM m prMmcr tir ta btUff 



\f. 76- 



n'i |mc7. metrc meillor rcmicrc. 
Itel medieine est celestre: 
cbusciin la preot t<nu7. avoir iiiCKtri'. 
Venns Tordena en tel ^ise 
1780 ])oi- iioim tenir en «on aerrise. 



Qui a biftuté bc prenne g-iinîe 
que sa liante souvent l'e^^flrde. 
An eonriiier, a vette npcrte 
dnit s'esijftule estre deseonverto. 

ITSn Cil ne doit pas estre tesant 
qui & bian langage et plesanl 
Qui scif ehanter, tiiau le doit fcre; 
ou se ce non, il se doit tere. 
Cil qni fi. voiz enipeCHohie 

17W se tese. qu'il ne l'en nic^chie. 
Ceseon doit a fève lessier 
ceu qui son priz peut abessicr. 
Cil qni aillera sagement 
vaintra, cen saches vraicinent; 

170Ô qner par eest art porra il prendre 
colc a qui son désir sent tendre. 
Mes s'il seuffre mont ])om' s'amie, 
pour eeu ne a'cHhahisso luie. 
Mont de ehoses les amans grievent; 

]8(i0 tiioH p4ii CI] cHt que Iû6 relicvent. 
Kn iiLUude n'a ]ias tant pueeles 
ne en firmament tant d'esteles 



1*7r. C ne fHivs mettre mellnur tniere; B qiieiTe — 
17TB B Vlmiii» «rdriîiin ^ i7Mi A p* tenir touz en — 1782 

— 178:; B A c, C Aeoui'liio — 17^7 soît] C doit — 17*»»^ B un si 
(' rtii cen non - l"Vf B n la iioii eu pcsuliie — 1791 C offiiif 
Hunt prlriH ^i. ^reiasir - nt)4 C uiunvra; B suliivz — IVJQ 

— tTHT AB m\\ C ci); B immlt, C moût - I4'i<i AB Moult; 
t^oi £n| <ï V.W — ISir2 1' Hnuiinnumt t. dcatallles 



17ÎIA. ITftO AO empecschice : mescbieo — t19ï 
iienelTre 



nmoiirrur ioit toui Mupjhyrtcr de wa maHrrtuktc 



m 



ûù taDt de puisHuD» eu In mer 
cuoiiuc il a duoluni en aiiicr, 



kv 



^ 



^- A la foiz dira nen t\iii)i? 
(îstre liorn, i|«f verras miu'hic. 
Lore ecn i|nti vcrnw ne (loin crcre, 
iiu'« l'Pii i|iu^ tu ormn rrtrcrc 
Autre fui/, eu la unit pmiDii^c 

^3 sera la ]K)rtc an cli;vaut itiiHc. 
l.(trB te t'uiivemlrn uiuut HouiVrir 
et tou eurs a martyre utTrir. 
Alloue te (lira la elmubriere, 
i)ui «eni deypitous© et tiere: 

L 5 «Ptinr (iooy vsih inKi rivi-unl 
et de nais la porte it^seautV' 
IïeH[iondrc li duiz liunildumrut 
et liù lilnndir suneveuient. 
Se HHH tuu eliieC as lieles ruBCM, 

2U je vuil que eu linttiicr les poses. 
Quant li plora, tu eutcrraE); 
ijiiaiit niin, au diduirK le Kerram. 
Oaer gentil, |K>nr rionz qu'il uvienge, 
d'amer ennuyé ne 8e tienne. 
^B2â A ledc oIimhc ne tieu uiie 

souffrir Ic8 teuebuuB de t'amie 
tni a lieHÏer a lu fii^e 
I »0D pié putir luiex cstrc lohee. 



ISiM C cufliaient III a d. a uiiuiur — \sn& BC ha — IVI7 C cen 
l<|iic •K'tH - ltMi;t C Au M» — isll U tiiijult — IliiKt tL<| A ni>. B 
B tlmitibcricre. C chamlioriru — I^-li nora] V. bo — ISl'» A lia; U 
t' ici: B tiiicant — I8H1 (' lor portn fsst.uint - ISIT C hu\t. — 
I A 8; cUlof manque l>«2o C un sucii lez - l'^'^i f^' 

— IS22 C utiant ou n dfliuurs — IM3 Ali Himr g. '■ ■> > , 
lu — 1524 C oiimue ne — \yi-t C nu te tien — IB»" ' 
|S C labouc 



7U Obnu (iHx moindrai eo uitteii de ta Mh. f 

Hitutes dûmes voU et etmiiunudc: 

IS^U il n'est vertn qni ne soit f^ande. 
Cil (luî pur art veut a Hiief trere 
d*auiurH, a t'crt labor a fore. 
So ta dame a antres amis 
en qui l'iicr ot cDitrnge a mie, 

lH'Sb endure ^aiiz iiietrc ïi sotc; 
ma tuiiz amant} aras vîtore. 
He aufiiris eu vunt murmurant 
()«i C'en aiîornient en Jurant, 
di que tu n'en i^reis rieiiM a voir: 

I8t0 ttt uc peuz miex sou gro avoir. 
SuefïVe toi qiiaut fl ^iiingnera, 
et cscri (|uaut elle ci^erira. 
Va on elle eummaudera; 
vicu a lié quant le mandera. 

\B4b Le» ntaris a lor espouKee» 
le t'ont tsHt maintes iîëeH. 
Doue duiz tu par uieillor roBun 
olieir en aiitii nicHOU. 
Signes en a]>ei-t ne t'ay mie 

1850 quant tn r<?{,'iirilora8 t'amic; 

du easicr senil>lant ne doit fere 
qui les forma^i^es en vent trere. 
Resiers en apert ue re(iuer: 
mal screit, eelcr ne te quer. 

1855 Henier la doiz eu lien estrange; 
et an tn peus irotcr au laugc, 
80 la iHîses oelccment: 
s'anior en ercistra grandement 

18211 B h»\h c; C l'omnmnilus — iç:i2 dHiiiuiir ont 
witro - l^M a| lî n» IKui A sur IMi» H ricii -- 1^41 C 
C escri Cfii i|iii: vWv t'-ll lyj C ullc 1S|Ô liir] V cv* 

ainvl — IMS 11 uultru, C autre — tSK> C SijpiL* cui a. do 
dii| It (Icu; C oQcasir s. do iloia — Itïôï C rurmigc nea 
BïfsKidz; It roqoior — 16&4 B quîer — IBAb C liais»ir les 



lS3â. lS36aoure : vitoirc— IS-IO t^outè «« hu de la 

idiie jaunie 



^im cfu.tv'^ Im nuit facorinr ta reHcotUra amourriwn 



iStiO 



iso 



Cbascan ses ttegréa celés tiengc, 
que iMnite et vorguig-ne n'eu vieug:e. 
Grant vertu n'est pns ne graut eliusc 
de tenir 8a penuee flose; 
et gricve eulpe e(*t au eontrcrc 
de dire con qui fet a tero. 
ChoMMiD aumut sett sc^n^u tcae 
D'il veut »& dame ferc ccsc: 
lame n'a de riens tel paour 
cominc d'omnie grant vaiitvnur. 



De nn,v8 est le temps convenable 
^"70 aa amnnroUB et deletahU': 

lurs puet elicsean acgrccnicut 
dire a l'autre tuiit sun UUcut. 
Il n'est nnle chose si eliieic 
cum pjirler a s'aniie eliierc: 
lS75 par douz parler soiit abrasccs 
les auiors et enluminées. 
Se oen te fet signe en tastunt 
suuz parler, ne te va bastaut; 
qucr lu nuit queituistre ne seit 
1880 turs au parler qui que ee i^eit 
11 avient bien a la liée 
que une eliaiiihricre avisée 
se met en la place urdence 
ou seut sa dame estre truuvee. 
1885 £t si a^ncnt bieu le coutrere, 



IWi C Sm-huns se — IMHi et v. iii'ii) V ni- v. u« — ]S6I C chost-s 
,|jfi2 cluiH'l li flioB*) - isr.i (v\\ h w»t - iHfir. aiuaiitl A au:int - 
A 10 {l: K »c sa (1. iioiilt fuirci II ricii; L' uesu — 1H61 H iol| C du 
6&S a coiniuuoti ii ilaauiu f^ratid — lïiTO u| H os; C ciiiiit>uroiia; 
blletabla — IS'I cbi^ticun] V. aiucmni — IS72 (.' Einn a luittro tout 
inoDt — 1ST3 si] c ci — ]s;4 c comine - 1S75 II enbnwct-!! — 
UB len — ISîS C 10 tmnqw — 18S2 C uu chauiberiro 18S3 B ini-Mu 



wmg qiMr ta anit fiimriMt.' 

i(iic lêt) (liimcît HC Aculcut trcro 
es liez loi* ijjisscs et ostendre 
))OHr les gciiM HUVoronH attcudre. 
Va inBi (Ici'licHz en t'iireot 
le tevre l't non vallet. qui jiireut 
o la dame i>onr la elianiltriere, 
(luni le fovro otit depiiiK le piere. 
La tavrcsse lora se tesoit 
a i[iii ta i.*lu)KB iiKiDt pleHoit; 
et le fevre ii'iert pas »\ sage 
qu'il CD scllst trere langage. 
Or uo liese doue ne iraeole 
lame de uay», s'el ne parole^ 
piiiir len penlz «M aventures 
(pli fil piit-iit vuuir 81 (lureB. 



Son ta dame a viec un reprcnclieâ, 
garde que tu ne li repreiiehes; 
couvrir les te eouvient et feindre 
pour ta hesoi^nc miex eui^imlre. 
rerficUs ne despisoit niio 
la Icde (^oalonr de s'ainie. 
Non feiioit Hetor In ^randeclie 
de sa eliierc antio Andrunieclie. 
CiMi qui te vient a de8ple8anelie 
le pleira par aconstnnianelic. 
Anior iiVH^anle un cl »o lielic: 
el n'e!«paruc povrc ne riche. 
SVUe est noire l'umnie carrée, 

1984) B flv munqtit - I6S7 R livux luiirs; C livs lotir hncvs oti 
— ISS» C il unsuiucnt - ivij icrll C cet — IbW C qui Icfl" 
faittrv) 8. remirt — iwi" AH d' umimur — isîw »'clj C »c; B elle - l»" 
C vice» ou rL'iirtfiifïici» - li>'i2 (.' (tu muttqm) rcprunt^lius - I*i3 C rtmmti 
, la — l'HM H oiipriLiititru — UKij B rrcsiu» - luiHl C ITciitor U 

1911 A ut' Ki^nlu ou il, C no su g. ou vllu (fi>. ol soi f., B ne 

1912 cl| A il; H ouluuicnt uc p. — lt»3 AU 8c c; D Sel c. o. mi 



IS9t( qll 



>v» 



rf^/illl/ rit la 



pnwSl^M NOM He la quatUf ivùiik. 



^V> 



olerc lirune soît aiipclee. 
W'elle liwt hloic. t'ay la orealtle 
qu'elle c«t H Uyaoe «miiIiIhIiIc. 
Sti cllo a le niir plain di* fçre»*8e, 
cca wtuble VenuK la «Iccnsc. 
Se elle eut maigre et mal taillie, 
di t|u*elle ect grt*i*l« et ali[;iiic. 
Se elle est e8|ies!K et euttce. 
tli iiiielie e^t |>leiiK', et tmite née 
pour acoler. S'cl ewt petite, 
avaltic et fetielic mit dite. 
S'elle est turte iMMiiine uunleiivre, 
de lié nulle nieilli)iir eu l'euvre. 
Tout l'k^u (|iii a viee nViirliin» 
soit euu\crt par hnnté voÎKine. 
Se elle ent vielle et eHlminnee, 
tieu I» punr sage et nvinee. 
Ne reipiinr de ses anz le eoiite, 
quor tn betxiiguc ihiit a tiontc. 



Il fait Irun le» vielle» amer: 
ceD nt»M sent Ovide elamer. 
*^35 Ne puet elialoir «cl mut cliaiiues, 
mes que lors Hunt aient pcrtlue». 
Viel aa{|:e nnm nulc fahlc 
est a jeune liuntiue pruIcttuMc: 
il en puct trcro or et avoir 
) et mont d'autres prulicz avoir. 

. '"lia B Sel; A iî5t mimqui:; V la sembliu-c liMK AH <|iii)li C <\wi 
r lïUS fon) B 8«, (' to — IttlU B Sel; A ast manque — I*i2U C dit* 
B(]iivl-, AC est luaittjw, gte8\v\ V uit'igru — tîtîl A est Hiantiw; B 
le — IW'iï II f\aA; (.' <(iK' vst, A est «JrtMyMc ~ \ifli C fcsitcc - 
BC S«l; A est mimtjtur; B cuiniuunt — lif^T A qtti v. su c; U so 
— 11)27 B ». cok* |>. bitniîc ueisalne; O coimerto — 192',» B Si'l! 
mam/iKT — t'.i:») B dy rjucl est s. - IflSI C rerpicr pu île — M'»! 
8. u. proiiuvr — tiiS'i B ■.-hilor se uiiU; C cluilluir eu stint cttuiui;» 
B loun tluur; C flur - IfîST A Bt:l a., C Tul «go — 1938 BC 
A. profit. — 1940 B mntdt; C pn>6ct 



jtf. l'Xiti tailUce : alijiniico — 1920 mcllour— IUS8 A napoêée IcÂnw 





74 Ovide rvmviUt: Foamur fïtf» pû-^iitor. C'oft 'h In simotti 



Lor neteé rent et redreelie 
le» damn^ce de lor Jeiinccbc; 
et si font il bien tant par cnre 
que lor fiii'lie ue pcrgc owiirc. 

1945 KhIk sont trop sage» du mestier 
dont les jennc!^ ^ens ont mcetîor. 
Kt elles le doivent bien estrc, 
qucr osngc sent rendre niestrc. 
Lo déduit d'ainorn sentîrcut tore 

1950 en mil iu»uicro8 por niiex plcrc. 
Et si odent a la Hëe 
a nictre l'ouvrier a la vee. 
Qaant la vulenttï est venne, 
ce n'est mie painc perdue; 

1055 Mon la scvent npcreticvuir 
et dcvoienieiit rerlievuir. 
Par ces resons et par semblables 
nous veut fere Ovide oreablcM 
que mtcx^ vaut les vielles atrcre 

1900 que des jennes s'anite fero. 
Mes. sauve eoit sa révérence, 
pas ne m'aeorde a sa sentence; 
aiii}^ tien cil a lui qui H^ahenne 
a vielle, punr lessier la jeune. 

1905 Ovide qui y vont entendre, 

ont, se devient, mestier de ]»rondre. 
Mes telle amor, qni bien Favisc, 
n'est pas auior, mes eonvuitiso: 
[/". 77*'l amor <pii les Iiii2 amans lie 

1970 vient but a. but sau/, synionic. 

Qui qiicrt autre i|ne son itendilable 
pour argent, n'est pas resonalile. 



4 



r^il!! H ilatniuAgu; del C et - l'.HS C par luur c. — 191 
p - l'tir. U Elles sont s. dcu m. - l'.Us B cmr — lîtW C pat 
- IïIô:! c crt — llitil C sa rwiicTiduu — 1962 A sa ««(««/ih*; 
ruDcc — ltir>:t A »e a.-, C neiinu — l%4 ,i| C U; U| AltO lu 
mmlt — lîMifi C so ilonimt — Jîmh tolli'l A «d, C tel — lîti 
«liii I. r. ciiorH li>e — HiTl son] C sant 



rJ42 jvuustc — JII44 fttcbv dme foii ~ 1846 leunes — I 






^r.^^ 




^tioo 



Tiot vMi lôrche et 
netn a Iftlmer itnat tmtm: 
Iml «en veaie rieBt i i ho 
nu) les laboruM eflpeecehe. 
Or ftuiez (looqven ootcmiten 
00 d'autre tnesticr pan'honmcrK. 
elern uu lalwareon de terre 
ou niarcbe«n« ua peat de pKne: 
ûQ les dames voilliei serrir 



émn. 



* t Wb - 10-5 C U ^ lamt - iy:« A w1; C m il w d. ifue 
^ » 1!. ~ ly-'.i donc) li bien; C nlean — I9M C cnovat — 

* Kraiii du runolstilo g.; A di-M'inuLitre - loso C ««mk) - 
^«liC ™«i IH: crule — l'JW B ugiv, C iraJo — iwii O- 
■a- lyyc. B i| tiiUA l.-.* I. wln-'-.', i) f- 
Hbwroufl — 2cHMt U ilinntiaof) ; A go* uli,i 

lli»;C wfnl 

tV'Xi AC GOD 



Hî I*rértptrs conarmant „ia contenance fs^gre/i"' 

et lor griicc bian tlesorvir, 
graus proiiez en paëat venir 
[/. 7^"] a 4[ui hicii h'Î hi'ÎI coiittiiiir 

2005 Amors t'ont les vilainz gentis 
et eHtrc a lieiiur cutcnti», 
et 1<'s aviiririiuis Iar{;e8, 
et lei} cunars liarfliz suaz targiw. 
Aniura font iiinTnilm I« faix 

2010 de tuDz biauK dedniz cslre tiiisE, 
et 8) t'uiit le» ihuiieK soiiiiietre 
et Icâ amans en haut lieu inctrc. 
Cil ef*1 (l<mf fol (lui 8'a]»eroe]ie 
d'amer eu toiii|i>> île sa jenneelie; 

2015 qner, (|nant ua Jeunechc e«it fuillîe, 
a ciivIh trotrveroit amie. 



Quant ta dnine ert f> toi eoucttic, 
lors soit si tia^euieut tretic 
qu'il n'i ait drtttre ne seiiestre 

202U qui |irc8tc a toueliier ne voille estre. 
Tet* doiz ptirras en tel lien trere 
que mont li plera lor repère. 
jicjnr les HesrreiH d'amors trouver 
et plus doucement esmouvcr. 

2025 lletor et Aeliillés les for« 
faisoieut issi lor efTors 
quant o lor ninioH f^esoient 
et le gieu d'amors lor faisuicut 
Ne hastc mie ton dclict, 

2<H)2 B bca; C dcscnii — 3(K):i C piict — iWi B a tri k 
s'il t* l*-*»' ^ SI* — 2«tui f lioniioiir et tonti» — tmw C cru| 
lais -- 2iil(i faix) C plaîas - Wll C suumuira — 2015 A «rt 
aryniiia trouiicnt — 2IIIT C i> tai coucico — ÏOIS irclicj C 
2t)l'J C qim ni a. iio il. — 2<)3it V q. puiiat; B prast atonchiu — 
tcx dvis p. chose fairu; C Tex; A motrt) — 2U2i C lur p. luur 
2»t& B arcblellcs, C archillcs, les mam^ut — Wid B nlncf \o^ 
B luurs, C Ion 



2UI1. 2Ut8 eoucbicc : tretioo — 2025 leffon 



tnt „ln cuotmanef Bfgrtf" 



77 



2504(i 




mcfl fttteut qn'ole b'Ï delict: 
fiune flVctjnïiit (rrantIcnicDt 
()aaiit oeu la toaelie loQ^it^tncuL 
Quant les lieiiz tendras aanz dendirc 
(jiie ta dame tonubier désire, 
toDcbe les. et n'aies vergoipne 
de Iiicu a('(>ui)dir bi Uesnijrnf. 
Lon> verras Pfë vex laiigiiinaaii^ 
et CD tremblant res^lcudisHiius, 
coin i«oleil, (|Di partout psclerc, 
sent reBpleudir en lève clcre. 
ÏAin vendront doux eouipIni^tiemenH 
et grneiuus luurmiircinenM. 
parole:* an pen eoiivcnaldes 
et f^iniflHementi delettaldos. 
Ensemble doit cstre aeomplie 
ta volentè et la t'ainie: 
lors est plain delict, ce me semble, 
([oant le» .ii. sont vaiiiens ensemlilc. 
Hc ton deliet plim tttnt rejiere 
que le ta dame ne puet fere. 
atcndrc doiz par conijtai^nie 
([ne scniblableiiieut se dediiie. 
('este gnist' doi?, maintenir 
qQant a lesir la puez tenir 
et tn n'as dnnte iin'il sonrvien^ce 
Iiersoue dont blosmc vont4 \iengo. 
Mes qnant la demore est iloutose, 
si lune déduit conseillier u'ose. 
Ta doiz lors es jolis ^^runs 



Ï90 C quel de - 2032 C Icn - 2o;i» A tendraaa, BC tendrt — 
neliierl C dottvhe — ioii les jB la; C vcrufC'^^frnc — ' ^»'i^ A 

t, B trublant — 20S11 C con soUfil <|iii p. cHohairi' — ïnii» i'n| ]l 
IMI (' t'om)ili>n|rni8WUia — '2tf4'i <' iiiuniiiirîfMiAnH 2iil.') C «-Jiriilps 
>litiooablo — 20U A dwlill. — uns V KoAscmblu d. c wniiiiili — 
k tea ami -- 2o-l1 w\ C cun — 201^ vaincus] B mena - 2ur>u C 
i}e — 2nih C nn d. que nen tlengo: qii*[l| A de — lUAtt B iln», 

blsme — StfAT C Moix — 2i)5U B hot» doibs tu e» 



âoso 



20r.5 



78 Ptttxiintf partie. Le poUr tfoémar anr (jfrm/it 

20tïfl ferir cheval des csperonfl. 

Ci c«t la lin do i'u«tc mivrenpie 
qui te traidé d'aninre eoMcngnc, 
|>ar qiioy 1c» lioniines snm inoHpreodre 
pnënt a lor dames entendre. 



|/". 75^J 2<}Gb Or est il reson qne j'euplino 
a diinnor uh fiitiictt dui-trinc. 
CD ((ucl inaiiioi'c cis se cuntiengout 
si que vers auiorn ne iiicHpreufrcnt. 
Si que je reqncr huinldcineut 

2070 a ma dame iireinierenient 
et a toutes autre» {tucelcs. 
a dame» et a damoiflelcs 
ot a horjoiHefl ûv. value, 
qu'en moy reuoiiunandniit salue, 

207.'» b'îI i veent a adrcebier, 

qu'elles le voillent adrecliîcr, 
et esenger men i^oranee; 
(juer je n\v niic tel piiiKuiauee 
<jue je sache si tout eserirc 

2090 que il n'i ait amcz a dire. 
Or entendez ici, nos damen. 
(|ui nos etirH avez et Uiin aincR! 
Cbenennc endroit boî o^naitle prenne 
que a koii pt^yeir le retienne: 

203& qui e«Ht livre savoir porra 
Jaméfl sanz amer ne mnrra. 



ZO»l Ci j B Si ; C ceat - 2*1(12 C ensi'ifnir - 20414 B pnent i kii 
CuRt r. (|u<> in manclinn; A fi! ii. — SiitiK m) U ra f. dorlrinoz; Oi 

— îOtt? B eiilz Kl! iiiHhiti(<nt;(^iit — 2IHIS auior»! (.' huuiines — 
wanqtte — 2011 i' ci aiiints toiitwt p. — Hfîl C tlaniv et d. - 
»<>)■ rccoiuttisnduiit jinliioiit - - 3i>75 A Ht' H, 11 ««lie?,, C no li ' 

— 2iiï*i c (U^ wiuf/ttf) a «»Ir. 21177 (et »«»»"/«'■) oAPurcr — 1 
Huv; it n« m. luillc p. — 2t)T!t B ci lunt 2US'i C a «Mrin 
Uni — 2HS2 C non» c. — 2(ft;i C guarde ««myMff - 204 
pofmir gardu prunge 



I i. Mft iVtiiioM U- nuifinqf hon 



79 



Or met^K doue toutCH l'oreille 
a «ftVMÎr ceu que je conseille 



I 

r 

I 



ÎIIO 



En amer doivcut pur nature 
tontes famé» iiietic lor cure; 
ijncr faiiK* qnî d'amer ne trete 
no jinct avoir joie parfetc. 
Ocs inariz ue me parlez uiie: 
eo n'est ne îiick HoiOionni'ric, 
Le mari se veut fcre crciudre; 
lora i a il ansez do ^indrc, 
Fanio ])ar mariage pi-it^c 
est aussi eorame eu prison mise; 
qaer il conviont qu'el se Houniete 
a tout een ([ui a» ninri hetc. 
Ci a mal voisin et mal oste 
qui franc vouloir a sa lame rate; 
(pier rien ue vant or ne avoir 
avers de franc vouloir avoir. 
Des amans issi ne ra mie, 
quer l'ami toiiz jura K'umelic 
et toHZ diz s'eft'orebe de fere 
quan que a un dame doit plere. 
Les aniicfl sont liouorccs 
et de lin c^uer dames clamée»*; 
icclles out joie et dédit 
tout a lor {çre, sanz contredit 
Tonte faïuo est doni? mal aprinc 



inettn; fumea louto — 2iift4 B ckii ; C cliocli. - 2ir.Mi B lora pst il 

\i C assra rhoi-liuiinfriu — 2<i'.ih (' ittn priiiKon — 2<Mi'.i (' ste Hum'uv 

1» »J B an — 21iH <H1 11 eu, c ci» - 2102 ItC hft.itH - 2Iii:î V. rlenn 

li _ 2|l>4 C A fritnc tU\ loiir iiniitHcr >. ~ 2t()& Ue») Do ~ 

uiJe; B (oiiB ilis; DU se liiimiliu — 2li)7 C u fniru — zms B 

C a wm'/iKi A iiuitt — 2IW C aunt toiiz iuiirs liunuiirvi* — 

ï-mr — 3111 C t antre i^. — 2113 H sprtnae, C prise 



){|| trv'ttv — 2»»» I^e baa »/« folin cfti UiflrrnteHl mulilé; Ir ctnn 
fa|^ Minititurt au reno. — 2107 delTcrv — 21i>s quauqiie 



paue avec Ftigt . imitt: lîottc Us tUtnet! 



81 



S1G5 



I 



2170 



I 



gerras vielle, froide, esbahie 

ttmtca IcH uiiys nan?, eoiii|iaJgDie. 

Chancbon n'iert lors por toi chanfcc, 

uc de Duvfl ta porte ea^ticc, 

ne roses de diverses gnisca 

ne seront en ton Huilier mises. 

To6t sera ta fâche fronchie, 

et ta freselie euutor tadie, 

et ta bloude cheveleUre 

enlaidie par l'anistnre. 

Le cherf su hiauté renonrelc 

por mengier one serpentele; 

si ne ptiueiz vous pas ouvrer, 

ne voetre bianté reeouvrer. 

Amez doue, se vous estes sages, 

en la primonr de vos aages; 

qnar, se celle llur n'est cuillie, 

tost cbarra fade et enleidie. 

h'c soiez pas greignors mcstresses 

que fnrent jadiz les déesses, 

qui lor hiaiités pna ue ^asterent, 

mea tontes par amors auicrent 

La devez vons cssiimple prendre, 

nuly ne vuus eu puct reprendre, 

non pa4 vos joiez deveer 

a ceuH qui biuu sevent preer. 

Se vers aniors vous voulez bcrdre, 

eu een ne pouez vous rieus perdre; 

qucr, se mil de vos biens preuecnt, 

ja pour een n'apeticb créent 



3 fi 8t.>rru iiillti; A V. et f. - 2145 [ors] B la, C ta'; por] B par — 
mit — IHT C-ton H chier misse — 2153 V> Lctrea l». reaoucl — 
InW — 2157 C este — 2I3S vus] C luur — 215!) C (8e manque) 
eiiniee; B n' manqur. — 21tï'^ A qui; i' dvifi»<3& — 2l0:i A qne; 
i; C lot basuHfent p. ne (Ç«tent — 2lii4 H amour — 21(17 unua 
C sotucDi biau — 2Hi9 c vous Ici:; A benle — 217û H rien — 
K 1)1)1 do nuits en p.- milj B nuls; vous bien 



ompnot 

Jmcs Somunnicà V. 




82 (^ueUea qitaUtèi doit réunir tme belU j^our ftre aimée 

Par limer sent le fer user, 
racB eeii ne vous puet csctifler; 

2175 quor lu cliaiii1)re Venus la sa^e 
n'a nule paonr de damage. 
S'en la mer i»rcns d'eve une gonte, 
^ni est si fol (|ui m'en déboute? . 
on se ma cliaudclc alumcr 

21S0 voil a une autre sanz fîimor? 
N'en plus ne devez vous tt-nir 
cen dont grief ne vous puet venir: 
cliascnn doit souffrir sanz 8oy enirc 
pron d'autri qui ne li puet nnyrc 

2185 Or amez donc sellrement 

ot créez mon cnscn^ucmont: 
mont en jjorrcz estre prisies, 
desirecB et couvoitics. 



Pncclc qni veut estre amee 
2190 »e doit pener d'estre avisée. 

plesante, do bêle manière, 

sa^, courtoise et biau parlicre. 

Ofecques tont een, pour miex plere, 

doit estre simple et debunere. 
2195 Par ceu sera mont desirec, 

mont prisie et mont honorée. 

En lié n'ait point de viUnte 

ne d'oi^nil ne de feîenie. 

Ne soit fiere ne despitousc, 
SSOO mcnchon^erc ne couToitoiue. 

SIT3 A P» — ÎITI A ce — 1176 C pour — 21T7 A jireD; ^ 

- lus V qai tt fohf qni ■« d. — 21T» C utre wanyMr; B i 
N^l B Rl^a, C Mcn - 31$: B dmt » gnif: C dote (. i 

- }IS( prou) C pPRi — 3IST B mottlt «« poan; C «■ sens 
pmK'i " titis C de Mttt» et coviincn — tIdO C dcstre un 
V fHtrtousc — 2IN koMTcc] C ■■•« — SI9T DaH) B mid - 
ikuiruU ne de nul »t dewik 

IIM etCM — US* ptWHB • HH prioiee 



rtthx k» dttirmes naturet» éTuM jeune fillr 



83 



f 



STelle estoit de tele nature, 
ja homme De metroit sa caro 
a lié amer ne tenir cliierc, 
niea s'en trairoit anchicz arrière. 
Or rons portez donc en tel frtiise 
qae cbcâeun ait fcrant convoitise 
de TOOH dcftircr et amer 
et de vos liontez réclamer. 
Lora porrez voaH amis avoir: 
cen V0I19 faîz jen bien nesnToir; 
i\ae.T il n'est rien que homme prise 
tant comme famé bien aprise. 



Se tn es de 1>inntc gnrnic, 
a lié coutivcr cstodic: 
I>ar cnre est biauW aerelle, 
et par négligence perdue. 
Se les belea citez u'esteent 
coutivecH, toHt ledireeut: 
aussi biaut6 non coutivee 
ne peut yms entre bien gardée. 
Pour cen devez a vous entendre, 
si que il n'i ait que reprendre. 
Les ledcs meïsmes aniendcnt 
quant a elles cointir entendent 
Mes c'aiez pa» trop ^rans cointisca 
dor ne de pierres dcs.suB mises; 
qner par vos {p-auH richescea sommes 
souvent ebachiez. Entre nous hommes 



Se 0. ; B tail — 2303 C ennicr 22i)4 G maiz ce i. ton» iours a. ; B 
île» — 2200 C gmiit ttutnqHK ^ 2Hi7 C ilc nuu» desiûre et — 
^ 2211 C rieus - 2212 C tout r. f. b. nsprissc; B aprinsc 
ilkistiuvr, C eoinlir — 2ÏIG B nplig. — 221B B cousliiiucz, 
dircmfent — 2219 B inxi b. r. coustiuee, C misi Ii. n. roUliic 
I ('«Irti ^rdo — 222.'! B Kt les I. uiesmcs — 2224 (! coitiiK-r 
ul8 p. t gnnt — 2226 B BUS 




84 



Mais paa trop de toUettt! Soyez proprf* 



nou creon qne l'apparat faehe 
2230 soQvent conlonr renir en faebe; 
{\j\tT famé en est pins remaniée 
et, par ccn la, plas alllaoïliâe. 
Ces go'Tiples refont joei maizrtet 
colorer, tant ftont il estraîntes; 
2235 si sprion tout enlop^-g 

de lelx marchiez envolepés. 
Par cen <le voos nouft csloigniez, 
ee trop neemes abefloif^nlez; 
qaer bien ne pact eetre avisée 
[/". 75*') 2240 liiatrté de famé gi parée. 

.Saiiz apparat voit iien pucele 
Bavoir mon s'el e^t lede on bele. 
Issi «0 doit luoufltrer bonne envre, 
qaer la veUe tout dcseueuvrc. 
2245 Ne soiez donc pas trop parées; 
ai CD 8crez plus tost ameea. 
A tetiz drois doit famé cstre coiote 
qui veut d'amor» sentir la pointe. 



Par vons contenir netemeot 
2250 somme» noua pr<4 parfctement, 
quer c'est cen qui vous enlumine 
et <pii nos euers vers vous encline. 
Vos cbiez soient souvent lavez 
et clera. se fere le savez, 



2229 b cromo tuus c|. lupp&rc 1'.; C bi)panùl — 2132 B et p.«'>j 
unHiuib. — tlZhCtran^ptirtrce ren apria^l'Yi ri répète nuntite celui-ti ^^' 
tostj n Iropt C* serions omis t. ollonpca — 2196 C i'DUL>lf>|)i>z — IMT M 
délions n. VHlofgnier, c. deuon n. — 223(» R nation a besolfoitfi'' 
meisiucs bessoigoies — 2241 B apiiârt v. Ion (■., C nppiircil vuît Up-' 
iWi c mont »e elle 1. - 2UA quer] A quci B v. le t.; C tort - ^ 
C pas (Idlc — 2247 ABA dcii» d.; CA Iciis d. d, cstre faïuo c — 
nos cointir; A c-, sageniool uoteuicnt ~ 22^) B suytnes n. prin 
— 2251 BC nous — 2252 C nuuB cuer — 32&3 C Voua eUof 



2229 et 2241 sppit — 223;) A Joiefl, B JoIm — 2Ï45 soies 



'Vijfitmr qui convUnnnU le miatx auœ diat 

et celle gi*cro ai bien fête 
f|UO ccgpun vivaut vuuh Rouliete, 
Après CCD IcH devez trceiiier 
ni i]u'il n'i ait que adrecliier, 
et f;aUo0iier si proprement 

Î200 que nul n'i vee nniendement. 
Lors lessiez vos chaperonnés, 
a fin qne vos chicz vcon nés: 
liianté empire do eonvrir 
et ledurc de descon\»ir. 

£265 Ne prcn ]>Hâ garde a ta voisine, 
ee son ehicf macbe et cnoortinc: 
la giline qni bien HÎet a l'nne 
ii*eet paa pour ccu bonne a elievicune. 
Ponr een voil jen que to t'avises 

2270 et essaies de plns^urs ^uIhcs, 
et selono celle t'apureille 
que ton mireour te conseille. 



H Se tn as la fâche rondete, 

il te siet a estre tonsete 
2275 ou avoir eornes si petites 

que de moqneours soient qnites. 

8e tes cornes grandes estoient, 

ton visage trop lai feroient; 

81 ne seroit pas couvenable 
2280 tel habit, mes mal aggreable. 

Et se ta a)* trop longue fâche, 

ton ebief on i'hapcron atache, 

6 C cbecun uoiis v. voii slioiih. — 2258 que il — 2259 cl] A > 

lilloQSor; U propem. — 226) C leatcs uous cliaperoaa — 2202 C [ 

of uconne» — '12»Ji B en pire, C cmpero decouvrier — 22A4 C j 

de (lesRoiivrier — 22^>ri etj C ou — T2ii^ (' pour cea manquent \ 
de] C eni — 2271 B segoa, C ncron — 227.') li on a av. — 227(i 

es lu. soies q,, B i|. tti des moqiiours soiex q. — 227!) C stiiroit ' 

nabics — 2ï»0 B Uil liait; C mes] eet — 2281 C Et manque — j 

C ou 

essaies — 22T8 roondeto — 32TS at 1S81 face 



k 



J 



86 



SuiiM à dotmer otut- ttmrcH», aux cheveux, nuœ 



si que ton frout en a)i|>etiche; 
ei en seras mont plus fcticbc. 

2285 Adomiaes, cen duiz tn savoir, 

|més ta bien ^raos corneH avoir, 
si que ta tache en arondisso 
et par la rondeebe eubelisse. 
Face rondo est plus désirée 

2290 et plus proisie et plus amee, 
plus picsante et plan gracioiisc 
que toutes autres, dire Tose. 
Donc doit eliescune mètre cure 
de resenibler a tel lî^iire; 

2295 quer plus en sera couvoitie, 
plus amoureusement tretie. 



[/. SO' 



Tes sorcilles doiz alignicr 
et le peil ninl nssiz vignier 
et fore viser ]>ar ta basse 

2300 qull D'i ait peil qui l'antre passe. 
OoscuD matin voil que ncties 
tes eux, ta bouche et tes oîes 
et ton vis en belc nianiere: 
de cen doiz cstre bien manière. 

2305 Tes dcnz soient si escurees 
et si forbics et frotees 
que ni arrcste nulo chose 
de quoy tu soies vergondose. 
Maintes famés ai avisées 

2310 qui avoient les dcnz forrecs, 
mes jamés mon eaor u'ameroit 
famé qui telz denz porteroii 



22m> B moult — 22S5 B ce — 2292 IM B i — 2M3 C <1 

— 22D(i C tmUti — 32'Jii C uigDir — n\)*J c a U beruM — 
dium m. V. (|. uostics (lisez iie(s)tie5) — 2'tU2 B et m/inyw — 
C «st — 2305 C (dcns) Boiens ai escures, B oHtriuvuii — 2306 

— 2307 n qaU ny — 23ti» C foiicriie« — 2311 C cur— â3is 
et famé mtU inUrwftiê — Ul 2 G tel 



Î2»8 uignicr — 2S08 uergondoiise 



ji 



oiim 



^xiiir ta tûiUtte. Choix dm Hoffra et da canknrg 



87 



»xs 



I 

I 



saas 



Je peDSc que denz si marcliies 

ne pnënt estre a cuer beaie»; 

et nnl oe bc )iiict ecfiier 

OTec s'amie nauz besier. 

Done Ucn jeu faiiic u. meliaignie 

quant elle est si mal ensei^ie 

qu'elle lessc tel porreture 

entour ses dcnz et tel ordure. 

Tel famé se doit aeoster 

d'un barbier, qui li sache oster 

telz estaberges et tclx clnwcs 

pour quoy anioro sont si Tors closce. 



Se tn as bêle poiterioe 
et hcan col. ne les encortîno, 
mes 8oit ta robe eseoletee 
ai que ehescuu y muse et bec 
Lors te preo tiiou ^^uarde et t'avise 
^30 que ta cote ne ta (rhciin^e 
ne le colet de ta )>elic.'he 
ne le faehe tenir i)our nîcbe. 
Ue beaQ8 dras te vest et te paire, 
si que il ni ait que refaire; 
et t'avise bien, qnant la vient, 
la qnele ooulour miex t'avient. 
Hes si ebiers dm» n'aeliate mie 
qne tu demore» nml garnie: 
do grant folie s'cutrcniet 
qui en niié tonz ses biens se met. 

3319 C carcblez — 2314 B estre manque; C au cur bcsslcz — 2815 
liar — 3316 C uiiequc» famo samiu b. — V»n C liengu — 2»IU C 
eUo L — 2S2II A tele, B taille >- nn It] C le - 2123 C tul e. et 
• 2324 C par q. a. li suai; B forclugcs — 2iîb 6C poitrine — 2326 
laies on c, C ne lone. ~ 2327 U baice — 2X\ti U costc — 2:i:tl C 
— 2:132 B faceot — 38;i4 C il manque — IMift lî bien seil aillent 
1311 B que la c. m. ten a.; mîexj C bien — 233S C demurgez — 
C (toux trutN^tu-) ses scd 



BfniimKUj: wumuU km robes! Scigttei eoa maimi 

Asurc, vcrnicîl un Imrnctc, 
vert, jaune, blanc on violete, 
uicllé ou L'ouluur d'autre ^aisc 
porras trouver assez bien prise. 
[/". 80'\ 2345 Micx vîuit Bouvont robe nm(=r 
i|iie luni! teiitpti eu une Huifr: 
quant robe eut longuement portée, 
Dell la tient pour vielle et usée. 



Garde que n'ait en tes mainz roig:ni 
2350 et tes ourles souvent roogne; i 

de cen doiz cstre curiose 1 

après ton vis sus toute chose. 
Ccët la guise qu'entre noum lioniiues 
avon, partout la on noujs sommes, 
2355 de prendre famé par la main, 

]>our tant que aoiia scon a main. 
Donc porroies aver rergoigne, 
se il avoit en tes niaiuz roigno, 
nerté ou autre vilanie 
2300 iiar quoy tu fusses enhaïe. 

Pour tenir les blanches et saines^ 
to Tant avoir gans ou niituJucs: 
ce ne eonste pas grandement, 
et ^ en sont plu» netement 

3625 Se tn veiis estre bien fétiche, 
fay jii. rcficonrs en ta pelicho 
ou .iiii., pour fcro la roe 
et pour estre loing de la boe. 

2341 B bmuete, C bunetc — 2342 C vert auno. B jaune, 
luoillo — 2S4fi C ciHC uiont 1. t en u. uaer — 234S BC Ion 
quil — 2350 B et bicu souuvut tvs o. ruîgae; C onguea Si 
23M qu'l C d — 2BJ4 B auiun — 2357 B pourrie», C puuriea - 
B Doa — 2:)6U C fuasies — 23(51 B ]ioiir les t bUnchc; C 
3Sfi2 C mltalgnea — 23^3 paaj C lalu — 23€& blonj C ploi 
recours — 2887 wwl C ioe — 23R<* estrel C est 

23£l curiouae — 2354 J^ toat — 2360 fusses 



aoutUr et robe courte! Arantage dm rubts lungua 89 



Ne lefl«e ponr pcl uc |iuar til 
"370 qae sercot n'axes a puurtîl, 

poar tant qne de tel oKtat sucs 

qne avoir le paisses et decs. 

Cliaace toi si estruitcnicut 

qae qoi te verra se dément 

comment tes pit^s sont si pells, 

si uetclt^s et si Cetîs. 

Lors ne soit ta roho si basse 

qno la biauté do ton piê passe: 

bîan pit> fait )>ieu a la tiëe 

lame d'aiiiors CHtre pri{!e. 

\m iiarees devex estro 

eu een qui novi peut appareatrc: 

quant bien nos plest le deseonvert, 

meillor supposon le couvert 




^ 




Que que des courtes robes die, 
sachiez que m'enteute n'est mie 
que je despise la manière 
des cotes longues par derrière: 
ce me semble la meillor guise 
_2390 qui soit de nouvel avant miac; 
qner se issi longues ne fussent, 
mont de choses uods appaniHsent 
Quant famé se bessc ou se plco, 
faire ne puet que uen ne vec 
2396 le gros de» jambes, (|ni la vise, 
ût le devant de ^a chemise; 



in^BltM DO p.; B poil - 2.17U II ttoarcot — 3871 C (tuc ea eaUt 
■Npfeotr; H ou ti<ia a.; Ir] C la — nU tu] A tut — 337& G 
rt p. 8oIt — nv.t C fio ~ 2;iS4 C Bouspechon - 23S!i B crotecs 
j B (que nuiNtjue) imin y., C inn uotletite — 23S7 A quelle d. — 
ce«t U tueillour se niv tiotnble giilssu — 2M^io B do noiniel moit 
J C se il issi — 29112 nous] C luiir — 23US C ou l'I ae — 239.^ 




81 verroit iieii par aventure 
a chief de foiz aucnnc ordure. 
Me» [iHê ne Btieffre longue cote 
2400 que aucnnz itelz choses note: 
pour C'en tien jeu a bien a|)rise 
famc qui se porte eu tel guise. 
Issi le font les gentilz fanicH 
qui des tinz amoroufl sont dames. 



2405 Vos defTautes et vos damages 
poneiz couvrir, so8 estes sage«, 
en maintes guises pour luiox plcrc. 
Issi ne poon nos pas fere: 
se canu»4 somme» ou pelés, 

2410 noDs n'en poon estre c«lé8 
pour coiffe de liu ce de see 
que cheseun tantost ne le vee. 
Mes famé ochit sa eauisture 
par herbes ou par autre cure, 
[/*. 57"| 2415 et aqiiert conhiur par matière 
mcillor assez que la première. 
Se des ehevelz n'a a plenté, 
tantost ara ua L-hief enté 
de quanvre ou d'autre forreUrc, 

2420 ou (Icstraiige chevclellre. 

Maintes famés de cen satendent 

as nicrolûcrs, qui mont ebicr lor vcDdent 

Lors n'en puet nen ai)erchovoir 



2397 B luD a clitef de fuî«; C Icn — 23i)9 A chiui; B 
choses que pas ne croies — 2,199 C souffres courte c. — 24*t0 B <[* 
cime tuille t chose n.; C quer aucun ytex — 2401 U ic a b. ipriw' 
C icm ï biem aprinsr. — li\ih il Vous d. et voua — îlin; so»! (.' bi- w» 

— 340y ou] A L't — '2410 C mous ncm; B pouon — 24)1 coiffe) C 
B uUc — 2412 B c. toug iours n. I. naie — 2413 B cuiit, C cl 

— 2414 ou] AB ot — 241.1 C aqiiart colonc — 24Ii- B prim., C 

— 2417 n'aj C luu — 2120 B wtrangle — 2421 C famc d. c. se 
«e — 2422 B a merries, C an meacbiera — 242.1 u'eu] C ne, aen 



hm. 



^425 




!ta 



^45 



I5U 



ym je farde ou se pare, ne mnt t*u« de mm aimml ! 

ne la menchonge ne le voir. 

Les autres eont iss\)éa fîoifKcis 

et en lor caperoDS innohio». 

ai que neu ue hoU {mr lor coupes 

B'eh ont chicf de quanvre ou d'estoupeu, 



Famé par art bÏ s'appareille 
qa'elle a eoulor blanebo ou vermeille 
et le cuir du vis plaiu et tendre, 
tant le fuit el tirer et tendre. 
Mea sagement se prenge garde 
Umte fanio qui »i se farde, 
qne par ^on ami ne soit mîe 
de tek boistea prine sosie: 
jamés amer ne la devroit 
quant telz choses aperebevroit. 
Mes de ehoso qui n'est velle 
ne puet estre vrité selle. 
Devant son serjant en la gnîse 
ne doit tel matière estre prise, 
ne dent forbie ne cnree, 
qnc Dc descouvrist la buëc. 
T>eide chose est a regarder 
que de veer fanie farder; 
mes tel chose est lede en fenaiit 
qui depuis est bcle et plcsant 
Mont lede chose est a veer 
piaux et megneïs conrecr; 



91 



Un B mesonf^c — 2425 C oottchiuz — 2426 h leurs; C rbA|ier(ia — 
B loUM — 2W> B si'ilz, C Bul ~ 2A-Mi AC quo la c. — 2432 C t'ilo 

f- 243C tclz| A se»; B tùls liniiu-s prinso; priscjC catrc — 243Ï C 
Î43H H qui t.; apt-rcciioil — 2410 lit; uoritc — il II II duiiiinl — 
OMUiiere e. priiue — 21i:i II ne donc (. ne enciireo, C ne du f. 
— 2444 B qnel ne; C dcscouiiorte — 2441 mi-s laide chose 
.— 244ÎI al C M; B uolr — 246(1 et] Il OU; B moBg , C moguors; 



S426 coiffiez : tnuchiez 




92 



Chetmbtre pt» ipaiate sùU yeigiUe en aeerttV 



[f. 8i^\ si eD fot l'en gau» et peUclics 

i|i)i Hunt niunt Itelcs et mont riches. 
Mcëtîcr n'e^t pas que liomnie tmclie 
qnaD que famé met en sa facile: 

245Ô pour ccn doit clic Câtro cuferinoe 
tant qu'elle se floit bieu parce. 
Tclz choses ledes et segrees 
soient toutes foiz rcnceeR; 
qiior, 8c les hommes les saveent, 

240U ja micx ne vous en prÎHerecni 



Devant ton ami ne dosplce 

tes chyvculz, je le te dcvec, 

8e tn n'as tel ehcvclcUro 

qnc de son gre Buies setirc. 
24ti5 Qnant ta teste sera lavce, 

n'i fay pas longue demorec; 

qiier tel i porroît sorvenir 

dont honte te porroit venir. 

Famé qui poi do chevelz poite 
2470 doit mètre gardes a sa porte 

ipii, tîiDt ({d'elle Kuit aomee. 

faiudront que elle e!i>t hors alee. 

De een doit estre bien membree; 

qner trop lede est lieste escouec. 
2475 champ sanz herbe, bois sunz verdure, 

et teste snnz cheveleUre. 



Famé que biauté enlumine 
n'a quo fcro de ma doctrine; 

H'I.'iî It nioult — 2Ah2 C est mie i\m nen s. — :!4.VS H co d. l'I 
— 2<15t* (|iiu u. — 2if>' 11 TalUcti C cIl «ont 1. — SItîit A un 
24(ii C trie cheiielleure ia; li to le — Ï4t;-I C grrcîi; AB usour 
C (t- U *UiDc 8. — 24liO H plus — 24611 clieueleure — Î470 t 
B en - 3471 qui] C mntujitc. B que; C uanoe — 24'2 C diro 
»uit — 3474 C I. chose est b. Mcoraee — Un C b. et b. — 
A qui; C baulc 



2464 qiianqae — 'i4&$ ABC renoea — 2461. ;US2 dvspUcc 




«)iicr Hu liiaaté graco li donne, 

<jnc cheflOQn a liû s'abandoDoe. 

Touz fore sont Ic« IhîIcm amucR; 

mes trop me semblent cicr ]>laDtccA. 

Qner. a one (|ni Itele Dent, 

vent itans de lede« cd est 

8i ni a il bêle ne lede 

a qai ma doctrine bien n'edp ; 

qiier a paine en trouve non nue 

en qui il n'ait dcfante ancnnc. 



Se to ce trû|) petit creUc. 
en entant ne secs veUe. 
Heer te doiz se tu cm sage; 
miex en cbelerM ton damage. 
Se ta te giez nue on vestac, 
a fin qae pas ne Boit selle 
ta pettteobe et ta mesnrc, 
taire doiz longue couverture. 
Se ta ez grele a de«meH«re, 
prendre doiz tant de vestellre 
qn'elle B'efforee de parferc 
CCD que nature ne vont ferc. 
Se tn es trop ]>ale ou trop nere. 
qirier conseil, se tu me venz iTore, 
par qnoi tel eouluur encroûtée 
pnfwe entre uliangie et muëe. 
Pié tort et de lede figure 
ce («oit nul temps sanz chanclienre, 
ne cni«se 8e4[Qe deucouverte, 

llW A M ab. — 2481 C iow 1. le — 24St2 C t. c. me b. plAntw — 
[ml C unie {mauv. Urlurt) — 34M C ftaot — 24S& C Ct — 24M 
|Me — 3487 C Ittipie on t ea — 246S qnl] C qitofs; ait] A a; — 
i petite — 3400 C re. pu n., B «oIh pM t. — 2191 H Tu te 
béer h — MM C neiste qne te ne; n qne ne snlee pu aene — 
Kqae e. ieefoTce — 2aOU C aelt — 2Su3 AB qui — liîOS lort] C 
f X6M tempe] B taOe 



94 



Avez -vous de laida tUntg, ne rirt ptu à bow^ 



Mtr^ 



qner venir en ])orroit graut perte. 
Crans emimiiles et nialostraes 

2510 soient si liu^ciiicnt vci^tueg 
et si a point que nal u'i vec 
chose qui desplere lî dee. 
Grans maiiicle»; «oieut bendoeK 
on en tel cbemîse serrées 

2515 ou les formes soient escrites 
de .ii. mnmeletes petites. 
Se tes dois sont ma) a^greahles 
ou tes ongles nient courennbleSt 
ton parler ne si^nc o les maiuK, 

2520 qaor amoc eu serces mainz. 

Bouche ou maie odor a aucune 
[f. S!^\ ne doit nul teni^iH parler jcUne, 

ne des humnies trop ne s'aprencbe 
qu'il u'apercboivent tel reprouelie. 



2525 Se tu as liefTante de denz 
ou se elz sont nercs dedony. 
ou grandes ou sanz ordre nées, 
gar toy de fcre granz risées. 
Tel famé doit aprendre a rire^ 

2530 se sagement se VPut dédire, 
ne mie rire a boucbe ouverte: 
trop en aroit inale déserte. 
Pueele qui biau ris vent rendre 
doit petit ses lèvres estendre 

25H5 et doit avoir une fossete 



S^ODn m&l ontniees — 2511 Cpoit — 2:it2 Cdespleiue— ! 
dez m.; H m. nu mal (jstrtics — 2'tlA ]I soient en titls cbemiM 
2015 B f. on s. - 2510 C dcdcns ni. - 2:>Ht \ei\ C le - « 
en scridx — 2M1 B mul — 2«24 It (Hiciilx nnporccpT., C ii»e ■ 
t — 2525 C (lefiliitos - 252C A seUcs, lï se cl, C se il — 25 
ordonees ~- 2&3B B fc^u-du toy du faire r.; C gmod — tiîVà 
ueiilt enprcndra; C doit preniln; l^ordc) % 



M tU rirr H et 



Mvr fret» 



9G 



t2S40 






^53 



25GO 



Hiosme pmrt de «a lKiDrbet«. 
Ses dens ne doit pms deBcoarrir 
«o rÛDt, tues les doit cciarrir; 
et ponr les Amans miex atrere, 
dooz rie, court et pleftant doit fem. 
A haote voiz ne loo^ement 
ne doit rire, mes simplemeDt 
o QD petit de mélodie; 
adone ri ne mesprendra mie. 
Poeele qni rit ugcment 
en enbcUst xxt» durement: 
MSCiiDe i mete done s'estridc, 
que neo ne la ticoge poor rade. 
Kame qni rit horrililement, 
doit faindre aaeua marri »Hein<.-iit 
a la 6n qne nen ne la voie 
rire, qnant les aotre» ont jdîe. 
Pluaors en est qui plorcr sealent 
en qncl manière qu'elles veulent, 
et quant il lor plest, si s'en tiennent, 
tant sagement Tart en aprcnnent 
Ptnsors se i^eulent adonner 
a banbicr et mitonner; 
KÎ en semblent plus déduisantes, 
pluB arables et plus plesantes. 
I^s antres aprenneut l'usage 
d'avoir douz et plcsant langage, 
et de parler bas et a tret; 
quer tel parler mont nous atrct 



J536 »| B la - 2537 C Mes d. no dois — U3S C doit — 2540 
1 uts; C doi» — 2»42 C dois — 3543 ira] B si — 3âl4 H meaprea- 
Y- 'iSIti (' t«t umb.; B prandement — 2MÎ C otiiHsuno tuostie d. — 
p n« tnnni(w ~ 2'iriU fAindr^j (' TAÏre — 2.'»â3 C Pieiirers en — 
p quvlloft miuiirv>8 que olx seiillent — 2550 Tart] C Ikit — 265Î C 
unrs 80 — 2a&t» C e ab. et tan. — 2&o!4 B dédiantes, <_! dedissates 
M A ouiablcs — 2fiU2 C plaissans lingsgos — 2^64 B uioult 



I&5S banbier 




J 



9G Efforeez-vûm de marcher avec ffrâct! ApprtTtei à cht 

25G5 Prenez la guise et rceBaiu})lcrc 
(Valer. ciimme fume doit fere, 
legioremcDt, a petit \)rs. 
Ovide en een ne mesdit pas: 
qnaot vos cors proprcmcut nionrés, 

2570 tonz nos courages csiiiourtïH. 
VsLT aler seut mainte Hëe 
famé estre enhaïe ou amee. 
Pttisors en alant si se preuvent 
qae lor eoste» uu [letit nieiiveut 

2575 poar enidre l'air fres et le vont; 

mes mainte en est (jui cbier le vent 
Les autre» orgueil onseiiic ut 
vont si tost et si redement 
que il apert a lor alees 

2580 qu'elz Minent timtes forsenees. 
Le» autres en vont lordemcnt, 
a ^rant j)as et pesantement, 
aussi com fanic maril'o 
qui se doute d'estre blasmee. 

2t>8& Issi ont il diverses guises. 

Mes celles qni sont bien aprises 
savent le pié si assecr 
qne c'est joie d'elles veer. 



Chanter est noble ehose et bêle, 
2590 espeeiiiument a pucele: 

pour ceii voil je que tant fâchiez 
[/*. 52^] que proprement cbauter sachiez. 

Le aeri chant do le sereine 

2i66 (' lamor — 25"i) noa] C nuua — 2571 acut| C font 
estre ii»Yo; on] (; et — 2573 (! prenncot — 2574 B loiirs; 

— iU'ît r«ir) B 1« — ari7« a mainte qui chicr lo le v. — ; 

— 2b7t) }) loiirs — 2riSn A ^ue s., H quiMilx s., C que oli - 
B si; C luldement — -J5S2 B gs^us — 2»85 H ainW; V iliveni 
BC ipriassoD — 26t>7 B su «ont lu; C si vuul lo — 268** C qn* 
(ioicxV) du cllcB v.; B de les — 51)1» C icn q. t. sacbcz - 3M2 



2W» AC n'mt pa9 (le lettrint 



^*«^"tv« W art» jtroprf A rmdrt rotrr màAé afr/abtft 



97 



tret a soy les nés et ameiue: 
250S auffiri poaeîz Toas caoh&nter 

les amutiroQB jtar bien cUanter. 
Cbescan désire oïr \en cbaos 
des oisiaax des boi» et de^ rhaoM; 
mes greiguor délit duivcut rendre 
r ^*^0 vos ehans qae nos poiiuu cutcudro. 
Chantez a vuis melodioi^e, 
ftimplc, plesant et graoiose. 
Le liian ebant de plusor» pnceIeH 
les fct bicu amer pcr a« belea. 



200,, 



^Cfe 



iO 



^«15 



2620 



Mètre doiz toD euteocioo 
a sonner le psallerion 
oa timbre ou frniteroe oa citi>le; 
c'est ecn qni da toat nous afulc. 
Semlilablemeot te doiz adieare 
a romm&ntt fcticheineiit liciire; 
qaer les lieuor» et le temps a 
famé ou tant d'esbatemeoa a. 
Orandeincnt te puet avaachier 
bien (.■aroler et bien dauchier, 
baler. passer au rigolct 
a petit pas simple ci mnlet 
l>es gîeuz des escbés et des tables 
te sont propres et eouvenables: 
nous tenon famé a bien a|>rise 
qui bien en seit l'art et la guise. 
En faisant ton gieu proprciiieut 
duiz penser eonvenablement: 



^M Mtot loe noîf — 26117 C Cbcovuiu de sus o, 1. camps — 
de boufl tft ilo c. — 36iHt C noui ne pomiiD — 2mi C plolssimU! 
- B fpt a. iM-r 1 es b. - 2«05 B HosUe — Um B wu-tollon - 2*107 
2^^ltiniR, K qutntaioc— 2610 i) C u; B s fetkteinent rouiùaiitii} C liiiro 
. I3 H desbsteiucnt, V debUlcmens — iCilS piiut] C puu 
^ Î6IN te) A teh — 2(iHJ lit: apriiue - 2621 tunl C tout 

ï&m aels 



2fin A 





98 Comment une femme bien apprise doit se conJHire an 

telz ^enz f^ontilz sentent moat plcre, 
<(>ii (MrtinaetneTit les seit fere. 

2625 Des autres gîeuz est largreiiieut 
nu penz juner semblablomeot 
[/■. S2*J Ku mil tonnes te doiz dédire, 

se tu vonz qao ueu te désire: 
trop lede eluwe est a pucele 

2G30 quant Jouer ne seit, tant soit bêle. 
Par joner solon nos souvent 
entrer eu l'amorous eouveut. 
Le fort n'est pas a bien jouer, 
mes a voh iiHiur» bien auner, 

2C3â si que noie en jouant ne die 
ne mes henonr et courtoisie. 
Qnnnt vostre douz contenement 
et vos biauWs :Lpcrtcuicnt 
regardon, que que nnl me die^ 

2fl40 c'est dn gien la ^eignor partie. 
Plusora eu ai veU teiicliicr 
eom se tout vonsissent trenehier 
par l'avdonr tle lor couvoitise, 
quant le ^eu n'aloit a lor g^iise. 

2G-!5 IjC« antres ai vcU jurer 
et a cneiCnt parjurer 
et dire blasmc sanz déserte 
afTin de reconvrer Idr perte. 
Jupiter, \v. souverain sire. 

2650 vous fcart de telz leden^es dire 
et de telz paroles retrero 
qui doieut sis amans desplcre. 
Ceu n'npaiiicnt pas as f^eutillos. 

2«23 AU iiHHili, L iiiniit - -iiij I \vn] A 11! - ïdSb B Icn 
scet sel elle I). — ï'Wl jouer] B mIv; C sellon — ï«32 C 1 
— iGM îi Lios tnuK, V uiioua mcz b. auuuer — 2635 C nul 
couloissip — 2HS7 (; couctemcnt — ïtîlîl dil'I II od^ C ml — t 
ili« g. — 'iiiVi V. con HD t. voiiHltit — 2(i)-t V. gyen natoit — 
ntmiijiif — ifHn B I escient, C a en CMU'iit — 2fi47 C (1 
2«1>i rwotmer— Îi35(t C tel lesdengerie — 2it5I C tel» pno 
(loipntl C ilecn»-, os] B es; ftmansj A dsiiies, C *ntres — 2(^1 

2(J42 AC COB ' 




2Ga> 



Par le temps cliaat, hûh cstcft »af;cd, 
TOUS (Icroz tenir es aniluages 
pour la prant anlur cselùver, 
qni le halle fct avi\cr. 
Aprendre devez les naapes 
de ec8 peti8 poleriiia^es: 
plDBors y ont esté adieutes 
qai depuis ont cU ^rana Ricute». 
La vons devez vous esinouver, 
cjner acheRun |>ouetz trouver 
d'ftler y souvent et mena: 
a mainte eu c^t bieti avenu. 
As yglise» eneourtinecB, 
&n carolen, un imneniMeCH 
vous di-vo/. bieu mouatrer parce», 
He VUU8 desirez estre amees: 
pour nient a l'unie Uele ebosc 
ne biau cor», m nioustrer ne rose; 
ijuer biauté de famé est pcrdne 
qni tuiites foie se tient en mac. 
Pour ccn voit je que hors se tree 
Bonvent tri (jne chescun la vec: 
soi moastrcr est mont protctablc 
a famé bcle et deletable. 
Husors ouaiUe» i§out aseaudro 



J B » V, et a tours; C iiillaDs et 1. — 2i;&:> no) C L't — 'IChc, C 
Uqucs; B tiDf jour di- I. — 'iib'i A I^our; B (le mantjne) sv ituusi 
tnqut — 2iifi4 A tl. y o. ; V, ell mangue — 2tiCt5 C dciiecx T. ea- 
— 26(î7 B (ly nier h. — 2600 B Ks cfçl. — 2t'>7U B a c. a us. — 
'M deupez vous h. — liiTl C cIosir(?reJi — 2(î7ii tloiit| C met — 
•oll je iHahijtunt — 2i;7fi V (si manque) I:ilie« fiwz la vee); IaJ 
2ft70 B iiHiiilt profil. j C pcrfTut. 2t>8i) A (K-Iiot., C (irofoM. 




Ifitntr cnnifUiete ne fnit wwm çti'on «'m doute 

la loiivci, ponr paonr de fandre; 
Ml sp tient plie hl&a contente 

|iuLUt uiio ohi puet traire a sa sente. 

Viitri'ai pour un ami fpre 
\«ms* dt'vei oatre plosoi^ trere; 
lors ne fnndres, pa^ a m'cntente, 
iliiaiirno t^'aïuor i»e roiks présente. 




téfiej-vtm» de ta eupiâiti de cwfaitu tmtowfWB! 



101 



i"7l5 



^720 



i725 



2730 



2735 



Î740 



rguc pas n1 don'c«t)t iiailleto 

fore qne lor voleotô soit fête. 

En tels amans n'a fona ne rire; 

celle est sage qui les cschive, 

i|UQr autrctaut ooiun:c il vous (lient, 

(lient il a chescnne et crient. 

Quant tel/. j^eiiH font plnsors amiea. 

vous vuUH (levez tenir ^ramies 

d'antres amis: a la vaine 

lo 8 8i pem liont*'; rcmlue. 

Aucuns en est d'autre manière 

qui faingrnent de voiH menelionpere 

amer; mes vous devez savoir: 

cen n'est fors pour du vostre avoir. 

Ne floiez pour cen deeelles 

se bêles robes ont vcstue*», 

on s'il ont Jouinu» ou chcintures 

de diverses désuni se lires. 

Aacunc foir. telz joniaux ostont 

as famés de qai oulz s'acostent; 

et aussi vont il entor vous 

pour vos joniaun pins que pour voua. 

Cent niile en ont estt^ mo4|uies 

que telz ribaus net OAsilties. 

Et pour oen doit cheseunc sage 

soi mirer en autri ditmago: 

essaniple iVautri vous enaen^e 

que cescune si se conticngnc 

que la porte ne soit ouverte 

a telz genz dont peut venir perte. 



ni B duiirrok'Dt, C douruivut — 2712 A dl> luus t(ue lur v. fust f. 
!• C couimiiQt; B Jlz — 2Tlt» C as autres ot escrieut; A clicscua — 
pirnicts — 271!) a la] C de — 2722 de) K », C par — 272» H uotiB 
WH d. — 2724 A ce; B riu — 2727 B au eiilï, C se il - 272^ B 
— 2720 A Aiimnc-s — 27:i(i Httj B «« — 27:t1 B iillains o. esscUlies 
& C pniir doit esstsv aiirimu s. — 27»() B iuiltri) — 2737 B uuLtre 
I C Be tioDgo — 2739 nel C si — 2T40 |Mm| B doibt 



ru de] o* corriné en d* — 37S4 eBsillIees 



k. 



102 Tnrde Hfi peu 4e répondre dtu UHnt qu^on t'mr^u! 

S'els voHH pranictoot. prametez; 
mcd ricQ2 du voHtre u'i iiieU-z. 
Qaant lor pramcâscs arc2 prise», 
ilimiicz loi-H loH )v\Qii praniises, 
2745 Js8i vous devez voua ii^arder 

vers ceulz qui vons venleut larder, 
et vers !cH finz .inin.nK vritahlc» 
estre douches et amiables. 



8'anoQD t'envoie letres choses, 

27&0 enuehous. niandemens ou telz ebuses. 
prendre le« doi?. u bonne tdiiere 
on fere prendre a ta chambrière. 
Apnis tioiitilment le»i re^rde 
et do son parler te pren garde, 

2755 savoir mon se e'eal par faintise 
ou de lin cuer que tant te prise. 
Reserire doiz, non pas en l'ore, 
mes aprez nu poi de deinorc ; 
qner detnore esveille et relieve 

27(K) tes amans, mes qu'elle soit brieve. 
l'ar trop longuement ponrloîpuior 
ne Bculcnt aniurs esloignicr; 
qoer il semble a eclai qui prie 
(pie een n'est ne mes moquerie. 

27li5 Tour ccn doiz assez tost reserire, 
|/. as*] 80 tes amors no vcuz destrire; 

et si te duiz bien aviser 
a ta respunse deviser. 



2741 B Sol, C Se T. — 2742 B rien dca — 1749 tur] B leun, C m» 
qur, preniDosse — 2711 B tl. luur Itjz non prom., C duunur luitr 
pronnitsses — 27-H'. coiilx] B irciils, C tetx; B vnii» mini^w — Ïî47 
niimqitf) ftuers; C uerii. — 2750 B m. atiltreï c. — 27r>2 ou] C el 

C et a. fltitillom. — 2755 C mont ce — 27f»p C to manque — 11 

esllouc — 27«it me»] B fors; C que o. — 27«I B prol.. C prolonç. - 
2762 C a. pruloog. — 27M eun] A co — 2706 A (ne tuanqiu) dewire, 
C dcfliltrv — 27^7 U rsuiisur — 376S B uC a ta r. utsur; rstpaoK] C 
bcUsoigno 




'«a r^fue noU obscure; taùaf-toi un 



103 



î^To 



^780 



S785 



2795 



ÏOO 



Mes (te legicr ne doiz pranietre 
een hug il rei)itiert par sa. Ictre, 
ac (lu tuiit ue duiz CHi!uuilii'c 
Ic8 joies que son cuer désire. 
Faî lui juio et paonr cuscuiblc. 
bI que son cuer frémisse et tremble 
et que ue »arlic par tuu dit 
se c'est pranictit^t: uu esvoiidit. 
Lors art laniaut purfetenient 
quant tu reHcri» ohcu renient. 
Mes ne trop l'estraugo l'esoes, 
grant damage avoir y porees. 
Bîanz dis et de fiele mamero, 
et cliose qni a famu atTicre, 
rescri, couimo courtoise et sage: 
mont sent ])lerc fomniuD lauga^e. 
Kt combien que je t'aie dit 
que ta doiz l'amourous déduit 
targier, ce n'est mie ni'outeute 
que touz diz au^cs eelle trente: 
se trop longuement atteudeos, 
tantoHt delcssic serecs; 
«iner nen «eut par desesperauee 
lessier amour qui ne a'avauce. 
De legier ne doiz, par eontrcro, 
les joicfl ton ami parfera ; 
quer ehose de legier elle 
en sent pins vile estre tenue. 
Entredenz le me doiz taster, 
ne trop targier ne trop haster, 
mes entrer petit a petit 
pour avoir greignor apetït. 



71 du) B deu - 2772 qu«| A de — -ITiA C «j. f. s. c et — 2775 
I; B i)uil; A fucho — 2777 âït] B est (1' mitnqw) — 277S C ousoriB 
— 277y B KStrtnglc — 27^1 C Biwi U. et cl. bci m. — 27M cl] C 
2768 B euiuiueut — 278-1 B moult — 27M} A i]Uu]k> U; C je tnan- 
27SS sDfCcz — 27!ll BC Icn; C desp. — 'iTJZ par| A maHQuc, C 
1705 cbusej A (olo — 27!)7 B guter 



IM 



Gmée-4oi ff m ng tr fa» SHtn» jnv «i mfwmtl 



[/. SJ'I Se ta fe» en ««ste manière 

toDZ jors «eru teone chiete: 
ne ja olert s'amor ponr cen mendre 
§e le faîz ose [lose ateaclre. 

2806 Se la demoare est atrempee, 
mil tuks en seras miex amee; 
qocr chcscnn aime miex et prii» 
chose qui est a paine aeqQJBe. 
lA«i porraa tu egtre amee 

2810 et de tooz amans benoree, 
ne cil qui a toy parlera 
jomÉs deslié n'en sera. 



Priveement, par ta cliamliriere, 

qne tn ticnffDcg gc^ee et cliiere, 
2815 doiz envoier tes mandemene, 

8e to cruiz mes euyeiguemena 

Far effaoz pas De les envoie. 

ne ton conseil ne lor deaploîe; 

qner toftt enonsee serees 
2820 «e tont a lenr ^rre ne fesees, 

on tost seroit tret de lor boncbe 

ton 90gré, qni si prez te touobe, 

ponr prametre ou bel appeler; 

qner effant ne seit riens celer. 
2825 Se sua lor mcrca riena savoicnt, 

ansBi tost les desconvrcroient; 

lonc Bcroit dire Ica entretes 

c|ui par eulz lor ont esté fêtes. 

Donc doit chescnne avoir regart 

2!i01 SuJ C Ca — 2602 iore) B dis — tëOS pour] C pou; oci] Il(^ 
— -JSt)4 C ce h (ez im poî a. — 2$05 et 2St6 sont intervaii» dnni A - 
2hi>7 C chacune; iniox) B bien; et| C est — 2t>ilfl B Alooi — tSM, 
n'ont jHiM de lettrine — 26l^ envoier] C mander — 2817 BC 
ZSI^ ne] C f>e; lor] C loi — 2s|» C tost manque; B scuseo — 1$30 
B tii 2^21 tost} A tout; C boHcbeï — 2yri A ou pour ».; B oa 
beau i)arlrr - 2824 BC enfant; B rien — 2S25 B loura m. rien - 
tcs| V le — 2^27 lonc] B lart, C lors; B ontnilte - 2S2S C lor 
B cuU ont este retraittti — 2S2U A esgart 




^ 



!wuaùga'!Ii*ianBqwgur des tabteitfÊ bien elfacéea! 105 

(|Uf (lu i»ctit eul hicu ne. giirt 
et une devant Iny rien ne fuelie, 
8'cl ne veut qae i-hcseun le saclic. 



Far nnc main tant sonlomcot 
doiz envoier eeleemcnt 
te» maudenieni* et ton désir, 
ae tn venz fere mou plesir. 
Mainte» honte» et niainz dnnia^s 
viennent d'avoir phisors niosHagc»; 
qner conseil de pîasors sett 
est tantoHt par tout esmell. 



Elfaehe tontes les tal>letes 
aînz que ricnz de ta main y mcteg: 
pas ne doivent .H. mainz eomprendre, 
ponr eatre le soupcehon meiidrc. 
Pour ton conrage miex celer, 
doi/. ton ami faîne appeler, 
et toy homme, par les enseignes 
qne tu meïHmes Iny enseignes. 
Lors ne porra nuly savoir 
ijnel pensée tn penz avoir, 
fors ton ami tant solcuient 
qni eonuoistra le niaudcmcnt 



Kcfraiug tes courons et tes ires, 
se fine amor servir desires; 

S quer donclie doit estre et pesilde 

I. 

nll, C oail — 2S3I It U rien; C facbra — 2S32 C su ne vuux 

!h« — 2S3;i C n'a pas de lettrine: B n'a /«w le P — 28;itt 

• 2&3" C uiuîn ci. - 2>j-(y C main «ui|i. — 2M4 Ici rédUion 

id; A pour le s, entre tu. — 'it-Jà ton] C suii; I> ni. ayiiicr 

tmer — î^Ais B tu dire ou mander Ij dainifQiw. ; D toy 

C lez — 2^4» 1) Furs; nui — 2Kou B qne\ie — 2h&2 le| 

|ifiaal D unyn — 38&5 C doU 

fbommoa — 2848 enSBSgnefl 



k 



C »m tin m tm taOrm; m mm wm fm m 

fiuDe qitî Test estre senrtUe. 
Ire fait eafl«r le rin^ 
ei tes TcÎDes tendre m. mtngty 
et n fait le« iex trcMiUir. 

2800 com K faa ai deBst saillir 

Et pour ceo, se rois Tontî mires 
quant 91 fonncDt voos airpz. 
a paioe arec la conooissauelic 
de Toftre première semblanche. 

28ti5 Et issi fn jadiz serrie 

Palas qui oe se qoenat mie 
ea t'eao. si com ooiu apreismespi 
[/. SV] me« ont pauar de lié nicïâmcs. 

Or De roas amordez donc mto 

2870 a maintenir tel fclenic: 

piez en seriez renommées 
et plos leâef> et mainz amees. 



Faire doiz oriçuil et fierté 
se tenir te veuz en ohicrté; 

2875 quer chascnn èseliive et deeprise 
fanic de tclz vices c^priite. 
Untnble doiz estre et debooero, 
ae tu veuz d'amors a cbief trerc: 
ficre famé ne désert mie 

2880 qae nen la tion^ jHiur amie. 

t^H ÂB pesible, C tK«w)bIe — 3S&7 D Xe contrefi; 
2S&^ 1> par fitrdcric ne aultrc oiillraige — 2Sâii P cnr elli 
— 2SSU BD commua C cod le f. cd d. saillier — 3*»»i cj 
BCl) cd; d co dooc »e tu tenytires; B ti» vuiis mttnyt 
noB V.; D si meachaniipent tu as yna — 2^63 V at 
• la propre fomie et s. — 2Sijô D Tellcmant f ; B 
3H6b C Pallat " 2^6; D en itoc uAtie ai fort \ettni 
lî aprensiaiea — 2S(i& B lu. elle o.; C ont; D 
^B t\c\ïe mesDitis - 2670 C maintenant; D telle fotiyts 
^K D sera roiialucc, B renommée — 3S72 B trop p. kdt 
^B on Kerae tronuee^ lualnz) C plus — 3ST3 D Fouyr 
^ft — 38SO B len, D ledit 



U Ce 



mveru Famant 



107 




iB95 




2900 



2005 



Mncre ne soies ne pensive 
ue triritre, niCM l>ion eiiteutivo 
a Dmiûtcnir Joie et liiîebe. 
lionne n'eHt pas trop jurant Hiiii])krlie: 
uuu») tcDoii ftinicK trop tcttantos 
a hainj^eonsca et a pe^anteH, 
81 DUI18 traiuii d'elles arrière 
quant [es vcon de tel manière. 
Pour een voil je que tii t'en giiarclcs 
et qno les rcgardans regardes; 
et at) rianR voil i{uq tn ric8 
et que de U'» jangle» lor dien. 
]98i porras ta eetrc amec 
et t'Onviiitle et dcsiroc, 
qiier famés lie*i et joioses 
nous agréent suh touten eliui^CH. 



Or voiz tn bien la eontcnanebe 
qui les fanic» d'amer avanclie. 
Or convient il que tn aprenges 
romiuent vers l'amant te contiennes. 
Viser doiz, comme bien aprise, 
TcHtat de cbai^eun et la guise, 
et OTee lay te doiz dédire 
si comme mu estât désire. 
Le riche doit fi;ranz dons donner, 
l'avoeat rioy aband^iiiner 
a dépendre et a sonstenir 



m D Muet ne s. nv iiensif — "i'^SJ VD trUtu; D t-ntcMilif — 2SS4 
che — 26S5 D ft'nunos licsplaiBantcs — 28S(1 D fort houtcusc» ot 
lute», C et litugiioshti et pcuss&utes — 28ST D su Duii vn tirun 

C de lez nrire — 'is'^v ocu] BCD ce; D (je manqHc) garde; t'en] 

28'.)l âa| B es, U es mes tieiilx io i\. — '1*^92 V que tes ). tu L; 
l»Ita, C tela — 2M>a BU Ainti. c; Kt I. — 2MHi C A un Jmrreent 
! c; D n. at-trayiînt sur t. — 2MI7 C tir inauqHr — 'is'is I) U-ê tins 
nx adDAtice — liit'Ki It conimc; C ]«!* ninans - 2W\ IICO aprinse 

BD mec; 1) desdayre — iWi B i-ommeDt; I> son faict le d. — 

et d. et s. 



Au de cupidité! JSoyex aimtMeê fMr«n U» cUrtti 

eentx ilunt profiet te pnet venir. 

De cùaVi qni biaaz (liz soiveat rcDtlrc 
2910 ue devez nul antre don prendre: 

lea lo8 que de vous fere soiveot 

ponr toQZ donz goatfiere vons doivent. 

Talent d'avoir ne convoitise 

ne ment {}&» fanie bien aprîse 
2î)15 d'amer, mes son frentil conm^ 

et le detluit de hou aa^çc. 

Quant famé s'efforuhe de prendre, 

non» disuD «[n'elle 8e veut vendre 

et no pense a qni s'abandonne, 
21^21) fors a cbeini qui pins li donne. 

De tel mcsprison vons gart diex. 

81 que nul qui voua reg-art d'ex 

ne tmisse eause ne rcson 

qni tonier doie a acbeeon. 

2025 Ak elerR aoutilz, douz et avable» 

soiez douces et amiables. 

D'Hmer aevent la gïûsQ et l'art, 

tant facent il le papelart. 

Biau aevent ainors depoitcr 
2^0 et lor amies eonforter. 

Ja n'iert d'amur» bien aasignic 

famé, se de clerc n'est amie. 



De premier front, {tour miex eopelndi 
doiz ton désir celer et feindre, 

390B € donc — 2*i\\\ D Qe àc nul nutre rtoibt rien p. 
l08 qui Muucnt rotidrc — i9\2 C voue manque — 31)1*1 ai 

— 2a\i meutj n ttoult; HD iprinse — 2916 D Ut bit iiiurc «^ 
Uge — 2yn U se force a — 21HS C que e. — î«2ii HJ D 
vuubI C aons ~ 3»22 C iiiic de tel ng»t uoua g*n dicx 
i]icspri!i»oTi — 2924 D d. n cHoUoo, C ac)ic«siiu — 2't2'> As] B 
tllz ut umyftbles — 292R D et fniiurables — 2939 tut] B toutj 
2030 BD leurs — Ï^'M D in dsniours nest h.; B ensetif^nip, 
C asslocti — 2'>!t2 A auiee, D ayaiee — 29!)3 B uQ)ir«ini1rt', U 

— 2934 dois] C du 

2{)23 tnilsa — 2026 AU soles 




€^*cA< Sabord ttm d/sir; ffinâ dr voutoir rénMttrf 



109 




qne pas ne scea rarisablc; 

mont CD seras pins nf^^reable. 

Quant l'uyâel a[>ereboit la rey, 

tantost R'avisc a tel aroy 

qn'il Hera {>erilluuH repère, 

Bî pense lors de soi retrcre. 

Antresi punr ta poiivtutise 

BC retrait l'amant (>t n'avise 

que qni do toy s'acoiuterolt 

cns en Tore plnmé «croit 

Pour ccn te voil je eoinmander 

qne te gardes de demander. 

Mes, qui te dorra, bien pues prendre; 

de cen ne te pnet nn] reprendre. 



^^5 



Se d'aucun ienne home es acoiute 
qaî pour Un noit Jolis et eointe, 
de Ini tenir chier si t'apointe 
que de nnle antre ne s'aeointe. 
Se d'autre ami fere te gardes, 
tu n'i pcRS mètre nieillors gardes: 
rcilumCH ne anior Jolie 
n'out cure de parchonnerie. 



Au premier, quant o ton ami 
seras, se tti venz crere a nii, 

soict miluhlea, il adiiAhle, D racoji.ulilo — 29311 RD moult- 

, r (HiÎMable — 2'J3"— 4(1 inantiiu^tt rhim C — 2y,i7 la] 

— 2035. P wîuisv "le larroy — 2!isy B que la trt p.; D et ([u% 

biy nuuiliiaia rciiaire — 'iMUt rÎ] D ainsi — 2911 B Et atixt, \) Mes* 

jftBl — 2042 B s' Hi/jrtfiie — 294:1 toy) C tout — 2%U ensj B man- 

[C elï, I) tuiit; B p. fin ». — 2fi4S c«TiI BCD ce — JîMil (>' gardo 

Hï B bien manque — 2'.)4S con] BD ce; te] D ten — 21H'J C tl' mnn- 

■] est; C ilCtiiiit — 2t<^^) lî lAact tr rcr» n^rka 2))52; tatit 80it e1 

ne coÎDto; Il soy ioly vt coint. D ajvute: vt qui soit doulx et 

Îdx, et do 30 tenir airienx — yibl BC li; D tacf<piutc — *t2M BCD 

- aysa Sel B Et — "^^'^^ f* P- f»ire nulles g. — 2S55 B reaume; 

moun; D iolyes — 2{^5G l) prntonncrîes — 2^lâ7 DJ C manqsir; l) a; 

tiul — 2il5S se] 1) ni; ABC' ami, I) m my 





Ton ami frappe-t-il h ta porif, rfp(nme4e mol 



d 



conhien tin'il te bese et acole, 
2060 n^otrie riens plus <tc parole. 

Quant 8on désir roiiclra parferc, 
faîng par bouche vouloir coutrcre: 
anior trop de lejrier donnée 
no imct avoir loiipie durée. | 

2065 Coubicu que telz gicx mont te pleHent 
fai seinblaut que il te deflplesent, 
et t'cBteii» nu poi et deforche : 
vaintre te doiz leseier a forchc. 1 



Se ton ami par giant désir 
2970 vient devant to« portes* p^sir 

ponr empêtrer par aventare 

les joicH de la nuit oseure, 
[/". SS'] molciïient le doiz cscoudir*» 

qu'il u'ara pas ecu qu'il désire, 
2975 et tout bas le doiz nicuacbier, 

en taig'naiit que le veuz eacbier. 

Issi doiz un poi dcleer 

pour son courage miex veer; 

et si t'en tendra il plii« ebiere 
2980 quant il ara sa Joie entière. 

Ton ami ni parfetenient 
doiz amer au en m mené bernent 
que il n'ait soupechun ne doute 
que t'amor a Iny ne soit tonte. 

21IM V qae il to b. et collo — ayoïi C n' ttumque; 
pas riulo }},; B rien — -iH'i pK\ D du — 2ïH>3 C tamoui 
Outiiiivnt; P UcIk; ABD nitiult — 2%(; I> fiiings toutcflfois i 
C (106)>loiâsi: — 2tlli* I) un ta^Unl un^ peu vt tvffunrc; 
estent .!. p. (!t tuïforcc — zyTtJ 1» uirns il. ta porte — 
— 297» D niiUcmcnt; le) B les - Si^l HU ce; C pai* a qi 
B Aioci, L) Aintil vn àolits faire Icssay — 2tl7S D poiir Scan 
AU uray — 297^ l> sulone te t.; C t'en mmque — 3SflO ] 
manicrc; sa] C ta — 29SI liD jta» tk lettrine — MM D, 
lliy titotbi»ent 



Vk'miw froùUvr caiciti^ tsrntf à point m jalousie! 



111 



(985 



frf>o 



^<>oo 



^ir 



ï*l 



Aprez. qnant ramor est parfcte, 
si doiz fcrc nn poi de retretc 
si qno il chie en jeloasic 
{joo d'antre ne noies amie. 
Lors serti plus ardaut de fere 
trcHtout een qoi te devra plere; 
qner adonc eont ainourh doublées 
qnant l'en le:» ereint estre csgeneea. 
Bon cheval met sa vertu toute 
a |)oindre quant il est en rnnte: 
trop se tondroit fichle et hiRBes 
se des antres cstoit passez. 
Des amans e»t tout en la guise; 
qner, si togt eoni l'auiant s'avise 
qnc aucuns le vont deehevant, 
amor l'espreut plus que devant. 
Chescun s'esehanfe ontre mesnre 
quant uen 1i fait Utrt et injure 
de ses amors dont solnit estrc 
par devant tonz scipn^"" et niestre. 
Pour een duiz tu tun ami fere 
an poi jclous, pour wiex atrero; 
qner ten aiuorH tost viellireent, 
se par ceu gardées u'esteeut 



Aussi, pour Vauiaut niiex estreindre, 
3010 doiz tu sonvent graus dotitcs faindre 
I et granz jKsrilz ou tu te mes 

; ÎSW D faire Hoihs ung peu ta r. - 2'.»''7 I> aflln iiiiil c. — 21tH9 
11] iïngrf» - 'ilUNi Bit mtuWt» - 2!i!i-i I) ij. ..n les fuj-ae rt-clii. 
Ij 11 ©nn;iieon««». *' osgcnvmrcK — 29it:j C Hlaii c. m. sa ftitry t. - 
p\ Ddei cul) AIID point — Jii'.tr. U se par iiug aultre a.'; t! pAsaooa — 
loale; eaj C manqur, Li ii -ixm si) C cl; U comme — ïUiiii 
quer; D auleiiu le un d. — wm CJ> \o liront — aridl l> tliMr. 

rft dcstncsuro — smn BD lim — Sons V. ilesoz amours toin ».; 
- 3ii">4 AC tont — ;iO«5 s Huinquenf ilatut II - ailtiri B ve — 31)011 
|.ïi plaire — SOU" C ([uc te?, — 3(J0!t l'aiiiaiil mum/fir; D aitnimlri' 
10 C «tindie — 3011 et] C es; D le gntnt pcril on tu lo noti 



112 />(■« crainte» itimuléf» ougt»fnttront Pardntr de tan amf' 



pour servir dn doiiz entremet. 

Suposcr ])orrus une cspie 

qui (le Jor en jor voiib cspie, 
3015 on ton mari ou tes aiuis 

qni tnnt lor peuser oot In mis. 

Lors Boiea tn tonte certaine 

(|ua toy amer metra ^ant paine 

quant il ereira telz aveuture» 
3(>20 qnc pour luy les sucirrc» hî dures. 

Tant aies tu volenté franelie, 

fidng tou7. Jors paour et dontanclic; 

quer famé trop ahandoDuec 

est poy prifiie et poy amee. 
3025 Heebuif too ami par tenestres, 

tant ait il lions huis eu tes cstros, 

ot par veut et par reson mainte 

(nittg toaz diz que soies en creinte. 

Mc8 de paour no \eme mie 
3030 a fcre bonne eompaignie; 

si pensera en sou courage 

que nnly n'ait tel avantage. 

9013 It UQ -^ 3(115 ou tan] C <|ui toD — SOIS AB pense — 
BC Boiw — aoit C toute 8a p. — 341 lu telzl B lea, D tellcft ~ Sil 
luy 8. si trosd. — 3i>21 Tant) B Tout — 3022 jora) BC diz; I) et fra. 
C et eatningo — Srt24 D peu prisée at faonnoiireo — S(i26 B tont i 
boiiz WTit on — 3U2; 1> iay Inh faire cflcy a m. — 3i>2S C Tninje 
ta ea enchiUnlo; RO tons jours — 3(i3ti D Mais pnor U p. - .1U3I 
D abiitutonne le f^rfr lUg mfimtACfitg: 

a ctiluy dont tu u Tamour, 

qui pour toy vit ou grant Janptuiir, 

ue lu miyt nu peut prendre soiiimv 

pour les faitK d'amours a 1a aouimo. 

l'oiirtouT ayea lo uueur oncltn 

1 le garder j'iiaqii(eB) a la fin 

aua noise ne sans rancune {sir) 

ne sans dtscention quelifimc. 

Si je ne faiilx cy a mon esmu. 

ainsi que fay dit a umn proesoio, 

U: nunimvray te nom iii'atnye 

et le mien, Hans tt* faillir myc. 
Voir tn mile à F Appendice 



Utii/nu 'Ir tmmpet la «t*riwiHitncc iFtitt man ythmx 1 13 

LofM facile a crtiire ta pbambriere 

qUL* |jri8 valez, bhha mil romicrc; 
3035 8Î feras ton ami niaehior 

OD en oornct ou ou liiu*liier 

Tant |jlu8 (le poors li feran, 

de t'anior plu» l'aflaiiilioraa; 

quer cliescun flVfforc^he et dosree 
3040 contre eeu que iieii li ilcvee. 



Se ton mari de pron te ^anle 

ou pour soy y incte autre g'iiarde 
Wj iwinr aviser et deveer 

que uni ne te puisi^e preer, 
3^>\b mal gre que il em puisse nroir, 

|H>rra8, ren te faiz je Havnir, 

nquerre amis a grant plenté 

et mander lor ta volcnté. 

S'en parcliemiu ne pnés escrirc, 
nOâO ton dcsir poiras niotre en cliire^ 

paie cuvoier par la ehauitmcrc 

qui bien traitem la manicrc. 

Bien aara purter Ich tablctes 

011 tes aniors seront retretes, 
S055 si que nnluy n'aperebevra 

quant ton ami IcB rcolicvra. 

Kt se tn a8 bint de contrcrc 

qne Iciair n'aies de cen fore 

on tn dimtes a aventnre 
3060 qne non no trouvast l'eseripture, 

a ta cbambriorc porra:^ dire 

a033 B (» manque) crore, C alniro — B057 B ilo plus pwur — SnS8 B 
ib. — 3030 C M)sf.; B ilcrrve - 30-10 B ce muî 1*:° ~ 3<>43 A oi pour 
^ et pour d.— SU45 B nmil g., C muityrey — 3U4«i con] B ce; C filre 
s. — 3U47 C t quatre aiaia — 3049 B L'en ]\3t clicscim ne; Sp p. — 
*i\ C pais portas 6. - Hi>52 B qui cof^iolatra bien: C matière — M&i 
p. la tableto — Utift C ami napert-cura — :itir>7 <J Kt manque — 
tt t|iie tu oales lealr d. c« f. — Mh'.* a] B par — sutiO B leo — 
B ebaiDber1«re peni d.; C ehaberire 

3033 acrelw — .'i»M en inkier - S057 contraire 

IDihliullivcB SoniMwik» V. i. 





3085 



3000 



Carra^oTtAnur srtrMe. Prétextée de aortie 

cen que ton conrage désire. 
Lors en son ciier le portera, 
si que ja Betl ne Rera. 
On tn jwrraa de noî« de f^les 
cserire lotres tontes pales, 
qnc ja n'icrcnt aperchcfles 
»anz conperose ne lellea. 
AuHHi de lait frais letres faites 
nn de ])oiieliel de lin pmirtrailes 
lie plient poM estre avisées 
se de charbon ne sont pondree». 
Se tn le faiz en tel manière, 
ja garde n'i metra remiere 
(pie tout a ton plesîr ne fâches 
d'amors, se ton ouer y enlaobes. 
Nnluy no porroit ganïe faire 
do famé qui se vent soustraire; 
et qui plus la vondroit garder, 
plus la feroit frire et ardcr. 
Famés trenvcnt trop d'aehesons 
de gyber en toutes xesons; 
quer estuves et sainz et saintes 
qiieuvrent de lor besoifçneJî maintes. 
Bien aovent csploitier les sages 
de ces petis pèlerinages: 
souvent sont lor voies doublées 
chicz lor tavcrnieres segrees. 
Aussi faint bien famé par lM>le 
cstre eiifenne pour gésir sole: 
lors puet bien toute la nu.vtie 
de son ami estre atoueMe. 



t 



3Q67 H ae aeroot apcrcepues — SOUS C sans compare] 
3i>70 (; dcl uin — 3071 A nen p. — Btf'ï C son bouilrcex — 
manque — au73 rf 5il74 aont intervertis dauM lî — 30Ti 
tout loQ p. — 3074 B fortrcbre — SOHO l'tirel C fruc — SU62 
~ 3084 C t|iie lurent — 3i)87 B leurs — anse U Icnre; C W< 
par] C pa - .litlio C enfermée — 3091 lors] C loiir — 3IW3 C 

8M3 sen <L — SOSd boule 





De Jor r^t oftter ta lumière 
de poor qu'il ne ly cnpierc; 
8Î peut 8011 ami rccbevoir 
en son liet «tanz aperelievoir. 
Fansaes elea refont bien l'etitreo 
mainte foi?, esti'c ahitodonncc; 
et si n'a cil, qui les des porto, 
(Itrnte que nnl entre en bu porte. 
Me» des voies plnsnrH y ait, 
a la fin qne péril n*i ait; 
quer la flouriz est tnntt>st prise 
qni n'a qne nne voie aprisc. 



S««^ 



3120 



Par bien ïwirc on par médecines, 
qni ponr bien dormir sont enclines, 
peut eonrcut dccbcvoîr la pnarde 
(|ui de toy garder se prant (;uarde. 
Et se ton gartlein cfit ïcebcrre, 
telz déliées H porras qnerre 
qn^entre tant h'î delietera 
comme l'amant o toy sera; 
ou tu li porratt comme na^e 
encbargrier un petit mesHage 
ou par trufle ou i)ar {^^ageOre; 
si seras entre tant setlre. 
On tu li porras telz donz fere 
qne tont cèlera ton affere: 
oen peut maint boraroe par donner 
fiuro muet ganz mot sonner. 
He bomnie se test ponr donner, 
je ne l'en sey acbesonner; 



MM AB qtiu il C qui nu luy — 309S C maintes t e. al>aiiilonne«z — 
A nul nentru — :Hiil B unies, C uoia — aiUS BC prinse — 3104 
lie; IH' apriiise — S]05— fll nmn^tifn/ tlanx C; B n'a piu <U- Mirine — 
«n Se tua i^nlien — 31 II s'i] A se; B rielet — 3112 B comment - 
< Ipigellrp] n jurement — .lllfi B entretant senu seurementj A sera 
Illf B leo 



3i)l>T cleU — 3099 deia — .tlW) iHJi're 



8* 



â^exciirr Cartlnir i/'iiri uninnt tnnitfox 



117 



l&O 



155 



I 



)ltM> 



I 



3105 



.^170 



I 



B175 



Tel elioBC puct tnout aj^regicr, 

ot si C8t fcto (1c lo^er: 

qiicr rbcftcun tost croit et a fernie 

la cboflc que n'amio allcraio. 

lîtigarder le duw doticeincnt 

en sonpiruDt paifondeiuent, 

et ileniamler a vuiz petite 

pour ([noy »i n lart te vinite. 

AprùH CCD dûiz ploarcr et feindre 

que jel<niBic U} fait [ilaliidro 

et que moût es mal assignée 

quant tant raimea ot n'es anice- 

Lors ne porra cen endurer, 

si te voudra asseUrer; 

qner pitié le mouvra a ercrc 

que fine ainonr le te fait fere. 

Tant pluR ei>ii)tc et plu8 liel ncra, 

plna le^'eretnent t'en crera: 

telz gens créent, quant bien ne mirent, 

que toutes faute») les désirent 

Isd! par fiiintf jelousie 

Hcras niicx que devant s'aniic, 

et vendra plus sonrcnt jouster 

pour tout le Hunupeeliou uster. 



Et 8e ancnni te retrait 
que ton ami aillors se trait, 
crere ne doiz ne supposer 
qu'il voille tel folie uiier. 



I B moult Rgreîer — 3151 BC afferme — S15S le] C U — 3156 
- »I57 ctin] B co — aiâS toi A ton — 315» B moult; C moût 
!fil C Tr«p tu pourAS — 816S C wns — SIB7 bien] C len — 
C le — Slti'.i B Ainci — 3171 C voudra - 317.1 B aucun dore 
hit; C aucuin itcl r. - 'M~A allourt; B Crehît — 3175 C 
ff -~ 8176 C qui UDillo 



croit a été ^ouU tlanu t'inierligne; Â avait Sabord afTcrme, 
' a été barré — SUIT toi gent 



îf'tutjvrs fie la jaloasif : fnhit' de Céphalt rt Prifcria 

C'est grant péril et graut folie 
de crcre tost ijiie (|ae uni die. 
Procris la bêle s'cd dcclmt 

aiSO qui eu la fin mort en rechat. 
Son ami espiër vouloît 
puur een qae reperier goiiloit 
eti nn lien deletable assez, 
quant de cbaeier estoit lassez. 

3185 Mise a'estoît sooz nne branche 
pour aviser la coutenanehe, 
eom CepLalns se eontendroit 
quant a la fontaine vendruit 
Cepliiiluâ vint a la fontaine 

8190 pour la refresckir scn alaine, 
et le reiit ires y respiroit: 
autre chose ne desiroit 
Lurs se leva Proçris la bêle 
qui esloit \et la fontenele. 

B19Ô et fat ment joiecse et mont lie 
de een qu'elle eri îssi moijnie- 
Quant il vit les fv^illesi nninver 



330& iBsi feai Procrii sa TÎe 

pw caitFic de sm jelMsie : 

mont votts donna bon ffMMMpIcre 

■ f|ae pAK ae derec îmi fen. 

' il fait mal qoem et efprunter 

3210 cen que nen ne veot pas troaver; 

car moDt de grnuz perJlz ea \icnDent 
a ccolz qui tel fgmnc mainlicuneut 



ItO 



Se cil a qui ttt es amie 
de 9oaper o Iny te convie, 
3215 a venir doiz no [>o_v tarjper 

pour sa pensée miex ebargicr. 
Entre tant comme il attendra, 
^J t'amor plus et plus Tesprendra: 

ja ne crera Tore vecr 
3220 qac lez loi te voie seer. 

Apre», qnant tn senis venne 
et cbiez tou ami rechetle, 
de tooz seras tenne a bêle 
qui te vermrit a )a ohandele. 
3225 Quaut «cras a la table aâsiae, 
aies de mendier )>ele guhe. 
, 8i petis morceau» met en bouche 

I qoe tes lèvres nul n'en atoiiche. 

Tes lèvres no soient pas ointee 
3230 ne tes dois moillicz siqn'as Jointes; 
qner se issi te contenees, 
I durement hlasmoc en screes. 

Ainz que verre ou henap mennies, 

I2if5 B Aincf fonit; AB ("rocHa, C Porri» — MOT mont) B mouH, C 
- 3208 H ainci — ;i3tr.i ma; C crerc — S2lM B len; i) no ne roict 
[1 B moult - S212 guieoj C maniero — :i2[4 luy] C He - »2n 
I — »2\b C 1' man^m — !t/l!> C il no c. lomo née» — 3321» C 
1. te HUM 8.; B lus de li — sii2 cIiIok] B covs — S327 H pvtlt 
I — 3ï3U A dois si qtm j.; C mouiller itiquoz es; B m. iiinqiiu riix 
SI C que B. i. tu (K>iitceïi B ainei — 3232 C vluemeLl blmiiu en 
It ~ 3293 C maniecz 



^^ 120 /'oiirj 


oMre, Mits He manger et â* Aorrv avee «itltT^^^^^B 


^^ 


voit Je <|ue tos levrce OAHie». ^^^^| 


^^^_ 


H la tin (|ue dedonz ne uietcs ^^^H 


^^^^B 


uc pariHiit iic nmailletca. ^^^^| 


^^^^H 


En sansse doiz petit moillier ^^^H 


^^^H 


pour toy ganter de touîllîcr ; ^^^H 


^^^^H 


et m du tout tVii pui^H tenir. ^^^H 


^^^H 3240 


grant henor t'eu porra venir. ^^^^ 


^^^^B 


IVail CHpcciiinment te g:Hrde; ^^^H 


^^^^H 


preii^cK avant sel on nmiitarde: ^^^H 


^^^^H 


trop est lede chose et vilaine ^^^H 


^H 


qne de eorrnmpre sen alaine. ^^^H 


^^^H 


Men^ncr et boire dois i>etit, ^^^H 


^^^^H 


non pOR croire ton apctit, ^^^^| 


^^^^H 


et toi Itiati coutcuir a tjihie: ^^^H 


^^^^^B 


ninnt en ncraa plus doletalile. ^^^H 


^^^^^P 


Pari» Hélène ledeiigeit ^^^^| 


^^^V 


ponr cen qne gloatemcnt mengoit j^^^H 


^^^^H 


et par eeiit point Vavoit liaingeoatïe, ^^^H 


^^^ 


coaltien qn'elle fust graeioase. ^^^H 


\r «7-1 


Trop boire nuiat as amonroas ^^^H 




a ferc les gieu2 Bavorou» ^^^^| 


3255 


et ni Tait mainte (oh retrere ^^^H 




tel ehose que venist miex tere. ^^^B 




Trop ent lede oliofle et hul>e ^^^^| 




quant fume se pcst en^Tree: ^^^H 




tel famé ent «ligne mvnz pourloigne ^^^H 


3260 


que cbegcuu ovee lit- se joigne. ^^^H 




Or te pren donc garde et favise ^^^H 


3234 C îco 


-- 323.> B u celle lia que tu ne; C mentes — 3236^^1 


doux pisUi ni! maill.; (' iiurcssis ne uiailletez — 3237 Â Bioasofl — ~^^Ê 


B te g. de lo toUl.-, C tooler— 3342 C prcQ a.; ou) B ot — 3141 Mil? 


son — 324» ton] C tout — 3247 C coutRuir btfl — 324S AB loouU, C 


mont; A delict. 


- 3Î49— 3252 manquent dam C — 3250 cen] B ce - 


3263 boire] C bonne ~ 3255 B retrehtre — 325ti C qoi; B qoîl vaxàM 


— 3207 C Trop 


Uide rlioso est huoo — 9250 B pourligoo; C proloagv 


— 3260 B ftuuc 


\ C liv e^QÎaij^o | 


^^^^^L 33S4 leiiires - 32ati tuonilHcr — 3252 g^cieiise ^H 




que puiir i-cst point ue soes prÎHe: 

ja nicrt fitnic tciinc ebierc 

qui do trop Iwire cet coiistumicre. 



A tsMo ne doiz «uiinicillicr, 
nio« te (Iniz lover et veiliier: 
iH'ii piict (lin: ou feri; tel?, i^lioKOK 
en dormant c|ui sont vergondoses. 
MaintcH fjiniea Hont qnï s'escrii'nt 
et CD dormant eontent et dicnt 
tout een i|tic îe jour ont veB; 
maintes fuix l'ay a))arctictl. 
D'iintreu en resent nen trouver 
qui font lor reins nn poy muiiver, 
tout anHm eoinme elle» feroiciit 
8C ovee lar amis ^'C«oieiit. 
Les antrcH ptaingnent et Honepirent 
ft en nommant eclz qu'ellen désirent 
" et de qui par Jour lor sonvient 
3280 comme ïih amans faire eon\*ient. 
^ Pour eec ne dois tu prendre somme 
en lieu ou il ail plus d'an homme, 
que tel cliose ne t'avenist 
de qnoy vergoipne te veniat. 



3285 De la contenance segree 

me faut dire a qui qu'elle af;ree; 
qner, se aucun poy n'en touchoie, 

C |>w; BC prinse — S262 C jEiuent f, — 3265 C sonmelir — 
m p. d. et f. tiil chose; C ne p. iL ne f.; A fiiire manqtte — 
it aergondoso — 3271 cen] B ce — 327S nonl B lea — 3274 C 
ol lor rsin» tu.; B luurti — 32T.'i B com, L' con — 327» B uuk 
277— S2Sy mantiitent ilatui B — n's relij B m — 32SI C Poa 
[ ce — 32S3 C tainat ~ 3284 B buienist, C tfi aient — JifM B 
que) qîl} C tiu! <iuapee 

nergondouBes — S?83 de .t. 



k 



122 



^ficqitr» tvncemant „l(t tyftUeHOHO' vgrrr" 



[/". S7*] pour (liminiit tenu seroie. 

CticscQiio prcQ^, ijaaDt la vient, 

32ÎH) la gnise (|ui miex ti avient; 
i|Der la L'ontominiMie cuiiiniuue 
n'est pa« avenante a ehescnne. 
Famé qni porte biaa vtere 
se ^tcflc cnvcrse i>oar niicx plere. 

3295 Celle qui biaa doe a et tendre 
envers son ami te doit tendre. 
Ueles cni^seu et rebracfaies 
doivent etittre toat hant drevliies; 
qner tant pins seront regardées 

3300 et plos en seront desireeflw 
Petite famc soit montée, 
la frraudc non. mes lus posée; 
Thebaïs qû mont estoit bêle 
voaloit tonz diz estre en la sele. 

3305 Famé de trop ^rant estatnre 
se retraic tout a uesore 
et ait an poy la teste encline 
vers eil qai a ses grès encline. 
Celle qui de cors est fetiee, 

3310 qui n'a sus lie tache no vice, 
sanz coavertnre doit attendre 
son ami pour U miex espreadre. 
Chevelelïre bêle et gente 
doit ancnne (oiz, a ni'entente, 

3315 estre efpandae par le liet 
si en doablem le débet 
On e«t cil qui ne donbleroit 
s'amor. qnant il a%'i^oruit 
si Han chief fléchir et esteudre 

33:20 sas la efaar eoaloree et tendre? 



im V a u-locaDe — S2S»~oix ■■■fiiBrf Jkm C — MK « 
A Bis — Uia B Tfaepkas qui tut e. - SM4 B Wos loan «. e. L < 
— 3M6 B qvl es tgna — SMS eot8| B trop — S>1» A «ir -^ 
B BieaU B — UU a] B x — S3i: aal C la — sm A 

StK £4 lepNi A A csf ww ctmet mm 





HrieDieut famc doit toot cctt Tairo 
i)tii a Hoii diiur aini doit plaire 
et en col puiitt Ke coLtcuir 
dont ^rei^uur deliot peut rcnir. 
Joindre se doit eu iimiuto gui^e, 
s'elle eHt de l>icu amer aprise; 
ijDCr ie delict se reuoiivclo 
a ehesciiDC gaisc uouvcle. 
MeH tant voi) je bien que tu Haclies 
que fauic qui a 8ur \yè lâches 
un trouclii^B un nuire cuirie 
0e doit tonx dix tenir muehie. 
Se l'amant la vent deeeouvrir, 
en Tore ac doit reeonvrir, 
a la fin que sur lié ne vee 
chose qui desplaire li doe. 



Qniiut la besoi^no ert comnioncine, 
joing toY, comme bien cneenguie, 
»\ que easeroble soit fînee 
3340 vo«tre voient^ deeiree. 

»Kn hé» peuz ne te dois taire, 
niea donclien paroles retraire 
et blandicca enluniinccs 
de doQz liaisiers entrelardées. 
3345 Quant la tuaticrc doaccronse 
sentivas, ne soies hontonsc 
de Tamant cstraindre et liesier 
et de ton cors bien acsier. 
Nul ne doit, ceu sent nen retraire, 

I B Bretini. f. d. t. ce; C doit finio tont— 'Adl'i V- rhïvr mattqM 
wlj B ccst, C tel; se] C doit — 3320 H sel, C bc elle; aprUe] B 
i esprÎBSO — 3220 C mez Imvii viiil ieii que tant sachiez — 3IU0 
18 — 3351 C frondio ou noude curric — MS32 ton»! B tout — 
B sus — 3336 111 A luy — 3337 B est — 3338 C joÎDg couucrt 
9 C semsemb. — 3;i4'> C v. foi d. — 3342 C p. dnU r. — 3343 
bUncttx tiuluinlnoe — 334fi C soies don h. — 3347 Ici B sarrite; 
— 3348 A bien tMnquf.; C sessir — 334'.» non] C lea 

ee — 333Î. 333S coumencblee : eoseingniee 




AV laisse point entrer trop de jouir en ta ehamhmf ' 

iiSôU avoir lioute de aou i>ruu faire: 
ttunt* ne aeioieu tu pan 8a^e 
HO liunte te faisoit (tuiuage. 



Kt se ta volenté ne vient 
quant la tou ami euU'Cvient, 
H355 «i (lui» tu par vuis nienoiiun^eres 
faiiulro te» joicH ei*tre entière». 
Mes, ft la tÎD qn'il ue s'arÎBe 
1/". S7''\ 'l"" *:" le faoos par faintise, 

par tes icx et par toy uionvor 
3360 porraa ton entente prouver. 
Aatresi lau^e abandonuce 
note i«en la ebone sej^ree, 
et plnsur» autres toucltemenfl 
en quoy nen quiert delictetneue. 



8365 F'^ÎDaument quel part qnc ta sole», 
quant iKHi (totihleras tes joies, 
pu ne doit eatre rechetle 
en ta cliaTiihre tri>p graot vette. 
Il a 8ur famés mainte» diutiea 

3370 qai sont plus coQvcnablcB closes 
et bien tapies et couvertes 
qu'elles ne scroient apertes. 
GrcH au dieu dunior» ci delîne 
la clef d'amors et la doctrine. 

3375 Uiex doinst que a ma dame betc 
por qui amor elle fut fête. 



33&4 C ami — S356 C meDcbnngterc — 3S57 A que Û ; 
sauist; — 33&S C Ucc — SSAO C ces iox el p. loi muaxi 
caproue — 33t>3 C aloiicbomi-'as — 39114 C uinsi ncD qiii«j 

— .IStiS C I {IcH pftints in4i*iwHi qu€ le p^irchcmml 

— 33Cfi ciuuit] C quer — Z.\6' vuUe] C tenue — 



3374 cleif 



[ Aoin* «£ nirnonu rfr lauttur et de sa dainr 1 2fî 

Mes por een que pramis avoie 

i]^uû mon DOD et sornoii dirnie, 

et le noo et gurnou m'ainic, 

qai tant eut mignote et jolie, 

a cen vojl dewîeiidre et venir. 

Or peiiRez bien dn retenir. 

Clef d'argent voua peut, a voir dire, 

mon noo et mou eornuii dcacrirc, 

et anssi de ma dame eUiere; 

si vous dirai en (|ucl manière. 

De .ij. tetres une ferés, 

de l'autre une liranche oHtcréft, 

l'antre a coDpas roo^rnerei, 

la penultinte enverserez. 

Por ces .iiij. et par les premières 

aréa jcv. letrcs entières. 
I De ces .xv. .v. seront prises 
I dont leB .ij. seront ii. foiz mises; 
5 lors dcffermerez «auz dangier 

mon non sanz ninl*r ne changier. 
I .ij. de8 .T. mlHOH simploment 
I font mou sorDon entièrement 

ovec .iiij. des demciree» 

des quelcs jj. seront doublées. 
r>a se-gonde en la tierce letre 

i de mon droit non, qui les soit mctre 
! .iiij. des .vi. rémanentes 

et o nue des «ornommautes, 
5 forment le droit non de mnmie 

sanz donbler lutre ne demie. 

1 Par les .^. letres qui demorent, 
qnc .îij. de mon sornon sccorent, 
de» qiiele» .iij. une est donblce, 

) sera m'nmie somommee, 

prend, nuiu at mutilr^ — 3.1S7 C derle .... — 3361 et 'iSV2 
- 3396 C sans iure ... — 38S7 C <leuz liez .v. missez — 
I cl ... — 3399 C avec — 840)— ,1417 C est enlné 



( — 8888 dirai — 3SSU a t^jonté pim tard rtana Vintertigne. 
mie — 34^1 et ^Wi tcitro - 5408 secourent 



u 



APPENDICE. 



10 



15 



20 



Dire te vueil le uoiii ma dame, 
laquelle j'ayin(e) de oori>9 et d'arae. 
Main il te sera inoult Hauvuigc, 
jnequ'à tant que 8»[u|het) Tusaî^re. 
Or enteodz, ey c'est dont tou gré, 
et je t'en diray le de^ê. 
Celle ou J'ay ni'aniimr rendue, 
qui (me plus licllc ne fut veue, 
c»t nontmoe uaebasy, 
autrement di[t) aul>csay, 
laquelle le vray due d'amours 
veuille (tarder eu ses araourB; 
car c'est celle ou je me déporte 
et qui met; duuleura me eunfurtc; 
o'e^t mon désir et ma iiensee, 
nù j'ay toutti in'aiiiour l>outee; 
o'eat luoD coeur, et le mieu est Bleu; 
c*eet eelle ou est trouvé tout bien; 
c'est mon bien et mon allégeance, 
on j'ay mis toute ma fiance; 
c'est mon déport et mou soalas, 
laquelle me tient eu ses las; 
c'est mou deduyt, mou bien, ma joye;') 
le vrai dieu d'amours luy duiut joye 
et me vueille tenir eo f^race 



25 



") Ce début «( fine imitattun évitlmtç Jeu 30 prrmim im de la 




128 



APPENDICE 



30 



qne tnnsjonrs son plaisir jo fat 
Si iiiimiuc ai le noui m'amyc 
devaut le mien, Je ne tloilm n\y^ 
caÏK pour Unt \itnpor6, 
car c'est mou ])Iai8ir et mon gré. 




H Après le num ma dnmc {^entc, 

i^'eat mon désir et mon entente 

de vous dire le mien anssi. 

,ray nom proprement oovdi, 
3r> litt.erallement edivo 

et sibillement dcvio. 

letpiel vneille garder de mal 

d'amoiira le rfoulx provincial 

on est trouvé tonte faveur, 
40 courtoisie, bien et bonncur. 

Autrement je suis advoequé; 

je vueil bien (pi'il soit rcpiîeqné, 

teemoing ehaton le gracienlx. 

Veoir le pourras devant tes youbc, 
45 mais qu'en f^oyes bien informcS 

quant auras tout leu ot fonné. 

Je ne aaia quel sot quonniam 

me mist avant ce mcsebant nom, 

me mist ce mesehant noir nosan. 
&0 Encor le tient le bon chaton 

eu »oQ livre nommt^ ebaton. 

SîUabemeut j'ay nom sonna; 

d'entrelacé point n'en y a. 

Tu t'en porras ajiparecvoir, 
55 mais qne vncilles sçavoir le voir. 

Eatudii'r te fauU le tiltre 

qui est en ce ])ropre chapitre, 

se tu veulx Vexjwsition 

Bvavoir de mon nom et (de) seumo 
60 et aussi eelny de ma dame 

qne pardessus toutes je uyrae. 

Or donc(ques) applieqne ton engin 



ai 



APl-KNDICE 



(le cec) retirer, afiiu 

qu'en saches In vérité tnuto; 

ccBte nhoKu {çucroii ue coiiatc. 



129 



1"^^ 



11 A celle fin qnc tii remembi'es, 
la r\g]e flcra dv tnii» ineuibrcH, 
seavuir citt littcrallemciit 
la seconde sillalieuiout, 
et la tiorce (nitrulueoe: 
or le retieu en ta pennce. 
Jo me vneil tenir et aninrdru 
ti h» huilier toutes |iar ordre, 
tout aiuxi que les ay rctraielos 
ja dceens. exposez et traictes. 



11 CuDgnoiHtre peulx mon nom par lettre, 

80 ton mémento y venix mettre. 
ley exemiilc te hauldray 
tout te |duH bricf que je ponrray. 
^<* La derraine lettre doibH prendre 
du mut et eoutro munt aseeudre. 
Soit de ville ou soit de boiir^ii, 
la faalt eKpelcr au rehunrga. 
Et aium tu pDurrat) trouver 
S5 iey mon noiu tout le premier. 
C'est celuy cy, je te ïo, (sic) 
qui CHt miK Hccotid edivo. 
Pren o qui e«t le dcr|rc]nier, 
pais u, puÎH i, jusqu'au premier ; 
Vt) et tu pourras trouver de faict 

mon propre nom, sans nul luctTait. 
Si ton enenr et vouloir désire, 
ainui pourra» le tien et^i^Hpru. 
Se les lettres n'y peuent conjoindre, {aie) 
95 es autres lettres te fault joiudrc. 
Xe pins ne moins en salohein 
pourras trouver ung nom ainsy; 



^^^^la^^^l 


JU ^H 


^^^ft 


et tronrer te pourras aussi 


^^^^H 


en ee mot icy erreip, 


^^^H 100 


cil qni me uotuiua a quonnînm. 


^^^^^H 


Tu tmurraa trouver en uoaain') 


^^^^H 


et on ce mot sUaleuem. 


^^^^H 


en «aied, Raoul et totam, 


^^^^B 


en trebor, inalioi et nomys, 


^^^H 105 


par propre» dodis plaisans. jolys, 


^^^^^1 


eîralioaz. Icbeini, îdriiote, | 


^^^^H 


leellcs exemplea te note, 


^^^^H 


toleinial et ton|te|H seiiihlahlee; 


^^^^H 


se sout noiuâ bcaulx et eonveoaliloB. 


^^^H no 


Eeuneiate, ^) uitram, nnrtreb 


^^^^H 


et meememeut en ce mot satra ^) {ik 


^^^^H 


ung propre nom te monstrera. 


^^^^H 


Et tout jtiiiHi liiiableuient 


^^^^H 


feras des autres ensuyvant 


^^^H 115 


Or note bien duuf en toy niesmes 


^^^^H 


que tu ne t'ailles a tes esmes. 


^^^^H 


Après mon nom, eelny m'amye 


^^^^H 


trouver pourras, s^aus faillir mye. 


^^^^^1 


par eeste reigle iey propre, 


^^^H 


si pleust H Dien et sainct Eutropc, 


^^^^H 


ai ta es aeit^nt a ceey. j 
Trouv(^ l'ay, iiaebaay, fw) ' 


^^^^H 


^^^^H 


ne plus ne moins, comme j'ay dit 


^^^^^1 


de mon nom qui est dessusdJt 


^^^H 


et des autres conseqaemroent 


^^^^^B 


Or y inetz ton eiitcudemeDt 


^^^^H 


Cest le nom de mon donU aoulas. 


^^^^H 


qui songent m'a faiot dire: helas! 


^^^^H 


Itegardc ce devant derrière, 


^^^H 130 


ainsi trouveras la manière, 


^^^^H 


comme j'ay ja dit ])aradvHut: 


^^^^^M 


pren la tiu du mot en montant 


^^^B 


Tout ainsi faitz de eîram, 


^^^^^^V no 


^^^^^^V *) Lisez onnietao. | 


^^^^^H et 


meame ou supjprima et 


^^H. 





■ 


^^r APPEN1>ICE 


llil ■ 


^R^ 


embor') et nen eitram,^) 


^^Ê 


et me8iiie8 ntitnsi etelot?, 


^^^H 


■ 


et enna*) et ctcrnod, 


^^^1 


^^ 


eDDorep et ennalieï, 


^^H 


^^p 


onnoniyK et csDcynoTI, 


^^^H 


f^.«o 


ecnernal et ennilopa, 


^^^H 


esaminolit et Hogua {jtic), 


^^^H 


^^ 


eHinecI, edirh, adilad 


^^^1 


^H 


peulx trouver aiosî sans débat; 


^^H 


^^B 


et pliiHÎearH aiiltros noniH de femme 


^^^1 


p-%r. 


ainsi con^noÎËtras (bien) sans diffame. 


^^^H 


Or note doue bien eeste gamo,*) 


^^H 


■ 


et a k eoneepvoir te reigle; 


^^H 


1 


et fay que tes yeulx soyent fichez; 


^^^1 


1 


et discernez ses ^) mot/, fiehez. 


^^^1 


M 


Geste reigle est pins a tenir 


^^^1 


^_^^ 


que les deux aultrc» advenir.') 

^ Des reigles la première dicte, 
la seconde te diray viste, 
et le plus brief que je pourray, 
sans esloin^'De et sans delay. 


1 


1 155 


Couine deHtiiiH ent ja lichce, 
BilabeDieut est advocqaee. 
Exemple je t'en vueil liailler, 
et de mon nom tout le premier, 
derio, sans anltre qnerir: 


1 


1 1G0 


or t'en vudllea bien enquérir. 
Comme j'ay dit de la première, 
il fault commencer en arrière, 
nom pas KeuUcmcnt par les lettres, 
mais par les sillabes extraictes. 


1 


> Litet enibur. 


^^1 


*) Pmt-étrv faut-U lirt et cnnuïtnun : MariieDoeV 


^^^^ 


) iianqiif 


unr aiHabr; livrs cl ulviina : Annete. 


^^^^1 


*) Bime /uiuue: il faut iieut-itre iirc rcigla 


i^^^H 


*) eca 




^^^^1 


«) a vonîr. 




1 



APPENDICE 



1G5 0(r) faict la syllabe première, 
(.'oinbien i\ue iiKMt ta derreuicrc, 
vi la seconde, de la tieree. 
KeiitendK point n^a nonne n''a tiei 
a la prendre, niaÎK tout présent 

170 Aiilties exempicB te présent 

qui cy ensnyvant, eonimo ceina, ') 
tnear. tenna. drexanlea, 
clouma, elcltiin, tintloren, ') 
crifîliaza, nisde, hai^jo, 

175 cliet(e)blan. torliee, niylctlieber, 

eeiilx i\\ù Hout propres, et tranber, 
nionsi. soDBUD, netlioian, 
rc<*r{ii, ronHiaii, UHlaneine, 
elbriga. ncicoest,^) 

180 ea^ln, aervaige, lantrnu 

pron pour exemple, et yslou, 
lûtcelan, t'ontriD, laselioni, 
ebitlio, Uumar. fleatûcbri, 
lescbar, et des anltrcs itelz 

185 tronveras; ja no sunt m vieîlz. 
Cil qui quonuiaui luc donna 
e^t tronré sur ce mot zona. 
Ces noms a}>|>artieunent a» bommcs,^ 
tant en Hretaig^tie c^u'a Conlongoes. 

Iï)4> Kxcinplc des femmett te baille; 
or eut«n commant cpi'il aille: [sic) 
tu puunas vcuir tout clereuient 
qne tons sont prias sillabenient 
Premier je te diray cellny 

195 de nia dame, aubeaay : 

en prenant y, pris &a, puis be, 
le trouverai, «uns estre gabê, (aie) 
en y adjoustuut sans nnl mon 
ceste sylabe îcy au. 

200 Si feras (tu) en fleur de berlam 



') corn ujccciiiaY 

*) Lisct chclmi, tinroulio. 

>) Manque le mot qui faisait rime. 



APPENDICE 



tS3 



nng anltre nom, et iencan, 
tegeii, tcrculic, ') teccdou, 
ot mesmemont seesnyrofu], 
ucritlielira, aiiHsi t't'wiJaiip]c : 
20& tous to serviront poar exemple. 
ErifliMi, eelii, iouua, 
psnide et elehriga, 
nehigo, lechoni : telz noms 
exemplairement te Iiaillmis. 
Mnis tant qn'il te sera possible 
fonrniras, si tu «h nensilile, 
ccBte reigle iey présente; 
car elle wt par trop oviiloiite. 
Se pcnlx les deux nnltres trouver, 
215 de eestc ne doihs jhjIuI user. 

Apres Icfl dcnx lettres prcmieree, 
je te vneil nionfttror les manières 
de la tierce que t'ay jironnse. 
Or y entendz doue et t'advise. 
et y met/, iiiig^ peu ta pensée, 
car elle est bien entrelacée. 
Et pour can»e je la viieil dire, 
car ma voiilentê le dcflîre. 
Par nu)n mmi te sera eongneue, 
225 s'il ])laii4t au dieu danioiii'H, et sceac, 
voire s'il no tient a toy mesmes 
en ton engin et en tes esnies.*) 
Par ocvdi, mon propre nom, 
poarraH s^avoir eeul^ raison. 
Mais Bçavoir dois aans nulles taultcs 
que ceste est contraire aux uiittres; 
et la cause te dy afTîc, 
car ilz so preignont par la Iïd. 
Ce8t[e] par le eommeueemeut 
2H5 se trcuvc sans erapcehement. 
Pren o do ee mot oevdï, 



1 

^230 



LÎMt torollcii. 

20«— 7 font imprimes uur Ui micbic ligne. 

Cf. CUf dViworv, v. 87 à 48. 




yomr mt deay, 

pov ôBalK ecUay o Krt 

qae Jmj [ï)d d iWM offett, 
IMO p«i« T. ^ eit myi »■ tien lies, 

ci i, qsi fût la fia da jen; 

cet de«x ODe sUabefint 

Pais te &alt reloanier 

cvmbîen qne ta aye» ja 01% 
'24h la fia te C&alt troarer aaasi. 

Pim d. qui est fto liea qnatneiiiiie, 

et tmsaalt jnflqi[esj aa denue«nie: 

•e« àeax lettres, sans point de doaUe, 

n fuut TaatTe tiUabe toute. 
250 AJni>i mon nom fesl deseoavert, 

entrelacé et tont onrert 

Far exempte §elon eest art 

te baille encore ec mot mart,') 

therib et ^aetrier {sic). 
255 Tren eeoix cy, ee c'est ton plaisir: 

jnnali a soor (sic) 

animb, lieabraaîeod, 

oeb et ee mot nliat 

Prea pour exemple sans dcbat 

efaroo et georergo, 

reeatio, cedan. clyo, 

lieruaif. ynno, tlcsae, 

■erar, leard, a tnrbe, 

HoeciDtea on bcoci. 

Des attitrés poarras faire ainsi. 

Et ton» les noms dessus escrîptz 

sont les noms d'hommes et les dietsL 




H Des hommes l'exposition faictc, 
amourri me menlt que Je te traiete 
exemple de qiielq'tme femme; 
a ce n'y a point de diffame. 
Le propre nom m'amye ehiere 

') miirt? Cf. HUi. -1 pariir iFiei ïr texte «( trttammt allM i"i 
e»t simvrnt impomibtt de f^90i*dre Ui noms jnvjio»». 



APPENDICE 



135 



I 



DQ pcalx tronver en la manière. 
_ I^ eau8o t'en diray ilc faict, 

375 mais que l'exemple i^oit {mrfaîct: 
peli*eD8a, iersDuye, 
dcrtner, ceaisne, 
meair, nieaugidalo, 
her^, asgei), aerdanpo. 
280 Des aultren fay en tcKle) manière, 
fte ta voalenti^ y afllcre. 
Ccste reiglc c*t souflisaute, 
car elle n'cKt poiut apparente. 
Colle a qui me suîb donué, 

285 POU nom n'y peiiU eBtre trouvé 
eu ceste reiglc et pour rausc: 
tn en anras présent la clause, 
en prcnnant y de yHabonu 
qni premier y est mis si beau; 

290 l'ar Liestuy y si n'ent pas lettre 
iey prince nii«e n'a mettre. 
uiai!* pour Hillatie on le vuit; 
eu espelant ou Tappervoit. 
Ainsi il ne se t.'oi\joinet point 

205 avec u qui e»t derrain point 
Pourtant par oesto ri^le ey 
ne peut nul trouver ee nom cy 
qui ysahcau est advoeqaé: 
de ce uc pculx cintre nmequé^ 

300 Se tn ne flees et le desires 

au vray la layon de rcHcrijiire, 
je t'en diray cy exemplaire, 
(car tous jonrs je te voiildroye plaire) 
par ee nom advenant : matri. 

305 Ainsi tomuic m'aurén escri, 

prendre dois la lettre première 
et rasHeiuble o la der[rejuiere; 
et tn trouveras, je te dy, 
eesto tiiyllahe icy ; my. 

310 Aprôs doibs prendre la seeonde, 
sans vorgongne ni vercconde, 



I 





wtnàmn 

CMnpici 
(11} « ramoar: 

et IjM i L iw doue. 
e<9c, pbiwite «t belle. 

tendre et aosTeUe, (#« ' 
da dk« d'i^nmu ajrnee. 
de iiii%ii ba^ru^ aoriKe. 
•favoîr ya efltei qw toMr aaiy 
le tnet Uem ht ruetre nerejr. 
Odha die« qu Bow.crea ion 
wâle qa^ûni miC il de tobi. 

et vos ardent deaîr: 
je me eoatraintx de roos Mrrir, 
eeet biea niaeii, mou donlx «oiilaa^ 

estra reefea ne las. 
naiae tobs dooner allegeaaee 
a cil qui roos a en pUifiaoec. 
car ponr rom Doyt et joor soospire; 



1 


^^^ APPENDICE ^^^^ 137 1 


p 


Dame, rnpnioez lay UA pire 


1 


et lay octroyez honnement 


1 


lu JcQ d'anionre joly et ^ut; 




car pas no vit, mais il lan^nit, 


*55 


et eu lant^uissant menrt et vit 




Kt a qui tant beanconp ennnyey 


i 


vons les scavcz bien, belle auiye. 


Pour tant, si o'tat voslrc vouloir, 




mon oyticau je lairray voiler 


^60 


ung petit en vostre ]iraene. 




a celle fin qu'il se dcsdnyc; 




ear, vouh wravez, t'est sa nature 




que ponrcbasser sa nourriture. 




Pour tant, dame ou mon eiieiir pense, 


365 


s'il TOUS plaist, lay donrés licence 




de s'esbatre an pied de l'arbre, 




car il est frcsle comme marbre. 




Et n'est pas ])ar detraetion 




qn'il demande réfection. 


370 


Vons le «eavez et par vous meffines: j 




qnant faillez iin^ jour a voz esmes, j 




a avoir vostre sonbstenanee, 


1 


le eueur et vvrpH vous bat et lance 


en figure et en mémoire 


375 


qu'on ne vit pas du tout de gloire. 




Et imur tant, cecy moyennant, 




eeluy que j ay nommé devant 




lairrès soulacier et cabatro, 




aâïn qne proye pnist abbutre 


380 


et qn'il preigue quelque Hcmiaa, 




car de ehommor est mat et las. 




Celle qui ') snr toutes désire, 




anltre rien ne vous viieil reneripre. 




fors que vous viengnez vooir Tcsbat 


385 


de mou oyseau qui se combat. 




En supposant qne luy donnez 




licence et li abandonnez, 


Eme que J 



AJ'i'ENmCE 



13» 



I 

U©5 



445 



fttt inuins a telz mot?, supposer 

Or donviiues cecy supposez. ' 

Conlï (le troig Hïllahcs iey 

peut Ton bien mettre sans nul cy 

et os autroa el(le) peult servir, 

qiii vealt et ieenlx dcseorvir. 

Tuiit«froi8 user eo ucn dctist, 

fors eculouieiit le uioius (ju'on pcuRt 

Ayez CD tneinoire première, 

car c'est celle qui niiculx aiïiere. 

A eliasenn mot ou pourra joindre; 

ail mot la diiil^H poser et Juiiidre, 

car des trois c'est la plus plaisante 

et advenant, de ce m'en vante. 

Use de cestc vy le plat) 

qne pourras sans estre recenz. 

La tierce pculx mettre de faiet 

a tous les niotz on il te ptaist, 

voire la première uoteo 

que tay napacrcs dénotée. 

Unes lettre» le vueil bailler 

pour exemple tout le premier. 




Reeelii, eeserbitani et emad, 
A vous eoni y inanan tnead 
mcDtlileliuni seunpali je nie ment tourc 
mentrecliie qne seyant puur esuexe 
ge vers vous sitnel et se 
sat faiet nai etrson et velov 
alereduem (luant scrdluov 
am rues eeluod et elleh 
BOBucr moy ey ma seulx ed leh 

^55 plus en snoei ire>4crrein 

■ vcid 8U0U gard ed eri. 

1 



% Or voys tn ta lettre uottee; 
Lfli fay que de toy soit notée. 




tant pins ctiercUe et ta trouve mains. 
Panlonncz moy, Yrayn amouroux, 
far 'wy veiilx fmer iiiok jeux. 
Visez icy si je sni» yvre. 
Deux mille ven» a on ee livre. 
Cy finie la clict d'anioura. 



500 



b 



>s sept art» libéraux d'amours. 



Qui vciilt faire paix et enteuuic 
et le» Hcpt &rn d'aiiionrH coinpreiidre 
cy vealt ey «on eutente mettre, 
ainsi que devise la lettre; 
5 car fine amour veult paix avoir. 
Vour taut, si vous voulez H^avoir 
d'on les sept an? d'amours descendent 
et qui le» pens d\>ioer ap])reiinent, 
vitz oueurs mettez a retenir, 

ÎO se vous voulez d'amours jonyr, 
et faictoK paix, kî m'cKCOutcz 
et entendes:, si vous voulez. 
Le premier art je te diray 
du tout et le devii^eray, 

15 ainsi comnie Ovide le niaistre 

le dist, qui bleu eu euugiioist l'aistre. 
Il dit et aprent a s^avoir 
et a cougnoititre et a a\oir 
elcrenient, sans point de falaco, 

20 quant verras t'auiyc eu la face, 
c'elle tfi hait ou e'ellc t'ayme. 
Ja u'orras elioî^ie pins certaine, 
quant tu la vuuldras regarder, 
c'elle t'nymc sans uni dau^ier. 

25 'l'u la verras, n'en doubles pas, 
le vis rougir regardant lias. 
Et e'el(le) t'ayme jinnr deeepvoir, 
je te vueil bien taire assavoir 



que palIc viendra pnr aatarc. 

30 ManvaistiO en son enenr endure; 
car pnlleiir vient d'iniquité, 
roagcnr de [de]bonnairetté. 
IjC rouge, amant, tu y poulx 
adono qoerre ce qae tn veuli, 

35 ear celle tresbien t'entendra. 
Se nûircist ue te daignera, 
ne q'iine cliatte faiet nng obien: 
alors n'y demande pins rien. 
Et poar entrer en la matière 

40 par cest art congnoin la manière. 



fl La seconde te viieil deacripre 
et tont le contenu t'en dire. 
Droit a l'oeil la regarderas; 
illccquc nnc vaine verras: 
45 «e puoelle est, elle est rougette, 
et c*el(lel ne l'est, elle est pereette, 
ainsi comme c'elle fust fente: 
ja acaoras e'elle est corrompue. 
Or, amy, ai ja advenoit 
que perce et ronf;-© ensemble soit, 
[jerdu auroit virginité, 
mais caeor anroit chasteté. 



H La tierce est par cy signée. 
Quant maladie l'a mesbaigneo. 
regarder la doibt on au vis, 
se palle lay est et noircis, 
ainsi comme e'elle eust la liebvre. 
Femme ne pent estrc délivre 
(qu'elle une fois an moys ne Tait 
on pins, ce sachiez en effect 
Re dont n'advcnoit d'aventure 
qu'elle de cenel fust si dure, 
s'elle de cerrel dure estoit. 



^H 144 


F 


APPENDICE ^^^1 

et ]uy dy qiiVlle ue Taura ^^^H 
(l'avaut que (lucrrc le veura: ^^^H 
la eoiivoiticte <)c l'avoir ^^^H 


^^^^^^H 


100 

1 


la te fera scnllottc avoir. ^^^H 

1t La sixicRmc après te aiirent ^^^^ 
qne s'elle vers U*y se tlelTend ^^^^| 
qnant tu nouUete lu tioudras, ^^^H 
{partie bteu que paR u'atteudras ^^^H 


1 


105 


tant qu'elle die. (|naut venez: ^^^| 
.Fuictes de moy voz voiileutcz'; ^^^H 
car Jamais ne le te dirait, ^^^H 
pour lioutc qu'elle doubteroit: ^^^H 
dont lu (U>iht) itrcndre et abltatre. ^^^H 


1 


110 


Celle vciilt noyser et eombatre, ^^^^ 
lors les jambes luy verras joindre. ^^^H 
Adunc, autant, ue te doibs faiudrc, ^^^H 
ain8(i) lay doibs errant desserer ^^^H 
et »i onncuible reliourtcr ^^^H 


1 


llô 


que des cbovilles la doalear ^^^^ 
luy race(â) ouvrir le» genoulx. ^^^| 

H La Bcptiesmc et la derjrejnicre ^^^| 
est des aultres la souveraine, ^^^H 
amant, qiii deux elioses t'euseigue. ^^^H 


■ 


120 


A ec quant gerras areo soy, ^^^H 
si très prt^ ao joindra de toy ^^^H 
connue elle doyo eu toy eutrer^ ^^^H 
quant elle te debvra gecter. ^^^H 
Après SUD nez lay est nuireis ^^^H 


1 


125 


ci aprL-8 ^cetera souspirs. ^^^H 
Et quant elle aura talent, ^^^H 
du dcsduyt d'amours sera |>arlant, (sic) ^H 
devra sans hunimc g^ecter, (sic) ^H 
verras sou nez eu noir mnër ^^^Ê 


K 


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tout droit par devers son menton; ^^^| 
dout l'a trop mal par^' lî boni, ^^^H 



2 lî wniTîeri' #^"tuuitTF- 

1. dr :nvn i air -ir^ Tvnî*«sin*î 

C'Crfe^' -5 ii-imiji— i -Miuiii>*i-' ,»!»■ 

"iniir t'.itr îair ut m» Mi,"i;: .ui* 
raa OBeinnt^ lenini^ sitinn* ''m; 

rimmif n ri*ruir. ihutik hi. ^'ch; 
T«!yiKîf i» >e]r itr*- Li»:-^i.i it-ii.\-,";K"iiM'it; 



BibllotbaM NoTmaniilca V. ||| 



R t' m u r q 11 e 8. 



I 



48 envoTce. Oodcfroy définit irniWTv' par: acharna, remp' 
mosiiiV, de hitne, 8«n*i r)iii ne i:oQviciil <|D'aiix rlciix «lerniont exi 
citrs. Dans relui de la Clrf tVatiiorit, Itf contexte duntid «'vîdcniiii 
sigiiifieûUtsn île: borut-, înriileliigent, incapilble. El ce pcnR s'iii>pUi; 
beaucoup mieux h l'excuiple Ju verbe atverrer qtio Godefroy ex 
par: rvudrc acfaarntj'i dc&nitiua que je rcinpiAceraIn par : K-diiiro i 
puissance, égarer. 

63 .Viicti* pieeh'a. et non piecha, suivant les oxccUeotfis obsarr 
de Tobler, Zs /". r. Ph., XI, 433 sq. 

74 M. V. Meyor (ijw. crit, 1806, p. Jl) pr^luro I'ortlu>gnq)l» 

intrvdiKrmmf. 

91 f(i(t«: uIlUBion à VArs utnatorin d'Ovide. 

loa porteTiore. V. dans Oodefroy doux autres exemples de 

168 rlicintaine est le mot eentainf (t. Littrif), brin <)ui lie eui 
touK [es tiln d'un êchoveau, t'erdre Ut mntatne slgnifii*: [M:rdro le bOO 
l'on doit prendre pour dôvider ruchcTcau; fig., ne plus savoir oA n 
eut. Melrr Ui fhaitttaine: signifiu doue: faire perdre la tâte, égarer, 
brouiller les affaires de (|ucU|u'uii, lui faire du torl 

176 i-arelou». V. Godefroy: cmntfeu». 

200 'Al mihi sola ptacrs (Oride, 1, 42). 

330 hiYti. Bifti parait être uoe maavaise lecture de Truift 
codscrvi!' le sens avec la forme bU. 

232 M. Mvyer (I. c, p. 21) préfûre a tort la lei;on do D. 

274 (trille, I, ^«'J— 7«. 

323 toumt ntiiublc ici dil'sijnter un genre de roitTnro paiâi 
Pont-être est-ce nn équivalent de tonsure? Cf. Unartf 227J. 

34S betei se rattaehe-t-il ii fr<'/rr := poursuivre, harceler, on 
Vtà^. &rf<> = tigt-, en parlant du saoi;, de \U fcelé, engourdi, saL^d, pei 
(cf. frru, loçon do D)V 

344 itco'iiirUz parait se rattacher au radical coq, coquet et s^lK 
fouijïuiLt eonnne \m coq. Cf. la loontion: rouge comme utt oof, flill 
ment rouge. 

353 plufic. Piicn figure d-iuri Du C'aoge avoe diver