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Full text of "Memorial histórico espãnol"

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COLECCIÓN 



DE DOCUMENTOS, OPÚSCULOS í ANTIGÜEDADES 



QUE PUBLICA 



LA REAL ACADEMIA DE LA HISTORIA 



TOMO XXII 




MADRID 

IMPRENTA Y FUNDICIÓN DE MANUEL TELLO 

IMPRESOR DE CÁMARA DE S. M. 
Don Evaristo, 8 

1889 



LIBRARY 

72H87 

UNIVERSITY OF, TORONJO 



m LOS MUCHOS SUCESOS DIGNOS DE MEMORIA 



QUB HAN OGUllItlDO EN 



MHmiIOTUOSmílESMCiíAlüE 



CRÓNICA ESCRITA POR 



ENTRE LOS AÑOS DE 1626 A 1660 



TOI^O III 

Comprende desde el 1.** de Diciembre de 1640 hasta los primeros días de Abril de 1641 



NOTA PRELIMINAR, 



La narración de los importantes sucesos ocurridos 
en el relativamente corto espacio de cinco meses, se 
ha bastado, con sus ampliaciones, para llenar las pá- 
ginas de este tomo. Parets, como expuse anterior- 
mente, es veraz cronista de lo que presenció; pero 
cuando trata de hechos que ocurrieron fuera de Bar- 
celona, cuenta tan sólo lo que llegó á sus oídos, sin 
depurar la verdad de las noticias, y siempre con tal 
escasez de detalles, que me ha sido forzoso coleccio- 
nar buena copia de documentos para añadir datos que 
el buen menestral no conoció, ó completar y pulir con 
enmiendas ó aclaraciones los que incompletos nos 
ofrece. 

Pero antes de hacer indicaciones de las principales 
materias contenidas en este volumen, séame permiti- 
do consignar dos escritos fundamentales, que no me 
resigno á esperar que vean la luz pública en el Apén- 
dice final de documentos que proyecto imprimir á la 
conclusión de esta obra. Tratan los dos de la conjura- 
ción de Leucata en Mayo de 1640 referida en la Nota 
PRELIMINAR dcl tomo anterior, en la que (pág. xxvii) 
pude dar á conocer algunos fragmentos de los pode- 
res que para la conspiración se dieron en Barcelona á 
D. Alejo de Senmenat, Francisco Vilaplana y D. Ra- 
món de Guimerá. 



Publicado dicho volumen é investigando en la Sec- 
ción de manuscritos de la Biblioteca Nacional de Pa- 
rís, halló un escogido códice (el registrado con el nú- 
mero 3.737), en el que se encuentran transcritos buen 
número de los tratados que negoció Richelieu, á cuya 
Secretaría de Estado es posible perteneciera el libro. 
Con avidez lo hojeé, presintiendo que no podía dejar 
de revelarse en él algo de las secretas negociaciones 
con Cataluña dirigidas por el Cardenal. Así fué: en 
dicho códice, y en el folio 149 verso, se halla íntegro 
el documento que en parte di á conocer y que ínte- 
gramente dice: 

Conference a Leucatt de la part des dicts sieur d'Espernan 
et du Piessis, et les s^^ deputez du consistoire da principat 
de Catalongne dans laquelle ilz ont traicté de confederation 
y aprés inserée en la forme qui s'énsuit. 

Le consistoire a principante de Catalongne recognoissant 
avec combien de justice le Eoy de France faict la guerre a 
celluy d'Espagne, et ne pourant souffrir ny supporter les 
oppressions que le roy d'Espagne lenr faict, ont pris résolu- 
tion de se retirer de son service pour se mettre a celluy du 
Roy de France, o il luy plait leur donner secours et assis- 
tance comme a ses voisins qui ont tousiours tenu bonnes 
correspondences auec ses subjects centre ceux qui les veu- 
lent opprimer, et que pour cet effect le bon plaisir de sa ma- 
jesté fut de leur donner un chef, des officiers Majors pour 
commander toutes les forces, un lieutenant general pour la 
cavalerye, un lieutenant general pour TArtillerie, et deux in- 
genieurs, avec six mille hommes de pied et deux mille che- 
vaux bien armez et munitions de guerre, dont ilz auront be- 
soin le tout en payant. 

Que moyenant ce tesmoignage de la bonté de sa majesté, 
ilz offroient de passer un traicté d'alliance avec la France, par 
lequel le dict principat de Catalogue s'obligeroient, en re- 
cognoissance des dictes choses, aux couditions que le Roy par 



IIl 

sa bonté luy voudront accorder, et a cette fin estant plaine- 
ment informez de la suffisaute prudence, fidelité et diligeuce 
des sieurs Aléis, Villeplans, gouverneurs de Villeplans, et 
Dom Raymond de Guimerard. 

Nous ayaiis faict eslection de leurs persounes pour de 
Bostre part porter parolle, et a nostre nom aller a Leucate 
trouver les dficfsj sieurs d'EsperDan et du Plessis leiir porter 
parolle, et diré nostre volonté qui est dessus escripte, et pour 
les prier d'en vouloir advertir sa majesté pour ordonner sa 
volonté sur ce que dessous, et la requerir comme nous faisons 
de deputer, pour traicter ce que dessus. De quoy nous don- 
nons pouvoir aus á(icts), nos deputez, de conclurre et signer 
avec ceux de sa majesté, tous les instrumens le toat pourveu 
que ce soit auec fins de les garentir de loppression quilz sou- 
ffrent journellement, et generaír- faire en ce que dessus et sea 
circonstances et dependences tout ainsy que nous ferions si 
presens jestions en personne, ja 90Ít que le cas requit mande- 
ment plus special quil n'est conten u par ees presentes lettres. 

Nous leur prometons sincerement et de bonne foy, avoir et 
teñir ferme et stable tout ce que par luy en cette qualité sera 
faict promis, couvenu, et acordé par nos dicts deputez, l'ob- 
server, accomplir et entretenir journellement, sans jamáis a 
sceliuy venir au contraire, en quelque sorte et maniere que 
ce soit, mais le tout ratiffier se besoin est. 

Faict á Barcelonne soubz le seel du dit consistoire, et soubz 
la signature de moy greffier le dernier jour de May 1640. 

Pero no se detienen aquí las nuevas noticias que 
acerca de la conspiración he podido obtener, pues á 
mi complaciente amigo el señor Conde de Serignan 
debo el siguiente y muy interesante documento: 

De par le Roy. A nostre chez et bien amé le Sieur du 
Plessis Besan9on, Sergent de bataille, en nos armées de 
Guienne et Languedoc: Salut. 

Comme il n'y a rien de plus digne d*un grand Prince que 
de garantir d'opression tous ceux qui recouren h, son assis- 



IV 

tance, et particulierement ses voisins, et que la giierre ouver- 
te entre cette couronne et celle d'Espagne, nous donne tout 
droict de deffendre ceux qu'elle attaque et qu'elle veut rui- 
ner pour s'aventager contre la France, aiissy nons avons vo- 
lontiers entendu que les Estats et peuples de la Catalogue 
ayans pris les armes a dessein de se mettre en liberté, et de 
s'affranchir de la dominatione d'Espagne, ont envoyé vers 
nostre cher et bien amé le Sieur d'Espenan marechal de nos 
camps et armées, gouverneur pour nostre service de nostre 
place de Laucatte, pour le prier de s'entremettre prés de nous 
afin de leur procurer nostre protection, et de faire qu'il nous 
pleust la leur accorder soubs Qertaines conditions, et d'en- 
voyer une personne de nostre part pour en traitter avec eux. 
Surquoy jugeant ne pouvoir faire un meilleur choix que de 
vous qui nous aves rendu preuves de vostre capacité, expe- 
rience au maniment des affaires, bonne conduitte et dili- 
gence, et de vostre fideiité et affection á nostre service, en 
touttes les occasions ou nous vous avons employé. A ees 
causes nous vous avons commis ordonné et député, com- 
mettons, ordonnons et deputons par ees presentes, signées de 
nostre main, avec plain pouvoir et auctorité pour traicter en 
nostre nom avec les Députéz des dits Estats, peuples et pays 
de la Catalogue qui auront suffisant pouvoir d'eux pour 
l'establissement de la république, qu'ils pretendent de for- 
mer soubz nostre protection, dont la ville de Barcelonne doit 
estre le chef, et pour leur donner h cet effet toute Tasistance 
dout ils auront besoin convenir de la seureté des armées 
dout nous voudrons les secourir, et de toutes dioses qui con- 
cerneront l'accomplissement de leur dict dessein, soubs nos- 
tre faveur et protection, et pour la seureté de nos armées, en 
passer tous les traittez que vous verrés estre á'propos, et en 
la meilleure forme qu'il se pourra, promettant en foy et pa- 
rolle de Roy d'avoir pour agréable, teñir ferme et stable 
tout ce que par vous aura esté négotié et traicté en nostre 
nom sur ce sujet, sans y contrevenir ny permettre qu'il y 
soit contrevenu en aucune maniere. Car tal est Nostre 
plaisir. 



Y 

Donné sous le scel de nostre secret, á Amiens le vingt neu- 
friesme jour d'Aust, Tan de gráce mil sis cens quarante, et 
de nostre regne le trenta-uniesme. — Signe, Louis, et plus bas: 
Par le Roy. — Süblet et scellé. 



Les Catalans offrent de passer le traite de la Hermandad 
et par iceluy s'obliger á ne prendre jamáis les armes centre 
la France, moyennant quil plaise h Sa Majaste leur promet- 
tre de ne prendre aussy jamáis les armes centre la Catalog- 
ne, Comtés de Eoussillon et Cerdagne qui leur ' appartien- 
nent, et que Sa Majesté faisant sa paix avec l'Espagne, se re- 
serve le pouvoir de les assister en quelque occasion que ce 
soit. 

Et d'autant que cette condition de n'attaquer le Roussi- 
llon á esté trouvé desraisonable par ceux h qui elle a esté 
faicte, particulierement en ce qui concerne les places de Per- 
pignan, Salces et Colioure que le Roy d'Espagne ocupe au- 
jour d'huy, il a esté proposé au Sieur de Vilasplana par le 
Sieur d'Espenan et Plessis Bezan9on de l'avis de monsieur 
le Prince, que Fon pourroit coucher cet article en Tune de 
ees trois sortes. 

I. 

Que le principat de Catalogue s'oblige de n'entrependre 
jamáis rien centre la france, de ne donner jamáis aussy au- 
cun secours ny asistance h qui que ce soit, y entrepran- 
dre, et de ne se departir jamáis d'aucunes des conditions du 
présent traite quelque accommodement qu'ils puissent faire 
d'ailleurs avec leurs ennemis, mais au contraire promettront 
de les garder touttes inviolablement. 

Le Roy se doit aussy obliger réciproquement (sil Luy 
plaist) h ne prendre jamáis le premier les armes contre les 
Catalans, et de se réserver la faculté de les asister en toute 
autre occasion lors qu'il faira la paix avec le Roy d'Espag- 
ne, ainsy qu'il est dict cy dessus. 

Et pour ce qui regarde les Places que le Roy d'Espagne 



tient encoró en Eoussillon, que le dict Principat s'obligera 
de les preudre, et s'en rendre maistres dans un an, et d'em- 
pescher cependant que les Ennemis entreprennent rien cen- 
tre la france par la frontiere du dict Roussillon, lequel temps 
d'un an passé, il sera licité au dict Koy d'attaquer les dites 
places pour les remettre entre les mains de dits Catalans, 
apres les avoir prises, en rembourQant sa Majesté des frais 
qu'elle aura faicts pour les prendre, ou sinon razer les dites 
places. 

II. 

Que le Principat de Catalogue s obligo (et cetera, comme I), 
et diré pour le regard des dites places, que les catalans atta- 
queront au plus tost Perpignan et Colioure, et que le Roy 
attaquera Salces en mesme temps pour le razer aprez l'avoir 
pris, et s'ils dégirent des forces de mer et encoré des troup- 
pes fran90ises pour cet effect, sa Majesté leur en donnera et 
ils les payeront. 

ni. 

Que le principat de Catalogue (et cetera), et diré simple - 
ment pour les dictes places, que sa Majesté agréera de promet- 
tre de no rien entreprendre sur icelles, que de concert avec 
les cattalans, suivant les conditions dont il sera convenu en- 
tre le Roy et ceux, par les ministres et Ambasssadeurs qui 
auront charge d'en traicter au plus tot. 

RESOLUTION DU ROY. 

On peut coucher le dict article, ainsy qu'il ensuit. 

Que le principat de Catalogue s'oblige de n'entrependre 
jamáis rien centre la France, de ne donner jamáis aussy 
aucun secours ny assistance a qui que ce soit pour y entre- 
prendre, et de ne se deppartir jamáis des conditions du pre- 
sent traitté, quelque accommodement qu'ils puissent faire 
d'ailleurs avec le Roy d'Espagne, mais au contraire, promet- 
tront de les garder toutes inviolablement. 



Vil 

Et le Roy s'oblige aussy á proteger les Cattalans et a les 
assister de ses armes, toutes fois et quantes que le Roy d'Es- 
pagne voudra les opprimer et les priver des droicts et fran- 
chises qui leur appartiement, comme aussy de traitter leur 
accommodement avec le dict Roy dans le traitté de la paix 
genérale, et au cas qu'il ne se peut adiuster, de se reserver 
dans le dict traitté la liberté d'assister les dits Catalana 
ainsy que dessns. 

^ Et pour ce qui regarde les places que le Roy d'Espagne 
tient encoré dans le Roussillon, sa Majesté declare que pour 
estre plus en estat d'assister les cattalans, elle n'employera 
point toutte la campagne prochaine ses armes á s'en rendre 
maistre, et qu'estant en la bonne intelligence et en la liaison 
en laquelle elle, est et veut estre, avec les dits Cattalans, elle 
n'y entreprendra rien que par concert faict entre eux et les 
ministres de sa Majesté qui auront charge d'assister á ce qui 
sera plus expedient de faire en ce sujet. ce que dessus est 

l'iNTENTION DU ROY. 

Faict á Saint Germain en Laye, le 16 novembre 1640 — 
signé SuUet; et plus bas est escript: «Je certific á tous avoir 
en main l'original de ce memoire et ay mis celuy-ci es mains 
de Mr. du Plessis-Bezan9on, pour s'en servir comme il verra 
bon, pour le service du Roy — faict a Pézenas ce deuxiesme 
decembre 1640. Signé = Henry de Bourbon. 

Publicados estos documentos y refiriéndome ya á 
los contenidos en este volumen, debo advertir que en 
él comienzo á llamar en mi ayuda al MS. del Dr. Se- 
villa, y con tanto mayor motivo, cuanto no ha sido 
usufructuado, como merecia, por los historiadores, á 
pesar de que su existencia era conocida por los catá- 
logos que de los MSS. españoles existentes en la Bi- 
blioteca Nacional de París publicaron en 1844 y 1881 
respectivamente, los Sres. Ochoa y Morel Fatio. Pero 
el olvido que noto en los demás, en parte me alcanza 
á mí, aunque por error, pues falto de tiempo para po- 



VIII 

der estudiar detenidamente dicha extensa Crónica, 
hace ya hastantes años hube de hojearla rápidamente, 
formando de ella el equivocado juicio de que su primer 
tomo ofrecía escaso interés, siendo tan sólo aprove- 
chables el segundo y tercero, en que el autor entendió 
en varios de los sucesos que narra. Bajo esta impre- 
sión, y pubhcado ya el segundo tomo de la obra Pa- 
rets, creí llegado el momento de usufructuar del MS., 
y durante el verano de 1889, volviendo á París, dedi- 
qué un mes entero al fatigoso estudio de los 1.648 fo- 
lios que componen sus tres volúmenes, de los cuales 
obtuve gran número de papeletas para las copias que 
me propongo ir dando á conocer. 

No recuerdo quien haya publicado la biografía del 
Dr. Sevilla, autor desconocido para el Diccionario de 
escritores catalanes del limo. Torres Amat, como 
lo hace notar con razón el colector D. Eugenio de 
Ochoa (i), quien, al registrar el MS. Historia general 
del Principado de Cataluíla y condados de Rosellón y 
Gerdaña, sin nombre de autor, averigua que éste es 
un Dr. Sevilla, porque así se firma en el tomo II, folio 
548, al copiar una «Carta del autor al Gobernador de 
Cataluña, de expresa orden de la Reina, dada á los 16 
de Noviembre de 1644 (2).> 

[{) Página 73 del Catálogo razonado de los MSS. españoles existentes en 
la Biblioteca Real de París, por Eugenio de Ochoa: París, imprenta Real, 
4844. 

(2) Supone el Sr. Ochoa que ese Dr. Sevilla será la misma persona 
que el MS. cita á fol. 587 del tomo III, al final déla aLista de las perso- 
nas que se capturaron en Barcelona seguida la entrada del de Garay en 
el Principado, año i649,» la cual termina con este nombre: Licencia- 
do Sevilla de Camprodón. No seguiré al Sr. Ochoa, pues aparte de que 
el grado de doctor que ostenta el Cronista es bien distinto al de licen- 
ciado que lleva el prisionero, tampoco los modernos historiadores de 
Camprodón citan á la familia Sevilla en aquel país, que por cierto se se- 
ñaló en los tiempos de Felipe lY por su fidelidad al Monarca. {Historia 



IX 

El ilustrado Morel Fatio, en su concienzudo Catá- 
logo (1), se hace cargo de la obra, bajo los números 
389 á 391, apuntando que consta de tres volúmenes 
con 488, 560 y 600 folios rectos, y que comprende 
desde 1598 a 1649. De paso hace notar que el padre 
del cronista se llamaba Juan Sevilla, y que aquél ha- 
bía escrito la obra formando parte de la servidumbre 
de la Reina de Francia. 

Exactas son estas afirmaciones, á las cuales añadi- 
ré algunas particularidades. En primer lugar, el nom- 
bre de pila del Dr. Sevilla consta accidentalmente en 
el MS., cuando en éste se copia una carta fechada en 
27 de Noviembre de 1645, que al autor dirige su ami- 
go y protegido el Gobernador de Cataluña, D. José de 
Margarit y de Biure, y cuyo documento va encami- 
nado Al Dr, D. Magín Sevilla, 

Magín Sevilla no empezó desde muchacho, como 
Parets, á escribir su Crónica, apuntando al día los 
hechos que llamaban su atención. Pretendió trazar un 
cuadro de la historia catalana de su época, tomando 
las cosas desde el año 1598, con la pretensión quizá de 
completar la afortunada obra de Meló; pero no puso 
mano á la pluma hasta después de 1645, en cuyo año 
el insigne literato lusitano dio á la estampa en Lisboa 
su conocido libro. 

No puede caber duda en ello. El primer tomo de 
Sevilla está escrito tomando por pauta el libro de Don 
Francisco Manuel de Meló; y cuantos recuerden á fon- 
do dicha obra, irán siguiendo sus pasajes al leer la 
del Sr. Sevilla, quien muchas veces copia literalmen- 

de Camprodón, por D. José Morer y D. F. de A. Galí: Barcelona, impren- 
ta de Pedro Casanovas, 1879.) 

(1) Cafaíogue des manmcrits e^pagnols de la B¿bli'>théqu3 Nalionale^ 
par M. Alfred Morel Fatio. Imp. Nationale: París, ISSí. 



te á su inspirador, como, por ejemplo, en los sucesos 
de Riudarenas {foL 269 del MS.), sin olvidar los dis- 
cursos del Obispo de Urgell {foL 375) y el de Claris 
{fol. 380), de cuyas arengas, puramente literarias, 
acepta Sevilla los párrafos más salientes. Esta obser- 
vación, que me fué dable hacer la vez primera que vi 
el MS., me desanimó á copiarlo, pues ninguna ven- 
taja me proporcionaban las glosas de un libro cuya 
verdad histórica tenía ya entonces calificada de sos- 
pechosa. 

Posteriormente, y durante el año pasado que pude 
revisar con algún reposo la obra, á la par que con- 
firmé plenamente que el Cronista sigue servilmente á 
Meló, sin embargo, como este autor empieza su na- 
rración con los disturbios ocasionados en Cataluña 
por los alojamientos, ó sea por los primeros meses de 
1640, y Sevilla pretende comenzar la suya en 1598, 
de aquí que antes de llegar al texto de Meló le fué 
forzoso investigar; y aun cuando no puede decirse 
que se afanara mucho en esta labor, no deja de es- 
tampar noticias útiles y curiosas que aprovecharé en 
el Apéndice final de esta publicación. 

Los tomos II y III son de valía. Ayudado por el 
cargo que el autor servía en la corte francesa, y la 
atención que prestó á los sucesos que se desarrolla- 
ban en Cataluña, manteniendo constantes y afectuo- 
sas relaciones con el famoso Margarit y de Biure, fa- 
cilidades fueron que puso á contribución para hilva- 
nar su libro, y llevar á él noticias y copias de docu- 
mentos que no fuera fácil hallar en otro lado. Bien 
es verdad que, más que cuerpo de historia, son di- 
chos dos volúmenes las Memorias del hombre público 
que las escribió, no negando en su redacción el esca- 
so dominio que de la lengua castellana tuvo, pues ta- 



XI 

les son las locuciones catalanas y francesas que usa á 
cada momento, que el texto, á más de ser perfecta- 
mente iliterato, resulta en muchas ocasiones poco in- 
teligible. Lástima es, con todo, se haya perdido el 
final de la obra, pues no parece que la tarea que em- 
prendió Sevilla la diera término en dicho tomo ter- 
cero (i). 

Apuntadas las consideraciones que anteceden, lla- 
maré la atención acerca del buen número de docu- 
mentos que se publican en este volumen. En él he 
procurado imprimir todas aquellas piezas de interés 
halladas en los archivos, relativas á los sucesos de di- 
chos cinco meses, ó sea desde la salida de Tortosa del 
Marqués de los Vélez, rompiendo las hostilidades, 
hasta su retirada á Tarragona, quebrantado su ejér- 
cito en la rota de Montjuich. Pero en tres principales 
asuntos he fijado mi atención, ya que los creo capita- 
les para fijar la verdad histórica en este período. So- 
bre ellos giran todos los acontecimientos. Son los 
siguientes: la retirada de Espenan con el llamado 
ejército auxiliar; la misión que llevó á Barcelona la 
Duquesa de Cardona, y la hecatombe de Gambrils. 
Indicaré lo que he alcanzado en tan transcendentales 
acontecimientos, según manifiestan los documentos 
del tomo. 

La marcha de Espenan á Francia al frente de las 
armas auxiliares, sumió en la mayor consternación á 

(4) De esta suerte termina á folio 600 el tomo líl de la Crónica 
Sevilla: 

«Y asi se concluirá este año (1649) con ceñir las fiestas que se hicie- 
ron en París la noche de la Pvrísima Concepción de la Virgen, por el 
Sacramento de la Santa Confirmación que en este dia reciuió el Rey en 
su capilla del palacio cardenal, de las manos del obispo de Meaux, su 
primer limosnero, en presencia de sus altezas de Orliaus, de los Prín- 
cipes de Goudó y Conti, y de una infinidad de nobleza.» 



XII 

Barcelona. Quizá este hecho precipitó la vida de Cla- 
ris, hurlado personalmente por el general francés. 
Un apéndice de documentos dedico á la retirada de 
Espenan, al ohjeto de ampliar y depurar noticias; 
pues la conducta poco explicahle observada por el 
caudillo del Rey cristianísimo, es tan expuesta á gra- 
ves comentarios, que hasta á primera vista parece 
realización de un plan político encaminado á humi- 
llar, para dominarlos, á los revolucionarios de Ca- 
taluña. 

Para poder formar criterio más completo de los es- 
clarecimientos que nos presta este tomo, habrá que 
recordar del anterior algunos precedentes de impor- 
tancia. 

Espenan, Plessis de Besancon y Serignan, los tres 
agentes que intervinieron en la conferencia secreta 
de Leucata, fueron los únicos franceses de significa- 
ción que el Cardenal envió á Cataluña. Llegó Plessis 
el primero para firmar en Barcelona el tratado de 
afianza ofensiva y defensiva. Vino Serignan después, 
agregándose al ejército catalán que se juntaba en las 
comarcas de Tarragona, en el cual no pretendió man- 
do alguno, á pesar de su experiencia en cosas tocan- 
tes á la guerra y á su categoría militar, elevada por 
su Rey estando en dicha villa, donde recibió el nom- 
bramiento de Sargento mayor de batalla. Entró al fin 
Espenan al frente de las tropas auxiliares, y obede- 
ciendo á las instancias de Barcelona, salió á situarse 
en Tarragona, sin manifestar apresuramientos de que- 
rer medir sus armas con las del enemigo. Continúase 
en el aludido Apéndice (el IV de este volumen) cuanto 
hizo Espenan. Trátase en él de la entrevista que ce- 
lebró con el Marqués de los Vélez; el auxilio que pres- 
tó al Conseller para que pudiera huir de Tarragona, 



XIII 

poniendo á salvo la bandera de Santa Eulalia {Doct¿- 
mentó núm. 447); su regreso á Martorell, en cuyas 
obras de defensa intervino; sus demandas de artille- 
ría y municiones primero, y buena suma de dineros 
para poder batirse; y después de haber obtenido cuan- 
to pidió, sordo á las súplicas y hasta á las amenazas 
que le dirigieron, y muy particularmente Claris, que 
fué á Martorell con este objeto, en vez de marchar al 
encuentro del enemigo, reunió á Plessis y Serignan 
para no dejarlos expuestos á las iras populares, y le- 
vantando el campo, tomó la vía de Francia^ situándo- 
se en Figueras, donde le siguió el rencor de Catalu- 
ña y las iras de la Diputación, que envió á sus emba- 
jadores en París la información que contra Espenan 
fué abierta, á fin de que obtuvieran de Luis XIII un 
castigo ejemplar para el jefe que tan inicuamente los 
había engañado. 

La Historia no puede dejar inadvertida la ambigua 
conducta que observó Espenan. Si capituló en Tarra- 
gona con el de los Vélez no hacer armas contra el 
ejército real, ¿por qué se detuvo después en Martorell 
animando á la defensa y hasta auxiliando á la aper- 
tura de trincheras? Si estaba resuelto á no salir á pe- 
lear, ¿á qué móviles obedeció, ganando tiempo, y exi- 
giendo gran suma de dineros que obtuvo de la arrui- 
nada Diputación? ¿Qué razón poderosa movió á un 
militar tan caballeresco, como de ello gozaba justa 
fama ganada en Salces, de empeñar continuamente 
palabras que no se traducían en hechos, colocándose 
voluntariamente en el extremo de faltar á lo pactado 
con el de los Vélez, ó traicionar á la Diputación en 
momentos en que el aprieto de las circunstancias ha- 
cían más grave su conducta? Pero aún es fuerza que 
el historiador formule nueva pregunta: ¿por qué el 



XIV 

militar que hace lo que Espenan hizo, y tuvo en con- 
tra suva todo el peso de la indignación de Cataluña, 
representada por diputados y embajadores, no sufrió 
al llegar á Francia el castigo que de Richelieu espe- 
raba obtener Tamarit? ("Documento núm, 470.) Esto 
lleva como por la mano á descubrir la clave del mis- 
terio, ya que el general francés siguió honrado en su 
país, acompañó á Conde en su campaña del Rosellón, 
y agraciado con el título de Marqués, murió de Go- 
bernador en Fhilipsburgo en 1646. 

Mientras tanto Richelieu, abusando del apuro en 
que los catalanes se hallaban, con el mayor de los 
desprendimientos contestaba, en 3 de Enero y en buen 
castellano, á los embajadores del Principado: «Mucho 
me pesa de los agravios que la provincia de Cataluña 
recibe del Rey de España y de sus Ministros, y asigú- 
rese la provincia que el Rey la protegerá, auxiliará y 
favorecerá, queriendo que sea república independiente 
y soberana, y ansí ha determinado recebirles, como 
embajadores de la república libre, á vuestras señorías, 
haciéndoles cubrir, sin que des te favor y auxilio en- 
tienda su majestad reportar otro interés, más que ha- 
cer que los catalanes sean conservados en sus leyes y 
privilegios, y se vean libres de las opresiones, y de 
mi parte les prometo y asiguro que les valdré y favo- 
receré, como si fuera catalán.» Encantados podían 
estar los políticos catalanes de la generosidad, del 
desinterés del Rey de Francia: ni el Cardenal, ni sus 
tres delegados en Cataluña, habían vertido una sola 
idea de anexión; pero sus bellas frases no resolvían 
los dos objetos principales que perseguían con toda 
urgencia los embajadores, apremiados por sus poder- 
dantes: obtener dineros con que sostener la guerra, y 
tropas veteranas para impedir los progresos de las 



XV 

armas reales. Pero el Cardenal dejaba que se agrava- 
ran los sucesos, no escaseando las promesas, y acon- 
sejando nuevamente á los que no podían resistir al de 
los Vólez que se constituyeran en república indepen- 
diente, y no olvidando advertir á los embajadores que 
no fiasen de promesas y palabras, ya que tantas ex- 
periencias tenían ffoL 398). Con este consejo descu- 
bría Richelieu la preocupación que le infundían las 
visitas y gestiones de la Duquesa de Cardona para 
acomodar á los revolucionarios de Barcelona con el 
Rey de España, segin lo aclara escribiendo á la Dipu- 
tación su embajador Jaime Brú (Documento 549, car- 
ta del 16 de EneroJ. 

Yo no dudo que la historia ha de colocar en alto 
puesto el nombre esclarecido de la dama cuyos hechos 
preocuparon á Richelieu. Doña Catalina Fernández 
de Córdoba, viuda del Duque de Cardona, con heroico 
aliento tomó sobre sí la peligrosa misión de atajar en 
su camino á los que secretamente pactaron con Fran- 
cia, y revestida por el Rey con autorizaciones para 
concertar cualquier medio de arreglo que evitara la 
guerra, hasta dio á la esforzada mujer, de gran in- 
fluencia en Cataluña, facultad para mandar detener 
la marcha del ejército que venía sobre Barcelona. De- 
bido es tenerlo en cuenta á Felipe IV, y véase el do- 
cumento núm. 482, que es el resumen de las gestio- 
nes practicadas por la varonil dama; documento pre- 
ciosísimo que, publicado ya y aprendidas las fechas 
que en él se citan, ha de ser piedra de toque en que 
se enmienden tantos juicios equivocados como se han 
vertido al pretender relatar esta desgraciada etapa de 
la vida nacional. 

Y cuando era gravísima la situación de Cataluña, 
Espenan, en vez de salir al encuentro del enemigo, 



xvr 

como aseguraba Plessis á la Diputación desde San Fe- 
liu en carta del 7 de Enero ("Documento núm. 457), 
recogiendo á éste y á Serignan ("Documento núme- 
ro 467), torció camino para contestar al correo que 
la Diputación despachara en su busca las meditadas 
cartas núms. 464, 465 y 466, en las que el general 
francés se da por enterado de las gestiones que se ha- 
cen para volver á la obediencia del Rey de España, 
vertiendo al propio tiempo las tentadoras promesas 
de grandes socorros, y ofreciendo desde luego enviar 
á Serignan con trescientos caballos y mil quinientos 
infantes que, según asegura, no se hallaban compren- 
didos en la capitulación de Tarragona, (Entonces, 
¿por qué no los dejó en Martorell?) 

Y Vólez avanzaba sangriento y victorioso, y poseí- 
dos de fundado temor, los de Barcelona aceptaron el 
regreso de Serignan, que, al frente de las fuerzas 
ofrecidas, y acompañado de Plessis y algunos jefes 
franceses, llegó á la capital. (V. pág. 304.) Con tan 
pequeño número de gente, por más que fuera escogi- 
da, no podía intentarse salir á hacer frente al ejérci- 
to real; pero los franceses debieron pensar cuerda- 
mente que bastaba para guardar á los negociadores 
Plessis y Serignan, á fin de que, hallándose alpie de 
la obra, pudieran aprovechar la sazón que ofreciere 
los acontecimientos. Públicas eran las gestiones de la 
Duquesa de Cardona, que, con poderes amplios del Rey 
de España, como llevo dicho, negociaba un acomo- 
damiento. El talento, la sinceridad y la energía de 
esa gran mujer, preocupaban seriamente; y aun cuan- 
do anduviera seguro Richeheu que diputados y con- 
selleres no podían retroceder, era fuerza ponerles en 
último apuro, pues á la política francesa no impor- 
taba que el ejército real viniera á poner sitio á Bar- 



XVII 

celona, y que para llegar a la ciudad acuchillara á 
algunos catalanes más. Á estas maniobras se doblegó 
Espenan, y son las que transparenta el final de la 
carta que en 14 de Junio dirigió el Duque de Luy 
á la Diputación, f Documento núm. 468.) 

Retirado Espenan, y como era de esperar, el ejército 
catalán, falto de jefes de experiencia y sin nádeos de 
tropas veteranas que pudieran contrarrestar en cam- 
po abierto el empuje de la formación escuadronada 
de los tercios, fué roto y desbandado en la sangrienta 
jornada de Martorell, refugiándose en Barcelona los 
que pudieron. Aprovechándose del pánico que reina- 
ba en la ciudad, y el ejército del Marqués de los Vé- 
lez en marcha para Barcelona, Plessis y Serignan, 
que se habían manifestado tan poco solícitos en la de- 
fensa del país ante la desorganización de las levas y 
somatenes, cambiaron radicalmente de actitud, y po- 
seídos del mayor ardimiento (1), con todo el prestigio 
que les daba la representación del Rey cristianísimo 
que disponía de fuerzas de mar y tierra con las cua- 
les poder acudir al socorro de la Cataluña abandona- 
da á sus fuerzas, con la mayor decisión tomaron par- 
te activa en la asamblea que en aquellos momentos 
de zozobra proclamó improvisadamente Conde de 
Barcelona á Luis XIII, aceptando Plessis desde el mo- 
mento y en nombre del Rey la proclamación. ¡Quizá 
algún político de Cataluña de aquel entonces se preo- 
cuparía pensando que Plessis contrariaba todos los 
planes del Cardenal, tan empeñado en' que Cataluña y 
condados se erigieran en república! (2). 

{\) Pág. 51. 

(2) De Plessis y Serignan, escribía con gran candidez el panegiris- 
ta de Claris, el P. Fray Gaspar Sala, «que eran dos varones de pru- 
dencia, de grave asiento y discreción, en materias de estado tan exce- 

6 



xvm 
La crítica histórica impone la obligación de inferir 
que el proceder de Espenan obedeció á instrucciones 
terminantes que se le dieron; y aun cuando como mi- 
litar jugara un papel bochornoso, el diplomático sirvió 
altamente á la política de su país. Plessis y Serignan 
completaron la obra que con tanta fortuna comenza- 
ron en Leucata, y merced á las maniobras de los tres 
emisarios, con la añagaza del ejército auxiliar que no 
auxilió, promovieron el alzamiento y guerra, y sem- 
bradas de cadáveres catalanes las tierras que se ex- 
tienden desde Tortosa al Llobregat, sin esfuerzo cos- 
toso por su parte, sin derramamiento de una gota de 
sangre francesa, obtuvieron de Barcelona atribulada 
que se postrai^a ante el solio del Rey de Francia para 
pedirle la merced de que fuera Señor de la Provincia: 
á menor precio no podía Richelieu haber ganado para 
su Rey á Cataluña y los condados. La Diputación cata- 
lana, con ceguedad inaudita, fué juguete de la maquia- 
vélica política francesa, y los conspiradores, compro- 
metidos por el pacto de Leucata, por egoísmo perso- 
nal, cerraron uno y otro día todo camino de transac- 
ción con el Rey de España, para tener al fin que refu- 
giarse al amparo del nuevo señor, y sufrir la insolen- 
cia de sus tropas, granjeando para el Principado la 
tristísima prebenda de que su suelo fuera nuevo tea- 
tro de la lucha implacable entablada entre las casas 
de Austria y de Valois (i). 

lentes, que se puede fiar á su capacidad la resolución de negocios dT- 
dúos.))— [Epitome de los principios y progressos de las guerras de Catalu- 
ña en los años de <640 y 41, í/ señalada victoria de Monjuyque: Barcelo- 
na, Lacauallería, 1641, párrafo VIII.) 

(1) No pasaron inadvertidos para sus contemporáneos las manio- 
bras de Espenan. El avisado Assarino, después de narrar la extraña con- 
ducta del jefe francés y el Bidicolo inganno delío Spetian usato có Cata- 
lani^ no se olvida de apuntar esta luminosa sospecha: «Credesi da al- 



XIX 

No se ha enterado de esta verdad histórica la fan- 
tasía poética y mal avenida con la realidad de las co- 
sas, alentada por Meló, hizo de Pahlo Claris un hom- 
bre de quince codos. ¡Qué exagerada pintura se ha 
hecho del Diputado eclesiástico! Ardoroso paladín de 
las libertades del país, gran político y orador elocuen- 
tísimo, hombre de poderosa iniciativa para el despa- 
cho de los negocios públicos, experto organizador de 
la defensa del Principado, é ídolo de Cataluña entera! 
Esto es lo que en nuestros días se ha escrito de él, 
cuando ni aun sus contemporáneos comprometidos en 
el movimiento, pudieron atribuirle la suma de tantas 
y tan altas cualidades y prestigios. 

Pablo Claris falleció en Barcelona en 27 de Febre- 
ro de 1641, ó sea en los días que mejor podían contri- 



cuai, che lo Speuan ció non facesse seaza profondissimo consigue 
molto prima d' aU hora aggiustato có piu autoreuoli ministri del suo 
lió, á fia che veggendosi la Catalongna abbandonata nel maggior vopo, 
disperando di poter mautenersi da se stessa, sicome prima haca chia- 
mate V arme ausiliarie di Francia, cosi all' hora ricorresse al total vas- 
sallaggio di quella Corona.» [Le rivolutione di Calalogna, lib. ll,pág. 164. 
Giacorao Monti: Bologoa, 1648.) 

El contiüuador de Molo, D. Jaime Tió, al aludir al comportamiento 
de Espeuaü, no deja de insinuar «que acaso se encubría en el proceder 
del oficial francés una razón de estado, que por las consecuencias se 
puede adivinar.» (Lib. YI, pág. 25o. Oliveres, edit., 1642.) 

El sincero Jerónimo del Real nos cuenta sin ambajes el porqué apu- 
rada la asamblea proclamó á Luis XIII. 

«Considerant la Provincia que no tenia bastant gent ni dinós per 
asustentar la guerra seus algún socorro de promte y lo enemich apre- 
taua tant, determina ab parer de la ciutat de Barcelona á uomenarper 
Coute de Barcelona á Luis 13 Rey Christianisim de Franca, ab los 
matcixos priuilegis y excepcions que tenia de antes, ates que restaua 
ubre del jurameut de fidelidad. 

»Moguó esta resolutió el pensar que lo Rey de Franca á sa costa fa- 
ria la guerra pagant lo cxercit, lo que fins á les ores no aula (/eí).» 
(Jerónimo del Real. Del MS. en catalán autógrafo, fol. 24 Yuelto. Col. 
Pujol y Camps.) 



XX 

huir al espectáculo ostentoso que se dio con sus fune- 
rales, ya que en todo cuanto en ellos se obró, palpi- 
taba el inmenso regocijo que había producido en Bar- 
celona la rota del ejército real en Montjuicli y su 
huida á encerrarse en Tarragona. Leyes son que im- 
pone la caprichosa fama á esta mísera humanidad, ya 
que el morir á tiempo constituye una ventura! Claris, 
por pertenecer al estamento eclesiástico, presidía la 
Diputación, cuyo alto cargo vino desempeñando des- 
de que se preparó con Francia y se realizó después el 
rompimiento con el Rey de España; y cuantos se ha- 
llaban comprometidos en el alzamiento, que no des- 
pertaba en todos los ámbitos de Cataluña el calor que 
pretendían infundirle sus promovedores, glorificaron 
al muerto, levantándole como un emblema de guerra 
que avivara la venganza contra los que acuchillaron 
y ahorcaron en Cambrils, y restableciendo la confian- 
za de vencerlos, como acaba de suceder en la jornada 
de Montjuich. 

Pero no se encerró en aquella época en la capital 
de la provincia la nombradla de Claris, pues más que 
todos los encendimientos barceloneses demostrados 
en funerales, sermones, folletos y hojas sueltas, hizo 
para su fama D. Francisco Manuel de Meló, quien, 
á pesar de hablarnos con desdén del personaje, le 
presta su ingenio soberano escribiéndole (aunque fue- 
ra de situación y verdad) aquellas oraciones tribuni- 
cias que Liberto Clementino hizo oir á toda Europa, y 
que algunos, irreñexivamente, han tomado por obra 
del canónigo de Urgell. 

Dos escritores contemporáneos, abiertamente par- 
ciales por la causa catalana y que á las más altas po- 
siciones llegaron por su talento, como son Meló y Se- 
villa, se fijan en Claris de un modo poco ventajoso. 



XXI 

Meló le retrata de esta suerte. «Era Glarís hombre que, 
habiendo sido antes olvidado, deseaba de hacerse co- 
nocido, sin pesar mucho los medios que se le ofrecían 
á la fama; aspiraba al mando, que no pudo conseguir 
antes de la inquietud, y después puso todo su mérito 
en la libertad, de la que se inculcaba por celoso. Abo- 
rrecía de otros tiempos su Obispo; y aunque su senti- 
miento fuera igual, por sólo no convenir en su opi- 
nión', mudara de ánimo (lib. III, párr. 29). 

El Dr. Sevilla corrobora el concepto que del carác- 
ter de Glarís tuvo el escritor lusitano, y supone al ca- 
nónigo tan rencoroso, que de él escribe este grave 
párrafo: 

«De varias materias del año 1628. Este año mis- 
mo, á los quince de Febrero, se declaró por la Regia 
Audiencia sobre la causa entre el Conde de Santa Go- 
loma y Síndico de la villa de Pons, imponiendo á éste 
silencio perpetuo, salvo el derecho que sobre ello po- 
día tener el Rey y su Real Fisco: esto animó muclio 
los habitantes, y sobremanera verse después, como 
publicauan, maltratados del Señor, y en todas partes 
perseguidos aquéllos que, celosos de la libertad de su 
villa, se enseñaron defensores de sus regalías como á 
vasallos del Rey; mas víase que unos y otros mallo- 
grauan los trasudores que hauían tenido en fauor de 
su villa, y más el Arcipreste de Ager, el canónigo Pa- 
blo Glarís, y otros adherentes, y cobrando todos dello 
facciosa animosidad, reconoció al Gonde, muy á su 
costa, quán dañosa y fatal le fué, no sólo á él, mas 
aun para la Paz universal del Principado, como se 
verá en su lugar (1).» 



(1) Historia general del Principado de Cataluña, por el Dr. SeviUá, 
vol. 1, fol. 80. Dibliothéque Nationale, París. 



XXII 

De propósito no tomo en cuenta el retrato poco har 
lagiieño que de Glarís dejó escrito el Dr. Tormé, pues 
no creo en este asunto tan imparcial el criterio de nn 
cronista que tan devoto se muestra de Felipe IV (1). 

No fué Glarís la persona de más valía de aquella 
Diputación de agraviados. Sus dos compañeros, Ta- 
marit, diputado militar, y Quintana, representante del 
Brazo popular, son personalidades que han legado á 
la posteridad una serie de hechos nacidos de propias 
resoluciones, que levantan sus figuras por encima de 
la del Diputado eclesiástico, cuyas pasiones y fervor 
religioso fué explotado para miras puramente políti- 
cas. Ya en trance de guerra la provincia, aquellos dos 
diputados se situaron lejos de Barcelona. Tamarit, en 
la frontera, mantenía los compromisos contraídos en 



(1) Así escribe Tormo y Liori después de relatar la venida de lis 
tropas francesas al nnando de La Motte: «Y aunque á su venida hauia 
librado el canónigo Pablo Claris la conservación de la vida, no pudo 
gozarla mucho, pues adoleciendo estos dias, murió el último del mes 
con general sentimiento do todos los amotinados, que llorándolo cau- 
dillo, lo aclamaron con repetidos episodios y continuados panegíricos, 
Padre y Restaurador de la Patria. Falleció sin confesar por averie dado 
apoplexia en la lengua, suceso que sobreviniendo á la muerte de uu 
cleriguillo llamado Rafael Nogués que acaeció en la misma ocasión con 
las propias desventuradas circunstancias, fué motivo de discursos va- 
rios, calificráüdose por justo juicio del Omnipotente. Dijose por hauerse 
publicado luego que éste fué el autor de aquellos supuestos papeles, 
que fingiendo ser de uü confidente de Madrid, mandaba con Claris en 
los Brazos para enderezar sus designios y desesperar la plebe. Fué este 
hombre de estatura, familia y edad, medianas, aspecto feroz, pelo eri- 
zado, ojos algo vivos, pero sanguinolentos, color verdinegro, genio in- 
dócil, violentisimamente resoluto, condición ninguna, y aunque canó- 
nigo de la Seo de ürgell, conocido solamente en los casas de conversa- 
ción antes de ser diputado, después arbitro absoluto de Cataluña: con 
esperanzas de n)ayor fortuna, á no trocar la muerte en cuatro varas de 
lienzo la púrpura que M. Plessis le auia dedicado.» (Miscelláneos histó- 
ricos y políticos sobre la guerra de Cataluña desde el ano de 1639, eíc, fo- 
lio 55. Biblioteca Nacional, Madrid.) 



XXIII 

Leucata, cortando toda comunicación entre las guar- 
niciones de Rosas y Perpiñán; y Quintana, en Lérida, 
con su astuta diplomacia, entretuvo ó inutilizó al fin 
al bondadoso Duque de Nochera. Claris, el presidente, 
quedó en Barcelona, corriendo á su cargo la organi- 
zación del ejército catalán, y demostrando que ésta 
era empresa muy superior á sus fuerzas. Se explica 
que el canónigo entendiera bien poco en cosas de 
guerra, como poco entendía la Junta que lo aseso- 
raba; pero no es de abono para el supremo magistra- 
do á quien se ha supuesto un genio, que siempre mar- 
chara á la zaga de las circunstancias, sin lucir alguno 
de aquellos enérgicos arranques que la gravedad de 
las ocasiones demandan á los grandes hombres. Sin 
acertar á sacudir de sí las rutinas de su tiempo, á los 
jefes de valor y experiencia menos probados en los 
combates, los envió á mandar aquellas malaventura- 
das cohortes de labriegos que, amenazados con pena de 
la vida, se arrancaban de sus lugares. Así resultó una 
desdicha la defensa del Goll de Balaguer, dispuesta por 
el Conde de Zavellá; inútil la resistencia sin apoyo de 
los pueblos del Perelló, Vilaseca y Salou; más inopor- 
tuno el encierro de aquella heterogénea masa de so- 
matenes dentro los débiles muros de Cambrils; tre- 
mendo el descalabro de Martorell, donde mandaba 
otro improvisado militar, el oidor eclesiástico D. Jai- 
me Ferrant, aquél que cantaba hosajinas, tomando 
por batallas ganadas las retiradas de las fuerzas que 
practicaban el reconocimiento de sus posiciones {pá- 
gina 43), quedando al siguiente día flanqueado y des- 
hecho en Martorell, después de ganar el ejército, entre 
otros, el paso de Corbera, que desamparó otro jefe 
catalán, el inexperto ó medroso Diego de Vergós {pa- 
gina 44), hermano de aquel Francisco de Vergós del 



XXIY 

Consejo do Ciento, que el pasado año había mandado 
prender al Conde de Santa Coloma en unión de Fran- 
cisco de Tamarit. 

No ha sido estudiada con el detenimiento debido la 
organización de las fuerzas catalanas en este azaroso 
período, para poderse comprender los inútiles sacri- 
ficios que de su vida hicieron un gran número de va- 
lientes, como aquéllos heroicos temerarios que defen- 
dieron el Perelló. En el Apéndice II de este tomo, 
continuación del otro Apéndice VI del volumen ante- 
rior, se hallan datos sobrados para conocer lo que po- 
dían dar de sí las falanjes de paisanos forzados á 
abandonar sus hogares, faltos de armas, de municio- 
nes y aun de víveres, mandados por jefes inhábiles, 
que malgastaban su tiempo en dar rienda suelta á sus 
celos y rivalidades. ^Documentos núms, 419, 420, 421, 
422, etc) Así se explica perfectamente cómo el ejér- 
cito real, con 23.000 infantes, 3.100 caballos y una 
impedimenta de 800 carros arrastrados por 2.000 mu- 
las {Meló, pag. 260; Seüilld, fol, 445), sin descalabro 
alguno y siempre acuchillando, pudiera cruzar el 
montañoso país que se extiende desde Tortosa á Bar- 
celona. 

En el tomo anterior escuchamos las quejas de Vilo- 
sa, asustado del desgobierno que reinaba en el campo 
(pág. 325); en éste oímos las de Tamarit, y á Zave- 
llá advirtiendo á Claris que se dan los mandos á per- 
sonas de ningún provecho [Documentos núms. 379 y 
390); las de Quintana, amenazando que podría publi- 
car lo que ocurre [Documento núm, 401); y circuns- 
cribiéndonos al campo de Tarragona, el desenfado 
con que escribe Domenech [Documento núm. 412), y 
la desnuda certitud de sus lamentos, nos da la me- 
dida de la notoria incapacidad con que desde Barce- 



lona se dirigían las operaciones. Bien es verdad que 
se lanzaron á la guerra sin medios para sostenerla, j 
no era fácil improvisarlos cuando el país no demos- 
traba entusiasmo, ni daban prestigio á los magistra- 
dos los continuados motines que estallaban en la ca- 
pital. Glarís, que por desconocimiento de los hechos 
nos ha sido presentado como el ídolo del pueblo, te- 
nía que doblegarse como los demás al furioso impe- 
rio de aquellas asonadas, y una de ellas, la del 24 
de Diciembre {pdg. 30), dio pie al inadvertido canó- 
nigo para caer en un error de gravísimas consecuen- 
cias. Los revoltosos se empeñaron en libertar á los 
delincuentes encerrados en la cárcel, y Glarís, ce- 
diendo á los amotinados, accedió á ello, ocurriéndo- 
sele armar á los delincuentes para que formaran una 
compañía al mando de Pablo Goday. Esa gavilla de 
malhechores, con su insubordinación, los robos y las 
muertes que cometieron, demostraron en breve lo que 
de ellos se podía esperar, ya que aventajaron con sus 
tropelías á las de aquellos migueletes de Gabanyes, 
que amenazaban de muerte á Margarit, y obligaban al 
compromisario de Leucata, D. Ramón de Guimerá, á 
fortificarse y recibirles á tiros en Xerta para que no 
le acuchillaran. (Documentos núms. 379 y 380.) 

Los desmanes de esas turbas ceden en desprestigio 
de quienes las organizaron: de la sangre catalana de- 
rramada inútilmente, responsabilidad alcanzan los 
que, amenazando con la última pena, ordenaron la ex- 
posición de muchas vidas, sin aquellas garantías de 
defensa que el soldado tiene derecho á exigir, ya en 
armas, ora en víveres, también en jefaturas, de 
aquéllos que le envían á batirse. Los conspirado- 
res, después de las añicciones porque acababa de pa- 
sar Gataluña para sostener su ejército en Salces, no 



XXVI 

podían dejar de conocer que no contaban con armas 
ni dinero para sostener la guerra; y sin sondear la 
alta política de su tiempo, todo lo .fiaron en la protec- 
ción francesa que locamente ambicionaron poner á 
su servicio. Búsquese la explicación de tanto fracaso 
en que, Richelieu, atento á los intereses do su nación, 
abusó de la credulidad de los que de él todo lo espe- 
raron, encaminándolos á tales conflictos y peligros, 
que abrumados por las circunstancias, y medrosos 
del castigo que Felipe IV hubiera impuesto á los 
del convenio de Leucata, tuvieron que ampararse bajo 
la férula del Cardenal y doblegarse á tristísimas humi- 
llaciones. Aquella Diputación que tanto trabajó para 
que se abrieran informaciones contra el ejército de 
España, apreciando en un documento solemne, como 
capítulo de cargo, hasta haber exigido unos arcabuce- 
ros la cantidad de tres libras, se veía precisada á 
cambiar radicalmente de conducta; y después de ha- 
ber sufrido la sangrienta befa de la retirada de Espe- 
nan, temiendo caer en el desafecto de Francia y ex- 
perimentar mayores males, se apresuraba á enviar un 
delegado para que encareciera fervorosisimame^ite á 
los pueblos no maltratasen de obra ni de palabra á los 
soldados franceses que se retiraban á su país, dejando 
sin auxilio á Gsiialnñei. fBocumentos núms, 460 y 461.) 
jGómo se cambió de criterio en Barcelona! Ante el 
interés político, se hacía caso omiso de fueros y privi- 
legios, según nos demuestra una curiosa carta que 
imprimo con el núm. 363; pues cuando penetró en 
Rosellón el ejército auxiliar en marcha j)ara Catalu- 
ña, le acompañaba el famoso Francisco de Vilaplana, 
quien alojó las tropas sin reparar en co7tstituciones, 
comunicándolo á la Diputación con este desparpajo: 
<Los de Villa franca del Conflent tampoco quieren dar 



xxvn 

alojamie7ito, fundándose en que gozan de privilegio 
real; yo les he contestado lo que vuestras señorías pue- 
den figurarse (1), y alojaré en la villa ^ aun cuando 
tuviesen muchos más privilegios^ mientras vuestra 
señoría no mande lo contrario.» Tamarit, el Diputa- 
do'militar, comunicaba también haber descubierto el 
medio de mover á la gente del Rosellón, «que la ex- 
periencia me ha enseñado dan el fruto como los noga- 
les» (á palos). (^Documento núm. 396.) 

Pero terminando estas consideraciones para volver 
al fondo del asunto, oportuno será que llame la aten- 
ción del lector hacia la serie de documen tos escogidos 
del Apéndice III que tratan del suceso transcendental 
que fué el acicate más poderoso para fomentar la gue- 
rra de Cataluña. Ni el embargo de bienes á las per- 
sonas ricas que se mostraban esquivas para la lucha, 
ni las repetidas órdenes á los lugares conminando con 
pena de la vida á los que no empuñaran las armas, ni 
el veneno de la injuria que se repartía en impresos de 
todo género, pudieron conseguir lo que en un mo- 
mento logró el Marqués de los Vélez delante de Gam- 
brils, encendiendo en los catalanes un ardimiento que 
no alcanzaron ni hubieran alcanzado jamás los enca- 
recimientos y órdenes severas de la Diputación. 

La conducta observada por el Marqués de los Vélez 
en Gambrils, fué desastrosa para la causa de la uni- 
dad española. La á cada paso demostrada impericia 
militar con que fueron dirigidas las huestes catalanas, 
ya he dicho que llevó á sus jefes al mal acuerdo de 
encerrarse en el lugar de Gambrils, creyendo sin du- 
da que sus improvisadas tropas se batirían al verse 

(i) Me figuro también lo que contestaría Vilaplana, y tanto niái 
cuanto de él nos dice Ferrant «que era muy corto en razones.» {Docu- 
mento núm. 421.) 



XXYIII 

cercadas. No pensaron que caerían todos prisioneros 
en breve término, no contando con fuerzas aguerri- 
das que pudieran batirse á campo abierto en su soco- 
rro, siendo imposible defender por muchos días el lu- 
gar de los ataques de un ejército que también conta- 
ba con buena artillería. Y sucedió lo que debía ser 
previsto. La abigarrada tropa que guarnecía á Gam- 
brils demostró su falta de entusiasmo para la defen- 
sa, y se rindió sin esperar el asalto de las débiles mu- 
rallas, entregándose confiadamente á la generosidad 
del representante de Felipe IV. El Marques abusó de 
tan fácil victoria. Mandando salir á los infelices paye- 
ses capitulados, ordenó se apartaran á un lado los que 
de entre ellos fueran vecinos de Reus, á fin de poner- 
los inmediatamente en libertad, ya que la villa se ha- 
bía negado á hacer armas contra el Rey; privilegio 
injusto, pues Reus era un pueblo importante que po- 
día desafiar las órdenes de la Diputación, independen- 
cia que no era dable tuvieran los rústicos de los pe- 
queños lugares en que se presentaban las fuerzas re- 
clutadoras sacándoles de sus viviendas. 

Evacuado Cambrils v desarmados sus defensores, 
agrupados en montón en las afueras del pueblo, por 
liviana causa insubordináronse las tropas que los 
guardaban, y cerraron despiadadamente contra aque- 
llos infelices, antes de que los jefes superiores acudie- 
ran á restablecer el orden, á filo de espada habían 
matado villanamente más de 500 hombres indefen- 
sos. Esta liorrible cuanto cobarde hecatombe podía 
achacarse á felonía, y así desatentadamente procuró 
el Marqués de los Vélez que se creyera por toda Cata- 
luña; pues sin parar mientes en prever la indigna- 
ción que encendería en todos los pechos aquel mon- 
tón de cuerpos humanos impunemente acuchillados 



XXIX 

después de haber fiado en la hidalguía del vence- 
dor, agravó el infausto suceso, ordenando dar garro- 
te á los jefes de Gamhrils y á los magistrados popula- 
res de la villa, y vistiendo sus cuerpos con los ropajes 
distintivos de sus cargos, los abandonó colgados de 
una de las puertas de la población, presidiendo aque- 
llos desolados campos teñidos con el raudal de tan 
inocente sangre. 

Imponderable, infinito deservicio hizo al Rey el in- 
hábil é improvisado general Marqués de los Vélez. La 
lástima de Gambrils levantó formidable clamor, y re- 
percutiendo por todas las comarcas de Cataluña, apa- 
gó las generosas voces de gran parte de la nobleza y 
alto clero, que, contrariando á los diputados, predi- 
caban á los pueblos que no midieran sus armas con 
las de la Majestad, de quien todo lo bueno, todo lo 
paternal debía esperarse (1). Después de lo de Gam- 
brils, se entendió no había que fiar en las promesas 
de perdón que ofrecía el Marqués de los Vélez (2): no 
quedaba más remedio que morir combatiendo, y así 
se inauguró aquella guerra desalmada en que á los 
muertos se les mutilaba, vengándose á los inmolados 
en Gambrils con el feroz sacrificio de los heridos que 
el ejército real había dejado en Villafranca del Pana- 
dés. {Pdg. 63 y documento nám. 532.) 

Otras interesantes noticias nos proporciona la do- 
cumentación de este volumen, distribuida en las si- 
guientes colecciones: 'Apéndice I: Reunión del ejérci- 



(4) Una de esas mauifestaciones es la que contraría á Tamarit, que 
tan animoso se muestra contra las personas ricas y poderosm (|ue inci- 
taban á los pueblos de la comarca de Olot á desobedecer las órdenes 
de guerra emanadas de la Diputación. [Documento ?iúm. 396.) 

(2) Así se lo echa en cnra el Consistorio cuando, al llegar el Marqués 
delante de Barcelona, intima la rendición á la plaza. 



XXX 

to real, — //; Organización y gobierno de las armas 
catalanas, — ///: Cambrils, — IV: Retirada á Francia 
de M, Espenan, — V: Gestiones y prisión de la Duque- 
sa de Cardona y sus hijos D, Pedro y D, Antonio de 
Aragón, — VI: Toma de Martorell, — VII: Montserrat, 
— VIII: Entrega de Cataluña d Francia, — IX: Moni- 
juich, — X: Relaciones de Cataluña con Portugal. — 
XI: Correspondencia cambiada entre la DiputaciÓ7i y 
los rehenes y embajadores enviados d Francia, — XU: 
Correspondencia de Cataluña con los jefes militares 
franceses, — XIII: Hechos de arm.as de que 7io hace 
menciÓ7i el cronista Parets. — XIV: Confidentes por 
Francia, 

Hasta aquí el tomo IIÍ de la Crónica de Parets: los 
sucesivos tratarán de Cataluña francesa; y si de lo 
que llevo inquirido hasta ahora con ánimo frío y re- 
posado, atendiendo tan sólo á realizar un fin científi- 
co, no resulta una oda más que añadir á las muchas 
que sobre el particular se han impreso, cúlpese á la 
realidad de los sucesos, pero nunca á su investigador, 

Celestino Pujol y Camps. 
Madrid i;á Octubre de 1890. 



CRÓiNICA CATALANA 



DE 



MIGUEL PARETS 



CAPÍTULO 1\ 



JURA POB VIRFiEY EN TORTOSA EL MARQUÉS DE LOS VÉLEZ: 
SACAN EN BARCELONA LA BANDERA DE SANTA EULALIA. 



Después de haber los tortosinos tan infamemente 
dado entrada á los castellanos, y éstos hécliose seño- 
res de la ciudad, como el Rey tuviese y sus ministros 
la principal mira con particular odio á sujetar y po- 
ner en miserable seruidumbre esta prouincia, juntan- 
do hasta diez y seis mil infantes y ochocientos caua- 
llos (1), despoblando aquellas prouincias de Castilla y 

(I) sábado ocho de Diciembre, dia de nuestra Señora de la Concep- 
ción, se juntó el ejército y passó muestra general en la Ciudad de Tor- 
tosa, principado de Catalana, y en diesiocho tercios se hallaron diesi- 
uueve mil infantes. D. Fernando de Rivera, hijo del Duque de Alcalá, 
governava la Goronelia del Duque, que se formaba de mil y quinientos 
infantes. El Conde de Tirol, del Gonsexo de Guerra de su Magestad, 
Maesse de Campo de los Irlandeses. El Conde de Singuren, Maesc de 
Campo de los Valones. Don Simón Mascareñas, con el tercio de Portu- 
gueses. D. Tomas Mexia, con el tercio viejo de Lisboa. D. Pedro Caña- 
veral y Gordova, la Goronelia del Duque de Pastrana. Don Fernando 
deTexada, Maesse de Campo de un tercio de gente viexa, y todos los 
demás Maesses de Campo eran muy ilustres y bizarros cavalleros, y 
por Maestre de Campo General, el Marques de Torrecusa. Pasaron 



Andalucía con parte do Portugal, mandó marchar so- 
bre Gathaluña esta gente por la parte de Tortosa, y 
por su Capitán xeneral al Marqués de los Vélez, que 
llegó á Tortosa á primeros de Diciembre 1640 (1), y 

muestra dos mil y quatro cientos cavallos: los mil que governava Don 
Alvaro de Quiñoucs teniente General de la Cavalleria de las Ordenes, y 
el Duque de San Jorge, teniente General de la Cavalleria vieja. En Tor- 
tosa quedaron de Guarnición con un Maestre de Campo, mil y quinien- 
tos infantes y dos compañías de Cavallos. — {Biblioteca Nacional, Ma- 
drid. Ms. Anónimo. Cod. H-73, fol. 121.) 

Véase el Apéndice I que sigue al texto, aReunión del ejércilo real.f) 

(1) Antes de llegar el Marqués de los Vclcz á Tortosa, desde Alca- 
ñiz escribió á Lérida la siguiente carta: 

«Su Magostad (Dios le guarde) me ha honrrado con los cargos de Vi- 
rey y Capitán general desse Principado, como mas particularmente 
lo entenderán V. MS. por la Real carta que va con esta, y me manda 
hacer el juramento en la ciudad de Tortosa, donde jusgo estaré para 
ocho del que viene; de que me ha parecido dar cuenta á V. MS. asse- 
gurándoles que he echo particular estimación desta merced en la oca- 
sión presente, assi por la satisfacion que su Magostad ha tenido de mi, 
como por la esperanza con que voy de conseguir (con el favor de nues- 
tro Señor) la quietud y paz de essa Provincia y su mayor benefficio, y 
verla restituyda á la gracia de su Magostad, procurando cumplir (en 
la disposición), con las obligaciones que tengo a su Real servicio, y las 
que reconozco a esse Principado por la sangre que del tengo, y a V. MS. 
por las memorias que mi casa tiene en essa ciudad, y para que este 
correo passe con seguridad a Barcelona donde imbio los títulos, se ser- 
virán de darle passaporte. Guarde Dios a V. MS. muchos años como de- 
seo. Alcañiz y Octubre 30 de I640.=:E1 Marqués de los Velez.=^Sres. Pa- 
heres de la ciudad de Lérida.»— (^rc/i i i;o de la Coronade Aragón. Copia- 
dor de cartas del año '1640, procedentes del Archivo de la Generalidad de 
Cataluña.) 

Lérida no se atrevió á contestar, remitiendo la carta á consulta de 
los diputados, acompañándola de la siguiente comunicacióo: 

({Ais Molt Ules. Srs. los Señors Diputáis del general de Catalunya felici- 
tat y vida.={ídeva un sello en papel, de la ciudad de Lérida.)=Mo\t íllus- 
tre Señor.=Per lo correu despedit per lo Ex{celentisi)m Señor Marqués 
de los Velez, en Alcañiz, ais 30 del mes de Octubre, ab despaigs de sa 
Magestat (que Deu g(Mar)de) pera V. S. havem rebut una carta de Sa 
Magestat acompañada ab altra de dit Señor Marqués, copies de las quals 
remetem á V. S. (1) y havent en continent comunicados aquellos ab lo 

(1) No las he hallado en el Archivo. (V. tom. II doonm. núm. 319.) 



despachando luego órdenes á los Consistorios, villas y 
lugares que fueran asistir á su juramento de Virrey, 
no acudiendo ninguno, porque los de aquí decían te- 
nían ya Virrey en el Obispo. Juró el de los Vélez en 
Tortosa, y en haviendo jurado, fué pidiendo la obe- 
diencia, y en los lugares que se la negauan los entra- 
ña á fuego y sangre (i), marchando hacia Barcelona 
con su exército (2) y cometiendo muertes, robos y 
violencias quanto es decible. El martes día 4 de Di- 
ciembre 1640, embiando á tomar el nombre del Obis- 
po Virrey para las guardias, les respondió que ya él 
no lo era y que se le havían acauado las veces el día 
que el de los Veles havía jurado en Tortosa (y) que 
acudiesen á él; á vista desto, y las noticias de que se 
hauían ya tomado en la riuera del Ebro algunos lu- 

raolt lUustre Gonsel general de esta ciutat, ha resolt sa S(eworí)a so 
suspengués la resposta en fias que tingam noticia del que V. S. y los 
Bracos tindrán resolt eu orde ais despaigs haurá portat dit correu, pera 
que conferint les materies en lo que sien aplicables, pugam ab unifor- 
mitat obrar lo que millor convinga al servey de sa Magestat y beneffici 
de la Provincia: á V. S. guarde Deu com pot. Leida y nohembre lo pri- 
mer de 1640.=Molt Ule. Señor.=B. S. M. de V. S. sos majors affectats 
servidors.=Los Pahers de la Ciutat de Leyda.=Srs. Diputats de Cata- 
lunya.»— (.4rc/i¿i;o de la Corona de Aragón. Cartas comunes originales de 
la Generalidad de Cataluña, año 1640.) 

(1) Otro diaal amanecer marchó el exército por Cataluña llevando 
la vanguardia la cavalleria de las Ordenes. Llegó el exército al lugar 
de Perelló, de treinta vecinos, y de ellos quedaron trece hombres, por- 
que los demás desampararon el lugar, y recibieron nuestro exército ti- 
rándole muchos mosquetazos, teniendo a la vista todo el exército. No 
fué posible rendirse por palabras, con que se les previno del desatino 
que intenta van, y fué necesario poner dos piezas á la torre y batirla, y 
viendo que yba desmoronando, se rindieron, y por el atrevimiento y 
desverguenca los ahorcaron de las almenas. De trece personas que se 
hallaron en el Perellon, los nueve fueron ahorcados y quedaron repar- 
tidos por las calles para exemplo y escsiTmiento.— [Biblioteca Nacional, 
Madrid. Ms. Anónimo. Cód. 11-13, fot. 121.) 

(2) Meló refiere con prolijidad y exactitud, la posición que guarda- 
ban las distintas tropas en marcha, y los nombres de sus jefes. 



gares y ejecutado en ellos atroces muertes, particu- 
{larmen)ie en Xerta, Tibona (1) y otros lugares, y ha- 
uer maltratado un cuadro de Santa Teresa (2), reco- 
nocieron los Consistorios que ya no havía que esperar, 
y asi resoluieron enarbolar la vandera de Santa Eu- 
lalia (3), y que con vandos públicos se pregonase por 

(1) Tivenys. 

(2) El día 4 de Diciembre de -1640 los Diputados mandaron al Con- 
sejo de Ciento unsi embajada que desempeñó su misión, entregando un 
escrito que dice: 

«Molt Iltre. Sr. Los Deputats del General de Catalunya han tingut 
avisos que los soldats que eran entrats en Xerta, an cremada casi tota la 
vila, y an trossejat un Christo Grussificat, y an tirat mes de cent esco- 
petadas a un imatge de Santa Theresa, y han robat la iglesia y fet de- 
Ha cavallerisa, y cremat tantbé los lochs de Aldover y Tivenys »— 

{Arch. municip., Barcelona. Lib. de acuerdos de los Conselleres, '1640 y U.) 

De este asunto, según más adelante veremos, quisieron sacar parti- 
do los fomentadores de la guerra gestionando en la curia eclesiástica 
de Lérida para que formara proceso, á fin de ver si podría fulminarse 
contra el maestre de campo D. Diego de Ribera, una excomunión como 
la que tuvo lugar en la diócesis de Gerona por los incendios de las 
iglesias de Riudarenas y Montiró. 

(3) Die quinto mensis Decembris MDCXXXX.=Los Señors Conse- 
llers tots sinch ajuntats ab vot y parer de la 24na (vintiquatrena) de 
guerra, y en exequutió de la deliberatió feta per lo savi Goncell de 
Cent lo die de ahir, se trague demá demati la bandera de Sancta Eula- 
lia en la forma acostamada, ys pose en la finestra de casa de la ciutat, 
y que Hieronim Sabata previngue lo convenient a dita extractió confor- 
me trobará esser acostumat en los Dietaris y Serimouial, y que los Se- 
ñors Consellers manen convidar los capitans y cabos de las Gompanyas 
de la ciutat, y los cavallers que aparexerá á la S.*, y que los Srs. Con- 
sellers anomenen quatre persones de lapresent junta, les quals mirats 
dits dietaris y Serimonials, disposen en un paper lo que aparexerá ha- 
verse de fer per lo restant de anar la bandera, y añada del Sr. Conse- 
ller, y esta diligencia fassen esta tarda, y posada en un paper, la ma- 
nen legir los Srs. Consellers en la present junta pera que sobre ella 
prengue la resolutió que mes convindrá. 

Die V predicti.=Los Srs. Consellers, tots sinch ajuntats ab vot y pa- 
rer de la 24na de guerra, deliberan ques pose en executió lo paper le- 
git á la present junta, si y conforme en aquell se contó, lo qual es del 
tenor seguent: 



9 

traidor á la patria al de los Veles, y se le confiscasen 
sus vienes y rentas (1). 



Lo ques deu observar, es traurer la bandera de Santa Eulalia de la 
instantia del treutenari íins aposar aquella a la fiaestra gran de casa 
la ciutat, es lo segueut; 

Primo, que los Srs. Consellers se servescan convidar molts cavallers 
y deniés persones quels aparexerá convenir, per assistir en traurer 
(lita bandera. 

Ítem, prevenir la bandera y posarla apunt, de la manera que va á la 
profesó del Corpus, ab tots sos ornaments. 

Ítem, se han de prevenir dotse trompetas vestits ab las insignies, 
conforme lo die del Corpus. 

ítem, los atambors de la professó del Corpus; y preparat tot confor- 
ine de sobre se conté, los Srs. Consellers traurán la bandera de la instan- 
tia del trentanari, portant aquella ageguda sobre los musclos de molts 
cavallers y altres estaments, tenintla sois de la asta los magnifichs 
Consellers, y arribarán fora lo portal gran de dita casa, y posada aque- 
lla en lo mig de la plassa, la arbolarán y se acostarán poch á poch á la 
ílnestra, de hont la anirán cobrant, y assentarla en la dita finestra, en 
la qual posarán abans vn tapete de vellut, advertint que sempre los 
trompetas y tabals an de estar sonant flns que estiga posada del tot, y 
fet lo serimonial y assentada dita bandera, sen tornarán dits Srs. Con- 
sellers dius. 

ítem, ha de assistir debaix dita bandera un cuerpo de guardia de 
nit y die. 

Ítem, que en la nit cromen las dos graellas que cromen vuy; qo es, 
vna graella á cada cantó, y la graella que es dins lo pati de la casa de 
la Ciutat. 

ítem, que roste cada nit hu deis Srs. Consellers, acompanyat de al- 
guns cavallers, á la instantia de Trentenari, cremant en ella vna atxa 
ab vn brondó; y lo mateix se ha de fer en la Instantia de la Capella. — 
[Archivo municip. de Barcelona. Deliberaciones de 1640 á 41.) 

(1) En 4 de Diciembre resolvieron los Brazos: «Y por quant es es- 
tat representat á dits Srs. Deputats per alguns Sindichs que lo Sr. Mar- 
qués de los Veles envia cartillas a las Vniversitats manant a aquellas 
que dins tres dies acuden en la ciutat de Tortosa a ferli la obedientia 
segon din la propositió, comminant los que passat dit termini y no 
cumplintho, ho passará tot á foch y á sanch, y altres que de la mateixa 
propositió resulta y en ella se diu que un gros de exercit que Sa Exia. 
governa ha invadit y cremat lo loch de Xerta y fet lo demos ques diu 
en la dita propositió, que per co siau per V. S. promptament confiscats 
tots los bens y jurisdictions y demes coses que dit Sr. Marques te en 



10 

La función de enarbolar la vandera fué así, para el 
día 6 de Diciembre 1640: por la mañana se combida- 
ron para Gasa de la ciudad todos los oficiales y cabos 
de milicia, hasta los sargentos, cada uno con su in- 
signia, y el brazo militar con toda la nobleza. Congre- 
gados que estubieron todos, empezaron á salir en bue- 
na orden y forma los maestres de Campo, sargentos 
maiores, capitanes, alféreces y sargentos, todos con 
sus bastones, ginetas y alabardas, y éstos haciendo 
hacer plaza al concurso de la gente, que era inmen- 
so, y formando un círculo, empezó á salir con el Cavo 
de la vandera D." Fran.«^ Villalva, y tras de él 'mu- 
chos ca valleros asidos á la asta de la vandera, que iba 
arrastrando, y por postre venían los conselleres, tam- 
bién asidos á la vandera, y el en Gap, el último. En 
estando fuera la puerta de las Gasas de la ciudad, 
enarbolaron entre todos la vandera con gran grito, y 
mientras esto se hacía, no cesaron las caxas y trom- 
petas de romper el aire; en haviéndola enarbolado, el 
Gonseller en Cap la arrimó á la pared sobre un paño 
que havían colgado, carmesí. Esta vandera es la que 
la ciudad hace llebar en las procesiones generales: en 
ella hicieron poner de pintura un Santísimo Sacra- 
mento con un rótulo que decía: «Señor ^ iudicau vos- 
tra causa,» que es lo mismo que decir: Señor, juzgad 
vuestra causa. Esto se hizo en memoria del estrago y 
quema de aquellas dos reseruas, que fué lo que más 

Cathaluña y aplicat tot ais gastos de la guerra per defensa de la Pro- 
vincia, y que ab crida sia publicament cridat per enemich de la patria. 
Y que los Sors. Deputats ab la junta de Justitia obren y fassen sem- 
blants procehimeQts contVa tots aquells que constará esser mal affec- 
tes á la patria, y que ab parer de dita Junta manen capturar totas las 
personas que en la Junta de las trenta sis personas seis es aconsellat.» 
— [Archivo de la Corona de Aragón. Dietario del trienio de 1638 á 41, 
parte 4.*, fol. 555 vuelto.) 



I i 

irritó á los cathalanes: hecha esta función y dejando 
cuerpo de guardia á la vandera, se hicieron los pre- 
gones contra el de los Veles, se tomó posesión del pa- 
lacio de la Condesa, y se despachó de orden de la Di- 
putación á tomarla de los lugares de Martorell y de- 
más que eran del Marqués, y mandando en el pregón, 
so pena de ser traidor, que quien tubiera vienes ó su- 
piera quién los tenía ó hacía rentas al Marqués de los 
Veles, las denunciasen luego á la Diputación, con que 
se le confiscó quanto aquí tenía y se pudo hallar. 

CAPÍTULO 78. 



LLEGAN LAS TROPAS DE FRANCIA Y MONSIUR ESPKRNAN POi? 
GENERAL DE ELLAS Y EECIVIMIÍíNTO QUE LES HAZBN. 



En haviendo xurado el de los Veles en Tortosa, 
despachó Cartillas á las ciudades, villas y lugares 
para que diesen la obediencia, so pena de traidores y 
de entrarles á fuego y sangre, como lo executó mar- 
chando hacia el Coll de Balaguer saqueando y des- 
truiendo todo lo que les venía delante. Sauido por la 
Diputación que el castellano marchaua, dio priesa al 
francés para que llegasen las tropas auxiliares que 
ya ha vían entrado en el Rosellón, y dejando en Hilla 
400 cavallos. Espenan con los 800 aceleró sus jorna- 
das quanto permitía la milicia; y dejando á dos ó tres 
marchas la cauallería, entró Monsiur de Espenan en 
Barcelona el día 10 de X.^® 1640: saliéronle á recivir 
D.^ Miguel de Torrellas con algunos 30 caualleros (1). 

(1) Dilluns á X de dit. {D(;cimbre de 16iO.)=Ea aquest die, per 
quant los dies passats per part deis Srs. Diputáis se U feu un correu á 
tota diligencia per requerirho los negocis concurrents. Entra y arriba 
en esta ciutat casi á la posta a tota diligencia, lo 111 m. Mosur de Esper- 



12 

Torrellas era Governador de las armas de Barcelona, 
y así con él salieron todos los cavos militares: vino 
con quince ó diez y seis de familia: era hombre grue- 
so, fresco^ galán, de edad de unos 40 años y del valor 
que mostró en el sitio de Salsa (1) governándola. En- 

nan governador de la fortaleza de Leocata del Regnc de Franca, íes 
pros diñar entre les 4 y 5 hores, y los Srs. Conscllers li enviaren dos 
Srs. Gavallers ab un cotxe fora la present ciutat á donarli la ben vin- 
guda de part desta ciutat, lo qual trobaren ja fora las murallas entre 
lo portal Nou y del Ángel, qui venie a cavall acompanyat de molts 
Srs. Gavallers y companya de menestrals á cavall, y molles companyes 
de confraries ab sos banderas, ab sos mosquets y arcabucos, galejant, 
y tambó una companya de studiants, molt ben posats, tambó galejant, 
que la ciutat avia fet exir per lo reciño de dit Sr. Mosur de Espernan, 
y á la que li digueren á dit Sr. que aqui staven uns Srs. Embaxadors 
de la ciutat, se apea del cavall: los Srs. Gavallers ysqueren del corteig, 
y en lo mig del cami los dona un gran abrás, y los Srs. Gonsellers per 
part de la Ciutat li donaren la ben vinguda, satisfcntli que per no te- 
ñir certitud de la hora de sa entrada, no eren poguts arribar mes en- 
Uá, lo que ho agüeren fet aventla sabuda, estimantho ab gran corte- 
sías lo dit Musur de Espernan. E acabat lo dit rabonament, ab molt 
grant aplauso, torna a pujar a cavall anant en lo milg deis Srs. Don 
Miguel Torrelles Governador de las armas, y del Sr. Don Francisco Vi- 
llalba protector del Bras militar, co es dit Sr. Don Miguel Torrelles 
ma dreta, y lo dit Sr. Don Francisco Villalba a ma squerra, tots rrers 
deis Srs. Gavallers y menestrals, entran per lo portal del Augel, plaga 
de Santa Ana, plaga Nova, devan lo palau Episcopal, devan la Depu- 
tació (ahont feu gran reverencia y cortesía ais Srs. Deputats qui staven 
en la fiuestra) plaga de Sant Jaume, devant casa la ciutat fins ais qua- 
tre cantons de Regomir, e de allí anaren en lo palau, abans dit de la 
Gomptessa, lo qual posehie lo Exim. Marqués de los Veloz, y vuy lo 
general de Gathalunya per los negocis concorrens, en lo qual palau 
los Srs. Deputats, per ser vuy seu propi, y sa casa, lo aposentaren á 
dit Sr. Mosur de Espernan a gastos propris de la Generalitat. 

Dimars a XI de dit.^En aquest die entre las den y onse hores ans 
del mig die, vinguó en la present casa de la Giutat lo dalt dit Musur 
de Espernan, al qual se feu lo recibo si y conforme al Plagis de Besan- 
gó á 21 de Octubre prop pasat, exceptat que en lo del assiento, per esse- 
ri tots los sinch Srs. Gonsellers, stigué assentat entre el en Gap y ters. 
—{Dietario núm. 27 de 1.° Agosto 1636 á 30 Julio de 1641. Archivo mu- 
nicipal de Barcelona.) 

(1) Salces. 



13 

tro por la puerta del Ángel, y desde ella hasta el Pala- 
cio de la Condesa, que era del de los Veles, en donde le 
ospedaron los Consistorios, havía infantería á dos lle- 
ras que en continua salua le hacían festexo á su lle- 
gada. Pusiéronle una compañía de guardia de conti- 
nuo mientras estubo aquí; y á él y sus Camaradas y 
familia, que eran muchos los que hiuan entrando, les 
regalava la Diputación con mucha esplendidez; reci- 
vió allí las visitas de ambos Consistorios y de la no- 
bleza: dávanle priesa para que saliera, y él decía que 
dejasen empeñar los castellanos, que mejor sería para 
su ruina: con él venía Vilaplana, á quien havía nom- 
brado Comisario general de cavallería. Mientras las 
tropas francesas hiuan llegando y abanzaban algunas 
marchas hacia Tarragona, aquí se atendía con sumo 
desvelo al lebantamiento de gente, formación de exór- 
cito y vastimentos, para hacer oposición al castellano 
que, abanzando tierra adentro, havía ya pasado el 
Collado de Balaguer (1). 

(1) Miércoles 1*2 de Diciembre llegó á Barcelona la nueva de como 
el Conde de Savallá havia perdido el puesto del CoU de Balaguer. Fué 
tanto lo que el pueblo se turvó con este aviso, que se originó un tan 
grande motin, que estuvo la Ciudad muy á pique de perderse; y Espe- 
nan devio hallarse muy arrepentido de verse allí. El pueblo daba vo- 
ces que se saliesse con su cavallería y gente y que los Conselleres sa- 
cassen la vandera de Santa Eulalia. Creció el tumulto y para apaci- 
guarle, fué precisso que un Conseller tomasse la vandera de las Casas 
de la Cyudad y la Uevasse á la puerta de San Antonio. Dentro de dos 
horas alistaron los Conselleres mil y quatrocientos hombres y con ellos 
y la gente de Espenan marcharon la vuelta de Tarragona para socorrer 
a Cambrilis pla^a de armas de los Catalanes, por correr voz que la te- 
nia sitiada el de los Velez. Después de partido este trozo del Exercito, 
llegó Espeuan á Tarragona con trecientos cavallos y con ochocientos 
infantes, y mandó juntarse con los demás, pero antes se perdió Cam- 
brilis. Los Diputados lo tuvieron ocho dias secreto al pueblo, y quando 
lo supo y la muerte del Barón de Rocafort y otros y que alancearon la 
gente que estava dentro, se enfurecieron de modo que de hombres se 
convirtieron en fieras y empegaron a appellidar mueran los castella- 



H 



CAPÍTULO 79. 



SALEN Á CAMPAÑA ESPENAN, EL CONCELLER TERCERO Y VANDERA 
DE SANTA EULALIA CON GENTE. 



Viendo la ciudad y Diputación con Espernan, que 
tenía vezes de Capitán general, que los castellanos 
pasado el Collado de Balaguer se encaminavan al 
campo de Tarragona y á Cambriis, plaza de armas 
n{tiestr)si, para sitiarla y imbadirla, y que la cavalle- 
ría francesa (que era buena) bavía ya pasado, resol- 
vieron que se les fuera á liacer oposición; que saliera 
el General francés con la gente á Tarragona, y que 
saliera asimismo la vandera de Santa Eulalia; y para 
aumentar el número de la soldadesca y que la vande- 
ra llebara buen trozo, llamaron á los Cayos de la co- 
fradía y oficios y les mandaron que todos los que se 
hallarían de edad de 18 años á 55, de cinco en cinco, 
havía de asentar uno plaza, ó por grado ó fuerza, y 
lo mismo se hizo en casa la Ciudad, agregando á este 
trozo, y bajo la vandera también, todos los que no 
eran de oficio ó arte y se hallavan en Barcelona, dan- 
do á cada uno dos reales de socorro: deste modo im- 
portó esta leva sola, hasta 800 hombres, que alista- 
dos, aunque no había pasado la infantería francesa 
toda, salió nuestra gente de Barcelona el día 15 de 
Diciembre de 1640, y al otro día Espenan, y por la 
tarde, la vandera de Santa Eulalia y con ella el Con- 
celler tercero D.° Francisco Rosell (1), y el pendón lo 
licuaba B.'' Joseph Agulló: en los días siguientes se fué 

nos. Buscáronlos por las 'cas;í3 con toda diligeacia, matando á los que 
encontraron.— (^i6/ioíeca Nacional, Madrid. Ms. Anónimo. Cód. H-73, 
fol. 4 30.) 

(1) Hay que advertir que el 30 de Noviembre de 1640 fué el sorteo 



15 

despachando la demás soldadesca, hasta que toda es- 
tuho fuera, que por ocasión de los tránsitos no podía 
ir toda junta, y al mismo tiempo hivan pasando los 
dos mil infantes franceses. 

CAPÍTULO 80. 

OPERACIONES DE LAS MILICIAS DE UNA Y OTRA PARTE Y LO QUE 
SE DESCUBRE EN TARRAGONA. 

El día que partió de aquí Espenan, llegó la nueba 
de hauerse rendido á los castellanos la villa de Reus 
en el Campo de Tarragona, que es mui populosa, y 
otra's anteriormente á instancias de un Frayle Fran- 
ciscano, llamado Francisco Roger (1), natural de 
Monrroig en el mismo Campo, que hiua predicando por 



de ConseUeres representando á Barcelona desde dicha fecha el personal 
que expresa este documento: 

CoxGELLERES DE BARCELONA PARA EL AÑO 164l.=Die Yenerís XXX 
mensis Novembris, anno á Nativitate Domini MDCXXXX festivitas 
S.ti Apdree Apostoli.=FQeron elegidos: Lo Doctor Micer Joan Pere 
Fontanella; lo Dr. Micer Francesch Soler; lo Dr. Micer Pere Joan Ros- 
sell; Joan Francesch Ferrer, mercader; Pau Salines, perayre.=Operaris: 
Rafael Bona ventura de Gualbes, militar; Francesch Deunosajut, canda- 
1er de cera.=(F. tom. II documet. núm. 222.) 

Los Concelleres prestaron juramento el sábado dia 1." de Diciembre 
de iG40. — {Archivo municipal de Barcelona. Tomo de deliberaciones de los 
Concelleres, año 1641, sin foliar.) 

(<) Molt lile. Señor.=En aquest punt, que son las onse hores ans 
del mix die, ha arribat a esta ciutat un borne aqui se avia douat comi- 
sió de capturar á qaalsevols que aparegués que no ana ven faels á la 
provincia, y ha aportat prés á Fra Francesch Roger, del orde de Sant 
Frangesch, al ques lia trobat una carta que lo Marques de los Velez nos 
remetía, copia de la qual va ab esta: donam aquest avis á V. S , y que 
hi Junta de guerra que se es tinguda en contiuent á determinat que 
nos respouga á dita carta, y que lo dit frare estigui á bona custodia 
íins a que V. S. hi ordene lo que será de^feon gust. 

La esperanza del socorro nos éntrete y ab ella entretenim y entre- 
lindrem á tota esta comarca: suplicam á V. S. la brevedat y la provi- 
sió de monilioQS, de quey ha grandissima neccssitat, com ja tenim re- 



los lugares que no era lícito hacer armas contra el 
Rey, y que así se entregasen, dando paso á los cas- 
tellanos libremente, que sólo pretendían pasar á Bar- 
celona para castigar á los de la ciudad por sus inso- 
lencias: estas continuas pláticas con las de un rico 
hombre de Reus, J. Jornals, reducían los ánimos á 
la deboción de los castellanos, bien que la plebe es- 
taña obstinada, y reconociendo así los ricos y de su- 
posición de Reus, procuraron, so color de ir á soco- 
rrer á Gambrils, sacar de la yilla hasta 400 hombres, 
gente ordinaria, y en estar fuera llamaron los caste- 
llanos que, en viéndose dentro y dueños del lugar, 
hicieron de las suias como solían por toda(5 partes) sin 
perdonar el saco y la honestidad de las mugeres (i); 
bastecióse el exército español que estaba falto de yí- 
ueres, y padecía hastta la cauallería. Á imitación de 
Reus y á la doctrina de los dos predicantes se dieron 
muchas villas, hastta que prendiéndolos, los llebaron 
á Tarragona, bien que creo que no los castigaron (2). 
Sauida la aleuosía de los (de Reus) y que podían 
hauerse bien defendido, mandaron los diputados he- 

presentatá V. S., aquí Deu ^{uarde). Tarragona y Desembre i4 de 1640. 
=:Los Consols de la ciutat de Tarragona. =:Molt lUs. Señors Diputats. 

[Nota de despacho de los Diputados al margen de esta carta.) '(Ques res- 
ponga donatlos animo, y avisant del socorro, y que lo Sr. de Espenati 
ordene lo que se ha de fer del religiós.»— (^?'c/i¿uo de la Corona de Ara- 
gón. Cartas comunes originales, año 4 640.) 

(1) Esta noticia debió ser invento recogido en la efervescencia quo 
reinaba en Barcelona. No hay documento que hable de los referidos 
excesos. 

(•2) Las poblaciones más importantes de la actual provincia de Ta- 
rragona no creyeron oportuno combatir las armas del Rey, señalán- 
dose principalmente Tortosa, Tarragona, Reus, Villafranca del Panados 
y otros pueblos. Acerca de este particular, con otras noticias relativas 
á la falta de unidad y del desgobierno que reinaba en el improvisado 
ejército catalán, pueden ser consultados los documentos de este tomo. 
Apéndice II, Organización de las armas catalanas. 



\7 

cliar vando, pena de quinientas libras á los gastos de 
la guerra aplicadoras, que quien tubiera vienes ó su- 
piera los tenía de los vecinos y hauitantes en Reus, 
Ruidoms, Monrroig y Mombrió, los denunciase luego , 
y nadie lo tomó á burlas que se ejecutó al instante. 

Así como llegaron el Gonseller y Espenan á Tarra- 
gona, quisieron, después de puestas las cosas en for- 
ma de guerra, probar los naturales: y así una noche, 
con la ocasión de batir los castellanos á Gambrils, 
tocó arma, publicando tener el enemigo sobre Tarra- 
gona; pero los tarragoneses no se mouieron de sus 
casas ni tomaron arma alguna, con que conoció su 
alebosía y mal proceder, para guardarse de ellos á la 
ocasión. 

Pasaron los castellanos el Goll de Balaguer, en don- 
de también aleuosamente los cauos que gobernauan 
la gente que guardaua el paso, se entregaron, dejan- 
do en poder del enemigo dos piezas de artillería nues- 
tra (1). La gente que estaua por la montaña y por 

(1) CoLL DE BALAGüER.=Otro dia marchó el exercito a passar el 
CoU de Balaguer montaña asperíssima y fortificada con trincheras, dos 
plecas de artillería, dos mil infantes y dos compañías de Cavallos. Al 
tercio del Conde Duque y al del Marqués de los Velez, les tocó em- 
bistir de manguardia y a la Gavalleria del Duque de San Jorge. Peleó 
nuestra gente con mucho valor y con perdida de dos hombres: llega- 
ron los tercios a lo alto donde hace llano el monte, y degollaron mas 
de quatrocientos Catalanes y su Gavalleria escapó huyendo. Toda la 
demás gente se prendió a mucha y la demás se libró en la aspereza de 
las montañas mas vecinas: desampararon el puesto por estarle ocupan- 
do más de cinco mil hombres, muchos de estos quedaron muertos y 
muchos prisioneros, y de ellos fueron ahorcados quatro en los arboles 
en lo alto del puerto y otros se enviaron á galera. El cabo desta gen- 
te se llamaba tal Bertolá, parésceme que Francisco (1), natural de Bar- 
celona y Cyudadano honrado antiguo, que era Sargento mayor con 
patente de la Diputación del Tercio del Conde de Sa valla, señalado para 

(1) Se llamaba Carlos Mertrolá, i quien veremos morir ajusticiado en Gam- 
brils. 

Tomo xxii 2 



el campo, viendo la alebosía de unos y el rrigor san- 
griento dejos otros, se retiraron á Gambrils, en don- 
de bauía municiones y bastimentos para defenderse; 
cerráronse en la villa hastta dos ó tres mil hombres, 
y llegando la cauallería castellana el dí^ 13 de Di- 
ciembre 1640, á la noche, puso sitio á Gambrils, y con 
las dos piezas dichas y otra que hallaron en la tierra de 
Gambrils, que por voluntario descuido la dejaron con 
solo un hombre, empezaron á batir la villa de Gam- 
brils, y los de adentro á defenderla valerosamente, 
como la defendieron cinco días, y huvieran defendido 
más, á no hauer sido traidores á la patria el Jurado en 
Gap de la villa, y un J{acinto) Vilosa, Gouernador del 
Gampo de Tarragona. Éste, hauiendo hecho entrar 
carta falsa de los diputados en que decía que en un 
mes no era posible socorrerlos, ya que arrojando casi 
todas las municiones en un pozo y pasádose á los cas- 

cl Gampo de Tarragona, Esta va el Conde en esta sazón en el bospitale- 
te una legua del CoU de Balaguer, y tenido el aniso se huyó con los 
que allí estauan. Entre otras cartas y municiones que se hallaron en 
las barracas del Coil, fue vna del Conde escrita al dicho Sargento ma- 
yor (como el lo confesó después) en que le remitía como dos libras de 
veneno (se llama en catalán Arsenit) y le dava orden que lo pusiese 
en vna balsa de agua (de que ya hice mención) que está buen pedazo 
antes de llegar al Goll, repartiéndolo por las orillas y por el medio, di- 
ciendo que de vna caña hiciese como vna cuchara de cargar la artille- 
ría, y que lo fuesse echando por toda ella, para que llegando el exerci- 
to fatigado bebiendo de aquella agua, muriessen cuantos la gustas- 
sen. Hallóse este veneno y se verificó después que se compró en Tar- 
ragona, donde estuvo Don Fernando de Texada con su tercio hecho 
alto tres dias, con grandes aguas y alguna hambre por faltarle el pan 
y vino, porque con el mal tiempo no pudo llegar, y el haber hecho 
allí alto, fue esperar subiesse la artillería que subió con gran trabajo por 
ser el camino asperíssimo. Desembarazado este paso, llegó el exercito 
al Hospitalete, casa fuerte de los Duques de Segorve. Assi se llegó á 
pais llano y aproposito para la cavalleria. En esta casa eslava aquar- 
telado el Conde de Sa valla Gobernador del Coll de Balaguer. Halláron- 
se cartas y órdenes de Barcelona para caso que rompiésemos la gente 



49 



tellanos (1), viéndose los defensores perdidos, llama- 
ron á capitular, y fué que se entregarían á buena 
guerra sainando siempre las vidas: concedióseles lue- 



clel GoU, empoü§oñassen una laguna de agua, no se haUa otra. Esto no 
huvieron lugar de executar, por parecerles no hauia de passar nuestro 
exercito con tanta breuedad aquel estrecho a su parecer tan bien guar- 
dado (i). Diose orden á la cavalleria se aloxasen en dos lugares que dis- 
tan uno de otro media legua y una de Cambriles, donde el enemigo te- 
nia plaga de armas y estava fortificado con mas de ocho mil infantes, 
donde se estuvo quatro dias, esperando que subiesse la artillcria y mu- 
niciones.— (fí¿6/ioí(?ca Nacional^ Madrid. MS. Anónimo, /r-73, fol. i'í\ 
vuelto.) 

(i) Parets debió recoger esta noticia de la murmuración del pueblo 
de Barcelona. Las masas siempre se hallan propicias á llamar traidores 
á sus jefes cuando sufren cualquier revés. Desahogos son del despe- 
cho, que esta vez, según se colige de las afirmaciones del entusiasta 
Cronista, alcanzaron al animoso gobernador del Campo de Tarragona. 

Conocido es Jacinto Vilosa de los lectores de esta obra. En el Apé?i- 
dice VI del tomo II están copiadas las juiciosas cartas que dirigió á la 
Diputación, alguna de ellas muy importante, por ser uno de los su- 
blevados que con mayor ardor organizaba la defensa en las comarcas 
tarraconenses, reclamando de la Generalidad, con gran entereza, me- 
dios para poder batirse, pues de lo contrario pronosticaba los descala- 
bros que sufrirían las armas provinciales. Vilosa no sólo no se pasó á los 
castellaiios, como asegura Parets, sino que al rendirse con las desorga- 
nizadas fuerzas catalanas que pretendieron resistirse en Gambrils, fué 
uno de los jefes que impolítica y deslealmente el Marqués de los Vélez 
mandó ahorcar. Días antes de su miserable muerte escribía á la Dipu- 
tación la curiosa carta de 11 de Diciembre, impresa en el Apéndice 11 
de este volumen. 



(1) Varios soD, so^ún veremos más adelante, los manuscritos que hablan del in- 
tento de envenenar las aguas {Biblioteca Nacional^ Il-74i, fol. 310); pero ning-uno 
da tantos detalles como el que acabamos de leer. Las imprudentes cartas del Con- 
de de Savellá (militar de ocasión y de valor que no procuró justificarse), son un 
hecho que no puede ponerse en duda. Las cartas fueron olvidadas en el alojamien- 
to que tenía en el Hospitalet el Conde, y cayendo en poder del ejército, pasaron de 
mano en mano de los jefes. Meló no calla este tristísimo episodio, pues al referir- 
nos que se encontraron papeles pertenecientes á los jefes catalanes, cita las cartas 
del Conde á Mertrolá, ^ordenándole envenenase las aguas con ciertos polvos; enviá- 
bale el artífice y artificio, especificándole el modo de usarle con toda cautela y secre- 
to,v y al abominar de los planes del de Savellá, añade: *iVo hiciera memoria de esa 
escandalosa novedad, si con mis ojos no hubiera visto y leído los papeles.v (Meló, edi- 
ción Sancha, 1808: Madrid, pág. 275.) 



20 

go todo, como no hauía intención do cumplir nada, 
y apenas los castellanos se uieron dueños del lugar, 
los cojieron á todos y poniendo en galera quantos 
fueron buenos para el remo, degollaron todos los de- 
más, y al barón de Rocafort, que era el Gauo, dieron 
garrote y colgaron de un pie á la muralla; y con 
otros Gauos menores hicieron lo mismo (1). 

(1) Parets sabe á inedias, y aun con errores, lo que pasó en Cam- 
brils, cuya rendición, degüello y ejecuciones de los rendidos, fueron 
el látigo que sacudió á los indiferentes, obligando á los catalanes á ba- 
tirse hasta morir. De tan gran interés histórico juzgo los hechos de 
Cambrils, que con este nombre rotulo el Apéndice ///de este volumen, 
donde doy á la estampa todas las relaciones más completas que en los 
archivos he hallado de aquel hecho de armas y bárbara matanza, 

Parets y los archivos de Barcelona callan la horrenda represalia que 
tomaron los payeses de la comarca. Cegados por la sangre derramada 
impíamente en Cambrils, cayeron sobre el hospital de Villafranca del 
Panados, que guardaba un crecido número (dice que eran 400) de he- 
ridos y demás enfermos procedentes del ejército real, y frenéticamen- 
te los pasaron á cuchillo. Meló narra tan feroz escena situándola en 
Constanti, de la cual se ocupa Sevilla en dos pasajes de su libro. He 
aquí el principal: 

«Haviéndose reconocido por los agrayiados de Cambrils, de Villase- 
ca y Espitalet (que todavía llevavan el agravio delante sus ojos, quien 
de haver perdido el padre, hermano, deudo, amigo ó pariente; quien 
de haver experimentado el furor de los castellanos, en los heridos 
y efusión de sangre derramada, escapando aun la vida de milagro; y 
finalmente quien por haverse visto en el esclavaje de su voluntad 
todo el tiempo de su prisión, reconociendo después de Dios solo la li- 
vertad y avn la vida al de Marguerit) una cantidad de mas de 400 cas- 
tellanos, de los quales dezian ellos ser sus capitales enemigos, que sus- 
tentava el hospital de Villafranca que lo havia nombrado al tiempo 
de partir el de los Velez, para curarse, intentaron aquellos agraviados 
entralle y pasallos todos a cuchillo, como sucedió tan miserable- 
mente, que no pudo nada la disuasión importuna de los de Villafranca, 
como furor nacido de los agravios antecedentes, y de aquel irracio- 
nal antojo de venganza. Sintió el de Marguerit extremamente aquella 
hostilidad, y cogiendo con sus diligencias algunos de estos pernicio- 
sos, les mando pasar por las armas, acción digna de sus virtudes, y 
muy lexos de que se de crédito a aquellos que con sus libros quieren 
(poco noticiosos de la verdad) confundir la acción heroica de Constan- 



21 

Pasaron después á Villaseca, que la guarnecían 
gente de Villafranca y otras partes, con gran halor, 
en donde se peleó mucho y murieron muchos caste- 
llanos y mientras los de adentro estubieron háuiles 
para la defensa, se defendieron; pero como no eran 
muchos, no pudieron hacer gran resistencia. Los cas- 
tellanos entrando la quemaron y arruinaron casi 
toda (1). 

Encamináronse á Salou, y como las obras de la 
fortaleza eran frescas y no estaua del todo acauada, 
aunque la guarnecían seis piezas de yerro que hauían 
llenado de aquí de Barcelona, y mucho valor de los de 
adentro, en breue la pusieron á tierra, y aunque á 
costa de algunas vidas de ambas partes la entraron 
los castellanos y degollaron todos los que encontra- 
ron, por hauer peleado tan balerosamente (2). 

ti, que hizo él, coala perniciosa inpiedad que executaron esta gente 
ignorante y baxa en aquella casa de devoción. « — [Bibliothéque Natio^ 
nale, París. MSS. Españoles, núm. i 15. Mémoire de Catalogue, etc., por 
el Dr. Sevilla, tomo II, fol. 15.) 

(i) Mandaba en Vilaseca, guarnecida por los franceses, M. de 
Sainte Colombe. Santa Coloma le llaman los MSS. catalanes. 

(2) Hallcávase en el [fuerte] cortissima la guarnición: consistía so- 
lamente en algunos pocos Franceses que tenia el Sr. D'Aubiñy, y muy 
pocos naturales, que uno de los Cónsules de Tarragona manda va, de mi- 
licias: en todos no llegavan á cinquenta combatientes, y no obstante la 
batería furiosa que les davan los de afuera, se defendieron mas de 
dos días, que passados, se entregaron el Cónsul y Aubiñy, bavióndose 
resuelto de colgar este, á titulo de renitente, de un pie, quando a S.ta Go- 
loma Maris(ca/) Franges (1) le hazian buen trato, por los servicios que 
recevian del con mediar el tratado que se dirá entre el del Velez y el 
de Espeuan; dieronse las órdenes para aquella execucion, cargándole 
ásperamente de haver defendido á la vista de un exercito tan grande 
una cosa tan pequeña, defendióse Aubiñy con ser hombre de calidad 
por la qual devia morir antes de entregar lo que le encomendaron para 
defender. Suplicando el General que aquella materia se tratase prime- 
ro por el Consejo de guerra, y no por su sola resolución, la qual salió 

(1) Teniente de mariscal escribe Meló. 



22 

Viendo Monsiur de Aspernan el rigor que el de los 
Veles vsaua con los rendidos, le despachó un trom- 
petta, diciéndole que aquello no se vsaua entre infie- 
les y que no hera estilo de guerra, que si no obraua 
de otro modo, él le mostraría qué cosa es ser solda- 
do (1). Respondió el de los Veles á Aspernan le di- 
xese si estaua allí por quenta del Rey de Francia, ó 
de la generalidad de Gathaluña; que los pactos que se 

coa perdonarle la vida y traerle con grillos á los pies, siguiéndola 
marcha, como se hacia con el Cónsul, haviendo hechado los que el 
mandava, á galeras perpétnsiS.— [Biblioteca Nacional, París. MSS. Es- 
pañoles, núm. 1'I5. Mémoire de CalalognCy par le Dr. Sevilla, tomo I, 
fol. 474.) 

Es de pensar que Espenan, al ponerse de acuerdo con el Marqués de 
los Vélez acerca de su retirada, gestionó y obtuvo de éste la libertad 
de su compatriota Aubigny, pues no hay duda que el 28 de Diciembre 
estaba en libertad, y marchando á Barcelona, presentó á la Diputación 
esta carta recomendatoria de Vilaplana: 

«llustrisims Sors.=el donador de esta es el capitá Aubeny, que es 
lo que eq,viá V. S. a Tarragona, y el dit capitá de Aubeny fon lo que 
sostente el port de Salou, es restat sens roba ni diner, que lo an dexat 
despoUat, y a mes de axó, a servit en Illa fins vuy, quatra mesos, y 
no te rabut sino sois sent Iliuras. V. S. fasa si li do compliment degut, 
pus a treballat be conforme es notori; que fent V. S., fará una cosa 
molt justa, y los demés se animarán: nosaltres nos fortifican! en Mar- 
torell, si be encara no ya molta gent catalana, que en averi, li do pá- 
ranla que yo aré lo que veurá, y daré satisfació de tot com se veurá, 
y si V. S. no enbia pa y totas provisions y monitions, nos pot en ningu- 
na part, y asó ab brevedat: lo animo deis Fransesos está en son punt; 
sois falta lo que ting dit, y gent, pera que pugam resistir al enemig. 
Deu los guarde V. S. de S. Feliu y Desembre 28 lo i640.=Francisco de 
Vilaplana.))— (ilrc/iíuo de la Corona de Aragón. Legajo de cartas origina- 
les de 1640.) 

(I) No es exacta la afirmación de Parets. Las relaciones entre Es- 
penan y el ejército real comenzaron por enviar el jefe francés un trom- 
peta iniciando negociaciones para canje de prisioneros. 

Son de tanto interés las comunicaciones habidas entre Espenan y el 
ejército, su retirada á Francia sin combatir, y los conflictos que ella 
produjo, que reunidas todas las noticias que sobre el particular he ha- 
llado, las doy á luz en el Apéndice IV de este tomo, Retirada á Francia 
de M, de Espenan. 



23 

liacen entre milicias de Rey á Rey son los que se de- 
uen guardar, y no los de Rey á- Vasallos, por mucho 
que se ofrezca; y que se han de castigar los reueldes 
que toman las armas contra su Rey; y que él se reti- 
rase, que si no haría lo mismo del, si venia en nom- 
bre y defendiendo la generalidad de Gathaluña. 

Eendido Salou, se encaminó el de los Veles con sus 
tropas hacia Tarragona; y llegando cerca della, em- 
bió un trompeta Aspernan diciéndole se retirase, por- 
que Tarragona hauía dos ó tres meses se hauía dado 
al Rey y que así estaua capitulado con la ciudad. 
Quedó Aspernan admirado de tan alebosa simulación 
y los Jurados y Gapittán le hicieron embaxada asegu- 
rando lo mismo, y desengañándole que ellos no to- 
marían las armas contra el rey por ningún caso: vis- 
to esto, procuró Aspernan sacar de Tarragona quanto 
pudo y particularmente la vandera de santa Eulalia, 
y quantos bastimentos y pertrechos de guerra hauían 
llebado. Acercáuase el de los Veles á Tarragona con 
ánimo de suprenderla, y Aspernan con los estilos de 
guerra que vsan los generales pasó á conferirse con el 
de los Veles en el campo enemigo, y después de barios 
agasaxos y visto los pactos entre los tarraconenses y 
el Rey Gathólico, hechos quatro meses hauía, y así en- 
tró á capitular que diese pasaje libre á la guarnición 
de Tarragona: respondióle el de los Veles que para él 
y las tropas francesas mui enorabuena, pero para la 
gente cathalana, que no; á que replicó Aspernan que 
toda hauía de salir libre ó que si no, él y sus tropas 
hauían de morir en la defensa: vista esta resolución, 
convino el de los Veles en dar á todos libre el paso y 
retirada, y así salieron de Tarragona el Gonseller y 
Aspernan con toda su gente y quantos bastimentos 
pudieron sacar. Pero amargos quanto es ponderable, 



24 

por la exacrable maldad y aleuosía de los tarraconen- 
ses, que si vien á los tortosines los instaron, desenga- 
ñaron la provincia y no embiaron síndico, y se decla- 
raron luego enemigos, lo que no hicieron los de Ta- 
rragona, que después de hauer capitulado con el Rey, 
embiaron síndico y obraron con simulación, siendo 
traidores, testigos de quanto acá pasaua, y pidiendo 
numerosas canttidades para la fortificación y muchas 
armas y municiones, que todo se les daua con gran 
largueza pensando tenerlos por fieles amigos; que 
quando se uió su traidor ánimo, fué cosa que á todos 
causó sumo sentimiento y pena (i). Aspernan salió 

(1) A Tarragona acudí en vano para estudiarla guerra, pues, se- 
gún me informaron, el Archivo municipal histórico pereció en la de 
la Independencia. No es posible, de consiguiente, seguir el hilo de los 
acontecimientos en los libros de acuerdos de los cónsules tarraconen- 
ses, ni en los copiadores de cartas y legajos de las que recudieron. 
Todo pereció; pero debo significar que no tengo por cierta la afirma- 
ción de Parets, cuando nos refiere que Tarragona tuviese pactos con el 
Rey quatro meses hacia para la entrega de la ciudad, pues no sólo hu- 
biera quedado rastro de tan importante negociación en los archivos de 
la Corte, sino que, existiendo tí'n de antemano semejantes inteligen- 
cias, se hubieran tenido en cuenta en el ejército para basar las opera- 
ciones militares. La inactividad de la escuadra demuestra que al inva- 
dir el ejército á Cataluña, no se contó con el puerto ni ciudad de Ta- 
rragona, ni tan siquiera para depósito de vituallas y municiones, que 
seguian á las tropas en gran cantidad, formando una enojosa impedi- 
menta de carros y de caballerías. 

Meló, testigo presencial, narra la altivez con que el Marqués de los 
Vélez recibió á los Cónsules y Cabildo eclesiástico de Tarragona [lib. IV, 
párrafo i 16, edic. Sancha: Madrid, i 808), corporaciones que hubieron de 
rendirse, ante el escaso ardimiento que sentía su ciudad. El MS. Anals 
consulars hace m,ención de lo que pasaba en Tarragona del siguiente 
modo: «Tingueren també noticia {los diputados) que dit Gonseller ters 
ques trobaba dins Tarragona per resistir al dit exercit, una nit feu to- 
car un arma falsa, y los jurats {cónsules querrá decir) y pobles le di- 
gueren, no volian pendre las armas contra son Rey, ab que queda dit 
Gonseller molt temeros de dit de los Veles, per constar son exercit de 
22000 homens infants y 4 ó 5000 cavalls, y també perqué sabent cer- 



2o 

de Tarragona con las tropas francesas y cathalanas, 
dando palabra al de los Veles que él se rretiraría luego 
con su gente á Francia. Pero no lo cumplió ni podía 
cumplir por estar asi capitulado entre el rey de Fran- 
cia y la Generalidad Gathalana, y así marchó á Villa- 
franca de Panados, y desde allí dio orden que la in- 
fantería se fuese alojando entre Villanueba de Chi- 
ches (1) y sus contornos; entró el de los Veles en Ta- 
rragona y juró guardarles todas sus prerrogatiuas y 
constituciones como las tenían antes, pero duró poco, 
como adelante se dirá. Aspernan con poca gente se 
fué retirando por Martorell hasta San Feliu en donde 
hizo plaza de armas, atendiendo y procurando desde 
allí en fortificar mucho á Martorell y poner guarni- 
ción en los pasos, atrincherándose lo mexor que se 
pudo y romper los caminos para que la cauallería ni 
la infantería pudiesen pasar (2). Sauida la traición de 
los de Tarragona, se lehantó por la provincia soma- 
tón general, acudiendo la gente á la plaza de armas 
con la prouisión y mantenimientos que podían minis- 
trar las villas, y de Barcelona se les dauan armas á 
los que no las tenían; todo á fin de oponerse á los de- 
signios de los castellanos. Dos días antes de Nauidad 
acudió la gente de los lugares circunvecinos á Barce- 
lona y del Llobregat, pidiendo se les diese cabos que 
los gobernasen, porque eran al pie de dos. mil hom- 

tament que dit Espernan habentsa conferit ab dit Marqués de los Ve- 
les, li habia donat paraula que ell y sa caballería sen tornarían en 
Fransa sens ajudar á Catalunya, y así dit Gonseller á tota presa y ab 
tota sa gent marcha á la volta del Panados, la qual noticia tingueren 
losConsistoris als24 de dit, vigilia de Nadal.»— (^na¿.scowsu/ars, tomo II. 
MS. anónimo de la biblioteca de D, Manuel de Bofarull y Sartorio^ Bar- 
celona.) 

(1) La población llamada hoy Villanueva y Geltrú, en la costa. 

(2) Véase dicho Apéndice IV, Retirada á Francia de M. Espenan. 



26 

bres; y así la ciudad nombró luego á Diego de Ver- 
gós, que sin dilación alguna montó á cauallo y salió 
al Ilospitalete á congregar la gente. Este cauallero 
era maestre de campo de las compañías de la ciudad 
de Barcelona. 

CAPÍTULO 81. 

REBATO EN BARCELONA LA NOCHE DE NAUIDAD.-MÜEETE3 DE 
ALGUNOS JUECES Y OTRAS PARTICULARIDADES DE ESSE DÍA. 

4 

Lunes á 24 de Diciembre 1640, á las quatro de la 
mañana, víspera de Nauidad, llegó nueba á Barcelona 
que en Castillo de Fels hauían dado fondo galeras, y 
que desembarcauan gente en el Prado (1): tocóse lue- 
go á rrebato en el Aseo, S.*^ María y el Pino, y hicié- 
ronse los pregones que, pena de la uida, cada uno acu- 
diera á su puesto, en que no liubo dilación, pues 
liastta los eclesiásticos y frailes que ya tenían seña- 
lado puesto, acudieron puntualísimamente. Subió el 
tercio de doce compañías á Monjuique, y es tubo allí 
hasta once horas del día: mouió este rebato el haiier 
llegado hasta frente de Monjuique dos galeras que 
hiuan reconociendo la costa y que se boluieron luego 
hacia Tarragona. Estubo la gente en arma hasta me- 
dio día, que silenció: y boluiéndose el tercio, queda- 
ron dos compañías de guarda en Monjuique, que siem- 
pre lo estañan, mudándose de 24 en 24 oras. La mis- 
ma víspera de Nauidad hauía llegado á Barcelona la 
nueba de la traición de los tarraconenses, suceso que 
amargó mucho á todos, exasperando los ánimos, y te- 
miendo que si el exército castellano venía sobre Bar- 

(1) El Prat de Llobregat. 



27 

celona no sucediese lo mismo, por hauer acá dentro 
infinitos que con ánimo doble viuían esperando la 
suia y dando las inteligencias mui continuas al ene- 
migo: se lebantó un motín entre la gente menuda y 
pueblo, que, sin poderse apaciguar, empezaron á ha- 
cer pesquisa de los jueces de la Audiencia que desde 
el día de Corpus yiuían ocultos, de quienes se temían 
más en dar los auisos de quanto acá dentro se obraba, 
y á quienes sobre todos tenían particular odio y ma- 
lebolencia; y como en el discurso de seis meses se ha- 
uía traslucido algo de sus hauitaciones, encaminóse 
el motín primero á la Encomienda de San Juan, en 
donde encontraron á M{ice)Y Ramona (1) que, liuién- 
dose á la iglesia, le mataron á puñaladas á la misma 
puerta del templo, y descargaron su furia de modo 
que lo dejaron sin figura de cuerpo humano. Pasaron 
de allí á la claueguera, que llaman de Junquera, don- 
de yiuía M{ice)Y Gurí (2), y topándole en una sala, 
le mataron á puñaladas y, después de difunto, le arro- 
jaron por la ventana á la calle en un lodazar. Fué- 
ronse después á la calle de Miralles á la boca de la 
Platería, que estava Micer Puig (3), y también le die- 
ron muerte. Difuntos estos tres jueces, atáronles á ca- 
da uno una soga al cuello, y por una tropa de mu- 
chachos los llevaron arrastrando hasta la plaza del 
Rey, donde havía unas horcas para castigar los sol- 
dados que se huían, y allí se colgaron y estuvieron 
los días de Pasqua, y pasada, las parroquias de donde 
eran, los fueron á buscar y dar sepultura. A esta in- 
felicidad llegaron estos hombres que havían go ver- 
nado la provincia con sus puestos, y á esta ignominia 

(1) El consejero micer Luis Ramón. 

(2) El consejero micer Juan Bautista Gurí. 

(3) El consejero micer Rafael Puig. 



28 

se vieron reducidos por su alevosía ó por sus pecados; 
y es cierto que yo, que los conocía, puedo decir que 
en el suplicio ya no tenían forma de cuerpos, por es- 
tar tan maltratados y cuviertos de lodo. ¡A, Señor y 
Dios mío, y lo que permitís para escarmiento nues- 
tro! (1). 

(i) Asesinato de los jueces de la Audiencia, según el Dietario 
DE LOS DipüTADOS.=Dezembre MDCXXXX.=DilluQs a XXIIII.°=En 
aquest die vingué la desdichada nova, que eran las quatre de la mati- 
nada, que la ciutat de Tarragona se era entregada al enemich libera- 
ment, sens haberli vista la cara, per quant havia molts ruesos quen 
liavien promcs al Rey: causa rnolt gran alteratió perqué dins ella esta- 
va lo Conseller ters de la present ciutat ab la bandera de Santa Bula- 
ría, patrona desta Provincia, y Musur de Espenan general del exercit. 
Y vista la traytió fonch forros exir ab pacte, pero la bandera de Santa 
Eularia ja estava ab tota seguretat, y encontinent arribada la nova, se 
toca á rebato, tot hom liisqué ab ses armes, y fonch tant gran la alte- 
ratió, que sobre del mig die se mogué un avalot per la present ciutat 
cridant la gent «muyren traydors,» que rehonablanient ni havia en la 
present Ciutat, y mataren ab grandissim rigor, tres jutges de la Au- 
dientia que des del die de Corpus estaven amagats, donant intelligen- 
cias y avisos ais ministres Reals de Madrit del que la Provincia obra va 
per la defensa, que era la cgusa de la total destructio nostra, los quals 
í'oren micer Luys Ramón, micer Rafel Puig, y micer Joan Batista Gori,y 
aprés de haverlos morts, y pagados moltas punyalades y cscopetades, 
que no teaian figura, los Iligaren una corda eu lo coll, hils rosegaren 
per tota la ciutat, cridant, «assi son los traydors,» hils portaren á la 
Plassa del Rey hont hi havia vnas forcas que la ciutat, pera acreditar 
lajustitia, havia plantados endita plassa y al tres parts déla ciutat 
pochs dies havia, ahont los penjaren per lo coll ab vnas cordas de es- 
part ab quels arrossegaren, hont los anaren á veurer moltissima gent, 
en la qual estigueren fms lo endemá passat mig die, que lo clero del 
Pi y altres parts los ne traguereu; sia exemple per ais qui governen, 
que los qui governaven la Provincia ab tiranía, y fent y ordenan totas 
las traitions qui podian contra ella, foren morts com está dit, y pen- 
jats en vna forca: guartsi qui guardar si ha, que lo mateix los succe- 
hirá. — {Archivo de la Corona de Aragón. Dietario de los Diputados del 
trienio de 1638 á 4K Parte 4.*, foL 565.) 

Asesinato de los jueces de la Audiencia, según los Anals consu- 
LARs.=Esta mateixa vigilia de Nadal se trobá la ciutat de Barcelona 
ab vna gran confusió y totom ab ses armas acudí á sos puestos perqué 



29 

Ese mismo día escapó el Rejente Magarola á uña de 
cavallo vestido de viuda, >: no pudiendo en Granollós 
darle alcance, vengaron su rencor con un hijo suio 
que encontraron en el convento de Capuchinos de 

havia poch temps qae la ciutat havia previngut per la ocasió fos? me- 
nester, coni lo succehit ais 5 de Novembre de dit any se ha dit. Agó 
fou, perqué al romprer la alba de aqueix día aparegueren devant Bar- 
celona sis galeras, y se diguó eran per regoneixer lo puesto, perqué 
dins pochs dies havian de ser assitiats per mar y térra, feren muntar 
un tercio de infanteria á la montanya de Monjuhich, ab la qual, y la 
gent venturera de las vilas circunvehinas quey muntaren, queda ben 
guarnida. 

La mateixa nit ditas galeras se acostaren al molí, per veurer si sen 
porian aportar dos altres Galeras, qey havia encomanadas á la gent 
de Ribera, que la Provincia las havia armadas, trayent aquelles de la 
Drassana pochs dies havia: tot aquell dia estigué, la gent al baluart y 
muralle, y monjuhich, en la nit se retiraren á sos cases, restanthi tant 
solament guar ordinaria, pero a la mitja nit ditas galeras se acostaren 
fins al cap del molí, ab que se toca altra volta vna gran arma, y cada 
vn torna á son puesto del Baluart de mitg jorn, seis tira algunes ca- 
nonades, pero com feya molta fosca, nos podia veurer, ab que tiraven 
á les ortes; no obstant axó tementditesgaleres, se apartaren juntab 16 
mes ne arribaren ab Infantería, que aportaven de Roses, per guarnicio 
de la ciutat de Tarragona. Era llastima veurer las dones y criatures de 
defora, que entraven dins Barcelona ab los havers que tcnian plorant: 
noy havia sino llastimes. 

Los mateixos motins anaren continuant en la ciutat de Barcelona, 
raesclansi tambó deis llochs vehins, los quals tragueren tots los pre- 
sos de la presó, y en la nit lii posaren vn retol está pera Hogar y lo pit- 
jor de tot, que com en dits motins hi havia molts de dios ciutat, aquells 
sabien hont estaven retirats alguns Jutges, ais quals tenian odiats: 
anaren dits motins en busca de ells, y en lo carrer deis mirallers en 
casa Miralles, mercader, ne trobaren vn ques deya micer Rafel Puig, y 
lo tragueren de dita casa, y al mitg del carrer li donaren moltas pu- 
nyalades, de las quals morí. De aqui anaren á la Riera de Sant Joan, 
devant la claveguera de Junqueres, hont trobaren a Micer Joan Baptis- 
ta Gori de edad de mes de 70 anys, y malalt en lo Hit, lo tiraren per 
la finestra al carrer, y allí morí: tambó anaren al carrer de Sant Pere 
mes baix, hont trobaren Micer Lluis Ramón, y volent escapar per vna 
tapia, que donave al hort ó terraple de la casa, que á les hores era del 
convent de Sant Gulgat, y vuy de don Francisco Cáncer, ques á la Rie- 
ra de Sant Joan, sobre dita tapia li tiraren tantas escopetados, que en 



30 

Granollés, dándole muerte. También reconocieron los 
del motín ese día muchos monas Lerios de monjas y 
las iglesias, buscando jueces, y guiados de un cochero 
del Inquisidor, los amotinados se fueron á la Inquisi- 
ción, en donde decía el cochero havía castellanos y 
jueces, y reconociendo los secretos y cárceles, no en- 
contraron sino un castellano preso por cosas de la fee, 
y llevado á las casas de la ciudad á los conselleres, 
éstos los restituieron luego á la Inquisición, y dentro 
de pocos días dieron garrote al cochero para escar- 
miento de otros, y á algunos otros hicieron en dos ó 
tres días la misma burla para escarmiento, porque á 
lo último se desvergonzó demasiado el motín , roban- 
do muchas casas, y quemando escrituras de notarios 
públicos que batían largos ducados, y para remediar 
este daño, mandaron los conselleres que un preboste 
fuera por la ciudad con quarenta hombres bien arma- 
dos para prender ó dar muerte á los delinquentes. 
La víspera de Navidad misma, los del motín fueron á 
los diputados diciendo libraran los presos de la cárcel, 
que si no los sacarían, y así se vio precisado el Con- 
sistorio á sacarlos, pero con pacto que sentarían plaza 

coütineat morí, ais quals tres Jutges despres los arrossegarea per la 
ciutat, y al vltiin ea la plassa del Rey los posaren ea un puesto quey 
liavia fet fer la ciutat per executar la sentencia deis delinquents amo- 
tinadors, que porian castigar, per no poder anar á la Ribera per impe- 
dirho la gent de ella. O bon Jesús, que cosa llastimosa, y cruel, y lo que 
fa vn Poblé amolinat, que no mira á Deu, sino a son capricho, obrant á 
troche \j moche. 

Los Consistoris sentiren molt estos estragos y com no foren podero- 
sos ab tans motins, de gent taut bárbara y cruel, no pogueren obrar 
cosa, estigueren alli los cadavers tota la tarda y nit, perqué se feu al 
haver dinat, sens que ningú los gosas tocar, pero lo endemá de mati 
dia de Nadal per orde de dits Consistoris, y a sos gastos foren ente- 
rráis en la Seu ab lo modo fon possible. (MS. de la Riblioteca de Don 
Manuel de Bofarull y de Sartorio. Anals consularsde la ciutat de Barce- 
lona, tomo II f sin foliar.) 



3i 

en la compañía que de almugávares levantava Pau 
Godai, imponiendo pena de la vida á todos los que 
huirían: con esto quedó la cárcel sin ningún pre- 
so (1). 

(1) Los diputados de acción se hallaban ausentes de la capital: Ta- 
marit en Figueras, y Qaintaaa en Lérida. Quedaba en Barcelona el di- 
putado eclesiástico Pablo Claris para hacer frente á los continuados 
motines que imperaban en la ciudad. En este último cedió, como siem- 
pre, á la asonada, y no sólo dejó vacía la cárcel, sino que cayó en el 
error de armar á los delincuentes, formando con ellos una compañía, 
que una vez en el campo resultó ser una gavilla de bandidos. Sus ha- 
zañas no se hicieron esperar. 

Al Conceller ters.=Mol Ule. Sor.=Havem entes que Pau Goday ha 
fet apresentió de siscents moltons y siscentes ovelles, que son de la 
Vniversitat de Villa franca de Panados. Suplicam á V. S. que enconti- 
nent rebuda esta, mane les torne á dita Vniversitat, que aser la presa 
de Castelians, foro estada aproposif, y no a nostres compatriotes. Nos- 
tre Sr. gde. á V. S. Barcelona y Janer li, 164!.=Molt Ule. Sr. de V. S. 
etc.=Los concellers de Barcelona.— (árc^iüo mmiicipat de Barcelona. 
Copiador registro de cartas de 1640 y 41, sin foliar.) 

Al molt Ule. Sr. Pere Joan Rossell Conceller ters y Coronelldela 
present ciutat, Deu guarde.=Molt Ule. Sr.==Sontants los desordens que 
han comes y cometen Pau Goday y los de sa Companya, qui de robos y 
violentias en las donzellas y dones casades, y en particular lasglesia 
del hospital de Olesa, desque milite baix les banderes desta ciutat, y 
V. S. tindrá notitia, que representados en la junta de guerra, ha deli- 
berat lo die de vuy, se ordenes á V. S. com ab esta li ordenam y su- 
plicam, que assegurantse primerament y ans de totes coses de dit Pau 
Goday y de tres ó quatre deis principáis que han comesos dits delic- 
tes, y informal V. S.'*' axi de la carta que va ab esta del mestre de camp 
Diego de Vergós, y altrament com á V. S. li aparexerá convenir, su- 
mariament y jure 6e/¿¿, fent primer y abans de informarse de res la 
captura de dit Pau Goday, y aprés deis altres, los mane donar prompta- 
ment un garrot, perqué a son exemple, se escarmenten los demás. 
Guarde nostre Sr. á V. S. Barcelona y Janer 10, 1641.=xMolt Ule. Sr. 
De V. S. etc.=Los Concellers de Barcelona.— (i4rc/u'uo municipal de 
Barcelona. Copiador registro de cartas de 1640 y 41 , sin foliar.) 



ó¿ 



CAPÍTULO 82. 

ENTRAN EN BARCELONA LAS MONJAS DE VALLDONCELLA. 

Viendo la ciudad de Barcelona que el enemigo era 
dueño do todo el campo de Tarragona, y que Monsieur 
de Aspernan se retira va tan adentro, resolvió entrar 
las monjas de Valldoncella dentro la ciudad, porque 
en caso de venir el enemigo y sitiar la ciudad, havía 
de ponerse por tierra el monasterio para evitar que 
en él no se fortificara el enemigo, y así la misma vís- 
pera de Navidad, una hora de noche, con grande 
acompañamiento de achas y cruz alta, entraron las 
monjas y las pusieron al palacio que llaman de la 
Condesa, para el ínterin que duraría la guerra. La 
gente circunvecina á Barcelona, hasta de Encixas y 
Torre de Barra, se retiravan con quanto tenían hasta 
Barcelona, para librarse de las crueldades de los cas- 
tellanos. 

CAPÍTULO 83. 

AEMA QUE T)AN Á BARCELONA LAS GALERAS DE ESPAÑA. 

Por el rumor que queda dicho de la Víspera de Na- 
vidad, no se celebraron de noche los maytines en 
ninguna iglesia sino por la tarde, para evitar los con- 
cursos y otros daños; á cuia causa y en desquite de la 
mala noche antecedente, se recogió la gente de buen 
ora entregándose al sueño y al descanso. Pero como 
el alevoso no duerme, á media noche aparecieron en 
frente del muelle quince galeras muí cerca de tierra, 
y tanto, que la cercanía y clara luna que hacía oca- 
sionaron que las guardias del muelle, que eran los 



33 

clérigos de Santa Maña, los descubriesen y conocie- 
sen bien. Empezaron á como ver y dispararles las pie- 
zas del muelle y consecutivamente los baluartes y mu- 
rallas, á cuio estruendo y horror, recordó la dormida 
Barcelona: empezaron las Campanas y los pregones á 
convocar la gente á sus quarteles, en que no huvo 
mora ni tardanza, y más siendo ya maiores los rece- 
los de ser muchos los alevosos que tenia Barcelona y 
que en lo exterior mostravan mucho amor á la pa- 
tria, pero en sus obras manifestavan lo contrario. Co- 
nocióse bien aquella noche, pues acudiendo la gente 
de la Rivera al baluarte de mediodía, que era su pues- 
to, encontráronlo con sólo el Conseller en Cap y dos 
napolitanos, y procurando inquirir de aquella desor- 
den, se averiguó que el Conseller havía mandado á 
los guardias se fueran á dormir; que él guardaría 
aquella noche y que descansasen en su cuidado. Suce- 
der esto en noche que los Castellanos pusieron las ga- 
leras delante el muelle, y no tener entera satisfacción 
del Conseller, motibó en la plebe de quererle matar 
por traidor, gritándole á sus ojos ser alevoso y mal 
defensor de su patria: procuraron sosegar al vulgo, y 
libraron como se pudo al Conseller. Las galeras, vien- 
do el alboroto y ruciada de valas, se hicieron al mar 
aquella noche, de suerte que á la mañana no se vio 
alguna de ellas. Paredóse la puerta de San Pablo, por- 
que se averiguó averse algunas noches avierto con 
ánimo de alguna traición, y recogióse la gente á sus 
casas, creciendo en todos el recelo y vigilancia de lo& 
alevosos á vista de estos desengaños (1). 

(1) El precioso MS. anónimo ^-73 de la Biblioteca Nacional de 
Madrid nos comunica la siguiente noticia: 

«El dia siguiente primera obtava de natividad, resolvieron los amu- 
tinados irse a las casas de la Cyudad a tiempo que los Conselleres es- 
ToMO XXII 3 



34 



CAPÍTULO 84. 

FORTIFICACIONES DE MARTOKELL POR ASPERNAN, Y JUNTA DE 
SOMATENES PARA QU^JtNÉCERLAS. 

Savida por los diputados y conselleres la alevosía de 
los tarraconenses y de que pasava á ser lo mismo en 
los lugares de aquel campo, y que al mismo tiempo 
marchaua el de los Veles hacia Barcelona, mandaron 
levantar los somatenes generales de esta parte de Llo- 
bregat, haciendo púhlicos pregones para que todos los 
de catorce hasta sesenta años de edad tomasen las ar- 
mas,- y acudiesen á S.^ Feliu donde Aspernan tenía 
plaza de armas. Convocáronse en breves días más de 
diez y siete mil hombres (1), á quienes se hiban dando 
sus cavos y formando compañías, distribuyéndolas, 
muy bien pertrechadas y bastecidas, por las montañas 
de Gavá, Corvera y Lladoné, para impedir el paso al 
exército real. Para ordenar esto y dar calor á las ope- 
raciones, partió el día de Navidad á la tarde el Oydor 
ec{lesidsti)co J{aime) Ferrán para S.^ Feliu: salió con 
maza alta y acompañado de algunos caualleros (2). 

tavan juntos. PidieroQ les entregassen las llaves de las puertas de la 
Gyudad y del dinero, que ellos querían governar, porque los Conselle- 
res todos eran unos traydores, y a no hallarse de guarnición una com- 
pañia de estudiantes, los huvieran degollado infaliblemente. Viendo 
los Conselleres y Consexo de Ciento que ya no aprovechavan las unio- 
nes, y que todo estava ya tan desvergonzado, resolvieron nombrar dos 
Prevostes Generales, y que cada vno destos fuesse con vna compañia 
de guardia por la Cyudad con verdugo y confesor, y con orden que to- 
pando algún amutinado le diessen garrote. Executáronlo en dos, pero 
queriendo prender uno en la pla^a de la mar, se amutinaron contra él 
y mataron al verdugo, y los Prebostes se pusieron en cobro, con que 
se acabó la justicia.»— (Dic^o manuscrito, fol. 138.) 

(1) Exagerada es la cifra. 

(2) En el Apéndice II están las curiosas cartas que escribió desde 
San Feliú de Llobregat. 



35 

Mosiur de Espernan pasó á Martorell para disponer 
allí algunas fortificaciones y trincheras en donde po- 
derse guarnecer las tropas provinciales en caso de re- 
tirada ó de acosarlas el exórcito real; y así, para ade- 
lantar esto, como para guarnecer aquella cordillera de 
monte hasta el mar, convocava allá los somatenes y 
tropas desde la plaza de armas; y era hermosa vista 
por el valor y afán con que todos acudían y ohravan, 
llevándose quanto podían sohre sí para su manteni- 
miento, bien que de los lugares vecinos se tenía pro- 
videncia en subministrar los víveres. Aspernan, ó po- 
co ganoso de salir á encontrar á el enemigo, ó coecha- 
do del de los Veles, que, sin duda, fue lo más cierto, 
como adelante se dirá, anda va ñemático, mal logran- 
do las ocasiones y las levas de los somatenes. Viendo 
esta omisión y desperdicio la provincia, salió el dipu- 
tado ec(lesidsti)co Glarís á S.° Feliu, en donde se ha- 
llava ya el de Espernan, para instarle que saliera á 
topar el exórcito real, y después de varias instancias, 
dijo el Monsiur, que sin el tren de artillería no podía 
salir á campaña (1). Dióse promptamente forma á ello, 

(4) Assarino refiere de esta suerte la controversia sostenida por 
Claris con Espenan: 

«Ma lo Spenan iatto sordo á qual si voglia preghiera, non solo non si 
monea in seruigio della Provincia, ma staua in procinto di ritornarse- 
ne in Francia, conforme hauea capitolato co IVelez. Onde il Claris, che 
fu dició auisato, condottosi prestamente ab abboccarsi con esso lui, gli 
disse in pressenza di molti Ufíiciali Catalani: Che i Capitoli fatti co 'I 
Márchese erano nuUi, perche sendo egli pagato da i Trentasei, non ha- 
uea autoritá di capitolar col nemico, senza il consenso de suoi Princi- 
pali. Per lo que non era diritto, che con attione che tanto potea dene- 
grare il suo nome, abbandonasse i Catalani nel tempo che maggior- 
mente haueano bisogno di lui. E che per rimediare in parte á questa 
facenda scriuesse al Marchesse, dicendo ch' esso non intendea di se- 
guir l'appuntato, conciofosse Gosa, ch'ei non hauea autoritá di far quei 
capitoli. 

Ridea trá se lo Spenan alie ragioni di quel Togato, che nelo Sttras- 



36 

y se le embiaron de Barcelona seis cañones de campa- 
ña mui buenos y nuebos; pidió después mucha suma en 
dinero, que jamás tenía bastante: ministrósele el que 
se pudo; pero nada obrava en él para que execu- 
tase lo que convenía, y estando en estas .inútiles dila- 
ciones, el exército real, que no paraba, se entró en el 
Panadés sin resistencia alguna, porque los naturales, 
viendo la covardía ó ruindad de Espernan en fortifi- 
carse tan acá, desconsolados, dejaron sus casas, y se 
llevaban consigo lo que podían, dando el paso muy 
libre á las armas del Rey, que encontró en Villafran- 
ca de Panadés gran cantidad de trigo, porque, fiados 
en que allí más adelante saldría Espernan, ninguno 
avía sacado cosa alguna (1). 

CAPÍTULO 85. 

ENTEAN EN BAECELONA LAS MONJAS DE PEDEALBAS. 

Experimentando la ciudad los extragos que hacía el 
exército real, y viendo que se hiva acercando, resol- 
bió entrar las monjas de Pedralbas y trasladarlas á la 
casa del marqués de Aytona, dentro de Barcelona, que 
era muy capaz y hermosa; y así por los recelos dichos 
como por hallarse con título de encomendadas en 

cico della reuerenda giornea, stimaua d'hauere autoritá basteuole per 
dar legge ad un soldato in materia d'honore. Ma fiugendo di volere 
assentire á quanto gli veniua persuaso, si mostró risoluto di seconda- 
re la volontá dei trentasei. Rispóse adunque, che accioclie la sua gen- 
te s'inanimasse á combattere con piü valentía, lacea di bisogno, che le 
si desse una paga. Non si tardó per tanto á fargli contar cinquanta 
mila scudi ma la maee, ch'era appuntata, íq vece d' andar verso il Cam- 
po nemico, s'incaminó per la via piü spedita alia volta di Francia.» 
— [Le rivolutioni di Catalogna, lib. II, pág. 165. Giacomo Moníi: Uolog^ 
na, ^648.) 
. (1) Véase el Apéndice IV, Retirada á Francia de M. Espenan. 



37 

aquel real convento una hermana del marqués de Ay- 
tona, con quien estaba tratado el casamiento con el 
hijo del de S.^* Goloma, se executó el trasladarlas con 
más presteza, y así la víspera de año nuevo de 1640 
por la mañana (1), partieron doce coches con dos 
compañías de cavallos, una de los Mercaderes, y otra 
de Pinos, que en la ocasión de salir á oponerse á el 
exército real, los habían llamado del Ampurdán y se 
hallavan á la sazón aquí. Llegados allí los coches, se 
embarcaron en ellos las monjas y de camino con la 
cavallería llegaron á la puerta del Ángel, cuia guar- 
dia era de los religiosos franciscanos del convento de 
Jesús. Apeáronse allí las monjas y pasaron adelante 
la compañía de cavallos de los Mercaderes; seguían 
en procesión con cruz alta, velo en los rostros, las 
monjas de una en una, y á su lado los religiosos y un 
cavallero. Eran en número unas sesenta, y después 
venía una compañía de mosquetería de los mismos 
fray les y la compañía de Pinos: en esta forma las 
comboyaron hasta casa del marqués de Aytona, en 
donde estubieron hasta sosegarse las turbulencias de 
la guerra. 

(4) El Dietario fija la entrada el dia de año nuevo. =» Janer 
MDCXXXXI.=Diniars al prirner.=Ea aquest die ses Señories anarea 
en la casa de la present ciutat, per continuar la conferencia acerca del 
bon govern de la Provincia. 

En aquest mateix die vingueren en la present ciutat laá monjas de 
Pedralbes, las quals posaren en la casa del marques de Aytona, y fo- 
ren acompañadas per un conseller de la present ciutat, y per la no- 
blesa de aquella y de la compañía de cavalls de don Juseph de Pinos; 
lo ques feu per lo perill en que estaven en cas que lo enemich vin- 
q,\ics.— {Archivo de la Carona de Aragón. Dietario del trienio cí«4635 
á 1641, parle 4.*, fot. 566 vuelto.) 



38 
CAPÍTULO 86. 

PRESIÓN DEL MARQUÉS DE POVAR Y ARRESTO CON GUARDIAS 
DE VISTA DE LA DUQUESA DE CARDONA. 

Tubo inteligencias la ciudad de Barcelona por las 
cartas de sus corresponsales y ajentes de Madrid, que 
la duquesa de Cardona venía con sus dos hijos, á tí- 
tulo de medianera con el rey y principado, para que 
de bien á bien se conviniesen las cosas: rezavan los 
mismos avisos que por mucho que dijese ni hiciesen ^ 
no se fiasen de ella, porque la intención era dañada y 
que caminava con simulación. Llegó la Duquesa con 
el marqués de Povar y D." Antonio, sus hijos, y ofre- 
cióse luego con grandes veras en asistencia del prin-^ 
cipado, sacrificándose ella, sus hijos, y haciendo en 
alivio y conveniencia de la provincia; persuadiendo 
esto personalmente á los consistorios, y que se sentía 
con ánimo y poderosa para que S. M. diese gratos oy- 
dos á sus representaciones, y que todas serían en abo- 
no de la patria y que se le señalase una persona mui 
á satisfacción de los consistorios, para que fuese tes- 
tigo de lo fervoroso y repetido de sus súplicas. Pero 
viendo que éstas nada obra van, le hicieron entender 
los consistorios que menos de mandar S. M. retirar el 
exército del Rosellón y Panadés, que no se daría lu- 
gar á tratar de convenio, ni se crería pudiese quedar 
segura la provincia de alguna opresión: nada se pudo 
conseguir del Rey, y todo contra la provincia, se lo 
procuraron coger algunas cartas y pliegos, y con 
ellos, aunque en cifra, se descubrió que entre ella y 
el de los Veles y Ministros de Madrid se conspirara 
contra Barcelona, y su entrada, y que en su casa se 
tenían juntas de muchos que espera van en la facción. 



39 

y en donde se tratava el modo y el quándo, y se da- 
van los avisos á los de Madrid y al de los Vólez, con 
inteligencia de quanto aquí pasava, quanto convenía 
executar, y que se prosiguiese con las armas en la 
mano. Averiguado por los Consistorios el punto de la 
conspiración, mandaron prender á los dos hijos, y los 
llevaron á la obra nueva de la Cárcel, poniéndoles 
guardias de vista de continuo; á la Duquesa la arres- 
taron en su casa, vajo pena de mucho dinero, ponien- 
do también guardias de vista; y muchos días estuvo 
un Conseller, y de continuo una compañía en la puer- 
ta de (la) casa, hasta averiguadas las cosas que fueron 
muchas y de mala digestión para el Principado, como 
adelante se dirá. Executóse esto el tercer día de Na- 
vidad, y haviéndose descubierto con las cartas y ci- 
fras que por los puentes del Rey y Virrey que salían 
desde los Palacios hasta fuera de la muralla al mar, 
avían de entrar los parciales del Rey y gente de gue- 
rra, se mandaron luego desazer y subir la madera á 
Monjuique para barracas de la guarnición que estava 
allí, y para lo que importaría á la fortificación (1). 

CAPÍTULO 87. 

RETÍRASE X FRANCIA EL DE ASPERNAN, LO QUE OBEAN 
FRANCESES Y PROVIDENCIA DE LOS CONSISTORIOS. 

Después de la retirada de Espernan, como se dijo, 
á Martorell, dispuso allí las fortificaciones que pudo y 
bien atrincherados y guarnecidos los pasos de la mon- 
taña con mucha gente. La plaza de armas en S.° Fe- 

(i) La Duquesa de Cardona, mujer de clarísimo talento, ánimo va- 
ronil y de rectas intenciones, no resulta conocida del texto de Parets, 
que se limita á consignar las vulgares especies que á sus oídos llegaron. 
(Véase Apéndice F, Gestiones y prisión de la Duquesa de Cardona y de sus 
hijos.) 



40 

liu, bastecida de víveres, pertrechos de guerra, mu- 
niciones, armas y gente, y estando esto en esta for- 
ma, pidió á los consistorios con pretexto de salir á 
embestir al enemigo, mucha cantidad de dinero para 
pagar las milicias y para lo demás que convendría: 
en fin se hizo lo que se pudo. El día 7 de Enero de 1041 
le embiaron efectivas hasta cinquenta mil libras y en 
haviéndolas recibido, convocó sus tropas, así de in- 
fantería como de cavallería, y juntas en 0Y{de)n mi- 
litar, por la riera de Rubí y Valles se encaminó al 
Empurdán, desamparando con tan infame modo las 
tropas y gente provincial. Empezaron los franceses á 
rrovar y hacer insolencias por los lugares por donde 
pasavan; irritóse la gente, y alborotada, los empeza- 
ron á dar encima con mucho destrozo. Pero ocurrió 
luego la provincial al remedio, procurando sosegar 
la gente para que no se les hiciera ninguna ostilidad 
á los franceses, así por razón de los ve{he)iies que te- 
nían en Francia, como porque esta villana acción 
era sólo de Aspernan, que su rey lo castigaría; y 
también porque en el estado presente havían de me- 
nester al rey de Francia. A vista de estos motivos y 
de la vigilancia de los consistorios, se sosegó la gen- 
te; que á no ser así, es evidente que ni un francés 
hu viera escapado bivo; tal era el furor y rabia de los 
naturales. Despachóse luego correo al rey de Francia 
y duque de Lui con aviso de las operaciones de As- 
pernan, y se dijo que llegando éste á Figueras, le 
prendieron de orden del rey de Francia (i). 

(I) Véase el repetido Apéndice IV, Retirada de M, Espenan á 
Francia, ea cuyo íiaal está impresa la carta que Francisco de Tamarit 
escribió á BaruteU, uao de los rehenes de Cataluña en Francia, remitién- 
dole la información abierta contra Espenan, comprobando los excesos 
que cometió. 

El MS. Sevilla emplea calificatiTOS muy duros contra M. de Espe- 



44 

Al otro día que Aspernan partió del Campo, llegó 
áu trompeta de Tarragona, á donde lo havía él mis- 
mo despachado, y esperando el de los Veles ciertas 
respuestas de Madrid sobre algunos pactos por ellos 
tratados, lo detuvo más días que Espernan se pensa- 
va: trugóronlo preso á la Diputación, en donde estu- 
ho hasta que salió por trompeta de una compañía de 
cavallos que se formó á toda prisa para Vilaplana. 
Viendo la provincia el corto número de cavallos que 
le quedava, echó pregones que todos los que tuhiesen 
cavallos ó rozines, los manifestasen, con que en pocos 
días se montó una compa(ma) de corazas de sesenta 
cavallos buenos, y buena gente, para Vilaplana, con 
que havía esa compañía, la de Pinos, la de Ardena, la 
de D." Manuel de Semenat y dos del Ampurdán, una 
del Bayle de Flasá y otra de Enrrique Juan. Montó 
luego otra compañía la Diputación: estas compañías 
y la de Amat, que estava en Lérida, era la cavallería 
que havía, y era buena. 

CAPÍTULO 88. 

ABEEN PAf:0 LOS CASTELLANOS POE EL COLLADO DE PORTELL. 
DESPUÉS DE HAVEE EMBESTIDO Á MAETORELL. 

Después de ha verse ausentado Aspernan, quedó por 

nan con motivo de su retirada á Francia; y al relatarla impresión que 
el hecho causó en Cataluña, añade este curioso detalle: 

«Paitaba la fe délos hombres y acudíase á la divina magestad para 
obtener su divino patrocioio pasando primero por el medio de la peni- 
tencia con tres dias que se ordenaron en Barcelona de ayunos á pan y 
agua, destinando de aquella primera semana del año miércoles, vier- 
nes y sábado, para coronarla después al domingo siguiente de una ge- 
neral y solemne procesión acudiendo con largueza el Sr. Obispo con 
el stipendio spiritual de sus gracias, ordenando el tener patente el 
S{antísimo) S{acramento) en todas las iglesias de la ciudad, haciéndose 
común la piedad.»— (Foí. 3, tomo JI.) 



42 

principal comandante de la trinchera y ataques de 
Martorell el Gonseller tercero, con el pendón ó van- 
dera de Santa Eulalia: llamábase Francisco Rosell, y 
asistíales D.^ Joseph la Costa. Estos escrivieron que 
sólo necesitavan de cavallería, porque infantería y 
peones acudían sobradamente. Llamaron los Consis- 
torios la cavallería del Ampurdán, que vino luego, 
y con ella el rejimiento de Monsiur de Sariñá, con 
500 cavallos y mil infantes (1): mientras ésta lle- 
gava, acudió la cavallería que aquí havía, porque el 
exórcito real, después de ha ver corrido todo el Pa- 
nadés, se iba acercando á Martorell, á donde por las 
estorsiones que executavan las milicias reales, se re- 
tiravan los moradores del Panados con quanto tenían 
y podían llevar consigo. Avía el exército real echo 
frente de vanderas en el lugar de S." Sadurní, con cuia 
ocasión y la de la vecindad á Martorell, los batidores 
y partidas de una y otra parte tenían sus escaramu- 

(1) SerigDan, el compañero de Espenan y Plessis de Besangon en 
las conspiraciones de Lencata, había recibido de Luis XIII la creden- 
cial de mariscal de campo. En 3 de Enero lo comunicó Espenan á la 
Diputación. 

Messieurs.=Messieurs les tres Ulustres Depputes et Oydors du Prin- 
cipat de CathaloÍ£¡ne.==A. Barcelone.==Messieurs.=Ayam reecu cei 
iours passes vne lettre du Roy, par la quelle il me donaait advis del 
honneur quil avoit fait a monsieur de Serinhan de luy donner vn Bre- 
vet de Mareschal de Gamp. en consideration des services quil luy a 
rendus. Et par que Tintention des sa Ma.te est quil serve dans cette ar- 
mee, Je fais cette lettre A. V. S. pour le supplier tres humblement, de 
vouloir luy ordonner les appontemens ordinaires. Cest vne personne 
d'un merite tres considerable. Et qui servirá tres bien. V. S. Monsieur 
du Plessis vous en aura sans doute des ia parló, au quel me remettam 
sur ce suiet, je vous assurer ay sulemem que ie suis aucequie pas- 
sion.=Messieurs.=Vostre tres humble et tres obeissan serv^iteur.=- 
Espenan.=De St. Feliu ce 3er Jannier 1640 [i].— [Archivo de la Corona 
de Aragón, Legajo de cartas originales de 1641.) 

(1) Debe ser 16ál.— (Este error de año es frecuente en cartai del m«i da Enero, 
por la costumbre de fechar con el año anterior.) 



43 

zas. Antes que llegara el rejimiento de Sariñá, el 
exército real quiso pasar á Piera, y por lo fragoso del 
país á donde se havía aquadrillado por varios puestos 
nuestra gente, le dieron malos ratos y por recivimien- 
to en Piera, por ha verse fortificado bien la gente que 
guarnecía la villa, con que mal á su agrado se huvo 
de retirar. El día 19 de Enero quiso el exército real 
embestir las trincheras de Martorell, que se hallavan 
razonablemente fuertes y guarnecidas de más de 1 .400 
hombres, toda la Gavallería referida y cuatro cañones, 
con que le rechazaron valerosamente, y se huvo de 
retirar con descrédito (1). Pero al día siguiente, ora 



(1) La retirada de la tropa después del reconocimiento practicado 
á las trincheras de Martorell, llenó de contento al jefe de las fuerzas, el 
canónigo Ferrán, oidor eclesiástico, que escribe á la Diputación: 

«Molt Ules Señors.=¡Gratias a nostre Señor quel eaeniicb comensa- 
rá conexer que no tot será guanyarho sensa resistentia y que en Ca- 
talunya hi ha mes valor del que ells pensavan! Dos envestides nos han 
ja fetes en Martorell, y totes dos son fugits infamement. Avuy venian 
ab brava resolució y son arribats en fins á tir de mosquet y menos 
que tots pensavam que venian ab resolutió de posar ab les muralles, 
pero estava nostra gent lant ben disposada, que primer avian de rom- 
pre molts puestos y molta gent ans de arribar á les muralles; son arri- 
bats al primer puesto ahont de la huna y de la altra part de Noya, 
qui era per allá ahont ells baxavan, estava brau colp de mosquetería 
quels an rebut ab tanta bissarria, que no es estada menester que nostra 
cavalleria que estava ab batallons formats en mig de la Noya, cuberta 
de dita mosquetería, ne avensás neugú, ni moguós pera fer detenir lo 
enemich; perqué nostres mosquetes que no son millor en flandes, los 
han donat tant gran xurriada, que en el punt cavalleria y esquadrons 
de infantería an comensat a retirarse, y sens pararse se sons retirats 
en fins a passar Gélida á la volta de Sant Sadorni: son anats alguns 
mil mosquetes nostres de la huna part y laltra de la Noya, acompa- 
nyantlos escaremussant sempre ab ells, y ells ab los nostres aventant 
tots junts cavalleria y mosquetería, en fin á dexar lo enemich com tinch 
dit en fins a ja pasada Gelinda: lo Sargento Major Joseph de Tort que 
stava de garnisió á Castellvi, es axit ab trescents mosquetes per un 
costat del enemich, que li ha donat les mes bellos carregas ques pot 
pensar: en effecte, retirat los anemichs, so son retirats los nostres. 



44 

sea por valor, ora sea por alevosía de algunos de los 
nuestros, intentó el de los Veles abrir paso por el GoU 
del Portell, tan estrecho, que 20 hombres detendrán 
200. Estava de guarnición en esta Collada Diego de 
Vergós con 700 almugaves, hombres de valor, y aban- 
zando 3.000 hombres con un trozo de cavallería por 
aquel puesto, avisaron los centinelas á Vergós; pero 
él, haciendo mofa ó disimulando su alevosía, dijo: 
<Dexaulos venir, que bé nos defensarem (1).» Cargó to- 
do el trozo, y llegando el tal Vergós á vista del ene- 
migo, no hizo sino disparar sus armas y decir á su 
gente, sálvese quien pueda, y púsose en fuga; á cuia 
vista y quedar la gente sin cavo, huieron todos de- 
jando el paso libre; entraron en Corbera y saquearon 
el lugar: el dicho Diego de Vergós desapareció sin 
mostrarse más, con que se verificó ó su gran covar- 
día, ó su gran alevosía, porque el paso es tan estrecho 
y malo, que era preciso guiar la cavallería por las 
riendas y pasar de uno en uno; pero se ve claro fué 
alevosía, pues este mismo trozo halló naturales que le 

restant aquesta nit descansant, esperant a veara si demá lo enemich 
tornera envestir ab major poder. Confiara en Den nos dará lo succés 
de vuy, de hair y despús hair. Avuy no sabem ajera perdut ningún 
home, sino vn soldat farit: un horae de Hostalrich nos avian pres, y 
quant se len portavan vna tropa de cavalls, an ho vist vuyt ó deu mos- 
quetes nostres, an los envestit, y los han fet dexar la pres; del eneraich 
sabera que ne ha molts de astropeats, erapero no sabem quants, per- 
qué tots los han retirats: del que anirá succehint, se donará avis á 
V. S.*, aqui Deu guarde. Martorell Janer al 4 9 de 1641. 

Si V. S.* no envia assi les carretes que tantas vegades se son deraa- 
nades pera aportar palles, ara raateix la cavallería no pora estar en 
esta vila, ahont es forsós que alogen cada nit y are [es) difficultós de 
sercarne, perqué lo aneraich avuy ha creraades totes las que era per la 
Noya, y axi forsosaraent sercar(/a.s) lluny y sensa carros y raolts, es 
inpossible.=Lo Canonge Jaurae Ferran. — (^rc/iiüo de la Corona de Ara- 
gón. Cartas comunes originales. Generalidad de Cataluña, 1641 . Enero.) 

(1) d Dejadlos venir, que bien nos defenderemos,)» 



45 

fueron guiando ó introduciendo por aquel monte, que 
á no haver tantos traidores con máscara de leales, es 
cierto tubiera Cataluña menos que llorar en estos su- 
cesos. 

CAPÍTULO 89. 

ROMPEN LOS CASTELLANOS LAS TRINCHERAS DE MARTORELL: 
SUCESOS DE ESE DÍA Y RETIRADA DE LOS CATALANES. 

Llegó á Barcelona el mismo día 20 de Enero de 1641 
la noticia de haver el exército real abierto paso por el 
Coll del Portell: y como iba entrando la gente al mis- 
mo tiempo, los de Martorell pedían socorro y asisten- 
cia, y así dispuso aquella másma tarde un tercio de 700 
hombres formado de cofradías religiosas, clérigos y 
estudiantes, pagado por la ciudad: dióse prompta or- 
den para levantar los somatenes del Valles, y así lunes 
por la mañana partió el tercio con la vandera de San 
Ramón; partió también un trozo de ochocientos peo- 
nes y quatrocientos cavallos que era la gente de Sari- 
ñá, que para refrescar y descansar de las marchas se 
ha vían detenido aquí algunos días: partió también la 
compañía de cavallos de Borell, que se acavaba de 
montar, y con esta gente, muchos carros de provisio- 
nes y pertrechos de guerra; pero todo esto fué sin efec- 
to, porque no pudo pasar por San Feliu, á causa de 
que el exército real hizo vajar la maior parte de sus 
tropas á esta parte de San Andrés de la Barca, y des- 
de allí dividiéndolas, parte hacia Martorell, parte ha- 
cia Barcelona, para detener y estorvar el socorro, en- 
contrando con éste, y no llevando cavallería, porque 
se havía adelantado á Martorell, se vio obligado á re- 
tirar el socorro á la parte de la montaña, para librar- 
se de la cavallería castellana; y es cierto que á no ser 



46 

por la infantería francesa, que como más diestra supo 
la or(de)n militar, que nos degüellan la gente y pillan 
el socorro, y así lo experimentaron algunos que te- 
merariamente quisieron pelear, y lo restante se vino 
poco á poco por la montaña á Barcelona. 

Los de Martorell se vieron asaltados el lunes mis- 
mo día 21 por la parte del río Noy a, defendiéndose 
con gran valor; y es cierto que á no ser la ruindad de 
Vergós, que no consiguían su intento los castellanos; 
pero mientras se peleava por la parte de Noy a, llegó 
la nueva á la trinchera de que por esta parte embes- 
tía la gente que pasa va por esta parte de Portell, con 
que viéndose circunvalados, menos por la parte del 
río Llobregat, mandó D." J(ose)^h Sacosta, que por el 
puente del Diablo, que así se llamava, se salvase todo 
el que pudiese, y así retirádose por allí, desampararon 
las trincheras, llevándose consigo lo que pudieron, 
quemando antes los pertrechos de guerra: enclavaron 
la artillería, y arrojaron al río las valas y demás mu- 
niciones que promptamente no podía consumir el fue- 
go, con que quedó poco de provecho. Mientras la in- 
fantería pasava la puente, la cavallería detenía al 
exército real de una y otra parte; pero como el puen- 
te es tan estrecho y sin varandas ó mui pequeñas, 
caió mucha gente despeñada al río por la prisa del 
pasar; y no poca pereció queriendo esguazar el río, 
tanta era la gana de escapar de mano de los castella- 
nos. La cavallería ií{uest)TSi quando le pareció esta va 
fuera lo más y más principal, se retiró también por el 
río y embistiendo los castellanos, encontraron aún 
mucha gente de la que se retirava, con que la pasa- 
ron toda á filo de espada, que era un terror, y entre 
ésta esta va la que se despeñó: perdimos mucha gente 
y muchas armas con la desordenada fuga que huvo 



47 

de hacer ii{ues¿r)o exórcito, que quedó todo descua- 
dernado, pues unos tomaron por Terrasa, otros por 
S.^ Gulgat y otros, con el Gonseller y vandera de S.^* 
Eulalia, por la Barata, á donde se guarecieron, te- 
miendo que el exórcito real no cortase el paso por 
San Gulgat y Moneada; la Gavallería (se) retiró á Bar- 
celona y la gente de somatenes se bolbió á su casa (1). 

{\) Diumeage a XX.=Ea aquest die parti de la present ciutat á la 
matinada lo Sr. Fransesch de Tamarit deputat militar, qui tres dies ha- 
via era arribat de la vila de Figueres de governar las armas en aquella 
parí, y ana a tota pressa al nostre exercit que estava en la vila de Mar- 
torell pera governar aquell: Deu li done hona victoria. 

En aquest mateix die parti de la present ciutat lo Sr. Rafel Antich, 
oydor militar pera governar las armas en la vila de Figueres, per lo 
que lo Sr. Deputat militar era estat enviat a cercar pera governar las 
de Martorell. 

En aquest mateix die partiren déla present ciutat, en la matinada, mil 
y sinch cents moscaters pera anar a socorrer ais de nostre exercit que 
estavan peleant ab lo enemich a la vila de Martorell: hisquó la bande- 
ra de Sant Ramón y altres banderas de altres convents ab molts frares, 
molt ben armats, y gent de valor, que se amostra molt be á la occasió 
de la pelea. 

En aquest mateix die en la tarda, vinguó nova que nostre exercit pe- 
leava ab lo del enemich, y los deputats enviaren recaudo á totas las 
Iglesias pera que tinguessen patent lo Santissim Sagrament en la dita 
nit, pera que nostres armes tinguen bona victoria que tant importa al 
beneffici de la provincia: y axi se feu ab molta puntualitat. 

Dilluns a XXI.=En aquest die en la tarda vingué nova com lo exer- 
cit del enemich habia romput lo pas de Corbera y havia cortat nostre 
exercit, de tal manera, que se havia hagut de retirar sens orde ni con- 
sell: morirenue molts deis nostres, pero tambó del enemich. Lo Sr. De- 
putat militar, Conseller de Barcelona y Don Juseph Qacosta, procura- 
ren retirarse ab la gent que pogueren: causa esta derrota molt gran 
desconsolatió ais de la present ciutat; procuras donar encontiuent per 
tota Cathaluña avisos, pera que ab gent socorregueseu esta ciutat, que 
lo endemá se temia se havia de sitiar, y ans de saber esta nova, torna 
en la present ciutat entre vna y duas de mig die lo Sr. oydor ecciesias- 
tich qui venia de governar lo exercit que estava en Martorell, per lo 
que lo Sr. Deputat militar era arribat en dita vila pera governar ditas 
arraes. 

En aquest mateix die entre las vuit y nou de la nit, entra en la pre- 



48 
CAPÍTULO 00. 

PREVENCIONES DEL PRINCIPADO: TOMA EN PROTECTOR AL REY 
DE FRANCIA; VMBAJA{DAS) Á PARÍS; PtlOGRKSOS DEL CASTELLA- 
NO Y DERROTA SOBRE MONJUIQUE, CON RELACIÓN DE TODO. 

Antes de entrar á tratar de los progresos del exér- 
cito real acia Barcelona y Monjuique, diremos en este 
capítulo algunas cosas que sucedieron y obraron los 
padres de la república, así en veneficio del Común 
como del particular de la patria. Con la demostración 
que hizo el ExérciLo real de querer entrar la villa de 
Piera, dio motivo á los consistorios para temer no 
procurasen los castellanos dar algúu saco á la casa y 
santuario de Monserrate, que quien no venerava á 
Christo Sacramentado no parece veneraría el sagrado 
de tan piadosa Madre, y más, quando la codicia de 
tanta riqueza y conocido tesoro, como ha contribuí- 
do tanto tierno corazón á tan singular Madre, podría 
precipitar á naturales más católicos y religiosos que 
no los que experimentamos en los sucesos pasados; y 
así se resolvió traer á esta ciudad todo el oro y plata, 
joyas y demás riquezas que allí avía, para lo cual 
con muchas acémilas y carros se dio prompta execu- 
ción, y por Monistrol y Terrasa se transportó á esta 

sent ciutat lo Sr. Deputat militar qui venia de la perdua de Martorell y 
íeu larga relatió del que habia succehit en dita y'úai.— {Archivo de la Co- 
rona de Aragón. Dietario de los Diputados del trienio de 1639 á 41, par-- 
te, 4.*, fol. 575 vuelto.) 

Ais Bailes y Jurats de Sarria, Horta, Sant Andrea y altres parts aqui 
la present será presentada. =Ab la present se done avís a V. ms. com 
lo exercit de Martorell está derrotat y axi los diem acuden a la deffen- 
sa desta ciutat promptament, quey ha parill en la terdanza. Guarde 
Deu á V. rn. Barcelona y Jauer 21 1641, a les sis ores de la tarda.=Los 
Concellers de Barcelona.— (i4rc/iiuo municipal de Barcelona. Copiador 
registro de cartas de 1640 y 41, sin foliar.) 

Véase Apéndice VI, Martorell. 



49 

ciudad y mediante acto de imbentario, se depositó en 
la sacristía del Aseo, en donde quedó custodiada tan- 
ta riqueza hasta otra deliveración: aiudó mucho á es- 
to, ver que casi siempre han governado aquella casa 
sugetos castellanos, de quienes nada favorable á la 
provincia se podía esperar (1). 

Tampoco se deve pasar en silencio lo que se execu- 
tó con los vienes y hacienda que se presumió ser del 
obispo de Urgel, D.'^ Pablo Duran, de quien se dijo 
havía acompañado al de Cardona á Perpiñán y asistí- 
dolé en su muerte, después de la qual, ó fuese por am- 
bición ó maior ascenso, ó fuese llevado de su natural, 
quedó este prelado con aquel trozo de exército que 
discurría el Rosellón, catequizando é induciendo álos 
naturales á la devoción y partido del rey Gathólico: 
era este prelado ii{a¿u)vsil de Esparraguera, hijo deXm 
pelaire ó cardador de lana, pero tan docto y gran le- 
trado, que por su literatura, de tan humilde esfera lle- 
gó á ser audi'or de Rota en Roma, obispo de Urgel y 
á venerarse sus escritos y decisiones por doctrina muí 
segura: tenía este prelado la casa de sus padres muí 
suntuosa, con muy ricas atajas y como si fuera un 
palacio: hicieron los consistorios presa de todo y se 
trageron acá de Esparraguera mui ricos quadros, sillas 
y colgaduras, camas y escritorios, que, según se dijo, 
lo conservaba aún en pie para aposentar en ella á el 
de los Vélez: confiscáronsele diferentes partidas de di- 
nero que se le savían numerosas en varias manos y 
archivos, v á sus deudos los afianzaron acá en Barce- 
lona para que no pudiesen seguir al obispo, ni darle 
avisos, y esto con gravísimas penas. 

Viéndose la provincia tan acosada y tan sin medios 

(1) véase Apéndice Vil, ñlontserrat. 

Tomo xxii 4 



üO 

ni disposición para las expensas y continuación de 
una guerra tan cruel como la que se tenía á los ojos, 
y que sin cavos y sin gente plática era infructuoso 
quanto se in'ientaría, se resolbió tomar por protector 
al rey de Francia, y para noticiarle esta resolución, 
despachó embajador á Pai:ís. Hízose esto después de 
estar el marqués de los Vélez dentro de la provincia 
con exército. Pero al otro día del suceso de Martorell, 
que era á 22 de Enero de 1641, se juntaron los con- 
sistorios y los brazos de la provincia, en donde ávida 
atención al mal suceso del día anterior, á que las 
fuerzas de es la provincia eran mui dé viles para resis- 
tir las del PiCy Gathólico, á que teníamos tantos ale- 
vosos de la patria como leales, si más no, y última- 
mente, á que no se hallava evassión ni medio alguno 
por donde conservarnos con vidas y haciendas, se to- 
mó la mjás ardua resolución, que fué jurar por conde 
de Barcelona al rey de Francia, entregándole quantos 
derechos y acciones tenía en Cataluña el rey de Es- 
paña; pero con condición que havía de ser de su vida 
natural no m.ás, y reservándose la acción de poder 
elegir otro Señor en caso que no tratara con benigni- 
dad á los vasallos, y procediendo con la dulzura y 
buen trato que de un rey deve creerse, se continuaría 
la elección en los demás sucesores de la Corona de 
Francia (1). 

Tomando esta resolución, se puso la justicia y go- 
vierno en caveza del Diputado militar, Conseller en 
Gap y Monsiur Plaisis, que aceptó por el rey Christia- 
nísimo la elección. Hecho esto, cargaron luego los 
franceses con el cuidado de las milicias y fortificacio- 

(1) Mejor que eü el laconismo de Parets puede estudiarse este ex- 
traordiaario suceso en los documentos del Apéndice VIII, Entrega de 
CaLaiuüa d Francia. 



51 



nes, disponiendo las cosas según buen orden (i). Re- 
conociéronse las fortalezas y la primera Monjuique, 



(I) Parets está muy acertado en todo lo que escribe acerca de este 
punto. Proclamado Luis XIII Conde de Barcelona, Plessis de Besaugou 
acaba con todas las Juntas y embajadas y ritualidades anacrónicas con 
que, con el enemigo al frente, se disponían las cosas de la gnerra en 
Barcelona. Él y Serignau, abandonando la tibieza que para batirse ha- 
bían hasta entonces observado, toman por su cuenta y con ahinco la 
defeasa de la plaza, debiéndose á sus prontas resoluciones y á su en- 
tender en cosas de guerra, la resistencia que pudo oponer Montjuich. 

Desde luego Plessis asumió el mando formando parte de un triun- 
virato, en el que le acompañaban Juan Pedro Fontanella, nuevo conse- 
11er en cap, y Tamarit, diputado militar. Apurada era la situación, y 
la hacía más grave la sangre catalana derramada tan inútilmente hasta 
aquellos momentos. Imposible atender un instante más á las jerarquías 
Torales, que si bien daban derecho, no creaban competencia militar. 
Por ello el diputado eclesiástico no entró ni era útil que entrara en 
ese triunvirato, que fué el alma del consejo de guerra omnipotente de 
(íue nos habla el documento que sigue: 

«Dimecres a X^tlI de Janer MDCXXXXI.=Los Brassos han rcsolt en 
conformitat de la ciutat, que lo Sr. Conseller en Cap, lo Sr. Deputat 
Militar, y Sr, de Plesis Bisan^on, constituescan y formen un consell 
de guerra del número de las personas de la qualitat y quantitat (juels 
aparexerá; ais quals se done píen poder y facultat de ordenar, dispon- 
drer, y resoldrer, y exequutar, tot lo que concerncnt á materia do 
guerra y á tots los dependents y emergents, ab píen poder y libera 
general administratió, y que per 90, pugnen gastar de las pecunias del 
general tot lo que convindrá, sens limitatió: pugan fer cridas ab las 
penas quels aparexerá, fias á mort natural inclusive, y manar exequu- 
tar aquellas Jure belli, ó de la manera quels aparexerá convenir, confor- 
mantse en tot y per tot, al que ha deliberat la ciutat en esta materia. 

En aquest mateix die, los Sres. Consellers y Deputats feren y crea- 
ren una junta de guerra ab pie poder de fer tot quant convinga en bc- 
nefici de la Provincia, sens donarne rahó ninguna ni al savi consell 
de Cent, ni Sres. Deputats, ni Brassos generáis: y foren anomenats los 
seguents.-«=Lo Sr. Conseller en Cap.=Lo Sr. Deputat militar. =Lo Sr. de 
Plesis Bisencon.=Lo Sr. de Serinyan.=Lo Sr. deSansi, cabo deis ofíi- 
cials de la artilleria.=Lo Sr. Don Miguel Torrella y Semmanat.=Lo 
Capitá que governa la cavalleria Francesa. =Don Ramón de Guimerá.= 
Lo Sr. Fraocesch Joan de Vergós.=Lo Sr. Jaume Dáimaüs.'»— {Archivo 
de la Corona de Aragón. Dietario del trienio do Diputados de 1638 á 41, 
parte 4.*, fuL 578.) 



52 

á donde subió el mismo Monsiur Sariñá y encontró 
todas las fortificaciones falsas y que lo más principal 
estava sin ninguna defensa, porque sólo se havía for- 
tificado la parte de mar, que por su terreno lo está do 
naturaleza, y que las avenidas de Port y S.*^* Madro- 
na se puede decir estavan abiertas, de donde se vio 
con evidencia la alevosía grande, pues haviendo gas- 
tado la ciudad pasados de doce mil ducados, havía si- 
do sin fruto alguno, menos un fortín con sus baluar- 
tes que á lo último se havía echo y aún no con per- 
fección; con que se conoció que no era más que 
forma y que el ánimo de quien lo governava era de 
entregarlo luego á los castellanos. Dióse luego mano 
en travajar lo más necesario para ponerlo en defen- 
sa, y para ello se travajava noche y día; y tuvieron 
todos los oficiales y gente que pudo de Barcelona por- 
que se veya que el enemigo venía marchando por el 
Llobregat. Governavan aquel presidio D.'^ Joseph de 
Pau y Rocaverti y por Sargento maior J. Donis: de- 
pusiéronles de los puestos porque se supo que dos no- 
ches havía dado Rocaverti el nombre aP enemigo y 
acordó entrase y degollase toda la guarnición. Con 
que apenas vio Rocaberti la mutación, se pasó al 
campo real y dio noticia de cuanto pasava, y acá lo 
publicaron por traidor con públicos pregones y se le 
confiscaron los bienes, que eran pocos por ser herma- 
no externo de la casa de Rocaverti, aunque eslava 
casado con una pupila hija de uno que llamavan el 
Indiano, que tenía de dote quarenta mil ducados, y 
esta Señora havía casado antes con D." Juan Ferrer. 
Quiso Dios se descubriera esta alevosía, como las de- 
más; que á no ser así y llegar dos noches antes los 
castellanos, se hacían señores de Barcelona, por Mon- 
juique, sin duda alguna. 



53 

Apenas entraron las cosas en manos de los france- 
ses, tomaron mui diferente forma y mui contra los 
designios que traían los castellanos: subieron luego á 
Monjuique ocho pedreros de bronce, para tirar bala 
de mosquetería, de que no pudo dar noticia Roca ver- 
tí; subieron catorce compañías de franceses sin las 
que la ciudad tenía, y mucha provisión de manteni- 
mientos y pertreclios de guerra, con que en breve es- 
tubo aquello en famosa defensa. 

En la ciudad también los franceses cargaron con 
las puerías y llaves de ellas, poniendo las guardias de 
sus milicias; paredáronse á cal y canto todas las puer- 
tas menos las de Mar, Nueva y de S.'' Antonio, y en 
éstas se hicieron i*astrillos y contra rastrillos, y en la 
de S.^ Antonio una plataforma fuera del rastrillo, con 
un famoso y alto foso, que era quasi un fuerte baluar- 
te: hicieron sembrar por la muralla toda la artille- 
ría, así de bronce como de yerro que avía en Barce- 
lona; proveieron de artilleros prácticos de Francia; 
acomodóse á toda prisa el baluarte del Rey, terraple- 
náronle quanto se pudo para que pudiesen hacer fue- 
go aquellos quatro y hermosos y grandes cañones que 
en él havía, y que con ellos se señoreava casi la maior 
parte de Monjuique; también condujeron los franceses 
por mar gran porción de mosquetes, municiones, per- 
trechos de guerra y muchos mantenimientos, con que 
todo se abastecía famosamente la ciudad, que necesi- 
tava mucho, y se reconoció la gran conveniencia que 
nos es tener á Francia de n(?ií?.9^)ra p(arí)e siempre. 

Gomo la gente de(/) país jamás se persuadieron pu- 
diesen los castellanos romper las trincheras de Mar- 
torell, havía recojido allí mucha riqueza de aquel 
contorno; y como la retirada fué tan repentina é im- 
pensada, quedó mucho de qué poder hacer presa. En- 



34 

traron en Martorell los castellanos como victoriosos 
haciendo de las suias en los estragos de haciendas, 
vidas y honrras, que puede causar lástima al corazón 
más endurecido, viendo tanta atrocidad y execrable 
proceder. La gente de Llobregat viendo el suceso que 
havíamos tenido en Martorell, y la lastimosa tragedia 
que allí pasava, retiraron con sus personas quanto 
les fué posible á Barcelona, dejando casi desiertos los 
pueblos, al paso que Barcelona de gente y bastimento 
se poblava, que casi no avía ámbitos para la avita- 
ción, y más Si{vien)do derrivado todas las casas que 
havía á las puertas de S.^ Antonio, Ángel y nueva, 
que eran tres famosos barrios. 

El exército castellano venía pujante y como vito- 
rioso, talando y arruinando quanto encontrava; tanto, 
que desde Monjuique se veía tres días havía las repe- 
tidas quemas y el estruendo de tiros que se executava 
en el llano de Llobregat: llegó el exército á hacer 
frente de vanderas en el lugar del Hospitalet y parti- 
da de Provenzana, y según lo que se pudo averiguar, 
constava de mil y quinientos hasta dos mil cavallos y 
de catorce á quince mil infantes y gran multitud de 
bagajes, pues aseguran traían de quatrocientos á qui- 
nientos carros* venían los castellanos con bravo áni- 
mo, con la esperanza que se ideavan de conquistar y 
dar saco á Barcelona (1). De aquí salió nuestra cava- 

(i) Al molt Ule. Sr. Pere Joan Bossell, Conceller ters y Coronell de 
la ciutat de Barcelona.=Molt Ule. Sor.=Ea resposta de la carta de V. S. 
que por propri havem rebut, diem á V. S. que, eu primer lloch, que 
lesapretos en quens behem a causa del exercit contrari, que lo die de 
vuy se es descubert en lo lloch deSans cremaut abresant y devestant 
Iglesies, casas y campanyas, y matant los poblats en ella pera facilitar 
les coses de Guerra, se es extinguida la Viat y qua trena, y se ha fet en 
la Diputatió nova junta de set ó vuyt persones (I), entrevenint á la no- 

(1) Sg refiere á la Junta de que trata la nota de la pág'. ni. 



55 

Hería, que constava de cinco Compañías, para hacer 
frente al enemigo, y hizo alto á Sans, y los batidores 
de una y otra Gavallería se escaramucearon de conti- 
nuo: el día 24 de Enero de 1641, que era jueves, á la 
tarde despachó el de los Veles un trompeta con carta 
para los diputados. Entráronle vendados los ojos se- 
gún estilo militar, y llevándole á la Diputación se 
avrió la carta, cuio contenido en sustancia era se le 
entregasen las llaves de la ciudad y dentro de 24 oras 
se restituiese al dominio de su rey, y que quando no, 
la entraría á fuego y sangre. Detúbose al trompeta 
hasta el viernes á la tarde día 25, y se le respondió 
por el Consistorio que, S. E. mandase retirar de Ca- 
thaluña el exército real, y que después se capitularía 
el modo de la entrega. 

Vista la respuesta del Consistorio por el marqués de 
los Veles, avanzó- con todo el exército en frente de 
Barcelona el sávado 26 de Enero de 1641, y ese mis- 
mo día, por la mañana, inducido el General de las in- 
teligencias que el alevoso Rocaberti le havía dado de 
que la guarnición de Monjuique se vajaba á la ciudad 
para almorzar y comer, como era toda de oficiales, 
dispuso que á las ocho de la mañana se embistiera y 
asaltara el fuerte de Monjuique; pero como Rocaberti 
no savia lo que se havía obrado en la fortificación 



miaatió deUa y de les demÓ5? nomiDations que ha aparagut convenir 
per tot lo tocant á guerra, lo Sr. Conceller en Cap, Sr. Diputat militar y 
Musur de Playsis, y espera respondrer ais molts caps que contó la 
carta, ha aparegut a la junta de fero pera demá dematí, y que de la re- 
solutió que allí pendra, se das avig á V. S. y a Salvador Riambau, 
havem ordenat sen torne á V. S. ab lo dincr que encara per ago te al 
servey de V. S., y desos Sors. Consellers: de assá donam avis á V. S. 
aqui nostre Sor. guarde. Barcelona y Janer 23-1 641. =Molt Ule. Sor. de 
V. S. etc.=Los Goacellers de Barcelona. — [Archivo municipal de Barce- 
lona. Copiador ó registro de cartas de 1G40 y 41, sin foliar.) 



56 

desde que él faltara, y quán otro estaba aquello, así 
de arLillería, municiones, de bastimentos, de ante- 
murallas, como de milicias y gente veterana, erró el 
juicio, malogró la ocasión, y perdió lo más florido del 
exército castellano. 

Persuadido el Marqués de aquel informe, dispuso su 
asalto de este modo: el día 26 de Enero de 1641, á las 
ocho de la mañana, día de S."" Policarpo, se vieron 
suvir por Santa Madrona, nuestra Señora de Fort, y 
por medio de estos dos puestos, tres bellos esquadro- 
nes de infantería lucidísima, con su porción de esca- 
las cada una, que en lo anchuroso de su formación ce- 
ñían casi toda la montaña, y, según el juicio y lo que 
después se supo, subían seis mil hombres, los de maior 
nobleza y valor del exército. Los trozos era uno del 
Conde Duque, otro de ingleses (1) y otro de balones: 
al mismo tiempo que esta infantería subía en orden 
militar y gran ánimo, salió nuestra cavallería, y pen- 
sando la castellana que tirava á dar socorro á Monjui- 
que, que se salió de Valdoncella, y embistiéndola con 
desusada furia apenas se vio, quando dándose las car- 
gas llegaron á las espadas, mezclándose con la nuestra 
para que ni la artillería de la muralla, ni la mosque- 
tería de la punta de diamante, que estaba fuera de la 
puerta, pudiese jugar en su daño; y mezclados de este 
modo en refriega; pero viendo los nuestros la supe- 
rioridad y ventaja que en número llevaban los con- 
trarios, se retiraron como pudieron al fuerte, llegando 
la cavallería castellana hasta el mismo foso, en donde 
la mosquetería nuestra hizo mucho daño: entró mez- 
clado con los nuestros un soldado valón hasta el con- 
vento de las Jerónimas, persuadido de que los suios 

(I) Debe decir irlandeses. 



57 

havían también entrado, y le mataron al Pedro (1). 
El Duque de S.^ Jorge, hijo del de Torrecusa y Ge- 
neral de halones, recivió una estocada en la refriega, 
de la cual murió en Sans (2). El mismo día, de los 
nuestros perecieron algunos, y algunos eridos; pero 
más destroza llevó el contrario. El resto del exór- 
cito estava á la Cruz cuhierta y molinos de viento, y 
reconociendo que nuestra cahallería le infestava so- 
brado, huvo de retirarse hasta cubrirse del terreno 
mismo. 

Bolhiendo á los que subían al asalto del fuerte, es 
de advertir que, como por la calidad del terreno su- 
bían cubiertos y libres de oposición, señorearon la 
montaña mui á su gusto, infestando los nuestros mui 
á su salvo hasta llegar á la colina y trincheras más 
cercanas al fortín: en la colina havía algunas compa- 
ñías que, viendo la sovervia y pujanza con que subían 
los enemigos, se retiraron; pero quiso la compañía de 
los Estevans persistir, hasta que la ciñeron de modo 
que no pudo socorrerla las otras; y quando quiso reti- 
rarse peleando, fué con pérdida de quince mosquete- 
ros y algunos mal heridos. Llegaron los castellanos á 
la trinchera más cercana al fortín, haciendo retirar 
los nuestros con gran valor con que les persuadía ya 
la Vitoria; pero rehechos los nuestros, bolbieron em- 
bestir hasta tercera vez, pero siempre volbieron re- 
chazados por los castellanos y oMigados á retirarse. 
Con es LOS buenos sucesos llegaron los castellanos á 
ganar las trincheras y colina, tremolando las vande- 
ras y fortificándose casi al pie del fortín, voceando la 
Vitoria por suia; pero estando en esto, quando el Go- 

(l) Debe decir al Padró, plaza de Barcelona. 

(?) No recibió estocada alguna: herido de muerte de una descarga 
que le pasó el pccbo, fué retirado del combate. 



58 

vernador (1) vio la siiia, disparó los pedreros, vala de 
mosquete, clavos y otros artificios que ocasionaron en 
los castellanos gran matanza y total desmayo, porque 
les faltaba la noticia de tales armas en la fortaleza: 
mientras esto sucedió, sólo pudieron pelear de los 
nuestros algunos trescientos, porque aunque dentro el 
fortín havía quatrocientos, más no pudieron pelear. A 
esta sazón y al susto de ver embestir Monjuique, toda 
la gente de Barcelona se encaminó, y suviendo unos 
por la parte del mar y otros por S." Bertrán y los 
mosqueteros que havía en la muralla, porque se echó 
pregón acudiesen todos á Monjuique, llegaron de re- 
fresco, y embistiendo á los castellanos, les obligaron á 
retirar con desorden y más de á paso, con gran pér- 
dida de los suyos: no obstante todo esto, reaciéndose 
entre las casas y arboledas de algunos collados que 
forma la misma montaña, abrasados de su pundonor, 
dieron segunda embestida á las dos de la tarde; pero 
los nuestros, ya más animados, los rechazaron y die- 
ron tan fiero convate, que totalmente los sacaron de 
la montaña con gran pérdida, gran lástima y común 
dolor del exército castellano. Duraron estos combates 
desde las ocho poco más de la mañana, hasta las qua- 
tro de la tarde algo más: en el discurso de esta pelea 
y retiradas de los castellanos á los sitios de S."" Julián 
y S." Farriol, la artillería del valuarte del Rey y de la 
muralla les causó gran ruina, porque de dos tiros se 
vieron abrir los esquadrones en el sitio de S.'' Farriol, 
antes de la segunda embestida, con la qual se concluió 
la pelea y también el día. 

La pérdida de los castellanos fué grandísima y de 
los nuestros apenas ninguno. No bien apenas se pudo 

(1) El francés M. de Aubigny. 



59 

averiguar en qué consistió; pero confesó un trompeta 
que faltavan de los castellanos diez y nueve vanderas, 
pasadas de dos mil armas y más de mil y quinientos 
hombres, sin los heridos: cavos muertos y personages 
de suposición que quedaron muertos, y se supo fue- 
ron: el Duque de S.^ Jorje (como está ya dicho), 
D.^ Mauricio (1) y D/^ Fran.«° Espatafora, D." Fer- 
nando Xirino, Fabricio Piñano, D.^ Fedrique Errera 
y D.^ Diego de Cárdenas, el Conde de Tirón, cavo de 
valones; D." Rodrigo Pimentel y D." Juan Quiñones, 
sobrinos del Marqués; D.^ Fernando Tejada, D.^ Juan 
de Bustamante, y el teniente de la Guardia Castella- 
na, catorce alférezes, treinta y dos sargentos, testigos 
todos del descrédito y afrenta con que huvieron los 
castellanos de retirarse. Doce vanderas de las de la 
Vitoria colgaron tres dias en los valcones de la Dipu- 
tación, otra en Santa Eulalia, y otra en S." Ramón: 
las demás se despedazaron entre nuestra misma gen- 
te, porque cada uno quería traer la suia, y por ambi- 
ción gloriosa las hicieron trozos entre unos y otros. 
Acavada la última refriega, cerró la noche, y la ca- 
vallería castellana segunda vez hizo muestra á la Cruz 
cubierta con parte de infantería, y motibó el tenernos 
toda aquella noche con las armas en la mano y guar- 
necida la muralla y demás puntos de gente: abaste- 
cióse de todo segunda vez Monjuique, y llenóse de 
gente de calidad, que el domingo por la mañana se 
hallavan más de quatro mil hombres en las fortalezas 
de dentro y fuera, temiendo segunda empresa, que á 
la verdad se deseava mucho; pero guardóse bien el 
Marqués de intentarla, sino que bien amargo, bien 
desconsolado y con gran desengaño de que el valor 

(1) D, Mucio Spadafora. 



60 

catalán era mui otro de lo que le havían persuadido, 
se retiró á sentir y llorar con los suyos derrota tan 
crecida y lasLimosa. 

El maior denuedo y pujanza de los castellanos en la 
sorpresa de Monjuique, fué en los primeros ahanzes, 
y temiendo los de la ciudad, á vista de la furia, que 
no desmayase la guarnición, se alteró y como vio el 
pueblo, y viendo esto los governadores (l)y recelan- 
do que las mugeres en este lance no fuesen remoras 
al valor de los hombres, llorando unas los maridos, 
otras los hijos, otras padres y hermanos, se hecho 
vando, pena de cien azotes, que en ninguna ocasión 
de revato saliese por calle ni muralla muger alguna. 
Pero quien creyere que tal observaron, no savrá el 
genio de la muger; bien que en este lance, rompiendo 
la ley, fué con exemplo de valor, pues no pudiéndole 
comprimir en sus casas, y ambiciosas de tener parte 
en la vitoria, salieron cargadas de mantenimientos, 
así de comida como de vebida y diversidad de rega- 
los, corriendo las murallas y dando refresco á los sol- 
dados, llevando paños para tacos, vinagre y cal para 
refrescar las armas y hasta armas mismas, con tal 
abundancia y explendidez, que parecía iba á apuesta 
quál llevaría más; y no contentándose con hacer esto 
dentro las murallas, ó porque sobrava, ó por más obs- 
tensión de su varonil ánimo, pasaron muchas á distri- 
buir este socorro á los de Monjuique, aun en los mis- 
mos avanzes; y executaron todo esto el sávado y el 
domingo por la mañana, con mucha gala y donaire, 
sin que se viera verter ni una lágrima; y es de notar 
que en esto concurrieron de todas esferas de mugeres, 
sin distinción alguna: acción que sirvió á naturales j 

(1) MM. Plessis de BesanQoa y Sirignau. 



61 

forasteros de admiración, y que devía escrivirse entre 
los hechos de las amazonas ó matronas insignes. 

Algunos religiosos iban por la muralla con un Ghris- 
\o en la mano, y en la otra el mosquete, animando y 
predicando que, siendo injusta la guerra que nos ha- 
cían, defendíamos la causa de Dios y que por consi- 
guiente morirían mártires los que muriesen en tal oca- 
sión. Ello parece que Dios obró más que nosotros, que 
permitió se descubrieran tantas traiciones y que se resis- 
tieran los primeros abances de la sorpresa , que pareció 
milagro, según la furia con que se vieron embestidos. 

Domingo por la mañana llegó un trompeta del Mar- 
qués de los Veles hasta un tiro de la muralla: salió otro 
de la ciudad á saver qué era lo que buscava, y viendo 
que pedía los dos sobrinos del Marqués, si acaso eran 
prisioneros, salieron Mosiur de Plasi, Sariñá y otros 
cavos franceses: informados de la petición y respon- 
dido que no, pidió que le acompañaran á la montaña, 
y aliáronse entre los demás muertos, desnudos; pidió- 
los el Marqués, pero no quisieron dárselos, §ino que 
en dos ataúdes les dieron sepultura en el cementerio 
de S."" Lázaro, á estos dos no más: á los otros mandó 
la ciudad ir muchos hombres á que se hicieran oyos 
en la misma montaña, y se sepultaron allí, como se 
executó. Muchos de los muertos encontraron sin ore- 
jas, porque los nuestros las havían cortado y traído á 
las puntas de las espadas y chuzos á Barcelona (1). 

(i) P.ira conocimiento del terrible descalabro que sufrió el ejército 
en Montjuich, entre otros documentos de importancia es imprescindible 
la lectura de lo que dejó escrito sobre este hecho de armas el Marqués 
de Torrccusso. — (Véase Gómez de ArtecUc, Nieblas da la hisloria patria^ 
tomo II, pág. 47 y siguientes.) 

Para completar el estudio, se imprimen las relaciones másdetall.idas 
y verídicas que he podido encontrar referentes á dicha batalla. —(Véa- 
se Apéndice IX, Derrota de Monfjuich.) 



CAPITULO 91. 

RETIRADA DEL EXÉLiCITO CASTELLANO Y SUS OPERACIONES 
EN ELLA. 

Después de ha ver padecido el exórcito castellano la 
derrota que en el capítulo antecedente queda referida, 
el domingo 27 la cavallería castellana quedó casi todo 
el día haciendo muestra y ha tiendo la estrada en todo 
aquel distrito y llanura de la Cruz Guhierta y Sanz, y 
disponiendo al mismo tiempo que la infantería se fue- 
se retirando hacia Martorell, como lo executó; y ahan- 
zada ya la infantería, fué siguiendo la caballería y 
resto del exército castellano, retirándose tan afrento- 
samente y tan derrotado como se dejó ver. En Barce- 
lona, dando por cierto que el domingo se holhería á 
embestir, no se dejó salir á nadie á la campaña; pero 
viendo á la tarde la retirada del exército castellano, 
salieron nuestras tropas á picarle la retaguardia el 
lunes por la mañana, bien que sin fruto alguno, por- 
que el castellano, recelando no le cortasen los nues- 
tros el paso en el Gongost, que huviera sido muí fácil 
y de gran conveniencia, aceleró las marchas hasta lle- 
gar á Martorell, en donde, refrescando la gente y re- 
haciéndose algo del sangriento golpe, prosiguió su re- 
tirada hasta Tarragona, en donde, como en plaza mui 
suia y mui siguros de nuestras armas, descansaron. 
Los nuestros llegaron al río (1) quando ya los caste- 
llanos esta van en Martorell; y como les faltaba carrua- 
je y pertrechos de guerra, se bolbieron á Barcelona, 
refiriendo haver encontrado muchos muertos y mal 
heridos por el camino, y muchas armas; que como la 

(1) Llobregat. 



63 

retirada fué tan apresurada, el combate en Monjui- 
que fuerte y sangriento y no estava mui asistido de 
medicina y cirujía el exército, perecieron muchos por 
mal recado y sobrada incuria: al retirarse hizo gran- 
des estragos el castellano, porque no dejó grano de 
paja que no quemase, haciendo lo mismo de las casas 
y de quanto en ellas encontrava y no podía llevar con- 
sigo; executando al mismo tiempo atrocísimas muer- 
tes en los paisanos que havían quedado en los pueblos 
y algunos que havían quedado en éstos, vengando en 
ellos el agravio y deshonor que havían recivido en 
el asalto de Alonjuique (1). En el campo de Tarrago- 

(1) El MS. del Dr. Sevilla refiere de esta suerte la retirada: «Se- 
guian siempre los de la Magestad Católica los passos de su venida á 
Barcelona, y ganando de tal manera los instantes, que á los 27 á la 
noche con tan larga marcha llegó el exército fatigadíssimo aVillafran- 
ca, déla sed y de la hambre, á causa que los lugares havian tenido 
noticia de su retirada, y lo poco que tenian lo cargaron a cuestas para 
entregarse todos á las asperesas de los bosques, y assi solamente las 
tropas liallavan las casas sin cuerpo y sin alma, informes solo para las 
llamas que les pegaban la gente de guerra; agravada materia en que se 
cevavan aquellos fugitivos: entraron á la fin en partido con los de 
aquella villa, qne las armas no entrarían en ella, con que recogiesen 
solo con su dinero el de los Velez y algunos cabos mas considerables, 
y que para' las demás tropas, con moderado precio les llevasen víveres 
en el campo: que por ambos servicios olvidaría el General el cargo que 
el fisco les imputava, sobre no haver tomado las armas contra los sedi- 
ciosos que entraron el hospital para manchar con la sangre de mas 
de 400 heridos ó enfermos aquel lugar dedicado á Dios y á la piedad, 
muriendo todos á las manos carniferasde aquellos scelerados: ajustó- 
se assi, y con mucha ventaja del Velez, pues indicó con aquello su so- 
brada necesidad. Este tratado (consequencia déla fatalidad de Monjuic 
y del desorden de la marcha) aumentó extraordinariamente la animo- 
sidad de los Catalanes, tomando los linderos de los montes, camino de 
Tarragona, para de allá contenerles en los mesmos desordenes y temor, 
con las continuas rociadas que el de Margucrit le daba furiosas en los 
pasos (que con su diligencia luego que vio que la marcha era por Vila- 
franca) les liavia tomados de antemano, cosa que les traxo muy des- 
alentados y con extraordinarios cariños de llegar á Tarragona, pues 



6i 

na les infesíava D." Joseph Margarit (1) con los almu- 
gavas y gente que tenía ajustada, que, aunque no les 
causava gran daño, les hacía, por lo menos, manle- 
ner en algún límite á los castellanos. 

CAPÍTULO 92. 

ARíilBO DE EMBAJADOR PORTUGUÉS AL PRINCIPADO 
Y LEVANTAMIENTO DE PORTUGAL. 

El día antes del memorable suceso de Monjuique, 
llegó al puerto y plaza de Barcelona un bello navio 
portugués, mui armado y pertrechado, que conducía 
un embajador del Rey de Portugal y ciudad de Lis- 
boa: este embajador (2), según le nombravan las car- 
tas de creencia que trujo para los Consistorios, era 
sobrino del nuebo rey. Aquel rey no de Portugal esta- 
va sugeto á la Corona de España, y no pudiendo su- 
frir la sovervia Castellana y las vejaciones y pechos 
que cada día imponía el rey cathólico, y úUimamen- 
te la exorbitante leva que para el exército contra 
Cataluña pretendía, viendo lo que acá pasaba, se le- 
vantaron contra los Ministros reales, y dando muerte 
al S(ecreía)no del Virrey y otros sujetos, coronaron 

experimentavao para si todo el pais conivavio. ))— {Biblioteca Nacional 
de ParU. MSS. Españoles, núm. H5. Mémoire de Cathalogne par le 
Dr. Sevilla, tomo II, fol. 73.) 

(1) D. José de Margarit y de Biure, valiente guerrillero y uno de los 
hombres de más condiciones para el mando que produjo la revolu- 
ción, y del cual se hablará muchas veces en el curso de esta obra. Por 
ser heredero de su madre, Doña Beatriz Biure, se firma nuestro Mar- 
garit muchas veces, y á usanza catalana, José de Biure y de Margarit, 
apellido este último de su padre el noble ampurdancs D. Felipe de 
Margarit. 

(2) El P. Maestro Ignacio Mascareñas. La relación de su viaje, que 
se imprimió en Lisboa, está vertida al castellano en el tomo XVÍ, pá- 
gina i 38 de este Memorial nisTóaico español. 



65 

por rey de Portugal el día 15 de Diciembre de 1640 al 
Duque de Berganza, sucesor lexítimo del último rey 
que havía tenido Portugal, á quien, conquistándole el 
rey no, obligó el de Castilla á que se retirase. Este 
embajador venía con poder para asentir á qualquier 
unión y ajuste que quisiera hacer el Principado con 
aquella corona; pero encontrando ya la capitulación 
hecha con Francia, no tubo lugar la proposición por- 
tuguesa. Dio su embajada y en breves días marchó 
hacia levante, para donde navegava para dar al Pon- 
tífice, Rey de Francia y potentados de Italia, quenta 
de lo sucedido en Portugal: resolvió la provincia ha- 
cer embajada como se dirá adelante. El nuebo rey de 
Portugal se hizo luego dueño de las fortalezas y le- 
vantó exórcito de veinte mil hombres que, según dijo 
el embajador, se hallava ya á la raia de Castilla con- 
tra España y con esperanzas de favorables sucesos, á 
vista de la desprevención y diversión con el levanta- 
miento de Cataluña (1). 

CAPÍTULO 93. 

EOGATIVAS QUE SE maSEON POR EL BUEN SUCESO EN LA PELEA 
DE MONJUIQÜE. 

Viendo la ciudad y Principado la apretura en que 
se hallava con la invasión del exército castellano, y 
que si entra va en Barcelona havía de ser teatro de la- 
mentables tragedias, resolvió, con católico celo, re- 
currir al Dios de los exércitos por medio de sus glo- 
riosos mártires y santos: votaron ambos Consistorios 
de canonizar á expensas suias al Beato Olaguer, Obis- 

[i] De las Relaciones de Cataluña con Portugal tratan los docu- 
mentos del Apéndice X. 

Tomo xxii 5 



CG. 

po de Barcelona; de que se harían todos los años en 
los días de S.^* Eulalia y S.^"- Madrona procesiones ge- 
nerales como la del Corpus, llevando en la una, ima- 
gen, por no haber reliquia, aunque se tiene todo el 
cuerpo, y en la otra el cuerpo santo de estas santas 
vírgenes; hicióronse varias procesiones de rogativas 
á diversas iglesias, imágenes y santuarios, á fin de 
que Dios nos asistiese por medio de los santos y nos 
diese victoria en el suceso de Monjuique. Esto obraron 
los Gonselleres; que los votos y promesas de particu- 
lares no tienen quento, ni es posible expresarlos, sí 
sólo el ver muchos inocentes niños y niñas que, á pie 
y clamando con mucha ternura por las iglesias y ca- 
lles, iban pidiendo misericordia y vitoria. En algunas 
iglesias estuvo patente el SS.™^ el dia de la batalla, y 
sin duda que oyó su Divina Magestad alguna de tan- 
tas voces, pues se dignó asistirnos y darnos tan feliz 
suceso. Después de éste se vieron muchas devociones 
de varias personas en acción de gracia; y el día de 
S.*^ Eulalia, que acertó á ser aquel año en día de Car- 
nestolendas, se hizo la procesión con toda aquella ma- 
nificencia que la del Corpus: asistieron los Consisto- 
rios. Priváronse aquel año las máscaras y bayles, y 
parece estava la gente como en Semana Santa. 

El día de Santa Madrona se hizo la procesión en la 
misma conformidad que la de Santa Eulalia. 

CAPÍTULO 94. 

EMBAXADOS DE CATALUÑA AL EEY DE POETUGAL. 

Hallándose los Consistorios en precisa obligación de 
bolber la embajada al Rey D.^ Juan quarto de Portu- 
gal, por la que en su nombre hizo D." Ignacio Masca- 



67 

reña, su sobrino, como atrás queda referido, resolvie- 
ron partiera Jacinto Sala, ciudadano honrrado de Bar- 
celona, y por compañero J. Gervera, caballero. Salie- 
ron de Barcelona día 17 de Febrero 1641, y fueron 
por la Francia, tomando por la Rochela un vagel para 
desviarse de las costas de España, y llegando á Por- 
tugal por la Semana Santa, dieron fondo entre Belén 
y San Jan, y dando aviso al Rey de su arribo, les des- 
pachó su galera real, y con ella llegaron á Lisboa. 
Salió toda la nobleza á recivir al Embajador, que hizo 
su entrada con grande aplauso. El Rey le dio silla y 
mandó cubrir en sus audiencias; ospedóle en palacio 
mismo haciéndole servir con su misma plata y ala- 
jas, y comió con él dos veces, una en su propio pala- 
cio, y otra en una casa de campo. Enfermó el Emba- 
jador, y fué asistido de los médicos de cámara y ofi- 
ciales de la persona real. S. M. le visitó tres veces en 
el discurso de su enfermedad, y á este compás se vio 
el Embajador agasajado de los idalgos y nobles de 
aquel reino, con gran aplauso y gozo de todos y mu- 
cha gloria de la provincia de Cataluña (1). 

CAPÍTULO 95. 

ENTEA EL MARISCAL DE LA MOTA POR GOBERNADOR DE LAS 
ARMAS Y GENERAL DEL EXÉRCITO. 

Tubo aviso la provincia de cómo llega va Mosiur de 
la Mota, embiado del rey de Francia, por Governador 
de Francia y General del exército de Cataluña, y có- 
mo venía con buen número de infantería y cavalle- 
ría (2). Dispúsosele en Barcelona la entrada para el 

(1) Véase dicho Apéndice X, Relaciones de Cataluña cotí Portugal. 

(2) El cuidado de fortificarse en todos los coUes era de manera, 
que á los 17 que llegó el ingeniero Sander, francos, tuvo mas ocasión 



68 

miércoles 20 de Febrero 1641, y ese mismo día por 
la tarde se dispusieron las compañías de las cofradías 
todas por sus puestos; saliéronle á recivir el Diputado 
militar D."" Francisco Tamarit y los oydores, porque 
el Diputado eclesiástico estava enfermo, y el real fue- 
ra, á la parte de Lérida, con sus mazas altas, y el Go- 
yernador de la plaza, D.^ Miguel Torrellas, del ávito 
de S.^ Juan, y alguna nobleza, que ya entonces co- 
menzava á mostrarse en favor de la patria: encontra- 
ron al de la Mota entre la Cruz de San Francisco y el 
molino que llaman de Garbonell, que venía á la ligera 
con algunos diez camaradas y criados, y hechas las 
devidas cortesías y acatamientos, bolbieron á montar 
á cavallo, y precediendo las trompetas, timbales, ca- 
vallería y nobleza. Venían el Mosiur de la Mota á la 
mano derecha del Diputado, casi siempre el sombrero 
en la mano: entró por la Puerta nueva, San Gucufate, 
calle de Moneada, calle Ancha, Regomí y por las ca- 
sas de la ciudad y Plaza nueva á la de S.** Ana, casa 
de D.^ Pedro Reguer, donde se le ospedó, regaló y 
agasajó con gran opulencia y obstentación; por todas 
las calles referidas estavan todas las compañías dispa- 
rando de continuo: púsosele una compañía de guar- 
dia, hasta que dijo que no se hiciera por no causar 

de admirar que refutar aqueUos trabajos, muy capables de toda resis- 
tencia: cuando la gente que pidia el de Marguerit que les mandava fué 
llegada con todo, no se hallaron mal con las 200 langas francesas 400 
mosqueteros, y dos compañias mas de cavalleria que mandava el Ba- 
rón de Guadaña, que llegaron á los 20: hazia la Diputación quanto po- 
día pues á todos constava la importancia de conservarse hasta los dies 
de Marzo que esperaban quedar el pai§ fuera contingencia, por lo que 
se les havia mandado deParis que su Magestad Christianissima tenia- 
ya en marxa, dies mil infantes y dos mil caballos y el Sr. Philipe de la 
Mota y de Odencourt, grande soldado, era ya en Narbona para entrar 
á los 20 de Rosellon en defensa del Principado. — {Bihliothéque JSatio^ 
nale, París. Dicho MS. Sevilla, 7iúm. 115, tomo II, fol. 86.) 



69 

daño á los oficiales; era hombre de alta estatura, mui 
delgado y galán; el vestido bueno, pero no costoso, y 
así vestía de ordinario: recibió allí las visitas de los 
conselleres, Diputación y nobleza, y él fué muchas ve- 
ces á los Consistorios, y visitó las iglesias con mucha 
devoción y cathólico celo (1). 

CAPÍTULO 96. 

MUERTE Y H0NEA3 DEL DIPUTADO CLAKÍS, GRAN PATRICIO. 

Enfermo el D/ y canónigo de Urgel, Paulo Claris, 
de un achaque de orina, y agravándosele éste, empe- 
záronse ha hacer públicas y particulares rogativas por 
su salud, así en iglesias como en conventos, incesan- 
temente, y al mismo paso que la enfermedad iba apre- 

(I) A los 20 Uegó el de la Mota a Barcelona y cuando aun se creía 
á los linderos de Rossellon: fué recibido de los Consistorios y todos los 
ciudadanos con jubilo universal, y aposentado al igual de la estima- 
ción de su persona, aclamándole, ya en sus ingresos, el libertador, A 
esto sucedió el aviso de la marcha del Sr. de Argea^on, hombre muy 
sabio, prudente y de grandes esperanzas para revivar la policía: sin 
dilación se le aprestó magníficamente la casa del de Rocaberti, que se 
hallava vacante, por la ocasión que se dixo de Moniuich: fué esso el 
mismo dia que los Deputados pusieron en execucion el poner las ar- 
mas del General esculpidas en mármol sobre las puertas del palacio de 
la Condesa, de las de Wartorell, Molins de Rey, y demás lugares que 
hablan pertenecido al marqués de los Velez, como heredero de la casa 
de Requesens, aplicándose todo á la Generalidad de Cataluña por los 
gastos sin cuento que con su mando le havia caL\iS'ddo.—[Bibliothéque 
í^ationale, París. Dicho MS. Sevilla, núm. -115, tomo II, fol. 91.) 

Febrer MDCXXXXI Dimecres á XX.=En aquest die caygué malalt lo 
Sr. Deputat ecclesiastich. 

Eu aquest mateix die entre tres y cuatre de la tarda entra en la pre- 
sent ciutat lo Sr. de la Mota general del exercit de Cataluña enviat per 
sa Magestat Christianissima, etc., etc.— {Archivo de la Corona de Ara- 
gón. Dietario del trienio de Diputados de 4 038 á 41, paríe 4.*, fol, 591 
vuelto.) 



70 

tando, crecieron las oraciones del común y particu- 
lar, con tal amor y ternura, que no caven en encare- 
cimiento alguno; pero como á los divinos secretos no 
se admite revocación, quiso Dios llevársele para sí, 
último día de Febrero de 1641, dejando en todos los 
pechos catalanes y franceses un continuo llanto y do- 
lor sin consuelo. Murió en casa de su hermano Micer 
Claris (1); enterráronle en la iglesia de S." Juan y 

(1) Dijons a XXVIII (Febrer).i=Ea aquest die ses Señories reberea 
en lur consistori un recaudo de part del Doctor Francesch Claris, ger- 
má de dit Sr. Deputat ecclesiastich, per medí de don Phelip Vilana y 
Hieronym de Gaver, donsell, los quals feren á saber a ses SS. de part 
de dit micer Francesch Claris, coin la nit passada a las onsc morí lo 
Sr. Deputat ecclesiastich, son germá, y suplicaven á ses Señories fessen 
en esta occasió lo que en altres vegades se era acostumat fer, y eacon- 
tinent ses SS. manaren tancar las portas de la present casa y restaren 
solas ubertas las portalletas, y manaren desempaliar la present casa, 
y manaren á Pere Dalmau, endolar la capella pelita de Sanct Jordi y 
que se celebrassen missas continuament en dita capella tantas quan- 
tas sen poguessen celebrar, com en effecte se feu los tres dies de dol 
ab la forma acostumada. 

En aquest mateix die ses Sries. anaren en casa de la ciutat, per con- 
tinuar las conferentias ques teniao per benefíici de la Provincia. 

En aquest mateix die, en la tarda, ses Sries. juntaren en la present 
casa un bon numero de persones deis tres estaments, hils proposaren 
com lo Sr. Deputat ecclesiastich lo Doctor Pan Claris, canonge de la 
Sancta Iglesia de Urgell, era mort lo die antes á las onse horas de la 
nit, y que per part del Dr. micer Francesch Claris son germcá, per me- 
di de dos cavallers, los era estat fet á saber la dita mort, y que haviau 
determiuat de enterrarlo lo endemá en la Iglesia de Sanct Joan, ahont 
es lo vas propri de sa casa, y que á tots era notori lo quant dit Sr. De- 
putat defunct haviá servit á la Provincia en son carrech, y quant pun- 
tual diligeat, solicit, y zelós ses era mostrat pera la conservatió no sois 
de las constitutions y leys de la térra, sino de tota la Provincia y de 
sos provincials, y los innumerosos, continuos y grans treballs que per 
aquest respecte havia patits, exposant sa salut y vida per la defensa y 
immunitat de las Iglesias tantas vegades violados cremades y robados 
per lo exercit eneinich, y en ellas lo Santissim Sagrament que sia ala- 
bat pera sempre, y pera defensa de la patria, leys y prerrogatives, y 
de las vidas honor reputado y assienda deis Provincials, per moltas 
maneras vexaís y oprimits de dits soldats y exercits enemichs, y que 



7\ 

capilla del Santo Ghristo, que era suia. Las exequias 
fueron de las más célebres y magestuosas que ha vis- 
to Barcelona: asistieron los Consistorios, precediendo 
en el luto el Diputado militar. Concurrió toda la no- 
Meza, así natural como francesa. Celebró los divinos 
oficios el deán Paulo del Roso. Predicó el Padre lec- 
tor (Gaspar) Salas y Belart, sugeto de gran literatura 
y prendas para el pulpito (1): estava la iglesia muí 

ab sa gran capacitat y govern, ab la assistencia y aiuda de sos corn- 
panys, se havia revensut notabilissimas diíicultats íins á teñir victoria 
del exercit enemich y retirarlo innominiosament á Tarragona, ab gran 
perdua de cabos y gent principal, y de un grandiós numero de soldat?, 
y ab lo mateix treball, solicitut y diligentia, havia procurat diner pera 
sustentar lo gran y excessiu gasto de la guerra, per tot lo qual, havia 
patit, no sois treb;ill excessiu en lo eos, pero encara increhibles pas- 
sions y aflictions de ánimo, que tot es estal causa principal de la sua 
mort, que ha causat vniversalment gran desconsolatió y aílictió, no 
sois alsaltres consistorials companys, pero a tot honi generalmeut per 
lo que en tot era volgut y amat afectuosament, y que axi ses SS. pro- 
posaven quina demostratió podian y devian feren retorn y agrahiment 
de tot lo sobredit, per quels aparexia que á no fer mes en orde del dit 
Sr. Deputat diffunct del que en semblants occasions sos predecessors 
es acostumat fer, seria nota, y poca demostratió de voluutat y agrahi- 
ment á tants grandiosos y bons officis y factions, com dit Señor Depu- 
tat difunct havia fetas. E les persones de dita junta attes y conciderat 
tot lo sobre dit y maduramente discursat sobre dit fet, aconsellaren a 
ses SS. que lo dia del anterro cuberts de dol ab gramalles y caperons, 
lo cap descubert, ceremonialment acompañats de tots los officials de 
la present casa y de la casa del General y bolla, també tots endolats ab 
gramalles y caparó, lo cap descubert, ab los verguers y mases devant, 
devian anar á la casa del difunct, y de alli (a)compañar lo seu eos á 
la sepultura, graduant los parents del defunct en los lochs y puestos 
quels tocará, conforme millor ses SS. ho sabrán disposar. — [Archivo de 
la Corona de Aragón. Dietario del tricmio de Diputados de 1638 á 41 , par^ 
te 4.*, fol. 593 vuelto.) 

(1) Autor de la Proclamación católica y del folleto Epítome de los 
principios y progresos de las guerras de Cataluña en 1640 y 41 y señala- 
da Vitoria de Monjuygue. 

El agustino Salas no sólo con la pluma, si que también con la pala- 
bra desde el pulpito, era el propagandista infatigable y ardoroso de la 
revolución. Él fué tambióa quien predicó en la función político-reli- 



72 

colgada de bayetas y llena de targetas y xeroglíficos 
de su ardiente amor por la patria y colmada de gen- 
te: acaváronse los oficios el primer día á las dos de la 
tarde, que fué la ora en que se le dio sepultura. El 
cuerpo lo llevaban alto y descubierto, con muchos 
emblemas y motetes de sus obras en beneficio do la 
provincia (i). Los dos días siguientes en el salón de 

giosa del Corpus, celebrado en Noviembre, de que ae habla en la pá- 
gina 37 del tomo II y á que se refiere este documento: 

«Novembre MDGXXXX.=Dimars a VII.==Eq aquest die tambó estig- 
né patent lo Santissim Sagrameut en la Seu, ab la mateixasolempnitat 
que los dos dies abants: digné de Pontifical lo Sr. Bisbe de Vich; pre- 
dica lo Pare fra [Gaspar] Salas del orde de Sant Agustí de natió catha- 
lá: per advertiment se diu, y no es ipérvola, que ja may hi pot haver 
hagut predicar que hage lingut tal auditori, que dins la Seu no si po- 
día entrar de ninguna manera: torna per la causa deis Cathalans com 
de un tant gran predicador se sperava.»— (/4rc/»tuo de la Corona de 
Aragón. Dietario de los Diputados del trienio de 1638 á 41, parte 4.», fo- 
lio 536.) 

(1) Mars MDCXXXXI.=Divendres al primer.=En aquest die entre 
las nou y deu de la matinada partiren consistorialment ses Señoriea 
de la present casa tots ab gramalles de dol y caperons en las espallas, 
acompanyats deis officials del General y Bolla, y de la present casa de 
la Deputació, tots ab ses gramalles y caparons, ab los porters y masses 
devant sens en dolar, ab esta forma: anaren en casa del molt lUre. Sr. 
Doctor Pau Claris, Canonge de la Sancta Iglesia de Vrgell deputat ec- 
clesiástich, qui havia dos dies era mort, y puiaren dalt ahont esta va 
lo eos de dit difunct, descubert, ab un tumol alt; y se assentaren en 
una sala gran de dita casa, ab cadires quey havia aparellades al cap 
de dita sala, y atinguerenlo dol: estava assentat a ma dreta del Sr. De- 
putat militar, micer Francesch Claris, germá de dit difunct, a la part 
de la paret; y los demés officials tot se assentaren per las demés cadi- 
res, y tambó y estavan asseatats los parents de dit difunct, arribaren 
en dita casa totas las religions del Monastirs de la present ciutat, fent 
mollas absoltas a cant de orgue, y aprós al cap de una estona co- 
mensá axir la professó, anant devant los Gonvents, y aprés la creu 
de la parrochia y la de la Iglesia de Sanct Joan, hont será dexat dit di- 
funct, y aprés totas las religions per son orde; y acababa la profes- 
só anaven los tres verguers de dits Srs. Deputats; y aprés lo cadáver; 
aprés anaren los Sr. Deputats; qo es, al mig del Sr. Deputat militar 
y oydor ecclesiastich, anava dit micer Francesch Claris germá de dit 



73 

la Diputación se le continuaron sus exequias con ma- 
gestuosa pompa, y á cada función acudieron las pa- 
rroquias y religiones con gran ternura y amor. 

Este sujeto mereció por sus azañas, fatigas, trava- 
jos y contratiempos que tubo en las turbulencias pre- 
sentes y pasadas, quanto amor y demostraciones de 
fineza pudo caver en humanos corazones; y aunque 
en'láminas de bronce se escrivieran y en su memoria 
se levantaran estatuas, era poco para lo que le de vía 
esta Provincia, ya en los principios de su funesta tra- 
gedia, con representaciones, proclamaciones, memo- 
riales, embajadas y noticias al Rey Católico, para 
persuadirle depusiera lo riguroso y lo mal impresio- 
nado que le havían de la fineza catalana, que retira- 
se las armas para quedar más dueño de esta provin- 
cia, y esto por quantos medios comprendió posibles, 
sin perdonar humana fatiga, y después que totalmente 

diffunct: aprés lo Sr. Oydor Real y micer Francesch Vidal Assessor, 
portaven en la mig Don Phelip Vilaoa, nebot valencia de dit difunct, y 
aprés micer Joseph Fontanella altre assessor, y micer Joachim Malla 
advocat fiscal, y aporta ven en lo migM. Francesch Valls, donsell, altre 
nebot valencia; y aprés venian lo Scrivá maior y Defenedor; y aprés 
los demés officials y pareots de dit deffunct; y desta manera prengue- 
ren per lo Regomí dret á Sanct Jaume, Plassa Nova, Plassa de Sancta 
Anna, carrer del Governador, carrer den Gopons dret á S.t Joan, y allí 
posaren en lo mig de la Iglesia lo dit cadáver, y havia tanta gent que 
á penas si podia entrar: his comensá á celebrar lo offici á cant de or- 
gue, ab molta música, y predica lo Pare Fra Gaspar Sala, del orde de 
S.t Agustí: fonch cosa bellísima oyr aquell bon párelas grandesas que 
digué del quins havia redimits, y restituida la mare Cathaluña a sa 
prístina libertat: acabat lo offici ses Sries. ab lo mateix acompañament 
sen tornaren en la casa de dit difunct ab la mateixa forma que eren 
exits, y aprés sen vingueren en la present casa, que eran cerca las dos 
horas passat mig die, hon se despullaren las gramalles y sen ana tot 
hom á diñar. Deu tinga en la sua sancta gloria á dit Sr. Deputat eccle- 
siástich la memoria del qual ha de ser sempiterna per tot lo mon. — 
{Archivo de la Corona de Aragón. Dietario del trienio de Diputados de 1G38 
á 41, paríe 4.*, fols. 594 vuelto y 595.) 



74 

se vieron rechazados sus loables deseos en la Corte de 
Madrid (1), con incansable vigilancia, padeciendo no- 
ches y días en la disposición de medios para la expe- 
dición de las armas, asistencia de la guerra y defensa 
del Principado, en que tubo no poca emulación y pe- 
sares, aunque de los más mereció el universal aplau- 
so; y últimamente quanto cave en un corazón huma- 
no, puede asegurarse cupo de amor y trabajo por su 
patria, y puede decirse que recopiló en sí quanto en 
aquellos pechos romanos se vio obrar por el bien de 
la república; y esto sin exageración alguna, porque 
á él únicamente se debió quanto se obró en esta Pro- 
vincia, y así no es mucho que se llore tanto (2). Hí- 
zose extracción, y sucedióle en el puesto un pariente 
suio, canónigo también de Urgel, llamado J{oseph) So- 
ler (3). 

(1) Ya sabemos que Parets ignora las inteligencias que mantuvieron 
COQ Francia Claris y sus compañeros de Diputación, de las cuales se 
hizo reseña en la Nota preliminar del tomo II de esta obra. 

(2) E{ Dietario de la Diputación, asi como el Manual de acuerdos 
del Consejo de Ciento, dedican al muerto los calurosos elogios que han 
reproducido muchos autores. Parets, siempre dispuesto á encomiar á 
las personas y cosas relacionadas con cualquiera solemnidad pública, 
no podía dejar de inspirarse en lo que oyó y se leía en aquellos díaa 
por Barcelona. Natural es que el buen zurrador, al dedicar un entu- 
siasta párrafo á la memoria de Claris, para pulir la frase, hasta tome 
aquélla de los pechos romanos, aceptándola de un impreso laudatorio 
(jue se escribió en honra del muerto. En la Nota preliminar de este to- 
mo se trata de la personalidad histórica de Claris, que tanto levantó la 
fiebre política de aquellos días y tanto poetiza la fábula en los nues- 
tros. 

(3) Mars MDGXXXXI.=Disabte a VlUI.=En aquest die, en la ma- 
tinada, se feu extractió de Deputat ecclesiástich per lo residuum del 
present y corrent trieni, vaccant per mort del molt lUre. Sr. lo Doctor 
Pau Claris, canonge de la Sta. Iglesia de Vrgell, Deputat ecclesiástich, 
en la forma que disposan los capitols de Cort, y fonch llegit lo capitel 
de la extractió, sent de Uetra de ma, continuat al principi de la copia 
del libre de la ánima, per micer Antoni Joan Fita, notari publich de 



75 
CAPÍTULO 97. 

SALE Á CAMPAÑA MOSIÜR DE SAEIÑÁ PARA OPONERSE 
AL CASTELLANO EN EL CAMPO DE TARRAGONA. 

Teniendo plaza de armas el exército castellano en 
Tarragona y guarnición en las villas más numerosas 

Barcelona, Scrivá maior y Secretan del General de Cathaluña, en pre- 
sentía de nou testimonislos quals foren ios seguents Qo es: 

Per lo estament ecclesiástich, los Señors ira Don Gisper Aaiat, de 
S.t Pere de Galligants; lo Doctor Francisco Puig, canonge de la Seu de 
Tortosa; fra Diego de Boxadors, del hábit de S.t Joan. 

Per lo estament militar, los Srs. Phelip de Boxadors, Don Henrich 
Semmanat, Miguel de Maduxer. 

Per lo estament real, los Srs. Agusti Dalmau, Micer Simón Campana, 
Micer Rafel Vivet. 

Y axi en presentía de dits testimonis, fonch extret en la forma que 
disposan los capitols de Cort, per un minyó, en Deputit ecclesiástich 
per lo dit residuum del present tr¡enni.=Lo Doctor Don Juscph Soler, 
canonge de la S,ta Iglesia de VrgeU, Prior de S.t Pere del Muat, del or- 
de de Sanct Benet, bisbat de Vich, cousin germá carnal de dit Doctor 
Pau Claris, quondam.— (^rc/iíüo de la Corona de Aragón. Dietario del 
trienio dn Diputados de 1638 á 41, parte i.*, fol. 598.) 

Dilluns a XI. (Mars.)=En aquest die, en la matinada, lo molt íllre. 
Sr. lo Doctor Don Juseph Soler, canonge de la S.ta Iglesia de Vrgell, 
deputat ecclesiástich novament extret per lo restant del present y cor- 
rent trienni, en lo cas que ha tingut lloch del molt lllre. Sr. lo Dr. Pau 
Claris, deputat ecclesiástich, vinguó en la present casa de la Deputatió 
acompañat de moltas personas de tots esta?nents, y acabat de pujar la 
escala de la present casa, sen entra en la capella petita de S.t Jordi y 
feu oratió, y los Sors. Deputat militar y Oydors ecclesiástichs y real, 
en la sala del consistori, y al cap de un poch sealsá y hisquó de la ca- 
pella: los dits Srs. Deputat y Oydors, consistorialment, ab los porters 
y masses devant, lo hisqueren á rebrer a la segone sala del consistori, 
y ab la cortesía y forma acostumats, sen entraren iunts en la Sala del 
consistori, y assentats per son orde ab ses cadires de vellut, lo Scrivá 
maior y Secretan del General comensá á llegir lo actedel jurament, lo 
qual ab molta attentió ell y los demes oyren, y fet son jurament, sea 
anaren en la Llotja de la mar á pcu consistorialment, pera encantar las 
bollas del General. — [Archivo de la Corona de Aragón. Dietario del trie- 
nio de Diputados de 1638 á 41, parte 4.*, fol. 599.) 



76 

del campo, corría todo aquel distrito á su salvo. Guar- 
necían los collados de Cabra, Momblancli y otros pa- 
sos los capitanes de almugavares Margarit y Gavañas 
con sus compañías, que eran numerosas, y alguna 
gente que se le venía, á fin de que el castellano no 
pasase el llano de Urgel y Sagarra, pues era evidente 
el arruinar aquel país: intentáronlo algunas veces, 
pero por lo fragoso y angosto no lo pudo conseguir, 
y temiéndose inteligencia que resolbía enviar la maior 
parte del exórcito para abrir paso, se resolbió fuera á 
impedirlo Mosiur de Sariñá con su trozo, que se com- 
ponía de setecientos Infantes y quinientos Gavallos. 
Partió á 3 de Marzo de 1641 con su gente, y no poca 
del país, y puesto en Momblanch, defendió con valor 
aquellos pasos. 

CAPÍTULO 98. 

LLEGA MOSTUR DE ARGENTON CON VICES DE VIRREY: CARTAS 
Y PODERES DEL REY PARA ADMITIR LA ENTREGA. 

En 25 de Marzo de 1641 llegó á Barcelona Monsiur 
de Argenten, embiado del rey de Francia, para con- 
cluir y negociar los pactos entre la Provincia y su 
rey. Venía con poderes de su rey para todo, y con vi- 
ces de Governador, así en lo político como en lo mi- 
litar, mientras tardava á venir Virrey con aquella 
plenitud de potestad que se acostumbrava en tiempo 
de España. Era Argenten Ministro del rey, en su Con- 
sejo de Estado, hombre de suma inteligencia y políti- 
ca, muy cortés y amable. Trujo sus Cartas de creencia 
que pondré aquí con fiel tradución, y algunas otras 
que recivió el Consistorio anteriormente á la venida 
de este embiado, cuio tenor (es) éste: 



77 



Primera Carta á los Carishnos y buenos amigos los 
Diputados del General de Cataluña, 

Carísimos y buenos amigos: bien que vuestro buen 
govierno después que os havéis declarado contra el 
rey de España, nos ha hecho conocer con todo cum- 
plimiento vuestra afición hacia esta Corona; con todo, 
no podíamos recivir un testimonio más favorable ni 
que más obligase que ese que deseáis hacer, de la en- 
trega y donación de vuestro estado y Provincia, y 
viendo que esta resolución procede de vuestro propio 
movimiento, como inspirados solamente de Dios, el 
qual dispone como á él le place de los estados, Sobe- 
ranos y Provincias, reynos y Coronas, nos ha pare- 
cido acertado someternos á sus justas y santas dispo- 
siciones de aceptar vuestras ofertas, y para esto, os 
embío el S.°^ Argentoíi, Consejero en nuestros Conse- 
jos de estado, para entender las proposiciones le que- 
rréis hacer acerca de esta materia, haviéndole dado 
todo poder de tratar y convenir con vosotros, de ma- 
nera que nos remitimos á lo que el dicho tratará, y 
quedaremos contentos de manifestaros por medio de 
esta letra, que sabremos estimar en el grado que me- 
rece la afición que manifestáis, por haverme dado de 
vuestra boluntad con tanta franqueza esta buena oca- 
sión, asegurándoos en ésta y en todas las que se ofrez- 
can, reciviréis siempre de mi parte toda manera de 
afectos. Así mismo os decimos, que havemos cometi- 
do al dicho de Argenten el cargo de Superintendente 
de la Justicia, política y administración de las pecu- 
nias de nuestras armas, así de tierra como marítimas 
destinadas para Cataluña, para que tengan la autori- 
dad conveniente, y para tener cuidado de lo que toca 



78 

á la paga y subsistencia de las tropas, y de tenerlas 
en tan buena disciplina que no puedan dar ocasión de 
queja alguna, á que no ajustaremos otra cosa, sino 
sólo rogaros deis entera fee y creencia al dicho Ar- 
genten, considerándolo en todos negocios y ocurren- 
cias como persona de calidad, experiencia y de mucho 
mérito, y de que tenemos entera confianza, y sobre 
esto rogamos á Dios que os tenga. Carísimos y bue- 
nos amigos, en su Santa y digna gracia. Escrita en 
San Germán de la Aya á 19 de Febrero de 1641. — 
Louis. 

Segunda á los nuestros Carísimos y buenos amigos los 
Diputados del General, 

Carísimos y buenos amigos: el deseo que tenemos de 
acudir á todo esto que podríais esperar de nos para 
conservar los negocios de esas partes en el todo que 
están, gracias á Dios, por la caída y daño que el ene- 
migo ha recivido delante Barcelona, nos ha echo to- 
mar resolución de embiar por el presente al S.°^ Ar- 
genten, Consejero nuestro, para asistiros según la ex- 
periencia y prudencia que ha ganado en los negocios 
importantes en muchos empleos en los quales nos ha 
servido hasta aora. Él os informará de nuestras bue- 
nas intenciones hacia vosotros, y de las órdenes que 
havemos dado, de los quales reconoceréis los efec- 
tos. Vosotros nos havéis dado una particular seguri- 
dad de vuestra buena afición á esta corona por vues- 
tra letra de £2 del mes pasado, por lo que dicho Ar- 
genten os dirá nuestro sentir. Remitiéndoos á él, de- 
seamos toméis entera creencia á todo lo que os dirá de 
nuestra parte, y principalmente de nuestra buena bo- 
luntad y aficción para con vosotros, rogando siempre 



79 

á Dios que os tenga, carísimos y buenos amigos, en 
su Santa guardia. Escrita en Fontaneblau á 23 de Fe- 
brero de 1641. — Louis(l). 

Tercera d los nuestros Cay^isimos y buenos amigos los 
Diputados del General da Cataluña, 

Carísimos y buenos amigos: ya que el S.°^ Argen- 
ton, con quien yo tengo entera confianza, os havrá 
informado de mis intenciones, y del poderoso socorro 
que tengo ordenado para la seguridad del Principado 
de Cataluña, yo ajustaré aún lo que os dirá segunda 
vez, quánta satisfación tengo de los buenos y agrada- 
bles servicios y socorros que dais al señor de la Mota, 
que yo tengo embiado por Gobernador de mis armas 
en Cataluña. También he querido avisaros de la Pro- 
tección que tengo dada á mi Primo el Duque Carlos, 
contra las violencias de España, el qual á traído á mi 
servicio seis mil infantes y dos mil cavallos, y á des- 
echo un quartel de los enemigos pasando á Francia, 
porque tengáis parte de la alegría del suceso, y que 
eso os obligue un tanto á persistir en la generosa re- 
solución que habéis tomado en segundar la gloria de 
mis armas en todas las ocasiones que podréis, á que 
asegíirándome que no haréis falta. Yo ruego á Dios, 
carísimos y buenos amigos, que nos conserve en su 
Santa y digna gracia. Escrita en San Germán de la 
Haya á 5 de Marzo de 1641. — Louis (2). 



(1) La carta original, suscrita tambiéa por Bouthillier, figura ori- 
ginal eu el Archivo de la Corona de Aragón, Dietario del trienio de 1638 
á 4i, parte 4,*, intercalada entre los fols. 604 vuelto y 605. 

(2) La carta original, suscrita al propio tiempo por Sublet, se en- 
cuentra en el Archivo de la Corona de Aragón, Dietario del trienio de 
los diputados de 1638 á 41, parte 4.", intercalada entre los fols. 595 



80 

Teniendo noticia los Diputados de que venía Argen- 
ten, de la estimación que del hacía el Rey y de su 
gran confianza y prendas, le salió á recivir el Dipu- 
tado militar y muchos cavalleros, así catalanes como 
franceses, con coches, porque venía sin fausto, sino 
muí sencillo. Tomó el coche del Diputado, dándole el 
mejor puesto: ospedáronle en casa de D.^ María Fe- 
rrer en la Plaza de Santa Ana, muger que era de Don 
Joseph Rocaverti, que por la alevosía de Monjuique 
se havía pasado al campo del enemigo. Allí tubo su 
posada y se le consultaron y dio parte siempre de to- 
dos los negocios y resoluciones: era muy humano y 
benigno, como lo acreditó su proceder. 

CAPÍTULO 99. 



EXECÜFASE LA ENTREGA A TRANCIA, ENTRA EL DOMINIO 
FRANCÉS CON QUE SE CELEBRA ESTA FUNCIÓN. 



Avióndose conferido algunas veces los diputados y 
Gonselleres con el S.^'' de Argenten, visto los poderes 
que trahía, tratados los puntos y pactos con que se 
havía de entregar la Provincia y el rey aceptar el 
Condado, se concluieron y acordaron martes Santo á 
la tarde, y se firmaron de una y^otra parte las capi- 
tulaciones. El día siguiente por la mañana, mediodía 
y tarde, se disparó la Artillería con vala, en demos- 
tración de alegría de haverse acordado la entrega y 
aceptación, reservando para en llegar la Pasqua, ha- 



vuelto y 596. Hay que advertir que en estas cartas reales se escribe 
siempre Argen^on 'y no Argenton, como lo hace Parets. 

Otros escritos de personajes franceses se recibieron en Barcelona, 
según puede verse en el Apéndice XII. 



81 

cer maiores muestras de gozo y contento (1). Llegó 
la Pasqua y el mismo día se hicieron públicos prego- 
nes mandando se tuvieran luminarias las tres noches 
siguientes, en regocijo de haver el Rey Xpmo. acep- 
tado el Condado de Barcelona y unídolo á su real Co- 
rona. Era Luis treceno. Empezándose aquella misma 
noche con gran pompa y lucimiento por toda la ciu- 
dad, aventajándose á todas las casas, la de Requesens, 
en donde se ospedava el de la Mota general de las Ar- 
mas: se continuaron las tres noches con gran bullicio 
y alegría de los naturales sin suceder desgracia algu- 
na: algunos huvo que bien contra su boluntad lo hi- 
cieron, por tener el corazón en Castilla, pero siguie- 
ron por no exponer á riesgo sus vidas y haciendas. 
Estando en estos festejos y aplausos, llegaron dos car- 
tas del Arzobispo de Burdeus que fueron el colmo de 
estas alegrías, de una con el aviso de haver llegado á 
los mares y costas de Cataluña con la armada del 
Xpmo. de quien era General, y la otra de un feliz su- 
ceso; escritas á los Ilt.^" Diputados de Cataluña, cuio 
contenido es este. 

La impaciencia de asegurar á V. S. el cuidado que 
el rey toma de la conservación, y el deseo que tiene 
de asistirlo, me a obligado á partir de Francia tan 
presto como el tiempo ha dado lugar, con una parti- 
da de la Armada nabal de S. M., entre tanto que la 
demás se apresta para venirse á juntar conmigo. Yo 
he llegado esta noche á este Puerto de Cadaqués con 
vajeles y galeras, arto fuertes para combatir al ene- 
migo, en qualquier parte que le encuentre. Embio este 
Cavallero con este aviso, y saver do V. S. en que de 
sí de aquesta armada sirva (sic), y protextarle como 

H) Véase dicho Apéndice VIII, Entrega de Cataluña á Francia. 
Tomo xxii 6 



82 

los intentos de S. M. están de asentir y conservarle, 
ninguno podía ser más bien empleado que tuviese más 
pasión y eficacia y afición en servir á V. S. que yo, 
que soy humildísimo y aficionadísimo servidor de V. S. 
De la Capitanía y Puerto de Gadaqués á 27 de Marzo 
de 1641. 

Segunda carta, 

Al instante que tuve orden del Rey de venir con su 
Armada naval á estas Costas, tuve tal pasión de exe- 
cutarla y venir, que entiendo no haver perdido punto, 
de manera que después de haverles avisado de mi ve- 
nida junto con la Armada á este Puerto de Cadaqués, 
para saver lo que devrían hacer, entretanto me he in- 
formado en que podríamos emplearnos, y haviendo sa- 
vido ayer que avía cinco vageles en la badía de Rosas, 
dos galeras y dos pollacas á Portovendras, que venían 
al socorro de las Plazas de este País, púsome toda la 
noche alta mar porque no me escapasen, y en fin ha- 
viendo embiado seis galeras, seis vageles á Rosas con 
orden que embistiesen los vageles, y á Portovendras 
quatro Galeras y dos vageles, á las dos Galeras que 
esta van las han atacado y embestido hasta ponerse 
bajo la artillería enemiga, y nos han traído los cinco 
Navios, que son de quarenta Gañones cada uno, que 
havían cargado en Cádiz quince mil cargas de trigo, 
y las dos Galeras y Pollaca, entre las quales se halla 
la Capitana de Grimaldi: todo destinado al socorro de 
Cataluña, y por allí juzgarán mui bien mis Señores la 
necesidad en que estarán dichas plazas, y el mal esta- 
do en que pueden estar: yo les embío el estandarte de 
esta Capitana, y asegurándome que el rey tendrá á 
bien las señales de la ventaja que vajo la protección 



83 

han tenido tanto por mar quanto por tierra, entre 
tanto travajaró de mi parte j exorto hacer de la suia, 
para tener avisos de los enemigos, de quienes espero 
con la aiuda de nuestro Señor, que les daremos bien 
pronto quenta si podemos abordarlos. Se ha tomado 
sobre las galeras un Maestre de Campo, quatro Capi- 
tanes de infantería, un Sargento maior, un Ayudante 
y cinco Alféreces. El Mayordomo qne les embío para 
dar este aviso, les dirá las particularidades. Cadaquós 
y Marzo 29 de 1641. Mui Señores humilde servidor 
de V. S. — Jorge, Arzobispo de Burdeus (1). 



(-1) A las cartas del Almirante francés contestó la Diputación: 
«Al Exim. Sr. Archabisbe de Burdeus Loctinent General per sa mages- 
tat christianissima en la armada naval de Llevant.=Exim. Sor.;=Sem- 
pre havem pensat que ab lo emparo y favor de sa magestat christianis- 
sima (que Deu gde.) y ab lo valor de tant gran soldat com es V. Exia., 
nos podriem prometrer multiplicadas victorias, tant per mar com per 
térra: de la que tingué V. Exia. lo dijons sant en estas costas, després 
de haverne donades infinitas gratias á Deu nostre Sor., ne donam á 
V. Ex.* mil ñora bonas: Tenim per cert que puix la armada naval a la 
primera entrada destos mars es stada tant ditxosa, nos podem prome- 
trer en lo sdevenidor moltas occasions de donar á V. Ex.* ñora bonas 
de altres victorias majors, y no sois en axó conexerá lo enemich ab 
quantas veras empren sa magestat christianissima la deffensa de aques- 
ta Provincia, pero encara en la mercé nos ha fet V. Ex.* en honrar 
aquest Principat ab lo stendart de la Capitana de Grimaldo, que ha- 
vem rebut ab molt gran gust, y ab aplauso vniversal de tot lo poblé. 
Lo gentilhom que V. Ex.* nos ha fet mercé enviarnos ab lo stendart y 
carta de V. Ex.*, nos ha referit de páranla la mercé nos fa sa magestat 
christianissima y V. Ex.* en offarir sa armada naval á la dispositió de 
aquest consistori en tot lo qne sie en benefici de la Provincia: quant 
Deu vuUa que V. Ex.* sie en aquesta ciutat, tractarem lo que mes con- 
vindrá en servei de ella, y de sa magestat christianissima, y seguirem 
en tot lo parer de V. Ex.*, que com á tant gran soldat será lo mes acer- 
tat. Guarde Deu á V. Ex.* Barcelona y abril al primer de MDCXXXXI.= 
Lo Canonge don JosephSoler.<=Exim. Sr., etc.=Los Deputats, etc.»— 
{Archivo de la Corona de Aragón. Registro-copiador déla correspondencia 
de los Diputados, años 4640-41, foi. 395 vuelto.) 

En la carta de \.^ de Abril de 1641 que escribe la Diputación á los 



84 

Para colmo de las fiestas que en la Pasqua se ha- 
cían por la aceptación del Condado de Barcelona, lle- 
garon mui bien estas noticias, y para nuevo y maior 
ánimo á la nación catalana contra el exército caste- 
llano. 

rehenes que están en París, se habla de los combates navales sosteni- 
dos por el Arzobispo. {Véase Apéndice XI, Correspondencia cambiada con 
los rehenes,) 



APÉNDICES 



APÉNDICE I. 

REUNIÓN DEL EJÉRCITO REAL. 

NúM. 371. 
Jefes del ejército real. 

Sucesos de Cataluña.=:J\xniose el exército en los confines de 
Aragón y Cataluña, que constaba de veinte y dos mil In- 
fantes y dos mil y setecientos caballos, y por su Capitán Ge- 
neral el Marqués de los Velez, exercitado desde sus primeros 
afios en governar Reynos, y por erencia de su casa en man- 
dar exercitos; y Maese de Campo General el Marqués de Tor- 
recuso, Ilustre Napolitano, y de los soldados de mas cono- 
cido y ardiente esfuerzo que lia tenido Italia en muchas eda- 
des; y General de la Artillería, el Marqués Geri de la Eena, 
florentin Noble, y persona de gran crédito y Consejo; y Go- 
vernador de vna parte de la Cavalleria, el Duque de San Jor- 
ge, hijo del Marqués deTorrecuso, y semejante en el bizarro 
y valentísimo denuedo a su padre; governando las de las Or- 
denes D.^ Alvaro de Quiñones, Cavallero leonés y muy va- 
leroso y experimentado en su manejo; y por Comisario ge- 
neral de ella D.»^ Rodrigo de Herrera, del hábito de Santia- 
go, Teniente de la Compañía del Conde Duque, y Cavallero 
de grande y merecida opinión: Comisario General de las tro- 
pas del Duque, Felipe Felincher, soldado práctico y valiente; 
teniendo vna y otra Cavalleria (aunque governada por dife- 
rentes Cabos), por superior, solo al Conde Duque, como Ca- 
pitán General de toda la de España; y Maeses de Campo y 
Capitanes muy señalados, Cavalleros todos merecedores de 
ser nombrados por el valor y la Noble9a, de quienes se hará 



88 

mención donde se ofreciere: y ahora se dirá la marcha del 
Exercito, que llevaba delante, primero que la Guerra, el de- 
signio de la Paz y quietud de aquellos vasallos. — {Biblioteca 
Nacional, Madrid, Cód. KJc-6, fol. 247 vuelto.) 

NúM. 372. 
Sobre el mismo asunto. 

Fórmase el exercito del Marqués de los Velez.=T ara. esto se 
dispuso formar exercito bastante, compuesto assí de parte de 
la milicia de Castilla, como de gente veterana de los presi- 
dios y naciones. Para la caballeria se obligó a todos los Ca- 
balleros de las tres ordenes militares de Santiago, Calatrava 
y Alcántara, de Castilla, y de la de Montesa de Valencia, que 
sirviessen, exceptuando solo a aquellos que por ligítimas cau- 
sas, ó por mayor ó menor edad no pudieron servir personal- 
mente, y esto dando un substituto por lo menos que habia 
de ser hidalgo, y a esta se añadiese la cavalleria vieja que se 
hallava en Aragón, conque de una y otra gente se formó 
exercito de mil infantes y mil cavallos. Nombráronse Cabos 
Capitán General el Marqués de los Veles, Virrey y lugar te- 
niente en el reino de Aragón, Maese de Campo General el 
Marqués de Torrecuso; Governador de la artilleria el Mar- 
qués Geri de la Eeyna, General de la Alsasia. Governadores 
de la Cavalleria, de la de las Ordenes, Don Alvaro Suares 
de Quiñones, y de la vieja, que se hallava en Aragón, el Du- 
que de San Jorge. 

Partió para Zaragoza en los vltimos de Setiembre el Mar- 
qués de los Veles, y el de Torrecuso para Molina de Aragón, 
nombrada plaza de armas entonces. Juntábase el exercito, 
disponíase el tren de artilleria, conducíanse armas, llegavan 
las tropas, formávanse los tercios, acarreávanse los víveres, 
á todo atento el Marqués de los Velez como ministro, en 
quien resplandecía grandemente el afecto en el servicio de 
su Rey, por más prisa que dio, se detuvo en Zaragoza hasta 
22 de Otubre, dia en que pudo marchar la artilleria. — {Bi- 
blioteca Nacional, Madrid. MS, anónimo. Cód, H-7^,fol. 89.) 



89 

NúM 373. 
Carta del Rey al Marqués de Torrecusso. 

El i?e?/.=Marqi-iés de Torrecusso de mi Consejo de gueira 
T0Cí[aest)xQ de Campo General del exército que se ha juntado en 
Aragón: Por diferentes órdenes tengo encargado al Marqués 
de los Velez apresure la entrada del exército en Cataluña, 
respecto de los ynconuenientes que pueden resultar de la di- 
lación, y porque el tiempo está muy adelante y qualquiera 
ora que se pierde puede ser sea difícil el recuperarla, ha pa- 
recido poneros en consideración quan dañosso ha sido lo que 
se ha dilatado el cumplimiento de mis órdenes, y supuesto 
que nada lo puede suplir sino es la Vibacidad conque obra- 
re el exército, os encargo procuréis que no solo los parece- 
res que diéredes sehan con esta considera9Íon, sino que la 
execucion sea tan pronta, que se recupere lo que se ha sus- 
pendido, y no se de lugar a que los Catalanes puedan conse- 
guir los designios que tuuieron, como lo fio de Y{ues¿r)o mu- 
cho Valor y singular celo de mi seruicio. De Madrid a 5 de 
Diziembre de 1640. =yo El Eey.--Por man.^» del Rey nro. 
Señor.=Don Fer.'^o Ruiz de Conos. == Al M.* de Torrecusso 
que procure acelerar las disposiciones y ex.»" de las órdenes. 
— (Biblioteca Nacional, Madrid. Papeles pertenecientes al Mar- 
qués de Torrecusso, fol. 439.) 

NúM. 374. 

Concentración del ejército: precauciones militares y marcha 
de las tropas. 

Prevenciones antecedentes para la Entrada de nuestro exérci- 
to en Cataluña con el Marqués de los FeZes. =Haviendo su 
Magestad nombrado por virrey y Capitán General en Cata- 
luña y BUS Condados al Marqués de los Veles, su Ex.» , por 
mano de Don Luys de Monsuar, hizo presentar a la Cyudad 



90 

de Tortosa los privilegios, y la escrivió dándole cuenta desto 
y que los hiciesse registrar en la Corte y se los bolviesse á 
remitir, para poderlos embiar á los diputados de Cataluña 
como se acostumbra. Entendióse que el Marqués quiso que 
quedasen registrados en Tortossa donde havia de hazer el ju- 
ramento, y para que constasse de ellos en caso que no se los 
bolviessen de Cataluña y pudiesse sin embargo exercer su 
jurisdicion. Hizo Tortosa la diligencia, y para bolvérselos y 
darle la enhorabuena deste nombramiento y ofrecerse, em- 
bió al Alcafíiz á Don Jacinto de Mirabal y á Jusepe Sentís, 
en 27 de Octubre del año 1640. 

Dava mucha prisa el Marqués a que se acabase de arri- 
mar todo el exército a las fronteras de Cataluña por aquella 
parte que Aragón confina con Valencia y ella en Cataluña, 
por donde havia de ser como fué la entrada. Lo mas que de- 
tenia la jornada era el avio de la artillería que marchava por 
camino que jamás se havia sufrido, y entre tanto prevenía 
facilitar los inconvenientes, que podian serlo para el buen 
pasaje del exército: entre otros daba cuy dado la falta de 
aguas que se avia de sentir desde Tortosa á Cambriles por 
el Coll de Balaguer, estando la tierra tan poco llovida, y sien- 
do aquella distancia de su natural tan agostada y enxuta. 
Considerávase que, aun sin detenerse y sin hallar oposición 
el exército, eran menester por lo menos cinco tránsitos, en 
los quales ventitres mil infantes (tantos se contaron en la 
muestra de Tortosa sin el tercio de Bertholomé de Medina, 
que con mil y quinientos quedó en Tortosa) dos mil ocho- 
cientos cavallos de guerra montados; seis mil mulos y acé- 
milas del carruage, tren y proveheduría; infinito número de 
rocines y cavalgaduras de portante y de carga, de la corte. 
Capitanes, oficiales y soldados. Mas de seis mil se contavan 
las personas de los oficios de pluma, hospital, criados, gas- 
tadores y otra gente de servicio, que todos juntos havian 
menester mucha agua en tantos dias, y mas si acontecía ha- 
verse de detener otros en aquel paraje. Discurríase en el mo- 
do de proveherlo, y no se hallava modo, ni para las perso- 
nas. Informóse el Marqués en presencia del de la Rena y del 



9\ 

provehedor general, de Don Jacinto de Mira val, que le satis- 
fizo según las noticias que tenia de aquella tierra, y le en- 
cargó que, vuelto a Tortosa, hiziesse reconocer la tierra, y 
que se informasse además de quanto pudiesse facilitar este 
intento y que se lo avisasse: hizo Don Jacinto la diligencia 
y embió esta relación. 

Que a legua y media de Tortossa^ passava el camino a 
distancia de poco menos de media hora de camino del Rio 
Ebro, donde se podría hazer el primer tránsito. Que a tres 
leguas de Tortosa, y a un quarto de legua del camino real, 
azia el mar, estava la heredad de los Garidells, con tres po- 
90S de muy buena agua y poco honda, y que en aquel pa- 
raje se podian hazer muchos con facilidad. Y a media legua 
del camino real, azia la montaña, una fuente dicha de Tita?, 
abundante, pero mal camino; y a un quarto de camino des- 
de los Garidells azia el mar, otra fuente buena dicha de Ma- 
taret. De Tortosa al Perellon, quatro balsas, pero casi sin 
agua. En el Perellon, una fuente poco abundante y dos po- 
90S, Dos leguas mas allá del Perellon, a un tiro de arcabuz, 
sobre que se avia de poner el veneno por orden del Conde 
de Savallá como se dirá en su lugar (1), legua y media an- 
tes de llegar al Coll de Balaguer y a una legua del camino 
real azia el mar, a treinta pasos del mar y cinquenta de la 
fortalesa de San Jorge de Alfama, cabeza de la Keligion 
de Montesa, en campaña rasa y descubierta, está el estan- 
que de San Jorge, inagotable, de buena agua viva, abun- 
dante para muchos exércitos, de ciento y quarenta pasos de 
circunferencia, de figura ovada y prolongada, pero solo se 
puede dar agua a las cavalgaduras por la punta que mira 
al mar, pero se pueden esplanar los lados que son buen ter- 
reno. Aqui si se ha de detener el exército por la oposición 
del Coll, tendrá en abundancia la agua. En el Hospitalete, 
passado el Coll, dos P090S y estanques. En miramar, un 
gran P090 y estanques, y en Cambrils muchas fuentes. 

En 23 de noviembre de 1640 embió la Cyudad al Doctor 

(1) Véase la nota de la pág. 18 de este volumen. 



92 

Llapió de Girón a visitar al Marqués en Ulldecona, entrado 
ya en Cataluña. 

En 25 entró en Tortosa y juró en la iglesia mayor. 

En 27, el tercio de Don Fernando de Texada y Mendo9a 
con algunas compañías de Valones e Irlandeses, saqueó el 
lugar de Cherta que está dos leguas de Tortosa, rio arriba 
y á su orilla, á la parte de Aragón. 

En 28, havian llegado algunas tropas y esta van ya cerca 
todos los tercios, y porque la Cyudad entendió que se ha- 
vian de aquartelar por las huertas, suplicó al Virrey, por 
evitar la forzosa tala, que se aquartelasen dentro de la Cyu- 
dad, y assi se ajustó, nombrando la Cyudad a Don Jacinto 
de Miravall y Ray mundo Sans, para que con Don Joseph 
de Saravia, teniente de maese de Campo General, señalasen 
como señalaron los quarteles, y luego acabaron de entrar 
todos los tercios; y por ocho dias todo el exército, la corte, 
todo el carruaje y tren estuvieron en la Cyudad sin que suce- 
diese el menor desmán ó desastre, que fué gran providencia 
de Dios, cuy dado de los ministros y fina y obedientísima to- 
lerancia de los naturales, que pasaron por los inconvenien- 
tes y descomodidades con que los dexaron, siendo asi que 
fueron muchíssimas las casas donde se les aloxaron vna 
compañía entera en cada vna, y en todo este tiempo se acu- 
dió por la Cyudad a la provisión de la leña a mas de tres- 
cientas cargas al dia, carne, vino, pan, aceyte, y todo lo de- 
más, sin que por la proveheduria se huviese previnido cosa 
de este género, cosa que no la puede hacer creyble sino el 
sucesso mesmo. 

En treinta se publicó en Tortosa el bando real del perdón 
general y de cominacion de penas en caso. Este bando seria 
bien insertarle todo por ser parte tan principal de la histo- 
ria (1). 

A 8 de deciembre salió el exército todo de Tortosa, menos 
el tercio de Bertholomé de Medina que quedó en Tortosa, y 

(1) Conforme coa el parecer del anónimo^y bien informado Cronis- 
ta, está inserto el ijando en la pág. 283, tomo XX del Memorial. 



93 

la artillería, y hizo junto el primer tránsito, y la primer fren- 
te de banderas a dos leguas de la Cyudad, y el Marqués sa- 
lió aquella mesma tarde a vna hermita de nuestra Señora, 
de la {en Manco) en retaguardia del exército. La mesma no- 
che llegó a Tortosa la Cavalleria, y al dia siguiente por la 
mañana marchó junta siguiendo el exército. — (Biblioteca Na- 
cionalj Madrid, MS. anónimo, Cód. H-lS^fols. 91 á 93.) 



APÉNDICE II. 

ORGANIZACIÓN Y GOBIERNO DE LAS ARMAS CATALANAS (1). 

NúM. 375. 
Quintana y Saint-Paul en Lérida. 

Solicitábanse las levas de las veguerías de Panadas, Mom- 
blanc, y del campo de Tarragona, de cuyo tercio aun no 
hauian llegado entonces á la ribera sino trescientos hom- 
bres mal armados, y vna Compañía de la misma Ciudad al 
Coll de Balaguer. Y aunque de la lentitud con que proce- 
dían las universidades, de la tibieza con que daban los nom- 
bres los particulares, pudieran desengañarse los Diputados 
de la ridicula vanidad de los que imaginaron el capricho de 
los sesenta mil combatientes, con todo, presuponiendo mu- 
chos en la campaña de Tortosa, se dio orden al Conseller 
de insistir en sujetarla, y al Diputado de que partiese á las 
Ciudades de Lérida, Balaguer y Plaza de Armas de Bell- 
puig, asegurado de que hallarla en ellos los necesarios per- 
trechos y los quince mil infantes destinados á la defensa de 
aquellas fronteras. Remitiéronle por camarada y consultor 
á Mosiur de San Pol, el francés primero que entró en Bar- 
celona, venido sin llamarlo á mexorar su fortuna, huyendo 
la aduersa que en su patria justamente le amenazaban sus 
delitos. — [Biblioteca Nacional^ Madrid. MS. de Tormé y Liori, 
Cód. G-S6, fol. 44.) 

(1) Este Apéndice es continuación y complemento de los IV, V y Vil 
del tomo anterior. 



95 

NúM. 376. 

Noticias que da el MS. de Tormé y Liori acerca del desaliento é 
insubordinación de los paisanos. 

Substituyóse en el Gouierno de la plaza de armas de Cam- 
brils y de todas las de la ribera, el Conde de (^auellá, Maes- 
tre de Campo de la Veguería de Tarragona, encargándole 
particularmente la defensa del Coll de Balaguer, empressa 
no muy difícil, si, como se dio la orden, se acudiera con per- 
trechos y soldados necesarios: ocupados los pocos que se 
hablan juntado en guardar pasos de ambas riberas de Ebro, 
leues correrías en la campaña de Tortosa y presidio de la 
fortaleza que a la sazón se edificaba en el promontorio de 
Salou. Dificultóla también la alteración de los ánimos con 
el improviso retiro del Cpnseller. Porque desconsolados con 
la tenuidad del socorro que conduxo, quando lo esperaban 
lucido y numeroso de tan opulenta, populosa y especial- 
mente interesada Cyudad, viéndolo después tan precipitada- 
mente exautorizado é infamado de traydor, dieron por cons- 
tante aquella división que tanto se recelaba en la misma 
Barcelona, en las otras Vniversidades, y aun en la Dipu- 
tación, dudando de los auxilios, en cuya oportunidad y 
grandeza apoyaba la esperanza toda de la propia defensa. 
Siguióse asimismo de estas nouedades, comocion de los Vi- 
llanos que estaban en campaña, que arrepentidos ya de ser 
soldados, y acabada la golosina de las pecoreas, rabiando 
por boluerse á sus casas, publicaban a los Cabos por traydo- 
res, porque habiéndoles sacado de ellas los tenian ociosos 
sin dexarlos pelear. De forma que los mismos Maestres de 
Campo Don Joseph de Biure y Margarid y D. Eamon de 
Guimerá, se vieron mas de una vez vilisimamente escarne- 
cidos en pehgro evidente de la vida, dentro de los quarteles 
de Cherta y Ti veris (1) que gobernaban (2). — {Biblioteca Na- 
cional, Madrid. MS. Tormé y Liori. Cód. (t-86, fol. 45.) 

(1) Tivenys. 

(2) Eq comprobacióa de este aserto, véanse documentos números 
379 y 380. 



96 

NúM. 377. 
Carla del Conde de Zevcllá á Juan Pedro Fontanella. 

De Camhrils y Octubre ais 11. 1640. Del Compte de Sava- 
llá al Conceller en (7a^.=Illustre Señor.^Vna de V. S. rebo 
enlaquest punt en quem adverteix V. S. la falta que aqui ha 
de gent. La veguería de Vilafranea ja sab V. S. com está 
imposibilitada de venir de alguna dias, per aver reñit los ca- 
bos ab son sargento mayor: la veguería de Momblanc, se- 
ñor, me par que dormen tots, que si assí ya dificultat en que 
isquela gent, no tots dormen, que be deu V. S. veurer que 
Salou se está fortificant, que lo coll de Balaguer sa de fortifi- 
car, que aquesta pla9a de armes ab sa artillería no pot restar 
sola, y que V. S. de aquesta veguería te ja aqui molts sol- 
dats quel servexen, pero sempre estic á la disposició de V. S., 
que Deu guarde. Cambrils ais 11 de Octubre 1640.== El 
Oomte de (^avellá. — [Archivo de la Corona de Aragón. Car- 
tas comunes originales. Año de 1640. Octubre.) 

NúM. 378. 
Carta del mismo á los Diputados. 

Cambrils y Octubre ais 28 de 1640. Sin dirección. Del Con- 
de de Savallá á [los D¿^zí¿a(ios).=MoltIllustresSeñors.==Sent 
ixit desta pla9a de Cambrils á regonexer los puestos del coll 
de Balaguer, rebí una de V. S. deis 25 de Octubre y en ella 
me manave servís á V. S. en lo puesto de governador de les 
armes de esta pla9a, y com yo estiga tant resignat á la vo- 
luntat de V. S., particularment en les coses en que grangeo 
tant gran gust com tinch en emplearme en servey de ma pa- 
tria, sois puch respondrer, que obeint, estimo en molt la 
merce de la elecció, y sois espero que la bona intenció y vo- 
luntat tinch de asertar me traurá de tant gran empeño. Res- 
to advertit de las personas deis dos capitans que V. S. ase- 



97 

ñalat pera que me acistescan; confio que ab tant bons cos- 
táis, se dirigirán las materias com convé y guarde nostre 
Señor á V. S. Cambrils y Octubre ais 28 de 1640.--=Molt 
Ules. Señors besa á V. S. las mans son major servidor. =Lo 
Comte de (¡^Javellá. — [Archivo de la Corona de Aragón. Cartas 
comunes originales. Año de 1640. Octubre.) 

NÚM. 379. 
Otra carta del Conde de Zavellá. 

Cambrils y Novembre ais 21 de 1640. (Sin dirección.) 
(En el reverso se lee: «De la resolució presa en la trenta- 
sisena sobre lo paper donat se ha de respondrer.») 

Molt Ule. Sor.=Lo die que veií que los bons successos de 
aquest Principat se fiarien de persones pocli acreditades, 
imaginí que ab la ma que seis donave haviau de obrar poch 
en servey de dit principat y haver de crexer eu ells la inso- 
lencia: ya es arribat lo punt en que se es experimenta ab la 
Compañía del Capitá Francesch Cabanyes, pus no contents 
en haver pres lo coll de Salma sens orde, y haventlos jo so- 
corregut ab municions fins restarme en esta pla^a de armes 
ab tres barrils de pólvora tan solament, y haventli enviat lo 
Dr. Micer Joan Sabater los viures que ha enviat a sercar, y 
docens homens de la compama del Arbos, com confesa lo 
dit Cabanyes, ab una quem enviá per lo capitá del Arbós, 
que sen tornave robat a sa casa, en lloch del qual es restat 
lo altre capitá quel havia mudat, ha dexat lo puesto sens 
veurer castellá quel obligas á ferho, y baxant á Tivonj: (1) ab 
titol de muiren traydors, han mort al alférez de Esparra- 
guera y altres non homens, cremat tres cases, robat los di- 
ñes del socorro de dita compañía, y totes les armes de ella 
cremades: á Don Jusep Biure (2), tingut un pomart al coll 
y dos pistolas ais pits, y no contents de asó volent pasar á 

(1) Tivenys. 

(2; Es el .losó de Margarit y de Biare de que se habla eu la nota i.* 
de la pág. 64. 

Tomo XXII 7 



98 

Xerta a matar á Don Ramón de Quimera, sent avisat, guar- 
ní sos puestos, y al voler acometrer, los reebasá á mosí^ueta- 
(les, y ara diueu venen así a fer lio intentar lo matex, de que 
estich alerta, de tal manera, que si volen desvergoüirse, los 
aguardaré en tal modo que, si puch, no tingan ocasió de in- 
quietar mes á ningú: y cregue V. S. que desanima molt lo 
veurer estes insolencias, perqué van encaminades á una guer- 
ra civil infame, y de tot es causa lo aplauso an tingut de ac- 
cions desacertades, pus ninguna ne han fet que no la agen 
executada mes per zel de robar, que no per lo que devien 
teñir per ai servey de aquest Principat: ham aparegut donar 
aquest avís á V. S., pera que les persones que li aconsella- 
ren aquest modo de milicia, donen ara lo remey a sas inso- 
lencias, que ahont nos troba obediencia, no te llocli lo art 
militar. En lo de las parts de la barca se tem sie equivocació, 
perqué diuen que lo quint es del princep que fa la guerra, y 
lo demés per los qui fan lo pillatge. V. S. lio declarará mi- 
llor.=Molts dies ha que avisí á V. S. que los ajudants que 
vingueren reformats deis de Vilafranca están sens sou, per- 
qué lo pagador nols vol pagar sens orde de V. S. y com no 
la te, no va fora de camí, y axí V. S. los pora enviar sas 
patents borde al pagador los pague en virtud de las prime - 
res patents. Guarde Nostre Sor. á V. S. Cambrils y noembre 
ais 21 de 1640.=Molt Ule. Sor. Besa de V. S. les mans son 
major servidor. Lo Compte de (^avellá. — (Archivo de la Co- 
rona de Aragón. Cartas comunes originales. Año de 1640. A^a- 
viemhre) 

NúM. 380. 

Más noticias de los excesos comeíidos por ¡os llamados 
almogávares. 

Gomóla infantería de los Tercios de Villafrauca y Mon- 
blanc no estuviesen de buena intelligencia con los almuga- 
veres de la Compañía del Capitán Cabanas por llevarse estos 
á la codicia, olvidando para ello todo genero de disciplina 
I\íilitar, muy de continuo llegavan á las manos, y ultima- 



99 

meDte con tal desorden, que costó muchas vidas de entram- 
bas partes, y no sin algún cuidado de la Junta de guerra, 
que creyendo necessario el separarles, lo ordenó entre otras 
materias al maestre de campo de Marguerit en la carta que 
se sigue: = Caria de los Deputaclos al maestre de Campo de 
Marguerit.=IÍB,Yeino3 tenido viva pena del sucedido de los 
almugaveres y de la parte que le a cabido, y después de ha- 
vello comunicado con la junta de guerra, se a resuelto escri- 
vir al capitán Cabanas y al Señor Conde de Cavallá que di- 
cho capitán y soldados se vayan á la ciudad de Lérida, y 
que en el entretanto se reciva información de lo sucedido, a 
fin de hazer el castigo exemplar en los más culpados. Nos- 
otros hazemos las possibles dihgencias de proveer de gente, 
y de lo demás nos avisa que es menester por essas partes, 
sin descuidarnos de que continué la entrada las tropas au- 
xiliares, pues ya tenemos avisos que la comen9aron el jueves 
passado en Rosellon y que serán todos en Cataluña, y por 
todo este mes, de que podrán aqui alegrarse, y poner áqui 
á punto todas cosas de las quales se pueda assegurar nues- 
tra defensa_, y estimaremos a V. M. siempre sus útiles y im- 
portantes diligencias, que confiamos las continuará, pues 
todos tratamos de la conservación de esta provincia. Guar- 
de Dios á V. m. Barcelona y Noviembre á los 25, 1640.=EI 
Canónigo Claris. — [Biblioteca Nacional^ París. MSS. Espa- 
ñoles, núm. 114. Mémoire de Cathalogne, par le Dr. Sevilla^ 
tomo I, fol 422.) 

Núm. 381. 
Carta del Conde de Zavcilá á la Diputación. 

Cambrils Noviembre 27 de 1640.=Molt lile. Sr.^Eo 
aquest punt he rebut un propri de Tivenys y Xerta y ab ell 
exas dos cartas de D. Ramón de Guimerá y D. Jusep Biure: 
yo proeuro posar ma forsa en guardar lo coll de Balaguer 
que per fer lio conforme los avisos tindré, será menester al- 
sar un somatont general: ya ab moltes tinch avisat á V. S. de 
que estich sens municions; yo no sé en un apretó com po- 



100 

clrem resistir al enemich; no puch fer mes do advertirho: ya 
ine trobo algún tant desganat pero sempre ab voluntat de 
servir á V. S. on tot quant so oferesca. Nostre Sr. g/^« á V. S. 
Cambrils y Noerabre ais 27 de 1640.-=Molt Ule. Sr. Besa de- 
V. S. les mans son major servidor.==-Le Comte de ^avellá. — 
{Archivo de la Corona de Aragón. Cartas comunes originaleSy 
1640; Noviembre.) 

NúM. 382. 
Carta del Ccnde de Zavelíá a la Diputación. 

Molt Ule. Sefior.=Tres cartes tinch escrit á V. S. y de nin- 
guna dellas he tingut resposta; en totes donave avís del es- 
tat en ques trobaren las cosas de estas parts, y particular- 
ment la falta y havie en esta plassa de arraes, de muuicions, 
declarantme on assó mes del que ere menester per obligar á 
V. S. á que reforsás esta plassa dellas, suposat que es la 
font de ahont han de esser socorreguts los puestos que envés 
Tortosa so ocupan: en las últimas tinch escrit tenie dos bar- 
rils de pólvora, cosa que pera municionar dos companyas, 
si fossen numerosas, casi serie bastant: mire V. S. si se ba- 
gues de municionar mil ó dos mil liomens lo que serie: ya 
succeheix lo cas, pus una hora ha he tingut avís que lo ene- 
mich ab numero molt gran de infantería y cavalleria es exit 
■ de Tortosa y ha envestit per la part de Xerta y Tivenys y 
ha fet lo que V. S. veurá ab la carta que he rebuda de Don 
Pedro Luys de Eril que va ab esta, la qual he rebut a les 
set hores de la nit lo die deis 27 de novembre corrent, y en 
lo mateix punt he enviat orde á totes les viles de aquest 
camp de Tarragona, pera que al instant alsen somatent ge- 
neral pera acudir al socorro, y axi mateix he enviat avís per 
propris ais veguers de Montblanch y Vilafranca pera que 
fassen lo mateix, y faré partir al ser de die, al capitá Jacin- 
to de Olzina á la vila de Monroig, pera que reba la gent del 
sometent y la amunicione, y la vaja remetent á la part ahont 
convó socorrer, y no se fará les municions totes que es- 
tan en esta plassa abastan pera fero: mire V. S. com será 



101 

possible enviarne ais quen demauen en los puestos al dits: 
a mi sois me pesa estar en un Hit sangrat dos vegades, per 
no ser lo primer que sacrifique sa vida per la patria; pero 
ab tot crech no ha de ser bastant assó: V. S. ab lo consell tant 
prudent de guerra, podrá advertirme lo ques deu fer en 
aquest cas pera que yo puga obeir y apendrer, presuposant 
que tot lo que estará en ma ma executar, lio faré ab la punc- 
tualitat que dech al servey de aquest Principat. Guarde Nos- 
tre Sr. á V. S. Cambrils y Novembre 27 de I640.=-Molt 
Ules. íSrs. besa á V. S. les mans son mayor servidor.=Lo 
Conté de <yavellá.==:Al Sr. Diputat Claris. — {Archivo de la 
Corona de Aragón. Cartas comunes originales, año 1640.) 

NúM. 383. 
Otra carta del Conde de Zavellá á la Diinitación. 

Molt Ule. Sor.=^En aquest punt he rebut un propi de Ti- 
ven}^ y Xerta y ab ell exas dos cartas de Don Eamon de Gui- 
merá y Don Jusep Viure: yo procuraré posar ma forsa en 
guardar la coll de Balaguer que per ha ferho conforme los 
avisos tindré, será menester alsar un somatent general: ya ab 
moltes tinch avisat á V. S. de que estich sens municions, yo 
no se en un apretó com podrem resistir al enemich; no puch 
fer mes de advertirho: yo me trobo algún tant desganat pero 
sempre ab voluntat de servir á V. S. en tot quant se oferes- 
ca. Nostre Sr. gde. á V. S. Cambrils y Novembre ais 27 de 
1640.==Molt Ule. Sr. Besa de V. S. les mans son mayor ser- 
vidor. =Lo Conde de Qavellá. — [Archivo de la Corona de Ara- 
gón. Cartas comunes originales, año 1640.) 

NúM. 384. 
Otra caria del mismo á la D¡[)»tac¡ón. 

Molt Ule. Sor.=Per don Jaime de Eril haurá V. S. entes 
lo succés de Xerta y Tivenys que me ha causat viu sentí- 
ment veure que la primera ocasió age agut de alentar tant lo 



102 

enemicli: lo capitá Alsina ostá en Moutroig remetent en 
aquelles parts lo socorro del sometent que se ha alsat en es- 
ta vegueria: es llástima veurer ab la ti Mesa que acud la 
gent: V. S. no dexe de rcmetrer pólvora que es lo que mes 
necesitan!, que air envihí quatre carregas de municions a 
don Jusep de Biuro y don Ramón de Guimerá, y no poguí 
remetrels sino un sacli de pólvora de la que liavia de la ciu- 
tat. Jo resto advertit del que V. S. me escriu que lo enemicli 
embarcave infantería y artillería en Reselló: la fortalesa de 
Salou está ya casi a defensa y algunas pesas encavalcades: 
al coll de Balaguer está lo sargento mayor y las compañías 
de Tarragona y Valls y gent de altres viles y llochs, y al 
tincli advertit del que ha pasat en aquella part de la ribera 
y que nos descuide: lo quem pesa es estar en un Hit desga- 
nat, que per haver tingut vna gran infiamació en la gola, me 
sangré dos vegades, y en la última me ha tocat de una jun- 
tura de que se me ha feta una gran inflamació en lo bras que 
no dexe de donar cuidado, = A nit pasada que seria entre set 
y vuit, en la plaja de asi de Cambrils, avararen un llaut quo 
estave trct en térra, sensa ninguns arreus de rems, ni vela, 
ni saber quil avara, sino que feu a la mar: en lo punt mo 
avisarem y fui armar altre llaut pera quel anas seguit: en- 
cara no es tornat: lo auditor está rebent informació de tots 
los patrons de les barcas quey ha en la plaza, per veure sis 
pora trobar quina gent es la quel sen ha aportat. Guarde 
N. Sr. á V. S. Cambrils y Desembre al primer de 1640.-^ 
Molt Ule. Sor. B. de V. S. les mans son maior servidor.=Lo 
Comte de (¡^avellá. — {Archivo de la Corona de Aragón. Cartas 
comunes originales, año 1640, Uiclemhre.) 

NúM. 385. 
Carla del Dlpuíado militar á Pablo Claris. 

Molt Ule. Sr.=-Dos de V. S. tinc rebudes, una de 27 y al- 
tra de 29 del passat: pesam de las novas te V. S. de Tortosa: 
si en alguna manera podiam acudir allí ho fariam, pero en 



103 

lo stat present, no es possible, per estar asi ab lo cuydado es- 
tam, no sabent los designes del enemich, estam guarnint de 
gent tot lo que podem á Cadaqués y Castelló: don Oaofra 
Vila es á Cadaqués ab las companyas que aportaba: Josep 
Tort, ab dos cents homens, es en Castelló, y en aquest punt 
arriba don Antón Casador y me ha dit que venen marchant 
alguns 70 liomens, Tersio que es molt xic conforme los llochs 
de son districte, de que ve molt quexós dit don Antón, per 
no aver fet Berga lo que tenia obligasió y á son exemple los 
demés. V. S. se ha de servir de portarho ab rigor y castigar- 
ho asprament, que altrament restariem sens niugú, y refor- 
me tans mestres de Camp, que segons los tercios, aparexen 
mes compañies, que tercios. Maduxer sen ana de así, no ab 
voluntat mia, al cap de dos ó tres dias que agüé cobrat la 
mesada adelantada: si V. S.^ gusta que ell servesca, lo pot 
enviar en altra part, que asi note que venirhi: lo cavall, ma- 
nará V. S.a tornar á son amo, sia en Gerona ó altre qualse- 
vol part, que de no tornarlai redundarla en gran dauy á las 
Compañías, per aver hi molts cavalls que de present serve- 
xen que teñen dexats molts particulars.=Los auxiliars con- 
forme los avisos que tinc, son ya acabats de entrar: tinc scrit 
á Vilaplana que resten asi 600 cavalls per poder enllastir y 
traurer le enemich de asi, y que tots los demés anasen mar- 
chant per aqui, y en eser posades las galeras ab la infantería 
que diuan an embarcat, restará asi tant solament la gent 
necessaria y que será menester, deis ausihars, y las demés 
marcharán per aqui, y me apar en aquex cas que será molt 
convenient vaya Musur Despenan á las parts de Tortosa, y 
que yo arribe aqui, que me apar es necessari y convenient 
per moltas cosas. V. S."- ordenará lo que li aparexerá mes 
convenient. En lo quem diu de don Juseph 9'^costa, yo ne 
faré fer nota en los Ihbres del veedor, yo do li he donat cosa: 
en lo quem diu deis gransgrosus, me avisará V. Q.^ la can- 
titat quen vol, perqué se pugan comprarlos que sian menes- 
ter, que la ñau ha tiugut lo succés que ab altra tinc scrit á 
V. S.: aguardo á don Phelip Yiiana que ha de venir esta nit 
de Seret per anar á Girona a sercar los dinés que alH son. 



104 

Ais de Palamós he avisat stiguessen ab cuydado del ene- 
mich, y que avisasen ais llochs sircunvehins; yo no faltaré 
en lo que podré en aiudarlos, esta va per fra Enríe Joan, que 
va aqui per algún negosi te: ha de tornar dius pochs dias: 
V. S.*^ en lo que li puga valer ho fasa, que es persona queu 
merex. Deu á V. S.^ guarde. Figueres y Desembre 1 de 1640. 
^=Estiga V. S.^^ de bon ánimo que Deu nos ajudará; a9Í ne- 
va y á la mar no fa bon temps: á la part de Tortosa faltan 
homens de bon ánimo, que Don Pedro de Erill es molt jove. 
--^Francesch de Taraerit. — [Archivo de la Corona de Aragón. 
Cartas comunes originales , año 1640, Diciembre.) 

NúM. 386. 
Carta del Conde de Zaveliá á la Dípulación. 

Molt Ule. Sor. = Segur pot estar V. S. que es major lo sen- 
timent tinch de trobarme de la manera quem trobo, per es- 
tar impossibilitat de poder acudir al servey de aquest Prin- 
cipat, que lo que patesch de dolor de un bras procehit de una 
sangria mal donada, pero mentres tindré vida, la emplearé 
en son servey. Ja Señor som arribats á temps de parlar ciar: 
estos dies pasats escriguí á V. S., com pera socorres les 
parts y puestos de Tortosa havia donat orde se alsás some- 
tent general, y pera facilitar mes la expedició, havia enviat 
al capitá Jacinto de Olzina á la vila de Monroig ahont se 
havia de juntat dit somaten, y sen havia aportat un carro 
de muuicions pera amunicionar la dita gent: ha estat dit ca- 
pitá Olzina en Monroig des del dimecres que contavem 28 
de Noembre, fms vuy que contam 2 de desembre, y solo se 
han juntat fins á 300 homens, cosa que de una vila sola se 
podia teñir esperan Qas de traure: vista esta floxedat, y que 
los avisos van continuant en pijor, he fet altres manaments, 
y remeses per tot lo camp pera que en pena de la vida tots 
acudan a esta Pla9a de armes, pera que se socorren les parts 
mes convenients, y si acás esta ultima diligencia no basta, 
no es señal de molta afectió, lo que V. S. hauria aqui de 



105 

consultar y prevenir ab remey eficás: la pobresa Sor. es cau- 
sa de grans danys y á alguns causa desesperació: non pa- 
rexeria mal que V. S. enviás a esta pla9a de armes algunes 
persones de autoritat que tinguesen en aquest camp perso- 
nes ben afectes á ells, pera que anasen movent los ánimos y 
disposasen les materias conforme han menester: si fos possi- 
ble poder remetrer asi part deis auxiliars ho altre número de 
gent pagada, seria asegurar lo negoci y pera ferho, trobar lo 
espedient se prengué quant se socorregué Fuenterabia, quels 
enviaren acavall: pens estará V. S. advertit de tot, y jo de 
obeir á V. S. en quant me ordenará. Guarde nostre Señor á 
V. S. Cambrils y desembre ais 2 de 1640. =Los dos ajudants 
Domingo Martines y Francesch Monguió foren ajudants de 
Feliciano Sayol y després de haver succehit la pendencia 
en Villafranca, V. S. mels remete asi; sempre han estat em- 
pleats y axi Y. S. pot donar orde seis pague en virtud de la 
primer patent, ab advertencia de que reberen la primera 
paga aqui en Barcelona: lo ajudant Martines servex en mon 
tercio, y Monguió envihí en arribar asi, a don Juan Copons 
que estave sol en aquells puestos. També se servirá V. S. re- 
cordarse del que se ha de fer del ajadant, del qual li remeti 
lo procés.=Molt Ule. Sor. B. de V. les mans, son major ser- 
vidor. =-=Lo Comte de Qavellá. — {Archivo de la Corona de 
Aragón. Cartas comunes originales, año 16á0, Diciembre.) 

NúxM. 387. 
Carta de TamarU á Pablo Claris. 

Molt Ule. Sor.=-Diasha rebí vna de V. S.^ en que me 
deya cnviava procura pera traurer los dinés son en la taula 
de Gerona, ab poder de substituir, y la extractió de Dipu- 
tats: esta tarda es arribatde Seret lo Sr. Don Plielip Vilana, 
y al que li he volgut fer la substitusió pera traurer dit di- 
ner, se ha trobat en la procura no eserhi aquex poder. He 
determinat vaja aqui dit Sr. don Phehp pera que V. S.» do- 
ne orde se puga traurer dit diner y donarlin altre, que con- 



10G 

■forme veix es menester per pagar ais auxilars; ho entregat 
lo dit poder y extractió de diputats á dit don Phelip. Las 
compañías de Aygualada y Mataró que ha aportat don Ono- 
fre Viía, per la necessitat ni ha de gent en Cadaqués, los en- 
vií alh', y están tant agallinats, que es forsós traurerlos ne: 
lii he resolt dirles, que si no en teñen pelear, sen tornen, per- 
qué serian de maior dauy que profit. Tinc entes que en los 
castells de Bellver, Puig balador y altres de Serdanya, y 
avia pasat de 100 quintars de pólvora, mosquets y arcabu- 
sos per armar un tersio, y molta corda y balas: si ha V. S.* 
li apar nos fasam amos de dits castells y munisions, ho avi- 
sará. Lo Sr. Don Josep Qacosta li apareix seria molt con- 
venient. En Martorell se troba Benet Malcoll; es home pra- 
tic de guerra y soldat vell; importa que V. S.^ envié en lo 
punt per ell, y se li podrá' donar pera que vinga. Vuy me 
an aportat los de Palan un moro de las galeras que era exit 
en térra, y lo an trobat en una casa, que creuen hi era en- 
trat per robar alguna cosa: ans dit que las galeras aporta- 
ven cavalls en Kosas, conformant en asó ab los avisos tenim 
que lo enemich vol anar sobre Cadaqués y Castelló. V. S.^ 
ordenará lo que gustará se fasa del moro, que entretant 11 
dono que menjar perqué servesca. Envió á V. S.^ una poli- 
sa de 350 11. (Iliures) que rebé en Seret don Garau Doms del 
pagador. Deu á V. 8.^ gA^ Figueres y Desembre 2 de 1640. 
Lo Sr. Don Phelip Vilana informará llargament del que ací 
pasa. Besa les mans de V. S. son major servidor. =Francesch 
de Tamarit. — [Archivo de la Corona de Aragón. Cartas comu- 
nes originales, 1641, Diciembre.) 

NúM. 388. 

Embajada de la Diputación al Consejo de Ciento, noticiándole 
el deplorable estado en que se halla la defensa. 

Die martis quarta Decembris M.DCXXXX =-E anant 

votant sobre la dalt dita propositió, se digué que fora del 
Consell hi havie una embaxada deis Srs. Deputats per al 



107 

present Concell, la qual la reportan lo molt Reverent Sr. Don 
Jayme Mecha, abad de Sant Salvador de Breda; Don Joa- 
chin Margarit y de Regner, y micer Ramón Romeu, ciutedá, 
los quals obtinguda licentia entraren en dit Concell, y assen- 
tats en son degut locli, explicaren llur embaxada de páranla, 
y aprés donaren ais Sors. Consellers y Concell vn paper con- 
tenint dita Embaxada, lo qual es del tenor seguent: Molt 
Ule. Sr. Los Deputats del General de Cathalunya han tingnt 
avisos que los soldats que eran entrats enXerta an cremada 
casi tota la Vila y an trossejat un Christo Crussificat, y an 
tirat mes de cent escopetades á vn imatge de Santa Theresa, 
y han robat la Iglesia y fet della cavalierisa, y cremat tant- 
bé los lochs de "Alcover y Tivenys, y que en la plasse de ar- 
mas de Cambrils noy ha persona pera governar las armas 
per estar desganat lo Egregi Comte de ^^vellá qui las go- 
verna, ni gent pera resistir al enemich, de tal manera, que 
si no si envié socorro li serie fácil arribar fins á posar siti a 
aquesta ciutat; tot assó an representat á la junta de Brassos 
tinguda en aquest punt a la qual ha aparegut que lo unich 
remey era que anas un deis Srs. Consellers en aquelles parts 
promptament, ab la bandera de Santa Eulalia, acompanyat 
ab lo major número do gent possible. Supphcam per 90 á 
V. S. dits Deputats, sien serví ts manar en occasió tant apre- 
tada fer lo vltim esfors, y ordenar vaje hu deis Srs. Conse- 
llers ab la bandera de Santa Eulalia y lo mejor numero de 
gent de guerra que pora fer, pera poder resistir al enemich 
y aconsolar ais pobles circumvehins, que per veurer no te- 
ñen forses per resistir, envien assí lo Sindichs ab grandíssi- 
mes instan ties á demanar socorro, y en lo entretant se con- 
fie arribará lo auxiliar, que per teñir avis es ja en Rosselló, 
havem despedit un propri vuy á la posta perqué vingués 
marchan musur de Espenan ab tot lo gros del exercit. — 
{Archivo municipal de Barcelona. Libro de acuerdos de los 
Conceller es j 1640-41, día arriba dicho.) 



108 

NúM. 389. 
Carta del Conde de SavcIIá á la Dlpulación. 

Molt Ule. Sor.=Yo restaría ab molt gran gnst de que más 
accions se acompañasen ab les voluutats de las personas 
que me han de ajudar á obrar, y así se Iluirian y restarla 
servit aquest Principa t: dos vegades he fet manaments pera 
que en pena de la vida isque lo somatent general de tot lo 
Camp pera prevenir lo Coll de Balaguer y altres puestos que 
se han de guardar, y veig gran floxedad, particularment en 
les vilasgrans com son Reus, La Selva, lo Cover (1) y Valls, 
ais quals en aquest punt he tornat á despatxar per tercera 
vegada, per haver tingut avís que de la cavalleria del one- 
mich alguna part era arribada al Perelló, lloch de vint ca- 
ses, de ahont havia fet retirar tota la gent ab sa asienda á 
Tivisa, per ser lloch lo Perelló incapás de podersi sustentar 
gent alguna, y descómoda pera socorrerla, está á mitx cami 
del Coll de Balaguer á Tortosa. Lo coll tincli rahonablement 
fortificat, y ha teñir yo sis ho setsents homens pagats, ó deis 
fiíixiliars. segons la disposició del siti, seria imposible que tot 
lo poder del mont los entregas; pero esta gent tots ploran 
miseria, y á la falta que se experimenta de no haver fet pa 
de munició es molt gran, encara que no y age falta en cam- 
paña de pa, pero una cosa es donarlo, altre cosa es haverlo 
de comprar per sos diuers cada hu, y axí salvat millor judi- 
ci, me apar se haurie de prevenir assó, fent, que ya que nos 
done lo pa de presenta se donas ab diner alguna cosa pera 
animarlos, y escriurer á estas vilas grosas, envianthi una 
persona de autoritat que predique un poch, que tot es neces- 
sari. Jo resto ab vigilancia pera prevenir tot lo que poré, ase- 
gurant que ánimo nom faltará mentres tindré vida, y enca- 
ra que estiga en má indisposició, tinch al capitá Olzina a 
mon costat quem descansa, pero es sol, y nom pot faltar un 

(1) Aleo ver. 



109 

punt per les moltes coses á que ha de acudir, per lo que es- 
criguí á V. S. estos dias asserca de assó: armes de foch es 
del que mes se necesiten, y axi ab carregas si sem poguesen 
remetre seria vn gran socorro: V. S. be sab que sois está esta 
Pla^a ab dos pesas de sinch Iliures de bala cada vna: yo 
sempre he tingut confianza que esta Pla^a de armes habia 
de estar mes provehida della: si ara la tingues la acomoda- 
rla en lo Coll de Balaguer com h© fet de las dos que tenia, 
que es gran aventaja aguardar lo enemich ab ella en puesto 
que ell non rpot portar. En lo que toca de Tarragona, ya 
tinch avisat á V. S. de les dih'geucias he fet: yo pens que mi- 
cer Juan Sabater haurá fet lo matex: aniré donant los avi- 
sos conforme se oferirán los casos. Guarde nostre Sr. a V. S. 
Cambrils y Desembre ais 5 de 1640.— Molt Ule. Sor. B. de 
V. S. les mans son major servidor. =Lo Comte de ^avellá. 
— {Archivo de la Corona, de Aragón. Cartas comunes origina- 
les, año 1640, Diciembre.) 

NúM. 390. 
Carla de FraRcEsco de Tamarlí á la Dipulacióii. 

He rebut la que V. M{ercé) me scriu per lo Dr. Sellers al 
qual donaré llisensia per tornarsen, én poder, que com lo ene- 
mich está tant serca de Castelló necessita que acistescan allí 
moltas personas, y en particular las que teñen asiendas com 
dit Sellers. En Duiált, trompeta, me ha dit que li fasa mercó 
manarli donar 30 11. {Iliures) á sa muUer que te necessitat do- 
lías: gustarla molt veurer lo paper que ha fet la iunta de 
guerra, perqué quisa hi podrie advertir alguna cosa antes 
que pase en exacusió, perqué en lo de las llevas he experi- 
mentat así molta cosa: la experiencia es mare de las scien- 
cias y convé molt donarhi un bon asiento. Así tenim neces- 
sitat de pólvora, y molta, perqué havem de acudir en moltas 
parts, perqué ab las alarmas tenim, sen gastará molta, que 
sens ella nos pot fer res, y també se gasta molta corda; vn 
corder de Girona me ha promés aportarme corda a 7 11. {Iliu- 



no 

res) lo quintal; yo li ho proinés do pcndrcrl? tota la que apor- 
ta!! ;'i, y Gstalviarem los ports: stic aguardaiit la resposta de 
luusiu" do Sponan: era a Vinsa y peuso que será prest así per 
aiiíu" aqui; lo enemich ha mudat sos designes perqué tenia 
tres ó quatre mil liomens per embarcar, y lie sabut esta tar- 
da que lo (tercio) de Juan de Arse sen es tornat dins F{er)~ 
p(?7¿//á) y los altres an cambiat de puestos: no sé lo que vol- 
drá fer; que fins ara sois an aportat cent cavalls en Rosas y 
algujis viures: yo sempre que convinga ixiré en campanya: 
ara tots conforman que no es temps; quant se aya de axir, 
será menester tenda, que las duas bonas que teniam restaren 
en Salsas per falta de carruatje: lo canonje Codere a arribat 
esta nit; va á fer son negoci en Roselló. En cas que se ayan 
de fer uominassions de mestres de Camp, Capitans y altres 
officials, será be que rae donen ralló antes, perqué asi expe- 
rimento que an fet uominassions que no son de ningún pro- 
íit: la Gompañia de Don Josep de Pinos no te remey de de- 
xar asó, puix prova be: aqui anirán las de los franceses que 
serán bastan ts per reprimir los enemicbs de Tortosa: yo do- 
naré tota la presa possible en que vayan prest, y los que 
restarán asi, no estarán ociosos si lo temps nos dona lloch; 
esta servirá de resposta de las dos rebí per lo corren que avia 
yo enviat aqui. Los de Olot prengueren unas armas á unsol- 
dat de cavall, y no las volan tornar: don Bernat Monpalau 
los ha pres dos machos, ells asi acudit aqui: si ais soldats no 
an de vsar de la perrogativa de anar armats, noy ha sino 
desfer las companyas, y si fem procés ais de Olot, trobarem 
algunas cosas que será be que aquex Concistori las castigue. 
Tinc entes que la Taula de Gerona es tancada per ocasió de 
aver alsat los trentins: si no es vberta quant pasará per alia 
lo Sor. don Phehp Vilana, podrá procurar ab lletra del Con- 
cistori que Rafel Camps li bestraga lo diuer que te allá, y que 
li fasa la partida, y procur vinga prest, que así no podem 
estar sens diner, que sen gasta m^^t. Deu á V. m. Gde. Fi- 
gueres y Decembre 6 de 1640.=S'rancesch de Tamarit. — 
{Archivo de la Corona de Aragón. Cartas comunes originales 
procedentes de la Diputación. Año 1640, Diciembre.) 



111 

NúM. 391. 
Carta del CojkIc de Zavellá a la Diputación. 

Molt Ule. Sor.=- ya que va de provisions, do me apa- 

rexeria molt fora de la materia tractar de formar un hospi- 
tal, ab que los ferlts y malalts tiuguesen algún reparo en 
ocasió se oferís, y tractanse de asó, no faltará disposició y 
capacitat en alguna vila de las grans de aquex camp, y per- 
done V. S. lo advertiment, que lo zel tinch del be de la pa- 
tria me obligue aqueu fasa. Guarde nostre Señor á V. S. 
Cambrils y Desembre ais 7 de 1640. =Molt lile. Sor. Besa de 
V. S. les mans son^'major servidor. =Lo Comte de (^avellá. 

En altre he escrit á V. S. quant de mala gana ixen de 
sas cases tots ios naturals de aquest camp, y pro vas assó, 
que entre la gent fixa de la lleva de mon tercio y la que ab 
tres manaments quels he fet, dos en pena de la vida, pera 
que alsasen somateut, no arriben tota la gent á nou cents 
homens, que de una vila sola poden juntarsen mes: ab assó 
veurá V. S. les diligencias tinch fet, y si tinch poder per aco- 
metrer ó defensar. Lo auditor y prebost son bons pera cas- 
tigar delictes de soldats, pero pera resistencias de pobles, es 
menester poder de exercit com se usa en les parts ahont los 
hi ha, y suposat que yo procuraré fer lo que fins ara he fet: 
me alegro molt en la bona nova me dona V. S. ab la viugu- 
da del Sr. Conceller ters, que ab sa presencia, y bon concell 
deis cavallers que vindrán ab S. S., totes les coses pendran 
millor estat.=Lo Compte de (^aYeliá. —{Archivo de la Corona 
de Aragón. Cartas comunes originales, año 1640, Diciembre.) 

NúM. 392. 
Carta de Jacinto Yüosa á los Diputados. 

Molt lUustres Señors.=Vehent los apretos absque se tro- 
bava lo camp y que estava a pie de perdrens, per causa de 



112 

vonrer lo enemich poderos y trobarnos sens armas, determi- 
lií do acompañar ana queixa ciiitat ais Sindiclis de la Comu- 
na, para significar aquestos y altros treballs que patcixen 
las vilas y llochs de ella, a causa de no teñir armes y muni- 
cions, y arribat así á Castell de Fels, he tingut un propi, 
que convenia no arribas aqui, per que yo no era fill de ma 
patria, lo que he sentit en estrem, després de haver fetas las 
faccions en favor della que tot lo mon sap, com mes llarga- 
ment dirán á V. S. los sindics: asó es envidia de alguns que 
desiijan perdem. Deu sia lloat per tot, y guarde á V. S. com 
pot: de Castell de fels á 8 Decembre 1640.=Jacinto Vilosa. — 
(Árcliivo de la Corona de Aragón. Legajo de cartas originales 
de 1640, Diciembre.) 

NúM. 393. 

Carta de los Canóiusos de Tarragona á la Diputacsón. 

Molt Ule. Señor.=La de V. S. de fins del corrent reberem 
air á les set de la tarde, en la qual nos mane V. S. estigam 
ab lo cuidado que fins assí avem tingut, prevenint tot lo co- 
mensat per la invasió que amenassa a esta ciutat lo duch de 
Fernandina. V. S. estiga cert que per nostra part noy fal- 
tará un punt en procurar lo que per assí podrem y devam 
fer; sois diem á V. S. que la ciutat nos ha senyalat per la 
guarda un puesto en la muralla des del Palacio y Castell ar- 
chiepisoopai, fins al portal del carro, que es lo del Socorro, 
y per conseguent, de mes confianza: que per ser, tant neces- 
sitam de provisió de ¿u'mes de que teñen falta en esta igle- 
sia, y sois tenim lo remei en V. S., aquí suplicam sia servit 
manimos prestar y enviar ab la brevedad possible per mar, 
o térra, 50 mosquets, 50 archabussos, 50 piques, tres cjuin- 
tars de pólvora y tres de bales per les armes de foch; que 
assí la ciutat per no tenirne, nousne ha pogut acomodar, que 
sens elles, no porém ser de prophit per lo servei de V. S. y 
de la Provincia, y menos desta ciutat, lo quens pesarle en 
lanima, per ser tan apasionats en lo que V. S. nos mane, 



413 

aquí G. N. Sr. Tarragona y DecembreS, 1640.=Los Canon- 
ges y Capítol de la Santa Iglesia de Tarragona. — {Archivo de 
la Corona de Aragón. Cartas coviunes originales ^procedentes 
del Archivo de la Generalidad, año 1640.) 

NúM. 394. 
Carta de Jacinto Tilosa á la Diputación. 

Molt Illustres Señors.— Air dilluns 10 del corrent mes de 
noembre, sabí per cosa certa á la vna passat mitg dia, que 
lo enemic havia acomés á las trincheras del coll de Balaguer, 
y que passava gran riso de perdrens, y encontinent animí á 
totas las vilas que la jurisdicció dellas está a mon carree, pera 
que acudisen ab promtitut, y sois de las vilas de Reus, Sel- 
va, Alcover y Constantí, aportí a la plasa de armas mil sinc- 
cens homens, ahont sois y trobí lo Sargento mayor y los Ca- 
pitans de Cavalls Don Jusep Dardena, y Don Manuel Sen- 
manat, qui me contaren com los enemich los havia romput 
en dit coll, y que no estavem segurs en aquesta vila, y que 
convenio ne viguesem prest, del que la gent se altera, y te- 
nint yo temor que los soldats no moguessen algún motí ab 
dits capitans, tractí de que ya que com ells deyan estavem 
ab tant perill, nos retirasen! á la vila de Reus, y que yo ab 
bonas tragues tots los soldats de la vila, y que ells exirian 
després, lo quen posí en execució encontinent, y en assent 
fora dits capitans, yo comensí á marxar, y en Uoc de ells se- 
guirme a la vila de Reus com haviam dit, a carrera tirada 
acometeren per lo cami de Tarragona, de que tota la gent se 
alborota y los de Cambrils dexaren sas casas. Vist yo asó, 
determiné fer alto en compañía del sargento mayor, ab tota 
la gent, á cosa de mitg quart de camí de dita vila, fent al 
enemic vna emboscada si acás se atrevía avenir, y al dema- 
tí me entrí en dita vila ab mayor numero de gent, per haver 
acudit las vilas ab gran puntualitat, de manera que ara en 
aquest punt, tino ab esquadrons fets fora dita vila y ab guar- 
das y demés están al cuerpo de guardia, pasats de quatre 
Tomo xxii 8 



i14 

mil infans, y encara que bisónos, vuy a intentat la cavalleria 
del enemich envestirlos, y no se han atrevit per veurels ab 
tan gran animo, no obstant axó Señor, si lo enemic be tant 
pujant com arriba al coll de Balaguer, será for9Ós morir o 
rendirnos, perqué estam sense vn cavall, y no podem descu- 
brir cosa. Si V. S. nons socorran ab brevedat ab cavalls y 
alguna gent que sien soldats vells, será for9Ós perdrens, y 
perduda aquesta plaza, tot lo camp tenim perdut; dic lo camp 
de Tarragona. Supplico á V. S. nons dexen en aquesta oca- 
sió, im tingan per fiU de ma patria, perqué me precio ser tant 
com qualsevol home nat; llastima y sort Sr. tinc del Sargento 
mayor (1), per veurer que ell sol ha de fer tot, per no pare- 
xer ningún ayudant: yo li he dit ne fes anominació de dos 
en lloch de aquells que no parexen, quels los donarán lo sa- 
lari que donave ais altros, yo cree que ell ho fará. V. S. dirá 
si li estará be ó no. Deu guarde á V. S. com pot. Cambrils 
vuy dimars a 11 decembra 1640.= Jacinto Vilosa, Adminis- 
trador Gral. del Camp. — {Archivo de la Corona de Aragón. 
Cartas comunes originales, año 1640, Dicíemhre.) 

NúM. 395. 
Carta de los Cónsules de Tarragona á la Diputación. 

Molt Ule. Señor. =En aquest punt que son las deu ans de 
mig die, haven tingut avís que lo Enemich sen es entrat din- 
tre de la vila de Cambrils á la qual ha trobada desempara- 
da, de hont se seguix que los avisos de haver derrotat ais 
nostres y romput las trinxeras del coll de Balaguer, de que 
ab un propri y ab una carta havian donat avisos á V. S., 
son estats verdaders, é es diu que lo enemich ve merxant á 
esta ciutat que per momentos está aguardant lo socorro 
de V. S., que ha de ser de la importantia ques dexa consi- 
derar, no volem encarirlo á V. S. que están lents que te cuy- 
dado de acudir al que convé pera nostra consolatió. 

(<) Garlos Mertrolá. 



115 

Vuy entre vuyt y non de matinada es arribat lo Sr. Ma- 
duxer, ab un musú que diu ser ajudant de Musur de Sper- 
nanch (1) si be nos ha alegrat sa vista perquens ha dit que 
venian sis mil homens de socorro y dos mil cavalls, nos ha 
causat admirado lo veurer que no aportaba carta de V. S., 
aquí suplicam altra y mil vegades sie servit manar que ab 
tota pressa viuga lo socorro ans quens veyam ab algún apre- 
tó, en lo cual es forsa veurernos, si V. S. nons fa la mersé 
que suplicam. Tarragona y desembre a 11 de 1640. =Los 
Consols de la ciutat de Tarragona. =Ille. Señor Diputat. — 
[Archivo de la Corona de Aragón. Cartas comunes originales 
procedentes del Archivo de la Generalidad de Cataluña, año 
1640.) 

NÚM. 390. 

Carta de Francisco de Tamarií á ía Diputación. 

Molt Ule. Sor.=^Lo señor Abat de Arles es vingut assí y 
avem tractat llargament que conforma la disposició de las 
cosas corrents, me ha aparegut eser molt convenient vaya 
acistir á aquexa ciutat per la bona directió deis negosis. V. S.a 
lo podia aquí emplear, ab lo que li aparexerá, que es perso- 
na cabal y de moltas parts: y será bé que V. S.^ advertesca 
ais Srs. de las juntas, que quant algú va a representar aqui 
algunas quexas, nols aplaudescan, y antes de pendrer reso- 
lusió en lo que demanan, informarse de la veritat, perqué 
redundan molts inconvenients de no ferho así. Los de Olot 
no han restituit las armas; he donat orde se venan las carre- 
gas, y del profeit de ellas, cómprame altres y pagarlos gas- 
tos: asó nax de algunas personas ricas y poderosas que di- 
ñan algunas cosas que ab ellas commouan lo poblé, y son 
ocasió que axí en dit lloch com ab altres sircumvesins, nos 
fa lo servéis ques deu fer á la Provincia, y si sen castigava 
hu ó dos sesava asó, y yo ho agüera fet per eser cosa molt 
convenient, si no fos lo teñir nos tros soldats tant ocupats en 

(1) Por Espenan. 



416 

pelear ab lo enemich, que air després diñar pelearen entre 
Roses y Castelló: encara no se lo succés; sois me avisan que 
deis nostres ni ha dos ó tres de ferits sens perill (gracias á 
Deu) y crega V. S.^ que lo dich de Olot, es també ab algu- 
nas altras parts, y quisa en Arles, que ells, los de Vallspé y 
Conflent servexen molt dolentament, y apenas fan res en fa- 
vor de la Provincia, que volen star en sas casas molt descan- 
sats y que nosaltres los enem á defensar, cosa que requerex 
posarhi remey, y veig que los que an governat allí, noy han 
fet forsa, nin an ben disposat; la experiensia me ensenya que 
donen lo fruit com lo noguer.= Jo stic así sens diner; anse 
de pagar, tres companyas de cavalls y la del Prabost que te 
vint y sinch soldats, los Mestres de Camp y sos officials; una 
companya de cavalls francesos, y un tercio gran de infante- 
ría; estas son cosas que no teñen spera; tot lo diner que he 
trobat así he pres, remetens lo pagar á V. S a; ascienda mia 
per empenyar no la tinch así, ni trop persona me vulla en 
prestar, desde que lo pagador sen ana, entretinc la gent ab 
paraulas, y te temps per eser tornat. V. S a me donará lo or- 
de del que se ha de fer enviant diner ab tota promptitut. 
V. S a se auria de servir de no admetrer scusa a las univer- 
sitats y llochs que recusan pagar, perqué los Mestres de 
camp saben be lo que tan, y admeten scusas se retarda lo 
son ais soldats, y no esent pagats, sen van sens poderho re- 
mediar. Deu á V. S a gde. Figueres y Desembre 12 de 1640. 
De V. S.a molta affectat servidor. =Francesch de Tamarit. — 
{Archivo de la Corona de Aragón. Cartas comunes originaleSy 
1640, Diciembre.) 

NúM. 397. 

Carta de Francisco de Tamarit á la Diputación. 

Molts dias ha sen ana de así lo pagador á sercar diners; así 
se han de pagar tres companyas de cavalls y la del Prabost 
que te vint y sinc soldats, los mestres de camp y los officials; 
una companya de Cavalls francesa, y un tercio gran de in- 



117 

fanteria. V. S.^ se servirá procurar que ab totabrevedat me 
«nvien diner, perqué yo no se que poder fer así sens ell> que 
nos satisfan de las mias rahons, y es forsós pagarlos ó des- 
pedirlos. Lo Prior de St. Agustí de Castelló, ha dit que yo 
rebia cada mes alguna cantitat de diner de Ignasi Ferrer'de 
Fortiá, perqué no li enderrocasen la casa, y que avia alotjat 
los Cavalls en ella per defensarla: lo alotiar los cavalls en 
Fortiá, no es estat ferli favor, sino convenencia nostra. 
V. S. se servirá procurar vaya dit Prior aqui pera provar lo 
que ha dit, y no provantho (com es certnou pot provar), fer- 
io castigar com merex, perqué dient cosa com aquexa es 
tant quantra ma opinió, y dona ocasió ais quen an dit, á íer 
algún desbarat. Deu á V. S.»- gde. Figueres y Decembre 12 
1640.=Francesch de Tamarit. — {Archivo de la Corona de 
Aragón. Cartas comunes originales^ 1640, Diciembre.) 

NúM. 398. 
Otra carta de Tamarit á la Diputación. 

Molt 111.^ Sor. Stich ab tant cuydado de las cosas do las 
parts de Tortosa que, pera socorrerlas, inseguint lo que V. S. 
me scriu, he determinat marchas per aqui lo regiment de 
musur de Serinyá, que es de 1000 soldats vells, y tots bona 
gent, que entenc es hu deis millors regiments an passat per 
así: lo dit musur de Serinyá, es persona de grans parts y va- 
lor: va aqui ab grandissim gust y desig de servir á V. S. y 
merex qualsevol favor y cortesía, é h donat per lo cami 800 
Uiures en Figueres, y las ne he fet donar altras 800 Iliures en 
Gerona, tot á bon compta, perqué no han pasat encara mos- 
tra. V. S.^ ho podia comptar aqui y juntament lo diner que 
han rebut en Rosselló, que ab altra enviare lo compta. Dea 
á V. S.*^ guarde. Figueres y Desembre 17 de 1640. De V. S. 
molt affectat servidor qui ses mans besa.=Francesch de Ta- 
marit. — (Archivo de la Corona de Aragón. Cartas comunes ori- 
ginales^ año 1640.) 



NúM. 399. 
Carta de Francisco de Tainarit á la Diputación. 

Molt Ule. Sr.=TÍDC rebut la que V. S.^ me scriu en orde 
delCastell de Montesquiu que es del Sr. don Berenguer Doms, 
lo qual vol ques guarde á costas de la Generalitat, y que se 
obre axi matex a costas de la Generalitat, perqué está sens 
taulada y portas á las finestras, de manera que los soldats 
noy volan star, ni sos propis vasalls, que son los quel aurian 
de guardar. Y com lo dit castell stiga en puesto que convé 
guardar per eser fort, he procurat y he tiugut molt temps 
dos companyas, hi en ocasió quel enemich lo volia invadir, 
hi ana socorro, y he enviadas moltas municions y algunas 
provisions de menjar, ab que he gastat molt ducats, y apa- 
rexentme que era obligasió del Sr. de dit Castell obrarlo y 
ferio guardar per sos vasalls, de aquells que teñen obligasió 
de servir conforme fa tota Catalunya, donantlos Ilibertat de 
no aver de acudir en altra part forsosa com es Cadaqués, 
fou forsa traurer ditas dos companyas de dit Castell y en- 
viarlas á Cadaqués, y dientme hu deis Capitans de ditas com- 
panyas que en dit castell no podien star los soldats quant 
plovia y feya vent (lo que diguí á dit Sr. don Berenguer) 
responguem que lo General ho fes adovar. Si respongué que 
lo General no volia Castell de ningú, y que axí no tenia per 
que adobarlo, sino que ell com ha Señor, lo obras y guardas 
ab sos vasalls, lo que fins ara no ha fet, lo que me ha obli- 
gat scriurarli que si no ho feya, lo faria volar perqué lo ene- 
mich no se apoderas dell. V. S.^ avise si vol quel obre, y 
pose guarnisió a gastos del 'General, que enviantme diner, 
hi posaré ma en lo punt. Deu á V. S.» gA^ Figueres y de- 
sembre 17 de 1640.— De V. S.^ molt affectat servidor quins 
mans besa.=Francesch de Tamarit. — (Archivo de la Corona 
de Aragón. Cartas comunes originales, año 1640, Diciembre.) 



119 

NúM. 400. 
Carta del diputado Quintana á la Diputación. 

Molt Ules. Señors.=En la occasió que don Lluis de Pe- 
guera se estava disposant pera partir demá á Vilafranca in- 
siguint lo orde te de la Ciutat de Barcelona, tenintne notitia 
la de Leyda, li ha fet vnaenbaxada demananli encaridament 
no se mogués de ella, per la molta necessitat de sa acisten- 
tia en estes ocasions de tants perills, y no obstant per moltes 
vegadas ha replicat volia acudir a sa obligatió, ha incistit tant 
esta ciutat, que li es estat for9Ós demanarne rahó á la de 
Barcelona, y demanarli esta licencia per negarle! casi esta 
ciutat, de partir de ella: no puch negar que es de tanta in- 
portantia pera tota esta flontera la acistencia de Don Lluis 
de Peguera, que sen ella lio hauria de patir en gran mane- 
ra, tant per faltarli son bon concell, com perqué monsiur de 
Sant Pol, no obstant es gran soldat, ab tot com te los aires 
y condició Franceses y poch aplicables ais naturals deis de 
esta térra, sens la moderatió y prudentia de Don Lluis de 
Peguera, seria de ninguna utilitat, ans temo no se ocasionas 
algún mal respecte. Supplico á V. S. se interpose ab exa 
ciutat representantli la falta faria a esta frontera, y que puis 
la necessitat y be de ella es universal á tota la Provincia, 
tingue á be reste, que ab son bon medi confio tindrán esta 
ciutat y jo molt gran consuelo. =Los cabos y soldats porta- 
ren presos de Tamarit per teñir pocha seguretat de sa cus- 
todia en esta ciutat, he determinat ab acort destos Cavallers 
portarlos ha Bellpuig, conduits per Don Joan de Queralt ha- 
hont se detindrán fins que V. S. done orde del fahedor, y 
perqué ni en Bellpuig tinch tota seguretat, supplico á V. S. 
mane vinga per est propri y si li aparexerá, remeterlo al ma- 
tex Don Joan de Queralt en Bellpuig per anticipar una jor- 
nada la executió de ell. Guarde Deu ha V. S. Lleyda y De- 
sembre ais 17 de 1640.=La carta que va inclusa ab esta, es- 
crich ab mon nom a la ciutat de Barcelona, contenint lo ma- 



i 20 

tex que esta, si a V. S. li apar donarla va aqui desclosa pera 
que V. S. la veije.=Joseph Miguel Quintana. — {Archivo de 
la Corona de Aragón. Cartas comunes originales procedentes del 
Archivo de la Diputación, año 1640, Diciembre.) 

NúM. 401. 
Carta del Diputado Quintana á la Diputación. 

Mol Ules. Señors:=La de V. S. de 14 he rebuda aquest 
matí per Don Joseph Amat, y en lo quem ordena que lleve 
lo commers deis correus hi estafeta, serviré ha V. S., excep- 
to en los casos que per intelligentia de les coses de Aragó 
convinrá enviari, com para que a mes del que he dit á V. S. 
en la vltima que lo ducli de Nochera veuie á Fraga, tenim 
avís en aquest punt, sert que es arribat ab 30 banderes, y 
que los cavalls que estaven en Torrent son arribats ha Fra- 
ga, y estos Seilors de la Junta y tots, temen que esta nit que 
som al principi de ella, no invadesquen algún lloch deis de 
aquesta ribera: jo estich impossibilitat del tot de socórreme 
ningú, y Mossur de San Pol está a ratos rientse, y altros re- 
negant: que tingam assí 14 peses de artillería, 60 cavalls, 
mil y sinch sents infants, ab set tertios, que assó no ser vist 
en tot lo mon: aiustes en aquest sentir de mossur de San 
Pol, y a la queixa que aquestos Señors de la junta y jo te- 
nim, que havent ho representat tantes voltes ha V. S. y dit 
lo que hisminuien les lleves deis llochs, de cada dia, la falta 
de armes y monitions, y que aprés de tantes repliques, me 
diga V. S. ou la acusada, que en haver donat orde á les co- 
ses del Camp, acudirá ha estes: desitjam molt saber estos Se- 
ñors hi jo, quina seguretat teñen de seri ha temps, y com 
nols done molt cuidado, que aquesta ciutat y destricte, mal 
acistida, non fassen lo quens estiga mal ha tots; ells clamen 
a mi, y jo ha V. S., aqui sol puch sacrificar la vida; pero 
pesarme hia com ais demés quem acistexen perdrerla des- 
cabelladament, y si no fos los enconvenients ques podrien 
seguir de publicar estes materies, encara que ha ratos, per 
assegurarme, me convindria publicarlas, no obstant me aven- 



121 

turo, non he fet, niu faré; pero importará pocli quem perda 
Jo, si tras mi se pert aquest districte, per la rahó que dalt 
dich, que assi en ser les coses indifferents, no faltarán pre- 
dicadors.==Hy al carrech que V. S. me fa de haver dat lli- 
cencia á Duran y á Don Juseph Amat, es perqué V. S. ha- 
ventli representat moltes vegades les pretentions de aquestos 
cavallers, y V. S. no hes estat servit de respondrer, y me 
faltaran rahons per persuadirlos no les anassen ha represen- 
tar ha V. S., quant mes que al temps que sen anaren, no 
estaven las materies tan apretades, y V. S. ab homens de 
tant garbo com aqüestes, no satisfentlos a les pretentions, 
no se imagine puga jo violentarlos, com V. S. despedirlos, 
que volenno carregar tot a mi, repare V. S. que so sol, y 
V. S. tota Catalunya. No li havia volgut escriurer lo quem 
ha passat ab Don Jaime de Escallar, persuadit a que do la 
informació fará á V. S. de las quexes te de mi, resultará ma 
justificatió, pero es desdicha desta nostra térra que en no ser 
lo que cada hu vol, si romp, y jo per evitar alguns enconve- 
nients de disputes ab mi y ab altres, elegí per menor, que 
V. S. lo hoís y ordenas després lo que fos servit. Guarde Deu 
ha Voseñoria desta Ciutat de Lleyda y Desembre ais 19 de 
1640.=-Después de haver escrit, á la que volie clourer lo 
plech, á las dea de la nit me ha vingut avís que en Alcolea 
de Cenia, que es á 4 lleguas de esta ciutat de Lleyda, hi 
arriban esta nit 500 cavalls, y ab altrq, tinch escrita á V. S. 
les moltes monitions y envincions de foch sien arribats estos 
dies atrás á Fraga, y axí no tinch mes que repressentar ha 
V. S., sino ab la poca preventió que estich, y la amenassa 
que han fet de venir assí en Lleyda: pot considerar V. S. ab 
lo cuidado que devem estar. =-=Joseph Miguel Quintana.=A 
Don Phelip Ferran escrich de que serie convenientia la esta- 
feta anas desde Barcelona assí, perqué a nit no he pogut tro- 
bar vn propri en tot Lleyda, quem es estat for9Ós anviar 
aquex fadrí: procure V. S. concertar ab ell que será gran es- 
tal vi de propris y correus. — {Archivo de la Corona de Aragón. 
Cartas comunes originales de la Diputación^ año 1640, Di- 
ciembre,) 



122 



NúM. 402. 



Carta de Vilaplana, suscrita también por Espenan, 
á la Diputación. 

Illustríssims Señors:=El Sr. de Espenan y yo avem tro- 
bat tot aquest camp de Tarragona ab molt mala dispossisió 
y sens govern, y la gent molt espantada, y si no fos el Sr. Ma- 
doxér en companya de Musur de Fontuiva y deis demés, es 
cosa serta, antes no vingués el Sr. de Espenan, eran dintra 
Tarragona: lo que ting de advertir V. S. es que Reus ses 
rendit sens veurer anemig, si no foren quatre soldats de ca- 
vall; el Port de Salou, y Constantí y Vilaseca tenim gornis- 
sió, y axi tots les demés, lo ques del Camp, están rendits, y 
aqui nosaltres esperam vinga la infantaria francesa y el 
Sr. Consaller, pera que pugam ajuntar un gros de agsersit 
per anar contra los enemichs. V. S. enviará sercar lo tersio 
de Musur de Serinian y el Sr. Diputat: lo enemig es molt 
fort, y aquí es de menester vinga lo ausiliar: es de menester 
ab molta puntualitat vinga la artilaria y monisions, ab mol- 
ta presa, que convé molt. V. S. fará vinga lo pagador, y li 
do borde para que yo puga fer ma companya: també dona- 
rá V. S. liorde y aja posta de Tarragona a Barselona: el 
Sr. de Espenan y jo avem ab altras personas mirat tota la 
ciutat y res (borrado) de moltas fortificasions. V. S. mire que 
ara es temps de posar las cosas a bon punt: lo que se y dic 
á V. S., que el Sr. de Espenan es persona que donará bon 
conta de tot. V. S. accude en monisions y ab lo demés, que 
así se obrará ab lo favor de Deu. V. S. nons mani y els 
guarde, del Camp de Tarragona 19 Desembre 1640.=Es- 
penan.=Francisco de Vilaplana. 

La artillería y monisions que sens ellas no podem obrar y 
ab molta brevedat, y nos donen pena, que jo faré se parle 
de mi: los de Cambrils están tota via peleant. — {Archivo de 
la Corona de Aragón. Cartas comunes originales de 1640, Di- 
ciembre.) 



423 

NúM. 403. 
Carta del capitán Juan Cois á Francisco de Tamarit. 

Al Molt Ule. Sr. Francesch de Temarit Diputat Militar. = 
Al orde de V. S.^^^ vingui asi per alsar la gent de EipoU, lo 
Abadiat y la Vegaria; lo Comptat de Vallfogona, y Sant Joan 
las Abadesas, juntament ab tota la jurisdictió; y axi fin con- 
forme tenia ordenat de V. S.^ y quant he pensat marxar, 
no obstant que tant lo de Sant Joan las Abadesas com los 
de Eipoll me deiam se volian composar si be jo los feia de 
resposta se referirán ab V. S.a, que tot era allargar, me son 
axit los de RipoU ab una instructió que diuan an feta los 
Srs. del Consell de guerra, la qual va ab esta, junt ab una 
carta per V. S.^: advertesca que tot es allargar, y no fer nin- 
gún servey, que no sois ells no servexan, pero son causa los 
demás llochs no servexan, perqué tots diuan farán lo que 
fará Ripoll. Lo que se dir á V. S.^, que los de Ripoll no fa- 
rán lo que la instructió mana, de fer gent perpetua, sino 
que tot es allargar, y no anant ab rigor, no farán sino di- 
latar lo servey. V. S.^ ordene de lo que se aura de fer, 
que no exiré del orde V. S.^ me manará, que abe sia ab 
molta rigor, executaré qualsevol orde, que ex es manaster, 
que la gent popular te molta gana de servir, pero los rics 
dilatan, que son los del Consell, no se si es temor, ó que es, 
y lo que es ab Ripoll, es ab los de Sant Joan las Abadesas. 
Deu á V. S.a gde. de Eipoll ais 21 de Desembre 1640.=Lo 
Capitá Lo Doctor Joan Cois. — {Archivo de la Corona de Ara- 
gón. Cartas comunes originales, año 1640, Diciembre.) 

NúM. 404. 
£1 diputado Quintana á la Diputación. 

Molt Ules. Señors:=^Ha cosa de vn hora hos arribat lo cor- 
reu que despatxaren los molt Ules. Concellers a sa Mages- 



124 

tad, y en aquestos Señors de la iunta y a mi, nos ha apa- 
regut observar a la lletra lorde que V. S. me done ab la de 
14 del corrent: per nostra intelligentia y per averiguar si lo 
quens deye de páranla era veritat en lo fet de Portugal, som 
obertes les mes de les cartes, y reservades les de V. S. y les 
deis molt Ules Concellers: detinch conforme lorde al corren, 
y envió aquex á tota deligentia ab totes les cartes que laltre 
aportava. 

En aquest punt a rebut don Lluis de Peguera la inclusa 
de Autoni Potau, ab les noves tan desdichades com V. S. 
veurá de Cambrils: jo Señors estich y estam tots ab lo resel 
ques dexe conciderar, fáltantnos tot género de defensa: V. S. 
fassa algún asfors en cavalls, armes y monitions, y prengue 
resolutió sobre lo modo de al^ar la infantería, que estes le- 
ves es cosa perduda, y tant, que entre tots los Tertios noi ha 
mil y tres cents homens, y estos van menguant cada dia, 
perqués cumplen sos dies de ses leves, y noi ha remey huma 
per detenirlos, y non venen de nous; si venen, venen la mei- 
tat del número que donaren, y alguns, ó molts, no envien 
nengú. Guarde Deu ha V. S. Lleyda y Desembre ais 22 de 
1640. 

Torno á soplicar á V. S. lo que ab tantas li tinch soplicat, 
perqué está ab perill esta ciutat y tot aquest dis tríete, y sois 
la esperansa que te del socorro que V. S. li a de enviar la 
sustenta: jo pens a qualsavol succes que vinga, estarne bas- 
tantemeñt disculpat.=Joseph Miguel Quintana. — (Archivo 
de la Corona de Aragón. Cartas comunes originales procedentes 
de la Diputación j año 1640, Diciembre.) 

NúM. 405. 

Carta del Conseller y ciudadanos que le asisten en Tarragona, 
dirigida al Consejo de Ciento. 

Molt Ules. Señors.=La gent de la ciutat de Tarragona 
está desalentadissima, dient que noy ha viures, ni monicions, 
y que los cavalls dintra de un dia se han de perdrer de fam. 



125 

coniforme vna relació que han feta los consoUs de assi en la 
casa ahont estich en la qual lii era SpenaD; y las personas 
dintra pochs: los Mussurs encara que diuen tots que muri- 
rán pero que la plassa, segons lo que diuen los Consols, nos 
pot teñir mes que quatre ó sinch dias. Lo exercit deis ene- 
michs es numerosíssim, de vint mil infants y tres mil cavalls, 
comforme diu Spenan, y está mitya lleuga á la vista per si- 
tiar esta ciutat de Tarragona: la gent del pahis del Camp 
desalentadíssima; veya V. S. lo ques dega fer, comferintho 
ab los Srs. Diputats ab la pressa quel cas demana avisar; assí, 
fora de nostron tercio que encara no es arribada la retro- 
guardia, nos troban trescents homens forasters: ab tot estam 
ab determinado de fer tot lo que munsiur de Spenan orde- 
nará .segons las instruccions, fins á morir. Deu á V. S, gde. 
de Tarragona y Desembre, ais 22 1640. =B. L. M. de Y. S.a= 
Eossell Conseller ters Coronell.=Balthesar Car^er.^Rafel 
Ameray de Armengol.=D. Hieronym de Agulló y Pinos. = 
Srs. Consellers y Savi Consell de Cent. — {Archivo municipal 
de Barcelona. Manual de acuerdos de 1640 á 41. Carta inter- 
calada.) 

NúM. 406. 

Pregón conminando á los del Brazo militar para que acudan 
á las armas. 

Cridas per totas las Veguerías. = Ara ojats etc. Inseguint 
lo consell y parer de la trenta sisena, tenint conmisió deis 
Brassos generáis, attenent que los soldats enemich teñen in- 
vadit lo present principat y Comptats per la part de Rosselló, 
y que los que se trobavan en la ciutat de Tortosa ais deu del 
corrent mes de desembre han invadit per lo coll de Bala- 
guer, y han ocupat la vila de Cambriis, y van ocupant las de- 
más vilas y llochs del camp de Tarragona hostilment, cre- 
mant ditas vilas y robant las casas de aquellas, deshonrant 
y matant ab gran crueltat y inhumanitat, y sos habitants 
de aquellas y provincials que per la causa de Deu, propria 
defensa, y conservado de sas lleys y Uibertats teñen presas 



126 

las armes, al que es necessari y forsós occorrer per tota los 
medis possibles. Per só ab thenor de la present publica cri- 
da se diu y mana, que tots los militars y que gandexan de 
privilegi militar, de edat de deuit anys fins en sinquanta sinch 
inclusive, que no serán llegitimament impedits, del qual im- 
pediment dits Srs. Diputats han de conexer, que dins tres 
dies proxims vinents del dia y ora present en havant comp- 
tadors, sots pena de ser tinguts per enemich de sa patria y 
de confiscatió de bens, bajen de anar al camp de Tarrago- 
na y exercit de aquella part te esta provincia, y seguir los 
ordens los donarán los cabos ó personas que comanarán 
aquells: altrament si lio recusaran fer passat dit termini, será 
procebit contra los renitens á la exequció de ditas penas ir- 
remissiblement, e perqué etc. per las ciutats vilas y Uochs del 
present principat y comptats.=Lo Canonge Jaume Forran. 

Al magnificb Deputat local de la vila y collecta de Cer- 
vera y altres Veguerias. 

En continent rebuda esta, fará publicar las inclusas cri- 
das per aquexa vila y demes vilas y llochs de aquexa depu- 
tació local, y de sa publicació nos donará avís. Gde. Deu á 
V. M. Barcelona y Desembre ais XXIII de MDCXXXX.= 
Lo Canonge Pau Claris =Los Deputats, etc. — {Archivo de la 
Corona de Aragón. Copiador de la correspondencia de los Di- 
putados, trienio de 1638 á 41, Eeg» S.^,fol. 324: vuelto.) 

NúM. 407. 

Carta de la Diputación á los sacramentales de liorta y San An- 
drés de Palomar. 

Ais Sagramentals de Sanct Andreu de Palomar y de Hor- 
ta.=Es vingut á noticia nostra que alguns bomens vagaro- 
sos de aquexa vila de Sanct Andreu y de la parochia de 
Horta, amanassen fer alguns excessos en ellas, y assenyala- 
dament de voler anar á la casa de la Sra. Garau, y Uensarli 
ho vessarli tot lo vi que te en la casa: condolemnos summa- 
ment de que en temps que tant nos convé la pau y unió pe- 



427 

ra nostra propria defensa y la conservado deis fruits pera al 
sustento de la gent de guerra, se comminan fer tais exces- 
sos. Per^o ordenam y encarregam á V.^ M.« que procuren re- 
mediarlos, y que se excusen, exortant ais quils volen perpe- 
trar, que vajan á la guerra á servir á la Patria, ahont gua- 
nyarán honra y reputatió, his dexen de fer semblan ts actes 
en que la perdan, y desacrediten la que teñen exas parro- 
chias tant lloablement adquirida. G.'^^* Deu á V.^ M.s Barcelo- 
na y desembre ais XXVII de MDCXXXX.=Lo Canonge 
Pau Claris. =Los Deputa ts, etc. — {Archivo de la Corona de 
Aragón. Copiador de la correspondencia de los Diputados, trie- 
nio de 1638 á 41, lleg. 3.o, fol. 336.) 

NúM. 408. 

Carta de la Diputación á los jurados de Mora de Ebro y pueblos 

vecinos. 

Ais Magnifichs Jurats de la vila de Mora y també á les 
viles circunvehines.=Lo que ha succehit en la vila de Xerta 
nos ha posat en grandissim cuydado per lo perill corren 
V.s M.s y tots los de las vilas circunvehines y també tota Ca- 
taluña, y lo que mes cuidadosos nos te, es teñir noticia certa 
que los mestres de camp no teñen bastant número de gent 
pera guarnir los passos. Nosaltres per la major seguretat de 
aquexa térra, solicitam que á tota diligencia passe un bon 
número de infantaria y cavallaria deis auxiliars que ja son 
dins de Rosselló, y perqué en lo entretant lo enemich no 
passe altres progressos en dany de aquexa vila y altres de 
per aquí, supplicam ha V.^ M.*^ ab lo major encariment que 
podem nos fascen mercé de socorrer ais mestres de camp que 
cuidarán de aquexos puestos, á lo major número de gent 
quels sie possible, per uns quants dies, fins que arriben los 
auxiliars: Miren Señors, en guardar aquexos passos va tot lo 
ser de Cataluña y defensa de V.» M.^ matexos; que altrament, 
lo enemich se ensenyorirá de tot, y noy haurie honra, vida, 



128 

ni asienda segures. Confiam de V.^ M.» que en occassió tant 
apretada obrarán com ha bons Cathalans ab la finesa que 
sempre han acostumat en benefici del principat y propria 
defensa: gde. Deu á V.» M.« Barcelona y Decembre ais III de 
MDCXXXX.=Lo Canonge Pau Claris. = Los Deputats, etc. — 
{Archivo de la Corona de Aragón. Copiador de la correspon- 
dencia de los Diputados, trienio de 1638 á 41, Reg 3.^, fo- 
lio 808 vuelto.) 

NúM. 409. 
Carta del canónigo Ferrant á la Diputación. 

Molt Ule. Sr.=Son las 6 de la tarde y rebo carta del 
Sr. Conseller ters demanantme ab gran instancia armes, que 
arribe allí molta gent desarmada; demá envié don Phelip 
Vilana a comensar a donar lo real de socorro, que nos pot 
aguardar mes, perqué la geut se iuquiete, demanen també 
pales, sopos y demes coses pera la fortificasió, que los obréis 
son molts y falten Instruments; lo hospital se ha de posar a 
punt y prest: avuy se a pasat mostra de la cavalleria; dema á 
se pasará de la infantería: totom demane diner y si de aqui no 
sen envié, mal se podrá acodir al ques deu obrar: vn dia es 
vn aniy: quei partesquen les 4 companyes á Lleyda, y les 
demés á Vilafranca, que es segur que si y fosen allí, no la 
ocuparan los enemichs, que en tot lo panadés noy ha sino 
una tropa de alguns 400 cavalls, y axí per amor de Deu, 
pressa en enviar diner, que ninguna destes companies sé pot 
partir sens ell: V. S. me perdone si tantes vegades repetesch 
vna materia, que quant veig lo quant importe, serie gran 
culpa mié no instaro. Don Henrich Semmanat es arribat 
esta tarde, dubto molt fase cosa perqué estos gavaig volen de 
nosaltres la carn y la pell. Deu á V. S. guarde. St. Feliu, 3 
de janer 1641— fins ara no se cosa de Vilaplana; sois se que 
air vespre encara ere lo enemich en lo Arbós; asó me a dit 
vn traginer que á portat 22 corteres de blat de Vilafranca, 
is parti de alli tocades les ave maries: mire V. S. si serie de 



129 

gran inportancia qiiey anas la cavalleria.=^Lo Canonge Jau- 
me Ferran. — (Archivo de la Corona de Aragón. Cartas comu- 
nas originales. Generalidad de Cataluña, año 1641, mes de 
Enero.) 

NÚM. 410. 

Carta del canónigo Ferrant á la Diputación. 

Molt Illiistre Señor:=Moltes vegades he dit que estos fran- 
ceses volen de nosaltres la carn y la pell; tot es demanar di- 
ner: pensavem, ó axí ho avien promés, pasar m ostra de la in- 
fantería, y Espenan y los cabos della an trobat les dificul- 
tats que Vrrea referirá á V. S.; per nostra part també niá 
algunes^ comforme dirá Vrrea qui va com tinc dit pera dir- 
les a boca; pero lo article principal es per dinés, que si la ca- 
vallería y infantería ha de marxar, es imposible fero que nols 
paguen de la manera diuen, que son menester mes de 38.000 
11. y tras de asó don Phelip ha menester diner pera pagar 
ais soldats de la térra lo sou que V. S. ha ordenat seis done 
y socorrer la companya de don Emanuel Sentmanat; la ne- 
cesitat quey ha de enviar gent al Panados ja la tinc notifi- 
cada á V. S., que gracies á Deu fins ara no tinc males noves 
de Vilafranca, y es cert que la gent quey ha del enemich en 
lo Panadas, no es mes de vna tropa de cavalls, que si los 
nostres y arribacen, serie molt fácil ferlos retirar fins al camp; 
y axi Sr. diner y mes diner, isque de ont pugnen, y ab la 
major diligentia del mon torne asi Vrrea: jo he fet quant he 
pogut pera que Espenan posas la mostra is posas de pía, y 
al vltim me a espost que era forsós pasar per asó, que altra- 
ment no pot fer confiansa de la gent. Guarde Deu á V. S. 
Sant Feliu 4 de janer 1641. =Lo CB,n{ong)e Jau(7?i)e Fer- 
ran. — (Archivo de la Coronq, de Aragón, Cartas comunes origi- 
nales. Generalidad de Cataluña, año 1641, Enero.) 



Tomo xxii 



130 

NúM. 411. 
Otra carta del canónigo Ferrant á la Dinutación. 

M(icc)r Orlan dirá lo que he pasat ab Espenan, jo veig 
molt Uuuy la resolusió de exir a encontrar lo enemich; jo 
perdo cada punt la pasiensia y no se que fer mes. V. S. veu- 
rá ab la del Sr. Diputat Real la inportansia de que vagen 
a Lleyda les 4 companyes de cavalls; y jo llegida la carta, 
he esforsat anasen de" promte, y Espenan ha volgut se 
aguardas la resolusió que V. S. pendra ab la enbaixada de 
Plesis sobre esta materia; per mersé vingue ab diligensia; asi 
diu don Phelip Vilana y ha 1000 cavalls del francés comfor- 
me la mostra an posada; pus desgregarne 110 pera Lleyda 
nom apar pugne ser daniós, maiorment restant ja así les dos 
companies de Sentmanat y Dardena. En los arcabusos que 
V. S. enviá air, diu Sagúes que noy ha fiascos, y que moltes 
serpentines están molt mal clavades y asentades; V. S.. ma- 
ne ques regonegue ans de enviarles. Deu a V. S. guarde. Sant 
Feliu, janer, 5, 1641. ==Lo Canonge Jaume Ferran. — {Archi- 
vo de la Corona de Aragón. Cartas comums originales. Gene- 
ralidad de Cataluña, año 1641, Enero.) 

NúM. 412. 
Carta de Domenech á Pablo Claris. 

Sr. Diputat Claris. =Molt Ule. Sor.:=No obstant que se 
que don Joseph Sacosta escriu llargament á V. S.^, ab tot 
no dexaré, pus me trobo ascí, de escriurer esta. Esta nit nos 
es arribat avís per dos soldats de caball segons nos a avisat 
lo conceller de Barcelona, de que los enemichs eran iá á Vi- 
llafranca, y que la vila se rendí sois per arribarli vn trom- 
peta, sens donarnos avís cert del numero de la cavalleria y 
infantería, que va conquistant tant dintra Catalunya, que 
cert es una gran llastima que sent lo enemich en casa nos- 



131 

tra, sapiam tan pocas novas, no sois de sos intents, pero en- 
cara ni del poder, ni de cosa; que tot prevé en no voler ser 
prodich en semblan ts occacions, y que en est estat tinch per 
mes convenient lo ser prodiah en cosas^'tan convenients, que 
no anar en tot ajustat. 

Las cosas de ascí se posan en boníscima dispocitió, pero 
vetg que nostron gobern va de manera que quant tenim sac 
no ienim blat, y quant tenim blat no tenim sac: las cosas de la 
guerra van totas tant encadenadas, que en faltar vna dellas 
totas las demés no aprontan cosa: vuy tenim qui disposa 
molt de las cosas, que es don Joseph Sacosta, pero ni ell te 
poder pera disposar lo que convé, ni sab ab quin titol manar- 
las: ítem tenim bastantament soldats, pero van tant remissos 
los socorros, que ab lo temps sen anirán tots a poc a poc: 
prodic en las occasions que convé, importa la redemptió, no 
perdrer esta occasió de la gent que an acudit, que passada, la 
occasió es calva. Gent y tercios ordenats, pero faltan armas y 
inonitions: Cavalleria catalana, de qui nos podam refiar, que 
casi ni a prou, pero dividida la vna a Sant Pere laltra a Sant 
Pau: dilígentia en ques puje cavalleria catalana, molt ha se 
tracta, pero poc se executa: pertrechos de guerra, artillería y 
trenc, lany que be estará a punt: de tots estos descuits nos- 
tros nos apellam á las confiansas del auxiliar, que es la des- 
tructió nostra, qui per ellas nos descuidam dé nostrom va- 
lor, ques mes que Fransa y Espanya junta: digan ho los 
passats y los presents ab lo poc havem vist en Reselló: áni- 
mo, Sor. ¡ánimo! que no son a mitx: sius posam en lo degut 
estat confiant sois de nostra gent y de nostron diner, plata y 
or del Principat, que sois ab exa determinatió executada y 
posada per obra, bastam pera capular lo mon y pera tornar 
per nostra causa tant justificada, pus pladejam per Deu y 
per la Provincia. No fascem cas quel enemich sia á Vilafran- 
ca, que don Joseph fortifica moJt be aquest Uoch pera la re- 
tirada, y si conservam los soldats que tenim vui, sobran, no 
sois pera acometrels y traurels de nostras casas, pero encara 
pera anarlos á visitar a las llurs, y en remato, nostra restau- 
ratió está en lo estat present en ser prodic en esta occasió 



132 

gastant plata y or de tota part, que aprés ab lo temps se re- 
mecliaráu los danys presents. Deu ó eDcamiue y á V. S.'* guar- 
de com pot y suplico, de Martorell ais 5 de {Janer) 1641.= 
Lo Almoyner Domenech.r= Perdone del modo que escrich, 
quel amor que tinch á la patria parla y no yo. — (Archivo de 
la Corona de Aragón. Cartas comunes originales. Generalidad 
de Cataluña, 1641, Enero.) 

NúM. 413. 
Carta de los Conselleres á Francisco Rosell, Coiiscllcr tercero. 

Al Sr. Conceller ters.=Molt. Ule. Sr.=Los Srs. Diputats 
y nosaltres havem sentit en la ánim^a lo disgust se ha tingut 
en dexar tant adelantar lo enemich, que conforme relatió cer- 
ta, tenim entes es en Vilafranca de Panadas y pensam que 
pres será en Martorell, y lo die seguent á vista desta ciutat, 
si no se acut promptament: al reparo de aquest dany havem 
resol, en conformitat deis Srs. Diputats, a que lo nostre exer- 
cit isca promptament, y que lo enemich lo veja, y fasse mos- 
tra fent los effectes que convindrán, per la deffensa comu- 
na: mire V. S.^ que de no mostrar la cara lo dany que ha de 
redundar, y alterado que ha de causar á tota la provincia. 
Guarde nostre Sr. á V. S. Barcelona y Janer 5, I641.=/Pres- 
sa Sor. Conceller ¡pressaf les armes se enviarán prest.=Molt 
Ule. Sr. de V. S.=Los concellers de Barcelona. — {Archivo mu- 
nicipal de Barcelona. Copiador 6 registro de cartas, 1640 d 41, 
sin foliar.) 

NúM. 414. 
Carta del canónigo Ferrán á la Diputación. 

Molt Ule. Sr.=Mosur de Espenan es vingut de Martorell 
y no apogut teñir effecte la sua jornada, pus don Joseph 
^acosta no avie posat en orde los tersios conforme Espenan 
11 avie escrit, per no destorbar la gent que treballen'en les 
fortificasions, y axí sen es tornat pera ordenar que demá co- 



i 33 

mensen á marchar les tropes de la cavalleria, que les de la 
infantería ya esta tarde sen so avausada fins á Molins de Rey 
y Sant Andrea, y demá dematí nos ne anam Espenan y yo 
a Martorell, per veurer la gent y disposarla pera que pugue 
marchar en lo punt que conviugue. 

Estos franceses desitgen saber ab quines forses está lo ene- 
mich en lo Panadés per poder millor disposar lo nostre exer- 
cit, y la forma ha de teñir pera marchar; pero asó he enviat 
esta tarde alli dos espies homens de confianza: vulla Deu 
quens porten bones noves: jo no perdré punt en solisitar ais 
franceses y donar animo ais nostres soldats: vingut de Mar- 
torell, Deu volent donaré avis á V. S. del que se aura vist, 
oit y tractat; encara que sie a mitja nit. Ja tinc dit á V. S. que 
falten fiascos, o bandoleres per ais arcabusos y algunes for- 
quilles per ais mosquets: la metxa falte: vingue de tot: de pól- 
vora niá abundansia conforme diu Espenan, no obstant que 
avuy sen ha despedida molta per ocasió que la infanteria a 
marchat: á la cavalleria no sen done, que diu Espenan que 
ella sen a de sercar de son sou, ja es cosa considerable: tor- 
no á refrescar á la memoria de V. S. lo demanar á les paro- 
chies y monestirs fasen particulars pregarles per la present 
nesesitat. Deu á V. S. guarde. Sant Feliu, Janer 6, 1641.== 
Lo Canonge Ferran. — {Archivo de la Corona de Aragón. Car- 
tas comunes originales. Generalidad de Cataluña. 1641, Enero.) 

NúM. 415. 
Otra carta del canónico Ferraiit á la Diputación. 

Molt Ules. Señors.=Mossur Despenan ses partit aquest 
mix die pera Martorell pera veurer la gent ques allí com es- 
tá disposada; si ho está bé, fará marxar la infanteria, la qual 
ja ha fet avansar esta tarda a Molins de Rey y St. Andrea y 
la major part de la cavalleria assí; y luego juntar lo gros del 
exercit, y si los spias que son añadas al Panadés diuen que 
noy es tot lo exercit del enemich, ó conforme lo que dirán 
marxerán ha encontrarlo. Diu que tornará esta nit assí, y 



134 

me clonará de tot rahó. Demá de matí pens anarmen ab ell 
a Martorell pera veurer la disposició de la gent y alentarlos: 
del que auré dit y vist donaré avis á V. S. aqui Deu gde.: en 
Sant Feliu ais 6 de Janer de 1641. En aqiiest punt arriba 
assi la artillería.^ Lo Canonge Jaii(m)e Ferran. — {Archivo de 
la Corona de Aragón, Cartas comunes originales. Generalidad 
de Cataluña y 1641, Enero.) 

NúM. 416. 
Otra caria del canónigo Ferrant á la Dif^utación. 

Molt Ule. Señor.=Lo corren a les 8 ores es arribat así, im 
atrobat ab Mosur de Espenan y be tingut gust notable de la 
resolució ses presa aquí; he fot y dit lo quem tocave, y a po- 
ques raons, ses alsat de la cadira Espenan im a dit ab reso- 
lusió que demá se partirá ab les tropes, y que pus V. S. vol- 
ques perde, que ell se perdrá, pero non estarem molt lluny 
nosaltres; en fin ell está resol t de anar á veurer lo enemich 
si esta nit no mude de parer; Plasis no es arribat. Jo confés 
Sr. meu que nom agrade la resolusió sea prés de que no va- 
gen les 4 compañies á Lleyda; ni menos me agrade lo dir 
que mes val ques perda Lleyda que no Barcelona, que si be 
es veritat, pero a tot se pot acodir, pus ab mil cavalls que 
resten asi, no avien de fer falta aquells, y ere aconsolar al 
Diputat Real y asegurar Lleyda y tota aquella comarca; si 
fos perdrer sois á Lleyda fore pocíi, pero donar lloch a que 
los dos exersits se pugnen donar la ma, no se jo si serem 
poderosos a defensarnos: jo suplich á V. S. o considere, que 
ja no falte qui diu que Barcelona no fa sino son negosi, y 
sert que lo interés es tant comú, que es be volerselos vns ais 
altres, y es rao voler a tota Cataluña en quant se pugne, pus 
tanta gent vehem que ha acudit á la veu de que asistiaven 
á Barcelona. Aqui van dos billets de don Joseph ^^costa; 
veurá V. S. quantes coses demane; diu que falten molts fias- 
cos de arcabas: totes les armes que V. S. me ha enviat son 
ja añades á Martorell, si be no eren arribades quant ^acosta 



135 

ha escrit en bescnitar lo pa tinc ja donat orde. V. S. me ha 
enviat flasques, y jo nolts he menester: jo pensava que lo 
mateu ere home que podie enpendrer algún asiento, que pe- 
ra pastar, fins ara prou nia asi y en Martorell, aont sobre lo 
pa. Den á V. S. guarde Sant Fehu 6 de Janer molt abans 
de dia 1641.=^Lo Canonge Jaume Ferran.— (^rctoo de la 
Corona de Aragón. Cartas comunes originales. Generalidad 
de Cataluña, 1641, Enero.) 

NúM. 417. 
Los Concelleres de Barcelona á Francisco Rosell. 

Sor. Conceller ters.=MoltIlle. Sor.=Suplicam á V. S. que 
ab la prestesa que la necesitat demana digue a musur de 
Plassis envié vn ingenier pera les fortifications de aquesta 
ciutat, de qualsevol part li aparega aproposit. Gde. nostre Sor. 
á V. S. Barcelona Janer, 1, 1641. = Després de scrita esta 
havem rebut vna carta del Sr. Diego de Vergós, copia de la 
qual enviam á V. S., pera que conforme los desordens allí 
reffarits, los mane castigar y donarhi lo ramey convenient, 6 
sie desfent la Companya de Goday, ó reformantla de manera 
que aparaxerá á V. S., suplicantlo axi mateix mentione ais 
soldats que convindrá.-=Molt Ule. Sr. de V. S., etc.=Los Con- 
cellers de Barcelona. — (Archivo municipal de Barcelona. Co- 
piador ó registro de cartas de 1640 y 41.) 

NúM. 418. 
Otra carta de los Concelleres á Francisco Rosell. 

Al Sor. Conceller ters Coronell.-=Molt Ule. Sor.=Havem 
rebut dues de V. S. totes de sis del corrent, de les qualsy de 
la dispositió vehem ab V. S. en fer marxar lo exercit y que 
tot ell stigue de bon animo, estam contentissims, pero ab 
desconsuelo, sabent que lo enemich ab la gent que te no es- 
sent de gran part igual al numero de nostre exercit, stigue 



136 

tant confiat de no teñir en contra, pus ve ab deu mil homens 
y molt dells bissonyos, marxant, que havem entes es ja en 
Sant Sadorní: no podem pensar la causa; V. S."- ab sa pru- 
dentia la envestigará, y ab son valor lo procurará en d estro - 
sar y acabar, y si be qui hostem fugaty proximua est laudi 
quitamen illum oprimet omnem gloriam est conseqauUis sapion- 
ti paiica. Les armes partexen vuy, y se envien á V. S. aqui 
nostre Sr. guarde. Barcelona y Janer 1, 1641. =Molt lile. Sr. 
de V. S. etc.=Los Concellers de Barcelona. — {Archivo mu- 
nicipal de Barcelona. Copiador 6 registro de cartas de 1640 

y 41.) 

NúM. 419. 
Carta de Francisco de Vilaplana á Pablo Claris. 

Illustrissim Señor. =Qui mes be acud en servir á V. S.^ y 
la patria, ó á lo menos tan bé com qualsevol deu, per que 
V. S. me anomanat ab una patent, ab anominasió de tinent 
general de la cavaleria, y me apar que yo no deg servir, ó 
no deg saber lo que ting de fer, pus Don Josep Sa Costa vol 
manar la cavalleria: si V. S. li a donat aqueg orde per que 
mane dita cavalleria, yo no ting de estar baig son borde 
ocupant yo millor puesto que ell; jo o diguí al Sr. oydor 
no sen va cabos, V. S. tinga per be de que yo no servesca 
en ninguna manera, que será pera mi molt gran descans, 
que yo per ma persona acudiré com al mes minim soldat en 
tot lo que convindrá: també diuen quei a un capitá, que no 
se qui es, que no gusta que iol mana: en aqueg port manor, 
V. S. governe la cavalleria: yo menso vingut a Sant Feliu 
aguardant la borde de V. S. de lo que ting de fer, que pan- 
sant me a de manar don Josep sa Costa sent yo tinent ge- 
neral, y ell no teñir carreg que lo prepuja el meu, yo non 
faré ' n ninguna manera: y agi la resolució de est negosi, peí 
que yo «staré aguardant la resposta, guarde V. S. de Sant 
Feliu 9 do gener, 1641.=Francisco de Vilaplana. — {Archivo 
de la Corona de Aragón. Cartas comunes originales procedentes 
de la Generalidad, año 1640.) 



\37 

NúM. 420. 
Carla de Domenech á Pablo Claris. 

Al molt Ule. Sor. Diputat ecclesiastich lo canonge Pau 
Claris que Den guarde.=Barcelona.-=Molt Ule. Sor.=No 
obstant que repliqué á V. S.^ de tornar yo en esta vila de 
Martorell per aparexerme noy faria ningún proffit, ab tot, 
sois per donar lo present avís á V. 8.^ es cert y seré estat de 
molta importancia, lo fet es que passaut per Sant Feliu en- 
contrí lo Sor. Vilaplana allí, baxí de cavall y procurí saber 
la causa de trobarse sa mercé allí, y arribat en Martorell he 
trobada la cosa en tant mal estat, quem pesa no poder yo 
per falta de salut arribar aqui á la posta a donarne rahó llar- 
ga á V. S.^ Lo negoci es, V. S.* be sab quant servidor y affi- 
cionat so estat y so del Sor. Vilaplana, y segons los negocis 
concorrents y lo estat dells, vetg que inporta pera la total re- 
demptió nostra, que dit Sor. Vilaplana vaja devés lo Empur- 
dá a governar alli las armas, y per esta part dexar lo domi- 
ni de tot, aprés del generalisim, a don Joseph Sacosta, fentlo 
mestre de Camp general, ab lo modo y forma y de la mate- 
xa manera com ó era musur de Espenan, que dexa manera 
resta totom satisfet, axí lo conceller de Barcelona, Coronel 
de son tercio, com tots los demés: yo veig ascí lo que passa 
y otg las voluntats de tots: tots los officials majors son incli- 
nats ab gran favor á don Joseph Sacosta, los demés cabos y 
soldats axi matex, y es arribada la cosa á tal perillos estat, 
ques certiscim que deu y sia sois posat cami de reme}^ que 
no pus escriurer lo que de páranla diria: pero en remato 
dest negoci no te ja mes allarch, es forros guey aja cap qui 
governia, y que tinga patent pera ser obeit, altrament la 
confució passaria tant avant que nos podría remediar quant 
voldrian, perillant en lo entretant de desdichas particolars y 
de desdichas deis enemichs, pus se an pasadas algunas nits 
ab dos lioms, segons me an dit, y axi per amor de Deu no 
prengam las cosas de guerra com á cosas de pasatemps, sino 



138 

ajústenlas totas ab la deguda brevedat. Vingan tots los ca- 
valls que pugan venir de aqui ab brevedat, que sy y avia 
cavalls, se farian prest facions importants: no perdan lo tenips 
en escriurer y respoudrer consultas y altros allarchs, que lo 
parlar sempre yo ab esta claredat, sois me mou lo desitx 
tinch en que nostra provincia sia concervada al servey de 
Deu, qui á V. S.^ guardo com pot y suplico, de Martorell y 
jener ais 9 de 1641. =^Lo Almoyner 'Doinenech.== {Archivo de 
la Corona de Aragón. Cartas comunes originales. Generalidad 
de Cataluña, 1641, Enero.) 

NúM. 421. 
Carta del canónigo Ferrant á Pablo Claris. 

Moltllle. Sr.-=Ja tinc escrit á V. S. lo quant importe que 
don Joseplí (¡^acosta continué en lo govern desta gent y lo 
be queu fa en disposar nostra defensa: ara diré á V. S. que 
si nos procure en donar gust a don Joseph, ho veig tot per- 
dut; si Francisco de Vilaplana no fos tant curt de raons y 
me agués volgut oir air á la tarda, jo agüera procurat en 
mirar com podia satisfer a les dos parts, sim fos estat posi- 
ble, pero anasen sens volerme oir, y asó fonc causa que no 
vojguí dir cosa del que V. S. me ordenave en la de 7 del cor- 
rent, á don Joseph (¡^Jacosta, y per só escriguí á V. S. supli- 
cantlo me fes mersó de pendrer sobre esta materia la resolu- 
sió mes convenient. La dificultat me propone V. S. per lo 
del Conseller, me apar que reste allanada, pus encara que 
V. S. done á don Joseph ^acosta patent de mestre de Camp 
general, tinc per sert que la mersé tindrá la correspondencia 
deguda al Sr. Conseller, de la matexa manera que la tenie 
Mosur de Espenan, y a mi me apar que V. S. podrie honrar 
y fer mersé á Vilaplana en la part de llevant ab semblant 
carrech: jo suphch á V. S. quant encaridament puch, que 
allanen estes dificultáis, quant no, es forsós nos vejam en 
vna desdicha per falta de persona quins governe, quey he 
sabut per vna via molt serta, que don Joseph no restará de 



139 

altre manera. Guarde Deu á V. S. Martorell Janer 10, 1641. 
=Lo CanoDge Janme Ferran. — (Archivo de la Corona de Ara- 
gón. Cartas comunes originales. Generalidad de Cataluña^ 
1641, Enero.) 

NúM. 422. 
Carla del canónigo Ferrant á Pablo Claris. 

Molt Ule. Sor.=Vna ora ha quens an tocat arma; la gent 
está animosa y en las trinxeres; e fet av ánsar 1000 mos- 
queters y dos companyes de cavalls, y per propi, avís ais que 
están en Piera avansen envés lo enemich; fins ara no sabem 
ab quanta gent be, estanho aguardaut per momentos: assí 
estam ab sois 6 barrils de pólvora y poca corda. Suplic á 
V. S. mane ab diligensia envíame. Lo enemich ve per la 
part de Gélida y Subirats. Confies ques un tros del exercit, 
per que tot air los escopetejaren los nostres^ y com se aguesen 
de retirar, avuy an acodit ab major número per veurer si po- 
drán venser ais nostres: en lo coll del Portell se escaramuse- 
jaren tot air: gastes moltes monisions. Guarde Deu á V. S. 
Martorell Janer 16, 1641, á mig dia=^Lo canonge Jaume 
Y Qvvéjn.={ Archivo de la Corona de Aragón. Cartas comunes 
originales. Generalidad de Cataluña, 1641, Enero.) 

NúM. 423. 
Establecimiento del ejército permanente. 

Hazian los almugavares que se hallavan en guarda de 
aquellos colles desmasies insoportables, y tales, que ni la 
pena que se aplicava á los que se hallavan dehnquentes ser- 
via iá de exemplo: fué por ello forzoso el reformalles todos, 
á la reserva solamente de los que tenia Caselles y Cabanas 
en sus compañías, y poner en su lugar la gente de guerra 
que el de (^acosta mandaba á las partes de Lérida, esto y el 
dar pasaportes á los enemigos y mas si eran de los tercios 
de Portugueses, con largos avantaies, valió mucho, pues lo 



140 

primero restableció la disciplina y lo último enervó sobre 
manera las fuer9as de la gente de la Magestad Cathólica.= 
Hallávase sin aquel, otro mal, necesitado de remedio, y era 
que las Milicias faltas de experiencia, disciplina, paciencia y 
sufrimiento, llegavan á pocos lances á aprovechar poco para 
llevar las armas, aplicóse este con pactar con las villas y lu- 
gares de una cantidad fixa, para entretener cierto número 
fixo según la posibilidad. Havíalo entre todas Esparaguera 
practicado exemplarmente la primera, pues por el tratado de 
entretener 25 soldados fixos, acudió cada mes á Diego Soler, 
pagador del General con 150 escudos; imitóse de muchos, 
pues se consideró el medio más útil á las armas y á los pue- 
blos. — {Bihliothéque Natio7iale, París, MS. Sevilla^ núm. 115, 
tomo II, fol. 87.) 



APÉNDICE III. 

CAMBRILS. 

NúM. 424. 

Carta de Antonio Potan relatando á D. Lnis de Peguera lo 
ocurrido en Cambrils (1). 

Al Sor. Don Lluis de Paguera g{uar)de Deu.=^Lleyda.= 
Lo dimecres ais 19 del corrent me despedí ab llicencia de 
V. m. de aqui de Lleyda: lo endemá, lo dijons, arribí á ma 
casa á 9arreal, y al punt jo arribí, no se sabia cosa certa de 
Cambrils y del mes del camp de Tarragona, y al cap de dos 
llores vÍDguó Rafael Potan, lo men alférez, ab molts de al- 
tres qne sen anaren ab la primera lleva deis Somatents ab 
companya del Baró de Rocafort, y de Saiol: pasat Valls fo- 
rem mes de 500 liomens, y sen anaren á Cambrils y acudi- 
ren á dita vila dos mil homens, y en ser dins los asitiaren, 
y antes no vingués lo siti, digneren que venia una lleva de 
Vilafranca: Saiol diguó al Baró que ell no podia estar ab los 
soldats de Vilafranca y sen ana á Tarragona, y resta lo Ba- 
ró á Cambrils ab lo Sargento mayor Barsolo (2) y lo gover- 
nador Vilosa, aont se son defensats tres dies, y lo disapte, 
que fonch al 15 del corrent, se donaren á mersed del Rey, an 
sucseit unes'grans desdiches, y tot lo que li vas dient mo a 
dit lo alferes que ses trobat ab tot, y es escapat per medi de 
un sargento mayor quel coneixíe de Salses, y diu quels fe- 
ren exir tots sens armes, y quant forem fora, ne mataren 

{\ ) Es la carta á que hace referencia el diputado real José Miguel de 
Quintana, en el documento núm. 404. 
(2) Garlos Bertrolá. 



U2 

molts, que pasen de mes de 500, y demprés an fet llesta, deis 
quals a paregut amposat ab un corral: no se sab que será 
destos: los altres que apar no eren (en) tant bona dispositió 
de gent, los an aviat á la part de Reus: molts venen nafrats; 
■altres se son enboscats y van arribant per los pobles contant 
desditjes: la mes gran desditja es que an penjat lo Baró á una 
garita del portal; al costat an penjat lo sargento mayor; Vi- 
losa al altre costat; ais jurats de Cambrils, ab les gramalles, 
també al costat: á mi me sab mal de avisarle destes noves, y 
de unes tant gran aflictions de un tant gran amich: sia de 
tot Deu alabat. Lo alférez ses pasejat dos dies per lo camp 
del Rey, perqué lo sargento mayor lo vesti á tall de castellá, 
y ses paseijat dos dies, y diu ques gran exersit, y li apar se- 
rán alguns dotse mil infants y alguns 1200 cavalls; fer me a 
merced de dir al 6or. don Lluis de Ragadell me tinga per 
scusat, perqué desta viia de Qarreal falta lo floret de la gent 
entre morts y caturats, y deis demés llochs, perqué volien 
anar en companya del Baró. La vila de Reus ses rendida 
sens ninguna contradició y es estada la parditió de tot lo 
camp: la Selva ses rendida. Riudoms y Monrotg, tota la gent 
fugii á la montanya y los deixaren entrar á son gust: lo Co- 
ver també está per son conté: á la vila de Valls an enviat un 
trompeta que si dins 24 hores nos donen, quels farán com á 
Cambrils, y los an fet de resposta que volen primer 'morir 
que rendirse; per al present están batent á Vilaseca, se son 
fet forts: se diu per cosa certa que á tres dias arribat, y ho- 
me que la vist, á Tarragona, musur de Spernan, y de dia en 
dia va arribant la cavalleria y enfantaria: si ab aquest so- 
corro no se ayuda á Vilaseca y ais demes pobles, jo veix 
grans treballs, perqué la gent está spantada y^ están sense 
armes, perqué á Cambrils se son perdudes totes les armes, be 
diuen que ab la bandera Sacramental ve molta gent, y de 
reputatió; Deu ó vulla per sa infinita misericordia remediar, 
y á V. m. molts anyes guarde, (¡barreal a 21 Dezembre de 
1640.= A Sabastiá an condempnat a galera en companya de 
moltes altres. = Antoni Potau. — {Archivo de la Corona de 
Aragón. Cartas originales de 1640, Diciembre.) 



U3 



NúM. 425. 



El hecho de armas y matanza de Cambrils referidos por un 



testigo ocular. 



Dia de Santa Lucia, trece de Diciembre, recibió orden Don 
Aluaro de Quiñones para que la caualleria de las Ordenes 
fuesse a Cambriles a tomar los puestos, que el exercito es- 
tarla a las ocho a vista de la pla^a. Llegó a Cambriles a 
las ocho de la mañana, donde estando a tiro de mosquete, 
los batidores boluieron al teniente general dándole aniso 
como tenia el enemigo una emboscada en el monte y arbo- 
leda que teníamos a la mano izquierda. Llegó Don Aluaro a 
dicho lugar á las diez, poco mas ó menos, á unos paredones 
que estañan cerca del lugar, donde se descubrió la caualle- 
ria, recibiéndola los de adentro con grande grita y algazara. 
Tenian estos paredones por frente vn bosque muy espeso de 
árboles y matas, a mano derecha del lugar, donde se havian 
pviesto mas de tres mil hombres, los quales, con la seguridad 
que les dava el sitio espesíssimo y su cora9on, vinieron con 
notable resolución á embestir la caualleria, estendiéndose de 
manera que si el teniente general Don Aluaro de Quiñones 
con su mucha experiencia y buen juicio, tan acostumbrado 
a buenos aciertos, no previniera el daño que podria resul- 
tarle de que le tomasen en medio, y con grandissima celera- 
cion no formara tres batallones y con todo valor cerrara con 
ellos, se pudo esperar diferente sucesso y no tan feliz como 
el que se figuró. 

A la Compañía del Comisario general Don Rodrigo de 
Herrera, puso el cuerno derecho, y tras ella formó .vn bata- 
llón de cora9as del Conde Duque, consecutivamente formó 
otro batallón de la Compañía de Don Manuel Triviño, de la 
de Don Antonio Venegas y Córdoba y de Don Gabriel do la 
Puebla. El otro batallón se formó de la Compañía de Don 
Pedro Chirinos, Don Rodrigo Tenorio y Don Thomás Bea- 
monts. El que cayó en el cuerno izquierdo, fué el batallón 



U4 

que governaba el Marqués de la Conquista, que se compo- 
nía de su Compañía y de la de Don Juan de Gues con los 
caualleros de Cantabria, y la de Don Pedro Lison. En esta 
forma estavan dispuestos los batallones de corazas, quando 
ordenó el teniente general á Don Juan Bautista de Oto, que 
con su compañía de arcabuceros cerrase con los enemigos: 
en el bosque se hauian llegado tanto, que alcan9auan no 
solo sus mosquetes, sino sus arcabuces. Lo mismo ordenó á 
Don Francisco de Saude con la suya de arcabuceros, y Don 
Gregorio de Mercado, también de arcabuceros, y poniéndo- 
se delante el teniente general del batallón del Marqués de la 
Conquista con los Alféreces mayores Don Juan Pardo de 
Figueroa, de la Orden de Santiago, y Don Juan Muñoz de 
Salazar de la de Calatrava, y Don Eodrigo Antonio de Men- 
doza de la de Alcántara (pues después que depositaron el 
pendón Maestral de la Orden de Santiago y los estandartes 
de las demás Ordenes en el Convento Real de Eueda en Ara- 
gón, quedaron estos Caualleros libres para seguir la parte 
por donde los llamase la ocasión) cerró el bosque con nota- 
ble resolución, haviendo hecho lo mismo las compañías de 
arcabuceros, los quales descompusieron la vanguardia del 
cuerno derecho del enemigo, quedando muerto de un mos- 
quetazo un cauallero que militava en la compañía de Don 
Juan Bautista de Oto, haviéndose avan9ado con vna tropi- 
lla con orden de su Capitán, y muértole su caualio y dádo- 
le dos mocha90s en la cabe9a; prueva de su mucho valor y 
bizarría. El Comisario general por la parte que embistió, 
topó con la emboscada del enemigo y la destrocó con nota- 
ble valor, passando esta tropa parte del lugar donde havia 
avanzado el batallón del Marqués de la Conquista, que obró 
en esta ocasión conforme a sus muchas obhgaciones y gran- 
des partes, para conocimiento de lo qual, súfraseme decir 
que lo vi y ohí, como testigo de vista, pues después que el 
teniente general se ocupó en la buena disposición de todo y 
acudió a los demás batallones, se metió el Marqués con el 
suyo en lo mas cerrado del bosque y de los enemigos, y ha- 
viéndole aduertido algunos que se detuuiesse, se bolbió a la 



U5 

tropa y con notable resolución para encenderlos con el esti- 
mulo de la honra dixo: «El que no fuere gallina, sigame,> a 
cuya voz, como aquel batallón se componía de tantos caua- 
lleros y gente noble entre los subs títulos, hizieron tanto, 
que, con notable mortandad de los enemigos avanzaron mas 
de media legua de las tropas, estando tan en si el Marqués, 
que a un soldado que (pudo ser con la necesidad) se detuvo 
a traer algunos panes, trayéndoselos, le riñó mucho, no que- 
riendo que se detuvieran a despoxos, sino á conseguir la ma- 
yor facción que pu6de tener la cavalleria. En este estado se 
hallava el Marqués, quando se ofreció delante vn barranco 
muy grande, donde le liavian aduertido que se havian me- 
tido algunos enemigos. Y sin ponérsele por delante la venta- 
xa del sitio y el peligro, se arroxó al barranco donde se le 
cayó el cauallo, que por su valentía se tornó á levantar y 
avan9ar por aquella aspere9a, bolviendo después a ocupar el 
puesto y avenida, y de la parte de Tarragona allí se volvió 
a rehacer la tropa y halló la compañía de Don Juan Bautis- 
ta de Oto, la de Don Francisco de Saude, y con el batallón 
del Marqués no solo quedaron tomados los puestos por la ca- 
ualleria, sino atacada la pla9a, y con el abrigo d^ otra com- 
pañía que llevó Don Antonio Pellicer, se arrimaron á du- 
cientos infantes que estaban también a cargo del teniente 
general, á la muralla, haviendo ocupado un convento, cosa 
inaudita y que no se puede haver jugando caualleria, pues el 
valor de los soldados era de manera que se querían meter 
en las puertas: y muestra quan grande fué esta facción, el 
assegurar los naturales de la tierra que passaron los muer- 
tos de mil y ducientos, escusando á la infantería la sangre 
que les liavia de costar ganar el bosque y atacar la pla9a, 
de manera que quando llegaron los tercios no tuvieron que 
hacer: y después desta rota bolvió el teniente general á com- 
poner su cavalleria, y acercándose á la villa á tiro de arca- 
buz con dos compañías de infantería, dándoles calor la del 
Comisario general, y con ellas se le ganó al enemigo el con- 
vento de San Agustín, que está cerca de la muralla á tiro de 
piedra, y se degolló la gente que lo defendía. A este tiempo, 
Tomo xxii 10 



146 

que serian las dos de la tarde, llegó el Marqués de los Velez 
con el exército, donde halló hecha tan buena facción, que 
aunque se holgó, no lo quiso dar á entender por no descom- 
poner su authoridad y grandeza. Aquí una vala que vino de 
la muralla mató el caballo al Duque (1), y dio con el en tierra 
con mucho susto de los presentes, que a toda fuerza le hi- 
cieron retirar del puesto tan peligroso. Don Pedro Legasso 
este dia le presentó al Marqués vn cavallo que valia mil es- 
cudos. 

Governaba la plaza de Cambriles el varón de Rocafort, ca- 
vallero novilíssimo, y haviéndole requerido el Marqués rin- 
diese la plaza, no lo quisieron hacer, aunque se le ofreció 
seguro de parte de Su Magestad, conque se le puso batería 
que duró tres dias, y el vltimo se rindieron a la voluntad del 
Marqués. Alguna gente nos mataron, mas de ellos yvan pe- 
reciendo, y con nuestra artillería afligiéndolos de manera, 
que aunque entre ellos habia gente de valor y de calidad que 
defendían el rendirse asta morir, tubieron muchas diferen- 
cias entre ellos en los tres dias de sitio, pues por tres veces 
pusieron bandera blanca y la quitaron. Vltim amenté fueron 
rendidos y pidieron misericordia: entregaron las llaves y en 
este tiempo llegaron los jurados de vn lugar que estava del 
dicho dos leguas, llamado Reus, á manifestarse vassallos 
leales de Su Magestad, y á pedir por merced al Marqués que 
la gente del dicho lugar de Reus, que estava en Cambriles, 
que seria hasta cien hombres, havian sido sacados de sus ca- 
sas forjados y amena9ados, y asi por ser gente casada pe- 
dían por merced fuesen perdonados y dados licencia para 
que se bolviessen a sus casas: el Marqués de los Velez la 
concedió. Las cabezas que gobernaban la dicha villa eran de 
calidad; el uno llamado el Varón de Roquefort y un jurado 
de Barcelona y un Consejero. A estos mandó el Marqués dar 
garrote y colgarlos en la puerta de la villa. Con la artillería 
fueron derribadas las murallas de ella y muchas casas, y de- 
xándolo assi, marchó el exército adelante, dexando los pri- 

(1) Al Morques de los Vélez. 



147 

sioueros a bueu recado. Entróse en la Villa y ahorcaron al 
Barón de vna almena, a los dos Jurados, y á vn Sargento ma- 
yor, hombre grave y gran defensor de su patria. Salieron los 
rendidos para irse cada uno á su lugar, y algunos soldados 
de nuestros bizoños sacaron las espadas y dieron en los ren- 
didos, de manera que degollaron mas de quinientos sin po- 
derlo remediar. Este sucesso y el ahorcar al Barón puso en 
mal crédito a nuestras armas en el pais, no assegurándose 
de las palabras nipromessas que el Marqués les ofrecía, con- 
que se determinaron antes morir que rendirse. El exército se 
detuvo aqui algunos dias reparándose. — {Biblioteca Nacional 
de Madrid. MS. anónimo. H-l^,fols. 121 y 122.) 

NúM. 426. 
Hechos de armas de Cambrils, Salou y Vüaseca, 

Pasó el Exército á poner sitio á Cambriles, lugar fortifica- 
do, tanto con la obstinación como con la diligencia, y lle- 
gando á reconocer la Campaña D.'^ Albaro de Quiñones con 
la Cavalleria, encontró con 600 Catalanes que havian salido 
de la Villa, ó se retiraban de ella, y cerrando con todos, los 
desbarató fácilmente, hiriendo y matando muchos, y aven- 
tajándose el Marqués de la Conquista y D." Juan de Otto, y 
otros Capitanes valerosos y D.'^ Miguel de Itúrbide, bizarro 
Caballero de la Orden de Santiago, que salió herido. Llegó 
el Marqués de Torrecuso a tomar los puestos, y atacó por 
todas partes á Cambriles, y no siendo posible el defenderse, 
aguardó dos dias á rendirse; hízolo á merced (que no se 
concede partido honroso quando la defensa es más inconsi- 
derada que posible), aunque el tiempo que pelearon los ene- 
migos lo hicieron esforzadamente y con tanto riesgo de los 
sitiadores, que al Marqués de los Velez le mataron debajo de 
su persona el caballo de dos arcabuzazos en la cabeza: cosa, 
que en sitios de Plazas sucede pocas veces á los Capitanes 
Generales; y el Marqués se hallaba siempre tan cerca de los 



148 

maiores peligros, que fué tan fácil el que se dice; señalándo- 
se en todos el Marqués de Torrecuso, y en esta ocasión los 
ya referidos Capitanes, y otros, y el Governador Arteaga, que 
socorrió con su caballo al Marqués. Halláronse en la Villa 
2.500 hombres, y entre ellos, armados,,mas de 120 Religiosos, 
y muchos pertrechos de Guerra, y a todos se les dio salvo 
conducto, menos a dos Jurados, y un Sargento Maior, que se 
ahorcaron, y también al Barón de Rocafort, que aunque per- 
sona calificada por ser Caudillo, pareció forzoso, porque en 
las culpas alevosas, y mas contra su Rey, quedan siempre 
excluidos los Privilegios de la Nobleza; aunque su Magestad 
no aprobó la presurosa execucion de su muerte, porque su 
intento era mas de reducirlos que de castigarlos, si bien la 
soberbia y loca altivez de aquella Nación diera diferente 
nombre a la clemencia; y mas acordándose de que el Rey 
D.^ Juan, siendo Príncipe tan piadoso, después de vencida 
la Batalla de Rubinat, mandó hacer justicia de muchos va- 
rones principales, y de maior calidad y estado que Rocafort, 
y fué executada publicamente en Juan Megiollo, Diputado 
de Cataluña, que todos salieron con el Pendón de Barcelona, 
de manera que no pudo hacer novedad, ni parecer rigor, y 
mas donde havia tanta necesidad de algún escarmiento. To- 
das estas razones no bastaron á que su Magestad se diese 
por servido del caso; y los que murieron después de la Vic- 
toria en Cambriles, no lo oyó el Rey con menor sentimiento 
que los Catalanes, ni el Marqués de los Velez tuvo parte en 
ello, que fué un furor de los soldados vencedores, viendo que 
los perdonados no estaban con ninguna demostración dé 
arrepentidos, sino con tan soberbio y obstinado gesto, se 
irritaron mas con el semblante que con la gente; y también 
ayudó al destrozo, que uno de los rendidos puso mano á la 
espada contra un soldado. Esta bizarría tan fuera de sazón, 
dio el motivo, que aunque grande, no se disculpa. Su Ma- 
gestad mostró mucho desagrado con la desorden, y mandó 
que se castigase con rigor; bien que la liviandad y alevosía 
del Conde de Saballat, por cuya carta se supo que trataban 
de emposoñar las aguas para la ruina del Exército, suspen- 



449 

dio el castigo, por ser caso tan atroz y nuevo el ayudarse 
ningún enemigo de tan aleve y cobarde modo, el qual ape- 
nas se lee en ninguna Historia, de la malicia mas fiera y vi- 
llana; y será fácil que los Catalanes justifiquen esta traición 
por el camino que todas. 

Allanado y perdonado Cambriles, marchó el Exército al 
siguiente dia en dos trozos, y el designio fué ganar el Fuerte 
fabricado en Salou, celebradísimo Puerto por las Victoriosas 
Armadas que salieron de él, con los dos excelentes Reyes 
D.ii Jayme el Conquistador y D.^ Pedro el Grande, su hijo; y 
aora ensenada, mas conocida por el desamparo y ociosa flo- 
gedad de los Catalanes: se resistió pocas horas, y salieron 
rendidos del Castillo quarenta franceses. 

De allí pasó el exército á Villaseca, lugar ni mas guarne- 
cido ni mas cuerdo que los otros: ofreciósele acogida y per- 
don, y respondió con palabras descorteses. Plantóse la batería 
y á la primera brecha de la muralla, entraron por ella de fren- 
te mas de treinta hombres, y dieron el asalto 300 Infantes 
degollando quantos hallaron con armas, porque no habien- 
do resultado algún buen efecto de la piedad, pareció necesa- 
rio aquel rigor; y retirándose á la Iglesia el villanage, y ha- 
ciéndose fuerte en ella para ofensa, y no para sagrado, y ani- 
mados locamente de un francés, intentaron resistirse (1); y los 
soldados pareciéndoles que bastarla el asombro, y por reser- 
var el templo, tiraron por lo mas alto, y rindiéndose los villa- 
nos, se les hizo buen pasage á todos, sin que muriese ningu- 
no. Saqueóse el Lugar por hacer el escarmiento de que ya se 
necesitaba tanto: halláronse en ella quatro piezas de hierro, 
y vinieron á dar la obediencia á su Magestad las Villas de 
Keus, el Valls, y la Selva, que fueron admitidos con agasajo 
y seguridad grande. — {Biblioteca Nacional^ Madrid, Cód. KkS, 
Sol. 254.) 

(1) M. de Sainte Goloinbe. 



<50 

NúM. 427. 

Relación de lo sucedido en Cambrifs, escrita por un jefe de 
caballería del ejército real. 

El dia siguiente, doce deste mes, quise partir en amane- 
ciendo a buscar la caualleria que hauia partido a rriodoms: 
díjome el Marqués esperasse al auisso que llegaua, o me hiua 
con su Ex. a que no estaua la tierra segura: hícelo assi y a la 
tarde, á mas de las quatro, llegó vn soldado de nuestro the- 
niente general á buscarme diciendo hauia estado con el Vir- 
rey y fuese luego allá: hícelo asi y díjome ymbiaba duzientos 
ynfantes que partiesse con ella, porque riodoms no se quiso 
entregar y assi se hauian alojado en vn lugar abierto que 
hallaron. Sali ya de noche con la gente, y la guia herró el 
camino y me trujo sobre la torre de cambriles en manos del 
enemigo. Los oficiales de la jente como bieron la puerta 
abierta, subieron ariba con intento de degollar los que hallas- 
sen, y acersse allí fuertes asta anisar al Marqués: aliáronla 
sola, y con esto boluimos a buscar el camino, y la guia le 
boluió a perder, con que hicimos alto en la campaña, y for- 
mamos nro. esquadron lo mejor que se pudo, doblando cen- 
tinelas y con cosa de diez y seis cauallos de nra. gente que 
se hauian quedado atrás, repartí rondas de dos a dos oras: 
pasamos asta el amanecer que tomamos la marcha, y al lle- 
gar a Mombrió donde se hauia alojado nra. caualleria, alia- 
mos que marchaua a tomar los puestos de Cambriles. Ha~ 
bancé eí cauallo para que hicieran alto y esperassen la yn- 
fanteria: fueron marchando poco a poco y luego que llega- 
mos a bista de Cambriles, empe9Ó gran algazara de bizca la 
tierra! carne! carne! y aban9a ynfanteria! y por vn bosque 
de oliuares y algarrouos empezaron a dispararnos la mos- 
quetería con linda gana. 

D. Aluaro de Quiñones con linda mana, en vn ynstante 
formó sus batallones y puso en medio con la cara á ellos los 
ducientos ynfantes, y entonces llegaron los otros ducientos 



151 

que yo hauia traído de socorro: la ynfanteria de la embos- 
cada heran asta 40 hombres y fueron se alargando a gran 
priessa para cojer nuestra cavalleria por la retaguardia, y 
de manera se alargaron, que estando D. Aluaro de Quiño- 
nes componiendo el vltimo batallón de la retaguardia, le fue 
fuer9a abarcar al bosque, y lo mismo y90 él comissario ge- 
neral con otro batallón de arcabuceros, quedándose los de- 
más en sus puestos: diósse tan buena maña nuestra gente, 
que en poco más de media ora degollaron 800 hombres, hu- 
yendo todos los demás, dejadas las armas, vnos á Cambri- 
les y otros la tierra adentro: bolvió D. Alvaro con vn prisio- 
nero, y hauiéndose ynformado del hauia otra emboscada 
junto al lugar, tomó el batallón del comissario general y 
beinte y cinco infantes y dio sobre ellos, degollando muchos, 
y se empeñó asta llegar a las mismas murallas y socorrién- 
dole con mas ynfanteria, ganó el conuento de los frailes 
Agustinos que está junto á la muralla, y le puso cien ynfan- 
tes de guarnición: fué tan grande faction la de la Caualleria, 
que nadie lo podia acer por el sitio, 9anjas y empalÍ9adas 
que ay donde estaua la ynfanteria del enemigo, y aquella 
noche me dijo Torrecussa que pues me auia aliado en todo, 
se lo contase, porque D. Aluaro no tuuo orden de pelear sino 
de tomar los puestos, y auiéndole contado como passó, dijo 
que jamás se havia visto que la caualleria sola hiciesse lo 
que la nuestra hizo aquel dia. Luego á la entrada de un bos- 
quecillo, de vn mosqueta90 atrauesaron la pantorrilla a Don 
Miguel de Ytúrbide, y le mataron el cauallo, y cayendo en 
el suelo, acudió sobre él el que le hauia tirado y le dio dos 
mochadas en la caue9a, y le matarla á no llegar luego de 
los nuestros que le socorrieron, degollando al que le ha- 
uia tirado: pudo sucederle peor, porque como tan bÍ9arro 
cauallero se hauan90 con otros quatro caualleros tanto, que 
en vn ynstante se alió cercado de enemigos: trajéronle á 
mi coche que sirvió de enfermería á él y otros heridos, as- 
ta que el viernes á la noche el Marqués enbió a mi quar- 
tel por él, y lo puso en la cama en vna cassa donde se alo- 
jó acia la marina. A otro soldado mataron el cauallo y un 



152 

Sustituto de la Compañía que se llama don seuastian do 
Vriarte, de Cantabria, hauiendo caldo su cauallo y arrojado 
de la silla, como se alió á pié entre los enemigos, anduuo 
tan balerosso, que á uista de muchos de los nuestros dego- 
lló, y sin hacer casso de los mosquetes y pistolas que tenian; 
al furriel de la Compañía del Comisario general hirieron 
junto al Conuento, de vn balado en un muslo y un pistoleta- 
zo en la cara, y á otro criado del Contador D. Pedro del Cas- 
tillo hirieron de otro balazo en un muslo, y fué arto milagro 
escaparse su amo, porque este dia para naide vbo quartel de 
salud, y todos andauamos en la dan9a acudiendo cada vno 
al que podía. Después dejando el Conuento enpe9Ó allegar el 
tercio del Señor Duque, y luego fué llegando la demás jente 
y los Marquesses de los Velez y Torrecussa, a quien Don Al- 
uaro de Quiñones luego que tomó el Conuento, despachó con 
auiso de lo sucedido a D. Antonio Pellicer: llegaron pues los 
Marqueses y llegamos todos a uerlos, y benia con ellos vn 
fraile carmelita descal90 que hauia salido de Cambriles a 
hablar al Marqués, para llevarle la respuesta de vna carta 
que le escrivió con vnos frailes capuchinos: y si en estas 
ocasiones de ninguna parte andubieran frailes, se aorraran 
artos daños: este con vn liento por banderilla llegó de orden 
de todos a decirles si querían entregarsse, y boluió diciendo 
que aquella gente estaua obstinada, y le auían ynbíado á 
pasear, diciendo hauían de pelear asta morir, con lo qual se 
trató de empegar a batir la pla^a, aunque no hauia llegado 
la Artillería gruesa, y de irla atacando como se hizo, y di- 
ciendo el fraile carmelita quería irse a rríodoms donde le 
parecía obraría mas en seruicio de su Magestad, se dio orden 
a D. Aluaro de Quiñones para que con el fraile y ducientos 
mosqueteros y su caualleria, menos seis compañías que ha- 
uían quedado de guardia, partiesse luego a Riodoms: siendo 
las quatro de la tarde quando le dieron la^ orden, y auiendo 
dos leguas á Riodoms, y la Caualleria peleado y él trabajado 
todo el día, porque como tan gran soldado, en ablando con 
los Marqueses, se despidió, boluimos a recorrer la Campaña 
y á juntar los batallones acercándolos más al lugar del qual 



153 

andando el Marqués de los Velez con los demás mirando la 
gente, dispararon vn mosqueta9o, que fué Dios seruido que 
dio en la caue9a del cauallo del Virrey, de que cayó luego en 
el suelo muerto, con todo partió y embió la compañía de 
D. Gregorio de mercado delante con el fraile, el qual entró 
en el lugar, y D. Gregorio como quien conoce la jente y la 
tierra, se estuuo fuera en sitio apropósito, asta que salieron 
los jurados y el fraile, y el guardián de vn Conuento que allí 
ay de San Francisco, y le dijeron que le alojarían de muy 
buena gana, que entrasen para hacer las boletas; el respon- 
dió que para eso no era necessario, dijéronle que liauia poca 
jente en el lugar, y que assí seria menester entrar en algu- 
nas cassas solas; respondióssele que no importaua, que don- 
de quiera se alojarían, y el tal guardián de San francisco 
tuuo con el grandes pláticas; se le higo muy amigo y ofreció 
alojarle, y con esto se despidieron para ir a hacer los aloja- 
mientos, y hiendo Don Gregorio que tardauan mucho y que 
era muy de noche y el lugar y la jente pocos seguros, como 
quien también los conoce de otro tiempo, determinoss* a 
abenturar su bagaje y enuió con el al lugar quatro soldados: 
entraron con el bagaje y no parecía vna persona en todo el 
lugar estando todo llena de luces y gran ruido de jente en 
las cassas y terrados, y particularmente en la torre de la 
yglesia y en el Castillo, con que se boluieron a salir y die- 
ron quenta a su Capitán de lo que pasaua, y a este tiempo 
hicieron tres fuegos de la fortaleza y de la torre de la ygle- 
sia, á los quales correspondieron otros tantos de la montaña 
y hiendo esto Don Gregorio, que luego que llegó despachó 
su theniente a D. Aluaro hauisando como dauau alojamien- 
to, partió con su jente para decir lo que hauia passado por- 
que Don Aluaro no se empeñasse de noche en aquel lugar, 
y la mañana siguiente marchó con toda la jente, y aliaron el 
lugar con muy poca: alojáronse en él y hiendo el buen tra- 
tamiento, an empe9ado á heñir algunos vecinos. 

Viernes 14 se continuó el batir la pla9a, aunque como no 
hauian llegado las pie9as gruesas acia poco efecto la batería, 
si bien les obligó á desamparar dos torres de donde acia al- 



1o4 

gnn daño la mosquetería. Este dia a las doce de la noche se 
tocó arma de hacia la villa: montamos luego los oficiales del 
sueldo y yo, y fuimos á la corte que estaua cerca de nuestro 
quartel: luego salió el Virrey y montó a cauallo, y como ce- 
só el Arma, aguardó á que llegassen los ayudantes con auis- 
so de lo que hera: llegaron y el Marqués de Torrecussa: y 
auia tenido poco fundamento, porque algunos soldados que 
auian salido a pecorea, bien llenos de vino, deuieron de yma- 
ginar alguna jente y empezaron á decir «Arma,» sino fué 
falsa para yr enseñando la jente visoña: con todo salió el 
Marqués y bisitó algunos quarteles para ber si habia salido 
la jente, y con eso se boluió a recojer, y todos hicimos lo mis- 
mo. =Este mismo dia á las dos de la tarde llegaron los jura- 
dos de Reoi (1) a prestar la obediencia, y los de las ecaylas 
de la selua; y asta ahora se a dado otro lugar: cassi á las 
once de la noche llegó el segundo cañón de batir, y todo el 
tren de la artillería y resto del exercito.=Sábado quince, pus- 
so bandera de paz la jente que estaua dentro de Cambriles, 
y pidió llegassen á parlamentos: y90se, y pidieron se les de- 
jasse iá que no querían defendersse mas: respondióseles que 
ya hera tarde, que tratassen de defendeí-sse: rephcaron que- 
rían entregarsse a m(e)r(ce)d de su Mag.^ y al Marqués, y por 
ser ya tarde y escusar la confusión y excesos que podia ha- 
uer, se dejó hasta por la mañana. =Este dia sanado á cosa de 
la's dos de la tarde llegó vno de los cañones de batir y el otro 
á las once de la noche, y importaua arto vbiera llegado an- 
tes, assi los cañones como el tren necessario para los ornillos, 
con que se escussaua la dilación de tres dias sobre vn lugar 
de tan flacas murallas, que apenas auia salido la jente, quan- 
do los soldados de diferentes naciones y quarteles, hauian 
hecho mas de treinta boquerones por donde entraban á sa- 
quear. 

Domingo diez y seis de diciembre fuimos al quartel del 
Marqués de Torrecussa los oficiales del sueldo y io: hallá- 
rnosle en la carro9a poniéndose la balona: fuimos con el asta 

(I) Reus. 



155 

la Villa: llegó a la puerta principal para sacar la jen te y en- 
biarla con conboy á sus lugares, por hauersse determinado 
se castigassen solas las caberas, y se perdonasse á los demás: 
hera tanta la jente que hauia de ynfanteria, que les obligó a 
dar orden para que se retirassen todos á sus quarteles, con 
que pusso en torno la compañía de la guardia del Marqués 
de los Velez, y mandó abrir vn postigo y fué apartando a vn 
lado la jente de rreoi (1) lugar que el sábado vino a la obe- 
diencia, y al otro la de diuersos lugares: a este tiempo me 
bine al quartel del general á oir missa, aunque no pude ha- 
Uarrír© á lo que luego sucedió que fué lo siguiente. 

Deuia de hauer en Cambriles cosa de 1300 hombres, sin 
que vbiesse mujer ni niño alguno, y como la jente que ya iba 
saliendo hera mucha, fué for90SO que vna parte de la compa- 
ñía de guardias se apartasse con vn golpe dellos, para que 
pudiesse hauer lugar donde se pusiesen los que iban salien- 
do: yendo pues los soldados de la guardia con la jente que 
se les auia entregado a apartarse á vna heredad, son estos 
tan bárbaros y tan grandes tacaños que empegaron á poner- 
se en huida, conque la ynfanteria que estaua allí cerca, y los 
cauallos que los lleuauan de guardia, empegaron a dar en 
ellos, y entre muertos y heridos derrivaron cossa de 250. El 
Marques de Torrecussa y otros cauos del exército que se ha- 
llaron alli abancaron luego, y escusaron que aquello passas- 
se adelante, porque á menos fuego, no quedara hombre de 
todos los que auian salido de Cambriles: castigo que parece 
disponia el cielo para dar á entender hera mal empleada la 
piedad con jente que hauia de aprouecharla en tomar luego 
las armas contra nosotros como se ue, pues siendo los mas 
dellos de Valles, Alcouer y Villaseca, y costantin, todos estos 
lugares perseueran en su ynobediencia, obhgando á que ca- 
da lugar se baia ganando de por sí: con esto biene á ser mas 
conquista que castigo de reueldes, y si la pieded del Marqués 
se ba continuando, tendremos siempre menos la jente que nos 
matan y hieren, y ellos tendrán la suya sana y buena para 

[i] La gente de Reus. 



156 

o 

que se baya apartando de vnos lugares á otros, y tomen las 
armas contra nosotros: que se vsse de toda piedad y buen 
passage con los que bienen á la obediencia y so de quartel á 
los que se rinden sin aguardar á que se dispare, es muy jus- 
to; mas dársele á los que se ponen en resistencia y la ha^en 
hasta que no pueden mas, no lo tengo por acertado, assi 
porque no haya ley de la milicia que lo enseñe, como por el 
daño que nos puede hacer, pues á mas del que arriba tengo 
representado, es dar aliento á todos lugares á que tomen las 
armas, pues sauen que siempre que pidan quartel le tienen 
seguro, y el natural desta jente no es para obrar por bien, 
porque después que Dios murió, é bisto jente tan bárbara y 
traidora, y assi en esto es menester poner grande atención. 
Domingo por la tarde partimos al quartel donde estaua 
nra. caualleria: los Oficiales del sueldo y io con las compa- 
ñías de Don Iñigo de Ángulo, Don Diego de Villalua, y Don 
Luis de Paredes que benian de retaguardia á la artillería: 
aliamos nuestra jente en rriodoms, lugar que al principio se 
hauia puesto en resistencia, y después le desampararon los 
vecinos, mas hiendo el buen proceder de nra. jente, an vuel- 
to ya algunos y van volviendo los demás. — {Biblioteca Nacio- 
nal^ Madrid. De un «Diario de las guerras de Cataluña de 
LOS FINES DEL AÑO DE 1640.» Cód. H-7S, fol. 159.) 

NúM. 428. 

Carta de D. Pedro González sobre los hechos de armas 
habidos en el campo de Tarragona. 

Dos cartas de vmd. reciví, la vna de catorce y otra de 
veinte y quatro de noviembre: heme holgado ynfinito saber 
g09a de salud vmd., y mi señora doña margarita y mis her- 
manos y sobrinas, que a todos veso la mano y les suplico 
tengan esta por suya=lo que ay de nuebo en este egército, 
después que salió de tortossa, llegó á un lugar 9ercado de 
muralla que se llama el paralló: no se quiso rendir asta que 
le dispararon una pie9a de artillería; avia poca gente dentro: 



157 

aorcaron ocho onbres y quemaron el lugar=de allí fuimos 
al Col de Valaguer ques vn paso muy fuerte en unas mon- 
tañas, donde tenían puestas sus esperau^as todos los de Ca- 
taluña por ser tan fuerte: tenían en el dos píe9as de artille- 
ría y mil y quinientos onbres: asi que vieron nuestros esqua- 
drones que yvan marchando la montaña ariba, dieron una 
carga mal dada, pues no mataron ninguno ni le yrieron: 
uyeron luego, y* nuestra caualleria mató del enemigo cien 
onbres, que como eran montañas no pudo subir a ella: de 
allí fuimos al ospitalete que no se rindió asta que le dispara- 
ron uua pie^a de artillería: avia poca gente; aorcaron seis 
honbres=de allí fuimos a Cambrilis lugar fuerte y bien mu- 
rado, con seis torres: defendiéronse dos dias: avia dentro dos 
mil quinientos honbres de guerra: degollaríanse algunos 
seiscientos onbres, y enbiaron muchos heridos por decir los 
avian llebado for9ados=aorcaron las cabezas, que era el uno 
el barón de Rocaforte, el sargento mayor, y dos jurados, y 
el justicia y otro, que todos eran onbres de inportancia: que- 
móse el lugar y desmantelándole=olbídóseme decir, queldia 
que llegamos á este lugar, tenia una emboscada el enemigo 
de mucha gente: yendo a tomar los puestos, nuestra caballe- 
ría de las órdenes los descubrieron^ y dieron en ellos y ma- 
taron setecientos onbres, sin perdida de los nuestros=^deste 
lugar salieron una manga de mosqueteros para cubrir la ca- 
ballería de las ordenes en todas las ocasiones— tres dias que 
tubimos nueba que marchaban mas de seiscientos onbres a 
entrar de socorro a tarragona, y salió a ellos nuestra caba- 
llería y degollaron los ducíentos y cincuenta; matáronnos un 
caballero y hirieron al ayudante=de allí fué el egército á 
billaseca, que no se quiso rendir: rompimos un liento de 
muralla con la artillería y entramos dentro, y degollaron du- 
cíentos onbres: de allí se fué al fuerte de saló (1) y so defen- 
dieron, y le tomamos: mañana bamos con esta caballería y 
la del Duque de San Jorge a tomar los puestos á Tarragona; 
dicen están bien prevenidos y tienen artillería: espero en Dios 

(1) Salou. 



158 

nos á de suceder bien: ya tengo escrito a Vmd. como toma- 
mos á cuestas (1)= muchos lugares se an rendido sin pelear 
y se les va aciendo vuen pasage: nuestro S{eñor) me gA° á 
Vmd. muchos años, de Reus a veinte de diciembre de 1640. 
— Don pedro gon9alez.=De nuestra gente abrán muerto cien 
soldados: en veinte y tres se rindió la ciudad de tarragona 
estando dentro monsur despernan con franceses: pidióle de- 
gasen volber á fraucia y se le concedió. — {Biblioteca Nacional. 
Carta inserta en el Cód. H-7S, fols. 232 á 33.) 

NúM. 429. 
Minuta de otra carta referente á los mismos Iieclios. 

Auiendo llegado a la Ciudad de Tortosa todo el exér9Íto y 
estando alojado en dicha Ciudad, salió todo junto viernes á 
7, deste camino de Barcelona, y en el primer lugar, 4 leguas 
de Tortosa, llamado el perelló, de 50 vecinos, llegó la man- 
guardia, tercio del Conde Duque y la caualleria, y llegando 
á dicho lugar, se hicieron fuertes 13 hombres que auia y ar- 
cabuceando á dicha manguardia, mataron vn soldado de los 
nuestros, y dispararon una pieza de artillería a la torre y 
apoderándose de las puertas nuestros soldados, abrieron y 
entraron, y no hallaron sino los dichos 13 hombres sin otra 
persona alguna, porque toda la gente se auia ido por los 
montes con todo lo que tenian: llegó el Virrey y mandó aor- 
carlos y los 4 a galeras perpetuas. 

En el Coll de Balaguer mataron mas do 100 y prendieron 
60; dellos aorcaron 4, y los demás á galeras perpetuas; los 
demás huyeron á las montañas: eran todos mas de 1500 y 
cien cauallos. En vna torre aliaron 15; desta abrieron las 
puertas y los llevan para trabajar las minas, y comencaron 
á pelear desde las murallas, y los nuestros á batirlos con la 
artillería, de modo que quando bieron que se auia abierto 
vna boca grande en vna torre, y que auia tan grande exér- 

[\) Así dice el manuscrito equlvocaclametite. 



459 

cito, al tercer dia pusieron banderas blancas de paz en todas 
las torres, con lo qual se rindieron abriendo las puertas, y 
entró el exército y no aliaron muger ninguna, ni los vecinos, 
ni bienes, sino abundancia de bino, trigo, paxa, cebada, 
aceyte, y de todo género de legumbres: auia solamente dos 
jurados y el bayle, y el barón de Rocafort de barcelona, vn 
sargento mayor, y el pagador del exército: a estos seis los 
aerearon en las mismas torres de la Villa; la demás gente, 
era de diferentes lugares combecinos, y la mayor parte for- 
jados an ydo vnos libres, otros á galeras, otros aereados: 
sucedió que al poner aparte de cada lugar con sus cauos^ 
auia de la villa de Reus, lugar que se declaró por S{u) M(a- 
gestad), mas de 300, y de otros lugares hasta mil hombres: y 
estando la caualleria de la escolta de guardia, al apartarlos á 
un lado, sacó la espada vn ginete contra dichos catalanes, y 
parece que fué rayo de Dios, porque todos los demás y gran 
parte de ynfanteria dieron sobre ellos a cuchilladas y a esto- 
cadas, y mataron mas de 800 en menos espacio de vna hera 
de tierra, y el Marqués de Torrecussa y el Marqués Geri de 
la Reyna, y todos los Maeses de Campo en medio guardán- 
dolos, y no pudieron ser señores; tocaron arma y bino la ca- 
ualleria, y cercólos y á palos hicieron retirar lá ynfanteria, 
acción que pareció mal á todos, siendo la mayor lástima del 
mundo y compasión, por ser este for9ado para contra nues- 
tro Rey y S.^^', de modo que hasta oy martes 18 de este, 
abrá muertos mas de 2000 catalanes sin costamos sino dos 
soldados: de Cambril salió el ex{ército) á vn fuerte que llaman 
Saló, adonde se desembarcan las galeras: alli auia 50 solda- 
dos con tres piezas de artillería de hierro; resistiéronse vna 
noche y medio dia, y luego se rindieron: auia vn capitán 
francés=en otro lugar cerquita, de algunos cien becinos, 
auia otros 150 hombres y otro francés, capitán: pelearon me- 
dio dia y con la artillería abrieron la muralla y entraron los 
soldados con mucha resolución y balor: á los cauos de las 
dos partes dichas, los aorcan, y a los culpados y a los for9a- 
dos, á galeras perpetuas: á Tarragona vamos m{añan)ei 22 
de este, que esta media legua de aquí: allí dicen los franceses 



160 

prisioneros está monsiur de Espenan con 2000 ynfantes y 
mil y quinientos cauallos. 

Por estar tan de priesa no escriño mas a V. vaA —{Biblio- 
teca Nacional, Madrid. Minuta de una carta, Cód. H-IA, fo- 
lio 332.) 

NúM. 430. 
La matanza de Cambríls según el MS. de Tormé y Liori. 

Sucesso de Camhrils.=A los diez y seis partió Espenan 
de Barcelona con el Conseller tercero el Dotor Pedro Juan 
Kossell, tercio de la vandera de Santa Eularia y tropas fran- 
cesas; socorro que añadido al que le dijeron tenian en el Cam- 
po de Tarragona y a los Regimientos que lo siguian, juzgó 
proporcionado para oponerse al Marqués que estava enton- 
ces sobre Cambrils, Villa de doscientos vecinos, en la costa 
del mar, defendida de muralla débil y dos mil hombres, que 
Don Antonio de Armangol, Varón de Rocafort; Jacinto Vi- 
losa, Governador del Campo de Tarragona; y Carlos Bertro- 
lá. Sargento mayor de su Tercio, tumultuariamente se en- 
traron en ella. Resistiéronse algunos dias, y esperaron la 
batería, pero amotinados contra las cabe9as á 18 por la tar- 
de, pedian que se rindiessen. Asossegáronlos, y la siguiente 
mañana á la que querían hazer llamada, la hizo el Marqués, 
con la qual alegre el Sargento mayor, que era soldado, man- 
dóles se estuuiessen quietos: asseguraba pues lo de fue- 
ra, preuinieron sus intentos saldrían con honradas capitula- 
ciones. Mas no pudiendo el miedo de los villanos templarse 
vn instante solo, precipitados corrieron á la muralla gritan- 
do que se rindieran á merced del Rey. Tomáronles la pala- 
bra, y fiados en la clemencia del Marqués, á la que sallan, 
entre dos alas de la Cavalleria valona, queriendo vno resis- 
tir a vn soldado que le quitava la capa, gritó este « que se hu- 
yen, que se huyen.» A cuyas desatinadas voces alborotadas 
las tropas, ensuciaron las infames espadas con sangre de mas 
de quinientos rendidos, escapándose los otros por cuidadosa 
piedad de Castellanos, que temian capitales enemigos. Tris- 



161 

tíssimo, infaustíssimo desmán de que sin embargo pudiera 
purgarse el Marqués, con lo inevitable del exabrupto, si a los 
ruegos de muchos Cabos exorable, si á la ternura de toda la 
hueste compasiuo, no mandara dar garrote á los tres desdi- 
chados caualleros, condenados para doblarles las penas, sin 
revista, por letrados Catalanes, Joseph Andreu, Jacinto Mi- 
rauall, Joseph Balet. Notóse la implacable austeridad del 
Marqués por causa primera de los desaciertos de su expedi- 
ción, porque concibiendo desde entonces los Catalanes cer- 
rada la puerta de la misericordia* que todavia esperaban de 
la benignidad del Rey, se resolvieron desesperados á tentar 
la última fortuna peleando. Rindieron luego los de Villaseca, 
lugar vecino a Cambrils, casi de su misma calidad, y después 
la imperfecta fortaleza del promontorio de Salou defendida 
de algunos franceses, á cargo de M. de Abiñí y paisanos, 
con Francisco Giminells, que auiéndose resistido tena erarla- 
mente, vizarros cedieron vltimamente al poder. A aquellos 
dio quartel el Marqués, á estos hecho á Galeras y ahorcó á 
su cabo Giminells hombre de valor, y estimación en su Pa- 
tria. — {Biblioteca Nacional, Madrid, MS. del Dr. Tormé y Lio- 
ri, Cód. G-86, fol. 49.) 

NúM. 431. 

Otra relación de los sucesos de Perelló, desfiladero de Balagíier 
y loma de Cambrils. 

Después que el exército del Marqués de los Velez huuo 
passado muestra general en Tortosa y se dio para marchar, 
salieron de aquella Ciudad 22 mil infantes y 2 mil 700 ca- 
vallos, con el tren de 26 Pie9as de artillería, y el apresto for- 
zoso á vn exército que entraña á conquistar vna provin9Ía 
totalmente reuelada, y notablemente obstinada en su locura. 

Sahó el exército de Tortosa á los siete de Diciembre, y á 
los 8 llegó la vanguardia de él al lugar del Perelló, que era 
el primero de ios rebeldes, distante quatro leguas de Torto- 
sa, donde trece hombres, fiados en Ja muralla y torres del 
Tomo xxh 11 



162 

lugar, aguardaron á que so les disparassen dos pie9as de ar- 
tillería, y luego abriendo las puertas se rindieron á mer9ed, 
donde auiendo entrado nuestra gente, se hizo justicia de los 
rebeldes, colgándolos de las almenas. Marchó á otro dia el 
exército la buelta del Col de Balaguer, y auiendo alojado á 
media legua del paso, se envió á la mañana á reconocer la 
disposición del enemigo, el qual estaua fortificado en lo es- 
trecho y alto de aquel paso, con mil hombres repartidos en 
dos ó tres puestos, y amparados de algunas cortaduras ó re- , 
ductos que auian leuantado. Auiéndose tenido esta entera no- 
ticia, se dio orden para que marchasse el exército, y a los 10 
del mes, (^erca de las dos de la tarde, llegó el regimiento de 
la guardia de Su Magestad, que marcha de vanguardia, ai 
pie de la montañuela donde estava alojado el enemigo. Y 
auiendo reconocido el Marqués de Torrecusa la disposición 
en que se hallava el enemigo, dio orden al Maesse de Cam- 
po Don Fernando de Riuera que con la gente del regimiento 
embistiesse á la fortificación de los enemigos, el qual sacan- 
do del esquadron algunas mangas, que en todas llegaron a 
quatrocientos hombres, embió el Sargento mayor Don Manuel 
de Aguiar por una parte, y él- subiendo por otra, embistió 
nuestra gente con los rebeldes de tan buena gana, que ha- 
uiéndonos dado dos ó tres cargas á la subida, viendo la de- 
terminación de nuestra gente, desembara9aron el puesto, y 
dexando las armas en él, boluieron la grupa á toda rienda, 
subiendo nuestra gente tras ellos, degollando alguna de la 
suya, hasta lo alto y llano del camino, donde tenian dos 
compañías de cauallos para abrigar los suyos, pero auiendo 
reconocido el mal pleito de su gente, y viendo que la nues- 
tra se acercaua demasiado, tanto que el Sargento mayor Don 
Manuel de Aguiar tuvo dicha de no meterse solo entre ellos, 
tomaron la carga, y á toda rienda tomaron la vuelta de Cam- 
brils, pla9a de armas suya y lugar murado, dos leguas dis- 
tante de aquel puesto, donde los nuestros, auiendo suuido, 
saquearon las barracas que tenian muy proveydas, y halla- 
ron muchas municiones, y dos piegas de artillería: el cabo 
que gouernaba esta gente era D. Melchor Beltrola y Cal- 



163 

dres (1), Sargento mayor del Conde de Canalla, Gonernador • 
de toda esta frontera, del qual se toparon varias cartas y 
instrumentos ordenándole la forma con que se auia de por- 
tar, y mandóle nos atosigasse las aguas y balsas con poluos 
que para ello le embió, que por falta de tiempo dexó de exe- 
cutarse (2): azafia y traycion inaudita. Después de liauer el 
exército passado el Col de Balaguer, se ordenó fuessemos á 
Cambrils, donde se tenia notÍ9Ía por medio de vnos capu- 
chinos a quien siempre el Marqués de los Veles embia a re- 
querir a los lugares y rogar con la paz, que auia 10 mil 
hombres dentro: llegó la caualleria de las órdenes de van- 
guardia á tomar sus puestos, y hauiendo degollado hasta 
400 hombres que fuera del lugar quisieron hazer resistencia, 
llegó el exér9Íto á ocuparlo, poniéndose tan 9erca del lugar 
y tan en descubierto, que pudieron matarnos y herir alguna 
gente, pero auiéndoles ganado algunos puestos vezinos á la 
villa, conocieron su perdición, y trató el pueblo de rendirsse, 
saliendo el Sargento mayor Don Manuel de Aguiar de su 
puesto á tratallo, pero el Sargento mayor de la plaza, que 
el mismo Melchor de Beltroli lo contradijo, y trató de de- 
fenderse, y nosotros de abrirle brecha con la artillería, si 
bien por no auer llegado los cañones de batir se hazia poco 
efecto con las pie9as de campaña, que todas eran mansfle- 
tes; pero al cabo de dos dias viendo lo que nuestra gente se 
le acercaua, hizo llamada por nuestro ataque, y saliendo el 
Maestro de Campo Don Fernando de Riñera á hablarles, 
trataron de entregar la pla^a salvas las vidas, pero no se les 
admitió esta plática, y assi por vltima resolución assentó 
con ellos Don Manuel de Aguiar, Sargento mayor del regi- 
miento de la guardia de Su Mag.^, que se rindiessen á mer- 
ced de Su M'dgA y del Marqués de los Veles. Con lo qual al 
otro dia por la mañana que fué a 15 de Diciembre, abriendo 
las puertas, salieron mil 500 hombres rendidos, y entre ellos 
el Varón de Rocafort y el Sargento mayor, y el Governador 



(1) Carlos Mürtrolá y Cuidó s. 

(2) Véanse las notas de las págs. 18 y 19. 



164 

Villossa, quo lo era del Campo de Tarragona, quien poco an- 
tes auia entrado en lá pla^a á defenderla, de los quales, y de 
los jurados y Bayle, á otro dia se hizo justicia, colgándolos 
de las torres de la Villa. El buen sucesso deste caso, aguó 
algo el impensado desorden de algunos soldados en los pri- 
sioneros y rendidos, y fué que al llenarlos con el convoy de 
la caualleria, pasó la palabra que se huyan, y cargando el 
pueblo enfurecido (1) degolló 400 sin poderlo remediar los 
oficiales, aunque á noces y á cuchilladas lo intentaron. Al 
fin libres los restantes los imbiaron con merced de las vidas 
á sus pueblos: en la expugnación deste, nos mataron hasta 
15 hombres, y hirieron pocos mas: y el Sargento mayor Don 
Gerónimo de Aguiar reciuió dos bala90S, que el vno le atra- 
uesó la montera, y otro los callones tan arrais de las car- 
nes, que le dejó quemado el muslo; rriesgos de su vizarria, 
que atendiendo á mas de lo que le toca por su ofi9Ío, se me- 
te en los peligros mayores por trabajar mas en el servicio de 
Su Magestad, Y assi mismo en este sitio hirieron de vn mos- 
quetazo el cauallo en que estaña el Marqués de los Veles, Ge- 
neral de este exército. Con la nueva de estos buenos suces- 
sos, vinieron á rendirse á la obedien9Ía de Su Magestad mu- 
chos lugares del Campo de Tarragona, y e,ntre ellos los mas 
considerables, Keus, la Selua, Alcober, Monrroy (2) y otros. 
A Cambrils, en memoria eterna de su obstinación, se le que- 
maron muchas casas, y se le desmanteló vn lienzo de la mu- 
ralla, y se le bolo vna torre. — (Biblioteca Nacional, Madrid. 
Del MS. Sucesos del ejército del Marqués de los Vélez, sucedi- 
dos á 28 de Diciembre de 1640 e7i el Principado de Cataluña. 
Cód. H-7á, fol 176.) 



(1) La tropa enfurecida debe decir. 

(2) Moütroig. 



165 



NúM. 432. 

El Dietario del Cabildo catedral de Barcelona reflejando la im- 
presión causada por los sucesos de Cambrils. 

Inumanitat usada deis castellans ah los catalans en la vilo, 
de Cambrils, 1640.=Trobanse apunt lo exercit del Rey Ca- 
tholich, y tenintse noticia los S.S. Diputats, provehiren les 
places de Canbrils* y de Tarragona, al que comensá á mar- 
char dit exercit y lo marqués de los Veles passá lo Coll de 
Balaguer sens trobar resistentia alguna, y aventseli de pas- 
sada rendit alguns llochs, arriba á Qanbrils aont estava per 
Governador lo Baró de Rocafort, en companja de Jacinto 
Vilosa y Carlos Bertrolá, cavallers, y sent vna vila de dos- 
centes ó trescentes cases, ab sa fortalesa de una muralla or- 
dinaria, aventli enviat á dir a dit Baró lo marqués do los 
Velez que se rendis, ab un trompeta, respongué ab gran va- 
lor que nou volia fer, y que antes entregaria la vida que la 
pla^a, puix los que en ella estaven, pelearían per la causa de 
Deu y per las liéis de la patria que sos passats avian com- 
prat á preu de sanch.=Oida la resposta per lo trompeta, 
maná lo marqués de los Velez dar la batería a Canbrils 3^ 
apretar lo serco, y com era la primera factió, estrenaren los 
Castellans lo odi tenian de derramar la sanch Catalana: fou 
ferós lo acometiment, y aventse peleat valerosament per vna 
part y altre dos dias, volgué la desgratia que un home del 
poblé de Canbrils, ó sobornat del enemich de antes (que Es- 
panya senpre ab traició guanya les places) ó dexantse ven- 
ser del temor, llansá la pólvora y municions en un pou. Ve- 
nouts los de Canbrils de la traició que no deis enemiclis Cas- 
tellans, prometeren rendir la pla9a á vidas salvas: admetlos 
esta offerta lo de los Velez prometentlos ab páranla real ser- 
varlos lo tráete, y apenas foren vbertes les portes y los Cas- 
tellans a dintre, quant en continent maná lo marqués de los 
Velez, perjur y infame en son tráete, que donassen en gar- 
ro t de prompte (com en effecte ó executaren) al Baró de Ro- 



I6G 

cafort, á Vilosa y a liertrolá, y ordenant los penjasson en los 
portáis. Executada esta vil actió ab les dits cavallers, tra- 
gueren ais de Canbrils ul portal y estant fora de ell, eu una 
placja se posa la cavalleria del enemich en mitja lluiia, y en- 
vestí ais de Canbrils desarmats y rendits sobre páranla real, 
y los atropellá y tiranlos escaribinadas y pegantlos estoca- 
des y coltellades, matáronlos casi tots, y cansant esta actió 
tant fea, horror sois deoir contaro, quant mes de veurer. No 
falta prelat de Cathalunya que fou mon Sr. Duran Bisbe de 
Vrgell, que seguia lo exercit del Rey Catholich, que ab vlls 
y boca dona per bona dita actió, sent la mes bárbara é in- 
umana que de algún dia? se conté. Demanaren aprés al 
marqués de los Velez com no guardava la fe y páranla real 
donada, y respougué «Que entre el Rey y vassallo no obli- 
gava la fe y palabra. » Ab que acaba aquell poblé de Can- 
brils, son Governador y habitants, donant la vida en defen- 
sa de son Deu, de sa patria y de sas lleys. — {Archivo de la 
Catedral de Barcelona, del <kLlihre en lo qual se contenen les co- 
ses notables y dignes de memoria pera que pugan servir de llum 
exemplar y advertencia per lo esdevenidor. Comensa en S{ep- 
ÍQm)hre 1617,» fol 144.) 

NúM. 433. 

Concepto que le merece la catástrofe de Cambrils al Cronista 
Jcrósiimo del Real. 

Discurso político sobre lo sucedido. =^TreQ descu^^dos so ha- 
llarán en el Marqués de los Velez, por donde se uino al rom- 
pimiento con la Prouincia y han ocasionado la guerra y es- 
tragos que se experimentan. El primero, que quando execu- 
tó tanta crueldad en Cambrils auiéndoso iá entregado á su 
clemencia, no deuió de considerar que una victoria sangrien- 
ta, mas parece porfía á la uenganza que obra de fortaleza: 
mas parte tiene en ella la fero9Ídad que la razón: el tratar 
bien á los uencidos, conseruarlles sus priuilegios y nobleza, 
aliuiallos de sus tributos, es uencerles dos ueces: una con 



167 

las armas, otra con la benignidad, y labrar entretanto la ca- 
dena para el rendimiento de otras naciones. No son menos 
las que se an sugetado á la generosidad que á la fortaleza. 

No se puede llamar victoria uerdadera sino es aquella quo 
lleua en si alguna clemencia: hombre sanguinolento y rigu- 
roso, no se puede con verdad llamar victorioso, por que Ale- 
xandro, Julio Cesar, Tito y Trayano, mas fama alcansaron 
por las clemencias de que usaron con sus enemigos, que no 
por las victorias que alcansaron en Eeynos estraños. Y aun 
el emperador Carlos quinto la usó con el Duque de Cienes, 
auiéndole tan ofendido, que no solo se le boluió sus estados, 
pero aun le casó con su sobrina dexando fama de su beuig- 
nidad. 

Bien pudiera el Marqués disimular la muerte de su caua- 
11o aueriguando ser atreuimiento de quien le tiró, y no or- 
den superior, considerando que el uencer es cosa humana y 
el perdonar diuina, y fué tan dañoso y perjudicial este des- 
cuido por todas partes, que los demás lugares que estavan á 
la mira, sobre aguardar como proseyria el uirey en el prin- 
cipio de su gouierno, quo sin duda, ha húsar de benignidad, 
se le hubiese rendido y sugetado toda Cataluña. 

Pero uiendo entró con tanto rigor, puso á los lugares á 
toda desconfianza y aun desesperación, y esta fuá la causa 
de no darle crédito quando dixo que su magestad perdona- 
rla á los que se rindieran. Y no queriendo sacar las tropas 
ni aun detenerse, antes bien marchando hasta la uista de 
Barcelona; perdiendo mucha gente en la embestida de Mon- 
juique, porque auian puesto unos cañones con balas de mos- 
quete y quando subian y estañan los Españoles á tiro, les 
disparauan de las trincheras que hazian gran estrago en 
ellos, que se huuieron de retirar. 

El rigor del uirey y la desconfianza de los Brassos, les mo- 
uió a entregarse al emparo de Francia, y á su Rey, y de aquí 
tuuo principio lo que a sucedido en la provincia, que lo ire- 
mos tratando para escarmiento y auiso de los tiempos veni- 
deros. 

Podrá concluir este discurso, que por descuydo del uirey 



168 

en no entrar con benignidad en su gouierno, y poca expe- 
riencia de la condición de los catalanes, que con bien los 
llenaran de un dedo, lo que no basterian cuerdas con iiio- 
lencia, ocasionó el rompimiento. — [Jerónimo del Real de Fon- 
clara, MS. autógrafo en castellano, fol. 34, Col. Pujol y 
Camps.) 

NúM. 434. 

Carta del diputado Quintana á la Diputación. 

Molt Ill.es Sors.=Ab la nova de que/Parragona ses rendi- 
da, y que los enemichs van fent tants progressos en lo camp 
passant ha cultell los ques rendexen á bona guerra, sens 
guardarlos la páranla, ses alterada de manera esta ciutat, 
que estich esperant per instants vn desdichadissim sucsés 
qnem obligue lia despachar ba tota diligentia á V. S. pera 
que se servesque ab ella fer lo mateix á monsiur de Espenan, 
orden antli envié así ab la mayor brevedat á monsieur de 
plagis, ó lia altre persona ab la infantaria y cavalleria que 
sie posible, ab que ab lo favor de Deu N.^ Sr. esper se aso- 
segará ys podrá fer algún servey de molta considerado á la 
patria. V. S. ses descuydat escriurer ha Don Aleix Gilabert 
fentli graties de la jornada de Tamarit (1), y assegur á V. S. 
que á niugú se deu mes que á ell. ^. 

Suphch á V. S. nos olvide ab la mayor brevedat prove- 
liirme de armes, munisions y diner, sens lo qual no puch 
obrar cosa. Guarde Deu á V. S. com pot. Lleida 25 Desem- 
bre 1640.=- Joseph Miguel Quintana. — {Archivo de la Corona 
de Aragón. Cartas comunes originales de la antigua Generali- 
dad de Cataluña, año 1640.) 

NúM. 435. 
Carta del diputado Quintana á Pablo Claris. 

Estich apasseradísim del succés del Camp de Tarregona: 
hi fettot lo que he pogut en enviar socorro, que pens será 

(!) VG:ir'c el Apéndice XIII de este torno, {{Combates de que no hace 
mención ei cronista Paréis.)) 



169 

de molta importancia y me apar que lo que se ha de fer es 
pelear, pus en totas las peleas nos ha anat be gracias á Deu. 
Si a^ó agués pogut dexar, jo fora anat aqui á servir y des- 
cansar á V. M., y me alegro estiga de tant bon animo: jo 
també lo tinch, gracias á Deu, y resolt de morir sempre que 
Deu vulla; lo quem pesarla es morir rendit á ma deis Caste- 
llans, que estimo mes sia peleant, y a9Í tots están resolts de 
fero axí, y la crueltat que ha usat lo enemich en Cambrils, 
es ocasió de estar tots nosaltres mes animosos y pelear mi- 
llor, pus veuen que de una manera ó de altra an de morir. 
Lo Sr. D, Joseph ^acosta aura dit lo estat de les coses de 
ací y la falta tenim de diner, que li asegur los franceses que 
son en Roselló me molen los osos y no se com fero: ara es 
ora de fondrer los brandons, braser, y tota laltra plata, que 
vensent aquest exercit, restarem be. Deu nos ne fará gracia 
y á V. M. GA" Figueres y Desembre á 28 de 1640.=Fran- 
cesch de Tamiirit.=Lo pare Provincial deis Caputxins á pe- 
tició mia, enviá aqui al pare guardia de Elna que estigué pres 
en lo Castell de Salses y es bonisim per animar la gent: il 
acompanya fra. Francisco Doris, ques de gran importansia 
pera tot: al Diputat Real es menester animar, que no es po- 
sible tinga lo Duc de Noxera la gent diuan, y pus aven de 
morir, moriam com á valens, que Deu nos njudará, pus de- 
fensam sa causa: vuy an tingut una refriega ab los de Roses 
que eran exits tots los cavalls y sinch sens moscaters, y la 
nostra cavalleria ab tres cents moscaters los feu fugir á mes 
no poder: ni matarem sis; deis nostros ni ha u de nafrat y 
tots restan de bon ánimo. — {Archivo de la Corona de Aragón. 
Cartas comunes originales procedentes de la Diputación, año 
1640, Diciembre.) 

NúM. 436. 
Carla de los Concelleres al «larqucs de los Vclez. 

Al Marqués de los Veles. =^Señor: La Ciutat de Barcelona 
ha rebut la de V. Ex.^ feta en Sant feliu de 23 del corrent, á 
la qual responent se diu a V. Ex.^ que aventhi exercit de sa 



170 

Mag.<: en lo present Principat, nos pot tractar de las cosas 
que V. Ex. a demana ab la sua dita carta, per no exposar a 
sos Ciutadans á les atrocitats y hostalitats que encara des- 
prés de dada paraula, ha husat lo exercit que V. Ex.^ te en 
son carrech. V. Ex.a será servit pendrer resolutió conforme 
millor li aparega convenir. Guarde Den á V. Ex.a de Barce- 
lona y Janer de 1640.=Exm. Señor: de V. Ex.a—Los Con- 
cellers de Barcelona. = Agramunt, Secretari. — {Bibliothéqua 
NationaUy París. Galerie Mazarme^ Manuscrits et caries. Có- 
dice español, núm. 130, fol. 33. — Archivo municipal de Barce- 
lona, Copiador registro de las cartas de 1640 á 41 día de la 
feclia.\ 

NúM. 437. 

Entierro de ios ejecutados en Casnbriis, según el MS. Sevilla. 

declaró (D. Juan de Margarit) á la nocke, á los otros 

cabos, los desinios para otra acción de piedad, que concistia 
en yr a Cambrils para quitar el Barón de Kocafort, Bertrolá 
y Vilosa de las almenas de la villa, donde les dexó colgados 
el de los Velez quando se partió de allá, diziendo quan en 
descrédito y menos reputación era de la nobleza que seguia 
las partes de la Provincia, el permitir que aquellos lUustres 
patricios quedassen allá expuestos á la infamia, quando su 
innato valor á costa de su vida, gloriosos les pasava á la 
posteridad, zelosos siempre y fieles por su patria y beneficios 
comunes. No se acordaron Gabanes, Gaselles, y Potau, á ex- 
poner sus vidas y las de los soldados para aquella virtud de 
dar sepultura á aquellos cadáveres, y assi se consultó sobre 
lo que se havia de hazer, y se resolvió finalmente que estos 
capitanes avanzasen con una parte de la gente assí a Santas 
Cruzes, donde podrían prevenir los desmanes que podrían 
liazer los enemigos en aquella Real Abadía, y que el Maes- 
tro de Campo con la otra parte tentarla los medios para que 
le saliesse bien aquella intención, como le sucedió tan ^favo- 
rable, que ayudándole un extraordinario temporal de vien- 
tos, pudo sin ser sentido de la guarnición de Gambrils entrar 



171 

la villa, assegurarse della, y después de haver enterrado á 
Vilosa y Bertrolá en la iglesia de los Padres de San JosepIi 
que toca contra los muros de la villa, se retiró della con el 
Barón de Rocafort puesto en un ataúd que ya tenia preveni- 
do: hallóse este cadáver como los otros dos primeros, todo 
entero, sin hedor ni nada desfigurado, haviendose hallado 
colgados de aquellas almenas y expuestos á toda suerte de 
inclemencias por mas de quarenta dias: apenas llegaron sus 
gentes á la Villa de Alcover, quando pretendieron poner el 
fuego á siete casas las meyores, con pretexto de que eran 
traidores: como esto tenia mas parte de sedición que de zelo 
patricio en aquellas milicias, prevínolo el Maestro de Campo 
con maña mandando prontamente tocar un arma, y hazer 
pasar la voz que parte de la cavalleria enemiga venia, ha- 
ziéndose entender la importancia de repararse de los Colls 
de Cabra ó de Lilla; conque llegados allá la misma noche, 
no se pensó mas en aquella desordenada acción. Mudó de 
camino con llevar el Barón a Eocafort, su solar, el avisar a 
los monjes de Poblete para hallarse allá á las diez de la ma- 
ñana con la capilla Real, al entierro, donde el se hallarla, y 
muchos otros cabos, y tan numeroso concurso de los comar- 
canos, que hizieron muy célebre y pomposo el entierro. — 
{Bibliothéque Nacionale, París. MSS. españoles, nüm. 115. 3Ié- 
moire de Gathalogne, par le Dr. Sevilla, tomo II, fol. 11.) 

NúM. 438. 
Carla del Conde Duque al x^Iarqués de Torrecusso, 

S.^ Marqués su carta de U. S. por suya, y por El suceso 
de Cambrils (de que me da cuenta), ha sido muy bien reci- 
bida, y assi como reconozco por grande la parte que la dis- 
posición y valor de U. S. ha tenido en esta facción, lo es 
también el motivo de estimación y agradecimiento con que 
me hallo á U. S., y no es menor la esperanza de que en lo 
de adelante ha de ser lo mismo, y porque para reparo de 
todo conviene la breve conclusión de lo de esa parte, lo 



172 

acuerdo á U. S., auuque con_^conocimiento de que su fervor 
no necesita dello, y en lo demás me remito á los despachos, 
asegurando á U. S. que El real animo de Su MagA nunca 
sorá de que los cargos que tuvieren á U. S, por Dueño, de- 
xen de mantenerse en las preeminencias que les tocan, como 
creo que U. S. lo experimentará, quedándole yo tan afficio- 
nado servidor como lo he sido y seré. Dios guarde á U. S. 
muchos años de Madrid á 24 de Setiembre de 1640. (Y sigue 
autógrafo.) Sr. mió, yo espero que se habrá dQci{di)do en lo 
que se ha deseado, y U. S. no nos ha de dejar en los puestos, 
hasta que Sa Mag/^ tenga reconocidos á los que han errado 
ai, y á los malvados rebeldes portugueses con el castigo me- 
recido de tan infames rebeldes. =Is. Don Gaspar de Guz- 
man.=Sr. Marqués de Torrecuso. — (Biblioteca Nacional, 
Madrid. Cód. de papeles del Marqués de Torrecuso^ fol. 531.) 



APÉNDICE IV. 

RETIRADA A FRAKIA DE M. ESPEMN (1). 

NÚM. 439. 

Carta del Marqués de los Vélez intimando la rendición 
á Tarragona (2). 

A los Cónsules de la ciudad de Tarragona. =E1 exército 
de su Magestad, Dios guarde, queda castigando esta villa de 
Cambrils, por haberse resistido á sus Keales armas, y pasará 
luego á esa ciudad, de que me ha parecido avisar á Y{uestra)s 
mercedes para que estén prevenidos para recibirle, y spero 
de sus obligationes que continuando la fidelidad que esa 
Ciudad ha guardado á su Rey en todos tiempos y ocasiones 
como cabeza de todo este Campo, dará el exemplo que deve, 
aprovechándose de la clementia de su Magestad, cuio real 
ánimo es solo poner en paz y quietud esta provincia guar- 
dándole sus Constituciones y privilegios, y sentirla mucho 
que V. ms. no se aprovechasen del remedio está en su mano, 
pues de lo contrario, se seguiría aver de experimentar los 
daños y hostihdades de la guerra; guarde Dios á V. ms. del 
Campo sobre Cambrils oy viernes á 14 Deziembre 1640.= 
El Marqués de los Velez. — [Archivo de la Corona de Aragón. 
Copiador de cartas del año 1640 procedente de la Generalidad 
de Cataluña.) 

(1) Los documentos de este Apéndice vienen llamados cu la pág. 22 
de este tomo. 

(2) Esta debe ser la copia de la carta que el de los Vclez dio al frai- 
le franciscano Roger, citado en la carta de los cónsules de Tarragona 
de 14 de Diciembre de 1640, pág. 15. 



171 

NúM. 440. 

Saioa, Vílaseca y capitulaciones firmadas entre el de los Vclez 

y Espenan. 

De allí marchó el exército la vuelta de Salou, puerto de 
mar, y puerto importante para la seguridad de nuestras ar- 
mas y conducción de los víveres^ donde auiendo llegado por 
la tarde, al otro dia se le plantó al fuerte artillería, y auién- 
dose resistido quatro horas, se rindió á la merced del Rey: 
auiendo hecho lo mismo Villaseca, lugar que obstinadamen- 
te quiso aguardar la artillería, que por su locura quiso pa- 
decer el saco y fuego: en todos los puertos se hallaron fran- 
ceses por cauos, de quien se supo queMonsiurdeEspernan, 
el que gouernó á Salsas, estaua en Tarragona con mil caua- 
llos y alguna infantería, y auiéndose dado lugar á que se 
dohlasse el exército, se marchó la buelta de Tarragona don- 
de se llegó á 22 de Diciembre, y auiéndose dado orden que 
toda la caualieria del exército fuesse á tomar los puestos so- 
bre aquella ciudad con 500 mosqueteros de este regimiento, 
al tiempo de arrimarse á la Ciudad, salió della vn trompeta 
y vn camarada de Espernan con carta para el Marqués de 
los Veles, pidiendo que si se le haria el partido de buena 
guerra que hera justo, saldría del lugar, y dispondría que 
se entregasse en nuestras manos: hizo alto nuestra caualie- 
ria; tratosse la materia, y fueron á efectuar á boca con Es- 
pernan á su infantería, el Duque de San Jorge y Don Fer- 
nando de Riuera: efectuosse; y de lo tratado y firmado era la 
suma: 

Que saliesse Espernan y todos los franceses con sus armas 
y bagaje. 

Que entregasse la Ciudad en manos del Marqués, el qual 
en nombre de su Magostad hacia merced de las vidas á los 
vecinos de ella. 

Que Espernan auia de ir á Francia con toda la gente de 
su cargo sin entrar en Barcelona, ni dar mas fauor á Cata- 
luña, ni los contenidos en el trato. 



175 

Que los catalanes forasteros que hauia en la Ciudad que 
hauian traydo el estandarte de Santa Olalla (1), se les haría 
merced de la vida si se viniessen á rendir á merced del Rey. 

Esto contenia el contrato, el qual se executó á otro dia, 
siendo Espernan el primero á uer nuestro exército, que afir- 
mó era mucho mas que se decia: comió con el Marqués y á 
otro dia que fueron los 23 de Diziembre, partió la buelta de 
Francia, y el Marqués se entró en la Ciudad, auiendo prime- 
ro los jurados salido á pedir perdón, y entregar las llaues. 
El batallón que hauia conducido el pendón de Santa Olalla, 
casi deshecho, huyó por varias partes, y el resto, con el es- 
tandarte, sin fiarse de la clemencia de su Rey, se escapó en 
poder de algunos en una fragata á Barcelona (2). Concluyda 
finalmente esta materia, se ordenó que para refrescar el 
exército y disponer los víueres seria bien hazer alto por qua- 
tro ó seis dias; y assí se dio orden se aquartelasse el exército 
en los lugares de la deuocion, si bien esto durará poco, por 
tener noticia que Barcelona auia admitido gruessa conside- 
rable de francesses y que importarla atajar mayores dificul- 
tades. Don Juan de Garay llegó en las Galeras á Tarragona 
á 26 de Diciembre, trujo en ellas el tren de artillería que en 
RoSellon se hauia aprehendido, quedando la gente á orden 
de el Mro. de campo general Don Gerónimo Roo y Morta- 
ra: esto es en suma lo que asta oy 28 de Diciembre a passa- 
do y lo mas ajustado que se a escrito de los sucessos. — [Bi- 
blioteca Nacional de Madrid. Es continuación del pasaje que 'ca 
impreso con el nüm. 431. Cód. H-lá, fol. 178.) 

NÚM. 441. 
Espenan en el campamento del ejército real. 

El siguiente dia se marchó á Tarragona, y tomando los 
l'aestos nuestra Cavalleria, topó con la Francesa que se re- 

(1) Saata Eulalia. 

(1) No es exacto. El GoQseller y la bandera y sa escolta, escaparon 
di! Tarragona por tierra, protegidos por Espena n. 



4 76 

tiraba al Puente del Rio, y llegó todo el exército á Vista de 
su muralla: Monsieur de Espernan que había entrado al so- 
corro y guarnición de la Ciudad con ochocientos Cavallos 
franceses, y mayor numero de Infantería, conociendo como 
soldado tan práctico ser imposible aquella defensa, enseñado 
á la valerosa que hizo tantos meses en Salsas, rindiéndola 
con reputación suya á la constancia y valor de las Armas do 
su Magestad, no quiso perder su crédito; y creyendo las 
amonestaciones del Marqués de Torrecusso, en que le decía 
quanto sentía verle embarazado en facción tan desesperada, 
se valió de el Consejo, y aquel día con un trompeta escribió 
al de los Velez ofreciendo el salir de la Plaza con su gente, 
admitiéndosele el Partido con pacto de que se pasase á Fran- 
cia sin entrar en Barcelona: prometiólo asi haciendo pleito 
homenage, y dando por Fiador á vn cavallero y Coronel de 
su Cavalleria, y fué Espernan muy festejado en un convite 
del Marqués de los Velez^ á quien presentó dos caballos, y el 
Marqués á él y al Coronel otros dos, adornados ricamente á 
la Española. Salieron á otro día comboyados y alegres; y el 
Francés contra su costumbre, y como buen Caballero, cum- 
plió su palabra retirándose con sus tropas asta Girona, ha- 
viendo salido antes quatro Jurados de la Ciudad en Coches, 
y con ellos el Brazo Eclesiástico á dar la obediencia á su 
Magestad, y al Marqués en su nombre, que los recibió con 
gran demostración de cortesía, y gustó de que todos queda- 
ran satisfechos y contentos. — {Biblioteca Nacional, Madrid. 
Cód. Alc-6, fol. 254.) 

NtíM. 442. 

La rendición de Tarragona según el dietario del Cabildo 
de Barcelona. 

Tarragona entregada ais castellans. 1640=Rendít Canbrils, 
ab les desgracíades noves que corregueren per lo camp de Tar- 
ragona per las inumanitats que avian usades los Castellans, 
á Monroig, Reus y altres pobles grans, se rendíren volunta- 
riament los demés, retirats a les montanyes: se trobá mussur 



177 

de Espenan (al qual avian los SSos. Diputats enviat per for- 
mar lo exercit ab la cavalleria Francesa que estava en Tar- 
ragona, y ab la infantería Francesa y Catalana que indica- 
ven serian al peu de 8.000 — ó — 10.000 homens) se troba ab 
sola la gent de Ciutat, y lo tercio de Santa Eularia ab son 
Coronell lo Conceller ters de Barcelona Miser Pere Pau Eo- 
selló, que en tot se iusgava devian ser 800 cavalls y altres 
tants infants, y vehent lo exercit del enemich numerosissim 
devant de Tarragona, lo qual avia format ses esquadrons de 
cavalleria, disposant la infantería, bagatge y carruatjes en 
forma y perspectiva que ademes era copiossisim, lo exercit 
parexia inumerable; avent regonegut la falta de forratjes pe- 
rals cavalls, que sois ni avia pera dos dias, avent sabut lo 
tráete infame avian tingut los de Tarragona ab lo enemich, 
pus quatre mesos avia se li avian entregat, experimen- 
tant la floxedat ab que los principáis de Tarragona per 
lo sobredit respecte tractaren de sa defensa, y ultimament, 
tement posar en peril un Conseller de Barcelona, una ban- 
dera de Santa Eularia, vn tercio tant bo, y la cavalleria 
Francesa, y conciderant que sis perdía exa part de exercit 
era dexar lo pas vbert al enemich fins á Barcelona que estava 
exausta en aquell punt de soldats y desprevinguda de inva- 
sions. Isque de Tarragona dit Mussur de Espenan (avent 
enviat lo enemich vn trompeta á Tarragona á que se rendis- 
sen) á veures ab lo de los Velez: dina ab lo Marqués de Tor- 
recusa y ab son fiU lo duch de Sant Jordi, cabos del exercit 
del enemich, y de sa propia autoritat sens dar part ais molt 
Illustres Diputats, consertá ab lo enemich, ques retire a 
Fran9a Monsiur de Espenan, ab la infantería y cavalleria 
Francesa que estava en Tarragona y venia desde ella á Bar- 
celona; que no pogués defensar pla9a alguna del Principat, 
y de la manera que ho promete ó cumplí. Y avent demanat 
ademes del sobredit lo Marqués de los Velez, que lo Conce- 
ller de Barcelona ab son tercio y Bandera de Santa Eularia 
anassen á sa presentía rendits.=Fets los sobredits concerts, 
sen torna á Tarragona á donar part de ells al dit Conceller 
Hossell, lo qual oyda la relatió del que avia tractat, dona 
Tomo xxii i 2 



178 

por vil y imlla dita actió, com ha feta sens consentiment del 
Priucipat y per persona que no tenia poder pera pactar; tal 
y axi le digné á que ell estave resolt, desestiman t la vida per 
la patria, primer morir que rendirse y vehent resolt á Mon- 
sieur de Esponan á cumplir lo que avia promés al de los Ve- 
loz, prengué la bandera de Santa Eularia y se retirá ab son 
tercio, seguintlo per retraguardia les tropos francesses, fentlos 
espalles per la retirada la cavalleria francesa: y apenas fou 
ixit de Tarragona, com entra en ella lo Marqués de los Ve- 
loz ixintlo á rebre los Consuls y persones graves de su ciutat; 
á bon segur les que hi avian quatre mesos avia entregad la 
ciutat, vsant tant gran y vil traició á Deu, al Principat y en 
particular á Barcelona, pus ab exterioritats frandulentes de 
volerse defensar (estant de secret rendits al enemich) dema- 
naren al Principat y a la ciutat de Barcelona diners, muni- 
tions en molta cantitat, pera que se enflaquís la Provincia y 
en particular Barcelona, que com á maro, se desangrava 
pera accedir á la defensa do tots los lloclis que com á filis 
estimava.=Desta manera se perdé aquella insigne ciutat, 
metrópoli de Cathalunya, j resta en poder del Castellans, 
sent exemple los naturals della de la mes aleve infame y me- 
morable traició que mai en lo mon se sie u^ada contra Deu 
y contra sa Patria. — {Archivo del Cabildo de Barcelona, libro 
ya citado, fol. 141.) 

NúM. 443. 

Salida de Cambriis, toma de Salou y Vilaseca y rendición de 
Tarragona. 

Lunes por la mañana salió de riodoms el theniente gene- 
ral con la mitad de la Caualleria á alojarse á mos (1) donde 
fuimos bien recibidos, y de nuestra parte procuramos acerles 
todo agasajo. 

Martes dia de nuestra Señora de la O, salió Don Aluaro 
de Quiñones con la Compañia del Señor Conde Duque, y 

(1) ¿Será Montbrió? 



179 

cosa do treinta soldados de la del Comisario general acom- 
pañado de los Capitanes Don Juan de Ottos, D. Antonio 
Pellicer, Don Juan Muñoz del peral, y el teniente Cosme 
Coneua y los ayudantes Ayala y Olaue á correr la campaña 
y reconocer los puestos do tarragona, y también con deseo 
de que la compañía del Señor Conde Duque tubiesse ocasión 
de pelear, por no hauerlo podido hacer en Cambrils á causa 
de hauerse quedado las Compañías de cora9as en sus pues- 
tos, por si benia caualleria del enemigo, ó acudia á aquella 
parte algún golpe de infantería por no auer llegado la de 
nuestro exército^ y auiendo bandado todo el dia por la cam- 
paña sin hauer podido topar nada, boluiendo de hacia Tar- 
ragona, descubrió el Capitán ayala vn golpe de gente del 
enemigo, y dio aniso, y el theniente general mandó saliessen 
á cogelles la buelta los treinta arcabu9eros de la compañía 
del Comisario general, cuyo Cano hera Don Juan ^apata, 
cauallero de la borden de Santiago, vÍ9arro en todas ocasio- 
nes, y que este dia andubo balerosíssimo: empezaron á huir 
los contrarios y viendo esto, se lanzaron á correr a Vicata el 
theniente general y toda la Compañía del Señor Conde Du- 
que: hiendo los contrarios les dauan alcance, hicieron rostro 
con mucho valor y les dieron dos cargas, y diuidiéndose lue- 
go, se pusieron cinco ó seis al pie de cada oliuo y desde allí 
dauan las cargas guarneciéndose de los árboles, mas poco se 
les aprouechó, porque al valor de estos caualleros nada hace 
resistencia: degollaron mas de ducientos hombres y truje - 
ron diez y ocho prisioneros, y entre ellos vn fraile, moceton 
de asta veinte y dos años, ordenado de Epístola, de los que 
aquí llaman del buen sucesso y son ermitaños de San Agus- 
tín; tan hgero, que decia le dejassen tomar quatro 9erdas 
del cauallo mas corredor, y que sin quebrar ninguna le se- 
guiría; y se le puede creer, porque afirma Don Luís federi- 
co, que le trujo prisionero asido de un bra90, que con venir 
en vn caballo que es el más veloz de los que tiene, á todo 
galope, no vbo menester tirarle del bra9o, porque siempre 
venia a su lado: la gente que se topó serian quinientos hom- 
bres de los brauos, que aqui llaman migueletes, y se les co- 



180 

noció serlo porque dice Don Aluaro de quiñones que pelea- 
ron excelentemente; mas si nra. gente los vbiera topado á 
tiempo, que no faltara el dia, los degollaran todos: de los 
nros. mataron á Don Bernaué de la mata, sostitute del Se- 
ñor Conde Duque, desgraciadamente, porque dando alcance 
á vno destos picaros le dijo que se rindiesse, y él se incó de 
rodillas lo estaua, y á este tiempo le dio un mosqueta9o en 
la caue9a de que le atrauesó de parte á parte la vergoñota, 
y luego caió muerto: hirieron al ayudante Olaue de un bala- 
do en el brago izquierdo junto á la muñeca, y pasó la bala 
á la garganta y se le quedó en ella: júzgasse quedará estro- 
peado del brazo aunque no morirá==á Don Diego de Espejo 
le mataron el cauallo de cinco mosquetazos, y á otro solda- 
do de la compañía de Don Rodrigo de herrera mataron el 
cauallo también. Esta fué la pérdida que tubimos en vna 
action tan bizarra. =E1 picaro que mató á Don Bernaué de 
la mata, biendole caer, y que por auersele quedado el pie en 
el estriño le arrastraua el cauallo, llegó y le sacó y tenia ya 
puesto su pie en el estriño para montar, entonces llegó vn 
soldado y le dio tan fiero golpe que le derribó muerto: tra- 
jese el difunto y enterróse el dia siguiente al amanecer. 

Miércoles diez y nueve enterrando á Don Bernaué de la 
mata, salimos á tomar los puestos del Saló o Castillo fuerte, 
aunque no estaua acauado, y puesto que dicen todos es el 
mas á proposito de este Reino para el comercio: la borden 
para esta salida llego á las tres de la noche y luego se le dio 
al Marqués de la Conquista, el qual quando llegamos ya es- 
taua en su puesto: tomémoslos todog abrigados de vnos cer- 
ros porque no hiciessen daño cinco naranjeras que tienen de 
yerro en el castillo; llegó la infantería del exército y el mar- 
qués de Torrecussa y fueron tomando los puestos y diuidién- 
dose la infantería parte para el castillo y parte para Villaseca, 
y la Artillería benia ya marchando con que se dio orden para 
que nuestra Caualleria boluiesse a sus quarteles como se higo, 
excepto seis compañías nuestras que quedaron de guardia, 
y á cosa de las seis de la noche llegó aniso de auer entrado 
en tarragona 200 cauallos franceses, con los quales se á en- 



181 

tendido tendrá esta gente dentro de tarragona 340 cauallos. 

El lunes pasado colgaron en Cambriles de las almenas a 
los dos jurados con sus becas, y al baile, al barón de Roca- 
fort, Jacinto de bilossa arrendador de este ar9obispado, y á un 
cuñado suyo que hera Gouernador y sargento mayor de los 
reueldes; y a la gente de Cambriles la ha embiado el Mar- 
qués á la fortale9a de riodoms, asta que allanada tarragona 
se vea lo que se á de hacer dellos. 

Jueues veinte de Diciembre por la mañana se empe9aron 
a batir el castillo del Saló y el lugar de Villaseca y á cossa 
de las 11 se hauian rendido ya los del castillo hiendo que se 
les hauia derriuado cassi vn lien9o de vn lado de la bateria, 
y desencaualgádoles vna de las piececillas que tenian; y á 
cossa de las dos se entró en Villa seca y se empezó á quemar 
y á degollar alguna gente, y la más della se acogió á la torre 
de la yglesia que es muy fuerte, pero luego se fueron dando 
todos. =Esta mañana se embió a Don- Rodrigo Jiner con 20 
cauallos y con vn hombre de la tierra con vna carta de Don 
Aluaro de quiñones para ver si queria benir a la obediencia 
Costantin; entró el hombre dentro y entre tanto que salia 
ycieron llamada los de Costantin á tarragona, y salieron en 
tres tropas cossa de 200 cauallos á hacer ostentación en la 
campaña, y hiendo Don Pedro que el hombre no salia, se 
boluió al quartel y asta ahora no ha buelto dho. hombre. 

Esta tarde á cossa de las tres llegó orden del Señor Mar- 
qués de los Velez y de el de Torrecussa para que marchasse 
esta Caualleria al exército, como se hizo por si salia la del 
enemigo, o se le juntasse mas. 

El Viernes veinte y uno no vbo cossa particular, sino es 
ir marchando parte de nuestra ynfanteria sobre Costantin, y 
auer ynuiado monsiur de Spernan que está en Tarragona á 
visitar con vn trompeta al Duque de San Jorxe: dícese se 
salió anoche diciendo que los Diputados le auian engañado, 
porque le auian ofrecido poner en campaña 20.000 hombres 
y 2.000 cauallos: los cauos que se aliaron en el saloo y Vi- 
llaseca heran franceses. 

Sáuado veinte y dos salió nra. Caualleria al amanecer á 



182 

tomar los puestos de Tarragona, y también la del Duque de 
San Jorge á quien toca oy la manguardia: esta tarde salió de 
Tarragona un monsiur de los que estavan en Villaseca (1), 
con vna carta para el Marqués de los Volez, en que le decia 
monsiur do Spernan, que el se allaua en aquella Pla9a con 
1.500 cauallos y 500 ynfantes: que esta gente le auia engaña- 
do, y assi pedia que su Ex.* le diesse quartel y comboy para 
boluer á Francia, y que vsasse de benignidad con Tarrago- 
na: respondiósse que tratasse de su particular, que su Ma- 
gestad para sus vasallos no hauia menester intercesiones, y 
si se hauia de ir, que fuesse luego, porque esta noche hauia 
de quedar la pla9a atacada; conque sojuzga saldrá mañana 
el francés y se entregará Tarragona. =Hauian allegado auis- 
so que costantin arde ya, y todo no basta para la obstina- 
ción de esta gente. =En Barcelona han hecho vna gallardía 
como suya, que á sido declarar por traidor al Marqués de los 
Velez y ir á sus lugares y quitar sus armas, y poner las de 
la Diputación. 

Domingo veinte y tres comieron Monsiur de Spernan y 
otros franceses con el Marqués de los Velez: embió vn caua- 
11o muy bien aderezado á Don Aluaro de Quiñones para que 
se lo presentasse en su nombre, como lo hizo, y el le dio a 
Don Aluaro vn espadín muy bueno. Ofreció el francés ca- 
minar el lunes por la mañana, y passar á francia sin dete- 
nerse en Barcelona, y en caso que no le dejassen pasar, vol- 
uerá á incorporarse con nuestro exército: paseóle todo, asis- 
tiéndole Don Aluaro y otros caualleros, y admirosse de la 
grande9a del y en particular de la caualleria que miró muy 
de espa9Ío, diciendo hera la mejor que en su vida hauia vis- 
to, y á las dos de la tarde la Ciudad, {fué) en carro9as, á dar 
la obediencia al Marqués: quisieron hacerlo con sus maceros 
muy en forma, y díjoseles lo que hauian de hacer y admi- 
tiessen, que en el estado presente heran nada: con lo qual 
llegaron con la orden que se les dio, prestaron la obediencia? 
y entregaron las llaues, y mañana lunes se entrará en la Ciu- 

[\) Saínete Colombe. 



183 

dad. Nra. caualleria se voluió á reus donde estaua alojada, y 
ocho compañías de la del Duque de San Jorge: de lo que 
fuere sucediendo iré dando aniso. Ya auissé como el Domin- 
go veinte y tres de Diciembre bauia estado monsiur de Sper- 
nand con nuestro general, y ofreció irse á Francia, y que de 
Tarragona no saldría naide asta la entrega de la Ciudad, ni 
tampoco el pendón de Santa Olalla, ni vn conseller de Bar- 
celona que hauia venido con él: cumpliólo como francés, 
pues á la mañana se supo que el conceller se hauia ido por 
mar con el pendón, j de Tarragona hauían salido quantos á 
Spernan se lo hauían pagado, dando licencia que todos los 
soldados de experiencia y buen sentir sientan mal de hauer 
dejado ir a Spernan, y no auer atacado luego la pla^a, para 
que él ni el canciller, ni la gente de Tarragona se fuera: mas 
no es mucho herrar las actiones quando se hacen sin conse- 
jo, pues hallándose en el exército quando salió el francés á 
parlamentar nro. theníente general Don Aluaro de Quiño- 
nes, que desde el sáuado que fué á tomar los puestos estaua 
allí y persona que quando no fuera consegero de guerra, por 
su prudencia y experiencia deuia ser buscado, no se le comu- 
nicó nada, ni á los otros cauos del exército, y si esto se con- 
tinua como se a errado esta action, se herraran todas las de- 
mas, y quiera Dios no sea con algún gran daño nuestro, que 
del parecer de Don Aluaro, ni el lance passado se juzgara 
assí, ni otros se dispusieran como van tan auenturados, que 
ó la ceguedad de esta gente ó la dicha nuestra nos escapa de 
milagros de riesgos tales, que los que no hemos sido soldados 
los conocemos, y los que nos gouiernan nos ponen en ellos. 

Martes, Miércoles y Jueues, Viernes, Sábado y Domingo, 
no vbo cossa particular, porque guardamos las pasquas con 
toda solemnidad. 

Domingo en la noche, treinta y vno de Diciembre, muy tar- 
de, llegó orden para que nuestra caualleria marchasse de 
reus la buelta de Barcelona y se fuesse á alojar la mitad 
della al Arbós, y la otra mitad a Villanoua de sichas (1), Sali- 

(1) íloy Villanueva y Geltrú. 



184 

mos á nuestra marcha: passamos por el arrabal de Tarrago- 
na, y auiendo caminado desde las ocho de la mañana, y a 
tan buen paso, que 200 hombres que llenábamos de infante- 
ría, rendidos vbieron de hacer alto, y nosotros hauiendo pas- 
sado la torre de hambarra, que es la mitad del camino, nos 
anocheció, puestos en manos de vnas guias del pais que po- 
dian llenarnos donde quisieran, sin sauer donde estañamos, 
en pais de enemigos y no conocido, y sin llenar vn hombre 
de infantería quando todos cuidauan que desde Tarragona 
hauia de marchar el campo en forma de tal, y que asi con- 
venia. =Hauíansse despachado al alúdante ayala y al furriel 
mayor, cada vno con veinte cauallos, á que hiciessenlos alo- 
jamientos, y a Don Gregorio de Mercado que hiua en la 
manguardia se dio orden se adelantasse: hÍ9olo assí y el ca- 
pitán ayala que passando por vn lugarejo que llaman la 
figuereta, se uió en algún riesgo, por hauer topado la gente 
puesta á la arma, despachó vn soldado para que la caualle- 
ria no pasasse adelante: llegó este aniso estando nosotros en 
el arco, que es vno que está en medio del camino, que deuia 
de ser alguna señal antigua o diuision de prouincia (1), allí 
se tomó acuerdo de que boluiessemos á alojarnos en tres ó 
quatro casas que poco antes se hauian topado junto á vn 
mal lugarejo; hÍ90sse assi y alójamenos esta noche con artas 
incomodidades, y pasóse con arto cuidado y desheló, por el 
riesgo en que nos allanamos asta la mañana, que al amane- 
cer. Martes, dia de año nueuo, llegó vn soldado que hauia 
despachado al ayudante ayala á dar aniso á nuestro the- 
niente general, de que en Arbós no los hauian querido recl- 
uir, y cerradas las puertas, se hauian puesto en resistencia: 
proseguimos nuestra marcha desde las siete y media de la 
mañana y llegamos al Arbós á cosa de las tres de la tarde: 
aliamos el lugar en resistencia y formado en esquadron: citó 
á la entrada de la p.*'^ que se ha visto marchassen los 200 
hombres de infantería y tomó sus puestos la caballería, y 
hiendo que se hiua acercando para cerrar con la gente del 

(1) El famoso arco de Bará. 



185 

lugar, se desuiaron, y salió vno con banderilla de paz: en- 
trosse á acer los alojamientos y hechos, entramos todos y ya 
la gente hauia huido, de manera que si no es el rector y un 
canciller y dos frailes capuchinos, que en esta tierra todo lo 
gouiernan religiosos, y en todo se hallan (mas baliera que 
no) y quatro o cinco personas, no se alió otro en todo el lu- 
gar: á cosa de las doce los batidores toparon vn trompeta de 
monsiur de Espernan, trujáronle á nuestro theniente gene- 
ral, y parece ser benia con una carta para el Marqués de 
Torrecussa y la traia abierta para que el que le topasse la 
pudiesse leer y le dejasse passar; en ella dice no puede cum- 
plir la palabra que dio de irse a Francia con su gente, porque 
los Catalanes no le dejan pasar: ya se empiezan a ber los da- 
ños de la resolución que se tomó sobre Tarragona, sin auer 
tomado el parecer de las personas que allí se allanan, y tan 
bueno le podian tener: quiera Dios ser esto escarmiento para 
la disposición de las cosas de adelante, que las marchas que 
lleua esta caualleria, aunque fuera en tierra de la mancha la 
destruyera, por ser tan larga y tan á desora que será en pais 
de reueldes, y no conocido, que quien dispone la marcha si 
saue la tierra, i las ordena quiere destruir la caualleria y si 
no saue el pais deue informarsse ó dejarlo á la disposición de 
quien lleua las marchas y tiene obhgacion á mirar por su 
crédito y por su gente, como abrá de ser de aqui adelante.^ 
Con la venida de Don Juan de Garay á Tarragona por la 
pascua, estamos todos muy alentados y esperamos an de te- 
ner las cosas diferente disposición, que bien necesitan della. 
Sáuado treinta de diciembre se aorcó en el fuerte del Sa- 
loo al que lo gouernaua, que hera gouernador de Villa (1) de 
este campo, hombre rico y ya de alguna hedad, y se castigaron 

(i) ó uo entiendo esta noticia, ó está equivocado el texto. El gober- 
nador del fuerte de Salou lo fué M. de Aubigoy, quien puesto en liber- 
tad por el Marqués de los Vélez, al capitular Espenan, marchóse á Bar- 
celona [pdg. 21 y docum. 44G), para pocos días después derrotar al ejér- 
cito real desde el gobierno del fuerte de Montjuich, de la misma suerte 
que había batido anteriormente á D. Juan de Garay al atacar á Illa, en 
donde se encontraba también M. de Aubigny. 



otras personas de diferentes lugares, vnas con pena de muer- 
to y otras de galeras. Esto es lo que ha passado asta oy des- 
de llenero: de lo que fuere sucediendo yré dando hauisso. — 
{Biblioteca Nacional de Madrid, Cód. H-IS, fol, 163.) 

NúM. 444. 

Carta de M. de Espenan á la Diputación de Cataluña y Consejo 

de Ciento. 

Messieurs.=Messieurs de la Depputation et Conseillers 
de la Principante de Barcelone.=-A Barcelone.=Messieurs. 
= Vous aves appris, comme les ennemis se sont rendus 
maistres par forcé de Cambreils, Villoseco, ó Salao (1), á 
quey il na pas este possible de remedier, nayant trouve au- 
cunes trouppes au Camp de Terragone pour nous y opposer, 
pour que las Troupes francoises, ne peuvent estre toutes 
ensemble, avain le ving troisiéme de ce mois: maintenant il 
faut empecher, que les ennemis ne passent outre, et pour 
cest effer, il vous plaura de donner les ordres necessaires 
aux Vniversites et autres lieux mesmes de nous envoyer icy, 
le plus d'hommes quil se pourra, divises par trouppes qui 
ayent des chefs. II vous plairra aussy, denvoyer Fordre cy 
joint, avec vn commissaire de vostre part au Regiment de 
Serinhan; affin quil nous vienne joendre en toute diligence, 
apres quil aura recen son argent. 

Et comm il y a forcé gens du camp de Terragone qui 
pourront venir se reioendre a nous, les quels non point dar- 
mes. II est aussy tres important denvoyer des piques et des 
mosquets en eiste ville, et des munitions de guerre aussy, 
par90 que nous navons presentement en tout quatrecent 
quintaux de poudre, tant pour la ville de Terragone que 
pour l'armee. 

Des que nous aurons Tinfanterie francoise avec que nous, 
nous irons pendre quelque poste pour faire teste a l'enne- 

(1) Cambrils, Vilaseca y Salou. 



187 

my, et donner moyen aux trouppes Cathalanes, de nous pou- 
voir joindre én toute sciireté: Et me remmettant du sur plus 
a 96 que le Seigneur Consailler de Barcelone qui est icy, vous 
en pourrá escrire. Je vous supplieray de croire que je suis 
passionnemeut. = Messieurs. = Vostre tres humble et tres 

obeissant serviteur. = espenau. = De Terrágone Decem- 

bre 1640. — {Archivo de la Corona de Aragón. Cartas comunes 
originales procedentes del Archivo de la Generalidad^ año 1640.) 

NúM. 445. 
Otra carta de Torrecuso á Espenan. 

Copia de carta a Mos. de Spenaii desde el campo de Salo en 
20 de Diz.^ de 1641. — Monsiur: Aunque por diferentes partes 
hauia corrido voz de que V. S. se hallaua en Tarragona, no 
io pude creer hasta que el Capp.^ francés (que esta Ueua) 
me lo asiguró ayer quando se tomo Villaseca que el gouer- 
naua (1). Porque conociendo yo que V. S. I. es vno de los 
mayores soldados que tiene la Francia, mal pude persuadir- 
me a que hauia de ponerse en tal empeño, sin mayor siguri- 
dad que la que le han podido dar, los que ignorauan el po- 
der que Su Mag.í^ (que Dios guarde) embia contra sus reuel- 
des de esta Prouincia=-0 por lo menos es imposible que si 
lo an sabido, los que se lo han aconsejado y persuadido, 
sean sus verdaderos amigos=--yo lo soy tanto de V. S. I. que 
me pareciera faltara á las obligaciones de tal, y á lo que se 
deue á tal soldado, si con toda verdad no desengañara a 
V. S. I.-=Para que se assigure de lo que le estimo y deseo 
seruir y que con tiempo y sin auenturar mas, elija el medio 
mas conueniente. 

Este Ejército consta de 22 mil 37 Infantes, sin los ofizia- 
les y auentureros== En los tercios viejos, Regimiento de la 
guardia de su Mag.<i=Del Conde de Tirón de Hirlandeses 
= Del de Singuien de Valones = Tercio de Don Thomas 

(I) M. (le SaÍDte Colombe. 



188 

Messia de Aceuedo=El de Don Fernando do Tejada=el de 
Don Martin de los Arcos=el de Pedro de Lissaca=El de 
Don Simón Macareñas=el de Don Diego de Toledo=y Don 
Alfonso de Caiatayud=y de los Regimientos de las milicias 
de Castilla=Del Señor Marqués de los Velez-=Conde de 
Oropesa=Duque de Infantado =:Duque de Pastrana=Du- 
que de Medicina Celi, Marqués de Morata, y Gran Prior de 
Castilla. 

La Caualleria consta de 2 mil 700 Cauallos efectivos y no 
hallara vno menos =Gouernada la de los Caualleros de las 
órdenes militares por Don Aluaro de Quiñones=y la vieja 
por el Duque de San Jorge, y porque en ningún tiempo pue- 
da V. S. I. entender que le he dicho mi sentir como su ami- 
go, le aseguro como cauallero, que la mejor que he visto en 
ningún exército, lo que me ha tocado después de no sauer 
el estado en que V, S. I. se halla, es anisarle a V. S. I. de 
esto, y asegurarle que hago tan grande estimación de su per- 
sona, que sintiria mucho que le sucediesse el menor desmán 
á su crédito, quando para el mió ninguna cosa puede hauer 
de tanta consideración, como tener a V. S. I. al oppósito= 
Hame parecido embiar este Capp.» francés sobre su palabra, 
para que como testigo de vista de lo que refiero se lo assigu- 
re, y para que también me embie con el muy buenas nueuas 
de su salud y á mandar quanto sea de su seruicio, y que si 
V. S. I. necesitase de su persona, procuraré que se le buel- 
ua=^En el fuerte de Salo se tomaron seis prisioneros france- 
ses, y aunque por hallarlos en tierra del Rey nuestro Señor 
y defendiendo con sus reueldes este fuerte, y por esto y 
otras ra9ones era permitido tratarlos diferentemente, se los 
remitto a V. S. I. para que en todo se conozca lo que le desseo 
seruir.= Guarde Dios a V. S. I. muchos años deste Campo de 
Saló en 21 de Dbr. 1641.=La respuesta de la sobre dicha 
carta se imbió al Rey nro. Señor. — (Biblioteca Nacional de 
Madrid. Cód. de impeles del Marqués de Torrecuso, jP-268, 
fol 447.) 



489 

NúM. 446. 
Carta del Marques de Torreciiso á M. de Espenan. 

Su carta de V. S. 11.°^* de 21 de Dbr. he receuidb hoy 
por el Trompeta que ha venido á este campo, y eu respues- 
ta digo, que assi como la receví, di quenta della a S. Ex.» el 
S.^ Marqués de los Velez, y me ha mandado decir á V. SS. 
II ma qxie no puede responder, si primero no le auisa si V. S. 
11.™» con la gente de S. Mag.<^ Cristianissima que se halle en 
este Principado, es en orden ha hacer la guerra al Rey nro. 
Señor en nombre de su Rey, ó en nombre de los rebeldes 
deste principado. =Asegurando á V. S. 11.™^'^ que siempre que 
la guerra se hiciere en nombre de S. Mag.<i Christianissima, 
se vsará con sus vassallos todas las cortesias que se acostum- 
bran en los Exércitos, donde la galantería y Urbanidad esté 
mas á su punto. = Y el Rey nro. S.^ mudará de dictamen y 
hará la guerra al opósito, porque el que tiene aora no es mas 
de castigar á sus vasallos desobedientes, y poner la Justicia 
en este Principado en su lugar, y en caso que las armas 
francesas que se hallan en este Principado estuuiessen en 
nombre y a expensas de Cataluña, es conveniente que el 
Rey nro. S.^ castigue á sus vassallos sediciosos, sin que les 
limite el arbitrio, y á los auxiliarlos desta calidad vsará 
con ellos S. Ex.** las cortesias que los lances donde quedaren 
prisioneros merecen. ^Esta mañana procuré con el Sr. Mar- 
qués de los Velez exercer el oficio de su amigo de V. S. II.™* 
con alcanzar licencia de enbiarle los presos y sin canxe, y 
antes de pedírmelos V. S. Il.'^«' con canxe. =De lo qual verá 
V. S. 11.™^ como en quanto da lugar el seruicio del Rey nro. 
S.'' nuestro, lo que deseo que vea por efectos como soy su 
servidor.— Las cortesias que hace á los Prisioneros deste 
exéi'cito se la tenemos bien merecida, como le habrá dicho 
el Capitán que estaua en Villaseca, y además de darle á 
V. S. II.""» las gracias, procuraré merecérsela siempre. Guar- 



190 

do nro. S.»* á V. S. 11.^» muchos afios. 21 de Diciembre 1641 . 
— {Biblioteca Nacional de Madrid. Gód. de los papeles que per- 
tanecieronal Marqués de Torrecuso. Cód. F-26S,fol. 448.) 

NúM. 447. 
Celébranse las capitulaciones. Huida del Conseller. 

Entretanto se trató entre los cabos Españoles y Franceses 
el dia siguiente, que fué a los 22 de Deziembre, de felicitarse 
del tratado, en el campo donde aquellos recivieron á estos 
con grande demostración de agradecidos, en las cortesias y 
abra9os seguidos después de sumtuosos banquetes, y aun- 
que no dexasen de recelarse y prevenir que el Espenan en 
vez de morigerar la voluntad del Conseller y reduzirle, como 
assi la ciudad de Barcelona, á la Paz, humillándose al Rey 
como se pretendía, no in9Ítase al retiro diestramente las tro- 
pas, cubriéndolas la salida de la ciudad con las suyas, para 
con ello dar nuevos 9Ímientos ala guerra: jamás se lo pudie- 
ron persuadir, hasta que vieron que baxo mano con sus ca- 
vallos auxiliava la retirada de los soldados Barzeloneses y 
demás que le seguian, al Conseller y Bandera de Santa Eu- 
lalia; tomando el después la marcha con todas sus tropas 
para retirarse camino de Francia según lo capitulado: hallá- 
vanse dellos mas allá la puerta de San Antonio, camino de 
Barcelona, 17 escuadrones medianos, que se a9ercarian á los 
2000 cavallos franceses. Discurrióse sobre estas encontradas 
acciones muy agudamente entre los judiciosos, concluyendo 
muchas resoluciones, que por ser indignas deste lugar se de- 
xan á la consideración de los que saben las historias en ma- 
teria de codicia, tan enemiga de la virtud, que quÍ9á para des- 
truilla en el de Espenan, pudo cegarle de suerte que no viese 
en Tarragona mas de 300 hombres de armas, en que se ha- 
llava como se experimentó sobrados solos estos, ó para de- 
fendella ó ruinar los contrarios con la hambre general que 
padecían, ó finalmente obhgar, que era lo mas seguro, al Ge- 
neral del Católico para acordar al Principado honestos pac- 



191 

tos. |0h infeliz y siempre comisserables antojos, y de que co- 
mo de un instante dependió, no el de la conservación, sino 
el de la pérdida tan general, tan sensible y tan picante, co- 
mo experimentarla el principado largos siglos! — (Biblioteca 
Nacional, París. MSS. Espartóles^ nüm. 114. Mémoire de Ca- 
talogne^ par le Dr, Sevilla, tomo J, fol. 480.) 

NúM. 448. 
Carta de Espenan á la Diputación. 

Messieurs.=Messieurs les Illustres Oydors et Depputesdu 
Principat de Cathalogne.=A Barcelone.=^Messieurs.=:Vous 
aures sieu par les sieurs Oydor et Conseiller la resolution 
qui feust prise hier, et parce que nous n'avons aucune sorte 
de viures, Je vous despeche ce porteur, affin quil plaise á 
V. S. I. d'y pour voir en diligence comm'ausig aux outils 
pour le travail, sens les quels on ne peut pas assurer le poste 
quon veut garder. Ce luy qui vous rendra ceste lettre, es le 
marchant qui a traitte pour les poudres et pour les mosquets. 
Si d'avanture il vous demando! vn passeport pour aler les 
faire haster, J'estime quil seroi fort raisonable de le luy 
accorder. Je pars presentement pour Martorel ou j'attendray 
vos commandemens, et les dioses que je vous ay demandees 
cy dessus, vous assuram cepandant que ie suis.=Messieurs. 
=Vostre tres humble et tres obeissant serviteur.^=Espenan. 
=De Molins de Rech ce 28 Decembre 1640. — {Archivo de la 
Corona de Aragón. Cartas comunes originales procedentes del 
Archivo de la Generalidad, año 1640.) 

NúM. 449. 

Otra carta de Espenan á la Diputación. 

Monsieur.=Monsieur Tlllustre Segnieur Depputo et Oydor 
Ecclesiastique du Principat du Cathanoigne.=Barcelone.= 
Monsieur.=Jay reecu cette nuit, la lettre quil á pleu a V. S. 
dé me scrire, et ay veu les nouvelles que vous aues rescu de 
l'ennemig de pars presentemen pour executer ce que nous 



i92 

arrestames hier: mais si vous ne faites pas en sorte que nous 
ayons du pain, nous sommes bien incomodes. Je vous con 
uiue don de tou mon coeur d'y pourvoir et de me croire. 
=Monsieur.=Vostre tres liumble et tres obeissant serui- 
teur.=espenan.=De molin de Rech en 28 Decembre 1640. 
— [Archivo de la Corona de Aragón. Cartas comunes originales 
procedentes del Archivo de la Generalidad, año 1640.) 

NÚM. 450. 
Otra carta de Espenan á los Diputados. 

Messieurs.=Messieurs les tres Illustres Depputes et Oy- 
dors du Principat da Cathalogne.=á Barcelone.=Mes3Íeurs. 
=Depuis ma derniere lettre escritte, Monsieur Coudreau 
Lientenant General de l'artillerie, est arrive avec que plus- 
sieurs officiers: je vous lenvoye affin quil S9ache de V. S. I. 
si luy et tout le reste vous soné vtiles si vostre artillerie n'est 
pas en estat, il vous peut fournir des affusts, et piussieurs 
autres dioses qui vous pourroint estre necessaires. C'est vn 
des hommes de France le plus entendu. Je suplic V. S. de 
le recevuar comme une personne tres considerable, et me faire 
Phonneur de vous assurer que je suis avec passion.=Mes- 
sieurs.== Vostre tres humble et tres obeissant serviteur.=es- 
penan.^D. S.** Feliu ce dernier de Decembre 1640. — {Archi- 
vo de la Corona de Aragón, Cartas comunes originales proceden- 
tes del Archivo de la Generalidad de Cataluña, año 1640.) 

NúM. 451. 
Aviso de los Conselleres al Conseller tercero. 

Al Sr. Conceller ters.=Comumcada la carta de V. S. de 
30 del passat ais Srs. Diputats, han respost que es de gran 
importantia que V. S. sie demá en Sant Feliu perqué se ha 
de teñir vna junta, y en ella es precisament necessaria la 
presentía de V.^ S.^ y axi ley suplicam, aqui Deu guarde. 
Barcelona Janer al primer 1641.=Molt Ule. Sor.=Los Con- 
cellers de Barcelona. — {Archivo municipal de Barcelona. Re- 
gistro de cartas, que comienza á 22 Julio 1640.) 



193 

NúM. 452. 
Otra carta de Espenan á los Diputados. 

Messieurs.=Messieurs les tres Illustres Depputes et Oydors 
du Principat de Cathaloigne.=A Barcelone.=Messieurs.= 
Monsieur du Plessis s'en va vous trouver, ainsy que vous 
l'aves desiré. II feuit commé resolu hier au soir, qu'il s'en 
iroi avec trois cens chevaux du costé de Lérida, mais outre 
qu'il est charge de la part du Roy des choses qui onc a se 
negocier avec que vous. C'est une personne qui est se abso- 
lument necessairé par deQa, queje ne croy pas quil sen puis- 
se esloigner, sans un notable prejudice pour le bien des af- 
faires communes: vous faires s'il vous plait la dessus, les con- 
siderations convenables, et pourres en convenir avec que luy 
aussy bien que de tout le reste. En quoy vous luy donneres 
croy anee et me croires,=Messieurs.=Vostre tres humble et 
tres obeissant serviteur.=Espenan.:=De S.* Feliu le premier 
Jannier 1641. — {Archivo de la Corona de Aragón. Cartas co- 
munes originales y año 1640, Enero.) 

NÚM. 453. 
Claris sale de Barcelona para conferenciar con M. Espenan. 

DijoDS á III. =En aquest dia en la matinada partí de la 
present ciutat lo Sr. Deputat ecclesiastich, qui ana á Sant 
Feliu de Llobregat per veurerse ab lo Sr. Conseller ters de 
la present ciutat, Sr. Oydor ecclesiastich, y Musur de Espe- 
nan, quis trobaven en dita vila pera tractar del assiento y 
dispositió de nostre exercit, lo qual torna entre las vuit y nou 
de la nit y arribat en la present casa, encontinent ab los de- 
más consistorials ana en casa de la ciutat á donar rahó del 
que se havia tractat y resolt per los cabos de nostre exercit. 
— (Archivo de la Corona de Aragón. Dietario del trienio de 
1638 á 1641, parte 4.a, fol 566 vuelto.) 

Tomo xxii i 3 



194 



NúM. 454. 



El Canónico Ferrán á los Diputados. 

Moltlll.® Sr.=Francisco Vilaplana dirá a boca lo que 
a bist en lo Panadas, y lo que á oit así, pus ses trobat en la 
junta, y lo que mosur de Espenan diu que fará; jo Sr. esfor- 
so tot lo que puch ab estos francesos, pero sem embroque- 
len dient que la nostra gent no está armada, y axí per amor 
de Deu vinguen armas: diuem que del exercit del enemich á 
anat un tros de cavalleria y infantería á Fraga, y axí veu- 
rá V. S. la importancia y ha de que vagen á Lleida les 4 
companyes: lo demés dirá Vilaplana. Deu a V. S. guarde y 
Janer5, 1641. =Lo Can(c»w^)e Jau(m)e Ferran. — (Archivo de 
la Corona de Aragón. Cartas comunes originales. Generalidad 
de Cataluña, año 1641, Enero.) 

i NúM. 455. 

Cartas cambiadas entre Torrecuso y Espenan. 



Vehome un 
Trombetta de 
moa d© eperna 
mientras ,ha- 
uia r i n d i d o 
V i 1 1 afrancha 
de Panadas, 
en un rillette 
me decía que 
los Catalanes 
no permitían 
se saliesse con 
lu Caualleria 
y se fuese en 
fran^^ia, en 
conformidad 
de lo capitu- 
lado, cuyo ví- 
llette se enrió 
al Rey n. s.^, é 
le respondí lo 
queseue,quia 
respuesta no 
fué otra sino 
hirse j qum- 

{>lír locapítu- 
ado.— (4iíí(í- 
grafo de To^ 
rrecuso.) 



V. S. Il.n^a' estando en su libertad firmó el papel cuya co- 
pia le remito, y á la vista del ex.to del Rey nro. S.or que se 
le'hará franco siempre, nadie puede embarazarle el passo.= 
Esto es lo que por nra. parte se prometió para V. S. II.™* y 
sus tropas. =V. S. 11.™*^ verá si halla causa ó le está bien el 
faltar á lo que ofreció y firmó por su parte. 

Hasta aqui he respondido á su papel de V. S. II. ™a como 
el Marqués de Torrequso mro. de Campo General deste 
ex.*o; y aora como Marqués de Torrequso le diré lo que se 
me ofrece.=No se que los hombres de nras. obligaciones se 
viua mas que por la honrra, y la que la conserua, es man- 
tener la palabra que se da, siendo mayor la obligación quan- 
do son mayores las circunstancias. = En este casso no ha fal- 
tado alg.a de las que la hacen indispensable. Vea V. S. 11.™»^ 
si la quiebra, lo que pade9erá su crédito, aun quando pudie- 



495 

ra esperar muy buenos succesos.=Pues yo con todo lo que 
le estimo, si le viere faltar en la menor circunstancia, haré 
ningún aprecio de V. S. II. ^^, y Justísimam.*® se escusarán 
por todas las naciones los tratados Con la fran9esa, deuien- 
do toda ella hacerle cargo de que por V. S. 1\.^^ pierde la 
confian9a que ha deuido tener de su puntualidad. = Y si me 
hallase en su puesto, primero me pusiera en el riesgo dudo- 
so del enoxo de mi Rey pasándome á fran9Ía, que al peligro 
cierto de perder mi honrra, quando con toda seguridad pue- 
de ha9er su Viaxe, ó por el camino que lleua, asistido deste 
exército, ó por otro, el que escogiere ó me resoluiera, si me 
cerraran el passo, á voluer á encorporarme con estas tropas 
como V. S. Il."^a lo dixo al Duque de San Jorge. 

A mi en Ley de cauallero Y de soldado me ha tocado el 
decírselo, ya que se ha seruido de escriuirme, después de ase- 
gurarle que á estas tropas y á la ra9on que llenan, no hay 
tropie90 que la enbara9e ni las ponga en duda el mexor su- 
ceso. G.e Dios a V. S. 11.*»» muchos años como deseo. Villa- 
franca en 6 de henero W4:l.={Hay una rúbrica.) — [Biblioteca 
Nacional, Madrid. Códice de papeles que pertenecieron al Mar- 
qués de TorrecusOffol. 457.) 

NúM. 456. 
Otra carta de Espenan á los Diputados. 

A Mossieurs.=Mossieurs les Ilkistres Deputes et Consei- 
11er du principat de Catalogue. =Messieurs.=rQuoique mon- 
sieur de Villeplana s'en ailles vers vos seygneuries lUustrissi- 
mes pour leur rendre conté de ce qu'il a veu vers Villafran- 
ca, j'ei voulu vous faire celle-cy pour vous diré, qu'estant 
homme du mestier conme il est, je sera bien aise que vos 
Seig{neuries) Illustrissimes ce rapportent á son opinión des 
choses que Ton peut faire presentement, car, sans mentir, il 
est bien fascheus d'ouir faire des propositions que ne sont 
pas dans les regles ni dans les termes de la guerre. J'atten- 
drei son retour et vos ordres pour i obóir punctuellement, 



196 

et m'en irés demain a Martorel pour i agir le mieux qu'il 
rae sera possible. C'est.==Ce que je vous prie de crere, et que 
je suis,==Mossieurs,=Vostre tres humble et tres obéissant 
serviteur.=Espenan.=:(Sin íecha..)— [Archivo de la Corona 
de Aragón. Cartas comunes originales^ 1641, Enero.) 

NúM. 457. 
Carta de M. de Plessís de Besancon á los Diputados. 

Aux tres Illustres seigneurs.=Les Seigneurs Deputes et 
oydors del General de Catalogue a Barcelonne.=A St. Fe- 
liou le lundi matin 7 Januier.=Monsieur.=Sur les nouve- 
lles qui sont venues cete nuit de Martorel, Mr. d'Espenan 
fait assembler toutes les troupes pour marcher du costé del 
ennemy; cest icy vn coup de partys pour le salut de la Ca- 
talogue, vous y penserez bien s'il vous plaist, et nous envo- 
yerez vos ordres exprés, pour la descharge de ceux qui co- 
mandent. Je vous envoye la despesche de Mr. le Duc Dalvy 
par le mesme courier qui me la rendue cete nuit de vostre 
part, a fin que vous voyez qu'en toutes choses se procede 
avec vous, dans vne francbise qui vous doit fer juger comb 
je suis,=Monsieur,=Tres humble et tres obeyssant servi- 
teur.=D. Plessis de Besan9on. — {Archivo de la Corona de 
Aragón. Cartas comunes originales del archivo de la Generali- 
dad de Cataluña^ año 1641.) 

NÚM. 458. 
Carta de Jaime Ferrán á los Diputados. 

Molt Ule. Sr.=Son las 3 de la matinada y arribe lo pro- 
pi avia enbiat á Sant Culgat, im a tornat la carta que jo 
avia escrit á Espenan, que la envió á V. S., per que diu lo 
propi, que ja avie pasat per Sant Culgat lo Espenan, y que 
avie vist molts fochs devés Rubí: Sr. jo no he dormit, y no 
es molt ab tanta aflicsió: desig saber la diligensia aura fet 



197 

V. S., y lo que aura obrat: ja Sr. está mes que verificada la 
fuga desta gent: jo estich aguardaut ab grandisim desig que 
torne Jaques ó Alba, per saber que tinc de fer en servey de 
Deu y de la patria. Sert Sr. que estich fora de mi y no se lo 
quem parlo ni lo que fas: guarde Deu á V. S. Sant Feliu, 

Janer 1 1641.=^=Lo Canonge Jaume Ferrán. — (Archivo de 

la Corona de Aragón. Cartas comunes originales. Generalidad 
de Cataluña, 1641, Enero.) 

NúM. 439. 

Acuerdos motivados por la carta que á la Diputación dirigen los 
Jefes catalanes con mando en Martorell. 

Dimars á VIII. =En aquest die, ses S. S. per medi de fra 
Rafel Domenecb, monjo y almoiner de Ripoll, don Joaquin 
Margarit y Regel y Joseph Ximenis, ciutadá, enviaren ais 
molts lU.es Srs. Consellers y Savi Consell de Cent la emba- 
xada del tenor seguent.=Molt IlL® Sr.=Lo Dr. Fra Rafel 
Domenecb, almoyner del monastir de nostra S.^^ de Ripoll, 
vingué lo die de ayr de la vila de Martorell ahont bavia es- 
tat en compañia de don Juseph (¡^acosta, pera fer relació del 
estat del exercit que se ha iuntat en dita vila: després, á vuy 
á la matinada, han rebut los Deputats del general de Catha- 
lunya la carta que legirá á V. S. que anava també ais molt 
Ules. Srs. Consellers, ab que se dona avís de la retirada deis 
auxiliars. Dits deputats en lo mateix punt han comensat á 
fer totas las dihgencias possibles pera disposar la defensa del 
Principat, y en particular pera muntar cavalleria, y ja en 
aquest punt teñen previnguts molts cavalls, y confiansa que 
promptament tindrán tots los qui haurán menester pera fer 
cara al enemich. Donam rahó de tot á V. S. á qui suplicam 
sian servits manarse informar del sobre dit Fra Rafel Dome- 
necb del estat del exercit, y obrar en conformitat de dits de- 
putats lo quels aparexerá mes convenient per defensa del 
Principat y seguretat de aquesta ciutat que dits Deputats npy 
faltarán fins á perder las vidas. 



498 

A la qual embaxada respoDgueren ses S. S. que ells trac- 
tarian ab lo savi Consell de Cent lo contingut en dita emba- 
xada, y que de la resolutió se pendria, ne farian sabidors á 
ses S. S. 

En aquest mateix die ses S.^ies entre las set y vuit horas de 
la matinada anaren en casa de la present ciutat pera consul- 
tar ab los Srs. Consellers, la carta que la nit abansálas deu 
horas havian rebut deis Srs. oydors ecclesiástich Sr. Conse« 
Uer teis y Don Juseplí (¡^acosta desde la vila de Martorell, 
la qual carta es assí cusida y signada de letra A. 

A. Copia de la carta enviada ais Srs. Beputats per lo 
Sr. Conseller ters, oydor ecclesiástich y Don Joseph Qacosta y 
altres cabos. =yio\i Ill.e Sr.=En ocasions com aquestas de- 
uen les persones querdas confiar del favor divino, y mes 
nosaltres que defensam sa causa, y axi Sr. noy ha sino bon 
ánimo, que en temps de fortuna se deu mostrar lo valor. 

Asi, tenem entes que Espenan ab tot lo exercit auxiliar ca- 
valleria y infantería després de haver fetas demostrations de 
voler pelear, marxava ja, havent fets fer alotjaments en S. An- 
dreu, impensadament ha pres lo camí de Sant Cugat do Va- 
lles, judiéis serts de anarsen a Fransa y dexarnos: lo sert es 
ques obra de nostre Sr. que vol notifficar mes son poder do- 
nantnos la ma apretantnos primer y posantnos en los con- 
flictes mes apretats que pugan ser: vn poch antes de saber 
esta nova de la retirada del Francés, havem tingut avís que 
lo enemich marxava per la montanya dret al coll entre Cor- 
bera y lo Lledoner, dit lo portell, que ve á caurar sobre Sant 
Visens, que al saber la nova ha donat poch cuidado tenint 
al Francés, pero després de sabuda la retirada nos la dona 
molt gran, fins á saber altre avís, que procurarem saberlo: y 
lo Sargent major Tort ab doscents homens es anat envés 
aquellas parts quel descubrirá, si per alli va passant ab lo 
gros: así restarem ab cuidado de la defen9a, y comforme lo 
que veurém obrarém: nos mourá ningú de aquest puesto que 
no sia arribant apalear y forsat del enemich, no tenint ordre 
de V. S.: de altra cosa, y si algunas espias que havem llan- 
sades tornen y asseguren de que lo enemich no te mes gros del 



199 

que tenim imformatió: V. S. crega y estiga de bon ánimo, 
que los que restam procurarem anarlo a trobar ab tota dili- 
gentia: nos avisará V. S. la quantitat de mosquets, piques, ar- 
cabussos y fiascos pot enviarnos per tot demá, y de part de 
demá a mig die, y los que després cada dia podrem fer comp- 
te: sobre tot importa que V. S. amostre valor y se publique 
ánimo, y procuren ab molta diligencia y cordura de conexer 
ab esta ocasió los ánimos danyats pera regonexerlos: nos pot 
ser la salvació donantli ab tota diligencia y vigor lo remey: 
asi se ha determinat, sens aguardar consulta de aqui, vehent 
lo perill y mals judiéis de poca confian9a deis de Esparra- 
guera, de retirar en lo punt la plata y tesor de Monserrat en 
part segura, y pera adaxó enviarem en lo punt: bis retirará 
aqui en Barcelona, ó ahont mes aproposit aparexará del que 
V. S. donará avís (1). V. S. procurará ab tota diligencia pen- 
drer tots los cavalls que trobe, quels montarem en lo punt 
ab almugavers, que sois y baja cavalls, no faltarán soldats y 
prou millors quels francessos; aprés se pagarán los cavalls: 
la companya deis mercaders necessita de explorarlos la vo- 
luntat, y si es de pelear, enviarlos luego así, y sino desmon- 
tarlos, y puijarém almugavers ó altres, aqui V. S. aparega. 
En la taula de la ciutat de Gerona y ha cent mil escuts que 
pot V. S. valerse dells mentres se bat moneda de la plata, la 
qual deu ja V. S.^ resolver pendrer de Iglesias y particulars, 
y sobre tot bon ánimo y valor, y confian9as de que Deu nos 
ha de donar victoria, y V. S. nos avise de son gust, que de 
así avisarem lo que se anirá innovant y obrant, y las fortifi- 
cations no pararán, hans be anirán ab major diligencia. Deu 
á V. S. Guarde en Martorell y Janer ais 7 de 1641. 

Si bé V. S. no se li deu donar consell, ab tot aqui nos 
apar advertirlo lo que aqui haven tingut y resolt, y es que 
deu V. S. en lo punt resolves de avisar per lo cami ahont va 
lo exercit auxiliar retiranse, que seis fassa bon passatje y 
agasajo, tant ho mes que la vinguda, y vn corren á Espenan 
á tota diligencia, que si lo dexarnos es per regonexernos lo 

(1) Y éasQ Apéndice VIH, «Monserratk.» 



200 

valor que tenim, se li agraheix molt, y estiraam la honra fa 
tant deguda a nostra nació, pero si se retira pensant que fal- 
tantnos sa persona y exercit ha de desmajar nostron valor, 
que está molt enganyat, perqué es tant, que altres infortu- 
nis majors, ni major poder que Espanya basta pera desma- 
jarlo, y tras a9Ó deu V. S. ab tota diligentia despaxar al 
Eey de Fran9a quexanse del engany de Espenan, y desen- 
ganyantlo que per part de la Provincia noy ha falta ningu- 
na al promés y capitulat, y tras tot a9Ó, V. S. per tota Ca- 
thalunya alse somatent general repartint la gent en lo Em- 
purdá, Lleida y estas parts. 

Ab los somatents, quals pot V. S. manar que tots los ca- 
valls de Cathalunya vingan á Barcelona, y arnés de aques- 
tos, orgeix enviar V. S. Capitans de cavalls, que ab a9Ó ero- 
ga V. S. que tindrém sobrats cavalls pera ques vulla: la ar- 
tillería que era treta pera campanya, se ha resolt se retire en 
Barcelona his tinga apunt per quant será menester. = 
B. L. M. de V. S.a=Rosell, Conceller ters, Coronell.=Don 
Joseph de ^acosta.=Francisco Molist, Conseller de Vich.= 
D. Antón Meca y de Ivorra.=D. Hieronym de Agulló y Pi- 
nos. =Jaume Brunet y Puig, sargento major.=D. Garau 
de Alamany.= Joseph de Sant Climent y de Corbera.=Ra- 
fel Sarvera y Armangol.=Miguel Romeu.^= Joseph Molins. 
=Balthesar Carser.==D. Federich des Bosch y de Guimará. 
=Jacinto Sala. 

La artillarla será millor que reste en Rubí, perqué si acás 
convé, podem valemos della ab facilitat per qualsevol cas, 
y restará segura, y en fius á teñir avis de V. S.^ que nos mo- 
ga de Sant Feliu. — [Archivo de la Corona de Aragón. Dietario 
del trienio de 1638 á 1641, parte 4.^, folios 568 á 569.) 

NúM. 460. 

Se ordena la venida de Tamarit, y la asistencia á las tropas de 
Espenan en su retirada. 

En aquest mateix die (16 de Enero) en la tarda, se tingué 
iunta de Brassos de les persones deis tres estaments, cridats 



201 

del die present ab veu de pública crida, pera donar rahó en 
aquells de la carta rebuda desde la vila de Martorell, attés 
també que en la última convocatió de Brassos nos tractá 
sino de prorrogar aquells, y foren prorrogáis per al die pre- 
sent, en los quals assistiren las personas deis tres Estaments 
en número copiós, ais quals, parlant lo Sr, Deputat Ecclesias- 
tich, fonch feta la propositió seguent.=Molt 111.® Sr.=Esta 
nit passada á las onse horas, ó cerca, reberem los Srs. Con- 
sellers desta ciutat y nosaltres, vn despaig del Sr. Conseller 
Ters, de D. Joseph (¡^acosta y demés cabos del exercit, per 
corren á tota diligencia, donantnos noticia de la retirada de 
Mr. de Espenan y de tots los auxiliars tan de peu com de 
cavall, com mes e;xtensament veurá V. S. ab la carta ques 
legirá; de prompte despedirem vn correo á tota diligentia 
donantne avís al Sr. Deputat Militar y ais Srs. Jurats de la 
ciutat de Gerona, donant orde exprés al Sr. Deputat militar 
que á tota diligentia per la posta vinga á assistir al exercit 
en aquestas parts, y que alli vaja lo Sr. Oydor Real en son 
loch, procurantli assistesca hun del Srs. Jurats de Gerona. 
També havem scrit á dit Musur de Espenan la carta que 
V. S. será servit oyr. Havem axí mateix despedits commis- 
saris pera que comboyassen los dits auxiliars, y procurassen 
ningú los danyás en sas personas y hasiendas, y que ells 
tampoch inquietassen los provincials: axí mateix havem do- 
nats diferents ordes pera procurar cavalls per poderlos mun- 
tar, á tota diligentia, segons que ab la dita carta sens ad- 
verteix: de tot donam notitia á V. S. á qui suplicam se ser- 
vesca aconsellarnos lo que devem fer y obrar en occasió tant 
apretada en beneffici y conservatió desta Provincia. 

Resolutió de dits Brassos, 

Que agrahint a sa S.'í* deis Srs. Deputats la prompta di- 
ligentia de haver enviat a sercar lo Sr. Deputat militar pera 
assistir al exercit en aquestas parts com á tant acertada y 
ben considerada, sia servit sa Sria. posar en exequució lo 
per sa Senyoria deliberat, de enviar á las parts de Gerona y 



202 

Figueras lo Sr. Oydor Real, procurant li assistesca hu deis 
Srs. Jurats de Gerona, que ab la auctoritat y prudentia de 
sas personas, es indubitat que alli las cosas se encaminarán 
y guiarán com convé, y que cada dia se tingan Brassos en 
los quals se done rahó de las materias corrents, y que se en- 
vié al Sr. de Espenan y Sr. de Plesis, a tota diligentia, vna 
persona de intelligentia ab carta de fe y crehensa, á fi y effec- 
te de fer explicar á dits Sr. de Espenan y Plesis la occasió 
han tinguda per haversen de anar, dexantnos de auxiliar 
comforme lo Rey Christianissim havia offert, donant facul- 
tat al tal que anirá, que si ab reputatió del Principat podia 
aiustar lo disgust se enten lo haurá tingut offés, y quant no, 
ab tota diligentia tornar la resposta ais brassos, pera que ab 
fonament poguessen enviar al Rey Chistianissim fent quexa 
de dit Espenan, y en lo que te respecte á la advertentia do- 
nada per don Juseph ^acosta, aconsellan que las personas 
que per algún camí se tindrá alguna notitia no senten be 
las cosas del Principat, que aquellas sian posadas en part 
certa y segura, ab las guardas convenients per guardar ses 
persones y deis bens affectes á la Provincia. — [Archivo de la 
Corona de Aragón. Dietario del trienio de 1638 d 41, parte 4.*, 
/oZ. 569.) 

NúM. 461. 

Instrucciones á Monserrate Piíerrer, nombrado para acompañar 
á los franceses en su retirada. 

Instructió per lo comissari monserrat Pi Ferrer, ciutedá 
de Barcelona, pera comboyar la cavalleria y infantería qui 
pasa en Franca. = Primo: acudirá en continent á la posta 
ahont se troba mussur de Spenan, y li donará la carta que 
va per sa Señoría, y se li offerirá ab tot effecte de part nostra, 
que está aqui pera comboyar tota la cavalleria y infantaria 
francesa fins dins son regne, y que procurará ab totas veras 
que per tot lo transit se li fasse tots bons tractos y alot- 
jaments. 

ítem, procurará ab lo major cuydado possible anar per los 



203 

poblats, no sois ahont han de fer transit dits Francesos au- 
xiliáis, sino també per los circumvehins, ahont li sie possi- 
ble, encarint fervorissimament á tota la gent del present 
prin9Ípat que dexen passar liberament ha dits Fran9esos, 
sens tractarlos mal en manera alguna, axí de páranla com 
de obra, encariutlos molt que en axó consisteix la major 
convenientia de tota la Provincia. 

ítem, advertirá á dits poblats y gent que trobará, que dits 
Sors. Deputats envian vn cavaller á la posta al Rey de Fran- 
9a donantli rahó del que passa, perqué se enten, ys'te per 
9ert, que dits francesos sen tornen sens orde de son Rey, del 
qual com ha Christianíssim y tant just, se espera los casti- 
gará conforme merexerán, y manará juntament assistir á 
esta Provincia ab lo auxili y favor que convindrá. 

ítem, soHcitará per tot lo transit, a tota la gent del Prin- 
cipat, que esta es la occasió mes urgent que puga succehir 
pera que acudan ab tota prestesa dret cami, sens passar pera 
Barcelona, dret ha Sant Feliu de Llobregat, ahont es la 
plassa de armes, axi en virtut del sometent general cridat, 
com altrament, perqué en axó consisteix la total deffensade 
nostras vidas haziendas y honrras. 

ítem, ordenará y manará ha tots los Bailes y Jurats, que 
quisvulla que tinga cavalls ó rossins, dins un dia los apor- 
ten en la present ciutat de Barcelona, pena de ser perduts 
dits rossins y cavalls, y pena de la vida. 

ítem, los ordenará y manará axi mateix, que ab pa, vi y 
altres viures, ordis y sivades, acuden en dita plassa de armes. 

ítem, advertirán ha dita gent de la Provincia, que noy ha 
per axó que desmayar, pera que lo número de gent del nos- 
tro exercit es ja considerable, y ab la que se espera hará ve- 
nir, havem de confiar serém bastants pera resistir al enemich, 
y volrrá nostre senyor que sia nostra tant solament la vic- 
toria y gloria. Data en Barcelona ais VIII de janer MDC 
XXXXI.=Lo c8i{non)ge Pau Claris. — {Archivo de la Corona 
de Aragón. Copiador registro ^ trienio años 1640 y 41, /oZ. 332 
vuelto.) 



204 

NúM. 462. 
Carla del Rey al Marqués de Torrecuso. 

El Rey.=Marqués de Torrecusso del mi consejo de guer- 
ra, m{aest)YO de c{amp)o general del Ex>o de Cataluña. Por 
lo que escriuí el Marqués de los Velez mi lugar theniente y 
Capitán general de ese Principado, y carta que enuiastes al 
Conde Duque de San Lucar, se ha entendido la reducion de 
Tarragona y forma en que se ha asentado con Mons. de Spe- 
nan, que saliesse de aquella plaza y que lleue á Francia las 
tropas de infantería y caualleria de su cargo, y os doy mu- 
chas gracias por la parte que aueis tenido en este sucesso, 
estando cierto que en quantos interuiniere vra. atención, va- 
lor y experiencia, se asegurará mi servicio, como lo podréis 
estar de la memoria que tendré de este para haceros mrd. 
de Madrid a 30 de diz.^ de 1640. =:Yo El Rey.— (Biblioteca 
Nacional, Madrid. Cód. F-26S, fol 449.) 

NúM. 463. 

Acuerdos para que los que asistan á los Brazos puedan resolver, 
y continuación de las quejas contra M. Espenan. 

Dimecres á VIIII.-=En aquest die ses señories iuntaren 
los Brassos generáis prorrogats lo die de ayr, hont entrevin- 
gueren y foren presen ts las personas deis tres estaments, ab 
multitut copiosa, ais quals fonch, parlant lo Sr. Deputat 
ecclesiástich, feta la propositió seguent:=Molt 111. ^ Sr.= 
Havem rebuda carta de Musur de Espenan la qual llegirá, 
y sobre ella se servirá V. S. discurrir y aconsellarnos lo mes 
convenient, asens offert dificultat acerca deis despaigs ha de 
fer aquest Consistori, tant en orde de pagaments, com altres 
occurrencias, per no trobarnos en Barcelona sino tres Con- 
sistorials com los demés, com V. S. te notitia, sian fora la 
present ciutat per occasió de la guerra, ahont lur presentía 
es tant necessari etc. 



205 

Resolutió deis Brassos, 

Que attesa la necessitat vrgent y for90sa, tres deis Srs. 
Consistorials han de acudir per Degocis y afers de la guerra 
á las parts iuvadidas del exercit enemich, 90 es, en lo Em- 
purdá. Ley da, y Tortosa, Tarragona y Panadés, los quals 
per aques respecte no poden assistir á las deliberations, de- 
crets, provisions y altres despaigs que es for9Ós, y inexcusa- 
ble ferse, que altrament se lansaria á perdrer no sois la Ad- 
ministració de la present casa y General, pero encara tot lo 
curs y bons progressos de la guerra, de hont resultarla la to- 
tal ruyna y perditió de la Provincia. Pergó aconsella y resolt 
la present iunta deis Brassos generáis, que los Consistorials 
ques troban y per avant se trobarán presents en la present 
ciutat y casa de la Deputatió, encara que no sian la maior 
part deis dits Consistorials durant aquesta guerra, y estant 
impedits los demés en ella fora la present ciutat, pugan y 
degan administrar las cosas de la Generalitat y fer qualse- 
vols deliberations y decrets y altres qualsevols despaigs con- 
cernents dita administratió, axí al que toca lo curs ordinari 
de la present casa, com de la guerra, y altres que aparexerá 
convenir, y que lo que dits Consistorials que serán presents 
en la present ciutat y casa de la Deputatió, deliberarán, de- 
cretarán, ordenarán y disposarán en orde á las cosas demunt 
ditas, sia de tanta efficatia, forsa y valor, com si per tots los 
Consistorials iunts fos deliberat, decretat, ordenat y dispo- 
sat, y que sa Señoría de dits Srs. Deputats ab sa commodi- 
tat, quant los altres absents serán presents, ó altrament, 
quant los aparexerá, los ne donen rahó de tot lo fet fins á 
les hores, pera que tingan á be de assentirhi y prestar son 
consentiment y en quant á la resposta de la carta del Sr. de 
Espenan, que encontinent disgregats los presents Brassos, se 
servescan aiuntar les persones les aparexerá convenir pera 
fer dita resposta y scriurer las demés cartas que aparexerá, 
y que esta nit mateixa se despatxe corren á tota diligentia, 
y després sen done rahó al Savi Consell de Cent, y que axí 



206 

mateix se done rahó larga a sa Magestat Christianissima y 
Sr. Duch de Luy, també ab correu á tota diligentia per mar 
y térra, per lo perill poria succehir en las rehenes que la 
Provincia te enviades en Fran9a, his suplique á sa Mages- 
tat Christianissima mane vingue per cabo deis auxiliars lo 
Sr. Duch de Luy, y que si possible fos, vingués sens esperar 
dit orde, essentse ja offert sa Exia. en la entrada que feu lo 
Sr. de Espenan, de venir sempre que convindria, hís done 
rahó a sa Magestat Christianissima de les faltes de Espenan, 
y ab lo perill que ha dexada la Provincia. 

En continent disgregats dits Brassos, ses Señories posant 
en exequutió lo deliberat en ells, iuntaren la Trentasisena 
pera aconsellar á ses Señories lo que devian scriurer al Rey 
Christianissim, Duch de Luy y Sr. de Espenan, y la mateixa 
nit se despedí per propri á tota diligentia ab ditas cartas. — 
{Archivo de la Corona de Aragón. Dietario de la Generalidad^ 
imrte 4.a, de 1638 á 1641, /oZ. 570.) 

NúM. 464. 
Otra carta de Espenan á la Diputación. 

Messieurs.=J'ay receu la lettre quil vous á plu mescri- 
re sur le subjet de mon passage en Franco, et je vous y 
respondis des hier al avance par vne des miennes, mai sil 
semble que l'assistance du Roy ne vous soit pas autrement 
necessaire, selon les termes ausquels vous me scrives, ce qui 
me fayroit croire qui vous estes en quel que traite d'acomo- 
dem(m)t avec le Roy d'Espagne. Sy cela est, je vous suplye 
de men donner advis, a fin que je sache ce que vous desires 
que je fasse, tant pour mon retour aupres de vous, que pour 
ce qui regarde les troupes qui ne sont point de la capitula- 
tion de Tarragonne, les quelles je vous pourais laisser en 
attendant, et davantage, sy vous le desires: il est aussy im- 
portant que vous me fassier seavoir sy vous auries besoing 
de Parmee navalle du Roy, pour la contremander, sy tant est 
quelle ne vous soit pas necess(ai)re, car aussy bien en l'estat 



207 

ou sont les choses, vous debner croire qu'elle pouroit differer 
de venir jusques a nouvel advis. Je sereux tous jours bien aise, 
que vos affaires aillent a vostre gré, vous assuram qu'homme 
du monde ny voudroit plus contribuer que moy, qui ren- 
dray sy bon compte a sa Ma(^es)te de tout ce qui sest passé 
depuis que je suis en catalogue, quelle ny treuvera point a 
rediré, mais sy fera bien peut estre que je me sois exposé 
come j'ay fait, dans le zelle et la passion que j*ay tous jours 
eu de vous servir, et que je conserveray tant que vous y obli- 
gerez==Messieurs,= Vostre tres humble et obeissant servi- 
teur.=Espenan.=Hostalric le mecredy 9® Jannier 1640 (1) 
a 3 heures apres midy. — {Archivo de la Corona de Aragón. 
Cartas originales de 1641, Enero.) 

NúM. 465. 
Otra carta de Gspenan á la Diputación. 

Aux tres lllustres Seigneurs.=Los Seigneurs Depputes et 
oydors du General de Cathaloigne. = A Barcelone (2).= 
Messieurs.=Bien que le sens et les termes de la derniere de 
vois lettres, tesmoignen que vous estes en estat de vous pas- 
ser des trouppes que je ramene a la frontiere pour acquitter 
ma paroUe enversles Ennemis, Si est-9e que dans la passion 
que iay pour vostre seruice, et pour les intherest de cette 
Province, je ne puis m'empecher de vous diré, que hors que 
vous soy es assures d'un accomodement au avantageux avec 
le Roy d'Espaigne, II semble que vous ne debvés pas negli- 
ger les solides moyens de vostre deffense. Pour cest effec je 
vous offre presentement, trois cens chevaux et mile cinq cens 
hommes de pied effectifs, qui ne sont point compris dans la 
capitulación de Tarragone, et que les bruits de la mauvaise 
humeur des catlialans contre nous, onc empeches de demu- 

(1) Debe ser 1641. 

(2) Este sobre, puesto ea el mismo pliego en que está escrita la 
carta, lleva dos sellos ea lacre encarnado con el escudo ó blasón de fa- 
milia. 



208 

rer vers Barcelone. Mossieur du Ples8is que vous connosses, 
affectione pour vos intherest vous les manera en attandant 
que je retourne au plus toot en personne, aveque des forces 
plus considerables, si vous les desires ainsy. Et comme j'ap- 
prens que Roses et Colliure, sont maintenant asses mal 
fournis de gens de guerre, et qu'en quatre jours je puis estre 
de retour de Franco, pour entreprendre dessus ce que vous 
estimerez a propos, avec l'assistence de Tartillerie de l'armee 
navale du Roy, et de la retraitte quell auroit á Cadequies 
pour ce dessain. J'ose croire que de ce voyage que je fais, 
surprenant les Ennemis a Fimproviste^il en pourroit reussir 
quelque succes favorable a vos aff aires: cest done de quoy 
vous me donneres sil vous plait advis en toute dilligence 
avant queje passe Figuieres, com m'aussy de ce que vous 
desires que deviennent les trouppes francoises qui sont en 
Roussilhon, affin qu'en tant qu'il m'est possible, je n'omette 
rien des choses raisonables qui peuvent servir a vos avanta- 
ges, c'est l'intention de sa Ma.*^® et le desirt,=Messieurs, de 
Vostre tres humble et tres obeissant serviteur.=Espenan.= 
De Gérone ce dixieme Jannier 1641.^=11 est sy important 
que nous sachions sy vous aver besoing de larmer navale, 
ou non, qu'il vous plaira de nous en esclaircir par le retour 
de ce courier que nous vous despeschons exipvQS.— (Archivo 
de la Corona de Aragón. Cartas comunes originales 'procedentes 
de la Generalidad de Cataluña, año 1641.) 

NÚM. 466. 
Carta de M. Plessis de Besancon á la Diputación. 

Aux tres Illustres Seigneurs Messieurs les deputez et oy- 
dors du general de Catalogue. = A Barcelonne.=Messieurs. 
=Par la lettre que je vous escrivia le jour mesme que nous 
partismes de Saint Feliou En vous envoyant celle que javois 
receue de Mr. le Duc D'aluin, vous poves juger que je ne 
savois encoré rien du voyage que Mr. D'espenan sessoit re- 
solu de fer, pour accomplir le traite de Tarragone, et par tout 



209 

plain de marques de mon affection á ravancemen de vos 
affaires, vous debnez avoir conc9u de moy 1' opinión du de- 
plaisir que j'ay de ce qui se passe, et qui sy j'eusse pensé que 
les emolions que le depart des troupes francoises pouvoit 
causer a Barcelonne, m'eussent laissé sur etó dy demeurer, 
ríen ne m'eust empeche que ie ne me fusse alió rendre au- 
pres de vous, Pour m'employer á toutes les choses qui peu- 
vent regarder vostre deffense et le bien de vos affaires, ainsy 
que j'y suis obligó par toute sorte de raisons. Maintenam 
vous voyez par la lettre que vous escrit Mr. D' espenan le 
sentiment quil a pour vostre service, et autant queje puis, j'a- 
prouve tout ce quil vous offre, tan au regard des troupes, 
qu'a mon subjet, et vous reitere encoré que je sui prest de fai- 
re et dentreprendre tout ce qui dependra de moy au premier 
adviz que J'en receuray de votre part. Nous allons demain 
loger a Mascara (1), et apres demain samedii vers Figuere: 
faits done s'il vous plaist que nous ayons de voz nouvelles, et 
responso au dit Figueres dans dimanche de bon matin, pour 
le plus tard, en mon particulier vous esprouverez tous jours, 
et en toutes occasions, que je suis plus q'homme du monde, 
Messieurs, Votre tres humble et obeyssant serviteur.=De 
Plessis de Bezan^on.— A S> Eugenio (2) lo jendy au soir 10 
Janvier 1641. 

Messieurs. == Je vous suplic de me faire s avoir votre in- 
tantion touchant Tarmeó navalle du Roy Par le retour de 
ce courier, com aussy sur les deseins qui vous sont proposé 
par Mr. D'espenan, afin que nous disposions les choses a cela, 
tant en Empurdá que du costé de Franco. — {Archivo de la 
Corona de Aragón. Cartas comunes originales. Generalidad 
de Cataluña, año 1641.) 

{]) Bascara, sobre el río Fluviá. • 

(2) Santa Eugenia, aldea vecina á Gerona. 



Tomo xxii 44 



210 



NúM. 467. 

Marcha de Espenan á Francia y alusión á una carta del 
Duque de Luy. 

Esta va el Conseller tercero en Castel de Foles (1). Diéron- 
le orden la Cyudad y Diputados se fuesse á Martorel y allí 
se fortificasse, y le embiarian la gente necessaria. Los Barce- 
loneses esta van con tanto miedo, que si el Marqués llegara 
entonces, continuando su buena dicha, se llevara la Cyudad, 
porque sobre estar con poca prevención, la Cyudad estava 
abierta por la Tarafana y sus fortificaciones tan á los prin- 
cipios, que carecían de toda defensa. 

Espernan partió de Tarragona y en tres dias llegó á Mo- 
lins de Key. Allí le fué á visitar el Diputado Claris y á per- 
suadirle no se ajustasse á lo capitulado con el de los Velez, 
porque el tro90 del exército era del Rey de Francia, y em- 
biado por él al Principado para su socorro, y assi no podia 
sacarle de la Provincia sin su orden y aprobación de ella. El 
Francés le respondió con palabraá generales, no cerrando los 
oydos á su proposición, dándole á entender que él no podia 
exceder de lo que le tocava. Assí se entretuvo ocho dias, y 
entendiendo que el exército del de los Velez se avanzara á 
Villafranca de Panadés, valéndose de la ocasión, embió á pe- 
dir á los Diputados cinco mil libras para pagar aquella gen- 
te con que se havia ya incorporado los trecientos cavallos 
y los quinientos infantes de Sariñan. La Diputación no te- 
nia un real, pidiólos prestados á la Cyudad que luego juntó 
Consexo de Ciento, representándoles quanto importava te- 
ner contento al Francés y se los embiaron luego, y mas las 
balas y pólvora que pidió y bastimentos para dos dias. Con 
esto dixo quería pasar muestra de gente; formó sus esqua- 
drones, guarneciólos con la cavalleria, y en anocheciendo, 
por la ribera de Noya se fué marchando á la sorda, y no se 

(i) Castell de Fels, en la costa. 



2H 

supo asta el amanecer en Barcelona, haviendo caminado 
quatro leguas aquella noche. Alborotóse la Cyudad y empe- 
garon á apellidar «mueran los Franceses traydores;» pero 
ellos anduvieron tan advertidos, que no havia quedado nin- 
guno dentro. Solo pudieron hacer presa en dos navios fran- 
ceses que estavan en el muelle. Mas previniendo los que es- 
tavan en ellos la furia catalana, cortaron los cabos y se hi- 
cieron á la mar. Y aunque los tiraron Gentiles cañonazos, no 
los pudieron hechar á fondo. Llegaron los Conselleres y aun- 
que les embiaron muchos recaudos para que bolviessen, no 
lo quisieron hacer, antes bien se hicieron ája vela. 

Vino nueua á los Diputados, que en los lugares matavan 

^ quantos franceses encontraron descarriados, y assi fué for- 

90SS0 despachar correo, pidiéndoles les hicia^sen buen passa- 

je, porque llegando Espenan á la Raya de Francia se bolve- 

ria á ayudarles, y esto les obligó á cessav en la matanza. 

Embiaron los Diputados otro correo á Espenan diziendo 
que el de los Velez se yba acercando, que le supli cavan dies- 
se la vuelta con su gente, ó por lo menos, les embiasse un 
tro90 de cavalleria de que estavan notablemente faltos. Es- 
penan respondió que el havia de cumplir lo capitulado con 
el de los Velez, pero que Mos. do Sariñan estava allí con 
ochocientos cavallos y con ochocientos infantes, que estos 
podian bol ver por no estar comprehendidos en la capitula- 
ción. Respondiéronle que los embiasse al punto, como lo 
executó. 

Como los Diputados y Conselleres sabian el poco afecto 
que el Duque de Halvy (1) tenia á Espenan por ser hechura 
del Principe de Conde, resolvió la Junta de Guerra despa- 
char correo al de Halvay dándole quenta del tiro que Espe- 
nan les havia hecho, y que le suplicavan se viniesse luego á 
Barcelona con el mayor socorro que pudiesse, que el Princi- 
pado se entregarla al Christianissimo á vassallage con las 



(1) Este nombre está equivocado ea el MS.: debo decir Duque de 
Luy, según se iníiere, entre otros datos, del texto del documeato siguien- 
te, núm. 468. 



212 

condiciones que fuessen vistas, por que havia entendido que 
el de los Velez venia con resolución de poner sitio á la Cyu- 
dad. El de Halvay respondió que el governava la Provincia 
de Leuguadoc, y que sin orden de su Rey no podia hacer 
ausencia, y que no tenia por tan poco attento al de los Velez 
que se resolviesse á sitiarles, pero en caso que lo hiziesse, se 
dexassen sitiar, que el les dava palabra de acudirles con vn 
socorro de doce mil infantes y dos mil caballos, y que no les 
diese cuydado, ni oidos á las imposiciones de la Duquesa de 
Cardona para concertarlos con el Rey de España. — {Biblio- 
teca Nacional, M^ldrid, MS . anónimo. Cód. H'lS,fol. 138.) 

NúM. 468. 
Cartíi del Buque de Luy á la Diputación. 

Copia de la carta escrita per lo Exim. Sr. Duch de Luy- 
áis Srs. Deputats, traduida de Francés en Cathalá.==Illms. 
Señors.=Tinch rebuda lalletra de V. S. de 11 Janer que vuy 
14 me ha donada en mans proprias lo corren á las 10 de la 
matinada: scrich V. S. aura rebuda la que dos dies ha los 
tinch escrita, ab la qual dich tot lo que puch fer, no avent 
fins ara tingut orde sobre aixó, pero air á la tarda tinguí 
avís per un amich, que eren passats á (en hlanco) 1500 ca- 
valls, y 4000 infants, que marchaven per venir alí: pera 
demá ó laltre lo mes tart, aguardo un corren de sa Mages- 
tat per lo qual tindré avís de tot lo ques podrá fer per V. S. 
Entre tant poso á punt totes les coses ab gran diligencia, 
pera que en lo instant tinga orde, jo camine ó fasse caminar 
las tropas sens parar fins arriben á V. S. Perassó seria molt 
en son lloch que yo sabes si será fácil poder juntarse nostras 
dos armadas, y siporem abordar Barcelona, ó arribar á V. S. 
sens ocupar los enemichs algún pas, de manera que no sen 
poguessen desllotjar. Lo que no crech, encara que no tinga 
noticia del pais, vist que las tropas del Rey atacantlos per 
davant, y las de V. S. per lo oposit, será fácil forjarlos. 
Pero V. S. I. me donará licencia per dirli, que jo no judico 



213 

que per ara Cataluña estiga en lo perill en ques servit avi- 
sarme, y segons las formas y effectes militars, es casi impos- 
sible que los Castellans forcen lo pas de Martorell, tant per 
sa situatió, quant per las fortificacions allí fetes, aventme 
assegurat tots los que V. S. me te enviats, que dits travall& 
son en perfecta defensa y que V. S. te 11000 homens detrás 
per guardarlo; que pocas vegadas succeeix ques forcen exer- 
cits atrincherats, encara que sien en campaña raza. Nos deu 
temer que lo de V. S. puga serho, en Uoch ahont la natura- 
leza dona tant gran avantatge al art. En lo que V. S. me 
diu aver menester 500 cavalls, suplico á V. S. I. considere, 
que no obstant que vn home de ma condició no pot deixar 
son governament sens Ilicencia, ni marchar ab tant petita 
tropa, espero fer veure á V. S. per las rahons seguents, que 
V. S. no te necessitat alguna de cavalleria per defensar lo 
pas de Martorell, ques per ara lo negoci de que es questió. 
Suposo que no podent los Castellans embestir sino ab infan- 
tería, per la defensa no es menester mes que infanterie per 
resistirlos, per ser lo pais tant dificultós. En cas V. S. tinga 
alguns puestos en dit Martorell, será á proposit fer mostra 
al enemich de la caballería, en cas vinga á embestir, per dar 
íinimo á la sua gent y terror al enemich, que encara que po- 
deros ab caballería, no pot en los pasos estrets posarne al 
oposit mayor número del que V. S. ue te, presupposat que 
lo lloch sia, segons mo han dit, incapaz de fer gran frente; 
pero jo passo mes avant: Quant la desdicha arribas de per- 
dre Martorell y de esser sitiats en Barcelona, jo afirmo que 
si se defensa ab homens de cor y afectes al be de la patria 
cpm ho son, aquest siti seria la perdició del exercit enemich, 
y la ruina deis negocis de España en Catalunya; pero jo 
tinch al Marqués de los Velez per massa prudent y capaz en 
lo que deu fer, per empendre en aquest temps vn gran siti, 
ab un exercit compost la major part de milicia for9ada, y de 
cavalleria de ordens de España, que no porien resistir al llarch 
travaill de un siti, y á la rigor del temps, y poden judicar 
facilment monsenyors, que lo enemich vent arribar per vna 
part vna armada naval en sos ports, y del altra vn exercit 



214 

per térra, que tendría lloch lo Rey de ferio molt poderos, aí> 
la major part del país que es contra ells, estaría prou impe- 
dit de traure viueres, y mes de retirarse, abque concloc, que 
no sitiarán Barcelona, encara que nos defensas Martorell: 
no obstant, si V. S. me dona Ilicencia de donar mon parer, 
seria de parer rebés la oferta que mosur de Espenan li fa ab 
sa lletra, de que V. S. me ha enviada la copia, y si ell entra 
en Barcelona ab alguna cavalleria, y los dos regiments de 
Tonins y Seriñan, V. S. se pot assegurar que la fará teñir 
dos voltes mes temps que no aura menester lo Eey per em- 
biar un exercit de 20000 liomens de peu, y 2000 cavalls, y 
lo dit Sr. d'Espenan es molt a proposit á defensar vna plas- 
sa. Examine V. S., si será servit, estas rahons, y considere 
que si lo Marqués de los Velez fa fer negociacions baix ma 
á la Duquesa de Cardona en aquesta ocasió per tractar de 
acomodament, que es sois per lo temor que te de perdre la 
mey tat deis millors homens de son exercit á Martorell, y que 
després de assó, que las tropas que vindrán de Fran9a no li 
caygan sobre los brassos, lo que seria sa perdua sens remey, 
sia vencedor ó vensut de V. S. En lo restant, lo temps de sas 
negociacions ses allargat massa, per no creure que tem lo 
animo y firmesa deis Catalans, y V. S. te tan bon judici, y 
ven massa ciar per no coneixer que lo Rey de España no 
podent embiar mes tropas de refresch á son exercit, tampoch 
no pot evitar sa ruina, ó vna infame retirada en arribar nos- 
tra armada naval, y nostras tropas. Suplico á V. S. I. de 
considerar que sois parlo com á verdader servidor y molt 
apassionat á sos interessos, com ho procuraré assegurar, fent 
al Principat de Catalunya, y á V. S. en particular tot lo ser- 
vey que deu etc.^Illms. Sr.=De S. Pau de Frenolledes á 
14 Jane 1641 á la tarda. — {Archivo de la Corona de Aragón. 
Dietario del trienio de 1638 á 41, parte á.^ intercalada al fo- 
lio 574 vuelto.) 



215 

NúM. 469. 
Carta de Luis XIII á la Diputación. 

A nos Tres chers et bons amis les Depputez du principat 
de Catalongne.=Tres chers et bons amis: Depuis la nouve- 
lle que nous avons receus de la composition faite á Tarra- 
gonne qui nous a esté aussy faschaise, qu'elle la pu estre a 
tous nJesme, nous n'avons rien en plus a cors que de pou- 
vuoir aux moyens d'y remedier. Et voyans que les ennemis 
de votre liberte font tout leurs effortz pour l'opprimer, nous 
vous sommes de plus en plus affermice dans la resolution 
de vous ayder par vn puissant secours, á vous opposer for- 
temen a leurs desseines. Et bien que la capitulation a la que- 
lle le S{eigne)Y Despenan a esté obligó de s'accomoder sou 
de telle nature, que Ion pourroit par beaucoup de raisone se 
defendre de l'executer, neautmoins comme il n'y a rien de si 
glorien s dans la guerre, ny de si necessaire pour donner 
exemple de generositó a ceux qui serven, que de teñir sa 
parolle, nous mandons au dit S{eie)v Despenan de revenir 
en nostre royanme avec ceux qui ont signé avec luy en la 
dite capitulation, Et pour ne laisser cependant larmeó et les 
troupes despouvueiies des chefz necessaires pour les com- 
mander, nous envoyons le Sr. de la Motte Oudancourt ma- 
T{esch)Q.\ de nos camps et armeés, et notre ljieut{enen)t ge- 
neral en Bresse prendre le commandemen, tant du second 
corps darmeé que nous envoyerons en vostre pays pour vos- 
tre assistance, que de celuy qui y osi desir, et d'agir avec 
l'auctorité qu'avon le dit Sr. Despenan; nous avons aussy 
donnó ordre en mesme temps pour faire passer au plustost 
les chefz necessaires pour commander les regimens et com- 
pagnies de cavallerie dont les m(e¿r)es de Camp et capp(^¿en)- 
nes se trouven obligez a executer la á\ite) capitulation, Et 
par ce que le á\it) Sr. de la Motte Oudancourt vous sera as- 
sez congnú par la reputation qu'll s'est acquise dans les 
commandemens importans que nous luy avons donnes en 



2i6 

nos armeés, mesmes en celles d'Italie, et que nous ne doutons 
pas qu'il ne soit consideré de vous autant que la dignité de 
Temploy dontnous l'onorons et les bonnes qualitez de sa per- 
sonne le meriteut, nous vous asseurerons souUeman que com- 
me nous le tenons en tres particuliere estime et confiance, 
aussy ferons nous beaucoup destat du bon traictement qu'il 
receura de vous. Vous recommandam sa perssonne et toutes 
les troupes dont il sera suivy^ Et nous remetans sur luy de 
ce que nous pourrions adyouster a cette l(e¿¿)re, pour vous 
confirmer la forte et constante resolution dans la quelle nous 
ne vous ferons la p{rese)ntQ plus longue, que pour prier Dieu 
qu'il vous ayt Tres chers et bous amis en sa 8{an)te et dig- 
ne garde. Escrit a Versailles le XXII^ Janvier 1641.=Louis. 
=:Sublet. — [Archivo de la Corona de Aragón. Dietario del 
trienio de Diputados de 1638 á 41, parte 4 a, entre los folios 
590 vuelto y 591.) 

NúM. 470. 

Carta de la Diputación á su embajador en París. 

A Don Llorens de Barutell y Puigmarí embaxador de Ca- 
thalunya en Cort de Sa Magestat Christianíssima.=Enviam 
á V. M. la informatió que ad fiituram rei memoriam maná re- 
brer lo consistori contra Mussur de Spenan: conté com V. M. 
veurá dos caps principáis; lo primer es, que havent concertat 
y firmat lo sou que se havia de donar tant ais soldats de a ca- 
vall com de peu, quant arriba á esta ciutat, y veu la necessi- 
tat teniam de sa persona y de sos soldats, volgué lo donas- 
sen molt major, comminant tornarsen enFransasi nou feiam: 
fou forsós vist lo perill en que estavam, fer tot lo que volgué, 
en gran dany de la Generalitat: lo segon es que á la retirada 
de Tarragona en la vila de Martorell promete pelear ab lo 
enemich y corrir la fortuna que corría lo exercit Cátala, y 
volgué se li pagas á ell y á sas tropas algunas pagas antici- 
padas, que prengueran summa de trenta nou milia Uiures 
catalanas, y en continent tingué lo diner, fugí á la volta de 
Fransa, caminant nit y dia, y fent en las vilas y llochs per 



217 

hont passava, hostilitats com si fos stat exercit enemich, de- 
xant tota la provincia en lo perill ques dexa considerar, com 
ho podrá veurer V. M. molt llargament en dita informació: 
V. M. fará instancia contra dit de Spenan y veurer lo Gene- 
ral si podria cobrar tant las trenta non milia Iliures, com lo 
aument del sou se feu donar, que importan grans quantitats: 
á mes de axó podrá tambó representar, com per medi de al- 
guns fransesos y en particular del mateix Espenan, entran 
molts viurers en la vila de Perpinyá, que á no ser axó, quisa 
serian ja rendits los enemichs que stan dintre; del mateix 
stan inculpats alguns catalans de Eosselló que nosaltres pro- 
curam averiguar qui son per poderlos castigar severament, 
de manera que per nostra part nos perda punt en impedirho: 
V. M. procure que de aqui se impedesca: en quant ais Fran- 
ceses, lo siti de Tarragona se va apretant y tenim intelligen- 
tias certas que sois se poden teñir fins a Nostra Señora de 
Agost; lo Marqués de Leganés es en Tortosa ab set mil in- 
fans y 900 cavalls per socorrer per lo coll de Balaguer, pero 
stá fortificat de manera que si no ve mes gent, nol temam. 
Vulla Deu que prest li pugam scriurer vna bona nova del 
rendiment, que en ell nos va tota la salut de la Provincia. 
Guarde Deu á V. M. Barcelona y Juliol ais XXVIII de MDC 
XXXXL=^Francesch de Tamarit.=^Los Deputats etc. — {Ar- 
chivo de la Corona de Aragón. Registro copiador de la correspon- 
dencia de los Diputados, años 1640-41, fol. 641.) 



APÉNDICE V. 

GESTIONES Y PRISIÓN DE Li DUQUESA DE CARDONA 
Y SUS HIJOS D. PEDRO Y D. ANTONIO DE ARAGÓN (1). 

NúM. 471. 

Carta de la Diputación á la Duquesa de Cardona. 

A la IlL^^a y Ex ™a S.^a Duquesa de Cardona.=:IlI ™a. y 
Ex.^^ S.^^==La de V. Ex.^ de 12 del corrent havem rebuda, 
y ab ella tant gran contento, que nons som poguts contenir 
de no proposarla en los brassos lo dia de avuy en los quals 
se es llegida, y es stada tan aplaudida vniversalment, quens 
ha aliviats á tots molta part de las aflictions que patim, ab 
confiansa certa que la asistencia de V. ex.^^ en esta ciutat 
ha de ser no sois part de nostron alivio y descans, sino tota 
nostra consolatió, y axí, instats de tota la dita iunta de bras- 
sos, de part de aquella y nostra, stiman á V. ex.^ lo amor 
y affecto experimentan! en V. ex.^ molt dagut á nostra vo- 
luntat, que stá sempre aparellada pera tot lo que sia conve- 
niencia y gust de V. ex.% y encara que consideram la obli- 
gado que V. ex. a nos representa de assistir en aquexa sa 
casa, al dol y sentiment de tan gran perdua com es stada la 

(1) Los documentos de este Apéndice se reíieren al capítulo 86 (pá- 
gina 38) de Parets, quien, como advertimos por nota, no da en su cró- 
nica todo el relieve que en aquellos días adquirió la personalidad his- 
tórica de Doña Catalina Fernández de Córdoba, Duquesa de Cardona y 
de Segorbe. Algunos documentos, y uno de ellos de mucha valía, re- 
ferentes á las gestiones políticas llevadas á cabo por esa mujer insigne, 
se han impreso en el tomo XVI de este Memorial, págs. 62, 198, 205 y 
209. Otros más verán la luz en el tomo que seguirá á éste, al ser am- 
pliadas las noticias que da Parets en su capítulo 109 al narrar el canje 
de la ilustre dama y de sus hijos. 



219 

del Ex."^ S.i' Duch son marit, que Deu tinga en lo cel, y la 
incomoditat del cami, pero la necesitat tant gran que tenim 
y los negossis tant urgents y de tanta ponderado que occor- 
ren com V. ex.-^ te notitia no podem dexar de supplicar, lo 
supplicam de part deis tres stamens y nostre ab lo roajor 
effecte que podem, que postposades totas incomoditats y 
difficultats, sia V. ex.^ servida aconsolar á tota esta provin- 
cia, ab sa vinguda y presencia en esta ciutat, confiáis que te- 
nint á V. ex.» tan cerca, y será medi poderos ab los que 
V. ex.^ será servida proposar alcansarnos la gracia de sa 
mag.*, que Deu g.<i®, y ab ella la pau y quietut de tota aques- 
ta Provincia, que agrahida ais beneficis y mercés rebudas y 
que spera rebrer de V. ex. a, restará ab nous empenyos pera 
regonexerlos en totas las occasions que V. ex.^ será servida 
manarnos moltas cosas de sont gust y servey: pera esser 
occasió de tanta importancia, no las avem volgudas fiar de 
niugú, sino es de Don Francisco aiguaviva donador de esta. 
Supplicam á V. ex.^ li done fe y credit en tot lo que mes per 
part nostra explicará á V. ex.^, aqui nostre S.^ done llarga 
vida y prósperos successos com per aquestos sos majors ser- 
vidors es desitjat. Barcelona y Setembre ais XXIII de 
MDCXXXX.=:Lo canonge Pau Clarís.=-Ill.a y ex.a S.^% etc. 
=Los Deputats, etc. — {Archivo déla Corona de Aragón. Co- 
piador de la correspondencia de los Diputados, tomo del trienio 
de 1638, fol 78.) 

NúM. 472. 
Carta de la Diputación á la Condesa de Peralada. 

A la molt Ill.e Sj^ Comptesa de Parelada.==Molt 111.® S/»- 
=A la Bj^ Duquesa de Cardona avem scrit fos servida fer- 
nos mercé aconsolar á esta provincia, servinse venir y fer 
asistencia personal en esta ciutat; confiam se servirá sa ex.^ 
fernos esta mercé y axi supplicam á V. S. sia servida fernos 
la matexa pera fer companya á la dita Sj^ Duquesa, com ho 
fan las Señoras Comptesas de Eril de Seduli y de Atares, que 
havent deliberat anarsen, han resolt restarse aqui per est 



220 

effecte. Supplicam també á V. S. sia servida permetrer y no 
impedir que sos vassalls asistescan a la deffensa deis passos 
y de tota aqiiexa térra, ab lo valor y sfors que sempre han 
acostumat: estas y maiors mercés confiam rebrer de V. S. 
aqui nostro S.^' done llarga vida y prósperos successos, com 
per estos sos majors servidors es desitjat. Barcelona y Setem- 
bre ais XXVIII de MDCXXXX.=Lo Canonge Pau Claris. 
=Molt lU.e Sj% etc.=Los Deputats, etc. — (Archivo de la 
Corona de Aragón. Copiador de la correspondencia de los Di' 
pntados, tomo del trienio de 1638, fol. 87.) 

NúM. 473. 
Embajada de !a Diputación á la Duquesa de Cardona. 

Diiimenge á VII de Octubre etc.=En aquest mateix die 
los S.^'^ Deputats per medi del noble Don Pedro Desborch y 
de Sant Vicens, y Ramón Romeu ciutadá honrat, envia- 
ren á la 111."^^' y Ex.^^ 8s^ Duquessa de Cardona la emba- 
xada del tenor seguent:— III.^^ y 'Ex.^^ S.^'-'^^Aquest Prin- 
cipat y Contats se troban lo die de vuy en desdichadissim 
estat, perqué sens haver faltat al que com á fels y leáis vas- 
salls deuen al Rey nostre S.^ (que Deu guarde), lo exercit 
ques troba en Rosselló se es apoderat de la major part de 
aquell comtat, fens las maiors hostilitats ques poden imagi- 
nar, y ara ultimament han posat dos vegades siti á la villa 
de Illa, y abans de entrar en Rosselló, en lo Empurdá, ha- 
vian perpetrats atrocíssims delictes, y fetas graves vexations 
ais provincials, de que no se eximiren los vassallos de 
V. Ex.ía, y sacrilechs cremaren dos vegades lo Santissim 
Sagrament, y en las fronteras de Cathaluña se troban nu- 
merosas tropas de soldats de peu y de cavall per invadir 
aquesta Provincia, y assó está tant avensat, que se enten 
actualment á tota diligentia se va formant lo exercit en Fra- 
ga, y totas aquestas desdichas y aflictions naxen de no estar 
informat lo real ánimo de sa mag.^ de las cosas de aquest 
Principat, y de la finesa ab que estos sos fidelissims vassalls 



221 

han acudit y acuden sempre á son Real servey: Suplican per 
90 á V. Ex.ia los Deputats del general de Cathalunya, inse- 
guint lo vot y parer de les persones deis tres estaments do- 
nat en la junta de ayr, sia servida com á tant iuteressada en 
los bon successos destaprovincia, representar á sa mag.t (que 
Deu guarde) las instas quexas te aquesta provincia deis ex- 
cessos han fets y fan en ella, son estats per defensa natural, 
per impedir que los soldats no fassan los excessos que ame- 
nassen y per la conservatió de la Provincia, en que consisteix 
lo maior servey de sa mag.^ interposar sa auctoritat ab sa 
mag.*, Eeyna nostra S.'^*, y Serenissim Primogenit, en que 
sie servit fer mercé y honrra en aquest Principat, de manar 
traurer los soldats de Rosselló y retirar lo exercit que ame- 
nasse en la part de aragó y Valentía, que dits Deputats y 
tota la Provincia teñen confiansa que ab lo bon medi de 
V. Ex.^a alcanzar esta mercé de sa mag.*, y ho tindrán á 
V. Ex> á singular mercé. 

A la qual embaxada respongué, que estimava molt á la 
S."^ de que la posas per medianera ab sa Mag.^ S.^^Reyna y 
Serenissim Princep, y que ho faria de molt bona gana y que 
scriuría á la mag/i y S.^'^ Reyna, se apiadas de aquest Prin- 
cipat {que) tant fahel y leal li era estat en totas occasions. — 
(Archivo de la Corona de Aragón. Dietario de la Generalidad 
de Cataluña. Tomo del trienio de 1638 á 41, parte 4 >, fol. 510 
vuelto.) 

NúM. 474. 

Copia de una carta de la Duquesa de Cardona. 

Muy 111.68 g es Diputados. = A 13 deste despaché en dili- 
gencia á su Mag.d, representándole con toda verdad y clari- 
dad el estado en que se halla esta Provincia. A 17 del mis- 
mo llegó allá el correo, y á 21 á sido servido responderme la 
carta que va con este papel, para que V. S. la vean, y en- 
tiendan quan amoroso padre es de todos, pues siendo la pri- 
mera luz que á tenido (según me advierten ministros dignos 
de todo crédito) del verdadero estado de la provincia, la no- 



222 

ticia que he dado, ó sea porque nadie havia hablado con tan- 
ta resolución, ó porque nadie aya sido tan favorecida como 
yo, nos está esperando con los brazos abiertos para recivir- 
nos en su gracia, y a mi me encarga que obre en este caso 
con el celo que devo á su servicio, para que se disponga el 
acomodamiento de estas materias: V. S. saven la fineza con 
que he venido á esta ciudad disponiéndome servir al Princi- 
pado en esta ocasión por todos los medios possibles, sin otro 
fin que el desear que goce la felicidad que por tantos siglos 
á gozado en la obediencia de sus principes: oy se abre cami- 
no para assegurar negocio tan importante al bien común de 
todos, y al particular de cada uno, pues la Guerra es castigo 
de la Ira de Dios que no perdona ninguno. V. SS. gozen de 
la ocassion, y logren la piedad con que el Key nuestro Sr., 
Dios le guarde^ nos aguarda, aconsejándose con el amor que 
á su magA tienen oy, y han tenido siempre los naturales de 
este Principado á sus Serenissimos Reyes. Yo no he propues- 
to medios al Rey por ser acción reservada á la prudencia de 
V. S. y al amor con que han de obrar en su servicio, si bien 
de mi parte me ofrezco á representarlos á su mag.^ y á faci- 
litarlos, siempre con intención muy sana de que no halle em- 
bara9o su Real animo en la largueza con que ha de hacer 
merced al principado, á que espero que han de ayudarme 
mucho V. SS., pues assí en el modo como en lo mismo que 
lo supplicaren, sabrán como siempre hacerse dignos de su 
gracia. — {Dietario de la Generalidad. Tomo del trienio de 
1638 á 41, parte 4.^ Intercalada esta copia en el mismo.) 

NÚM. 475. 

Copia de una carta de Felipe IV á Doña Catalina Fernández 
de Córdoba. 

A la muy 111.® Duquesa de Segorbe y Cardona cara prima. 
=^E1 Rey.=Muy 111.^ Duquessa de Segorbe y de Cardona 
cara prima. He recibido vuestra carta de trese deste mes, 
creyendo de vuestras obligationes todo lo que me referís, y 



223 

sintiendo mucho la ceguedad conque caminan essos vassa- 
llos á quien he deseado tanto bien, y procurándosele con la 
tolerantia y piedad que se ha visto, y si bien dezis con tanta 
resohition que la tienen tomada de apartarse de mi obedientia 
metiendo al Francés dentro del Principado y aun passarle ade- 
lante, no puedo creer de vassallos tales y de tantas obliga- 
tiones, que sin haverles dado yo occasion, ni pretendido otra 
cosa más que el poner en auctoridad la justicia después de 
tantos excessos, sin querer otro ningún servitio y quando ellos 
han respondido continuadamente que no podían por si assegu- 
rar su exercitio, hayan de obrar errores de tanto descrédito 
suyo y daño irreparable, poniendo en manos de mis enemi- 
gos lo que me rehusan á mi con exemplo ni visto ni oido 
por ningunos, quanto mas por vassallos tan fieles y amoro- 
sos de sus Reyes como han sido siempre los desse Principa- 
do. Espero que hallándome todavía con los brassos abiertos, 
vuestra auctoridad y buen zelo podia disponerlo que no solo 
amándome como me escrivis, sino aun aquello que sin amor 
ninguno qualquiera Provincia y Reyno querdo y celoso de 
su mismo bien y seguridad ha hecho y deve hazer, sin que 
los siglos passados haian visto contrario exemplo, aun con 
menores aludas y piedad en sus Príncipes. E sea muy 111.® y 
cara prima nuestro Sr. en vuestra continua guarda. Da- 
ta en madrid á XXI de octubre de 1640.= Yo el Rey.= 
Vidit Villanueva.=Vidit Carh.=Petrus de Villanueva Se- 
cretarius, etc. — {Archivo de la Corona de Aragón. Dietario de 
la Generalidad. Tomo del trienio de 1638 á 41, parte 4.^ Inter- 
calada en el mismo.) 

NúM. 476. 

Acuerdos tomados en los Brazos después de leídas las dos cartas 

anteriores. 

Dimecres á XXXI de Octubre etc.= Ais quals fonch per 

ses Señories, parlant lo Sr. Diputat ecclesiástich, feta la pro - 
positió seguent.=-Molt Ill.^« S.^ = A V. S. se llegirá un pa- 
per nos ha enviat la Ex.™a S.^a Duquessa de Segorb y de 



224 

Cardona, iuntament ab copia de una carta de sa M&gA (Deu 
le guarde) pera la dita S/»- Duquesa, y la embaxada que de 
part deis Sr.» Consellers y savi Consell de Cent havem rebu- 
da aquest matí. Proposamho tot á V. S., aquí suplicam se 
servesca aconsellarnos lo que mes aparexerá convenir al ser- 
vey de Deu nostre S.^ de sa Mag.<= y beneffici desta Pro- 
vincia. 

Resolutió deis Brassos, 

Attesa la gravedat de la materia y que aquella requereix 
molt premeditada resolutió, y que acerca del paper de la 
Ex.^í^ 8.^'^ Duquesa de Cardona y carta de sa M.*^ (que Deu 
g.^eN^ }ii l^2i en aquella algunes páranles dignes de pondera- 
tió, á les quals se necessita de satisferhi y considerarles ab 
molta attentió, que per9Ó sia servit sa Señoría manar come- 
trer la sensura de dits papers á la trenta sisena, pera que sen- 
surats y premeditats aquells, mane sa S.^^»- proposarlos en 
los Brassos quant aparega be, y ques exequute prompta- 
ment lo enviar las rehén as, y procurar entren los auxiliars 
ab la maior brevedat possible. 

Y pus sa Señoría te experimentat lo quant va obrant la 
ciutat en procurar tinga sa 8/^^ diner per al gasto de la 
guerra, se adverteix á sa Señoría se servesca diligentiar ab 
tota puntualitat y cuydado la exactió y cobranza de las taxas 
tetes, offerint la ciutat la mateixa uniformitat que sempre, — 
{Archivo de la Corona de Aragón. Dietario de 1638 á 41, parte 
4.^, día de la fecha.) 

NúM. 477. 
Carta de Grau y Moiifalcó á la Diputación. 

Molt Ill.es S.rs.=Com no van ab seguretat las estafetas, 
nom trobo ab carta de V. S. a que dega resposta: assí se diu 
publicament que sa Mag.^ partirá desta cort, pera teñir Corts 
en Calataiud pera 24 del present mes, y pera dita jornada 
se fan totas las preven9Íons que en semblants ocasions se 
solan fer: jo dupto sia certa fins atant que sa Mag.* tingue 



225 

iiotipia de lo que aura obrat lo S.^* Marqués de los Velez en 
aquex principat. 

Assí arriba lo correu despachat per mi S,^ la Duquesa y 
los S.'*^ Marqués de Povar y Don Antonio son gérmá: se diu 
un tractat de la compusició de las materias; no sea pogut 
saber fins vuy la resolu9Íó se ha presa, ab la qual despachan 
aquest correu. V. S. la sabrá millor: ai sois se ha publicat 
que dit S/ Marqués y Don Antoni son germá vagen á aque- 
xa ciutat á assistir á mi S.'* la Duquesa: sa Mag.*^ á fet vuy 
merced á dit S/ Marqués de Povar de la plasa de capitá de 
la guarda Tudesca, que es plasa molt calificada, y á Don An- 
toni, una plasa de Inquisidor de la Suprema, pera que va- 
gen ab gust á aquexa ciutat á servir á sa Mag.^ Yo totavia 
estich prés y com lo gasto que fas es tant gran, pus gasto 
sent reals cada dia en lo salari y manjar de las guardas, ó 
vinch á sentir, pus fa vuy 47 dias que estich prés y no sé lo 
que durará, si be confio, cas que partesca sa Mag.*^, que an- 
tes se pendra resolu9Íó de mi, y fins vuy no me han dit la 
causa perqué estich prés, mes encara queu estich, é fet y fas 
tots los bons oficis que puch, procurant lo bon asiento des- 
tas materias, procurant lo servey de sa Mag/^ y bon asiento 
y consuelo de aquexa provincia. GA^ N.® S.^ á V. S. com pot 
de Madrid 10 de Noembre de 1640.=Molt Ill.es Sors.=:B. L. 
M. de V. S.=Son menor criat.=Juan Grau y Monfalcó.== 
Sors. Deputats, etc. — {Archivo de la Corona de Aragón. Car- 
tas comunes originales de 1640.) 

'NúM. 478. 
Embajada del Consejo de Ciento á la Duquesa de Cardona. 

Die tertio mensis Decembris MDCXXXX.= Los Sors. 
Consellers, lo Cap absent, ajuntats etc. Deliberan ab vot y 
parer de la 24.^^ {vintiqíiatrena) de Guerra: Que los Sors. 
Consellers per medi deis cavallers que serán servits, fassen 
una Embaxada a la Sra. Duquessa de Cardona significantli 
lo sentiment gran que ha tingut esta ciutat del que an entes 
Tomo xxii 15 



226 

an dit algunes persones males, y voleiit obrar en prejudici y 
desacato del respecte ques deu á sa Exelencia, Certificant á 
la Exia. que la ciutat fará promptament les diligencias li se- 
rán possibles per al castich exemplar de dites persones, 
offerint á sa Exia. tot lo que sie servida, y la ciutat puga fer, 
axíen dar custodia á sa casa, com altrament. Y que ab la 
diligencia possible manen rebrer los Sors. Consellers infor- 
matió sobre lo delicte, y castigar aquell severamente prefe- 
rint esta diligentia á les demés. 

ítem: ab dit vot y parer deliberan que en rahó del concell 
que demanen los Srs. Deputats en orde á la ciutat de Tarra- 
gona, seis r esponga en scrits, que lo parer de la ciutat es, 
que si pot sa Sria. apoderarse de aquella, ho fasse, si les in- 
telligenties que te son de fonament, o altrament, procure en 
averiguarho pera posarhi lo remey que convé, y que resta 
aquesta ciutat desconsolada del succes de Cherta, y molt mes 
de la falta de monitions y gent que si trobave, suplicant los 
vullen acudir promptament en guarnir aquells puestos cerca 
de Tortosa pera reprimir los enemichs, y defensa de aquest 
Principat, supposat que la experiencia mostra que ab lo mo- 
do de las levas de gent, no se acut al que convé, nis te obe- 
dientia, ab ques veu lo ominent perill en que está la Provin- 
cia. Que per9Ó sa Sria. estigue molt vigilant en posarhi lo 
remey que convé, mudant lo modo de las levas, encarregant- 
se sa Sria. de acudir al socorro de aquells, y que fasse que 
les Vniversitats donen la gent, y acuden ab sa 8.^ ab la pe- 
cunia que les forses podrán, donant presa ais auxiliars, pera 
que acudan á la part que mes convinga, etc., etc. — {Archi- 
vo municipal de Barcelona. Libro de deliberaciones de la Vinti- 
cuatrena de Guerra. Sin foliar, año 1640.) 

NÚM. 479. 

Se elude que la Duquesa vaya á hablar al Consejo de Ciento 
como ella desea. 

Die Martis quarta Decembris MDCXXXX.=E aprés lo 
Sr. Conseller en Cap vingué aprés en Consell, y en veu sua 



227 

y deis demés Srs. Consellers sos companys, referí y explica 
al dit CoDcell, com vuy, antes del raig die, la Exma. Sra. Du- 
quesa de Cardona los ha enviat un paper, lo qual es del te- 
nor seguent:— «Muy Ules. Sres. Consejeros, Anoche, ya tarde, 
reciví un correo del Rey nuestro Sr. sobre materia de tanta 
importancia, que deseo hablar á V. SS. y á todo el Consejo de 
Ciento. No es mi intención hazer novedades ni que se haga 
mas de lo que convenga, que pues he venido de Cardona á 
este lugar solo por servir á V. SS., se puede bien creer, que 
de parte de mi voluntad, no puede offrecerse dificultad algu- 
na que no atropello por alcanzar el beneficio público de esta 
ciudad. Si V. SS. no hallaren incombeniente en lo que pido, 
reciviró mucha merced en que se haga, y quando se hable, 
me conformaré con su parezer de V. SS., advirtiendo que mi 
intento es solamente hablar á todos en esta ocasión que tan 
apretada es, pues á todos importa. Y assi supplico á V. SS. 
que se disponga el que yo hable á estos Señores del Consejo 
de Ciento, y sea en la forma que á V. SS. les pareciere que 
conviene. > Lo qual paper fonch legit al dit Consell y dits 
Srs. Consellers lo donaren per proposició pera que dit Con- 
sell deliberas sobre della lo que mes convindrá. 

E lo present concell feu la deliberatió y conclusió seguent: 
Attes que de la contextura del paper de la Exma. Sra. Du- 
quessa de Cardona legit al present Concell, mentionat en la 
propositió, se veu desije sa Ex.^»- parlar ab los Srs. Consellers 
y Savi Concell de Cent, y essent esta materia de la gravedat 
se deixa considerar, y que tant gran honra y mercé com de- 
sije fer sa Exia. á esta ciutat deu molt premeditarse, que 
per9o lo que conté dit paper, sie comes com lo present Con- 
cell ho comet ais Srs. Consellers y Vintyquatrena de guerra, 
los quals tinguen les conferenties aparega convenir ab los 
molt Ules. Srs. Deputats del General de Cathalunya, en con- 
formitat de la vnió de les dos cases, y lo que aurán censurat 
y premeditat yls aparexerá convenir acerca la materia conté 
dit paper, manen los Srs. Consellers posarho en un paper, lo 
qual se servirán manar ho legir en lo Savi Concell de Cent, 
pera que en ell se puga pendrer la resolutió que aparexerá 



228 

ines convenir, y que los Srs. Consellers no pugnen donar li- 
centia ni passaport á corren estafeta, ni a ningunes altres 
persones, si no es ais correus 6 persones que despacharán los 
Srs. Depntats y dits Srs. Consellers, y que per evitar alguns 
inconvenients se dexen considerar acerca las materias cor- 
rents, que per 90 manen los Srs. Consellers^ ab les persones 
los aparexerá convenir, tancar la casa de na Laona y altres 
cases de joch, de tal manera que en ninguna de aquelles se 
jugue en ningún genero de joch, privant los jochs de Au- 
ques, llistes de Sancts y altres triquets y totes altres coses de 
vici. — {Archivo municipal de Barcelona, Libro de acuerdos de 
los ConsellereSj día de la fecha.) 

NÚM. 480. 
Nuevo desvío á sus ofertas. 

Die XXIV. Decembris MDCXXXX.==Los Srs. Consellers 
Attés que per part de la Exma. Sra. Duquessa de Cardona 
se ha reportat un recaudo á sa Sria. y vintiquatrena de guer- 
ra per Mestre Joan Mates, chirurgiá, ab lo qual ha referit en 
nom de sa Exia., que al temps arriba en la present casa no 
sabia que Mussur de Spenan y lo Sr. Conseller ters se fosen 
retirats de Tarragona, ni que Mussur de Spenan hagués pro- 
més al general del exercit del Eey nostre Senyor, tornarsen 
en Fransa, y que tantbé li havian dit que desenvarcaven 
gent á la Torra den Barra, pero que noy havia res perdut 
sois hi hagués prompte resolutió, perqué tots los generáis y 
Cabos del exercit del Rey nostre Sr. teñen orde do retirar- 
se, y fer tot lo que sa Exia. los ordenará, y que quant no la 
obeyssen, offeria que sos filis anirien per cabos del nostre 
exercit á pelear y perdrer sas vidas per esta Provincia, al que 
deliberaren dits Srs. Consellers y Junta, de que en continent 
per dos cavallers sen donas rahó ais Srs. Deputats, y confe- 
rissen allí la materia, y tornassen resposta, y conferissen dita 
materia ab dita Vintiquatrena, pera que se pogués pendrer 
la resolutió que aparegués mes convenir. 



229 

ítem etc. 

ítem ab dits vot y parer deliberan, ques fasse vna emba- 
xada á la Sra. Duquessa de Cardona estimant á sa Exia. la 
mer9é ha fet á esta ciutat en mirar per sa quietut, y que de 
non se li suplique sie servida manar retirar los exercits y cas- 
tigar los soldats sacrilegos, que esta ciutát confia alcansará 
esta y majors mercés de sa Exia. — (Archivo municipal de 
Barcelona. Libro de deliberaciones de la Vinticuatrena de 
Guerra. Sin foliar, años 1640 á 41.) 

NúM. 481. 
Inutilidad de las g^estioncs de la Duquesa. 

Tratóse ya a los primeros de Diciembre de salir la gente 
y la bandera de Santa Eulalia, á titulo de impedir con ar- 
mas la entrada del Marqués de los Velez con exército. Ofre- 
ció la Duquesa que llevarla su hijo Don Pedro la bandera, y 
con ella, y con la gente que le acompañasse, iria á verse con 
seguridad con el Marqués de los Velez, y tratarla con él que 
se tomase algún asiento sin llegar á las armas, quedándose 
entre tanto como en rehenes su hermano D. Antonio y su 
excelencia. No se dio oydo á esto porque estaban ya los re- 
henes de los tratos y entrega secreta de Cataluña á Francia, 
y á todo lo que se desviava el cumplimiento, llamaban los 
sediciosos trayciones á la patria y quererles perder engañán- 
doles. — (Biblioteca Nacional, Madrid. MS. anónimo^ 11-7 á, 
fol. 119.) 

NúM. 482. 

Copia de la importantísima carta que dirigió la Duquesa de Car- 
dona á la Generalidad de Cataluña (del 28 al 30) de Diciem- 
bre de 1640. 

Muy 111. «» S.^es Diputados. =r No creo que dude nadie en Ca- 
taluña que mi afecto al mayor bien del Principado no sea 
tan catalán como el mas fino de quantos han nacido en esta 



230 

tierra, ni que esta verdad aya dexado de acreditarse en 
qnantas ocasiones á entendido mi voluntad que podia soli- 
citar comodidad y descanso á la provincia; y aunque pudie- 
ra provar con muchas experiencias y testigos vivos lo que 
digo, no quiero valerme de la memoria para cosas pasadas, 
sino, ciñendo el discurso á las presentes, poner á los ojos de 
V. S. la ansia conque á procurado mi deseo remediar estas 
desdichas, antes que se llegasen á sentir con aprietos tales 
como los presentes. = A 11 de Setiembre recibi en Cardona 
la carta de la Ciudad de 2 del mismo pidiéndome que vinies- 
se á esta ciudad, entendiendo que por mi medio se hallaría 
con mas facihdad franca la puerta de la clemencia de su 
mag/^, por donde restituirse á su gracia: pero la obligación 
de mi luto, tan fresca entonces por la muerte del Duque mi 
S.o^ que esté en el cielo, no consintió que dexare de hacer el 
reparo que representé á V. S. con carta de 11, que fué el 
mismo dia que recibí la de V. S. A 12 resolvió V. S. nueva 
instancia en mi venida, embiándomeD. Francisco de Aygua- 
viva para que en su nombre me dixese lo mucho que impor- 
tava: á 14 llegó á Cardona. Dióme su carta de V. S. y en 
explicación de la crehencia que contenia, le pedí que me in- 
formase del estado de estas cosas, por no saverle con toda 
la punctualidad que era menester, y también que era lo que 
V. S. dexava que se propusiesse á su mag.^ para el ajuste 
de todo: el 15 del mismo me dexó un papel firmado de su 
mano, con tres puntos á que se reducía toda la pretenssion 
del Principado; el primero era sacar los soldados jde Catalu- 
ña Kosellón y Cerdeña dexando guarnecidos los castillos, y 
retirar el exército que se iva juntando en las fronteras de 
Aragón y Valencia; el segundo, perdón general, excepto los 
omicidas del conde de Santa Coloma Virrey; el tercero, que 
los ministros de quienes ay quexa no buelvan al exercicio de 
sus oficios. De esta crehencia assí explicada, dio copia Don 
Francisco á V. S., y lo tuvo por bien: Y yo persuadida á 
que el acomodamiento havia de ser para gran bien de esta 
provincia, y los daños de diferirse se experimentavan tan 
grandes, no pude resistirme al deseo de servir á V. S. y es- 



231 

cusar males, que aun imaginados, me quebrantavan el co- 
ra9on. Vine á esta ciudad, y en todos hallé demostraciones 
iguales de mi contento por mi venida, á las veras conque 
emprendí la jornada. A 25 de Setiembre llegué, y á 7 de Oc- 
tubre me embió V. S. una embaxada pidiéndome que repre- 
sentase al Rey Nuestro Señor las causas que havian ocasio- 
nado la justa quexa que la ciudad y el Principado tenian: á 
que respondí por estas palabras: 

«De suma estimación ha sido para mi hallarme en esta 
ocasión favorecida de V. S., creyendo de mi afecto á su ser- 
vicio el quebranto que me causa ver esta Provincia afligida, 
y pedirme V. S. me interponga con su Mag.^ que Dios g\xA^, 
para que usando de su benignidad y clemencia, y aprecian- 
do como es justo la fidelidad y servicios grandes del Princi- 
pado, se consiga el fin que todos deseamos. Y para que en 
esto pueda entrar yo con mas inteligencia, se servirá V. S. 
de mandar se haga un memorial, ajustado con la mayor bre- 
vedad que sea possible, de los mayores agravios y mas con- 
siderables opressiones que esta tierra á recibido, assegurán- 
dose que por todos los medios que juzgare mas eficaces, 
procuraré que se logre el deseo con que acudo al servicio de 
V. S.» Y el primer paso que di en la materia fue escrivir á su 
msLgA , supplicándole se sirviese de oyrnos con la benignidad 
que suele á Vassallos reconocidos, representándole juntamen- 
te los servicios y trabajos desta Provincia. Y haviendo dado 
felizmente este principio, pues su Mag.<^ fué servido de res- 
ponderme que nos estava esperando con los brazos abiertos, 
di á V. S. á 27 de Octubre el papel que se sigue: 

«A 13 deste despaché en diligencia á su mag.<i representán- 
dole con toda verdad y claridad el estado en que se halla esta 
Provincia: á 17 deste llegó allá el correo, y á 21, a sido ser- 
vido responderme la carta que va con este papel, para que 
V. S. la vea, y entienda quan amoroso Padre es de todos, 
pues siendo la primera luz que a tenido según me advierten 
ministros dignos de todo crédito del verdadero estado de la 
provincia, la noticia que yo he dado, ó sea porque nadie 
havia hablado con tanta resolución, ó porque nadie aya sido 



232 

tau favorecida como yo, nos está esperando con los bra- 
90S abiertos para recibirnos en su gracia. Y á mi me en- 
carga que obre en este caso con el celo que devo á su ser- 
vicio, para que se disponga el acomodamiento de estas ma- 
terias, y V. S. save la fineza con que he acudido á esta ciu- 
dad, disponiéndome á servir al Principado en esta ocasión 
por todos los medios possibjes, sin otro ñn que el desear qtie 
goze la felicidad que por tantos siglos ha gozado en la obe - 
diencia de sus Principes. Oy se abre camino para asegurar 
negocio tan importante al bien común de todos y en parti- 
cular de cada uno, pues la guerra es castigo de la Ira de 
Dios, que no perdona á ninguno. V. S. goze de la ocassion 
y logre la piedad con que el Rey nuestro Sr. (Dios le guar- 
de) nos espera, aconsejándose con el amor que oy tienen á 
su MsigA, y han tenido siempre los Catalanes á sus serenís- 
simos Reyes. Yo no he propuesto medios al Rey por ser ac- 
ción reservada á la prudencia de V. S., y al amor con que a 
de obrar en su servicio, si bien de mi parte me ofreciera re- 
presentarlos á su Mag(es¿a)d y á facilitarlos siempre con muy 
sana intención, para que no halle embara9o su Real animo 
en la larguesa con que a de hacer merced al Principado, á 
que espero que han de ayudarme mucho V. SS., pues asi en 
el modo como en lo mismo que le suplicaren, sabrán como 
siempre haberse dignos de su gracia.» 

Solicité la respuesta con papel que escribi á los 10 de No- 
viembre pasado á los S.^^^ Deputado Eclesiástico y Conseller 
en Cap, cuyas palabras son estas: 

«Ninguna cosa puede importar tanto al assiento de estas 
materias, como llegar á entender su Mag.^ que es lo que el 
Principado pide, porque hasta oy ya á dicho su mag.*^ que 
espera lo que por nuestra parte hemos de suplicarle, y como 
á esto se sigue, en primer lugar, que le supliquemos, he de- 
tenido un correo que á tres ó quatro dias queria despachar, 
esperando la respuesta del papel que di por dar tan gran 
paso en la conveniencia de estos negocios, como seria llegar 
luego á entender en que está la dificultad del ajustamiento, 
en el qual procuraré yo que juzgue el deseo con que siempre 



233 

lie servido y serviré á este Principado, en occasion tan gran- 
de, V. M.{erced) me avise si esta tarde ó mañana se puede es- 
perar resolución en la respuesta que se me a de hacer, que 
pues he detenido estos dias el correo, lo detendré uno mas, 
solo por caminar este primer paso que tanto a de facilitar lo 
mas que en adelante hubiere de tratarse. 

Yo siempre esperé ó que V. S. me propondría los medios, 
ó que nombrarla personas con quien conferirlos, pero á V. S. 
le pareció mas conveniente el responderme que saliessen 
primero los soldados de Cataluña y de los Condados, y se 
disgregasse el exército que se junta va en, las fronteras de 
Aragón y Valencia, que lo demás con facilidad se ajustaría. 
Represéntelo á su MagA , y por su respuesta, y la de minis- 
tros muy grandes que me declaran su Real voluntad, entendí 
como havia reparado en tomar resolu9Íon sobre un punto 
solo, dexando toda la materia indecissa. Y mas quando es- 
tava rota la guerra con Francia, y tenia su Mag.^ gente en 
Eosellón para abrigo de aquellas fortalezas, y faltando de 
todo punto, no podian deffenderse, y assi á 19 de Noviembre 
di á V. S. un papel que decia: 

«Su Mag.<i, Dios le gu.^®, ha sido servido responder á mi 
carta de 29 del pasado, y aunque su clemencia no excluye 
la propuesta que he hecho de sacar los exércitos de Catalu- 
ña, pero implortaria saver que hará esta provincia en caso 
que los saque. » Y assí suppHco á V. S. me diga lo que se le 
ofrece sobre este punto de mayor conveniencia nuestra, para 
que representándoselo yo al Rey nuestro S.^*, y viendo su 
Mag.'i que esta provincia queda con la seguridad que impor- 
ta, pueda ser mi instancia mas viva y con mas facilidad se 
alcance lo mismo que V. S. desea. También me manda su 
Mag.<i que diga que como á resuelto déxar espirar las Cortes 
convocadas para (en blanco); en cumplimiento de lo que acá se 
a pretendido que no se pueden tener cortes haviendo exérci- 
to en Cataluña, y que su Mag.<i desea guardar esta y todas 
las Costumbres, Constituciones, y Privilegios al Principado, 
con muy puntual observancia, y su Mag.'^ se sirve de em- 
biarme mis hijos el Marqués de Pobar, y Antonio, para que 



• 234 

me asistan, y por demostración de su empeño al mayor bien 
del Principado, de que me a parecido que devia dar quenta 
áV. S. 

Y con ser tan diferente el estado de las cosas del tiempo 
en que me llamó V. S. á este, pues entonces tan fácilmente 
entendí su inten9Íon, y en esto no se á servido V. S. de dár- 
mela á entender con la certeza que convenia, para que sobre 
ella se resolviese su Mag/^, ha sido mi deseo siempre uno en 
servir á V. S., y he dicho á muchos, para que se publicase, 
y aun á las mismas personas que me venian á dar los pape- 
les de respuesta, que hablásemos y pidiéssemos lo que me- 
xor nos estuviesse, no reparando en que fuese mucho, que yo 
sentia con ánimo de alcaD9ar mucho de la magnanimidad 
del Key, Dios le gu.^e^ y que no dudasen de la seguridad en 
su cumplimiento, que yo me daria á mi misma en Rehenes 
y á mis hijos, y entregaría la possesion de qualquiera de los 
estados que tengo en Cataluña, como no fuese el Ducado de 
Cardona, para que entendiesen la verdad que tratava, y 
quan infaliblemente se cumplirla lo que yo offreciesse.» 

Respondióme Y. S. insistiendo en lo mismo que havian 
dicho al principio. No dexé de avisar á su Mag.^ de esta res- 
puesta, aunque no puedo negar que la quisiera mas particu- 
lar con declaración de los punctos que V. S. entendía le es- 
tavan bien que el Rey nos con9ediesse: y porque mi intento 
es tratar verdad y hablar con el cora9on en la mano, no 
dissimularé, como entendí de algunos, que no se me havia 
respondido con mas individuación en el caso, por dos ra9o- 
nes: la primera, porque mi papel no hablava con claridad. 
Yo pienso que V. S. creherá fácilmente que entendí hablar 
muy claro, y quando mis palabras tuvieran alguna obscuri- 
dad, fácilmente se podia salir della, pues me haliava en este 
lugar, y siempre que V. S. quisiera, podia pedir por papel ó 
por medio de personas, mayor declara9Íon en lo que havia 
dicho. 

La segunda, que si proponia V. S. lo que deseava alcan- 
9ar para el ajuste de estas cosas, los auxiliares no entrarían. 
Y aunque V. S. acertará mejor el punto de la conveniencia 



235 

en sus mismas cosas, como tan interessada en ellas, no pue- 
do escusarme de decir á V. S. que á 30 de Octubre, en las 
condiciones de la capitulación que se ajustó conFran9eses (1), 
expresamente se dice que se aya de bolber la gente auxiliar 
que huviere entrado en ajustándose V. SS. con su Mag.<i, en 
que ven los Franceses el justo deseo de V. S. de permanecer 
en la obediencia de su Mag.<i y en su gracia, y para conse- 
guirse, es for9oso que se trate. Y no por eso dexaron de con- 
cluyr las capitulaciones del socorro y empeñarse en darle, 
sin poderse escusar de ponerlo con todo efecto en execucion, 
aunque se tratase de composición con el Rey^ sino es retro- 
cediendo de lo que liavian prometido, y no es creyble que 
quisiesen faltar á su palabra en lo primero que offrecian, y 
que trayéndolos su interés, y teniéndole tan grande en hacer 
esta Provincia inreconciliable con el Rey Nuestro S.^, repara- 
sen en venir á procurarlo por ninguna razou, y menos por 
aquellas que V. S. con claridad les havia dicho, y ellos ha- 
vian admitido. 

Después ohí, que la resolución mas aplaudida, era que no 
se tratase de concierto sino con las armas en las manos, y 
que hasta formar el exército con ayuda de Franceses, no se 
havia de hablar en las condicionales del. Yo confieso que lo 
sentí mucho, por entender que por este camino se iva ha- 
9Íendo mas dificultoso el acomodamiento de estas cosas, pues 
no era creyble que si la Provincia queria capitular con un 
Exército formado, quisiese el Rey deshacer los suyos y sacar 
el que tiene en Rosellón y constituhirse tan desigual en el 
poder, cosa que entre Principes iguales no se pide. Y mas, 
haviendo de quedar pendiente el trato, y dudoso el fin que 
havia de tener el concierto, á que se anadia una circunstan- 
cia muy considerable, que era la entrada de los Franceses 
enemigos tan declarados de la Corona de España y nuestros, 
pues la mayor reputación que hemos adquirido, es haverlos 
vencido siempre, y que obrarían entrados aqui como enemi- 



(1) Se refiere á la alianza negociada por M. de Plessis, que se lee en 
el documento núm. 345, tomo II de esta obra. 



236 

gos de su Mag.*^ y nuestros, y nunca con desseo de nuestro 
bien, y aunque se mostravan muy cariñosos y blandos, no 
dexaré de decir á V. S. lo que advirtió el Duque de Saboya 
Carlos Emanuel á su hijo Victorio (si bien no se aprovechó 
del consejo de su padre), dixole, que temiesse mas los hala- 
gos de los Franceses, que las bravatas de los Españoles (ho- 
rrado)', y álos daños de esta Provincia tan inescusables, deseé 
buscar medio como detener el exército del Marqués de los 
Velez que se havia levantado de sus qu arteles para entrar, y 
esperé que remediándose la entrada de los Franceses, deten- 
dría sin duda al Marqués. Y assí propuse á los Sres. Conse- 
Ueres pasados, que importava que el Consejo de Ciento me 
oyesse. Y á 4 de Noviembre lo pedí con el papel que se sigue. 

«Anoche, ya tarde, recibí un correo del Rey nuestro Señor 
sobre materia de tanta importancia, que deseo hablar á V. S. 
y á todo el Consejo de Ciento; no es mi intención hacer no- 
vedades ni que se haga mas de lo que convenga, que pues 
he venido de Cardona á este lugar solo por servir á V. S., se 
puede bien creher que de parte de mi voluntad no puede 
offrecerse difficultad alguna que no atropello por alcan9ar el 
beneficio público de esta ciudad. Si V. S. no hallare incon- 
veniente en lo que pido, reciviré mucha merced en que so 
haga, y quando se hable, me conformaré con su parecer 
de V. S., ad virtiendo que mi intento es solamente hablar á 
todos en esta ocasión que tan apretada es, pues á todos im- 
porta, y assi supplico á V. S. que se disponga el que yo ha- 
ble á esos Señores del Consejo de Ciento, y sea en la forma 
que á V. S. le pareciere que conviene (1).» 

En la misma conformidad dixe á los Señores Conselleres 
que deseava hablarles, y aunque sus Señorías disponían el 
modo, viendo también los Diputados que los Conselleres no 
se resolvían, suspendí mi resolución, pues no tomándose en 
entrambas cosas, no podia conseguir la detención del Sr. Mar- 
qués de los Velez, que era todo mi deseo. Y también juzgué 

(1) El documento uúm. 479 hace mérito de la sesióa del Consejo de 
Ciento, en que se dio cuenta de la carta de la Duquesa. 



237 

que si lo mas fácil (pues sin duda lo es mas el oyr, que el 
responder con determinación á lo que sea oydo) no se con- 
seguia, menos se conseguirla lo que tiene mas dificultad y 
dexé de ponerlo en un papel (como me pedian los S.^s Con- 
selleres) por tener experiencia que el papel no tiene replica, 
ni es possible con él declararse cumplidamente. 

Últimamente, haviéndose publicado por el lugar que el 
exército del Marqués de los Velez havia passado el Coll de 
Balaguer, ya que no pude impedir su entrada, deseé que 
fuesse con el menor extrago que puede ser, y sin perder de 
vista el tratado de la paz (el qual en ningún tiempo lie de 
dexar de procurar), embié en 12 deste el papel siguiente: 

«Ningún medio de quantos he entendido que podian apro- 
vechar al beneficio de esse Principado y ciudad, he dexado 
de intentar en Madrid, ni aqui. Y assí, quando vi la resolu- 
ción tomada de que entrase el Marqués de los Velez, deseé 
hablar á V. S. para procurar detenerle: Ayer llegaron Pedro 
y Antonio mis hijos para asistirme, en conformidad de lo que 
tengo dicho á V. S., y deseando que ellos y yo nos empleá- 
semos en servir á V. S., oy he savido las nuevas que corren 
por el lugar, y como á passado el exército el Coll de Bala- 
guer: quiébrame el cora9on ver tan adelante estas desdichas, 
y yo en ningún estado de los que pueden tener estas cosas 
he de dexar de obrar quanto pudiere por el bien de todos, 
sin reparar en riesgos ni daños de mi casa y de mis hijos, y 
llevada de este deseo ofrezco al servicio de V. S. á Antonio, 
para que vaya y procure en mi nombre hacer quanto pueda 
con el Sr. Marqués para que se escuse el derramar sangre, 
antes se apresten estas materias con medios suaves, y bol- 
viendo V. S. los ojos á su misma conveniencia, váyame di- 
ciendo lo que hubiere pensado que le está bien, que yo pro- 
meto á V. S. hacer el último esfuerzo para que el Principado 
y ciudad goze de su quietud como deseamos. > 

No ha parecido á V. S. que este ofrecimiento executado 
pudiese importar á su servicio. Yo solo deseo que V. S. co- 
nozca quan entrañable es mi voluntad á su mayor bien, y 
que crea de mi que nunca faltaré á procurarle, tanto más 



238 

quando el aprieto de las materias tiene el estado de necessi- 
dad que se vee, para que el aplicable remedio que huvieren 
de tener no se retarde, y esto lo digo muy claro, y lo haré 
bueno con las obras: solo siento que se ayan perdido tres 
meses de. tiempo sin provar V. S. a decir lo que desea, y 
experimentar si le alean 9aria de su MagA por mi medio co- 
mo yo lo he esperado, y creo de verdad que se huviera ajus- 
tado. El poder que yo tengo de Su Mag.^ para esto, la expe- 
riencia lo enseñará siempre que V. S. quisiere hacerla, aun- 
que materias tan graves obligan á quien las trata á no dar- 
las última conclusión, sin consentimiento del principal inte- 
resado, y mas, quando es un monarca tan grande como el 
Rey nuestro Sr., con quien el reconocimiento y el respeto 
nunca hecha á perder los negocios, antes los facilita y as- 
segura. 

El lunes, víspera de Navidad, amanecieron con el dia mu- 
chas turbaciones^ y después de haver buelto de casa la ciu- 
dad, escriví á los S.^^» Diputados y á la Ciudad el papel que 
se sigue. 

«Esta mañana en oyendo las campanas de rebato, embié 
áD. Diego de Vilauova á los S.^^^ Conselleres, para que en 
mi nombre y el de mis hijos, les dixese que si se offrecia en 
que pudiessemos servir á la Ciudad, acudiríamos á todo lo 
que importasse. Después á venido el Sr. Conseller quinto con 
acompañamiento á hacerme merced á mi casa, y á decirme, 
que en la ciudad quedavan aguardándome y que venia á 
acompañarme; he y do luego allá con mucho deseo de em- 
plearme en lo que fuesse de mayor bien de esta ciudad, co- 
mo lo procuraré en todas ocasiones: y de la misma suerte en 
los que V. S. entendiere que puedo servirle, acudiendo con 
mucha voluntad á procurar el mayor bien del Principado, 
dixe á V. S. lo mismo que he dicho á las personas que esta- 
van juntas en casa la Ciudad, porque mi afecto al servicio 
de V. S., igualmente me lleva á solÍ9Ítarle en una casa y en 
otra. 

Ya V. S. á visto que a tres meses que estoy en este lugar 
procurando la paz, y pidiendo que por parte de V. S. y de 



239 

la Ciudad me dixesen que era lo que querían, porque si no 
se que es lo que V. S. entiende que le está bien y que quie- 
re, ¿como lo he de ajustar con su Mag.<^? Y nadie dude de 
que el deseo del Rey es de que se biva en paz y con quietud 
en esta ciudad, y que su Real ánimo está con disposición de 
hacernos merced: solo me pesa que por no haverlo querido 
provar, se nos ayan entrado las desdichas tan adentro de 
nuestra C2ls8í (horrado) que no desconfiava yo de escusarlas, 
mas ai fin, aunque se aya mudado tanto el estado de las co- 
sas, no desconfio del ajuste dellas. Y assi digo á V. S. que le 
procuraré con todas veras: V. S. me diga que se le ofrece de 
su mayor conveniencia, con la brevedad que esta materia 
pide, porque si las nuevas que a}^ del exército son verdade- 
ras, nos faltará muy apriessa el tiempo para esperar mas que 
en la misericordia del Rey.» 

Experimentáronse muchos desastres en lo restante de 
aquel dia, y aconsejándome con la prevención que devia ha- 
cer para mi seguridad y de mis hijos, escrivi ayer 25 deste el 
papel siguiente á ambas casas. 

«V. SS. se sirvieron de pedirme viniere á esta ciudad áser 
medio con su Mag.*^ para que nos hiciera la merced que 
siempre le havemos merecido: viendo oy que V. S. no halla 
forma para que se consiga la paz que tanto deseo con la 90- 
leridad que juzgo ne^essita, el tener el exército según dÍ9en 
ya en Tarragona, me a parecido suplicar á V. S. tenga por 
bien de mi buelta á mi casa, porque además de haver cessa- 
do la causa de mi estada aqui, lo inquieto que está el lugar 
me obhga á desear mi retiro J quando á V. S. le parezca po- 
demos yo y mis hijos ser de algún (a) \iiií{idad) á su servicio, 
pues estamos debaxo de su salvaguarda, se sirva de9Írme los 
medios que ay para que estemos mas seguros. 

Y como no cessan los peligros, antes crece cada dia mas 
el riesgo y lo aventurada que está aqui mi persona, sin que 
de este sobresalto tan continuado se le siga convenien9Ía al- 
guna al Principado ni á la ciudad, que en caso que le im- 
portara para su mayor beneficio no me negará á aventurar- 
lo todo, he resuelto suplicar á V. S. que se me de permission 



240 

y seguridad para bolverme á Cardona, que allí en qualquier 
tiempo me hallará V. S. muy deseosa de servirle, y de soli- 
citar el bien de esta Provincia, y pues ya se a disgregado la 
junta de los Bra90s, y á la Diputación, Consejo de Ciento y 
ciudad no se le ofrecen que tratar conmigo, que era el fin que 
me habia traydo a este lugar, me bolveré a mi rincón con 
mis hijos á pasar alli los trabajos de la guerra, que para tan- 
tos dias se nos disponen, ó á que buelva la ocasión en que 
entendiere V. S. que puedo servirle, que con igual fineza acu- 
diré siempre á esta obligación.» — [Este importantísimo docu- 
mento fué escrito del 28 al 30 de Diciembre de 1640.) — {Archi- 
vo de la Corona de Aragón. Generalidad de Cataluña, Cartas 
originales, año 1640.) 

NúM. 483. 

«Viaje del Marqués de Pobar y su hermano D. Antonio á Bar- 
celona, con los sucesos de Cataluña, escritos por el Canónico 
Pedro Juan de la Guarda, que se vino huyendo, al Duque de 
Cardona.» 

Salieron de Madrid á 24 de Noviembre del año passado 
con orden expresa de su Mag.<^ que fuessen á Barcelona á 
asistir á mi Señora la Duquesa, hauiéndose remitido á su 
ex.a el Ajuste de las materias de aquella Provincia, y ase- 
gurándoles por medio del Valido, de que no entraría el 
exército del de los Veles en Cataluña, hasta que los Cata- 
lanes tomasen la última resolución: antes de llegar á (¡:)ara- 
go^a tuuieron vn correo de mi «Señora como el exército fran- 
cés hauia entrado en el Principado con título de Armas Au- 
xiliares, y en que dava quenta dello á su Mag.<i . Prosiguió 
el Correo su viaje á Madrid, y de buelta, les alcancé en ^a- 
rag09a, con Carta del Conde Duque en que les anisó como 
se auia tomado resolución de que entrase nuestro exército 
luego, por estar ya dentro el del Francés. Prosiguieron su 
viaje, i a siete de Diciembre entraron en lérida: halláronla 
tan alborotada con motines, que fué harta dicha el no suce- 
derles alguna desgracia. Allí llegó nueua de que su madre se 



241 

haiiia entrado moDJa descal9a: assi por esto, como por la 
poca seguridad para continuar su jornada, les aconsejé se 
fuessen albina, y de alli despachassen correo á mi S.^^ dán- 
dole quenta de lo que hauian entendido, y allí aguardassen 
la respuesta, pero no fué posible reducir al Señor Don Anto- 
nio el Marqués, assí ayudado de lo de la Monja, como del peli- 
gro que veia a los ojos, ni durmió en toda la noche, ni comió 
en 4 horas. Estaua en este lugar 'Mon{síeur) de San Pol i el 
Deputado Real que gouernaua las armas^ y no permitieron 
estos dos que saliessen los hermanos sin vna tropa de caua- 
llos que los comboyassen, y según lo que lo porfiaron, pare- 
ció ser mas para custodia que para resguardo de sus Perso- 
nas: lunes á 10 entró Mos. de espinan en Barcelona, salien- 
do la Mayor Nobleza y Pueblo á recibirle, siendo igual el 
concurso de gente al que han hecho á su Magestad en sus 
entradas. Aposentáronle en las casas del Marqués de los Ve- 
les, donde le banquetearon por quenta de los Diputados. 
Martes 11 entraron el Marqués y su hermano, y nadie salió 
á recibirlos, sino el obispo de {en blanco) á las puertas de la 
Ciudad. Este dia entraron 800 cauallos que gouernaua Es- 
pinan con 2200 infantes: visitaron algunos caualleros al 
Marqués y Don Antonio, de los pocos que hauian quedado 
en Barcelona, y como vieron que después de la llegada de 
mi S{eñor)a. los Diputados y Conselleres no hauian tratado 
de medios, estuuieron á la mira, diciendo que solo hauian 
ido á asistirla. 

Miércoles á 12 llegó la nueva de como el Conde de Saue- 
llá ha perdido el Puesto del Col de Balaguer. Fué tanto lo 
que el Pueblo se turvó con este aviso, que se originó vn tan 
gran motin que estuuo la Ciudad muy á pique de perderse, 
y Espinan deuió hallarse muy arrepentido de verse allí: el 
pueblo daua voces que saliesse con su caualleria y gente, i 
que los Conselleres sacasen la bandera de Santa Eulalia. 
Creció el tumulto, y para apaciguarle, fué preciso que vn 
Conseller tomasse la vandera de las casas de la Ciudad y la 
llevase á la Puerta de San Antonio. Dentro de dos horas 
alistaron 1400 hombres, y con ellos y la gente de Espinan 
Tomo xxii i 6 



242 

marcharon la buelta de Tarragona para socorrer á Cambrils, 
Pla9a de Armas de los Catalanes, por correr voz que la te- 
nia sitiada el de los Veles. Después de partido este tro^o del 
Exército llegó Espinan con 300 cauallos y con 800 infantes, 
y mandó ajuntarsse con los demás, pero antes se perdió 
Cambrils: los Diputados lo tuvieron ocho dias secreto al 
Pueblo, y quando lo supo y la muerte del barón de Rocafort 
y otros, y que alancearon la gente que estava dentro, se en- 
furecieron de modo que de hombres se convirtieron en fie- 
ras, y empezaron á apellidar «mueran los Castellanos.» Bus- 
cáronlos por las casas con toda dehgencia, matando á los 
que encontraron. 

Llegó Espinan á Tarragona, y el Conseller tercero con la 
bandera i sus 1400 infantes y tres compañias de cauallos ca- 
talanes. El de los Velez hÍ90 frente de vanderas á la orilla 
del Rio. Los Tarragoneses empesaron á temer yá cerrar sus 
casas. Llamó Espinan á los Cónsules en presencia del Con- 
seller. Preguntóles que prouisiones tenian cerradas, digeron 
que tan pocas, que no podian sustentarle seis dias. El Con- 
seller los llamo traydores y que tenian trato con el de los 
Veles. Espinan dijo, que él y los demás Conselleres lo eran, 
y lo^ Diputados, pues le hauian engañado y cerrádole en 
vna Pla9a sin Prouisiones ni gente. Y supuesto que no se 
podian defender, era mejor capitular desde luego con algu- 
nas ventajas, que el lo tomarla por su quenta. Assi lo execu- 
tó y capituló con el de los Veles le entregarla la Pla9a, y se 
retirarla con la gente á Francia, y hasta entrar dentro della 
no tomarla las armas contra España. El Marqués queria que 
el Conseller fuese á darle la obediencia. Pero en tanto que 
duravan estas pláticas, se puso en cobro el Conseller con su 
gente, haciendo largas marchas y por camino extraordinario 
llegó á Castel defelis (1), tres leguas de Barcelona. Sabida la 
nueva, fué tanto el sentimiento, que se movió motin de mas 
de 1500 hombres, que iban apellidando v.Miiera7i los trayáo- 
res,:!> y entrando en algunas casas, hallaron á tres de la Real 

(1) Castell de Fels. 



243 

audiencia, á Geri, Ramona, i Puig, á quien mataron i des- 
peda9aron y llenaron arrastando perlas calles, i á la noche- 
^er los pusieron en la Horca, hasta que el dia siguiente los 
Clérigos de sus Farrochias, mouidos de piedad, fueron con 
sus cruces i los enterraron: este dia anduuieron tan furiosos, 
que mataron otros muchos, haciendo infinitas crueldades. 
Corrió voz que los Inquisidores tenian ocultos en vna cueva 
2000 Castellanos. Fueron tres veces con rabia infernal á la 
Inquisición y sacaron los presos de las Cárceles Secretas; ro- 
baron lo que pudieron á los Inquisidores y maltrataron sus 
ministros; y fueron tantos los agrabios que les hicieron, que 
huuieron de dejar su casa y pasarse á otra particular, y no 
boluieron á la ynquisicion, hasta que Ciudad i Deputacion 
les hÍ9o vna Embajada, y les aseguró los asistiría de modo 
que no recibiesen mas daño. 

El dia de Nauidad se juntó otro motin, y empegaron al- 
gunos á decir fuessen á quemar la casa de la Duquesa i á 
degollar sus hijos, y de hecho vinieron á la calle, donde des- 
pués de muchas consultas sitiaron la casa, mirándolo mi S.^ 
y sus hijos por vnas celosías: llegó voz ala Iglesia mayor de 
como la hauian pegado fuego, y estando diciendo Vísperas, 
Cabildo y Clero vinieron todos con sus Capas de Coro y so- 
brepellÍ9eS; y assi mismo los Conselleres, á tiempo que ya la 
canalla se hauia retirado, ofreciéndose todos á la Duquesa 
que les estimó en mucho la acción. 

El Dia siguiente resoluieron los amotinados irse á las 
casas de la Ciudad á tiempo que los Conselleres estañan 
juntos: pidieron les entregassen las llaues de las puertas 
de la Ciudad, y del dinero; que ellos querían gouernar, por- 
que los Conselleres todos eran vnos traidores, y á no ha- 
llarse de guarnición vna Compañía de estudiantes, los hu- 
bieran degollado infaliblemente: viendo los Conselleres y 
Consejo de Ciento que ya no aprouechauan las vniones, y 
que todo estaua ya tan desvergonzado, resoluieron nom- 
brar dos Prebostes generales, y que cada vno destos fues- 
se con vna compañía de guardia por la Ciudad, con verdu- 
go y confesor, con orden que en topando algún amotinado 



244 

le diessen garrote. Executáronlo en dos; pero quiriendo pren- 
der vno en la pla9a de la mar, se amotinaron contra él i 
mataron al verdugo, y los Prebostes se pusieron en cobro, 
conque se acabó la justicia: conque no trataré mas de los 
motines. 

Estaua el Conseller Tercero en Castel de feles. Diéronle 
orden la Ciudad y Deputados se fuesse á Martorel, y allí se 
fortificasse y le embiarian la gente necesaria. Los Barcelone- 
ses estañan con tanto miedo, que si el Marqués llegara enton- 
ces continuando su buena dicha, se llenara la Ciudad, porque 
sobre estar con poca preuencion la Ciudad, estaua abierta 
por la Tarafana, y sus fortificaciones tan á los principios, 
que carecian de toda defensa. 

Espinan partió de Tarragona, y en tres dias llegó á Mo- 
lins del Rey. Allí le fué á visitar el Diputado Claris y á per- 
suadirle no se ajustase á lo Capitulado con el de los Velez, 
porque el trozo del exército era del Rey de Francia, y em- 
biado por él al Principado para su socorro, y assi no podia 
sacarle de la Prouincia sin su orden i aprovacion della: el 
Francés le respondió con palabras generales, no cerrando 
los oydos á su proposición, dándole á entender que él no po- 
dia exceder de lo que le tocaua, assi le entretuuo ocho dias. 
Y entendiendo que el exército de los Velez se avanzava á 
Villafranca de panados, valiéndose de la ocasión, embió á 
pedir á los Diputados 50.000 libras para pagar aquella gente 
con quien se hauian ya encorporado ios 300 caballos, y los 
800 infantes de Sarifían: la Diputación no tenia un Real, Pi- 
diólos prestados á la Ciudad, que luego juntó Consejo de 
Ciento representándoles quanto importaua tener contento al 
Francés, i se los imbiaron luego, y mas las valas y póluora 
que pidió y bastimentos para dos dias; con esto dijo quería 
pasar muestra de gente. Formó sus esquadrones, guarneció- 
los con la caualleria, y en anocheciendo, por la ribera de 
Noya se fué marchando á la sorda, i no se supo hasta el 
amanecer en Barcelona, hauiendo caminado quatro leguas 
aquella noche. Alborotosse la Ciudad y empezaron á apelli- 
dar «Mueran los Franceses traydores.» Pero ellos anduuie- 



245 

ron tan aduertidos, que no hauia quedado ninguno dentro. 
Solo pudieron hacer pressa en dos Nabios Franceses que es- 
tañan en el muelle. Mas preuiniéndolos que estaña contra 
ellos la furia Catalana, cortaron los Canos i se hicieron á la 
Mar y aunque los tiraron gentiles cañonacjos no los pudieron 
echar á fondo. Llegaron los Conselleres y aunque les embia- 
ron nauchos recaudos para que boluiessen, no lo quisieron 
hacer, antes bien se hicieron á la vela. 

Vino nueva á los Diputados que en los lugares matauan 
quantos Franceses encontraron descarriados. Y assi fué for- 
<^oso despachar correo pidiéndoles les hiciesen buen pasage, 
porque llegando Espinan á la Kaya de Francia, se bolueria á 
ayudarles. Y esto les obligó á cesar en la matanza. 

Embiaron los Diputados otro Correo á Espinan diciendo 
como el de los Velez se iba acercando, que le suplicaron 
diesse la buelta con su gente, ó por lo menos les embiase vn 
tro90 de caualleria de que estañan notablemente faltos. Es- 
penan respondió que el hauia de cumplir lo capitulado con 
el de los Velez, pero que Mos de Sariñan estaua allí con 800 
<?auallos y con 800 infantes, que estos podian boluer, por no 
estar comprehendidos en la Capitulación. Respondiéronle 
que los embiase en seguida como lo executó. Como los Di- 
putados y Conselleres sabian el poco afecto que el Duque de 
Halvoy tenia a Espenan, por ser hechura del Principe de 
Conde, resoluió la junta de guerra despachar Correo al de 
Halvoy, dándole quenta del tiro que Espenan les hauia he- 
cho, y que le suplicaron se viniesse luego á Barcelona con el 
mayor socorro que pudiese, que el Principado se entregarla 
al Cristianissimo á vasallaxe, con las condiciones que fue- 
sen justas, porque hauian entendido que el de los Velez ve- 
nia con resolución de poner sitio á la Ciudad. El de Halvoy 
respondió que gouernaua la prouincia de lenguadoc y que 
sin orden de su Rey no podia hacer ausencia: y que no te- 
nia por tan poco atento al de los Velez que se resoluiesse á 
sitiarles. Pero en caso que lo hiciesse se dejassen sitiar, que 
el les daua palabra de acudirles con vn socorro de Dos mil 
infantes y dos mil Cauallos, y que no les diese cuidado ni 



246 

oidos á las imposiciones de la Duquesa pretendiendo concer- 
tarlos con el Rey de España (1). 

Solo Espenan les lleuó á los Catalanes ciento y quarenta 
mil libras, de modo que la Ciudad está oy sin vn real y la 
reputación fallidísima: y hauiendo tomado toda la plata de 
los particulares y batido moneda que no tiene su justo valor, 
i crecido los doblones á 33 reales y los treintenes á 39, se ha 
valido de la Plata de N.^ S.a de Monserat que yo vi entrar 
18 cargas, y hauian ya tomado resolución de hundirla y ha- 
9er moneda, y assi mismo tomado la de las Iglesias. 

Parecióndoles á los Deputados y á los demás que gouer- 
ñauan, que la Duquesa y sus hijos les podian ser de algún 
estorvo para sus designios, resolvieron prenderlos y desacre- 
ditarlos con el Pueblo. Assi el dia de año nueuo vinieron 
con embajada á mi señora vn oidor y conseller para que re- 
soluiese de ir presa con sus hijos á vno de tres puestos: In- 
quisición, Ciudad y Diputación. Respondió mi Señora que 
no hauia de salir de su casa, y que aduirtiessen que por dos 
veces hauia sido llamada por ellos. Tres dias anduuieron en 
demandas y respuestas, asistiendo siempre en casa, el oydor 
y Conseller con mucha gente armada. Al cabo resolvieron 
de llevar á los Señores á la Cárcel, públicamente, á pie, y así 
lo executaron. Al despedirse les dijo su Madre /lijos míos! vn 
Dios y vn Rey y i les hecho la bendición, y esto con mucho do- 
lor: pusiéronles en vn calabozo á entrambos, y aquella noche 
le dio al Marqués vn accidente que estuuo diez horas sin ha- 
blar: en mejorando, mandaron que á cada vno pusiessen en 
su calabozo con guardas de vista, y no les dejassen ver á 
nadie. El Consejo de Ciento deseó mucho saber la ocasión do 
su prisión. Y para irritarles con la causa, fingieron los Con- 
selleres vn papel que se intitulaua instrucción de la Duquesa 
de Cardona y sus hijos al Marqués de los Velez: era vn papel 
de grandes disparates, en que decia viniese luego á Barce- 

{\) Todo el final de este apartado, el MS. anónimo de la Biblioteca 
Nacional de Madrid, lo tomó del escrito de Pedro Juan de la Guarda, 
que introdujo el error, copiado también, de llamar Duque de Halvoy 
al de Luy. {Véase documento núm. 467.) 



V 

247 

lona, que pegarían fuego á la póluora, y tendrían la Ciudad 
dispuesta para que entrase y que se gouernase conforme las 
señas que en ella se contenían. Y aunque no tenia mas au- 
toridad que vna simple copia, dixeron que havia venido por 
mar con vna Persona Santa. Con esto irritaron los ánimos 
de todos, de modo que á noces decian los degoliassen, y vn 
dia se resoluieron á hacerlo, pero fué Dios seruido de guar- 
darles: pasáronles por delante de la puerta diciéndoles mil 
oprobios. Entonces el Consejo de Ciento resolvió que pren- 
diessen á mi señora y assí le embiaron una embaxada con 
quatro de ellos, para que señalase tres aposentos, vno para 
dormir, con dos criadas que le assistiesen; los dos para las 
guardas de vista. El dia que se perdió Martorell resoluieron 
los amutinados de venir á quemar la casa. Y vnos Padres 
de la Compañía y otras personas religiosas la obligaron á 
que se saliese de casa á la vna del dia, á pié, con solo la 
bra9era, cayéndose por las calles, y á peligro de ser conocida, 
que sin duda la mataran; fuesse al Conuento de las Carme- 
litas descal9as, y el dia siguiente, á las nueue de la noche, 
vino vna compañía de Almogauares á casa, y la saquearon, 
hechando las puertas en el suelo y destruyéndolo todo. Pren- 
dieron al Secretario Padilla, al Mayordomo, y otro criado. 
Solo yo tuue dicha que no toparan conmigo, y fué milagro 
no degollasen á Doña Fran.^a por ellos, y á su hijo, porque 
ya á su marido le hauian muerto cruelmente; quédeme toda 
aquella noche con las criadas, y antes de amanecer me puse 
en cobro. Ellas tomaron sus mantos y se fueron al conuento 
para que mi Señora las hiciese recoger á alguna parte. Mi 
Señora dijo que no sabia de nos: diólas algún dinero á cada 
vna para que lo buscasen. Han estado algunos dias escon- 
didas, con que quedó la casa yerma, y mi Señora y los Se- 
ñores, sin tener quien los diesse de comer, hasta que el buen 
Cofio (?) se resoluio de salir á luz y tratar de la comida. La 
Priora, por tres veces dijo á mi Señora se fuese del Conven- 
to, porque la hauian amenazado á ella y sus monjas la de- 
gollarían si la tenia allí; conque se resoluio de sahrse con la 
bracera y entrarse en la primera casa que topase. Después 



248 

acordó decir á la Priora la dava palabra quo si venia algún 
inotin saldria la primera, y se pondría en sus manos, y les 
rogaria la matasen i no hiciesen daño á ninguna religiosa: 
conque se quietaron. Y llegando la nueua de que en Madrid 
estañan presos los Embajadores, mandaron prender á mi 
señora, y se encargó á la Priora de su custodia, y á los Se- 
ñores les doblaron las guardias, y les dejaron solo vn criado, 
á cada vno, que los asista. Los parentes de los embajadores 
piden se den á trueque. Los Franceses que los pasen á Fran- 
cia. En este estado he dejado ámi B.^^ y sus hijos. Su Ex.^ me 
mandó venir acá, para que diesse quenta de todo. Los vas- 
salios han enuiado sus síndicos pidiendo los suelten, y no (lo) 
han podido conseguir. Tratan de quitarles sus estados por 
no querer dar la obediencia al Francés: anle secuestrado los 
frutos del Condado de Ampurias para hacer fortificaciones, 
i agora tratauan de quitarle la sal para lo mismo. Yo me es- 
capé por mar en traje de pescador, y me hecharon aquella 
noche quatro leguas de Tarragona, trope9ando por el cami- 
no con hombres muertos, y después de auer caminado más 
de dos leguas á pie, me prendieron por espia los del exército 
del Marqués, y me llenaron preso a su Ex.-*^ á quien di larga 
quenta del estado en que se hallauan las cosas de Barcelona. 
De allí me embió con vna galera á los Alfaques donde estu- 
ue con el de Villafranca diez horas, y de allí vine á esta Cor- 
te en donde estoy. 

Por hauerme hallado presente el dia de la ocassion de 
Monjui, sumariamente contaré como passó: hauiéndose for- 
tificado los Catalanes en Martorel, y juntado vn grueso 
exército de doce á trece mil hombres, gouernando aquella 
gente el Conseller tercero, y como estuuo tan á la vista el 
de los Velez muchos dias, parecióles que estaua falto de 
fuer9as para inbistirles y assí se animaron; no obstante quo 
los hauia desamparado el Francés, y con tan pocos vasallos, 
que no pasaron de 300. Pero de martes 22 de Enero, trazó 
el de los Velez que se tomasse vna colina que está sobre 
Martorel, y de secreto pasaron 600 caballos vna noche, y 
viendo los Catalanes que les hauian cogido en medio, des- 



249 

mayaron, llamaron la artillería y pegaron fuego á la Póluo- 
ra, y huyeron con tanto desorden que además de dejar mu- 
chas armas, perdieron muchas vidas, y embiando Barcelona 
mas de 600 frailes y clérigos de socorro, y mas de 400 se- 
glares, dieron en manos del Duque de San Jorge, y á no tener 
tan buena dicha que venian marchando los 800 hombres 
con 300 caballos del de Sariñan que hauian llegado el dia 
antes, huuieran degollado el socorro, pero escaramuzando 
la caballería Francesa con la nuestra, dio lugar á que toda 
la gente se retirase á la Montaña. Solo caualleria é infante- 
ría Francesa se retiró á Barcelona, y abanzándose San Jor- 
ge á San Feliu, no pudiendo los demás Catalanes entrarse 
en la Ciudad, jueves á la vna embió al de los Velez vn Trom- 
peta con vna carta de su MsigA de 17 de Setiembre, y aun- 
que era muy amorosa, se irritaron con ella, y quisieron ma- 
tar al Trompeta: respondieron viernes á la misma hora, 
como se hauian dado al Key de Francia: con esto formó el 
de los Velez su Esquadton en forma de punta de diamante, 
que venia á fenecer á la (en blanco) (1) cubierta. Y sábado 
por la mañana por tres partes embistieron á Monjuy con tan- 
ta bizarría, que ganaron las primeras fortificaciones. Pero 
como el Duque de San Jorge resoluió entrar tras la caualle- 
ria francesa en Barcelona, y le mataron, todo se desazonó. 
Y la infantería francesa que estaua en el rebellín la defen- 
dió. Vínoles socorro por mar y tierra, empezó nuestra gente 
á desmayar: duró la pelea desde las ocho de la mañana, has- 
ta las quatro i media de la tarde. Bajaron vitoriosos los Ca- 
talanes con quince Banderas, las siete ciertas, y las ocho de 
artificio. Todo el dia 27 estuuo el Exército á la vista, empe- 
gó aquella noche á retirarse a Samboy (2) y por la mañana 
vino el socorro desde Villafranca con seis galeras, y muchas 
barcas que traían bastimentos: por falta dellos, dicen que se 
retiró el Marqués de los Velez, y que perdió tres ocasione» 

(1) Este blanco puede integrarse con la palabra Cruz, para entender 
que el escuadrón se extendía hasta la localidad vecina á Barcelona lla- 
mada Cruz cubierta. 

(2) San Baudilio del Llobregat. 



250 

graneles. La primera, quando lo de Tarragona, en no íiauer 
proceguido. La 2.a quando la retirada de Espinan, la 3. a en 
no llegar dos dias antes, porque se hallauan los Catalanes 
sin Cabe9a y sin Franceses. En fin, esto fué todo desdichas. 
La Ciudad no tenia dentro de 4 á 5 mil hombres que toma- 
sen armas, y los mas frailes y Clérigos; para el dia siguiente 
no hauia carne ni leña para C09er el pan, ni paja ni cebada 
para la poca caualleria, y todo era confusión en matarse 
unos á otros: diéronse en protección al francés á 22 de Ene- 
ro, i a vasallaje á los 24 absolutamente: Cantaron el Te Deum 
i pusieron en las preces Et Ludouicum Regem nosfrum. Quita- 
ron de la Capilla de San Eamon los retratos de los Reyes i 
Príncipes. Quando yo salí, no les hauia respondido el Rey 
de Francia á su carta, que les daua harto cuidado. Hauia en 
toda Cataluña 2000 Franceses, y alojados en la Ciudad 800. 
Muchos desearon ser vasallos del Rey, pero están tan em- 
perrados con lo de Gambrils, que disen han de vender bien 
sus vidas, supuesto que los han de matar aunque se rindan. 
Está Barcelona sin Dios, sin ley y sin Rey, y los franceses 
lo chupan como sanguijuelas. 

Viernes 25, bíspera de lo de Monjui llegaron los embaja- 
dores de Portugal, dieron su embajada. Era vn {en blanco) 
mascareñas, jesuita. Vio la Ciudad tan alborotada, y allí la 
misma noche se partió la vuelta de Francia: ellos estando re- 
sueltos, embiaron otros dos Embajadores á Portugal, pidién- 
doles medio millón prestado y al de Francia otro. 

Los Religiosos y Clérigos todos, salen con sus compañías 
formadas, dando su pauonada por el lugar, y era de ver á 
los Jesuítas con sus espadas, picas y mosquetes, y sus caxas 
y vanderas. En fin Señor, lo Eclesiástico está rematado y 
será menester mucha ayuda de Dios para ajustarles (1). Fe- 

(i) Tormo y Liori, acerca del particular, apunta en su MS. lo si- 
guiente: 

(iClérigos y frayles toman las armas. =Gaso noúmenos raro que inaudi- 
to, que llenó de asombro y de admiración, pues no sé si bien digerido 
el de la inculpada tutela en que les permiten los sagrados Cánones á 
hombres de tan pacífica profesión, era lastimoso y deplorable espec- 



251 

brero 1641. — {Biblioteca Nacional, Madrid. Cód. II-l i, folios 
472 d 481. Parte de este curioso documento está transcrito en 
dicho Códice H-7á, foL 9, donde continúa el MS, anónimo 
tantas veces citado en estos Apéndices.) 

táculo ver marchar en ordenanza contra vanderaa del Rey Cathólico, 
tantas veces desplegadas para propugnar la Iglesia, la autoridad de vn 
cabildo y todos los demás clérigos seculares y regulares, no escusadas 
grauedad de Dominicos, modestia de Jesuítas, mortificación de Descal- 
zos, circunspección de Agustinos, santidad de Franciscos, en cuya 
temprana prevención condolido, me lastima no tanto la protervia de 
algunos fraylecillos, mas amotinados en escritos y pulpitos, que los 
segadores en las plazas, quanto la tolerancia de sus Prelados, y la efi- 
cacia con que reprehendiendo y exagerando siempre los sacrilegios de 
los soldados que ausentes no podian conuertirse, jamás predicaron 
vna sola palabra, corrigiendo los de los oyentes que pudieran compun- 
girse. Ay Dios mió que innarrables son vuestras misericordias! »—(5i- 
blioteca Nacionaly Madrid. Cód. G-86, fol. 48 vuelto.) 



APÉNDICE VI. 

TOMA DE MARTORELL (1). 

NúM. 484. 
Relación de las fuerzas que defendían á Martorell. 

Se le encargó el hazer aun reseña de la gente que se ha- 
Uava allá para resistirse, que ya dias havia consistía (sin la 
que se esperava) en los siete Tercios siguientes: el de S.*» 
Eulalia, que tenia por Coronel el Conceller Rossell; por Maes- 
tro de Campo Rafael de (fervora; por Sargento Mayor Balta- 
zar Car9er; y por ayudantes, Don Antonio Meca y Joseph 
Molins.=El de Vique, exemplar en zelo y bellas acciones, 
acompañávase de su Coronel Francisco Molist, Cónsul quar- 
to de aquella ciudad, y de su Sargento Mayor Jayme Puig y 
Brunet.:^El tercero, el de la ciudad y veguería de Manresa, 
á las órdenes de su Coronel Hieronimo Torner, Cónsul se- 
gundo de aquella ciudad, y de su Sargento Mayor Francisco 
Corts.= Seguíase después el quarto de la Veguería de Barce- 
lona, mandándolo su Maestro de Campo Joseph Sant Cli- 
ment y de Corbera, y el Sargento Mayor Federico D'esbosch 
y de Guimerá.=El quinto era el de Ostelrichy Vizcondados 
de Cabrera y Bas, su Maestro de Campo Joseph de Arles 
Governador de aquellos Señoríos, y su Sargento Mayor Au- 
gustin Forest.::::=El sizeno el de Piera, con su Maestro de 
Campo Don Francisco Semanat y su Sargento Mayor Mi- 
guel Ramón. =: Y finalmente, el del Señor de Seriñan^ y de 
trescientos cavallos franceses que no havian sido compren- 

(1) Los documentos que forman este Apéndice se refieren al capí- 
tulo 88 de Parets, pág. 41. 



253 

didos con aquellos pactos que hizo Espenan con los Cabos 
del Exército del Rey en Tarragona, pues venían á diferentes 
órdenes, que con ellos, y los que se hallavan del Pais, podían 
servir mucho. — {Biblioteca Nacional, París. MSS. españoles, 
núm. 115. Mémoire de Cathalogne, par leDr. Sevilla, tomo II, 
fol 8.) 

Núm. 485. 
Avance del ejército real sobre Martorell. 

Prosigue su marcha el de los Vélez desde Tarragona.=^Toma 
de Villafranca de Paizaííás. =En Tarragona se procuró dis- 
poner la mexora de la proveduria: consiguióse en parte, y el 
exército descansó aquellos días aquartelado razonablemente. 
En este ínterin se fué enterando el Marqués de Torrecusso 
del terreno de aquel país, y disponiendo la marcha la buelta 
de Villafranca de Panadés para donde se encaminó con doze 
tercios y la Cavalleria de las órdenes. Quedó el Marqués de 
los Velez en Tarragona. Llegó Torrecusa la primera noche á 
Ventrells (1). Marchó la mañana siguiente la buelta de Vi- 
llafranca, y desde el Rio Hervós, ordenó al teniente de Maesse 
de Campo General Don Alonso de la Cámara para que pa- 
sasse á hacer frente de Vanderas donde se havia de aquar- 
telar el exército aquella noche, media legua de Villafranca, y 
al teniente de Maesse de Campo General Don Joseph de Sa- 
ravia, que con quince caballos y un trompeta se arrimasse 
á la pla9a, é hiciesse vna llamada, y aunque á dos tiros de 
arcabuz encontró hecho alto á Don Alonso de la Cámara, 
diciéndole que no pasase, que por sus batidores havia des- 
cubierto en el camino quinientos caballos y mas de ducíen- 
tos infantes franceses: passó vn caballo ligero á avisar al 
Marqués de Torrecuso lo que Don Alvaro le havia dicho para 
que le socorriesse: llegó á tiro de arcabús del lugar, é hizo 
llamada, y embió vna carta de Torrecuso con el trompeta. 

Dos compañías de cauallos franceses y vna de paisanos, 

(i) ElVendrell. 



254 

todos á cargo del Diputado Villaplana (1) estauan fuera del 
lugar sobre el mismo camino. Salió Villaplana á recluir el 
trompeta, quitóle la carta que Uevava para los Conselleres 
de la Villa; abrióla, habló con los dos Capitanes franceses, y 
se bol vio al trompeta y le dixo que no havia que responder. 
Bolvió el trompeta á Don Joseph, y en este Ínterin Don Al- 
varo de Quiñones con tres compañías de Caballos que Tor- 
recuso embiava á socorrerle, á ambos les pareció que el 
enemigo quería huir aquella noche, y confirmáronlo con lo 
que el trompeta les dixo. Estavan en duda Don Alvaro de 
Quiñones y Don Joseph de Saravia si havian de cerrar con 
el enemigo, pero les pareció que era mucho riesgo sin infan- 
tería, y á toda rienda Don Joseph de Saravia vino á pedír- 
sela al Marqués de Torrecuso, el qual le mandó tomasse la 
que huviesse menester, y al tiempo de marchar con ella llegó 
Don Alvaro con aviso de que el enemigo se havia huydo y 
un sacerdote y dos hombres del lugar á rendirle: hísoles Tor- 
recuso mucho agasajo y díxoles que bolviessen y que dixes- 
sen á los Jurados viniessen á buscarle. Era esto ya passado 
de media noche. Pidiéronle embiasse con ellos persona que 
los assegurasse del enemigo que acababa de salir. Mandó á 
Don Joseph de Saravia que los acompañasse con otros quin- 
se caballos. Entró en el lugar donde no halló mas que clé- 
rigos, frayles, y los dos Jurados, y cosa de doze ó catorce 
hombres; porque á toda la demás gente la hizo huir del lu- 
gar el Diputado Villaplana. Pidieron á Don Joseph se que- 
dasse con ellos aquella noche, porque temian que el enemi- 
go boluiesse. Por la mañana lo avisó todo al Marqués de 
Torrecuso, diciéndole que podia ir á entrar en el lugar. Lle- 
gó el Marqués á las puertas, donde salieron á entregarle las 
llaves los Jurados. No quiso entrar dentro, ni recibirlas, 
hasta que el de los Velez Uegasse, ni consintió que entrasse 
más que Don Joseph en el lugar^ ni se abriesse una casa en 
él, guardándole para que desde él se pudiera acudir con los 
vastimientos en el sitio de Barcelona. Acuarteló el exército 

(1) Francisco de Vilaplana no era diputado. 



255 

Torrecnsa á la redonda en distancia de una legua: avisó al 
de los Veles, llegó, y fué el primero que puso los pies en la 
Villa. — {Biblioteca Nacional^ Madrid. MS. anónimo. Códice 
H-74,fol 11.) 

NúM. 486. 
Toma de Martorell. 

Reconocido el terreno de la marcha desde Villafranca de 
Panadas á Martorel, se tomó determinación de dividir nues- 
tro exército en dos trozos para ganar con más facilidad 
aquella Villa, uno por la montaña, otro por el camino real, 
apostar los estrechos de Martorel con buen trozo de exército 
compuesto de nueue tercios de la Cavalleria de las órdenes 
con su teniente general Don Alvaro de Quiñones, y el Marqués 
Cheri de la Reina Governador de la Artillería. Con el otro 
trozo fué el Marqués de Torrecusa con seis mil infantes, y el 
Duque de San Jorge con su cavalleria para ir por las ques- 
tas de Garafa (1), camino asperíssimo á orilla de la mar, para 
tomar el paso y camino real de Barcelona á los que estavan 
en Martorel. 

Partió pues el Marqués de los Velez con su trozo embiando 
delante á Don Juan de Garay con quatrocientos cavallos y 
mil infantes, para que reconociesse los passos, camino y for- 
tificaciones de Martorel. Llegó cerca de Martorel á las onze 
del dia, donde le salió á recibir la cavalleria del enemigo, y 
haviendo escaramugado con la nuestra, se retiró á sus forti- 
ficaciones, llegando la nuestra tan cerca, que se conocieron 
muy bien, de donde reci vimos muchas cargas de mosquete- 
ría, y el cavallo de Don Juan de Garay le dieron dos mos- 
queta9os, y nos desmontaron algunos soldados, y con esto se 
retiraron al quartel. 

Otro dia marchó el exército á Martorel donde llegó á las 
quatro de la tarde; y á esta hora comentaron á escaramugar 
quinientos mosqueteros que llevava á su cargo el sargento 

(1) Las cuestas de Garraf. 



256 

mayor Don Pedro Cañaveral y dos compañías de cavallos, 
con la gente del enemigo que estava en vna colina de donde 
le desalojaron y ganaron el puesto. A este tiempo pidieron 
cavalleria por ser poca la que yva en este tro90 de gente, y 
venirles cargando la del enemigo: avan9Ó el teniente general 
con la mayor parte de la cavalleria. Escaramuzóse asta la 
noche, haviendo ganado al enemigo dos trincheras y fortifi- 
caciones. Esta noche se aquarteló el ex.*o á tiro de cañón de 
Martorel. 

Havia partido desde Villafranca de Panadés el Marqués 
de Torrecuso con su tro90, sábbado 19 de Henero. Empezó á 
marchar con este tro^o que era compuesto de siete tercios de 
infantería, de la cavalleria de Aragón, cuyo teniente general 
era el Duque de San Jorge, y de algunos mansfeltes, los 
quales por el quebrado que era el terreno era de mas emba- 
razo que de provecho, y assí mandó el Marqués de Torrecu- 
so que se incorporassen con el gran tren que llevava el Mar- 
qués Geri de la Reina. Aquartelose la misma noche aquel 
trozo de exército al rededor de la Villa. 

El Domingo veinte, encaminó Torrecuso su marcha la 
vuelta de San Andrés. Y todo aquel dia no se hizo otra cosa 
que pelear con el enemigo ganándole todos los puestos por 
ásperos que fuessen. Al medio dia fueron descubiertos los 
esquadrones del enemigo en la campaña de la Villa de Cor- 
vera, tanto que descubrieron nuestra gente se avanzaron á 
su buelta, y á pocos lances empezaron á huyr vergonzosa- 
mente desparciéndose por las cumbres. Nuestra gente aco- 
metió á la Villa de Corvera y la ganó. Túvose algún con- 
traste con el castillo, y al fin lo dexó Torrecuso por cumplir 
con lo que tenia ordenado el Marqués de los Velez que era 
se juntasen el lunes á las ocho del dia. 

Acampó Torrecuso el trozo de su exército á la campaña de 
San Andreu. Toda aquella noche le inquietó el enemigo. 

El lunes, siendo de dia, dobló los batallones en San An- 
dreu. La caballería del Duque de San Jorge, cubierta de al- 
gunos mosqueteros, se tomó la vanguardia. Ivale siguiendo 
su padre el de Torrecuso con los batallones de infantería, y 



257 

á menos de media legua de camino, se encontró nuestra ca- 
valleria con la del enemigo y con su infanteria. Empe9áronse 
las escarama9as en unas cumbres donde parece imposible 
poder agarrarse los caballos. En vn instante acudió Torre- 
cusa con toda la mosquetería y buena parte de arcabucería, 
que dexando la demás en los picos á lo llano, con las van- 
deras, se peleó vivamente con el enemigo: la cavalleria hizo 
milagros en aquella occasion^ porque la disposición de ella 
que hizo el Duque de San Jorge fué estremada de verdad, 
quien rompió el enemigo que era un compuesto de 1000 
hombres que el dia antes havian passado muestra, y de qua- 
trocientos aventureros; pocos ca valles tenian y ellos eran vna 
mésela de fran9eses y catalanes. Fueron el capitán de caba- 
llos Fabricio Priñano, del Reyno de Ñapóles, y el capitán de 
arcabuceros Budarde, valon, y por lo que toca á la infante- 
ria, pelearon vizarramente los Maesses de Campo Don Simón 
Mascareñas, y su sargento mayor Don Gregorio Guedes de 
Sotomayor, Don Bernabé de Salazar que salió herido de un 
mosqueta90 en la mano, y Don Alonso de Calatayud y su 
sargento mayor Don Luys de Zúñiga. En fin, fué tan derro- 
tada la huyda del enemigo, obligándolo á ello la cavalleria 
é infanteria, que los cogió por las cumbres, y el Duque de 
San Jorge con lo restante y la infanteria por el estradon 
real, con lo qual se puso dentro de la Villa de Martorel, 
donde se degolló mucha gente, quedando muerto de los 
nuestros el teniente de Maesse de Campo General Don Jo- 
seph de Saravia, y muchos heridos, y en particular el capitán 
de corazas Don Mucio Spatafora. Cobró tal miedo el enemi- 
go, que le pareció no tener terreno para pisarle: muchos hu- 
yendo se hecharon al rio quedando en él ahogados, y ningún 
catalán hu viera quedado vivo, si á la cavalleria de las orde- 
nes se la huviessen dado que avan9asse, quando se recono, 
ció que el enemigo estava puesto en fuga y derrotado. 

Pero fué tanto por lo contrario, que quandó el Duque de 
San Jorge con su Cavalleria é infanteria que la yva cubrien- 
do, y el Marqués de Torrecuso con la infanteria de la otra 
parte, estavan degollando Catalanes dentro de Martorell en 
Tomo xxii 4 7 



258 

la puente del Diablo y en el Rio, el Tro90 del exército que 
Uevava el Marqués de los Veles, dos dias antes del que 
llevava Torrecuso, no peleaba, ante quien havia de dar 
las órdenes, sintiendo algunas escaramu9as que el Marqués 
de Torrecuso'tenia travado con el enemigo, fueron á decirle 
(y fueron al teniente General Don Alvaro de Quiñones, el 
Maesse de Campo Don Diego de Guardiola y el teniente de 
Maesse de Campo General Don Antonio Gandolfo) y otros 
muchos, «Señor el Marqués de Torrecuso pelea-» á los qua- 
les en presencia del Marqués de los Veles les fué respondido 
que no podia ser, y que ni á las doce del dia podia llegar el 
Marqués de Torrecuso, y que no era escaramuza lo que se 
sentia, sino que retumbavan los arcabuza90S de los que dis- 
paravan en las cumbres, y advertidos en vn instante que se 
cargava al enemigo y deseava los puestos, y de vno que te- 
man disparavan las pie9as, no á la vuelta del otro troQO de 
exército que tenia el Marqués de los Veles, mas á la de 
Torrecuso, lo avisaron al Marqués de los Veles y le dixeron: 
«Señor el Marqués de Torrecuso ha llegado, pelea y ha roto 
al enemigo porque lo vemos huyendo. » Con este aviso, se 
mandó dar las órdenes avan9asse la infantería y se acomo- 
dassen algunos passos, y se mexorasse la artillería para 
obrar con mayor comodidad la Cavalleria, la qual conforme 
se dio orden al teniente General della Don Alvaro de Quiño- 
nes se pusiesse en batalla en los puestos, que se puso, si la 
huviessen dado que cargasse al enemigo, puesto en huyda, 
no huviera quedado Catalán con vida de los mil y quatro- 
cientos y mas que eran los que tenian ocupado á Martorel 
sus fortificaciones de afuera, puestos y cumbres, y aquel dia 
vbiera sido su Magestad Señor de Barcelona principado y 
Condado. Apenas acabadas de dar las órdenes referidas por 
quien corria el manejo del tro90 del Marqués de los Veles, 
quando Torrecuso por vna parte y por otra el Duque de San 
Jorge se entraron en Martorel y ganaron los demás puestos 
referidos, quedando en aquella rota degollados muchos ca- 
talanes, y de los nuestros solo cinco; y de consideración, 
muerto, solo el teniente de Maesse de Campo General Don 



259 

Joseph de Saravia del hávito de Santiago y Don Diego Xi- 
menes, también del hávito de Santiago, Cavalleros en que 
Imvo grande pérdida. Vn capitán de infantería del Regi- 
miento de Oropesa y dos soldados de á cavallo [muertos?). Don 
Mucio Espatafora, herído, y el Maesse de Campo Don Ber- 
nabé de Salazar, y algmios de la cavallería é infantería. 

fíaviéndose visto el Duque de San Jorge con el Marqués 
de los Veles después de acavada la facción, le supplicó le 
concediesse licencia para ir con alguna cavalleria é infante- 
ría á pasar el Rio sobre San Andreu, por ver si cortando 
fuera los catalanes huydos {por) la mañana, pudiesse dego- 
llarlos. Pidió el de los Veles parecer al de Torrecuso y fué 
decirle que no allava inconveniente en concedérsela: conce- 
diósela y se fué. Encontróse con algunos de los rompidos, y 
junto con ellos cantidad de frayles. Quedaron muertos mu- 
chos, y cargando á los demás, se encontró con el Regimiento 
de Mos. de Carinan que de Barcelona le embiavan de socorro 
á Martorel, peleó con él y matóle mucha gente; hizo muchos 
prisioneros, y á los demás los obligó á echar las armas y 
huyr por vn bosque arriba, donde la caballería no pudo mas 
obrar, con lo qual la misma noche vino a buscar al Marqués 
de los Velez á las cassinas al rededor de Martorel. — {Biblio- 
teca Nacional, Madrid. Del MS. anónimo^ Cód. 11-74:, páginas 
25 ci 27.) 

NúM. 487. 

La toma de Martoreíl, según el «Diario de las Guerras 
de Cataluña.» 

Y también me dijo lo que sentia acerca de la disposición 
que hera necesaria para Martorel. 

Domingo seis de henero, en amaneciendo, salió el Comis^ 
sario general con quinientos caballos hauer lo que le horde- 
naua Torrecusa, y este dia á las dos de la tarde salió el Mar- 
qués de la Conquista con cinquenta cauallos y otros tantos 
infantes, á un lugarejo que está vna legua de aquí, de trein- 
ta cassas, donde hauia algunos de los reueldes, y en llegan- 



260 

do dispararon algunos mosqueta90s y nyeron: entrosso en el 
lugar, y alióse todo desierto, y sin que hubiesse en él ha- 
cienda ni cosa alguna, sino es el retor y siete v ocho mu- 
geres. 

Lunes siete, á cossa de las dos de la tarde, IFegó aquí el 
Marqués de los Velez, para irse á Villafranca; el theniente 
general y algunos caualleros le acompañamos asta el con- 
uento de San Raymundo de rrocafortt, que está en la mitad 
del camino, y es de frailes dominicos: hera dia del Santo; re- 
camos allí, despedimos, y boluimos á nuestro alojamiento. 

Martes ocho, vbo carta del Comissario general en que 
hauissa está alojado en san saturnino, poco mas de vna le- 
gua cathalana de martorel, y que se á fortificado: dice se 
prendió vn soldado de cauallo de losreueldes, criado de Don 
Joseph pinos. Capitán de cauallos de esta gente, dijo que el 
dia de los Reyes se hauia passado niuestra en Martorel de 
18 mil hombres, y que en hiendo nuestra caualleria se ha- 
uian huido, de manera que no hauia mas de 2 mil, con la xeh- 
te de Barcelona, donde estañan haciendo grandes procesio- 
nes y rogativas, y que assí alli como en Martorel hauia bien 
poco que hacer. 

Miércoles nueve, hauiendo salido á buscar forrage quatro 
soldados de los que están á cargo de Don Rodrigo de herre- 
ra y quatro Criados, bajaron de la montaña 24 mosqueteros 
y los cercaron: escaparon todos, si no es vn criado á quien 
mataron; sacáronle la lengua y le cortaron las orejas y las 
narices, que este es el quartel que da esta gente: este mis- 
mo dia se embió á felinxer y al Capitán pla9a, con tres com- 
pañías de cauallo y trecientos mosqueteros, á reconocer el 
passo de Martorel: bolvieron á cossa de las cuatro de la tar- 
de, estando yo con el Virrey, y dijeron que estañan las mon- 
tañas cuajadas de gente, en que en hiéndelos, hauian baja- 
do á ellos dando grandes hoces «carne, carne. Castellanos,» 
y los dieron la carga, y cortándoles quince cauallos que ha- 
uian embiado por vn lado, se metieron mas hacia la monta- 
ña, y que el sitio es tan áspero, que no hera posible empeñar 
la caualleria porque la degollarían. 



261 

Jueves diez, no vbo cosa particular. 

Viernes once, vbo carta de nuestro Oomissario general en 
que hauisa corrieron sus batidores anoche asta el rrio de 
Martorel, sin hallar mas gente que vn biejo que prendieron: 
este dia á las dos de la tarde llegó el Duque de San Jorge 
con su Caualleria, y hasta aora se a estado en la selua y en 
bailes (1) muy bien alojado y regalado. 

Sáuado doce, se hecho bando para que todos los soldados 
de ynfanteria se recoxiessen á sus banderas para tomar 
muestra del exército=este dia partió Don Juan de garai, 
oon borden que de camino fuesse con el Marqués de Villa- 
franca, y lleuó la carroca de el Marqués de Villafranca, para 
que biniesse el Señor Don Francisco Antonio de Alarcon 
que estaua en Tarragona. 

Domingo trece no vbo cossa particular, sino vn propio 
que despachó el Marqués á Don Aluaro de quiñones para 
que biniese luego á uerse con S. Ex.^- 

Lunes catorce, entró el Señor Don Francisco Antonio de 
Alarcon con Don Aluaro de Quiñones á cossa de las quatro 
y media, y á sido de gran consuelo para todo el exército su 
venida. 

Martes quince: no vbo cossa particular este dia: por el 
anochecer entró Don Juan de garai de buelta de Salóo.=Es- 
tos dias ha auido algunos renquentros entre soldados que se 
han desmandado y gente del pais, en que ha auido algunas 
muertes, no de consideración, si bien siempre los del pais 
han llenado la peor parte=y en el quartel de San Saturnin 
donde está Don Rodrigo de herrera con 500 canallos de las 
Órdenes militares y 500 ynfantes, le han tocado á Arma to- 
dos los dias, y algunos tres veces, mas nunca la gente del 
pais se á atreuido á llegar á tiro de Mosquete, ni ha uajar' á 
donde le pueda enbestir la caualleria, habrigándose siempre 
de la montaña. 

Miércoles diez y seis, se dio borden al Comissario general 
para que desde San Saturnin, donde está aquartelado, em- 

(1) Valls. 



262 

biase á reconocer con vna tropa de cauallos los passos de 
Martorel, embió al tbeniente collado con veinte cauallos, el 
qual llegó á esta Corte á dar quenta de lo que liauia hecho, 
que fué salir con sus cauallos y cinquenta infantes para el 
primer passo, donde en vna colina salió alguna cantidad de 
esta gente, y empe9aron á tirarles, y en viendo que la nnos- 
queteria les hacia cara, se retirauan, conque despidió la yn- 
fanteria y passó adelante, y tres quartos de legua del quar- 
tel bió vn castillo fuerte fundado sobre vna peña, donde no 
pareció jente, y mas adelante otra cassa blanca, fuerte, de 
donde luego empe9Ó á salir mucha gente con su boceria 
acostumbrada: empegaron á dalles la carga, y al mismo tiem- 
po salió gente del castillo para cortarle: él se reparó y cogió 
vna llanura, aunque pequeña, junto á vn molino, y puso sus 
cauallos en media luna y auan^ó el solo para uer si ppdia 
apartarlos de la montaña por coger algún prisionero, y no 
fué posible; conque fué dando la buelta á su quartel, y bino 
aqui á dar cuenta, y reconocieron todos hauia hecho mucho 
por ser el sitio sumamente áspero y peligroso, y que sin mu- 
cha infantería no se puede emprender el pasarle ni rrecono- 
cer.=Este dia vbo auiso, que dicen es cierto, de que Spernan 
con su gente de á cauallo y ynfanteria, a passado á Francia. 
=Asse dho. llegó á barcelona y pidió le recogiessen dentro, 
porque no se hallaua con gente ni fuer9as para esperar nues- 
tro exército, y no queria aguardar le diesen vna rota: dícesse 
le respondieron, no le podian recluir dentro, que aguardasse, 
y que si le rompian, le recogerían; con lo qual se despidió y 
caminó á Francia= dicen que los de Barcelona an escripto á 
Francia quejándosse mucho del, y pidiendo le castiguen, i 
ymbie socorro, pues este les ha faltado. ^-=Esta es la causa 
que dan para su retirada: no la aseguro por cierta la retira- 
da: dícenlo es: mañana Jueves partirá el Marqués á SanSa- 
turnin, y le hirá siguiendo el exército. 

Jueues diez y siete, no se pudo disponer la partida del 
Marqués de los Velez por ajustar mejor las marchas y tomar 
muestra la caualleria del Duque de San Jorge, como se hi^o: 
=este dia vbo auiso que alguna gente de los reueldes hauia 



263 

querido acometer el qnartel donde está el Comisario general 
de nuestra caualleria, que es en San Saturnin, obligándole á 
salir del lugar con su gente, mas no aguardaron, baliéndose 
luego de la montaña, y á este mismo tiempo el tercio de los 
irlandeses que andana por ella, dio con vn peda90 de gente 
de los reueldes, y con él mucho alboroto que andana, se en- 
tendió bajaua mucha gente sobre nuestro quartel, mas no fué 
sino lo dicho; los irlandeses con pérdida de solo vno de los 
suyos, degollaron cantidad de los reueldes, y les tomaron vna 
casina fuerte donde se recogían, la qual saquearon y se dice 
fué el socorro considerable. 

Viernes diez y ocho se trujo vn prisionero que hauian to- 
mado los yrlandeses: es portugués y hauia sido soldado en 
Salssas: dice que hiñiendo de allá, le cogieron, y le obligaron 
á que se ajusta sse: hassegura es cierto el hauerse ydo el 
Monsiur de Spernan á franela y que en esta sierra, asta san 
Martorel, no hay mas de trescientos hombres, y toda la que 
tiene los reueldes assi en barcelona, como para su defensa, 
serán 12 mil hombres, y muy pocos cauallos, y que en Bar- 
celona ay gran confusión, y se trataua de hechar mucha gen- 
to fuera, y de prender algunos de los nobles, por decir heran 
de la partida de Su Magestad=este dia á las dos do la tarde 
partió el Marqués de los Velez i Don Juan de Garai en su 
compañía, con ocho tercios, que empe9aron á marchar desde 
ayer mañana, y partir con el resto el Marqués de Torrecussa, 
cogiendo el camino por diferente parte, conque si uviere gen- 
te en la tierra, quedarán cortados, y perecerán: mas ellos hu- 
yen también, que no aguardarán á esto.=^Este mesmo dia 
salió Don Aluaro de Quiñones con ducientos cauallos y seis- 
cientos infantes la buelta de Martorel á reconocer los pues- 
tos, y auiendo andado cossa de vna legua, toparon tantas 
emboscadas, y también dispuestas, que no fué posible em- 
peñarse á pasar adelante: allí se dieron algunas cargas, y 
Don Sebastian Centurión con quatro cauallos fué batiendo 
la campaña, y se empeñó asta vn castillo muy fuerte que 
está en aquel paraje, en vna eminencia que se llama Cas- 
telui de rosanés, y es del Marqués de los Velez: alli salieron 



264 

por diferentes partes á cortarle, y viendo esto Don Juan de 
oto, auanpó con su compañia á socorrerle, y luego se dio 
borden á Don Antonio portocarrero, Cauallero de la borden 
de Calatraua, para que saliesse con lo mismo con treinta ca- 
uallos de la Compañia del Sr. Conde Duque, y coló con gran 
bizarría, y escaramu9aron gran rato con mas de ducientos 
caballos del enemigo que fueron saliendo á cerrarlos para 
que se metiesen en las emboscadas, mas Don Aluaro como 
tan gran soldado, estuuo fixo con su caballería, dejando es- 
caramu9ar los que estañan delante, y dando coiila mosque- 
tería la carga á las emboscadas que estañan á sus dos lados, 
bajando la nocbe, se uoluieron á san sadurnin al quartel: la 
uÍ9arría de Don Seuastian Centurión puso en gran riesgo su 
persona, y las de los que le socorrieron: mataron á los nues- 
tros, á Don Pedro de Meneses, sostituto de la Compañia de 
Don Juan de Oto, y llenaron otro prisionero: lo que se a sen- 
tido mucbo, es que Don Joseplí Castrexon, bijo del señor de 
uenalma9an, salió en nuestra caualleria en vna aquilla, y 
diciéndole todos donde bina que bera riesgo conocido y que 
tomasse vn cauallo bueno, no fué posible bacerle mudar yn- 
tento, antes se alargó con los batidores, y no a parecido; no 
se saue si está prisionero ó si le mataron =este dia partió el 
Marqués de Torrecussa con la caualleria del Duque de San 
Jorge y ocbo tercios de ynfanteria la buelta de Martorel, 
para dar el santiago lunes por la mañana estando el Mar- 
qués con sus tercios peleando por el camino que llenamos, 
para cogerles en medio. 

Sáuado diez y nueue salió Don Juan de garai con seis- 
cientos cauallos, y la caualleria de las bordenes y mil yn- 
fantes, á reconocer los puestos asta Martorel: topáronse mu- 
cbas emboscadas, y assegurando la caualleria con la ynfan- 
teria, llegó asta Martorel á tiro de mosquete, y se becbó de 
ver, pues le liirieron el cauallo junto á vn ojo: tomó vn pri- 
sionero, vn sostituto nuestro, el qual a declarado tienen los 
reueldes 6 mil ynfantes en martorel y quatrocientos cauallos, 
y que esta nocbe aguarda socorro de caualleria francesa, y 
que todos los soldados que están alli, es milicia de diferentes 



265 

lugares, que se ban á tiempos remudando, y que no an cor- 
tado el puente. 

Domingo veinte, marchó el exército todo de San Sadur- 
nin, diuidiendo la ynfanteria por las colinas de los dos lados, 
llenando abrigada la caualleria y Artillería y tren della: assi 
se fué caminando asta el castillo de Castelin de rrossanés, 
donde empegaron la emboscada de los reueldes, y se descu- 
brieron cantidad de gente: los esquadrones benian ya dobla- 
dos, y se fueron repartiendo por las emboscadas para desalo- 
jar dellas á los reueldes: peleóse de ambas partes con gran 
balentia, que este dia supieron acer cara, en seguro de los 
puestos de las emboscadas, que sin duda eran en sitios bien 
apropósito para ellas, y dificultosos de ganar: cargóseles de 
manera de nuestra parte que les obligamos á desamparar los 
puestos y retirarse á las trincheras, y si tuuiéramos dia, sin 
duda entráramos en ellas, y aun se tomara martorel; mas el 
benir la noche obligó á hacer alto el exército tan cerca de 
los reueldes, que toda la noche se estuuo disparando. No 
obró nada la caualleria, ni pudo, porque la del enemigo no 
salió, y si alguna vez parecían diez o doce cauallos, en sa- 
liendo á ellos, se boluian á encerrar á las trincheras. =:Este 
dia trauajó mucho de todas maneras Don Juan de garai, 
disponiendo en todo, y acudiendo á todas partes, de manera 
que muchos no pudieron hacer lo que obró el solo: traua- 
josse toda la noche en ir acercando la artillería, y por mas 
que se hizo, no fué posible llegasse á paraje aquel dia ni al 
siguiente pudiese aprouechar; tal es la tierra de áspera y 
poco á propósito para llenar por ella artillería, y por más que 
se hizo no fué posible=en vn barranco que está junto al rrio 
en la falda del Castillo que dije arriua, se halló muerto el 
hijo del Señor de uenalma^an, sacada la lengua, cortadas 
orejas y narices, y desjarretados bra90S y piernas, que causó 
general lástima. 

Lunes veinte y uno, en amaneciendo, se fué prosiguiendo 
de vna y otra parte el darse las cargas, procurando de la 
nuestra diuertirlos para que quando llegasse el Marqués de 
Torrecussa por la otra parte, aliase mexor disposición. Ama- 



266 

necierou los reiieldes con lindos brios y mucho aumento de 
gente, y cargaron á los nuestros que estañan en vn puesto 
de vnas peñuelas que el dia antes les hauian ganado, de ma- 
nera que les obligaron á dexarle^ por auérseles acabado la 
munición; mas luego vna compañía de nuestra caualleria 
entró abrigando vna manga de mosqueteria que se hecho de 
nueuo, con que al punto dejaron el puesto y se retiraron á 
las trincheras, desde donde se defendían lindamente, sin que 
su caualleria saliesse á parte donde la nuestra pudiese obrar 
nada=fuéseles siempre apretando, y caminando hacia el lu- 
gar, y á cosa de las nueue de la mañana, poco mas, llegó el 
Marqués de Torrecussa por la parte que estaña acordado, y 
como las eminencias son tan altas, y los puestos tan altos y 
ásperos, no se pudo conocer asta que los reueldes en tres o 
quatro puestos quemaron la póluora y empe9aron á bajarse 
de las trincheras; entonces se mandó aban9ar la caualleria, 
y aunque mas prisa se dieron la de los reueldes, estaua ya 
de la otra parte del rio en lo alto de vna montaña, de donde 
fuesse retirándose sin que vbiesse disposición para acome- 
terle ni desbaratarlo: degollóse la gente que se halló por el 
Rio y sus riñeras, y en las faldas de las colinas. =E1 Mar- 
qués de Torrecussa llegó y embistió con las trincheras, y en- 
tró luego en el lugar, donde assí de las bentanas, como de 
las calles empe9aron á hacer alguna resistencia, aunque po- 
ca: degollóse toda la gente que se halló, que serian trescien- 
tos hombres: de esta otra parte se entraron luego en las trin- 
cheras mas: por el puente que llaman del Diablo, hauia esca- 
pado la gente por las montañas de la otra parte del rio: fui- 
mos luego el Marqués y los demás al lugar y lo primero á la 
yglesia, donde se halló el Santíssimo descubierto con mu- 
chas luces: díjose el tedeum laudamus recado, celebró missa 
el obispo de Urgel, y encerró el Santissimo: boluimos á po- 
nernos á cauallo, fuesse dando buelta al lugar para que no 
hiciesen excesos los soldados: salieron el Marqués con la gen- 
te á comer al campo, y á este tiempo se uoló vna cassa muy 
buena que estaua junto á la ygiesiá, donde viuia el rector, y 
mató dos soldados de ynfanteria, que sin duda la dejaron 



267 

minada juzgando se alojaría allí el Marqués: después se bo- 
laron otras dos casas, que no ay ruindad que esta gente no 
haga— á la entrada del lugar mataron de vn mosquetazo á 
Don Joseph de Sarauia, theniente del Maesse de Campo ge- 
neral, con lástima de todos, porque además de ser, hera con 
particularidad amado por sus muchas y buenas partes: mu- 
rió también Don Francisco Ximenez Samaniego, cauallero 
de la borden de Santiago que benia en la compañía de Don 
Seuastian Centurión, y fué de los primeros que auan^aron: 
ha hecho gran lástima porque le mató vn balón juzgando 
hera de la caualleria de los reueldes, por ir todo bestido de 
gamuga y no llenar banda: hirieron de vn bala90 en vn mus- 
lo á Don Mucio Espatafora, y á un cam arada suyo en la 
mano de la rienda, de un bala90, y de otro pistoletazo le 
maltrataron tres dedos de vna mano; y á D. Pedro de Zuñi- 
ga Cap.» de la milicia de Toledo, le mataron, por hauerse 
empeñado demasiado en ganar la colina de junto al castillo 
referido, y por fiar en conseruarla sin que pudiese su gente 
socorrerle: también hirieron quando se ganó el lugar al Mae- 
se de Campo Don Bernabé de Salazar, que fué el que entró 
de los primeros en el lugar: y de soldados ordinarios vbo tres 
ó quatro heridos=hallose en el lugar comida bastante para 
refrescarse la gente, y muchos mosquetes nueuos, picas, Cha- 
pas, palas, picos, balas, y alguna póluora= después de ha- 
uer dado bista al lugar, dio el Marqués borden al Duque de 
San Jorge, para que saliesse con su caualleria á lo largo, 
por el camino de Barcelona, para ver si los reueldes sallan á 
él de retirada: hízolo assi, y passando de Molinde de rey, 
salia alguna gente del pais hauerlos, xuzgando hera su ca- 
ualleria: destos degollaron cossa de treinta, y passando ade- 
lante, descubrieron los batidores vn tercio de infantería con 
algunos cauallos á la falda de vna montaña, en vn pinar: bi- 
nieron á dar hauisso y hauan9Ó luego el Duque, y ellos fue- 
ron cobrando la sierra de manera que le obligaron á embes- 
tirles en ella misma, y los primeros con quien cerraron fue- 
ron ducientos frailes franciscos, que benian en vn batallón: 
derribaron cosa de veinte y seis, ó veinte y siete, y cerraron 



268 

con toda la gente, desmontaron treinta cauallos y degolla- 
ron 250 en todos: esta infantería hera toda francesa y mil 200 
hombres y ochenta cauallos que los benian abrigando: trajo 
prisioneros, de soldados ó criados, cossa de quarenta ó cin- 
quenta: en martorel, los prisioneros religiosos, fueron seis ca- 
puchinos, dos que estañan en el lugar, y el vno dellos muy 
maltratado la mano derecha de las coces del arcabuz, y qua- 
tro que desde vna hermita enuiaron á pedir al Marqués los 
recogiesse porque no los matassen. Vn fraile Dominico en 
piornas, con vnos calzoncillos de lienzo, vna almilla de cor- 
dellate blanco, y un rosario atrauesado al pecho, con una 
cara y manos de carboneros: estos han dicho hauia en mar- 
torel honce mili hombres, y que el Domingo en la noche lle- 
garon trecientos cauallos franceses, conque en todos tenían 
setecientos cauallos, y no lo pareció según lo poco que obra- 
ron: al lugar se puso luego fuego, y ardió todo, con que el 
Marqués se vbo que alojar en vna casa que está dos tiros 
de mosquete de allí, que es de Don Ramón Caldés, mas los 
reueldes se la han quemado, que con ser edificio bien gran- 
chosso, hapenas hauia dos apossentos cubiertos. — {Biblioteca 
Nacional, Madrid. Del dicho «Diario de las guerras de Catalu- 
?Ta,» Cód. H-lá, folios 198 á 204.) 



( 



APÉNDICE VIL 

MOííTSERRAT (1). 

NúM. 488. 
Primer conflicto en el ConTento de Montserrat. 

Entró en Cataluña con el exército del Eey nuestro Señor 
el Marqués de los Velez. Passó el Coll de Balaguer, acercóse 
con sus tropas a la Cyudad de Tarragona (que dista de Mon- 
serrate doze leguas) y juzgando los Diputados de la Prouin- 
cia que aquel sagrado Monte era sitio acomodado para for- 
tificarse^ rezelando que la gente del Marqués podia ocuparle, 
fortificarse, y molestar la tierra llana con sus correrlas, em- 
biaron á Francisco Descallar, cavallero catalán, con yna com- 
pañía de arcabuzes, para que reconociesse los puestos, los 
fortificasse y assistiesse á la defensa destos, dándole facultad 
para levantar mayor número de soldados si la necesidad lo 
pidiesse, y ordenándole sobre todo como consta de su relación, 
que cuidasse de los religiosos y reprimiesse también la gente 
desmanda del Principado, en caso que intentasse sacrilega- 
mente algo que faesse en detrimento de aquella santa casa. 

El segundo dia de Paschua de Navidad de 1640, llegó 
Francisco Descallar á Monserrate y en lo mas riguroso de 
aquella misma noche creyendo algunos de los lugares veci- 
nos que su venida era para sacar por orden del Principado 
los religiosos naturales de Castilla, se juntaron diez y ocho 
ó veinte hombres, y con mano armada subieron al Heremi- 
torio, quebrantando las puertas de algunas hermitas y en- 
trando por los texados dh otras, cuyos dueños por la solem- 

(1) Véase cap. 90, pág. 48. 



270 

uidad de la Paschua se hallavau en el Monasterio; á los Pa- 
dres Hermitafíos que hallaron en las suyas, los amena9aron 
de muerte si les impedían la entrada. La estrañeza del tiem- 
po, el ser tan adeshora, los temores antecedentes, y las premi- 
sas ciertas de alguna violencia, obligaron á que en lo mas 
fragosso de la montaña se escondiessen algunos, donde pa- 
saron asta el dia siguiente con la incomodidad y recelo que 
puede imaginarse, padeciendo no pequeñas inclemencias de 
tiempo, por ser grande el frió y el abrigo ninguno. A todos 
los Padres Hermitaños que encontraron en sus Hermitas les 
sacaron de ellas, y con indecencia notable, tratándoles mal 
de obra y de palabra, dándoles algunos golpes con los pe- 
dreñales, y apuntándoles á los pechos los llevaron violenta- 
mente á la Hermita de Santa Ana que está mas vecina al 
Convento, y donde se juntan en comunidad las fiestas sin 
exeptar á los Padres Hermitaños Catalanes, á quien no per- 
donaron por no conocerlos, como porque la inteligencia de 
su lengua no le engañasse y quedasse alguno de los caste- 
llanos sin ser expelido. Asta la mañana les tuvieron alli 
siempre con guardas de vista. Dieron noticia á Francisco de 
Escallar de lo que havian hecho, en gran servicio, á su pa- 
recer, de la Provincia, y mostrando este cavallero mucha pena 
de atrevimiento tan sacrilego, mandó que diessen libertad a 
los Padres Hermitaños y que se volviessen á sus hermitas, 
publicando á todos que el intento de los Diputados y Cyudad 
de Barcelona no era ofender, ni sacar de Monserrate á los re- 
ligiosos de Castilla, antes bien le tenian con gente de guerra, 
para que en qualquier sucesso los defendiesse y amparasse. 
Supo el Padre Abbad de Monserrate fray Juan Manuel de 
Espinosa, natural de Sevilla, el desacato grande que con sus 
religiosos y en tan sagrado lugar se havia executado. Sin- 
tiólo tiernamente, y en Monserrate fué general la lástima, 
obligando que todos baxassen al Monasterio luego. Recibió- 
los con lágrimas y sollozos, y los consoló del trabaxo passa- 
do, y les dixo que sino se sentían con ánimo de bolver a la 
soledad de sus hermitas, se quedasen en casa aguardando en 
compañía de sus hermanos, lo que nuestro Señor y su Madre 



271 

Santissima faesse servida de disponer de todos. — (Biblioteca 
Nacional, Madrid. Cód. H-l?>, fol. 140.) 

En la carta de 27 de Mayo de 1641, dirigida por los Dipu- 
tados á sus embajadores, cuéntase largamente la recogida 
del tesoro de la Virgen de Montserrat y expulsión del monas- 
terio de los monjes castellanos. (Véase 4iclia carta, inserta en 
el Apéndice XI, « Correspondencia cambiada entre la Diputa- 
ción y Consejo y sus embajadores en París. ^) 

NúM. 489. 
Ocupación del tesoro del Santuario de Montserrat. 

Sacan los Rebeldes las joyas y plata del Convento de Mon- 
serrate.=k. 4 de Henero del año de 1641, después de hauér- 
sele entregado al Marqués de los Velez la Cyudad de Tarra- 
gona, que cassi todo su campo llegó hasta Villafranca de 
Panados con el exército, dista de Monserrate cinco leguas. 
Tubo Francisco de Escallar el dia siguiente este aniso y or- 
den de los Diputados, expresso, para que al Padre Abbad de 
Monserrate le pidiesse las joyas y thesoro de la Virgen: ha- 
blósele en la conformidad que le mandavan, y le propuso 
que teniendo los Diputados aviso de la llegada del Marqués 
á aquella Villa, y pudiendo temer que algunas tropas suyas 
desmandadas se acercassen á aquel gran santuario y corrie- 
se peligro el thesoro de nuestra Señora, havian dispuesto se 
llevasse para su mayor siguridad á Barcelona, y que assi, en 
sunombre,le suplicava señalasse dos religiosos para que se le 
entregassen, que escriviria luego á Martorell á Don Joseph 
sa costa, Maesse de Campo por Cataluña, pidiéndole la in- 
fantería y caualleria competente para comboyarlo seguro. 

Respondió el Padre Abbad de Monserrate, que en materia 
tan grande, ni podia ni devia determinarse el solo sin comu- 
nicarlo primero con los Padres del Consexo, y después con 
su Convento todo, y que con breuedad le juntaría y que de 
la resolución que se tomase le daria avisso, porque su pare- 
cer era (por las ra9ones que tocaré adelante) que de ninguna 



272 

suerte juzgava convenir que las joyas y thesoro de Nuestra 
Señora saliessen de su casa, aunque fuesse con el pretexto de 
guardarlas seguras, pues mal podrían estarlo en parte algu- 
na, no lo estando á la sombra de la virgen. 

Juntó el Padre Abbad su Consexo, propuso el orden de 
los Diputados, y Íes-mandó á todos los que en él assestian 
que (preuio juramento in verbo sacerdotis) dixesse cada vno 
en Dios y en su consciencia lo que sentia en esta parte, para 
que assi resolviéndosse lo más conveniente, se diesse á Fran- 
cisco de Escallar la respuesta. 

Habló el Padre Abbad el primero y dixo, que como cape- 
llán mayor de Nuestra señora tenia obligación precisa de 
proponer algunas de las difficultades y razones que á su pa- 
recer militavan para que de ningún modo saliesse de aquel 
santuario el thesoro de la Virgen: fueron entre otras las si- 
guientes: 

Que sacar de Monserrate las joyas, cedia en no poco des- 
honor y discrédito de aquella milagrosíssima imagen, pues 
al parecer, se hacia poca confianza de su poderosa assisten- 
cia, y se fiava menos de su amparo, recelando que joyas que 
ella misma truxo de tan diuersas y rremotas provincias, no 
las podia conservar ni defender de qualquier riesgo ó peligro 
grande y conocido que fuesse y sucediesse. 

Que no sabia si la Reyna del Cielo permitirla que se le au- 
sentasse el thesoro, que para ser mas reverenciada y servida, 
tenia en Monserrate, á la manera que no permitió que el 
Obispo, ni clero, ni devota gente que hallaron su sagrada 
imagen, la sacassen de aquel maravilloso monte y la llevas - 
sen á la Cyudad de Manresa, haziéndose imoble en el sitio 
que se edificase la Iglesia antigua, con ser assi que era pió 
santo y devoto el celo del obispo y fieles, y en orden á mayor 
veneración y culto de la Virgen. 

Que atendiendo á esto los señores Obispos que en Mon- 
serrate hizieron con autoridad pontifical la visita que se lla- 
ma ApostóHca, mandaron en ella que por ningún sucesso se 
trasladasse de su escogido lugar á la iglesia nueva. 

Que la Magostad Católica del señor Key Don Felipe el 



i 



273 

Prudente, quando deseó que esta trasladacion se reduxesse á 
efeto, á mas de que alcanzó que su Santidad dispensasse en 
lo estatuydo por la dicha visita, hizo consultar caso tan gra- 
ve á las Vniversidades de España, y con las personas mas 
graves y doctas de Ella, no queriendo determinarse por sí 
solo en una acción tan conocidamente piadosa. Que en to- 
das las referidas diligencias los Religiosos que se hallaron 
entonces en aquel santuario, ayunaron á pan y agua, y á es- 
te fin hizieron otras Religiosas devociones y penitencias, 
acordándose algunos de Ellos que estavan presentes, que los 
que sacaron la sagrada imagen del lugar que tenía, y van 
con vna santa y medrosa reverencia, y con piadoso temor de 
que la Virgen no les castigasse por trasladar su milagroso 
retrato, aunque con santo celo, de la Iglesia antigua á la 
nueva. Y que assi concluía esta razón, con que de ninguna 
suerte podía convenir que se sacassen de Monserrate las jo- 
yas de la Virgen, aunque fuesse con el motivo y fin de que- 
rerlas tener en mas segura custodia, pues le parecía que nin- 
guno mexor que la misma Reyna del Cielo guardaría la ri- 
quesa y thesoro con que gusta ser tan reverenciada y servi- 
da. Que oya decir á muchos que sacavan sus mugeres, hijos 
y joyas de la Cyudad de Barcelona, para asegurarlas, y que 
todos sabían que de Martorell, Esparraguera, Fiera, Monis- 
trol y otras partes, estavan en Monserrate casas enteras con 
lo mas precioso de sus haciendas para guarecerse y ampa- 
rarse en aquella Santa Montaña con la sombra de Nuestra 
Señora, juzgando que defendiendo sus joyas y thesoro, am- 
pararía también las de sus devotos. Que seria desconsolarlos 
grandemente si lo contrario se hacia, con que no solo podía 
temerse que desmayassen de su favor, sin que acaso perde- 
rían la mucha devoción que todos tienen á su sagrada ima- 
gen, en gran deshonor y discrédito de la Reyna del Cielo. 
Estas razones propuso el Padre Abbad á su Consexo, y todos 
conformes assintieron á ellas, ordenando que después de ha- 
verlas comunicado con el Convento en público capítulo, se 
respondiesse á los Diputados de Cataluña y á Francisco de 
Escallar en su nombre. Hízose assí, y aunque por algún 
Tomo xxii 48 



274 

tiempo, se suspendió la execnssiou, que los Diputados y Cyu- 
dad pretendian. 

A siete de Enero por la tarde llegaron á Monserrate Don 
Gisper Amat y Desboscli, Abbad de San Pedro de Galligans, 
Francisco Xamar, y Román Romeu, y haviéndose visto con 
el Padre Abbad, le dixeron que para que constasse de unas 
cartas que traian del Principado de Cataluña y Cyudad de 
Barcelona, era menester juntar su Convento: el dia siguien- 
te por la mañana se congregó en capítulo y el Abbad de Ga- 
lligans propuso que los Diputados, Conselleres de Barcelo- 
na y sabio Consexo de Ciento, movidos de la devoción gran- 
de que tenian á nuestra Señora, y del deseo de amparar y 
servir en quanto les fuesse posible á los Religiosos y riqíiesa 
de aquel Santuario, liauiendo considerado los peligros gran- 
des que en estos tiempos podian temerse, assí del exército 
con que estaba en Cataluña el Marqués de los Velez, como 
de alguna gente desalmada de la misma provincia, havian 
deliberado embiarle en la compañía de Francisco Xanmar y 
Ramón Romeu para representar al Abbad y todo su Con- 
vento, el santo celo conque los Diputados y Ciudad de Bar- 
celona {velahan ijor) aquel santuario, y que pareciéndoles ser 
eminentes los peligros, havian determinado para mayor se- 
guridad que los Padres, Monges, hermitaf^s, novicios, y 
frailes legos de la Corona de Castilla, junto con las joyas y 
thesoro de la Virgen, fuessen llenados á la Ciudad de Barce- 
lona con toda la seguridad y assistencia necesaria, para que 
trahian poder y orden de juntar la gente que fuesse menes- 
ter, hasta leuantar somaten. Que las joyas y thesoro de nues- 
tra Señora, se pondrían en parte segura, y que los Religio- 
sos estarían con la decencia y buen tratamiento que su es- 
tado requiere, á que con grande voluntad se offrecian ios Di- 
putados y Cyudad movidos de su piadoso zelo y de la obli- 
gación que tenian al santuario de Monserrate. Que suplica- 
ban al Padre Abbad tuviese por bien que se le entregasen 
las joyas y thesoro, que su Paternidad con todos los Religio- 
sos, Padres, Monges, hermitaños, novicios, y frailes legos de 
Castilla, fuessen en compañía á Barcelona, que en lo demás 



275 

se referia á las cartas: entrególas para que se leyesen y fue- 
ron del tenor siguiente traducidas del catalán en Caste- 
llano: 

<íLos Diputados de Cataluña al Señor Abhad y Convento de 
Jib?iserm¿5.=Considerando esta Cyudad y nosotros el peli- 
gro de V. S . y de los demás señores de la nación Castellana 
tienen en esse santuario por occasion de esta guerra, se lia 
resuelto embiar al Señor Abbad de San Pedro de Galligans 
y Francisco Xamar y Ramón Romeu, porque repressentas- 
sen á V. S. y convento nuestra resolución, que es, sean ser- 
vidos de venir á esta Cyudad con toda siguridad, y assi mis- 
mo que por quanto el thesoro de esse Santuario esté asse- 
gurado de los peligros que la guerra amena9a, lo reciban por 
inventario, para depositarlo en ]a tabla de la presente Cyu- 
dad, á effeto que haciendo nuestro Señor merced, como con- 
fiamos, que estas cosas se assienten, podamos bolverlo á 
essa cassa, y los dichos señores harán lo demás que por 
nuestras instrucciones les hemos ordenado como dirán á 
V. P., de quien esperamos que en cosa tan justa del servicio 
de Dios y de nuestra Señora santíssima, no havrá oposición 
alguna, pues el fin de todos es assegurar á V. P. y á dichas 
casas, por la conservación de V. P. y de essa santa casa y 
convento. Guarde Dios al P. Barcelona y Henero. 6. 1641. 
El Canónigo Pablo Claris. Los Diputados de el General del 
Principado de Cataluña en Barcelona Residentes.» 

(¿Los Conselleres de Barcelona al Muy R.^^ P.^ Abbad de 
Nuestra Señora de Monserr ate. =El sabio Consexo de Ciento 
desta Cyudad que siempre ha tenido la mira al Beneficio de 
esse Santuario, considerando el peligro eminente en que es- 
tán en la presente ocasión las joyas de oro y plata y otras 
que ay en él, y atendiendo á la conservación de ellas, y á 
desviar todo encuentro que en el estado destas m«.terias cor- 
rientes podrían sobrevenir á los Padres Religiosos Castella- 
nos de esse Convento, ha deliberado en conformidad de los 
Señores Diputados que afectan lo mismo, de embiar á los 
Señores Gispert Amat Abbad de San Pedro de Galligans, 
francisco Xamar, Doncell, y Ramón Romeu, Cyudadano 



276 

honrado de Barcelona, para poner en execussion lo qno con 
nuestras instrucciones se les ha ordenado. Tenemos confian- 
sa que V. S. lo mandará disponer, assi como se lo supplica- 
mos, y que estimará esta uniforme resolución, pues toda ella 
es en servicio de nuestra Señora y beneficio de esta sagrada 
Keligion y casa, como de los dichos señores lo entenderá V. S. 
mas estén sámente, sirviéndose de darles entera fée y crédito 
en todo lo que en essa razón explicarán á Y. S., á quien 
guarde nuestro Señor. Barcelona y Henero, 6, de 1641. Los 
Conselleres de Barcelona» (1). 

El poder y las instrucciones se leyeron después de las car- 
tas y contenia el modo conque se havian de entregar la pla- 
ta, joyas, ornamentos, lámparas y restante thesoro de la Vir- 
gen; el modo para llenarlo á Barcelona, y de la suerte que 
havia de executarse la salida de los Religiosos. 

El Abbad de Monserrate respondió en su nombre y de 
todo el convento, la estimación que haria del zelo con que 
los Diputados y Cyudad de Barcelona miraban por el bien, 
seguridad y aumentos de esta santa casa, pero que para des- 
cargo de su consciencia, no podia dexar de representar en 
tan sagrado lugar donde recibió el santo hábito que trahia^ 
donde le ehgieron Abbad, y de donde le havian de llevar á 
la sepultura, que nuestro Señor, su madre Santíssima, y 
nuestro glorioso Padre San Benito le havian puesto en él, de 
que siempre se juzgara indigno, para que como pastor d& 
todas las obejas que tenia á su cargo, las conservasse, las 
defendiesse, las alimentasse, dando el pasto espiritual y tem- 
poral conveniente, acudiendo á su consuelo y necessidades, 
y á su aliuio y cuydado, que en Monserrate se viviesse con 
la puntualidad y regular observancia que siempre se acos- 
tumbra, sin faltar á la oración, sacrificios, mortificaciones^ 
exercicios espirituales, y assistencia continua del coro, en que 
con ser tan calamitosos los tiempos, no hubo jamás la menor 
quiebra del mundo, como los tres señores que se hallavan 

{\) Esta carta se halla en el Archivo Municipal de Barcelona, Copia- 
dor registro de cartas, años 4 640 y H. 



277 

presentes lo sabían y experimentavan. Que siendo assi, 
nuestro Señor le pediría estrecha cuenta de aquella Sant;s. 
Casa, y que havia de darla á su divina magestad, y no los 
Diputados ni Conselleres ni Consejo de Ciento, siguiendo el 
dictamen de su consejo y consciencia, y lo que Dios le ins- 
piraba y su madre Santissima, y nuestro glorioso Padre San 
Benito. Después de haverlo encomendado á Dios muy de ve- 
ras y mandado á sus subditos que para este efecto hiciessen 
sacrificios, oraciones y rogativas, assi en público como en 
secreto, estava determinado de no consentir en manera al- 
guna, por lo que á su parte tocaba, en cosa que le pudiesse 
ser á aquel santuario de espiritual ó temporal detrimento. 
Que no tenia con que defenderse y amparar su rebaño, sino 
con el favor de Dios y de la Keyna del Cielo, y que para al- 
canzarle, tenia en campaña el exércíto de muchas oraciones 
y sacrificios al Santissimo Sacramento, de vn santo y glo- 
rioso Crucifijo, de aquella soberana imagen su singular Pa- 
trona, y de nuestro gran Patriarca San Benito, con cuyo 
amparo, y con la asistencia que conocidamente le harían, na 
dudaría por la Iglesia de Dios, y parala conservación de sus 
inmunidades el offrecer la garganta al cuchillo, ni perder mil 
vidas quando las tuviera. Y que assi llegando á la resolución 
de los dos puntos que por parte de los Diputados y Cyudad 
de Barcelona se le proponían, Kespondía al primero, que 
conformándose con el parecer de su Consejo y de las perso- 
nas doctas, sanctas, y granes de aquel santuario, no consen- 
tía de ninguna manera, ni vendría jamás en que las joyas y 
thesoro de la Virgen salíesse de su casa, por parecerle que 
nuestro Señor le havia de castigar rigurosamente si tal in- 
tentasse embíando rayos del Cíelo. 

Al segundo punto dixo, que siendo la residencia délos su- 
periores en sus yglesias divino y humano, y mas en tiempo 
de tan grandes peligros, havíéndole Dios encargado no solo 
los rehgiosos de la Corona de Castilla, sino también á todos 
los restantes de aquella santa casa á donde su Magestad los 
truxo de distantes provincias, Italia, Flandes, Francia, Na- 
uarra, Aragón, Valencia y otras partes, para que continua- 



278 

mente sirviessen á la Reyna del Cielo, no cumpliera ni con 
la obligación de su superior, ni de cristiano, si ausentándose 
con los Eeligiosos de la Corona de Castilla, dexasse sin ca- 
ve9a, sin superior, sin Prelado que cuydasse de ellos, á los 
demás religiosos, assi Catalanes, como de otras naciones que 
vivian en aquel santuario. Que en quanto á su persona, des-, 
de luego manifestava su voluntad, que era no salir de Mon- 
serrate, sino maniatado violentamente, ó hecho peda90s, que 
vna y otra cosa y mil vidas que tuviesse las offreceria á Dios, 
y las daria de muy buena gana por conservar la inmunidad 
de la Iglesia, y por amparar y defender sus subditos. A más 
de que en correspondencia christiana y de amistad, havien- 
do los Padres de la Corona de Aragón defendido y ampara- 
do á todos los Padres de Castilla, por espacio de mas de sie- 
te meses que havia que duravan las inquietudes del Princi- 
pado, y en dicho tiempo viviendo todos en conformidad y 
paz y fraternal amor, no seria justo que estando los exérci- 
tos tan cerca, y á quatro leguas el que governava el Marqués 
de los Velez, desamparassen los Padres de la Corona de Cas- 
tilla á quien con tanta fineza les havia amparado y defendi- 
do. Pero porque los riesgos eran grandes, y el temor que el 
derecho dize que, Cadit in virum constantem, parece que te- 
nia su lugar entonces, dava licencia á qualquiera de los reli- 
giosos de la Corona de Castilla para que fuessen á Barcelo- 
na, donde les asegurava, como los Diputados y Cyudad lo 
ofrecían, todo buen tratamiento y amparo. 

Después de lo que se ha referido se propuso en presencia 
de todos que los Religiosos de la Corona de Castilla mani- 
festassen su voluntad, y dixessen si la tenían de ir á Barce- 
lona como los Diputados lo ordenavan, y comentando desde 
los mas antiguos padres, monges, Hermitaños y frayles le- 
gos, asta los mas nuevos de la Corona y rey nos de Castilla, 
todos juntos, y cada vno de por sí, unánimes y conformes, 
dixeron, que haviéndolos trahido nuestro señor, su madre 
santíssima y nuestro glorioso P. S. Benito á aquella santa 
casa para servirles todo lo que les duras se la vida, era su 
voluntad, siguiendo á su Prelado que está en lugar de Dios, 



r 



279 

vivir y morir á la sombra de la Reyna del Cielo, y en com- 
pañia de todos sus hermanos. 

No puedo reprimir las lágiimas siempre que me acuerdo 
de resignación tan heróyca, que fué sin duda después del sa- 
crificio que se le hará á Dios en la profesión solemne, una 
de las mas heróycas entregas con que un pecho Religioso y 
Christiano puede agradar á los divinos oxos, con grande em- 
bidia y no menor ternura la oymos los que estavamos pre- 
sentes. 

El Abbad de San Pedro de Galligans en nombre suyo y 
de sus Colegios, pidió al de Monserrate y al Maestro fray 
Gaspar Tapias, secretario del Consexo y Convento, le diessen 
copia auténtica de todo lo que se ha referido, y de la deter- 
minación que su Paternidad y los Padres de Castilla toma- 
van, para que pudiessen informar de ella á los Diputados de 
Cataluña y Conselleres de Barcelona. 

Concluyóse con ofrecérsela el capítulo, y sin que aprove- 
chassen las razones y motivos que el Padre Abbad de Mon- 
serrate les propuso, comen 9aron el de Galligans^ francisco 
Xamar y Ramón Romeu á entregarse de la riqueza de la sa- 
cristía, suspendiendo entonces la entrega de la Iglesia, por 
estar descubierto el Santissimo, para cuya solemnidad tenia 
la sagrada imagen el mas precioso adorno de sus joyas, y 
puesta la corona mas rica de diamantes, que después le qui- 
taron, con la de esmeraldas, y todo lo restante que en la ca- 
pilla mayor havia, sin perdonar los huesos santos y las sa- 
gradas reliquias. Advertido de la suerte con que se procedía, 
señaló el P.® Abbad de Monserrate quatro monges, dos para 
que assistiessen al inventario que se tomava con auto de es- 
crivano, y dos para que fuessen entregando las joyas. Exe- 
cutosse as sí, y en diferentes veces sacaron de aquel gran 
santuario para llevar á Barcelona, veinticuatro acémilas car- 
gadas de diamantes, piedras, rubies, esmeraldas y otras pie- 
dras preciosas, oro, plata, y algunos de los ornamentos más 
ricos, que según los precios del inventario de la sacristía, 
montaría todo á mi parecer mas de millón y medio, y solo 
dexaron en aquel milagroso templo, la plata, candeleros y 



280 

cálices que para el servicio del altar era precisamente nece- 
sario: quedó la Iglesia qual puede imaginarse, sin adorno, y 
conocióse bien en la falta que en la capilla mayor hazian las 
muchas lámparas de plata, y una de oro que alumbravan a 
nuestra señora: solo permitieron que quedassen tres, y de las 
más pequeñas, que alumbrassen; una enfrente de la sagrada 
imagen, y las dos á los lados, por donde las demás comen- 
^avan. No quiso el P.^ Abbad de Monserrate que la Virgen 
santissima le faltasse el culto de las luces, ya que le quita- 
van el de la riqueza, y assi se mandó luego que con vnas ta- 
blas se acomodassen los vidrios de las lámparas que se ha- 
vian llevado, y que continuamente ardiessen delante de la 
Reyna del Cielo en la disposición y forma que antes, conque 
(aunque pobremente) quedó servida nuestra señora, y aque- 
lla iglesia pidiendo á voces la restauración de su adorno. — 
{Biblioteca Nacional, Madrid. Cód. H-lá, folios 15 á 19.) 

NúM. 490. 
Excusa el Abad de Monserrate su asistencia á los Brazos. 

El Abad de Monserrate llamado á los Bracos no va.= 
Desde 6 de Henero de 1641 prosiguió Cataluña los bra9os 
Generales que havia congregado al principio de sus inquie- 
tudes, convocando de nuevo á los del Estado Eclesiástico, por 
haverles dado licencia á los 13 de Diciembre el año antece- 
dente, para que acudiessen á sus iglesias á la celebración de 
las Paschuas. A 10 de Henero supieron en Barcelona la de- 
terminación que el P.® Abbad y Religiosos de la Corona de 
Castilla tomavan de no salir de aquel santuario, menos que 
con violencia: y no queriendo executarla entonces, se valie- 
ron para sacar al P.® Abbad de su monasterio delpretesto de 
assistir á los bra90s, á que como varón de la Provincia le 
obligavan. Escriviole el Diputado Claris la necesidad que de 
su persona tenian para que ayudasse á la composición de las 
materias corrientes. Pero como estavan tan empeñados, y la 
Provincia en estado de entregarse á Francia, juzgando á mas 



281 

de esto que el residir en Monserrate era preciso para la con- 
servación de su casa y consuelo espiritual de sus subditos, 
respondió á los Diputados le hiciessen merced de escusarle, 
que lo estimaria por singular favor, y entre otras razones les 
dixo las siguientes que por parecerme importantes las pongo 
aquí: 

«V. S.*^ por quien son y por su piedad, me hagan merced 
de darme licencia para que no assista á los brazos, creyendo 
que no puedo hazer otra cosa, y porque estimaré este favor, 
que será el mayor que puedo recibir, porque se encamina al 
cumplimiento de mi obligación principal que es de assistir á 
mis ovejas en tiempo de necesidades tan grandes. Christiano 
soy, sacerdote y Prelado (aunque indigno) de este santuario, 
bien puedo ser creydo y mas en materia tan grave. Juro in 
verbo sacerdotis y por esta soberana imagen de la Virgen 
santissima nuestra Señora, que pecana yo mortalmente si 
dexasse á esta santa casa y á estos Padres, en la ocasión 
presente, y assi nadie se admirará, ni me culpará, de que yo 
cumpla con mi obligación tan precisa, aunque por ella pa- 
desca qualquier trabaxo y corra el mayor peligro. » 

Esta carta la despachó el P. Abbad de Monserrate á 16 de 
Henero al Abbad de Galligans, francisco Xamar y Ramón 
Romeu, que después de haverse entregado del Thesoro y 
Riqueza de la Virgen, se boluian á la Cyudad de Barcelona. 
A 20 se acercó el Marqués de los Velez á la Villa de Marto- 
rell con su exército, y pareciéndole á Francisco de Escallar, 
que como se ha dicho estava con gente de Guerra en aquel 
Santuario, que la que tenia era poca para asegurarse y de- 
fender la montaña, no obstante que auia guarnecido los 
principales puestos y era Señor assi del Monasterio y de al- 
gunas armas que la Ciudad de Barcelona embió á Monser- 
rate, quando comen9aron las inquietudes de los segadores, 
avisó á Don Joseph Margarit, Maesse de Campo por Catalu- 
ña, que fuesse á Monserrate con su tercio. Hízolo assi y con su 
venida y mil hombres de Guerra que truxo, se halló conver- 
tido aquel gran Santuario en pla^a de armas, no con peque- 
ña inquietud y riesgo de los Padres Castellanos, que cada 



282 

instante aguardavan la muerte, aunque siempre muy con- 
formes con lo que nro. Señor ordenasse. — {Biblioteca Nacio- 
nal, Madrid. Cód. H-lá, fol 21.) 

NúM. 491. 

Expulsión de los Benitos castellanos de San Fcliu de (iuixols 
y Síonlserrat. 

Kompió en Martorel nuestro exército la gente Catalana 
que estava de guarnición en aquella Villa, y el siguiente, 
sábbado, se retiró el Marqués por falta de municiones y ví- 
veres. En todo este tiempo no trató la Diputación de que 
fuesse el P.^ Abbad de Monserrate, y assistir á los brazos. 
Pero apenas llegó á Tarragona nuestra gente, quando en 
Barcelona se decretó la salida de todos los religiosos caste- 
llanos de aquella Santa casa. Diéronle orden á Francisco de 
Escallar para executarla, y en conformidad de ella le dixo al 
P.^ Abbad como los Diputados havian dispuesto que su Pa- 
ternidad con todos los Religiosos Castellanos saliessen de 
aquel Santuario y se fuessen á castilla, por la poca seguri- 
dad que se podia tener^ recelando algún motin de la gente 
desordenada, viendo quan peligrosas andavan las materias 
de los tiempos presentes. 

Respondió el Padre Abbad que sentía como era justo el 
conocido agravio que se les hacia á todos, y mas, haviendo 
manifestado en público y secreto, la determinación que te- 
nían de passar por todos los riesgos y peligros que les ame- 
na9avan, deseando affectuosamente morir y vivir en aquel 
santuario debaxo de la protección y amparo de la Virgen, 
cumpliendo en esto con su vocación, y correspondiendo á los 
singulares beneficios que de nuestro Señor recivían median- 
te su santísima Madre. Pero que si no podia ser menos, era 
forzoso constasse á Dios y al mundo que los sacavan de 
Monserrate contra su voluntad, y con violencia, que no te- 
nia mas armas que las que le dava la iglesia, y que esta no 
debiéndose defender more castrorum, se aprovecharía de su 



283 

inmunidad, de la plenitud del derecho de ias Bulas, conce- 
siones y privilegios que se le devian guardar á aquel gran 
santuario, assí en lo favorable á él y á sus hijos, como en 
quanto fulminan censuras, entredichos y otras penas con- 
tra los que se atreven al estado Ecclesiástico. Que si no re- 
sistía asta que le sacassen de aquella santa casa hecho pe- 
da90S ó maniatado, era para saver que le dividían sus sub- 
ditos, y que teniendo obligación precisa de asestir y ampa- 
rar á los que corrían mayor riesgo, siendo cierto que los 
Religiosos Catalanes que havian de quedar en Monserrate 
estarían seguros entre los suyos y en su propia patria, y ser 
casi evidentes los peligros de los Religiosos castellanos, y 
mas, por los caminos, se determinava á consentir que le sa- 
cassen en compañía de ellos, avnque protestando de la vio- 
lencia, y poniendo á Dios y á los hombres por testigos que 
salla contra su voluntad, y que su intento era permanecer 
en aquel santuario assistiendo á sus ovejas y subditos, no 
obstante qualesquiera riesgos y peligros que corriesse su 
vida. 

Respondió Francisco de Escallar, que de muy buena gana 
oyría los protextos, con que juntamente se executasse lo que 
los Diputados ordenavan, que su paternidad se previuiesse 
con todos los religiosos de la Corona de Castilla, porque con 
brevedad embiarian de Barcelona el carruaje necessario, que- 
riendo los Diputados y Cyudad que para mayor seguridad de 
todos, corriesse la jornada por su quenta, y que en el camino 
se les regalasse y sirviesse conforme á su estado. 

Esta determinación se suspendió algún tiempo, en cuyo 
intervalo padecieron no menores accidentes los Religiosos 
Castellanos de Monserrate, de San Filiu de Guijoles (1), lu- 
gar marítimo, en que el Abbad tiene campal señorío, y cuya 
casa está sujeta al reverendissimo General de San Benito de 
España: á 26 de Henero de 1641 entraron en el Monasterio los 
jurados de la Villa con mucha gente de guerra que los acom- 
pañava, y sacaron de él contra su voluntad y por fuer9a, al 

(1) San Felio de Guixols, en la actual provincia de Gerona. 



284 

P.e Fray Alonso Cano, natural de Jaén, y presidente de 
aquel convento, y otros dos monjes Castellanos, el vno y el 
otro Aragonés, aunque este á titulo de la Corona de Castilla, 
depositándolos en casas particulares, y habiéndolos puesto 
con guardas de vista y gente de guerra que les assegurasse 
del vulgo, uno de los jurados de San Filiu partió á Barcelo- 
na para informar á los Diputados y junta de Justicia de lo 
que liavian hecho, y de los motivos y causas: bolvió dentro 
de quatro dias con orden expressa y carta del Diputado Cla- 
ris para que luego el Padre Presidente y Padre Aragonés y 
Castellanos los pusiessen en la cárcel pública, y juntamente 
con ellos otros tres monges castellanos, hijos profesos de la 
misma casa (1). Cinco dias les tuvieron presos con grandes 
descomodidades, y en vn calabo90 donde acostumbran po- 
ner á los delinquentes de mayores delitos. 

A 4 de febrero tuvieron los jurados orden nueva de los Di- 
putados, para que á todos los rehgiosos los llevassen á Bar- 
celona: precedieron antes informaciones por parte de la Vi- 
lla. Tomóla Don Gisper Amat, Abbad de Galligans, y cons- 
tando de ellas que todos los Religiosos estavan sin culpa, con 
ser assí, á media noche, por Castellanos solo, los desposeye- 
ron de su monasterio, y por mar los llevaron á la Cyudad de 
Barcelona, donde pidiendo á los Diputados el Padre Presi- 
dente les diesse cargos á él y á sus monges ó los despachas- 
sen, se les respondió ser dos los que se le harian; el vno, que 
en la Missa que celebró el dia de los Eeyes, dixo aquellas 

(1) Ya ea prensa esta página, desisto de publicar en este Apéndice 
una notable carta autógrafa de Pablo Claris, relativa á la prisión de los 
monjes castellanos del cenobio benedictino de San Feliií de Guixols. 
En mi última excursión de estudio por Cataluña, investigando en el 
Archivo Municipal de San Feliú, descubrí dicho documento que se halla 
inserto entre los acuerdos concejiles de 4 641. Al pedir ahora desde Ma- 
drid la copia de dicha carta, no hallo facilidades para obtener un tras- 
lado de la misma limpio de errores, ya que á muchos puede conducir, 
para el que no sea paleógrafo, la mala letra del original. He de esperar, 
mal de mi grado, á otro viaje por Cataluña, durante el cual copiaré la 
carta en cuestión, á fin de imprimirla en otros apéndices de documen- 
tos que daré á conocer al final de esta obra. 



285 

palabras^ «O famulum tuumPhilipumEegemnostrnm,» y el 
otro, que teniendo la provincia Guerra actual contra el Rey, 
no havia tomado las armas con sus Religiosos y fortificado 
el Convento. A estos cargos (si pueden serlo) cumplió con la 
obligación natural con lo que sb devia á su rey y al estado 
religioso, respondió el Padre Presidente con toda modestia 
que pudo, y aunque mostró la Diputación y su junta de jus- 
ticia quedar satisfecha, ordenó que los dos Padres monjes 
Castellanos y el Aragonés saliessen del rey no, y que entre 
tanto, que se disponía ^ expeler á los de Monserrate, aguar- 
dassen en aquel santuario para que todos juntos saliessen. 
A 21 de febrero despacharon los Diputados al Abbad de 
Galligans, dándole facultad y poderes bastantes, como he 
dicho, para que en compañia de Francisco de Escallar, que 
con su gente de Guerra eslava en Monserrate, executasse la 
salida de todos los monges castellanos, professos, novicios y 
frayles legos de aquel sagrado Convento; llegó al anochecer, 
y truxo consigo el carruaje para sesenta personas. Viose 
aquella misma noche con el Padre Abbad de Monserrate, 
díxole que el otro dia por la mañana havia de ser la salida, 
que juntasse á hora competente sus monjes, para que él pu- 
diesse en público capítulo proponerles el orden de los Dipu- 
tados, y executarlo de suerte, que pudiesse hazer jornada. 
Respondióle el Padre Abbad en la conformidad misma que 
á Francisco descallar, quando la primera vez le dio aviso de 
la determinación que el principado tomava. El siguiente dia, 
viernes á 22 de febrero, aunque por no estar del todo ajus- 
tadas algunas cosas tocantes al buen successo y govierno 
conque havia de quedar aquel santuario no pudo executar- 
se la salida, quisieron el Abbad de Galligans y francisco 
descallar que juntasse capítulo á las diez horas de la maña- 
na: se convino, y assistieron en él todos los Padres monjes y 
Hermitaños, novicios y frayles legos, assí Castellanos como 
Catalanes, de aquella santa casa. El Abbad de Galligans y 
Francisco descallar entraron también, y en nombre de los 
Diputados de Cataluña y Conselleres de Barcelona propu- 
sieron la comisión que trahian, diciendo que no era intento 



286 

ni voluntad del Principado comprehender en ello á los Pa- 
dres liermitafios de Castilla, ni tampoco á los monges y her- 
mitaños y frailes del reyno de Aragón, de Valencia y Navar- 
ra, sino que solo saliessen de Monserrate los Padres monges 
profesos, novicios y frayles legos, castellanos. Las razones 
que dieron, como consta de la Escritura authéntica que de 
este acto se hizo, fueron las siguientes: 

«Que atendiendo á la mayor conservación de la Provincia 
de Cataluña, beneficio público y particular, havian resuelto 
los Diputados que todos los monges y frayles de nación cas- 
tellana se volviessen á su tierra, para que ellos en ella, y los 
catalanes en la suya, cada uno, sin perjuicio de tercera per- 
sona, como era justo, pudiesse mirar por su patria.» 

El Padre Abbad de Monserrate respondió en su nombre, 
y en el de todos los Padres, monges, professos, novicios y 
frayles naturales de la Corona de Castilla, que como en otras 
ocasiones liavia representado en aquel sagrado lugar, y á los 
mismos que sehallavan presentes, declarava entonces ser la 
voluntad de todos perseverar en aquel santuario, mientras 
les durasse la vida, aunque fuesse menester perderla una y 
muchas veces, siendo posible por no desamparar la casa de 
su profesión, y por vivir y morir en compañía de todos sus 
hermanos, que para que constasse de su intención y que los 
sacavan violentamente sin su consentimiento, y contra el 
dictamen de sus conciencias, requería á Juan Baptista Fa- 
rel, notario real, para que delante de testigos y delante de 
todos leyesse en alta y en inteligible voz vn papel que le 
dava, protestando de la violencia. Reciviole el notario y le- 
yéndole decia assi: 

«Yo, el maestro fray Juan Manuel de Espinosa, Abbad del 
Monasterio de Nuestra Señora de Monserrate, Sacristán ma- 
yor de la Sacra Cathóhca y Real Magestad en todos los Rey- 
nos de la Corona de Aragón y Calificador del Santo Officio, 
haviendo oydo en particular, y aora y delante de todo el 
Santo Convento lo que los nobles señores Don Gispert Amat 
y Desboch, Abbad de San Pedro de Galligans, y el Señor 
Francisco descallar me han dicho, en nombre de los muy 



287 

ilustres Señores Diputados de este Principado de Cataluña, 
acerca de la resolución y determinación que han tomado de 
que yo y los religiosos de la Corona de Castilla que vivimos 
en este Santuario, salgamos de él y de Cataluña, para ir á 
Castilla, en mi nombre y como Abbad y Superior, aunque 
indigno, en esta Santa Casa, y en nombre de los Padres re- 
ligiosos de la Corona de Castilla professos, novicios y con- 
ventuales de este santuario, protesto á los muy ilustres Di- 
putados al dicho Señor Abbad de Galligans y al Señor Fran- 
cisco descallar, poniendo por testigos á Dios nuestro Señor 
todopoderoso, á su madre Santíssima, á nuestro glorioso Pa- 
dre San Benito, á todos los santos del Cielo y á las personas 
que se hallan presentes, assi religiosos como seculares, que 
haviéndonos su Magestad trahido á esta Santa casa para que 
perpetuamente le sirvamos, queremos vivir y morir en ella, 
no obstante qualesquiera peligros que nos sobrevengan y que 
podamos tener, y que contra nuestra voluntad nos sacan los 
dichos Señores deste Monasterio de nuestra Señora de Mon- 
serrate, del qual yo soy Abbad y Prelado canónicamente 
electo, y estos Padres y yo hijos profesos y conventuales de 
él, para llevarnos á Castilla, haviendo representado de pala- 
bra á los sobredichos Señores Abbad de Galligans y Fran- 
cisco descallar y por escrito á los muy ilustres señores Di- 
putados, las ra9ones que nos mueven y en consciencia tene- 
mos, para no salir de esta Santa Casa, y de mi parte adver- 
tir que no se divide esta Santa Casa, y también la obhga- 
cion precisa que de derecho tengo de residir en ella, y asses- 
tir á mis ovejas y subditos en tiempos tan calamitosos, para 
evitar los peligros espirituales y temporales que á esta Santa 
comunidad y monasterio tan conocidamente amenazan, si 
nos apartamos juzgando assi con el parecer de los Padres 
del santo Consexo y de las personas mas doctas y graves 
deste Santuario, y que pesa mas infinitamente el cumpli- 
miento de esta obligación en mi, que todos los órdenes man- 
datos y preceptos humanos, y assi entendiendo en Dios y en 
mi conciencia que si voluntariamente desamparase mis ove- 
jas y subditos, cometeria vna offensa gravissima á Dios núes- 



288 

tro Señor, para que su Divina Magestad en su tremendo juy- 
cio, donde havemos de dar estrecha cuenta, yo en particular 
de todo lo que tengo á mi cargo, no nos la pida de los daños 
espirituales y temporales que por nuestra salida y ausencia 
de Esta Santa Casa nos pueden sobrevenir á nosotros, y á 
este Santuario, y á todo lo que á él pertenece. Y porque en 
todo tiempo se conosca que de nuestra parte havemos hecho 
quanto nos ha sido possible, y conste si conviniere á la San- 
tidad de nuestro Santíssimo Padre Vrbano Octavo, al Nun- 
cio ApostóHco, y á toda nuestra Sagrada Eeligion y reve- 
rendíssimo Padre General, bolvemos á protestar á los dichos 
muy ilustres Señores Diputados, á los Señores Abbad de 
Galligans, y Francisco de Escallar que assisten presentes, en 
su nombre una y muchas veces con todos los términos, re- 
quisitos, condiciones y circunstancias que de derecho pode- 
mos, y se nos deve, por la inmunidad Ecclesiástica y Apos- 
tólica, y por todos los indultos, gracias y privilegios y pre- 
rogativas de nuestra Sagrada religión, y especialmente de 
esta Santa Casa, que nos sacan á estos padres y á mí deste 
Santuario que es de nuestra profesión, contra nuestro grado 
y sin nuestro consentimiento, y contra el dictamen de nues- 
tras conciencias, y que es nuestra voluntad valemos y apro- 
vecharnos para este presente caso de todos y qualesquiera 
Sagrados cánones, Santos Consilios Generales y Provinciales, 
de toda la plenitud del derecho. Divino positivo y Apostóli- 
co, de las Bulas, concesiones espirituales y livertades que 
por razón de dignidad Abbacial y á mi juntamente con to- 
dos estos Padres, por sacerdotes, por monges Rehgiosos de 
San Benito nos compiten, assi en todo aquello que hazen en 
nuestro favor y de esta Santa Casa, como en quanto fulmi- 
nan censuras, interdichos, irregularidades y otras penas con- 
tra las personas de qualquier estado y dignidad que sean, y 
contravienen en parte ó en todo á dichos sagrados Cánones, 
Consilios, indultos y privilegios.» 

En esta conformidad protestó en su nombre y en el de sus 
monges el Padre fray Alonso Cano Presidente del Monaste- 
rio de San Filiú de Gijoles, que le dieron al Padre Abbad de 



289 

Monserrate la copia authéntica cleste auto: respondieron el 
de Galligans y Francisco de Escallar en nombre de sus prin- 
cipales, que en execussion de lo que havian resuelto los Di- 
putados de Cataluña y Gonselleres de Barcelona con su Con- 
sexo de Ciento, attendiendo al beneficio del Padre Abbad y 
Monges del monasterio de nuestra Señora de Monserrate, de 
nación castellana, por quanto en la Provincia havia guerra 
viva entre los naturales y castellanos y temeridades de algu- 
nas personas inquietas del mismo principado, no hiziesen al- 
gunos desórdenes y excessos contra el dicho Abbad y mon- 
jes, por ser de banda del enemigo. Este nombre davan al 
exército del rey nuestro Señor, y rezelándose de ellos no le 
diessen avisos y entregassen el monasterio, de que se sigui- 
rian á la Provincia grandes daños, por estar en la montaña 
y en lugar fuerte, donde podrían hazer correrías contra el 
principado, cyudad, villas y lugares circunvecinos, con mu- 
cha siguridad, y señalar baxeles contrarios que naveguen 
por la costa de la Provincia, ajustándose á esto la noticia 
que devian de haver tenido, que el Marqués de los Velez, Ca- 
pitán General del exército enemigo, escribió al Abbad para 
que le enviasse dos monges y que también del monasterio se 
remitieron algunas medidas de nuestra Señora, de que podia 
colegirse trato para entregarla. Que assí attendiendo al be- 
nefficio público y á la comodidad particular de dicho Abbad y 
monges, procedían de derecho y jurídicamente, sin pretender 
contravención de Breves, indultos Apostólicos y privilegios 
Eclesiásticos, los quales protestavan que no querían ni enten- 
dían violar en cosa alguna, sino solo attender al bien parti- 
cular de los religiosos, asta que las cosas tuviessen el estado 
que havian menester para alcan9ar la paz y quietud de la 
Provincia. 

Esta fué la respuesta que dieron, y al entregársela al Pa- 
dre Abbad, les dixo que bien conocía buscavan ocasión sin 
tenerla, y pretextos sin que los huviesse, para sacarlos de 
Monserrate, como se coHgia de sus mismas ra9ones, pues el 
dezir que aquella Sagrada montaña era sitio acomodado pa- 
ra fortificarse, no llevava camino, por ser lugar abierto, sin 
Tomo xxii 4 9 , 



290 

agua y sin comodidad para víveres, y mucho menos el seña- 
lar baxeles, estando siete leguas de la mar, de donde apenas 
se descubre aquel gran santuario. Que los peligros á quien 
estavan expuestos los Religiosos, havian de sufrirlos, y que 
sin temerlos, como muchas vezes havian representado, aguar- 
darían la muerte por cumplir con su obligación. Que entre- 
gar al exército del Rey el monasterio, era imposible, por es- 
tar sin armas y tan oprimidos de la gente de guerra caste- 
llana, que mas parecían presos en su misma casa, que due- 
ños y señores de ella. Que el Marqués de los Veles seria ver- 
dad que le escrivió, pero que la carta no havia llegado á sus 
manos, y que como constava de lo que ellos mismos dezian, 
la carta del Marqués no contenia mas que muestras de sen- 
timiento por no haver llegado á adorar á nuestra Señora^ y 
decir en ella que el Rey nuestro Señor le havia dado orden 
para que cuydasse de todo lo que tocava á aquel gran san- 
tuario, sin permitir que se hiciesse agravio á cosa suya. Que 
el Padre Prior mayor de Monserrate, fray Antonio Lizano, 
natural de la Cyudad de Huezca en Aragón, respondiendo de 
palabra á una carta del Conde de Tirón en que le avisava 
mandasse recoger los ornamentos y las alajas del Priora- 
to de San Sebastian de los Gochs, sujeto á Monserrate, cerca 
de Villafranca, le embió una medida de nuestra Señora para 
que por ella supiesse que el mensagero havia estado en aquel 
santuario y dádole su carta. A que el Abbad de Galligans y 
Francisco de Escallar no tuvieron que replicar, convencidos 
de la verdad de estas ra9ones. 

Instaron de nuevo en que no era la voluntad del Princi- 
pado que los Religiosos del Reyno de Aragón, Navarra y 
Valencia, ni tampoco los Padres Hermitaños, aunque fuessen 
de la Corona de Castilla, saliessen de' aquella santa Casa, di- 
ciéndoles que en qualquier sucesso les ampararla la Provin- 
cia, y que estimarían se quedassen en ella. Agradeciéndole 
estos Padres el fabor y agasajo que querían hacerles, res- 
pondieron los Aragoneses que la estimavan mucho, pero que 
siendo grandes los peligros de sus personas, no menores los 
de sus conciencias, pues querían dexarlos sin cávela que los 



291 

rigiesse, sin prelado que les diesse consuelo, y sin guia que 
los encaminasse, se determinavan en ir siguiendo ásu Abbad, 
aunque fuesse con riesgo déla vida, entendiendo que esta era 
la voluntad de Dios y de su Santíssima Madre. 

En esta misma conformidad hablaron los padres hermita- 
ños de Castilla, añadiendo que ya la experiencia les havia 
enseñado quan conocidos eran los peligros, que por castella- 
nos los corrían mayores, que no podria assegurarlos la pro- 
vincia de gente desmandada y en la soledad de sus hermi- 
tas, ni ellos gozan de la quietud y retiro que pedia su estado, 
pues ya vna vez violentamente para expellirlos de Monserra- 
te los havian sacado de sus celdas, el segundo dia de Navi- 
dad, como arriba se dixo y que assi era su voluntad seguir a 
su prelado, teniendo por cierto que esto les con venia para la 
quietud de sus conciencias y salvación de sus almas, no obs- 
tante que si en aquel Santuario quedaba el P.® Abbad y 
monges, perseverarían en él, aunque fuessen los peligros 
grandes y evidentes los riesgos. 

Sábbado á 23 de febrero de 1641, se determinó la salida, 
y la noche antes previno el Padre Abbad á todos los Reli- 
giosos que havian de seguirle^ mandando á los Padres mon- 
ges sacerdotes y á los que no lo eran que á la mañana si- 
guiente á las cinco dixessen missa los unos y se previniessen 
los otros para recivir el santissimo, que teniéndole patente, 
cantarla su paternidad la missa matinal de nuestra señora, 
y les daria la sagrada comunión de su mano. Hízose assi 
con grande devoción y ternura, con muchas lágrimas y mul- 
tiplicados suspiros, y haviendo cantado el Padre Abbad la 
Missa dicha y comulgado los que no lo eran, todos juntos 
salieron al retrete de nuestra Señora para despedirse dé su 
magestad y adorarla postrados á sus plantas. No sabré en- 
carecer, aunque quisiera, los Gemidos, los llantos, los inte- 
riores affectos que causó en todos la vista de aquella mila- 
grosísima imagen, á cuyo servicio se havian dedicado los 
mas dellos desde sus primeros años, de cuyo amparo los apar- 
tavan tan injustamente. Gran rato assistieron en su precen- 
cia todos, y por instar el tiempo, con una Letanía que devo- 



292 

tissimamente le dixeron, se apartaron de su vista partiéndo- 
sele los cora9ones y llevándola en ellos muy impressa. 

A punto ya de caminar para despedirse de los religiosos 
que quedavan en aquel Santuario, juntó el Padre Abbad á 
las diez de la mañana su convento. Dioles noticia del estado 
en que dexava la casa, manifestándoles el sentimiento gran- 
de conque se apartava de su compañía, y exortándoles con 
vna breve plática á la paz vnion y fraternal amor que entro 
sí devian conservar unos con otros, nombrándoles por presi- 
dente suyo al Padre maestro fray Juan Márquez, y por pre- 
sidentes de Prior, y de todos los demás officios que teníanlos 
Padres monges que le acompañavan, á otros Religiosos ca- 
talanes. No quitó á ninguno de los que h avian de seguirle, 
sus officios, antes bien diciendo dexava solo quien los subs- 
tituyesse, asta , tanto, que como esperava en Dios y en su 
madre Santíssima, bolviessen á poderlos exercitar. Concluyó 
el capítulo con la despedida mas tierna que puede imaginar- 
se, pues tocios, unos y otros, Castellanos y Catalanes, con- 
vertidos sus ojos en fuentes, davan muestras del sentimiento 
grande que tenían, sin que en aquel santuario se oyesse sino 
suspiros, S0II090S y lamentos. El salir del capítulo y ponerse 
á caballo fue una misma cosa. De Barcelona (como ya dixe) 
traxeron el carruaje necessario para sessenta personas. Sa- 
lieron de Monserrate el Padre Abbad fray Juan Manuel de 
Espinosa, treinta y tres monges, seis hermitaños, catorce 
frayles legos, y tres niños escolares, pajes de la Virgen, á 
quien no valió ni la tierna edad, ni la inocencia, para que 
dexassen por castellanos de ser expelidos de aquella santa 
Cassa. A ninguno de los E-elígiosos le permitieron que sa- 
casse de Monserrate más que sus hábitos y alguna ropa in- 
terior para poder mudarse: dinero ni otra cosa, nadie le tru- 
xo, ni el Padre Abbad tampoco, aunque á petición de los 
monges catalanes se le dio, por respeto de su dignidad, un 
aderezo de los ordinarios para decir missa. 

Aquel día 23 de febrero, llegaron á Igualada comboyados 
de alguna cavalleria, y acompañados del Abbad de Galligans 
y Francisco de Escallar, por cuya cuenta corrió hasta sacar- 



293 

los del Keyno el hospedaje y regalo de todos, en que se mos- 
traron tan liberales, como los religiosos agradecidos á su 
mucho agasajo y cortesia: asta llegar a la Cyudad de Lérida 
no sucedió cosa notable, solo en Velpuche (1) supo que el 
mismo dia que la Diputación los havia sacado de su casa, mu- 
rió en Barcelona de repente el canónigo Pablo Claris Dipu- 
tado Eclesiástico y cavcQa entonces del Gobierno, ó como 
otros dixeron, le faltó el habla, y que dos dias después sin 
haverla cobrado, havia espirado. 

Entraron en Lérida martes 26 de febrero por la tarde, y 
antes que anocheciesse escrivió el Padre Abbad de Monser- 
rate al Excelen tissim o Duque de Nochera, Virrey de Aragón 
que estava en la villa de Fraga con su Exército, dándole 
aviso de la resolución del Principado y de la llegada de los 
religiosos en su compañía, para que se sirviesse de ampa- 
rarles y darles á los soldados y criados catalanes, seguros, 
con que pudiessen llegar con el carruaje de la Provincia asta 
dexar á los religiosos dentro de aquel reyno. Con este des- 
pacho embió el Padre Abbad á fray Iñigo de Royo, Aragonés, 
lector de Theología moral de Monserrate, y para su seguri- 
dad, le dio Joseph Miguel Quintana, Diputado real de Cata- 
luña que en aquella Cyudad governava las armas, un trom- 
peta y algunos cavallos que le comboyasen. Recibióle el Du- 
que con la piedad y mucho agrado que tiene. Leyó la carta 
y lastimándose del sucesso, despachó el trompeta embiando 
el seguro que le pedia. 

La tarde que llegaron los Rehgiosos á lérida por orden de 
la Provincia, instaron otra vez á los Monjes Aragoneses para 
que se quedassen, y fué tan apretado el orden, que les man- 
daron á los executores se valiessen de todos los medios Kci- 
tos para que no tuviesse efecto su sahda. Respondieron los 
Aragoneses que ya alcan9avan se hazian aquellas diligencias 
por contemporizar, mas que por otra cosa, que si sallan del 
Reyno, era por la mayor quietud de sus conciencias, y que 
esta la esperavan aliar siguiendo á su prelado, que por la 

{\ ) Bellpuig. 



294 

violencia bien podia obligarlos á que se qnedassen, pero que 
no seria con su voluntad y su gusto. Cesaron con esto, y el 
Jueves siguiente al amanecer, salió el Padre Abbad de Mon- 
serrate con todos sus religiosos de lérida. Diéronle para que 
caminase seguro una compañia de Cavalleria Catalana, y 
hasta la Raya de Aragón acompañaron al Padre Abbad el 
de Galligans y Francisco descallar, despidiéronse allí de su 
paternidad y de los monjes, estos dos cavalleros, y al partir- 
se le dexaron al Padre Mayordomo mayor fray Millan de 
Miranda dos mil reales, diciéndole al Padre Abbad que con 
aquel dinero le servían para ayuda de costa del camino. Pro- 
siguióle la cavalleria con los religiosos, y á una legua lexos 
que los descubrieron las sentinelas del exército del rey nues- 
tro Señor, dieron aviso al Duque de Nochera, y mandó que 
saliesse luego el varón de Letosa con cavalleria, que gover- 
nava, á recibirlos. A poco mas de tiro de mosquete pararon 
los unos y los otros, hicieron sus llamadas los trompetas, y 
juntándose los cavos de entrambas partes, después de haver 
visto el seguro del Duque y offrecerles á los Catalanes el va- 
ron de Letosa que se les guardarla, marchó en esquadron 
azia la villa la cavalleria de Cataluña, luego los religiosos en 
tropa, cerrando en orden de nuestros cavallos. Desta suerte 
llegaren asta lo alto de la cuesta de Fraga, y de allí apartán- 
dose á tiro de pistola la gente catalana de la nuestra, se 
apearon los religiosos, se hizo la entrega, y despidiéndose 
con grandes cortesías, se volvieron los catalanes con todo el 
carruaje á su tierra, y los religiosos acompañados de la no- 
bleza mayor del exército entraron á pie en la villa, donde el 
ex,^ Duque de Nochera los acogió benignamente, los regaló 
con excesso y haziendo que descansassen dos dias, los enca- 
minó á Zaragoza, dándoles en nombre del Rey nuestro Se- 
ñor el carruaje necesario, su carroza de campaña con seis 
muías para el Padre Abbad y los mas impedidos; dineros 
para el gasto, j un comisario que los acompañasse asta que 
saliessen del rey no. 

En todos los lugares de Aragón agasajaron mucho al Pa- 
dre Abbad y monges, y á porfía todos querían llevarse los 



295 

religiosos á sus casas para poder con mayor seguridad y co- 
modidad regalarlos. Llegaron á Zaragoza martes cinco de 
mar^o, y aquella illustre Cyudad mostrando su piedad y la 
devoción grande que tiene á la Reyna del Cielo, salió en for- 
ma de consistorio á recivirlos, y teniendo aviso antes por 
cartas del Padre Abbad, previno para hospedar á los religio- 
sos una casa donde con toda comodidad se aposentaron. El 
Arzobispo, la Cyudad y toda la noble9a de Aragón visitó al 
Padre Abbad de Monserrate y á sus monges, compadecién- 
dose mucho de su desdicha. Mostróse entre todos con singu- 
lar affecto Don Agustin de Villanueva, justicia de Aragón, 
que sin faltar un punto assistió al agasajo de los monges, no 
fiándolo á terceras personas, sino queriendo que por la pro- 
pria suya acudir á su comodidad y regalo. El mismo dia que 
entró el Padre Abbad en Zaragoza, escrivió á su Magestad, 
al Conde Duque y á Don Geronymo de Villanueva, y me ha 
parecido copiar aquí sus cartas. =L¿t de su Magestad. 

« Señor. =Las desdichas y travajos de Cataluña no han 
perdonado á los Monges y demás religiosos Castellanos de 
Monserrate, pues los Diputados y Cyudad de Barcelona no 
moviéndose por los pretextos jurídicos que les di, se deter- 
minaron á sacarnos de aquel gran santuario de la Virgen 
Santísima dexándonos en la Raya de Aragón, donde nos re- 
cibió, consoló y regaló el Duque de Nochera, en nombre de 
V. mag.d. Dios le guarde. Esta noche hemos llegado á (^ara- 
g09a con mucha descomodidad y travaxo. Luego que tenga 
carruaje nos partiremos á la corte á echarnos á los pies de 
V. Mag.d, de quien esperamos recivir la merced que su real 
piedad y de la mucha devoción que tiene á nuestra Señora 
de Monserrate nos prometemos. Guarde Dios la Católica 
persona de V. Mag.^ como la Christiandad ha menester. Za- 
rago9a y marzo 5 de 1641.» 

Al Conde Duque. =« Los Diputados y Cyudad de Barcelona 
nos sacaron del Gran Santuario de nuestra Señora de Mon- 
serrate, casa de nuestra profesión, sin más culpa nuestra que 
ser Castellanos, y sin moverse por mis protestos y demás 
diligencias jurídicas que son las armas que me da la Iglesia. 



296 

Dexáronnos en la raya de Aragón, donde el Duque de No- 
chera nos hizo mucha merced. Hemos llegado esta noche á 
QsLTíxgo(}Q. bien trabajados, que la incomodidad es grande y 
ay muchos impedidos, si bien todo se alivia con el favor y 
agasajo que el justicia de Aragón nos haze de todas mane- 
ras, en que muestra muy bien quien es, y el affecto que tiene 
á nuestra sagrada rehgion: con brevedad saldremos de aquí, 
que no aguardo sino al carruaje: iremos á essa Corte á echar- 
nos á los pies de su Mag.^ Dios le guarde y á los de V. Ex.»- , 
con cuyo amparo tendremos el consuelo que ha menester 
nuestra desdicha. Guarde Dios á V. Ex. ■'^muchos años &.^ » 

Al Protonotario.=« Después de muchos trabajos que hemos 
tenido en Monserrate desde que comen9aron en Cataluña sus 
inquietudes, llegamos últimamente á padecer el mayor y más 
lastimoso en nuestro sentimiento, como es avernos sacado 
los Diputados y Cyudad de Barcelona, solo por Castellanos, 
de aquel gran Santuario de la Virgen Santísima. Dexáronnos 
en la raya de Aragón y con la buena acogida que allí nos 
hÍ90 el Duque de Nochera, hemos llegado á 9arag09a, aun- 
que cansados, que la Comunidad es grande, y grande tam- 
bién la descomodidad con tantos impedidos y viejos. El Se- 
ñor justicia, por quien es, y por hermano de V. S., nos ha 
honrado y hecho muchissima merced, y solicita el carruaje 
conque saldremos de aqui presto para essa Corte á echarnos 
á los pies de su magestad, Dios le guarde, que con el favor 
de VS. nos dará el consuelo que han menester nuestros tra- 
baxos y afflicion, de que se compadecen todos los que nos 
ven. Guarde Dios á VS.» 

Cuatro dias se detuvo en Zarago9a el Padre Abbad de 
Monserrate con sus monges para que descansassen del tra- 
baxo passado, y previnir el carruage con que caminar á la 
corte. A diez de mar9o salieron de aquella Cyudad, y llega- 
ron á la Villa de Alcalá á 17, sin que sucediesse cosa memo- 
rable: en jornada supieron antes los efectos que en el piado- 
so y real pecho del Eey nuestro Señor havian hecho las car- 
tas del Padre Abbad, y la noticia de la determinación de los 
Catalanes, pues apenas su magestad la supo, quando para 



297 

que fundassen los monges, les señaló una quinta suya media 
legua corta de madrid (1), conque le sirvió el condestable de 
Castilla, y es en los edificios, en la grandeva de los jardines, 
agua y huerta, de las mas estimadas de^la Corte. Dio tam- 
bién su magestad para alajarla ocho mil ducados, y cada 
mes quinientos para el sustento de los Religiosos, mandan- 
do que á toda prissa se dispusiesse la quinta en forma de 
Convento, se hiciessen ornamentos, cálices y todo lo demás 
necessario al culto divino y buena disposición de la casa, 
para que luego que los religiosos llegassen, pudiessen sin de- 
tenerse entrar á vivir en ella. 

Aunque travaxó con continuación mucha gente, no fué 
posible que con tanta brevedad se acabasse la obra, y assí 
el Padre Abbad y sus monges se detuvieron en Alcalá ocho 
dias: El lunes Santo 25 de Margo, dia de la Anunciación de 
nuestra Señora estuvo á punto para poder habitarla, y yo 
entiendo que con singular disposición del Cielo para que se 
conociese que, si en sábado, dia dedicado á la Virgen, fueron 
sus Capellanes expelidos de Monserrate, y desposeydos de 
aquel gran Santuario en dia suyo, entravan tomando po- 
session de otro Monserrate nuevo, que con este título quiso 
el Rey nuestro Señor se llamasse la casa que les dava, dedi- 
cándola con su Real piedad á la Reyna del Cielo. 

Llegaron á Madrid á medio dia: pararon en San Martin 
Convento de su orden: saheron en procesión para ir á Pala- 
cio á besar la mano al Rey nuestro Señor todos los monges, 
hermitaños, novicios, frayles legos, y niños escolares, acom- 
pañando al Padre Abbad de Monserrate, el Reverendíssimo 
General de San Benito, el Ilustríssimo Señor Don Fray 
Joseph de la Cerda, Obispo de Badajoz, y el protonotario, 
los Ex.™03 Señores Conde de Lemos, Duque de Ossuna, Du- 
que de Veraguas, Duque de Villahermosa, Márquez de los 
Valvases, Duque de Ariscot, Conde de Fuensahda, Principe 
de Esquilache, Conde de Santa Coloma y otros muchos 

(1) Muy corta era la media legua, paes el nuevo convento de Mon- 
serrate se estableció donde hoy existe la Cárcel de mujeres, localidad 
extramuros del Madrid de Felipe IV. 



598 

títulos Señores y Cavalleros de la Corte. Dioles Su Magestad' 
audiencia, habláronle el Reverendíssimo Padre General de 
San Benito, el Padre Abbad de Mouserrate, en presencia de 
todos representándole su desdicha, y quan agradecidos se 
hallavan á las muchas mercedes de su Real mano recivian: 
mostró Su Magestad entretenerse y al Padre Abbad le dixo: 
«Mucho me he compadecido de vuestros trabaxos, y os ampa- 
raré y favoreceré en ellos, y espero en nuestro Señor y en 
su Santíssima madre, que muy presto os he de restituir á 
vuestro monasterio.» Todos los religiosos de dos en dos be- 
saron á Su Magestad la mano, y en conduciendo, passaron 
al quarto de la Reyna nuestra Señora, donde su magestad 
está con el Principe nuestro Señor, á quien también besa- 
ron la mano, respondiendo su magestad y Altezas con gran 
ternura, y en la misma conformidad que del Rey nuestra 
Señor queda dicho. 

Para salir de Palacio y llevar á los Religiosos á su Con- 
vento, estuvieron apercebidos los coches de Su Magestad: 
llegaron en ellos al nuevo Monserrate, y en procesión, can- 
tando el Tedeum Laudamus, entraron en la Iglesia, que 
por la mañana se bendixo colocando en ella el Santíssimo, 
y tomaron posession de su cassa. A los Padres hermitaños 
para que con más comodidad pudiessen vivir según la so- 
ledad de su estado, por orden del Rey nuestro Señor, se les 
señaló en el sitio real del retiro, la hermita de San Antonio, 
en cuyo hospedaje, como en lo demás tocante al beneficio, 
comodidad y regalo del Padre Abbad y monges, se mostró 
el Excelentíssimo Señor Conde Duque tan piadoso, y tan 
cliristiano y affecto, que por sí mismo dispuso la havitacion 
y celdas de los Padres hermitaños, acomodándoles las camas, 
y mulliendoles los colchones, y por toda aquella semana 
visitándolos muchas veces, y tratando con ellos cosas de 
espíritu como con rabones tan exemplares y santas. No 
menos ha manifestado la devoción grande que tiene á la 
rehgion de San Benito el Protonotario, assistiendo siempre 
al Padre Abbad y monges en todo quanto convino á su 
consuelo, queriendo que corra por su quenta la Execussion 



299 

de \8í% mercedes que el Key nuestro Señor les hizo, conque 
se espera ver con brevedad adelantado este Convento de 
nuestra Señora la Real del nuevo Monserrate, el qual para 
dar muestras del reconocimiento devido que tiene á tan 
Inclyto Monarcha, fixó esta inscripción en el Templo, ma- 
nifestando sus affectos y publicando sus obligaciones. 

Memoria perpetua del muy Católi- 
co Señor Don felipe quarto el gran- 
de, Rey de las Españas y nuevo 
mundo, pío, inclyto, ampara- 
dor, Zelador y aumentador 
del Culto Divino. 

LA religión sagrada DEL GRAN PATRIARCA SAN BENITO. 
reconocida de los muchos y SEÑALADOS FAVORES RECIVIDOS DE 
SU PODEROSA MANO, 
COMO A FUNDADOR Y VERDADERO PATRÓN DESTA REAL CASA LE 
DEDICÓ ESTE MONUMENTO 
EN SEÑAL DE SU JUSTO AGRADECIMIENTO, DEVIDO A TAN ESCLARE- 
CIDO Y SOBERANO MONARCA. 

En el año de M. DC. XLI. — (Biblioteca Nacional, Madrid. 
Cócl. H-7á, folios 43 á 52.) 

NúM. 492. 
La Diputación al P. Presidente de la Comunidad de Monserrate. 

Al molt B.{everen)i Pare president y Consell del Convent 
de N(osí)ra S(ewo)ra de Monserrat.=Tenim entes, que no 
obstant que en dies passats se representa al pare president 
de aquexa Santa Casa vn orde del Consell de guerra de 
aquesta provincia, pera que no comunicassen ab los pares 
de Castella, ni rebessen ninguns ordens de alli, per los 
danys grans poria fer aquesta comunicatió en las ocurren - 
tias presents, es vingut fra Cipriano que estava en Huesca, 
y hauria aportat algunas cartas y ordes deis pares de Cas- 
tella, las quals se serian rebudas en aqueixa casa sens ha- 



300 

vernosne donat rahó alguna, contra lo ordre que tenían del 
Consell de guerra, y que ara se tractaria de tornar enviar 
dit fra Cipriano á Huesca per portar la resposta de ditas 
cartas y ordes, que seria vn error ygual ó pijor que lo pri- 
mer. Nosaltres havem fet mol gran meravella, que ara que 
en aqueix convent aliont sois y ha religiosos Cathalans, que 
com á tais teñen obligatió de mirar per lo benefici y con- 
servatió de sa patria, y haja religiosos que miran tant poch 
per ella, y per la reputatió del Convent, després de déurar- 
nos á nosaltres y á la ciutat de Barcelona la quietut que 
avuy gosen, de que farém lo sentiment que es rahó contra 
los que porém haveriguar han obrat en aquestas actions, y 
si no fos mirar per la reputatió de aquexa Santa Casa, seria 
ab grandíssima publicitat la averiguado: entretant V. P. no 
permeten en manera alguna que dit fra Cipriano sen torne 
fora. de Cathaluña, que axí judicam ser convenient per la 
pau y quietut pública, y també no permetran que lo pare 
president isque de aqueix convent per negocis de aquell, 
ni altrament, si no que cuy de en ell del que com ha Supe- 
rior li toca; y si algú de V. P. han tingut noticia del sobre- 
dit, nos donarán rahó del que haurán sabut, que altrament 
tambó se fará averiguatió per cómplices, deis que sabentho, 
nou han denunciat. Guarde Deu á V. P. Barcelona y Agost 
ais III de MDCXXXXI.=Lo D(oc¿o)r Don Bernat de Car- 
dona.=:Los Deputats, etc. — {Archivo de la Corona de Aragón. 
Copiador Registro 1,° Trienio 1641, /oZ. 6.) 

NúM. 493. 
Carta de la Diputación á Luis XIII. 

A la Siacra) C{ristiamssi)ma, y Keal mag.<¡ del Rey nostre 
Señor.=S. C.^^^ y Eeal Mag.*^ = Per la conservatió de la 
Casa de nostra Señora de Monserrat, que es hu deis , majors 
sanctuaris de la Iglesia de Deu, situat en lo mitg de aquest 
Principat, convé molt que los Monjos Castellans que havian 
causat en ella tantas inquietuts, y avuy per occasió de las 
guerras son fora de dit Santuari, no tornen á aquel], sino 



301 

ques governe per los monjos Cathalans conforme represen- 
taren á V. Mag.* nostres Embaxadors, y lo pare mestre 
fra Andreu Pont de Vsejá, supplicam á V. Mag.* postrats á 
sos Eeals peiis, nos fas9e mer9é donarlos entera fe y crehensa 
en lo que en orde á assó representaren, y interposar sa real 
auctoritat ab sa sanctedat pera que tingue á be desunir de 
la Congregado de Castella aquesta Sancta Casa, y que sia 
en lo sdevenidor governada per sois los Monjos Cathalans, 
que confiam fentnos V. Mag.^= aquesta mercé, la alcansarém 
de sa santidat. GA^ Deu la Real persona de V. Mag.* com 
per estos sos humils vessalls es desijat. Barcelona y Mars 
ais 27 de MDCXXXXI.=«S. G.^^ y R. Mag.t Humilissims y 
fidelissims vasalls de V. Mag.* qui ses Reals mans besan. = 
Los Diputáis del General del Principat de Barcelona resi- 
dents. — {Archivo de la Corona de Aragón. Generalidad de 
Cataluña. Registro de cartas de Papa y Retj, años de 1635 á 
32, fol. 51.) 



APÉNDICE VIII. 

ENTREGA DE CATALUÑA A FRANCIA (1). 

NúM. 494. 
Carla del Duque de Noyers á los Diputados. 

Messieurs.=La conduitte de ce regué es tant plus dans les 
effectz que dans la superfluité des complimens, ainsy que 
vous le verrez par les puissans secours que sa maieste vous 
envoie, avant mesme do le vous avoir faict s9avoir, j'e vous 
prie de trouver bou que j'uze du mesme stille que mon 
maistre, et que vous receviez plus tost les fruicts de mes 
Services, que les marques de magratitude detant de tesmoi- 
nages de bienveillauce que iay receuz par les deux vos- 
tres, me remettant au sur plus a ce que mons. Du Plessis 
Bezan9on vous expliquera des intentions de sa maieste, et 
aux asseurances quil vous donnera de ma part du soir parti- 
culier, que J'auray d'assister parde9a M^'s yoz ambassa- 
deurs, et vous faire connoistre en touttes occasions que ie 
suis entierement.=Messieurs.=A Paris ce 12® janvier 1641. 
=Vostre tres humble et tres aff^ serviteur.=De Noyers. — 
(Archivo de la Corona de Aragón. Cartas comunes originales. 
Generalidad de Cataluña^ año 1641.) 

NúM. 495. 
Plessis de Besanzon representante de Luis XIII de Francia. 

Dimecres á XVI (1641 Janer).=En aquest die cerca del 
mig die, entra en la present ciutat lo Sr. Francesch de Ta- 

(1) Trata brevemente Parets de tan importante asunto en la pág. 50 
de este volumen. 



303 

marit, deputat militar, lo qual venia de la plassa de armes 
de Figueres, lo qual havian enviat á sercar ses SS. per anar 
á governar las armas en la vila de Martorell. 

En aquest mateix die, en la tarda, los Sres. Deputats 
Ecclessiastich y Militar, y oydors militar y Keal presen ts, y 
los demés absents per negocis de la guerra, iuntaren los 
brassos generáis cridats del die present, en los quals entre- 
vingueren en multitut copiosa las personas deis tres esta- 
ments, ais quals fonch, parlant lo Sr. Deputat Ecclessias- 
tich, feta la propositió seguent: 

Molt Ule. Sor.=Lo Sr. de Plesis Besanson ha fet ostensió 
deis poders que lo Rey Christianissim li ha donats, en orde 
á la assistentia que desija fer á esta Provincia per sa con- 
servatió, en los quals entre altres capitols, li dona poder Sa 
Magestat Christianíssima per admetrerla debaix de sa pro- 
tectió, ab que raduesca son govern á forma de República, 
ab los pactes y conditions que entre la Provincia y Sa Ma- 
gestat Christianíssima se aiustarán, y ha demanat iunta- 
ment que aquesta intenció de son Rey se propose á V. S. com 
ho fem, per que V. S. sie servit sobre aquest fet aconcellar- 
nos lo que li aparexerá mes convenient per nostra conser- 
vatió y establiment del bon govern de aquestos Principat y 
Comtats.=Vna persona religiosa y de vida exemplar nos ha 
dit, que pera que nostre Señor se apiade de nosaltres y nos 
done prósperos' successos, serie molt convenient que lo 
Principat prometes casar cada any, á gastos del general, 
dotse donselles: quatre de cada hospital, que ab axó tenia 
per cert nos faria mercó Deu Nostre Señor, de donarnos la 
pau y quietut desijada: representamho á V. S., pera que 
nos aconselle lo fahedor . 

Resoliitió deis Brassos. -=Q,\xe se accepte la protectió, y 
que de tot lo ques tractará en la trentasisena en rahó deis 
pactes, sen done rahó ais brassos y savi consell de Cent, 
suplicant ais señors consellers sien servits iuntarlo pera 
demá dematí; y que demá á la tarda se iunten los presents 
Brassos, suposat que la trenta sisena vege primer los poders 
del Sr. de Plesis pera poderne dar rahó ais presents Brassos, 



304 

y en lo que te respecte á la coUocatió de las dotse donselles, 
ques fassa com está proposat, ab que ditas dotse donselles 
se traguen per extractió, posan thi tota sort de donsellas, de 
dotse anys en amunt, y que exidas una vegada no pugan 
tornar exir, ni posarse mes en sort.=Eñ aquest mateix die 
en la matinada reberen en lur Consistori una carta de 
D. Juseph de Biure y de Margarit, desde la Vila de Mont- 
blanch, de tretse del corrent, donant avis á ses SS. déla 
factió per ell y sos soldats feta en Constanti, la qual fou 
llegida en dits Brassos y manaren ses SS. fos assí cusida 
signada de letra B (1). — [Archivo de la Corona de Aragón. Die- 
tario de los Diputados, trienio de 1638 á 41, parte 4.^ fol. 572 
vuelto.) 

NúM. 496. 

Lectura en la Junta de Brazos de los poderes exhibidos por 
Plessis de Besan^on y de una carta del Duque de Luynes. 

Divendres á XVIII, etc.=En aquest mateix die en la 
tarda iuntaren los Brassos generáis, los quals foren molt 
copiosos, cridats del die present, ais quals fonch parlan lo 
Sr. deputat ecclesiástich feta la propositió seguent: 

Molt Ule. Sr.=-Lo savi consell de cent ha aderit á la deli- 
beratió feu V. S. á setse del corrent, com á par de la deter- 
minació ques llegirá. 

Aquest mátí en exequutió de la última resolutió de V. S., 
se ha llegit en la Trentasisena lo poder del Sr. de Plesis, que 
també se llegirá á V. S., perqué ne estiga informat, y nos 
fassa mercé de aconsellarnos com havem de procehir en 
negoci de tant pes, y també se llegirá vna carta que lo die 
de ayr reberem del Exim. Sr. Ducli de Luy. 

Copia del poder donat al Sr. de Plesis per lo Ghristíanísim 
rey de Franga traduit de Francés en Catald.=J)e part del 
Rey.=A nostre car y ben amat lo Sr. du Plessis Besan9on, 
sargento de Batalla en nostras armadas de Aquitania y 
Llenguadoch, salut: Com noy ha res de mes digne de vn 

(1) Esta carta se encuentra en el Apéndice X de este volumen. 



305 

gran Princep que de rellevar de opressió tots los qui recorren 
á sa assistencia y particularment sos vehins, y que la guerra 
vberta entre aquesta Corona y la de Espanya nos dona tot 
dret de defendre á tots los que ell envesteix y que ella vol 
ruinar per adelantarse contra Fran9a; de la mateixa manera 
havem voluntariament oit que los estats y poblats de Cata- 
luña haven presas las armas á designe de posarse en Iliber- 
tat y á franquirse de la dominatió de Espanya, han enviat 
á nostre car y ben amat lo Sr. de Espenan mariscal de nos- 
tres camps y armadas, governador per nostre servey de 
nostra plaza de Leucata, per pregarlo de entremetres aserca 
de nos pera procurarlos nostra protectió, y de fer que fos de 
nostre servey de acordarla baix certas conditions, y de en- 
viar una persona de nostra part per tractarne ab ells, sobre 
lo qual judicant no poder fer mayor electió que de vos, que 
nos haveu donadas provas de vostra capacitat, experiencia 
ais maneigs deis negocis, bona conduita y diligencia, y de 
vostra fidelitat y afició á nostre servey en totas las ocasions 
en que vos havem empleat, A estas causas, nos, vos havem 
comes ordenaty deputat, cometem, ordenam y deputamper 
las presents, firmadas de nostra ma, ab pie poder y autoritat 
per tractar en nom nostre ab los Deputats de dits estats, 
pobles y paisos de Cathalunya que tindrán bastant poder 
dells, per lo establiment de la república que ells pretenen 
formar baix nostra protectió, de que la ciutat de Barcelona 
deu esser lo cap, y per donarlos per aquest efect tota la 
acistencia que haurán menester de concertar la segaretat de 
las armadas de que nosaltres Voldrem socorréis, y de totas 
las cosas que concernirán lo cumpliment de son dit designe 
bax nostre favor y protectió, y per la seguretat de nostras 
armas passarne tots los contrastes que veuren esser apropo- 
sit, y en la millor forma ques podfá: prometent en fe y pá- 
ranla de Rey de aprovar, teñir ferm y estable tot lo que per 
vos será estat negociat y tractat en nostre nom sobre aquest 
fet, sens centravenirhi ni permetrer quey sia contravingut 
en manera alguna, que tal es nostra voluntat. Datta baix 
lo sello de nostre secret, á Amiens á 29 de Agost any de 
Tomo xxii 20 



306 

Gratia 1640. =Louis.=- Per lo Rey.=Sublet.=-Loco sigilli. 
liesolutió de dits ^rassos.^Que sa Señoría deis Srs. De- 
putats £Íen servits manar cometrer á la iunta de la treutasi- 
sena ó altre maior ó menor número, com ha sa Señoría 
millor aparexerá, lo tocant á disposar los capitols concer- 
nents á la protectió del Rey Christianíssim, ab referiment 
ais Brassos del que haurán disposat, pera poder pendrer la 
resolutió que mes convindrá al servey de Deu y beneffici de 
la Provincia, y que Sa Señoría sia servit fer las díligentías 
possibles, en que los Señors Bísbes, Abats, Capitols, y Sín- 
dichs de las Vniversitats mes populoses, acudan ais pre- 
sents Brassos ab la brevedad possible, ab las penas que á sa 
Señoría aparexerá, pera que en ells aconsellen, concenten y 
doner son parer en cosa tant grave; y en lo entretant sa 
Señoría deis Srs. Deputats sie servit en no parar ni obrar 
tot lo que convinga en servey de Deu nostre Sr., y beneffici 
de la Provincia, en las iuntas de las trenta sis personas y 
referiment ais brassos generáis, pera donarlos rahó del que 
allí se anirá avisant en las materias corrents, y que de la 
resolutió se pendra sen fassa sabidor al Saví Consell de 
Cent.=Y per quant de la carta del Exim. Sr. Duch de Luy 
ques estada llegida se colligeix que los auxiliars se incliiibn 
á dexar posar siti á esta ciutat per consumir lo exercit del 
enemicli, ó altrament, lo que apar serie en notabilíssim 
preiudící de la ciutat, lo ques de conciderar, Per 9Ó aconse- 
Ua també á sa S{eñoria) se fassa lo esfors possible pera im- 
pedirlos la entrada, y que ab la promptitut possible se al- 
se lo Somatent general, pera que tots acudan á Marto- 
rell, bis fasse lo mateix avís ab los cabos circumvehins.= 
En aqueix mateix die disgregats dits Brassos, los Srs. De- 
putats anaren en casa de la ciutat pera tractar del reparo de 
la Provincia, y lo que se havia de diligentiar per opposarse 
al enemich. — {Archivo de la Corona de Aragón. Dietario de 
la Diputación de 1Q3S á 41, parte 4.*, fol. 574 vuelto.) 



307 



NúM. 497. 

Acuerdos poniéndose Cataluña bajo la obediencia del Monarca 

francés. 

Brassos generáis ab que se entrega la Provincia á la obedien- 
cia de Fransa.—^Q.\iQV MDCXXXXI. Dimecres á XXin.= 
En aquest die, los Srs. Deputats, en la matinada, iuntaren 
los Brassos generáis, los quals foren cridats no ab trompe- 
tas, si no que manaren tocar la campana Tomasa á batella- 
des, com si tocava á Corts, desde las set á las vuit, per lo 
que ab los últims Brassos de páranla se advertí, y fonch la 
primera vegada que los Brassos se aiuntaren á so de campa- 
na, los quals foren molt copiosos, ais quals fonch, parlant lo 
Sr. Deputat ecclesiástich, feta la propositió segueDt.=Molt 
Ule. Sr.: En la junta de Brassos tinguts ais setse del corrent, 
resolgué V. S. que acceptassem la protectió que lo Sr. de 
Plesis Besan9on nos offerí en nom de son Rey, ab que re- 
duissem lo gobern en forma de república, ab los pactes y 
conditions que entre Sa Magestat Christianíssima y lo Prin- 
cipat de Cathaluña y Comtats de Rosselló y Cerdaña se con- 
certarien, al que se aderí lo savi consell de cent ais desset del 
mateix, y havent conferit ab algunas personas de confiansa 
y tota satisfactió lo modo de la protectió y forma de la repú- 
blica, se han considerats gravíssims inconvenients^ no sois 
per los gastos se oferian per la defensa j conservatió de 
aquella, pero encara en la dispositió del govern, y á vuy 
aquesta Provincia y ciutat están tant exaustas, ques impos- 
sible poder sustentar larch temps los gastos de la guerra que 
tenim ja á las portas desta ciutat, y está ella y tota la Pro- 
vincia en notable perill de perdres, sino es aJÍ un gran y 
prompte socorro de cavalleria y infantería pagada, lo qual 
no podem esperar sino de S. Magestat Christianíssima, y se- 
gons las notitias tenim, no se exposará á tant gran gasto ab 
la promptitut y fervor que la necesitat demana, si no es que 
la Provincia se pose á sa obedientia com ja en temps de Car- 



308 

lo magno ho feren nostres antepassats, ab pacte de quens 
jure y observe nostres Vsatges, Constitutions, Capitols y ac- 
tes de Corts, privilegiS; vsos, styls, consuetuts, libertats, ho- 
nors, preheminenties y prerrogatives, axi de aquesta ciutat, 
com de las demos ciutats, villas y Lochs y personas particu- 
lars de la Provincia, y en particular la exemptió de quinta y 
cobertura; y que los arcabisbes, bisbes, abats, dignitats y 
tots los demes benefficis ecclesiástichs, tant seculars com re- 
gulara, se hagen de conferir ais naturals, y que los Inquisi- 
dora y officials del Sanct offici hagen de esser Cathalans, res- 
tant aquell Sanct Tribunal directament subjecte á la Con- 
gregatió del St. Offici que sa Sanctidad te en sa cort, y los 
capitols y actes de Cort del General y casa de la Deputatió, 
ab tota jurisdictió civil y criminal, y vna constitutió de ob- 
servan9a com al Principat aparexerá per á maior seguretat 
del contráete, y perqué infeliblament se observen ditas cons- 
titutions y privilegis, y se eviten tot género de debats y con- 
trafactiona, per esser ellas las que vuy nos teñen ab estas 
desdichaa y aflictiona, y que se observe lo sagrat Concili de 
Trento, y se conferescan á Cathalans tota los ofñcis de Cas- 
tells y de regiments de magistrats seculars, y altres coaea que 
apart se capitularán per lo bon govern de la Provincia. Ha 
aparegut á la trentasiaena, haventho conferit ab loa Sra. Con- 
sellera y vintiquatrena de guerra, ho deviam repreaentar á 
V. S. pera que ho conaidere y noa faasa mercó aconsellarnos 
lo que devem fer, que ab lo bon parer de V. S., podem teñir 
per cert acertarem á pendrer aquell camí que será millor pe- 
ra la conaervatió de la Provincia, y delliurarla de laa deadi- 
chas en ques troba. 

Resolutió presa en dits Brassos.=Qu.Q3 fasae com eatá pro- 
poaat ab totas las advertensias que se han fetaa assí, bis fa- 
rán^ y que encoutinent f aaae aabidor al Savi Conaell de Cent 
lo que resolen loa presents Brassoa, y que noa diagreguen 
aquella, aena que noa aapia lo que reaoldrá lo Savi conaell de 
Cent.=Y al cap de vna eatona torna lo Sr. Conaeller en Cap 
ala preaenta Braaaoa, y referí com lo Savi conaell de cent ha- 
vie fetea laa deliberationa aeguents: 



309 

Que la nominatió de persones fahedora per materia de 
guerra, la qual fassen lo Sr. Conseller en Cap, Sr. Deputat 
militar y Musur de Plesis, y també les demés munitions per 
materia de viures preventions, aparatos, pertrets y totes al- 
tres que per materia de guerra aparexerán convenir, tenint 
píen poder de exequutar dites coses tocants á guerra, y á la 
bona custodia desta Ciutat y tota iurisdictió y píen poder 
tocant en cosas de guerra, sens referiment algú, referida en 
la propositió, sia admesa com lo present consell admet, loa y 
aprova aquella. — [Archivo de la Corona de Aragón. Dietario 
del trienio de Diputados de 1638 á 41, pai^te 4>, folios 174 d 
576 vuelto.) 

Die XXIII Januarii MDCXXXXI.=Barcinone.=Convo- 
cat y congregat lo savi Consell de Cent, jurats lo dit Consell, 
feu la deliberado seguent: 

Deliberado del savi Consell de cent.=Molt Ule. Sr.=Lo 
Savi Consell de Cent lo die de ahir feu la deliberado seguent. 
Attés y considerat que lo present Principat y Comtats de 
Rosselló y Cerdanya ab moltes y diverses embaxades y Pro- 
clamations fetes á son Rey y Señor, li an donat notitia del 
stat desta Provincia de Cathalunya y Comtats de Rosselló y 
Cerdanya, y de las desdichas causades per las hostilitats deis 
exercits de sa Msíg{esta)d contra las Iglesias, crema del 
Sanctissim Sagrament y cosas Sagradas, haziendas, honras 
y vidas deis Provincials; y com humilment vna y moltes 
vegades se an fetes les diligenties possibles en rahó de que sa 
Meig{esta)d ne tingues plena notitia y manas remediar y 
castigar ais qui les perpetraven, may se ha pogut alcansar 
lo consuelo y remey convenient, ans be de cadal dia an anat 
y van continuant devastan y talant les campanyes, despo- 
blant los lochs y cremant moltes Iglesies, causant diverses 
atroscitats, y considerant esta ciutat que lo present Princi- 
pat y Comtats de Rosselló y Cerdanya necessitan de auxili 
y favor de algún Princep, Que per 9Ó se aderesca com ara 
de present se adereix esta Ciutat, á la deliberado presa lo 
die de ahir en los Brassos generáis tinguts en la casa de la 
Deputatió, acerca de acceptar la protectió offereix lo Xphris- 



310 

tiaDÍssim Key de Fransa al present Principat, y Comtats de 
E-osselló y Cerdanya, y demés conté aquella, ab que los pac- 
tes y conditioDS se tractarán ab la Magestad Xbristianíssi- 
ma del Rey de Fransa, sien pera mayor conservatió y aug- 
inent de la Religió Cathólica Romana, defensa de las Igle- 
sias y cosas Sagradas, y conservatió de les libertats de la 
Provincia y comptats de Rosselló y Cerdanya, pera tractar 
los quals hi entrevingan los Sres. Consellers y Vintiquatrena 
de guerra, tenint les conferenties convenients ab los Srs. De- 
putats, y que los dits pactes y conditions se farán, se bajen 
de proposar en lo Savi Concell de Cent, pera qués pugue pre- 
meditar y deliberar lo que aparexerá mes convenient á la 
present ciutat per sa part, en major servey de Deu nostre 
Sr. y benefici comú del present Principat y Comtats de Ros- 
selló y Cerdanya. Y que la present deliberatió se fasse á 
saber á dits Srs. Deputats en la forma acostumada. 

Besohfió de dits JBrassos.=Q\ie sa Señoría deis Srs. De- 
putats sien servits manar cometrer á la iunta de la trentasi- 
sena, ó altre maior ó menor número, com ha sa Señoría 
millor aparexerá, lo tocant á disposar los capitols concer- 
nents á la protecció del Rey Cbristianíssim, ab referiment 
ais Brassos del que haurán disposat, pera poder pendrer la 
resolutió que mes convindrá al servey de Deu y beneffici de la 
Provincia, y que Sa S.^ sia servit fer las diligentias possibles, 
en que los Srs. Bisbes, Abats, Capitols y Sindichs de las 
Vniversitats mes populoses acudan ais presents Bra90s ab 
la brevedad possible, ab las penas que á sa S.^ aparexerá, 
pera que en ells aconsellen, concenten y donen son parer en 
cosa tant grave, y en lo entretant sa S.^ deis Srs. Deputats 
sie servit en no parar y obrar tot lo que convinga en servey 
de Deu nostre Sr. y beneffici de la Provincia, en las iuntas 
de las trenta sis personas y referiment ais brassos generáis, 
pera donarlos rahó del que allí se anirá avisant en las ma- 
terias corrents, y que de la resolutió se pendra, sen fassa 
sabidor al Savi Consell de Cent. 

Y per quant de la carta del Exim. Sr. Duch de Luy, que 
es estada llegida, se colligeix que los auxiliars se inclinan á 



311 

dexar posar siti á esta ciutat per consumir lo exercit del 
enemich, ó altrament, lo que apar serie en notabilíssim 
preiudici de la ciutat, lo ques de conciderar, Per 90 aconsella 
també á sa S. », se fassa lo esfors possible pera impedirlos la 
entrada, y que ab la promptitut possible se alse lo soma- 
tent general pera que tots acudan á Martorell, his fasse lo 
mateix avís ab los cabos circumvehins.=En aquest mateix 
die, disgregats dits Brassos, los Srs. Deputats anaren á casa 
de la Ciutat pera tractar del reparo de la Provincia y lo que 
se havia de diligentiar per opposarse al enemich. 

Ni5m. 498. 
Constitución de la Junta suprema de guerra. 

Brassos Generáis ab que se entrega la Provincia á la obedien- 
cia de Franga. =J)imGcres á XXIII de Janer MDCXXXXI. 
=Los Brassos han resot en conformitat de la ciutat, que lo 
Sr. Conceller en cap, lo Sr. Deputat Militar, y Sr. de Plesis 
Besan9on constituescan y formen un consell de guerra, etc. 

En aquest mateix die los Srs. Consellers y Deputats feren 
y crearen vna iunta de guerra ab pie poder de fer tot quant 
convinga en benefici de la Provincia, sens donarne rahó 
ninguna ni al Savi Consell de Cent, ni Sors. Deputats, ni 
Brassos generáis; y foren anomenats los seguents.Lo Sr. Con- 
seller en Cap. — Lo Sr. Deputat militar. — Lo Sr. de Plesis 
Besan^on. — Lo Sr. de Serinyan. — Lo Sr. de Sansí, cabo deis 
officials de la artillería. — Lo Sr. Don Miguel Torrellas y 
Semmanat. — Lo capitá que governa la cavalleria Francesa. 
— Don Ramón de G uimerá. — Lo Sr. Francesch Joan de Ver- 
gós. — Lo Sr. Jaume Damians. — (Archivo de la Corona de 
Aragón. Dietario del trienio de 1638 á 41, parte á.^^fol. 376 
vuelto.) 

NúM. 499. 

Carta de la Diputación á los jurados de Gerona. 

Molt magnifichs Senyors.=Per lo ultim corren donarem 
avís á V. S. com lo enemich hauia cortat lo nostre exercit y 



312 

que axí nos trobabem apretadíssims y teniam necesitat de 
pronta socorro: vuy, per est propi, avisam á V.» S.a- com 
fonch forzós que los nostres retirassen lo exercit per no per- 
drems tots, y si be es estat ab poca perdua, ab tot, la gent 
ses dividida y resta sens ordre, y lo enemich ab tota diligen- 
sia marxa per avenir contra esta ciutat á sitiarla y rendirla, 
y donant rahó del estat de estas cosas y de com lo formar 
república de esta prov.» ab protecció del Rey Cristianíssim 
no era posible ajustarho, axí per lo gasto gran de sustentar- 
la, com per dificultar la forma, y estar esta ciutat y prov * 
exausta per sustentar Uarch temps lo exercit es menester 
pera resistir, per lo que, y acudir al remey mes promte, á 
paregut ais brassos y á esta ciutat, posarse á la obediensia 
del rey cristianíssim ab los pactes y forma que V. S. veurá 
ab copia de la propositió y resolutió enviam. Esperam que 
V. S. vindrá be á esta resolutió y que ab lo socorro que li 
será posible nos ajudará y afavorirá en nesesitat tan apreta- 
da, considerant que si esta ciutat se pert, tot será perdut, y 
que contra aqueixa ciutat y vegaria tenien lo mateix odi y 
ranchor que en aquesta: no tenim mes que encarir á V. S. 
suplican! la tinga á be de enviar sos sindichs. Guarde Deu 
á V. S. de Barcelona á 23 Janer 1641. =Pau Claris. — [Ar- 
chivo Municipal de Gerona. Manual de acuerdos de 1641, día de 
la fecha.) 

NúM. 500. 

Carta de los Conselleres al Cardenal de Bichelíeu. 

Al Cardenal Duque. =Eminentíssim Señor. = Scrivim á 
sa mag.^ Christianíssima lo que manera V. Em.»- veurer ab 
la inclusa copia (1). Suplicam á V. Em.^ nos fasse mercé de 
honrar y afavorir nostra petitió, intercedint ab sa mag.^ pera 
qués facilite lo socorro que conté la carta, ab la brevadat 
que mentiona ella: esta mercé confiam rebrer de sa mag.^ 
christianíssima ab tant singular medi com es lo de V. Em.a, 
per lo qual nos restará perpetua memoria de servirlo y á sa 

(4) Carta uúm. 504. 



313 

casa. Guarde nostre Sr. á V. Em.» Barcelona y Janer 31 de 
1641.=Emineiitissim Sor. de V. Em.» etc.=Los Concellers 
de Barcelona. — {Archivo Municipal de Barcelona, Copiador 
registro de cartas 1640 y 41. Sin foliar.) 

NúM. 501. 
Carta de los Conselleres á Luis XIII. 

A la Magestat Christianíssima, Señor nostre, guarde 
Deu.=Christianíssim Señor.=Escusam de dar notitia á 
V. Magestad Xpaníssima de la fidelitat y effectes que aques- 
ta ciutat y Provincia an obrat en servey deis Reys de Cas- 
tella y de Aragó, en lo temps son estats Señors, ab titol de 
Comptes, de aquestos Principat y Comptats, pus son tant 
notoris y ho publican las histories, sens faltar may á la 
obligatió que deu lo vassall á son Rey y Sor., sois la donam 
que estos serveys, marexadors de les honras y favors ab que 
solen los Rey^ honrar á sos vassalls, sien estats premiats ab 
les atrocitats de morts, cremas de Iglesias, casas, y deshon- 
ras que son experimentades, primerament en les parts de 
Rosselló y altres, fins á cremar á Deu sagramentat lo exer- 
cit que encara ocupa la vila de Perpinyá, pero ha continuat 
estes cremas de Iglesies, casas y desonras, lo exercit de setse 
mil infants y dos milia cavalls que aportave á son carrech 
lo Marqués de los Velez, desde Tortosa per hont entra, fins 
á esta ciutat, la fortaleza de la qual que es monjuich, aco- 
mete á vint y sis de aquest ab número formidable de Infan- 
taria y cavallaria, de hont ab valarós ánimo lo resetxá la 
nostra, alentada deis Cabos y ajudada deis soldats de les 
Companyes de V. Magestad Christianíssima, essent molt 
inferiors en número los nostres; que á teñir la cavalleria que 
speram de V. Mag.*, se fore acabat aquell exercit de vna 
vegada. Fou la retirada del enemich ab notable perdua y 
deshonra de son exercit, del qual prenguerem tretse bande- 
ras, y si be fa aparencias de anarsen, pensam son ardits de 
guerra, sperant ocasió de tornarnos á invadir, ab que mana-- 



314 

rá V. M&g{es¿a)i posar en consederatió la justa causa que 
avem tingut de pendrer les armes: en tots aquestos treballs 
que son estats immensos, sempre havem confiat de la mise- 
ricordia de Deu nosire Sr., com miraculosament la ha obra- 
da en nosaltres, y del favor de V. Magestat, y que com á 
tant piados y Christianissim Rey, favorirá la causa de sa 
divina Msig{esta)t y á nosaltres, tenint la tan justa V. Ma- 
g{esta)t de essernos propicio, pus effectuanse com confiam 
los pactes ques van disposant, será ab lo favor divino 
Sr. nostre, honrant á esta ciutat y Provinsia ab sa real pre- 
sentia, é fentnos moltas mer9és com confiam: suplicam á 
V. Mag.^ Cristianíssima mane considerar de quanta impor- 
tansia es que reste oprimit lo exercit enemich y del tot aca- 
bat ansque isca de aquesta Provincia, pera que no torne á 
ella, y en esta rahó, y per estar del tot exausta, pendrer esta 
deffensa y factió per propria, y á sos gastos, per lo interés de 
sa Real Corona, manant enviar promptament los socorros 
convenients, comforme la necessitat y ocasió demane, com 
pensam ho scriurá musur de Plesis Besan^on mes llarga- 
ment á V. Mag.<^ Cristianíssima, aqui nostre Sor. guarde 
Uarch y dichosos anys ab aument de novas monarquías. 
Barcelona y Janer 31, 1 641. =S (acra) C{atólica) y R(ea^) 
Msig{esta)t.=De V. Mag.^ Xpianíssima humils súbdits y 
vassalls, qui ses reals mans besan. =Los Concellers de Bar- 
celona. — {Archivo Manicipal de Barcelona. Copiador registro 
de cartas 1640 y 41. Sin foliar.) 

NúM. 502. 
Carta de Schoinberg, Duque de Halluín, á la Diputación. 

Aux lU.^^'^s Seig.i's les Depputez generaux de la princi- 
pante de Catalongne A Barcelonne.==-Ill.'^es Seig.^^^Je ne 
feray point de responce a la depesche quil a pleu a V. S. I. 
m'envoyer par ce courrier, qui me la randue aujourdhuy 8 
feburier, dautant que M.^^ du Plessis part en mesme temps 
que Luy pour sen retourner par déla, qui vous informera 



315 

bien particulierement des intentions du Roy et des nostres, 
de sorte que je nay qua vous supplier dadjouster foy, et 
prandre creance h tout ce quil vous dirá sur ce suject. Je 
feray teñir avec soing les depesches de V. S. I. aux ostages 
de Paris et Tholose, et en touttes occasions vous tesmoigne- 
ray que je suis tres veritablement.=Ill.""«s Seig.r^=Vostre 
tres humble serviteur.=Schonberg.=A Narbonne ce 8 feu- 
rier^l641. — {Haij un blasón en lacre pendiente de una cinta 
amarilla^ de seda. Archivo de la Corona de Aragón. Cartas 
originales de 1641, Febrero.) 

NúM. 503. 
Carta de la Diputación al Duque de Noyers. 

Al Illim. Sr. de Noy eres Conseller de sa Magestad y seu 
secretar! de Stat.=Illim. Sor.=La mercé que sa Magestat, 
que Deu guarde, nos ha fet en manar que lo Sr. la Mota de 
Ancor ab lo socorro de cavellaria y infantería entre en est 
principat, regonexem naix del favor y honrra que V. S. . 
Illma. nos fa, principalment enviantnos dit Sr. Mota, que á 
mes de ser nebot de V. S. Illma., concorren en ell merits 
personáis que obligan ha estiniatió: desijam arribe en esta 
ciutat perqué pugan servirlo, y que se offerescan moltas 
occasions del gust de V. S. Illma. en que nosaltres nos 
pugam emplear á sa Magestat. Eepresentam quant necessa- 
ri es que ab sa real presentía honrre aquest son Principat, 
pera que se pose en son degut estat la justicia y govern, 
supplicantli nos fassa aqueixa mercé ab la prestesa possible, 
supplicant á V. S. Illma. nos honrre y fassa mercé interce- 
dirho ab sa Magestat, que ab lo bon medi de V. S. Illma. 
nos prometem alcansarho y nostres embaxadors y Sr. de 
Plesis Besan^on expHcará ha V. S. Illma. quant importa 
per la conservatió desta Provincia en servey de ea Magestat. 
Barcelona y febrer ais XIIII de MDCXXXXL=Lo canonge 
Pau Claris. =Los Deputats^ etc. — {Archivo de la Corona de 
Aragón. Copiador de cartas, fol. 349 vuelto.) 



316 

NúM. 504. 
Carta de la Diputación á Luis XIII. 

A la S. Crt.n^a y R. Mag.<¡ del Rei nre. Sor.=-S. Crt.^^a y 
Real Mag.*=Nostres embaxadors nos han escrit la mercé y 
honra que V. M.*¡ fa á aquest son Principat y Comptats, 
enviantnos lo Sr. de la Mota Ondancour ab copiosos socor- 
ros de infantaria y cavallaria que aguardam per momentos 
ab grandissim desig: estimam aqueix favor com ha vingut 
de la liberal ma de nostron Rey y Sor., y esperam en Deu 
que ab tant gran soccorro no sois traurem lo enemich de la 
Provincia, pero encara alcan^arem moltas victorias en 
augment de la real corona de V. M.*, aqui representam lo 
molt que importa que la justitia y govern se pose en lo 
estat que convé per conservatió desta sa Provincia, y que 
per alcansarho negesitam precisament que V. M> ab sa 
Real presentía honrre aquest son Principat y comptats. 
Supplicam ha V. M.* nos fassa aqueixa mercé y gratia ab la 
prestesa possible, per consolatió destos sos humilissims vas - 
salís, y demanarho de aqueixa manera la necessitat, com 
Uargamente informarán á V. M.* nostres embaxadors y lo 
Sr. de Plasis Besanson, ais quals V. M.*¡ se servirá manar 
donar entera fe y crehen^a en orde al sobre dit. Gde. Deu á 
V. M.* C.°^a com sos fidelissims vassalls es desijat. Barcelona 
y febrer ais 14 de 1641. =S. 0.°^^ y ^.eal Mag.<^ — Humilissims 
y fidelissims vassalls de V. Mag.* qui ses reals mans besan. 
=Los Deputats del General del Principat de Cataluña en 
Barcelona Tesiáenis.= {Archivo de la Corona de Aragón. Gene- 
ralidad de Cataluña. Begistro copiador de cartas de Papa y 
Rey, fol. 48 vuelto.) 

NúM. 505. 
Carta de Chavign?^ á los Diputados. 

Messieurs.==Messieurs les Deputez generaux du Principat 
de Catalogue Residens á Barcelonne.^Messieurs.=Vous 
poüvez assurement croire que le m'emploieray tous iours, en 



3i7 

tout ce qui dependra de moy, a ce que les bonnes inten- 
tions du Roy pour vostre secours soient entierement execu- 
tees: sa Mageste envoye par déla M. D'Argenson, conseiller 
en ses Conseilz, qui vous fera cognoistre quelles ne S9au- 
roient estre meilleures, et vous assurera que touts les ordres 
sont donnez pour vous en faire sentir de bons offectz. Dieu 
veuille quilz soient aussy heureux que ie le souhaite de tout 
mon coeur et ¡'espere. Cest la response que ie feray á la 
lettre que vous avez pris la peine de m'escrire le 30^ du 
mois passé, vous suppliant de croire que ie seray tres aise 
de vous tesmoigner en toutes occasions, que ie suis verita- 
blement.=A Paris ce 23 Feurier 1641.=Messieurs.=Votre 
tres humble serviteur.=Chauvegni.=Au M.^ Deputez du 
Principat de Catalogue. — {Archivo de la Corona de Aragón. 
Cartas comunes originales. Generalidad de Cataluña^año 1641.) 

NúM. 506. 
Carta de los Diputados á Richelieu. 

Al Exim. y Eminentíssim Sr. Cardenal Duch.=Exiin. y 
eminentíssim Sr.=La mer^ó que sa Magestat, que Deu 
gde., nos ha fet en manar entre en aquest Principat lo 
Sr. La Mota de Ancor ab lo socorro de infantaria y cavella- 
ria de que nos avisen nostres embaxadors, es propria actió 
de vn tant gran Rey guiada del favor de V. Emia.: en nom 
del Principat ho estimara ha V. Emia. com es rahó, y espe- 
rara ab lo favor de Deu felices successos en augment de la 
real corona de sa Magestat, aqui supplicam que honrre 
aquest son Principat ab sa Real presentía pera assentar la 
justitia y Govern de la Provincia, y aconsolar estos sos vas- 
salls, representantli esser precis y necessari per alean 9arlo. 
Supplicam ha V. Emia. nos fassa mercé intercedirho ab sa 
majestat: ab lo favor de V. Emia. nos prometem alcansar- 
ho. Nostres embaxadors y señor de Plessis explicarán á 
V. Emia. lo quant importa, y que sia ab la prestesa possible, 
per lo major servey de sa Magestat. Barcelona y febrer ais 



318 

XIIII de MDCXXXXI.=Lo canonge Pau Claris. =Exim. y 
Emim. Sr.=Los Deputats, etc. — (Archivo de la Corona de 
Aragón. Copiador de cartas de 1640 á 41, fol. 350.) 

NúM. 507. 
Otra carta de los Diputados á Luis XIII. 

A la S. G.^^^ y Real Mag.* del Rey nostre Senyor.== 
S. C.^a y Real Mag.*— Ab la Real carta de V. Mag.* de deu 
de febrer, havem vist la disposició ab que V. Mag.*> está de 
honrarnos ab la assistencia de sas armes, quens es estada 
de gran consolació y alivio del pesar gran havem tingut de 
la mort de don Pau Claris, deputat Ecclesiastich, que nos- 
tre Sr. fou servit portarsen á 27 de Febrer; y tot nos obliga 
á confirmarnos en la assertada resolució se prengué en los 
Brassos y Consell de Cent de pendrer á V. Mag.<= per nostre 
Rey y Señor, que essent vassalls de un tan gran monarcha, 
esperam tais assistencias de V. Mag.*, que per ellas vindrem 
ha gosar de pau y quietut, y sola la ombra de son Real 
emparo es bastant per teñir á ralla nostres enemichs. Nosal- 
tres per n ostra part obrarem tot lo quens será possible, pera 
conservar aquest Principat pera V. Mag.*, cuya Real perso- 
na nostre Señor gde. com per estos sos humils vassalls es 
desitjat. Barcelona y mars al primer de MDCXXXXI.== 
S. C.™» y Real Mag.^^ B. L. mans.=Los Deputats, ele. — 
(Archivo de la Corona de Aragón. Generalidad de Cataluña. 
Registro copiador de cartas de Papa y Rey^ arlos de 1635 a 
52, fol. 50 vuelto.) 

NúM. 508. 
Carta de la Diputación al Duque de Noyers. 

Al Illim. Sor. de Noyhers Conseller de sa Magestat y son 
secretari de estat.^IUim. Sor.=Molt be experimentam la 
mercé que V. S. Illma. nos fa de intercedir ab sa Magestat, 
pus obra tant bons effectes, que sa Magestat nos honra ab 
la assistencia de sas Reals armas, ab que asseguram teñir 
prósperos successos. V. S. Illma. nos honre en continuar en 



319 

fernos inercé, que ara que havem de esser vassalls de sa 
Magestat, nos apar ho podem demanar per justicia, y ab lo 
medi de V. S. Illma. tenim confiances de alcansar de sa 
Magestat lo que será de mayor benefici del Principat, y 
nosaltres confessarem deureho tot á V. S. Illma., y procu- 
rarem servirley en lo que regonexarem ser de son major 
servey. Guarde Deu á V. S. Illma. Barcelona y Mars al 
primer de MDCXXXXI.=Illim. Sor. B. L. M., etc.=Fran. 
cesch de Tliamarit.=Los Deputats, etc. — {Archivo de la 
Corona de Aragón. Copiador de los Diputados, 1640 y 41, 
fol 364.) 

NÚM. 509. 

Recepción y mensaje de M. Argenson. 

Mars MDCXXXXI.=Dilluns á XXV.=En aquest die, en 
la tarda, entra en la present ciutat musur de Argenson, 
conseller deis Consells de Sa Magestat Christianíssima, en- 
viat per lo Christianíssim Rey, al qual de orde de ses SS. his- 
queren á rebrer los nobles don Pedro Aymerich Cruylles y 
de Santa Pau, y Don Ramón de Guimerá com á embaxadors 
del General, auant dins un cotxo: hisqué també á rebrerl 
musur de la Mota; entra per* lo portal nou, hil dexaren en 
casa de dona Maria Tarré, al cap de la plassa de 8M Anna, 
la qual ses SS. havian manat adressar pera hospedar á sa 
persona, y aprés de apeats del cotxe, dit musur de Argensó 
digué á dits embaxadors que fossen servits dir ais Srs. De- 
putats, que ell volia venir en la present casa pera visitarlos 
en aquell punt, y axí arribats dits embaxadors, referiren 
largament á ses SS. lo acompafiament y recibiment que 
hauient fet á musur de Argenson, y que aquell havian dexat 
en sa casa conforme per ses SS. los era estat ordenat, y que 
al despedirse de sa mercó, los havia dit que volia venir á 
visitar á ses Sries. y que li havian offert que ells ho repre- 
sentarían á Sa Srias., y que li tornarían resposta.=E ses 
Sries., parlant lo Sr. Deputat ecclesiastich, respongueren á 
dits Srs. Embaxadors, quels estimauen molt la mercé y 
honra los havian fet, no sois á ells, pero á tota la Provincia, 



320 

y que servissen tornar resposta á dit musur de Argenson 
que ses SS. lo estarían aguardant ab molt gran gust y vo- 
luntat, y axí dits Srs. embaxadors se alsaren y anaren 
acompañar á dit musur de Argenson. Y al cap de una esto- 
na arriba en la present casa dit musur de Argenson acom- 
pafiat de dits embaxadors y de molts cavallers de la térra: 
hisqueren lo á rebrer los Srs. Oydors ecclesiastich y real á 
mitja sala deis Reys, ab los verguers y masses devant, 
ahont se feren moltas cortesias, hil posaren en lo mig, y ab 
lo mateix acompañament entraren en la sala del consistori, 
á la porta del qual los hisqueren á rebrer los Srs. Deputat 
ecclesiastich y militar, fentse molt gran demostratió de vo- 
luntat y alegría, y se assentaren tots per son orde, y dit 
musur de Argenson se assentá á ma dreta del Sr. Deputat 
ecclesiastich, y los demés del consistori posats en ala, y fetes 
les degudes cortesias, explica de part de sa Magestat Chris- 
tianíssima llargament lo quant estimava la honra y favor 
que li havia fet la Provincia de pendrel per Rey y Señor, y 
lo quant ho estimavan y que conexeria lo principat ab los 
favors y mercés que sa Magestat faria y concediria á ell, lo 
amor ab que ha acceptat dita nominatió com mes llarga- 
ment veuria sa Sria. ab las cartas que aporta ve, las quals 
eran duas, y besades, les dona en ma de dit Sr. Deputat 
ecclesiastich; les quals preses, besa y se las posa sobre lo 
cap, responen que sa Mag.* Christianíssima conexaria lo 
amor y fidelitat y bon zel que los cathalans lo servirían, y 
lo quant leáis vassalls serian á son Rey, discorrent llarga- 
ment las coses de la Provincia, y aprés se alsá y ab grans 
demostrations de voluntat, dits Srs. Deputats lo acompaña- 
ren fins á la porta del consistori, y dits Srs. Oydors lo 
acompañaren fins al cap de la escala ab los porters y masses 
devant, hont se despediren de sa mercé, y dits Srs. embaxa- 
dors y demés cavallers lo acompañaren fins á sa casa.=Y 
tornats dits Srs. oydors en consistori, dit Sr. Deputat eccle- 
siastich desclognó las cartas de sa Magestat y encontinent 
manaren traduhir aquellas de francés en cathalá y traduhi- 
des, manaren fossen continuades en lo present dietari iun- 



321 

tament ab las traductions de aquellas, signades de letras 
A y B (1). — (Archivo de la Corona de Aragón. Dietario trienio 
Diputados de 1638 á 41, parte 4.a, folios 603 al 604.) 

NúM. 510. 
Se solemniza la aceptación hecha por Luis XIII. 

Mars MDCXXXXI. Dimecres á XXVII.-=En aquest die 
se feren tres salvas reals tirant totas las pessas de artillería 
de la ciutat ab bala, 90 es, una en la matinada, altra á mig 
die, y altra á la nit: agó maná deliberar lo savi consell de 
cent lo die de ayr, en regosijo y alegría de la nova que ha- 
vian rebut de sa Mag.* Christianíssima de com havia accep- 
tat la nominatió de Comte de aquest Principat. — {Archivo de 
la Corona de Aragón. Dietario trienio Diputados de 1638 á 41, 
part^ 4.a, fol. 607.) 

NúM. 511. 

Carla de Luis XIII á los Diputados. 

A.=Tres chers et bons amis: Bien que toute Y{ost)ve con- 
duitte depuis vostre declaration contreleRoy D'Espagnenous 
ayt feu assezcongnoistre vostre devotion et vos affections vers 
cette couronne. Neanmoins nous ne pouvions en recevoir 
vn effect plus considerable, ni plus obligee que celuy de la 
donnation que vous desirez nous faire de vostre Estat. Et 
voyans bien que comme cette resolution procede de vostre 
propre mouvemen, aussy vous est elle inspireé de Dieu seul, 
qui ordonne aius qu'il luy plaist deS souverainetez, et des 
royaumes. Nous trouvons bon, en nous soubmettam a ses 
instes et saínetes dispositions d'accepter vos offres. Et nous 
envoyons le Sr. Dargenson, coniseil)QV en nous conseilz 
d'estat, et prive vers vous, pour entendre les oufertures et 
les propositions que vous luy voudrez faire: sur ce suiect luy 
ayam donné tout pouvoir d'en convenir et traicter avec 

(1) Son las cartas que siguen, números 511 y oi2. 

Tomo xxii 21 



322 

vous, De sorte que nous en remettans entierament sur luy. 
Nous nous contenterons de vous tesmoigner par cette l{ett)vQ 
que nous vous s9avons tout le gré que meritan les tes- 
moignages que vous Nous donnez si franchemen, et si 
expressemen de vostre bonne volonte, Vous asseuram qu'en 
cette occasion et en toutes celles qui se presenteron, Vous 
recevrez touiours toute sorte d'effects; de la nostre, Nous 
vous dirons aussy que nous avons commis au dit Sr. Dar- 
genson la charge d'Intendant de la lustice, pólice et finances, 
en nos armeés de terre et de mer destinneés pour la Cata- 
logue, afin qu'il puisse, avec l'auctorité convenable, prendre 
soin de ce qui concerne le payemen et la subsistance des 
troupes, et de les servir si bien disciplineés, qu'elles ne 
puissan donner aucun subiect de deplainte. A quoy nous 
n'adiousterons rien par cette lettre, que pour vous prier de 
donner vue entiere creance au dit Sr. Dargeuson et de le 
considerer en toutes affaires et occurences comme un person- 
nage de qualité, d'experience, et de merite singulier, auquel 
Nous avons vne entiere conñance. Et sur ce Nous Prions 
Dieu qu'il vous ayt, Tres chers et bons amis, en sa 8{ainc)ie 
et digne garde. Escrit a S(ain)t Germain en Laye le XVIII^ 
feburier 1641.=Louis.--=Sublet. — {Archivo de la Corona de 
Aragón, Dietario del trienio de Diputados de 1638 á 41, parte 
á.^-, entre los folios 604 vuelto y 605.) 

NÚM. 512. 
Otra carta de Luis XIII á los mismos. 

B.=Tres chers et bons amis: Le desir que ñous avons 
d'apporter tout ce que vous pouvez attendre de nous pour 
maintenir les affaires de déla au bon estat, ou elles sont 
graces a Dieu par l'eschec que les ennemis ont re^eu devant 
Barcelonne, nous á fait resondre d'y envoyer presentement 
le Sr. d'Argenson, Con{seiUe)Y en nos Cou{seil)s, pour vous 
assister, selon la prudence et experience quil s'est acquise 
aux affaires importantes en plusieurs employs dans les quels 
II nous a servi jusques a present: II vous informera de nos 



323 

bonnes intentions á Y{osf)re esgard, et des ordres que nous 
avons donnés a ce que vous en ressentiez les effects. Vous 
nous avéz donné un sígnale tesmoignage de Y(ost)YQ afféc- 
tion vers cette Couronne, par Y{ost)re lettre du XXIIe^ du 
mois passé, Sarquoy le d{it) Sr. d'Argenson vous fera entendre 
nostre sentiment dont nous remettans a luy, nous desirons 
que vous preniez entiere creance a tout ce quil vous dirá de 
nostre part, et principalement de nostre bonne volonté et 
affection en vostre endroict. Priant sur ce Dieu quil vous 
ayt, Tres chers et bons amis, en sa San.^^e garde. Escrit a 
Fontainebleau le XXIIIer febrier 1641.=Louis.=Bouthi- 
llier.=Direccion. A nos Tres chers et bons Amis les Deputez 
generaux du Principat de Catalongne residens a Barcelonne. 
— (Archivo de la Corona de Aragón. Dietario del trienio de 
la Diputación de 163S á 41, parte 4.^, fol. 605.) 

NúM. 513. 
Otra carta de la Diputación á Luis XIII. 

A la S. C.""'^ y Eeal Mag.* del Rey Nostre Sor.=S. 0.°^^ y 
K. Mag.* =Lo contento y consolado que tota esta Provincia 
ha tingut ab la carta de V. Mag.t de 19 de Febrer proppasat, 
rebuda per ma de Sr. de Argensó ab altra de 23 del mateix, 
es estat tant grant, que no podem encarirlo ab páranles, per 
haver entes ab elles y ab lo que dit Sor. de Argenso de part 
de V. Mag.^ nos ha explicat, lo gust y amor ab que V. M. es 
estat servit admetrer la donació voluntaria que los Brassos 
Generáis y ciutad de Barcelona han fet á V. Mag.* de tot 
aquest principat ab sos comitats, y admetrernos baix sa Real 
obediencia y domini, de que donam á V. M. infinitas gra- 
tias, y lo parebé de aquesta entrega, que la gose V. M. llarchs 
anys, ab augment de majors Regnes y senyories, felices 
y afortunats successos, pera major gloria de Deu, propagado 
déla Sancta fe cathólica, benefici, pau y quietut de sos va- 
sals, terror y subjecció deis enemichs de la Real Corona: 
aquest contento nos augmenta lo que ab altra de V. M.* djB 
sinch del passat reberem, fent nos V. M.* mercé ab ella, 



324 

donan tnos part del que V. M} tingué de haver admés de- 
baix sa Real protecció lo duch diarios de Lorena: justas ac- 
tions degudas á tan gran Monarca. A totas aquestas nostras 
alegrías se ajusta la quens ha causat la mercé quens ha fet 
V. M.* en enviarnos la persona del dit Monsur de Argensó 
pera tractar las materias quo se offereixen en orde y bon stat 
de las cosas desta Provincia, en que experimentara tan gran 
capasitat y parts pera estos y majors empleos, que confiam 
ab son medi é intervenció, se ajustarán las cosas ha major 
gloria de Deu, servei de V. M. ^ , benefici y utilitat de tota 
esta provincia y sos provintials, los quals tots están tant 
contents y alegres destossuccessos, que per al cumpliment de 
ells no falta altra cosa sino gosar de la presencia de V. M. * , 
pera que ab ella tingan totas las cosas son degut cumpli- 
ment, y aquestos sos fidelísims vasalls tingan occassió de de- 
mostrar á V. M.* la natural inclinatió de amor y fidelitat 
que sempre han tinguda vers sos Reys y naturals señors, y 
la constantia y valor que en assó sempre han amostrat, hil 
continuarán ab V. M> fentnos V. M.* mer9é, com esperam, 
conservarnos en su gracia, assegurant á V. M.* que per nos- 
tra part no faltarem á tot lo que sie obligado nostre y ser- 
vei de V. M. * , aqui supplicam humilment que per exone- 
rar aquesta casa deis excessius gastos que pateix, sie de son 
Real Servej manar donar lliscentia á las Renes que son en 
Tolosa pera podersen tornar á esta ciutat, queu estimarem 
de V. M.^ á singular favor y mercé. També represen tam 
á V M.t com los Patronats deis Archabisbats, Bisbats, aba- 
diats y moltes dignitats, y prevendas de aquestos principat y 
Comtats, son del Patronat deis Sereníssims Comtes de Bar- 
celona, predecesors de V. M.* en esta Provincia, y per 
conseguent, ho serán de V. M.* , deis quals de present ne 
vacan alguns, y será possible que lo Rey de Espanya pre- 
tenent continuar son dret, presente á la vaccatió de ells á sa 
Santedat las persones que li aparexerá anomenar, propo- 
samho á V. M.* pera que sie de son Real servei manar pre- 
venir aquesta actió ab sa Santedat, perqué no despades- 
can bullas á presen tatió del Rey de Espanya. GA<^ Deu á 



325 

V. M.t Barcelona y Mars ais XXVII de MDCXXXXI.= 
S. C^^ y RealMag.^5 humilissims etc.=Los Deputats. — {Ar- 
chivo de la Corona de Aragón. Generalidad de Cataluña. Re- 
gistro copiador de cartas de Papa y Rey, de 1635 á 62 , folios del 
52 al 54.) 

NúM. 514. 

Carta de los Diputados á M. de Chavigny. 

Al Sr. de Xavegni, Secretan de Stat del Rey nostre Se- 
ñor. =Molt Ule. Sor. Per cartas de sa magestat (Deu lo 
guarde) de 19 y 23 de febrer prop passat rebudas per ma 
del Sor. de Argenson, havem entes la mercé á que sa magestat 
es stat servit fernos, de acceptar la donació voluntaria de to- 
ta la Provincia, y enviarnos á dit Sr. de Argenson pera trac- 
tar y aiustar las materias convenients al bon stat de ella, de 
que donam á sa magestat infinitas gratias, y á V. S. las do- 
nam de liaver obrat en estas cosas tots bons effectes. Suppli- 
cam á V. S. sie servit continuarlos en favor de esta provin- 
cia, que sempre restará agrahida y tindrá en memoria estas 
y las demos mercés que sperám rebrer de la ma de V. S., 
desijant se offeresca moltas cosas de son gust y servey en 
que podernos emplear, y que V. S. experimente en nosaltres 
nostra bona voluntat y affecte. Guarde Deu á V. S. Barcelo- 
na y mars XXVII de MDCXXXXI. Lo Doctor don Joseph 
Soler.=Los Deputats, etc.==(Otra carta semejante, de igual 
fecha, se escribió al Cardenal-Duque.) — {Archivo de la Coro- 
na de Aragón. Registro copiador de la correspondencia de los 
Diputados, años 1640-41.) 

NÚM. 515. 
£1 Príncipe de Conde jefe de las armas francesas en España. 

A nos Tres chers et bons amis les Depputez du Principat 
de Catalogue. =Tres chers et bons amis: ayant estimé qu'il 
seroit tres advantageux á vos affaires et aux nostres, deren- 
voyer en Languedoc nostre tres cher et tres amé cousin le 
Prince de Conde, nous luy avons donné non soulement le 



326 

commandement general et en chef sur nos armeés de ees 
quartiers \h, qiii agirons vers l'Espagne, mais aussy en nos- 
tre province de Languedoc, en Pabsence de nostre tres cher 
etbien amé cousin le niar(esc/i)al de Schomberg, lequel nous 
envoyons commander dans la Guyenne: dequoy nous avons 
bien voullu vous donner advis par cette lettre, pour Taffec- 
tion que vous vous portons, et vous tesmoigner, qu'aux 
choses que vous aurez a desirer de nous pour vostre bien et 
assistance, nous aurons aplaisir qu'ant la participation du 
S. de la Motte Oudancourt, vous vous adressiez á nostre diet 
cousin le Prince de Conde, et luy rendiez tous les honneurs 
qui sont deubz au commandement dons nous Fhonnorons, 
et a sa qualité: vous asseurons que nous l'aurons tres agrea- 
ble, et nous ramettans sur luy de vous faire S9avoir, plus 
particulierement nos volontez, sur les choses de déla, et nos 
bonnes dispositions en ce qui vous touche: nous ne vous fe- 
rons la presente plus longue, que pour prier Dieu qu'il vous 
ayt, Tres chers et bons amis, en sa sa (me) te et digne garde. 
Escrit a Chilly le deuxiesme jour de mars 1641.=:Louis.^ 
Sublet. — (Archivo de la Corona de Aragón. Dietario trienio 
de la Diputación de 1638 á 41, parte 4.^, entre los folios 622 
vuelto al 623.) 

NúM. 516. 

Pregón convocando á asamblea para ultimar los pactos de la 
entrega de Cataluña á Francia. 

Cridas. =Ara ojats etc. Inseguint la resolutió presa en los 
Brassos generáis lo día present que comptam á 30 de abril, 
que per quant pera acabar de aiustar los pactes conten- 
guts en la resolutió deis Brassos tinguts á 23 de Janer prop 
passat, ab que dit Brassos generáis posaren aquesta Provin- 
cia baix de la obedientia de sa magestat Christianíssima (que 
Deu guarde) convé quei asistesca lo major número de las 
personas deis tres staments que sie possible, per ser la ma- 
teria tant grave, y la mes important ques pot offerir; y vuy 
faltan en dits Brassos moltas personas quei podan donar vot, 
Per 90 ab thenor de la present pública crida, se diu, notifica 



32? 

y mana á totas las personas de qualsevol stament que sien 
que teñen vot en Brassos, que per al dia de deu del mes de 
maig próxim vinent, comparegan person^-lment á la iunta 
de dits Brassos, que dit die y los seguents se tindrá en casa 
de la Deputació, sots las penas á sas Senyorias ben vistas; 
altrament, passat dit die^ se procehirá contra los que no acu- 
dirán, á la executió de las penas ques declara haver incidit, 
exceptat empero y declarat, que baix la present crida no sien 
compresos aquells que stan ó starán ocupats en la guerra, y 
en servey de la Provincia, perqué no es intenció de SS.®» ni 
de dits Brassos generáis, de storvar los que com á bons ca- 
talans, están ó starán ocupats en deffensa de la patria, ni 
exhimir de anar á la guerra los que altrament teñen obliga- 
tió de anarhi, y que per las presents cridas no se enten dero- 
gadas las fetas en orde ais renitents. E perqué las ditas cosas 
vingan á noticia de tots, manan sas SS.^s esser feta y publi- 
cada la present pública crida per los Uochs acostumats de la 
present ciutat, y de altres ciutats, vilas, y llochs caps de ve- 
guerías del present Principat de Cathalunya, y Comptats de 
Rosselló y Cerdanya. Data en Barcelona á 30 del mes de 
abril MDCXXXXI.=Lo canonge don Joseph Soler. =Fonch 
feta y publicada la present pública crida per los llochs acos- 
tumats de la present ciutat de Barcelona, ab thenor y veu 
de 9 trompetas, desde las 6 horas de la tarda fins á las 8, per 
mi, Steva Torrabruna, corredor y trompeta del General, vui 
ais XXX de abríl de MBCXXXXL— [Archivo de la Corona 
de Aragón. Registro copiador de la correspondencia de los Dipu- 
tados, años 1640 y 41, fol 437.) 

NúM. 517. 
Carta de la Diputación al Conde de Chavigny. 

Al Illm. Sr. de Chavegni Conseller de la Magestaty son 
secretar! de stat.=Illm. Sor.=Ab las mercas tant cumpli- 
das que sa Magestat nos fa per lo socorro de aquesta pro- 
vincia, regonoxem los bons officis que V. S. Illma. ha fets 
en nostre favor, per los quals nos confessam obligadísims. 



328 

y ho regonoxerem en totas las ocasions, nos voldrá fer mercé 
de manarnos un milió y sinch centas milia Iliures francesas, 
ó manarnos las dexar per alguns mercaders, per quens tro- 
bam tant exausts en los grans gastos havem suportats, que 
tenim necesitat precissa de aqueix diner, y tot se gastará en 
deffensa de aquesta provincia pera sa Magestat. Supplicam 
á V. S. Illma. que continuant las mercés que fins Y\iy nos 
ha fetas, sie medi ab sa Magestat per que alcansem aques- 
ta mercé, que será obligarnos de nou á acudir al que cone- 
xerem será de servei de V. S. Illma. á qui Deu guarde y 
Maig ais mi de MDCXXXXI.=Lo Canonge Don Joseph 
Soler. =Illm. Sr., etc.=Los Deputats, etc. — {Archivo de la 
Corona de Aragón, Registro copiador del trienio de 1640 d 41, 
M 442.) 

NúM. 518. 
Carta de la Diputación á Richelieu. 

Al Exim. y Eminentissim Sr. Cardenal Duch.=Exim y 
Em.i» Sor.=Los grans gastos havem suportats en aquesta 
guerra nos teñen tan exausts, que per poder sustentar aquesta 
Provincia pera Sa Magestat (Deu lo guarde) tenim necesitat 
precissa de un milió y sinch centas milia Iliures francesas, 
las quals nos es imposible trobar en aquesta térra, ni tam- 
poch ab mercaders vassalls, ó que sien de part que tingan 
pau ab lo Eei de Castella, y asi nos es forsós recorrer á Sa 
Magestat y supplicarlo sie servit manarnos los dexar: nos- 
tros embaxadors teñen ordre de supplicarho á sa Magestat y 
supplicam á V. Ema. nos fassa mercé de honrarnos ab sa Ma- 
gestat perqué alcansem aquesta mercé, que será posarnos en 
novas obligacions á mes de las grans que regonexem deurer 
á V. Em.ia, per las moltas mercés que nos ha fet sa Mages- 
tat ab lo bon medi de V. Em.^a Guarde Deu á V. Ehia. Bar- 
celona y Maig ais IIII de MDCXXXXI.^Lo canonge Don 
Joseph Soler. =:Ex.°i y Em.^ Sor., etc.=Los Deputats, 
etc. — (Copiador correspondencia Diputados, arios 1640 y 41, 
fol 445.) 



329 



NúM. 519. 

Embajada de la Diputación al Consejo de Ciento para ultimar 
los pactos de la entrega de Cataluña á Francia. 

MaigMDCXXXXI.=Divendres á X.=En aquest die, ses 
g.ries per medi de fra Don Francisco Mompalau, monjo y 
sacrista de Ripoll, Don Pedro de Aymerich, y Jacinto Fábre- 
gues, ciutadá, enviaren ais molt Ules. Srs. Consellers y Savi 
Consell de Cent, la embaxada del tenor seguent: 

Molt Ule. Sr.=Los Deputats del general del Principat de 
Cathaluña després de haver conferit ab los molt Ules. Srs. 
Consellers, personas eletas, anomenadas per los dos consis- 
toris, inseguint la deliberatió de Brassos de 23 de Mars 
prop passat, y ab los assesors y advocat fiscal del general y 
advocats de la ciutat, los pactes posats en la resolutió de 
Brassos tinguts á 23 de Janer, ab los quals posaren á la obe- 
dientia del Rey Christianíssim, nostre Sr. (que Deu guarde), 
lo present principat y Comtats y V. S. esta ciutat, y tambó 
ab las trenta sis personas deis tres estaments y ab la setsena 
que V. S. per aqueste effecte elegí, reportaren aquells aius- 
tats ja, ab lo Sr. de Argensó, ais Brassos generáis tinguts á 
trenta de Abril prop passat, en los quals se preugué la resolu- 
tió ques llegirá á V. S. ab dits pactes, iuntament ab las ad- 
ditions que en las iuntas de las trenta sis personas, y setse 
per V. S. anomenadas, se son posades aprés de haber legit 
los apuntaments del molt Ule. bras militar y altres, donanne 
rahó á V. S. y suplican sian servits obrar en conformitat lo 
mes convenient al benefici deis principat y Comtats y de 
V. S.= E tornats dits Srs. Embaxadors referiren á ses 
Sries. con ells havian reportada la dita embaxada á dits 
molt Ules. Srs. Consellers y savi consell de cent, la qual ha- 
vian explicada, primer de páranla, y aprés donada en 
scrits de la manera que per ses Sries. los era estat ordenat, 
y quels havian respost que legirian dita embaxada á dit sa- 
vi Consell de cent, y que de la resolutió se pendria, sen do- 



330 

naria avis á ses S. S., etc. = Siguen otros asuntos. — (Archivo 
de la Corona de Aragón. Dietario del trienio de Diputados de 
1638 á 41, parte 4.a, fol. 629.) 

NúM. 520. 
Aprobación dcíinitiYa de los pactos de la entrega. 

Maig MDCXXXXI. Dilluns á XIII.=En aquest mateix 
die, ses SS. iuntaren los Brassos generáis en virtut de la últi- 
ma resolutió presa en los últims Brassos generáis, los quals 
foren molt opulents, ais quals parlant lo Sr. Deputat Eccle- 
siastich, fonch feta la propositió seguent:=Molt lUre. Sr.= 
En exequutió de la resolutió presa en los Brassos tiuguts ais 
tretse de Mars prop passat, havem conferit ab los molt 
Illres. Srs. Consellers, personas eletas, y Sr. de Argensó, los 
pactes que V. S. fou servit posar en la resolutió de Brassos 
tinguts á 23 de Janer prop passat ab los quals nos posarem 
á la obedientia del Rey Christianíssim nostre Sr. (que Den 
guarde), y també aquells havem conferit ab las personas de 
la trentasisena, y ab las de la setsena que la ciutat te elegi- 
da per estas cosas, y se son conferits tots los advertiments 
que per part deis estaments y personas particulars se son 
donats, axí que ha aparegut que dits pactes poden aiustarse 
ab la forma que están aiustats, suplicam á V. S. sia servit 
mirar y advertir y resoldrer lo mes convenient, pera que 
aquest Principat y Comtats pugan gosar de la presencia de 
sa Magestat, y la pau y quietut pública que tant importa, 
tot á maior gloria de Deu nostre Sr. y conservatió de aques- 
tos Principat y Comtats. Llegiranse á V. S. las propositions 
y deliberations de Brassos de dits dies de 28 de janer y 23 
de Mars prop passat^ y los dits pactes aiustats com está dit. 

Resolutió presa en dits Brassos. ==Q\ie los pactes y la cons- 
titutió de la observantia que son llegits y proposats en los 
Brassos, sian admesos y aprobats comforme en aquells está 
contingut, ab que en lo capitel de la loatió y aprobatió per 
sa Magestat fahedora de las manlleutas deis censáis del ge- 
neral, sien aiustades també las manlleutas que haurán fetas 



331 

las ciutats, vilas y lochs de Cathalufia, per obs de la pre- 
sent guerra; salvat en tot lo beneplacit del savi consell de 
cent, en lo qual se han de proposar y resoldrer també estas 
materias. 

Los pactes y conditions ab que los Brassos generáis del 
Principat de Cathaluña tinguts á 23 de Janer prop passat, 
posaren lo Principat y comtats de Rosselló y Cerdaña á la 
obedientia del Christianissim Rey de Fran9a, los quals se 
han de posar en lo jurament que sa Magestat y sos succes- 
sors han de prestar en lo principi de son govern (1). — {Archivo 
de la Corona de Aragón. Dietario del trienio de Disputados de 
1638 á 41, parte 4.^ fol. 631.) 

NúM. 521. 

Fundamentos de derecho para la anexión, según el MS. del 
Dr. Sevilla. 

« "uniformemente los Diputados en la junta de Bra90s 
(harto numerosos según lo permitia el tiempo y la ocasión) 
y los conselleres en el Sabio Consejo de Ciento (que enton- 
ces, como se dixo arriba, constava de 200 votos en forma de 
República) entraron en conferencia general de lo passado, 
presente y venidero: mal della, todo con tan crecidos peli- 
gros, como lo era de cada dia la vengan9a, ya de muchos 
años apetecida injustamente, para desolación y extermina- 
ción aún del nombre de Catalanes, y quando por los servi- 
cios de Reynos provincias y Principados que havian con su 
sangre ampliados, devian quedar mas favorecidos que todos 
los demás Reynos de la Monarquía, se veían perseguidos en 
los fueros, ininunidades, privilegios, vidas, honras, hazien- 
das, y en cuanto el enojo de su Príncipe hallava rastro de 
materia para azirse. Oyanse unos á otros, discurrían todos 
con suspiros y profundos sollozos, y común amenté mez- 
clando lágrimas del temor con las del enojo; á la fin se 
acordaron en lo que se sigue. = Que ellos se hallavan en 

{\) Estos pactos los publican los historiadores de Cataluña. 



332 

muchos de los casos que las leyes ponen en que á la Repú- 
blica pueda ser licito escusarse del mando del señor natural, 
y elegir otro según los mismos fueros de la naturaleza, que 
estos primeros se resumían á quatro puntos. =:=Primera- 
mente, por ser el Condado de Barcelona electivo con ciertos 
pactos y condiciones, á las quales, faltando el Conde 
(como se via manifiestamente haver faltado la Magestad Ca- 
tólica), quedavan los catalanes libres del contrato y jura- 
mento de fidelidad como se dixo.=2.^ Que dado que el 
condado fuese sucesivo por sangre, la sucession del se 
deribaba de la entrega que se hizo á Carlos magno, la 
qual como fué hecha con ciertos pactos, el rompimiento de- 
llos, á qualquier tiempo que se hiciese por los Condes suce- 
sivos á aquel, no solamente librava á los Provinciales de la 
obligación de vassalaje, mas aun los bolvia necesitados á los 
herederos de aquel con quien el hizo el primer tratado de la 
entrega, y consiguientemente, á los Reyes de Francia como 
á herederos de los dichos Emperadores.=3.° Que la aliena- 
ción que hizo Carlos Calvo en favor de otras personas, como 
Bará, Bernardo, Guifredo, y de ellos á los demás, fué nula, 
como de materia inalienable, y en perjuicio de los que devian 
suceder á la Corona de Francia, después de ellos, y por con- 
siguiente á Luis 13 gloriosamente Reynando.=La quarta, 
que el principado se hallava en los términos de su natural 
defensa por el rompimiento universal de los privilegios y li- 
bertades, y por muchos excesos que havian cometido los sol- 
dados que contra dichos privilegios se alojaron en Cataluña, 
los quales por los ministros Reales con el remedio de la justi- 
cia ordinaria, se tomó el déla violencia, imbiandounexército 
cuyo número y licencia militar, provada con algunos desór- 
denes, havia hecho iminente el peligro de la devastación del 
Pais, de muchas muertes de inocentes, de gravísimos extra- 
gos en honrras, haziendas y de otros males, de los quales no 
podian por si librarse, sin entregarse á un Rey Poderoso. A 
quatro otras después reduzieron las razones de estado para 
que nombrasen á la Christianísima Magestad por su Rey.= 
La primera, que fuera tener ingrata correspondencia á la 



333 

Christianísima Magestad, haviendo el entrado en Cataluña 
y preservándola con gasto suyo, de los males que le amena- 
zaban ineuitables, hecharle della.=La segunda, que en tal 
c^so, quedaría expuesta la Provincia á que si se viese otra 
vez en semejante aprieto, al qual se via, no hallase de quien 
enpararse, pues assi Francia como qualquier otro reino ni- 
velaría los auxilios con esta ocasión, para no dallos en 
otro.=La 3.^ que no se podia esperar mejor trato de los mi- 
nistros del Rey de España del que probaba y experimentaba, 
de manera que por no poderles sufrir^ era necesario salirse 
del mando Real de aquel monarca Católico, quanto y mas 
que hallando las materias encaminadas á términos de ma- 
yores odios y venganza, le tendrían mas duro y riguroso de 
qualquier suerte que fuese la sumisión y obediencia, donde 
siempre aquellas pasiones inventarían nuevas violencias para 
asegurarse y impedir que quando los Catalanes quisiesen 
hacer otra semejante defen9a, no la pudiessen, y que perpe- 
tuamente quedasen en la esclavitud. =La última, que guar- 
dando las leyes y privilegios, poco interessarian los Catala- 
nes en ser de este ó de aquel señor, y que la acción que ago- 
ra havian hecho la tendrían presente los Franceses para es- 
timarla, y no serian de aquellos con quienes habrían de vivir 
infamados, pero que humillándose á España, visto lo que ha 
passado, havian de quedar sordos ó reventar la pasión, lla- 
mándoles sus contrarios, cada dia, á su mismo rostro, re- 
belados. 

Todos estos motivos assi juntados, dieron otra vez mate- 
ria á los Deputados en forma de Bra90S y á los Consejeros, 
con el Consejo de la Ciudad, unánimes, conformes, sin sola- 
lamente ni discrepar ni resistirse solo vn voto, aun en las 
circunstancias de haverse escusado del mando, subjecion y 
Señorío de la Magestad CatóHca de Felipe el Grande de 
España; para con los pactos, condiciones y privilegios (que 
se pondrán abaxo á la jornada que los juró el Mariscal de 
Breze en nombre del Rey) entregarse desde aquel dia de 22 
de Henero á la Magestad Christianíssima de Louis 13 Rey 
de Francia y á sus successores, perpetuamente, continuando 



354 

siempre el titulo de Conde de Barcelona, Rossellón y Cerda - 
fia, despachándole luego al Señor de Moneri con el aviso á 
Perona, donde se hallava entonces la Corte, que lo recivió 
dentro seis dias y medio con aquel contento que se podia 
esperar de la piedad de un Rey, que tanto mostró estimar, 
con el Principado, por vassallos, toda aquella nación (1). 
Esta resolución entrelassó y ató grandemente las voluntades 
entre los Catalanes y Señores Franceses, en particular de 
los que se hallavan en Barcelona, donde entre unos y otros 
todo era contento, todo júbilo, todo resolución y protestos 
de morir y vivir en toda unión y buena correspondencia, 
tanto, que luego fueron admitidos los Franceses en todos 
los Consejos de las armas y otras juntas extraordinarias en 
que se discurría sobre la defensa de la 9Íudad, siendo una 
universal la que hizo (acavada la dicha nominación y elec- 
tion de conde) para nombrar diversos mandos y oficiales, 
donde se nombró por la universal direcion y resistencia de 
la Ciudad y demás cosas de la guerra, y sin el que antes se 
havia dado á Don Miguel Torrellas para mandar al dicho 
Tamarit, al Dr. Fontanella, y al señor de Plessis, dándoles 
plena autoridad á los tres en todos los casos que se quisie- 
ren ajustar para resolverlos, las personas que mas hallaren 
á propósito en orden á la defensa de la 9Íudad.=-Consecuti- 
vamente nombraron al Señor de Seriñan, Mariscal de Cam- 
po, por governador de las armas: en la campaña, á'Don Mi- 
guel Torrellas, á Francisco Joan de Vergós y á Jayme Da- 
mians: al de Aubiñi y Cabanas y á otros cabos Catalanes, 
se encomendó la Torre y montaña de Monjuic, que le guar- 
necieron de nueve compañías de la ciudad, de una parte de 
la de SM Eulalia, de 200 miqueletes de Cabanas, y de otros 
tantos Franceses. =Las puertas de la ciudad se pusieron á 
las órdenes de los Conselleres, con igual nombre de oficiales 
Catalanes y Franceses y assi mismo de los soldados, para 
que unos con otros se diessen la mano para una exacta 

(1) Se refiere á Cataluña. Sevilla escribió su Crónica en París, 
hallándose al servicio de la Corte francesa. 



335 

guarda y resistencia en las ocasiones, como se via lo demás 
en todas las guardas, de manera que ya desde aquella mu- 
tación de mando, se vian marchar las materias, dentro de 
Barcelona, de muy diferente compás que antes, tanto que 
se creyó que con la mudan9a del dominio, tanbien mudarían 
assi mismo de Fortuna.=En el Ínterin hallávase en Terra9a 
Tamarit, y por aquellos pueblos circunvezinos tenia aquar- 
telada la gente que liavia retirado de Martorel; imbiáronsele 
allá ordenes para que reconociendo sus soldados, y conbo- 
yando aquellos que se hallarían que venian al socorro de la 
9Íudad, luego baxase á Barcelona en saber que el enemigo 
habría assentado alli sus Keales, porque no tuviesse lugar 
de fortificarse, seguro, en ninguna parte, á vista de las mili- 
cias que acudían. =De la misma suerte se duplicó el orden 
al de Margarit para quedarse á^Monserrate, y que desde 
allá ocupase todos los passos convenientes para estorvar los 
socorros al de los Velez y aun su misma retirada, si ellos se 
viesen en necessidad de tentalla. — (Biblioteca Nacional, Pa- 
rís. MSS. Españoles, niim. 115. Mémoires de Catalogue, del 
Dr. Sevilla, tomo II, fol. 36.) 

NúM. 522. 

Proposiciones generales de los derechos de Francia 
en Cataluña (1). 

l.a=^Que el Condado de Barcelona, y el orden de la no- 
bleza de Cataluña, fué establecido por los Reyes de franela 
primitivamente. 

Esto se prueva por los historiadores Catalanes, y Caste- 
llanos, y por escrituras aucténticas que conservan las casas 
de los señores y nobles de Cataluña. 

2.a==Que cuatro Reyes de franela han tenido el dominio 
útil y soberano de Cataluña. 

Esto se prueva por todos los historiadores que tratan de 



(1) Este papel, que se halla en París, parece que debió ser eaviado 
allá desde Cataluña. 



336 

Cataluña, por los privilegios de los Reyes, y porque siempre 
han estado, y permanecen oy en dia, sus retratos en la sala 
de la Diputation, que llaman la sala de los Condes. 

3.a=Que Carlos {el) Caluo dio el d<)minio útil y propietario 
de Cataluña á Guifre el velloso, y á sus sucesores, quedándo- 
se con la soberanía. 

Esto se prueva por todos los historiadores, pues ninguno 
lo niega. 

4.a=Que doze Condes propietarios de Barcelona recono- 
cieron por señores soberanos á los Eeyes de Francia. 

Esto se prueva por todas las escrituras auténticas que es- 
tán en el archivo real de Barcelona, y en los demás archivos 
donde se halla el año del Reyno del Rey de francia que 
Reinaba, en tiempo que se cerrava la escritura. 

Pruévase también de muchas donaciones que están, para 
las quales era necesaria la firma y consentimiento del Rey 
de francia. 

5.^=Que el Rey Don Alonso, hijo de Ramón Berenguer, 
negó esta soberanía á los Reyes de francia después de vein- 
te y tantos años de su Reynado, y por consiguiente cayó en 
fellonia, y assí el Condado de Barcelona bolvíó á los Reyes 
de francia en Propiedad, y de entonces acá se puede llamar 
usurpado. 

Esto se prueva del Concilio que se juntó en Tarragona, 
en el cual el Rey Don Alonso mandó no se pusiere adelan- 
te en las escfituras, los años del Rey de francia. 

6.ar=Que la transaction mutua que se hizo entre los Reyes 
de francia y Aragón en tiempo de S. ^ Luis, no tuvo execucion. 

Esto se prueva por cartas que trahe el archivero Carbo- 
nell, en las quales se ve que este tratado no tuvo efecto. 

ítem, se díze que esta renunciación en derechos de coro- 
nas, como no puede preiudicar los successores, solo tiene va- 
lor durante la vida del que renuncia. 

7.a=Que el Rey de francia legítimo, heredero de la Casa 
de Anjou, por el mesmo título indivisible que posee la Pro- 
venza, debe posseer Cataluña, pues Rene de Anjou fue suc- 
cessor legitimo de Cataluña, y tomó possesion della. 



337 

Esto se prueva por los historiadores Catalanes y Castella- 
nos, y por las escrituras del Archivo real de Barcelona. 

8.^=Que el derecho que tiene el Key Cathólico eu Cata- 
luña, es por via de hermano del último succesor directo y 
el derecho de los Reyes de franela es por via de hija del 
dicho último succesor. 

Esto se prueva por la Genealogía de Don Juan el 1.° de 
Aragón. 

9.a=Que el Parlamento de Caspe, del qual depende todo 
el derecho de franela, ó de españa, en Cataluña, no procedió 
por via de election, sino de declaración. 

Esto consta de las propositiones del Parlamento que están 
en el archivo real de Barcelona. 

10.a=Que en este parlamento donde se dio el condado de 
Barcelona al hijo de la hermana del último conde directo, y 
se quitó ai hijo de la hija, los jueces deputados obraron sin 
libertad, porque los forzaron con armas, y con cohechos. 

Esto se prueva del proceso y dietario que está en el archi- 
vo de Barcelona y los historiadores Castellanos lo significan. 

11.a— Que franela en muchas occassiones después ha pe- 
dido este derecho con armas, haziendo guerra á Cataluña, 
sin pretender solo el Rosellón. 

Esto se prueva por la forma de acometer por otras partes, 
que por la de Rosellón. 

12.a = Que aunque la transaction que se hizo entre San 
Luis, y el Jaime, fuera válida, este derecho hereditario fué en 
tiempo de Luis XI adquirido, y como posterior á la transac- 
tion, no puede ser por esta derogada. 

13.a=Finalmente, la nobleza y la pleve de Cataluña, casi 
toda es descendiente de franela. La lengua tiene su origen 
de Francia, y*se llama la antiga llemosina; los obispados y 
abadías fundados y dotados por Francia. Las libertades que 
gozan, y los primeros privilegios, concedidos por franela. 

Antiguamente Cataluña la vieja, se contaba entro las pro- 
vincias de franela. 

Todo esto se prueva con mucha facilidad si se desea la 
amphficacion de las propositiones. = (Sin fecha ni firma.) — 
Tomo xxii 22 



338 

{Dihliotheque Nationale, Paria. Galerie Mazaríne. Manuscrita 
€t caries. Códice español nüm. 337, folios núms. 176 al 178.) 

NÚM. 523. 

Noticias y juicios de Jerónimo del Real acerca de la entrega 
de Cataluña á Francia. 

Discurso. ==Esta entrega que hicieron los Brassos al Key 
christianísimo, de la Provincia, cansó grandes alteraciones 
assí en algunas ciudades y lugares como á particulares, los 
unos tomando el partido de Francia, otros quedando con el 
de España. 

Las ciudades de Tarragona y Tortosa, se quedaron por 
España. Gerona, aunque no se hallaron sus síndicos en los 
Brassos quando fué la entrega, con todo, como se uió sin 
defensa, y hauian de passar las armadas que nos enuiaua 
Francia por su territorio en defensa de las tierras que esta- 
ñan á su deuocion, viendo que resistirles era perderse del 
todo, y guardóse por meior ocasión, como ia sucedió, mos- 
trar el ánimo en defensa de España: en esta ocasió también 
tomó el partido de Francia, y las demás ciudades hizieron lo 
mismo, fuera Tarragona, Tortosa y Perpiñan y Eosas, que 
hauia guarnición por España. 

De los particulares también sucedió lo mesmo; muchos se 
eficionaron al nuevo Rey christianísimo, otros se quedaron 
con la eficion de España. 

Quando fueron firmados los pactos, entonces fué for90SO 
declararse, por que los ministros franceses tuuieron sospecha 
de los que lo hauian sido de España, y assi ellos mismos se 
hauian de salir de Cataluña, ó los achecauan que eran mal 
efeitos, y con una polisa que les dauan, los obligauan á sa- 
lirse, que dezia: 

Por la Económica y Pulítica conuiene que dentro tantos 
dies, se salga de la Provincia. Y si se iua en tierras que se 
tuuiesen por España, los sacrestauan los bienes, y assí algu- 
nos se fueron á tierras neutrales, como á Eoma y Génoua. 



339 

Otros se fueron á Madrid, y el Rey les maudaua dar 
socorro según la calidad de la persona. 

Los Obispos también salieron, por que no quizieron 
prestar sacramento de fidelidad al Rey christianísimo, por 
hauerlo dado, y homenage al Rey católico, antes. Huuo 
algunos que hallándose sin culpa, que no auian obrado en 
periuizio de la Provincia, no se querían yr, si no ponerse á 
la prisión, diziendo les hiziesen la causa, y no les salió bien, 
por que sino les hallauan culpa, se los dexauan sin hazerla, 
y algunos se murieron en la prisión. 

Y si se les hallaua, se les hacia sentencia de garrote, y por 
estas causas se salieron muchos, por que no les hiziesen 
cargo de mal efeitos, que este lenguaie se dezia y corria 
entre los parciales de Francia. Y eran muy uistas las accio- 
nes de unos y otros, y no menos las palabras, por que si 
deslizaua en no sentir bien del gouierno, ta le iuzgauan de 
la facción de España, y no faltaua quien le acusaua de mal 
efeito. 

Bien se experimentó quan dañoso es el mudar de gouierno, 
y sirve de experiencia para el tiempo uenidero, que todo lo 
ocasionó falta de ella, y sobrado arroj amiento de entregarse 
á otro Rey. Y los mismos que salieron medrados por Fran- 
cia, lo uinieron á perder, como se tratará adelante. — (Cró- 
nica de Jerónimo del Real, en castellano^ col, Pujol y Camps, 
pág. 38.) 



APÉNDICE IX. 

MOHTJUICH (1). 

NúM. 524. 
El Marques de los Vélez intima la rendición á Barcelona. 

Déjous á XXIIII Janer MDCXXXXI.=En aquest die, en 
la matinada, los Sors. Consellers vingueren en la present 
casa pera tractar ab ses Sries. deis Sors. Deputats, y conferir 
lo que se havia de fer en benefici de la Provincia per quant 
lo enemich estava pera sitiar la present ciutat. 

En aquest mateix die, en dita matinada, arriba en la 
present casa un trompeta del exercit enemich, lo qual vingué 
guiat de alguns cavalls de nostre exercit y aquell aportarem 
en la present casa tapat de vlls, ab un mocador, y dona, en- 
trega á SS. vn plech del Marqués de los Velez general del 
exercit enemich, din del qual se trobaren vna carta del Mar- 
qués de los Velez pera los Sors. Deputats, ab copia de la 
carta de dit Rey de Castella que enviava á la ciutat, los quals 
papers foren entregats al consell de guerra pera mirar y con- 
sultar aquells, y manaren ser assí cusits, que son signats de 

(4) Del asalto de Montjuich trata Parets en el capítulo 90 de su Cró- 
nica, pág. 48 de este volumen. También refiere este hecho de armas el 
documento niim. 483, pág. 248. 

En este lugar volveré á llamar la atención del lector hacia el docu- 
mento más interesante que ha quedado de la rota de Montjuich, y con- 
sejo de guerra que se celebró por los jefes del ejército real después de 
la batalla. No lo publico, pues se halla copiado en la obra del ilustre 
Gómez de Arteche, Nieblas de la Historia patria, tomo II. El Marqués 
de Torrecuso, pág. 49. 



341 

lletra A. y B. (1) la qual trompeta fonch entretinguda, rega- 
lant aquella, encara que nou meroxia, per esser Cathalá y 
traydor á sa patria, fins lo endemá á las orations, que fouch 
despedida ab la resposta, y acompañada per vn trompeta 
nostre fins á la vila de Sans: la resposta feta á dit marqués 
de los Velez, está continuada en el registre de la junta de 
guerra, sots jornada de vint y sinch del corrent, que per es- 
tar allí largament registrada, se dexa de posar assí: la gent 
estava tota atordida per veurer que lo enemich havia de 
sitiar la present ciutat, pero no faltava ánimo, sino que los 
traydors, quey havia tants, los espantaven, si be confiavan 
de lur valor y deis miracles que havian de obrar los sancts 
gloriosos que te esta ciutat dins della, y en particular la 
Protomártir Santa Eulalia, patrona insigne desta Provincia, 
que no havia de permetrer tal crueltat que lo enemich sa- 
quejás esta ciutat, ni patís tanta donsella y gent honrada, y 
religiosos, que están alabant á Deu nostre Sr. continua- 
ment. — {Archivo de la Corona de Aragón. Dietario del trienio 
de 1638 á 41, parte 4.% fol. 578.) 

NúM. 525. 
Carta del Marqués de los Yélez á la Diputación. 

Carta enviada por el Marqués de los Vélez, general del ejérci- 
to^ á los Diputados de la Generalidad de Cataluña^ y recibida 
él 24 de Enero.^=S. M.^ (Dios le guarde) me aymbiado con 
sus Reales armas á esta Provincia, á la pacificación della, 
poner en autoridad y respecto la justicia, y aunque general- 
mente con sus procedimientos a ocasionado su yndignacion 
y rigores, vsando de la clemencia de Padre, me a ordenado 
admitir á su gracia todos los que cumpliendo con la obliga- 
ción de vasallos, biniesen á prestarle la obedien9Ía, con que 
se conoce que su real voluntad no es quitarles las vidas y 
ha9Íendas, ni alterar sus fueros y constituciones, como algu- 

(i) Véanse los dos documentos siguientes, números 525 y 520. 



342 

nos mal yntencionados y desesperados an publicado, yndu- 
ciendo á todos á qué concurran en su desesperación, libran- 
do su seguridad en la perdición de los demás, lo que siente 
S. MA muy vivamente, y que se priven de los efectos de su 
clemencia, que desea vsar su Real ánimo, como V. S. lo ve- 
rá por la carta que S. M.^ escribe á la ciudad, de que remito 
copia á V. S., y no lo he podido hacer antes, por los acci- 
dentes subcedidos en esta provincia, y bien lo an experi- 
mentado las vniversidades por donde este exército a pasado, 
pues solo se a usado de rigor con las que contrabiniendo á 
las leyes de la obediencia que deven á su Rey y señor Natu- 
ral, se an resistido hasta el último trance, haviéndome ocas- 
sionado gran dolor no haver podido escusar todos los daños 
que causa un exército en las partes donde llega: y á los que 
voluntariamente an querido gozar de la clemencia de S.M.<i, 
en su Real nombre los e admitido á su gracia, y concedido 
salbaguardia para que estén con toda seguridad, y assimis- 
mo e dejado de castigar muchos que justamente lo merecían, 
y assi para que no se ignore la justificación y piedad, Con 
que S. Md. procede, y su real intención, me a parecido ha- 
cerla notoria á V. S., y asegurarle (como lo hago), que dis- 
poniéndose á cumplir con su obligación, g09ará de la cle- 
mencia de S. MA, y sentiré mucho que estando en su mano 
evitar los daños que le amenazan tan de 9erca, no lo haga, 
exponiéndose á experimentar los rigores de la guerra, aven- 
turando el honor, vidas y haciendas, con tanto sentimiento 
de S. Md. y mió, que por Christiano y natural deste Princi- 
pado (de que tanto me precio), desseo se excusse, y espero 
que V. S. con la atención que pide negocio en que tanto le 
va, tomará resolución con la brevedad que conviene. Guarde 
Dios á V. S. muchos años. San Feliu 23 de Henero 1841.= 
El Marqués de los Velez.=Sres. Diputados del Principado de 
Cathaluña. — {Archivo de la Corona de Aragón. Dietario del 
trienio de la Diputación de 1638 á 41, j^arte á.^, entre los fo- 
lios 578 vuelto y 579.) 



343 

NúM. 526. 
Carta de Felipe IV á los Diputados. 

El Key.== Amados y fieles nuestros: Aunque los excesos 
que se han cometido en essa Provincia an sido tales y de 
tal calidad y circunstancias, que justamente an solicitado 
mi yndignacion, y la mas severa y prompta demostración, 
lo que he deseado escusar nota en el castigo, y que se con- 
servase el nombre conque siempre é estimado tanto á esa 
provincia de muy fiel á mi servicio, me an obligado á que, 
aplicando los medios mas propios de mi clemencia, que del 
rigor tan merescido por vuestras culpas, fuesse entreteniendo 
el castigo para dar tiempo á que reconosiendo los yerros, 
fuesse motivo por condonar á ellos con piadosso afecto, que 
es el que me holgaré diffundir en mis vasallos, y mas ynter- 
viniendo el bien que é procurado siempre á esa^ Provincia. 
Los medios de mi benignidad han obrado contrario efecto, 
creciendo la falta de respecto á la justicia con tan ynormes 
y abominables dehtos, que todo es escándalo y confussion, 
y aunque el mayor castigo fuera no sacaros della, conque 
brevemente experimentareys los daños á que os á reducido 
la desborden, la obhgaciou de Padre y de Rey no me per- 
mite dejaros llegar á la última ruina, sino que aunque sea á 
costa de exponer mi propia persona á la fatiga y trabajo de 
tan largo viaje y gasto de tanta hacienda, después de la que 
se ha consumido en vuestra defensa por libraros de manos 
de Franceses, que desean vuestra perdición, y aunque sea 
faltando á la asistencia de otras provincias que se hallan oy 
en gran riesgo y peligro ynvadidas de mis enemigos, lo 
olvide todo, solo por tratar de vuestro remedio y quietud, 
sin mas fin do que la haya, para que cessando la confussion 
que oy turba la paz pública, se viva en razón y como con- 
viene al servicio de Dios y bien Vniversal, en que no solo 
deveis conozer efectos de mi clemencia, sino que antepo- 
niendo vuestra combeniencia á la de las otras provincias 



344 

que se hallan necesitadas de mi amparo y favor, voy á 
sacaros de opresión, para que los sediciossos inquietos os 
dexen vivir con la livertad que es justo, y sin ympediros la 
administrazion de las haciendas, y con la recíproca corres- 
pondencia que requiere el trato humano, y sin que hagan 
impression las vanas ilusiones conque intentan persuadir lo 
contrario los mal intencionados, que olvidados de su obli- 
gación natural, maquinan con aparentes pretextos contra la 
fé pública, y contra su propia obligación en la fidelidad, 
esparciendo vanamente que quiero romper vuestras consti- 
tuciones y privilegios, siendo cierto mi voluntad es conser- 
varos en ellos, y que reduciéndose la justicia á respeto, 
vivays en quietud, y assí no pudiendo yo faltar á mi obli- 
gación y á lo que Dios tan estrechamente me tiene enco- 
mendado, como el Govierno y tranquilo estado de mis Rey- 
nos, Viendo que los medios que hasta aora se an ynterpuesto 
no an aprovechado, he mandado que entren mis armas, y 
con ellas el Marqués de los Velez, mi lugarteniente y Capi- 
tán general del Reino de Aragón, á poner en respecto, exer- 
cicio, autoridad, y livertad la justicia desse Prin9Ípado; vio- 
lentada y auyentada por alguna gente ruin y sedigiosa que 
la tienen en el estado en que se vée, haciendo lo que la jus- 
ticia, clemencia y buen Gobierno aconsejaren, y para opo- 
nerme y revatir á qualquiera que lo yntentare embarazar y 
defender la parte sana de la justicia, eclesiásticos, nobleza y 
Gobierno que oy me an asistido en esta y en las demás 
occasiones con su acostumbrada fidelidad, haciendo quanto 
fuere menester para conseguirlo, y si lo fuere, hasta poner 
mi propia persona á cavallo; y aunque la forma en que se 
ha procedido en essa provincia no merecía favor tan parti- 
cular, ni demostración tan grande de mi amor, como el que 
aora veréis entendiendo el engaño que haveis padecido con 
las persuaciones de la gente ynquieta, lo que desseo, no 
experimentéis los daños de la guerra, si no que os manten- 
gáis en paz y en justicia, me a obligado á preveniros, para 
que pues estays á tiempo, enmendéis vuestros yerros, y no 
caygais en el último, con acto expresso de ynfidelidad, oppo- 



345 

niéndoos á mis armas, pues en tal casso, yncurris en todas 
las penas de sedición, no pudiéndose dejar de executar por 
el exemplo público, siendo cierto que hallando en vosotros 
el Marqués de los Velez el rendimiento y reconocimiento 
devido á la fidelidad que me deveis guardar, lleva borden 
de admitiros en mi Gracia, y de no permitir padescais nin- 
gún género de ostilidad. Espero que cargando la considera- 
zion en los beneficios que haveis recevido de mi mano, y en 
este último tan extraordinario, con amonestación tan sin- 
gular, en la nota que quedará en la posteridad de vuestra 
fidelidad si os arrojaredes al último precipicio, os ajustareis 
á vuestra obligación, en que consiste la combeniencia de la 
conservazion de la Provincia (que es la que yo desseo) por 
el bien de vasallos que tanto se han preciado por lo pasado 
de su lealtad y amor á mi servicio. Data en Madrid á XIIII 
de Septiembre MDCXXXX.==Yo El Rey.=Pedro de Villa- 
nueva (1). — {Archivo de la Corona de Aragón. Dietario del trie- 
nio de la Diputación de 1638 á 41, parte 4.a, entre los folios 
578 vuelto y 579.) 

(i) Acerca de las disposiciones en que se hallaba Felipe IV para po- 
ner término á la guerra de Cataluña, he hallado el siguiente curioso es- 
crito: 

Medios que de parte de su Magestad Cathólica se of frecen al Principado 
de, Cataluña para su paz y quietud y expulsión de Franceses, en 22 de 
Febrero de 1641. 

Su Magestad ha offrecido Perdón General desde el primero dia, ex- 
ceptuando los que mataron al Birrey: oy ofrece lo mismo (y como en- 
tonces) no alterar ninguna constitución, ley, ni vsage, y si fuere me- 
nester, expresar como se perdonan, por sus nombres, los que tuvieren 
mas duda, por los procedimientos que huuieren hecho mas cootrarios 
al seruicio de su Magestad, se expresarán también todos los que dixe- 
ren y quisieren; assi los de dentro de Barcelona, como de fuera: por- 
que ha resuelto no hacer la guerra defensiua que hace el rey de Fran- 
cia á costa del Terretorio y sustancia do sus propios vassallos por nin- 
gún caso del mundo, deseando que su piedad no se huuiera anticipado 
á concederlo antes, para poderlo conceder aora por este respecto. 

Offrece también su Mag.d que luego al punto que Franceses salgan, 
sacará sus exórcitos del Principado de Cataluña, dejando en las fronte- 



346 

NúM. 527. 
Prcparalivos de Barcelona para el combate. 

Divendres á XXV. =Ea aquest die en la matinada, apa- 
regué lo exercit enemich en la pía de Barcelona: tota la gent 
se posa en armas; las muralles estaven guarnidas de gent; 
posades las artillerías en sos puestos: la gent animosa; vn 
fort que pochs dias havia se era fet en la montaña de Mon- 
yuhich, guarnit de algunas compañías de la present ciutat 
y de alguns francesos; Governador de dit fort musur de Au- 
banhií; posantse apunt tots de pelear, corraguó la campanya 
la cavalleria del enemich cremant y saquejant totas las casa- 
rías de la campaña y pía de Barcelona, de las quals havia 
cerca de dos dies que los que havitavan en ellas eran fugits; 

ras las gaarniciones que serán necesarias para defender, asistidas de 
la gente de la tierra, las plagas de los Condados y Rosas. 

También ofrece su Magostad de mandar hacer exemplares castigos 
en lodos aquellos que huuieren excedido, aosi en las Iglesias, como 
contra, los Pueblos, y partes, sin excepción del general, official, ni sol- 
dado, fundando vn tribunal de tales jueces, que la autoridad y recti- 
tud sea de satisfacion común, y muy en particular de la Prouincia, ha- 
uiendo mandado ya de antemano, que el capitán que no entregare el 
soldado que huuiere hecho delicto para castigarle, sea castigado el 
mismo Capitán, y si fuere capitán el que delinquiere y no le entregare, 
sea castigado el maese de Campo, y todo quanto justificaren hauer pa- 
decido de daño ante estos jueces, que serán á satisfacion de todos, y 
muy en particular de la Provincia, aunque no se hallen los culpados, 
serán satisfechos también. 

Y si los mal intencionados dudaren del cumplimiento, en tanta ofen- 
sa de la Dignidad real, y de su palabra, su Magostad amatante aquel 
Principado y desea en tal grado berle libre de las opresiones y mal 
tratamiento de los Franceses, que ofrece y dará qualquiera digna se- 
guridad del cumplimiento de todo esto que ofrece, y por procurarlo, al 
mismo tiempo admite y propone la interposición y fianza de Su Santi- 
dad, y en su nombre la de su NuQcio Apostólico en estos reynos, pa- 
ra que con tal prenda, no quede lugar á la duda que los mal intencio- 
nados huuieren introducido en esta materia, en los ánimos sencillos 
de los del pneblo,— {Biblioteca Nacional, Madrid. Cód. H-lí, folios 439 
y 440.) 



347 

fent grans estragos y desordes queá tothom tenían atordits. — 
{Archivo Corona de Aragón. Dietario del trienio de 1638 d 41, 
folios 578 vicelto al 579 vuelto.) 

NúM. 528. 

La batalla de Montjuich según el ((Diario de las Guerras 
de Cataluña.» 

Martes veinte y dos {Enero de 1641) marchó el exéreito la 
biielta de Barcelona, y si esta gente por tener asegurada la 
retirada no vbiera dexado sin romper el camino, desde Mar- 
torel al rrio se hauía de detener el exéreito muchos dias, mas 
su miedo nos ha sido de gran comodidad: camináronsse dos 
leguas: hícosse alto en vn paraxe donde hauia cinco ó seis 
casinas, y la corte estuuo en una cassa muy buena con lin- 
das fuentes y guertas de naranjos: allí llegó el capellán del 
Duque de San Jorge y llenó una cruz de plata, vn cofrecito 
del sanctto olio, y una custodia del santísimo, lo qual hauia 
hallado un soldado de á cavallo en la rota que se dio el lunes 
al socorro que benia á Martorel, y se lo llenó luego al dicho 
capellán: dice estaña en la custodia el santíssimo con algu- 
nas formas, y que el martes por la mañana dixo luego missa 
y lo consumó: aqui se verá si nuestros soldados saben bene- 
rar á este señor, y si puede con ellos mas su respecto que la 
codicia, y si ellos los catalanes peleando por defenderle como 
dicen, le tienen en la ueneracion que deuen — en martorel 
se hallaron impressas vnas exortaciones que la diputación á 
embiado por todo el reino, como essa que remito, que en cas- 
tellano dice assi:=:« Jesús, Maria, Joseph, S. Evlaha, s. Seuer, 
s. Madrona, S.'^ Kamon, S.*»- pa9Íá, S.» Ramón Nonat, s. 
vlaguer y todos los santos y santas del paraíso sean en 
nuestra guarda y protestan amen»=:y luego abajo, está vna 
estampa con el santíssimo, y á un lado vnas con vn clavo, y á 
otro vna Maria con vna corona, y kiego dice: =•« Sea notorio á 
todos los hombres generalmente, como por muchos doctores 
tehólogos está declarado y formado, y por los pulpitos predi- 



348 

cado, como la presente guerra que oy tenemos en el principa- 
do de Cataluña, es justa y defensiua, y por boluer por los tem- 
plos y honrra del santíssimo Sacramento, que sea para siem- 
pre alauado, y en conformidad desso, deueu, los que anda- 
rán en esta guerra, estar muy confiados que Dios los ha de 
ayudar y dar bitoria, advirtiendo que todos deuen estar muy 
VLiidos y obedientes á las hordenes de sus oficiales, que solo 
Gil eso consiste el buen suceso, y no menos deuen aduertir 
que en las ocasiones de pelear, an de mostrarse animosos y 
no boluer atrás por ninguna via ni manera, porque á mas 
del daño que liarian en desanimar á los otros, es cierto que 
por aqueste camino se perderían, y consideren que ha- 
ciendo cara al enemigo, tendrán segura la bitoria mediante 
el favor de Dios, y no defendiéndose, todos an de ser dego- 
llados, deshonrradas las mugeres, despeda9adas las criaturas, 
y perdidas las haciendas y su propia tierra, que es lo mas, y 
como en esto se hace el negocio de todos, es menester estar 
de buen ánimo y encomendarse á Dios y á Maria Santissima, 
que como defienden su causa y casa, y á su Mag.^ diuina 
sacramentada, por los méritos e intercesiones de Maria San- 
tissima y demás santos Patrones amén. » 

Miércoles veinte y tres, marchó el exército y hizo alto en 
San pheliu de guijas (1), vna legua grande de barcelona.= 
Este dia, á las seis y media de la noche, bino á hecharse á los 
pies del Marqués de los belez, Don Joseph de Rocauertí, el 
qual estaua por cauo de la gente de Moujuí, y escapó con 
achaque de que yba á tomar el nombre: á declarado la forti- 
ficación que ai en Monjuí y según dice Don Juan de garay, 
es de poca ymportancia: también á dicho, an quitado de 
monjuí la gente catalana y puesto los franceses que desbara- 
tó el Duque de San Jorge, y que en barcelona hay gran con- 
fusión y muchos bandos, y assy juzga combiene mucho nos 
demos prissa en llegar allá, y que esperan de Francia al Du- 
que de lui con socorro de 8 mil hombres, y que los de barcelo- 

(i) Es de pensar que se escribió este nombre equivocándolo con el 
de San Feliú de Llobregat. 



349 

na se han entregado por vassallos al rrey de Francia. =Este 
dia á las siete y media de la noche, llegó el Duque de San 
Jorge de hauer corrido la campaña con su caualleria asta 
monjuí, y los muros de Barcelona disparáronle doce pie9as, 
y le mataron tres soldados, y en toda la campaña no halló 
quien le hiciese resistencia; señal que todo está recogido en 
Barcelona que es lo que mejor nos puede estar. =De cami- 
no ganó el Duque de San Jorge la torre que llaman de ferro, 
que desampararon luego los reueldes: aliáronse ocho piezas 
de artillería: púsose presidio nuestro; conque tenemos ya 
puesto, y en vn bergantín que se halló allí, se despacha este 
correo, y creo se deue todo á la compañía que lleuó Don 
Juan de garay con quinientos mosqueteros. 

Jueves, veinte y quatro, marchó el exército de San pheliu 
de guijas, y se alojó en el ospitalet, quatro tiros de mosque- 
te de monjuí: corrió la campaña el Duque de San Jorge, de- 
golló 11 o 20 hombres, y trujo seis prisioneros, y entre ellos 
vn fraile, y no vbo cossa particular, sino de hauer despacha- 
do á las diez de la mañana las cartas para barcelona con vn 
trompeta del Marqués, y un fraile capuchino de los que se 
hallaron en martorell. 

Viernes, veinte y cinco, no se marchó por disponer mejor 
la forma de la marcha: truxeron los batidores cossa de vein- 
te batidores, que diga, prisioneros, y quatro ó cinco frailes, 
que estos decian se venian vyendo de barcelona: á los prisio- 
neros dio luego libertad el Marqués, y les dijo se boluieran á 
barcelona á ayudar los que estañan allá=:batiosse la estra- 
da todo el dia^ y los batidores de los rebeldes, nunca quisie- 
ron escaramuzar con los nuestros, sino estarsse cubiertos de 
la mosquetería que tenian á la falda de monjuy: sacaron los 
reueldes su caualleria en batallones junto á barcelona cu- 
bierta de la artillería, de donde no se mudó en todo el dia. 
=A las tres de la tarde se dio orden para que se fuessen 
acercando á monjuí algunos tercios de ynfanteria, y que en 
anocheciendo, marchassen nueve piezas de artillería para 
que á la mañana se trate de tomar aquel puesto. =Dícensse 
varias nouedades de barcelona, y entre ellas, que ayer pre- 



350 

gonaron por Conde de Barcelona al delfín de Francia, y que 
el Marqués de pouar y á Don Antonio su hermano los tie- 
nen en la cárcel pública con argollas al pescuezo y cadenas, 
que también aqui se miente como en las gradas de San Phe- 
lipe (l)=á las siete de la noche llegó el trompeta que hauia 
hido á barcelona con la respuesta de la carta que lleuó; y la 
que trae de la diputación: dicen que después que el exército 
entró en el principado, an sido tantas las crueldades y osti- 
lidades que se han hecho, assi en la gente que se a resistido, 
como en la que se ha dado, que no hallan se pueda tomar 
medio en lo que su Ex,^ le scriue, en tanto que no tratare 
de sacar el exército de Cataluña, y assí que su Ex.^ lo con- 
sidere, para que se trate en lo que mas conuenga al seruicio 
de su Magestad y que escriuan á su Ex.a el afecto con que 
les significa desea el bien de este principado: su fecha en 
Barcelona á veinte y cinco de henero: el trompeta no dice 
cossa particular porque le metieron bendados los ojos y le 
tuuieron encerrado, asta que oy al anochecer le sacaron al 
campo y le dieron su caballo y las cartas = este dia se dio 
borden para que se hiciessen veinte y tres escalas de veinte 
pies de largo para dar escalada al fuerte de monjuy, y se 
executó luego. 

lááuado, veinte y seis, empegaron los tercios á marchar y 
acercarse á la montaña: dispúsosse vn esquadron helante de 
dos mil hombres á cargo del Conde de Tirol y Don Fernando 
de Riuera, y Torrecussa, con quatro tercios, que heran el del 
Marqués, el de Don Simón mascareñas, y Don Luis geró- 
nimo de contreras yba á darles calor y socorrerlos = La 
caualleria de San Jorge los hiua cubriendo por el camino 
real de Barcelona; á la mano izquierda se puso la caualleria 
de las órdenes que tenia Don Aluaro, que serian quatro 
cientos cauallos, porqué el comisario general benia de com- 
boy con quinientos caballos á los bastimentos, armas, y 
quatro piece9uelas que hauia en Martorel, donde quedó para 
esto con Marco Antonio Gandulfo: esta caualleria se puso 

(O San Felipe el Real, el mentidero de Madrid. 



351 

con la frente á Barcelona cubriendo quatro tercios de ynfan- 
teria,=á cosa de las nueue de la mañana se empecó á subir 
la montaña y se fue desalojando al enemigo de todas las 
emboscadas y puestos que tenia, asta llegar á lo mas alto, 
obligando á los reueldes á rrecojersse al frente: fuéseles si- 
guiendo hasta llegar á una trinchera que tenian de cassi 
cinco baras ó mas de alto: la gente asta llegar alli peleó con 
gran balor, con ser el sitio tan alto y áspero: halláronse sin 
escalas, y aunque las pidieron, no se les pudieron embiar por 
estar en los carros de la retaguardia: tampoco tenian Qapas, 
ni palas para fortificarsse en aquel puesto, y aunque las pi- 
dieron, la caualleria no les podia socorrer, porque el sitio es 
tan áspero, que alli no puede obrar, y con todo subieron al- 
gunos caballos: asta las municiones les faltaron, porque aun- 
que cada vno yba bien preuenido, les faltaron, porque fué 
mucho lo que pelearon: pidiéronlas y no debió de ser posi- 
ble enviárselas, ni hauia en que llenárselas, sino los carros, 
como si pudieran llegar allá: toda esto quiso nuestra des- 
gracia se juntasse para que el enemigo los cargasse, y con 
dos mil hombres que de Barcelona les embiaron de socorro, 
dieron en nuestra gente tan fuertemente, que los obligaron 
á dejar el puesto, huiendo muchos con las picas, espadas y 
piedras, que asta esto llegó, y aunque de nuestra parte se 
embiaron luego dos tercios de infantería de socorro, no 
se pudo cobrar la última colina, mas en la segunda se 
tomó puesto y lo conservó: murieron Don Diego de Cár- 
denas, sargento mayor del tercio del Conde de Oropes- 
sa: luego que se empegó á subir atrauessaron de vn ba- 
la90 al Conde de Tirol, y encargó su gente á Don Simón 
Mascareñas; el uino con lindo aliento á curarse al quartel, 
mas dicen es la herida de mucho cuidado: murió el capitán 
Martin Muñoz: á Don Simón Mascareñas después de hauer 
llegado á la trinchera y puéstosse en ella, le dieron vn halago 
en la cauega, de que cayó del caballo, y aunque le dejó muy 
aturdido, fué muy dichoso, porque encarnó poco en el lado 
derecho, en lo mas fuerte del casco, y assi, espera no será de 
pehgro=^heridos abrá trecientos, y muertos algunos capita- 



352 

nes y soldados, y también muy mal herido de tres balazos 
Don Luis Benegassí: perdimos tres banderas: quieren hechar 
la culpa á los soldados, diciendo que tres ó quatro veces fué 
menester aaaimarlos, y de no hauerse retirado con borden: 
que subieron ó les hicieron subir con demasiada prissa vna 
questa de mas de á legua de subida, cargados de sus armas 
y peleando, y llegaron asta la parte á donde yban, y después 
les falta todo lo necesario para conseruarse=la caualleria 
del Duque de San Jorge por la parte que le tocó, tomó pues- 
tos á la uista de Barcelona sin atender á muchos cañona90s 
que le tirauan, y enuió algunos cauallos á la sierra, que su- 
bieron con linda bizarría: como del fuerte hacian llamadas 
pidiendo socorro, subieron de Barcelona dos mil hombres, y 
á abrigarles salió toda la caualleria de los reueldes que son 
nouecientos cauallos: hicieron cara á Don Aluaro de Quiño- 
nes, el qual con sus quatrocientos cauallos salió para ellos 
con tal bizarría, que les obligó á uoluer la grupa, y les car- 
garon de manera, que les iba dando por las espaldas de esto- 
cadas, y les mataron algunos, y como bió esto el Duque de 
San Jorge, salió con el batallón de felinger á quererles 
cortar: hiendo esto Don Aluaro, y que estaua ya sobre vna 
lunada? del enemigo pegado á la muralla de donde les 
dauan terribles cargas, dio la buelta y hi^o frente.=San 
Jorge se auan^ó de manera que topó con la fortificación de 
afuera en vna media luna do se hauia encerrado la caballe- 
ría, y lo empecaron á dar vna terrible carga, y boluiendo 
para retirarse, le dieron vn pistoleta90 por detrás ó carabi- 
na90, de que murió dentro de vn quarto de hora=a ssido 
pérdida de todas maneras grande, porque hera cauallero de 
todas las buenas partes que se podían desear y gran soldado: 
murió á manos de su bizarría (1). Mataron á Fadrique Espa- 

(1) En El Marqués de Torrecuso, del Sr. Gómez de Arteche, trabajo 
citado en el comienzo de este Apéndice, está publicada la sentida carta 
que escribió de su puño y letra Felipe IV al Marqués, condoliéndose de 
la muerte de su hijo el Duque de San Jorge, nobilísimo soldado. 

Al remitir aquélla, dirigió el Conde-Duque al afligido padre la carta 
siguiente: 



353 

tafora Capitau de cauailos: está muy mal herido Felinger: no 
parece Don García, vn sobrino del Marqués de Torrecusa; 
murió el theniente de Felinger y hirieron seis soldados y 
mataron quatro ó cinco cauallos=en el batallón de la com- 
pañía del Señor Conde Duque dio vna narangera que mató 
tres cauailos y lleuó á vn sostituto la pierna derecha por 
mas arriba del tobillo=en lo bajo de la campaña, en corres- 
pondiencia del puesto que se tomó en la montaña de monjuí 
que se an puesto esta noche los tercios cubiertos de la caua- 
lleria, cogidas todas las avenidas, y en vn lugarcillo muy 
pequeño, de cosa de seis ú ocho casas, se a quedado el Mar- 
qués: detrás del lugar se an puesto las. piece9uelas que se 
hauian empe9ado á subir á monjuí, que el resto, con las 
municiones y la probeeduria, se a quedado en el quartel del 
hospitallet sin mas gente que cien balones=Dios se ha ser- 
vido no suceda esta noche alguna desgracia que no sea 
remediable=Vn hijo y sobrino de Don gon9alo faxardo que 
no parecían, y se entendió estañan prisioneros, embiose vn 
trompeta del Marqués á saberlo y los halló muertos en la 
campaña. 

«Nro. Señor sabe bien que no me hace ventaja V. S. en el dolor y 
sentimiento de la pérdida de su grande Hijo. Su Mag.d, (Dios le guarde) 
ha mostrado el sentimiento que debe, conque lo digo todo, S.r mió: 
V. S. sabe el estado en que estamos: el Rey nro. S.r ha menester á 
V. S. para la mayor ocasión que puede offrecerse á su Monarquía, y 
quiere hacer con V. S, la demostración mayor que merece y también 
con el hijo que le queda. Espero de quien V. S. ha sido siempre, que 
antepondrá el servicio de su Mag.d y su opinión, á qualquiera dolor 
grande, y que nro. S.r se ha de servir de abrir camino con su mano 
misericordiosa, á tantas desdichas como se ha servido de que carguen 
juntas. Dios guarde á V. S. muchos años de Madrid á 12 de Hebrero de 
1641. {Y sigue autógrafo:) S.r mió: V. S. se assegure que me ha puesto 
su pérdida en estado, que el morir me seria partido: mas espero que 
hab(íen)do menester á V. S. el Rey nro. S.r, en el estado pres(en)te y 
mandándoselo, como se lo manda, no nos ha de faltar V. S., que siem- 
pre ha antepuesto el servicio del Rey mi S.r, á cuanto es suyo: remito á 
V. S. esta carta de su M.d, que si V. S. le oyera, creo que se alentara mu- 
cho. =1. S. Don Gaspar de Gwzman. — {Biblioteca Nacional. Cód. de pa- 
peles que fueron del Marqués de Torrecusa, fol. 537.) 

Tomo xxii 83 



354 

Domingo, veinte y siete, se trujo al amanecer la artillería, 
tren que se hauia llenado para subir á monjuí, y á cossa de 
las diez bino el Marqués de los Velez al quartel, y se dio 
borden para que el exército se retirasse, que assí dicen se a 
resuelto en el Consexo que tuuieron la nocbe antes: mucbas 
prisas deuió de hauer para ello, pues aquella noche dormi- 
mos en San Feliu de guijas (1) vna legua de allí. 

Lunes, veinte y ocho, marchó el exército y se alojó la 
gente en vna cassa donde hauia estado á la yda, y la artille- 
ria y bagajes á santandeu (2) por estar assegurados los passos 
hasta martorel, donde se hauia despachado luego al comisa- 
rio general Don Rodrigo de Herrera con quinientos cauallos, 
y el tercio de infantería de portugal.=Murió en el camino 
el Maesse de Campo Martin de los Arcos que hacia algunos 
dias estaua malo, y por la mañana hauia muerto el Conde 
de Tirol, y el Comisario general Felinger está muy de peli- 
gro: esta mañana trujo Don Aluaro de quiñones al rregente 
maguerola que con dos criados se hauia benido la noche 
antes á buscar nuestro exército: asegura que Barcelona se 
á dado á Francia absolutamente, que ya tienen los franceses 
las p.^as y el gouierno, en tanto grado, que embiando la 
Duquesa de Cardona á pedir licencia para hirse á vn con- 
uento, se le respondió que la Diputación no gouernaua ya, 
y assí que no podia dársela; que se estuuiesse en su cassa y 
no recelasse cossa alguna: esto biene bien con decir tiene 
por cierto degollarán á sus hijos. 

Martes, veinte y nueue, marchó el exército á San Sadurní 
y no vbo cosa particular. — (Biblioteca Nacional^ Madrid. 
Cód. H-lá, folios 203 á 208.) 

(i) He advertido anteriormente que este nombre está equivocado: 
debe ser San Feliú de Llobregat. 
(2) San Andrés de la Besca. 



355 



NúM. 529. 



Carta del Maestre de Campo D. Simón Mascareñas 

relatando el ataque que dio á Montjuich, y consejo de guerra 

que subsiguió á la batalla. 

Después de hauernos andado tan victoriosos, y echo 
tantas empresas tan á nuestro saluo y con tanta reputación, 
llegamos á Barcelona, y assentosse en el Consejo que ganá- 
semos vna montaña, que llaman Monjuí, eminente á aquella 
Cyudad. Dispusiéronse los batallones. Tocaua la manguar- 
dia al Conde de Tirol, hombre de grande valor, y de treinta 
años deste officio; yo le seguía con mi batallón. Al Conde le 
hirieron al subir de la montaña, de que murió dentro de dos 
dias. Mandóme el Marqués de Torrecuso tomar la manguar- 
dia, y embistir contra vn fuerte real que tenia el enemigo 
arriba en la montaña, y con las fortificaciones que tenia á 
trechos por ella. Gánele diez y seis cortaduras con otras 
tantas emboscadas matándole gran suma de gente, y la mas 
della francesa. Llegué arriba al monte, ganándole todas las 
fortificaciones que estañan antes del fuerte real, y la tena9a 
y foso del mismo fuerte, asta llegar vn alferes del mismo 
tercio á arbolar vna bandera en la muralla del mismo fuerte; 
arrímeme con la demás gente del batallón para dar la esca- 
lada á la muralla, que á pocos lances, ó á pocos pasos, me 
dieron vn mosqueta9o en la caue9a, del cual quedé medio 
muerto, y me retiraron al pie de la montaña donde estaua 
el Marqués de Torrecuso, confesarme y curar. Si bien yo 
lo estaua por hauer sinco dias que peleauamos todos los 
dias. Quedó gouernando en mi lugar otro maesse de Campo 
deste exército, al qual hi^o el enemigo vna salida, conque 
boluieron la grupa los nuestros, y no pararon hasta abajo 
de la montaña perdiendo lo que yo hauia ganado. Trataron 
estos Señores de retirar el exército atrás al campo de Tarra- 
gona, para lo cual hicieron consejo, y aunque yo estaua 
herido, me pidieron parecer, y yo lo di de que el segundo 
dia se embistiesse á la montaña con artillería y otros ter- 



356 

cios differeiites, qne no estarían tan atemorisados como los 
que hicieron la retirada. Y que quando eso no fuera, que 
pasásemos á Girona para darnos la mano con el exército de 
Ruysellón, y que lo que toca á la retirada, no vendría nunca 
en ello. En fin, se retiraron con el mayor temor que e visto 
en vida, y no paramos hasta Tarragona, que son doce o 
catorce leguas, á donde estamos rodeados de enemigos, y 
sin tener que comer. Aora manda su Mag.^ que vayan 
quatro tercios á Rysellón, y que de allá vengan otros quatro 
viejos, y que de aquí vayan á Lérida seis mil infantes, y 
ochocientos cauallos. 

A mí me han reformado mi tercio por hauérselo pedido al 
Rey y al Señor Conde Duque, porque hera blanco á donde 
los Catalanes hacian sus suertes, y á donde echauan sus 
papelones: prometo á V. S. que me veía assado en vnas par- 
rillas con él (1). 

(1) D. simón Mascareñas fué uno de los portugueses que no deser- 
taron de sus banderas como lo verificaban sus soldados, hasta el punto, 
que fué necesario disolver el tercio que mandaba. En el Apéndice X^ 
delaciones de Cataluña con Portugal, se trata de las gestiones practica- 
das por los poderes constituidos en Barcelona para promover las deser- 
ciones de los portugueses que militaban en el ejército real, y de la con- 
ducta observada por Mascareñas desobedeciendo las insinuaciones del 
de Braganza para que abandonara las filas. 

Sin perjuicio, pues, de volver á este asunto, continuaré la carta de 
Felipe IV al jefe lusitano. 

Respuesta al Mro. de C(amp)o D. Siman Mascareñas. 

El Rey.=Mro. de Campo Don Simón Mascareñas, Gauallero de la or- 
den de San Juan: en la Junta de execucion se ha uisto lo que escriuis- 
teis al Conde Duque de San Lúcar representando se hiciesse de la gente 
de vro. tercio lo que mas conuiniesse á mi seruicio, sin hacer reparo 
en Vra. persona, y porque este ofrecimiento es conforme á vras. obli- 
gaciones, he resuelto se os den gracias por él y he mandado al Mar- 
qués de los Velez mi lugar theniente y capitán general del Principada 
de Cataluña, condados de Rosellon y Cerdania, de la orden necesaria 
para que se reforme el tercio, y que la gente se reparta en las compa- 
ñías del exército á tres ó cuatro soldados en cada vna como le pare- 
ciere, comunicándolo con vos, y que en estando executada esta refor- 
mación, os de y ponga en posesión del tercio que vacó por Muerte de 



357 

Aora me manda el Señor Conde Duque sirua con otro de 
andaluces. En todo este exército no ay orden que quiera 
puesto, sino licencia: la mia era más justificada que ningu- 
na, porque salí herido de Monjuí, hauer tenido tres enfer- 
medades, y hauerse reformado mi tercio en este mismo 
tiempo: con todo, por no disgustar al Conde, lo aceto, y son 
quatro tercios con este, quando podia esperar que el Rey 
nuestro Señor me diese puesto auentajado. {Carta fechada 
en Tarragona en 19 de Marzo de 1641.) 

En quanto á la reforma de su tercio dise assí con carta 
escrita en Torre de Amharra de 4 de Abril de 1641.= Yo supe 
qnie los capitanes portugueses de mis tercios se quexauan de 
mi porque los hice reformar, y ninguno entró mas en mi 
casa. El castigo que les di, ha sido pedir al Condestable 
(haciendo el servicio del Eey) ocho compañías para ellos en 
los tercios del exército y ninguno en el mió: fuéronme á dar 
las gracias corridos; y yo no les quise hablar. El no vengar- 
se vno, es medio para que Dios le adelante mucho y le 
conserue en lo que tiene. — Tres de los Capitanes eran del 
Duque de Bergan9a: luego se pasaron á los Catalanes. Yo 
e escrito esto a muchos dias al Conde, y estimo que no 
sucediesse en mis manos, porque si no se reforma el tercio, 
todo entero se hauia de pasar á Cataluña. — {Biblioteca Na- 
cional, Madrid. Cód. H-lá, fol. 69.) 

NúM. 530. 
La batalla de iVIontJuich, según el dietario de la Diputación. 

Janer MDCXXXXI. ==Dissabte á XXVI. =En aquest 
die á las set horas de la matinada, comensá lo eos del exer- 
cit enemich en forma de esquadrons, á pujar per la monta- 
ña de MoDJuhich per tres parts, ab grandissim fervor, que 
parexia que tot sen havia de entrar de mosquetades: pujaren 

Martin de los Arcos, de que ha parecido advertiros para que lo tengáis 
eatendido. De Madrid á 48 de febrero de 464i.=Yo El Rey.=Por 
mandado del Rey nro. Señor, Don Fernando Ruy de Cortes.— (fii6/ioíe- 
ca Nacional, Madrid. Cód. //-74, fol. 70.) 



358 

per la part de N.'* S/» de Port, padrera de M{ice)r (jafont, y 
per la part de Sant Ferriol: riostra gent, si be poca, los ana- 
va entreteniut á mosquetades, pero com lo enemich era tant 
superior, que sens exegeratió ninguna hi havia cent deis 
enemichs per quiscun cathalá, se anaren retirantpoch a poch, 
fins dalt á las trinxeras y reductos que hi havia, fentse forts 
de lochs en lochs, matant molts deis enemichs, pero com lo 
poder apodera mes que mes quant lo enemich va victoriós, 
aparexian vns laons, haven pochs dies que havia succehit 
la derrota de nostre exercit en Martorell: fonch for9Ós á nos- 
tra gent retirarse, y posarse debaix del amparo del fort quey 
havia en Monyuich, de tal manera, que lo enemiche comen- 
sá á entrar en lo pía de la montaña, aportant moltas bande- 
ras arborades, que parexia que á peu plá, no havian de fer 
sino pujar y rendir lo for, que ja eran las vuit horas y mitja 
de la matinada. Pero com Deu nostre Sr. no dexás de afa- 
vorir y valer ais cathalans, que tant de bon cort lo aman, 
cridant los nostres «ara es hora, Santa Eularia beneyta be 
aludamos» y donantse las mans los vns ais altres, dient mo- 
riam com á valents, comensaren á referse, y lo enemich ana- 
va ab gran rigor y osadia á voler a9altar lo dit fort, portan 
escalas bones y aparellades, perqué vn traydor de cavaller 
anomenat don Juseph de Pau y Rocabertí, lo qual era mes- 
tre de camp del tercio de Monyuich, y Governador de dita 
plassa, dos dias havia sen era passat al camp del enemich, 
y havia donada la plassa ó planta de dita fortalesa, que ell 
tenia, donant per mol fácil lo rendir aquella. Y com la in- 
formatió feta per dit don Juseph fos verdadera, trobás lo dit 
fort molt diferent, y molt mes armat del que dit Don Juseph 
lo havia dexat, de tal manera, que comensá á disperar ab 
tal valor, que lo enemich comensá á retirarse, y retirat al 
cap de poch, torna envestir ab gran rigor, pero fonch de 
poch valor, perqué segona vegada se bagué de retirar, y en 
lo punt se torna á refer, tornan envestir ab tot lo gros, de 
tal manera, que forent tant valents y mostraren tant valor 
los nostres, que arribant lo enerñich al fosso de dit fort, 
fonch rechexat ab tanta perdua de gent, que se bagué de re- 



359 

tirar. Dura esta pelea contra dit for, cerca de tres horas; 
fonch cosa miraculosa lo foch que lansá lo fort en lo espay 
de ditas tres horas, que no aparexia sino que era vn infern, 
referentse los nostres ab tant valor y donaren sobre de ells, 
que preugueren del enemich quinse banderas de camp: mo- 
riren en dita pelea sinch cents officials, entre maiors y me- 
nors, del enemich, y en particular dos nebots del marqués de 
los Velez, general del exercit: anant nostra gent continuant 
la victoria fins á las quatra de la tarda, ab tant valor, que apa- 
rexia que tota la montaña sen entrava de tirs de mosquetades 
y arcabussades, fugint lo enemich ab tanta derreputatió, ab 
perdua de mil y sinch cents Infants de una part,y ans mes que 
manco, y entre ells molts cabos y gent de govern. Deis nos- 
tres ne moriren en dita montaña trenta y dos, y al tres tants 
de ferits: fonch tant lo valor de las donas de la present ciu- 
tat, que seis pot donar nom de amasones, perqué moltas 
dellas pujaren ab gran valor y osadia á la montaña de mon- 
yuliich quant se estava peleant ab lo enemich, en la qual 
aportaren per pelear los nostres moltas munitions de guerra, 
com son balas, pólvora, metja y altres coses, y axí mateix 
los aportaren pa y vi pera refresch deis soldats que estavan 
cansats de la pelea, y lo mateix feren per las murallas. Quant 
lo enemich envestí la montaña á la matinada, la cavalleria 
se posa partdemunt de Valldonsella, ab esquadrons, aguar- 
dant nostra cavalleria pera pelear, la qual isqué per lo 
portal de Sanct Antoni á tota pressa, los quals estaven un 
tant descuidada, y prevenintse, pensant lo enemich no en- 
vestirle fins lo endemá, posas tota la cavalleria á la part de 
Valldonsella, y con lo enemich era puxant, no tingueren 
temps de posarse en esquadró y forma de batalla, si no que 
envestiren lo enemich ab gran valor, y lo enemich á ella, de 
tal manera, ques mésela ab lo enemich sens orde ni concert, 
donantse las cárregas de escarrabinas y pistolas, peleant com 
ha lleons, desermats de las armas de foch paleant ab las es- 
pases, ab tal valor, que lo enemich se retirá, restant la cam- 
paña ab molts morts, pero la victoria fonch nostra, y mori- 
ren en ella á demes deis soldats particulars que foren molts, 



360 

casi tots los cabos y officials del enemich, y asseñaladament 
morí lo Duch de S.* Jordi fill del marqués de Torracusa Ti- 
nent general del Exercit, y Don Fernando Xirinos comissari 
general de la cavalleria, y altres, y fonch tal la envestida del 
enemich, que vna compañia de Dragons catlialans que apor- 
tava, arriba fins al restrillo del portal de Sanct Antoni hon 
mori lo capitá de dita compañia de dragons, y lo caball, lo 
qual caygué dins del valí iunt á dit portal: deis nostres no fo- 
ren deu los morts, y de compte tant solament mori Dionis 
Ramis, tinent de la compañia de cavalls de T. {en blanco) 
Borrell, capitá, y los demés foren soldats particulars; y tin- 
gué ventura lo enemich que los nostres se mesclaren y la ar- 
tillería de las murallas ni la mosquetería no pugué jugar, 
que si hagués pogut jugar, no restava ningú deis enemichs, 
pero fonch gran victoria per nosaltres, que axí dalt mon- 
yuhich com en dit pía de Valldonsella, la victoria fonch 
nostra. 

De las quatorse banderas presas del enemich, dotse ne ar- 
ribaren en la present casa de la Deputatió, las quals foren 
penjades cap per avall en lo baleó de bronso qui dona de- 
vant Sanct Jaume, hont estigueren tres ó quatre dies, y des- 
prés resolgué lo consistori preséntame á nostre Rey chris- 
tianissim, y posar á sas reals peus, sinch de ditas banderas, 
las quals sen aporta musur de Plesis y Bisenson, y les de- 
més foren distribuides y presentades per las iglesias de la 
present ciutat. 

En aquest mateix die aprés de derrotat lo enemich, se re- 
tirá en lo loch de Sancts, ahont se posa en forma de batalla: 
los S.^s Deputats y Consellers, anaren á cavall, ab ses insig- 
nies en los pits, ordenant lo que convenia per defensa de la 
ciutat, pensant que lo enemich envestiría en la nit: estaven 
las muralles guarnides ab gent doble, molt ben armada y 
ganosos de pelear; la montaña de Monyuhich guarnida ab 
mes de vuit mil liomens, gent animosa y de valor: estant ja 
donat lo nom^ que devien ser entre las deu y onse horas de 
la nit, nostres batidors y postas donaren avís com lo gros del 
exercit del enemich ab la cavalleria pujaven á Monyuhich: 



361 

comensás á disperar ab gran rigor la artillería: posas á punt 
de pelea nostra geut; tocas á rebato encontinent, repicant las 
campanas de totas las Iglesias, que aparexia vn judici; volent 
tota la gent exir fora pera donar socorro á la montaña de 
Monjuhich, que fonch forsós dexar exir mes de dos mil mos- 
caters de socorro, gent triada; y exit, tencaren en lo punt lo 
portal de S.* Antoni, que altrament no restava gent á la 
ciutat. Los de Monjuhich no sabent lo que passava y vehent 
disperar la artillería ab tal rigor, volian baxar pensant que 
lo enemich volia donar escalada á las murallas, pero com no 
ve3^en disperar la mosquetería y arcabusseria de las mura- 
llas, nos mogué ningú, pero luego passá la páranla que lo 
enemich puja va dalt en la montaña, ahont lo aguardavan 
al molt gran desig, y fonch que lo enemich se anava retirant 
per la gran gent que havia perdut en la batalla de la mati- 
nada: tota la nostra gent estigué molt vigilant y apunt pera 
pelear, y las campanas al cap de rato cessaren de tocar. 

En aquest mateix die, duas horas passada mitja nit, entra 
en la present ciutat per lo portal Nou, lo Sr. Conseller ters 
ab lo pendo de Sancta Eularia, que ab la retirada de marto- 
rell estava ab la gent que retirá en lo loch de la barata, 
triunfant de la victoria que lo disapte en la matinada havian 
tingut nostras armas, acompañat de quatre mil homens: 
fascem la present memoria, perqué may se troba nis se ha 
dit, que dita bandera fos estada rendida, ans be sempre que 
es exida, es entrada victoriosa, y axí no menos entra victo- 
riosa en esta jornada, que basta sia protectora desta Illustre 
ciutat, metrópoli de Cathaluña. — (Archivo de la Corona de Ara- 
gón. Dietario del trienio de 1638 á 41, parte 4*, folios del 579 
vuelto al 582.) 

NúM. 531. 

Relación crítica de la batalla. 

El Hecho de Monjuí, en que la Eelacion de Barcelona se 
derrama á tantas falsedades y necios desatinos, pasó en la 
forma que se dirá en esta, siguiendo con precisión grande á 



362 

la que embió á su Magestad un gran cavallero y soldado, 
que no merece menos crédito en lo que dice con la pluma, 
que en lo que obra con la espada; y no se escribe para el 
consuelo del suceso, sino para la verdad del caso. 

El dia siguiente á la expugnación de Martorell, marchó el 
exército á Cornelia y Molin de Rey, en que se hizo noche; y 
pasó á San Feliú, donde llegó á dar la obediencia (que no 
pudo antes mostrarla, por descubrir á mejor tiempo su leal- 
tad) D." Joseph de Eocaberti, Maestre de Campo de la Gente 
Catalana, cuyo Apellido dice su antigüedad y Nobleza, y á 
cuyo cargo estubo el Fuerte de Monjuí: dijo este al Marqués 
de los Velez y á Don Juan de Garay, que en él no estaban 
mas que trescientos catalanes, y el Fuerte en poca defensa, 
y sin Artillería; y con esta declaración resolvieron se enca- 
minase el exército á la buelta del Monte, embiando á llamar 
al de Torrecuso, quien llegando á presencia de los mayores 
Cabos del exército, y de Don Francisco Antonio de Alarcon, 
del Consejo y Cámara de Castilla, que por ser persona tan 
autorizada y prudente, fué enviado de su Magestad para 
asistir al Marqués, propuso que se platicase el modo de la 
empresa; y diseñándose la fortificación y el sitio, resolvieron 
todos acometerle vivamente por diferentes partes: en catorce 
tercios se escoxieron dos mil Mosqueteros, y algunas Picas, 
formando de ellos dos esquadrones volantes, que uno se en- 
cargó al Conde de Tirón, Maestre de Campo de Irlandeses, y 
de los mas Ilustres Cavalleros, por su Calidad, que ha tenido 
nunca su Nación, señalado igualmente en el valor y fineza, 
y tan conocido todo de Su Magestad, que le honró con la 
Llave de su Gentil-Hombre de Cámara y con el oficio de su 
Mayordomo; el qual por la colina arriba havia de atacar á 
Monjui: el otro se encomendó á Don Fernando de Eivera, 
para que por el lado derecho, y parte de la Mar, acometiese 
á un tiempo; y que los demás tercios hecha una frente, mar- 
chasen en esquadron por la coHna, y todo á orden de el 
Marqués de Torrecuso que se hallaba fatigado de corta sa- 
lud: también se ordenó que lo restante de los demás tercios 
marchase por el llano que se encamina á Barcelona, y su- 



363 

biese á la misma Montaña, acometiéndola por aquel parage, 
y que la Cavalleria del Duque de San Jorge se pusiese en 
Batalla detrás de unos Molinos, y la de las órdenes por el 
lado izquierdo en otro puesto. Tomada esta determinación^ 
llamó el Marqués de Torrecuso á los Sargentos Mayores y 
Capitanes, y en pocas palabras les dijo lo que bastó para la 
confianza de su esfuerzo, y la nueva razón de mostrarla á 
vista de Barcelona y de tan desatinada y atrevida gente; y 
que ellos animasen á sus soldados, con quienes también se- 
rian menester brebes razones: antes de la noche se dispuso 
todo de la misma manera que se habia platicado; y el Mar- 
qués de los Velez, paseando por los esquadrones, les encargó 
no mas que su obligación, acordándoles quan aventajada- 
mente havian cumplido con ella, retirándose luego á su 
quartel, con la seguridad que era justo que tuviese de la Vic- 
toria, pues aunque la postrera, no podia ser la mas grande. 
Sábado, 26 de Enero, muy temprano, volvió el de los Ve- 
lez á dar vista al Exército que ya estaba en Batalla para 
marchar, y llegó con él hasta el pie de Monjuí; y hablando 
con el de Torrecuso, no le hizo mas exortacion que referirle 
su valentía y costumbre quedándose á disponer todo lo ne- 
cesario; el de Torrecuso hizo otra brebe plática al Duque su 
hijo, que jamás hubo menester mas que su exemplo; y lle- 
gando á despedirse de su Padre, le pidió doscientos Mosque- 
teros para cubrir su caballería, y marchó al puesto señalado: 
Viendo el de los Velez que los siete tercios que havian de 
seguir al de Torrecuso no llegaban, le embió á decir con el 
Teniente de Maestre de Campo General D.» Bartholomé 
Portillo, que se fuese poco á poco: Hizo alto, y llegó el pri- 
mero D.n Fernando de Rivera con su esquadron volante, 
trabando algunas escaramuzas: las mangas que havia sacado 
el Conde de Tirón, iban ganando Puestos, y Torrecuso or- 
denó al Teniente de M.^ de Campo General D." Gabriel de 
Sosa, y al Ayudante Damián Martínez, á el uno, que fuese á 
decir al Duque su hijo que marchase á la vuelta de la Co- 
lina por el camino que le señalaba, para impedir el socorro 
que se intentase al Fuerte, y al otro, que volviese á solicitar 



364 

las Escalas, que de veinte que se hicieron, de allí á tres 
horas llegaron cinco, y esas llevadas de unos caballos lige- 
ros, que no las entregaron á quien convenia; y Don Fer- 
nando de Rivera embió á decir ai de Torrecuso con el te- 
niente de Maestre de Campo General, Varrientos, que él no 
esperaba obrar nada con aquellas escalas, ni con la gente de 
su esquadron volante, sino es llegando el tercio del Conde 
Duque, de quien tenia suma confianza, por conocer su reso- 
lución y brabeza: El Marqués pareciéndole que bastaba su 
escuadrón, dio orden de que se embistiese, y en un instante 
se ganó una tenaza que la defendían Catalanes, y los que 
quedaron vivos, huyeron á Barcelona por sendas desconoci- 
das: llegóse luego á la Plaza de Armas, que en forma de 
media Luna tenian hecha delante del Fuerte, y en un mo- 
mento fué ganada sin hallar resistencia; y lo que después se 
hizo, fué de la desorden: de la que se dirá lo que hubo, por- 
que no quede la verdad de esta Relación desayudada de 
ninguna. 

En el tiempo que se ganaron las fortificaciones referidas, 
hirieron al Conde de Tirón, y tanto que fué preciso retirar- 
le; con que sus Irlandeses que hablan peleado con la valen- 
tía que siempre, se desanimaron y acudieron mas que á pe- 
lear, á retirar su Maese de Campo, que aun no lo permitia, 
hasta pedir licencia al Marques de Torrecuso, á quien mos- 
tró el sentimiento que llevaba de dejarle tan solo. Murió de 
alli á dos dias tan cathólica y devotamente, como aprehen- 
dió de sus Padres, que perdieron tan grandes estados por 
mantener la fée que heredaron de sus Abuelos; y aunque 
aguarde lo que se escribe, no escuso el decir la demostración 
que Su Magestad hizo en estimación suia, mandando traher 
su cuerpo á Madrid, y que en el Convento de San Francisco 
se ehgiese una Capilla á las espaldas del reliquiario del Al- 
tar Maior para solo su entierro; y para que fuese mas auto- 
rizado, y sus honras asistidas y celebradas suntuosamente, 
ordenó al Marqués de Miravel, del Consejo de Estado, y su 
Gentil hombre de Cámara, que convidase á toda la Corte, 
haciendo luego Merced á un hijo que dejó de pocos años (tan 



365 

piadosa es la Keal atención de Su Magestad con los muertos 
y vivos en su servicio), sintiendo la falta de tan gran Criado 
y Soldado, y de un varón descendiente de tantos Reyes. 

Retirado el Conde, ordenó el Marqués de Torrecuso á Don 
Francisco Carnero, Soldado práctico de la Escuela de Flan- 
des, Cavallero del Hábito de Santiago, y Teniente de Maese 
de Campo General, que en su nombre ordenase al primer 
Maese de Campo de los que estubiesen mas abanzados, se 
encargase del esquadron volante del Conde, y tocó á Don Si- 
món Mascareñas, que obró quanto un valiente cavallero y 
gran soldado pudo hacer, peleando con tanto aliento y cora- 
ge, que los puso en confusión, dejando de disparar por un 
gran rato, vajándose los que estaban en la eminencia del, 
obligados de la Mosquetería; y haviendo entendido los Mae- 
ses de Campo que estaba ya ganado todo, por tener parte en 
la facción y la Victoria, sin havérseles dado orden, acudieron 
á toda diligencia, y en ninguna ordenanza con sus tercios, 
al Fuerte, y llegando con este engaño, empezaron los solda- 
dos á desordenarse, sin que bastasen las voces del Marqués 
de Torrecuso, ni lo que les advertía por el Teniente de Mae- 
se de Campo General Don Alonso de la Cámara para que es- 
tubiesen firmes, disparando acia si mismos, y muriendo al- 
gunos á sus manos proprias; y con la voz que se oyó, que de 
la Puerta de San Antonio salia socorro de Barcelona; y di- 
ciendo un Sargento Walon, «Cavalleria viene» y «quedamos 
cortados,» empezaron los visónos á retirarse, dejando las Ar- 
mas, sin que los Capitanes, ni Maeses de Campo tuviesen 
autoridad para defenderlo, hasta que el Marqués se puso de- 
lante y los hizo reparar, aventurando su Persona con los pro- 
prios, como tantas veces con los enemigos: conociendo los 
del Fuerte la confusión, salieron de la suya, y cargaron con 
mosquetazos y gritos, matando las Personas Particulares que 
se dirán; que pues murieron por su Rey, y en causa tan jus- 
ta, no será buen arte callar sus nombres. 

Juzgando el de Torrecuso que el Fuerte no se podia ya 
ganar sin Artillería, embió por ella, y á quejarse al de los 
Velez que no se havia cumplido con él en lo dispuesto y 



366 

concertado, pues ni se embiaron las escalas en cantidad, ni 
á tiempo, ni los siete Tercios obraron por la parte que les to- 
caba; que si se Imviera executado así, no solo no saliera gen- 
te de Barcelona por la Puerta de San Antonio, pero ni aso- 
mádose un hombre, y aunque el de los Velez dio las órde- 
nes necesarias, no se executaron; y al punto mandó al Te- 
niente de Maese de Campo General Don Antonio Gandolfo, 
Cavallero del Hábito de Santiago, insigne Ingeniero y sol- 
dado de experiencia, que habia quedado en Martorell á cui- 
dar de los víveres, y de los enfermos (siendo tan importante 
Persona para donde faltaba) que marchase con los quartos y 
medios de cañón que pudiese. Llegó sobre la Colina, donde 
asistía Geri de la Rena con otros pequeños; y en esta sazón 
tubo orden el Marqués de Torrecuso, del General, que la Ar- 
tillería se retirase, ya que la gente dejaba los Puestos, y que la 
que havia quedado constante, se pusiese en los mas seguros; 
y obedeciendo el Marqués, bajó á buscar al de los Velez, y á 
darle cuenta de la desigualdad y flaqueza con que havia pro • 
cedido la infantería visoña; pues sin ser cargada de ningún 
enemigo, por la falsa voz del socorro que salia de Barcelona, 
obligaron á desamparar lo que havian ganado los valerosos, 
y de la suerte que hubo algunos que pudieron ser aquel dia 
ultrage de la Nación Castellana, tan ilustre y valiente entre 
todas; hubo otros, que con su valor mantubieron aquel ge- 
neroso y bizarro nombre que há ganado en tantas partes de 
Europa, y de el Mundo. 

En esta sazón se ignoraba la pérdida del Duque de San 
Jorge; mayor por su Persona que ninguna que se pudiera 
hacer en aquel tranze, aunque hubiera sido mas sangriento; 
y pasó en esta forma, sin que á la verdad se le quite ningu- 
na circunstancia, pues no se lleva mas fin que referirla, ca- 
reándola con las mentiras y desvarios que los Catalanes han 
publicado de este suceso. 

Ya se dijo el sitio en que se ordenó que estubiese la Ca- 
ualleria del Duque, detrás de unos Molinos á lo llano de la 
Puerta de Barcelona, en distancia, que unas Piezas que es- 
taban á la media Luna fuera del rastrillo, y unos sacres 



367 

plantados en lo mas alto, no pudiese ofenderla; y que la de 
las Órdenes su pusiese en Batalla en unas eminencias á la 
mano izquierda, algo apartada de la del Duque. En este Ín- 
terin la Caualleria Francesa, mezclada con cien caballos 
Catalanes, que formando siete Batallones, serian en todos 
seiscientos, salió de la Puerta de Barcelona; y adelantán- 
dose, y guarneciendo un estradon ó camino con Mosquete - 
ria, empezaron á ofender á las tropas de él de San Jorge, que 
al instante hizo abanzar algunos Mosqueteros, de quien re- 
cibió mucho daño el enemigo, retirándose apriesa; y enbian- 
do orden al Duque y á Don Albaro de Quiñones, que car- 
gasen á todos cada uno por su parte, obedecieron luego: el 
Duque ordenó á Felipe Felincher que lo hiciese con su Ba- 
tallón,* como lo executó al punto, y en llegando á las manos, 
le mataron el caballo, y en el suelo le dieron muchas heridas. 
Embistió con el resto el Duque, y obligó al enemigo á que 
huiese á toda furia: el qual juzgando que los que guardaban 
la Puerta de Barcelona no se la abrirían para entrar en la 
Ciudad, volbió á hacer rostro con su caballería, y haviendo 
muerto al cabo de ella por su propia mano el Duque, y á 
otros ocho franceses, y degollando á muchos con sus tropas, 
recibió seis pistoletazos de los Batallones enemigos, que no 
fueron cargados; que á serlo á un tiempo, fuera señalada y 
grande la derrota. 

Viéndose al Duque tan mortalmente herido, mandó lla- 
mar un confesor; y Lucio Manganelo su camarada, y Sol- 
dado valiente, le puso á la grupa del caballo: preguntó este, 
si su cavalleria entraba en Barcelona, y respondióle que iba 
entrando, el Duque dijo que no era en el modo conveniente; 
y volbió á preguntar si se havia ganado en el encuentro (que 
tanta cuenta tubo, después de poner en razón la del Alma) 
del servicio del Rey, que tan cerca de muerto mostraba esta 
fineza y cuidado; acabó en breves horas, con suma confor- 
midad y devoción; y en su vida fué uno de los mas gallardos 
cavalleros en las Personas y el valor que ha tenido su Na- 
ción y su Familia en largos tiempos, con ser madre de tantos 
famosos Capitanes, 



368 

Con la muerte del Duque desmayó su cavalleria; pero no 
de suerte que no se reparase: la contraria se entró en Bar- 
celona, y la de las Órdenes hizo frente á la Ciudad, con que 
no se vio enemigo ninguno, y al anochecer se retiró á sus 
Quarteles El Exército, después de varias consultas, al Hos- 
pitalet; y el Marqués de Torrecuso, aunque herido en el co- 
razón por la muerte de su hijo (que ya lo sabia), ofreció con 
dos mil hombres dar ganado por la mañana el Fuerte de 
Monjuí al de los Velez; y á todos los del Consejo pareció que 
no convenia intentarlo por las consideraciones que se pro- 
pusieron, que bastaron á justificar por entonces la retirada, 
cuyo acierto ha quedado en duda; y lo que no la tiene es, 
que en ambas facciones de Monjuí, y Portal de San Anto- 
nio, nos faltaron setenta Personas del Exército: Súpose de 
muchos, y particularmente de un Trompeta que fue á saber 
si era preso ó muerto Don Antonio de Mendoza, hijo único 
del Conde de Castro, mancebo de 18 años, y que seguia á 
su Padre en el valor como en el pehgro; pues Don Gonzalo 
Fajardo, en nada inferior á sus Abuelos, mostró aquel dia 
el esfuerzo que heredó de todos, entre muchos mosquetazos, 
y entre el dolor de la muerte de su Hijo, mozo de tantas es- 
peranzas y de tan amables prendas. 

Murieron sobre la Colina este Cavallero, y el Conde de 
Tirón, y un Capitán vivo de su tercio, y tres Reformados 
J).^ N. Pimentel, sobrino del Marqués, el Sargento Maior 
D.^ Diego de Cárdenas, el Capitán Martin Muñoz, del Re- 
gimiento del Conde Duque, y dos reformados de él; y quedó 
prisionero Fabricio Priñano: En el Portal de San Antonio 
murió el Duque de San Jorge, D.^ Gerónimo Cavanillas, 
Capitán de cavallos; su Primo, hijo del duque de San Juan; 
Don Fadrique Spatafora, sobrino del Duque de Nochera: 
salió herido el Capitán Volé, el Teniente de Felincher, Pa- 
tricio Antoneli, el Capitán Cristóbal López, y el Teniente de 
la Compañía de Don Fadrique, unos y otros bizarrísimos 
soldados y Cavalleros, y en todos sesenta muertos, y ciento 
y cuarenta heridos, y entre ellos diez Alféreces, y Sargentos; 
y de enfermedad pocos dias antes, los Maeses de Campo 



369 

Martin de los Arcos, y Pedro de Tesaca: y refiriendo la 
relación de Barcelona este suceso, entre otras verdades 
suyas dice las palabras siguientes: 

«Sacáronles del Monte valerosisimamente, siendo entre 
muertos y heridos de los Castellanos, hasta mil y quinien- 
tos, y entre ellos. Cabos de consideración, entrando á la 
parte de la pena los principales en la temeridad, quales 
fueron, el Duque de San Jorge, General de los Valones, y 
D.^ Mucio Spatafora, D."^ Fernando chirino, Fabricio Pri- 
fiano, Don Fadrique de Herrera, Don Diego de Cárdenas, 
el Conde de Tirón, Cabo de los Valones, y D.^^ Rodrigo Pi- 
mentel sobrino del Marqués; Don Fernando Tejada, y Don 
Juan de Quiñones, otro sobrino del Marqués; Don Juan de 
Bustamante, Teniente de la Guardia de Castilla, catorce 
Alféreces, y treinta y dos sargentos, acompañando con este 
castigo á los que le recibieron semejante, de mano del vale- 
roso D.^ Joseph Viure, Cavallero Catalán.» 

Tan bien informada es la Pluma que escribió la relación, 
que no contentándose con la escesiva falsedad del número 
de los muertos, nombra entre ellos muchos que no los hubo 
en el exército, y otros que no se hallaron en la ocasión; en 
particular Don Fernando de Tejada, que asistia en Tarra- 
gona, governando la geute de su defensa; y Don Fernando 
chirino, que hoy es Castellano de Jaca, y Don Fadrique de 
Herrera, y D. Juan de Quiñones, y D.» Juan de Busta- 
mante, que no hay tales nombres entre Capitanes, Cavalle- 
ros, ni soldados: al Duque de San Jorge, y al conde de 
Tirón, les dá los cargos que no tuvieron, pues el uno era 
Governador de la Cavalleria, y el otro, Maese de Campo de 
Irlandeses; y Don Joseph Viure á quien atribuye Barcelona 
este blasonado engaño, fué el primero que desamparó las 
fortificaciones en el primer acometimiento de nuestra gente; 
y en apresurada fuga con los que pudieron seguirle, se 
recogió al portal de San Antonio, sin haber obrado mas que 
haber enseñado á huir á todos. 

Y en suma, esto Papel cumple tan precisa y ajustada- 
mente con la verdad, que no le queda un escrúpulo, ni una 
Tomo xxii 24 



^.>. 



3^0 

duda á la mas fiel y constante. — (Biblioteca Nacional^ Ma- 
drid. Fondo Osuna, MS. KJc-6, folios 272 á 292 vuelto.) 

NúM. 532. 

Retirada del ejército y asesinatos de los soldados enfermos 
en el hospital de Yíllafranca (1). 

Miércoles treinta, marchó el exército á Villafranca de 
Panadas, y se ynbiaron delante dos tropas de cauallos, y 
luego fué siguiendo el Vagaje y el rresto del exército y arti- 
lleria: al llegar los batidores á Villafranca, les cerraron las 
puertas, y les quisieron dar la carga: tocaron el uia fora y 
las campanas á reuatto, y hicieron aumadas á las montañas: 
llegaron los batallones y se continuó lo mismo, corriendo los 
frailes de San Francisco al lugar gritando «arma! que biene 
el enemigo,» con que se coronaron de gente y de frailes 
franciscos y trinitarios todas las casas que caen al camino, y 
las p.^^í^s ¿e la muralla capaces de tenerla=La caualleria re- 
tiró el bagaje y tomó los puestos, con no ser mas de ducien- 
tos cauallos de las hórdenes; fué passando la palabra, y todos 
como hiñamos llegando hacíamos alto, hasta que llegó el 
Marqués: fuesse derecho barrenar á los Capuchinos que están 
fuera del lugar, y luego passó á San Francisco á lo mismo: 
llamó á los Jurados y tratosse del alojamiento, con la misma 
apaciuilidad que si vbieran salido á recluirnos muy de paz, 
sin reparar en que la noche antes hauian degollado ciento y 
cinquenta de los enfermos que quedaron aqui, y al capitán 
Don Juan Baptista de berona, que quedó curándose, y des- 
pués de hauerle lardeado eon manteca, le basaron en medio 
de la Pla9a, y á fray Antonio de Montalvan de la orden de 
Antón Martin, le han desparecido? dicen lo han hecho los 
migueletes, y que se le llenaron á la montaña diciéndole bol- 
berian, y que los del lugar ampararon en él mas de sesenta 
enfermos, y otros en el Conuento de San Francisco =^ Ase 

{\) Véase la nota que figura en la pág. 20 de este tomo. 



371 

aberiguado que los de él lugar, con los migueletes, salieron 
por vna puerta que cae hacia barcelona, y juntos binieron al 
ospital que estaua fuera del lugar junto á San Francisco, y 
fueron degollando esta pobre gente, y luego passaron al 
Conuento adonde se hauian acogido muchos, y allí en los 
claustros de arriua degollaron mas de treinta: están el claus- 
tro alto y bajo tan llenos de sangre, que caussa horror: la 
del Claustro bajo, dicen los religiossos es de hauer llenado por 
alli los cuerpos á enterrar á la Iglesia, y como los deuieran 
de llenar arrastrando, quedó aquello tal que parecía hauian 
sacado toros arrastrando: diósse noticia al Marqués, quien se 
estuuo en el Conuento cassi tres oras, como el conuento es- 
taua lleno de gente foraxida que se hauia retirado allí, para 
que la hiciesse sacar, y no quiso en todo este tiempo, que 
serian las quatro de la tarde: auiendo llegado aqui á la vna, 
no hauia llegado tercio alguno de ynfanteria, que si estos 
picaros tuuieran balor, vuieran degollado toda la nuestra que 
benia con los bagajes, que fuera perdida bien considerable, 
porque todos beniamos en fée de que traíamos delante vno 
ó dos tercios y mas cauallería, y pareciólo assi por hauernos 
dicho fuessemos todos á los alojamientos que antes temá- 
mosles cosa constante que dentro del lugar ay dos mil 
hombres que estañan para recluirnos con las armas en las 
manos, y se an retirado á la yglessia y al Conuento de la 
trinidad, cuyo portero dijo á Don Gaspar de Valdés y á otro, 
hauia alli mucha gente, y que su ministro hera el peor de 
todos: tampoco se a mirado el Conuento, y con dos soldados 
de posta que se an puesto á cada puerta de la yglesia, nos 
emos alojado aquí=está presso el que tenia las llaues del 
ospital que es vn hombre viejo, y otro mo90 y vna muger, 
que se arrojaron de la muralla para escapar, y dicen los en- 
fermos que el viejo los yba sacando y el otro los degollaba: 
también se uan prendiendo algunos micheletes, no sabemos 
lo que se hará de ellos, aunque hemos lo que hacen de los 
nuestros=de vna cuna de uino se han sacado once enfermos, 
que vn buen clérigo los hauia escondido aUi; ya tenia reco- 
gidos muchos en su cassa, á la qual fueron oy, i rrompién- 



372 

dola, fueron apartando los que heran portugueses, que á 
estos an perdonado diciendo son sus amigos, porque se an 
reuelado, y dellos que serian sesenta los que quedaron aqui 
enfermos, formauan vna compañia, aduirtiéndoles hauian de 
pelear contra nosotros, conque escaparon algunos á título de 
portugueses: habranse hallado de los enfermos cosa de ciento 
y cinquenta biuos-=el Marqués hauia dado borden y licen- 
cia que los tercios se alojasen en diferentes lugares, y biendo 
lo que en este a sucedido, despachó luego borden para que 
todos viniessen aquí=el lunes dicen que tuuieron hauiso de 
la retirada de nuestro exército, y que era con pérdida de mas 
de las dos partes del y de toda la artillería, con que se jun- 
taron luego en este lugar asta tres mil hombres, y los mili y 
quinientos dellos micheletes, con intento de degollarnos al 
passar, y es sin duda juzgaron esta mañana, como vieron 
tan pocos cauallos y el bagaje sin ynfanteria, benia algún 
tro90 desmandado, y con hesso tomaron las armas, y aora lo 
escussan con decir juzgaron heran los migueletes y las to- 
maban para defenderse dellos, y según la pacibilidad del 
Marqués, se juzgará ser assi, y los dexará sin castigo: las 
muestras son de esto, pues nos benden cada pan á dos rea- 
les y á doce la anega de cenada, quando el exército traia 
librado algún descauso en este aloxamiento, por hauer qua- 
tro dias que no ha comido sino vn poco de vizcocho moxado 
en agua, y los cauallos algún poco de trigo, y el que le tenia 
para dárselo, se juzgaua muy dichoso; hace gran lástima el 
ber á cada paso caerse muertos los cauallos de hambre, y los 
soldados de la misma manera, y ber luego el poco cuy dado 
que en remediar esto se pone, conque tengo por cierto que si 
quiere Dios lleguemos á Tarragona, se a de deshacer este 
exército, sin que sea posible remediarlo: yo meolgaré mucho 
de no acertar en esta profecía, pero son muchas las causas 
que beo y mucho el desabrimiento de todos para que sea 
cierta. — {Biblioteca Nacional, Madrid, a Diario de las gue- 
rras de Cataluña de los fines del año de 1640.» Cód. H-lá,. 
folios 208 al 210.) 



373 

NúM. 533. 
Carta de la Diputación á Luis XIII. 

A la Sacra Cristianíssima y Eeal Magestat del Rey nostre 
Señor.=S. C.™»- y R. Mag>=rBesam las reals mans de 
V. Magestat per la mercé y honra ha fet á nostres embaxa- 
dors, y per la que nos han scrit desija fernos V. Mag.^' asis- 
tintnos ab sas reals armas, per d,eslliurar aquesta provincia 
de la oppresió en ques troba; actió propria de vn tant gran 
Rey: nosaltres procurarem servir estas mercés en tot lo que 
conexerem ser del major servei de V. Mag.* de qui iá vuy 
nos gloriam de vasalls, conforme per nostres embaxadors 
tindrá ja entes V. MagM Supplicam á V. Mag.* nos fassa 
mercé de que lo socorro marxe á tota pressa, perqué lo 
enemich procura avensarse, que air feu frente á vn quart de 
Ueugua desta ciutat, y sa cavalleria scaramussá ab la que 
V. Mag.^i nos ha fet mercé, y la nostra, junt á las murallas, 
y després á las 8 horas, envestí ab lo gros del exercit tant 
de cavalleria com de infantería á la montanya de Moniuich 
ab tant gran furia, que obliga ais nostres á retirarse fins á 
vnas fortifications que stan á la cima de la montanya, 
ahont se referen y envestiren ab tant valor, que no podent 
lo enemich sustentar los puestos havia ocupats, se hagué de 
retirar fins baix al pía, ab perdua de moltissima gent y 
armas, y de quinse banderas, y avuy á la matinada com 
pensavan tornarla á envestir, havem tingut avís se anava 
retirant; Deuse molt gran part de aquesta factió á la bona 
disposisió del Sor. de Plasis Besanson y del Sor. de Serinyan, 
y valor de la Infantería y cavalleria francesa, que pelearen 
al costat deis catalans ab grandíssima satisfactió, y tot se 
deu á V. Mag.*, quins ha honrats ab tant alentats cabos y 
bons soldats, que sens lo arrimo de las armas de V. Mag.*, 
no podia aquest principat obrar actió de importancia, y ab 
ell nos prometem molt prósperos successos: done N.« Sor. á 
V. Mag.^, molts anys de vida, perqué puga fernos mercé 



374 

coniforme estos afficioDadíssims servidors. Barcelona á vint 
y vuit de Janer 1641. =S. C^^ y R. Mag.*¡^Humilíssims y 
fidellissims vassalls de V. Mag.^ qui sas Reals mans besan. = 
Los Deputats, etc. — (Archivo de la Corona de Aragón. Gene- 
ralidad de Cataluña. Registro de cartas de Papa y Rey^ años 
de 1635 á 1652, fol 46 vuelto.) 

NúM. 534. 
Otra carta de la Diputación á Luis Xlll. 

A la Sacra Cristianíssima y Real Magestat del Rey nostre 
Señor.=S. E."'»- y Real Mag.t-=:Ab la victoria que fou servit 
nostre Sor. donarnos en la montanya de MoDJuich, de que 
donarem rahó á V. Mag.*¡ ab las últimas cartas, lo anemich 
se va retirant á tota pressa, per teñir lo exercit molt desfet, 
conforme nos han referit alguns presoners que son scapats, 
y axí convindria molt, mentras sta ab pocas forsas, docarli 
de sobre per cobrar Tarragona, Salou, y las demés plassas 
que te ocupades, pero trobas aquest Principat tant exaust y 
falto do diuers, que li es impossible poder sustentar lo exer- 
cit que es menester per aquest effecte, y si V. Mag.*^ nons 
afavoreix ab un socorro á sas costas, no podrem traurer lo 
enemich de casa, y poch á poch nos anirá acabant. Suppli- 
cam á V. Mag.^ nos honre y fassa mercé de socorrernos á 
son real gasto preñen per son compte las cosas de aquets 
Principat, puix ha de ser de son real Patrimoui, y nos pre- 
ciam tots de vassalls de V. Magestat. També judicam que 
per acertar del major servey de V. Mag.* y posar la justicia 
en lo stat que convé, es precisament necessari que V. Mag.* 
honre aquest Principat lo mes prest que puga ab sa real pre- 
sentía. Supplicam á V. Mag.* nos fassa esta mercé, que si be 
nos pesa molt obligar á V. Mag.^ á una tant gran iornada, 
la necessitat gran que tenim de sa Real presencia nos obli- 
ga á supplicarli encaridament esta mercé. Nostres embaxa- 
dors offerirán á V. Mag.<^ en nom nostre sincli banderas de 
las ques guaniaren en Monjuich al enemich, en primitias de 



37o 

la victoria guaniada per lo -valor deis fransesos y catalans, 
baix los auspicis de V. Mag.*, que las altras havem presen- 
tadas á Santa Eularia nostra patrona: lo demés se deurá á 
V. Mag.*i Lo Sr. de Plesis Besansón que com á tant attent 
á son real servei te advertit lo que mes convé. Guarde Deu 
á V. Mag.<^ C.^^ com per estos sos fidels fins vasalls es desi- 
jat. Barcelona y Janer ais XXX de MDCXXXXI.= Sacra 
Cristiauissima y Real Mag.*=B. L. mans, etc.=Los Depu- 
tats, etc. — (Archivo de la Corona de Aragón. Generalidad de 
Cataluña, Registro copiador de cartas de Papa y Rey^ fol. 47 
vuelto.) 

NúM. 535. 

Otra carta de Luis XIII á los Diputados. 

A nostres chers et bons amis les Deputez du principat de 
Catalogue. =Tres chers etbons amis. L'heureux succez que 
vous avez eu en la deffense de la ville de Barcelonne et en 
la pour suitte de larmeó ennemie qui l'attaquoit, nous a 
donnó vne si grande Joye que nous ne pouvons differer de 
vous la tesmoigner, et de vous diré, que comme nous voyons 
qu'apres vn si bon acheminemen qu'íl a plú a Dieu de don- 
ner a vous desseins, 11 ne reste qu'a les poursuivre avec la 
mesme vigueur et generositó que vous les avez entrepris: 
aussy debuez vous estre asseurez que nous avons vne dispo- 
sition toute entiere, et telle que vous la pouvez desirer, a vous 
ayder puissamment h les faire reuscir, done nous esperons 
que vous receurez dans peu de temps del effectz considera- 
bles, et qui vous feroo congnoistre combien i'l est advanta- 
geux de se Joindre a nos Justes armes, et de se mettre soubz 
nostre protection: Priam Dieu qu'il vouille vous continuer 
ses graces, et qu'il vous tienne, Tres chers et bons amis en 
sa 8{an)iQ et digne garde. Escrit a S{ain)í Germain en laye 
le X® Feuvrier 1641.=Louis.=Sublet. — {Archivo de la Co- 
rona de Aragón. Dietario del trienio de la Diputación^ parte 4.^, 
de 1638 á 41, original cosido entre ¡os folios 595 vuelto y 596.) 



376 

NúM. 536. 
Carla del Duque de Noyers á los Diputados. 

Carta enviada d los Diputados por el Sr. de Noyers^ SecrS' 
tario del Rey Cristianísimo y rbcihida el 1.° de Marzo de 1641. 
=C.=Messieurs.^^Je doibs accompagner de ees lignes celles 
quil plaist au Roy vous adresser, pour tesmoignage de la 
joie que sa maiesté a receue, lors quelle a appris le succez de 
cette journeé de Barcelonne qui a sauvé vostre pays et vous, 
et vous comblant de gloire, a remply sa maiesté dun tres 
particulier ressentiment de vostre genereuse conduitte en ce 
rencontre. Le courage que vos habitans ont monstré en la 
deffense de leur chere patrie, leur tourne a tres grand hon- 
neur, et adiouste beaucoup a la reputation des Catalans. 

Asseurez vous, Messieurs, que vous reconnoistres aussy 
de plus en plus avec combien de zelle la France se portera a 
tout ce qui concerne vostre conservation, et qu'en bref vous 
advouerez que les fruicts de la France, sont plus doux que 
ceux de Castille. Au moius vous puis se asseurer que se voy 
le Roy et son Eminence dans touttes les meilleures disposi- 
tions que vous seauries desirer pour cet effect, et que Jy con- 
tribueray tous mes soins avec beaucoup de passion estam.= 
Messieurs. == Vostre tres humble et tres affectionne servi- 
teur.=De Noyers. =A Paris ce 10 Feburier 1641. — [Archivo 
de la Corona de Aragón, Dietario del trienio de la Diputación 
de 1638 á 41, parte 4.a entre los folios 595 vuelto y 596.) 



APÉNDICE X. 

RELACIONES DE CATALUÑA CON PORTUGAL (1). 

NúM. 537. 

Llegada del Embajador de Portugal. 

En aquest mateix dia (26 Enero^ día de la batalla de 
Montjuich) entra vna ñau de Portugal enviada per lo S/ Rey 
de Portugal, la qual aportave dos embaxadors tramesos á 
ses S. S., donantlos avís de la nova de sa Coronado: los De- 
putats los enviaren á sercar ab carrossas y alguns cavallers 
desta ciutat, en occasió que se estava en lo mig de la pelea 
de Monyuhich, y dits embaxadors estavan preguntant si en 
lo fort de Monjuhich hi bavia gent de reputatió; revspon- 
guesels que noy havia que teñir cuy dado, que abans de 
rendirse morirían tots: hospedárense en casa de Don Phelip 
Vilana, pagador general del exercit, hont diñaren dit die, y 
en la tarda vingueren en la present casa, los quals foren 
rebuts ab molta ostensió: hisqueren á rebrerlos dos deis 
Señors Oydors ab masses altes, y entraren en Consistori, y 
se assentaren en lo mig deis Srs. Deputats Ecclesiastich y 
militar, y precebint grandíssimas cortesías, entregaren á ses 
S/^"3 las lletras de crebensa per dit S.^ Rey despedides, las 
quals, demanaren llegir ab ven alta al scrivá major, y Ue- 
gidas aquellas explicaren sa Embaxada, fent molt grans 
olfertas á la Provincia, offerintse Valerios en tot lo que fos 
beneffici de la Provincia, ab molta puntualitat y voluntat, 
guardant y renovant en tot la amistat y correspondentia que 

(i) Véase eo este volumen el capítulo 92 de Parets, pág. 64, y do- 
cumento núm. 559. 



378 

sempre han tingut los portuguessos ab los cathalans, y la 
mateixa offerta foDch feta, parlant lo Sr. Deputat ecclesias- 
tich, en nom de la Provincia, y després de molt gran rato 
de conversalió, se despediren ses S. S. dient que aquella nit 
mateixa se havian de embarcar y marxar, perqué portaven 
orde de son Rey de fer la mateixa diligentia ab lo Cbristia- 
nissim Rey de Franca, y passar á Roma ab la mateixa 
embaxada pera Sa S{anlita)d, y ab lo mateix acompaüament 
foren acompañats fins al cap de la escala de la present casa: 
las lletras de crehensa manaren ses S. S. fossen originalment 
cusidas en lo present dietari signadas de letra A. — No se 
hallan dichas credenciales en el Dietario. (Archivo de la Corona 
de Aragón, Dietario del trienio de 1638 á 41, parte 4.^, 
fol 379 vuelto.) 

NúM. 538. 

Carta de los Conselleres de Barcelona al nuevo Rey de Portugal. 

A la S{acra) C{alól¿ca) y R(eaQ Magestad del Sereníssim 
Rey de Portugal. — S. C. y Real Magestad.— Aquesta ciutat 
estima ha singular favor lo que ha rebut de V. Magestat per 
medi de Don Ignasi Mascarenyas, ab qué concorren les parts 
y quilitats que son notories, y finalment enviat per V. Mag.^ 
fentnos mercé V. Mag.^ en darnos noticia de las justas cau- 
sas ha tingut aqueix Regne de elegir á V. Magestat en son 
Rey y Señor, y de restituir á sa Real casa y sanch, lo setro 
y Corona de que abans gosabe, lo qual V. Mag^ y los des- 
sendents gosen ab perpetuitat, de que donam á V. Mag.t la 
norabona, y á nosaitres mateixos, per esser tant interes- 
sats en los contentos y aserts de la nació Portuguesa, per 
lo recíproco amor an sempra tingut á ella, y aquesta, asse- 
gurant á V. Mag.* que an differit fins vuy aquesta nostra 
manifestació de contento, los perills y poca seguretat de 
manifestarse, á causa deis treballs tiranicament causats á 
esta Ciutat y Provincia per los castellans, devastant y cre- 
mant y fent grandíssimes hostalitats en ella, no exeptantne 
ha Deu Sagramentat, ni ha ses Iglesias y Imágenes Sanctes, 



379 

donant principi á estas desdichas lo exercit de ells que vuy 
es en la vila de Perpiñá, axí en la matexa vila, com en molts 
llochs de aquell comptat, y continuantles lo que aporta á son 
carrech lo marqués de los Velez desde Tortosa, per hont los 
pérfidos y parrescidas que la habitan li donaren entrada, fins 
que arriba á esta ciutat á la fortalesa y atalaya, de la cual, 
que es MoDJuich, á 26 de Janer passat, la invadiren vuy Imi- 
lla dells per ferse señors de ella, y fonc servit Deu nostre 
Señor donar tant valor ais de nostra natió que estavan guar- 
dantla, los quals en lo principi del combat no eren tres cents, 
y á lo últim no passaren de vuyt cents, quels ne rexatsaren 
ab perdua notable, de ses vides y honra, perqué passen mes 
de mil y sinch cents los quey moriren deis enemichs, y entre 
ells molts cabos y personas de compte, com son lo Duch de 
St. Jordi, tinent general de la Cavallería, lo comisari gene- 
ral, dos debots del Marqués de los Velez, y ab presa de quin- 
se banderas, y deis nostros patiren coranta, entre morts y 
ferits, ab que manará V. Mag.^^ considerar quant justa causa 
an dat les armes enemigas en los principis y sempre, á que 
les prengués nostra nació per tornar per la honrra de Deu 
nostre Señor, y deffensa de nostra propria Patria, ab tant 
justa causa: de que donam noticia á V. Mag.^, y que vehent- 
nos tant oprimits y en lo últim de nostros treballs impossi- 
bilitats de poderlos sustentar, avem elegit per nostre Rey y 
Señor al E.ey Christianíssim, y axí mateix la donam de que 
tenim entes que va retirant lo enemich, y vol marxar devés 
de aqueix Regué per invadirlo, violentaut y oprimint á tots 
los Catalans de que pot fer aprehensió, pera que vagen ab 
dit exercit per ferio mes números, lo que sentim en la áni- 
ma, pero coufiam que la opressió referida los escusará, ele- 
vant los reals uUs de V. Mag.*, y á nosaltres lo dolor tenim, 
y no poderó remediar, y que en la ocasió passarán al exer- 
cit de V. Mag} pera valerlo y servirlo, y la mateixa confian- 
sa tenim que fentnos mercé V. Mag>, com lio supplicam, 
de dar bon pasatje ais tercios de Portugueses que van ab lo 
exercit enemich, sen passarán tots, sertifficantá V. Mag.<¡ que 
ais portugueses presos que son vinguts ha nostra presencia. 



380 

los avem donat ingenuament libertat, sois per esser Portu- 
guesos^ y que obrarem estos y tots altres bons effectes en 
totas ocasions que sien del servey de V. Mag.^ y de con- 
veniencia de aqueixa nació. Supplicant á V. Mag.* nos hon- 
rre y afavorescha tant en la asistencia quens ha fet mercé 
de offerirnos, de quens restará perpetua memoria, com en 
los deméa favors que speram sempre rebrer de V. Mag.*: la 
Divina g(Mar)de sa Real persona llarchs y dichosos anys. 
Barcelona y fabrer 15 de 1641.=S(acr)a y B.{ea¡) Magestat, 
de V. S. y R. Mag.* molt affectats servidors, que ses mans 
besen. = Los Consellers de Barcelona. = Agramunt, secre- 
tan. — (Biblioteca Nacional, París. MSS. Españoles^ Cód. nú- 
mero 130, fol. 33 vuelto, y Archivo municipal de Barcelona, 
Copiador de cartas que comienza en 22 de Julio de 1640 y ter- 
mina en 23 de Febrero de 1641.) 

NúM. 539. 
Carla de los Diputados al nuevo Rey de Portugal. 

A la Sereníssima y Real Mag.^ del Rey de Portugal.=-- 
g ma y )^ Mag.t'==Ab la honra que V. Mag.t nos ha feta 
per don Ignasi Mascarenyas, som restats informats de que 
los naturals de aqueix Regué, moguts de son conegut valor, 
y obligats de las injusticias, vexations y molestias que ha- 
vien patit ab lo tiranich govern deis castellans, rompentlos 
sas Leys y Ilibertats, y carregantlos de imposicions iilícitas 
y insuportables, se han exhimit del pesat jugo que sobre si 
tenien, y han restituit á V. Mag.^ la Corona de aquexos 
Regnes, que ab armes y violencia havien usurpada ais pre- 
decessors de V. Mag.<=, de que ne havem tiugut particular 
contento, per la gran y estreta alianza que sempre han tin- 
gut los Portugueses ab los Cathalans. Gósela V. Mag.^ los 
anys de son desig ab los augments que estos sos afficiona- 
díssims servidors li desijan. Nosaltres, le primer die saberem 
la nova de la Coronació de V. Mag.t, haurian enviat ha 
aquexa cort vna persona principal de aquesta provincia per 
donar á V. Mag.*: lo parabé, y informarlo del estat de las 



381 

cosas del Principat, mes haviem reparat en que per térra no 
estava lo camí segur, y no podían enviar per mar per no 
tener comoditat de vaxells, y estar las galeras enemigas per 
nos tras costas, pero agrahits á la mer cé que V. Mflgestat nos 
ha feta envían tnos á Don Ignassi Mascarenyas (1), en que á 
mes de ser nebot de V. Mag.*, concorren merits personáis 
que obligan ha estimació, havem resolt atrepellar totas las 
dificultats y enviar á V. Mag.* á Hiacinto Sala, ciutadá 
honrat de aquesta ciutat de Barcelona, y Baró de Granera, 
pera significar á V. Mag.^^ la alegría ha tingut tota la Pro- 
vincia deis bons successos de aqueix Regne, y donar rahó 
ha V. Mag.<= de com for9ats del últim transe en que las opre- 
sions deis castellans nos havian posats, que eran las majors 
se poden imaginar, com manará V. Mag.* veurer en los pa- 
pers que enviam. Resolgueren los tres estaments Ecclesias- 
tich, Militar y Real, de peudrer las armas en desagravi de 
Deu N.^ Sr., defensa de proprias honras, vidas, hazieudas y 
Ilibertats, y vltimament, per no teñir possibilitat per susten- 
tar la guerra, han resolt de pendrer per N.^*® Roy y Señor lo 
Christianíssim Rey de Fran9a, ab ques conservas ab nostres 
Privilegis y Ilibertats, y nos ne concedís altres necessaris 
per nostra conservatió, y de que lo exercit enemich entra 
per les parts de Tortosa y arriba fins á la vista de aquesta 
ciutat, ahont lo mateix die que arriba don Igna9Í Masca- 
renyas envestí la montanya de Monjuhich ab tot lo gros, y 
los nostres peleharen ab tant gran valor, quels tragueren de 
la montanya que ja havian ocupada gran part, ab perdua 
de mes de 1500 homens, y entre ells lo duch de S.* Jordi, 
Tinent general de la cavalleria, lo comissari General, dos 
nebots del Marqués de los Velez, y molts altres cabos y per- 
sones de compte, quinse banderas y una infinitat de armes, 
y deis nostres entre morts y farits, no passen de quaranta, y 
després desta rota, lo enemich se retirá ha tota pressa, que 
vuy tenim avís es mes de catorse lleguas lluny desta ciutat, 



{\) Saliendo de Cataluña llegó á Tolosa de Francia á últimos de Fe- 
brero. (Documento núm. 559.) 



382 

• 

y se din tindria orde lo Marqués de los Velez de marxar 
dret ha aqueix Regne, y temem que per los llochs hahont 
passará no fassa seguir per for^a alguns naturals de aquest 
principat per fer lo exercit mes números, pesarán s molt que 
cathalaus vajan ab lo exercit, mes es cert serán violentáis, 
de la mateixa manera que contra nosaltres, ab lo exercit 
enemich, venen tercios formats de Portugueses, y si V. M.* 
los fa mercé, com confiam, donarlos bon passatge, tenim per 
cert sen pasarán tots: nosaltras lo donam ais bassalls de 
V. M.t, y essent aquesta vna guerra de las mes sanguino- 
lentes que pot ser, tots los Portuguessos que son estats pre- 
sos, los havem manat donar Ilibertat, continuant la corres- 
pondentia que sempre ha tingut aquest Principat ab lo regne 
de Portugal, y la continuaren! en tot lo que regonexarem ser 
del maior servey de V. M.^ aqui supplicam nos fassa mergé 
de la assistentia nos offereix ab sa carta, conforme represen- 
tará ha V. M.^ Hiacinto Sala, nostre embaxador, al qual en 
axó y tot lo demés que per part nostre explicará á V. M.*, 
rebrem ha singular mer^é, nos la fassa de manarli donar 
entera fé y crehen^a. Guarde Deu á V. M.* molts anys com 
per estos sos affectats servidors es desijat. Barcelona y febrer 
ais XVII de MDCXXXXI.=S. y R. Mag.* =Sos majors ser- 
vidors y affectats qui ses reals mans besan. =Los Deputats, 
etc. — (Archivo de la Corona de Aragón. Generalidad de Ca^ 
taluña. Registro copiador de cartas de Papa y Rey, años de 
1635 á 1652, fol. 49.) 

NúM. 540. 

Instrucciones dadas al Embajador de Cataluña que se envía 
á Portugal. 

liistructió per Hiacinto Sala, giutedá honrrat de Barcelona y 
haró de Granera, embaxador per lo Principat dd Cathalunya 
al 5(ereníssi)/7i Rey de Portugal. 

Primo. Arribat en la ciutat de Lhisboha, donará ha sa 
magestat la carta deis Srs. Deputats, y explicant la crehen- 
sa, li donará lo parabién de la nova coronatió, y li represen- 



383 

tara lo contento gran ne ha tingut tot lo Principat de Catha- 
lunya y comptats de Rosselló y (¡IJerdanya. 

2P Estimará molt á sa magestat la mer9é ha feta ha 
aquesta Provincia de haverla fet ha saber per Don Ignasi 
Mascarenyas, lo estat de las cosas de Portugal. 

3° Representará ha sa magestat que la causa perqué 
fins vuy lo Principat de Catakmya no li habia fet ha saber 
lo estat de las cosas de la quell, era per las grans occupations 
teniam los Sors. Deputats en prevenir la deffensa natural de 
la Provincia, y per que per térra no eran segurs los camins, 
y no podian enviar per mar per falta de vaxells, y perqué 
las galeras enemigas costajaven las costas de Cathalunya. 

4.0 Donará notitia per menor ha sa magestat de tot lo 
que ha succehit en Cathalunya després ensá que duran las 
inquietuts, y li donará les memorials y papers, hu de cada 
manera, relligats ab la forma se vsa en Portugal, y los de- 
más compartirá ab los ministres superiors y demés li apare- 
xerá. 

5.° Fará particular estimatió en nom de la Provincia, de 
la assistencia que sa magestat li offereix fer ab sa Real car- 
ta, y offerirá de part del Principat tota correspondentia, con- 
tinuant la que sempre han tenguda los Cathalans ab los Por- 
tugueses. 

6.° Se informará ab los ministres, ó altres personas, sisa 
magestat te possibilitat de podernos afavorir ab alguna quan- 
titat de diner, y si li apar pot teñir Uoch, li supplicará que la 
assistentia que offereix ab sa carta y embaxada, sia ab di- 
ner, per quant sa magestat Christianíssima nos assisteix ab 
gent, y sois tenim necessitat de diners, per haver sustentada 
la guerra fins al dia de vuii nosaltres tots sois, sens ajudade 
ningú, y lo diner hauria de ser donatper la convenientia gran 
te sa magestat de Portugal en las guerras de Cathalunya, y 
quant no pogués esser de aqueixa manera, lo pendriem em- 
prestat, ó part de vna manera y part de vna altra, dexantho 
tot á la bona directió de dit Sor. Embaxador, y si no podia 
esser ab diner contant, ho pendriem ab clavells, sucres, ó al- 
tres mercaderies semblants, del Regne de Portugal. ^=Loca- 



38.* 

nongo Pau Claris. — (Como la carta registrada anteriormente 
lleva en el copiador la fecha de 16 de Febrero y la posterior es 
del 17, en dicho día debieron escribirse estas «Instrucciones» 
que se dieron al Embajador.) 

NúM. 541. 
Otra carta de los Diputados al Rey de Portugal. 

A la Sacra Real MagestatRey de Portugal.-=S. R. Mag.*= 
A occasió deis avisos que doDa y diligencias que fa lo pare 
fra Miguel de la Purificado, del Orde de San Francesch, 
custodi, procurador general, predicador, missionari aposto - 
lich, de natió Portugués, que de present asisteix en esta 
ciutat en la occupatió de un Ilibre que imprimeix, se son 
retirats del exercit enemich y passats á esta Provincia alguns 
Portugueses, y entre altres, estos dias son arribats á esta 
ciutat de Barcelona los capitans Allonso Alveres Barreto, 
Gonsalo Cardoso, Alfonso de Araujo Dalgado; y los alférez, 
Leonardo Barbosa de Sx)usa, y Salvador de Seve, ab altres 
soldats, tots Portugueses, ais quals, per medi del mateix 
pare, havem offert donarlos puestos y plassas en nostron 
exercit corresponents á los que tenian en lo del enemich, per 
teñir notitia esser persones de consideració y Capitans he- 
chura de V. M.*, y ells per la mateixa rahó esser sois son 
intent anar á servir á V. Mag.*, avem tingut á be donarlos 
passaports y despatxs pera que mes segurament poguessen 
fer son viatge, y ab mes seguretat poguessan conseguir sos 
intents, y per aluda del gasto de son camí los havem manat 
donar mil reals, assegurant á V. Mag.* que lo nostre affecto 
á sa real Corona y á tots los Portugueses es tal, que qual- 
sevol servey per grandiós que fes, lo tindriam per molt 
minim, y axí seis nostra veluntat pot suplir esta falta. Lo 
dit Pare fra Miguel de la Purificado, fa assí molts grans 
effectes en servey de V. Mag.* y de sa real corona, donant 
avisos, envían t cartas, y provisions impressas, copias de las 
que V. Mag.* ha manadas despedir ais cabos y soldats por- 
tugueses que resideixan en lo exercit enemich, induint y 



385 

animantlos á que passen á esta Provincia (com ho fan molts) 
ahont nosaltres, no sois los conservam en sa Ilibertat, pero 
encara los aiudam y valem tot lo possible, per lo dexig gran 
que tenim de conservar la correspondencia tan antiga y 
amistat confederada entre Portugueses y Catalans, y mes per 
servir á V. Mag.*; quant passá per assí Don Ignagio Masca- 
renyas, embaxador de V. Mag.^^ nos dexá una carta de V. 
Mag.* per al mestre de Camp don Simón Mascarenyas, la 
qual acompayada ab altre del governador de las armas, y del 
dit pare custodi, arriba en ma del dit Don Simón, lo qual 
aprés de haverlas vbertas y llegidas, las entrega al Mar- 
qués de los Veles general del exercit del Rey de Castella (1), 
que es stat occasió no esserse pogut lograr cumplidament lo 
intent de V. Mag.*, y nostro desitx, y per est effecte lo dit 
Pare custodi no encamina sas cartas y avissos al dit Don 
Simón, sino á altres capitans, affectes al servey de V. Mag>, 
aqui Deu guarde y conserve llarch anys per be de la Chris- 
tiandat, y dilació do sa monarquia. Barcelona y Abril ais X 
de MDCXXXXI.=S. R. Mag.t=Estos humils servidors de 
V. Mag.<= qui sas reals mans besan. -=-Los Deputats, etc. — 
{Archivo de la Corona de Aragón. Generalidad de Cataluña, 
Registro copiador de cartas de Papa y Rey^ años de 1635 á 52, 
fol 54.) 

NúM. 542. 

Otra carta de los Diputados al de Braganza. 

A la Sacra Real Magestat del Rey de Portugal. =S. y R. 
Mag.*=Dos cartas tenim escritas á V. Mag.t, la una á 17 de 
Febrer, y la altre á 10 del corrent, de las quals ab esta en- 
viam copia á V. Mag.* per lo que se pot duptar sien arriba- 
des á sa Real ma per la gran distancia del cami, é incertitut 
del temps, á las quals nos referim per no repetir en esta lo 
ja ab ellas tenim scrit, de las quals restará enterat lo real áni- 
mo de V. M.^ del stat de esta provincia y de sos felices suc- 

(I) véase la nota de la pág. 356. 

Tomo xxn 25 



386 

cessos, los quals, y los que entenem de V. Mag.* y bons pro- 
gressos: en totas satisfactions restam aliviats de las desditxas 
y opressions que abans patia tot aquest principat: aquest 
contento sens es aumentat ab la nova vinguda de Don Ig- 
nasi Mascarenyas, qui aprés deis molts infortunis que á pas- 
sats en son camí, es stat Den servit aportarlo assí Ilibre dells, 
y cert Sr. que no es encariment, sino veritat mesissa, que 
quant saberem lo apretó ab ques trobava dit Don Ignasi en 
Genova, nos causa viu sentiment, per temer algún sinestre 
succés en sa persona, segons lo mal effecte de aquella nació, 
originat de la confederatió tenem ab los Castellans, y stant 
prevenint algunas diligentias y medís ab que poderli aiudar 
á traurerlo de aquesta opressió, es arribat assí fora destos 
perills, do que som restats en gran manera aconsolats, per- 
qué nostra natural inclinatió es affectar tota bona fortuna á 
aquexa nació portuguesa, y en particular á dit Don Ignasi, 
aqui ademes del parentiu que te tant acostat ab V. Mag.*, 
concorren tais y tantas parts naturals, quel fan amable per 
tots los quel conexan y tractan, y axi havem rebut particu- 
lar mercé y favor de V. Mag.* que per son medi sie stat de 
son real servei manarnos donar notitia de la recuperació de 
sa Eeal Corona. Lo dit Don Ignasi donará á V. Mag. * llar- 
ga notitia per menor del que assí passa, y del stat en quens 
trobam, Supplicant á V. Mag.* sie de son Real servei ma- 
narli donar entera fe y crebensa en tot lo que tinga lloch 
manarnos afavorir y valer, queu rebrem de V. Mag.* á sin- 
gular gracia y mercé. Gde. Deu á V. Mag.* y done llarga vi- 
da ab aument de Regnes y Señories per major be de la Chris- 
tiandat, com estos sos majors affectats servidors desijam. Bar- 
celona y abril ais XV de MDCXXXXI.=S. R. Mag.t=Es- 
tos humus servidors, etc. Los Deputats, etc. — (Archivo de la 
Corona de Aragón. Generalidad de Cataluña. Registro copiador 
de cartas de Papa y Rey, fol. 55.) 



387 

NúM. 543. 
Carta de la Diputación á su embajador en Portugal. 

A Jacint Sala ciutadá honrrat de Barcelona embajador.= 
Feliciano de Andrada es arribat ab los rosaris de V. M. y ab 
dos mots de sa ma, sens portar carta: los senyals que apor- 
tava eran tais, que li havem donat'fe y credit, y també que 
Paulo de Acosta quis trobava assí nos ne ha fet bona rela- 
ció: en orde al quens ha dit dit Andrada, diem á V. M. que 
la ciutat de Tarregona está sitiada desdéis primers de maig, 
y confiam que dins pochs dies se rendirá, perqué tenim no- 
ticia que teñen gran falta de viures y forratges: des que Ta- 
rregona está sitiada, se han tingut famosas escaramusas y 
sempre sen han portat la pijor part los enemichs; y á 10 se 
tingué vna gran victoria com veurá V. M. ab la carta nova 
que va ab esta: rendida Tarregona se pendra resolució del 
que se haurá de fer, que entenem será avansar en vers Cas- 
tella. A sa Magestat scrivim la que va ab esta; V. M. se ser- 
virha donarley, y quant tinga portador, avisarnos, perqué 
no tenim carta de des que V. M. es en Portugal. G{uar)dQ Deu 
á V. M. Barcelona y Junij ais 22 de 1641.(l)=Lo canonge 
Don Bernat de Cardona. =Los Deputats, etc. — {Archivo de 
la Corona de Aragón. Begistro copiador correspondencia Di- 
putados, años 1640-41, fol. 571 vuelto.) 

NúM. 544. 
Otra carta de la Diputación á su embajador en Portugal. 

A Hiacinto Sala ^iutedá honrrat de Barcelona y Embaxa- 
dor per lo Principat de Cathalunya en la Cort del Sere- 
níssim Sr. de Portugal. =Ab la de V. M. de 5 de Maig que 
havem rebuda, havem entes com eraV. M. arribat en aqueixa 

(1) No he creido indispensable separar esta carta y la siguiente de 
la colección, aun cuando ambas no pertenecen, por sus fechas, al pe- 
ríodo que abraza este tomo. 



388 

9Íutat á X de abril, y com lo mateix die havia donada la em- 
baxada á sa Majestat del Rey Don Joan, del qual era estat 
ben rebiit y agasejat ab molt gran aplauso de la nobleza y 
poblé de Portugal, queu estimam en lo com p te que es rahó, 
que axí sa Magestat com la nobleza y geni ordinaria tingan 
en memoria la estreta germandat y bona correspondencia 
que nostre Nació ha tinguda y te á la deis Portugueses, lo 
que ara aurán experimentat molts, axí per liaver donada 
libertat ha tots los ques trobaren en las dos galeras de Es- 
panya que restaren en lo port desta 9Íutat, com també aprés 
ab las diligentias que havem fetas en traurer deis exercits 
deis Castellans moltissim portuguessos, que en ells estaven 
servint, ais quals havem donat pasaport libero, y soccorre- 
gut á molts ab diner per tornarsen en sas casas; las quals 
diligentias anam continuant ab los demés Portugueses, que 
son restats en los dits exercits deis Castellans que son vuy 
diñs aquesta Provincia, axí en les parts de Tarragona, com 
en las de Rosselló, pus nostre S{eño)T vol quens perseguescan 
per totas parts, si be fins ara ab la assistentia de las armas 
de Sa Magestat Christianíssima y nostres, tenim al enemich 
recondit en las parts de Rosselló y Empurdá, en las fortale- 
sas que alli te, y lo exer9Ít que vingué fins á las portas 
desta 9Íutat, lo tenim 9Ítiat per mar y térra, haurá poch mes 
de tres mesos, dins la 9Íutat de Tarregona, y tant apretat, 
que si no li entra socorro per tot aquest mes, com se ame- 
nasa, tenim per casi Qert que per for9a se haurá de rendir: 
vulla nostre Señor per sa infinita misericordia guiarho tot 
com mes convé ha son S{an)t servey y benefici de aquesta 
Provincia. No podem creurer, que si sa Magestat del Rey 
Don Joan sabia de quanta importancia es per son Regne lo 
haver de teñir lo Rey de Castella occupades per estas parts 
sas armes, que nons assistís ab gent pagada, ó ab diner, per 
poderli resistir millor, y axí fem meravella que havent 
nosaltres entre altres coses posat en las Instructions vn 
capitel, ab lo qual li donavem orde pera que supplicás á 
sa Magestat del Rey Don* Joan, que per via de socorro, ó 
emprestich, nos dexás, ab diner ó fruyts, dos *9entes milia 



389 

Iliures, fins ara nons haja V. M. avisat res de assó, essent lo 
article mes important y lo mes necessari per continuar la 
guerra, y axí V. M. se servirá molt apretadament supplicar 
á sa Majestat que ab la forma y modo que li aparega, sia 
servit socorrernos ab ditas dos centes milia Iliures, assegu- 
rant á V. M. que la ciutat y nosaltres estam tant falta de 
diner, que ja no podem acudir á la paga de sinch 9ents ca- 
valls, y á la infantería ques sustenta en los exercits á costats 
de la Provincia, á demés de las pengions de 9ensals y altres 
cosas que devem, que importa gentenars de milanars, que 
considerantho, nos dona cuydado particular: V. M. ho apreté 
ab lo Rey Don Joan y ab sos ministres, ates que importa 
tant á tots. Aloy Planes, mercader de aquesta 9Íutat, te vn 
fill á las Indias anomenat Joseph Planas, lo qual ha de 
enviar ab la flota á dit Aloy, alguus effectes ab or, plata, 
joyes, ó altres coses, y perqué assí ha correguda veu que ab 
algún de aqueixos ports de Portugal haurian arribat y 
detinguts alguns vaxells de la nota de Espanya, en cas sia 
veritat, se servirá V. M. procurar ab totes veras teñir inte- 
lligentia si ab ditas naus y ha algunes joyes, diners ó altres 
coses carregades per dit Joseph Planes, fent posar aquelles 
en cobro, com ha effectes de Cathalá, queu estimarem ha 
V. M. aqui Deu g{uard)e. Bar(ce?ow)a y Agost ais VIIII de 
MDGXXXXI.=rLo D(odí>)r Don Bernat de Cardona, =Los 
Deputats, etc. — {Archivo de la Corbona de Aragón. Copiador 
registro^ trienio 1641, fol. 23 vuelto.) 



APÉNDICE XI. 

CORRESPONDENCIA CAMBUDi ENTRE LA DIPUTACIÓN Y LOS 
REHENES Y EMBAJADORES ENVIADOS A FRANCIA (1). 

NúM. 545. 
Carta de Jaime Brú á la Diputación. 

Molt Ille.s S.o^'s^Pus en comú se a donat á V. S. avís y 
rao de nostre viatge, y del que se a fet y nos ha passat, no 
cansaré á V. S. en repatir cosa del comú, sois particularment 
diré á V. S. com en Passana, després de havernos dit lo 
Sr. Princep de Conde que de las renes ne haurán de anar en 
París cort del Eey Christianísim de Fran9a, ses hubert lo 
plech que per aquexa occasió estava reservat: en carta de 
V. S. me notifica lo Dr. Don Llorens de Barutell; canonge 
de la Santa Iglesia de Urgell, que en sa Compañia y de Don 
Francisco de Gravalosa, havia de anar jo á Paris: hobeí com 
devia á son menament de V. S., y separantme en Tolosa de 
las sinch personas de las renes que alli resta van, ab esperan 9a 
que seriam sis, ne instarem que del crédit que V. S. havia 
manat fer en nostro favor de 2700 á{mers) del sol per Benet 
Ginebreda, sobre {borrado) de Llió, á effecte de repartirlos io 
entre tots conforme la instrucció de V. S. cada mes 100 d. á 
cada hu, ab 100 d. del Sol; disposás de la part que tocava á 
tots ells, hordenant á SoHcofel que per tots fer pagar 1800 d. 
al Dr. Diego Jover ardiaca, y canonge de aquexa Sen do 



(I) Esta correspondencia es continuación de la que acaba en la pá- 
gina 456 del tomo II de esta obra. También pertenece á esta serie la 
carta publica da en este volumen, documento núm. 470. 



391 

Barcelona, y axí ordení que á dit S.^' Ardiaca, en Tolosa, 
fessen pagar Solicofel dita quantitat de 1800 d. de or del 
Sol, es a saber: 600 d. cada mes per temps de tres mesos con- 
ceqiitius, comensant lo primer mes y pagar á 5 del proxim, 
explicant y notificantli la instrucsió de V. S. á mí donada, 
que á cada hu de las personas de las renes donas cada hu de 
dits mesos 100 d. de or del Sol; y si V. S. no liavia manat 
que anas altra persona per rene, sois prengués del credit 
500 d. cada mes: assí rebreem de V. S. socors y jo en la ma- 
texa forma en teñir orde de Solicofel quel aguardam, faltant- 
nos per encara y del seguit aurie donat avis á V. S. supli- 
cantlo sia de son servey manarme en quant importe á V. S. 
y á aquexa provincia, que en tot, com dech y requerex lo 
temps, estaré obedientísim. Nostre Sr. á V. S. gA^ y pros- 
pere com jo desijo. París á 28 de Dezembre 1640.=Molt 
111.63 Sors.=Son major servidor. =Jaume Bru.=En Seret 
cobrarem tots la paga de dezembre y axi comenzarem ara 
per la de Janer 1641. — {Archivo de la Corona de Aragón. 
Legajo de cartas originales de 1641, Enero.) 

NÚM. 546. 

Carta de Gravalosa, Barutell y Brú, embajadores en París, 
de la Diputación. 

Molt Illustres Señors.=Desde Tolosa donarem avís á V. S. 
ais 6 del corrent, com nos partirem per esta Cort del Chris- 
tianíssim Rey, com en effecte ho avem fet ab tota la diligen- 
cia possible, caminant molt llargas yornadas, valetnos de 
oras antes del die, y entradas de la nit, ab las inclemencias 
del cel y rigors del temps: arribarem á 26 del presen t á la nit 
en esta ciutat, combojats sempre desde que partirem de Pas- 
sanás, de Messieur de Masserolas, y de una guarda del 
Sr. Princep Conde. Lo endemá á 27 reberem unas cartas de 
V. S., la una de 29 de Noembre, y la altre de 2 de Decem- 
bre. En la primera nos mana V. S. li donem rahó de nostre 
camí y viatge. Desde Passanás, ahont forem rebuts del 
Sr. Princep Conde, conforme tenim escrit, caminarem pera 



392 

Tolosa á nostras costas, rebent en Narbona, Carcassona y 
Castellnou de Arri, algún regáis per nostras personas; y en 
Tolosa, lo vespre que arribaren! en la posada, lo sopar á 
eompte de la ciutat, y en compañía de dos Consols. Desde 
Tolosa fins assí, es estat lo camí tot á costa nostra, y ab molt 
grans preus, tant lo carruatge, com lo demés. En Burdeus, 
visitarem al Marqués de Sardís germá del Archebisbe de 
aquella ciutat, lo qual nos convida á diñar, ins torna la vi- 
sita. Desde que som assí estam en una posada, ahont expe- 
rimentam quant costosos son los viures y alotjaments, ab 
gastos inexcusables de carroza y altres, sens esperan9a fins 
vuy de gosar de major comoditat de la que gosariem com á 
particulars. 

En laltre carta nos mane V. S. que obrem posats assí, 
conforme la instructió nos envié per duplicat, de la qual nos 
valdrem conforme V. S. mana del últim rebuda. En respecte 
de aquest particular diem á V. S., com lo die que arribarem, 
Messieur de Masserolas se adelanta una jornada á la posta, 
y arriba á veures ab lo Secretari de Estat Messieur de Noyes, 
en Ruel, ahont está lo Sr. Cardenal Duch, tres lleguas de 
esta Ciutat; lo qual nos digué, que li avie dit dit Secretari, 
que lo endemá si ell no venie en esta Ciutat, y tornas al 
mitx die, com en effecte y torna per no esser vingut, y á la 
nit nos digué, que dit secretari li avie dit, ques veurie ab sa 
Magestad Christianíssima y ab sa Eminencia pera saber 
quant sens donarie audiencia. Eixa mateixa tarda arriba en 
esta ciutat lo Sr. Cardenal, ab quis veu ahir á 28 messieur 
de Masserolas, y nos digué de part de sa Eminencia, que 
dintre dos dies se veurie ab sa Magestad en Sant Germá 
ahont está (quatre lleguas *de la Ciutat) y que luego sens 
donarie avís de la jornada de la audiencia, y de la manera 
quens rebrien. Los demés caps que V. S. nos adverteix ab 
sa instructió, procurarem per nostra part fer tot lo que po- 
rem, si be conforme del vist en fins assí, podem judicar lo 
capitel de restitutió patirá grans difficultats, per conexer los 
ánimos incHnats á adquirir, y no á restituir. Assó diem á 
V. S. conforme nostron sentir, quant Deu vuUe ajam tin- 



393 

gnda ocasió de poder ab mes certesa donar á V. S. noticia 
de tot lo quens ordena, y indicam ser en benefici de nostra 
patria, y servey de V. S., ó farem ab molta puntualitat, ad- 
vertint á V. S. que si acás no reben cartas nostres molt 
amenut escrivint nosaltres cada semmana per lo corren de 
Tolosa, y altres si ni ha, la culpa será que patirán algún en- 
contra, perdentse, per serlo caraitant llarch, y aver de pas- 
sar per tantas mans. Suplicam á V. S. sie servit aconsolar- 
nos ab sas cartas en totas las ocasions possibles, manantíos 
lo que sie del servey de V. S. aqui G. N. S.^* com li supli- 
cam deParis ais 29 de Dezembre 1640.=:Molt Ill.«"s S.^^— 
Besan á V. S. les mans sos majors servidors.=^Don Fran- 
cisco de GravalosayAmat.=DonLorensdeBarutell.=Jaume 
Bru. — {Archivo de la Corona de Aragón, Cartas originales del 
Archivo de la Generalidad de Cataluña^ Diciembre de 1640.) 

NúM. 547. 

Carla de los mismos relatando la entrevista que celebraron con 

Richelieü. 

Molt 111.^8 Sjs=La semmana passada donarem á V. S. avís 
de com ais 26 del passat mes eram arribats en esta Cort. Ab 
esta diem á V. S. com fins á 3 del present, estiguerem sens 
teñir orde de veurer ningú deis ministres. Ex die al matí 
tinguerem un recado dol secretan messieur de Xeverí, dient- 
nos que á la tarda nos aportarien á Ruel á veurer sa Emi- 
nencia lo S.^* Cardenal Duch, com en effecte, ab una carro9a 
de sa Eminencia nos hi aporta un gentil homo. Arribarem 
allí á las sinch ores, fennos tanta mercó y honrra sa Emi- 
nencia, que nons es possible referiro per menut, pero para que 
V. S. y eixa Provincia ne tingan memoria, ho direm á V. S. 
per major. Apeantnos de la carro9a, la qual arriba fins al 
ultim pati de son Palacio (privilegi ^ prerrogativa que sois 
se consedeix al Rey y Princeps) nos rebé un abad, camarer 
de sa Eminencia, ab molt gran número de altres persones 
graves, y arribant á la fi de la primera sala, y entrant á la 
ante cámara, nos rebé sa Eminencia ab molt gran demostra- 



394 

ció de favor, y entrant en sa cámara nos dona audiencia pú- 
blica, fentnos assentar ab cadires iguals á les suas, donant- 
nos Senyoria. Donarem á sa Eminencia dos cartes de V. S. 
juntament ab una embaxada, que contenia en si las gracies 
de la mercé, que de sa ma avia rebuda eixa Provincia, ab lo 
favor y auxili que sa mag.<^ Christianíssima era estat servit 
consedirli; representáseli tambó per major, lo estat infeliz en 
ques trobava, experimentant tantes oppressions, que pren- 
gueren las armas confiats en que Deu N. S.^ (en desagravi 
de qui las preniam) les donarle son favor, y que aqueix re- 
bien ya, y esperaben rebrer de la mag.<^ Christianíssima per 
medí de untant gran Princep de sa Iglesia com era sa Em a, 
aquí suplicavan fos servit rebrer baix son emparo y proteo- 
tió eixa Provincia, pues en sa Eminencia tenien libradas los 
Cathalans sas esperan9as; assó es en substancia lo que se li 
digué. Eesponguó sa Eminencia en castellá ab estas parau- 
les sens que en la substancia differencien en cosa: «Mucho 
me pesa de los agravios que la Provincia de Cathalunya re- 
cibe del Rey de Espanya, y de sus ministros; y assigúrese 
la Provincia, que el Rey la protegerá, auxiliará y favorecerá, 
queriendo que sea repúbhca independiente y soberana, y an- 
sí á determinado recebirles como á Embaxadores de la Re- 
publica libre á vuesenyorias, haziéndoles cubrir, sin que des- 
te favor y auxilio, entienda su magostad reportar otro inte- 
rés, mas que hazer que los Cathalaues sean conservados en 
sus leyes y privilegios, y se vean libres de las opressioues, y 
de mi parte les prometo, y assiguro, que les valdré y favo- 
receré como si yo fuera Cathalau.» Després nos pregunta 
que forjas tenie Cathalunya; responguéremli que las majors, 
y en que mes confiava eran las que per part de sa mag.^ 
Christianíssima nos avian de afavorir, y referíremli per ma- 
jor lo que la Provincia te de homens de armes per una oca- 
sió. Torna á dirnos que de qualsevol manera avia de ser re- 
púbhca com Genova. Vehent la bona ocasió li diguerem: 
« Senyor, pues V. Eminencia nos diu ab tantes veres lo de 
república, quant allá en Barcelona los Deputats y Bra90S 
generáis ho resolguessen. ¿V. Em.a farie que sa mag.<^ Chris- 



395 

tianíssima la rebés baix sa protectió com ho está Genova del 
Key Catholich?» EespoDguens: «Si, Si, escrívanlo; escrívan- 
lo.» Suplicaremli lo de la armada de la mar, diguenos: «la 
armada se estava acabant de posar á punt, y quens enviarle 
un cavaller de Malta, » com en effecte es vingut, y li avem dit 
lo que avem sabut deis ports de aqueixa Provincia, prenen- 
tho per escrit molt especificadament; diguenos també que 
fessem los memorials de tot lo que volie la Provincia de sa 
mag.^ y los donassen al Secretari messieur de Xeverí, que 
veurie la Provincia quel Rey li consedirie molts favors; des- 
pediremnos acompanyant, y dientnos quens tractava com ais 
demés Embaxadors de Provincias libres, y «que el era Es- 
panyol Cathalan, y no Castellano.» Tornarem á paris enca- 
ra que de nits, acompanyats de Cavallers de sa guarda y 
atxas en tot lo camí, que son tres lleguas, de ahont nos ve- 
rem obligats de fer demostrado de agraiment. Ahir diven- 
dres á 4, tinguerem de part de sa mag.^ avís, que pera lo die 
deis Reys nos enviarle á sercar per donarnos audiencia. No 
podem negar á V. S. que son moltes estes mercés y favors 
se fan á V. S., y que entenem se son resoltes fer ab molt 
acuerdo. Nosaltres no tenim actió de replicar á ellas; vol- 
rriem poder correspondrer á la objigació quens corra, pero 
nos consideram ab pocb aparell per nostra part. Suplicam 
á V. S. nos fassa mercé desempanyarnos en la major de ellas, 
y manarnos lo de son gust y servey. G. N. S.^ á V. S. de Pa- 
rís ais 5 de Janer 1641.=Molt Ules. S.o^'s— b. á V.^ S.^ sas 
mans sos majors servidores = Don Lorens de Barutell.= 
Don Francisco de Gravalosa y Amat.= Jaume Bru. — [Ar- 
chivo de la Corona de Aragón. Legajo de cartas originales de 
1641, Enero.) 

NúM. 548. 

Los mismos refiriendo nuevas entrevistas con la corte y altos 
dignatarios franceses. 

Molt Ill.es S.^s— Per lo corren que va á Tolosa cada sem- 
mana, avem scrit á V. S. remetent las cartas al S.^s nostres 
companys restaren allí, y fins ara no avem pogut saber si 



396 

las han rebudas y encaminades pera V. S., com los ho su- 
plicain: ab tot, no dexarem de continuar, conforme tenim 
obligatió, de escriure; y axi diem á V. S. en conformitat del 
escrit ja, com tingnerem la audiencia del Sr. Cardenal duch 
lo dijons á 3 dest, y després, lo diumenge á las 7 oras de- 
matí, vingué á sercarnos á nostra possada lo Marischal de 
la forsa, ab dos cotxos del Key, ab qui anaren en San Ger- 
men, á ont está sa mag.^, sinc Ueugas distant de París; fou 
servit sa mag.'^ donarnos audiencia en public en sa cámara^ 
rebentnos ab raolt gran demostrado de contento; de part de 
V. S. se li donaren las grassies, y se li suplica fos servit de 
continuar ia mercé que feya á la Provincia, concedintlin 
moltes de altres conforme se esperava de son Real y Chris- 
tianíssim ánimo: respongué que se aseguras V. S. que de 
punt en punt assistiria en afavorir á la Provincia conforme 
las obras ne donarían testimoni, y que axí li offeria, que ja 
mes no faria pau ab lo Rey de Espanya que noy entras la 
Provincia de Cathalunya: mañanes cobrir en comensar de 
donarli la enbaxada, y axí matex maná donarnos á diñar 
en Companya del mariscal de la forsa y del capitá de sa 
Guarda; després diñar, bessarem la ma á la Cristianísima 
Reyna; li donarem grasias de part de V. S. de la mercé que 
exa Provincia avia rebuda de sa mag.^ ab son Real socorro 
y auxili, y que li suplicarem fos servida fer mercé á exa Pro- 
vincia en afavorirla ab sa mag.* Cristianíssima. Respongué 
que se alegrarla del favor que al Rey donava á la Provincia, 
y que en tot lo que hi fos bona ho faria. Bessarem axí ma- 
tex la ma al Serenisim Delfí, á qui de part de V. S. també 
donarem las grassias de la mercé avia rebuda exa Provincia 
del Rey^^on pare: respongué la sua governadora, que sa alte- 
za Real se alegraría molt del favor que el Rey son pare avia 
fet á la Provinsia, y que le assegurás que en totas occasions 
sa alteza faria lo matex. Tornarem exa nit en compañía del 
matex mareschal á París, avent nos dit lo S.'' Cardenal Duch, 
que donassen memorial del que demanava Catalunya á sa 
mag.^ Cristianísima, y que aquell donasem á mosiur xaver- 
ní Secretari de Estat: ho ferem lo dimecres á 9 en sa casa: 



397 

contenia lo memorial en si, la relasió breu del estat en ques 
trobava exa provincia; lo poder del enemich y lo poc de Cat- 
talunya; y axí se suplicava á sa Mag/^ Cristianísima de part 
de V. S.a, y de tota la Provincia, fos servit en que sa Real 
armada naval, lo mes pres posible, arribas á exas mars; y 
que axis fos servit fer mercé de consedir á exa Provincia 
pera resistir ais enemichs que eran ais confins de Aragó y 
Tortossa, algunas tropas, tant de cavallaria com de ipfanta- 
ria, pagades á sa real costa y sou, y en últim lloch, lo de las 
cartas de favort per sa santidad, en favor de don Ramón de 
Guimerá anbaxador dexa Provinsia. 

Divendres á 11 corregué nova tinguda per serta en tota 
esta ciutat, que lo Señor de Espenan era estat pres y dexat 
Ilibre, ab pacte que en tres anys no pogués pendra las armas 
contra Espanya; á las 8 horas de la nit nos aribá de las 
mans del Secretari Mossieur de Xavenní, sa carta de V. S. 
de 29 del pasat mes, ab que siguerem dixcuydado, si bé nol 
dona molt gran el veure que tant facilment sen van entrant 
los enemichs: lo matí al disapte, avem acudit á cassa del Se- 
cretari, lo qual nos ha dit que nos asseguraba y deia, que sa 
Mag.* avia pressa resulatió de afavorir ab totas veras á la 
Provinsia ab tot lo que auria menester pera sa defensa, con- 
forme se li era demanat, y que en conformitat de esta reso- 
lutió, se avia manat marchar de diferents parts tropas, tant 
de cavallaria com de infantaria, pera que totas arriben lo 
mes prest posible aqui: aviem li demanat audiencia per lo 
Sr. Cardenal ques troba en esta ciutat, y la avem tinguda 
per las tres ores; som estats rebuts de sa Eminencia ab lo 
mateix favor que la primera vegada: avemli donades las 
grassias de part de V. S. de la mercé que sa Mag.^ avia fet 
á la Provinsia en la resolutió que lo Secretari Sr. de Xa- 
venní nos avia dit, á que nos ha dit que se aseguras la Pro- 
vinsia, que el Rey sens ningún interés mes que de librar las 
opresas, donaría, com ab effecte donava de present, los so- 
corros bastants pera est fi, y que escriguesem á V. S. per lo 
portador desta (qui es Mosur de Masaroles, lo qual nos ha 
conduits desde passanás fius assí per orde del Sr. Princep 



:íü8 

Conde, lo qual sempre en lo camí y assí, nos ha feta molta 
mercé, apatrossinantnos com si fossem naturals, y ha enca- 
mináis nostres negosis ab molt gran demostratió de volun- 
tat, lo que estimarém á V. S. ley regonega: aqui es ajuda de 
Camp del exercit auxiliar que es entrat aqui, ab qui deu 
V. S. considerar es estat, á nostron modo de entendre, ocu- 
pat en servey dexa Provinsia) que estant marchant á tota 
pressa los regiments de infantería y tersios de cavallaria, y 
que serian bastants pera opossarse á las furias del enemich, 
y que axí matex entenia que ja seria tornat de aqui un gentil 
home qui era anat aqui, pera saber ab V. S. en quin port 
poria segurament fer cap la armada naval: nons ha assenya- 
lat lo número de la infantaria y cavallaria marchava, pero 
Mosieur de Noyers ha dit que los ordes se son enviats pera 
que marchen fins á 10.000 infants y 3.000 cavalls y á costa 
del Rey Christianíssim. Després avem representat á sa Emi- 
nencia de part de V. S., lo que en la primera ocasió lo verem, 
li diguerem, com apensament nostre, en lo de la República 
ha'sa Eminencia confirmat de nou que de sa Mag.* la rebria 
bax la protectió com ho está Genova del Rey de Espanya, y 
discorrent sobre est punt, ha dit que al Rey de Fransa, (se 
avia considerat) millor li estava se fes república que si li 
fossem vasals: ha nos dit també, nons espantasem si teniam 
ara alguns treballs, que totas las Repúblicas en los prinsipis 
los han tinguts, y sobre tot, que ell assegurava que no tenia 
tall de consertarse estas cosas y que nos fiassem de prome- 
sas ni páranlas, pues tenian tantas esperiensias: nostron sen- 
tir es quens tractan molta veritat, y que ab moltas veres se 
enpren la defensa de exa Provinsia sens perdonar á gastos 
ni altres respectes, y crehem per molt cert, que han millor 
considerat la convenientia ques te esta monarquía, que nos- 
altres no havem sabut representarlosho, y diem que restam 
satisfets tot lo que pot ser de la mercé ques fa á nostra Pro- 
vinsia, y juntament de la que á nosaltres com á enbaxadós 
della sens es feta, y fa ja: tenim escrit á V. S. que no podiam 
desempenyar á V. S. tractantnos com era just ab lo que sens 
donava; fin ara avem procurat com millor avem pogut donar 



399 

demostratió del que representara V. S.: per fernos mercé nos 
responga en assó son sentir, per que es Paris molt luny, y 
seria trista cosa aver de arribar á sentir en térra estranya 
falta del que en la propia se pot remediar ab amichs: lo 
Sr. Brú escriu á V. S. alguna cosa sobre lo credit y deis 
gastos inescusables de estrenas, que son drets deis officials 
de la casa Real: en tot ha de ordenar V. S. lo de son servey, 
que sert tenim pessar de representar á V. S. estas cossas, en 
occasió considerara la falta del diner ques te aqui: Pero la 
necesitat nos hi obliga. Avuy diumenge, lo Secretari Mosur 
de Savenní nos ha enviat la rectificatió del tractat y concor- 
dat aqui ab sa Mag.*^: quant nosaltres donarem lo memorial, 
copia del qual enviam á V. S., ja sabiam que lo corren era 
arrlbat despedit del Sr. despenan avia portat los dits pactes, 
y que sa Mag.^ los retificava, y axí no demanarem en lo me- 
morial cosa particular dells, per no encontrarnos ab lo que 
aqui de non se podia ser trectat del que nosaltres no teniam 
notissia: en lo del demanar diner quens diu V. S. en sa carta, 
concordantho ab lo de la instructió y comunicat entre nos- 
altres, nos aparagué que demanar tropas de cavallaria y 
infantaria á sas costas y sou, se couprenia lo intent de V. S., 
dientlos de páranla al Sr. Cardenal y Secretari, que la Pro- 
vinsia estava molt pobre de diner, y que si sa MagA no la 
afavoria ab ell, no podia sustentarse. En lo deis Anbaxadors 
de Vanetia y Genova, reparam á tractar al descubert estas 
materias, y per que caminant per est camí nos apar será 
molt liare, y ques tractás per indirectes, y que devia V. S. 
en cas se agués executar est pensament, donarne orde á son 
Enbaxador de Roma, lo qual tindrá ocassions de proxim de 
ferlio y sabrá ab major prestessa lo que haurá en assó, en 
ques pot duptar se trobe en ocassió que consideran la Pro- 
vinsia en tanta desditcha. Nosaltres, ab tot, no dexarem de 
obeir á V. S., com que ve de nostra part en teñir ocassió de 
poder veure estos Srs. enbaxadós. Avuy dematí som estats 
á veure lo Sr. Princep de Gondé, y nos ha asegurat de nou 
que Mosur de Espenan era dins Tarregona quant se rendí la 
ciutat prevalent la part deis traidors, y mes nos ha dit, que 



400 

li escrivian que aqui li deien que era traidor per a verse vist 
quant isqué de Tarregona ab lo ducli de Sant Jordi, y nos 
ha demanat escriguesem á V. S. se servís de assegurar, com 
sa Alteza asegurava, que dit Sr. de Espenau era molt gran 
cavaller, y que no es just perda de sa reputatió que la te tant 
guaniada: nosaltres li avem assegurat que V. S. te molt gran 
satisfactió de dit Sr. de Espenan, y que V. S. nos escriu ais 
29 de Decembre, avisantnos del rendiment de Tarregona, y 
que nons diu cosa dex sucés; á be que aviam asegurat á 
totes las personas mes graves de la Cort, com era lo Sr. Car- 
denal Duch, mariscal de la forsa, y Secretari de Nojers y 
Savenní, que no podia ser veritat lo que se era dit lo dia 
antes: cert Srs. que restam ab major sentiment del que podem 
dir, de que enviant V. S. corren y escrivintnos de la presa 
de Tarregona, nons {borrado) ga una cosa tant particular com 
aquexa, considerant que (borrado): totom vol saberlas novas 
de nosaltres, pensant que V. S. nos fa mercé: considere que 
si V. S. nons honra, mal porem nosaltres correspondre á la 
mercé que assí sens fa, y han de presumir de nosaltres nols 
tractam veritat. Den Guarde á V. S. com li suplicam, de 
Paris á 15 de Jener 1641.=Molt 111.^^ Srs. B. á V. S. 1. m.= 
Sos majors servidors.=Don Francisco de Gravalosa y Amat. 
=Don Lorens de Barutell.=Jaume Bru. — [Archivo de la 
Corona de Aragón. Legajo de cartas originales de 1641, Enero.) 

NúM. 549. 
Carta de Jaime Brú á Pablo Claris. 

Señor Deputat Eclesiastich.^No estant de asiento, sino 
apresuradament, de camí, no he suplicat á V. S. fos servit 
manarme: ara que ho estich en esta ciutat y cort de París, 
suplich á V. S. sia servit regonexerme en ella per son major 
servidor, pus sempre me so presiat de tal, que continuaré 
obeint á sos menaments de V. S., y estimant las mercés que 
de V. S. he rebut de continuo; y en esta ocasió trobantme 
bo per fer companya á estos Señors en esta embaxada, en 



401 
la qiial y en quant me vullan manar los Señors Diputáis 
serviré á ses Señorias ab molt grant gust, que en estas tem- 
poradas tan gastadas y ocupades pera tots, tinch ja postpo- 
sat ma quietut y voluntat al servey de ma patria y per el be 
comu, que plegué al Señor lo alcansem y tiugam assi millors 
novas de las que vltimament havem tingut ab carta deis 
Señors Diputats del 29 delpassat, que cert som restats molt 
descon9olats en haver entes que los Castellans sen van tant 
entrant per Catalunya camíde aquexa ciutat, ques pot temer 
deuen anar confiats, que en moltas parts los han de adme- 
tre com en la ciutat de Tarragona y camp, y si no troban 
resisten9ia, lio fará mal veurer; pero jo confio que tot hom 
donará al compte, y que ara no podem ja refiar de Castella, 
conforme nos ha vingut á dir platicant de las materias ab 
sa Eminencia, lo Sr. Cardenal Duch, que amostra teñir gran 
fervor en ajudar y valer á aquexa Provincia, y ultimament 
nos digué queja marxavan moltas tropas de cavallaria y in- 
fantaria, y queja le havia donat orde per la hermada de mar 
que nosaltres tant solicitavem, y que sois le detenia per la 
avarigasió deis ports que los Catalans teman en aquexas 
costas capasos per ella, per lo qual aparegué enviar aqui, y 
que pres tindria lo Sr. Bisbe de Burdeos la resposta, y per 
lo que venen ultimament los ministres lo empenyo de Cata- 
lunya, y lo que ha succeit de nou en Portugal, apar que ab 
calor se inclinan á que lo Rey Cristianísim nos valega en 
tot; y que fos aquexa Provincia República lo Sr. Cardenal 
ho parla ab nosaltres ab molta claredat: sa divina magestad 
ho guie tot á major gloria i honrra sua, i á major aument 
de nostra Santa Fe Católica, que es nostre blanch deis Ca- 
talans. Nosaltres assí, asegur á V. S. que ab continuo cui- 
dado executem los bordes deis Señors Diputats, y nons can- 
sarem mal ni entendrem ab altre que al remei de aquexa 
provincia, i lo Sr. don Llorens de Barutell en las embaxa- 
des i demés, se aporta molt be, i los demés fem lo que po- 
dem, y pus á la carta per los Señors Diputats le escriu Uar- 
gament, i tambó lo Sr. don Llorens escriu á V. S. las cosas 
diferents y particulars quens ha advertit lo Sr. Cardenal, 
Tomo xxii 26 



402 
conque lo Rei Nostro Señor ha fet moltas mercés á mi Se- 
ñora la Duquesa de Cardoua, y ais filis de sa Excellencia, y 
altres: no repetiré, sois diré que per esta ocasió van las ca- 
piti^lacions que aquí se tractaven rectificades de Sa Mages- 
tad Cristianísima: lo credit, será mes prest acabat del que 
pensavem, per los accidents que ja escrich ab la inclusa ais 
Señors Diputats, ques servirá manar V. S. le advertesca no 
teninne nosaltres avís ab la carta deis Señors Diputats, te- 
niam per burla la nova que per assí corria que en Tarrago- 
na era estat pres monsiur Espenan, i lo havian soltat ab cer- 
ta capitulado; pero avuy nos han asegurat ser veritat lo Sr. 
Princep de Conde, ques estat mal cas. Las cartas que lo ca- 
pellá de ma casa aportará á la de V. S. pera mi, li soplich 
sia servit manar le posen baix lo plech deis Señors Diputats, 
que com he dexat las cosas mias tant poch assentades, es 
menester demanarme dellas, y jo donar rao de assi: al Sr. 
oidor Eclesiástich, se servirá donar {horrado) no dirli se ser- 
vesca pendrer esta per propria: al Sr. Claris, son germá, be- 
so les mans ab las de V. S. suplicant á la Divina Magestad 
que los socorros de assí que se encaminan i prevenan, arri- 
ben á bon temps con jo confio, y á V. S. mil anys guarde. 
Paris á 15 de Janer 1641.=Jaume Bru. — {Archivo de la Co- 
rona de Aragón. Legajo de cartas originales de 1641, Enero.) 

NúM. 550. 
Otra carta de los tres rehenes á la Diputación. 

Molt Illustres Señors. =:Per lo Sr. de Massarolas, que par- 
tí de assí á la posta la setmana passada, donarem á V. S. 
avís, molt per menut, de tot quant avia passat, tant ab sa 
magestat Cristianíssima, com ab lo Sr. Cardenal Duch y de- 
mes ministres: ab esta sois direm á V. S. com despus air, ais 
20 del corrent, fou en nostra possada lo Secretari Sr. de xe- 
verní y nos digué que se avia pressa resolutió, que de promp- 
te, en favor de aquexa provinsia, entras lo Sr. de la Mota 
de ancour ab un exersit de deu mil infants y de dos á tres 



403 
mil cavalls, y que fos ab molta prestessa, oferint de nou ma- 
jors altres socorros, tots á costa de Sa Magestat Cristianíssi- 
ma. Auy es estat á fernos mercé en casa lo dit Sr. de la Mo- 
ta, lo qual nos ha dit que partex de má á la punta del dia, 
á la posta, y que será dintra dotze dias en Cataluña, pera 
hont están marxant tretze regiments de infantería que vin- 
drán á fer los deu mil infauts que digué lo Secretan, y 8 re- 
giments de cavallaria ab 7 companyas de gent de armes, as- 
segurantnos que la major part desta gent seria dins Catalu- 
nya ais 12 de febrer, y tot lo compliment della ais 20 de dit 
mes: ab las primeras tropas entrará sa persona, la qual es 
tant principal, tant esperimentada en la guerra, y de tans 
brios y valor, quens podem prometre qualsevol bon succés, 
conforme per son medi y per sas obras los an tinguts las ar- 
mas del Cristianíssim Rey, en Italia y Saboya: no tenim que 
representar á V. S. la estimació ques deu fer á sa magestat 
Cristianíssima y al Sr. Cardenal Ducli de semblants favors 
y mersés, donantne aquí demostrations, en primer lloch, ab 
lo agazays y cortesías que V. S. sap fer á Personas que tam- 
be ú marexen con lo dit Sr. de la Mota. Nosaltres restam ab 
viu sentiment de no teñir molt amenut cartas de V. S., y ab 
ellas notissia del que per aquí passa, y en particular, respos- 
ta del que tenim escrit tantes voltes á V. S., aqui suplicam 
de nou se servesca aconsolarnos ab aquex favor, y sobre tot 
assegurarse molt de aquexa ciutat de Barcelona, que ni lo 
descuit, ni la confiansa, ni lo poder de malisiossos ho mals 
intentionats (si acás ni avia) la pugan reduir ha estat tant 
desditxat con sos anemichs li amanassan, pues se li espera 
tan gran socorro y favor dins tants breus dias. Vulla nostre 
Señer guiaro al seu sant servey, y á V. S. guarde com lo su- 
plicam: de París á 22 de janer 1641. 

Falta vanos á dir, que dit Sr. de la Mota nos ha dit que 
particularment tenia orde del Sr. de Noyers (qui es son on- 
de) que si veia carribat en Catalunya fos menester major 
socorro, que li despechas un corren que de prompte se li en- 
viarla, y que las galeras y alguns 18 vaxells tenia ja apunt 
lo Sr. Arcabisbe de Burdeus per aquí. 



^ 



404 

Molt Ilustres Sefiors B. á V. S. sas mans sos majors servi- 
dors.=Don Lorens de Barutell.==Don Francisco de Grava- 
losa y Amat.=Jaume Bru. 

NúM. 551. 
Carta de los Conselleres á Jaime Brú. 

A Jaume Brú ciiitedá honrat de Barcelona y son anbaxa- 
dor en la Cort del Eey Cristhianíssim, nostre Sr. guarde Deu. 
==La sort quens ha cabut de esser Concellers de aquesta 
ciutat que menciona la carta V. m. de 6 de aquest scrita en 
París, y totes les que deu nostre Sor. será servit donarnos, 
serán pera servir á V. m., y fem de particular estimatió del 
contento significa averno tingut, si be es estada en vn any 
deis rüajors traballs que poden dir las histories ha tingut 
en esta ciutat y provincia, en la qual després de esser entrat 
lo enemich, no ha parat en cremar Iglesias y casas, matar 
los provincials della, no perdonant á la infantil edat, deson- 
rant á casades, viudes y donsellas, desde Tortosa, per hont 
fou lo principi de sa entrada, Tarragona y demés Uochs, no 
servant pactes alguns, fins á arribar á vn tir de pedra sens 
m andró cerca de les muralles desta ciutat, que fou lo die de 
ahir, de hont se li tiraren alguns tirs de artillaria, lo hu deis 
quals, desde la muralla, ans de arribar al portal deis tallers 
hanthic, per lo studi, feu tal effecte, que dona á vna tropa 
de cavallaria, y ab ell mata alguns cavallers, entre los quals 
fou don Alvero de Quinyones (1) y per la part de la careyna 
que puja á Monjuhic, y divideix lo monestir de Santa Ma- 
drona y la torre de nostre lauger, y per tota la falda qui mi- 
re al port, puja lo gros del exercit, que eren mes de deu mil 
infants y mil cavalls, ab gran poder y alerit, fins á arribar á 
vn tir de mandró á la planta y plassa de Monjuhic; los nos- 
tres invocant á la beneyta Santa Eulalia, que en lo principi 



(1) D. Alvaro de Quiñones, jefe de la caballería de las órdenes, sa- 
lió ileso de esta batalla. 



405 
eran alguns mil y sinch cents homens y engrosantse lo nú- 
mero dells fins á tres mil, se deffensaren ab tant gran valor, 
volent la sort que lo die abans hi avian muntat dos padres 
que feren grandíssim mal al contraris, en tant que fou for- 
sós que lo enemich se retirás, fin baig á la creu cuberta: dura 
la bataria desde las sis de la matinada, fias á les sis de la 
tarde: prengueren los nostres tretze banderas deis enemichs, 
y son molts los morts de son exercit ques diu passarán de 
sinc cents, y la gent mes alentada, entre los quals hi morí 
un nabot del marqués de los Velez: lo de Sant Jordi fou tant 
malament ferit, que ya es mort, y per lo nebot del marqués 
y dos altres persones de compte, ha enviat lo marqués ha de- 
manar los cosos per un trompeta, y seli son concedits, y deis 
nostres entre morts y nafrats trenta: entre los morts lo aju- 
dant Mascaró, y no obstant desta destrosa, ara que serán 
les sis de la nit tocan alarma les campanes desta ciutat, per 
ques te avís torne lo enemich á invadir á monjuhic, en lo 
qual hiá cupiós número de gent y vuit pedrés mes. Deu nos- 
tre Sr. y la beneventurada Santa ruadrona sien en nostra 
ajuda y acaben les forses al enemich: es tant lo que tenim 
de tants traballs y ocasió esta, que auria de manar sa mages- 
tat Christianíssima, ajustant á les honres y mercés á fet á 
esta ciutat en persona de V. m., nos vingués socorro de ca- 
vallaria promptament, de que tenin major falta, pus lo avem 
elegit en Sor. y Rey nostre com ja ho tenim scrit á V. m. 
qui nostre Sor. guarde. Barcelona y Janer 27, 1641. =Los 
Concellers de Barcelona. — {Archivo Municipal de Barcelona. 
Copiador ó registro de cartas de 1640 2/41, sin foliar.) 

NúM. 552. 
Carla de los embajadores catalanes en París á la Dlimtación. 

Molt lUustres Señors.==Gracies á N.« Sr. que avuy, pri- 
mer de Febrer, avem tingut lo consuelo tant desitjat per 
nosaltres, de saber per carta de V. S. lo estat de las cosas de 



406 
la Provinsia, que podem assegiirar nos tenia el silensi de 
V. S. tan apeserats, que nou poriam esplicar com era. 

Dos de V. S. son las que avem rebudes, la una de 9 y la 
altra de 15 de jener, jantament ab la relació del succeit ab 
mosur de Espenan y copias de cartas. Nosaltres ab tota di- 
ligensia farem tot lo que V. S. nos manará, y confiam que 
en tot restará V. S. satisfet. Ais 14 de janer escriguerem á 
V. S. molt llarch y enviarem copia de una carta aviam es- 
crita á V. S. la semana antes per via de Tolosa. Enviarem 
axí matex á V. S. ab esta carta deis catorze, las capitulas- 
sions fetes ab sa magestad Cristianísima, perfetament retifi- 
cades conforme lo capitulat: tant ditas cartas com capitula- 
cions aportava Mossiur de Masaroles, quis partí de assí per 
la posta, V. S. se servesca de respondrernos si haurá rebut 
conplidament tot lo plec. 

Axí matex escriguerem á V. S. per lo Sr. de la Mota de 
Ancour, lo qual partí 8 dias fa á la posta, per entrar aquí ab 
lo socorro que lo Key Cristianíssim es estat servit consedir á 
exa Provinsia a sas costas y sou, que será del número de 
10,000 infants y mes de 2,000 caballs. Supplicam á V. S. nos 
fassa mercé donarnos avís si ha rebudes també estas cartas. 

Ab esta diem á V. S. com assí generalment totom com 
(borrado) y nosaltres segons lo que podem judicar entenem, 
V. S. restará satisfet. Las cartas de favor per Sa B{antita)d 
y demés que V. S. nos ordena demanar á sa magestad Cris- 
tianíssima pera don Kamon de Guimerá son embaxador en 
Roma, van ab esta, ab que veurá en la copia que sa mages- 
tad escriu á son embaxador extraordinari, de la manera que 
enten fer mercé á exa Provinsia. 

També avem de continuar forsosament de solicitar á V. S. 
lo que tenim tantes voltes escrit acerca de nostron sustento^ 
en lo qual no se escusa arribar á molt gran descredit, si non 
socorre V. S. ab molta prestesa, perqué lo poc que teniam de 
nostra, está ja gastat, y en avernos donat ais 5 dest mes lo 
Sr. Bru 100 Iliures á cada un, resta molt poca cosa del credit 
com mes Uargament te escrit á V. S. dit Sr. Bru. Suplicam 
A V. S. nos escuse nostra solicitud, considerant la for9ada de 



407 
veures en terres estrannes, y obligada á aver de cumplir ab 
la obligatió de la honrra que V. S. nos fa, y que assí en son 
nom rebem. Deu á V. S. guarde com li suplicam: de París 
al primer de febrer 1641.=Molt Illustres Señors.=Besa á 
V. S. sas mans sos majors servidors.=:Jaume Bru.=:Don 
Lorens de Barutell.=Don Francisco de Gravalosa y Amat. 
— (Archivo de la Corona de Aragón. Legajo de cartas origina- 
les de 1641, Febrero.) 

NúM. 553. 

Carta del Dr. Diego Jover á la Diputación. 

Molt Illustres Señors.=Fou tanta la alegría que reberem 
en la carta de V. S. de 23 del passat, com fou acertat lo pa- 
rer deis bra90S y savi concell de cent de eixa ciutat, en pen- 
drer per nostron Key y Señor á sa Magestad Christianíssima 
que Deu guarde. Donarem demostració de aquest contento y 
bona nova al primer president del parlament de sa Magestad, 
lo qual y tots los demés desta ciutat de Tolosa, han corres- 
post igualment ab la alegría: vulla nostre Señor tinguan las 
armas de aqueix nostre principat tant dichosos progressos 
com nos podem esperar, ab lo amparo y protectió del Chris- 
tianíssim Eey, que succehint una victoria tan asenyalada, 
com la que fou Deu servit donarnos contra lo poder de nos- 
tres enemichs, dos dias després de la acertada deliberació 
deis bra90s y savi concell de Cent, son premissas certas de la 
quietut y descans de nostre principat. 

Dias ha que nosaltres de conformitat prometeren celebrar 
una festa lo dia de Santa Eulalia ais 12 del corrent mes, en 
lo convent de la mer9é desta ciutat, que es fundat á iuvoca- 
ció de la Santa, esse tan publicada per lo lloch, que entenem 
hi acudirán tots los presidents del parlament, y los Conce- 
Uers de la Ciutat, y asseguram á V. S. que desdel dia que 
resolguerem fer esta devoció á Santa Eulalia, havem sempre 
tingut bonas novas de aqueix Principat, y de cada dia van 
aumentanse. 

Ais 5 del present mes, prenguerem los sinch cents escuts 



408 
de or dol Sol ab la mateixa forma y moneda que prengue- 
rem los de la mesada de geuer: es veritat no pensam en a9Ó 
disgustar á V. S., que liavem pres los doscents escuts que 
sobraven per lo company que falta, de modo que aquest mes 
havem prés set cents escuts de or del Sol, y fem fé á V. S. 
que ab los cent escuts mes repartits entre los sincli, no venim 
á teñir encara lo compliment de cent escuts catalans. De a90 
ja donarem avís á V. S. en la última carta que escriguerem 
ais 30 del passat. Estam aguardant lo orde que manará V. S. 
donar en rahó de aquest crédit, que segons nos apar, finirá 
ais 5 del Mars que ve. Deu á V. S. guarde com desitjam. To- 
losa ais 8 de Febrer de 1641.=Molt Ill.es Señors.=Besa á 
V. S. las mans.=Lo Doctor Diego Jover. — {Archivo de la Co- 
rona de Aragón. Legajo de cartas originales de 1641, Fe- 
brero.) 

NúM. 554. 

Carta de la Dipiiiación á sus embajadores en París. 

A las Renas.=Per altres tenim representat á V. M(er)cés 
lo estat desta Provincia, fius á la feliz victoria que Deu fou 
servit donarnos á la montanya de Monjuich, que foncli de la 
importancia ques dexa considerar, per restar esta ciutat des- 
lliurada deis mals se li amanassaven. Lo enemich se está en 
la ciutat de Tarragona y vilas del camp, no sabem si pera 
referse y tornar ha acometrer, ho aguardant la orde ques diu 
los vindrá pera passar ha Portugal: Nosaltres los tenim pre- 
sos tots los colls perqué no pugnen passar al Urgell, ahont 
desitjan arribar, perqué en lo camp de Tarragona se están 
morint de fam, y es cert que si la armada de mar francesa 
arriba prest, los acabarem, sens réstame algú ha vida, y ab 
lo socorro que V. M(er)cés nos escrihuen ab la de 22 del 
passat, quens arribará prest ab lo Sr. de la Motta de Ancor, 
nos podem prometrer la entrada á Castella, y qualsevol altre 
bon succés. V. M(er)césse servirán de partnostra de Repre- 
sentar á sa Magestat Christianíssima y Sr. Cardenal Duch 
la estimado fem de tais mercés y favors, y ab les demostra- 



409 

tions que farem ab lo Sor. de la Mota quant sia assí, co- 
nexerá ell quant preciam lo teñirnos per vassalls de sa Ma- 
gestat Christianíssima, de qui confiam nos honrrará ab sa 
presentía en aquesta Provincia dins breu temps, que altra- 
ment nos podría habitar en ella, per estar ab estas guerras 
desautorizada la justicia, de manera que nos pot anar per los 
camins, nis pot cobrar vn diner de debitors, y axis V. M. se 
servirán de part de la Provincia supplicarle sie de son Eeal 
servey aconsolarnos venint ha jurarnos nostras Constitu- 
tions y Privilegis, que de aqueixa manera confiam, ab lo fa- 
vor de Deu, tornará aquest Principat ha gosar de la pau y 
quietut que antes tenia. Lo Sor. de Plasis va aqui pera re- 
presentar ha sa Magestat Christianissima la importan tia 
quey ha en sa vinguda, perqué com ha dies es assí, veu nons 
podem conservar do altre manera. També ens apar que pus 
nos som posats á la obedientia de sa Magestat Christianís- 
sima, es superfino gastar ab las renas tenim en Tholosa. 
V. M.^ se servirán vna cosa y altre de representarlo, que ab 
lo modo ho saben fer, tenim per cert que en una cosa y altra 
alcansarán lo que desitjam. GA^ Deu ha V. MA Barcelona 
y febrer ais XV de MDCXXXXI.=Lo canonge Pau Claris. 
=Los Deputats, etc. — {Archivo de la Corona de Aragón. Co- 
piador de la correspondencia de los Diputados de 1641, folio 
347 vuelto.) 

NúM. 555. 

Instrucciones dadas á los embajadores en París. 

Inslructió per ais Enhaixadors que tenim en Pam. ==Primo, 
que procuren ab tota brevedat teñir audiencia de la Magos- 
tad del Sr. Cardenal Duch y aprés de aver donat les cartes, 
los suplicarán nos fasen mersé de honrar aquesta Provincia 
venint sa Magestad ab tota prestesa pera prestar lo acostu- 
mat jurament, lo cual an prestat sempre tots los Eeys en lo 
principi de son govern ans que en som nom se administre 
justicia; representan á sa Magestad que de no fer se axí, sen 
seguirien á la Provincia molts y graves inconvenients, com 



410 

los ques causaren en lo jurament del Duch de Alcalá y Bisbe 
de Barcelona. 

2.^ Exagerar la falta de justicia qui y ha en la dita Pro- 
vincia, y que á aquesta nos pot administrar que sa Mages- 
tad no age jurat, com está dit, la cual está molt desvolguda 
per los treballs que ha patit y pateix, per la mala adminis- 
trado que de ella an tingut los ministres del Rey Catolich. 

3.0 Representar la pobresa de tota Cataluña y en parti- 
cular la del General, per los inmensos gastos que ha patit 
en les guerres pasades y abuy patex en les presents, que del 
tot estam exauts, per lo que es forsós que vostras mercés 
supliquen á sa Magestad nos fase mersé de licenciar á dos 
de vostras mercés, restant aqui Don Llorens de Barutell á 
soles. 

4.** Instar á sa Magestad lo enprestich del milió y mig 
se li a ademanat; y finalment, procurar que tingue effecte 
la llisencia de les renes de Tolosa. — {Archivo de la Corona 
de Aragón, Generalidad de Cataluña. Legajo de borradores 
de 1641.) 

NúM. 556. 

Carta del canónigo Jover á los Diputados. 

Molt lUustres Señors:=No podem encarir á V. S. lo con- 
tento que tinguerem en la carta de V. S. deis 28 del corrent, 
fentnos en ella mercé de avisarnos de la victoria que fou 
Nostre Señor servit donarnos ab tanta reputado de nostras 
armas y nació Cathalana, y perdua del enemich: esta nova 
arriba al 13 de Febrer, que fou aumentarnos del tot la ale- 
gría, perqué lo dia antes ferem la festa, que ja escriguerem 
á V. S., á la gloriosa Santa Eulaha nostra patrona, que es 
ben cert que totas estas dichas que gozam se dehuen á la 
intercessió de la Santa. Acudí á la festa, que fou en lo con- 
vent de la Mercé (vulgarment dit Santa Eulalia) toda la no- 
bleza desta ciutat de Tolosa, acudiren també sinch presi- 
dents del parlament de sa Magestad Christianíssima, y entre 
ells, lo president primer, acompanyats de molts doctors del 



concell Real ó parlamentdestaCort,ydos deis concellers de la 
ciutat, y fou tant lo poblé ques junta en aquella Iglesia, que 
no obstant es prou capaz, sen agüeren de tornar moltíssims 
per no caberhi: digueus la misa ab la major solemnitat ques 
pogué; cantas admirablament; que procurarem la millor ca- 
pelle de la ciutat; estigué tot aquell dia patent Nostre Se- 
ñor, y presentaren! á la Iglesia un quadro de Santa Eulalia 
que se aconsolá molt lo poblé, que en esta ciutat no la co- 
nexian: encomenarem lo sermó á un capellá portugués, sub- 
jecte de moltas prendas: predicáis part en llengua francesa 
y part en llengua espanyola, entenem ques imprimirá yl de- 
dicará á sa Magestad Christianíssima, per esser estada la festa 
á devoció de catalans. 

La carta de crehenza del Rey de Portugal quens feu mer- 
có V. S., la amostrarem al primer president: maná traduirla 
en francés, y actualment se está estampant. Nosaltres estam 
de molt bon ánimo, puix havem ja passat los primers sus- 
tos, y confiam ab Nostre Sefior que se encaminaran be tots 
nostres progressos, y á pesar del enemig, vencerán las armas 
de aqueix nostre principat, fins á gozar la quietut y des- 
cans que avem menester y desitjam. Per no esser arribat en 
cara lo corren de París, no sabem si sa Magestad Christia- 
níssima ha acceptat ó no aqueix principat, á lo menos son 
molt grans las demostrations, axí de estimasió, com de con- 
tento, las que experimentam en tots estos Señors y Ministres 
de sa Magestad Christianíssima. Restam esperant lo que será 
servit V. S. manarnos, que sempre estam y estarém promp- 
tes á obehir sos ordes de V. S., á qui guarde Deu per con- 
servado de aqueix principat y nosaltres desitjam. Tolosa y 
febrer ais 16 de 1641.=- Molt Illustres Señors.=Besa á V. S. 
las mans.=lo Ardiaca y Canonge Diego Jo ver. = A la que 
acabarem de escriurer esta nos ha vingut en mans una copia 
de la carta del Rey deportugal, traduhida, que enviam á V. S. 
=Molt Illustres Srs. Deputats del principat de Catalunya. — 
(Archivo de la Corona de Aragón. Cartas originales de 1641, 
Febrero.) 



412 

NúM. 557. 
Otra carta del canónico Jover á los Diputados. 

Molt Illustres Señors.=Després de haver escrit á V. S. la 
del 16, havem tingut avís cert per lo procurador Real de la 
vila de Sant Beat, com lo castell Lleó, després de esser arri- 
bat lo socorro del enemich, y esserse presentat devant dit 
castell ha ont estigueu tot un dia enter, fou rendit per los de 
la Valí de aran y francesos que acudiren ajudarlos de tota 
aquella comarca: los arenesos no volgueren obehir á Joseph 
de Rocabruna, governador anomenat de aquella valí per 
V. S.: sonseposats dins lo castell, y están ab molt gran des- 
ordO; sens voler regonexer cabo ningú, ni superior: dihuen 
que son gent que lo dia que menos pensarán, lo dexarán: 
a90 seria sois ocasió que lo enemich poria tornar á guañarlo, 
perqué los francesos que han asistit ara en lo siti, no teñen 
en bona opinió ais arenesos, pera que dells se puga fiar que 
conserven esta fortaleza: donanme rahó á V. S., per qué ab 
major acert delibere lo que convindrá fer per la conservado 
de aqueix castell, que verdaderament apar seria millor arra- 
sarlo que deixarlo en mans deis arenesos, que segons lo ge- 
nio dells, se perdrán, yns perdrán á nosaltres. No tenim al- 
tre novedad de que avisar á V. S., aqui Deu guarde com 
tots desitjam. Tolosa ais 18 de Febrer de 1641.=Molt Ules. 
Señors.=besa V. S. las mans.==Lo ardiaca y canonge Die- 
go Jover. =Molt Illustres Senyors los Diputats del Principat 
de Catalunya. —[Archivo de la Corona de Aragón. Generalidad 
de Cataluña. Cartas originales de 1641, Febrero.) 

NúM. 558. 
Carta del Diputado militar á los embajadores en París. 

A don Llorens de Barutell, don Francisco Amat y Grava- 
losa baró de Castellar, y Jaume Brú, Embaxadors en la Cort 
de sa magestat por lo Principat de Cathalunya. 



4i3 

Per vn corren que ha arribat á miissiir de la Mota, de 
aquexa Cort, havem rebudes cartes de sa magestat, Deu lo 
guarde, y del Sor. de Noyheres de deu del passat y sem ma- 
ravella no teñirla de V.^ m.s y de qué en ninguna delles nos 
fa menció de esser nos posats á la obedientia de sa magestat 
Christianíssima, dubtam nos sien perdudes las cartas, pus 
non tenim resposta: en cas ho foseen, que V.» m.^ aqui los 
será fácil saber ho, convé que V.^ m.^ ab enbaxada solemne 
ho fassen ha saber ab molt cumpliment á sa magestat, do- 
nan tli copia de la resolutió de Brassos y de Consell de Cent, 
que enviam aqui, perqué V.» m.s estigan enterats del que 
passa. Nostre Sor. es estat servit portarsen ha millor vida la 
ánima del Sor. Diputat Ecclesiastich després de haver re- 
buts los sagraments: hans dexats ab lo desconsuelo que 
V.3 m.s poden considerar. Lo enemich se está en Tarragona 
y en las vilas del Camp sens fer moviment algú, per no te- 
ñir ja mes de set ho vuyt mil infants, y alguns mil cavalls, 
ans be los nostres lo están inquietant continuament, y espe- 
ran en Deu que si la armada naval ve per estos mars, non 
escapará ningú, pero com veihem que haurá dos ó tres me- 
ses que de dia en dia nos dihuen te de arribar, y may la 
veihem, descoufiam poder obrar los effectes que ab ella se 
hagueren obrats, apar nos que V.^ m.^ podrien negociar aqui 
de pendrer lo diner los done esta casa per son gasto, del que 
te de arribar á esta ciutat per compte del Key, y nosaltres lo 
donarem assí ha son pagador, y de aquexa manera se evita- 
rien gastos y V.^ m.s serien pagats ab mes puntualitat. Tan- 
bé haurien de procurar V.^ m.^ en que sa magestat fos servit 
donar Uicencia á les Renes de Tolosa, que nos apar ara no 
son menester, pus tots son vassalls de vn Rey, y cessaria 
aquex gasto que fa esta casa que está tant exausta, que noy 
ha vn real. Guarde Deu á V.^ m.s Barcelona y Mars á II de 
MDCXXXXI.=Fr(ancesc)h deThamarit.=LosDeputats, etc. 
— (Archivo de la Corona de Aragón, Registro copiador de la 
correspondencia de los Diputados^ arios 1640 y 41,/oZ. 363.) 



414 

NúM. 559. 
Otra carta del canónigo Jover á los Diputados. 

Molt Illustres S.'^s^Al últim del passat, arriba en esta 
ciutat de Tolosa Jacinto Sala, embaxador anomenat per 
V. S. al Rey de Portugal: som nos molt alegrats ab sa vin- 
guda: demá parteix pera Burdeus. Ayr nos digué lo primer 
president del parlament desta ciutad^ que lo Sr. Princep de 
Conde le havia escrit de París com sa magestad Christianíssi- 
ma havia ja aceptat aqueix nostre principat de Cathalunya 
debaix sa obediencia, y que los nostres companys que están 
en la Cort de París, després de besar la ma á sa magestad 
Christianíssima, li prestaren lo sagrament y omenatje en 
nom del Principat: esta nova se confirma ab moltas altres 
cartas que havem vist en mans de alguns particulars. Es- 
críuennos de Barcelona, que V. S. nos havria enviat orde 
pera que en teñir Ilicencia de sa magestad Christianíssima, 
nos ne tornassem á nostres cases, nos trobam ab altre de 
V. S., sino ab la de 28 de Jener. Soplicam á V. S. sia servit 
manarnos avisar lo que será de son gust de V. S., en cas 
tiuguessen la Ilicencia de París, rebremho á mercé particular 
de V. S.: vuy estáacabat lo credit maná V. S. fernos: en tot 
estam obedients al que voldrán V. S. manarnos. Deu a V. S. 
guarde. Tolosa Mars ais 5 de 1641.= Molt Ules. Señors.= 
besa á V. S. las mans.=Lo ardiaca canonge Diego Jover.= 
Molt Ill.es S.^s Diputats del Principat de Catalunya. — {Archi- 
vo de la Corona de Aragón. Cartas originales de 1611, Marzo.) 

NúM. 560. 
Otra carta de Jover á los mismos. 

Molt Illustres S.^s=En aquest punt havem rebut per la 
estafeta de Narbona, una de V. S. escrita ais 8 del passat: 
estimam en lo compte ques deu la mercé y honrra que V. S. 
nos fa, axi en avisarnos del estat de las armas de aqueix 



415 

nostre Principat, com també de acongolarnos en lo que toca 
al diner que havem rebut fins ací, que realment es estat 
molt gran lo engany ab la moneda. Ayr escriguerem á 
V. S. per uns frares de la mercé desta ciutat, soplicant á V. S. 
fos servit manar avisarnos lo orde que liavian de seguir, en 
cas tinguessen lliccn9Ía del Key Christianissim de tornárnos- 
ne, ara puix sabem son gust de V. S., y lo que en sa carta 
nos mana, obehirem puntualment: en lo instant que rebrem 
carta deis nostres companys de París nos posarem en camí, 
que puix en lo estat present no son menester rehenes, ani- 
rem molt contents á besar á V. S. la ma y donarli las degu- 
das gracias. Deu á V. S. guarde. Tolosa y Mars ais 6 de 1641. 
=:Molt Ill.es Señors.=besa V. S. las mans.=Lo ardiaca y 
canonge Diego Jover.=^Molt Illustres S.''^ Diputáis del Prin- 
cipat de Catalunya. — (Archivo de la Corona de Aragón. Ge- 
neralidad de Cataluña. Cartas originales de 1641, Marzo.) 

NúM. 561. 
Carta de la Diputación á sus embajadores en París. 

A don Lorens de Barutell, Canonge de la Sancta Iglesia 
de Vrgell; don Francisco Amat y de Gravalosa, Baró de 
Castellar, y Jaume Brú, ciutadá honrrat de Barcelona, Em- 
baxadors en la cort de sa mag(es¿a)t Christianissima per lo 
Principat de Cathalunya.=Quant lo enemich se ana acos- 
tant á aquesta ciutat per lo camí de Martorell que es tant 
prop de n(os¿)ra S(e?io)ra de Montserrat, com V.^ m.^ saben, 
temerem nos giras á la montanya de Montserrat^ de que nos 
podien venir dos danys considerables, lo vn era, que si lo 
enemich se fos apoderat de la montanya, fora estat molt di- 
ficultes traurerlosne, per ser la montanya aspríssima, y lal- 
tre era, que es cert haurian robat tot lo thesor de N.^a g^ra^ 
y lo que mes cuydado nos donava, era ques podie teñir poca 
ó ninguna confiansa deis monjos castellans, perqué tingue- 
rem noticia tenian correspondencia ab cartes ab lo marqués 
de los Velez, y axí per assegurar aquella Santa Casa Res ol- 



416 
guerem, ab parer de la ciutat de Barcelona, enviar (á) sercar 
le thresor do aquella Santa Casa, y vuy lo tenim custodit en 
la Seu de aquesta ciutat, y después enviarem á traurer los 
monjos castellans de aquella casa: fese tot ab molta quietut, 
quey enviarem lo abbat de Sant Pere de Galligans, queu feu 
molt be, y los ferem comboihar ab tota seguretat, á gastos 
nostres, fins que foren fora de Cathalunya, quens costa pas- 
sades de siscentes Iliures, y los monjos castellans sen anaven 
de molt bona gana, perqué estaven ab molt gran perill que 
los llochs circunvehins no pujassen ha fer algún desbarat, 
per la noticia que tenien de que se corresponien ab lo mar- 
qués de los Velez: (1) lo que convé ara per conservado de 
aquell Santuari, y de tota la Provincia, es que los castellans 
noy tornen entrar, no sois per lo inconvenient de la guerra, 
que es molt gran, sino tanbé perqué ab cent y quaranta 
vuyt anys que ha quei eren, han viscut los Religiosos ab 
molt poca pau y quietut per lo encontra gran de las nacions, 
y subergaria deis Castellans, y la casa vuy se troba enpan- 
yadíssima, perqué los abbats castellans ab la corresponden- 
cia de Castella gastaven molt diners, y ne enviaven de effec- 
tius en sa térra: sois embarassa pera quest intent estar lo 
convent de Montserrat vnit ab la Congregado de Castella, y 
axí, perqué ab tota seguretat de consiencia pugan los mon- 
jos cathalans proseguir en la administrado de la casa fent 
abbat y tots los officis convenients, es menester que sa San- 
tedat attenent al beneffici spiritual de dita casa, provehesca 
que los castellans no sien mes admesos, y que sie separada 
de la Congregado de Castella: per alcansar aquest fi, será 
molt aproposit lo medi de sa magestat Christianíssima; los 
Pares envien aqui lo Pare Fra Andreu Pont de Osseya, mon- 
jo profés de aquella S.*^ Casa, al qual se servirán V.^ m.» de 
assistir en tot lo que convinga, y supplicar á sa magestat se 
interpose ab sa santedat, per que se alcanse la gracia que va 
ha supplicar. Junt ab esta enviam vna carta per sa mages- 
tat de crehensa, y altre per lo Sor. Cardenal Duch. Guardo 

(i) Véas'e el Apéndice Vil, Monserrat, pág. 269. 



417 
Deu á V.« m.a Barcelona y Mars ais XXVII de MDCXXXX. 
=Lo Canonge don Joseph Soler. =Los Deputats, etc. — {Ar- 
chivo de la Corona de Aragón. Registro copiador de la corres- 
pondencia de los Diputados^ años 1640 y 4:l,fol. 385.) 



NÚM. 562. 
Otra carta de la Diputación á los mismos. 

A Don Llorens de Barutell, canonge de la Santa Iglesia 
de Vrgell, y demés embaxadors en la cort de sa Magestat 
Christianíssima per lo principat de Cathalunya. =Per lo 
Sr. de Argenson havem rebut duas cartas de Sa Magestat, 
vna de 19 y altre de 23 de febrer, y ab ellas vehem ha acceptat 
la donatió voluntaria que li han feta en los Brassos y ciutat 
de Barcelona, de aquesta Provincia, confian que sa Mages- 
tat se servirá com de nou loi supplicam, donará Ilicentia á 
las demés rehenes de Tolosa, pera que sen tornen á sas casas, 
y llevarnos de tants grans gastos que la teñen molt exausta; 
lo que V.s M.s se servirán instar, iunt ab esta rebrán V.^ M.s 
vna carta en la qual se ordena donen á V.^ M.^ vuit mil reals 
Catalans, ó lo valor de aquells, los quals se repartirán en- 
tre V.» M.s y lo Baró de Eibellas, quens diuan las rahenas de 
Tolosa que será partit per aquexa ciutat. V.^ M.^ se servirán 
avisarnos del recibo. Dies ha que lo abat de Sant Pere de 
Galligans, Don Gispert Amat, emprenguó de fer remetrer 
á V.s M.8, par nostre compte, sis mil reals: confiam que al 
rebrer esta los aurán V.» M.» rebuts, y cregam V.^ M.^ que 
assí nons descuidam de nostras obliga tions, pero tenim tanta 
máquina, y de altra part que no trobam cambis y ni credits 
per aquexa ciutat com voldriam, y axí V. M.» se asseguren, 
que nosaltres procuram en totas veras pera que nols falte lo 
necessari. Lo dit Mussur de Argensó arriba dilluns Sant, y 
ab la bona nova que aporta causa vni versal contento: lo en- 
demá delliberá la ciutat ques tiras per tres vegadas tota la 
artillería de la ciutat, lo ques feu, y tres dias de alimarias, 
Tomo xxii 27 



418 
ques van fent, y vuy se canta en la catedral lo te Deum lau- 
damus: donamne part també á V. M.« perqué participen de 
la alegria: lo archebisbe de Burdeos arriba en Cadaqués ab 
la armada naval á 23 del passat, y lo dijous Sant prengué 
sinch vaxells grans de 40 pesas de cañó cada hu, devant la 
badia de Rosas, los quals eran del Rey de Spanya, y aporta- 
van en Rosselló quinse mil carregas de blat, y moltas moni- 
tions de guerra; y lo mateix dia, enPortvendres, prengueran 
dos galeras de la squadra de Genova y una pollaca, entre las 
quals era la capitana Grimalda, de la qual nos han enviat lo 
stendart. Ab esta enviam cartas pera la Magestat, Sr. Car- 
denal-Duch, y Mussur de Savirní, las quals se servirán 
V. M.s donar y instar ab totas veras la vinguda de sa Ma- 
gestat, perqué fins sie vingut, no pot star del tot reintegrada 
la iustitia^ ni podem gosar de quietut. GA^ Deu á V. M.» Bar- 
celona y Abril al primer de MDCXXXXI.=Lo canonge Jo- 
seph Soler. =Los Deputats, etc. — (Archivo de la Corona de 
Aragón. Registro copiador de la correspondencia de los Diputa- 
dos, años 1640 y 41, /oL 390.) 

NúM. 563. 
Otra carta del canónigo Jo ver á los Diputados. 

Molt Illustres S.^^^y^y ^qs lian escrit de París los nos- 
tres companys, que la Uicencia que per part de V. S. solis- 
citan pera nostra tornada aquí a Barcelona, no la donarán 
fins que sa Magestad Christianíssima accepte lo rebrernos 
debaix de sa obediencia: ac^o no pot saberse quant será: so- 
plican de nou á V. S. vulla servirse fernos mercé en manar 
sens provéese a credit per lo temps será servit V. S., queu 
estimarem á particular favor y mercé de V. S., aqui Deu 
guarde com desitjam. Tolosa y Abril ais 8 de 1641.= Molt 
Ill.ea Señors=besa á V. S. las mans=Lo Ardiaca y Canon - 
ge=Diego Jover.=Molt Illustres S.^^ Diputats del principat 
de Catalunya. — (Archivo de la Corona de Aragón. Generali- 
dad de Cataluña. Cartas originales de 1641, Ahril.) 



419 



NúM. 564. 
Otra carta de JoTer á los Diputados. 

Molt Illustres S.^'^zr^Per via de Narbona reberem la 
de V. S. de 2 del corrent mes: estam tots ab lo contento 
que pot V. S. imaginarse de tant dichosos progresos y vic- 
torias de que goza vuy nostre Principat contra lo enemich, 
y nosaltres nos ne gozam molt en particular: Estimam 
á V. S. lo havernos fet mercó de fernos participans destas 
novas: vulla Nostre Señor las continúen fins á veurer del 
tot acabat lo exercit contrari, com es cert que haventnos ja 
rebut sa Magestad Christianíssima debaix sa obediencia, se 
esperan victoriosas nostres armas: á las festas que aqui en 
Barcelona se han fet en demostrado de tanta alegría, cor- 
responen nostres ánimos igual lo reg09Íjo. 

Las cartas de Musur la Mota de Encurt enviarem per 
propi á Montalvan, y per trobrarse en París lo Tesorer aqui 
anaven dirigidas las cartas, escriguerem á Madamisela sa 
muller, la qual ab molta puntualitat enviá los mil reals de 
vuyt á un mercader desta ciutat, y vuy dematí nos ha do- 
nat lo diner: las lletras del recibo, diu lo mercader, que ell 
tindrá cuy dado en enviarlas á Barcelona: la mercó y honrra 
que V. S. nos ha fet ab tanta Iliberalitat, estimam y rego- 
nexem en lo compte ques deu: besam la ma á V. S. per tan 
singular favor: sois nos falta ara, per ultim con9uelo de tots, 
la Ilicencia de Paris pera tornárnonse, que segons V. S. nos 
escriu en sa carta, confiam teñirla prest pera poder descan- 
sar un poch, y donar aqueix gust á V. S., y aliviar de tants 
grans gastos eixa nostra provincia. Deu á V. S. guarde com 
desitjam. Tolosa y Abril ais 13 de 1641.=Molt IIl.es Sefiors 
:=besa á V. S. la ma=Lo Ardiaca y Canonge Diego Jover 
=Molt Ilkistres S.^^ Diputats del Principat de Catalunya. — 
{Archivo de la Corona de Aragón. Generalidad de Cataluña. 
Cartas originales de 1641, Abril.) 



420 

NúM. 565. 
Carta de la Diputación á Richclicu. 

AlExim. y Eminentissim Sor. Cardenal-Duch.=Ex(eZ?en- 
tiss)im y emim. Sr.=La mercé que sa Mageste (Deu lo guar- 
de) fa aquest Principat y Comptats enviant un tant gran 
exercit de Infantería y Cavalleria per traurer lo enemich 
dell, regonexem naix del favor de V. Exa.: com es rahó, á sa 
Magestat representam lo quant stá exausta esta casa per los 
grans gastos de la guerra, y los molts que sustenta, y lo 
supplicam nos fassa mercó de donar Ilicencia á las dos de 
las tres personas que tenim en aquexa Real cort, y á las re- 
henes son en la ciutat de Tolosa, per tornar á esta ciutat, y 
sie servit donarla al canonge Don Llorens de Barutell, pera 
que reste per nostre embaxador. Supplicam á V. Exa. sie 
servit continuar los favors que sempre rebem de V. Exa., 
ab sa magestat, que ab lo medi y auctoritat de V. Exa., nos 
prometen! alcanzar lo que li supplicam, y també lo demés 
que dit embaxador representará á sa Magestat y explicará 
á V. Exa. á qui Deu guarde. Barcelona y Abril ais XIIII 
de MDCXXXXI.=Lo Canonge Don Joseph Soler.=Exim. 
y 'Emi{n€ntíssi)m Sor.=Los Deputats, etc. — {Archivo de la 
Coro7ia de Aragón, Registro copiador de la correspondencia de 
los Diputados, años 1640 y 41, /oL 443.) 

NúM. 566. 

Carta de la Diputación á D. Lorenzo de Barutell, Embajador 

en París. 

A Don Llorens de Barutell canonge de la Santa Iglesia de 
Vrgell y demés Embaxadors del Principat de Cathalunya en 
la cort de sa Magestat. =Ab esta rebrán V.^ M.» una carta 
que enviam al Rey nostre Sor., la qual se servirán donar en 
continent, solicitant la Ilicentia demanam á sa Magestat per- 



m 

que lo Sor. Don Francisco de Gravalosa y Amat, y lo Sor. 
Jaume Brú ab los demés companys que son en Tolosa, sen 
tornen á sas casas, restant en aquexa Cort per nostron em- 
baxador y pera tractar los negossis se offerirán lo Sor. Don 
Llorens de Barutell, y en haver obtinguda dita Uicencia, se 
servirán partirse los dos ab la prestesa sie possible, y ab la 
matexa donarne avís ais altres companys qai son en Tolosa: 
y donam avís á V.^ M.s com havem delliberat en parer de la 
trenta sisena, se aiuste al salari á cada hu de V.^ M.^ fins en 
doscentas Iliuras cada mes, compres lo que ja seis stava 
asenyalat, y assó tant per lo discorregut des del dia que 
V.8 M.s partiren en Tolosa pera aquexa ciutat, fins lo dia 
present, com per lo que discorrerá fins V.^ M.^ sien tornats 
assí, y aquest aument sois es pera V.^ M.» tres, que per ais 
altres sos companys, se ha deliberat que quant sien assí, se 
aura ralló, ys tindrá considerado de satisferlos condigna- 
ment, y pera suplir la falta de diner que V. M. poden teñir, 
havem procurat que lo Sor. de Argenson scriga al de Noiers, 
proveesca á V.^ M.» de la quantitat haurán menester en 
compte de sos salaris, offerintli las hi pagarém así. Guarde 
Deu á V. M. Barcelona y Abril ais XV de MDCXXXXI.= 
Lo canonge Don Joseph Soler.=Los Deputats, etc. — {Archi- 
vo de la Corona de Aragón. Copiador de la correspondencia de 
los Diputados f años de 1640 y 41, fol. 444.) (1). 

(i) La correspondencia con los embajadores en París continúa en 
el tomo siguiente. 



APÉNDICE XII. 

CORRESPONDENCIA DE CATALUÑA CON LOS JEFES MILITARES 
FRANCESES. 

NúM. 567. 
Carta de Carlos de Schomberg á la Diputación. 

Aux Ill.^es S.^'^ Depputez de La principante de Catalogne á 
JBarcelonne.=ll\.^^^ Seg.^s — Les Capitaines du Corps des 
trouppes que jay mis dans Hilles, ont depputé vn dentre eux, 
vers V. S. I., pour leur demander le desconté des argent 
quilz ont esté contraincts davancer pour leur subcistance: 
je vous supplie de leur vouloir donner contantiment, et de 
croire, que si tous les francois qui ont esté employes pour vos- 
tre deffance, vous eussent servy aussy vtilement qu'eux, vos 
affaires ne seroient pas en lestat quelles sont maintenant: 
Le segnieur Augustin Guille va aussy trouver V. S. I. pour 
le mesme suject, affin que la ditte garnison dhilles ait moyen 
de subciste a lavenir: vous mobligerez infiniment de luy don- 
ner toutte satisfaction, principalment en ce qui regarde les 
deux capitaines dont je suy ay parlé, quil est absolument 
necessaire daugmanter pour le maintien de la garnision du 
dit Hilles. Et de croire que je suis tres veritablement.= 
Ill.n^es Seg.^^=Yotre tres humble serviteur.=Schonberg.= 
De S.* Paul de Fenouilliedes ce XU^^ Janvier 1641.=(y4r- 
chivo de la Corona de Aragón. Generalidad de Cataluña. Car- 
tas originales de 1641, Enero,) 

Memoire.=I\ est necessaire de seavoir promptement au 
vray, quelz portz sont au pouvoir des Catalans, ou les patrons 
de Franco puissent aller et revenir en seureté. Et qu'ón leur 
puisse deffandre daller aux autres qui seront marquez estre- 
tenus par les Ennemis, tant pour leur conservation, que 
pour empescher qu'on ne leur porte aucuns viures. 



423 

Et affin que les patrons ne contreviennent aux deffance, 
on les obligera de rapporter certifficat et attestation du Lieu 
ou port ou ils deschargeront leurs marchandises et vivres: 
Pour cest effect, il fault qu'ón mande aussy promptement le 
nom et qualité des officiers ou commis qu'ón establira, ou 
qui sont desja establis en chacun des ditz ports, pour faire 
les dittes certiffications avec sceau et cachet, affin que Ion 
ne puisse vser du supposition, et establir vn ordre certain 
pour empescher les transportz et fauces navigations, comme 
aussy pour chastier ees qui y contreviendront. — {Archivo de 
la Corona de Aragón. Cartas comunes originales. Generalidad 
de Cataluña. Ario 1641, Enero.) 



NúM. 568. 
Carta del Arzobispo de Burdeos á la Diputación. 

A Messieurs.^^Messieurs les JDeputtez generaux du Princi- 
pat de Cathalogne á J56irceZo?z^.=Messieurs.=Incontinent que 
J'ay ress9u les ordres du Eoy de remettre en estat son armee 
navalle de Levent pour vous aller secourir, J'ay envoyé 
exprez vn gentil homme en Catalogue vers M.^ d'Espenan, 
pour seavoir de vous quels ports vous poviez donner pour la 
seuretté des vaisseaux et des galleres de sa Majesté: Vous me 
mandez bien par la vostre du troisiesme du courant que vous 
avez destinó Cap de quers (1) pour cest effect. Mais Je n'y 
trouve pas assez de seuretté, pour ce qui est du commande- 
ment de la forteresse, par les raisons que le Sieur du plessis 
BesaD9on vous pourra diré; pendant que vous travaillerez 
avec luy a lever ceste difficulte, je feray de mon costó toute 
sorte de diligence pour aller a vous, et vous tesmoigner que 
je suis.=Messieurs.== Vostre tres humble, et tres affectionnó 
serviteur.=Sourdis, Archeveque de Bordeaux.=D6 Toulon 
ce 13« Janvier 1641. 

(1) Cabo de Greus. 



NúM. 569. 
Otra carta de Schomberg á los Diputados. 

Aux 111 mes Seg.^'s de la Depputation de La principante de 
Catalogne. = A Barcelonne.=Illme3 SegJ^ = J'siy recen la 
lettre que V. S. I. mont faut la faveur de mescríre, par le 
retour d'un de mes gardes, et voy comme voiis croyez avec 
grande aparance que je dois avoir maintenant receu les or- 
dres du Eoy pour la Catalongne: Mais'je ne Scay par quel 
malheur, bien particulier et extraordinaire, je nay pas res- 
ponce sur vne chose de ceste inaportance, depuis prez de 
trois semaines que jen envoyay la nouvelle a la Court par vn 
courrier tres dilligent, que jay apris avoir randu vostre 
pacquet, a quoy M. de Noyers ne faict autre responco si non 
quil ne mescrivoit point par le courrier ordinaire de la pro- 
vince, attandu quil m'en despescheroit bien tost on exprés, si 
bien que je ne puis encoré scavoir qui le Roy vous en voy era 
pour commander vos armes: je nay pas engarde den escrire 
á la Court pour moy, et j'aurois fort mauvaise grace de 
mandier vn employ vers sa Magesté, qui cognoissant mieux 
que nous mesmes ce que nous valons, choisira sans doubte 
celuy qui será le plus capable de vous servir, et qui vous 
sera le plus agreable. Cest done á V. S. I. de lay faire cog- 
noistre vostre desir sur ce suject. 

Quand a ce quil vous plaist me mander que vous n'avez 
point besoin de davantage de trouppes pour faire teste aux 
ennemis, je ne puis juger de cela ne sachant pas auvra}'' 
quelles sont vos forces, ny si celles de lennemy se peuvent 
estre dissipees et affoiblies par les incommoditez de la saison 
depuis Tarragonne, ou Ion ma asseuré pour lavoir veu, que 
leur armeó, estoit fort belle, et que vous naviez pour encoré 
qu'environ 8,000 hommes de pied et 600 chevaux, si cela est, 
vous avez bien degnoy garder des postes avantageux centre 
leur armeé mais non pas dequoy faire vn combat gnal. ou 
les obliger a sortir de vostre pays. Que si les ditz Castillans 



425 

demeurent maintenant oisits ees, sanee doubte quilz attan- 
dent quelque effect de la eaballe quilz pretandent avoir dans 
Barcelonne, et quils se veulent asseurer Villefranche et Tar- 
ragonne, et pour voir h la liberté de leurs viures, mais 
comme vostre but prineipal doibt estre pour vostre gloire, 
pour vostre bien et pour le repos de vos (^en blanco J que 
Tarmeé des Castillans soit hors de chez vous, je ne eroy 
pas quil y eust de moyen asseuré que eeluy de deman- 
der au Roy au moins huict ou dix mil hommes de pied, 
et douze ou quinee cent ehevaux, que ees nouvelles trou- 
pes prissent le temps dentrer avec larmeé navalle, et se 
donnant la main lun a lautre, commancer par emporter Co- 
llieure et Rozes, avant que daller joindre les trouppes que 
vous avez desja a Barcelonne, que sil arrivoit, que Tennemi 
partist avec toutte son armeé pour venir secourir ees places, 
ou empescher la Jonction, en se mettant entre vous et ce 
Corps qui vous croit trouver, II se feroit battre asseurement: 
et sil ne destachoit que partie de ses trouppes, outre que 
vous pourriez incommoder et peut estre prandre de grans 
avantages sur eelles qui demeureroient vers Villefranche. 
Certaiment celle qui paroistroit devant Larmeé Francoise, 
ne sen retourneroit point sans estre deffaitte, mais si les 
Castillans laissoient faire la ditte Jonction, que je trouve 
assez difficile a empescher, apres que touttes les Trouppes 
seroient ensemble, Mr. de Bourdeaux pourroit avec Larmeé 
navalle assiste par terre de quelque peu de gens, aller re- 
prandre Salao, et tous les autres petitz ports et plages depuis 
Barcelonne jusques aux Alfax de Tortoza, cependant que 
Larmeé de Terre, joincte comme jay diet, iroit droit aux 
Ennemis, ou sasseurer des lieux dou ilz pourroient tirer 
leurs viures, affin de les obliger a vn combat de campagne 
qui decideroit absolument vos affaires, et vous randant paisi- 
bles dans vostre pays, vous donneroit lieu avec Larmeé que 
je presupose daller porter la guerre jusques dans le coeur de 
Lespagne, maintenant que ses forces sont encoré tout nouve- 
Uement diverties par la nouvelle asseurcé de la revolte de 
Portugal, et du couronnement du Duc de Bragance. 



426 

Mr. du Plessis mescrivant q'un des plus importaos servi- 
ces que je vous puisse randre de de9a, est dempescher quil 
naille point de viures aux ennemis, ny par mer ny par terre: 
comme je fais h la frontiere tout ce qui je peut pour lem- 
pescher, jay cru que Tabbus qui si pouvoit commettre par 
la mer, meritoit grande consideration, cest pourquoy jay 
faict vn petit project de lordre que jestime q'uon doibt teñir 
pour y remedier, lequel senvoye a V. S. I. Et parce que je 
ne scay pas ponctuellement les ports que les Castillans 
tiennent, et ceux qui vous sont demeurez, vous me ferez sil 
vous plaist, la faveur de men envoyer linstruction bien par- 
ticuliere, et destablir si vous le jugez a propos dans tous vos 
dits ports et plages, lordre porté par le memoire cy joinct, 
me donnant advis de ce que vous y aurez peu adjouster, ou 
diminuer, affin que de ma part les choses soient executees 
ponctuellement. Je vous suplie tres humblement me conser- 
ver la bonne volonté quil vous plaist me tesmoigner, et me 
croire=Ill.nies Seg.^s=Vostre tres humble serviteur=Schon- 
berg=de Bezieres 23.»^« Janvier 1641. — {Archivo de la Co- 
rona de Aragón, Cartas comunes originales. Generalidad de 
Cataluña. Año 1641^ Enero.) 

NúM. 570. 
Otra carta de Schomberg á los mismos. 

Aux Ill.^es Seg.^3 Les depputez de la Principante de Cata- 
logne.=-Ill.°^e3 Seg.rs==jay recen la lettre de V. S. I. par le 
courrier exprez qui me la randue le 25"^® de ce mois, aussy 
tost je fais partir quelque troiscent cbevaux fort bons que le 
comte de Merinville mene, et trois ou quatre jours apres je 
feray suivre quelque mil hommes de pied et quelque caval- 
lerie: je ne scay pas comme il est possible que les ennemis 
soient venus h vous de Villefranche, sans que Ion en ait eu 
advis: ainsy je ne convoy point comme quoy Ion a peu enga- 
ger la cavallerie francoise et la vostre dans Martoreil: si vous 
aviez k ceste heure la ditte cavallerie de hors, avec les 800 



427 

chevaux qu'on vous mene, vous seriez en estat dempescher 
qn'on ne coupast entre Barcelonne et Martoreil, mais le mal- 
heur est arrivé, et il est inutile de vous diré maintenant ees 
choses la: il sera bon sil vous plaist, que vous envoyez des 
commissaires pour les estapes de ce peu dinfanterie et ca- 
vallerie, que je vous envoyeray dans quatre ou einq jours sy 
vous me mandez que vous le jugiez a propos: ausy si 
vous aymez mieux que Ion attande á voux envoyer ce se- 
cond corps avec le grand secours que jay ordre du Koy de 
preparer, qui ne scauroit estre pres, pour ne vous point 
tromper, q'ua la fin de feburier; foittez moy done scavoir 
au plus tost sil vous plaist, si vous voulez q'ua prez les 300 
cheveux que le comte de Merinville vous mene, je fasse en- 
coré partir le petit nombre susdit de cavallerie et infanterie 
que je pourray amasser, ou bien sy vous croyez que je doive 
attendre a faire passer tout avec la grande armée, qui ne 
será preste qu'au temps susdit. Je voux envoye les lettres de 
M.i" D'Bourdeaux qui será prest á marcher le ohutieme feu- 
rier avec la plus gran part des vaisseaux: sur tout, Mes- 
sieurs, sy Martoreil venoit a estre forcé, ne vous estonnez pas 
pour cela, et croyez que le plus grand avantage qui vous 
peut arriver, seroit que les ennemis assiegeassent Barcelon- 
ne, car pourveu que le party despagne ne prevaille point 
sur celuy du Principat, Larmée ennemie est ruinée sans re- 
source, et vous absolument sauvez, et pour voir cela II ny k 
plus que le mois de feurier de courage et de pasciance a 
prandre, apres quoy recevant larmée que jay ordre de mettre 
sur pied en toutte dilligence, vous verrez bien tot vos affai- 
res restablies. Jasseure V. S. I. que je travailleray avec vne 
promptitude incroyable a mettre la ditte armee sur pied, qui 
sera de 2000 cbevaux et de 8000 hommes de pied a mon 
advis. Geste occupation mempesche de pouvoir aller h vos- 
tre secours, aussy bien ne vous y serviréis je de rien main- 
tenant que laffaire va h deffrandre Martoreil, tant quil pour- 
ra teñir, et comme jay ordre de mettre en estat la ditte ar- 
mée, elle demeureroit h faire si je la quittois, et vous par 
consequant seriez sans espoir de salut, je ne suis point mar- 



428 

ry que linfanterie francoise ne soit pas dans Martoreil, car 
elle vous sera bien vtile pour garder Barcelonne et le mont- 
jouy, avec les 300 chevaux du comte de Merinville. II n'est 
q'uestion I. S. que de ne pas perdre courage, et de se prepa- 
re! h faire vne vigoureuse deffance dans Barcelonne, et je 
trouve que le party du Roy despagne au dedans, est plus 
dangereux que son armée au dehors, que sil arrivoit que le 
Marqués de Los Velez feust si peu homme de guerre que 
daller assieger Barcelonne, vous ne se auriez jamáis avoir 
faute dhommes ny de viures, dedans l'armée navalle estant 
prest au ohutieme feurier, avec deux bons regimens de in- 
fanterie qui sont en provance quelle vous pourra poster, que 
si entre cy et quelques jours vous vous troveriez pressez et 
que jeusse eu le temps de mettre quelques troupes sur pied, 
je pourrois bien les faire partir ou partir moy mesme, en 
mesme temps que larmeé navalle sans attandre le reste de 
larmeé de Terre. Mandez moy done, sil vous piáis, ponctuelle- 
ment gran dilligence par courrier exprés. Si vous voulez que 
je fasse partir dans cinq ou six jours le petit corps de caval- 
lerie et infanterie dont je vous ay parlé cy devant, et par- 
quel chemins vous aurez faict establir les estapes. Faittes 
moy la faveur de me croire.==Ill.»ies Seg."=yostre tres hum- 
ble serviteur.=^Schonberg.=^De Montpellier ce 25 Janvier 
1641. — {Archivo de la Corona de Aragón. Cartas comunes ori- 
ginales. Generalidad de Cataluña, año 1641, Enero.) 

NúM. 571. 
Nueva carta de Schomberg á los mismos. 

A lill.°^e Seg.r Depputé Militaire de La principante de Ca- 
talonne a Figuieres.=IlWeSeg.i^=Je receus hier la lettre de 
V. S. I. par ou je voy la presse quelle me faict du secours, vous 
considerez si vous plaist que les choses ne sont pas en estat 
que Barcelonne en puisse avoir besoing: cest vne place dont 
lennemy n'nentreprandra jamáis le siege, et vne ville qui se 
trouve avoir douze ou quinze mil hommes portans les ar- 



429 

mes, et vne porte de derriere sur la mer dou elle peut tirer 
rafraischessement d'hommes et de viures tous lesjours, avec 
trois cens chevaiix pour les sorties, ne peut pas estre prise, 
sy tost par forcé, et ce seroit vne folie indissible dattacquer 
par Blocus vne place qui a, comme jay dit, la mer libre, si 
bien que d'une fasson ny dautre le siege n'est point a apre- 
hander pour Barcelonne, Et pourveau que cestre place se 
conserve avec les passages libres de Languedoc en Cata- 
logue, vos aff aires ne peuvent mal aller: il est vray que le 
montjuif, proclie Barcelonne, n'estant peu destre pas bien en 
deffance, pourroit estre emporté, et de la, Lennemy pourroit 
battre en ruine les maisons pour espouvanter les femmes et 
faire crier le menú peuple, affin de voir si cela les porteroi 
a se randre, mais si Le Marquis de los Velez recognoist que 
cela ne fasce point de peur, vous verrez quil ne sy attachera 
pas plus de sept ou huit jours, et de la, ne pouvant rien 
faire h Barcelonne, II viendrá sans doubte vers vous pour 
prandre Gironne, Figueres, Houstalric, et le passage du Per- 
tus, et du Col, qui est ce quil fault empescher sil est possible. 
Jenvoyeray visiter les dits passages pour voir ce qu'on y 
pourra faire, cependant je vous suplie de donner lordre a 
Mr. le Comte de Merinville de ce quil a afaire avec les deux 
cens cinquante chevaux quil vous mene. Je croy quil luy 
sera impossible de joindre les trouppes de Barcelonne. Lar- 
meé ennemie estant aux environs, sy bien que jestime que 
vous le pourrez teñir aupres de vous, jus quees a ce que 
vous voyez quil puisse passer sans danger, il y a quelque 
cavallerie a Rozes, que jestime que le dit Sr. Comte pourroit 
attraper ou par embuscade ou autrement: en fin je ne croy 
pas que le dit Sr. Comte soit necessaire avec ses troupes 
dans Barcelonne, toute fois V. S. I. pourra envoyer scavoir 
deux et donner subsistance, en attendant aus dittes troupes, 
cependant Ion prepare avec dilligence le grand secours, et 
comme le Roy a grand interest de conserver ses subjects, 
je vous laisse h pancer puis que vous estes maintenant de 
ce nombre, sil fera tout son possible pour vous assister puis- 
sament. Quand h ce qui est commés a mon soing, vous de- 



430 
buez estre asseuré que je ny obmetz aucune dilligence pour 
tesmoiguer h Mrs. de La Depputation avec quel zelle jagis 
en tout ce qui les regarde, et h vous en particulier que je 
suis avec passion.=Ill."^e3 Seg.'^s^yostre tres affectuese ser- 
viteur.==Sclionberg.=Z)e Narbonne ce 29 Janvier 1641. — 
{Archivo de la Corona de Aragón. Cartas comunes originales. 
Generalidad de Cataluña^ año 1641.) 

NúM. 572. 
Otra de Shomberg á los Diputados. 

Aux Ill.nies Seig.rs les Depputez de la Principauté de Cata- 
logue á Barcelonne.= {Sellado el sobre con el timbre ó blasón, 
en lacre encarnado. )=1\\.^^^ Seig.''s=J'a3'' receu avec vne joye 
que je ne vous puis exprimer, la bonue nouvelle de la vic- 
toire que vous avez remportée sur les Castillans: c'est vn 
effect de vostre bonseur, et du courage de ceux qui ont eu le 
Comandement et Uexecution d'vne action si genérense: la 
justice de vostre cause, et la bonne fortune qui accompagne- 
ret d'ordinaire les sujectz du Roy, ne vous doivent pas faire 
esperer desormais des succez moings avantageux. Je vous 
envoye la recrue du Eegiment de Serignan conduitte par le 
Cap(z7ííw)ne de rúes gardes, et vous aurois en voy é les douze- 
cens hommes queje vous avois promis, n'estoit que vous me 
temoignez par votre derniere lettre n'en avoir pas presente- 
ment besoing, et si le corps du d'Eegiment de Serignan n'es 
soit h Barcellonne J'aurois mesme arresté. ley la d'recrüe 
neantmoings comme J'ay faict mettre en farines quelque 
partsye du bled que Monnal doit vous fournir, et que J' avois 
vingt milliers de pondré a voux envoyer, J'ay crú qu'y 
ayant quelques galleros a Collieuere ce petit convoy avoi 
besoing de cette escorte, ce que J'ay maintenant a desirer 
de V. S. I. est quil vous plaise me faire S9avoir le plus sou- 
vent qu'il vous sera possible de voz nouvelles et de cellos 
des ennemys. Je ne puis achever cette lettre sans admirer 
l'action que vous avez faicte avec si penes gens, á la deffen- 



431 

ce d'vn lieu dont la fortiffication ainsy qu'on m'a rapport es- 
toit entierement imparfaute, mais comme le mesme boDseur 
n'accompagne pas tous jours les mesmes trouppes, Je croy 
que vous ne manguerez pas a profiter du releische que vous 
vont donner les ennemys, pour mettre en deffence ce poste 
de Monjuy, que J'estime estre d'vne importance plus gran- 
de qu'il ne se peult diré, puisque tant que vous le conserve- 
rez, il est impossible que jamáis Barcellonne soit assiegé, et 
vous ne devez pas plaindre la depence, ny le nombre des 
ouvriers, pour vn travail qui vous est plus necessaire que la 
conservation de la moitie de Catalongne. Je vous suplie 
d'informer particulierement le capitaine de mes gardes^ de 
voz affaires et de voz besoings, a fin qu'il me les puisse rap- 
porter confidemment, et que je les puisse communicquer a 
Mons.^ de La Motte Oudencourt que S. M. h envoyó ley pour 
la servir avec vous au lieu de M.^ d'Espenan. Cest vne per- 
sonne de condition et de valleur et merits extraordinaires, 
qui commandoit dans L'armée d'Italie a toutes ees gran- 
des actions qui s'y sont faictes cette année: vous en aurez 
toute la satisfaction imaginable et La mienne sera tres par- 
íante, quand je pourray vous tesmoigner que je suis.= 
Ill.^es Seig.es=Vostre tres humble terviteur.=Schonberg.= 
A Narbonne ce 6 febr. 1641.=Depuis ees te lettre escritte, 
M. Du plessis est arrivé, qui nous a dits amplement touttes 
nouvelles de vostre part. Et par le retour du quel nous vous 
escrirons plus au long touttes dioses. — {Archivo de la Corona 
de Aragón. Cartas originales ^ año 1641.) 

NÚM. 573. 
Carta del mariscal La Motte á los Diputados. 

Ill.ineB Seig.''8^=:Le roy mayant faiet Ihonneur de me don- 
ner le commendement, soubs vos ordres, des troupes quil 
vous envoye. Je lestime par dessus tous les autres employs 
de son royanme, dans lesperance que vous aures satisfac- 
tion du puissant secours que sa magM h destine pour vos- 



432 

tre conservation. Je suis sur la frontiere ou jassemble les 
troupes pour vous alié a trouver au temps, et avec tel nom- 
bre dhommes quil vous plaira mordonner: monsieur du Pies- 
sis vous ferá en tendré le surplus de mes intentions, pour me 
faire s9avoir sil vous plait messieurs promtement de vos 
nouvelles. Jay Leu grand joye en aprenant celle de vos heu- 
reux succez, et de tant de generosités que vous aves faict 
paroistre en ses belles ocasions. Jespere que nous en aug- 
menterons le nombre, et que Je vous feray cognoistre par 
mes obeissant ees le desir passionnó que jay de maquerir la 
qualite que je prend.=Ill .^es Seig.i*8=Votre tres humble et 
tres obeissant serviteur=La Motte houdencour=et Narbon- 
ne ce 7^ feurier 1641. — {Archivo de la Corona de Aragón. Ge- 
neralidad de Cataluña. Cartas comunes originales, año 1641.) 

NúM. 574. 
Otra carta de Schomberg á los Diputados. 

Aux Ill.^es Seig.^s Les Depputez generaux de la Princi- 
pautó de Catalogue á Barcelonne {sellada la carta con un bla- 
són en lacre encarnado y 'pendiente de una cinta de seda ama- 
rilla). =1\\.^^^ Seig.^^==Mr. du Plessis en vous randant oeste 
lettre dirá a V. S. I. ce que nous avons faict durant son 
sejour ley: nous vous envoyons quelque argent, Et Mr. de 
La Motte Oudancourt partirá le 16*»^ de ce mois pour vous 
aller servir avec la cavallerie et L'Infanterie que nous ju- 
geons estre presantiment necessaire, en lestat ou sont vos 
affaires; qui est Dieu mercy fort bon. Et comme vous navez 
pas maintenant a aprehander de revoir, les Ennemis a Bar- 
celonne. Je croy que vous navez pas besoing or plus grand 
nombre de trouppes, que celuy que mond Sr. de La motte 
Oudancourt vous menera: Cependant Larmée qui vous doibt 
ayder a tirer Les Ennemis de Catalogue sira aprestant, et 
comme la glorieuse action que vous avez faitte donnera 
lieu sans doubte dans la Suitte des affaires de prandre de 
grans avantages sur L'ennemy, Je vous suplie de croire, que 



433 
je ne perdray point de temps, pour avancer les choses qui 
deppendront de moy, Et que Je tiendroys ma tre bien em- 
ployee, pour vous temoigner que Je suis.=Ill."^es Seig.'s== 
Vostre tres humble serviteur=Schonberg.=A Narbonne ce 
8®^ febrier 1641. — {Archivo de la Corona de Aragón. Cartas 
originales, año 1641, Marzo,) 

NúM. 575. 
Otra del mismo á los mismos. 

l]\{usfrissi)mQS Sig(wew)rs.=J'ay receu vostre derniere let- 
tre par le Capitaine des mes gardes, qui m'a temoigné l'obli- 
gation que j'avois h V. S. IlLo^s ¿^ bon traictement et des 
faveurs qu'il vous á pleu luy faire: je vous en suis infiniment 
redeuable é m'en resentiray en tous les recontres qui s'of- 
feriront pour vostre service. J'ay veu par les copies des let- 
tres qu'il vous a pleu m'envoyer, les artifices don le Roy 
d'Espaigne se sert pour corrompre la fidelite inesbrantable 
des Catalans: le procede^ tesmoigne qu'il manque de forcé é 
de puissance, puis qu'il a recours a dos ruses, qui ne feront 
qu'eschaufer le zele et Taffection qu'ihont fait voir iusques a 
present. 

J'espere que vous receurez l'armeé navale aussy tost que 
cette lettre, et que la compagnie de Cavalerie qui meine 
quelque argent, attendant les ordres plus precis de sa M(a- 
ges)ie sera maintenant arriveé avec mille ou cens hommes 
de pied que i'ay conduitz iusques en Roussillon. Je vous 
veux maintenant faire passer dans les premiers iours du 
mois de Mars, quatre mille hommes de pied e sept cens che- 
vaux, outre ce que dessus, et en suite le reste de l'armeé 
qui vous est prepareé. Comme i'en suis a cet article, Mon- 
sieur de Besan9on frere de M. du Plessis, me mande qu'il 
passe a L'armeé navale, et ma vient apres cela trouver pour 
ajuster toutes choses. II marcha aprez luy un fonds d'un 
milHon de liures, que le Roy a destine pour commencer a 
soustenir les frais de Farmeó de Terre e de Mer, done il 
Tomo xxti 28 



434 
vous assiste: Et comme vostre salut consiste purement en la 
protection, J'espere que vous auroy suiet de benir Dieu de 
vous estre rendus ses subjets, et quand i'auray occasion de 
vous estre utile, que vous esprouverez avantageusement 
que ie suis. == 111."^^ Sig.^» = Vostre tres humble et tres 
affectues serviteur.=Schoniberg.=A Besiers ce 25 Feurier 
1641. — {Archivo de la Corona de Aragón. Dietario del trienio 
de Diputados de 1638 á 41, parte 4.^, entre los folios 595 
vuelto y 596.) 

NúM. 576. 
Carta de los Diputados á Schomberg. 

Al lUim. y Exim. Sr. Duch de Luhi par y Mariscal de 
Fran9a, lloctinent general y Gobernador per sa Magestad en 
lo Llenguadoch.=Iilim. y Exim.=Estimam á V. Ex.» la af- 
fició ab que mira las cosas de aquest Principat y lo treball 
y diligentia posa en que ab tota brevedat vaya entrant diner 
y tropas de cavellaria y infantaria, que quant estigan junts 
ab los nostros, conexerá lo enemich que no 11 valdrán tras- 
sas ni artificis per escapar de nostres mans, pus tenim la 
justitia de nostra part, y seria asegurarho si venia prest per 
estos mars la armada naval, y seria gran part de llevarnos 
lo sentiment tenim de la mort del Deputat Ecclesiastich nos- 
tre company y president de nostre consistori, que Deu es 
estat servit portarselne ha sa Sancta Gloria. Lo enemich se 
está en Tarragona y vilas circumvehinas sens fer factió al- 
guna, ans los nostros continuament los están inquietant y 
teñen molt ben atacats tots los colls per ahont poden offen- 
drernos. Confiam en Deu y ab las honrras y mercas que 
continuament nos está fent V. Exia. traurem prest lo ene- 
mich desta Provincia, assegurant ha V. Exia. que en nos- 
altres tindrá sempre vns affectats servidors. Guarde Deu 
ha V. Exia. Barcelona y Mar9 ais II de MDCXXXXI.= 
Francesch de Thamarit.=Illim. y Exim. Sr. B. L. m.=De 
V. Ex.a sos majors servidors. =:Los Deputats, etc. — {Archivo 
de la Corona de Aragón. Registro copiador de los Diputados y 
año 1640-41, fol 364 vuelto.) 



APÉNDICE XIII. 

HECHOS DE ARMAS DE QUE NO HACE MENCIÓN EL CRONISTA 
PARETS (1). 

NúM. 577. 

Carta de los paheres de Lérida comunicando la sorpresa de 
Tamarit de Litera. 

Molt Ule. Señor. =Kecelosa esta ciutat de la invasió que 
los soldats están en las fronteras del Regne de aragó la ame- 
nacen, acordá air dijous, ab conformitat del Sr. Diputat, fer 
marchar mil homens y entre ells les dos companyes deis 
mosqueters de aquexa ciutat, y quatre de aquesta, á mes de 
la noblesa y molta altra gent de Compte y reputación devés 
la villa de Tamarit de Llitera, Regne de Aragó, distant de 
aquesta ciutat sinch lleguas, ahont se tenie intelligencies 
haveri mil soldats de guarnido per invadirnos en son cas y 
lloch; y anant dites companyes ab nostron paher en cap, an 
prés gent de la circunvehinat, que tota junta es estada en 
número de 3.000 infants y 50 cavalls, ab les quals vuy de- 
matí, entre sinch y sis hores de la matinada, han envestit 
tan valerosament ais soldats estaven en dita vila quartelats, 
que han derrotat aquells, matantne molts, y portansen de 
presos alguns cent y trenta, á mes de vn mestre de Camp, 
vn sargento mayor, y alguns capitans, y dos banderes, y al- 
tres despulles, sens que deis nostres haye patit ningú: esta 
nova havem tingut en aquest punt, que son las 4 de la tar- 
de, per moltes persones que son estades testimoni de vista, 
y en continent la Iglesia ha festejat lo bon succés repicant 
les campanes, y nosaltres havem fet disparar la artillería 
pera alegrar lo poblé y alentarlo per alsdevenidor: donamlo 

(4) Véase pág. 4 68. 



436 
á V. S., pera que participe del que en aquesta ciutat havem 
tingut. Asseguram á V. S. que está la gent de bizarro áni- 
mo, y ab grans ganes de romprer del tot los nirvis capitals 
que van fortificantse per esta frontera, y que en ninguna 
ocasió rehusará exposarse á qualsevol perill, ni nosaltres per 
nostra part faltarem á tot lo que sie del servey de V. S. y 
benefisi de la Provincia, fins que hajam sanch que derramar, 
en nostres venes. Gde. Deu á V. S. Ley da y Dezembre 14 de 
1640.:=Molt Ule. Sr.=B. L. M. de V. S. sos majors affectats 
servidors.=Los pahers de la ciutat de Ley da. 

Després de haver scrit esta, havem tingut avís cert de que 
en la vila de Fraga an arribat set pesses de batir, y que es- 
tán de dia en dia sperant lo duch de Nochera. Temem nos 
vuUan engrossarse y darnos alguna russiada per estas parts: 
ya diem á V. S. que la gent está de bon ánimo, y es sert lo 
tindrie major si teniem cavalleria. Confiam que V. S. mana- 
rá marche per estas parts de la deis auxiliars, que ab aquella 
y lo favor de Deu Nostre Sr., y de V. S., no temerem al 
enemich, puix defensam causa tant de N.® Sr., lo qual g.© á 
V. S. com pot. Ley da dit y any sobredits.=Molt lile. Sr.= 
B. L. M. de V. S. sos mayors afectats servidors.=Los pa- 
hers de la ciutat de Leyda. — {Archivo de la Corona de Ara- 
gón, Cartas comunes originales, año 1640, Diciembre,) 

NúM. 578. 
Carta del Diputado Real sobre el mismo asunto. 

Señors Diputats, etc.==Molt Ules. Sefiors.=]Sro poguí do- 
nar extensament avís á V. S. del su cees de Temarit, per te- 
ñirlo á les hores per major: ayr disapte á la nit, entra en es- 
ta ciutat nostre exercit ab les presonés, los noms deis quals 
tinch enviat ab una Uista á V. S., y per perexerme que aquí 
han de estar mes segurs, com també ques just que V. S. y 
exa ciutat los vegen, los envió á V. S. baix la sombra del 
señor don Joan de Queralt, pera que vagen ab major segu- 
ratat. 



437 

La factió resolguí ab parer de Monsieur de S{ain)t Pol, 
deis mestres de Camp Lluys Gomar, don Lluis de Peguera, 
don Lluis de Rejadell, don Francisco de Vilanova, y del dit 
don Joan de Qaeralt, ab lo qual, mediant lo favor de nostre 
señor, y lo valor y bona dispusició de Monsiur de 8{ain)t 
Pol, y destos cavallers, avem tiogut felicissim succés, ó se 
han conseguidos dos coses ditxossíssimes, que son, no rebrer 
ningún soldat nostre, dañy, ni los de Tamerit, no sois en ses 
per9ones, pero ni en les aziendes, que es lo que mes avie en- 
carregat, per lo que jusgo es servei de la Provincia teñir bo- 
na corresponden9Ía ab los vehins de ella: també se son tro- 
bats en la factió y han asistit ha ella ab les majors veres, les 
persones que anirán ab un memorial: deu V. S., de la mo- 
nera que li aparexerá millor, mostrarse agreit, particular- 
ment ha esta ciutat, que ab gent pagada y munissionada se 
es asenyalada ab finesa; ha volgut la servís ab una de las 
dos banderas que se han preses, a que he condesendit, fiat 
en que V. S. ho tindrá ha be: del duch de Notxera, se que 
ha enviat dos dias fa deset carros de múnicions y sinch pes- 
ses de artillarla ab moltas bombas y megranes (tot preven- 
sions per ha venir contra esta ciutat) á Fraga: y quel espe- 
ran per punts en aquella vila, ab molta infantería y cavella- 
ria, quem possa ab no poch cuidats, per no servirse V. S. 
de acabar de pendrer resolusió ab la forma que se ha de fer 
y conservar exer9Ít en aquesta pla^a, com també per no en- 
viarnos armes y munÍ9Íons, que si lan tiuguessem, segons 
veix la gent alentada, me prometria fer alguns progressos 
en servey de la Patria. 

Ab los presos envió per pagador, lo vehedor Rafel Coma, 
de qui tinch la major satisfació; deu V. S. curarlo en lo que 
sia posible, lo que li soplich ab veres regonesca los servéis 
y la puntualitat ha tingut en ells. Lo Sr. Don Joan de Que- 
ralt te orde meu de no mourerse que V. S. nol despadesca, 
com dirá Sa M(erc)é mes Uargament á V. S., y la necessitat 
que tenim de que vingan los auxiUars, axí cavellaria com 
infantería, pero mes necesitat hi ha de prompte de la cave- 
llaria, perqué estam ab evidentissim perill sens ella, partí- 



438 
cularment ab estes intelligeDsias del Duch deNotxera. Guar- 
de Deu ha V. S. Lleida y Desembre ais 19 de 1640.=Joseph 
Miguel Quintana. — {Archivo de la Corona de Aragón. Cartas 
comunes originales , año 1640, Diciembre,) 

NúM. 579. 
Los jefes catalanes que asistieron á la sorpresa de Tamarit. 

Memorial deis cavallers y officials que han asistit en la faC' 
ció de Tamerit,=F úmo: don Joan de Vega, mestre de camp 
de Balaguer y son sargento major Hyacinto Eeguer, ab la 
eomp(an?/)a de mestre de camp, alférez de ella don Joseph 
do Torres, y altra comp(an2/)a de la ciutat de Belaguer, ca- 
pitá Massanes. 

de Lleyda, quatre companyes; capitans Joseph Melianta, 
Pau Mon^ó, Lluis Berenguer y lo Dr. Gavá. 

de la Vegaria, dos companyes; la del mestre de Camp ab 
alférez Carlos Gomtir, y del altra capitá Joan Pujalt del 
Palau. 

del tersio de Cervera hi avia sois la comp.a de don Pedro 
Soler, per estar les demés ha Seros y Aytona, de guarnicio. 

Las dos companyes de Mosqueters de la ciutat de Barce- 
lona, capitá Galcerán Cohors y laltra que te Mitjans, go ver- 
nave son alférez Jaume Guerris del tersio de Agramunt; son 
sargento major, don Joseph Pons de Monsonís, ab la com- 
panya del mestre de camp, y un altre capitá de ella Fran.«> 
Solans. 

Del tersio de Pallas, son sargento major don Alex Gela- 
bert, que com ha viscut en Temarit, dona intelligensia per 
la dispusÍ9Íó de la entrada de aquella vila, que fou gran 
part del bon succés, y una companya de dit tersio, capitá de 
ella lo Sr. Jaume Joan Campí. 

Del tersio de Manresa, don Jayme Callar, sargento major, 
ab 230 homens, capitá Joseph Olzina y Riusec, y Bonaven- 
tura Closa, de altra companya, alférez de Manresa. 

Assistiren avanturers, de Lleyda, Kamon Margalef, lo 



439 
Dr. Batista Monjo, don Joan Pons y M. Gispert, y molt dal- 
tres que están asentats en les qnatre companyes de la ciutat: 
no se enomenen per evitar proliyitat. 

Y per que la junta nom permaté que jo acistís á la fectió, 
me restí en esta ciutat per donar rehó al que se offeriría, y 
envihí ha ella mon fill. — {Archivo de la Corona de Aragón, 
Cartas comunes originales procedentes de la Diputación ^ 
año 1640.) 

NÚM. 580. 
Tornié y Liorí relatando la facción de Tamarit de Litera. 

Sucesso de Tamarit de Z/i¿era.= Alojaba entonces en Ta- 
marit de Litera, lugar abierto, en los limites de Aragón, vn 
tercio de Navarros, y deseoso el Diputado de emplear la gen- 
te que tenia ociosa en Lérida, resolvió embestirlos en el 
Quartel. Comunicó la forma con las Cabezas del Exército, 
particularmente en Don Alexos de Gilabert, sargento mayor 
del Tercio de Pallas, que como platico en la Villa y conoci- 
do de sus vecinos, pudo fácilmente enterarse del descuido de 
los Navarros y cuidado que tenian sus huéspedes de aliuiar- 
se la pesada carga de tan prolijo hospedaje, con cuyas inte- 
ligencias atacado de improviso el Quartel, fue rendido sin 
mucha resistencia, porque los pocos que la tentaron, luego 
quedaron muertos ó prisioneros, entre estos algunos oficia- 
les con el Sargento Mayor D. Agustín de Alaua, vencido 
cuerpo á cuerpo del Gilabert, que suele pelear en las refriegas 
con el acierto que votar en los Concejos. Llegaron á Bar- 
celona ciento y treinta prisioneros, y si puede haberla sin 
libertad, fué dicha grande el escapar con las vidas, por auer 
acaecido el suceso después de publicada la inexorable seve- 
ridad del Marqués de los Velez en las Villas que á la sazón 
auia sugetado en el Campo de Tarragona conforme veremos 
en el siguiente libro. — {MS. de Torméy Liori, Biblioteca Na' 
cional. (t-86, fol. 46 vuelto.) 



440 

NúM. 581. 
Saqueo de La Granja» 

Entrado ya el Marqués de los Velez en Tortosa, marcha- 
ba á los primeros de Noviembre por la Ribera del Cinca el 
Tercio de Don Fernando de Ribera que alojaba en Fraga, del 
qual, esguazando el Rio algunas esquadras, saquearon la 
granja, desventurada Aldehuela de Cataluña en los límites de 
Aragón. Tocóse arma en la comarca y llenando las lenguas 
de las campanas y de los fuegos que coronaban sus torres la 
nueva en vn instante á Lérida, rezeló el Diputado mayor da- 
ño por hallarse con pocas fuerzas en la Ciudad, y solamente 
presidiada Aytona con la compañia de Gaspar Feliu, del 
Tercio de Tárrega, pero no obstante, ordenó al Mtre. de Cam- 
po D. Luis de Rajadell que con su Tercio de Coruera y la 
tropa de D. Joseph Amat, marchase á la frontera para acu- 
dir donde el peligro llamase, y obseruar los designios de los 
Castellanos. Mas retiróse luego, certificado de que contentos 
con el pillage prosiguieron su marcha por tierra de Aragón. 
— {Biblioteca Nacional, Madrid. Cód, Tormé y Liori. (t-86, 
fol 47.) 

NúM. 582. 
Rendición de Horta. 

Subpresa de fí'or¿íi.=Desembarazado al mismo tiempo el 
Maestre de Campo D. Juan Copons del cuidado de guardar 
los passos de la frontera de Aragón, que según dixe le encar- 
gó el Diputado, por auerla dexado libre los tercios que ya es- 
taban agregados al Exército del Marqués, determinó tentar 
la supresa de Horta con los Paisanos de su cargo y algunos 
Almugauares de los que se retiraron á Benifallet, empressa 
no muy fácil, si los burgueses que siendo catalanes se apar- 
taron de su facción, supieran preuenirse más, ó declararse 
menos: pues situada la Villa en los últimos fines de la Pro- 



441 

vincia al pie del mismo Puerto de Tortosa, está defendida de 
medianos muros, y vn castillo harto fuerte: impróuidos em- 
pero y amedrentados, viéndose asaltados á escala vista con 
tal denuedo, que el propio Maestre de Campo arrimó la pri- 
mera, desampararon luego las murallas, y retirados al Cas- 
tillo, sin tratar de resistirse, parlamentaron la entrega con 
pactos tan desauentajados, que sainadas apenas las vidas sa- 
lieron prisioneros los más principales, y llenados al Castillo 
de Miravet, murieron cada dia mil veces, arrepentidos otras 
tantas de no auerlo vna, propugnando con fortaleza su Pa- 
tria, su hacienda, su reputación. Dexó Don Juan presidiado 
el Castillo, y habiendo procurado con las posibles diligencias 
moderar los desafueros del Saco, no bien satisfecha la insa- 
ciable codicia de la soldadesca rusticidad: clarísimo docu- 
mento, si de la simpatía que en vn noble religioso pecho tu- 
bieron siempre la clemencia y el valor, sino diera poco des- 
pués triste excepción á la regla, la crueldad de que vsó con 
vn Ai-agonés llamado Monrreal, que después de hauerle cor- 
tado la nariz con su propia mano, remitió preso á Barcelo- 
na, donde constando que por orden de Ministros del Rey 
auia hablado á D. Juan de la reducción de los Lugares de su 
cargo, fué aereado por traydor á la Provincia, con senti- 
miento vniversal de los que juzgaron su prisión de la cali- 
dad del delicto. — {MS. de Tormé y Liori^ Biblioteca Nacional. 
Cód, G-S6, fol. 47.) 

NúM. 583. 

Carta de D. Juan de Margarit relatando la rendición 
de Constantí. 

J5.=Molt Ill.es Sors. Diputats.=Scrivim esta en resposta 
de dos ab quem trobe de V. S. deis 5 y 10 dest, en resposta 
de altras mies, y responent á la del 5, dicli quem so alegrat 
de saber lo número de la gent quem avisa te junta lo Sr. Don 
Joseph ^acosta, y de sos bons alientos yresolutió de fer cara 
al enemich, que no menos se pot prometer de sas bonas parts 
y valor, y del molt que tenim de confiar de Deu N. S. de qui 



442 

eetich rebent yo cadal dia mil favors y mercés, y ahir en par- 
ticular, que havent sabut que la cavaileria del Duch de Sant 
Jordi hera fora del camp, y que en lo castell de Costenti es- 
tavan 300 germans nostres presos de la jornada de Cambrils, 
ab guarnido de sinquanta Castellans, me resolguí aventurar 
ma vida per donarlos Ilibertat, no obstant sem oppossasen 
las difficultats que sem opposaven, axí de la gran fortalesa 
del Castell, com de estar á tres quarts de camí de Tarragona, 
y á menos del mar, ahont pasaven y traspasaven las galerea 
y bergantins á nostra vista, que inspirat de N. S. attropellí 
totas difficultats y consertí ma companya ab un home de 
costantí, ahont arribí lo divendres á mija nit ab tota ma gent 
y compañías del capitans Cabanyes y Caselles, que tots y sos 
soldats ho han fet valentissimament, y en particular lo sar- 
gento Pere Toras, desta portador, aqui per saber son valor 
doní lo manguardia desta factió, ab la qual ses aportat va- 
lentissimament, que de ses mans al envestir las portas, me 
consta mata nou soldats, y fou esta bona factió disapte, vn 
quart lo sol alt, qve fou axí com obriren las portas del castell 
el qual per sa fortalesa aparexia inespucnable, pero com 
N. Sr. obra per mi, me inspira en tot, de manera, que adema- 
nar de boca no podia reteñir tot millor del que ne hisqué, 
puis sens perdrer á ningún soldat de nostra part, donarem 
Ilibertat á 300 germans nostras que patien, com ha estar en 
poder de infels enemichs nostres, y matarem á 22 soldats del 
enemich, retirantse los demés que restaven dalt al sim de una 
torra inespucnable del castell, ahont estigueren penetrant 
desdel matí fins ha una hora pasat mitgdie per poderlos ren- 
dir, que fundí reputado en no anarmen que nols tingues ren- 
dits á tots, que á no descobrirme Deu mireculosament vn se- 
gret, hera imposible poderlos rendir, y fou lo rendement á vis- 
ta del socorro los arriba de Tarragona ab los mosqueters y 
cavaileria de allí, que si be de principi nos apretaven desma- 
siat, luego nos refferem per trobarnos un poch descuidats, 
hils retxasarem ab tanta furia, quels obligarem á llansar mol- 
tas armas y ab perdua de alguns soldats dells, causant al 
retxasarlos tanta confusió á Tarragona, quem han assegurat 



443 

que alguns cabos deis ques trobaven allí, no tenintse per se- 
guís, se enbarcaren, y que tenint alli alguns trenta presones 
germans nostres del rendiment de Vilaseca, los donaren lli- 
bertat per temor no anasem á traurels, de modo Sors. que 
ademes de haver donat Ilibertat en esta factió á mes de 300 
germans, y morts y presos á sinquanta soldats del enemich, y 
entre ells un sargent viu, lo havem atemorizat valentissima- 
ment, atribuhinto tot á N. Sr., aqui, y á V. S., offeresch est 
minim servey, ab desitg de poder lonc offerir de molts ma- 
jors. 

Demá envió á traurer aquell cavallers deis portáis de 
Cambrils, ab orde de que enterren lo Sargento major y Vi- 
losa, al monestir de aquella vila, y que aporten lo Baró de 
Rocafort ha esta vila, de hont pens acompanyar son eos ha 
enterrarlo á Rocafort, y deixar estos colls vn tant guarnits; y 
anirém ab la gent me restará, á las montanyas sobre lo Pana- 
das per provar si de alli poré fer algún effecte quantra lo 
enemich, puis es per aquellas parts y ha deixat estos puestos. 

Per trazar y aconseguir lo bon exsit de Constentí, he offert 
mil reals ha un home de Constenti, que sens ell nos podie fer 
cosa, y axi rebré mercé me traga be dest empeny o, que no 
puch faltar al promés, que ab tan bonas factions non dolria 
gastarmi mon patrimoni. 

Desque estich á la Campanya tinch un barber, que seguint 
mon tercio, hi ha fet totas las curas ais soldats que san of- 
fert, y nunca se li ha donat ningún diner, y si V. S. no li 
done algún socorro, me ha dit no pot sustentarse y sen vol 
anar, y sens ell patirán los nafrats, lo que V. S. pot llensar 
de veurer que arante alguns en {horrado) desta refrega, quey 
agüé alguns ferits y quatre morts, tots moscaters de nostra 
ciutat. 

Dimecres pasat fiu donar un garrot á Gabriel Tort de Al- 
cover, per haver confesat molts delictes fets en companya del 
enemich, y en particular de haver ell consertat lo rendiment 
de Cambrils, ab algú, que sim ve en mans, li faré fer lo mateix 
camí: ab altra tinch dit á V. S. que esta veguería reste sens 
mestre de Camp y sois ab don Jayme de Erill, sargento ma- 



444 
jor, queu fa molt be, pero no te ningún ajudant ni official: 
axi mateix tinch representat á V. S., que axí lo Sr. don Jai- 
me de Erill, com tots los demés officials, están sens dinés, y 
sens ells ningu servirá de gana, y axí rebré mercé se tinga 
memoria dells, puig en las ocasions los fas treballar de nit y 
de dia. 

En no inquietar las vitas del Camp se tindrá la rao de es- 
tat que V. S. me mane ab la del 10, pero volrie que V. S. me 
ordenas si seis deu tornar alguns bestiars quels han presos, 
ó que gustan se fasa dells. 

Yo estich sens un soldat de ma veguería, y tots los que 
tinch, accepto de las compañías de Caselles y Cabanyas, son 
de sometens, que venen un dia y sen tornen laltre, y per falta 
de gent he deixat de fer alguna factió de lo qual hauria re- 
dundat la victoria dest Principat, que ab dos mil homens la 
haurie feta, que si V. S. me donare sou y armas, yo faria un 
tercio de major número de gent, que per falta de armes y de 
que sustentarse, se están per estas montanyas sens esser de 
profit, y seria gent fiera y segura, que assó de somatens es 
morir y no fer cosa en la ocasió: y en lo quem diu que vege 
sis porien pasar ab vn sou y un pa de rectió, es impossible si 
pugnen sustentar, mayorment que si V. S. done pa de rec- 
tió sens teñir fet asiento, y teñir personas dedicadas per est 
fi, gastará la mitat mes; que com la manifectura del pa te de 
pasar per moltas mans, sen malmete la mitat, y com la gent 
es de sometens, vn die son molts y altres son pochs, y axí hi 
veig molts inconvenients, y danys per V. S., que millor es do- 
nar lo sou ab diner, y las vniversitats que donen lo pa, que per 
ellas es mes convenient donar pa que diner; assó quant á 
gent de sometens, que tenint de fer tercio de gent fiera, es 
different, que ha esta gent seria forsa donarlos de sou dos 
reals á cada hu y armes: que sempre que á V. S. li aparegue 
alse yo vn tercio desta manera, se servirá enviarme luego un 
pagador y armes, que altrament nos pot fer cosa bona, y pa- 
tents en blanch per officials, y estimarla mes enviás una de 
Parbost en blanc, per castigar los soldats que sen tornen, del 
que ha molta nessesitat, y si V. S. no envié socorro per la 



445 

gent de Sometens, ara mateix no exirá ningú de sas casas 
per no teñir que minjar, y quant V. S. se determine donar 
per esta gent, sie ab diner, y no ab pa, que li assegur que ab 
pa li costará doblat. Lo blat de Bel ver que est en Vilavert, 
lo faré retirar á Poblet sens falta. 

Ya procur donar noticia ais Portugueses de que seis fará 
bon pasatje, y persone tinch hu quel tinch induhit de tornar- 
sen ab lo exercit, perqué me don avis á tots los portugueses, 
que ya he fet paseport á molts, que pens no hi ya 100 en lo 
exercit del enemich, y estigue V. S. sert nom descuidaré, axí 
en assó com en totas les demes coses convenients al servey 
de V. S. y desta Provincia, de fer quant me pora ser possi- 
ble fins acabar ma vida, que volria teñir moltas per em- 
plearlas ab tots bons effectes: y puis lo sargento Torres des- 
ta donador está al cap de tot, me refferiré á son dir, scusant 
lo esser mes llarch ab esta, quem avorro de ser ho tant, pero 
com estas materias nos pugnen rasoldrer ab pocas páranles, 
es forsós lo cansar ab esta Uarguesa á V. S., aqui Deu guar- 
de N. Sr. ab los auments que desije.=Montblanch á 13 Ja- 
ner 1641. =D. Joseph de Biure y de Margarit. — (Archivo de la 
Corona de Aragón. Cartas originales. Enero de 1641.) 



APÉNDICE XIV. 

CONFIDENTES POR FRANCIA (1). 

NúM. 584. 
Carta autógrafa de Guillermo Francisco á M. de Peny. 

J'ay recen la vostre du 22 Decembre avec les gazetes, dont 
ie vous remercie; si ienvoye mes lettres a lestafete huict ou 
dix iours auparavaut quelle parte, cest la creinte que iay de 
manquer a vous ecrire, et Ion affiche que Tordinaire doibt 
partir en un tel temps, et il se treuve quil ne part de sept ou 
huit iours apres; ainsi ce n'est pas ma faute si mes lettres sont 
dattees sept ou huict iours auparavant que Testafete parte. 
Pour les nouvelles quil y a icy, c'est que le Roy des le der- 
nier iour de Decembre a este bien malade, mesme avec apre- 
hensión. Le Conté dolivares lespace de quinze ioars a con- 
che dans le quartier du Eoy avec les medecins, qui ne sor- 
toient point du palais pendant ce temps la, au commence- 
ment quil f enit malade. II ne se treuva pas un de ees apoti- 
caires qui lui pent doner un lavement, Le Duc de Ichar qui 
estoit la, proposa monsieur Ganeau, mais L Admirante qui y 
estoit aussi, proposa un autre, qui est de Sardaine, et qui a 
servi monsieur Ganeau quatre ans, qui s'appelle Jayme, il 
rencontra si bien a doner le premier lavement au Roy, que 
des aussi tost Sa mageste voulut quil fent son apoticaire, et 
on luy fit préster serment pour cela: les autres apoticaires 
en ont este fort fachés disant «que su magestad gustava que 
le diessen las ayudas á lo francés,» pource que cest apoticai- 
re avoyt aprins de monsieur Ganeau. Le Roy se porte mieux 

(1) Este Apéndice es continuación del que comienza en el tomo II, 
pág. 358. 



447 

a present: il ne done pas encoré pourtant d'audiance: la Rey- 
ne a este aussi malade-sept ou huict iours elle se porte mieux 
a present. 

Les Procuradores de Cortes ont parlé fort hautement et 
ont represente la misere du peuple, et quil ne pouvoit plus 
porter les grans subsides qu on luy imppsoit et que si Ion ne 
le soulagerit, ils seroint contreints de faire ce que Pon ne 
voudra pas: et en effect tout le monde se pleint des grandes 
impositions, car apres avoyr demande a chsiq{ue) gremio tant 
de donatif qui a este repartí entre tous, Ion demande a pre- 
sent a un chacun en particulier un préstamo, et que l'argent 
qui se prestera se rendra quand la flote viendra: de plus Ion 
oblige tous ceux qui ont de quoy, de changer les quartos que 
le roy a en son tresor en Plata, en sorte quil ne se treuve 
point a present presque plus de plata, et si la flote ne vient 
point en toute ceste annee, ce pays sera fort miserable. L'Ad- 
mirante de Castillo partit de ceste ville le 22 du moys de lan- 
vier pour aller a Valance, et de la il se doibt embarquer pour 
aller en Sicile estre vice Roy; d'autres croyent qu'on le faira 
passer a Milán a la place du marquis de Leganés, que Ion 
faict revenir en Espagne pour le faire maistre dhostel de 
ches le Roy. Le fils de L'Admirante cest marié avec la filie 
de Don Fadrique. 

Le 29 de Decembre, un secretaire del numero, dit tout 
haut au milieu de la Place mayor, accompagné de beaucoup 
d'alguasils, que sa mageste se sentoit beaucoup obligee a la 
fidelité de ceux de Madrit, et que pour cela il vouloit oster 
l'imposition de lafumee, et vouloit remettre le vin a son prix 
ordinaire, et quil vouloit faire la paix avec tous les princes 
chrestiens, et quil ne luy resteroit qu un ennemi irreconcilia- 
ble, que Ion croyt estre le Duc de Bragan^a. 

Le 30 de Decembre vint icy la nouvelle que Tarragone 
c'estoit rendue aux Espagnols, et ce par le Conseil de Mon- 
sieur Despenan qui y avoit esté envoyó avec deux mille 
francois; mais il treuva la Ville si mal garnie et avec si peu 
de defense, quil leur conseilla de se rendre. II parla au mar- 
quis de ios Veles et disua avec luy, et luy dona parole de 



448 
sen retourner en france avec les gens quil avoyt eraené, mais 
c'estant embarque pour sen retourner, il se ietta dans Bar- 
celone ou estoient deia arrives quatre ou cinc mille francois, 
et déla il escrivit au marquis de los Veles, quil avoyt satis- 
faict a sa promesse en luy promettant de retourner en fran- 
ce, puisque dans Barcelone il se treuvoit parmi les francois 
et ou estoient arborés les estendarts de france. L'on a fort 
treuvé estrange qu'apres qu une petite ville apellee Cambrils, 
se feut rendue par composition aux Espagnols, ils firent pen- 
dre les principaux, et entre autres le Barón de Roquefort cou- 
sin du comte de SM Coloma qui estait gouverneur du dit 
lieu: deplus Ion tua cinc ou six cens Catalans qui sortoient 
de la Ville centre la parolle qu'on leur avoyt donnee de no 
leur rien faire: ees te action a fort anime les autres catalans, 
et leur a osté la volonté de saccomoder avec Espagne. II est 
venu nouvelle apres cela, que les catalans avec layde des 
francois, avoyent defaict sept ou huict mille espagnols a trois 
lieux de Barcelone, et qu'on leur avoyt osté dix et huict char- 
ges dargent et toute Tartillerie, de plus les catalans ont re- 
prins sur les Espagnols le Port de Balaguer: il est aussi ve- 
nu nouvelle que ceux de Barcelone recogniossoient a pre- 
sent lo Roy de france pour leur conté et Seigneur, bien, que 
sur cela, il y a dans la ville de Barcelone beaucoup de dimi- 
sión, car les uns veulent estre libres et ne dependre de per- 
sone, et d'autres veulent se doner au Roy de france. 

Les Procuradores de Cortes ont concede a sa magesté de 
pouvoir faire seller tous les quartos ordinaires a huict mara- 
vadis chacun, pour ce que cest argent se doibt despenser 
dans les Castillos en la guerre que se doibt faire centre le 
Portugal. De toutes les affaires qui sont arrivees pandant ees 
guerres, celle qui a plus afflige sa magoste, a ce quelle mes- 
me a tesmoigne, cest Faffaire de Portugal, et lors que Ion y 
pensoit le moins; un espagnol disoit que en Espagna toca- 
van alarma a dos coros, uno en Catalogue y l'otro en Portu- 
gal: c'est a present l'entretien ordinaire les conversations, 
sont des nouvelles de Portugal: un maistre dhostel de Tln- 
fante qui est a Lisbone, est venu ley avec un passeport du 



449 
nouveau Roy pour demander a difc de la part du Roy, le fils 
de son secretaire qui est icy arresté prisonier, et que le mes- 
me traitemeut qu'on luy faira icy, on le faira a Lisbone au 
marquis de la Puebla, et quelques autres seigneurs Castillans 
qui sont la: ce maistre dhostel a contó beaucoup de parli- 
cularités qui se passerent au souslevement de Portugal. II 
dit que le premier iour de Decembre, vint hidalgos a cheval, 
tous masques, avec des armes a feu, accompagnes de leurs 
serviteurs, feurent au Palais ou estoit la Gouvernante, et la 
faisant un grand bruit, tirerent quantité de coups de pisto- 
lets: les gardes tudesques les voulant empecher, en tuerent 
quelques uns, et en blesserent d'autres, neanmoins d'autrcs 
sestant ioints a eux, ils feurent les maistres, et entrerent daiis 
le chateau ou ils rencontrerent le secretaire Vasconselos quils 
tuerent, et apres l'avoyr despouille tout neud, le ietterent 
dans la cour du palais, et les crocbeteurs et autres gens lo 
ieterent la nuit dans l'eau. Le iour en suivant, ils armerent 
un borne quils mirent a cheval quils feignoient estre le Duc 
de Bergance, et un Ecclesiastique a cheval qui marchoit au 
devant de luy, portant un crucifix en sa main, et disant tout 
haut dans les ruhes de Lisbone par on ils passoient, que ces- 
toit Don Juan quatriesme, Duc de Bergance, Roy de Portu- 
gal, que Dieu leur avoyt envoyé du ciel pour les delivrer des 
tyranies et mauvais traitemens des Castillans: cest home 
armé quils feignoict estre le Duc de Bergance, estoit suivi de 
tous les hidalgos de Lisbone, qui appellerent a leur Secours 
les prestes et ReHgieux, lerquels montant a cheval avec des 
armes a feu, alloient animant tout le monde a crier vive le 
Eoy don Juan elquarto, et leur firent fermer leurs boutiques 
pour suivre leur mesme faction. Le 4 de Decembre TArche- 
vesque de Lisbone que Ion tient un des principaux autheurs 
decestenouvelle election, fitune procession genérale avec tout 
son clergé, et estant vis a vis d'une Eglize, le clou du'un bras 
d'un crucifix que Ion portoit en procesión, ce detacha, ce qui 
dona occasion a 1 Archevesque de faire arrester tout le peu- 
ple et leur faire crier vive le Roy Don Juan el quarto, et que 
Dieu par ce miracle aprouvoit son eslection: le soir, toutes 
TO3I0 XXII 29 



450 
les cloches carrillonerent en Signe de reióuissance. Le 11 de 
Decembre lo Duc de Bergance feut a Lisbone accompagné de 
toute la noblesse du pays, avec trois cens homes de garde, 
feut loger dans le palais que madame la Gouvernante avoyt 
laisse, y ayant esté contrainte par tous les estats Eclesiasti- 
ques noblesse et tiers estats qui la firent conduire a un cha- 
teau, qui est a deux petites lieux de Lisbone et luy laisse- 
rent des gardes: le nouveau Eoy feut en suitte a l'Eglize Ca- 
thedrale ou il feut courone Roy: au Retour on luy dona un 
dats soubs lequel il se mit, et tous estoient teste nue autour 
de luy: ceux qui sont venus de Lisbone disent que deux ou 
trois iours apres que ceste esmotion feut faicte, tout feut en 
un si grand repos dans Lisbone, come sil ny eut rien eu. Le 
Duc de Bergance au comencement eut bien de la peine a se 
soubmetre a estre Eoy, mais sa femé luy dit que sil ne le 
vouloit estre, que Ion prendroit son fils et que le Royanme 
gouverneroit iusques a ce quil feut en age cela le fit re- 
sondre. 

II est venu icy nouvelle come un navire dadvis de la flo- 
te chargé de sept ou huict cens mille escus, estoit alié abor- 
der a Lisbone, et quil avoy esté arresté par les Portugais: le 
Roy de Portugal a saisi pour de quatre cens mille escus de 
rente aux seigneurs Portugais qui sont a Madrit. 

L'Archevesque de Lisbone a este faict Inquisiteur General 
apres leslection de ce nouveau Roy, on leva l'interdit qui 
estoit il y avoyt plus de deux ans en beaucoup d'Eglises de 
Lisbone, a cause de certaines droits que le Roy d'Espagne 
vouloient prendre sur quelques Eglizes. Le Collecteur de sa 
Sanctete qui estoit a Lisbone pour lors ayant iette l'interdit. 
II ny a point a present dans le Portugal de ville de peuples, 
et de chateau qui ne recognoisse le nouveau Roy. Le Puerto 
qui resista quelque temps cest rendu, et les Algarbes aussi. 
Ce qui a plus affligé la cour ce feut la nouvelle de la reddi- 
tion du chateau de S. Juan qui est au milieu de la mer, et 
qui estoit comandé par un castillan qui sappelle Don Fer- 
nando de Tobar de la Cueva, moyenant quatre mille escus 
qu'on luy dona et un habito, et une maison des champs qui 



451 
apartenoit au secretaire Vasconselos qui feut tué, et on luy 
promit do marier ees filies: ceste negociación feut faicte 
par Don Fernando Masquarena qui estoit prisonier dans le 
dit chateau, lequel avoyt une de ees filies dans le palais avec 
les filies de la K.eyne, a laquelle apres que ceste nouvelle 
feut arrivée, Ton fit comandement de faire eslection d'un con- 
vent pour y entrer: elle eut un tel sentiment de cela, quelle 
moureut en moins de veint et quatre heures: quand ce cha- 
teau se rendit il y avoyt dedans 150 quiutaux de biscuits, 
500 quiutaux de poudre, et neuf mille balas, en sorte quil 
pouvoit teñir encoré plus d'un moys, la Duchesse d'Avero 
qui a resiste la derniere dans ees places, a enfin envoye re- 
cognoistre le nouveau Roy: les Portugais font apresent tous 
les iours des courses dans i'estremadure et Gallee, et ont 
prius quantite de bestiaux, et ont bruslé beaucoup de vila- 
ges de Castille qui sont frontieres de Portugal. 

Le nouveau Roy, a ostó toutes les impositions qui ont esté 
mises daus le Royanme de Portugal depuis la mort de Don 
Sebastien par les Roy d'Espagne: un Pere Jesuite Italien qui 
est venu de la depuis peu, a dit que tout le peuple est telle- 
ment postó a la deffenee de ce nouveau Roy, que les pres- 
tres et Religieux veulent vendré leurs cauces et les lampes et 
les femes leurs ioyaux pour le maintenir. 

Un mois auparavant que le Due de Bergan9a ne feut esleu 
Roy de Portugal, le Conté d'olivares iu}^ avoyt envoye veint 
mille pistóles pour faire un voyage en Castille, car come on 
le pressoit de venir avec le reste de la noblesse, il sescusoit, 
sur ce quil n'avoyt pas dargent pour faire le voyage, et que 
ees esfcats estoient engages affin quil n'eut point dexcuse on 
luy en voy a eest argent: deplus le Conté luy avoyt done co- 
mission pour lever des soldats avec lesquels il eest establi 
Roy: le Conté doli vares dit que ce nest pas sans suiet quil a 
done taut de credit au Duc de Bergan9a, pour ce quilseser- 
vit de son authorite pour apaiser les troubles qui arriverent 
en Portugal, et luy seul feut capable de les apaiser il y a 
trois ans. 

Jay veu uno lettre d'un escolier de Salamanque qui scri- 



452 
voit a Madrit, et enlre autres nouvelles il disoit que des 
aiissi tost que dans Salamanque Fon sceut la nouvelle de 
Teslection du nouveau Roy, cinc ou six cens escholiers Por- 
tugais conduits par un Religieux Portugais sortirent de Sa- 
lamanque, et firent entre eux des capitaines et sergents affiu 
de se defendre en chemin au cas qu'on les voulut empecber 
de sortir pour aller en Portugal: iay veu aussi une lettre es- 
crite de Badajos, qui dit que quantité de laboureurs de Por- 
tugal qui labouroient des terres dans la Castille, en suite de 
certe nouvelle, ont abandone les terres quils avoyent en se- 
mencees: valoient bien dix ou douze mille escus les semen- 
ees quils y avoyent mises, et se sont retires en Portugal. 
Entre les cuisiniers du Roy, il y en avoyt deux Portugais on 
leur a defendu dexercer leur charge: Ton a aussi demis de 
leurs charges tous les Portugais qui estoient en l'armee de 
Castille en Catalogue: le nouveau Roy de Portugal a envoye 
diré aux soldats Portugais qui sont en Parmee des Espagnols 
en Catalogue de se retirer: aussi une des premieres choses 
que fit ce nouveau roi de Portugal, ce feut d'envoyer un am- 
bassadeur aux Catalans affih de les inciter a teñir bon et quil 
les assisteroit, et depuis peu il leur a envoye des armes; 

Le 20 du moys de Jenvier vint icy la nouvelle come trois 
ambassadeurs que le Roy de Portugal envoyoit en divers 
endroits, Tuna Rome, qui est l'Evesque Lamego, acompagnó 
d'un Pere Jesuite que l'ondit estre frere de l'Archevesque 
de Lisbone qui s'appelle Pere Acuña; un autre pour Venise; 
et le troisiesme pour Catalogue: avoyent este prins a Carta- 
gene un marcliant Genevois qui venoit de Lisbone, et qui 
n'avoyt pas esté bien satisfaict du bled quil y avoyt apporte, 
les a conduits au port de Cartagene ou ils ont esté arrestes 
ou les doibt mener a Madrit. 

Ensuite de la revolte de Portugal, les predicateurs qui 
precherent devant le Roy, pendant les festes de noel, parlo- 
rent centre le Conté dolivares le faisant autheur de tous ees 
desordres, et luy donant la faute de tout, ce qui obligea le Roy 
de diré au conté quil se retirat ce quil fit durant quatre ou 
cinc iours, et mesme il avoyt envoye preparer une chambre 



453 

au convent de S. Juste au mourut Charles quint, pour sy re- 
tirer tout a faict; rnais le Roy Fenvoya rapeller et luy dit que 
mas le importava a no perder su persona, que perder Por- 
tugal: quelques iours apres le E-oy tomba malade ou le Con- 
té a tousiours este present pour veoyr ce quon luy aportoit 
a mauger: il na pas faict legitimer son fils bastard come vous 
mescrives, mais il la faict desmarier et le mariage a esté de- 
clare neul, et sa femé a esté mise en un convent a Burgos: 
le conté pretend faire beaucoup de bien a ce fils bastard. 

Lon faict beaucoup de iontes ou Ion appelle toutes sortes 
de persones riches pour les obiiger a contribuer a la guerre 
de Portugal: lon veut mesme permetre aux seigneurs den- 
ganger leurs estats pour cela: Ton envoye des seigneurs aux 
villes de Castillo frontieres de Portugal; Le Conté d'oignate va 
a Badajos, le Conestable a Ciudad Rodrigue, le Conté de mon- 
terey du costé de Galice pour prendre garde a ees lieux la. 

Pour amuser le peuple plus de quinze iours, durant Ton 
nentendoit autre cliose dans Madrit, si ce nest quil y venoit 
un ambassadeur de france, et que Fon preparoit son logis 
iusques a ce que Fon a publie de nouveau que les fran^ois 
eussent a payer leur tribut desclavage, ce qui a faict croyre 
a plusieurs quil ny avoyt pas apparence de paix. 

Ce 25 Jenvier de 1641 iour dedié a la conversión S. Paul, 
iour aussi de vostre naissance qui ie desire pouvoir celebrer 
plusieurs annees avec le contentement que vous souhaites.= 
(Sin firma, como muchas de las que dirigía á M. de Peny.)— 
[París, Bibliothéque Nalionale. Galerie Mazarme, Manuscrits 
et caries. Papiers de M. de Peny, F-Fr., núm, 10.760, fo- 
lios 61 y 62.) 

NúM. 585. 

Carta de Guillermo Francisco á M. de Peny. 

Jay receu la vostre du 18 Jenvier avec les gazetes, dontie 
vous remercie pour vous diré ce qui c'est passé de nouveau 
depuis la derniere que ie vous ay escrite. Je comenceray par 
les afíaires qui regardent la Catalogue, come celles qui a pre- 



454 
sent iucomodent plus ce pays que pas une autre, et desque - 
lies Fon parle plus souvent. 

Le 16 du raoys de Jenvier, les Deputes de Catalogue feu- 
rent arrestes, et on leur fit comaudement de ue point sortir 
de leur mayson quelques iours; apres come entre eux il y a 
deux Ecclesiastrques, lun deux feut envoyé a S. Gerónimo, 
et Tautre a nostre Dame d Atocha, et ceux qui ne sont point 
d Eglize, on les a mis prisoniers dans la prison de la Cour, 
avec defFeuce que Ton ne laissat parler ny aux uns ni aux 
autres: le suiet de ceste prison feut sur la nouvelle que Ton 
eut ley que les Catalans avoyent faicts prisoniers dans Bar- 
celone a la Duchesse de Cardone quils avoyent enfermee 
dans 1 Inquisition, affin que le peuple ne luy fit point de mal, 
et que le marquis de Pouar, son fils, avoyt este mis dans la 
prison de la Ville, ou Ton met les Cavaiilers, avec son fre- 
re (1). En mesme temps vint aussi icy la nouvelle come les 
Catalans avoyent faict prendre quatre conseillers de Barce- 
lone quils recogneurent avoyr intelligence avec les Castillans, 
affin de faire surprendre la ville et dy faire entrer l'armee de- 
dans; et apres les avoyr pendus, on leur coupa la teste, que 
Ton mit avec des pointes de fer sur les creneaux des murai- 
lles de la Ville: le marquis de los Veles fit diré aux Catalans 
avant faire advancer son armee devant Barcelone^ sils ne se 
vouloient point remettre dans l'obeissance de sa mageste Ca- 
tholique qui leur ofíroit tous les partis quils voudroit, et qui 
vouloit non seulement leur conserver leurs privileges, mais 
quil leur en vouloit doner de nouveaux. lis firent respondre 
au Marquis de los Veles quils ne vouloient aucun accomo-, 
dement avec le Roy d Espagne. Depuis que Ion fit prendre 
le Marquis de Roquefort dans Cambrils, trois mille cavallers 
catalans se son declares, et suyvent a present le Parti Gene- 
ral, et tous les vassaux, parens et amis, de ce dit seigneur, 
ont faict le mesme. 



(1) Véase documenío núm. 483. En el tomo siguiente se publicará 
la larga y curiosa memoria de los embajadores catalanes relatando 
su prisión, y después canje con la Duquesa de Cardona y sus hijos. 



455 

Les Espagnols ont prins Martorel, qui est une petite ville 
a quatre lieux de Barcelone, qui apartenoit au Marquis de 
los Veles: les Espagnols la prindrent par forcé, ils bruslerent 
une partie de la ditte ville, et raserent lautre, reservant les 
Eglizes: ils passerent presque tous les habitans auíil de Tes- 
pee, et quoy que Ion dit a plusieurs quils dissent vive le Roy, 
et quon leur pardoneroient, ils aymoient mieux se laisser 
pendre en disant visca la térra. 

Les Catalans aprehendant que les soldats du Eoy d Es- 
pagne de diíFerentes nations nentrassent dans l'Eglize de 
nostre Dame de Monserrat, et n'emportassent les tresors qui 
sont dedans, les ont prins et empporté a Barcelone pour plus 
grande seureté (1). 

Le 8 du mois de Jenvier vint icy la nouvelle come le duc 
de S. George, fils de Marques de Torréense, avoyt esté tue 
avec deux nepueux du dit marquis, voulant aller se rendre 
maistre du mont Juy: ils avoyent gaigné les retrenchements 
et attaquoyent la ditte montague par cinc ou six endroits, 
lorque les francois au nombre de deux mille qui avoyent este 
destines pour garder ceste montagne donerent, si vivement 
quils les repousserent et desfirent entierement les Espagnols 
avec les assistances des soldats qui sortirent de Barcelone, qui 
estoient la plus part Eclesiastiques et Religieux: en ceste ren- 
contre son morts mille ou neuf cens chevaux. Lon conté en- 
tre les morts plus de deux cens cavaillers de marque. 

Le Conde de Tirón general des Irlandois et frere du Gou- 
verneur d Arras, losquil feut prins par sa Magestó tres Chres- 
tiene y a esté tue. Le Conté Beiinguen, valon, escrit que de 
ees compagnies il y perdit quatre cens homes et quantité de 
ees capitaines ou officiers morts ou blesses: lon escrit de Sar- 
ragoce qu'aussi tost que ceste desroute feut faite, les Barce- 
lonois crierent vive le Roy de france. L'on tient qu'en tout 
il est bien mort, cinc ou six mille du parti d Espagne, et que 
le bagage et l'artillerie leur feut prinse. Ensuitte de ceste per- 
te, larmee Espagnolle se retira a neuf ou dix lieux de Barce- 

[i] Véase el Apéndice Vil de este volumen. 



456 
lone a une ville que s apelle Villafranca, qui n'est pas beau- 
coup esloignee de Tarragone: Ton a fort seuti icy et parti- 
culierement le Conté doli vares de ce que larmee se feut re- 
tiree. 

Le marquis de los Veles entre les raisons quil a escrit icy 
de sa retraitte, il dit quil a suivi en cela lopinion des chefs 
de son armee, et quils avoyent en advis quil y benoit un 
grand secours francois, et que les pluyes quils aprehendoient 
par déla, ne leur permetroit pas de faire de grands progres: 
de plus sa Mageste scavoyt quil avoyt este employe en cesta 
guerre contre sa volonté, pour n'avoyr pas beaucoup d'ex- 
perience des dioses de la guerre, et en la lettre que le dit 
Marquis escrit au Roy, il suplie sa mageste de doner la cliar- 
ge de general a un autre, et quil sen veut demetre voyant 
bien quil ne peut pas faire de grands progres dans les occa- 
sions ou il estoit. Le Marquis aussi de Torréense, prie aussi 
sa Mageste de luy doner licence de se retirer en son pays, 
n'ayant plus d'affextion a la guerre, depuis avoyr perdu son 
fils et ees nepueux. 

II y a trois iours quil y est icy venu nouvelle come les Ca- 
talans, et particulierement ceux de Barcelone, avoyt iuré 
pour leur conté Le Daufin de Franco, a cause, disent ils, quil 
est nepueu du Roy d Espagne. Douze galeres de franco sont 
aussi arrivees a Barcelone avec des gens de guerre et des pro- 
visions. Le Conté Belinguen, balón, escrivant icy de ceste 
desroute derniere qui est arrivee a Barcelone: il iette toute 
la faute sur les soldats bisoignes, qui ne seconderent point 
la baleur des vieux soldats, mais quils prendrent la fuite. 
11 escrit encoré que lors quils attaquerent le mont Juy, ils 
pensoient n'avoyr affaire qu'a des Catalans, mais quils treu- 
verent d'autres soldats plus courageux qui leur resisterent. 

Depuis ceste derniere defaite arrivee a Barcelone, Fon a faict 
revenir les soldats qui marclioient du costé de Portugal, et on 
les faict aller en Catalogue: Ion a aussi mandé au Conté de 
Monterey, qui estoit sorti d icy pour aller du coste de Por- 
tugal, quil retournat: en fin, ils se voyent bien en peine ne 
sachant ou ils doivent aller pour remedier aux aífaires pre- 



457 
seates. Je vous envoye la copie de une lettre dun capitaiHe 
Espagnol, qui escrit icy de Tarragone (1), come aussi un 
papier en Catalán que iay copie d'un imprimé. 

Apres l'aífaire de Catalogue, une des aíFaires des plus im- 
portantes et plus nuysibles a ce pays, est celle de Portugal, 
qui va tous les iours sestablissant d'avantage pour le peu de 
forces que l'on a en ce pays pour les aller attaquer, et en 
eífect, dans les villages de Portugal, les paysans mesme se 
mocquent du Roy de Castille, ils font un home de paille di- 
sant «este el Eey de Castela,» et apres avoyr danse tout au 
tour, ils y mettent le feu. Le peuple de Portugal est fort sa- 
tisfaict du gouvernement du nouveau Roy. les ayant des- 
charges de tous les subsides que les Roys d Espagne y avo- 
yent mis: est mesme les marchands de Lisbone et autres vi- 
11 es de Portugal, luy ayant oíFort entre tous, deux milions, il 
les refusa, les remerciant de l'oífre quils luy faisoient, et quil 
n'en avoyt pas besoin, et qu'avec le revenu de son Patri- 
moine, il avoyt asses pour entretenir sa maison, et qu'avec 
le revenu du Royanme il fairoit la guerre. II a faict defense 
que l'onne s'habiliat point de soye afíiu que largent ne pas- 
sat point en Castille, luy mesme est presque tousiours lia- 
bille en soldat, et va veoyr souvent travailler a des navires 
quil faict faire au port de Lisbone. II a aussi envoye huict 
cens mille escus en olande pour avoyr des vaisseaux. II a 
faict paix avec les mores, pour pouvoir tirer des clievaux et 
autres provisions quil aura aíFaire de ce pays la. II a faict 
couper un bois qui duroit deux lieux pour avoyr moyen de 
fortifier: ils font cinc forts aux frontieres. La nouvelle que 
Ton avoyt icy tant publie que Ion avoyt prins cinc ambassa- 
deurs du Roy de Portugal, cest treuvee fausse. Sa Magoste et 
les ministres layant dit a Madame la Princesse de Carignan 
et la publiant pour veritable: Ion n'est pas encoré asseuré si 
les Isles de Cañarle recognoissent le nouveau Roy de Portu- 
gal, Ion scait bien que les Isles de las Maderas le recognois- 
sent. Madame de Mantone, qui estoit gouvernante dans le 

(1) Va continuada al final de este documenlo. 



458 
Portugal, est dans nn convent on luy baille donze mille es- 
cus de pensión tous les ans, on luy a osté tous les serviteurs 
qui sont Italiens: quand les Portugais vouleureut fuire es- 
lection d'un nouveau Roy, le Prince de Parme et le Prince 
Thomas feurent proposes pour estre venus du sang de Por- 
tugal. L'on a dit icy que quantitó de vaisseaux olandoisavec 
des soldáis estoient arrives a Lisbone, et que le frere du nou- 
veau Roy qui estoit en Allemagne estoit aussi arrivé. Je vous 
envoye la copie des lettres que le nouveau Roy escrit au Roy 
et au conté; elles estoient en portugais, mais on les a traduittes 
icy en Castillan, avec la responso que sa Mageste luy faict: 
quand le Roy Don Juan est oblige de parler du Roy d Es- 
pagne dans les affaires de son Royanme, il le qualifie «Ad- 
ministrador que fué del Reyno de Portugal. » 

Le Conté dolivares a dit a un Portugais son confidant, 
que sa Mageste fairoit cent mille homes pour aller contre le 
Portugal, lesquels il vouloit distribuer en cinc armees. Le 
Portugais luy respondit, que si cela estoit ainsi, que sa Ma- 
geste fit une si grande armee, que el Turque no estaba se- 
guro en su Cerrail. 

Le 27 du mois de Jenvier le train du Conté de Monterey 
sortit de Madrit avec grande ostentation: tous ees serviteurs 
ayant des livrees neufves et quantitó de mulets: on a envoye 
le dit Conté aux frontieres de Portugal pour general des ar- 
mees de sa Mageste, ce qui a donne de la ialousie au Duc de 
Medina Sidonia et autres Seigneurs qui se doivent trouver 
en ceste armee, lesquels ont faict representer a sa Mageste 
quils ne veulent point aller a la guerre soubs le dit Conté, et 
si cest en qualite de grande d Espagne, que sa Mageste la 
nomé pour general, quils sont plus grands que luy, et si c'est 
pour les instruiré, Ion scait bien quil n'a pas Texperience de 
la guerre, et que sa Mageste leur done un simple soldat pour 
general pour peu quil aye de l'experience, et quii les puisse 
instruiré, quils sont touts prets de luy obeir. 

L'on a faict préster de nouveau le serment de fidelité a 
tous les cavaillers qui sont icy, etp» Ion apelle a Palais tous 
ceux qui ont de quoy affin quils signent d'aller en persone 



459 

contre le Portugal, oii d'envoyer des soldats: denx flamens 
qui feurent apelles pour siguer ou de doner de l'argent, ou 
leur demande quatre mille escus de Plata, eiix s'excusans 
sur ce quils nestoient que facteurs de quelques marchands 
qui demeureut en flandres, non obstant ceja on leur a doné 
deux gardes a qui ils doivent payer quinze R.^ par iour, ce 
qui les afflige fort de veoyr qu'estant suiets du Roy d Es- 
pague on les tourmente de la sorte. 

Le 28 du moys de Jenvier, come l'agent du Cardinal de 
Savoye feut parler au Secretaire Carnero pour les affaires de 
son maistre, le dite Secretaire le rebuta, disant quil scavoyt 
bien que le Cardinal de Savoye c'estoit acomode avec le Roy 
de Franco, et quil venoit pour les tromper, ce qui obligea le 
dit Agent de prendre un acte par devant notaire du refus 
qu'on luy faisoit de luy doner audiance. 

Madame la Ducliesse d'Ascot a faict de grandes instances 
pour obtenir son congé de sa Mageste, mais on ne la veut 
pas laisser sortir. 

Le Conseil de guerre avoyt resolu que les francois ne pa- 
yeroit plus le tribut de quatre quarts tous les iours, mais la 
ville a faict de grandes instances quil se payat affin de se 
rembourser de l'argent quils ont doné au Roy, sa Magesté 
leur ayant assigné le remboursement sur ce tribut. 

L'on a fait deffences aux predicateurs qui prechent pen- 
dant le Caresme, de parler des affaires d'estat, n'on obstant 
cela quelques uns n'ont pas laissé de parler hardiment au 
Roy en la Chapelle Real, luy represeutant que 1 Espagne es- 
toit a la veille de se perdre, sil n'esloignoit une persone qui 
estoit proche de luy. 

Toutes les nuits six Alcaldes entrent en garde, deux au 
palais, deux a la priora, et autres deux au retiro. L'un veille 
iusques a minuit, et Tautre depuis minuit iusques au iour: 
ils ont en advis que Ion vouloit brusler le palais et le Reti- 
ro, et quil estoit venu icy des gens exprés pour cela: cela 
estone fort le peuple de veoyr que sa Magesté ne se sent pas 
asseuree dans son palais. 

L'on a eu icy advis que le Marquis de Malvezi qui avoyt 



460 
esté euvoyé pour ambassadeur extraordinaire en Anglaterre, 
avoyt este coutreint de sen fuir en Flandres. 

L'on a dit icy que madame la Princesse de Carignan avoyt 
eu ordre de sen aller, il semble qu'apresent elle a de la peine 
de sortir d Espagne, et elle dit que si elle sen va, ce sera pour 
remettre le Prince Thomas dans le service de sa Mageste 
Catolique, Ton tient quil est a presant a Villef ranche en 
Savoye. 

Je vous euvoye la pragmatique qui a esté faicte touchant 
les quartos que Ion doibt resseller^ que Ion croyt devoyr ap- 
porter un grand detriment a ce Royanme. 

La flotte est a lavana, on a envoye un advis afñn qu'elle 
viut aborder á la Corogne afñn quello ne soit pas surprinse 
par les Portugais si elle abordoit á Cádiz. 

L'on a escrit icy, que la pest estoit a Villaros, petite ville 
d Aragón, frontiere de Catalogue. 

L'on avoyt voulu mettre le papier sellado dans l'Aragon, 
mais ils ne l'ont pas voulu admettre: Ion aprehende fort que 
bí Taffaire de Catalogue continué, que le pays d' Aragón n'en 
fase de mesme. 

Je vous suplie de faire rendre aux peres de Toratoire de 
S. Honoré, celle que ie vous adresse. 

Le Conté d'olivares a grande confiance á certains matema- 
ticiens qui luy ont promis quil vendroit a bout de tous ees 
eunemis, et que Catalogue et le Portugal se remetroient soubs 
Fobeissance du Roy. 

Ce 20 Fevrier de 1641. (La carta, que es autógrafa, del 
confidente Guillermo Francisco, está autorizada por una rú- 
brica.) 

{París, Bibliotheque Nationale. Galerie Mazarme. Manuscrits 
et caries. F-F., núm. 10.760, folios núms. 64 2/ 65. Papiers 
de M. de Pe7iy.)='En Tarragona ay mil y trecientos hombres, 
y no están seguros, porque son infinitos los micaletes (que 
este nombre han tomado los revelados) y tantas las desdichas 
que suceden cada dia, que no ay seguridad ninguna: oy se 
escapó un soldado de Vilafranca, que está muy cerca de aquí, 
y dio aviso de cómo á noche degollaron los Catalanes cerca 



461 

de trecientos hombres de los nuestros que estavan allí, hasta 
diez ó doce enfermos que estavan en el hospital degolla- 
ron (1): no ay quien salga un tiro de mosquete. Aquí llegó oy 
el Virrey de Mallorca con cinquenta cavalleros y con docien- 
tos soldados, y otros trecientos que estávamos para passar 
al exército con cien mil ducados, que lleva P.o de León, al 
marqués, y ay orden para no partir por tierra, con ser tan- 
tos, por el riesgo, y se esperan dos galeras para passar: los 
Catalanes se han dado al francés: esperan ocho mil hom- 
bres de socorro franceses; quisieron tomar á moniuy y fue- 
ron rechassados los nuestros, con mucha pérdida: murió el 
Duque de S. George hijo de Torrecusa y dos sobrinos su- 
yos, y otros de quenta: la primera se erró; en errando la se- 
gunda todos quedaremos en estos campos catalanes, sino es 
que Dios haga de las suyas, ó sino es que nos embien al Pa- 
dre León, ó, al Marqués de la Piovera, para que por arte 
mágica nos forme estos micaletes en puerros, pai^ que sir- 
van de sustento al exército, que a dos dias que no come. 

De Tarragona á 29 de Enero de 16ál.=(Paris. BihUotlie- 
que Naíionale. Galerie Mazarine. Manuscrits et caries. Papiers 
de M. de Peny. F-Fr., núm. 10.760, fol 63.) 

NúM. 586. 

Otra carta del agente Guillermo Francisco á M. de Peny 

J'ay recen la vostre du 2 fevrier vous remerciant des ga- 
zetes quil vous a pleu m'envoyer: come il n'y a point icy de 
gazeteur, Ion faict fort peu d'imprimes: ie vous en envoye 
un qui na esté distribué qu'en cachetes sur les droits de 
sa magosté Catholique a au Royanme de Portugal. Ce quil 
y a apresent de nouveau, cest que le Duc de l'Infantade a esté 
banni depuis peu de Madrit: il y a huictiours quil partit dicy 
avec sa femé et toute sa famille; il est alié en une siene terre: 

(1 ) Esta noticia es alusión al sangriento hecho de que se hace men- 
ción en la pág. 20 de este volumen. 



462 
le suiect de ce banissement a esté sur ce que sa mageste le 
surprint, quil estoit entré dans le Palais pouriouyr d'une des 
deraoiselles de la Reyne, ayant faict faire pour ce mesme 
suiet uue clef maistre qui ouvroit les portes du palais: la 
ditte damoiselle luy ayant done le modeile pour cela: le ser- 
rurier qui fit la ditte clef, qui estoit aussi serrurier du Roy, 
feut emené devant le Conté d'oiivares par l'Alcalde quinio- 
nes, et le Conté luy demanda sil avoyt faict la ditte clef, il 
advoua que si, et que le Duc de Flnfantade luy avoyt faict 
faire, luy faisaut a croire quil en avoyt a faire pour ouvrir 
les portes de sa maison. Le Conté comanda a PAlcalde qu'on 
luy fit avoir un confesseur et qu'on luy donat le garrot, ce 
qui feut executé, et feut porté de nuit dans un carrose en la 
parroisse S. Juste, ou son corps feut enterré tout vestu: sa 
femé qui ne scavoyt rient de tout cela, faisant des recherches 
de son niari, et en estant mesme allec demander des nouve- 
lles a TAlcalde, il luy a dit quil ne scavoyt que cestoit. 

Le Nonce a faict fulminer une bule de Sa Saincteté depuis 
cinc ou six iours, et en suite l'inquisition defendant a tous 
de rendre honeur a certaines lames de cuivre qui estoient en 
grande estime dans Grenade il ya plus de cinquante ans, et 
pour leur rendre plus d honeur, un Archevesque du dit Gre- 
nade avoyt fondé une Eglize collegiale de chanoines avec 
quatorze mille escus de rente, ou l'on a offert quantité de 
lampes: ees lames feurent trouvees en une montagne du dit 
Grenade, et le peuple croyoit qu*elles avoyent esté faictes da 
temps des Apostres, pour ce quelles contienent beaucoup de 
dioses qui regardent la vie de Jesús Christ et de la Sánete 
Vierge, et disent que S. Jacques est mort en Espagne, qui 
est une des principales faussetes que l'on a tren vé escrites 
dans ees lames: cela estant expressement contre l'escriture 
sainóte, pour ce quil est porté aux actes des Apostres qu 'He- 
redes luy fit trancher la teste en Hierusalem: ceux qui ont 
escrit eu faveur de ees lames, dissent quil est vray que S. Jac- 
ques recent le coup en Hierusalem, mais quil n'en mourut 
pas, et qu'un Ange le porta en Espagne ou il vint mourir: 
ceste affaire cansera de grands remuemens dans Grenade, 



463 
pour ce que plusieurs persones soustienent que ees lames 
sont une chose saínete, et que tout ce qui est escrit en icelles 
est Canonique. Je me suis informé de cest affaire d'un Ecle- 
siastique de ce lieu la, qui ma dit, que du temps de Paul 
cinquiesme, feut envoyó de la part de sa Sainctetó un Pa- 
triarche de Hierusalem pour s'informer de la verité du faict, 
lequel au comencement dit que cestoit les mores qui avoyent 
escrit cela, mais come l'Archevesque du lieu vit que cela 
aporteroit quelque preiudice. Ton croyt quil fit doner de l'ar- 
gent a ce Patriarclie, ce qui feut cause quil se retracta de ce 
quil avoyt dit. 

Le retardement si long que Fon faict icy des ordinaires, 
vient de ce que les assentistes pour flandres ne veulent point 
doner leur lettres, pour ce que l'on ne leur veut pas asseurer 
icy l'argent quils doivent delivrer en flandres, disant quils en 
ont affaire icy en suitte des affaires et Guerres de Portugal et 
de Catalogue. 

L'on a en icy nouvelle que le traitte de l'accomodement 
du Cardinal de Scavoye avec sa mageste tres cbrestiene, 
avoyt este faict le 18 iour de fevrier h Nice: Ion croyt icy que 
Taccomodement du Prince Thomas n'est pas encoré bien 
asseuró, pour ce qu'ayant envoyé icy un sien serviteur qui 
avoyt passó par la franco avec passeport, et qui avoyt per- 
mission par le mesme passeport de retourner par la france 
pour aller retreuver M. le Prince Thomas, Ton a voulu quil 
soit retourné par mer: Madame la Princesse de Carignan pu- 
blie qu'elle s'enva; tous ees mubles sont embales, et peses 
elle a mesme besé la main a sa magesté, qui luy dit, qu'elle 
sen iroit dans quinze iours. La Reyne faict faire des ioyes 
pour luy, en faire present, et des bagaes por envoyer au 
Prince Thomas. 

Le nouveau Roy de Portugal a faict faire Passemblee des 
estats, ou il a faict iurer son fils pour Prinxíe et son succe- 
seur: il a raarié une siene filie avec le Duc de Avero; Pon a 
declaré dans les estats quatre familles propes pour succeder 
a la courone au cas quil vint a mourir sans enfans, ou que 
son fils n'en eut point: dans ceste assemblee Generalie Ton 



464 
offrit au nouveau Roy cinquente mille homes propres a por- 
ter les armes pour sa conservación, et pour sa defense: Ton 
a faict embarquer dans tout le Portugal tous les chevaux 
pour servir a la guerre: Ton en a treuve vint mille: dans les 
mesmes Estats il feut resolu de faire la guerre au Roy de 
Castille pour Tobliger a rendre ce que les Roys de Portugal 
ont allieué, et les Portugais comen cent deia a faire des sor- 
ties du costó de Ciudad Rodrigue: dans ees Estats, le Roy 
nouveau osta le Papel Sellado et le tribut du sel dans les Vi- 
llages du Portugal: les paisans font des homes de paille avec 
un papier sellé en la poitrine, et un escriteau sur le front qiii 
dit «este es el Rey del Papel Sellado, » se mocquant ainsi du 
Roy d Espagne: Fon a proposé icy de faire quelque accomo- 
dement avec le Roy de Portugal, luy offrent ou la Sicille ou 
la Sardaine en souvereinete, affin quil laisse le Portugal, mais 
le pense quil n'en faira rien. 

Le 24 du mois de fevrier, vint icy un Cavailler qui sapello 
Don Juan de Menesses, autrement dit Barrabás; il se ietta a 
genoux devant le Roy lorsquil alloit en Capille, il a fort re- 
siouy toute la cour et tout Madrit, II cest eschape de Portu- 
gal apres avoyr presté le serment de fidelité au nouveau 
Roy. II a dit icy que dans le Portugal il y avoyt de grandes 
divisions: et que la moindre armee que sa Mageste envoye- 
roit la tous se remettroient soubs son obeissance: ce Barra- 
bás est estime pour grand Taureador, et autrefois dans la 
place Mayor il a faict veoyr son adresse en cela: la pluspart 
croyent que toutes ees bones nouvelles quil a dit, ne sont que 
pour se mettre aux bones graces du Roy et du Conté, affin 
de tirer de l'argent. 

Le 7 du mays de Mars le Conté d'Aroca avec un de ees 
enfens et sept autres cavaillers Portugais, firent leur entree 
dans Madrit. Le Conestable ayant en ordre du Roy d'aller 
au devant de luy, ce quil fit, conviant pour cela tous les 
Seigneurs, Grandes d'Espagne et Cavaillers de la Cour pour 
luy faire companie, il y avoyt plus de mille chevaux en ceste 
entree: ees cavaillers le feurent prendre a Barachas ou il es- 
toit, et vint passer par la porte d'Alcalá et par la caille ma- 



465 
yor tout Madrit a courut pour veoyr cela. Ce Conté d'Aroca 
portoit l'estendart lorsque le Roy Don Juan feut esleu, et 
avoyt presté le serment de fidelité, il fit semblant d'aller a 
Tánger qui est une place sur les frontieres d'Afrique pour 
y estre gouverneur, ayant enmoné sa femé, ees enfans et tou- 
te sa famille, et emporté tous ees meubles: come il feut em- 
barque, au lieu de prendre la route d'Afrique, il presenta un 
pistolet a la gorge du Pilote pour l'obliger de le conduire a 
Cádiz, ce quil fit: la on estant arrives ils mirent pied a terre, 
sans prendre garde a leurs meubles, n'ayant peu les retirer 
a cause que la nuict survint, pendant le quel temps le Pilo- 
te, coupa l'ancre, et ayant le veut favorable, monta en liante 
mer emportant tous les meubles de ees cavaillers, ne leur 
laissant pas une seule chemise, Ton faict estat quils ont per- 
du plus de deux cens mille escus. II a falu que le Roy leur 
aye en voy é de l'argent pour continuer leur voy age, et mes- 
me ils demurerent cinc ou six iours a Barachas, pendant le- 
quel temps sa Mageste leur envoya des estofes pour faire des 
habits de campagne: le Roy a faict ce Conté d^Aroca grand 
d'Espagne, et luy done tous les mois mille escus pour sa 
despense, et a tous ceux qui sont avec luy le Roy leur a doné 
des dignites, et cinc cens escus a chacun tous les mois: avec 
tout cela ils comen cent deia de ce pleindre, disant qu'on les 
a trompes leur faisant acroyre que sa Mageste Catolique 
avoyt plus de deux cens mille homes sur les frontieres de 
Portugal, et ils voyent bien a present tout le contraire, et 
voudroient estre a recomencer: sa Mageste a envoye des li- 
tieres pour emener leurs femes a Madrit; elles sont demurees 
aSeville. 

Les Espagnols disent de le Conté d'Aroca avoyt esté tray- 
dor a su Rey, pour ce quil iura le Roy Don Juan, y a su pa- 
labra, pour ce quil n'avoyt pas tenu le serment quil avoit 
faict au nouveau Roy: depuis son arrivees a Madrit, toutes las 
(horrado) y ont este encheries, iusques aux oeufs, qu'on a en- 
cheri d'une ochave. 

L'armee que Ton preparé pour le Portugal ne se grossit 
pas beaucoup. L'on croyt quil ny'a pas huict cens ou mille 
Tomo xxii 30 



466 
homes en tout: la pluspart se desbandent: trois ou quatre 
cens soldats de grenade qui estoient alies aux frontiores de 
Portugal sen sont retournes, pour ce quon ne les paye point 
et quils y meurent de faiii. Le Conté de Monterey est Gene- 
ral de ceste armee; le Duc de Ichar a esté esleu general de Ja 
Oavalerie; don Juan de Arce doibt aussi aller du coste de 
Portugal. 

La maladie du catarre a fort couru icy et mesme plusieurs 
en sont morts, sur tout a Alcalá. L'on a remarqué que l'annee 
que Philipe Segond avoyt prins possession du Royanme de 
Portugal, ceste maladie courut et mesme l'on apellé ceste 
annee la año del catarro, aussi en la perte de Portugal ceste 
mesme maladie a regné. 

Le Nonce dicy, avoyt envoyé au Nonce qui est a Paris un 
sieu serviteur porter des lettres pour traiter de la paix ou 
tresve* il y a trois sepmaines quil est de retour: Ion publie 
icy que sa Mageste tres Chrestiene se porte a vouloir la tres- 
ve, mais ce qui les met en peine cest que Ton ny comprend 
poiñt en franco ny Catalogue ny le Portugal: eux desirant 
icy que si sa Mageste tres Chrestiene acorde la tresve, que 
ce soit a condición de ne point secourir ny les Catalans ny 
les Portugais: il y a deux iours qu un courrier du Roy par- 
tit dicy avec des lettres de Monsieur le Nonce pour traicter 
de la tresve: Fon a dit icy que sa Saincteté vouloit rappeller 
le Nonce qui est icy, pour ce quil est trop porte pour Es- 
pagne. J'ay veu une lettre qu un Capitaine escrit icy de Tar- 
ragona, on il dit que le iour de nostre Dame de la Chande- 
leur, feut descouverte dans Tarragone une trayson; ceux de 
la Ville voulant tuer tous les Espagnols qui estoient dedans, 
ayant treuvé a ees fins dans une tour de la Ville quantite de 
Barils de pondré ou Ton devoit mettre le feu: T armee de sa 
Mageste Catolique est presque toute dissipee, il ny a jour 
quil ny meure quarante ou cinquante soldats de maladie et 
de faim: 1 armee a esté tres iours n'ayant autre nourriteure 
que des oranges. Les oeufs valent deux R.^ la piece, et les pou- 
les veinte et quatre R.« de plata. 

Lon croyt a present que tout larmee Espagnole sera sor- 



467 
tie de Catalogne, et Fon a mesme dit que les Galeres du Duc 
Fernandine qui portoient les provisions a Farmee, ont este 
portees a plus de cent lieux anant dans la mer par la tem- 
peste. Six cens cavaillers esté defaicts par les Catalans: Ton 
dit que de conté fait sa Magesté Catolique a despense plus 
de trois millions en ceste guerre de Catalogne sans avoyr 
lien advance. Le beau frere et le cousin du Barón de Ro- 
quéfort que le marquis de los Veles fit pendre a Cambrils, 
ont une armee chacun Tune de quatre mille, l'autre de six 
mille, tout autant de Castillans quils trouvent ils les pendent 
tous: un capitaine Castillan qui feut prins par eux, voulant 
rachepter sa vie avec quatre mille escus, on ne luy voulut 
point pardoner: des lampes des Eglizes quils ont prins ils ei;i 
ont faict batre de la monoye: d'un costó il y a les armes de 
Catalogne, et de Pautre des fleurs de Lis. 

Le Prince Botero, Romain, qui est de la maison de Colona, 
et qui estoit Vice Roy de Valonee, a esté nomé par sa Ma- 
gesté Vice Roy de Catalogne en la place du Marquis de los 
Veles. L'on a dit icy que monsieur de S. Paul qui gouver- 
noit les armes des Catalans dans Lérida, estant devenu amou- 
reux d'une ieune Dame Aragonaise qui estoit dans Lérida, é 
luy avoyt promis de livrer la Ville aux Espagnols, et que le 
trahison ayant este descouverte on l'avoyt emene prisonier e 
Barcelone: l'on tient icy pour tout asseuré que les Catalans 
se sont dones au Roy de Franco, Ton dit mesme qu'au quin- 
ziesme du moys qui vient il doibt aller a Barcelone teñir las 
Cortes: les Catalans n'ont pas voulu accepter le pardon qui 
sa Mageste Catolique leur envoyoit, pour ce quon la envoye 
trop tard. Je vous envoye une copie de ce pardon que l'on a 
faict traduire icy en Catalán et imprimer, affin quil feut dis- 
tribue a plusiers persones dans la Catalogne, mais tout cela n'e 
de rien servi: le pacquet par lequel les Catalans respondoient 
a sa Mageste Catolique estoit sellé du scau du Roy de franco 
ce qui a fort fache le Conté Duc quand il a veu cela. Ils re- 
demandent par leurs lettres leurs Ambassadeurs qui son icy 
detenus prisoniers, sinon quils detiendront tousiours priso- 
niers la Duchesse de Cardone et deux de ees enfans. 



468 
L'ou est icy fort satisfaict des services que monsieur de 
S. Ooes a rendu a FEspagne, car sans Iny, toute l'armea 
d'Espagne qui est dans le Conté de Rossillon feut morte da 
fain: il a envoye icy un sien capitaine pour demander una 
ayuda de costa on luy acordera. 

L'Ambassadeur du Roy de Danemarc doibt partir dans 
deux ou trois iours: sa Mageste luy a satisfaict les domageti 
quil pretendoient avoyr recues pour les pertes des baisseaux 
de ceux de Danemarc qui avoyent este perdus aux Indes; on 
luy assigne a prendre la valeur de cinc ou six cens mille es- 
cus en sel aux de l'Andalusie. 

Les Catalans ont chassé tous les Religieux Castillans los 
du Royanme de Navarro qui estoient au monastere de nos 
tre Dame de Monsarrat, ils sont au nombre de cinquante: i- 
sont deia a Saragoce et de la ils doivent venir a Madrit on 
pretend leur doner la maison du Conestable qui est a la 
Puente Brenegal, affin de bastir la un monastere pour eux. 
Le Roy demande a la ville de Seville huict mille homes 
pour envoyer centre le Portugal: il est sorti de Madrit qua- 
tre ou cinc cens homes mais la plus part ne sont que dea 
enfans. 

Le Roy va de deux en deux iours a la chasse du loup a- 
quatre ou cinc lieux de Madrit: l'ouvrage du Retiro qui avoyt 
esté suspendu durant deux ou trois mois, recomendé a pro 
sant plus que iamais: Tesperance que Ton a que la flote vie- 
ne leur done icy tousiours bone esperance de remedier aux 
aff aires. 

L'on parle de faire Gouverneur de FArcheveche de Tole- 
de, celuy qui a esté confesseur de Flnfant Cardinal, qui est 
venu icy, et qui est de Fordre de S. Augustin. Le P. Pimen- 
tel, Jesuite, fils du Conté de Benavente, prechant au Roy en 
la Capillo luy dit «que dos flores de su corona se iban per- 
diendo, me engaño están perdidos, et quien dixere á V. MagA 
lo contrario, le engañan, » il dit beaucoup d'autres choses 
fort pressentes, et un autre predicateur dit «que se espanta- 
ba como un gran Reyno como Espagna estaba reduzido a 
una provincia. » L'on a mis prisonier en Andalusie un Curé 



469 
qui eu prechant, dit que le nouveau Roy de Portugal avoyt 
raison d'avoyr faict ce quil avoyt faict; et si ce n'estoit que 
Ton a defendu aux predicateurs de ne rien diré, Ton enten- 
droit de bolles choses. 

Le Conté Dolivares dit un iour a une persone qui la redit 
a d'autres, come tout liors de luy «que se desvelen los Con- 
sejeros para que no se acabe de perder esta monarchia. » Ce 
16 mars 1641. Je suis vostre tres affectioné serviteur et ami. 
=Sin firma, pero la carta es autógrafa. — [Paris. Bihliothéqiie 
Nationale. Galerie Mazarme. Manuscrits. Papiers de M. de 
Peny, 2-F-F., 10.160, folios 66 y 67 vuelto,) 



FUf DEL TOMO XXU 
Y TERCERO DE ESTA CRÓNICA. 



índice. 



Páginas. 
Nota preliminar v 

CAPÍTULO 77.— Jura por Virrey en Tortosa el marqués de los 
Vélez: sacan en Barcelona la Bandera de Santa Eularia 6 

CAPÍTULO 78. — Llegan las tropas de Francia y Monsiur Esper- 
nan por general de ellas, y recivimiento que les hacen il 

CAPÍTULO 79.— Salen á campaña Espenan, el Conceller tercero 
y Bandera de Santa Eulalia con gente 4 4 

CAPÍTULO 80.— Operaciones de las Milicias de una y otra parte 
y lo que se descubre en Tarragona i 5 

CAPÍTULO 81.— Rebato en Barcelona la noche de Navidad.— 
Muertes de algunos jueces y otras particularidades de esse día. 26 

CAPÍTULO 82.— Entran en Barcelona las monjas de Valldon- 
cella 32 

CAPÍTULO 83.— Arma que dan á Barcelona las galeras de Es- 
paña 32 

CAPÍTULO 84.— Fortificaciones de Martorell por Aspernan, y 
junta de somatenes para guarecerlas 34 

CAPÍTULO 8o.— Entran en Barcelona las monjas de Pedralbes.. 36 

CAPÍTULO 86.— Prisión del marqués de Povar y arresto con 
guardias de vista de la duquesa de Cardona 38 

CAPÍTULO 87.— Retirase á Francia (I de Aspernan, lo que obran 
franceses y providencia de los Consistorios 39 

CAPÍTULO 88.— Abren paso los castellanos por el collado de 
Portell, después de haver embestido á Martorell 41 

CAPÍTULO 89.— Rompen los castellanos las trincheras de Marto- 
rell: sucesos de este día y retirada de los catalanes 45 

CAPÍTULO 90.— Prevenciones del Principado: toma en protec- 
tor al rey de Francia; embaja(cías) á París; progresos del cas- 
tellano y derrota sobre Monjuique, con relación de todo 48 

CAPÍTULO 91.— Retirada del exórcito castellano y sus operacio- 
nes en ella 62 

CAPÍTULO 92.— Arribo de embajador portugués al Principado y 
levantamiento de Portugal Oí 

CAPÍTULO 93. — Rogativas que se hicieron por el buen suceso de 
la pelea en Monjuique 65 

CAPÍTULO 94.— Embaxador de Cataluña al rey de Portugal. ... 66 



472 

PáginaB. 

CAPÍTULO 95.— Entra el mariscal de la Mota por gobernador de 
las armas y general del excrcito 67 

CAPÍTULO 96.— Muerte y honras del diputado Claris, gran pa- 
tricio G9 

CAPÍTULO 97.— Sale á campaña Mosiur de Sariñá para oponer- 
se al castellano en el campo de Tarragona 75 

CAPÍTULO 98.— Llega Mosiur de Argenten con vices de Virrey: 
cartas y poderes del Rey para admitir la entrega 76 

CAPÍTULO 99.— Execútase la entrada á Francia: entra el domi- 
nio francés con que se celebra esta función 80 

APÉNDICES. 

APÉNDICE í. 

Reunión del ejército real. 

Documento núm. 371 .—Jefes del ejército real 87 

Documento núm. 372.— Sobre el mismo asunto 88 

Documento núm. 373.— Carta del Rey al marqués de Torrecuso. 89 
Documento núm. 374. — Concentración del ejército: precaucio- 
nes militares y marcha de las tropas 89 

APÉNDICE II. 

Organización y gobierno de las armas catalanas. 

Documento núm. 375.— Quintana y Saint-Paul en Lérida 94 

Documento núm. 376.— Noticias que da el MS. de Tormo y Lio- 

ri acerca del desaliento é insubordinación de los paisanos, . . 95 
Documento núm. 377.— Carta del conde de Zavellá á Juan Pedro 

Fontanella 96 

Documento núm. 378.— Carta del mismo á los Diputados 96 

Documento núm. 379.— Otra carta del conde de Zavellá 97 

Documento núm. 380.— Más noticias de los excesos cometidos 

por los llamados almogaveres 9S 

Documento núm. 381.- Carta del conde de Zavellá á la Dipu- 
tación 9» 

Documento núm. 382.— Carta del conde de Zavellá á los Dipu- 
tados...., ÍOO 

Documento núm. 383.— Otra carta del conde de Zavellá á la Di- 
putación 101 

Documento núm. 384.— Otra carta del mismo á la Diputación . . 101 
Documento núm. 385.— Carta del Diputado militar á Pablo Claris. 102 



473 

Páginas. 
Documento núm. 386. —Carta del conde de Zavellá á la Dipu- 
taciÓQ 'lOi 

Documento núm. 387.— Carta de Tamarit á Pablo Claris 105 

Documento núm. 388. — Embajada de la Diputación al Consejo de 
Cieüto, noticiándole el deplorable estado en que se halla la 
defensa 106 

DocuMiíNTO núm. 389.— Carta del conde de Zavellá á la Dipu- 
tación 108 

Documento núm. 390. — Carta de Francisco de Tamarit á la Dipu- 
tación , 109 

Documento núm. 391. — Carta del conde de Zavellá á la Diputa- 
ción 111 

Documento núm. 392.— Carta de Jacinto Vilosa á los Diputados. 111 

Documento núm. 393. — Carta de los Canónigos de Tarragona á la 
Diputación 112 

Documento núm. 394.— Carta de Jacinto Vilosa á la Diputación. 113 

Documento núm. 395.— Carta de los cónsules de Tarragona á la 
Diputación 1 U 

Documento núai. 396.— Carta de Francisco de Tamarit á la Di- 
putación , 115 

Documento núm. 397.— Carta de Francisco de Tamarit á la Di- 
putación 116 

DocüxMENTo núm. 398.— Otra carta de Tamarit á la Diputación. . MI 

Documento núm. 399.— Carta de Francisco de Tamarit á la Di- 
putación 118 

Documento núm. 400.— Carta del diputado Quintana á la Dipu- 
tación 119 

Documento núai. 401.— Carta del diputado Quintana á la Dipu- 
tación 120 

D0GU3IENT0 NÚM. 402.— Carta dc Vllaplaua, suscrlta tambióu por 
Espenau, á la Diputación 122 

Documento núm. 403.— Carta del capitán Juan Cois á Francisco 
de Ta marit 123 

Documento NÚM. 404.— El diputado Quintana á la Diputación ,. 123 

Documento núm. 405.— Carta del Conseller y ciudadanos que le 
asisten en Tarragona, dirigida al Consejo de Ciento 124 

Documento núm. 406.— Pregón conminando á los del Brazo mi- 
litar para que acudan á las armas 1 25 

Documento núm. 407.— Carta de la Diputación á los sacramen- 
tales de Horta y San Andrés del Palomar 126 

Documento núm. 408.— Carta de la Diputación á los jurados de 
Mora de Ebro y pueblos vecinos 127 

Documento núm. 409.— Carta del canónigo Ferrant á la Dipu- 
tación 128 



474 

Pátfinafl. 

Documento núm. 4í0.— -Carta del canóüigo Fcrrant á la Dipu- ' 
tación i29 

Documento núm. 411.— Otra carta del canónigo Ferrant á la Di- 
putación 130 

Documento núm. 412. —Carta de Doraenech á Pablo Claris 130 

Documento núm. 413.— Carta de los Gonselleresá Francisco Ro- 
sell, conseller tercero 1 32 

Documento núm. 414. — Carta del canónigo Ferrant á la Dipu- 
tación 132 

Documento núm. 415.— Otra carta del canónigo Ferrant á la Di- 
putación 133 

Documento núm. 416.— Otra carta del canónigo Ferrant á la Di- 
putación 134 

Documento núm. 417.— Los Conselleres de Barcelona á Francis- 
co Rosell 13o 

Documento núm. 418.— Otra carta de los Conselleres á Francis- 
co Rosell 1 35 

Docujviento núm. 419.— Carta de Francisco de Vilaplana á Pa- 
blo Claris 136 

Documento núm. 420.— Carta de Domenech á Pablo Claris 137 

Documento núm, 421. — Carta del canónigo Ferrant á Pablo 
Claris 1 38 

Documento núm. 422.— Carta del canónigo Ferrant á Pablo 
Claris 139 

Documento núm. 423. — Establecimiento del ejército perma- 
nente 139 



APÉNDICE III. 

Cambrils. 

Documento núm. 424— Carta de Antonio Potau, relatando á Don 
Luis de Peguera lo ocurrido en Cambrils 141 

Documento núm. 425. — El hecho de armas y matanza de Cam- 
brils, referidos por un testigo ocular 143 

Documento núm. 426.— Hechos de armas de Cambrils, Salou y 
Vilaseca 147 

Documento núm. 427. — Relación de lo sucedido en Cambrils, 
escrita por un jefe de caballería del ejército real 150 

Documento núm. 428.— Carta de D. Pedro González sobre los 
hechos de armas habidos en el campo de Tarragona 1 56 

Documento núm. 429.— Minuta de otra carta referente á los mis- 
mos hechos 158 



475 

Páginas. 

Documento núm. 430.— La matanza de Gambriis según el MS. 
de Tormo y Liori 160 

Documento núm. 431.— Otra relación de los sucesos de Perelló, 
desfiladero de Balaguer y toma de Gambriis i6\ 

Documento núm. 432.— El Dietario del Gabildo catedral de Bar- 
celona reflejando la impresión causada por los sucesos de 
Gambriis 1 65 

Documento núm. 433.— Goncepto que le merece la catástrofe de 
Gambriis al cronista Jerónimo del Real -166 

Documento núm. 434.— Carta del diputado Quintana á la Dipu- 
tación 168 

Documento núm. 435. — Garta del diputado Quintana á Pablo 
Glarís 168 

Documento núm. 436.— Garta de los Gonselleres al marqués de 
los Vélez 169 

Documento núm. 437.— Entierro de los ejecutados en Gambriis 
según el MS. Sevilla 170 

Documento núm. 438.— Garta del Gonde-Duque al marqués de 
Torrecuso 171 

APÉNDICE IV. 

Retirada á Francia de M. Espenan. 

Documento núm. 439.— Garta del marqués délos Vélez intiman- 
do la rendición á Tarragona 173 

Documento núm. 440. — Salou, Vilaseca y capitulaciones firma- 
das entre el de los Vélez y Espenan 174 

Documento núm. 441. — Espenan en el campamento del ejército 
real 175 

Documento núm. 442.— La rendición de Tarragona según el Die- 
tario del cabildo de Barcelona 176 

Documento núm. 443.— Salida de Gambriis, toma de Salou y Vi- 
laseca y rendición de Tarragona 178 

Documento núm. 444.— Garta de M. de Espenan á la Diputación 
de Gataluña y Consejo de Ciento 186 

Documento núm. 445.— Otra carta de Torrecuso á Espenan. ... 187 

Documento núm. 446.— Garta del marqués de Torrecuso á M. de 
Espenan 1 88 

Documento núm. 447.— Gelébranse las capitulaciones. Huida del 
Gonseller 190 

Documento núm. 448.— Carta de Espenan á la Diputación 191 

Documento núm. 449.— Otra carta de Espenan á la Diputación.. 191 

Documento núm. 450.— Otra carta de Espenan á los diputados., 192 



476 

Fágrinas. 
Documento núm. 45<.— Aviso de los Conselleres al Conseller 

tercero ^ 92 

Documento núm. 452.— Otra carta de Espcnan á los diputados.. 493 
Documento num. 453. — Claris sale de Barcelona para conferea- . 

ciar con M. Espenan 493 

Documento núm. 454.— El canónigo Ferrant á los diputados.... \9í 
Documento núm. 455. — Cartas cambiadas entre Torrecuso y 

Espenan .^ 494 

Documento núm. 456.— Otra carta de Espenan á los diputados. 195 
Documento núm. 457.— Carta de M. de Plessis de Besangon á los 

diputados 496 

Documento núm. 458.— Carta de Jaime Ferrant á los diputados. 4 96 
Documento núm. 459.— Acuerdos motivados por la carta que á 

la Diputación dirigen los jefes catalanes con mando en Mar- 

torell , 1 97 

Documento núm. 460.— Se ordena la venida de Tamarit, y la 

asistencia á las tropas de Espenan en su retirada 200 

Documento núm. 464. — Instrucciones á Monserrate Piferrer, 

nombrado para acompañar á los franceses en su retirada. . . . 202 
Documento núm. 462. — Carta del Rey al marqués de Torrecuso. 204 
Documento núm. 463.— Acuerdos para que los que asistan á los 

Brazos puedan resolver, y continuación de las quejas contra 

M. Espenan 204 

Documento núm. 464.— Otra carta de Espenan á la Diputación. . 206 
Documento núm. 465.— Otra carta de Espenan á la Diputación. 207 
Documento núm. 466.— Carta de M. Plessis de Besangon á la 

Diputación 208 

Documento núm. 467,— Marcha de Espenan á Francia y alusión 

á una carta del duque de Luy 240 

Documento núm. 468.— Carta del duque de Luy á la Diputación. 24 2 

Documento num. 469.— Carta de Luis Xlll á la Diputación 215 

Documento núm. 470.— Carta de la Diputación á su embajador 

en París 24 6 

APÉNDICE V. 

Grestiones y prisión de la duquesa de Cardona y sus hijos D. Pedro 
y D. Antonio de Aragón. 

Documento núm. 474.— Carta de la Diputación á la duquesa de 
Cardona , 248 

Documento num. 472.— Carta de la Diputación á la condesa de 
Perelada 24 9 



477 

Páí?inas 

Documento nüm. 473.— Embajada de la Diputación á la duquesa 
de Cardona 220 

Documento núm. 474.— Copia de uoa carta de la duquesa de 
Cardona 224 

Documento núm. 475.— Copia de una carta de Felipe IV á Doña 
Catalina Fernández de Córdoba 222 

Documento núm. 476. — Acuerdos tomados en los Brazos des- 
pués de leídas las dos cartas anteriores 223 

Documento kúm. 477. —Carta de Grau y Monfalcó á la Diputa- 
ción '. 224 

Documento núm. 478. — Embajada del Consejo de Ciento á la du- 
quesa de Cardona 225 

Documento núm. 479.— Se elude que la Duquesa vaya á hablar 
al Consejo de Ciento, como ella desea 226 

Documento núm. 480. — Nuevo desvío á sus ofertas 228 

Documento. NÚM. 481.— Inutilidad de las gestiones de la Du- 
quesa 229 

Documento núm. 482.— Copia de la importantísima carta que di- 
rigió la duquesa de Cardona á la Generalidad de Cataluña 
(del 28 al 30 de Diciembre de 1 640) 229 

Documento nÚxM. 483.— «Via je del marqués de Pobar y su her- 
mano D. Antonio á Barcelona, con los sucesos de Cataluña, 
escritos por el canónigo Pedro Juan de la Guarda, que se vino 
huyendo al duque de Cardona.» 240 

APÉNDICE VI. 

Toma de Martorell. 

Documento núm. 484. — Relación de las fuerzas que defendían á 
Martorell 252 

Documento núm. 485.— Avance del ejército real sobre Mar- 
torell. 253 

Documento núm. 486. — Toma de Martorell 255 

Documento núm. 487.— La toma de Martorell, según el «Dieta- 
rio de las guerras de Cataluña.» 259 

APÉNDICE VII. 

Montserrat. 



Documento núm. 488.— Primer conflicto en el convento de Mont- 
serrat 269 

Documento núm. 489,— Ocupación del tesoro del santuario do 
Montserrat 271 



478 

Páginas. 
Documento núm. 490.-— Excusa el abad de Montserrat su asis- 

teacia á los Brazos 280 

Documento núm. 491.— Expulsión de los Benitos castellanos de 

San Feliú de Guixols y Montserrat 282 

Documento núm. 492.— La Diputación al P. Presidente de la co- 
munidad de Montserrat 299 

Documento núm. 493.— Carta de la Diputación á Luis XIII 300 

APÉNDICE VIH. 

Entrega de Cataluña á Francia. 

Documento núm. 494.— Carta del duque de Noyers á los dipu- 
tados 302 

Documento núm. 495.— Plessis de Besan^on, representante de 

Luis XIII do Francia 302 

Documento núm. 496.— Lectura en la Junta de Brazos de los po- 
deres exhibidos por Plessis de Besangon y de una carta del 

duque de Luynes 304 

Documento núm. 497.— Acuerdos poniéndose Cataluña bajo la 

obediencia del Monarca francés 207 

Documento núm. 498.— Constitución de la Junta suprema de 

guerra 311 

Documento núm. 499. —Carta de la Diputación á los jurados de 

Gerona 311 

Documento núm. 500.— Carta de los Conselleres al Cardenal de 

Richelieu 312 

Documento núm. 501.— Carta de los Conselleres á Luis XIII. . . . 313 
Documento núm. 502.— Carta de Schomberg, duque de Halluin, 

á la Diputación 314 

Documento núm. 503.— Carta de la Diputación al duque de No- 
yers 315 

Documento núm. 504.— Carta de la Diputación á Luis XIII 31 6 

Documento NÚM. 505.— Carta de Chavigny á los diputados 316 

Documento núm. 506.— Carta de los diputados á Richelieu 317 

Documento núm. 507.— Otra carta de los diputados á Luis XIII. 318 
Documento núm. 508.— Carta de la Diputación al duque de No- 
yers 318 

Documento wúm. 509.— Recepción y mensaje de M. Argeason. .. 319 
DocüiviENTO NÚ3I. 510.— Sc solcmníza la aceptación hecha por 

Luis XIÍI 321 

Documento núm. 51 1 .—Carta de Luis XIII á los diputados 324 

Documento núm. 512.— Otra carta de Luis XIII á los mismos.. . 322 
Documento núm. 513.— Otra carta de la Diputación á Luis XIII. 323 



479 

Páginas. 

Documento núm. 514.— Carta de los diputados á M. de Gha- 
vigny 325 

Documento núm. 515.— El Príncipe de Conde, jefe délas armas 
francesas en España 315 

Documento núm. 516.— Pregón convocando á Asamblea para ul- 
timar los pactos de la entrega de Cataluña á Francia 326 

Documento núm. 51 7.— Carta de la Diputación al conde de Cha- 
vigny 327 

Documento núm. 518.— Carta de la Diputación á Richelieu 328 

Documento núm. 519.— Embajada de la Diputación al Consejo 
de Ciento para ultimar los pactos de la entrega de Cataluña á 
Francia 329 

Documento núm. 520.— Aprobación definitiva de los pactos de la 
entrega 330 

Documento núm. 521.— Fundamentos de derecho para la ane- 
xión, según el MS. del Dr. Sevilla 331 

Documento núm. 522.— Proposiciones generales de los derechos 
de Francia en Cataluña , . . . . 335 

Documento núm. 523.— Noticias y juicios de Jerónimo del Real 
acerca de la entrega de Cataluña á Francia 338 



APÉNDICE IX. 

Montjuich. 

Documento núm. 524. — El marqués de los Vélez intima la ren- 
dición á Barcelona 340 

Documento núm. 525.— Carta del marqués de los Vélez á la Di- 
putación 341 

Documento núm. 526.— Carta de Felipe IV á los diputados 343 

Documento núm. 527.— Preparativos de Barcelona para el com- 
bate 346 

Documento núm. 528. — La batalla de Montjuich, según el «Dia- 
rio de las guerras de Cataluña» 347 

Documento núm. 529.— Carta del Maestre de campo D. Simón 
Mascareñas relatando el ataque que dio á Montjuich, y con- 
sejo de guerra que subsiguió á la batalla 385 

Documento núm. 530,— La batalla de Montjuich, según el Die- 
tario de la Diputación 357 

Documento NÚM. 531.— Relación crítica de la batalla 361 

Documento núm. 532. — Retirada del ejército y asesinatos de los 
soldados enfermos en el hospital de Villafranca 370 

Documento núm. 633.— Carta de la Diputación á Luis XIII 373 

Documento núm. 534.— Otra carta de la Diputación á LuisXIII. 374 



480 

Página». 
Documento núm. 535.— Otra carta de Luis XIII á los diputados. 375 
Documento núm. 536. —Carta del du(|ue de Noycrs á los dipu- 
tados 376 

APÉiNDlGE X. 

Relaciones de Cataluña con Portugal. 

DoGüxMENTO NÚM. 537.— Llegada del embajador de Portugal... 377 

Documento núm. 538, — Carta de los Conselleres de Barcelona al 
nuevo rey de Portugal 378 

Documento núm. 539.— Carta de los diputados al nuevo rey de 
Portugal 380 

Documento núm. 540.— Instrucciones dadas al embajador de Ca- 
taluña que se envía á Portugal 382 

Documento núm. 54 L — Otra carta de los diputados al rey de 
Portugal 384 

Documento núm. 542.— Otra carta de los diputados al de Bra- 
ganza 385 

Documento núm. 543.— Carta de la Diputación á su embajador 
en Portugal 38? 

Documento núm. 544. — Otra carta de la Diputación á su emba- 
jador en Portugal , 387 

APÉNDICE XI. 

Correspondencia cambiada entre la Diputación y los rehenes y embajado- 
res enviados á Francia. 

Documento núm. 545.— Carta de Jaime Brú á la Diputación. . .. 390 
Documento núm. 546.— Carta de Gravalosa, Barutell y Brú, em- 
bajadores en París, de la Diputación 391 

Documento núm. 547.— Carta de los mismos, relatando la entre- 
vista que celebraron con Riclielieu 393 

Documento núm. 548.— Los mismos, refiriendo nuevas entre- 
vistas con la corte y altos dignatarios franceses 395 

Documento núm. 549.— Carta de Jaime Brú á Pablo Claris. ... * 400 
Documento núm. 550. — Otra carta de los rehenes á la Diputación. 402 
Documento núm. 551.— Carta de los Conselleres á Jaime Bru... 404 
Documento núm. 552.— Carta de los embajadores catalanes en 

París á la Diputación 40» 

Documento num. 553.— Carta del Dr. Diego Jo ver á la Diputa- 
ción 407 



481 

Páginas. 

Documento núm. 554.— Carta de la Diputación á sus embajado- 
res eu París 408 

Documento núm. 555.— Instrucciones dadas á los embajadores 
en París 409 

Documento núm. 556.— Carta del canónigo Jover á los dipu- 
tados 410 

Documento núm. 557.— Otra carta del canónigo Jover á los di- 
putados 412 

Documento núm. 558.— Carta del Diputado militar á los emba- 
jadores en París » 

Documento núm. 559. — Otra carta del canónigo Jover á los di- 
putados 4U 

Documento núm. 560.— Otra carta de Jover á los mismos » 

Documento núm. 561. — Carta de la Diputación á sus embajado- 
res en París 415 

Documento núm. 562.— Otra carta de la Diputación á los mismos. 417 

Documento núm. 563.— Otra carta del canónigo Jover á los di- 
putados * 418 

Documento num. 564.— Otra carta de Jover á los diputados. ... 419 

Documento núm. 565. — Carta de la Diputación á Richelieu 420 

Documento núm. 566.— Carta de la Diputación á D. Lorenzo de 
Barutell, embajador en París 420 

APÉNDICE XIÍ. 

Correspondencia de Cataluña con los jefes militares franceses. 

Documento núm. 567.— Carta de Carlos de Schomberg á la Di- 
putación 422 

Documento núm. 568.— Carta del Arzobispo de Burdeos á la Di- 
putación , 423 

Documento núm. 569.— Otra carta de Schomberg á los dipu- 
tados 424 

Documento núm. 570.— Otra carta de Schomberg á los mismos. 426 

Documento núm. 671. — Nueva carta de Schomberg á los mis- 
mos 428 

Documento núm. 572.— Otra carta de Schomberg á los dipu- 
tados 430 

Documento núm. 573.— Carta del mariscal La Motte á los dipu- 
tados 431 

Documento núm. 574.— Otra carta de Schomberg á los dipu- 
tados 432 

Documento núm. 675.— Otra del mismo á los mismos 433 

Documento núm. 576.— Carta de los diputados á Schomberg.... 434 



482 

APÉNDICE XIII. 

Hechos de armas de que no hace mención el cronista Parets. 

Páginas. 

Documento núm. 577.— Carta de los paheres de Lérida comuni- 
cando la sorpresa de Tamarit de Litera 435 

Documento núm. 678.— Carta del Diputado Real sobre el mismo 
asunto 436 

Documento núm. 679.— Los jefes catalanes que asistieron á la 
sorpresa de Tamarit 438 

Documento núm. 580.— Tprmé y Liori relatando la facción de 
Tamarit de Litera 439 

Documento núm. 68í .—Saqueo de La Granja 440 

Documento núm. 682.— Rendición de Horta 440 

Documento núm. 583.— Carta de D. Juan de Margarit relatando 
la rendición de Constanti 441 

APÉNDICE XIV. 

Confidentes por Francia. 

Documento núm. 584.— Carta autógrafa de Guillermo Francisco 
á M. de Peny 446 

Documento núm. 585.— Carta de Guillermo Francisco á M. de 
Peny 453 

Documento núm. 586.— Otra carta del agente Guillermo Francis- 
co á M. de Peny 464 



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Academia de la Historia, 
Madrid, 

Memorial histórico 
español 
t. 22 



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